ART EN BELGIQUE

(catalogues d'expositions, études, monographies d'artistes belges, etc...)

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[CHEMINS DE FER & ARTS]. Train et création. Liège, Peuple et Culture, 1995. In-4° carré broché sous couverture à rabats, 128 p., illustrations en noir et en couleurs, coupures de presse, bel exemplaire, peu courant.
   Ouvrage édité à l'occasion du cycle d'expositions « Train et Création », organisé à la gare des Guillemins, à Liège, du 18 novembre au 22 décembre 1995.
Table des matières :
   - En guise de préface aux expositions sur le train et la création, par Marcel Étienne.
   - Chemin de fer et création artistique, par Michel Damar.
   - L'autre voie, par Gérard Mans.
   - La photographie regarde passer le train, par Jean-Michel Sarlet.
   - Le chemin de fer et l'affiche, par Jean-Patrick Duchesne.
   - Le train en peinture, par Pierre-Yves Desaive et Pierre Henrion.
   - Le train dans la vie sociale, par L. Gillieaux.
   - Vues du pont, par Xavier Canonne.
   - Quel mode de financement pour la création ?, par Robert Neys.

25 euros (code de commande : 30092).

 

[DUBAIL (Berthe)]. GOYENS DE HEUSCH (Serge) — Berthe Dubail. Préface de Philippe Roberts-Jones. [Bruxelles], Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Préface :
   Berthe Dubail fut un être engagé, angoissé, se posant des questions. Elle voulait donner, se donner ; elle créait donc. J'écris au passé puisqu'elle n'est plus.
   J'écris au présent parce que son œuvre demeure et je regarde une toile ocre avec des signes noirs et je pourrais rêver d'une plage et de son varech.
   Image simple, dira-t-on. Pourquoi ne pas aborder la simplicité, puisque Berthe Dubail s'efforçait de la conquérir ? Puisque son lyrisme luttait contre lui-même, puisqu'elle voulait parler aux autres et qu'elle croyait que l'évidence avait quelque chance d'être entendue. Non pas un fait brut, car elle n'était pas provocatrice.
   L'art peut heurter, mais il lui faut autre chose s'il veut se moduler à travers le temps. Il appelle un travail qui justifie le geste ou le porte, qui le soutient, qui l'accompagne. Le goût du constat a fait, aujourd'hui, son plein de procès-verbaux.
   Des œuvres comme celles de Berthe Dubail renouent enfin – du moins peut-on l'espérer – avec un besoin chez l'homme, spectateur ou auditeur, promeneur ou rêveur, de prolongement, et de durée, d'une saveur à retenir, d'un son à se remémorer, d'une rencontre à évoquer, d'un support qui accueille selon l'instant et l'ouverture.
   La plage et les algues se modifient dès lors. Que vienne le soir, est-ce une éclipse, des planètes qui se croisent, un trou noir, la queue d'une comète, dans l'univers figé ? Que la forêt s'affirme et c'est aussi la peau tendue d'une bête fabuleuse. Dans un site perdu, est-ce l'écriture d'un géant ? La toile se nomme, très simplement, dialogue.
   Berthe Dubail est de ceux et de celles qui, dans la foulée d'André Masson, ont voulu donner de la consistance à l'huile, comme Marc Mendelson ou Suzanne Thienpont en Belgique, non pour apprivoiser le hasard ou affirmer un automatisme, mais pour donner au plan une vibration en profondeur, offrir une texture au rêve, un épiderme à nos échanges de vue.
   J'écoute Berthe Dubail me dire que tous ces grains de sable font murmurer les rouages du temps.

30 euros (code de commande : 30091).

 

Dans les mises à jour précédentes :

 

[ART FLAMAND]. Flandria extra muros. La peinture flamande au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Anvers, Fonds Mercator, 1987. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 300 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion des manifestations « Europalia '87 Autriche ».
Table des matières :
   - Préface, par Leo Tindemans.
   - Histoire de la collection flamande de la Galerie du Kunsthistorisches Museum de Vienne, par Karl Schütz.
   - La Peinture flamande au Kunsthistorisches Museum de Vienne, par Arnout Balis, Frans Baudouin, Klaus Demus, Nora De Poorter, Hans Devisscher, Dirk De Vos, Wolfgang Prohaska, Karl Schütz, Marc Vandenven, Carl Van de Velde, Paul Verbraeken et Hans Vlieghe.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.
   - Index des peintres.

70 euros (code de commande : 30045).

 

BEX (Florent, dir.) — L'Art en Belgique depuis 1975. Avant-propos de Laurent Busine. Anvers, Fonds Mercator, 2001. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 438 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
   Il est certain que la première qualité que l'on attend d'un livre comme celui-ci est d'être un outil grâce auquel on pourra glaner une référence, une information, une date, une précision ... afin d'éclairer l'historien et l'amateur.
   Il est tout aussi évident qu'à vouloir tenter de répondre à tant de questions, on s'expose à des difficultés d'interprétation, mais c'est bien ce que suppose le statut ambigu, à plus d'un titre, d'un tel ouvrage.
S'il est une source d'information, il ne le sera que dans la partie qui concerne les faits contrôlables : ceux qui forment la suite des événements, mais certainement pas ceux qui recouvrent les aspects personnels ou émotionnels que comporte toute exposition ou présentation d'œuvres d'art.
   S'il est une tranche d'histoire, pour qui n'a pas eu l'occasion de voir les manifestations évoquées ou d'approcher les œuvres mentionnées, il sera proche d'une fiction.
   On comprendra aisément que la condition même de ce livre est propre à initier des mises au point et des interrogations mais aussi, grâce à cela, à faire ressurgir des traces enfouies dans les brumes de la mémoire collective ou de la connaissance personnelle.
   C'est dire qu'en dehors du fait d'exister comme ouvrage de consultation, ce livre est par nature un objet de discussion, parce que l'art et les hommes qui le font ne s'arrêtent pas dans leur course et qu'il convient de lancer parfois des balises pour tenter de cerner, avec un peu de recul, les frontières et les directions que notre position nous autorise à voir, parfois, au détour d'un souvenir inattendu.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Laurent Busine.
   - Avertissement, par Florent Bex.
   - Introduction. Heurs et malheurs de l’art belge de 1975 à 2000 : faits et commentaires, par Florent Bex.
   - À la recherche du réel dans la présentation et la représentation, par Florent Bex.
   - L’art, légende de la vie, par Lieven Van Den Abeele.
   - « Ce n’est pas du Land-Art ». Aspects écologiques dans l’art belge depuis 1975, par Johan Pas.
   - Les incertitudes de l’écriture. Le mot entre image, objet et concept, par Michel Draguet.
   - La soupe de Daguerre. L’image photographique dans les arts plastiques en Belgique depuis 1975, par Johan Pas.
   - L’art vidéo en Belgique. Trente ans d’art pionnier, par Michel Baudson.
   - L’art dans l’espace public. Les pouvoirs publics comme commanditaires, par Katrien Laenen.
   - Le musée d’art contemporain : une expérience éclatée, par Michel Draguet.
   - Chronologie, par Lieve De Deyne.
   - Appendices :
      - Bibliographie générale sommaire.
      - Liste des œuvres reproduites et monographies.
      - Index des noms propres.

50 euros (code de commande : 30043).

 

[MEMLING (Hans)]. DE VOS (Dirk) — Hans Memling. Catalogue. Avec des contributions de Dominique Maréchal et Willy Le Loup. [Anvers], Ludion, 1994. In-4° broché, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet ex-libris à la page de faux-titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Hans Memling : cinq siècles de réalités et de fictions organisée au Groeningemuseum, à Bruges, du 12 août au 15 novembre 1994.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Fernand Bourdon.
   - Préface, par Valentin Vermeersch.
   - Hans Memling (vers 1440-1494) : sa vie et son œuvre.
   - Catalogue :
      I. Hans Memling.
      II. Copies d'œuvres perdues.
      III. Précurseurs, contemporains et suiveurs.
   - Bibliographie.
   - Expositions.
   - Index.

20 euros (code de commande : 30044).

 

[TINTIN - HERGÉ]. Tintin grand voyageur du siècle. Paris, Geo, 2000. In-4° collé, 188 p., nombreuses illustrations en couleurs, bien complet de la grande planche inédite à déplier, bon exemplaire malgré un petit accroc dans le coin supérieur gauche de la première page de la couverture.
Avant-propos :
   D'abord l'enfance. Celle des bandes dessinées, celle de Tintin. Et tout de suite, le voyage, à travers des noms, sur des couvertures : « Le Temple du Soleil », « Tintin au pays des Soviets », « L'Étoile mystérieuse », « Le Lotus bleu »... Mieux qu'une destination de tour operator, des titres comme des mystères, certes exotiques, mais riches d'aventures, de personnages, d'atmosphères. Un tour du monde, vrai et faux. Donc, un tour de force. Celui d'avoir fait exister des pays qui n'existent pas (la Syldavie), d'avoir anticipé les grands thèmes du siècle (nature, énergie, médias, idéologies), même s'il a succombé à la tentation ethnocentriste (« Tintin au Congo »), bref, d'avoir été vivant. Alors, nous sommes repartis sur les traces des voyages de Tintin. Avec, pour chacun d'eux, l'envie de vivre pour de vrai ce qu'Hergé avait dessiné pour nous faire rêver. Et de fait, revisiter ce siècle que nous quittons définitivement. Nous transformer en Tintin n'a pas été le plus difficile. Rentrera la maison, oui. En attendant de rouvrir les albums pour mieux repartir...

10 euros (code de commande : 29934).

 

Monographies de l'Art belge

Cette célèbre collection mettant nos artistes belges à l'honneur (et parfois encore seule documentation), a été publiée en plusieurs séries pour le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Culture, soit par De Sikkel ou plus tard par Meddens et Elsevier. Les volumes sont de format in-8° sous cartonnage d’éditeur imprimé avec Rhodoïd ou jaquette imprimée : ils contiennent tous 13 pages d’introduction, une illustration en couleur en frontispice et 24 planches en noir in fine. Ils sont tous en très bon état sauf mention contraire. La plupart font partie d'un tirage numéroté non destiné à la vente.

Chaque volume : 10 euros (code de commande : Mono/N°)


1. Jos. Albert par François Maret. 1963.
2. Willy Anthoons par Michel Seuphor. 1954.
4. Hippolyte Boulenger par Gustave Vanzype. 1949.
16. Felix de Boeck par Pierre Bourgeois. 1963.
21. Lod de Maeyer par Hubert Lampo. 1965.
22. Gustave de Smet par Leo van Puyvelde. 1949.
35. Richard Heintz par Jules Bosmans. 1948.
42. Charles Leplae par Albert Dasnoy. 1950.
48. Paul Maas par Jean Stevo. 1961.
53. Constantin Meunier par Lucien Christophe. 1947, non numéroté.
55. François-Joseph Navez par François Maret. 1962. le nom du dédicataire à été découpé, pas de rhodoïd.
58. Willem Paerels par Charles Bernard. 1955.
59. Henri Puvrez par Roger Avermaete. 1950, manque à la jaquette.
68. Jan Vaerten par Hubert Lampo. 1954.
69. Walter Vaes par August Corbet. 1948, déchirure à la jaquette sans perte.
78. Antoine Wiertz par Roger Bodart. 1949.

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[ABSTRACTION WALLONNE]. Les premiers abstraits wallons. Baugniet, Closon, Engel-Pak, Lacasse, Lempereur-Haut. Ramet-Flémalle, Centre Wallon d'Art Contemporain, [1984]. Grand in-8° broché, 211 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présenté à la Chataigneraie, à Flémalle, du 6 octobre au 4 novembre 1984 ; à la Maison de la Culture de Tournai, du 10 novembre au 2 décembre 1984 ; au Botanique, à Bruxelles, du 5 janvier au 3 février 1985 et au Centre Culturel Wallonie/Bruxelles, à Paris en avril-mai 1985.
Préface de Léopold Plomteux :
   Entre les deux guerres, nous voyons se développer de plus en plus l'ère industrielle. Les créations et dépenses d'énergie englobent tout un système social. L'exploit et le record animent notre société devenue prométhéenne. Par la vitesse le temps raccourcit les distances. L'Homme se détache de la nature par son esprit d'invention. Le début du 20e siècle sera l'ère de tous les possibles pour les pionniers des arts et des sciences.
   En Wallonie, cinq artistes particulièrement lucides ont senti naître ce siècle où la maîtrise de l'Homme assume tous les pouvoirs. La référence à une réalité naturelle se transformera en réalité nouvelle. Cette prise de conscience de soi n'a plus besoin du motif cher aux traditions anciennes. L'expression artistique sera l'en soi du créateur.
   Seul le dynamisme de la pensée évoquera le monde interne de l'artiste sous des inventions plastiques qu'il aura libérées. Car cet art nouveau cherche avant tout l'expression extra-picturale, ayant rapport avec les structures fondamentales de l'art de peindre, non par l'image, mais par le langage que le verbe de la forme et de la couleur peuvent atteindre lyriquement. L'expérimentation de l'art abstrait d'entre les deux guerres allait s'affirmer de découverte en découverte et donner jusqu'à nos jours bon nombre de chefs-d'œuvres au patrimoine culturel de notre communauté.
   Parmi ces pionniers de l'art abstrait, 5 artistes wallons (Baugniet, Closon, Engel-Pak, Laçasse, Lempereur-Haut) ont eu ce mérite de la recherche et de la découverte de nouveaux moyens d'expression qui allaient transformer toute la conception plastique de la peinture. Nous devons nous en souvenir. Ils font partie de notre histoire et de notre avenir par la référence à leurs œuvres et à leur effort dont nous ne pouvons oublier le mérite et le témoignage.
   Qu'ils en soient remerciés et que cette exposition leur rende hommage.

15 euros (code de commande : 29097).

 

ADRIEN (Adrien Georges Léon de Keyser, dit)Ballades de Sylvain. Textes et images par Adrien. S.l., [chez l'Auteur], 1946. In-8° en feuillets sous chemise d'éditeur, [100] p., édition anapistographique, cette édition contient 22 ballades, chacune illustrée par une eau-forte rehaussée à l'aquarelle, ainsi qu'un titre gravé et une gravure sur la couverture, belle dédicace « À Mon cher maître Anto Carte [...] » enrichie d'un dessin original colorié représentant le peintre à son chevalet, un des 24 exemplaires rehaussés à la main (n° 15).
À travers Sylvain, l'auteur nous dévoile son intention :
   C'est un gamin qui vient à vous de tout cœur
   Il écrit d'une main
   et illustre de l'autre
   un œil pour vous instruire
   l'autre est pour les mages.
   L'aimerez-vous ?
Notice de la Biographie nationale :
   
Adrien de Keyser (Overijse, 1914 - Paris, 1950). Il est de ces créateurs qui traversent l'histoire de l'art à la manière d'étoiles filantes, brillants par leur capacité à toucher à de nombreuses cordes, mais rejetés dans l'ombre dès leur disparition trop tôt survenue. Adrien De Keyser est de ceux-là.
   Éduqué au sein d'une famille bruxelloise aisée – le père est médecin au Sablon et la mère, peintre – , après des humanités au Collège abbatial de Maredsous, Adrien entre à l'Académie de Bruxelles, dans l'atelier de peinture monumentale dirigé par Anto Carte. Polyvalent dès son adolescence, il réalise, entre 1937 et 1946, des costumes et des décors pour le théâtre, des illustrations, des gravures, des étalages pour les fêtes de fin d'année du grand magasin Le Bon Marché, des marionnettes et, bien sûr des peintures.
   La guerre interrompt ses activités : il s'inscrit à l'ENSAAV (La Cambre) pour s'initier à la technique de l'émail sur métal, sous la direction de l'orfèvre Jacques. [...]
   Poursuivant son œuvre peint, « son art se développe sur deux registres différents, une approche directe de la réalité dans les paysages et des portraits et, par ailleurs, des œuvres où son imagination se donne libre cours » En 1943, encore sous l'influence des scènes d'horreur vécues lors de son exode en France en mai 1940, il présente une série de gouaches aux sujets tragiques. Après la Libération, les sujets de ses gouaches sont imprégnés d'une joyeuse tendresse et d'une sensualité nouvelle. En 1946, il écrit des poèmes qu'il illustre de pointes sèches et crée le personnage de Sylvain, l'éternel adolescent rêveur. À cette date également, il s'intéresse à la peinture sur verre, réalisant des effets spéciaux par l'utilisation de feuilles d'or et de tons soutenus, tel le bleu lapis.
   En 1947, il se fixe à Paris et travaille avec son ami, le peintre français Pierre Lardin, à la restauration du paquebot Ile de France : pour décorer la salle de jeux des enfants, il utilise de grands panneaux de verre. Une autre commande le rappelle en Belgique : la décoration d'une villa construite par Horta, au parc de la
Corniche à Genval (La Hulpe). Adrien y réalise une grande fresque sur le thème Le triomphe d'Apollon. Ce travail terminé, de retour à Paris, il monte des spectacles dans un local de la Maison pour Tous, rue Mouffetard : Adrien décore la salle de grandes figures représentant notamment une fête foraine. Comme il faut aller vite, il peint, non pas à fresque, comme à Genval, mais directement sur la paroi sèche. Les deux premiers spectacles présentés par la troupe de Jan Doat n'attirent pas la foule. Adrien propose alors un spectacle de marionnettes et adapte le texte du Petit Prince de Saint-Exupéry ; la représentation remporte un vif succès et est jouée deux cents fois. Quantité de projets sont mis sur le métier : décors et costumes pour une mise en scène de Raymond Devos, nouvelles marionnettes pour L'enfant et les sortilèges de Colette sur la musique de Ravel, etc.
   Hélas, la mort vient mettre un terme à cette prolifération d'activités créatrices : Adrien décède à Paris, à trente-cinq ans, le 6 avril 1950, laissant une œuvre multiple, toujours marquée d'une distinction poétique et d'un savoir-faire accompli qui le classent au rang des plasticiens originaux du milieu du XXe siècle.
Bibliographie :
   - De Maet (Jacques), De Keyser, Adrien, dans Nouvelle biographie nationale, t. VI, pp. 128-129.


La dédicace et l'illustration originale.

Suivez le lien pour découvrir toutes les illustrations de l'ouvrage.

250 euros (code de commande : 28041).

 

[ANDRÉ (Francis)]. [CATTEAU (Suzanne)] — Francis André. Mons, Les Amis de Francis André, 1991. In-4° broché, 61, [3] p., illustrations.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, en mars-avril 1991.
Avertissement :
   Cette publication, éditée à l'occasion de l'exposition qui s'est tenue à Mons en 1991, n'est pas une étude scientifique et exhaustive de l'œuvre de Francis André. Elle est simplement destinée à mieux faire connaître le talent multiforme d'un homme qui travailla dans l'ombre et dont les travaux ne sont appréciés que d'un petit nombre. De ses premiers dessins estudiantins jusqu'à la Lettre à un architecte, Francis André n'a cessé de travailler : revues, maquettes, sculptures, collaborations avec Olivier Strebelle, Maurice Béjart, etc. sont là pour témoigner de cette activité boulimique.
   Cette publication tente également de faire connaître l'homme qu'était Francis André. Son implacable lucidité envers ses contemporains et les événements qui bouleversèrent sa vie imprégna son caractère qui pouvait paraître bourru et modela jusqu'à sa manière de se vêtir : il porta longtemps un chandail sur lequel il avait fait broder le mot Inquiétude. Toute son œuvre est empreinte d'un esprit d'amertume et de noirceur ironique avec lequel il dénonçait la manière dont tournait le monde. Parfois, il rêvait d'une aventureuse évasion maritime ou d'un voyage sans retour a bord d'une de ses incroyables machines à traverser le désert d'Australie...

9 euros (code de commande : 23437).

 

Arnould - Carette - Laffineur - Lahaut - Marchoul. [Bruxelles], Ministère de la Culture Française, 1968. In-8° carré collé, [86] p., nombreuses illustrations en noir, couverture insolée en partie.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Ixelles, en septembre-octobre 1968, à la Maison de la Culture, à Namur, en novembre 1968 et à la Chapelle Saint-Georges, à Mons, en janvier 1969.

13 euros (code de commande : 23278.

 

[ART BRUT]. Débridé(e)s. Ellignies-Sainte-Anne, Maison de la Culture de La Pommeraie, 2008. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 320 p., nombreuses reproductions en couleurs, traductions néerlandaise et anglaise in fine, exemplaire en bel état, peu courant.
   
Catalogue de l'exposition éponyme présentée du 14 mars au 26 avril, à la Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne, Belgique.
   Très belle publication consacrée au travail des résidents.
   Œuvres de Louis Van Baelens, Gérard Wargnier, Alexis Lippstreu, Jean-Michel Wuilbeaux, Hugues Joly, Jean-Pascal Pécheux, Christelle Hawkaluk, Daniel Douffet, Oscar Haus, Georges Cauchy, Michel Dave et François Defontaine.
Table des matières :
   - Introduction, par Jacques Clicheroux.
   - La Pommeraie et ses artistes, une expérience esthétique entre création et relation, par Teresa Maranzano.
   - L'art brut et son marché, estimer l'inestimable ?, par Christian Berst.
   - De l'origine au devenir de l'œuvre, par Carine Fol.
   - La Pommeraie : une exception exemplaire, par Laurent Danchin.
   - « Donner, recevoir, rendre » ou d'une éthique de la rencontre avec les auteurs d'art brit..., par Alain Bouillet.
   - Catalogue des œuvres.


Roland Toutaint et Jean Marais, par Oscar Haus (p. 148).

60 euros (code de commande : 25988).

 

[ART CRU]. Human Touch. From Canada to Belgium. [Mons], La Valise est dans l'Atelier, 1986. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 80 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Grand Théâtre de Québec. Juin 1984.
   - Human touch. A touch of fever. Une pointe d'art cru, par Pauline Andrea.
   - Raid éclair au Canada. Croquis fantasques, par Michel Jamsin.
   - Niagara Artists' Company.
   - Dossiers individuels :
      - John B. Boyle.
      - Christian Leroy.
      - Dennis Tourbin.
      - Paule Herla.
      - Jamelie Hassan.
      - André Aubry.
      - Colette Whiten.
      - Michel Jamsin.
      - Mark Prent.
      - Jan De Winter.
      - Joe Fafard.
      - Charly Vienne.
      - Oliver Girling.
      - Yvon Vandycke.

25 euros (code de commande : 29869).

 

[ART EN BELGIQUE]. Collection de la Province de Hainaut. Acquisitions récentes 1988-1990. Préface de Pierre Dupont. Entretien entre Stéphane Penxten et Xavier Canonne. [Mons], Province de Hainaut, 1991. In-4° broché sous couverture à rabats, 181 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, on joint les cartons publicitaires, bon exemplaire.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au site du Grand-Hornu, du 10 mai au 23 juin 1991.
   Après le préambule qui transcrit une interview de Xavier Canonne, suit le catalogue. Chaque page illustre une œuvre avec une courte biographie, soit 178 artistes.
Liste des artistes :
   - Daniel Aulagnier, Pol Authom.
   - Marc Badot, Rachel Baes, Glen Baxter, Gabriel Belgeonne, Annick Blavier, Francis Brichet, Marcel Broodthaers, Zéphir Busine.
   - Marie Carlier, Jacques Charlier, Laurence Chauvier, Michel Clerbois, Jean Coenen, Pierre Courtois, Pasquale Cristallo.
   - Alphonse Darville, Pierre Debatty, Fabrice Debuysere, Edith Dekyndt, Jo Delahaut, Philibert Delecluse, Émile Desmedt, Camille De Taeye, Thierry Detandt, Arsène Detry, Christian Dotremont, Jacques Duez, Jo Dustin.
   - Daniel Fauville, Marc Feulien, Nadine Fievet, Éric Fourez.
   - Mimmo Germanà, Joseph Ghin, Gilbert & George, Bertand Gobbaerts, André Goffin, Boris Grégoire, Martha Grunenwaldt, Jacques Guilmot, Françoise Gutman.
   - Claude Haumont, Bernard Haurez, Philippe Henry, Jean Heugens, Jean-Claude Heupgen, François Heyvaert.
   - Michel Jamsin, Paul Joostens.
   - Jacques Lacomblez, Walter Leblanc, Thierry Lenoir, Christophe Lezaire, Lismonde, Hélène Locoge.
   - Gustave Marchoul, Marcel Mariën, Jean-Marie Molle.
   - Olivier Navarre.
   - Francis Olin.
   - Panamarenko, Daniel Pelletti, Yolande Pistone, Jean-Pierre Point, Jacques Pyfferoen.
   - Alain Regnier, Bettina Rheims, Maurice Roels.
   - Raymond Saublains, Virginie Stricanne, Charles Szymkowicz.
   - Dominique Thirion, Lucques Trigaut.
   - Alain Urbain.
   - Camiel Van Breedam, Remy Van den Abeele, Alfred Vandenbrandt, Christian Varese.
   - Robert Willems, Alain Winance.
   - Jacques Zimmermann.

15 euros (code de commande : 29640).

 

[ARTS EN BELGIQUE]. D'Ensor à Delvaux. Ensor - Spilliaert - Permeke - Magritte - Delvaux. Ostende, Museum voor Moderne Kunst, 1996. In-4° broché, 392 p., très nombreuses reproductions en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Museum voor Moderne Kunst, à Ostende, du 5 octobre 1996 au 2 février 1997.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Willy Van den Bussche.
   - Les trois d'Ostende, par Willy Van den Bussche.
   - Léon Spilliaert, par Joost de Geest.
   - Le théâtre virtuel de Monsieur René, par Michel Draguet.
   - Delvaux sans -ismes et sans images d'Épinal, par Jacques Sojcher.
   - René Magritte, parentés d'un solitaire, par Pierre Sterckx.
   - Ensor avec Magritte, par Xavier Tricot.
   - Biographie Ensor, par Xavier Tricot.
   - Catalogue Ensor.
   - Biographie Spilliaert, par Norbert Hostyn.
   - Catalogue Spilliaert.
   - Biographie Permeke, par Willy Van den Bussche.
   - Catalogue Permeke
   - Biographie Magritte.
   - Catalogue Magritte.
   - Biographie Delvaux, par Jacques Sojcher.
   - Catalogue Delvaux.
   - Bibliographie sélective.

30 euros (code de commande : 29805).

 

[ART POPULAIRE EN ARDENNE]. Imagiers de paradis. Images de piété populaire du XVe au XXe siècle. Bastogne, Crédit communal, 1990. In-4° broché sous couverture rempliée, 203 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (publication du Musée en Piconrue (Bastogne), « Art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg », n° 5), petit cachet ex-libris sur la page de faux-titre, très bon exemplaire.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne, en 1990.
Table des matières :
  
 - Avant-propos, par François Narmon.
   - Introduction, par André Neuberg.
   A. Historique :
      - 
Les images de dévotion du XVe siècle à nos jours. Introduction à l'étude d'un « média », par Jean Pirotte.
      - L'illustration d'un livre d'heures à la fin du Moyen Âge, par Jacques Jeanmart.
      - L'imagerie liégeoise sous l'Ancien Régime. Quelques aspects contrastés, par Jacques Stiennon.
      - Diffusion en Belgique des lithographies et imageries de la France de l'Est. Quelques réflexions, par Dominique Lerch.
      - À propos d'une image pieuse du XIXe siècle. Quelques bulles de savon d'Épicure à Manet, par Michel Albaric.
      - L'imagerie wallonne du XXe siècle dans les collections du Musée, par Michel Boisdequin.
      - Hurtebise en Ardenne ou la « Sylve Bénite », par Jacques Charneux.
      - L'imagerie à l'abbaye de Maredret. Une production monastique au XXe siècle, par Michel Boisdequin.
      - Images nouvelles au diocèse de Namur. 1945-1965, par André Lanotte.
   B. Fonctions de l'image :
      - 
Le fouet du diable, une amulette populaire du XVIIIe siècle, par Jean-Luc Mousset.
      - Les souvenirs mortuaires, par Michel Boisdequin.
   C. L'imagerie de colportage, reflet d'une culture populaire ?, par Jean-Marie Doucet.
   D. Techniques spéciales.
  
 Index.

30 euros (code de commande : 28059).

 

[BASTIN (Mireille)]. PONZI (Jacques)Mireille Bastin. Introduction par Jean Verame. Bruxelles, Editions d'Art Laconti, 1988. In-4° sous cartonnage et jaquette (présentant un petit accroc) d'éditeur, 95 p., nombreuses illustrations, la plupart en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ce volume contient des textes de Christian Bussy, Paul Caso, Philippe Cruysmans, Jean Pigeon, Stéphane Rey, Roger-Pierre Turine et Alain Viray ainsi que des réponses à un entretien avec Jacques Ponzi.
   Les reproductions sont réparties en six sections thématiques : Hier - Sourires - Bulles (de savon) - Ecchymoses - Roses - Fumées (de cigarettes).
Texte d'Alain Viray :

   Mireille Bastin, pertinence et impertinence.
   Mireille Bastin, artiste naïve, suivant le langage plastique qui se croit obligé de mettre une étiquette (commode) sur toutes les formes d'art, est un romanesque bout de femme bourré d'esprit et de talent. Et si elle met en place avec humour et tendresse des petites filles qui ne sont pas toujours modèles et des couples savoureux, qui ne le sont pas toujours d'avantage, elle a une intrigante nature pour le faire. Intrigante, car il y a des courants d'air quelque peu pervers dans ses œuvres et une maturité certaine, parce qu'il est nécessaire d'être pleinement adulte pour jouer avec autant d'esprit sur le mode mineur et majeur des affres du cœur.

13 euros (code de commande : 29427).

 

[BERTRAND (Gaston)]. MEURIS (Jacques)Gaston Bertrand. Gent, Grif (galerie Fonck), 1970. In-8° broché, 62 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, édition trilingue (français, anglais, néerlandais), tirage limité à 1500 exemplaires numérotés (n° 1192), exemplaire en bel état.
Extrait :
   La démarche d'un peintre est souvent chose curieuse ; elle suit, la plupart du temps, un développement influencé, soit par l'évolution des arts plastiques et les idées nouvelles qui y apparaissent, soit par les circonstances de l'existence auxquelles l'artiste est soumis. La caractéristique du talent n'est donc pas nécessairement inscrite toujours dans la stabilité que revêt l'œuvre par rapport à elle-même, mais il est cependant des cas (relativement rares, il est vrai) où une ligne directrice très tôt est tracée, qui restera visible tout au long du déploiement de l'œuvre considérée. Encore n'est-il pas surprenant que cette démarche, convaincue et marquée, reçoive par moments des impulsions inédites qui en modifient, sinon le contenu profond, du moins les apparences. L'existence d'une ligne directrice fondamentale, ainsi, n'empêche certes pas l'œuvre de se mouvoir et même De changer, peu ou prou, à l'intérieur des intentions esthétiques dès l'abord affichées.
   C'est ce qui s'est passé pour Gaston Bertrand. Sur quelque trente ans, le regard du spectateur est, en effet, invité à se tourner sur un passé dont les constantes semblent immuables et pourraient se résumer brièvement ainsi : gravité d'un cheminement de la pensée qui paraît toujours en deçà de la signification qu'elle revêt, une fois le tableau achevé ; rigueur des apparences entraînant un semblant de difficulté, pour le spectateur, à aborder ce monde restitué ; pureté souveraine de l'œuvre, étrangère aux contingences qui l'ont quelquefois, à tort à mon sens, fait classer parmi les expressions les plus froides de l'art non figuratif contemporain.

13 euros (code de commande : 27226).

 

[BOSQUET (Andrée)]. CASO (Paul) — Andrée Bosquet. « Un petit coin de planète bien à elle... » Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1984. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 90 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), tirage limité à 1200 exemplaires numérotés (n° 800), à l'état de neuf.
Biographie succincte de cette artiste trop méconnue et pourtant si moderne :
   Naît à Tournai le 13 mars 1900.
   Effectue un passage à l'Académie des Beaux-Arts de Mons (peinture et dessin).
   Œuvres dans les Musées de Mons, Gand, Liège, Ixelles, La Louvière, Molenbeek-St-Jean, au Gouvernement Provincial du Brabant, dans les Collections de l'État ainsi que dans la Collection communale d'Uccle. Membre de l'Association Internationale des Arts Plastiques.
   Membre du Cercle « Bon Vouloir » de Mons et des « Amis de l'Art » de La Louvière.
   Expositions personnelles : Galerie Breughel, Galerie d'Egmont, Galerie du Mont des Arts, Galerie du Cheval de Verre.
   Participation à divers salons de groupe : Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Anvers, Gand, Liège, Mons, La Louvière, au Gouvernement Provincial du Brabant.
   Invitée par le groupe « Nervia » en 1936.
   Prix de l'Académie Royale de Belgique (1963).
   Épouse du peintre Frans Depooter.
   Chevalier de l'ordre de Léopold II.
   Décède en 1980.

25 euros (code de commande : 29593).

 

[BOULEZ (Jules)]. STUBBE (Achille) — Jules Boulez. Bruxelles, Meddens, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 16 p., 24 planches en noir hors texte, un portrait de l'artiste et une planche en couleurs en frontispice, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Jules Boulez est venu au monde à Yve-Saint-Éloi, près de Waereghem, 6 mai 1889, donc pendant ces années quatre-vingt qui ont vu naître les principaux représentants de l'expressionnisme flamand : Servaes, Van den Berghe, Brusselmans, Permeke... Étant wallonne, sa mère ne parlait guère le flamand. Son père, lui, appartenait à une vieille famille flandrienne. Il était brasseur et dirigeait en même temps une importante huilerie. Comme tous les huiliers et tous les brasseurs de l'époque, c'était ce qu'on appelle « un bon bourgeois ». Bourgmestre de sa commune pendant vingt-trois ans, il joignait à celui de sa fonction le prestige d'un gentleman-farmer, que sa rondeur campagnarde n'empêchait pas d'en imposer par la conscience de sa supériorité. Ces détails expliquent, en partie au moins, le caractère de son fils aîné, la réserve courtoise, un peu rigide, avec laquelle il accueillait quiconque n'était pas de ses rares intimes, l'indépendance de sa pensée et de sa conduite et, last but not least, la distinction de son allure et de son art.

10 euros (code de commande : 29146).

 

[BRUEGEL]. Bruegel. Une dynastie de peintres. Bruxelles, Europalia, 1980. In-4° broché, 340 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 18 septembre au 18 novembre 1980 à l'occasion des manifestations « Europalia 80 Belgique ».
Table des matières :

   - Les Brueghel ou la tradition créatrice, par Philippe Roberts-Jones.
   - Histoire d'une rupture, par Georges-Henri Dumont.
   Les peintres et leurs œuvres :
      - Pierre Bruegel l'Ancien, par Fritz Grossmann.
      - Les peintures de Pierre Bruegel l'Ancien, présentées aux Musées Royaux des Beaux-Arts, par Ph. et F. Roberts-Jones.
      - Les peintures de Pierre Bruegel l'Ancien, présentées au Palais des Beaux-Arts, par Ph. et F. Roberts-Jones.
      - Des dessins de Pierre Bruegel l'Ancien, par Konrad Oberhuber.
      - Dessins de Pierre Bruegel l'Ancien, par A.W.F.M. Meij.
      - Les estampes de Pierre Bruegel l'Ancien, par Louis Lebeer.
      - Pierre Brueghel le Jeune, par Jacqueline Folie.
      - Jean Brueghel l'Aîné, par Klaus Ertz.
      - Jean Brueghel l'Aîné, dessinateur, par Matthias Winner.
      - Les Brueghel de la troisième et quatrième générations, par Marie-Louise Hairs.
      - Jean Brueghel le Jeune, par Marie-Louise Hairs.
      - Ambroise Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - Abraham Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - Jean-Pierre Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - David Teniers II, Introduction aux peintures, par Margret Klinge.
      - David Teniers II, Les dessins, par Margret Klinge.
      - Jean van Kessel le Vieux, par Willy Laureyssens.
   - Bibliographie des ouvrages et catalogues cités en abrégé dans les textes.

20 euros (code de commande : 29234).

 

[BRUXELLES]. Le Musée d'Art moderne. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 128 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », n°4), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Introduction, par Ph. Mertens.
   - Les peintures au dix-neuvième et vingtième siècles, par G. Ollinger-Zinque.
   - La sculpture au dix-neuvième siècle, par J. Van lennep.
   - La sculpture au vingtième siècle, par P. Baudson.
   - Le cabinet des dessins, par A. Adiaens-Pannier.
Extrait de l'introduction de cet ouvrage publié avant l'ouverture du musée Magritte :
   Le Musée d'art moderne, en tant que département des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, occupe au sein de l'art belge et étranger une place spéciale qui découle directement de sa conception scientifique. Celle-ci respecte un double état de fait : d'une part le Musée est une institution nationale, d'autre part il abrite des œuvres des dix-neuvième et vingtième siècles parmi lesquelles on compte quelques pièces maîtresses de l'art contemporain. L'intention première est de montrer un large éventail de notre art national. Vu la multiplicité des collections, il est impossible d'évoquer toutes les périodes ou toutes les tendances et c'est par ce choix que le caractère spécifique du Musée et l'étude scientifique qui y est menée, vont se dégager.
   Lors de l'ouverture des Extensions du Musée d'art ancien, en 1974, les collections du dix-neuvième siècle ont été installées dans les salles nouvellement aménagées.
   Depuis 1984, cette partie du Musée d'art ancien avec son forum, où sont exposées quelques remarquables sculptures du dix-neuvième siècle, est la transition logique vers le Musée d'art moderne, un passage souterrain assurant la liaison entre les deux musées. L'entrée principale du Musée d'art moderne se situe Place Royale. Les principaux centres d'intérêt, outre les collections Antoine Wiertz et Constantin Meunier – que l'on peut admirer dans leur musée respectif – sont le réalisme, le symbolisme, l'expressionnisme flamand, les années vingt, le surréalisme, le mouvement COBRA et l'informel.
   Actuellement, l'intérêt se porte également vers l'art contemporain, c'est pourquoi art conceptuel et « minimal art » seront dans l'avenir mieux représentés et l'on cherchera davantage à illustrer certaines tendances contemporaines.
   Il convient d'accorder une attention toute particulière à l'œuvre du surréaliste belge René Magritte. La salle Georgette et René Magritte a été repensée et abrite, depuis peu, les œuvres léguées par la veuve du peintre et celles prêtées par le Ministère de la Communauté Française.
   L'art belge reste au centre des préoccupations, mais, dans la mesure du possible, on s'efforce de le confronter avec des œuvres étrangères significatives.

