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Gravures et Estampes
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[MONS - GRAVURE]. [HOGENBERG (Frans)] — Bergen. [s.l.], [s.n.], [ca 1610]. Description en allemand disposée en cinq colonnes sous la gravure et date en latin, chiffre « 5 » dans le coin inférieur gauche, bandelette de papier collée sous la gravure avec le texte en français sur deux lignes, suivi de la date en latin. Beau tirage, bien encré de cet exemplaire en bel état, probablement extrait de Premier volume contenant quarante tableaux ou histoires diverses qui sont mémorables touchant les guerres, massacres et troubles advenus en France ces dernières années.
Dimensions :
   - Dessin : 286 x 209 mm.
   - Cuvette : 288 x 212 mm.
   - Feuille : 298 x 223 mm.

   Né à Malines en 1535, Frans Hogenberg exerça principalement son activité de graveur à Cologne où il mourut en 1590. Dans son excellente étude sur les représentations de Mons en gravures que nous pouvons qu'inviter à lire, Christine Gobeaux précise que cette représentation du siège de Mons par le duc d'Albe, en 1572, fait partie de la sixième série de gravure que Frans Hogenberg a consacré aux guerres de religions dans les Pays-Bas. Elle ajoute que « les gravures d'Hogenberg sont d'abord parues en feuilles volantes avant d'être numérotées pour former des séries. » La gravure présentée ici serait « un deuxième état, le premier ne présentant aucune numérotation. »
   Christine Gobeaux ajoute : « Pour interpréter cette épreuve, il faut la retourner car le graveur a oublié d'inverser le dessin lors de la gravure du cuivre. À l'arrière-plan de celle-ci, se profile la ville de Mons vue de la porte de Nimy à la porte des Guérites en passant par la porte d'Havré. Les bois de Nimy et Maisières apparaissent dans l'angle opposé. Au second plan, l'armée du Prince d'Orange venant de Péronnes-lez-Binche s'avance vers la défense espagnole. À gauche, les canons du duc d'Albe bombardent l'est de la ville. À à l'avant-plan, la cavalerie du Prince affronte les fantassins du duc d'Albe. Au centre, les soldats espagnols reculent et la cavalerie vient à leur secours. »
   « Les gravures des séries historiques ont été produites dans le but de dépeindre les événements qui se déroulaient dans les Pays-Bas. Elles ont essentiellement pour sujet la répression de la religion réformée vue du côté des Protestants. Les commentaires qui les accompagnent ne sont pas neutres. Ils sont clairement en faveur des rebelles. N'oublions pas que Frans Hogenbergh, d'origine malinoise, s'est réfugié à Cologne parce que son nom figurait sur la liste des personnes bannies des Pays-Bas par le duc d'Albe. Dans ce type de gravure, l'accent est mis sur la représentation des combats et non sur celle des villes. Celles-ci ne sont figurées en détails que lorsqu'elles font l'objet d'un siège. Elles sont représentées en profils, souvent à l'arrière-plan. L'objectif ici n'est pas de faire un portrait fidèle à la réalité mais de donner une idée des fortifications de celles-ci. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, S.001.A., pp. 466-476.

120 euros (code de commande : 30253).

 

 

 

[ATH - GRAVURE]. LE ROUGE (Georges-Louis) — Plan d'Ath Avec les Attaques et le Blocus des Allies du deux d'Octobre 1706. Gravure sur cuivre datée de 1745, extraite du Recueil contenant des cartes nouvelles dressees sur des morceaux leves sur les lieux et les memoires les plus nouveaux, dont la publication, à Paris, débuta en 1742.
Dimensions :
   - Dessin : 458 x 307 mm.
   - Cuvette : 479 x 326 mm.
   - Feuille : 517 x 363 mm.

Extrait du texte de Jean Dugnoille :
   Dès le 2 février 1701, Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur général des Pays-Bas espagnols, fit savoir au gouvernement des Provinces-Unies que, dans le cadre de la succession d'Espagne dévolue à son petit-fils Philippe d'Anjou, Louis XIV avait décidé de faire occuper par les troupes françaises les forteresses de la « barrière » défendues depuis trois ans par l'armée hollandaise. Le maréchal de Boufflers s'y employa dans la nuit du 5 au 6 février. La guerre devait immanquablement reprendre avec les puissances maritimes. Malgré la mort de Guillaume III d'Orange, la Grande Alliance se reforma et en mai 1702, l'Angleterre, les Provinces-Unies et l'Empereur d'Autriche déclarèrent la guerre à la France et à l'Espagne. La guerre de Succession d'Espagne était engagée. Le duc de Marlborough parvint à imposer à ses alliés, qui continuaient à préférer la guerre de siège, une stratégie offensive visant à détruire l'ennemi en rase campagne avant de s'emparer des forteresses. Dans cet engagement poliorcétique, deux adversaires de grand format furent engagés de part et d'autre, Vauban pour Louis XIV, Coehoorn pour les Provinces-Unies. La guerre fut portée dans toute l'Europe. Freiné par les hésitations des généraux hollandais, Marlborough ne put prendre résolument l'offensive dans les Pays-Bas avant 1706. [...]
   Les Alliés investirent Ath le 16 septembre. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 20 au 21. Le comte de Saint-Pierre ne fit rien pour s'opposer réellement à l'attaque entreprise sur le front de la porte de Mons. Soucieuse d'éviter toute action hasardeuse et de protéger la forteresse de Lille, l'armée française resta sur la défensive au-delà de l'Escaut entre Condé et Tournai. Vauban, qui se trouvait à Dunkerque, était informé de l'évolution du siège par Mesgrigny, gouverneur de Tournai, Mr. de la Combe et Mr. de Bernières. Il remarquait que la garnison était inférieure à la moitié de ce qui était nécessaire et qu'il y avait très peu d'artillerie dans la place. Pourtant Henri de Nassau, maréchal d'Overkerke, attaquait le point le plus fort de la forteresse, parce qu'il était mieux fortifié par deux cavaliers et que les fossés y étaient plus profonds. Le 27, le chemin couvert avait déjà été attaqué deux fois sans succès et une troisième attaque était imminente. La garnison, trop faible, se rendit le 1er octobre sans que des brèches aient été ouvertes dans le corps de la place. Vauban s'en indigna et releva que l'ennemi ne s'était pas établi dans le chemin couvert, n'était pas descendu dans le fossé, n'avait détruit ni écluse ni demi-lune, n'avait fait qu'écorcher le revêtement sans faire aucune brèche. Les 28 octobre et 11 novembre, il écrivit encore à Mesgrigny que la prise de la ville lui paraissait inacceptable et réclamait de nouvelles précisions.
   L'ingénieur de Rochepine, dans le journal de la défense d'Ath qu'il a rédigé, ne contredit pas la chronologie des faits mais s'employa à mettre en évidence les tirs de l'artillerie et les sorties des grenadiers français qui détruisirent à plusieurs reprises les travaux des sapeurs ennemis pendant toute la durée du siège, remarqua que les Alliés possédaient deux batteries de vingt-et-un et trente-deux canons et trente mortiers répartis aussi en batteries qui firent feu avec une violence extraordinaire, que toutes les communications furent rompues, le grand pont de la porte de Mons détruit, qu'on avait fait faire des radeaux pour communiquer avec les ouvrages détachés, que l'artillerie ennemie écrasa de son feu deux endroits non précisés de la ville, les chemin couverts, les demi-lunes, que « la nuit du 30 au 1er octobre les ennemis, s'étant glissé le long des inondations à droite de la porte de Mons, entrèrent par la face gauche de la contre-garde qui couvre le bastion de Luxembourg, qui étoit entièrement rasé par le canon, ayant surpris les sentinelles, ils poussèrent la même nuit leur travail jusqu'au pied de la dite contre-garde vis à vis de la brèche qui était tout à fait accessible depuis le second jour de la canonnade », qu'à ce moment « la plus part des soldats [étaient] hors d'état de soutenir un assault », que « tous les régimens ont parfaictement bien fait, à l'exemple de leurs chefs qui se sont comportés avec beaucoup de valeur, à l'imitation de Mr de Saint-Pierre qui n'a jamais quitté ny nuit ny jour les chemins couverts, se portant par tout soit pour faire charger l'ennemy, ou encourager les soldats et reconnoitre avec l'ingénieur tous les endroits par où on pourroit chicanner l'ennemy. » Ce plaidoyer pro domo contredit l'opinion exprimée par Vauban, déçu de voir prise l'une des places qu'il avait fortifiée trente-cinq ans plus tôt.
   Lorsque la chamade eut été battue le 1er octobre, les négociateurs, n'ayant pu obtenir les honneurs de la guerre pour la garnison, rentrèrent dans l'enceinte. Après une nuit de bombardement impitoyable, ils furent contraints d'accepter les conditions des assiégeants : prisonniers de guerre, les assiégés furent envoyés à Bergen-op-Zoom et Bréda. Les Hollandais rentrèrent le lendemain dans la ville et y restèrent jusqu'au 19 février 1716.
Bibliographie :
   - Dugnoille (Jean), La destinée des fortifications de Vauban à Ath (1674-1803), dans Les fortifications d'Athh (supplément au catalogue Les enceintes urbaines en Hainaut), pp. 23-25.

