RÉVOLUTION - EMPIRE

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[LOUIS XVI]. Recueil de pièces sur la vie et la mort de Louis XVI. In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre bordeaux intitulée « Révolution en France », tranches rouges, ex-libris, [666] p., contenant :

   I. [LA HUPROYE (Antoine-Edme de) ?] — Une fleur sur le tombeau de Louis XVI ; Ou Tableau véridique de son règne, de sa vie privée et de sa mort édifiante ; où se trouvent beaucoup d'anecdotes, de portraits caractéristiques des principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, et qui en dévoile les causes politiques. Par un Ami de la Justice et de l'Humanité. Troisième Édition, revue et corrigée. Berlin, Cavelier, 1793. [A Berlin, / Et se trouve à Maestricht, / Chez Cavelier, Libraire, sur la Place d'Armes, et chez / les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] [1 (faux-titre)], [1 bl.], 104 p., un frontispice gravé.
   Certaines éditions de ce texte sont signées, in fine, du pseudonyme « Fortis, ami des Loix ». C'est ce même pseudonyme qui fut utilisé par le magistrat troyen Antoine-Edme de La Huproye (Troyes, 1765 - Charmont, 1839) pour la publication, en 1793, d'un opuscule de 8 pages intitulé Appel au Peuple et qui lui valut un exil qui le mena de Suisse en Angleterre en passant par l'Allemagne, Anvers et Berg-op-Zoom. De là à en déduire qu'Une fleur sur le tombeau de Louis XVI soit son œuvre, c'est une autre histoire...
Avant-propos :
   Louis XVI n'est plus !.... Déjà la tombe renferme les reste du plus malheureux des Rois. François, législateurs, oserez-vous dire qu'il en fut le plus coupable ?.... Dans les égaremens du patriotisme le plus exalté, ou de la fureur la plus aveugle, oserez-vous avancer que la mort de Louis XVI étoit nécessaire au maintien de votre liberté, à votre salut ?.... Quoi ! les monstres, qui se sont abreuvés de ce sang après lequel ils ont tant soupiré ; les monstres, à qui le massacre de tant de citoyens et les excès les plus coupables n'ont rien coûté pour arriver à leur but ; ces êtres à jamais exécrables joindront encore l'hypocrisie à tous les vices qui infectent leur cœur ; ils oseront se couvrir du manteau du patriotisme pour justifier les effets de leur rage ?.... Qu'ils tremblent, les scélérats !.... le masque ne tardera pas à leur être arraché. L'Europe juste et impartiale ne verra bientôt dans la mort de Louis, que le complément d'une vengeance profonde, méditée depuis long-tems par le plus grand des criminels. Elle ne verra dans la nation Françoise qu'une tourbe aveugle, livrée aux insinuations de la faction dominante, ballottée en tous sens par ses intrigues, et croyant marcher à la liberté, au bonheur, tandis qu'elle se précipite vers sa ruine.
   Et toi, Monarque infortuné ! toi, dont la mémoire sera à jamais révérée de tous les bons François, permets à un admirateur de tes vertus de jetter la première Fleur sur ton Tombeau. Permets que devançant le jugement de la postérité, j'expose aux yeux de l'univers le sort affreux qui te fut réservé. Le sentiment conduira ma plume ; il suppléera à l'insuffisance de mes talens ; et si, par ce tableau fidèle de ta conduite et des crimes de tes ennemis, je parviens à dessiller les yeux de quelques-uns de mes compatriotes, à les rappeller au respect dû aux loix, à l'amour pour leur souverain ; ce succès sera ma plus douce récompense et la seule gloire que j'ai ambitionnée.
Bibliographie :
   - Schweitzer (Jacques), Antoine-Edme de La Huproye, dans Les Aubois célèbres sur le site
Troyes d'hier à aujourd'hui.
   - Rouvray (René de), Vie d'Antoine-Edme de la Huproye.

   II. [HOCHKIRCH (François)] — La mort de Louis XVI, Roi de France et de Navarre, Drame historique en trois actes, Traduit de l'allemand par le Ch[evali]er de B. de Montjay. Liège, Lemarié, 1793. [A Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son Altesse, / et chez les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] 7, [1 (personnages)], 50, [2 bl.] p., vignette gravée sur la page de titre.
Notice de Maurice Tourneux :
   Sur le titre, une gravure dont rl'explication se trouve en regard, au verso du faux-titre. Elle représente une médaille a frappée à Berlin « par ordre du Roi » et qui s'y vendait chez Looz, « médailliste de la cour ». Son prix était de « un écu en argent et seize ècus en or de ducats ».
   Face : Buste de Louis XVI, couronné de cyprès, avec cette légende : Louis XVI, roi de Fr., immolé par les factieux.
   Revers : « La France éplorée est assise et appuyée sur l'urne de Louis XVI ; elle montre un faisceau romain délié, simbole du lien social rompu, et les attributs de la royauté, le livre de la loi, renversés au pied de l'urne. D'une nuée, la foudre éclate, se dirige vers le glaive de Bellone, déesse de la guerre et en allume le flambeau. On lit au milieu de l'urne : Louis XVI. La légende : Pleurez et vengez-le. Au-dessous est la date de sa mort : Le 21 janvier 1793. ».
Avant-propos du traducteur :
   Beaucoup ont écrit avant et depuis le funeste évènement qui est le sujet de cet Ouvrage, et avec infiniment d'intérêt et de sensibilité : sur-tout M. de Limon dans son ouvrage intitulé : la Vie et le Martyre de Louis XVI. Beaucoup d'écrivains nous ont donné avec précision et véracité, une exacte connoissance de tous les faits relatifs à ce monstre de révolution françoise ; mais personne encore n'avoit entrepris de réunir en un seul point tous ceux qui ont rapport à la mort de ce malheureux Prince, en les mettant en action, et offrant ainsi au public le tableau rapide de cette scène d'horreurs. C'est ce qu'a fait, en Allemand, M. François Hochkirch dans un drame intitulé : la Mort de Louis XVI. Pensant que tout ce qui tient à la cause de notre malheureux Monarque doit être, pour tout bon François, d'un intérêt sensible, et un objet d'éternel souvenir, j'ai risqué de le traduite dans notre langue, pour en faire hommage à mes frères d'armes.
   Si, dans le but que je me proposois, j'ai su réussir ; si je puis mériter les suffrages de toutes les ames tendres et sensibles que j'ai à cœur d'intéresser, tous mes vœux sont remplis.
Bibliographie :
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20932.

   III. [SAINT-ROMAN (Alexis1-Jacques de Serre, comte de)]. Louis XVI. Tragédie, en vers et en cinq actes. Francfort, Le Francq, 1793. [A Francfort, / Et se trouve à Bruxelles, / Chez Benoit Le Francq, Imprimeur-Libraire, / rue de la Magdelaine. / 1793.] 118, [1 (note)], [1 bl.] p., une vignette gravée à la page de titre.
   
Maurice Tourneux cite une édition de 110 p., « En Allemagne, mars 1793 », qui ne comporte pas le feuillet de note.
   Les quatre renvois (pp. 109-118) sont destinés « aux lecteurs qui desireroient connoître en entier l'interrogatoire du Roi et le plaidoyer de Desèze. »
Avant-propos :
   A tous les Souverains de l'Europe, à tous les Princes & Princesses de l'auguste maison de Bourbon, & à Messieurs les émigrés du royaume de France.
   J'ai consacré, pendant une vie trop prolongée, ce que la divine bonté daigna m'accorder de connoissances politiques & militaires, à soutenir la cause de ma religion sainte & celle des Souverains, soit à la Cour des Rois, soit dans la société de leurs sujets vertueux. Aujourd'hui, qu'un bras guidé par de nombreux boureaux, a porté le poignard sur un saint Monarque, fils aîné de l'Eglise, & vraiment pere de son peuple, j'en sens la pointe acérée, qui frappe mon cœur d'un coup mortel ; & je mets à vos pieds l'hommage des derniers accens de ma douleur.
L'auteur précise dans le feuillet de note :
   Je dis une vérité dont la preuse seroit facile, en affirmant que, l'ame pénétrée d'une affliction profonde, j'ai mis, je n'ai pu mettre que vingt-huit jours à composer cette Tragédie. Aussi mon premier vœu a-t-il été de laisser aux temps à venir un monument purement historique.
   Le second, seulement de rétracer utilement à la génération présente, à l'aide des moyens de la poésie, le plus grand crime qui ait souillé les annales de la nation. J'eusse donc cru commettre une faute très-grave, en ne rendant point avec exactitude l'interrogatoire de Louis XVI, & le plaidoyer de son défenseur. Cependant c'étoit une Tragédie que j'avois entrepris : il falloit me plier à ses regles, ne pas trop en refroidir la marche par les détails : mais ce que j'ai cru pouvoir omettre dans le cours du Drame, soit de l'interrogatoire, soit du plaidoyer, je l'ai également vérifié en entier, pour le renvoyer à la fin de l'ouvrage.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1346.
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20931.

