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Nouvelle(s) entrée(s)

 

BOURGOGNE (Antoine de) — Linguæ vitia et remedia emblematice expressa per illustrem ac rever. D. Antonium a Burgundia. Anvers, Cnobbaert, 1631. [Antverpiæ / Apud Ioan. Cnobarrum / M. DC. XXXI.] In-16 oblong (105 x 79 mm.) plein parchemin à rabats d'époque, dos titré à la plume, 1 (titre-frontispice), [1 bl.], [18 (dédicace, avis au lecteur, approbation)], [1 bl.], [1 (gravure)], 191 (en réalité 189 p. puisque le feuillet des pp. 15-16 a été annulé), [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 95 gravures de Jacob Neefs et Andries Pauwels d'après les dessins d'Abraham Van Diepenbeeck (titre-frontispice, Enfer, Paradis, première série de 45 gravures, une gravure intermédiaire avant les 45 de la deuxième séries et une dernière gravure pour l'épilogue), ouvrage d'une grande rareté et en bel état.
Extrait des Mémoires de Paquot :
   « 
Antoine de Bourgogne, ou à Burgundia, de la noble famille des comtes de Wacken, naquit à Bruges vers l'an 1594. Après ses premières études il entra dans la Compagnie de Jésus, & en sortit au bout de quelques années sans cesser d'être en relation avec les Jésuites. Il prit depuis le grade de Licencié en Droit, & devint Chanoine-Gradué noble de la Cathédrale de Bruges. L'Évêque Servais Quinckere l'en fit Archidiacre le 16 avril 1636. Charles vanden Bosch, Doyen de ce Chapitre, ayant été nommé à l'Évêché de la même ville, Philippe IV lui donna Antoine de Bourgogne pour successeur dans le Doyenné ; celui-ci en prit possession le 21 juin 1651 & garda cette dignité jusqu'à sa mort arrivée le 26 mai 1657 dans la 63e année de son âge.  » [...]
   À propos du recueil présenté ici, Paquot ajoute : « Ces emblèmes sont au nombre de 90 toutes assez bien imaginées, & expliquées châcune par deux distiques d'une versification médiocre : les estampes qui occupent le verso de châque feuillet sont gravées fort délicatement. Le P. Wallius a complimenté l'auteur par une Ode qui est la 4e du second livre de ses Poësies Lyriques. »

Extrait du bulletin de la Fondation Custodia :
   « Cette année, la Fondation Custodia a pu ajouter à sa collection un bel exemplaire de la première édition du livre d’emblèmes du XVIIe siècle Linguae vitia et remedia (« Les Vices de la langue et leurs remèdes »).
   Ce petit livre, qui tient dans la paume d’une main, est paru en 1631 chez l’éditeur anversois Joannes Cnobbaert. Son auteur, Antoine de Bourgogne (1594–1657), descendant d’un bâtard du duc de Bourgogne, décrit en 45 maximes versifiées les vices et les vertus du langage parlé.
   Dans la seconde partie de son opuscule, l’auteur explique le bon usage de la langue, ici entendue comme organe, à travers autant d’emblèmes.
   Fait notable, ce petit recueil pédagogique sur le langage et la parole est surtout apprécié pour ses magnifiques estampes gravées d’après Abraham van Diepenbeeck (1596–1675). Ce dernier commence sa carrière comme peintre verrier à Den Bosch, avant de s’illustrer comme peintre à Anvers et d’être célébré en cette qualité par le poète Joost van den Vondel. Plus de quatre-vingts dix picturae très variées, gravées par Jacob Neefs et Andries Pauwels, illustrent les avertissements et conseils de l’écrivain. Outre des intérieurs flamands, des scènes mythologiques et des marines, on y trouve aussi des oiseaux, des serpents, un éléphant et bien d’autres animaux encore qui, tous, essaient d’instruire le lecteur ou, devrait-on plutôt dire, le « spectateur ». Car le but final, comme on peut le voir dans les dernières pages, est bien d’atteindre le refuge éternel, autrement dit le paradis. Dans le livre des Proverbes, il est dit que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Il faut envisager la langue comme le timonier d’un navire. Il peut nous faire heurter un écueil ou conduire à bon port le voyage de toute une vie. Savoir ce que l’on peut et ne peut pas dire n’importait d’ailleurs pas seulement pour le salut de l’âme, mais aussi pour la bonne éducation d’un citoyen distingué. »
Bibliographie :
   - Paquot (Jean-Noël), Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix-sept provinces des Pays-Bas, p. 99.
   - Funck (Maurice), Le livre belge à gravures, p. 284.
   - Landwehr (John), Dutch emblem books, n°35.
   - E-News Fondation Custodia, n° 3, 2012, pp. 11-12.
   - Martin (Pierre), Antoine de Bourgogne, Les Vices de la langue et leurs remèdes.

850 euros (code de commande : 27776).

 

STRADA (Famiano) — Famiani Stradæ Romani E' Societate Iesu De Bello Belgico. Decas secunda ab initio Præfecturæ Alexandri Farnesii Parmæ Placentiæque ducis III. An. M.D.LXXVIII. usque ad An M.D.XC. Anvers, Cnobbaert, 1648. [Antverpiæ / Typis Viduæ Cnobbari / 1648.] In-12 plein parchemin à rabats, dos titré à la plume, [1 (titre)], [1 bl.], [32], 760, [64 (index)] p., exemplaire bien complet des 12 gravures (titre-frontispice, un portrait à pleine page et 10 portraits hors texte) signalées dans la Bibliotheca Belgica, exemplaire en très bel état.
Extraits du commentaire de la Bibliotheca Belgica :
   
Le titre gravé se compose de la carte des Pays-Bas sous la forme d'un lion. [...]
   Cette édition forme le 2e volume de l'édition d'Anvers (1648) de la Ie décade. Elle contient les portraits signalés dans un exemplaire de l'édition in-8° publiée cette même année par la veuve et les héritiers de J. Cnobbaert, c'est-à-dire les copies en contre-partie d'autres portraits qui se rencontrent dans un exemplaire de la même édition, faisant partie de la bibliothèque de l'université de Louvain. Les encadrements de ces portraits ont été retranchés pour les adapter au format in-12° ; les chiffres sur les planches n'ayant pas été changés, les portraits se trouvent ordinairement mal placés dans le volume.
   Il existe de cette édition des exemplaires qui n'ont d'autres portraits que celui de Farnèse tiré sur la dernière page des liminaires.
Liste des 11 portraits figurant dans l'édition présentée ici :
   1. Alexandre Farnèse, sur la dernière page des liminaires, en regard de la p. 1.
   2. L'archiduc Matthias d'Autriche, en regard de la p. 4.
   3. Le duc d'Alençon, en regard de la p. 10.
   4. Maximilien de Bossu, en regard de la p. 40.
   5. Le duc d'Aerschot, en regard de la p. 116.
   6. Le comte d'Holach, à la suite de la précédente.
   7. Maurice de Nassau, en regard de la p. 252.
   8. Guillaume-Louis de Nassau, en regard de la p. 326.
   9. Le comte de Meurs, en regard de la p. 330.
   10. La reine Elisabeth d'Angleterre, en regard de la p. 464.
   11. Le comte de Leicester, en regard de la p. 468.
Bibliographie :
   - Bibliotheca Belgica, t. V, pp. 255-256.

200 euros (code de commande : 27763 - vendu).

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  Almanach des Muses, 1787.
  
Paris, Delalain, 1787.
  
Almanach créé en 1765 et dirigé par Sautereau de Marsy jusqu'en 1793.

  Pour en savoir plus...          50 euros (code de commande : 21179/vit1b).

 


  ANACREON. Odes.
  
Paris, Du Pont, 1795.
  
Traduction de Pierre Hubert Anson.


 Pour en savoir plus...           20 euros (code de commande : 23450vit1b).

 


  ANDRIEUX. Contes et opuscules, en vers et en prose, ...
  
Paris, Renouard, 1800.
  
Édition originale.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 8615/vit1a).

 


[AVRILLOT (Barbe - Marie de l'Incarnation)]. MONTIS (Paul de) — La vie de la vénérable sœur Marie de l'Incarnation...
   
Paris, Gueffier, 1778.
  
Peu courante première – et seule – édition de cette vie de la fondatrice des Carmélites de France.

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 20106/vit1b).

 


  BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers, ... Tomes I, II et III.
  
S.l., s.n., [1798].
  
Une rare édition, publiée dans la clandestinité.

  Pour en savoir plus...           Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).

 


BARRÊME (François et Jean-Nicolas) — L'Arithmétique du Sr Barrême...
  
Paris, Libraires Associés, 1788.
  
Édition augmentée par le petit-fils du célèbre professeur de mathématiques.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 27693).

 


  BARTHÉLEMY (Balthazar-François, marquis de)]. SOULAVIE (Jean-Louis) — Mémoires Historiques et Diplomatiques de Barthelemy.
  
[Paris], s.n., [1799].
  
Rare édition, dont Jean-Louis Soulavie prétendit être l'auteur.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22624Vit1b).

 


  BIDERMANN (Jacob) — Iacobi Bidermani e Soc. Iesu Ignatius sive, De vita et gloria S. Ignatii Loiolæ Soc. Iesv conditoris libri tres.
   
Anvers, Plantin, 1635.
  
Édition plantinienne par l'hagiographe de saint Ignace de Loyola.

  Pour en savoir plus...           60 euros (code de commande : 25497).

 


  BÓGAERT (Abraham) — A. Bógaerts Roomsche Monarchy...
   
Amsterdam, Oosterwyk, 1718.
  
Une réussite typographique et iconographique et en très bel état.

  Pour en savoir plus...           280 euros (code de commande : 25283).

 


  BOILEAU (Nicolas) — Œuvres diverses Du Sieur D***...
   
Amsterdam, Wolfgang, 1689.
  
Édition contenant : le Discours au Roy, l'Art poétique, Le Lutrin et le Traité du Sublime.

  Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 25362).

 


BOIZARD (Jean) — Traité des monoyes...
   
Paris, Le Febvre, 1711.
  
Exemplaire ayant appartenu à l'orfèvre bruxellois Guillaume Marquart.

  Pour en savoir plus...           280 euros (code de commande : 26960).


BRIGNON. De la Paix de l'Ame...
   
Bruxelles, Foppens, 1709.
     Édition originale.

   

   Pour en savoir plus....           40 euros (code de commande : 12610/vit1b).

 


   BURMAN (Caspar). Trajectum eruditum, Virorum doctrina inlustrium...
   
Utrecht, Jurrianus van Paddenburg, 1738.

     Édition originale de cette importante biographie utrechtoise.


   Pour en savoir plus....           150 euros (code de commande : 7478/vit1a).

 


CARRANZA DE MIRANDA (Bartolomé). Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium...
   
Paris, Marnef, 1550.

     Rare édition de l'envoyé de Charles Quint au concile de Trente.


   Pour en savoir plus....           200 euros (code de commande : 25186).

 


[CÉSAR]. Les commentaires de César...
   
Amsterdam - Leipzig, Arkstee et Merkus, 1763.

     Traduction de Nicolas Perrot, exemplaire bien complet des quinze gravures.


   Pour en savoir plus....           Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 26457).

 


[CÉSAR]. SCALIGER (Joseph). C. Julii Cæsaris quæ exstant ex accuratissima recensione Joseph Scaligeri...
   
Magdeburg - Frankfurt - Main - Leipzig - Helmstedt, Gerlach - Lüderwald, 1696.

     Joseph-Juste Scaliger, « le Soleil des savants », commente les œuvres de Jules César (1696).


   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 26679).

 


[ATH]. Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath...
   
Mons, Plon, 1760.

     Une rare publication sortie des presses des éditions Plon, à Mons.


   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 20025).

 


[CHAUDON (Louis-Mayeul)] — Dictionnaire anti-philosophique...
   
Avignon, Aux dépens de la Société, 1771.

     La réplique de Chaudon au Dictionnaire philosophique de Voltaire.


   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 22308vit1b).

 


CHÉNIER (Marie-Joseph) — Timoléon, Tragédie en trois actes...
   Paris, Maradan - Desenne, 1795.