120 euros (code de commande : 28660).


 

BEAURAIN (chevalier de) — Carte des camps d'Emptine et de Cerfontaine Les 22. Juillet et 8 Aoust 1691. Avec celuy des Ennemis à Tarcienne le 22. Juillet et a Ham sur Heure le 8. Aoust.. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géogr. ord[inai]re du Roi. Planche XVII de Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement. Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.
Dimensions :

   - Illustration : 418 x 309 mm.
   - Cuvette : 430 x 320 mm.
   - Feuille : 467 x 373 mm.

Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (pp. 114-116) :
   La marche se fit fur six colonnes.
   L'aîle gauche de cavalerie fit la colonne de la droite ; le Mestre de Camp en eut la tête, & fut suivi du reste de la premiere ligne de cette ci aile ainsi qu'elle étoit campée, ensuite de la Brigade de Maignac & du reste de la seconde ligne dans le même ordre que la premiere. Cette colonne passa le ruisseau de Jamagne à 300 pas au-dessous du village ; laissant le pont qui en étoit le plus près pour l'autre colonne, de là laissant Jamiolle à gauche, elle suivit un chemin qui traverse celui de Philippeville à Slenrieu, d'où elle entra dans la plaine de Soumois & passa dans ce village pour se rendre dans celle de Cerffontaine.
   La seconde colonne fut pour l'infanterie de la premiere ligne, laquelle défila par sa gauche en commençant par Champagne ; cette colonne alla passer aux haies de Jamagne, les laissant à gauche ; de là rasant les haies de Jamiolle, & le laissant à droite, elle suivit un chemin qui mene au pont de pierre qui est entre Soumois & Sainzée, d'où laissant Villers-deux-Eglises & Sainzée à gauche, elle entra dans la plaine du camp.
   La troisiéme colonne fut pour l'infanterie de la seconde ligne en commençant par le Maine ; cette colonne passa dans Jamagne & laissa tous les bois qui sont au-dessus de Jamagne à gauche, d'où côtoyant les haies de Villers-deux-Eglises, & laissant ce village à droite & celui de Sainzée à gauche, elle entra dans la plaine du camp.
   La quatrieme colonne fut pour l'aîle droite de cavalerie, dont la Brigade de Quadt eut la tête, suivie du reste de la premiere ligne ainsi qu'elle étoit campée, ensuite de la Brigade de Bolheit & du reste de la seconde ligne. Cette colonne prenant par derriere le camp de l'infanterie, alla à la cense de la Valette, d'où laissant l'artillerie & les vivres sur fa gauche & le quartier général sur sa droite, elle alla à travers champs passer le ruisseau de Jamagne sur un pont qui étoit entre Jamagne & Philippeville ; de là elle continua sa marche à travers champs, laissant la colonne d'infanterie sur sa droite & l'artillerie sur sa gauche ; & alla passer au travers de Sainzée pour entrer dans la plaine du camp.
   La cinquiéme colonne fut pour l'artillerie & les Vivandiers de l'armée, lesquels eurent leur rendez vous à l'artillerie ; cette colonne partant de son parc prit le chemin de Sainzée, qu'elle laissa à droite pour parquer derriere ce village.
   La sixiéme & derniere colonne fur pour les troupes de M de Boufflers, lefquelles prirent le grand chemin de Roloy à Philippeville, qu'elles laisserent à droite pour aller à Sainzée, d'où elles s'avancérent à Villers-deux-Eglises.
   Chaque colonne de troupes fut suivie de ses menus bagages, lefquels furent escortés par 200 hommes de pied. On en mit 300 parmi les charrettes de Vivandiers.
   L'armée campa, par la nécessité du terrein, sur quatre lignes ; la premiere qui étoit d'infanterie, campoit le long du ruisseau de Soumois qu'elle avoit devant elle ; les deux du milieu composées de cavalerie, étoient sur la hauteur de Cerffontaine, & la quatrieme d'infanterie, près du bois. Les troupes de M de Boufflers camperent sur deux lignes à la droite de l'armée.
    M de Luxembourg se trouvoit dans cette position en état de prendre la tête du ruisseau qui va à Beaumont & de celui qui passe à Cousolre, il avoit des défilés devant lui & pouvoit couper les détachemens que les ennemis eussent faits vers la frontiere. Il s'arrêta dans ce camp, parce qu'il craignit que les démarches des ennemis ne fussent de fausses démonstrations, & qu ils n'eussent d'autres vûes que d'éloigner de Dinant l'armée du Roi ; il vouloit aussi examiner les chemins que M. d'Albergotti lui avoit indiqués, parce que jamais armée n'y avoit passé.
   Le Prince d'Orange, qui étoit persuadé que M. de Luxembourg ne pouvoit se rapprocher de Maubeuge qu'en prenant sa route par Marienbourg & Avesne, alla le 9 reconnoître les chemins par où il feroit marcher son armée pour aller dans la plaine de Grand Rieu & le camp qu il lui feroit occuper ; il comptoit en y marchant obliger l'armée du Roi de reculer pour défendre la frontiere contre les détachemens qu'il pourroit y envoyer, & en même tems prendre plusieurs marches d'avance pour aller fur l'Escaut, où arrivant le premier il pourroit forcer les lignes, désoler le pays qu elles couvroient, & empêcher l'armée du Roi de prendre des quartiers de fourrage depuis Courtrai jusqu'à Furnes. M. de Luxembourg qui croyoit devoir dans ce moment mettre toute son attention à prévenir les ennemis à Mons & sur la Dendre, marcha la nuit du 9 au 10 pour aller camper à Lugny près de Beaumont.

