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Gravures et Estampes
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L'Oiseau-Lire

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[ANVERS]. Antwerpiæ. Gravure découpée du verso du fol. 12 de l'ouvrage de Pieter Christiaenzoon Bor : Vervolch vande Nederlantsche oorloghen beroerten, ende borgerlycke oneenicheyden zedert de doot des Princen van Orangien tot het innemen van Breda... édité à Leide et à Amsterdam, chez Basson et Colijn, en 1621.
Dimensions :
   - Gravure : 180 x 120 mm.
   - Feuille : 188 x 126 mm.

10 euros (code de commande : 26435).


 

[ARRAS]. Arras. Atrebatum, Episcopalis et Metropolitica Artesiæ Civitas. Gravure extraite d'une édition du Civitates Orbis Terrarum, de Georg Braun et Franz Hogenberg, probablement celle publiée à Cologne, par Brachel, en 1612. Gravure bien coloriée et en bel état.
Dimensions :
   - Trait carré : 482 x 153 mm.
   - Feuille 540 x 570 mm.

180 euros (code de commande : 25576).


[BONN]. Plan de la Ville de Bonne et du Fort de Bourgogne avec la carte du Gouvernement située sur le Rhin, à 4 lieues au dessus de Cologne, cette ville est capitale de l'Electorat comme Cologne l'est du spirituel de l'Archeveche. On a marqué la disposition des attaques du siége commencé la nuit du 3. au 4. may et finie le 15. du dit mois. 1703. quelle cestans renduë aux Haut Allyé par capitulation.

   
Gravure extraite de l'Atlas Portatif, ou le nouveau Theatre de la Guerre en Europe ; Contenants les cartes geographiques, avec les plans des Villes & Forteresses les plus exposees aux revolutions presentes, de Daniel de La Feuille, publié à Amsterdam, chez Jansson, en 1706. Gravure découpée au ras du trait d'encadrement et collée sur une feuille.

Dimensions :
   - Image : 241 x 180 mm.

35 euros (code de commande : 23172).


 

Creuse. Gravure sur acier coloriée, extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 241 x 1911 mm.
      - Feuille : 300 x 247 mm.

9 euros (code de commande : 26549 - vendu).


[DUMOURIEZ (Charles-François)]. LE VACHEZ (Charles-François-Gabriel) et DUPLESSI-BERTAUX (Jean) — Dumouriez, ministre des affaires étrangères, puis ministre de la guerre... Estampe à l'aquatinte, à l'eau-forte et au burin extraite du tome III de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française, publiée à Paris, chez Auber, en 1802.
Dimensions :
   Image : 224 x 364 mm.
      - Portrait, diamètre : 109 mm.
      - Eau-forte : 133 x 47 mm.
      - Feuille : 287 x 440 mm.

   Le portrait a été gravé par Cherles-François-Gabriel Le Vachez.
   La scène intitulée Dumouriez fait arrêter les commissaires envoyés vers lui par la Convention Nationale a été dessinée et gravée par Jean Duplessi-Bertaux.

30 euros (code de commande : 26427).


[HAINAUT]. SURHON (Jacques de)Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano. Carte coloriée du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1579.
Dimensions :
   - Dessin : 368 x 485 mm.
   - Cuvette : 4 x 3 mm.
   - Feuille : 5 x 4 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.

500 euros (code de commande : 26410).


 

Meuse. Gravure sur acier coloriée, extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 189 x 240 mm.
      - Feuille : 247 x 315 mm.

9 euros (code de commande : 26577).


 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Mons, Hannoniae urbs potens et ampla, a Carolo Magno Metropolitano muneze et caesareis privilegijs donato, Trulla flu. allvitur, propugnaculis et natura loci munitissima, Gens humana et opulenta, Saginariae negatione dedita. Gravure, probablement réalisée par Frans Hogenberg, extraite de la Descrittione di Tutti I Paesi Bassi imprimée par Christophe Plantin, en 1588.
Dimensions :
   - Dessin : 316 x 232 mm.
   - Cuvette : 319 x 235 mm.
   - Feuille : 416 x 315 mm.