   IV. BIGOT DE SAINTE-CROIX (Louis Claude) — Histoire de la Conspiration du 10 aout 1792. Par L. C. Bigot de Sainte-Croix, Ministre des Affaires étrangères de S. M. T. C. Louis XVI, le 10 Août 1792. Londres, s.n., 1793. [Londres. / 1793.] VIII, 102, [2 bl.] p.
Avertissement :
   Les principaux faits contenus dans cet Ouvrage, ont été envoyés en France dans le moment où il importoit le plus de les faire connoître, & adreffés aux personnes qu'il étoit le plus utile d'éclairer.
   Le jugement de la Nation étoit attendu par tous ceux que frappe encore un rayon de justice & de vérité. C'est pour ceux-là que l'Ouvrage entier étoit destiné. Il étoit livré à l'impression, lorsque la crainte de manquer l'assassinat a repoussé l'idée de l'Appel au Peuple.
   L'accomplissement du crime n'est pas un motif de supprimer l'écrit qui en dévoile la trame & les auteurs.
      25 Janvier 1793.
Avant-propos :
   Sans un changement de Dynastie point de Révolution : Telle fut la doctrine des conspirateurs, & le plus modéré de leurs discours.
   Il a été facile de reconnoître, dans leur conduite & dans leurs écrits, les conséquences & les progrès de cette profession du Régicide.
   Ils en cacherent peu l'intention, en renouvellerent souvent la tentative, &, trompés dans l'espoir de l'obtenir de la chance multipliée des insurrections, ils résolurent enfin de le commettre eux-mêmes, en le couvrant de l'apparence sacrilege des formes juridiques.
   La Convention ne fut imaginée que comme un supplément infaillible au complot d'un meurtre probable. Destinée à être le corps de réserve des assassins du 10 Août, elle est devenue l'asyle de ceux du 2 Septembre, & le tribunal complet du 20 janvier.
   La pluralité de cinq voix a fait la sentence contre le vœu de neuf dixiemes & demi de la Nation.

   V. LIMON (Jérôme Joseph Geoffroy de) — La Vie et le Martyre de Louis-Seize, Roi de France et de Navarre, Immolé le 21 Janvier 1793 ; Avec des Notes, et un Examen du Décret Régicide. Quatrième Edition, revue, corrigée, augmentée du Testament du Roi. Par M. de Limon. Ratisbonne, Lemarié, 1793. [A Ratisbonne, / Et se trouve à Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son / Altesse, sous le Tour. / 1793.] 96, 16 p.
   Le marquis de Limon (1746-1799) – frère de Jean-Baptiste, vicaire-général de Metz –, fut le « principal rédacteur du menaçant et impolitique manifeste du duc de Brunswick du 25 juillet 1792 [...] qui précipita la prise des Tuileries le 10 août 1792 et porte également une responsabilité indirecte dans les massacres de septembre.
   L'ouvrage présenté dans ce recueil connut un succès considérable : Pierre Ladoué précise que « dans l'Avertissement qui figure eu tête des exemplaires de l'édition de Maestricht, l'auteur assure que plus de trente éditions se sont succédé en trois mois à Ratisbonne, Cologne, Augsbourg, Dusseldorf, Maestricht, Bruxelles, Liège, et qu'il y en a eu sept dans la seule ville de Bruxelles. En outre, des traductions en néerlandais, allemand et italien furent également éditées.
Avis de l'auteur :
   Cet Ecrit, lu à Vienne dans les assemblées nombreuses, le 19, le 21, le 23 et le 24 Février 1793, n'étoit pas destiné à l'impression ; mais on m'en a demandé la publication par des raisons que je n'ai pas pu combattre, et j'y ai consenti.   
Bibliographie :
   - Boutry (Philippe), « Le roi martyr ». La cause de Louis XVI devant le Cour de Rome (1820), dans Revue d'histoire de l'Église de France, t. 76, n° 20931.
   - Ladoué (Pierre), Les panégyristes de Louis XVI et de Marie-Antoinette, 1793-1912 : essai de bibliographie raisonnée, n° 5.

   VI. [FERRAND (Antoine-François-Claude)] — Le Rétablissement de la Monarchie françoise. Par M.*******, Avocat au Parlement. Seconde Édition. Liège, Lemarié, 1794. [A Liege, / De l'Imprimerie de F. Lemarié, Libraire et Imprimeur / de Son Altesse, sous la Tout. / 1794.] 136 p.
En guise d'introduction :
    La révolution la plus terrible a dévasté le plus beau royaume de l'Europe ; tous les crimes se sont unis pour abattre le monarque et la monarchie. Le monarque, après un supplice de plus de trois ans, est entièrement perdu pour nous, et ne peut plus être que l'éternel sujet de nos larmes et de nos regrets. La monarchie, cruellement déchirée, peut encore échapper à sa destruction, et doit être aujourd'hui le grand, l'unique objet de nos méditations et de nos travaux. Louis XVI, en mourant, a laissé des sujets rebelles à un fils malheureux. C'est en ramenant ses sujets à l'obéissance la plus parfaite, c'est en rendant à son fils l'héritage de ses peres dans toute son intégrité, que nous vengerons la mort, que nous honorerons la mémoire du meilleur des Rois ; et le premier hommage que notre religieuse vénération puisse offrir à ce monarque martyr, c'est la réunion de tous les efforts pour l'entier rétablissement de la monarchie.
   En marchant vers ce but, nous remplirons nos devoirs et ses intentions. Combien de fois, lorsque sa belle ame gémissoit en secret des maux publics, n'a-t-il pas dit aux fideles serviteurs qui lui offroient leur sang et leurs bras : Ne vous occupez pas tant de moi, c'est l'Etat, c'est l'Etat sur-tout qu'il faut sauver !
    Ce royal abandon de soi-même, ce sublime élan d'un cœur pur, ce vœu magnanime d'un roi profondément pénétré de l'amour de son peuple, est enfin écouté ; et il nous est permis de croire que nous commençons à en ressentir les effets. Fiere de ses succès, riche de tous ses crimes, et des crimes de toutes les factions qu'elle a écrasées, l'effroyable secte connue sous le nom de Jacobins, a trouvé au milieu de ses atrocités le terme de ses triomphes. Poursuivie par tous les potentats, dont elle-même, dans son aveuglement, a provoqué la vengeance, mais poursuivie sur-tout par ce bras invisible et tout-puissant dont elle a tant de fois blasphémé l'inévitable justice, elle voit son anéantissement commencer par la discorde de ceux que, dans son sein, elle avoit formés à la scélératesse ; et déjà dans les convulsions impuissantes d'une rage désespérée, elle se déchire et se dévore elle-même.
   Elle périra sans doute, cette secte impie : tous les trônes ont juré sa perte. Il tombera, ce colosse de corruption et de perversité : mais les cadavéreuses exhalaisons de sa putridité seront-elles moins à craindre que lui-même ? Par-tout où il en circulera quelque particule, ne doit-on pas croire qu'il y aura un germe pestiféré, qui ne peut manquer de se développer un jour ? Et si ce germe infectoit, au moment de la restauration, jusqu'au gouvernement lui-même, si ceux qui le portent secrètement au fond de leur cœur, qui les premiers l'ont nourri et fomenté, avoient même, en paroissant effrayés de ses progrès, l'art cruel de le faire entrer jusques dans la composition du régime qui doit assurer notre convalescence, et l'établir notre vie politique, notre état ne seroit-il pas d'autant plus terrible, que, sous une fausse apparrence de guérison, nous porterions au-dedans de nous une cause prochaine de mort ?
   Il existe cependant une classe d'hommes (ils se disent François), qui, depuis long-tems occupés de ce projet, ont aujourd'hui moins que jamais perdu l'espérance de l'exécuter. Ceux dont l'ambition, l'ingratitude, les intrigues, les complots, les crimes, ont donné naissance aux Jacobins, se flattent de profiter de la chute de ceux-ci, et déjà se partagent leurs dépouilles. Après avoir tout détruit, ils voudroient tout rebâtir à leur guise ; c'est à dire, ils voudroient composer un nouvel édifice, dont les matériaux rassemblés sans proportions et sans rapports, n'auroient entr'eux d'autre union que celle qui les entraîneroit immanquablement dans une nouvelle chute.
   C'est contr'eux sur-tout que cet écrit est destiné ; c'est cette erreur, ou plutôt ce piège, que je veux faire connoitre ; c'est cet écueil que je veux signaler, parce que, si le vaisseau de l'Etat y touchoit une seconde fois, il seroit perdu.

