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Gravures et Estampes
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[IMAGE POPULAIRE - SAINT GEORGES]. Le brave saint Georges, patron des arbalètriers. Lille, Martin-Delahaye, [entre 1829 et 1833]. [Se vend à Lille, chez Martin-Delahaye, Librairie, Papetier, Fabricant de cartes et d'images, rue des Arts, N°. 28. Imprimerie de Martin-Muiron, à Lille.] Bois de fil colorié au pochoir sur papier vergé, rousseurs, adhésif dans les marges et aux coins et décharges d'adhésif au verso, très rare image qu'Adolphe Aynaud attribue à Henri Porret père.
Dimensions :
   - Image : 186 x 276 mm.
   - Feuille : 297 x 363 mm.

Extrait de l'article d'Adolphe Aynaud :
   On ne connait rien sur l'imagerie lilloise au XVIIIe siècle. [...] C'est à partir des premières années du XIXe siècle que nous devons porter nos investigations, et cette période florissante comporte trois noms successifs d'éditeurs : Martin-Delahaye, Castiaux, Blocquel. C'est le premier de cette trilogie qui retient spécialement notre sollicitude par sa production typiquement populaire. Nous n'avons pu encore connaître la date exacte de son installation à Lille, rue de la Grande-Chaussée, mais nous avons la certitude qu'il existait à cette première adresse en 1805 par le Catalogue des Livres qui se donnent en lecture chez Martin-Delahaye, libraire et relieur à Lille, rue de la Grande-Chaussée, section 3°. N° 570. Prix 50 centimes, à Lille. An XIV (1805). En 1819, il s'installe Grand'Place N° 10 (la maison peinte en vert) et, en 1829, il passe rue des Arts, N °28 (ci-devant rue des Récollets). Sa production a été recherchée jalousement par les collectionneurs pour la beauté d'une taille et d'un coloris de grande tradition populaire.
Bibliographie :
   - Aynaud (Adolphe), L'imagerie lilloise ou Henri Porret père 1768-1844, dans Bulletin de la Société archéologique, historique & artistique le Vieux papier, janvier 1950, pp. 1-7.
   - Garnier (Nicole), L'imagerie populaire française, t. I. Gravures en taille-douce et en taille d'épargne, n° 925.

80 euros (code de commande : 28991 - vendu).

 

JOMINI (Antoine-Henri de) — Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, par le lieutenant général Jomini Aide de Camp général de S.M. l'empereur de Russie, Grand Croix de plusieurs ordres. Gravé sous la direction de J. B. Bielaerts. Bruxelles, Petit, 1839. In-f° (425 x 665 mm.) sous une demi-reliure de l'époque (dos et mors frottés, mors partiellement fendus, pièce de titre en losange sur le premier plat, [1 (titre lithographié orné d'une vignette)], [2 bl.], [1 (table des cartes et plans)], 58, [1], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 37 planches citées dans la table des cartes et des deux planches complémentaires (voir détail ci-dessous) dont la plupart partiellement rehaussées à l'aquarelle, quelques mouillures et rousseurs.
Table des cartes et plans (et leurs dimensions au trait carré) :
   1. Croquis du nord de la France, de la Belgique et partie de la Hollande (485 x 380 mm.).
   2. Carte de la Vendée (555 x 345 mm.).
   2bis. Carte des Pyrénées occidentales (640 x 473 mm.).
   3. Carte des Pyrénées orientales (455 x 310 mm.).
   4. Cours du Rhin depuis Rheinfels et Saint-Goar jusqu'à Strasbourg (430 x 570 mm.).
   5. Croquis de la contrée entre la Sieg et la Lahn (600 x 385 mm.).
   6. Plan de la bataille de Jemmapes (217 x 150 mm.).
   7. Plan de la bataille de Neerwinden (250 x 195 mm.).
   8. Carte des environs de Lille, Tournay et Courtray, pour servir particulièrement à l'intelligence des batailles de Turcoing et de Pontachin (475 x 570 mm.).
   9. Carte du centre de la frontière du nord, contenant les environs de Cambray, Douay, Guise, Valenciennes, Landrecies et Avesnes (443 x 380 mm.).
   10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).
   11. Plan de la bataille de Fleurus (362 x 277 mm.).
   12. Carte du Pays entre la Meuse et le Rhin, depuis Liège usqu'à Cologne, pour servir particulièrement aux batailles de l'Ourthe et de la Roër (446 x 357 mm.).
   13. Plan de Mayence et des environs, où l'on a tracé particulièrement l'affaire des lignes qui eut lieu en 1795, et qui pourra néanmoins servir à l'intelligence du siège de cette ville (473 x 365 mm.).
   14. Carte spéciale de la vallée du Rhin pour l'intelligence des affaires de Rastadt et d'Ettlingen (358 x 252 mm.).
   15. Croquis de la bataille de Neresheim livrée par l'Archiduc Charles au Général Moreau en 1796 (256 x 412 mm.).
   16. Plan de la bataille de Wurzbourg gagnée par l'Archiduc Charles, le 3 septembre (413 x 475 mm.).
   17. Plan pour l'intelligence des deux batailles de Biberach gagnées par le Général Moreau en 1796 et 1800 (403 x 372 mm.).
   18. Carte des environs de Fribourg pour la retraite de l'armée du Rhin en 1796 ; et notamment les combats sur l'Elz (400 x 266 mm.).
   19. Combat de Schliengen (190 x 234 mm.).
   20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).
   21. Carte de la rivière de Gênes, pour l'intelligence des opérations qui ont eu lieu dans les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 (590 x 517 mm.).
   22. Plan de la bataille de Castiglione, gangée par le général Bonaparte les 3 e 4 août 1796 (424 x 312 mm.).
   23. Carte du cours de l'Adige depuis Legnago jusqu'à Trente, pour l'intelligence des affaires de Castiglione, Gavardo, Roveredo, de la Brenta et de Bassano en 1796, de même que pour toutes les opérations qui ont eu lieu autour de Mantoue (470 x 560 mm.).
   24. Plan de Mantoue et des batailles de St Georges ou de la favorite (488 x 490 mm.).
   25. Plan de la bataille d'Arcole (460 x 365 mm.) et son supplément (190 x 175 mm.).
   26. Plan de la bataille mémorable de Rivoli (575 x 540 mm.).
   27. Carte du cours du Tagliamento, pour l'intelligence des opérations de Bonaparte contre l'Archiduc Charles, en 1797 (668 x 590 mm.).
   28. Plan de la bataille de Stockach, gagnée par l'Archiduc Charles, le 25 mars 1799, servant également aux batailles d'Engen et de Möstkirch, gagnées par le général Moreau en 1800 (535 x 427 mm.) et ses 4 petites cartes supplémentaires gravées sur une feuille.
   29. Attaque de l'Archiduc Charles sur Zurich, le 4 juin 1799, et plan de la bataille de Zurich, gagnée par Masséna, le 25 et 26 septembre 1799 (470 x 286 mm.).
   30. Plan de la bataille de Trebbia, gagnée par le maréchal Suwaroff, les 18, 19 et 20 juin 1799 (585 x 435 mm.).
   31. Plan de la bataille de Novi, gagnée par le même le 15 août 1799 (420 x 530 mm.).
   32. Plan de la bataille de Marengo, ganée par le premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800 (384 x 255 mm.).
   33. Plan de la bataille de Hohenlinden, gagnée par le général Moreau sur l'Archiduc Jean, le 3 décembre 1800 (423 x 290 mm.).
   34. Carte générale de l'Egypte, pour l'intelligence de l'expédition des Français (400 535 mm.).
   35. Carte de la Syrie, pour l'intelligence de l'expédition des Français (225 x 335 mm.).
   36. Croquis de la partie française de l'île de saint Domingue (350 x 378 mm.).
   37. Carte de l'Allemagne pour servir à l'intelligence des opérations militaires (720 x 625 mm.).