   Christine Gobeaux nous apprend que « l'édition en italien, sortie des presses de Christophe Plantin en 1588, est la dernière édition du vivant de l'auteur. » Elle ajoute que « Ce deuxième état ne comporte aucune correction cartographique. Le plan de Mons n'a donc subi aucune modification à part l'ajout du chiffre 62 dans l'angle inférieur droit. »
   Elle décrit précisément la gravure :
   « Que représente ce plan ? La ville de Mons est dessinée vue à vol d'oiseau. Les bâtiments se dressent en élévation. L'enceinte, dont le tracé n'a pas évolué depuis le XIIIe siècle, a été renforcée par des bastions intégrés à la muraille (porte de Nimy) ou détachés (porte de Bertaimont) et doublée de tout un système hydraulique basé sur la Trouille : fossés, étangs et zone marécageuse. Six portes, quatre par voie terrestre et deux par voie d'eau permettent l'accès à la ville. Sur notre plan, la porte de Nimy est appelée porte de Saint-Pierre et celle des Guérites porte de Hyon. Selon François Vinchant, cette porte s'appelait porte de Hyon parce qu'elle menait à ce village ou porte Saint-Pierre parce qu'elle conduisait à une chapelle du même nom appartenant à l'abbaye de Lobbes. En fait, c'est par cette porte, que la Trouille, venant d'Hyon, entrait dans la ville. Nous ne savons pas pourquoi la porte de Nimy est nommée porte Saint-Pierre. L'auteur du plan a-t-il confondu les informations reçues ? Aucun nom des rues n'est imprimé. Par contre quelques édifices importants sont nommés : Sainte-Waudru, Saint-Germain, Saint-Nicolas, Sainte-Élisabeth, le Val-des-Écoliers (Escoliers) et les Cordeliers. Ce plan présente une particularité : au niveau de l'église Saint-Germain, un deuxième enclos en arc de cercle ferme le territoire de Saint-Germain, constituant une barrière entre les deux églises. Sa démolition coïncide avec la construction de la tour de briques au début du XVIe siècle, tour absente de ce plan. À la place du Parc figurent deux moulins à vent. Ce plan semble refléter une situation antérieure au XVIe siècle en ce qui concerne la représentation des édifices civils comme l'hôtel de ville, la tour de la « peine perdue » et des édifices religieux comme par exemple l'église de Sainte-Waudru. La tour de la « peine perdue », située en avant de la muraille comtale, est obsolète dès 1290 et sans doute tombée en ruines au XIVe siècle. Néanmoins elle figure sur tous les plans parus dans les différentes éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Guicciardini et de l'atlas de Braun et Hogenberg, ce qui démontre que les cartographes se basaient sur des sources anciennes pour dresser leurs plans.
   Mons intra-muros semble disposer de beaucoup d'espaces verts vu le nombre de jardins représentés. À l'extérieur de la ville, l'artiste a représenté l'enclos de la léproserie Saint-Ladre, des prairies ainsi que des arbres. L'auteur de ce plan adopte les limites du plan de Jacques de Deventer pour réaliser son œuvre sans apporter aucune modification au niveau du tracé des rues ni de la représentation des bâtiments.
   Au niveau iconographique, les cartouches des titres s'inspirent de ceux des cartes d'Abraham Ortelius. Deux blasons nous rappellent que Mons fait partie du Hainaut et des Pays-Bas espagnols. Il semble que leur présence reflète une tradition, car ils figurent également sur les plans des atlas de Braun et Hogenberg, de Valegio, de Blaeu et de Janssonius. Une autre tradition consiste à faire figurer des personnages en costume d'époque. Ceux-ci, une fois démodés, disparaîtront des plans au fil du temps.
   En conclusion, ce plan est une adaptation gravée du plan manuscrit de Deventer. Hogenberg a utilisé la technique de la vue à vol d'oiseau pour faire ressortir les bâtiments, réalisant une véritable vision en 3D de la ville avant la lettre. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de mons, t. 81, P.005.A, pp. 389-396.

250 euros (code de commande : 26500).


 