     Timoléon une tragédie qui fit trembler Chénier pour sa tête....

   Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 23908Vit1b).

 


CHEVALIER (Nicolas) — Histoire de Guillaume III...
   Amsterdam, s.n., 1692.

     La vie et le règne du prince d'Orange-Nassau par les médailles.

   Pour en savoir plus...           450 euros (code de commande : 27055).

 


[CLÉMENT XIV]. [CARACCIOLI (Louis-Antoine)] — La vie du pape Clément XIV...
   Paris, Desaint, 1776.

     Giovanni Ganganelli, le pape qui supprima la Compgnie de Jésus.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 26021).


COEHOORN (Menno van) — Nouvelle fortification...
   La Haye, Scheurleer, 1711.

     L'œuvre majeure du « Vauban hollandais ».

   Pour en savoir plus...           300 euros (code de commande : 24300).

 


Constitution de la République française...
   [Bruxelles], [Tutot], [1799].

     Liberté et égalité dans le département de la Dyle.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 17308/vit1a).

 


[COURTANVAUX (F.-C. Le Tellier, marquis de)]. Catalogue des livres de la bibliothèque de feu François-César Le Tellier...
   Paris, Nyon, 1782.

     Le catalogue d'une riche bibliothèque d'un noble du XVIIIe siècle.

 

   Pour en savoir plus...           250 euros (code de commande : 22580vit1b).

 


[DE DOYAR (Pierre)] — Lettres d'un chanoine pénitentier a un chanoine théologal sur les Affaires de la Religion...
   S.l., 1785.

     Publication éditée anonymement à une époque où Joseph II voulait soumettre l'Église à l'État...

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 20525vit1b).

 


[DUBOIS (Guillaume)]. [MONGEZ (Antoine)] — Vie privée du Cardinal Dubois...
   
Paris, 1789.
  
Un monument de duplicité envers ce personnage-clé de la Régence aux mœurs prétendument dissolues...

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 20055Vit1b).

 


DU PERRAY (Michel). Traité sur le partage des fruits des bénéfices...
   
Paris, Paulus-du-Mesnil, 1742.
  
Un des principaux ouvrages de ce célèbre avocat.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 10393/vit1b).

 


[DU VIGNAU (écuyer, Sr des Joanots)] — L'Etat present de la puissance ottomane....
   Paris, Hortemels, 1687.

     L'empire ottoman, puissance aux pieds d'argile ?

   Pour en savoir plus...           450 euros (code de commande : 25603).

 


FELLER (François Xavier de) — Catéchisme philosophique....
   Liège, Bassompierre, 1787.

     Ouvrage publié pour la première fois
en 1773, sous le pseudonyme de Flexier de Réval, chez Bassompierre, à Liège.

   Pour en savoir plus...           Les trois volumes : 80 euros (code de commande : 27519).

 


[FLEURY (André Hercule de)]. NEUVILLE (Charles Frey de) — Oraison funebre du Cardinal de Fleury...
   Paris, Coignard-Guérin, 1743.

     Un petit chef-d'œuvre d'oraison funèbre.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22726vit1b).

 


FOUGERET DE MONBRON (Louis-Charles)] — La Henriade travestie en vers burlesques...
   La Haye, Staatman, 1774.

     Une édition vendue chez le librairie bruxellois Gambier, rue de la Madelaine.

   Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 21290vit1b).

 


[FRÉDERIC II DE PRUSSE]. Poésies diverses...
   Berlin, Voss, 1760.

     Exemplaire du comte Otto zu Stolberg-Stolberg.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 6785/vit1b).

 


GRAMOND (Gabriel Bartholomé)Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV...
   Amsterdam, Elzevier, 1653.

     Une belle édition elzévirienne.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 26377).

 


[HAINAUT]. Recueil de plusieurs placcarts fort utiles au Pays de Haynnau...
   Mons, De La Roche, 1664.

     Une belle édition elzévirienne.

   Pour en savoir plus...           60 euros (code de commande : 26587Vit1b).

 


HECART (Gabriel) — Essai sur les qualités et propriétés des arbres...
   Valenciennes, Varlé, 1794-1795.

     Une très rare étude sur les arbres du département du Nord.

   Pour en savoir plus...           350 euros (code de commande : 21757vit1a).

 


Heures nouvelles dediées a Madame la Dauphine...
   Paris, Soubron, 1682.

     Édition illustrée avec les gravures de Pierre Landry.

   Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 24600).

 


Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'a present...
   Amsterdam - Paris, Arkstée et Merkus - Merigot, 1788-1792.

     Édition en quarnate-cinq volumes.

   Pour en savoir plus...           Les 45 volumes : 500 euros (code de commande : 20686mp).

 


HOLBACH (Paul Henri Thiry d') — Le bon-sens ou Idées naturelles...
   [Amsterdam], [Rey] 1772.

     Une très rare édition qui fut aussi publiée sous le nom du Curé Meslier...

   Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 22419MP).

 


HORN (Georg) — Georgi Horni Orbis Politicus Imperiorum...
   Wesel, Hoogenhuysen, 1669.

     Un bel exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Nicolas Dubois à l'université de Louvain.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 26314).

 


HOUDAR DE LA MOTTE (Antoine) — Fables nouvelles...
   Amsterdam, Wetstein et Smith, 1727.

     Exemplaire à relier avec 99 gravures.

   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 24545).

 


[HUGO (Herman)] — Les pieux sentimens d'une ame chrestienne...
   Paris, De Bats, 1692.

     Livre d'emblèmes, avec 46 gravures.

   Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 27386).

 


Journal historique et politique - 1775...
   Genève, 1775.

     Avec des articles sur la Turquie, la Russie, la Pologne, la Hollande...

   Pour en savoir plus...           25 euros (code de commande : 21812vit1b).

 


[KEMPIS (Thomas a)] — L'Imitation de Jesus-Christ...
   Paris, Durand, 1751.

     Avec cinq gravures de Pocquet.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 19836/vit1b).

 


KURZ (Hermann) — Amussis canonica...
   Prague, Schweiger, 1764.

     Édition peu courante agrémentée de beux ornements typographiques.

   Pour en savoir plus...           125 euros (code de commande : 18781YB).

 


[LACOMBE (Jacques)] — Encyclopédie méthodique. Dictionnaire de toutes les espèces de pêches.
   Paris, Agasse, 1795.

     Bon exemplaire accompagné du Recueil de planches de l'Encyclopédie. Planches des pêches, bien complet des 114 gravures.

   Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 500 euros (code de commande : 25900).

 


[LANDRY (Pierre)] — La Sainte Messe...
   Paris, Jouenne, ca 1690-1700.

     
Édition entièrement gravée au burin, avec 35 gravures.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 26820).

 


LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue....
   Paris, Duchesne, 1765.
     
Première édition, en deux volumes, des œuvres de ce dramaturge à succès.

   Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 25199).

 


[LA PORTE (abbé Joseph de)]L'Esprit des Monarques philosophes...
   Amsterdam - Paris, Vincent, 1764.
     
Édition originale de ce recueil de textes de Marc-Aurèle, Julien, Stanislas Leczinsky et Frédéric II de Prusse.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 25403).

 


[LE BOULANGER DE CHALUSSAY] — L'école des amans,...
   Paris, Barin, 1700.
     Où on apprend qu'en un mot, « l'Amour est l'ame de l'ame, la lumiere de l'esprit, la source de toutes les douceurs de la vie même. »

   Pour en savoir plus...           30 euros (code de commande : 18916).

 


LE MIRE (Aubert - Aubertus Miraeus)Fasti Belgici et Burgundici.
   
Bruxelles, Pepermann, 1622.
  
Recueil de près de six cents biographies de saints bourguignons et des Pays-Bas.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 10460/vit1a).

 


[LIÈGE]. Les Délices du Pays de Liège... Tomes I à V (complet).
   
Liège, Kints, 1738-1744.
  
Très bel exemplaire de cet ouvrage monumental dirigé par Pierre Lambert de Saumery, bien complet des 230 gravures d'après les dessins de Remacle Le Loup et L. Fines.

  Pour en savoir plus...           Les cinq volumes : 10000 euros (code de commande : 26940).

 


LIGNE (Charles-Joseph-Lamoral de)] — Coup d'œil sur Belœil.
   
[Bruxelles], [Chez l'Auteur], 1781.
  
Très rare édition originale dont le tirage est estimé à 120 exemplaires.

  Pour en savoir plus...           2000 euros (code de commande : 27000).

 


LIPSE (Juste) Justi Lipsi De Cruce...
Relié avec :
DE CORTE (Corneille) De Clavis Dominicis...
   
Wesel, Hoogenhuysen, 1675.
  
Deux grands classiques de l'étude de l'art de la crucifixion.

  Pour en savoir plus...           Les deux tomes en un volume : 400 euros (code de commande : 26162).

 


Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault.
   
Mons, Michel, 1598.
  
Rare recueil des cinq volumes essentiels pour l'étude de l'histoire du comté de Hainaut.

  Pour en savoir plus...           800 euros (code de commande : 26067).

 


[LOUIS DE FRANCE, dauphin du Viennois]. LOMÉNIE (Charles de) — Oraison funèbre de Louis, Dauphin...
   
Paris, Herissant, 1766.
  
Avec de jolies vignettes gravées d'après Cochin.

  Pour en savoir plus...           25 euros (code de commande : 27137).

 


[LOUIS XVI]. Recueil de huit imprimés et d'un feuillet manuscrit relatifs à la mort de Louis XVI Roi de France.
   
Lieux et dates divers.
  
Un bel ensemble de publications peu courantes.

  Pour en savoir plus...           L'ensemble : 400 euros (code de commande : 25066).

 


[MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Madame de)]. [BOSSELMAN DE BELLEMONT] — Maintenoniana...
   
Paris,Costard, 1773.
  
Un livre non autorisé par les censeurs et vendu clandestinement.

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 25134).

 


MARIE (Pierre)La Saincte solitude ou les entretiens solitaires de l'ame...
   
Douai, Belier, 1636.
  
Peu courante édition originale.

  Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 21291vit1b).

 


MAUPERTUIS (Pierre-Louis-Moreau de) — Essai de philosophie morale.
   
Paris, Durand, 1751.
  
Exemplaire de la deuxième édition eu courante de ce classique.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 21494vit1b).

 


[MAUVILLON (Éléazar de)] — Histoire du Prince Eugene de Savoye. Tome III.
   
Vienne, Briffaut, 1770.
  
Le troisième volume, sur cinq, avec trois gravures.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 20612).

 


[MONS - CONFRÉRIE DU SAINT-ESPRIT]. Description du Jubilé de la Confrérie du Saint Esprit...
   
Mons, Plon, 1761.
  
La Confrérie du Saint-Esprit était établie à l'église de Sainte-Élisabeth, rue de Nimy, à Mons.

  Pour en savoir plus...           35 euros (code de commande : 27462).

 


[NAUDÉ (Gabriel) et PATIN (Guy)]. [LANCELOT (Antoine) et BAYLE (Pierre)] — Naudaeana et Patiniana...
   
Amsterdam, Vander Plaats, 1703.
  
Édition entièrement revue, corrigée et augmentée d'un supplément.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 19800).

 


Ordonnance de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, sur le fait des eaux et forets...
   
Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1776.
  
La nouvelle édition de cette ordonnance d'août 1669.

  Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 22301).

 


[PAIX DE VERVINS]. Memoires de Bellievre, et de Silleri...
   
La Haye, Moetjens, 1696.
  
Le traité qui permit à la France de récupérer une partie de la Picardie.

  Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24870).

 


[PERNETY (Jacques, dit Pernetti)] — Lettres philosophiques sur les physionomies...
   
La Haye, Neaulme, 1746.
  
Ouvrage longtemps attribué au jésuite quimpérois Guillaume-Hyacinthe Bougeant.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 25532).

 


PESTEL (Frederik-Willem) — Les fondemens de la jurisprudence naturelle...
   
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
 
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 6344/vit1a).

