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Gravures et Estampes
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[HAINAUT - GRAVURE]. SURHON (Jacques de)Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano. Carte du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1602.
   Nous n'avons pas désencadré cette gravure et nous faisons confiance au marchand bruxellois dont le « certificat de grantie », collé à l'arrière du cadre, précise que cette carte du Hainaut a été « éditée par Abraham Otelieus [en] 1602 ».
Dimensions :

   - Dessin : 485 x 368 mm.
   - Cuvette : 490 x 370 mm.
   - Cadre : 665 x 550 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.

300 euros (code de commande : 27721).

 

[MONS - DUCASSE]. THIÉBAULT (Antoine) — La Procession de Mons. Lille, Bloquel, [ca 1830]. Gravure sur bois coloriée sous un encadrement de bois (375 x 320 mm.), rousseurs.
Dimensions :
   - Image : 283 x 190 mm.
   - Trait carré (avec le texte de la chanson montoise) : 288 x 245 mm.
   - Cadre : 375 x 320 mm.

   Simon-François Blocquel (1780-1863), orphelin, apprenti chez son oncle imprimeur à Lille, devient libraire en cette ville dès 1802. À partir de 1809, il s'associe à l'imprimeur Jean-Baptiste Castiaux (1768-1855). Il est breveté comme imprimeur en 1811, comme libraire en 1818, comme imprimeur lithographe en 1819. Sa réussite commerciale (en 1848 son atelier regroupe douze hommes, douze femmes et deux enfants) va de pair avec une certaine importance civique : conseiller municipal à partir de 1820, il sera membre du bureau de bienfaisance et président de la commission d'une caisse de secours, et mourra Chevalier de la Légion d'Honneur. Sa famille est intimement liée à sa vie professionnelle : ses associés deviennent ses parents. Son beau-frère Marie-François Delarue (1783-1848), libraire à Paris, est un collaborateur très proche. En 1836 Blocquel épouse en troisièmes noces Constance-Aimée-Patrie Castiaux, fille de son associé. Son beau-frère Louis- Joseph-Marie Castiaux (1805-1864) participe, lui aussi, à ce travail d'équipe.
Les livres de colportage publiés par Blocquel se répandent presque partout en France et sans doute aussi en Belgique. Éditeur d'imagerie populaire, il domine la production lilloise de son époque. Dans ces deux domaines il s'adresse à divers publics - militaires, enfants, artisans, ecclésiastiques, enseignants... - et tout comme des chansons populaires trouvent leur place à côté de livres de piété, de manuels scolaires, d'almanachs et de récits de grands voyages, des images pieuses côtoient celles illustrant des traditions régionales, des sujets d'actualité, des sujets militaires et des peuples des pays lointains.
Bibliographie :
   - Collins (Roger D.J.), Simon Blocquel, imagier et éditeur lillois, dans Journal de la Société des Océanistes, n° 81, p. 235.

150 euros (code de commande : 27714).

 

[BONN]. Plan de la Ville de Bonne et du Fort de Bourgogne avec la carte du Gouvernement située sur le Rhin, à 4 lieues au dessus de Cologne, cette ville est capitale de l'Electorat comme Cologne l'est du spirituel de l'Archeveche. On a marqué la disposition des attaques du siége commencé la nuit du 3. au 4. may et finie le 15. du dit mois. 1703. quelle cestans renduë aux Haut Allyé par capitulation.

   
Gravure extraite de l'Atlas Portatif, ou le nouveau Theatre de la Guerre en Europe ; Contenants les cartes geographiques, avec les plans des Villes & Forteresses les plus exposees aux revolutions presentes, de Daniel de La Feuille, publié à Amsterdam, chez Jansson, en 1706. Gravure découpée au ras du trait d'encadrement et collée sur une feuille.

Dimensions :
   - Image : 241 x 180 mm.

35 euros (code de commande : 23172).


[DUMOURIEZ (Charles-François)]. LE VACHEZ (Charles-François-Gabriel) et DUPLESSI-BERTAUX (Jean) — Dumouriez, ministre des affaires étrangères, puis ministre de la guerre... Estampe à l'aquatinte, à l'eau-forte et au burin extraite du tome III de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française, publiée à Paris, chez Auber, en 1802.
Dimensions :
   Image : 224 x 364 mm.
      - Portrait, diamètre : 109 mm.
      - Eau-forte : 133 x 47 mm.
      - Feuille : 287 x 440 mm.

   Le portrait a été gravé par Cherles-François-Gabriel Le Vachez.
   La scène intitulée Dumouriez fait arrêter les commissaires envoyés vers lui par la Convention Nationale a été dessinée et gravée par Jean Duplessi-Bertaux.

