RÉVOLUTION - EMPIRE

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LENTZ (Thierry) — Le grand Consulat 1799-1804. Paris, Fayard, 1999. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 627 p., couverture un peu frottée.
En quatrième de couverture :
   Le Consulat commence le 11 novembre 1799, au matin du troisième jour du coup d'Etat de Brumaire. Il s'achève le 18 mai 1804, avec la proclamation de l'Empire. Entre ces deux dates, quelle œuvre accomplie sous la conduite de Bonaparte ! De la réconciliation nationale à la paix intérieure, du Code civil au franc Germinal, de la réforme administrative et judiciaire au rétablissement de l'influence diplomatique de la France en Europe, du Concordat aux dizaines de lois votées au pas de charge, la Révolution fut canalisée.
   Écrasé par la perspective déformante de l'épisode napoléonien pris à rebours, le Consulat a pu sembler parfois n'être qu'un hors-d'œuvre, une mise en jambe avant les chevauchées de l'Empire. Comme si tout s'était enchaîné avec logique. Comme si Napoléon avait naturellement percé sous Bonaparte.
   En réalité, la montée de Napoléon vers le pouvoir personnel se fit par étapes et crises successives, parfois ponctuées de petits « coups d'État » intermédiaires avant la grande manœuvre qui engendra la transformation finale du régime. Les efforts de l'équipe consulaire pour repousser les tentatives royalistes ou jacobines et juguler une forte opposition parlementaire, les risques de renversement courus par le gouvernement à quelques moments chauds de même que les rivalités de « courants » en son sein sont autant de chapitres que l'on ne peut ignorer lorsqu'on entreprend l'analyse des événements des années 1800-1804.
   Au demeurant, en même temps qu'ils attestent de la vertu du Prince, ils valorisent l'œuvre du Grand Consulat : tandis qu'il réformait d'arrache-pied, il dut encore lutter contre des ennemis décidés, savoir s'appuyer sur ces offensives pour adapter sa course et, bien souvent, avouer sa soumission totale aux événements.

15 euros (code de commande : 25537 - vendu).

 

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À l'épreuve de la Révolution. L'Église en Luxembourg de 1795 à 1802. Bastogne, Musée en Piconrue, 1996. In-4° broché, 240 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg », n° 11).
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne, en 1996.
Table des matières :
   - Introduction, par André Neuberg.
   - Prologue. Le Luxembourg : un duché réfractaire ?, par G. Trausch.
   I.  L'Église au Siècle des Lumières : une hégémonie contestée.
      - Crépuscule baroque au Siècle des Lumières, par F. Vanhoorne.
      - La réception de l'athéisme, par F. Vanhoorne.
      - La plume et le glaive. La résistance intellectuelle de François-Xavier de Feller et Henri-Ignace Brosius, par J.-M. Kreins.
      - Lumières, pouvoir et religion, par L. Demoulin.
      - Remacle Lissoir, un Bouillonnais traducteur de Fébronius, par L. Demoulin.
      - La procession dansante d'Echternach à la fin du XVIIle siècle : interdiction et restriction, par A. Langini.
      - La suppression des processions de l'Octave, par A. Langini.
   II. La Révolution : une Église ébranlée.
      - Les institutions françaises dans le duché de Luxembourg, par L. Lejeune.
      L'Église et l'État : la fracture.

      - Politique religieuse de la Révolution française, par L. Demoulin.
      - Jurer ou ne pas jurer : l'attitude de la hiérarchie catholique de l'archidiocèse de Trêves, par M. Schmitt.
      - Les autorités de l'Évêché de Liège et la Révolution, par L. Demoulin.
      - Un prêtre jureur était-il si terrible ?, par L. Demoulin.
      - Frontière et clergé lorrain à l'époque de la Révolution, par M. Noël.
      - Églises et chapelles en détresse, par P. Margue.
      - L'introduction du calendrier républicain et la réaction des couches populaires, par F. Emmel.
      - Les fêtes républicaines en province de Luxembourg, par Ch. Moïs.
      Les ordres monastiques : tourments et suppressions.
      - Destin de religieuses à la fin de l'Ancien Régime, par M.-E. Henneau.
      - La suppression des ordres religieux masculins dans le département des Forêts, par P. Majerus.
      - Orval. De l'opulence à la fournaise, ruine et résurrection, par J. Kelecom.
      - Une abbaye aux marges du duché : Notre-Dame de Saint Remy, à Rochefort, par A. Fourneau.
      - L'assassinat de la célèbre abbaye de Saint-Hubert, ange gardien et phare de l'Ardenne pendant onze siècles (687-1797), par J. Charneux.
      - Le village d'Hatrival rachète ses charges seigneuriales, par J.-M. Duvosquel.
      - La bibliothèque de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Hubert et sa dispersion lors de la Révolution française, par L. Knapen.
      - La fin de l'abbaye Saint-Willibrord d'Echternach, par A. Langini.
      - La dispersion des biens de l'abbaye de Munster, par A. Langini.
      - La suppression des petits couvents masculins dans le Luxembourg, par P. Hannick.
      Le clergé paroissial face à la Révolution.
      - Le clergé du département des Forêts et la Révolution française, par J. Malget.
      - Clergé et Révolution française dans quelques localités de Sambre-et-Meuse, par J. Hockay.
      - Selon le goût de la République... Le ministère pastoral des curés luxembourgeois au temps de la clandestinité (1797-1802), par Th. Scholtes.
      - Acteurs et témoins, par Th. Scholtes.
      - Le facteur religieux dans les soulèvements paysans de 1798, par G. Trausch.
      - La Justice républicaine et l'Église, par M.-S. Dupont-Bouchat.
      - Les arrestations mouvementées de trois prêtres du canton d'Étalle. 1797-1799, par R. Yande.
   III. L'apaisement.
      - Le Concordat de 1801 et son application, par M. Schmitt.
      - L'absence de création artistique, par M. Schmitt.
      - Les stévenistes luxembourgeois, par E. Hector.
   IV. Le souvenir.
      - La Révolution française dans la mémoire collective des Luxembourgeois, par J.-M. Doucet.
      - Quelques épitaphes témoins de la Révolution, par C. Kockerols.
   V. Bibliographie.
      - La Révolution française et le Concordat vécus en Luxembourg, par J.-C. Muller.
      - Bibliographie alphabétique autour du département des Forêts et du Klëppelkrich.

