Nouvelle(s) entrée(s)

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Au Cheval Blanc, J. Rousselle, Aubergiste-Restaurant Place Verte N° 26 Charleroi. Carte-porcelaine (100 x 63 mm.) en couleurs imprimée par le lithographe Alphonse Deghistelle, à Charleroi, petit pli.

18 euros (code de commande : 25814).

 

HACHEZ (Félix) — Recherches historiques sur les rhétoriciens de Mons, par Félix Hachez. Bruxelles, Briard, 1848. [Bruxelles, / Imprimerie de J. H. Briard, / rue Neuve, 31, Faubourg de Namur, / 1848] In-12 broché, 24 p., petite déchirure (sans perte) au premier feuillet de couverture.
Extrait :
   Le talent de la poésie s'appelait, au XIVe et au XVe siècles, l'art de la rhétorique, et les amateurs de littérature prenaient le nom de Rhétoriciens. Les magistrats des communes, où des sociétés littéraires étaient établies, ne manquèrent pas de les encourager et leur donnèrent un local pour leurs réunions : c'était même quelquefois une chambre de l'hôtel-de-ville. De là furent nommées Chambres de rhétorique les assemblées de gens instruits qui cultivaient la poésie et le théâtre. Si ces institutions n'ont pas eu la prépondérance des corps savans, elles ont du moins fait connaître et aimer la littérature ; elles ont développé le bon goût et entretenu des écoles qui embellissaient l'esprit, sans le corrompre. En effet, avant que l'imprimerie ne communiquât à l'intelligence de chacun les productions littéraires, la poésie n'avait pas un brillant avenir ; en vain eût-on composé des vo1umes de poèmes, ils n'eussent jamais été connus, ils ne fussent jamais devenus populaires ; mais quand les écrivains lisaient eux-mêmes leurs compositions, on prenait plaisir à les entendre et à les voir déclamer. Cet accueil encouragea bien des premiers essais de talens qui jamais peut-être n'auraient osé paraître.

15 euros (code de commande : 25811 - vendu).

 

LA MORLIÈRE (Jacques Rochette de) — Contes du Chevalier De la Morlière. Angola. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit / 1879] In-8° (148 x 213 mm.) broché, [4 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], LX, 220, [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé par Mongin d'après Huet et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de La Morlière gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Mongin d'après Boucher), (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé au filigrane de E. Desloye et Cie, rousseurs importantes uniquement sur la page de titre (le reste le l'ouvrage est épargné), deux petits coups au second feuillet de couverture ayant traversé quelques feuillets.
Extrait de la préface de l'édition de Norbert Crochet :
   C'est [...] grâce au talent de son auteur qu'Angola a réussi à traverser les siècles, même si l'on ne peut nier que La Morlière manquait d'un véritable esprit de création. Cherchant avant tout à faire un livre qui se vende, il prit le parti de faire pareil, de faire comme les auteurs à succès. La mode étant aux écrits libertins, à commencer par ceux de Crébillon fils qu'on s'arrachait depuis Le Sylphe paru en 1730, il a fait comme beaucoup : il a fait pareil que Crébillon. Pour planter le décor, il n'est pas le seul non plus à s'inspirer des Mille et une nuits, dont la première traduction française date du début du siècle et dont le succès immédiat auprès du public ne s'est jamais démenti. Mais plus que les emprunts, pleinement assumés par l'auteur, ce qui caractérise Angola est ce ton si particulier et cet angle de vue satirique qui font avec ironie et finesse le portrait de la haute société sous Louis XV. Et le lecteur, ancien comme moderne, ne s'y trompe pas : sous le couvert d'une histoire abracadabrante où se croisent génies, fées et autres sultans, il s'agit de mettre en lumière, avec humour et intelligence, tous les travers de ces hommes et femmes du monde qui cherchent en permanence non seulement à tromper leur ennui, mais aussi à se différencier coûte que coûte des gens du commun, quitte à être ridicules. Langage particulier, préoccupations futiles, manières évaporées, culte d'un plaisir que l'on veut raffiné et sans contraintes, allusions érotiques et atmosphère poudrée : autant de couleurs que La Morlière emploie pour nous peindre les mœurs que cette société aux grands airs, consciente de ses privilège et fière d'abuser de ses libertés ; autant d'éléments qui font des mondains du XVIIIe siècle des êtres au moins aussi exotiques que les personnages merveilleux qui peuplent ces contes du lointain Orient.
Bibliographie :

   - 
Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 956-957.
   - Crochet (Norbert), Jacques Rochette de La Morlière, dans Angola, histoire indienne. Ouvrage sans vraisemblance (1746), pp. 9-10.

   25 euros (code de commande : 25775 - vendu).

 

[LASSUS (Roland de)]. MATHIEU (Adolphe) — Roland De Lattre, par Adolphe Mathieu. Mons, Piérart, 1838. [Mons, / Imprimerie de Piérart, Libraire, rue d'Havré. / 1838.] In-12° broché, 76 p., rousseurs, rare dans son brochage d'origine.
Extrait :
   Roland De Lattre, connu sous les divers noms de Roland Lassus, Roland Lassé, Orlando Di Lasso, etc., etc et, plus généralement, sous celui d'Orland De Lassus, qu'il prit très jeune et qu'il porta jusqu'à sa mort, naquit à Mons, en Hainaut, en 1520, d'un faux monnoyeur, qui comme tel, fut par sentence judicielle contraint de porter en son col un pendant de fausses monnoies et avec iceluy faire trois pourmaines (promenades ou tours) publiquement à l'entour d'un hour (échafaud)..... Roland De Lattre changea de nom et surnom...... et ainsy quitta le pays et s'en alla en Italie avec Ferdinand de Gonzague qui suivoit le party du Roy de Sicile.....
   On raconte qu'il fréquenta très jeune les écoles, et que, parvenu à sa septième année, il reçut une éducation musicale soignée. Ses progrès furent rapides, et sa voix pure et mélodieuse charmait ses auditeurs.

50 euros (code de commande : 25812 - vendu).

 

LEMAIRE (Jacques) — À la pointe de l'épée. Illustrations de Job. Tours, Mame, 1899. [Tours / Alfred Mame et Fils, Éditeurs / M DCCC XCIX] Grand in-8° sous cartonnage rouge, noir or et argent de l'éditeur d'après la maquette de Paul Souze, 157, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., illustrations en noir, cartonnage un peu sali, exemplaire peu affecté par les rousseurs, peu courant.
Ce recueil contient :
   - À la pointe de l'épée.
   - En ballon.
   - L'inexorable créancier.
   - Jeux innocents.
   - La vengeance de Machicadour.
   - L'administration.
   - L'huissier de Zemmorah.
   - Le crime de la gare de Lyon.
   - Heureuse méprise.
   - Folie dangereuse.
   - La malle.

50 euros (code de commande : 25801 - vendu).

 

[MONS - ÉGLISE SAINTE-ÉLISABETH]. BAES (Jean) — Eglise Ste. Elisabeth à Mons. Bruxelles, Lyon-Claesen, [ca 1891]. Chromolithographie appliquée sur une feuille de carton.
Dimensions :
   - Lithographie : 162 x 242 mm.
   - Carton : 335 x 480 mm.
   Chromolithographie imprimée par les établissement J.-E. Goossens, à Bruxelles, faisant partie de la série intitulée : Tours et tourelles historiques de la Belgique d'après les aquarelles de M. Jean Baes, architecte, sous-directeur à l'École des Arts décoratifs de Bruxelles, Chevalier de l'Ordre de Léopold.
   L'artiste a daté son aquarelle de 1889.
  Jean Baes (Bruxelles, 1848-1914) étudia les arts décoratifs puis l'architecture à l'Académie de Bruxelles avant de travailler dans l'atelier de l'architecte-décorateur Charle-Albert. La série des aquarelles Tours et tourelles historiques de la Belgique valut à Jean Baes d'être nommé à la tête de la Société des aquarellistes et aquafortistes bruxellois.

15 euros (code de commande : 25776 - vendu).

 

PARIDAENS (Ferdinand-Charles-Hyacinthe-Joseph) — Mons, sous les rapports historiques, statistiques, de mœurs, usages, littérature et beaux-arts ; par F. Paridaens, De la Société de Littérature de Bruxelles. Mons, Leroux, 1819. [Mons, chez Leroux, Libraire-Éditeur, Grand'Place, n° 38. 1819.] In-12 demi-chagrin vert, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., exemplaire en bon état.
   Le libraire-éditeur Martin Leroux fit imprimer cet ouvrage à Tournai, chez Casterman.
Bibliographie :
   Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 217.

80 euros (code de commande : 25819).

 

[PARIS - TRAITEUR-RESTAURATEUR]. Très rare carton publicitaire (83 x 65 mm.) du traiteur-restaurateur Guenant, imprimé à Paris chez Morisset.
Ce qu'écrivent Décembre et Alonier à propos de ce restaurant de la Porte du Louvre :
   À ce palais [le Louvre] se rattache une anecdote peu connue que nous nous empressons de rapporter :
   Deux des portiers du Louvre (il y en a quatre) tenaient chacun un restaurant dans le Louvre même ; l'un à la porte située en face du pont des Arts ; l'autre à celle du pavillon de l'horloge ; c'étaient deux suisses de la garde de Louis XVI qui avaient échappé au massacre du dix août, et qui avaient obtenu de Louis XVIII la double faveur dont ils jouissaient. L'un nommé Koliker, avait un vaste logement ; l'autre celui de la porte de l'Horloge, était moins grandement logé, bien qu'il pût pourtant recevoir une assez nombreuse clientèle ; il cumulait les triples fonctions de portier royal, de restaurateur et d'huissier de l'Institut. Il avait encore une quatrième corde à son arc : son logement avait issue sur l'escalier conduisant aux anciens appartements de Henri IV, et c'était sur une des marches de cet escalier que ce souverain avait rendu le dernier soupir, alors qu'on le rapportait mourant. Cet escalier était visité par un grand nombre de touristes qui ne manquaient pas d'emporter un petit morceau de cette marche que Michel leur vendait fort cher.
   Koliker qui n'avait rien de semblable, était jaloux. De là des querelles incessantes entre les deux confrères et compatriotes. Le marquis d'Autichamp, qui était gouverneur du Louvre à cette époque, tenta de les réconcilier ; mais Koliker ne voulut rien entendre ; il lui fallait absolument un bedite marge de Henri gadre, et il mourut de chagrin de n'avoir pu l'obtenir.
   Ces singuliers restaurants, bien connus des gastronomes du temps, furent supprimés vers la fin de la Restauration. On vendait pourtant encore des liqueurs, en 1830, chez trois de ces portiers, et les combattants du 29 juillet de cette année purent s'y rafraîchir ; mais qu'ils s'y fussent bien mieux rafraîchis dix ans auparavant !
Bibliographie :
   - Décembre (Joseph) et Alonier (Raymond), Les merveilles du nouveau Paris, p. 127.

15 euros (code de commande : 25779 - vendu).

 

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ACHARD (Franz Carl) — Traité complet sur le sucre européen de betteraves ; culture de cette plante considérée sous le rapport agronomique et manufacturier : Traduction abrégé de M. Achard ; par M. D. Angar ; Précédé d'une Introduction et accompagné de Notes et Observations par M. Ch. Derosne, Pharmacien de Paris, Raffineur de sucre. Paris, Derosne - Colas, 1812. [A Paris, Chez M. Derosne, Pharmacien, rue st-Honoré, N° 115. Chez D. Colas, Imprimeur-Libraire, rue du Vieux-Colombier, N° 26, faub. Saint-Germain. 1812.] In-8° demi-toile bordeaux, [3 (faux-titre, mention des éditeurs et signature du traducteur, titre)], [1 bl.], XXXVI, 268 p., piqûres, rousseurs, 4 planches hors texte à déplier (la première planche manquante a été remplacée par une copie).
En quatrième de couverture :
   En 1745, Andreas Sigismund Marggraf tenta d'extraire du sucre de la betterave ; le succès de cette opération fut mitigé. Son élève, Franz Carl Achard (Berlin, 1753 - Kunern, 1821) eut plus de succès en 1798 et Frédéric Guillaume III décida d'apporter son aide à la construction d'une raffinerie en Silésie.
   Le traité d'Archard fut publié à Leipzig, en 1809, sous le titre : Die europäische Zuckerfabrikation aus Runkelrüben, in Verbindung mit der Bereitung des Brandweins, des Rums, des Essigs und eines Coffee-Surrogats aus ihren Abfällen.

150 euros (code de commande : 15994).

 

ADENET LE ROI — Li Roumans de Berte aus Grans piés par Adenés Li Rois. Poëme publié, d'après le manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal, avec notes et variantes, par M. Aug. Scheler Associé de l'Académie royale de Belgique, bibliothécaire du Roi et du Comte de Flandre. Bruxelles, Closson - Merzbach, 1874. [Bruxelles. Comptoir Universel, M. Closson et Cie rue Saint-Jean, 26 - C. Muquardt, H. Merzbach Succrs, Libraire de la Cour, 1874.]. In-8° débroché, XI, [1 bl.], 190, [1 (table)], [1 bl.] p., exemplaire en partie non coupé, couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Après avoir publié, il y a quelques mois, les Enfances Ogier, qui avec raison sont considérées comme le premier en date des quatre poèmes d'Adenés, nous leur faisons succéder aujourd'hui celle des compositions du trouvère brabançon qui pour la popularité du sujet et pour son mérite poétique jouit depuis longtemps d'une légitime réputation : le roman de Berthe aux grands pieds. Avec Bueves de Commarchis qui suivra de bien près, nous aurons mené à fin la collection des œuvres du poëte belge, commencée en 1865 par la publication du Cléomadès.
   Ce n'est pas pour la première fois que le roman de Berthe se produit en lettres moulées dans la littérature médiéviste. Dès 1832, un des philologues français les plus estimés, M. Paulin Paris, en fit le chef de file de cette série de romans et de chansons de gestes connue dans le monde savant et en librairie sous le nom de « Romans des douze Pairs ». Son édition, toutefois, réimprimée en 1836, non-seulement est devenue presque introuvable, mais elle avait été établie sur certains principes qui ne satisfont plus guère aux exigences de la critique philologique moderne. Nous avons tout lieu de croire que l'illustre académicien, plus que tout autre à même d'apprécier le progrès de la science, reconnaît lui-même l'opportunité de la reprise d'une tâche qu'il avait assumée, il y a quarante-deux ans, avec les chétives ressources dont disposait alors un éditeur de textes antiques. Pendant longtemps on avait prêté à son fils, M. Gaston Paris, un des noms les plus brillants parmi les romanistes contemporains, l'intention de refaire une édition critique de notre poëme, mais l'attente du public a été déçue jusqu'ici. C'était pour nous une raison de plus pour ne pas omettre dans la collection nationale des anciens trouvères belges la charmante composition d'Adenés et de la réimprimer sur les manuscrits mêmes. Les critiques compétents jugeront si notre reproduction a été faite au profit de la science aussi bien qu'elle satisfait à un besoin réel de la librairie française.
   Les études consacrées à notre poëme, tant au point de vue de son sujet que de sa valeur littéraire, par des savants tels que MM. Ferd. Wolf (Ueber die neuesten Leistungen der Franzosen fur die Herausgabe ihrer National-Heldengedichte, Wien 1833), Paulin Paris (Histoire littéraire de France, t. XX), Gaston Paris (Histoire poétique de Charlemagne) et Léon Gautier (Épopées françaises, t. II), nous dispensent de traiter à notre tour cette matière. Mais en déclinant le rôle d'appréciateur littéraire, nous ambitionnons d'autant plus le témoignage d'avoir répondu à la confiance placée en nous par la Commission académique en ce qui concerne notre tâche d'éditeur.
   Il nous importe donc de faire connaître en quelques lignes sur quelles bases le texte que nous publions est fondé.
   Les manuscrits connus de Berte aus grans piés sont au nombre de six ; quatre sont conservés à la bibliothèque Nationale de Paris, un à celle de l'Arsenal et un à Rouen.
   Le sixième manuscrit, appartenant à la bibliothèque de Rouen (Belles Lettres 42), est resté étranger à notre édition.
   Les cinq mss. de Paris que nous avons eus sous les yeux, ne diffèrent entre eux que par des divergences orthographiques, quelques changements insignifiants de mots et par ci par là, par l'omission, l'interpolation ou la modification d'un vers. Dans ces conditions, la préférence devait être donnée à la leçon la plus conforme aux habitudes de langage propres à l'Ile-de-France et en même temps la plus soignée sous le rapport grammatical. Ces qualités se combinaient dans le ms. de l'Arsenal (A) ; c'est donc lui que nous avons cru devoir reproduire, comme l'avait fait notre honorable confrère, M. Van Hasselt, à l'égard du Cléomadès, comme nous l'avons fait nous-même pour les Enfances Ogier et comme nous le ferons encore (cette fois, il est vrai, par absence de choix) pour Bueves de Commarchis.
   La transcription, par des raisons indépendantes de notre volonté, n'a pas été opérée sur l'original même, mais sur la copie exécutée, au siècle dernier, par Mouchet et conservée à la Bibliothèque Nationale ; mais le transcripteur, M. Deprez, a eu soin de vérifier sa copie, avant de nous la remettre, sur le manuscrit de l'Arsenal et de corriger les quelques écarts dont Mouchet s'était rendu coupable. Notre texte était tiré quand un voyage à Paris nous permit de confronter, à notre tour, les bonnes feuilles avec l'original et d'y noter encore quelques petites corrections, que nous avons consignées sous la rubrique des Variantes.
   Ces dernières ont été recueillies par M. Deprez en ce qui concerne les mss. désignés plus haut par B et C ; quant à D et E, nous les avons collationnés nous-même, un peu rapidement, à la vérité, mais suffisamment, pensons-nous, pour le but que nous poursuivions et qui ne comportait que le relevé des changements de mots ou de phrases, et nullement celui des variations purement orthographiques ou dialectales. En somme, nous nous flattons que notre texte sera reconnu fidèle et exact, sans être servile au point de reproduire les moindres écarts de plume du scribe primitif.
   Comme les autres publications dont nous avons eu l'honneur d'être chargé par la Commission académique , la présente se termine par des Notes, dans lesquelles nous avons, aussi succinctement que possible, recueilli ou éclairci particulièrement deux genres de faits : d'abord ceux qui nous semblaient mériter l'attention des savants qui s'occupent spécialement de l'ancien langage français, puis ceux qui pouvaient offrir aux novices soit quelque obscurité, soit une occasion d'erreur. Nous avons tâché de ne pas trop nous répéter sur des points déjà touchés dans nos commentaires précédents et de ne pas multiplier les renseignements qui peuvent être puisés dans les divers glossaires de vieux français accessibles à la plupart de nos lecteurs.
   Après les analyses diverses qui ont été faites du roman de Berthe, il nous a semblé inutile de faire suivre cette préface d'un sommaire tel que celui que nous avons inséré dans les Enfances Ogier. Nous renvoyons à cet égard aux ouvrages mentionnés plus haut et en outre à l'analyse de la version en prose du ms. de Berlin (mss. franc. 130), que l'on trouve au premier chapitre de la 3e partie des Roland's Abentheuer, publ. par F. W. V. Schmidt (Berlin 1820). Nous indiquons encore à nos lecteurs le livre cité de M. Léon Gautier comme source d'informations au sujet de la littérature relative à la légende de Berthe en général et au poëme d'Adenés en particulier, en ajoutant que le texte du poëme de Charlemagne de Venise, pour autant qu'il se rapporte à la mère de l'empereur, vient d'être publié par M. Mussafia dans la Romania de MM. Paul Meyer et Gaston Paris.

15 euros (code de commande : 17613).


  AERTS (Louis). Éléments pratiques de la résistance des matériaux...
   Louvain, Fonteyn, 1891.
   
Cet ouvrage est le résumé du cours donné par l'auteur à l'école industrielle de Louvain.
   Pour en savoir plus...

40 euros (code de commande : 12560/vit3).

 

AGOULT (Marie d', comtesse de Flavigny) — Recueil de prières, de méditations et de lectures tirées des saints pères, des écrivains et orateurs sacrés par Mme la Csse de Flavigny auteur du Livre de l'Enfance chrétienne. Approuvé par son Ém. Mgr le cardinal Morlot, Mgr l'archevêque de Tours et Mgr l'évêque d'Orléans. Tours, Mame et Fils, 1882. [Tours, Alfred Mame et Fils, Éditeurs. 1882] In-12 plein maroquin janséniste marron à fermoirs, dos à 5 nerfs, filet-double doré sur les coupes, guirlande dorée sur les chasses, contreplats et gardes de moire, tranches dorées, [4 bl.], 576 p., texte encadré d'un filet rouge, 4 gravures en couleurs hors texte par J. Chevron d'après L. J. Hallez, exemplaire en très bel état malgré quelques rares rousseurs.
Introduction :
   Ce nouveau Recueil de Prières et de Méditations ne prétend assurément ni remplir une lacune qui n'existe pas, ni remplacer les recueils du même genre qui, depuis de longues années, sont chers à la piété des fidèles. Le nombre même et le succès de ces ouvrages prouvent que chacun d'eux peut avoir son utilité propre, et la seule ambition de celui-ci serait de trouver place à côté de ses devanciers, D'ailleurs, s'il présente quelque nouveauté, c'est tout au plus dans la disposition des matériaux dont il se compose, et qui ont été presque exclusivement choisis parmi les œuvres des saints Pères, des écrivains et orateurs sacrés : sources vénérées et intarissables qui forment au sein de l'Église un trésor si précieux de lumières pour l'esprit, et de consolation pour le cœur. La lecture attentive et répétée de ces chefs-d'œuvre, inspirés par la foi, donne le regret qu'ils ne soient pas à la portée de tous, à cause de la difficulté de se procurer ou de lire des ouvrages considérables, et la pensée est venue d'en extraire des passages se rapportant aux actions journalières du chrétien, aux vérités saintes qu'il doit méditer sans cesse, aux besoins principaux de son âme, aux émotions diverses qui troublent si souvent son cœur.
   Un grand nombre de ces méditations el de ces prières sont reproduites dans leur ensemble, et intégralement transcrites des auteurs dont le nom est indiqué.
   D'autres ont été formées comme une gerbe d'épis recueillis ça et là dans des ouvrages dont les auteurs sont également désignés. Le désir de renfermer dans un cadre nécessairement restreint ce qui paraissait tout à la fois le meilleur à faire connaître à la généralité des fidèles, et le mieux approprié à toutes les situations comme à toutes les âmes, a semblé pouvoir autoriser certains retranchements, ou la réunion de fragments séparés. Néanmoins, mêler à ces fragments, même pour les réunir, quoi que ce soit d'étranger, eût été au moins téméraire, et le plus religieux respect a présidé à ce travail.
   Enfin, parmi les pages qui ne portent pas de nom d'auteur, il en est un petit nombre qui ont été empruntées à des livres de prières connus de tous, et que l'on a cru pouvoir quelque peu modifier.
   On s'étonnera peut-être que dans ce Recueil, auprès des prières proprement dites, une part si considérable soit faite aux méditations el aux lectures pieuses. Mais, outre qu'il en est beaucoup qui, dans le fond et souvent même dans la forme, sont de véritables prières, elles ont toutes pour but et pour effet direct de mettre l'âme dans cette disposition heureuse où, s'élevant vers Dieu naturellement et sans efforts, elle lui offre des prières que les lèvres ne formulent pas toujours, mais qui sont le pur encens demandé par Celui qui « écoule avant toute autre la voix de notre cœur ». Car Dieu eut esprit, et il veut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit el en vérité.
   Ce livre, on le voit aisément par les éléments qui le composent, n'est que le résultat d'un travail patient entrepris dans l'espérance d'être utile. L'intérêt qui s'attache à une telle œuvre est déjà par lui-même une récompense qui pourrait suffire ; les encouragements qui lui ont été donnés avec tant d'indulgence et de bonté en sont une autre, plus précieuse encore et bien profondément sentie. Toutefois la plus grande des récompenses, et la plus ambitionnée, est la bénédiction du Seigneur sur cette semence, afin qu'elle produise une ample moisson de fruits spirituels dans les âmes de ses enfants.

25 euros (code de commande : 21472).




   Album lyrique de Pauline Lowet. 1847.
    
Album manuscrit décoré d'une belle aquarelle.
   Pour en savoir plus...

150 euros (code de commande : 9208).

Almanach de Gotha pour l'année 1805.
Gotha, Ettinger.
[Gotha, chez C.G. Ettinger.]
In-16 (67
´ 106 mm.) sous cartonnage beige marbré d'éditeur, tranches dorées, [1 (titre)], [1 bl.], les feuillets d’explication des estampes manquent, [11 (éphémérides)], [36 (calendrier)], [1 (anniversaires de la Maison ducale de Saxe-Gotha)], 94, [24 (table synchronistique des souverains et liste des ambassadeurs)], 124, [1], [1 bl.] p., frontispice et 8 gravures hors texte dont une en double page, un tableau dépliant hors texte.

   

60 euros (code de commande : 13196/vit3).


Almanac de Gotha pour l'année 1812.
Gotha, Ettinger.
[Gotha, chez C.G. Ettinger.]
In-16 (69
´ 106 mm.) sous cartonnage vert maroquiné d'éditeur, tranches dorées, [1 (titre)], [1 bl.], [14 (explication des estampes)], [2 bl.], [11 (éphémérides)], [36 (calendrier)], [1 (anniversaires de la Maison ducale de Saxe-Gotha)], 108, [22 (table synchronistique des souverains et liste des ambassadeurs)], 123, [5 (table et avis)] p., frontispice et 11 gravures hors texte (sur 12 annoncées), un tableau dépliant hors texte.

   

60 euros (code de commande : 13199/vit3).

 

Almanach de Gotha pour l'année 1827. Soixante-quatrième année. Gotha, Perthes, 1827. [Gotha, / Chez Justus Perthes.] In-16 sous cartonnage d'éditeur, [1 (titre)], [1 bl.], VIII, [48 (calendrier)], 355, [3] p, frontispice et 8 gravures hors texte (dont 4 à double-page), tranches dorées, bon exemplaire malgré les rousseurs habituelles.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Additions et changements, qui ont eu lieu pendant l'impression de l'Almanach.
   - Calendrier.
      - Calendrier des Turcs.
   I. Généalogie des souverains de l'Europe et des membres vivans de leurs familles.
      - Époques de succession des Souverains de l'Europe actuellement régnans.
   II. Généalogie des familles de plusieurs Princes non-souverains.
   III. Détails généalogiques des familles de plusieurs Comtes.
   - Nécrologe.
   - Annuaire diplomatique : liste des Ministères des puissances Européennes et des Agens diplomatiques.
   - Précis historique des Relations politiques et commerciales de l'Angleterre avec les Indes.
   - Chronique des années 1825 et 1826.
   - Tableaux statistiques :
      I. de l'Europe.
      II. de la Confédération Germanique.

50 euros (code de commande : 22035).

 

Almanach de Gotha. Annuaire diplomatique et statistique pour l'année 1854. Quatre-vingt onzième année. Gotha, Perthes [1854]. In-16 (75 x 111 mm.) sous cartonnage de soie brune estampée, [2(liste des lieux de vente), XIV, [18 (calendrier)], 696, 54 (chroniques, tables), [2(table des matières, avis)] p., 5 portraits gravés, ex-libris, rousseurs habituelles, bel exemplaire.
Le détail des gravures :
   
- Alexandrine, duchesse de Saxe Cobourg-Gotha (en frontispice accompagné de sa serpente).
   - Ernest, duc de Saxe Cobourg-Gotha.
   - Frédéric, prince régent de Bade.
   - Ferdinand, archiduc d'Autriche.
   - Frédéric Guillaume, prince de Prusse.

35 euros (code de commande : 17791).

 

Almanach de la Cour, de la Ville et des Départemens. Pour l'année 1820. Orné de jolies gravures. Paris, Janet, [1820]. [A Paris Chez Louis Janet, Libraire, successeur de son père, Rue St. Jacques, N°. 59. et chez Janet et Cotelle, Rue Neuve des Petits Champs N°. 17.] In-16 sous cartonnage muet beige, tranches dorées, [32], 254, [2 (table)] p., bien complet du titre gravé et des quatre gravures hors texte avec leurs serpentes, bel exemplaire.

   
   Titre gravé et première gravure (Jeanne d'Arc).

40 euros (code de commande : 21421).

 

Almanach du département de la Sarthe pour l’an 1809. Augmenté de la liste générale des Curés et Desservants du département de la Mayenne, faisant partie du Diocèse du Mans. Le Mans, Monnoyer, 1809. [Au Mans , Chez Monnoyer, Imprimeur de la Préfecture, rue de la Barillerie. An 1809.] In-12 (90 ´ 143 mm.) plein veau tabac, dos lisse orné de filets, pointillés et autres motifs dorés, pièce de titre orange, tranches rouges, IV, [12 (calendrier)], 164 p., rousseurs à la page de titre, quelques ouvrages de ver, bon exemplaire de ce rare ouvrage.

60 euros (code de commande : 14413/vit3).


 

[ALMANACH]. La clef du cœur. Almanach chantant pour la présente année. Paris, Au Temple des Goûts, [1822]. In-18 sous une reliure toilée tabac du XXe siècle, [62] p., un frontispice en couleurs, rousseurs, rare (ne figure pas au Catalogue Collectif de la France).
Extrait :
   Historiettes.
   « Une dame de campagne étant visité en l'absence de son mari par un de ses amis, elle lui fit voir sa maison, ainsi que ses bestiaux, comme chevaux, brébis, pourceaux, etc. Cet homme lui demanda : Mais, Madame, n'avez vous point de bêtes à cornes ? J'attends pour vous les montrer, répondit-elle, que mon mari soit venu. »

50 euros (code de commande : 21142MP).

 

Les Annales de Saint-Bertin et de Saint Vaast. Suivies de Fragments d'une chronique inédite. Publiées avec des annotations et les variantes des manuscrits pour la Société de l'Histoire de France, par l'abbé C. Dehaisnes, Archiviste du Nord. Paris, Renouard, 1871. [A Paris / Chez Mme Ve Jules Renouard / Libraire de la Société de l'Histoire de France / Rue de Tournon, N° 6 / M DCCC LXXI.] In-8° broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1 (extrait du réglement)], [1 bl.], XVIII, 472 p., table, texte latin seul avec les notes historiques et philologiques en français, rousseurs.
Extrait de la préface :
   L'utilité d'une nouvelle édition des Annales de Saint-Bertin et des Annales de Saint-Vaast peut se démontrer facilement. Ces Annales présentent le récit contemporain le plus exact et le moins incomplet, pour la période importante et peu connue qui s'étend de 830 à 899. Duchesne dit que les Annales de Saint-Bertin sont excellentes ; Muratori les publie parce qu'il les trouve préférables à tout autre récit ; les auteurs de l'Histoire littéraire de la France rappellent que de toutes les Annales que le VIIIe et le IXe siècle virent éclore, il n'en est point au-dessus du mérite des Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast ; pour M. Guizot, les Annales de Saint-Bertin offrent la Chronique la plus détaillée et la plus exacte qui nous reste sur le IXe siècle ; l'abbé Le Beuf, dom Bouquet et Pertz, par le soin avec lequel ils ont publié les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast, ont montré l'importance qu'elles ont à leurs yeux. Cette importance exige qu'elles soient éditées avec soin. Il n'en avait pas été ainsi jusqu'aujourd'hui.

50 euros (code de commande : 21986).

 

 

ARLINCOURT (Charles-Victor Prévost, vicomte d') — Les écorcheurs ou l'usurpation et la peste, fragmens historiques. 1418. Par M. le vicomte d'Arlincourt. Tomes I et II (complet). Paris, Renduel, 1833. [Paris, / Eugène Renduel, / Libraire de l'Europe Littéraire, / rue des Grands-Augustins, n° 22. / 1833.] Deux volumes in-8° demi-veau d'époque, dos lisses ornés, mors usagés et partiellement fendus, t. I : XVI, 326, [2 bl.] p., titre-frontispice par Tony Johannot gravé par Leloir, Andrew et Best, t. II : 366, [1 (errata)], [1 bl.] p., le titre-frontispice du second tome manque.
Extrait de la préface :
   Quelques jours après le mouvement, le malentendu, le hourra, l'escamotage, ou le n'importe quoi de juillet 1830, il me tomba entre les mains les vieilles chroniques de Monstrelet, de Juvenal des Ursins, d'Alain Chartier et de Saint-Remi. La tête pleine des scènes populaires dont Paris retentissait encore, et cherchant à me distraire des pavés, barricades, quiproquos et gâchis de la grande semaine des dupes, je crus pouvoir me dérober au présent en me réfugiant dans le passé. Etrange désappointement ! à peine m'étais-je jeté dans le quinzième siècle que gâchis, quiproquos, barricades et pavés m'assaillent encore de toutes parts. C'était à en perdre l'esprit.
   J'eus pourtant le courage de continuer ma lecture, et d'essuyer patiemment cette nouvelle bourrasque de tableaux révolutionnaires. J'avalai donc du sublime de Maillotins et du glorieux d'Ecorcheurs, au risque d'en éprouver au cœur le célèbre malaise de certaine personne pour qui la restauration fut une sorte d'ipécacuanha. Mais heureusement mon estomac était de fer : j'avais digéré 1830.
   Je lisais, et je méditais. Je voyais, dans mes vieilles chroniques, un grand peuple tombé au dernier rang des nations pour s'être imaginé à tout hasard qu'il tirerait des joyeusetés de la révolte les bienfaits de la liberté ; qu'il ferait du crime la vertu ; et que ruines seraient richesses. C'était vers l'an 1418.
   Puis : je voyais une usurpation, généralement honnie, traversant la pourpre et la honte pour y rouler d'abîme en abîme. Je voyais le ciel justement irrité appesantir son bras vengeur sur les coupables enfans du désordre. Je voyais la peste ravageant Paris. Je voyais les spoliateurs, frappés d'anathème, plier sous le poids du remords. C'était encore vers l'an 1418.
   Puis : je voyais un jeune roi proscrit sauvant la noble terre de France ; et venant lui rendre à la fois, paix, prospérités et franchises. C'était toujours vers l'an 1418.
   Et je me dis, après avoir lu toutes ces belles choses : Résumons cette grande histoire. Elle a deux phases, les voici.
   1°. Barricades, pavés, désolations, anarchie, usurpation et peste.
   2°. Fils de France, repos, bonheur, justice, gloire et liberté.
   Je pris là dessus le parti d'écrire les malentendus du quinzième siècle, pour servir d'enseignemens à qui de droit ; et voici mon œuvre, telle quelle.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, col. 88.
   - Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne, t. I, p. 37.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 22177).


   Les avantages d'un joli caractère.
    
Limoges, Barbou Frères, s.d.
    
Peu courante édition populaire probablement due à la plume de Madame de Renneville.
   Pour en savoir plus...

8 euros (code de commande : 8592/vit3).



   BAILLY (L.). Le Prince Arthur de Cantorbry et Jules Péronnet...
    
Péruwelz, Bailly, 1848.
    
Seconde édition de ce curieux et peu courant ouvrage.
   Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 9402/vit3).

 

BAILLY (L.) — Manuel des connaissances utiles, reprenant actuellement 180 procédés des plus intéressants et de la plus grande utilité dans les ménages, extraits des meilleurs auteurs. Par L. Bailly. Douzième édition. Revue, corrigée et considérablement augmentée. La plupart de ces procédés ont été revus et corrigés par M. Havet docteur en médecine et botaniste et M. Steph-Robinet pharmacien à Paris et quand aux nouveaux procédés, ils sont dus à M. M. Cardelli, chef d'office, Lionnet-Clemendot, ancien confiseur, et à Julia de Fontenelle, pour la partie chimique. Péruwelz, Bailly, 1847. [Peruwelz, / Imprimerie de L. Bailly, Grand'Place, / 1847.] In-12 broché, 108 p., on joint, collé sur la troisième page de couverture le Traité pratique de la fabrication des liqueurs, sirops et eaux-de-vie dans les ménages, publié à Nancy par la distillerie Noirot (19 p.), couverture défraîchie, très rare.
Préface :
   J'ai peu de choses à dire sur l'ouvrage que je prends la confiance de présenter au public, le titre seul le fait connaître ; mon but n'a été que de me rendre utile aux chefs de famille. C'est ici le résultat de l'expérience d'une multitude de personnes ; je n'ai fait que recueillir et choisir dans les auteurs les plus renommés ; mais je n'ai rien négligé pour rendre ce petit livre vraiment nécessaire et agréable.

50 euros (code de commande : 22866).



   BAISSAC (Jules). Les femmes dans les temps modernes.
    
Leipzig, Durr, 1859.
    
« Deuxième édition. Autorisée pour l'Étranger, interdite pour la France. »
   Pour en savoir plus...

35 euros (code de commande : 10296/vit3).

 


BARBIER (Auguste) — Nouvelles satires. Bruxelles, Laurent, 1840. In-32 broché, 106 p., bel exemplaire malgré une légère mouillure aux premiers feuillets.
Préface :
   « Ce livre, terminé depuis longtemps, et que des causes particulières ont empêché de paraître jusqu'à ce jour, renferme deux satires nouvelles et de caractères différents. La première, toute politique, se nomme Pot-de-vin. On appelle en France Pot-de-vin, tout ce qui se donne par manière de présent au delà du prix qui a été convenu pour un marché, et, par analogie, tout ce qui se donne en argent, d'une façon secrète, aux hommes puissants, afin d'en obtenir des honneurs ou des places. Le personnage idéal de Pot-de-vin a été pour l'auteur le symbole de cette corruption sourde, de cette transaction journalière avec la conscience, qui, selon lui, tend à altérer les brillantes qualités de la France, à affaiblir son sens moral au profit de son égoïsme, à lui ôter son caractère chevaleresque, et à la faire descendre de son antique grandeur. Il lui a paru, comme à bien d'autres, que l'avenir des peuples ne devait pas être entièrement dans le bonheur matériel, mais aussi dans la dignité de l'âme et dans l'humanité.
   La seconde satire n'est que morale, et se nomme Érostrate. Le titre indique déjà quel a été le but de l'auteur. Sous le masque antique, il a cherché à peindre cette maladie, si commune de nos jours, la maladie du nom, la soif du bruit et de la célébrité.
   En montrant la médiocrité ambitieuse obligée d'aller par le crime à la renommée, il a voulu dégoûter les esprits faibles et vulgaires de la recherche de la gloire. Il a pensé qu'il était bon de rappeler aux hommes tourmentés du besoin de laisser trace après eux, cette vérité un peu banale : Que le bruit de ce monde est peu de chose, et que ce que les hommes aiment à applaudir de leur vivant et durant le cours des âges, c'est la manifestation de la conscience dans les facultés extraordinaires de l'intelligence et du cœur.
   À l'égard de la forme sous laquelle ont dû se dérouler ces idées, l'auteur n'a pas cru devoir mieux faire que de suivre l'exemple laissé par les satiriques anciens. La plupart d'entre eux ont introduit le dialogue dans leurs poèmes. Lui, il a seulement ajouté au sien une action et une légère péripétie. Cette combinaison, en le rapprochant de la comédie, lui a permis de répandre un peu plus d'intérêt dans son ouvrage. Il a cherché enfin, par la variété des rythmes et les mouvements lyriques, à éviter la monotonie du discours en vers. »
@ Contrefaçon parue la même année que l'édition originale à Paris.
& Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, p. 90.

25 euros (code de commande : 11933/vit3).


 

BARTHELEMY (Charles) Histoire de la Bretagne ancienne et moderne par Ch. Barthélemy (de Paris). Deuxième édition. Tours, Mame, 1858. [Tours / Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires / M DCCC LVIII] In-8° broché, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 379, [1 bl.] p., 3 fines gravures hors texte de Paul Girardet, d'après des dessins de Karl Girardet, rousseurs habituelles sinon très bon exemplaire dans son brochage d'origine, étiquette de prix (école moyenne de Houdeng-Aimeries) à la page de faux-titre et ex-libris au verso.
Avant-propos :
   L'histoire est la leçon des peuples ; elle est aussi celle des familles et des individus. C'est ainsi que nous avons compris la composition de ce livre, puisé aux meilleures sources.
   Il nous suffira de citer, pour la partie antérieure à la réunion de la Bretagne à la France, le vieux d'Argentré, Alain Bouchard, le Baud, les Bénédictins, MM. de Roujoux, Aurélien de Courson, Daru, etc. etc. Pour l'époque révolutionnaire, nous devons beaucoup à MM. Duchâtelier, Pitre-Chevalier, Crétineau-Joly ; aux Mémoires contemporains de Mme de La Rochejacquelein, de MM. de Montbrou et de Villeneuve sur l'expédition de Quiberon ; aux patientes recherches de M. Descepaux sur la Chouannerie, et à tant d'autres, dont il serait trop long d'enregistrer les noms. À tous respect et reconnaissance.
   Ce livre se divise en cinq parties : la première, depuis l'origine de la Bretagne jusqu'à Nomenoé, le premier des rois bretons dont l'existence soit bien certaine (825) ; la seconde, depuis Nomenoé jusqu'au premier duc de Bretagne (877) ; la troisième, à partir de ce premier duc jusqu'à la réunion de la Bretagne à la France, en 1532 ; la quatrième, de la réunion et de la ligue aux préliminaires de 1789 ; enfin la cinquième et dernière, de 1789 à 1832.
   Cet ordre nous a semblé le plus logique et le plus commode en même temps; il facilite la lecture de cette histoire, que nous avons cherché surtout à remplir de faits neufs et piquants.
   Persuadé qu'un récit historique doit être avant tout un enchaînement de faits plutôt qu'un réquisitoire en faveur d'un système quelconque, conçu a priori, nous avons cherché à être anecdotique, dans l'acception vraie et sérieuse de ce mot, en révélant des détails peu connus, et en jetant une nouvelle lumière sur ceux qui le sont mal, soit parce que l'esprit de parti les a travestis, soit parce que les sources auxquelles on les a puisés sont suspectes ou empoisonnées.
   La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, telle a été notre devise ; nous avons cru ne pouvoir trouver un plus digne pendant à celle de la Bretagne, que nous avons prise pour épigraphe de ce livre.

25 euros (code de commande : 22796).


  BATJIN (N.). Histoire complète de la noblesse de France...
   
Paris - Bruxelles, Dentu - Muquardt, 1862.
   
Très rare ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu à La Brède.
   Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11756/vit3).

 

BELLYNCK (Auguste) — Cours élémentaire de botanique par A. Bellynck de la Compagnie de Jésus, Professeur d'Histoire naturelle au Collége Notre-Dame de la Paix, à Namur, Associé de l'Académie royale de Belgique, etc. Avec près de 900 figures intercalées dans le texte. Deuxième édition, revue & augmentée. Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière, 1876. [Bruxelles / Gustave Mayolez / Libraire-Éditeur / Rue de l'Impératrice, 13 / Paris / J.-B. Baillière & Fils / Libraires-Éditeurs / Rue Hautefeuille, 19 / 1876] Fort in-8° demi-chagrin brun, dos lisse, mors supérieur du premier plat fendu sur 30 mm., coupes frottées, 680 p., index, découpe à la page de faux-titre.
Extrait de la préface :
   La première édition de ce Cours élémentaire a été épuisée presque aussitôt qu'elle a paru, et force nous a été de mettre sous presse, sans retard, une édition nouvelle. Nous avons cherché, toutefois, à améliorer notre travail, en profitant des nombreuses publications qui ne cessent de s'accumuler et en tenant compte des observations qu'on a bien voulu nous faire. Nous serons toujours très reconnaissant pour toutes les remarques qu'on continuera à nous communiquer.
   « Notre but, disions-nous dans la première édition, a été de faire un livre élémentaire eu rapport avec l'état actuel de la science et destiné à l'enseignement ; si nous y avons compris des parties qu'on n'y traite pas d'ordinaire, mais qui donnent une idée plus complète de la Botanique, nous avons eu soin de les limiter de manière à pouvoir être écartées au besoin, sans préjudicier à la marche du livre. Il en est de même de certaines questions qui sortent du cadre élémentaire et que plusieurs seront bien aises de trouver réunies sous une forme concise.

25 euros (code de commande : 25124).




 
[BETTINI]. Guide de Florence et de ses environs...
  
Florence, André Bettini, 1864.
 Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 11361/vit3).


 

 BILLAUT (Adam). Oeuvres de Maitre Adam Billaut...
  
Paris, Hubert et Compagnie, 1806.
  
Les œuvres à succès de celui qu'on surnomma le « Virgile du rabot ».
Pour en savoir plus...

90 euros (code de commande : 10198/vit3).


Léon BLOY
Le salut par les Juifs.
Paris, Demay, 1892.
Pour en savoir plus...

180 euros (code de commande : 9601/vit3).

 

BONIFACE (Louis) — Notice sur Aubencheuil-au-Bois et les hameaux voisins, par M. Louis Boniface, ancien curé de cette paroisse. Cambrai, Régnier-Farez, 1859. In-8° sous une modeste demi-reliure toilée (plats frottés, mors usagés), [3 (faux-titre, imprimatur, titre), [1 bl. (sur laquelle a été collée la première page de la notice nécrologique de Louis Boniface, par Théodore Bernier, publiée dans le tome XI des Annales du Cercle archéologique de Mons, pp. XXXIV-XXXVI)], [2 (suite de la notice nécrologique)], 105, [1 bl.], [1 (additions et errata)], [1 bl.] p., une planche hors texte et un grand plan à déplier, traces d'humidité, hommage de l'auteur, fort rare
   Il s'agit de la seconde édition de cette étude, la première publiée à Lille, chez Lefort, en 1842, comptait 62 pages.
Table des matières :
   - Avertissement.
   Première partie. Depuis l'origine d'Aubencheuil-au-Bois jusqu'à sa première construction connue.
   Deuxième partie. Depuis la première destruction connue d'Aubencheuil jusqu'au second établissement de ce village (de 1584 à 1660).
   - Pienne. Hameau d'Aubencheuil-au-Bois.
   - Hameaux voisins d'Aubencheuil (Le Petit-Crèvecœur, La Viéville, le Point-du-Jour ou Petit-Villers - Le Bois-Maillard - Bonabus - Montécouvez).

60 euros (code de commande : 22882).

 

 

BOUILLY (Jean Nicolas) — Contes offerts aux enfans de France par J. N. Bouilly, membre de plusieurs sociétés littéraires. Paris, Janet, [1824]. [A Paris, Chez Louis Janet, Libraire, rue St. Jacques, N° 59.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre rouge (reliure frottée, coins émoussés), [3 (faux-titre, mentions d'imprimeur, titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [7 (épître dédicatoire)], [1 bl.], [2 (table)], 347, [1 bl.] p., 16 gravures hors texte de Rouargue d'après Chasselat, ex-libris Pierre Dumont de Chassart, quelques rousseurs et mouillures.
Table des contes :
   - Les deux Colombes.
   - Le Manchon de la vieille.
   - Le Maître d'écriture.
   - Le Bonnet de grenadier.
   - Les Sœurs de Sainte-Camille.
   - Le Bouquet de fête.
   - La Sentinelle.
   - La Fable de La Fontaine.
   - Le Buste d'Henri IV.
   - Le Chevreau blanc.
   - Le pauvre Aveugle.
   - Le Salut militaire.
   - Le Repas sur l'herbe.
   - Chacun son tour.
   - La Cabane du Berger.
   - Le Paralytique.

   
Titre et gravure pour Le Buste d'Henri IVen regard de la p. 153.

45 euros (code de commande : 17674).

 

[BRASSEUR] — Notice succinte d'une collection unique de manuscrits inédits, rares et précieux, concernant l'histoire Belgique : suivie d'une description bibliographique de livres imprimés, parmi lesquels on trouve plusieurs morceaux dignes de l'attention des curieux. Rédigée par un amateur. [Bruxelles], [Simons], [1811]. Deux parties en un volume in-8° sous son brochage d'époque, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement)], 77, [1 bl.], [2 (table)], 237, [3 (table)] p., exemplaire en très bel état.
   Il s'agit du très rare catalogue de la collection réunie par Antoine Joseph Nuewens (1736-1813) et vendue en 1811. La première partie du catalogue décrit 593 manuscrits et la seconde près de 3000 ouvrages, la plupart consacrés à l'histoire de Belgique. Une importante partie de cette riche collection fut achetée par le bibliophile Charles Van Hultem.
Avertissement :
   Nous avons eu en tout tems dans la ci-devant Belgique des amateurs éclairés qui ont formé des bibliothèques très-contidérables & très-riches en livres rares & en ouvrages de grand prix : mais jusqu'à présent, nous osons bien l'assurer, on n'y a pas vu une collection choisie & nombreuse de manuscrits rares & précieux, concernant l'histoire de la Belgique, qui puisse être comparée, à celle que nous publions ici.
   De tous les catalogues de livres, imprimés jufqu'à ce jour dans nos provinces, aucun ne réunit un choix si confidérable d'articles précieux en ce genre.
   Si nous devions indiquer les ouvrages curieux & intéressants parmi ces manuscrits, il faudrait les nommer presque tous : nous nous bornerons donc à citer quelques uns des plus remarquables ; savoir : Beschryvinghe van Lotryck, en Braband, &c. en 5 vol. in-4to. recueil original, qui a coûté à son auteur 32 ans de travail ; Mémoires de Messire Jean de Haynin. ms. autographe & inédit, achevé en 1476 ; Lettres originales de Marguerite de Parme, de Grandvelle, de Philippe II, du Duc d'Albe, &c. en 3 vol. in-folio, Diverses pièces, doléances & actes, y relatifs, des Etats de Brabant en 1574 à 1578. 4 vol. in-fol. recueil original & unique, dont toutes les pièces sont collationées & signéespar le Greffier des Etats ; Acta statuum Belgii ab anno 7576 ad 1579 3 vol. in-fol. recueil qui doit servir de suite au précédent ; Recherches chronologiques & historiques sur le Gouvernement général des Pays-bas. ms. autographe & inédit de Mr. Vandervinck Origo urbis Buscoducensis. ms. autographe & inédit ; Généalogie de la famille de Tucher écrite sur vélin, ornée de 99 portraits & armoiries ; Le passe tems de Jean l'Hermite, autographe & très-curieux. Nous passons sous silence le Cronicon Dinteri, l'Historia Luxemburgensis de Wiltheim, le Cronicon Sti. Bertini & plusieurs autres dont le détail nous rneneroit trop loin.
   Quant aux livres imprimés, la partie relative à l'Histoire Belgique, est ce qu'il y a de plus intéressant & de plus complet, cependant les amateurs des pièces rares, y trouveront ; Breviarum moguntinum imprimé sur vélin ; Cypriani Epistolæ ; Flavius renatus de re militari ; Solinus apollinaris, &c. éditions très-anciennes ; l'Histoire des troubles des Pays-bas, par Van der Vinck, dont il n'y a eu que sept exemplaires d'imprimés, Le cronicum bonæ spei ; La defence de Jean de Wesenbeke d'une rareté extrême ; Correctionum flamingorum, dont on peut voir la description dans le dictionnaire bibliog. du XV fiècle de Mr. De la Sema art. 306 ; le monasticon anglicanum 3 vol. in-fol. le dictionnaire bibliographique, par Mr. de la Serna 3 vol. in-4to. tiré feulement à dix exemplaires de ce format, Vita Stæ. Veronicæ imprimée fur vélin ; Constitutiones ordinis velleris aurei imprimé fur vélin.
   C'est avec bien du regret, que nous verrons disperser une collection de manuscrits aussi curieuse, qui dans un établiflement public pourroit devenir si utile & si avantageuse aux récherches de nos historiens. Nous désirons de rencontrer un amateur éclairé & ami zélé de son Pays, qui voulut en faire l'acquisition en masse, afin d'éviter de voir passer ce précieux trésor, recueilli avec tant de soins & de frais pendant le cours de quarante ans, en pays étranger.
Bibliographie :
   - Delecourt, Dictionnaire des Anonymes et pseudonymes, p. 677 (848).
   - Namur (P.), Bibliographie paléographico-diplomatico-bibliologique générale, tome I, n° 1986.
   - Bibliotheca Hulthamiana, tome IV, n° 22646.
   - Bibliographie de l'Empire français, ou Journal général de l'imprimerie et de la librairie, n° 54.

200 euros (code de commande : 18416).

 

BRYANT (Ed.) — Voyage en Californie. Description de son sol, de son climat, de ses mines d'or ; par Ed. Bryant, dernier alcade de San Francisco. Traduit par X. Marmier. Ixelles, Delevingne et Callewaert, 1849. [Ixelles lez Bruxelles, Delevingne et Callewaert, Éditeurs, Chaussée d'Ixelles, 90. 1849.] In-8° (128 x 192 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 210 p. (les sept premières numérotées en caractères romains), bien complet de ses 4 gravures hors texte, (collection « Bibliothèque Illustrée, Série Voyages », n° 2, tome 1), bel exemplaire exempt de rousseurs, rare sous cette forme et dans cet état.
   Edwin Bryant naquit dans le Massachusetts en 1805. En 1830, il s'installa dans le Kentucky et commença sa carrière dans le journalisme. En 1846 il quitta Louisville pour la Californie où il occupa brièvement la fonction d'alcade de San Francisco. L'édition originale en anglais du récit de son voyage fut publiée en 1849. Ce récit est considéré comme l'un des plus fiable et des plus détaillés sur le sujet.
Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat, ancien libraire. Géographie, voyages, atlas, ouvrages sur la marine, livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 3150 (pour l'édition de Paris publiée la même année).