30 euros (code de commande : 26427).

 

[HAINAUT - GRAVURE]. BLAEU (Willem Janszoon et Joan) — Comitatuum Hannoniæ et Namurci Descriptio. Gravure extraite de l'édition de 1640 du Theatrum Orbis terrarum, sive atlas novus. Partis Primæ pars Altera. Texte en latin au verso. Sous encadrement recto-verso de loupe de noyer.
Dimensions :
   - Trait carré : 380 x 495 mm.
   - Cuvette : 385 x 500 mm.
   - Feuille : 485 x 575 mm.
   - Cadre : 510 x 590 mm.

   Pour cette carte, insérée dans son Theatrum Orbis terrarum, sive Atlas novum publié à Amsterdam en 1640, Blaeu adopte la formule de Mercator en joignant le comté de Namur au Hainaut. Les armoiries des deux principautés figurent de part et d'autre du titre, à l'angle inférieur droit. La mise en page très sobre centre l'intérêt sur le message cartographique.
   C'est à Mercator, dont Blaeu avait pu racheter une partie des cuivres, que Blaeu reprend également le tracé des limites, notamment l'accès à la Meuse, si typique. En y regardant de plus près, on a bientôt l'impression de se trouver devant une réédition de la carte de 1585 tant les renseignements sont identiques. Euse, qui longtemps désigna l'Heure, est ici corrigée en Heur, Bossenorisac, distorsion de Bois-Seigneur-Isaac, figure sous cette forme, comme sur Mercator ; les exemples sont multiples.
   Guillaume ou Willem Janszoon Blaeu (Alkmaar 1571 - Amsterdam 1638) fut pendant six mois l'assistant de Tycho Brahé, au Danemark. De cette époque date son vif intérêt pour les globes et l'astronomie. Il s'établit comme fabricant de globes et éditeur de cartes à Alkmaar d'abord, puis à Amsterdam. À la demande des États de Hollande, il publia des cartes marines. Il s'intéressa au problème capital pour les navigateurs, la détermination de la longitude, et fut le cartographe attitré de la Compagnie des Indes néerlandaises. Son fils continua son œuvre.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 84-85.

150 euros (code de commande : 27616).


 

Meuse. Gravure sur acier coloriée, extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 189 x 240 mm.
      - Feuille : 247 x 315 mm.

9 euros (code de commande : 26577).


 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Mons, Hannoniae urbs potens et ampla, a Carolo Magno Metropolitano muneze et caesareis privilegijs donato, Trulla flu. allvitur, propugnaculis et natura loci munitissima, Gens humana et opulenta, Saginariae negatione dedita. Gravure, probablement réalisée par Frans Hogenberg, extraite de la Descrittione di Tutti I Paesi Bassi imprimée par Christophe Plantin, en 1588.
Dimensions :
   - Dessin : 316 x 232 mm.
   - Cuvette : 319 x 235 mm.
   - Feuille : 416 x 315 mm.