[MONS - GRAVURE]. Berghen ofte Mons. Gravure sur cuivre de Pierre Van den Keere, extraite d'une édition en langue française de la Description de tous les Pays-Bas autrement appelez la Germanie inférieure ou Basse Allemagne... de Lodovico Guicciardini, édité à Arnhem, chez Jan Jansz, en 1613.
Dimensions :
   - Dessin : 201 x 145 mm.
   - Feuille : 218 x 173 mm.
Christine Gobeaux nous apprend que :
   «
En 1613 une nouvelle édition de la Description de tous les Pays-Bas de Lodovico Guicciardini paraît, en français, dans un format oblong, chez Jan Jansz d'Arnhem (1597-1629), éditeur néerlandais. Le texte est repris d'une édition antérieure, celle de Cornelis Claesz (1560-1609) parue en 1609. Par contre de nouvelles planches sont gravées par Pierre van den Keere (1571-1646) comme le titre l'indique. Elles ne comportent pas de texte au verso. Les autres éditions de la Description de tous les Pays-Bas publiées, en français, en latin et en néerlandais, entre 1616 et 1617 par Jan Jansz et en 1641 par Henri Laurentsz ont en commun d'utiliser les planches gravées par Van den Keere pour l'édition de 1613 même si son nom n'apparaît plus systématiquement sur la page de titre. Cependant, selon Johannes Keuning (Pieter ven den Keere, dans Imago Mundi), toutes les gravures peuvent lui être attribuées.
   De nombreuses similitudes existent entre cette vue de Mons et celle publiée dans l'atlas de Georg Braun et Frans Hogenberg : tracé de l'enceinte et des bâtiments à l'intérieur de la ville, contour de l'étang. Aucne mise à jour n'a été apportée, notamment aux fortifications. Les différences se situent dans le rendu du ciel et dans les éléments composant l'avant-plan : personnage masculin assis sur un monticule au centre et chaumière dans l'angle droit. »
Extrait de la description par Christiane Piérard :
   « Laville est vue du Sud-Est comme souvent dans les panoramas. À l'avant-plan, une chaumière, un paysage constitué d'un monticule et quelques arbres, avec un personnage accroupi. Au deuxième plan, l'étang des Préelles. À l'arrière-plan, la colline depuis l'étang des Apôtres et la porte d'Havré jusqu'à la porte des Guérites et au-delà, vers la porte de Bertaimont. Parmi les nuages, un blason au lion seul (symbolisant les armes du Hainaut aux quatre lions). »
   Du texte de Guichardin accompagnant cette vue, voici un court extrait (p. 524) : « ...Je dis que par la ville de Monts passe le petit fleuve Trulle ; lequel ayant source de diverses fontaines, non loing du village Marpen, prend sa course vers le Ponent, et sortant de Monts, entre dedans la rivière de Haine. Monts est à cinq lieues d'Enghien, et à dix de Bruxelles, et est une très forte place ; d'autant que (ainsi qu'on dit) ils la peuvent environner d'eau de toutes parts : et outre cette force naturelle de l'assiette, elle est armée de bonne et forte muraille, avec trois larges et profonds fossez, et au dedans il y a un chasteau fort ancien. La ville est grande, et belle, et ornée de somptueux édifices tant privez que publics : ayant plusieurs très belles fontaines d'eau très clère et vive : elle est riche et marchande, y ayant bon nombre d'artisans de divers mestiers, mais surtout y fait on des sarges de plusieurs sortes. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, pp. 345-349.
   - Piérard (Christiane), Mons et sa région en gravures, pp. 16-17.

80 euros (code de commande : 26573).


 

[MONS - GRAVURE]. BODENEHR (Gabriel) — Mons oder Bergen in Hennegow ehe es von denen Frantzosen mehrers bevestiget worden. Gravure sur cuivre extraite de l'atlas intitulé : Force d'Europe, oder Die Merckwürdigst und Fürnehmste, meistentheils auch Ihrer Fortification wegen Berühmteste Staette, Vestungen, Seehaefen, Paesse, Camps de Bataille, in Europa [...] in 200 Grundrissen, publié à Augsburg, vers 1726 (planche 115).
Dimensions :
   - Dessin : 204 x 145 mm.
   - Cuvette (avec le texte dans les marges) : 270 x 161 mm.
   - Feuille : 313 x 192 mm.
   
Plan commenté et légendé, dessiné et gravé par Gabriel Bodenehr l'ancien (1673-1765).

70 euros (code de commande : 26625).


[MONS - GRAVURE]. DE WIT (Frederick)Mons en Hainaut - Bergen in Henegouwen. Leiden, Van Der Aa, 1729. Plan gravé extrait de La galerie agréable du monde, où l'on voit en un grand nombre de cartes très exactes et de belles tailles douces les principaux empires, roïaumes, républiques, provinces, villes, bourgs et forteresses ...les îles, côtes rivières, ports de mer...les antiquitez, les abbayes, églises, académies...comme aussi les maisons de campagne, les habillemens et moeurs des peuples...dans les quatre parties de l'univers. Divisée en LXVI tomes, les estampes aiant été dessinées sur les lieux et gravées exactement par les célèbres Luyken, Mulder, Goerée, Baptist, Stopendaal et par d'autres maîtres renomez.... Tome troisième des Païs-Bas catholiques, ou X provinces (planche 51).
   
