RÉVOLUTION - EMPIRE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[OUVRARD (Gabriel-Julien)]. SAVANT (Jean) — Tel fut Ouvrard. Le financier providentiel de Napoléon. Paris, Fasquelle, 1954. In-8° broché, 298 p., (collection « Tels qu'ils Furent »), hommage de l'auteur à Maurice Dernelle.
Extrait :
   Jeudi. Jour de promenade pour tous les écoliers, pour tous les collégiens. Ceux de Beaupréau sont déjà en rangs, et s'acheminent vers le terrain de jeu. Là, les attendent de vieilles marchandes de friandises, assurées de bien vendre, et promptement, tout ce qu'elles ont apporté pour provoquer l'appétit et la gourmandise de cette jeunesse.
   Mais, tandis que chacun se livre à son plaisir, un grand garçon s'approche des marchandes, discute, et, dans l'espace d’un instant, a conclu marché. Comptant, il s'est rendu acquéreur des stocks de pain d'épices, sucres d'orge, gâteaux de Nanterre, coco, etc. Et parce que ce grand garçon sait compter, il a réalisé une excellente opération.
   Il va, maintenant, en réaliser une seconde. Échauffés par le jeu, les collégiens accourent vers les marchandes, réclament à grands cris les friandises chères et protestent devant les éventaires dépouillés. Puis, peu à peu, les protestations s'apaisent. Un « grand » se tient non loin de là, déjà entouré de condisciples, auxquels il vend, au choix, les gâteaux, les bonbons, tout ce qu’il a accaparé une heure plus tôt.
   Tels sont les débuts de spéculateur de Gabriel-Julien Ouvrard, financier de génie. Débuts modestes, certes. Mais, avant peu d'années, sa clientèle ne sera plus constituée par les collégiens de Beaupréau : les gouvernements, les rois, les prétendants, les monarques dits tout-puissants, Napoléon lui-même (symbole de l'omnipotence) et tous les grands de ce monde auront recours, nolens volens, à l'indispensable, à l'irremplaçable Ouvrard.

12 euros (code de commande : 32407).

 

[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. CALMETTE (Joseph) — Napoléon Ier. Paris, Éditions de Paris, 1952. In-8° broché, 338 p.
Table des matières :
   Chapitre I. L'Île natale.
   Chapitre II. Au service du Roi.
   Chapitre III. Dans l'ambiance révolutionnaire.
   Chapitre IV. L'envol de l'Aigle.
   Chapitre V. La campagne d'Italie.
   Chapitre VI. L'aventure d'Égypte.
   Chapitre VII. Brumaire.
   Chapitre VIII. L'étape consulaire.
   Chapitre IX. Le sacre impérial.
   Chapitre X. Austerlitz.
   Chapitre XI. Victoires sur victoires.
   Chapitre XII. Le mystère de Tilsitt.
   Chapitre XIII. Le guêpier espagnol.
   Chapitre XIV. D'Erfurt à Wagram.
   Chapitre XV. Les années tournantes.
   Chapitre XVI. L'Empereur et son entourage.
   Chapitre XVII. L'Œuvre constructive.
   Chapitre XVIII. La vie de l'Empire.
   Chapitre XIX. Le désastre de Russie.
   Chapitre XX. Le réveil de l'Allemagne.
   Chapitre XXI. De Leipzig à Fontainebleau.
   Chapitre XXII. L'Île d'Elbe.
   Chapitre XXIII. Les Cent Jours.
   Chapitre XXIV. Sainte-Hélène.
   - Épilogue.

12 euros (code de commande : 32232).

 

[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. GAUBERT (Henri) — Le sacre de Napoléon Ier. Paris, Flammarion, 1964. In-8° broché, 245 p., (collection « L'Histoire »).
En quatrième de couverture :
   « Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas », déclara certain jour, et de manière assez coléreuse, Napoléon Ier, au cours d'une séance du Conseil d'État où se discutaient les modalités du sacre et du couronnement.
   Du sublime ? Il y en eut, certes. Une liturgie riche de symboles. La présence auguste du pape Pie VII, participant effectivement à cet office grandiose. Sans compter les diverses marches et contremarches du couple impérial, évoluant avec pompe sous les voûtes de Notre-Dame. Du ridicule ? Il faut bien s'attendre à voir paraître ici cet élément indésirable que Napoléon semblait considérer avec une certaine appréhension. Rien d'étonnant à cela : la cour impériale est encore bien jeune pour affronter publiquement de pareilles manifestations ; et par ailleurs son chef ne possède guère de dispositions particulières en ce qui concerne le respect de l'étiquette...
   Dans la mise au point très objective de ces deux notions plutôt opposées – le sublime, le ridicule – Henri Gaubert a pris bien soin de ne pas trop accentuer le côté plaisant de l'anecdote : les faits parlent assez tout seuls. Le livre qu'il nous présente ici est loyal, et dégagé de tout parti pris. D'autre part, il apporte nombre de rectifications et, aussi, quelques compléments d'information sur cette singulière et imposante journée du 2 décembre 1804.

8 euros (code de commande : 32233).

 


Dans la mise à jour précédente...

 

GAVOTY (André) — Les drames inconnus de la cour de Napoléon. 1804. La disparition d'Octave de Ségur. La démission de Mme de Vaudey. Une soirée au camp de Boulogne. Paris, Fayard, 1962. In-8° broché, 248 p.
En quatrième de couverture :
   Un récent volume, riche en découvertes, sur Les amoureux de l'impératrice Joséphine, une alerte biographie de La Grassini, première cantatrice de S.M. l’Empereur et Roi, et de nombreux articles historiques ont témoigné des connaissances hors de pair que possède André Gavoty sur la société du Premier Empire.
    Il s’attache aujourd’hui à élucider ceux des drames ou intrigues de la cour impériale qui, ayant échappé à la majorité des contemporains, sombrèrent bientôt dans l’oubli. Le présent volume rassemble ainsi trois récits d’aventures qui se déroulèrent durant les sept premiers mois du règne de Napoléon.
   Le premier concerne Octave de Ségur, fils du grand chambellan et lui-même sous-préfet de Soissons, âgé de vingt-cinq ans, marié et père de trois fils, qui disparut un matin d’août 1804 et ne devait reparaître qu’en 1818, après d’extravagantes aventures. Le second évoque une très belle dame de la maison de Joséphine qui, à la veille du sacre, provoqua une crise conjugale et faillit priver l’impératrice de sa couronne. Le dernier récit relève de la comédie plutôt que du drame et nous conte comment Napoléon s’introduisit dans le salon d’une jolie femme pour y surveiller son frère Joseph.

9 euros (code de commande : 32207).

 

[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. LO DUCA (Joseph-Marie) — Journal secret de Napoléon Bonaparte. Paris, Éditions de l'Archipel, 1948. In-8° broché sous couverture à rabats, 290 p., une illustration en frontispice.
Sur le rabat de la couverture :
   L'aventure napoléonienne est – encore à ce jour – dominée par un mystère. Alors que nous croyons connaître Napoléon, nous ne connaissons en réalité que le général et l'empereur, sans trouver l'explication logique de son échec. Pourquoi s'est-il laissé vaincre ?
   C’est qu'un autre personnage participe à ce mystère : Henri Jomini. Auxiliaire du maréchal Ney, cet homme avait la particularité de voir comme Napoléon. Devant une carte, devant un champ de bataille, devant une situation quelle qu'elle fût, ses réflexes étaient les mêmes que ceux de Napoléon. Cent témoignages confirment cette bouleversante « coïncidence » et l'histoire a dénommé Henri Jomini, général de l'empire français de 1800 à 1813 et général de l'empire russe de. 1812 à 1869, « le devin de Napoléon ».
   Les moins perspicaces ont compris que le passage de Jomini d’un camp à l'autre changeait le destin du siècle. Mais ce n’est là qu'un détail dans l'immense intrigue à deux personnages.
   Les faits troublants ne s'arrêtent pas avec Sainte-Hélène. En 1826 encore, un ancien maréchal de Napoléon, devenu ambassadeur du roi de France auprès du tsar, s'excusait auprès de Jomini. d’une faute dont il n'aurait dû rendre compte qu’à Napoléon.
   Ces deux vies parallèles eurent un développement commun que le Journal secret de Napoléon Bonaparte vous montre sous la forme hâtive et multiple où il fut conçu.

10 euros (code de commande : 32067).

 

[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. LUCAS-DUBRETON (Jean) — Le culte de Napoléon. 1815-1848. Paris, Albin Michel, 1959. In-8° broché, 468 p.
En quatrième de couverture :
   Spécialiste de l'histoire de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, auteur d'un Louis XVIII, d'un Charles X, d'un Louis-Philippe, J. Lucas-Dubreton suit dans Le culte de Napoléon les sinuosités, les fluctuations de l'idée impériale dans l'opinion publique, depuis Waterloo jusqu'à l'aurore du Second Empire. Après les représailles royalistes, l'effondrement apparent du bonapartisme, celui-ci renaît insensiblement, malingre un jour, vivace le lendemain. Conspirations, attentats, émeutes se succèdent et le bonapartisme, qui n'est pas encore un parti, rassemble des fragments de plus en plus nombreux de la dévotion populaire à l'Empereur. La monarchie bourgeoise de Louis-Philippe, que la tradition – ou l'ignorance – ont revêtue d'un vernis de platitude, est en réalité l'une des plus explosives de notre histoire : épanouissement du romantisme, éclatement des fureurs populaires, choc des ambitions déçues, des aspirations nouvelles... Dans ce chaos le culte napoléonien trébuche parfois, puis se rétablit, se renforce ; en 1848, son réveil est si manifeste qu'il apparaît comme le seul fondement solide sur lequel puisse s'appuyer la nation.
   C'est le récit passionnant de ces trente-trois années si lourdes de conséquences que le lecteur trouvera ici avec des détails précis qui en font une sorte de résurrection.

12 euros (code de commande : 32065).