25 euros (code de commande : 25448).

 

 

LA BATAILLE DE JEMAPPES


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[BINCHE]. Une page d'histoire belge. Les Binchois et la Révolution brabançonne. 1790. Luttre, Alfred Balsacq, [ca 1925]. In-8° broché, 111 p., planches hors texte, exemplaire en bel état de cet ouvrage peu courant.
   Il s'agit d'une publication extraordinaire de la Société d'Archéologie de Binche.
Ce volume contient :
   - 1790. Le drapeau des volontaires binchois, par Paul-Clovis Meurisse.
   - 1790. Le carnet de campagne du capitaine Maximilien-Ursmer-Joseph de Biseau de Hauteville, commandant la compagnie des Volontaires binchois, annoté par Louis Leconte.

25 euros (code de commande : 24218*).

 

 

[BOUSSART (André-Joseph)]. DURIAU (Étienne) — André-Joseph Boussart. De Binche à Bagnère-de-Bigorre, itinéraire d'un général d'Empire. Jumet, IPH Éditions, 2003. In-8° carré broché, 115 p., illustrations en noir et en couleurs, à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   André-Joseph Boussart, enfant de Binche né en 1758, s'engage dans les troupes wallonnes au service de l'Autriche, il n'a pas encore dix-neuf ans.
   Témoin actif d'une période pleine de changements, il participera à la révolution brabançonne puis combattra au sein des troupes françaises.
   Il connaîtra sa période de gloire sous le Ier Empire : anobli par l'empereur, il recevra la Légion d'honneur et sera fait chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer. Officier intrépide, il se distinguera dans la cavalerie au sein du 20e régiment de Dragons. Il sera de toutes les campagnes importantes de Napoléon : Italie, Egypte, Allemagne, Prusse, Pologne et Espagne. Son rôle sera souvent déterminant dans plusieurs batailles (Lodi, les Pyramides, Lérida, Sagonte). Cela lui vaudra d'être élevé au grade de général de division dans l'armée impériale française.
   Il terminera sa carrière comme administrateur de la ville de Valence, les habitants le surnommeront le « brave Wallon ».
   Miné par les 23 blessures reçues au combat, il s'éteindra le 10 août 1813 à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées.

20 euros (code de commande : 21863).

 

Bulletin de la Société belge d'Études napoléoniennes. Année 1991 - N° 13. Bruxelles, Société Belge d'Études Napoléoniennes, 1991. In-8° agrafé, 51 p., illustrations.
Sommaire :
   - En 1991, le Musée Provincial du Caillou propose..., par Christian Courtoy.
   - C'est exposé au Caillou : les résultats d'un archéologue du champ de bataille, par Georges Loumaye.
   - Le Général Nicolas Raoul : un combattant de Waterloo libérateur de l'Amérique Centrale, par Fernand Beaucour.
   - La bataille de Waterloo... vue par un simple soldat brunswickois, communication de Karl Traupe.
   - La réorganisation de l'armée française à la première Restauration un exemple : le 1er Rgt de Ligne et son sort en 1815, par André Bikar.
   - Les guides de l'ultime chevauchée impériale, par Serge Delloye.
   - Le Marquis Jules de Sayve... ou comment, en partant de la tombe d'un cheval on retrace la vie de son maître, par Georges Englebert.

8 euros (code de commande : 23919).

 

 

 

Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ L’exposition a été organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989..

25 euros (code de commande : 149/60).

 

[CHARLEROI]. Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799. Coordination par Jean-Louis Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs
Table des matières :
   - 
Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
   - Les « délices » du pays de Charleroi, par Alain Forti.
   - A l'aube de la Révolution industrielle, par Jean-louis Delaet.
   - Des hommes nouveaux : les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
   - es révolutions de 1789, par Jean-louis Delaet.
   - La liberté importée, par Jean-louis Delaet.
   - La guerre, par Francis Poty.
   - L'occupation, par Francis Poty.
   - Liberté, Égalité, Fraternité, par Pierre Bolle.
   - L'assimilation, par Philippe Badot.
   - La vie municipale, par Serge Nekrassoff.

25 euros (code de commande : 13394).

 

 

 

Conditions féminines à l'époque de la Révolution française. Mons, CIEPHUM, 1991. In-8° broché, 193 p.
   
@ Cet ouvrage constitue le n° 61-62-63 de la revue Réseaux, il est consacré à la publication des Actes du colloque éponyme organisé les 16 et 17 novembre 1989 à l'Université de Mons-Hainaut.
Table des matières :
   - Introduction, par Marinette Bruwier.
   - Les femmes dans la Révolution américaine, par Marianne Debouzy.
   - Femmes et révolutions au XVIIIe siècle aux Pays-Bas, par Rudolf Dekker.
   - Attitudes et comportements des femmes pendant les révolutions en Belgique (1789-1799), par Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
   - Olympe de Gouges, une des grandes oubliées de l'Europe, par Benoîte Groult.
   - Théroigne de Méricourt ou la lecture historiographique d'un mythe révolutionnaire : le cas des historiens belges, par Philippe Raxhon.
   - Isabelle de Charrière une noble révolutionnaire, par Pierre Mahillon.
   - Les ursulines et l'éducation des filles à la veille de la Révolution, par Philippe Annaert.
   - La femme de la noblesse des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège devant la Révolution française, par Cécile Douxchamps-Lefebvre.
   - Les femmes dans les affaires à Namur : le maintien de la tradition, par Françoise Jacquet-Ladrier.
   - Un sport peu enviable au début du XIXe siècle : être femme et être pauvre, par Nicole Haesenne-Peremans.
   - Le divorce en Belgique (1797-1814), par Marinette Bruwier.
   - Quelle évolution pour la femme ?, par Elisabeth G. Sledzieswki.
   - La Révolution française et le rapport des sexes dans la cité, par Nicole Arnaud-Duc.
   - Femmes et Révolution. Un regard féministe sur quelques ouvrages récents, par Hedwige Peemans-Poullet.
   - L'effet 89 sur l'histoire du féminisme français, par Marie-France Brive.