40 euros (code de commande : 30149).

 

BEAURAIN (chevalier de) — Carte des camps de Walef St. Pierre et Walef St. Georges et de Vignamont Les 18. et 19 Juillet 1693. Avec les trois Camps des Troupes qui formoient la Circonvalation d'Huy. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géogr. ord[inai]re du Roi. Planche 12 du tome IV de Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement. Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.
Dimensions :

   - Illustration : 310 x 312 mm.
   - Cuvette : 320 x 323 mm.
   - Feuille : 514 x 394 mm.

Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (pp. 279-280) :
   La marche se fit sur dix colonnes.
   Le bouteselle & la générale à la pointe du jour, à cheval & l'assemblée une heure après.
   L'aile gauche de cavalerie forma les deux colonnes de la droite ; elle défila par sa gauche, la premiere ligne eut celle de la droite : elles marcherent toujours en se côtoyant, & laisserent Bref, à droite, & l'arbre de Holdin & celui de Tourine à gauche ; delà elles passerent à vieux Walef, & continuant leur marche entre Vaux & la Tombe, qu'elles laisserent à deux cens pas sur leur gauche, elles allerent sur la bruyere de Warmont, d'où laissant la Tombe de la Bourlotte à gauche, elles passerent aux Tombes de Warmont, & delà elles entrerent dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne fut pour les menus bagages de l'aile gauche de cavalerie & d'infanterie, lesquels coulerent le long de la cavalerie pour aller à l'arbre de Tourine & à la Tombe de Vaux ; delà laissant Borsée & la Tombe de la Bourlotte à gauche, ils entrerent dans la plaine du camp.
   Les quatrieme & cinquieme colonnes furent pour l'aile gauche d'infanterie, qui défila par la gauche : la premiere ligne eut la colonne de la droite ; ces deux colonnes se côtoyant dans leur marche, passerent auprès de Tourine, qu'elles laisserent à gauche, pour venir à Borsée, qu'elles laifferent à droite ; elles marcherent fort près des haies de ce village, & allerent à la Tombe de la Bourlotte, & delà à Warmont, où fut leur camp.
   Les sixieme & septieme colonnes furent pour l'aile droite d'infanterie, laquelle défila par sa droite : la premiere ligne eut la colonne de la gauche ; ces deux colonnes prirent leur marche entre Tourine & Walef-Saint Pierre, passerent à Enef, qu'elles laisserent à gauche, coulerent le long des haies, laisserent les autres colonnes d'infanterie à leur droite pour aller à Chaponseré, qu'elles laisserent aussi à gauche ; delà elles marcherent à Vignamont, où fut leur camp.
   La huitieme colonne fut pour les menus bagages de l'aile droite de cavalerie & d'infanterie : cette colonne rasa les haies des deux Walef, laissa Henef & Chaponseré à droite, coula le long des haies de ce village, pour aller entre Vignamont & Viler, où elle se trouva dans le camp.
   Les neuvieme & dixieme colonnes furent pour l'aile droite de cavalerie, qui défila par sa droite : la premiere ligne eut la colonne de la gauche ; ces deux colonnes se côtoyant, passerent entre Walef & Selle, pour aller entre Henef & Serré-le-Château, qu'elles laisserent à gauche, ainsi que la cense de Quivietry, d'où elles se rendirent à Viler, où fut leur camp.
   L'artillerie, qui s'étoit avancée à Borsée, se mit en marche dès la petite pointe du jour, & marcha toujours en plaine, pour aller parquer en deçà de Vignamont.
  Les vieilles gardes firent à l'ordinaire l'arriere garde des colonnes.
   L'armée eut sa droite à Fisse-Fontaine, la gauche s'étendoit vers la Mehaigne, ayant Fameler derriere ; elle le quartier général fut à Vignamont.

40 euros (code de commande : 29552).


 

[BONN]. Plan de la Ville de Bonne et du Fort de Bourgogne avec la carte du Gouvernement située sur le Rhin, à 4 lieues au dessus de Cologne, cette ville est capitale de l'Electorat comme Cologne l'est du spirituel de l'Archeveche. On a marqué la disposition des attaques du siége commencé la nuit du 3. au 4. may et finie le 15. du dit mois. 1703. quelle cestans renduë aux Haut Allyé par capitulation. Gravure extraite de l'Atlas Portatif, ou le nouveau Theatre de la Guerre en Europe ; Contenants les cartes geographiques, avec les plans des Villes & Forteresses les plus exposees aux revolutions presentes, de Daniel de La Feuille, publié à Amsterdam, chez Jansson, en 1706. Gravure découpée au ras du trait d'encadrement et collée sur une feuille.
Dimensions :
   - Image : 241 x 180 mm.

   Le siège de la ville de Bonn s'inscrit dans l'interminable guerre de Succession d'Espagne. En 1703, la ville était aux mains des Français et les opérations militaires des Alliés visant à reprendre la ville débutèrent le 24 avril, sous l'autorité du duc de Marlborough. Le fort de Bourgogne dont il est question ici était commandé par M. de Rabutin ; il se situait sur la rive droite du Rhin ; c'est le général Menno van Coehoorn, surnommé le « Vauban hollandais » en raison de ses talents d'ingénieur spécialiste de la polyorcétique, qui fut chargé d'en organiser l'attaque.
   Les combats proprement dits débutèrent le 3 mai et se prolongèrent jusqu'au 15 mai lorsque le marquis d'Alègre qui commandait la place fit battre la chamade.

30 euros (code de commande : 29101).


 

[CHARLEROI]. Plan de Charleroy. Avec les attaques commencées 1e 16 Septembre 1693 et poussees jusqu'au... d'Octobre de la même Année que la Place se rendit. Gravure collée sur une feuille de papier fort, rare.
  Carte extraite du tome IV (planche 76) de Les Forces de l'Europe, Asie, Afrique et Amerique, ou description des principales villes, avec leurs fortifications : Dessignées par les meilleurs ingenieurs, particulierement celles qui sont sous la domination de la France, dont les plans ont esté levez par Monsieur de Vauban, avec la description de tous les instrumens servans à la fortification, à l'attaque & deffense des places, ensemble ceux qui servent pour l'artillerie, des magasins ; la maniere de dresser un camp devant une ville assiegée, &c. Et ornées de plusieurs superbes edifices. Necessaire pour toutes sortes de personnes, publié à Amsterdam, chez Pierre Mortier, vers 1702. La plupart des gravures contenues dans ce recueil sont des copies de celles publiées dans les recueils Les forces de l'Europe et Le théâtre de la guerre que Nicolas de Fer fit éditer à Paris en 1693-1697.
Dimensions :
   - Image : 286 x 234 mm.
   - Cuvette : 294 x 239 mm.
   - Feuille : 341 x 289 mm.
   - Collé sur une feuille de 425 x 360 mm.