13 euros (code de commande : 28375).

 

[BRUXELLES]. Le palais royal de Bruxelles. Par André Molitor, Gustaaf Janssens, Martine Vermeire et Guy de Greef. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », hors série), très bel exemplaire.
Table des matières :
   - 
La monarchie en Belgique.
   - Les rois des Belges.
   - Léopold Ier (1831-1865).
   - Léopold II (1865-1909).
   - Albert (1909-1934).
   - Léopold III (1934-1951).
   - Baudouin (1951-).
   - Généalogie de la dynastie belge.
   - Le Palais royal de Bruxelles.
   Petit guide pour la visite des salles et des salons.
   - Le Musée de la Dynastie.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 20650).

 

[BUISSERET (Louis)]. DUPIERREUX (Richard) — L. Buisseret. Bruxelles, Eeckman, 1956. In-4° broché sous couverture à rabats, 31 p., un portrait photographique de Louis Buisseret en frontispice, 72 planches hors texte, exemplaire en très bel état.
Extrait :
   Quand on étudie l'œuvre de Louis Buisseret, à quelque étape que ce soit, aussi bien à ses débuts que dans la plénitude de sa carrière, on est frappé par la continuité et par la cohérence de ses efforts.
   Ce serait une erreur de parler de ses recherches. À la vérité, sa culture lui évitait les tâtonnements dans la diversité de recherches devant lesquelles tant d'autres hésitent et se perdent. Il possédait dès le commencement une réelle connaissance du but qu'il se proposait et de la voie à suivre. On ne put notamment jamais dire de lui qu'il ait hésité entre la peinture et le dessin. Il les a également étudiés dans une même pensée. Il ne fut jamais, dans les tableaux qu'il peignait, exclusivement un colorisme. Il fut d'abord, dans la réalisation progressive de chacune de ses œuvres, un dessinateur, et ce n'est qu'en chemin que le rejoignait le peintre qui était pourtant en lui. Mais la volonté créatrice de chacun d'entre eux se poursuivait dans le même esprit. Harmonieux. C'est là un mot qu'à son propos on se doit de répéter à tout instant.
   Pour bon nombre d'artistes actuels, le dessin, qui pourtant est essentiel et doit se trouver à la base de toute représentation figurative, paraît secondaire. Il n'existe plus guère dans sa valeur intrinsèque. Une ébauche de mise en place, au fusain, hâtivement esquissée, leur paraît suffisante. La pâte, ensuite, abondamment étendue, à même le tube, écrasée par la brosse ou par le pinceau, tend à donner au tableau en même temps forme que nuance. Dans la lutte engagée entre la couleur et le dessin, c'est la première qui, facilement, remporte la victoire.
 

50 euros (code de commande : 29324).

 

[BUISSERET (Louis)]. Louis Buisseret 1888-1956). Rétrospective. Bruxelles, Ex&Co - Ledoux, 1997. In-4° broché, 173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 18 septembre 1997 au 4 janvier 1998.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Maurice Lafosse et Christophe Taquin.
   - Introductions, par Pascale van Zuylen et Michel De Reymaeker.
   - Partie I. Étude critique.
      Chapitre I. La grammaire des objets, par Xavier Canonne.
      Chapitre II. Silence et lumière, par Carl Norac.
      Chapitre III. Louis Buisseret révélé par ses écrits.
         - Influence des Primitifs et peinture du réel, par Jacqueline Guisset.
         - L'artiste, l'honnête homme et le pédagogue, par André Bougard.
         - Réflexions sur l'art contemporain. Considérations sur l'état actuel de la peinture (1945), par Louis Buisseret.
      - Chapitre IV. Buisseret et l'académisme, par Isabelle Douillet.
      - Chapitre V. Les arts graphiques, par Sandrine Alouf.
   - Partie II. Documentation.
      Chapitre VI. Biographie, par Pascale van Zuylen.
      Chapitre VII. Un itinéraire artistique exemplaire, par André Bougard.
      Chapitre VIII. L'internationale réaliste, par Didier Collard.
      Chapitre IX. Bibliographie.
      Chapitre X. Catalogue des œuvres.

25 euros (code de commande : 28374).

 

Bulletin des Musées Royaux d'Art et d'Histoire - Bulletin van de Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis. Tome 57 - Fascicule 1 - 1986. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et D'Histoire, 1986. In-8° broché, 164 p., illustrations.
Table des matières :
   - Het veertiende-eeuwse gebeeldhouwde retabel in de O.-L.-Vrouwekathedraal te Antwerpen, par Hans Nieuwdorp.
   - Jan Genoots, sculpteur anversois du XVIe siècle, par Claire Dumortier.
   -  Het archief van de firma Forchondt als bron voor de studie van de zeventiende-eeuwse Antwerpse kunstkasten, par Ria Fabri.
   - Twee Rubeniaanse tekeningen in de Albertina te Wenen en hun samenhang met beeldhouwkunst uit de zeventiende eeuw, par Frans Baudouin.
   - Faydherbe onderschat of een verkeken kans voor de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten, par Helena Bussers.
   - « Eenen massiven silveren caffépot », eerste prijs 1749-50 aan de Academie van Antwerpen, par Piet Baudouin.
   - Les meubles de l'ébéniste Jean Joseph Chapuis aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles, par A.-M. Bonenfant-Feytmans.
   - Bibliographie, par Ghislaine Derveaux-Van Ussel.

 

BUSINE (Laurent, dir.) et SELLNIK (Manfred, dir.) — L'homme, le dragon, la mort. La gloire de saint Georges. Bruxelles - Hornu, Fonds Mercator - Mac's, 2015. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 287 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (MAC's), du 18 octobre 2015 au 17 janvier 2016.
En quatrième de couverture :
   Le dragon et saint Georges forment deux fictions qui s'affrontent dans un combat qui rend possible, à toutes les époques, la représentation de cette scène en dehors d'une référence à un symbole figé. Ainsi, le motif de saint Georges et du dragon ne cessa de proliférer et de s'altérer, révélant son pouvoir non seulement à donner forme à la pensée chrétienne, mais aussi aux interprétations les plus diverses qu'en firent les artistes et les hommes.
   Cet ouvrage propose une sélection d'artistes majeurs tels que Albrecht Dürer, Pierre Paul Rubens, Paolo Uccello, Giuseppe Penone et LucTuymans ayant représenté de quelques manières la scène par la sculpture, la peinture, le dessin, l'enluminure, etc. Il interroge la façon dont « saint George et le dragon » se présente aux yeux de nos contemporains comme le creuset des différents combats de l'homme contre des forces hostiles, mais aussi, et peut-être surtout, de l'homme contre lui-même dans l'affirmation de son destin.
Table des matières :
   - Préface.
   - L'homme, le dragon et la mort, par Laurent Busine.
   - La gloire de saint Georges, par Julien Foucart.
   - Saint Georges / Variations sur une légende / Mégalomartyr, par Mieke Parez.
   - Le dragon / Le culte de saint Georges / Historicité, par Mieke Parez.
   - La ville accomplie, par Jérôme André.
   - Légende, culte et image, par Till-Holger Borchert.
   - Saint Georges au XVIe siècle, par Manfred Sellnik.
   - Catalogue.
   - Index.

30 euros (code de commande : 27401).

 

[CAMPIN (Robert)]. CHATELET (Albert) Robert Campin. Le Maître de Flémalle. La fascination du quotidien. Anvers, Fonds Mercator, 1996. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui illustré d'éditeur, 379 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, dos passé sinon bel exemplaire peu courant et recherché.
Table des matières :
   - Prologue. Le Maître de Flémalle en question.
   1. Robert Campin, maître artisan tournaisien.
   2. L'Europe artistique vers 1400.
   3. Les débuts de Robert Campin à Tournai.
   4. Les grands retables.
   5. Le triptyque de Mérode.
   6. Le chef d'un grand atelier.
   7. Les portraits.
   8. L'atelier.
   9. Confrontations.
   10. Les dernières années.
   11. Fascination du quotidien.
   12. L'énigme de l'Annonciation d'Aix.
   13. Réception de l'art de Robert Campin.
   - Catalogue.
      I. Œuvres de Robert Campin.
      II. Copies d'après Robert Campin et œuvres d'atelier.
      III. Œuvres de Jacques Daret jusque 1435.
      IV. Œuvres de Rogier van der Weyden dans l'atelier de Robert Campin.
      V. Maître de l'Annonciation d'Aix (Arnould de Cats).
      VI. Attributions à Robert Campin rejetées.
   - Bibliographie.
   - Expositions.
   - Documents.
   - Index. 

120 euros (code de commande : 27019).

 

[CANON (Luc)]. PALMIER (Jean-Michel) — Canon. Fabulous drawings. Sherman Oaks - Marina del Rey, Laney, 1982. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, 240 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, rare.
En quatrième de couverture :
   Canon is a solitary artist who finds his brothers only among the greatest.
   His designs come close to the unconscious elements in surrealism – dreams, nightmares, anguish, sexuality – that saturate every line.
   From Paul Klee, he inherited formal purity, geometric forms, the unfurling of a single line which discloses infinity. He renews with the atmosphere of revolt, pessimism and apocalypse of Expressionnism. You have to dream before his images of war, his crucified like petrified trees, his girls devoured by the roots, to measure the fantastic emotional potential inscribed in his heart, that every one of his drawings bears.
   Lastly from Picasso and Cubism, he inherited the passion for distortion, the hesitation between spatio-temporal dimensions.
   However the formal analogies that one can reveal between his work and the « avant-gardes » of the 20's don't go any further, because Canon's universe is essentially his own, his phantasms, his imaginary, his passion for life and his despair.
   I don't know any contemporary artist whose work attains such diversity, whose every sketch upsets, summons with as such violence. The only one with whom one can compare him is the Austrian Expressionnist Egon Schiele, who died just after the war of 1914, and who, without having influenced him, developed a sensibility just as tormented.
   There is no doubt that the discovery of Canon's work constitutes one of the artistic events of today.

30 euros (code de commande : 29265).

 

[CANTRÉ (Joseph)]. DE RIDDER (André) — Joseph Cantré. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 690), en bel état.
Extrait :
   La carrière de Joseph Cantré se développe tout entière sous le signe de la lutte, entreprise il y a quarante ans, et depuis lors menée à bonne fin, sous le drapeau de l'expressionnisme flamand. Ce mouvement de rénovation artistique peut être considéré comme le plus révolutionnaire et le plus efficace que la peinture et la sculpture belges aient connu dans la première moitié de ce siècle.
   Les premiers adeptes du mouvement furent des Gantois : Gantois d'origine, comme Gustave de Smet, Frits van den Bergbe, Albert Servaes, Gantois d'adoption, comme Constant Permeke. Gantois, Cantré l'est au même titre que ses amis. Comme eux, il fit ses études à l'Académie de sa ville natale et sous la direction du même professeur éminent, le vénéré Jean Delvin. Si Cantré ne s'est pas fixé à Laethem-Saint Martin à l'époque même où s'y installèrent les artistes de la seconde des deux formations successives qui font la gloire du petit village, c'est à la seule différence d'âge qu'il convient d'attribuer cette carence. Pour les artistes de la seconde équipe, ce fut entre 1905 en 1909 qu'eut lieu leur exode vers la Lys. Ils étaient tous un peu plus âgés que Cantré. Guère considérable, cette différence d'âge n'en a pas moins empêché Cantré d'être englobé, dès le début, dans le chapitre le plus important de l'histoire de l'art contemporain en Belgique, puisque la plupart des historiens se plaisent à situer à Laethem les débuts du mouvement expressionniste.
   Fidèle à la coutume gantoise qui exige des jeunes artistes qu'ils aillent se retremper, ne fût-ce que quelques mois, dans l'air et les eaux de la Lys, Cantré s'est empressé de camper à Laethem et dans quelques-uns des villages voisins, notamment à Astene, malheureusement trop tard pour lui.
   Mais si l'occasion ne lui a pas été offerte de rencontrer à Laethem même, pendant leur séjour en groupe dans le village béni, ceux qui allaient devenir ses compagnons de lutte et si, de ce fait, il n'a pas pris part à leurs vacances quelque peu folles dans les sapinières, les prés et les champs et sur les rives de la « rivière dorée », il ne s'en est pas moins lié avec eux, et fort intimement, dès leur retour à Gand. Depuis lors, il a participé à leurs joies et leurs peines, partagé leurs anxiétés quant aux voies à suivre. Nous n'ignorons pas qu'une fois terminé l'intermède laethemois, ces jeunes artistes étaient plutôt perplexes. Alors qu'au début de leur séjour à Laethem, ils pratiquaient encore, pour la plupart, le néo-impressionnisme vériste ou le Iuminisme clausien, ils s'en étaient libérés peu à peu. Fut-ce au contact de certains maîtres de la première équipe, ou grâce à leurs échanges de vue et leurs discussions passionnées ? Quoi qu'il en soit, si l'ancienne route de la facilité leur était désormais fermée, ils ne savaient pas encore en quels sentiers s'engager, afin de renouveler leur sensibilité et leur technique. Ce fut après leur retour à Gand que, par la confrontation de leurs œuvres avec celles des quelques peintres belges et étrangers pour lesquels ils eurent l'occasion de s'enflammer, en visitant à Bruxelles les expositions de « La libre esthétique » et à Anvers celles de « L'art contemporain », qu'ils s'appliquèrent à se dégager complètement de l'emprise réaliste et impressionniste. Provisoirement, ils étaient convaincus que, pour découvrir la source de Jouvence, il suffisait d'étendre le registre de leur art, jusqu'alors trop familier et rustique. Ils renoncèrent donc à pratiquer presque exclusivement le paysage et la nature morte, s'intéressèrent davantage au site citadin, au nu, au tableau d'intérieur.

10 euros (code de commande : 27511).

 

[CARION (Marius)]. AUQUIER (André) — Marius Carion (1898-1949) mémorialiste de la terre boraine. [Wasmes], Chez l'Auteur, 1990. In-8° collé, 69 p., illustrations en noir, (collection « Notre Passé »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Le Borain Marius Carion : d'une vocation précoce au sommet de l'art.
   - Une vocation précoce.
   - Hommage à Marius Carion.
   - Quelques réflexions.
   - Quelques témoignages.
   - Montage audio-visuel de 18 minutes - 76 dias.
   - Émission « Marius Carion » sur les ondes.
   - Discours prononcé par M. Hector Fauvieau, bourgmestre de Wasmes, aux funérailles de Marius Carion, le 9 juin 1949.
   - Les grandes étapes de la vie et de la carrière de Marius Carion.
   - Mons - exposition de Marius Carion.
   - Huiles.
   - Aquarelles.
   - Gravures, lithos, reproductions.

20 euros (code de commande : 28178).

 

CASO (Paul) — Poèmes. Illustrations de Louis Buisseret, Louis Henno, Robert Liard et Léon Navez. Bruxelles, L'Art Belge, 1948. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, illustrations en noir, exemplaire numéroté sur Alfa Mousse (n° 375), charnières renforcées avec du papier Japon, en bel état et dédicacé par l'auteur le 10 mai 1948, peu courant.
Les poèmes sont répartis en quatre séries :
   - Pour deux voyageurs.
   - Petite suite.
   - Nous serons toute la terre.
   - Les abeilles tranquilles.

40 euros (code de commande : 29303).

 

[CATTEAU (Charles)]. Catteau. Donation Claire De Pauw - Marcel Stal. Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, 2001. Grand in-8° broché, 120 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Catteau à quatre mains, par Michel Draguet.
   - Charles Catteau (1880-1966), par Norbert Poulain.
   - Évolution stylistique, par Thérèse Thomas et Didier Brouwers.
   - Charles Catteau et l'art social : une idéologie des arts décoratifs ?, par Sébastien Clerbois.
   - Enjeux et paradoxes de l'enseignement des arts industriels à l'époque de Charles Catteau, par Claire Billen.
   - Le Centre de Boch Frères, par Jean Puissant.
   - Descriptif général de la technologie céramique, par Étienne Duyckaerts.
   - Techniques et décors, par Michelle Lenglez et Pierre Duroisin.
   - Question de style : Charles Catteau et l'Art déco, par Michel Draguet.
   - Aperçu bibliographique.
   - Le souci du patrimoine.

25 euros (code de commande : 24997).

 

Le clonage d'Adam. Sous la direction de Ben Durant, Michel Clerboit et Gita Brys-Schatan. Textes de Jacques Sojcher, Gita Brys-Schatan et Ben Durant. Bruxelles, La Lettre Volée - Institut Supérieur pour l'Étude du Langage Plastique, 2001. In-8° broché, 46 p., exemplaire à l'état de neuf.
Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'ISELP, à Bruxelles, du 25 octobre au 24 novembre 2001.
Sur la couverture :

   Le Clonage d'Adam fait suite à Prométhée et le Golem qui exploitait le thème de la transgression de la création divine par l'artiste et s'arrêtait au moment où le corps ébauché révélait deux êtres encore unis : Dieu n'avait pas encore séparé Adam et Ève. « Sous une double forme, ils ne sont ni homme ni femme, ils semblent n'avoir aucun sexe et les avoir tous les deux. » Ainsi définissait-on dans la mythologie grecque Hermaphrodite, ce fils d'Aphrodite et d'Hermès dont la nymphe Salmacis était tellement amoureuse qu'elle réussit en l'enlaçant à reformer la fusion originelle.
   Avec Le Clonage d'Adam, nous assistons à la naissance de ce dernier, principe mâle, et de sa compagne Ève, principe femelle. Mais à peine créé, l'homme tente de se copier, que ce soit en imitant la structure interne par le biais de la mécanique puis de la génétique ou en parodiant l'enveloppe externe avec ses attributs sexuels et ses nombreuses dérives possibles. Du robot cher à la science-fiction en passant par la poupée gonflable, nous aboutirons ainsi à la plus inquiétante des créatures manipulées : le clone humain.

9 euros (code de commande : 14653).

 

Collection
MUSEA NOSTRA

DICKSTEIN-BERNARD (Claire) — Les collections du Centre Public d'Aide sociale. Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 34).
Introduction :
   « L'origine du patrimoine artistique du Centre Public d'Aide Sociale de Bruxelles méritait d'être retracé, et ce livre s'y emploie. Les collections ne sont pas le résultat d'une politique délibérée d'acquisitions. Elles sont nées de la réunion, voulue par le législateur il y a près de deux siècles, des patrimoines individuels des institutions d'assistance bruxelloises, jusqu'alors indépendantes les unes des autres, entre les mains de l'institution centralisée qui allait désormais les administrer toutes ensemble. À ce noyau primitif sont venus s'ajouter depuis deux cents ans les dons et les legs de tous ceux qui ont voulu manifester leur soutien et leur intérêt à l'institution et à la mission qui lui incombait.
   Il fallait également dire pourquoi le Centre Public d'Aide Sociale conserve ce patrimoine d'œuvres d'art et d'archives anciennes : le centre public, en effet, n'a pas pour vocation première et évidente d'être une institution culturelle. Les raisons qui l'animent sont fortes, cependant : c'est que ces archives, ces œuvres d'art ont, entre ses mains, une signification particulière. Le témoignage que portent les documents depuis le XIIe siècle et les œuvres d'art depuis le XIVe siècle est celui de la permanence, au sein de la population bruxelloise, d'un courant ininterrompu de fraternité, de solidarité, de compassion envers toutes les formes de la détresse humaine. C'est au Centre Public d'Aide Sociale que revient aujourd'hui la mission d'assurer la continuité de ce courant, de l'entretenir et de le vivifier. À lui donc le privilège de détenir ce patrimoine symbolique, d'en dégager le message, d'en faire connaître la signification.
   Voir dans ces collections un simple rassemblement de documents et d'œuvres d'art de plus ou moins grand prix serait en méconnaître la véritable signification.
   C'est bien plutôt comme un précieux héritage spirituel et sentimental qu'il faut le considérer, dont la présence en ce temps et en ce lieu pèse de tout son poids symbolique et fait naître l'émotion. »

15 euros (code de commande : 13138).

 

LOBELLE-CALUWE (H.) — Musée Memling. Bruges. Hôpital Saint-Jean. Bruges, La Charte, 1985. In-4° broché, 126 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Table des matières :
   - Le Musée Memling à l'Hôpital Saint-Jean de Bruges.
   - Le domaine de l'Hôpital et les bâtiments historiques.
      - Le domaine de l'hôpital.
      - Les bâtiments historiques.
      - Les salles des malades et l'église.
      - Le couvent des frères, l'ancienne apothicairerie et la chambre des tuteurs.
      - Le couvent des religieuses.
   - Les tableaux de Hans Memling.
   - Les autres tableaux.
      - Les portraits de tuteurs.
      - Panneaux de dévotion et autres tableaux.
   - Sculptures.
   - Mobilier.
   - Métal.
   - Poterie et verre.
   - Plan de l'Hôpital de Saint-Jean.

13 euros (code de commande : 16787).

 

Musées de Charleroi. Musée des Beaux-Arts, par Chantal Lemal-Mengot. Musée Jules Destrée, par Patricia Vanerck. Musée du Verre, par Chantal Lemal-Mengot. Musée archéologique, par Ratmond Brulet. Musée de l'Industrie, par Jean-Louis Delaet. Musée de la Photographie, par Georges Vercheval. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 17).
Table des matières :
   Le Musée des Beaux-Arts.
      - Rappel de la situation historique de Charleroi. Ses conséquences sur les arts.
      - Le bâtiment.
      - Les collections du musée.
         - La peinture : La peinture à l'aube du XXe siècle - Le XXe siècle : paysage industriel et réalisme social - 1928 : Nervia - Le groupe Maka - Le surréalisme en Hainaut - Les débuts de l'abstraction - La sculpture.
         - Le mobilier.

   Le Musée Jules Destrée et son espace.
      - Les collections du musée ou la vie d'un homme.
         - 1863-1891 : Le poète.
         - 1892-1905 : Le socialiste.
         - 1906-1908 : L'éveilleur de la conscience wallonne.
         - 1919-1921 : Le ministre des Sciences et des Arts.
         - 1922-1929 : L'humaniste.
         - 1930-1936 : Le fond d'une pensée.

   Le Musée du Verre.
      - Sa création.
      - Le verre, tradition wallonne.
      - Les collections du musée :
         - Une première section évoque le verre en tant que matériau.
         - Une deuxième section décrit le verre, ses origine, son évolution : Dans l'Antiquité - Découverte du soufflage à la canne et développement de la verrerie jusqu'à la Renaissance - Quelques types de décors - Les rénovateurs de l'art du verre - L'École de Nancy - Le Val-Saint-Lambert - 1920-1930 - Le XXe siècle.

   Le Musée archéologique.
      - Les collections du musée.
         - Préhistoire et protohistoire.
         - Période romaine (Ier-IVe s. après J.-C.).
            - La parure - La céramique.
         - Période mérovingienne (Ve-VIIIe s. après J.-C.).
         - Grès Sambriens (XVe-XXe s.).

   Le Musée de l'Industrie.
      - L'Association « Archéologie Industrielle de la Sambre ».
      - Les Forges de la Providence.
      - Collections du musée :
         - Le hall des laminoirs.
         - Les ateliers de mécanique.
         - L'imprimerie.
         - La forge en activité.
         - Archives - Archéologie-ACEC.

   Le Musée de la Photographie.
      - Le bâtiment.
      - Exposition permanente.
      - Les collections du musée :
         - Conservation.
         - Recherche.
         - Encouragement à la création.
         - Bibliothèque et centre de dosumentation.

15 euros (code de commande : 13143).

 

COMBLEN-SONKES (Micheline) — The Collegiate Church of Saint Peter Louvain. With the collaboration of the Royal Institute of Cultural Heritage. Translation by John Cairns. Tomes I (texte) et II (planches). Bruxelles, Centre International d'Étude de la Peinture Médiévale des Bassins de l'Escaut et de la Meuse, 1996. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, X, 190 p., CCLXXIV planches en noir et 16 en couleurs, (collection « Corpus of Fiftheenth-Century Painting in the Southern Netherlands and the Principalty of Liège », n° 18), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Preface.
   - Explanations.
   - Paintings studied :
      - Group Bouts, Triptych of the Holy Sacrament ; Centre Panel : The Last Supper, Left Wing : Abraham and Melchizedek and Passover, Right Wing : Gathering of the Manna and Elijah in the Wilderness.
      - Group Bouts, Triptych of the Martyrdom of Saint Erasmus ; Left Wing : Saint Jerome ; Right Wing : Saint Bernard.
      - Group Weyden, Triptych of the Descent from the Cross ; Left Wing : William Edelheereand his Two Sons presented by Saint James the Great (?) ; Right Wing : Adelaide Cappuyns and her Two Daughters presented by Saint Adelaide ; Reverse : The Holy Trinity and Swooning Virgin supported by Saint John.
   - Tables.
   - Supplement :
      - Opinion personnelle de l'auteur concernant les trois tableaux étudiés.
      - Persoonlijke mening van de auteur betreffende de drie bestudeerde schilderijen.
   - Plates.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 29594).

 

Confrontaties. 111 hedendaagse kunstenaars België en Luxemburg. Confrontations. 111 artsites contemporains. Belgique et Luxembourg. Confrontations. 111 Contemporary Artits. Belgium and Luxemburg. Tielt, Lanno, 1993. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 295 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français, néerlandais et avec un résumé en anglais (notices biographiques)), ex-dono sur la page de garde sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Confrontaties - Confrontations - Confrontations, par Marcel van Jole.
   - La vie artistique au Luxembourg - Het artistiek leven in Luxemburg - Artistic life in Luxemburg, par Joseph Paul Schneider.
   - Zeven decennia beeldende kunst in context en confrontatie - Sept décennies d'art belge, Contexte et confrontation - Seven decades of Belgian art in context and confrontation, par Johan Pas.
   - 111 Hedendaagse kunstenaars - 111 artistes contemporains - 111 contemporary artists.

30 euros (code de commande : 23392).

 

 

[COURTENS (Jacques)]. Jacques Courtens. Rétrospective de l'œuvre peint. Dessins. Préface par Anne Courtoy. [Bruxelles], Les Amis de Jacques Courtens, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-libris manuscrit à la page de titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Palais provincial du Brabant et à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, du 7 février au 1er mars 1992.
Préface :
   Jacques Courtens s'illustre dans l'absolu avec ses vérités, s'illumine avec les ombres positives, s'identifie au cosmopolite et s'inonde de l'essence de l'art.
   Il gravite dans l'au-delà, du son le plus bas au son le plus haut. Il jongle avec son pinceau jusqu'à évoluer vers la beauté infinie, vers l'amour. Au relais de toutes ces étapes, il rencontre la femme avec laquelle il forme cette harmonie majeure dont le cœur s'imprègne et qui s'évapore pour retomber et rendre l'atmosphère fertile. Le peintre nous confie que « les mots qui quittent le livre sont l'essentiel de la pensée ». Le spectateur s'emplit de l'œuvre d'où se dégage un humour exquis, une leçon de tendresse ou d'humilité, ou encore un reflet d'éternité pour ne retenir que ces émanations, ces petites expressions qui s'envolent, paraissent une réminiscence, et s'en vont pour ne laisser que les sens de l'Art en notre mémoire. Ce partisan de l'intemporel nous laisse des clefs, des signes de vie et nous convie à la redécouverte du Merveilleux. Nous découvrons ce merveilleux poète des toiles, d'étoiles. Quand le lecteur pénètre l'œuvre, comme dans un concert, il crée un silence autour de lui.
   Bachelard avançait dans son ouvrage « L'intuition de l'instant », « je ne vis pas dans l'infini, parce que dans l'infini on n'est pas chez soi ». Chez Jacques Courtens, l'intuition de l'instant se situe dans le geste, l'infini dans la pensée. Il était partout chez lui sauf chez lui où il était nomade. Une idée qui donne une idée qui donne une autre idée qui produit la pensée : une idée qui erre.
   Le choix d'un mot (instant) signifie-t-il encore si l'on considère que les mots pour le décrire n'existent pas encore ? Car le chef-d'œuvre est (infiniment) beau...

25 euros (code de commande : 27786).

 

COX (Jan) et GIJSEN (Marnix)Orphée. Anvers, Fonds Mercator, 1973. In folio à l'italienne sous chemise argentée d'éditeur, [12] p., 36 planches gravées en trois couleurs en photogravure d'après les trente-six dessins originaux de Jan Cox, un des à 120 exemplaires publiés en français, numérotés (n°53) et signés par les auteurs, déchirure à un rabat sans perte.   
À propos des auteurs :
   Jan Cox.
   
De nationalité belge, est né à La Haye en 1919. Obtient le diplôme de licencié en histoire de l'art et archéologie en 1941 à l'Université de Gand. Membre fondateur des groupes « La Jeune Peinture Belge » et « Belgische Graveerkunst ». Participe à l'exposition internationale du groupe « Cobra » à Liège en 1952. Invité à la Biennale de Venise en 1948 - 1956 - 1964, au Salon de Mai à Paris en 1949 - 1969 et à la Biennale de la Gravure à Tokyo en 1957. Nommé directeur du département de peinture à "The School of the Muséum of Fine Arts" à Boston. Expositions dans tous les centres culturels importants d'Europe et d'Amérique. Professeur à l'Académie de Gand. Il vit à Boston.
   Marnix Gijsen.
   
De nationalité belge, est né à Anvers en 1899. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans, de récits, d'une pièce de théâtre, d'une série d'essais, d'une chronique de la poésie, de quelques livres d'enfants, de récits de voyages sur la Grèce, et sur les États-Unis. Comme historien, il a publié un ouvrage sur l'histoire économique d'Anvers au XVIe siècle, un « Éloge d'Anvers », un ouvrage « Anvers, ville de seigneurs » et un « Rubens aux États-Unis ». Il est également l'auteur d'essais en anglais : « Belgium in Bondage » et « Strangers should not whisper ». Membre de l'Académie Royale de la langue et de la littérature néerlandaise, il termina sa carrière administrative comme ambassadeur honoraire.


Planche 10. Le destin d'Eurydice.

Planche 27A. Orphée anéanti.

100 euros (code de commande : 27054).

 

[COX (Jan)]. CORBET (August) — Jan Cox. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), en bel état.
Extrait :
   Il peut sembler prématuré, de consacrer une étude, même succincte à un artiste âgé de trente-trois ans. Mais il faut remarquer, que malgré sa jeunesse, Jan Cox a déjà parcouru une évolution remarquable à de nombreux points de vue. Il est à présent de ce fait une des figures les plus représentatives de la jeune génération des peintres belges.
   Le moment nous paraît donc venu d'établir un premier bilan de cette évolution artistique, qui vient précisément d'atteindre une phase significative pour l'avenir du peintre.
   Après la présentation intelligente de notre artiste par Robert Delevoy dans La jeune peinture belge (Bruxelles, 1946), nous n'aurons guère dans ce bilan, à engager outre mesure notre responsabilité. La personnalité de Jan Cox est trop mouvante et trop multiple pour qu'on puisse l'enfermer dans une définition. Cependant il n'est pas audacieux d'affirmer que Jan Cox est déjà parvenu au terme d'une évolution ininterrompue et variée qui, non seulement pour un peintre de son envergure, offre un réel intérêt, mais encore constitue le présage d'une carrière brillante. C'est pourquoi, nous désirons, pour en garder le souvenir, relater les étapes du chemin parcouru suivant la logique même de leur enchaînement.
   Jan Cox, dès l'appel encore bien proche de sa vocation, a non seulement beaucoup dessiné, peint et gravé, mais encore longuement et profondément réfléchi à son art avec cet esprit essentiellement analytique qui le caractérise. Il nous a confié le fruit de ses réflexions sous forme de vivantes conférences et d'intéressants écrits.
   Après s'être révélé dès son plus jeune âge par une habileté innée à manier le crayon et le pinceau, son génie créateur s'est maintenant imposé à tous avec autorité. Son intelligence solide et cultivée a conféré à son œuvre un raffinement spirituel que des qualités sentimentales complètent harmonieusement et qui lui accordent un charme tout spécial. Un cerveau réfléchi et un cœur compréhensif guident sa main.

10 euros (code de commande : 28037).

 

[CROMMELYNCK (Albert)]. BODART (Roger) — Albert Crommelynck. Bruxelles, Elsevier, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 14, [2] p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Flamand par son père, français par sa mère, Crommelynck naît en 1902, en un lieu où se mêlent génies roman et germanique : Bruxelles. Sa naissance en fait un homme de dialogue : Flandre lui donne le sens de la couleur ; France, l'amour du mot. Son père est acteur. Son frère, Fernand, l'auteur du Cocu Magnifique, de Chaud et Froid, de Tripes d'or, un grand poète du théâtre. Lui-même, avant 1916, devient acteur, fait partie de la troupe du « Théâtre Volant » que son frère a créée, épouse la fille de l'auteur dramatique Louis Fallens. Il a plus d'amis écrivains, acteurs, éditeurs, directeurs de théâtre que peintres. Cependant c'est à la peinture qu'il se donne, à elle seule. Connaître, pour lui, c'est voir; et dire, c'est peindre.
   Non peindre n'importe quoi : uniquement le visage. Son entourage lui conseille d'aller au paysage, à la nature-morte, à la composition, au nu. En vain. Seul l'intéresse le portrait. Déchiffrer le masque sous lequel se cache l'homme, telle est dès ses quinze ans, sa vocation. Il s'y est tenu jusqu'ici. Il ira à l'école, puisqu'il le faut : lycée français d'abord, atelier du peintre Hector Letellier ensuite, académie de Bruxelles, chez Montald, enfin. Mais sa véritable école est buissonnière : les bibliothèques, les musées, lui parlent de temps lointains où l'homme savait regarder l'homme et le peindre. Temps riches en réflexions intérieures où, comme dit Montaigne, on tient registre de soi, où l'on se peint « par devant, par derrière, à gauche, à droite, debout, assis, en tous ses naturels plis ». À vingt ans, il gagne Paris. Il va dire, le visage humain, non avec la plume, mais avec le pinceau.
   Ce mélange en lui de sang flamand et français, de goût de la littérature et de la peinture, est-il à l'origine de sa vocation de portraitiste ? Peut-être.

10 euros (code de commande : 27573).

 

[DAMBIERMONT (Mary)]. Le bestiaire de Mary Dambiermont. Mary's blue Ark. Présenté par Paul Caso. Bruxelles, Éditions d'Art Lucien De Meyer, 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 119 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »).
Sur le rabat de la jaquette :
   
En feuilletant cet album de dessins de Mary Dambiermont, comment ne pas s'imaginer que l'artiste a vu le jour dans une bergerie ou dans l'Arche de Noë, au bout du quarantième jour ? Alors, selon la Genèse, Noë ouvrit la fenêtre qu'il avait faite dans l'Arche et il lâcha le corbeau, qui alla et vint jusqu'à ce que les eaux aient séché sur la terre. Enfin, Noë lâcha la colombe qui revint avec un rameau d'olivier.
   L'artiste se sent naturellement plus proche des animaux que des gens. Elle n'a pas besoin de discours pour s'expliquer avec les espèces vivantes qui ne cherchent pas les vaines conquêtes de l'orgueil. Les bêtes savent mieux que nous ce que sont la vie et la mort...
   Entre ces deux bornes fatales, elles attendent le secours de notre émerveillement, et, en altitude, celui de notre tendresse.
   L'album de dessins de Mary Dambiermont n'est pas un livre d'images ; c'est un album de philosophie émue. Louons l'artiste de ne point avoir fouillé ses tiroirs pour le réaliser, mais de l'avoir conçu comme un tout, un peu à la manière du cinéaste qui « greffe » sur la beauté sereine de l'horizon nostalgique, des gros-plans, des rappels de la mémoire, des scènes qui n'ont pas besoin de la parole pour exprimer l'ineffable.

25 euros (code de commande : 28747).

 

[DASNOY (Albert)]. LEPLAE (Charles) — Albert Dasnoy. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), exemplaire en très bel état.
Extrait :
   Albert Dasnoy est né à Lierre. Par basard, pourrait-on dire, car son père, fonctionnaire des contributions, fit des séjours dans toute la Belgique. Il finit même, après avoir entraîné sa famille, qui sans cesse s'accroissait, à Lillo, à Louvain, à Courtrai et à Bruges, par terminer sa carrière dans un poste élevé de l'Administration des Finances : celui de Directeur de l'Hôtel des Monnaies. C'est dans l'immense bâtiment, aux couloirs vides et mornes, qu'Albert Dasnoy, pour qui tout cet argent que l'on fabriquait sous ses yeux fut sa vie durant un perpétuel problème, passa sa sévère adolescence. À l'âge, pour d'autres des folies de la jeunesse, il connut l'austérité. On pourrait expliquer qu'il vécut à l'envers : sombre et solitaire à vingt ans, sociable et aimé de tous à cinquante. Il a dit de moi que sous des apparences sereines les sculpteurs cachaient souvent beaucoup de tourments et de doutes. Je pourrais dire de lui que, malgré les airs effacés qu'il a, sa silhouette un peu désuète et son front triste (qui préoccupe ceux qui le connaissent mal), il possède l'esprit le plus ferme et peut-être le plus heureux qui soit.
   Il découvrit pourtant, Dieu sait pourquoi, la peinture dans l'atelier du peintre Richir. Il est bien curieux de voir débuter dans le milieu de l'art le plus mondain celui dont les forces devaient être consacrées aux audaces, parfois sauvages, de son époque. Je l'ai rencontré pour la première fois chez Paul Haesaerts, rue de la Charité. C'était la rue voisine de l'atelier où s'imprimait Flandre. Dans l'excitation de la correction forcenée des épreuves, qui ahurissait les garçons de l'imprimerie, à côté de Luc Haesaerts, qui de ce temps fumait la pipe sans arrêt, sans barbe encore je pense, et maigre comme une momie, je vis pour la première fois le grand front d'Albert Dasnoy et ses cheveux mal coupés. Il portait une chemise à grand col ouvert qui lui donnait l'air d'un collégien en vacances. Il était, alors déjà, partagé entre le désir d'écrire et celui de peindre. À ce moment, il menait campagne pour les expressionnistes dans Le Rouge et le Noir (il s'était fait mettre à la porte d'un grand quotidien pour avoir défendu Gustave de Smet). Depuis lors, il a été de toutes les luttes et l'ami de tous. L'ami de Tytgat, de Permeke, de Jean Brusselmans, le grand ami de Spilliaert et le très grand ami de Daeye. Il était le plus jeune des Compagnons de l'Art, ou bien était-ce moi, j'ai oublié.
   De ce temps-là, il n'y avait pas seulement une façon de peindre. Le monde entier et tous ses continents n'avaient pas encore découvert que le problème de l'art se résolvait par une formule unique.
   Il n'y avait d'intransigeance que dans le courage que l'on exigeait d'un artiste, car ces aînés, qui presque tous sont morts, formaient moralement une génération admirable.