   VII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Instruction aux Catholiques, Sur les Causes de la Révolution, et les moyens d'en arrêter les Progrès. Suivie du Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. Quatrieme Edition. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 55, [1 bl.] p.
Extrait de la Notice sur l'abbé Jarry :

   Né à Saint-Pierre-sur-Dive, en 1764, Pierre-François-Théophile Jarry commença ses études en province et alla les achever à Paris, mais il n'eut point le temps de faire sa licence en Sorbonne, la révolution ayant fermé cette école célèbre. Retiré à Jersey, il y publia, sous le pseudonyme d'abbé de Valméron, quelques brochures contre l'abbé Fauchet.
   L'état de la France étant devenu plus affligeant, en 1792, et ôtant aux exilés l'espoir d'y rentrer prochainement, l'abbé Jarry quitta Jersey, et passa en Angleterre, d'où il se rendit en Allemagne. Nous croyons qu'il séjourna quelque temps à Liège, ou du moins auprès du prince évêque de Liège, et qu'il rédigea pour ce prélat une Instruction pastorale aux catholiques sur les causes de la révolution et sur les moyens d'en arrêter les progrès. Nous avons eu celle Instruction entre les mains et nous l'avons trouvée pleine de force et de vérité. M. l'abbé Jarry s'étoit proposé, dans les derniers temps, de la faire réimprimer ; mais il n'a pas réalisé ce projet. Il paroît qu'il se trouva enfermé à Maëstricht, avec beaucoup d'autres ecclésiastiques et émigrés, lors du siège de cette ville par les François, et il publia un Discours sur la délivrance de Maastricht, 1793, que nous ne connoissons point [ce Discours est décrit ci-dessous].
   Rentré en France à la Restauration, il mourut en 1820.
Bibliographie :
   - Notice sur M. l'abbé Jarry, dans L'Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire, t. XXV - 1820, p. 338.
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. I, pp. 418-425.

   VIII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. 2de Edition, revue, corrigée & augmentée de notes. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] 45, [1 bl.] p.
Notice du Journal historique et littéraire à propos de ce Discours et de l'Instruction aux Catholiques :
   Cette nouvelle édition d'un ouvrage justement recherché [l'Instruction aux Catholiques], est précédée d'un discours très bien raisonné sur l'influence que les huguenots & les Jansénistes ont eu dans les forfaits de la révolution de France ; l'auteur montre la distance qu'il faut mettre entre ces factieux & les loyaux protestans des autres pays qui tenant aux principes généraux du Christianisme, détestent comme les catholiques, les atrocités des hypocrites & des athées. Il fait voir encore que l'édit de Tolérance, ouvrage d'Ignominie Loménie, n'est pas un édit de liberté de conscience accordée aux huguenots, liberté dont ils ont toujours joui, mais un édit d'indifférentisme absolu qui s'étend jusqu'aux non chrétiens. « Idolatres mahométans, déistes, athées personne, n'est excepté dans ce systême d'indifférence générale ; & sous le masque de cette indifférence même on découvre l'esprit de prédilection pour l'erreur qui l'a dicté. »
   Le Discours sur la délivrance de la ville de Maestricht, qui se trouve aussi réimprimé ici, est accompagné de nouvelles notes intéressantes. Nous en citerons quelques-unes, d'autant plus volontiers que nous pouvons personnellement en garantir la vérité.
   « On a pu observer, depuis le commencement de cette guerre, une espece d'alternative, assez réguliere, d'intrépidité & de terreur panique, du côté des François rebelles. Le courage étonnant qu'ils ont montré en plufieurs occasions, les succès qu'ils ont eus, malgré la confusion & l'indiscipline qui regnent parmi eux, ne permettent pas d'attribuer aux seules forces humaines les derniers avantages des Alliés. Ils conviennent eux mêmes que les patriotes ne sont point des lâches.
   D'un autre côté, la frayeur qui s'est quelquefois emparée de ceux-ci, nous prouve qu'ils ne doivent point rapporter leurs conquêtes aux seuls efforts de leur fanatisme. La Providence, qui leur ôte ou leur donne le courage, a ses desseins qu'ils exécutent sans le savoir. Ils fuient, ou se battent bravement, selon qu'elle veut que leur lâcheté ou leur bravoure serve à châtier, à éprouver, ou à sauver les peuples & les villes. Tandis que les Impériaux ont fait des progrès si rapides dans les Pays-Bas, & que les Espagnols ont pénétré en France, il est remarquable que les autres armées n'ont point encore pu, quelle qu'en soit la raison, chasser les patriotes de Mayence, de la Savoie, ni du comté de Nice. »
Bibliographie :
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. II, pp. 501-504.

600 euros (code de commande : 29374).

 

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À l'épreuve de la Révolution. L'Église en Luxembourg de 1795 à 1802. Bastogne, Musée en Piconrue, 1996. In-4° broché, 240 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg », n° 11).
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne, en 1996.
Table des matières :
   - Introduction, par André Neuberg.
   - Prologue. Le Luxembourg : un duché réfractaire ?, par G. Trausch.
   I.  L'Église au Siècle des Lumières : une hégémonie contestée.
      - Crépuscule baroque au Siècle des Lumières, par F. Vanhoorne.
      - La réception de l'athéisme, par F. Vanhoorne.
      - La plume et le glaive. La résistance intellectuelle de François-Xavier de Feller et Henri-Ignace Brosius, par J.-M. Kreins.
      - Lumières, pouvoir et religion, par L. Demoulin.
      - Remacle Lissoir, un Bouillonnais traducteur de Fébronius, par L. Demoulin.
      - La procession dansante d'Echternach à la fin du XVIIle siècle : interdiction et restriction, par A. Langini.
      - La suppression des processions de l'Octave, par A. Langini.
   II. La Révolution : une Église ébranlée.
      - Les institutions françaises dans le duché de Luxembourg, par L. Lejeune.
      L'Église et l'État : la fracture.

      - Politique religieuse de la Révolution française, par L. Demoulin.
      - Jurer ou ne pas jurer : l'attitude de la hiérarchie catholique de l'archidiocèse de Trêves, par M. Schmitt.
      - Les autorités de l'Évêché de Liège et la Révolution, par L. Demoulin.
      - Un prêtre jureur était-il si terrible ?, par L. Demoulin.
      - Frontière et clergé lorrain à l'époque de la Révolution, par M. Noël.
      - Églises et chapelles en détresse, par P. Margue.
      - L'introduction du calendrier républicain et la réaction des couches populaires, par F. Emmel.
      - Les fêtes républicaines en province de Luxembourg, par Ch. Moïs.
      Les ordres monastiques : tourments et suppressions.
      - Destin de religieuses à la fin de l'Ancien Régime, par M.-E. Henneau.
      - La suppression des ordres religieux masculins dans le département des Forêts, par P. Majerus.
      - Orval. De l'opulence à la fournaise, ruine et résurrection, par J. Kelecom.
      - Une abbaye aux marges du duché : Notre-Dame de Saint Remy, à Rochefort, par A. Fourneau.
      - L'assassinat de la célèbre abbaye de Saint-Hubert, ange gardien et phare de l'Ardenne pendant onze siècles (687-1797), par J. Charneux.
      - Le village d'Hatrival rachète ses charges seigneuriales, par J.-M. Duvosquel.
      - La bibliothèque de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Hubert et sa dispersion lors de la Révolution française, par L. Knapen.
      - La fin de l'abbaye Saint-Willibrord d'Echternach, par A. Langini.
      - La dispersion des biens de l'abbaye de Munster, par A. Langini.
      - La suppression des petits couvents masculins dans le Luxembourg, par P. Hannick.
      Le clergé paroissial face à la Révolution.
      - Le clergé du département des Forêts et la Révolution française, par J. Malget.
      - Clergé et Révolution française dans quelques localités de Sambre-et-Meuse, par J. Hockay.
      - Selon le goût de la République... Le ministère pastoral des curés luxembourgeois au temps de la clandestinité (1797-1802), par Th. Scholtes.
      - Acteurs et témoins, par Th. Scholtes.
      - Le facteur religieux dans les soulèvements paysans de 1798, par G. Trausch.
      - La Justice républicaine et l'Église, par M.-S. Dupont-Bouchat.
      - Les arrestations mouvementées de trois prêtres du canton d'Étalle. 1797-1799, par R. Yande.
   III. L'apaisement.
      - Le Concordat de 1801 et son application, par M. Schmitt.
      - L'absence de création artistique, par M. Schmitt.
      - Les stévenistes luxembourgeois, par E. Hector.
   IV. Le souvenir.
      - La Révolution française dans la mémoire collective des Luxembourgeois, par J.-M. Doucet.
      - Quelques épitaphes témoins de la Révolution, par C. Kockerols.
   V. Bibliographie.
      - La Révolution française et le Concordat vécus en Luxembourg, par J.-C. Muller.
      - Bibliographie alphabétique autour du département des Forêts et du Klëppelkrich.