12 euros (code de commande : 13541).

 

Constitution de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.
En quatrième de couverture :
   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.

50 euros (code de commande : 17308).

 

 

Les déclarations des droits de l'homme de 1789. Testes réunis et présentés par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 387 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
En quatrième de couverture :
   La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée et votée à l'Assemblée nationale constituante du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou collectifs, représentent donc la première expression d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette, Mirabeau, l'abbé Sieyès – dont nous publions également un inédit sur la question des déclarations – et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et Marat, apportent leur contribution à ce débat de portée nationale.
   La diversité de ces signatures reconstitue pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement de support à la rédaction de la Déclaration de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris dans les déclarations ultérieures, au plan national et supranational.
   La présentation et les notices biographiques rédigées par Christine Fauré constituent une aide essentielle à la compréhension de ces textes.

12 euros (code de commande : 15399).

 

DE PLACE (Adélaïde) — La vie musicale en France au temps de la révolution. Paris, Fayard, 1989. In-8° collé, 341 p., illustrations hors texte, cachet ex-libris la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « Jamais on n'a tant dansé que depuis que l'on n'a pas le cœur à la danse. Les murs sont couverts d'annonces de bals, le silence des rues les moins fréquentées est troublé par l'aigre archet du ménétrier et l'obscurité des plus sombres culs-de-sac est dissipée par des transparences colorées qui offrent en gros caractères les mots bals de société. »
   Au cours des années troublées de la Révolution, la France ne résonne pas seulement des voix des tribuns ni des cris des émeutiers. La musique omniprésente s'y déploie sous toutes formes. On y danse plus encore que sous l'Ancien Régime ; les chansons courent les rues, les places et les carrefours, exaltent, fustigent ou glorifient les héros du moment ou les événements qui agitent la nation. Refrains civiques ou satiriques retentissent aux quatre coins du pays tandis que les fêtes nationales déroulent leurs fastes à grands renforts de marches cuivrées, de chœurs solennels et d'hymnes patriotiques en une sorte de spectacle total destiné à frapper les sens et l'imagination.
   Les théâtres enfin libérés se mettent à proliférer. Opéras et pièces en musique, dans un foisonnement anarchique et d'inégal intérêt artistique, prennent une coloration de plus en plus politique.
   Les besoins croissants d'exécutants donnent à l'enseignement un essor inattendu qui débouchera sur la création du Conservatoire et de l'école de la Garde nationale.
   Par delà tout jugement esthétique, cette bouillonnante activité musicale méritait d'être relatée dans toute sa diversité et sa quotidienneté tant elle a contribué à apporter couleur, vie, élan aux diverses péripéties tragiques et glorieuses de cette époque et s'avère révélatrice des rapports qui ont pu alors exister entre les pratiques socio-culturelles et l'évolution politique.

12 euros (code de commande : 16326).

 

DUPUY (Pascal) et MAZAURIC (Claude)La révolution française. Paris, Vuibert, 2005. In-8° broché, 441 p., deux cartes, (collection « Regards d'Auteurs »), tranches jaunies, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   La Révolution française est devenue un événement de portée considérable parce qu'elle s'est déroulée dans l'État le plus puissant de l'Europe du temps et qu'elle n'a cessé de se justifier en proclamant l'universalité des principes qui la rendaient légitime au regard de l'histoire du monde.
   Les thèmes et les débats relatifs à la signification des épisodes révolutionnaires – l'été 1789, la tentative de fuite du roi en 1791, la guerre et la « Terreur », l'insurrection vendéenne, le Directoire – n'ont cessé d'être explorés, approfondis, réinterrogés par les historiens, souvent à partir de sources documentaires nouvelles. Des romanciers et des poètes comme Büchner, Balzac, Dickens, Hugo, Dumas, Rimbaud, Flaubert ont choisi de situer une partie de leur œuvre dans le cadre de la Révolution. Bonald, Guizot, Hegel, Tocqueville, Comte, Marx et Jaurès, plus généralement les penseurs de la philosophie politique, se sont emparés de l'histoire de la Révolution comme du moment majeur de mise en œuvre de modèles théoriques. Les personnages clés de cette période, Louis XVI et Marie-Antoinette, Maximilien Robespierre, Manon Roland, Condorcet, Danton, Gracchus Babeuf, Boissy d'Arglas et Napoléon Bonaparte, fascinent encore biographes, psychanalystes, romanciers et cinéastes.
   À travers un récit à voix multiples, ce recueil permet au lecteur de saisir le mouvement de la Révolution, et lui donne à découvrir presque un siècle et demi d'historiographie révolutionnaire dont les chercheurs actuels, qu'ils le veuillent ou non, sont toujours tributaires.