10 euros (code de commande : 28748).

 

[DAYE (Hippolyte)]. CORBET (Agust) — Hippolyte Daeye. Anvers, De Sikkel, 1949. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur (avec une petite déchirure, sans perte), 13 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge », troisième série, n° 2), exemplaire en bel état.
Extrait :
   Il est rare de rencontrer, face à l'incompréhension et à la rudesse du monde, un être en qui le bon goût et la délicatesse de sentiments se complètent harmonieusement. Ces éléments, qui confèrent à Hippolyte Daeye sa valeur artistique et son importance dans le courant de la peinture flamande contemporaine, et l'effort continu que le peintre a fourni et fournit encore, ne nous permettent pas de rester indifférents, tant devant le succès mondain que devant le triomphe spirituel de l'artiste.
   Tout son plan de campagne se résume à une retraite stratégique, une solitude voulue après un premier contact décevant avec son entourage. Cette solitude devint la source d'énergie, où le Moi puisait sa force pour continuer la lutte avec plus d'acharnement que jamais.
   Daeye s'écarta du monde, non de la réalité ; et c est là la pierre de touche de sa personnalité d'artiste : en dépit de maîtres et critiques, il repoussa la réalité objective qui l'entourait pour lui substituer une réalité subjective qui, sans être chimérique, le conduisit toutefois vers un monde meilleur, un univers créé par lui à l'image de sa profonde sensibilité, un univers d'où le raffinement esthétique exclut toute brutalité. L'artiste créateur a ce privilège insigne de pouvoir nous offrir une vie qui est en-dehors et au-dessus de la banalité de la vie quotidienne ; une vie qui nous est un refuge dans les heures de doute comme dans les instants où l'esprit est assoiffé de beauté. Il suffit de s'abandonner totalement, comme lui et avec lui, à sa vision, à son art, pour partager cet état de grâce qui devient la propre religion de l'artiste, l'expression même de son acceptation de la vie.
   Cet isolement volontaire devait aboutir lentement mais sûrement au plus pur des individualismes. Daeye a atteint la plus haute perfection dans cette voie par une sévère délimitation de son sujet : les quelques paysages et portraits des premières années de travail se voient bientôt remplacés par d'innombrables études de bébés, d'enfants, de jeunes filles. Ces études témoignent d un style très personnel, qui n'a cessé, au cours des années, de gagner en sobriété grâce à un dépouillement technique perpétuel et inlassable.

10 euros (code de commande : 27081).

 

[DE BRAEKELEER (Henri)]. CONRARDY (Charles) — Henri de Braekeleer. Bruxelles, Elsevier, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 12, [4] p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Les théories de Taine ne sont plus à la mode. Pourtant, lorsque l'on se penche sur la vie de Henri de Braekeleer et sur son œuvre, il est impossible de ne pas penser à la race, au milieu, au climat. Un chroniqueur classait ainsi les peuples dans le domaine des Arts. Ce qu'il y a de supérieur, disait-il, c'est la musique allemande, la poésie anglaise, la prose française, la sculpture italienne et la peinture flamande. Barrés disait : « Il est des lieux où souffle l'esprit ». Il est impossible de n'être pas touché par le désir de peindre en Flandre, à Venise, sur les bords de la Tamise ou en Toscane.
   L'Escaut, « le sauvage et bel Escaut » de Verhaeren, donne à Anvers son incomparable prestige. L'éternel combat de la lumière et de l'ombre ne peut que tenter un artiste né à vouloir rendre cette magie colorée. L'atmosphère sera chez de Braekeleer la première préoccupation. Il la crée avec aisance et c'est pour lui, pour le visionnaire fervent de la nature, le bonheur. Comme il sait voir, il peut exprimer sa vision. S'il est le fils d'une race tenace, il est aussi issu d'une lignée dont la patience est une vertu primordiale. Avec lenteur et sûreté, il élaborera une œuvre prodigieuse qui défie le temps, le temps qui ne respecte que ce qui a été fait avec lui.

10 euros (code de commande : 28699).

 

DE GOBERT (Paul)Visages de Mongolie. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° sous cartonnage oblong d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Paul De Gobert est un voyageur paysagiste. Il marche, regarde, s'arrête, tire de sa poche son carnet de croquis et dessine, au crayon ou au pastel. Autrement dit, il prend le temps de rendre compte des champs visuels qu'au hasard de ses pérégrinations curieuses, à l'occasion, aventureuses, il décide de mémoriser en quelques traits ou aplatissements de pigments colorés. À l'instar du voyageur autour de sa chambre, il peut s'attarder au champ étroitement focalisé de son jardin, s'attachant à croquer sur papier quelques pommes récemment tombées ou cueillies juste à temps, encore éclatantes de leur soudaine maturité, ou bientôt pourrissantes en quelques recoins de son atelier. Mais, lorsque l'occasion se présente, il devient promeneur solitaire, portant son attention sur les variations chromatiques, les différences de vibrations lumineuses, les tracés souples ou abrupts des contrées qu'il parcourt patiemment dans l'attente du prochain arrêt sur dessin. (Michel Baudson.)
   Si Paul De Gobert a choisi de parcourir une contrée aussi lointaine que la Mongolie, c'est pour rencontrer des peuples aussi lointains que différents et évoluant dans des contrées où la nature encore vierge nous éblouit de sa beauté et de sa force généreuse. Des peuples nomades y vivent encore dans une totale symbiose avec le milieu naturel, teinté de culture chamanique, de traditions ancestrales. Les peuples nomades sont malheureusement menacés par les pressions mondiales du sédentarisme imposé et de l'exploitation des ressources naturelles.

13 euros (code de commande : 21607).

 

DE MARCHI (Mario) — Artistes flamands et wallons. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Veuve Monnom, 1934-1937. Deux volumes in-4° brochés, III, 71 et 75 p., nombreuses planches hors texte en noir, tirage limité à 300 exemplaires sur papier anglais Kingsway de luxe n° (246), la première planche consacrée à Anto Carte (en regard de la p. 6) porte la signature de l'artiste, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   
Quatre planches introduisent la notice de quelques pages sur l'artiste
Liste des artiste étudiés dans le tome I :
   Louis Buisseret, Anto Carte, Robert Crommelynck, Oscar de Clerck, Valerius de Saedeleer, James Ensor, Henri Logelain, Auguste Mambour, Isidore Opsomer, Pierre Paulus, Albert Saverys, Abert Servaes.
Liste des artiste étudiés dans le tome II :
   Alferd Bastien, Camille Barthelemy, Jules Brouwers, Alfred Courtens, Alfred Delaunois, Raymond de Meester, Marie Howet, Willy Kreitz, Eugène Laermans, Jean Laudy, Charles Lebon, Jacques Maes.

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 25349).

[DEPOOTER (Frans)]. CASO (Paul) — Frans Depooter. La profondeur vitale de l'Art. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1981. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 94 p, illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), ex-dono à la page de titre, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Témoin attentif de trente années de vie artistique, auteur d'une vingtaine de monographies, [Paul Caso] le critique du Soir n'a cessé d'exercer une tutelle bienveillante sur plusieurs générations de peintres belges.
   Bien que Frans Depooter [Mons, 1898 - Maffe, 1987] fût largement son aîné, l'ancien compagnon de Paulus et d'Anto-Carte l'a choisi pour présenter une œuvre qui s'étend sur plus de soixante ans et qui, insensible aux modes, aux expériences, aux tendances divergentes de la création esthétique, séduit, aujourd'hui comme naguère, par sa sérénité, non dépourvue d'un secret frémissement.

25 euros (code de commande : 26038).

 

 

DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hoogh et son œuvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8 broché, 119 p., illustrations hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 341/57).

DES OMBIAUX (Maurice) — Essai sur l’art wallon ou gallo-belge. Bruxelles, Éditions de la Belgique Artistique et Littéraire, 1912. In-12 toilé rouge, 124 p., peu courant.

15 euros (code de commande 340/60).

 

DESTRÉE (Joseph) — Tapisseries et sculptures bruxelloises à l'exposition d'art ancien bruxellois organisée à Bruxelles au Cercle Artistique et Littéraire de juillet à octobre 1905. Bruxelles, Van Oest & Cie, 1906. In folio (365 x 495 mm.) sous demi-reliure toilée d'éditeur, 92 p., L planches hors texte, tirage limité à 401 exemplaires, celui-ci est l'un des 375 numérotés sur papier anglais Superfine « Antique de luxe » (n° 295), peu courant.
Avant-propos :
   Si l'on voulait faire connaître en détail l'ancien art bruxellois, même à l'exclusion des œuvres picturales et des dentelles, il faudrait de gros volumes ; et cette tâche délicate et complexe réclamerait des labeurs prolongés. Tel n'est pas, hâtons-nous de le dire, le but que se sont proposé les organisateurs de l'Exposition qui a eu lieu dans les locaux du Cercle Artistique et Littéraire du mois de Juillet au mois d'Octobre dernier. Dans leur pensée il s'agit avant tout de perpétuer sans retard le souvenir de l'une des plus belles manifestations d'art qui aient été organisées à l'occasion du soixante-quinzième anniversaire de l'indépendance de la Belgique. Ils ont cru qu'il importait de faire reproduire avec grand soin les œuvres de choix qui avaient été réunies en cette circonstance et ils m'ont prié d'accompagner les reproductions de quelques commentaires. Loin de moi la prétention de vouloir résoudre d'une manière définitive toutes les questions qui se sont présentées au cours de ce travail. Le temps et de nouvelles recherches apporteront la lumière sur les points laissés en suspens.
   Ce mémorial, dont la présentation a été confiée à un habile éditeur, ravivra chez les uns d'agréables mais fugaces impressions ; il fournira aux autres, j'aime à le croire, des données utiles à leurs études et constituera, s'il le faut, une réponse aux critiques qui se seraient produites sur l'importance et la signification d'une entreprise consacrée à la glorification de notre ancien art national.

80 euros (code de commande : 27824).

De Taeye, Herregodts, Joly, Lahaut, Point, Souply, Vinche. [Bruxelles], Ministère de la Culture Française, [1969]. Cinq catalogues in-8° carré agrafés sous une farde à rabats de papier argenté (frotté), 86 œuvres reproduites en photo.
   
Plaquettes publiées à l'occasion de l'exposition organisée par le Ministère de la Culture française au Musée des Beaux-Arts, à Ixelles ; au Musée des Beaux-Arts, à Mons ; à la Maison de la Culture, à Namur et au Cercle Artistique, à Tournai.
   Chaque catalogue contient une biographie et un texte de l'artiste et à la fin la liste et la description des œuvres.

25 euros (code de commande : 21766).

 

[DETRY (Arsène)]. Arsène Detry, peintre de l'École de Mons. [Mons], Ateliers des Arts - Direction Générale des Affaires Culturelles du Hainaut - Hainaut Tourisme - Maison de la Culture de la Région de Mons - Groupe Polyptyque - CGER, 1982. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 104 p., illustrations en noir et en couleurs, feuillet volant à déplier du catalogue de l'exposition, exemplaire de souscription numéroté (n° 198) auquel on joint une lettre autographe de l'artiste datée du 21 juin 1939, le catalogue de l'exposition Arsène Detry à la Galerie Albert Ier, à Bruxelles, du 4 au 16 octobre 1963 accompagné du carton d'invitation avec un autographe de l'artiste, en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective Arsène Detry organisée au Musée des Beaux-Arts de Mons, du 25 février au 3 avril 1983.
Introduction par Stéphane Rey :
   
C'est un grand artiste, bien injustement méconnu, que l'on célèbre aujourd'hui. On ne dira jamais assez ce que la peinture wallonne doit à ce maître incontesté de l'École de Mons, tant la discrétion, le métier, la fidélité à lui-même et à son terroir d'adoption sont exemplaires.
   Arsène Detry n'a rien d'un remuant batteur d'estrade, ni d'un rénovateur de l'art, gommant à grands coups le passé, pour inscrire son nom sur la page blanche.
   Peintre des paysages industriels du Borinage, il a su, en les évoquant avec noblesse et fidélité, leur conférer une poésie émouvante et grave. Ces maisons toutes simples, ces rues mal pavées, ces ponts, ces poteaux téléphoniques, ces gares industrielles, ces « cachis à moulètes » ont une présence où la rigueur de la composition s'adoucit d'une étrange sensibilité. On perçoit dans l'évocation discrète de ces sites silencieux, tout ce qui, dans le sous-sol, fait la magie mystérieuse de la mine.
   Sans qu'il y apparaisse jamais, l'homme est toujours présent dans l'œuvre de Detry. C'est lui qui a repeint ce mur blanc, gratté le sol de ce petit potager, accroché ces wagons immobiles, actionné ce pont-levis, retapé cette remise branlante, clos la grille du charbonnage...
   Nous ne l'apercevons pas, ce Borain au parler rude, au grand cœur, à la tête dure, mais nous devinons partout sa tendresse bourrue, son amour pour les lieux défavorisés qui sont ceux de son enfance.
   Arsène Detry nous le raconte, sans nous le montrer, et l'on apprécie la pensée secrète de cet artiste digne, grave, porteur d'un message, qui ne se prit point pour un prophète, ni pour l'incarnation de la conscience du Borinage.
   On aimera sa façon simple et directe de dire des choses, sa sobriété, son langage franc, sans passion et sans insistance. Tout est contenu dans son œuvre qui n'a nul besoin de pathos et qui se passe de cortèges bruyants et de funérailles dramatiques. Et cependant, la dure condition du travailleur du Pays Noir est ici célébrée plus éloquemment que partout ailleurs, par la seule absence de personnages, par le silence de ces rues désertes, de ces gares où la vie est suspendue, par ces petits jardins traversés d'un ruisseau étroit, par ces mares où se reflète le ciel, par ces poulaillers branlants, ces hautes cheminées au loin, couronnées de fumée...
   Coloriste réservé et chaud cependant, maître des contrastes lumineux habilement dosés, Arsène Detry est un artiste rare, distingué, cordial, dépositaire de toutes les sagesses et assuré d'être reconnu par la postérité.
   Son nom restera associé à celui des communes wallonnes de la grande époque industrielle : Flénu, Bougnies, Cuesmes, Jemappes et tant d'autres, dont il restera le témoin et le chantre discret mais inégalé.

   
La lettre manuscrite d'Arsène Detry.

   
Le catalogue de l'exposition à la Galerie Albert Ier et le carton d'invitation avec un autographe de l'artiste.

120 euros (code de commande : 29284).

 

[DE WITTE (Adrien)]. DELCHEVALERIE (Charles) — Adrien De Witte. Anvers, De Sikkel, 1949. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 13 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire en bel état.
Extrait :
  Il n'est rien de plus simple et de plus uni que la carrière du peintre et graveur Adrien de Witte. Né à Liège en 1850, il y meurt en 1935. Son père était peintre et son grand-père maternel collectionnait les tableaux : l'atmosphère était favorable au penchant précoce qu'il montrait pour le dessin. Dès sa seizième année, il suit les cours de l'Académie des Beaux-Arts de Liège, à laquelle il devait consacrer tant d'années de sa vie. Ses dispositions s'affirment dès ce moment par les corrections amicales qu'il apporte aux essais de ses camarades.
   Libéré des écoles, il s'associe à son ami, le sculpteur Léon Mignon, pour louer des ateliers de fortune. Avec lui, il s'essaie à la gravure, dans des conditions rudimentaires et pittoresques, tout en révélant d'exceptionnelles qualités picturales. En 1873, il obtient une bourse qui lui permet un premier voyage en Italie. Il découvre, brièvement, Venise, Florence et Rome. Bientôt rentré à Liège, il repartira pour Rome six ans plus tard, et y séjournera jusqu'en 1884, en qualité de boursier de la Fondation Darchis. Celle-ci avait été créée par un Liégeois pour permettre à de jeunes compatriotes artistes d'aller à Rome prendre conscience de leurs forces en étudiant le passé dans un milieu inspirateur. De cette création bénéficièrent aussi les peintres Philippet et Heintz, le graveur Maréchal, les sculpteurs Mignon et Petit.
   Heureuse, lumineuse et féconde période dans la vie d'Adrien de Witte, qui serait sans doute resté plus longtemps encore à Rome si le danger d'une épidémie ne l'avait décidé au retour. Il lui était arrivé de laisser s'écouler deux années sans revenir au pays. Il avait pris goût à la vie romaine qui offrait un perpétuel et séduisant spectacle à son observation.
   Il rentre donc à Liège où l'intérim d'un cours à l'Académie lui est aussitôt confié. Mais Paris l'attire. Il s'y rend et se montre fortement tenté de s'y installer. Tentation naturelle, qui avait fixé le destin de bien d'autres liégeois ! Ses dons de peintre et de graveur y eussent assurément trouvé le climat le plus propice. Mais l'Académie de sa ville n'a pas perdu de vue cet élève qui lui fait honneur. Sa maturité hâtive lui vaut une considération particulière. Il s'est d'ores et déjà classé en exécutant des œuvres définitives. En fait, cet artiste qui devait mourir octogénaire avait, à la trentaine, donné le plus brillant de sa production.
   De Witte hésite avant de se décider à quitter la grande ville et son atmosphère électrisante, pour rentrer dans le cher milieu natal, tout de même bien confiné, et pour accepter d'enseigner à dessiner aux autres au lieu de tenter librement et largement l'aventure personnelle. Mais on insiste avec tant de ténacité que cette obstination finit par triompher. Il accepte le poste qu'on lui offre à Liège. C'en est fait. La fatalité s'est prononcée. L'artiste va se partager entre le professorat et la création picturale ou graphique dans les loisirs que ses cours lui laissent. Mais, désormais, il sera surtout professeur. Professeur précieux et admirable. Ce sera au détriment de sa production originale. Elle ne sera à aucun moment moins parfaite, mais elle va dès ce moment se ralentir et se raréfier.

10 euros (code de commande : 27365).

 

[DONNAY (Jean)]. Hommage à Jean Donnay 1910-1980. 70 ans d'aquarelles, dessins, gravures, lavis. Préfaces de Françoise Clercx-Léonard-Étienne et Jacques Parisse. Tête-à-tête avec Jean Donnay par Jean Otten. Liège, [Arts 80], 1981. In-8° carré broché, [74] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, une coupure de presse, exemplaire en bel état et portant la signature de l'artiste à la page de garde.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par Jean Otten, et présentée aux Chiroux et aux Dominicains, à Liège.
Extrait de la préface de Jacques Parisse :
   Ainsi qu'il convient en matière de critique d'art j'ai connu l'œuvre avant de connaître son auteur. Ma première rencontre avec Jean Donnay en personne date des premiers mois de 1961. J'avais peu de jours avant fait paraître une chronique à son propos. Je circulais rue des Clarisses ; une petite Volkswagen noire s'arrête à ma hauteur au milieu de la chaussée. Jean Donnay sort, me remercie avec gentillesse et courtoise ironie. Un quidam automobiliste accroche sa voiture. Je l'en avertis. Sans émoi, calmement, il prend congé comme on dit et s'en va tout aussi calme voir ce qu'il en est...
   Depuis lors Jean Donnay a fini de nous étonner. Tant de rencontres organisées ou fortuites (aux « mardis » de Georges Comhaire, aux cimaises, aux rayons des librairies, dans son atelier-phare de Cheratte) n'ont pas manqué de nous confirmer le personnage qu'il est. En lui se rassemblent la force morale, la discrétion sur lui-même, l'intérêt et l'amitié pour les autres et leur œuvre, l'ouverture d'esprit et cette culture profonde et réfléchie qui fait de lui un humaniste de notre époque.
   Que dire, dès lors, de l'œuvre qui n'ait été dit et écrit ? Comme pas un il maîtrise la gravure « classique », entendons par là celle qui peut tout exprimer sans expérimenter la « nouvelle cuisine ». Il s'est donné Rembrandt pour maître. Comme l'immense Hollandais le maître de Cheratte conduit son trait là où il veut, comme il veut aussi bien dans le fouillis organisé, serré, dramatique au cœur de l'usine noire, que sur un chemin de croix ou dans la paix des pâtis du plateau de Herve : quelques traits plus caresses que griffures décrivent la haie et l'arbre, la charrue au repos, le voyageur biblique qui surplombe la Basse-Meuse. Pas d'éclat, pas d'esbrouffe, jamais la science (il connaît tout de la gravure : il l'a enseignée succédant à François Maréchal, précédant Georges Comhaire) ne s'étale. Il nous laisse le soin de voir et d'ajouter notre propre rêverie. Chacune des planches de Jean Donnay (un millier) a son poids d'âme, de sensibilité, d'amour, de complicité avec l'homme an travail ou dans la paix précaire.
   Notre vieux maître Arsène Soreil a bien dit dans la monographie consacrée à Jean Donnay l'importance du peintre. Le maître de Chenille n'est pas parent de son homonyme Auguste Donnay, le maître de Mery, mais que d'affinités néanmoins : une idéalisation teintée de mysticisme, un même goût de la nature organisée pour et par l'homme, une économie de matière et de couleurs savantes, le dédain du « grand sujet » au bénéfice exclusif de la sincérité et de l'humanité. L'art enfin tout autant chez le graveur que chez le peintre de dire beaucoup mine de rien.

10 euros (code de commande : 28469).

 

[DONNAY (Jean)]. KOENIG (Léon) — Jean Donnay. Bruxelles, Ministère de l'Éducation - Elsevier, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 16 p., un frontispice, un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   En 1929, à la demande de l'éditeur des « 50 », à Bruxelles, Jean Donnay illustrait Le Cœur de François Remy.
   Est-ce une fantaisie ? J'aurais voulu écrire Le cœur de Jean Donnay comme titre au haut de ces lignes. Depuis longtemps, je confonds le livre de Glesener et le graveur, je n'évoque jamais l'un sans l'autre bien qu'il n'existe aucun rapport entre les aventures du héros et l'artiste.
   Jean Donnay, je ne me trompe pas, est l'homme de cœur par excellence. Son tranquille courage n'est pas sa moindre vertu. Nous en reparlerons plus loin. Il a, comme on dit, « des sentiments ». Il a un sens très vif de l'honneur, il est l'honnêteté même. Il a toutes les délicatesses, les constances, les bontés.
   Cette image « en Épinal » que je trace de Jean Donnay prêtera peut-être à sourire et lui-même, le premier, dont l'humour ne se laisse pas prendre en défaut, ne voudra pas s'y reconnaître, mais il a ses colères aussi, ses faiblesses. Elles nous le rendent plus cher parce que nous les savons liées à sa lutte pour circonscrire le quotidien, pour l'exorciser de ses maléfices. Dur quotidien que celui qui s'étale tout au long d'une carrière de 45 ans « au service de la gravure », quand on satisfait par surcroît à la moindre obligation familiale, tenue au contraire pour aimable, aux obligations d'un professorat absorbant ; quand on a payé lourd tribut à la maladie pour la vaincre enfin, reprendre le cours de son œuvre et porter le nombre de ses planches au chiffre impressionnant de 650, sans faire le compte d'innombrables dessins, sans mentionner quelque cent peintures où la nature rêveuse et l'esprit méditatif de Jean Donnay se sont exprimés avec un bonheur égal et qui mériteraient à elles seules une étude dans le cadre de ces monographies.
   Ne l'aurai-je pas voulu, le ton de ce texte m'était imposé d'emblée par la personnalité discrète et attachante de Jean Donnay. Elle pourrait se résumer par un des plus beaux mots de notre langue : fidélité. Fidélité à sa terre et à ses gens, fidélité à ses maîtres, fidélité à soi-même, toute la vie de Jean Donnay s'inscrit dans une orbe délicate poétisée par la fidélité.
   Il est né en 1897 à Sabaré, un hameau de Cheratte, d'où l'on découvre toute la vallée de la Basse-Meuse. Il habite Cheratte encore en 1961. Il n'a quitté son village que pour quelques brefs séjours à l'étranger, en France et en Hollande principalement. Lorsqu'il se rend à l'Académie de Liège, Il est rare qu'il s'attarde autrement que pour une conversation d'une heure avec un vieil ami ou quelque disciple fervent, puis il revient dans sa maison, dans sa famille, dans son atelier, dans son œuvre.

10 euros (code de commande : 27470*).

 

[DU BRŒUCQ]. DIDIER (Robert) — Jacques Dubrœucq. Sculpteur et Maître-artiste de l'Empereur (1500/1510-1584). Avec une préface de Charles Avery et des contributions de Jacques Debergh, Peter Kurmann et Christopher Wilson. [Bruxelles], Ars Libris, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 247 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), petite déchirure (sans perte) à la jaquette.
Sur la jaquette :
   Architecte, ingénieur, sculpteur, décorateur, restaurateur, Jacques Dubrœucq est un artiste typique de la Renaissance par la diversité de ses activités qui s'étendirent aussi à l'art militaire des fortifications. Il fut aussi l'un des artistes attitrés de Marie de Hongrie et de sa cour tout en étant également en contact avec la cour du roi de France. Son activité lui valut le titre de « maître-artiste » de Charles-Quint et de Philippe II. Jacques Dubrœucq connut très vite la célébrité. Celle-ci s'étendit même jusqu'en Italie qu'il avait visitée avant 1535 et où il est signalé comme ayant été le maître du fameux sculpteur Giambologna qui, à Florence, fut au service de la cour de Medicis.
   L'œuvre de Jacques Dubrœucq connut très tôt un funeste destin et cela dès le XVIe s. C'est ainsi qu'il ne subsiste pratiquement rien des châteaux et hôtels de ville qu'il construisit et parmi lesquels on doit citer les châteaux de Boussu et surtout celui de Binche. Pour la décoration de celui-ci, il fit aussi appel à des artistes allemands et italiens. En 1549, le château de Binche fut, en l'honneur de l'empereur Philippe II, le cadre de fêtes si fastueuses qu'elles furent célèbres en Europe. Elles sont évoquées à travers deux aquarelles contemporaines qui nous montrent, en même temps, la grande salle du château décorée aussi de peintures et de tapisseries.
   Par bonheur, l'œuvre sculpturale de Dubrœucq a été mieux conservée, mais essentiellement dans l'ancienne cathédrale de Saint-Omer et surtout dans la collégiale de Mons, ville où se déroula pratiquement toute la carrière du sculpteur. Statues et reliefs, notamment du fameux jubé, commandé en 1535 par le chapitre noble de Ste-Waudru, terminé en 1549 et démantelé au début du XIXe s., démontrent que Dubrœucq fut un artiste non seulement très novateur mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son époque que cela soit dans sa maîtrise du relief, sa nouvelle conception du monde, dans son art de la composition ou dans la statuaire du maniérisme élégant. Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité les particularités de l'albâtre notamment en fonction de la lumière qui contribue à conférer une vie mouvante à ses œuvres et en harmonie avec la délicatesse du modelé. Dubrœucq s'est aussi surpassé dans la sculpture funéraire révélant un aspect de sa personnalité. Ses gisants de Saint-Omer et de Boussu-lez-Mons sont saisissants en traduisant dans la matière l'instant où la vie se fait évanescente.
   Pour le XVIe s., Jacques Dubrœucq est un artiste dont l'importance dépasse largement le cadre des anciens Pays-Bas méridionaux. Bien qu'il soit souvent cité et évoqué, paradoxalement l'ensemble de ses œuvres conservées n'a pas encore été reproduit d'une manière satisfaisante. La présente édition a notamment pour but d'en révéler tous les aspects et en détail à travers des illustrations pour la plupart inédites donnant une nouvelle approche de l'art de ce grand sculpteur de la Renaissance que fut Jacques Dubrœucq.

40 euros (code de commande : 20304).

 

DUCRUET (Diane) — Family Games. [Bruxelles], Le Caillou Bleu, 2008. Deux volumes in-8° brochés sous boîtier illustré d'éditeur, [48] et [48] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, on joint le feuillet de présentation, édition bilingue (français - anglais), exemplaire en très bel état.
   Le premier livre contient la série Male posing réalisée en 2008.
   Le deuxième livre contient les séries :
      - Dialogues.
      - Performances de l'ordinaire.
      - Mère et fille.
      - Les grimaces.
      réalisées entre 1999 et 2003.

10 euros (code de commande : 22060).

 

[ELIAS (Etienne)]. Elias. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, 24 feuillets non chiffrés, illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'invitation au vernissage et le prospectus de vente d'une sérigraphie.
@ Catalogue de l'exposition, texte de Jasia Reichardt.

 

12 euros (code de commande : 11824).

 

Ensor - Magritte. 150 chefs d'œuvre des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Bruxelles, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts, 1975. In-8° broché, 144 p., reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue (français - néerlandais - anglais).
   
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux Arts de Bruxelles, du 17 juillet au 31 août 1975.
Préambule par Philippe Roberts-Jones :
   La présente exposition ne se veut pas l'histoire fidèle et exhaustive d'une période, mais la démonstration des richesses d'un musée, ou mieux d'un aperçu de celles-ci. Elle prouve la nécessité de reconstruire à Bruxelles le musée d'art moderne dont le pays se voit privé depuis dix-sept ans. Elle répond à des questions sceptiques quant à la qualité de nos collections. Parmi ces dernières, nous avons choisi, d'accord avec le Palais des Beaux-arts qui nous accueille, des chefs-d'œuvre de l'art national qui se situent de James Ensor à René Magritte, maîtres tous deux de la peinture contemporaine. À l'initiative des dirigeants du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, auxquels s'adresse toute notre reconnaissance, cette institution et le département d'art moderne de nos Musées royaux ont réalisé une œuvre commune qui devrait aboutir, dans un avenir proche, à la mise en évidence, en de nouveaux locaux et de manière permanente, d'une importante partie de notre patrimoine artistique.

13 euros (code de commande : 25563).

 

Expressionnisme wallon. Bruxelles, Crédit Communal, 1993. In-4° broché, 199 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - D'un expressionnisme sans bornes, par Philippe Roberts-Jones.
   - Des expressionnismes, par Serge Fauchereau.
   - La Wallonie écartelée entre le développement et le déclin (1910-1940), par Jean Puissant.
   - Anto Carte (1886-1954) et Nervia, par Xavier Canonne.
   - L'expressionnisme en Wallonie, par Jacques Parisse.
   - Marcel Carion (1890-1961), par Jacques Parisse.
   - La part expressionniste dans l'œuvre de Paul Delvaux, par Jacques Meuris.
   - Victor Leclercq (1896-1945 ?), par Françoise Deville.
   - Jean Leroy (1896-1939), par Xavier Cannonne.
   - Auguste Mambour (1896-1968), par Jacques Parisse.
   - Quelques expressionnistes contemporains wallons, par Xavier Canonne et Jacques Parisse.
   - Tableau synoptique (1905-1940).
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 26324).

 

Fiamminghi a Roma 1508-1608. Artistes des Pays-Bas et de la principauté de Liège à Rome à la Renaissance. Bruxelles - Gand, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - Snoeck-Ducaju & Zoon, 1995. In-4° broché, 478 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé, ex-libris manuscrit à la page de titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 24 février au 21 mai 1995 puis au Palazzo delle Esposizioni, à Rome, du 7 juin au 4 septembre 1995.
Table des matières :

   - Préface, par Piet Coessens.
   - Pour voir et pour apprendre, par Nicole Dacos.
   - De Spranger à Rubens : vers une nouvelle équivalence, par Bert W. Meijer.
   - Les Flandres. Histoire et géographie d'un pays qui n'existe pas, par Claire Billen.
   - Les institutions flamandes et néerlandaises à Rome durant la Renaissance, par Elisja Schulte van Kessel.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 27574).

 

Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.


BOSCH (Hieronymus)]. MARIJNISSEN (Roger H.) — Hieronymus Bosch. Das vollständige Werk. Unter Mitwirkung von Peter Ruyffelaere. Antwerpen, Mercatorfonds, [1988 ??]. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 516 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Schriftliche Quellen.
   - Werkverzeichnis.
   - Ausbildung und Einflüsse.
   - Die Interpretation des Werkes seit dem 16. Jahrhundert.
   - Versuch einer Deutung.
   - Die Triptychen :
      - Der Heuwagen - Madrid.
      - Der Garten der Lüste - Madrid.
      - Die Versuchung des Antonius - Lissabon.
      - Das Eremitentriptychon - Venedig.
      - Das jüngste Gericht - Wien.
      - Das Bronchorst-Bosschuyse-Triptychon - Madrid.
      - Das Triptychon mit der gekreuzigten Märtyrerin - Venedig.
   - Fragmente von Triptychen.
      - Die Kreuztragung - Wien.
      - Die Kreuztragung - Madrid.
      - Johannes auf Patmos - Berlin.
      - Die Sintflut - Rotterdam.
      - Die Glückseligen und die Verdammten - Venedig.
      - Das Narrenschiff - Paris/New Haven.
      - Der Tod des Geizhalses - Washington.
   - Einzeltafeln.
      - Die sieben Todsünden und die vier letzten Dinge - Madrid.
      - Kreuzigung mit Stifter - Brüssel.
      - Die Dornenkrönung - London.
      - Die Dornenkrönung - Escorial.
      - Ecce Homo mit Stifter - Frankfurt.
      - Die Kreuztragung - Gent.
      - Der Heilige Hieronymus - Gent.
      - Johannes der Täufer - Madrid.
      - Der Heilige Christophorus - Rotterdam.
      - Der sogenannte Verlorene Sohn - Rotterdam.
   - Umstrittene Zuschreibungen.
      - Die Hochzeit zu Kana - Rotterdam.
      - Die Geburt Christi - Köln.
      - Der Heilige Antonius - Madrid.
      - Das Steinschneiden - Madrid.
      - Der Gaukler - Saint-Germain-en-Laye.
      - Das Jüngste Gericht - München.
   - Zeichnungen.
   - Die Symbolik bei Bosch.
   - Zum Beschluß.
   - Literatur.
   - Alte Drucke und Textausgaben.
   - Namenregister.

30 euros (code de commande : 17997).

[MAGRITTE]. SYLVESTER (David) — Magritte. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Houston - Anvers, Menil foundation - Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 440 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« René Magritte (1898-1967) a été et demeure sans aucun doute une des figures de premier plan du surréalisme. Depuis les années 1960, son œuvre exerce une influence continue et chaque jour plus large, non seulement sur l'art mais sur l'imagerie de la culture de masse.
Dans cette monographie, David Sylvester parcourt le monde de pensées étranges et la créativité hors du commun du grand surréaliste belge. Son récit de la vie de l'artiste, pour la première fois bâti sur une exploitation méthodique des archives, décrit l'ironie d'une carrière pleine de déceptions, les amitiés inégales avec les autres surréalistes, la relation toujours problématique avec le commerce de l'art, la réalité d'un mariage légendaire. Son analyse de l'œuvre reflète une compréhension sans pareille des obsessions et attitudes sans cesse récurrentes de l'artiste, tout en mettant l'accent sur des aspects de l'œuvre méconnus comme en témoigne le tableau reproduit en couverture. Le présent livre rend l'œuvre mystérieuse de Magritte encore plus fascinante et peut être considéré comme l'ouvrage de référence définitif consacré à ce maître du surréalisme. Les nombreuses illustrations comprennent plusieurs œuvres importantes reproduites pour la première fois. »

75 euros (code de commande : 9660).

 

[FRÈRE (Marcel)]. BLANCHARD (Stephen) Spiritualités picturales du belge Marcel Frère. Dijon, Les Poètes de l'Amitié, 1983. In-12 broché, 87 p., illustrations en noir.

9 euros (code de commande : 354/57).

 

Fruits d'une passion. Une étonnante collection d'œuvres d'art contemporain de la Communauté française en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, Service des Arts plastiques, 1998. In-4° broché, 176 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l’occasion d’une exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 28 juin au 27 septembre 1998.
En quatrième de couverture :
   « Fruits d'une passion » constitue une première présentation publique de cette étonnante collection d'œuvres d'art contemporain que le Ministère de la Communauté française de Belgique met en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons.
   Elle privilégie les œuvres d'après 1958, où se retrouvent côte à côte, en un joyeux mélange, des abstraits lyriques – Antoine Mortier (Belgique), André Lanskoy (France), Bengt Lindstrôm (Suède)..., des tenants de la nouvelle figuration et de la figuration libre - Atila (France), Gianni Bertini (Italie), Alan Davie (Grande-Bretagne), Gaston Chaissac (France), Hugh Weiss (États-Unis), Jean-François Octave (Belgique),..., des partisans de la figuration narrative - Valérie Adami (Italie), Peter Klasen (Allemagne), ..., des « inclassables » tels Jacques Charlier (Belgique), Enrico Baj (Italie), Antonio Berni (Argentine), Fabrizio Plessi (Italie), ... et des « nouveaux fauves » - Luciano Castelli (Suisse), Elvira Bach (Allemagne), Emmanuel Demuynck (Belgique)...
   « Fruits d'une passion » propose un panorama inédit : aucune collection publique en Belgique ne peut présenter un tel panorama de l'art international des années 1960 à 1990, période qui a vu s'épanouir de nombreux mouvements esthétiques favorables à une figuration autre qui, reniant la « modernité », militent pour un art « pop », un art « in », un art « kitsch », un art « brut », un art « sauvage », et, surtout, un art ludique constitué d'amour, d'humour et d'humeurs ...

25 euros (code de commande : 23792).

 

[FUNCKEN (François et Armand]. SCHMITS (Georges) — François & Armand Funcken. Préface par Jacques Stiennon. Verviers, La Dérive, 1988. In-8° carré broché, 306 p., nombreuses illustrations.
Table des matières :
François Funcken

Une vie de bohème (les ancêtres ; la jeunesse, le mariage ; l'imprimeur-journaliste ; l'employé ; le cafetier ; le peintre ; une double entreprise ; l'appel du voyage ; le retour ; un portrait en noir et blanc).
Les imprimés (les premiers essais ; les almanachs ; les manuels de gymnastique ; Verviers-Comique ; un contenu politique ; le chroniqueur ; le romancier ; les illustration de Verviers-Comique ; la deuxième année de Verviers-Comique ; les derniers projets ; conclusion).
L'œuvre peint (le peintre de la Société des Fous ; les œuvres retrouvées).
Armand Funcken
Les sources.
Une vie sédentaire.
Le peintre naïf.
Le peintre-décorateur.
Une nouvelle esthétique.
Conclusion.
Tables et index.