25 euros (code de commande : 25448).

 

BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers ou Le gouvernement anglais dévoilé. Par Bertrand Barère. Tomes I, II et III (complet). S.l., s.n., [1798]. [Imprimé en France. / Ventôse, an VI de la république.] Trois volumes petits in-4° plein veau d'époque, dos lisses (reliure frottées, manques aux coiffes des tomes I et II, coins émoussés), t. I : LXIII, [1 bl.], 314, [10 (table)] p., une grande carte à déplier, t. II : 319, [1 bl.], [7 (table)], [1 bl.] p., t. III : 408, [1], [1 bl.], [9 (table)], [1 bl.] p., rare.
Avertissement de l'auteur :
   Je m'honore d'avoir attaqué en France, avec une constante vigueur, la politique et les crimes du gouvernement Anglais.
   Le premier, je l'ai dénoncé du haut de la tribune nationale, à la république, dont il troubloit par systême la paix et la sûreté ; à l'Europe, dont il violoit avec impunité la loi générale ; à l'humanité, dont il attaquoit avec barbarie tous les droits ; aux gouvernemens, dont-il corrompoit la morale par la vénalité ; à tous les peuples, dont il détruisoit par la force et l'adresse, les libertés civile et politique, et dont il usurpoit toutes les facultés maritimes, commerciales et industrielles.
   Que m'importe d'avoir été assassiné moralement et politiquement par les écrivains et les agens stipendiés au milieu de nous, par cet atroce gouvernement Anglais ? Ils ne manqueront pas sans doute de continuer leurs intrigues, leurs manœuvres, leur corruption, leurs calomnies, auprès de l'autorité nationale, autour de l'opinion publique, en irritant contre moi les passions les plus viles du cœur de l'homme, en rappelant les funestes époques de ma proscription, en renouvellant en France le même systême de persécution et d'assassinat, contre les amis courageux de la liberté. Cette affreuse tactique est connue.
   Mais l'amour de la patrie m'élève au-dessus de toute crainte personnelle. Je redouterais bien plus de laisser échaper une occasion si belle de défendre la république en déroulant l'horrible tableau des forfaits inouïs du gouvernement britannique.
   A ce souvenir, j'ai repris la plume avec laquelle j'avois buriné, l'an deux, les premiers crimes de ce gouvernement contre la France et la liberté. J'ai cru, au moment où l'immortel Bonaparte va se mettre à la tête de l'armée d'Angleterre, et comme un nouveau Scipion, soumettre une autre Carthage, devoir concourir avec les écrivains patriotes, avec les représentans du peuple et les premiers magistrats de la république, à nationaliser de plus fort l'indignation et la haine contre ce gouvernement corrupteur et perfide. Puissent mes faibles efforts faire passer, dans nos bataillons vainqueurs, cette aversion vigoureuse de la tyrannie, anglaise, qui enflamme les courages et présage les succès ! Le gouvernement de Londres est mille fois plus coupable encore que le gouvernement de Venise, que ces braves républicains ont anéanti.
   Le plan de cet ouvrage est simple.
   J'y développe d'abord quelques idées sur la puissance maritime en général, pour démontrer ensuite avec plus de force tous les dangers de la puissance maritime insulaire ; ce qui forme la matière des deux premiers livres.
   Je cherche à prouver, dans le troisième livre, que le gouvernement anglais, dans ses rapports extérieurs, est une puissance contre nature, colossale et toute artificielle. Je n'ai pas besoin de parler des vices de sa constitution intérieure ; l'opinion sage des hommes libres de l'Angleterre l'a jugée ; il faut respecter les tombeaux.
   Quoiqu'on parle peu en Europe du droit naturel, relativement à l'état actuel des choses humaines et des gouvernemens, la république française qui a rétabli ce droit, base de sa constitution, m'impose l'obligation de prouver, dans le quatrième livre, que le gouvernement Anglais est destructif du droit naturel et du droit des gens.
   Le cinquième, est destiné à démontrer que ce gouvernement est incompatible avec l'intérêt, la sûreté et la paix des autres nations.
   Dans le sixième, je dirai qu'il ne peut s'accorder avec l'état des lumières, de civilisation, de philosophie et de révolution politique qu'à subi l'Europe.
   Il ne sera pas difficile de soutenir, dans le septième livre, que le gouvernement anglais ne peut co-exister avec la république française.
   Je développerai en finissant, la nécessité d'affranchir les mers, de proclamer une déclaration du droit des gens et des droits maritimes de toutes les nations.
   Les résultats de ce grand Acte de navigation générale sont faciles à saisir. Je ne ferai pas l'injure à mes lecteurs de les développer.
À propos de la publication de cet ouvrage :
   Il n'est pas question ici de revenir sur la riche carrière politique de Barère ; notons seulement que, le 1er septembre 1794, il fut appelé, lors de son renouvellement, à siéger au Comité de salut public. Le 22 mars 1795, la Convention qui avait ouvert une série d'enquêtes visant à établir les responsabilités de la Terreur, mit Barère en accusation qui, au terme d'un procès tumultueux, fut condamné à la déportation à Cayenne. Il y échappa en s'évadant et en se cachant à Bordeaux. Exclu de l'amnistie prononcée en 1795 à l'occasion de la transition entre la Convention et le Directoire, il publia, trois ans plus tard et à ses frais – et en devant se résigner à vendre une propriété dans les environs de Tarbes pour honorer la facture de l'imprimeur – l'ouvrage présenté ici dans lequel il soutenait l'option d'un blocus continental de l'Angleterre. C'est seulement à la fin de l'année 1799 qu'il fut amnistié par Bonaparte.
   En avril 1839, Bertrand Barère confia le manuscrit de son ouvrage à la bibliothèque de la ville de Tarbes. La notice descriptive précise qu'au recto du feuillet de garde initial, on lit : [...] « Je composai cet ouvrage pendant que, m'étant soustrait à la déportation arbitrairement prononcée contre moi, le 12 germinal an III (avril 1795), par les tyrans thermidoriens, d'après le conseil de Syez, j'étais caché à Bordeaux, chez M. Jacques Forcade, négotiant, qui me donna courageusement, pendant cinq années l'hospitalité gratuite chez lui, à ses périls et risques, dans cette époque de réaction, portée jusqu'à la férocité. J'étais obligé d'écrire le jour mes pensées sur des feuilles volantes et de les cacher chaque soir, crainte d'être surpris par la police du Directoire exécutif. C'est sur ces feuilles éparses que la Liberté des mers fut imprimée à Bordeaux. Et j'ai conservé et fait relier ces feuilles, pour attester à l'avenir combien il est difficile de s'occuper du bien de son pays. (Signé) B. Barère de Vieuzac. »

Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).

 

 

LA BATAILLE DE JEMAPPES


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[BINCHE]. Une page d'histoire belge. Les Binchois et la Révolution brabançonne. 1790. Luttre, Alfred Balsacq, [ca 1925]. In-8° broché, 111 p., planches hors texte, exemplaire en bel état de cet ouvrage peu courant.
   Il s'agit d'une publication extraordinaire de la Société d'Archéologie de Binche.
Ce volume contient :
   - 1790. Le drapeau des volontaires binchois, par Paul-Clovis Meurisse.
   - 1790. Le carnet de campagne du capitaine Maximilien-Ursmer-Joseph de Biseau de Hauteville, commandant la compagnie des Volontaires binchois, annoté par Louis Leconte.

25 euros (code de commande : 24218*).

 

Bulletin de la Société belge d'Études napoléoniennes. Année 1991 - N° 13. Bruxelles, Société Belge d'Études Napoléoniennes, 1991. In-8° agrafé, 51 p., illustrations.
Sommaire :
   - En 1991, le Musée Provincial du Caillou propose..., par Christian Courtoy.
   - C'est exposé au Caillou : les résultats d'un archéologue du champ de bataille, par Georges Loumaye.
   - Le Général Nicolas Raoul : un combattant de Waterloo libérateur de l'Amérique Centrale, par Fernand Beaucour.
   - La bataille de Waterloo... vue par un simple soldat brunswickois, communication de Karl Traupe.
   - La réorganisation de l'armée française à la première Restauration un exemple : le 1er Rgt de Ligne et son sort en 1815, par André Bikar.
   - Les guides de l'ultime chevauchée impériale, par Serge Delloye.
   - Le Marquis Jules de Sayve... ou comment, en partant de la tombe d'un cheval on retrace la vie de son maître, par Georges Englebert.

8 euros (code de commande : 23919).

 

 

 

Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ L’exposition a été organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989..

25 euros (code de commande : 149/60).