10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).


20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).

1800 euros (code de commande : 29000).

 

[NIMY]. Le moulin de Nimi, près de Mons. Bruxelles, Jobard, 1825. Quelques rousseurs.
   Lithogravure de Madou d'après un dessin de Otto von der Howen extraite de la 32e livraison de l'ouvrage de Jean-J. de Cloet, Voyage pittoresque dans le royaume des Pays-Bas, dédié à S.A.I. et R. la princesse d'Orange (planche 192).
Dimensions :
   
- Dessin : 202 x 135 mm.
   - Feuille : 290 x 230 mm.
Bibliographie :
   - Revue bibliographique du Royaume des Pays-Bas et de l'étranger, ou indicateur général de l'imprimerie et de la librairie, vol. 4 (n° 4 - 10 mai 1825), n° 522.
   - Rousselle (Charles), Les vues gravées de la ville de Mons et de ses monuments, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, tome XXV, p. 314, n° 80).
   - Claes (Marie-Christine), B. A. M. Jobard (1792-1861) : visionnaire de nouveaux rapports entre l'art et l'industrie, acteur privilégié des mutations de l'image en Belgique au XIXe siècle, p. 163.

40 euros (code de commande : 28992).

 

SANSON (Guillaume) — Geographia Synodica Sive Regionum, Urbium, et Locorum ubi Celebrata sunt Concilia Oecumenica, Nationalia, Provinciala, et Synodi Diocesanæ Tabula geographica secunda Italiam, Galliam, et Angliam exibens. Ex conatibus Geographicis. Gulielmi Sanson Nicolai Filii. CIC ICC LXVII. Lutetiæ Parisiorum. Apud Autorem. Cum Privilegio ad Viginti Annos. Paris, Sanson, [post 1667]. Belle et décorative carte coloriée présentant une trace de mouillure dans le pbas de la partie centrale.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Guillaume Sanson (1633-1703) était le fils du célèbre cartographe Nicolas Sanson. La carte présentée ici est le fruit d'une collaboration avec l'éditeur Pierre Mariette (1634-1716) ; comme le cartouche de gauche le précise, elle fut publiée en 1667. La carte présentée ici est un exemplaire de la réimpression avec la mention d'éditeur modifiée : « Apud Petrum Mariette, via Iacobaea sub signo Spei » a été grattée et remplacée par : « Apud Autorem », comme on peut le constater dans le cartouche de droite.

250 euros (code de commande : 28985).

 

 

 

[ATH - GRAVURE]. LE ROUGE (Georges-Louis) — Plan d'Ath Avec les Attaques et le Blocus des Allies du deux d'Octobre 1706. Gravure sur cuivre datée de 1745, extraite du Recueil contenant des cartes nouvelles dressees sur des morceaux leves sur les lieux et les memoires les plus nouveaux, dont la publication, à Paris, débuta en 1742.
Dimensions :
   - Dessin : 458 x 307 mm.
   - Cuvette : 479 x 326 mm.
   - Feuille : 517 x 363 mm.