      

75 euros (code de commande : 13949/vit3).


 

BUONARROTI (Philippe) — Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf, suivie du procès auquel elle donna lieu, et des pièces justificatives, etc., etc. Par Ph. Buonarroti. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Librairie Romantique, 1828. [Bruxelles, à la Librairie Romantique, rue de la Madelaine, n° 458. 1828.] Deux tomes en un volume in-8° (135 x 220 mm.) demi-percaline bleu-gris gaufrée à décor de feuillage et de fleurs, dos lisse compartimenté par des filets dorés, tranches marbrées, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], VIII (page de titre, avis des éditeurs, avant-propos), 325, [1 bl.] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 327, [1 bl.], [1 (errata du premier volume)], [1 bl.], [1 (errata du deuxième volume)], [1 bl.] p., bon exemplaire sur papier vergé de l'édition originale de ce rare ouvrage, très peu affecté (à l'exception des pages de titre) par les rousseurs.
   Filippo Giuseppe Maria Ludovico Buonarroti, dit Philippe Buonarroti, (Florence, 1761 - Paris, 1837) adhéra sans retenue aux principes de la Révolution française qu'il défendit en Corse dans son Gironale Patriotico di Corsica. Son opposition aux paolistes le contraignit à quitter l'île une première fois en 1791 puis en 1793. L'amitié de Robespierre qui lui fit obtenir la nationalité française, lui valut d'être arrêté en 1795 et d'être incarcéré à la prison du Plessis où il rencontra Gracchus Babeuf avec qui il se lia d'amitié et qu'il accompagna dans son fameux complot visant à « renverser au nom du peuple le régime bourgeois instauré en l'an III ». Le complot échoua, Babeuf fut arrêté et guillotiné en 1797 ; quant à Buonarroti, il fut enfermé au fort de Cherbourg avant d'être transféré dans l'île d'Oléron puis à Sospel. En 1806, protégé par Fouché, il put se fixer à Genève et, sous la Restauration, il vécut à Bruxelles où il poursuivit ses activités politiques en compagnie de conventionnels réfugiés en Belgique. C'est à cette époque qu'il fit paraître sa Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf dont le premier tome contient l'énoncé des principes de la conspiration et son déroulement jusqu'à l'arrestation des conjurés et le deuxième est consacré au procès, à l'épisode où Babeuf et Darthé se poignardent et à l'exécution, on y trouve également une trentaine de pièces justificatives.
   « Si Babeuf est devenu à travers les historiens un des grands héros de la geste populaire que constitue la Révolution française, ce n'est pas à cause de cet échec, même magnifié par le martyre. C'est parce que sa conspiration mort-née regroupe autour de lui, à côté de militants néorobespierristes, les premiers activistes de l'idée communiste, et qu'elle fait apparaître, dans les derniers ressacs du mouvement populaire de l'an II, une critique radicale de la propriété et un mode d'organisation politique inédit. De là le décalage entre l'épisode historique relativement mineur dont Babeuf est le centre, et les idées que celui-ci est supposé léguer au XIXe et au XXe siècle. Son importance dans la Révolution française vient de ce qu'il est censé en annoncer une autre.
   C'est Philippe Buonarroti, qui a donné le ton, sous la Restauration, par son récit de la Conspiration pour l'égalité, dite de Babeuf, livre essentiel, par lequel cet intellectuel toscan fonde, au-delà de Babeuf, la tradition babouviste. En 1845, c'est Marx lui-même qui s'y trouve un ancêtre, dans les lignes classiques de La Sainte Famille : « Le mouvement révolutionnaire qui commença en 1789 au Cercle social qui eut pour représentants principaux, au milieu de son évolution, Leclerc et Roux, et finit par succomber un instant avec la conspiration de Babeuf, avait fait éclore l'idée communiste que Buonarroti, l'ami de Babeuf, réintroduisit en France après la révolution de 1830. Cette idée développée dans toutes ses conséquences constitue le principe du monde moderne. » Nulle surprise, donc, si, munie de cette épitaphe, l'historiographie communiste du XXe siècle a pris soin de fleurir cette tombe.
   De la conspiration de Babeuf sort l'histoire du babouvisme, dont le monument est le livre de Buonarroti, le survivant de tant et tant de combats politiques, en 1828.
   Écrit plus de trente ans après les événements, ce livre pose le problème commun à tous les témoignages, et plus particulièrement à tous les témoignages tardifs. Dans quelle mesure le récit et l'analyse du vieux militant italien sont-ils fidèles ? Celui-ci n'a-t-il pas été tenté d'exposer ses propres idées à la place de celles de Babeuf ? Il est vrai que si l'on fait, à l'exemple de certains historiens italiens, l'hypothèse qu'il a été à l'origine de la doctrine, dans les prisons parisiennes de l'an IV, il n'en est que plus crédible, même après plus d'un quart de siècle, dans l'exposé de ses principales articulations. Ce qu'on a appelé après lui le babouvisme a été largement le produit d'une élaboration collective : de là des problèmes d'attribution qui sont encore ouverts. ».
Bibliographie :
   - François Furet,
Babeuf, dans Dictionnaire critique de la Révolution française, pp. 199-205.

700 euros (code de commande : 17339cath/vit3).


BURTY (Philippe) — Chefs d'Œuvre des arts industriels. Céramique - Verrerie et vitraux - Émaux - Métaux - Orfèvrerie et bijouterie - Tapisserie. Paris, Ducrocq, [ca 1870]. In-4° demi-chagrin rouge, [7], [1 bl.], 598, [1 (table)], [1 bl.] p., 200 gravures sur bois in et hors texte, reliure un peu frottée, rousseurs.

  

50 euros (code de commande : 12021).

 

BYRON (George Gordon) — Œuvres de Lord Byron. Sixième édition, entièrement revue et corrigée par A. P[icho]T. ; précédées d'une Notice sur Lord Byron, par M. C. Nodier. Tomes I à XXIV (complet). Bruxelles, Demat, Remy et Galaud, 1827-1828. Vingt-quatre tomes en douze volumes in-12 demi-basane verte, dos lisses ornés de fers dorés, tranches marbrées, volume 1 (titré sur le dos : Notice - Don Juan) : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XXIV, 187, [1 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (titre : Don Juan], [1 bl.], 211, [1 bl.] p., volume 2 (titré sur le dos : Don Juan) : [1 (faux-titre)], [1 bl.], 206, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (titre : Don Juan], [1 bl.], 217, [1 bl.] p., volume 3 (titré sur le dos : Don Juan) : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 209, [1 bl.], 168 p., volume 4 (titré au dos : Le Corsaire - Beppo) : 203, [1 bl.], [2 (faux-titre et mention d'imprimeur)], IV, [2], 176 p., volume 5 (titré au dos : Le Giaour - L'île ou Christian) : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 181, [1 bl.], 210 p., volume 6 (titré au dos : Childe-Harold) : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XII, 184, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 180 p., volume 7 (titré au dos : Childe-Harold 2 - Mélanges 1) : 220, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 155, [1 bl.] p., volume 8 (titré au dos : Mélanges 2 - Critiques) : [2 (faux-titre, mention d'imprimeur)], 176, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 (titre de la partie Ctitiques et satires)], [1 bl.], 176 p., volume 9 (titré au dos : Théâtre 1) : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 224, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (titre deMarino Faliero)], [1 bl.], XXI, [1 bl.], 255, [1 bl.] p., volume 10 (titré au dos : Théâtre 2) : 212, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 254 p., volume 11 (titré au dos : Théâtre 3) : 200, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], 216 p., volume 12 (titré au dos : Correspondance) : 143, [1 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], 143, [1 bl.] p., joli exemplaire dans sa reliure typiquement romantique.
   À partir du tome XX, l'éditeur est Remy et Voglet et la date d'édition est 1828.
   Le volume 4 contient les tomes VI (Le Corsaire et Lara) et VII (Beppo, La fiancée d'Abydos, et Mazeppa).
   Le volume 5 contient les tomes VIII (Le Giaour, Le siège de Corinthe, Le prisonnier, de Chillon, Le tombeau de Chruchill et Parisina) et IX (L'île ou Christian et ses compagnons et Le vampire).
   François Godfroid nous apprend que « cette collection fort rare a été publiée par une association d'éditeurs des Pays-Bas : Berthot, Voglet, Galaud et Cie, Remy, De Mar fils, tous éditeurs à Bruxelles, Leroux, éditeur à Mons et A.-J. Van Tetroode [...] à Amsterdam ».
   Bibliographie :
   - Godefroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 510 et 561.

L'ensemble : 250 euros (code de commande : 19318/vit3).

 

CAGNAT (René) et GOYAU (Georges) — Lexique des antiquités romaines rédigé sous la direction de R. Cagnat membre de l'Institut, professeur au Collège de France, par G. Goyau membre de l'École française de Rome. Avec la collaboration de plusieurs élèves de l'École normale supérieure. Ouvrage illustré de planches et de nombreux dessins inédits. Deuxième tirage. Paris, Fontemoing, 1896. [Paris. Librairie Thorin & Fils, A. Fontemoing, successeur. Libraire du Collège de France, de l'École Normale Supérieure, des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, de la Société des Études historiques, 4, rue Le Goff, 4. 1896.] In-8° broché, [3 (faux-titre, liste des ouvrages de René Cagnat, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IV, 332, [1 (colophon)], [3 bl.] p., 3 illustrations hors texte : une en couleurs (Pictura), une vue du Forum (double page) et un plan de Rome à l'époque impériale (double page coloriée).
Préface :
   Ce Lexique n'est point une œuvre d'érudition originale : il y a entre lui et le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines que dirige M. Saglio à peu près la distance qui sépare le grand dictionnaire de Forcellini de ceux de M. Sommer ou de M. Châtelain. C'est dire que nous avons eu surtout en vue, en le rédigeant, l'intérêt de l'enseignement secondaire, de ses maîtres, de ses candidats, de ses élèves les plus avancés. Nous avons voulu, en somme, leur offrir un supplément aux dictionnaires latin-français qu'ils ont entre les mains. Dans ceux-ci, ils trouvent avec la forme des différents mots, leurs significations diverses et leurs acceptions variées, aussi bien concrètes qu'abstraites ; mais le sens des mots, rendu généralement par une seule expression y reste toujours enveloppé d'un certain vague ; il est impossible d'y échapper aux synonymes et aux à peu près : ainsi solea et crepida y sont tous deux traduits par « sandale », statera et libra par « balance ». Notre lexique est précisément destiné, dans notre pensée, à distinguer les synonymes, à préciser les à peu près, soit au moyen de quelques lignes d'explication, soit par des figures. Un livre de cette sorte ne serait pas une nouveauté en Allemagne ; en France nous ne possédons guère, dans cette catégorie, que la traduction du dictionnaire de Rich, par M. Chérucl. Mais outre que ce volume, malgré plusieurs rééditions successives, est déjà vieux de plus de trente ans, « grande mortalis aevi spatium », surtout pour une œuvre scientifique à notre époque, il se limite presque exclusivement aux termes d'archéologie ; de plus, il fait une grande part aux mots de basse époque et aux expressions techniques qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique. Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment elles-mêmes, écarté à dessein les ternies qui ne figurent pas dans les grands auteurs ; mais à ceux-ci nous avons fait une très large place en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioclétien. C'est par là que le présent Lexique se distingue de celui de Rich et que dans bien des cas où ce dernier ne donne point de réponse le nôtre pourra être consulté avec fruit.
   On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence. En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter le prix ; nous n'avons pas hésité à nous décider pour le second, persuadés que ceux qui voudront étudier plus à fond les questions pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels d'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou à l'étranger.
   Comme le titre l'indique, plusieurs auteurs ont collaboré à ce Lexique : ce sont avec M. Goyau, six élèves de l'École normale qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales, les articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. désignent M. Gastinel, membre de l'École française de Rome, les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M. Perdrizet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres, M.-A. R., M. Roger, élève de quatrième à l'École Normale, les lettres F. V., M. Vial, professeur au Prytanée de la Flèche.
   M. Goyau et moi n'avons pas signé nos articles ; d'une façon générale le lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au droit et à la religion ont été traités par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières et militaires par moi. Quant à la révision de l'ensemble et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé la tâche avec M. Goyau ; mais ceux qui connaissent son activité et sa consciencieuse érudition ne seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse part.
   C'est moi seul qui me suis occupé de l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer de Rich ; j'ai procédé, comme pour le choix des termes insérés dans le Lexique, par suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux. Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme Rich, une fourche (art. Furca), une faux (art. Falx), un pécheur à la ligne (art. Arundo), un homme chargé d'un fardeau (art. Bajulus), ou portant sur son dos un sac (art. Saccus) parce que ces figures ne servent aucunement à éclairer le sens des mois et que le lecteur, même quand c'est un élève, n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne à pêche pour en connaître la forme : ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil de leçons de choses.
   D'autre part, je n'ai pas hésité, lorsque le sens des mots ne me paraissait pas suffisamment éclairci par l'explication donnée dans le texte, et à défaut de représentation antique, à faire composer une figure d'après les descriptions des auteurs anciens et les commentaires des modernes les plus autorisés (voir par exemple l'article Furca). C'est aussi pour obtenir plus de précision que certains dessins ont été inégalement traités, les ombres et les détails étant réservés pour la partie de l'objet qui est spécialement décrite dans l'article à propos duquel ils sont produits (voir par exemple au mot Manica). D'ailleurs, on s'en apercevra aisément, j'ai toujours eu en vue d'offrir au lecteur, moins la représentation servile de modèles antiques que des figures utiles et habilement présentées ; je les ai voulues avant tout capables de préciser la valeur des mots et de caractériser des termes que des explications auraient imparfaitement définis. Si l'on estime que la méthode est repréhensible, le reproche doit en être épargné à mes collaborateurs.
   Si l'on pense, par contre, que ce Lexique peut être de quelque utilité aux études classiques, c'est à eux que l'honneur en doit revenir ; car leur zèle et leurs efforts combinés ont permis d'achever en pou de temps un travail qui était, en somme, long et délicat.

25 euros (code de commande : 16852).


 

CAILLOT (Antoine) — Abrégé des voyages modernes, réduit aux traits les plus curieux ; pour servir de suite à l'Abrégé de l'Histoire générale des Voyages de La Harpe, etc. Par A. Caillot, membre de l'ancienne université. Seconde édition, ornée de huit gravures. Tome premier. Tome second. Paris, Ledentu, 1823. [A Paris, chez Ledentu, Libraire, quai des Augustins, n° 31. 1823.] Deux volumes in-12 (105 x 173 mm.) plein veau brun marbré, dos lisses ornés de filets et de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, plats encadrés de guirlandes dorées, roulettes dorées sur les chasses, tranches dorées, tome I : VI, 482, [2 bl.] p., 4 gravures hors texte, tome II : 440 p., 4 gravures hors texte, bel exemplaire de cette peu courante édition.
   Après avoir échappé à la mort sous la Terreur, le prêtre Antoine Caillot (1759-ca 1839) se consacra aux lettres en devenant successivement maître de langues, libraire et auteur. Il produisit de nombreuses compilations.
Avant propos de l'éditeur :
   Le succès qu'ont obtenu les deux volumes de l'Abrégé de l'Histoire générale des Voyages, réduit aux traits les plus curieux et les plus intéressans, ne peut être attribué qu'au choix judicieux que l'auteur a su faire de ces traits, dans un recueil, déjà formé par un écrivain dont la plume a toujours été guidée par le goût. Le succès nous a encouragé à donner une suite aux deux volumes déjà publiés, et c'est le même auteur qui s'est chargé de cette tâche, que tout autre que lui n'aurait pu remplir, peut-être, sans beaucoup de difficulté, parce que la première était un préliminaire absolument nécessaire pour la seconde.
   L'Afrique, cette partie de notre monde si intéressante, et pourtant si imparfaitement connue, ne fait point partie de l'ouvrage de La Harpe. Notre auteur s'en est emparé, et pour la faire connoître, autant qu'il est possible, aux lecteurs, il a consulté les relations des voyageurs les plus dignes de foi, de ceux surtout qui, au talent de l'observation, réunissent celui de bien décrire et de bien raconter. Dans le nombre de ces voyageurs, il en est d'anciens, et d'autres plus modernes : c'est aux derniers qu'il s'est principalement attaché, parce que la plupart d'entre eux présentent l'avantage d'avoir mieux dit ce que leurs prédécesseurs ont raconté, et celui de présenter de nouveaux faits à la suite de nouvelles découvertes.
   Les Voyages d'Europe offraient une mine abondante à exploiter : non ces vieilles relations où l'on ne reconnaît plus, pour ainsi dire, cette belle partie de l'ancien continent, mais celles qui, publiées depuis environ quarante années, nous mettent sous les yeux les faits arrivés presque de notre temps ; les observations des savans des différens pays, les mœurs et les usages des peuples auxquels nous sommes unis par divers rapports ; en un mot l'ensemble, ou du moins une bonne partie de cette grande et nombreuse société européenne, à laquelle nous sommes glorieux d'appartenir.
   Ces deux volumes, étant composés sur le même plan que ceux qui les ont précédés, nous pouvons espérer que le public, et particulièrement les pères de familles et les chefs d'institutions, ne dédaigneront pas de les mettre, les uns entre les mains de leurs enfants, les autres entre celles de leurs élèves.

Table du premier volume :
Voyages d'Afrique.

   Chapitre I : Côte septentrionale de cette partie du monde ; états barbaresques.
   Chapitre II : Mœurs, usages, religion des Algériens, des Maures, des Arabes.
   Chapitre III : Précis du Voyage de Shaw dans l'état de Tunis - De l'état de Tripoli.
   Chapitre IV : Précis du Voyage de Bruce en Barbarie.
   Chapitre V : De l'empire de Maroc et de Fez. Description de Tétuan, de Tanger. De Larche et de la Mamore. De Salé, de Rabat et de Modoggore. Des villes du Maroc, de Miquenez, de Fez. De l'Atlas ; des Brèbes.
   Chapitre VI : Climat et productions de l'empire de Maroc. Du gouvernement de Maroc. De la cour de l'empereur de Maroc. Pratiques superstitieuses des Maures.
   Chapitre VII : Mœurs et usages des habitans de l'empire de Maroc.
   Chapitre VIII : Animaux de l'empire de Maroc. Chasse aux lions et aux tigres.
   Chapitre IX : L'Égypte ; le Delta ; aventure arrivée à Norden.
   Chapitre X : Description de la ville d'Alexandrie. Description de Rosette. Mangeur de serpens. Voyage de Rosette au grand Caire.
   Chapitre XI : Desciption du grand Caire. Le Nilomètre ou Mékias. Ruines de l'ancienne Héliopolis ou ville du soleil. Des almées ou improvisatrices. Des cophtes.
   Chapitre XII : Les pyramides, le sphynx. Danger couru par le voyageur Savari près les pyramides. De la plaine et des tombeaux des momies.
   Chapitre XIII : Voyage dans la haute Égypte ; objets remarquables qu'on y trouve. Monastère de Saint-Antoine et Saint-Paul, religieux cophtes. Le serpent d'Achmim. Description des ruines du temple d'Osiris. Des ruines de Thèbes.
   Chapitre XIV : Syenné ; l'île Éléphantine ; première catarcte du Nil ; les Oasis. Description des Oasis.
   Chapitre XV : Précis du Voyage de Bruce en Abyssinie, aux sources du Nil et en Nubie. Montagnes des Émeraudes. De la ville d'Yambo, de ses habitans ; chameau condamné à mort ; réception de Bruce. Manière dont se fait le commerce à Jidda.
   Chapitre XVI : Usages et coutumes de l'Abyssinie ; religion des Abyssins. Repas sanglant des Abyssins. Églises et cérémonies religieuses des Abyssins.
   Chapitre XVII : Voyage de Bruce aux sources du Nil ; prêtres et culte de ce fleuve. Description des sources du Nil.
   Chapitre XVIII : Description de Gondar, capitale de l'Abyssinie, et du palais de Koscam ; chasse de l'éléphant. Continuation du voyage de Bruce vers le Sennaar ; Bruce tue un lion.
   Chapitre XIX : Arrivée de Bruce à Sennaar, audience qu'il reçoit du roi. Bruce est introduit comme médecin auprès des femmes du roi ; singulières circonstances de cette visite. Religion, mœurs, usages des habitans de Sennaar.
   Chapitre XX : Continuation du voyage de Bruce en Nubie ; son arrivée à Chendi ; accueil qu'il reçoit d'une dame.Colonne de sable ; le simoon. Humanité de Bruce envers un Arabe assassin et voleur.
   Chapitre XXI : Arrivée de Bruce à Syenné ; accueil qu'il y reçoit. Altercation de Bruce avec un prêtre musulman. Débat entre Bruce et un musulman.
Voyages dans le pays des Cafres.

   Chapitre XXII : Traits choisis du Voyage de Paterson dans la Cafrerie. Portrait, caractère et usages des Cafres. Mœurs et usages des sauvages nimiquois. Serpens venimeux.
   Chapitre XXIII : Précis du premier Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique ; rencontre d'une panthère. Singulier instinct du singe. Intrépidité d'une femme hollandaise du Cap.
   Chapitre XXIV : Suite des traits choisis du premier Voyage de M. Le Vaillant en Afrique ; il reçoit la visite de plusieurs sauvages gonaquois ; la jeune Narina. Arrivée de deux Gonaquois au camp de M. Le Vaillant. Arrivée de M. Le Vaillant à la horde de Haabas : accueil qu'il y reçoit ; vieillards gardés par des enfans.
   Chapitre XXV : Entrée de M. Le Vaillant dans la Cafrerie ; il tue un gros serpent ; portrait et usages des Cafres. Gouvernement des Cafres.
   Chapitre XXVI : Départ de M. Le Vaillant pour son deuxième voyage dans l'intérieur de l'Afrique : principaux événemens de ce voyage. Prise et dissection d'une girafe. Combat entre deux rhinocéros.
   Chapitre XXVII : Traits singuliers du Voyage de M. Le Vaillant. Portrait et mœurs des Kabobiquois. Portrait et genre de vie des Houzouanas. Portrait et mœurs des Gheissiquois.
   Chapitre XXVIII : Excursion de M. Le Vaillant chez les petits Namaquois ; service qu'il rend à un colon ; son retour du cap de Bonne-Espérance.
Précis de quelques voyages dans l'Asie occidentale et méridionale.

   Chapitre I : Voyage de Richard Pockocke en Syrie ; description de cette contrée ; mœurs et usages des habitans. Caractère des Syriens. Ruines de Balbeck et de Palmyre. Mélange des habitans de la Syrie.
   Chapitre II : La Palestine, Jérusalem. Autres lieux remarquables de la Palestine. Des Druses et des Maronites ; cèdre du Liban.
   Chapitre III : Des la ville et des environs de Damas, de celles d'Alep, Alexandrette, etc. Voyage à Alep. Des pigeons d'Alep. De la ville d'Alexandrette. Passage de l'Euphrate ; le Diarbékir, ou la Mésopotamie. De Bagdad et des Kurdes.
   Chapitre IV : Principaux traits du voyage de Niébuhr en arabie ; la ville de Suez. Le mont Sinaï. Phénomène ; montagne des inscriptions.
   Chapitre V : Principaux traits du Voyage de Niébuhr en arabie ; description de cette contrée ; ses révolutions. Portrait, nombre et usages des Arabes du désert. Éducation que les Arabes donnent à leurs chameaux. Des Arabes fixés sur l'océan Indien et sur la mer Rouge.
   Chapitre VI : Du café de l'Arabie heureuse. De la ville de Moka et de son origine. De la ville de la Mecque ; de la Kaaba ; cérémonies observées par les pélerins mahométans. Du pélerinage de la Mecque et du Kéabé. Du shérif de la Mecque.
   Chapitre VII : De la ville de Médine et du sépulcre de Mahomet. Du Coran.
   Chapitre VIII : Mœurs des Bédouins, ou des Arabes pasteurs ; ancienne idolâtrie des Arabes ; détails sur leurs tribus, leurs sectes. De la noblesse chez les Arabes.
   Chapitre IX : De la langue et de l'écriture des Arabes, de leur instruction, de leurs écoles. Tour de passe-passe d'un derviche.
   Chapitre X : Principaux traits du Voyage de Chardin dans la grande Arménie ; religion et clergé des Arméniens ; le mont Ararat. De la Médie et de la mer Caspienne. De la ville de Tauris. De la ville de Casbin. De la ville de Rey.
   Chapitre XI : Traits choisis du Voyage de Chardin en Perse ; description de ce royaume et de la ville d'Ispahan. Des animaux de Perse. Du pélican de la Perse. De la ville d'Ispahan. Repartie du bouffon d'Abas-le-Grand. Magnificence de la cour de Perse. Réception d'un ambassadeur du Grand-Mogol à la cour de Perse.
   Chapitre XII : Caractères, mœurs et usages des Persans. Habillement des Persans, leur luxe, leurs repas. Des arts et des sciences chez les Persans.
   Chapitre XIII : De la religion des Persans. Catéchisme et symbole des Persans. De la sépulture et du deuil chez les Persans. Des martyrs chez les Persans. Des cimetières en Perse.
   Chapitre XIV : Arrivée de Chardin à Schiras ; tombeau de Saade ; voyage à Taar ; fête de la venue du seigneur des éléphans. De l'île de Baharem et de la pêche des perles. Fêtes d'Iman-Hossein à Bender-Abassi. Remède singulier administré à Chardin.
   Chapitre XV : Principaux traits du Voyage de Chandler dans l'Asie mineure. La plaine de Sigée ; monumens antiques ; Smyrne, Éphèse. Description de la ville de Smyrne. Environs de Smyrne ; le fleuve Mélès. Description d'Éphèse. De la ville de Milet ; ruines et mosquées. Ruines du temple d'Apollon Didyméen.
   Chapitre XVI : Traits remarquables du Voyage de Tournefort et d'autres, dans le Levant. Ruines de Priène. De l'île de Chypre. De la plaine de Troie dans son état actuel ; tombeaux, etc. Noce grecque. Occupations des habitans de la Troade.

Table du second :
   Chapitre I : Précis descriptif de l'Archipel. L'île de Cérigo - d'Argentière - de Milo - de Syphanto - de Théra. Naxica , Tine. L'île d'Andros - de Céos, aujourd'hui Zia.
   Chapitre II : Suite du précis descriptif des îles de l'Archipel. L'île de Délos - de Paros - d'Antiparos et sa grotte. Iles de Sténosa et d'Amoryos. L'île de Lemnos - du Château-Rouge - de Rhodes.
   Chapitre III : L'île de Syrné ; le prêtre grec - de Sasos ; ses habitans - de Candie ; noce candiotte ; ruines de Gortyne ; le labyrinthe.
   Chapitre IV : Le mont Ida. Les couvents d'Asomatos et d'Arcadi. Bon accueil fait au voyageur par un négociant juif. Portrait des mahométans et des Grecs qui habitent l'île de Candie. Le couvent d'Acrotiri.
   Chapitre V : L'île de Mytilène ; ville et port de Scio. L'île de Chio. Le rocher appelé l'école d'Homère. Couvent de Saint-Basile ; vieillard de cent vingt ans. L'île de Samos ; ruines ; plongeurs - de Patmos ; église et grotte de saint Jean l'évangéliste. L'île de Cos.
   Chapitre VI : Traits de quelques Voyages dans la Grèce ; la plaine de Philippes ; description des camps de Brutus et de Cassius, d'Octave et d'Antoine. La ville de Salonique et ses monumens. Tremblement de terre. De l'Euripe.
   Chapitre VII : La ville d'Athènes et ses monumens. Le théâtre de Bacchus. L'Odéon. La tour des vents. Temple de Junon et de Minerve. Temple de Thésée. Les Propylées ; la lanterne de Démosthène. Le Pirée, port d'Athènes. Description de la Grèce.
   Chapitre VIII : Voyage d'Athènes à Sparte ; état actuel de cette ville ; ruines.
   Chapitre IX : État actuel de Misitra. Les Mainotes. Notice sur l'Albanie.
   Chapitre X : Notice sur les îles grecques de la mer Ionienne. Corfou ; fête de Saint-Spiridion. L'île de Paxo - de Sainte-Maure ; le promontoire de Leucade. L'île de Céphalonie - de Zante ; cavernes ; pêche singulière - de Cérigo ; ruines ; grottes ; noces des Cérigottes.
   Chapitre XI : Caractère et usages des Grecs modernes. Cérémonies du mariage chez les Grecs modernes.
   Chapitre XII : Principaux traits de Voyages modernes à Constantinople. La Propondite. Le Bosphore. Port de Constantinople. Sa situation. Sérail de Constantinople. Temple de Sainte-Sophie. Château des Sept-Tours.
   Chapitre XIII : Suite du tableau de Constantinople ; repas turcs. Mets d'un Européen qui vit à Constantinople. Faubourg de Péra ; des drogmans. Le bagne de Constantinople traitement de plusieurs Français dans cet endroit. Situation des militaires français dans le bagne de Constantinople.
   Chapitre XIV : Caractères, mœurs et usages des Turcs. Goût des musulmans pour la pipe. Vêtemens des Turcs ; leur propreté. Bienfaisance des Ottomans.
   Chapitre XV : Mœurs et occupations des femmes turques ; éducation des enfans ; mariages. Respect et obéissance des enfans turcs. Des bibliothèques turques.
   Chapitre XVI : Principaux traits d'un Voyage de Pétersbourg à Constantinople par la Moldavie et la Valachie ; passage du Dniester. Arrivée de l'ambassade russe en Valachie.
   Chapitre XVII : Suite du Voyage de Pétersbourg à Constantinople. Arrivée de l'ambassade russe à Andrinople ; entrée à Constantinople. Audience accordée par le grand-seigneur à l'ambassadeur de Russie. Mosquée d'Achmet et de Soliman.
   Chapitre XVIII : Départ de l'ambassade russe ; coup d'œil sur la Valachie et la Moldavie. Gouvernement de la Valachie ; portrait et mœurs des Valaques. De la Moldavie ; portrait et mœurs de ses habitans.
   Chapitre XIX : Traits principaux du Voyage de M. Clarke chez les Cosaques et en Crimée. Description de la ville de Tscherchasky, capitale des Cosaques du Don. Coutume et caractère des Cosques du Don. Maisons mobiles. Singularité du Voyage de M. Clarke à Azof et à Taganrock.
   Chapitre XX : Arrivée de M. Clarke à Taganrock ; mariages ; signes sacrés ; écriture des Calmoucks. Population singulière. Danger couru sur mer ; Cosaques de la mer Noire.
   Chapitre XXI : Portrait des Circassiens ; leurs mœurs. Danse circassienne. Manière de vivre des Circassiens. Valeur héroïque d'un Circassien. Habileté des Circassiens à monter à cheval ; attachement des Cosaques à leurs chevaux.
   Chapitre XXII : Départ pour la Bosphore cimmérien ; moustiques ; souffrances de M. Clarke. Arrivée à Temrook ; vieux château ; ruines ; tombe ; arrivée à Taman. Arrivée à Jénikalé en Crimée. Tombeau et palais de Mithridate. Égyptiens ou vagabonds.
   Chapitre XXIII : Arrivée à Caffa. Description de Baktchéserai. Colonie juive ; anecdote relative à un Anglais.
   Chapitre XXIV : Arrivée de M. Clarke à Actiar ; cavernes d'Inkerman. Voyage à Balaclava. Mœurs et usages des Tartares de Crimée. Des nobles de Crimée ; parallèle des Tartares et des Russes.
   Chapitre XXV : La Jerboa ; bandits audacieux ; conduite intrépide d'un courrier russe. Détails sur les villes de Biroslaf, Cherson, Nicholaef et Odessa.
   Chapitre XXVI : Principaux traits du Voyage de Pallas dans l'empire de Russie ; ruines de la ville de Briakhimof. Noce mordouane. La montagne de Garde ; ancienne mine de cuivre. Observations sur les Cosques qui habitent les bords de l'Iaïk.
   Chapitre XXVII : Observations sur les Calmoucks. Ménage et nourriture des Calmoucks. Leurs mariages.
   Chapitre XXVIII : Caractère, mœurs, usages et religion des Kirguis.
   Chapitre XXIX : Mœurs et usages des Baskirs.
   Chapitre XXX : Portrait, mœurs et usages des Ostiaks. Religion, mariages et funérailles des Ostiaks.
   Chapitre XXXI : Cheval sauvage. Magicienne toungouse. Observations sur les Toungouses de la Daourie, contrée de la Russie asiatique. Ancienne tombe près l'Énisséi, fleuve de la Sibérie.
   Chapitre XXXII : Détails sur la colonie des frères moraves à Sarepta. Autres détails sur les frères moraves ; traits de désintéressement.
   Chapitre XXXIII : Principaux traits du Voyage du commodore Billings dans le nord de la Russie asiatique. De la Léna, fleuve de Sibérie. Observations sur la mer Glaciale. Dents de mammont. Portrait, mœurs et usages des Yakouts. Cérémonies du mariage chez les Yakouts. Funérailles des Yakouts.

Les deux volumes : 180 euros (code de commande : 17139cath).

 

Cambridge Prize Poems : Being a complete collection of the English Poems wich have obtained the Chancellor's Gold Medal in the University of Cambridge. Thirs Edition, considerably enlarged. London, Allman, 1820. [London : Printed for T. and J. Allman, Booksellers to her Majesty, Princes Street, Hanover Suare ; and sold by the booksellers of Cambridge and Oxford. 1820] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, pièces de titre noires, plats décorés de filets et de fers dorés et à froid, chasses ornées d'une guirlande dorée, reliure frottée, mors fragiles, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement et table)], 248 p.
Les textes, primés de 1813 à 1820, contenus dans ce volume sont :
   - Columbus, par G. Waddington (1813).
   - Boadicea, par W. Whewell (1814).
   - Wallace, par E. Smirke (1815).
   - Mahomet, par H. S. Beresford (1816).
   - Jerusalem, par C. H. Townsend (1817).
   - Rome, par C. E. Long (1818).
   - Pompeii, par T. B. Macaulay (1819).
   - Waterloo, par G. E. Scott (1820).
   - Wallace, par G. Waddington (1815).
   - Jerusalem, par T. F. Ellis (1817).

45 euros (code de commande : 17430).

 

CAMPENON (Vincent) — La Maison des Champs. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée de quelques poésies. Paris, Delaunay, 1810. [A Paris, chez Delaunay, Libraire, Palais-Royal, galerie de bois, n° 243, côté du jardin. 1810.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos lisse orné de fers et de filets dorés, roulette dorée encadrant les plats et les chasses, tranches dorées, mors frottés et fragiles, 213, [3 (table et catalogue de l'éditeur)] p., une eau-forte de Villiers et Bovinet d'après Le Roy en frontispice, rousseurs.
Table :
   - Avertissement.
   - La Maison des Champs.
   - Notes.
   - Poésies :
      - Les Élysées.
      - A Mad. de Cramayel, en lui envoyant les Œuvres de Léonard.
      - Stances à Mad. Desarps, qui m'avait demandé des vers quand j'étais malade.
      - Vers adressés à M. Desfaucherets, le premier jour de l'an 1807 pendant la maladie à laquelle il succomba peu de temps après.
      - Relation d'un Voyage de Grenoble à Chambéry, adressée à ma sœur.

40 euros (code de commande : 21080MP).

 

CANNAERT (J.-B.) — Olim. Procès des sorcières en Belgique, sous Philippe II et le gouvernement des Archiducs, tirés d'actes judiciaires et de documents inédits, par J.-B. Cannaert, Ancien Conseiller à la Cour supérieure de Bruxelles, Membre de la Société provinciale des Arts et Sciences d'Utrecht, de Littérature nationale de Leyde, etc. Gand, Annoot-Braeckman, 1847. [Gand, Imprimerie de C. Annoot-Braeckman, Éditeur. 1847.] In-8° débroché, VII, [1 bl.], 155, [1 bl.] p., deux planches hors texte gravées par Ch. Onghena, dos cassé, manque au coin inférieur droit du premier feuillet de couverture.
Préface :
   Cet opuscule est une partie détachée d'un ouvrage de l'auteur, publié à Gand, en 1835, chez F. et E. Ghyselynck, sous le titre d'Essai sur l'ancien droit pénal en Flandre et particulièrement dans la ville de Gand, pendant les XIVe, XVe et XVIe siècles , dans ses rapports avec l'histoire du pays et les principaux événements qui se sont passés en cette ville dans les temps antérieurs, appuyé sur des actes authentiques et des documents inédits. Avec cette épigraphe : « Les ignorants calomnient leur siècle parce qu'ils ne se doutent pas des anciens désordres. » (Millot)
   Ce livre, écrit en flamand ainsi qu'il convenait à un ouvrage national ne renfermant que des actes et des documents originairement conçus et écrits dans cette langue, a, sans doute, perdu quelque chose dans la traduction qui n'a pu lui conserver l'expression de l'époque, la couleur locale, en un mot, le color antiquus qui sied si bien à des productions de cette nature et qui rend le lecteur, en quelque sorte, compatriote des personnages mis en scène et contemporain des événements reproduits sous ses yeux. Toutefois nous nous sommes efforcés d'en reproduire le texte avec une fidélité scrupuleuse, ainsi que notre devoir le prescrivait.
   L'appendice qui se trouve à la suite de ce recueil, contient quelques fragments traduits d'un ouvrage hollandais fort remarquable sur la même matière, publié en 1828 et peu connu en Belgique. Nous n'avons pas voulu qu'ils fussent perdus pour nos lecteurs.

50 euros (code de commande : 16783). 

 

CASTELLAN (Antoine-Laurent) — Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople, faisant suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan. Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même, et deux Plans. Première et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811. [A Paris, chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins, n° 6. 1811.] Deux parties en un volume in-8° (137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes dorées, pièce de titre noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171, [1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des 20 gravures hors texte et des deux plans dépliants, bel exemplaire.
   Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier, 1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement connu pour ses peintures de paysages. Il était membre de nombreuses sociétés dont l'Académie royale des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :

   Avant-propos.
   Lettre I. Tableau de l'Archipel ; les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros, Négrepont ; digression au sujet de cette île ; rocher du Caloyer ; occupations des matelots grecs à la fin du jour.
   Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin et Ténédos ; côte de Troye ; cap Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ; accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
   Lettre III : Description de la ville de Gallipoli ; bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ; ruines de monumens antiques ; visite chez un Grec.
   Lettre IV : Description de Lampsaki ; usages et mœurs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ; barbiers turcs.
   Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ; moulins à eau ; moulins à vent.
   Lettre VI : Découverte d'un temple antique ruiné ; aspect développé de l'Hellespont ; souvenirs historiques.
   Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ; description de ce bourg ; écurie bâtie avec des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
   Lettre VIII : Effet des vents contraires dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal, beaucoup plus praticable en tout tems.
   Lettre IX : Arrivée d'une escadre turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la côte ; départ de Lampsaki, et retour à Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
   Lettre X : Entrée dans la mer de Marmara ; relâche à Koutali ; îles de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
   Lettre XI : Arrivée à Constantinople ; aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
   Lettre XII : Caractère, mœurs et usages des marins grecs.
   Lettre XIII : Description du faubourg de Péra et de notre habitation.
   Lettre XIV : Caïques turques ; échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ; Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
   Lettre XV : Grande citerne ; singularités de sa construction.
   Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ; son palais ; détails sur notre réception ; usages comparés ; Isaac Bey.
   Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ; jeux et amusemens des Turcs.
   Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse grecque.
   Lettre XIX : Incendie à Péra ; manière de l'éteindre.
   Lettre XX : Champs des morts.
   Lettre XXI : Buyukdéré ; rives du Bosphore ; trait de mœurs.
   Lettre XXII : Observations sur la peste.
   Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ; Sérail ; tour de Léandre ; vue générale du Bosphore.
   Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour de la Fille).
   Lettre XXV : Mœurs et usages des Turcs.
   Lettre XXVI : Départ de Constantinople.

Détail des gravures :
  Première partie :

   - Vue du Château d'Europe aux Dardanelles, en regard de la p. 40.
   - Place de la grande Mosquée et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
   - Constructions antiques à Gallipoli, en regard de la p. 62.
   - Vue générale de Gallipoli, en regard de la p. 63.
   - Moulin à eau de Lampsaque, en regard de la p. 95.
   - Moulin à Lampsaki, en regard de la p. 98.
   - Moulins à vent Grecs, en regard de la p. 99.
   - Ruines du Temple de Priape, à Lampsaque, en regard de la p. 103.
   - Vue de Lampsaki et de l'Hellespont, en regard de la p. 109.
   - Mosquée de Schardak, en regard de la p. 129.
   - Plan des villages de Tchardak et Lampsaki, en regard de la p. 135.
  Deuxième partie :
   - Plan de Constantinople, en regard de la p. 1.
   - Illumination de la Mosquée dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
   - Mosquée du Sultan Achmet, en regard de la p. 7.
   - Vue de Constantinople, prise des fenêtres du Palais de France, en regard de la p. 21.
   - Porte et fontaine du Serail, en regard de la p. 37.
   - Citerne antique à Constantinople, en regard de la p. 49.
   - Tombeau du Sultan Soliman, en regard de la p. 137.
   - Champ des morts, en regard de la p. 143.
   - Prairie de Buyukderé, en regard de la p. 158.
   - Indgirly-Kienschk (le Pavillon des Perles), en regard de la p. 184.
   - Kiz-Koullessy (Tour de la fille), en regard de la p. 187.

Bibliographie :
   - Gabet, Dictionnaire des artistes de l'École française, au XIXe siècle, p. 122.
   - Chadenat, Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages - atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 787.

500 euros (code de commande : 16939cath).


Catalogue des objets composant la loterie des produits de l'industrie nationale, présentés à l'exposition ouverte à Bruxelles, au mois de juillet 1830. [Bruxelles], [Exposition de l'Industrie Nationale], 1831. [Se vend, / au local de l'Exposition de l'Industrie nationale. / M DCCC XXXI.] In-8° broché sous une couverture muette, IX, [1 bl.], 69, [1 bl.] p., rousseurs, bon exemplaire.
Réglement :
   La Commission, chargée de la direction de l'Exposition des produits de l'Industrie nationale,
   Ouï le rapport du Comité nommé par elle, pour le choix, l'achat et la répartition des objets destinés à entrer dans la Loterie créée en vertu de l'arrêté royal du 2 avril 1830, et de celui des messieurs les Bourgmestre et Échevins de la ville de Bruxelles, du 18 mai suivant, confirmés par l'arrêté du Gouvernement provisoire, du 16 novembre dernier, duquel rapport il résulte que ces opérations préliminaires sont terminées, et que la Loterie se composera de onze mille cent trente-cinq billets, sur lesquels il y aura deux mille billets gagnans;
   Voulant régler l'époque et le mode du tirage de cette Loterie, ainsi que l'époque et le mode de la remise des lots aux personnes qui les auront obtenus ;
   A résolu ce que suit :
   Art. 1er. Le tirage de la Loterie aura lieu publiquement dans une des salles du palais de l'Industrie, sous la direction d'un Comité spécial pris dans le sein de la Commission, et en présence des autorités qui seront invitées à y assister.
   2. Il commencera le dix mars 1831 et sera continué les jours suivans, de dix heures du matin à quatre heures de relevée.
   3. Deux roues de fortune, placées en face du public sur une estrade élevée à cet effet, recevront, l'une les numéros des billets de la Loterie qui ont été désignés comme devant concourir au tirage dans l'avis du 6 février, et l'autre deux mille billets de lots et neuf mille cent trente-cinq billets blancs, en manière, telle que chacune renfermera 11,135 billets ; nombre égal à celui qui concourt au tirage.
   Les billets de lots contiendront simplement les numéros indicatifs de ceux-ci.
   Un Catalogue des objets dont sont composés les lots et de leurs numéros respectifs, sera imprimé et rendu public quelques jours avant le tirage.
   4. Les billets seront jetés dans les deux roues, à l'ouverture de la première séance.
   5. Deux enfants appartenant à l'hospice des orphelins de la ville, tireront simultanément un billet de chaque roue, et le remettront à une personne préposée pour en donner lecture.
   Le contenu de chaque billet sera proclamé successivement, et de manière à faire connaître d'abord le n° du billet de Loterie, puis le n° du lot ou billet blanc.
   Les deux billets, après cette formalité remplie, seront remis, pour vérification, aux membres du Comité qui occuperont le bureau.
   6. Un secrétaire et un contrôleur seront chargés de tenir note et contre-note des billets sortis de chaque roue.
   7. À la fin de chaque séance, les scellés seront apposés sur les deux roues, de manière à en empêcher l'ouverture.
   Les scellés seront levés à l'ouverture de la séance suivante, après qu'ils auront été reconnus intacts.
   8. La liste des lots sortis et des billets de Loterie auxquels ils seront échus, sera adressée à messieurs les éditeurs des journaux de Bruxelles, avec prière de les insérer dans ces journaux.
   Indépendamment de cette publicité, la liste générale des lots et des billets qui les auront, obtenus sera, par les soins de la Commission, imprimée après l'achèvement du tirage, et des exemplaires en seront transmis à messieurs les Gouverneurs des provinces, ainsi qu'aux Chambres de commerce et aux Régences des principales villes.
   9. La délivrance des lots se fera aux porteurs des billets qui les auront obtenus et contre la remise de ces billets, trois jours francs après celui du dernier tirage, de dix à quatre heures.
   10. Les lots qui n'auront pas été réclamés dans les six mois qui suivront le jour du dernier tirage, seront vendus au profit des pauvres de Bruxelles.
   11. La présente résolution sera imprimée et affichée.
   Fait en assemblée générale, le 27 février 1831.
      Le président, Frédéric Basse - Le secrétaire, Gachard.

15 euros (code de commande : 22836).


CAUCHOIS-LEMAIRE (Louis-Augustin-François) — Fantaisies politiques, morales, critiques et littéraires ; recueillies et publiées par A. Cauchois-Lemaire ; Augmentées de plusieurs extraits du Journal des Arts, des Sciences et de la Politique ; de la Table systématique et alphabétique des matières et des noms, contenus dans les deux volumes de l'ancienne collection du Nain Jaune, et de l'explication des anagrammes, des initiales et des allégories. Deuxième édition. Bruxelles, Horgnies-Regnier - Le Charlier - Wahlen - De Mat, 1816. [A Bruxelles, chez Horgnies-Regnier, Marché aux Bois. Le Charlier, libraire, Montagne de la Cour. Wahlen, imprimeur-libraire, rue de l'Evêque. De Mat, libraire, Grand'Place. Et chez tous les libraires de France, d'Angleterre, d'Allemagne, de Russie et d'Amérique. 1816.] In-8° plein veau d'époque, dos lisse, reliure usagée, mors fendus, [3 (faux-titre, mention de collection, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 99, [1 bl.] p., bon exemplaire de ce rare ouvrage.
   Louis-Augustin-François Cauchois-Lemaire (Paris, 1789-1861) devint en 1814 propriétaire du Journal des Arts et de littérature qui prit ensuite le titre du Nain jaune, ouvertement favorable à Napoléon durant les Cent Jours et dans lequel paraissaient des articles anti-royalistes et anti-catholiques qui lui valurent d'être interdit sous la Restauration. Cauchois-Lemaire s'exila à Bruxelles où il publia alors la seconde édition des Fantaisies politiques présentées ici (la première, publiée à Paris, y fut rapidement saisie) et dans lequel il fustigeait ses ennemis en les qualifiant de « Messieurs de l'Éteignoir », on trouve, à la p. 70, le dessin qui servit de prétexte aux censeurs pour faire interdire Le Nain jaune.
Préface :
   Messieurs de l'Éteignoir l'emportent donc ! Le Nain Jaune est suspendu. Combien de rimailleurs, d'écrivassiers, de grands et de petits intrigans avaient conspiré sa perte ! C'est la plume à la main que des ennemis généreux nous auraient combattus, mais ces messieurs ont trouvé plus facile de répondre à nos épigrammes par un coup de poignard : c'est ainsi qu'un poëte-tyran ne réfutait ses critiques qu'en les envoyant aux Carrières. Ils se sont tous coalisés, ils ont aiguisé dans l'ombre leurs armes ordinaires, la calomnie et l'hypocrisie ; et parvenus, en rampant, jusqu'à l'autorité, ils lui ont représenté le Nain Jaune comme un journal dangereux, séditieux, plus formidable, lui seul, qu'une armée de dix mille hommes ; que sais-je enfin ? l'amour-propre offensé est si éloquent sous le masque du zèle et du patriotisme ! Ils ont fait de leur ressentiment particulier une affaire d'état, et le Nain Jaune, pour avoir fait la guerre à quelques brouillons, à de plats écrivains, à de vils folliculaires, a été déclaré pernicieux pour la chose publique. La nomination d'un rédacteur responsable eût fait cesser tous les prétendus inconvéniens qu'ils signalaient ; la chose publique alors n'eût couru aucun danger : mais la vengeance de ces chauds amis du prince n'eût pas été satisfaite : ils voulaient un coup d'éclat ; ils voulaient assassiner celui qu'ils désespéraient de vaincre. O joie ! ô noble triomphe ! L'ordre est donné : à quatre heures matin la police descend en force chez l'imprimeur du Nain Jaune, et le criminel d'état est arrêté. Pour parler sans figure, l'impression de notre journal est défendue au moment même où l'on publiait l'ordonnance sur la liberté de la presse, lorsque nous venions de recevoir du ministère l'avis de la nomination d'un censeur.
   Cependant le propriétaire du Nain Jaune court de bureau en bureau, se transporte chez tous les fonctionnaires dont il espère obtenir quelques éclaircissemens ; ildemande pour toute grâce d'être traduit devant les tribunaux, s'il est coupable ; il sollicite l'ordre écrit qui suspend ou supprime son journal ; il se plaint de ces voies tortueuses qui le privent de sa propriété sans qu'il puisse même donner la preuve qu'il en a été privé : partout il n'obtient que des réponses évasives, ou plutôt un véritable déni de justice.
   Dès que les journalistes se furent bien assurés que le Nain Jaune était dans l'impossibilité de se défendre, ils se déchaînèrent contre lui ; semblables à ces oiseaux de proie qui ne s'acharnent que sur les cadavres. Triomphez, magnanimes adversaires ; accusez, dénoncez, égorgez des gens désarmés ; si l'on nous a fermé la bouche, le public tout entier sera notre avocat ; le public tout entier a répondu pour nous, en témoignant le mépris et le dégoût que lui inspirent vos feuilles anti-françaises.
   Puisque ces messieurs ont donné tant d'importance à un petit journal, il faut bien que je m'en donne un peu ; je cesse de parler collectivement. Ce n'est point au moment de la persécution que je veux rester sous le manteau. Le Nain Jaune n'est point de ma part une simple spéculation : les principes qu'il professe sont l'expression de mes sentimens. Quelques articles, je l'avoue, s'y sont glissés malgré moi ; mais ce qui forme sa couleur générale, l'esprit d'indépendance, l'honneur français porté jusqu au fanatisme peut-être, la haine des gothiques préjugés, qu'on ne pourrait ramener sans bouleverser de nouveau l'état, le vœu si hautement manifesté pour une constitution qui consolidera le trône en assurant les droits du peuple, la douleur profonde qu'inspire à tout bon Français la désolation de notre patrie ; voilà les sentimens et les opinions qu'on s'est plu à reconnaître dans le Nain Jaune ; voilà mes sentimens et mes opinions. Je ne prétends point pour cela me donner les honneurs de la rédaction : je n'y ai qu'une bien faible part ; mais si des articles écrits dans ce sens sont des crimes, je suis bien criminel, car je les ai adoptés avec empressement lorsque je ne les ai pas provoqués. J'ai cru et je crois encore qu'un journal constitutionnel, qu'on appelle journal d'opposition, était indispensable dans un état vraiment libre ; qu'une feuille où l'on trouvait tout à la fois courage, patriotisme et gaîté était une feuille essentiellement française ; je l'ai cru, et je persiste à croire que la suppression d'une pareille feuille serait un attentat à la liberté de la presse et une insulte faite à la nation elle-même.
   Je devais cette profession de foi au public et à moi-même ; je dois maintenant quelques explications à mes abonnés. Le désir de satisfaire aux engagemens que j'ai pris avec eux, est un des motifs qui m'engagent à mettre au jour cette brochure : elle leur tiendra lieu des numéros qui leur manquent. J'espère que la défense qui s'oppose à la publication du Nain Jaune sera bientôt levée ; et je fonde cette espérance sur la justice des tribunaux et des deux chambres, qui ne permettront pas qu'un citoyen soit arbitrairement dépouillé de sa propriété ; je la fonde sur la bonté et sur l'équité du roi, à qui cet écrit fera sans doute connaître l'acte illégal par lequel ses ministres osent donner un démenti à son ordonnance.
   Si contre mon attente et contre toute justice, je ne puis rentrer dans une propriété dont l'acquisition et l'agrandissement m'ont forcé à des sacrifices considérables, je me réserve de dédommager mes souscripteurs d'une autre manière. Quant aux personnes avec lesquelles j'ai contracté des engagemens pécuniaires, qu'elles ne soient pas moins tranquilles : tout ce que je possède sera consacré à l'acquit de mes dettes ; et si la nécessité de vendre dans un moment aussi peu favorable, me réduit à une honorable pauvreté, je me consolerai par le témoignage de ma conscience, et par ce témoignage de mes concitoyens. Lorsque tant d'illustres auteurs ont fait leur fortune en écrivant de dangereux mensonges, il a perdu la sienne en publiant d'utiles vérités.
Bibliographie :
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle (1801-1893), tome VI, col. 21-22.