Relation du siège de 1693 par Jean Godet :
   Vainqueur à Neerwinden le 29 juillet 1693, le maréchal duc de Luxembourg, se présente devant Charleroi le 10 septembre suivant. Placés sous les ordres du marquis del Castillo de Villadurias, 4.500 Espagnols vont défendre la place.
   Les troupes françaises d'investissement sont fortes de 30 bataillons et de 32 escadrons dont Messieurs de Guiscard et de Ximénès, principaux sous-ordres du maréchal, se partagent le commandement. À l'illustre Vauban est confiée la direction des travaux du siège. Le 15 septembre, les assiégeants ouvrent la tranchée.
   Sous les hauteurs de la Garenne, les Espagnols occupent deux postes fortifiés. Dès la prise de ces postes par les Gardes françaises, les pionniers commencent à creuser deux attaques. Ces tranchées en zig-zag doivent se rejoindre « contre la partie de la place » devant laquelle se trouve un étang qui couvre en partie la ville. Tirant leur nom du côté d'où elles viennent, l'une des attaques est dite de Dampremy, l'autre de la Garenne.
   Le 16, alors que les assiégés font une sortie, cinquante carabiniers et trois compagnies de grenadiers français « prennent l'épouvante ». Il faut qu'avec d'autres troupes interviennent Messieurs de Vigny et de Sainte-Hermine pour que les Espagnols se replient et rentrent dans la ville.
   Arrivée de Mons, ou par eau de Maubeuge et Namur, l'artillerie du siège compte 210 bouches à feu, canons ou mortiers. Parmi les canons – il y en a 149 – on en dénombre 12 de « nouvelle invention ». Le 17, le feu de quelques pièces prélude au bombardement intensif de la place.
   Le 24, sur l'ordre de Monsieur de Pontis, capitaine des Vaisseaux du Roi, six petits chalands « ramassés sur la Sambre » et amenés par chariot sont mis à l'eau « à la queue de l'étang ». Des soldats s'activent à les transformer en radeaux. Ils les attachent deux par deux, côte à côte, et terminent l'opération en posant sur chaque couple une plate-forme en planches. Commandés par deux capitaines des galiotes, 20 hommes embarquent sur chacun des radeaux. Soutenue par le tir de deux petites batteries d'artillerie et par celui de 300 fusiliers postés sur la rive, la flottille, propulsée à la rame, vogue hardiment vers la redoute de l'étang.
   Ayant perdu 33 des leurs depuis le début du siège, les défenseurs du poste lacustre ne sont plus que 17. Complètement découragés en voyant s'avancer vers eux « l'escadre ennemie », ils ne tirent même pas quelques coups de feu pour sauver l'honneur mais hissent en hâte le drapeau blanc.
   Le 26 septembre « vers les deux heures du soir », l'artillerie française tire 5 salves de 14 petites bombes. À ce signal, huit compagnies de grenadiers sortent des tranchées et marchent en silence à l'attaque de la redoute de Dampremy. Bondissant dans le chemin couvert, les assaillants trouvent les défenseurs « sur le ventre ». Sans s'attarder à faire des prisonniers, les grenadiers s'élancent à l'assaut de la redoute qu'ils emportent au cri de « Vive le Roi ».
   Après la prise de la redoute de Dampremy, Monsieur de Vauban fait activer les travaux d'approche. On lit dans l'Histoire militaire de Flandre, que dans l'après-midi du 4 octobre « on voulut se faire un passage sur le bord de l'étang afin que les deux attaques puissent se communiquer ». Douze compagnies de grenadiers français délogent un détachement espagnol retranché derrière de petits parapets, mais les vainqueurs sont eux-mêmes attaqués par d'autres Espagnols sortis d'un ouvrage à corne. Après avoir déchargé leur mousquet et fait exploser trois mines sous les pieds de l'ennemi, les assiégés se replient quelque peu en désordre.
   Plusieurs brèches ayant été faites dans les défenses de la place et l'artillerie ennemie se préparant à les agrandir, les assiégés capitulèrent le 11 octobre. Réduite à 1.500 hommes, la garnison obtint les honneurs de la guerre. Avec quatre canons et un mortier, elle sortit le 13 de la forteresse.
   Pour assiéger Charleroi, les Français avaient une dotation de 96.921 boulets, dont 66.814 furent lancés sur la place. En outre, sur une réserve de 16.919 bombes et 19.000 grenades, ils en utilisèrent respectivement 11.389 et 6.000.
   Grâce à l'extraordinaire énergie du marquis del Castello de Villadurias, les Espagnols firent des prodiges de valeur ; il n'y eut que de rares défaillances. Le colonel Sir James Carmichael-Smyth (9) écrit d'ailleurs que « la défense fut très belle et très remarquable ».
   Après le départ de la garnison vaincue, trois bataillons français prirent possession de Charleroi. C'est aussi dans cette localité ruinée que s'installa le duc de Villeroi chargé de faire boucher les brèches et combler les tranchées.
Bibliographie :
   - Godet (Jean), Hainaut, terre de batailles, t. I, pp. 134-136.

80 euros (code de commande : 28796).


 

[GAULE]. ROBERT DE VAUGONDY (Gilles et Didier) — Gallia Antiqua in Provincias et Populos divisa, Geographicis Sansonum Conatibus et recentioribus Astronomicis Observationibus accommodata, ab Aeg. Robert Geographo regis ordinario. Cum Privilegio Regis. 1750. Paris, Robert de Vaugondy - Boudet, 1757. Carte coloriée et en très bon état.
Dimensions :

   - Dessin : 544 x 480 mm.
   - Feuille : 568 x 500 mm.
   - Échelle : 2.3000.000.

   Très belle et décorative carte, bien coloriée, des régions comprises entre la mer Méditerranée et l'embouchure du Rhin, divisée en zones administratives et montrant les différents peuples qui habitaient la Gaule au début de la domination romaine.
   Héritiers de la célèbre maison de publications cartographiques créée par Nicolas Sanson au XVIIe siècle, Gilles Robert de Vaugondy et son fils Didier réalisèrent cette carte en 1750 et la publièrent sept ans plus tard dans leur Atlas universel.
Bibliographie :
   - Pedley (Mary Sponberg), Belle et Utile. The work of the Robert de Vaugondy family of mapmakers, p. 150 n° 92.

120 euros (code de commande : 29949).