Extrait du texte de Jean Dugnoille :
   Dès le 2 février 1701, Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur général des Pays-Bas espagnols, fit savoir au gouvernement des Provinces-Unies que, dans le cadre de la succession d'Espagne dévolue à son petit-fils Philippe d'Anjou, Louis XIV avait décidé de faire occuper par les troupes françaises les forteresses de la « barrière » défendues depuis trois ans par l'armée hollandaise. Le maréchal de Boufflers s'y employa dans la nuit du 5 au 6 février. La guerre devait immanquablement reprendre avec les puissances maritimes. Malgré la mort de Guillaume III d'Orange, la Grande Alliance se reforma et en mai 1702, l'Angleterre, les Provinces-Unies et l'Empereur d'Autriche déclarèrent la guerre à la France et à l'Espagne. La guerre de Succession d'Espagne était engagée. Le duc de Marlborough parvint à imposer à ses alliés, qui continuaient à préférer la guerre de siège, une stratégie offensive visant à détruire l'ennemi en rase campagne avant de s'emparer des forteresses. Dans cet engagement poliorcétique, deux adversaires de grand format furent engagés de part et d'autre, Vauban pour Louis XIV, Coehoorn pour les Provinces-Unies. La guerre fut portée dans toute l'Europe. Freiné par les hésitations des généraux hollandais, Marlborough ne put prendre résolument l'offensive dans les Pays-Bas avant 1706. [...]
   Les Alliés investirent Ath le 16 septembre. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 20 au 21. Le comte de Saint-Pierre ne fit rien pour s'opposer réellement à l'attaque entreprise sur le front de la porte de Mons. Soucieuse d'éviter toute action hasardeuse et de protéger la forteresse de Lille, l'armée française resta sur la défensive au-delà de l'Escaut entre Condé et Tournai. Vauban, qui se trouvait à Dunkerque, était informé de l'évolution du siège par Mesgrigny, gouverneur de Tournai, Mr. de la Combe et Mr. de Bernières. Il remarquait que la garnison était inférieure à la moitié de ce qui était nécessaire et qu'il y avait très peu d'artillerie dans la place. Pourtant Henri de Nassau, maréchal d'Overkerke, attaquait le point le plus fort de la forteresse, parce qu'il était mieux fortifié par deux cavaliers et que les fossés y étaient plus profonds. Le 27, le chemin couvert avait déjà été attaqué deux fois sans succès et une troisième attaque était imminente. La garnison, trop faible, se rendit le 1er octobre sans que des brèches aient été ouvertes dans le corps de la place. Vauban s'en indigna et releva que l'ennemi ne s'était pas établi dans le chemin couvert, n'était pas descendu dans le fossé, n'avait détruit ni écluse ni demi-lune, n'avait fait qu'écorcher le revêtement sans faire aucune brèche. Les 28 octobre et 11 novembre, il écrivit encore à Mesgrigny que la prise de la ville lui paraissait inacceptable et réclamait de nouvelles précisions.
   L'ingénieur de Rochepine, dans le journal de la défense d'Ath qu'il a rédigé, ne contredit pas la chronologie des faits mais s'employa à mettre en évidence les tirs de l'artillerie et les sorties des grenadiers français qui détruisirent à plusieurs reprises les travaux des sapeurs ennemis pendant toute la durée du siège, remarqua que les Alliés possédaient deux batteries de vingt-et-un et trente-deux canons et trente mortiers répartis aussi en batteries qui firent feu avec une violence extraordinaire, que toutes les communications furent rompues, le grand pont de la porte de Mons détruit, qu'on avait fait faire des radeaux pour communiquer avec les ouvrages détachés, que l'artillerie ennemie écrasa de son feu deux endroits non précisés de la ville, les chemin couverts, les demi-lunes, que « la nuit du 30 au 1er octobre les ennemis, s'étant glissé le long des inondations à droite de la porte de Mons, entrèrent par la face gauche de la contre-garde qui couvre le bastion de Luxembourg, qui étoit entièrement rasé par le canon, ayant surpris les sentinelles, ils poussèrent la même nuit leur travail jusqu'au pied de la dite contre-garde vis à vis de la brèche qui était tout à fait accessible depuis le second jour de la canonnade », qu'à ce moment « la plus part des soldats [étaient] hors d'état de soutenir un assault », que « tous les régimens ont parfaictement bien fait, à l'exemple de leurs chefs qui se sont comportés avec beaucoup de valeur, à l'imitation de Mr de Saint-Pierre qui n'a jamais quitté ny nuit ny jour les chemins couverts, se portant par tout soit pour faire charger l'ennemy, ou encourager les soldats et reconnoitre avec l'ingénieur tous les endroits par où on pourroit chicanner l'ennemy. » Ce plaidoyer pro domo contredit l'opinion exprimée par Vauban, déçu de voir prise l'une des places qu'il avait fortifiée trente-cinq ans plus tôt.
   Lorsque la chamade eut été battue le 1er octobre, les négociateurs, n'ayant pu obtenir les honneurs de la guerre pour la garnison, rentrèrent dans l'enceinte. Après une nuit de bombardement impitoyable, ils furent contraints d'accepter les conditions des assiégeants : prisonniers de guerre, les assiégés furent envoyés à Bergen-op-Zoom et Bréda. Les Hollandais rentrèrent le lendemain dans la ville et y restèrent jusqu'au 19 février 1716.
Bibliographie :
   - Dugnoille (Jean), La destinée des fortifications de Vauban à Ath (1674-1803), dans Les fortifications d'Athh (supplément au catalogue Les enceintes urbaines en Hainaut), pp. 23-25.