30 euros (code de commande : 11473).

 

[GALLÉE (Nanou)]. VIRAY (Alain) — Nanou Gallée. « À l'échancrure des cœurs. » [Bruxelles], Les Éditeurs d'Art Associés, [1981]. In-8° broché, illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées).
Extrait :
   « J'ai besoin d'un million de rires portant la couleur de l'homme » ...
   Quel aveu pour nous murmurer que vivre n'est pas chose facile et que, si respirer est certes simple, humer le temps pour continuer à exister demande un effort constant d'exigence intime.
    Nanou Gallée, peintre, poète, femme, est naturellement interrogation comme tous les êtres sensibles en confrontation avec leur Moi et en affrontement avec les mille contradictions du siècle qui se nourrit trop souvent de larmes amères.
   Nous sommes témoins depuis de longues années d'une créativité aiguisée par un perpétuel balancement entre le quotidien et le mythe : « Je serai rivage et tu seras la nuit. » Il nous faut écouter, voir, sentir, être en communion, être attentifs.
   Nanou Gallée est née à Cuesmes dans le Borinage, à l'abri des terrils, à quelques pas des champs de roseaux où vécut Van Gogh qui découvrait seulement alors par ses échecs pastoraux répétés qu'il était né pour être peintre et seulement peintre, même dans l'amour de Dieu.
   Enfant, elle rôdait dans la maison habitée par le peintre fou qui allait plus tard offrir son oreille au destin, maison alors en ruines et, aujourd'hui, restaurée grâce à l'enthousiasme d'une équipe montoise et bruxelloise d'amis des arts dont elle était.
   Sa vocation s'est-elle révélée, comme pour l'ami Vincent, à Cuesmes ? Mais, pour elle, dès le tréfonds de l'Enfance... ? Comment apporter une réponse valable à une question qui conserve son fond de mystère car s'il est vrai que tout est déjà en semence dans les premières années d'émois, le rythme des jours se charge trop souvent de régler le compte des rêves et des idéaux. La danse, le chant attiraient également l'adolescente, puis la jeune femme, mais ce fut le dessin qui l'emporta et la peinture, cette peinture qui permet, avec un robuste couteau, d'étaler la pâte avec rage et lyrisme et puis, soudain de s'offrir une âme tendre en prenant le pinceau léger. Mais le mot, le « mot-oiseau », le « mot-piège » est aussi dessin, puis transcrit par le calligraphie. Et Nanou Gallée allait envelopper son âme des répondants et des interrogatifs du verbe et de l'adjectif. Une double nature dans une unité profonde régit une vocation, une sensibilité exacerbée qui ne trouve son repos, son salut en définitive que dans l'aveu de la main et de la pensée.

13 euros (code de commande : 21261).

 

GEIRLANDT (Karel J.) — L'art en Belgique depuis 45. Traduction française par H. Verschaeren. Anvers, Fonds Mercator, 1983. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 448 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Karel J. Geirlandt.
   - Salut d'un optimiste à Karel, l'auteur en difficulté, par Harald Szeemann.
   - Synthèse.
   - Il y a vingt ans, par Karel J. Geirlandt.
   - 1945-60, par Phil Mertens.
   - 1960-70, par Jean Dypréau.
   - 1970-80, par Wim Van Mulders.
   - Annales 1945-80.
   - Bibliographie.
   - Index.

40 euros (code de commande : 27787).

 

 

 

 

[GODDERIS (Jack)]. VAN HOOGENBEMT (Albert) — Jack Godderis. Traduction française de François Maret. Bruxelles, Elsevier, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 16 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 170) en bel état.
Extrait :
  La personnalité de Godderis s'affirme dès sa première exposition : l'impression le frappe, et aussitôt le mécanisme pictural entre en action. Il voit la couleur dominante, il sent la transition des teintes, il saisit le mouvement. Cela le tient, il faut désormais qu'il peigne. D'autre fois cela lui revient après un temps, comme pour la branche de Stendhal, que parent les cristaux de sa nature de peintre. Les tableaux donnent déjà la preuve évidente de sa personnalité : une main alerte, exercée, une nature hypersensible aux impressions sensorielles, un tempérament dont l'intense vitalité est comme « possédée » par la couleur, la passion de ne voir les choses qu'en fonction de la peinture, en un mot une intuition toute plastique.
   Il y a près de vingt ans que Godderis peint : la façon dont son art a évolué se dégage aujourd'hui mieux que jamais.

10 euros (code de commande : 27313).

 

[GRAVURE CONTEMPORAINE]. 2G. Cahier n° 3. 1970. Chemise in-folio contenant dix estampes gravées et imprimées par les artistes, tirage limité à 110 exemplaires numérotés et signés (n° 18), exemplaire en très bel état.
   Outre Gabriel Belgeonne et Gustave Marchoul, à l'origine de cette édition, les huit autres artistes sont : Jean-Pierre Benon, Muriel Bosch, Jean-Marie Mahieu, Michel Mineur, Movy Pasternak, Léa Van Heck, Joyce Wauters et Alain Winance.

   
Couverture et gravure de Gustave Marchoul.

200 euros (code de commande : 23194).

 

[GRIMMER (Jacob et Abel)]. BERTIER DE SAUVIGNY (Reine de) — Jacob et Abel Grimmer. Catalogue raisonné. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 398 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   À côté de la personnalité dominante de Pierre Bruegel le Vieux, un grand nombre de petits maîtres et d'ateliers ont contribué à donner à l'art du paysage une place prépondérante dans la peinture flamande du XVIe siècle. Parmi eux, Jacob Grimmer (1525-1590) et son fils Abel Grimmer (1575 ? - avant 1619) méritent notre attention particulière.
   Dans le paysage, Jacob fait œuvre de novateur par son renoncement à tous les détails superflus et par l'importance accrue qu'il confère à l'espace par rapport aux figures ; on s'accorde à voir en lui le véritable maître des paysagistes hollandais du siècle suivant, tel Hendrick van Avercamp.
   Abel peut être considéré comme le spécialiste des séries consacrées soit aux quatre saisons, soit aux douze mois de l'année ; et ses scènes d'intérieur, dont il a hérité le motif des grands Primitifs flamands, n'ont pas manqué d'influencer les intimistes hollandais du XVIIe siècle et, plus tard encore, les peintres de scènes galantes, tel Jean Antoine Watteau.
   Ces deux artistes, actifs à Anvers aux XVIe et XVIIe siècles, jouissaient d'une célébrité qui transparaît encore dans les documents d'archives connus du cercle – trop restreint – des spécialistes. Déjà en 1550, le peintre et biographe Giorgio Vasari parle en termes élogieux de Jacob Grimmer. En 1589, le Hollandais Carel van Mander le cite parmi les quatre plus célèbres peintres anversois et, en 1604, il déclare dans son Schilder-Boek qu'il n'en connaît pas de meilleur pour le paysage. Les estimations de leurs tableaux à l'époque les situent, par rapport aux peintres contemporains, parmi les meilleurs : un tableau de Jacob vaut alors trente-six gulden tandis que celui d'un Bruegel ou d'un Tintoret est estimé à quarante gulden. Et aujourd'hui, la cote actuelle de ces deux peintres dans les salles de vente confirme encore à ceux qui les fréquentent leur valeur esthétique autant que... marchande.
   Et c'est ici que le présent ouvrage prend toute son importance puisqu'il se donne pour objectif, entre autres, de révéler à un public plus large que celui des historiens de l'art – les amateurs, les collectionneurs et les professionnels de l'art – la valeur artistique de Jacob et Abel Grimmer et la place qu'ils occupent, entre Bruegel et Rubens, dans l'histoire de l'art flamand.
   Sur les conseils de son maître Léo van Puyvelde, et encouragée par de nombreux spécialistes de la peinture flamande, dont le professeur viennois H.G. Franz, l'auteur a entrepris voilà plus de vingt ans de rassembler la production éparse des Grimmer. Les recherches qu'elle publie aujourd'hui font état de quelque 250 œuvres réalisées par Jacob et 290 par Abel. Ces chiffres sont ventilés dans plusieurs catégories qui distinguent – dans l'imposant « patrimoine grimmerien » composé de peintures, de dessins et de gravures - les œuvres datées, monogrammées ou signées par les Grimmer des œuvres non identifiées que l'auteur a pu leur attribuer.
   Le catalogue raisonné des pièces suit un ordre chronologique, pour les œuvres qui portent une date, et thématique pour toutes les autres. Afin de naviguer aisément dans ce vaste ensemble, l'auteur fournit en fin de catalogue des index aux nombreuses entrées, selon le sujet de l'œuvre, la catégorie dans laquelle il apparaît dans le catalogue, le lieu où l'œuvre est conservée ou a été exposée, etc.
   Chaque œuvre répertoriée dans le catalogue est accompagnée de ses données matérielles, de sa provenance, des sources bibliographique et photographique, des références aux expositions où elle a éventuellement figuré et, le cas échéant, de la mention de certificats d'authenticité donnés par d'autres spécialistes. Enfin, chaque œuvre est décrite de manière circonstanciée – lorsqu'elle n'est pas reproduite – et commentée.
   Avant de livrer au lecteur la moisson des informations récoltées un peu partout dans le monde sur les œuvres documentées des Grimmer, Reine de Bertier en brosse les portraits, celui du père, puis celui du fils : leur formation, les influences subies, leur originalité, leur évolution picturale, et jusqu'au rayonnement qu'a connu leur art chez leurs contemporains et leurs suiveurs. Jacob et Abel Grimmer apparaissent dès lors avec toute leur personnalité sur la scène artistique flamande, entre le maniérisme et le baroque.
   Attendu depuis longtemps, le Catalogue raisonné de Jacob et Abel Grimmer par Reine de Bertier constitue une contribution sans précédent à la connaissance de ces deux artistes et, par sa documentation iconographique, un outil indispensable pour de futures recherches.

95 euros (code de commande : 24519).

 

[HARVENT (René)]. DONNAY (Guy) — René Harvent. Mons, Centre de Création Artistique de Mons, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état contenant quelques remarques et corrections manuscrites.
   
Publication réalisée à l'occasion de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 3 au 24 décembre 1988.
Prologue :
   C'est en automne 1938, lors des premiers soubresauts prémonitoires de la guerre, que j'ai connu René Harvent.
   Déambulant à grands pas dans la cour du collège des pères jésuites de Mons, il évoquait, avec force gestes, les gloires de l'histoire. Il admirait Napoléon, nom qu'on lui avait d'ailleurs donné.
   Il nous quitta en 1942, poussé vers les études artistiques par son impérieuse vocation, mais aidé dans sa décision par un de nos professeurs, lui-même hors du commun en raison de sa propension à se situer très au-dessus de l'immédiat et à percevoir, avec une clairvoyance quasi surnaturelle, l'accomplissement des choses et des êtres.
   Quelques années plus tard je retrouvais René Harvent, jeune artiste déjà fameux, qui avait reçu plusieurs prix, et je fréquentais ses ateliers successifs : son grenier de l'avenue Wauters à Cuesmes, l'atelier minuscule de la rue Jourdan, proche toutefois de la porte Louise à Bruxelles, celui qu'il installa dans un grand salon Louis XVI, rue Zinner, face à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, et celui qui, majestueux, lui convenait tout à fait, au 21, boulevard du Régent.
   Curieux de tout, il a toujours eu, de l'aigle, l'avidité à appréhender le monde. Sa caractéristique était et reste l'exigence avec lui-même, et corollairement avec chacun non sans qu'une mansuétude certaine vînt tempérer sa rigueur.
   D'aucuns l'ont cru agressif, provoquant, alors qu'il est en fait profondément doux et anticonflictuel, mais, obsédé par la perfection, il est resté fidèle et droit comme le fil de l'épée.
   En toutes choses, seul le meilleur l'intéresse. La facilité, l'à-peu-près, la médiocrité lui font horreur.
   À son propos, je pense souvent à un vers de Mallarmé : « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Je pense aussi à un autre vers fameux du même poème, pour le paraphraser : « Telles qu'en elles-mêmes enfin l'éternité les change ». Les œuvres de René Harvent me donnent une sensation d'éternité.
   En cinq décennies, René Harvent n'a pas changé. Il reste l'artiste convaincu enthousiaste, éclectique, fasciné par de grands rêves, et décidé à les traduire, ce qu'ïl réussit superbement, par la grâce de son immense talent et d'un travail d'une profondeur véritablement extraordinaire.
   C'est avec un rare contentement que, pas assez souvent hélas, il m'est donné le temps de flâner avec lui dans l'art et la culture. Quel enrichissement pour moi.
   Et dire que Mons ignore, ou presque, la présence en ses murs de cet artiste hors du commun qui, convenons-en, se montre d'ailleurs très peu. Mais qu'elle l'ignore ou pas, il honore sa ville natale. Il nous est enfin donné la joie de pouvoir y rassembler ses œuvres, en cette magistrale exposition.
   La femme – fascination de l'homme éternellement jeune – aura été et reste l'inspiratrice essentielle de l'œuvre de René Harvent. Plus les années ont passé, plus il est arrivé à cette conjugaison subjugante de la réalité physique de la jeune femme et du style. Dans ses statues, aucune bavure. Nous sommes en présence d'œuvres d'un seigneur de la sculpture.
   J'ajouterai ceci : René Harvent a permis cette exposition à Mons, il l'a un peu conçue ou admise en réparation des torts qu'il a subis ici, voire comme une réconciliation avec cette cité qui l'a méconnu, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer. 

20 euros (code de commande : 28641).

 

[HARVENT (René) et DEBAY (Danièle)]. ORBAN (Jean-Claude) — L'atelier Harvent-Debay. René Harvent statuaire-médailleur. [Alken], Limburgse Commissie voor Numismatiek, 2016. In-4° broché, 84 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait :
   René Harvent est né à Mons, Place de Flandre, le 9 juillet 1925.
   « Une statue présida à ma naissance » souligne d'emblée l'artiste dans son autobiographie, la statue équestre de Baudouin de Constantinople qui ornait cette place. Il est décédé en cette même ville, le 5 août 2004, à l'âge de 79 ans.
   La publication éditée en 1988 par Guy Donnay à l'occasion d'une exposition à Mons, toute entière consacrée à cet artiste, servait à la fois de catalogue mais contenait aussi un condensé de réflexions faites par ce philologue sur l'homme au travers de sa sculpture, et sur cet art en général. René Harvent y transcrivait également ses mémoires.
   La préface est de Jacques Hamaide, ancien échevin de la culture à Mons mais surtout son ami de toujours, qui nous brosse un tableau de l'homme comme seul un ami peut le faire.
   Cet ouvrage nous servira de guide pour le catalogue raisonné que nous désirons présenter, sur ses créations en tant que médailleur en y associant bien évidemment celles de son élève Danièle Debay qui parachève son œuvre au sein du même atelier puis la continue avec le succès que l'on sait. Une courte introduction va situer le parcours et les œuvres de ces deux artistes.

27 euros (code de commande : 24264).

 

HENDRICK (Jacques) — La peinture liégeoise au XVIIe siècle. Gembloux, Duculot, 1973. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 19).
Table des matières :
   I. Une école de peintres méconnue.
   II. Les caractéristiques générales de la peinture liégeoise au XVIIe siècle.
      - L'influence du milieu politique et social.
      - Les tendances esthétiques.
   III. Les principaux peintres liégeois du XVIIe siècle.
      A. La première génération : Gérard Douffet, François Walschartz.
      B. La deuxième génération : Gérard Goswin, Bertholet Flémalle, Walthère Damery, Gilles Hallet.
      C. La troisième génération : Quatre élèves de Bertholet Flémalle : Jean-Guillaume Carlier, Gérard de Lairesse, Englebert Fisen, Jean-Gilles Del Cour.
   IV. Conclusions.

10 euros (code de commande : 29830).

 

[HERGÉ (pseudonyme de Georges Remi)]. STEEMAN (Stéphane) — Hergé autrement. Bruxelles, Luc Pire, 2003. In-8° collé, 262 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Voix Personnelles »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Stéphane Steeman a deux passions : l'humour et Hergé.
   L'humour ? Il en a fait son métier. Hergé ? Il en est devenu le plus grand collectionneur. Dès l'âge de six ans, il lisait les albums de Tintin. Il les collectionnait déjà. À treize ans, il s'abonnait au journal Tintin et à vingt, il rencontrait Hergé. Depuis 1953, les deux hommes ont entretenu une correspondance amicale. Ils se sont rencontrés souvent, l'humoriste devenant, au fil des années, le plus passionné des tintinologues.
   Hergé autrement nous dévoile le parcours et les affres du collectionneur : de l'objet volé à la découverte d'un trésor caché, en passant par la rencontre du dessinateur... Quel est le lien entre le romancier Stanislas-André Steeman et Hergé ? Entre Sacha Guitry et Hergé ? Qui sont les « Amis de Hergé » ? Que font-ils ?... C'est tout l'univers d'un trio de choc, Hergé-Tintin-Steeman, que nous découvrons.
   Hergé autrement est un hommage débordant de tendresse, d'humour et d'admiration écrit à l'occasion des vingt ans de la disparition du maître.

15 euros (code de commande : 18805).

 

HERICKX (Anne) et MAMBOUR (Josée) — Catalogue du Musée des Beaux-Arts de Mons. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1988. In-4° carré broché, 239 p., illustrations en noir et en couleurs.
Note des auteurs :
   Ce travail n'est pas un catalogue raisonné. Nous avons cependant voulu donner un aperçu des différentes périodes artistiques représentées dans la collection en séparant les œuvres des divers siècles. Cela ne fut pas sans difficultés car certains artistes, comme Germain Hallez, Émile Motte... ont des carrières réparties sur deux siècles.
   Cet effort, nous l'avons fait pour rendre notre catalogue moins austère à consulter et aussi, pour donner quelques indications sur les nombreuses recherches à poursuivre. Afin que ces dernières continuent, la prudence a été notre guide dans les attributions à des artistes, à leur école, à leur entourage. Beaucoup d'œuvres demandent une restauration. Notre travail ne peut qu'être un point de départ vers une étude approfondie de la collection.
   Les textes d'introduction sont en rapport avec la collection et ne prétendent aucunement être une analyse des époques envisagées, d'autant plus que le panorama de l'école montoise n'est pas toujours complètement représenté dans la dite collection.
   Nous nous référons, quand c'est possible, au Catalogue du Musée des Beaux-Arts et d'Antiquités qu'Émile Hublard publia en 1915. À l'intérieur des groupes chronologiques, les artistes sont cités par ordre alphabétique, et les œuvres, énumérées selon leur datation ; les œuvres non datées sont ensuite reprises par ordre de numéro d'inventaire. Ces deux règles ne sont pas toujours appliquées quand le classement chronologique est évident.
   En fin d'ouvrage, nous énumérons les problèmes de numérotation d'inventaire, lorsque nous parlons des numéros supprimés. Nous avons situé les monogrammistes, les illisibles et les anonymes en fin de liste. Les anonymes sont groupés par numéro d'inventaire, mais également par groupes de sujets lorsqu'il s'agit, par exemple, de portraits d'une même famille.
   Les données biographiques se limitent aux dates de naissance et de mort. Pour chaque œuvre, un dossier se constitue et il ne fut pas question de dénombrer l'abondante bibliographie relative à chaque artiste. Chacun sait que, pour l'école de Mons, un ouvrage de base existe : l'étude de Christiane Piérard : L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons, 1780-1980.
   Pour l'établissement des fiches, nous avons recherché dans les archives accessibles, l'origine des acquisitions et les provenances des œuvres. Les dimensions sont indiquées en centimètres pour toutes les œuvres, en millimètres pour la gravure, le dessin, l'aquarelle, le pastel et la gouache. La hauteur est toujours la première mesure notée, suivie de la largeur. Pour la sculpture, la profondeur est indiquée en dernier lieu. La signature est retranscrite le plus fidèlement possible quant au caractère et à la ponctuation. Les barres signalent les changements de ligne. Au niveau des personnages représentés, les données biographiques se sont bornées aux dates de naissance et de mort, lorsque c'était possible.
   Nous remercions encore tous ceux qui nous ont aidé de quelque manière que ce soit et nous espérons que l'importance de la collection du Musée des Beaux-Arts de Mons apparaîtra désormais « incontournable ».

20 euros (code de commande : 18759).

 

Images imprimées en Hainaut. S.l., Ministère de la Communauté Française, 1981. In-4° broché sous jaquette, 231 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire bien complet du grand feuillet volant à déplier et auquel on joint les deux catalogues dactylographiés (L'image imprimée à Mons, avant 1182, par Christiane Piérard, 14 p. et L'image imprimée à Tournai, par Serge Le Bailly de Tilleghem, 4 p.).
Très intéressante publication concernant nos écoles hennuyères de nos peintres / graveurs.
   Ce livre-guide a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'École supérieure des Arts plastiques et visuels de l'État à Mons, au Musée des Beaux-Arts, du 14 novembre 1981 au 3 janvier 1982, dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons.
   L'ouvrage a été conçu et publié sous la direction de Gabriel Belgeonne.
Table des matières :
   - Introduction, par Gabriel Belgeonne, André Bougard et Ignace Vandevivre.
   - L'image imprimée à Mons avant 1882, par Christiane Piérard.
   - Auguste Danse, élèves et émules : les débuts de la gravure sur métal à l'Académie de Mons, par Pierre-Jean Foulon.
   - Charles-Théodore Bernier, par Fernand Martin.
   - Victor Dieu, par Yves Castiaux.
   - Au temps de Greuze et de Duriau, professeurs de 1898 à 1947, par Lucy Tondreau.
   - Nervia, autour et alentour, par Josée Mambour.
   - Quête de l'insolite dans l'image imprimée, par Josée Mambour.
   - Un grand oublié, Victor Regnart, peintre et graveur, par André Bougard.
   - Jules Vanpaemel, par Charles Seressia.
   - Gustave Marchoul et les champs de la vie, par Philippe Roberts-Jones.
   - Poétique de l'impression dans les estampes de Gabriel Belgeonne, par Ignace Vandevivere.
   - À propos de gravures tournaisiennes, par Serge Le Bailly de Tilleghem.
   - Quinze années d'enseignement de la gravure, par Claire Jadot.
   - Arts et science - Technologie et enseignement, par Christian Doucet.
   - Et la bande dessinée ?, par Michel Rottiers.

20 euros (code de commande : 28894).

 

Intime conviction. Textes de Dominique Mahieu, Emmanuel d'Autreppe et Alain Delaunois. Liège, Les Brasseurs - Yellow Now, 2005. In-8° oblong broché, 125 p., reproductions en noir et en couleurs, (collection « Côté Arts »).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, du 23 janvier au 24 avril 2005.
Table des matières :
   - Présentation, par Philippe Suinen.
   - Intime conviction, par Dominique Mathieu.
   - Cinquante-deux cartes à jouer, par Emmanuel d'Autreppe et Alain Delaunois.
   - Huit cartes blanches.
      - Nicolas Kozakis.
      - Jean-Pierre Ransonnet.
      - Thomas Chable.
      - Maribel Domènech.
      - André Delalleau.
      - Patrick Corillon.
      - Werner Moron.
      - Alexandre Christiaens.
   - Cartes à tirer.
   - Le dessous des cartes. Textes critiques (Emmanuel d'Autreppe/Alain Delaunois) et notices biographiques.
   - Les Brasseurs : brelan provisoire (expositions et artistes).

10 euros (code de commande : 24766).

 

[IXELLES - MUSÉE]. Le Musée communal d'Ixelles. Par Nicole Huart et Bruno Fornari. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 127 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, index des noms d'artistes, (collection « Musea Nostra », n° 30), bel exemplaire
   
Après un historique succinct, le catalogue est établi par artistes et contient pour chacun une biographie, ainsi que le commentaire des œuvres.
Extrait :
   Le Musée communal d'Ixelles fut fondé en 1892 à la suite d'un don d'une centaine d'œuvres du peintre et collectionneur Edmond de Pratere et de nombreux objets d'art lui ayant appartenu. Edmond de Pratere (1826-1888), Courtraisien d'origine, qui vécut ses quinze dernières années à Ixelles, était un peintre animalier œuvrant dans la tradition d'Alfred Verwee et jouissant d'une notoriété locale ; ses héritiers, auteurs de ce don, exigèrent que celui-ci fût exposé « en un local approprié à cette fin et accessible au public ».
   Après un examen minutieux et de longs débats, le bourgmestre Albert Leemans et le collège échevinal acceptèrent la donation à l'unanimité. C'est alors que le conseiller communal Émile Duray, convaincu de la valeur de cette collection, mais trouvant fort onéreuse la construction d'un musée, fit une proposition inattendue : puisqu'il s'agissait d'exposer les œuvres d'un peintre animalier, pourquoi ne pas transformer l'abattoir communal désaffecté ! Fermé depuis 1890 par mesure d'hygiène, l'abattoir, dont Jean Van Volsem était le promoteur, avait été construit en 1850 par Louis Spaak, architecte voyer de l'arrondissement de Bruxelles et Gustave Deman, architecte communal d'Ixelles. Il fut repris en 1870 par la commune. Il consistait en un corps de bâtiment d'une longueur de 40 mètres, présentant une entrée centrale flanquée de part et d'autre de deux salles carrées d'environ 9 mètres de côté.
   Ne tenant pas compte de la récrimination d'un échevin – « On n'érige pas un abattoir en sanctuaire de l'art » – et de la situation de ce musée dans un quartier assez déshérité, on entreprit les travaux. Ixelles allait être la première commune de l'agglomération à se doter d'un musée. Un subside de cinq mille francs du conseil provincial devait aider à couvrir les dépenses d'installation. Si aucun luxe ne fut déployé, les locaux répondaient cependant parfaitement à leur fonction muséale ; rien ne trahissait plus leur destination première.
   Le 31 mai 1892 eut lieu l'inauguration officielle, en présence du roi Léopold II, de la reine Marie-Henriette et de la princesse Clémentine. Tout le quartier était de la fête. La collection De Pratere était mise à l'honneur dans l'ancien abattoir rénové, tandis qu'une exposition temporaire d'artistes ixellois, contemporains pour la plupart, se tenait dans une grande galerie nouvellement construite à l'arrière des locaux existants ; le tout représentait une surface de 750 mètres carrés.

13 euros (code de commande : 28598).

 

[JESPERS (Floris)]. BURSSENS (Gaston) — Floris Jespers. Anvers, De Sikkel, 1955. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199) en bel état.
Extrait :
   Nombreux sont les peintres qui font de la peinture comme si leur vie en dépendait. Pour Jespers, au contraire, c'est la peinture qui dépend de sa vie : tout ce qu'il produit est fonction de celle-ci, dont l'intensité implique l'intensive valeur d'une peinture jaillie de la vie même. Jespers peint comme il vit, ce qui ne veut pas dire qu'il vivrait ainsi qu'il peint. « Car l'art », dit Oscar Wilde dans son dialogue De la Décadence du Mensonge, « car l'art commence avec l'abstrait, avec le travail qui est de pure imagination, et qui, dès lors, n'a d'autre souci que l'irréel. Tel est le premier pas. Ce ne sera que plus tard que, fascinée par ce miracle, la vie prétendra s'associer à ce cercle sublime. La vie est pour l'art une matière première qu'il recrée, coule en de nouvelles formes. Totalement indifférent au fait en soi, il se limite à inventer, imaginer, rêver, en dressant une barrière de style et de méthode idéale, entre la réalité et lui. »
   Tel est l'art de Jespers : non pas le paysage naturel, mais la vie, « la vie vue à travers un tempérament ». Car l'artiste véritable voit dans la vie toute chose, et l'homme inclusivement, détachée comme un phénomène, au sens philosophique du terme, c'est à dire comme une image qui se forme dans l'esprit lorsque nos sens captent une chose perceptible.
   Le peintre naturaliste peint les choses dans la conviction que le phénomène est identique au sujet. Le peintre impressionniste, au contraire, voit le sujet d'une façon purement individuelle ou subjective. Il veut le recréer. Mais comme le sujet n'est pour lui que l'accessoire, il renonce à la propriété la plus essentielle des choses, à leur volume. Dans le but d'exprimer plus aisément son subjectivisme, il permet à l'atmosphère ou à la lumière de dissoudre les objets ou les figures.
   Mais un peintre expressionniste tel que Jespers se place aux antipodes du peintre impressionniste. Il voit son sujet objectivement, donc comme un phénomène du monde extérieur. Il estime avec Plotin que lame n'est pas dans le monde, mais que le monde est dans l'âme. Il ne peint pas l'objet lui-même, mais l'authenticité des choses dont l'objet est formé : il le spiritualise. Le monde visible est, pour son esprit, un complexe de phénomènes. En un mot, comme le dit à peu près Paul van Ostaijen, le peintre expressionniste voit les choses comme à travers une lanterne magique. Car tout ce qui se manifeste dans l'univers est à la fois merveilleux et réel, puisque tout, dans l'univers, émane de Dieu, et que Dieu lui-même, toujours selon la belle expression de van Ostaijen, est réalité impénétrable.

10 euros (code de commande : 27227).

 

[JESPERS (Oscar)]. DE RIDDER (André) — Oscar Jespers. Anvers, De Sikkel, 1948. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge », deuxième série, n° 10), exemplaire en bel état.
Extrait :
   S'il est relativement aisé de discerner dans l'évolution d'Oscar Jespers des phases, dans le cours desquelles tel ou tel élément de son art l'emporte sur les autres, son œuvre ne s'en caractérise pas moins par une très forte unité. Si elle n'a jamais été tout à fait réaliste, elle n'a non plus jamais été entièrement abstraite. Et surtout elle n'a pas cessé de répondre à la conception dominante du maître : la forme pensée qu'est toute œuvre plastique dressant sa masse dans l'espace ; masse Lien fermée, rigoureusement enclose dans ses limites, issue des forces mystérieuses de la matière, mais déterminée par le génie créateur de l'artiste, lorsque celui-ci dégrossit la pierre à coups de bras puissants et précis ou lorsqu'il modèle la glaise du bout de ses doigts souples et durs. Plus le bloc est stable et étanche, plus l'homogénéité de l'œuvre sera parfaite ; plus la masse est ferme et lisse, mieux la lumière en dégagera l'accent, en accentuera les tons. C'est que la sculpture, selon Jespers, ne tolère aucun éparpillement, aucune fioriture, aucun excès. Elle ne supporte surtout aucune saillie inutile, aucun relief disproportionné, ces accidents fussent-ils conformes à la nature. Défense à l'artiste d'avoir recours à des truquages techniques pour aller à l'encontre des lois de la pesanteur (car la pierre et même le plâtre sont lourds et entraînent, si l'on n'y prend garde, le bloc vers le sol, jusqu'à le briser). Défense par conséquent de faire tenir en équilibre, par artifice, un bras dressé, une jambe tendue, un corps penché. L'équilibre d'une sculpture destinée à rester immobile, tout en s'élançant dans l'espace, est beaucoup plus limité que celui d'un corps humain, dont les muscles et les nerfs permettent, pendant quelques instants tout au moins, des libertés que n'autorise pas la matière inerte. Celle-ci ne peut trouver que son propre équilibre. D'où la nécessité d'enfermer la masse dans des formes sévèrement contrôlées, de ne lui permettre que des gestes et des mouvements qui ne menacent pas sa stabilité. La sculpture ne substitue-t-elle pas aux formes naturelles, les formes plastiques qu'invente – ou que pense – un maître réfléchi, artisan autant que créateur ? L'espace où elle se dresse, selon ses lois, n'étant non plus celui dans lequel nous nous mouvons tous les jours, la vie dont cette œuvre est animée ne saurait se confondre avec la vie de l'homme ou de l'animal, pris dans la nature.

10 euros (code de commande : 26622).

 

[JORIS (Fernand)]. CANONNE (Xavier) et FORMERY (Valérie) — Fernand Joris, 1885-1966. La Louvière, s.n., 1993. In-4° broché, 72 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Ianchelevici, à La Louvière, du 1er au 31 octobre 1993.
Table des matières :
   - Fernand Joris, essai de biographie, par Roger Foulon.
   - Catalogue.
   - Inventaire :
      A. Céramiques (Souvenirs - Anecdotes - Vie locale - Histoire - Mine - Cirque - Animaux).
      B. Peintures (Souvenirs - Famille - Amis - Histoire - Vie locale - Mine - Nature - Animaux).
      Œuvres disparues (Céramiques - Peintures).
      Addenda à l'inventaire.
   - Expositions.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 22548).

 

[KHNOPFF (Fernand)]. Fernand Khnopff 1858 - 1921. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1979. In-8° carré broché, 274 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture partiellement insolée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 10 octobre au 31 décembre 1979 ; aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 18 janvier au 13 avril 1980 puis à la Kunsthalle, à Hambourg, du 25 avril au 16 juin 1980.
Sommaire :
   - Khnopff en perspective, par Philippe Roberts-Jones.
   - Fernand Khnopff et la littérature, par Hubert Juin.
   - Fernand Khnopff et la modernité, par Günter Metken.
   - Mascarade, à propos de Fernand Khnopff, par Frans Boenders.
   - Catalogue, par Catherine de Croës et Gisèle Ollinger-Zinque.
   - Fernand Khnopff, témoin de son temps.
   - Fernand Khnopff, metteur en page.
   - Bio-bibliographie.

15 euros (code de commande : 25003).

 

[LAERMANS (Eugène)]. MARET (François) — Eugène Laermans. Bruxelles, Elsevier, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 13, [3] p., une illustration en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 248), en bel état.
Extrait :
   Eugène Laermans occupe une place de tout premier plan parmi les peintres de l'École belge contemporaine. Né en 1864, il appartient à cette génération, riche en talents divers, dont l'activité débute, grosso modo, avec le dernier quart du XIXe siècle, – avec ce renouveau de nos lettres qu'on a appelé « la Jeune Belgique », – pour s'étendre jusqu'à la Première Guerre mondiale, et même au-delà. Parmi cette génération, celle de l'Impressionnisme triomphant, Laermans fut précisément un de nos rares peintres d'envergure qui surent résister à l'envahissement de la mode.
   Il était le cadet d'une famille bourgeoise, – la mère bouchère, le père caissier de banque et conseiller communal, – installée à Molenbeek, faubourg de Bruxelles, à la lisière de la zone rurale. Rien ne faisait prévoir que ce milieu terre à terre allait donner le jour à un grand artiste.

10 euros (code de commande : 28321).

 

[LAGASSE (Marcel)]. — Marcel Lagasse par Freddy Bosmans. Ferrières, Association « Au Rythme de... Ferrières », 1980. In-8° broché, 35 p., quelques illustrations en couleurs, (collection « Au Rythme de... Ferrières », n° 4), rousseurs.
Table des matières :
   Première partie. La vie et l'œuvre du peintre Marcel Lagasse. 1880-1974.
   Seconde partie. Marcel Lagasse. Peintre et poète.
   - Vivo kaj verko de poeto-pentristo Marcel Lagasse (resumo en esperanto).

8 euros (code de commande : 21966).

 

[LANDUYT (Octave)]. Octave Landuyt. Textes de Jean Dypréau et A.L.J. Van de Walle. Gent, Stadsbestuur van Gent, 1973. Grand in-4° carré (343 x 367 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, [44] p., illustrations en noir, édition trilingue (néerlandais, français, anglais), exemplaire en parfait état.
   Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition organisée au Centrum voor Kunst en Kultuur gewezen St-Pietersabdij, à Gand, du 21 juin au 16 septembre 1973.
Extrait du texte de Jean Dypréau :
   Il est rare que l'on se souvienne vingt ans plus tard de la toile d'un jeune peintre entrevue lors d'une exposition d'ensemble, de son emplacement précis sur la cimaise, comme de tous les détails de sa composition. Je suis convaincu cependant que je ne suis pas le seul dans ce cas : il s'agit en l'occurrence de l'envoi que fit Octave Landuyt en 1953 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour le Prix de la Jeune Peinture.
   Je n'ai pas oublié non plus le commentaire élogieux que m'en fit un peintre qui était déjà engagé dans une voie toute différente de la sienne, celle de l'abstraction. À ce moment-là, les mots « angoisse existentielle » n'étaient pas encore galvaudés par un usage abusif et ils définissaient avec pertinence le sentiment que cette toile nous faisait ressentir. Inquiétude physique et inquiétude métaphysique conjuguaient leurs maléfices dans ces visages de visionnaires transis. Dans leurs regards apeurés qui interrogeaient le ciel, on trouve un écho du grand effroi qu'éprouva l'humanité après les explosions nucléaires de Nagasaki et d'Hiroshima. On y trouve aussi la quête pitoyable de ces êtres difformes sur la cause de leur damnation.
   L'anxiété, l'épouvante, l'horreur, resteront les thèmes favoris d'un peintre qui n'acceptera d'en atténuer l'expression qu'en créant entre eux et nous cette distance que la luxuriance, voir la séduction du matériau, parvient à conférer à ses plus tragiques apparitions.
   Son but ultime ne serait-il pas de nous proposer des manières de totems chargés de conjurer le sort, d'éloigner le malheur par la projection de son image et par la personnification d'un destin inexorable, de tromper le ciel au profit de ses victimes désignées ?
   Alors que pour beaucoup d'artistes, l'abstraction fut un itinéraire de fuite devant une réalité qu'ils redoutaient d'affronter, Octave Landuyt, comme l'Oreste de Sartre dans « Les Mouches », tente peut-être à sa façon de libérer la cité de la colère des dieux.
   Car, au-delà des faces monstrueuses et des incicatrisables cancers, sont évoqués le luxe, le calme et la volupté.

25 euros (code de commande : 27325).

 

LAURENT (Marcel) L'Architecture et la sculpture en Belgique. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1928. In-4° broché, 47 p., LXIV planches hors texte, (« Bibliothèque d'Histoire de l'Art »).

19 euros (code de commande : 3647).

 

LAVALLEYE (Jacques) Le portrait au XVe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8 broché, 27 p., XXXII planches, jaquette, (collection « L'Art en Belgique).

9 euros (code de commande : 368/57).