 

PLINE L'ANCIEN (Gaius Plinius Secundus) — L'Histoire du Monde, de C. Pline Second : Collactionnée & corrigée sur plusieurs vieux exemplaires Latins, tant imprimez qu'escrits à la main, & enrichie d'annotations en marge, servans à la conference & declaration des anciens & modernes noms des Villes, Regions, Smples, & autres lieux & termes obscurs comprins en icelle. A quoy a esté adjousté un traitté des poids & mesures des antiques, reduictes à la façon des François : Avec deux Tables ; l'une fort ample des noms & matieres contenuës en ceste Histoire ; l'autre servant au susdit traité des poids & mesures. Le tout mis en françois, par Anthoine Du Pinet, Seigneur de Noroy ; et depuis en ceste sixiesme & derniere edition, augmenté de plusieurs nouvelles Annotations fort utiles & necessaires, & revu en plusieurs lieux & endroits difficilles, non encores expliquez. Tomes I et II (complet). Paris, Giffart - Morlot - Daufresne, 1622. [A Paris, / Par Louys Giffart, Claude Morlot, / & Robert Daufresne. / M. DC. XXII.] . Deux tomes en un volume in-folio, plein parchemin manuscrit recouvert d'une teinture verte, dos à 6 nerfs, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [24], 516, [84], [1 (titre du tome II)], [1 bl.], [18], 569, [71] p., exemplaire en bel état.
   À propos de cette traduction d'Antoine du Pinet (Besançon, ca 1510-1515 - 1584) dont la première édition parut à Lyon, en 1542, Michaud écrit : « Cette traduction a été pendant longtemps la seule qu'il y eût en français : le style en est simple et agréable quoiqu'un peu vieilli, et bien des personnes la préfèrent encore à celle qu'à donnée Poinsinet de Sivry. Falconet la trouve inexacte ; mais on devra toujours de la reconnaissance à Dupinet, pour avoir osé le premier entreprendre la traduction d'un des ouvrages les plus importants de l'antiquité, et en même temps l'un des plus difficiles, à raison de la multiplicité des connaissances que doit réunir le traducteur. »
Bibliographie :
   - Michaud (Louis-Gabriel), Biographie universelle ancienne et moderne, tome XII, p. 9.
   - Lazard (Madeleine), Un Franc-Comtois à Lyon : Antoine du Pinet, sieur de Noroy, pasteur humaniste.

600 euros (code de commande : 23369vit1a).

 

PLUCHE (Noël-Antoine) — Le spectacle de la nature ou Entretiens sur les particularités de l’histoire naturelle, qui ont paru les plus propres à rendre les Jeunes-Gens curieux, & à leur former l’esprit. Tome cinquième, Contenant ce qui regarde l'Homme considéré en lui-même. Nouvelle édition. Paris, Estienne, 1755. [A Paris, Chez les Freres Estienne, rue S. Jacques, à la Vertu. M. DCC. LV. Avec Approbation & Privilege du Roi.] In-12 broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 596, [3 (table et explication du frontispice)], [1 bl.] p., bien complet du frontispice et des 20 planches hors texte à déplier la plupart gravées par J. P. Le Bas.
Table des matières :
   Entretien I : La destination de l'Homme sur la terre.
   Entretien II : Le domaine de l'Homme.
   Entretien III : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par les proportions & par l'excellence du corps humain.
   Entretien IV : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'excellence de ses sens.
   Entretien V : Le domaine de l'Homme, prouvé par ses plaisirs.
   Entretien VI : Le gouvernement de l'Homme, aidé par la certitude des fonctions animales.
   Entretien VII : Le gouvernement de l'Homme, démontré par les facultés de son esprit. L'activité de l'Homme.
   Entretien VIII : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par son intelligence.
   Entretien IX : Le domaine de l'Homme, prouvé par son imagination.
   Entretien X : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par sa mémoire.
   Entretien XI : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'étendue de sa volonté, par le choix de sa liberté, & par la direction de sa conscience.
   Entretien XII : Les sciences usuelles. La logique usuelle.
   Entretien XIII : La science usuelle. Les faits. Les mesures.
   Entretien XIV : La science usuelle. Les forces mouvantes.
   Entretien XV : L'optique.
Détail des gravures :
   1. Frontispice : Qu'est-ce que l'Homme.
   2. Les mesures, en regard de la p. 259.
   3. Les mesures, en regard de la p. 281.
   4. L'usage des mesures, en regard de la p. 305.
   5. Les cadrans, en regard de la p. 341.
   6. L'anneau astronomique, en regard de la p. 389.
   7. Les forces mouvantes, en regard de la p. 401.
   8. Les forces mouvantes, en regard de la p. 437.
   9. Les moulins, en regard de la p. 472.
   10. Le moulin à vent, en regard de la p. 479.
   11. Le moulin à vent vû de face et de profil, en regard de la p. 480.
   12. Elevation et coupes du moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   13. Plan et coupe d'un moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   14. Le moulin à sier, en regard de la p. 489.
   15. Plan et coupe du moulin à sier, en regard de la p. 489.
   16. Plan du moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   17. Elevation d'un moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   18. L'optique, en regard de la p. 527.
   19. Suite de l'optique, en regard de la p. 565.
   20. Le microscope, en regard de la p. 582.
   21. Le telescope, en regard de la p. 592.

80 euros (code de commande : 19511/vit1a).


 

[PORCELAINE - HALLEY]. Très rare carton publicitaire (119 x 76 mm.) du faïencier Charles Halley.
À propos de Charles Halley :
   Deux factures, quelques mentions dans les Almanachs et dans les actes notariés, et de très belles porcelaines sont, pour le moment, tout ce que nous savons sur Halley et Lebon dont les deux magasins furent réunis en un seul par le mariage de Lebon avec la fille de Halley.
   En 1793, Charles Halley était cité comme faïencier, rue Montmartre, n° 6. Il figure dans les Almanachs à partir de l'an 8. Selon certains auteurs, Halley aurait été directeur de la manufacture de porcelaine de Caen, ce qui reste à prouver. Quoiqu'il en soit, Charles Halley qualifié dans le même acte de faïencier et de marchand de porcelaine, fut en 1803, l'un des créanciers du Grand hôtel de Richelieu, à Paris, pour lequel il avait fourni de la porcelaine évaluée à 884 francs. Il demeurait alors rue Montmarte au coin du boulevard et le numéro 182 indiqué dans les Almanachs est appliqué à l'une ou à l'autre de ces voies.
Bibliographie :
   - Régine de Plinval de Guillebon, La porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, p. 154.

20 euros (code de commande : 23550*).

 

PORTIS (Leonard de) et AQUILE (Ioannis) — De Re pecuniaria antiqua : sestertio, talentis, ponderib., mensuris, stipendiis militarib. antiq. provinciarum : regumq[ue] populi ro[mani] : ac Cæsarum reditib. libri duo utilissimi. Auctore Leonhardo Porcio Vicentino. Item Johannis Aquilae de potestate atq[ue] utilitate monetarum opusculum his additum. Item priscae monetae ad nostram supputatio per Mameramnum collecta. Cologne, Mameranus, 1551. [Cum Privilegio Cæs. ad decennium. / Coloniae Henricus Mameranus excudebit / in platea Iudaica Anno, M.D.L.I.] In-8° plein veau, dos à 4 nerfs (reliure usagée), 170 (quelques erreurs typographiques de pagination aux derniers feuillets), [4 (index)], [2 bl.], 130, [6 (index)] p., mouillures et quelques ouvrages de ver (sans dommage pour le texte), ouvrage d'une grande rareté.
   La vignette à la page de titre est gravée aux armes et à la devise de Charles Quint, surmontant celle de l'éditeur : Sobrie, Iuste et Pie.
À propos des rapports entre Guillaume Budé et Léonard de Portis :
  « Ce qui regarde les monnaies romaines fut traité, presque en même temps, en Italie et en France, par un Vicentin nommé Leonardo Porzio, et par le savant Budé. Quand celui-ci eut publié, en 1514, son traité De Asse, et l'autre son livre sur la monnaie, les poids et les mesures des anciens (De Re pecuniaria antiquorum, de ponderibus ac Mensuris), on vit entre ces deux ouvrages un tel rapport que, suivant l'expression d'Érasme, dans une lettre écrite à Budé lui-même, personne ne douta que l'un des deux auteurs n'eût pillé l'autre. Porzio attaqua, le premier, en plagiat, l'auteur français ; Budé, non content de se défendre, rétorqua l'accusation, et se préparait à revenir à la charge, lorsque Jean Lascaris, ami des deux parties, et ami de la paix, parvint à les réconcilier. »
Bibliographie :
   - Didier (Nikolaus), Nikolaus Mameranus. Ein Luxemburger Humanist des XVI. Jahrhunderts am Hofe der Habsburger, sein Leben und seine Werke, p. 289 (n° 1).
   - Ginguné (P.L.), Histoire littéraire d'Italie, tome VII, p. 301.

850 euros (code de commande : 24500).

 

[PROTESTANTISME]. La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas, représentée en deux colomnes, l'une portant la confession ancienne : et l'autre, La Revision qui en été faite au Synode National de Dordrecht, l'An 1619 : Avec le Jugement du dit Synode sur les 5. Articles & la Discipline Ecclesiastique ; Et une Préface sur l'Histoire de la dite Confession, où est jointe la Lettre écrite a Philippe II. Roy d'Espagne. Le tout publié par ordre du Synode des Eglises Walonnes, tenu a Leyden le 14. septemb. 1667. Leyde, Luzac, 1769. [A Leyde, Chez Elie Luzac, 1769.] In-4° sous brochage d'attente, [22 (titre, avertissement, préface et Actes du Synode et Lettre au Roi d'Espagne), 192, [1 (table], [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à la page de titre, dos renforcé avec de l'adhésif, bon exemplaire.
Table des matières :
   
1. L'Avertissement sur cette Nouvelle Edition.
   2. La Préface de M. Hulsius, avec les pieces justificatives.
   3. La Lettre au Roi d'Espagne, Philippe II.
   4. La Confession de Foi.
   5. Le Jugement du Synode National de Dordrecht sur les cinq Articles.
   6. Les Signatures des Proposans, précédées d'un Avertissement rélatif.
   7. L'Ordre ou la Discipline Ecclésiastique.
   8. Les Post-Actes du Synode National de Dordrecht.
   9. L'Acte d'Uniformité dressé en 1686, & sous-signé des Ministres Refugiés.
   10. Les Signatures des Pasteurs, depuis leur Commencement en 1580, jusqu'à présent.
   11. Les Formulaires
         - de la Confirmation des Pasteurs.
         - de celle des Anciens & Diacres.
         - de l'Excommunication.
         - de la Reconciliation à la paix de l'Eglise.
         - du Batême des Personnes Agées ou des Adultes.
         - de celui des Anabatistes.

         - [de celui] des Juifs.
         - [de celui] des Mahométans.
         - [de celui] des Payens & des Idolâtres.

120 euros (code de commande : 24635vit1a).