120 euros (code de commande : 28660).

 

BEAURAIN (chevalier de) — Carte des camps de Quevy de Bossu de Kievrain et de Perwez. Les 13 14 et 15 Octobre 1693. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géographe ordinaire du Roy. Planche XXXII extraite du tome IV de l'Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement. Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.
Dimensions :

   - Illustration : 485 x 304 mm.
   - Cuvette : 499 x 317 mm.
   - Feuille : 513 x 398 mm.
   Carte en bel état, les mouvements des troupes étant coloriés, et où apparaissent, de droite à gauche, les places fortes de Mons, de Saint-Ghislain, de Condé et, partiellement, de Valenciennes.

Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (p. 326) :
   Les troupes allerent de Quesvy à Bossu sur la Haisne, le 17 d'Octobre.
   La colonne de la droite passa à Noirchin, au moulin de Framieres, à Quarrgnon, à Saint-Guilain, où fut la droite du camp.
   La seconde colonne passa à Genly, laissa le moulin de Framieres à droite, & le village à gauche, pour aller droit à la Justice d'Hornu, d'où elle entra dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne laissa Genly à droite, passa par Framieres & Wame, & laissa la Justice d'Hornu à droite, pour aller à la hauteur de Bossu, & delà à Kiévrain, où fut son camp.
   La cavalerie campa en partie près de Saint-Guilain, & le reste fut cantonné près de la Haisne. L'infanterie campa près de Kiévrain.
   Les troupes y séjournerent le 18 ; le 19 l'armée s'avança à Peruwelz, & marcha dans l'ordre qui suit.
   La colonne de la droite, qui étoit pour la cavalerie, passa à Saint-Guilain, à Baudour, laissa Veillerot à droite, pour aller au moulin à papier ; delà elle prit par Estambrugge, & laissa Quevaucamp à gauche, pour aller à Ramilly & à Thumaide, où fut le camp.
   La seconde colonne, qui étoit pour l'infanterie, passa à Bossu, à Hautrage, à Grandglise & à Basecles, où elle traversa le ruisseau pour entrer dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne, qui étoit pour les équipages, laissant Thulin à droite, & la cense de Saulsoir à gauche, alla à Hensies, passa au Pont-à-Haisne, à Pomereuil, à Harchies, à Blaton, & suivit le chemin de Watrelo, où elle traversa le ruisseau de Peruvelz ; les équipages de la colonne de la droite, allerent passer à Basecles, & ceux la gauche à Watrelo.
   Les troupes camperent sur deux lignes, la droite à Thumaïde, la gauche entre Peruvelz & Raucour.
   Elles marcherent le lendemain à l'Abbaye du Saulsoy, près de Tournay.

50 euros (code de commande : 28950).

 

[BONN]. Plan de la Ville de Bonne et du Fort de Bourgogne avec la carte du Gouvernement située sur le Rhin, à 4 lieues au dessus de Cologne, cette ville est capitale de l'Electorat comme Cologne l'est du spirituel de l'Archeveche. On a marqué la disposition des attaques du siége commencé la nuit du 3. au 4. may et finie le 15. du dit mois. 1703. quelle cestans renduë aux Haut Allyé par capitulation.

   
Gravure extraite de l'Atlas Portatif, ou le nouveau Theatre de la Guerre en Europe ; Contenants les cartes geographiques, avec les plans des Villes & Forteresses les plus exposees aux revolutions presentes, de Daniel de La Feuille, publié à Amsterdam, chez Jansson, en 1706. Gravure découpée au ras du trait d'encadrement et collée sur une feuille.

Dimensions :
   - Image : 241 x 180 mm.

35 euros (code de commande : 23172).


 

[CHARLEROI]. Plan de Charleroy. Avec les attaques commencées 1e 16 Septembre 1693 et poussees jusqu'au... d'Octobre de la même Année que la Place se rendit. Gravure collée sur une feuille de papier fort, rare.
  Carte extraite du tome IV (planche 76) de Les Forces de l'Europe, Asie, Afrique et Amerique, ou description des principales villes, avec leurs fortifications : Dessignées par les meilleurs ingenieurs, particulierement celles qui sont sous la domination de la France, dont les plans ont esté levez par Monsieur de Vauban, avec la description de tous les instrumens servans à la fortification, à l'attaque & deffense des places, ensemble ceux qui servent pour l'artillerie, des magasins ; la maniere de dresser un camp devant une ville assiegée, &c. Et ornées de plusieurs superbes edifices. Necessaire pour toutes sortes de personnes, publié à Amsterdam, chez Pierre Mortier, vers 1702. La plupart des gravures contenues dans ce recueil sont des copies de celles publiées dans les recueils Les forces de l'Europe et Le théâtre de la guerre que Nicolas de Fer fit éditer à Paris en 1693-1697.
Dimensions :
   - Image : 286 x 234 mm.
   - Cuvette : 294 x 239 mm.
   - Feuille : 341 x 289 mm.
   - Collé sur une feuille de 425 x 360 mm.