 

[CHARLEROI]. Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799. Coordination par Jean-Louis Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs
Table des matières :
   - 
Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
   - Les « délices » du pays de Charleroi, par Alain Forti.
   - A l'aube de la Révolution industrielle, par Jean-louis Delaet.
   - Des hommes nouveaux : les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
   - es révolutions de 1789, par Jean-louis Delaet.
   - La liberté importée, par Jean-louis Delaet.
   - La guerre, par Francis Poty.
   - L'occupation, par Francis Poty.
   - Liberté, Égalité, Fraternité, par Pierre Bolle.
   - L'assimilation, par Philippe Badot.
   - La vie municipale, par Serge Nekrassoff.

25 euros (code de commande : 13394).

 

 

Constitution de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.
En quatrième de couverture :
   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.

50 euros (code de commande : 17308).

 

DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, envoi de l'auteur, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. La bataille.
      1. Engagement de Boussu.
      2. Rappel de la bataille de Jemappes.
      3. Évocation de la personne de Dumouriez.
      4. Des militaires d'origine belge dans l'armée française.
      5. Essai de réhabilitation de Dumouriez.
   3. Souvenirs de la bataille. Évocation par...
      1. Les sculpteurs.
      2. Un petit tour en Autriche.
      3. Retour en Belgique et en France.
      4. Les écrivains.
      5. La musique.
      6. L'affiche.
      7. Les peintres.
      8. L'armée française. Les drapeaux.
   4. Le monument de Jemappes.
      1. L'idée.
      2. Les Amitiés françaises.
      3. L'inauguration de 1911.
      4. Et l'opposition...
   5. La guerre 1914-1918.
     1. La destruction.
      2. Jemappes et la guerre.
      3. La reconstruction, l'inauguration de 1922.
   6. La guerre 1940-1945.
   7. Les commémorations.
      1. Aspect particulier du 160e anniversaire.
      2. Et l'opposition...
      3. Autres commémorations et le Coq aujourd'hui.
   8. Les morts de la bataille.
      1. Le vide autour de leur mémoire.
      2. Questions et réponses au sujet des fosses communes.
   9. Supplément inédit. Histoire de la bataille par ceux qui y prirent part.
   10. Conclusion.
   11. Bibliographie.
   - Tables.

12 euros (code de commande : 28337).

 

[DROITS DE L'HOMME]. Les déclarations des droits de l'homme de 1789. Textes réunis et présentés par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 387 p., (collection « Bibliothèque Historique »), dos insolé.
En quatrième de couverture :
   La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée et votée à l'Assemblée nationale constituante du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou collectifs, représentent donc la première expression d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette, Mirabeau, l'abbé Sieyès – dont nous publions également un inédit sur la question des déclarations – et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et Marat, apportent leur contribution à ce débat de portée nationale.
   La diversité de ces signatures reconstitue pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement de support à la rédaction de la Déclaration de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris dans les déclarations ultérieures, au plan national et supranational.
   La présentation et les notices biographiques rédigées par Christine Fauré constituent une aide essentielle à la compréhension de ces textes.

12 euros (code de commande : 28099).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
   Catalogue réalisé à l'occasion de l’exposition organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Daniel Cardon de Lichtbuer.
   - La Révolution et les femmes, par Élisabeth Badinter.
   - Les femmes et la Révolution, par Éliane Gubin.
   - Catalogue :
      1. Les femmes participent activement à la vie politique. La Révolution, la politique et les femmes, par Bernard de Montgolfier.
      2. Les droits de la femme. L'autre Démocratie dans la Révolution, par Françoise Collin.
      3. La vie quotidienne et la mode. Femmes, chiffons et Révolution, par Nicole Pellegrin.
      4. Les métiers féminins. Les métiers féminins, par Magali Humann.
      5. Visages de femmes. Visages de femmes, par Linda Kelly.
      6. Regard contemporain sur la Révolution française, par Zuka, par Renilde Hammacher-van den Brande.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 22134).

 

La Gironde et les Girondins. Sous la direction de François Furet et Mona Ozouf. Paris, Payot, 1991. In-8° collé, 468 p., (collection « Bibliothèque Historique »), exemplaire du Service de Presse, un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   L'histoire est cruelle aux vaincus. Négligés pendant longtemps par l'historiographie, souvent maltraités, les Girondins ont été aussi les oubliés du bicentenaire. Sur eux, aucun grand livre d'histoire ne fait autorité. C'est que leur identification est malaisée : ils n'ont vraiment constitué un parti qu'après leur défaite, et dans le regard de leurs adversaires.
   Toute histoire de la Gironde doit donc partir d'une vérification d'identité. Elle fait le cœur de ce livre. Les essais qui le composent s'attachent à reconstituer le réseau girondin et s'interrogent sur sa cohésion : hasards des affinités personnelles, aléas des circonstances politiques ou philosophie constituée ? Chemin faisant, le livre traite à nouveau des questions classiques – les Girondins ont-ils été bellicistes, fédéralistes, royalistes ? Y a-t-il une politique et une pensée de la Gironde ? – et leur apporte un nouvel éclairage. Il retraverse les grands textes historiques, rassemble les enseignements de l'historiographie contemporaine, redessine le portrait du groupe et en détache quelques figures individuelles inégalement célèbres : Brissot, mais aussi l'abbé Fauchet; Vergniaud, mais aussi Guadet ; Madame Roland, mais aussi Gensonné. Le lecteur redécouvrira ainsi ces acteurs éclatants et éphémères, égarés sur une scène trop tragique pour eux.
Table des matières :
   - Préface, par François Furet et Mona Ozouf.
   - Bordeaux au temps de la Gironde, par Alan Forrest.
   - La Gironde et son histoire.
      - Les Girondins en Thermidor, par Bronislaw Baczko.
      - Michelet et les Girondins : révision d'un procès, par Paul Viallaneix.
      - Jaurès et la Gironde, par Pierre Bouretz.
      - La Gironde et la Sorbonne, les Girondins dans l'historiographie universitaire (1886-1989), par Antoine de Baecque.
   - La Gironde en question.
      - Les Girondins avant la Gironde : esquisse d'une éducation politique, par Ran Halévi.
      - Y a-t-il eu un groupe girondin à la Convention nationale (1792-1793) ?, par Michael S. Lewis-Beck, Anne Hildreth et Alan B. Spitzer.
      - Les Girondins et la guerre : les débuts de l'Assemblée législative, par François Furet.
      - Les représentants de la Convention à Bordeaux en juin 1793 : une mission impossible ?, par Anne-Marie Cocula.
      - La Gironde et la Vendée, par Jean-Louis Ormières.
      - Les Girondins et l'idée de République, par Ladan Boroumand.
      - « Fédéralistes ! Et pourquoi ? », par Laurence Cornu.
      - Y a-t-il une philosophie girondine ?, par Philippe Raynaud.
   - La Gironde en portraits.
      - Madame Roland, par Mona Ozouf.
      - L'abbé Fauchet, par Rita Hermon-Belot.
      - Condorcet et les Girondins, par Robert Badinter.
      - Vergniaud ou le génie de la parole, par Jean-Denis Bredin.
      - Élie Guadet, par Jean Boutier.
      - Gensonné ou la fatalité de la Gironde, par Bertrand Favreau.
      - Brissot, par Patrice Gueniffey.

18 euros (code de commande : 23802).

 

[GRAVURE]. Triomphe de la République française. Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet. [Paris], [Chez l'Auteur], [1801]. Rousseurs. Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre.
Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.

   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).
Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »
Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.
Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.

100 euros (code de commande : 26407).