150 euros (code de commande : 18817).

 

CHALON (Renier) — Recherches sur la seigneurie des Hayons, par Renier Chalon. Bruxelles, Devroye, 1862. [Bruxelles, / Emm. Devroye, Imprimeur du roi, / rue de Louvain, 40. / 1862] In-8° broché, [2 bl.], 21, [1 bl.] p., couverture fort défraîchie.
Extrait :
   Le village des Hayons ou des Héons forme aujourd'hui, avec le village de Dohan qui lui est contigu, une commune séparée, mais seulement depuis la loi du 1er juillet 1808. Dohan et les Hayons étaient auparavant, ainsi que le village de Bellevaux, des annexes de la commune de Noire-Fontaine.
   Les Hayons et Dohan sont situés à une lieue environ à l'est de Bouillon, sur la rive droite de la Sernoy, et au nord-ouest de la terre de Muno. Ils sont voisins, à l'est, d'une autre souveraineté en miniature, celle de Cugnon-Chassepierre, qu'au siècle dernier, un comte de Stolberg enleva, à main armée, à son ancien possesseur le prince de, Lowenstein-Rochefort.
   Dès les temps les plus reculés, Bellevaux, les Hayons dits Boucherelles, et Dohan semblent avoir dépendu du duché de Bouillon, tant pour la souveraineté que pour le ressort de la justice.
   Pour le spirituel, les Hayons et Dohan étaient primitivement de la paroisse de Sensenruth, l'une des quatre mairies du duché.
   Celle paroisse-mère avait compris, jadis, la ville de Bouillon, le ban de Bellevaux, et, par suite de ce ban, Dohan, les Hayons et une partie de Plainevaux.
   Bellevaux n'a été érigé en paroisse par l'évêque de Liége, alors détenteur de cette partie du duché, qu'en 1591.
   Pour le temporel, Bellevaux et son territoire dépendaient de la mairie de Palizeux, aujourd'hui Paliseul, la première des quatre mairies dans lesquelles le duc avait la justice immédiate.
   Les Hayons et Dohan étaient du ban de Bellevaux. Une partie de ce ban appartenait au domaine direct du duc, l'autre partie à des seigneurs particuliers, vassaux du duché.
   Dohan, qui était autrefois une dépendance des Hayons, n'en fut démembré qu'en 1618 et définitivement en 1625.
   Pour plus de complication, Dohan est séparé en deux par un ruisseau qui se jette dans la Semoy. Un côté de ce ruisseau relevait de la seigneurie des Hayons, l'autre de la seigneurie de Noire-Fontaine, aussi dans le duché de Bouillon.
   Les seigneurs de Bellevaux ont toujours reconnu la souveraineté du duc. Il en a été de même des seigneurs des Hayons, jusque vers le milieu du XVe siècle, qu'un sieur de Sapogne, seigneur du lieu, en fit, à ce que l'on prétend, hommage au seigneur de Raucourt ; hommage toujours contesté par les évêques de Liège, ducs de Bouillon.
   Quand le prince de la Tour d'Auvergne, qui s'intitulait aussi duc de Bouillon, fit cession à la France, en 1651, de sa principauté de Sedan et des seigneuries de Raucourt et de Jametz, il reçut en échange ou en dédommagement de cette cession forcée, divers domaines en France et la promesse d'être mis en possession du duché de Bouillon, si la France s'emparait un jour de ce pays.
   On sait, qu'en 1678, Louis XIV tint cette promesse.
   Comme dans l'échange de 1651 il avait été stipulé que le prince de Sedan abandonnait au roi tout ce qu'il possédait jusqu'à la Semoy, le nouveau duc de Bouillon invoquait les termes même du traité pour réclamer les Hayons dont le territoire est entièrement situé sur la rive droite de cette rivière.
   Celle contestation était encore pendante – comme disent les avocats – à l'époque de la révolution française.

20 euros (code de commande : 24642).

 

[CHAPLIN (Charles)]. BERGERAT (Émile) — Chaplin. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une photographie collée à la première page, deux illustrations dans le texte et deux planches hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », Première série - n° 36), exemplaire en bel état.
   Le cliché du portrait de Chaplin par Ferdinand Mulnier a été imprimé en photoglyptie (82 x 115 mm.) ; la photographie hors texte (128 x 224 mm.) de l'œuvre de Chaplin, « Le Nid » a été réalisée par Suze, éditée par Goupil et Cie, et montée sur carton.

   

25 euros (code de commande : 25721).

 

CHARPIGNON (Dr) — Souvenirs de l’occupation d’Orléans par les Allemands en 1870-1871. Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats - Les blessés. Orléans, Herluison, 1872. [Orléans H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17. 1872.] In-8° (135 ´ 203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
   
Le docteur Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens du magnétisme animal.
Préface :
   « À la suite des combats malheureux et des événements désastreux qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq mois par des soldats de toutes armes, par des blessés, par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants, par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes, par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs, multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait lancée sur la France.
   Des circonstances particulières et ma profession surtout, m'ayant forcé d'établir de fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu faire des observations intéressantes à plus d'un point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter quelques pages aux récits que d'autres écrivains orléanais ont faits de l'invasion allemande. »

25 euros (code de commande : 13396).

 

CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de). Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon.
Louvain, Bibliothèque Catholique de la Belgique - Vanlinthout et Vandenzande, 1828-1829.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 6350).

 

CHEVALIER (Michel) — Lettres sur l'Amérique du Nord par Michel Chevalier avec une carte des États-Unis d'Amérique. Quatrième édition revue, corrigée et augmentée de plusieurs chapitres et d'une table raisonnée des matières. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Wouters, 1844. [Bruxelles. Wouters et Ce, Imprimeurs-Libraires 8, rue d'Assaut. 1844] Deux tomes en un volume in-8° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, orné, plats recouverts de papier gaufré, (étiquette du relieur T. Demonceau, à Verviers), reliure un peu frottée, 275, [1 bl.], 303, [1 bl.] p., une carte à déplier, bel exemplaire malgré quelques rousseurs.
Avis de l'éditeur pour la première édition :
   Cet ouvrage a été sinon achevé, du moins tracé pendant un voyage en Amérique, de la fin de 1833 à celle de 1835. Plusieurs des lettres qui le composent, formant environ un tiers de cette publication, ont paru dans le Journal des Débats, auquel elles furent successivement adressées. L'auteur ne s'est pas borné à visiter les États-Unis ; il a aussi séjourné pendant plusieurs mois dans la partie espagnole du nouveau monde, au Mexique et à l'île de Cuba. Son intention avait été d'abord de réunir à ses observations sur les États-Unis celles qu'il avait recueillies sur les Hispano-Américains, ainsi que sur les Noirs et les Peaux-Rouges auxquels ils sont mêlés. Après réflexion, il a cru qu'il était plus convenable de séparer ce qu'il croyait avoir à dire sur deux sujets aussi différents que le sont les deux Amériques, espagnole et anglaise. Ainsi, ces deux volumes roulent exclusivement sur les États-Unis, ou du moins ont été faits entièrement à leur occasion. La même pensée qui a déterminé l'auteur à réserver ses notes sur le Mexique et l'île de Cuba, l'a décidé à faire précéder les lettres sur l'Union américaine de deux lettres écrites d'Angleterre lorsqu'il allait s'embarquer à Liverpool pour New-York.
L'avis d'Émile Cheysson à propos du séjour de Michel Chevalier en Amérique :
   Tout ce qu'il y voit l'enchante. Il y trouve réalisées une partie de ses aspirations saint-simoniennes : l'autocratie industrielle, l'absence de noblesse héréditaire et de traditions, la femme entourée de respect, une activité de ruche laborieuse, un prodigieux entrain, le travail considéré comme le moteur général et la loi universelle, un développement économique qui menace de déborder sur l'Europe. Il décrit ce spectacle et dit ses impressions dans une série de Lettres sur l'Amérique, que publia le Journal des Débats et qu'on trouve encore plaisir et profit à relire à plus d'un demi-siècle de distance. Comme Montesquieu dans les Lettres persanes, c'est la France qu'il vise dans ses récits d'Amérique ; il lui adresse des leçons sévères, gourmande la bourgeoisie sur son oisiveté et son égoïsme, lui prédit le suffrage universel, la concurrence des États-Unis. Son style s'est dégagé des boursouflures et des obscurités apocalyptiques qui étaient de mise à Ménilmontant ; il est rapide, correct, élégant, plein d'images et de mots heureux. Aussi ses lettres eurent-elles un grand succès et firent-elles dès ce moment sa réputation de penseur et d'écrivain. Le public sentait que le mouvement saint-simonien n'avait pas été stérile et que les jeunes gens qui en avaient pris la tête étaient des semeurs et des remueurs d'idées.
Bibliographie :
   - Cheysson (Émile) dans École polytechnique, livre du centenaire, 1794-1894, t. I : L'école et la science, p. 509.

120 euros (code de commande : 25768).


CLADEL (Léon) — Petits cahiers de Léon Cladel. Eau-forte de L. Lenain. Bruxelles, Kistemaeckers, 1879. [Bruxelles / Henry Kistemaeckers, Éditeur / 25, rue Royale, 25 / M DCCC LXXIX] In-12 demi-maroquin noir, dos à cinq nerfs daté en queue, tête dorée, couverture parcheminée conservée (reliure de G. Dubois d'Enghien dont la marque a été effacée par le dernier propriétaire du livre !), 142, [7 (table, marque de l'imprimeur A. Lefèvre, notice de présentation de l'édition de L'Homme qui tue par Georges Gerber)], [3 bl.] p., un portrait gravé de l'auteur en frontispice et 4 pages de fac-similé de manuscrit, (« Petite Collection de Bibliophilie »), exemplaire sur papier vergé, édition originale rare et en bel état.
   Georges Vicaire précise : « La justification du tirage, au v° du faux-titre, annonce : 200 ex. sur pap. vergé et 100 ex. sur pap. du Japon. D'après l'indication que m'a fournie M. Kistemaeckers, le tirage serait de 500 exemplaires sur pap. vergé, plus 10 ex. sur pap. du Japon. »
À propos de la « Petite Collection de Bibliophile » :
   Cette série de luxe est composée d'une quinzaine de volumes de 10,5 x 16 cm., imprimés sur beau papier vergé fin et illustrés chacun d'un portrait de l'auteur. « Cette collection, annonce Kistemaeckers, est destinée à devenir très rare par la suite [...], car aucun de ces volumes ne sera réimprimé. Elle groupera des œuvres inédites de toutes les célébrités de la jeune école analytique ou naturaliste. » La collection eut un vif succès et fut rapidement épuisée. Kistemaeckers se proposait de faire paraître dans des éditions illustrées mais au format grand in-8° ceux de ces ouvrages qui obtiendraient le plus de succès. » À la connaissance de Colette Baudet, le projet n'eut pas de suite.
Notice de Colette Baudet à propos de l'ouvrage :
   Sur un feuillet d'annonce, Kistemaeckers présente l'ouvrage en ces termes : « Cette publication étant avant tout une œuvre de gourmet, nous y avons apporté tous nos soins, afin qu'elle puisse dignement occuper la place qui l'attend dans la bibliothèque de l'amateur et du bibliophile, nous n'avons obtenu l'autorisation que de faire un seul tirage scrupuleusement limité à 300 exemplaires sur papier pur fil vergé à 4 francs et 10 exemplaires sur Japon véritable. » À propos de l'annonce de ce tirage scrupuleux, qui se rapproche des chiffres avancés par Vicaire mais ne correspond nullement à la justification du tirage indiquée dans le volume, R. Fayt observe, dans une monographie consacrée à l'éditeur : « Ce procédé met en évidence le manque d'intégrité de Kistemaeckers, coutumier de ces manipulations mercantiles. »
   Une note de l'éditeur, très caustique à l'égard des bien-pensants, rappelle la condamnation de Cladel, en 1876, lors de la publication d'Une Maudite dans L'Événement.
   Dans une lettre du 30 juin 1881, Kistemaeckers répond à un client, qui souhaite un exemplaire des Petits Cahiers, « que ce petit volume a été entièrement épuisé peu de temps après sa mise en vente [...]. »
Table des six nouvelles contenues dans ce volume :
   - Paul-des-Blés.
   - L'Ancêtre.
   - Une Maudite.
   - Chez les Morts.
   - Madame la Générale à la jambe de bois.
   - Bêtes et Gens.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome II, col. 755.
   - Fayt (René), Un éditeur des Naturalistes : Henry Kistemaeckers, dans Le Naturalisme et les lettres française de Belgique, Revue de l'Université de Bruxelles, 1984/4-5.
   - Baudet (Colette), Grandeur et misères d'un éditeur belge : Henry Kistemaeckers (1851-1934), pp. 193-194.

200 euros (code de commande : 25489).


CLÉMENT (Félix) — Histoire abrégée des beaux-arts chez tous les peuples et à toutes les époques, par Félix Clément. Ouvrage illustré de cent soixante-dix gravures sur bois. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1887. [Paris, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Imprimeurs de l'Institut, rue Jacob, 56. 1887.] In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches dorées, reliure frottée, VIII, 672 p., illustrations in et hors texte.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Notions d'esthétique.
   Chapitre I. Art hébraïque.
   Chapitre II. Art égyptien.
   Chapitre III. Art phénicien, babylonien, médique, assyrien, persan.
      - L'Art chez les Phéniciens.
      - L'Art chez les Babyloniens et les Mèdes.
      - L'Art assyrien.
      - L'Art chez les Perses.
   Chapitre IV. Art grec.
      - Coup d'œil général.
      - Monuments cyclopéens.
      - Les ordres grecs d'architecture : le Dorique, l'Ionique, le Corinthien, l'Attique, le Cariatide, le Persique.
      - L'ordre étrusque ou toscan. - L'ordre romain d'architecture ou composite.
      - L'Acropole d'Athènes.
      - L'ancien Parthénon.
      - Le nouveau Parthénon, temple dorique.
      - L'art dans le Péloponèse.
      - Le canon.
      - De l'expression.
   Chapitre V. Art romain.
      - L'art chez les Étrusques.
      - L'art chez les Romains.
   Chapitre VI. Art hindou.
   Chapitre VII. Art chinois.
   Chapitre VIII. Art américain.
   Chapitre IX. Monuments celtiques.
   Chapitre X. L'art dans les catacombes de Rome.
      - Ancien Testament.
      - Nouveau Testament.
   Chapitre XI. De l'idéal chrétien.
   Chapitre XII. L'art byzantin et le style arabe.
   Chapitre XIII. L'art depuis le Ve siècle jusqu'à la fin du XIe.
   Chapitre XIV. Période romane et ogivale du XIIe siècle à la fin du XVe.
   Chapitre XV. La Renaissance (XVIe siècle).
   Chapitre XVI. L'Art an XVIIe siècle.
   Chapitre XVII. L'Art au XVIIIe siècle et jusqu'au milieu du XIXe.
   Chapitre XVIII. L'art de la gravure.
      - Glyptique.
      - Gravure en médailles.
      - Gravure sur bois.
      - Gravure en taille-douce.
      - Gravure à l'eau-forte.
   Appendice bibliographique pour servir à l'histoire de l'art musical.

35 euros (code de commande : 21133MP).


[COLOMB]. ROSELLY DE LORGUES (Cte). Christophe Colomb serviteur de Dieu.
Paris, Plon, 1884.
Sous une reliure de Allô.
Pour en savoir plus...

80 euros (code de commande : 9239).

 

[CONDÉ (Princes de)]. AUMALE (Henri d’Orléans, duc d’) — Histoire des princes de Condé pendant les XVIe et XVIIe siècles par M. le Duc d'Aumale. Tomes I et II. Paris, Lévy, 1863-1864. [Paris / Michel Lévy Frères, Libraires Éditeurs / rue Vivienne, 2 bis et boulevard des Italiens, 15 / A la Librairie Nouvelle / 1863 - 1864 / Tous droits réservés.] Deux volumes in-8° plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné des armes du duc d'Aumale dans les entrenerfs et daté en queue, plats aux armes du duc d'Aumale encadrés de filets à froid, roulette et filets dorés sur les chasses, roulette dorée sur les coupes, tranches marbrées et dorées (reliure de Lortic), tome I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 580 p., un portrait gravé de Louis Ier de Bourbon en frontispice, tome II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 588 p., un portrait de Henri Ier de Boubron en frontispice et une grande carte à déplier in fine, bel exemplaire sur papier vergé.
Note de Fernand Drujon :
   « Cet ouvrage était déjà imprimé et sur le point d'être publié, lorsque le gouvernement impérial en interdit la publication et le fit saisir chez l'éditeur, le 19 juin 1863, par les soins du Préfet de police (M. Boittelle). De là procès retentissant intenté par l'illustre auteur du livre, conjointement avec son éditeur, contre les ministres de l'intérieur et des finances, les Préfets de police et de la Seine, le Directeur des Domaines, à l'effet d'obtenir la restitution en France, sans conditions ni restrictions des deux volumes saisis brochés et en feuilles, procès qui dura 6 ans et ne se termina, après l'épuisement de tous les degrés de juridiction, que par l'acquiescement du gouvernement aux prétentions des demandeurs. »
Préambule de l'auteur, daté de Palerme, le 20 mars 1869 :
   En soumettant au jugement du public des pages qui déjà peut-être sont jaunies par le temps et que je n'ai même pas sous les yeux, tandis que j'écris ces lignes, je pourrais être tenté de donner quelques explications ; car sept années me séparent du jour ou commença l'impression de ces deux volumes, et il est fâcheux pour un auteur de paraître devant un public « désheuré », comme disait le cardinal de Retz. Mais les circonstances qui ont amené ce long retard sont assez connues ; je n'y reviendrai pas.
   Je n'ai pas fait, je ne ferai pas de préface, n'ayant aucun système nouveau a exposer, aucun désir, aucun droit d'occuper le lecteur de ma personne. L'esprit de parti ne m'a pas inspiré, quand j'ai eu la pensée de profiter de nombreux documents que le bienfait du dernier des Condés avait mis en ma possession, et de raconter la vie de quelques-uns de ses vaillants aïeux ; j'ai essayé de rester fidèle à la devise de Montaigne, et je crois pouvoir répéter après lui : « Cecy est un livre de bonne foy. »
   Aussi, viens-je seulement accomplir un devoir de reconnaissance ; au moment de reprendre le cours d'un travail qu'une sorte de découragement m'avait fait interrompre, je veux saisir la seule occasion où je puisse remercier hautement les illustres avocats qui m'ont remis la plume en main. Fidèles aux glorieuses traditions du barreau français, MM. Hébert et Dufaure ont, par leur talent et leur persévérance, fait une fois de plus triompher la vieille cause : le droit.
Edmond de Goncourt juge Pierre-Marcellin Lortic :
   « Mais pour moi, – quand il est dans ses bons jours, – Lortic, sans conteste, est le premier des relieurs. C’est le roi de la reliure janséniste, de cette reliure toute nue, où nulle dorure ne distrait l’œil d’une imperfection, d’une bavochure, d’un filet maladroitement poussé, d’une arête mousse, d’un nerf balourd, – de cette reliure où se reconnaît l’habileté d’un relieur ainsi que l’habileté d’un potier dans une porcelaine blanche non décorée. Nul relieur n’a, comme lui, l’art d’écraser une peau, et de faire de sa surface polie la glace fauve qu’il obtient dans le brun d’un maroquin La Vallière ; nul, comme lui, n’a le secret de ces petits nerfs aigus, qu’il détache sur le dos minuscule des mignonnes et suprêmement élégantes plaquettes que lui seul a faites. Lortic est encore sans pair et sans égal pour jeter des fleurs de lis sur le plat d’une reliure, et la reliure de mon Histoire de Marie-Antoinette, où sur le semis d’or ressaute, dans le maroquin rouge, le profil d’argent d’une médaille de la Dauphine, est une reliure qui peut tenir à côté des plus parfaits ouvrages des relieurs anciens. »
Bibliographie :
   - Hauser (Henri), Les sources de l'histoire de France. XVIe siècle (1494-1610), n° 1563.
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 153-154.
   - Drujon (Fernand), Catalogue des ouvrages écrits et dessins de toute nature poursuivis, supprimés ou condamnés : depuis le 21 octobre 1814 jusqu'au 31 juillet 1877, p. 196.
   - Goncourt (Edmond de), La maison d'un artiste, t. I, p. 348.

Les deux volumes : 750 euros (code de commande : 25645).

 

[CORET (Jacques)] L'ange conducteur dans la dévotion chrétienne, réduite en pratique en faveur des Ames dévotes. Liège, Bassompièrre, [ca 1808]. [A Liege, / Chez la Veuve J. F. Bassompierre, / Libraire-Imprimeur, au Moriane, / vis-à-vis l'Eglise Ste. Catherine. / Avec Approbation & Permission.]. In-12 plein maroquin rouge (reliure frottée), dos à trois nerfs de fers dorés, pièce de titre olive, fers dorés encadrant les plats, tranches dorées, [1 (titre)], [1 bl.], [8], 416, [4] p., frontispice gravé, vignette du libraire Monjot, rue de la Clef à Mons.
   
Une note manuscrite au premier contreplat précise : « Ce livre a été donné à Forence de Welden par Monseigneur lecéque de Turnaÿ en 1811 »
   Le jésuite Jacques Coret naquit à Valenciennes en 1631 et mourut en 1721, à Liège où, nous dit Feller sa « mémoire est encore en vénération. » On lui doit de nombreux ouvrages de dévotion et de piété.

30 euros (code de commande : 25020).

 

CORNER (Julia) Histoire de l'Inde, par Miss Corner. Bruxelles, Devroede, 1847. [Bruxelles. / Librairie Historique et d'Éducation, / V. Devroede, Éditeur. / 1847.] In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre)], [1 bl.], IV, 245, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bien complet de ses quatre gravures, (collection « Bibliothèque Illustrée - Série Historique », V - Tome sixième), bon exemplaire exempt de rousseurs, dos recollé proprement, un petit coup au mors supérieur, rare sous cette forme.
   Il s'agit de la traduction française de l'ouvrage publié à Londres, chez Washbourne, en 1846, sous le titre The history of India : pictorial and descriptive.
   Julia Corner (Londres, 1798 - Notting Hill, 1875), se fit connaître sous le nom de « Miss Corner » comme l'auteur de livres d'Histoire et d'ouvrages d'éducation destinés à la jeunesse.
Table des chapitres :
   - Préface.
   - Introduction. Temps primitifs.
   Chapitre I. Invasion des Grecs.
   Chapitre II. Invasion des Arabes et des Afghans.
   Chapitre III. Conquêtes des musulmans.
   Chapitre IV. Domination dans l'Inde des Patans ou rois afghans.
   Chapitre V. Invasion des Mongols.
   Chapitre VI. Colonies portugaises dans l'Inde.
   Chapitre VII. Empire des Mongols.
   Chapitre VIII. Splendeur de l'empire mongol.
   Chapitre IX. Origine de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre X. Décadence de l'empire mongol, accroissement de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre XI. Élévation de l'empire mahratte sur les ruines de l'empire mongol.
   Chapitre XII. Les Français et les Anglais dans l'Indostan, grandeur des Mahrattes.
   Chapitre XIII. Établissement de l'empire britannique dans l'Inde.
   Chapitre XIV. Grandeur et chute de l'empire de Mysore.
   Chapitre XV. Gouvernement britannique.
   - Conclusion.
   - Appendice.   

  

40 euros (code de commande : 24761).


 

CORNEJO (Pedro) — Relation sommaire et véridique des choses dignes de remarque arrivées pendant le siège mémorable de la fameuse ville de Paris, et sa défense par le duc de Nemours, contre Henri de Bourbon, prince de Béarn, prenant le titre de Roi de France et de Navarre ; traduit de l'espagnol du licencié P. Cornejo. Paris, Fournier, 1834. [Paris, Imprimerie de H. Fournier, rue de Seine, n° 14. 1834.] In-8° broché, 43, [1 bl.] p., très rare ouvrage imprimé à 30 exemplaires.
Avertissement de l'éditeur :
   En 1590, Pedro Cornejo, qui paraît avoir été attaché à l'ambassadeur espagnol à Paris, publia, à la suite d'un ouvrage sur la Ligue, une Relation en espagnol du siège de Paris par Henri IV. Une traduction de ce curieux récit parut la même année sous le titre de : Discours brief et véritable des choses notables arrivées au siège de Paris, et défense d'icelle par le Duc de Nemours contre le Roi de Navarre, jusqu'au 6 de septembre ; Paris, Millot, 1590, in-8°.
   Bien qu'une réimpression de la version française ait été faite à Troyes, les exemplaires de cette Relation sont devenus très-rares, et la Bibliothèque du Roi n'en possède aucun. Nous avons cru devoir en publier une traduction qui, plus exacte que toutes les précédentes, sera recherchée des personnes se livrant à l'étude de l'histoire, et qui, tirée à petit nombre, s'adresse particulièrement aux Bibliophiles.
Bibliographie de la France, XXIIIe année, n° 1081.

100 euros (code de commande : 15031).

 

COZE — Recherches sur la population de Strasbourg, Faites d’après les Actes civils, passés en cette ville, depuis le 1er vendémiaire an VI, jusqu’au 1er vendémiaire an XI. Par le Citoyen Coze, Professeur de l'Ecole spéciale de Médecine. Paris, Imprimerie des Sourds-Muets, 1803. In-8° sous son brochage d’époque, 16 p., bel exemplaire non coupé.
   
@ Après avoir été chirurgien-major d’un régiment de cavalerie, Pierre Coze (1754-1821) fut nommé, sous la République, médecin en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse et devint enfin le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg. On lui doit quelques publications dont la plupart fut éditée dans les Mémoires de la Société d’Agriculture, des Sciences et des Arts de Strasbourg.
En guise d'introduction :
   « Les tables de Buffon m'avaient donné depuis long-temps, le désir de rechercher dans quelle proportion sont les naissances et les mariages dans une grande ville : je voulais aussi avoir l'occasion de trouver les rapports de la mortalité, respectivement aux âges, aux sexes, etc.
   Ce n'est que depuis la paix, que j'ai pu me livrer à ce genre de travail, et Strasbourg m'a offert des facilités que j'aurais eu de la peine à rencontrer dans toute autre grande ville de la France. Ici, les tableaux des actes civils sont faits avec une grande exactitude. Celui de la mortalité, en particulier, est une espèce de table nosologique, si bien conçue, qu'il serait à désirer qu'on l'adoptât dans toutes les villes. »

30 euros (code de commande : 11905).

 

CUVIER (Georges) — Les Oiseaux décrits et figurés d'après la classification de Georges Cuvier. LXXII Planches représentant 464 figures dessinées d'après nature et gravées sur cuivre. Les espèces les plus remarquables et les caractères génériques tirés du bec et des pattes, avec un texte explicatif. [Figures noires.] Paris, Baillière, 1869 (la couverture porte la date 1870). [Paris, J.B. Baillière et Fils Libraires de l'Académie Impériale de Médecine 19, rue Hautefeuille, près le boulevard Saint-Germain. 1869] In-8° sous une brochure factice (couverture marouflée sur du carton, le dos laisse apparaître la toile), [3 (faux-titre, catalogue de la collection, titre)], [1 bl.], [144 (description des planches – pour la plupart impression recto – et table)] p., 72 planches hors texte (1 sans nom de graveur d'après Prêtre, 1 gravée par Canu d'après Bévalet, 1 gravée par Annedouche d'après Guérin, 1 gravée par Lagesse d'après Prêtre et Gerbe, 68 gravées par Giraud : 2 d'après Guérin et Delarue, 1 d'après Bévalet, 1 d'après Bévalet et Guérin, 3 d'après Prêtre, 58 Guérin et Traviés, 3 d'après Prêtre et Guérin), mouillures dans les coins inférieurs (sans dommage pour les textes et les gravures), quelques rousseurs, bon exemplaire malgré ces défauts.

   
Couverture et planche XXX (genre Upupa)

350 euros (code de commande : 15701/vit3).

 

DE COSTER (Charles) — La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs par Ch. De Coster. Ouvrage illustré de trente-deux eaux-fortes inédites. Deuxième édition. Paris - Bruxelles, Librairie Internationale - A Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, 1869. [Paris / Librairie Internationale / 15, boulevard Montmartre / A. Lacroix, Verbroeckhoven & Cie, éditeurs / A Bruxelles, à Leipzig & à Livourne. 1869 / Tous droits de reproduction et de traduction réservés] In-4° plein maroquin tabac sous étui gainé et bordé de peau, dos (un peu passé) à 5 nerfs orné de filets dorés et de fers à froid, plats encadrés de filets dorés et de fers à froid, filet doré sur les coupes, chasses ornées de filets, pointillés et guirlandes dorées, tête dorée, couverture conservée (reliure de Hotat et Fils), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], VIII (préface et table des illustrations), 480 p., très bel exemplaire bien complet de ses 34 illustrations (couverture, une gravure sur bois dans le texte et 32 eaux-fortes hors texte).
   « Cette seconde édition comporte 17 figures hors texte nouvelles qui sont ici en premier tirage. » L'édition présentée ici est celle avec la couverture imprimée sur papier jaune et les gravures sur papier vergé.
   Les illustrateurs sont : Louis Artan, Léon Beckers, Gustave Biot, Hippolyte Boulenger, Auguste Danse, Charles de Groux, Edmond de Schampheleer, Adolf Dillens, Joseph Duwée, Théodore Fourmois, Alfred Hubert, Louis Jaugey, Paul Lauters, Félicien Rops, Hendrick Schaefels, Eugène Smits, Camille Van Camp, Guillaume Van der Hecht et Paul Van der Vin.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome V, col. 166-168.
   - Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne, tome III, p. 180.

   
Couverture et titre.

   
Frontispice et une des eaux-fortes de Félicien Rops.


Marque du relieur au premier contreplat.

600 euros (code de commande : 21000).

 

DE HEUSCH (Capitaine Waldor) — La tactique d'aujourd'hui et quelques mots de la tactique de demain par le capitaine Waldor de Heusch des Grenadiers, professeur à l'École Militaire de Bruxelles. Deuxième édition. Bruxelles, Spineux & Cie, 1888. [Bruxelles Spineux & Cie Librairie militaire 86, Montagne de la Cour, 86. Paris Berger-Levrault et Cie 5, rue des Beaux-Arts, 5. Madrid Fuentes y Capdeville 7, plaza de Santa Ana, 7. Amsterdam Feikma et Cie 231, Heerengracht, 231. Leipzig-Berlin-Vienne F.-A. Brockhaus. 1888. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], IV, 347, [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
   Définitions.
   La tactique d'aujourd'hui.
      Les précurseurs 1859-1866-1870 : Infanterie française. Infanterie belge. Cavalerie française. Cavalerie belge. Artillerie.
      Tactique élémentaire en Prusse : Infanterie. Cavalerie. Artillerie.
      Titre I : Tactique des armes séparées.
         - Infanterie.
         - Armement.
         - Feux : Feux de salve. Feux à volonté. Feux à cartouches comptées. Feux à répétition.
         - Formations, évolutions, mode de combat.
         - Formation de combat du bataillon encadré dans l'offensive : a. Force et fractionnement. b. Étendue du front. c. Nombre d'échelons. d. Rôle des échelons. Avant-ligne. Rôle de la réserve de bataillon. e. Profondeur de la formation.
         - Mode de combat du bataillon encadré dans l'offensive : Première phase : Formation des colonnes de compagnie. Deuxième phase : Formation préparatoire de combat. Troisième phase : Formation de combat. Quatrième phase : Ouverture du feu. Marche par bonds. Cinquième phase : Marche et renforcement de la chaîne jusqu'à l'ouverture du feu rapide. Sixième phase : Feu rapide. Représentation des six phases ci-dessus.
         - Attaque décisive ou assaut et conclusions.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en Allemagne : Formation fondamentale. Formation tactique. Évolutions. Formation de combat. Préparation de l'attaque. Exécution de l'attaque.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en France : Division en six phases. Colonne pour le combat. Marche de la colonne pour le combat de 300 mètres à 1500 mètres (croquis ). Marche de l'attaque de 1500 mètres à 400 mètres (croquis). Cinquième et sixième phases. Exécution de l'attaque. Assaut. Bataillon sur la défensive. Mode de combat. Reconnaissance et occupation de la position. Phase de la résistance. Contre-attaque. Poursuite ou retraite.
   Considérations sur la tactique de demain.
      Tactique du bataillon isolé.
      Cas particulier de combat.
      Tactique de l'infanterie contre la cavalerie.
      Tactiques des unités plus fortes que le le bataillon.
      Formations de combat des unités supérieures au bataillon : Nombre de lignes et leur rôle dans l'offensive. Densité de la formation. Distance entre les lignes. Formations dans la défensive. Quelques types de formations. Mode de combat des unités plus fortes que le bataillon.
   Tactique de la cavalerie.
      Considérations générales.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formations et évolutions de l'escadron. Formations et évolutions du régiment. Principales différences avec les règlements allemand et français. Mode de combat. La charge. Formations et évolutions de la brigade. Formation de combat de la division. Conduite de l'artillerie à cheval. Nouvelle tactique des lignes en Allemagne. Formation de combat d'une division (méthode allemande). Combat à pied.
   Tactique de l'artillerie.
      Généralités.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formation en bataille d'une batterie complète. Id. en batterie. Tir de l'artillerie. Vitesse du tir.
      Mode de combat dans l'offensive : Distances de tir. Choix des positions.
      Mode de combat dans la défensive.
   Titre II : La tactique appliquée.
      Étude de terrain au point de vue tactique et reconnaissances militaires.
         a. Formes générales du terrain : Polders. Terrains plats. Terrains ondulés. Terrains montueux.
         b. Obstacles, couverts, nature du sol.
         c. Influence des communications.
   Considérations sur le choix et l'occupation des positions.
      a. Du front. Étendue du front. Des flancs. Obstacles et couverts sur le front.
      b. Du terrain en avant et des abords : Postes détachés et postes avancés.
      c. Intérieur de la position.
      d. Terrain en arrière.
   Reconnaissances.
      1° Préparation.
      2° Opérations sur le terrain.
      3° Rapports sur les reconnaissances.
      Quelques détails d'exécution matérielle.
   Du commandement et de la combinaison des armes.
      Commandement.
      Combinaison des armes.
      Importance de combiner les armes.
   Différentes combinaisons tactiques de l'attaque et de la défense.
      Attaque de front.
      Attaque de flanc.
      Attaque combinée de front et de flanc ou attaque enveloppante.
      Attaque tournante ou à revers.
   Combat des unités générales.
      Combat d'une division.

40 euros (code de commande : 14595).

 

DELAMARCHE (Félix) — Atlas de la géographie ancienne, du moyen âge, et moderne, Adopté par le Conseil royal de l'Instruction Publique, A l'usage des Collèges Royaux et des Maisons d'Education, pour suivre les Cours de géographie et d'histoire. Paris, Chez l'Auteur, 1832. In-4° (255 ´ 340 mm.) reliure usagée (dos manquant, coins et coupes très émoussés, plats frottés), bien complet de ses 36 cartes coloriées montées sur onglet, rousseurs parfois importantes, traces d'humidité, déchirures sans manque.

Table des cartes
1. Tableau des différens systèmes.
2. Mappemonde.
3. Europe.
4. Iles britanniques.
5. Suède, Norwège, Danemark.
6. Russie septentrionale.
7. Russie méridionale.
8. France par provinces.
9. France par départemens.
10. Royaume des Pays-Bas.
11. Allemagne, nouvelle division.
12. République helvétique.
13. Espagne et Portugal.
14. Italie septentrionale.
15. Italie méridionale (Naples).
16. Turquie d'Europe.
17. Asie.
18. Afrique.
19. Amérique septentrionale.
20. Amérique méridionale.
21. Dispersion des peuples après le Déluge.
22. Judée ou Terre-Sainte.
23. Orbis antiquus.
24. Ægyptus antiqua.
25. Romanum Imperium.
26. Gallia antiqua.
27. Hispania antiqua.
28. Germania antiqua.
29. Italia antiqua.
30. Gr
æcia antiqua.
31. Asia Minor.
32. Alexandri Magni Expeditiones.
33. Retraite des Dix-mille.
34. Europe avant l'invasion des Barbares.
35. Europe sous Charlemagne.
36. Europe à l'époque du démembrement
      de l'empire de Charlemagne.

   

180 euros (code de commande : 12523*).


DELAVIGNE (Casimir) — Messéniennes et Poésies diverses, par M. Casimir Delavigne. Huitième édition. Bruxelles, Wahlen, 1823. [Bruxelles, / Auguste Wahlen et Compagnie. / M DCCC XXIII.] Petit in-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 187, [1 bl.] p., un frontispice de Devéria gravé par Benoist, (« Collection Choisie de Prosateurs et Poétes Français Modernes »), couverture défraîchie.
Table :
   - Avertissement de l'éditeur.
   - Envoi des Messéniennes à Madame ***.
   - Livre I. Messéniennes.
      - Première Messénienne. La Bataille de Waterloo.
      - Seconde Messénienne. La dévastation du Musée et des monuments.
      - Troisième Messénienne. Du besoin de s'unir après le départ des étrangers.
      - Quatrième Messénienne. La vie de Jeanne d'Arc.
      - Cinquième Messénienne. La mort de Jeanne d'Arc.
      - Sixième Messénienne. Le jeune Diacre, ou la Grèce chrétienne.
      - Septième Messénienne. Parthé nope et l'Étrangère.
      - Huitième Messénienne. Aux ruines de la Grèce païenne.
      - Épilogue.
   - Livre II. Poésies diverses.
      - Danaë.
      - Antigone et Ismène pleurant sur leurs frères.
      - Hymne à Vénus.
      - Ode.
      - À mes amis.
      - L'attente.
     - Au vallon d'Argentol.
      - À mon ami***, en lui demandant, pour une vieille femme, une place dans un hospice.
      - Stances.
      - La découverte de la vaccine, poème.
      - Épitre à Messieurs de l'Académie française.

10 euros (code de commande : 24571).


DELMOTTE (Henri-Philibert-Joseph) — Comédies. M. Du Bois ou La nouvelle noblesse - Le début - Comment on devient conseiller - Le lanceur d'affaires. Neuchâtel, Sandoz, 1873. [Neuchâtel, Jules Sandoz, Libraire-Éditeur. 1873] In-8° broché, 288 p., couverture défraîchie, dos factice.
   L'auteur ne doit pas être confondu avec son père, l'archiviste et historien Henri-Florent (1798-1836) qui joua un important rôle dans l'histoire littéraire montoise.
   Henri-Philibert-Joseph (Baudour, 1822 - Bruxelles, 1884), docteur en droit, fut notaire et commissaire d'arrondissement à Nivelles. Comme son père, il marqua un vif intérêt pour la littérature et l'histoire et publia de nombreux articles, des comédies, un opéra-comique et une notice biographique sur l'orfèvre montois Jean-François-Joseph Beghin.

20 euros (code de commande : 21469).


DEMOLDER (Eugène) — Le Royaume authentique du Grand saint Nicolas. Illustré d'une couverture, d'un frontispice, de 30 croquis de Félicien Rops et de 5 dessins hors texte d'Étienne Morannes. Paris, Mercure de France, 1896. [Éditions du Mercure de France, 15, rue de l'Échaudé-Saint-Germain, Paris.] In-8° demi-parchemin à coins, couverture conservée, [3 (faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], 214, [2 (table, vignette)] p., exemplaire bien complet du frontispice et des cinq illustrations hors texte accompagnées de leurs serpentes légendées, exemplaire en très bel état.

   
Reliure et couverture.

150 euros (code de commande : 19391).


DE SMET (J.J.) — Histoire de la Belgique, par J.J. De Smet, ancien régent de Rhétorique au Collége d'Alost. Troisième édition, revue et corrigée avec soin. Tomes I et II (complet). Gand, Vanryckegem-Hovaere, 1832. [Gand, Vanryckegem-Hovaere, Imprimeur-Libraire. 1832.] Deux volumes in-8° demi-basane verte, dos lisses ornés de filets dorés, reliure frottée, tome I : VIII, 336 p., une carte hors texte à déplier gravée par Constant Onghena, tome II : 360, une carte hors texte à déplier gravée par Constant Onghena, ex-libris manuscrits aux pages de faux-titre et cachet aux pages de titre, bon exemplaire.
   « À peine âgé de 25 ans, [l'historien gantois Joseph-Jean De Smet (1794-1877)] fut nommé professeur de rhétorique au petit séminaire de Sainte-Barbe à Gand ; mais il passa bientôt, en cette même qualité, au collège d'Alost, dirigé alors par l'abbé van Crombrugghe. L'enseignement moyen, dit P. de Decker, en complet désarroi depuis l'introduction chez nous du régime des lycées impériaux de France, laissait beaucoup à désirer au point de vue des livres classiques, tous rédigés dans un esprit qui était peu en rapport avec nos traditions nationales. Le corps professoral du collège d'Alost s'attacha immédiatement à combler cette lacune importante. Mr de Smet, convaincu de la nécessité d'une direction nationale à imprimer surtout à l'étude de nos annales, publia dès 1822 (lisez 1821) une histoire de la Belgique en deux volumes. » Cet ouvrage, dans lequel, pour la première fois, on essayait de faire marcher de front les principaux faits historiques se rattachant à toutes nos provinces si différentes dans les diverses phases de leur civilisation particulière, était écrit d'après un plan entièrement nouveau. Tout en constituant une unité logique, la division du livre en sept principales époques permettait de donner comme couronnement et résumé de ces diverses périodes, le tableau des mœurs et des coutumes, ainsi que celui des lettres et des arts correspondant à chacune d'elles. Cette histoire écrite  « pour inspirer aux jeunes l'amour de la patrie », était conduite jusqu'à la bataille de Waterloo. Elle se terminait par cette réflexion à laquelle les circonstances donnaient une si émouvante actualité :  « Puisse la sollicitude d'un souverain, ami de son peuple, et la sagesse des deux Chambres parvenir à faire régner entre les Belges et les Bataves cette union et cette concorde qui sont le gage assuré de la prospérité des empires ! » Ce Manuel fut accueilli avec une grande faveur (Messager des Sciences, 1823, p. 19). L'année suivante, il fallut en donner une seconde édition, revue et corrigée d'après les conseils des deux représentants les plus autorisés de la science historique belge à cette époque, J.-J. Raepsaet et L. Dewez. Cette fois, l'abbé de Smet « avait exposé la fatale influence exercée sur les troubles du XVIe siècle par le fondateur de la dynastie d'Orange. » Aussi le ton du Messager (1824, p. 400) change-t-il complètement : « Malheureusement Mr de S. a cru pouvoir ne pas conserver à quelques-uns de nos princes leur caractère historique. Il était de son devoir de les louer quand ils ont fait le bien ; mais il perd ses droits au titre d'écrivain impartial, lorsqu'il fait plus que dissimuler leurs fautes. Ce que je dis ici s'applique surtout à Charles-Quint et à son fils Philippe II. »
   D'après De Decker, à partir de ce moment, le gouvernement hollandais, froissé de l'« impartiale franchise » du jeune historien lui fit une guerre tantôt sourde, tantôt déclarée qui n'eut d'autre résultat que d'affermir et d'accroître sa popularité. »
   L'édition présentée ici inclut les événements de la révolution belge et l'intervention de l'armée française du maréchal Gérard qui repoussa, en 1831, les troupes du prince d'Orange hors du territoire national.
   Bibliographie :
   - 
V. Fris dans Biographie nationale, tome XXII, col. 778-791.


Carte du tome II.

80 euros (code de commande : 20193).

 


DROZ (Gustave). Le cahier bleu de Mlle Cibot.
Paris, Hetzel, 1868.
Pour en savoir plus...

15 euros (code de commande : 25/64/vit3).


 

DUMARSAIS (César Chesneau, sieur) — Essai sur les préjugés. Précédé d'un Discours préliminaire et d'un Précis historique de la vie de Dumarsais par le citoyen Daube. Tomes I et II (complet). Paris, Librairie de la Bibliothèque Nationale, 1886. [Paris. Librairie de la Bibliothèque Nationale rue de Richelieu, 8, près le Théâtre-Français, Ci-devant rue de Valois. 1886. Tous droits réservés.] Deux volumes in-12 broché sous une couverture illustrée, tome I : 158, [1 (table)], [1 bl.] p., tome II : 158, [1 (table)], [1 bl.] p., (collection « Bibliothèque Nationale »), bel exemplaire.
À propos de la paternité de ce texte attribuée à d'Holbach, Alain Niderst écrit :
   L’Essai sur les Préjugés pose un problème plus complexe. L’épître dédicatoire est signée D.M., ce qui semble signifier Dumarsais et est adressée à M.D.L., en qui nous pourrions reconnaître M. de Lauragais. Cette « Lettre de l’Auteur » est datée du 7 mars 1750, et il semble bien qu’à cette époque le jeune comte de Lauragais ait fréquenté l’école du faubourg Saint-Victor, que tenait le grammairien. On y trouve d’ailleurs cet aveu que seul Dumarsais pouvait proférer : « Vous avez paru désirer, mon cher ami, que je donnasse plus d’étendue à ma dissertation du Philosophe. » Malgré ces indices qui ont emporté la conviction des éditeurs de 1797, bien des lecteurs ont hésité. L’abbé Bergier, dans son Examen du Matérialisme de 1771, dit simplement que cet essai est « atribué à Dumarsais », mais montre que d’Holbach s’en est amplement inspiré dans le Système de la Nature. Peut-être est-ce pour cette raison que Naigeon, dans une note de l’Encyclopédie méthodique de 1791, attribua cet ouvrage au traducteur des Lettres à Serena et à l’auteur de la Contagion sacrée, c’est-à-dire à d’Holbach. Il fut suivit par Barbier dans le Dictionnaire des ouvrages anonymes, par J. Lough, dans l’Essai de bibliographie critique des publications du baron d’Holbach et par Dieckmann dans son édition du Philosophe. Tous ne voulurent voir dans l’épître dédicatoire qu’une « supercherie littéraire ». Mais, malgré le nombre et le poids de ces autorités, il est permis d’hésiter, comme l’a montré Pierre Nouville, car tous ces critiques ou bibliographes s’appuient sur le seul, et d’ailleurs assez timide et presque équivoque, témoignage de Naigeon ; Lough cite inexactement le texte de l’abbé Bergier, que nous avons mentionné, et il s’appuie, de façon un peu téméraire, sur cette phrase de d’Holbach : « On parle encore d’un Essai sur les préjugés dont on dit beaucoup de bien. » Mais cet éloge n’est pas un aveu de paternité : puisque d’Holbach s’est évidemment inspiré de cet écrit dans son Système de la Nature, il est tout à fait normal qu’il le loue, même s’il n’en est pas l’auteur.
   Le texte même, peut-il nous instruire davantage ? On y trouve bien des passages empruntés, souvent presque littéralement, au Philosophe : « C’est l’esprit d’observation, c’est l’amour de la vérité, c’est l’affection du genre humain [...] en un mot, c’est l’humanité qui caractérise le sage... » ; l’esprit philosophique est « l’esprit d’expérience et d’analyse » ; « la sagesse n’est rien si elle ne conduit au bonheur » ; « les grands et le peuple sont dans toutes les nation les derniers qui s’éclairent... ». La présentation est presque aussi scolaire que celle des autres traités : Sénèque, Cicéron, Saint Augustin, César, Horace, Quintilien, Juvénal, Tacite, parmi les anciens, le président de Thou, Nicole, Grotius, Pufendorf, parmi les modernes, sont cités. L’influence de Fontenelle, que nous avons décelée chez Dumarsais, transparaît ici : c’est avec les mêmes accents, c’est presque dans les mêmes termes, que dans la Digression sur les Anciens & les Modernes, qu’est condamnée la vénération de l’antiquité. La philosophie semble bien celle de Dumarsais : « Ce que nous appelons la raison n’est que la vérité découverte par l’expérience, méditée par la réflexion et appliquée à la conduite de notre vie » ; « Le philosophe est [...] un homme qui connoissant le prix de la sagesse pour son bonheur et pour celui des autres, travaille à chercher la vérité. » Cette raison affranchie et rigoureuse doit donc porter hardiment ses lumières sur toutes les croyances populaires : « Nos religions, nos gouvernements, nos lois, nos coutumes, nos opinions, datent communément des temps d’ignorance et de barbarie. ». Et ici, ce n’est pas seulement la religion chrétienne, comme dans l’Analyse, qui est critiquée ou réfutée ; c’est la monarchie traditionnelle avec ses « princes élevés dans la mollesse, dans l’ignorance de leurs véritables intérêts et contens de jouir d’une gloire frivole [...] les dangers du despotisme, les fureurs des conquêtes, les folies de la guerre. ». Mais plus encore peut-être que l’aveuglement et l’égoïsme des rois, que les guerres ruineuses et les lois injustes, nous devons regretter la vénalité des charges, cet usage absurde, qui étouffe les hommes de mérite et promeut des incapables. Or, Voltaire, en 1764, bien avant la première édition de l’Essai sur les Préjugés, écrit : « Feu M. Dumarsais assuroit que le plus grand des abus étoit la vénalité des charges. C’est un grand malheur pour l’État, disoit-il, qu’un homme de mérite, sans fortune, ne puisse parvenir à rien. Que de talents enterrés et que de sots en place ! » D’autre part, l’auteur de cet essai se propose, comme l’écrit Frédéric II dans la réfutation qu’il en fit, d’édifier la religion naturelle sur la ruine de toutes les superstitions. C’est ainsi qu’il oppose « les deux religions » qui existent dans « la société civile. » Quelle que soit son agressivité, déjà visible d’ailleurs dans le Philosophe, envers la superstition et la dévotion, il n’affirme jamais que, Dieu n’existe pas. Cette attitude est bien éloignée de l’athéisme éclatant du baron d’Holbach. Ajoutons que le style, bien que soutenu, est moins orné, moins fleuri, moins fréquemment métaphorique, que celui du Système de la Nature.
   Ainsi, en dépit de l’autorité de Naigeon, nous sommes amenés à rendre cet ouvrage à Dumarsais. C’est sa méthode et sa philosophie. Il existe, répétons-le, cette épître dédicatoire, qui doit nous paraître une preuve formelle, si nous renonçons à la considérer, de façon un peu subtile et presque invraisemblable, comme une « supercherie littéraire ».
Bibliographie :
   - Alain Niderst, Sur l’œuvre de Dumarsais, dans Anales de Literatura Española, nº 3, 1984, pp. 349-356.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 19667).


DUPLESSI-BERTAUX (Jean) — Histoire de l’enfant prodigue, en douze tableaux, tirée du Nouveau Testament ; dessinée et gravée par Jean Duplessi-Bertaux en 1815. Paris, P. Didot l’aîné, 1816. In-4° broché, 52 p., 12 planches hors texte, rousseurs, couverture très défraîchie avec des manques.
@ Ci-dessous : gravure du quatrième tableau avec sa calligraphie imprimée.

   

90 euros (code de commande : 11750/vit3).


DURAND (H.). Les bords du Danube en Allemagne.
Tours, Mame, 1886.
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15 euros (code de commande : 11389/vit4).


DUVEYRIER. L’An Mil. Opéra-comique en un acte.
Bruxelles, Lelong, 1837.
Contrefaçon belge parue la même année que l'édition originale.
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20 euros (code de commande : 11463/vit3).


[ÉCLAIRAGE - BROCHAND]. Carton publicitaire de F. Brochand, rue Helvétius, n° 20 à Paris, [ca 188]. 88 x 62 mm., en très bel état.
   La lampe éolipyle est une invention que F. Brochant fit breveter en 1807.
   « L'auteur a obtenu un brevet de cinq ans pour une nouvelle lampe qu'il nomme lampe éolipyle, dont le principe est le même que celui de la lampe dite à triple courant d'air ; le bec tient de l'huile autour de la mèche pour éclairer également pendant neuf à dix heures. Ce bec diffère de tous ceux qui existent par la disposition des courans d'air ; le courant central prend son origine dans la partie inférieure de la lampe, l'autre se dirige par la découpure d'une galerie placée dans la partie supérieure du bec, et rafraîchie par les ventouses de la galerie de la cheminée de verre dont le bec est surmonté. Ce nouveau bec est fermé très hermétiquement, pour que l'air dilaté par la chaleur ne puisse s'en échapper et fasse pression sur l'huile qu'il force à monter dans la mèche. Cette lampe, garnie de son garde-vue en cristal dépoli, éclaire une table de dix pieds de diamètre ; elle porte des mèches de toute la hauteur du courant central, ce qui permet de ne les renouveler que tous les quinze jours, dans les soirées les plus longues. Quoique cette lampe produise une lumière pareille à celle des quinquets, son principe en est cependant différent. Les quinquets anciens sont assujettis à un niveau, et n'emploient qu'un seul et même courant, divisé en deux parties verticales, tandis que dans la nouvelle lampe ce niveau est inutile, et qu'on emploie un courant central et vertical simple, et un courant polaire et horizontal qui font réellement deux courans distincts l'un de l'autre. La robe du quinquet ancien est supprimée dans le nouveau bec, où le réservoir et le bec ne font qu'un seul tout. »
Bibliographie :
   - Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes : inventions, innovations, perfectionnemens, observations nouvelles et importations, en France, dans les sciences, la littérature, les arts, l'agriculture, le commerce et l'industrie, de 1789 à la fin de 1820, t. X, pp. 198-199.
   - Almanach du commerce de Paris, des départements de l'Empire français, et de principales villes du monde, éd. 1809, p. 849.

