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[FALQUES (Marianne-Agnès Pillement de)] — La dernière guerre des bêtes, Fable pour servir à l'histoire du XVIII. siécle. Par l'auteur d'Abassaï. Première et seconde parties (complet). Londres, Seyffert, 1758. [A Londres, / Chez C. G. Seyffert, Libraire, dans Dean- / Street, vis-à-vis St. Ann's-Church, Soho. / M. DCC. LVIII.] Deux tomes en un volume in-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges, mors frottés, 76 et 72 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Marianne-Agnès Pillement de Falques de la Cépède naquit à Avignon en 1720. Elle passa une dizaine d'année au couvent avant de se défroquer. Ses excès lui valurent d'être fichée par la police de Louis XV et de s'exiler en Angleterre où elle fut employée comme préceptrice. Elle revint en France et se suicida en 1773.
   La dernière guerre des bêtes est une allégorie sur le conflit qui opposait la France et Grande-Bretagne pour la souveraineté sur l'Acadie. La clef permet au lecteur d'identifier les protagonistes : le Français le lion, l'Anglais est le léopard, le Hollandais est le chameau, l'Allemand est l'ours, le Russe est l'éléphant, le Polonais et le Suédois sont le loup, l'Espagnol et le Portugais sont le cheval, l'Italien est le renard, le Génois est le castor, l'Autrichien est le dromadaire, le Prussien est le tigre, le Turc est le rhinocéros et le Danois est le Barbet. Marie-Laure Girou-Swiderski nous apprend que « l'œuvre repose sur une connaissance impeccable des événements, des alliances, mais aussi des causes du conflit. »
Bibliographie :
   - Boudin (Stéphanie), Une romancière et aventurière des Lumières : Marianne-Agnès Falques, dite la Vaucluse.
   - Girou-Swiderski (Marie-Laure), À la découverte des Terrae incognitae de l'écriture féminine d'antan, p. 88.

90 euros (code de commande : 25800 - vendu).

 

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Almanach des Muses, 1787. Paris, Delalain, [1787]. [A Paris. Chez Delalain, l'ainé, rue St. Jacques, n°. 240.] In-12 sous son brochage d'attente d'époque, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 titre gravé], [1 bl.], [14 (avis, calendrier)], 324, [4 (privilège)] p., bon exemplaire.
Bibliographie :
   - Grand-Carteret, Les Almanachs français, n° 377.

   
   Premier feuillet de couverture et titre.

60 euros (code de commande : 21179).

 

ANACRÉON — Odes d'Anacréon. Traduction nouvelle en vers. Paris, Du Pont, 1795. [A Paris, / Chez Du Pont, Libraire, rue de la Loi, / N°. 1232. / L'An III de la République. / 1795.] In-12 demi-veau d'époque, dos lisse, mors usagés et fendus, 178, V (table), [1 bl.] p., quelques rousseurs.
   On doit cette traduction à Pierre Hubert Anson (1744-1810) qui, outre son activité de poète et d'auteur dramatique, fut également Receveur général du Dauphiné, régisseur général des postes et Député du Tiers État de la Ville de Paris aux États généraux.
L'ouvrage est divisé en trois parties :
   - Sur Anacréon (pp. 3-51).
   - Odes (pp. 53-138).
   - Notes sur les soixante odes (pp. 139-178).

20 euros (code de commande : 23450).



  ANDRIEUX. Contes et opuscules, en vers et en prose, ...
  
Paris, Renouard, 1800.
  
Édition originale.
  Pour en savoir plus...                                                75 euros (code de commande : 8615/vit1).

 

[AYTTA (Viglius d')]. RAOUX (Adrien-Philippe) — Essai d'un éloge historique de Viglius de Zuichem, d'Aytta, Chef & Président du Conseil Privé aux Pays-Bas, sous les Regnes de Charles V & de Philippe II, Proposé par l'Académie Impériale & Royale des Sciences & Belles-Lettres de Bruxelles, pour Prix d'Eloquence de 1780. Par M. Raoux, Avocat au Conseil souverain de Hainaut. Bruxelles. 1787. [Bruxelles. M. DCC. LXXXVII.] In-8° sous son brochage d'époque, 39, [1 bl.] p., bon exemplaire
Avertissement de l'auteur :
   L'Académie de Bruxelles n'a trouvé aucun des Éloges envoyés à son concours, digne du prix qu'elle avoit proposé extraordinairement en 1779. Je ne publie celui-ci en 1787, que parce que les circonstances du temps semblent m'y inviter. Les règnes de Philippe II & de Joseph II seront les plus remarquables dans les annales des Pays-Bas ; fasse le Ciel qu'ils n'aient pas des suites également fâcheuses !
   Notre Auguste Souverain s'est déclaré partisan de la Tolérance autant que le Monarque Espagnol l'étoit de l'Inquisition ; puisse-t-il aussi par un même contraste, & pour le repos de nos Provinces, déployer des sentiments de modération & de clémence autant que son Prédécesseur du 16e siecle témoigna de rigueur & d'inflexibilité !
   Je publie cette pièce telle que je la retrouve dans mon porte-feuille ; & comme je me retrouve aussi dans tous les mêmes sentiments que lorsque je lui ai donné l'être en 1780, je ne me suis permis d'y rien changer, pas même d'y ajouter aucune période. Je n'avois à cette époque tout au plus que 22 ans, & la grace que je demande à mes Lecteurs, c'est qu'ils veuillent bien mesurer leur indulgence à la foiblesse de cet âge & de mes talens.
Notice biographique par Théodore Juste :
   Le jeune Viglius, après avoir terminé ses premières études à Deventer et à Leyde, reçut la tonsure cléricale le 19 septembre 1522. Il se rendit bientôt à l’Université de Louvain et y demeura pendant près de quatre ans, se livrant avec ardeur à l’étude du droit. De Louvain il alla à l’Université de Dôle, où il passa trois ans, d’abord comme élève puis comme professeur particulier. Il compléta ses études à Avignon, où il suivit les leçons du célèbre André Alciat, et à Valence, en Dauphiné, où il reçut le bonnet de docteur, le 8 mai 1529. On le trouve ensuite à Bourges, remplaçant Alciat dans la chaire confiée à ce professeur eminent, et travaillant à son premier ouvrage, intitulé : De Institutione jurisconsulti. Enfin, en 1531, il passe les monts et obtient la chaire des Institutes à l’Université de Padoue. Ce ne fut pas pour longtemps, car il ne tarda point à être nommé official de François de Waldeck, prince-évêque de Munster. Après la défaite des anabaptistes, qui s’étaient rendus maîtres de cette ville, Viglius quitta François de Waldeck et accepta de l’électeur de Bavière, avec le titre de conseiller, la chaire de droit à l’Université d’Ingolstadt. Mais le moment était venu où il allait mettre au service de sa patrie sa grande intelligence et sa science profonde. Depuis longtemps le gouvernement des Pays-Bas cherchait à s’attacher le jurisconsulte que se disputaient les princes de l’Allemagne. En 1541, par l’intervention de Marie de Hongrie, Viglius fut nommé membre du conseil privé. On l’employa tout aussitôt dans une négociation épineuse avec le duc de Clèves, qui disputait à Charles-Quint le duché de Gueldre et le comté de Zutphen. Deux voyages à Nuremberg n’ayant eu aucun résultat, Viglius défendit, dans un écrit apologétique, les droits de l’Empereur, justifiant ainsi les efforts de Charles-Quint pour compléter, par l’annexion de la Gueldre et de Zutphen, la réunion des dix-sept provinces qui formèrent désormais les Pays-Bas. Viglius préférant une retraite studieuse à la carrière diplomatique, sollicita bientôt (1543) et obtint son agrégation au grand conseil de Malines. Mais Charles-Quint ne tarda point à le rappeler à la cour et voulut qu’il l’accompagnât à la diète de Spire. Avant d’entreprendre ce nouveau voyage, Viglius épousa, à Malines, Jacqueline Damant, dont le père était conseiller et trésorier de l’Empereur. Nous le trouvons, l’année suivante, à la diète de Spire (1544), où il fut le principal négociateur du traité d’alliance conclu entre Charles-Quint et le roi de Danemark. Sa participation à la diète de Worms ne fut pas moins active, soit qu’il s’efforçât d’aplanir les différends survenus dans la famille impériale, soit qu’il intervînt dans les délibérations que nécessitait l’attitude menaçante des protestants d’Allemagne, naguère ligués à Smalkade. Charles-Quint, ayant triomphé des confédérés, réunit (1548) une nouvelle diète à Augsbourg, où Viglius fut de nouveau appelé pour donner un avis sur les grandes questions soulevées par l’Empèreur victorieux. Il avait obtenu précédemment la charge de conservateur des archives de la Flandre, qui étaient déposées dans la forteresse de Rupelmonde. Mais Charles-Quint lui réservait une récompense plus éclatante. En 1549, il fut élevé à la dignité de président du conseil privé et de garde des sceaux. Le nouveau président accompagna, dans les différentes provinces des Pays-Bas, le prince Philippe, lorsque, pour se conformer au désir de son père, il se fit inaugurer comme héritier présomptif. Viglius, dit-on, prit la plus grande part à la rédaction du fameux édit par lequel Charles-Quint voulut, en 1550, arrêter les progrès toujours croissants de la réforme dans les Pays-Bas. Mais si Viglius était l’inflexible défenseur des principes dont s’autorisait l’Empereur pour vouer au fer et au feu les adversaires du catholicisme, il admettait toutefois quelques tempéraments dans l’exécution. C’est ainsi qu’il s’efforça d’exempter de la proscription les négociants étrangers dont la présence contribuait tant à la splendeur d’Anvers. « J’ai travaillé de tout mon pouvoir, écrivit-il lui-même, à faire adoucir les articles qui avaient besoin d’être mitigés. »
   Viglius, qui avait été également élevé à la présidence du conseil d’État, voulut terminer sa carrière le jour où Charles-Quint abdiqua la souveraineté des Pays-Bas. Il avait, en conséquence, demandé la démission de ses différents emplois. Mais les sollicitations de Marie de Hongrie et les exhortations de Charles-Quint lui-même modifièrent sa première résolution. Il consentit à servir Philippe II. Depuis 1552, il avait perdu Jacqueline Damant, sa femme, et, n’ayant point d’enfants, il voulut, en prenant les ordres sacrés, réaliser un dessein qu’il avait formé dans sa jeunesse. Il avait, du reste, la certitude d’obtenir par là une position éminemment lucrative, celle de coadjuteur ou de successeur désigné de Luc Munich, dernier abbé de Saint-Bavon et premier prévôt de la collégiale qui avait remplacé cette abbaye. En 1556, Viglius obtint à cet effet l’assentiment de Philippe II, mais à la condition de ne point abandonner le service du souverain. Cette autorisation lui fut accordée par le saint-siége, lorsque, en 1562, après la mort de Luc Munich, Viglius eut pris possession de la prévôté et reçu les ordres majeurs des mains de Granvelle, archevêque de Malines. Prévôt de Saint-Bavon, président du conseil privé et du conseil d’État, maître des requêtes en Hollande, etc., Viglius fut encore investi des importantes fonctions de chancelier de l’ordre de la Toison d’or. Il n’avait donc rien perdu de la haute faveur dont il jouissait sous le règne de Charles-Quint. En effet, Philippe II, lorsqu’il s’éloigna des Pays-Bas, l’avait placé, avec Granvelle et le comte de Berlaymont, dans le comité secret ou consulte qui devait diriger et surveiller Marguerite de Parme, nommée gouvernante générale. Mais bientôt l’influence occulte de cette consulte indisposa les autres membres du conseil d’État et contribua à la formation du parti national à la tête duquel se placèrent Guillaume d’Orange, ainsi que les comtes d’Egmont et de Hornes. Le Taciturne allait triompher : Granvelle reçut l’ordre secret de sortir des Pays-Bas. Alors une nouvelle lutte s’engagea entre les trois seigneurs ligués et les cardinalistes, c’est-à-dire les anciens amis de Granvelle, lutte tantôt sourde et tantôt ouverte, dans laquelle Viglius montra de l’habileté, mais qui était au-dessus de ses forces. La fermeté et l’énergie n’étaient point les qualités dominantes du célèbre président : c’était plutôt un politique méticuleux, un homme timide qui courbait la tête sous la tempête et qui rusait avec les événements. Après avoir d’abord accueilli avec faveur le choix du duc d’Albe comme successeur de Marguerite de Parme, il eut soin de ne point se compromettre : aussi se gardait-il de coopérer aux actes les plus tyranniques du nouveau gouverneur. Il refusa de siéger au conseil des troubles. Il protesta contre l’établissement du dixième denier. D’un autre côté, il alléguait sans cesse son grand âge et sa mauvaise santé pour obtenir la démission de ses emplois. Enfin, en 1569, Philippe II nomma Charles de Tysnacq chef et président du conseil privé, mais il retint Viglius en la charge de président du conseil d’État.
   Sous l’orageuse administration du grand commandeur Requesens, successeur du duc d’Albe, Viglius tâcha de s’effacer autant que possible. Mais Requesens étant mort presque soudainement, le conseil d’État dut prendre les rênes du gouvernement. Or Viglius fut loin, en ces conjonctures, de seconder le mouvement national qui avait pour but d’affranchir les Pays-Bas de la tyrannie espagnole. Dans le conseil d’État, il fit partie de la minorité ultra royaliste et refusa en conséquence de sanctionner la proscription ou mise hors la loi des vieilles bandes du duc d’Albe, qui s’étaient insurgées et qui, après avoir échoué dans leurs tentatives contre Bruxelles, venaient d’emporter Alost d’assaut. Accusé de trahison, Viglius fut arrêté, le 4 septembre 1576, avec les comtes de Mansfeldt et de Berlaymont, conduit sur la Grand’Place, et emprisonné dans l’édifice où les comtes d’Egmont et de Hornes avaient passé leur dernière nuit. Le sort de Viglius et de ses deux collègues fut moins tragique. Viglius avait recouvré sa liberté lorsque don Juan d’Autriche, après s’être accordé avec les états généraux, fit son entrée solennelle à Bruxelles. Le vieux conseiller de Charles-Quint et de Philippe II montrait d’ailleurs peu de confiance dans le vainqueur de Lépante et prédisait de nouveaux orages. Il ne les vit point, car il mourut à Bruxelles, le 8 mai 1577, sept jours après l’installation de don Juan. Le 14 mars précédent, Viglius, âgé de soixante et dix ans, avait dicté un volumineux testament dans lequel il exprimait formellement le vœu d’être inhumé dans l’église de Saint-Bavon, à Gand. Ce vœu fut accompli par ses exécuteurs testamentaires. Viglius trouva le repos éternel dans la crypte de la célèbre cathédrale. Il avait été constamment fidèle à sa devise : Vita mortalium vigilia. Peu d’hommes ont marqué leur vie par des veilles plus laborieuses. La liste des ouvrages ou élucubrations de Viglius remplit trois pages des Analectes de Hoynck Van Papendrecht, qui a, du reste, consacré un volume tout entier à cet homme eminent. Mais pour qui veut bien connaître Viglius, mieux vaut lire sa correspondance que des ébauches souvent indigestes.
Bibliographie :
   - Juste (Théodore), Aytta, Viglius D', dans Biographie nationale de Belgique, tome I, col. 590-594.

45 euros (code de commande : 25639).

 

[BARTHÉLEMY (Balthazar-François, marquis de)]. SOULAVIE (Jean-Louis) — Memoires Historiques et Diplomatiques de Barthelemy. Depuis le 14 Juillet jusqu'au 30 Prairial an 7. [Paris], s.n., [1799]. In-8° sous son brochage d'époque (le premier feuillet de couverture manque), [1 (titre avec un vignette gravée)], [1 bl.], 223, [1 bl.] p., exemplaire à toutes marges.
   François Barthélemy (1747-1830) fit toute sa carrière dans la diplomatie, à Londres d'abord puis en Suisse où il participa, en 1795, à la rédaction de Traités avec la Prusse, les Provinces-Unies et l'Espagne. Membre du Directoire en 1797, il en fut exclu assez rapidement avant d'être déporté à Cayenne puis à Sinnamary d'où finit par réussir à s'échapper. Il rentra en France après le 18 Brumaire puis se rallia à la Restauration.
   La première partie de l'ouvrage est consacrées aux Mémoires historiques et diplomatiques (pp. 1-87), vient ensuite le Supplément aux Mémoires historiques et diplomatiques ou Considérations sur les actes diplomatiques et sur le traité de paix conclu entre la France et la maison d'Autriche ; sur la conjuration anglaise du gouvernement français contre la signature de ce traité et sur les insurrections républicaines de Turin, de Naples, de Rome et de Suisse, etc. opposées à ses stipulations (pp. 89-183), l'ouvrage se termine par les Notes de l'éditeur des Mémoires et développemens (pp. 184-213).
   Joseph-Marie Quérard nous apprend que « Le manuscrit de ces mémoires supposés a été vendu comme venant de Sinnamary, pendant la déportation de l'ex-directeur, dont, au reste, il paraît que Soulavie se proposait, par là, d'abréger l'exil. »
   Marie-Louise Hustache signale que l'exemplaire « que possède la bibliothèque de Valence comporte la note manuscrite suivante : « par Soulavie son collègue en Suisse - publié trois jours avant l'arrivée de Bonaparte en Égypte. » ; elle précise qu'on trouve p. 221 [en réalité à la p. 213, à la fin de la partie intitulée Notes de l'éditeur des Mémoires et développemens] la signature sous forme d'initiales : J.L.G.S.C.R.D.F.A.G., qu'elle lit : Jean Louis Giraud Soulavie Citoyen Résident de France à Genève et elle ajoute que Soulavie dit en être l'auteur dans les Mémoires du règne de Louis XVI, t. V, p. 357.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, n° 11652.
   - Quérard (Joseph-Marie), La France littéraire, tome IX, p. 223.
   - Hustache (Marie-Louise), Jean Louis Soulavie (1752-1813), dans Dictionnaire des journalistes (1600-1789), n° 756.

50 euros (code de commande : 22624).


 

BIDERMANN (Jacob) — Iacobi Bidermani e Soc. Iesu Ignatius sive, De vita et gloria S. Ignatii Loiolæ Soc. Iesv conditoris libri tres. Anvers, Plantin, 1635. [Antverpiæ ex Officina Plantiniana / Balthasaris Moreti, M. DC. XXXV.] In-24, plein parchemin d'époque (trace de liens), 236, [3 (table, privilège)], [3 bl.] p.
   Outre des ouvrages d'enseignement et de polémique, on doit au jésuite Jacob Bidermann (Ehingen, 1578 - Rome, 1639) une série d'hagiographie dont plusieurs consacrées au fondateur de son ordre.
Bibliographie :
   - Jouin (Ernest) et Descreux (V.), Bibliographie occultiste et maçonnique, t. I, n° 568.

   - 
De Backer (Augustin), Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, t. I, 621/1.

60 euros (code de commande : 25497).


 

BÓGAERT (Abraham) — A. Bógaerts Roomsche Monarchy, Vertoont in de Levens, Bedryven, Muntbeelden, en Gedenk-penningen der Westersche en Oostersche Keizeren, van Julius Cezar af tot op Karel den VI. De tweede druk. Amsterdam, Oosterwyk, 1718. [T'Amsterdam, By Joannes Oosterwyk, CIC IC CCXVIII.] In-8° (138 x 209 mm.) plein parchemin d'époque, tranches rouges, [1(faux-titre)], [1 (explication du titre frontispice)], [1 (titre frontispice de A. Houbraken gravé par Pool)], [1 (titre en rouge et noir avec une belle vignette gravée)], [1 bl.], [20 (dédicace et préface)], 441, [5 (table, errata et avis au relieur)] p., un bandeau (armes de Charles VI et une belle vignette gravée par Schynvoet), 20 planches hors texte (dont 2 à déplier), très bel exemplaire.
   Abraham Bogaert (Amsterdam, 1663-1727) voyagea à plusieurs reprises, comme chirurgien et marchand, aux Indes néerlandaises et ce n'est qu'en 1706 qu'il s'établit définitivement à Amsterdam.
   Son ouvrage a pour but de retracer l'histoire des empereurs romains à travers la production monétaire. La première édition de cette œuvre parut en 1697 mais Bogaert en fut assez mécontent, déçu par la qualité de son propre travail mais aussi par celui de l'imprimeur. Il s'en explique dans la « première seconde édition » améliorée qui fut publiée chez Hendrik Blank, en 1716. L'ouvrage présenté ici est donc un exemplaire de la « deuxième seconde édition » dont la réussite typographique et iconographique est manifeste.
Bibliographie :
   Nieuw Nederlansch Biografisch Woordenboeck, t. III, col. 131-133.


Titre frontispice et son explication.


Une des planches à déplier (De sleep of renstaatsy), en regard de la p. 85.


Planche en regard de la p. 127 (Trajanus).

280 euros (code de commande : 25283).

 


 

[BOILEAU (Nicolas)] — Œuvres diverses Du Sieur D***. Avec le Traité du sublime ou du Merveilleux dans le discours, Traduit du Grec de Longin. Nouvelle Edition reveuë & augmentée de diverses Pieces nouvelles. Amsterdam, Wolfgang, 1689. [A Amsterdam, / Chez Abraham Wolfgang, / Marchand Libraire. 1689.] In-12 (100 x 160 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, petit manque à la coiffe, 390 (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [16 (table du Traité du Sublime et Satires)] p., 5 gravures à pleine page dans le texte (dont le titre-frontispice gravé par H. Cause), ex-libris.
   
Il s'agit d'une des rééditions de celle que Wolfgang publia en 1677. Le frontispice de Causse est une copie de celui que Landry exécuta pour les éditions in-4° publiées à Paris en 1674 et les quatre gravures sont placées en tête du Discours au Roy, de l'Art poétique, du Lutrin et du Traité du Sublime.
Bibliographie :

   - 
Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 658 (pour l'édition de 1674).
   - Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. I, col. 1056-1057.
   - Willems, Les Elzeviers. Histoire et annales typographiques, n° 1912
.

   

100 euros (code de commande : 25362).

 


   BRIGNON. De la Paix de l'Ame...
   
Bruxelles, Foppens, 1709.
     Édition originale.
   Pour en savoir plus....

90 euros (code de commande : 12610/vit1).


 


   BURMAN (Caspar). Trajectum eruditum, Virorum doctrina inlustrium...
   
Utrecht, Jurrianus van Paddenburg, 1738.

     Édition originale de cette importante biographie utrechtoise.
   Pour en savoir plus....

200 euros (code de commande : 7478/vit1).              


 

CARRANZA (Bartolomé) — Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium, succinctè co[m]plectens omnia, quæ alibi sparsim tradita sunt : per F. Bartholomæum Carranzam Miranden. instituti sancti Dominici, theologiæ professorem, & regentem in collegio sancti Gregorij in valle Oletana. Paris, Marnef, 1550. [Parisiis, / Apud Hieronymum & Dionysiam de Marnef Fratres, ad / insigne Pelicani, via ad divum Jacôbum. / 1550.] In-8° plein veau postérieur (XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre, tranches rouges, 39, [1 bl.], [630], [1 (vignette)] p., ex-libris manuscrit de l'abbaye de Gembloux à la page de titre, exemplaire en bon état.
   Le dominicain Bartolomé Carranza (1503-1576) fut professeur de théologie à Valladolid et archevêque de Tolède ; il fut l'un des envoyés par Charles-Quint au concile de Trente. Il publia la première édition de sa Summa conciliourm en 1546.
Quae in hoc volumine continentur :

   - Canones Apostolorum.
   - Summa omnium Conciliorum, in qua hi canones adiecti funt :
   - Canones sextæ synodi generalis.
   - Septima synodus generalis, & canones eiusdem.
   - Octava synodus generalis & canones eiufdem.
   - Canones concilij Ephefini generalis.
   - Decretalis Martini quinti & Calisli tertij de annui census licita emptione & venditione explicatio.

200 euros (code de commande : 25186).