 

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[ALMANACH]. GALART DE MONTJOIE (Christophe Félix Louis Ventre de La Touloubre, dit)] — Almanach des gens de bien pour l'année 1795, (vieux style.)], contenant des anecdotes peu connues, pour servir à l'histoire des événemens de ces derniers tems ; l'arrivée de Carrier aux enfers ; des observations sur le même ; son épitaphe ; deux dialogues des morts, un entre J.-J. Rousseau et Malesherbes, l'autre entre Favras et Bailli ; les médecins, histoire véritable ; des prédictions pour tous les mois de l'année, &c. &c. Paris, Pichard, [1795]. [A Paris, / Chez Pichard, Libraire, rue de / Thionville, vis-à-vis la rue Christine.] In-12 sous son brochage d'époque, 216 p., une gravure en frontispice, la dernière page (table) est collée à la couverture, peu courant.
Epitre aux Gens de bien :
   Salut aux Gens de bien ; c'est à eux que je présente ces étrennes ; c'est d'eux seuls que j'ambitionne les suffrages.
   Sous le règne du tyran Robespierre, les Gens de bien étoient dans l'oppression ; ils pleuroient sur leur patrie ; ils n'osoient fixer leurs yeux sur l'avenir. Qu'ils reprennent aujourd'hui courage, qu'ils sèchent leurs pleurs, qu'ils ouvrent leurs cœurs à l'espérance : le tigre n'est plus, tout va changer de face.
      Le jour a reparu : rien n'est long-temps extrême.
   Que d'idées affligeantes va réveiller la lecture des anecdotes que je présente ici aux Gens de bien ! Mais l'amertume qu'elles verseront dans leur ame, sera adoucie par la certitude que les dangers auxquels ils ont échappé, n'arriveront plus. Leur esprit fatigué par le souvenir de tant de calamités, se reposera agréablement sur le consolant avenir que promettent à la France les heureuses prédictions qui terminent cet écrit.
   Sans doute toutes les plaies faites aux Gens de bien, ne sont pas encore fermées ; mais si l'empire de la justice et de la vérité s'affermit lentement, il est aussi plus durable. Le règne des méchans est un torrent ; il s'écoule rapidement ; les campagnes qu'il a désolées, reprennent insensiblement leur première fertitlité, pour ne la plus perdre, parce que des barrières sont élevées, qui les préservent à jamais ru retour du même fléau.
   Sans doute aussi, il est parmi les Gens de bien, des hommes, et le nombre en est malheureusement considérable, il en est, dis-je, parmi eux, qui sont condamnés à un deuil perpétuel ; il en est qui ont à pleurer des pertes irréparables. Que de veuves ! que d'orphelins !.. Ah ! j'en conviens : il est des douleurs sans remèdes ; cependant, et les Gens de bien ne me démentiront pas, le bonheur de la patrie offre un adoucissement aux malheurs domestiques.
   Enfin, quel nouveau sujet d'allarmes pourroit-il rester aux Gens de bien ? craindroient-ils les menées secrettes des partisans qu'a pu laisser après lui le hideux monstre que la Convention Nationale a étouffé ? Eh ! que craindre de leurs mystérieux complots ? Quand c'est la justice qui règne,
      La noirceur masque en vain les poisons qu'elle verse,
      Tout se sait, tôt ou tard, et la vérité perce.

   Les espérances que je donne ici à ces véritables amis de la Patrie, ne sauroient donc être mieux données, puisque ceux qui sont les arbitres de nos destinées, disent avec moi :
      Salut aux Gens de bien.
Extrait de la notice des Almanachs français :
   On trouve dans cet almanach le précis des événements du 9 thermidor au 23 fructidor An III, des sujets de méditations, philosophiques et politiques, des apologues et diverses anecdotes dont une sur le mariage de Camille Desmoulins.
   Avec le calendrier romain et le calendrier républicain pour l'An III et IV. Croyant devoir expliquer les raisons qui lui ont fait donner un calendrier pour l'an de grâce 1795, l'éditeur dit : « Le calendrier romain est reçu dans toute l'Europe ; les voyageurs, les personnes même qui ont des relations commerciales avec les étrangers, ne peuvent se dispenser de le connoître ; il est également nécessaire pour l'étude de la chronologie, pour la lecture de l'histoire et des livres qui ont paru jusqu'à ce jour. »
Bibliographie :
   - Grand-Carteret (John), Les almanachs français, n° 1209.

80 euros (code de commande : 30050).

 

BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers ou Le gouvernement anglais dévoilé. Par Bertrand Barère. Tomes I, II et III (complet). S.l., s.n., [1798]. [Imprimé en France. / Ventôse, an VI de la république.] Trois volumes petits in-4° plein veau d'époque, dos lisses (reliure frottées, manques aux coiffes des tomes I et II, coins émoussés), t. I : LXIII, [1 bl.], 314, [10 (table)] p., une grande carte à déplier, t. II : 319, [1 bl.], [7 (table)], [1 bl.] p., t. III : 408, [1], [1 bl.], [9 (table)], [1 bl.] p., rare.
Avertissement de l'auteur :
   Je m'honore d'avoir attaqué en France, avec une constante vigueur, la politique et les crimes du gouvernement Anglais.
   Le premier, je l'ai dénoncé du haut de la tribune nationale, à la république, dont il troubloit par systême la paix et la sûreté ; à l'Europe, dont il violoit avec impunité la loi générale ; à l'humanité, dont il attaquoit avec barbarie tous les droits ; aux gouvernemens, dont-il corrompoit la morale par la vénalité ; à tous les peuples, dont il détruisoit par la force et l'adresse, les libertés civile et politique, et dont il usurpoit toutes les facultés maritimes, commerciales et industrielles.
   Que m'importe d'avoir été assassiné moralement et politiquement par les écrivains et les agens stipendiés au milieu de nous, par cet atroce gouvernement Anglais ? Ils ne manqueront pas sans doute de continuer leurs intrigues, leurs manœuvres, leur corruption, leurs calomnies, auprès de l'autorité nationale, autour de l'opinion publique, en irritant contre moi les passions les plus viles du cœur de l'homme, en rappelant les funestes époques de ma proscription, en renouvellant en France le même systême de persécution et d'assassinat, contre les amis courageux de la liberté. Cette affreuse tactique est connue.
   Mais l'amour de la patrie m'élève au-dessus de toute crainte personnelle. Je redouterais bien plus de laisser échaper une occasion si belle de défendre la république en déroulant l'horrible tableau des forfaits inouïs du gouvernement britannique.
   A ce souvenir, j'ai repris la plume avec laquelle j'avois buriné, l'an deux, les premiers crimes de ce gouvernement contre la France et la liberté. J'ai cru, au moment où l'immortel Bonaparte va se mettre à la tête de l'armée d'Angleterre, et comme un nouveau Scipion, soumettre une autre Carthage, devoir concourir avec les écrivains patriotes, avec les représentans du peuple et les premiers magistrats de la république, à nationaliser de plus fort l'indignation et la haine contre ce gouvernement corrupteur et perfide. Puissent mes faibles efforts faire passer, dans nos bataillons vainqueurs, cette aversion vigoureuse de la tyrannie, anglaise, qui enflamme les courages et présage les succès ! Le gouvernement de Londres est mille fois plus coupable encore que le gouvernement de Venise, que ces braves républicains ont anéanti.
   Le plan de cet ouvrage est simple.
   J'y développe d'abord quelques idées sur la puissance maritime en général, pour démontrer ensuite avec plus de force tous les dangers de la puissance maritime insulaire ; ce qui forme la matière des deux premiers livres.
   Je cherche à prouver, dans le troisième livre, que le gouvernement anglais, dans ses rapports extérieurs, est une puissance contre nature, colossale et toute artificielle. Je n'ai pas besoin de parler des vices de sa constitution intérieure ; l'opinion sage des hommes libres de l'Angleterre l'a jugée ; il faut respecter les tombeaux.
   Quoiqu'on parle peu en Europe du droit naturel, relativement à l'état actuel des choses humaines et des gouvernemens, la république française qui a rétabli ce droit, base de sa constitution, m'impose l'obligation de prouver, dans le quatrième livre, que le gouvernement Anglais est destructif du droit naturel et du droit des gens.
   Le cinquième, est destiné à démontrer que ce gouvernement est incompatible avec l'intérêt, la sûreté et la paix des autres nations.
   Dans le sixième, je dirai qu'il ne peut s'accorder avec l'état des lumières, de civilisation, de philosophie et de révolution politique qu'à subi l'Europe.
   Il ne sera pas difficile de soutenir, dans le septième livre, que le gouvernement anglais ne peut co-exister avec la république française.
   Je développerai en finissant, la nécessité d'affranchir les mers, de proclamer une déclaration du droit des gens et des droits maritimes de toutes les nations.
   Les résultats de ce grand Acte de navigation générale sont faciles à saisir. Je ne ferai pas l'injure à mes lecteurs de les développer.
À propos de la publication de cet ouvrage :
   Il n'est pas question ici de revenir sur la riche carrière politique de Barère ; notons seulement que, le 1er septembre 1794, il fut appelé, lors de son renouvellement, à siéger au Comité de salut public. Le 22 mars 1795, la Convention qui avait ouvert une série d'enquêtes visant à établir les responsabilités de la Terreur, mit Barère en accusation qui, au terme d'un procès tumultueux, fut condamné à la déportation à Cayenne. Il y échappa en s'évadant et en se cachant à Bordeaux. Exclu de l'amnistie prononcée en 1795 à l'occasion de la transition entre la Convention et le Directoire, il publia, trois ans plus tard et à ses frais – et en devant se résigner à vendre une propriété dans les environs de Tarbes pour honorer la facture de l'imprimeur – l'ouvrage présenté ici dans lequel il soutenait l'option d'un blocus continental de l'Angleterre. C'est seulement à la fin de l'année 1799 qu'il fut amnistié par Bonaparte.
   En avril 1839, Bertrand Barère confia le manuscrit de son ouvrage à la bibliothèque de la ville de Tarbes. La notice descriptive précise qu'au recto du feuillet de garde initial, on lit : [...] « Je composai cet ouvrage pendant que, m'étant soustrait à la déportation arbitrairement prononcée contre moi, le 12 germinal an III (avril 1795), par les tyrans thermidoriens, d'après le conseil de Syez, j'étais caché à Bordeaux, chez M. Jacques Forcade, négotiant, qui me donna courageusement, pendant cinq années l'hospitalité gratuite chez lui, à ses périls et risques, dans cette époque de réaction, portée jusqu'à la férocité. J'étais obligé d'écrire le jour mes pensées sur des feuilles volantes et de les cacher chaque soir, crainte d'être surpris par la police du Directoire exécutif. C'est sur ces feuilles éparses que la Liberté des mers fut imprimée à Bordeaux. Et j'ai conservé et fait relier ces feuilles, pour attester à l'avenir combien il est difficile de s'occuper du bien de son pays. (Signé) B. Barère de Vieuzac. »

Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).

