Ouvrages
illustrés par
Gabriel LEFEBVRE
disponibles dans
notre librairie

 Page de la section "Art"
proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander

Personnalisez votre livre :
n'hésitez pas à demander une dédicace de l'artiste !

 

   Gabriel Lefebvre est graphiste et illustrateur. Affichiste et dessinateur. Son art visuel comporte un fil qu'il trame tout au long de ses œuvres, comme un conducteur de pensée : une sorte de relais créatif qui met en scène des figures identiques et constamment renouvelées.
   Souvent animaliers, ses personnages sont condamnés à évoluer sans cesse, par le biais de détails et d'expressions aux multiples ajustements. Ils semblent sortir d'une coulisse où dramaturge, maquilleur et accessoiriste leur fabriqueraient, selon la situation choisie, les allures et l'âme de l'histrion public. Ainsi, par ce défilé d'images, Gabriel Lefebvre, naïf, faux candide, provoque le retour des visions enjolivées de l'enfance. La passion originelle de lire les images, ils les pousse jusqu'au comble de l'art.
   Comme des médaillons d'icônes, ses animaux racontent une saga farfelue de l'espèce, où la bête serait, par un décalage de ses principaux attributs, décalquée sur le schème de son voisin, l'homme. [...]
   Ses éléphants ont la souplesse des gazelles, ses lions, des férocités de matamore anobli, ses oiseaux discourent sur les vanités d'entre terre et ciel, ses guépards au gestes un peu fêlé font des mimes... Quant au calme majestueux et perfide du chat, image usée jusqu'à la corde, il s'ébrèche pour se laisser découvrir écervelé, ahuri, comme ivre de sa propre fatuité.
   Sans révolte ni provocation, Gabriel Lefebvre renie les traditionnelles symboliques animalières. Il renchérit sur les juxtapositions, harmonise les discordances, mélange les caractères, jusqu'à laisser percer l'éclat du plaisir pur : celui de voir et de comprendre.
   Il dit qu'enfant, mauvais élève mais fervent gribouilleur, la vue d'un cahier neuf aux pages blanches et lisses l'emplissait de joie. Qu'il entretient avec le matériau papier des rapports de tendresse et de ruse. Qu'il aime particulièrement ceux qui retrouvent une origine champêtre dans le grain moulu des pailles claires et de brins écrasés.
   Dans ses animaux de papier déchiré, c'est le papier qui s'instaure créateur par les caprices de sa découpe. Lefebvre souligne l'épaisseur et le gonflé de certains papiers de riz ; il avoue abuser du papier de soie froissé et détrempé. Sa prédilection va au côté verso des choses. Parfois il achète un objet pour le simple imprimé de son papier d'emballage.
   En tous papiers, c'est le palimpseste qu'il tente de déchiffrer.

(Barbara Bua, in Bello, nomvembre 1988)

 

 

   Gabriel Lefebvre vit à Mons, en Belgique, où il a effectué ses études à l'Académie des Beaux-Arts, section Arts graphiques.
   Il a participé à de nombreuses expositions collectives en Belgique et à l'étranger et à des expositions personnelles.
   Il a réalisé de nombreuses affiches pour des ferstivals de cinéma, des pièces de théâtre, les Ballets de Wallonie, etc.
   Il est l'auteur de sigles pour le Palais des Beaux-Arts de Charleroi, le Ballet Royal de Wallonie, le Grand-Hornu Image, le Festival Cinématographique de Wallonie, le Jeune Théâtre International, l'association théâtrale « Pleins Feux », etc.
   Il a réalisé une mosaïque pour le Palais de Justice de Mons et a assuré la décoration du Centre Hospitalierde Mouscron.

 

 

Livres enrichis d'illustrations originales par Gabriel Lefebvre,
exemplaires uniques.

 

ABSIRE (Alain) — Jean S. Roman. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 583 p.