 

Recueil des ordonnances de Louis XIV. Roy de France et de Navarre. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides. Troisiéme Edition, augmentée des Edits, Declarations, Arrests & Réglemens rendus en conséquence jusqu'à présent. Tomes I et II (complet). Paris, Saugrain et Prault, 1724. [A Paris, Chez la Veuve Saugrain & Pierre Prault, Imprimeur des Fermes & Droits du Roy, Quay de Gesvres, au Paradis. M. DCC. XXIV. Avec Privilege du Roy.] Deux volumes in-12 (105 x 172 mm.), plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers et de fleurons dorés, tranches rouges, t. I : [3 (faux-titre : Recueil des reglemens sur le fait des aides de Normandie, avis de l'éditeur, titre)], [1 bl.], XLIII (Table chronologique), [1 bl.], 428 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 460 p., bel exemplaire de ce peu courant recueil.
   Ce recueil est consacré à la Normandie. 
   « Dans l'origine, le mot aides s'appliquait à toute espèce d'impôt ; les tailles et les gabelles étaient comprises, comme tout le reste, sous cette dénomination générale. Sous Louis XIV, on commença à restreindre la signification du mot aides et à poser nettement la distinction entre l'impôt direct et l'impôt indirect. Les principaux droits désignés sous le noms d'aides étaient les divers droits perçus sur les boissons, vins, eaux-de-vie, bières, cidres, poirés, etc. Les droits d'aides, comme les autres impôts, n'étaient point levés par des agents directs de l'État. On réunissait ces droits en entreprises ou fermes générales, qu'on cédait à forfait, moyennant un prix déterminé, à des compagnies particulières qui se chargeaient de la perception d'après des tarifs convenus. Les aides proprement dites ne constituèrent un impôt général et permanent qu'à partir de l'année 1360. [...] Vivement attaqué dès la fin du XVIIe siècle par Boisguilbert, et au XVIIIe siècle par les économistes, l'impôt des aides, dont la réforme avait été vainement proposée par Colbert, par de Boulainvilliers en 1716, par le fermier général Dupin en 1746, et par Necker, pendant la durée de son premier ministère, fut supprimé par la Révolution en 1790. »
   Si, au XVIIIe siècle, nous voyons que les aides étaient restreintes à quelques produits, l'extrême irrégularité de l'assiette et de la perception des impôts entraînait qu'elles étaient encore appliquées dans certaines localités à plusieurs autres droits. « L'irrégularité de l'assiette était en effet le caractère général des impôts établis sous l'Ancien Régime. On pouvait dire que chaque province, quelquefois même chaque bailliage, avait son régime à part. Lors de l'établissement de l'aide générale, en 1360, plusieurs provinces avaient refusé de s'y soumettre. Pour s'en dédommager, le roi Jean ordonna que ces provinces seraient traitées comme pays étrangers, et à ce titre soumises à l'imposition foraine du sol pour livre, qui se prélevait aux frontières, à l'entrée et à la sortie des marchandises. De là vint la distinction des provinces sujettes aux aides, de celles qui ne l'étaient pas. »
   Larousse, Grand dictionnaire universel, t. I, p. 147 ; Coquelin et Guillaumin, Dictionnaire de l'économie politique, t. I, pp. 49-51.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 13820/vit1a).


 

RETZ (Jean-François Paul de GONDI, Cardinal de) — Mémoires du Cardinal de Retz, contenant ce qui s'est passé de remarquable en France pendant les premieres années du regne de Louis XIV. Nouvelle Edition exactement revue & corrigée Tomes I, II, III et IV (complet). Genève, Fabry & Barillot, 1777. [A Geneve, Chez Fabry & Barillot. M. DCC LXXVII.] Quatre volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés, reliures usagées, tome I : XXIV, 472 p., tome II : 510 p., tome III : 500 p., tome IV : 480 p., bon exemplaire.
Extrait de la notice de Bourgeois et André :
   « Ce fils d'un général des galères sous Louis XIII, cet élève de Vincent de Paul, puis du collège de Clermont, ce chanoine de Notre-Dame de Paris à l'âge de quatorze ans, destiné à l'église uniquement pour conserver à sa famille les bénéfices de l'archevêché de Paris, a été pendant toute sa vie dirigé, non par l'humilité religieuse, mais par l'ambition politique. Inquiétant déjà Richelieu par son livre sur la Conjuration de Fiesque et par ses liaisons avec le comte de Soissons, déçu dans son espoir d'occuper le premier rang, lorsque après la mort de Louis XIII Anne d'Autriche se confie tout entière à Mazarin, Retz profite de sa situation de coadjuteur de l'archevêque de Paris pour poursuivre dans la révolte ouverte le but qu'il s'est proposé d'atteindre ; écarté des conseils par la régente, il s'imposera à elle en lui montrant quelle est sa force. Mais il est bien au-dessous de ceux contre lesquels il a intrigué sans cesse : il n'y a pas en lui l'étoffe d'un Richelieu ou d'un Mazarin. C'est son intérêt particulier dont il recherche constamment la réalisation, et il désire le chapeau de cardinal pour se rapprocher de celui qui dirige véritablement la France. Dans cette lutte, il devait être vaincu et réduit à s'enfuir à l'étranger, d'où il essaya vainement de susciter des difficultés au gouvernement qui avait compris qu'il fallait se débarrasser de ce brouillon impénitent. Lorsqu'on 1661 la mort de Mazarin le délivra de son adversaire le plus redoutable, Retz crut encore que l'occasion s'offrait à lui de reparaître sur la scène politique et d'y jouer un grand rôle. Réconcilié dans cet espoir avec le roi, au prix de concessions humiliantes, il se fit le serviteur empressé de la monarchie nouvelle, déployant toute son habileté dans les négociations dont il fut chargé à Rome, pour attirer sur lui l'attention du souverain et le forcer à reconnaître ses mérites. Mais Louis XIV était l'élève de Mazarin, et les conseils que celui-ci lui avait adressés ne furent pas oubliés ; s'il loua le cardinal de sa dextérité et de ses succès, il ne lui accorda nullement, ce que l'ancien frondeur rêvait : car il voulait gouverner lui-même et avec des hommes à lui. Aussi Retz, cachant son dépit, voyant ses calculs totalement déjoués, s'apercevant enfin qu'il était un homme d'un temps déjà ancien, revint-il sur ses vieux jours à la religion, faisant preuve d'une humilité peut-être sincère. Ses illusions étaient perdues, son rêve évanoui : mais, avant de mourir, il voulut laisser sa vengeance et il écrivit ses mémoires.
   Il semble en avoir commencé la rédaction en 1658 pendant qu'il était exilé et qu'il menait une vie errante, de Rome en Franche-Comté, et de là en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Angleterre. Il a revu cette première rédaction dans sa retraite de Commercy, où il vécut depuis 1665, peut-être sur la demande de Mme de Sévigné qui lui avait exprimé le désir de le voir « s'occuper et s'amuser » soit « à faire écrire », soit à « écrire son histoire ». C'est seulement après 1670 qu'il voulut vraiment faire un grand travail et que, pour le mener à bien, il prit deux collaborateurs, les pères bénédictins Picart et Hubert Belhomme. La mort l'empêcha de terminer son œuvre : les mémoires ne vont en effet que jusqu'à l'année 1655. [...]
   Si ces mémoires ont une valeur littéraire incontestable, il n'en est pas de même au point de vue historique. Œuvre de passion, écrite par un auteur vaniteux et vantard, qui, même après vingt ans, n'a pas oublié ses haines d'autrefois, ils manquent de bonne foi et de sincérité. Si Retz s'est abondamment servi du Journal du Parlement et de l'Histoire de mon temps jusqu'à les copier quelquefois textuellement, c'est, non pas pour venir au secours de sa mémoire fléchissante et incertaine, mais pour donner le change, pour tromper sciemment le lecteur. Il n'a été préoccupé que d'une idée, faire son apologie, et, pour cela, accabler celui qui l'avait vaincu, Mazarin, le poursuivre de ses traits acérés, l'accuser d'impéritie et de la ruine de la France, le calomnier même : contre cet homme néfaste toutes les attaques étaient permises et il était du devoir d'un bon Français de se révolter contre celui qui malgré tout restait un étranger, un Italien : Retz a voulu justifier le rôle qu'il avait joué et il n'a pas craint de transformer le caractère des événements, de les faire tourner à son profit et de mentir effrontément lorsqu'il en était besoin pour sa défense ou l'éloge de sa conduite.
   Il ne faut donc pas rechercher la vérité dans cette œuvre de combat, de polémique contre un homme qui ne pouvait plus riposter. Ces mémoires sont cependant utiles pour une étude générale de la société à l'époque de la Fronde : on y verra quel faible sens moral avaient alors ceux qui luttaient contre le premier ministre, quels mobiles ambitieux et intéressés dictaient leur conduite, à quelles extrémités ils étaient capables de se porter pour satisfaire leurs désirs. Retz possède un art admirable pour composer une scène, dépeindre les personnages principaux avec leurs caractères, leurs travers, leurs passions, leurs projets, et mener les intrigues jusqu'à la fin en graduant l'intérêt : rien de plus curieux que celles où il est le « grand premier rôle » dont il fait le portrait avec un soin infini, une variété parfaite de nuances délicates et de couleurs fortes. Ses mémoires sont à la fois une comédie en cent actes divers et une condamnation de la Fronde. »
Bibliographie :
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 797.

Les quatre volumes : 200 euros (code de commande : 16506/vit1a).

 

[RÉVOLUTION BRABANÇONNE]. Aux Belges. S.l., 1790. In-8°, 3, [1 bl.] p., rare.
Extrait de l'étude d'Adolphe Borgnet :
   « Quelques jours avant la réunion extraordinaire fixée au 13 novembre [1790], réunion où devait se débattre le salut de la patrie, parvint dans les provinces un document important. Le 30 septembre, Léopold avait été élu Empereur des Romains. Ses concessions aux exigences de la Prusse avaient été une des conditions de son élection. Après la cérémonie de son couronnement, il fit paraître à Francfort une déclaration qui porte pour date le 14 octobre [dans laquelle] le nouvel Empereur commençait par rappeler les démarches qu'il avait faites ou fait faire en son nom pour déterminer la Belgique à rentrer sus son pouvoir. [...]
   L'Empereur promettait, si la Belgique se soumettait avant le 21 novembre une amnistie générale dont devaient seulement être exceptés ceux qui auraient empêché que sa déclaration ne parvînt librement à la connaissance de toutes les provinces. Il promettait aussi d'accueillir les propositions que les États pourraient lui présenter, « et qui sans s'écarter de la constitution, auraient quelque rapport direct à la prospérité publique. » Il s'engageait à donner entrée aux États, après s'être concerté à cet égard avec eux, « à tous corps et communautés religieuses ou civiles, et tous particuliers dont le patriotisme et les lumières pourraient être ou devenir d'une utilité reconnue à l'état. »
   Cette déclaration, bien différente de celle du 2 mars, fut accueillie avec fureur par les uns, comme pis-aller indispensable par les autres. Les aristocrates exaltés crièrent au Vonckisme contre ce passage où Léopold promettait des modifications à la composition des États.
   À Bruxelles, cette portion du peuple qui débordait le Congrès et les États de Brabant eux-mêmes, brûla la déclaration sur la place. [...]
   Ce n'est qu'en parcourant les écrits publiés à cette occasion, qu'il est possible de se figurer l'exaspération de certaines personnes. Dans un de ces pamphlets signé : le peuple Belgique entier, il est dit que « le fiel et la fourberie ont dicté » la déclaration de Léopold, « de ce prince plus fourbe, plus impie encore que Joseph second » [...]
   « Ces furieuses imprécations ne pouvaient repousser l'ennemi, et il fallut aviser aux moyens de ranimer l'enthousiasme révolutionnaire que les dissensions intestines avaient tué. On fit à cet effet paraître une Adresse aux Belges » dont nous proposons un exemplaire ici.
Bibliographie :
   - Borgnet (Adolphe), Lettres sur la révolution brabançonne, t. II, pp. 261-263.
   - Gahide (Renaud), Inventaire des pamphlets de la Révolution brabançonne conservés au Musée royal de l'armée.

30 euros (code de commande : 26233).


[RÉVOLUTION BRABANÇONNE]. Voyage de la moderne philosophie en Brabant...
  
Lille, 1791.
  
Rare édition que Renaud Gahide ne mentionne pas dans sa bibliographie des pamhlets de la révolution brabançonne.

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 21292vit1a).