 


 

Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath. Nouvellement revisitées & corrigées par les Chatelain, Mayeur, & Echevins de laditte Ville. Mons, Plon, 1760. [A Mons. De l'Imprimerie de P. J. J. Plon, Imprimeur & Libraire rue de Nimi. 1760.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure défraîchie, mors du premier plat fendu, [1 (titre)], [1 bl.], 114 (les deux dernières erronément chiffrées 91 et 92)] p.
   Pierre-Jean-Joseph Plon était né à Mons, en la paroisse de Saint-Germain, le 29 décembre 1716 ; lorsqu'il eut atteint l'âge de quatorze ans, son père l'engagea, en 1731, comme apprenti chez Mathieu Wilmet, « pour lui apprendre l'art d'imprimer et de relier les livres. » Il y fit de rapides progrès, progrès tels, au dire de [son père] l'arpenteur Plon, que, au bout de deux ans, Wilmet en prit de l'ombrage et refusa de lui donner du travail. Pierre-Jean-Joseph fut alors mis en apprentissage chez Maladrier, rue des Clercs, pour se perfectionner dans l'art de la reliure. Wilmet, qui était l'un des principaux clients du relieur, défendit à celui-ci de donner de l'ouvrage à son nouvel apprenti et cet atelier fut également fermé pour le jeune homme.
   Sur les entrefaites, le matériel d'imprimerie de feu Gilles-Albert Havart ayant été mis en vente, l'arpenteur Pion en fit l'acquisition, pour donner de l'occupation à son fils « et l'empêcher de vagabonder et battre le pavé, comme on en voit quantité d'autres. » En examinant le matériel typographique, on constata que, par suite des agissements de François Sarazin, les caractères étaient tellement brouillés qu'il n'était pas
possible de s'en servir en cet état ; une certaine quantité d'entre eux étaient brisés et bons à être refondus. Le seul moyen de nettoyer les casses était de composer un texte pris au hasard, d'éliminer les mauvaises fontes et de redistribuer les lettres bonnes à être conservées. Parfois, cependant, les Plon ne croyaient pas enfreindre les ordonnances sur l'imprimerie en tirant, à quelques exemplaires, une plaquette dont le sujet leur paraissait intéressant. L'arpenteur s'étant, un jour de l'an 1733, rendu chez M. de Maleingreau, seigneur de Quenast, pour vaquer à certains travaux projetés par le Gouvernement, y trouva une lettre manuscrite écrite par un évêque au roi de France ; le seigneur de Quenast permit à Plon de l'emporter. Celui-ci la lut, en jugea le fond édifiant, le style brillant et en utilisa le texte pour l'épreuve de ses caractères. On en tira quelques exemplaires, dont quatre ou cinq furent remis à de Maleingreau en même temps que la lettre originale ; les autres épreuves furent conservées à l'imprimerie pour servir à un tirage plus considérable après l'obtention des lettres patentes.
   Mathieu Wilmet (toujours lui !) et Jean-Baptiste Varret, qui voyaient de mauvais œil les préparatifs d'installation d'un concurrent dont ils avaient pu apprécier les qualités, dénoncèrent l'arpenteur Plon comme exploitant une imprimerie clandestine. L'avocat fiscal s'émut, ouvrit une enquête, réclama un exemplaire de la lettre au roi de France. Sur réquisitoire du 13 novembre 1733, le Conseil Souverain de Hainaut déclara, par arrêt du 26 novembre suivant, « n'avoir été permis audit Plon d'imprimer ou faire imprimer contre les deffences portées par les ordonnances », et le condamna à cent livres d'amende et aux frais de justice.
   À la suite de cet arrêt, Jacques-Joseph Plon s'adressa au roi Charles VI, en vue d'obtenir des lettres patentes d'imprimeur de S. M. à Mons, sur le même pied, privilège et franchises dont avait joui Gilles-Albert Havart. Le Conseil privé, par apostille du 18 décembre 1733, déclara que cette demande ne pouvait être accueillie tant que le requérant n'aurait justifié de s'être exercé, pendant deux ans, dans l'art d'imprimeur. Se voyant débouté, Plon envoya son fils compléter son apprentissage à Lille, chez J.-B. Henry, où il demeura deux ans.
   En janvier 1741, l'arpenteur présenta une nouvelle requête en obtention de patentes d'imprimeur pour son fils, Pierre-Jean-Joseph. L'avocat fiscal s'y opposa, prétextant que le candidat n'avait pas 23 ans, qu'il n'avait pas subi l'examen prévu par les placards, et que le certificat du doyen de chrétienté, bien que favorable, n'était pas assez probant ; mais ce qui indisposait particulièrement l'officier du gouvernement, excité d'ailleurs, par les autres imprimeurs, c'était la prétention émise par Plon, de jouir d'une sorte de privilège ou de monopole comme successeur de Gilles Havart. « Ces raisons, concluait le fiscal, jointes à l'inutilité qu'il y a d'augmenter à Mons, le nombre des imprimeurs, qui ont déjà assez de peine à trouver de quoi s'occuper, font espérer qu'il sera rescrit de façon qu'au moins quant à présent, le suppliant soit éconduit de sa demande. » Malgré l'appui du magistrat, les patentes furent refusées pour Mons, mais, à la suite de nouvelles démarches, Pierre-Jean-Joseph Pion reçut, le 19 janvier 1742, de Marie-Thérèse, la permission de s'établir comme imprimeur à Ath. Quelques jours après, le 1er février 1742, il épousait, à Mons, Marie-Caroline-Josèphe de Ladrière.
   Enfin, en 1746, après la prise de Mons par les Français, Plon fut autorisé, par l'intendant, à transférer son établissement en cette ville, où il se fixa, d'abord, de 1746 à 1747, rue de la Clef, vis-à-vis du Marché-aux-Herbes, puis, de 1747 à 1760, rue de Nimy, et, de 1760 à 1778, sur la Grand'Place. Durant l'occupation française, il portait, concurremment avec Wilmet, le titre d'imprimeur du Roi. En 1766, il acquit des caractères d'imprimerie chez Rosart, fondeur, à Bruxelles.
   Pierre Plon gravait lui-même, sur bois, les dessins et les fleurons qui ornaient ses publications. On a relevé 42 productions sorties de ses presses, dont une faite à Ath, en 1744.
   Plon avait imprimé en 1772, pour compte du chevalier Oesmarcq, un Mémoire justificatif, sans autorisation préalable. Des poursuites furent intentées contre l'imprimeur, mais dès le 7 décembre, l'auteur demanda au gouvernement que Plon ne fût pas inquiété, « cet homme est fort pauvre et chargé d'une nombreuse famille. » Ce mémoire avait été tiré à 500 exemplaires délivrés à Desmarcq et quelques douzaines d'autres envoyés à des libraires de Valenciennes et de Maubeuge, pour être vendus au profit de l'imprimeur. Par lettres du 27 janvier 1773, l'empereur Charles VI ordonna la cessation des poursuites contre Plon, à charge de payer les frais de justice.
   Des revers de fortune, les soucis d'une nombreuse famille et une grave maladie obligèrent Plon à abandonner sa profession, en 1778, pour se retirer à Nivelles, près de son fils Emmanuel, qui avait fondé, en 1774, le premier établissement typographique en cette dernière ville. Deux fils d'Emmanuel allèrent se fixer à Paris : l'un, Charles, fut le père d'Henri-Philippe Plon, le célèbre imprimeur de l'empereur Napoléon III.
   Pierre Plon mourut à Nivelles, le 17 novembre 1785 ; sa veuve lui survécut quelques années. Elle mourut, dans la même ville, le 12 janvier 1791.
Bibliographie :
   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 724.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 57.
   - Poncelet et Matthieu, Les imprimeurs montois, pp. 114-118.

95 euros (code de commande : 20025).


 

[CHAUDON (Louis-Mayeul)] — Dictionnaire anti-philosophique, pour servir de Commentaire & de Correctif au Dictionnaire Philosophique, & aux autres Livres qui ont paru de nos jours contre le Christianisme : Ouvrage dans lequel on donne en abrégé les preuves de la Religion, & la Réponse aux objections de ses adversaires ; avec la notice des principaux Auteurs qui l'ont attaquée, & l'apologie des Grands Hommes qui l'ont défendue. Nouvelle Edition considérablement augmentée. Par Monsieur ***. Tomes I et II (complet). Avignon, Aux dépens de la Société, 1771. [A Avignon, / Aux Dépens de la Société. / M. DCC. LXXI.] Deux tomes en un volume in-8° demi-veau à coins, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, coins émoussés, mors usagés, XXXII, 288, 256 p., ex-libris gravé de François-Regis Rousseau-Delaunois.
Article de Didier Masseau :
   « Bénédictin et polygraphe, l'abbé Chaudon (1737-1817) fit paraître anonymement en 1767 un Dictionnaire antiphilosophique. Il entendait répliquer au Dictionnaire philosophique de Voltaire, en empruntant la même forme éditoriale et en usant des armes de l'adversaire. Chaudon s'en explique ainsi : « On a mis l'erreur en dictionnaire, il est nécessaire d'y mettre la vérité. Les apôtres de l'impiété prennent toutes les sortes de formes pour répandre leur poison ; les défenseurs de la religion ne chercheront-ils pas aussi les moyens de faire goûter leurs remèdes ? L'ordre alphabétique est au goût du jour, il faut bien s'y plier si l'on veut avoir des lecteurs. » L'ouvrage déchaîne les foudres de Voltaire qui ironise sur cette « rhapsodie antiphilosophique ». Une lettre datée du 1er décembre 1767 et adressée à Damilaville nous révèle sa réaction à chaud. L'auteur anonyme de ce dictionnaire est assimilé à ces misérables plumitifs prêts à servir les plus mauvaises causes pour gagner quelque argent.
   Le dictionnaire de Chaudon comporte un article « Voltaire » qui présente celui-ci comme l'incarnation de l'Antéchrist. L'auteur flétrit, à travers Voltaire, cet esprit moderne d'autant plus dangereux qu'il distille l'irréligion en recourant à toutes les subtilités d'un art en demi-teintes : « C'est un parfum empesté, qui s'insinue insensiblement dans toute la masse du sang. Saillies ingénieuses, plaisanteries légères, bons mots piquants, antithèses brillantes, contrastes frappants, peintures riantes, réflexions hardies, expressions énergiques... » Bref, Chaudon vise à discréditer une certaine pédagogie de l'écriture philosophique, tout en procédant à une réfutation doctrinale. Il enrichira l'article « Voltaire » dans une édition rebaptisée Anti-Dictionnaire philosophique en 1775. Dans les éditions du Dictionnaire philosophique postérieures à 1767, Voltaire poursuit la polémique en dénonçant le fanatisme de Chaudon et en contestant ses interprétations bibliques. Parmi les partisans de l'antiphilosophie, le père Aimé Henri Paulian et surtout le père Claude François Nonnotte composèrent également des dictionnaires antiphilosophiques. »
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. I, col. 955-956.
   - Masseau, Chaudon, Louis Mayeul, dans Inventaire Voltaire, pp. 243-244.

95 euros (code de commande : 22308).

 

CHÉNIER (Marie-Joseph) — Timoléon, Tragédie en trois actes, avec des chœurs, Par Marie-Joseph Chénier, Député à la Convention nationale ; Musique de Méhul. Précédée d'une Ode sur la situation de la République durant l'Oligarchie de Robespierre et de ses Complices. Paris, Maradan - Desenne, 1795. [A Paris, / Chez Maradan, Libraire, rue du Cimetière André-/des-Arcs, n°. 9, / Et Desenne, Libraire, Maison Egalité, n° 1 et 2. / L'an troisième.] In-8° broché sous papier dominoté d'époque, X, [1 bl.], [1 (personnages et acteurs)], 69, [1 bl.], [2 (catalogue du libraire)] p., bon exemplaire à toutes marges.
   Le théâtre de la République annonçait depuis longtemps, pour le 21 floréal an II (10 mai 1794), la première représentation d'une tragédie nouvelle de Chénier, Timoléon. Tout à coup cependant la pièce est retirée de l'affiche. Quel était le motif de ce brusque retrait ? On s'interrogeait avec mystère ; on répondait avec hésitation. Le motif, le voici : Timophane, frère de Timoléon, conspire contre la liberté de Corinthe, sa patrie. Il n'en fallait pas davantage pour alarmer l'ombrageuse susceptibilité de Robespierre. Un grand nombre de représentants, ses amis, avaient assisté à la répétition générale. Julien, de Toulouse, s'adressant à Chénier avec une extrême violence, lui avait dit : « Ta pièce n'est pas un manifeste de révolte ; mais cela ne m'étonne pas. Tu n'as jamais été qu'un contre-révolutionnaire. » Il fut donc enjoint aux comédiens de suspendre la représentation, que le Comité de salut public s'empressa d'interdire tout à fait. Chénier, dit-on, trembla pour sa tête ; mais il en fut quitte pour la peur.
   La mort du tyran devait ramener la pièce au théâtre, avec un sentiment de curiosité en plus. On dut être bien étonné qu'une tragédie aussi froide, un conspirateur aussi misérable que Timophane, eussent inspiré une pareille crainte. C'était de la part des écrivains une fâcheuse disposition de se placer toujours en présence des événements et d'y conformer leur langage. L'âme damnée de Timophane est Anticlès. C'est lui qui le pousse, qui fixe ses hésitations. C'est lui aussi qui propose, afin de mettre un terme aux discordes civiles, l'établissement d'un régime monarchique.
         Il faut qu'un magistrat, sage, actif, intrépide,
         Opposant aux partis une invisible égide,
         De tous les factieux confonde la fureur,
         Et que la liberté règne par la terreur.
   Jusqu'ici le dictateur n'avait rien à reprendre. Ces affreux principes étaient d'accord avec ses sentiments secrets ; mais Chénier n'avait posé l'objection que pour la détruire par une profession de foi républicaine, qu'il avait placée dans le bouche de Demariste, la mère de Timoléon et de Timophane.
         Tel est des oppresseurs le langage ordinaire.
         Je dénonce Anticlès. Républicaine et mère,
         J'ai le droit de parler pour arracher mon fils
         Au piége où l'entraînaient de perfides amis.
         La terreur, comprimant l'honnête homme abattu,
         Sèche l'humanité, fait taire la vertu.
         La tyrannie altière et de meurtres avides,
         D'un masque révéré couvrant son front livide,
         Usurpant sans pudeur le nom de liberté,
         Roule au sein de Corinthe un char ensanglanté.
         Au courage, au mérite, on déclare la guerre ;
         On déclare la paix aux tyrans de la terre ;
         Et la discorde impie, agitant ses flambeaux,
         Veut élever un trône au milieu des tombeaux.
         Le peuple ne veut plus ces indignes entraves.
        Songeons que la terreur ne fait que des esclaves,
         Et n'oublions jamais que, sans l'humanité,
         Il n'est point de loi juste, et point de liberté.
   C'était s'en souvenir un peu tard, mais enfin à tout péché miséricorde. C'était d'ailleurs le moment des conversions politiques. Quelques mois après, Chénier put impunément satisfaire son opinion et sa rancune :
         Peuple libre et vengé, lève ton front auguste,
         Toi qui de Timophane as puni l'attentat.
         Les lois étaient sans force, et son trépas est juste :
         Ton poignard a sauvé l'État.
Bibliographie :
   - Jauffret (E.), Le théâtre révolutionnaire (1788-1799), pp. 321-322.

80 euros (code de commande : 23908).


 

COEHOORN (Menno van) — Nouvelle fortification, tant pour un terrain bas et humide, que sec et élevé. Représentée en trois maniéres, sur le contenu intérieur de l'Exagone a la Françoise, Où l'on fait voir quelle est la Force des Fossés secs modernes, & de ceux qui sont pleins d'eau. Avec une méthode moderne de Fortifier les Places Maritimes, aussi-bien que celles qui sont situées sur le bord des Riviéres, & comment elles doivent être bâties. Comme aussi l'Attaque de chaque méthode, comparée tant en sa force particuliere, qu'en sa dépense, à la Pratique de Fortifier les Places à la Françoise. Par Feu Minno de Coehorn, Général de l'Artillerie, Lieutenant-Général de l'Infanterie, Directeur-Général des Fortifications des Provinces-Unies, Gouverneur de la Flandre, & des Forteresse sur l'Escaut, &. La Haye, Scheurleer, 1711. [A La Haye, / Chez Henry Scheurleer, Marchand Libraire / proche la Cour, à l'Enseigne d'Erasme. / M. DCC. XI.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure usagée (mors du plat supérieur fendu, coiffe usagée, manque à la queue, coins émoussés), [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [36 (épître dédicatoire, préface, table)], 261, [1 (errata - avis au relieur)] p., 14 planches à déplier.
Table des matières :
   Chapitre I. En quoi consiste la force de toute la Fortification, selon le sentiment de l'Auteur.
   Chapitre II. Des Méthodes modernes de fortifier à la Françoise. Nous proposons par exemple un Exagone Royal, contenant 28800 toises quarrées de superficie.
   Chapitre III. La premiére Méthode pour construire un Exagone Royal, contenant dans ses Polygones interieurs 28800 toises.
   Chapitre IV. Description de l'Eptagone Royal, qui est une seconde maniére de Fortifier l'Exagone François, contenant entre ses Polygones intérieurs 28800 toises.
   Chapitre V. Description des Figures Octogonales, qui font une troisième Méthode de Fortifier ledit grand Exagone Royal.
   Chapitre VI. Comment on Fortifie à la moderne une Place située sur le bord d'une Riviére.
   Chapitre VII. De quelle maniére l'Auteur Fortifie ici sur le Rivage de la Mer, ou sur le bord d'une Riviére.
   Chapitre VIII. De la hauteur des plattes-formes des Batteries, que les Assiégeans doivent faire pour enfiler & ruïner les fossez secs, & les Orillons par-dessus les Faces basses, & les Remparts antérieurs.


Figure illustrant le chapitre consacré à la fortification du rivage ou du bord d'une rivière.

450 euros (code de commande : 24300).

 


Constitution de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.
   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.

50 euros (code de commande : 17308/vit1).

 


 

[COURTANVAUX (François-César Le Tellier, marquis de)]. Catalogue des livres de la bibliothèque de feu François-César Le Tellier, marquis de Courtanvaux, Capitaine-Colonel des Cent-Suisses ; Dont la vente se fera en son Hôtel, rue de Richelieu, le Lundi quatre mars, & jours suivans, de relevée. Paris, Nyon, 1782. [A Paris, / Chez Nyon l'aîné, Libraire, rue du Jardinet, / quartier Saint-André-des-Arts. / M. DCC. LXXXII.] In-8° demi-veau blond d'époque, dos lisse sobrement orné de filets dorés, pièce de titre rouge, tranches bleues, XVI, 352, 24 (Etat des prix des livres) p., exemplaire en bel état.
   Le marquis de Courtanvaux naquit à Paris, en 1718, il commença sa brève carrière militaire comme aide-de-camp de son oncle le maréchal de Noailles, puis, s'adonna à sa passion pour les sciences. Il mourut en 1781, laissant une riche bibliothèque qui devait être vendue le 4 mars 1782 mais qui le fut réellement en août 1783.
   Au verso de la page de faux-titre, l'éditeur indique qu'il s' « engage à fournir, en me remettant la présente Reconnoissance, le 13 Mai prochain, les Tables des Matieres & des Auteurs, ainsi que l'état imprimé du prix de chaque article du présent Catalogue. Â Paris, ce 12 Février 1782. »
   L'acquéreur du volume présenté ici ne s'est pas fait remettre ces tables qui ne sont donc pas reliées à la suite du catalogue dont Peignot écrit qu'il « est précieux par le collection de voyages qui s'y trouvent. »
Avertissement :
   La Bibliotheque dont j'ai l'honneur de présenter au Public le Catalogue, a été commencée par M. le Marquis de Montmirail, & augmentée considérablement par M. le Marquis de Courtanvaux son pere. Tous deux n'ont eu en vue, en la formant, que de satisfaire leur goût pour les Sciences & les Arts, & de contribuer autant qu'il étoit en eux à leur perfection.
   Charles-François-César le Tellier, Marquis de Montmirail, a été enlevé à la fleur de son age, regreté de tous ceux qui l'avoient connu. Sa famille perdit en lui un fils chéri, un pere tendre, & un époux vertueux ; la Religion un modèle d'édification, l'État un Guerrier qui seroit devenu son défenseur, la Société un ami tendre & un homme bienfaisant.
   Les Lettres, les Sciences & les Arts auroient fait une perte irréparable, si elles n'eussent retrouvé dans François-César le Tellier, Marquis de Courtanvaux, son pere, un protecteur aussi éclairé qu'utile. Doué des mêmes qualités, il a emporte avec lui les mêmes regrets. Il étoit également bon pere, ami sincere, compatissant pour les malheureux. Faisant beaucoup d'accueil aux Gens de Lettres & aux Artistes, il préféroit leur société à toutes les autres. Son amour pour les Arts & les Sciences l'a porté très-souvent à faire faire des essais, qui n'ont pas peu contribué à leur perfection. Le Cabinet qu'il a laissé dans ce genre en est une preuve.
   Enfermé très souvent dans sa Bibliotheque, il faisoit ses principales délices, & il chérissoit particuliérement les personnes qui s'entretenoient de livres avec lui. Honoré depuis long-temps de sa confiance, je profite avec empressement de cette occasion pour en témoigner à sa mémoire ma juste reconnoissance.
   Son fils avoit conçu le projet d'une Bibliographie de tous les Voyages connus avec une Notice de ce qu'ils renferment de plus curieux, un jugement sur leur mérite, sur le caractere des Voyageurs, & sur la foi qu'on doit à leur récit, & il n'avoir épargné ni soins ni dépenses pour les ramasser. M. le Marquis de Courtanvaux qui savoit également toutes les Langues étrangeres, n'a rien négligé pour compléter cette Collection. Elle s'est accrue à un tel point, qu'elle doit être regardée comme une des plus considérables qui aient jamais existé.
   La Partie d'Histoire Naturelle est aussi cornposée des livres les plus précieux & les plus recherchés.
   On trouvera dans les différens genres cle Littérature & d'Hisioire les Ouvrages les plus estimés. En général, cette Bibliotheque mérite de tenir un rang parmi celles qui sont distinguées.
   Les personnes qui seront dans le cas de consulter ce Catalogue, sur-tout pour la Partie des Voyages, auroient ans doute desiré que tous les articles qui traitent d'une partie quelconque de la terre, s'y fussent trouvés réunis ; mais il n a as été possible de l'exécuter, parce qu'il n'est fait mention de plusieurs qu'accidentellement dans le titre. J'ai cru, en conséquence, que l'on verroit avec plaisir une Table raisonnée des matieres, dans laquelle on renvoyât pour chaque article aux différens endroits du Catalogue. L'ayant exécutée pour la Collection des Voyages, j'ai dû le faire pour toutes les autres Parties ; ce qui a donné assez d'extension à cette Table, & m'a obligé à faire quelques titres plus longs qu'ils n'auroient été sans cela. Cette Table sera suivie d'une autre alphabétique des Auteurs & des personnes, dans laquelle tous leurs Ouvrages seront détaillés.
   L'empressement avec lequel la famille a desiré que ce Catalogue parût, m'a empêché d'y joindre ces deux Tables, qui seront données peu de temps après la Vente. L'état imprimé du prix auquel chaque Numéro aura été vendu y sera joint ; ce qui pourra éviter d'en charger les marges du Catalogue.
   La précipitation avec laquelle il a été fait & imprimé, a donné lieu à quelques fautes ; on en a réparé quelques-unes dans l'errata & on prie le Lecteur d'excuser les autres
Bibliographie
   - 
Peignot (Gabriel), Répertoire bibliographique universel, p. 92.

250 euros (code de commande : 22580).


 

[DE DOYAR (Pierre)] — Lettres d'un chanoine pénitentier de la métropole de *** a un chanoine théologal de la cathédrale de **, sur les Affaires de la Religion. S.l. 1785. [M. DCC. LXXXV.] In-12 broché, 174 p., dos en grande partie manquant.
   Il s'agit de la seconde édition de cet ouvrage dont la première parut la même année, également sans mention de lieu et d'éditeur.
Avis de l'éditeur :
   Ces lettres, au nombre de huit, roulent sur les affaires de la Religion. Cela suffit pour les rendre précieuses aux Fidèles. C'est par un heureux hasard qu'elles sont tombées entre mes mains. J'en ai senti tout le mérite à la première lecture, & j'ai cru que ce seroit faire une bonne œuvre, que de les mettre au jour. On verra qu'elles sont dictées par la piété & la science, & qu'elles ne respirent que les bons principes. Que leur faut-il de plus pour produire de salutaires effets ? Chaque Lettre est une consultation, à laquelle on répond d'une manière satisfaisante. La première concerne l'Edit de Tolérance. La seconde a pour objet la suppression des Maisons Religieuses. La troisième discute l'Edit concernant les Mariages ; & dans la quatrième on traite de différentes innovations & de l'ordre intimé aux Evêques [d]e soumettre leurs Mandemens & Instructions Pastorales à la censure du Gouvernement. Il étoit de la dernière importance que ces Lettres parussent pour fixer la perplexité des consciences, & l'incertitude des esprits. Heureux ceux qui vivent de la Foi, & que rien n'est capable de détacher du centre de la vérité !
Bibliographie :
   - Doyen, Bibliographie namuroise, n° 975.

90 euros (code de commande : 20525).