15 euros (code de commande : 23803).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
   Catalogue réalisé à l'occasion de l’exposition organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Daniel Cardon de Lichtbuer.
   - La Révolution et les femmes, par Élisabeth Badinter.
   - Les femmes et la Révolution, par Éliane Gubin.
   - Catalogue :
      1. Les femmes participent activement à la vie politique. La Révolution, la politique et les femmes, par Bernard de Montgolfier.
      2. Les droits de la femme. L'autre Démocratie dans la Révolution, par Françoise Collin.
      3. La vie quotidienne et la mode. Femmes, chiffons et Révolution, par Nicole Pellegrin.
      4. Les métiers féminins. Les métiers féminins, par Magali Humann.
      5. Visages de femmes. Visages de femmes, par Linda Kelly.
      6. Regard contemporain sur la Révolution française, par Zuka, par Renilde Hammacher-van den Brande.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 22134).

 

La Gironde et les Girondins. Sous la direction de François Furet et Mona Ozouf. Paris, Payot, 1991. In-8° collé, 468 p., (collection « Bibliothèque Historique »), exemplaire du Service de Presse, un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   L'histoire est cruelle aux vaincus. Négligés pendant longtemps par l'historiographie, souvent maltraités, les Girondins ont été aussi les oubliés du bicentenaire. Sur eux, aucun grand livre d'histoire ne fait autorité. C'est que leur identification est malaisée : ils n'ont vraiment constitué un parti qu'après leur défaite, et dans le regard de leurs adversaires.
   Toute histoire de la Gironde doit donc partir d'une vérification d'identité. Elle fait le cœur de ce livre. Les essais qui le composent s'attachent à reconstituer le réseau girondin et s'interrogent sur sa cohésion : hasards des affinités personnelles, aléas des circonstances politiques ou philosophie constituée ? Chemin faisant, le livre traite à nouveau des questions classiques – les Girondins ont-ils été bellicistes, fédéralistes, royalistes ? Y a-t-il une politique et une pensée de la Gironde ? – et leur apporte un nouvel éclairage. Il retraverse les grands textes historiques, rassemble les enseignements de l'historiographie contemporaine, redessine le portrait du groupe et en détache quelques figures individuelles inégalement célèbres : Brissot, mais aussi l'abbé Fauchet; Vergniaud, mais aussi Guadet ; Madame Roland, mais aussi Gensonné. Le lecteur redécouvrira ainsi ces acteurs éclatants et éphémères, égarés sur une scène trop tragique pour eux.
Table des matières :
   - Préface, par François Furet et Mona Ozouf.
   - Bordeaux au temps de la Gironde, par Alan Forrest.
   - La Gironde et son histoire.
      - Les Girondins en Thermidor, par Bronislaw Baczko.
      - Michelet et les Girondins : révision d'un procès, par Paul Viallaneix.
      - Jaurès et la Gironde, par Pierre Bouretz.
      - La Gironde et la Sorbonne, les Girondins dans l'historiographie universitaire (1886-1989), par Antoine de Baecque.
   - La Gironde en question.
      - Les Girondins avant la Gironde : esquisse d'une éducation politique, par Ran Halévi.
      - Y a-t-il eu un groupe girondin à la Convention nationale (1792-1793) ?, par Michael S. Lewis-Beck, Anne Hildreth et Alan B. Spitzer.
      - Les Girondins et la guerre : les débuts de l'Assemblée législative, par François Furet.
      - Les représentants de la Convention à Bordeaux en juin 1793 : une mission impossible ?, par Anne-Marie Cocula.
      - La Gironde et la Vendée, par Jean-Louis Ormières.
      - Les Girondins et l'idée de République, par Ladan Boroumand.
      - « Fédéralistes ! Et pourquoi ? », par Laurence Cornu.
      - Y a-t-il une philosophie girondine ?, par Philippe Raynaud.
   - La Gironde en portraits.
      - Madame Roland, par Mona Ozouf.
      - L'abbé Fauchet, par Rita Hermon-Belot.
      - Condorcet et les Girondins, par Robert Badinter.
      - Vergniaud ou le génie de la parole, par Jean-Denis Bredin.
      - Élie Guadet, par Jean Boutier.
      - Gensonné ou la fatalité de la Gironde, par Bertrand Favreau.
      - Brissot, par Patrice Gueniffey.

18 euros (code de commande : 23802).

 