 

[GAULE - GRAVURE]. BONNE (Rigobert) — Gallia Vetus. A R[igober]to Bonne, Primario Hydrographo Navali. Paris, Hôtel de Thou [Panckoucke], 1787. Gravure réalisée par Gaspard André, coloriée, extraite de l'Atlas encyclopédique, contenant la géographie ancienne, et quelques cartes sur la géographie du Moyen age, la geographie moderne, et les cartes relatives à la géographie physique de Rigobert Bonne et Nicolas Desmarets. Marges un peu salies et restauration à l'adhésif dans la partie inférieure du pli central (sans dommage pour la gravure). Un portrait de profil a été crayonné dans la partie supérieure de la marge droite.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Le mathématicien et géographe Rigobert Bonne (Raucourt, 1727 - Paris, 1795) fut nommé cartographe royal du Service Hydrographique de la Marine en 1775. Ses cartes très appréciées furent, notamment, publiées dans l'Atlas maritime, en 1762, dans l'Atlas de Toutes Les Parties Connues du Globe Terrestre de l'abbé Raynal, en 1780 et dans l'Atlas encyclopédique, en 1787.

70 euros (code de commande : 28484).


 

[HAINAUT - GRAVURE]. SURHON (Jacques de)Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano. Carte du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1602.
   Nous n'avons pas désencadré cette gravure et nous faisons confiance au marchand bruxellois dont le « certificat de grantie », collé à l'arrière du cadre, précise que cette carte du Hainaut a été « éditée par Abraham Otelieus [en] 1602 ».
Dimensions :

   - Dessin : 485 x 368 mm.
   - Cuvette : 490 x 370 mm.
   - Cadre : 665 x 550 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.

300 euros (code de commande : 27721).


 

Hautes Alpes. Gravure sur acier extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 239 x 189 mm.
      - Feuille : 265 x 207 mm.

9 euros (code de commande : 28707).


 

[HUY - GRAVURE]. BRAUN (Georg) et HOGENBERG (Frans) — Huum opp. Condrusorum Caput. Anvers, Galle, [1575]. Dix-neuvième planche de l'atlas de Georg Braun et Frans Hogenberg : De praecipuis, totius universi urbibus, liber secundus. Gavure coloriée sous un sobre encadrement de bois.
Dimensions :
   - Trait carré : 464 x 304 mm.
   - Cuvette : 470 x 306 mm.
   - Encadrement : 570 x 420 mm.

Extrait de l'étude Civitates Orbis Terrarum. Villes du monde :
   Traduction du cartouche portant la date de 1574 : Huy, capitale des Condruses [en Belgique gauloise], dont la reproduction fidèle à la nature, dessinée le plus exactement pour orner cette œuvre topographique, nous a été fournie par un homme très érudit, R. D. Remaclus de Limbourg, célèbre dans la profession médicale, et par D. Paulus, chez les chanoines de Liège un mécène important des étudiants.
   Huy est une ancienne et belle ville du Brabant germanique, située sur la Meuse, dans une vallée boisée entre les montagnes. Elle possède de grands édifices anciens et spacieux. Y habitent nombre de bonnes et nobles gens qui possèdent des maisons merveilleusement décorées au dedans et au dehors. Un grand nombre sont agrémentées de beaux créneaux et de tours, comme si elles étaient des châteaux seigneuriaux.
   Sur cette gravure, Huy est vue du nord-est. La collégiale gothique Notre-Dame domine le centre de l'image ; sa construction a été commencée en 1311 et terminée en 1536 [...]. Le château est depuis le XVe siècle l'emblème de la ville. [...]
.

Bibliographie :
   - Füssel (Stephan, dir.), Civitates Orbis Terrarum. Villes du monde, pp. 147-148.

200 euros (code de commande : 29198).


 

JOMINI (Antoine-Henri de) — Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, par le lieutenant général Jomini Aide de Camp général de S.M. l'empereur de Russie, Grand Croix de plusieurs ordres. Gravé sous la direction de J. B. Bielaerts. Bruxelles, Petit, 1839. In-f° (425 x 665 mm.) sous une demi-reliure de l'époque (dos et mors frottés, mors partiellement fendus, pièce de titre en losange sur le premier plat, [1 (titre lithographié orné d'une vignette)], [2 bl.], [1 (table des cartes et plans)], 58, [1], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 37 planches citées dans la table des cartes et des deux planches complémentaires (voir détail ci-dessous) dont la plupart partiellement rehaussées à l'aquarelle, quelques mouillures et rousseurs.
Table des cartes et plans (et leurs dimensions au trait carré) :
   1. Croquis du nord de la France, de la Belgique et partie de la Hollande (485 x 380 mm.).
   2. Carte de la Vendée (555 x 345 mm.).
   2bis. Carte des Pyrénées occidentales (640 x 473 mm.).
   3. Carte des Pyrénées orientales (455 x 310 mm.).
   4. Cours du Rhin depuis Rheinfels et Saint-Goar jusqu'à Strasbourg (430 x 570 mm.).
   5. Croquis de la contrée entre la Sieg et la Lahn (600 x 385 mm.).
   6. Plan de la bataille de Jemmapes (217 x 150 mm.).
   7. Plan de la bataille de Neerwinden (250 x 195 mm.).
   8. Carte des environs de Lille, Tournay et Courtray, pour servir particulièrement à l'intelligence des batailles de Turcoing et de Pontachin (475 x 570 mm.).
   9. Carte du centre de la frontière du nord, contenant les environs de Cambray, Douay, Guise, Valenciennes, Landrecies et Avesnes (443 x 380 mm.).
   10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).
   11. Plan de la bataille de Fleurus (362 x 277 mm.).
   12. Carte du Pays entre la Meuse et le Rhin, depuis Liège usqu'à Cologne, pour servir particulièrement aux batailles de l'Ourthe et de la Roër (446 x 357 mm.).
   13. Plan de Mayence et des environs, où l'on a tracé particulièrement l'affaire des lignes qui eut lieu en 1795, et qui pourra néanmoins servir à l'intelligence du siège de cette ville (473 x 365 mm.).
   14. Carte spéciale de la vallée du Rhin pour l'intelligence des affaires de Rastadt et d'Ettlingen (358 x 252 mm.).
   15. Croquis de la bataille de Neresheim livrée par l'Archiduc Charles au Général Moreau en 1796 (256 x 412 mm.).
   16. Plan de la bataille de Wurzbourg gagnée par l'Archiduc Charles, le 3 septembre (413 x 475 mm.).
   17. Plan pour l'intelligence des deux batailles de Biberach gagnées par le Général Moreau en 1796 et 1800 (403 x 372 mm.).
   18. Carte des environs de Fribourg pour la retraite de l'armée du Rhin en 1796 ; et notamment les combats sur l'Elz (400 x 266 mm.).
   19. Combat de Schliengen (190 x 234 mm.).
   20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).
   21. Carte de la rivière de Gênes, pour l'intelligence des opérations qui ont eu lieu dans les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 (590 x 517 mm.).
   22. Plan de la bataille de Castiglione, gangée par le général Bonaparte les 3 e 4 août 1796 (424 x 312 mm.).
   23. Carte du cours de l'Adige depuis Legnago jusqu'à Trente, pour l'intelligence des affaires de Castiglione, Gavardo, Roveredo, de la Brenta et de Bassano en 1796, de même que pour toutes les opérations qui ont eu lieu autour de Mantoue (470 x 560 mm.).
   24. Plan de Mantoue et des batailles de St Georges ou de la favorite (488 x 490 mm.).
   25. Plan de la bataille d'Arcole (460 x 365 mm.) et son supplément (190 x 175 mm.).
   26. Plan de la bataille mémorable de Rivoli (575 x 540 mm.).
   27. Carte du cours du Tagliamento, pour l'intelligence des opérations de Bonaparte contre l'Archiduc Charles, en 1797 (668 x 590 mm.).
   28. Plan de la bataille de Stockach, gagnée par l'Archiduc Charles, le 25 mars 1799, servant également aux batailles d'Engen et de Möstkirch, gagnées par le général Moreau en 1800 (535 x 427 mm.) et ses 4 petites cartes supplémentaires gravées sur une feuille.
   29. Attaque de l'Archiduc Charles sur Zurich, le 4 juin 1799, et plan de la bataille de Zurich, gagnée par Masséna, le 25 et 26 septembre 1799 (470 x 286 mm.).
   30. Plan de la bataille de Trebbia, gagnée par le maréchal Suwaroff, les 18, 19 et 20 juin 1799 (585 x 435 mm.).
   31. Plan de la bataille de Novi, gagnée par le même le 15 août 1799 (420 x 530 mm.).
   32. Plan de la bataille de Marengo, ganée par le premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800 (384 x 255 mm.).
   33. Plan de la bataille de Hohenlinden, gagnée par le général Moreau sur l'Archiduc Jean, le 3 décembre 1800 (423 x 290 mm.).
   34. Carte générale de l'Egypte, pour l'intelligence de l'expédition des Français (400 535 mm.).
   35. Carte de la Syrie, pour l'intelligence de l'expédition des Français (225 x 335 mm.).
   36. Croquis de la partie française de l'île de saint Domingue (350 x 378 mm.).
   37. Carte de l'Allemagne pour servir à l'intelligence des opérations militaires (720 x 625 mm.).