 

DU CERCEAU (Jean-Antoine) — Poésies du Père Du Cerceau. Nouvelle édition. Tomes I et II (complet). Paris, Onfroy, 1785. [A Paris, / Chez Eugène Onfroy, Libraire, rue du / Hurepoix, près du pont S. Michel, n° 17. / M. DCC. LXXXV. / Avec approbation, et privilège du Roi.] Deux volumes in-12, plein veau granité, dos lisses ornés de roulettes dorées, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches jaunes, petits manques de peau au bas du premier plat du tome I et du second plat du tome II, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 324, [4 (approbation et privilège, avec la mention « De l'Imprimerie de Monsieur, 1785 »)] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 288 p., bon exemplaire dont les pages de titre portent l'ex-libris manuscrit de « Théophile Massart, de Binche ».
   Le père jésuite Jean-Antoine du Cerceau naquit à Paris en 1670. On lui doit des vers mais c'est surtout pour son œuvre dramatique qui lui fit acquérir une grande popularité, que son nom reste attaché à la littérature française. Il fut précepteur de Louis-François de Bourbon-Conti dont le prince de Ligne dit qu'il était « propre à tout et capable de rien », à tel point qu'en 1730, il tua le père du Cerceau (accidentellement) d'un coup de fusil...
   Brunet décrit une édition de 1785, chez Didot.
   Le Théophile Massart (1840-1904) qui laissa sa marque sur les pages de titre de ces Poésies, n'est autre que le célèbre militant socialiste de la Première Internationale qui fut, notamment, l'un des fondateurs, dans la région du Centre, de la coopérative Le Progrès, d'associations mutuellistes et de la première Maison du Peuple ouverte à Jolimont.
Bibliographie :
   - Brune (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 853.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 25687).


[DU VIGNAU (écuyer, Sr des Joanots)] — L'Etat present de la puissance ottomane, Avec les causes de son Accroissement, & celles de sa Décadence. Dédié à son Altesse Serenissime Monseigneur le Grand Duc de Toscane. Par le Sieur du Vignau, Escuyer Sieur des Joanots, cy-devant Secretaire d'un Ambassadeur de France à la Porte, Secretaire Interprete sur les Escadres du Roy dans toute la Mediterranée, Chevalier du Tres-Saint Sepulcre de Nostre Seigneur Jesus-Christ en Jerusalem. Paris, Hortemels, 1687. [A Paris, / Chez Daniel Hortemels, ruë / Saint Jacques, au Mecenas. / M. DC. LXXXVII. / Avec Privilege du Roy.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure frottée. [1 (titre)], [1 bl.], 28 (épître, préface, table)], 370, [4 (privilège)] p., ex-libris manuscrit de Robaulx de Beaurieux à la page de titre, bon exemplaire de ce très rare ouvrage.
   « L'auteur, ancien secrétaire d'ambassade, qui a séjourné neuf ans à Constantinople, devenu ensuite « secrétaire interprète sur les escadres du roi », a dédié son ouvrage au grand-duc de Toscane. Son but est de montrer que le colosse ottoman n'est qu'argile et ne doit inspirer aucune crainte. Son travail est fort étudié et très utile. Il intéressera spécialement pour l'étude de l'affaire de Chio et des négociations ultérieures auxquelles l'auteur a quelque peu participé. » (André Louis.)
   Charles Chadenat qualifie cette édition originale de « très rare ».
Bibliographie :
   - Basnage de Beauval (Henri), Histoire des ouvrages des sçavans, Novembre 1687 - Article VII, pp. 363-367.
   - André (Louis), Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 3956.
   - Chadenat (Charles), Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat, ancien libraire, n° 4875.

450 euros (code de commande : 25603).


[FLEURY (André Hercule de)]. NEUVILLE (Charles Frey de) — Oraison funebre de S. E. Monseigneur le Cardinal de Fleury, Ministre d'Etat, &c. Prononcée au service fait par ordre du Roi, dans l'Eglise de Paris, le 25. Mai 1743. Par le R. P. de Neuville, de la Compagnie de Jesus. Paris, Coignard - Guérin, 1743. [A Paris, rue S. Jacques, / Chez J. B. Coignard, à la Bible d'or : / et les Freres Guerin, vis-à-vis les / Mathurins, à S. Thomas d'Aquin. / M. DCC. XLIII. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-12 broché, 100 p., bon exemplaire à toutes marges de cet ouvrage peu courant.
À propos de ce texte :
   Jamais texte ne fut plus heureux que celui de cette Oraison Funebre. J'aurois souhaité que l'Orateur ne l'eût point abandonné comme inutile, après l'avoir développé avec assez de de soin, & qu'il en eût tiré le fond même de sa division. Mais du moment qu'il ne l'a point fait, je suppose qu'il a pu le faire.
   La Division qu'il donne parfaite, & beaucoup mieux développée dans les preuves, qu'elle ne l'est d'abord dans l'exposé, ou les termes de Mérite, de Services, de Talens, de Vertus ne sont pas assez differens les uns des autres pour donner une idée bien distincte des diverses choses qu'on veut lui faire annoncer.
   L'ordonnance de chaque Point du Discours est exacte. Les faits, sans être pesamment nivelez, y sont bien distribuez, & de façon à servir toujours de preuves, & à ne pouvoir être placez plus naturellement que dans le lieu même où ils se trouvent enchassez. L'Orateur a parfaitement observé le precepte d'Horace ; ut iam nunc dicat jam nunc debentia dici.
Bibliographie :
   - Lettre à M. le Marquis d'A... Au sujet de l'Oraison Funèbre de M. le Cardinal de Fleury, par le P. de Neuville, du 26 Juillet 1743, pp. 2-3.

50 euros (code de commande : 22726).

 

[FOUGERET DE MONTBRON (Louis-Charles)] — La Henriade travestie en vers burlesques. La Haye, Staatman, 1774. [A La Haye, Chez Frederic Staatman, Libraire sur le Kalvermarks. M. DCC. LXXIV.] In-8° sous son brochage d'attente (113 x 168 mm.), 159, [1 bl.] p., vignette du libraire Gambier à Bruxelles.
   Originaire de Péronnes et mort en 1761, Louis-Charles Fougeret de Montbron (ou Monbron) fut l'auteur d'ouvrages badins, tous publiés anonymement, dont Margot la ravaudeuse.
   À propos de La Henriade, Maurice Saillet, dans son édition de Margot la ravaudeuse, écrit qu'il « procède peut-être moins du Virgile travesti de Scarron que de l'Homère travesti de Marivaux. Cela est si vrai qu'il fut parfois attribué à cet auteur, pour qui Fougeret professait du reste la plus vive admiration. »
Bibliographie :

   - 
Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 612 ;
   - Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du XVIIIe siècle, 29316 ;
   - Saillet, Margot la ravaudeuse, éd. 1958, p. 171.

45 euros (code de commande : 21290).

 

   [FRÉDERIC II de Prusse]. Poésies diverses.
   
Berlin, 1760.
    Exemplaire du comte Otto de Stolberg.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6785/vit1).               

 

FURGOLE (Jean-Baptiste) — Commentaire de l'Ordonnance de Louis XV sur les substitutions. Du mois d'Août 1747. Par Me Furgole, Avocat au Parlement de Toulouse. Paris, Hérissant, 1767. [A Paris, / Chez Herissant Fils, Libraire, rue saint Jacques. / Et se trouve à Nismes, chez Gaude, Libraire. / M. DCC. LXVII. / Avec approbation et privilége du Roi.] In-4° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, tranches rouges, reliure frottée, mors du premier plat fendu en tête sur 85 mm., XXVIII, 496, [2 (approbation et privilège)] p., étiquette du libraire montois N. J. Bocquet au premier contreplat.
Extrait de l'avertissement de l'éditeur :
   Quoique le nom du savant M Furgole suffise pour accréditer ses Ouvrages, par le seul effet de la réputation dont il a joui pendant sa vie, on ne se croit pas dispensé de rassembler ici ce qu'il y a de plus intéressant sur sa personne, sur ses écrits, & par quels motifs il a travaillé sur l'Ordonnance des Substitutions. Tout ce qui regarde ces hommes rares, qui, comme M. Furgole, composent des livres originaux dans les matières qu'ils traitent, est véritablement digne de la curiosité publique, ils sont de tous les siécles, & toutes les nations ont un droit acquis de les consulter.
   Jean-Baptiste Furgole est né dans le lieu de Caslelferrus, diocèse de Montauban, Province de Guienne, le 24 Octobre I690 ; Jean Furgole son père étoit Notaire du même lieu ; il avoit des connoissances au dessus de son état ; mais il étoit encore bien plus considéré dans sa contrée par sa probité, son désintéressement, & les charités que la Demoiselle Dané son épouse exerçoit de concert avec lui.
   Notre Auteur fit ses premières études à Castelsarrasin, où il y a des écoles publiques, & ensuite à Moissac dans le Collége des Doctrinaires.
   Après son cours de Philosophie, qu'il finit dans le mois de Juillet 1707 ; c'est-à-dire, à la fin de à fin de sa dix-septième année, il resta environ quatre années dans l'oisiveté ; mais il sentit vivement la perte de ce temps, lorsqu'un âge plus avancé lui en fit connoître les conséquences.
   On le vit reprendre le cours de ses études sur la fin de l'année 1711, par l'étude du Droit, dans la célébre Université de Toulouse ; et il prêta son serment d'Avocat le 9 Juillet 1714.
   Dès cet instant M. Furgole s'attacha à l'étude des Loix avec une application égale au desir qu'il avoit de réparer le temps qu'il avoit perdu [...]
   M. d'Aguesseau, Chancelier de France, ayant formé le projet de rendre la Science uniforme, il envoya pour cet effet au mois de Novembre 1729, quelques questions sur la matière des Donations, pour être éclaircies par quelques Conseillers du Parlement de Toulouse.
   M. Daspre, Président au Mortier, qui étoit alors à la tête de ce Parlement [...] jeta les yeux sur M. Furgole pour traiter ces Questions.
   Notre Auteur remplit cette commission avec zèle ; il ne se borna pas même aux questions proposées : car il en traita un grand nombre d'autres, surtout celles qui lui parurent les plus difficiles, & les plus susceptibles de controverse ; ensorte que l'Ordonnance de 1731 ayant paru, il fut invité par plusieurs Magistrats du Parlement de Toulouse, d'y faire des observations qui leur parurent nécessaires, à cause du mêlange des principes du Droit Coutumier avec ceux du Droit Romain, qu'on trouve dans les dispositions de cette Ordonnance.
   M. Furgole entreprit ce travail d'autant plus volontiers, qu'il y fut encouragé par M. le Chancelier d'Aguesseau. L'exécution en étoit d'ailleurs très facile à notre Auteur, & il y joignit les questions qu'il avoit traitées avant l'Ordonnance ; ces questions n'avoient point été prévues ni décidées par cette nouvelle Loi.
   Cet Ouvrage fut d'abord imprimé à Toulouse en 1733 en un volume ; il l'a été depuis en 1761 en deux volumes in-4° avec des additions très considérables. Il est composé de trois parties.
   La première comprend l'Ordonnance du mois de Février 1731, sous ce titre : Ordonnance de Louis XV, Roi de France & de Navarre, pour fixer la Jurisprudence sur la nature, la forme, les charges & les conditions des Donations, donnée à Versailles au mois de Février 1731, avec des observations autorisées par les Ordonnances, le Droit Romain & les Arrêts du Parlement.
    Les deux autres parties comprennent cinquante questions, sous ce titre : Questions remarquables sur la matière des Donations, avec plusieurs Arrêts du Parlement de Toulouse, pour servir de supplément aux observations fur l'Ordonnance du mois de Février 1731. [...]
   Dans ses Observations sur l'Ordonnance, M. Furgole donne d'abord une explication littérale du texte, il explique ensuite les motifs & les raisons de ses dispositions ; il confère le texte avec le Droit Romain & les anciennes Ordonnances, il remarque les dérogations que la nouvelle Loi a faites au Droit Romain, aux Ordonnances antérieures, aux opinions des Auteurs, & à la Jurisprudence des Cours supérieures ; il examine enfin les difficultés qui peuvent avoir du rapport avec la Loi qu'il explique.
   Dans ses questions, M. Furgole rapporte les différentes opinions des Auteurs, & la Jurisprudence des Cours supérieures, surtout du Parlement de Toulouse, avec les raisons sur lesquelles on fonde les différentes décisions ; il embrasse ensuite l'opinion qui lui paroît la plus conforme à l'esprit de la Loi, sans s'arrêter aux préjugés : dans les questions qui sont susceptibles de recherches, il remonte à la source, & il fait une histoire chronologique des différens changemens qui sont survenus dans la Jurisprudence par rapport à la question qu'il traite jusqu'au point de sa fixation. Cette méthode qu'on ne trouve pas, même dans les meilleurs Auteurs, parceque l'exécution en est très-pénible & très difficile, lui a paru l'unique moyen pour découvrir la vérité & le bon avis dans le conflit des Opinions.

80 euros (code de commande : 24172).


 

[GRANDIER (Urbain)]. [GAYOT DE PITAVAL (François)] — Histoire d'Urbain Grandier, condamné comme Magicien & comme Auteur de la possession des Religieuses Ursulines de Loudun. Par Monsieur ***. [Paris ?], 1735. [Amsterdam, Aux Dépens de la Compagnie, 1735.] In-12 demi-basane XIXe, dos à 4 nerfs, accroc à la coiffe et à la queue, 191, [1 bl.] p., la page de titre manque, elle a été remplacée par une copie.
   Cet ouvrage a parfois été attribué à Nicolas Aubin, l'auteur de l'Histoire des diables de Loudun, ou De la possession des religieuses ursulines, et de la condamnation & du suplice d’Urbain Grandier, curé de la même ville (Amsterdam, Wolfgang, 1693). Le texte du livre de François Gayot de Pitaval fut réiprimé dans ses Causes célèbres et intéressantes, avec les jugemens qui les ont décidées (tome II, pp. 207-330, La Haye, Neaulme, 1747).

175 euros (code de commande : 21081MP).


 

HECART (Gabriel) — Essai sur les qualités et propriétés des arbres, arbrisseaux, arbustes, et plantes ligneuses, qui croissent dans le Département du Nord, ou que l'on peut y naturaliser. Par le Citoyen Hecart. Valencienne, Varlé, [1794-1795]. [A Valenciennes, De l'Imprimerie du Citoyen L. Varlé, Imprimeur, rue de Tournay. N° 18. L'an 3me de la République Française.] In-4° sous un cartonnage d'époque, 132, [8 (index, corrections)] p., mouillures.
  L'auteur de ce traité se proposoit depuis longtemps de faire un travail sur les arbres tin général. Les travaux de l'immortel Duhamel avaient éveillé son imagination et exalté son génie. Il étoit déjà fort avancé, lorsque le traité des qualités des arbres et arbustes, par le citoyen Daubenton, lui tomba entre les mains ; il songe à donner encore plus de perfection et d'utilité à cet ouvrage. Il a restreint les 13 colonnes à 10, mais au lieu de 46, il a porté le nombre les qualités à 55, et en a ajouté d'autres à celles que cet illustre professeur avoit négligé d'indiquer. Au lieu de la distinction du citoyen Daubenton, en grands arbres, arbres moyens, petits arbres, arbrisseaux, il a adopté l'ordre alphabétique des noms français. Si l'ordre alphabétique a le défaut de ne rien caser dans l'entendement, il a du moins l'avantage de ne pas donner des idées fausses, et de ne pas laisser dans l'esprit autant de confusion, de ne pas autant donner à l'arbitraire qu'une division prise de la grandeur et de la couleur des objets ; et quand aux végétaux, tel arbre qui se trouve parmi les arbrisseaux, peut devenir grand arbre ou petit arbre quand il est isolé ; c'est ainsi que le citoyen Daubenton a placé parmi les arbrisseaux l'aubépin, qui, quand il est isolé, devient quelquefois un arbre dont le tronc a plus de 20 pieds de hauteur.
   Le citoyen Hécart a appliqué plus particulièrement son travail au département du Nord qu'il habite, et où il a fait ses observations.
   Cet ouvrage est composé :
   1° Du tableau alphabétique des noms français de tous les arbres que l'on cultive ou qui peuvent être cultivés dans le département du Nord. Ce tableau est divisé en dix colonnes qui indiquent les qualités et propriétés des arbres, au moyen des 55 N°. Les colonnes portent en tête les dix premières lettres de l'alphabet, qui renvoient à la table explicative des n°.
   2° D'une énumération des qualités et propriétés des arbres rangés sous les mêmes lettres que celles des colonnes du tableau, et d'un apperçu de la manière de faire usage de l'un et de l'autre.
   3° D'une explication des abréviations dont on a fait usage dans la partie suivante ; on trouve à la suite des réflexions sur quelques auteurs botanistes.
   La quatrième partie de l'ouvrage présente dans le même ordre et dans la même série de numéros que le tableau alphabétique, les noms latins de Linnéus, une svnonymie de quelques auteurs connus : cette partie est nécessaire pour déterminer les arbres contenus dans le tableau ; elle contient encore de courtes observations à tous les articles qui en paroissent susceptibles.
   Ces observations ne portent point sur des objets très connus, et qu'il seroit inutile de répéter dans un ouvrage de cette nature ; l'auteur préfère de ne rien dire lorsqu'ïl n'a rien de neuf à apprendre ; c'est moins un gros volume qu'il veut faire qu'un ouvrage utile.
   5° L'ouvrage est terminé par une table alphabétique latine des noms génériques et synonymiques contenus dans la partie précédente ; et afin que l'on puisse voir d'un coup-d'œil les arbres rapportés dans l'ouvrage, les synonymiques sont en caractères italiques.
   Ce tableau est susceptible d'acquérir plus de perfection, au moyen des colonnes dont les vides pourront être remplis à mesure que l'expérience fera découvrir de nouvelles qualités aux arbres qui y sont contenus.
   L'auteur a joint à son tableau une liste des auteurs qu'il a cités, et à leur nom il ajoute souvent une observation sur l'importance et l'utilité de leurs écrits.
   Ceci suffit pour faire connoître le but de cet ouvrage intéressant et utile, et la manière dont il est exécuté. Nous regrettons seulement que l'auteur, dans la table synonymique, ait aussi adopté le même ordre que dans son tableau. Les notes étant latines, l'ordre alphabétique n'existe plus, et on ne peut pas concevoir comment le Robinia se trouve immédiatement à la suite du Prunus. Il auroit aussi dû répéter le nom français, pour éviter les renvois trop multipliés, qui deviennent incommodes et fatiguans. Nous aurions désiré que le tableau eût été disposé d'après la méthode de Linnéus ou de Jussieu.
   Cet ouvrage est du reste curieux et utile. Il a dû demander beaucoup de temps et de patience à son auteur, pour apporter de l'exactitude dans ses observations ; et c'est le cas de dire avec justice : in tenui labor.
Bibliographie :
   - Aubin-Louis Millin, dans Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, tome 4, pp. 12-15.

350 euros (code de commande : 21757).

 

Heures nouvelles dediées a Madame la Dauphine. Contenant tous les offices, vespres, hymnes, proses et prieres qui se disent à l'eglise. Ensemble l'Exercice sirituel du matin & du soir, Entretien pendant la sainte Messe, toutes les Litanies ; Prieres pour tous les jours de la Semaine ; Examen general, & Oraisons pour la Confession & Communion ; & Prieres à la sainte Vierge. Paris, Soubron, 1682. [Se vendent à Paris, / A l'entrée de la Gallerie des Prisonniers, à l'Image Nostre- / Dame, chez Soubron, Libraire de la Reyne. / Au Palais. / M. DC. LXXXII.] In-8° reliure postérieure plein chagrin noir à fermoirs, dos muet à 5 nerfs, tranches dorées, [14 (titre colorié, table des fêtes mobiles, calendrier)], 558, [2 (table)], [4 bl.] p., 4 gravures hors texte (1 frontispice dont les yeux du sujet ont été grattés et 3 par Pierre Landry), exemplaire réglé, les deuxième et troisième feuillets de garde manquent, ouvrage peu courant.



   Une des gravures de Pierre Landry.

90 euros (code de commande : 24600).


 

Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'a present. Traduite de l'anglois d'une société de gens de lettres. Enrichie des figures et des cartes necessaires. Nouvelle edition. Revue, & corrigée considérablement. Tomes I à XLV (le tome XL manque, celui qui porte erronément l'étiquette de tomaison XL est un second exemplaire du tome XXVI). Amsterdam & Leipzig, Arkstée & Merkus, de 1760 à 1782 pour les tome I à XLIII puis Amsterdam - Paris, Merigot, 1788-792 pour les tomes XLIV-XLV. Quarante-quatre volumes in-4° sous leur brochage d'époque, exemplaire à toutes marges, contenant près de 28000 pages, les 40 planches hors texte présentes dans cet exemplaire sont décrites plus bas, Contenant :
Tome I (1770) : L'Histoire universelle jusqu'a Abraham, l'Histoire d'Egypte, & l'Histoire des anciens peuples de Canaan. [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (tire en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [62 (dédicace, plan de l'ouvrage, préface, table)], 631, [1 bl.] p. (un feuillet blanc entre les pp. 186-187, 240-241, 270-271), 5 gravures hors texte à déplier.
Tome II (1770) : L'Histoire des anciens Syriens, des Pheniciens, & des Juifs depuis Abraham jusqu'a Saül. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 638 p., 5 gravures hors texte à déplier, exempaire non coupé.
Tome III (1767) : L'Histoire des Juifs depuis Saül jusqu'a la captivité de Babylone. L'Histoire des Assyriens, des Babyloniens, des Medes et des Perses. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avis, table)], 574  p. + pp. 60* à 99* (supplément), 2 gravures hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome IV (1770) : L'Histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens. Et l'Histoire fabuleuse & héroPique des royaumes de Sicyone, Argos, Attique, Beotie, Arcadie, Thessalie, Corinthe, Sparte jusqu'à Lycurgue, & de quelques autres royaumes moins consédérables. Avec l'Histoire d'Athenes & celle des Lacedemoniens. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [6 (épître dédicatoire avec une vignette gravée, table)], 692 p., exempaire en partie non coupé.
Tome V (1770) : L'Histoire d'Achaïe, d'Ætolie, d'Athenes depuis la Ligue des Acheens jusqu'à présent ; des États grecs dans l'Asie mineure, d'Ionie ; des îles de Sicile, de Crete, de Samos, de Rhodes &c. jusqu'au tems où elles furent assujetties à l'Empire romain ; de Sicile, de Syracuse, de Rhodes, de Crete, de Cypre, de Samos, des autres îles grecques, & de Macedoine. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 648 p., exempaire en partie non coupé.
Tome VI (1770) : L'Histoire des Macedoniens, depuis le règne d'Alexandre le Grand, jusqu'au tems où les Romains en firent la conquête : des Seleucides en Syrie, jusqu'au tems où ils furent assujettis aux Romains : d'Egypte, depuis la fondation de cette monarchie par Ptolemee Soter, jusqu'au tems où elle fut réduite en province romaine : de la grande & petite Armenie : du royaume de Pont, des Capadociens, des rois de Pergame : de Thrace, de l'ancien royaume d'Epire, de Bithynie : des royaumes de Colchide, Iberie, Albanie, Bosphore, Medie, Bactrie, Edesse, Emese, Adiabene, Elimaïde, Characene, Comagene, & Chalcidene. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [6 (épître dédicatoire avec une vignette gravée, table)], 752 p., 1 gravure hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome VII (1770) : L'Histoire des Juifs depuis le retour de la captivité de Babylone jusqu'à leur entière dispersion. Celle des Parthes depuis Arsace jusqu'au tems où ce royaume fut recouvré par les Perses. Et celle des Perses depuis qu'ils eurent recouvré l'empire des Parthes jusqu'au tems où ils furent eux-mêmes sujugués par les Arabes. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (avertissement, table)], 538, [228 (table des 7 premiers tomes) p., exempaire en partie non coupé.
Tome VIII (1770) : L'ancien Etat de l'Italie jusqu'à la fondation de Rome. Description de l'Italie. Son ancien Etat & ses prémiers habitans. Les anciens rois d'Etrurie, du Latium, & d'Albe. L'Histoire depuis Romulus jusqu'au gouvernement républicain. L'Etat de Rome sous les consuls jusqu'à sa prise par les Gaulois. Depuis sa prise jusqu'à la prémière guerre punique. Jusqu'à la fin de la seconde. Jusqu'à la destruction de Carthage, & la sédition des Gracques jusqu'à la dictature perpétuelle de Sylla. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 652 p. + pp. 99*, 99**, 99***, 99**** (supplément), (un feuillet blanc entre les pp. 502-503, 548-549), exempaire en partie non coupé.
Tome IX (1771) : L'Histoire romaine depuis la dictature perpétuelle de Sylla jusqu'au triumvirat de Cesar, de Pompée, & de Crassus. Depuis le premier triumvirat jusqu'à la mort de Crassus. Depuis la mort de Crassus jusqu'à celle de Pompée. Depuis la mort de Pompée jusqu'à celle de Cesar. Depuis la mort de Cesar jusqu'au prémier consulat d'Octavien. Depuis le prémier consulat d'Octavien jusqu'à la mort de Cassius & de Brutus. Depuis la mort de Cassius & de Brutus, jusqu'au parfait etablissement de l'Empire d'Octavien. Depuis l'etablissement de l'empire d'Octavien jusqu'à la mort de Claude. Le regne d'Auguste. Le regne de Tibere ; le regne de Caius Caligula ; le regne de Claude. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 622 p., une vignette gravée aux pp. 103, 247, 386, 528 et 579, (un feuillet blanc entre les pp. 256-257, 544-545, 616-617), exempaire en partie non coupé.
Tome X (1771) : L'Histoire romaine depuis le règne de Neron jusqu'à la mort de Vitellius. Depuis la mort de Vitellius jusqu'à celle de Domitien. Depuis la mort de Domitien le dernier des douze Cesars, jusqu'à celle de Trajan. Depuis la mort de Trajan jusqu'à celle de Marc-Aurele. Depuis la mort de Marc-Aurele jusqu'à celle d'Alexandre Severe. Depuis celle d'Alexandre Severe jusqu'à la captivité de Valerien. Depuis la captivite de Valerien jusqu'à l'abdication de Diocletien. Depuis l'abdication de Diocletien, jusqu'à ce que le trône impérial fut transféré à Constantinople par Constantin le Grand. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 680 p. (erreur typographique de numérotation de page : passage de la p. 238 à la p. 289 sans perte de texte), une vignette gravée aux pp. 1, 83, 104, 127, 155, 183, 192, (un feuillet blanc entre les pp. 102-103), 2 gravures hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome XI (1771) : L'Histoire romaine depuis la translation du siège impérial à Constantinople, jusqu'à la prise de cette ville par les Turcs & l'entiére destruction de l'empire romain, & le commencement de l'histoire des Carthaginois. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)] 676 p., exempaire en grande partie non coupé.
Tome XII (1771) : La suite de l'Histoire des Carthaginois, l'Histoire des Numides, des Maures, des Getuliens, des Melanogetules, des Nigritæ, des Garamantes, des Libyens & des Grecs qui habitent la Marmarique, la Cyrenaïque & la region Syrtique, l'Histoire des Ethiopiens, des Arabes jusqu'à Mahomet, & l'Histoire des empires de Nicée & de Trebizonde, jusqu'à leur déstruction finale, l'un par Michel Paleologue, & l'autre par Mahomet le Grand. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 596 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XIII (1772) : L'Histoire des Turcs, Tartares & Mogols ; des Indiens & des Chinois. Dissertations sur la manière dont l'Amérique a été peuplée, & sur l'indépendance des Arabes. L'ancien Etat & l'Histoire d'Espagne, des Gaulois, Germains, de Bretagne, & de divers peuples Septentrionaux, jusqu'au tems de leur irruption dans l'empire romain, & leurs différentes expéditions & expulsions mutuelles jusqu'à l'établissement des Huns en Hongrie ; des Vandales, Visigoths & Sueves en Espagne ; des Vandales en Afrique, des Francs dans les Gaules, & des Ostrogoths en Italie. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (table)], 670 p., 4 gravures hors texte dont 2 à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XIV (1772) : L'ancien état des Bourguignons, Allemands, Gepides, Herules, Marcomans, Quades, Sarmates, Daces, Lombards, Bulgares. La suite des Ostrogoths en Italie, des Exarques de Ravenne. L'Histoire des Lombards en Italie, des Ombriens, Sabins, & autres anciens peuples d'Italie ; des Thebains, Arcadiens, Corinthiens, Argiens, Thessaliens, Eleens, & autres petits Etats de la Grece. Et la retraite des dix mille Grecs. XV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, préface), [1 (table)], 621, [1 bl.] p. (les pp. 423-621 contiennent la table des tomes VIII à XIV), exemplaire non coupé.
Tome XV (1760) : Faisant le tome premier de l'Histoire moderne, contenant la Vie de Mahomet, & l'Histoire des Arabes sous les quatre premiers califes, & sous les califes Ommiades & abbassides, jusqu'à Almansor. [XV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table, avertissement), le feuillet de privilège, non paginé est inséré entre les pp. IV et V)], [1 (table)], 656 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XVI (1761) : Faisant le tome second de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire des Arabes sous les califes abbassides, depuis Mahadi jusqu'à la prise de Bagdad par les Tartares. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table)], [1 bl.], [6 (avertissement, tables)], 692 p., exemplaire non coupé.
Tome XVII (1761) : Faisant le tome troisième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire générale des Turs & des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie & dans l'Asie mineure : celle des Mongols & des Tartares depuis Jenghiz Khan ; de l'empire fondé par ce conquérant, & de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Tartarie crimée, dans la grande & dans la petite Bukharie, & dans l'Iran ou la Perse en général. VII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), [1 bl.], 668 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XVIII (1762) : Faisant le tome quatrième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de Timûr Bek ou Tamerlan & de ses successeurs ; des Shahs de Perse ; des rois arabes d'Ormuz ; des Turkmans ou Turcomans de la dynastie du Mouton Noir & de celle du Mouton Blanc ; des Usbeks de la Grande-Bukharie & du royaume de Karazm ; de l'Hindûstan ou de l'empire du Grand-Mongol. VII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), [1 bl.], 635, [1 bl.] p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XIX (1763) : Faisant le tome cinquième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de la presqu'isle en-deça du Gange, savoir des royaumes de Decan, de Bisnagar, de Golconde, de la Côte de Malabar, des royaumes de Maduré, de Marava, de Tanjaor, de Carnate & d'Ikkeri. L'Histoire de la presqu'isle au-dela du Gange, savoir des royaumes d'Asem, de Tipra, d'Arracan, de Pegu, d'Ava, de Jangoma, de Laos, de Siam, de Camboje, de Champa, de la Cochinchine, & de Tonkin. L'Histoire des Tartares orientaux. VI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 626 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XX (1763) : Faisant le tome sixième de l'Histoire moderne, contenant la description & l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire & la description du royaume tributaire de la Corée. La description & l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso & des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce & des etablissemens des Européens dans les Indes orientales. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], II (table), 595, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XXI (1763) : Faisant le tome septième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire des découvertes, des conquêtes & des etablissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois & des Hollandois aux Indes orientales. VIII (titre en rouge et noir, table), 630 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XXII (1763) : Faisant le tome huitième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire des découvertes, des conquêtes, & des etablissemens des Hollandois, des Danois & des François, dans les Indes orientales : celle de la Compagnie d'=ostende & de Suede ; avec l'histoire des Terres australes, & le commencement de l'histoire de l'empire othoman. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 656 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XXIII (1764) : Faisant le tome neuvième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de l'empire othoman, & celle de la dispersion des Juifs, depuis la ruine de Jérusalem jusqu'à notre tems. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 643, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXIV (1765) : Faisant le tome dixième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de l'Afrique ; la description générale de ce pays, celle des isles ; l'histoire de l'Abissinie, celle des royaumes qui y confinent ; des principaux royaumes de la côte de Zanguebar, de Sofala ; des empires de Monomotapa, & de Monoemugi. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 692 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXV (1765) : Faisant le tome onzième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire d'Afrique ; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes & des etablissemens des Hollandois parmi eux ; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola, de Loango, d'Anziko &c. avec la description de la Guinée en général, l'histoire de Benin, de la Côte des Esclaves, des royaumes de Juida & d'Ardra, de la Côte d'Or, de celles d'Yvoire, de Malaguette, & la description du pays de Sierra-Leona. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 572 p., exemplaire non coupé.
Tome XXVI (1766) : Faisant le tome douzième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire d'Afrique ; savoir l'histoire moderne de Barbarie des royaumes de Maroc & de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, & l'histoire de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des Chevaliers de Malthe. VI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 562 p., exemplaire non coupé.
Tome XXVII (1766 ???) : Faisant le tome treizième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire de l'Ordre de S. Jean de Jérusalem [...] depuis l'établissement des Chevaliers dans l'isle de R[...] l'année 1725. Et une ample Table des Matières [...] dans ce volume & dans les douze [...]. VI (faux-titre, titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement), 206, [2 bl.], [400] (tables des treize volumes) p., exemplaire non coupé, manque du quart inférieur aux 4 premier feuillets.
Tome XXVIII (1767) : Faisant le tome quatorzième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire d'Espagne & des royaumes qui composent aujourd'hui cette monarchie, depuis le tems des Visigoths, jusqu'à l'empereur Charles V. [I (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], II (table), 647, [1 bl.] p., exemplaire non coupé, manque du quart inférieur aux 4 premier feuillets.
Tome XXIX (1768) : Faisant le tome quinzième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire d'Espagne & celle de Portugal. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], 614 p., exemplaire non coupé.
Tome XXX (1768) : Faisant le tome seizième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire du royaume de Navarre, & celle de France jusqu'à la mort de Charles VIII. en qui finit la ligne directe de Philippe de Valois. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 584 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXXI (1769) : Faisant le tome dix-septième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de France depuis le regne de Louis XII. jusqu'au tems présent. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 577, [1 bl.] p., 1 gravures hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XXXII (1769) : Faisant le tome dix-huitième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui ont occupé le Siege de Rome. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), IV (avertissement), 668 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIII (1771) : Contenant l'histoire de la république de Venise. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), [4 (avertissement)], 692 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIV (1771) : Contenant l'histoire de la république de Florence. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), XXXVIII (préface du traducteur), 596 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXV (1773) : Faisant le tome vingt-unième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de la république de Gênes. XII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, préface, table), 639, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVI (1773) : Faisant le tome vingt-deuxième de l'Histoire moderne, contenant da suite de l'Histoire de la république de gênes, l'histoire de l'Isle de Corse, de Bologne, de Parme et de Plaisance, et l'histoire du duché de Milan. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 143*, 563, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVII (1776) : Contenant l'Histoire de Naples et de Sicile, de Ferrare et de Modene, de Mantoue, des républiques de Pise, Lucques, Sienne et St. Marin, et le commencement de l'Histoire de Savoie, de Piemont et de Sardaigne. [2 (faux-titre, avertissement), 6 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table, avant-propos), 563, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVIII (1776) : Contenant la suite de l'Histoire des duchés de Savoie et de Piemont, et du royaume de Sardaigne, et l'Histoire de Genève. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 414, 154 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIX (1777) : Contenant l'Histoire de la Suisse ou des Cantons qui composent aujourd'hui la Confédération helvetique, et le commencement de l'Histoire de l'empire d'Allemagne. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 632 p., exemplaire non coupé.
Tome XLI (1779) : Contenant la continuation de l'Histoire de l'empire d'Allemagne, suivie de celle des principaux États qui ont part à la souveraineté de l'Empire ; la Bohême, la Baviere et le Palatinat, la Saxe, le Brandebourg, Brunswic, Hanovre, les Electorats ecclésiastiques, l'Autriche, la Hesse, le Mecklenbourg, &c. ainsi qu'un Tableau du droit public, des loix &c. du dit Empire : les Histoires de Hongrie, de Silésie, et les trois premieres sections de celle de Pologne. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 430 + 4 (272a - 272d), 16 (368a - 368q), 246 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLII (1780) : Contenant la continuation de l'Histoire du royaume de Pologne, l'Histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premieres sections de l'histoire du royaume de Suede. XVI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 622 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLIII (1782) : Contenant la continuation de l'Histoire du royaume de Suede, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvege et les six premieres sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 556 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLIV (1788) : Contenant la continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 563, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XLV (1792) : Contenant la continuation de l'histoire d'Angleterre, depuis l'origine des Bretons, jusqu'a la Paix de 1763. [IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table)], 567, [1 (extrait du catalogue de l'éditeur)] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.

Détail des gravures hors texte :
   Tome I :
      - 
Carte du Paradis terrestre, du Mont Ararat et de la de la p. 85.
      - Carte du pays ou probablement a été le Paradis terrestre (actuel Irak), en regard de la p. 92.
      - Arbre généalogique de Noé, en regard de la p. 211.
      - La tour de Babal, en regard de la p. 264.
      - Alphabeth coptique, en regard de la p. 410.
   Tome II :
      - Vue des ruines de Palmire autrement dite Tadmor, du côté du midi (2 gravures), en regard de la p. 13.
      - L'alphabet syriaque, en regard de la p. 32.
      - Les deux tours de la ville d'Aradus, en regard de la p. 61.
      - Camp des Israélites, selon Samuel Reyher, en regard de la p. 301.
   Tome III :
      - Plan de la Ville de Jerusalem, en regard de la p. 82.
      - La Parthie et la Perse, en regard de la p. 361.
   Tome VI :
      - La Parthie et la Perse, en regard de la p. 524.
   Tome X :
      - Le Grand cirque, en regard de la p. 215.
      - Naumachie de Domitien, en regard de la p. 215.
   Tome XII :
      - Table généalogique des tribus des Arabes, en regard de la p. 524.
      - La tribu de Koreish, en regard de la p 524.
      - Table généalogique des tribus des vrais Arabes, en regard de la p. 524.
   Tome XIII :
      - Jupiter, en regard de la p. 276.
      - Dieu Penin, en regard de la p. 276.
      - Vindelicie, Rhetie, et Noricie, en regard de la p. 353.
      - La Grande Bretagne, en regard de la p. 399.
   Tome XV :
      - La tribu de Koreish, en regard de la p. 2.
      - Table genealogique des tribus des Arabes naturalisez, en regard de la p. 2.
      - Table généalogique des tribus arabes naturels, en regard de la p. 2.
   Tome XVII :
      - Carte de la Tartarie occidentale, en regard de la p. 229.
      - Carte de l'Asie septentrionale, en regard de la p. 269.
   Tome XVIII :
      - Carte de l'Indoustan 1re feuille, en regard de la p. 408.
      - Carte de l'Indoustan IIe feuille, en regard de la p. 408.
   Tome XIX :
      - Les Indes orientales au-dela du Gange , en regard de la p. 156.
      - Carte des royaumes de Siam, de Tunquin, Pegu, Ava, Aracan, &c., en regard de la p. 165.
   Tome XX :
      - Carte de la province de Quantong ou Lyau-tong et du royaume de Kau-li ou Corée, en regard de la p. 392.
   Tome XXIII :
      - Carte de l'Egypte ancienne et moderne, en regard de la p. 116.
   Tome XXIV :
      - Suite de la coste de Guinée depuis le Cap de Palme jusqu'au Cap des Trois Pointes, en regard de la p. 531.
      - Partie de la coste de Guinée depuis la riviere de Sierra Leona jusqu'au Cap das Palmas, en regard de la p. 547.
   Tome XXX :
      - Carte des Gaules, en regard de la p. 113.
      - Estat des Gaules, en regard de la p. 113.
      - Carte de la France pour la fin du regne de Clovis, en regard de la p. 120.
   Tome XXXI :
      - Carte de la France où les limites du royaume sont marquées suivant les Traités d'Utrecht de Rastat et de Bade, en regard de la p. 330.
   Tome XLIV :
      - Division générale de l'Angleterre, en regard de la p. 521.
   Tome XLIV :
      - Carte des Isles Britanniques, en regard de la p. 79.

Les 45 volumes : 1500 euros (code de commande : 20686mp).

 

[HOLBACH (Paul Henri Thiry d')] — Le bon-sens ou Idées naturelles, opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Systême de la Nature. [Amsterdam], [Marc Michel Rey], 1772. [A Londres. M. DCC. LXXII.] In-8° modeste demi-veau, [1 (titre)], [1 bl.], X, 266 p., très rare.
À propos du Bon sens, Jeroom Vercruysse écrit :
   Comme l'indique une des éditions de 1772, cet écrit est de l'auteur du Système de la nature. Dans son Catalogue (p. 21) et dans son Dictionnaire (1806 : I, 71 ; 1822 : I, 137 ; cf. 1872 : I, 442-443), Barbier a également cité Holbach comme auteur du Bon sens. Dès 1791 cet écrit parut sous le nom du curé Jean Meslier qui n'en avait pas écrit un seul mot. Depuis lors il a reparu plusieurs dizaines de fois sous son nom, à tort.
   Les Mémoires secrets annoncent Le Bon sens le 1er octobre 1772 (VI, 236) ; la Correspondance littéraire attendra janvier 1773 (X, 174-176). L'édition de Londres 1772 en [iv] xn. 315 pages sera condamnée le 10 janvier 1774 par le parlement de Paris à être lacérée et brûlée en même temps que l'ouvrage d'Helvétius, De l'homme. La sentence fut exécutée le 12. L'édition de 1774 fut mise à l'index de l'Église le 18 août 1775.
Bibliographie :
   - J.M. De Bujanda, Index Librorum Prohibitum 1600-1966, p. 443 (décret du 18 août 1775).
   - Jeroom Vercruysse, Marc-Michel Rey, libraire des lumières, dans Histoire de l'édition française, tome II, Le livre triomphant : 1660- 1830.
   - Jeroom Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du Baron d'Holbach, 1772 - A4.

200 euros (code de commande : 22419MP).

 

HOUDAR DE LA MOTTE (Antoine) — Fables nouvelles, dediées au Roi. Par M. de La Motte, de l'Academie Françoise. Avec un Discours sur la Fable. Quatrieme edition. Amstedam, Wetstein et Smith, 1727. [A Amsterdam, / Chez R. & J. Wetstein, & G. Smith. / MDCCXXVII.] Deux tomes en un volume in-12 débroché, 210 (le feuillet faux-titre manque), 153, [3 (table et approbation)] p., le frontispice manque mais les 99 gravures hors texte sont bien présentes, exemplaire à relier.
Extrait de l'avertissement des libraires sur cette quatrième édition :
   L'Auteur de ces Fables a fait lui-même quelques notes pour servir à l'intelligence de certains mots qui ont besoin d'explication : mais ces mêmes Fables, dans un païs étranger, peuvent en soufrir un plus grand nombre, puisque parmi les personnes qui les liront, il s'en peut trouver plusieurs qui n'entendent pas parfaitement la langue Françoise, & sur-tout quelques expressions Poëtiques qui demandent un peu de connoissance de cet art & de la religion des anciens Payens. C'est pourquoi nous avons crû pouvoir ajoûter quelques éclaircissemens qu'on ne trouvera peut-être pas inutiles. Nous n'avons point voulu embarrasser les vers par des étoiles, des lettres alphabétiques ou des chiffres qui renvoyent au bas des pages, pour y trouver l'explication du mot sur lequel on a crû devoir faire une remarque. Nous nous sommes contentez de mettre ces remarques ou notes à la fin du Livre. Les Sçavans n'en ont que faire, mais ceux qui trouveront une expression, un mot ou un terme qui les empêchera de comprendre tout le sens, ou la pensée de l'Auteur, n'auront qu'à recourir à cette Table.

      
Gravures pour les fable Les deux songes, L'homme et la sirène et Les deux livres.

95 euros (code de commande : 24545).

 

[IMITATION DE JÉSUS-CHRIST]. De l'Imitation de Jesus-Christ. Traduction nouvelle. Par le Sieur C.I.E.A.A.P. Paris, Cusson, 1673. [A Paris, Chez Jean Cusson, fils, ruë S. Jacques, à l'Image de S. Jean Baptiste. M. DC. LXXIII. Avec Approbation, & Privilege du Roy.] In-18 plein veau d'époque frotté, dos passé, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], [6 (avertissement)], 468, [12 (table, litanies, privilège)] p., 118 gravures (1 frontispice, 1 titre-gravé, 116 grandes vignettes dans le texte).
   
Il s'agit de la rare édition originale de cet ouvrage avec les vignettes de Jérôme David dont le traducteur n'est autre que Jean Cusson qui publia, à la même date, une édition in-12 sans les vignettes. En 1712, l'ouvrage fut réédité par son fils, Jean-Baptiste, qui la remania profondément et y ajouta les pratiques et les prières du jésuite Gonnelieu à qui la paternité de l'ouvrage fut ensuite faussement attribuée :
   « Cette traduction, qu'on a si souvent imprimée depuis sous le nom du P. Gonnelieu, est celle de Jean Cusson, libraire à Paris , retouchée par J.-B. Cusson, son fils, homme d'un esprit cultivé et habile imprimeur de Paris, qui alla s'établir à Nancy en 1706. Après cette première édition, publiée en 1673, il s'en fit une en 1727 avec le nom de Gonnelieu, qui cependant n'était auteur que des pratiques et des prières placées au bas de chaque chapitre. Ainsi que l'a fait remarquer Barbier, cette traduction a une très-grande ressemblance avec celle de Sacy, et l'on ne s'explique pas que l'on ait longtemps regardé comme d'un jésuite une traduction qui a tant de rapport avec celle qu'ont adoptée les Jansénistes. »
   Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II col. 895 ; Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. III, col. 425 ; Quérard, Les supercheries littéraires dévoilées, t. II, col. 194 ; Backer, Essai bibliographique sur le livre De Imitatione Christi, n° 742-748, pp. 53-54 ; Catalogue de la bibliothèque de m. le cte Charles de L'Escalopier, n° 1716, p. 275.

   
Frontispice, titre-gravé et page de titre.

400 euros (code de commande : 14385/vit1).


Journal historique et politique des principaux Evénemens des différentes Cours de l'Europe. 1775. 30 Avril. Numero 12. Genève, 1775. [A Genève. M. DCC. LXXV.] In-12 broché, [2 (titre, avertissement)], [58 (pp. 117-173)], [1 (table)] p.
   Ce numéro contient des articles relatifs à la Turquie (Constantinople), à la Russie (Moscou), à la Pologne (Varsovie), à la Suède (Stockholm), au Danemark (Copenhague), à l'Allemagne (Vienne, Berlin, Dresde, Ratisbonne, Dusseldorff), à la Hollande (La Haye), à l'Angleterre (Londres), à l'Espagne (Madrid), à l'Italie (Rome, Naples, Venise) et à la France (Versailles, Paris).
À propos de ce journal, voyez l'article de Jacques Hellemans et Jean Sgard dans le
Dictionnaire des journaux 1600-1789.

25 euros (code de commande : 21812).

 

[KEMPIS (Thomas a)] — L'Imitation de Jesus-Christ, traduite et paraphrasée en vers françois, par Pierre Corneille, Conseiller du roy. Edition nouvelle, retouchée par l'Auteur avant sa mort. Paris, Durand, 1751. [A Paris, Chez Durand, rue Saint Jacques. M. DCC. LI. Avec Approbation & Privilege du Roy.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, tranches rouges, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [20 (dédicace au pape Alexandre VII, avis au lecteur – repris de l'édition bruxellois de François II Foppens en 1704 –, approbation et privilège)], 545, [7 (table)] p., 5 gravures hors texte signées Pocquet (1 frontispice général et 4 planches en regard de chaque livre), bel exemplaire.
   Les gravures sont des copies en contrepartie de celles de J. Harrewijn pour l'édition bruxelloise de François Foppens en 1704. ; Picot décrit cette édition avec des gravures de Pocquet copiées sur celles de Chauveau, de l'édition de Rouen-Paris, 1656, in-4. - Cité dans : "Audenaert 669"
Bibliographie :
   - Émile Picot, Bibliographie Cornélienne. Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, n° 770.

   

100 euros (code de commande : 19836/vit2).


 

KURTZ (Hermann) — Amussis canonica titulorum libri quinti Gregorii IX. Pontificis maximi in tabulis mnemonicis analytice proposita, compendiosis controversiis hinc inde inspersis distincta, quam Pragae in celeberrimo Archi-Episcopali Collegio ad S. Adalbertum Praeside P. Hermanno Kurtz, Sac. ac Exempti Ordinis Cisterciensis Monasterii B. V. Mariae de Alto-Vado Professio, ejusdem Ordinis Doctore Theologo, Notario Apolostico Publico, & Jurato, nec non in praesato Celeberrimo Collegio SS. Theologiae, & Sacrorum Canonum Professore Actuali Ordinario Solemni Disputationi exposuit P. Conradus Waehner, Ejusdem Sacri Ordinis Celeberrimi Monasterii B. V. Mariae de Osseco Professus. Annô 1764. die 11 Augusti horis ante meridiem consvetis. Cum licentia ordinaria. Prague, Schweiger, 1764. [Typis Archi-Episcopalibus per Jacobum Schweiger Archi-Episcopalem Typographum.] In-4° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, [8 (titre, dédicace, avis au lecteur)], 210, [10 (tables)] p., quelques jolis ornements typographiques, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
En quatrième de couverture :
   Hermann Kurz (1723 Ostritz, Lausitz - 1795 Hohenfurt) étudia la théologie à Prague et y fut ordonné prêtre en 1748. Il devint professeur au collège épiscopal Saint-Adalbert. Sous Joseph II il perdit ses fonctions qu'il retrouva après la mort de l'empereur.
   La première édition de son traité fut publiée en 1761.

