WINSLOW (Jacques-Bénigne).

Dissertation sur l'incertitude des signes de la mort, et l'abus des enterremens, & embaumemens précipités : Par M. Jacques Benigne-Winslow, Docteur Régent de la Faculté de Medecine de Paris, et de l'Academie Roiale des Sciences, &c. Traduite, & commentée par Jacques-Jean Bruhier, Docteur en Medecine.

Paris, Simon, 1742.
[AParis, / Chez Cl.-Fr. Simon, Fils, ruë de la / Parcheminerie. / M. D. CC. XLII. / Avec Approbation & Permission du Roi.].

Relié avec :

Memoire sur la nécessité d'un réglement général au sujet des enterremens, et embaumemens. Par Jacques-Jean Bruhier, Docteur en Medecine.

Paris, Morel - Prault Père - Prault fils - Simon, 1745.
[A Paris, / Chez Morel, le jeune, Grand'Salle du Palais, / au grand Cyrus. / Prault, Pere, Quai de Gêvres. / Prault, Fils, Quai de Conty. Simon, Fils, ruë de la Parcheminerie. / M. D. CC. XLV. / Avec Approbation, & Privilege du Roi.]

Suivi de

Addition au Memoire présenté au roy, Sur la nécessisté d'un Reglement général au sujet des Enterremens, & Embaumemens.

[Paris], [Simon], [1746].

      

On joint :

BRUHIER D'ABLAINCOURT (Jacques-Jean).

Dissertation sur l'incertitude des signes de la mort, et l'abus des enterremens, & embaumemens précipités : Par Jacques-Jean Bruhier, Docteur en Medecine. Seconde partie.

Paris, Morel - Prault Père - Prault fils - Simon, 1745.
[A Paris, / Chez Morel, le jeune, Grand'Salle du Palais, / au grand Cyrus. / Prault, Pere, Quai de Gêvres. / Prault, Fils, Quai de Conty. Simon, Fils, ruë de la Parcheminerie. / M. D. CC. XLV. / Avec Approbation, & Privilege du Roi.]

Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs ornés de fers dorés, reliures frottées, petits manques aux coiffes et aux queues, mors partiellement fendus, coins émoussés, tranches rouges, t. I : VIII (le feuillet de faux-titre manque, titre, épître), 360, 36 (Mémoire), 24 (Addition au Mémoire) p., t. II : 2 bl.], [4 (titre, citation, table des chapitres), 540, [2 bl.] p.

   D'origine suédoise, Jacques-Bénigne Winslow (Odense, 1669 - Paris, 1760), quitta le Danemark pour les Pays-Bas, où il fit une partie de ses études de médecine, avant de s'installer en France et de se convertir au catholicisme sous l’influence de Bossuet, dont il prit le prénom. Spécialisé en anatomie, il enseigna à l'Université de Paris. Il publia divers traités de médecine ; son ouvrage le plus connu est la Dissertation sur l'incertitude des signes de la mort et l'abus des enterremens et embaumemens précipités, écrit en latin et traduit par Bruhier d'Ablaincourt.

Extrait du dictionnaire d'Eloy :
   Il est à propos de remarquer, au sujet de la Dissertation de M Winslow & du Traité de Bruhier fur l'incertitude des signes de la mort, qu'il ya beaucoup à rabattre de la crainte d'être enterré vivant. Il est vrai que cette crainte est appuyée sur des exemples qu'on ne peut révoquer en doute' mais ces exemples sont rares ; il arrive bien plus souvent que le malade qu'on a jugé mort, meurt en effet, parce qu'on l'a abandonné ou qu'on ne l'a secouru que foiblement. En général, on est coupable de négligence à l'égard de ceux qui meurent de mort subite ; on s'éloigne d'eux, sans avoir employé les moyens qui pourroient les rappeller à la vie s'ils ne sont qu'asphyctiques ou dans un état de mort apparente. On doit douter de la réalité de la mort, toutes les fois qu'elle n'a pas été précédée par des symptômes capables de la procurer, c'est-à-dire, dans tous les cas qu'on appelle morts subites. Il est vrai que telle est la façon de penser de la plupart des hommes, qu'ils ont attaché une espece de ridicule aux secours qu'on donne à un cadavre ; mais les ames sensibles doivent mépriser les propos auxquels elles s'exposent par l'inutilité de leurs soins, pour ne pas encourir la honte qu'il y auroit d'avoir abandonné un malade en qui il existe un reste de vie sous les apparences de la mort. Du moins les hommes devroient ils s'accorder à ne pas éloigner trop tôt de leur présence ceux de leurs semblables qui peuvent, absolument parlant, devenir les victimes de cette précipitation. On dira qu'il est incommode de soutenir le voisinage d'un cadavre ; on ajoutera même que c'est le vrai moment de l'écarter d'auprès de nous ; mais la sensation désagréable qu'éprouve la délicatesse de nos sens, n'est rien en comparaison du doute cruel qui pourra nous rester ; car la précipitation expose, dans bien des cas, à livrer aux horreurs du tombeau un homme qui vit encore. Ces cas sont moins rares qu'on ne le pense. Les personnes noyées, celles qui sont suffoquées par des effets méphitiques, par la vapeur du charbon ; les enfans qui paroissent morts ou mourans en venant au monde, &c., en fournissent des exemples fréquens, puisqu'il est possible de rappeller les uns & les autres à la vie par des moyens analogues à ceux qu'on emploie en faveur des noyés. »

   Jacques-Jean Bruhier d'Ablaincourt (Beauvais, 1685 - Paris, 1756) étudia à Angers et à Paris où il exerça l'art de guérir. Il fut censeur royal et associé de l'Acédémie royale d'Angers. Il travailla au célèbre Journal des Savants et publia plusieurs ouvrages de médecine ainsi que des traductions.

Notice du Dictionnaire de Dezeimeris :
   « Bruhier ne s'est pas borné à une traduction sèche ; mais il a travaillé sur le même fond que son auteur : il remonte jusqu'à l'antiquité la plus reculée, pour en tirer des exemples de sépulture donnée à des vivants. – Examen de la manière dont la vie peut subsister pendant plusieurs jours sans respiration. – Réflexions sur le détail des cérémonies funèbres des Romains, etc. »
   Le Mémoire présente les « Malheurs qui peuvent résulter de la précipitation dans les enterremens et embaumemens. – Projet de réglement sur cet objet. – Nécessité de faire ouvrir les femmes qui meurent enceintes, etc. » et la Dissertation, publiée en 1745, est un « ouvrage méthodique, composé sur le même fond que la première partie, enrichi d'une foule d'observations nouvelles. »
   Dans l'Addition au Mémoire, « il répond aux objections qu'on avait faites contre son Mémoire, principalement à celle-ci, que les exemples des personnes arrachées au tombeau sont si rares, qu'à peine y en a-t-il un en cent ans. Il relève de nombreux abus dont il n'avait pas parlé dans son Mémoire ; l'un sur les ouvertures des corps, l'autre sur la pratique d'ôter les oreillers aux mourans. »

Bibliographie :
   - Éloy (Nicolas Joseph François), Dictionnaire historique de la médecine, ancienne et moderne, t. IV, pp. 583-586.
   - Dezeimeris (Jean Eugène), Dictionnaire historique de la médecine, ancienne et moderne, t. I (2e partie), pp. 543-544.

L'ensemble : 250 euros (code de commande : 28397 - vendu).



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