 

L'idée de nation et l'idée de citoyenneté en France et dans les pays de langue allemande sous la Révolution. Actes du colloque international de Belfort (octobre 1988). Belfort, Institut de Recherches et d'Éducation Permanente du Territoire de Belfort, 1989. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 393 p.
Sommaire :
   
Préambule : Organisation du Colloque.
   Ouverture du colloque :
      - Allocution d'ouverture de Jean-Noël Jeanneney.
      - Nation, Citoyenneté, Europe : de 1789 à 1989, par Jean-Pierre Chevènement.
   Thème I : Pré-Révolution : Aufkalrung et Lumières.
      - Rapport Général, par Marita Gilli.
      - L'Image du citoyen dans la philosophie allemande des Lumières, par Rudolf Vierhaus.
      - Aux origines du nationalisme, de l'Aufklärung à la Révolution française Particularisme, cosmopolitisme et idée de mission germanique, par Jean Nurdin.
      - Perception contemporaine des Lumières, par Gérard Bauer.
      - Europe des Nations, Europe des Citoyens, par Rudolf von Thadden.
   Thème II : Révolution : Action et Images.
      - Rapport Général, par Maurice Gresset.
      - Rheingrenze oder Rheinstrom / Le Rhin-frontière ou le Rhin voie d'eau ? (1792-1800), par Jean-René Suratteau.
      - Cosmopolitisme et sentiment national chez les révolutionnaires rhénans 1792-1800, par Marita Gilli.
      - L'image allemande de la Révolution française, par Hans Koschnick.
   Thème III : Post-Révolution : effets et contre-effets.
      - Rapport Général, par Yvette Baradel.
      - Nation, Citoyenneté, Laïcité dans une république frontière : le cas helvétique au XIXe siècle, par Pierre-Philippe Bugnard.
      - Les valeurs de la Révolution dans l'Allemagne d'aujourd'hui, par Hermann Weinreis.
      - L'héritage de la Révolution française, par Freimut Duve.
   Clôture du Colloque :
      - Révolution, Liberté, Europe, par Michel Vovelle.
      - Allocution de clôture, par Christian Proust.
   Annexes : Contributions complémentaires aux travaux du Colloque.
      - L'idéologie révolutionnaire à Belfort, 1789-1848, par Yvette Baradel.
      - Des louables cantons helvétiques à la nation suisse : l'apport du service militaire étranger, par Alain-Jacques Czouz-Tornare.
      - Lumières et Nation chez Robespierre, par Béatrice Didier.
      - Saint-Just, pédagogue de la citoyenneté, par Jean-François Dominé.
      - Du droit naturel à la citoyenneté universelle et au droit cosmopolitique : Locke - Robespierre - Kant, par Florence Gauthier.
      - Nation et citoyenneté post-thermidoriennes chez Mme de Staël, par Gérard Gengembre.
      - Identité provinciale et conscience nationale, par Maurice Gresset.
      - Reflets helvétiques de la Révolution française avant 1798, par Manfred Gsteiger.
      - Langue des sujets et langue des citoyens - Le débat sur la « glottopolitique » en Alsace pendant la Révolution française, par Frédéric Hartweg.
      - Le rôle et l'activité de l'envoyé de France en Pologne Marie-Louis Descorches dans la dernière année de la Grande Diète (1792), par Henryk Kocoj.
      - Les exclus de la citoyenneté dans les débats de la première Constituante (1798-1791), par Olivier Le Cour Grandmaison.
      - L'opposition de la maçonnerie du Grand Orient de France à l'introduction du rite écossais rectifié, par Daniel Ligou.
      - Cosmopolitisme et identité nationale, ou quelques réflexions sur les Allemands et la Révolution, par Jean Nurdin.
      - L'idée d'Europe en Allemagne sous la Restauration, par Jean Nurdin.
      - Nation et contre-révolution, par Michel Peronnet.
      - La Révolution française et la philosophie allemande, par Marianne Schaub.
      - L'image de la Révolution française dans l'historiographie et dans l'enseignement historique de la République de Weimar, par Heinz Sproll.
      - L'idée de citoyenneté dans le cadre des Lumières autrichiennes, par Ernst Wangermann.

25 euros (code de commande : 17777).

 

JOMINI (Antoine-Henri de) — Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, par le lieutenant général Jomini Aide de Camp général de S.M. l'empereur de Russie, Grand Croix de plusieurs ordres. Gravé sous la direction de J. B. Bielaerts. Bruxelles, Petit, 1839. In-f° (425 x 665 mm.) sous une demi-reliure de l'époque (dos et mors frottés, mors partiellement fendus, pièce de titre en losange sur le premier plat, [1 (titre lithographié orné d'une vignette)], [2 bl.], [1 (table des cartes et plans)], 58, [1], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 37 planches citées dans la table des cartes et des deux planches complémentaires (voir détail ci-dessous) dont la plupart partiellement rehaussées à l'aquarelle, quelques mouillures et rousseurs.
Table des cartes et plans (et leurs dimensions au trait carré) :
   1. Croquis du nord de la France, de la Belgique et partie de la Hollande (485 x 380 mm.).
   2. Carte de la Vendée (555 x 345 mm.).
   2bis. Carte des Pyrénées occidentales (640 x 473 mm.).
   3. Carte des Pyrénées orientales (455 x 310 mm.).
   4. Cours du Rhin depuis Rheinfels et Saint-Goar jusqu'à Strasbourg (430 x 570 mm.).
   5. Croquis de la contrée entre la Sieg et la Lahn (600 x 385 mm.).
   6. Plan de la bataille de Jemmapes (217 x 150 mm.).
   7. Plan de la bataille de Neerwinden (250 x 195 mm.).
   8. Carte des environs de Lille, Tournay et Courtray, pour servir particulièrement à l'intelligence des batailles de Turcoing et de Pontachin (475 x 570 mm.).
   9. Carte du centre de la frontière du nord, contenant les environs de Cambray, Douay, Guise, Valenciennes, Landrecies et Avesnes (443 x 380 mm.).
   10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).
   11. Plan de la bataille de Fleurus (362 x 277 mm.).
   12. Carte du Pays entre la Meuse et le Rhin, depuis Liège usqu'à Cologne, pour servir particulièrement aux batailles de l'Ourthe et de la Roër (446 x 357 mm.).
   13. Plan de Mayence et des environs, où l'on a tracé particulièrement l'affaire des lignes qui eut lieu en 1795, et qui pourra néanmoins servir à l'intelligence du siège de cette ville (473 x 365 mm.).
   14. Carte spéciale de la vallée du Rhin pour l'intelligence des affaires de Rastadt et d'Ettlingen (358 x 252 mm.).
   15. Croquis de la bataille de Neresheim livrée par l'Archiduc Charles au Général Moreau en 1796 (256 x 412 mm.).
   16. Plan de la bataille de Wurzbourg gagnée par l'Archiduc Charles, le 3 septembre (413 x 475 mm.).
   17. Plan pour l'intelligence des deux batailles de Biberach gagnées par le Général Moreau en 1796 et 1800 (403 x 372 mm.).
   18. Carte des environs de Fribourg pour la retraite de l'armée du Rhin en 1796 ; et notamment les combats sur l'Elz (400 x 266 mm.).
   19. Combat de Schliengen (190 x 234 mm.).
   20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).
   21. Carte de la rivière de Gênes, pour l'intelligence des opérations qui ont eu lieu dans les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 (590 x 517 mm.).
   22. Plan de la bataille de Castiglione, gangée par le général Bonaparte les 3 e 4 août 1796 (424 x 312 mm.).
   23. Carte du cours de l'Adige depuis Legnago jusqu'à Trente, pour l'intelligence des affaires de Castiglione, Gavardo, Roveredo, de la Brenta et de Bassano en 1796, de même que pour toutes les opérations qui ont eu lieu autour de Mantoue (470 x 560 mm.).
   24. Plan de Mantoue et des batailles de St Georges ou de la favorite (488 x 490 mm.).
   25. Plan de la bataille d'Arcole (460 x 365 mm.) et son supplément (190 x 175 mm.).
   26. Plan de la bataille mémorable de Rivoli (575 x 540 mm.).
   27. Carte du cours du Tagliamento, pour l'intelligence des opérations de Bonaparte contre l'Archiduc Charles, en 1797 (668 x 590 mm.).
   28. Plan de la bataille de Stockach, gagnée par l'Archiduc Charles, le 25 mars 1799, servant également aux batailles d'Engen et de Möstkirch, gagnées par le général Moreau en 1800 (535 x 427 mm.) et ses 4 petites cartes supplémentaires gravées sur une feuille.
   29. Attaque de l'Archiduc Charles sur Zurich, le 4 juin 1799, et plan de la bataille de Zurich, gagnée par Masséna, le 25 et 26 septembre 1799 (470 x 286 mm.).
   30. Plan de la bataille de Trebbia, gagnée par le maréchal Suwaroff, les 18, 19 et 20 juin 1799 (585 x 435 mm.).
   31. Plan de la bataille de Novi, gagnée par le même le 15 août 1799 (420 x 530 mm.).
   32. Plan de la bataille de Marengo, ganée par le premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800 (384 x 255 mm.).
   33. Plan de la bataille de Hohenlinden, gagnée par le général Moreau sur l'Archiduc Jean, le 3 décembre 1800 (423 x 290 mm.).
   34. Carte générale de l'Egypte, pour l'intelligence de l'expédition des Français (400 535 mm.).
   35. Carte de la Syrie, pour l'intelligence de l'expédition des Français (225 x 335 mm.).
   36. Croquis de la partie française de l'île de saint Domingue (350 x 378 mm.).
   37. Carte de l'Allemagne pour servir à l'intelligence des opérations militaires (720 x 625 mm.).


10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).


20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).

