HISTOIRE DE FRANCE

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Révolution et Empire ; Philippe Pétain ; Charles de Gaulle ; Mai '68 ;
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 Une page est spécialement consacrée à la
période médiévale

Nouvelle(s) entrée(s)

 

DAUDET (Léon) — Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux. Tome I et II (complet). Édition définitive. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1920 - 1926. Deux volumes in-8° brochés, VIII, 669 et 535 p., index général, (collection « Les Écrivains de la Renaissance Française »), exemplaires numérotés (3096 et 621), premiers feuillets du tome II froissés.
Table du tome I :
   - Fantômes et vivants (1914).
   - Devant la douleur (1915).
   - L'entre-deux-guerres (1915).
   - Salons et journaux (1917).
Table du tome II :
   - Au temps de Judas (1920).
   - Vers le Roi (1921).
   - Alphonse Daudet (1898).

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 25304).

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

 

[ALENÇON]. MARGUERITE-BOURGET Un couple de tragédie. Le duc et la duchesse d'Alençon. Paris, Perrin, 1953. In-8° broché, 364 p., jaquette.

12 euros (code de commande : 120/69).

 

Annales Regni Francorum inde ab A. 741. usque ad A. 829 qui dicuntur Annales Laurissenses Maiores et Einhardi. Post editionem G. H. Pertzii. Recognovit Fridericus Kurze. Hannoverae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1895. In-8° broché, XX + 204 p., (collection « Scriptores Rerum Germanicarum in Usum Scholarum »).

25 euros (code de commande : 14/64).

 

APPOLIS (Émile) La formation du département du Tarn. Albi, Bibliothèque de la Revue du Tarn, [ca 1939]. In-8° broché, 62 p., manque au dos.

12 euros (code de commande : 144/61).

[ARDENNES FRANÇAISES]. COLLIN (Hubert) — Guides des Archives des Ardennes. Charleville-Mézières, 1974. In-8° broché, 482 p., illustrations.
@ Cet ouvrage est un précieux instrument pour l'historien : après la première partie présentant une introduction générale sur l'histoire et le fonctionnement des Archives départementales des Ardennes, la deuxième partie contient la description des fonds des Archives départementales et la troisième contient la description des archives communales et hospitalières des Ardennes, des bibliothèques municipales et des archives privées conservées dans le département.

25 euros (code de commande : 11337).

 

 

 

AUBRY (Octave) Histoire de France. Des origines au temps présent. Paris, Flammarion, 1947. In-8° broché, 554 p., (collection « L'Histoire »), un des 220 exemplaires numérotés sur Japon de Lana (n° 157), bel exemplaire en partie non coupé.

50 euros (code de commande : 7704).

 

 

 

AVENEL (Henri) — Histoire de la presse française depuis 1789 jusqu'à nos jours. Paris, Flammarion, 1900. In-8° débroché, dos cassé (exemplaire à relier), 884 p., illustrations, peu courant.

50 euros (code de commande : 138/70).

 


BATJIN (N.). Histoire complète de la noblesse de France...
Paris - Bruxelles, Dentu - Muquardt, 1862.
Très rare ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu à La Brède.
Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11756).

 

BEDEL (Christian-Pierre) — Entraygues. Enguialès-Le Fel, Espeyrac, Golinhac, Saint-Hippolyte - Entraigas. Enguialés-Lo Fèl, Espeirac, Golinhac, Sent-Ipoli. Préface de Jacques Blanc. [Rodez], Mission Départementale de la Culture, [1997]. In-4° broché, 240 p., illustrations, (collection « Al Canton »), édition bilingue (français - occitan).
Extrait de la préface :
   « L'Avenir, disait Paul Valéry, est la parcelle la plus sensible de l'instant. »
   Il aurait pu ajouter que l'avenir était également fils du passé et des traditions.
   C'est bien le credo d'al canton : maintenir présents nos traditions, notre passé et notre identité pour ancrer notre avenir dans les réalités culturelles et humaines rouergates.
   Cette démarche, le canton d'Entraygues, la poursuit également.
   Ses hommes et ses femmes nourrissent leurs volontés de préparer l'avenir dans le respect et la fierté de leur identité.
   De Rouens à Castaillac et du Fel au Boutigou c'est à un authentique voyage que vous invite al canton.
   Véritable mémoire vivante du Rouergue et de l'occitan, al canton signe ici un numéro riche en enseignements et en témoignages sur Entraygues, les communes du canton et surtout sur ces hommes et ces femmes qui constituent l'avenir avec détermination et assurance.
   Tout est ici répertorié : l'histoire, les mœurs, l'habitat, l'évolution de tout notre environnement, la richesse de notre patrimoine culturel, etc.
   Nos anciens nous ont transmis ce lourd et riche héritage. Il fallait le pérenniser. Ce livre répond tout à fait à ce désir sublime.

25 euros (code de commande : 22508).

 

BÉLY (Lucien) — La France moderne 1498-1789. Paris, Presses Universitaires de France, 1994. In-8° broché, XV, 670 p., (collection « Premier Cycle »).
En quatrième de couverture :
   De la fin du Moyen Âge à la Révolution, tout au long de l'époque dite moderne, le territoire français s'est agrandi, l'État s'est structuré, l'économie, la société et la culture ont évolué. Mais de nombreux caractères traditionnels de la civilisation française, hérités du passé, demeurèrent.
   Ce livre propose de suivre l'histoire de la France en respectant le fil du temps, pour bien marquer les drames et les succès, les ruptures et les évolutions, et pour situer les événements essentiels et les acteurs principaux. Le royaume est replacé dans son contexte européen, voire mondial, puisque les relations internationales n'étaient pas sans conséquences graves sur la vie des Français. Si la trame politique est privilégiée, elle s'accompagne d'une analyse de la vie religieuse et intellectuelle, comme des mutations économiques et sociales, afin de tenter une description aussi complète que possible de ce monde qui a disparu en 1789 et qui fut défini ainsi comme l'ancien régime.

13 euros (code de commande : 16475).

 

BERTHE (Remy) — Manuscrit de l'ouvrage Chaumont en Vexin, sentinelle avancée de l'Île de France. In-8° oblong broché, couverture rempliée, [52] p., 40 illustrations au fusain, rousseurs sur la couverture, bon exemplaire bien conservé.
   
Il s'agit du manuscrit de l'ouvrage rédigé par Remy Berthe et illustré de dessins par Georges Darcy, publié par l'imprimerie Duval en 1942 et dont le tirage fut limité à 500 exemplaires.
   Le texte est écrit à l'encre noire, les corrections à l'encre rouge, une carte postale représentant la Tour du Gouverneur de Gisors a été collée à la p. 11, tous les dessins au fusain sont protégés par des serpentes.

   
Couverture et illustration pour la partie Chaumont gastronomique.


L'ancien palais de justice et la montée de l'église.

450 euros (code de commande : 22534).

 

BESNARD (Marie) Mes mémoires. Paris, Les Productions de Paris, 1962. In-8° broché, 299 p., intérieur de la jaquette bordé d'adhésif.

7,50 euros (code de commande : 5281).

 

BINOT (Jean-Marc), LEFEBVRE (Denis) et SERNE (Pierre) — 100 ans. 100 socialistes. Paris, Bruno Leprince, 2005. In-8° collé, 463 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Avril 1905 voit l'unité de toutes les familles socialistes, avec la naissance de la SFIO, Section franchise de l'Internationale ouvrière.
   À quoi peut ressembler un mouvement politique sans les hommes et les femmes qui le composent ? Ce dictionnaire a pour objet de rappeler au souvenir, parfois même de sortir de l'oubli, cent acteurs du socialisme qui ont marqué de leur empreinte le siècle écoulé, participant chacun à leur place aux luttes et aux combats pour le respect des droits de l'Homme, la conquête des droits politiques et sociaux, la liberté et la justice.
   À côté des incontournables, on trouve aussi des disciples plus modestes, des pionniers, des intellectuels, des propagandistes plus obscurs, des activistes, des tribuns, des élus et des gestionnaires, des majoritaires par nature et des éternels minoritaires.
   Dépeints sur un ton libre et parfois vif, ils sont montrés avec leurs forces, leurs convictions, mais aussi leurs doutes et leurs faiblesses. Un dictionnaire du socialisme « à l'échelle humaine » rehaussé par une iconographie exceptionnelle.

13 euros (code de commande : 15501).

 

[BODIN (Jean)]. FRANKLIN (Julian H.) Jean Bodin et la naissance de la théorie absolutiste. Édition française revue par l'auteur. Avant-propos, traduction et glossaire par J.-B. Spitz. Paris, Presses universitaires de France, 1993. In-8° broché, 201 p., (collection « Fondements de la Politique »).

13 euros (code de commande : 4535).

 

BOLLARDIÈRE (Général Jacques Pâris de) Bataille d'Alger, bataille de l'homme. 2e édition, 15e mille. S.l., Desclée de Brouwer, 1972. In-8° broché, 167 p.
En quatrième de couverture :
« En 1956, le général Jacques Pâris de Bollardière, commandant du secteur Est de l'Atlas blidéen, croit à la possibilité d'une politique de pacification. Comme tel, il refuse le recours à la torture, s'oppose au général Massu et demande à être relevé de son commandement. Ayant exposé publiquement sa position, il est condamné à soixante jours de forteresse. On se souvient de ce qu'on a appelé « l'affaire Bollardière ». En 1962, le putsch d'Alger le décide à quitter l'Armée. Depuis, il se consacre aux problèmes de la formation permanente des adultes.
Son livre est la réponse d'un homme de guerre, d'un soldat de pure tradition, d'un esprit libre, à ceux qui pensent qu'il n'est pas de limites à la raison d'État, comme à ceux qui, sous tous les régimes, participent à ce mal de notre époque : la dévaluation de l'humain. »

9 euros (code de commande : 11313).

 

BONIN (Hubert) — Suez du canal à la finance (1858-1987). Préface de Jean Peyrelevade. Paris, Economica, 1987. In-8° broché, XXVI, 673 p.
En quatrième de couverture :
« La Compagnie de Suez s'enracine dans la mythologie de l'opinion française. Hubert Bonin scrute ces mythes et débat de leur réalité : Lesseps est-il un héros ou le reflet de l'esprit d'entreprise saint-simonien et du progrès du milieu du XIXe siècle ? La Compagnie a-t-elle été un outil colonialiste en Égypte. L'historien apprécie la part de ses profits et de ses investissements, les efforts de ses ingénieurs pour adapter le canal aux mutations quantitatives et techniques de la navigation. Il montre enfin la dépendance de la Compagnie vis-à-vis d'enjeux géopolitiques en Égypte qui dépassent sa sphère de décision : a-t-elle, dans les années 1950, pressenti l'originalité du nationalisme tiers-mondiste et en relever le défi ? Pouvait-elle empêcher la nationalisation de 1956 ?
Après sa reconversion, la Compagnie a-t-elle été un empire financier dominateur ? Hubert Bonin insiste sur le rôle du hasard dans le développement d'une grande entreprise. Ses dirigeants ont réussi à saisir les opportunités d'élargissement du Groupe, à accompagner la croissance des marchés neufs et les initiatives d'entrepreneurs dynamiques et imaginatifs. L'originalité de ce Groupe est sa large décentralisation propre à stimuler l'esprit d'innovation. Ce livre décrit, pour la première fois et avec nuance, le fonctionnement réel d'un « groupe financier ». D'une entité abstraite – un groupe –, il reconstitue, grâce à des archives écrites et orales nouvelles, la « personnalité », les mentalités, les modes de gestion et de création, la « culture d'entreprise », animée par l'esprit saint-simonien de Lesseps. »

15 euros (code de commande : 10934).

 

[BOUFFLERS (Stanislas Jean, marquis de)]. CALLEWAERT (Joseph) — La comtesse de Sabran et le chevalier de Boufflers. Paris, Perrin, 1990. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 406 p., (collection « Présence de l'Histoire »), bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   
En 1777, le chevalier de Boufflers rencontre la comtesse de Sabran, qui va bouleverser sa vie. Il est laid, mais il a infiniment de verve, c'est l'un des hommes les plus spirituels de son temps. Éléonore de Sabran n'est pas précisément jolie, mais elle a une figure si piquante, un esprit si original, un tel charme et tant de talents que Boufflers est surpris, ravi, irrésistiblement séduit. Commencée sous le couvert d'une « amitié fraternelle », l'idylle devint une liaison célèbre et délicieuse. L'histoire de ce couple illustre l'art de vivre, d'aimer, de parler et d'écrire au XVIIIe.

15 euros (code de commande : 17772).

 

BOUISSOU (S.) — Petite histoire du costume français. Paris, Dunod, 1963. In-8° broché, 130 p., illustrations. (« Bibliothèque d’Enseignement Technique »).

7,50 euros (code de commande : 4741).

 

BOUSSEL (Patrice) — Lieux et histoires secrètes de Bretagne. S.l., Éditions de la Porte Verte, 1980. Grand in-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 207 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Lieux et Histoires Secrètes », n° 2).

20 euros (code de commande : 13042).

 

BOUTIOT (Théophile) — Histoire de la ville de Troyes. Tomes I, II, III, IV et V. Marseille, Laffitte Reprints, 1977. Cinq volumes in-8° sous reliure d'éditeur, t. I : XX, 523 p., t. II : VI, 591 p., t. III : 642 p., t. IV : 661 p., t. V : XX, 481 p., quelques illustrations et deux plans dépliants hors texte, tirage limité à 300 exemplaires numérotés (n° 190).
   
@ Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée de 1870 à 1880. Le cinquième volume contient la table générale.

Les cinq volumes : 250 euros (code de commande : 12405).

 

[BRASILLACH]. ISORNI (Jacques) — Le procès de Robert Brasillach (19 janvier 1945). Paris, Flammarion, 1956. In-12 broché, VIII, 219 p., trace de pliure à la couverture, nom manuscrit sur la page de garde.
Extrait de l'introduction :
   « C'est en décembre 1946 que ce livre a été publié. Pour la première fois, l'éloge d'un homme, qui venait d'être condamné par une Cour de Justice, paraissait en librairie, officiellement, c'est-à-dire en dehors de la nouvelle clandestinité. De la part de l'éditeur, M. Charles Flammarion, c'était un acte de courage. Il y eut de nombreuses protestations, des articles véhéments, un notamment de M. Emile Bure, dans le journal l'Ordre, qui décidait que la publication de ce livre faisait de son auteur « un simple factieux »...
   Depuis dix ans, le inonde et l'opinion ont tourné, les tribunaux militaires acquittent les journalistes encore accusés de « collaboration », Robert Brasillach s'est transfiguré. Les amitiés ferventes que son œuvre et son souvenir tragique ont suscitées sur plusieurs continents sont innombrables. Presque tous ses adversaires, même les plus irréductibles, ont fait silence. Gomme il l'avait prévu, en parlant d'André Chénier, il est devenu, pour beaucoup, un remords.
   Désireux d'éviter tout ce qui aurait pu éveiller une polémique, j'avais résolu, lorsque ce livre fut préparé, de m'en tenir à un témoignage objectif, le plus simple possible, et maintes circonstances restèrent dans l'ombre. Aussi, bien que le temps ait passé, une question se pose toujours. Elle se pose toujours, je pense, à la conscience du Général de Gaulle, qui si souvent se réfère aux principes et que doit, en vérité, torturer l'inquiétude, au moins quelquefois : pourquoi, comment a-t-il fait mourir Brasillach ? Si les journées révolutionnaires, le désordre de l'époque parviennent à expliquer la condamnation elle-même, quel motif humain trouver au rejet du recours en grâce, au refus de la commutation de peine, délibérément voulu ? »

9 euros (code de commande : 14069)..

 

[BRIAND (Aristide)]. VERCORS (Jean Bruller, dit) — Cent ans d'histoire de France. 1. L'apogée de la République ou Moi, Aristide Briand (1862-1932). Essai d'autoportrait. Paris, Plon, 1981. In-8° broché, 331 p., illustrations in et hors texte.
En quatrième de couverture :
   Moi, Aristide Briand n'est pas une biographie comme les autres. Briand n'ayant pas laissé de Mémoires, Vercors, en écrivain de grande classe expert à saisir de l'intérieur les hommes et les choses, s'est substitué à lui pour nous donner ici la plus vraie des autobiographies. Était-il manière moins infidèle de raconter une vie, de comprendre un destin, que de rendre ainsi la parole à celui qui demeure l'une des plus hautes figures de l'histoire contemporaine ? La rencontre est exceptionnelle et la réussite totale, car la sympathie ne masque jamais le regard critique. Et Aristide Briand, avec son éternelle cigarette entre les lèvres, est là tout entier, vivant dans son temps.
   Du jeune avocat de Saint-Nazaire, aux prises avec un « scandale » amoureux, au diplomate des accords de Locarno, deux grandes passions dominent cette vie et cette carrière politique bien remplie. La passion d'unifier et la passion de la paix. Avant la guerre, voici l'ami de Jaurès – avec lequel il rompra dans la tristesse – œuvrant pour l'union du socialisme français. Après la guerre, voici l'apôtre du désarmement, avec son horreur de la « guerre inhumaine », voulant redonner ses chances à l'Europe meurtrie. Le prix de ce grand livre est de montrer que ces passions, ces combats ont été portés par une même et longue fidélité.
   Ce portrait aux mille facettes, où revit de la façon la plus vivante toute une époque, ouvre de manière admirable une grande série de Vercors : « Cent ans d'histoire de France, 1862-1962 ».

10 euros (code de commande : 17376).

 

BRIOT (Frédéric)Usage du monde, usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d'Ancien Régime. Paris, Seuil, 1994. In-8° collé, 296 p., (collection « La Couleur de la Vie »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Écrire sa vie : la phrase est ambivalente. Elle pourrait se comprendre comme le récit, après coup, de ce qui a été, comme un solde de tout compte : raconter le passé de celui (ou celle) qui n'a plus d'avenir. Mais ce pourrait tout aussi bien être l'invention de l'existence et de son sens : raconter le présent et le futur de celui qui raconte son passé.
   Cette pratique d'écriture, pour soi et pour ses proches, fut très présente entre le XVe et le XVIIIe siècle, même si elle se réduit aujourd'hui à quelques noms (Commynes, Monluc, Retz. Saint-Simon...). Pendant longtemps les historiens n'ont voulu y lire qu'un regard sur le passé, regard déformé par l'amertume et le ressentiment. Et pendant longtemps les littéraires ont cru bon d'adopter ce préjugé.
   Ce fut sans doute faute de curiosité. Curiosité pour l'existence même de ces textes (abusivement unifiés sous le terme de « Mémoires »), curiosité pour leur diversité, les circonstances exactes de composition, les utilisations des manuscrits. Curiosité aussi pour les contenus, apparemment impersonnels, mais qui développent les replis intérieurs de l'âme, pour paraphraser le cardinal de Retz. Curiosité encore pour leur proximité avec le monde des collectionneurs (justement appelés alors des « curieux »), et pour les effets curatifs, joyeux et doux de l'écriture. Incitation donc à la curiosité, à la recherche de ces lisibilités perdues, et à (re)lire Marguerite de Valois, le maréchal de Bassompierre. Brienne le jeune, Mme de Campan, et les autres.

12 euros (code de commande : 21496).

 

BUIX (Aimé) — Contes d'un trieur d'amandes. Contes des baronnies et du pays d'Albion en Bas-Dauphiné. Recueillis, transcrits et annotés par Guy Mathieu. Saint-Michel-l'Observatoire, 1983. In-8° broché, 95 p., illustrations.

9 euros (code de commande : 7076).

 

CABANÈS (Augustin Cabanès, dit le docteur) — Dans les coulisses de l'Histoire. Tome IV Paris, Albin Michel, 1947. In-8° broché, 324 p., illustrations.
Table des matières :
   - L'antiquité du pain et la querelle du pain Mollet.
      - Appendice I : Ordonnance de M. de Calonne, Intendant de Flandres et d'Artois.
      - Appendice II : Ordonnance de police.
   - Loisirs de prince : du trône à l'office.
   - L'odyssée d'un chansonnier royaliste sous la Terreur : Ange Pitou, acteur et témoin du drame révolutionnaire.
      - Appendice : Un grand médecin qui fut un grand philanthrope : Philippe Pinel.
   - Les deux mariages de Talma.
   - Les origines du musée de Médecine historique de la Faculté de Paris.

10 euros (code de commande : 19317).

 

CABANÈS (Augustin Cabanès, dit le docteur) — Villes d'eaux à la mode du Grand Siècle. Paris, Albin Michel, 1936. In-8° broché, 364 p., illustrations, (collection « Mœurs Intimes du Passé », douzième série).
Table des matières :
   - Pougues-les-Eaux.
   - Forges-les-Eaux.
   - La « Grande Mademoiselle » à Forges-les-Eaux.
   - Quelques visiteurs de marque à Forges, au XVIIe siècle.
   - Une reine de beauté, la comtesse de Gramont, rencontre des jansénistes à Forges.
   - Le passé de Bourbon-l'Archambault. Quelques visiteurs, illustres ou seulement notoires, qu'elle accueillit.
   - Un médecin, « agent de publicité ». Les excentricités d'un original. Charles de l'Orme et Bourbon-l'Archambault.
   - Une favorite royale aux eaux. Madame de Montespan à Bourbon-l'Archambault
   - La Bruyère est-il venu à Bourbon ? L'extinction de voix de Boileau. Son séjour et ses distractions dans la station bourbonnaise.
   - Deux chapitres des Mémoires de Fléchier. Madame de Sévigné en Bourbonnais. Ses cures à Bourbon-l'Archambault et à Vichy.

12 euros (code de commande : 19315).

 

 

Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

[CAVAIGNAC (Eugène)]. IBOS (Général) — Le Général Cavaignac. Un Dictateur républicain. Paris, Hachette, 1930. In-8° broché, portrait de Cavaignac en frontispice, 235 p., (collection « Figures du Passé »).
Extrait :
« Rien ne laissait deviner que la démocratie triomphante le [Cavaignac] hisserait d'un seul coup au faîte des grandeurs, d'où son inconstance le ferait presque aussitôt descendre. Ses faveurs devaient venir à lui, sans qu'il les eût sollicitées, car il ne restait rien du fougueux lieutenant qui, au temps de sa jeunesse, révolutionnait les garnisons. Le vent du désert, le tourbillon des batailles avaient détourné ailleurs ses ardeurs ; les méditations sous la tente ou dans le gourbi des camps avaient discipliné ses rêves. [...] Officier scrupuleux, déterminé à observer un loyalisme strict que sa vie guerrière lui rendait léger, il n'était pas disposé à échanger sa carrière, même pénible et sans avenir, contre un siège à la Chambre... »

12 euros (code de commande : 8539).

 


 

 

CHARPIGNON (Dr) — Souvenirs de l’occupation d’Orléans par les Allemands en 1870-1871. Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats - Les blessés. Orléans, Herluison, 1872. [Orléans H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17. 1872.] In-8° (135 ´ 203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
   
Le docteur Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens du magnétisme animal.
Préface :
   « À la suite des combats malheureux et des événements désastreux qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq mois par des soldats de toutes armes, par des blessés, par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants, par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes, par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs, multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait lancée sur la France.
   Des circonstances particulières et ma profession surtout, m'ayant forcé d'établir de fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu faire des observations intéressantes à plus d'un point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter quelques pages aux récits que d'autres écrivains orléanais ont faits de l'invasion allemande. »

25 euros (code de commande : 13396).

 

[CHARTIER]. MORICEAU (Jean-Marc) et POSTEL-VINAY (Gilles) — Ferme, entreprise, famille. Grande exploitation et changements agricoles. Les Chartiers XVIIe-XIXe siècles. Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1992. In-8° broché, 397 p., illustrations hors texte, (collection « Les Hommes et la Terre », n° 21), exemplaire du Service de Presse, couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Les transformations de l'agriculture dans l'Europe moderne ont suscité des analyses contradictoires jusqu'à remettre en cause la croissance du XVIIIe siècle, en France comme en Angleterre. Pour tenter d'y voir plus clair, ce livre propose un changement d'échelle. Retenant la famille comme unité d'observation, il prend pour objet l'histoire singulière de grands exploitants établis au nord de Paris – les Chartier. La dynastie suivie ici à la tête d'une même ferme et de quelques autres entre 1640 et 1850 témoigne d'un monde agricole en constante adaptation. Les contraintes qu'imposèrent les configurations successives de l'organisation familiale, des façons de produire et des réseaux d'échanges ont laissé d'importantes marges de choix qui ouvraient sur des itinéraires diversifiés et de multiples tâtonnements – pas toujours couronnés de succès. Pour ces fermiers cependant, la période examinée s'est traduite par un long cycle d'enrichissement qui a culminé en un âge d'or dans la première moitié du XIXe siècle. En dépit de très lourdes charges familiales, rien alors n'était nécessaire et tout, ou presque, était possible. Assurément, les Chartier n'étaient pas condamnés aux options qu'ils ont retenues. Mais quels qu'aient été leurs moyens et leurs interrogations sur les initiatives à prendre, aucun d'entre eux – et bien peu parmi leurs pairs – n'est passé de la grande culture à la firme. D'entrepreneurs, point. Ferme(s) et famille, les Chartier ne sont pas allés au-delà.

15 euros (code de commande : 15331).

 

CHASSAIGNE (Marc) — L'affaire Calas. Cinquième édition. Paris, Perrin, 1929. In-12 broché, 294 p., (collection « Énigmes et Drames Judiciaires d'Autrefois », 2e série).

9 euros (code de commande : 105/67).

CHASTENET (Jacques) La Belle Époque. La société sous M. Fallières. Paris, Arthème Fayard, 1951. In-12 broché, 159 p., illustrations, (collection « L'Histoire Illustrée »), jaquette.

10 euros (code de commande : 141/69).

 

CHAUSSINAND-NOGARET (Guy) — La noblesse au XVIIIe siècle. De la Féodalité aux Lumières. Paris, Hachette, 1976. In-8° broché, 239 p., (collection « Littérature & Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
   Pourquoi, en 1789, le noble est-il un réprouvé ? Y a-t-il solidarité ou antagonisme entre un grand seigneur de la cour et un petit hobereau de province ? Entre un bourgeois et un noble ? Les Lumières sont-elles l'expression de la seule pensée bourgeoise ? Quels sont les rapports entre pouvoir et noblesse ? La noblesse du XVIIIe siècle n'est-elle plus qu'une séquelle de la féodalité ? Le capitalisme moderne est-il conciliable avec la société d'ordres ? Les nobles pratiquent-ils l'endogamie ? Sont-ils les défenseurs de l'Ancien Régime ?
   C'est à ces questions que cet essai tente de répondre. Résolument révisionniste, l'auteur s'inscrit en faux contre l'historiographie officielle. Loin d'être un obstacle à l'évolution des institutions et des structures fondamentales de l'économie et de la société, la noblesse, classe jeune, dynamique, moderne, a initié la réflexion des Lumières, entamé, bien avant le tiers état, la critique du pouvoir, ouvert le débat fondamental entre naissance et mérite, revendiqué avec passion la liberté. Impatiente de la tutelle de l'État absolutiste, initiatrice d'une idéologie libérale, elle a pris parti, sans concession, contre l'Ancien Régime. Ses cahiers de doléances sont le réquisitoire le plus sévère – le tiers état serait plutôt en retard d'une demi-longueur – contre les abus du régime, et un plaidoyer inspiré en faveur d'un État libéral, contrôlé, décentralisé : un État moderne pour une société libre et heureuse.
   À travers l'étude d'un ordre qui est au cœur de la société monarchique, ce livre propose une lecture nouvelle de la crise de l'Ancien Régime et des origines de la Révolution française.