En quatrième de couverture :
   Le 8 septembre 1979 à Paris, deux motards découvrent le corps de Jean Seberg enroulé dans un plaid au fond d’une voiture. La jolie Patricia d’À bout de souffle est morte depuis dix jours.
   Vingt-cinq ans plus tard, Alain Absire, qui a connu l’actrice dans les dernières années de sa vie, écrit le roman tragique de l’égérie de la nouvelle vague, vedette de trente-huit films entre 1957 et 1979, partenaire de Jean-Paul Belmondo, Sean Connery et Clint Eastwood, amie des frères Kennedy et d’André Malraux.
   Tout commence par l’enfance d’une petite campagnarde qui rêve de gloire entre le drugstore paternel et les vastes plaines du Middle-West. Générosité à fleur de peau, goût précoce pour le théâtre, fascination pour Marlon Brando et Marilyn Monroe... Comment l’éducation luthérienne qu’elle a reçue l’aurait-elle préparée au mirage hollywoodien ? On connaît la légende : à dix-sept ans, Jean est choisie parmi dix-huit mille candidates pour jouer le rôle de Jeanne d’Arc dans un film d’Otto Preminger. Mais on ignore que, dès lors, cette fulgurante notoriété s’accompagne d’une lente descente aux enfers.
   Au fil des années, ses amours chaotiques, ses quatre mariages, son engagement aux côtés des Black Panthers, la haine implacable du FBI, la mort sordide de sa petite fille métisse, sa lutte contre l’alcoolisme et l’abus des neuroleptiques, entament sa raison. Obsédée par la volonté d’être parfaite et bonne envers le monde entier, Jean voit peu à peu son idéal s’effriter face à l’indifférence et au cynisme. Un séjour de trop en hôpital psychiatrique et une ultime liaison fatale achèvent de la détruire.
   Dans ce roman, aussi émouvant que lucide, entre intimité et image publique, Alain Absire met à nu la vérité d’une star déchue, morte à quarante ans dans des circonstances obscures, et restitue ce que fut vraiment l’une des figures emblématiques des années soixante.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage à l'encre et par des collages.

90 euros (code de commande : GL005).

Un deuxième exemplaire dont la couverture est rehaussée par des collages.

90 euros (code de commande : GL005b).

Un troisième exemplaire dont la page de garde est rehaussée par des collages et un texte au crayon.

120 euros (code de commande : GL005a).


 

ALEXIEVITCH (Svetlana) — La Fin de l'homme rouge ou Le Temps du désenchantement. [Titre original : Vremia second hand (konets krasnovo tcheloveka)] Traduit du russe par Sophie Benech. Arles, Actes Sud, 2013. In-8° collé, 541 p., (collection « Lettres Russes »).

En quatrième de couverture :   
   Armée d'un magnétophone et d'un stylo, Svetlana Alexievitch, avec une acuité, une attention et une fidélité uniques, s'acharne à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu'a été l'URSS, à raconter la petite histoire d'une grande utopie. « Le communisme avait un projet insensé : transformer l'homme ancien le vieil Adam. Et cela a marché. En soixante-dix ans et quelques, on a créé dans le laboratoire du marxisme-léninisme un type d'homme particulier, l'Homo sovieticus. » C'est lui qu'elle a étudié depuis son premier livre, publié en 1985, cet homme rouge condamné à disparaître avec l'implosion de l'Union soviétique qui ne fut suivie d'aucun procès de Nuremberg malgré les millions de morts du régime.
   Dans ce magnifique requiem, l'auteur de La Supplication réinvente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés. Des humiliés et des offensés, des gens bien, d'autres moins bien, des mères déportées avec leurs enfants, des staliniens impénitents malgré le Goulag, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd'hui, des citoyens résistant à l'instauration de nouvelles dictatures.
   Sa méthode : « Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l'amour, la jalousie, l'enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d'une vie qui a disparu. C'est la seule façon d'insérer la catastrophe dans un cadre familier et d'essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose... L'histoire ne s'intéresse qu'aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n'est pas l'usage de les laisser entrer dans l'histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d'une littéraire et non d'une historienne. »
   À la fin subsiste cette interrogation lancinante : pourquoi un tel malheur ? Le malheur russe ? Impossible de se départir de cette impression que ce pays a été « l'enfer d'une autre planète »..