15 euros (code de commande : 25496).


Exposé historique de l'état de l'Église réformée des Pays-Bas ; pour être présenté de la part de la Réunion wallonne aux églises réformées étrangères, spécialement aux églises de la France et de la Suisse-française par la Commission pour les affaires des églises wallonnes des Pays-Bas. 2e édition. Amsterdam, Van Tyen, 1855. [Amsterdam, G. Van Tyen & Fils. 1855.] In-8° broché, [2 bl.], [2 (titre et avertissement de l'éditeur)], 70, [2 (table)] p., soulignements et annotations crayonnés, rare.
Note liminaire :
   Nous nous proposons de donner un court expose de l'état des choses dans l'Église réformée des Pays-Bas. C'est surtout des temps actuels qu'il s'agit. Cependant la Hollande protestante a été trop connue autrefois, elle a eu trop de part à la vie religieuse et intellectuelle de l'Europe réformée, pour que nous n'appelions pas un instant l'attention sur ce passé que l'on connaît ; nous le relierons au présent par un coup d'œil sur ces temps intermédiaires, où l'absence d'un lien commun entre les Églises des divers pays réformés, les a conduites, non à s'oublier, mais à ne plus guères se connaître. À l'égard des temps passés, nous nous bornons à une esquisse rapide du mouvement théologique, mouvement d'autant plus important à connaître, qu'il reflète en quelque sorte la vie ecclésiastique et religieuse. Il en naît et y réagit à son tour. Connaître le premier c'est pouvoir se faire une idée de cette dernière. Arrivés aux temps présents, nous nous appliquerons à distinguer, sous le triple rapport, ecclésiastique, religieux et scientifique, les quelques traits que nous aurons à présenter.
   Quant au passé, il s'agit de trois siècles, depuis la moitié du 16e siècle jusqu'à la moitié du 19e. Nous les passerons successivement en revue.

50 euros (code de commande : 16641).

 

FAGNIART (Élisa) — Mes loisirs de campagne. Par Élisa Fagniart (Madame Antoine Sohier). Mons, Loret, 1889. [Mons. Typographie artistique de Léopold Loret, Rue de la Raquette, 14 & 16. 1889] In-8° demi-chagrin rouge, 127, [1 (colophon)] p., ornements typographiques, rousseurs éparses.

   

25 euros (code de commande : 21775YB).

 

FÉNELON
Les aventures de Télémaque.
Paris, Ernest Bourdin, [1840].
Édition avec, notamment, les illustrations de Johannot.
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80 euros (code de commande : 4183).

 

[FÉNÉLON (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit )] — Fénélon des demoiselles ou Choix des plus beaux écrits de cet écrivain célèbre par l'Auteur des Jeunes Martyres de la Foi Chrétienne. Paris, Janet, [ca 1838]. [Paris, Louis Janet, Libraire, Rue St. Jacques, n° 59.] In-12 plein maroquin mauve d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets et de fleurons dorés, plaque à froid sur les plats encadrés de roulettes à froid et d'un filet doré, pointillés dorés sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, [2 (faux-titre, mention d'imprimeur (Didot))], XXVII (dont le titre gravé), [1 bl.], 260 p., 4 gravures hors texte, ex-libris armorié de la famille de La Rochefoucauld (château de La Roche Guyon), bel exemplaire sous une fine reliure.
Table des matières :
   - Notice sur M. de Fénélon.
   - De l'existence de Dieu.
   - Description de l'univers.
   - Conclusion.
   - Prière à Dieu.
   - Sermons :
      I. Fête de l'Épiphanie.
      II. L'Assomption de la sainte Vierge.
      III. La fête d'un martyr.
      IV. Fête de sainte Thérèse.
   - Entretiens pieux :
      I. Sur la prière.
      II. Sur les caractères de la piété.
   - Sentiments et avis chrétiens :
      I. De la nécessité de connoître et d'aimer Dieu.
      II. De la conformité à la vie de Jésus-Christ.
      III. Sur le renoncement à soi-même.
      IV. Comment il faut veiller sur soi.
      V. Sur les fautes journalières.
      VI. Il ne faut juger des vertus ni des vices de soi ou d'autrui selon le goût humain.
      VII. sur les croix.
      VIII. De la véritable lumière.
      IX. Sur la conformité à la volonté de Dieu.
   - De l'éducation des filles :
      I. Importance de l'éducation des filles.
      II. Inconvénients des éducations ordinaires.
      III. Sur plusieurs défauts des filles.
      IV. Vanité de la beauté et des ajustements.
      V. Instruction des femmes sur leurs devoirs.
      VI. Suite des devoirs des femmes.
   - Fables :
      I. Histoire d'Alibée, Persan.
      II. Histoire de Florise.
      III. Histoire d'une vieille reine et d'une jeune paysanne.

95 euros (code de commande : 17600).

 

FERET (Edouard)Dictionnaire-Manuel du Maître de Chai. Ouvrage extrait du Dictionnaire-Manuel du Négociant en Vins et Spiritueux et du maître de chai accompagné de 300 vignettes par Edouard Feret Auteur de « Bordeaux et ses Vins classés par ordre de Mérite ». Ouvrage honoré d'une Médaille d'or de la Société d'Agriculture de la Gironde. Bordeaux - Paris, Feret et Fils - Libraires Associés, 1896. [Bordeaux / Feret et Fils, Éditeurs / 15, cours de l'Intendance. / Paris / Libraires Associés, Éditeurs / 13, rue de Buci. / 1896] In-12 sous cartonnage lie-de-vin d'éditeur, VII, 473, [21] p., illustrations, exemplaire peu courant et en bel état.
Extrait de la préface :
   Cet ouvrage est un extrait du Dictionnaire-Manuel du Négociant en Vins et Spiritueux et du Maître de Chai qui a été commencé, il y a plusieurs années, avec le désir d'être utile aux personnes qui, débutant dans le commerce des vins et spiritueux ou dans le cellier du propriétaire-viticulteur, ont besoin, au comptoir, au chai ou au cuvier, de trouver rapidement le conseil, l'enseignement sommaire qu'elles cherchent, pour comprendre un mot technique ou effectuer un travail quelconque, connaître un outil ou un vin français ou étranger.
   Pour atteindre ce but, nous nous sommes entouré de l'expérience, des conseils et de la science de praticiens ou de savants bordelais qui s'occupent spécialement des vins et spiritueux, et nous espérons, grâce à leur concours, avoir fait un ouvrage qui formera le pendant ou la suite de Bordeaux et ses Vins classés par ordre de mérite, qui en est à sa sixième édition et qui a été traduit en anglais, en allemand.

150 euros (code de commande : 23237).

 

La Fleur des chansons. Les grans chansons nouvelles qui sont en nombre Cent et dix, ou est comprinse la chanson du roy, la chanson de Pavie, la chanson que le roy fist en Espaigne, la chanson de Romme, la chanson des Brunettes et Teremutu, et plusieurs aultres nouvelles chansons, lesquelles trouveres par la table ensuyvant. [Paris], [Techener], [1833]. In-16 demi-maroquin vert-foncé à coins, dos à 5 nerfs, tranches marbrées, [64] p., exemplaire en très bel état de cette édition rare.
   Ce volume fait partie de la collection « Les joyeusetez, facecies et folastres imaginacions de Caresme Prenant, Gauthier Garguille, Guillot Gorju, Roger Bontemps, Turlupin, Tabarin, Arlequin, Moulinet, etc. » décrite par Georges Vicaire qui en a établi la tomaison fictive en adoptant un classement chronologique (tome XV pour le volume présenté ici).
   « Cette collection, qui, suivant le prospectus, devait se composer de 25 ou 30 volumes, n'en comprend que 18 ou 20 si l'on y ajoute le Prospectus et les Quinze joyes de mariage, publiées en 1837. Elle a été tirée à 76 exemplaires. »
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome IV, col. 597-604.
   - Brunet, tome 3, 586-590

170 euros (code de commande : 20660).

 

[FORTIA D'URBAN]. Recueil de trois ouvrages du marquis de Fortia d'Urban précédés par une plaquette d'Adolphe Aubenas. Quatre ouvrages sous une reliure demi-maroquin vert, dos lisse orné, contenant :
AUBENAS (Adolphe)Première lettre sur Jacques de Guyse, annaliste du Hainaut, à Monsieur le Baron de Stassart. Paris, Chez l'Auteur, 1839. 32 p.
FORTIA D'URBAN — Table chronologique des Annales du Hainaut contenant l'Histoire des rois belges avant la prise de Troie. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement)], 112 p.
FORTIA D'URBAN — Histoire des Lorrains, par Hugues de Toul, extraite des Annales de Hainaut par Jacques de Guyse, rédigée et commentée par M. le marquis de Fortia. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III (préface), [1 (fin de la préface)], 192 p.
FORTIA D'URBAN — Histoire et ouvrages de Hugues Métel, né à Toul en 1080, ou Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du douzième siècle. Paris, Chez l'Auteur, 1839. VIII, 303, [1] p.

L'ensemble : 220 euros (code de commande : 12837).

 

FRANCE (Anatole) — Au petit bonheur. Comédie en un acte. 1er juin 1898. S.l., Pierre Dauze, 1898. In-4° (204 x 265 mm.) demi-vélin à coins signée par le relieur Émile Carayon, tête dorée, couverture conservée, un portrait d'Anatole France gravé par Ladislas Loevy en frontispice, 4 ff. n. ch. + 85 planches de fac-similé du manuscrit, chemise en papier marbré, tirage limité à 50 exemplaires, exemplaire numéroté sur Van Gelder (n° 35), envoi d'Anatole France à son ami l'éditeur Édouard Pelletan, très bel exemplaire.
   Cette reproduction autographique du manuscrit d'Anatole France est l'édition originale de la pièce dont la première représentation eut lieu le 1er juin 1898, chez Madame Arman de Caillavet, avec comme comédiens : G. Arman de Caillavet, G. Picot, Robert de Flers et Georges Feydeau.
   Les éditions Calmann-Lévy, publièrent en 1906 la première édition destinée à être diffusée en librairie.

À propos du relieur :
   
La notice de Julien Fléty nous apprend que Émile, Adolphe Carayon, né à Paris en 1843 « fut successivement militaire, peintre-décorateur, puis relieur vers la fin du XIXe siècle, son atelier était situé 10 rue de Nesles, à Paris ; c'est là qu'il œuvra de 1875 jusqu'à son décès, survenu le 26 janvier 1909, alors qu'il était âgé de soixante-cinq ans. La maladie l'immobilisait depuis de longues années déjà, mais il avait conservé toute sa force de production, et ses reliures impeccables de façon faisaient toujours l'admiration des connaisseurs dans les expositions. Ses cartonnages montrent quel parti un véritable artisan relieur peut tirer des matières les plus simples, les plus économiques. Il est vrai que les cartonnages de Carayon sont souvent ornés sur le dos ou sur les plats d'aquarelles originales signées Louis Morin, Henriot, Robaudi, Rudaux, etc. Mais même sans décor les couvertures de parchemin ou de vélin ou même de papier, toujours admirablement choisis, prenaient dans les mains de Carayon un aspect harmonieux. Après sa mort sa fille adoptive, Marie Brisson, formée par lui, continua ses cartonnages et fit en outre des papiers marbrés jusque dans les années qui suivirent la guerre 1914-1918. »
   On ne peut s'empêcher de citer dans son intégralité l'avis du bibliophile Octave Uzanne : « Vers 1875, parut à Paris un relieur de grand talent dans sa manière, M. Carayon, qui, rompant avec tout ce qui avait été fait dans le genre jusqu'alors, se fit véritable cartonnier d’art, et composa des maroquins du Levant à dos uni avec coin, d’un savoir-faire si complet qu’on les pourrait comparer, pour la façon dont ils sont traités, aux plus coquettes reliures pleines des maîtres. – Il ne reste plus rien de la Bradel ici, c’est bien le Cartonnage à la Carayon, un cartonnage joli comme une œuvre de maîtrise, souple, brillant, qu’on tient en main avec non moins de plaisir qu’on le regarde, et qui s’ouvre et se ferme comme l’œil d’une jolie femme amoureuse. – M. Carayon professe pour les livres qu’il cartonne autant de respect que de vénération ; c’est à peine s’il les effleure, il les conserve intacts, à l’état de brochure, avec la couverture, et le dos replié sur le titre ; ils ne sont pas grecqués, cela va sans dire, mais cousus sur rubans et complètement non rognés ; ils conservent, sous leur solide costume, l’aspect même qu’ils avaient au sortir de chez l’éditeur ; de plus, il emploie aussi peu de colle que possible, et tel ou tel de ses livres reliés s’ouvre sur table aussi aisément, au gré du lecteur, qu’un cahier d’études de collégien.
   M. Carayon fait le cartonnage demi-maroquin ou maroquin plein janséniste, en ne dorant que le titre et la date en queue ; mais il ne craint pas de s’écarter des bleus, des rouges et des lavallières classiques ; il sait trouver des maroquins roses, des nuances saumon, des rouges pompéiens, des jaunes vieil or, des « orange cuivré », des verts mourants et des « fraise écrasée » d'une exquise apparence ; les rayons qui reçoivent ses livres n'ont pas l'aspect morne de la plupart des bibliothèques des anciens amateurs ; ils sont pimpants, vifs et radieux.
   En dehors des maroquins, M. Carayon excelle encore dans les cartonnages de toile avec coins et papiers assortis sur les plats ; il s'efforce encore de mettre en vogue des fines reliures en vélin blanc, sur le dos et les plats desquels des artistes en renom peignent à l'aquarelle de précieuses compositions, rappelant le sujet principal du volume ou faisant l'allégorie du livre ; il s'évertue également à exécuter, suivant les conseils des amateurs distingués, toutes les fantaisies imaginables qui présentent une note d'art nouvelle, et il emploie la soie, l'étoffe, le papier du Japon, les cuirs les plus variés, avec la meilleure grâce du monde, sans demander à la bourse de ses clients de s'ouvrir aussi largement que ses délicieux volumes.
   Le succès des cartonnages à la Carayon ayant été très grand parmi les bibliophiles qui fréquentent la librairie Conquet, c'est-à-dire chez le grand nombre, la plupart des relieurs se sont mis à imiter ce genre ; mais en dépit de la première apparence, bien peu ont réussi, car ils ont maltraité les livres qu'on ne craignait point de leur livrer, en les grecquant ou les cousant sur ficelles, sans comprendre le véritable but de leur travail. »
Bibliographie :
   - Uzanne (Octave), La reliure moderne artistique et fantaisiste, pp. 255-258.
   - Fléty (Julien), Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours, p. 38.

450 euros (code de commande : 25415).


 

[FRANÇOIS DE SALES]. [HAMON (abbé)] — Vie de saint François de Sales évêque et prince de Genève d'après les manuscrits et les auteurs contemporains par M. le curé de Saint-Sulpice auteur de la vie du Cardinal de Cheverus. Troisième édition, corrigée, augmentée. Enrichie d'un portrait gravé sur acier, d'une carte de l'ancien diocèse de Genève et d'une table analytique. Tomes I et II (complet). Paris, Lecoffre, 1858. [Paris. Jacques Lecoffre et Cie, Libraires rue du Vieux-Colombier, 29. L'auteur et l'éditeur se réservent le droit de traduction. 1858.] Deux volumes in-8° (145 ´ 217 mm.) plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers dorés, pièces de titre et de tomaison rouges et vertes, tranches marbrées, reliures frottées (quelques épidermures), t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XV, [1 bl.], 647, [1 bl.] p., bien complet du portrait de François de Sales gravé par Rebel d'après Marlier et de la carte dépliante du diocèse de Genève, t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 584 p., exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs, quelques mouillures.
   
@  « L'abbé André Jean-Marie Hamon (1795-1874) fut professeur de théologie au séminaire de Saint Sulpice, sa vie de Saint François de Sales reste comme une des meilleures et des mieux documentées. »
   
&  Le Quérard. Archives d'histoire littéraire de biographie et de bibliographie françaises, deuxième année, 1856, p. 133, n° 586.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 12957).

 

[GAMBETTA (Léon)]. FLOR O'SQUARR (Charles) — Gambetta. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 17), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Gambetta par Étienne Carjat a été imprimé en photoglyptie (191 x 239 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
   Cette photographie de Gambetta est moins courante que celle que l'on trouve habituellement collée dans ce fascicule de la Galerie Contemporaine.

45 euros (code de commande : 23636).

 

[GARNIER (Athanase)] — La Cour de Hollande sous le règne de Louis Bonaparte. Par un auditeur. Paris, Persan, 1823. [Paris, Chez Persan, rue de l'Arbre-Sec, N° 22. Ponthieu, au Palais-Royal. A Amsterdam, Chez G. Dufour et Comp., Libraires, sur le Rockin. 1823.] In-8° demi-veau d'époque, dos lisse orné, pièce de titre orange, coiffe et queue fendues, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XXIII, [1 bl.], 432 p., bon exemplaire.
   Cet ouvrage couvre les années 1806 à 1810 (pp. 1-263), il est suivi de pièces justificatives (pp. 265-304) et de Notices biographiques sur les principaux personnages qui ont figuré à la Cour de Hollande (pp. 305-432).
Préface :
   Destiné, comme tant d'autres Français, à suivre le char des grands évènemens qui, pendant quelques années, se succédèrent avec une étonnante rapidité, le sort me réserva d'être le témoin oculaire de tout ce qui se passa de plus particulier à la cour de Hollande, tandis que Louis Bonaparte régna sur ce pays. On peut, avec une pleine confiance, croire à l'exactitude de tout ce que contient cet ouvrage, car les fonctions que je remplissais au palais m'offraient constamment le moyen d'observer tout ce qui s y passait ; et j'ai été le spectateur de scènes qui intéressent trop l'Histoire, pour que les principaux traits n'en soient pas restés profondément gravés dans ma mémoire. Les détails de l'intérieur du palais de Hollande, ne pouvaient être transmis avec fidélité que par celui dont l'emploi à la cour n'excitait ni la jalousie' ni l'inquiétude des courtisans' quoiqu'il vécût presque dans leur intimité. Ainsi, tout justifie le sens de l'épigraphe des Mémoires que j'offre au public, puisque j'ai réellement vu tout ce que j'ai écris.
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. I, col. 794.
   - Friedrich Max Kircheisen, Bibliographie du temps de Napoléon, n° 848.

120 euros (code de commande : 18983/vit3).

GARNIER (Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 11205/vit4).

 

GAUTIER (Léon) — Portraits du XIXe siècle. II. Historiens et critiques. Paris, Sanard et Derangeon, s.d. In-8° broché, 354, [2 (table, mention d'imprimeur)], [2 bl.], illustrations, bel exemplaire avec sa couverture illustrée, exemplaire de « 12 accessits » décerné à l'érudit montois Camille Wins par le Collège Saint-Stanislas, à Mons, pour l'année scolaire 1894-1895.
   
@ Les personnages étudiés sont Guizot, Guillaume de Schlegel, Taine, Ozanam, Ernest Renan, J.-F. Rio, Edmond About, Camille Rousset, Gaston Boissier, E. Littré, César Cantu, Victor Hugo, l'abbé Le Hir, Charles Blanc, Villemain, Paulin Paris, Charles de Montalembert et Michelet.

20 euros (code de commande : 11990/vit4).


 

GAY-LUSSAC (Louis Joseph) — Instruction pour l'usage de l'alcoomètre centésimal et des tables qui l'accompagnent ; par M. Gay-Lussac, de l'Académie royale des Sciences, Professeur à l'École royale Polytechnique et à la Faculté des Sciences de Paris, etc. Paris, Collardeau, 1824. [A Paris, chez M. Collardeau, rue de la Cerisaie, n° 3. 1824.] In-8° demi-parchemin, pp. 1-22, [2 bl.], pp. 23-59, [9], [2 bl.], 6, [35], [1 bl.] p., édition originale, rousseurs, ex-libris manuscrit à la page de garde, cachet à la page de titre.
Avant-propos :
   Le travail sur l'Alcoomètre centésimal, dont je publie aujourd'hui les résultats, a été commencé il y a plusieurs années. Quoiqu'il fût encore incomplet, je me déterminai à la présenter à l'Administration des Contributions indirectes. Les avantages que le commerce et la Régie devaient en retirer furent promptement reconnus : je fus engagé à le terminer. L'approbation que l'Académie royale des Sciences a donnée à ce travail, après en avoir fait l'examen sur l'invitation de LL. EE. MM. les Ministres des finances et de l'intérieur, et son utilité démontrée aux Chambres et sanctionnée par une loi, sont pour moi un dédommagement bien honorable du temps qu'il m'a coûté. Je dois m'applaudir aujourd'hui de l'avoir entrepris.
   M. Collardeau, ancien élève de l'École royale polytechnique, a bien voulu, à ma prière, se charger de faire la plupart des calculs : je suis heureux de pouvoir lui en témoigner publiquement ma reconnaissance.

150 euros (code de commande : 20333).

 

GIRY (A.) — Manuel de diplomatique. Diplômes et chartes - Chronologie technique - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes - Les chancelleries - Les actes privés. Paris, Hachette, 1894. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-germain, 79. 1894.] In-8° demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs orné de petits fers dorés, couverture conservée, plats frottés, XVI, 944 p., bel exemplaire.
Avertissement :
   En composant l'ouvrage que je présente aujourd'hui au public, j'ai voulu à la fois initier les commençants à l'étude de l'ensemble des sources de l'histoire désignées sous le nom de documents diplomatiques et servir de guide aux historiens. L'expérience apprendra dans quelle mesure j'ai réussi à atteindre le but que je m'étais proposé.
   Il importe assez peu de savoir ce qu'un travail de ce genre a pu coûter de temps et de labeur; mais il est moins inutile peut-être de dire que ce livre est pour une bonne part le fruit d'une enquête personnelle, poursuivie avec persévérance dans les archives et les collections de toutes les régions de la France et des pays voisins. Tout en profitant, comme il convenait, des travaux de mes devanciers et des résultats acquis par la critique depuis plus de trois siècles, j'ai voulu, dans la mesure du possible, vivifier la science par des recherches nouvelles et donner à mon travail la valeur qui peut seule résulter du contact immédiat des documents et de l'observation directe. J'ai fait effort pour m'affranchir ainsi d'erreurs traditionnelles, qui s'exagèrent et encombrent la science en se transmettant sur la seule foi des autorités.
   Dans le vaste domaine des études diplomatiques, il existe des cantons depuis longtemps défrichés où les travailleurs ne cessent d'affluer, tandis que d'autres forment encore comme d'immenses réserves à peine explorées. Au risque de m'égarer, j'ai tenté d'y pousser des reconnaissances et d'y frayer quelques sentiers. Si ces premiers jalonnements pouvaient engager quelques chercheurs dans ces voies nouvelles, j'ai confiance qu'on ne blâmerait pas ma témérité. Je ne me dissimule d'ailleurs ni les lacunes de mon œuvre, ni les imperfections d'un plan et de classifications qui m'ont entraîné à des redites; j'avoue du reste n'avoir point trop cherché à éviter celles-ci lorsqu'elles m'ont paru contribuer à la clarté.
   En vue d'être utile à tous ceux qui peuvent avoir à se servir des chartes, j'ai cru nécessaire de ne négliger aucun de leurs multiples aspects et d'appeler l'attention, ne fût-ce que par quelques remarques, sur les principales variétés des documents que les archives nous ont conservés. Je n'ai pas hésité à franchir nos frontières, mais je dois déclarer que le point de vue auquel je me suis placé a toujours été l'histoire de la France. Fondé sur les documents de nos archives françaises, ce livre s'adresse donc avant tout aux travailleurs qui veulent étudier les sources de l'histoire de notre pays. Ainsi s'explique l'apparente disproportion, dont on pourrait s'étonner, dans la part faite aux diverses catégories de documents.
   La bibliographie a été l'une de mes principales préoccupations. Je ne l'ai point limitée aux travaux de diplomatique et j'y ai fait une large place aux ouvrages étrangers à cette science, mais susceptibles de servira élucider les problèmes de tous genres que soulève l'étude des chartes. Je n'ai point eu la vaine prétention d'être complet ; j'ai éliminé sans hésitation les livres surannés ou inutiles pour indiquer seulement ceux dont il m'a paru qu'on pouvait tirer profit, et de préférence les plus récents et les mieux informés; je n'ai pas craint, le cas échéant, de donner mon appréciation, ni surtout d'indiquer le genre d'utilité qu'on pouvait attendre des ouvrages cités.
   Un travail qui met en œuvre des documents en grand nombre, dispersés un peu partout, et qui touche à une foule de questions diverses, ne pouvait s'effectuer sans que l'auteur eût recours au savoir et à l'obligeance de beaucoup de savants. Cette collaboration ne m'a pas fait défaut, et j'ai mentionné en leur lieu les communications dont je lui suis redevable. J'ai voulu, de plus, assurer à certaines parties de mon œuvre le contrôle d'une critique particulièrement compétente ; c'est ainsi que mes excellents amis et confrères, MM. Antoine Thomas et Charles Bémont, ont bien voulu lire, l'un les chapitres qui touchent à des questions de philologie romane, l'autre tout ce qui concerne l'Angleterre ; et que M. Callandreau, astronome à l'Observatoire de Paris, a pris la peine de revoir la partie relative à la chronologie technique ; je dois à leur science des remarques et des conseils que j'ai cherché de mon mieux à mettre à profit. Enfin j'ai prié plusieurs amis et confrères, français et étrangers, de relire la plupart des épreuves de ce volume et de me communiquer leurs observations ; je dois, de ce chef, des remerciements particuliers à MM. H. Lemonnier, M. Prou et L. Will. Mais entre ceux auxquels je me plais à exprimer ici ma reconnaissance, celui de tous à la science et à l'amitié duquel j'ai le plus souvent fait appel n'est plus là pour en recevoir le témoignage. La mort de Julien Havet est pour nos études, dont il était l'honneur, un deuil dont je ressens tout particulièrement la tristesse. Il n'y a guère, dans ce volume, de résultats que je n'aie soumis à l'épreuve de sa critique ; il n'y a point de pages que j'aie écrites sans songer à lui et sans chercher à prévoir le jugement qu'il en pourrait porter. Au moment de me séparer d'un ouvrage dont nous avons si souvent discuté ensemble le plan et les détails, qu'on me permette de le placer, tout imparfait qu'il soit, sous le patronage de sa mémoire.

120 euros (code de commande : 18671).

 

GOETHALS (Félix-Victor) — Miroir des notabilités nobiliaires de Belgique, Pays-Bas et du Nord de la France, par M. Félix-Victor Goethals, bibliothécaire pensionné de l'ancienne bibliothèque de la ville de Bruxelles Tome premier et second (complet). Bruxelles, Polack-Duvivier, 1857 - 1862. [Bruxelles, Imprimerie de Polack-Duvivier, Place du Grand-Sablon, 5. / 1857 - 1862.] Deux forts in-4° demi-toile bordeaux à coins, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 1023, [1 bl.] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 1004 p., index, quelques reproductions lithographiées de sceaux sur Chine appliqué dans le texte, deux ex-libris dont celui du comte Guy de Berlaymont, dos frottés sinon fort bon exemplaire.

Les deux volumes : 350 euros (code de commande : 24944).

GŒTHE
Werther.
Paris, Dentu, 1892.
Ouvrage paru dans la « Petite Collection Guillaume » avec des illustrations de Marold.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 10843).

 


GRAR (Édouard). Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois. 1716-1791.
Valenciennes, A. Prignet, 1847-1848-1850.
Très rare édition de cette incontournable étude en trois volumes sur l'histoire industrielle du nord de la France.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 950 euros (code de commande : 10947).


GUÉHÉNEUC DE LANO — Nouveau manuel du banquier, contenant un cours complet de changes et arbitrages monétaires par de nouvelles démonstrations de la règle conjointe ; les calculs relatifs aux opérations de courtage de banque ; de nouvelles méthodes pour les changes et arbitrages à tant pour cent, au moyen desquelles on opère par une simple multiplication ; divers procédés pour le calcul des intérêts, etc., etc. ; et généralement tout ce qui est relatif aux calculs de banque et de commerce ; par Guéhéneuc de Lano, auteur de plusieurs productions commerciales. Troisième édition. Revue, corrigée et augmentée d'un tarif pour faciliter le change des pièces étrangères en monnaies françaises, représentées gravées sur deux faces, à l'usage des banquiers, des négocians, des marchands, des voyageurs et des militaires. Paris, Garnier, 1830. [Paris, / Garnier, Libraire, Au Palais-Royal, / Vis-à-vis de la Cour des Fontaines. / 1830.] In-8° demi-reliure d'époque, reliure usagée, dos partiellement manquant, XV, [1 (errata)], 352, [4 (Tarif pour faciliter le change des pièces étrangères)] p., exemplaire bien complet des 16 planches à déplier, rousseurs parfois importantes.
Avertissement de l'éditeur :
   L'intention de feu mon père [...], n'était que de donner au public un simple recueil de notes relatives aux Changes et aux Arbitrages de banque. Il commença donc par faire imprimer ses notes dans le but de ne leur donner que très peu d'extension, et il ne parla d'abord que succinctement des calculs relatifs à la banque ; mais son travail lui ayant paru susceptible de plus de développemens, il s'étendit davantage sur les opérations qu'il voulait démontrer. Il donna de nouvelles définitions de la règle conjointe, les appuya de divers exemples, composa des tables pour la réduction des monnaies étrangères à tant pour cent ; se livra à des démonstrations pour les Arbitrages, et donna aussi des tables pour la solution de ce genre de problèmes à tant pour cent. Il parla ensuite des calculs d'intérêt, dont il a donné de nouvelles méthodes, et enfin il réunit dans son ouvrage des matériaux susceptibles de composer un Cours complet de Changes et d'Arbitrages de banque.
   Mais ce qu'il avait d'abord voulu se borner à dire était imprimé quand il donna suite à son travail : c'est ainsi qu'il termina le Calepin, sans avoir pu revenir sur ce qui avait déjà été écrit. De là le manque d'ordre dans la distribution des différentes parties de son ouvrage, et les nombreuses fautes qui s'y sont glissées.
   Faire disparaître les défauts qui n'eussent pas existé dans la première édition sans les motifs que je viens d'exposer; porter à leur place les articles qui se trouvent épars dans l'ouvrage original ; corriger les fautes qu'il contient, et enfin en rendre l'exposition plus méthodique, voilà le but que je me suis proposé dans cette deuxième édition.
   Ainsi il m'a paru convenable de diviser cet ouvrage en trois parties : j'ai réuni dans la première, consacrée aux Changes, toutes les définitions qui y sont relatives. Elle comprend l'explication des termes Certain, Incertain, Traite, Remise : la règle conjointe, son application à divers exemples, et enfin tout ce qui est nécessaire pour mettre l'élève à même de faire les réductions des diverses monnaies étrangères en monnaies de France et réciproquement.
   La seconde partie a pour objet les Arbitrages de banque. J'y ai placé les définitions qui se trouvaient confondues dans l'ouvrage original avec ce qui n'avait rapport qu'aux Changes simples. On y trouvera aussi les opérations relatives aux trocs de papiers, Courtages de banque, et enfin tout ce qu'il faut pour familiariser le lecteur avec les calculs cambistes. Elle se termine par des tableaux présentant la solution de divers Arbitrages à tant pour cent.
   La troisième partie comprend les calculs d'intérêt par de nouvelles méthodes ; un Calendrier présentant le nombre de jours qu'il y a d'une époque à une autre pour la confection des comptes courans ; des tableaux de réduction des poids et mesures étrangers avec ceux de France, et enfin beaucoup de documens qui sont d'une indispensable utilité dans les affaires.
   Mon père n'ayant composé le Calepin que pour l'usage des élèves du pensionnat commercial qu'il dirigeait à Bayonne, presque toutes les opérations dont il a parlé dans la première édition ne se rapportaient qu'à cette place, et son livre n'était, en quelque sorte, que d'une utilité locale. Bien que cet inconvénient soit de très peu d'importance, puisque tout ce qui est dit des Changes et des Arbitrages pour Bayonne peut s'appliquer à toute autre ville, j'ai pensé qu'il serait mieux de généraliser les exemples. J'ai laissé seulement sous forme d'indication la différence que pouvait amener dans les calculs celle du mode de change de Bayonne et de Bordeaux avec quelques places étrangères.
   Au moyen de ces changemens, je crois que la nouvelle édition du Calepin offrira un ensemble plus régulier, et rendra plus facile l'étude des objets qui y sont traités.
   Par respect pour la mémoire de mon père, mon intention n'était point de changer le titre de son ouvrage, auquel il avait donné le nom de Calepin ; mais plusieurs banquiers et négocians qui ont pris connaissance du nouvel ordre que je lui ai donné, et qui l'ont approuvé, m'ont fait observer que, parce changement, il avait cessé d'être un Calepin, et que je l'avais rendu le véritable Nouveau Manuel du Banquier. J'ai cru devoir céder à leurs raisons, en adoptant le changement qu'ils m'ont conseillé.

90 euros (code de commande : 23106).

 

[HAINAUT]. Almanach de Hainaut pour l'Année 1826, Présenté à son excellence Mr le Baron M. de Beeckman, Conseiller d'État Gouverneur de la Province, chambellan du Roi, Chevalier de l'Ordre du Lion Belgique. Mons, Monjot, [1826]. [Mons, / Imprimerie de Monjot, rue de la Clef.] In-12 sous son brochage d'origine (manque au dos, quelques manques à la couverture), 357, [1 bl.] p., rousseurs éparses, quelques traces anciennes d'humidité sinon bon exemplaire.

45 euros (code de commande : 24865).

 

[HAINAUT - VOIES NAVIGABLES]. Correspondance relative au canal projeté de Mons à la Sambre. Mons, Administration Communale de Mons, 1838. In-4° broché, 26 p., note manuscrite dans le haut de la première page : « Mr. Hoyois, rue Grande », manques aux marges des deux premiers feuillets (sans dommage pour le texte).
Avant-propos :
   L'importante question de la construction du canal de Mons à la Sambre, projetée depuis plus de deux ans, ayant donné lieu à des insinuations qui tendent à faire attribuer à un mauvais vouloir de l'Administration de la ville de Mons le retard qu'éprouve l'exécution de cette entreprise, le Conseil communal a décidé, dans sa séance du 6 octobre 1838, que toutes les pièces de la correspondance entre l'Administration et les autorités supérieures, relativement à cette affaire, seraient publiées par la voie de la presse, afin de faire connaître le véritable état des choses.
   En exécution de cette résolution, le Collège des Bourgmestre et Échevins met sous les yeux de ses concitoyens la correspondance complète et textuelle à laquelle a donné lieu, depuis son entrée en fonctions, le projet de canal dont il s'agit.

45 euros (code de commande : 25276).

 

HALÉVY (Ludovic) — Les petites Cardinal. Madame Canivet - Le programme de monsieur Cardinal - Pauline Cardinal - Virginie Cardinal - Le feu d'artifice - La Pénélope - Pendant l'émeute - Régénérés - Un budget parisien - La Boule noire - À l'Opéra. Onzième édition. Paris, Calmann Lévy, 1880. [Paris. Calmann Lévy, Éditeur, ancienne maison Michel Lévy Frères rue Auber 3, et boulevard des Italiens, 15. 1880] In-12 demi-chagrin turquoise, reliure frottée, dos passé, [4 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre, avis de l'éditeur)], 256, [1 (table)], [3 bl.] p., 12 vignettes de tête de chapitre par Henry Maigrot, rousseurs.

13 euros (code de commande : 20382).

 


 

HAWTHORNE (Nathaniel) — Le livre des merveilles. Contes pour les enfants tirés de la mythologie par Nathaniel Hawthorne. Traduit de l'anglais par Léonce Rabillon et illustré de 40 vignettes par Bertall. Deuxième édition. Première partie (seule). Paris, Hachette, 1865. [Paris / Librairie de L. Hachette et Cie / Boulevard Saint-Germain, n° 77 / 1865] Petit in-8° sous cartonnage (un peu frotté) rouge et or d'éditeur, tranches dorées, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], V, [1 bl.], 253, [1 bl.], [1 (table)], [3 bl.] p., bien complet des 20 illustrations hors texte, bon exemplaire peu affecté par les rousseurs.
Table de ce premier volume :
   - Préface du traducteur.
   - Préface de l'auteur.
   - La Tête de la Gorgone.
   - Le Toucher d'Or.
   - Le Paradis des Enfants.
   - Les Trois Pommes d'Or.
   - La Cruche miraculeuse.
   - La Chimère.


Les Gorgones aperçurent le cadavre décapité de leur sœur
(en regard de la p. 41).

12 euros (code de commande : 23983).


[HENRI IV]. PÉRÉFIXE (Hardouin de) — Histoire du roi Henri le Grand, par Messire Hardouin de Péréfixe. Édition ornée du portrait de ce Prince et du fac simile d'une de ses lettres ; dédiée a S. A. R. le prince Henri, duc de Bordeaux, par MM. Paul et Chrestien, éditeurs. Paris, Gœtschy, 1821. [Paris. De l'imprimerie de Gœtschy, rue Louis-le-Grand, n°27. 1821.] In-12 (105 ´ 171 mm.) plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, reliure frottée, 286, [1 (table)], [1 bl.] p., portrait d'Henri IV en frontispice, petit cachet d'appartenance de l'avocat Jeantin à la page de garde et étiquette du libraire Benit Jeune, installé rue Saint-Pierre, n° 49 à Verdun.

25 euros (code de commande : 13731).


 

[HOMÈRE]. ENGELMANN (R.) — L'œuvre d'Homère illustrée par l'art des anciens. Traduit de l'allemand. Trente six planches précédées d'un texte explicatif et d'un avant-propos de L. Benloew. Paris, Reinwald & Cie, 1891. In-4° oblong sous couverture imprimée, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avant-propos)], 11, XX (planches), 12, XVI (planches), [1 (liste des abréviations)] p., cachet d'appartenance au premier contreplat, bon exemplaire.

25 euros (code de commande : 12298).

 

Les Hommes du jour. Revue biographique hebdomadaire. 1re Série - n° 1. Bruxelles, Les Hommes du jour, [1895]. 33 numéros (la plupart de 4 pages) en 1 volume in-4° sous une modeste reliure de pleine toile grège, reliure frottée, [142] p., illustrations, cachet ex-libris de Pierre Decrem à la page de garde et à la première page du n° 1, bon exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs, rare.
   Cette revue était dirigée par Charles Delfosse qui était également l'auteur des portraits de couverture.
Table des numéros :
   1. Edouard Anseele, membre de la Chambre des Représentants.
   2. Georges Lorand, membre de la Chambre des Représentants.
   3. L'abbé Daens, membre de la Chambre des Représentants.
   4. Émile Vandervelde, membre de la Chambre des Représentants.
   5. Jules De Burlet, Ministre de l'Intérieur, chef de Cabinet.
   6. Le major Albert Thys, Directeur général des Compagnies commerciales belges du Congo.
   7. Hector Denis, membre de la Chambre des Représentants. (8 p.)
   8. Victor Hallaux, fondateur et rédacteur en chef de la Chronique.
   9. Jules Vandenpeereboom, Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes.
   10. M. Helleputte, membre de la Chambre des Représentants.
   11. Edmond Picard (6 p.), sénateur.
   12. Gustave Defnet, membre de la Chambre des Représentants.
   13. Albert Nyssens, Ministre de l'Industrie et du Travail.
   14. Louis Bertrand, membre de la Chambre des Représentants.
   15. Léon Furnémont, membre de la Chambre des Représentants.
   16. Jef Lambeaux, statuaire.
   17. Célestin Demblon, membre de la Chambre des Représentants.
   18. Achille Chainaye Champal de la Réforme.
   19. Jules Le Jeune, sénateur, ancien ministre de la Justice.
   20. Pierre Fluse, socialiste verviétois.
   21. Franz Schollaert, Ministre de l'Intérieur.
   22. Paul Janson, sénateur provincial.
   23. Constantin Meunier, peintre-sculpteur.
   24. Jean Volders, publiciste et fondateur du Parti Ouvrier.
   25. Eugène Robert, ancien membre de la Chambre des Représentants.
   26. Edmond Van Beveren, socialiste gantois.
   27. Paul Robin, ancien directeur de l'Orphelinat Prevost, à Cempuis (France).
   28. Théophile Massart, directeur de la Société Coopérative de Jolimont : « Au Progrès ».
   29. Mme Camille du Gast, aéronaute et Louis Capazza, aéronaute, inventeur du parachute « Sauveteur-Aérien ».
   30. Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles.
   31. Ernest Solvay. Industriel, ancien sénateur.
   32a. Élisée Reclus, géographe.
   33. Jules Lekeu, conseiller communal à Schaerbeek, Louis De Brouckere, conseiller communal à Bruxelles, condamnés politiques.
   32. Les candidats socialistes de Bruxelles aux élections communales du 17 novembre 1895. (8 p., ce numéro ne devait pas être coupé, il était destiné à servir d'affiche pour la campagne électorale).

120 euros (code de commande : 16426).


HOYOIS (Henri-Joseph) — Musée bibliographique ; Collection d'ouvrages imprimés et manuscrits, dont le moindre prix est de 1000 francs, recueillis et publiés par H.-J. Hoyois, ancien imprimeur-libraire. Mons, Hoyois-Derely, 1837. [Mons. / Typographie de Hoyois-Derely, Libraire. / M. DCCC. XXXVII.] In-8° cartonnage d'époque, tranches marbrées, mors usagés, manques de papier, XXIII, [1], 192 p., très rare.
Avant-propos :
   Les curiosités bibliographiques, que nous dédions aux Amateurs de Livres, aux Gens de Lettres et aux Libraires, contiennent l'énumération détaillée des ouvrages les plus beaux, les plus rares et les plus riches qui se trouvent dans les bibliothèques publiques et dans les cabinets des bibliomanes les plus renommés. Cette collection précieuse se compose de livres imprimés et de manuscrits dont le moindre prix est de mille francs ; chaque article est accompagné de notes historiques, scientifiques ou littéraires.
   Ce recueil est précédé de renseignements sur la cherté de certains livres des anciens et du Moyen-Âge ; d'une liste des récompenses accordées à divers auteurs, et enfin d'une description des Rouleaux et des Manuscrits les plus célèbres.
   Un Résumé, par ordre alphabétique, des articles avec leurs prix, complète notre Musée.

100 euros (code de commande : 23451).


Victor HUGO


JACQUEMONT (Venceslas Victor) Correspondance de V. Jacquemont avec sa famille et plusieurs de ses amis pendant son voyage dans l'Inde (1828-1832). Nouvelle édition augmentée de lettres inédites et accompagnée d'une carte. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Raspoet et Cie, 1843. [Bruxelles / Wouters, Raspoet et C°, Imprimeurs-Libraires / 8, rue d'Assaut. 1843] Deux volumes in-8° sous demi-reliure toilée, 278 et 284 p., bien complet de la grande carte de l'Inde à déplier in fine du tome II, bon exemplaire.
   Il s'agit de la contrefaçon belge ; l'édition originale a paru à Paris, chez H. Fournier en 1833. Elle fut rééditée et augmentée régulièrement.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome IV, col. 511 (pour l'édition originale).
   - Herrenschmidt (Olivier),
Les messages politiques, dans Voyages et voyageurs, Perception de l’altérité culturelle et religieuse, Exotisme et altérité (Congrès des sociétés historiques et scientifiques - La Rochelle, 2005).
   - 
Victor Jacquemont (encyclopédie «Wikipedia »).

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 21955).

 

JAY (Antoine) — Tableau littéraire de la France pendant le XVIIIe siècle. Discours qui a remporté le prix d'Éloquence décerné par la Classe de la Langue et de la Littérature françaises de l'Institut, dans sa séance du 4 avril 1810. Par M. Jay. Paris, Baudouin, 1810. [Paris. / Chez Baudouin et C°, Imp. de l'Institut, / Rue du Pot-de-Fer S.-G., n°. 14. / Et Michaud Frères, imprim.-libraires, rue des / Bons-Enfans, n°. 34. / Delaunay, libraire, au Palais-Royal. / 1810.] In-8° broché, 99, [1 bl.] p., bel exemplaire malgré quelques rousseurs de cette édition originale.
Note, à propos de cet ouvrage, publiée dans le tome IV des Œuvres littéraires de M. A. Jay (Paris, 1831) :
   Cette étude « obtint en 1810 les suffrages de l'Académie française. Le prix fut partagé entre l'auteur et M. Victorin Fabre, dont l'ouvrage fut aussi favorablement accueilli du public que de l'Institut. Je lui donnerais tous les éloges qu'il mérite sous le rapport philosophique et littéraire, si ces éloges ne retombaient indirectement sur la production jugée digne de la concurrence. Je remarquerai en passant que le choix seul du sujet était un acte de courage sous l'empire : l'opposition était alors dans la philosophie, conservatrice des grands principes d'égalité civile et de liberté.

30 euros (code de commande : 25321).


 

JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE (saint) — Les devoirs du Chrétien envers Dieu, et les moyens de pouvoir bien s'en acquitter, par M. Jean-Baptiste de La Salle, Prêtre, Docteur en Théologie, ancien Chanoine de Notre-Dame de Rheims, et Instituteur des Frères des Écoles Chrétiennes. Amiens, Caron-Berquier, 1825. [A Amiens, / De l'Impr. de Fr. Caron-Berquier, Imprimeur / de la Cour Royale, rue des Sergens, n°. 52. / M. D. CCC. XXV.] In-12 sous son brochage d'attente d'époque, 432 p.
Extrait de l'avant-propos :
   Être d'une profession et ne savoir pas ce que c'est, ignorer même ce que signifie le nom qu'on y porte, ce à quoi il engage, et quels sont les devoirs essentiels de cet état, cela paroît tout-à-fait contre le bon sens et droite raison ; c'est cependant ce qui est assez ordinaire à la plupart des Chrétiens : ils sont Chrétiens sans savoir ce que c'est que de l'être, et très-peu se mettent en peine d'être instruits de ce qu'il faut faire pour bien vivre dans cette profession. C'est ce qui fait qu'ayant dessein de former un Chrétien, et de lui donner les moyens de mener une vie qui soit digne de son état et du nom qu'il porte, on a cru qu'il étoit nécessaire de lui faire d'abord connoître ce que c'est que la Religion Chrétienne, dont il fait gloire de faire profession : ce que signifie le nom de Chrétien, dont il se fait honneur ; les marques qui peuvent faire discerner ceux qui le sont, el les vertus qui sont propres et particulières à ceux qui se sont engagés dans une profession si sainte et si relevée. C'est ce qu'on veut faire d'abord, pour donner entrée à la première partie de ce Livre, dans laquelle on s'est proposé de traiter des devoirs essentiels, du chrétien.

20 euros (code de commande : 24152).


 

JUSTE (Théodore)Conspiration de la noblesse belge contre l'Espagne en 1632. Étude historique par Théodore Juste. Bruxelles, Decq, 1851. [Bruxelles, / Librairie Polytechnique d'Aug. Decq, / 9, rue de la Madeleine. / 1851] In-8° broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], V, [1 bl.], 89, [3 bl.] p., exemplaire en bel état de cet ouvrage peu courant.
Table des matières :
   Cession des Pays-Bas aux archiducs.
- Stérilité de leur mariage. - Mort de l'archiduc Albert. - La perspective du retour de la domination espagnole alarme et irrite les Belges. - Les partis en Hollande. - Motifs d'un rapprochement - Philippe IV. - L'infante Isabelle, gouvernante générale des Pays-Bas espagnols. - Tentatives infructueuses pour prolonger la trêve de 1609. - Situation de la république des Provinces-Unies. - Reprise des hostilités. - Maurice de Nassau. - Spinola se rend maître de Breda. - Le stathouder tente vainement de surprendre Anvers. - Mort de Maurice de Nassau. - Les Provinces-Unies contractent une nouvelle alliance avec la France et avec l'Angleterre. - Frédéric-Henri de Nassau. - Ambroise Spinola est rappelé en Espagne. - On accuse de sa disgrâce le chef du parti espagnol à Bruxelles, le cardinal de la Cueva. - Le comte Henri de Berg est chargé provisoirement du commandement des troupes. - Enlèvement de la flotte du Pérou par les Hollandais. - Plaintes des Belges contre la mauvaise politique de l'Espagne. - Prise de Bois-le-Duc par les Hollandais.
   Consternation et détresse des Pays-Bas catholiques. - Désertion des soldats et murmures du peuple. - Représentations de l'archevêque de Malines et du duc d'Arschot contre l'administration des Espagnols. - Envoi du comte de Solre à Madrid. - Trafic libre entre les Provinces-Unies et les Pays-Bas. - L'infante est autorisée à négocier une nouvelle trêve. - Les propositions qu'elle adresse aux états généraux dos Provinces-Unies ne sont pas accueillies. - Traité de 1630 entre Louis XIII et les Provinces-Unies. - Rapprochement entre l'Espagne et l'Angleterre. - Irritation des étals des provinces contre la domination espagnole. - Discours énergique du prince de Barbançon aux états de Hainaut. - Idée de transformer les Pays-Bas catholiques en république fédérative unie avec les provinces hollandaises. - Ambroise Spinola est remplacé par le marquis de Santa-Cruz au détriment des généraux du pays. - Début malheureux du nouveau généralissime ; destruction de la flotte d'Isabelle. - Défection du comte de Warfusée et du comte Henri de Berg. - Entrevue du comte de Warfusée avec le prince d'Orange, dans laquelle est arrêtée la trahison des deux seigneurs. - Ils conseillent le siège de Maastricht. - Négociations des principaux seigneurs des provinces wallonnes avec la France. - Entrevue de Carondelet, doyen de Cambrai, avec Louis XIII et le cardinal de Richelieu, à Amiens. - Relations du comte de Berg et du duc d'Arschot avec la ligue wallonne. - Les états généraux des Provinces-Unies invitent les provinces belges à secouer le joug de l'Espagne. - Conquête de la Gueldre. - Le comte de Berg se retire à Liège, et justifie sa retraite dans une lettre à l'infante. - Il engage les états des provinces à fonder un gouvernement national en respectant les droits de l'infante. - Autre manifeste ayant pour but de lever une armée pour défendre le pays contre la tyrannie espagnole. - Lettre du prince d'Orange concertée avec le comte de Berg. - Les états de Liège déclarent qu'ils maintiendront leur neutralité. - Le comte de Berg cité devant le grand conseil de Malines comme criminel de lèse-majesté. - Avances faites par le cardinal de Richelieu à la ligue wallonne. - Réunion des chevaliers de la Toison d'or à Bruxelles. - Les Français, attirés à Bouchain, sont bientôt forcés de sortir de cette place. - Prise de Maestricht par les Hollandais. - L'infante convoque les états généraux.
   Ouverture des états généraux des Pays-Bas à Bruxelles. - Le secret est imposé aux députés. - Retraite des principaux fonctionnaires espagnols. - Le marquis d'Aytona remplace le marquis de Santa-Cruz. - Les états généraux des Provinces-Unies publient un nouveau manifeste pour exciter un soulèvement en Belgique. - Communications directes entre l'assemblée nationale de Bruxelles et l'assemblée nationale de La Haye. - Une députation belge est envoyée à Maestricht pour négocier la paix ou une longue trêve avec les Provinces-Unies. - Les états généraux des Provinces-Unies exigent que les négociations soient continuées à La Haye. - Premières propositions des plénipotentiaires hollandais. - Le cardinal de Richelieu stimule de nouveau les mécontents des provinces wallonnes. - Accueil fastueux fait aux députés belges à La Haye. - Nouvelles propositions des Hollandais ; elles tendent à enlever la souveraineté des Pays-Bas à l'Espagne. - Hésitation des députés belges. - Machiavélisme du cabinet de Madrid. - Déclaration rassurante de l'assemblée de Bruxelles. - P.-P. Rubens est envoyé en Hollande par l'infante Isabelle. - Propositions finales des Provinces-Unies. - Contre-propositions des députés belges. - Reprise des hostilités. - Le prince d'Orange s'empare de Rhinberg. - Pourquoi la négociation avec les Hollandais ne pouvait aboutir. - Le cardinal de Richelieu envoie un ambassadeur extraordinaire à La Haye pour entraver la négociation. - Les commissaires des états généraux des Provinces-Unies proposent au cardinal de Richelieu de conquérir en commun la Flandre, qui serait laissée à Louis XIII. - Autres propositions transmises par le comte d'Egmont. - Objections du cardinal. - Le duc d'Arschot est envoyé en Espagne pour obtenir de Philippe IV les actes exigés par les Hollandais. - Mort de l'infante Isabelle. - Le marquis d'Aytona est chargé du gouvernement intérimaire.
   Rupture des conférences de La Haye. - Le cabinet de Madrid fait poursuivre les auteurs et les complices de la conspiration de 1632. - Sentences prononcées par le grand conseil de Malines contre les comtes de Warfusée et de Berg. - Arrestation du duc d'Arschot à Madrid. - Les principaux seigneurs des Pays-Bas sont décrétés de prise de corps. - Fuite du prince d'Espinoy et du duc de Bournonville. - Le prince de Barbançon et le doyen Carondelet sont conduits au château d'Anvers. - George Carondelet est tué à Bouchain. - Agitation dans les Pays-Bas. - Le marquis d'Aytona publie une amnistie pour rassurer la noblesse. - Traité du 16 avril 1634 entre la France et les Provinces-Unies. - Philippe IV ordonne la dissolution des étals généraux des Pays-Bas. - Procès intentés aux chefs de la noblesse belge. - Aveux du duc d'Arschot. - Interrogatoires du prince de Barbançon. - Sentences de mort prononcées par le grand conseil de Malines contre le prince d'Espinoy, le duc de Bournonville et le comte Louis d'Egmont.