10 euros (code de commande : 22918).

 

CLANCIER (Georges-Emmanuel) La vie quotidienne en Limousin au XIXe siècle. Paris, Hachette, 1981. In-8° broché, 319 p., (collection « La Vie Quotidienne »), épuisé chez l'éditeur.

12 euros (code de commande : 145/66).

 

La Cour & la Ville sous Louis XV d'après les mémoires de J. Casanova de Seingalt. Aventures galantes de Casanova en France. Finances et cabbale - Le Parc-aux-Cerfs - Les maîtresses de Louis XV. Introduction et notes par Jean Hervez. Paris, Albin Michel, s.d. In-8° demi-veau moucheté, dos orné passé, tête dorée, LII + 363 p., illustrations hors texte, (collection « Mémoires Historiques »).

20 euros (code de commande : 195/68).

 

COURNOT (A.A.) — Œuvres complètes. Tome VII : Des Institutions d’instruction publique en France. Édité par Angèle Kremer-Marietti. Paris, Vrin, 1977. In-8° broché, X + 402 p., (« Bibliothèque des Textes Philosophiques »), exemplaire non coupé.

20 euros (code de commande : 169/60).

 

COGNIET (Capitaine Jean) — Bazeilles. 31 août - 1er septembre 1870. 2e édition. [Paris], [Chantelard], [1968]. In-8° broché, 96 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 1870).

 

COMBES (André) — Les trois siècles de la Franc-Maçonnerie française. 2e édition revue et corrigée. Paris, EDIMAF, 1994. In-8° broché, 222 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   C'est à partir d'un ouvrage qu'il avait rédigé pour les Éditions Bastogi la Massoneria in Francia delle origini a oggi qu'André Combes a élaboré les Trois Siècles de la Franc-Maçonnerie française en complétant et remaniant son texte primitif.
   Il nous fait parcourir d'un pas alerte en un style clair et vivant que n'alourdit aucun pédantisme, le long chemin qu'a suivi en France l'Institution maçonnique, du siècle des lumières à celui du laser et de l'ordinateur.
   À travers ses heures de gloire et ses vicissitudes, la Franc-Maçonnerie – André Combes nous en donne une évidente démonstration – a su rester elle-même, fidèle à ses méthodes et à ses principes qui en garantissent la pérennité. Car l'ouvrage se termine sur un panorama précis et documenté de la réalité contemporaine de l'Ordre et sur les perspectives que lui offre l'avenir.
   Un ouvrage enrichissant tout autant qu'agréable à lire, donnant une image dynamique et fiable de la F.-M. française d'hier et d'aujourd'hui, et né sous la plume d'un historien universitaire profondément imprégné de son engagement maçonnique.

15 euros (code de commande : 14609).



DANSETTE (Adrien) Histoire des Présidents de la République. Paris, Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 370 p. + Annexes, tableaux généalogiques, illustrations hors texte, (collection « Histoire », n° 13), exemplaire numéroté, en parfait état.
Avant propos :
« On a consacré des milliers d'ouvrages aux institutions monarchiques de la France et à ceux qui les ont illustrées, nos souverains, rois et empereurs. Nous connaissons leur vie publique et privée de leur naissance à leur mort ; nous savons la nature de leur autorité, ses origines, et comment ils en usaient. Leurs idées, leurs sentiments, leurs actes, les batailles qu'ils ont gagnées ou perdues, les femmes qu'ils ont aimées, rien de ce qui les concerne ne nous laisse indifférents. Or, la République a succédé à la Monarchie, ses présidents ont pris la place des rois et des empereurs dans la mesure où ils ont hérité leurs pouvoirs, et, sauf quelques images conventionnelles, nous ignorons à peu près tout d'eux.
Comment, à quelques exceptions près, saurait-on ce que furent les présidents ? Si la Première République n'avait pas voulu en avoir, la Deuxième, par un excès inverse, fit le sien trop puissant; Louis-Napoléon Bonaparte est bien connu parce que, président, il était déjà presque empereur. La Troisième commença par Thiers ; il gouverna plus qu'il ne présida et c'est pourquoi lui aussi n'est pas ignoré. Le récit de leurs magistratures, à l'un et à l'autre, se confond avec l'histoire politique du pays et nous ne pouvons ici qu'en retracer les lignes maîtresses.
Mais ensuite, les titulaires de la Présidence se dégagent mal des brumes d'un passé pourtant proche. La silhouette de Mac-Mahon possède encore une certaine netteté parce qu'il tenta de jouer le rôle de régent ; bien malgré lui, il donna à l'institution présidentielle, telle que l'avaient créée les lois constitutionnelles de 1875, une forme destinée à ne plus évoluer que lentement jusqu'à la fin du régime, et même au-delà, car, après une éclipse de plus de six ans, elle nous a été restituée par la Quatrième République, d'esprit moins changé que de visage.
Outre l'office de représentation, son rôle, dont trois mots pourraient résumer l'essentiel : – conseil, arbitrage, permanence, – a été surtout assuré grâce à des contacts personnels au cours d'entretiens particuliers. Voilà pourquoi son influence discrète, ce qui ne veut pas dire négligeable, a échappé à la plupart des contemporains. Voilà pourquoi elle n'a guère laissé de traces susceptibles de rendre son véritable aspect. Voilà pourquoi elle a peu tenté les historiens et même les chroniqueurs : des biographies dignes de ce nom, encore que cursives, ont été consacrées à Poincaré, à Deschanel, à Millerand et à Doumergue ; un secrétaire général de la Présidence a publié le journal de bord du septennat de Loubet ; Lebrun a, comme Poincaré, laissé des mémoires. C'est à peu près tout. Aucun ouvrage d'ensemble n'a été consacré à l'histoire de l'institution présidentielle et à ses dix-sept titulaires.
Grâce à une documentation écrite en partie inédite et aux souvenirs qu'ont bien voulu évoquer pour nous de nombreux témoins, nous avons essayé, pour combler cette lacune, de faire revivre la Présidence de la République en une évocation rapide. Son prestige et son efficacité ont beaucoup varié selon la valeur et l'habileté de ceux qui l'ont incarnée. L'histoire politique de la Présidence ne s'éclaire qu'au scintillement de la petite histoire des présidents. Au risque de paraître frivole, nous n'avons donc pas hésité, pour appréhender pleinement la réalité, à les montrer tels qu'ils furent dans leur vie quotidienne, inséparable de leur magistrature d'influence. »

20 euros (code de commande : 10500).

 

DELAFOSSE (Marcel) et LAVEAU (Claude) — Le commerce du sel de Brouage aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris, Armand Colin, 1960. In-8° broché, 134 p., illustrations à déplier hors texte, (collection « Cahiers des Annales », n° 17), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   Introduction et sources.
   Chapitre I : Superficie des marais salants, situation, technique de production.
      - Superficie de la saline. - Situation des marais salants. - La production du sel.
   Chapitre II : Propriétaires et sauniers.
      - Les propriétaires. - Les sauniers.
   Chapitre III : La vente du sel.
      - Les mesures. - Les marchands locaux. - Les conflits entre propriétaires et marchands au XVIIe siècle. - Les Vallet de Salignac et de La Touche. - Propriétaires et marchands à la fin du XVIIIe siècle.
   Chapitre IV : Les droits sur le sel et la fraude.
      - Montant des droits. - Colbert de Terron et la ferme des 35 sols. - La fraude. - La lutte contre les droits.
   Chapitre V : Les acheteurs et le transport du sel.
      - Quantités vendues. - Le sel des gabelles. - Provinces rédimées, pêche, étranger.
   Chapitre VI : Variations des prix et crises.
      - Le graphique. - Les variations mensuelles. - Les crises du XVIIe siècle. - La crise de 1711-1715. - Dix années de hauts prix.

20 euros (code de commande : 16064).

 

Dénombrement de la population 1946. Paris, Imprimerie Nationale, 1947. In-8 broché, 925 p., on joint la Liste des errata.

20 euros (code de commande : 216/57).

 

DESGRANGES (Abbé) Les crimes masqués du « résistantialisme ». [Nouvelle édition.] Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 187 p.

s10 euros (code de commande : 150/69).

 

DE VAUX DE FOLETIER (François) Les Tsiganes dans l'ancienne France. S.l., Connaissance du Monde, 1961. In-8° broché, 246 p., illustrations hors texte.

10 euros (code de commande : 3477).

 

DIOQUE (Georges) — Au pays Caturige. L'histoire millénaire de Chorges. Paris, Chez l'auteur, 1980. In-8° broché, 94 p., illustrations, carte.

13 euros (code de commande : 177/63).

 

DUBY (Georges) Guillaume le maréchal ou le meilleur chevalier du monde. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, 189 p., (collection « Les Inconnus de l'Histoire »).

7,50 euros (code de commande : 6873).

 

DUEMMLER (Ernst)De Arnulfo francorum rege. Dissertation inauguralis historica quam consensu et auctoritate amplissimi philosophorum ordinis in Alma Literarum Universitate Friderica Guilelma. Berolini, Typis C. Feisteri, [1852]. In-8° cartonné, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge, blason doré au coin supérieur gauche du premier plat, 172 p.

25 euros (code de commande : 27/64).

 

[DUPANLOUP (Félix Antoine Philibert)]. FAGUET (Émile) — Mgr Dupanloup. Un grand évêque. Paris, Hachette, 1914. In-8° demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs orné de filets-triples formant des caissons, filets-doubles sur les plats, tête dorée, couverture conservée, 252 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Figures du Passé »).
Table des chapitres :
   I. La jeunesse. Saint-Nicolas du Chardonnet.
   II. La mort de Talleyrand. La Sorbonne.
   III. L'évêché d'Orléans.
   IV. Au château de la Combe. Les polémiques.
   V. Le concile et l'infaillibilité pontificale.
   VI. L'Assemblée nationale.
   VII. Le libéralisme de Mgr Dupanloup.
   VIII. La pédagogie de Mgr Dupanloup. L'instruction des femmes.
   IX. Le directeur de conscience. L'amour conjugal.
   X. L'orateur. L'écrivain.

   
Page de titre et reliure.

30 euros (code de commande : 17965).

 

DUPONT (Edouard) Histoire De La Rochelle. Fontenay-le-Comte, Imprimerie Commerciale, 1981. In-8° broché, 11, 640 p., tirage limité à 1000 exemplaires, en très bon état.
   
Il s'agit de la réédition de l'édition originale publiée à La Rochelle, chez Mareschal, en 1830.
Table des matières :
   Livre I : 520-1373.

   Commencemens de la ville - Les seigneurs de Mauléon - Chartes octroyées - La Rochelle aux Anglais - Siège et prise de la ville par Louis VIII - Juifs chassés - Journée de Poitiers - La Rochelle cédée aux Anglais - Grand combat naval des Anglais et des Espagnols - Jean Chaudrier délivre la Rochelle des Anglais - Traité des Rochelais avec le Roi de France - Libertés conquises.
   Livre II : 1373-1548.
   Le nouveau port construit - Armes de la ville - Descentes et incursions des Anglais - Le Dauphin (Charles VII) à la Rochelle - La femme inspirée - Siège de Mornac - Altération des privilèges - La tour de la Lanterne achevée - Louis XI à la Rochelle - Représentation d'un mystère - Les pirates Rochelais - La peste - Honneurs rendus au maire de Saint-Jean-d'Angély - Discordes civiles - La commune abolie - François Ier vient pour châtier les Rochelais - Une partie de la ville renversée par l'explosion d'un magasin de poudre - La commune rétablie.
   Livre III : 1548-1568.
   La Réforme - Ramasseur, envoyé de Calvin dans l'Aunis - Martyrs à la rochelle - Projets de citadelle - Droit de porter des arquebuses à la chasse accordé aux Rochelais - Temples souterrains - Représentation d'un mystère calviniste - Horloge envoyée au Roi de Maroc Troubles religieux - Destruction des images - Pièces de canons refusées au duc de Montpensier - Subsides accordés au prince de condé - Sinode de Saintes - La Rochefoucaud ne peut surprendre la ville - Le duc de Montpensier plus heureux - Abolition du culte réformé - Tyrannie royale - Les aventuriers chassés - Le capitaine Chesnet - Deux maires à la fois - Charles IX à la rochelle - Le cordon de soie devenu séditieux - L'ancienne commune abolie, puis rétablie - Tyrannie populaire - Le prince de condé maître de la ville - Expéditions sur terre et sur mer - Paix de Long-Jumeau - Progrès de l'esprit républicain - La Cour irritée contre les Rochelais - Préparatifs de défense - Traité avec le prince de Condé - Arrivée du rince et de sa famille à la Rochelle.
   Livre IV : 1568-1589.
   Gouvernement des princes - Prise de l'abbaye de Saint-Michel en l'Herm - Impôts payés pour l'amour de la reine de Navarre - Son fils sauvé par le capitaine Lardeau - Pirates Rochelais - Bataille de Jarnac - Assemblée de Tonnay-Charente - Siège de Poitiers - Bataille de Montcontour - 60.000 réfugiés à la Rochelle - Coligny refait son armée - La Rochelle bloquée - La flotte des Princes lui rend la mer libre - La Noue - Édit de Saint-Germain-en-Laye - Les Rochclais en garde contre les perfidies de la Cour - Aventure romanesque du vieux Coligny - Synode de la Rochelle - La Saint-Barthélémy - La Noue deux fois traître en faveur de la paix - Siège de 1573. Les femmes combattent - Monsieur , obligé d'en passer par les conditions des Rochelais après neuf assauts - Traité de paix - Les Zélés mécontens - Troubles intérieurs - La Noue vient dévoiler aux Rochelais les desseins de la Cour - Ils prennent les armes et demandent la convocation des États généraux - Mort de Charles IX - La Reine mère achète une trêve des Rochelais - Assemblée de Millaud - Henri III arrive en France - Édit du 14 mai 1576 - Il est mal observé - Les troubles recommencent - Condé surprend la Rochelle - Henri III, chef de la Ligue - Victoires du roi de Navarre - Il devient, par la mort de Condé, seul chef de son parti - Assemblée générale des calvinistes à la Rochelle - Henri III proscrit la ligue - Il se jette dans les bras du roi de Navarre - Siège de Paris - Jacques Clément - Un roi de France calviniste.
   Livre V : 1589-1628.
   Les Rochelais secourent Henri IV de leurs deniers et de leurs vaisseaux - Ils chassent son amiral de leurs rades, et les gendarmes du duc d'Epernon, de leurs campagnes - La flotte espagnole fuit devant celle des Rochelais - Le Roi se fait catholique - Assemblées séditieuses des protestans - La prise d'Amiens les fait rentrer dans le devoir - Les funérailles d'un maire - Les protestans peu satisfaits de l'Édit de Nantes - Les prêtres reparaissent à la Rochelle - Sully, protecteur des Rochelais - Henri IV assassiné - La Rochelle se déclare contre la Cour, à l'instigation du duc de Rohan - Traité avec Condé - Ce prince à la Bastille - Les Rochelais s'emparent de Rochefort - Discordes intestines - Les catholiques rétablis dans le Béarn - Assemblées séditieuses des protestans à la Rochelle - Une armée royale dans l'Aunis - Guiton, amiral des Rochelais, chasse des rades les vaisseaux du Roi - Défaite de M. de Soubise - Les Rochelais, resserrés dans leur ville, restent maîtres de la mer - Le Fort-Louis - Grande bataille navale - La nouvelle de la paix sépare les combattans - La ville fait don d'un vaisseau de guerre à l'amiral Guiton - Nouveaux troubles au sujet du Fort-Louis - Projets menacans du cardinal de Richelieu - M. de Soubise à Blavet - Thoiras se rend maître de l'île de Ré - Les Rochelais battus sur mer - Louis XIII veut qu'ils se mettent à sa discrétion - Le roi d'Angleterre leur promet son appui, et ils obtiennent la paix - Nouvelle coalition - Madame de Rohan à la Rochelle - Les Anglais à l'île de Ré - Le Roi, en personne, vient assiéger la Rochelle - Première armée anglaise - Les incendiaires - La digue - Guiton, maire - Deuxième armée anglaise - Famine horrible - Troisième armée anglaise - Reddition de la Rochelle.
   Livre VI : 1628-1789.
   Les protestans du royaume soumis - La Rochelle refleurit - Troubles de la Fronde - Dévoûment des réformés Rochelais à la cause de Louis XIV - Ils en sont mal récompensés - Persécution par les Jésuites - Révocation de l'Édit de Nantes - Le Roi songe à détruire la Rochelle - Bombardement de St.-Martin (ile-de-Ré) - Malheurs publics - État des chemins de l'Aunis en 1710 - Milices Rochelaises - La Régence - La mairie redevient élective - Chambre de commerce - Société philarmonique - Académie Royale - Collège de Médecine - Bibliothèque publique - Mariages aux frais de la commune - Histoire de la Rochelle par le P. Arcère - Entreprises des Anglais sur l'île d'Aix et Rochefort - Valeur et dévoûment des Rochelais -Verrerie à Lafond - Fêtes religieuses retranchées - Le Mail - Troubles intérieurs du Royaume - Guerre d'Amérique - La Cathédrale rebâtie - L'Arsenal - La Statue de Henri  IV - Assemblée des Notables.
   Livre VII : 1789-1829.
   La cocarde tricolore - Dons patriotiques - Administration municipale et départementale - Fédération des deux rives de la Charente - Premières révoltes pour le pain - Société des Amis de la Constitution (club) - Troubles religieux - Départ des volontaires pour l'armée - Fête pour un drapeau pris à l'ennemi - Compagnie d'enfans - Désordre aux Augustin - Défaite des Rochelais dans la Vendée - Vengeances horribles dans la ville - Maximum et disette - Les chars et les déesses - La guillotine permanente - Les terroristes désarmés - Corsaires Rochelais - Le canal de Niort - Translation de la Préfecture à la Rochelle - Les licences - La restauration - Commerce - Cours industriels - Les Bains.

35 euros (code de commande : 16544). 

 

EINHARDVita Karoli Magni. Post G. H. Pertz recen-suit G. Waitz. Edition sexta. Curavit O. Holder-Egger. Hannoverae et Lipsiae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1940. In-8° broché, XXIX + 60 p., (collection « Scriptores Rerum Germanicarum in Usum Scholarum »).

15 euros (code de commande : 184/64).

 

ELÉGOËT (Louis) — Ancêtres et terroirs. Onze générations de paysans en Basse-Bretagne. [Rennes], Ouest-France, 1990. In-8° broché, 375 p., (collection « De Mémoire d'Homme : l'Hiostoire »), illustrations in et hors texte, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   L'auteur a consacré cet ouvrage à quatre de ses ascendants qui vécurent en Basse-Bretagne entre 1655 et 1920 (onze générations). Le premier fut paysan-marchand de toile, le deuxième maire et juge de paix pendant la Révolution, le troisième, paysan aisé et le quatrième, meunier.
   Tout en prenant ses ancêtres en filature, Louis Elégoët les replace dans leur contexte historique. Il décrit le microcosme dont ils faisaient partie et tamise le terreau culturel sur lequel ils ont poussé et qui les a fait vivre.
   Le véritable propos de cet ouvrage : faire sortir de la foule des humbles quelques «silencieux de l'Histoire», c'est-à-dire des anonymes qu'on ne considère habituellement qu'en termes de masses et non en tant qu'individus.
   Né à Saint-Méen (Finistère) en 1942, Louis Elégoët est professeur d'histoire-géographie et de breton au collège Saint-Joseph de Landerneau. Il a soutenu, en 1980, une thèse de 3e cycle sur l'histoire de sa commune natale.

15 euros (code de commande : 14735).

 

ELLENSTEIN (Jean) — Réflexions sur la commune de 1871. Paris, Julliard, 1971. In-8° broché, 282 p., papier jauni et quelques rousseurs.
En quatrième de couverture :
   La Commune parisienne de 1871 a posé tous les problèmes de notre époque : ceux de la révolution socialiste, de l'État, de la démocratie, de la nation, de l'internationalisme. Elle ne pouvait les résoudre pendant les 72 jours de sa fragile existence. Nos contemporains l'étudient avec passion car ils cherchent dans cette étude des réponses aux questions qui se posent à la France d'aujourd'hui. Pour 80 % proudhonienne, pour 10 % blanquiste, pour 10 % nationaliste, la Commune n'était pas marxiste. Elle fut par bien de ses traits un crépuscule, mais en même temps une aurore : l'an I de la République socialiste française.
   Quelle est sa place dans l'histoire ? Que peut-on retenir de sa brève expérience, à la lumière de l'Histoire du siècle passé ?
   Autant de questions auxquelles s'efforce de répondre Jean Elleinstein.

13 euros (code de commande : 18428GL).

 

[ENGHIEN]. MELCHIOR-BONNET (Bernardine) Le duc d'Enghien. Vie et mort du dernier des Condé. Paris, Amiot-Dumont, 1954. In-8° broché, 271 p., (collection « Présence de l'Histoire »)

10 euros (code de commande : 213/68).

 

FARGUE (Léon Paul) — Les grandes heures du Louvre. Illustrations de G. Arditi. Paris, Les Deux Sirènes, 1948. In-8° broché, 267 p., exemplaire non coupé.

18 euros (code de commande : 187/70).

 

FAUCHERRE (Nicolas) — Places fortes, bastions du pouvoir. Dessins originaux de Serge François. Paris, Relpart, 1986. In-8° broché, 11 p., illustrations.

13 euros (code de commande : 6880).

 

Le feu à la maison, par les bois et dans les champs. Textes réunis et présentés par Andrée Corvol. Paris, Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine, 1992. In-8° agrafé, 72 p., (collection « Cahier d'Études Forêt, Environnement et Société, XVIe-XXe siècle » 1992), bel exemplaire.
Table des matières :
   Préface, par Andrée Corvol.
   Première partie. Le feu et ses composantes.
      1. Le concept d'incendie, par Bruno Py.
      2. Un incendiaire au XVIIIe siècle, par Benoît Garnout.
      3. Le feu : ravages, enjeux et symboles, par Frédéric Chauvaud.
      4. Le feu dans la ville et dans la maison, par Josette Pontet.
      5. Feux de forêts en pays croquant, par Anne-Marie Cocula.
      6. Feux de tourbe en Bretagne. Faits et réactions, par Ariette Laplace-Dolonde.
   Deuxième partie. Le feu, des raisons et des effets.
      1. Du feu du berger au feu dirigé dans les Pyrénées, par Jean-Paul Métailié.
      2. Il court, il court le feu, par Paul Arnould.
      3. Autopsie d'un incendie, par Christiane Bouisset.
      4. Chemin de fer et incendies de forêts dans les Landes, par François Touzet.
      5. Août 1949 : la forêt landaise en feu, par Philippe Crémieu-Alcan.
      6. Le choix du coupable, par Jean-Michel Dujas et Bernard Traimond.
      7. Incendies de forêts, par François Sigaut.

10 euros (code de commande : 20788).

 

FLORENTIN (Eddy)Le Havre 44 à feu et à sang. Sur des documents confiés à l'auteur par le Général Sir Evelyn H. Barker et le Major-Général Nigel W. Duncan et au Havre par François Poupel et Pierre Lefebvre. Deuxième édition. Paris, Presses de la Cité, 1976. Fort in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 539 p., cartes, deux cahiers d'illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   1 000 tonnes de bombes par jour pendant douze jours déferlent sur 60 000 Havrais déjà sinistrés, terrés dans les caves et les tunnels, accablés par un destin qui persiste à les inscrire encore dans le camp allemand alors même que les forces alliées ont libéré la France, la Belgique, le Luxembourg et atteint les frontières de l'Allemagne. L'ordre d'Hitler est de « ne pas considérer les vies humaines » dans les poches allemandes maintenues sur les arrières des Alliés : la forteresse du Havre, derrière ses retranchements imités des citadelles du passé, doit être défendue jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière cartouche. Mais, après un siège de douze jours, qui fera de chaque Havrais un monument de courage, même sous les bombes vaines qui raseront la ville à 85 %, un assaut « de main de maître » – opération Astonia – lancé par deux divisions d'infanterie et trois brigades blindées, aura raison, en moins de quarante-huit heures, d'une garnison fatiguée.
   Tout au long de ce récit inédit, l'auteur reste fidèle au ton qui lui a valu sa réputation d'historien de la Bataille de Normandie à travers ses trois ouvrages précédents : n'accorder la parole qu'aux seuls acteurs pu témoins, à partir de documents de première main fournis par les officiers supérieurs qui conçurent l'opération et la menèrent à bien. Mais Le Havre accueille les soldats de l'espérance drapeaux en berne : pour les Havrais endeuillés par les bombardements des 5 et 6 septembre, le mot « libération » restera à jamais dépourvu de signification.
   Au-delà de l'anecdote, tout lecteur trouvera dans cet ouvrage la description détaillée de la seule opération militaire de la Deuxième Guerre mondiale qui ait consisté en l'assaut planifié d'un camp retranché, opération qui, trois décennies après, figure au programme des enseignements de toutes les écoles de guerre, pour l'originalité des forces mises en jeu, pour sa conception et pour son déroulement précis comme un mécanisme d'horlogerie qu'aucun contretemps n'est venu perturber.

13 euros (code de commande : 22553).

 

[FOCH (Ferdinand)]. WEYGAND (Général)Foch. Paris, Flammarion, 1953. In-8° broché, 370 p., cartes, planches hors texte, ex-libris manuscrit sur la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Pendant huit ans Chef d'État-Major du Maréchal Foch, celui qui fut le plus près de sa pensée intime se devait à lui-même et devait à la postérité de consacrer au vainqueur de la guerre de 1914-1918 cette étude, qui restera comme le témoignage le plus direct et le mieux informé, en même temps que le plus émouvant, sur l'une des plus hautes gloires françaises.
   L'ouvrage débute sur la jeunesse du maréchal, ses premiers commandements, son enseignement à l'École de Guerre. Puis, l'auteur en vient à la Grande Guerre et trace un exposé magistral de cette période historique. Confident des desseins de l'illustre Chef, il expose ses conceptions, ses méthodes, sa tactique. Il a montré, comme il n'appartenait qu'à lui de le faire, la personnalité du Maréchal Foch s'affirmant dans les journées les plus graves de la guerre, l'autorité de sa personne, la rectitude de son jugement rétablissant chez les Alliés une volonté de vaincre fort compromise par les échecs de 1918. Les pages qui traitent, plus loin, de l'armistice et de la paix montrent la persistance avec laquelle le Maréchal Foch fournit aux Alliés ses conseils qui ne furent guère écoutés mais dont les événements devaient révéler toute la clairvoyance. Sur tous ces faits, le général Weygand s'exprime de la façon la plus objective. Il livre au témoignage de l'histoire la conception qui eût changé le cours de celle-ci si le Maréchal Foch avait été écouté.

10 euros (code de commande : 22123).