Gabriel Lefebvre a rehaussé la page de titre est rehaussée par et des collages et à la gouache.

120 euros (code de commande : GL015).


 

AMIGORENA (Santiago H.) — Le Ghetto intérieur. Roman. Paris, P.O.L., 2019. In-8° collé, 190 p.

En quatrième de couverture et note de l'auteur :
   Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
   Ce roman raconte l'histoire de ce silence – qui est devenu le mien.

   Il y a vingt-cinq ans, j’ai commencé à écrire un livre pour combattre le silence qui m'étouffe depuis que je suis né. De ce livre, constitué de six parties, ont été publiés la première, Une enfance laconique ; le second chapitre de la deuxième, Une jeunesse aphone ; la troisième, Une adolescence taciturne, composée de deux chapitres publiés séparément, Le Second Exil et Les Premières Fois ; la quatrième, Une maturité coite, également publiée en deux volumes séparés, Le Premier Amour et La Première Défaite ; et trois annexes (1978 ; 2003, parue sous le titre Des jours que je n'ai pas oubliés ; et 2086, parue sous le titre Mes derniers mots).
   Les quelques pages que vous tenez entre vos mains sont à l’origine de ce projet littéraire.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à l'encre de Chine, des collages et de la gouache.

120 euros (code de commande : GL002).


 

BECKER (Emma) — La maison. Paris, Flammarion, 2019. In-8° collé, 370 p., exemplaire avec sa bande d'annonce.

En quatrième de couverture :
   J’ai toujours cru que j'écrivais sur les hommes. Avant de m'apercevoir que je n'écris que sur les femmes. Sur le fait d'en être une. Écrire sur les putes, qui sont payées pour être des femmes, qui sont vraiment des femmes, qui ne sont que ça ; écrire sur la nudité absolue de cette condition, c'est comme examiner mon sexe sous un microscope. Et j'en éprouve la même fascination qu'un laborantin regardant des cellules essentielles à toute forme de vie.
   Emma Becker a trente ans. Elle est écrivain. Elle vit à Berlin, où, durant deux ans, elle a travaillé dans une maison close. Aux éditions Denoël, elle a publié deux romans, Mr. (2011), traduit dans quatorze pays, et Alice (2015).

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à l'encre de Chine et à la gouache.

75 euros (code de commande : GL001).

 


 

DAVID-WEIL (Natalie) — Bon à rien. Roman. Paris, Robert Laffont, 2018. In-8° collé, 355 p.

En quatrième de couverture :
   
C est rentrée dans cette famille parisienne sans histoires.
   Après un été boosté aux « cahiers de vacances », Félix, le petit dernier, entre en 6e dans un nouveau collège, et c'est tout l'équilibre familial qui peu à peu va se lézarder. Car Félix, pas rebelle pour un sou mais hermétique à tout progrès, est très très mauvais élève. Cela insupporte Grégoire, le père, pour qui l'excellence scolaire est une évidence qui ne se discute pas.
   Cela plonge Charlotte, la mère, dans des abîmes d'anxiété aussi‘ usants pour elle que pour les siens. Et cela horripile Louise, la sœur aînée, brillante lycéenne de terminale, furieuse que leurs parents pourrissent ainsi leur existence. Avant même le début du deuxième trimestre, chaque membre de la famille est au bord de la crise de nerfs, et dans cette cacophonie où
personne n'arrive plus à se parler, c'est presque Félix, paradoxalement, qui semble le plus zen...

   Rythmé par les trois trimestres de l'année scolaire, Bon à rien explore avec une autodérision salvatrice un sujet source d'insomnies et de zizanie pour de nombreux parents : Tangoisse de voir sa progénitu échouer à l'école et tous les excès auxquels cette angoisse mène. On s’y croirait !

   Ancienne « cancre », titulaire d'un PhD en littérature française, Natalie David-Weill vit à Bruxelles. Quand elle n'écrit pas, elle y anime un atelier d'écriture et enseigne le français à des adolescents en décrochage scolaire. Les mères juives ne meurent jamais, son premier roman, paru en 2011 chez Robert Laffont, a été traduit dans trois pays, dont les États-Unis. . «

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage des collages.