1800 euros (code de commande : 29000).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo 1815. Conception et présentation Juan Carlos Carmigniani. Préface Jean François Chiappe. Illustrations Louis de Beaufort. Cartes de Jean-Claude Quennevat. Paris, Stock, 1972. In-4° broché sous couverture rempliée, 204 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture jaunie.
Sur la couverture :
   L'une des plus grandes batailles de l'Histoire.
   La fin d'un monde (l'Europe de 1815 et du Congrès de Vienne) se décide en dix heures, fait 50.000 morts ou blessés sur un espace de moins de deux cents hectares.
   Ce livre montre la beauté, la grandeur et le courage des héros.
   Grâce aux dessins couleurs de L. de Beaufort on retrouve exactement l'incroyable diversité des uniformes, drapeaux, symboles des Armées en présence.
   Les musées de cinq pays apportent les portraits de tous les participants et une série de tableaux d'époque pour la plupart inconnus qui commentent heure par heure le déroulement de la tragédie.
   Pour la première fois c'est l'illustration qui commente l'Histoire en apportant sa vérité iconographique.
   L'auteur, le Commandant Lachouque, traduit dans plusieurs langues, est le plus grand historien de l'histoire militaire (il possède sa rue à Waterloo). Il garantit l'impartialité de cet ouvrage dont l'illustration est internationale.
   Le préfacier, J.F. Chiappe, a été couronné par l'Académie pour son livre Cadoudal. Il est également l'un des meilleurs historiens actuels de cette époque.
   La richesse des doubles pages en couleur représentant le Panorama et pour la première fois publié, montre de façon pathétique les dernières charges de Cavalerie qui terminent le drame.
   La nouveauté des cartes présentées par M. Quennevat permet autant à l'historien qu'au grand public de comprendre le déroulement des opérations ainsi que les raisons tactiques des belligérants.
   Plus de 300 illustrations en noir enrichies de 45 planches couleur pleines et demies-pages, de nombreux ornements graphiques et huit doubles pages.

25 euros (code de commande : 28963).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo. La fin d'un monde. 15, 16, 17 et 18 juin 1815. Deuxième tirage. Gembloux, Duculot, 1972. In-8° broché, 56 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 13).
En quatrième de couverture :
   Introduction.
   I. La guerre.
      1. Les forces.
      2. Les plans.
      3. 15-16 juin. « Coup d'éclat » manqué. - Victoire partielle.
      4. 17 juin. Succès sans lendemain.
   II. La décision.
      5. 18 juin à l'aube.
      6. Contacts et inquiétudes.
      7. Attaques de l'infanterie française.
      8. Cuirassiers de l'Empereur. IVe corps prussien.
      9. Plan de la bataille le 18 juin au soir. Wellington en détresse. La garde au feu.
      10. Du Barail, Müffling, Zieten.
      11. La défaite.
      12. Sauvetage de l'aile droite.

12 euros (code de commande : 17884).

 

LE COUR GRANDMAISON (Olivier) — Les citoyennetés en révolution (1789-1794). Paris, Presses Universitaires de France, 1992. In-8° broché, 313 p., (collection « Recherches Politiques »), couverture légèrement insolée, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
Qui doit être membre de la communauté civique ? De quels droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens ? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice effectif et autonome de ces droits ?
   Éducation, instruction, liberté, égalité. Rapport aux minorités, aux Noirs, aux juifs, aux femmes dont la citoyenneté fut longtemps débattue.
   Cette liste dit bien l'actualité de ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers une sorte de passé présent dans la mesure où les problèmes soulevés et discutés en 1789 et 1793 restent nôtres.
   Comment l'homme sort-il de sa minorité pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin ? Comment enfin une collectivité s'émancipe-t-elle pour se donner à elle-même des lois ?

20 euros (code de commande : 17784).

 

 

LÉVI (Camille) Histoire du 4e du Nord, devenu 49e de Bataille puis 13e de Ligne. Paris, Tallandier, 1914. In-8° broché, 433 p., tableaux, bel exemplaire non coupé.
   Publication de La Société dunkerquoise pour l'encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts.
Plan général de l'ouvrage :
Première partie : 4e du Nord.

I. Formation 25 août - 11 septembre 1792
II. Administration
III. États nominatifs
IV. Situation d'effectifs
V. Pertes relevées.
VI. Divers 4es du Nord
VII. Marches et opérations du 4e du Nord
VIII. Rousbrugge 5 novembre 1792
IX. Campagne de Hollande février-mard 1793
X. Camp de Cassel avril-juillet 1793
XIBergues et Hondschoote 6,7 et 8 septembre 1793
XII. Camp de Guiseoctobre 1793- février 1794
XIII. Sous Maubeuge février - avril 1794
XIV. Passages de la Sambre mai-juin 1794
XV. De la Sambre à la Meuse juillet-août 1794.
Deuxième partie : 49e de Bataille
XVI. Formation 18 août 1794
XVII. Siège de Maastricht fin 1794
XVIII. Blocus de Luxembourg n17965
XIX. Sur les côtes de Cherbourg 1796
Troisième partie : 13e de Ligne
XX. Formation 21 novembre 1796
XXI. Armée d'Italie 1797-1798
XXII. Armée d'Égypte 1798-1801
XXIII. Armée d'Italie 1805-1813
XXIV. Campagne d'Allemagne 1813
XXV. Défense de Mayence 1814
XXVI. Armé du Var 1815
Quatrième partie : Pièces d'archives
Etats de service et certificats divers.

35 euros (code de commande : Nord/008).

 

MANCERON (Claude) — Les hommes de la liberté. Tome I. Les vingt ans du Roi. De la mort de Louis XV à celle de Rousseau. 1774-1778. Paris, Laffont, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur (au dos, porte la mention Club français du Livre), 687 p., bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Voici le premier des cinq volets d'une fresque biographique géante sur la Révolution française et son temps. Les vingt ans de Louis XVI sont aussi ceux de la plupart des futurs acteurs de 1789 et 1793. Cette jeunesse des révolutionnaires, c'est la Genèse de la Révolution. La tentative de Turgot, aidé par Condorcet, marque en France le temps de l'espérance, puis de la déception. Mais rien n'est encore joué : Necker accède aux Finances. En Amérique, la guerre de l'Indépendance va commencer. La Fayette part aider Washington, tandis que Mirabeau va d'une prison à l'autre. Marat rôde entre l'Angleterre et la France. Robespierre et Danton sont au collège ; Talleyrand au séminaire ; Brissot tente fortune à Paris, où Roland a rencontré Manon Phlipon. Lavoisier découvre l'oxygène.
   Cent autres personnages vont revivre ici, dans leur vérité quotidienne, ces quatre années où se joue le destin d'un règne. Ils entraîneront le lecteur dans le monde entier du XVIIIe siècle, à Vienne et à Londres avec Beaumarchais, à Trianon, où Joseph II résoud l'énigme du mariage stérile de Marie-Antoinette, à Philadelphie avec Washington et Franklin, en Belgique avec Fabre d'Églantine, à Lisbonne reconstruite par Pombal, à Rome où Pie VI succède à Clément XIV, dans l'Espagne de l'Inquisition et la Russie de Pougatchev.
   Mais la guerre des farines marque aussi l'apparition, à Versailles et à Paris, d'un acteur qui fera reparler de lui : le peuple des campagnes et des villes. Témoins éloignés : le vieux Voltaire, l'enfant Chateaubriand. Rousseau se calfeutre. Diderot se survit. Tout le monde parle d'une révolution : celle de Gluck, qui rénove l'Opéra...

10 euros (code de commande : 18862).

 

MONNIER (Raymonde) — L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution au Directoire. Paris, Kimé, 1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le Sens de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles, des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement républicain radical à Paris à l'époque révolutionnaire, dans la perspective de la formation de l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction de l'espace public démocratique à Paris, du début de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour au politique qui a marqué l'historiographie de la période dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur un chantier qui passe à tort pour avoir été déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique, sur les institutions et les nombreux « cercles » dont la fédération contribue à construire le nouvel espace public démocratique, sur les médiations qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent. À la charnière entre histoire sociale, histoire politique et culturelle, entre interprétation historique globale et études de cas, les thèmes abordés contribuent à une mise en perspective qui intègre les rôles individuels dans les élans collectifs, pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux faubourgs et à la périphérie. »

15 euros (code de commande : 10176).


[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery, 1815.
Rare édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 6802).

 

 

NAPOLÉON Ier

 

 

 

 

 

 

BAINVILLE (Jacques) Napoléon. Paris, Arthème Fayard, 1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »).

9 euros (code de commande : 269/57).