25 euros (code de commande : 24269).

 

JUSTE (Théodore) — Histoire de Belgique depuis les temps primitifs jusqu'à la fin du règne de Léopold Ier. Quatrième édition augmentée de neuf chapitres inédits. Tomes I à III (complet). Bruxelles, Bruylant-Christophe & Cie, 1868. [Bruxelles. Bruylant-Christophe & Cie, Éditeurs, rue Blaes, 33. M DCCC LXVIII] Trois volumes in-8° sous une reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs orné de filets et fleurons dorés, tome I : [2 (premier feuillet jaune de la couverture de la 4e livraison)], [4 (faux-titre, frontispice, titre en rouge et noir, mention d'imprimeur)], 352 p., 222 illustrations (198 dans le texte et 24 hors texte dont 5 en noir et 18 chromolithographies), tome II : [2 (premier feuillet jaune de la couverture des 11e et 12e livraisons)], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre en rouge et noir)], 380 p., 138 illustrations (125 dans le texte et 13 chromolithographies), tome III : [2 (premier feuillet jaune de la couverture de la 6e livraison)], 360 p. (faux-titre et titre inclus), 110 illustrations (97 dans le texte et 13 chromolithographies), exemplaire bien complet des 44 chromolithographies et très peu affecté par les habituelles rousseurs.

Les trois volumes : 95 euros (code de commande : 22842).


 

KARR (Alphonse) — Les guêpes. Séries I à VI. Nouvelle édition. Paris, Michel Lévy Frères, 1864 (pour les t. I et II), 1866 (pour le t. III), 1867 (pour les t. IV, VI), 1868 (pour le t. V). Six volumes in-12 demi-percaline rouge, pièces de titre, t. I : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 305, [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 322 p., t. III : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 319, [1 bl.] p., t. IV : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 324 p., t. V : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 320 p., t. VI : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 312 p., rousseurs.

   

Les six volumes : 150 euros (code de commande : 11875/vit3).

 

KARR (Alphonse) — Sous les tilleuls. Tomes I et II (complet). Paris, Garnier, 1850. [Paris. Garnier Frères, Libraires. 10, rue Richelieu, et Palais-National, 215. 1850.] Deux volumes in-12 demi-percaline verte à coins, reliures frottées, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 252 p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 228 p., bon exemplaire, ex-libris.
En quatrième de couverture :
   Jeune, avec une imagination ardente, Stéphen avait déserté la maison de son père : on voulait le contraindre, lui sans fortune et sans état dans le monde, à épouser une cousine jeune et riche qu’il n’aimait pas. Réfugié dans un village de l’Allemagne, Stéphen avait loué chez un M. Muller, grand amateur de tulipes, une petite chambre, d’où ses pensées s’égaraient souvent hors des plates-bandes, car une fleur, d’essence plus divine que les plus belles fleurs, s’épanouissait à certaines heures, dans le fond du jardin, sous des tilleuls. C’était la douce, la naïve Madelaine, dont le monde n’avait encore altéré ni la candeur virginale, ni l’angélique simplicité. Mais le père Muller lut au cœur de sa fille et de Stéphen, et, en homme positif, dressa des chiffres, dont le résultat fut un congé en bonne forme. Stéphen pleura d’abord, et partit ensuite, mais plein de courage, car il était aimé de Madelaine, et un soir, dans un de ces moments dont le souvenir survit à celui de toutes les joies et de toutes les peines de la vie, Madelaine lui avait dit : « Atteins seulement, sur la route de la fortune, le commun des hommes, fais-toi un état, et reviens me demander à mon père. » Et Stéphen avait foi en ses paroles. Il se mit aux gages de l’université de Gœttingue, et put espérer d’obtenir un traitement de 1500 florins, mais dans huit mois, et huit mois c’est bien long. L’hiver approchait, Madelaine se rendit à la ville de **** pour le passer avec Suzanne, sa jeune et jolie amie. Elle alla avec elle dans les bals, dans les concerts et les fêtes ; la danse, la musique, l’éclat du monde l’éblouirent ; ce qu’elle avait dans le cœur s’affaiblit peu à peu, et, un beau jour, se perdit dans le tourbillon. Suzanne lui prouva qu’elle n’avait rien de mieux à faire que de conclure avec Edward, élégant jeune homme qui avait un cheval magnifique, un mariage qui rendrait son père content, et elle, Madelaine, riche, et par conséquent heureuse. Or, Edward avait été le camarade de Stéphen et le confident de son amour pour Madelaine. Mais Edward était né pour se trouver toujours sur le chemin de son ami. Il lui enleva Madelaine, comme un jour il lui avait escamoté Marie, gentille soubrette, que Stéphen s’était fait un devoir de respecter. Stéphen fut malheureux de ce mariage à en perdre la raison ; mais un jour il apprit qu’il héritait de dix mille florins de rente. Il y avait là de quoi prendre son parti… Il le prit et se jeta dans les plaisirs. Un jour il trouva son existence tellement vide qu’il en fut effrayé ; son âme appartenait encore à Madelaine. « Eh bien ! soit, dit-il alors, que l’amour ait le reste de ma vie comme il a eu le commencement, et Madelaine mes pensées, mon souffle, mon âme ! mais elle sera à moi, et je me vengerai d’Edward. » Et Stéphen se venge d’Edward… et Madelaine fut à lui, et sa vengeance fut terrible, mais juste. — Là devait s’arrêter le drame ; là aussi le lecteur fera bien de s’arrêter, car les pages qui suivent sont horriblement tachées de sang. La vengeance de Stéphen fait frémir ; elle se distille, s’écoule, est sombre dans ses apprêts, sombre dans ses résultats. Mais l’intérêt cesse de s’attacher à un cœur rempli d’une haine si méthodique, et sans intérêt point d’ouvrage durable. Cependant de légères taches ne doivent pas faire oublier tout le mérite du reste de cet ouvrage, qui renferme des incidents gracieux, des situations originales, des lettres palpitantes d’amour et ruisselantes de larmes.
   Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Revue des romans, pp. 372-374.

35 euros (code de commande : 20082).

 

KNEIPP (Sebastian) — Vivez ainsi ou Avis et conseils pratiques pour vivre en bonne santé et guérir les maladies. Seule traduction française autorisée par l'auteur. Neuvième édition. Strasbourg - Bruxelles, Le Roux - Société Belge de Librairie, 1891. [Strasbourg / F.-X. Le Roux & Cie / Libraires-Editeurs / 34 Rue des Hallebardes // Bruxelles / Société Belge de Librairie / Oscar Schepens, directeur. / 16, Rue Treurenberg. / 1891 / Tous droits de traduction et de reproduction réservés.] In-8° demi-chagrin brun d'époque, dos à 5 nerfs (reliure frottée), XVI, 544 p., bon exemplaire.
Préambule du traducteur :
   Dans le livre Ma Cure d'eau M. Kneipp avait promis de publier plus tard un ouvrage spécial sur l'hygiène, pour expliquer l'influence de l'atmosphère, des vêtements, des habitations, de la nourriture et de l'éducation sur la santé physique et morale des hommes.
   Il a su tenir parole, malgré le peu de loisirs que lui laissent l'administration de sa paroisse et les consultations des malades qui affluent sans cesse à Wœrishofen : pour arriver à son but, il a dû, bien des fois, se dérober à ses amis et aux étrangers, et s'enfermer dans sa chambre à certaines heures de la journée. Tous ses lecteurs lui en seront reconnaissants.
   Ce nouveau livre a paru en automne 1889, et il n'est pas moins en vogue que Ma Cure d'eau. Il vient d'être traduit déjà en plusieurs langues ; voici l'édition française que nous en offrons au public.
   Il est une mine de bons avis, d'utiles conseils, de renseignements pratiques, tout en n'étant pas un ouvrage de science et d'érudition : l'auteur n'a voulu qu'une chose, c'est d'enseigner au monde, dans le style le plus simple, le plus clair, le plus populaire, ce que sa longue expérience lui a appris sur la manière de rétablir, de conserver, d'affermir la santé. Il n'a cherché que cela et, il faut le reconnaître, il a réussi au delà de toute mesure.
   M. Kneipp répète souvent que le traitement par l'eau froide n'offre jamais de danger, si toutefois on l'emploie avec intelligence et circonspection. Sans doute, il y a certains maux que personne ne peut guérir ; mais il est constaté que l'hydrothérapie exerce sur l'organisme une action bienfaisante et prolonge ainsi la vie, même dans la plupart de ces cas désespérés. De plus, il est de fait que M. Kneipp a rendu la santé à beaucoup de monde qu'aucun médecin n'avait réussi à guérir. Il cite, d'ailleurs, un certain nombre de ces cas dans l'un et l'autre de ses deux ouvrages.
   Un des médecins – et le nombre en est considérable – qui se sont rendus et qui se rendent à Wœrishofen, pour étudier de près le système Kneipp,dit : « Les applications d'eau sont tellement délicates et efficaces qu'il faut connaître à fond leur action et leur force pour pouvoir faire le choix juste et approprié à chaque forme pathologique. »
   Voilà pourquoi l'auteur de ce livre décrit, pour tous les cas de maladie, l'effet spécial de chaque application et de chaque remède, afin d'initier les lecteurs dans sa médication le mieux possible, et afin de prévenir toute exagération et toute imprudence dans l'emploi de la cure d'eau. C'est le choix des applications qui fait le maître, et le traitement le plus sûr et le plus efficace est celui qui procède avec modération.

25 euros (code de commande : 25176).


LADEN (Abbé) — Le pasteur des petits agneaux ou Cours d'instructions relatives à la première communion divisé en trois années par M. l'abbé Laden avec l'approbation de Mgr l'évêque de Clermont. Seconde édition. Paris, Poussielgue-Rusand, 1855. In-12 demi reliure d'époque, dos à 4 nerfs orné, (reliure usagée), [3 (faux-titre, approbation, titre)], [1 bl.], 476 p., quelques rousseurs, note manuscrite sur la page de garde.
Extrait du prologue :
   Lecteur, ne cherchez pas dans mon livre un pieux passe-temps, un appât pour la curiosité d'un esprit oisif. N'y cherchez pas non plus un livre fait avec art, ou l'éclat du style flatte et séduit l'imagination. Je n'ai pas voulu faire un ouvrage d'esprit, mais une œuvre du cœur. Lisez-le donc avec l'esprit du cœur, car il n'y a que le cœur qui sache bien lire le cœur. J'aime les enfants ; j'ai vécu au milieu des enfants, et c'est pour être utile aux enfants que j'écris. Mon livre sera aimé du pieux et zélé pasteur qui s'occupe de ses jeunes agneaux, il le sera aussi de la bonne et tendre mère qui prépare son fils ou sa fille à une bonne première communion.
   Ne le lisez donc pas, lecteur, pour amuser votre esprit, ou pour tromper l'ennui de vos heures, car il vous fatiguerait, et vous ne le comprendriez point. Mais si vous sentez le désir du bien se remuer dans votre cœur, si vous éprouvez un besoin de reposer votre âme dans la pensée de Dieu, prenez et lisez cet entretien familier d'un père avec ses chers enfants. Il vous rappellera le plus beau jour de votre vie. Si, après avoir lu ce recueil de pieuses causeries, vous le fermez en disant : Ce livre m'a fait du bien, j'aurai atteint une partie de mon but.
   Je l'aurai atteint tout entier, si vous le lisez dans le calme et le silence à votre fils ou à votre fille, qui vont être initiés aux sacrés mystères de l'amour de Dieu.
   Ah ! je vous en conjure au nom de vos plus chers intérêts, comprenez l'importance d'une bonne première communion. Que sera la vie de celui dont le premier âge n'aura pas été formé à la vertu ? Une année sans printemps, dont l'été n'aura rien à mûrir et dont l'automne sera stérile. Cette vie sera comme un triste hiver qui se prolonge au-delà des bornes où la lumière est sans chaleur, où tout demeure dans un état de mort.
   L'enfant le plus heureusement né, riche de tous les dons de la nature, s'il n'a été formé de bonne heure à la piété chrétienne, s'étiolera comme une plante qui n'a pas vu le soleil. La piété est la seule sauvegarde des mœurs, le seul frein qui puisse enchaîner les passions mauvaises. Sans elle, l'enfant perd bientôt cette sensibilité que le vice altère, cette chasteté, séve de toutes les vertus, et cette bonté qui est le plus bel apanage de l'homme. Il perd jusqu'à l'affection pour ses parents. Ce sera un arbuste qui n'aura été ni taillé, ni émondé, ni écussonné : il trompera toutes les espérances et ne produira que des fruits amers.
   Si, au contraire, il a été formé à la piété à l'époque importante de sa première communion, il pourra sans doute s'égarer plus tard, faire fausse route au midi brûlant de sa course, ma s il y aura espérance du retour. L'amour du plaisir s'empare trop souvent, hélas ! du cœur d'un jeune homme ; il y a un moment d'ivresse ; il est comme entraîné vers le mal, il s'y adonne avec une espèce de fureur ; mais ce moment d'ivresse ne dure pas toujours : quelque amère déception, un cruel mécompte, un chagrin cuisant, quelque autre événement de ce genre le fera rentrer en lui-même ; il aura un remords, il rougira de ses excès, il gémira sous le poids de ses chaînes et soupirera après sa délivrance. Le retour sera à moitié fait: vienne ensuite quelque heureuse circonstance, aidée de la grâce de Dieu, et cet homme rentrera dans le droit chemin.

15 euros (code de commande : 23170).


LAFFITTE (Paul) — La parole, par Paul Laffitte. Ouvrage illustré de 24 gravures. Paris, Hachette et Cie, 1885.[Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain, 79. 1885. Droits de traduction et de reproduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], VIII, 281, [1 bl.], [1 (mention d'imprimeur), [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire sans rousseurs.
Table des matières :
   Introduction : La parole française et la patrie française.
   Chapitre I : La parole à Athènes.
   Chapitre II : La parole à Rome.
   Chapitre III : La parole sacrée.
   Chapitre IV : La parole politique.
   Chapitre V : La parole politique (suite).
   Chapitre VI : La parole judiciaire.
   Chapitre VII : La parole militaire.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 17564/vit3).


LA FONTAINE (Jean de) — Fables de Lafontaine, ornées de figures. Paris, Saintin, [ca 1819]. [A Paris, / Chez Saintin, Libraire de la Cour, / Rue du Foin St. Jacques, N° 11.] In-16 broché, [1 (titre avec une vignette gravée)] [1 bl.], XXXVIII, 402 p., 4 gravures de G. Texier (1 vignette de titre, et 3 planches hors texte composées de trois vignettes) et 1 bandeau, ex-libris manuscrit de H. Hencé, daté de 1819 sur la page de titre et de Henry-François Hensay, daté de 1830, sur la page de garde, rare.
   On trouve une mention de Henry-François Hensay dans la « Liste des personnes décorées de la croix de fer » ; il y est signalé comme « élève à l'école royale des beaux arts à Anvers, à Verviers – Blessé de plusieurs coups de sabre le 30 septembre 1830 au combat de Ste Walburge ».
   Le graveur G. Texier (ca 1750 - post 1824) fut un élève de Le Bas.
Bibliographie :
   - Recueil des lois et arrêtés royaux de la Belgique, tome 11, « Liste des personnes décorées de la croix de fer par l'arrêté du 25 septembre 1834. Bulletin LXIII, n°807 et indication des motifs pour lesquels cette récompense leur a été décernée », p. 417, n° 39.

180 euros (code de commande : 22230MPa).


 

[LA HOGUE (Louis-Gilles de)] — L'Imitation de Jésus-Christ, nouvelle édition, revue et corrigée par M. l'abbé de La Hogue, Docteur et Professeur de Sorbonne. Paris, Crapelet-Lefèvre, 1812. [De l'imprimerie de Crapelet. A Paris, Chez Lefèvre, Libraire, rue du Foin-Saint-Jacques, n° 11. 1812.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné, roulette dorée encadrant les plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, XXI, [1 bl.], 456 p., 8 gravures hors texte, mouillures sur les XX premières pages.

35 euros (code de commande : 20505).


LALANDE (Joseph Jérôme Lefrançois de) — Table des logarithmes pour les nombres et pour les sinus. Avec les explications et les usages principaux pour l'Astronomie, la Gnomonique, la Géométrie, la Navigation, la Géographie, la Physique, l'Art Militaire, l'Architecture, l'Arpentage, la Statistique, et les Rentes. Par Jérome De La Lande. Édition stéréotype, gravée, fondue et imprimée par Firmin Didot. Paris, Firmin Didot, 1828. [A Paris, Chez Firmin Didot, Imprimeur du Roi, de l'Institut et de la Marine, Libraire, etc., Rue Jacob, N° 24. 1805 (tirage de 1828).] In-12 demi-toile grise, 33, [1 (déclinaisons du soleil)], [205 (tables)], [1 bl.] p., cachets au verso de la page de titre, rousseurs, peu courant.
Extrait de la préface :
   En 1760 nous publiâmes, la Caille et moi, des tables à-peu-près semblables à celles-ci : elles furent accueillies ; Marie les fit réimprimer en 1768 ; il v en a eu encore des éditions en 1781, 1791, 1799 ; mais chaque fois avec quelques fautes de plus : il est temps de les en garantir pour l'avenir, au moyen d'une édition stéréotype, dont on conserve les planches, pour les corriger à mesure qu'on y découvrira quelque faute, et pour être sûr qu'il n'y en aura jamais de nouvelles.
   M. Firmin Didot m'a proposé d'en prendre soin : je ne l'aurais pas fait pour une édition ordinaire, qui dure si peu de temps, et qu'il faut sans cesse recommencer ; mais celle-ci étant la plus précieuse, je me suis fait un plaisir de m'en occuper avec le plus grand soin.

90 euros (code de commande : 20765MP).

 

LAMENNAIS (Félicité Robert de) — Affaires de Rome. Des maux de l'Église et de la société. Nouvelle édition. Paris, Garnier, [ca 1860]. [Paris / Garnier Frères, Libraires-Éditeurs / 6, rue des Saints-Pères, et Palais-Royal, 215] In-12 broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 393, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 28 (Extrait du catalogue de la Librairie Garnier Frères) p., (collection « Œuvres de F. Lamennais »).
Table des matières :
   - Affaires de Rome.
      - Mémoire présenté au souverain pontife Grégoire XVI, par les rédacteurs de l'Avenir et les membres du conseil de l'Agence générale pour la défense de la liberté religieuse.
      - Mémoire au Pape, adressé par l'intermédiaire de Mgr l'archevêque de Paris.
   - Des maux de l'Église et de la société, et des moyens d'y remédier.
      Chapitre I. Introduction.
      Chapitre II. État du Catholicisme, Italie.
      Chapitre III. État du Catholicisme, Espagne et Portugal.
      Chapitre IV. État du Catholicisme, France.
      - Épilogue.
   - Affaires de Rome - Continuation.
   - Pièces justificatives.

15 euros (code de commande : 25078).


 

LAS CASES (Emmanuel de) — Atlas historique, généalogique, chronologique et géographique de A. Le Sage, (comte de Las Cases), avec des augmentations par J. Marchal, de Bruxelles, et de nombreuses améliorations par une société de savans et de gens de lettres. Bruxelles, De Mat, 1827. [Bruxelles, / P.J. De Mat, Imprimeur-Libraire Éditeur, Grand Place. / MDCCCXXVII.] In-folio (400 x 585 mm.) demi-basane bleue, dos à 4 nerfs (reliure frottée, épidermure), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [6], XXXVI planches coloriées, [5 (table)], [1 bl.], [1 (frontispice : Les Faste napoléens de 1796 à 1821.)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes ses planches, en bel état et auquel on joint le prospectus de l'éditeur.
Extrait du prospectus :
   S'il est un ouvrage dont le mérite et l'utilité ne puissent être contestés, c'est certainement l'Atlas historique de Le Sage (M. le comte de Las Cases).
   Lier la connaissance des faits à celle des temps et des lieux où ils se sont passés ; présenter en un vaste tableau l'aperçu général des principaux événemens ; en un mot, unir essentiellement à l'histoire la géographie et la chronologie qui en sont les deux yeux, comme dit Bossuet, voilà ce qu'a fait l'auteur d'une manière aussi claire que méthodique. Aussi, de l'aveu du monde savant, l'Atlas historique est-il une des productions les plus remarquables du siècle.
   Plusieurs éditions de cet ouvrage ont paru depuis 1802, époque de sa publication en France. La dernière, de 1823, copiée en grande partie sur les précédentes, ne se trouvait déjà plus en rapport avec les changemens politiques survenus en Europe à la suite des traités de Paris et de Vienne, et n'offrait point le vaste développement des connaissances humaines qui s'est opéré dans les deux mondes, depuis vingt ans. Les éditeurs de Paris ne pouvaient eux-mêmes se dissimuler cette défectuosité ; ils reconnaissaient même que leur édition renfermait divers contrastes avec l'ordre existant au moment où ils la publiaient.
   Le besoin d'une édition nouvelle se faisait donc vivement sentir, et M. De Mat s'est empressé de l'offrir au public, sans être intimidé ni par les difficultés que devait entraîner une pareille entreprise, ni par les soins infinis et les dépenses considérables qu'elle exigeait.
   Deux livraisons de l'Atlas ont déjà paru : chacun des dix-neuf tableaux et cartes dont elles se composent, fait connaître par les nombreuses corrections qu'il contient, les changemens que plusieurs années ont apportés dans les hommes et les choses.
   La troisième livraison se publie en ce moment : elle n'est pas moins remarquable que les deux premières, par les notices et les nouvelles observations historiques dont elle est enrichie ; trois tableaux uniquement consacrés à l'histoire des Pays-Bas, sont absolument neufs, ils manquent dans l'édition de Paris. Cette partie de l'Atlas, que les hommes lettrés ne peuvent manquer d'accueillir, est due à un savant distingué, connu par plusieurs travaux littéraires, et entr'autres par une chronologie historique qui, en 1798, attira l'attention de l'Institut de France.
   On jugera par l'exposition sommaire de l'ouvrage, des additions considérables que présente cette nouvelle édition. Sous ce rapport comme sous celui de l'infériorité du prix, de la régularité de la composition, de la netteté du tirage, et surtout de la correction, il sera difficile de ne pas reconnaître de grands avantages sur l'édition de Paris ; la nôtre est d'ailleurs d'un intérêt plus grand pour les habitans du royaume, en ce que les élémens matériels, tels que le papier, le caractère et la gravure, sont les produits de l'industrie nationale. La publication de l'Atlas est donc tout à la fois l'éloge de l'industrie belge, et la preuve des progrès qu'ont faits, dans le royaume, toutes les branches qui concourent au perfectionnement de l'art typographique.
   La quatrième livraison , déjà très-avancée, paraîtra vers le milieu de 1828 ; elle sera le complément d'un ouvrage qui forme à lui seul une bibliothèque, où la jeunesse et les gens d'un âge mur pourront, sans perte de temps et sans de grandes recherches, puiser les connaissances qu'ils n'ont point encore acquises, ou retrouver celles qui leur auraient échappé.
Détail des planches :
   I. Histoire universelle ancienne.
   II. Histoire universelle moderne.
   III. Géographie de l'Histoire. Première partie.
   IV. Géographie de l'Histoire. Seconde partie.
   V. Le monde connu des Anciens.
   VI. La Grèce ancienne historique et fabuleuse.
   VII. L'empire romain.
   VIII. L'invasion des barbares.
   IX. Généalogie générale de la France.
   X. Détails généalogiques des Capétiens, Valois, etc.
   XI. Détails généalogiques des Capétiens, Bourbons, etc.
   XII. Carte géographique de France.
   XIII. Carte généalogique et historique d'Angleterre.
   XIV. Carte géographique d'Angleterre.
   XV. Généalogie de Savoie.
   XVI. Carte géographique et politique d'Italie et d'Illyrie.
   XVII. Tableau généalogique des rois de Portugal, de Navarre, de Castille, d'Aragon et d'Espagne.
   XVIII. Géographie d'Espagne et de Portugal.
   XIX. Tableau généalogique des Pays-Bas. (N°I supplémentaire, XIX de la première édition.)
   XX. Tableau généalogique des Pays-Bas. (N° II supplémentaire, XX de la présente édition.)
   XXI. Tableau géographique et historique des Pays-Bas. (N° III supplémentaire, XXI de la présente édition.)
   XXII. De l'Allemagne, 1re partie. (N° XIX de l'édition de Paris, XXII de la présente édition.)
   XXIII. Généalogie de la Maison de Habsbourg, ou ancienne Autriche. (N° XX de l'édition de Paris, XXIII de la présente édition.)
   XXIV. De l'Allemagne. (N° XXI de l'édition de Paris, XXIV de la présente édition).
   XXV. Généalogie de la Maison de Lorraine, ou Autriche moderne. (N° XXII de l'édition de Paris, XXV de la présente édition.)
   XXVI. Généalogie de la Maison de Prusse. (N° XXIII de l'édition de Paris, XXVI de la présente édition.)
   XXVII. Généalogies de Saxe, Bavière et Nassau. (N° XXIV de l'édition de Paris, XXVII de la présente édition.)
   XXVIII. Généalogie des Maisons de Brunswick, Bade, Hesse, Wirtemberg, Mecklembourg, et Anhalt. (N° XXV de l'édition de Paris, XXVIII de la présente édition.)
   XXIX. Allemagne législative en 1803, et politique en 1812. (N° XXVI de l'édition de Paris, XXIX de la présente édition.)
   XXX. Généalogie de la Maison de Holstein, régnant en Danemarck, Russie et Suède. (N° XXVII de l'édition de Paris, XXX de la présente édition.)
   XXXI. Carte géographique, historique de Russie. (N° XXVIII de l'édition de Paris, XXXI de la présente édition.)
   XXXII. Mappemonde historique : voyageurs, etc. etc. (N° XXIX de l'édition de Paris, XXXII de la présente édition.)
   XXXIII. L'Europe actuelle. (N° XXX de l'édition de Paris, XXIII de la présente édition.)
   XXXIV. Géographie de l'Asie. (N° XXXI de l'édition de Paris, XXXIV de la présente édition.)
   XXXV. Géographie de l'Afrique. (N° XXII de l'édition de Paris, XXXV de la présente édition.)
   XXXVI. L'Amérique actuelle avec ses nouveaux états. (N° XXXIII de l'édition de Paris, XXXVI de la présente édition.)

250 euros (code de commande : 23656).

 

LAVENAS (P.C.) — Nouveau manuel des vices rédhibitoires des animaux domestiques, avec leur dénomination et les délais de garantie dans lesquels l'action doit être intentée en France ; contenant : 1° Le Recueil chronologique des coutumes et arrêts des parlemens de France, concernant les vices rédhibitoires des animaux domestiques ; 2° Un tableau par N° et ordre alphabétique des préfectures et sous-préfectures de France, des provinces anciennes dont ils sont formés ; la nature des vices rédhibitoires des animaux, avec la dénomination de chacun, et les délais dans lesquels l'action doit être intentée suivant les usages des lieux ; 3° Les articles du code civil relatifs à la vente et à la garantie des vices rédhibitoires, avec des annotations d'arrêts de jurisprudence et observations sur la garantie ; 4° Les arrêts de jurisprudence des tribunaux, Cours royales et de la Cour de cassation sur cette matière et sur la compétence ; 5° Les décrets, lois, arrêtés, ordonnances et instructions ministérielles sur les maladies épidémiques et épizootiques des animaux domestiques, et les dispositions pénales d'après les lois en vigueur et du nouveau Code pénal ; 6° Instructions pour apprendre à connaître l'âge et les poils des chevaux, et modèles d'actes pour les actions rédhibitoires. Par Lavenas, Auteur du Manuel pratique des Huissiers et du Nouveau Code des poids et mesures, etc. Paris, Renard, 1837. [Paris. / A la Librairie du Commerce, / Chez Renard, rue Sainte-Anne, n° 71. / 1837.] In-12 demi-veau brun d'époque, dos à 4 nerfs orné, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 317, [1 bl.] p., exemplaire rare et en bon état.
Extrait de la préface :
   Jusqu'à présent il n'avait point été fait de recueil chronologique des coutumes et arrêts des anciens parlemens de France, concernant les vices rédhibitoires des animaux domestiques ; ces genres de vices méritent beaucoup d'attention, puisqu'ils intéressent une branche très-importante du commerce. Dans les ventes et achats d'animaux domestiques, les personnes les plus expérimentées y sont souvent trompées, les vices ou maladies dont ils sont atteints ne se déclarant qu'au bout d'un certain temps. Le Code civil ne parle que de la garantie pour les vices cachés et ceux apparens, sans les désigner, et que l'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée dans un bref délai, suivant la nature des vices et l'usage des lieux où la vente a été faite, ce qui renvoie aux coutumes et usages locaux qui existent dans les provinces de la France ; il était donc indispensable de les analyser, ce qui a nécessité à l'auteur de cet ouvrage de longues et pénibles recherches pour parvenir à faire ce recueil.

40 euros (code de commande : 25529).

 

LAVILLE (Laurent) — Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon Bonaparte. Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848 [la couverture porte la mention des éditions Garnier]. In-8° broché, VIII, 140 p., bon exemplaire malgré une couverture très légèrement défraîchie.
   Il ne nous a pas été possible de trouver des informations biographiques sur Laurent Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes, dans l’Avis il écrit :
   « J’ai fait prendre naissance à ma Nouvelle République dans la Turquie, pays qui n’en a guère idée ; j’ai fait conquérir aux républicains turcs plusieurs nations qui n’en ont pas entendu parler ; mais, si le cadre est bon, il importe peu que tout y soit supposé.
   J’admets une taxe aux fortunes, et sur cela quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant assez à la mode aujourd’hui. Cependant, je prétends, tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car il supposerait dans les hommes plus de vertu qu’ils ne peuvent en avoir […] »
Bibliographie :
   Lorenz, Catalogue général de la librairie française, t. III, p. 184.

100 euros (code de commande : 11457/vit4).


LEFÈVRE (André) — Les merveilles de l'architecture par André Lefèvre. Illustrées de 66 vignettes sur bois par Thérond, Lancelot, etc. Sixième édition revue par l'auteur. Paris, Hachette, 1884. [Paris / Librairie Hachette et Cie / 79, Boulevard Saint-Germain, 79 / 1884 / Droits de propriété et de traduction réservés] In-8° sous cartonnage d'éditeur, [3 (faux-titre, ouvrages du même auteur, titre)], [1 bl.], 366, [1 (imprimeur)], [1 bl.], 16 (catalogue de la Librairie Hachette) p., (collection » Bibliothèque des Merveilles »), bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Monuments mégalithiques.
   II. Monuments pélasgiques et étrusques.
   III. Égypte.
   IV. Architectures asiatiques.
   V. L'art grec.
   VI. Rome antique.
   VII. Le monde romain.
   VIII. Styles latin et byzantin.
   IX. Architectures orientales.
   X. Architecture romane (1000-1250).
   XI. L'art gothique.
   XII. Le Moyen Âge en Italie, en Espagne et en Sicile.
   XIII. La Renaissance et le style classique en Italie.
   XIV. La Renaissance en France, en Espagne et en Allemagne.
   XV. L'art classique et l'art contemporain.

18 euros (code de commande : 25469).


 

LEGOUVÉ (Ernest) Le mérite des femmes, augmenté de Notes concernant les femmes célèbres du 19e siècle, et suivi De la mélancolie, des souvenirs et de la sépulture ; poëmes par Legouvé. Nouvelle édition ornée de vignettes dessinées et gravées par les plus habiles artistes. Paris, Masson fils, 1838. [Paris. / Masson Fils, Éditeur. / Rue de la Monnaie, 20. / 1838] In-12 plein maroquin rouge, plats estampés à froid encadrés d'un filet doré, dos lisse orné de spirales et fleurons dorés, roulettes dorées sur les coupes et les chasses, tranches dorées, 427, [1 bl.] p., frontispice gravé et 113 fines gravures dans le texte, dont une à pleine page en rouge noir et or, rousseurs, reliure typiquement romantique frottée, une tache noir (encre ?) sur le plat, charmant volume malgré ces défauts.
Texte de la Notice sur Legouvé :
   Jean-Baptiste-Gabriel Legouvé naquit à Paris le 23 juin 1764. Sa famille était honorable, et son père, qui occupait le premier rang au barreau, cachait l'âme d'un poète sous la robe de l'avocat. Élevé pour ainsi dire au milieu de cette atmosphère procédurière et poétique, le fils Legouvé déclara que lui aussi ferait des vers, et la mort de son père, qu'il perdit à 16 ans, le livra de bonne heure à son génie poétique.
   Sa première pensée fut tournée vers le théâtre, et son premier ouvrage fut la Mort d'Abel, qui parut en 1793 ; on eût dit que son âme douce et tendre éprouvait le besoin de remonter à l'origine de l'histoire du monde pour échapper au bouleversement social, et ce fut une heureuse idée de présenter sur la scène cette sanglante pastorale, mélange de crime et d'innocence, dans un moment où la hache de la révolution avait brisé tous les liens et produit le chaos ; le spectacle du premier homicide au milieu de tant de forfaits, était un avertissement terrible donné à une grande nation par un jeune homme ignoré, et cette voix solennelle de Dieu disant au meurtrier : Caïn, qu'as-tu fait de ton frère ? ne semblait-elle pas alors être celle de la patrie en deuil s'écriant : Peuple, qu'as-tu fait de ta liberté ?
   Peu de temps après cet éclatant début, il publia la tragédie d'Épicharis et Néron, œuvre de talent et de courage à la fois, car Robespierre vivait, et celle haute leçon donnée au Néron moderne pouvait coûter la vie à son auteur.
  Vers cette époque d'épouvanté et d'horreur, où la mort même n'était plus un asile contre la fureur des bourreaux, la violation des tombeaux lui inspira de beaux vers dans son poëme de la Sépulture, car sa jeune muse semblait grandir au milieu de celte effroyable tempête, et devenait génie aussitôt qu'il y avait une vertu à honorer, un crime à flétrir.
   Les deux poërnes qui suivirent celui-ci, les Souvenirs et la Mélancolie, furent autant de succès nouveaux ; mais son chef-d'œuvre, le Mérite des Femmes, qu'il publia en 1801, mit le comble à sa gloire.
   On sortait à peine d'une révolution sanglante durant laquelle les femmes, faibles et timides, s'étaient montrées partout fortes et dévouées, et le public, croyant acquitter une dette, accueillit avec enthousiasme ce chant du poète où son âme, pleine de reconnaissance et d'amour, sut s'élever à la hauteur d'un sujet si digne de l'inspirer.
   La mort de sa femme, qu'il chérissait, brisa du même coup son cœur et sa lyre ; dès lors, son existence solitaire lui parut un fardeau trop pesant : car ce n'était point la mort, et pourtant ce n'était plus la vie pour son âme aimante et sensible.
   La vie de l'auteur de la Mort d'Abel avait été douce et brillante : sa fin fut, hélas ! pénible et douloureuse. Après la gloire vint le malheur ; mais, plus heureux que Chénier, son contemporain et son émule, il put du moins jouir de ses succès.
   Il y a des pertes qui ne se réparent jamais, et des plaies que le temps ne saurait fermer, tant la solitude du cœur est affreuse quand on a perdu ce que l'on aimait : mieux vaut la mort qu'un tel supplice, aussi Legouvé l'appelait-il de tous ses vœux. Elle l'entendit enfin, et, prenant en pitié sa souffrance, elle le retira de ce monde comme d'un long exil.
   André Chénier l'avait déjà précédé dans la tombe : car la mort n'épargnait aucune renommée, dans ce temps de fatale mémoire, et changea plus d'une couronne de laurier en couronne de cyprès ; mais le fer du bourreau, qui trancha à son printemps cette vie de poète qui ne devait point avoir d'automne, ne put lui ravir l'immortalité réservée au talent et au malheur.
   Tous deux soupirèrent l'élégie au milieu des cris de douleur qui s'élevaient de toutes parts. L'un porta sa tête sur un échafaud ennobli par d'illustres trépas ; mais, comme le génie ne meurt jamais tout entier, sa belle ârne de poète a passé dans ses vers. L'autre expira, ou plutôt s'éteignit doucement, à peine âgé de cinquante ans, léguant un fils à ses nombreux amis, et sa gloire à son pays.

35 euros (code de commande : 24954).

 

LE MAISTRE D'ANSTAING (Idesbald) — Recherches sur l'histoire et l'architecture de l'église cathédrale de Notre-Dame de Tournai, par I. Le Maistre d'Anstaing, Membre de la commission chargée des travaux de restauration de cette église. Tomes I et II (complet). Tournai, Massart et Janssens, 1842-1843. [Tournai, / Massart et Janssens, Imprimeurs-Libraires. / 1842. - 1843.] Deux volumes in-8° demi-toile grise à coins, couvertures conservées, t. I : XXVI, 403, [1 bl.] p., une vue en frontispice et 3 planches hors texte, t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 376 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   Tome I.
   - Introduction.
   Chapitre I. Origine du Christianisme à Tournai. - Fondation de la cathédrale de Notre-Dame. - Église romane. - Sa description. - Époque de sa construction.
   Chapitre II. Construction du chœur ogival. - Accroissements successifs. - Décoration intérieure.
   Chapitre III. Des chapelles et des autels de l'église de Notre-Dame.
   Chapitre IV. Des portails de l'église de Notre-Dame.
   Chapitre V. Des vitraux peints de l'église.
   Chapitre VI. Itinéraire de l'église, ou description des objets rares et curieux qu'elle renferme.
   Tome II.
   Chapitre I. Notice sur les évêques de Tournai.
   Chapitre II. Chapitre de Notre-Dame. - Son organisation, ses dignités, ses droits et privilèges. - Son origine et sa fin.
   Chapitre III. Coup-d'œil sur l'histoire de Notre-Dame. - Événements divers dont l'église a été témoin. - Entrées royales, profanations, restaurations.
   Chapitre IV. Notice biographique sur les membres du chapitre de Notre-Dame, qui se sont distingués par leurs vertus ou leurs talents.
   Chapitre V. Des sépultures, pierres funéraires et épitaphes que renfermait anciennement l'église de Notre-Dame.

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 25700).

 

LEMONNIER (Camille) — Noëls flamands. Dessins inédits de Alfred Hubert, Xavier Mellery, Henri Meunier, François Taelemans, Eugène Derdyen. Bruxelles, Balat, 1899. Grand in-8° sous reliure souple d'éditeur, 174 p., bien complet des dix illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
Ce recueil contient :
   - La Saint-Nicolas du batelier.
   - Fleur-de-Blé.
   - La Noël du petit joueur de violon.
   - Le thé de ma tante Michel.

120 euros (code de commande : 19359).

 

 

LEUVEN (Adolphe de), FORGES (Philippe-Auguste Pittaud de) et DUMANOIR (Philippe) — Sophie Arnould. Comédie en trois actes mêlée de couplets, par MM. Ad De Leuven, De Forges et Ph. Dumanoir ; représentée, pour la première fois, sur le théâtre du Palais-Royal, le 11 avril 1833. Bruxelles, Lelong, 1833. [A Bruxelles. J.-A. Lelong, Libraire-Éditeur, rue des Pierres, n° 43. 1833.] In-12 broché, 71, [1 bl.] p., (collection « Nouveau Répertoire Dramatique de la Scène Française », 4e série - 1re livraison), bon exemplaire malgré un petit manque au dos et une déchirure, sans perte, au second feuillet de couverture.
   La contrefaçon du théâtre français en Belgique fut une entreprise particulièrement prospère et François Godefroid indique qu'elle « connaîtra son apogée avec la publication du Nouveau Répertoire dramatique de la Scène française publié par J.-A. Lelong, de 1832 à 1854, sans le consentement des auteurs. »
Bibliographie : Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 31-54.

20 euros (code de commande : 17984).

 

LEVASSEUR (E.) et PÉRIGOT (Ch.) — Atlas de géographie physique, politique et économique (France - Europe - Terre). Paris, Delagrave, [ca1880]. Petit in-4° écu, demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs, [12] p., bien complet des 103 cartes (250 × 190 mm.) en couleurs, bon exemplaire.
@ Cet atlas était destiné aux élèves des classes d'humanités (classe de mathématiques élémentaires). 39 cartes sont consacrées à la France et à ses colonies, 34 à l'Europe et 30 à la terre.


Carte des arbres fruitiers et des forêts.

180 euros (code de commande : 11207).

 

LIREUX (Auguste) Assemblée nationale comique par Auguste Lireux. Illustré par Cham. Paris, 0Michel Lévy, 1850. [Paris / Michel Levy Frères, Libraires-Éditeurs, / rue Vivienne, 1. / 1850] In-8° demi-maroquin brun à coins, dos lisse, couverture conservée (reliure frottée, épidermures importantes aux coins supérieurs), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 625, [1 bl.], [1 (placement des gravures)], [1 bl.] p., nombreuses gravures dans le texte, bien complet des 20 planches hors texte, nombreuses rousseurs, cachet ex-libris sur la page de garde, peu courant avec la couverture conservée.
   
Premier tirage, complet des pages 128 bis et 128 ter.
   « L’éditeur, Calmann Lévy, eut l’idée de réunir en volume les comptes rendus des séances de l’Assemblée rédigés par Lireux pour Le Charivari, en demandant à Cham d’illustrer le texte. Les 627 pages in quarto de l’ouvrage sont donc ornées de vingt gravures pleine page et de 157 vignettes de taille variable – dont la dernière représente les deux auteurs. Les dimensions de l’ouvrage disent assez son ambition : l’Assemblée nationale comique, publication par livraison, couvre en effet les séances de la Constituante depuis le 4 mai 1848 (première réunion, marquée par la proclamation de la République) jusqu’au 26 mai 1849 (séparation de la Constituante qui laisse la place à la Législative). »
Bibliographie :
   - Carteret (Léopold), Le trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, tome III, p. 390.
   - Caron (Jean-Claude), Les représentations du parlementarisme à travers le registre de l'humour. L'Assemblée nationale comique, de Lireux et Cham (1850), dans Assemblées et parlements dans le monde du Moyen Âge à nos jours. 57e Conférence de la Commission internationale pour l'Histoire des Assemblées d'État, pp. 1357-1371.


Les auteurs.

80 euros (code de commande : 23573).

 

LITTRÉ (É) — Dictionnaire de la langue française. Contenant 1° Pour la nomenclature : tous les mots qui se trouvent dans le Dictionnaire de l'Académie française et tous les termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de la vie pratique ; 2° Pour la grammaire : la prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu, discutée ; l'examen des locutions, des idiotismes, des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle, avec des remarques critiques sur les difficultés et les irrégularités de la langue ; 3° Pour la signification des mots : les définitions ; les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique, avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques et autres ; les synonymes principalement considérés dans leurs relations avec les définitions ; 4° Pour la partie historique : une collection de phrases appartenant aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la langue française jusqu'au seizième siècle, et disposée dans l'ordre chronologique à la suite des mots auxquels elles se rapportent ; 5° Pour l'étymologie : la détermination ou du moins la discussion de l'origine de chaque mot établie par la comparaison des mêmes formes dans le français, dans les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal ou langue d'oc. Tomes I. Première partie : A-C. Seconde partie : D-H. et II. Première partie : I-P. Seconde partie : Q-Z. (Complet.) Tome I : Paris, Hachette, 1863. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 15, Post Strasse. 1863. Tous droits réservés.] Tome II : Paris, Hachette, 1869. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 3, König-Strasse. 1869. Tous droits réservés.] Quatre volumes in-4° demi-chagrin vert d'époque, dos à 4 nerfs, reliures frottées, manque à la queue du premier volume, tomes I première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LIX, [1 (explication des abréviations)], 944 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1136 (pp. 944-2080)] p., tome II première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], II, 1396 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1232 (pp. 1397-2628, les pp. 2567-2628 sont consacrées aux Additions et Corrections)] p., édition originale.
   
@ Émile Littré acheva la rédaction de son Dictionnaire en 1865. La publication fut effectuée en livraisons, la première en 1863 et la dernière en 1872.
  :  Littré, Comment j'ai fait mon dictionnaire de la langue française.

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13298).


 

[LOUIS DE BAVIÈRE]. MONTIGNY (Caroline de) — Choix de poésies de S. M. le roi Louis de Bavière ; imitées en vers par Mme Caroline de Montigny. Liège, Sartorius-Delaveux, 1830. [Liége, / J. de Sartorius-Delaveux, Imp--Lib., / rue Souverain-Pont, N° 319. / En commission chez J. P. Bachem, / A Cologne. / 1830.] In-8° broché, 64 p., rousseurs.
   Comme l'indique la mention imprimée au dos du faux-titre, ce volume a été imprimé par J. de Sartorius-Delaveux ; une édition, en tous points semblable, à l'adresse de Tarlier, à Bruxelles, la même année, porte la même mention d'imprimeur.

30 euros (code de commande : 22664).


 

MABILLE (Alfred) — Les environs de Bruxelles par Alfred Mabille. Nombreuses illustrations. Composition inédites de Henry Cassiers et Alfred Ronner et plusieurs vue photographiques. Bruxelles, Lebègue, [1885]. [Bruxelles J. Lebègue et Cie, Imprimeurs-Éditeurs 46, rue de la Madeleine, 46.] In-8° (220 ´ 280 mm.) sous cartonnage (un peu frotté) d’éditeur d'après la maquette de Paul Souze (relié par Meersmans à Bruxelles), 131, [1 bl.] p., illustrations dans le texte, la carte manque, (« Collection Nationale - Origine, Description et Histoire des Principales Villes de Belgique »), quelques rousseurs.
Table des matières :
   I. Un mot d'introduction.
   II. Au temps passé.
   III. Les faubourgs.
   IV. Les faubourgs (suite).
   V. La Zuene.
   VI. La Pede et la route vers Ninove.
   VII. La route vers Gand et le Pays d'Assche.
   VIII. Le canal de Willebroeck.
   IX. La Woluwe et les environs de Perck.
   X. Uccle et la villégiature.
   XI. Linkebeek, Alsemberg et Rhode-Saint-Genèse.
   XII. La vallée de l'Isque.
   XIII. Soigne (1°. Sous la lisière. 2°. Sous bois).
   XIV. Waterloo.

25 euros (code de commande : 23753).

 

MAGEN (Hippolyte) — Le Pilori. Listes par départements des proscripteurs de décembre 1851. R. F. Paris - Bruxelles, Chez tous les Libraire, 1854-1871. [Paris & Bruxelles. Chez tous les libraires. 1854-1871.] In-12 broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 200 p., couverture défraîchie présentant quelques manques, ouvrage peu courant.
   Le libraire Hippolyte Magen (1814-1886) participa au coup d'État du 2 décembre, ce qui lui valut d'être emprisonné Maison d'arrêt cellulaire (« Prison Mazas ») puis de s'exiler à Bruxelles où il entretint de bonnes relations avec Victor Hugo. Il dut quitter la Belgique pour l'Angleterre après la publication du Pilori et ce n'est qu'après le 4 septembre 1870 et un séjour en Espagne qu'il put rentrer en France.
Bibliographie :
   - Sylvie Aprile et Raymond Huard, Le coup d'état du 2 décembre 1851. Bibliographie, p. 5.

50 euros (code de commande : 18780/vit3).

 

 

MAHAUDEN (Raymond) — Les demoiselles de Saint-Cyr, comédie-vaudeville en deux actes. Bruxelles, J.-A. Lelong, 1844. In-12 broché, 39, [1 bl.] p.
@ Raymond Mahauden (Enghien, 1812 - Saint-Josse-ten-Noode, 1842) écrivit un opéra (Marie de Brabant), deux pièces et un poème. Ses compositions dramatiques reçurent un accueil très favorable. Ernest Matthieu précise que « Mahauden ne manquait pas de talent, et nul doute qu'il aurait acquis une légitime renommée littéraire, si une mort prématurée ne l'avait enlevé à trente ans » ; il ajoute que ses pièces « sont devenues presque introuvables. »
& Matthieu, dans Biographie Nationale, t. 13, col. 154.

20 euros (code de commande : 11201/vit3).

 

MAISTRE (Xavier de) — Voyage autour de ma chambre. Préface par Alex. Piedagnel. Portrait inédit. Six gravures de C. Delort. Paris, Quantin, 1882. [Paris. A. Quantin, Imprimeur-Éditeur. 1882.] In-12 broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 171, [1 (vignette)] p., 8 illustrations : 2 hors texte (portrait gravé de l'auteur en frontispice et un manuscrit en fac-similé à déplier) et 6 gravures de Delort, (collection « Petite Bibliothèque de Poche »), bel exemplaire.
Extrait de la préface :
   Xavier de Maistre a mis tout son cœur dans ce volume excellent, un peu frivole en apparence, et rempli en réalité de saine philosophie, de poésie intime, d'amour juvénile, de charité, de foi robuste et pénétrante et d'exquises délicatesses. Le Vovage autour de ma chambre doit être assurément considéré comme l'œuvre de prédilection d'un homme d'esprit, mais c'est, surtout le chef-d'œuvre d'un honnête homme. – Gardons, à portée de la main, ce joyau finement ciselé, pour le reprendre souvent et l'admirer à loisir.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 775.

35 euros (code de commande : 21168YB).

 

 

MARSIGNY (A.-B.-J.) — Les chants de la solitude, par A.-B.-J. Marsigny. Mons, Manceaux-Hoyois, 1856. In-12 demi-veau brun d'époque, dos lisse, pièce de titre orange, VII, 272 p., bon exemplaire.
Avant-propos :
   Un recueil de poésies peut se passer de préface. Quelques pages du livre suffisent pour faire connaître l'auteur et en disent plus, sur ses principes philosophiques et littéraires, que l'introduction la plus habile et la plus éloquente profession de foi. L'œuvre est nécessairement en rapport avec l'idée que le poète s'est formée de la vie, de la société et de l'art. Elle doit s'expliquer elle-même, à moins que celui qui l'offre au public n'ait un nom qui lui permette de résumer ses doctrines et d'exposer avec autorité ce qu'il regarde comme sa mission.
   Nous nous garderons donc bien de tenter ici quelque théorie ; on ne parle que trop, dans les assemblées, dans l'enseignement, dans la presse, du sacerdoce des orateurs et des écrivains. Sans discuter la justesse de cette expression, que l'on devrait méditer pour se rappeler ses devoirs, mais dont on abuse souvent pour appuyer des systèmes frivoles, il nous suffira de dire que les Chants de la Solitude ne renferment pas une de ces nouvelles constitutions sociales que l'on n'avait pas soupçonnées jusqu'à ce jour et dont l'avenir révélera les bienfaits. Ce sont, pour la plupart, des pièces de circonstance, inspirées par les divers rapports de la société ou de la famille, ou par la méditation, si douce, dans les heures de loisir, à ceux dont la vie est très-occupée. Si ce livre tombe entre les mains des juges éclairés et sévères qui n'admettent que des sujets d'un intérêt vaste et puissant, nous réclamons leur indulgence pour un certain nombre de morceaux destinés à d'autres lecteurs et qui ne peuvent guère intéresser que la jeunesse, ou ceux qui se plaisent au souvenir de leurs premières années. On y retrouve les mêmes convictions que dans le reste, et peut-être auront-ils leur utilité pour montrer la source commune des idées exprimées dans les genres les plus opposés en apparence.

20 euros (code de commande : 20528).

 

MARTINS (Charles) — Du Spitzberg au Sahara. Étapes d'un naturaliste au Spitzberg, en Laponie, en Écosse, en Suisse, en France, en Italie, en Orient, en Égypte et en Algérie. Par Charles Martins professeur à la Faculté de Montpellier, correspondant de l'Institut de France. Paris, Baillière, [1886]. [Paris, Librairie J.-B. Baillière et Fils 19, rue Hautefeuille, près du boulevard Saint-Germain. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture de Georges Devy chromolithographiée conservée, XVI, 619, [1 bl.], 4 (catalogue de l'éditeur) p., bien complet de ses XVI planches hors texte dont le frontispice, les cinq feuillets des pp. V à XII (dédicace et préface) manquent, elles ont été remplacées par des copies, bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.
   Il s'agit de la deuxième édition de ce peu courant classique du livre de montagne ; l'originale de 1866 n'était pas illustrée.
      - Bibliographie : Perret (Jacques), Guide des livres sur la montagne et l'alpinisme, n° 2852.
Table des matières :
   Dédicace - Préface de l'auteur.
   Introduction : La Géographie botanique et ses progrès les plus récents.
      § I. Premiers travaux de géographie botanique.
      § II. Statistique végétale. Des influences diverses qui déterminent la distribution des végétaux à la surface du globe.
      § III. De la naturalisation et de l'acclimatation des végétaux. De l'apparition des espèces sur le globe.
   - Le Spitzberg, tableau d'un archipel à l'époque glacière.
      - Découverte et exploration du Spitzberg.
      - Climat du Spitzberg.
      - Constitution physique et géologique du Spitzberg.
      - Flore du Spitzberg (Végétaux phanérogames du Spitzberg - Végétaux phanérogames des Grands-Mulets - Végétaux phanérogames du sommet du Faulhorn - Végétaux phanérogames des environs de la cabane de Vincent, sur le Mont-Rose).
      - Faune du Spitzberg (Mammifères - Oiseaux - Poissons et animaux invertébrés - Époque glaciaire).
   - Le Cap Nord de la Laponie.
   - Un hivernage scientifique en Laponie.
      - Lignes d'ancien niveau de la mer.
      - Installation des instruments.
      - Flux et reflux de la mer.
      - Astronomie, étoiles filantes.
      - Série météorologique.
      - Température.
      - Pression atmosphérique.
      - Aurores boréales.
      - Magnétisme terrestre.
      - Mesures céphalometriques.
      - Conclusions et espérances.
   - Voyage en Laponie, de la mer Glaciale au golfe de Bothnie.
      - Plantes des environs de Karesuando.
   - De la colonisation végétale des îles Britanniques, des Shetlands, des Feroe et de l'Islande.
   - La vingtième réunion de l'Association Britannique, à Édimbourg, en août 1850.
   - Les glaciers des Alpes et leur ancienne extension dans les plaines de la Suisse et de l'Italie.