Relation du siège de 1693 par Jean Godet :
   Vainqueur à Neerwinden le 29 juillet 1693, le maréchal duc de Luxembourg, se présente devant Charleroi le 10 septembre suivant. Placés sous les ordres du marquis del Castillo de Villadurias, 4.500 Espagnols vont défendre la place.
   Les troupes françaises d'investissement sont fortes de 30 bataillons et de 32 escadrons dont Messieurs de Guiscard et de Ximénès, principaux sous-ordres du maréchal, se partagent le commandement. À l'illustre Vauban est confiée la direction des travaux du siège. Le 15 septembre, les assiégeants ouvrent la tranchée.
   Sous les hauteurs de la Garenne, les Espagnols occupent deux postes fortifiés. Dès la prise de ces postes par les Gardes françaises, les pionniers commencent à creuser deux attaques. Ces tranchées en zig-zag doivent se rejoindre « contre la partie de la place » devant laquelle se trouve un étang qui couvre en partie la ville. Tirant leur nom du côté d'où elles viennent, l'une des attaques est dite de Dampremy, l'autre de la Garenne.
   Le 16, alors que les assiégés font une sortie, cinquante carabiniers et trois compagnies de grenadiers français « prennent l'épouvante ». Il faut qu'avec d'autres troupes interviennent Messieurs de Vigny et de Sainte-Hermine pour que les Espagnols se replient et rentrent dans la ville.
   Arrivée de Mons, ou par eau de Maubeuge et Namur, l'artillerie du siège compte 210 bouches à feu, canons ou mortiers. Parmi les canons – il y en a 149 – on en dénombre 12 de « nouvelle invention ». Le 17, le feu de quelques pièces prélude au bombardement intensif de la place.
   Le 24, sur l'ordre de Monsieur de Pontis, capitaine des Vaisseaux du Roi, six petits chalands « ramassés sur la Sambre » et amenés par chariot sont mis à l'eau « à la queue de l'étang ». Des soldats s'activent à les transformer en radeaux. Ils les attachent deux par deux, côte à côte, et terminent l'opération en posant sur chaque couple une plate-forme en planches. Commandés par deux capitaines des galiotes, 20 hommes embarquent sur chacun des radeaux. Soutenue par le tir de deux petites batteries d'artillerie et par celui de 300 fusiliers postés sur la rive, la flottille, propulsée à la rame, vogue hardiment vers la redoute de l'étang.
   Ayant perdu 33 des leurs depuis le début du siège, les défenseurs du poste lacustre ne sont plus que 17. Complètement découragés en voyant s'avancer vers eux « l'escadre ennemie », ils ne tirent même pas quelques coups de feu pour sauver l'honneur mais hissent en hâte le drapeau blanc.
   Le 26 septembre « vers les deux heures du soir », l'artillerie française tire 5 salves de 14 petites bombes. À ce signal, huit compagnies de grenadiers sortent des tranchées et marchent en silence à l'attaque de la redoute de Dampremy. Bondissant dans le chemin couvert, les assaillants trouvent les défenseurs « sur le ventre ». Sans s'attarder à faire des prisonniers, les grenadiers s'élancent à l'assaut de la redoute qu'ils emportent au cri de « Vive le Roi ».
   Après la prise de la redoute de Dampremy, Monsieur de Vauban fait activer les travaux d'approche. On lit dans l'Histoire militaire de Flandre, que dans l'après-midi du 4 octobre « on voulut se faire un passage sur le bord de l'étang afin que les deux attaques puissent se communiquer ». Douze compagnies de grenadiers français délogent un détachement espagnol retranché derrière de petits parapets, mais les vainqueurs sont eux-mêmes attaqués par d'autres Espagnols sortis d'un ouvrage à corne. Après avoir déchargé leur mousquet et fait exploser trois mines sous les pieds de l'ennemi, les assiégés se replient quelque peu en désordre.
   Plusieurs brèches ayant été faites dans les défenses de la place et l'artillerie ennemie se préparant à les agrandir, les assiégés capitulèrent le 11 octobre. Réduite à 1.500 hommes, la garnison obtint les honneurs de la guerre. Avec quatre canons et un mortier, elle sortit le 13 de la forteresse.
   Pour assiéger Charleroi, les Français avaient une dotation de 96.921 boulets, dont 66.814 furent lancés sur la place. En outre, sur une réserve de 16.919 bombes et 19.000 grenades, ils en utilisèrent respectivement 11.389 et 6.000.
   Grâce à l'extraordinaire énergie du marquis del Castello de Villadurias, les Espagnols firent des prodiges de valeur ; il n'y eut que de rares défaillances. Le colonel Sir James Carmichael-Smyth (9) écrit d'ailleurs que « la défense fut très belle et très remarquable ».
   Après le départ de la garnison vaincue, trois bataillons français prirent possession de Charleroi. C'est aussi dans cette localité ruinée que s'installa le duc de Villeroi chargé de faire boucher les brèches et combler les tranchées.
Bibliographie :
   - Godet (Jean), Hainaut, terre de batailles, t. I, pp. 134-136.

80 euros (code de commande : 28796).


 

[GAULE - GRAVURE]. BONNE (Rigobert) — Gallia Vetus. A R[igober]to Bonne, Primario Hydrographo Navali. Paris, Hôtel de Thou [Panckoucke], 1787. Gravure réalisée par Gaspard André, coloriée, extraite de l'Atlas encyclopédique, contenant la géographie ancienne, et quelques cartes sur la géographie du Moyen age, la geographie moderne, et les cartes relatives à la géographie physique de Rigobert Bonne et Nicolas Desmarets. Marges un peu salies et restauration à l'adhésif dans la partie inférieure du pli central (sans dommage pour la gravure). Un portrait de profil a été crayonné dans la partie supérieure de la marge droite.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Le mathématicien et géographe Rigobert Bonne (Raucourt, 1727 - Paris, 1795) fut nommé cartographe royal du Service Hydrographique de la Marine en 1775. Ses cartes très appréciées furent, notamment, publiées dans l'Atlas maritime, en 1762, dans l'Atlas de Toutes Les Parties Connues du Globe Terrestre de l'abbé Raynal, en 1780 et dans l'Atlas encyclopédique, en 1787.