125 euros (code de commande : 18781YB).

 

[LACOMBE (Jacques, dir.)] — Encyclopédiana, ou Dictionnaire encyclopédique des Ana. Contenant ce qu’on a pu recueillir de moins connu ou de plus curieux parmi les saillies de l’esprit, les écarts brillants de l’imagination, les petits faits de l’histoire générale et particulière, certains usages singuliers, les traits de mœurs & de caractères de la plupart des personnages illustres anciens & moderne ; les élans des ames fortes & généreuses, les actes de vertu, les attentats du vice, le délire des passions, les pensées les plus remarquables des philosophes, les dictums du peuple, les réparties ingénieuses, les anecdotes, épigrammes & bon mots ; enfin les singularités en quelque sorte des Sciences, des Arts, & de la Littérature. Paris, Panckoucke, 1791. [A Paris, / Chez Panckoucke, Hôtel de Thou, rue des Poitevins / M. DCC. XCI.] In-4° plein veau blond d'époque, dos lisse orné de fers doré, pièce de titre de maroquin rouge, roulette dorée encadrant les plats (reliure un peu frottée), VII, [1 bl.], 963, [ bl.] p. (erreur typographique de numérotation de pages : on passe de la p. 296 à la p. 317, puis de la p. 396 à la p. 377, sans perte de texte), texte sur deux colonnes, cachet ex-libris au verso de la page de faux-titre, exemplaire en bel état.
Avertissement des éditeurs :
   L'Encyclopédiana est un supplément à l'Encyclopédie méthodique, dont elle fait une partie aussi nécessaire qu'agréable. Le mérite de cette collection consistoit à renfermer dans un seul volume (de 964 pages in-4°) ce que tous les ouvrages connus fous le titre d'Ana, & ce qu'un très-grand nombre de volumes de recueils fugitifs, de livres rares & singuliers, offrent de remarquable & de saillant dans les différentes parties des Sciences, des Arts, de l'Histoire & de la Littérature. On s'est attaché principalement à faire connoître les hommes célèbres par les traits de mœurs & de caractères, & par les saillies d'humeur & d'esprit qui leur sont échappés. Ils sont peints dans cette nouvelle galerie, moins suivant le costume de leur représentation, que dans le négligé de leur vie privée.
   On a fur-tout eu l'attention de recueillir les pensées, les mots, les singularités, les ridicules, les formes, les traits qui peuvent convenir & s'approprier à des personnages mis en scène. L'ancienne Encyclopédie in-folio devant parcourir dans son immense projet le cercle entier de toutes les connoìssances, n'avoit cependant qu'effleuré quelques-uns de ces objets que nous nous sommes proposés de completter tant dans cette Encyclopédiana, par rapport à la Littérature, que dans le Dictionnaire des amusemens des sciences mathématiques & physiques, des arts & de 1'industrie, qui est actuellement sous presse, & dont on a déjà publié les planches gravées. Il eût été sans doute possible de donner une grande extension à l'un & à l'autre de ces recueils ; c'étoit même sous ce point de vue que nous l'avions d'abord proposé à l'entrepreneur de l'Encyclopédie.
   En effet, disions-nous, l'Encyclopédie méthodique ayant pour objet principal l'enseignement, comprend dans sa vaste étendue le domaine utile des sciences, des arts, de l'histoire, & des belles lettres. L'Encyclopédiana, au contraire, ayant pour but l'amusement des lecteurs, doit présenter ces mêmes objets sous des formes toujours agréables, variées & intéreflantes. L'Encyclopédie méthodique pose les principes, elle établit les loix & les règles, elle donne les élémens & le développement des connoissances humaines ; & dans sa marche didactique, elle procède avec la gravité qui convient à l'importance de sa doctrine & de ses préceptes. L'Encyclopédiana, plus rapide dans sa course, écarte tout ce que les sciences & les arts ont de sérieux, & ne prenant de toutes choses que la fleur & le plaisir, elle cherche à les répandre avec autant de légèreté que de profusion. Cette partie de l'Encyclopédie moins profonde, moins lumineuse, moins savante, que les autres, mais aussi plus vive, plus diversifiée, plus singulière, doit se montrer toujours sous des dehors séduisans. Enfin l'Encyclopédiana fermera le cercle des connoissances, en s'attachant essentiellement à reprendre tout ce que les savans auteurs & éditeurs de l'Encyclopédie méthodique ont dû rejeter de leur plan. Cependant l'Encyclopédiana n'exclut point dans son exécution l'ordre & la méthode ; c'est au contraire en les observant qu'elle peut justifier son titre ; c'est en quelque sorte en repassant sur les traces de l'Encyclopédie méthodique que l'Encyclopédiana, & ensuite le dictionnaire des amusemens des sciences & des arts, compléteront toutes les parties, & suppléeront à ce que l'Encyclopédie a été forcée d'omettre, de rejetter ou de négliger.
Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), La France littéraire ou dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que les littérateurs étrangers qui ont écrit en français, t. IV, p. 366.
   - Namur (Jean Pie), Bibliographie des ouvrages publiés sous le nom d'ana, p. 20.

300 euros (code de commande : 23235 - vendu).

 

LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue. Tomes I et II (complet). Paris, Duchesne, 1765. [A Paris, / Chez Duchesne, Libraire, rue S. Jacques, / au-dessous de la Fontaine S. Benoît, / au Temple du Goût. / M. DCC. LXV. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] Deux tomes en un volume in-8° (107 x 166 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets dorés formant des caissons décorés de fleurons dorés, manque à la queue, coupe frottée, tranches rouges, tome I : XXIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre avec une vignette gravée), [1 (table)], 216 p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par C.A. Littret (en 1763) d'après un dessin par C. Monnet, tome II : 240 p. (la page de titre manque), une étiquette « Gaudefroy » a été collée sur la page de titre du premier volume, juste au-dessus de la mention de lieu d’édition.
   Première édition des œuvres de Jean-Baptiste Sauvé, dit La Noue (Meaux, 1701 - Paris, 1761). Après de bonnes études terminées au collège d'Harcourt, à Paris, La Noue commença sa carrière théâtrale à Lyon, en 1722 : « La Noue n'avait aucun des moyens physiques nécessaires pour un comédien. Sa figure était ingrate, sa voix rauque et sans timbre, son air ignoble, et sa chaleur presque nulle ; mais il possédait une intelligence supérieure, et jouait avec tant d'esprit et de vérité, qu'il se faisait pardonner tous ses défauts. »
   Les pièces qu'il composa eurent beaucoup de succès et particulièrement sa tragédie Mahomet second. Sa comédie-ballet, Zélisca, fut représentée le 3 mars 1746, au grand Théâtre de Versailles, pour les fêtes du mariage du dauphin ; cette pièce lui valut le poste de répétiteur des spectacles des petits appartements assorti d'une pension de mille livres.
Ce volume contient :
   - Mahomet second, tragédie.
   - Le retour de Mars, comédie.
   - Zélisca, comédie-ballet.
   - La Coquette corrigée, comédie.
   - L'Obstiné, comédie.
   - Les deux bals, amusement comique.

   - Piéces fugitives.
Bibliographie :

   - 
Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 36848.

80 euros (code de commande : 25199).

 

[LA PORTE (abbé Joseph de)]L'Esprit des Monarques philosophes, Marc-Aurele, Julien, Stanislas et Frederic. Amsterdam - Paris, Vincent, 1764. [A Amsterdam & se trouve à Paris, Chez Vincent, rue Saint-Severin, M. DCC. LXIV.] In-12 (104 x 171 mm.) sous reliure cartonnée frottée, VIII (y compris le titre), 256 p., bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, édition originale.
   Joseph de La Porte (Belfort, 1714 - Paris, 1779) fut (peu de temps) jésuite puis s'installa à Paris pour chercher fortune dans la littérature. Après s'être attaqué à Fréron qui luttait contre les philosophes, il collabora avec lui pour l'édition des Lettres sur quelques écrits de ce temps et de l'Année littéraire. Il se tourna ensuite vers le Mercure de France, la France littéraire, le Recueil A-Z, etc. Il finit par abandonner la polémique littéraire pour se tourner vers la publication de compilations dont certaines obtinrent un important succès. Sa production fut si importante que La Harpe qualifia La Porte de « fripier le plus actif de la littérature française »...
   Certaines bibliographies décrivent l'ouvrage en lui attribuant erronément VIII et 423 p. ; l'édition présentée ici qui comporte VIII et 256 p., est complète : les textes des quatre auteurs y figurent bien et la pagination correspond parfaitement avec ce qui est annoncé dans la table des matières.
   La notice descriptive de la Bibliothèque Nationale, à Paris, indique que l'ouvrage est également attribué à Dom A.-N. Dupuis.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre)
, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 191.
   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 37031.
   - B.N.F., n° FRBNF30739700.

75 euros (code de commande : 25403).


 

[LE BOULANGER DE CHALUSSAY] — L'école des amans, ou l'Art de bien aimer. Paris, Barin, 1700. [A Paris. Chez Claude Barin, au signe de la Croix. 1700.] In-12 sous une reliure de Thivet demi-chagrin chocolat à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée, 384 p., (y compris le frontispice gravé par Bouttats et le titre en rouge et noir), le cahier "B" comprenant les pp. 25 à 48 manque, il a été remplacé par des copies volantes, ainsi que le feuillet des pp. 313-314.
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, tome III, col. 354 (pour l'édition de 1669).
   - Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-septième siècle, n° 41120 (pour l'édition de 1669).
   - Weller, Die Falsche Druckorte, t. II, p. 63.
   - Catalogus bibliothecae quam ... Augustinus Martinus Schadeloock ... collegit, t. II, n° 12805..xxx

60 euros (code de commande : 18916).

 


LE ROUX (Philibert-Joseph) — Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial. Avec une explication trés-fidéle de toutes les maniéres de parler Burlesques, Comiques, Libres, Satyriques, Critiques & Proverbiales, qui peuvent se rencontrer dans les meilleurs Auteurs, tant Anciens que Modernes. Le tout pour faciliter aux Etrangers, & aux François mêmes, l'intelligence de toutes sortes de Livres. Par Philibert-Joseph Le Roux. Nouvelle édition. Tomes I et II (complet). Amsterdam, Chastelain, 1750. [A Amsterdam, / Chez Zacharie Chastelain. / M. DCC. L.] Deux volumes in-8° sous leur brochage d'époque, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], 15, [1 bl.], 285, [1 bl.], [2 (liste des auteurs et abbréviations)] p., tome II : 336 p., bon exemplaire à toutes marges.
Extraits de l'étude d'Yves Giraud :
   Ce n'est pas vraiment un usuel, encore moins un « grand » dictionnaire : l'ouvrage de Le Roux n'est plus réédité depuis le début du XIXe siècle ; les bibliographies le mentionnent en passant, souvent avec une appréciation assez sévère et toujours sommaire. Faute de l'avoir lu et étudié de près, on sous-estime généralement sa valeur et son intérêt. Il mériterait un examen philologique approfondi [...].
   [...] le livre et son auteur restent assez mystérieux, On ne sait pratiquement rien de ce Philibert Joseph Le Roux, qui se serait réfugié à Amsterdam et y serait mort. Seule date certaine : 1718, année où paraît la première édition de son Dictionnaire, à Amsterdam précisément, chez Michel Charles Le Cène. Le livre sera plusieurs fois réédité, sans que l'on puisse expliquer les changements d'éditeur. En 1735, l'édition lyonnaise est dite « revue, corrigée et considérablement augmentée », sans doute par Le Roux lui-même [...] ; dès 1750, on voit apparaître un « Avertissement » suivi d'une « Critique », ainsi que des additions, le tout certainement dû à une main étrangère. Le nombre des rééditions ainsi que la relative rareté des exemplaires conservés (sauf pour les éditions de 1786 et 1787) témoignent d'un accueil assez favorable auprès du public. [...]
   On trouve réellement de tout dans ce Dictionnaire, à commencer par ce qu'on ne s'attend pas à rencontrer dans un ouvrage de cette sorte. Ce qui fait à la fois sa faiblesse et son intérêt. Car la lecture en est plaisante, et jamais fastidieuse ; on voit que Le Roux ne résiste pas au plaisir de développer certains commentaires satiriques de son cru. Mais aussi, à côté des inévitables lacunes et des erreurs d'interprétation, le livre confond, amalgame des catégories de vocabulaire qui n'ont parfois que peu de points communs et ne distingue pas suffisamment les diverses strates, tout comme il ne distingue pas la définition de la prise de position. C'est aussi un livre d'une lecture instructive, qui restitue un peu du parler de la conversation courante, qui est un répertoire fort précieux des habitudes de langage de deux ou trois générations. Il montre la richesse de la création verbale, aussi bien dans le monde populaire que dans la société raffinée, et il collectionne une foule de termes disparus depuis, C'est enfin un dictionnaire d'une lecture fort utile, « aux étrangers et aux Français mêmes », car il permet de comprendre ou de préciser le sens des tournures employées par les auteurs comiques, « réalistes » ou familiers de la fin du règne de Louis XIV. Il est contemporain des derniers burlesques et du jeune Marivaux, de Dufresny, Palaprat, Destouches ou Dancourt, du Théâtre de la Foire et des Italiens. « En un mot, il y a peu de gens à qui ce Dictionnaire ne soit aussi utile qu'agréable, car on n'y remarquera point cette sécheresse, cette uniformité qu'ont tous les autres. »
Bibliographie :
   Giraud (Yves), Le « Dictionnaire comique » de Le Roux (1718), dans Cahiers de l'Association internationale des études françaises, Année 1983 -Volume 35 - N°35, pp. 69-86.

Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 22526).


 

   LOMÉNIE. Oraison funèbre de [...] Louis, Dauphin...
   
Paris, Herissant, 1766.
       Édition illustrée par Cochin.
   Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 12586/vit1).

 

[LOUIS XVI]. Recueil de huit imprimés et d'un feuillet manuscrit relatifs à la mort de Louis XVI Roi de France. Volume in-8° sous une modeste reliure cartonné, dos cassé, contenant :
- LIMON (M. de) — La vie et le martyre de Louis XVI, Roi de France et de Navarre, immolé le 21 janvier 1793 ; Avec un Examen du Décret régicide. Par M. De Limon. Nouvelle Edition, corrigée et augmentée par l'Auteur, suivie du Testament de Louis XVI. Bruxelles - Mons, Le Francq - Monjot, 1793.
[A Bruxelles, / Chez Benoit Le Francq, Imprimeur-Libraire, / Et à Mons, chez A. Monjot, Imprimeur. / 1793.] [2 (titre avec une vignette gravée, notes de l'auteur et de l'éditeur)], 86 p., une gravure en frontispice.
Une fleur sur le tombeau de Louis XVI ; Ou Tableau véridique de son règne, de sa vie privée et de sa mort édifiante ; où se trouvent beaucoup d'anecdotes, de portraits caractéristiques des principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, et qui en dévoile les causes politiques. Par un Ami de la Justice et de l'Humanité. Troisième Édition, revue et corrigée. Berlin, Cavelier, 1793.
[A Berlin, / Et se trouve à Maestricht, / Chez Cavelier, Libraire, sur la Place d'Armes, et chez / les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] [1 (titre)], [1 bl.], 104 p.
Le Procès de Louis-Seize, ou Recueil Contenant les Décrets qui y sont relatifs, son Interrogatoire à la barre, le Mémoire justificatif de M. Desèze, les cinq Appels nominaux qui eurent lieu pour le Jugement, les Noms des Membres qui ont voté pour sa mort, la Déclaration du Roi interjettant Appel à la Nation, le Discours que M. Desèze prononça à la barre immédiatement après, ainsi que les Observations de Mrs. Tronchet et Lamoignon-Malesherbes, et les vingt-quatre heures d'angoisse qui ont précédé la mort de ce bon Roi. Nouvelle Édition, augmentée. Dusseldorf, Perolla, 1793.
[A Paris, chez les Marchands de Nouveautés ; / Et se trouve à Dusseldorf, / Chez Perolla, et chez les principaux Libraires / de toutes les villes de l'Europe. / 1793.] XI, 60 p.
- Idée des horreurs commises à Paris Dans les journées à jamais exécrables des 10 Août, 2, 3, 4 et 5 Septembre 1792 ; ou Nouveau martyrologe de la Révolution françoise. Traduit de l'Allemand par un Emigré François. On y a joint des faits bien avérés de ces époques funestes, pour servir de matériaux à l'Histoire de ce siècle de fer. Dusseldorf, Perolla, 1793.
[A Paris, chez les Marchands de Nouveautés ; / Et se trouve à Dusseldorf, / Chez Perolla, et chez les principaux Libraires / de toutes les villes de l'Europe. / 1793.] 40 p.
Les Déclarations du Roi et de la Reine Reçues séparément de la bouche du Roi & de la Reine, mises par écrit & Signées de l'un & de l'autre. Le 26 Juin 1791.S.l.n.d. 8 p.
Réponse a la proclamation du Roi, rédigée en forme d'adresse, à tous les Français. Par Mr. Des Meuniers. 10 p.
Convention Nationale. Opinion d'Eustache Benoit Asselin, député du département de la Somme à la Convention Nationale, Sur la question : Si le Roi peut être jugé ? Imprimé par ordre de la Convention Nationale. Paris, Imprimerie Nationale, 1792.
[A Paris, / De l'Imprimerie Nationale. / 1792. / Législation N°. 6.] 7, [1 bl.] p.
- Rapport de Louis-Jérome Gohier, Député du Département d'Isle-&-Vilaine, Sur les papiers inventoriés dans les bureaux de la liste civile ; Fait à la séance du Dimanche matin 16 septembre 1792. Valenciennes, Prignet, 1792-1793.
[A Valenciennes, / De l'Imprimerie de Prignet, l'an Ier. de la République.] 32 p.
Vers sur la Mort de Louis XVI. Manuscrit de deux pages.

L'ensemble : 400 euros (code de commande : 25066).

 

 


 

[MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Madame de)]. [BOSSELMAN DE BELLEMONT] — Maintenoniana, ou Choix d'anecdotes intéressantes, de portraits, de pensées ingénieuses, de bons mots, de maximes morales, politiques, &c. tirés des Lettres de Madame de Maintenon ; avec des Notes historiques, critiques &c. pour l'intelligence du texte ; par M. B***. De B***. Amsterdam [Paris], [Costard], 1773. [A Amsterdam. / M. DCC. LXXIII.] Deux tomes en un volume in-8° (130 x 201 mm.) plein veau marbré d'époque, dos lisse orné, triple filet encadrant les plats, tranches marbrées, reliure frottée, accrocs à la coiffe et à la queue, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], VIII, 192, 82, 3, [1 bl.] p., rare.
   
À propos de ce recueil d'ana tirés des Lettres de Madame de Maintenon éditées par Laurent Angliviel de La Beaumelle, Quérard écrit : « Les censeurs ne voulurent pas autoriser l'impression de cet ouvrage : le libraire Costard fut obligé de le faire imprimer en province et de le vendre clandestinement à Paris, ce qui l'a rendu rare pendant quelque temps. »
Extrait de l'avertissement :
   C'est à M de Voltaire qu'on doit l'idée de cet Ouvrage. Après avoir donné aux Lettres de Madame de Maintenon les éloges qu'elles obtiendront toujours des gens éclairés, il ajoûte : « Mais les connoissances qu'on peut puiser dans ce Recueil sont trop achetées par la quantité de choses inutiles qu'il renferme.... » Si l'on n'imprimoit que l'utile, il y auroit cent fois moins de livres.
   C'est donc, en quelque sorte, pour en diminuer le nombre qu'on donne celui-ci. Il y a d'autant moins de vanité à faire cet aveu, que l'Ouvrage ne nous appartient que par les notes dont on a cru devoir accompagner le texte. « On voit par les Lettres de Madame de Maintenon, dit encore M. de Voltaire, qu'elle avoit épousé Louis XIV, qu'elle influoit sur les affaires de l'État, mais qu'elle ne le gouvernoit point ; qu'elle ne pressa point la révocation de l'Édit de Nantes, mais qu'elle ne s y opposa point ; qu'elle prit le parti des Molinistes, parce que Louis XIV l'avoit pris, & qu'ensuite elle s'attacha à ce parti ; que Louis XIV, sur la fin de sa vie, portoit des Reliques & beaucoup d'autres particularités. »
   Ce sont ces particularités, quelquefois importantes, souvent singulieres, toujours intéressantes, répandues dans une collection assez nombreuse, qu'on a réunies dans un seul volume. Dans la petite sphere où l'on est placé, on a tâché, selon ses forces, d'être utile aux gens de lettres, qui, pour l'ordinaire ayant moins de fortune que de talent, sont dans l'impuissance de se procurer tout entier des ouvrages, estimables d'ailleurs, dont le prix excede de beaucoup le nombre des choses utiles qu'ils contiennent.
Bibliographie :
   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, t. III, col. 15.
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. I, col. 478.

90 euros (code de commande : 25134).


 

MARIE (Pierre)La Saincte solitude ou les entretiens solitaires de l'ame. Sur toutes les vertus du christianisme, les plus capables d'attirer un cœur au service de Dieu, & propres pour servir de motifs aux actes interieurs de toutes les vertus. Premiere partie contenant les veritez qui appartiennent aux trois vertus théologales. Par le P. Pierre Marie, de la Compagnie de Jesus. Douai, Belier, 1636. [A Douay, chez Baltazar Belier, Compas d'or. L'an 1636. Avec Privilege & Approbation.] In-12 (70 ´ 122 mm.) sous brochage d'origine, [1 (titrce)], [1 bl.], [21 (oraison dédicatoire, préfaces, privilège, approbation)], [1 bl.], 491, [1 bl.], [7 (table)], [1 bl.], erreurs typographiques de pagination : 21 pour 45, 21 pour 63, passage sans perte de texte de la p. 171 à la p. 174, 20 pour 207, 20 pour 209, 226 pour 229, 446 pour 346, 390 pour 360, passage sans perte pour la continuité du texte de la p. 386 à la p. 385, 371 pour 471.
   Il s'agit de la peu courante édition originale de l'un des deux ouvrages que publia le prédicateur jésuite Pierre Marie (Rouen, 1589 - Bourges, 1645).
Bibliographie :
   - 
Duthillœul, Bibliographie douaisienne, n° 432.

     

150 euros (code de commande : 21291).

 

MAUPERTUIS (Pierre-Louis-Moreau de) — Essai de philosophie morale. Par M. de Maupertuis.[Paris], [Durand], 1751. [M. DCC. LI.] In-8° sous reliure cartonnage de papier marbré, pièce de titre rouge, filets dorés sur les plats, [1 (titre)], [1 bl.], XXX, 125, [2 (table)], [1 bl.] p., ex-libris, bel exemplaire très bien conservé, rare.
   Il s'agit de la deuxième édition de cet ouvrage dont l'originale fut publiée à Berlin, en 1749.
Description de la Bibliothèque Nationale de France :

   Adresse restituée d'après la permission tacite accordée le 13 juillet 1751 (BnF, ms. fr. 21994, n° 87 ; ms. fr. 21982) ; imprimé en France d'après les matériel et usages typographique ainsi que le papier (Auvergne). Bandeau typographique, culs-de-lampes gravés sur bois dont un [p. 45] par Vincent Le Sueur (daté 1739).
À propos de ce livre :

   « Quand, rarement, Maupertuis dispose d'une place dans une histoire de la philosophie, c'est dans le secteur de l'épistémologie. Pourtant, il signe aussi un très court texte de philosophie qui, me semble-t-il, mérite qu'on s'y arrête, car il joue un rôle cardinal dans l'économie d'un courant de pensée français que l'historiographie a gommé, trop matérialiste, trop eu croyant, pas assez idéaliste ou spiritualiste ; disons-le autrement : trop incompatible avec la tradition judéo-chrétienne recyclée par l'idéalisme dominant. Ce courant, je le nomme l'utilitarisme français. Or le texte qui en préfigure l'existence est l'Essai de philosophie morale, publié d'abord à Berlin en allemand en 1749 puis en français et en France dès 1751.
   Ce petit texte (un in-12 de cent vingt-cinq pages, dix-sept lignes par page...) a d'abord existé sous la forme d'un envoi privé à un ami. Comme toujours à l'époque, on le lit dans les salons, on le copie, le recopie, il circule, jusqu'à ce qu'il se trouve un jour imprimé, édité et diffusé sans le consentement ni l'autorisation de son auteur. Dans ce cas de figure, les risques de censure existent, certes, mais ils sont moindres que dans le cas d'une franche existence éditoriale.
   Pour éviter l'édition pirate, fautive, peu sûre, mal recopiée, parfois volontairement malintentionnée, Maupertuis consent à une édition. Il l'ouvre en répondant d'abord aux remarques le plus fréquemment faites à son texte : livre de misanthrope, éloge fautif du suicide, ouvrage d'impiété, mais aussi bréviaire de dévotion (!), ouvrage au style bien trop sec ! La bonne méthode voudrait pourtant qu'on l'ait lu afin de pouvoir saisir la portée des remarques, puis la pertinence et la qualité des réponses : ce préambule méritait donc un appendice...
   Ces premières pages, maladroites, invitent à ne pas lire : qui s'empresserait d'aller voir un livre si noir, à l'abord si revêche, coupable ou d'être libertin, ou de sentir l'eau bénite ? Mais mériter ces deux reproches, voilà l'effet d'un singulier ouvrage ! Car hédoniste, l'utilitaire altruiste, le tout dans la perspective d'une véritable science philosophique, avec arithmétique des plaisirs, physique des passions et mathématique des émotions. Pour un historiographe élevé au biberon idéaliste, voilà trop pour un seul homme ! D'où l'absence de l'œuvre dans le corpus de la philosophie française. »
Bibliographie :
   Michel Onfray, Maupertuis et le désir d'être heureux, dans Les ultras des Lumières (tome 4 de la Contre-histoire de la philosophie), chap. 11.