 

LE BAILLY DE TILLEGHEM (Serge) — Le Musée des beaux-Arts. Tournai. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 127 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 14), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Historique du musée.
      - Création du Musée des Tableaux (1838). La collection Equennez.
      - Premiers développements.
      - Nouveaux développements.
      - Le legs Fauquez (1843).
      - Déménagement et enrichissements nouveaux des collections.
      - Une acquisition discutée.
      - Un nouveau local pour le Musée et le legs Fauquez ?
      - Retour vers l'Hôtel de Ville.
      - Retour en la Halle-aux-Draps (1889). Enfin un vrai Musée.
      - Fin de siècle tranquille ou « Belle Époque ».
      - Le legs Van Cutsem (1903/1904). Nouvelles perspectives.
      - Un Musée par Victor Horta.
      - Louis Pion, premier conservateur (1926-1932).
      - Léonce Pion, deuxième conservateur (1932-1982).
      - Novembre 1982, un troisième conservateur.
   - Les collections.
      - La peinture : XV siècle - XVIe siècle - XVIIe siècle - XVIIIe siècle - XIXe siècle - XXe siècle.
      - La sculpture.
      - Le dessin.

 

[LEDEL (Dolf)]. EEMANS (Nestor) — Dolf Ledel. Bruxelles, Elsevier, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 15 p., 30 planches hors texte dont un frontispice et un portrait de l'artiste, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199) hors commerce, en bel état.
Extrait :
   Ni impressionniste, ni expressionniste, adversaire de tous les « ismes » qui fleurissent depuis tant d'années dans tous les domaines de l'art, Dolf Ledel, le bon sculpteur, ne mérite pas d'être affublé de l'épithète malsonnante de « pompier », ni d'être considéré comme l'adepte d'un académisme froid, sans âme, sans vie.
   Car ce serait faire injure à l'artiste probe et honnête, à l'homme ardent et altruiste, au tempérament généreux, qui depuis plus de quarante ans, lutte vigoureusement pour son art, qui, il en a fourni la preuve, est matière vivante, en perpétuels mouvement et évolution.
   Dolf Ledel appartient, sans doute possible, aux meilleurs parmi les adeptes de l'art vivant ! Car pour lui, sculpter c'est donner âme et vie, c'est donc créer par le jeu des lignes, des formes et des proportions, c'est produire quelque chose de tangible, quelque chose qui se voit, se palpe, se sent et impressionne.
   Dolf Ledel aime peut-être, ou plus exactement aime beaucoup, les formes classiques. Mais pour lui, classique ne peut être confondu avec la poussière qui trop souvent recouvre la forme, masquant ainsi à la vue, le souci de la construction et des proportions, par quoi se devine l'artiste véritable. Il possède le talent de modeler un corps harmonieux, il détient le secret des élégances et des grâces féminines.

10 euros (code de commande : 26623).

 

LECOMTE (Marcel) — Le Regard des choses. Choix de chroniques artistiques et de préfaces d'expositions établi et annoté par Philippe Dewolf. Bruxelles, Labor, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 226 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Archives du Futur »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Voici enfin l'essentiel des chroniques, préfaces et essais que Marcel Lecomte a écrits sur les arts plastiques.
   Il ne s'agit pas tant d'une théorie ou d'une histoire de l'art que d'une méditation de l'écrivain sur la création artistique. Des arts dits « primitifs » au Pop Art, de Goya à Magritte, Lecomte s'intéresse avant tout à ce qui, dans une œuvre, concerne notre modernité. Aussi, par delà la diversité des artistes et des thèmes abordés, le lecteur découvrira-t-il dans ces textes une cohérence et une force de pensée tout à fait remarquables. Il admirera de même combien Lecomte, explorant, ici, le portrait ou le miroir, là, l'objet, là encore, le « point blanc », se porte beaucoup plus, d'instinct, vers des créateurs qui le touchent (c'est très frappant, par exemple, dans le cas de Klee ou de Wols), que vers ceux qui lui paraissent procéder d'un savoir-faire.
   Le Regard des choses ? C'est qu'il faut accorder aussi, nous dit l'écrivain, la même faculté de regard aux œuvres que celle que nous croyons, seuls, pouvoir exercer sur elles...
   L'iconographie rassemble de nombreuses illustrations, rares ou inédites, qui, toutes, correspondent de très près au texte. Quant à l'appareil critique, il révèle autant les multiples sources d'inspiration de Lecomte que son souci d'extrême attention.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Pour tout simplifier.
   I. Sur le Passé de l'Art.
      - Note.
      - Pérennité du portrait.
      - Sens de la sculpture.
      - L'animal dans l'art.
      - La plante et la fleur dans l'art.
      - La sculpture en plein air.
      - Sens des polymorphismes primitifs et modernes.
      - L'univers de l'outil.
      - Les voix du silence.
      - Secret et audace du Greco.
      - Métaphysique de Francisco Goya.
      - Le problème du point blanc.
      - Esthétique et signification de la ligne.
      - Le décor surréaliste au cœur de la vie.
      - Le sourire des tableaux de Léonard de Vinci.
      - Magie du miroir.
      - Signification d'Albert Dürer.
   II. Le Regard des choses.
      - Redécouverte du maniérisme.
      - Bosch et Bruegel.
      - Breughel et le fantastique de son temps.
      - Le regard des choses.
      - Arts d'Afrique noire.
      - Sur les fresques du Tassili.
   III. Attitudes critiques.
      - L'évolution de la critique picturale.
      - Du « Musée imaginaire » au « Musée inimaginable ».
      - Sur « Art et Technique » de Francastel.
      - André Breton. « L'Art magique ».
      - Jean Paulhan. « L'Art informel (éloge) » et « Fautrier l'enragé ».
   IV. Ateliers parisiens.
      - Victor Brauner, Jacques Hérold et Toyen.
      - À Paris, galerie Drouin, gouaches de Henri Michaux.
      - Atlan et Picabia.
      - Salon de l'art brut - Baskine, Robert Véreux et Lamy.
      - Alberto Giacometti.
      - Jean Dubuffet.
      - Suros.
      - Germaine Richier.
      - Souvenirs sur Wols.
   V. Formes et espaces.
      - Raoul Ubac.
      - Dans une chambre bruxelloise, Armand Permantier poursuit une expérience proche de celle de Van Gogh.
      - Bruno Capacci.
      - Aubin Pasque, peintre cosmique.
      - Formes et espaces chez Wout Hoeboer.
      - D'un nouvel espace - Henri Kerels.
      - Jean Raine.
   VI. Univers de Magritte et Mesens.
      - René Magritte et le problème de l'image poétique.
      - La lumière poétique.
      - Quelques tableaux de René Magritte et les textes qu'ils ont suscités.
      - L'univers des lettres et des mots dans la peinture de René Magritte.
      - Sur une lévitation d'objets familiers chez René Magritte.
      - L'univers des collages de E.L.T. Mesens.
   VII. Destins créateurs.
      - Le « Journal » de Paul Klee.
      - Destin créateur de Braque.
      - Reprise d'un problème.
      - L'expérience de René Guiette.
      - Les Biennales du Middelheim.
      - Une subversion attendrie : le Pop Art.
   - Notes et variantes.
   - Bibliographie.
   - Index des noms cités.

25 euros (code de commande : 28030*).

 

 

LEFEBVRE (Gabriel). Henri DELMOTTE Voyage pittoresque & industriel dans le Paraguay-Roux et la Palingénésie australe, par Tridace-Nafé-Théobrome de Kaout't'Chouk, gentilhomme breton, sous-aide à l'établissement des clyso-pompes, etc...
Illustré par les aquarelles de Gabriel Lefebvre et suivi du texte de Charles Nodier.
Mons, Éditions du Renard Découvert, 2001.
In folio en ff. (28 x 30 cm), 24 p., cinq sérigraphies imprimées sur Arches BFK Rives. Tirage strictement limité à 56 exemplaires.

 

 Henri Delmotte, né à Mons en 1798, encore connu de quelques-uns, fut un personnage qui marqua la vie intellectuelle de sa ville. Il fut membre de nombreuses sociétés savantes et fut le fondateur et premier président de la Société des Bibliophiles belges séant à Mons.
   Il publia beaucoup et s’apprêtait à publier plus encore puisqu’il avait amassé de nombreuses notes sur les sujets les plus divers ; malheureusement, sa santé était précaire et il mourut jeune, à 37 ans, le 7 mars 1836.
   Henri Delmotte maniait la satire avec facilité et nous lui devons un texte aussi savoureux que facétieux qui fut à l’époque « tiré à petit nombre » puis reproduit dans un recueil de ses œuvres : Le Voyage pittoresque et industriel dans le Paraguay-Roux et la Palingénésie australe, par Tridace-Nafé-Théobrôme de Kaout’t’Chouk Gentilhomme breton, Sous-Aide à l’Etablissement des Clyso-Pompes, etc., etc., etc.
   L’humour de cette « plaisanterie, pleine de sens, de raison et de gaité » n’échappa pas à l’attention d’un autre érudit, Charles Nodier, et lui inspira « un de ces articles charmants dont lui seul a le secret et où le génie de Rabelais et d’Horace est uni à toute l’élégance moderne. » Cet article fut publié dans La Revue de Paris, sous le pseudonyme de « Docteur Néophobus ».
   De nombreuses interrogations subsistent à propos des relations qui auraient pu exister entre Henri Delmotte et Charles Nodier. Nous espérons qu’elles trouveront un jour une réponse. En attendant, nous vous proposons de découvrir les textes de ces deux écrivains réunis dans une même publication.

         

   Pour répondre à la richesse imaginative d’Henri Delmotte, Gabriel Lefebvre a spécialement réalisé pour cette édition une série d’aquarelles qui viennent illuminer le texte.
   Gabriel Lefebvre, illustrateur de grands textes de la littérature française (Le Roman de Renart, les Fables de La Fontaine...), publiés en Belgique, en France, aux États-Unis, au Japon, en Corée... apporte son talent confirmé à ce texte facétieux.
   Pour rester fidèle à l’esprit de Delmotte et de Nodier, et pour assurer une parfaite qualité de reproduction des illustrations de Gabriel Lefebvre, une édition bibliophilique s’imposait.
   Le soin de cette réalisation a été confié au sérigraphe Yves Amateis dont le savoir-faire traduit toute la délicatesse, la finesse et la richesse des coloris des illustrations.
   La qualité du papier, le soin apporté à la mise en page assurent à cet ouvrage à tirage strictement limité à 56 exemplaires, une place de choix dans la bibliothèque du bibliophile averti.

       

Le tirage de cette édition est réparti comme suit :
   - 6 exemplaires, numérotés de I à VI, accompagnés des six sérigraphies et comportant une aquarelle originale de Gabriel Lefebvre (épuisé).
   - 6 exemplaires, numérotés de 6 à 12, accompagnés des six sérigraphies et comportant une suite des différents passages sérigraphiques d’une des six aquarelles : 600 euros.
   - 38 exemplaires, numérotés de 13 à 50, accompagnés des six sérigraphies : 500 euros.
   - 6 exemplaires hors commerce réservés aux collaborateurs, marqués à leurs initiales.

 

LEFEBVRE (Gabriel) — Lumeçon de Mons. Sérigraphie tirée à 200 exemplaires numérotés et signés par l'artiste ; elle a été imprimée par Yves Amateis, elle a nécessité 9 passages de couleurs.
Dimensions :
   - Dessin : 595 x 395 mm.
   - Feuille : 800 x 600 mm.


   N'hésitez pas à demander la personnalisation de votre exemplaire avec une dédicace de Gabriel Lefebvre.

150 euros (code de commande : 29708).

 

[LEPLAE (Charles)]. DASNOY (Albert) — Charles Leplae. Anvers, De Sikkel, 1950. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge », quatrième série, n° 15), exemplaire en bel état.
Extrait :
   À les juger sur les apparences, l'œuvre de Charles Leplae, et sa vie, ont un air de tranquille assurance, et même de sérénité. Il n'y a rien de trompeur comme cet air là : les artistes savent quels tourments généralement il cache. Mais les bien cacher est un de leurs plus grands mérites, le signe de leur victoire. C'est comme le coulant et la limpidité dans la prose, dont nul ne doit jamais soupçonner le prix que l'écrivain les a payés.
   Leplae habite une maison charmante, entre les jardins et les prairies d'un faubourg à moitié campagnard. Des peupliers deux fois plus hauts qu'elle, la signalent au loin, mais pour y arriver il faut en connaître le chemin. Les portes et les fenêtres de l'atelier ouvrent sur l'intimité d'un verger. Bien que la ville soit toute proche, on n'y entend que les bruits de la nature. C'est une retraite faite exprès pour abriter les meilleurs spécimens de l'espèce humaine : artiste ou poète, ermite ou philosophe et l'on est heureux de constater que c'est un artiste en effet qui l'habite, capable d'en apprécier les privilèges et de les mériter.
   La vie qu'il y mène est une vie unie, laborieuse, sans autres ambitions que les belles ambitions de l'art, sans autres événements que le perpétuel et unique événement d'un lent mûrissement.
   Il m'a toujours semblé qu'une vie heureuse est celle où l'on peut « croire à la fuite utile des jours ». Car les années qui passent, les jours et les semaines, ne sont que du sable si nous n'avons rien en nous qui en garde un dépôt. Cette condition du bonheur, aucune vie ne la réalise mieux que la vie d'un artiste, s'il sait avec patience accroître son savoir, et en faire bénéficier une œuvre fidèlement continuée.
   Or cette continuité, aujourd'hui si rare, Charles Leplae a su l'assurer à son œuvre, en dépit de l'agitation des esprits, des séductions et des catastrophes que les troubles de l'art suscitent à chacun de nos pas. En dépit de lui-même, surtout, car il a l'esprit le plus réceptif. Il ne s'est épargné aucune des inquiétudes qui peuvent assaillir l'artiste moderne, et rien n'est plus éloigné de lui que le volontaire aveuglement, que la fermeté de son œuvre pourrait le faire supposer.

10 euros (code de commande : 26928).

 

LEURS (C[onstant]) Les origines du style gothique en Brabant. Première partie : L'Architecture romane. Tome II : L'Architecture Romane dans l'ancien duché. Bruxelles - Paris, Vromant & C, 1922. Grand in-8 broché, IX + 233 p., carte dépliante et nombreuses illustrations in et hors texte.

35 euros (code de commande : 372/57).

 

LEWILLIE (Léon) et NOËL (Francine) — Le sport dans l'art belge de l'époque romaine à nos jours. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en couleurs, ex-dono daté du 20 juin 1984 de Raoul Mollet, président du Comité Olympique et Interfédéral Belge, à Abel Dubois, à l'époque bourgmestre de la ville de Mons.
En quatrième de couverture :
   Rénovateur de l'olympisme antique, Pierre de Coubertin estimait, au cours d'une conférence en Sorbonne en 1906, qu'« il était temps, désormais, de songer à rétablir le contact d'antan entre les sports et les arts. »
   Dans cet esprit, il fit inscrire au programme des Jeux de Londres, en 1908, cinq concours artistiques, le « pentathlon des muses », comprenant l'architecture, la sculpture, la musique, la peinture et la littérature, qui couronnaient les écrivains et les artistes inspirés par les sports.
   Cette tradition se maintint et aux Jeux de 1920, qui eurent lieu dans la ville martyre d'Anvers, selon le vœu même de Coubertin, onze médailles artistiques furent décernées dont six à des artistes belges.
   En Belgique, c'est Victor Boin, athlète et journaliste sportif, président du Comité Olympique Belge de 1955 à 1965, qui fut le premier, croyons-nous, à attirer l'attention des artistes sur le caractère éminemment esthétique des gestes sportifs. Plus récemment, Pierre Frayssinet plaçait même « Le sport parmi les Beaux-Arts » (1968).
   Le sport n'a pourtant pas toujours occupé dans l'art la place qui lui revenait. Si l'artiste grec l'a magnifié (ne pensons qu'à l'admirable Aurige de Delphes ou aux multiples représentations d'athlètes dans la céramique), il faut bien convenir que la civilisation occidentale, à mesure que se creusait le fossé entre le corps et l'esprit, a progressivement perdu le sens du lien privilégié qui unit l'art au sport. Il est curieux de constater par exemple que le sport n'a guère inspiré les tout grands maîtres des XIXe et XXe siècles. On a pu parler, à ce propos, de « relation manquée » entre le sport et l'art. Ces dernières années ont vu naître, en Belgique, plusieurs initiatives tendant à renouer ce lien. En 1980, l'Instituut voor Lichamelijke Opleiding de la Katholieke Universiteit Leuven présentait à Louvain une exposition consacrée au sport dans l'art contemporain en Flandre. La même année, l'ASBL Sporta instituait, avec le soutien du ministère de la Culture néerlandaise, un prix national de peinture et de gravure sur le thème « sport » Les artistes furent nombreux à répondre à l'appel de Sporta puisque quelque 150 œuvres furent retenues.
   Il nous a semblé qu'un volume de synthèse sur les rapports entre l'art et le sport en Belgique s'imposait. Une histoire du sport belge restait d'ailleurs elle-même à écrire.
   En 1960, le Crédit Communal publiait un premier ouvrage d'art, dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire de sa fondation, intitulé « Trésors communaux, cinquante peintures ». Le succès qu'il rencontra nous a incités à présenter ce volume-ci sous une forme identique, une introduction de portée générale précédant la présentation des œuvres sélectionnées.
   M. Léon Lewillie, docteur en Éducation Physique, professeur à l'université Libre de Bruxelles, retrace d'abord les grandes étapes de l'histoire du sport en Belgique, en un texte aussi vivant que documenté. La deuxième partie du volume comprend cent deux reproductions en couleurs d'œuvres d'art réalisées en Belgique ou, pour la période précédant 1830, dans les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique et comportant, en tout ou en partie, la représentation d'un sport.
   Le choix de ces œuvres s'est effectué à partir d'une abondante iconographie réunie par Mme Francine Noël, licenciée en Philosophie et Lettres. Chaque œuvre est accompagnée d'un commentaire se rapportant au sport dont l'œuvre s'inspire, dû à L. Lewillie, tandis que F. Noël situe brièvement l'artiste en donnant, éventuellement, la place prise par le sport dans son œuvre.
   Bien que le choix des œuvres couvre une période qui s'étend sur plusieurs siècles, nous avons, pour préserver l'homogénéité de l'ensemble, donné au sport une définition unique, assez large, celle d'un exercice physique s'accomplîssant dans un temps de loisir. Nous n'avons pas retenu nécessairement la notion de compétition bien que celle-ci soit présente dans un grand nombre d'œuvres.
   Cet ouvrage aura atteint son but si, comme L. Lewillie en formule le souhait au terme de son aperçu historique, il a pu montrer qu'en Belgique, le contact entre le sport et l'art a parfois été très étroit et qu'il ne s'est jamais totalement rompu.

25 euros (code de commande : 28115).

 

MAFFEI (Edmond) Le mobilier civil en Belgique au moyen âge. Namur, Wesmael-Charlier, s.d. In-8° broché, XIV + 57 p., 29 planches hors texte.

13 euros (code de commande : 348/59).

 

[MAGRITTE (René)]. René Magritte et le surréalisme en Belgique. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1982. Grand in-8° broché, 322 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 24 septembre au 5 décembre 1982.
Sommaire :
   - Du surréalisme en Belgique, par Elle et lui.
   - Le surréalisme vu de Bruxelles, par Marcel Mariën.
   - Dadapark, manifeste rétroactif, par Marc Dachy.
   - Magritte et le merveilleux composé, par Philippe Roberts-Jones.
   - Catalogue, commentaires de Marcel Mariën.
   - Liste des œuvres.
   - Liste des documents.
   - Biographies.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 24588).

 

[MAGRITTE (René)]. Magritte en compagnie. Du bon usage de l'irrévérence. [Bruxelles], Labor - Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1997. In-4° broché, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Il s'agit du catalogue de l'exposition éponyme présentée au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, à Bruxelles, du 23 mai au 3 août 1997.
En quatrième de couverture :
   L'exposition « Magritte en Compagnie » met en évidence un choix d'œuvres issues des collections de la Communauté française de Belgique, depuis Magritte jusqu'aux artistes contemporains. Plus qu'une rétrospective de certains aspects de l'art de notre siècle, elle se présente comme une vision prospective, une traversée des collections de la Communauté française permettant de développer un thème constamment renouvelé chez les artistes : celui de l'irrévérence.
   Il est en effet avant tout question dans cette exposition d'affinités, de connivences, de rencontres artistiques qui, à l'instar de Magritte et ensuite de Broodthaers, et parallèlement à eux, permettent de « rendre visible la pensée ». Prenant pour principal point de départ les œuvres de Magritte, cet ouvrage présente un voyage au travers de ce siècle proposant au public des rencontres ou des mises en relation autant que des étapes artistiques par le jeu des différences et des rapprochements entre les artistes et leurs œuvres. En quoi René Magritte, mais aussi Marcel Broodthaers, E.L.T. Mesens, Marcel Marien et bien d'autres, par-delà ce qui les distingue ou les rassemble, restent-ils nos contemporains ? Pourquoi Pascal Bernier, Jacques Charlier, Patrick Corillon, Jacques Lizène, Johan Muyle, Jacques-Louis Nyst, Juan d'Oultremont, Vincent Strebell, Angel Vergara ou et d'autres encore qui sont exposés, font-ils preuve aujourd'hui dans leur originalité respective de langage et d'attitude, d'une exigence artistique et intellectuelle identique à l'esprit qui inspirait leurs prédécesseurs ? Les mots et les images se croisent pour donner libre cours au rire de la pensée de nombreux artistes, à la pertinence de leur irrévérence, à leur curiosité littéraire, mais aussi aux références irréductibles, aux irrégularités d'inspiration, aux mystères du langage.
   Les œuvres – des tableaux, des photographies, des documents, des installations... – y posent des questions ou apportent des réponses ou des propositions dont la confrontation et la mise en perspective tenteront d'éclairer l'humour et la vitalité revigorante d'une irrévérence comprise comme un bon usage de l'intelligence, sans cesse réactualisée par les artistes afin de continuer à produire du sens.

20 euros (code de commande : 26962).

 

[MAGRITTE (René)]. SYLVESTER (David) — René Magritte. Catalogue raisonné. Tome I. Oil Paintings - 1916-1930. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome II. Oil Paintings and Objects - 1931-1948. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome III. Oil Paintings, Objects and Bronzes - 1949-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome IV. Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés - 1918-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome V. Supplement. (David Sylvester, Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Exhibitions Lists. Bibliography (Linette Cawthra). Cumulative Index. [Houston] - Anvers, Menil Foundation - Fonds Mercator, 1992 (t. I) -1993 (t. II & III) - 1994 (t. IV) - 1997 (t. V). Cinq volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étuis illustrés d'éditeur, tome I : XXVI, 388 p., tome II : XXVII, 478 p., tome III : XXVII, 496 p., tome IV : XXVI, 356 p., tome V : XXIV, 357 p., nombreuses illustrations en noir, ensemble en très bel état.
Sur la jaquette du tome V :
   The Belgian painter Rene Magritte (1898-1967) was an outstanding figure in the Surrealist movement and is surely one of this century's major artists. Since the 1960s his work has had a massive and continuing influence, not only on art, but on the imagery of popular culture. [...]
   As a whole, the series (I-V) presents an authoritative survey of the artist's œuvre, from 1916 to his death in 1967. The text offers a systematic survey of his oil paintings (I-III), objects (II-III), bronzes (III), gouaches, temperas, watercolours and papiers collés (IV), and Magritte's work as a commercial artist (V). Underpinning the entries on the individual works is a minutely detailed biographical chronology which constitutes a major contribution to the study of Surrealism in Belgium. The books include substantial and often unpublished extracts from Magritte's correspondence and writings, given both in the original French and in English translation. Volume V completes a series widely recognised as indispensable for Magritte scholars and admirers alike.

           

Les cinq volumes : 450 euros (code de commande : 29241).

 

 

[MANDELBAUM (Arié)]. NOËL (Bernard) — Arié Mandelbaum. Suivi d'un post-scriptum de Jacques Sojcher et Roger Lallemand. Bruxelles, Devillez, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80 p., illustrations en couleurs.
  
Tout est là, tout ce qui est indispensable, et rien d'autre.
   Le travail d'Arié Mandelbaum consiste à douter longuement de la nature véritable du tout et, par négations successives, à faire qu'il ne soit à la fin rien d'autre que ce tout. Cela peut conduire à l'effacement d'une composition qu'on avait cru menée à bout après des années de reprises, de réflexion – à son effacement au profit d'une immense surface blanche d'où émergent deux minuscules visages.
Bernard Noël.

20 euros (code de commande : 26723).

 

MARCOUX (Dominique) — Les grès fins de Boch La Louvière. S.l., Chez l'Auteur, 1996. In-4° collé, 87 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Le grès a une histoire.
   - La manufacture de faïence de Keramis Boch Frères à La Louvière Belgique.
      - Son histoire.
   - Les grès fins.
      I. Naissance et fin de la production.
      II. Étude des matières.
         1. Définition grès fins.
         2. Définition jasper ware.
         3. Définition agate ware.
         4. Définition barbotine.
         5. Définition platinage.
         6. Conclusion.
      III. Origines des formes et décors.
         1. Origines.
         2. Les courants.
            a. Le courant naturaliste.
            b. Le courant néo-gothique.
            c. Le courant néo-classique.
            d. Le courant oriental.
            e. L'éclectisme.
         3. Conclusion.
      IV. Étude des marques.
         1. En relief.
         2. En creux.
            a. Marque de fabrique.
            b. Numéro de décor.
            c. Numéro de grandeur.
            d. Marque de décorateur.
         3. Conclusion.
      V. Conclusion générale.
      VI. Étude des formes et décors à partir des pièces suivantes.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 22928).

 

MARIËN-DUGARDIN (A.-M.) — Le legs Madame Louis Solvay. I. Porcelaines de Tournai. Bruxelles, Musées Roux d'Art et d'Histoire, 1971. In-8° broché, 230 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
   Bref historique de la manufacture.
   Artistes et décors.
   Apport de la collection de Mme Louis Solvay.
   Formes.
   Socles et bases.
   Marques.
   Galons.
   Bibliographie.
   Chapitre I : Les polychromes.
   Chapitre II : Les blancs.
      Sujets religieux - Sujets mythologiques - Les amours - Les saisons - Pastorales et sujets galants - Les quatre éléments - Sujets divers - Oiseaux.
   Chapitre III : Les camaïeux.
      Camaïeu bleu, camaïeu bleu rehaussé d'or - Camaïeu rose - Camaïeu vert - Or ciselé.
   Chapitre IV : Les fonds bleus.
      Décor de fruits et fleurs - Décor de fruits et d'oiseaux - Décor d'oiseaux dits de fantaisie - Décor en or et en argent ciselé - Décor en or ciselé -
      Décor de réserves en camaïeu pourpre.
   Chapitre V : Les décors polychromes.
      Les oiseaux dits de fantaisie - Les oiseaux au naturel - Décor floral - Les fables - Scènes de combat - Chinoiseries - Scènes galantes et pastorales - Armoiries.
   Chapitre VI : Les médaillons.
      De style Louis XVI - Médaillon à l'Antique - Médaillons à profils en grisaille imitant l'Antique - Médaillons à paysage animé en grisaille.
   Chapitre VII : Thèmes divers.
   Chapitre VIII : Décor bois.
   Chapitre IX : Copies de porcelaines de Chine, du Japon et de Chine de commande.
   Chapitre X : Les boîtes.
   Chapitre XI : Problèmes d'identification et de surdécoration.

      Porcelaine de Tournai décorée à La Haye.
   Glossaire abrégé.
   Index des noms propres et des noms de lieu.

15 euros (code de commande : 29158).

 

[MASSART (Robert)]. BOSMANT (Jules) — Robert Massart. Bruxelles, Elsevier, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 15, [2] p., un frontispice, un portrait de l'artiste et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Robert Massart est né à Trooz, à quelques kilomètres de Liège, en 1892.
   Les Liégeois, au cours du dix-neuvième siècle, avaient joué un rôle éminent dans l'histoire de la sculpture belge.
Depuis Rutxhiel, « Sculpteur des enfans de France », passant par Louis Jehotte, Eugène Simonis, Drion, Halkin, Halleux, Adolphe Fassin (qui, lors du Salon de 1866, devait ouvrir les voies du naturalisme à la statuaire belge tout entière), Mignon (l'auteur du Torè), de Tombay, Paul Dubois, ils n'avaient cessé d'occuper une grande place dans l'École nationale, et leur œuvre, au contraire de celle des peintres, ne fut jamais marquée des accents du terroir.
   Après la Première Guerre mondiale, il semble bien que les sculpteurs wallons perdent peu à peu la place conquise par leurs aînés. Il apparaît aussi que les derniers courants du dix-neuvième siècle, le Symbolisme, l'Impressionnisme, l'influence tardive de Rodin, qui, comme il est de coutume en province, les atteint après un délai de dix années, contribuent à les incliner au défaut local qu'ils avaient jusqu'alors évité : le sentimentalisme, l'intellectualisme, la tendance à confondre les genres au détriment de l'essentiel, j'entends, le plaisir, la volupté proprement plastiques.
   Joseph Rulot, « démolisseur de son œuvre », ainsi que le définissait Auguste Donnay, personnifie admirablement cette race inquiète et fiévreuse. Tourmenté d'un désir d'impossible perfection, et de surcroît, poète gagné au Symbolisme, il s'épuise à vouloir exprimer plastiquement l'ineffable et l'intraduisible et, acharné contre son œuvre, s'en fait le propre bourreau. C'est le type même du grand artiste qui ne sait pas être un grand ouvrier.
   Est-ce parce qu'il fut, à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, l'élève de Joseph Rulot que Robert Massart, réagissant violemment mais sans hargne, car il ne cessa de révérer son vieux maître, voulut être avant tout un créateur de formes ? Ce fut un sculpteur au beau sens praticien du mot, avec ce qu'il comporte de goût des choses volumineuses, denses, lourdes, résistantes, indociles, qu'on apprivoise cependant et qu'on soumet, parce qu'on a l'œil, le tour de main, la façon de faire, et qu'on sait, avec la matière, établir des complicités qui la font, tout à coup, obéissante à la main qui la pétrit. Ce Wallon solide, court, râblé, montrant un goût vif de la réalité, était aussi éloigné que possible de l'attitude romantique, de l'imaginatif qui rêve son œuvre plutôt qu'il ne l'édifie, et échafaude d'autant plus volontiers des théories qu'il les met rarement à l'épreuve. Il ne se payait pas de mots. Il ne posait pas au cérébral, il ne baladait pas « La divine Comédie » dans la poche de son veston de velours. Il était sculpteur et ne se voulait que cela. Mais ce doux, ce pacifique, le voulait pleinement, sans compromission, avec une énergie totale et un amour exclusif. Et, comme on ne transige pas avec une vocation si jalouse, il accepta, pour la satisfaire, une existence difficile et constamment précaire.

10 euros (code de commande : 28794).

 

[MODE]. Élégances belges. Maisons de couture du dernier quart du XIXe et du XXe siècle. Belgische elegantie. Modehuizen uit het laatste kwart van de 19de en de 20ste eeuw. Bruxelles, Musée du Costumes et de la Dentelle de la Ville de Bruxelles, 1996. In-8° agrafé, [48] p., illustrations en noir etr en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
Introduction :
   Retrouver des exemples du vécu de la couture et de la création de mode à Bruxelles et en Belgique dans ce qu'elle a pu avoir de plus personnel a constitué un des soucis du Musée du Costume et de la dentelle depuis sa fondation, il y a près de vingt ans. L'importance des industries textiles de luxe à Bruxelles, encore évidente au XIXe siècle, ne pouvait qu'y favoriser l'implantation de maisons de couture. Tout ce temps se sera révélé nécessaire pour que se dégage un ensemble cohérent et suffisamment représentatif.
   S'« il n'est bon bec que de Paris », vers 1900, la création belge mérite cependant qu'on lui rende justice, tâche difficile car en ce domaine les ravages vont vite.
   Si certaines périodes sont particulièrement bien représentées par un foisonnement de maisons entre-temps disparues, ou complètement tombées dans l'oubli, d'autres époques plus proches de la nôtre, semblent moins riches, les maisons étant en nombre plus restreint, la création originale supplantée par la Haute couture parisienne.
   Les maisons belges connurent leur heure de gloire au tournant du siècle jusqu'à la guerre 1914-18, puis une seconde période faste entre les deux guerres. Bien sûr, Bruxelles s'était toujours alignée sur Paris, contrairement à d'autres capitales comme Londres, par exemple, mais il y existait une grande diversité qui est peut-être en train de réapparaître avec les jeunes créateurs de la génération des années 80-90, dont les ambitions dépassent largement le cadre local. En effet, aujourd'hui, à côté de la Haute couture classique, dont Gérald Watelet est l'un des plus brillants représentants, il faut compter avec les "Six d'Anvers", et toute une nouvelle vague de jeunes stylistes formés à l'Ecole de la Cambre, à Bischoffsheim. Par ailleurs, la formation de main d'œuvre destinée spécifiquement à la haute couture, si elle a disparu aujourd'hui, subsista à l'école Bischoffsheim après 1950. Toutes les pièces exposées portent la griffe de leur créateur. La plupart sont bruxelloises, mais quelques-unes viennent de maisons d'Anvers, Liège, Gand, Tournai. Il s'agit presque toujours de vêtements de circonstances, robes du soir, de cérémonie, de mariée, qui ont été précieusement conservés de mère en fille, et ont pu nous parvenir, échappant parfois de justesse aux jeux de déguisements des enfants qui s'amusaient à fouiller dans les coffres des greniers, à la recherche de trésors cachés.
   Malheureusement, le manque de documentation rend l'écriture de l'histoire de ces maisons très difficile ; les archives sont perdues, disparues ou fragmentaires, ou encore, comme dans le cas de la Maison Hirsch et Cie, en attente d'un dépouillement aux Archives Générales du Royaume.
   Cependant, grâce à la clairvoyance de quelques descendants de maisons de haut niveau, qui ont sauvé de la destruction, qui, des registres de commandes, qui, des photos et documents apparemment sans valeur, on a pu tenter de retracer, ou tout au moins d'évoquer quelques aspects de la vie de ces maisons.
   Quant aux autres, les seules indications disponibles à leur sujet se trouvent dans les almanachs de commerce, où l'on peut retrouver dates d'activité et adresses.

5 euros (code de commande : 23858).

 

Mons - Wien. 1980-1981. [Mons], [Polyptyque], 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 120 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état auquel on joint la feuille à déplier du catalogue de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981, puis, à Vienne, en 1981.
Préface de Robert André :
   La rencontre de deux écoles, l'aînée, l'Académie des Beaux-Arts de Vienne fondée il y a près de trois siècles en 1692 par l'Empereur Léopold 1er, et la cadette, l'Académie des Beaux-Arts de Mons, voulue par l'Impératrice Marie-Thérèse et née au moment de sa mort en 1780, est une initiative prise par le groupe Polyptyque dont nous nous réjouissons, car il est le meilleur hommage qui puisse être rendu à cette grande figure de l'Histoire, amie des arts et des sciences, à l'instant de la commémoration du bicentenaire de sa disparition. Dans cette exposition, vous découvrirez des œuvres d'artistes autrichiens contemporains, Boeckl, Kokoschka, Kubin, et vous retrouverez des toiles d'artistes de chez nous, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez. Oskar Kokoschka qui vient de décéder le 22 février 1980, fut membre associé de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique qui reçut son titre par lettres patentes de Marie-Thérèse, datées du 16 décembre 1772 et où siégèrent Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez et où siège aujourd'hui Gustave Camus, directeur honoraire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons. Cette rencontre permet aussi aux professeurs des deux écoles d'exposer, donc de confronter leurs travaux et, par des contacts directs, d'échanger leurs idées. Ainsi, s'enrichissant les uns et les autres, ils pourront dispenser un enseignement de plus grande valeur encore et étendre le renom de leur établissement. Enfin, il faut souligner que la présence dans nos murs de nos amis d'Autriche démontre que Mons est depuis fort longtemps une ville d'art, accueillante pour les artistes, et qu'elle le reste.
Liste des artistes exposés :
   Oskar Kokoschka, Herbert Boeckl, Alfred Kubin, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez, Anton Lehmden, Max Weiler, Wolfgang Hollegha, Edelbert Köb, Walter Eckert, Maximilian Melcher, Joannis Avramidis, Josef Mikl, Bruno Gironcoli, Rudolf Hausner, Ferdinand Welz, Arsène Detry, Gustave Camus, Edmond Dubrunfaut, Michel Jamsin, Charly Vienne, Christian Leroy et Yvon Vandycke.

20 euros (code de commande : 25172).

 

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Deux siècles d'histoire. Tomes I et II (complet). Conception et direction scientifique : Michèle Van Kalck. Coordination scientifique : Ingrid Goddeeris et Virginie Devillez. Bruxelles, Dexia - Racine, 2003. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 800 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
Table des matières :
   Tome I :
   - Avant-propos, par Axel Miller.
   - Préface, par Eliane De Wilde.
   Introduction générale, par Jacques van Lennep.
   Partie I : À l'aube des musées.  