      - Des glaciers actuels.
      - Roches polies et striées par les glaciers actuels.
      - Moraines et blocs erratiques des glaciers actuels.
      - Cailloux rayés par les glaciers actuels.
      - De l'ancienne extension des glaciers du Mont-Blanc, de Chamounix jusqu'à Genève.
      - Du climat de l'époque glaciaire.
   - Deux ascensions scientifiques au Mont-Blanc.
      - Ascension de de Saussure.
      - Ascension de Bravais, Martins et Lepiteur.
      - Résultats scientifiques.
   - Le campagnol des neiges.
   - Des causes du froid sur les hautes montagnes.

      - Des causes du froid physiologique chez l'homme.
      - Conditions subjectives générales qui modifient la sensation du froid.
      - Causes physiologiques de froid spéciales aux hautes montagnes.
   - La réunion de la Société helvétique des sciences naturelles, en août 1863 à Samaden, dans la haute Engadine, canton des Grisons.
      - La session de Samaden.
      - Travaux de la Société helvétique des sciences naturelles.
   - Le mont Ventoux, en Provence.
      - Description physique de la montagne.
      - Échelle des climats.
      - Conditions physiques favorables aux études de la topographie botanique.
      - Ascensions au mont Ventoux.
      - Forêts et cultures.
      - Zones végétâtes.
   - La Crau, ou le Sahara français.
   - Aperçu géologique sur la vallée du Vernet, et la distinction des fausses et vraies moraines dans les Pyrénées orientales.

      - Constitution géologique de la vallée du Vernet ; fausses moraines.
      - Terrains glaciaires de la vallée du Vernet.
      Moraines terminales de Mont-Louis.
      - Fausse moraine des Escaldas.
      - Roches moutonnées et moraines de la vallée de Carol.
   - La Tribune de Galilée à Florence.
   - Promenade botanique le long des côtes de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Égypte.

      - Malte.
      - Syra.
      - Smyrne.
      - Le Bosphore de Constantinople.
      - Le platane de Buiukdéré.
      - Rhodes.
      - Pompéiopolis.
      - Alexandrette.
      - Latakieh.
      - Tripoli.
      - Beyrouth.
      - Jaffa.
      - Alexandrie.
      - Le Caire et les Pyramides.
      - Retour.
   - Le Jardin d'acclimatation de Hamma, près d'Alger.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1852.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1864.
   - La forêt de l'Edough près de Bone.
   - Tableau physique du Sahara oriental de la province d'Alger.

      - La région méditerranéenne.
      - La sous-région des hauts plateaux.
      - La région désertique.
      - Les formes du désert.
      - Les oasis.
      - Répartition des populations.
      - La vie au désert.
      - Conclusion.
   - Tables.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

95 euros (code de commande : 17731/vit4).

 

MAYNE-REID (Capitaine) — L'habitation du désert ou aventures d'une famille perdue dans les solitudes de l'Amérique. Ouvrage traduit de l'anglais par Armand le François et illustré de 24 vignettes par Gustave Doré. Nouvelle édition. Paris, Hachette, 1865. In-12 sous cartonnage illustré d'un motif doré représentant Saint-Michel terrassant le dragon, dos orné de caissons dorés, [2], [1 (frontispice)], [1 (titre)], [1 bl.], 376 p., coupes un peu frottées, une déchirure restaurée au feuillet des pp. 237-238, sans dommage pour le texte, rousseurs sinon joli exemplaire.

40 euros (code de commande : 11360).


MEILHAC (Henry) et HALÉVY (Ludovic) — La Veuve. Comédie en trois actes. Paris, Calmann-Lévy, 1895. In-12 broché, [4], 73, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs.

12 euros (code de commande : 12080/vit3).


Mémoires de la Société Royale des Antiquaires du Nord. 1840-1844.
Copenhague, Au Secrétariat de la Société, s.d.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 70 euros (code de commande : 8898/vit4).

 

MÉRY (Joseph) — Les nuits anglaises. Contes nocturnes. Paris, Michel Lévy Frères, 1853. In-18 anglais demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture conservée, (reliure de G. Dubois d'Enghien), [4 (faux-titre, catalogue des titres de la collection, titre, mention de droits)], 368, [1 (table)], [1 bl.], [8 (catalogue de l'éditeur)] p., (collection « Bibliothèque Contemporaine », 2e Série), édition originale, exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de l'auteur.
   Dans sa lettre à son ami Meyer (l'écrivain Henri Meyer ?), datée de Marseille, le 5 mai 1841, Joseph Méry évoque les difficultés qu'il a à récupérer des caisses qu'il doit expédier à Constantinople et son souhait, malgré son mal de mer, d'effectuer un voyage aux Dardanelles : « Je connais la Méditerranée ; elle me tue, dès que je mets le pied sur un paquebot ; moi qui lui ai adressé tant de vers ! ».

     

100 euros (code de commande : 25515).


MÉRY. Héva.
Paris, Hachette, 1861.
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10 euros (code de commande : 22/65/vit4).

 

 

MICKIEWICZ (Adam) — Livre des pélerins polonais, traduit du polonais d'Adam Mickiewicz par le Comte Ch. de Montalembert ; suivi d'un Hymne à la Pologne, par F. de La Mennais. Bruxelles, Tircher, 1834. [Bruxelles. / J. B. Tircher, Libraire-Éditeur / 1834.] In-12 broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 243, [1 bl.] p., rousseurs, rare.
   La première édition de cet ouvrage parut à Paris en 1833 ; Théophile Bérangier nous apprend que l'édition présentée ici est une « contrefaçon belge qui a eu deux éditions et possède de plus que l'édition française une préface de 11 p. signée : Un ami des Polonais. »
Préface :
   Nous croyons rendre un véritable service au public belge, en reproduisant un ouvrage, dont il a été privé jusqu'ici ; ouvrage digne sous tous les rapports d'être lu et médité par toutes les classes cle la société, et capable d'exciter, au plus haut degré, l'intérêt et la sympathie pour celte malheureuse et toujours sublime Pologne, dont l'existence, entière n'a été qu'un long combat pour la libert  ; pour celte Pologne, qui a été depuis des siècles, mais particulièrement de nos jours, le boulevard de l'Europe civilisée contre l'invasion de la barbarie du Nord. Ce livre ne ressemble en rien à tout ce que nous avons vu jusqu'ici. C'est une œuvre symbolique, œuvre de prophète, véritable Évangile politique, fait surtout pour émouvoir profondément tout ce qu'il y a de sentimens généreux et nobles dans le cœur de l'homme ; pour réveiller tout ce qu'il y a d'avenir et de liberté dans sa destinée. Aussi ne craignons-nous pas d'avancer qu'il n'y aura pas un Belge, en qui vit encore le souvenir de l'inscription du drapeau polonais : Liberté pour nous et pour vous ; pas un Belge dont le cœur bat encore au nom de Dieu et la Liberté, qui, après l'avoir lu, ne se fasse un devoir sacré d'offrir son obole pour soulager des malheurs aussi inouïs ! Il n'y aura pas un cœur d'homme, qui après avoir lu la brûlante préface de monsieur de Montalembert, ne se sente transporté d'une sainte indignation, et enflammé du désir de mêler son sang au noble sang des Polonais, pour cimenter leur indépendance, ou du moins pour abattre ce colosse d'orgueil, qui se fait un jeu de la vie des peuples et menace de tout envahir. Il n'y aura pas un cœur de mère, qui ne se brise de désespoir, qui ne succombe à ses convulsions, qui ne blasphème et n'attire sur la tète de ce bourreau un million de malédictions à la fois, à la vue de ces mères polonaises, auxquelles on arrache barbarement le fruit de leurs entrailles pour le transplanter dans le désert ; à la vue de ces mères se jetant sous les roues des chars dans l'espoir d'empêcher l'enlèvement de leurs enfans !! Quand on n'a pas un cœur de Czar, quand on n'est pas jeté sur la terre pour être le fléau du genre humain, il est impossible de soutenir la lecture de ces déchirantes, de ces inhumaines atrocités, sans frissonner d'horreur, sans éprouver, de la manière la plus sensible, le contre-coup de ces inconcevables cruautés, de cette barbarie raffinée. Surtout que l'on ne pense point que ce soient ici des exagérations faites à plaisir pour émouvoir les cœurs sensibles et soulager de nobles infortunes. Ah ! que n'avons-nous l'heureuse mission de vous annoncer que le retentissement de tous ces barbares ukases, que le sifflement de ces impitoyables coups de knout, que tous ces convois d'enfans enlevés de nuit et mourans sur le bord du chemin, que ces cris et ces larmes de mères redemandant leurs enfans aux Cosaques, que tous ces hommes de génie et de talent, succombant en route sous le poids de leurs chaînes, que ces jeunes vierges abandonnées à la féroce lubricité du soldat, que ces ministres de la religion, blanchis dans les travaux apostoliques et condamnés aux carrières de la Sibérie ; ah ! que ne nous échoit-elle, cette sainte et consolante tâche de vous annoncer que toutes ces horreurs sont des rêves et n'ont jamais existé que dans l'imagination exaltée de quelques philanthropes du jour !! Que ne nous est-il donné de vous dire qu'il n'y a plus de Polonais en Belgique, qu'il n'y en a plus ni en France, ni en Suisse, ni en Angleterre ; que tous sont rentrés dans leur patrie, que la Pologne est ressuscitée, qu'elle est libre ; enfin, qu'il n'y a plus de malheureux !!.... Mais hélas ! quand on aura lu l'introduction au Livre des Pèlerins Polonais, on se verra malheureusement forcé d'y croire, et de gémir sur la réalité de supplices auxquels il répugne au cœur humain d'ajouter foi ; on croira surtout, et l'on gémira profondément lorsqu'on verra la vile Gazette d'État de Prusse, soudoyée par des maîtres plus vils encore, applaudir officiellement à ces mesures infernales, et ajouter, pour comble de dérision, et par le sarcasme le plus sanglant qui ait jamais provoqué l'humanité opprimée, qu'elles ont été dictées par la plus pure philanthropie (Die reinste menschenliebe). Malheur ! trois fois malheur à celui dans l'œil duquel ne brille point une larme au récit de ces incroyables tortures !!!.....
   Arrêtons-nous ici. Tout ce que nous pourrions ajouter ne ferait qu'affaiblir l'impression profonde, durable et vraie, que produira sur tout lecteur, à quelque opinion qu'il appartienne, la préface de monsieur de Montalembert. On y retrouvera son âme tout entière, telle qu'il nous l'a fait connaître, cette âme ennemie née de tout joug imposé, cette âme de feu, nourrie et développée par la puissante parole de son grand maître.
   Vient ensuite le Livre des Pèlerins Polonais lui-même. Ce livre est écrit dans un style avec lequel nous sommes si peu familiers, ou plutôt avec lequel nous ne voulons pas l'être, habitués que nous sommes à la littérature coquette de nos jours, et aux fleurs que l'on nous prodigue à pleines mains, comme à de véritables enfans gâtés, habitués surtout que nous sommes à la lecture d'ouvrages qu'il n'est besoin que d'effleurer pour en sucer le peu de substance qui s'y trouve ; car ce que nous voulons, avant tout, c'est que l'on nous épargne la peine et l'étude ; pour nous enfin, qui aimons peu ou point les choses sérieuses, ce livre a une teinte si mystique, il se présente sous un aspect si peu attrayant, que la cause seule qu'on y plaide sera peut-être un motif assez puissant pour nous engager à renoncer un instant aux riantes productions du jour, et reprendre cette gravité qui convient à la sainte cause de la Pologne. Eh bien ! lecteur, qui que vous soyez, si vous apportez des dispositions favorables à la lecture de cet ouvrage, nous vous osons promettre des jouissances que vous n'avez peut-être jamais éprouvées ; de ces émotions pures que fait naître, ou l'espoir de voir finir des souffrances imméritées, ou la certitude d'un avenir où l'union de tous les peuples libres ne sera plus regardée comme une chimère. Nous osons vous promettre quelques-uns de ces momens, où une douce mélancolie s'emparant de vous, un sentiment indéfinissable produira un changement dans tout votre être, une transformation mystérieuse s'opèrera au fond de votre âme, une voix intime modifiera votre manière de voir, peut-être même, haïrez-vous moins une religion, mère de tant de héros. Enfin, et voilà toute ma pensée, vous serez meilleur après avoir lu le Livre des Pèlerins Polonais.
   Un autre motif, et qui sera certainement d'un grand poids près d'une nombreuse classe de lecteurs, c'est l'importance que la cour de Rome elle-même attache au Livre des Pèlerins Polonais, et, nous le savons, en particulier à l'introduction de ce livre, parce qu'on y révèle, de manière à ne pouvoir être révoquées en doute, les turpitudes tyranniques de celui que Grégoire seize, avec toute la naïveté de son inexpérience politique, appelle, dans certain écrit adressé aux évêques de la Pologne, le fidèle empereur des Polonais !! Ce livre, il est vrai, n'a pas encore attiré les foudres du Vatican, mais le pape dit dans son épître à l'évéque de Rennes, que le Livre des Pèlerins Polonais est un ouvrage plein de malice et de témérité. Pour qui connaît la portée de ces paroles, tous les éloges du monde ne vaudront jamais une pareille recommandation !
   Nous ne croyons pas inopportun, dans les circonstances actuelles, d'ajouter un mot sur l'auteur de l'Hymne à la Pologne, qui termine si noblement le Livre des Pèlerins Polonais. Cet hymne, c'est le chant de l'espérance ; c'est , à notre avis, la pensée intime d'un de ces hommes rares qui ont le privilège de soulever un coin du voile qui couvre l'avenir, un de ces génies dont la puissance intellectuelle scrute ce qu'il y a de plus secret pour le reste des humains ; un de ces hommes, dont la tête est un volcan que la foi seule empêche de déborder, que la providence sait toujours susciter quand la société a besoin d'être retrempée ; qui sent la puissance de la main qui le pousse, dont l'heure n'est pas encore venue, dont la mission n'est que différée, homme de progrès, Buonaparte de la parole, ami des peuples, épouvante des rois despotes, admirateur et ami sincère de la Pologne, pèlerin de Dieu et de la Liberté : enfin c'est l'œuvre de monsieur De la Mennais, et pour quiconque a foi dans l'avenir de la société, c'est une bien grande consolation d'entendre de sa bouche même ces prophétiques paroles : Dors, ô ma Pologne, dors en paix, dans ce qu'ils appellent ta tombe, moi, je sais que c'est ton berceau !......
   Ici finit la tâche que nous nous sommes imposée. Nous aimons à croire que l'indulgent lecteur nous tiendra compte de la pureté de nos intentions. Notre but sera atteint, et notre joie à son comble, si par la réimpression de ce livre, et par ce que nous venons de dire à ce propos, nous avons le bonheur d'apprendre que nous avons rendu moins malheureuse la situation d'un seul de ces intéressans enfans de la Pologne, qui ont des droits imprescriptibles à la reconnaissance du monde civilisé.
Bibliographie :
   - Bérangier, Adam Mickiewicz sa vie et son œuvre, p. 373.

100 euros (code de commande : 22132MPa).

 


MILLAUD (Albert). La Comédie du Jour sous la République Athénienne.
[Paris], [Plon, Nourrit et Cie], [1886].
Bon exemplaire avec les illustrations de Caran d'Ache.
Pour en savoir plus...

75 euros (code de commande : 5203/vit4).

 

MILLEVOYE (Charles-Hubert) — Œuvres de Millevoye. Édition publiée avec des pièces nouvelles et des variantes par P.-L. Jacob Bibliophile. 7 eaux-fortes par Ad. Lalauze. Tomes I, II et III (complet). Paris, Quantin, 1880. [Paris / A. Quantin, Imprimeur-Éditeur / 7, rue Saint-Benoit / 1880] Trois volumes in-8° (141 ´ 210 mm.) demi-chagrin noir à coins, dos à 5 nerfs, têtes dorées, couvertures conservées, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XX, [2 (reproduction d'un manuscrit)], [1 (titre)], [1 bl.], 390, [1 (mention d'imprimeur)], [1 bl.] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 371, [1 (mention d'imprimeur)], tome III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 443, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.], [1 (mention d'imprimeur)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des sept gravures hors texte (t. I : portrait de l'auteur en frontispice et en regard des pp. 68 et 76 ; t. II : en regard des pp. 82 et 193 ; t. III : en regard des pp. 228 et 366), rousseurs éparses.
   
Élève, à Paris, du collège des Quatre-Nations, Millevoye (Abbeville 1782 - Paris, 1816) y remporta à seize ans le premier prix de littérature (1798). Placé ensuite chez un libraire, il y resta trois ans. plus occupé de faire des vers que de son commerce. Tout acquis à la critique et à la poésie, il écrivit une épître sur Le Danger des romans qui lui valut un prix à l'Académie de Lyon en 1804. Il remporta, par la suite, trois autres prix avec les poèmes suivants : La Peste à Marseille, La Mort de Rotrou et Goffin, le héros liégeois. Bien qu'il semblât peu fait pour ce genre de composition, il écrivit encore deux poèmes héroïques : Charlemagne à Pavie (en six chants) (1808) et Alfred, roi d'Angleterre (en quatre chants). Il écrivit en outre trois tragédies médiocres : Antigone, Saül, Ugolin, qui ne furent jamais représentées. En 1812, épuisé par une maladie de lanpicur, Millevoye fut contraint de quitter Paris. Il se retira près d'Abbeville, s'y maria mais mourut de son mal quelques années après. Si son nom a survécu, Millevoye le doit non pas aux œuvres citées plus "lut mais à son recueil d'Élégies (1811). Précurseur du romantisme (avec Fontanes et Chênedollé), il représente en France la poesie lyrique sous le Premier Empire. Il établit tout comme eux la liaison entre André Chénier et les romantiques.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. V, col. 864.
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire biographique des auteurs de tous les temps et tous les pays, (éd. 1983), t. 3, p. 395.

   

Les trois volumes : 60 euros (code de commande : 24303).

 

MOKE (Henri Guillaume) — Histoire de la Belgique, par H. G. Moke, Officier de l'Ordre de Léopold, professeur à l'Université de Gand et à l'Athénée de cette ville, membre de l'Académie royale de Bruxelles. Sixième édition, revue, corrigée et considérablement augmentée, enrichie de huit cartes et de plusieurs tableaux généalogiques. Gand, Bivort-Crowie, [ca 1875]. [Gand, Mme Ve Bivort-Crowie, éditeur.] In-8° plein chagrin brun d'époque, dos à 5 nerfs, armes de la Belgique dorées au premier plat, coins un peu émoussés, reliure frottée, 509, [1 (vignette)] p., 6 tableaux généalogiques (5 dans le texte et 1 hors texte à déplier) et bien complet des 8 cartes en couleurs, bon exemplaire non affecté par les habituelles rousseurs.
Préface :
   Je me suis efforcé, dans cette nouvelle édition d'un ouvrage déjà plusieurs fois corrigé, d'en combler, autant que possible, les lacunes, et j'ai puisé à cet effet de nouvelles indications historiques dans plusieurs publications récentes. Mais, en consultant ces travaux, j'ai été quelquefois frappé de la différence des jugements qui s'y trouvent formulés sur les hommes et sur les institutions de chaque époque. La vie politique s'est généralement développée dans notre pays sous des formes constitutionnelles, et le rôle des communes y a été le plus important. Dans les vieilles luttes du peuple contre l'aristocratie locale et surtout contre ses souverains indigènes ou étrangers, le rôle de ceux-ci semble fréquemment assez odieux pour exciter l'indignation, tandis que les efforts énergiques des plébéiens pour maintenir et pour étendre leurs libertés semblent aussi légitimes que naturels. Si le lecteur se laisse aller à ces impressions, il lui est difficile de ne pas se passionner contre la tyrannie violente de ceux qui leur résistaient. Mais, d'un autre côté, quand on voit le triomphe des classes inférieures aboutir presque toujours au désordre et à l'anarchie, qui causent leur ruine, on est forcé de reconnaître la nécessité passagère d'une partie des liens qu'elles travaillaient sans cesse à briser. L'émancipation politique des masses peut devenir un fléau quand elle conduit à leur domination aveugle et passionnée. Telle est la leçon que nous offrent partout nos annales. Il faut donc se garder, en étudiant nos vieilles institutions, de n'en considérer qu'une seule face. C'est dans l'ensemble des intérêts légitimes et des droits respectifs que consistent les éléments de l'ordre constitutionnel, et la tâche de l'historien doit être de tenir compte avec impartialité des circonstances qui expliquent les faits et qui en montrent les causes. C'est à remplir ce devoir que je me suis constamment appliqué, en considérant comme l'objet final des conquêtes politiques de la commune, non pas son indépendance absolue, mais sa participation régulière à la vie générale de l'État. Au-dessus de la ville et de la province, j'ai toujours cherché à faire entrevoir l'unité nationale, qui se préparait lentement, mais à laquelle le pays devait parvenir un jour. Dans la peinture de cette grande et glorieuse conquête réside à mes yeux notre histoire constitutionnelle.
   On m'a blâmé de m'être plus étendu sur les premières périodes de notre histoire que sur les plus récentes. Mais après avoir perdu son indépendance dans la seconde moitié du XVIe siècle, la nation belge ne l'a recouvrée que de notre temps. Dans l'intervalle qui a séparé ces deux époques, un concours fatal de circonstances a fait peser sur la Belgique la pression constante de la domination étrangère. Si nos aïeux ont pu subir cette pression sans que leur caractère en fût profondément altéré et leur énergie naturelle amoindrie, il n'en est pas moins vrai que leur existence nationale, entravée dans son libre développement, est devenue alors languissante et pour ainsi dire passive, les événements extérieurs et l'intérêt politique des souverains exerçant plus d'influence sur la destinée du pays que les vœux et l'action de ses habitants. Cette période de notre histoire est donc pour nous la moins significative, car ce n'est que d'une manière obscure que s'y manifestent le courage et la persévérance d'un peuple qui poursuit sans éclat, mais sans interruption, les modestes conquêtes du travail, en gardant la pureté de ses mœurs et le sentiment de ses droits.
   Les annales des époques antérieures nous offrent, au contraire, le spectacle d'une race d'hommes plus libres et plus actifs que les nations environnantes, acquérant par des efforts soutenus l'extension graduelle de ses droits et cette prospérité toujours croissante que finit par lui envier l'Europe. C'est là que la nation toute entière retrouve ses véritables titres de noblesse ; elle peut aussi puiser dans les souvenirs de cet âge des enseignements féconds même pour l'avenir, puisque la forme seule de nos institutions a changé, et que le génie des populations a conservé ses tendances naturelles.
   En m'attachant à expliquer plus complètement dans cette édition que dans les précédentes les éléments de cette vie politique à laquelle étaient parvenues nos vieilles communes, j'ai voulu combler une lacune qui m'avait été signalée. La question n'est pas encore assez généralement éclaircie aujourd'hui, pour qu'il me fût possible, en la traitant, d'éviter toujours des détails minutieux. Ceux qui désireraient en trouver davantage, pourront consulter l'ouvrage que j'ai publié sous le titre de Mœurs et usages des Belges.

45 euros (code de commande : 21025MP).

 

Mœurs, usages et coutumes de tous les peuples du monde, d’après des documents authentiques et les voyages les plus récents ; publié par Auguste Wahlen. Asie. Bruxelles, Librairie Historique-Artistique, 1843. In-8° (182 ´ 268 mm.) demi-chagrin olive à coins, dos à 4 nerfs, [3 (faux-titre, autres volumes de l’éditeur, titre avec une vignette en couleurs)], [1 bl.], 591 p., 82 illustrations en couleurs : la table des planches annonce 79 chromolithographies hors texte, dans notre exemplaire, Types chinois en regard de la p. 183 et Iman en regard de la p. 486 manquent, cependant, il faut en ajouter cinq non mentionnées (Afghan d’Hérat, p. 420 ; Habitant de Lahore, p. 422 ; Prêtre persan ou mollah, p. 432 ; Habitant du Mont Liban, p. 517 et Femme druse, p. 536), coins émoussés, restauration au second plat.

     
        
Page de titre                                                   Dos                             Illustration en regard de la p. 372 :
                                                                                                                       « Indou jouant du Pannak »

Illustration en regard de la p. 196 : « Marchand Chinois - Voiture à voile »

350 euros (code de commande : 11616/vit4).

 

MOREAU (Hégésippe) — Le myosotis. Petits contes et petits vers. Nouvelle édition illustrée de cent trente-quatre compositions de Robaudi, gravées sur bois par Clément Bellenger. Préfacé par André Theuriet. Paris, L. Conquet, 1893. In-8° pleine reliure moderne signée Daelemans, constituée par des bandes verticales de maroquin, box, basane dans les tons turquoises et une bande dorée, dos lisse, titre doré, gardes de daim, contre-gardes en box, couverture conservée, étui, [2 bl.], [3 (faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], [1 (titre de la préface)], [1 bl.], X, [1 (fin de la préface)], [1 bl.], 383, [1 (fin de la table) p., frontispice, tirage limité à 500 exemplaires, un des 350 sur vélin, exempt de toute rousseur, d'une parfaite fraîcheur.
   
@ Si cette reliure est bien particulière dans les couleurs et la réalisation qui présente quelques défauts dus à une main manquant encore d'expérience, il n'en s'agit pas moins d'un bel exemplaire dans une fraîcheur exceptionnelle et habillé de matériaux nobles.

   

480 euros (code de commande : 12469/vit3).

 

[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)] Observations sur quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille], [Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8° sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p., mouillures, rare
   Sur Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne 22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen, Recueil historique, généalogique, chronologique et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du royaume, article « Moreau de Bellaing », pp. 11-12.
En guise d'introduction :
   « L'univers ébranlé croulât-il sur sa tête,
   Son front calme et serein braverait la tempête. »
   Français, les vers qui précèdent rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours grand, même au sein du malheur.
   J'eusse désiré lui offrir l'hommage de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace, sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation, me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque chéri.
   Colonel sous le règne du vertueux et trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis ; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances difficiles qui affectaient péniblement leurs cœurs ; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la beauté de son ame et l'excellence de son cœur.
   Si cependant Sa Majesté était contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité, pour m'être remise : ce serait une récompense bien douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
   C'est donc à vous, Français, et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre cette chétive production ; heureux si elle contient la réfutation complète des brochures dont on inonde depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions. J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal ; mais la franchise et la vérité suppléeront du moins à ce qui me manque du côté du talent. Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment payé de mon travail, si les bons Français ; que j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.

125 euros (code de commande : 17256).

 

MUNCK (Émile de) — Documents nouveaux sur la question troyenne. Le dernier Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie préhistoriques - Discussion entre M. le capitaine Bœtticher et M. le docteur Schlieman - Comptes rendus des fouilles pratiquées en décembre 1889 et en mars 1890 à Hissarlik (Troie) par M. le docteur Schlieman. Avec annotation de M. le docteur Schlieman. Bruxelles, Vromant et Cie, 1890. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 29, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, envoi de l'auteur à Jean Houzeau de Lehaie.
   
& Extrait des tomes III (1889) et IV (1890) des Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles.

12 euros (code de commande : 12657).

 

MURAT (Achille) — Esquisse morale et politique des États-Unis de l'Amérique du Nord, par Achille Murat, citoyen des États-Unis, colonel honoraire dans l'armée belge, ci-devant prince royal des Deux-Siciles. Paris, Crochard, 1832. In-12 demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, tire)], [1 bl.], XXVII, [1 bl.], 389, [3 bl.] p., couverture conservée, nombreux soulignements et annotations aux crayons rouge et vert.
@ Rare édition de cet ouvrage que le fils du roi de Naples fit paraître après s'être installé aux États-Unis où il devint directeur des postes et épousa une petite-nièce de Washington.
   Présenté sous forme de lettres, l'ouvrage contient :
   1. Vue générale et divisions de l'Union américaine.
   2. Vue générale. Origine et histoire des partis.
   3. Description des nouveaux établissements.
   4. De l'esclavage.
   5. De la religion.
   6. De l'administration de la Justice.
   7. Des lois.
   8. De l'Armée, de la Marine et des Indiens.
   9. Des Finances.
   10. Des Mœurs, des Beaux-Arts et de la Littérature.

70 euros (code de commande : 12241/vit4).

MURAT (Achille) — Exposition des principes du gouvernement républicain, tel qu'il a été perfectionné en Amérique. Paris, Paulin, 1833. In-8° demi-percaline verte, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre et mention d'imprimeur)], XXVII, [1 bl.], 414, [1 (table)], [1 bl.] p., premier feuillet de couverture restauré conservé, rousseurs.
Table des matières :
   
I. Introduction.
   II. Élément démocratique.
   III. Élément représentatif.
   IV. Élément fédératif.
   V. Corporations.
   VI. Des gouvernements municipaux et communaux.
   VII. Des gouvernements provinciaux.
   VIII. Du gouvernement central.
   IX. Du pouvoir législatif.
   X. Du pouvoir judiciaire.
   XI. Du pouvoir exécutif.
   XII. Des relations extérieures.
   XIII. De l'armée et de la marine.
   XIV. Des finances.
   XV. Administration économique.
   XVI. De la justice civile et criminelle.
   XVII. Conclusion.   

180 euros (code de commande : 12242/vit3).


 

[NAPOLÉON]. [COLLIN DE PLANCY (Jacques-Albin-Simon)]La mort de Napoléon. Dithyrambe traduit de l'anglais de lord Byron ; précédé d'une Notice sur la vie et la mort de Napoléon Bonaparte ; par Sir Thomas Moore. Paris, Painparré, 1821. [Paris, Charles Painparré, Libraire, Palais-Royal, Galerie de Bois, n°. 250. 1821.] In-8° sous son brochage d'époque, 32 p., déchirures dans les marges (sans perte), ex-libris.
   À propos de cette plaquette, Constant Taillard écrivait dans sa Revue des brochures publiées sur Napoléon (Paris, Painparré, 1821, p. 6) :
   « Le libraire Painparré sait ce qu'il fait ; s'il n avait donné que le dithyrambe de lord Byron, on n'en aurait payé les huit pages que 10 sous, tandis qu'enflée comme elle est d'une notice à n'en plus finir, sa brochure vert de gris se vend un franc et plus.
   Je ne parlerai que du dithyrambe. Qu'il soit ou non de lord Byron, c'est un modèle de prose romantique. Ce dithyrambe n'est pas sans quelques taches ; mais semblable au soleil, il les couvre par son éclat. »   
Bibliographie :
   - Quérard, La France littéraire, t. 2, p. 250.

90 euros (code de commande : 21429).

 

[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace , mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

   
   Premier plat et titre-frontispice.

75 euros (code de commande : 16769).

 

NAVERY (Raoul de) — Cœurs vaillants. Nouvelles historiques. Sabine de Steinbach - Giannino, roi de France - La ménestrelle du roi - La fille de l'imagier - Le roi Sar. Ouvrage illustré de 50 gravures sur bois. Dessins de Flameng, Lix & Gilbert. Paris, Plon, 1879. [Paris / E. Plon et Cie, Imprimeurs-Éditeurs / rue Garancière, 10 / 1879 / Tous droits réservés.] Grand in-8° demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, tranches dorées, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de droits et d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 346, [1 (table)], [3 bl.] p., illustrations dans le texte, plats tachés, quelques rousseurs.


Titre et illustration de Lix pour La ménestrelle du roi (p. 185).

15 euros (code de commande : 22600).

 


NOTEBAERT (C.-A.) — Droit, lois et coutumes de la guerre, par C.-A. Notebaert capitaine au 2me Chasseurs à Pied, Chevalier de 1re classe de l'ordre du Mérite Militaire d'Espagne, Chevalier de l'ordre royal du Christ de Portugal. Deuxième édition. Mons, Dequesne-Masquilier, 1882 [la couverture porte la date de 1881.]. [Mons. Dequesne-Masquillier, Imprimeur-Éditeur. 1881] In-8° broché, 93, [1 (table)], [2 bl.] p., exemplaire en bel état.
Tables des matières :
   - Considérations générales.
   - Hostilités.
   - Ruses.
   - Sièges et bombardements.
   - Représailles.
   - Qui doit être reconnu comme partie belligérante - Des combattants et des non-combattants.
   - Espions.
   - Trahison.
   - Malades et blessés.
   - Suspension d'armes.
   - Armistice.
   - Parlementaires.
   - Capitulations.
   - Prisonniers de guerre.
   - Otages.
   - Échange de prisonniers.
   - Internés en pays neutre.
   - Prestations.

25 euros (code de commande : 20476).

 

L'Office de la Semaine Sainte, latin et français, selon le missel et bréviaire romain ; avec l'explication des cérémonies de l'Église. Avignon, Guichard, 1825. [Avignon, Chez Amand Guichard, Imprimeur-Libraire. 1825.] In-12 (110 ´ 175 mm.) plein veau d'époque, dos lisse orné de motifs doré, pièce de titre verte, reliure frottée, coins émoussés, 503, [1 bl.] p., bon exemplaire malgré une importante rousseur n'affectant que la page de titre.

12 euros (code de commande : 13615/vit3).

 

O'KELLY DE GALWAY (Comte A.) et VAN HOLLEBEKE (Léopold) — Recueil analytique des édits, placards & ordonnances héraldiques des Pays-Bas espagnols et autrichiens publié d'après un manuscrit de Philippe-Jean-Baptiste O'Kelly, écuyer, roi d'armes de Marie-Thérèse pour le comté de Hainaut, etc. Avec une préface, une biographie & un supplément. Par le comte A. O'Kelly de Galway Chevalier de l'Ordre Royal du Christ de Portugal, fonctionnaire au Ministère de l'Intérieur et Léopold Van Hollebeke attaché aux Archives générales du Royaume. Bruges, Gailliard, 1865. [Bruges / Typ.-lith. de Edw. Gailliard & Comp. / 1865] In-8° demi-simili rouge à coins, XIV, [2 bl.], 122 p., frontispice gravé, exemplaire dédicacé par Léopold Van Hollebeke au baron de Crassier, cachet ex-libris à la page de faux-titre.
Extrait de la préface :
   Le recueil que nous offrons au public est l'œuvre d'un ancien jurisconsulte. Il l'a destiné, comme il le déclare lui-même, dans son Avis préliminaire, « à tous ceux qui, soit du chef des charges dont ils sont revêtus, soit par littérature, ou curiosité, doivent ou veulent avoir une connoissance aisée des lois héraldiques des Pays-Bas autrichiens. »
   Réduire, sous forme de Dictionnaire, tous les ëdits et ordonnances relatifs à la matière, afin d'éviter des recherches toujours longues, souvent fastidieuses, dans des ouvrages volumineux, tels que la Jurisprudentia heroïca de Chrystyn, les Placards de Flandre et de Brabant, la Collection des Édits héraldiques publiée par Ermens, tel a été le but de Philippe O'Kelly, quand il conçut l'idée de son livre.
   Cet opuscule, tout l'indique, fut préparé pour être livré à l'impression, et il eût certainement paru, si d'abord des événements néfastes, ensuite le changement de régime, ne lui avaient fait perdre momentanément, sinon son intérêt, du moins son actualité. Mais des temps meilleurs ont succédé aux temps d'orage, et en publiant ce travail, nous ne faisons qu'accomplir une clause tacite du testament de l'auteur.
   Que ce petit travail n'est point parfait, Philippe l'avoue lui-même, avec la modestie d'un homme qui, tout en ayant la conscience de son talent, s'incline devant le progrès des études dans une époque postérieure à la sienne. Il n'a d'autre prétention que celle d'avoir composé un canevas ; mais quel canevas ! Il serait difficile, nous en avons la persuasion, de former un ensemble plus succinct, remplissant mieux les besoins auxquels il est appelé à satisfaire.
   Nous avons donc résolu de conserver à notre édition son caractère original, de ne transcrire que le manuscrit du roi d'armes.
   S'il a fallu parfois dévier de ce principe, ce n'a été que pour faire mieux comprendre la pensée de l'auteur ou pour suppléer à quelque légère omission de copiste.
   Enfin, l'œuvre de Philippe O'Kelly, terminée ne pouvait contenir les dispositions d'une date plus rapprochée. Elles ne sont point nombreuses et consistent, à part quelques ordonnances touchant les chapitres nobles, en de simples interprétations des décrets antérieurs. Les premières sont analysées dans le supplément ; quant aux autres, vu leur peu d'importance, nous avons cru pouvoir les omettre.

30 euros (code de commande : 22754).

 

OMALIUS D'HALLOY (J.J. d') — Mémoires pour servir à la description géologique des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées voisines, par J. J. d'Omalius d'Halloy, Conseiller d'État, Gouverneur de la province de Namur, Chevalier de l'Ordre Royal du Lion Belgique, Membre de l'Académie Royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, Correspondant de l'Institut Royal des Pays-Bas, de la société philomatique de Paris, de la société d'histoire naturelle de Paris, de la société des sciences naturelles de Liége, de la société de géographie, statistique et histoire naturelle de Toscane, etc. Namur, Gérard, 1828. [Namur, Imprimerie de D. Gerard, Marché de l'Ange, n° 891. 1828.] In-8° demi-basane, dos lisse, tranches marbrées, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV, 307, [45 bl.] p., deux planches dépliantes (une grande carte en couleurs et une de coupe de terrains), bon exemplaire, peu courant.
Ward and Carozzi, Geology emerging. A catalog illustrating the history of Geology (1500-1850) from a collection in the library of the University of Illinois at Urbana-Champaign, n° 1677.

  

200 euros (code de commande : 14804).

 

Ordo divini officii recitandi, missaque celebrandi juxta ritum sacri ordinis cisterciensis, pro anno Domini M. DCCC. IX. Bruxelles, t'Serstevens, [1809]. [Bruxellis, Typis viduæ H.-F. t'Serstevens.] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fleurons dorés, petit accroc à la coiffe, [64] p., exemplaire complètement interfolié.
Extrait de l'introduction :
   Avant-propos.

30 euros (code de commande : 21499MPa).

 

PALUSTRE (Léon) — La Renaissance en France par Léon Palustre. Illustrations sous la direction de Eugène Sadoux. Tome I. Flandre - Artois - Picardie. Exemplaire sur papier de Hollande. Paris, Quantin, 1879. [Paris, A. Quantin, Imprimeur-Éditeur, 7, rue Saint-Benoît. M DCCC LXXXIII.] In-f° (330 x 460 mm.) broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en rouge et noir)], 48, [2 bl.] p., 26 illustrations (5 figures, 10 vignettes gravées dans le texte, 3 bandeaux de tête de chapitre, 3 lettrines en rouge et noir, 5 grandes gravures hors texte à pleine page, ces dernières sont doublées par un tirage sur papier Japon), un des 60 exemplaires numérotés sur papier de Hollande (n° 61), dos cassé, couverture défraîchie.
   La direction littéraire et scientifique du grand ouvrage dont nous annonçons la première livraison est confiée à M. Léon Palustre. Un artiste de mérite, M. Eug. Sadoux, à qui on doit une grande publication sur les châteaux historiques de France, surveille l'exécution des planches et en grave lui-même une partie. Enfin, l'habile successeur de M. Claye n'a rien négligé pour que l'impression fît honneur à sa maison. Depuis les Voyages pittoresques de la France, on n'avait point entrepris d'ouvrage aussi important sur les monuments de notre pays. Les auteurs de celui-ci ont volontairement restreint le champ de leurs études à une période assez courte de notre art national, ce qui leur permettra de mettre sous les yeux du public bien des monuments de grand mérite qui n'avaient pas été gravés jusqu'à ce jour.
   L'éditeur annonce trente livraisons embrassant toutes les provinces de France [...].
   Les planches du fascicule publié donnent l'idée la plus avantageuse de l'illustration de l'ouvrage. Ici l'exactitude n'est pas sacrifiée au pittoresque, car si la Renaissance en France est destinée à compléter l'éducation artistique et archéologique des dilettantes et des gens du monde, elle a en même temps la prétention de fournir des éléments d'étude aux érudits et aux architectes, prétention assurément bien justifiée par le soin apporté à la reproduction des monuments de la Flandre, de l'Artois et de la Picardie.
   La plupart des planches sont gravées à l'eau-forte, les unes hors texte, les autres, plus petites, intercalées dans le texte. Notre fascicule compte cinq gravures hors texte : la Bourse de Lille, - le clocher de Saint-Amand, - le tombeau de Charles de Lalaing, un chef-d'œuvre qui nous avait causé une profonde impression lors d'une courte visite au musée de Douai, - le tombeau de Sidrach de Lalaing, - l'église de Tilloloy, édifice d'une originalité étrange, qui ne ressemble à aucun autre monument de la France.
   Parmi les douze gravures et les cinq bois intercalés dans le texte, nous signalerons certains dessins d'une finesse extrême et d'une exécution exquise : l'intérieur de la Bourse à Lille, le bailliage d'Aire, les vantaux sculptés de l'église Saint-Wulfran à Abbeville, la porte Montre-Écu à Amiens, l'ensemble du tombeau de Raoul de Lannoy à Folleville et l'admirable bas-relief du plus pur style italien qui décore la partie antérieure de ce même tombeau, une des œuvres les plus merveilleuses de la Renaissance. Rendons justice à chacun en citant les noms des auteurs de ces excellentes gravures. Elles sont signées : D. Lancelot, E. Sadoux, Gaujean, Boulard fils. [...]
   Ajoutons enfin un détail qui ne laisse pas d'offrir son importance. Les planches à l'eau-forte, au lieu d'être tirées sur du papier de Chine collé après coup sur les pages du volume, sont imprimées directement sur le papier soumis ensuite à la presse typographique. On sait que la difficulté d'un pareil procédé, fort usité au XVIIe et au XVIIIe siècle, l'avait fait abandonner depuis longtemps ; aussi les illustrations à l'eau- forte, rapportées après le tirage sur le papier de l'ouvrage, étaient-elles exposées à se décoller et à se perdre. Le système adopté ici pour le tirage des illustrations dans le texte obvie à cet inconvénient, en compliquant singulièrement toutefois les difficultés de l'impression. Rien n'a été négligé, on le voit, pour rendre plus parfaite l'exécution de cet ouvrage de luxe, et il ne fera pas moins d'honneur à l'habile imprimeur qu'à ses savants collaborateurs.
   Venons maintenant à l'examen du texte. Il est dû à la plume exercée et compétente de M. Léon Palustre, qui n'a plus à faire ses preuves. [...]
   M. Palustre a choisi pour le début, ou peut-être le hasard seul en a-t-il décidé ainsi, une des régions de la France les moins riches en monuments de l'époque à laquelle l'ouvrage tout entier est consacré. Et cependant, dans ces villes si longtemps fidèles au vieux style flamand, aux pignons aigus, aux arcs brisés de l'époque gothique, il s'est rencontré des œuvres du goût italien le plus pur; nous avons déjà cité, 1e tombeau de Raoul de Lannoy à Folleville, auquel cette publication va rendre la réputation qu'il mérite, et celui de Charles de Lalaing au musée de Douai, qui montre plus d'unité et rentre bien plus dans les traditions françaises que le précédent. En effet, le tombeau de Raoul de Lannoy présente une particularité remarquable, dont on connaît d'ailleurs d'autres exemples : l'alliance du goût italien le plus sobre avec le style gothique le plus pur. Les figures de gisants, les bas-reliefs représentant des enfants en pleurs rappellent les plus fines sculptures de l'école florentine au XVe siècle, tandis que l'arcature gothique formant dais au-dessus du monument est enrichie des inventions les plus délicates et les plus capricieuses qu'ait pu inspirer l'étude approfondie du style flamboyant. Ce rapprochement, au lieu de choquer, de faire disparate, produit un ensemble irréprochable, d'une originalité charmante. Le tombeau de Raoul de Lannoy est un des exemples les plus remarquables de l'alliance du vieux style national, des traditions gothiques avec le goût étranger récemment importé de l'Italie.
   Quand M. Palustre constate que la Flandre résista fort longtemps à l'adoption des nouveaux principes architectoniques et ne se rendit guère qu'à la fin du XVIIe siècle, après la seconde conquête de Louis XIV, il avance un fait beaucoup plus général qu'il ne paraît le supposer. Même après l'invasion des maîtres italiens, même après les règles nouvelles imposées aux artistes français par la colonie de Fontainebleau, beaucoup d'architectes continuèrent à suivre les anciennes traditions gothiques et employèrent, jusque vers la fin du XVIe siècle, l'arc brisé, l'accolade et la voûte à ogive, à côté des pilastres ou colonnes empruntés par la renaissance à l'antiquité. Ce n'est guère qu'avec la construction en brique et en pierre du temps de Henri IV, pour les bâtiments civils, et lors de l'invasion du style jésuite pour les édifices religieux, que disparaissent les derniers procédés et les derniers vestiges de l'architecture du Moyen Âge. Même dans ces nombreux châteaux dont se couvrit la France sous les règnes de François Ier et de Henri II, dans ces superbes monuments dont Ducerceau nous a conservé le plan et le dessin, apparaissent çà et là des éléments de construction, des motifs de décoration qui ne doivent rien aux étrangers et procèdent directement des vieilles traditions de l'art national. Cette persistance de l'art gothique est sensible jusqu'au commencement du XVIIe siècle, au moins dans le nord de la France ; elle se montre parallèlement avec l'introduction des doctrines nouvelles, et constitue à la renaissance française un caractère tout particulier, sur lequel M. Palustre devra insister quand il arrivera aux monuments typiques de la renaissance française, je veux dire aux châteaux des bords de la Loire, au Louvre, à Ecouen, à Fontainebleau. Si la suite de l'ouvrage répond, comme le nom des auteurs et éditeur en est une sûre garantie, aux promesses de la première livraison, nous posséderons bientôt sur une des époques les plus fécondes et les plus brillantes de notre art national un ouvrage magnifique, aussi indispensable à l'amateur et à l'artiste qu'à l'architecte ou à l'archéologue.
   Jules Guiffrey, La Renaissance en France, fin du tome III : Anjou, Poitou, Saintonge, Aunis et Angoumois, par Léon Palustre, dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 40, 1879, pp. 483-487.


La Bourse de Lille (gravure à pleine page en regard de la p. 4).

60 euros (code de commande : 19852).

 

PALUSTRE (Léon) — La Renaissance en France par Léon Palustre. Deuxième livraison. Île-de-France (Oise). Exemplaire sur papier de Hollande. Paris, Quantin, 1879. [Paris / A. Quantin, Imprimeur-Éditeur / 7, rue Saint-Benoît / M DCCC LXXXIX.] In-f° (330 x 460 mm.) broché, [42 (pp. 51-93)] p., 16 planches à l'eau-forte, exemplaire en bel état malgré deux manques au premier feuillet de la couverture.
Extrait du texte de Jules Guiffrey :
   Afin de donner une idée du contenu du fascicule que nous avons sous les yeux, nous présenterons une liste des monuments qui s'y trouvent décrits et dont les gravures reproduisent l'aspect général ou les parties les plus remarquables. [...]
   L'auteur s'occupe successivement de la cathédrale de Beauvais ou, pour parler plus exactement, des parties de la célèbre église qui appartiennent au seizième siècle, c'est-à-dire les deux bras du transept, la lanterne, dont le sommet atteignait une hauteur de cent cinquante-quatre mètres et qui dura quelques années à peine, les sculptures des deux portes septentrionale et méridionale, enfin, certains vitraux dont l'origine est attribuée avec toute vraisemblance à Nicolas le Prince, fils du célèbre peintre verrier de Beauvais, Engrand le Prince.
   De la cathédrale, nous passons, sans quitter la ville, à l'église Saint- Étienne et aux superbes verrières que la famille des Le Prince a laissées dans ce monument. Les plus remarquables représentent la légende de saint Eustache, un arbre de Jessé et la légende de Notre-Dame-de- Lorette.
   Dans la ville de Beauvais, M. Palustre nous conduit encore devant une maison de la rue Saint-Thomas, décorée de carreaux émaillés, exemple de décoration où il ne voit qu'une fantaisie isolée, et non un « type d'art normal » ; puis à la maison à pans de bois, dite de l'Image Saint-Jean, enfin à une autre habitation particulière, sise rue de la Frette, bâtie en 1562.
   L'église de Meignelay se recommande à l'attention des archéologues par ses voûtes « qui n'ont peut-être pas leurs semblables dans la France entière », et aussi par un petit monument funéraire, rappelant par l'ensemble de la conception le monument de Sidrach de Lalaing à Saint- Omer [...].
   Un rétable en pierre, daté de 1549, et un calvaire, conservés à Ravenel, une décoration de porte à Saint- Martin-aux-Bois, ne retiennent notre guide que peu d'instants. Les ornements de la porte-chapelle, les riches vantaux des deux églises de Saint- Antoine et de Saint-Jacques, le banc-d'œuvre daté de 1587, dans l'église de Saint-Germain, sont les seules traces que l'architecture de la renaissance ait laissées dans la ville de Compiègne ; c'est bien peu sans doute, mais il n'y a pas autre chose à signaler. L'hôtel de ville, l'évêché et quelques pierres tombales du cloître de la cathédrale, à Noyon, n'offrent qu'un intérêt secondaire au point de vue qui fait l'objet des recherches de notre auteur.
   Le portail de l'église de Montjavoult, œuvre de l'architecte Jean Graffin, offre matière à un curieux rapprochement. M. Palustre retrouve les principales dispositions de ce portail à la grosse tour de Gisors, et il en conclut que le même architecte a dirigé les deux constructions.
   Quelques fragments du château de Sarcus, sauvé sous la Révolution pour être condamné à la destruction par le dernier de ses propriétaires, fournissent la matière d'une notice fort intéressante. L'auteur examine l'opinion qui attribuait le plan de cet édifice à l'architecte ou ingénieur italien trop vanté, fra Giocondo, et après en avoir démontré l'inanité, il rend à un maître français l'exécution de ce monument dont malheureusement il n'existe plus que des débris épars.
   Le petit château de Chantilly soulève une question bien délicate et que M. Palustre croit pouvoir résoudre. Selon lui, la comparaison d'Écouen et du château de Chantilly prouverait que les deux édifices appartiennent au même architecte, c'est-à-dire à Jean Bullant. L'architecte du connétable de Montmorency aurait été occupé à la construction de Chantilly de 1559 à 1570, période durant laquelle on perd complètement sa trace, tandis que le connétable aurait utilisé les loisirs forcés que lui faisait une seconde disgrâce en employant à cette fantaisie son architecte ordinaire. Si séduisantes que soient de pareilles conjectures, quelque plausibles que paraissent les arguments rassemblés à l'appui de cette thèse, il serait prudent d'attendre la découverte d'un document positif pour faire passer cette ingénieuse hypothèse dans le domaine des faits historiques. Jusqu'à cette heureuse rencontre, que ne nous permettent guère d'espérer les archives du château de Chantilly, nous demandons la permission de rester dans le doute.
   Le château de Verneuil, dont il ne reste plus qu'un souvenir et les planches de Ducerceau, inspire à M. Palustre une observation d'un grand intérêt. Salomon de Brosse est né à Verneuil ; or, on a constaté l'existence à Verneuil, en 1568, d'un certain maître architecteur, nommé Jean Brosse; enfin, le château du Luxembourg présente des analogies incontestables, dans le plan comme dans la décoration, avec celui de Verneuil ;
les conclusions sont faciles à tirer : Salomon de Brosse serait fils de Jean Brosse, qui aurait dirigé la construction du château de Verneuil ; Salomon de plus se serait inspiré pour le palais du Luxembourg de l'œuvre paternelle traitée avec une prédilection toute particulière par l'auteur des Plus excellents bastimens de France. Tout cela mérite confirmation ; mais l'hypothèse n'a rien que de très plausible. Elle s'appuie sur un ensemble de petits faits et d'observations qui nous convaincraient entièrement, si nous n'avions fait, et plus d'une fois, l'expérience qu'en pareille matière il faut exagérer la défiance.
   
La monographie du département de l'Oise se termine par la description d'une petite habitation rurale, le manoir de Huleux, dans la commune de Néry, remarquable par ses décorations extérieures et deux cheminées monumentales, dont l'une, portant la date de 1551, a perdu ses jambages ; M. Palustre signale enfin un joli encadrement de porte du temps de François Ier, à Crépy-en- Valois, et clôt son travail par une note sur fra Giocondo. Voici maintenant la liste des planches à l'eau- forte consacrées aux monuments décrits dans cette livraison :
   
1° Vantaux de la porte méridionale de Beauvais, par E. Sadoux.
   
2° Détails des vantaux de Beauvais, par E. Sadoux.
   