[HAINAUT]. La Révolution en Hainaut. Valenciennes, Valentiana, 1989. In-4° broché, VII, 264 p., illustrations en noir et en couleurs, couverture un peu frottée sinon bon exemplaire.
   Il s'agit du n° 3 - juin 1989 de la revue Valentiana, Revue d'histoire des Pays du Hainaut français.
Sommaire :
   Avant-propos, par J.L. Borloo.
   Préface, par L. Trenard.
   Politique.
      - MM. du Magistrat de Valenciennes pris au piège de la Pré-Révolution libérale et aristocratique (1787-1788), par P. Guignet.
      - Assemblée et doléances de la Noblesse de Valenciennes et des environs, par E. Hamoir.
      - Cahier des plaintes et doléances de la Ville de Condé conservé aux Archives de Valenciennes, par M. Jakubiak.
      - Un cahier de doléances d'une commune villageoise - L'exemple de Verchain, par F. Remy.
      - L'émeute frumentaire du 24 juillet 1789 à Valenciennes, par M. Vangheluwe.
      - La Garde Nationale et le peuple de Valenciennes : une cohabitation difficile, par F. Caron.
      - La Grève des travailleurs, par C. Wallaert.
      - Émigrés montois (1794-1796), par M. Bruwier.
      - Le sentiment révolutionnaire à Mons chef-lieu du département de Jemappes, par R. Louis.
   Révolution rurale.
      - Wallers à la veille de la Révolution, par P. Cottel.
      - Jean-Baptiste Desfontaines-Dorimont, Seigneur de Verchain 1758-1796, par F. Lamand.
      - Rombies et Marchipont pendant la Révolution, article collectif du Cercle Historique et Archéologique de Rombies et Marchipont.
      - Une exploitation agricole du Bavaisis pendant la Révolution, par M. Defossez.
   Culture et société.
      - Valenciennes et Neuchâtel : le commerce des livres prohibés dans le Nord à la veille de la Révolution, par F. Barbier.
      - L'enseignement secondaire dans le Hainaut -1789-1793, par P. Marchand.
      - Les Valenciennois de l'an IV, par M. Dechenoix.
      - Franc-maçonnerie et Révolution à Valenciennes, par J. Bournonville.
      - Une lettre de l'an VII écrite par le ministre de la Police générale et relative à la franc-maçonnerie, par M.-A. Arnould.
      - L'art du Théâtre à Valenciennes au XVIIIe siècle, par M.P. Dion.
   Religion.
      - Le commissaire civil Jasmin Lamotze et la « chasse aux saints » dans la région de Mons (juillet-novembre 1794), par A. Milet.
      - Les couvents valenciennois : leur destinée pendant la période révolutionnaire, par F. Delpouve.
      - Quelques notes concernant les biens de l'Abbaye de Saint-Saulve, par B. Dupont-Carpentier.
      - Le dernier acte d'autorité du bailli de Freslon sur l'ex-commanderie du Piéton à l'Ordre de Malte : 11 Brumaire an 14, par R. Darquenne.
   Faits militaires.
      - Marly et la prise de Valenciennes, par M. Gras.
      - Le Siège de Valenciennes et sa numismatique, par R. Jourdan.
      - Les légionnaires belges, héros oubliés en 1814 : le cas du Hainaut, par R. Darquenne.
   Arts, architecture, urbanisme.
      - De la politique urbaine à Valenciennes sous la Révolution, par V. Maliet et M. Gabriel.
      - Les saisies révolutionnaires au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes (novembre 1989 - février 1990), par J. Kuhnmünch.
      - Architecture et décor à Valenciennes pendant la Révolution et l'Empire, par F. Machelart.
      - Contributions valenciennoises à l'iconographie révolutionnaire, par J.C. Poinsignon.
   Institutions.
      - La Douane dans le Hainaut pendant la Révolution, par J. Clinquart.
      - La descente et la fonte des cloches dans le district de Valenciennes : la fonderie de cloches de Saint-Saulve, par C. Severin.
   L'exemple du Quesnoy.
      - Le Quesnoy et la Révolution 1789-1795, par B. Debrabant.
   Bibliographie, par J.F. Hannecart.

30 euros (code de commande : 24849).

 

L'idée de nation et l'idée de citoyenneté en France et dans les pays de langue allemande sous la Révolution. Actes du colloque international de Belfort (octobre 1988). Belfort, Institut de Recherches et d'Éducation Permanente du Territoire de Belfort, 1989. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 393 p.
Sommaire :
   
Préambule : Organisation du Colloque.
   Ouverture du colloque :
      - Allocution d'ouverture de Jean-Noël Jeanneney.
      - Nation, Citoyenneté, Europe : de 1789 à 1989, par Jean-Pierre Chevènement.
   Thème I : Pré-Révolution : Aufkalrung et Lumières.
      - Rapport Général, par Marita Gilli.
      - L'Image du citoyen dans la philosophie allemande des Lumières, par Rudolf Vierhaus.
      - Aux origines du nationalisme, de l'Aufklärung à la Révolution française Particularisme, cosmopolitisme et idée de mission germanique, par Jean Nurdin.
      - Perception contemporaine des Lumières, par Gérard Bauer.
      - Europe des Nations, Europe des Citoyens, par Rudolf von Thadden.
   Thème II : Révolution : Action et Images.
      - Rapport Général, par Maurice Gresset.
      - Rheingrenze oder Rheinstrom / Le Rhin-frontière ou le Rhin voie d'eau ? (1792-1800), par Jean-René Suratteau.
      - Cosmopolitisme et sentiment national chez les révolutionnaires rhénans 1792-1800, par Marita Gilli.
      - L'image allemande de la Révolution française, par Hans Koschnick.
   Thème III : Post-Révolution : effets et contre-effets.
      - Rapport Général, par Yvette Baradel.
      - Nation, Citoyenneté, Laïcité dans une république frontière : le cas helvétique au XIXe siècle, par Pierre-Philippe Bugnard.
      - Les valeurs de la Révolution dans l'Allemagne d'aujourd'hui, par Hermann Weinreis.
      - L'héritage de la Révolution française, par Freimut Duve.
   Clôture du Colloque :
      - Révolution, Liberté, Europe, par Michel Vovelle.
      - Allocution de clôture, par Christian Proust.
   Annexes : Contributions complémentaires aux travaux du Colloque.
      - L'idéologie révolutionnaire à Belfort, 1789-1848, par Yvette Baradel.
      - Des louables cantons helvétiques à la nation suisse : l'apport du service militaire étranger, par Alain-Jacques Czouz-Tornare.
      - Lumières et Nation chez Robespierre, par Béatrice Didier.
      - Saint-Just, pédagogue de la citoyenneté, par Jean-François Dominé.
      - Du droit naturel à la citoyenneté universelle et au droit cosmopolitique : Locke - Robespierre - Kant, par Florence Gauthier.
      - Nation et citoyenneté post-thermidoriennes chez Mme de Staël, par Gérard Gengembre.
      - Identité provinciale et conscience nationale, par Maurice Gresset.
      - Reflets helvétiques de la Révolution française avant 1798, par Manfred Gsteiger.
      - Langue des sujets et langue des citoyens - Le débat sur la « glottopolitique » en Alsace pendant la Révolution française, par Frédéric Hartweg.
      - Le rôle et l'activité de l'envoyé de France en Pologne Marie-Louis Descorches dans la dernière année de la Grande Diète (1792), par Henryk Kocoj.
      - Les exclus de la citoyenneté dans les débats de la première Constituante (1798-1791), par Olivier Le Cour Grandmaison.
      - L'opposition de la maçonnerie du Grand Orient de France à l'introduction du rite écossais rectifié, par Daniel Ligou.
      - Cosmopolitisme et identité nationale, ou quelques réflexions sur les Allemands et la Révolution, par Jean Nurdin.
      - L'idée d'Europe en Allemagne sous la Restauration, par Jean Nurdin.
      - Nation et contre-révolution, par Michel Peronnet.
      - La Révolution française et la philosophie allemande, par Marianne Schaub.
      - L'image de la Révolution française dans l'historiographie et dans l'enseignement historique de la République de Weimar, par Heinz Sproll.
      - L'idée de citoyenneté dans le cadre des Lumières autrichiennes, par Ernst Wangermann.