70 euros (code de commande : 28484).


 

[HAINAUT - GRAVURE]. SURHON (Jacques de)Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano. Carte du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1602.
   Nous n'avons pas désencadré cette gravure et nous faisons confiance au marchand bruxellois dont le « certificat de grantie », collé à l'arrière du cadre, précise que cette carte du Hainaut a été « éditée par Abraham Otelieus [en] 1602 ».
Dimensions :

   - Dessin : 485 x 368 mm.
   - Cuvette : 490 x 370 mm.
   - Cadre : 665 x 550 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.

300 euros (code de commande : 27721).


 

Hautes Alpes. Gravure sur acier extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 239 x 189 mm.
      - Feuille : 265 x 207 mm.

9 euros (code de commande : 28707).


 

Meuse. Gravure sur acier coloriée, extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 189 x 240 mm.
      - Feuille : 247 x 315 mm.

9 euros (code de commande : 26577).


 

[MONS - GRAVURE BATAILLE DE JEMAPPES]. Overwinning van Gemmapes, op den 6den van Slagtmaand 1792. Eau-forte et burin par Reinier Vinkeles et Daniel Vrijdag, d'après le dessin de Swebach-Desfontaines (75e tableau de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française), extraite des Tafereelen van de Staatsomwenteling in Frankrijk (recueil publié en livraisons à Amsterdam, de 1792 à 1805).
Dimensions :
   - Dessin : 211 x 157 mm.
   - Feuille : 250 x 205 mm.
   
Reinier Vinkeles (1741-186) était dessinateur, aquarelliste et graveur. Il fut l'élève de Jan Punt et de Lebas, à Paris. En 1762, il devint secrétaire de l'Académie d'Amsterdam. Il est l'auteur de plus de 2000 gravures (burin, eau-forte et pointe sèche), principalement des portraits et des vues.
   Daniel Vrijdag (1765-1822) était graveur au burin et à l'eau-forte. Il fut l'élève de Schouman, Humbert, van Megen et Vinkeles avec qui il collabora. Il produisit essentiellement des sujets d'histoire et des portraits.

50 euros (code de commande : 26722).


 

[MONS - HÔTEL DE VILLE]. DEVEL (Pierre) — La Maison de Ville de Mons. [Bruxelles], [Foppens], [1711, 1713 ou 1720]. Gravure au burin, portant les mentions en bas, à droite : « P. Devel Sculp. Brux. ».
Dimensions :
   - Dessin : 197 x 140 mm.
   - Cuvette : 205 x 145 mm.
   - Feuille : 232 x 160 mm.

  Selon les recherches de Christiane Piérard la décision du Conseil de Ville de reconstruire un Hôtel de Ville date de 1456. Les travaux de fondations débutèrent la même année et la pose de la première pierre eut lieu le 8 mars 1459. Le 17 (ou le 18) septembre 1477, le magasin à poudre qui se trouvait à l'arsenal explosa et une partie importante du nouvel édifice s'effondra.
Suite à cet événement Mathieu de Layens (l'architecte de l'Hôtel de Ville de Louvain) fut sollicité, en mars 1479, par le Conseil de Ville pour reconstruire le bâtiment. Les difficultés financières ne permirent pas d'achever complètement la construction qui devait compter un second étage avec des tourelles d'angle.
La couverture de la toiture d'abord en chaume fut ensuite remplacée par de la tuile. Gilles-Joseph de Boussu signale qu'en 1606 une violente tempête emporta la toiture qui fut alors recouverte d'ardoise. Cette toiture comportait, à l'origine, une dizaine de lucarnes étagées. Ces lucarnes et l'horloge furent démontées au XVIIIe siècle et remplacées par quatre lucarnes. Le campanile du charpentier François Tiron et du sculpteur J. Caffiaux fut construit en 1716-1718.
En 1777, un balcon en fer forgé remplaça la bretèche de pierre qui était surmontée d'une statue d'une Vierge à l'Enfant.
Les vues de l'Hôtel de Ville de Mons présentes ici le montrent donc tel qu'il était à la fin du dix-septième siècle.
Nous connaissons trois versions de cette vue. Il s'agit de gravures réalisées pour l'illustration d'un ouvrage communément appelé Les Délices des Pays-Bas. Cet ouvrage fut d'abord composé par J.-B. Christyn (éditions de 1697 et 1700), il fut complété par Fr. Foppens (éditions de 1711, 1713, 1720 et 1743) puis par H. Griffet (éditions de 1769 et 1786). L'examen des différentes éditions nous amène à rectifier la chronologie jusqu'à présent admise.
Dans le catalogue publié par le Cercle Archéologique de Mons à l'occasion de l'exposition consacrée aux hôtels de ville en Hainaut (en 1995, à la Salle Saint-Georges, à Mons), nous pouvons lire à propos de cette gravure qu'elle est « sans doute la plus ancienne représentation de l'hôtel de ville ; elle a paru dans les Délices des Pays-Bas ou description géographique et historique des XVII provinces belgiques de Christyn et Foppens, dès la première édition de cet ouvrage, à Bruxelles, en 1697. » Et, plus loin : « Fin XVIIe siècle, par Kraft [...] ; elle a été recopiée notamment par Devel au XVIIIe siècle. »
Nos recherches nous ont permis de constater que la première édition des Délices des Pays-Bas qui comporte une vue de l'Hôtel de Ville de Mons date de 1711 et non de 1697. Nous constatons également que cette première gravure (voir en tête de cette page) est l'œuvre de Devel et qu'elle a été ensuite copiée par Kraft et non l'inverse (il semble d'ailleurs assez raisonnable de penser que Kraft, né à Bruxelles le 10 novembre 1694, ne put être l'auteur d'une gravure publiée en 1697). La gravure de Devel continue d'apparaître dans les éditions de 1713 et 1720.
On ne sait que peu de choses à propos de Pierre Devel sinon qu'il était graveur à l'eau-forte et au burin, qu'il travaillait à Bruxelles durant la seconde moitié du XVIIe siècle et qu'il produisit surtout des vues d'édifices et des perspectives. Dans son dictionnaire des graveurs, Eugène De Seyn confirme bien que la collaboration de Devel aux Délices des Pays-Bas débute en 1711.
Bibliographie :
   - De Seyn (Eugène M.H.), Dessinateurs, graveurs et peintres des anciens Pays-Bas. Écoles flamande et hollandaise, pp. 70 et 124.
   - De Busscher (Edmond), Devel (Pierre), dans Biographie Nationale, t. 5, col. 834-835.- Piérard (Christiane), La Grand-Place de Mons. Étude architecturale. Extrait du Bulletin de la Commission Royale des Monuments et des Sites, t. 3, 1973.
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons. [Mons], [Office du Tourisme], 1995.
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons. S.l., Ministère de la Région Wallonne - Ville de Mons, 1995 (collection « Carnets du Patrimoine », n° 10).
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons de 1456 à nos jours. Catalogue de l'exposition présentée par le Cercle Archéologique de Mons en complément de celle organisée par Hannonia et le Crédit Communal sur les Hôtels de Ville et maisons communales en Hainaut du Moyen Âge à nos jours, à Mons, Salle Saint-Georges, du 9 au 27 septembre 1995.
   - Piérard (Christiane), Les grands chantiers qui ont façonné le visage de la ville, dans Images d'une ville. Mons, de 1200 à 1815, pp. 30-33.