 

BEAUTERNE (Robert-Augustin Antoine de) — Sentiment de Napoléon sur le christianisme, conversations religieuses recueillies à Sainte-Hélène par M. le général comte de Montholon, par M. le Cher de Beauterne. 4e édition, revue et corrigée avec soin. Bruxelles, Société des Bonnes Lectures, 1844. [Bruxelles, / Société des Bonnes Lectures, / rue du Commerce, 15. / 1844] In-12 demi-basane verte, dos lisse orné de fers dorés et à froid, tranches mouchetées, XIV, XX, 349, [1 (imprimatur)] p., une gravure en frontispice, ex-libris, rousseurs sinon bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos :


   Le règne de Napoléon fut celui de l'intelligence et de la volonté, et son triomphe le triomphe de la société et du christianisme. Quel beau sujet de réflexion et d'étude ! En ne se lassant pas de creuser au fond de l'âme de ce grand homme, on doit y trouver certainement le secret de l'origine de sa puissance. D'ailleurs, peut-on négliger celui dont le nom tient une si grande place dans notre histoire ? Ses revers, noblement supportés, lui ont mérité une popularité nouvelle, celle qui naît du malheur. De longtemps, on ne connaîtra d'autre modèle ; et quelle imitation dangereuse, s'il n'y avait un correctif à l'ambition, si les qualités d'un grand caractère, les croyances d'une intelligence supérieure, enfin si les principes n'étaient là pour dominer le tableau de l'imagination, et pour imprimer dans les esprits l'idée d'une gloire supérieure à celle de la guerre et des conquêtes... Les livres ne font connaître que le capitaine fameux, ici l'on connaîtra l'esprit, la conscience du héros... J'ose dire qu'on lira l'histoire de son âme, puisque la pensée religieuse révèle l'âme elle-même.
   Tel est le but de ce recueil, que j'offre surtout à la jeunesse de nos écoles, si le libéralisme ne s'y oppose. Sous la restauration, on ne refusait l'approbation universitaire qu'à un livre immoral ou contraire à la religion. Maintenant nous vivons sous un régime de liberté, et nos prétendus libéraux refusent l'approbation même aux livres religieux, sous prétexte qu'ils sont trop religieux, ce qui faisait dire à M. Sainte-Beuve : « Ils voudraient aussi une religion juste-milieu. »
   Les documens que je publie contiennent la pensée intime de Napoléon sur le christianisme, et spécialement sur la divinité de l'Homme-Dieu. Ces révélations, émanées de lui, sont le faîte de l'édifice de sa vie et le couronnement de son caractère historique ; on peut en fixer désormais la proportion définitive, parce qu'on en connaît toute l'élévation.

35 euros (code de commande : 27287).

 

[ENGEL]. FIECHTER (Jean-Jacques) — L'Amazone de Napoléon. Mémoires de Regula Engel. Avant-propos de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989. In-8° broché, 283 p., (collection « Archives Vivantes »), dédicace et lettre autographe signée de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   « Une nature, un tempérament, cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu toute l'épopée napoléonienne dans les rangs des armées françaises ; aux côtés de son époux, le colonel Florian Engel, tué à Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et 1815 – d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il du même père, le colonel – son homme au lit et sous la mitraille.
   Une « mère courage » ? Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche helvétique », un mélange d'ingénuité et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à une formidable énergie et à une joie de vivre sans pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse en effet une époque et des circonstances où l'historique et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque fabuleuse au sens strict du terme. »

20 euros (code de commande : 14051).

 

GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace , mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

   
   Premier plat et titre-frontispice.

75 euros (code de commande : 16769/vit3).

 

LACHOUQUE (Henry) — Connaissez-vous Napoléon ? [Paris], Bloud & Gay, [1957]. In-8° broché, 159 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissez-vous ? »), couverture un peu défraîchie.
Avis au lecteur :
   « L'Histoire de Napoléon est certainement la plus ignorée de toutes les histoires », écrit Léon Bloy. « Les livres qui prétendent la raconter sont innombrables et les documents de toute nature vont à l'infini. En réalité, Napoléon nous est peut-être moins connu qu'Alexandre ou Sennachérib... »
   N'exagérons rien. Les conquêtes et les avatars du roi d'Assyrie qui assiégea le pieux Ézéchias, roi de Juda, dans Jérusalem en l'an 707 avant Jésus-Christ, et auquel l'ange exterminateur tua, en une nuit, 185.000 hommes, ne sont connus, je le crains, que d'une faible partie de nos contemporains, tandis que le nom prodigieux de Napoléon est célèbre chez les peuples les moins évolués.
   Cependant, plus on l'étudie, plus on s'aperçoit qu'il est l'homme « à qui nul ne ressemble ».
   Sans prétendre raconter son histoire, on a voulu éclairer quelques épisodes de sa vie et plusieurs éléments de son œuvre, choisis parmi ceux qui méritent d'être mis en lumière, parce qu'ils sont parfois déformés par la légende et les passions.
   On a groupé en six séquences réunies par un « montage », l'enfance et la jeunesse de Napoléon, les événements d'Italie, qui ont décidé de son avenir, la paix et l'union données aux Français par le Premier Consul, le sacre et les couronnements de Paris et de Milan, le blocus continental et la politique économique de l'Empereur, l'esprit de Tilsitt, Erfurt, la question de Rome, l'effondrement.
   Enfin, dans une septième et dernière séquence, on a tenté, en étudiant les conversations, les correspondances, les victoires et les désastres, de préciser le caractère de l'homme, et, en écoutant sa voix à Sainte-Hélène, d'apercevoir les buts qu'il a voulu atteindre, au cours d'une galopade de quinze ans sous le fouet du Destin.
   Si l'on néglige l'enthousiasme romanesque de quelques exaltés des deux sexes, les couplets des sociologues de café-concert abominant la guerre ou célébrant la gloire, les Démosthènes de chef-lieu de canton lançant des tirades vengeresses ou des dithyrambes défraîchis, on en revient à Chateaubriand :
« Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède. »

10 euros (code de commande : 24841).

 

VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE (Janine) — L'opposition à Napoléon. Paris, Flammarion, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection « L'Histoire en Liberté »), exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : RE/17).


 

[PLACARD]. État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice criminelle du Département des Forêts, tant en matière criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle, pendant le mois d'Avril 1809. Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück, fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570 mm., en bel état.
   Ce placard, signé par Clément, Procueur général impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809, indique la date des arrêts, les noms des condamnés, la nature et leiux des délits, les peines prononcées, etc.
   Les condamnés figurant sur ce placard sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilé à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre Streff (domicilé à Neuheusgen).

30 euros (code de commande : 21611).

 

[TOURNAI] () — Mandement et ordonnance de prières publiques pour la paix rendue à l'Église et à l'État. Tournai, Varlé, [1801]. [A Tournay, / Chez R. Varlé, Imprimeur de MM. les Vicaires Généraux, le Siége / Episcopal vacant.] In-4° broché, 8 p., exemplaire défraîchi.
   Ce mandement concerne le problème de la rétractation du serment de haine à la royauté imposé au clergé le 19 fructidor de l'an V (5 septembre 1797). Ce serment avait profondément divisé le clergé. « Les évêques belges encore en vie s'étaient prononcés contre le serment, Pie VI l'avait fait d'une façon moins nette et sans proférer de véritable condamnation officielle, les vicaires géneraux des sièges vacants de Bruges, Gand,Tournai, n'avaient pu se mettre d'accord sur la question. Les prêtres qui avaient prêté Ie serment s'alarmèrent lorsqu'ils apprirent qu'un bref de Pie VII, en date du 25 août 1801, chargeait le cardinal Caprara de solutionner la controverse du serment en Belgique et prévoyait une rétractation à imposer aux jureurs. Dès le 6 septembre les vicaires généraux assermentés de Tournai signèrent une déclaration interprétative du serment qu'ils avaient jadis prêté, les jureurs insistèrent aupres de Caprara afin qu'une telle explication soit considérée comme suffisante, tandis que les non jureurs voulaient que la rétractation soit la plus humiliante possible.Ce n'est que le 2 decembre 1801 que Caprara publia un decret d'une redaction assez confuse, enjoignant aux jureurs de signer une déclaration rétractatoire, mais aucune formule n'était indiquée et manifestement le légat aurait admis celle du 6 septembre. Le décret du 2 décembre et une lettre circulaire l'accompagnant furent transmis rapidement aux vicaires généraux des sièges vacants [...]. Dès le 17 décembre les vicaires généraux assermentés de Tournai publièrent dans un mandement les documents du 2 décembre et le firent suivre de la formule du 6 septembre, laissant ainsi croire que celle-ci repondait à suffisance aux exigences de celui-là. »
   C'est ce dernier mandement que nous proposons ici.
Bibliographie :
   - Demazières (Émile), Bibliographie tournaisienne, n° 2200.
   - De Clercq (Carlo), La triple épreuve du cardinal de Franckenberg - III. La rétractation du serment de haine dans le diocèse de Malines, dans Sacris Erudiri, t. X - 1958, p. 313.

25 euros (code de commande : 28144).

 


VERDUN (Jean) — Brumaire. [An VIII.] Paris, Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 256/65).

 

 


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