25 euros (code de commande : 17777).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo. La fin d'un monde. 15, 16, 17 et 18 juin 1815. Deuxième tirage. Gembloux, Duculot, 1972. In-8° broché, 56 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 13).
En quatrième de couverture :
   Introduction.
   I. La guerre.
      1. Les forces.
      2. Les plans.
      3. 15-16 juin. « Coup d'éclat » manqué. - Victoire partielle.
      4. 17 juin. Succès sans lendemain.
   II. La décision.
      5. 18 juin à l'aube.
      6. Contacts et inquiétudes.
      7. Attaques de l'infanterie française.
      8. Cuirassiers de l'Empereur. IVe corps prussien.
      9. Plan de la bataille le 18 juin au soir. Wellington en détresse. La garde au feu.
      10. Du Barail, Müffling, Zieten.
      11. La défaite.
      12. Sauvetage de l'aile droite.

12 euros (code de commande : 17884).

 

LE COUR GRANDMAISON (Olivier) — Les citoyennetés en révolution (1789-1794). Paris, Presses Universitaires de France, 1992. In-8° broché, 313 p., (collection « Recherches Politiques »), couverture légèrement insolée, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
Qui doit être membre de la communauté civique ? De quels droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens ? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice effectif et autonome de ces droits ?
   Éducation, instruction, liberté, égalité. Rapport aux minorités, aux Noirs, aux juifs, aux femmes dont la citoyenneté fut longtemps débattue.
   Cette liste dit bien l'actualité de ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers une sorte de passé présent dans la mesure où les problèmes soulevés et discutés en 1789 et 1793 restent nôtres.
   Comment l'homme sort-il de sa minorité pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin ? Comment enfin une collectivité s'émancipe-t-elle pour se donner à elle-même des lois ?

20 euros (code de commande : 17784).

 

 

LÉVI (Camille) Histoire du 4e du Nord, devenu 49e de Bataille puis 13e de Ligne. Paris, Tallandier, 1914. In-8° broché, 433 p., tableaux, bel exemplaire non coupé.
   Publication de La Société dunkerquoise pour l'encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts.
Plan général de l'ouvrage :
Première partie : 4e du Nord.

I. Formation 25 août - 11 septembre 1792
II. Administration
III. États nominatifs
IV. Situation d'effectifs
V. Pertes relevées.
VI. Divers 4es du Nord
VII. Marches et opérations du 4e du Nord
VIII. Rousbrugge 5 novembre 1792
IX. Campagne de Hollande février-mard 1793
X. Camp de Cassel avril-juillet 1793
XIBergues et Hondschoote 6,7 et 8 septembre 1793
XII. Camp de Guiseoctobre 1793- février 1794
XIII. Sous Maubeuge février - avril 1794
XIV. Passages de la Sambre mai-juin 1794
XV. De la Sambre à la Meuse juillet-août 1794.
Deuxième partie : 49e de Bataille
XVI. Formation 18 août 1794
XVII. Siège de Maastricht fin 1794
XVIII. Blocus de Luxembourg n17965
XIX. Sur les côtes de Cherbourg 1796
Troisième partie : 13e de Ligne
XX. Formation 21 novembre 1796
XXI. Armée d'Italie 1797-1798
XXII. Armée d'Égypte 1798-1801
XXIII. Armée d'Italie 1805-1813
XXIV. Campagne d'Allemagne 1813
XXV. Défense de Mayence 1814
XXVI. Armé du Var 1815
Quatrième partie : Pièces d'archives
Etats de service et certificats divers.


 

35 euros (code de commande : Nord/008).

 

MANCERON (Claude) — Les hommes de la liberté. Tome I. Les vingt ans du Roi. De la mort de Louis XV à celle de Rousseau. 1774-1778. Paris, Laffont, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur (au dos, porte la mention Club français du Livre), 687 p., bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Voici le premier des cinq volets d'une fresque biographique géante sur la Révolution française et son temps. Les vingt ans de Louis XVI sont aussi ceux de la plupart des futurs acteurs de 1789 et 1793. Cette jeunesse des révolutionnaires, c'est la Genèse de la Révolution. La tentative de Turgot, aidé par Condorcet, marque en France le temps de l'espérance, puis de la déception. Mais rien n'est encore joué : Necker accède aux Finances. En Amérique, la guerre de l'Indépendance va commencer. La Fayette part aider Washington, tandis que Mirabeau va d'une prison à l'autre. Marat rôde entre l'Angleterre et la France. Robespierre et Danton sont au collège ; Talleyrand au séminaire ; Brissot tente fortune à Paris, où Roland a rencontré Manon Phlipon. Lavoisier découvre l'oxygène.
   Cent autres personnages vont revivre ici, dans leur vérité quotidienne, ces quatre années où se joue le destin d'un règne. Ils entraîneront le lecteur dans le monde entier du XVIIIe siècle, à Vienne et à Londres avec Beaumarchais, à Trianon, où Joseph II résoud l'énigme du mariage stérile de Marie-Antoinette, à Philadelphie avec Washington et Franklin, en Belgique avec Fabre d'Églantine, à Lisbonne reconstruite par Pombal, à Rome où Pie VI succède à Clément XIV, dans l'Espagne de l'Inquisition et la Russie de Pougatchev.
   Mais la guerre des farines marque aussi l'apparition, à Versailles et à Paris, d'un acteur qui fera reparler de lui : le peuple des campagnes et des villes. Témoins éloignés : le vieux Voltaire, l'enfant Chateaubriand. Rousseau se calfeutre. Diderot se survit. Tout le monde parle d'une révolution : celle de Gluck, qui rénove l'Opéra...