   Christine Gobeaux nous apprend que « l'édition en italien, sortie des presses de Christophe Plantin en 1588, est la dernière édition du vivant de l'auteur. » Elle ajoute que « Ce deuxième état ne comporte aucune correction cartographique. Le plan de Mons n'a donc subi aucune modification à part l'ajout du chiffre 62 dans l'angle inférieur droit. »
   Elle décrit précisément la gravure :
   « Que représente ce plan ? La ville de Mons est dessinée vue à vol d'oiseau. Les bâtiments se dressent en élévation. L'enceinte, dont le tracé n'a pas évolué depuis le XIIIe siècle, a été renforcée par des bastions intégrés à la muraille (porte de Nimy) ou détachés (porte de Bertaimont) et doublée de tout un système hydraulique basé sur la Trouille : fossés, étangs et zone marécageuse. Six portes, quatre par voie terrestre et deux par voie d'eau permettent l'accès à la ville. Sur notre plan, la porte de Nimy est appelée porte de Saint-Pierre et celle des Guérites porte de Hyon. Selon François Vinchant, cette porte s'appelait porte de Hyon parce qu'elle menait à ce village ou porte Saint-Pierre parce qu'elle conduisait à une chapelle du même nom appartenant à l'abbaye de Lobbes. En fait, c'est par cette porte, que la Trouille, venant d'Hyon, entrait dans la ville. Nous ne savons pas pourquoi la porte de Nimy est nommée porte Saint-Pierre. L'auteur du plan a-t-il confondu les informations reçues ? Aucun nom des rues n'est imprimé. Par contre quelques édifices importants sont nommés : Sainte-Waudru, Saint-Germain, Saint-Nicolas, Sainte-Élisabeth, le Val-des-Écoliers (Escoliers) et les Cordeliers. Ce plan présente une particularité : au niveau de l'église Saint-Germain, un deuxième enclos en arc de cercle ferme le territoire de Saint-Germain, constituant une barrière entre les deux églises. Sa démolition coïncide avec la construction de la tour de briques au début du XVIe siècle, tour absente de ce plan. À la place du Parc figurent deux moulins à vent. Ce plan semble refléter une situation antérieure au XVIe siècle en ce qui concerne la représentation des édifices civils comme l'hôtel de ville, la tour de la « peine perdue » et des édifices religieux comme par exemple l'église de Sainte-Waudru. La tour de la « peine perdue », située en avant de la muraille comtale, est obsolète dès 1290 et sans doute tombée en ruines au XIVe siècle. Néanmoins elle figure sur tous les plans parus dans les différentes éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Guicciardini et de l'atlas de Braun et Hogenberg, ce qui démontre que les cartographes se basaient sur des sources anciennes pour dresser leurs plans.
   Mons intra-muros semble disposer de beaucoup d'espaces verts vu le nombre de jardins représentés. À l'extérieur de la ville, l'artiste a représenté l'enclos de la léproserie Saint-Ladre, des prairies ainsi que des arbres. L'auteur de ce plan adopte les limites du plan de Jacques de Deventer pour réaliser son œuvre sans apporter aucune modification au niveau du tracé des rues ni de la représentation des bâtiments.
   Au niveau iconographique, les cartouches des titres s'inspirent de ceux des cartes d'Abraham Ortelius. Deux blasons nous rappellent que Mons fait partie du Hainaut et des Pays-Bas espagnols. Il semble que leur présence reflète une tradition, car ils figurent également sur les plans des atlas de Braun et Hogenberg, de Valegio, de Blaeu et de Janssonius. Une autre tradition consiste à faire figurer des personnages en costume d'époque. Ceux-ci, une fois démodés, disparaîtront des plans au fil du temps.
   En conclusion, ce plan est une adaptation gravée du plan manuscrit de Deventer. Hogenberg a utilisé la technique de la vue à vol d'oiseau pour faire ressortir les bâtiments, réalisant une véritable vision en 3D de la ville avant la lettre. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de mons, t. 81, P.005.A, pp. 389-396.

250 euros (code de commande : 26500).

 

 

[MONS - GRAVURE BATAILLE DE JEMAPPES]. Overwinning van Gemmapes, op den 6den van Slagtmaand 1792. Eau-forte et burin par Reinier Vinkeles et Daniel Vrijdag, d'après le dessin de Swebach-Desfontaines (75e tableau de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française), extraite des Tafereelen van de Staatsomwenteling in Frankrijk (recueil publié en livraisons à Amsterdam, de 1792 à 1805).
Dimensions :
   - Dessin : 211 x 157 mm.
   - Feuille : 250 x 205 mm.
   
Reinier Vinkeles (1741-186) était dessinateur, aquarelliste et graveur. Il fut l'élève de Jan Punt et de Lebas, à Paris. En 1762, il devint secrétaire de l'Académie d'Amsterdam. Il est l'auteur de plus de 2000 gravures (burin, eau-forte et pointe sèche), principalement des portraits et des vues.
   Daniel Vrijdag (1765-1822) était graveur au burin et à l'eau-forte. Il fut l'élève de Schouman, Humbert, van Megen et Vinkeles avec qui il collabora. Il produisit essentiellement des sujets d'histoire et des portraits.

50 euros (code de commande : 26722).



[MOULIN DE CAMPAGNE].
Le Moulin a Charroÿs, Inventé par le grand Ingenieur Pompee, ils sont en si grand nombre que l'on pouvoit fournir par ÿcelle de farine sustentiif, presque pour toute l'Armee du General Spinola ; estant es quartiers devant les Villes, Lochum et Grorl, au Mois de Juliet et d'Augst. 1606. - Den muel Wagen ghepractiseert, bij den grooten ingenieur Pompeus, deser zijn soo veel int getal, datmen bijnaest conde genoech voor den Leger vanden crijgs oversten Spinola gemalen, Leggende inde quartieren voor Lochem, en Grol, inde Maent van Julius ende Augustus. 1606.
Dimensions :
   - Image : 303 x 199 mm.
   - Cuvette : 315 x 226 mm.
   - Feuille : 378 x 312 mm.
   Gravure extraite de l'ouvrage de Lodovico Guicciardini, Description de Tous les Pays-Bas, autrement appelez la Germanie Inferieure, ou Basse Allemange, publié à Amsterdam, par Cornille Nicolas, en 1609.