 

FONTENAY (Fernand) — La Cagoule contre la France. Ses crimes. Son organisation. Ses chefs. Ses inspirateurs. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1938. In-8° broché, 188 p., on joint la bande d'annonce, exemplaire non coupé, rousseurs et couverture un peu défraîchie, peu courant.
Table des matières :
   Première partie.
      - Des trafiquants d'armes aux arsenaux clandestins.
      - Le C.S.A.R. démasqué.
   Deuxième partie.
      - L'assassinat des frères Rosselli.
      - Les attentats de l'Étoile.
   Troisième partie.
      - Les conjurés et le mur d'argent.
   Quatrième partie.
      - Trois mois de battues dans le maquis.
      - L'organisation de la Cagoule et ses méthodes.
   Cinquième partie.
      - Coblentz.
   Sixième partie
      - Voudra-t-on faire la lumière ?
      - En guise de conclusion : Dialogue de Huron et de M. Beat.
   - Index.

25 euros (code de commande : 24058).

 

[FOUCHÉ (Joseph)]. ZWEIG (Stefan) — Joseph Fouché. Traduit de l'allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac. Paris, Grasset, 1951. In-8° broché, 275 p.
Table des chapitres :
   Préface.
   I. La montée vers l'autorité (1759-1793).
   II. Le mitrailleur de Lyon (1793).
   III. La lutte avec Robespierre (1794).
   IV. Ministre du Directoire et du Consulat (1799-1802).
   V. Ministre de l'Empereur (1804-1811).
   VI. La lutte avec l'Empereur (1810).
   VII. Intermède involontaire (1810-1815).
   VIII. La lutte finale avec l'Empereur (1815, les Cent-Jours).
   IX. Chute et fin (1815-1820).

13 euros (code de commande : 21250).

 

Les Français en Amérique pendant la première moitié du XVIe siècle. Introduction par Ch.-A. Julien. Textes des voyages de Gonneville, Verazano, J. Cartier et Roberval. Paris, Presses Universitaires de France, 1946. In-8° broché, 223 p., non coupé, dos taché, (collection « Colonies et Empires »).

9 euros (code de commande : 3846).

 

[FRANÇOIS Ier]. PORCHÉ (Vladimir) Le chevalier Françoys. Paris, Flammarion, 1970. In-8° broché, 274 p., (collection « L'Histoire en Liberté »).

9 euros (code de commande : 217/68).

 

[GALLOT (Jean-André, dir.)] — Seine-et-Oise. Aspect géographique, historique, touristique, économique et administratif du département. Paris, Alepee & Cie, [1955]. In-4° sous reliure d'éditeur, 310, XXVI p., nombreuses illustrations dont quelques-unes en couleurs, une carte dépliante hors texte, (collection « Les Documents de France »).
Table des matières :
  Géographie et histoire 
     - Géologie et Géographie, par M. Deveze.
     - Histoire du Département, des Origines à 1919, par H. Lemoine.
   Villes et Châteaux
     - Le rayonnement de Versailles, par M. Mauricheau-Beaupré.
     - La construction du château de Versailles et sa conservation, par M. Japy.
     - Versailles, Domaine Royal, par R. Lagrave.
     - Châteaux de Seine-et-Oise, par R. Heron de Villefosse.
     - Petites Capitales de Seine-et-Oise, par J.P. Levron.
     - Port-Royal des Champs, par J.-P. Babelon.
   Tourisme
     - Seine-et-Oise, Pays de Tourisme, par M. Mettetal.
     - Les Boucles de la Seine, par J.P. David.
     - Pontoise, ancienne Capitale du Vexin Français, par A. Gagneur.
     - La Chasse à courre, par le duc de Brissac.
     - La Société Sportive d'Encouragement.
     - Le Rallye Bonnelles.
     - Le Yachting à Voile en Seine-et-Oise
, par G. Thierry.
     - Le Folklore, par G. Guyonnet.
   Arts et vie intellectuelle
     - Les Peintres de Seine-et-Oise, par J.P. Palewski.
     - Les Musiciens de Seine-et-Oise, par H.L. Sarlit.
     - La Bibliothèque de Versailles, par P. Breillat.
     - L'intérêt historique des Archives de Seine-et-Oise, par J. Levron.
     - La Vie Catholique, par Mgr. Renard.
     - Saint-Cyr École, par J. Lachenaud.
     - Grands Établissements d'Études et de Recherches (Laboratoire de Bellevue ; Centre d'Études nucléaires de Saclay ; Pavillon de Breteuil ;
        Observatoire de Meudon ; Observatoire de Juvisy-sur-Orge ; Centre International d'Études Pédagogiques de Sèvres ; École de Grignon ;
        École Nationale d'Horticulture ; Institut National de la Recherche Agronomique ; École Nationale Supérieure de Céramique de Sèvres).
   Reconstruction et Urbanisme
     - La Reconstruction.
     - L'Équipement sanitaire et social.
     - L'Enseignement, par R. Vignaud.
     - Le Lycée Hoche, par M. Sire.
   La Banlieue de Paris
   
  - La Banlieue de Paris en Seine-et-Oise, par M. Deveze.
     - Ma Banlieue, par P. Harel Darc.
     - Les routes et la circulation, par M. de Buffevent.
     - La navigation sur les fleuves, rivières et canaux, par M. Blosset.
     - Aménagement de la Région parisienne, par A. Grimaud.
     - Le Recensement de 1954 en Seine-et-Oise, par R. Berrurier.
     - L'Assemblée de l'Union Française à Versailles, par M. Aubert.
   L'Agriculture
     - Seine-et-Oise et Agriculture, par A. Lefebure.
     - Régions agricoles, par L. Poupinel.
     - Les Forêts en Seine-et-Oise.
   Organismes et établissements agricoles, industriels, commerciaux, culturels et sociaux
     Les Tulipes de France ; La Roseraie de Versailles ; Fabrique de Levure, Sucre et Alcools de Saint-Ouen ; La Sucrerie Pierre Corbin ;
        La Sucrerie Agricole Coopérative de Morigny ; Sucreire Coopérative Agricole de Maisse ; Coopérative Agricole de la Vallée de l'Oise et
        du Thelle-Précy-Persan ; Sucrerie Agricole de Goussainville ; L'Aéroport de Paris ; Électricité de France et Gaz de France ; Caisses d'Épargne et
        de Prévoyance de Seine-et-Oise ; Crédit Lyonnais ; Les Industriels de Deuil-La-Barre ; Groupement des Industriels de Poissy ; Les Fonderies
        Cromback ; La Télémécanique Électrique ; Électrotubes Solesmes ; Idéal Standard ; Chanard ; Électro Cable ; Moteurs Constant ; CIPEL ;
        Les Pompes Guinard ; Le Joint Français ; La Chaudronnerie Industrielle ; Établissements Andouart ; Cartoucherie Française ; La Céllophane ;
        Técalémit ; Hutchinson ; Lambert Frères ; Affinerie de Juvisy ; Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille Montagne ;
        Établissements Gilbert & Blanzy-Poure ; Pathé Marconi ; La Ventilation Industrielle et Minière ; Filotex ; Leneindre ; Lucien Lemaître ; Établissements
        Parra Mantois et Cie ; Instruments de Musique Henri Selmer et Cie ; Établissements Buffet-Crampon ; Imprimerie Crété ; Société Nouvelle de
        Papeterie ; Papeteries de Ballancourt ; Établissements Darras ; L'École Saint-Martin ; Le Collège Saint-Jean de Béthune ; Domaine de Voisins ;
        Stade et Club Shell à Rueil-Malmaison ; Trianon Palace Hôtel ; Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien-les-Bains ; Les Roches
        Santeuil ; Cacao Barry ; Compagnie Française du Malt Kneipp ; Pain complet François ; Maison Alindret ; Laboratoires du Dr Debat ;
        Établissements René Villemer et ses Fils ; Avions Marcel Dassault ; Marc Darbonne.
     

25 euros (code de commande : 11695).

 

[GAMBETTA (Léon)]. FLOR O'SQUARR (Charles) — Gambetta. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 17), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Gambetta par Étienne Carjat a été imprimé en photoglyptie (191 x 239 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
   Cette photographie de Gambetta est moins courante que celle que l'on trouve habituellement collée dans ce fascicule de la Galerie Contemporaine.

45 euros (code de commande : 23636).

 


GARNIER (Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 11205).

 

GAULLE (Charles de)

 

GAUTIER (Marthe) et GAUTIER (Christian) — Verrières-le-Buisson. Son histoire. Son église. Verrières, Cheze les Auteurs, 1988. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, IX, 218 p., illustrations, (collection « L'Historique de Verrières », n° 6).
Table des matières :
   - Bibliographie.
   - Préface.
   - Introduction.
   - Avant-propos.
   - Notre-Dame de Verrières : son histoire jusqu'à la Révolution.
   - Notre-Dame de Verrières : pendant la Révolution.
   - Notre-Dame de Verrières : après la Révolution.
   - Les curés et les prêtres-fermiers de Notre-Dame de Verrières jusqu'à la Révolution.
   - Jacques Lilamand, curé de 1783 à 1809, Castel et Borne, ses vicaires en 1791, Stanislas, Auguste, Adam Monet en 1792.
   - Les vicaires de Jacques Lilamand pendant la Révolution.
   - Les desservants de 1809 au 1er janvier 1829.
   - Les curés de cette date à nos jours.
   - La vie temporelle des curés jusqu'à la Révolution.
   - La vie temporelle des curés pendant la Révolution et après.
   - Le presbytère - La maison du vicariat. La maison d'école des filles - La maison d'école des garçons.
   - Les marguilliers.
   - Les anciens marguilliers.
   - Les fondations du 25 janvier 1652 au 2 mars 1783.
   - Les fondations au XIXe siècle.
   - L'église.
   - Les vitraux.
   - Les tableaux.
   - L'orgue.
   - Les cloches.
   - Les sages-femmes après la Guerre de Cent Ans.
   - Les coutumes.
   - Les reliques - Les confréries.
   - Les processions - Les bannières.
   - La loi de séparation de l'Église et de l'État du 9 décembre 1905.
   - Les croix.
   - Le cimetière.
   - La visite du cimetière.
   - Annexes :
      1. Les visites archidiaconales de Josas.
      2. Le testament du Sieur de Montqueron - 4 mars 1690.
      3. Les évêques de Paris.

20 euros (code de commande : 22127).

 

GOBINEAU (Comte Louis de). Les mémoires du comte Louis de Gobineau. Édition critique par Jean Puraye. Bruxelles, Érasme, 1955. In-8° broché, XXIV + 240 p., index, tirage limité à 500 exemplaires numérotés.

20 euros (code de commande : 157/66).

 

GRASSET (Bernard) — A la recherche de la France (Notes à leur date). Paris, Grasset, 1940. In-8° broché, 85 p.

9 euros (code de commande : 1825).

 

GROSPERRIN (Bernard) — Les petites écoles sous l’Ancien Régime. Rennes, Ouest-France, 1984. In-8° broché, 175 p., (collection « De Mémoire d’Homme »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les « petites écoles » où les enfants des XVIIe et XVIIIe siècles apprirent à lire, parfois à écrire, plus rarement à compter, n'étaient ni obligatoires, ni préparatoires aux études des collèges. Leur développement, très inégal selon les régions, avait pour objectif essentiel l'éducation de la foi et l'apprentissage d'un comportement chrétien. Tantôt payantes, tantôt gratuites, s'adressant plus aux enfants des villes qu'à ceux des campagnes, et plus aux garçons qu'aux filles, elles commencèrent néanmoins le processus d'alphabétisation des Français qui ne s'achèvera qu'au XIXe siècle.
   Les documents font revivre ce monde scolaire étrange et pittoresque, si éloigné des conceptions pédagogiques actuelles.

13 euros (code de commande : 14511).

 

GUILLEMINAULT (Gilbert) — Le roman vrai des Années Folles. 1918-1930. Paris, Denoël, 1975. In-4° broché, 198 p., illustrations, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Introduction, par Gilbert Guilleminault.
   - Raymond Radiguet. Le diable au corps, par Christian Millau.
   - La naissance du Jazz, par Hugues Panassié et Michel Perrin.
   - La mortelle romance de M. Landru, par René Masson.
   - Le match du siècle : Carpentier-Dempsey, par Robert de Thomasson.
   - Le destin tragique d'Isadora Duncan, par Anne Manson.
   - La marche sur Rome des chemises noires, par André Falk.
   - Le scandale de « La Garçonne », par Anne Manson.
   - Le putsch de Munich, par Henri Legros.
   - Paul Poiret le magnifique, par Anne Manson.
   - Les belles du Montparno, par Armand Lanoux.
   - Un délire nommé Rudolph Valentino, par Anne Manson.
   - L'affaire Sacco-Vanzetti, par François Brigneau.
   - Quatre Mousquetaires à la conquête de la coupe Davis, par Robet de Thomasson.
   - L'archange Mermoz, vingt heures pour vaincre l'Atlantique Sud, par Marcel Jullian.

13 euros (code de commande : 22268).

 

HAMON (Philippe) et JACQUART (Jean) Archives de la France. Tome 3 : Le XVIe siècle. Paris, Fayard, 1997. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 457 p.

17 euros (code de commande : 5431).

 

HAUSER (Henri)Travailleurs et marchands dans l'ancienne France. Nouvelle édition. Paris, Alcan, 1929. In-8° broché, VIII, 231 p., (collection « Bibliothèque Générale des Sciences Sociales »), papier jauni.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Histoire économique de l'ancienne France.
   II. La géographie humaine et l'histoire économique.
   III. Controverse sur les monnaies (1566-1578).
   IV. Une famine il y a 400 ans. Organisation commerciale de la défense contre la disette.
   V. Les pouvoirs publics et l'organisation du travail dans l'ancienne France.
   VI. Spéculation et spéculateurs au XVIe siècle.

15 euros (code de commande : 22475).

 

[HENRI IV DE FRANCE]. LÉVIS MIREPOIX (Antoine de) — Henri IV Roi de France et de Navarre. Paris, Perrin, 1977. In-8° sous reliure d'éditeur, 657 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   Première partie : Le Béarnais traverse quatre règnes.

      I. Silhouette d'Henri IV - Ses premiers pas.
      II. Henri entre père et mère.
      III. La question de Navarre.
      IV. L'éclipse de la monarchie.
      V. Le règne éphémère de François II.
      VI. La Veuve royale.
      VII. L'anarchie au sommet.
      VIII. Entrevue de Bayonne, la cour et les Bourbons.
      IX. Extension de la guerre civile - Le jeune Henri aux armées.
      X. La paix trompeuse.
      XI. La Saint Barthélémy.
      XII. Le pacte de l'Humanisme et du Trône.
      XIII. L'avènement du dernier Valois.
      XIV. La prison dorée.
      XV. Henri III tente de gouverner.
      XVI. Les raffinés d'honneur.
      XVII. La danse de Nérac et la foudre de Cahors.
      XVIII. La tentative du duc d'Anjou.
      XIX. Corisande et Marguerite.
      XX. Le roi de Navarre devant la Ligue.
      XXI. Les secrets de Coutras.
      XXII. La mystérieuse visite.
      XXIII. Les barricades de Paris.
      XXIV. Il n'oserait.
      XXV. La continuité nationale.
   Deuxième partie : L'heure du panache blanc.
      
I. Vouloir c'est pouvoir.
      II. L'Aigle volant.
      III. Les angoisses de Paris.
      IV. La condition royale.
      V. Pour arracher la paix.
      VI. Participez mes chers sujets.
      VII. Sous son figuier.
      VIII. Le roi et le royaume au travail.
      IX. Solitude masquée.
      X. Le plan civilisateur.
      XI. La politique du monde.
      XII. Le grand dessein et son mystère.
      XIII. L'eau trouble.
      XIV. Quand vous ne m'aurez plus.
   Appendice.
   Abrégé chronologique.
   Tableau généalogique.
   Sources.

10 euros (code de commande : 19691).

 

HERRIOT (Édouard) — Sanctuaires. Paris, Hachette, 1938. In-12 broché, p.

9 euros (code de commande : 3859).

 

Histoire socialiste 1789-1900. Sous la direction de Jean Jaurès. Par Jean Jaurès (Constituante et Législative) ; Jules Guesde (Convention jusqu'au 9 Thermidor) ; Gabriel Deville (Du 9 Thermidor au 18 Brumaire) ; Brousse (Du 18 Brumaire à Iéna) ; Henri Turot (D'Iéna à la Restauration) ; Viviani (La Restauration) ; Fournière et Rouanet (Le règne de Louis-Philippe) ; Millerand (La République de 1848) ; Andler et Herr (Le Second Empire) ; Jean Jaurès (La Guerre franco-allemande) ; Dubreuilh (La Commune) ; John Labusquière (La Troisième République, 1871-1885) ; Gérault Richard (1885-1900) ; Jean Jaurès (Conclusion : le Bilan social du XIXe siècle). Paris, Rouff, [1901]. Neuf volumes in-8° sous une modeste reliure toilée, tome I : 24 (table des illustrations) p., pp. 1 à 756, tome II : pp. 757 à 1316, tome III : pp. 1 à 980, tome IV : pp. 981 à 1824 et pp. 3 à 190 de la table analytique, tome V : 592 p., tome VI : pp. 1 à 604 puis 13 à 264 (sans interruption de texte), tome VII : 575 p., tome VIII : pp. 1 à 420 puis 37 à 392 (sans interruption de texte), tome IX : pp. 1 à 496 puis pp. 1 à 312 et les pp. 1 et 2 de la table analytique et les 2 pages de la préface d'Albert Thomas.

   

Les neuf volumes : 250 euros (code de commande : 15572).

 

ISORNI (Jacques) — Lui qui les juge. Paris, Flammarion, 1961. In-12 broché, 234 p., dédicacé.

38 euros (code de commande : 3864).

 

JACOBSSON (Harry) — Études d'anthroponymie lorraine. Les bans de tréfonds de Metz (1267-1298). Göteborg, Gumperts Förlag, 1955. In-8° broché, 263 p., hommage de l'auteur, couverture passée.
Introduction :
   « Mon intention est de faire une étude sur les noms employés à Metz et ses environs entre 1267 et 1298. J'ai pris pour modèle l'ouvrage de
M. Kart Michaëlsson sur l'anthroponymie parisienne. Je ne traite cependant ici que des noms de baptême.
   Pour le rôle qu'a joué Metz aux XIIIe et XlVe siècles, voir surtout Schneider pp. 1-61. « Les bourgeois de Metz se trouvèrent donc dans une situation particulièrement favorable depuis la fin du XIIe siècle jusqu'au milieu du XIVe, environ. Pendant cette période, la ville fut le principal marché de la région ; elle continuait à bénéficier de l'avance que lui avait donnée sa situation exceptionnelle pendant le haut moyen âge » (p. 24).
   Il est très difficile d'évaluer la population de Metz. Schneider 60 conclut ainsi : « la ville de Metz était peuplée vers 1325 d'au moins 25000 habitants ; il est probable qu'avant les famines des années 1284, 1294-5, 1315-1318, la population était encore plus nombreuse. »
   Comme base de mes recherches j'ai pris les rôles des bans de tréfonds de Metz entre les années 1267 et 1298 (abrégés BTM). Ils comprennent les rôles des années 1267, 1269, 1275, 1277, 1278, 1279, 1281, 1285, 1288, 1290, 1293, 1298. Les rôles des années 1220, 1227, 1241, 1245, 1251, 1262 qui ne constituent qu'env. 1/l0 des BTM (103 pages sur 1074) ne me servent que pour mettre au point certains détails.
   Les BTM, écrits en entier en français, si l'on en excepte quelques mots au début du rôle de 1220, ont été édités avec un grand soin par Karl Wichmann. Il les a munis de plusieurs index très utiles, résultat d'un immense labeur.
   Pour contrôler son édition j'ai fait de nombreux sondages dans les rôles manuscrits, qui présentent d'ailleurs une écriture facilement déchiffrable. Pour ce qui est des graphies des noms de personne je les reproduis fidèlement, telles qu'elles se trouvent dans l'édition de Wichmann, sans être toujours d'accord avec lui. Il nous renseigne sur les principes employés dans son introduction au premier tome, pp. XLVII-XLVIII. Il fait expressément observer qu'il garde intactes les graphies des noms propres. Pour la discussion de certains problèmes graphiques je renvoie à la Phonétique ci-dessous. Wichmann s'est parfois trompé en répartissant les noms aux index. Voir p. ex. s.v. Burthemeu ci-dessous. J'ai trouvé certaines fautes d'impression évidentes dont je renonce à faire étalage.
   Les BTM comprennent les rouleaux sur lesquels depuis 1220 les prises de bans ont été enregistrées trois fois par an dans les trois différentes mairies de Metz. Voir Wichmann 1, pp. VII-LXXXII pour plus de détails. Voici deux prises de bans : Jennas, li filz Lowis lou tannour, p. b. sus l'ostel que fut Jehan l'Alemant, que siet encoste l'ostel Hanriat de Maizelles, qu'il at acquasteit a Jehan l'Aleman, parmei XXXI s. de cens (1267, 100) ; Burtemins, li janres Jennin Jacob, p. b. sus demei ineu de vin a mostaige chac'an, k'il ait aquasteit a Escelin de Vignueles et a Jennin, son fillastre, sus 1 jornal de vigne k'il ont a Gros Planteit ancoste ton Murlait, et e. c. 1. e. en l'a. 1. d. (1298, 572).
   J'ai dressé des statistiques en tenant compte uniquement de l'emploi du premier nom, c'est-à-dire de celui du nom de baptême. Tous les hypocoristiques se rapportant à un nom déterminé sont placés sous ce nom pour former une unité onomastique (cf. Brattö 8). Si un nom apparaît dans un autre document que les BTM et qu'il désigne plus de 20 personnes, les chiffres que je donne sont approximatifs. Je ne présente le pourcentage d'un nom que si un document contient les noms de 800 hommes ou de 500 femmes au minimum et si les exemples du nom ne sont pas trop peu nombreux.
   Je me suis servi d'une méthode comparative pour résoudre quelques problèmes essentiels : la fréquence des noms, les influences littéraire et hagiographique, les formes phonétiques caractéristiques d'une région.
   J'ai utilisé des documents représentatifs de quelques domaines français, à savoir : la Lorraine, la Champagne, la Picardie, la région parisienne, la Normandie, le Maine, la Saintonge et la Bourgogne pour la langue d'oïl et la Provence pour la langue d'oc. Je cite les documents dans l'ordre que je viens d'indiquer. Évidemment j'aurais pu citer d'autres documents encore, se rapportant à d'autres régions que celles que j'ai examinées. Je veux faire ressortir nettement ce qui distingue la Lorraine du reste de la France.
   Pour chaque région je présente les exemples des documents dans un ordre chronologique : l'époque antérieure à l'an mille, l'époque 1000-1200 et l'époque 1200-1300. J'emploie les lettres A, B et C pour désigner ces trois époques. Je place une de ces lettres après le nom d'un recueil d'actes, excepté si le nom est suivi par l'indication d'une année (p. ex. 1313). Je fais observer que je ne dispose pas de matériaux appropriés à chacune des trois couches chronologiques pour chaque région. Pour l'époque A je fonde mes statistiques sur une comparaison des noms de cinq recueils d'actes : Pol.Irm. A et CGP A pour la région parisienne, Pol.R. A pour la Champagne, Gorze A et Mihiel A pour la Lorraine. Pour la Provence je me sers du Pol.MTad. A dont le nombre de personnes est trop infime pour une statistique. Dans quelques cas, je cite cependant, sous ces réserves, les pourcentages de M. Bergh.
   Pour l'époque B j'utilise Gorze B, Év. Metz B et Mihiel B qui se rapportent à la Lorraine. Les exemples d'Év. Metz B sont peu nombreux ; je les présente pour compléter les autres exemples lorrains. Pour les documents relatifs aux autres régions je renvoie à la Bibliographie. Je fais observer que Ch Brie B qui comprend la Champagne désigne une époque qui ne correspond qu'approximativement à l'époque B.
   Pour l'époque C je cite pour la Lorraine les chartes examinées par Wailly (Wailly, N C). Év. Metz C contient peu d'exemples, dont quelques-uns après 1300. Les BTM comprennent la ville de Metz et ses environs, comme je l'ai indiqué ci-dessus. Ch Brie C comprend une époque qui ne correspond qu'approximativement à l'époque C. Je range le Rôle parisien de 1313 avec les documents du Xllle s. Pour tous les documents voir la Bibliographie.
   Pour traiter des noms germaniques j'utilise quelques recueils d'actes se rapportant à l'Alsace, à Constance, à Trèves, à Cologne, à Mayence et à Worms, donc aux régions de l'alémanique, du francique moyen et du francique rhénan. Les formes authentiques des noms germaniques offertes par ces actes me fournissent une base plus solide que celles de Förstemann pour la discussion étymologique et phonétique des noms. Elles me servent aussi à préciser et, le cas échéant, à modifier certains renseignements donnés p.ex. par Braune-Helm et Franck.
   Pour la Belgique je compare deux documents se rapportant à Liège et à Tournai, surtout pour des questions de fréquence.
   Voici comment se présentent les articles du Lexique. Je prends comme exemple le nom de Willame.
   Willame, 112, Willames 73, Willaume 6, Willaumes 1 = 192(80) ; Willemin 69, Willemins 31, Willermin 29, Willermins 19, Wilemins 1, [Willerm]mins 1, [Wille]mins 1 = 151(69) ; Willemat 16, Willermat 2, Willemas 1 = 19(11) ; total : 160 p = 1,28 %.
   Je commence par la graphie la plus fréquente du nom plein ; suit le relevé des autres graphies par ordre de fréquence décroissant, puis la somme totale des mentions et entre parenthèses le nombre des personnes ; suivent de la même manière les différents hypocoristiques ; enfin, se présente la somme totale des personnes appartenant à la famille onomastique et le pourcentage en question. Ces calculs ont été faits sur le nombre total des personnes du même sexe relevées dans les matériaux de Wichmann.
   Après ce tableau on trouve parfois des variantes, c'est-à-dire que j'ai fait certains rapprochements pour montrer l'identité d'un nom plein et d'un hypocoristique ou celle de deux ou plusieurs hypocoristiques. En voici deux exemples : Jehans Goule 1293,93 - Jennas Goule 1278,665 ; Jenat Malglaive 1277,236 - Jennin Malglaue 1279,141. Une fois pour toutes je souligne que les rapprochements faits par Wichmann, aux index des tomes III et IV m'ont été très utiles. En somme, le nombre des variantes est très bas; pour un grand nombre de noms, il n'y en a pas. En calculant le nombre des personnes, je fais abstraction du fait qu'une personne peut être mentionnée sous plus d'une forme, p. ex. avec un nom plein et avec un hypocoristique.
   En me fondant sur mes propres dépouillements des BTM, j'ai fait deux calculs, l'un portant sur le nombre des graphies, l'autre sur celui des personnes. Ils ont été faits avec une exactitude scrupuleuse dans la limite de ce qui est humainement possible. Je ne me dissimule pas l'impossibilité de toujours identifier une personne. Il faut observer que Wichmann, dans ses index, ne donne de chiffres ni pour les graphies, ni pour les personnes. Dans les index de Wichmann rentrent aussi les noms des six premiers rôles dont je ne m'occupe pas ici.
   Voici le reste des matériaux se rapportant t la France dans l'ordre indiqué ci-dessus et puis, le cas échéant, les documents relatifs à l'Allemagne et à la Belgique. Je présente, avec toute l'exactitude possible, le nombre des personnes, mais non celui des graphies. Puis suit une discussion étymologique du nom, problème souvent épineux, envisagé par moi sous des aspects surtout diachroniques et comparatifs. Je traite de la fréquence du nom en général en employant des termes fixes. Cf. Brattö 62. J'explique les diverses influences qu'un nom a pu subir. Puis viennent certaines questions d'ordre phonétique, et en général j'achève les articles du Lexique par des renvois bibliographiques qui ne visent pas à être exhaustifs, mais qui présentent ce qui est le plus essentiel. »

30 euros (code de commande : 12334).