 

[CAMBRONNE (Pierre)]. HUARD (Albert) — Connaissez-vous Cambronne. Préface par Henry Lachouque. Paris, Bloud & Gay, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur, 158 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissez-vous ? »).
Préface :
   Albert Huard, mon « Ancien » à Saint-Cyr et mon ami, historien de l'empire, chercheur opiniâtre, précis, enthousiaste et un brin caustique, n'aime pas les défaites et s'intéresse particulièrement aux périodes glorieuses de l'Épopée. Il a réuni sur Iéna, Goethe, Eriedland, Tilsit, le Vol de l'Aigle, une exceptionnelle collection de documents et d'objets dont il fait généreusement profiter les grandes expositions et ses amis.
   Au cours de conversations interminables à la manière des soldats de Napoléon réunis autour d’un feu de bivouac pour astiquer fourniment et gibernes, nous avons  giberné »... Giberné sur l’île d'Elbe, sur le départ de Napoléon et les événements étranges qui l'ont précédé, sur la marche foudroyante vers Grenoble ; giberné sur Cambronne, commandant de l'avant-garde de l’Empereur ; nous évoquions le Nantais, le capitaine du Grenadier La Tour d'Auvergne, le colonel de la Jeune Garde, Waterloo... Huard, causeur aimable, amusant, humoriste, célébrait l'extraordinaire courage militaire du célèbre grognard, tentait de dénombrer ses blessures, louait sa fidélité à l’Empereur... pendant l’Empire, déplorait ses platitudes ultérieures ; puis, devenant rapidement réaliste, il se mit à camper une silhouette précise de l’homme, à détailler, projecteur en main, plusieurs circonstances de sa vie, éclairant d’une vive lumière ses faits et gestes, fouillant les détails de son caractère, montrant, avec une sagace pénétration et une absence totale de conformisme, qualités et défauts d’un Cambronne sensible et emporté, explosif et généreux, modeste et glorieux, mal élevé et courtois, détestant les Anglais et marié à une Anglaise !...
   Cambronne, dit Huard, est l’homme des contrastes ; grognard impénitent, bohémien épique, habitué à coucher dehors, il a terminé douillettement sa vie, apprécié le confort, soigné par sa femme ; après avoir donné de grands coups de sabre, il tirait l'aiguille et brodait des tapisseries au petit point !
   « L'homme des contrastes », insista-t-il, même à propos du « mot » dit, bien à tort, de Cambronne ! Grâce au « mot », il est entré dans la légende et... il ne l'a certainement pas lancé à la tête des Anglais... du moins en cette fin de bataille du 18 juin, à l'endroit où se dresse aujourd'hui, prés de Belle-Alliance, l'aigle blessé de Gérôme. Personne, en effet, ne lui a demandé de se rendre et, grièvement blessé, il avait perdu le sentiment !....
   Cette manière de considérer l'histoire étant exactement dans l’esprit de la collection « Connaissez-vous ? », j’ai demandé à mon ami Albert Huard d'écrire pour nos fidèles lecteurs sa belle histoire vivante, attrayante et vraie.
   La voici.

15 euros (code de commande : 31481).

 

 

 

Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ L’exposition a été organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989..

25 euros (code de commande : 149/60).

 

[CONCORDAT]. Suite du Coup-d'œil, ou Lettre au sujet de la Loi du 18 Germinal an X. Deuxième édition. S.l., s.n., 1803. [M. DCCC. III.] In-8° broché (sans couverture), 47, [1 bl.)] p.
Avertissement :
   Beaucoup de personnes sont souvent dans le cas d'entendre parler des articles organiques, mais peu savent ce qu'ils sont, sur quels principes ils sont fondés, quelle doctrine ils contiennent, & à quelle fin ils butent. Plusîeurs même ignorent par quelle autorité ils ont été faits & joints au Concordat, ou à la convention passée entre le Pape régnant Pie VII & le gouvernement français. Tout le monde voit assez qu'il s'opère, dans l'Eglise catholique, un renversement total de sa discipline ; mais la plus grande partie en demeure la, sans s'inquiéter si ce bouleversement se fait par une autorité légitime & compétente.
   Il est cependant du plus grand intérêt de tout vrai catholique qui veut s'assurer dans la voie du salut, d'être instruit sur ces points ; ce sont là des choses qui touchent de bien près à l'intégrité de la foi & à la conservation de la véritable doctrine chrétienne : cette connoissance intéresse d'autant plus, que le gouvernement, secondé par la plupart des évêques de la nouvelle création, prend toutes les mesures possibles, & se sert de toutes les ruses imaginables, pour mettre ces articles en exécution, & même pour obtenir du clergé secondaire un assentiment ou approbation, au moins indirecte & implicite, desdits articles.
   Les articles organiques ayant été fabriqués par la seule puissance civile qui, en vertu de sa souveraineté temporelle, prétend avoir le droit d'organiser le culte catholique, & d'arranger la discipline de l'Eglise à la mode, il s'agit de savoir,1° si ce droit lui compete réellement. 2° Si cette usurpation ne tend pas directement à la destruction de l'Eglise catholique hors laquelle il n'y a pas de salut, ou n'opère pas même cette destruction. 3° Quels sont, en particulier, les effets que doit naturellement produire l'ensemble des articles organiques, ou chaque de ces articles séparément, dans le cas que le clergé reconnoisse directement ou indirectement, explicitement ou implicitement, ce pouvoir dans la puissance civile, & qu'il concoure, coopère ou connive d'une manière ou de l'autre, à leur mise en exécution.
   Ces questions n'intéressent pas seulement les ministres de l'Eglise qui, par leur état, sont plus spécialement chargés de conserver le dépôt de la foi, de la véritable doctrine chrétienne, & de soutenir les droits & prérogatives que l'Eglise catholique a reçus de son divin fondateur, & sans lesquels elle ne peut subsister ; mais généralement tous les fideles, qui doivent savoir que personne ne peut être sauvé sans la foi, & qu'il n'y a de vraie foi & de moyens de salut que dans l'Eglise catholique : d'ailleurs il leur est bien important de connoître leurs ministres, à quelle doctrine ils tiennent, & quelle est celle par conséquent qu'ils sont dans le cas de professer & d'enseigner ; car notre Seigneur Jésus-Christ dit dans l'Evangile, que si un aveugle en conduit un autre, ils tomberont tous deux dans la fosse : Cœcus autem si cœco ducatum praeset, ambo in foveam cadunt, Matth. 15. 14. D'après cela, quelle confiance pourront avoir les fideles dans des ministres, qui se sont fournis, d'une manière quelconque, à des lois qui détruisent son Eglise ?
   Un ami particulier m'adressa il y a quelque temps, une lettre qui jette un grand jour sur cet objet. Si elle n'épuise pas la matière par la profondeur de ses raisonnemens, si elle ne tire pas toutes les conséquences qu'on pourroit tirer, si elle ne dit pas tout ce qu'on pourroit dire ; elle a du moins cet avantage, qu'elle est courte, facile à comprendre, & qu'elle rassemble une quantité de faits propres à développer le venin des articles organiques, & par conséquent à en inspirer une juste horreur & aversion : or, comme un grand nombre de personnes, surtout dans la classe commune des fidèles, n'aiment pas les longues discussions, & sont plus faciles à persuader par des faits que par de profonds raisonnemens, j'ai jugé que cette lettre pourroit être d'une grande utilité dans les circonstances présentes : c'est à cette fin que je me suis empressé de la faire imprimer & distribuer, comme le moyen le plus prompt pour les prémunir contre une erreur qui fait, de jour en jour, les plus grands progrès, & que même beaucoup d'ecclésiastiques, soit car crainte, soit par cupidité, ou par une lâche condescendance, ne cherchent que trop à accréditer.

50 euros (code de commande : 30086).

 

Constitution de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.
En quatrième de couverture :
   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.

50 euros (code de commande : 17308).

 

DEBOST (Louis-Marie) Les prisons de Bourg et de Lyon pendant la Terreur. Une agonie de soixante-quinze jours. Journal inédit de Louis-Marie Debost, procureur au Présidial de Bourg-en-Bresse. Août 1793-Avril 1794. Avant-propos et notes de G. Lenotre. Deuxième édition. Paris, Perrin, 1932. In-8° broché, VIII, 321 p., un portrait en frontispice, bon exemplaire peu courant.
   
Très intéressant témoignage d'un sympathisant de la Révolution et qui perdit au fur et à mesure ses illusions et voit s'installer la Terreur après l'acceptation mitigée de la nouvelle Constitution.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Voyage à Paris.
   Chapitre II. La prison des Claristes et de Pierre Châtel à Bourg.
   Chapitre III. Détention à Ambronay.
   Chapitre IV. La prison de Roanne à Lyon.
   Chapitre V. À Lyon : l'Hôtel de ville.

18 euros (code de commande : 30990).

 

[ÉMIGRATION]. Déclaration du comte Franz Georg Karl von Metternich-Winneburg, ministre plénipotentiaire des Pays-Bas autrichiens relative aux émigrés français fuyant la Révolution. Mons, Wilmet, [1793]. [A Mons, chez M. J. Wilmet, Imprim. de la Noble / & Souveraine Cour à Mons, sur la grand'Place.] In-folio (212 x 310 mm.), 4 p. dont les deux dernières blanches, une mention manuscrite de 7 lignes, un pli horizontal (soigneusement renforcé avec de l'adhésif) et un pli vertical, rare.
   La mention manuscrite précise : « Edit de S.M. du 5 avril 1793, / concernant les réfugiés français / et tous autres étrangers aux / Pays-Bas, lesquels doivent / sortir du pays à moins de / justifier de tous moyens d'exis- / tence. »
   La publication de cette déclaration du comte von Metternich, au nom de l'archiduc d'Autriche François Ier, en sept articles fut ordonnée par « les Grand-Bailli, Président et Conseillers en la Noble & Souveraine Cour à Mons », le 10 avril 1793.
   Cette édition est rare : elle ne figure ni dans la Bibliographie montoise d'Hippolyte Rouselle, ni dans Quatre siècles d'imprimerie à Mons de Bertrand Federinov.
   Marie-Joseph Wilmet était la fille de Mathieu dont elle reprit la succession de l'activité d'imprimeur qu'elle exerça jusqu'en 1794.
Bibliographie :

   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, p. 512.