75 euros (code de commande : GL011).


 

DESPENTES (Virginie) — Bye Bye Blondie. Roman. Paris, Grasset, 2004. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 329 p.

En quatrième de couverture :
   « Une fille qu’on rencontre en HP n’est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c'était ça l’amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu’ils arrivent sur l’autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s’entraîner au fond. Il est temps de renoncer... »
   Gloria a été internée dans son adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Éric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu’elle : ils se sont aimés comme on s’aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, Gloria traîne toujours ses humeurs au comptoir des bars, entre humour et désespoir. Et le jour où Éric, métamorphosé en vedette médiatique, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu’elle est prête à changer. Comment éteindre une fureur qui vient de si loin ?
   Portrait d’une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d'un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.

Virginie Despentes, née en 1969, vit à Paris. Elle a publié chez Grasset Les Jolies Choses (1998, Prix de Flore) et Teen Spirit (2002).

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par des collages et de l'encre de Chine.

120 euros (code de commande : GL015).


 

ELUARD (Paul) — Elle se fit élever un palais... Bois gravés de Serge Rezvani. Maeght. In-4°

En quatrième de couverture :
   fac-similé
   (fa-ksi-mi-lé) s. m.
   Imitation exacte, soit imprimée, soit gravée, d’une écriture, d’un dessin. Le fac-similé d’une signature.
   Au pluriel des fac-similés. Lat. fac, fais (voy. faire), et simile, semblable (voy. similitude).
   Les Éditions Gallimard et l’association Verbes ont édité cet ouvrage, Elle se fit élever un palais, de Paul Eluard et Serge Rezvani, fac-similé de l’édition de 1947 produite en 16 exemplaires, à l’occasion de la 21e journée de la fête de la librairie.
   Ce fac-similé a été reproduit, en réduction, à partir de l’exemplaire n°13 /16 de la Bibliothèque Jacques Doucet. Composé de 40 pages non reliées sur papier Munken lynx rough 170 et 300 g/m2 et d’un livret de 24 pages sur papier Munken polar rough 120 g/m2,
il a été imprimé en février 2019 par La Manufacture d’Histoires Deux-Ponts à Bresson. Les papiers Munken sont fabriqués par Arctic Paper.
   Distribué par votre libraire ce samedi 27 avril 2019, pour la fête de la Sant Jordi, le tirage de ce fac-similé est de 28 500 exemplaires et son entière diffusion est gracieuse.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par des collages.

120 euros (code de commande : GL004).

 


 

FITZGERALD (F.Scott) —Tendre est la nuit. Roman. [Titre original : Tender is the night] Traduit de l'américain par Jacques Tournier. Paris, Belfond, 1985. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 383 p.

En quatrième de couverture :
   « Voilà un sacré livre, dont l’ordonnance et la construction vous font une impression considérable, et qui se termine par un chapitre qu’on citera certainement à l’avenir dans tous les manuels de littérature. La conception même du livre est impressionnante. »
(John Dos Passos.)
   « Tendre est la nuit est en train de devenir mon livre favori — plus encore que l'Envers du Paradis. Je lis peu de livres. Je préfère relire plusieurs fois les mêmes. Je suis actuellement incapable de me souvenir d’un seul livre auquel Tendre est la nuit puisse être comparé – et je ne crois pas avoir dit quelque chose d’aussi important à propos d’aucun autre. »
   (John O’Hara.)
   « Ce livre a quelque chose de tout à fait superbe, et contient des pages inoubliables, ce qui constitue pour moi la preuve de sa permanence. »
   (Louis Bromfield.)

   Telles furent, en 1934, lors de la parution de Tendre est la nuit, les réactions de quelques-uns des contemporains de Scott Fitzgerald. Il fallut attendre 1951 pour que le roman paraisse en France... en une version amputée : 30 % du texte original n’avaient pas été repris dans la traduction...
   Jacques Tournier nous donne aujourd’hui la première version intégrale en français de ce chef-d’œuvre.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la page de faux-titre de l'ouvrage par un dessin à l'encre de Chine et à la gouache.