 

JAQUIER (Maurice) — Simple militant. Paris, Denoël, 1974. In-8° broché, 356 p., jaquette, (collection « Dossiers des Lettres Nouvelles »), bel exemplaire
En quatrième de couverture :
« Il s'agit du journal politique d'un militant de base qui a vécu au jour le jour, en pleine conscience et en pleine action, les principaux événements de notre temps.
Né à la vie politique lors du 6 février 1934, il participe aux grèves de 36, au Front Populaire, puis c'est la guerre d'Espagne où s'affermissent ses convictions et ses expériences. Sous l'occupation, il est bien entendu clandestin, et condamné à la prison à trois ou quatre reprises : la Santé, Fresnes, Montluc, d'où chaque fois il s'évade. À la Libération, il s'inscrit au Parti Communiste dans un souci d'efficacité ; sept mois plus tard, il en sort en claquant les portes. Son activité sera désormais surtout syndicale. L'éclatement de Mai 68 le remplit d'espoir. Dans les dernières pages, il tente de dominer les problèmes avec simplicité, bon sens et justesse.
Maurice Jaquier mêle les événements de sa vie privée à ceux de l'Histoire. Des uns et des autres il parle avec le même bonheur simple, la même droiture, le même émouvante sincérité. »

10 euros (code de commande : 10918).

 

 

[JAURÈS (Jean)]. FONVIELLE-ALQUIER (François) — Ils ont tué Jaurès ! (31 juillet 1914.) Paris, Laffont, 1968. In-8° broché, 363 p., illustrations hors texte, (collection « Ce Jour Là »), dos ridé.
Sur la jaquette :
   
En ce mois de juillet de 1914, l'Europe, au bord de la guerre, a le vertige. Brutalement, les flonflons de la Belle Époque ont fait place partout aux cliquetis des armes. Les esprits clairs voyaient le feu couver depuis longtemps. Mais il a fallu la flamme brusque de l'attentat de Sarajevo pour que l'homme et la femme de la rue voient subitement la lueur menaçante de l'incendie. Et tout à coup, loin de chercher à l'éteindre, il semble que tout le monde s'ingénie à l'attiser. On croirait qu'une vaste conjuration lie tacitement tous les chefs d'État, rois, présidents, ministres pour conduire les nations au bûcher du grand holocauste. Et les peuples suivent. L'inertie résignée gagne les uns, la frénésie les autres.
   Seul, un homme dresse sa stature épaisse et sa parole courageuse pour tenter encore de barrer la route à la catastrophe : Jean Jaurès que son honnêteté, sa lucidité et son talent prodigieux d'orateur ont imposé comme le grand leader du socialisme européen. Durant ces derniers jours de juillet, il s'est dépensé sans compter, en France, à l'étranger, dans un effort désespéré pour sauver la paix. La haine des « ultras », attachée depuis longtemps à sa personne, a redoublé d'autant : une certaine presse multiplie à son égard les appels au meurtre. Alors qu'il a été le théoricien d'une révolution profonde de la Défense nationale et qu'il n'a cessé de réclamer « la Nation armée », les tenants d'un conservatisme intransigeant, qui ne lui ont pas pardonné sa participation à la réhabilitation du capitaine Dreyfus, l'accusent d'être un traître.
   Ce 31 juillet, où il attend un messager de la social-démocratie allemande où il a multiplié encore les démarches auprès des ministres français, où il a menacé l'un d'eux de « dire tout », de faire éclater le scandale de l'argent russe qui arrose la presse belliciste, il est bien las. Le soir venu, il regagne les bureaux de « son » journal, L'humanité. Là, il est parmi ses amis. Ils vont dîner ensemble. C'est Jaurès lui-même qui décide : « Allons au Croissan ». Et c'est là que l'assassin Raoul Villain l'attend. Deux coups de feu, un cri de femme : « Ils ont tué Jaurès ! » Ce soir, sur les boulevards, la foule sait qu'en tuant Jaurès, « ils » ont aussi tué la paix ...
   François Fonvieille-Alquier s'est particulièrement attaché au mystère spontanément né de ce cri et de ce « ils ». Jour après jour, minute par minute, au fur et à mesure que l'on avance vers le drame, il a reconstitué cette ultime journée de Jaurès. Il a repris tout le dossier, refait l'enquête, exploré certains silences troublants, tenté de combler les lacunes.
   Mais son livre est plus que cela. Il ne se lit pas seulement comme le roman passionnant et tragiquement vrai d'un crime politique. Il couvre aussi tout l'immense drame du socialisme européen face à la Première Guerre mondiale, tout l'effondrement d'une philosophie, nourrie de grande pensée allemande – effondrement dont les conséquences pour l'Europe seront incalculables. Et cela donne un beau livre, riche, ardent et d'une intégrité absolue.

12 euros (code de commande : 21997).

 

JEANNENEY (Jean-Noël) et JULLIARD (Jacques) « Le Monde » de Beuve-Méry ou le métier d'Alceste. Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 376 p., index.

12 euros (code de commande : 192/71).

 

KLEIN (Charles)Le diocèse des barbelés. 1940-1944. Préface de Jean Rodhain. Paris, Fayard, 1973. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, X, 403 p., (collection « Les Grandes Études Contemporaines »), bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Voici un ouvrage dont l'originalité est de présenter un aspect encore peu connu de l'occupation et de la résistance : l'action des militants catholiques au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce document, divisé en quatre sections, traite successivement de l'organisation – dès la débâcle – du Secours catholique aux prisonniers de guerre, de la création premièrement d'une Aumônerie centrale à Paris, puis d'une Aumônerie des travailleurs français en Allemagne, de l'envoi – lorsque les Autorités allemandes s'obstinèrent à refuser à ces travailleurs le secours d'aumôniers nationaux – de prêtres volontaires pour travailler dans les usines allemandes et exercer leur ministère clandestinement, enfin des efforts décevants mais persévérants de l'Aumônerie pour atteindre les déportés.
   La réalisation du Diocèse des barbelés a coûté à son auteur de longs mois de recherche. Le colonel Klein a recueilli un grand nombre de témoignages d'anciens prisonniers et d'aumôniers des camps. Il a réuni des lettres officielles, des correspondances privées, etc. Son moindre mérite n'est pas d'avoir su montrer comment, à chaque fois que les conditions imposées par l'occupant se faisaient plus dures, le Secours catholique a su reconvertir ses moyens d'action afin de poursuivre la mission qu'il s'était assignée.

13 euros (code de commande : 22607).

 

KUNSTLER (Char les) Rois empereurs et présidents de la France. Réalisation et iconographie par Marcel Zahar. Paris, Hachette, 1960. In-12 broché, 255 p., illustrations.

12 euros (code de commande : 202/71).

 

LACOUT (Yves) — Histoire de la mine et du thermalisme à Cransac (Aveyron). Cransac, Yves Lacout, 1990. In-8° broché, 104 p., nombreuses illustrations en noir, couverture un peu frottée.
Extrait de l'introduction :
   Cransac est une petite ville du Rouergue de 2538 habitants. Située au Nord-Ouest du département de l'Aveyron. Dans la vallée de l'Enne qui s'oriente d'Est en Ouest se trouve notre bourg et l'essentiel des équipements commerciaux et publics. Au Nord, les établissements thermaux voisinent avec le cadre verdoyant de la forêt de la Vaysse, grande de 230 hectares. Elle recouvre toute la colline qui surplombe les habitations. Au Sud enfin, fut constituée une zone artisanale et industrielle. Les différentes aires d'activités sont nettement séparées, ce qui représente un avantage certain pour l'image de marque de la cité.
   Notre ville est aujourd'hui connue pour son thermalisme ; en effet, depuis une vingtaine d'années on ne dit plus Cransac tout court, mais : « Cransac les Thermes ». Le symbole de l'agglomération est la montagne qui brûle, avec ce petit macaron qui déclare : « la Station du rhumatisme ». Sur les dépliants publicitaires, on peut lire que notre cité est construite au pied d'une montagne que dévore depuis des millénaires un feu souterrain. Ce dernier produit des émanations de gaz chauds du plus grand intérêt du point de vue thermal et qui plus est, ce phénomène, utilisé dans les étuves, est unique en Europe. Cransac a un autre atout dans son jeu, en la présence de sources minérales qui sont en voie de reconnaissance.
   Notre commune a une histoire dense, originale et peut-être, qui sait, unique ? En effet, durant près d'un siècle, Cransac connut des bouleversements étonnants. Jugez vous-même de l'itinéraire pour le moins surprenant qu'emprunté notre histoire.

10 euros (code de commande : 22529).

 

Landes. Gravure sur acier extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 238 x 189 mm.
      - Feuille : 300 x 247 mm.

9 euros (code de commande : 20588).

 

LECAT (Marguerite) — Quand les laboureurs « courtisaient » la terre... Paris France-Empire, 1984. In-8° collé, 206 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Si 1900 m'était conté... »).
En quatrième de couverture :
   Une petite fille habillée en garçon vit au début du siècle dans une grande ferme isolée, située au sommet d'une falaise dominant l'embouchure de la Canche. Orpheline de mère, elle est élevée par son père et son oncle, et aussi par les domestiques de l'exploitation, qui lui inculquent l'amour de la nature. À l'âge où les petites filles de son époque dorlotent des poupées, Marguerite apprend à traire les vaches, à régler une charrue, à affûter une lame, à aider au ferrage des chevaux...
   On ne l'appelle ni « Mademoiselle », ni Marguerite, mais not'fiu (not'garçon) et on la vouvoie. Avec ses amis vachers, elle parle couramment picard, mais retrouve un langage châtié – et une robe à petit col rond – pour se rendre à la salle à manger, et, l'après-midi, au bureau paternel où elle apprend, entre autres, le grec et le latin.
   Jeunesse singulière et fascinante, dont se souvient aujourd'hui avec émotion Madame Klein-Lecat. Devenue grande, Marguerite tiendra toutes les promesses de l'enfant : elle deviendra (à une époque où les femmes ne « travaillaient » guère) contrôleur laitier, professeur de laiterie dans un collège, puis, tout en dirigeant elle-même une exploitation agricole, expert international pour toutes les questions de lait de haute qualité à travers le monde.
   Ce qui domine dans ce livre plein de charme et de poésie, c'est l'amour viscéral de la terre, cette terre que les laboureurs d'autrefois savaient « courtiser ». Un art en grand danger d'être perdu ? Ce livre, qui est aussi un pathétique appel, répond à bien des questions.

10 euros (code de commande : 19429).

 

LEESTMANS (Charles-J.A.) — Soldats de l'armée des Flandres. Essai sur la vie quotidienne des armées aux Pays-Bas espagnols de 1621 à 1715. Bruxelles, Chez l'Auteur, 2013. In-8° broché, 339 p., un cahier d'illustrations en couleurs hors texte.
En quatrième de couverture :
   Sous les règnes des Habsbourg d'Espagne, puis de Philippe V d'Anjou, de Maximilien-Emmanuel de Bavière, les Pays-Bas du Sud couvraient un territoire composé de la Belgique actuelle, – moins Liège, des départements limitrophe français du Nord et de l'Est, du Brabant hollandais, de la Zélande, du Grand- Duché et de la Franche-Comté. Là, dans les plaines, autour des villes de Dunkerque à Luxembourg et de Namur à Ostende, des armées se sont affrontées pendant un siècle. Les 80 000 soldats de l'armée de Flandre ne comptaient que 10 % d'Espagnols. Le reste était formé de ces vieilles bandes wallonnes, italiennes et espagnoles qu'on n 'avait pu rompre jusqu'alors (Bossuet), nation wallonne si brave aux dires d'un colonel irlandais, mais tant d'autres : Lorrains , Irlandais, Croates et Allemands qui alimentent la chronique violente de ce XVIIe siècle. À leur suite traîne la foule des femmes, des enfants, des goujats, des putains, puis la houle des chevaux, du bétail, du charroi multipliant par cinq la charge des bourgeois et des paysans. Leurs comportements, leurs pérégrinations sont décrits au cours de ce périple séculaire dans les garnisons, les batailles et le repos ; les relations difficiles avec une population excédée.
   Au travers de ces 100 ans de combats, de trêves, de paix éphémères, s'annoncent les futures partitions. Au nord – aux villes plus nombreuses – où gronde la révolte, tandis qu'au sud, les réactions sont plus esquivées. Le bombardement de Bruxelles, en 1695, provoque un ressentiment durable envers la France et de ses partisans, les « Franquillons » alors qu'à Liège, quatre ans plus tôt, les bombes de Boufflers ne laisseront pas d'aussi durables séquelles. Le gouvernement de Maximilien-Emmanuel de Bavière, sous le régime angevin, précisera ces différences. L'Électeur régnera sur le Hainaut, Luxembourg, Namur tandis que les Alliés tiendront la Flandre et Bruxelles. Dans le même temps, les officiers allant d'une place à l'autre, de Lille à Arlon, de Montmédy à Nieuport, se meuvent dans un espace où à défaut de sentiment national, des solidarités naissent sous la houlette lointaine d'un souverain commun. Liens qui ne sont pas ceux de la principauté de Liège, mais les règnes successifs des Bavière, l'imbrication du territoire dans celui d'Espagne, en font une partenaire bien malgré elle.
   L'auteur décrit ici, avec minutie, l'organisation, les armes des troupes espagnoles. Les descriptions de bataille sont précises, imagées évoquant une longue suite de combats : Honnecourt (1642), Fleurus (1690), Steenkerque (1692), Neerwinden (1693), Malplaquet (1709). La petite guerre, celle des partisans illustrée par Pasture, dit Jaco, dans le Brabant, par Lacroix à La Roche donne un aperçu original et ignoré du conflit. Un autre aspect méconnu se marque au travers d'un réseau d'espions très actif, organisant, entre autres, l'attentat contre Condé. Mais au-delà, du fracas des batailles, est évoqué le cœur tactile des êtres – soldat comme officier – dans toute leur vérité, celle du quotidien, avec leurs préoccupations matérielles, leurs amours, leurs angoisses. La trame précise, vivante, originale et fort documentée des six guerres qui ont marquées l'histoire de ce XVIIe siècle qui fut aussi un des grands siècle des arts aux Pays-Bas comme à Liège.

27 euros (code de commande : 20707).

 

LEFRANC (Abel)Histoire de la ville de Noyon et de ses institutions jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Paris, Vieweg, 1887. In-8° broché, X + 251 p., (« Bibliothèque de l'École des Hautes Études publiée sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique - Sciences Philologiques et Historiques » Soixante-quinzième fascicule), rare.

75 euros (code de commande : 33/64).

 

LEGAY (Kléber) — Un mineur français chez les Russes. Paris, Tisné, 1937. In-8° broché, 123 p., (collection « Le Travail et la Vie », n° 2), exemplaire non coupé, couverture défraîchie.
Extrait :
   Au début d'avril 1936, dans le bureau que j'occupais à la Bourse du Travail de Denain, je recevais la visite du secrétaire de la Fédération du Nord des Amis de l' U.R.S.S.
   Celui-ci avait tenu à me voir au sujet d'une campagne de presse que je menais contre la méthode de travail dite Stakanoviste, appliquée dans les mines russes, et vantée par le journal l'Humanité comme une panacée.
   Immédiatement introduit, le camarade Aubert me fit part de la gêne qu'il rencontrait dans sa propagande du fait de mes écrits.
   — Nous savons bien, me dit-il, que ceux-ci sont faits pour défendre vos camarades mineurs contre l'application d'une méthode de travail que les capitalistes seraient tentés d'introduire dans les mines françaises.
   « Mais il n'en reste pas moins vrai que dans les assemblées que nous tenons pour faire connaître l'U.R.S.S. en construction, on nous dit :
   — Voyez l'opinion des militants syndicalistes français sur la camelote que vous nous présentez comme un progrès, ménageant l'effort ouvrier, préservant la sécurité et l'hygiène des mineurs. Ce sont cependant de vrais mineurs, des gens qui s'y connaissent, qui en déduisent, que si la chose existe, elle est plus réprouvable que la méthode d'exploitation en régime capitaliste.
   « Cette polémique me gêne profondément, me dit Aubert, et nous voudrions vous convaincre que vous avez tort. »
   Comme je suis mineur, et un vrai, puisque sans arrêt, je suis descendu au fond de la mine pendant trente et une années, je n'ai pas admis les arguments présentés cependant d'une façon très subtile par le camarade Aubert.
   — Et bien, me dit-il, pour mieux vous convaincre, je vous propose d'aller en Russie.
   — J'accepte, répondis-je sur le champ.

10 euros (code de commande : 22513).

 

LENOTRE (G.) Les derniers terroristes. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1932. In-8° broché, 218 p., illustrations hors texte, (collection « Histoire de France »).

7,50 euros (code de commande : 5315).

 

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Montaillou, village occitan de 1294 à 1324. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 642 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   En 1320, Jacques Fournier. évêque de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, enquête comme inquisiteur sur un village tle Haute Ariège à 1300 mètres d'altitude : Montaillou, 250 habitants, petite communauté occitane et pyrénéenne de montagnards et de bergers.
   Simple épisode de la lutte contre le catharisme ? Mais la conscience ethnologique et policière de l'enquêteur est telle que, Maigret avant la lettre, il finit par déterrer tous les secrets du village, petits ou grands. Et Dieu sait s'il y en a ! Rien n'échappe à cet évêque fureteur, ni la vie intime et ambulatoire du berger Maury, ni les nombreux amours du truculent curé de la paroisse,, mouchard, paillard et cathare, ni les passions romantiques de la châtelaine Béatrice de Planissoles.
   Mais ce sont aussi les drames et la vie quotidienne de Montaillou, opprimé par un clergé dominateur et par le clan tyrannique des Clergue qui forment la trame de cette étude à la fois monographique et globale ; l'enfance et la mort, la culture et la famille, les luttes des maffias paysannes, l'obsession du salut et la magie, l'irréligion et l'hérésie rustiques, la morale et le crime, le folklore, les mythes et les revenants.
   Utilisant cet extraordinaire document qu'est le « registre d'Inquisition » de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, ce Montaillou ressuscite, dans l'esprit des méthodes historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité cathare et occitane, d'il y a six cent cinquante ans, avec la fraîcheur et le tremblement du vécu.

10 euros (code de commande : 14733*).

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Paris - Montpellier. P.C.-P.S.U. 1945-1963. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 261 p., (collection « Témoins »).

7,50 euros (code de commande : 1968).

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Les paysans de Languedoc. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1966. Deux volumes in-8° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 1034 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne VIe Section : Sciences Économiques et Sociales - Centre de Recherches Historiques - Civilisations et Sociétés », n° 42), dos des jaquettes insolés.
Sur la jaquette :
   La lutte instable entre le morcellement des terres et leur rassemblement est liée à divers facteurs économiques, démographiques... Les fluctuations du climat influent sur les courbes de l'économie rurale, les épidémies et les guerres sur les courbes démographiques. Pourtant, un dépouillement perfectionné des documents cadastraux languedociens livre une périodisation en trois cycles constitués chacun d'un démembrement suivi d'un remembrement : le Moyen Âge fut le théâtre du premier ; le second s'étend de la Renaissance jusque vers 1750 ; le dernier n'est pas achevé.
   Sans perdre de vue les deux autres cycles, l'auteur s'est attaché à étudier le second, et plus particulièrement sa phase de démembrement. Poussée démographique et essor économique sont les causes essentielles de la « congestion parcellaire » de la fin du XVIIe siècle : paradoxe tragique, la réussite sociale et économique conduisait à la paralysie. Et ce sont toutes les difficultés d'une société confrontée aux limites de sa réussite qui apparaissent. L'obstacle auquel elle se heurte ne relève pas seulement de la structure de la propriété : l'auteur la montre aussi dans les mentalités.
   Partie des conditions de la vie économique, la recherche débouche sur l'histoire intellectuelle. Le besoin de terres engendré par le démembrement n'est pas sans jeter une vive lumière sur le succès de la Réforme...
   Les méthodes quantitatives ne sont plus que des moyens, parmi d'autres, pour parvenir « en fin de recherche, à regarder agir, lutter, penser les hommes vivants. »
   Ce livre fit l'objet d'une thèse en 1966, mais il s'agit d'un véritable « classique » dont le sujet, la méthode et l'écriture rendent la lecture passionnante, et la relecture toujours enrichissante.
   Fruit de l'emploi conjugué de différentes méthodes historiques apparemment inconciliables, telles que l'histoire quantitative et l'histoire des mentalités, cette œuvre eut une genèse remarquable. La démarche initiale de l'auteur s'inscrivait dans la droite ligne d'une féconde tradition de recherche en histoire rurale, préoccupée principalement par la saisie de l'apparition dans les campagnes françaises de phénomènes liés aux « origines du capitalisme ». Et dans les anciens documents cadastraux du Languedoc l'auteur retrouva tout d'abord le processus de la « conquête foncière par les citadins » et « l'action classique des rassembleurs de terre capitalistes, déjà décrite par Febvre, Bloch, Merle, Raveau, Venard et tant d'autres. »
   Mais il apparut assez vite au chercheur que ce n'était là que l'un des aspects de « l'histoire de la propriété foncière » en Languedoc : les progrès du remembrement, par exemple, se révélaient n'avoir été ni linéaires ni définitifs, fluctuations que l'hypothèse primitive ne permettait pas à elle seule d'expliquer. Ainsi l'étude précise du « flux et du reflux de la propriété parcellaire » conduisait-elle autant à l'infléchissement de la tradition assumée qu'à son approfondissement. L'accent se déplaçait sur d'autres facteurs tant de l'histoire de la propriété que de la vie quotidienne des paysans elle-même.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 17975)*.

 

LIZERAND (Georges) — Un siècle de l'histoire d'une commune rurale. Vergigny. Paris, Delalain, [ca 1949]. In-8° broché, 126 p., cartes hors texte, bel exemplaire.

30 euros (code de commande : 135/67).

 

LORDAT (Jean-Charles-Marie-Roger de) — Heurs et malheurs languedociens. Préface du duc Lévis-Mirepoix. Toulouse, Privet, 1957. In-8° broché, 254 p., (collection « Visions Méridionales »), exemplaire du Service de Presse, non-coupé.
Sur la couverture :
   De formation et de tradition languedociennes, l'auteur, resté profondément uni aux deux Languedoc pyrénéen et méditerranéen, s'est plu à évoquer en six études les grandes heures de sa Province dans la joie et dans l'épreuve.
   Le premier de ses essais (Le trésor Cathare) retrace précisément la vie de cette grande civilisation occitane qui, à une heure de son histoire, aurait pu prétendre à la primauté nationale. Qu'elle ait dû s'incliner au lendemain du drame cathare ne donne que plus de prix à son ralliement sans réserve à l'unité française.
   C'est bien au-delà de cette coupure historique que portent trois autres études révélant l'appel ancestral de l'âme languedocienne vers le large (Marins d'autrefois), sa part active à l'élaboration d'un monde nouveau au lendemain de 1789 (Cinquante années d'évolution) et à la défense de la culture et de l'esprit français dans les luttes du XXe siècle (Hommage aux soldats diffamés du Languedoc et du Roussillon).
   Les deux derniers essais enfin évoquent deux grandes rencontres du destin français avec le domaine languedocien dans l'histoire littéraire (Racine à Uzès) et dans l'histoire nationale (Quand le roi de France portait un nom languedocien).
   Réunies très librement sans aucun souci de coordination artificielle, pour une large part appuyées sur des documents inédits, ces études procèdent d'une même inspiration profonde : la foi en la mission d'avenir d'une province dont le passé a permis d'établir les assises de la plus grande France.

10 euros (code de commande : 23874).

 

[LOUIS XIV]. BEAUSSANT (Philippe) — Louis XIV artiste. Paris, Payot, 2000. In-8° collé, 287 p., illustrations hors texte, (collection « Portraits Intimes »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ce qui demeure, ou ce qui revient à l'esprit lorsqu'on songe à Louis XIV, c'est d'abord cette tentative incroyable de faire rejaillir sur son nom tout ce qui a pu se faire de beau de son temps, comme si c'était lui qui l'avait fait, et non Mansart, Le Brun, Racine et Lully. »
   Avec Louis XIV artiste, Philippe Beaussant fait apparaître un Roi-Soleil insolite, joueur de guitare et danseur étoile. Imaginatif, se rêvant comme un héros de roman ou une réincarnation d'Alexandre le Grand, ce roi bâtit Versailles pour y faire la fête et non pour qu'on s'y ennuie, il choisit les sujets d'opéra pour s'y regarder comme dans un miroir, en Jupiter ou en Apollon.

10 euros (code de commande : 22625).

 

[LOUIS XVI DE FRANCE]. HASQUIN (Hervé) — Louis XIV face à l'Europe du Nord. L'absolutisme vaincu par les libertés. Bruxelles, Racine, 2005. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 334 p., illustrations, (collection « Les Racines de l'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Pendant un règne, impressionnant par sa durée, dense en guerres, fécond en extensions territoriales, Louis XIV finit par coaliser l'ensemble des puissances nordiques, de l'Ouest et de l'Est, contre son royaume. Ses agressions répétées, souvent sous le couvert de subterfuges juridiques, sa volonté implacable de terroriser et d'humilier des adversaires encore extraordinairement divisés au milieu du siècle, cimentèrent des alliances chaque fois plus solides, moins versatiles et, faut-il le préciser, plus intrépides par rapport au colosse français.
   Mais tout essai de compréhension du face à face entre l'Europe du Nord et la France doit y mêler étroitement l'Espagne, car, en raison de leur position géographique, les Pays-Bas espagnols, et en partie la principauté épiscopale de Liège, qui relevait de l'Empire, furent par excellence « le champ de bataille » de l'Europe.
   Pivots de la fronde anti-française, hérauts des libertés contre la tentation réelle ou supposée de "monarchie universelle" qui animait Louis XIV, l'Angleterre et les Provinces-Unies furent le centre d'une contre-culture démocratique et parlementaire à l'absolutisme louis-quatorzien qui fascinait, y compris en Scandinavie, et continuera à éblouir tant de têtes couronnées sur le continent au XVIIIe siècle. Ces régimes de gouvernements atypiques se développèrent concurremment à un environnement intellectuel et philosophique original, en tout cas sans équivalent pour l'époque: le Siècle des Lumières émergeait dans le dernier quart du XVIIe siècle en Europe du Nord-Ouest.

10 euros (code de commande : 23110).