50 euros (code de commande : 28825).

 

[MONS - LITHOGRAPHIE]. HOOLANS (Charles-Joseph) — Mons. Vue de l'abattoir. Bruxelles, Hoolans, [1853]. Lithographie en couleurs 253 x 181 mm. sous encadrement.
   
La lithographie porte, en bas à gauche, la mention « Ch. Sury, Architecte. » en bas au centre « Imp. Simonau & Toovey » et en bas à droite « Ih. Hoolans del. et lith. ».

   Charles-Joseph Hoolans (1814-1872) était originaire d'Anvers ; il résida quelques années à Lessines, où il fut qualifié de « maître de musique », avant de s'installer avec sa seconde épouse à Bruxelles, en 1848.
C'est en juin 1848 qu'il se décida à s'adonner au dessin et ses premières lithographies sortirent des presses de Simonau en 1850. Le succès de son entreprise l'incita à parcourir la Belgique et à réaliser des illustrations de la plupart des villes du pays.
La question de la datation de ces vues de Mons est facilement résolue grâce à Léo Verriest qui, pour les besoins de son article (voir dans la bibliographie, ci-dessous), a consulté la collection des dessins de Hoolans conservée à la Bibliothèque royale de Belgique ; les informations qu'il a recueillies lui ont permis d'établir l'itinéraire et le calendrier du voyage de Hoolans en Belgique et c'est ainsi qu'on peut affirmer qu'il dessina les vues de la ville de Mons entre les mois de mai et d'août 1853.
Bibliographie :
   - Verriest (Léo), Le dessinateur-lithographe C.-J. Hoolans, dans Feuillets d'histoire et de folklore des pays d'Ath et de Lessines - L'Écho de la Dendre, 26 novembre 1955 et dans le Bulletin d'information bimestriel du Cercle d'histoire de l'entité lessinoise, n° 160 (novembre-décembre 2008), pp. 13-18.

150 euros (code de commande : 28288).



[MOULIN DE CAMPAGNE].
Le Moulin a Charroÿs, Inventé par le grand Ingenieur Pompee, ils sont en si grand nombre que l'on pouvoit fournir par ÿcelle de farine sustentiif, presque pour toute l'Armee du General Spinola ; estant es quartiers devant les Villes, Lochum et Grorl, au Mois de Juliet et d'Augst. 1606. - Den muel Wagen ghepractiseert, bij den grooten ingenieur Pompeus, deser zijn soo veel int getal, datmen bijnaest conde genoech voor den Leger vanden crijgs oversten Spinola gemalen, Leggende inde quartieren voor Lochem, en Grol, inde Maent van Julius ende Augustus. 1606.
Dimensions :
   - Image : 303 x 199 mm.
   - Cuvette : 315 x 226 mm.
   - Feuille : 378 x 312 mm.
   Gravure extraite de l'ouvrage de Lodovico Guicciardini, Description de Tous les Pays-Bas, autrement appelez la Germanie Inferieure, ou Basse Allemange, publié à Amsterdam, par Cornille Nicolas, en 1609.