   Cette gravure illustre un épisode de la « Tachtigjarige Oorlog » (guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée Révolte des Pays-Bas ou Révolte des Gueux) : le siège de la ville de Lochem, du 4 au 14 août 1606, par l'armée espagnole commandée par Ambrogio Spinola.
   Au premier plan, la gravue montre le moulin de campagne, mis au point par l'ingénieur militaire Pompeo Targone, qui permettait le ravitaillement de l'armée.
Bibliographie :
   - Barado y Font (Francisco), Museo militar. Historia del ejército español, p. 41 et p. 58.

60 euros (code de commande : 22662).


[NAMUR]. Vue et perspective de la Ville de Namur prise du Fort Coquelet.

   Belle gravure, réalisée d'après le dessin de Remacle Le Loup, extraite des Délices du païs de Liège, de Pierre-Lambert de Saumery, publiés de 1738 à 1744.

Dimensions :
    - trait carré : 282 x 148 mm.
    - cuvette : 295 x 155 mm.
    - feuille : 375 x 342 mm.

75 euros (code de commande : 001).


 

[RÉVOLUTION-EMPIRE]. Triomphe de la République française. Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet. [Paris], [Chez l'Auteur], [1801]. Rousseurs. Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre.
Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.

   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).
Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »
Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.
Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.

100 euros (code de commande : 26407).

 

[SART DE BOULAND (Raoul du)]. GREUSE (Louis) — Gravure de Louis Greuse collée sur carton.
Dimensions :
   - Dessin : 157 x 216 mm.
   - Feuille : 215 x 300 mm.
   - Carton : 241 x 320 mm.
   Le baron Raoul du Sart de Bouland (Tournai, 1857 - Moustier, 1915), fut nommé gouverneur de la province de Hainaut le 10 août 1893, en replacement du comte d'Ursel ; Maurice Damoiseaux lui succéda à cette fonction en décembre 1908.

13 euros (code de commande : 27587).

 

[SENEFFE - BATAILLE]. Bataille de Séneff. Grand-Condé – 11 Aout 1674. Paris, Rapet, 1819.
Eau-forte de Bovinet fils (terminée par Bovinet père) d'après un dessin de Pierre Martinet extraite de l'ouvrage d'Auguste Jubé de La Pérelle : Le temple de la gloire, ou Les fastes militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours (en regard de la p. 68).
Dimensions :
   - Trait carré : 322 x 197 mm.
   - Cuvette : 385 x 263 mm.
   - Feuille : 429 x 285 mm.

Extrait de l'ouvrage de Jubé de La Pérelle :
   L'armée ennemie s'avançait dans le défilé, vers Binch, et elle marchait divisée en trois corps qui se suivaient l'un l'autre, ce qui fournissait au général français les moyens de les attaquer en détail.
   L'avant-garde, composée d'Allemands, était commandée par le comte de Souche ; le prince d'Orange, à la tête des Hollandais, conduisait le corps de bataille ; les Espagnols formaient l'arrière-garde sous les ordres du marquis d'Assentar, du comte de Louvigny, et du prince de Vaudemont qui commandait quatre mille chevaux tirés des trois nations. Le comte de Monterey, ne pouvant commander en chef, ni servir sous les ordres de Guillaume, n'était là que comme simple volontaire.
   Condé, à la première nouvelle de leur marche, monte à cheval, se porte rapidement sur sa gauche, au-delà du Piéton, et gagne une hauteur d'où il observe tous leurs mouvemens. A peine eut-il jeté un coup-d'œil sur leurs dispositions, qu'il dit à ceux qui l'accompagnaient : « Du moins, je suis assuré de battre leur arrière-garde. » Il avait alors, avec lui, les Gardes-du-Corps, et quelques brigades d'infanterie et de cavalerie. Aussitôt il se prépare à commencer l'attaque. On voyait briller dans ses yeux le même feu, la même vivacité qu'il avait dans ses premières campagnes. Cette occasion favorable qu'il trouvait de combattre, le tirait d'une inaction pénible : c'était un esclave qui venait de rompre ses fers. Dans le temps qu'il donnait ses ordres à MM. de Luxembourg, Navaille et Rochefort, il aperçut un bois voisin de l'endroit où il voulait engager l'affaire ; il craignit qu'il n'y eut des ennemis cachés derrière, pour le prendre en flanc, et il prit le parti d'aller lui-même reconnaître ce bois. Tous ceux qui l'accompagnaient s'offrirent d'y aller pour lui ; mais il leur répondit : « que dans une chose d'une si grande importance, un général devait tout voir par ses yeux. » Il partit au galop, et après s'être assuré qu'il n'y avait point d'ennemis dans ce bois, il revint promptement sur ses pas, et fit ses dispositions pour l'attaque.

40 euros (code de commande : 26944).

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