 

[LOUIS XVII (Louis-Charles de France)]. CONSTANTIN-WEYER (Maurice)Naundorff ou Louis XVII ? Paris, Sfelt, 1950. In-8° broché, 230 p., (collection « En Marge de l'Histoire »).
Table des matières :
   Introduction.
   I. Louis XVII au Temple.
   II. De quelques témoignages contradictoires.
   III. Les candidatures au personnage de Louis XVII.
   IV. Un bourgeois de Spandau.
   V. Une idylle princière mais bourgeoise.
   VI. De Spandau à Brandebourg ou de Charybde en Scylla.
   VII. Un geôlier bien honnête.
   VIII. Un ami qui disparaît mystérieusement.
   IX. Un voyage à Paris.
   X. Madame de Saint-Hilaire témoigne à son tour.
   XI. Apparaît un ancien ministre de Louis XVI.
   XII. La duchesse d'Angouléme daigne recevoir.
   XIII. Les coups de poignard.
   XIV. Madame de Rambaud accompagne Saint-Didier.
   XV. Dauphin contre dauphin.
   XVI. Normandie contre Angoulême.
   XVII. Le voyage de Laprade et les raisons du roi de Prusse.
   XVIII. Coups de pistolet.
   XIX. Le « Capitole » mais pas la Roche Tarpéienne.
   XX. Les honoraires de Jules Favre.
   XXI. De l'armoire de fer à l'armurerie.
   XXII. Les Pays-Bas, dernier port.
   XXIII. Un lit de mort, une tombe.
   XXIV. Les procès Naundorff.
   XXV. Tiré par les cheveux ?
   XXVI. On interroge le mort.
   XXVII. Une conclusion qui ne conclut pas.

10 euros (code de commande : 16805).

 

[LOUIS XVII (Louis-Charles de France)]. Le procès Louis XVII (Mai-Juillet 1954). Note liminaire d'Alain Decaux. Paris, Amiot-Dumont, 1955. In-8° broché, 412 p., (collection « Toute la Ville en Parle »), cachet ex-libris à la page de titre et à la p. 8.
   
« L'affaire Naundorff-Louis XVII est habituellement considérée comme l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de France. Louis XVII, fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, officiellement considéré comme mort en 1795, s'est-il évadé de la prison du Temple pour réapparaître quelques années plus tard sous le nom de Naundorff ?
   Un procès en trois étapes se déroula en France à la requête des héritiers de Naundorff, décédé à Delft, aux Pays-Bas, sous le nom de Louis XVII, duc de Normandie, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le 10 août 1845. En 1851, les héritiers de Naundorf citèrent la duchesse d'Angoulême à comparaître devant le Première Chambre du Tribunal Civil de première instance de la Seine aux fins d'annuler l'acte de décès du 24 prairial an III (12 juin 1795) et de se voir reconnaître comme veuve et enfants légitimes de feu Charles Louis, duc de Normandie, et de se voir admettre à jouir désormais de tous les droits civils et patrimoniaux qui en découlent. Cette action en justice est la simple reprise de la tentative de 1836 demeurée en suspens. Le 13 avril 1872, la veuve et la plupart des enfants de Louis XVII-Naundorf interjettent appel du jugement de 1851.
   Certains descendants de Louis XVII, qui n'avaient pas été partie au procés en appel de 1874, interjetèrent nouvel appel. Le procès s'ouvrit donc devant la Première Chambre de la Cour d'Appel de Paris le 5 mai 1954. »

13 euros (code de commande : 16804).

 

[LOUP DE FERRIÈRES]. Lettres de Servat Loup abbé de Ferrières. Texte, notes & introduction par G. Desdevises du Dezert. Paris, Vieweg, 1888. In-8° broché, 236 p., (« Bibliothèque de l'École des Hautes Études publiée sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique - Sciences Philologiques & Historiques » 77e fascicule).

40 euros (code de commande : 35/64).

LOUSTAUNAU-L ACAU (Georges [Navarre]) Mémoires d'un Français rebelle. 1914-48. Paris, Robert Laffont, 1948. In-8° broché, 365 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 199/69).

[LUXEMBOURG]. BUFFENOIR (Hippolyte)La maréchale de Luxembourg (1707-1787). Souvenirs - Documents - Témoignages. Paris, Émile-Paul, 1924. In-8° broché, VIII + 255 p., un portrait en frontispice, (collection « Études sur le Dix-huitième Siècle »), signature d'appartenance sur la couverture.

20 euros (code de commande : 210/64).

 

[MANCINI (Marie)]. BORDEAUX (Henry) Marie Mancini. Le premier amour de Louis XIV. Paris, Flammarion, 1952. In-12 broché, 225 p., (collection « Visages de l'Histoire »), un des 25 exemplaires numérotés sur papier Alfa (n° 2), non coupé et à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 7548).

 

MANDROU (Robert) — Introduction à la France moderne (1500-1640). Essai de psychologie historique. Paris, Albin Michel, 1961. In-8° broché, XXV, 400 p., (collection « L'Évolution de l'Humanité », n° LII), exemplaire non coupé et en bon état malgré un petit pli à la couverture.
En quatrième de couverture :
   
Le sous-titre importe ici plus que le titre : ce livre n'est pas, en effet, une présentation, après tant d'autres, du XVIe siècle français ; c'est une tentative plus originale pour définir dans ses éléments dominants une histoire des mentalités collectives. L'expérience est faite ici au niveau de la première modernité française : il s'agit de faire revivre le plus exactement, et aussi pleinement qu'il se peut, les Français qui ont vécu « de Colomb à Galilée, de la découverte de la Terre à celle du Ciel » (Michelet).
   La hardiesse de l'entreprise – qui légitime le mot Essai – se découvre à la simple évocation de son sommaire : des conditions alimentaires de l'existence jusqu'à la mystique et même à la vogue du suicide, tous les comportements humains sont passés en revue... Le livre se divise en trois parties : les mesures physiques et psychiques des individus ; les milieux sociaux et leurs enchaînements de solidarités inégalement solides, inégalement efficaces ; enfin, les grands types d'activités humaines vus dans leurs déterminations psychologiques : métiers et divertissements, dépassements – arts, sciences, religion –, évasions, aux formes les plus étranges...
   En son fond même, cet ouvrage est à la fois un bilan et un programme : état de la question, dans ce domaine de la psychologie collective, trop oublié des historiens, et, en même temps, un plan de recherches à poursuivre, pour aider ce secteur historique à combler son retard par rapport aux secteurs politique et économique, aujourd'hui en plein épanouissement. Par ce double caractère, cet Essai de psychologie historique est bien dans l'esprit de la Collection « L'Évolution de l'Humanité ».

20 euros (code de commande : 17053).

 

[MARIE-AMÉLIE DE BOURBON-SICILES]. ORLÉANS-BRAGANCE (Isabelle d', comtesse de Paris) — La reine Marie-Amélie grand-mère de l'Europe. Paris, France Loisirs, 1999. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 479 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Dernière reine de notre Histoire, Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), l'épouse de Louis-Philippe, passe à tort pour un personnage secondaire. Et pourtant, quel destin que le sien ! Née à Caserte, elle était l'un des dix-sept enfants de Ferdinand IV dit « Nasone », pittoresque roi de Naples, et de Marie-Caroline de Habsbourg, sœur aînée de Marie-Antoinette. Élevée dans l'horreur de la Révolution française, elle était à Palerme lorsque y débarqua Louis-Philippe d'Orléans. Elle se mit à l'aimer et l'épousa en 1809. Dix enfants naîtront de cette union qui sera pendant quarante ans un modèle de bonheur conjugal. Marie-Amélie se consacrera à son mari et à ses enfants avec amour. C'est avec angoisse qu'elle vit la Révolution de 1830 chasser Charles X et porter Louis-Philippe sur le trône. Reine des Français à son corps défendant, elle resta simple, généreuse, modeste, très « mère poule », vivant intensément les épisodes heureux ou tragiques de la vie familiale, ressentant avec indignation les attentats et les calomnies dont le roi, voire son fils aîné, étaient l'objet. Très observatrice, intelligente, avisée, aimante, elle fut pour Louis-Philippe un soutien de tous les instants.

10 euros (code de commande : 19771).

 

MASSU (Jacques) — La vraie bataille d'Alger. Paris, Jules Tallandier - Le Cercle du Nouveau Livre, 1971. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 391 p., 29 p. d'illustrations hors texte, exemplaire numéroté.
Avant-propos :
« Au cours d'une existence de soldat, fertile en événements les plus divers, j'ai été plusieurs fois placé par la Providence, ou le Destin, dans l'obligation d'effectuer rapidement des choix importants, dont les conséquences débordaient le domaine militaire pour déboucher sur la politique qui ne m'a jamais inspiré aucun goût.
Cest le récit de l'un de ces choix, celui qui me fut proposé en 1957 et m'amena à livrer la « Bataille d'Alger », qui fait l'objet de cet ouvrage.
Que désigne-t-on exactement par Bataille d'Alger ? C'est l'affrontement qui opposa la 10e division parachutiste et les troupes de secteur à l'organisation F.L.N. d'Alger, au cours de l'année 1957. Cette définition me paraît pompeuse, mais elle a été employée par notre adversaire, Yacef Saadi, dans son livre Souvenirs de la Bataille d'Alger, publié chez Julliard en 1962. Dans mon esprit, cette bataille évoque l'ensemble des actions de toutes sortes, autant humaines que policières, menées par les Forces de l'Ordre pour enrayer le terrorisme et rétablir la confiance sur toute l'étendue de l'agglomération algéroise. La phase « utile » s'est déroulée en deux temps, de janvier à mars et de juin à octobre 1957.
Tout ce qui se passa en Mitidja et dans les contreforts de l'Atlas qui bordent cette plaine eut une telle résonance que le département d'Alger en entier fut concerné par cette « Bataille ».
Pourquoi ai-je écrit cet ouvrage ? Un ensemble de circonstances m'y a entraîné. Circonstances prévues, telles que les loisirs de la « retraite » ; circonstances fortuites : la projection privée qui me fut faite en juin 1970 du film de Pontecorvo-Yacef Saadi, sur la Bataille d'Alger, la lecture d'œuvres très variées en leurs genres sur les années que j'ai vécues en Algérie, la rédaction d'un article qui me fut demandé sur certain combat de cette époque, ma citation par le commandant Faulques dans son procès contre l'Express en mars 1970.
Ces condiments ont excité l'état de « rumination » dans lequel je vivais depuis dix ans, nourri de tout ce qui se rapportait à l'Algérie. Ils ont provoqué chez moi la conscience d'un devoir, celui de mieux faire connaître, dans son contexte ingrat, mais aussi dans ses résultats, la tâche demandée à la 10e division parachutiste et accomplie par elle en 1957.
Je préviens donc le lecteur qu'il ne trouvera pas, dans les pages qui suivent, une nouvelle histoire plus ou moins romancée de la Bataille d'Alger. D'ailleurs, j'ai parfaitement conscience qu'il attend autre chose de moi. Il veut aujourd'hui des réponses à toutes les questions, certaines douloureuses, qui hantent encore son esprit. Il veut connaître la vérité, savoir ce qui s'est passé et pourquoi cela eest ainsi passé, qu'il s'agisse de la torture, des assassinats de Français, des bombes, des ratonnades, de l'action clandestine sous tous ses aspects, de la riposte militaire et des menées anti-terroristes.
L'arrangement n'étant pas dans ma nature, j'ai visé de mon mieux l'honnêteté de la présentation : c'est pourquoi j'ai accepté de répondre à toutes les questions, à « toutes celles, m'a précisé mon éditeur, que souhaiterait vous poser chaque Français, d'où qu'il vienne, qui se trouverait en face de vous. » Cette façon de procéder entraîne la franchise et parfois même une certaine brutalité, elle ne permet ni les précautions de style, ni les échappatoires, ni les complaisances habituelles à bien des Mémoires. Elle m'a donc paru répondre mieux qu'aucune autre à la curiosité légitime que treize années passées n'ont pas émoussée.
Éviterai-je la controverse ? Je le souhaite vivement, car si certaines brûlures ne sont pas encore cicatrisées, c'est surtout à leurs victimes que je pense en livrant ce témoignage. »

15 euros (code de commande : 8644).

 

MAURATILLE (Guy) — Le Limousin. Paris, Arthaud, 1987. In-8° collé, 203 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Il n'est guère de plus beau site en France » disait George Sand qui y fit plusieurs voyages.
   Si le Limousin semble souvent n'être qu'un pays que l'on traverse, une région oubliée des promoteurs et des autoroutes, une terre dont on émigré le plus souvent, il demeure cependant « ce pays vert et émouvant, silencieux et profond », selon les mots de deux enfants du pays, Jérôme et Jean Tharaud.
   Issue de l'ancienne Marche et du Limousin, cette région regroupe aujourd'hui trois départements : la Haute-Vienne, la Creuse et la Corrèze. Une région riche de ses diversités et de ses contradictions, que l'auteur nous présente en journaliste, dit-il, c'est-à-dire avec son cœur, à travers les anecdotes d'hier et les reportages d'aujourd'hui.
   Un livre personnel, au ton chaleureux et souvent émouvant, où l'auteur dévoile son amour pour le Limousin, son Limousin : celui des poètes et des écrivains, celui des ostentions et des grèves, – voyez Limoges, la « Ville rouge » et la « Ville des Saints » –, celui de l'Histoire et de l'avenir.

10 euros (code de commande : 17519).

 

[MAURRAS]. LONDON (Géo) — Le procès de Charles Maurras. Lyon, Bonnefon, 1945. In-8° broché, 214 p., illustrations, exemplaire en grande partie non coupé.

13 euros (code de commande : 220/70).

 

Mazarin. Paris, Hachette, 1959. In-8° broché sous reliure d'éditeur, 295 p., nombreuses illsutrations en noir et en couleurs, (collection "Génies et Réalités").

13 euros (code de commande : 206/61).

 

[MAZARINETS]. SINGER-LECOCQ (Yvonne) — La tribu Mazarin. Un tourbillon dans le Grand Siècle. Paris, Perrin, 1989. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 409 p., illustrations hors texte, (collection « Biographies »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Amours tumultueuses, évasions, poursuites, complots et poisons tissent la vie tourbillonnante de la famille du cardinal Mazarin.
   Élevés avec Louis XIV, les Mazarinets – neveux et nièces de Mazarin – deviennent les partis les plus recherchés du royaume. Des morts tragiques, des péripéties parfois comiques brouillent quelque peu les cartes du cardinal, avant même que débute le très célèbre amour du roi et de Marie Mancini. Celle-ci, souvent perçue à tort comme une héroïne esseulée, résignée, se bat de toute sa furia romana contre son oncle, contre Olympe, sa propre sœur et rivale près du roi. Elle y est aidée par sa cadette Hortense... tandis que la benjamine Marianne l'espionne pour le compte du cardinal.
   Après la mort de Mazarin, ses nièces nouent des alliances prestigieuses mais rarement heureuses. Intelligentes, volontaires et énergiques, elles défraient la chronique des cours européennes. Les unes par le pouvoir ou la dévotion janséniste, les autres par l'amitié des écrivains, par l'astrologie et la magie, par l'intrigue et le scandale, par de longues errances sous l'habit masculin, par des évasions répétées des couvents où on les enferme. On les retrouve près du pape, du roi d'Angleterre, du roi d'Espagne, et toujours dans les entours d'un Louis XIV excédé ! Deux d'entre elles sont au cœur de l'affaire des Poisons. De tout cela, les plus brillantes plumes du Grand Siècle témoignent avec gourmandise.
   Philippe Mancini, duc de Nevers, poète et libertin, peut-être incestueux, n'est pas en reste avec ses sœurs, tout comme certains de leurs conjoints hautement excentriques et de leurs descendants. L'étonnante tribu a donné naissance en effet à une reine d'Angleterre, aux derniers Stuarts, aux pittoresques frères Vendôme (le maréchal de France et le grand prieur licencieux), au prince Eugène, à la famille princière de Monaco... et au comte d'Évreux, bâtisseur de l'Elysée.
   De Paris à Rome, de Rome à Madrid, de Madrid à Londres et de Londres à Paris, Yvonne Singer-Lecocq est parvenue à mener de front tous ces personnages intenables, réussissant avec verve et humour un véritable exploit.

12 euros (code de commande : 16554).

 

Mémoires de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne. Tome XX. Laon, Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne, 1974. In-8° broché, 146 p., bel exemplaire.
Table des matières :
   - Compte rendu du 18e congrès tenu à Laon, le 1er septembre 1974 (pp. 3-5).

      - Histoire de Saint-Lambert, par G. Dumas (pp. 6-8).
      - Histoire de Saint-Nicolas-aux-Bois, par G. Dumas (pp. 9-12).
   - Société Historique de Château-Thierry :
      - Le Tardenois, d'après le journal de Paul Claudel, par A. Lorion (pp. 13-20).
      - Synthèse actuelle d'un village de la Brie de Château-Thierry, par Ch. Bourgeois (pp. 21-32).
      - Compte rendu des séances (pp. 33-35).
   - Société Historique de Haute-Picardie :
      - Les communes de l'Aisne, par G. Dumas (pp. 36-39).
      - Au sujet de Roland et Ganelon, par S. Martinet (pp. 40-45).
      - Histoire des chefs-lieux de cantons de l'arrondissement de Laon, par G. Dumas (pp. 46- 72).
   - Société Académique de Saint-Quentin :
      - Compte rendu des séances de 1973 (pp. 73-78).
      - Histoire de l'enseignement primaire en Vermandois, par Th. Collart (pp. 79-99).
   - Société Historique de Soissons :
      - Les maîtres et les hôtes du Vendangeoir de Laniscourt au XVIIIe siècle, par B. Ancien (pp. 100-110).
      - Les demoiselles de Courcelles, par R. Haution (pp. 111-114).
   - Société Archéologique de Vervins :
      - Compte rendu d'activités pour 1974 (pp. 115-117).
      - Le cri d'armes, par H. de Buttet (pp. 118-129).
   - Société Historique de Villers-Cotterêts :
      - L'hôtel du régent et les anciennes hostelleryes de Villers-Cotterêts, par A. Moreau-Néret (pp. 130-129).
      - Les ancêtres d'Alexandre Dumas, par R. Landru (pp. 139-144).
      - Activité de la société en 1973 (pp. 145-146).

10 euros (code de commande : 19108).

 

Mémoires de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne. Tome XXII. Laon, Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne, 1977. In-8° broché, 176 p., illustrations in et hors texte, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Compte rendu du 20e congrès, tenu à Soissons, le 25 avril 1976 (pp. 3-9).
   - Société historique et archéologique de Château-Thierry :
      - Compte rendu des séances (pp.10-12).
      - La succession de la maison de Bouillon, par R. Deruelle (pp. 13-26).
   - Société académique de Chauny :
      - Les faïences de Sinceny, par B. Degonville et J.-J. Rousseau (pp. 27-38).
   - Société historique de Haute-Picardie :
      - Les « émotions populaires » dans le département de l'Aisne de la fin de 1790 à l'an IV (1795-1796), par G. Dumas (pp. 9-64).
      - Légendes carolingiennes de Pierrepont et de Laon, par S. Martinet (pp. 65-76).
      - Documents des archives de l'Aisne concernant La Fontaine et signés par lui, par G. Dumas (pp. 77-79).
      - Le contrat de mariage de Jules Verne, par G. Dumas (pp. 80-82).
      - Destruction du beffroi de Laon en 1878, par G. Dumas (pp. 83-87).
      - Présence de l'histoire, une amitié de huit siècles, par H. Dufrenelle de Bousies (pp. 88-90).
   - Société académique de Saint-Quentin :
      - Compte rendu des séances de 1975 (pp. 91-106).
   - Société historique de Soissons :
      - Le haras de Braine, par R. Haution (pp. 107-113).
      - Geôles d'autrefois, trois « culs-de-basse-fosse », par B. Ancien (pp. 114-118).
      - L'oubliette du château de Coucy, par B. Ancien (pp. 119-124).
   - Société archéologique de Vervins et de la Thiérache :
      - Le domaine de Roubais, berceau de La Flamengrie et de La Capelle-en-Thiérache, par M.-A. Arnould (pp. 125-136).
      - Note sur le retranchement de Romery, par P. Dausse (pp. 137-140).
      - Le district de Vervins (1792-1793), problème des subsistances, par D. Depernet (pp. 141-164).
   - Société historique régionale de Villers-Cotterêts :
      - Une production particulière de l'industrie locale : les cotrets, par M. Leroy (pp. 165-169).
      - Un grand juriste cotterèzien : Jean-Charles Demolombe (1804-1887), par J. Joubert (pp. 170-173).
      - Activités de la société en 1975 (pp. 174-176).

10 euros (code de commande : 19109).

MEURGEY (Jacques) Bibliographie des travaux relatifs aux armoiries des provinces et villes de France et de quelques pays étrangers. Paris, Bosse, 1929. In-8° broché, 142 + 5 p. (supplément).
Avant-propos :

« Le présent travail a déjà été publié, pour la plus grande partie, dans mon étude intitulée : Armoiries des provinces et villes de France, collection de bois gravés Pour le roi Louis XIV et conservés au Musée Condé, à Chantilly.
Cette deuxième édition renferme un assez grand nombre de renseignements nouveaux, tirés de l'Annuaire de la noblesse, de Borel d'Hauterive, de l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, des Archives de la Société française des collectionneurs d'ex-libris et de reliures artistiques et de l'excellent Manuel de reliures armoriées françaises, de MM. Olivier, Hermal et de Roton. [...]
J'ai ajouté également un chapitre qui ne figurait pas dans la première édition, celui des travaux relatifs aux armoiries des villes de quelques pays étrangers.
Malgré ses imperfections et ses lacunes, j'espère que ce petit ouvrage est appelé à rendre des services. »

35 euros (code de commande : 10891).

 

MEYER (Jean) — Histoire de France. Tome III : La France Moderne de 1515 à 1789. Paris, Fayard, 1985. In-8° broché, 536 p., couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   La douceur des aubes du Val de Loire et le fracas des guerres d'Italie ouvrent les espoirs « antiquisants " d'une Renaissance jusque-là médiévale. Mais le XVIe siècle s'enfonce dans les nuits de massacre et d'incendie des interminables guerres de religion. Un court répit – la « poule au pot » – et une longue gestation dans le sang, la faim et les larmes marquent le début de la Monarchie absolue, que souligne la gloire apaisée de Versailles : elle réconcilie le roi et son peuple maintenant avide de tranquillité et de stabilité. Toute gloire, cependant, est éphémère... Le XVIIIe siècle s'illumine du sourire du Régent, mais la douceur de vivre se mue rapidement en une ironie critique, celle des « philosophes ». Quand l'immense prospérité commerciale et maritime de la France s'atténue en fin de siècle, un roi malchanceux – en dépit du dernier rayon de gloire, qui est américain – voit surgir les redoutables lendemains des journées révolutionnaires.

12 euros (code de commande : 16675).

 

MITARD (Stanislas) La crise financière en France à la fin du XVIIe siècle. La première capitation (1695-1698). Rennes, Oberthur, 1934. In-8° broché, 188 p.
@ Thèse pour le doctorat présentée et soutenue le 4 juin 1934 à la faculté de droit de Rennes.
Table des matières :
1. Les causes générales de la capitation.
2. Les auteurs de la capitation.
3. Les préliminaires de la capitation.
4. La Déclaration du 18 janvier 1695 et le Tarif des 22 classes.
5. La capitation générale.
6. Les capitations particulières.
7. La subvention du Clergé de France et la contribution du Clergé étranger.
8. La fin, le produit et les effets de la première capitation.
9. Opinions des contemporains sur la première capitation.

20 euros (code de commande : 11501).

 

Mœurs et coutumes de la Savoie du Nord au XIXe siècle. L'enquête de Mgr Rendu présentée et publiée par Roger Devos et Charles Joisten. Annecy - Grenoble, Académie Salaisienne - Centre Alpin et Rhodanien d'Ethnologie, 1978. In-8° broché, 502 p., illustrations, index, (collection « Documents d'Ethnologie Régionale », n° 6).
Table des matières :
   - Introduction.
   - Première partie : L'enquête et son contexte.
      I. Le questionnaire et son auteur.
      II. Intérêts et limites des réponses.
      III. La Savoie du Nord en 1845.
   - Deuxième partie : Le contenu.
      I. Le culte des Saints.
         A. La Vierge.
         B. Les saints guérisseurs et protecteurs.
      II. Les pèlerinages.
         A. Les pèlerinages mariaux.
         B. Les pèlerinages aux saints guérisseurs et protecteurs.
         C. Les pèlerinages hors de la Savoie.
      III. Les bénédictions.
      IV. Les processions.
      V. Les confréries.
      VI. Le culte des morts.
      VII. Le dimanche.
      VIII. Du berceau à la tombe.
      IX. Les cérémonies périodiques cycliques et saisonnières.
      X. Les jeux.
      XI. Magie, sorcellerie, médecine populaire.
   - Réponses (classement par provinces et villages).
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 22558).

 

MOHRT (Michel) — Les intellectuels devant la défaite 1870. Paris, Corrêa, 1942. In-12 broché, 197 p., souillure à la couverture.

9 euros (code de commande : 1617).

 

MORAZÉ (Charles)La France bourgeoise. XVIIIe-XXe siècles. Préface de Lucien Febvre. Deuxième édition. Paris, Colin, 1946. In-8° broché, XVI, 220 p., (collection « Économies, Sociétés, Civilisations »), bon exemplaire.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Chapitre I : Problèmes démographiques
      I. Évolution démographique et évolution économique.
      II. Situation démographique de la France au XIXe siècle.
      III. Le point de vue du nombre et celui de la valeur.
      IV. Démographie géographique.
      Conclusion.
   Chapitre II : L'Homme : évolution physique
      I. La vie humaine en France.
      II. La nourriture.
      III. Les conditions de vie.
   Chapitre III : L'Homme : évolution mentale
      I. La naissance d'une conception nouvelle de la société.
      II. L'épreuve de la Révolution.
      III. La pensée bourgeoise au XIXe siècle.
      IV. La pensée ouvrière au XIXe siècle.
      V. Lutte des classes et matérialisme.
   Chapitre IV : La richesse et l'évolution sociale
      I. Structure économique au XVIIIe siècle.
      II. Évolutions économiques générales au XIXe siècle.
      III. Les trois phases du XIXe siècle française :
         
1. L'industrie textile et le capitalisme familial.
         2. Les crises du milieu du siècle et le développement de la métallurgie.
         3. L'épanouissement du capitalisme moderne.
      IV. Forces économiques et structure humaine.
   Chapitre V : La notion d'État
      I. Les origines lointaines de la notion contemporaine d'État : Jean Bodin.
      II. L'État protecteur de la liberté.
      III. L'État protecteur de la société.
   Chapitre VI : XXe siècle
      I. Démographie sociale traditionnelle.
      II. Progrès de la production, routine de la distribution.
      III. Inconséquences de la politique du crédit.
      IV. Richesse inerte et psychologie de crainte.
   Conclusions.

13 euros (code de commande : 13556*).

 

[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)] Observations sur quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille], [Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8° sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p., mouillures, rare
   Sur Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne 22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen, Recueil historique, généalogique, chronologique et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du royaume, article « Moreau de Bellaing », pp. 11-12.
En guise d'introduction :
   « L'univers ébranlé croulât-il sur sa tête,
   Son front calme et serein braverait la tempête. »
   Français, les vers qui précèdent rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours grand, même au sein du malheur.
   J'eusse désiré lui offrir l'hommage de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace, sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation, me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque chéri.
   Colonel sous le règne du vertueux et trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis ; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances difficiles qui affectaient péniblement leurs cœurs ; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la beauté de son ame et l'excellence de son cœur.
   Si cependant Sa Majesté était contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité, pour m'être remise : ce serait une récompense bien douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
   C'est donc à vous, Français, et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre cette chétive production ; heureux si elle contient la réfutation complète des brochures dont on inonde depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions. J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal ; mais la franchise et la vérité suppléeront du moins à ce qui me manque du côté du talent. Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment payé de mon travail, si les bons Français ; que j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.