30 euros (code de commande : 31900).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
   Catalogue réalisé à l'occasion de l’exposition organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Daniel Cardon de Lichtbuer.
   - La Révolution et les femmes, par Élisabeth Badinter.
   - Les femmes et la Révolution, par Éliane Gubin.
   - Catalogue :
      1. Les femmes participent activement à la vie politique. La Révolution, la politique et les femmes, par Bernard de Montgolfier.
      2. Les droits de la femme. L'autre Démocratie dans la Révolution, par Françoise Collin.
      3. La vie quotidienne et la mode. Femmes, chiffons et Révolution, par Nicole Pellegrin.
      4. Les métiers féminins. Les métiers féminins, par Magali Humann.
      5. Visages de femmes. Visages de femmes, par Linda Kelly.
      6. Regard contemporain sur la Révolution française, par Zuka, par Renilde Hammacher-van den Brande.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 22134).

 

HIRN (François-Joseph) — Lettre pastorale de M. l'Évêque de Tournay, Ordonnant une Messe solemnelle et des Prières publiques en actions de graces de l'heureux avénement de Napoléon Bonaparte au Trône Impérial des Français, et pour implorer les lumières et les bénédictions du ciel sur Sa Majesté, sur son Auguste Famille, et sur les Peuples confiés à ses soins. Mons, Monjot, 1804. [A Mons, / Chez Monjot, Imprimeur-Libraire, rue de la Clef, n°. 9. / Prairial an XII, (Juin 1804.)] In-8° broché, 15, [1 bl.], 20 (texte du Sénatus-Consulte organique du 28 Floréal an XII) p.
Texte de la lettre de Napoléon à l'évêque de Tournai :
   Monsieur l'Évêque, le bonheur des Français a toujours été l'objet de mes plus chères pensées, et leur gloire celui de tous mes travaux. Appellé par la Divine Providence et par les Constitutions de la République, à la Puissance Impériale, je ne vois dans ce nouvel ordre de choses que de plus grands moyens d'assurer au-dedans et au-dehors la dignité et la prospérité nationale. Je me repose avec confiance dans les secours puissans du Très-Haut. Il inspirera à ses Ministres le désir de me seconder de tous les moyens qui sont en leur pouvoir. Ils éclaireront les Peuples par de sages instructions, en leur prêchant l'amour des devoirs, l'obéissance aux lois et la pratique de toutes les vertus chrétiennes et civiles. Ils appelleront les bénédictions du Ciel sur la Nation et sur le Chef suprême de l'État.
   Je vous fais donc cette lettre pour vous dire, qu'aussitôt vous l'aurez reçue, vous fassiez chanter le Veni Creator et le Te Deum dans toutes les Églises de votre Diocèse ; que vous ayez à convier aux prières qui se feront dans votre Église, les Autorités qui ont accoutumé d'assister à ces sortes de cérémonies,, et que vous ayez à ordonner la lecture au Prône, dans toutes les Églises fie votre Diocèse, du Sénatus-Consulte organique du 28 floréal dernier ; et m'assurant que vous exciterez par votre exemple le zèle et la piété de tous les Fidèles de votre Diocèse, je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur l'Éveque de Tournay, en sa sainte garde.
      Écrit à St. Cloud, le 1er. Prairial an XII.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1144.

75 euros (code de commande : 31649).

 

L'idée de nation et l'idée de citoyenneté en France et dans les pays de langue allemande sous la Révolution. Actes du colloque international de Belfort (octobre 1988). Belfort, Institut de Recherches et d'Éducation Permanente du Territoire de Belfort, 1989. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 393 p.
Sommaire :
   
Préambule : Organisation du Colloque.
   Ouverture du colloque :
      - Allocution d'ouverture de Jean-Noël Jeanneney.
      - Nation, Citoyenneté, Europe : de 1789 à 1989, par Jean-Pierre Chevènement.
   Thème I : Pré-Révolution : Aufkalrung et Lumières.
      - Rapport Général, par Marita Gilli.
      - L'Image du citoyen dans la philosophie allemande des Lumières, par Rudolf Vierhaus.
      - Aux origines du nationalisme, de l'Aufklärung à la Révolution française Particularisme, cosmopolitisme et idée de mission germanique, par Jean Nurdin.
      - Perception contemporaine des Lumières, par Gérard Bauer.
      - Europe des Nations, Europe des Citoyens, par Rudolf von Thadden.
   Thème II : Révolution : Action et Images.
      - Rapport Général, par Maurice Gresset.
      - Rheingrenze oder Rheinstrom / Le Rhin-frontière ou le Rhin voie d'eau ? (1792-1800), par Jean-René Suratteau.
      - Cosmopolitisme et sentiment national chez les révolutionnaires rhénans 1792-1800, par Marita Gilli.
      - L'image allemande de la Révolution française, par Hans Koschnick.
   Thème III : Post-Révolution : effets et contre-effets.
      - Rapport Général, par Yvette Baradel.
      - Nation, Citoyenneté, Laïcité dans une république frontière : le cas helvétique au XIXe siècle, par Pierre-Philippe Bugnard.
      - Les valeurs de la Révolution dans l'Allemagne d'aujourd'hui, par Hermann Weinreis.
      - L'héritage de la Révolution française, par Freimut Duve.
   Clôture du Colloque :
      - Révolution, Liberté, Europe, par Michel Vovelle.
      - Allocution de clôture, par Christian Proust.
   Annexes : Contributions complémentaires aux travaux du Colloque.
      - L'idéologie révolutionnaire à Belfort, 1789-1848, par Yvette Baradel.
      - Des louables cantons helvétiques à la nation suisse : l'apport du service militaire étranger, par Alain-Jacques Czouz-Tornare.
      - Lumières et Nation chez Robespierre, par Béatrice Didier.
      - Saint-Just, pédagogue de la citoyenneté, par Jean-François Dominé.
      - Du droit naturel à la citoyenneté universelle et au droit cosmopolitique : Locke - Robespierre - Kant, par Florence Gauthier.
      - Nation et citoyenneté post-thermidoriennes chez Mme de Staël, par Gérard Gengembre.
      - Identité provinciale et conscience nationale, par Maurice Gresset.
      - Reflets helvétiques de la Révolution française avant 1798, par Manfred Gsteiger.
      - Langue des sujets et langue des citoyens - Le débat sur la « glottopolitique » en Alsace pendant la Révolution française, par Frédéric Hartweg.
      - Le rôle et l'activité de l'envoyé de France en Pologne Marie-Louis Descorches dans la dernière année de la Grande Diète (1792), par Henryk Kocoj.
      - Les exclus de la citoyenneté dans les débats de la première Constituante (1798-1791), par Olivier Le Cour Grandmaison.
      - L'opposition de la maçonnerie du Grand Orient de France à l'introduction du rite écossais rectifié, par Daniel Ligou.
      - Cosmopolitisme et identité nationale, ou quelques réflexions sur les Allemands et la Révolution, par Jean Nurdin.
      - L'idée d'Europe en Allemagne sous la Restauration, par Jean Nurdin.
      - Nation et contre-révolution, par Michel Peronnet.
      - La Révolution française et la philosophie allemande, par Marianne Schaub.
      - L'image de la Révolution française dans l'historiographie et dans l'enseignement historique de la République de Weimar, par Heinz Sproll.
      - L'idée de citoyenneté dans le cadre des Lumières autrichiennes, par Ernst Wangermann.

25 euros (code de commande : 17777).

 

JOMINI (Antoine-Henri de) — Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, par le lieutenant général Jomini Aide de Camp général de S.M. l'empereur de Russie, Grand Croix de plusieurs ordres. Gravé sous la direction de J. B. Bielaerts. Bruxelles, Petit, 1839. In-f° (425 x 665 mm.) sous une demi-reliure de l'époque (dos et mors frottés, mors partiellement fendus, pièce de titre en losange sur le premier plat, [1 (titre lithographié orné d'une vignette)], [2 bl.], [1 (table des cartes et plans)], 58, [1], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 37 planches citées dans la table des cartes et des deux planches complémentaires (voir détail ci-dessous) dont la plupart partiellement rehaussées à l'aquarelle, quelques mouillures et rousseurs.
Table des cartes et plans (et leurs dimensions au trait carré) :
   1. Croquis du nord de la France, de la Belgique et partie de la Hollande (485 x 380 mm.).
   2. Carte de la Vendée (555 x 345 mm.).
   2bis. Carte des Pyrénées occidentales (640 x 473 mm.).
   3. Carte des Pyrénées orientales (455 x 310 mm.).
   4. Cours du Rhin depuis Rheinfels et Saint-Goar jusqu'à Strasbourg (430 x 570 mm.).
   5. Croquis de la contrée entre la Sieg et la Lahn (600 x 385 mm.).
   6. Plan de la bataille de Jemmapes (217 x 150 mm.).
   7. Plan de la bataille de Neerwinden (250 x 195 mm.).
   8. Carte des environs de Lille, Tournay et Courtray, pour servir particulièrement à l'intelligence des batailles de Turcoing et de Pontachin (475 x 570 mm.).
   9. Carte du centre de la frontière du nord, contenant les environs de Cambray, Douay, Guise, Valenciennes, Landrecies et Avesnes (443 x 380 mm.).
   10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).
   11. Plan de la bataille de Fleurus (362 x 277 mm.).
   12. Carte du Pays entre la Meuse et le Rhin, depuis Liège usqu'à Cologne, pour servir particulièrement aux batailles de l'Ourthe et de la Roër (446 x 357 mm.).
   13. Plan de Mayence et des environs, où l'on a tracé particulièrement l'affaire des lignes qui eut lieu en 1795, et qui pourra néanmoins servir à l'intelligence du siège de cette ville (473 x 365 mm.).
   14. Carte spéciale de la vallée du Rhin pour l'intelligence des affaires de Rastadt et d'Ettlingen (358 x 252 mm.).
   15. Croquis de la bataille de Neresheim livrée par l'Archiduc Charles au Général Moreau en 1796 (256 x 412 mm.).
   16. Plan de la bataille de Wurzbourg gagnée par l'Archiduc Charles, le 3 septembre (413 x 475 mm.).
   17. Plan pour l'intelligence des deux batailles de Biberach gagnées par le Général Moreau en 1796 et 1800 (403 x 372 mm.).
   18. Carte des environs de Fribourg pour la retraite de l'armée du Rhin en 1796 ; et notamment les combats sur l'Elz (400 x 266 mm.).
   19. Combat de Schliengen (190 x 234 mm.).
   20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).
   21. Carte de la rivière de Gênes, pour l'intelligence des opérations qui ont eu lieu dans les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 (590 x 517 mm.).
   22. Plan de la bataille de Castiglione, gangée par le général Bonaparte les 3 e 4 août 1796 (424 x 312 mm.).
   23. Carte du cours de l'Adige depuis Legnago jusqu'à Trente, pour l'intelligence des affaires de Castiglione, Gavardo, Roveredo, de la Brenta et de Bassano en 1796, de même que pour toutes les opérations qui ont eu lieu autour de Mantoue (470 x 560 mm.).
   24. Plan de Mantoue et des batailles de St Georges ou de la favorite (488 x 490 mm.).
   25. Plan de la bataille d'Arcole (460 x 365 mm.) et son supplément (190 x 175 mm.).
   26. Plan de la bataille mémorable de Rivoli (575 x 540 mm.).
   27. Carte du cours du Tagliamento, pour l'intelligence des opérations de Bonaparte contre l'Archiduc Charles, en 1797 (668 x 590 mm.).
   28. Plan de la bataille de Stockach, gagnée par l'Archiduc Charles, le 25 mars 1799, servant également aux batailles d'Engen et de Möstkirch, gagnées par le général Moreau en 1800 (535 x 427 mm.) et ses 4 petites cartes supplémentaires gravées sur une feuille.
   29. Attaque de l'Archiduc Charles sur Zurich, le 4 juin 1799, et plan de la bataille de Zurich, gagnée par Masséna, le 25 et 26 septembre 1799 (470 x 286 mm.).
   30. Plan de la bataille de Trebbia, gagnée par le maréchal Suwaroff, les 18, 19 et 20 juin 1799 (585 x 435 mm.).
   31. Plan de la bataille de Novi, gagnée par le même le 15 août 1799 (420 x 530 mm.).
   32. Plan de la bataille de Marengo, ganée par le premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800 (384 x 255 mm.).
   33. Plan de la bataille de Hohenlinden, gagnée par le général Moreau sur l'Archiduc Jean, le 3 décembre 1800 (423 x 290 mm.).
   34. Carte générale de l'Egypte, pour l'intelligence de l'expédition des Français (400 535 mm.).
   35. Carte de la Syrie, pour l'intelligence de l'expédition des Français (225 x 335 mm.).
   36. Croquis de la partie française de l'île de saint Domingue (350 x 378 mm.).
   37. Carte de l'Allemagne pour servir à l'intelligence des opérations militaires (720 x 625 mm.).