 

[RICHELIEU (Louis François Armand Duplessis, duc de)]. Mémoires du Maréchal Duc de Richelieu, Pair de France, Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi, &c. Pour servir à l’Histoire des Cours de Louis XIV, de la Régence du Duc d’Orléans, de Louis XV, & à celle des quatorze premières années du Règne de Louis XVI, Roi des François, & Restaurateur de la liberté. Ouvrage composé dans la Bibliothèque, & sous les yeux du Maréchal de Richelieu, & d’après les Porte-feuilles, Correspondances & Mémoires manuscrits de plusieurs Seigneurs, Ministres & Militaires, ses Contemporains ; Avec des Portraits, des Plans et des Cartes nécessaires à l’intelligence de l’Ouvrage. Tome I à IX (complet). T. I-IV : Londres - Marseille - Paris, Bosse - Mossy - Buisson, 1790. T. V- : Paris - Lyon - Londres, Buisson, Bruyset, Deboffe, 1793. Neuf volumes in-8° plein veau à dos lisses d’époque, reliures usagées (mors fendus, coiffes et queues abîmés, coins émoussés), t. I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 90, 329, [1 bl.] p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 410 p.. t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV, [404 (erreurs typographiques de pagination à partir de la p. 364], [1 (note sur l’impression)], [1 bl.], un ff. manuscrit placé en regard de la p. 75 expliquant un billet chiffré, t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 160, 247, [1 bl.] p., t. V : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 414 p., 1 tableau dépliant, t. VI : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 408 p., t. VII : [1 (titre)], [1 bl.], 395, [1 bl.] p., t. VIII : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [410 (la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 125-126, sans perte de texte)] p., t. IX : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [528 la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 365-366, sans perte de texte)] p., 7  illustrations hors texte (portraits et vues dépliantes de Fribourg et du Fort Saint-Philippe à Minorque.
   On doit ces Mémoires à Jean-Louis Giraud Soulavie (Largentière, 1752 - Paris, 1813). Dans la note placée à la fin du tome III, les fautes et erreurs de pagination de l’ouvrage sont justifiées par le fait que « quatre imprimeurs l’ayant mis au jour à la fois dans un temps de trouble, & l’auteur n’ayant point eu le temps de lire les épreuves. »
Extrait de l'avertissement des libraires-éditeurs de l'édition de 1858 :

   
La réputation de l'abbé Soulavie nuit à ses ouvrages. Homme instruit, auteur d'écrits estimés de son temps sur l'histoire naturelle, il était vicaire général du diocèse de Châlons quand la révolution de 89 éclata. Le clergé compta peu de prêtres qui marquassent plus que lui par l'indépendance, pour ne pas dire plus, de leurs opinions politiques : on est forcé d'en convenir ; mais l'esprit de parti a trop légèrement conclu de ses opinions, contre ses publications historiques, et surtout contre les Mémoires de Riclielieu. Il est incontestable (le Moniteur en fournît la preuve) que le maréchal lui confia des pièces et des lettres originales auxquelles ses confidences verbales ajoutèrent encore une grande autorité. L'abbé Soulavie n'a donc pas, dans les premiers volumes, autant inventé qu'on le présume. Plus tard, son apostasie, son mariage, et surtout ses liaisons intimes avec Chabot, Collot d'Herbois, Barrère, Fauchet, Bazire, ouvrirent à ses recherches les dépôts les plus riches en documents. Ainsi nous lui devons la première édition des impérissables Mémoires de Saint-Simon ; ainsi, longtemps avant leur publication, il connaissait les Mémoires du président Hénault ; il en connaissait du moins l'existence. Quel usage a-t-il fait de tant de précieuses communications ? Qu'il y ait mêlé peut-être des particularités moins authentiques et que, sous sa plume toujours prolixe, la diffusion du style nuisît à l'intérêt des faits, rien de plus admissible : c'est précisément la raison qui nous a conduits à réduire les Mémoires de Richelieu a ce qu'ils peuvent avoir d'exact et d'attachant.
Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. III col 424-426.
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. VI, n° 23908.
   - Mémoires du maréchal duc de Richelieu, édition de Firmin Didot, 1858, t. I, pp. I-II.

L’ensemble : 250 euros (code de commande : 25444vit1a).

 

[ROHAN (Henri II, duc de)] — Les memoires du duc de Rohan. [Suivi de :] Veritable discours de ce qui s'est passé en l'assemblée politique des Eglises reformées de France, tenue à Saumur, par la permission du Roy, l'an 1612. Servant de supplement aux Memoires du Duc de Rohan. Amsterdam, Hoogenhuysen, 1693. [A Amsterdam, Chez André de Hoogenhuysen. cIc Icc xciii.] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [1 (titre)], [1 bl.], 196, 118 p.
Relié avec :
Memoires de Messire Jacques de Saulx, comte de Tavannes, lieutenant general des Armées du Roy. Où l'on rapporte avec une exacte fidelité, les causes, les motifs, & les divers mouvemens des factions des Princes, du Parlement, & de Paris ; durant les derniers troubles qui ont affligé la France jusqu'en l'année 1653. Cologne, Pierre Marteau, 1691.
[A Cologne. Chez Pierre Marteau. cIc Icc XCI.] 247, [1 (privilège)] p.
À propos des Mémoire du duc de Rohan :
   « La première édition date de 1644 ; elle est due à Samuel de Sorbière qui s'était procuré un manuscrit des mémoires en Languedoc : elle est incomplète et s'arrête à 1626. La seconde édition porte le titre suivant : Mémoires sur les choses advenues en France depuis la mort de Henri le Grand jusques à la paix faite avec les réformés au mois de juin 1629, dernière édition augmentée d'un quatrième livre et de divers discours politiques du même auteur, ci-devant non imprimés, 1646. Réimpressions en 1661, 1662, 1693, 1698, 1726, 1706.
   L'importance du rôle joué par l'auteur dans le premier quart du XVIIe siècle devrait faire attribuer à ces mémoires une grande valeur. Gendre de Sully, Rohan fut en effet, après 1610, le chef reconnu du parti protestant et, tout en se déclarant constamment le partisan de la conciliation, il participa aux révoltes contre l'autorité royale : après 1620 surtout et jusqu'à la paix d'Alais, en 1629, il fut un condottiere dangereux qui n'hésita pas à s'allier avec l'Espagne, mais qui sut signer aussi son accommodement avec le roi. Quand il vit que la cause protestante était perdue définitivement et que le cardinal de Richelieu était fermement résolu à ne pas se laisser former en France un état dans l'état, il préféra, plutôt que de se soumettre, devenir le condottiere de Venise. Plus tard seulement, en 1633, il rentra au service de la France, fut chargé par Richelieu de conduire la guerre dans la Valteline et fit dans ce pays des campagnes mémorables. Mais la méfiance du cardinal l'obligea encore une fois à désobéir et à chercher fortune ailleurs : il alla rejoindre Bernard de Saxe-Weimar et, en combattant avec lui, fut blessé mortellement au siège de Rhinfelden.
   Le caractère allier et inquiet de ce chef de parti, de cet attardé de la Ligue, se dévoile tout entier dans ses mémoires. Que Rohan n'ait pas épargné les attaques contre ses adversaires, en particulier Richelieu, rien d'étonnant à cela. Mais ses coreligionnaires et ses alliés ne sont pas à l'abri de ses reproches amers ou de ses appréciations acerbes, à tel point que l'un d'eux, le prince de Condé, se trouvant trop maltraité, fit acheter au libraire et détruire ensuite presque tous les exemplaires de la première édition. La partialité et le manque de sang-froid de Rohan étaient d'ailleurs reconnus déjà par des hommes du XVIIe siècle : le diplomate Grotius, qui avait lu le manuscrit des mémoires, écrit, par exemple, à Oxenstierna dès 1638 : « Ce livre ne sera bien reçu ni en Angleterre, ni dans les Provinces-Unies, ni en France. Le roi de la Grande-Bretagne et les États Généraux y sont accusés d'avoir abandonné les intérêts de leur religion et fourni de quoi la détruire ; les principaux seigneurs réformés de la France sont taxés de trahison et de perfidie ; enfin le génie de ceux qui sont encore ici au timon des affaires y est vivement dépeint. » Si le père Lelong, dans sa Bibliothèque historique, se contente de dire que ces mémoires sont « curieux et écrits avec simplicité », l'abbé Le Gendre est beaucoup plus explicite dans son Histoire de France « Ces mémoires, dit-il, sentent son homme de qualité qui parle également bien de la guerre et du cabinet... Ce duc donne à tout ce qu'il dit un air à se faire croire dans les occasions même où il doit être le plus suspect. »
   Rédigés avec lourdeur, entremêlés de détails de sièges et d'opérations militaires, les mémoires de Rohan ressemblent à ceux d'Agrippa d'Aubigné. Ils ne donnent pas la physionomie vraie de leur auteur ; mais ils permettent de se rendre compte des dissensions religieuses et politiques qui arrêtèrent le développement de la France jusqu'au moment où Richelieu se décida à prendre La Rochelle. « Par contraste avec la France nouvelle qui se constitue, ce testament politique du parti protestant, de dix ans antérieur à celui de son vainqueur, par la forme et par le fond, a sa marque et son intérêt. On y voit ce qu'était ce parti, ce qu'il voulait, ses divisions, ses prétentions et ses habitudes de complot et de négociations avec l'étranger. » Écrits à Venise, où Rohan s'était retiré après la signature de la paix d'Alais, ils reflètent les déceptions et les rancunes du chef du parti vaincu. »
À propos des Mémoire de Tavannes :
   Il s'agit de la contrefaçon de la première édition publiée à Paris la même année.
   « Grand bailli de Dijon et lieutenant des gendarmes de Condé, Tavannes fit la guerre dès 1639 avec le duc d'Enghien, dont il devint un serviteur fidèle. À la fin de 1602, il rentra dans le devoir, mais tomba en disgrâce et ne servit plus.
   Tavannes raconte la Fronde des princes dans la région parisienne. Ses mémoires n'étaient pas terminés en 1672, puisqu'il relate la mort du chancelier Séguier. Il les a écrits pour deux raisons : il a voulu d'abord dire quelle part il avait prise aux événements ; il a voulu surtout se justifier d'avoir fait tirer le canon contre l'armée royale, ce qui aurait entraîné sa disgrâce. Il s'attache principalement à exposer les actions militaires : c'est un guerrier, et non pas un diplomate ou un homme d'intrigue comme Lenet ; il a été l'ami de Condé sans doute, mais il n'a pas été dans le secret des négociations. Ses relations du combat de Bléneau, du siège d'Étampes, de la bataille du faubourg Saint-Antoine ont un réel intérêt parce qu'elles ont été rédigées par un témoin oculaire que n'emporte pas la passion politique.
   Ce n'est pas à dire que Tavannes ne se trompe pas ; à distance, sa mémoire n'est pas toujours fidèle. Mais ces erreurs ne sont pas voulues : elles sont produites par ce fait que Tavannes a une trop bonne opinion de lui-même et exagère, sans s'en douter, l'importance de ses actions. Sa sincérité ne saurait être mise en doute : il est sans malice et sans artifice. »
Bibliographie :
   Bourgeois et André, Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 706 et 807.

250 euros (code de commande : 19600).

 