125 euros (code de commande : 17256).

 

NADAUD (Martin) — Léonard, maçon de la Creuse. Édition intégrale. Introduction de Jean-Pierre Rioux. Paris, La Découverte, 1998. In-12 collé, 414 p., (collection « La Découverte / Poche - Sciences Humaines et Sociales », n° 52).
En quatrième de couverture :
   Voici l'histoire édifiante d'un enfant du Limousin qui naquit au lendemain de Waterloo, commença à travailler comme maçon à quatorze ans, sachant à peine lire et écrire, fut désigné comme candidat à la députation en 1848, au cours d'une assemblée générale de travailleurs à la Sorbonne, se consacra à la défense des institutions républicaines, fut proscrit par l'Empire, fut professeur dans une académie militaire britannique et termina sa vie entouré de respects et d'honneurs, député de la Creuse de la Troisième République. Auteur d'une parole historique, « quand le bâtiment va, tout va ! », il donna, consécration suprême, son nom à une station de métro à Paris.
   Les mémoires qu'il publia en 1889 sous le titre de Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon (en hommage à son père, maçon comme lui, qui se prénommait Léonard), dans son canton natal de Bourganeuf, sont devenus à la fois rarissimes et classiques : un récit passionnant et exemplaire, un document irremplaçable sur la vie ouvrière au XIXe siècle et l'histoire du mouvement social – au même titre que les textes d'Agricol Perdiguier, « compagnon du devoir de liberté ».
   La révolution de 1848, les illusions du mouvement républicain, la répression après le coup d'État du 2 décembre, l'exil à Londres, le gouvernement de la Défense nationale en 1870, le socialisme sous la IIIe République : Martin Nadaud restitue l'histoire et le climat de tout un demi-siècle. Ce qui est peut-être plus précieux encore, c'est qu'il restitue toutes les traditions du compagnonnage et de l'artisanat, des échanges humains du prolétariat en formation, entre la province et Paris. Mais ce qui reste surtout irremplaçable, c'est le récit de la vie droite et digne du petit maçon au service du peuple, racontée à la veille de sa mort en 1898, sans fausse vanité pour ses enfants et ceux qui l'ont élu.

10 euros (code de commande : 14668).

 

[NAPOLÉON III]. ANDRÉ-MAUROIS (Simone) — Miss Howard la femme qui fit un empereur. 3e édition. Paris, Gallimard, 1956. In-12 broché, 318 p., une illustration hors texte, (collection « Leurs Figures »), exemplaire à l’état de neuf et non coupé.

13 euros (code de commande : 237/60).

 

NICOLAS (Jean)La Savoie au 18e siècle. Noblesse et bourgeoisie. Tome I : Situations. Au temps de Victor -Amédée II. Tome II : Inflexions. Au siècle des lumières. Paris, Maloine, 1978. Deux volumes in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 1242 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur les jaquettes :
   Tome I :
   Ce premier volume, consacré à la Savoie au temps de Victor-Amédée II (1680-1730), tente de faire revivre dans leur vérité sociale la noblesse et la bourgeoisie du vieux duché alpestre : officiers, hommes de Cour, magistrats et gens de loi, ecclésiastiques, intellectuels et artistes, marchands, rentiers et « coqs de village »... La puissance passe d'abord par la propriété et le fief. Elle s'accompagne aussi de comportements et de signes manifestés dans la vie quotidienne et directement déchiffrables pour les consciences du temps.
   Aux niveaux de fortune correspondent habitudes et modes de vie : du choix du conjoint à l'éducation des enfants, en passant par le logis, la nourriture, le vêtement, le loisir, la culture, la piété. Chacun, dans son groupe ou sa caste, suit spontanément les modèles inspirés de proche en proche par l'exemple indiscutable de la supériorité nobiliaire et seigneuriale.
   Noblesse et bonne roture forment ainsi un complexe d'équilibre, se détachant nettement sur le fond du monde populaire, petites gens des villes et des bourgs, et surtout masses paysannes, secouées de fièvres intermittentes...
   Tome II :
   Ce second volume enregistre les changements venus du dehors et du dedans dans un siècle de contrastes et de ruptures. Le ciel et les armes, disettes et désastres, crises redoublées. On s'endette, la propriété change de mains, les « gros » confirment leur puissance tandis que de nouveaux riches apparaissent, en quête de notabilité.
   Depuis Turin, l'État modernise l'appareil administratif. Il cadastre les terres, réduit l'inégalité fiscale, ordonne le rachat des droits seigneuriaux. La noblesse accuse le coup et vit une crise de valeurs. La bourgeoisie des notables enregistre à son profit le moindre changement.
   Entre-temps, le duché s'est ouvert largement aux passages, aux idées, aux modes nouvelles. Les étrangers affluent vers les villes d'eaux – Aix, Évian– et découvrent avec émerveillement les « glacières » de Chamonix. Les révélations de l'« ailleurs » et de l'« autrement » pénètrent les mentalités et déraidissent lentement la vie de chaque jour. Les vieux cadres des sociabilités se désagrègent, tandis qu'au sein des milieux émergents la franc-maçonnerie incarne le nouveau visage des utopies.
   En profondeur, cependant, s'élaborent les fermentations décisives. La complémentarité autrefois vécue achoppe sur des oppositions irréductibles qui, pour la noblesse, jouent dans le sens de l'exclusif. En retour, par la force des choses, la bourgeoisie est en passe de se découvrir un destin, et, chemin faisant, d'inventer face au Piémont la « nation » savoyarde...

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 18111).

 

NORD (Pierre) Mes camarades sont morts. Tome I : La guerre du renseignement. Tome II : Le contre-espionnage. Tome III : La préparation du débarquement. Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1947. Trois volumes in-8° brochés, 300, 262 et 284 p., illustrations, exemplaire non coupé et en parfait état.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 214/69).

 

[NOUGUIER (Émile)]. Drôle d'oiseau. Autobiographie d'un voyou à la Belle Époque. Texte établi et présenté par Philippe Artières. Paris, Imago, 1998. In-8° collé, 158 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Émile Nouguier, jeune « apache » de la Belle Époque, souteneur, chef d'une bande de voleurs, attiré par les thèses anarchistes, est incarcéré pour meurtre à la prison Saint-Paul de Lyon et condamné à mort.
   En 1899, il rencontre le Professeur Alexandre Lacassagne, fondateur de la criminologie française qui, accompagné de ses étudiants, rend souvent visite aux détenus. À la demande du professeur, qui remarque son goût pour l'écriture et souhaite comprendre les motivations profondes des délinquants, Émile Nouguier entreprend de rédiger son autobiographie et couvre alors à l'encre noire plusieurs cahiers d'écolier. Ainsi sont écrits Souvenirs d'un moineau ou les Confidences d'un prisonnier, étonnant témoignage d'un voyou à la fin du XIXe siècle. C'est un étrange compagnon de cellule, un moineau, qui raconte non seulement les principaux événements de la vie chaotique de Nouguier, mais aussi les conditions de ses aveux... Émile Nouguier sera guillotiné en février 1900.
   Philippe Arrières nous fait découvrir cette œuvre surprenante et, dans un commentaire éclairant, met en relief tout l'intérêt de ce texte majeur pour l'histoire de la déviance sociale.

9 euros (code de commande : 14493).

 

[OILLIAMSON (Thomas d’)] — Outrelaise. Caen, 1960. In-4° agrafé, 14 p., illustrations, envoi de l’auteur.
@ Tiré à part du n° 16 de la revue Art de Basse-Normandie - Noël 1959.
   Le château d'Outrelaise est situé dans la commune de Gouvix, dans le département du Calvados.

13 euros (code de commande : 11745).

 

 

 

ORMERAIE (Michel de l') — Du vitriol dans le bénitier parpaillot. Mémoires. Paris, Michel de l'Ormeraie, 1989. In-8° broché, 381 p., un des 333 exemplaires numérotés.
En quatrième de couverture :
   « Ces mémoires ne retracent pas, comme certains pourraient s'y attendre, la carrière de Michel de l'Ormeraie éditeur. (Il se réserve de le faire ultérieurement.)
   Du vitriol dans le bénitier parpaillot raconte l'histoire d'un foyer pastoral des années 1927 à 1944.
   Jusqu'à présent, rien n'ayant été écrit sur ce sujet, nul ne sait encore comment les enfants de pasteur et leur mère vivent la vocation paternelle.
   Michel de l'Ormeraie le raconte enfin, de façon drôle, souvent mordante, parfois féroce, mais parfois aussi de manière tendre et poétique.
   Cette sorte de chronique pastorale, tout à la fois d'humeur et d'humour, en dérangera plus d'un. Mais la vérité méritait d'être connue.
   Écrire ce que les bien-pensants imposent le plus souvent de taire aboutit à une série de portraits pour le moins inattendus, à des histoires bouffonnes et rocambolesques, à d'inimaginables scènes de la vie secrète des paroisses où le sordide le dispute au pathétique, la cruauté à la bonté infinie.
   À travers ces lignes qui respirent la plus furieuse révolte, perce néanmoins le profond attachement de Michel de l'Ormeraie aux valeurs morales de la Réforme qu'il confesse malgré lui. Il est vrai qu'elles ont fait la liberté de pensée, ouvert à tous les chemins du savoir et donné à chacun la liberté de plume dont il use allègrement. »

20 euros (code de commande : 13919).

 

[ORSINI]. DANSETTE (Adrien) L'attentat d'Orsini. Paris, Del Duca, 1964. In-8° broché, 221 p., (collection « Les Grandes Conspirations de l'Histoire »), jaquette, exemplaire non coupé

10 euros (code de commande : 263/61).

[PALISSY (Bernard de)]. GASCAR (Pierre)Les secrets de maître Bernard. Paris, Gallimard, 1980. In-8° broché, 284 p., (collection « Leurs Figures »).
En quatrième de couverture :
   La Renaissance est l'époque des aventuriers de l'esprit. Bernard Palissy, en qui l'on ne voit d'ordinaire que le céramiste obstiné brûlant ses meubles dans son four, est un de ces personnages grâce auxquels la pensée, se libérant des interdits du Moyen Âge, trouva un extraordinaire essor.
   Sorti du peuple, il s'instruit seul, voyage en exerçant plusieurs métiers et, s'appuyant essentiellement sur l'observation, l'expérience, contribue au développement de diverses sciences encore en enfance. Tour à tour naturaliste, chimiste, physicien, il ne cesse cependant d'être l'artiste original qu'on connaît, en même temps qu'un étonnant écrivain.
   Sa fièvre intellectuelle et les hasards de son existence mouvementée l'amène à vivre de près les grands événements de son temps. Il est à Lyon, en même temps que Rabelais et Étienne Dolet ; en Allemagne – semble-t-il –, lors de l'insurrection de Munster ; en Saintonge, quand les Pitauds se révoltent ; à Paris, la nuit de la Saint-Barthélémy...
   Huguenot de la première heure, il devra à la protection de Catherine de Médicis, qui s'est entichée de « Maître Bernard », d'échapper à la mort, mais il sera cependant, un peu plus tard, à quatre-vingts ans, une des victimes de la Ligue.
   Un homme en qui le génie, les passions et les contradictions du XVIe siècle trouvent une de leurs plus attachantes images.

13 euros (code de commande : 21907).

 

PAUL (Pierre) — Denain. [Titre de la jaquette : Denain 1712. Un roi vieilli, un maréchal boiteux, la France est sauvée.] Préface du général de Goislard de Monsabert. Paris, Guy Victor, 1963. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 217 p., illustrations in et hors texte.
Sur la jaquette :
   1709. Malplaquet. C'est une défaite qui fait sourire, parce qu'elle évoque le « Marlborough s'en va-t-en guerre ». Et cependant, la situation de la France n'a jamais été si mauvaise. L'Europe supporte mal la férule du Roi-Soleil. Le Grand Règne, sur le point de s'achever, prend de noires couleurs. Misère du peuple, frontières dévastées, ouvertes à l'envahisseur, ministres médiocres. Et le roi vieilli, seul dans Versailles, méditant sur sa grandeur.
   Les négociations ouvertes pour la paix, décrites patiemment' par Pierre Paul, n'aboutissent qu'à de nouvelles exigences des alliés.
   Cependant que...
   Le vaincu de Malplaquet, le maréchal boiteux, Villars, restaure l'armée, lui insuffle une âme, amalgame les miliciens et les gens de métier, et retourne la situation à Denain le 24 juillet 1712.
   Denain ? affaire militaire certes, mais aussi et surtout affaire d'État, question de vie ou de mort.

20 euros (code de commande : 22078).

 

PELLEGRIN (Nicole) — Les bachelleries. Organisations et fêtes de la jeunesse dans le Centre-Ouest XVe-XVIIIe siècles. Poitiers, Société des Antiquaires de l’Ouest, 1982. In-8° broché, 400 p., illustrations in et hors texte, jaquette, (« Mémoires », 4me série, tome XVI - 1979-1982).

30 euros (code de commande : 245/60).

 

PERROT (Jean-Claude) — Genèse d'une ville moderne. Caen au XVIIIe siècle. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1975. Deux volumes in-8° brochés, 1157 p., quelques illustrations hors texte, (collection « École des Hautes Études en Sciences Sociales - Centre de Recherches Historiques », « Civilisations et Sociétés », n° 44), exemplaire en très bel état, peu courant.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I. La crise des reflets culturels et des définitions urbaines.
   Chapitre II. Attraits et servitudes de la ville.
   Chapitre III. Enquête sur les dénombrements de la population.
   Chapitre IV. Les principaux traits de l'évolution démographique de Caem au XVIIIe siècle.
   Chapitre V. Les aires de subsistance de la population.
   Chapitre VI. Approche démographique de l'économie urbaine quantitative.
   Chapitre VII. Les données générales du changement économique.
   Chapitre VIII. Les structures de la production.
   Chapitre IX. Les structures de l'échange.
   Chapitre X. L'urbanisme, enjeux et combattants.
   Chapitre XI. L'insertion urbaine des patrimoines et des hommes.
   Chapitre XII. La « dioptrique » culturelle des fonctions urbaines.
   Chapitre XIII. Conjoncture des forces productives et des échanges.
   Chapitre XIV. Conjoncture des prix, des salaires et des rentes.
   Chapitre XV. Les aspects urbains du comportement démographique.
   Conclusion générale.
   Annexes.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 17901).


PÉTAIN

 

[PEYRAT (Napoléon)]. Cathares et camisards. L'œuvre de Napoléon Peyrat (1809-1881). Sous la direction de Patrick Cabanel et Philippe de Robert. Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1998. In-8° collé, 262 p., un peu défraîchi.
En quatrième de couverture :
   Né en Ariège, le pasteur Napoléon Peyrat occupe une place méconnue dans l'historiographie du catharisme et de la Réforme.
   Son premier ouvrage, Les Pasteurs du Désert (1842), marqua un tournant dans la légende des camisards et influença Michelet. Il s'est également consacré à l'étude du catharisme, publiant, entre 1870 et 1882, une Histoire des albigeois en cinq volumes. Son œuvre compte aussi d'autres livres historiques, une biographie de Béranger et de Lamennais ainsi que trois recueils poétiques.
   Ce livre tente de cerner ce personnage passionné, poète romantique parfois aux frontières de l'ésotérisme et historien farouchement républicain.
Table des matières :
   Préface : Une réhabilitation justifiée, par Philippe Joutard.
   Avant-propos : Vies, morts et résurrections de Napoléon Peyrat, par Philippe de Robert et Patrick Cabanel.
   Première partie : La formation d'un pasteur-historien.
      - L'autobiographie de Napoléon Peyrat : les « Mémoires inédits », par Roger Parmentier.
      - La première publication de Napoléon Peyrat, par André Encrevé.
      - L'étrange christianisme de Napoléon Peyrat, par Michel Jas.
      - Napoléon Peyrat, Sainte-Beuve et Lamennais, par Jérôme Grondeux.
      - Jules Michelet et Napoléon Peyrat, histoire d'une amitié, par Paul Viallaneix.
   Deuxième partie : Les épopées. Cathares et camisards.
      - L'historien Peyrat : généalogie des hérésies et syncrétisme national, par Patrick Cabanel.
      - L'épopée de la patrie romane, par Anne Cazenave.
      - Théologie cathare et théologie vaudoise dans l'œuvre de Peyrat, par Jean Duvernoy.
      - Les ultra-chrétiens : les intuitions théologiques de Napoléon Peyrat en matière de catharisme, par Anne Brenon.
      - Napoléon Peyrat, le trésor, et le « Nouveau Montségur », par Michel Roquebert.
      - Napoléon Peyrat, inventeur des camisards ?, par Philippe Joutard.
   Troisième partie : Thèmes et influences.
      - L'histoire au miroir de la Bible. Le langage biblique dans l'œuvre de Napoléon Peyrat, par Philippe de Robert.
      - Les femmes dans l'œuvre de Napoléon Peyrat, par Krystel Maurin.
      - Napoléon Peyrat et le félibrige, par Georges Passerat.
      - L'escôla de Montségur et Napoléon Peyrat, par Claude Delpla.
   Annexes :
      - Le pasteur de Saint-Germain-en-Laye face au siège de Paris par les Prussiens (1870-1871), par Agnès Parmentier.
      - Généalogie de Napoléon Peyrat, par Marie-Geneviève Dagain.
      - Bio-bibliographie de Napoléon Peyrat.
      - Brève bibliographie sur Napoléon Peyrat.
      - Présentation des auteurs.

15 euros (code de commande : 18989).

 

[PEYRENC DE MORAS]. LORDAT (Jean Charles de)Les Peyrenc de Moras 1685-1798. Une famille cévenole au service de la France. Toulouse, Privat, 1959. In-8° broché, 364 p., planches hors texte, un tableau généalogique, feuillet volant d'errata, exemplaire non coupé et dédicacé par l'auteur.
Texte du prière d'insérer :
   L'année 1685 a été celle de la Révocation de l'Édit de Nantes. En pays cévenol, la réaction contre cette mesure malheureuse devait être particulièrement vive. La famille Peyrenc, dont le Marquis de Lordat retrace le destin, s'en trouve cruellement atteinte, jusqu'à connaître l'exil.
   Ce fut cependant un de ces proscrits qui, revenu à Paris, finit par guider les Peyrenc vers un bel avenir, pour avoir su s'adapter aux bouleversements économiques de l'époque de Law. Orientés vers la vie des Parlements, ses fils connurent une brillante ascension qui devait conduire l'aîné jusqu'aux hautes fonctions du Secrétariat d'État à la Marine. Victimes d'abord du pouvoir royal, les Peyrenc finirent en 1798 par être les courageux « témoins ». Refusant de s'évader, le dernier de leur race subit sans fléchir la peine capitale.
   Par quelle force et quel esprit se trouvaient animées les destinées de cette grande famille française ? Comment ces travailleurs, ces juristes, ces médecins du Vigan s'affinèrent-ils au point d'édifier à Paris le somptueux hôtel qui abrite aujourd'hui le Musée Rodin ? L'auteur s'est attaché à répondre à ces questions sur la base d'une très sûre information historique. Ce que nous savons déjà d'une des grandes époques du passé français nous apparaît ainsi sous un éclairage en quelque sorte intérieur et personnel, à travers les luttes et les œuvres de quelques hommes, dont le courage et la foi ne peuvent nous laisser indifférents.

20 euros (code de commande : 19990).

 

[PHILIPPE LE BEL]. FAVIER (Jean) — Philippe le Bel. Paris, Fayard, 1982. In-8° broché, V, 587 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
   « L'histoire de Philippe le Bel, c'est une suite d'énigmes, et la première de ces énigmes s'appelle Philippe le Bel. L'entourage du roi, le Conseil, le gouvernement, qu'est-ce au juste ? Et qui est-ce ? Qui sont ces légistes dont on parle à tout propos ? Et d'abord, qui, du roi ou de ses conseillers, gouverne le royaume en ces années 1300 qui resteront pour des générations la fin d'une « belle époque », celle des croisades et de la bonne monnaie, celle de la croissance économique et de l'essor démographique ?
   Quelques images bien connues ont parfois suffi pour définir à bon compte ce règne au cours duquel l'édifice craque sans qu'on le sache encore : la fausse monnaie, les matines de Bruges, la gifle d'Anagni, le bûcher des templiers, la tour de Nesles...
   Une longue familiarité avec ce temps conduit Jean Favier bien loin de cette caricature. Fondé sur une bibliographie considérable, riche aussi d'innombrables documents originaux, ce livre apporte pour la première fois une mise au point d'ensemble sur les grands problèmes que posèrent au dernier des « grands Capétiens » sa couronne et son royaume. »

12 euros (code de commande : 14105).

 

PHILIPS (Charles Johan) — Les noms des chefs-lieux des départements et des arrondissements de France. Goes, Oosterbaan & Le Cointre, [ca 1952]. In-8° broché, 69 p.
@ Il s'agit de la publication d'une thèse de doctorat dirigée par P. Zumthor défendue à l'Université d'Amsterdam le 29 janvier 1952.

12 euros (code de commande : 148/67).

 

PICHON (Francis) — Histoire barbare des Français. Paris, Seghers, 1964. In-8° broché, 509 p., illustrations hors texte.

13 euros (code de commande : 6862).

 

PITON (Charles) — Le costume civil en France. Du XIIIe au XIXe siècle. Ouvrage orné de 700 illustrations directes par la photographie, d'après les documents du temps (Statues, peintures murales, tapisseries, vitraux, etc.). Paris, Flammarion, [1913]. In-4° demi-chagrin brun à coins, mors frottés, 380 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et quelques planches hors texte en couleurs.
Après l'introduction, chaque chapitre est consacré à un siècle particulier du 12e au 19e.
Extrait de l'introduction :
   Le but de cette publication est de mettre chacun à même de trouver rapidement, par ordre chronologique, les types d'habillement portés aux différentes périodes de notre histoire. D'autres auteurs ont, avant nous, entrepris un travail analogue ; mais notre documentation diffère essentiellement de la leur.
   En premier lieu, nous avons soigneusement écarté tout ce qui ne concerne pas le costume civil, c'est-à-dire que nous avons négligé les costumes militaires et religieux. En outre, nous avons omis tout ce qui a trait au mobilier, à l'ornementation ou à la toilette. Nous avons jugé tous ces détails inutiles, nous promettant d'y revenir dans la suite.
   Autant que possible, nous avons évité toute interprétation pour reproduire directement des œuvres originales, contemporaines du personnage représenté, et nous ne nous sommes départi de cette règle qu'en laveur de Gaignières, à cause de la valeur des documents hors ligne réunis par le fameux collectionneur. Au début, nous utilisons les statues, les sceaux, les vitraux, les pierres tombales et, enfin, les tapisseries ou même les toiles peintes. La pointure nous fournit également des indications précieuses, bientôt multipliées par la gravure en taille-douce ou la xylographie, autrement dit la gravure sur bois. Plus nous approchons des temps modernes, plus l'embarras du choix présente de difficultés. Entre les documents d'égale valeur, nous avons préféré les moins connus, quand nous n'avons pas pu en trouver d'inédits.
   En réalité, nous offrons un véritable album de reproductions, accompagnées des explications indispensables, sans aucune digression inutile.
   Tout autre plan nous eût entraîné trop loin et eût nécessité un volume énorme de texte, ce qui n'était pas le but que nous nous étions proposé et que nous nous sommes efforcé d'atteindre.
   Il était impossible de déterminer mathématiquement les limites extrêmes des époques choisies. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si nous avons cru devoir les dépasser. Comme, avant le XIIIe siècle, les documents sont excessivement rares, nous n'avons pas hésité, ainsi qu'on le verra, à en publier quelques-uns, et non des moindres, que l'on trouvera plus loin.

25 euros (code de commande : 20461).

 

PLAISSE (André) — La baronnie du Neubourg. Essai d'histoire agraire, économique et sociale. Paris, Presses Universitaires de France, 1961. In-8° broché, LIX, 759 p., illustrations, couverture plastifiée, marque d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   Le blason des premiers seigneurs du Neubourg, bandé d'or et de gueules, qui orne le fronton de l'hôtel de. ville du Neubourg, qu'évoque-t-il, le plus souvent, dans l'esprit du passant ?
   Des temps bien révolus...
   Pourtant si le passant, amateur d'art, dirige ses pas non loin de là vers le, château du Champ-de-Bataille, cette majestueuse résidence construite à la fin du XVIIe siècle, il découvre que le maître de ces lieux est de la même lignée que le premier baron du Neubourg : au XXe siècle, comme au XIIe siècle, c'est toujours à un Harcourt qu'est réservé le privilège de vivre dans la demeure la plus fastueuse de la région.
   Mais si le passant, féru d'histoire, porte aussi son intérêt vers d'autres témoignages du passé, ruines antiques, parchemins jaunis, vieilles coutumes, s'il s'avise surtout d'interroger le paysan de la Campagne du Neubourg ou le marchand qui tient étal sur la place Dupont-de-l'Eure, ce sont de multiples résonances qu'il découvre. Les cours-masures, ces petits vergers clos tapissés d'herbe dans lesquels s'égrènent habitations et bâtiments d'exploitation, existent peut-être depuis un millénaire. Actuellement, comme sous le règne de Philippe Auguste, chaque mercredi, il y a marché au Neubourg. Et de même, aujourd'hui comme au temps des seigneurs, les personnes qui encaissent les droits de place les jours de foire et de marché s'appellent des coutumières.
   Si extraordinaire que cela paraisse, en dépit du coup de hache porté en 1789 au régime seigneurial, l'histoire de la baronnie du Neubourg continue... Elle continue en ce sens que survivent encore aujourd'hui, dans la mentalité paysanne, dans les habitudes culturales, dans les structures agraires, maints traits qui, dès la fin du Moyen Âge, faisaient l'originalité de cette partie de la Campagne du Neubourg. Sous des éclairages différents, ils survivent par leurs prolongements. De sorte que telle manière de faire actuelle ne devient souvent intelligible que par référence à ce qui se passait un millénaire plus tôt.
   Suivre ces prolongements, décrire ces lentes métamorphoses – ou ces mutations brusques, car chaque « actualité » rassemble des mouvements d'origine, de rythme différent  – étudier, d'une manière générale, la signification humaine de tous les changements, tel devrait être, semble-t-il, l'objet de l'histoire.
   « L'histoire, science du changement », aimait à dire Marc Bloch. « L'histoire, science des changements », rectifiait Lucien Febvre.
   Cette étude des changements survenus dans la seigneurie du Neubourg, on le devine, c'est en disciple de Marc Bloch que nous l'avons entreprise. Prévenons le lecteur : dans les pages qui suivent, nous nous sommes très largement inspiré de la pensée de l'auteur des Caractères originaux de l'histoire rurale française.
   Qu'on ne cherche donc pas dans cet essai une relation détaillée des prises du château du Neubourg, une narration imagée des exploits des Meulan ou une étude minutieuse de la généalogie des Harcourt. Plus que les sièges de la forteresse du Neubourg, ce sont les redevances versées au titre du mottage qui nous ont intéressé. Plus que les brillants faits d'armes des Amaury de Meulan. ce sont les marchés et les foires du Neubourg qui ont retenu notre attention. Plus que les liens de parenté du duc de Beuvron, ce sont les dessins des champs et des réages qui ont éveillé noire curiosité.
   Paiements de redevances, marchés et foires, structures agraires ! Que dans cet ouvrage certaines payes s'adressent plus au géographe qu'à l'historien, que l'économiste et le linguiste y puissent trouver quelque peu matière à réflexion... c'est ce dont nous nous félicitons. « Il n'y a... qu'une science des hommes dans le temps », disait encore Marc Bloch.