10 euros (code de commande : 18862).

 

MONNIER (Raymonde) — L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution au Directoire. Paris, Kimé, 1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le Sens de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles, des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement républicain radical à Paris à l'époque révolutionnaire, dans la perspective de la formation de l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction de l'espace public démocratique à Paris, du début de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour au politique qui a marqué l'historiographie de la période dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur un chantier qui passe à tort pour avoir été déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique, sur les institutions et les nombreux « cercles » dont la fédération contribue à construire le nouvel espace public démocratique, sur les médiations qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent. À la charnière entre histoire sociale, histoire politique et culturelle, entre interprétation historique globale et études de cas, les thèmes abordés contribuent à une mise en perspective qui intègre les rôles individuels dans les élans collectifs, pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux faubourgs et à la périphérie. »

15 euros (code de commande : 10176).


[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery, 1815.
Rare édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 6802).

 

 

NAPOLÉON Ier

 

 

 

 

BAINVILLE (Jacques) Napoléon. Paris, Arthème Fayard, 1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »).

9 euros (code de commande : 269/57).

 

[NAPOLÉON]. [COLLIN DE PLANCY (Jacques-Albin-Simon)]La mort de Napoléon. Dithyrambe traduit de l'anglais de lord Byron ; précédé d'une Notice sur la vie et la mort de Napoléon Bonaparte ; par Sir Thomas Moore. Paris, Painparré, 1821. [Paris, Charles Painparré, Libraire, Palais-Royal, Galerie de Bois, n°. 250. 1821.] In-8° sous son brochage d'époque, 32 p., déchirures dans les marges (sans perte), ex-libris.
   À propos de cette plaquette, Constant Taillard écrivait dans sa Revue des brochures publiées sur Napoléon (Paris, Painparré, 1821, p. 6) :
   « Le libraire Painparré sait ce qu'il fait ; s'il n avait donné que le dithyrambe de lord Byron, on n'en aurait payé les huit pages que 10 sous, tandis qu'enflée comme elle est d'une notice à n'en plus finir, sa brochure vert de gris se vend un franc et plus.
   Je ne parlerai que du dithyrambe. Qu'il soit ou non de lord Byron, c'est un modèle de prose romantique. Ce dithyrambe n'est pas sans quelques taches ; mais semblable au soleil, il les couvre par son éclat. »   
Bibliographie :
   - Quérard, La France littéraire, t. 2, p. 250.

90 euros (code de commande : 21429).

 

[ENGEL]. FIECHTER (Jean-Jacques) — L'Amazone de Napoléon. Mémoires de Regula Engel. Avant-propos de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989. In-8° broché, 283 p., (collection « Archives Vivantes »), dédicace et lettre autographe signée de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   « Une nature, un tempérament, cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu toute l'épopée napoléonienne dans les rangs des armées françaises ; aux côtés de son époux, le colonel Florian Engel, tué à Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et 1815 – d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il du même père, le colonel – son homme au lit et sous la mitraille.
   Une « mère courage » ? Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche helvétique », un mélange d'ingénuité et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à une formidable énergie et à une joie de vivre sans pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse en effet une époque et des circonstances où l'historique et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque fabuleuse au sens strict du terme. »

20 euros (code de commande : 14051).

 

[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace , mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

   
   Premier plat et titre-frontispice.

75 euros (code de commande : 16769/vit3).

 

[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits. La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien, ministre du trésor public. Présentées et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane voici quelques années, est plus particulièrement consacré à Napoléon Ier et à son Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles, en l'île de Cuba, est né un centre culturel français, principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque, comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français, anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités écoulées, pour retrouver le véritable visage du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher à pénétrer et interpréter son univers fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible de conduire à un tel résultat : la réunion de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres, ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers ; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers subalternes et de soldats. Cette heureuse variété constitue une puissante évocation de l'histoire, de la vie et des mœurs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable ; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite de la pensée des hommes en face d'un événement. C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore, lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, « tantôt renard, tantôt lion », tour à tour homme de tête ou homme de cœur, dépassant toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances, l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant; mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout est envisagé, disséqué. Il n'est pas un détail qui échappe à la prodigieuse concentration de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter, choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain, ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur aux Archives Nationales, maître de Conférences à la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage, et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé préférable d'accompagner de notes les lettres qui la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique, militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie ?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés d'un rappel chronologique des événements essentiels qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel nous avons cherché à donner à la fois un caractère historique et psychologique, épargnera, nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches pour retrouver l'ensemble des grands événements du règne de l'Empereur dont la partie financière n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »

60 euros (code de commande : 11276).