150 euros (code de commande : GL012).


 

FOX (Paula) — Le dieu des cauchemars, Roman. Paris, Joëlle Losfeld, 2004. [Titre original : The God of Nightmares] Préface de Rosellen Brown, Traduit de l'anglais (américain) par Marie-Hélène Dumas In-8° collé, 215 p.

En quatrième de couverture :
   En 1941, Helen Bynum quitte pour la première fois le domicile familial et gagne le Quartier français de La Nouvelle-Orléans, où elle rejoint sa tante, une actrice aux charmes abîmés par l'alcool et une vie dissolue. Elle y découvre la vie dans ce qu'elle a de passionné et d'aventureux. Confrontée à des réalités et dilemmes jusqu'alors insoupçonnés, elle connaît en compagnie de ses amis, des intellectuels bohèmes, le désir et l'amour, l'amitié et ses déboires. Son univers se mêle au mystère étouffant d'une ville dont la sensualité est ici magnifiée.

   Paula Fox, née en 1923, est américaine. Elle a vécu à Cuba, en Californie et au Québec et demeure maintenant à New York. Elle a été redécouverte à la fin des années 80, grâce, entre autres, à Jonathan Franzen, Frederick Busch et Andrea Barrett qui la considèrent comme l'un des plus importants écrivains de ce siècle.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à l'encre de Chine et des collages.

150 euros (code de commande : GL009).


 

LE CLEZIO (J.M.G) — Alma, Roman. Paris, Gallimard, 2017. In-8° collé, 342 p.

En quatrième de couverture :
   Voici donc des histoires croisées, celle de Jérémie, en quête de Raphus cucullatus, alias l’oiseau de nausée, le dodo mauricien jadis exterminé par les humains, et celle de Dominique, alias Dodo, l’admirable hobo, né pour faire rire. Leur lieu commun est Alma, l’ancien domaine des Felsen sur l’île Maurice, que les temps modernes ont changée en Maya, la terre des illusions :
   « Dans le jardin de la Maison Blanche le soleil d’hiver passe sur mon visage, bientôt le soleil va s’éteindre, chaque soir le ciel devient jaune d’or. Je suis dans mon île, ce n’est pas l’île des méchants, les Armando, Robinet de Bosses, Escalier, ce n’est pas l’île de Missié Kestrel ou Missié Zan, Missié Hanson, Monique ou Véronique, c’est Alma, mon Alma, Alma des champs et des ruisseaux, des mares et des bois noirs, Alma dans mon cœur, Alma dans mon ventre. Tout le monde peut mourir, pikni, mais pas toi, Artémisia, pas toi. Je reste immobile dans le soleil d’or, les yeux levés vers l’intérieur de ma tête puisque je ne peux pas dormir, un jour mon âme va partir par un trou dans ma tête, pour aller au ciel où sont les étoiles. »

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à la gouache.

150 euros (code de commande : GL008).


 

MORAVIA (Alberto) — Désidéria. [Titre original : La vita interiore]. Roman. Traduit de l'italien par S. de Vergennes. Paris, Flammarion , 1979. In-8° collé, 379 p.

En quatrième de couverture :
   
Prise de vertige devant « le trou noir de l'inconnu », Desideria, fille du peuple intégrée malgré elle dans la haute et richissime bourgeoisie romaine, cherche un appui. Elle le trouve dans une mystérieuse et utopique Voix qui l'invite à prendre pour dieu la Révolution et l'incite à désacraliser toutes les valeurs, famille, religion, amour, argent, à transgresser tous les tabous, inceste, assassinat et à accepter librement toutès les perversions sexuelles, toutes les violences, toutes les cruautés.

   Dans ce roman, Moravia s'est emparé courageusement du droit formel de l'écrivain de tout dire, même jusqu'aux limites du supportable. L'intérêt qu'il suscite ne relève pas d'une curiosité passagère ou futile mais bien du trouble profond et constant que nous, hommes d'aujourd'hui, sommes obligés de ressentir.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à l'encre de Chine, à la gouache et par des collages.