10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).


20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).

1800 euros (code de commande : 29000).


 

LEFEBVRE (Gabriel) — Sérigraphie tirée à 200 exemplaires numérotés et signés par l'artiste ; elle a été imprimée par Yves Amateis, elle a nécessité 9 passages de couleurs.
Dimensions :
   - Dessin : 595 x 395 mm.
   - Feuille : 800 x 600 mm.


   N'hésitez pas à demander la personnalisation de votre exemplaire avec une dédicace de Gabriel Lefebvre.

150 euros (code de commande : 29708).


 

[MARIEMONT]. DAMSEAUX (Émile de) — Mariemont (Hainaut). Lithographie de Vasseur Frères, à Tournai, extraite de l'album La Belgique pittoresque - Les châteaux. Mons - Paris, Dacquin - Ghio, 1872. Rousseurs et petites traces d'humidification dans les marges, sans dommage pour l'illustration. On joint le feuillet de texte.
Dimensions :
   - Trait carré : 151 x 100 mm.
   - Encadrement : 170 x 119 mm.
   - Feuille : 315 x 224 mm.

40 euros (code de commande : 29402).


 

Meuse. Gravure sur acier coloriée, extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 189 x 240 mm.
      - Feuille : 247 x 315 mm.

9 euros (code de commande : 26577).


 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Mons, Hannoniae urbs potens et ampla, a Carolo Magno Metropolitan mun[e]ze et caesareis privilegijs donato Trulla flu. alvitur propugnaculis et natura loci munitissima Gens humana et opulata, Saginariae negatiatione dedita. Gravure d'une des éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Lodovico Guicciardini, éditée à Anvers et Amsterdam, chez Blaeu et Janssonius, de 1612 à 1648. Exemplaire en bel état.
Dimensions :
   - Dessin : 311 x 232 mm.
   - Cuvette : 313 x 234 mm.
   - Feuille : 376 x 278 mm.

   Christine Gobeaux précise que « la gravure figure dans les différentes éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Guicciardini, imprimées par les éditeurs néerlandais Blaeu et Janssonius. Il s'agit du deuxième état du cuivre car les gravures comportent le numéro 84 dans l'angle inférieur droit. »
   Elle ajoute : « À première vue, la gravure [...] peut paraître identique à celle parue dans les éditions plantiniennes. Cependant un examen approfondi permet d'affirmer qu'il s'agit d'un nouveau cuivre. Tout d'abord, le dessin des maisons et des arbres diffère. Le titre, situé dans le cartouche au-dessus du plan, ne se termine plus par un point. Le texte latin du cartouche n'est pas composé de la même manière. Les fins de lignes ne comportent pas le même mot et le texte se termine par un ornement typographique. Le dessin de l'encadrement intérieur du cartouche et du personnage a été modifié. Les blasons ne sont pas identiques. Au niveau des inscriptions sur le plan, l'emplacement des noms diffère. Ainsi la porte de « Bertemont » est inscrite ici à l'extérieur de la ville. Le nom de l'église Saint-Nicolas manque sur ce plan. Au niveau de la porte du Rivage, toute une rangée de maisons a été supprimée. S'il s'agissait du même cuivre, des traces de celles-ci seraient visibles à la loupe. Or ce n'est pas le cas. À part cet élargissement à la porte du Rivage, le tracé des rues n'a subi aucune modification.
   Le cuivre de cette gravure comporte deux états. [Le] premier sans numéro de planche a été très peu utilisé.
   En conclusion, ce plan reflète toujours la même situation au niveau topographique. L'éditeur n'a pas jugé nécessaire de l'actualiser puisqu'il est censé illustrer une œuvre qui décrit les Pays-Bas au XVIe siècle. D'autre part, le souci d'offrir un plan correct au niveau topographique n'est pas l'objectif de ce type de publication. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, P.008.B, pp. 422-433.

120 euros (code de commande : 30150).


 

[MONS - GRAVURE]. DE FER (Nicolas) — Mons. Comme estoit quand le Roy en personne s'en rendit Maistre, apres quinze jours de tranchée ouverte, le 8. Avril 1691. Paris, De Fer, [ca 1691-1693]. Exemplaire en très bon état.
Dimensions :
   - Trait carré : 265 x 192 mm.
   - Cuvette : 273 x 197 mm.
   - Feuille : 356 x 277 mm.

