[LOUVAIN - SÉMINAIRE].

Relation fidelle de la destitution et expulsion anti-judiciaire des RR. PP. Capucins, Guillaume de Duysborgh et Godefroid d'Alost.

Liège, 1787.
[A Liege. / M. DCC. LXXXVII.]

In-8° demi-parchemin d'époque, 59, [1] p., ex-libris de Jean-Baptiste Gisbert Jacobs (1750-1838) de l'ordre de Capucins, très bon exemplaire, rare.

   En 1786, dans le cadre des réformes en matière ecclésiastique, une ordonnance érige un séminaire général à Louvain : « nul ne pourra recevoir les ordres sacrés avant d'y avoir étudié durant cinq ans. » Dès le début du fonctionnement de cette nouvelle institution et pour différentes raisons, des troubles apparaissent à tel point que la troupe y est envoyée pour rétablir l'ordre.
   En 1787, « l'abbé Dufour, prévôt de Nickolsbourg, a été nommé par l'Empereur conseiller pour les affaires ecclésiastiques aux Pays-Bas. Né en Suisse, il a fait ses études au collège helvétique de Milan, puis au séminaire de Lyon. Ce dernier établissement avait été gagné aux doctrines jansénistes depuis l'archevêque de Montbazet. Dufour se rend à Vienne, et devient précepteur des enfants du prince de Dietrichstein. Il se fait bien voir du Gouvernement en se déclarant partisan des innovations. Il réussit dans le monde, en affectant une grande douceur de manières et de langage. Il a pris en haine le Cardinal de Franckenberg, et c'est contre son avis que la Cour a concédé à l'Archevêque l'inspection des manuels employés au séminaire. Il éprouve la même antipathie à l'égard de Huleu, le secrétaire de confiance du Cardinal. Il publie en français une brochure intitulée Réflexions, où il loue fort le plan du Séminaire général. Réplique anonyme de l'abbé Guesquière. Dufour se rend au Séminaire général, et adresse aux élèves un long discours latin. Il parle en termes sévères des fauteurs du désordre, et les menace de peines rigoureuses. Il leur expose le plan du séminaire et les engage à le méditer et à y souscrire. Ses menaces et ses caresses sont également inefficaces. Le séminaire général demeure à peu près vide. Il n'y reste qu'un petit nombre d'élèves déférant aux conseils des évêques de Tournai et d'Ypres. Ordre a été donné aux Réguliers d'y envoyer leurs théologiens à la mi-mars. Ils devront déposer la robe de leur ordre, et revêtir l'habit de prêtre séculier, conformément à ce qui se fait dans les autres États de la Maison d'Autriche. Les supérieurs exposent au Gouvernement les difficultés que présente l'exécution de cet ordre. Toutefois, apaisés par les assurances qu'on leur donne au sujet de la doctrine, la plupart cèdent, et envoient leurs étudiants à Louvain. Cinq novices récollets et un carme se sauvent du séminaire, et cherchent un asile au pays de Liège. Le Père Guillaume de Duysbourg, Visiteur des capucins, ayant refusé de faire déposer l'habit à ses novices, est dépouillé de sa juridiction, et interné dans une abbaye rurale. Le Père Godefroid d'Alost, ayant écrit au Ministre que sa conscience lui interdit d'envoyer ses religieux à l'école du schisme et de l'hérésie, est banni hors du territoire des Pays-Bas autrichiens, sous peine, en cas de rupture de ban, d'être puni comme vagabond. La suppression de l'ordre des capucins est décidée.

Bibliographie :
   - De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, t. I, p. 313.
   - Hubert (Eugène), Les papiers du Nonce Zondadari, dans Bulletin de la Commission royale d'Histoire, Année 1919, n° 84 pp. 186-190.
   - Verwerft (Sander), Een laatste hulde aan Adriaen Jacobs († 1767). Analyse van een verzameling Neolatijnse grafdichten, pp. 19-21.

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Relation fidèle (28863)
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