Cette gravure est particulièrement rare : comme l'indique l'éditeur, il limita le tirage de son ouvrage à cent exemplaires...
Dimensions :

   - Dessin : 368 x 485 mm.
   - Cuvette : 4 x 3 mm.
   - Feuille : 5 x 4 mm.

Avis de l'imprimeur au lecteur à propos de l'édition de son recueil :
   Je Vous donne ici un Ouvrage de plaisir & d'utilité, recueilli depuis longtems, & auquel j'ai travaillé plusieurs années de suite, avec grand peine & depense. Je l'ai intitulé La Galerie agréable du Monde, parce qu'on y voit (comme en passant par une Galerie ornée de Tableaux) les Plans des principaux Empires, Roïaumes, Republiques, Provinces, Villes, Bourgs, Forteresses &c. des quatre parties de l'Univers, avec d'autres choses dignes d'être vûes, amplement montrées dans la Division & la Table qui suivent après la Description de Portugal ; dans lesquels on peut aussi voir la Division, le Contenu & l'Ordre que j'ai observé. Le tout est recueilli & representé par des Tailles-douces, exactement de tems en tems gravées par les meilleurs Maîtres dans cette science, à mes propres dépens, ou à ceux de Messieurs Blaeu, Visscher, de Wit, Meurs, Goerée, Halma, Mortier, Allard & d'autres ; lesquelles j'ai achetées de leurs Héritiers.
   [....] Je n'ai imprimé que cent exemplaires de cette Galerie du Monde, & soyez assûré, que je ne remettrai sous la presse un Ouvrage si pénible, sur quoi je garderai ma parole en homme d'honneur. Adieu !
Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 1454.
   - Stockum (Wilhelmus Petrus van), La librairie, l'imprimerie et la presse en Hollande à travers quatre siècles ; documents pour servir à l'histoire de leurs relations internationales. Publié à l'occasion de la 7e session du Congrès international de éditeurs à Amsterdam, pp. 167-169.

400 euros (code de commande : 26426).


 

[MONS]. Plan of Mons. Gravure de Claude Du Bosc extraite du tome II (entre les pp. 124 et 125) de l'ouvrage The Military History of the Late Prince Eugene of Savoy, and of the Late John Duke of Marlborough, Including a Particular Description of the Several Battles, Sieges, &c. in which Either Or Both Those Generals Commanded. Collected from the beft Authors in all Languages, publié à Londres, par James Bettenham en 1737. Gravure en très bel état et sous un encadrement soigné.
Dimensions :
   - Image : 302 x 343 mm.
   - Cuvette : 315 x 355 mm.
   - Cadre : 490 x 535 mm.
Le siège de Mons de 1709.
   La garnison montoise se compose en 1709 de soldats espagnols, bavarois et français, placés sous les ordres du comte de Grimaldi. Devant l'imminence du siège, elle s'empare le 7 septembre de tous les grains aux alentours de la ville et brûle les maisons des faubourgs de Bertaimont et d'Havré. Elle incendie encore, à l'annonce de la victoire des Anglais, des Danois, des Hollandais et des Impériaux – les Alliés – à Malplaquet le 11 septembre, les maisons du faubourg de Nimy et celles proches du fort Saint-Pierre, à Hyon. Durant la nuit du 18 au 19 septembre, elle reçoit le renfort inespéré d'un détachement français arrivant de Condé, qui pénètre en ville par la porte du Parc.
   Les Alliés, de leur côté, se livrent également à des préparatifs. Le 18 septembre, ils fabriquent dans le bois d'Havré des fascines, destinées à combler les fossés, qu'ils rassemblent en face des portes de Nimy et d'Havre. La nuit du 23 au 24, ils provoquent l'écoulement dans la Trouille des eaux inondant la zone comprise entre les portes du Rivage et de Bertaimont. Pour ce faire, ils ouvrent une brèche dans la digue reliant la redoute du Rivage au village de Cuesmes, à hauteur de la vieille Trouillette.
   Le siège proprement dit débute le soir du 25 septembre par l'ouverture d'une première tranchée devant la porte de Bertaimont et d'une autre devant celle d'Havré. Au même moment, les batteries de canon des Alliés ouvrent le feu sur les deux portes précitées d'où les défenseurs répliquent énergiquement. Les assaillants s'emparent le lendemain de la redoute de Nimy, tandis que la garnison tente une sortie par la porte d'Havré. Des fantassins français et espagnols occupent les tranchées creusées par les assiégeants avant de se replier à l'arrivée de renforts venus de Hyon. Le 1er octobre est pris l'ouvrage à cornes proche du moulin d'Épinlieu, qui défend le pont par lequel le chemin de Mons à Tournai franchit la Haine.
   Les Alliés se rendent maîtres, nuit après nuit, des ouvrages avancés en creusant des tranchées d'approche en zigzag pour éviter les tirs d'enfilade. Les sapeurs atteignent les chemins couverts proches des portes de Bertaimont et d'Havré. Les artilleurs y installent des batteries pour ouvrir des brèches dans les ouvrages à cornes protégeant les deux portes sur lesquelles portent les attaques. Les batteries tirent à bout portant sur celui de Bertaimont ; d'autres sur celui d'Havré. Les dégâts occasionnés par ces tirs, ainsi que la prise de l'ouvrage à cornes de Bertaimont, conduisent les assiégés à battre la chamade le 20 octobre.
   La capitulation militaire, signée le 21 octobre, comprend trois points essentiels. Tout d'abord, l'exercice de la religion catholique romaine ne devra en aucune façon être troublé par les soldats, professant une autre religion, qui formeront la garnison de Mons. Les vaincus remettront sans délai la porte de Nimy aux Alliés. Le troisième point concerne la sortie de Mons des troupes espagnoles, bavaroises et françaises et de leurs chefs, du comte de Bergeyck, ministre du roi d'Espagne, du grand bailli de Hainaut Ferdinand de Croÿ, ainsi que des officiers au service de Maximilien-Emmanuel de Bavière et de son frère Joseph-Clément, prince-évêque de Liège et archevêque de Cologne.
   Le 23 octobre, toutes les personnes citées ci-dessus quittent Mons avec leurs domestiques, leurs chevaux, leurs bagages et leur mobilier. Excepté les soldats français ramenés à Maubeuge, tous sont conduits à Namur. Deux jours plus tard, le prince Eugène, le duc de Marlborough, le prince d'Orange-Nassau et les autres généraux entrent en ville et dînent chez les députés des États généraux des Pays-Bas, arrivés la veille à Mons.
Bibliographie :
   - Walter De Keyzer et Bruno Van Mol, Le siège de Mons par Marlborough et les Alliés en 1709, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, p. 177.