ROUSSEAU (Jean-Baptiste) — Odes, cantates, épitres et poésies diverses de J. B. Rousseau. Édition stéréotype, d'après le procédé de Firmin Didot. Tomes I et II (complet). Paris, Didot, 1799. [A Paris, / de l'imprimerie et de la fonderie stéréotypes / de Pierre Didot l'aîné, et de Firmin Didot. / An VII. (1799.)] Deux volumes in-12 sous leur brochage d'époque, 234 et 218 p.
Préface :
   Loin de me piquer de ne devoir rien qu'à moi-même, j'ai toujours cru, avec Longin, que l'un des plus sûrs chemins pour arriver au sublime étoit l'imitation des écrivains illustres qui ont vécu avant nous, puisqu'en effet rien n'est si propre à nous élever l'âme et à la remplir de cette chaleur qui produit les grandes choses, que l'admiration dont nous nous sentons saisis à la vue des ouvrages de ces grands hommes. C'est pourquoi, si je n'ai pas réussi dans les odes que j'ai tirées de David, je ne dois en accuser que la foiblesse de mon génie ; car je suis obligé d'avouer que si j'ai jamais senti ce que c'est qu'enthousiasme, c'a été principalement en travaillant à ces mêmes cantiques que je donne ici à la tête de mes ouvrages.
   Je leur ai donné le titre d'odes, à l'exemple de Racan, celui de traduction ne me paroissant pas convenir à une imitation aussi libre que la mienne, qui, d'un autre côté, ne s'écarte pas assez de son original pour mériter le nom de paraphrase. Et d'ailleurs, si on a de l'ode l'idée qu'on en doit avoir, et si on la considère, non pas comme un assemblage de jolies pensées rédigées par chapitres, mais comme le véritable champ du sublime et du pathétique, qui sont les deux grands ressorts de la poésie, il faut convenir que nul ouvrage ne mérite si bien le nom d'odes que les psaumes de David ; car où peut-on trouver ailleurs rien de plus divin, ni où l'inspiration se fasse mieux sentir, rien, dis-je, de plus propre à enlever l'esprit et en même temps à remuer le cœur ? Quelle abondance d'images ! quelle variété de figures ! quelle hauteur d'expression ! quelle foule de grandes choses, dites, s'il se peut, d'une manière encore plus grande ! Ce n'est donc-pas sans raison que tous les hommes ont admiré ces précieux restes de l'antiquité profane où on entrevoit quelques traits de cette lumière et de cette majesté qui éclatent dans les cantiques sacrés ; et quelques beaux raisonnements qu'on puisse étaler, on ne détruira pas cette admiration tant qu'on n'aura à leur opposer que des amplifications de college, jetées toutes, pour ainsi dire, dans le même moule, et où tout se ressemble, parceque tout y est dit du même ton et exprimé de la même manière ; semblables à ces figures qui ont un nom particulier parmi les peintres, et qui, n'étant touchées qu'avec une seule couleur, ne peuvent jamais avoir une veritable beauté, parceque l'ame de la peinture leur manque, je veux dire le coloris.
   Je me suis attaché sur toutes choses à éviter cette monotonie dans mes odes du second livre, que j'ai variées à l'exemple d'Horace, sur lequel j'ai tâché de me former, comme lui-même s'étoit formé sur les anciens lyriques. Ce second livre est suivi d'une autre espèce d'odes toute nouvelle parmi nous, mais dont il seroit aisé de trouver des exemples dans l'antiquité. Les Italiens les nomment cantates, parcequ'elles sont particulièrement affectées au chant : ils ont coutume de les partager en trois récits coupés par autant d'airs de mouvement ; ce qui les oblige à dîversifier les mesures de leurs strophes, dont les vers sont tantôt plus longs et tantôt plus courts, comme dans les chœurs des anciennes tragédies et dans la plupart des odes de Pindare. J'avois entendu quelques unes de ces cantates ; et cela me donna envie d'essayer si on ne pourrait point, à l'imitation des Grecs, réconcilier l'ode avec le chant : mais comme je n'avois point d'autre modèle que les Italiens, à qui il arrive souvent, aussi-bien qu'à nous autres François, de sacrifier la raison à la commodité des musiciens, je m'apperçus, après en avoir fait quelques unes, que je perdois du côté des vers ce que je gagnois du côté de la musique, et que je ne ferois rien qui vaille tant que je me contenterois d'entasser de vaines phrases poétiques les unes sur les autres sans dessein ni liaison ; c'est ce qui me fît venir la pensée de donner une forme à ces petits poèmes en les renfermant dans une allégorie exacte dont les récits lissent le corps, et les airs chantants l'ame ou l'application. Je choisis parmi les fables anciennes celles que je crus les plus propres à mon dessein ; car toute l'histoire fabuleuse n'est pas propre à être allégoriée : et cette manière me réussit assez pour donner envie à plusieurs auteurs de travailler sur le même plan. De savoir si ce plan est le meilleur que j'eusse pu choisir, c'est ce qu'il ne me convient pas de décider, parcequ'en matière de nouveautés rien n'est si trompeur qu'une première vogue, et qu'il n'y a jamais que le temps qui puisse apprécier leur mérite et les réduire a leur juste valeur.
   Quant à mes épîtres, je les ai travaillées avec la même application que mes autres ouvrages, et j'y ai même donné d'autant plus de soin, qu'avant à y parler de moi en plusieurs endroits, il fa'loit relever en quelque sorte la petitesse de la matière par les agréments de la diction. Du reste, je me suis assujetti, dans ces épîtres, aussi-bien que dans les allégories et les épigrarnmes qui suivent, à une mesure de vers qui avoit été assez négligée pendant tout le siècle passé, et qui est pourtant la plus convenable de toutes au style naïf et à la narration ; ce qu'il me seroit aisé de prouver, si je ne craignois d'ennuyer le lecteur par un détail d'observations dont, il n'a que faire. Ce n'est pas que je prétende par-là que toutes les grâces de ce style, dont Marot nous a laissé un si excellent modèle, soient uniquement renfermées dans la mesure de ses vers et dans le langage de son temps ; ce seroit rendre très aisée une chose très diffïcile : mais il est certain qu'avec le génie, qui ne s'acquiert point, cette espèce de mécanique, dont l'usage est facile a acquérir, contribue fort à l'élégance d'un ouvrage, et que c'est souvent la contramte apparente de la mesure et de l'arrangement des rimes qui donne au style cet air de liberté que n'ont point les vers les plus libres et les plus faciles à faire.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 26901).

 

[ROUSSEL DE LA TOUR (Claude-Pierre)] — La Richesse de l'État. S.l.n.d. In-8° demi-veau d'époque, dos lisse, titre à la plume sur une pièce de parchemin, reliure frottée présentant des déchirures, 31, [1 bl.] p.
Relié avec :
La taille réelle. Lettre d'un avocat de Paris à un de ses Confreres en Province, contenant des Réflexions sur l'Écrit qui a pour Titre, Richesses de l'Etat. S.l.n.d. 38, [2 bl.] p.
Extrait de La Richesse de l'État :
   « Chacun doit au bien public de tribut de ses réflexions. D'autres ont fait des volumes sur l'économie des Finances, sur la Population, sur le Commerce. On y trouve des observations judicieuses, des critiques justes, des principes excellens, une théorie admirable. Mais veut-on réduire en pratique ces différens systêmes ? Les opérations de détail qu'ils indiquent sont immenses ; elles exigeroient un travail long, un concours de volontés, une constance parfaite, une uniformité invariable dans les vues de ceux qui sont chargés de l'administration, une fidélité inviolable dans l'exécution ; en un mot, une réforme préalable de l'Humanité, & un remède aux vicissitudes. Lorsqu'on a pesé & combiné tous ces systêmes, & que l'on a reconnu qu'un siècle suffiroit à peine pour les exécuter dans toute leur étendue, on s'apperçoit qu'ils ne peuvent remédier à un mal pressant ; & l'on est tenté de regarder le mal comme désespéré & sans remède. C'est aller trop loin : mais au moins faut-il chercher le remède ailleurs que dans des économies de détail
   C'est ce qu'on va essayer de faire. On entreprend de prouver qu'il est un remède prompt & efficace ; qu'il est possible de subvenir aux besoins de l'État, de satisfaire à ses engagemens, de pourvoir au présent, au passé, à l'avenir, par une opération simple, dont l'effet seroit en même temps & d'enrichir le Roi & de soulager les Peuples. Cette annonce a-t-elle quelque réalité ? C'est ce que chacun pourra connoître par l'exposé que l'on va faire du plan & des moyens de l'exécuter. »
Extrait de la correspondance de Grimm :
   « Une feuille intitulée Richesse de l'État, et répandue dans le public la veille du lit de justice que le roi a tenu pour les nouveaux arrangemens de finances, a occupé tous les esprits depuis un mois. L'auteur de cette feuille est M. Roussel, conseiller au Parlement. Son projet consiste dans l'établissement d'une capitation, seul et unique impôt substitué à tous les autres. Sur seize millions d'habitans dont M. Roussel suppose la France peuplée, il en choisit deux millions qu'il suppose être en état de supporter un impôt quelconque ; partageant ensuite ces deux millions en vingt classes différentes, il n'exige de la première et de la plus pauvre qu'une taxe annuelle de trois livres, et augmentant ainsi la taxe de classe en classe, il arrive à la vingtième et dernière, dont il fixe la capitation à sept cent trente livres. Cette somme serait le plus fort impôt auquel un sujet du roi pourrait être taxé, et cependant cette seule imposition donnerait un produit de plus de six cent quatre-vingt-dix-huit millions par an...... Rien n'est plus spécieux au premier coup d'œil, aussi rien ne peut être comparé à l'engouement des premiers jours pour le projet de M. Roussel. Le peuple se voyait, moyennant trois livres, débarrassé de tout impôt, et les gens riches se délivraient de toute charge moyennant trente louis : c'était le retour du siècle d'or. »

Extrait de la Lettre d'un avocat de Paris :
   « J'ay vû des premiers, Monsieur, le Projet qui a pour Titre, Richesses de l'État, je ne puis qu'applaudir aux vûës patriotiques de l'Auteur, mais je n'approuve pas la répartition qu'il fait d'une Imposition, en forme de Capitation, qui imposées arbitrairement, seroit avantageuse aux uns, & très-onéreuse à d'autres ; j'adopterois cependant son Plan, s'il pouvoit s'exécuter sans commettre des injustices, même involontaires, de la part de ceux qui seroient préposés à l'estimation de la Fortune de chaque Particulier. »
   L'auteur conclut : « Tout bien combiné, nous concourons, cet estimable Citoyen & moi, au même but, mais par des routes differentes, puisque cet auteur propose de faire contribuër généralement tous les Sujets du Roy aux Charges de l'Etat, & moi de n'y assûjettir que les seuls Capitalistes. »
Bibliographie :
   - Grimm (Friedrich Melchior Freiherr von) et Diderot (Denis), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, pp. 267-268.
   - Vercruysse (Jeroom), Homme aux quarante écus (L'), dans Dictionnaire de Voltaire, pp. 108-109.

60 euros (code de commande : 26342).


 