10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).


20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).

1800 euros (code de commande : 29000).

 

LACHOUQUE (Henry) — Vagabonds de la gloire. Première série. Illustrations de Guy Arnoux. Paris, Éditions du Panache, 1946. In-8° broché, VIII, 262 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.
Avant-propos :
   Voici six soldats qui, au cours de leur existence, n'ont point songé à l'immortalité.
   Ce ne sont pas des modèles de vertu, mais, selon le mot du maréchal de Villars, « il faut des hommes dans les guerres importantes » et puis, la vertu n'a jamais été le péché mignon des Français.
   Emportés dans la grande tourmente de leur caractère, de leurs passions et des événements, mais guidés par l'amour de la Patrie et l'idée de servir la France, ils ont accompli leur destin dans l'ombre, peu connus des hommes de leur génération, ignorés de la postérité.
   Il est nécessaire de mettre en lumière ces nouveaux venus au Panthéon de la gloire, parce qu'il est juste d'honorer la mémoire des hommes de cœur, mais aussi parce que la vie de chacun d'eux, souvent dramatique et toujours pittoresque est une épopée, un exemple, un réconfort et un espoir.
   La France, vaincue sur les champs de bataille et foulée aux pieds par le vainqueur, a recouvré son indépendance grâce à ses Alliés et à tous les Français.
   Ceux d'entre eux qui ont pu se battre au grand soleil ont connu les glorieuses chevauchées ; les autres ont lutté dans l'ombre ; beaucoup y sont morts et les rescapés, revenus par miracle à l'aveuglante clarté de la victoire, reprennent en chancelant contact avec la vie et ses réalités.
   Les enfants sont rentrés au bercail, mais la famille n'a pas encore retrouvé son équilibre, ni son unité.
   La route qui conduit aux sommets paraîtra d'autant plus courte et d'autant moins rude que tous y marcheront bon pas, bras dessus, bras dessous, d'un même élan et d'un même cœur, les vaillants épaulant les faibles, les jeunes entraînant les vieux.
   Nos glorieux ancêtres, quels qu'aient été leurs drapeaux, sont à l'avant-garde.
   Suivons-les.
Table des matières :
   - Le Bigorne, Caoral et Roi.
   - Madec.
   - Leclerc, dit Milfort.
   - Monsieur Boutin, Colonel du Génie.
   - Jean-Baptiste Sourd.
   - Le Colonel Du Pin.

8 euros (code de commande : 31744).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo. La fin d'un monde. 15, 16, 17 et 18 juin 1815. Deuxième tirage. Gembloux, Duculot, 1972. In-8° broché, 56 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 13).
En quatrième de couverture :
   Introduction.
   I. La guerre.
      1. Les forces.
      2. Les plans.
      3. 15-16 juin. « Coup d'éclat » manqué. - Victoire partielle.
      4. 17 juin. Succès sans lendemain.
   II. La décision.
      5. 18 juin à l'aube.
      6. Contacts et inquiétudes.
      7. Attaques de l'infanterie française.
      8. Cuirassiers de l'Empereur. IVe corps prussien.
      9. Plan de la bataille le 18 juin au soir. Wellington en détresse. La garde au feu.
      10. Du Barail, Müffling, Zieten.
      11. La défaite.
      12. Sauvetage de l'aile droite.

12 euros (code de commande : 17884).

 

[LAMOTHE-LANGON (Étienne-Léon, baron de)]. Mémoires et souvenirs d'une femme de qualité sur le Consulat et l'Empire. Édition présentée et annotée par Ghislain de Diesbach. Paris, Mercure de France, 1966. In-8° broché sous couverture à rabats, 394 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° X), un peu usagé sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pour être femme de qualité, on n'en est pas moins femme : l'auteur de ces mémoires a beau garder l'anonymat, elle ne peut s'empêcher de nous laisser entendre qu'elle est à la fois l'une et l'autre : élégante, jeune, jolie et désirable. D'excellente maison, comme on disait alors. Ancienne exilée de surcroît, ce qui lui confère les prestiges du malheur et du droit, dont elle use, de parler sans ménagements de tout et de tous. Il ne lui manque qu'une qualité : l'existence. Qu'importe : ces conventions commodes permettent à un auteur devenu aujourd'hui, injustement, fort obscur, de dessiner un portrait féroce de cette cour de parvenus qu'est pour lui l'entourage de Bonaparte. Il est partial, indiscret, et raconte dans le détail cette cour et cet univers auxquels s'est ralliée son héroïne imaginaire, qui l'irritent et qui le fascinent. Il est donc fort bien informé, ce qui, grâces lui en soient rendues, nous permet de l'être après lui.

13 euros (code de commande : 31070).

 

LE COUR GRANDMAISON (Olivier) — Les citoyennetés en révolution (1789-1794). Paris, Presses Universitaires de France, 1992. In-8° broché, 313 p., (collection « Recherches Politiques »), couverture légèrement insolée, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
Qui doit être membre de la communauté civique ? De quels droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens ? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice effectif et autonome de ces droits ?
   Éducation, instruction, liberté, égalité. Rapport aux minorités, aux Noirs, aux juifs, aux femmes dont la citoyenneté fut longtemps débattue.
   Cette liste dit bien l'actualité de ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers une sorte de passé présent dans la mesure où les problèmes soulevés et discutés en 1789 et 1793 restent nôtres.
   Comment l'homme sort-il de sa minorité pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin ? Comment enfin une collectivité s'émancipe-t-elle pour se donner à elle-même des lois ?

20 euros (code de commande : 17784).

 

 

LÉVI (Camille) Histoire du 4e du Nord, devenu 49e de Bataille puis 13e de Ligne. Paris, Tallandier, 1914. In-8° broché, 433 p., tableaux, bel exemplaire non coupé.
   Publication de La Société dunkerquoise pour l'encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts.
Plan général de l'ouvrage :
Première partie : 4e du Nord.

I. Formation 25 août - 11 septembre 1792
II. Administration
III. États nominatifs
IV. Situation d'effectifs
V. Pertes relevées.
VI. Divers 4es du Nord
VII. Marches et opérations du 4e du Nord
VIII. Rousbrugge 5 novembre 1792
IX. Campagne de Hollande février-mard 1793
X. Camp de Cassel avril-juillet 1793
XIBergues et Hondschoote 6,7 et 8 septembre 1793
XII. Camp de Guiseoctobre 1793- février 1794
XIII. Sous Maubeuge février - avril 1794
XIV. Passages de la Sambre mai-juin 1794
XV. De la Sambre à la Meuse juillet-août 1794.
Deuxième partie : 49e de Bataille
XVI. Formation 18 août 1794
XVII. Siège de Maastricht fin 1794
XVIII. Blocus de Luxembourg n17965
XIX. Sur les côtes de Cherbourg 1796
Troisième partie : 13e de Ligne
XX. Formation 21 novembre 1796
XXI. Armée d'Italie 1797-1798
XXII. Armée d'Égypte 1798-1801
XXIII. Armée d'Italie 1805-1813
XXIV. Campagne d'Allemagne 1813
XXV. Défense de Mayence 1814
XXVI. Armé du Var 1815
Quatrième partie : Pièces d'archives
Etats de service et certificats divers.

35 euros (code de commande : Nord/008).