200 euros (code de commande : 21494).

 

[MAUVILLON (Éléazar de)] — Histoire du Prince Eugene de Savoye, Généralissime des Armées de l'Empereur & de l'Empire. Enrichie de Figures en Taille-Douce. Tome troisième. Vienne, Briffaut, 1770. [A Vienne en Autriche, Chez Briffaut. M. DCC. LXX.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, tranches rouges, reliure frottée, [1 (titre)], [1 bl.], 327, [1 bl.] p., trois gravures à déplier.
   Ce troisième volume (sur cinq) couvre les événements qui se sont déroulés de 1705 à 1708.
   Les gravures sont :
   - Plan de la ville de Turin (en regard de la p. 98).
   - Plan de la bataille de Cassano (en regard de la p. 191).
    - Plan de la bataille d'Audenarde (en regard de la p. 272).

50 euros (code de commande : 20612).


 

   MIRAEUS (Aubertus). Fasti Belgici et Burgundici.
   
Bruxelles, Pepermann, 1622.
     Recueil de près de six cents biographies de saints bourguignons et des Pays-Bas.
   Pour en savoir plus...

200 euros (code de commande : 10460/vit1).

 

[MONGEZ (Antoine)] — Vie privée du Cardinal Dubois, Premier Ministre, Archevêque de Cambrai, &c. [Paris], 1789. [A Londres. 1789.] In-8° demi-toile brune, tranches marbrées, (XIXe siècle), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 298 p. (les six premières en caractères romains), bel exemplaire.
   On connaît deux éditions portant la date de 1789 ; elles sont de format différents la première, présentée ici qui contient 298 p. et la seconde dont la page de titre est ornée d'une vignette au motif floral, qui contient 389 p. et un portrait du cardinal.
   Si l'œuvre de Mongez est essentiellement consacrée à l'histoire naturelle et à l'Antiquité, il est cependant « l'auteur de deux ouvrages plus ou moins historiques : l'Histoire de la vie de Marguerite de Valois (1777) et la Vie privée du Cardinal Dubois (anonyme, 1789). [...] À la lire, on remarque que c'est un monument de duplicité : prétendant reprendre un hypothétique manuscrit d'un secrétaire du cardinal, elle ne se prive pas de donner en note les passages obscènes et licencieux de ce manuscrit, tout en les condamnant. »
Avis des éditeurs :
   Le Public doit compter sur la vérité des faits rapportés dans ces Mémoires : on en a extrait le plus grand nombre, & sur-tout les détails de la Vie privée du Cardinal, d'un Journal composé par son Secrétaire intime. Ce manuscrit après avoir passé dans plusieurs mains, & après avoir été négligé pendant soixante ans, est enfin tombé dans les nôtres ; nous nous hâtons d'en faire jouir le Public.
   Le Cardinal Dubois a eu le même sort que l'illustre Sulli. Tous deux ont eu pour historiens leurs Secrétaires ; on fait que rien n'échappe à ces hommes dont les Grands ont perpétuellement besoin.
   La vie publique du Cardinal Dubois ayant été négligée dans notre manuscrit, nous avons eu recours aux sources connues. Nous ne citerons ici que la vie du Régent & l'histoire de la Régence.
   On pourrait cependant nous accuser d une ingratitude marquée, si nous ne rendions justice aux Mémoires du Chevalier de Ravanne. Les détails qu'ils renferment sur notre Prélat, ont trop de conformité avec nos renseignemens secrets, pour ne pas en faire une mention particuliere.
   Pour mettre les Lecteurs à même de juger notre travail & le manuscrit du Secrétaire, nous allons transcrire une partie de sa Préface, en conservant fidélement son style trivial, ses expressions familieres, & en faisant observer qu'il l'avait composé par l'ordre du Cardinal de Fleuri auquel il est dédié.
Bibliographie :
   - Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, t. VI,  p. 418.
   - Walckenaer, Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Mongez, p. 7.

100 euros (code de commande : 20055cath).

 

MONTIS (Paul de) — La vie de la vénérable sœur Marie de l'Incarnation, religieuse converse carmélite, fondatrice des Carmélites de France, dite dans le monde, Mademoiselle Acarie. Ouvrage dédié à Madame Louise de France, Religieuse Carmélite, sous le nom de Sœur Thérèse de S. Augustin, Prieure des Carmélites de S. Denis. Par M. l'Abbé de Montis, Docteur en Théologie, Censeur Royal, de l'Académie Royale des Belles-Lettres de la Rochelle. Paris, Gueffier, 1778. [A Paris, Chez Pierre-François Gueffier, Libraire-Imprimeur, rue de la Harpe. M. DCC. LXXVIII. Avec Approbation, & Privilége du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, tranches rouges, reliure frottée, [2 bl.], XV, [1 bl.], 326, [2 (approbation et privilège)], [2 bl.] p., bon exemplaire de cette peu courante première (et seule) édition.
Extrait de la préface :
   J'ai divisé mon ouvrage en quatre parties. La premiere contient la naissance de Madame Acarie, son état de fille, de femme & de veuve. La seconde partie comprend son entrée en religion, la vie édifiante qu'elle y a menée & sa sainte mort. Dans la troisieme partie, je fais connoître l'excellence & la sublimité de ses vertus & plusieurs actes héroïques qu'elles lui ont fait produire & qui n'ont pu entrer dans le corps de l'ouvrage. La quatrieme partie fera connoître les graces & les faveurs singulieres qu'elle a reçues du Seigneur, & de plus les faits miraculeux qu'elle a opérés pendant sa vie, ou qui, par son intercession, ont éclaté, après sa mort.

90 euros (code de commande : 20106/vit1).

 

[NAUDÉ (Gabriel) et PATIN (Guy)]. [LANCELOT (Antoine) et BAYLE (Pierre)] — Naudaeana et Patiniana. Ou singularitez remarquables, prises des conversations de Mess. Naudé & Patin. Seconde édition revuë, corrigée & augmentée d'Additions au Naudaeana qui ne sont point dans l'Edition de Paris. Amsterdam, Vander Plaats, 1703. [A Amsterdam, Chez François vander Plaats, Marchand-Libraire dans le Gapersteeg, M. DCCIII.] In-12 plein veau, dos lisse orné de filets dorés, filet-double doré encadrant les plats, reliure frottée, [1 (titre en rouget noir)], [1 bl.], [14 (avertissement, préfaces)], 256, 132, [10 (table)] p., portraits de Guy Patin et de Gabriel Naudé gravés par Sluyter en frontispice.
Avertissement du Libraire [il s'agit en réalité de Pierre Bayle] :
   Je n'ai pas pu faire tout ce que je souhaitois pour perfectionner cette nouvelle Edition du Naudaeana & Patiniana. Je voulois y joindre les endroits que Mr le Président Coufìn a retranchez de l'Original, & les Pieces Latines que le Pere Jacob publia en l'honneur de M. Naudé à Paris l'an 1659. mais jusques ici il m'a été impossíble de les recouvrer. J'ai été plus heureux par raport à la taille douce de M. Naudé, car j'en ai enfin déterré un exemplaire, on la trouvera ici avec celle de Mr Patin. Mais pour faire bien connoître que cette édition ne laisse pas d'être incomparablement meilleure que celle de Paris, il me suffira d'avertir que j'ai fait corriger un très grand nombre de fautes qui défiguroient si horriblement les noms propres, qu'ils en étoient méconnoissables. J'ai mis ensemble † les endroits qui appartiennent à la même personne, & qui se trouvent dispersez çà & là dans l'édition de Paris, & ce qui est beaucoup plus considérable je donne des Supplémens très-curieux & fort nécessaires dont le manuscrit m'est venu de France : s'ils fussent venus assez tôt j'eusse mis chaque addition au bas de l'article qu'elle concerne, mais quoi qu'elles soient toutes ensemble à la fin du Naudaeana, il n'y a personne qui ne puisse facilement les raporter où il faut. L'Auteur de ces Additions ne m'est connu que sous l'idée générale de savant homme. Vous allez voir son Avant propos.
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 399.

   
Portraits de Guy Patin et de Gabriel Naudé et page de titre.

200 euros (code de commande : 19800).

 

L'Office de la Semaine Sainte, en latin et en françois, a l'usage de Rome, contenant les spet pseaumes de la Pénitence, les Litanies des Saints & les Prieres pour la Confession & Communion, tirées de l'Ecriture Sainte, avec l'Ordinaire de la Messe. Nouvelle Edition revûe & corrigée. Paris, Lambert et Durand, 1741. [A Paris, / Chez Lambert & Durand, / rue Saint Jacques. / M. DCC. XLI. / Avec privilege du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers doré, reliure frottée, coins émoussés, [1 (titre-frontispice)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [6 (avis, approbation, privilège)], XII, 544 p., 4 gravures hors texte.
Avis :
   Si ce Livre que l'on met entre les mains des Fidéles, n'étoit point traduit en notre langue, il auroit besoin d'une longue Préface pour expliquer les Mystéres que l'Eglise nous represente en ce tems, où elle fait mémoire des souffiances, de la mort & de la Résurrection de notre Sauveur. Mais comme il contient ce que cette sainte Mere nous propose en latin, traduit fidèlement en François, on ne croit pas pouvoir mieux faire que d'exposer nuëment aux yeux de ses enfans ce qu'elle a voulu leur être connu dans cette langue universelle, y ayant, en quelque sorte, de la présomption à prétendre donner par un discours étudié de plus hautes idées de ces Mystéres, que ce qu'elle a voulu nous en inspirer. C'est pour cela qu'en se retranchant à ces seules pensées, on croit satisfaire à ce que l'on doit, & à ce que le Lecteur peut attendre, si après cette traduction qu'on lui préfente, on ne lui fait pas un ample discours. Et à vrai dire, c'est dans le concert des cœurs, comme des voix, que consiste cette unanimité qui doit se rencontrer parmi les Chrétiens, à louer & invoquer Dieu dans l'Office auquel ils sont particulierement invitez en ces jours où ils sont obligez après le jeûne du Carême, de se présenter à la table du Seigneur, pour y participer a son Corps & à son Sang précieux, afin de mériter de parvenir à la gloire de la Résurrection. C'est en cela que nous devons établir notre fin principale, comme c'est pour cela que nous avons été appellez. Je prie Dieu qu'il lui plaise de donner sa bénédiction à ce Livre qui n'a été dressé que pour cette même fin, à ce que tous ceux qui s'en ferviront, entrent par son moyen dans l'esprit de l'Eglise.

30 euros (code de commande : 24444).

 

Officium hebdomadæ sanctæ. Secundùm Missale & Breviarium Romanum, Pii V. Pont. Max. jussu editum, Clementis VIII. & Urbani VIII. auctoritate recognitum. Anvers, Plantin, 1792. [Antverpiæ, Ex Architypographia Plantiniana. M. DCC. LXXXXII.] In-12 plein chagrin noir d'époque, dos à 4 nerfs (petit manque à la queue), fermoirs, 524 p., lettrines, culs-de-lampes et 5 gravures à pleine page, impression en rouge et noir, bon exemplaire.

   
Titre et pp. 58-59.

75 euros (code de commande : 20203).

 

Ordonnance de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, sur le fait des eaux et forets, Donnée à S. Germain-en-Laye au mois d'Août 1669. Avec les Réglemens rendus en interprétation jusqu'à présent. Nouvelle édition, plus correcte que les précédentes. Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1776. [A Paris, / Par la Compagnie des Libraires associés. / M. DCC. LXXVI. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, tranches jaspées, [1 (titre)], [1 bl.], [6 (avertissement, table, privilège)], 640 p.
Avertissement des libraires :
   On ne croit pas devoir laisser ignorer au public, qu'en 1752, M. Joly de Fleury, ancien Procureur Général, s'étant apperçu que jusqu'alors tous les textes imprimés de l'Ordonnance de 1669, étoient peu corrects & infectés de fautes considérables ; Monseigneur le Chancelier chargea Maîtres Rousselet & Coqueley de Chaussepierre, Avocats & Censeurs Royaux, de la rétablir dans sa pureté, ce qu'ils firent avec la plus scrupuleuse exactitude sur la minute de cette Ordonnance, registrée au Parlement de Normandie.
   C'est sur le travail de ces deux Censeurs que nous avons fait l'Errata qui précéde l'édition de l'Ordonnance de 1669, que nous donnâmes en 1753, & qui est munie du Certificat de ces Censeurs qui attestent l'exactitude des corrections.
   L'édition que nous donnons aujourd'hui a été imprimée avec le plus grand soin, sur les corrections dont on vient de parler ; de manière que nous sommes en état d'assurer le Public, que le texte qu'elle offre est le plus régulier & le plus exact qu'il ait eu jusqu'à présent.
Bibliographie :
   - Thiébaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, p. 702.

100 euros (code de commande : 22301).


 

[PAIX DE VERVINS]. Memoires de Bellievre, et de Silleri. Contenant un Journal concernant la Negociation de la Paix traitée à Vervins l'an 1598. entre Henri IV. Roi de France, & de Navarre, et Philippes II. Roi d'Espagne, & Charles Emmanuel Duc de Savoye. Première et deuxième parties. La Haye, Moetjens, 1696. [A La Haye, / Chez Adrian Moetjens, Marchand / Libraire prés de la Cour, à la Librairie Françoise. / M. DC. XCVI.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque usagé, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [24 (épitre et table du premier volume)], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [12 (table du second volume)] 587 (pagination continue pour les deux volumes), [7 (catalogue de l'éditeur)] p., petite découpe circulaire à chaque page de titre.
   Le 2 mai 1598, Henri IV et Philippe II d'Espagne signèrent la Paix dite de Vervins.
   Par ce traité, négocié pour les Français par Pomponne de Bellièvre et Nicolas Brulart de Sillery, la France récupéra quelques territoires, dont une partie de la Picardie, et renonça à la Flandre et à l'Artois.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24870).

 


 

[PERNETY (Jacques, dit Pernetti)] — Lettres philosophiques sur les physionomies. Ex Vultibus Hominum Mores colligo. Petronius.
La Haye, 1746. [A La Haie, / chés Jean Neaulme, / aux Dépens de l'Auteur, / M. DCC. XLVI.] In-8° (110 x 177 mm.) sous cartonnage moderne marbré, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avertissement)], 274 p. (les pp. 252-274 sont consacrées au Catalogue des livres imprimez chez J. Neaulme), frontispice de Jan van Schley, édition originale, note manuscrite sur la page de garde.
   Ce volume fut d'abord attribué au jésuite quimpérois Guillaume-Hyacinthe Bougeant mais il est désormais acquis que son véritable auteur est l'abbé lyonnais Jacques Pernetti.
   L'abbé Jacques Pernetti (1696-1777) fut chanoine de la cathédrale de Lyon, passionné par l'histoire naturelle et par les antiquités, il fut un des membres les plus actifs de l'Académie lyonnaise. Historiographe de Lyon, il publia de nombreux ouvrages dont ses Lettres philosophiques sur les physionomies qui fut traduit en allemand et qui était « assez recherché à cause de la nouveauté du sujet ».
Bibliographie :

   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1285.
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 13208, 49507 et 49508.

50 euros (code de commande : 25532).


   PERRAY (Michel du). Traité sur le partage des fruits des benefices...
   
Paris, Paulus-du-Mesnil, 1742.
   
Un des principaux ouvrages de ce célèbre avocat.
   Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 10393/vit1).


 

   PESTEL. Les fondemens de la jurisprudence naturelle.
   
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
   
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6344/vit1).

 

PLINE L'ANCIEN (Gaius Plinius Secundus) — L'Histoire du Monde, de C. Pline Second : Collactionnée & corrigée sur plusieurs vieux exemplaires Latins, tant imprimez qu'escrits à la main, & enrichie d'annotations en marge, servans à la conference & declaration des anciens & modernes noms des Villes, Regions, Smples, & autres lieux & termes obscurs comprins en icelle. A quoy a esté adjousté un traitté des poids & mesures des antiques, reduictes à la façon des François : Avec deux Tables ; l'une fort ample des noms & matieres contenuës en ceste Histoire ; l'autre servant au susdit traité des poids & mesures. Le tout mis en françois, par Anthoine Du Pinet, Seigneur de Noroy ; et depuis en ceste sixiesme & derniere edition, augmenté de plusieurs nouvelles Annotations fort utiles & necessaires, & revu en plusieurs lieux & endroits difficilles, non encores expliquez. Tomes I et II (complet). Paris, Giffart - Morlot - Daufresne, 1622. [A Paris, / Par Louys Giffart, Claude Morlot, / & Robert Daufresne. / M. DC. XXII.] . Deux tomes en un volume in-folio, plein parchemin manuscrit recouvert d'une teinture verte, dos à 6 nerfs, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [24], 516, [84], [1 (titre du tome II)], [1 bl.], [18], 569, [71] p., exemplaire en bel état.
   À propos de cette traduction d'Antoine du Pinet (Besançon, ca 1510-1515 - 1584) dont la première édition parut à Lyon, en 1542, Michaud écrit : « Cette traduction a été pendant longtemps la seule qu'il y eût en français : le style en est simple et agréable quoiqu'un peu vieilli, et bien des personnes la préfèrent encore à celle qu'à donnée Poinsinet de Sivry. Falconet la trouve inexacte ; mais on devra toujours de la reconnaissance à Dupinet, pour avoir osé le premier entreprendre la traduction d'un des ouvrages les plus importants de l'antiquité, et en même temps l'un des plus difficiles, à raison de la multiplicité des connaissances que doit réunir le traducteur. »
Bibliographie :
   - Michaud (Louis-Gabriel), Biographie universelle ancienne et moderne, tome XII, p. 9.
   - Lazard (Madeleine), Un Franc-Comtois à Lyon : Antoine du Pinet, sieur de Noroy, pasteur humaniste.

750 euros (code de commande : 23369).

 

PLUCHE (Noël-Antoine) — Le spectacle de la nature ou Entretiens sur les particularités de l’histoire naturelle, qui ont paru les plus propres à rendre les Jeunes-Gens curieux, & à leur former l’esprit. Tome cinquième, Contenant ce qui regarde l'Homme considéré en lui-même. Nouvelle édition. Paris, Estienne, 1755. [A Paris, Chez les Freres Estienne, rue S. Jacques, à la Vertu. M. DCC. LV. Avec Approbation & Privilege du Roi.] In-12 broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 596, [3 (table et explication du frontispice)], [1 bl.] p., bien complet du frontispice et des 20 planches hors texte à déplier la plupart gravées par J. P. Le Bas.
Table des matières :
   Entretien I : La destination de l'Homme sur la terre.
   Entretien II : Le domaine de l'Homme.
   Entretien III : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par les proportions & par l'excellence du corps humain.
   Entretien IV : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'excellence de ses sens.
   Entretien V : Le domaine de l'Homme, prouvé par ses plaisirs.
   Entretien VI : Le gouvernement de l'Homme, aidé par la certitude des fonctions animales.
   Entretien VII : Le gouvernement de l'Homme, démontré par les facultés de son esprit. L'activité de l'Homme.
   Entretien VIII : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par son intelligence.
   Entretien IX : Le domaine de l'Homme, prouvé par son imagination.
   Entretien X : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par sa mémoire.
   Entretien XI : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'étendue de sa volonté, par le choix de sa liberté, & par la direction de sa conscience.
   Entretien XII : Les sciences usuelles. La logique usuelle.
   Entretien XIII : La science usuelle. Les faits. Les mesures.
   Entretien XIV : La science usuelle. Les forces mouvantes.
   Entretien XV : L'optique.
Détail des gravures :
   1. Frontispice : Qu'est-ce que l'Homme.
   2. Les mesures, en regard de la p. 259.
   3. Les mesures, en regard de la p. 281.
   4. L'usage des mesures, en regard de la p. 305.
   5. Les cadrans, en regard de la p. 341.
   6. L'anneau astronomique, en regard de la p. 389.
   7. Les forces mouvantes, en regard de la p. 401.
   8. Les forces mouvantes, en regard de la p. 437.
   9. Les moulins, en regard de la p. 472.
   10. Le moulin à vent, en regard de la p. 479.
   11. Le moulin à vent vû de face et de profil, en regard de la p. 480.
   12. Elevation et coupes du moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   13. Plan et coupe d'un moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   14. Le moulin à sier, en regard de la p. 489.
   15. Plan et coupe du moulin à sier, en regard de la p. 489.
   16. Plan du moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   17. Elevation d'un moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   18. L'optique, en regard de la p. 527.
   19. Suite de l'optique, en regard de la p. 565.
   20. Le microscope, en regard de la p. 582.
   21. Le telescope, en regard de la p. 592.

80 euros (code de commande : 19511/vit1).


 

[PORCELAINE - HALLEY]. Très rare carton publicitaire (119 x 76 mm.) du faïencier Charles Halley.
À propos de Charles Halley :
   Deux factures, quelques mentions dans les Almanachs et dans les actes notariés, et de très belles porcelaines sont, pour le moment, tout ce que nous savons sur Halley et Lebon dont les deux magasins furent réunis en un seul par le mariage de Lebon avec la fille de Halley.
   En 1793, Charles Halley était cité comme faïencier, rue Montmartre, n° 6. Il figure dans les Almanachs à partir de l'an 8. Selon certains auteurs, Halley aurait été directeur de la manufacture de porcelaine de Caen, ce qui reste à prouver. Quoiqu'il en soit, Charles Halley qualifié dans le même acte de faïencier et de marchand de porcelaine, fut en 1803, l'un des créanciers du Grand hôtel de Richelieu, à Paris, pour lequel il avait fourni de la porcelaine évaluée à 884 francs. Il demeurait alors rue Montmarte au coin du boulevard et le numéro 182 indiqué dans les Almanachs est appliqué à l'une ou à l'autre de ces voies.
Bibliographie :
   - Régine de Plinval de Guillebon, La porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, p. 154.

20 euros (code de commande : 23550*).

 

PORTIS (Leonard de) et AQUILE (Ioannis) — De Re pecuniaria antiqua : sestertio, talentis, ponderib., mensuris, stipendiis militarib. antiq. provinciarum : regumq[ue] populi ro[mani] : ac Cæsarum reditib. libri duo utilissimi. Auctore Leonhardo Porcio Vicentino. Item Johannis Aquilae de potestate atq[ue] utilitate monetarum opusculum his additum. Item priscae monetae ad nostram supputatio per Mameramnum collecta. Cologne, Mameranus, 1551. [Cum Privilegio Cæs. ad decennium. / Coloniae Henricus Mameranus excudebit / in platea Iudaica Anno, M.D.L.I.] In-8° plein veau, dos à 4 nerfs (reliure usagée), 170 (quelques erreurs typographiques de pagination aux derniers feuillets), [4 (index)], [2 bl.], 130, [6 (index)] p., mouillures et quelques ouvrages de ver (sans dommage pour le texte), ouvrage d'une grande rareté.
   La vignette à la page de titre est gravée aux armes et à la devise de Charles Quint, surmontant celle de l'éditeur : Sobrie, Iuste et Pie.
À propos des rapports entre Guillaume Budé et Léonard de Portis :
  « Ce qui regarde les monnaies romaines fut traité, presque en même temps, en Italie et en France, par un Vicentin nommé Leonardo Porzio, et par le savant Budé. Quand celui-ci eut publié, en 1514, son traité De Asse, et l'autre son livre sur la monnaie, les poids et les mesures des anciens (De Re pecuniaria antiquorum, de ponderibus ac Mensuris), on vit entre ces deux ouvrages un tel rapport que, suivant l'expression d'Érasme, dans une lettre écrite à Budé lui-même, personne ne douta que l'un des deux auteurs n'eût pillé l'autre. Porzio attaqua, le premier, en plagiat, l'auteur français ; Budé, non content de se défendre, rétorqua l'accusation, et se préparait à revenir à la charge, lorsque Jean Lascaris, ami des deux parties, et ami de la paix, parvint à les réconcilier. »
Bibliographie :
   - Didier (Nikolaus), Nikolaus Mameranus. Ein Luxemburger Humanist des XVI. Jahrhunderts am Hofe der Habsburger, sein Leben und seine Werke, p. 289 (n° 1).
   - Ginguné (P.L.), Histoire littéraire d'Italie, tome VII, p. 301.