3° La légende de saint Eustache, vitrail exécuté par Jean le Prince en 1554, à l'église Saint-Étienne de Beauvais.
   
4° L'arbre de Jessé, vitrail exécuté par Engrand Le Prince, vers 1518, à l'église Saint-Étienne de Beauvais.
   
5° Monument funéraire de Maignelay.
   
6° Débris du château de Sarcus, par E. Sadoux.
   
7° Portail de l'église de Monjavoult.
   
8° Détail du portail de Monjavoult.
   
9° Fenêtre du château de Sarcus.
   
10° Petit château de Chantilly, par E. Sadoux.
   
11° Le petit château de Chantilly, vue prise du côté du jardin.
   
12° Manoir de Huleux.
   
13° Cheminée du manoir de Huleux.
   
14° Porte de 1537, à Crépy-en- Valois.
   
15° Mufle de lion, sculpté par Jean le Pot aux vantaux de la cathédrale de Beauvais.
   
16° Rinceaux et enfants servant de tête de page.
Bibliographie :
   - Jules Guiffrey, La Renaissance en France, par Léon Palustre. Deuxième livraison. Ile-de-France (Oise), dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 41, 1880, pp. 260-266.


Petit château de Chantilly (gravure à pleine page en regard de la p. 80).

40 euros (code de commande : 23615).

 

PALUSTRE (Léon) — La Renaissance en France par Léon Palustre. Illustrations sous la direction de Eugène Sadoux. Dixième livraison. Normandie (Seine-Inférieure, Eure, Orne, Calvados et Manche) (deuxième partie). Exemplaire sur papier de Hollande. Paris, Quantin, 1883. [Paris, A. Quantin, Imprimeur-Éditeur, 7, rue Saint-Benoît. M DCCC LXXXIII.] In-f° (330 x 460 mm.) broché, [2 bl.], VIII, (pp. 229-324), [1 (table)], [1 bl.], [1 (marque typographique)], [3 bl.] p., 30 illustrations (3 croquis et plans, 21 vignettes gravées dans le texte, 2 lettrines en rouge et noir, 4 grandes gravures hors texte dont 1 sur 2 pages et 3 à pleine page, ces gravures sont doublées par un tirage sur papier Japon), exemplaire en bel état malgré quelques petites déchirures aux marges de la couverture.
   Cette dixième livraison débute par une étude générale sur les vitraux du XVIe siècle existant encore dans les églises normandes. Ces vitraux sont nombreux. On en rencontre dans près de cent églises différentes. Ceux de Saint-Patrice et de Saint-Vincent de Rouen méritent particulièrement l'attention. M. Palustre a retrouvé sur ces verrières les initiales d'Engrand et de Jean le Prince, les grands artistes de Beauvais. Les verres peints qui se voient à Gisors, au Grand-Andely, à Alençon, à Argentan, enfin dans l'abside de Conches indiquent l'existence d'une nombreuse école de peintres verriers normands. M. Palustre aurait trouvé dans l'ouvrage de M. Le Vaillant de la Fieffé, publié en 1873, sur les Verreries de la Normandie, les gentilshommes et artistes verriers normands, des renseignements précis sur ces vitraux du XVIe siècle. Après ce chapitre sur la verrerie, l'auteur revient aux œuvres monumentales de la Renaissance ; il passe en revue les délicates clôtures des chapelles de l'abbaye de Fécamp, le somptueux tombeau de Georges d'Amboise, celui de Louis de Brézé, les fameuses portes en bois de Saint-Maclou, une des œuvres authentiques de Jean Goujon, les Évangélistes d'Alençon, les boiseries de l'église Saint-Vincent de Rouen et de la cathédrale de Bayeux.
   Le château de Gaillon fait l'objet d'un chapitre spécial. Grâce aux comptes publiés par M. Deville, on connaît exactement les architectes qui l'ont construit, les artistes qui l'ont décoré. L'École des Beaux-Arts a reçu une partie des débris de la somptueuse habitation du cardinal d'Amboise, tandis que le Louvre recueillait un certain nombre de sculptures venant de cette habitation princière, notamment le Saint-Georges combattant le dragon, de Michel Colombe. Après le château de Gaillon, M. Palustre étudie un certain nombre de demeures seigneuriales sur lesquelles la Renaissance a laissé son empreinte : le château d'O, près de Séez, en partie détruit en 1770, celui de Bainvilliers, près d'Harfleur, ceux d'Auffray, entre Yvetot et Veulettes, de Mesnières, aux environs de Neufchâtel, d'Angerville-Bailleul, dans le canton de Goderville, de Fontaine-Henri, non loin de Saint-Aubin-sur-Mer et de Langrune, de Tourlaville, près Cherbourg, enfin de Charleval, qui n'est connu que par les planches de Ducerceau.
   Certains de ces édifices mériteraient de faire l'objet d'une monographie détaillée ; c'est à peine si M. Palustre peut en donner une description concise. Pour bien d'autres, il est réduit à une sèche enumeration. Il n'a pas été question jusqu'ici des vieilles maisons de bois et des constructions du XVIe siècle, encore si nombreuses à Rouen. Elles sont groupées dans un chapitre particulier, où l'hôtel du Bourgtheroulde tient une large place. Au sujet de ce fameux édifice, M. Palustre constate l'identité que présentent les sujets des bas-reliefs surmontant les fenêtres du premier étage avec les tapisseries représentant les Triomphes de Pétrarque. La remarque est nouvelle ; elle a son prix, car elle montre l'influence exercée par les tapissiers et leurs œuvres sur les artistes qui les entouraient.
   Le manoir d'Ango, près de Dieppe, sa galerie couverte, son élégant colombier, l'hôtel d'Écoville, à Caen, un des chefs-d'œuvre de l'architecture française, celui de Than, enfin quelques constructions moins importantes font l'objet du dernier chapitre consacré à la Normandie.
   Les planches à l'eau-forte, dues pour la plupart à M. Sadoux, qui a emprunté quelquefois le concours de MM. Gaujean et Boulard, sont exécutées avec le plus grand soin. Nous signalerons les plus remarquables de ces illustrations : le tombeau du cardinal d'Amboise, grande planche double ; la porte de Saint-Maclou ; l'hôtel du Bourgtheroulde ; l'hôtel d'Écoville. Ce dernier fascicule contient aussi la préface de l'ouvrage, les titres et tables des tomes I et II, enfin une table analytique de tous les noms d'artistes cités dans les deux premiers volumes. Cette table était un instrument de recherche indispensable. En effet, le livre de M. Palustre sera souvent consulté, car il fait désormais autorité dans la matière. Il est juste de louer le luxe typographique de cette publication, qui comptera parmi les plus soignées et les plus somptueuses de notre temps ; elle fait le plus grand honneur à la maison Quantin.
   Jules Guiffrey, La Renaissance en France, 9e et 10e livraisons, par Léon Palustre, dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol 45, 1884, pp. 91-94.

90 euros (code de commande : 18825).

 

PALUSTRE (Léon) — La Renaissance en France par Léon Palustre. Illustrations sous la direction de Eugène Sadoux. Quinzième livraison. Poitou (2me partie), Saintonge, Aunis et Angoumois. Exemplaire sur papier de Hollande. Paris, Quantin, 1889. [Paris, A. Quantin, Imprimeur-Éditeur, 7, rue Saint-Benoît. M DCCC LXXXIII.] In-f° (330 x 460 mm.) broché, [88 (pp. 229-316)] p., 100 illustrations (66 lettres, écussons et figures, 16 croquis, 9 vignettes gravées dans le texte, 2 bandeaux de tête de chapitre, 2 lettrines en rouge et noir, 5 grandes gravures hors texte à pleine page, ces dernières sont doublées par un tirage sur papier Japon), exemplaire en bel état malgré quelques petites déchirures aux marges de la couverture et traces de plis.
   Nous avons suivi avec un vif intérêt, depuis son début, la grande publication consacrée par M. Léon Palustre aux œuvres de la Renaissance française et poursuivie depuis tantôt dix ans avec un courage et une persévérance infatigables. [...] Beaucoup d'écrivains s'occupent, depuis un certain nombre d'années, d'explorer cette partie de l'histoire nationale. Nul n'y a mis la méthode et l'érudition dont a fait preuve M. Palustre. Le sujet a été complètement renouvelé par lui et ceux qui le traiteront dorénavant seront contraints de le suivre ou de le copier.
   Un autre mérite de l'auteur, c'est d'avoir mis toute sa vie, toute son intelligence dans une œuvre de longue haleine, sans se préoccuper du succès, ni des récompenses. Avec les matériaux qu'il a amassés, avec les notes et les croquis rapportés de ses incessantes pérégrinations dans toutes les localités dont il avait à s'occuper, M. Palustre aurait pu écrire dix volumes, rédiger cent mémoires, s'il avait possédé l'art, trop commun aujourd'hui, de retourner un sujet sous toutes ses faces et de tirer, qu'on me passe l'expression, trois ou quatre moutures du même sac. Encore M. Palustre aurait-il eu une excuse s'il avait agi comme tant d'autres ; mais il n'a regardé ni aux frais, ni aux fatigues et au temps. Il ne se laisse détourner de son but par aucun intérêt étranger à son entreprise même. N'avons-nous pas raison de le louer d'un courage et d'une application si rare ? [...]
   [La livraison présentée ici] passe en revue les œuvres de la Renaissance dans les départements formés par les anciennes provinces de Poitou [2e partie], d'Angoumois, d'Aunis et de Saintonge. Suivant une règle adoptée depuis l'origine, l'auteur s'occupe successivement des édifices religieux, des châteaux, des maisons particulières, enfin des détails d'architecture, tels que cheminées, fontaines, etc.
   Dans la région qu'il parcourt aujourd'hui, un certain nombre d'édifices célèbres [...] ont disparu. Mais les châteaux d'Oiron [...] de la Rochefoucauld, de Dampierre-sur-Routonne, d'Usson, [...] offrent les types caractéristiques d'une architecture qui rappelle bien souvent les édifices les plus fameux des bords de la Loire. La plupart de ces grandes constructions sont attribuées par M. Palustre à deux architectes dont l'influence aurait été prépondérante en Anjou et en Poitou, Jean de Lespine et François Charpentier. À ce dernier seraient dus notamment les plans et la décoration de Thouars, d'Oiron et de Ronnivet. [...]
   Le texte de M. Palustre est accompagné, comme par le passé, de ces magistrales gravures de M. Sadoux qui font de la Renaissance en France un ouvrage sans rival. Une liste sommaire de ces planches permettra de juger de l'intérêt de [cette dernière livraison], terminée par les tables, contient cinq grandes eaux-fortes : le tombeau d'Arthus Gouffier à Oiron, deux vues du château de la Rochefoucauld, le château d'Usson et une maison de la Rochelle. Les planches intercalées dans le texte représentent le château de la Roche-du- Maine, une sculpture symbolique, du château de Bonnivet, la galerie extérieure du château de la Rochefoucauld, deux vues de la chapelle du même château, la maison Saint-Simon à Angoulême, deux vues de l'église de Lonzac, la tour d'Usson, le puits de Saint-Jean-d'Angely, l'hosannaire de Moëze ; enfin les dessins à la plume reproduisent [...] l'escalier du. château de la Rochefoucauld, une fontaine près Ruelle, un pendentif de Pranzac, le château d'Usson et une gargouille du même château, le château de Dampierre et plusieurs des caissons qui décorent le même édifice.
   Jules Guiffrey, La Renaissance en France, fin du tome III : Anjou, Poitou, Saintonge, Aunis et Angoumois, par Léon Palustre, dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 50, 1889, pp. 455-458.


Le château de La Rochefoucauld (gravure à pleine page en regard de la p. 270).

60 euros (code de commande : 19804).

 

[PARIS - MÉTIERS]. Carton publicitaire du marchand chaudronnier Pineau, Rue de Grenelle - Faubourg Saint-Germain n° 39, à Paris, [ca 1810]. 86 x 58 mm., en très bel état.

15 euros (code de commande : 25519).

 

[PARIS]. Vues de Paris, en miniature, formant une collection de trente-cinq gravures représentant Paris dans son origine, le costume civil, militaire, religieux, etc. des Gaulois ; la vue de tous les beaux monuments qui ornent aujourd'hui cette superbe capitale, accompagnée de son histoire abrégée et d'anecdotes qui la concernent. Deuxième édition. Paris, Saintin, [ca 1810]. [A Paris, chez Saintin, Libraire, rue du Foin St-Jacques, n° 11.] In-12 sous cartonnage muet d'époque (manque au dos), 144 p., 35 planches hors texte dont 2 à déplier, cachet à la page de titre, trace ancienne de cachet sur la page de titre, bon exemplaire bien complet de toutes ses gravures, peu courant.

190 euros (code de commande : 21735MPa).

 

[PÉRIER (Casimir)]. CASTILLE (Hippolyte)Casimir Périer. Paris, Ferdinand Sartorius, 1858. In-32 broché, 60, [4 (catalogue de l'éditeur)] p., fac-similé d'autographe et un portrait de Casimir Périer en frontispice gravé par E. Leguay et imprimé par Gilquin et Dupain, (collection « Portraits Historiques au Dix-neuvième Siècle »), rousseurs et manque au dos.

10 euros (code de commande : 12906/vit3).


PÉRIN (René)Beautés historiques de la maison d'Autriche, ou Traits de Courage, de Grandeur d'Ame, de Bienfaisance ; Réponses sublimes, Reparties ingénieuses des Souverains qui ont régné sur les Etats héréditaires, depuis Rodolphe de Habsbourg jusqu'à ce jour ; accompagnés des Notices et Anecdotes sur les plus grands Capitaines qui ont été placés à la tête des Armées impériales ; à l'usage de la jeunesse. Par René Périn. Tomes I et II (complet). Paris, Delaunay, 1811. [Paris, Delaunay, Libraire, Palais-Royal. 1811.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre et de tomaison rouges et noires, reliures un peu frottées, t. I : XX, 360 p., t. II : [1 (titre)], [1 bl.], 388 p. (collationnés, complet), 16 gravures hors texte (chaque volume contient un frontispice et trois planches ornés de 2 vignettes), bon exemplaire.
Préface :
   Les princes qui ont régné sur les états héréditaires de la maison d'Autriche, occupent un rang distingué parmi les monarques dont l'Europe admire les hauts faits et chérit les vertus. Tour à tour guerriers, politiques, législateurs, l'Allemagne entière leur dut ses beaux jours, ses triomphes, son commerce et ses arts. Jaloux de mériter les hautes destinées auxquelles ils étaient appelés, ces princes furent eux mêmes les propres artisans de leur gloire ; et petits souverains de quelques domaines épars, ils devinrent bientôt les maîtres d'un vaste empire.
   L'estimable auteur de l'Histoire de la Maison d'Autriche, ouvrage dont M. Henri nous a donné une traduction aussi élégante que fidèle, William Coxe s'exprime ainsi dans sa préface :
   « On verra dans l'Histoire de la Maison d'Autriche, une famille dont les possessions étaient si peu étendues qu' on aurait eu de la peine à les distinguer sur la carte, s'élever rapidement à un degré de puissance égal, sinon supérieur à celui où soit parvenue toute autre dynastie. Ainsi le Danube, faible ruisseau d'abord, serpente humblement entre les rochers voisins de sa source, puis s'enfle en recevant le tribut que lui porte un grand nombre de rivières, et après avoir répandu l'abondance dans les vastes contrées qu' il arrose, verse par cent embouchures, dans le Pont Euxin, le prodigieux volume de ses eaux. »
   L'Europe doit le maintien de son indépendance à la maison d'Autriche, que la Providence a opposée comme une barrière aux hordes ottomanes. C'est cette maison qui a empêché la bannière du croissant de flotter sur tous les temples du monde chrétien ; enfin la maison d'Autriche s'est montrée constamment, soit dans la paix, soit dans la guerre, au premier rang des puissances ; et la cour de Vienne a été durant des siècles le centre de la politique européenne.
   Les événemens majeurs et nombreux qui appartiennent à cette brillante dynastie, méritaient d'occuper d'une manière particulière le burin de l'histoire. Beaucoup d'auteurs anciens et modernes ont écrit sur cette matière ; mais M. Coxe, selon moi, a sur eux tous une supériorité bien marquée.
   Je viens après cet écrivain, que j'ai toujours consulté pour l'authenticité des faits, l'exactitude des dates, la vérité des détails, la marche des événemens, auquel j'ai même souvent emprunté ses propres expressions, offrir à la jeunesse non pas une autre histoire de la maison d'Autriche, mais un tableau fidèle et rapide des faits importans, des grandes actions, des vertus sublimes, des traits de courage, de grandeur d'âme, de générosité, qui rendent immortelle la gloire des princes qui jusqu'à ce jour ont régné sur les états héréditaires.
   Si les jeunes gens trouvent dans mon ouvrage, avec la connaissance des principaux événemens dont se compose l'histoire générale de la maison d'Autriche, des exemples capables d'intéresser leurs cœurs, d'enflammer leur imagination, d'agrandir leurs âmes, d'exciter leur courage et leur admiration, le but que je me suis proposé sera rempli, et j'aurai peut-être quelques droits à l'indulgence du public.

Les deux volumes : 150 euros (code de commande : 20126).



PINARD (Abbé). Le génie du catholicisme...
Tours, Mame et Cie, 1854.
Belle édition sous un cartonnage polychrome et avec les gravures des frères Girardet.
Pour en savoir plus...

75 euros (code de commande : 375/vit4).

 

[PLACARD]. État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice criminelle du Département des Forêts, tant en matière criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle, pendant le mois d'Avril 1809. Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück, fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570 mm., en bel état.
   Ce placard, signé par Clément, Procueur général impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809, indique la date des arrêts, les noms des condamnés, la nature et leiux des délits, les peines prononcées, etc.
   Les condamnés figurant sur ce placard sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilé à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre Streff (domicilé à Neuheusgen).

30 euros (code de commande : 21611).

 

 

QUINET (E.) — Mes vacances en Espagne. Bruxelles et Leipzig, C. Muquardt, 1846. In-12 broché, 395, [1 (table)] p., petits manques au dos, couverture bien conservée mais très fragile.
   
@  Fruit d'un voyage effectué en 1843, Mes vacances en Espagne fut publié pour la première fois en 13 livraisons à partir de 1845. L'édition originale en volume fut édité à Paris, au Comptoir des Imprimeurs Unis, Comon et Cie, en 1846. La rare édition bruxelloise présentée ici est manifestement une contrefaçon ; elle n'est citée ni par Herman Dopp (La contrefaçon des livres français en Belgique, 1815-1852), ni par Godfroid (Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique).
   L'ouvrage comporte un chapitre (pp. 42-57) consacré à une corrida particulièrement sanglante...
   &  Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 907.

15 euros (code de commande : 11892/vit3).

 

 

 

 

[RASPAIL]. MIRECOURT (Eugène de) — Raspail. [Quatrième édition.] Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 96 p., un portrait en frontispice gravé par Carey et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 56), bon exemplaire malgré quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : 12907/vit3).

 

Récréations instructives. Dimanche des enfants. Paris, Veuve Janet, [ca 1855]. [Paris, Madame veuve Louis Janet, Libraire-Éditeur, rue Saint-Jacques, 59.] In-8° demi-chagrin brun-rouge à coins, dos à 4 nerfs, tranches dorées (reliure frottée), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre], [1 bl.], [3 (table des matières et liste des vignettes)], [1 bl.], 208 p., exemplaire bien complet des 13 planches hors texte de Louis Lassalle lithographiées par Cattier, rousseurs.
Ce recueil contient :
   - L'Ange consolateur, par Charles Guillemart.
   - Histoire du grand-papa Saturne et de ses enfants, par Edouard Patry.
   - L'Orpheline, par Agnès Saurel.
   - .le suis heureuse, par Lodoix Enduran.
   - L'enfant de Pésaro, par Alphonse Fourtier.
   - Marie, la bonne, par Gustave des Essards.
   - Saint Nicolas (légende), par Alphonse Fourtier.
   - Benjamin Franklin, par Émile Bouchery.
   - L'ermite et le paysan. Anonyme.
   - La Blanche Nef, par Mme Junot d'Abrantès.
   - La leçon maternelle, par A. De Latour.
   - Pauvre Étienne, par Alfred des Essarts.
   - Juan le capitaine, par Charles Guillemart.
   - Julien l'auvergnat, par Gustave des Essards.
   - Bergeronnette et la vraie Fée, par Léon Guérin.
   - Bernardin de Saint-Pierre, par Eugénie Foa.
   - Le roi coupable et le pâtissier innocent, par Émile Bouchery.
   - Les fraises, par Léonide de Mirbel.
   - Mort d'une poule noire et d'un duc de Bretagne, par Gustave des Essards.
   - Le singe à Guillaume, par Caroline Valchère.
   - Le petit pâtre tourangeau, par Alphonse Fourtier.
   - Les soupes populaires, par J. N. Bouilly.
   - À brebis tondue, Dieu mesure le vent, par Ernest Fouinet.
   - La paire de sabots, par De Saint-M***.
   - Les deux bouquets, par Théodore Barrière.
   - Le petit Bas-normand, par Alphonse Fourtier.
   - Le morne aux chacals, par Caroline Valchère.
   - Tout pour Arthur, par Alfred des Essards.
   - Pauvre mère !, par Lucy Saunders.

   
Illustrations pour L'enfant de Pesaro et pour Le Morne aux Chacals, en regard des pp. 36 et 189.


Reliure.

35 euros (code de commande : 17826).


La Renaissance. Chronique des Arts et de la Littérature publié par l'Association Nationale pour favoriser les Arts en Belgique. Tomes quatrième et cinquième. Bruxelles, Imprimerie de la Société des Beaux-Arts, 1842-1843 - 1843-1844. [Bruxelles. / Imprimerie de la Société des Beaux-Arts. / Place du Grand Sablon, N° 11. / 1842-1842 et 1843-1844] In-folio demi-basane verte frottée, coupes et plats frottés, dos lisse orné, t. IV : [1 (faux-titre), [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 192 p., 20 lithographies hors texte, t. V : [1 (faux-titre), [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 192 p. et 23 lithographies hors texte.
Table des lithographies :
   Tome IV :
   1. Tabernacle de l'église de Léau.
   2. Étude de cheval, de Ph. Wouwerman, litho de Canelle d'après le dessin de Madou.
   3. Intérieur de l'église St. Jacques à Liége.
   4. La Bénédiction paternelle, d'après le tableau de Girardet.
   5. G. Terburg chez sa cousine, litho de Canelle d'après le dessin de Madou.

   6. Une vue de Dinant, par Bauwens.
   7. Tombeau de l'archiduc Ernest, dans l'église des S.S. Michel & Gudule à Bruxelles.
   8. Interrogatoire de Don Carlos, fils de Philippe II, en 1568, d'après Kremer.
   9. Le chantier du quartier grec à Anvers, litho de Stroobant d'après Ruyten.
   10. Laissez venir à moi les petits enfants, litho de Ghémar d'après Van Ysendyck.
   11. Vue prise sur la Lesse, litho de Vandenhecht d'après De Jonghe.
   12. Plage à marée basse, litho de Stroobant d'après Francia.
   13. Les ruines de Balbec, litho de Vanderhecht d'après Haghe.
   14. Entrée au couvent, litho de Ghemar d'après Houze.
   15. Essai de lavis sur pierre, par Stroobant.
   16. Église de Haarlem, litho de Stroobant d'après Waldorp.
   17. Vue prise dans les polders d'Anvers, litho de Stroobant d'après Van Gingelen.
   18. Église St Martin à Cologne, par Bauwens.
   19. Naufrage de l'Amphitrite, litho de Stroobant d'après Francia.
   20. Le vieux braconnier, litho de Stroobant d'après Delbock.
   Tome V :
   1. Entrée de la fontaine de Siloé en Palestine.
   2. Le Touriste, par Lauters.
   3. Le Guide, par Lauters.
   4. Les Proscrits, par Lauters.
   5. Le château de Montaigle, par Lauters.

   6. Promenade de la Sauvenière.
   
7. Statue de la Vierge Marie à l'église St Pierre à Louvain.
   8. Chapelle de Charlemagne à Maestricht.
   9. Le Naufrage, litho de Stroobant d'après Bakhuyser.
   10. La mort de Claassens.
   11. La mort d'Abel.
   12. Pierre-le-Grand, à Saardam, litho de Van Lerius d'après Wappers.
   13. Entrée d'Albert et d'Isabelle à Ostende.
   
14. Meurtre d'Abel, litho de Manche d'après la sculpture de Jaquet.
   15. La Fontaine, par Stroobant.
   16. Ruines de Poulseur sur l'Ourthe.
   17. Église Saint Jean à Bruxelles, par Stroobant.
   18. Château de Grimberg.
   19. Intérieur de l'église St. Jean à Bruxelles, par Stroobant.
   20. Château de Steen à Elewyt.
   21. Daniel O'Connell.
   22. Pépin le Bref, par Verlat.
   23. Jeunes filles dansant à la corde, litho de Manche d'après Verheyden.

80 euros (code de commande : 24777).


 

RENNEVILLE (Sophie de) — Lettres d'Octavie, jeune pensionnaire de la Maison de Saint-Clair ou Essai sur l'Education des Demoiselles ; par Mme de Renneville, auteur de plusieurs ouvrages d'éducation. Deuxième édition, revue, corrigée et considérablement augmentée. Paris, Villet, 1818. [A Paris, / Chez Villet, Libraire-Commissionnaire, / rue du Battoir-St.-André, N° 20. / Et à Verdun, chez Villet père, Libraire. / 1818.] In-12 plein veau d'poque, dos lisse orné, [3 (faux-titre, catalogue, titre)], [1 bl.], 402 p., bon exemplaire.
Texte de la première lettre :
   Tu u m as bien recommandé, ma chère cousine, de t'écrire comment je serais reçue dans cette maison ; tu vois que je suis exacte. J'ai à peine eu le temps de défaire mes malles qui, soit dit en passant, ont été examinées en détail par mes nouvelles compagnes, et me voilà à t'écrire.
   Madame de Valmont nous a très bien reçues, ma mère et moi ; elle a eu la bonté de me diredes choses obligeantes. Cette dame paraît avoir beaucoup d'usage : son air doux affable inspire la confiance : je crois que je me plairai avec elle. J'ai passé ensuite dans la classe. Les demoiselles gardaient le silence, mais leurs yeux parlaient pour elles. Madame de Valmont et ma mère nous ont laissées pour que nous fissions connaissance ; ce qui n'a pas été long. J'avais peine à leur répondre, car toutes parlaient à la fois et m'accablaient de questions : quel âge avez vous ? jouez vous encore à la poupée ? savez vous la musique ? dessinez vous ? aimez vous la danse ? nous avons un bon maître : il nous fait danser des contredanses. Elles sont toutes gentilles, et paraissent aimables. Il y en a plusieurs qui sont grandes comme toi. Celles là ont des chambres séparées. Dans ce nombre j'en ai remarqué deux qui me plaisent beaucoup ; j'ai bien envie d'être de leurs amies. Tu sais, ma chère, que si je m'amuse avec les enfans plus jeunes que moi, c'est par complaisance : ta société m'a toujours plu cent fois d'avantage ; tu peux me rendre cette justice. L'une de ces deux demoiselles est une jolie blonde de seize ans, nommée Eulalie : elle paraît la douceur et la raison même. L'autre est plus âgée : c'est une brune très-vive et fort jolie ; sa franchise et son air caressant la font aimer d'abord ; elle s'amuse de tout, est toujours riante et gaie ; elle aime toutes ses compagnes, qui le lui rendent bien. On la nomme Clémentine.
   Mais c'est de ma reception qu'il faut t'entretenir ; je l'oubliais. On m'a montré tous les livres, tous les morceaux de musique ; le nom et la figure de chaque maître n'ont pas été oubliés. Il a fallu essayer le piano et chanter un air : le tout s'est terminé par une promenade dans le jardin. Nous sommes arrivées à midi ; à une heure, je n'avais plus rien à apprendre Lorsque ma mère s'en est allée, j'ai pleuré, comme tu peux croire, ma chère cousine ; c'est la première fois que je me sépare de cette bonne et tendre maman ! J'ai vu couler ses larmes, et j'ai modéré les marques de mon affliction, pour ménager sa sensibilité. Je sais qu'il est nécessaire que je perfectionner mon éducation, que Paris offre pour cela des ressource qu'on ne trouve point ailleurs : je sais aussi que ma mère ne se sépare de moi que pour mon avantage ; je vais donc bien employer mon temps, afin que cette absence me rende digne de sa tendresse. Attends-toi, ma chère, à voir dans ton Octavie, une personne bien savante.
   Enfin, je suis ici depuis quatre jours, et je sens que j'y serais heureuse si j'étais plus près de vous, car tu as aussi une part dans mon souvenir. Je t'écrirai, puisque tu m'assures que mes lettres ne t'ennuieront pas. Sois aussi sincère dans tes lettres que dans tes discours ; je t'aime comme cela ; d'ailleurs, si tu me parles de mes défauts c'est pour m'en corriger, et je dois t'en avoir obligation.
   Adieu mon amie ; je t'embrasse mille et mille fois. Ta cousine, Octavie de Roselle.

25 euros (code de commande : 22881).

RICHEPIN (Jean) — La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice Dreyfous, [ca 1881-1883]. In-12 demi-percaline, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.

19 euros (code de commande : 12347/vit3).


  
RIMBAUD (Arthur). Une Saison en enfer.
  
Bruxelles, Alliance Typographique (M.-J. Poot et Compagnie), 1873.
  
Édition originale.
Pour en savoir plus...

 

ROBIDA (A.) — Les Vieilles villes d'Espagne, notes et souvenirs. Ouvrage illustré de 125 dessins à la plume par A. Robida, reproduits en fac-similé. Paris, Dreyfous, 1880. [Paris Maurice Dreyfous, Éditeur 13, rue du Faubourg-Montmartre, 13. 1880] In-8° demi-chagrin vert à coins, dos à cinq nerfs, tête dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée, coins émoussés (reliure de Canape), [4 (faux-titre, frontispice, titre, mention d'imprimeur)], 324 p., 118 illustrations (dont 1 lettrines, 88 vignettes et 29 à pleine page), rousseurs.

   

80 euros (code de commande : 14805).

 

ROCHEFORT (Henri) — La Lanterne. Paris - 1868. Troisième édition. Paris, Victor-Havard, 1886. [Paris. Victor-Havard, Éditeutr. 175, Boulevard Saint-Germain, 175. 1886.Tous droits de traduction et de reproduction réservés.] In-12 sous une modeste demi-reliure de toile rubis (dos sali), [3 (faux-titre, ouvrages du même auteur, titre)], [1 bl.], X, 445, [1 bl.], [1 (table)], [3 bl.] p., portrait de l'auteur gravé par Lalauze d'après Boldini en frontispice, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Lettre de l'éditeur à l'auteur :
   Cher Monsieur,
   Vous connaissez déjà, par quelques-uns des ouvrages de ma bibliothèque, et plus particulièrement par la récente publication de vos trois volumes d'étincelantes chroniques, le but et l'esprit de la collection que j'ai entreprise en réunissant les maîtres du journalisme parisien.
   Parmi les productions, toutes remarquables à différents titres, de cette brillante pléiade de chroniqueurs, il est une œuvre qui s'impose à mon choix par le succès considérable qu'elle a obtenu, par sa forme neuve et originale, enfin par la place spéciale qu'elle a prise au milieu des autres ; il s'agit de la Lanterne.
   Toute notre génération a encore dans l'oreille ce formidable éclat de rire qui, l'année 1868, en pleine gloire impériale, éclatant comme un coup de tonnerre, a fait craquer les assises d'un trône. La force redoutable de cette arme si française, la raillerie, maniée par un esprit impitoyable, mordant, gouailleur et acéré, ne s'était jamais affirmée d'une façon aussi frappante et irrésistible.
   Ce fut un réveil instantané, et aucune des personnes qui ont assisté à ce curieux spectacle n'a pu oublier l'enthousiasme inouï de cette foule, la brochure à couverture rouge dans les mains de tous les passants, la flamme brillant dans l'œil de ses lecteurs, la contagion de révolte de tous ceux qui trouvaient dans le pamphlétaire le porte-voix de leurs colères et de leurs rancunes contre le gouvernement.
   Qui n'a pas vu, à cette époque, le grouillement de la rue du Croissant et l'envahissement des librairies, à la mise en vente de chaque numéro, ne peut se faire une idée du degré d'exaltation auquel arriva le peuple de Paris. Le jour où les Lanternes, menacées de poursuites ou saisies, faisaient prime, elles atteignaient dans la soirée même des prix fabuleux et invraisemblables.
   Les abords des boutiques de libraires et de marchands de journaux, littéralement prises d'assaut par les acheteurs, ressemblaient à des centres d'émeute, tellement la cohue y était houleuse, passionnée et surexcitée.
   En quelques semaines, les numéros de cette petite brochure avaient pénétré dans toutes les capitales de l'Europe ; on la lisait même chez les Souverains, aux Tuileries, à Compiègne et à Fontainebleau, et, du jour au lendemain, son auteur était devenu populaire, universel, connu du monde entier.
   À de tels titres, la Lanterne appartient désormais à l'histoire.
   Aussi, il me paraît indispensable de la joindre a une collection dont l'unique but est de donner, par la réunion des productions les plus diverses et les plus brillantes du journalisme moderne, la physionomie exacte, complète et bien vivante de cette seconde moitié de notre siècle, et particulièrement du second Empire. Elle trouvera place à côté d'œuvres d'un esprit tout différent, remarquables à d'autres points de vue, et qui prouvent que l'éclectisme le plus large préside à la création de cette bibliothèque, réservée aux talents de toute sorte, en dehors des coteries et des partis-pris.
   C'est donc, comme vous voyez, cher Monsieur, une pensée d'ordre purement documentaire, dégagée de toute préoccupation politique, que celle qui me pousse à venir vous demander l'autorisation de réunir en volumes la Lanterne.
   Bien cordialement à vous,
   Victor-Havard.


Frontispice et page de titre.

30 euros (code de commande : 18854).

 

[ROLLIN (Charles)]. TAILHIÉ (Jacques) — Abrégé de l'histoire ancienne de Monsieur Rollin ; par l'abbé Tailhié, prêtre. Cinquième édition, soigneusement revue, corrigée, et augmentée d'une table géographique, par l'auteur ; avec les Figures et Indices nécessaires. Tome I à 5 (complet). Lyon-Paris, Leroy-Brunot, 1805. [A Lyon, chez Amable Leroy, Imprimeur-Libraire. A Paris, chez Brunot, Libraire, rue Grenelle-Saint-Honoré. 1805.] Cinq volumes in-12 demi-veau brun, dos lisses ornés d'un treillis à froid et de quelques filets dorés et titrés « Rollin » en queue, pièces de titre et de tomaison orange, tranches jaunes, tome I : XLVIII, 368 p., une carte à déplier, tome II : 359, [1 bl.] p., une planche à déplier, tome III : 312 p., une planche et une carte à déplier, tome IV : 358 p., une planche à déplier, tome V : 468 p., une planche à déplier, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur :
   Le titre de ce livre annonce assez que ce n'est pas un ouvrage nouveau dont on fait présent au public. C'est le célèbre M. Rollin qui en est l'auteur, et qui en a enrichi la république des lettres ; c'est aussi à lui qu'en est due toute la gloire et tout l'honneur. L'auteur de l'Abrégé s'est proposé de faire un précis des faits les plus inléressans, et des endroits les plus beaux et les plus propres à former le cœur et l'esprit de ses lecteurs.
   C'était l'intention de feu M. Rollin, qui s'en est expliqué plus d'une fois, et qui désiroit trouver quelqu'un qui voulût s'appliquer à ce genre de travail ; et c'est dans cette vue qu'il en parla à l'auteur, et qu'il lui en traça, pour ainsi dire, le plan très-peu de jours avant sa mort.
   M. Rollin sentait à merveille (et l'expérience le faisoit connoître) que son histoire étoit trop étendue pour pouvoir la mettre, avec fruit, entre les mains de la jeunesse, pour laquelle il avoit écrit principalement. Son intention n'étoit que d'instruire des jeunes gens, et il a cependant écrit d'une manière si profonde, que son histoire est propre à instruire les savans même.
   On a encore eu en vue une infinité de gens de tout âge, de toute condition et de tout sexe, qui sont charmés de s'instruire et de lire une belle histoire ; mais qui, ne pouvant suffire à une lecture de longue haleine, sont ravis de trouver les mêmes choses dans un Abrégé, qui est pour eux d'une utilité toute autre que ne le seroient les livres les plus profonds et les histoires les mieux circonstanciées.
   Enfin, on a eu en vue de rendre plus commune et plus familière une histoire aussi propre a fermer l'esprit et le cœur, que l'est celle de M. Rollin, en la rendant moins dispendieuse. On a remarqué qu'un grand nombre de gens sont rebutés du prix, et se privent par là, eux et leurs enfans, d'une lecture qui ne peut être que d'une grande utilité pour tous ceux qui s'y appliquent.
   Voilà les motifs qui ont engagé l'auteur a travailler à cet Abrégé, et à le donner au public. Il se croira amplement dédommagé de ses travaux, s'il a la satisfaction d'apprendre qu'il a rempli ses vues, et que le public en est content.
   II n'a pas cru devoir mettre d'autre préface à son livre, que celle de M. Rollin. En effet, il ne sauroit en donner une, ni plus convenable, ni plus savante, ni plus propre a inspirer du goût pour la lecture de l'histoire, ni plus agréable au lecteur ; et c'est ce qui l'a engagé à la donner en entier au commencement de son livre.
   On avertit aussi que l'auteur a eu l'attention de renfermer dans son Abrégé tous les faits intéressans et importans, avec les réflexions de M. Rollin ; qu'il en a conservé les phrases, les tours des périodes, et jusqu'aux expressions même, autant que la difficulté d'un Abrégé a pu le permettre ; de sorte qu'on, trouvera peu de différence entre l'Abrégé et la grande histoire. On a seulement retranché les menus faits et peu intéressans, les répétitions assez fréquentes, les réflexions trop longues, qu'on a resserrées dans leur juste étendue. On a aussi profité avec soin des lumières du public, pour corriger quelques fautes qui sont échappées à la diligence du savant auteur.
   L'abréviateur a cru devoit toucher quelque chose a la méthode, parce que l'arrangement des matières et la clarté semblent le demander. On a, par exemple, placé ce qui regarde la Sicile, à la suite de l'histoire de Carthage, comme sa place naturelle. Pour ne pas interrompre le fil de l'histoire, on a traité de suite ce qui regarde les mœurs et la religion des Perses et des Grecs. Des quatre empires qui se formèrent des débris de celui d'Alexandre, on en a fait quatre histoires, qu'on traite séparément, et l'une après l'autre, pour répandre plus de netteté dans la narration, et moins de confusion dans l'esprit du lecteur.
   Au sujet de la chronologie, je ne crois pas devoir prendre d'autre guide qu'Ussurius, qui est ordinairement celui de M. Rollin. Notre auteur, fondé sur je ne sais quelles raisons, s'est écarté des routes que le savant chronologiste lui avoit tracées. Dans la première édition de notre Abrégé, en 1744, par respect pour notre historien, et pour ne rien donner du nôtre, nous l'avions suivi littéralement, et sans vouloir rien changer ; mais sur les avis de quelques amis éclairés, qui ont eu la bonté de nous faire sentir qu'il ne convenoit pas de laisser subsister, dans un livre aussi généralement estimé, des fautes de chronologie trop marquées, je me suis enfin déterminé a les réformer dans cette nouvelle édition, que nous avons tâché de rendre aussi correcte qu'il nous a été possible. L'accueil favorable que le public a fait a la première édition, mérite bien que nous donnions toute notre attention a celle-ci, et que nous ne laissions rien a désirer au lecteur. Dans cette vue, nous y avons fait une augmentation considérable. L'histoire de Syracuse, qui se trouve éparse çà et là dans la grande histoire, est ici recueillie avec soin, et nous la donnons de suite dans cette nouvelle édition, que nous avons aussi enrichie de tables chronologiques, qui seront placées en leurs lieux, au commencement de l'histoire de chaque empire. L'utilité de cette méthode est sensible, par la facilité qu'elle procure au lecteur de chercher les points de chronologie qu'il désire, et de les trouver sans embarras ni confusion.
   Enfin, ou n'a rien oublié pour donner à cet Abrégé la clarté, la solidité, et tout ce qu'on a pu imaginer pour le rendre utile et agréable, afin de mettre le lecteur en état de pouvoir se passer de la grande histoire, et ne rien désirer de plus en ce genre. On se flatte que la lecture du livre, et la vue de l'impression, convaincront encore mieux de tous ces avantages que nous ne le pourrions faire, et que le public saura bon gré a l'abréviateur de lui avoir fait part de son travail.

Les cinq volumes : 90 euros (code de commande : 17721/vit3).

 

Les Roses de la mythologie, Étrennes à Émilie. Paris, Janet, [1814]. In-16 sous cartonnage muet et étui vert d'origine, tranches dorées, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 47, [1 (table)] p., 6 gravures hors texte de Janet d'après Lafitte. À la suite : Petit souvenir des Dames, Paris, Janet, s.d. [36 (titre, 7 p. vierges titrées aux jours de la semaine encadrées d'un filet, 12 p. vierges titrées aux mois de l'année encadrées d'une guirlande, 4 p. vierges encadrées d'un filet, 12 p. de calendrier pour l'année 1814] p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.

100 euros (code de commande : 12767/vit3).


 

ROUSSELLE (Hippolyte) — Les illustrations militaires du Hainaut, par M. Hippolyte Rousselle, Avocat, Président de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. Discours prononcé à la séance anniversaire de cette Société, le 9 octobre 1857. Mons, Masquillier et Lamir, 1858. [Mons. / Imp. de Masquillier & Lamir, Grand'Rue, 25. / 1858.] In-8° broché, tranches dorées, 44, [2 bl.] p., exemplaire imprimé sur papier rose, rare.
Extrait :
   Dans les annales de la civilisation européenne, la Belgique figure avec honneur parmi les nations les plus dévouées au culte des arts, des lettres et des sciences. Citée comme une des premières qui se soient mises à l'œuvre pour défricher le vaste champ des connaissances humaines, elle y a laissé une large trace de son persévérant et fécond labeur. Il est peu de progrès dans le monde intellectuel auxquels elle n'ait contribué ; aussi, doit-elle s'honorer de ses enfants et, embrassant d'un coup d'œil l'histoire des siècles, montrer avec un légitime orgueil ses artistes, ses historiens, ses poètes, ses savants.
   Fière de son concours à l'œuvre de l'intelligence, la Belgique peut se glorifier aussi des services qu'elle a rendus à la cause de la civilisation. N'est-ce pas elle, en effet, qui donna le signal de l'émancipation sociale au moyen-âge, et n'est-ce pas chez elle qu'apparut l'aube de la liberté communale ?
   Avides de gloire et jaloux d'indépendance, les Belges, chaque fois qu'il leur a fallu recourir à la force, ne se sont pas moins distingués dans la carrière militaire que dans les carrières pacifiques.
   De temps immémorial, à toutes les époques de leur histoire, ils ont été renommés pour leur incontestable bravoure. Sans remonter aux siècles reculés où, sous la bannière des Brennus, ils pénétraient en vainqueurs dans la Macédoine, la Thessalie, la Grèce, et où ils entraient victorieux dans Rome, nous les voyons, lors de l'expédition romaine dans les Gaules, mériter d'être appelés par César les plus braves parmi les braves Gaulois. De nos jours, Napoléon Ier les qualifiait d'invincibles. Glorieux témoignages des deux plus grands capitaines des temps anciens et des temps modernes !
   Si nous ne consultions que notre patriotisme, nous entreprendrions peut-être de faire passer sous vos yeux le magnifique tableau de la gloire militaire du pays tout entier ; mais nous devons renfermer notre discours dans un cadre plus étroit, et nous borner à vous parler aujourd'hui des illustrations militaires du Hainaut.

25 euros (code de commande : 25627).

 

SAINT-ALBIN (Hortensius Rousselin de Corbeau de) — Logique judiciaire, ou Traité des arguments légaux. Par Hortensius de Saint-Albin, Juge au tribunal de la Seine, membre de la chambre des députés, chevalier de la Légion-d'Honneur et de l'Étoile polaire. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée ; suivie de la Logique de la conscience. Paris, Joubert, 1841. [Paris. / Joubert, Libraire-Éditeur, / 14, rue des Grès, près l'École de Droit. / 1841.] In-12 demi-basane d'époque, dos lisse orné (coiffe un peu usagée), tranches marbrées, 338 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   - Sur cette deuxième édition.
   - Introduction.
   - Logique judiciaire.
      Chapitre I. Principes des arguments.
      Chapitre II. Forme des arguments, leurs diverses espèces (1 Syllogismes - 2. De l'induction - 3. Du dilemme - 4. De l'enthymème - 5. De l'exemple - 6. Du sophisme - 7. Du paradoxe).
      Chapitre III. Des arguments légaux (1. De l'argument à definitione - 2. De l'argument ab etymologiâ - 3. De l'argument ab ordine - 4. De l'argument à contrario sensu - 5. De l'argument à simili - 6. De l'argument à consiliis vel oppositis - 7. De l'argument à fortiori - 8. De l'argument ab exceptione ad regulam - 9. De l'argument à majori ad minus - 10. De l'argument à ratione legis - 11. De l'argument à cessante ratione - 12. De l'argument à subjectâ materiâ - 13. De l'argument à verisimili - 14. De l'argument à vulgari usu loquendi - 15. De l'argument ab impossibili - 16. De l'argument ab absurdo - 17. De l'argument ab autorilate.
      - Conclusion.
   - Logique de la conscience
      Chapitre I. Définitions de la conscience.
      Chapitre II. Conscience du magistrat.
      Chapitre III. Suite de la conscience du magistrat.
      Chapitre IV. Logique du magistrat en présence de ses devoirs.
      Chapitre V. Conscience du juge rapporteur.
      Chapitre VI. Conscience du juge en matière criminelle et en matière politique.
      Chapitre VII. Conscience du ministère public.
      Chapitre VIII. Conscience de l'avocat.
      Chapitre IX. Suite de la conscience de l'avocat, sa logique et ses devoirs envers ses clients et envers la société.
      Chapitre X. Conscience du jury.
      Chapitre XI. Suite de la conscience du jury.
      Chapitre XII. Conscience du jury en matière politique. Peine de mort. Circonstances atténuantes.
      - Conclusion.
   - Lettre de S. M. le roi de Suède et de Norvvége.
   - Opinion de MM. : La Romiguiére - Philippe Dupin - Duvergier.

20 euros (code de commande : 23166).

 

SAINTE-BEUVE (Charles-Augustin) Portraits littéraires par C.-A. Sainte-Beuve de l'Académie française. Nouvelle édition revue et corrigée. Tomes I, II et III (complet). Paris, Garnier 1876-1878. Trois volumes in-12 demi-basane brune, dos lisses ornés de filets dorés, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 502, [1 (table)], [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 526, [1 (table)], [1 bl.] p., t. III : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 550, [1 (table)], [1 bl.] p., rousseurs, bon exemplaire.
   La première édition de ce titre parut en 1852 en deux volumes. Comme le précise Sainte-Beuve, le troisième volume s'intitula en première édition en 1851 Derniers portraits littéraires ; il fut donc publié en tant que troisième volume à partir de l'édition de 1862-1864. Vicaire, tome 7, col. 132.
Le tome I contient :
   - Boileau, Pierre Corneille, La Fontaine, Racine, Jean-Bapt. Rousseau, Le Brun, Mathurin Regnier, André Chénier, Georges Farcy, Diderot, l'Abbé Prévost, M. Andrieux, M. Jouffroy, M. Ampère, Dayle, La Bruyère, Millevoye, Charles Nodier.
Le tome II contient :
   
Molière, Delille, Bernardin de Saint-Pierre, Le général La Fayette, Fontanes, Joubert, Léonard, Aloïsius Bertrand, Le comte de Ségur, Joseph de Maistre, Gabriel Naudé.
Le tome III contient :
   - 
Théocrite, François Ier poète, Le chevalier de Méré, L'abbé Prévost, Mademoiselle AÏssé, Madame de Krüdner, Madame de Staal-Delaunay, Benjamin Constant, M. Rodolphe Töpffer, M. de Rémusat, Victor Cousin, Charles Labitte.
Bibliographie :
   
- Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 132.

Les trois volumes : 40 euros (code de commande : 25724).


 

SAINT-GENOIS (Jules de) Le faux Baudouin (Flandre et Hainaut) 1225. Tomes I et II (complet). Bruxelles-Gand, 1840. Deux volumes sous demi-basane (frottée) chagrinée, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés, VIII, 298 p., 296 p., le papier marbré des contre-gardes et de la couverture ont été renouvelés, dédicacé par l'auteur qui précise au verso de la page de faux titre : N° 1 des 6 exemplaires tirés sur papier de couleur (jaune pour celui-ci), ex-dono d'Alphonse Gosseries à Émile Hublard sur la page de garde, très bon exemplaire, très rare.
Extrait de l'introduction :
   L'événement que nous avons pris pour sujet de cette publication, est un des plus bizarres, des plus mystérieux de ce moyen-âge, où cependant ne manquent pas les choses singulières. L'histoire du Faux Baudouin est en quelque sorte faite exprès pour le roman historique. Peu de légendes sont aussi populaires, aussi connues et pourtant aussi entourées de particularités contradictoires. L'ermite de Glançon était un imposteur, nous en sommes profondément convaincu, mais tout en enlevant à cet étrange personnage le prestige dont les amateurs du merveilleux l'ont affublé, il reste encore un intérêt immense qui se rattache à cet épisode des annales de la Flandre. Nous verrons que le nom de Bertrand de Rains servit de manteau aux ramifications hardies d'une révolution, qui menaçait non-seulement la comtesse Jeanne, mais encore le royaume de France tout entier. L'imposture de cet homme n'est pas, comme on l'a pensé jusqu'ici, une simple révolte, résultat d'une ambition individuelle, un fait isolé et audacieux, jeté sous les pas de Jeanne de Flandre pour enrayer la marche de son pouvoir.
   Aussi concevons-nous très-bien que l'ermite de Glançon, regardé comme un aventurier ordinaire, comme un homme agissant dans un intérêt personnel, ait été reconnu pour Baudouin IX par ceux qui ignoraient la révolution qui se préparait. Mais en étudiant davantage cette époque obscure, il y a une foule de particularités qui se lient, qui s'agencent, qui s'engrainent les unes dans les autres, et le personnage qu'on a d'abord rencontré isolément, finit par s'identifier si bien avec tous ceux qui le font agir et mouvoir, qu'il est impossible de tracer une ligne de séparation entre eux.
   Si donc sous le rapport du dramatique, de l'effet, des situations horripilantes, il semble, au premier aspect, jaillir moins d'intérêt de la version que nous avons adoptée, le tableau des véritables causes qui amenèrent la révolution momentanée de 1225 est cependant, à notre avis, assez propre à exciter la curiosité du lecteur.

200 euros (code de commande : 24955).


[SANS DE SAINTE-CATHERINE]Le Livre d'Or, ou l'Humilité en pratique. Instruction utile à tous les fidèles. Lille, Lefort, [ca 1824]. [Lille, Chez L. Lefort, Imprimeur-Libraire, rue Esquermoise.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné, coins émoussés, reliure frottée, [2 (faux-titre et mention d'imprimeur)], VIII, 130, [2 bl.] p., une gravure en frontispice.
Avant-propos :
   C'est peut-être la centième fois qu'on réimprime ce petit Livre, et l'empressement des personnes pieuses à se le procurer, permet d'assurer que ce ne sera point la dernière.
   Don Sans de Sainte-Catherine, auteur de divers ouvrages ascétiques, n'avoit d'abord composé celui-ci que pour ses religieux ; mais comme la pratique de l'Humilité est nécessaire dans tous les âges et dans tous états, on l'offrit ensuite aux Fidèles, en supprimant ce qui n'avoit rapport qu'à l'état monastique. Écrit depuis plus d'un siècle, beaucoup d'expressions avoient vieilli ; on les a mises en meilleur français, en conservant toutefois la simplicité du style de l'Auteur.
   On a donné à ce petit ouvrage le titre de Livre d'or ; parce que dans le Christianisme rien n'est, en effet, plus précieux que la pratique de l'Humilité ; elle est le fondement de la sagesse, dont les fruits sont préférables à l'or (Prov. 8. 19.) : c'est le véritable caractéristique d'un disciple de Jésus-Christ. « Pour être grand, il faut, selon la pensée de S. Ambroise, commencer à se faire petit. Vous pensez, dit ce saint Docteur, à élever l'édifice des vertus chrétiennes ; il est d'une grande hauteur ; songez doux d'abord à creuser sa base dans toute la profondeur de l'Humilité : car, ajoute-t-il, lorsque quelqu’un veut bâtir, il creuse davantage les fondemens, à proportion de la hauteur et de la masse de l'édifice qu'il veut élever. 175 (Serm. 10, De Verbis Domini.)
   Et cette précaution d'établir l'édifice sur des bases solides, fut-elle jamais plus nécessaire que dans ces jours malheureux, où l'impiété, sous le nom ridiculement fastueux de philosophie, a suscité tant d'orages et de tempêtes contre la religion ? La tourbe orgueilleuse de ses prosélytes a érigé ses délires en systèmes, et réuni ses efforts contre le Seigneur et contre son Christ (Ps. 2.). Nous les avons vus ces hommes présomptueux, superbes et blasphémateurs (II. Tim.3. ), dont l'Apôtre nous avertit de nous défier, employer tour-à-tour tous les genres de séduction ; sophismes, railleries, menaces, et enfin nous environner des terreurs de la mort, pour anéantir, s'il eût été possible, l'œuvre de Jésus-Christ. Mais, grâce à la divine Providence, leur orgueil est couvert d'opprobres, et la Religion recouvre ses droits.
   Puisse l'humilité de la Croix triompher de l'orgueil dans le cœur de tous les Fidèles, y consolider l'empire de. J. C, et nous donner cette paix véritable qu'il est venu apporter sur la terre.
   C'est sous les auspices de Marie que doit toujours paraître ce petit ouvrage, et c'est par son intercession qu'il portera des fruits de bénédiction. Marie fut la plus humble des créatures ; elle est aujourd'hui la Reine du Ciel, et elle doit à son humilité les grandes choses que le Seigneur a faites en elle. Adressons-nous donc avec confiance à sa puissante protection, et ce ne sera pas en vain ; car, comme dit un de ses plus grands serviteurs, St. Bernard : « Il est inouï qu'on ait imploré son assistance sans être exaucé. »

30 euros (code de commande : 20334/vit3).