 

[LOUIS XVI]. Recueil de pièces sur la vie et la mort de Louis XVI. In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre bordeaux intitulée « Révolution en France », tranches rouges, ex-libris, [666] p., contenant :

   I. [LA HUPROYE (Antoine-Edme de) ?] — Une fleur sur le tombeau de Louis XVI ; Ou Tableau véridique de son règne, de sa vie privée et de sa mort édifiante ; où se trouvent beaucoup d'anecdotes, de portraits caractéristiques des principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, et qui en dévoile les causes politiques. Par un Ami de la Justice et de l'Humanité. Troisième Édition, revue et corrigée. Berlin, Cavelier, 1793. [A Berlin, / Et se trouve à Maestricht, / Chez Cavelier, Libraire, sur la Place d'Armes, et chez / les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] [1 (faux-titre)], [1 bl.], 104 p., un frontispice gravé.
   Certaines éditions de ce texte sont signées, in fine, du pseudonyme « Fortis, ami des Loix ». C'est ce même pseudonyme qui fut utilisé par le magistrat troyen Antoine-Edme de La Huproye (Troyes, 1765 - Charmont, 1839) pour la publication, en 1793, d'un opuscule de 8 pages intitulé Appel au Peuple et qui lui valut un exil qui le mena de Suisse en Angleterre en passant par l'Allemagne, Anvers et Berg-op-Zoom. De là à en déduire qu'Une fleur sur le tombeau de Louis XVI soit son œuvre, c'est une autre histoire...
Avant-propos :
   Louis XVI n'est plus !.... Déjà la tombe renferme les reste du plus malheureux des Rois. François, législateurs, oserez-vous dire qu'il en fut le plus coupable ?.... Dans les égaremens du patriotisme le plus exalté, ou de la fureur la plus aveugle, oserez-vous avancer que la mort de Louis XVI étoit nécessaire au maintien de votre liberté, à votre salut ?.... Quoi ! les monstres, qui se sont abreuvés de ce sang après lequel ils ont tant soupiré ; les monstres, à qui le massacre de tant de citoyens et les excès les plus coupables n'ont rien coûté pour arriver à leur but ; ces êtres à jamais exécrables joindront encore l'hypocrisie à tous les vices qui infectent leur cœur ; ils oseront se couvrir du manteau du patriotisme pour justifier les effets de leur rage ?.... Qu'ils tremblent, les scélérats !.... le masque ne tardera pas à leur être arraché. L'Europe juste et impartiale ne verra bientôt dans la mort de Louis, que le complément d'une vengeance profonde, méditée depuis long-tems par le plus grand des criminels. Elle ne verra dans la nation Françoise qu'une tourbe aveugle, livrée aux insinuations de la faction dominante, ballottée en tous sens par ses intrigues, et croyant marcher à la liberté, au bonheur, tandis qu'elle se précipite vers sa ruine.
   Et toi, Monarque infortuné ! toi, dont la mémoire sera à jamais révérée de tous les bons François, permets à un admirateur de tes vertus de jetter la première Fleur sur ton Tombeau. Permets que devançant le jugement de la postérité, j'expose aux yeux de l'univers le sort affreux qui te fut réservé. Le sentiment conduira ma plume ; il suppléera à l'insuffisance de mes talens ; et si, par ce tableau fidèle de ta conduite et des crimes de tes ennemis, je parviens à dessiller les yeux de quelques-uns de mes compatriotes, à les rappeller au respect dû aux loix, à l'amour pour leur souverain ; ce succès sera ma plus douce récompense et la seule gloire que j'ai ambitionnée.
Bibliographie :
   - Schweitzer (Jacques), Antoine-Edme de La Huproye, dans Les Aubois célèbres sur le site
Troyes d'hier à aujourd'hui.
   - Rouvray (René de), Vie d'Antoine-Edme de la Huproye.

   II. [HOCHKIRCH (François)] — La mort de Louis XVI, Roi de France et de Navarre, Drame historique en trois actes, Traduit de l'allemand par le Ch[evali]er de B. de Montjay. Liège, Lemarié, 1793. [A Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son Altesse, / et chez les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] 7, [1 (personnages)], 50, [2 bl.] p., vignette gravée sur la page de titre.
Notice de Maurice Tourneux :
   Sur le titre, une gravure dont rl'explication se trouve en regard, au verso du faux-titre. Elle représente une médaille a frappée à Berlin « par ordre du Roi » et qui s'y vendait chez Looz, « médailliste de la cour ». Son prix était de « un écu en argent et seize ècus en or de ducats ».
   Face : Buste de Louis XVI, couronné de cyprès, avec cette légende : Louis XVI, roi de Fr., immolé par les factieux.
   Revers : « La France éplorée est assise et appuyée sur l'urne de Louis XVI ; elle montre un faisceau romain délié, simbole du lien social rompu, et les attributs de la royauté, le livre de la loi, renversés au pied de l'urne. D'une nuée, la foudre éclate, se dirige vers le glaive de Bellone, déesse de la guerre et en allume le flambeau. On lit au milieu de l'urne : Louis XVI. La légende : Pleurez et vengez-le. Au-dessous est la date de sa mort : Le 21 janvier 1793. ».
Avant-propos du traducteur :
   Beaucoup ont écrit avant et depuis le funeste évènement qui est le sujet de cet Ouvrage, et avec infiniment d'intérêt et de sensibilité : sur-tout M. de Limon dans son ouvrage intitulé : la Vie et le Martyre de Louis XVI. Beaucoup d'écrivains nous ont donné avec précision et véracité, une exacte connoissance de tous les faits relatifs à ce monstre de révolution françoise ; mais personne encore n'avoit entrepris de réunir en un seul point tous ceux qui ont rapport à la mort de ce malheureux Prince, en les mettant en action, et offrant ainsi au public le tableau rapide de cette scène d'horreurs. C'est ce qu'a fait, en Allemand, M. François Hochkirch dans un drame intitulé : la Mort de Louis XVI. Pensant que tout ce qui tient à la cause de notre malheureux Monarque doit être, pour tout bon François, d'un intérêt sensible, et un objet d'éternel souvenir, j'ai risqué de le traduite dans notre langue, pour en faire hommage à mes frères d'armes.
   Si, dans le but que je me proposois, j'ai su réussir ; si je puis mériter les suffrages de toutes les ames tendres et sensibles que j'ai à cœur d'intéresser, tous mes vœux sont remplis.
Bibliographie :
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20932.

   III. [SAINT-ROMAN (Alexis1-Jacques de Serre, comte de)]. Louis XVI. Tragédie, en vers et en cinq actes. Francfort, Le Francq, 1793. [A Francfort, / Et se trouve à Bruxelles, / Chez Benoit Le Francq, Imprimeur-Libraire, / rue de la Magdelaine. / 1793.] 118, [1 (note)], [1 bl.] p., une vignette gravée à la page de titre.
   
Maurice Tourneux cite une édition de 110 p., « En Allemagne, mars 1793 », qui ne comporte pas le feuillet de note.
   Les quatre renvois (pp. 109-118) sont destinés « aux lecteurs qui desireroient connoître en entier l'interrogatoire du Roi et le plaidoyer de Desèze. »
Avant-propos :
   A tous les Souverains de l'Europe, à tous les Princes & Princesses de l'auguste maison de Bourbon, & à Messieurs les émigrés du royaume de France.
   J'ai consacré, pendant une vie trop prolongée, ce que la divine bonté daigna m'accorder de connoissances politiques & militaires, à soutenir la cause de ma religion sainte & celle des Souverains, soit à la Cour des Rois, soit dans la société de leurs sujets vertueux. Aujourd'hui, qu'un bras guidé par de nombreux boureaux, a porté le poignard sur un saint Monarque, fils aîné de l'Eglise, & vraiment pere de son peuple, j'en sens la pointe acérée, qui frappe mon cœur d'un coup mortel ; & je mets à vos pieds l'hommage des derniers accens de ma douleur.
L'auteur précise dans le feuillet de note :
   Je dis une vérité dont la preuse seroit facile, en affirmant que, l'ame pénétrée d'une affliction profonde, j'ai mis, je n'ai pu mettre que vingt-huit jours à composer cette Tragédie. Aussi mon premier vœu a-t-il été de laisser aux temps à venir un monument purement historique.
   Le second, seulement de rétracer utilement à la génération présente, à l'aide des moyens de la poésie, le plus grand crime qui ait souillé les annales de la nation. J'eusse donc cru commettre une faute très-grave, en ne rendant point avec exactitude l'interrogatoire de Louis XVI, & le plaidoyer de son défenseur. Cependant c'étoit une Tragédie que j'avois entrepris : il falloit me plier à ses regles, ne pas trop en refroidir la marche par les détails : mais ce que j'ai cru pouvoir omettre dans le cours du Drame, soit de l'interrogatoire, soit du plaidoyer, je l'ai également vérifié en entier, pour le renvoyer à la fin de l'ouvrage.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1346.
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20931.

   IV. BIGOT DE SAINTE-CROIX (Louis Claude) — Histoire de la Conspiration du 10 aout 1792. Par L. C. Bigot de Sainte-Croix, Ministre des Affaires étrangères de S. M. T. C. Louis XVI, le 10 Août 1792. Londres, s.n., 1793. [Londres. / 1793.] VIII, 102, [2 bl.] p.
Avertissement :
   Les principaux faits contenus dans cet Ouvrage, ont été envoyés en France dans le moment où il importoit le plus de les faire connoître, & adreffés aux personnes qu'il étoit le plus utile d'éclairer.
   Le jugement de la Nation étoit attendu par tous ceux que frappe encore un rayon de justice & de vérité. C'est pour ceux-là que l'Ouvrage entier étoit destiné. Il étoit livré à l'impression, lorsque la crainte de manquer l'assassinat a repoussé l'idée de l'Appel au Peuple.
   L'accomplissement du crime n'est pas un motif de supprimer l'écrit qui en dévoile la trame & les auteurs.
      25 Janvier 1793.
Avant-propos :
   Sans un changement de Dynastie point de Révolution : Telle fut la doctrine des conspirateurs, & le plus modéré de leurs discours.
   Il a été facile de reconnoître, dans leur conduite & dans leurs écrits, les conséquences & les progrès de cette profession du Régicide.
   Ils en cacherent peu l'intention, en renouvellerent souvent la tentative, &, trompés dans l'espoir de l'obtenir de la chance multipliée des insurrections, ils résolurent enfin de le commettre eux-mêmes, en le couvrant de l'apparence sacrilege des formes juridiques.
   La Convention ne fut imaginée que comme un supplément infaillible au complot d'un meurtre probable. Destinée à être le corps de réserve des assassins du 10 Août, elle est devenue l'asyle de ceux du 2 Septembre, & le tribunal complet du 20 janvier.
   La pluralité de cinq voix a fait la sentence contre le vœu de neuf dixiemes & demi de la Nation.