75 euros (code de commande : GL013).


MURAKAMI (Haruki) — Des hommes sans femmes. Nouvelles. Traduit de japonais par Hélène Morita. Paris, belfond, 2017. In-8° collé, 293 p.

En quatrième de couverture :
   « À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse [...] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d’une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l’avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fond de votre propre cœur, et encore, seulement si vous le voulez vraiment, et si vous faites l'effort d'y parvenir. En fin de compte, notre seule prérogative est d'arriver à nous mettre d’accord avec nous-même, honnêtement, intelligemment. Si nous voulons vraiment voir l'autre, nous n'avons d'autre moyen que de plonger en nous-même. Telle est ma conviction. »

   Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d'Haruki Murakami à la forme courte. Dans ce recueil comme un clin d’œil à Hemingway, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à la gouache et des collages.

75 euros (code de commande : GL010).


 

NDIAYE (Marie) — La cheffe, roman d'une cuisinière. Roman. Paris, Gallimard, 2016. In-8° collé, 275 p.

En quatrième de couverture :
   « Elle trouvait excessives les louanges dont on s’est mis à couvrir sa cuisine.
   Elle comprenait les sensations puisqu’elle s’appliquait à les faire naître, n’est-ce pas, et que leur manifestation sur la figure des convives l’enchantait, c’est tout de même bien ce à quoi elle s’évertuait jour après jour, depuis tant d’années, presque sans repos.
   Mais les mots pour décrire tout cela lui paraissaient indécents. »
   Le narrateur raconte la vie et la carrière de la Cheffe, une cuisinière qui a connu une période de gloire, dont il a longtemps été l’assistant — et l’amoureux sans retour. Au centre du récit, la cuisine est vécue comme une aventure spirituelle. Non que le plaisir et le corps en soient absents, au contraire : ils sont les instruments d’un voyage vers un au-delà — la Cheffe allant toujours plus loin dans sa quête d’épure.
   Les phrases de Marie NDiaye se déploient lentement, comme pour envelopper le lecteur avec un charme constricteur. Les replis de l’âme de chaque personnage sont explorés avec une détermination calme dans la volonté de dissoudre la pénombre des êtres. Le récit dévoile une humanité violente, claire, à la fois mélancolique et enviable.

   Marie NDiaye est née en 1967 à Pithiviers. Elle est l’auteur d’une vingtaine de livres – romans, nouvelles et pièces de théâtre. Elle a obtenu le prix Femina en 2001 et le prix Concourt en 2009. Une de ses pièces, Papa doit manger, est entrée au répertoire de la Comédie-Française.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage à l'encre de Chine et des collages.

90 euros (code de commande : GL007).


 

NORMAN (Howard) — L'artiste qui peignait des oiseaux. [Titre original : The Bird Artist.] Traduit de l'américain par Dominique Rinaudo. Paris, Belfond, 1995. In-8° broché, 235 p., exemplaire du Service de Presse.

En quatrième de couverture :
   « Je m'appelle Fabian Vas. J'habite Terre-Neuve, Witless Bay exactement. Vous ne pouvez pas avoir entendu parler de moi. Mais anonymat n'est pas forcément synonyme d'échec ; je dessine des oiseaux, et bon an, mal an, j'arrive à peu près à en vivre. D'un autre côté, j'ai assassiné le gardien du phare, Botho August, ce qui compte pour moitié dans l'opinion que j'ai de moi-même. »
   Sur la côte est de Terre-Neuve, dans un paysage grandiose et désolé, se trouve Witless Bay : un village de pêcheurs, avec un seul magasin, un seul restaurant, relié au reste du monde par les bateaux de passage. Nous sommes en 1911, entre ciel et mer.
   Quand Fabian Vas ne travaille pas au bassin de radoub, il part observer les oiseaux avec son amie d'enfance, Margaret Handle, qui se sépare rarement de sa flasque de whisky et de son revolver. Et chacune de leurs promenades les conduit au phare qui, telle la fatalité, semble les défier.