50 euros (code de commande : 15820).

 

[POMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de)]. THIERRY (Adrien) — La marquise de Pompadour. Paris, La Palatine, 1960. In-8° broché, 255 p., planches hors texte.
En quatrième de couverture :
   La vie de Mme de Pompadour, son rôle historique, son influence sur les beaux-arts et dans la politique ont donné lieu, depuis bientôt deux siècles, à de sévères réquisitoires.
   Cette femme, qui fut peut-être la plus célèbre du XVIIIe siècle, reste, aujourd'hui encore, une figure controversée. De son vivant, elle fut la proie des diffamateurs. Après sa mort, pendant la Révolution et sous l'Empire, de nombreux récits, souvent apocryphes, ont constitué ce qu'on peut appeler sa légende : la favorite de Louis XV entraîne la monarchie vers sa perte par ses dépenses et ses débauches et prend pour maxime : « Cela durera bien autant que nous... » La plupart des historiens du XIXe siècle ont reproduit ces accusations qui la condamnent.
   De nos jours, une révision de nos jugements sur le XVIIIe siècle a été entreprise, et l'on consent enfin à étudier la marquise de Pompadour avec impartialité. Cependant, sa mémoire est loin d'être entièrement réhabilitée. Le présent ouvrage a tenté de retracer la vie et les actions de la favorite de Louis XV en ne s'appuyant que sur des sources authentiques et en écartant sévèrement tous les témoignages suspects. Une figure attachante, humaine et sensible se dégage peu à peu d'un récit volontairement sobre, dépourvu d'anecdotes scandaleuses et dont l'objectif est le respect de la vérité.
   Le public sera curieux de connaître ce nouvel ouvrage d'un auteur qui s'est signalé à l'attention des historiens par un livre attachant et soigneusement documenté sur Diane de Poitiers et par de nombreux articles de revues.

10 euros (code de commande : 16841).

 

Raflés - Internés - Déportés - Fusillés et Résistants du XIe. Travail collectif de recherches et de témoignages réalisé par des anciens Résistants, des Déportés rescapés des camps et des familles des Victimes, sous la direction de Mme Josette Dumeix. Paris, Comité de Libération du XIe, 1994. Grand in-8° carré broché, 152 p., illustrations.
Extrait :
   Dans chacune de nos rues, Résistants, déportés de tous âges, raflés par milliers, habitants du XIe comme nous, ils et elles avaient un visage, une famille, des collègues, des amis, une histoire. Une histoire qui reste la nôtre. Une histoire discrète, qui vous semblera plus proche à travers les récits, les photos et autres documents rassemblés dans ce livre contre l'oubli.
   Nos recherches n'ont pas été faciles : des familles entières ont disparu. Plus une trace, sinon celle gravée dans le cœur des quelques rescapés que nous avons pu retrouver. Il aura fallu ces dizaines d'années de recul pour que certains puissent enfin témoigner, tant l'horreur de cette extermination les a marqués à jamais de son empreinte.
   Quartier populaire accueillant notamment les travailleurs du bois, du meuble et du vêtement, quartier hospitalier pour ceux qui, chassés de chez eux par les pogroms et les persécutions fascistes, venaient y exercer leur métier, quartier phare des valeurs démocratiques, quartier des « manifs » de la Nation à la Bastille et à la République, le XIe a eu le triste privilège d'être, dès 1941, le premier quartier à être bouclé en état de siège et l'un des plus lourdement touchés par les arrestations politiques et par les rafles. Les rafles antisémites : d'abord les hommes, raflés en mai et août 1941, puis les femmes et les enfants en juillet 1942, sans oublier les « ratissages » de 1943.
   Pas une ruelle, pas un boulevard du XIe où n'aient figuré sur les longues listes de la préfecture les noms de familles juives entières arrêtées en toute hâte. Français ou immigrés, les Juifs furent en quelques heures spoliés de tous leurs biens, entassés par milliers, radiés sans autre adieu du camp des vivants. Pour le XIe, près de 7.000 hommes, femmes et enfant ont ainsi été arrachés à leur vie, la plupart ont disparu dans l'enfer des camps nazis d'Auschwitz, Bergen-Belsen, Dachau, Dora, Mauthausen, Ravensbruck... Ceux qui, si rares, purent échapper aux policiers et aux convois, notamment des jeunes, rejoignirent la Résistance.
   Avec ses immeubles brutalement vidés, le gymnase Japy et la prison de la Roquette surpeuplés, le XIe fut un arrondissement de douleur, mais aussi de grandeur. Ses élus furent arrêtés et livrés menottes aux mains comme otages aux Allemands. Malgré l'arrestation, la torture, la déportation ou l'exécution sommaire encourues pour un simple geste de solidarité, nombreux furent les habitants qui, dès les premiers jours de l'Occupation firent leur devoir, pour chasser l'envahisseur et vaincre dans ses plus insidieuses racines ce que Brecht appelait « la bête immonde du fascisme ».
   Nous ne pourrons jamais retracer nommément tous les sacrifices, ni tous les actes de courage des hommes et des femmes de notre arrondissement. Nous voulons rendre un hommage fraternel à leur mémoire, contre l'oubli, contre les mensonges des falsificateurs et « révisionnistes » de l'Histoire. Durant les quatre années d'occupation, la population du XIe n'a cessé de lutter pour le droit de vivre librement.
   Tous ne l'ont pas fait, mais d'abord individuellement, puis par dizaines et enfin par milliers, des habitants ont tout tenté, tout fait, tout risqué : pour sauver un être, un enfant traqué, cacher un résistant, montrer leur révolte, sur les murs à la craie, sur les papillons et les tracts lancés à la sauvette ça et là dans le quartier ils et elles se sont organisés, peu à peu, dans la clandestinité, se sont engagés dans les mouvements et les réseaux de la Résistance, les groupes armés et les maquis, Le moment venu, ils ont dressé les barricades et pendant cinq jours les ont tenues, découragé l'occupant qu'ils ont obligé à se retrancher dans 8 bastions. Avec le concours de la IIe DB, ces hommes et ces femmes de nos rues, déterminés, ont amplement contribué à libérer le XIe et Paris.
   Ceux qui ont résisté n'étaient nés ni martyrs ni héros, lis étaient nés pour une vie normale : travailler, apprendre, penser, créer, jouer, rire, aimer... Mais l'intolérable, les circonstances exceptionnelles de cet horizon soudain rayé d'une croix gammée les ont élevés au dessus d'eux-mêmes, dans le combat qu'ils ont gagné – grâce à leur sens de la vie, de la justice et de la liberté, grâce à leur attachement à la nation française : cette « Douce France », synonyme dans le monde entier de Liberté, Égalité, Fraternité.
   Ils ont lutté pour la dignité et la fraternité entre les hommes, contre le fascisme et l'hitlérisme dont ils ont connu la domination la plus monstrueuse, la plus perverse que l'humanité ait jamais endurée. La Liberté et la paix qu'ils ont voulue pour nous sont toujours à défendre.
   Ils rêvaient de Fraternité humaine. Ce flambeau, nous avons tous le devoir de le préserver et de le transmettre par ces témoignages aux générations futures.

12 euros (code de commande : 22280).

 

RAJON (Edmond) — Les lettres de cachet de la IIIe République (Le docteur Raymond Mallet a-t'il livré son protégé, le professeur Visaguet ?). Paris, Éditions des Scandales du Siècle, 1932. In-8° broché, 192 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 5845).

 

RAPAILLE (Roger) — Louis XIV et le siège de Mons de 1691. Analyse critique d'une tragi-comédie méconnue. Traduction, notes et commentaires, par Roger Rapaille. Mons, Éditions du Renard Découvert, 1990. In-8° broché, 196 p., illustrations hors texte.
   
@ En mars 1691, les armées de Louis XIV déployèrent de très importants moyens pour s'emparer de la ville de Mons, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas méridionaux.
   Ces opérations s'inscrivaient dans le cadre de la guerre de succession d'Espagne qui opposait la France aux forces alliées (Espagnols, Anglais, Hollandais, etc.).
   Après Mons, d'autres villes allaient subir les ravages de la guerre : Namur, Bruxelles, ...
   Les bibliothèques réservent bien des surprises au chercheur peu avare de sont temps... Imagine-t-on qu'un texte anglais sur le siège de la ville de Mons par les troupes de Louis XIV s'empoussière depuis trois siècles, à Londre, sur un rayons de la British Library ?
   Ce texte, The Siege and Surrender of Mons. A Tragi-comedy exposing the Villany of the Priests, and the Intrigues of the French, fut publié par Richard Baldwin, en 1691.
   Grâce à sa découverte, l'historien montois Roger Rapaille nous plonge au cœur d'une polémique qui agita bien des esprits suite à la reddition de Mons, le 10 avril 1691.
   Un parti francophile montois a-t-il comploté la chute de la ville ?
   Ce parti était-il mené par des prêtres achetés par l'or de Louis XIV ?
   Ces interrogations posées par la tragi-comédie sont-elles fondées ?
   Celle-ci n'est-elle qu'un simple pamphlet parmi d'autres ?
   Roger Rapaille, par sa traduction, ses commentaires d'une remarquable érudition et son analyse rigoureuse de quantité de sources, nous aide à apprécier la valeur historique de la tragi-comédie.

22 euros (code de commande : 12718).

RAPAILLE (Roger) — Le siège de Mons par Louis XIV en 1691. Étude du siège d'une ville des Pays-Bas pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Mons, Éditions du Renard Découvert, 1992. In-8° broché, 269 p., cartes et plans.
   
@ Piqué au vif par l'intérêt du sujet, Roger Rapaille décida de poursuivre ses recherches.
   Le 15 mars 1691, les troupes françaises arrivèrent devant Mons.
   Le 10 avril, la ville se rendit.
   Si le siège de Mons n'a pas marqué l'histoire militaire, s'il ne s'y est pas commis d'acte d'un héroïsme inoubliable, l'étude de cette opération est cependant très riche d'enseignements.
   L'auteur a minutieusement consulté, étudié et analysé quantité de documents inédits et inexploités. Grâce à cet important travail, il nous montre pourquoi ce siège a été décidé, comment l'armée française, forte de plus de 100.000 hommes a été amenée à pied d'œuvre. Il nous fait découvrir tous les rouages d'une organisation qui prend en compte le moindre détail. Il évoque les nombreux problèmes posés par l'intendance, les déplacements d'hommes et de matériel, tant par voie terrestre que fluviale.
   L'étude au jour le jour de la progression des assiégeants vers les remparts, l'implaccable bombardement de la ville, la manière dont celle-ci a été défendue, la vie de la population pendant le siège, les manœuvres qui ont amené la capitulation, ... rien n'a échappé au regard critique de Roger Rapaille.
   C'est bien au-delà d'un riche travail d'histoire locale que se situe cette étude puisque toute la vallée de la Haine et de l'Escaut eut à subir réquisitions et destructions, que tout le nord de la France fut mis à contribution pour envoyer main d'œuvre et ravitaillement aux troupes de Louis XIV et que la régio de Hal fut le lieu de rassemblement d'une armée de secours rapidement constituée par les Alliés.

24 euros (code de commande : 12719).

 

[REINHARD (Marcel) ] Hommage à Marcel Reinhard. Sur la population française au XVIIIe et au XIXe siècles. Paris, Société de Démographie Historique, 1973. In-8° broché, 597 p., cartes, plans, tableaux.
@ Ce volume contient 37 articles qu'il nous est impossible de détailler ici.

30 euros (code de commande : 280/61).

 

RÉMY — Comment meurt un réseau (fin 1943). Paris, Solar, 1947. In-8° broché, 187 p., illustrations hors texte, cachet à la page de titre.

15 euros (code de commande : 3280).

 

REMY (pseudonyme de Gilbert Renault, dit Colonel) — Les mains jointes (1944). Préface de Francis Pickens Miller. Suite des Mémoires d'un agent secret de la France libre. Monte-Carlo, Solar, 1949. In-8° broché, 277 p., illustrations hors texte, bon exemplaire en grande partie non coupé.
Table des matières :
   Introduction.
   Préface, par le colonel Francis Pickens Miller.
   Chapitre I. Londres, décembre 1943. Je me vois interdire par mes chefs mon retour en France. On me confie la direction française du plan tripartite Sussex. Je fais accepter le principe de la mission préparatoire Pathfinder, qui sera dirigée par le commandant Saubestre, assisté de Jeannette et de Lucien. La discrétion anglo-saxonne, mauvais tour qu'elle manque de me jouer. Je pars pour Alger afin d'y recruter des volontaires dans le cadre de notre plan. Alger au mois de janvier 1944. Visite au général de Gaulle.
   Chapitre II. Retour à Londres. Les Pathfinders sont partis. Récit de Jeannette. Fin héroïque de trois de nos équipes Sussex. Ayant achevé sa mission, mon ami Pierre Binet, dit Lucien, meurt pour la France avec trois de ses camarades, suivi dans son sacrifice, à quelques mois de distance, par son ami Claude-Yves de la Bruchollerie.
   Chapitre III. Le secteur Alsace-Lorraine du réseau C.N.D. Richard Cœur de Lion, Adrien Sadoul et Jean Bertin. Le colonel Andlauer. Magnifique conduite de Jean-Paul Lacour. Intervention de la Gestapo, arrestation de Richard, fuite des deux Kléber. Sadoul devient chef de maquis, tandis que Bertin fait partie du comité directeur du mouvement « Prisonniers ». Son arrestation, son supplice. Départ pour l'Allemagne.
   Chapitre IV. Extraordinaires aventures de Roger Hérissé, dit Dutertre, de Louis Prache, dit Debey, et de Claude Thierry-Mieg, dite Janine. Superbe conduite de celle-ci.
   Chapitre V. Ma mère, mes sœurs, mon frère à Compiègne. Retour à Romainville, libération inopinée de ma mère, d'Hélène, de Jacqueline et de Madeleine, tandis que les Allemands gardent Maisie, Isabelle et Philippe.
   Chapitre VI. Au retour d'une mission aérienne sur la France, notre ami Livry-Level nous apprend la disparition de Charles Pickard, l'un des plus célèbres héros de la R.A.F. Cette mission consistait à pratiquer une brèche dans les murs de la prison d'Amiens afin de libérer les patriotes qui s'y trouvaient enfermés. C'est la fameuse opération « Jéricho », préparée par notre camarade Ponchardier, et exécutée par les Mosquitos de Pickard, qui trouvera la mort après avoir magnifiquement exécuté son plan. Récit du Docteur Odile Regnault.
   Chapitre VII. Arrestation et mort de notre ami le colonel Touny, dit Langlois, chef de l'O.C.M.
   Chapitre VIII. Arrestation de notre ami Albert Carraz, de sa femme et de sa fille. Supplice de notre camarade.
   Chapitre IX. Notre ami Marcel Hébert, dit Simon Grivel, au camp d'extermination de Neue-Bremm. Son transfert à Buchenwaid.
   Chapitre X. Vie de notre vaillant René Carval, patron du « Papillon des Vagues », au camp de Mauthausen.
   Chapitre XI. Un résistant: le docteur Jamart.
   Chapitre XII. Création dé l'escadrille Sussex, dont mon ami Joseph Kessel prend la tête. Le général Kœnig. Quelques considérations nécessaires. Hommage du général Bedell Smith au travail accompli par les réseaux de renseignements.
   Chapitre XIII. Le débarquement. Visite d.u général de Gaulle en Normandie, le 14 juin 1944. Quelques mises au point. Bayeux, Isigny. Les Civil Affairs et le général de Gaulle.
   Chapitre XIV. Mon départ pour la France. La belle histoire des frères Jahaa. Inoubliable spectacle offert par la Manche, devenue un tapis roulant.
   Chapitre XV. Bayeux, juin 1944. Valognes, Canisy. Admirable histoire de la famille Franck.
   Chapitre XVI. Jean-Marie Heyrend et notre ami Alif. Fantastique manifestation du 14 juillet 1944 à la prison de la Santé.
   Chapitre XVII. Les Pères Oblats de La Brosse-Montceaux et la Résistance. Effrayantes tortures du Frère Gilbert Thibeaut capturé par Masuy. Yves Masiée. Son arrestation chez le général Lelong, à Montgeron. Sa fuite. Le 14 juillet 1944 au couvent de La Brosse-Montceaux. Où l'on voit apparaître Joanovici.
   Chapitre XVIII. Le lundi 24 juillet 1944 : sublime et terrible épisode du martyre de cinq religieux à La Brosse-Montceaux. Admirable fin des R.P. Gilbert et Piat, des Frères Cuny, Périer et Nio. William Korf, de la Gestapo. Un festin allemand.
   Chapitre XIX. Arrestation d'Yves Masiée et de ses camarades. Leur fin héroïque, digne en tous points de celle des cinq religieux, leurs amis. La Marseillaise.
   Chapitre XX. La percée d'Avranches. Les F.F.I. d'Antrain. Une Marseillaise à Rennes. Étonnante histoire de Sylvio et de ses compagnons. Hommage sur la tombe de Mme de Gaulle à Paimpont.
   Chapitre XXI. Je retrouve les miens à Vannes. Touchant testament de Madeleine. Les F.F.I. et le préfet du Morbihan. Maisie et Isabelle à Romainville. Le transport du 15 août. Une magnifique famille de résistants : les de Beaufort.
   Chapitre XXII. Jean Sciou, dit Faucon, à Buchenwald. Il est transféré ea France pour complément d'interrogatoire. Son évasion. Hommage au colonel Wachenheim.
   Chapitre XXIII. Libération de Nantes. Des fonctionnaires de Vichy. La montée vers Paris. La Task-Force. L'arrivée dans la capitale.

10 euros (code de commande : 18654).

 

Rencontres de l'historiographie française avec l'histoire sociale. XVIe siècle - 1830. Publiées par Hubert Watelet et Jean-Claude Dubé. Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1978. In-8° broché, 108 p., (collection « Cahiers d'Histoire de l'Université d'Ottawa», n° 8), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Présentation, par Hubert Watelet et Jean-Claude Dubé.
   - Histoire quantitative ou économétrie rétrospective ? Bilan d'une tentative, par Denis Richet.
   - La société militaire française au temps de la Nouvelle-France, par André Corvisier.
   - Sentiments et sensibilités dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles. Bilan et directions de recherche, par Robert Mandrou.
   - Les chrétiens au temps de la Réforme, par Jean Delumeau.
   - Limitation des naissances en France à l'époque moderne, par Jean Meyer.
   - La participation populaire à la Révolution française, par George Rudé.
   - « L'éclair de juillet » sur les chemins de l'histoire, par Louis Trenard.

12 euros (code de commande : 18899).

 

RIBARD (André) — La France. Histoire d'un peuple. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1939. Mention de 14e mille. In-8° broché, 364 p., exemplaire non coupé, rousseurs à la couverture.
Table des matières :
   Première époque. Un peuple.
      I. La Gaule.
      II. Les barbares.
      III. La doulce France.
   Deuxième époque. La féodalité.
      I. Les châteaux.
      II. Communes et corporations.
      III. Les guerres de la féodalité.
   Troisième époque. La monarchie.
      I. Un monde nouveau.
      II. Les huguenots.
      III. La monarchie absolue.
      IV. L'assaut contre l'ancien régime.
   Quatrième époque. La bourgeoisie.
      I. La Révolution de 1789.
      II. Napoléon Bonaparte.
      III. Les entreprises de la bourgeoisie.
      IV. L'Empire, c'est la paix.
   Cinquième époque. La république.
      I. Le 4 septembre 1870.
      II. La Commune.
      III. Les libertés démocratiques.
      IV. Partage du monde.
      V. Forces de libération des Français.

13 euros (code de commande : 19944).

 

RICHARD (Michel) — La vie quotidienne des protestants sous l'Ancien Régime. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 320 p., (collection « La Vie Quotidienne »), bon exemplaire malgré une petite déchirure (sans manque) à la jaquette, ex-libris manuscrit à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   On connaît peu l'histoire véridique de cette minorité qui, à travers beaucoup d'épreuves, sut garder sa vitalité et ses caractères spécifiques.
   En 1598, l'Édit de Nantes fixait son statut. Richelieu détruisit son pouvoir politique, mais lui laissa ses droits religieux. Au début du règne de Louis XIV, les Réformés comptaient 800000 âmes sur une population de 15 millions d'habitants, ils possédaient leur organisation religieuse, et ils eurent dans leurs rangs six ducs et pairs dont Sully, Rohan et Lesdiguières ; un amiral comme Duquesne ; des écrivains tels que Tallemant ; des banquiers comme Samuel Bernard ; des artistes tels qu'Abraham Bosse, les Gobelins et les Boulle.
   En 1685, Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes. Les protestants devinrent une minorité privée de droits civils et religieux. 200000 quittèrent la France. Les autres, périodiquement persécutés, subsistèrent dans des conditions difficiles. Les charges publiques leur étant interdites, ils furent banquiers, industriels, firent le commerce de l'indienne et des textiles. À la campagne, surtout dans le Midi, vivaient beaucoup de « laboureurs ».
   En 1788, l'édit de Tolérance, préparé par Malesherbes, leur rendit un statut. La révolution, enfin, déclara tous les Français égaux devant la loi.

12 euros (code de commande : 17144).

 

[RICHELIEU (Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu)]. DELOCHE (Maximin) Un frère de Richelieu inconnu. Chartreux, primat des Gaules, cardinal, ambassadeur. Document inédits. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 553 p., quelques planches hors texte, (collection « Bibliothèque d'Histoire »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 214/62).

 

ROMANO (R.) — Commerce et prix du blé à Marseille au XVIIIe siècle. Paris, Armand Colin, 1956. In-8° broché, 185 p., quelques planches hors texte, (collection « École Pratique des Hautes Études - VIe Section Centre de Recherches Historiques - Monnaire - Prix - Conjoncture », n° III), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Table des matières :
   - Introduction.
   Première partie : Le commerce.
      Chapitre I. Sources et premiers résultats.
      Chapitre II. Les précédents.
      Chapitre III. Le commerce du blé ; les obstacles ; les commencements.
      Chapitre IV. La mise en route.
      Chapitre V. Caractéristiques générales.
      Chapitre VI. Les importations.
      Chapitre VII. Les exportations.
      Chapitre VIII. Les transports.
   Deuxième partie : Les prix.
      Chapitre I : Les sources.
      Chapitre II : L'élaboration.
      Conclusion.
   - Annexe statistique.

25 euros (code de commande : 21214).

 

ROTMAN (Patrick) — L'ennemi intime. Paris, Seuil, 2002. In-8° collé, 266 p., (collection « L'Épreuve des Faits »), exemplaire en très bel état, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   Ils avaient vingt ans et ils ne laisseront à personne le soin de dire que ce fut l'âge le plus terrible de leur vie. Appelés ou engagés, deuxième classe ou officiers, balancés dans le chaudron de la guerre d'Algérie, ils ont accompli des actes dont jamais ils ne se seraient crus capables. Il faut plonger dans l'affreuse réalité de la guerre pour comprendre pourquoi un jeune engagé de dix-neuf ans peut écraser la tête d'un Arabe à coups de pierre, comment un gamin de vingt ans arrive à tourner la magnéto, abattre à bout portant un blessé, violer une jeune fille. Comprendre pourquoi les autres, complices dans le silence, indifférents ou désespérés s'accoutument. Pendant des mois, Patrick Rotman a recueilli des témoignages d'hommes qui avaient été confrontés à la violence extrême : torture, exactions, sévices du FLN, viols, exécutions sommaires. Cette trentaine de récits, concrets, brutaux, parfois insupportables, se mêlent à l'histoire de la guerre d'Algérie.
   L'ennemi intime raconte la spirale infernale qui transforme un homme ordinaire en bourreau banal, décrit ce processus où les barrières morales, éthiques, humaines s'effondrent.
   L'ennemi intime explore les ténèbres de l'âme, ces contrées vertigineuses où se tapit la bête, fouille la zone obscure qui chez l'homme se refuse à l'humanité.
   L'ennemi intime, c'est celui qui est en nous.

10 euros (code de commande : 22201).

 

ROUTIER (Jacqueline) — Briançon à travers l'histoire. 2ème édition revue, corrigée et augmentée. Préface de Pierre-Yves Playoust. Présentation géographique de Charles Avocat. Gap, Société d'Études des Hautes-Alpes, 1997. In-8° broché, 712 p., illustrations.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction à la seconde édition.
   - Avant-propos.
   I. Le Briançonnais, cellule et carrefour
      - Le carrefour briançonnais.
      - Le privilège climatique.
   II. Les temps préhistoriques et les débuts de l'histoire.
      - Du Néolithique à l'Âge du Fer.
      - Le royaume de Donnus et de Cottius.
      - La conquête romaine.
      - La fin du monde romain.
   III. Les invasions.
      - Burgondes - Lombards et domination franque.
      - Décadence de l'État mérovingien et nouvelles invasions.
      - Des Carolingiens au royaume de Bourgogne.
   IV. Le temps des franchises et de la prospérité économique.
      - La formation du Briançonnais, ses nouveaux maîtres, les dauphins.
      - La société briançonnaise.
      - Esprit contestataire et conquêtes de libertés.
      - La transaction de 1343.
      - Les institutions.
      - Expansion de l'économie.
      - La vie religieuse et intellectuelle.
   V. Les XVe-XVIe siècles jusqu'aux guerres de religion
      - Les temps difficiles.
      - Difficultés économiques et sociales.
      - Vie intellectuelle, artistique et religieuse.
   VI. Les guerres de religion.
      - Les progrès de la Réforme.
      - Les conflits religieux.
      - La contre-Réforme.
   VII. De Lesdiguières à Vauban : reconstruction de la ville, victime des incendies et des guerres.
      - Briançon avant Vauban.
      - Briançon, ville militaire.
      - Architecture militaire et reconstruction.
   VIII. Deux guerres et un traité désastreux.
      - Guerre de succession d'Espagne.
      - Guerre de succession de Pologne et guerre de succession d'Autriche.
      - Les fortifications.
   IX. La vie à Briançon sous la monarchie absolue.
      - L'économie.
      - La société briançonnaise.
      - Les institutions.
      - Vie religieuse et intellectuelle.
   X. La Révolution et l'Empire.
      - La Révolution.
      - Le Consulat et l'Empire.
   XI. De la fin de l'Empire aux années 1880.
      - Économie et société.
      - Vie politique.
      - Religion et croyances.
   XII. Des années 1880 à la veille de la guerre de 1914 - Autres facteurs de transformation.
      - Les communications.
      - Prépondérance du rôle militaire de Briançon.
      - L'évolution démographique.
      - Nouvelles formes d'économie.
      - La croissance urbaine et ses problèmes.
      - Courants de pensée et vie politique - Vie intellectuelle.
   XIII. De la Première à la Seconde Guerre mondiale.
      - La guerre de 1914-1918.
      - L'Entre-Deux-Guerres.
      - Les épreuves de la guerre de 1939-1945.
   XIV. De la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.
      - Briançon sous la IVe et la Ve République.
      - Population et économie.
      - Une ville en plein essor.
   XV. Essor et inquiétude d'une fin de siècle (1980-1995).
      - Briançon et la politique.
      - L'expansion démographique et urbaine.
      - Une activité économique en difficile équilibre.
   XVI. Briançon : « Petite ville, grand renom ».
   - Bibliographie.
   - Principales dates de l'histoire briançonnaise.
   - Index.