   V. LIMON (Jérôme Joseph Geoffroy de) — La Vie et le Martyre de Louis-Seize, Roi de France et de Navarre, Immolé le 21 Janvier 1793 ; Avec des Notes, et un Examen du Décret Régicide. Quatrième Edition, revue, corrigée, augmentée du Testament du Roi. Par M. de Limon. Ratisbonne, Lemarié, 1793. [A Ratisbonne, / Et se trouve à Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son / Altesse, sous le Tour. / 1793.] 96, 16 p.
   Le marquis de Limon (1746-1799) – frère de Jean-Baptiste, vicaire-général de Metz –, fut le « principal rédacteur du menaçant et impolitique manifeste du duc de Brunswick du 25 juillet 1792 [...] qui précipita la prise des Tuileries le 10 août 1792 et porte également une responsabilité indirecte dans les massacres de septembre.
   L'ouvrage présenté dans ce recueil connut un succès considérable : Pierre Ladoué précise que « dans l'Avertissement qui figure eu tête des exemplaires de l'édition de Maestricht, l'auteur assure que plus de trente éditions se sont succédé en trois mois à Ratisbonne, Cologne, Augsbourg, Dusseldorf, Maestricht, Bruxelles, Liège, et qu'il y en a eu sept dans la seule ville de Bruxelles. En outre, des traductions en néerlandais, allemand et italien furent également éditées.
Avis de l'auteur :
   Cet Ecrit, lu à Vienne dans les assemblées nombreuses, le 19, le 21, le 23 et le 24 Février 1793, n'étoit pas destiné à l'impression ; mais on m'en a demandé la publication par des raisons que je n'ai pas pu combattre, et j'y ai consenti.   
Bibliographie :
   - Boutry (Philippe), « Le roi martyr ». La cause de Louis XVI devant le Cour de Rome (1820), dans Revue d'histoire de l'Église de France, t. 76, n° 20931.
   - Ladoué (Pierre), Les panégyristes de Louis XVI et de Marie-Antoinette, 1793-1912 : essai de bibliographie raisonnée, n° 5.

   VI. [FERRAND (Antoine-François-Claude)] — Le Rétablissement de la Monarchie françoise. Par M.*******, Avocat au Parlement. Seconde Édition. Liège, Lemarié, 1794. [A Liege, / De l'Imprimerie de F. Lemarié, Libraire et Imprimeur / de Son Altesse, sous la Tout. / 1794.] 136 p.
En guise d'introduction :
    La révolution la plus terrible a dévasté le plus beau royaume de l'Europe ; tous les crimes se sont unis pour abattre le monarque et la monarchie. Le monarque, après un supplice de plus de trois ans, est entièrement perdu pour nous, et ne peut plus être que l'éternel sujet de nos larmes et de nos regrets. La monarchie, cruellement déchirée, peut encore échapper à sa destruction, et doit être aujourd'hui le grand, l'unique objet de nos méditations et de nos travaux. Louis XVI, en mourant, a laissé des sujets rebelles à un fils malheureux. C'est en ramenant ses sujets à l'obéissance la plus parfaite, c'est en rendant à son fils l'héritage de ses peres dans toute son intégrité, que nous vengerons la mort, que nous honorerons la mémoire du meilleur des Rois ; et le premier hommage que notre religieuse vénération puisse offrir à ce monarque martyr, c'est la réunion de tous les efforts pour l'entier rétablissement de la monarchie.
   En marchant vers ce but, nous remplirons nos devoirs et ses intentions. Combien de fois, lorsque sa belle ame gémissoit en secret des maux publics, n'a-t-il pas dit aux fideles serviteurs qui lui offroient leur sang et leurs bras : Ne vous occupez pas tant de moi, c'est l'Etat, c'est l'Etat sur-tout qu'il faut sauver !
    Ce royal abandon de soi-même, ce sublime élan d'un cœur pur, ce vœu magnanime d'un roi profondément pénétré de l'amour de son peuple, est enfin écouté ; et il nous est permis de croire que nous commençons à en ressentir les effets. Fiere de ses succès, riche de tous ses crimes, et des crimes de toutes les factions qu'elle a écrasées, l'effroyable secte connue sous le nom de Jacobins, a trouvé au milieu de ses atrocités le terme de ses triomphes. Poursuivie par tous les potentats, dont elle-même, dans son aveuglement, a provoqué la vengeance, mais poursuivie sur-tout par ce bras invisible et tout-puissant dont elle a tant de fois blasphémé l'inévitable justice, elle voit son anéantissement commencer par la discorde de ceux que, dans son sein, elle avoit formés à la scélératesse ; et déjà dans les convulsions impuissantes d'une rage désespérée, elle se déchire et se dévore elle-même.
   Elle périra sans doute, cette secte impie : tous les trônes ont juré sa perte. Il tombera, ce colosse de corruption et de perversité : mais les cadavéreuses exhalaisons de sa putridité seront-elles moins à craindre que lui-même ? Par-tout où il en circulera quelque particule, ne doit-on pas croire qu'il y aura un germe pestiféré, qui ne peut manquer de se développer un jour ? Et si ce germe infectoit, au moment de la restauration, jusqu'au gouvernement lui-même, si ceux qui le portent secrètement au fond de leur cœur, qui les premiers l'ont nourri et fomenté, avoient même, en paroissant effrayés de ses progrès, l'art cruel de le faire entrer jusques dans la composition du régime qui doit assurer notre convalescence, et l'établir notre vie politique, notre état ne seroit-il pas d'autant plus terrible, que, sous une fausse apparrence de guérison, nous porterions au-dedans de nous une cause prochaine de mort ?
   Il existe cependant une classe d'hommes (ils se disent François), qui, depuis long-tems occupés de ce projet, ont aujourd'hui moins que jamais perdu l'espérance de l'exécuter. Ceux dont l'ambition, l'ingratitude, les intrigues, les complots, les crimes, ont donné naissance aux Jacobins, se flattent de profiter de la chute de ceux-ci, et déjà se partagent leurs dépouilles. Après avoir tout détruit, ils voudroient tout rebâtir à leur guise ; c'est à dire, ils voudroient composer un nouvel édifice, dont les matériaux rassemblés sans proportions et sans rapports, n'auroient entr'eux d'autre union que celle qui les entraîneroit immanquablement dans une nouvelle chute.
   C'est contr'eux sur-tout que cet écrit est destiné ; c'est cette erreur, ou plutôt ce piège, que je veux faire connoitre ; c'est cet écueil que je veux signaler, parce que, si le vaisseau de l'Etat y touchoit une seconde fois, il seroit perdu.

   VII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Instruction aux Catholiques, Sur les Causes de la Révolution, et les moyens d'en arrêter les Progrès. Suivie du Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. Quatrieme Edition. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 55, [1 bl.] p.
Extrait de la Notice sur l'abbé Jarry :

   Né à Saint-Pierre-sur-Dive, en 1764, Pierre-François-Théophile Jarry commença ses études en province et alla les achever à Paris, mais il n'eut point le temps de faire sa licence en Sorbonne, la révolution ayant fermé cette école célèbre. Retiré à Jersey, il y publia, sous le pseudonyme d'abbé de Valméron, quelques brochures contre l'abbé Fauchet.
   L'état de la France étant devenu plus affligeant, en 1792, et ôtant aux exilés l'espoir d'y rentrer prochainement, l'abbé Jarry quitta Jersey, et passa en Angleterre, d'où il se rendit en Allemagne. Nous croyons qu'il séjourna quelque temps à Liège, ou du moins auprès du prince évêque de Liège, et qu'il rédigea pour ce prélat une Instruction pastorale aux catholiques sur les causes de la révolution et sur les moyens d'en arrêter les progrès. Nous avons eu celle Instruction entre les mains et nous l'avons trouvée pleine de force et de vérité. M. l'abbé Jarry s'étoit proposé, dans les derniers temps, de la faire réimprimer ; mais il n'a pas réalisé ce projet. Il paroît qu'il se trouva enfermé à Maëstricht, avec beaucoup d'autres ecclésiastiques et émigrés, lors du siège de cette ville par les François, et il publia un Discours sur la délivrance de Maastricht, 1793, que nous ne connoissons point [ce Discours est décrit ci-dessous].
   Rentré en France à la Restauration, il mourut en 1820.
Bibliographie :
   - Notice sur M. l'abbé Jarry, dans L'Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire, t. XXV - 1820, p. 338.
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. I, pp. 418-425.

   VIII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. 2de Edition, revue, corrigée & augmentée de notes. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] 45, [1 bl.] p.
Notice du Journal historique et littéraire à propos de ce Discours et de l'Instruction aux Catholiques :
   Cette nouvelle édition d'un ouvrage justement recherché [l'Instruction aux Catholiques], est précédée d'un discours très bien raisonné sur l'influence que les huguenots & les Jansénistes ont eu dans les forfaits de la révolution de France ; l'auteur montre la distance qu'il faut mettre entre ces factieux & les loyaux protestans des autres pays qui tenant aux principes généraux du Christianisme, détestent comme les catholiques, les atrocités des hypocrites & des athées. Il fait voir encore que l'édit de Tolérance, ouvrage d'Ignominie Loménie, n'est pas un édit de liberté de conscience accordée aux huguenots, liberté dont ils ont toujours joui, mais un édit d'indifférentisme absolu qui s'étend jusqu'aux non chrétiens. « Idolatres mahométans, déistes, athées personne, n'est excepté dans ce systême d'indifférence générale ; & sous le masque de cette indifférence même on découvre l'esprit de prédilection pour l'erreur qui l'a dicté. »
   Le Discours sur la délivrance de la ville de Maestricht, qui se trouve aussi réimprimé ici, est accompagné de nouvelles notes intéressantes. Nous en citerons quelques-unes, d'autant plus volontiers que nous pouvons personnellement en garantir la vérité.
   « On a pu observer, depuis le commencement de cette guerre, une espece d'alternative, assez réguliere, d'intrépidité & de terreur panique, du côté des François rebelles. Le courage étonnant qu'ils ont montré en plufieurs occasions, les succès qu'ils ont eus, malgré la confusion & l'indiscipline qui regnent parmi eux, ne permettent pas d'attribuer aux seules forces humaines les derniers avantages des Alliés. Ils conviennent eux mêmes que les patriotes ne sont point des lâches.
   D'un autre côté, la frayeur qui s'est quelquefois emparée de ceux-ci, nous prouve qu'ils ne doivent point rapporter leurs conquêtes aux seuls efforts de leur fanatisme. La Providence, qui leur ôte ou leur donne le courage, a ses desseins qu'ils exécutent sans le savoir. Ils fuient, ou se battent bravement, selon qu'elle veut que leur lâcheté ou leur bravoure serve à châtier, à éprouver, ou à sauver les peuples & les villes. Tandis que les Impériaux ont fait des progrès si rapides dans les Pays-Bas, & que les Espagnols ont pénétré en France, il est remarquable que les autres armées n'ont point encore pu, quelle qu'en soit la raison, chasser les patriotes de Mayence, de la Savoie, ni du comté de Nice. »
Bibliographie :
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. II, pp. 501-504.