      - L'imaginaire français du musée, de l'idée monarchique à la réalisation révolutionnaire, par Dominique Poulot.
      - La naissance des musées des beaux-arts en Belgique, par Christophe Loir.
   Partie II : Le Musée, deux siècles d'histoire.
      Chapitre I : Le musée, des origines à la cession à l'État belge (1797-1842).
         - Le musée sous le régime français (1794-1814), par Michèle Van Kalck, avec des contributions d'Ingrid Goddeeris.
         - Le musée sous le régime hollandais (1814-1830), par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et les dernières années de tutelle communale, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Claudine Lemaire.
         - Le musée et son public, par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Heesterbeek-Bert.
         - La vente du musée de Bruxelles à l'État belge, par Christophe Loir.
         - Conclusion, par Christophe Loir.
      Chapitre II : Le règne de la commission administrative (1843-1919).
         - La période d'organisation provisoire (1843-1846), par Michèle Van Kalck.
         - L'organisation administrative (1846-1919), par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Leclerq.
         - Le musée pendant la Grande Guerre, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck, avec une contribution d'Ingrid Goddeeris.
         - Bâtiments et locaux, par Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez, avec une contribution de Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck.
         - Conclusion, par Michèle Van Kalck.
      Chapitre III : Le musée éducatif et scientifique (1919-1960).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez et Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Anne Goffart et Frederik Leen.
         - Bâtiments et locaux, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Virginie Devillez.
   Tome II :
      Chapitre IV : Le musée, sur le chemin de la maturité (1960-2003).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez.
         - Les collections, par Véronique Bücken, Helena Bussers et Frederik Leen.
         - L'évolution de quelques fonctions muséales, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Helena Bussers, Liesbeth De Belie, Pierre-Yves Desaive, Eliane De Wilde, Ingrid Goddeeris, Joëlle Kinet, Frederik Leen et Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Pierre Baudson, Virginie Devillez, Régis Hespel et Pierre Lamby.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Eliane De Wilde.
   Partie III : Les musées Wiertz et Meunier.
      - Le Musée Wiertz, genèse et institutionnalisation d'un musée, par Brita Velghe.
      - Le Musée Meunier, de l'atelier à la collection publique, par Pierre Baudson.
   Partie IV : Les services au public.
      - La bibliothèque, par Catherine Heesterbeek-Bert et Nathalie Verbruggen.
      - Diffusion Artistique / Kunst voor Allen, un service éducatif avant la lettre (1924-1970), par Ingrid Goddeeris.
      - Les Services éducatifs, par Brigitte de Patoul et Hugo Lettens.
      - Les Archives de l'Art contemporain en Belgique, par Gisèle Ollinger-Zinque et Francisa Vandepitte.
      - Les Archives des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, par Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Partie IV : Les Amis des Musées.
      - La Société des Amis des Musées royaux de l'État à Bruxelles (1907-ca. 1958), par Anne Goffart.
      - La Société des Amis des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique depuis 1967, par Virginie Devillez.
   Conclusion générale, par Virginie Devillez.
   Répertoire des conservateurs et membres des organes de consultation, de direction et de gestion, par Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Annexes, par Véronique Bücken, Véronique Cardon, Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris, Michèle Van Kalck et Nathalie Verbruggen.
      - Annexe I : Liste des autorités de tutelle depuis 1843.
      - Annexe II : Nomenclature des principaux textes légaux, réglementaires et statutaires relatifs aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe III : Les organes de consultation, de direction et de gestion (dates extrêmes, compétences et listes des membres).
      - Annexe IV : Liste des expositions temporaires intra-muros.
      - Annexe V : Liste des catalogues de fonds des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VI : Liste des principales publications concernant les collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VII : Liste des expositions présentant exclusivement une partie des collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et organisées dans les locaux d'autres institutions.
     
 - Annexe VIII : Liste des expositions organisées au Palais des Beaux-Arts (de 1880 à 1886) et dans les salles vacantes de l'Ancienne Cour (de 1887 à 1918).
      - Annexe IX : Liste des donateurs.
   Bibliographie - Index.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 28943).

 

Nervia / Sint-Martens-Latem. Traits d'union - Koppelteken. Bruxelles, Racine, 2015. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français, néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Ixelles, du 22 octobre 2015 au 17 janvier 2016.
En quatrième de couverture :
   Nervia/Laethem-Saint-Martin. Traits d'union vous invite à (re)découvrir deux groupes qui ont joué un rôle important sur la scène artistique belge durant 1'entre-deux-guerres : au nord du pays, le groupe de Laethem avec, entre autres, Gustave Van de Woestyne et Valérius De Saedeleer et, au sud, le groupe hennuyer Nervia, avec notamment Anto Carte et Léon Navez. Des œuvres de ces artistes, qui privilégient une atmosphère sereine et une palette feutrée, sont pour la première fois mises en dialogue et révèlent les nombreux points de convergence entre les deux groupes, ainsi que leurs différences...
Sommaire :
   - Avant-propos.
   - Essais.
      - Nervia : un académisme fécond, entre tradition et art vivant...
      - Laethem-Saint-Martin.
      - Nervia / Laethem-Saint-Martin, regards croisés.
   - Catalogue.
      - Quiétude.
      - Spiritualité.
      - Paysage.
      - Les grands modèles.
      - Divergences.
   - Bibliographie.

29,95 euros (code de commande : 23448).

 

 

[OPSOMER (Isidore)]. BERNARD (Charles) — Opsomer. Anvers, De Sikkel, 1947. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un portrait en couleurs de Camille Huysmans en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire en bel état.
Extrait :
   Aux dernières années de l'autre siècle, tous les matins à la gare d'Anvers, un grand garçon blond descend du train de banlieue qui vient de Lierre. Ses yeux bleus pétillent de malice dans sa figure ronde et rosé où, à chaque répartie, éclate une denture splendide entre les lèvres d'un liséré précis. Opsomer rit à la vie, il rit à son destin. Il rit à Anvers où, il le sait, s'écoulera l'une, s'accomplira l'autre. Anvers, la ville des peintres, où Rubens fut roi. Romantisme sentimental où se mêle une part de folklore qui le rend sympathique. Parmi le flot noir des voyageurs que le train dégorge sur le quai et qui courent à leurs affaires, il est celui qui fixe une étoile. Il dépasse, au risque de le bousculer un peu, le notable qui le suit d'un regard condescendant. À Lierre, tout le monde se connaît mais les distances sont respectées. Et elles sont énormes entre le banquier et le jeune présomptueux qui, sa boîte de couleurs sous le bras, se hâte vers l'Académie.
   Il faut bien se représenter ce que signifiait cette institution aux yeux de l'adolescent élevé dans son culte. Van Bree, Wappers, Nicaise de Keyser, Verlat, autant de noms qui se perdent aujourd' hui dans une brume falote, apparaissaient comme une lignée de princes dont tout Anversois bien né ne parlait qu'avec respect. Albert de Vriendt avait repris leur sceptre et le maniait comme une férule. Julien, politicien, orateur, démocratisait le sujet religieux que Verlat avait paré de la friperie orientale, en le replaçant dans le décor flamand. Je l'ai encore entendu parler avec une certaine amertume d'Opsomer, son meilleur élève mais qui déjà avait choisi d'autres voies. Cette libération d'une tutelle dont, à distance, on ne saurait mesurer l'emprise, est la première grande victoire d'Opsomer et, peut-être, ne lui en a-t-on pas assez tenu compte.

10 euros (code de commande : 28189).

 

[ORFÈVRERIE]. L'orfèvrerie en Hainaut. Mons, par Lucy Tondreau et Raymonde Stilmant. Ath, par Jean Dugnoille. Tournai, par Gabriel Duphénieux. Préface de Jean Huvelle. Introduction de Claude d'Allemagne. Tielt-Anvers, Lannoo-Fonds Mercator, 1985. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 215 p., nombreuses illustrations, tirage limité à 2000 exemplaires numérotés (n° 1033), très bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Préface :
   
Les études et publications générales ou particulières sur l'orfèvrerie des anciens Pays-Bas méridionaux se multiplient. On doit s'en réjouir, car elles comblent des lacunes et contribuent à une meilleure connaissance d'un art mineur, certes, mais combien noble, trop délaissé jusqu'ici par le grand public. Heureusement le nombre des collectionneurs va sans cesse en augmentant, et au-delà de la recherche de valeurs sûres, apparaît un intérêt culturel croissant pour l'orfèvrerie civile, sa technique, ses formes et son histoire. On s'intéresse de plus près aux orfèvres, à leur organisation, à leur production et à leur clientèle. Un nouvel éclairage de la civilisation de chaque époque se profile dans cette démarche, qui remet en question bien des idées reçues.
Plusieurs recueils de poinçons permettaient déjà d'identifier la marque des différents centres de production d'orfèvrerie et des maîtres connus. Les spécialistes connaissent et utilisent couramment les ouvrages de Ris-Paquot, E. Beuqué, F. Dennis, M. Rosenberg, Tardy... mais que de lacunes et d'inexactitudes dans ces ouvrages généraux.
   L'orfèvrerie religieuse a longtemps été privilégiée par de nombreuses expositions d'art religieux dotées souvent de catalogues utiles, et par la publication d'études spécialisées. Les abbés L. et F. Croÿ ont fait paraître à Bruxelles, en 191 1, un remarquable ouvrage sur « l'orfèvrerie religieuse en Belgique ». De son côté, E.J. Soil de Moriamé a publié la même année, à Tournai, une monumentale étude sur Les anciennes industries d'art tournaisiennes suivie ultérieurement de dix volumes d'Inventaires des objets d'art et d'antiquité du Hainaut, parus à Charleroi de 1923 à 1941. Le comte Joseph de Borchgrave d'Altena a rédigé de nombreuses notices de catalogues et d'innombrables Notes pour servir à l'inventaire des œuvres d'art... du Brabant, du Hainaut, de Liège, du Limbourg, et d'ailleurs. Suzanne Collon-Gevaert nous a donné, en 1951, une importante Histoire des arts du métal en Belgique, qui fait la part belle à l'orfèvrerie religieuse. Plus récemment, en 1973, l'Institut Royal du Patrimoine Artistique a entrepris un Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique, publié par canton, sous la signature de nombreux collaborateurs scientifiques souvent très consciencieux, et qui est toujours en cours de parution.
   Les différentes régions du pays et les centres de production d'orfèvrerie ont bénéficié par ailleurs, de publications plus ou moins importantes de la part des chercheurs.
   Liège vient en tête, avec les quatre rares et précieux volumes de J. Brassine sur L'orfèvrerie civile liégeoise parus de 193 5 à 1948. Pierre Colman nous a donné une étude exemplaire en deux volumes sur L'orfèvrerie religieuse liégeoise, et a collaboré au somptueux ouvrage du baron O. de Schaetzen : Orfèvreries liégeoises, édité par le Fonds Mercator en 1976.
   Le Brabant a fait l'objet de nombreuses publications dues aux historiens d'art et aux conservateurs des musées, dont on trouvera la bibliographie dans le remarquable ouvrage de Jacques Van Wittenbergh consacré à L'orfèvrerie au poinçon de Bruxelles, qui constitua le catalogue de l'exposition présentée à la Société Générale de Banque en 1979.
   Namur n'avait jusqu'à présent que des catalogues d'expositions d'art religieux rédigés avec soin par MM. Courtoy et Schmitz ou par M. le chanoine A. Lanotte, et connaît depuis peu les travaux d'ensemble de l'abbé G. Poskin et Ph. Stokart sur l'orfèvrerie namuroise.
   Les provinces flamandes ne sont pas en reste, en matière d'études approfondies et de publications sérieuses sur la production des centres d'orfèvrerie que furent Alost, Anvers, Audenarde, Bruges, Courtrai, Gand, Grammont, Louvain, Malines et Ypres. D'excellentes études sur les poinçons de ces villes ont été signées par MM. P. Debrabandere, R. De Roo, M. English, Mmes A.M. Claessens-Peré. G. De Coninck-Van Gerwen, E. Dhaenens, et par MM. P. Ianssens, D. Schlugleid, W. van Dievoet, G. Van Doorselaer, F. Van Molle, et bien d'autres chercheurs de premier plan.
   Quant au Hainaut, s'il bénéficiait jusqu'ici des travaux d'E. J. Soil de Moriamé et du comte J. de Borchgrave d'Altena déjà cités, et s'il possédait d'abondantes notices dues au chanoine J. Cassart, à MM. J. Dugnoille, G. Duphénieux. J. Huvelle, J.M. Lequeux, G.Wymans et à Mmes J. Mambour-Deboulle et L.Tondreau, dans les catalogues des nombreuses expositions d'art ancien réalisées à Ath, Chimay, Enghien, Lessines, Lobbes, Mons et Tournai, depuis la fin de la guerre, il lui manquait cependant une étude d'ensemble sur l'orfèvrerie à Mons, Ath et Tournai. Cette bonne synthèse était attendue depuis longtemps. Nombre d'amateurs et de collectionneurs souhaitaient pouvoir disposer d'une documentation abondante, claire et précise sur tous les aspects de l'orfèvrerie dans les grands centres de production du Hainaut actuel. Gabriel Duphénieux, collectionneur éclectique autant qu'érudit, connaissait bien l'orfèvrerie tournaisienne. Lucy Tondreau colligeait depuis longtemps toutes les informations possibles sur les orfèvres montois et avait rassemblé une abondante documentation à leur sujet. Jean Dugnoille et Jean-Marie Lequeux étudiaient chacun dans leur sphère le métier et les œuvres des orfèvres athois.
   L'orfèvrerie hainuyère a ses lettres de noblesse, et la qualité de sa production déjà honorée au XVIIe siècle par les Archiducs, mérite d'être appréciée par un large public. Que tous ceux qui ont mené à bien la réalisation de ce travail et ont contribué à sa réussite soient remerciés pour leur ardente et dynamique intervention et pour la ténacité dont ils ont fait preuve. Voici enfin le fruit savoureux de leur collaboration efficace. Ce bel ouvrage aura le mérite de faire découvrir un aspect raffiné et combien séduisant du Hainaut, terre éternellement féconde des arts.

45 euros (code de commande : 29309).

 

[PAERELS (Willem)]. BERNARD (Charles) — Willem Paerels. Anvers, De Sikkel, 1955. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., une reproduction en couleurs, un portrait et 24 planches en noir hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Nous avons sous les yeux un article paru il y a vingt ans que nous avions intitulé : Willem Paerels ou l'Optimisme. Si c'était la coutume dans cette collection de monographies de l'art belge d'user de sous-titres, nous n'hésiterions pas un moment à reproduire celui-ci. Optimiste comme il r était il y a vingt ans, comme il l'était quand il est venu s'établir en Belgique en 1894, il l'est resté. II avait alors 16 ans. Il sortait de l'École Polytechnique de Delft, sa ville natale, où il avait appris à manier le tire-ligne et le compas. Mais l'idée de faire de la peinture le hantait. Au lieu de tourner les yeux vers La Haye ou Amsterdam, il obéit lui aussi à cette secrète fascination qui attire tant de peintres hollandais vers le Sud. Paerels s'arrête à Bruxelles. Il ne devait quitter cette ville que pour aller en Hollande passer les quatre années de la Première Guerre mondiale. Il revint ensuite dans la vieille capitale brabançonne et se fixa dans sa banlieue. Si depuis longtemps Paerels appartient à l'école de peinture belge qu'il a enrichie de tant d'œuvres valables, il fait aussi partie de notre communauté nationale par naturalisation. Il est ainsi deux fois notre compatriote.

10 euros (code de commande : 24816).

 

 

[PARMENTIER (Johan)]. Johan Parmentier. Tournai. Chez l'Auteur, 2001. In-4° broché, nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'inauguration des trois sculptures sur le rond-point Michel Lemay dédié à la Pierre de Tournai, le 14 octobre 2011.
Texte de Jacky Legge :
   La pierre de Tournai et Johan Parmentier : une rencontre.
   Implanté durant quelques années à Gijverinckove, en Flandre occidentale, le muséum George Grard invitait chaque été un sculpteur à imaginer une installation de ses œuvres en complicité avec les bronzes de Grard.
   C'est à cette occasion que Johan Parmentier s'est familiarisé avec la pierre de Tournai, rendant indirectement hommage à George Grard, né dans la Cité des Cinq Clochers en 1901 et qui resta attaché à sa ville natale malgré les protestations d'un autre temps qui ont suivi l'installation de la Naïade sur le pont-à-pont, en 1950.
   Johan Parmentier est venu dans la carrière de Michel Lemay choisir les pierres qu'il façonna dans son atelier pour aboutir à une exposition, en 2000, véritable rencontre entre des choix esthétiques et des matériaux différents : figuration - abstraction, bronze - pierre. Mais une force réunissait les deux artistes : la palpitation, la vie.
   Grard exprimait la chair, le sang, l'amour, la sexualité au moyen du plâtre et du bronze. Quand Parmentier parle de la pierre, il perçoit un organe naturel sorti d'un banc. Il dit de la pierre de Tournai qu'elle a une personnalité qui lui convient bien, elle est à la fois assez rude et très fine, ce qui n'est pas contradictoire pour lui qui la façonne. Décidément, Grard et Parmentier sont proches. Ce sont les apparences qui les différencient. Ils ont la même exaltation quand ils s'attaquent aux matériaux leur donnant une forme, une autre vie.
   Johan Parmentier a rencontré Michel Lemay à l'occasion de cette manifestation. Une profonde sympathie s'est construite entre les deux hommes. C'est, donc, tout naturellement vers le sculpteur que s'est tourné le maître de carrière lorsqu'il a décidé d'installer une création artistique au rond-point de la Pierre de Tournai.
   Johan Parmentier est venu choisir des blocs de pierre pour leur teinte particulière, l'inclinaison et les dimensions. Elles furent confiées à Monument, à Zottegem, où les tailleurs de pierre connaissent le matériau depuis longtemps suite à de nombreux chantiers, dont les restaurations de l'église Saint-Jacques et de la cathédrale de Tournai, par exemple. Ces travailleurs spécialisés donnèrent les formes voulues, selon la maquette dressée par Johan Parmentier et ses recommandations sur place. Ici encore, la complicité fut de mise, les tailleurs de pierre suggérant des astuces et des techniques particulières pour arriver au résultat voulu.
   Le travail ne fut pas toujours aisé, car il fallait scier trois différents blocs de pierre, les ajuster afin de pouvoir les poser verticalement et donner l'impression qu'il s'agit d'un monolithe. Mais la réussite fut la récompense des efforts. Le naturel ayant subi l'action de l'artificiel pour offrir finalement une image naturelle...
   Entre-temps, Johan Parmentier a intégré la pierre de Tournai dans d'autres réalisations, en Flandre.
   D'un hommage à George Grard à un triple hommage à Tournai, la cathédrale et l'Escaut, le nom de Johan Parmentier est dorénavant lié à l'histoire de nos carrières.

15 euros (code de commande : 22647).

 

[PASTERNAK (Maurice)]. Maurice Pasternak. L'œuvre gravé 1966-2001. Catalogue raisonné. La Louvière, Centre de la Gravure et de l'Image Imprimée, 2001. In-4° broché, 53 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Centre de la Gravure et de l'Image imprimée, à La Louvière, du 5 mai au 5 août 2001.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Catherine de Braekeleer.
   - Paradoxes de la pénombre, par Georges Meurant.
   - Œuvre gravé.
   Catalogue :
      - Estampes.
      - Livres illustrés et recueils.
      - Cartes et circonstances.
   - Éléments bio-bibliographique.

10 euros (code de commande : 20699).

 

[PERMEKE (Constant)]. VAN DEN BUSSCHE (Willy) — Permeke. Anvers, Fonds Mercator, 1986. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 413 p., très nombreuses reproductions de grande qualité en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Provinciaal Museum voor Moderne Kunst, à Ostende, du 20 décembre 1986 au 1er mars 1987.
 Extrait :
   L'expressionnisme flamand suscite aujourd'hui un regain d'intérêt dû à l'évolution des mentalités. Celle-ci s'est exprimée, entre autres, par une double réhabilitation : d'une part celle de la peinture comme telle, d'autre part celle des liens d'appartenance aux traditions populaires régionales.
   À cet égard, le discours à la mémoire de Permeke prononcé en 1953 par André De Ridder présente des résonances extraordinairement actuelles. Pour De Ridder, l'expressionnisme flamand se proposait de renouer avec la tradition d'un art authentiquement populaire, « populaire dans son inspiration la plus profonde, ne sacrifiant en rien au folklore, à un régionalisme pittoresque... » Il s'agit d'un « art dans lequel on peut saluer la renaissance et le triomphe du Génie du nord, génie qui se perpétue à travers les siècles avec toutes ses constantes et variantes... et qui a permis à nos maîtres, bien qu'ils soient flamands jusqu'au tréfonds de l'âme, ou précisément parce qu'ils le sont, de devenir des artistes de format international. »
   À la fin des années '70, on allait en effet adopter dans de nombreux pays d'Europe, et plus particulièrement en Allemagne et en Italie, un point de vue résolument régionaliste. Après une longue période d'« internationalisme », de quête d'une « langue universelle », on en revint à la conviction que le grand art a ses racines dans le terroir. Wolgang Max Faust, dans un entretien avec Christos M. Joachimides, défend un point de vue analogue lorsqu'il affirme que l'isolement d'une région libère des forces qui atteignent leur plus grande intensité par de nouvelles références à la tradition. Une telle affirmation ne pouvait que conforter Joachimides dans sa conception de l'art : paradoxalement, l'art doit dans une certaine mesure être régional ou provincial pour pouvoir atteindre à la grandeur, et Joachimides cite à titre d'exemple Picasso et Bacon, qu'il qualifie d'artistes régionaux. Dans cette perspective, Permeke peut, lui aussi, être considéré comme un « génie régional ». Comme le dit encore André De Ridder, « un artiste ne mérite la qualification d'universel que dans la mesure où il est profondément enraciné dans son sol natal et nous offre du paysage et des habitants de sa région une vision si simplifiée mais représentative, si attentive à la caractérisation essentielle, si synthétisante et significative que l'universel transparaît derrière la vérité locale... »
   Ce point de vue s'applique parfaitement à l'œuvre de Permeke. Celui-ci, en effet, est toujours parvenu à synthétiser et à restituer intuitivement les données de son expérience immédiate, la technique naissant à chaque fois du sujet ou s'adaptant spontanément au thème-méthode révolutionnaire remise à l'honneur par les jeunes peintres d'aujourd'hui. Permeke lui-même a explicité son attitude en la matière : « L'aventure réside dans ce qui vous touche. Ne me parlez pas d'une technique toute faite, comme un costume sur mesure, et qui pourra servir pour n'importe quelle œuvre. N'a de valeur que ce qu'on trouve au moment où l'on en a besoin... » Par ailleurs, dans un entretien accordé en 1930 à Johan de Maegt, Permeke déclarait que les « découvertes les plus importantes s'offrent à nous dans les choses les plus ordinaires ». C'est grâce à ses attaches organiques et psychiques avec les choses de tous les jours, et bien entendu grâce à sa maîtrise technique et à une puissance de figuration qui n'a jamais cessé de se renouveler, que Permeke a su construire une œuvre si diverse et si captivante, et ce malgré la relative étroitesse de son contenu.

45 euros (code de commande : 26659).

 

[PEROT (Luc)]. CASO (Paul) — Luc Perot. 1922-1985. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1987. Grand in-8° carré sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 149 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Nos Artistes », n° 2).
Sur la jaquette :
   « Et qui, je vous le demande, qui, sinon les artistes de toute discipline, tendra au peuple de Wallonie le miroir où celui-ci se reconnaîtra ? » interroge Luc Perot en 1977. Et il poursuit : « Nous devons comprendre qu'un peuple est vivant aussi longtemps qu'il s'exprime et favorise réclusion de cette expression.» Rarement un grand peintre de notre région aura – de manière consciente, mais en toute liberté – été si présent aux yeux de sa communauté. Rarement, depuis sa disparition, un homme aura été si absent pour les siens. Technicien solide et puissant, Luc Perot restitue à toute image qu'il exprime, la force sensuelle et intérieure qu'il y a perçue pour nous et qu'il nous livre avec ferveur.
   C'est à cette lecture singulière de notre univers que nous convie Paul Caso, Professeur émérite à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Héritier de la pensée artistique de Richard Dupierreux, et donc de Jules Désirée, l'auteur d'Un, siècle de Peinture wallonne, de Félicien Rops à Paul Delvaux, confirme ici l'originalité et la profondeur de l'œuvre de Luc Perot, qu'il n'a cessé de souligner dans le journal Le Soir depuis plus de trente ans.
   Jeanne Salentiny, l'épouse de Luc Perot évoque, en une courte et sensible promenade, quelques moments de leur existence et de son métier. Quant à Hugo Brutin, Professeur de français à Courtrai et critique d'art dans de nombreux journaux flamands, il met en évidence, dans la préface, l'universalité poétique et mystérieuse de l'artiste wallon et l'harmonique de son œuvre.

25 euros (code de commande : 26819).

 

PHILIPPE (Joseph)La peinture liégeoise au XVIIe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 51 p., XXXII planches hors texte in-fine, (collection « L'Art en Belgique »).
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Généralités.
   II. Trois disciples de Rubens : Dieudonné Delmonte, Gérard Douffet, François Walschartz.
   III. Deux élèves de Gérard Douffet : Bertholet Flémalle, Gérard Goswin.
   IV. Quatre élèves de Bertholet Flémalle : Jean-Gilles Del Cour, Jean-Guillaume Carlier, Gérard Lairesse, Englebert Fisen.
   V. La famille Damery ; Nicolas La Fabrique et N. J. Riga.
   VI. Le paysage.
   VII. La peinture décorative.
   - Conclusion.
   - Bibliographie sommaire
.

10 euros (code de commande : 28393).

 

PIÉRARD (Christiane) — L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons 1780-1980. Institut Supérieur d'Architecture de la Ville de Mons. École Supérieure des Arts plastiques et visuels de l'État à Mons. Mons, Impricoop, 1983. In-8° broché, 222 p., quelques illustrations en noir, exemplaire numéroté (n° 104) et en très bon état, peu courant.
Texte du bulletin de souscription :
   L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons, vénérable institution dont sont issus l'Institut Supérieur d'Architecture et l'École Supérieure des Arts Plastiques et Visuels, a célébré en 1980 et avec un certain faste, le 200e anniversaire de sa création.
   Pour perpétuer le souvenir de cette date et rendre ainsi hommage à tous ceux qui ont œuvré pendant deux cents ans pour l'enseignement des arts dans cette ville, il a été demandé à Christiane Piérard, chargée de cours à l'Institut Supérieur d'Architecture de Mons depuis plus de vingt-cinq ans, de rédiger l'histoire de ces deux siècles de la vie de l'Académie.
   À travers sept chapitres, elle retrace l'évolution de l'institution, les programmes, les règlements ; elle évoque les bâtiments, mais surtout elle parle des hommes tant directeurs que professeurs que disciples qui ont contribué au renom de l'École des Beaux-Arts de Mons. Près de 4.000 noms ont été relevés, de courtes notices biographiques sont consacrées aux artistes qui ont acquis la notoriété au cours de XVIIIe, XIXe et première moitié du XXe siècle et quelques-uns des vingt sièges de cette Académie itinérante sont décrits.
   Des illustrations complètent cette fresque limitée strictement à la période 1780-1980.
   Bref, un volume de 220 pages que chaque « Ancien » de l'Académie souhaitera posséder et que chaque Montois attaché à l'enseignement de sa ville et épris d'art sous toutes ses manifestations voudra acquérir.
Table des matières :
   Préface.
   I. Histoire de l'institution.
   II. Programmes.
   III. Règlements.
   IV. Directeurs.
   V. Professeurs.
   VI. Élèves.
   VII. Bâtiments.
   Annexes.
   Index.

35 euros (code de commande : 29877).

 

[PIGEON (Jean)]. Jean Pigeon. Textes critiques sur 50 artistes belges. Préface de Jacques Franckx, avant-propos de Serge Goyens de Heusch. Bruxelles, Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1992. In-4° carré broché, 131 p, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1000 exemplaires, peu courant.
Liste des artistes :
  Gabriel Belgeonne, Gaston Bertrand, Bram Bogart, Micheline Boyadjian, Roland Breucker, Pol Bury, Zéphir Busine, Fernand Carette, Jo-Anne Caron, Georges Collignon, Pierre Courtois, Francis De Bolle, Gilbert Decock, Anne Deglain, Jo Delahaut, Camile De Taeye, Roger Dudant, Gilberte Dumont, Francis Dusepulchre, Jo Dustin, André Eijberg, Daniel Fauville, Marc Feulien, Jean-Michel Folon, André Goffin, Arthur Grosemans, Jacques Guilmot, Christian Heckscher, Willy Helleweegen, Jacques Lacomblez, André Lambotte, Lismonde, Jean-Marie Mahieu, Cécile Massart, Marina Mayer, Robert Michiels, Michel Mineur, Jacques Muller, Maurice Pasternak, Peji, Luc Perot, Jean Rets, Toma Roata, Christian Rolet, Paul Schrobiltgen, André Sprumont,,Georges Vandenbosch, Louis Van Lint, Marcel Vintevogel, Francis Vloebergs.

30 euros (code de commande : 19460).

 

[PIRON (Luc)]. Luc Piron. Antwerpen, Lens Fine Art, 1976. In-12 carré broché, 15 feuillets non chiffrés, illustrations en noir.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Chris Lenaerts et Claude Devos.

12 euros (code de commande : 113/69).

 

POIRIER (Pierre) — Initiation à la peinture flamande. Édition définitive. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1962. In-8° broché, 270 p., nombreuses héliogravures hors texte.

8 euros (code de commande 386/60).

 

[POURBUS (Pierre)]. HUVENNE (Paul) Pierre Pourbus. Peintre brugeois 1524-1584. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1984. In-4° broché, 335 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Catalogue de l'exposition organisée au musée Memling (Hôpital Saint-Jean) à Bruges du 29 juin au 30 septembre 1984.
Table des matières :
   - Avant-propos de F. Van Acker.
   - Introduction de F. Narmon.
   - Avertissement de V. Vermeersch.
   - La renommée de Pourbus. Vie et œuvres.
      - Les premières années.
      - Le succès.
      - Les années soixante : les années de la « Grande Carte ».
      - Les années soixante-dix jusqu'à la prise de pouvoir des calvinistes en 1578.
      - Les dernières années.
   - Conception de vie d'un rhétoriqueur.
      - L'Allégorie de l'Amour fidèle.
      - La « scène » du Franc de Bruges.
      - L'Allégorie de l'École Bogaerden.
      - Le peintre de la bourgeoisie brugeoise.
   - Le style de Pourbus.
      - Tradition et renouvellement.
      - Premières œuvres.
      - Évolution d'un style.
      - Pourbus et les idées de son époque sur les théories de l'art.
      - La marginalité de son style.
   - Catalogue.
      - Œuvres religieuses.
      - Portraits pour le salon.
      - Dessins et projets.
      - Cartes et plans.
      - Repères chronologiques.
      - Liste des exposition, bibliographie, documents...

25 euros (code de commande : 27272).

 

[PRIMITIFS FLAMANDS]. The Flemish Primitives. Volume III. The Hieronymus Bosch, Albrecht Bouts, Gerard David, Colijn de Coter, Goossen van der Weyden groups. Par Cyriel Stroo, Pascale Syfer-d'Olne, Anne Dubois, Roel Slachmuylders et Nathalie Toussaint. Traduit par Michael Lomax et Tony Langham. Bruxelles, Brepols, 2001. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 392 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Catalogue of Early Netherlandish Painting in the Royal Museums of Fine Arts of Belgium »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Foreword, par Eliane De Wilde.
   - Catalogue.
      - Hieronymus Bosch.
         1. Hieronymus Bosch, Crucifixion with a Donor and Saint Peter.
         2. Workshop of Hieronymus Bosch, Temptation of Saint Anthony Triptych.
         3. After Hieronymus Bosch, Nativity.
      - Albrecht Bouts.
         4. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin Triptych.
         5. Albrecht Bouts, Penitence of Saint Jerome.
         6. Albrecht Bouts, Jesus in the House of Simon.
         7. Albrecht Bouts, Donor with Saint James Major and Donatrix with Saint Barbara.
         8. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin.
         9. Albrecht Bouts, Holy Sacrament Altarpiece.
         10. Albrecht Bouts, Crucifixion.
         11. Workshop of Albrecht Bouts, Christ Crowned with Thorns / Skull.
      - Gerard David.
         12. Gerard David, Adoration of the Magi.
         13. Gerard David, Virgin and Child with the Milk Soup.
         14. Follower of Gerard David, Pietà.
      - Colijn de Coter.
         15. Colijn de Coter, Saint Michael and Virgin with Four Apostles (two fragments of a Last Judgment).
         16. Colijn de Coter, Johanna van Maerke Triptych.
      - Goossen van der Weyden.
         17. Goossen van derWeyden, Portraits of Francois Colihrant and Lysbeth Biers.
   - Bibliography.
      - Works and Articles.
      - Exhibition Catalogues.
      - Sales Catalogues.
   - Concordance of Old/New Attributions.
   - Index of Works.

30 euros (code de commande : 28793).

 

[PRIMITIFS FLAMANDS]. VERONEE-VERHAEGEN (Nicole) — L'Hôtel-Dieu de Beaune. Introduction de Pierre Quarré. Bruxelles, Centre National de Recherches « Primitifs Flamands », 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 148 p., CCXXXIX planches en noir, (collection « Les Primitifs Flamands. I. Corpus de la Peinture des Anciens Pays-Bas Méridionaux au Quinzième Siècle », n° 13), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Avertissement.
   - Tableau étudié : Groupe Weyden, Polyptyque du Jugement dernier.
      A. Classement dans le Corpus.
      B. Identification courante.
      C. Description matérielle : Forme - Dimensions - Couche protectrice - Couche picturale - Changements de composition - Supports - Cadres.
      D. Description et iconographie : Sujet - Couleurs - Inscriptions, marques et armoiries.
      E. Historique
          1. Origine, Sources - Opinions d'auteurs sur l'attribution et la date.
         2. Histoire ultérieure, Collections et expositions - Histoire matérielle.
      F. Éléments de comparaison.
      G. Opinion personnelle de l'auteur.
      H. Bibliographie.
      I. Textes d'archives et sources littéraires.
      J. Liste des planches.
   - Tables.

25 euros (code de commande : 28685).

 

PRIVAT-LIVEMONT (Henri Antoine Théodore Livemont, dit) — Privat Livemont. Entre tradition et modernité au cœur de l'Art nouveau. 1861-1936. Bruxelles, Racine, 2007. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 183 p., nombreuses illustrations en couleurs, épuisé et recherché.
En quatrième de couverture :
   Après des études à l'académie de dessin de Saint-Josse, aux côtés d'Adolphe Crespin, Paul Saintenoy et Léon Govaerts, Privat Livemont, entre 1883 et 1889, est associé à d'importants travaux, comme la décoration de l'hôtel de ville de Paris, l'inventaire dessiné du mobilier de la Comédie-Française ou encore les décors d'Hamlet pour l'opéra Garnier. Parallèlement à ses activités d'affichiste, Privat Livemont, le « Mucha belge », réalise de grandes peintures décoratives, des panneaux de céramique ou des vitraux. Professeur de composition décorative et de peinture de fleurs à l'école industrielle de Schaerbeek, il compose également de nombreux sgraffites sur des bâtiments bruxellois. Privat Livemont est aussi particulièrement prisé en Hollande et conçoit dès 1897 les affiches de nombreuses firmes et réalise en outre des travaux décoratifs d'envergure. Réalisant une habile synthèse entre tradition et modernité, Privat Livemont a ainsi largement contribué à populariser dans l'inconscient collectif une image presque intemporelle de l'Art nouveau qui fut l'expression la plus pure et la plus accomplie de la modernité.

80 euros (code de commande : 28234).

 

[PUVREZ (Henri)]. AVERMAETE (Roger) — Henri Puvrez. Anvers, De Sikkel, 1950. In-8° sous reliure et jaquette (présentant un petit manque) d'éditeur, 14 p., un portrait et 28 planches en noir hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge », 4e série, n° 6).
Extrait :
   Henri Puvrez est né à Bruxelles, en 1893. À l'âge de sept ans, il partit avec ses parents pour l'Espagne, où il résida deux ans. Encore qu'il n'y soit jamais retourné, il a gardé un souvenir fort vivace de cette époque et prétend qu'il se retrouverait encore, sans difficulté, dans la petite ville de Vitoria, où il fut un écolier studieux, qui s'assimila sans effort la langue de Cervantes. Depuis lors, Henri Puvrez n'a plus quitté la Belgique. Il a toujours habité Bruxelles ou ses environs immédiats, jusqu'à son établissement à Anvers, en 1950. [...]
   Il marqua très jeune son goût pour la sculpture. Assez alarmé de cette propension, son père l'associa, pour qu'au moins il pût gagner sa vie, à un ornemaniste. La prudence paternelle avait une autre raison encore : à peine âgé de 21 ans, Henri Puvrez venait de se marier. La guerre de 1914-18 le délivra, et le plus simplement du monde, de ce métier que lui avait choisi son père : les matières premières firent défaut. Comme il avait un atelier qui ne servait plus à rien, quelques jeunes s'y réunirent bientôt pour travailler ensemble, en se partageant les frais. C'est là que Puvrez eut sa première formation. II ne suivit aucun enseignement artistique. Il ne faut compter pour rien la seule année qu'il s'en fut passer, assez tard d'ailleurs, à l'Académie de Bruxelles, dans la classe de la figure antique, sous l'œil indulgent d'Isidore de Rudder. Il est donc essentiellement un autodidacte. Et ceci explique sans doute pourquoi il a pratiqué la taille directe avec tant de constance. Ce n'est guère le fait de ceux qui ont subi l'enseignement académique.

10 euros (code de commande : 24816).

 

40 ans d'art vivant. Hommage à Robert Giron. [Bruxelles], [Palais des Beaux-Arts], 1968. Grand in-8° broché, [104] p., nombreuses illustrations en noir.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 6 mars au 12 avril 1968.
Avant-propos :
   Dédiée à la mémoire de Robert Giron [qui fut pendant plus de 40 ans le Directeur de la Société des Expositions de Beaux-Arts de Bruxelles], cette exposition évoque les heures ferventes d'une vie et nous dit l'apport essentiel du Palais des Beaux-Arts à l'épanouissement de la peinture contemporaine en Belgique.
   Les noms des quelque cent artistes présents aux cimaises nous rappellent des combats, des enthousiasmes, des choix difficiles et nous confirment que Robert Giron sut élire ceux qui sont aujourd'hui l'honneur de la peinture.
   Grande époque ! Elle va de 1928 à 1967, elle est portée par les courants les plus riches de l'histoire de l'art.
   Robert Giron en balisa les étapes par de nombreuses et importantes expositions. Les artistes présentés aujourd'hui ont été choisis exclusivement parmi ceux qui ont figuré à ces expositions. Ils sont les témoins indiscutables d'une vie consacrée à la peinture et d'un choix que le temps a justifié.

25 euros (code de commande : 23277).