20 euros (code de commande : 24530).

 

ROYAL (Ségolène) — La vérité d'une femme. Paris, Stock, 1996. In-8° collé, 306 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Quelle différence y a-t-il entre désordre et diversité ? La vie même, répond Ségolène Royal dans La vérité d'une femme. L'un, dont la violence a fait irruption dans notre fin de siècle sous forme d'économisme triomphant, de productivisme à tout crin, désarticule le champ des valeurs, broie les individus, désorganise les villes et les campagnes. Il a nom chômage, sous-développement, pollution. L'autre – la diversité – respecte la multiplicité du monde, avec les hommes et les femmes, les pays et les paysages qui le composent.
   C'est cela, La vérité d'une femme. Une vérité qui dénonce les brutalités du système politique et du système social. Un regard de femme avec ce qu'il apporte de chaleur à la rigueur de l'analyse, de sens du réel et de l'observation affectueuse des êtres à la volonté d'agir. C'est encore le récit d'un itinéraire personnel animé de la conviction que le monde peut changer. C'est enfin, c'est surtout, contre les prétendues fatalités d'une modernité dévoyée par le seul souci de l'efficacité matérielle, le livre qui restitue au politique l'espace qui est le sien, dans lequel s'affirment une morale de l'action et une utopie comme anticipation d'une réalité à venir. »

10 euros (code de commande : 11480).

 

SAGNAC (Philippe)La formation de la société française moderne. Tome 1 : La société et la monarchie absolue (1661-1715). Tome 2 : La révolution des idées et des mœurs et le déclin de l'Ancien Régime (1715-1788). Paris, Presses Universitaires de France, 1945-1946. Deux volumes in-8° brochés, VIII + 240 et VIII + 355 p.

Les deux volumes : 18 euros (code de commande : 231/64).

 

[SAINT-LOUIS]. SAINT-PATHUS (Guillaume de)Vie de saint Louis. Publiée d'après les manuscrits par H.-François Delaborde. Paris, Picard et Fils, 1899. In-8° broché, XXXII + 166 p., (« Collection de Textes pour servir à l'Étude et à l'enseignement de l'Histoire »).

30 euros (code de commande : 46/64).

 

[SAINT-MALO]. Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo. Annales 2005. Saint-Malo, Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Saint-Malo, 2006. In-8° broché, 238 p., illustrations in et hors texte (ces dernières en couleurs), un feuillet volant d'errata, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les cérémonies et rituels ducaux sous Jean IV et la maison de Montfort, par Michaël Jones.
   - « La Perfide Albion ». L'anglophobie, une vieille tradition française ?, par Jean Guiffan.
   - Rosemonde Rostand et la Bretagne... un peu, beaucoup, passionnément, par Marie-France Faudi.
   - Des vapeurs aux vedettes sur la Rance, par Jean Le Bot.
   - Les plaisirs de l'oreille à Saint-Malo au XVIIIe siècle. Structures musicales et réseaux de sociabilité, par Marie-Claire Mussat.
   - La cristallisation tardive d'un culte civique : Notre-Dame de la Grand'Porte à Saint-Malo, par Georges Provost.
   - Déposer le bilan à Saint-Malo de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle. Le négoce malouin et la faillite, par Karine Audran.
   - Le feu contre la pierre. L'épave d'un brûlot de 1690 en baie de Saint-Malo, par Emmanuel Feige.
   - Jacques Bourde de la Villehuette (l 732-1789), par Patrice Decencière.
   - Chronique de 100 ans de laïcité dans l'arrondissement de Saint-Malo, par Christian Jouquand.

10 euros (code de commande : 22386).

 

 

[SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc de)]. BOISSIER (Gaston)Saint-Simon. Paris, Hachette, 1892. In-8° sous reliure toilée avec monogramme doré (Haentjens-Dekker), couverture conservée, 204 p., un portrait en frontispice, (collection « Les Grands Écrivains Français »), ex-libris.
Table des matières :
   Première partie
: Vie de Saint-Simon.
      I. La jeunesse de Saint-Simon.
      II. Saint-Simon à l'armée.
      III. Saint-Simon à la cour.
      IV. Les idées politiques de Saint-Simon.
      V. Saint-Simon aux affaires.
      VI. Dernières années de Saint-Simon.
   Deuxième partie : Saint-Simon historien.
      I. Saint-Simon et Dangeau.
      II. Les informations de Saint-Simon.
      III. Raisons de se méfier de Saint-Simon.
      IV. Saint-Simon et les grands hommes de son temps.
      V. Mme de Maintenon et Louis XIV.
   Troisième partie : Saint-Simon écrivain.
      I. Caractère particulier de l'écrivain.
      II. Les portraits et les récits dans Saint-Simon.
      III. Petitesse et grandeur.
      IV. La langue dans Saint-Simon.

13 euros (code de commande : 21466).

 

[SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc de)]. POISSON (Georges) — Monsieur de Saint-Simon. Paris, Berger-Levrault, 1973. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 447 p.
Sur le rabat de la jaquette :
   Féodal, traditionnaliste attardé, inconditionnel médiéval égaré en plein XVIIIe siècle, maniaque de l'étiquette, aristocrate réactionnaire et obtus, tel apparaît le plus souvent le Saint-Simon des manuels et des notices rapides qui voudraient faire des prestigieux Mémoires, indiscutés, l'œuvre d'un homme médiocre. Partant sans idées préconçues à la recherche de ce personnage, Georges Poisson, à travers une vie passionnante, a trouvé un homme lucide, attaché à un système politique défendable, épris de nouveauté, profondément réformateur, parfois visionnaire, un homme du XVIIIe siècle, l'ami de Montesquieu auquel il survécut. De plus, la découverte de nombreuses lettres et documents inédits, révélés ici, a permis à l'auteur de mieux préciser cette figure qui, descendue de son cadre, dépouillée de son manteau de velours et d'hermine, nous apparaît sensible, faible parfois, sensuelle, humaine, souvent très proche de nous.

13 euros (code de commande : 21325).

 

[SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc de)]. RAVIEZ (François) — Le duc de Saint-Simon et l'écriture du mal. Une lecture démonologique des Mémoires. Paris, Champion, 2000. In-8° sous cartonnage un peu insolé d'éditeur, 572 p., (collection « Les Dix-Huitièmes Siècles », n° 40).
En quatrième de couverture :
   Parmi les centaines de personnages des Mémoires, il en est un dont le nom n'est écrit qu'une seule fois : Satan ! Lue d'un regard inquisiteur, l'œuvre apparaît cependant imprégnée de sa présence, comme si le diable prenait « toutes sortes de formes » pour traverser la chronique, et le mémorialiste toutes sortes de mots pour le dire, pour le répéter. De scène en scène, de portrait en portrait, d'image en image, une « écriture du Mal » s'élabore, qui donne au texte ses plus longues et ses plus secrètes résonances. En apparence profuse, hétéroclite, inégale, l'œuvre majeure de Saint-Simon révèle peu à peu une « profonde et ténébreuse unité ». Indicible et omniprésent, ce diable que poursuit la plume n'est-il pas l'émanation d'une psyché révulsée par le monde et ce qu'il devient ? Homme de foi, homme de cour, homme de langage enfin, le mémorialiste laisse entendre bien plus que ce qu'il dit, et les désordres des temps qu'il peint d'une encre au vitriol nous en apprennent autant sur sa sensibilité que sur les coulisses de l'histoire. D'inspiration thématique, cette lecture des Mémoires montre que tout se tient, que tout est nécessaire dans ce continuum où se fondent et se confondent, traversés de la même lumière infernale, récits et généalogies, « caractères » et recopiages, événements tragiques ou ridicules, « démons » sous un masque humain et grandes figures du Bien. Ce faisant, ce que l'on ébauche en débrouillant 1 écheveau jubilatoire du verbe, c'est une poétique des Mémoires.

50 euros (code de commande : 21200).

 

SAN ANTONIO — L'Histoire de France vue par San-Antonio. Illustrations de Dubout. Paris, Fleuve Noir, 1964. In-8° sous reliure d'éditeur, 440 p., cachets aux pages de garde, de faux-titre et de titre, jaquette jaunie et défraîchie, avec manques et déchirures sur les bords.

10 euros (code de commande : 232/64).

 

SARCEY (Francisque) — Le siège de Paris. Impressions et souvenirs. Paris, C. Marpon et E. Flammarion, s.d. In-12 sous cartonnage d'éditeur (Engel), XII + 302 p.
Extrait de la préface :
« Ce n'est point à proprement parler l'histoire du siège de Paris que je prétends conter au public. Cette histoire ne peut guère être écrite que par les hommes politiques qui ont pris, à cette heure solennelle, le gouvernement du pays, et par les chefs militaires qui se sont chargés de la défense de la ville. Elle se fera peu à peu, jour à jour, chacun donnant les renseignements qu'il possède et apportant son témoignage ; et plus tard il se présentera quelque écricain, amoureux de la vérité, qui contrôlera tous les récits, les uns par les autres, les coordonnera, et en composera cette véritable histoire, que nous ne pouvons ni ne voulons faire aujourd'hui.
Nous ne dirons, nous, que ce que nous avons vu ; les tableaux qui se sont incessamment déroulés sous nos yeux, durant cette période qui a été aussi féconde en observations curieuses pour le philosophe, qu'en douleurs et en colères pour le patriote ; nous conterons moins les faits que les impressions diverses qu'ils ont causées dans nos âmes, les accablant tour à tour de tristesse et les soulevant d'enthousiasme. »

9 euros (code de commande : 8558).

 

SARS (Comte Maxime de) — Noyon à travers l'histoire. Introduction de A. Baudoux. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1978. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII, 355 p., quelques illustrations hors texte.
Impression anastaltique de l'édition de l'imprimerie A. Baticle, Chauni, 1942.
Introduction :
   - Noyon, aujourd'hui petite ville modeste et tranquille, ne se distinguerait guère de tant d'autres obscures cités provinciales, si la majesté de ses monuments ne témoignait encore de son long passé tout chargé d'histoire.
   Sur ce passé, nombreux furent les chercheurs qui se penchèrent, compulsant les textes, scrutant les documents, afin d'y retrouver la trame souvent effacée de ses annales.
   La Société archéologique et historique de Noyon, fondée en 1856, alimenta ce zèle pour l'étude du passé. Sans parler des maîtres qui ne dédaignèrent point d'éclairer par de savants travaux telles institutions, telles époques ou tels personnages de notre histoire locale, il se rencontra sur notre sol pendant près d'un siècle des amateurs instruits et consciencieux, ardents à poursuivre l'œuvre commune.
   Aussi bien les matériaux ne manquaient-ils point, promettant de riches moissons. Récits de nos vieux annalistes, archives civiles et religieuses, comptes d'argentiers, minutes notariales s'offraient aux recherches des travailleurs.
   Hélas ! le Noyonnais, souvent dévasté au cours des siècles, allait encore connaître de 1914-1918 la guerre et son cortège de destructions. L'hôtel de ville de Noyon fut complètement incendié le 26 mars 1918 avec sa bibliothèque et ses archives. Le vénérable Livre Rouge six fois centenaire, où était reproduite la charte communale de 1108 une des premières de France, devint la proie des flammes.
   Si l'on doit signaler cette perte comme une des plus sensibles, bien d'autres s'y ajoutèrent et vinrent appauvrir le patrimoine de nos précieux souvenirs.
   L'œuvre de la Reconstitution qui, sur tous les plans, s'efforça de faire revivre ce que les armes avaient anéanti, devait aussi s'exercer dans le domaine qui nous occupe. Mais ici, plus encore ailleurs, le remplacement ne se peut faire que par équivalence. Comment reconstituer des archives disparues, sinon en utilisant les extraits qui avaient déjà pu en être publiés, en remontant à des sources parallèles, en fouillant d'autres mines non exploitées. Ainsi, par recoupements, retrouverait-on la substance des faits qui s'y trouvaient inclus.
   C'est en examinant la question sous cet angle que, d'accord avec M. l'archiviste départemental et avec la Société historique de Noyon, la municipalité fut amenée à envisager l'édition d'une Monographie de cette ville, présentant une synthèse générale de tous les documents connus. Une telle œuvre, dont on ne saurait sous-estimer le puissant intérêt, n'avait jamais été tentée avec une semblable ampleur.
   Ouvragé infiniment complexe et d'une difficile réalisation. Il était nécessaire, en effet, de rechercher tous les éléments pouvant entrer dans une histoire de Noyon depuis les origines jusqu'en 1914, et, pour cela, de dépouiller aussi bien les dépôts d'archives départementales et nationales, que les documents manuscrits et imprimés des bibliothèques publiques et que les études fragmentaires éparses dans les collections des Sociétés locales. Problème ardu, si l'on songe qu'il s'agissait de cristalliser en un volume de format maniable l'apport touffu et dispersé de nombreuses générations.
   Beaucoup d'auteurs sans doute se seraient récusés. Seul un historien spécialisé dans ce genre de travaux et familier avec tout ce qui touche à la région pouvait s'aventurer dans ce dédale aux mille détours. Noyon à travers l'histoire constitue Une incontestable réussite, pour laquelle il faut rendre hommage à M. le comte Maxime de Sars.
   Références soigneusement contrôlées, mais dont la mise en œuvre évite toute allure didactique ; grandes divisions adroitement construites qui suivent l'ordre des faits sans être esclaves de la chronologie ; récits vivants et bien charpentés, documentation abondante, mais d'où les vues générales ne sont point absentes : tels sont quelques-uns des caractères de cette monographie qui semble devoir trouver audience auprès du grand public, tout en étant appréciée des érudits.
   Dans cette présentation nouvelle les grandes lignes de notre histoire locale se détachent sous un jour plus lumineux. Des brumes du passé nos annales surgissent, tour à tour glorieuses ou tragiques, imprégnées des coutumes de nos ancêtres et de leurs institutions, maintes fois bruissantes du fracas des armes et des invasions, peuplées de hautes figures et de silhouettes pittoresques, instructives, émouvantes et toujours attachantes. »

20 euros (code de commande : 14050).

 

SCHNAPPER (Dominique) — La France de l'intégration. Sociologie de la nation en 1990. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 374 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
« On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques.
La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIXe siècle d'autre part.
Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'« assimiler » tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité.
C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ? »

10 euros (code de commande : 11167).

 

SOL (Eugène) — L'industrie en Quercy. Paris, Marcel Rivière, 1942. In-8° broché, 116 p.
Table des matières :
    Chapitre I. Les commencements de l'industrie. Au temps de la féodalité.
    Chapitre II. L'industrie au Moyen Âge : de 1200 à 1453. - Un grand siècle pour le Quercy : le XIIIe.
    Chapitre III. Les Temps modernes (de 1454 à 1715). - L'industrie extractive.
    Chapitre IV. L'industrie de la poterie. La poterie d'étain
    Chapitre V. L'industrie du verre.
    Chapitre VI. Industries textiles. Les industries de la soie, de la dentelle, etc.
    Chapitre VII. L'industrie de la farine. Moulins et minoteries. La préparation du pain.
    Chapitre VIII. L'industrie de la boucherie.
    Chapitre IX. L'imprimerie. Librairie.
    Chapitre X. Métiers et professions. - Menuiserie d'art. Atelier de fabrication de croix de procession.
    Chapitre XL Physionomie de quelques communautés rurales au point de vue artisanal et professionnel. Débitants et marchands.
    Chapitre XII. Les artisans. - Apprentissage. Compagnonnage
    Chapitre XIII. Confrérie et Corporations.
    Chapitre XIV. Coût de la vie et gages ou salaires.
    Chapitre XV. L'industrie durant la première moitié du règne de Louis XV (1715-1756).
    Chapitre XVI. La prospérité industrielle sur la fin du règne de Louis XV.
    Chapitre XVII. Sociétés de Compagnons et Corporations. Salaires et coût de la vie.
    Chapitre XVIII. Sous le roi Louis XVI : de 1774 à 1781
    Chapitre XIX. La fin de l'ancien régime (de 1782 à 1789).
    Chapitre XX. Les cahiers de doléances.
   - Conclusion.
   - Appendice : L'agriculture et l'industrie dans le Lot.

15 euros (code de commande : 22474).

 

SOPRANI (Anne) — Jardins de Paris. Paris, MA Éditions, 1986. In-8° collé, 287 p., illustrations, ouvrage imprimé à l'encre verte.
Introduction :
   « Parce qu'ils goûtèrent au fruit de l'arbre de la connaissance, nos premiers parents furent chassés du jardin de l'Eden. Depuis lors, les hommes, toujours, ont voulu reconquérir le paradis perdu. Mais la tâche pouvait sembler insurmontable. Aussi, bien souvent, se contentèrent-ils de créer de petits paradis à leur mesure, des succédanés du grand jardin d'autrefois, riches pourtant de l'histoire de tous ceux qui les ont fréquentés.
   La nostalgie du monde qui précéda la chute est ressentie profondément peut-être par l'homme des grandes villes, qui éprouve le besoin de se rapprocher d'une nature que l'urbanisation accrue éloigne de lui toujours plus.
   La ville a d'abord transformé la nature sauvage environnante en terroirs agricoles pour nourrir ses habitants. Puis elle a peu à peu grignoté ces espaces cultivés, repoussant la campagne toujours plus loin de son centre puis de sa banlieue.
   Ainsi à Paris. La ville a été fondée il y a beaucoup plus de deux mille ans. Jules César rapporte, dans ses Commentaires, que les légions romaines traversèrent le village de Lutèce-sur-Seine. C'était en 53 avant Jésus-Christ. Depuis longtemps déjà devait s'être installée, dans l'île de la Cité, une agglomération de bateliers et de pêcheurs. Au centre du Bassin parisien, entre la Marne et l'Oise, le site de Lutèce devait favoriser son développement, avec l'implantation d'une garnison, d'un marché... Mais que trouvait-on si l'on s'éloignait du fleuve vers le Nord ou vers le Sud ? Une nature encore sauvage : des marais, des forêts surtout. Et seulement quelques parcelles défrichées et cultivées.
   La Cité franchit ses passerelles – devenues des ponts solides – pour déborder sur sa rive gauche, puis sur sa rive droite. En même temps, se créèrent et prospérèrent, à la périphérie, de nombreux villages dont les habitants travaillaient à l'alimentation de la ville, bientôt capitale d'un vaste pays. Celle-ci allait peu à peu dévorer tous ces villages.
   Que reste-t-il de la campagne à Paris ? Des grands domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques, des cultures maraîchères, des vergers et des vignobles, ça et là, témoignent de la splendeur passée un minuscule coin de verdure, un square, un jardin...
   D'autres, parmi les espaces verts de Paris, résultent d'une volonté délibérée, celle des rois ou des princes qui souhaitèrent, pour leur loisir ou pour leur gloire, doter leur ville de parcs somptueux; plus tard, celle d'urbanistes qui ménagèrent entre les constructions des aires de détente et de liberté.
   Les jardins de Paris ne se contentent pas d'offrir aux citadins quelques bouffées de nature. Plus encore que les monuments, fragiles devant les atteintes du temps, ils conservent la mémoire des événements dont ils furent les théâtres. Témoins des amours des princes comme de celles des manants, complices de la colère ou de la joie du peuple, confidents des poètes, jardins de lumière ou jardins de l'ombre, ils racontent la ville depuis sa naissance jusqu'à notre aujourd'hui. »

9 euros (code de commande : 13432).

 

SPALIKOWSKI (Edmond) — Caudebec. Ouvrage orné de 56 héliogravures. Photographies de l’abbé Gabriel Bretocq. Grenoble-Paris, Arthaud, 1946. In-8° broché, 106 p.
Table des matières :
   I. Les origines.
   II. La gloire d'une chapelle.
   III. Près du sanctuaire.
   IV. La maison dite « des Templiers » et autres vestiges.
   V. Fantômes de maisons de bois.
   VI. Le port et le fleuve.
   VII. Autour de Caudebec.

13 euros (code de commande : 11743).

Les statues de Paris. La représentation des grands hommes dans les rues et sur les places de Paris. Par June Hargrove.Traduction : Marie-Thérèse Barrett. Bruxelles, Fonds Mercator, 1989. In-4° sous reliure, , jaquette et étu d'éditeur, 382 p., nombreuses illustrations.

80 euros (code de commande : 13644).

[STAVISKY]. KESSEL (Joseph) — Stavisky, l'homme que j'ai connu. Suivi d'un Historique de l'affaire par Raymond Thévenin. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 183 p., jaquette.

6,50 euros (code de commande : 5504).

 

TAITTINGER (Pierre) — Et Paris ne fut pas détruit. Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 314 p., illustrations hors texte, (collection « Témoignages Contemporains »), exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 250/65).

 

TERRASSE (Charles) — Les châteaux de la Loire. Paris, Draeger et Verve, 1956. Grand in-4° (360 x 460 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur, [212] p., 140 héliogravures et autre illustrations en couleurs, feuillet volant comportant l'avertissement de l'éditeur et une carte, (collection « Musée des Grandes Architectures »), exemplaire numéroté (n° 3247), en très bel état.
Avertissement de l'éditeur :
   En entreprenant l'Album Versailles en nous voulions tenter de résoudre, par notre procédé en couleurs « 301 », des difficultés de reproduction considérées comme insurmontables – réaliser en grand format, sans déformation et avec le plus de réalisme possible les immenses appartements du Château Royal, était alors une gageure. Un travail acharné de trente années nous permit de présenter cet ouvrage qui constituait la somme des possibilités techniques du moment. Le Fontainebleau publié en 1951 profita des importantes améliorations graphiques d'après-guerre et la reproduction de ces somptueux appartements ne présentait plus de difficultés majeures.
   Avec les Châteaux de la Loire, le problème était autre. De dimensions plus restreintes, ils étaient faits pour être vus et jugés dans leur ensemble. En outre la plupart d'entre eux ne furent jamais meublés, les rois et les princes allant de résidence en résidence, emportant mobiliers et tapisseries, laissant à leur départ pièces et couloirs aussi nus qu'ils les avaient trouvés.
   Nous nous trouvions donc face à l'architecture seule.
   De pierres trop blanches ou patinées, de toits d'ardoises aux nuances subtiles, de redoutables massifs de verdure, nous devions dégager des photographies d'atmosphère.
   Nous refusant à des effets faciles de contre-jour ou de gros plans, nous avons réalisé des images entières de chacun d'eux.
   À l'encontre du peintre, nous étions à la fois prisonniers de la technique et servis par elle et, ne pouvant que capter sans interpréter, nous avons dû fixer ces images, à travers l'objectif qui déforme, employant des produits chimiques aux réactions obscures, mariant des encres dont le comportement reste mystérieux, ne pouvant juger du résultat d'une épreuve que toutes les opérations engages et terminées.
   Ces gravures, qui sont le résultat de multiples recommencements, nous les présentons aujourd'hui, croyant sincèrement qu'avec les moyens dont notre métier dispose en 1956, il n'est pas possible de faire mieux.

80 euros (code de commande : 15375).

 

THABAULT (Roger) — 1848-1914 L'ascension d'un peuple. Mon village. Ses hommes. Ses routes. Son école. Préface d'André Siegfried. Paris, Delagrave, 1944. In-8° broché, 250 p., bel exemplaire.
@ Dans son enthousiasme à publier un ouvrage sur son village, l'auteur à omis d'indiquer dans le titre qu'il s'agit de la localité de Mazières-en-Gâtine, dans le département des Deux-Sèvres.

30 euros (code de commande : 161/67).

 

[TOULOUSE]. Wolff (Philippe) — Registre d'impôts et vie économique à Toulouse. Toulouse, Privat, 1947. In-8° agrafé, 66 p., tableaux, hommage de l'auteur.
@ Extrait des Annales du Midi, nos 221 et 232.

10 euros (code de commande : 165/67).

 

[TOUVIER (Paul)]. MONIQUET (Claude) — Touvier. Un milicien à l'ombre de l'Église. Paris, Orban, 1989. In-8° collé, 293 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   L'arrestation de Paul Touvier, en mai dernier [1989], après 45 ans de clandestinité quasi-ininterrompue, a suscité de multiples interrogations et réveillé les fantômes des heures les plus noires de l'occupation. Paul Touvier n'est-il pas le premier Français à être jugé pour « crime contre l'humanité » ? On a beaucoup imaginé, mais les hypothèses comportaient plus de trous que d'éléments solides.
   Voici venu le temps des réponses et des révélations. Claude Moniquet a suivi, pour un grand hebdomadaire d'abord, puis en concevant ce livre, la piste de Touvier pendant trois ans. Il a rencontré sa famille, il a su s'imprégner de l'atmosphère extraordinaire de cet homme si longtemps traqué. Claude Moniquet a su tisser des liens privilégiés avec les enquêteurs qui lui ont confié certaines archives fermées depuis la fin de la guerre. Grâce à ces multiples documents, Claude Moniquet éclaire les responsabilités de l'Église dans cet épisode si controversé.
   Ce livre retrace, avec passion mais sans parti pris, l'histoire véridique et incroyable du plus grand criminel de guerre français encore vivant.

10 euros (code de commande : 22896).

 

Traditions socialistes françaises. Neuchatel, Éditions de La Baconnière, 1944. In-8° broché, 89 p., (collection « Les Cahiers du Rhône », n°55).

6,50 euros (code de commande : 3531).

 

Villes et Campagnes. Civilisation urbaine et civilisation rurale en France. Recueil publié sous la direction et avec une introduction par Georges Friedmann. Paris, Colin, 1953. In-8° broché, XXIV + 473 p., cartes, graphiques et schémas, (« Bibliothèque Générale de l'École Pratique des Hautes Études, VIe section »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 171/67).

 

ZIEGLER (Gilette) — Le défi de la Sorbonne. (Sept siècles de contestation.) Paris, Julliard, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 189 p., un cahier d'illustrations hors texte, coin supérieur du feuillet de titre coupé, bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   L'occupation de la Sorbonne par la police, le 3 mai 1968, fut, a-t-on dit, le détonateur qui déclencha la révolte étudiante. Pourquoi ?
   Sans doute parce que la Sorbonne garde, pour les étudiants les moins conformistes, valeur de symbole. De nombreuses luttes l'ont opposée aux autorités, au pape, au roi de France et à ses prévôts de police, toujours au nom de la liberté. Son histoire est tissée de drames, de persécutions, de révolte... Jusqu'au XIXème siècle, où elle devint « la tribune retentissante du haut de laquelle les maîtres parlaient à toute l'Europe », et jusqu'au XXème, où elle abrita, sous l'occupation allemande, une ronéo clandestine et fournit le matériel des premiers explosifs utilisés par la Résistance.
   C'est cette histoire de la Sorbonne que retrace Gilette Ziegler, sans la séparer de celle des étudiants de Paris, de leurs contestations et de leurs violences qui permettaient d'obtenir, il y a plus de sept siècles, les premières libertés universitaires.

13 euros (code de commande : 24863).


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