600 euros (code de commande : 29374).

 

MANCERON (Claude) — Les hommes de la liberté. Tome I. Les vingt ans du Roi. De la mort de Louis XV à celle de Rousseau. 1774-1778. Paris, Laffont, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur (au dos, porte la mention Club français du Livre), 687 p., bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Voici le premier des cinq volets d'une fresque biographique géante sur la Révolution française et son temps. Les vingt ans de Louis XVI sont aussi ceux de la plupart des futurs acteurs de 1789 et 1793. Cette jeunesse des révolutionnaires, c'est la Genèse de la Révolution. La tentative de Turgot, aidé par Condorcet, marque en France le temps de l'espérance, puis de la déception. Mais rien n'est encore joué : Necker accède aux Finances. En Amérique, la guerre de l'Indépendance va commencer. La Fayette part aider Washington, tandis que Mirabeau va d'une prison à l'autre. Marat rôde entre l'Angleterre et la France. Robespierre et Danton sont au collège ; Talleyrand au séminaire ; Brissot tente fortune à Paris, où Roland a rencontré Manon Phlipon. Lavoisier découvre l'oxygène.
   Cent autres personnages vont revivre ici, dans leur vérité quotidienne, ces quatre années où se joue le destin d'un règne. Ils entraîneront le lecteur dans le monde entier du XVIIIe siècle, à Vienne et à Londres avec Beaumarchais, à Trianon, où Joseph II résoud l'énigme du mariage stérile de Marie-Antoinette, à Philadelphie avec Washington et Franklin, en Belgique avec Fabre d'Églantine, à Lisbonne reconstruite par Pombal, à Rome où Pie VI succède à Clément XIV, dans l'Espagne de l'Inquisition et la Russie de Pougatchev.
   Mais la guerre des farines marque aussi l'apparition, à Versailles et à Paris, d'un acteur qui fera reparler de lui : le peuple des campagnes et des villes. Témoins éloignés : le vieux Voltaire, l'enfant Chateaubriand. Rousseau se calfeutre. Diderot se survit. Tout le monde parle d'une révolution : celle de Gluck, qui rénove l'Opéra...

10 euros (code de commande : 18862).

 

[MARIE-LOUISE D'AUTRICHE]. Marie-Louise et Napoléon 1813-1814. Lettres inédites de l'Impératrice avec les réponses déjà connues de Napoléon de la même époque. Suivie en annexes de documents inédits tirés des Archives Bernadotte. Réunies et commentées par C. F. Palmstierna. Notes biographiques de Jean Savant. Paris, Stock, 1955. In-8° broché, 312 p., quelques illustrations hors texte, exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata.
Extrait de l'introduction :
   Napoléon et Marie-Louise ne se séparèrent guère au cours des vingt-sept premiers mois de leur union. En 1812, l'Empereur quitta sa jeune femme pour aller se mettre à la tête de la Grande Armée et ne la revit que sept mois après, vaincu par l'hiver de Russie. Il dut s'éloigner de Paris en 1813 pour n'y revenir, battu à Leipzig, que le 9 novembre. Le 25 janvier 1814, il s'arrachait aux siens pour courir arrêter l'invasion en Champagne ; il ne devait pas rencontrer sa femme au cours des trois mois qui séparèrent le jour de son départ de celui où, déchu du trône, il s'embarquait pour l'île d'Elbe – en fait, ils ne devaient plus jamais se revoir.
   Au cours de ces séparations les époux s'écrivirent presque quotidiennement des lettres intimes et familières dont huit seulement de Napoléon et une ou deux de Marie-Louise étaient connues, lorsque, en 1934, on apprit que le prince Ferdinand Montenuovo en Autriche avait en sa possession toutes les lettres de Napoléon, écrites au cours des années 1810-1814.

15 euros (code de commande : 32133).

 


[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery, 1815.
Rare édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 6802).

 

 

NAPOLÉON Ier

 

 

 

 

 

 

BAINVILLE (Jacques) Napoléon. Paris, Arthème Fayard, 1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »).

9 euros (code de commande : 269/57).

 

[NAPOLÉON Ier]. BONARDI (Pierre) Accusé Napoléon ... levez-vous ! Paris, Aux Dépens de l'Auteur, 1961. In-8° broché, 102 p.
Préambule :
   Nous ne nous flattons pas, hélas ! d'être « l'historien » qu'espérait l'Empereur. Et d'ailleurs, il y en a eu d'autres et de plus qualifiés, mais nous confessons que notre essai n’est qu'un essai de journaliste. C’est une interview multiple où nous avons souvent laissé la parole aux détracteurs de Napoléon. Nous avons simplifié à l'extrême les griefs – ce sont ici les questions – et les réfutations – ce sont ici les réponses. L'important est de montrer que même les contempteurs les plus acharnés n'ont pu se défendre d'admirer l'Empereur, au moins une fois (l'unanimité étant indiscutée sur Bonaparte)... et que chacun d'eux apportant son adhésion à un moment, à un événement, à un acte, la somme de ces adhésions compose un tout assez surprenant et qui rend plus éclatante encore la gloire napoléonienne.
   Nous reconnaissons donc, dès les premières lignes, qu’il ne s'agit que d’un travail de compilation tiré de nombreuses lectures mais passionnantes. Nous souhaitons que nos lecteurs prennent, à trouver ou à retrouver les extraits d'ouvrages connus et les opinions d'auteurs célèbres, autant d'intérêt et de plaisir que nous avons éprouvé à les découvrir et assembler.

10 euros (code de commande : 31518).

 

LACHOUQUE (Henry) — Connaissez-vous Napoléon ? [Paris], Bloud & Gay, [1957]. In-8° broché, 159 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissez-vous ? »), couverture un peu défraîchie.
Avis au lecteur :
   « L'Histoire de Napoléon est certainement la plus ignorée de toutes les histoires », écrit Léon Bloy. « Les livres qui prétendent la raconter sont innombrables et les documents de toute nature vont à l'infini. En réalité, Napoléon nous est peut-être moins connu qu'Alexandre ou Sennachérib... »
   N'exagérons rien. Les conquêtes et les avatars du roi d'Assyrie qui assiégea le pieux Ézéchias, roi de Juda, dans Jérusalem en l'an 707 avant Jésus-Christ, et auquel l'ange exterminateur tua, en une nuit, 185.000 hommes, ne sont connus, je le crains, que d'une faible partie de nos contemporains, tandis que le nom prodigieux de Napoléon est célèbre chez les peuples les moins évolués.
   Cependant, plus on l'étudie, plus on s'aperçoit qu'il est l'homme « à qui nul ne ressemble ».
   Sans prétendre raconter son histoire, on a voulu éclairer quelques épisodes de sa vie et plusieurs éléments de son œuvre, choisis parmi ceux qui méritent d'être mis en lumière, parce qu'ils sont parfois déformés par la légende et les passions.
   On a groupé en six séquences réunies par un « montage », l'enfance et la jeunesse de Napoléon, les événements d'Italie, qui ont décidé de son avenir, la paix et l'union données aux Français par le Premier Consul, le sacre et les couronnements de Paris et de Milan, le blocus continental et la politique économique de l'Empereur, l'esprit de Tilsitt, Erfurt, la question de Rome, l'effondrement.
   Enfin, dans une septième et dernière séquence, on a tenté, en étudiant les conversations, les correspondances, les victoires et les désastres, de préciser le caractère de l'homme, et, en écoutant sa voix à Sainte-Hélène, d'apercevoir les buts qu'il a voulu atteindre, au cours d'une galopade de quinze ans sous le fouet du Destin.
   Si l'on néglige l'enthousiasme romanesque de quelques exaltés des deux sexes, les couplets des sociologues de café-concert abominant la guerre ou célébrant la gloire, les Démosthènes de chef-lieu de canton lançant des tirades vengeresses ou des dithyrambes défraîchis, on en revient à Chateaubriand :
« Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède. »

10 euros (code de commande : 24841).

 

VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE (Janine) — L'opposition à Napoléon. Paris, Flammarion, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection « L'Histoire en Liberté »), exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : RE/17).


 

[PLACARD]. État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice criminelle du Département des Forêts, tant en matière criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle, pendant le mois d'Avril 1809. Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück, fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570 mm., en bel état.
   Ce placard, signé par Clément, Procueur général impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809, indique la date des arrêts, les noms des condamnés, la nature et leiux des délits, les peines prononcées, etc.
   Les condamnés figurant sur ce placard sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilé à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre Streff (domicilé à Neuheusgen).

30 euros (code de commande : 21611).


 

TILLY (Charles) — La Vendée. Révolution et contre-révolution. [Titre original : The Vendee.] Traduit de l'anglais par Pierre Martory. Paris, Fayard, 1970. In-8° broché sous couverture à rabats, 393 p., (collection « L'Histoire sans Frontières »), dos ridé.
En quatrième de couverture :
   Le livre de Charles Tilly renouvelle un des grands problèmes de l'histoire de la Révolution française : les causes de l'insurrection de la Vendée en 1793. L'originalité du travail tient à ce que l'étude est fondée sur la sociologie d’une société paysanne à la fin du XVIIIe siècle.
   Charles Tilly met en relief le contraste entre deux zones, l'une fidèle à la République, l'autre, foyer de l'insurrection royaliste: d’un côté le Val de Loire, campagne anciennement urbanisée, irriguée par de nombreux contacts économiques et humains dans les villes, pays des petits propriétaires vignerons ; de l'autre, le plateau de Mauges, région d'agriculture retardataire, dominée par le lien seigneurial et dont l'urbanisation par le développement de l'industrie textile est à la fois un phénomène brutal et un acquis très récent à la fin du XVIIIe siècle. C’est dans les déséquilibres nés de cette urbanisation que Charles Tilly voit une des causes essentielles de la crise de ce monde rural.

15 euros (code de commande : 31519).


VERDUN (Jean) — Brumaire. [An VIII.] Paris, Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 256/65).

 

 


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