SCHILLER (F.). Histoire des révolutions des Pays-Bas.
Paris, Gustave Barba, 1833.
La principale étude historique du poète allemand.
Pour en savoir plus...

35 euros (code de commande : 6017/vit4).

 

SCHILLER et WOLTMANN — Histoire de la guerre de trente ans, par Schiller, et de la paix de Westphalie, par M. C. L. de Woltmann ; ouvrages traduits de l'allemand, et accompagnés de notes, par M. A. Mailher de Chassat. Tomes I et II (complet). Paris, Le Normant, 1820. Deux volumes in-8° pleine percaline, reliures frottées, tome I : XII, 687, [2 (table et errata)], [1 bl.], tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 585, [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.] p., rousseurs.

   

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 12436).

 

SCHOEBEL (C.) — Analogies constitutives de la langue allemande avec le grec et le latin expliquées par le samskrit. Par C. Schœbel professeur de langue et de littérature allemandes au Collège royal de Reims. Paris, Imprimerie Royale, 1845. [Paris. Imprimé par autorisation de M. le Garde des Sceaux à l'Imprimerie Royale. M DCCC XLV] In-8° demi-basane de l'époque, dos à 4 nerfs, reliure frottée, [3 (faux-titre, mention de dépôt chez Renouard, titre)], [1 bl.], XXVII, [1 (signes et abréviations)], 184, [2 (errata)] p., rousseurs.
Extrait de l'introduction :
   Avec l'alphabet, l'humanité remonta facilement l'échelle des traditions qui l'attachèrent toujours, quoique faiblement, à son heureux berceau, aux félicités de l'âge d'or primitif ; elles se ravivèrent par la communication de la pensée, dont la conscience lui était revenue. Alors une vie de plus en plus intellectuelle ne cessa d'exercer son action puissante sur les expressions primitives ; elle les polit, les transforma, les combina de mille manières, en sorte que leur sens, tout matériel, s'adapta peu à peu, par une filiation instinctive, mais logique, à tous les mouvements de l'âme. C'est ainsi que s'accomplit le destin sublime que Dieu réservait aux hommes : « C'est avec la voix des enfants et des nourrissons que tu t'es construit une forteresse glorieuse, devant laquelle tes ennemis s'arrêtent et succombent. »
   Le travail qu'on présente ici à la jeunesse studieuse des collèges, et des autres établissements d'instruction secondaire, a pour but d'expliquer seulement les mots radicaux de la langue allemande, qui sont dans un rapport d'intime affinité avec des mots grecs et latins. Ces explications ne pourraient guère être satisfaisantes, si l'on ne cherchait à les baser sur un élément incontestable. Cet élément est le samskrit. On sait que le samskrit est une des langues primitives qui toutes se sont formées autour des montagnes les plus hautes de l'Asie.

60 euros (code de commande : 20508).

 

SCOTT (Walter) — Contes de mon Hôte (Tales of my Landlord). La fiancée de Lammermoor. Tomes I à IV (complet)]. Bruxelles, Wahlen, 1827. [Bruxelles, / Aug. Wahlen, Lib.-Imp. de la Cour. / Leipzig et Livourne, même maison. / M DCCC XXVII.] Quatre tomes en deux volumes in-32 demi-basane bleue, dos lisses, pièces de titre et de tomaison orange, volume I : 183, [1 bl.], 198 p., volume II : 194, 204 p., (collection « Œuvres de Walter Scott - Contes de mon Hôte » Troisième série), bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.

      
Reliures, titre général et titre.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 22803).

                   

SCRIBE (Augustin-Eugène) et DELESTRE-POIRSON (Charles-Gaspard) — Le Nouveau Pourceaugnac, Comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Scribe et Delestre-Poirson ; représentée pour la première fois sur le Théâtre du Vaudeville, le 18 février 1817. Bruxelles, Grignon, 1827. In-32 broché, 65 p., deux planches dépliantes de musique, bel exemplaire.
@ Cet ouvrage fait partie de la série Le Petit Répertoire dramatique qui fut dès 1826 coéditée par Grignon et les frères Laurent.
& Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 106-108.

25 euros (code de commande : 11801/vit3).

 

SERRURE (Constant-Philippe) — Notice sur le cabinet monétaire de S. A. le Prince de Ligne, d'Amblise et d'Épinoy, Seigneur de la terre princière de Sbaractz, de Gourky, de Surowa, de Glinij ; Comte de Fagnoles ; Grand d'Espagne de la première classe ; Magnat de Pologne ; Ambassadeur de S. M. le Roi des Belges près de S. M. le Roi des Français ; Grand Cordon de l'ordre de Léopold et de la Légion d'Honneur ; Chevalier de la Toison d'or, etc., etc., par C.-P. Serrure, Professeur d'Histoire à l'Université de Gand. Gand, Annoot-Braeckman, 1847. [Gand, Imprimerie de C. Annoot-Braeckman. 1847.] In-12 demi-veau brun d'époque, dos lisse, mors frottés (celui du premier plat partiellement fendu), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], [1 (sous-titre)], [1 bl.], 444 p., 5 planches hors texte gravées par Ch. Onghena sur Chine appliqué (dont le titre-frontispice), ex-libris Lionel Wiener, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Duché de Brabant.
      - Tableau des ducs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Flandre.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Hainaut.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Namur.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Duché de Luxembourg.
      - Tableau des comtes et ducs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Seigneurie du Tournaisis.
      - Tableau des seigneurs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Appendice.
      - Liste des cabinets que Goltzius a consultés.
      - Codicile du duc de Croÿ.
      - Correspondance de Gérard et du comte D'Hane.
      - Additions et corrections.

   100 euros (code de commande : 17994).

 

SILVESTRE (Armand) — Contes à la comtesse. Illustrations de Kauffmann. Paris, Marpon et Flammarion, [1885]. [Paris / C. Marpon et E. Flammarion / Éditeurs / 26, rue Racine, près l'Odéon. / Tous droits réservés.] In-8° plein maroquin fauve armorié d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, trois filets dorés encadrant les armes dorées avec la devise d'Ivan Ivanovitch Kuris Da budet pravda sur les plats, filets double doré sur les coupes, roulettes et filets dorés sur les chasses, tête dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée (reliure signée Asper Frères), VI, [2 bl.], 344 (la dernière page est erronément numérotée « 244 ») p., 25 illustrations (20 vignettes en tête de chaque conte, 4 à pleine page et un frontispice gravé), (collection « Nouvelle Bibliothèque Illustrée »), rousseurs.
   Les livres provenant de la célèbre bibliothèque d'Ivan Ivanovitch Kuris (1840-1898) sont très rares : après les saisies de la révolution russe une partie est allée enrichir la collection du Musée Tsarskoe Selo et l'autre celle de l'Ermitage. Vengerov écrit qu'en septembre 1917, les paysans ont saccagé le domaine familial de Petrovka, près d'Odessa, et ont brûlé une importante quantité de livres et que d'autres ont été jetés dans deux puits.
   Hans Asper (1855-1911) arriva « à Genève en 1874 comme ouvrier relieur, à la suite de son frère Jacques, relieur lui aussi, arrivé un an plus tôt. » [...] Ils réalisent « des reliures d'art qui font des Frères Asper la première maison de Genève. Hans, en particulier, se distingue dans la dorure. »
Table des vingt contes contenus dans ce recueil :
   - C'est si simple !
   - Partie de dames.
   - Petit voyage.
   - Rusticana.
   - La Saint-Martin.
   - Chambre d'amis.
   - Le verre d'eau.
   - Assomption.
   - Le guignon.
   - La fuite.
   - Horlogerie.
   - Mœurs aimables.
   - Le philtre.
   - Coquetterie.
   - Le prétexte.
   - Le sorcier.
   - Révélation.
   - Roture oblige.
   - Justes reproches.
   - Consultation.
Bibliographie :
   - Vengerov (Aleksei), Vengerov (Sergei), Nevskii (Aleksei), et Nevskaia (Vera), V nekotorom tsarstve : bibliokhronika, 1647–1977 gg, p. 75.
   - Senarclens (Jean de), Dictionnaire historique de la Suisse.


Blason d'Ivan Ivanovitch Kuris.


Signature des relieurs.

350 euros (code de commande : 25323).

 

[SOIGNIES - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Statuts du Cercle archéologique du canton de Soignies. Soignies, Noefnet, 1893. [Soignies / Typographie Ve O. Noefnet. / 1893.] In-8° agrafé, [1 (titre)], [1 bl.], 10, [4 bl.] p., on joint le feuillet volant précisant la fréquence des réunions du comité du Cercle.
Sommaire :
   I. Nom et but de la Société.
   II. Composition de la Société.
   III. Droit d'entrée & cotisation.
   IV. Administration.
   V. Séances.
   VI. Collections.
   VII. Publications.
   VIII. Dispositions générales.

5 euros (code de commande : 24727).

 

Soixante vues des plus beaux palais, monuments et églises de Paris, cathédrales et châteaux de la France. [Paris] Binet, s.d. [Publiées par Binet, Rue Aubry-le-Boucher, N°. 34.] In-12 oblong demi-chagrin brun, dos lisse orné d'un décor romantique doré, titre gravé, plan de Paris et 60 gravures, bon exemplaire peu affecté par les rousseurs.
   À l'exception de la quinzième et de la quarantième, réalisées par Barrière père, toutes les gravures ont été réalisées par François Louis Couché (qui signait « Couché fils »), la plupart portent la date de 1818.
Table des planches :
   1. Colonnades du Louvre.
   2. Cour du Louvre.
   3. Palais des Tuileries du côté de la place.
   4. Jardin des Tuileries.
   5. Galerie du Louvre.
   6. Place Vendôme.
   7. Place Louis XV.
   8. Montagnes Beaujon.
   9. Hôtel des Invalides du côté de Vaugirard.
   10. Palais du Luxembourg, du côté du jardin.
   11. Jardin du Palais Royal.
   12. Palais Royal, du côté de la Place.
   13. Hôtel des Monnoies.
   14. Porte St. Denis.
   15. La Bourse.
   16. Palais des Beaux-Arts.
   17. Fontaine des Innocens.
   18. Hôtel des Invalides, du côté de la Riviere.
   19. Palais de Justice.
   20. Église cathédrale de Notre-Dame.
   21. Hôtel de Ville.
   22. École de Médecine.
   23. Panthéon ou Nouvelle église de Ste. Génevieve.
   24. Cabinet d'Histoire naturelle.
   25. Église de St. Sulpice.
   26. Palais Bourbon (Chambre des Députés).
   27. Église de St. Roch.
   28. L'Observatoire.
   29. Val de Grâce.
   30. Théâtre de l'Odéon.
   31. Église de St. Germain l'Auxerrois.
   32. École militaire.
   33. Palais de la Légion d'Honneur.
   34. Théâtre italien.
   35. Barriere de la Villette.
   36. Halle au bled.
   37. Église de St. Étienne du Mont.
   38. Pont du jardin du roi.
   39. Sorbonne.
   40. Église cathédrale de Rheims.
   41. Église abbaye de St. Denis.
   42. Château de St. Cloud.
   43. Église de l'Assomption.
   44. Barriere de l'Étoile.
   45. Château d'eau, boulevard du Temple.
   46. Église cathédrale de Strasbourg.
   47. Intérieur de l'église abbaye de St. Denis.
   48. Théâtre de l'Académie royale de Musique (Opera).
   49. Église cathédrale de Chartres.
   50. Église cathédrale de Rouen.
   51. Église de St. Paul, (ci-devant des Jésuites).
   52. Église cathédrale de Coutances.
   53. Intérieur de l'église cathédrale de Notre-Dame.
   54. Palais du Luxembourg, du côté de la rue de Vaugirard.
   55. Place Royale.
   56. Pont des Invalides.
   57. Château de Versailles, du côté du Jardin.
   58. Château de Vincennes.
   59. Église cathédrale d'Orléans.
   60. Pont Neuf, du côté du Pont des Arts.

200 euros (code de commande : 23062).

 

Souvenir du Rhin. Collection de vues pittoresques. Ems, Kirchberger, [ca 1850]. In-8° oblong sous reliure de percaline verte, dos lise, plats ornés d'un décor romantique doré encadrant le titre au premier plat, 28 gravures par J.J. Tanner (celles portant le titre La Chapelle Katholique, La Fonderie d'argent et Château de Spurkenburg ont été gravées d'après des dessins de G. Boulangé), serpentes de couleur, bon exemplaire de ce très rare recueil malgré des rousseurs inégalement réparties et, sauf pour quatre gravures, affectant principalement les marges.
Les vues contenues dans ce recueil sont :
   Mayence - Bieberich - Rüdesheim - Bingen - Rheinstein - Bacharach - Pfalz, Caub et Gutenfels - Oberwesel - Lorelay - St-Goar et Rheinfels - Welmich - Sternberg et Liebenstein - Braubach et le Marxbourg - Stolzenfels - Coblenz et Ehrenbreitstein - Das Herzogliche Kurhaus in Ems - La Chapelle Katholique (Spiess) à Ems - Lindenbach près d'Ems - La Fonderie d'argent près d'Ems - Château de Spurkenburg près d'Ems - Les ruines de Nassau et de Stein - Andernach - Apollonarisberg - Nonnenwerth Rolandseck et Drachenfels - Godesberg et le sept monts - Ems - Ems - Cologne.

500 euros (code de commande : 25691).

 

SPENCER (Herbert) — Classification des sciences par Herbert Spencer. Traduit de l'anglais sur la troisième édition par F. Réthoré professeur de philosophie au lycée d'Angoulême. Paris, Baillière, 1872. [Paris, Librairie Germer Baillière Rue de l'École-de-Médecine, 17. 1872 Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [3 (faux-titre, catalogue des ouvrage de l'auteur, titre)], [1 bl.], II, 169, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p.
Préface :
   Dans la préface de la seconde édition, j'ai parlé des efforts que j'ai été obligé de faire à l'occasion, pour résister à la tentation d'augmenter cet essai. Des raisons sont survenues depuis qui m'engagent à céder au désir que j'éprouvais alors d'ajouter quelques preuves en faveur de ma thèse.
   La cause immédiate de ce changement de résolution a été la publication de plusieurs objections faites par M. le professeur Bain dans sa Logique. Consignées dans un ouvrage écrit pour l'usage des écoles, ces objections ont dû attirer mon attention plus que toutes celles qui ont pu se produire suivant les habitudes et les procédés de la critique ordinaire ; car, si elles restent sans réponse, elles laisseront dans les esprits des préventions plus durables.
   Ayant trouvé dans une interruption de mes travaux ordinaires l'occasion de répondre à ces objections, j'ai jugé à propos de fortifier en même temps mes preuves, en les présentant sous un nouveau point de vue.

30 euros (code de commande : 14508).


 

STAËL (Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein) — De l'Allemagne par Madame de Staël. Nouvelle édition, avec une préface par M. X. Marmier. Paris, Charpentier, 1841. [Paris, / Charpentier, Libraire-Éditeur, / 29, rue de Seine. / 1841.] In-12, demi-basane brune, dos à 4 nerfs orné de filet et de roulettes doré, tranches marbrées, reliure un peu usagée, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 623, [1 bl.] p.
Extrait de la préface :
   En 1810, je donnai le manuscrit de cet ouvrage sur l'Allemagne au libraire qui avait imprimé Corinne. Comme j'y manifestais les mêmes opinions, et que j'y gardais le même silence sur le gouvernement actuel des Français que dans mes écrits précédents, je me flattais qu'il me serait aussi permis de le publier : toutefois, peu de jours après l'envoi de mon manuscrit, il parut un décret sur la liberté de la presse d'une nature très-singulière ; il y était dit « qu'aucun ouvrage ne pourrait, être imprimé sans avoir été examiné par des censeurs. » – Soit ; – on était accoutumé en France, sous l'ancien régime, à se soumettre à la censure ; l'esprit public marchait alors clans le sens de la liberté, et rendait une telle gène peu redoutable ; mais un petit article, à la fin du nouveau règlement, disait que, « lorsque les censeurs auraient examiné un ouvrage et permis sa publication, les libraires seraient en effet autorisés à l'imprimer, mais que le ministre de la police aurait alors le droit de le supprimer tout entier, s'il le jugeait convenable. » – Ce qui veut dire, que telles ou telles formes seraient adoptées jusqu'à ce qu'on jugeât à propos de ne plus les suivre : une loi n'était pas nécessaire pour décréter l'absence des lois ; il valait mieux s'en tenir au simple l'ait du pouvoir absolu.
   Mon libraire cependant prit sur lui la responsabilité de la publication de mon livre, en le soumettant à la censure, et notre accord fut ainsi conclu. Je vins à quarante lieues de Paris pour suivre l'impression de cet ouvrage, et c'est là que, pour la dernière fois, j'ai respiré l'air de France. Je m'étais cependant interdit dans ce livre, comme on le verra, toute réflexion sur l'état politique de l'Allemagne ; je me supposais à cinquante années du temps présent, mais le temps présent ne permet pas qu'on l'oublie. Plusieurs censeurs examinèrent mon manuscrit ; ils supprimèrent les diverses phrases que j'ai rétablies en les désignant par des notes ; enfin, à ces phrases près, ils permirent l'impression du livre tel que je le publie maintenant, car je n'ai pas cru devoir y rien changer. Il me semble curieux de montrer quel est un ouvrage qui peut attirer maintenant en France sur la tête de son auteur la persécution la plus cruelle.
   Au moment où cet ouvrage allait paraître, et lorsqu'on avait déjà tiré les dix mille exemplaires de la première édition, le ministre de la police, connu sous le nom du général Savary, envoya ses gendarmes chez le libraire, avec ordre de mettre en pièces toute l'édition, et d'établir des sentinelles aux diverses issues du magasin, dans la crainte qu'un seul exemplaire de ce dangereux écrit ne pût s'échapper. Un commissaire de police fut chargé de surveiller cette expédition, dans laquelle le général Savary obtint aisément la victoire ; et ce pauvre commissaire est, dit-on, mort des fatigues qu'il a éprouvées en s'assurant avec trop de détail de la destruction d'un si grand nombre de volumes, ou plutôt de leur transformation en un carton parfaitement blanc, sur lequel aucune trace de la raison humaine n'est restée ; la valeur intrinsèque de ce carton, estimée à vingt louis, est le seul dédommagement que le libraire ait obtenu du général ministre.

50 euros (code de commande : 25637).


 

STIELER (Adolf) — Hand Atlas über Alle Theile der Erde und über das Weltgebäude. Gotha, Perthes, 1869. In folio (255 x 373 mm.) demi-veau à coins d'époque, reliure usagée, mors partiellement fendus, 86 planches coloriées montées sur onglet (1 table, 1 titre et 84 cartes), [1 (avant propos)], [1 bl.], 10 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.


   Planche 46a (Nord-America).

225 euros (code de commande : 17336).

 

TARDIEU (Ambroise) Entretiens sur la minéralogie, d'après la méthode du célèbre Haüy ; accompagnés de son portrait et de 23 [sic] planches, par Ambroise Tardieu. Paris, Boulland, 1825. [Paris, Boulland et Cie, Libraires-Éditeurs, Palais-Royal, Galeries de Bois, N° 254. 1825] In-demi-basane bleu, dos lisse orné de motifs dorés, tranches marbrées, (étiquette de J. Burio ; relieur, rue Monnaie n° 3 à Gand), VIII, 528 p., bien complet de ses 12 planches dépliantes in fine et non 23 comme annoncé (erreur typographique), bon exemplaire malgré la reliure un peu frottée et les rousseurs habituelles, peu courant.
Table des matières :
   Premier entretien.
      Introduction - Définition de la minéralogie. - Différence entre la minéralogie et la géologie - Rapport entre la géologie et l'oryctognosie - Rapport entre la minéralogie et la chimie - Définition d'un minéral - Croissance des minéraux - Éléments des minéraux - Terres - Alcalis - Métaux - Bases des acides.
   Deuxième entretien.
      Éléments des minéraux - Oxygène - Hydrogène - Fluor - Chlore - Acide boracique - Bore - Acide mellitique - Acide sulfurique - Soufre - Phosphore - Silice - Alumine - Chaux - Magnésie - Baryte - Strontiane - Zircone - Glucine - Yttria - Thorine - Bases des terres et des alcalis - Ammoniaque - Azote.
   Troisième entretien.
      Pesanteur spécifique - Méthode pour la déterminer - Description de la balance hydrostatique - Or - Mercure - Plomb - Argent - Cuivre - Nickel - Fer - Étain - Zinc - Cadmium - Wodanium - Iridium - Chrome - Cobalt - Antimoine - Arsenic - Tunsgtène - Acides métalliques - Molybdène - Rhodium - Osmium - Manganèse - Tellure - Titane - Cérium - Columbium - Urane - Bismuth - Utilité comparative des métaux - Caractères extérieurs et physiques des minéraux.
   Quatrième entretien.
      Caractères extérieurs des minéraux - Couleur - Forme - Forme régulière ou cristalline - Cristallographie - Forme primitive - Décroissements - Truncature - Accumination - Biseau ou niaisement.
   Cinquième entretien.
      Usage du goniomètre - Goniomètre ordinaire - Goniomètre réflecteur - Explication - Irrégularités dans les formes extérieures des minéraux - Transparence - Fracture - Clivage - Éclat - Dureté - Frangibilité - Flexibilité - Élasticité - Adhérence - Odeur - Saveur - Phosphorescence - Électricité - Usage de l'électromètre - Magnétisme - Usage du chalumeau - Flux - Usage des acides - Effervescence.
   Sixième entretien.
      Classification des minéraux - Tableau des minéraux à base terreuse - Examen de la famille des quartz.
   Septième entretien.
      Famille du grenat - De l'idocrase - Du schorl - De l'épidote - De la pierre de poix.
   Huitième entretien.
      Famille de la zéolite - De la lazulite - Du feldspath - Du mica - Du schiste - De l'argile.
   Neuvième entretien.
      Famille de la lithomarge - De la hornblende - De l'augite - De la magnésie - Du talc.
   Dixième entretien.
      Famille des rubis - De la néphéline - De la topaze - De la cyanite - Du zircon - De l'émeraude - Chiastolite - Remarques sur la seconde division de la classe terreuse.
   Onzième entretien.
      Minéraux calcaires - Famille des carbonates - Des phosphates - Des fluates - Des sulfates - Des boro-silicates - Des tungstates - Des arséniates - Des silicates - Sels d'alumine - De magnésie - De baryte - De strontiane - Sels alcalins.
   Douzième entretien.
      Remarque sur la classification des minéraux métallifères - Or natif -Platine natif - Palladium - Iridium - Méthode pour tirer des fils de platine extrêmement minces - Mines de tellure - De mercure - D'argent - De cuivre.
   Treizième entretien.
      Mines de fer - Mines de manganèse.
   Quatorzième entretien.
      Mine d'urane - De cérium - De tantale - De cobalt - De nickel - De molybdène - D'étain.
   Quinzième entretien.
      Mine de titane - De zinc - De bismuth - De plomb - Propriété remarquable de la slickenside - Quantité de plomb fondu dans la Grande-Bretagne.
   Seizième entretien.
      Mines d'antimoine - Mines d'arsenic - Minéraux inflammables - Le diamant - Anecdotes relatives a quelques diamants remarquables - Application du diamant dans les arts - Son analogie avec l'ambre - Charbon minéral - Plombagine - Charbon éclatant - Huiles minérales - Bitume - Charbon noir - Charbon brun - Résines minérales - Soufre - Conclusion.

150 euros (code de commande : 21571).

 

TASSO (Torquato) — Jérusalem délivrée. Poëme, traduit de l'italien. Nouvelle édition revue et corrigée ; enrichie de la vie du Tasse. Tomes I et II (complet). Paris, Carez, 1810. [A Paris, / Chez J. Carez, Libraire, rue des Poitevins. N° 2. / 1810.] Deux volumes in-12 sous leur brochage d'époque, t. I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XXIX, [1 bl.], 249, [1 bl.] p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 246 p., bon exemplaire.

20 euros (code de commande : 25417).

 


TASTU (Mme Amable). Poésies nouvelles.
Paris, Denain et Delamare, 1835.
Édition originale.
Pour en savoir plus...

85 euros (code de commande : 48/64/vit3).

 

TECHENER (J.) — Description raisonnée d'une collection choisie d'anciens manuscrits, de documents historiques et de chartes réunis par les soins de M. J. Techener et avec les prix de chacun d'eux. Première partie. Paris, Techener, 1862. [Paris, Chez J. Techener, Libraire, rue de l'Arbre-Sec, 52, au premier. 1862.] In-8° demi-chagrin vert-sombre, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, VI, 320 p., bon exemplaire peu affecté par les rousseurs.
Introduction :
   Nous nous permettrons de recommander à l'attention des amateurs et des bibliothécaires la Collection de manuscrits dont nous publions aujourd'hui le catalogue. Nous nous sommes efforcés de rendre les notices descriptives qui accompagnent chaque article assez étendues pour satisfaire la curiosité des bibliophiles. La rédaction de ces notices a été faite avec un soin minutieux et avec le bienveillant concours de M. Paulin Paris, de M. Paul Lacroix, de M. Le Roux de Lincy, et surtout avec celui de M. Apollin Briquet, auteur de la plupart des notes qui ne sont pas signées.
   Cette Collection est le résultat de longues années de recherches. La Flandre, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre, nous ont fourni plusieurs de nos beaux manuscrits. Les amateurs y trouveront un choix varié de Bibles, d'Heures, de Psautiers, de Légendes sacrées, de Poètes et Prosateurs latins, de Poètes français, de Romans de chevalerie, de Chroniques, de Généalogies, etc., etc.
   Enfin une série de manuscrits ornés de miniatures exécutées, à différentes époques, par des artistes de diverses écoles, formant une suite précieuse d'objets d'art, et des plus intéressantes pour l'histoire de la miniature depuis le Moyen Âge.
   Nous publierons, l'année prochaine, une seconde partie qui contiendra des Manuscrits relatifs à l'histoire du dix-septième siècle et du dix-huitième ; de nombreux Recueils de chansons du temps de Louis XIV et de la Régence ; des Chartes du Moyen Âge ; des Pièces et des Documents historiques ; des Lettres autographes, et des Livres annotés par des personnages célèbres ou portant leur signature.

35 euros (code de commande : 14507).

 

THEURIET (André). Paternité.
Paris, Dentu, 1894.
Dans la « Collection Guillaume » et avec les illustrations de Picard et Mittis.
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25 euros (code de commande : 49/64).

 

THIÉBAULT SILBERMANN (Jean) Traité pratique simplifié sur toutes les branches de la photographie en général, et de la retouche à l'huile et à l'aquarelle, suivi du procédé du collodion albumine, réussite infaillible pour faire les vues : par Thiébault, Inventeur du positif direct, breveté s. G. d. G. pour la miniature à l'huile appliquée à la photographie, le procédé le plus beau et le plus solide de tous. [Paris], Chez l'Auteur [1858]. [Se vend chez l'auteur, 31, Boulevard Bonne-Nouvelle, 31, et chez les principaux fournisseurs d'articles pour la photographie.] In-8° broché, 48 p., rousseurs éparses, très rare.
Table des matières :
   Chapitre I. Daguerréotype sur plaque.
   Chapitre II. Photographie sur Collodion.
   Chapitre III. Tirage des positifs sur papier.
   Chapitre IV. Positif direct sur verre.
   Chapitre V. Collodion albumine.
   Conclusion.

75 euros (code de commande : 21903).

 

 

THIESSÉ (Léon) — Constitutions françaises depuis l'origine de la révolution, jusques et compris la charte constitutionnelle et les lois organiques ; recueillies et mises par ordre chronologique de la manière suivante : 1°. La Constitution de 1791. 2°. La Constitution de 1793. 3°. Lois du Gouvernement révolutionnaire. 4°. La Constitut. de l'an III. 5°. La Constitut. de l'an VIII. 6°. Sénatus - consulte organique aux Constitutions de l'empire. 7°. La Charte constitutionnelle et Lois organiques. 8°. L'Acte additionnel. 9°. Constitution de la Chambre des cent jours. Précédé d'un discours préliminaire de l'état des Français depuis le commencement de la Monarchie française jusqu'à la Révolution de 1789 ; et d'Introduction à chaque Constitution sur les événemens qui les ont amenées ; par Léon Thiessé. Tomes I et II (complet). Paris, Librairie Historique, 1821. [Paris, A la Librairie Historique, rue St.-Honoré, n° 123 et rue de l'Arbre-Sec, n° 26. 1821.] Deux volumes in-12 sous leur brochage illustré de l'époque, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XXXI, [1 bl.], 260 p., allégorie de La France unie aux lois est invincible gravée en frontispice, tome II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 256 p., portrait gravé de Louis XVIII en frontispice, bon exemplaire.

   
   Couverture, frontispice et page de titre du tome I.

Les deux volumes : 95 euros (code de commande : 18807).


THOMSON. Les Saisons.
A Paris, Levrault, Schoell et Compe, An XIV (1806).
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40 euros (code de commande : 8936/vit3).

 

[TONGRE-NOTRE-DAME]. Histoire de Notre-Dame de Tongre et des principaux miracles opérés par son intercession. Publiée par les soins de MM. les curé et administrateurs de l'église de Tongre-Notre-Dame. Tournai, Casterman, [1842]. [Tournai, Typographie de J. Casterman.] In-12 sous cartonnage d'éditeur, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [2], IV, 140 p., une planche gravée en frontispice, culs-de-lampe, ex-libris manuscrit gommé sur la couverture sans trop de dommage, sinon exemplaire très frais, peu courant.
Extrait de la préface :
   Le Pèlerinage de Notre-Dame de Tongre qui, pendant plus de 700 ans, remplit le Hainaut de sa gloire et de ses merveilles, semblerait devoir offrir une abondante moisson à celui qui veut recueillir les miracles de la très-sainte Vierge, pour en nourrir la piété des fidèles. Et cependant, après de laborieuses recherches, l'historien de Tongre voit le fruit de ses espérances réduit à quelques faits, témoignages admirables sans doute de la puissance et de la bonté de Marie, mais qui nous font regretter plus vivement tout ce qui nous manque encore d'une si magnifique, histoire. Peut-être, en des jours de prospérité, les serviteurs de la Vierge de Tongre ne crurent pas qu'il fut nécessaire de conserver aux siècles à venir la mémoire de prodiges qui se renouvelaient d'âge en âge, et semblaient une histoire vive et continuelle de la protection de Marie. Jamais, en effet, même aux jours de la terreur, les peuples du Hainaut n'oublièrent le chemin de la sainte chapelle. Cependant on voyait encore, à la fin du quatorzième siècle un grand nombre de lettres des souverains pontifes et des archevêques de Cambray, monuments des honneurs dont ils avaient environné l'autel de la Vierge de Tongre, et des prodiges qui naissaient chaque jour sur cette terre de bénédiction. Mais la Belgique, cet éternel champ de bataille, présenta trop souvent des scènes de carnage et d'incendie : plus d'une fois l'autel de Marie dut être environné de ruines ; alors, les trésors de la chapelle, les pieuses offrandes de nos pères disparurent dans les flammes ou sous la main du soldat avide de pillage. Les archives furent enveloppées dans la tempête. A peine quelques feuilles du grand livre des miracles du Tongre purent échapper. Malgré nos recherches, après avoir, pendant plus d'une année, espéré découvrir quelques nouveaux documents sur la sainte image, nous n'avons pu retrouver que deux anciens registres et quelques bulles des souverains pontifes. Le plus précieux monument que nous ayons eu entre les mains, est la copie d'un antique manuscrit dont l'authenticité repose sur des preuves incontestables. [...]
   Robert de Hauport, seigneur de Grand-Sars, est le premier historien connu qui ait consacré sa plume au souvenir dus prodiges de Notre-Dame de Tongre. Son exemple trouva de nombreux imitateurs ; un des plus remarquables est George Huart, pasteur de Tongre, qui pendant trente-sept ans fut lui-même témoin d'un grand nombre do miracles. Les administrateurs de l'Eglise de Tongre donnèrent, en 1700, 1770 et 1810, de nouvelles éditions de son ouvrage. Voilà les auteurs que nous avons suivis pas à pas ; aussi ne prétendons-nous point donner une nouvelle histoire de Notre-Dame de Tongre. Cependant cette édition pourra présenter quelques détails oubliés par nos devanciers dans l'ancien registre de la chapelle de Tongre. Nous nous sommes en même temps efforcés de présenter les événements dans un ordre plus méthodique, dans ses rapports avec l'histoire générale du culte de la Vierge miraculeuse et ses progrès durant chaque siècle. Heureux si par ce léger travail nous pouvons accroître l'amour des pèlerins de Tongre pour la miséricordieuse Reine du ciel, et obtenir nous-mêmes une part à ses faveurs.

40 euros (code de commande : 23315).

 

TÖPFFER (Rodolphe) — Nouvelles genevoises par R. Topffer. Illustrées d'après les dessins de l'auteur. Gravées par Best, Leloir, Hotelin et Regnier. Paris, Dubochet, 1845. [Paris / J.-J. Dubochet et Cie, Éditeurs, rue Richelieu, 60. / 1845] In-8° demi-basane brune, dos lisse passé orné de fers à froid et de filets dorés, mors frottés et quelques épidermures, VII, [1 bl.], 350, [1 (table)], [1 bl.] p., 163 vignettes dans le texte et 40 planches hors texte, premier tirage de cette édition, rousseurs, cachet ex-libris à la page de faux-titre.
Préface :
   Pour un livre, la meilleure preuve de son mérite, c'est d'avoir été accueilli, recherché, goûté par toutes les classes de lecteurs, ou, en d'autres termes, d'avoir été, dans un très-petit nombre d'années, vendu par milliers d'exemplaires. Tel a été le sort des Nouvelles genevoises, et c'est ce qui nous a suggéré l'idée d'en publier une édition à la fois complète et illustrée.
   Cependant, bien qu'aucun ouvrage ne se prête mieux que celui-là, par la variété des incidents et par la nature des descriptions, à une illustration à la fois élégante et pittoresque, à cause néanmoins de la couleur locale qu'il réclame quant aux sites et quant aux personnages, nous aurions hésité à nous engager dans cette entreprise, sans le concours qu'a bien voulu nous prêter l'auteur lui-même. Sachant que M. Topffer, avec cette verve et cette facilité de dessin qui lui ont permis d'illustrer ses Voyages, a pareillement, et à plusieurs reprises, fait présent à ses amis d'exemplaires de ses Nouvelles illustrés en marge, et qu'en particulier il avait eu l'occasion de faire hommage à Goethe d'une Bibliothèque de mon oncle tout entière traduite en croquis, nous avons obtenu de sa complaisance qu'il nous confiât ces dessins originaux, et c'est d'après eux qu'ont été faites les gravures de ce volume. Ainsi donc, conçus par le même esprit et exécutés par la même main, texte et vignettes auront ici un accord intime, et, outre les avantages de caractère et de vérité qui doivent résulter de cet accord, le même goût, la même délicatesse, la même sobriété de traits heureusement choisis se feront remarquer aussi bien dans la narration dessinée que dans la narration écrite.
   Plus qu'un mot. Cette édition des Nouvelles genevoises, seule complète, contient, de plus que les éditions précédentes, deux des plus attachantes compositions de l'auteur, à savoir : Les deux Scheidegg, morceau inédit, où les tons tantôt comiques, tantôt touchants, s'entremêlent à la brillante description des merveilles pittoresques de l'Oberland ; et Élisa et Widmer, celle des nouvelles de M. Topffer où éclatent le plus la poésie du sentiment et le charme du pathétique. Quant au Presbytère, qui figurait dans l'édition Charpentier, si nous l'avons retranché de ce recueil, c'est qu'il forme la première partie d'un roman de mœurs que nous nous proposons de publier incessamment dans son entier, et où on le retrouvera à sa vraie place. De cette manière, nous aurons offert au public la seule collection complète qui existe des Romans et Nouvelles de M. Topffer.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 859.
   - Carteret (L.), Le trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, t. III, pp. 584-585.

40 euros (code de commande : 24106).

 

URSEL (Charles d’) — Sud-Amérique. Séjours de voyages au Brésil, à la Plata, au Chili, en Bolivie et au Pérou. Ouvrage enrichi d’une carte et de gravures. Deuxième édition. Paris, Plon et Cie, 1879. In-12 (122 ´ 183 mm.) demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs, reliure frottée, [3 (faux-titre, mentions de dépôt et d’imprimeur, titre)], [1 bl.], 307, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.], exemplaire bien complet des 11 illustrations Paul Kauffmann hors texte et de sa grande carte dépliante en couleurs.
@ C’est en qualité de chargé d’affaires de Belgique que le comte Charles d’Ursel fit son voyage en Amérique du Sud, de décembre 1873 à décembre 1876. Cet ouvrage est particulièrement estimé : l’auteur y a mêlé des considérations politiques, sociales, économiques, touristiques ; il a notamment réservé d’intéressantes pages à l’esclavage au Brésil, aux gauchos de la pampa, etc.
&  Criscuolo, Bibliografia de la ciudad de Buenos Aires, n° 3564.


« Avant le combat » (souvenir des courses de taureaux à Lima),
entre les pp. 272-273.

120 euros (code de commande : 11529/vit3).


Octave UZANNE  

 

 

 

[VAN DER ELST (C.)] — Le protestantisme belge avant, pendant et après les troubles du XVIe siècle par un Belge. Bruxelles - Amsterdam, Deltenre-Walker - Meijer, 1856. [Bruxelles, L. Deltenre-Walker, éditeur, rue de l'Impératrice, 33. Amsterdam, R. C. Meijer, librairie étrangère, pour la Hollande. 1856.] In-12 sous une modeste reliure toilée, 378, [1 (table)], [1 bl.] p.
Table des matières :
   Première partie : Avant.
      Chapitre I : Introduction (années 320 à 1205).
      Chapitre II : Préparation (années 1205 à 1467).
      Chapitre III : Fermentation (années 1467 à 1546).
      Chapitre IV : Fondation de l'Église reformée (années 1546 à 1561).
   Deuxième partie : Pendant.
      Chapitre V : L'Église et le Monde (années 1561 à 1585).
         L'action - La réaction - La contre-action.
   Troisième partie : Après.
      Chapitre VI : L'Église sous la croix (années 1585 à 1781).
      Chapitre VII : L'Église sous le ciel (années 1781 à 1843).

25 euros (code de commande : 16639).

 

VAUBLANC — Rivalité de la France et de l'Angleterre, Depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume, Duc de Normandie, jusqu'à la rupture du traité d'Amiens par l'Angleterre ; par Vienot-Vaublanc, Membre du Corps Législatif. Paris, Bernard, 1804. In-8° demi-veau d'époque, dos lisse usagé, [2 (faux-titre et liste des librairies de dépôt)], 378 p
Relié avec :
CLAVIÈRE (Étienne) et BRISSOT (J.P.) — De la France et des États-Unis, ou De l'importance de la révolution de l'Amérique pour le bonheur de la France ; Des rapports de ce Royaume & des États-Unis, des avantages réciproques qu'ils peuvent retirer de leurs liaisons de commerce, & enfin de la situation actuelle des États-Unis. Nouvelle édition. [Paris], [Buisson], [1791]. XX (en réalité XVIII : le feuillet de faux-titre manque), 308 p.
   
@ De la France et des États-Unis constitue le tome III de l'œuvre de Brissot de Warville intitulée Nouveau voyage dans les États-Unis de l'Amérique septentrionale, fait en 1788.

   

L'ensemble : 200 euros (code de commande : 12131/vit3).

 

VAUQUELIN DE LA FRESNAYE (Jean) — L'Art poétique de Vauquelin de La Fresnaye ou l'on peut remarquer la perfection et le défaut des anciennes et des modernes poésies. Texte conforme à l'édition de 1605 avec une notice, un commentaire, une étude sur l'usage syntactique, la métrique et l'orthographe et un glossaire par Georges Pellissier docteur ès lettre, professeur de rhétorique au lycée de Nancy. Paris, Garnier, 1885. [Paris, Garnier Frères, Libraires-Éditeurs. 6, rue des Saints-Pèreds, 6. 1885.] In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fer dorés, tranches dorées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], CXVII, [1], 230 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs et une mouillure en tête des premiers feuillets.
Préface :
   L'Art poétique de Vauquelin de la Fresnaye, puplié pour la première fois en 1605, a été réédité depuis par M. Achille Genty (Paris, Poulet-Malassis, 1862), et par M. Julien Travers (Caen, Le Blanc-Hardel, 1869, t. Ier des Œuvres complètes de Vauquelin).
   Nous en donnons une édition nouvelle, d'après le texte de 1605, auquel nous ne nous sommes permis de faire subir aucun changement : c'est la première fois qu'il est fidèlement reproduit.
   Cette édition est précédée d'une notice étendue ; elle est accompagnée d'un commentaire, pour lequel nous avons emprunté à M. Julien Travers quelques renseignements d'histoire ou de géographie locales ; elle est suivie d'une étude sur l'usage syntaxique, l'orthographe et la métrique de l'Art poétique.
   Un glossaire renferme enfin, avec leur explication tous les mots tombés en désuétude ou devenus rares, et tous ceux dont le sens s'est modifié.

 

20 euros (code de commande : 15482).

 

[VELPEAU (Alfred-Louis-Armand-Marie)]. LABARTHE (Paul) — Velpeau. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 39), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Velpeau par Pierre Petit a été imprimé en photoglyptie (191 x 239 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton.

45 euros (code de commande : 23549).



Jules VERNE  

 

[VIENNET]. MIRECOURT (Eugène de) — Viennet. [Troisième édition.] Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 94, [2 (catalogue)] p., un portrait en frontispice gravé par Carey et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 68), bon exemplaire, peu affecté par les habituelles rousseurs, malgré la couverture un peu souillée.

10 euros (code de commande : 12917/vit3).


 

VOISENON (Claude-Henri de Fusée, comte de) — Contes de l’abbé de Voisenon de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1878. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit / 1878] In-8° (150 x 210 mm.) broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XLVI, [1 (titre)], [1 bl.], 222, [1 (table)], [1 bl.], [1 (colophon)], [1 bl.] p., un bandeau gravé par Mongin et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampes, deux gravures hors texte (portrait de Voisenon gravé par Lalauze d'après Cochin en frontispice, une gravure de Mongin d'après Gravelot), un fac-similé dépliant d'autographe de Voisenon, (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé au filigrane de E. Desloye et Cie, couverture partiellement insolée et décharges d’adhésif sur les gardes.
Ce recueil contient huit contes :
   - Histoire de la félicité.
   - Tant mieux pour elle.
   - Zulmis et Zelmaide.
   - Il eut raison.
   - Il eut tort.
   - Ni trop ni trop peu.
   - Les à propos.
   - La navette d'amour.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 957-958.

30 euros (code de commande : 25631).

 

[WEY]. MIRECOURT (Eugène de) — Francis Wey précédé d'une Lettre à Eugène Sue. [Deuxième édition.] Paris, Havard, 1855. In-12 broché, 89, [1 bl.], [4 (catalogue)] p., un portrait en frontispice et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 43), bon exemplaire, en partie non coupé, malgré quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : 12919/vit3).

 

[WUILLOT (Philippe Augustin Joseph)] — Satires politiques par un poète borain. Bruxelles, Vanuggenhoudt, 1849. [Bruxelles, Imprimerie de J. Vanbuggenhoudt, Rue de Scharbeék, 12. 1849.] In-8° sous cartonnage gris, 300, [1 (errata], [1 bl.] p., ex-libris.
Notice de Christiane Piérard (Biographie nationale, t. XXXII, col. 792-794) :
   
Philippe-Augustin-Joseph Wuillot, poète satirique dont les publications pseudonymes étaient signées Le Poète borain, né à Pâturages (Hainaut) le 10 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), décédé à Sainte-Croix-lez-Bruges le 25 février 1883, chez le peintre Charles Goëbbels (Wuillot était alors domicilié à Saint-Gilles-lez-Bruxelles).
   Collaborateur-rédacteur au Méphislophélès (journal satirique semi-hebdomadaire qui a paru à Bruxelles à partir du 1er janvier 1831), il y publia, dès 1838, une caricature par quinzaine ; collaborateur de l'Argus (journal politique, industriel, administratif, littéraire et artistique paraissant le dimanche et le jeudi, dès 1844), Wuillot y fait paraître des vers de satire politique, particulièrement nombreux pendant l'année 1848. Le Poète Borain est avant tout un pamphlétaire mordant, acerbe, méchant même, s'attaquant à tous et à tout.
   Docteur en Philosophie et Lettres de l'Université de l'État à Louvain, en 1824, (le 3 juillet) par la défense d'une thèse intitulée Disputatio de Antipatro Tarsensi (publiée chez Cuelens à Louvain), il n'obtint pas la chaire qu'il croyait devoir occuper dans l'enseignement. Aigri par cet échec, il se lança dans une opposition farouche à toutes les institutions établies, à tous les hommes en place ou arrivés à une situation en vue, tant dans le domaine politique que dans le domaine religieux, artistique ou scientifique.
   C'est en alexandrins, en iambes ou en autres modes poétiques qu'il exprima ses rancœurs et qu'il rédigea ses attaques virulentes dépourvues de toute indulgence. Son style est assez ampoulé, d'une beauté souvent contestable mais d'une hargne soutenue malgré certaines longueurs lassantes. Son contemporain Béranger appréciait sa manière facile d'exprimer sa pensée, bien qu'il lui fût impossible d'en savourer tout le sel (Wuillot s'attaquait à des politiciens belges inconnus du chansonnier parisien).
   Les principaux thèmes de ses satires sont la dénonciation de l'hypocrisie et de l'arrivisme en politique et en religion, la mise en évidence de la crédulité publique, la lutte contre la publicité tapageuse. Les hommes politiques, les gens d'Église et particulièrement les Jésuites, les pédagogues et singulièrement les professeurs d'Université, tous les gens arrivés à une situation enviable, quelle qu'elle soit, ne trouvent aucune grâce à ses yeux. Le roi Léopold Ier et le duc de Brabant mêmes, n'échappèrent pas à ses traits acérés. Cependant le Poète Borain était universitaire (mais insatisfait), catholique (du moins, il l'avait été) et royaliste (certains poèmes le laissent supposer).
   Le moindre faux pas politique est monté en épingle, toute flagornerie, tout compromis, toute concession politiques ou religieux sont dénoncés avec férocité.
   Il salit avec un certain plaisir la réputation d'hommes connus et parfaitement honnêtes, en rappelant une faute commise, quelques générations auparavant, par un membre de leur famille.
   Le fiel n'est donc pas absent de ses écrits ; certaines de ses allégations sont vraies et vérifiables, mais il apparaît que dans l'ensemble de son œuvre abondante, il s'en prend plus aux personnalités qu'aux institutions. Il n'y a rien ou très peu de constructif dans cette satire. Ce caractère aigri et insatisfait n'a jamais supporté la réussite d'aucun de ses contemporains : à toute promotion, il voit des dessous peu honnêtes. Des étrangers ont subi sa verve venimeuse, insinuante et acérée, tel Napoléon III. Très rares sont ceux qui ont trouvé grâce sous sa plume : Gendebien, député de Mons, Charles Rogier, parfois, Lamennais, Anna Lemaire, actrice à Bruxelles, Rose Druart, bienfaitrice des Polonais en exil, sont à peu près les seuls à bénéficier de ses louanges.
   Il se définit d'ailleurs assez bien lui-même dans Anna Lemaire (Nérnésis, p. 87) :
         Mon satirique luth, populaire instrument,
         Est peu fait pour l'éloge et l'applaudissement,
         Et dès qu'il faut louer, ma lyre n'est pas prête,
         Mon vers est étranger à l'art adulateur.
   Dans Le Livre du Diable (pp. 5-6), il définit sa ligne de conduite :
         Tout en ce livre est objet de satire :
         Tout personnage est rampant, valet plat,
         Fourbe, intrigant, parjure, renégat ;
         Tout acte est vil : tout sent l'hypocrisie,
         La trahison, la noire apostasie...
         Partout enfin, mon vers accusateur
         Poursuit Tartuffe, au regard imposteur.
   Certains textes (chanson, poème) écrits par Wuillot et parus dans L'Argus ainsi que des caricatures, publiées en même temps que ces textes par L'Argus et le Méphislophélès, amenèrent le Poète Borain, les directeur, rédacteur en chef, imprimeur de ces journaux satiriques, ainsi que des typographes, libraire et autres, devant la Cour d'Assises du Brabant, en février 1847. Les débats eurent lieu à huis clos. L'accusation portée contre eux était « injures envers la personne du roi, prononcées par Wuiilot ». Le jury conclut à l'innocence des prévenus. Le défenseur de Ph.-A. Wuillot était Maître Picard. Dans la relation des plaidoiries publiée par La Belgique judiciaire (t. 5, 1847, col. 184-186 et 202-210), il est fait état des fonctions remplies précédemment par Wuillot comme professeur de rhétorique dans un collège oratorien, le Collège Saint-Jean.
   Ce personnage anti-politicien et anti-clérical, qui vécut, par sa faute, sans amis, est à l'heure actuelle totalement inconnu dans son village natal. Ses écrits ne sont plus que des documents rarement consultés car leur sujet était très restreint dans le temps. Son manque d'idées générales, de pensées élevées au-dessus des basses contingences fait du Poète Borain, alias Ph.-A. Wuillot, un auteur fort oublié, très peu lu.

65 euros (code de commande : 17779).

 

ZOLA (Émile) — La faute de l'abbé Mouret. Illustrations de Bieler, Conconi et Gambard. Gravure de Ch. Guillaume. Paris, Ernest Flammarion, [ca 1890]. [Paris. Ernest Flammarion, Éditeur 26, rue Racine, 26. Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, titre doré, coupes frottées, (collection « Guillaume »).
   
L'édition originale a paru en 1875.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1203.

   

15 euros (code de commande : 21741).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [VIII.] Une page d'amour par Émile Zola. Cinquante-sixième mille. Paris, Charpentier, [1887]. [Paris / G. Charpentier et Cie, Éditeurs / 11, rue de Grenelle, 11. Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, titre doré, coupes frottées, VII, [1 bl.], 406 p., bien complet de l'arbre généalogique à déplier.
   
L'édition originale a paru en 1878.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1206.

   

50 euros (code de commande : 21918).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [IX.] Nana. Par Émile Zola. Quatre-vingt-troisième édition. Paris, Charpentier et Cie, 1880. [Paris. G. Charpentier, Éditeur. 13, rue de Grenell-Saint-Germain, 13. 1880. Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs soulignés de pointillés dorés, [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 524 p.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1207.

   

60 euros (code de commande : 21740).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [X.] Pot-Bouille par Émile Zola. Trente neuvième mille. Paris, Charpentier, 1882. [Paris. G. Charpentier, Éditeur. 13, rue de Grenell-Saint-Germain, 13. 1882. Tous droits réservés.] In-12 demi-percaline chagrinée rouge, [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 495, [1 bl.] p., rousseurs.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1208.

   

50 euros (code de commande : 21916).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [XII.] La joie de vivre par Émile Zola. Paris, Charpentier et Cie, 1884. [Paris / G. Charpentier et Cie, Éditeurs / 13, rue de Grenelle, 13 / 1884 / Tous droits réservés.] In-12 demi-percaline (un peu frottée) grise à coins, pièce de titre bleue, couverture conservée, [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 447, [1 bl.] p., bon exemplaire exempt de rousseurs, édition originale.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1210..

   

60 euros (code de commande : 22091).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [XVI] Le rêve. Par Émile Zola. Cent unième mille. Paris, Charpentier, 1898. [Paris. Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle Éditeur. 11, rue de Grenelle, 11. 1898. Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin rouge (dos passé), dos à 5 nerfs, (reliure de M. Dasset, à Bruxelles), [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 310 p.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1213.

   

15 euros (code de commande : 21817).

 

ZOLA (Émile) — Les trois villes. Rome. Par Émile Zola. Paris, Charpentier, 1896. [Paris. Bibliothèque-Charpentier. G. Charpentier et E. Fasquelle, Éditeurs. 11, rue de Grenelle, 11. 1896. Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs (reliure de M. Dasset, à Bruxelles), [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 751, [1 bl.] p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

   

100 euros (code de commande : 21652).

 


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