SAGE (Balthasar-Georges) L'Art d'essayer l'or et l'argent ; tableau comparé de la coupellation des substances métalliques, par le moyen du plomb ou du bismuth : procédés pour obtenir l'or plus pur que par la voie du départ. Avec figures. par M. Sage. Paris, Imprimerie de Monsieur, 1780. [A Paris, De l'Imprimerie de Monsieur. M. DCC. LXXX.] In-8° broché (pas de couverture), XII, 112, [3 (approbation)], [1 bl.] p., 4 planches à déplier in fine, deux notices manuscrites anciennes épinglées.
   Balthazar Georges Sage, naît à Paris le 7 mars 1740. Fils d'un apothicaire, élève de Nollet, il devient membre de l'Académie des Sciences en 1762. Nommé aide-major à l'Hôtel des Invalides, puis censeur royal, il est désigné en 1778 titulaire de la chaire de minéralogie expérimentale. Il encourage la fondation de l'École des Mines en 1783, dont il est désigné directeur. La Révolution le prive de ces emplois mais sous le Directoire, il reprend sa chaire à l'Hôtel des Monnaies et entre à l'Institut lors de la création de ce corps. Il décède en 1824.
Avertissement :
   L'essai des matières d'or & d'argent étant l'opération la plus importante à l'Etat & au Commerce, on ne doit rien négliger pour le porter à sa perfection : on sait qu'on ne peut y parvenir que par la Chimie la plus exercée ; c'est par elle que les Schindlers & les Schlutters sont parvenus à ces vérités utiles, qui n'en subsistent pas moins quoiqu'elles aient été niées par quelques modernes.
   La Docimastique, dont je m'occupe depuis vingt ans, m'a conduit aux découvertes importantes que je me fais un devoir de publier, après les avoir légalisées, en faisant les expériences qui les constatent, devant M. d'Arnouville, premier Président de la Cour des Monnoies, M. Herault, Avocat général, & M. d'Origni, Conseiller de la même Cour. Ces Magislrats ont reconnu qu'elles devoient concourir à perfectionner l'Art des Essais, & qu'elles leur fournissoient des moyens propres à faire juger des faits qui auroient pu rester long-temps incertains.
   Je fis part de mes découvertes à l'Administration. M. Tillet crut parvenir à les infirmer, en niant la dissolution de l'or par l'acide nitreux. M. Tillet n'ignoroit cependant pas que Brandt avoit fait le 5 mars I748, en présence du Roi & de l'Académie de Suède, les expériences qui constatent la dissolution de l'or par l'acide nitreux : M. Tillet ne se ressouvint pas sans doute que ses propres Mémoires, imprimés parmi ceux de l'Académie, pour l'année I763, constatent la découverte du Chimifle Suédois.
   Quoique les Chimistes François, de même que les chimistes du Nord, n'eusent aucun doute sur les expériences de Brandt, M. Tillet sollicita, & se fit écrire, le 25 février 1780, une lettre par M. Necker, par laquelle ce Ministre engagea, entr'autres l'Académie à déterminer si l'acide nitreux avoit de l'action sur l'or. Dans le dessein de satisfaire promptement l'Administration, je fis, devant & avec M. Tillet, les expériences les plus positives & les plus propres à démontrer la dissolution de l'or par l'eau-forte la plus pure ; M le Baron de Maistre fut témoin de ces expériences. Ce fut alors que M. Tillet imagina de dire que l'or n'étoit que suspendu, & non dissous dans l'acide nitreux. Je ne m'arrête point aux mots ; le fait est que le poids du cornet d'or diminue d'autant plus, qu'on a employé une plus grande quantité d'eau-forte pour l'essai, & que plus cet acide est concentré, plus il a d'action sur l'or.
   La méthode de M. Tillet & celle de la plupart des Essayeurs, exige de l'acide nitreux très-concentré pour la reprise du cornet. Cette eau-forte se vendoit cent sous la livre, il étoit question de la payer six francs, lorsque M. Racle, habile Effayeur, vint me demander s'il ne seroit pas possible d'en préparer d'aussi bonne, mais à meilleur marché. Ce fut alors que je donnai à l'Administration le procédé par lequel on obtient l'acide nitreux que la Cour des Monnoies a jugé à propos de faire employer généralement pour les essais ;il ne se vend que trois livres, quoiqu'il soit égal, par sa concentration & ses effets, à celui qu'on vendoit cent sous.
   On ne peut plus nier aujourd'hui la dissolution de l'or par l'acide nitreux concentré ;mais on dit que ce qu'il enlève au cornet est si peu de chose, que cela n'est d'aucune importance : cependant un trente-deuxième de grain étant enlevé à un cornet de douze grains, c'est une soustraction réelle de douze grains d'or par chaque marc de ce métal ; mais comme la soustraction est de deux trente-deuxièmes de grains quand on emploie autant d'acide nitreux que M. Tillet, il résulte que c'est de vingt-quatre grains d'or par marc qu'on fait tort au propriétaire du lingot. C'est ainsi que ce métal se trouve alors réduit de quatre liv. huit sous par marc au dessous de sa valeur réelle ; & il se trouvera à un plus haut prix par-tout où l'on aura employé une eau-forte moins concentrée pour faire la reprise du cornet, parce qu'alors il y aura moins de ce métal de dissous, & qu'il paroîtra par conséquent à un titre plus haut.
   Mes recherches m'ont conduit à une découverte intéressante, dont j'ai encore fait part à l'Administration ; elle consiste à éviter les pertes qu'entraîne ordinairement l'affinage de l'or : outre que ce moyen peut faire une épargne de plus de 200001iv. par an pour l'Affinage de Paris, il rendra aussi moins mal-sain le voisinage de cet atelier, puisqu'on n'y réduiroit plus en vapeurs, toutes les années, des milliers d'acide nitreux concentré.
   Quoiqu'on ait beaucoup écrit sur les essais, il n'y a cependant encore rien de précis sur cet objet, ni sur la coupellation ; c'est ce qui m'a determiné a suivre ce travail : il fera connoître que de toutes les substances métalliques, il n'y a que le cuivre, l'or & l'argent qui puissent s'introduire dans la coupelle par le moyen du plomb ou du bismuth, que toutes les autres substances métalliques sont rejetées sur ses bords sous forme de scories diversement colorées.
   Comme, en fait d'essai, il est important d'effacer jusqu'à la trace de l'erreur, je fais connoître que l'or de départ retient toujours de l'argent, & j'indique plusieurs moyens pour obtenir de l'or très-pur.
   Je termine cet Ouvrage en prouvant que le plomb ne contient point d'or, comme voudroient l'insinuer quelques Savans modernes. 

100 euros (code de commande : 21956).

 

SAINT-FOIX (Germain-François Poullain de) — Œuvres de theatre de Monsieur de Saintfoix. Tome[s] premier [et] second (complet). Paris, Prault fils, 1748. [A Paris, / Chez Prault Fils, Libraire, Quai / de Conti, vis-à-vis la descente / du Pont-Neuf, à la Charité. / M. DCC. XLVIII. / Avec Approbation & Privilege du Roi.] Deux volumes in-12 plein veau marbré d'époque, dos lisses ornés de fleurons dorés, dos frottés avec un manque en queue du tome II, tranches marbrées, tome I : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., tome II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 218, [2 bl.] p., ex-libris.
Les deux volumes contiennent :
   Tome I : L'Oracle - Pirrha & Deucalion - Les Veuves turques - Le Silphe - L'Isle sauvage - Les Grâces.
   Tome II : Julie ou l'Heureuse épreuve - Divertissement à l'occasion du mariage de M. le Dauphin avec la Princesse de Saxe - Égérie - Le Double déguisement - Zéloïde, tragédie - Arlequin au serrail.
Extrait de la Correspondance de Grimm et Diderot :
   M. Germain-François Poulain de Saint-Foix, né à Rennes en 1703, historiographe de l'ordre du Saint-Esprit, est mort à Paris vers la fin du mois de juillet. Les lettres lui doivent plusieurs ouvrages estimables. Son Théâtre, quoique d'un genre fort inférieur à celui de nos grands maîtres, offre plusieurs tableaux d'une composition ingénieuse, d'un faire agréable et spirituel. L'Oracle et les Graces feront encore long-temps les délices de la scène française. Il y a dans les Essais sur Paris et dans l'Histoire de l'Ordre du Saint-Esprit, une foule de recherches curieuses et d'anecdotes piquantes. Le style de M. de Saint-Foix est en général simple et pur, naturel et précis. C'est un mérite qu'on ne saurait trop apprécier depuis que l'affectation du bel esprit, le jargon métaphysique, et les petites prétentions à la chaleur et au génie, l'ont rendu si rare.
   Le caractère de M. de Saint-Foix formait un contraste assez singulier avec celui de ses ouvrages. L'auteur des Graces était bien le mortel le plus sec et le plus bourru qu'il fût possible de rencontrer. Tout le monde sait son aventure avec le chevalier de Saint-Louis, comme il se battit pour une bavaroise, comme il reçut un grand coup d'épée, et comme il s'obstina toujours à dire qu'une bavaroise était un fichu dîner. Il eut vingt affaires dans sa vie pour des sujets de la même importance ; et toujours malheureux, rien ne put le corriger d'une manie si étrange, et surtout si peu commune à messieurs les gens de lettres.
   Si ses écrits étaient en opposition avec son caractère, ils ne l'étaient guère moins avec ses goûts. M. de Saint-Foix n'a rien fait, du moins d'imagination, qui ne soit d'un genre facile et gracieux, et tous ses jugemens en littérature étaient d'une sévérité très-exclusive, pour ne pas dire très-injuste. Il n'estimait que les ouvrages d'une touche austère et vigoureuse. Corneille était son idole, Racine avait, à son gré, trop de mollesse et de douceur. Il avait pris, je ne sais pourquoi, l'aversion la plus décidée pour Henri IV ; et une des dernières occupations de sa vieillesse fut de rassembler un grand nombre de matériaux qu'il prétendait employer à détruire l'enthousiasme avec lequel la France entière adore la mémoire de ce bon roi. Seraient-ce les opéra du citoyen de Toulouse [Durozoi] qui lui auraient donné cet excès de mauvaise humeur ?
   M. de Saint-Foix pensait fort librement sur la religion. Il détestait les prêtres, mais il n'aimait pas mieux les philosophes, et se plaisait souvent à raconter la leçon que lui fit un jour son père sur les dangers d'une philosophie trop hardie. Cet honnête vieillard avait appris que son fils, encore fort jeune, avait formé, avec quelques-uns de ses camarades, le projet d'attaquer ouvertement les objets les plus sacrés de notre culte. Il le fit venir, lui parla de cette entreprise avec beaucoup d'indulgence et de douceur, l'engagea même à lui faire confidence des motifs qui l'avaient déterminé à des mesures qu'il comptait prendre ; et après l'avoir écouté avec beaucoup de patience : « Mon fils, lui dit-il, regardez ce crucifix : cet homme fut un juste ; voyez comme on le traita, rentrez en vous-même.... » Jamais l'aspect d'un crucifix n'avait opéré conversion plus subite et moins miraculeuse.
   A la première représentation des Philosophes, M. de Villemorin, l'un des tenans de la ferme générale, ayant trouvé M. de Saint-Foix au foyer, s'approcha de lui d'un air fort empressé, et lui dit : « Vous avez vu ces Philosophes, Monsieur, eh bien ! cela n'est-il pas très-plaisant ? » – « Pas tant, » lui répliqua notre gentilhomme breton avec cet accent brusque et lent qui lui était propre, « pas tant que Turcaret.... » On se souvient que messieurs les fermiers-généraux avaient offert cent mille francs à Lesage pour ne point faire jouer sa pièce ; mais, quoiqu'il fût dans la misère, il préféra sa vengeance à sa fortune.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 58298.
   - Grimm (Friedrich Melchior), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790. Tome 9, Septembre 1776, pp. 200-202.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24964).

 

 

   SANCHEZ (Thomas). Compendium totius tractatus de S. Matrimonii sacramento.
    
Cologne, Henning, 1623.
      Curieux traité du mariage décrivant tous les raffinements de la luxure...
   Pour en savoir plus...

200 euros (code de commande : 12129/vit1b).


 

   SANTEUL. Hymni Sacri et Novi.
    
Paris, Thierry, 1689.
      Édition peu courante de ce recueil d'hymnes.
   Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 12864/vit1a).


 

SCARRON (Paul) — Le Virgile travesty en vers burlesques de Monsieur Scarron. Reveu & corrigé. Tomes I et II (complet). [Amsterdam], [Abraham Wolfgang], 1668. [Suivant la Copie imprimée / A Paris, / cIc Icc LXVIII.] Deux volumes in-12 plein veau raciné d'époque, dos lisses orné de guirlandes dorées, pièces de titre rouges, tranches mouchetées, t. I : 372 p., t. II : 307, [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes ses illustrations (1 frontispice au tome I (répété au tome II) et 8 gravures).
   Alphonse Willems précise : « Les huit livres dont cette édition se compose sont tout ce que Scarron a imité de Virgile. L'édition donnée par les Elzevier sous la date de 1651 ne comprenait que cinq livres. »
   L'exemplaire présenté ici est dans le tirage que décrit Rahir : « L'en-tête [de la dédicace à la reine] est formé d'un seul fleuron avec arabesques sur fond noir, semblable à celui de la page 5 du tome 2. »
Bibliographie :
   - Rahir, Catalogue d'une collection unique de volumes imprimés par les Elzevier, n° 2376 et vignette n° 253.
   - 
Tchemerzine, Bibliographie d'éditions originales et rares d'auteurs français des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, tome X, p. 240.
   - 
Willems, Les Elzevier. Histoire et annales typographiques, n° 1807.

Les deux volumes : 250 euros (code de commande : 22147vit1b).

 

   SCHNEIDEWIN (Jean). In quatuor Institutionum Imperialum...
   
Strasbourg et Francfort, Dolhopff & Zetzner, 1664.
   
Cet ouvrage est l'œuvre « qui a fait une réputation immortelle » à son auteur.
   Pour en savoir plus...

180 euros (code de commande : 8/59/vit1a).