 

[RANSY (Jean)]. WAUTHIER (Jean-Luc) Jean Ransy ou la réalité transfigurée. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1977. In-8° oblong collé, 91 p., illustrations en noir et en couleurs hors texte, (collection « Figures de Wallonie », F14), bon exemplaire.
Avertissement :
   Montherlant, je crois, affirmait que l'auteur d'un livre ne cédait au démon de la préface que s'il avait quelque chose à se reprocher...
   C'est un fait indéniable : pour un jeune écrivain, publier une monographie sur un peintre confirmé est une manière de joyeux suicide presque aussi redoutable que le démon le forçant à commettre une anthologie sur la littérature française de Belgique.
   Tâchons donc de parer les coups : le texte qui va suivre est la conclusion d'une amicale et passionnante collaboration. À ce jour, il constitue le premier livre dont Jean Ransy, maître du fantastique wallon, est l'objet. Notons au passage cette triste situation qui donne une fois de plus à l'Institut Jules Destrée un rôle de pionnier et de mécène éclairé.
   La critique ne manquera pas, je m'en doute, de passer le texte sous le scalpel de la psychanalyse, de la politique ou de la sociologie. En ce qui nous concerne, Jean Ransy et moi, nous avons tenté, selon une formule chère à Robert Vivier, d'aborder l'œuvre peinte « en spirale ». Après les généralités du premier chapitre, nous avons décidé d'un commun accord de donner au livre la forme d'une conversation à bâtons rompus, qui nous conduit d'un pôle de l'œuvre à l'autre, d'une constatation à une réflexion, d'une approche psychologique à un ton poétique. Bref, nous avons tenté au maximum d'éviter la forme pédante et ennuyeuse tout en nous efforçant de ne rien négliger qui puisse occulter la valeur artistique et intellectuelle de 1'œuvre à aborder.
   Au fil de notre promenade, le lecteur découvrira sans doute les grandes charpentes de l'œuvre de Ransy : le refus très « classique » de situer l'œuvre dans un contexte temporel trop limité ; la poésie virile que la structure graphique dévoile et enrichit à la fois ; l'amour des objets et leur vivante métamorphose ; l'austérité et la rigueur morale d'un grand honnête homme de la peinture wallonne. Autant d'idées qu'il nous a paru plus important d'approcher librement sans dogmatisme gratuit et excessif mais comme la Vie même : au jour le jour, de miracle en miracle, de mot en mot. Aussi, la Vie elle-même de Ransy, abordée dans la seconde partie de la monographie conduit-elle tout naturellement à un texte inédit du maître : « Naissance d'un tableau ».
   Le livre, comme la Vie, finit et s'efface au moment où l'œuvre commence...

25 euros (code de commande : 25751).

 

[RAVEEL (Roger)]. Roger Raveel. Brussel, Gemeentekrediet, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographieen over Moderne Kunst »), exemplaire à l'état de neuf.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Jan Germinaalzaal, à Bruges, du 17 août au 22 septembre 1996.
Sur la jaquette :
   De kunst van Roger Kaveel (geb. 1921) heeft zich aan het publiek op een langzame doch indringende wijze opgedrongen. Na 50 jaar koppig doorzettingsvermogen is Raveels Nieuwe Visie evenwel een stijlbegrip geworden.
   Zijn creatief werk is direct herkenbaar door zijn helder coloriet en sterk gedifferentieerde penseelvoering. Inhoudelijk tast de kunstenaar de verschillende gelaagd-heden van de werkelijkheid af, een plastisch onderzoek waarbij de realiteitsgebonden voorstelling in relatie wordt gesteld met zogenaamde abstracte beeldelementen, alsook de visuele illusie van het geschilderde vlak wordt uitgebreid door de aanbreng van spiegels of de aanhechting van objecten.
   Dit boek wil evenwel in de eerste plaats de aandacht van de geïnteresseerden vestigen op een minder bekend facet van Raveels artistieke produktiviteit: de autonome tekeningen en voorstudies voor schilderijen en objecten.
   Aanleiding van deze publikatie is de toekenning in 1996 van de Van Ackerprijs van de gelijknamige stichting aan Roger Raveel voor zijn eigengereide bijdrage tot de moderne kunst. Tevens is dit boek een soort catalogus bij het meerledig tentoonstellingsgebeuren Roger Raveel en Brugge dat naar aanleiding van vernoemde onderscheiding is georganiseerd.

30 euros (code de commande : 29401).

 

REINHOUD ET BALTHAZAR (André) — Les images virtuelles. Illustré par Reinhoud. Bruxelles, À la Pierre d'Alun, 1982. In-8° en feuillets, 73 p., exemplaire numéroté (n° 325), couverture et dos jaunis.
   Il s'agit du premier ouvrage publié par Jean Marchetti pour sa maison d'éditions la Pierre d'Alun.

   

25 euros (code de commande : 28062).

 

[RELENS (Gaston)]. LACROIX (Raymond) et TOEBOSCH (Wim) Relens. S.l., Mecenart, 1996. In-12 broché, 92 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (collection « Art Poche »).

8 euros (code de commande : 390/57).

 

ROLLAND (Paul) — Les Primitifs tournaisiens. Peintres et sculpteurs. Bruxelles-Paris, Librairie Nationale d'Art et d'Histoire, 1932. In-4° broché sous jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 104 p., XXIV planches.
Avant-propos :
   Je ne prétends pas apporter la « solution définitive » de tous les problèmes que soulève la question du « Maitre de Flémalle ». Il m'a semblé toutefois que, dans les derniers combats livrés autour d'elle, les armées, tout en poussant des cris de guerre impressionnants et en employant même des moyens d'action inédits, usaient encore très souvent d'armes ébréchées, manquaient de précision dans l'attaque ou n'enlevaient que des positions négligées par l'adversaire. Il convient pourtant de savoir si l'enjeu de la bataille se présente bien sous l'aspect qu'on lui prête, si les manœuvres se justifient, si la tactique est adéquate, si les lames sont bien trempées.
   Je compte le faire en toute objectivité. Aussi bien, et je tiens à le déclarer dès l'abord, la question des langues – qui fut parfois le plus grand mobile des discussions en la matière – est absolument étrangère à celle-ci. Elles ne sont même pas subordonnées l'une à l'autre, leurs plans se situant dans des mondes différents de l'idéologie. Il n'y a jamais eu d'École « flamande » si l'on attache à cette expression un sens linguistique, ni, par voie de conséquence, d'École,« wallonne ». Il n'y a eu, au XVe siècle, qui sera ici plus spécialement en cause, qu'une grande École des Pays-Bas – nous dirions même, par anticipation, une École belge groupant des ateliers ou, si l'on veut, de plus petites Écoles locales de Flandre et de Hainaut, de Brabant et du pays de Liège. Les commerçants méridionaux qui, au siècle suivant, ont commencé à appeler « flamands » tous les artistes issus de nos anciennes provinces ont commis le même sophisme – la littérature y verra une qualité sous le nom de synecdoque – que les chefs d'États centraux qui, un siècle plus tard encore, qualifièrent de « wallonnes » les bandes armées levées par eux sur tout notre territoire national. Nous ne nous élèverons cependant pas contre ces dénominations aujourd'hui universellement reçues ; ce serait tout simplement risible. Toutefois, il serait plus ridicule encore de nous prêter une arrière-pensée cacique que, seule, une interprétation antihistorique de pareilles expressions peut engendrer.
   Si, à la suite de nos recherches, nous sommes amené à conclure que Roger de le Pasture – qu'il doive s'identifier avec « Flémalle » ou rester distinct de lui, peu importe, – après être né à Tournai, a réellement reçu sa formation artistique dans la même ville, alors plus que wallonne puisque française, nous n'en considérerons pas moins son passage définitif à Bruxelles et sa flamandisation (Van der Weyden) comme une preuve de l'unité de culture de notre vieux sol et comme un exemple de fraternisation par-dessus nos frontières internes.

25 euros (code de commande : 29048).

 

[ROPS (Félicien)]. Félicien Rops. 1833-1898. [Bruxelles], Lebeer-Hossmann, 1985. Grand in-8° carré broché sous couverture rempliée, 264 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Botanique et aux Musées royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 1er mars au 28 avril 1985, au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 6 juin au 21 juillet 1985 et au Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, à Nice, du 31 juillet au 15 octobre 1985.
Sommaire :
   - Mort, où est ta victoire ?, par François Mathey.
   - Petit dictionnaire autour de Félicien Rops, par Gilbert Lascault.
   - Catalogue (Biographie - Peintures - Dessins - Gravures - Bibliographie), par Catherine De Croës et Astrid Mattard.

15 euros (code de commande : 27846).

 

ROUSSEAU (Félix) L'art mosan. Introduction historique. Deuxième édition revue, augmentée et illustrée. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 2).
Table des matières :
   La priorité historique de l'Art mosan.
      - D'où lui vient cette priorité ?
      - Le sens du mot mosan.
      - L'étendue du pays mosan.
      - La Civitas Tungrorum - Ses origines - Sa situation dans la Gaule romaine.
      - La Civitas Tungrorum et l'axe rhodanien-rhénan.
      - Les caractéristiques de la Civitas Tungrorum.
      - Les temps mérovingiens - L'abondance de bijoux.
      - Les Carolingiens, « gens de l'est ».
      - La période lotharingienne - Époque de l'Église impériale.
   Relations avec le monde extérieur : Italie, Espagne, Angleterre.
   Relations avec le monde extérieur : L'est européen.
      - La vitalité des villes mosanes - Le témoignage des monnaies.
      - La vitalité des villes mosanes - Les « Walengassen » ou quartiers wallons dans les villes de l'Empire.
      - La vitalité des villes mosanes - Les franchises urbaines.
   Aperçu sommaire sur l'Art mosan.
      - L'architecture.
      - La sculpture.
      - Les fresques.
      - La miniature.
      - L'ivoirerie.
      - L'orfèvrerie.
   Perte de prééminence pour le pays mosan.

10 euros (code de commande : 29831).

 

ROY (Marcel)Le Patrimoine artistique louviérois. La Louvière, 1963. In-8° broché, 255 p., 32 planches hors texte, fort bon exemplaire (malgré le dos bruni) en partie non coupé.
Table des matières :
   - Liminaire.
   - Message.
   - Préface.
   Première partie. Évolution du mouvement artistique à La Louvière et dans le Centre.
      - Préambule.
      - Climat.
      - Inventaires.
      - Les promoteurs.
      - Les cercles d'Art.
      - Le musée.
      - Les galeries d'Art.
      - L'apport régional.
   Deuxième partie. Initiation - invitation (suivent les illustrations).
   Troisième partie. Le répertoire des œuvres.
      - Avertissement.
      - Les Artistes représentés au Musée communal (1901 à 1960).
      - La collection Marguerite et Michel Bernier.
      - Bibliographie.
      - Index des artistes.
      - Index des citations.

40 euros (code de commande : 24875).

 

[RUBENS (Pierre-Paul)]. VAN DE PERRE (Harold) — Piero Pauolo Rubens [prophète de l'art moderne]. Comprendre - Voir - Vivre. Zaventem, Elsevier - Séquoia, 1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 189 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Nouveau livre, Rubens nouveau. Des ouvrages sur Rubens, il n'en manque pas. Pourtant, l'artiste apparaît ici comme un inconnu, qui déconcerte et fascine à la fois. C'est que Harold Van de Perre a su résister à la tentation de théoriser : son livre est composé comme une symphonie ; écrit avec des images plutôt qu'avec des mots, il révèle les innombrables « solutions plastiques » que Rubens a découvertes aux problèmes de la forme. Invoquant tour à tour la réalité historique (le « comprendre »), l'impulsion picturale (le « voir ») et la perception poétique (le « vivre »), l'auteur confronte Rubens avec quarante-cinq autres peintres et, bien sûr, avec Rubens lui-même. Il l'associe en outre, par l'iconographie, à divers phénomènes naturels, cosmiques et musicaux. Ensuite, le pas vers l'abstraction est vite franchi.
   Rubens : synthèse de la peinture classique, précurseur de la peinture moderne. Un livre révolutionnaire sur un peintre révolutionnaire ; une œuvre qui vous obligera à regarder Rubens, et la peinture dans son ensemble, avec d'autres yeux.

20 euros (code de commande : 22538).

 

SANDER PIERRON Les Mostaert. Jean Mostaert dit le maître d'Oultremont. Gilles et François Mostaert. Michel Mostaert. Bruxelles, Van Oest, 1912. In-8 broché, 152 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 393/57).

 

Scaldis. Escaut - Schelde. [Art et civilisation.] Tournai, 1956. In-8° broché, 212 p., XXXI planches hors texte in-fine, jaquette conservée, coupures de presse et quelques photos, quelques soulignements.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à tournai (Halle aux Draps - Casino communal - Musée d'Histoire et d'Archéologie - Musée des Beaux-Arts), du 15 juillet au 10 septembre 1956.
Table des matières :
   - 
Introduction, par le comte J. de Borchgrave d'Altena.
   - Architecture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Sculpture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Métaux, par le chanoine Jean Cassart.
   - Manuscrits à miniatures, par L. Fourez, J. Délaisse, A. Boutemy.
   - Tapisseries, par Georges Platteau.
   - Imprimés, estampes et iconographie.
   - Orfèvrerie, par G. Duphénieux.
   - Peinture, par le comte Philippe de Limburg-Stirum et le colonel Joly.
   - Porcelaine, par G. Duphénieux.
   - Héraldique, par Lucien Fourez et Pierre Dubuisson.

15 euros (code de commande : 16697).

 

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[SCHÕNBERG (Rodolphe)]. LEBEER (Louis) — Rodolphe Schõnberg peintre-graveur. Étude critique et catalogue de l'œuvre gravé. Rotterdam, Ad. Donker, 1949. In-4° sous reliure d'éditeur, 203 p., deux reproductions en couleurs contrecollées + nombreuses reproductions en noir, tirage limité à 560 exemplaires.

45 euros (code de commande : 319/67).

 

SILVESTRE (Armand) et CLOSSET (Brigitte) — Textes et peintures. Avant-propos de Pauline Bastin. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, [64] p., 13 illustrations en couleurs à pleine page, envoi de Brigitte Closset, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Octobre 2004, ils se rencontrent... il regarde le travail, intrigué ... il critique.
   Elle entend et répond par une lettre qui désormais va les engager, les lier car ils se reconnaissent dans un instinct commun, dans une émotion profonde de la peinture qui va les faire se parler.
   Il est question de l'ove (dont l'artiste va féminiser le genre), mais « l'ove, est-ce une surface ou un trait ? »...
   Enigme intarissable et porteuse qui les met au travail pour construire une amitié respectueuse et chargée, marquée par la différence des générations qui donne alors à la transmission toute son intensité.
   Il la provoque et lui ouvre des perspectives.
   Tout se passe comme s'ils savaient où ils ont à aller Les oves s'animent en lui comme si elles étaient temporairement sa priorité, il ne doute plus.
   Lui qui interroge sans cesse, ... Il se repose, il s'y repose.
   Elle entend bien quelque chose de son expérience, de sa vérité, de sa vie, Ainsi, elle se les approprie à nouveau pour mieux les faire danser ; pour mieux les remettre en péril.
   Entre ces deux-là, il est bien question d'émotions poétiques, d'existence, de sensibilité et de création.

 

SIMON (Armand) — Dessin original au crayon. Signé et daté de novembre 1974. Dimensions de la feuille : 252 x 343 mm.
   Ce dessin fait partie des quelques illustrations non retenues pour le recueil de poème de Michel Stavaux, Le Maître du Hasard, publié par André Derache, Bruxelles, en 1975.

665 euros (code de commande : 29791).

 

SIMON (Armand)Portrait très fragmentaire d'un romancier noir. Choix de dessins, correspondances, écrits, fragments de textes d'Armand Simon rassemblés, préfacés et annotés par Michel Hallers. [Colfontaine], Les Marées de la Nuit et Centre Culturel de Colfontaine, 2006. In-4° broché, 195 p., nombreuses illustrations en noir, tirage limité à 500 exemplaires.
   
Publication réalisée à l'occasion des activités commémoratives du centenaire de la naissance d'Armand Simon organisées par le Centre culturel de Colfontaine du 3 mars au 2 avril 2006.
Introduction :
   L'on reste interdit, sans voix, l'œil rivé sur des murs lézardés et d'impavides déraisons.
   C'est qu'une icône s'avère transgression acide, cartable d'exercices malsains dont le vigoureux et péremptoire dessein rend vaine toute tentative d'espérance.
   Une poésie sombre exprime un univers souterrain, sordide « arrière-monde » aux décors de cauchemar, aux sanctuaires de stupre, aux terrifiantes geôles de folies et d'horreurs.
   La nature engageant sa mauvaise nature.
   Un règne fait d'inquiétude, de menaces. Images révulsives, corrosives, déconcertantes et cependant bien réelles. Elles nous plaquent ventre au sol et nous forcent à y lire l'aveu de nos déchirures et hantises les plus refoulées. C'est comme s'il s'agissait d'assumer les affres de l'angoisse, à éventer le crachin de nos turpitudes et ainsi, peut-être, à les désamorcer. Mais hélas il n'y a plus d'espoir : les hommes ne se lassent pas d'inventer le génocide. L'on consulte en confiance des merveilles étoilées et nous voici rejetés aux fosses mortelles où des griffes écharpent l'enfant abandonné au chaos.
   Armand Simon mettait au jour des images sanctionnant la raison ; pincées de soufre, de luxure, poignées de meurtrissures récurrentes. Loin d'une esbroufe macabre, par une technique réinventée, il s'échappait de l'étau des réalités quotidiennes, comme une quête de l'effroi en réponse aux puits et palais d'injustice. Rappelons-le, Simon naquit et vécut au Borinage, pays de crassiers et de misères, carrefour chargé d'histoires et de légendes corruptibles.
   Il a suffi d'une rencontre, d'un hasard pour décider de son destin : Les Chants de Maldoror en ce qu'ils ont d'insensé et de rupture le laissèrent d'abord pantois puis forcèrent une irrésistible vocation en un absolu abandon. Ainsi, grâce au jeu du dessin et de l'écriture, le vit-on pendant cinquante ans en proie à un continuel soliloque, tantôt butoir pour se fuir, ailleurs miroir pour se retrouver. D'où l'émergence d'une œuvre aux échappées multiples que chacun visitera selon ses propres errances mais qui demeure intangible en dépit de ses diverses interprétations.
   Hormis les Chants, la littérature fantastique ou surréaliste, le roman noir ou gothique, une méfiance entretenue à toute espèce d'introjection ne pouvait l'amener qu'à la solitude et à la marginalité. C'est qu'il lui fallait protéger ses dons, lui le premier effaré par ses rêves.
   Laissons aux dessins, aux écrits le rôle prépondérant. Donnons à Simon la parole – la seule qui vaille au fond – en regroupant des textes publiés en de rarissimes opuscules ou catalogues et joints à des extraits de correspondance.
   Divers traits s'y assemblent comme autant de signes de sa nature complexe : compagnon des surréalistes hennuyers mais détaché de leur engagement politique, mépris du commerce de l'art, irrépressible besoin d'exprimer des rêves somptueux, humour noir voire cynisme, fou de dessin « envers et contre tout et tous ».
   Les dernières lettres disent l'homme sûr de la vérité de son art, mais aussi les aigreurs et la peine qu'endurait ce « malin génie » rendu ombrageux par l'ingratitude des exigences de la vieillesse, des maladies, de la précarité et de ceux qui sans vergogne profitèrent de sa modestie et de sa bonté.
   Xavier Canonne le notait avec pertinence : « Ne l'oublions pas, Simon, qui composa sans relâche jour après jour l'almanach de ses angoisses, fut écrivain et le demeura. C'est ainsi qu'il faut voir son œuvre, ce grand texte, comme un carnet sur lequel, dès le matin, il jette les monstres de la nuit... »
   Cette œuvre de clairvoyant, de poète, ne put s'accomplir que dans la cohérence d'un créateur en continu apprentissage de soi. Depuis les premiers dessins jusqu'aux derniers hommages à Tristan Tzara, elle s'est engendrée sans préjuger de son cours. Cela grâce à un sacrifice d'artiste sur une table nue, un acte de foi, une nécessité, pour tout dire un bienfait.

20 euros (code de commande : 27527).

 

[SLABBINCK (Rik)]. MULS (Jozef) — Rik Slabbinck. Anvers, De Sikkel, 1953. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707) et en très bel état.
Extrait :
   La plupart des hommes se représentent un artiste peintre comme une sorte de spécialiste qui, lorsque ses paysages, ses fleurs, ses natures mortes, ses portraits ou ses compositions de figures connaissent le succès, gagne à proprement parler facilement son argent.
   Il s'agit bien en vérité d'un spécialiste et plus d'un artiste soi-disant amateur pourrait beaucoup apprendre d'un bon peintre en bâtiment. Comment on apprête une toile par exemple ou un panneau, comment un glacis doit être appliqué, comment on étend les couches de couleur. Sans parler de la connaissance des matériaux qui fait défaut à tant d'artistes.
   Ces connaissances spéciales ne suffisent cependant pas à faire des artistes. Il existe des natures raffinées qui obéissent à l'impulsion de rendre leur vision du monde et d'exprimer leur être le pi us intime. Cette exigence suppose un certain génie et, lorsque j'emploie ce terme à propos de Slabbinck, il n'entre nullement dans mes intentions d'affirmer qu'il surpasse Rubens ou qu'il égale Rembrandt. J'appelle « génie »' cette sorte d'esprit ou de démon qui domine le destin d'un homme et « génial » ce qui est né de sa propre invention et non d'une quelconque imitation.
   Cela dit, il serait faux de penser que le génie est chez l'artiste un don inné. On a parlé trop inconsidérément déjà d'un « poète-par-la-grâce-de-Dieu ». Je tiens pour une erreur d'Horace le « poëta nascitur ». Tout, à peu de chose près, peut être conquis par l'effort. Il ne s'agit pas tellement ici du zèle ou du dévouement à sa tâche de l'artisan, mais plutôt d'une poussée vers l'absolu. C'est là ce dont se charge le démon intérieur. Sans cette poussée, on ne peut considérer qu'on a affaire à un véritable artiste. Celui-ci doit être rempli de passion s'il veut exprimer dans son œuvre le meilleur de ce qu'il porte en soi. Une continuelle tendance vers l'absolu garantit le développement de tout peintre digne de considération.
   C'est là ce qui se passa pour Slabbinck. Bien des chances existaient pour qu'il devînt un brodeur de soie dans les affaires d'un père qui vit d'un mauvais œil son fils renoncer aux drapeaux et aux chasubles pour se mettre à barbouiller des toiles avec des couleurs. On sait combien sont généralement manquées les premières œuvres et combien aussi elles autorisent peu d'espoirs.
   Sa rencontre avec Permeke a été décisive à cet égard. Luc Peire également l'aura encouragé dans son penchant à peindre. Quant à la maison paternelle, elle ne peut être restée non plus sans influence. II s'agissait là de choisir et d'harmoniser chaque jour sur les étendards et les parements des couleurs qui créent un monde. Au début, ce ne sont généralement que des travaux gâchés. Mais petit à petit, le peintre reconnaît une lueur dans sa macédoine de couleurs. II mélangera les teintes, les harmonisera, produira un ton qui ait une résonance particulière. II vit aussi ce que faisaient Permeke, Gustave de Smet, mais très tôt, il éprouva le besoin de faire autre chose. Une fois libéré de la contrainte de l'exemple, il put aller vers la nature, source de toute inspiration. Avec sa propre vision de la réalité, il parvint à conquérir son coloris personnel, sa manière originale de dépeindre. Ne valait-il pas mieux songer au perfectionnement de ses propres moyens artistiques, plutôt que de s'inquiéter de problèmes d'école ou de tendance ? Rik Slabbinck a continué à peindre sans plus écouter les conseils de personne.

10 euros (code de commande : 27129).

 

[SNYDERS (Frans)]. KOSLOW (Susan)Frans Snyders. Peintre animalier et de natures mortes 1579-1657. Avant-propos de Walter A. Liedkte. Traduit de l'anglais par Catherine Warnant et Cécile Frongeux. Anvers, Fonds Mercator, 1995. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 371 p., nombreuses illustrations (la plupart en couleurs), exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Préface.
   I. Biographie.
   II. La nature morte : contexte, théorie et pratique.
   III. Fruits, garde-manger et étals.
   IV. Couronnes et guirlandes.
   V. La peinture animalière : contexte, théorie et pratique.
   VI. Les tableaux de chasse.
   VII. Les fables.
   VIII. Tableaux de genre avec des animaux.
   IX. La basse-cour et les concerts d'oiseaux.
   X. Aigles et serpents.
   - Conclusion.
   - Notes.
   - Bibliographie.
   - Index des noms.
   - Index des œuvres citées.

80 euros (code de commande : 27678).

 

SOIL DE MORIAMÉ (E.J.) Inventaire des objets d'art et d'antiquité existant dans les edifices publics des communes de l'arrondissement judiciaire de Tournai. Tome premier. Arrondissement de Tournai. Cantons d'Antoing - Celles - Leuze - Peruwelz - Templeuve. Charleroi, Imprimerie Provinciale, 1923. In-8° broché, 219 p., illustrations, traces d'humidtés dans les derniers feuillets.
Table des matières :
   Canton d'Antoing : Antoing - Bleharies - Bruyelles - Calonne - Chercq - Ere - Fontenoy - Guignies - Hollain - Howardries - Jollain-Merlin - Laglanerie - Laplaigne - Lesdain - Maubray - Peronne - Rongy - Rumes - Saint-Maur - Taintegnies - Wez Velvain.
   Canton de Celles : Celles - Anserœul - Escanaffles - Hérinnes - Melles - Molembaix - Mont-Saint-Aubert - Mourcourt - Obigies - Popuelles - Pottes - Quarte - Velaines - Wattripont.
   Canton de Leuze : Leuze - Barry - Béclers - Chapelle-à-Oie - Chapelle à Wattines - Gallaix - Gaurain-Ramecroix - Grandmetz - Ligne - Maulde - Montrœuil-au-Bois - Pipaix - Thieulain - Willaupuis.
   Canton de Péruwelz : Péruwelz - Baugnies - Blaton - Bon-Secours - Braffe - Brasmesnil - Bury - Callenelle - Roucourt - Vezon - Wasmes-Audemetz-Briffœul - Wiers.
   Canton de Templeuve : Templeuve - Bailleul - Blandain - Esquelmes - Estaimbourg - Estaimpuis - Evregnies - Leers-Nord - Pecq - Ramegnies-Chin - Saint-Léger - Warcoing.

25 euros (code de commande : 29046*).

 

[STÉVEN (Fernand)]. LINZE (Georges) — Fernand Stéven. Anvers, Elsevier, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 13 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 248), en bel état.
Extrait :
   Fernand Stéven s'efforça de dégager de notre époque un art qui l'exprime tout entière. Ce faisant, il a magnifié de simples outils et des appareils que l'on avait cru jusqu'alors, uniquement utilitaires. Par la magie de son talent, il les a haussés jusqu'à l'Art et a prouvé, une fois de plus, que la Poésie n'est que ce que les choses ordinaires ont d'extraordinaire. La machine élément révolutionnaire, n'est pas contre l'homme. Fernand Stéven l'a questionnée avec une confiance joyeuse. Il n'y a pas de déformation arbitraire, pas d'outrance dans cette beauté toute classique qui se contrôle sans cesse et n'a même pas besoin d'être comprise pour être aimée.
   L'Ouvrier et l'Enfant du Musée de Reims résume le don fraternel que nous a fait le peintre, tout au long de sa carrière. On y voit un homme de ce siècle, une sorte de génie ouvrier, au milieu de son univers d'acier, dans une aurore de roues et de vitesses tournoyantes. Mais à travers elles, apparaissent la campagne éternellement jeune et un enfant tout blanc qui tend des fleurs émouvantes au dieu du travail.

10 euros (code de commande : 28287*).

 

[STEVENS (Alfred)]. FLOR O'SQUARR (Charles) et MULNIER (Ferdinand) — Stevens. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 54), photographies en parfait état.
   Le cliché du portrait d'Alfred Stevens par Ferdinand Mulnier (86 x 119 mm.) et celui du tableau Déception (175 x 244 mm.) ont été imprimés en photoglyptie par Goupil et Cie et montés sur carton légendé.
Extrait :
   Dans une lettre à son ami Gennaro Lauretti, Veronèse écrivait ceci :
   « En exécutant ce grand tableau des Noces de Cana, j'ai moins voulu rendre un sujet biblique que représenter un grand repas vénitien. Il m'a semblé que c'était faire non-seulement œuvre artistique, mais surtout œuvre historique, que de peindre les costumes de mon temps. Et pour qu'il nie fut plus aisé de faire juste et vrai, j'ai représenté mes meilleurs amis, ceux dont les mœurs et les traits m'étaient le plus familiers. »
   Ne vous semble-t-il pas qu'il y ait dans ces quelques lignes du grand maître, la formule précise de la manière adoptée et si brillamment exploitée par Alfred Stevens, un maître lui aussi. En effet, il faut qu'on retrouve toujours dans l'art, en plus de l'idéal et du beau qui sont les grands côtés, il laut, dis-je, que l'on retrouve le petit côté, c'est-à-dire l'utile. J'avoue en toute humilité que Paul Delaroche me semble moins indispensable que certains dessinateurs de nos journaux illustrés. Être de ce siècle et chercher ses inspirations dans le passé m'apparaît comme l'erreur d'un quand Lamartine est là, vivant, c'est assurément la conséquence grand talent. S'attacher à nous montrer le duc de Guise mort d'un point de départ faux, l'effet d'un génie dévoyé. Ne valons-nous pas, après tout, le bon vieux temps, si souvent discutable ? Notre société est-elle donc si médiocre que nous n'y puissions rien trouver qui nous fasse penser ? Non pas. J'ai la conviction que ce siècle est viril et élevé, que nous coudoyons à chaque pas des drames, des tragédies, des églogues, qu'il y a en nous une âme noble, grande et belle, que nos héros valent ceux d'hier, que nos passions, nos instincts, nos sentiments, nos aspirations et nos révoltes sont toujours les mêmes, qu'enfin tant que le monde sera monde, il y aura toujours à penser et à voir. Hommage à ceux qui savent voir et qui prennent des notes. Alfred Stevens est un de ceux-là.


Déception.

45 euros (code de commande : 28632).

 

STILMANT (Raymonde) — Orfèvres, joaillers et horlogers en Hainaut au 19e siècle. Mons, Chez l'Auteur, 2008. In-8° broché, 190 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Avant-propos :
   Au départ, cet ouvrage ne devait répertorier que les maîtres-orfèvres du Hainaut. Cependant, au fil de nos recherches, il est apparu que bien souvent, « les petites mains », compagnons et ouvriers-orfèvres étaient les véritables auteurs des œuvres sur lesquelles les maîtres ne faisaient qu'apposer leur marque et les commercialiser. Sortir de l'anonymat ces artisans, les graveurs, ciseleurs et fondeurs qui ont contribué à enrichir par leur savoir-faire l'orfèvrerie hainuyère n'est que justice.
   À ceux-ci se sont ajoutés les joailliers et horlogers soumis aussi au contrôle et à la taxe sur les matières d'or et d'argent qu'ils mettaient en œuvre ou revendaient.
   La disparition des plaques d'insculpation des différents centres étudiés ne nous a pas permis de rendre avec certitude tous les poinçons à leurs propriétaires et nous sommes conscients que des découvertes sont encore à faire. Les sacristies d'églises conservent de nombreux témoins de l'orfèvrerie du XIXe répertoriés par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique mais leurs poinçons n'ont pas été photographiés et leur accès requiert de longues et patientes démarches.
   Quant à la terminologie rencontrée dans les documents d'archives, elle a été scrupuleusement respectée.

22 euros (code de commande : 27613).

 

STILMANT (Raymonde) — Les orfèvres de Mons du XIIIe au XIXe siècle. Mons, Chez l'Auteur, 2019. In-4° broché, 301 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   Les aléas politiques, économiques et sociaux dont les « Provinces Belgique » furent les victimes au cours des siècles ont opéré de sombres coupes dans l'importante production des orfèvres montois répertoriés.
   Mons, ville enserrée dans ses fortifications jusqu'au XIXe siècle a joué un rôle politique important sous l'Ancien Régime en tant que capitale administrative du Comté de Hainaut, celui-ci incluant une partie du territoire français qui fut annexé progressivement par les guerres de Louis XIV de 1635 à 1677.
   Mons où se réunissaient les États de Hainaut constitués de la noblesse, du clergé et du Tiers État comptait six paroisses, la principale étant Sainte-Waudru qui eut ses orfèvres attitrés car les nobles dames chanoinesses avaient la généreuse habitude d'offrir une coupe d'argent aux personnalités qui les invitaient à leur repas de noces. Les paroisses de Saint-Germain, Saint-Nicolas en Havré, Saint-Nicolas en Bertaimont et Sainte-Élisabeth furent aussi d'excellentes clientes des hommes de l'art. Les orfèvres pouvaient aussi compter parmi leur clientèle les vingt et un refuges d'abbayes où séjournaient les abbés durant les sessions des États de Hainaut, les nombreux ordres religieux dont les Jésuites, les Ursulines, les Bénédictines, les Sœurs Noires, les Sœurs Grises, les Visitandines, .... et de multiples chapelles.
   La noblesse et la bourgeoisie furent également d'importants commanditaires de nos orfèvres comme en attestent les armoiries gravées sur de somptueuses pièces d'orfèvreries civiles : Croÿ, Mérode, Gages Bousies, Arenberg, Cornet d'Elzius, Vilain XIV, Houzeau de le Haie.
   Le métier organisé depuis le XIIIe siècle a conquis ses lettres de noblesse dès la période bourguignonne dont de nombreuses réalisations sont encore visibles dans les trésors des collégiales Sainte-Waudru à Mons et Saint-Vincent à Soignies : le goût et la qualité d'exécution de ces œuvres sont irréprochables.
   Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de véritables lignées d'orfèvres rivalisent de virtuosité pour mettre en œuvre pièces de prestige tant civiles que religieuses. Au début du XVIIe siècle, noix de coco évidées et montées en argent pour servir de coupes, hanap en forme de cerf et tazza sont sous l'influence des productions des villes du Nord et allemandes. Le goût français s'imposera ensuite mais nos orfèvres seront suffisamment créatifs pour garder indépendance et originalité en élaborant leurs propres modèles.
   Les graves troubles politiques de la fin du XVIIIe siècle que subissent nos Provinces, champs de bataille, des grandes puissances rivales sonnent le glas du beau métier d'orfèvre et écument nos trésors de métal précieux. Le métier se perpétuera au XIXe siècle mais le nombre d'orfèvres et leur clientèle ne sont plus comparables à ceux des siècles précédents.
   Une autre perte irréparable fut causée par l'incendie des archives en 1940 suite à un bombardement allemand destiné à la gare de Mons qui n'a pas atteint sa cible. De précieux documents furent irrémédiablement perdus et l'on ne doit la connaissance de ces centaines de noms d'orfèvres qu'au travail de l'avocat Gonzales Decamps qui passionné par notre passé artistique a relevé en 1906 des centaines de noms d'orfèvres souvent accompagnés d'une date de réception, de maîtrise ou d'activité.
   Ces inestimables manuscrits conservés à la Maison Losseau constituent la base de notre travail.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Le métier d'orfèvre à Mons.
      I. Les premiers statuts.
      II. Le poinçonnage.
         1. Le poinçon de ville au château.
         2. Le second poinçon de ville AE couronné.
         3. Le poinçon de date.
            a. La lettre décanale.
            b. Le millésime.
         4. Le poinçon de maître.
         5. L'apprentissage et la maîtrise.
         6. L'orfèvre dans la hiérarchie sociale.
            a. Bourgeois de la ville de Mons.
            b. Change du Roi ou de la ville.
            c. Homme de fief sur plume.
            d. Connétable.
            e. Après serment, devront signer.
            f. Bâtonnier de Sainte-Waudru.
            g. Le commerce de l'orfèvrerie.
            h. Les orfèvres et le protestantisme.
            i. Les orfèvres et la monnaie.
   - Tableau des lettres décanales.
   - Abréviations.
   - Dictionnaire des orfèvres de Mons du XIIIe au XVIIIe à Mons.
   - Glossaire.
   - Index des illustrations.
   - Index des noms.
   - Légende des places, rues, ruelles de Mons.
   - Les enseignes de Mons.
   - Les poinçons par thèmes.
   - Sources et bibliographie.

40 euros (code de commande : 29175).

 

[STREBELLE (Rodolphe)]. Rodolphe Strebelle 1880-1959. Bruxelles, Musée d'Ixelles, 1981. In-8° carré broché, [68 p.], nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, peu courant.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective présentée au Musée d'Ixelles, du 13 février au 22 mars 1981 puis au Musée de la Boverie, à Liège, du 1er avril au 3 mai 1981 et au Musée des Beaux Arts de Tournai, du 6 juin au 19 juillet 1981, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste.
Article de Paul Caso dans le journal Le Soir du 18 février 1981 :

   
Que de souvenirs réveille en nous, dans les salles du musée d'Ixelles, la rétrospective des œuvres de Rodolphe Strebelle ! Il est mort à Uccle le 9 mai 1959. Nous l'avons connu une dizaine d'années, dans ce petit monde du « Kamerdelle », où l'art mûrissait encore en même temps que les blés et les fruits des vergers.
   De grands artistes vivaient là sur une colline inspirée. Les « Strebelle » y formaient une tribu pleine de jeunesse et d'avenir. Il y avait le père Rodolphe, qui portait avec élégance et discrétion son prénom romantique, « Poppy » la mère souveraine, fière de ses trois fils Jean-Marie, Claude, Olivier et de sa collection de coquillages. Une dynastie d'artistes en puissance. La modestie du père était extrême. Il ne fit de son vivant que huit expositions personnelles.
   Ce Tournaisien de bonne souche apportait, au sein du groupe « Nervia », une âme grave et mélancolique ; très individualiste, il n'en sera pourtant pas moins attentif à l'animation intime et chaleureuse du fauvisme brabançon, à l'arabesque hardie, à la touche vibrante.
   Mais sa palette ne s'est point vraiment embrasée ; il aimait trop les nuances, le vert transparent, le bleu tendre, le gris frémissant pour ne pas se fixer en définitive dans la propre conscience qu'il avait de son domaine privé : sa famille, la maison, les voyages d'inclinaison – avec au bout de l'évasion, la mer de Bretagne aimée.
   Sa passion des siens l'inspirait à chaque événement de la vie de famille comme au moindre geste gracieux de l'enfant à la plage. Des amitiés lui furent précieuses : celle d'Oleffe si efficace pour toute une génération, celles de Schirren et de Brusselmans. On voit bien aussi, dans quelques grands morceaux de peinture, que le style épuré et expressif de Gustave Van de Woestyne fascina Rodolphe Strebelle.
   En 1959, nous écrivions dans le catalogue du salon des Peintres de le la mer qui lui rendait, cette année-là, hommage : « Il est de cette race qui tient l'art pour une longue patience, une fervente révélation de ce domaine intérieur, où l'homme est seul à l'écoute du monde. Certes, toutes les inquiétudes, toutes les joies qui sont réservées à l'artiste en pleine possession de ses moyens, et guidé par un instinct très sûr de la couleur et de la forme, Rodolphe Strebelle les a éprouvées. »
   La rétrospective du musée d'Ixelles rassemble cent quarante toiles, pastels, aquarelles et dessins de 1914 à 1956 – avec des œuvres majeures comme La Femme au chapeau (1915), Les Écoliers (1921), Portraits des enfants (1925) et Femme enceinte (1927). Mais certains tableaux importants manquent à l'appel comme Recueillement (1926), L'Enfant malade (1938) et la Pietà de 1942, pour n'en citer que trois.
   Les scènes de plage sont nombreuses, mais aussi d'admirables marines à Camaret. Nous aurions souhaité revoir aux cimaises plus de paysages d'Ardenne d'une beauté à la fois sombre et sereine, d'une originalité si impressionnante par la densité même de la matière.
   Quoi qu'il en soit, la vaste exposition du musée d'Ixelles nous rend infiniment proche le génie de l'intimisme que possédait Rodolphe Strebelle.
   Bernard Berenson évoquait la fuite du temps, la vie perpétuée par le grand art : « En somme, écrit-il, le moment esthétique est un moment de vision mystique. » Oui, un état de grâce qui nous touche d'une œuvre à l'autre, qui nous entraîne dans cet univers de ferveur où Rodolphe Strebelle nous fait entendre les battements d'un cœur religieux qui se délivre de la mort même par la transcendance de l'art.
   Désormais, il faudra situer ce peintre parmi les plus grands.