   Pour la première fois traduit en langue française, Howard Norman est considéré aux États-Unis comme l'un des écrivains les plus talentueux et les plus originaux de sa génération. Après avoir passé dix ans dans l'Arctique et les territoires du Grand Nord canadien, il vit aujourd'hui dans le Vermont et à Washington. Il enseigne à l'université du Maryland.
   L'artiste qui peignait des oiseaux est son troisième livre. Dans un style épuré, laconique, l'auteur éclaire d'une lumière crue les passions humaines et porte son récit jusqu'à l'intensité du mythe.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à la gouache.

90 euros (code de commande : GL003).


 

ROTH (Philip) — La bête qui meurt. Roman. [Titre original : The Dying Animal.] Traduit de l'anglais (États-Unis) par Josée Kamoun. Paris, Gallimard, 2004. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 136 p., (collection « Du Monde Entier »).

En quatrième de couverture :
   « Un nu aux seins opulents, légèrement évasés, pour lequel elle aurait pu poser elle-même. Un nu aux yeux clos, défendu comme elle par sa seule puissance érotique et, comme elle, à la fois primaire et élégant. Un nu mordoré mystérieusement endormi sur un gouffre noir velouté que, dans mon humeur du moment, j'associais à celui de la tombe. Fuselée, ondulante, elle t'attend, la jeune fille, immobile et muette comme la mort. »
   À l'orée de la vieillesse, David Kepesh, esthète attaché à sa liberté et séducteur exigeant, rencontre parmi ses étudiantes Consuela Castillo, vingt-quatre ans, fille de riches émigrés cubains, « émerveillée » par la culture. Et découvre la dépendance sexuelle...
   C'est le roman d'un envoûtement dans une Amérique bien loin des joyeuses bacchanales des années soixante, chères au Professeur de désir... Et au tournant du millénaire, cet alter ego de l'auteur, naguère héros du Sein, est confronté non seulement à son propre vieillissement mais aussi à la mort qui rôde en chacun de nous.
   Après La tache, Philip Roth nous offre à la fois un précis amoureux, une radiographie de notre temps et une méditation sur la condition humaine. Un nouveau chef-d'œuvre, d'une perfection lapidaire.

   Le Théâtre de Sabbath a valu à Philip Roth en 1995 le National Book Award, qu'il avait déjà obtenu en 1960 pour son premier livre Goodbye, Columbus. Il a reçu à deux reprises le National Book Critics Circle Award, en 1987 pour La contrevie, et en 1992 pour Patrimoine. Le prix Pulitzer et, en France, le prix du Meilleur Livre étranger ont couronné Pastorale américaine. Le PEN Faulkner Award a récompensé les romans Opération Shylock et La tache, qui a été également distingué par le prix Médicis étranger 2002.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la page de garde de l'ouvrage par un dessin à la gouache et des collages.

90 euros (code de commande : GL014).


 

ZENITER (Alice) — L'art de perdre. Roman. Paris, Flammarion, 2017. In-8° collé, 505 p.

En quatrième de couverture :
   L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
   Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
   Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

   Alice Zeniter est née en 1986. Elle a publié quatre romans, dont Sombre dimanche (Albin Michel, 2013) qui a reçu le prix du Livre Inter, le prix des lecteurs de /'Express et le prix de la Closerie des Lilas et Juste avant l’oubli (Flammarion, 2015), prix Renaudot des lycéens. Elle est dramaturge et metteuse en scène.

Gabriel Lefebvre a rehaussé la couverture de l'ouvrage par un dessin à la gouache.

150 euros (code de commande : GL006).

 

.

 

 


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Gabriel Lefebvre
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.


Retourner au début de la page

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un des ouvrages présentés sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (chèque, carte de crédit, versement bancaire...).
(Si vous ne recevez pas de réponse dans les 24 heures ouvrables veuillez le signaler à l'adresse suivante :
loiseaulire@hotmail.com.)


Retourner au début de la page

 

CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.


Retourner au début de la page