 

[SCUDÉRY (Madeleine et Georges de)] — Les Femmes illustres, ou les Harangues héroïques, de Monsieur de Scudery, avec les veritables portraits de ces Heroïnes, tirez des Medailles Antiques. Paris, Courbé, 1655. [Imprimé à Roüen, & se vend / A Paris, / Chez Augustin Courbé, au Palais, dans la petite / Salle, à la Palme. / M. DC. LV. / Avec privilege du Roy.] In-4° plein parchemin teinté, dos à 4 nerfs, pièce de titre, [1 (titre frontispice), [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [10 (épître, table)], 409, [3 (privilège)] p., 20 portraits gravés dans le texte.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée en deux volumes : le premier en 1642 et le second en 1644. Claude Maignien écrit qu'il nous présente « une galerie de tableaux de femmes de l'Antiquité, qui, soumises à des situations tragiques, y répondent de façon plus ou moins touchante. C'est peut-être dans le discours de Sapho que Madeleine de Scudéry exprime le plus ses idées féministes. Elle dénonce une société qui attend des femmes qu'elles soient belles et se taisent. Sapho plaide pour les précieuses : « Nous aurons l'imagination belle, l'esprit clairvoyant, la mémoire heureuse, le jugement solide et nous n'emploierons toutes ces choses qu'à friser nos cheveux ? »
À propos de l'attribution de cet ouvrage, Donna Kuizenga précise :
   « S'agit-il d'une collaboration, comme l'affirme Tallement des Réaux, et si oui de quelle nature ? Les Femmes illustres sont-elles l'ouvrage de Madeleine sous le nom de Georges, ou vice versa ? Si l'on passe en revue ce qu'on a écrit sur les Femmes illustres pendant les cent dernières années, on trouve toutes ces hypothèses, et jusqu'à aujourd'hui aucun document historique ne nous permet de trancher la question. Les preuves internes nous portent à croire que la harangue de Sapho est l'ouvrage de Madeleine, mais, pour le recueil en général, l'ensemble de nos connaissances nous oblige à pencher pour une collaboration dont les modalités restent plutôt occultes. »
Table des harangues :
   1. Artemise à Isocrate.
   2. Mariamne à Hérodes.
   3. Cléopatre à Marc-Antoine.
   4. Sisigambis à Alexandre.
   5. Sophonisbe à Manississe.
   6. Zénobie à ses filles.
   7. Porcie à Volumnius.
   8. Bérénice à Titus.
   9. Panthée à Cyrus.
   10. Amalasonthe à Théodat.
   11. Lucrèce à Colatin.
   12. Volumnia à Virgile.
   13. Athenais à Théodose.
   14. Pulchéria au patriarche de Constantinople.
   15. Calphurnie à Lépide.
   16. Livie à Mécène.
   17. Cloelia à Porsenna.
   18. Octavie à Auguste.
   19. Agripine au peuple romain.
   20. Sapho à Érinne.
Bibliographie :
   - Maignien (Claude), Les femmes illustres ou Les harangues héroïques, 1642.
   - Kuizenga (Donna), Écriture à la mode / mode de réécriture : Les Femmes illustres de Madeleine et Georges de Scudéry, dans La femme au XVIIe siècle. Actes du colloque de Vancouver. University of British Columbia 5-7 octobre 2000, pp. 151-164.

250 euros (code de commande : 27126).


 

THÉRÈSE D'AVILA — Les oeuvres de sainte Therese divisées en deux parties. De la traduction de Monsieur Arnauld d'Andilly. Paris, Le Petit, 1670. [A Paris, Chez Pierre le Petit, Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, ruë S. Jacques, à la Croix d'Or. M. DC. LXX. Avec Approbation & Privilège.] Deux parties en un volume in-4° plein veau d'époque, dos à 6 nerfs orné, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14 (avertissement, approbation et privilège)], 879, [1 (errata)] p., un portrait gravé par N. Pitau d'après P. Mignard en frontispice, bel exemplaire agrémenté de quelques jolis bandeaux et lettrines.
   Première édition de la traduction française des œuvres de sainte Thérèse d'Avila.
Table des matières :
   - La vie de sainte Thérèse écrite par elle-même.
   - Fondations faites par sainte Thérèse de plusieurs monastères de carmélites, et de carmes deschaussez.
   - De la manière de visiter les monastères. Avis de la sainte à ses religieuses.
   - Le chemin de la perfection.
   - Méditations sur le Pater.
   - Le chasteau de l'âme.
   - Pensées sur l'amour de Dieu.
   - Méditations après la communion.
   - Tables des chapitres et des matières.

     
Titres des deux parties.

500 euros (code de commande : 19856).


 

   [THÉVENOT - MORANDE]. Le Gazetier Cuirassé...
   
[Londres], 1771.

   Édition d'un des plus fameux écrits de chantage écrit sous le pseudonyme de Morande.
   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 10295/M).


 

TOLET (François) — Traité de la lithotomie ou de l'extraction de la pierre hors de la vessie, avec les figures. Par François Tolet de Paris. Chirurgien & Operateur du Roy pour la Pierre. Cinquième édition. Revûë, corrigée & augmentée par l'Auteur. Paris, Muguet, 1708. [A Paris, chez François H. Muguet, premier Imprimeur du Roy, rüe N. Dame, à la Croix d'Or. M. DCCVIII. Avec approbation et privilege du Roy] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure usagée (mors fendus, manques à la coiffe et à la queue, coins émoussés), [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître, préface, table, approbation)], 351, [1 (errata)] p, 2 vignettes dans le texte (p. 171 et 305) et 13 gravures hors texte sur 19 (un portrait de l'auteur par Montagne gravé par Maillet, les autres par Lalouette, en regard des pp. 39, 89, 112, 117, 122, 125, 180, 182, 186, 187, 217 et 243), les gravures manquantes ont été remplacées par des copies (en regard des pp. 131, 132, 145, 168, 177 et 205).
Extrait de la préface :
   L'Accueil favorable fait en France & dans les Pays étrangers, au Traité de la Lithotomie que j'ay mis au jour en l'année mil six cent quatre-vingt-deux & suivantes, me fait croire que cette cinquième édition n'y sera pas moins bien reçûë, puisqu'outre ce que contenoient les quatre précédentes, j'ay ajouté dans celle-cy un grand nombre d'observarions exactes sur la théorie & sur la pratique de cette Opération fameuse.
   Dans plusieurs voyages j'ay remarqué, que les Coureurs & gens ignorans confondent par le nom de Taille, deux Opérations fort différentes, & que par une équivoque affectée ils appellent simplement Tailler, ou Tailler du boyau, ce qui est connu en Chirurgie par le nom de Castration. Cette sorte d'Opération est facile, elle réussit le plus souvent sans aucun risque pour peu qu'on la sçache bien faire ; & quoique les Coureurs en abusent au grand préjudice de l'Etat, plusieurs néanmoins s'en font souvent une réputation avantageuse dans les Provinces. C'est l'avis que je donnay à M. Meri dans le temps qu'il composoit son Livre intitulé : Observations sur la manière de tailler dans les deux sexes, &c. Je croy que s'il s'en étoit souvenu, & qu'il l'eût voulu, il auroit pu parler autrement qu'il a fait vers la fin de ses Observations, dans les lignes qui suivent immédiatement la lettre de M. Noël Maître Chirurgien d'Orléans, contenuë dans le même Traité.
   Je prétends donc dans cet Ouvrrage parler de l'Opération pour tirer la pierre qui est dans la vessie, désignée par le nom de Lithotomie.
   Quoique M. Jonnot soit mort il y a long-temps, sa mémoire vivra dans les siécles avenir, puisqu'avec une grande probité & droiture, il a excellé dans cette Opération comme dans les autres parties de la Chirurgie ; & comme nous devons toujours avoir de la gratitude pour nos Maîtres & pour tous ceux qui nous ont procuré & donné des lumières dans nôtre Profession ; je dois rendre à la posterité, témoignage des bons principes & des instructions que feu M. Jonnot m'a donné sur le fait de la Lithotomie.
   Ce Livre est divisé en vingt-neuf Chapitres, dont les huit premiers contiennent la théorie de la Lithotomie, & font connoître les causes, les especes & les différences des pierres, leurs signes diagnostics, & les prognostics qu'on en doit faire, plusieurs histoires de pétrifications, & des pierres monstreuses, & l'on prouve qu'il n'y a point de Pierre Adhérante. Dans les dix-huit Chapitres suivans on traitera des choses necessaires, & des différentes méthodes, pour bien pratiquer cette Operation : de l'Extraction de la Pierre de l'urètre, & du Phimosis (parce qu'on est quelquefois contraint de faire ces Opérations immediatement auparavant la Lithotomie) : des accidens qui surviennent dans la Lithotomie, du traitement des Taillez pour prévenir ou corriger les symptomes, des moyens pour les guérir ; de la ponction au périnée pour la suppressîon d'urine ; & par occasîon on a fait un Chapitre des Passeports.
   Les trois derniers Chapitres traitent des maladies qui restent quelquefois après la Taille, leurs remèdes, & pour faire vuider le calcul, & pour fe preserver de la Pierre : dans un de ces Chapitres, on examine sî la Lithotomie peut être la cause de la sterilité & de l'impuissance.
   Les faits Historiques que je raporte sont tous véritables, & je les ay décrit le mieux qu'il m'a été possible pour l'instruclion des Lecteurs.

   
Page de titre et gravure en regard de la p. 180.

200 euros (code de commande : 19007vit1b).

 


  [VIGLIUS VAN AYTTA (Wigle van Aytta van Zwichem)]. RAOUX (Adrien-Philippe) — Essai d'un éloge historique de Viglius de Zuichem, d'Aytta, ...
  
Bruxelles, 1787.
  
Un grand serviteur de Charles-Quint : Wigle Aytta van Zwichem.

  Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 25639vit1b).

 

VIRGILE — L'Eneide di Virgilio del Commendatore Annibal Caro. Tomes I et II (complet). Paris, Quillau, 1760. [In Parigi. Presso la Vedova Quillau. M. DCC. LX.] Deux volumes in-8° plein veau, dos à 5 nerfs, tranches dorées, reliures frottées, mors fragiles (celui du premier plat du tome I est fendu), coiffes et queues abîmées, t. I : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], II, [2 (légendes des gravures)], 314, [2 bl.] p., t. II : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], 342, [2 (privilège)] p., 32 gravures dont 31 d'après G. Zocchi : 2 frontispices (portrait de Virgile et portrait d'Annibal Caro le premier gravé par Ficquet et le second par Deshert), 12 gravures à pleine page (2 gravées par J.J. Pasquier, 2 par L. Lempereur, 1 par Tardieu, 1 par Le Veau, 2 par Defehrt, 2 par Prevost, 1 non signée, 1 dessinée et gravée par Prevost), 12 bandeau de tête de chapitre (1 gravé par P. F. Tardieu, 3 par J.J. Pasquier, 2 par Prevost, 3 par Deshert, 3 non signés), 6 culs-de-lampes (1 gravée par P. F. Tardieu, 1 par Pasquier (et portant la date de 1762), 1 par Prevost, 1 par Defhert, 2 non signées), mouillures aux derniers cahiers du tome II.
   Le poète italien Annibale Caro (1507-1566) fut au service de Pierre-Louis Farnèse, duc de Parme et de Plaisance ; c'est à cde titre qu'il fut amené à remplir plusieurs missions auprès de l'empereur Charles-Quint ainsi qu'aux Pays-Bas. En matière littéraire, il laissa quelques œuvres personnelles et des traductions dont « la meilleur [...], celle qu'il faut regarder comme un chef-d'œuvre, est celle de l'Énéïde qui, malgré quelques inexactitudes, quelques inégalités de style que prétendent y remarquer des critiques très-scrupuleux, montrera toujours ce dont est capable la langue italienne par son élégance, sa grâce et son harmonie. »
Bibliographie :
   - Ginguené, Histoire littéraire d'Iatlie, tome IX, pp. 309-311.
   - Cohen , Guide de l'amateur de livres à vignettes (et à figures) du XVIIIe siècle, col. 512.

   
Portrait d'Annibale Caro et gravure du livre IX.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 18800YB).

 

  [NONNOTE]. Les erreurs de Voltaire.
  
Liège, Collette, 1766.
  
Ouvrage qui valut à l'abbé Claude-François Nonnote la rancune de Voltaire... 
  Pour en savoir plus...                                                       150 euros (code de commande : 12557/vit1).


 

  VOSSIUS. De Historicis latinis libri III.
  
Leyde, Maire, 1651.
  
Deuxième édition de cet important recueil bio-bibliographique des historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle. 
  Pour en savoir plus...                                                      200 euros (code de commande : 11972/vit1a).


WATELET (Claude-Henri) — L'art de peindre...
  
Amsterdam, Aux Dépens de la Compagnie, 1761.
  
Édition bien complète des 17 gravures.

  Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 27383).



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