18 euros (code de commande : 28942).

 

Tableaux de Fleurs du XVIIe siècle. Peinture et botanique. Zeventiende-eeuwse bloemstukken. Schilderkunst en plantkunde. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1989. In-4° broché, 104 p., illustrations en couleurs, édition bilingue (français-néerlandais), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Eliane De Wilde.
   - Regard nouveau sur les anciens tableaux de fleurs, par Sam Segal.
   - Les peintres de fleurs du XVIIe siècle au musée des Beaux-Arts de Bruxelles, par Willy Laureyssens.
   - Botanique et peinture, par André Lawalrée.
   - La question du symbolisme, par Paul Dekeyser et Anne-Marie Dekeyser-Paelinck.
   - Catalogue, par Anne Marie Dekeyser-Paelinck.
   - Index des plantes, par Paul Dekeyser.
   - Index des animaux, par Gustave van der Gaer.
   - Biographie des artistes, par Willy Laureyssens.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 27017).

 

Les Tapisseries Flamandes au château du Wawel à Cracovie. Trésors du roi Sigismond II Auguste Jagellon. Sous la direction de Jerzy Szablowski. Anvers, Fonds Mercator, 1972. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui de l'éditeur, 499 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs et, parmi ces dernières, de nombreuses à déplier, très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. L'origine et l'histoire de la collection. Le fondateur royal, par Jerzy Szablowski.
   Chapitre II. Tapisseries historiées : scènes de la Genèse, par Anna Misiag-Bochenska.
   Chapitre III. Verdures aux animaux, par Maria Hennel-Bernasikowa.
   Chapitre IV Les tapisseries à grotesques, par Magdalena Piwocka.
   Chapitre V. La tapisserie flamande et le grand témoignage du Wawel, par Sophie Schneebalg-Perelman.
   Chapitre VI. Les Pays-bas à l'époque de la création des tapisseries du Wawel, par Adelbrecht van de Walle.
   - Catalogue des tapisseries flamandes du roi Sigismond-August.
   - Bibliographie.
   - Table des illustrations.
   - Index des noms.

35 euros (code de commande : 24738).

 

[TERBOCH (Gérard)]. HELLENS (Franz) Gérard Terborch. Bruxelles, Van Oest, 1911. In-8 broché, 132 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 363/57).

 

Les trésors cachés des palais. Alechinsky, Camus, Anto Carte, Mambour... Mons, Ordre des Avocats du Barreau de Mons, 2015. In-4° collé, 58 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Cours de Justice, à Mons, en juin et juillet 2015.
   Cette exposition montrait pour la première fois des « œuvres qui ornent les lieux de justice à l'abri des regards du public. »
   les notices scientifiques sont de Caroline Balate.
   Les artistes exposés sont : Gustave Camus, Arsène Detry, Anto Carte, Auguste Mambour, Fernand Allard l'Olivier, Calisto Peretti, Rémy Van Den Abeele, John Bulteel, Pierre Alechinsky, Francisco de Goya, Marcel Gillis, Félix Brissot de Warville, Lucien Staquet et Marcos Aranda Gonzalez.

10 euros (code de commande : 23438).

 

Tweede Triënnale - Brugge. Brugge, Provincie West-Vlaanderen, 1971. Grand in-8° carré broché, 287 p., nombreuses illustrations en noir.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée aux Halles, à Bruges, du 15 juillet au 15 septembre 1971.
Liste des artistes exposés :
   - Pierre Alechinsky, Evelyne Axell
   - Guy Baekelmans, Balder, André Beullens, Bram Bogart, Roger Bonduel, Marcel Broodthaers, Jan Burssens.
   - Livia Canestraro, Jacques Charlier, Jacques Chemay, Clark Clarysse, Georges Collignon, Loe Copers, Amédée Cortier.
   - Albert Debois, Antoon De Clerck, Hugo De Clercq, Gilbert Decock, Raoul De Keyser, Stefan Depuydt, Karel Dierickx, Jan Dries, Higo Duchâteau, Roger Dudant.
   - Étienne Elias.
   - Jef Geys, Jean-Pierre Ghysels.
   - Hugo Heyrman, Gerard Holmens.
   - Jos Jans.
   - Hélène Keil
   - Jacques Lacomblez, Simone Lacour, Jean-Paul Laenen, Pierre Lahaut, Octave Landuyt, Laurent Lauwers, Walter Leblanc, Frank Liefooghe.
   - Marcel Maeyer, Marapol, Guy Mees, Roberte Mestdagh.
   - Roger Nellens, Marcel Notebaert.
   - Panamarenko, Hans Persoons, Willy Plompen, Rik Poot.
   - Roger Raveel, Reinhoud, Yves Rhaye, Pjeroo Roobjee, Maurice Roquet, Félix Roulin.
   - Roger Somville, Émile Souply, Pol Spilliaert, Gilbert Swimberghe, Albert Szukalski.
   - Yvan Theys.
   - Inez Vandeghinste, Jan Van de Kerckhove, Jan Van den Abbeel, Roland Van den Berghe, Guy Vandenbranden, Serge Vandercam, Paul Van Hoeydonck, Nadine Vanlierde, Paul Van Rafelghem, Dan Van Severen, Wout Vercammen, Jef Verheyen, José Vermeersch, Mark Verstockt, Godfried Vervisch, Pierre Vlerick
   - Maio Wassenberg, Joseph Willaert, Jan Withofs, Roger Wittevrongel, Maurice Wyckaert.

15 euros (code de commande : 24748).

 

[VAERTEN (Jan)]. LAMPO (Hubert) — Jan Vaerten. Anvers, De Sikkel, 1954. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), en bel état.
Extrait :
   Jan-Albert Goris (Marnix Gijsen) écrit dans l'Art Digest américain du 15 mai 1954, au sujet de l'artiste peintre Jan Vaerten : « Although vaguely related to the expressionist school, (he) develops rapidly into an unclassifialie personality. » Certes, il est difficile de situer la personnalité de Vaerten et c'est là ce qui fait le tragique et la grandeur de cet artiste si discuté. D'une part les néo-réalistes de formation académique lui ont reproché, non sans dépit, de faire violence aux habitudes visuelles en poussant la transposition du réel jusqu'à ses extrêmes limites. D'autre part les abstraits, les non-figuratifs et les expérimentaux n'ont pas tardé à le renier – bien qu'il ait été considéré au lendemain de la libération comme un des artistes d'avant-garde les plus représentatifs – sous prétexte que son œuvre demeure attachée au sujet. Ce malentendu a eu pour résultat, ces dernières années, d'élargir autour de Vaerten une zône de silence. Cet isolement, toutefois, est dû en grande partie, au désir légitime du peintre de fuir l'ambiance mondaine des expositions et des réunions d'artistes, où il faisait figure de personnage légendaire.

10 euros (code de commande : 28843).

 

[VANDERCAM (Serge)]. MEURIS (Jacques)Secoueurs de frein, lunes au front... Dessins de Serge Vandercam. Bruxelles, Éditions Signe de Sept, 1973. In-8° en accordéon, 14 feuillets sous une chemise blanche muette (un peu frottée et tachée), illustrations en couleurs, un des 250 exemplaires numérotés et signés par les auteurs (n° 89), belle dédicace avec un petit dessin, à Zéphir Busine, très bon exemplaire.
   
Cette plaquette, réalisée sur la maquette de Jacques Ledoux, fut publiée à l'occasion de l'exposition de Serge Vandercam à la galerie Stéphane Janssen, à Bruxelles, en février et mars 1973.

80 euros (code de commande : 22039).

 

[VAN DER WEYDEN (Rogier)]. Rogier Van der Weyden - Rogier de le Pasture. Official painter of the city of Brussels. Portrait painter of the Burgundian Court. Bruxelles, Centre Culturel du Crédit Communal de Belgique, 1979. Grand in-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la Maison du Roi, à Bruxelles, du 6 octobre au 18 novembre 1979, dans le cadre des manifestions du millénaire de la ville de Bruxelles.
Table des matières :

   - Foreword, par F. Narmon and P. Van Halteren.
   - The Establishment of the Court of Philip the Good and the Institutions of Government in Brussels : A City becomes a Capital, par A. Smolar-Meynart.
   - Art patronage in Van der Weyden's time, par J. Bartier.
   - Rogier van der Weyden, the City of Brussels and its painter's guild, par C. Dickstein-Bernard.
   - Rogier van der Weyden, his artistic personality and his influence on painting in the XVth century, par C. Périer-d'Ieteren.
   - The portrait art in the work of Van der Weyden, par L. Campbell.
   - The drawings of Rogier van der Weyden and his school, par M. Comblen-Sonkes.
   - Conceptual and formal relationships between the paintings of Van der Weyden and the sculpture of his time, par L. Hadermann-Misguich.
   - Architecture in Brussels in Van der Weyden's time, par V.G. Martiny.
   - Tapestry in Brussels under the reign of Philip the Good, par S. Schneebalg-Perelman.
   - Miniatures in Brussels during the reign of Philip the Good, par P. Cockshaw.
   - Unpublished information concerning Van der Weyden's work, executed for a Brussels convent, the Calvary of the Scheut Charter-house, par M. Soenen.
   - Bibliography.

15 euros (code de commande : 15126).

 

VANDEVIVERE (Ignace) — La cathédrale de Palencia et l'église paroissiale de Cervera de Pisuerga. Bruxelles, Centre National de Recherches « Primitifs Flamands », 1967. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [X], 123 p., CCXXXIV planches en noir et quelques-unes en couleurs, (collection « Les Primitifs Flamands. I. Corpus de la Peinture des Anciens Pays-Bas Méridionaux au Quinzième Siècle », n° 10), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avertissement.
   - Tableaux étudiés :
      - Groupe Juan de Flandes, Le retablo mayor de la cathédrale de Palencia
      - Groupe Juan de Flandes, L'Adoration des Mages.
   - Planches.

30 euros (code de commande : 28036).

 

[VAN DE WOESTYNE (Gustave)]. COLLIN (Christian) Gustave van de Woestyne. L'art et l'esprit. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1993. In-8° broché, 111 p., illustrations, (« Mémoire de la Classe des Beaux-Arts », collection in-8°, 3e série, tome V), jaquette.

10 euros (code de commande : 394/62).

 

[VAN DYCK (Albert)]. MULS (Jozef) — Albert Van Dyck. Traduction de François Maret. Bruxelles, Elsevier, 1957. In-8° sous reliure d'éditeur, 13, [3] p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Au moment de commencer cette étude sur mon jeune ami Albert Van Dyck, que j'estimais tant et dont je garde un si profond regret, je le revois soudain, tel qu'il m'apparut lors d'une de nos dernières rencontres. Après avoir visité une de ses expositions, je voulais lui dire une fois encore combien elle m'avait plu. Il me lança de derrière ses lunettes un regard méfiant, presque sarcastique : pensais-je vraiment ce que je lui disais, ou n'était-ce là que vaine politesse ? Son art, si personnel et si sensible, avait beau avoir atteint un point de perfection qui forçait notre admiration, l'artiste n'en était pas moins demeuré le garçon timide de naguère, l'être socialement gauche qui donnait toujours l'impression de se tenir à carreau, de peur qu'on ne prît barre sur lui. Cézanne aussi a connu cette hantise, lui qui ne voulait pas « qu'on lui mît le grappin dessus ». Tout artiste qui croit avoir atteint un certain résultat craint la remarque capable de le faire douter de nouveau de la valeur de ses réalisations.
   Van Dyck était pourtant titulaire du prix Rubens, – une distinction précieuse, qui permettait à son bénéficiaire de passer deux ans en France, grâce à une allocation annuelle de 10.000 francs d'alors. Encore élève à l'Académie, il avait obtenu les prix Van Lerius et De Keyser, et, en 1939, il décrochait ce prix Oleffe, dont rêvaient tous les artistes. Il est permis de dire que peu déjeunes sont entrés sous de si brillants auspices dans le monde des arts.

10 euros (code de commande : 29378).

 

[VAN DYCK (Antoine)]. Tome I : Peintures. [Par] Arthur K. Wheelock, Jr., Susan J. Barnes, Julius S. Held [et] Christopher Brown, Oliver Millar, Carol Christensen, Jeffrey M. Muller, Zirka Zaremba Filipczak, J. Douglas Stewart. Washington - Anvers, National Gallery of Art - Fonds Mercator, 1991. Tome II : Dessins. [Par] Christopher Brown. New York - Anvers, The Pierpont Morgan Library - Fonds Mercator, 1991. Deux volumes sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, t. I : 383 p., t. II : 293 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé.
   L'édition anglaise du tome I a été publiée à l'occasion de l'exposition Anthony van Dyck organisée par la National Gallery of Art, Washington, du 11 novembre 1990 au 24 février 1991 et celle du tome II à l'occasion de l'exposition The Drawings of Anthony van Dyck organisée à la Pierpont Morgan Library, à New York et au Kimbell Art Museum, à Fort Worth, du 15 février au 21 avril et du 1er jui au 11 août 1991.
Préfaces :
   Tome I :
   Van Dyck appartenait à une génération d'artistes exceptionnels, dont faisaient aussi partie Bernini, Velàzquez et Rembrandt, nés à l'aube du XVIIe siècle. Tout comme eux, Van Dyck fixa de manière originale et durable l'image des milieux sociaux qu'il fréquenta. Ceux-ci étaient situés en Flandre, en Italie, et jusqu'à la cour du roi Charles Ier à Londres. Son style, où le grand se marie au naturel, le cérémoniel à l'intime, l'épique au personnel, firent de lui l'un des artistes les plus recherchés de son époque, et il devait par la suite inspirer des peintres aussi différents que Sir Joshua Reynolds et John Singer Sargent.
   Le hasard voulant que leurs goûts coïncident, P.A.B. Widener et Andrew Mellon enrichirent leurs collections d'anciens maîtres par de remarquables toiles d'Antoine van Dyck. L'aristocratique élégance de ses portraits séduisit sensiblement les collectionneurs, et ils se donnèrent beaucoup de peine pour acquérir les meilleurs Van Dyck et les transférer au Nouveau Monde. Leurs legs à la National Gallery of Art, auxquels vinrent s'ajouter les importants apports des collections Kress et Whitney, ont constitué un ensemble d'œuvres de Van Dyck d'une richesse extraordinaire qui depuis longtemps fait la fierté de ce musée. Il est donc opportun de consacrer une exposition internationale de première importance à cet artiste, dont l'influence dans le domaine du portrait en Europe occidentale et en Amérique fut si considérable, et ce dans le cadre des événements marquant le cinquantième anniversaire de la fondation de la National Gallery of Art.
   Cette superbe exposition marque d'ailleurs également le trois cent cinquantième anniversaire de la mort de Van Dyck en 1641. Il s'agit de la première exposition de grande envergure à être consacrée à cet artiste depuis plusieurs années ; elle donne l'occasion de voir côte à côte des tableaux de toutes les époques de sa carrière, depuis la première œuvre datée de 16l3, lorsque ce jeune prodige n'avait que quatorze ans, jusqu'aux derniers portraits qu'il exécuta comme peintre de la cour du roi Charles Ier et de la reine Henriette-Marie à Londres. Des efforts tout particuliers ont été consentis en outre pour rassembler le plus grand nombre possible de ses scènes religieuses et mythologiques. Ces toiles, qui sont souvent moins connues que les portraits de ses distingués protecteurs, témoignent d'une sensibilité et d'une force poétique uniques.
   Arthur Wheelock, ayant fort sagement reconnu qu'il était temps d'entreprendre une nouvelle évaluation de l'ensemble de la carrière de Van Dyck, proposa à Susan J. Barnes d'être à ses côtés conservateur de l'exposition. Ensemble ils ont sélectionné les œuvres et produit le catalogue. Julius S. Held fut tout aussi indispensable, aussi bien par ses conseils concernant la sélection que par la rédaction de l'essai consacré aux esquisses à l'huile. Nous sommes particulièrement sensibles au soutien et à la contribution érudite du doyen des spécialistes de Van Dyck, Sir Oliver Millar. Toute notre reconnaissance va également aux membres du comité scientifique pour leurs conseils et aux auteurs d'essais remarquables : Christopher Brown, Carol Christensen, Zirka Z. Filipczak, Jeffrey Muller et J. Douglas Stewart.
   Tome II :
   Lorsqu'Antoine van Dyck meurt en 1641, âgé de quarante-deux ans, il est au faîte de sa gloire et de son talent, premier portraitiste d'Europe et peintre de cour attitré de Charles Ier. Cette année, à l'occasion du 350e anniversaire de sa mort nous avons le plaisir de présenter la première exposition américaine consacrée aux dessins de ce maître qui marqua l'histoire de la peinture.
   Les œuvres rassemblées permettent de suivre l'évolution extraordinairement rapide de Van Dyck vers sa maturité artistique, depuis ses débuts à Anvers comme protégé talentueux de Rubens jusqu'à la dernière décennie de sa carrière à la cour d'Angleterre. On y trouvera des exemples représentatifs de tous les aspects de son talent de portraitiste mais aussi d'auteur d'œuvres mythologiques et allégoriques. Dans certains cas il a été possible de réunir plusieurs dessins ayant servi à un seul projet – des premières élaborations à l'ultime modello.
   Considérés dans leur ensemble, les dessins de Van Dyck confirment tout autant qu'ils contredisent la personnalité artistique qui se dégage des tableaux. Alors que ses toiles témoignent d'une grande assurance, nombre de ses dessins préparatoires trahissent un effort intense, le manque d'assurance, l'expérimentation. D'autres, en particulier ses études finales pour les portraits, montrent que la virtuosité légendaire de l'artiste et la sûreté de sa touche étaient parfois supérieures encore au crayon qu'au pinceau.
   Le catalogue a été conçu par Christopher Brown, qui a choisi et commenté les œuvres. Nous lui sommes reconnaissants d'avoir pu, malgré sa récente nomination au poste de conservateur en chef de la National Gallery de Londres, consacrer une partie considérable de son temps et de ses connaissances à l'exposition. Le présent catalogue est la première publication importante consacrée aux dessins de Van Dyck après le recueil monumental de Horst Vey paru en 1962. Depuis lors, les ouvrages consacrés au dessinateur se sont multipliés ; certains problèmes de datation et d'attribution ont été résolus et l'on a découvert de nouveaux dessins. La présente étude du style de Van Dyck dessinateur représente un apport appréciable et attendu dans ce domaine.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24705).

 

VAN NAZARETH (Herman) — Kunst is niets anders dan leren zien. Introduction par Albert F. Haelmeersch. Sint-Martens-Latem, Guy Pieters, [2002]. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur (dos insolé), [52] p., nombreuses reproductions en couleurs, traces d'humidité.
Introduction :
   On pourrait dire qu'Herman Van Nazareth a complété son cycle de portraits et figures des années soixante, portraits et figures surnaturels, peints avec sentiment et une tonalité inégalée, par une série de remarquables bronzes au modelage primitif avec une patine polychrome extrêmement sensible et un chaud rayonnement.
   Cette uniformité entre son œuvre peinte et sculptée est tout à fait exceptionnelle. C'est précisément l'aspect impersonnel, imparfait, tourmenté de ses bronzes figuratifs qui témoigne de la propre personnalité de tout être, qu'il soit parfait ou imparfait.
   Parfois, ses « petits hommes » expriment leur exubérance ou lèvent les bras au ciel en signe de protestation et parfois ils se fixent en silence et avec résignation ou semblent engager un dialogue.
   Herman Van Nazareth est un artiste qui crée des formes primitives à partir d'argile brute et les travaille avec grande sensibilité pour en faire des images expressionnistes et esthétiques. Celles-ci supportent brillamment la confrontation avec la sculpture figurative classique. Ses figures en bronze brutes et sans apprêt rayonnent la chaleur et invitent à être « palpées » et « câlinées ». Leur physionomie parfois piteuse, ravagée montrent qu'un sculpteur de talent peut émouvoir le « spectateur » par des formes simples et donner envie de les dorloter.
   Ses images incarnent et expriment la vision débridée d'un artiste peut-être un peu controversable mais extrêmement sensible et pouvant emprunter pratiquement toutes les voies des arts plastiques avec passion et sentiment. Qu'il s'agisse de figures sans visage, de paysages lyriques ou de formes plastiques, son œuvre totale trouve son origine au plus profond de son âme.

13 euros (code de commande : 24897).

 

VERMEERSCH (Valentin) — Bruges. Mille ans d'art. De l'époque carolingienne au néo-gothique 875-1875. Anvers, Fonds Mercator, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 445 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface, par Frank Van Acker.
   - Avant-propos.
   I. Une nouvelle cité comtale. Bruges carolingienne et romane (875-1200).
      - Une origine énigmatique.
      - Les constructions du premier noyau urbain.
      - L'architecture romane à Bruges : un patrimoine restreint.
      - Les autres arts à l'époque romane.
   II. La grandeur d'une commune gothique et d'un marché cosmopolite. Débuts et épanouissement de l'art gothique à Bruges (1200-1400).
      - Deux siècles d'architecture et de commerce intenses.
      - Églises nouvelles et couvents de la métropole.
      - L'architecture civile au service des bourgeois et des marchands.
      - La sculpture en pierre et en bois.
      - Diversité des arts appliqués.
      - La peinture brugeoise préeyckienne.
   III. La splendeur bourguignonne et la richesse flamande. Le gothique tardif à Bruges (1400-1500).
      - Le couronnement de l'œuvre.
      - Habitations seigneuriales et maisons bourgeoises.
      - Réalisme sculptural et pictural.
      - Raffinement et luxe dans les arts appliqués.
      - Les Primitifs brugeois.
      - Du livre manuscrit au livre imprimé.
   IV. Richesse ancienne et formes nouvelles. Bruges et la Renaissance (1500-1600).
      - Heurs et malheurs du XVIe siècle.
      - Une architecture à double visage.
      - Harmonie de bois et de pierre, de marbre et d'albâtre.
      - Nouvelles recherches formelles dans les arts appliqués.
      - Une nouvelle pléiade de peintres.
   V. L'envoûtement du Baroque. Bruges à l'époque baroque et rococo (1600-1775).
      - De la solennité mesurée à l'élégance architecturale.
      - La sculpture baroque et les sculpteurs Pulinx et Pepers.
      - Mobilier civil et métaux riches, étoffes précieuses et faïences fines.
      - À l'ombre de Rubens et du Caravage.
   VI. Inspiration classique et romantisme. Le néo-classicisme et le néo-gothique à Bruges (1775-1875).
      - Du classicisme à l'éclectisme.
      - Calloigne, Pickery et les arts appliqués.
      - Le triangle néo-classique Bruges-Paris-Rome et les nouveaux Primitifs flamands.
   - Chronologie.
   - Bibliographie.
   - Index des noms.

60 euros (code de commande : 26809).

 

VAN NEROM (Claire) et MEYER (Jacques) — La faïencerie de Wasmuël. Trois familles, une faïencerie. Avant-propos de Francis Goidts. Namur, Éditions du Noyé, [1997] In-4° broché, 59 p., illustrations en noir et 56 planches en couleurs, une grande planche volante en noir à déplier, exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
   Wasmuël se situe à une douzaine de kilomètres à l'ouest de Mons, au milieu du Borinage hennuyer
   En 1935, le village comptait environ 1.500 habitants.
   Si l'époque contemporaine n'épargne guère le Hainaut, tant français que belge, les circonstances n'ont pas toujours été aussi dures pour cette région où, dès la fin du XVIIIe siècle, ont fleuri quantité de manufactures locales, à côté des activités industrielles lourdes. Dans ce sens, Wasmuël peut être cité en exemple, au moins pour la majeure partie du XIXe siècle et la première moitié de notre siècle. La famille Paulus y fonda une faïencerie qui devait prospérer durant plus d'un siècle.
   Au travers du présent ouvrage, nous désirons rendre un hommage tout en couleurs à ces familles d'entrepreneurs, aux artisans et aux artistes réalisateurs d'une multitude de faïences, utilitaires ou décoratives, témoignant toujours de l'incontestable savoir-faire de leurs auteurs.
   Le lecteur est donc invité à un voyage dans le temps et dans l'espace, au travers d'un ensemble remarquable de faïences, aujourd'hui rassemblées par la magie de l'image, grâce au nombre impressionnant de photos réalisées par l'un des descendants des familles fondatrices de la manufacture de Wasmuël.
   Toute proche de nombreuses manufactures similaires de renom, la faïencerie de Wasmuël fut d'emblée contrainte – concurrence oblige – de rechercher un équilibre entre ses prouesses artistiques et sa production d'utilité courante ; les directeurs successifs mettront tout en œuvre pour améliorer la qualité de la production, que ce soit en matière de composition des pâtes, de cuisson, de résistance des émaux et vernis, etc.
   Mené avec opiniâtreté et intelligence, ce travail a permis la création d'une multitude de faïences à destinations variées. Si, parmi elles, se trouvent des œuvres remarquables, c'est que l'ensemble de la production a toujours été réalisé en parfaite harmonie avec les tendances artistiques nouvelles du moment.

20 euros (code de commande : 29148).

 

VAN PUYVELDE (Léo et Thierry) — La peinture flamande au siècle de Rubens. Bruxelles, Meddens, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 244 p., illustrations contrecollées en couleurs.
Sur la jaquette :
   Avec cet ouvrage posthume du professeur Leo van Puyvelde, voici que s'achève la grande trilogie que ce grand spécialiste de l'art flamand a consacrée à la fin de sa vie aux trois grands siècles d'or de la peinture flamande, les deux premiers volets en étant respectivement La Peinture flamande de Van Eyck à Metsys et La Peinture flamande au siècle de Bosch et Breughel.
   Dans La Peinture flamande au siècle de Rubens, c'est l'évocation du prodigieux épanouissement du style baroque flamand sous la géniale et dynamique impulsion de Rubens, c'est aussi l'évocation de l'art de Rubens lui-même et de ses deux émules que sont Antoine van Dyck et Jacques Jordaens, et puis c'est aussi tout le glorieux cortège des maîtres grands et petits qui constituent ce qu'il est convenu d'appeler « l'école de Rubens ». Il y a là les peintres de scènes religieuses, mythologiques et allégoriques, ainsi que les peintres de portraits, de paysages, de marines, d'intérieurs d'église, de scènes de chasse et de batailles, de peintures de genre, de fleurs et de natures mortes, sans oublier les peintres de « cabinets d'amateur », de vanités et de peintures en trompe-l'œil.
   En un vaste panorama qui est comme la somme et la synthèse de toute une vie consacrée à l'étude de l'art flamand, le professeur Van Puyvelde prodigue en cet ouvrage tout ce qu'il sait et tout ce qu'il importe de savoir quant à l'histoire de la peinture baroque flamande. Son exposé est clair et alerte, en évitant toute vaine érudition, et son plan d'illustration comporte pas moins de quarante-deux planches en couleur et quelque cent-et-deux illustrations en blanc et noir qui donnent un aperçu complet de ce siècle d'or de la peinture flamande.

20 euros (code de commande : 29240).

 

VOET (Léon) — L'âge d'or d'Anvers. Essor et gloire de la Métropole au seizième siècle. Adaptation française de Anne Fillon. Anvers, Fonds Mercator, 1976. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 248 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), bon exemplaire.
Introduction :
   Dans le troisième tome de son Histoire de la Belgique, au terme d'une rigoureuse analyse, Henri Pirenne concluait : « Le mouvement économique que l'on vient de décrire gravite autour d'Anvers et en reçoit l'impulsion. Durant tout le seizième siècle, les Pays-Bas ne constituent pour ainsi dire que la banlieue de cette merveilleuse cité qui les soumet a son ascendant. » Il est vrai que le port du Werf qui, au temps des Bourguignons, n'était encore qu'une bourgade insignifiante, devint en quelques décennies, une vaste métropole qui domina la vie économique et financière des Pays-Bas. Les artistes et les savants se rassemblent et s'installent là où mécènes, amis de l'art, spéculateurs sont nombreux, et les échanges faciles. Anvers devint donc également le centre artistique et intellectuel de cette grande « banlieue » évoquée par Henri Pirenne.
   L'essor culturel et économique d'Anvers ne fut pas seulement perçu par les provinces qui en bénéficiaient directement. Quand, à Augsbourg, en 1585, l'Allemand Jobst Amman grave sur bois une Allégorie du Commerce, il adopte comme motif principal une vue d'Anvers. Certes, il ne crée pas un chef-d'œuvre (n'étant sans doute jamais allé à Anvers, il déplace et déforme sans vergogne quelques-unes des églises et des tours) mais le seul fait d'avoir choisi Anvers comme symbole de la vie économique de l'Europe est assez significatif.
   Pour comprendre la rapide promotion du grand port de l'Escaut, il importe de la situer dans son époque : le seizième siècle, l'un des tournants de la civilisation occidentale. C'est alors en effet que les horizons de l'Occident reculent jusqu'à l'Amérique et à l'Asie. Grâce aux ressources nouvelles fournies par l'expansion économique, princes et monarques se mettent à moderniser leur appareil de gouvernement et leurs armées : les États modernes se constituent et, a cette occasion, éclatent des guerres sanglantes qui redessinent la carte de l'Europe. La Renaissance, née et mûrie en Italie, commence a s'étendre vers le Nord au-delà des Alpes. Elle apporte des formes d'art nouvelles et de nouvelles façons de voir qui, plaçant l'homme au centre de l'Univers, créent les conditions favorables au développement de la science moderne. Mais cette nouvelle vision rationaliste de la vie n'expulse pas le sentiment religieux du cœur et de l'esprit des hommes : l'enseignement de Luther entraîne de violents bouleversements, tant religieux que politiques, et ébranle l'unité de la Chrétienté.
   Or, c'est en ce même seizième siècle que les Pays-Bas s'affirment comme l'un des États les plus prospères et jouent dans tous les domaines de l'activité humaine un rôle quels n'avaient jamais tenu jusqu'alors et qu'ils ne devaient plus jamais retrouver.
   Les pages qui suivent vont tenter de faire revivre le monde turbulent de la Renaissance, vu du point de vue particulier mais privilégié de la Cité de l'Escaut. Les illustrations dont l'exceptionnelle qualité est due à la générosité et à l'exigeante conscience artistique des responsables du Fonds Mercator, permettront, au moins autant que le texte, de comprendre et de sentir ce que fut, à son Âge d'Or, le rayonnement d'Anvers, Métropole de l'Occident.

25 euros (code de commande : 29316).

 

[WANSART (Joseph)]. KERELS (Henri) — Adolphe Wansart. Anvers, De Sikkel, 1955. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Le teint chaud, l'œil bleu plein de malice, la parole aisée, Adolphe Wansart était un homme fin, spirituel, modeste, dynamique et jeune malgré son grand âge. Quelques jours avant sa mort, alors qu'il allait avoir quatre-vingt-un ans, il organisait un voyage en Italie qu'il eut certainement fait si l'heure de déposer l'ébauchoir n'avait brusquement sonné. C'est que, jeune d'esprit et de caractère, il était encore gonflé du désir de s'instruire afin de porter plus haut son œuvre. Il est des hommes que la mort doit abattre net, comme d'un coup de hache, sans quoi elle n'aurait jamais raison d'eux.
   Bien bâti, fort sans être corpulent, solidement planté sur des jambes légèrement arquées, Adolphe Wansart offrait la silhouette d'un robuste marin à la démarche roulante. Un bonnet alpin tiré sur le front, une cigarette s'achevant au coin des lèvres, une grosse écharpe de laine nouée autour du cou, bohème d'aspect, on le rencontrait aux vernissages ou en ville. De loin il vous accueillait en souriant, lançant un cordial bonjour d'une voix claire qu'un léger accent de Verviers rendait plus chantante encore. Il était un excellent camarade, ne critiquant méchamment personne, mais regardant avec une certaine inquiétude les excès, sympathiques cependant, de la jeunesse.
   Wansart a beaucoup travaillé, beaucoup médité, et sa production est quasi sans déchet. Ce qui frappe en premier lieu lorsqu'on jette un regard sur l'ensemble de sa production, c'est que, dans toute l'acception du terme, cet artiste était un véritable sculpteur de plein air. Ses œuvres, portraits ou compositions monumentales, sont conçues dans un large esprit architectonique. Il a justement dosé la valeur des reliefs et des creux afin que la lumière du dehors, que celle-ci soit forte ou faible, puisse donner la pleine signification aux volumes.
   La sculpture de Wansart est volontaire, mais elle est surtout étonnamment calme et par là d'une reposante sérénité. Il n'y a dans ses réalisations rien de grandiloquent, de théâtral, de voulu pour étonner, de cherché pour se singulariser : il s'est toujours tenu sur un plan supérieur.
   Le véritable Wansart, le plus complet, pourrait bien être celui que l'on découvre dans ses portraits, ces admirables bustes d'amis, construits comme des architectures. Ceux-ci, ainsi que les grandes compositions, ont été des problèmes que l'artiste a résolus suivant une ligne de raisonnement qui ne s'est jamais départie de la plus stricte logique sculpturale. Les plans simples, les formes schématisées, le mouvement le plus souvent retenu sont les caractéristiques de la sculpture d'Adolphe Wansart. Ces données constituent des éléments qui prouvent qu'il est un des rares statuaires belges possédant une juste compréhension du rôle de la sculpture.

10 euros (code de commande : 29595).

 

[WIERTZ (Antoine)]. COLLEYE (Hubert) — Antoine Wiertz. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1957. In-8° broché sous couverture à rabats, 153 p., un portrait de l'artiste en frontispice, (collection « Notre Passé »), exemplaire dédicacé par l'auteur à Louis Henno, quelques traits marginaux.
   Le dédicataire, Louis Henno (Saint-Gilles, 1907 - Bruxelles, 1990) était un peintre paysagiste.
Extrait :
   Antoine Wiertz ne s'est jamais porté aux nues, d'autres l'ont fait pour lui, en petit nombre, il est vrai ; car il eut de son temps des détracteurs à la dent dure, auxquels il répondait d'ailleurs par de solides coups de crocs. Mais il se connaissait mieux que personne. Il n'était pas dupe de sa production, qu’il estimait ridiculement à moins que rien, qu’il prenait pour des balbutiements, de maladroites ébauches de ce qu’il avait dans l’esprit. Cet homme a vécu dans ses rêves. Il avait l'humilité des grands orgueilleux.
   Comme il vivait à l'écart, il fut tenu à distance de la peinture de son temps. Quand il mourut, sa mort ne mit en péril, dit-on, ni l'Art ni l'École Belge. Il n'y eut qu'un gêneur de moins, dont la postérité s'arrangerait comme elle l'entendrait. On sait ce qui arriva : Wiertz, gêneur durant sa vie, ne le fut pas moins au-delà de sa tombe. On tenta de s'en défaire par l'oubli, plus sûrement encore par le silence. Rien n'est plus drôle que de voir historiens d'art et critiques aux prises avec ce fantôme pour le réduire à néant. On le minimise tant qu'on peut ; on n'arrive pas à le volatiliser. On le ridiculise pour faire lâcher prise à l'opinion ; rien n'y fait ; il faut au gêneur son chapitre, tout au moins son paragraphe. Un coup de chapeau, voire un coup de pied, n'y suffit pas. Le drôle a la vie chevillée au corps. Bon gré mal gré, l'École le porte à son flanc.
   Il est vrai que Wiertz a la chance de se survivre dans un Musée. Et ses monuments et ses rues parlent pour lui, à Dinant, à Bruxelles. Le public belge boude le Musée Wiertz. Mais l'étranger, moins dégoûté, sûrement plus avisé, se charge de sa fortune. C’est grâce à lui que les salles de la rue Vautier sont au nombre des plus grandes curiosités de la capitale. Ceci compense avantageusement cela. Quand on dit l'étranger, c’est surtout l’Anglo-Saxon et le Scandinave, parfois l'Allemand et l'Espagnol, qu’il faut entendre. Le Français, presque autant que le Belge, semble faire fi de Wiertz. Son excuse est qu’il ne le connaît pas. En fait de romantisme, Delacroix, Chassériau lui suffisent. Le Français, d'ailleurs, n'est pas accoutumé de regarder au-delà de ses frontières. La nature et l'art l'ont comblé au point qu’il croit pouvoir se passer de ce que des voisins pourraient lui offrir. Ses critiques et ses historiens cèdent souvent à la tentation de prendre la France pour le centre et le pivot du monde. On les comprend, et sans doute, à leur place, agirait-on comme eux. Le malheur est que c’est un peu court, et qu’il ne faut borner ni ses désirs ni ses investigations.

12 euros (code de commande : 29347).


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