Extrait de l'article de Christine Gobeaux :
   Deux plans consacrés à Mons ont été édités par Nicolas de Fer. Le premier paraît en 1690 [?] et décrit la ville « comme [elle] estoit quand le Roy en personne s’en rendit maistre, apres quinze jours de tranchée ouverte, le 8 avril 1691 ». Il donne au public l’image de la ville de Mons avant qu'elle ne soit assiégée par Louis XIV. L’intérieur de la ville est vide. L’échelle est de 130 toises et le plan est orienté nord à l’ouest sans doute pour attirer l’attention sur la porte de Bertaimont, point faible dans la fortification montoise.[...]
   Le premier plan de Mons est paru en 1690 [?] dans la première livraison des Forces de l’Europe. Nous avons relevé trois éditions de ce plan [...] La première [celle présentée ici] ne porte aucune mention de responsabilité. Elle se distingue par la représentation de trois personnages qui rendent les clés de la ville à un soldat.
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons & le Hainaut, pp. 44-50.

70 euros (code de commande : 29800).


 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Gravure de Harrewijn, extraite de Les Forteresses des Pays-Bas royal, édité à Anvers, chez Jacques Peeters, entre 1711 et 1720. Exemplaire en bel état.
Dimensions :
   - Dessin : 176 x 142 mm.
   - Cuvette : 178 x 144 mm.
   - Feuille : 193 x 151 mm.

   Christine Gobeaux précise que « cette planche s'inspire du premier plan de Mons édité par Nicolas de Fer.. Les éditeurs ont repris le plan de Mons, la légende et la mention de l'« ouvrage à corne imparfait » dans une mise en scène différente. »
   Le premier plan de Nicolas de Fer fut publié dans l'atlas des Forces de l'Europe, ou Description des principales villes avec leurs fortifications.
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons & le Hainaut, pp. 44-50, ill. 17.

45 euros (code de commande : 30203).


 

[MONS - GRAVURE]. LA FEUILLE (Daniel de) — La Ville de Mons. Paris, De Fer, [ca 1701-1729]. Gravure coloriée, extraite de l'Atlas portatif ou le Théâtre de la guerre en Europe, en très bon état.
Dimensions :
   - Trait carré : 173 x 120 mm.
   - Cuvette : 180 x 126 mm.
   - Feuille : 306 x 198 mm.

Christine Gobeaux nous apprend que :
   Pour réaliser ce plans Daniel de La Feuille s'est inspiré de celui publié par Nicolas de Fer quelques années avant la parution de son atlas militaire de poche intitulé Atlas portatif ou le Théâtre de la guerre en Europe. « Ses nombreuses éditions en français, néerlandais et anglais confirment qu'il répondait à une demande du public. Cet atlas fut souvent réédité par Daniel de La Feuille, puis par ses successeurs, Paul de La Feuille (1688-1727) et Jeanne de La Feuille (1678-1730), jusqu'en 1729. [...] Le plan de Mons est très succinct. Il s'inspire de celui de Nicolas de Fer pour les fortifications. Ses dimensions sont différentes ainsi que l'iconographie qui l'agrémente. Deux chérubins présentent le blason de la ville de Mons tandis qu'une scène d'exécution nous rappelle l'état de guerre dans lequel se trouvent les Pays-Bas. Aucune mention de responsabilité, d'échelle ni d'orientation de figure qur ce plan. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons & le Hainaut, pp. 44-50 et ill. n° 16.

60 euros (code de commande : 29894).


 

[MONS - GRAVURE]. VALEGIO (Francesco) — Mons. Gravure extraite de l'ouvrage de Alphonsius Lasor a Varea : Universus terrarum orbis. Padoue, Conzatti, 1713. Impression au bas de la page 226 de l'atlas.
Dimensions :
   - Illustration : 132 x 87 mm.
   - Cuvette : 134 x 88 mm.
   - Feuille : 234 x 355 mm.
Texte de l'article de Christine Gobeaux :

   
Francesco Valegio (1560-164 ?), libraire et graveur, a publié un grand nombre de gravures de petit format en feuilles isolées avant de les réunir en un volume, intitulé Raccolta di le più illustri et famose città di tutto il mundo. Un grand nombre de celles-ci sont signées de son nom. D'autres proviennent de cuivres qu'il a récupérés. Selon Jean Boutier, cet atlas serait paru entre 1597 et 1599. Le recueil conservé à la Bibliothèque royale a selon L. Danckaert été composé postérieurement à l'édition de l'atlas de Valegio. Ces gravures seront reprises sans la moindre correction ni addition pour illustrer l'œuvre d'Alphonse Lasor (1646-1730). Alphonse Lasor, pseudonyme du Père Innocenzio Raffaele Savonarola, a réuni dans son Universus terrarum une imposante bibliographie de la géographie comportant plus de 75 000 références.
   Valegio, pour graver son plan de Mons, a puisé ses informations dans le Civitates orbis Terrarum de Georg Braun et Frans Hogenberg. Cela se confirme au niveau du tracé de l'enceinte, de la configuration des rues, de la présence des deux moulins à la place du Parc, de la figuration des espaces verts et des arbres. Au niveau iconographique, l'artiste a reproduit les blasons et un cartouche très simple. Ce dernier signale que Mons est une ville du Hainaut puissante et importante. En résumé, il s'agit d'une schématisation grossière dans le trait du plan de Mons gravé par Hogenberg.
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle, Catalogue descriptif des vues, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, tome 81, pp. 419-422 (p.007).

50 euros (code de commande : 29290).


 

[MONS - NIMY]. Le moulin de Nimi, près de Mons. Bruxelles, Jobard, 1825. Quelques rousseurs.
   Lithogravure de Madou d'après un dessin de Otto von der Howen extraite de la 32e livraison de l'ouvrage de Jean-J. de Cloet, Voyage pittoresque dans le royaume des Pays-Bas, dédié à S.A.I. et R. la princesse d'Orange (planche 192).
Dimensions :
   
- Dessin : 202 x 135 mm.
   - Feuille : 290 x 230 mm.
Bibliographie :
   - Revue bibliographique du Royaume des Pays-Bas et de l'étranger, ou indicateur général de l'imprimerie et de la librairie, vol. 4 (n° 4 - 10 mai 1825), n° 522.
   - Rousselle (Charles), Les vues gravées de la ville de Mons et de ses monuments, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, tome XXV, p. 314, n° 80).
   - Claes (Marie-Christine), B. A. M. Jobard (1792-1861) : visionnaire de nouveaux rapports entre l'art et l'industrie, acteur privilégié des mutations de l'image en Belgique au XIXe siècle, p. 163.

40 euros (code de commande : 28992).



[MOULIN DE CAMPAGNE].
Le Moulin a Charroÿs, Inventé par le grand Ingenieur Pompee, ils sont en si grand nombre que l'on pouvoit fournir par ÿcelle de farine sustentiif, presque pour toute l'Armee du General Spinola ; estant es quartiers devant les Villes, Lochum et Grorl, au Mois de Juliet et d'Augst. 1606. - Den muel Wagen ghepractiseert, bij den grooten ingenieur Pompeus, deser zijn soo veel int getal, datmen bijnaest conde genoech voor den Leger vanden crijgs oversten Spinola gemalen, Leggende inde quartieren voor Lochem, en Grol, inde Maent van Julius ende Augustus. 1606.
Dimensions :
   - Image : 303 x 199 mm.
   - Cuvette : 315 x 226 mm.
   - Feuille : 378 x 312 mm.
   Gravure extraite de l'ouvrage de Lodovico Guicciardini, Description de Tous les Pays-Bas, autrement appelez la Germanie Inferieure, ou Basse Allemange, publié à Amsterdam, par Cornille Nicolas, en 1609.