850 euros (code de commande : 24500).

 

[PROTESTANTISME]. La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas, représentée en deux colomnes, l'une portant la confession ancienne : et l'autre, La Revision qui en été faite au Synode National de Dordrecht, l'An 1619 : Avec le Jugement du dit Synode sur les 5. Articles & la Discipline Ecclesiastique ; Et une Préface sur l'Histoire de la dite Confession, où est jointe la Lettre écrite a Philippe II. Roy d'Espagne. Le tout publié par ordre du Synode des Eglises Walonnes, tenu a Leyden le 14. septemb. 1667. Leyde, Luzac, 1769. [A Leyde, Chez Elie Luzac, 1769.] In-4° sous brochage d'attente, [22 (titre, avertissement, préface et Actes du Synode et Lettre au Roi d'Espagne), 192, [1 (table], [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à la page de titre, dos renforcé avec de l'adhésif, bon exemplaire.
Table des matières :
   
1. L'Avertissement sur cette Nouvelle Edition.
   2. La Préface de M. Hulsius, avec les pieces justificatives.
   3. La Lettre au Roi d'Espagne, Philippe II.
   4. La Confession de Foi.
   5. Le Jugement du Synode National de Dordrecht sur les cinq Articles.
   6. Les Signatures des Proposans, précédées d'un Avertissement rélatif.
   7. L'Ordre ou la Discipline Ecclésiastique.
   8. Les Post-Actes du Synode National de Dordrecht.
   9. L'Acte d'Uniformité dressé en 1686, & sous-signé des Ministres Refugiés.
   10. Les Signatures des Pasteurs, depuis leur Commencement en 1580, jusqu'à présent.
   11. Les Formulaires
         - de la Confirmation des Pasteurs.
         - de celle des Anciens & Diacres.
         - de l'Excommunication.
         - de la Reconciliation à la paix de l'Eglise.
         - du Batême des Personnes Agées ou des Adultes.
         - de celui des Anabatistes.

         - [de celui] des Juifs.
         - [de celui] des Mahométans.
         - [de celui] des Payens & des Idolâtres.

120 euros (code de commande : 24635).

 

Recueil des ordonnances de Louis XIV. Roy de France et de Navarre. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides. Troisiéme Edition, augmentée des Edits, Declarations, Arrests & Réglemens rendus en conséquence jusqu'à présent. Tomes I et II (complet). Paris, Saugrain et Prault, 1724. [A Paris, Chez la Veuve Saugrain & Pierre Prault, Imprimeur des Fermes & Droits du Roy, Quay de Gesvres, au Paradis. M. DCC. XXIV. Avec Privilege du Roy.] Deux volumes in-12 (105 x 172 mm.), plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers et de fleurons dorés, tranches rouges, t. I : [3 (faux-titre : Recueil des reglemens sur le fait des aides de Normandie, avis de l'éditeur, titre)], [1 bl.], XLIII (Table chronologique), [1 bl.], 428 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 460 p., bel exemplaire de ce peu courant recueil.
   Ce recueil est consacré à la Normandie. 
   « Dans l'origine, le mot aides s'appliquait à toute espèce d'impôt ; les tailles et les gabelles étaient comprises, comme tout le reste, sous cette dénomination générale. Sous Louis XIV, on commença à restreindre la signification du mot aides et à poser nettement la distinction entre l'impôt direct et l'impôt indirect. Les principaux droits désignés sous le noms d'aides étaient les divers droits perçus sur les boissons, vins, eaux-de-vie, bières, cidres, poirés, etc. Les droits d'aides, comme les autres impôts, n'étaient point levés par des agents directs de l'État. On réunissait ces droits en entreprises ou fermes générales, qu'on cédait à forfait, moyennant un prix déterminé, à des compagnies particulières qui se chargeaient de la perception d'après des tarifs convenus. Les aides proprement dites ne constituèrent un impôt général et permanent qu'à partir de l'année 1360. [...] Vivement attaqué dès la fin du XVIIe siècle par Boisguilbert, et au XVIIIe siècle par les économistes, l'impôt des aides, dont la réforme avait été vainement proposée par Colbert, par de Boulainvilliers en 1716, par le fermier général Dupin en 1746, et par Necker, pendant la durée de son premier ministère, fut supprimé par la Révolution en 1790. »
   Si, au XVIIIe siècle, nous voyons que les aides étaient restreintes à quelques produits, l'extrême irrégularité de l'assiette et de la perception des impôts entraînait qu'elles étaient encore appliquées dans certaines localités à plusieurs autres droits. « L'irrégularité de l'assiette était en effet le caractère général des impôts établis sous l'Ancien Régime. On pouvait dire que chaque province, quelquefois même chaque bailliage, avait son régime à part. Lors de l'établissement de l'aide générale, en 1360, plusieurs provinces avaient refusé de s'y soumettre. Pour s'en dédommager, le roi Jean ordonna que ces provinces seraient traitées comme pays étrangers, et à ce titre soumises à l'imposition foraine du sol pour livre, qui se prélevait aux frontières, à l'entrée et à la sortie des marchandises. De là vint la distinction des provinces sujettes aux aides, de celles qui ne l'étaient pas. »
   Larousse, Grand dictionnaire universel, t. I, p. 147 ; Coquelin et Guillaumin, Dictionnaire de l'économie politique, t. I, pp. 49-51.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 13820/vit2).


 

RETZ (Jean-François Paul de GONDI, Cardinal de) — Mémoires du Cardinal de Retz, contenant ce qui s'est passé de remarquable en France pendant les premieres années du regne de Louis XIV. Nouvelle Edition exactement revue & corrigée Tomes I, II, III et IV (complet). Genève, Fabry & Barillot, 1777. [A Geneve, Chez Fabry & Barillot. M. DCC LXXVII.] Quatre volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés, reliures usagées, tome I : XXIV, 472 p., tome II : 510 p., tome III : 500 p., tome IV : 480 p., bon exemplaire.
Extrait de la notice de Bourgeois et André :
   « Ce fils d'un général des galères sous Louis XIII, cet élève de Vincent de Paul, puis du collège de Clermont, ce chanoine de Notre-Dame de Paris à l'âge de quatorze ans, destiné à l'église uniquement pour conserver à sa famille les bénéfices de l'archevêché de Paris, a été pendant toute sa vie dirigé, non par l'humilité religieuse, mais par l'ambition politique. Inquiétant déjà Richelieu par son livre sur la Conjuration de Fiesque et par ses liaisons avec le comte de Soissons, déçu dans son espoir d'occuper le premier rang, lorsque après la mort de Louis XIII Anne d'Autriche se confie tout entière à Mazarin, Retz profite de sa situation de coadjuteur de l'archevêque de Paris pour poursuivre dans la révolte ouverte le but qu'il s'est proposé d'atteindre ; écarté des conseils par la régente, il s'imposera à elle en lui montrant quelle est sa force. Mais il est bien au-dessous de ceux contre lesquels il a intrigué sans cesse : il n'y a pas en lui l'étoffe d'un Richelieu ou d'un Mazarin. C'est son intérêt particulier dont il recherche constamment la réalisation, et il désire le chapeau de cardinal pour se rapprocher de celui qui dirige véritablement la France. Dans cette lutte, il devait être vaincu et réduit à s'enfuir à l'étranger, d'où il essaya vainement de susciter des difficultés au gouvernement qui avait compris qu'il fallait se débarrasser de ce brouillon impénitent. Lorsqu'on 1661 la mort de Mazarin le délivra de son adversaire le plus redoutable, Retz crut encore que l'occasion s'offrait à lui de reparaître sur la scène politique et d'y jouer un grand rôle. Réconcilié dans cet espoir avec le roi, au prix de concessions humiliantes, il se fit le serviteur empressé de la monarchie nouvelle, déployant toute son habileté dans les négociations dont il fut chargé à Rome, pour attirer sur lui l'attention du souverain et le forcer à reconnaître ses mérites. Mais Louis XIV était l'élève de Mazarin, et les conseils que celui-ci lui avait adressés ne furent pas oubliés ; s'il loua le cardinal de sa dextérité et de ses succès, il ne lui accorda nullement, ce que l'ancien frondeur rêvait : car il voulait gouverner lui-même et avec des hommes à lui. Aussi Retz, cachant son dépit, voyant ses calculs totalement déjoués, s'apercevant enfin qu'il était un homme d'un temps déjà ancien, revint-il sur ses vieux jours à la religion, faisant preuve d'une humilité peut-être sincère. Ses illusions étaient perdues, son rêve évanoui : mais, avant de mourir, il voulut laisser sa vengeance et il écrivit ses mémoires.
   Il semble en avoir commencé la rédaction en 1658 pendant qu'il était exilé et qu'il menait une vie errante, de Rome en Franche-Comté, et de là en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Angleterre. Il a revu cette première rédaction dans sa retraite de Commercy, où il vécut depuis 1665, peut-être sur la demande de Mme de Sévigné qui lui avait exprimé le désir de le voir « s'occuper et s'amuser » soit « à faire écrire », soit à « écrire son histoire ». C'est seulement après 1670 qu'il voulut vraiment faire un grand travail et que, pour le mener à bien, il prit deux collaborateurs, les pères bénédictins Picart et Hubert Belhomme. La mort l'empêcha de terminer son œuvre : les mémoires ne vont en effet que jusqu'à l'année 1655. [...]
   Si ces mémoires ont une valeur littéraire incontestable, il n'en est pas de même au point de vue historique. Œuvre de passion, écrite par un auteur vaniteux et vantard, qui, même après vingt ans, n'a pas oublié ses haines d'autrefois, ils manquent de bonne foi et de sincérité. Si Retz s'est abondamment servi du Journal du Parlement et de l'Histoire de mon temps jusqu'à les copier quelquefois textuellement, c'est, non pas pour venir au secours de sa mémoire fléchissante et incertaine, mais pour donner le change, pour tromper sciemment le lecteur. Il n'a été préoccupé que d'une idée, faire son apologie, et, pour cela, accabler celui qui l'avait vaincu, Mazarin, le poursuivre de ses traits acérés, l'accuser d'impéritie et de la ruine de la France, le calomnier même : contre cet homme néfaste toutes les attaques étaient permises et il était du devoir d'un bon Français de se révolter contre celui qui malgré tout restait un étranger, un Italien : Retz a voulu justifier le rôle qu'il avait joué et il n'a pas craint de transformer le caractère des événements, de les faire tourner à son profit et de mentir effrontément lorsqu'il en était besoin pour sa défense ou l'éloge de sa conduite.
   Il ne faut donc pas rechercher la vérité dans cette œuvre de combat, de polémique contre un homme qui ne pouvait plus riposter. Ces mémoires sont cependant utiles pour une étude générale de la société à l'époque de la Fronde : on y verra quel faible sens moral avaient alors ceux qui luttaient contre le premier ministre, quels mobiles ambitieux et intéressés dictaient leur conduite, à quelles extrémités ils étaient capables de se porter pour satisfaire leurs désirs. Retz possède un art admirable pour composer une scène, dépeindre les personnages principaux avec leurs caractères, leurs travers, leurs passions, leurs projets, et mener les intrigues jusqu'à la fin en graduant l'intérêt : rien de plus curieux que celles où il est le « grand premier rôle » dont il fait le portrait avec un soin infini, une variété parfaite de nuances délicates et de couleurs fortes. Ses mémoires sont à la fois une comédie en cent actes divers et une condamnation de la Fronde. »
Bibliographie :
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 797.

Les quatre volumes : 200 euros (code de commande : 16506/vit2).

 

[RICHELIEU (Louis François Armand Duplessis, duc de)]. Mémoires du Maréchal Duc de Richelieu, Pair de France, Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi, &c. Pour servir à l’Histoire des Cours de Louis XIV, de la Régence du Duc d’Orléans, de Louis XV, & à celle des quatorze premières années du Règne de Louis XVI, Roi des François, & Restaurateur de la liberté. Ouvrage composé dans la Bibliothèque, & sous les yeux du Maréchal de Richelieu, & d’après les Porte-feuilles, Correspondances & Mémoires manuscrits de plusieurs Seigneurs, Ministres & Militaires, ses Contemporains ; Avec des Portraits, des Plans et des Cartes nécessaires à l’intelligence de l’Ouvrage. Tome I à IX (complet). T. I-IV : Londres - Marseille - Paris, Bosse - Mossy - Buisson, 1790. T. V- : Paris - Lyon - Londres, Buisson, Bruyset, Deboffe, 1793. Neuf volumes in-8° plein veau à dos lisses d’époque, reliures usagées (mors fendus, coiffes et queues abîmés, coins émoussés), t. I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 90, 329, [1 bl.] p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 410 p.. t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV, [404 (erreurs typographiques de pagination à partir de la p. 364], [1 (note sur l’impression)], [1 bl.], un ff. manuscrit placé en regard de la p. 75 expliquant un billet chiffré, t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 160, 247, [1 bl.] p., t. V : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 414 p., 1 tableau dépliant, t. VI : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 408 p., t. VII : [1 (titre)], [1 bl.], 395, [1 bl.] p., t. VIII : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [410 (la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 125-126, sans perte de texte)] p., t. IX : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [528 la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 365-366, sans perte de texte)] p., 7  illustrations hors texte (portraits et vues dépliantes de Fribourg et du Fort Saint-Philippe à Minorque.
   On doit ces Mémoires à Jean-Louis Giraud Soulavie (Largentière, 1752 - Paris, 1813). Dans la note placée à la fin du tome III, les fautes et erreurs de pagination de l’ouvrage sont justifiées par le fait que « quatre imprimeurs l’ayant mis au jour à la fois dans un temps de trouble, & l’auteur n’ayant point eu le temps de lire les épreuves. »
Extrait de l'avertissement des libraires-éditeurs de l'édition de 1858 :

   
La réputation de l'abbé Soulavie nuit à ses ouvrages. Homme instruit, auteur d'écrits estimés de son temps sur l'histoire naturelle, il était vicaire général du diocèse de Châlons quand la révolution de 89 éclata. Le clergé compta peu de prêtres qui marquassent plus que lui par l'indépendance, pour ne pas dire plus, de leurs opinions politiques : on est forcé d'en convenir ; mais l'esprit de parti a trop légèrement conclu de ses opinions, contre ses publications historiques, et surtout contre les Mémoires de Riclielieu. Il est incontestable (le Moniteur en fournît la preuve) que le maréchal lui confia des pièces et des lettres originales auxquelles ses confidences verbales ajoutèrent encore une grande autorité. L'abbé Soulavie n'a donc pas, dans les premiers volumes, autant inventé qu'on le présume. Plus tard, son apostasie, son mariage, et surtout ses liaisons intimes avec Chabot, Collot d'Herbois, Barrère, Fauchet, Bazire, ouvrirent à ses recherches les dépôts les plus riches en documents. Ainsi nous lui devons la première édition des impérissables Mémoires de Saint-Simon ; ainsi, longtemps avant leur publication, il connaissait les Mémoires du président Hénault ; il en connaissait du moins l'existence. Quel usage a-t-il fait de tant de précieuses communications ? Qu'il y ait mêlé peut-être des particularités moins authentiques et que, sous sa plume toujours prolixe, la diffusion du style nuisît à l'intérêt des faits, rien de plus admissible : c'est précisément la raison qui nous a conduits à réduire les Mémoires de Richelieu a ce qu'ils peuvent avoir d'exact et d'attachant.
Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. III col 424-426.
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. VI, n° 23908.
   - Mémoires du maréchal duc de Richelieu, édition de Firmin Didot, 1858, t. I, pp. I-II.

L’ensemble : 250 euros (code de commande : 25444).

 

[ROHAN (Henri II, duc de)] — Les memoires du duc de Rohan. [Suivi de :] Veritable discours de ce qui s'est passé en l'assemblée politique des Eglises reformées de France, tenue à Saumur, par la permission du Roy, l'an 1612. Servant de supplement aux Memoires du Duc de Rohan. Amsterdam, Hoogenhuysen, 1693. [A Amsterdam, Chez André de Hoogenhuysen. cIc Icc xciii.] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [1 (titre)], [1 bl.], 196, 118 p.
Relié avec :
Memoires de Messire Jacques de Saulx, comte de Tavannes, lieutenant general des Armées du Roy. Où l'on rapporte avec une exacte fidelité, les causes, les motifs, & les divers mouvemens des factions des Princes, du Parlement, & de Paris ; durant les derniers troubles qui ont affligé la France jusqu'en l'année 1653. Cologne, Pierre Marteau, 1691.
[A Cologne. Chez Pierre Marteau. cIc Icc XCI.] 247, [1 (privilège)] p.
À propos des Mémoire du duc de Rohan :
   « La première édition date de 1644 ; elle est due à Samuel de Sorbière qui s'était procuré un manuscrit des mémoires en Languedoc : elle est incomplète et s'arrête à 1626. La seconde édition porte le titre suivant : Mémoires sur les choses advenues en France depuis la mort de Henri le Grand jusques à la paix faite avec les réformés au mois de juin 1629, dernière édition augmentée d'un quatrième livre et de divers discours politiques du même auteur, ci-devant non imprimés, 1646. Réimpressions en 1661, 1662, 1693, 1698, 1726, 1706.
   L'importance du rôle joué par l'auteur dans le premier quart du XVIIe siècle devrait faire attribuer à ces mémoires une grande valeur. Gendre de Sully, Rohan fut en effet, après 1610, le chef reconnu du parti protestant et, tout en se déclarant constamment le partisan de la conciliation, il participa aux révoltes contre l'autorité royale : après 1620 surtout et jusqu'à la paix d'Alais, en 1629, il fut un condottiere dangereux qui n'hésita pas à s'allier avec l'Espagne, mais qui sut signer aussi son accommodement avec le roi. Quand il vit que la cause protestante était perdue définitivement et que le cardinal de Richelieu était fermement résolu à ne pas se laisser former en France un état dans l'état, il préféra, plutôt que de se soumettre, devenir le condottiere de Venise. Plus tard seulement, en 1633, il rentra au service de la France, fut chargé par Richelieu de conduire la guerre dans la Valteline et fit dans ce pays des campagnes mémorables. Mais la méfiance du cardinal l'obligea encore une fois à désobéir et à chercher fortune ailleurs : il alla rejoindre Bernard de Saxe-Weimar et, en combattant avec lui, fut blessé mortellement au siège de Rhinfelden.
   Le caractère allier et inquiet de ce chef de parti, de cet attardé de la Ligue, se dévoile tout entier dans ses mémoires. Que Rohan n'ait pas épargné les attaques contre ses adversaires, en particulier Richelieu, rien d'étonnant à cela. Mais ses coreligionnaires et ses alliés ne sont pas à l'abri de ses reproches amers ou de ses appréciations acerbes, à tel point que l'un d'eux, le prince de Condé, se trouvant trop maltraité, fit acheter au libraire et détruire ensuite presque tous les exemplaires de la première édition. La partialité et le manque de sang-froid de Rohan étaient d'ailleurs reconnus déjà par des hommes du XVIIe siècle : le diplomate Grotius, qui avait lu le manuscrit des mémoires, écrit, par exemple, à Oxenstierna dès 1638 : « Ce livre ne sera bien reçu ni en Angleterre, ni dans les Provinces-Unies, ni en France. Le roi de la Grande-Bretagne et les États Généraux y sont accusés d'avoir abandonné les intérêts de leur religion et fourni de quoi la détruire ; les principaux seigneurs réformés de la France sont taxés de trahison et de perfidie ; enfin le génie de ceux qui sont encore ici au timon des affaires y est vivement dépeint. » Si le père Lelong, dans sa Bibliothèque historique, se contente de dire que ces mémoires sont « curieux et écrits avec simplicité », l'abbé Le Gendre est beaucoup plus explicite dans son Histoire de France « Ces mémoires, dit-il, sentent son homme de qualité qui parle également bien de la guerre et du cabinet... Ce duc donne à tout ce qu'il dit un air à se faire croire dans les occasions même où il doit être le plus suspect. »
   Rédigés avec lourdeur, entremêlés de détails de sièges et d'opérations militaires, les mémoires de Rohan ressemblent à ceux d'Agrippa d'Aubigné. Ils ne donnent pas la physionomie vraie de leur auteur ; mais ils permettent de se rendre compte des dissensions religieuses et politiques qui arrêtèrent le développement de la France jusqu'au moment où Richelieu se décida à prendre La Rochelle. « Par contraste avec la France nouvelle qui se constitue, ce testament politique du parti protestant, de dix ans antérieur à celui de son vainqueur, par la forme et par le fond, a sa marque et son intérêt. On y voit ce qu'était ce parti, ce qu'il voulait, ses divisions, ses prétentions et ses habitudes de complot et de négociations avec l'étranger. » Écrits à Venise, où Rohan s'était retiré après la signature de la paix d'Alais, ils reflètent les déceptions et les rancunes du chef du parti vaincu. »
À propos des Mémoire de Tavannes :
   Il s'agit de la contrefaçon de la première édition publiée à Paris la même année.
   « Grand bailli de Dijon et lieutenant des gendarmes de Condé, Tavannes fit la guerre dès 1639 avec le duc d'Enghien, dont il devint un serviteur fidèle. À la fin de 1602, il rentra dans le devoir, mais tomba en disgrâce et ne servit plus.
   Tavannes raconte la Fronde des princes dans la région parisienne. Ses mémoires n'étaient pas terminés en 1672, puisqu'il relate la mort du chancelier Séguier. Il les a écrits pour deux raisons : il a voulu d'abord dire quelle part il avait prise aux événements ; il a voulu surtout se justifier d'avoir fait tirer le canon contre l'armée royale, ce qui aurait entraîné sa disgrâce. Il s'attache principalement à exposer les actions militaires : c'est un guerrier, et non pas un diplomate ou un homme d'intrigue comme Lenet ; il a été l'ami de Condé sans doute, mais il n'a pas été dans le secret des négociations. Ses relations du combat de Bléneau, du siège d'Étampes, de la bataille du faubourg Saint-Antoine ont un réel intérêt parce qu'elles ont été rédigées par un témoin oculaire que n'emporte pas la passion politique.
   Ce n'est pas à dire que Tavannes ne se trompe pas ; à distance, sa mémoire n'est pas toujours fidèle. Mais ces erreurs ne sont pas voulues : elles sont produites par ce fait que Tavannes a une trop bonne opinion de lui-même et exagère, sans s'en douter, l'importance de ses actions. Sa sincérité ne saurait être mise en doute : il est sans malice et sans artifice. »
Bibliographie :
   Bourgeois et André, Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 706 et 807.

250 euros (code de commande : 19600).