   Cette gravure illustre un épisode de la « Tachtigjarige Oorlog » (guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée Révolte des Pays-Bas ou Révolte des Gueux) : le siège de la ville de Lochem, du 4 au 14 août 1606, par l'armée espagnole commandée par Ambrogio Spinola.
   Au premier plan, la gravue montre le moulin de campagne, mis au point par l'ingénieur militaire Pompeo Targone, qui permettait le ravitaillement de l'armée.
Bibliographie :
   - Barado y Font (Francisco), Museo militar. Historia del ejército español, p. 41 et p. 58.

60 euros (code de commande : 22662).


[NAMUR]. Vue et perspective de la Ville de Namur prise du Fort Coquelet.

   Belle gravure, réalisée d'après le dessin de Remacle Le Loup, extraite des Délices du païs de Liège, de Pierre-Lambert de Saumery, publiés de 1738 à 1744.

Dimensions :
    - trait carré : 282 x 148 mm.
    - cuvette : 295 x 155 mm.
    - feuille : 375 x 342 mm.

75 euros (code de commande : 001).


 

[PAYS-BAS - GRAVURE]. Carte ancienne des Pays Bas et des environs du temps des Romains. Paris, Simon, 1757. Gravure coloriée réalisée par Jean Lattré (le cartouche est de Pierre-Philippe Choffard), extraite du tome II de l'Histoire générale des Provinces-Unies, de Bénigne Dujardin et Gottfried Sellius, publiée à Paris, chez Simon, en 1757. En très bel état.
Dimensions :
   - Illustration : 339 x 282 mm.
   - Cuvette : 355 x 296 mm.
   - Feuille : 459 x 316 mm.

   Belle carte très décorative des actuels royaumes de Belgique et des Pays-Bas à l'époque romaine, situant les divers peuples qui l'occupaient. Elle est signée Lattré sculp. dans le coin inférieur droit et le beau cartouche est signé P. P. Choffard 1756. Dans la marge supérieure, à gauche, figure la mention Tom. II. Pag. I.

120 euros (code de commande : 28518).


 

[RÉVOLUTION-EMPIRE]. Triomphe de la République française. Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet. [Paris], [Chez l'Auteur], [1801]. Rousseurs. Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre.
Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.

   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).
Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »
Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.
Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.

100 euros (code de commande : 26407).

 

[SART DE BOULAND (Raoul du)]. GREUSE (Louis) — Gravure de Louis Greuse collée sur carton.
Dimensions :
   - Dessin : 157 x 216 mm.
   - Feuille : 215 x 300 mm.
   - Carton : 241 x 320 mm.
   Le baron Raoul du Sart de Bouland (Tournai, 1857 - Moustier, 1915), fut nommé gouverneur de la province de Hainaut le 10 août 1893, en replacement du comte d'Ursel ; Maurice Damoiseaux lui succéda à cette fonction en décembre 1908.

13 euros (code de commande : 27587).

 

[SENEFFE - BATAILLE]. Bataille de Séneff. Grand-Condé – 11 Aout 1674. Paris, Rapet, 1819.
Eau-forte de Bovinet fils (terminée par Bovinet père) d'après un dessin de Pierre Martinet extraite de l'ouvrage d'Auguste Jubé de La Pérelle : Le temple de la gloire, ou Les fastes militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours (en regard de la p. 68).
Dimensions :
   - Trait carré : 322 x 197 mm.
   - Cuvette : 385 x 263 mm.
   - Feuille : 429 x 285 mm.

Extrait de l'ouvrage de Jubé de La Pérelle :
   L'armée ennemie s'avançait dans le défilé, vers Binch, et elle marchait divisée en trois corps qui se suivaient l'un l'autre, ce qui fournissait au général français les moyens de les attaquer en détail.
   L'avant-garde, composée d'Allemands, était commandée par le comte de Souche ; le prince d'Orange, à la tête des Hollandais, conduisait le corps de bataille ; les Espagnols formaient l'arrière-garde sous les ordres du marquis d'Assentar, du comte de Louvigny, et du prince de Vaudemont qui commandait quatre mille chevaux tirés des trois nations. Le comte de Monterey, ne pouvant commander en chef, ni servir sous les ordres de Guillaume, n'était là que comme simple volontaire.
   Condé, à la première nouvelle de leur marche, monte à cheval, se porte rapidement sur sa gauche, au-delà du Piéton, et gagne une hauteur d'où il observe tous leurs mouvemens. A peine eut-il jeté un coup-d'œil sur leurs dispositions, qu'il dit à ceux qui l'accompagnaient : « Du moins, je suis assuré de battre leur arrière-garde. » Il avait alors, avec lui, les Gardes-du-Corps, et quelques brigades d'infanterie et de cavalerie. Aussitôt il se prépare à commencer l'attaque. On voyait briller dans ses yeux le même feu, la même vivacité qu'il avait dans ses premières campagnes. Cette occasion favorable qu'il trouvait de combattre, le tirait d'une inaction pénible : c'était un esclave qui venait de rompre ses fers. Dans le temps qu'il donnait ses ordres à MM. de Luxembourg, Navaille et Rochefort, il aperçut un bois voisin de l'endroit où il voulait engager l'affaire ; il craignit qu'il n'y eut des ennemis cachés derrière, pour le prendre en flanc, et il prit le parti d'aller lui-même reconnaître ce bois. Tous ceux qui l'accompagnaient s'offrirent d'y aller pour lui ; mais il leur répondit : « que dans une chose d'une si grande importance, un général devait tout voir par ses yeux. » Il partit au galop, et après s'être assuré qu'il n'y avait point d'ennemis dans ce bois, il revint promptement sur ses pas, et fit ses dispositions pour l'attaque.

40 euros (code de commande : 26944).

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