   Cette gravure illustre un épisode de la « Tachtigjarige Oorlog » (guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée Révolte des Pays-Bas ou Révolte des Gueux) : le siège de la ville de Lochem, du 4 au 14 août 1606, par l'armée espagnole commandée par Ambrogio Spinola.
   Au premier plan, la gravue montre le moulin de campagne, mis au point par l'ingénieur militaire Pompeo Targone, qui permettait le ravitaillement de l'armée.
Bibliographie :
   - Barado y Font (Francisco), Museo militar. Historia del ejército español, p. 41 et p. 58.

60 euros (code de commande : 22662).


[NAMUR]. Vue et perspective de la Ville de Namur prise du Fort Coquelet.

   Belle gravure, réalisée d'après le dessin de Remacle Le Loup, extraite des Délices du païs de Liège, de Pierre-Lambert de Saumery, publiés de 1738 à 1744.

Dimensions :
    - trait carré : 282 x 148 mm.
    - cuvette : 295 x 155 mm.
    - feuille : 375 x 342 mm.

75 euros (code de commande : 001).


 

[PAYS-BAS - GRAVURE]. Carte ancienne des Pays Bas et des environs du temps des Romains. Paris, Simon, 1757. Gravure coloriée réalisée par Jean Lattré (le cartouche est de Pierre-Philippe Choffard), extraite du tome II de l'Histoire générale des Provinces-Unies, de Bénigne Dujardin et Gottfried Sellius, publiée à Paris, chez Simon, en 1757. En très bel état.
Dimensions :
   - Illustration : 339 x 282 mm.
   - Cuvette : 355 x 296 mm.
   - Feuille : 459 x 316 mm.

   Belle carte très décorative des actuels royaumes de Belgique et des Pays-Bas à l'époque romaine, situant les divers peuples qui l'occupaient. Elle est signée Lattré sculp. dans le coin inférieur droit et le beau cartouche est signé P. P. Choffard 1756. Dans la marge supérieure, à gauche, figure la mention Tom. II. Pag. I.

120 euros (code de commande : 28518).


 

SANSON (Guillaume) — Geographia Synodica Sive Regionum, Urbium, et Locorum ubi Celebrata sunt Concilia Oecumenica, Nationalia, Provinciala, et Synodi Diocesanæ Tabula geographica secunda Italiam, Galliam, et Angliam exibens. Ex conatibus Geographicis. Gulielmi Sanson Nicolai Filii. CIC ICC LXVII. Lutetiæ Parisiorum. Apud Autorem. Cum Privilegio ad Viginti Annos. Paris, Sanson, [post 1667]. Belle et décorative carte coloriée présentant une trace de mouillure dans le pbas de la partie centrale.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Guillaume Sanson (1633-1703) était le fils du célèbre cartographe Nicolas Sanson. La carte présentée ici est le fruit d'une collaboration avec l'éditeur Pierre Mariette (1634-1716) ; comme le cartouche de gauche le précise, elle fut publiée en 1667. La carte présentée ici est un exemplaire de la réimpression avec la mention d'éditeur modifiée : « Apud Petrum Mariette, via Iacobaea sub signo Spei » a été grattée et remplacée par : « Apud Autorem », comme on peut le constater dans le cartouche de droite.

250 euros (code de commande : 28985).


 

[SART DE BOULAND (Raoul du)]. GREUSE (Louis) — Gravure de Louis Greuse collée sur carton.
Dimensions :
   - Dessin : 157 x 216 mm.
   - Feuille : 215 x 300 mm.
   - Carton : 241 x 320 mm.
   Le baron Raoul du Sart de Bouland (Tournai, 1857 - Moustier, 1915), fut nommé gouverneur de la province de Hainaut le 10 août 1893, en replacement du comte d'Ursel ; Maurice Damoiseaux lui succéda à cette fonction en décembre 1908.

13 euros (code de commande : 27587).


 

[SENEFFE - BATAILLE]. Bataille de Séneff. Grand-Condé – 11 Aout 1674. Paris, Rapet, 1819.
Eau-forte de Bovinet fils (terminée par Bovinet père) d'après un dessin de Pierre Martinet extraite de l'ouvrage d'Auguste Jubé de La Pérelle : Le temple de la gloire, ou Les fastes militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours (en regard de la p. 68).
Dimensions :
   - Trait carré : 322 x 197 mm.
   - Cuvette : 385 x 263 mm.
   - Feuille : 429 x 285 mm.

Extrait de l'ouvrage de Jubé de La Pérelle :
   L'armée ennemie s'avançait dans le défilé, vers Binch, et elle marchait divisée en trois corps qui se suivaient l'un l'autre, ce qui fournissait au général français les moyens de les attaquer en détail.
   L'avant-garde, composée d'Allemands, était commandée par le comte de Souche ; le prince d'Orange, à la tête des Hollandais, conduisait le corps de bataille ; les Espagnols formaient l'arrière-garde sous les ordres du marquis d'Assentar, du comte de Louvigny, et du prince de Vaudemont qui commandait quatre mille chevaux tirés des trois nations. Le comte de Monterey, ne pouvant commander en chef, ni servir sous les ordres de Guillaume, n'était là que comme simple volontaire.
   Condé, à la première nouvelle de leur marche, monte à cheval, se porte rapidement sur sa gauche, au-delà du Piéton, et gagne une hauteur d'où il observe tous leurs mouvemens. A peine eut-il jeté un coup-d'œil sur leurs dispositions, qu'il dit à ceux qui l'accompagnaient : « Du moins, je suis assuré de battre leur arrière-garde. » Il avait alors, avec lui, les Gardes-du-Corps, et quelques brigades d'infanterie et de cavalerie. Aussitôt il se prépare à commencer l'attaque. On voyait briller dans ses yeux le même feu, la même vivacité qu'il avait dans ses premières campagnes. Cette occasion favorable qu'il trouvait de combattre, le tirait d'une inaction pénible : c'était un esclave qui venait de rompre ses fers. Dans le temps qu'il donnait ses ordres à MM. de Luxembourg, Navaille et Rochefort, il aperçut un bois voisin de l'endroit où il voulait engager l'affaire ; il craignit qu'il n'y eut des ennemis cachés derrière, pour le prendre en flanc, et il prit le parti d'aller lui-même reconnaître ce bois. Tous ceux qui l'accompagnaient s'offrirent d'y aller pour lui ; mais il leur répondit : « que dans une chose d'une si grande importance, un général devait tout voir par ses yeux. » Il partit au galop, et après s'être assuré qu'il n'y avait point d'ennemis dans ce bois, il revint promptement sur ses pas, et fit ses dispositions pour l'attaque.

40 euros (code de commande : 26944).


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