 

SAGE (Balthasar-Georges) L'Art d'essayer l'or et l'argent ; tableau comparé de la coupellation des substances métalliques, par le moyen du plomb ou du bismuth : procédés pour obtenir l'or plus pur que par la voie du départ. Avec figures. par M. Sage. Paris, Imprimerie de Monsieur, 1780. [A Paris, De l'Imprimerie de Monsieur. M. DCC. LXXX.] In-8° broché (pas de couverture), XII, 112, [3 (approbation)], [1 bl.] p., 4 planches à déplier in fine, deux notices manuscrites anciennes épinglées.
   Balthazar Georges Sage, naît à Paris le 7 mars 1740. Fils d'un apothicaire, élève de Nollet, il devient membre de l'Académie des Sciences en 1762. Nommé aide-major à l'Hôtel des Invalides, puis censeur royal, il est désigné en 1778 titulaire de la chaire de minéralogie expérimentale. Il encourage la fondation de l'École des Mines en 1783, dont il est désigné directeur. La Révolution le prive de ces emplois mais sous le Directoire, il reprend sa chaire à l'Hôtel des Monnaies et entre à l'Institut lors de la création de ce corps. Il décède en 1824.
Avertissement :
   L'essai des matières d'or & d'argent étant l'opération la plus importante à l'Etat & au Commerce, on ne doit rien négliger pour le porter à sa perfection : on sait qu'on ne peut y parvenir que par la Chimie la plus exercée ; c'est par elle que les Schindlers & les Schlutters sont parvenus à ces vérités utiles, qui n'en subsistent pas moins quoiqu'elles aient été niées par quelques modernes.
   La Docimastique, dont je m'occupe depuis vingt ans, m'a conduit aux découvertes importantes que je me fais un devoir de publier, après les avoir légalisées, en faisant les expériences qui les constatent, devant M. d'Arnouville, premier Président de la Cour des Monnoies, M. Herault, Avocat général, & M. d'Origni, Conseiller de la même Cour. Ces Magislrats ont reconnu qu'elles devoient concourir à perfectionner l'Art des Essais, & qu'elles leur fournissoient des moyens propres à faire juger des faits qui auroient pu rester long-temps incertains.
   Je fis part de mes découvertes à l'Administration. M. Tillet crut parvenir à les infirmer, en niant la dissolution de l'or par l'acide nitreux. M. Tillet n'ignoroit cependant pas que Brandt avoit fait le 5 mars I748, en présence du Roi & de l'Académie de Suède, les expériences qui constatent la dissolution de l'or par l'acide nitreux : M. Tillet ne se ressouvint pas sans doute que ses propres Mémoires, imprimés parmi ceux de l'Académie, pour l'année I763, constatent la découverte du Chimifle Suédois.
   Quoique les Chimistes François, de même que les chimistes du Nord, n'eusent aucun doute sur les expériences de Brandt, M. Tillet sollicita, & se fit écrire, le 25 février 1780, une lettre par M. Necker, par laquelle ce Ministre engagea, entr'autres l'Académie à déterminer si l'acide nitreux avoit de l'action sur l'or. Dans le dessein de satisfaire promptement l'Administration, je fis, devant & avec M. Tillet, les expériences les plus positives & les plus propres à démontrer la dissolution de l'or par l'eau-forte la plus pure ; M le Baron de Maistre fut témoin de ces expériences. Ce fut alors que M. Tillet imagina de dire que l'or n'étoit que suspendu, & non dissous dans l'acide nitreux. Je ne m'arrête point aux mots ; le fait est que le poids du cornet d'or diminue d'autant plus, qu'on a employé une plus grande quantité d'eau-forte pour l'essai, & que plus cet acide est concentré, plus il a d'action sur l'or.
   La méthode de M. Tillet & celle de la plupart des Essayeurs, exige de l'acide nitreux très-concentré pour la reprise du cornet. Cette eau-forte se vendoit cent sous la livre, il étoit question de la payer six francs, lorsque M. Racle, habile Effayeur, vint me demander s'il ne seroit pas possible d'en préparer d'aussi bonne, mais à meilleur marché. Ce fut alors que je donnai à l'Administration le procédé par lequel on obtient l'acide nitreux que la Cour des Monnoies a jugé à propos de faire employer généralement pour les essais ;il ne se vend que trois livres, quoiqu'il soit égal, par sa concentration & ses effets, à celui qu'on vendoit cent sous.
   On ne peut plus nier aujourd'hui la dissolution de l'or par l'acide nitreux concentré ;mais on dit que ce qu'il enlève au cornet est si peu de chose, que cela n'est d'aucune importance : cependant un trente-deuxième de grain étant enlevé à un cornet de douze grains, c'est une soustraction réelle de douze grains d'or par chaque marc de ce métal ; mais comme la soustraction est de deux trente-deuxièmes de grains quand on emploie autant d'acide nitreux que M. Tillet, il résulte que c'est de vingt-quatre grains d'or par marc qu'on fait tort au propriétaire du lingot. C'est ainsi que ce métal se trouve alors réduit de quatre liv. huit sous par marc au dessous de sa valeur réelle ; & il se trouvera à un plus haut prix par-tout où l'on aura employé une eau-forte moins concentrée pour faire la reprise du cornet, parce qu'alors il y aura moins de ce métal de dissous, & qu'il paroîtra par conséquent à un titre plus haut.
   Mes recherches m'ont conduit à une découverte intéressante, dont j'ai encore fait part à l'Administration ; elle consiste à éviter les pertes qu'entraîne ordinairement l'affinage de l'or : outre que ce moyen peut faire une épargne de plus de 200001iv. par an pour l'Affinage de Paris, il rendra aussi moins mal-sain le voisinage de cet atelier, puisqu'on n'y réduiroit plus en vapeurs, toutes les années, des milliers d'acide nitreux concentré.
   Quoiqu'on ait beaucoup écrit sur les essais, il n'y a cependant encore rien de précis sur cet objet, ni sur la coupellation ; c'est ce qui m'a determiné a suivre ce travail : il fera connoître que de toutes les substances métalliques, il n'y a que le cuivre, l'or & l'argent qui puissent s'introduire dans la coupelle par le moyen du plomb ou du bismuth, que toutes les autres substances métalliques sont rejetées sur ses bords sous forme de scories diversement colorées.
   Comme, en fait d'essai, il est important d'effacer jusqu'à la trace de l'erreur, je fais connoître que l'or de départ retient toujours de l'argent, & j'indique plusieurs moyens pour obtenir de l'or très-pur.
   Je termine cet Ouvrage en prouvant que le plomb ne contient point d'or, comme voudroient l'insinuer quelques Savans modernes. 

100 euros (code de commande : 21956).

 

SAINT-FOIX (Germain-François Poullain de) — Œuvres de theatre de Monsieur de Saintfoix. Tome[s] premier [et] second (complet). Paris, Prault fils, 1748. [A Paris, / Chez Prault Fils, Libraire, Quai / de Conti, vis-à-vis la descente / du Pont-Neuf, à la Charité. / M. DCC. XLVIII. / Avec Approbation & Privilege du Roi.] Deux volumes in-12 plein veau marbré d'époque, dos lisses ornés de fleurons dorés, dos frottés avec un manque en queue du tome II, tranches marbrées, tome I : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., tome II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 218, [2 bl.] p., ex-libris.
Les deux volumes contiennent :
   Tome I : L'Oracle - Pirrha & Deucalion - Les Veuves turques - Le Silphe - L'Isle sauvage - Les Grâces.
   Tome II : Julie ou l'Heureuse épreuve - Divertissement à l'occasion du mariage de M. le Dauphin avec la Princesse de Saxe - Égérie - Le Double déguisement - Zéloïde, tragédie - Arlequin au serrail.
Extrait de la Correspondance de Grimm et Diderot :
   M. Germain-François Poulain de Saint-Foix, né à Rennes en 1703, historiographe de l'ordre du Saint-Esprit, est mort à Paris vers la fin du mois de juillet. Les lettres lui doivent plusieurs ouvrages estimables. Son Théâtre, quoique d'un genre fort inférieur à celui de nos grands maîtres, offre plusieurs tableaux d'une composition ingénieuse, d'un faire agréable et spirituel. L'Oracle et les Graces feront encore long-temps les délices de la scène française. Il y a dans les Essais sur Paris et dans l'Histoire de l'Ordre du Saint-Esprit, une foule de recherches curieuses et d'anecdotes piquantes. Le style de M. de Saint-Foix est en général simple et pur, naturel et précis. C'est un mérite qu'on ne saurait trop apprécier depuis que l'affectation du bel esprit, le jargon métaphysique, et les petites prétentions à la chaleur et au génie, l'ont rendu si rare.
   Le caractère de M. de Saint-Foix formait un contraste assez singulier avec celui de ses ouvrages. L'auteur des Graces était bien le mortel le plus sec et le plus bourru qu'il fût possible de rencontrer. Tout le monde sait son aventure avec le chevalier de Saint-Louis, comme il se battit pour une bavaroise, comme il reçut un grand coup d'épée, et comme il s'obstina toujours à dire qu'une bavaroise était un fichu dîner. Il eut vingt affaires dans sa vie pour des sujets de la même importance ; et toujours malheureux, rien ne put le corriger d'une manie si étrange, et surtout si peu commune à messieurs les gens de lettres.
   Si ses écrits étaient en opposition avec son caractère, ils ne l'étaient guère moins avec ses goûts. M. de Saint-Foix n'a rien fait, du moins d'imagination, qui ne soit d'un genre facile et gracieux, et tous ses jugemens en littérature étaient d'une sévérité très-exclusive, pour ne pas dire très-injuste. Il n'estimait que les ouvrages d'une touche austère et vigoureuse. Corneille était son idole, Racine avait, à son gré, trop de mollesse et de douceur. Il avait pris, je ne sais pourquoi, l'aversion la plus décidée pour Henri IV ; et une des dernières occupations de sa vieillesse fut de rassembler un grand nombre de matériaux qu'il prétendait employer à détruire l'enthousiasme avec lequel la France entière adore la mémoire de ce bon roi. Seraient-ce les opéra du citoyen de Toulouse [Durozoi] qui lui auraient donné cet excès de mauvaise humeur ?
   M. de Saint-Foix pensait fort librement sur la religion. Il détestait les prêtres, mais il n'aimait pas mieux les philosophes, et se plaisait souvent à raconter la leçon que lui fit un jour son père sur les dangers d'une philosophie trop hardie. Cet honnête vieillard avait appris que son fils, encore fort jeune, avait formé, avec quelques-uns de ses camarades, le projet d'attaquer ouvertement les objets les plus sacrés de notre culte. Il le fit venir, lui parla de cette entreprise avec beaucoup d'indulgence et de douceur, l'engagea même à lui faire confidence des motifs qui l'avaient déterminé à des mesures qu'il comptait prendre ; et après l'avoir écouté avec beaucoup de patience : « Mon fils, lui dit-il, regardez ce crucifix : cet homme fut un juste ; voyez comme on le traita, rentrez en vous-même.... » Jamais l'aspect d'un crucifix n'avait opéré conversion plus subite et moins miraculeuse.
   A la première représentation des Philosophes, M. de Villemorin, l'un des tenans de la ferme générale, ayant trouvé M. de Saint-Foix au foyer, s'approcha de lui d'un air fort empressé, et lui dit : « Vous avez vu ces Philosophes, Monsieur, eh bien ! cela n'est-il pas très-plaisant ? » – « Pas tant, » lui répliqua notre gentilhomme breton avec cet accent brusque et lent qui lui était propre, « pas tant que Turcaret.... » On se souvient que messieurs les fermiers-généraux avaient offert cent mille francs à Lesage pour ne point faire jouer sa pièce ; mais, quoiqu'il fût dans la misère, il préféra sa vengeance à sa fortune.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 58298.
   - Grimm (Friedrich Melchior), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790. Tome 9, Septembre 1776, pp. 200-202.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24964).

 

 

   SANCHEZ (Thomas). Compendium totius tractatus de S. Matrimonii sacramento.
    
Cologne, Henning, 1623.
      Curieux traité du mariage décrivant tous les raffinements de la luxure...
   Pour en savoir plus...

200 euros (code de commande : 12129/vit1).


 

   SANTEUL. Hymni Sacri et Novi.
    
Paris, Thierry, 1689.
      Édition peu courante de ce recueil d'hymnes.
   Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 12864/vit1).


 

SCARRON (Paul) — Le Virgile travesty en vers burlesques de Monsieur Scarron. Reveu & corrigé. Tomes I et II (complet). [Amsterdam], [Abraham Wolfgang], 1668. [Suivant la Copie imprimée / A Paris, / cIc Icc LXVIII.] Deux volumes in-12 plein veau raciné d'époque, dos lisses orné de guirlandes dorées, pièces de titre rouges, tranches mouchetées, t. I : 372 p., t. II : 307, [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes ses illustrations (1 frontispice au tome I (répété au tome II) et 8 gravures).
   Alphonse Willems précise : « Les huit livres dont cette édition se compose sont tout ce que Scarron a imité de Virgile. L'édition donnée par les Elzevier sous la date de 1651 ne comprenait que cinq livres. »
   L'exemplaire présenté ici est dans le tirage que décrit Rahir : « L'en-tête [de la dédicace à la reine] est formé d'un seul fleuron avec arabesques sur fond noir, semblable à celui de la page 5 du tome 2. »
Bibliographie :
   - Rahir, Catalogue d'une collection unique de volumes imprimés par les Elzevier, n° 2376 et vignette n° 253.
   - 
Tchemerzine, Bibliographie d'éditions originales et rares d'auteurs français des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, tome X, p. 240.
   - 
Willems, Les Elzevier. Histoire et annales typographiques, n° 1807.

Les deux volumes : 250 euros (code de commande : 22147).

 

   SCHNEIDEWIN (Jean). In quatuor Institutionum Imperialum...
   
Strasbourg et Francfort, Dolhopff & Zetzner, 1664.
   
Cet ouvrage est l'œuvre « qui a fait une réputation immortelle » à son auteur.
   Pour en savoir plus...

180 euros (code de commande : 8/59/vit1).


SEGONDAT — Traité de la mesure des bois, contenant le Tarif de la réduction des Bois Équarris en pieds cubes. Le Tarif de la réduction des Bois Ronds en pieds cubes. Le Tarif de la réduction du Sciage des Bois en pieds quarrés. Par le Sr. Segondat, Sous-Commissaire de la Marine, Préposé aux constructions des Vaisseaux du Roi. Imprimé par ordre de Monseigneur le Duc de Choiseul, Ministre d'État, de la Guerre & de la Marine. Rochefort, Faye, 1765. [A Rochefort, Chez P. Faye, Libraire, à l'Encyclopédie. 1765. Avec Approbation & Privilège du Roi.] Petit in-4° (138 x 205 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention des dépositaires parisiens, titre en rouge et noir], [1 bl.], [8 (avertissement, table, approbation et privilège)], 1-48, [392 (tables des bois équarris)], 49-73, [24 (tables des bois ronds)], 74-99, [110 (tables des traits de scie)], [1 (colophon)], [7 (Tarif des proportions, que doivent avoir les bois de construction, Arrêté à Brest le premier Décembre 1718)], [1 bl.], 4 planches, [1 (errata)], [1 bl.] p., bel exemplaire de cette édition originale.
En quatrième de couverture :
   Ce traité fut très apprécié : « Pour abréger les calculs de solidité des bois, on en a, dans la marine, des tarifs ou compte tout fait ; en en doit un excellent à M. Segondat, commissaire des ports & arsenaux de marine, accompagné d'un traité sur la mesure des bois : très-utile pour les personnes auxquelles il est destiné. »
   Polak, Bibliographie maritime française, n° 8727 ; Encyclopédie méthodique. Marine, t. I (1793), p. 644.

   
Titre de la première partie et titre du Tarif des proportions.

125 euros (code de commande : 15044).

 


 

THÉRÈSE D'AVILA — Les oeuvres de sainte Therese divisées en deux parties. De la traduction de Monsieur Arnauld d'Andilly. Paris, Le Petit, 1670. [A Paris, Chez Pierre le Petit, Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, ruë S. Jacques, à la Croix d'Or. M. DC. LXX. Avec Approbation & Privilège.] Deux parties en un volume in-4° plein veau d'époque, dos à 6 nerfs orné, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14 (avertissement, approbation et privilège)], 879, [1 (errata)] p., un portrait gravé par N. Pitau d'après P. Mignard en frontispice, bel exemplaire agrémenté de quelques jolis bandeaux et lettrines.
   Première édition de la traduction française des œuvres de sainte Thérèse d'Avila.
Table des matières :
   - La vie de sainte Thérèse écrite par elle-même.
   - Fondations faites par sainte Thérèse de plusieurs monastères de carmélites, et de carmes deschaussez.
   - De la manière de visiter les monastères. Avis de la sainte à ses religieuses.
   - Le chemin de la perfection.
   - Méditations sur le Pater.
   - Le chasteau de l'âme.
   - Pensées sur l'amour de Dieu.
   - Méditations après la communion.
   - Tables des chapitres et des matières.

     
Titres des deux parties.

500 euros (code de commande : 19856).


 

   [THÉVENOT - MORANDE]. Le Gazetier Cuirassé...
   
[Londres], 1771.

   Édition d'un des plus fameux écrits de chantage écrit sous le pseudonyme de Morande.
   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 10295/M).


 

TOLET (François) — Traité de la lithotomie ou de l'extraction de la pierre hors de la vessie, avec les figures. Par François Tolet de Paris. Chirurgien & Operateur du Roy pour la Pierre. Cinquième édition. Revûë, corrigée & augmentée par l'Auteur. Paris, Muguet, 1708. [A Paris, chez François H. Muguet, premier Imprimeur du Roy, rüe N. Dame, à la Croix d'Or. M. DCCVIII. Avec approbation et privilege du Roy] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure usagée (mors fendus, manques à la coiffe et à la queue, coins émoussés), [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître, préface, table, approbation)], 351, [1 (errata)] p, 2 vignettes dans le texte (p. 171 et 305) et 13 gravures hors texte sur 19 (un portrait de l'auteur par Montagne gravé par Maillet, les autres par Lalouette, en regard des pp. 39, 89, 112, 117, 122, 125, 180, 182, 186, 187, 217 et 243), les gravures manquantes ont été remplacées par des copies (en regard des pp. 131, 132, 145, 168, 177 et 205).
Extrait de la préface :
   L'Accueil favorable fait en France & dans les Pays étrangers, au Traité de la Lithotomie que j'ay mis au jour en l'année mil six cent quatre-vingt-deux & suivantes, me fait croire que cette cinquième édition n'y sera pas moins bien reçûë, puisqu'outre ce que contenoient les quatre précédentes, j'ay ajouté dans celle-cy un grand nombre d'observarions exactes sur la théorie & sur la pratique de cette Opération fameuse.
   Dans plusieurs voyages j'ay remarqué, que les Coureurs & gens ignorans confondent par le nom de Taille, deux Opérations fort différentes, & que par une équivoque affectée ils appellent simplement Tailler, ou Tailler du boyau, ce qui est connu en Chirurgie par le nom de Castration. Cette sorte d'Opération est facile, elle réussit le plus souvent sans aucun risque pour peu qu'on la sçache bien faire ; & quoique les Coureurs en abusent au grand préjudice de l'Etat, plusieurs néanmoins s'en font souvent une réputation avantageuse dans les Provinces. C'est l'avis que je donnay à M. Meri dans le temps qu'il composoit son Livre intitulé : Observations sur la manière de tailler dans les deux sexes, &c. Je croy que s'il s'en étoit souvenu, & qu'il l'eût voulu, il auroit pu parler autrement qu'il a fait vers la fin de ses Observations, dans les lignes qui suivent immédiatement la lettre de M. Noël Maître Chirurgien d'Orléans, contenuë dans le même Traité.
   Je prétends donc dans cet Ouvrrage parler de l'Opération pour tirer la pierre qui est dans la vessie, désignée par le nom de Lithotomie.
   Quoique M. Jonnot soit mort il y a long-temps, sa mémoire vivra dans les siécles avenir, puisqu'avec une grande probité & droiture, il a excellé dans cette Opération comme dans les autres parties de la Chirurgie ; & comme nous devons toujours avoir de la gratitude pour nos Maîtres & pour tous ceux qui nous ont procuré & donné des lumières dans nôtre Profession ; je dois rendre à la posterité, témoignage des bons principes & des instructions que feu M. Jonnot m'a donné sur le fait de la Lithotomie.
   Ce Livre est divisé en vingt-neuf Chapitres, dont les huit premiers contiennent la théorie de la Lithotomie, & font connoître les causes, les especes & les différences des pierres, leurs signes diagnostics, & les prognostics qu'on en doit faire, plusieurs histoires de pétrifications, & des pierres monstreuses, & l'on prouve qu'il n'y a point de Pierre Adhérante. Dans les dix-huit Chapitres suivans on traitera des choses necessaires, & des différentes méthodes, pour bien pratiquer cette Operation : de l'Extraction de la Pierre de l'urètre, & du Phimosis (parce qu'on est quelquefois contraint de faire ces Opérations immediatement auparavant la Lithotomie) : des accidens qui surviennent dans la Lithotomie, du traitement des Taillez pour prévenir ou corriger les symptomes, des moyens pour les guérir ; de la ponction au périnée pour la suppressîon d'urine ; & par occasîon on a fait un Chapitre des Passeports.
   Les trois derniers Chapitres traitent des maladies qui restent quelquefois après la Taille, leurs remèdes, & pour faire vuider le calcul, & pour fe preserver de la Pierre : dans un de ces Chapitres, on examine sî la Lithotomie peut être la cause de la sterilité & de l'impuissance.
   Les faits Historiques que je raporte sont tous véritables, & je les ay décrit le mieux qu'il m'a été possible pour l'instruclion des Lecteurs.

   
Page de titre et gravure en regard de la p. 180.

200 euros (code de commande : 19007).

 

VIRGILE — L'Eneide di Virgilio del Commendatore Annibal Caro. Tomes I et II (complet). Paris, Quillau, 1760. [In Parigi. Presso la Vedova Quillau. M. DCC. LX.] Deux volumes in-8° plein veau, dos à 5 nerfs, tranches dorées, reliures frottées, mors fragiles (celui du premier plat du tome I est fendu), coiffes et queues abîmées, t. I : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], II, [2 (légendes des gravures)], 314, [2 bl.] p., t. II : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], 342, [2 (privilège)] p., 32 gravures dont 31 d'après G. Zocchi : 2 frontispices (portrait de Virgile et portrait d'Annibal Caro le premier gravé par Ficquet et le second par Deshert), 12 gravures à pleine page (2 gravées par J.J. Pasquier, 2 par L. Lempereur, 1 par Tardieu, 1 par Le Veau, 2 par Defehrt, 2 par Prevost, 1 non signée, 1 dessinée et gravée par Prevost), 12 bandeau de tête de chapitre (1 gravé par P. F. Tardieu, 3 par J.J. Pasquier, 2 par Prevost, 3 par Deshert, 3 non signés), 6 culs-de-lampes (1 gravée par P. F. Tardieu, 1 par Pasquier (et portant la date de 1762), 1 par Prevost, 1 par Defhert, 2 non signées), mouillures aux derniers cahiers du tome II.
   Le poète italien Annibale Caro (1507-1566) fut au service de Pierre-Louis Farnèse, duc de Parme et de Plaisance ; c'est à cde titre qu'il fut amené à remplir plusieurs missions auprès de l'empereur Charles-Quint ainsi qu'aux Pays-Bas. En matière littéraire, il laissa quelques œuvres personnelles et des traductions dont « la meilleur [...], celle qu'il faut regarder comme un chef-d'œuvre, est celle de l'Énéïde qui, malgré quelques inexactitudes, quelques inégalités de style que prétendent y remarquer des critiques très-scrupuleux, montrera toujours ce dont est capable la langue italienne par son élégance, sa grâce et son harmonie. »
Bibliographie :
   - Ginguené, Histoire littéraire d'Iatlie, tome IX, pp. 309-311.
   - Cohen , Guide de l'amateur de livres à vignettes (et à figures) du XVIIIe siècle, col. 512.

   
Portrait d'Annibale Caro et gravure du livre IX.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 18800YB).

 

  [NONNOTE]. Les erreurs de Voltaire.
  
Liège, Collette, 1766.
  
Ouvrage qui valut à l'abbé Claude-François Nonnote la rancune de Voltaire... 
  Pour en savoir plus...                                                       150 euros (code de commande : 12557/vit1).


 

  VOSSIUS. De Historicis latinis libri III.
  
Leyde, Maire, 1651.
  
Deuxième édition de cet important recueil bio-bibliographique des historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle. 
  Pour en savoir plus...                                                      200 euros (code de commande : 11972/vit1).

 

Voyage de la moderne philosophie en Brabant. Poëme-Héroï-Comique. Lille, 1791. [A Lille. 1791.] In-8° broché (127 x 190 mm.), 16 p., mouillures.
   Rare édition non mentionnée dans l'inventaire des pamphlets de la révolution brabançonne conservés au Musée Royal de l'Armée, par Renaud Gahide.
   La fin de cette plaquette (pp. 14-16) con tient l'Opinion de l'Auteur du Voyage de la Philosophie, sur l'Assemblée des Démocrates surnommés Vonckistes.

80 euros (code de commande : 21292).

 

WATELET (Claude-Henri) — L'art de peindre. Poëme, avec des réflexions sur les différentes parties de la peinture. Par Mr. Watelet, Associé libre de l'Académie Royale de Peinture & de Sculpture. Nouvelle edition, augmentée de deux Poëmes sur l'Art de peindre, de Mr. C. A. du Fresnoy & de Mr. l'abbé de Marsy. Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1761. [A Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, MDCCLXI.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure frottée, tranches jaspées, XXI (dont la page de titre en rouge et noir), 312 p., 17 gravures (1 titre-frontispice gravé par J. Folkema, 14 vignettes (dont une de de titre) et deux planches hors texte gravées par N. v. Frankendaal).
Bibliographie :
   - 
Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. V, col. 1421.
   
Sur l'auteur et son œuvre, voyez la page qui semble fiable de l'encyclopédie « Wikipédia » :
Claude-Henri Watelet.

150 euros (code de commande : 16127/vit1).



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