180 euros (code de commande : 24150 - vendu).



[MOULIN DE CAMPAGNE].
Le Moulin a Charroÿs, Inventé par le grand Ingenieur Pompee, ils sont en si grand nombre que l'on pouvoit fournir par ÿcelle de farine sustentiif, presque pour toute l'Armee du General Spinola ; estant es quartiers devant les Villes, Lochum et Grorl, au Mois de Juliet et d'Augst. 1606. - Den muel Wagen ghepractiseert, bij den grooten ingenieur Pompeus, deser zijn soo veel int getal, datmen bijnaest conde genoech voor den Leger vanden crijgs oversten Spinola gemalen, Leggende inde quartieren voor Lochem, en Grol, inde Maent van Julius ende Augustus. 1606.
Dimensions :
   - Image : 303 x 199 mm.
   - Cuvette : 315 x 226 mm.
   - Feuille : 378 x 312 mm.
   Gravure extraite de l'ouvrage de Lodovico Guicciardini, Description de Tous les Pays-Bas, autrement appelez la Germanie Inferieure, ou Basse Allemange, publié à Amsterdam, par Cornille Nicolas, en 1609.

   Cette gravure illustre un épisode de la « Tachtigjarige Oorlog » (guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée Révolte des Pays-Bas ou Révolte des Gueux) : le siège de la ville de Lochem, du 4 au 14 août 1606, par l'armée espagnole commandée par Ambrogio Spinola.
   Au premier plan, la gravue montre le moulin de campagne, mis au point par l'ingénieur militaire Pompeo Targone, qui permettait le ravitaillement de l'armée.
Bibliographie :
   - Barado y Font (Francisco), Museo militar. Historia del ejército español, p. 41 et p. 58.

60 euros (code de commande : 22662).


[NAMUR]. Vue et perspective de la Ville de Namur prise du Fort Coquelet.

   Belle gravure, réalisée d'après le dessin de Remacle Le Loup, extraite des Délices du païs de Liège, de Pierre-Lambert de Saumery, publiés de 1738 à 1744.

Dimensions :
    - trait carré : 282 x 148 mm.
    - cuvette : 295 x 155 mm.
    - feuille : 375 x 342 mm.

75 euros (code de commande : 001).


 

[RÉVOLUTION-EMPIRE]. Triomphe de la République française. Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet. [Paris], [Chez l'Auteur], [1801]. Rousseurs. Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre.
Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.

   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).
Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »
Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.
Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.

100 euros (code de commande : 26407).

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