 

LACHOUQUE (Henry) — Connaissez-vous Napoléon ? [Paris], Bloud & Gay, [1957]. In-8° broché, 159 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissez-vous ? »), couverture un peu défraîchie.
Avis au lecteur :
   « L'Histoire de Napoléon est certainement la plus ignorée de toutes les histoires », écrit Léon Bloy. « Les livres qui prétendent la raconter sont innombrables et les documents de toute nature vont à l'infini. En réalité, Napoléon nous est peut-être moins connu qu'Alexandre ou Sennachérib... »
   N'exagérons rien. Les conquêtes et les avatars du roi d'Assyrie qui assiégea le pieux Ézéchias, roi de Juda, dans Jérusalem en l'an 707 avant Jésus-Christ, et auquel l'ange exterminateur tua, en une nuit, 185.000 hommes, ne sont connus, je le crains, que d'une faible partie de nos contemporains, tandis que le nom prodigieux de Napoléon est célèbre chez les peuples les moins évolués.
   Cependant, plus on l'étudie, plus on s'aperçoit qu'il est l'homme « à qui nul ne ressemble ».
   Sans prétendre raconter son histoire, on a voulu éclairer quelques épisodes de sa vie et plusieurs éléments de son œuvre, choisis parmi ceux qui méritent d'être mis en lumière, parce qu'ils sont parfois déformés par la légende et les passions.
   On a groupé en six séquences réunies par un « montage », l'enfance et la jeunesse de Napoléon, les événements d'Italie, qui ont décidé de son avenir, la paix et l'union données aux Français par le Premier Consul, le sacre et les couronnements de Paris et de Milan, le blocus continental et la politique économique de l'Empereur, l'esprit de Tilsitt, Erfurt, la question de Rome, l'effondrement.
   Enfin, dans une septième et dernière séquence, on a tenté, en étudiant les conversations, les correspondances, les victoires et les désastres, de préciser le caractère de l'homme, et, en écoutant sa voix à Sainte-Hélène, d'apercevoir les buts qu'il a voulu atteindre, au cours d'une galopade de quinze ans sous le fouet du Destin.
   Si l'on néglige l'enthousiasme romanesque de quelques exaltés des deux sexes, les couplets des sociologues de café-concert abominant la guerre ou célébrant la gloire, les Démosthènes de chef-lieu de canton lançant des tirades vengeresses ou des dithyrambes défraîchis, on en revient à Chateaubriand :
« Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède. »

10 euros (code de commande : 24841).

 

VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE (Janine) — L'opposition à Napoléon. Paris, Flammarion, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection « L'Histoire en Liberté »), exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : RE/17).

 

VILLEPIN (Dominique de)Les Cent-jours ou l'esprit de sacrifice. Paris, Perrin, 2001. Fort in-8° collé, 634 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, (collection « Pour l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
   À travers le Napoléon de la fin, ce livre raconte une des périodes les plus riches de notre histoire. Tout commence en 1814 avec les adieux de Fontainebleau. Trahi, abandonné, Napoléon découvre sur le chemin de l'exil la haine et l'humiliation. L'île d'Elbe devient le refuge où cet homme blessé panse ses plaies et médite sur sa chute avant de tenter le pari fou du retour.
   Le 1er mars 1815 commence l'extraordinaire aventure du vol de l'Aigle. De clocher en clocher, acclamé par le peuple et l'armée, l'Empereur reconquiert son trône sans tirer un coup de fusil. Mais déjà le piège se referme : l'Europe le condamne et les notables s'éloignent. Entre une dictature aux relents révolutionnaires et un pacte libéral, il hésite avant de donner une constitution qui ne satisfait personne puisqu'elle lui aliène le peuple sans lui rallier les élites.
   Seul, dépouillé de son mystère impérial, Napoléon joue le tout pour le tout en s'en remettant au verdict du champ de bataille. Ouverte en fanfare, la titanesque campagne de Belgique trouve son dénouement cruel à Waterloo. Devant la fronde parlementaire, l'Aigle fait le choix du sacrifice et s'éloigne vers Sainte-Hélène tandis que Fouché et Talleyrand, « le vice et le crime », scellent leur alliance pour s'emparer du pouvoir au prix d'un marché de dupes. L'épopée s'achève en tragédie.
   Dans l'ombre se dressent des seconds rôles prodigieux : Ney, Constant, Chateaubriand, La Fayette, La Bédoyère.
   Il y a aussi ces Français écartelés entre Révolution et Restauration, ou déchirés entre fidélité à Napoléon et peur de l'invasion.
   Cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau la personnalité de l'Empereur comme les grands enjeux de la période. Derrière le duel entre Louis XVIII et Napoléon, tout est mouvement, doute, complot, crise, qui dessinent le visage de la France moderne.

13 euros (code de commande : 22430).


 

[PLACARD]. État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice criminelle du Département des Forêts, tant en matière criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle, pendant le mois d'Avril 1809. Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück, fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570 mm., en bel état.
   Ce placard, signé par Clément, Procueur général impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809, indique la date des arrêts, les noms des condamnés, la nature et leiux des délits, les peines prononcées, etc.
   Les condamnés figurant sur ce placard sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilé à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre Streff (domicilé à Neuheusgen).

30 euros (code de commande : 21611).

 

PLUME (Christian)Les rois de l’Empire. Tome II : Lefebvre - Gouvion Saint Cyr - MacDonald - Murat. Lyon, Jacques-Marie Laffont, 1982. In-8° collé, 405 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), tirage limité à 500 exemplaire, plis à la couverture.
En quatrième de couverture :
   
Dans l'immense et fabuleuse épopée napoléonienne, sur laquelle tous les grands auteurs du monde se sont penchés, il demeure une étrange obscurité : qui furent ces vingt-six hommes que l'Empereur appelait ses « cousins » et à qui il dut une grande partie de son immortalité, les vingt-six maréchaux de l'Empire ?
   Sortis du peuple et de la Révolution, c'est à la pointe de leur sabre qu'ils conquirent leur gloire sur tous les champs de bataille d'Europe, arrachant à leurs victoires éclatantes comme Montebello, Rivoli, Moskowa ou Wagram leurs titres de ducs, de princes ou de rois.
   Certains, tels Murat, Bernadotte ou Ney sont célèbres. Mais qui sait que Marmont fut reçu dix-sept fois par l'aiglon à qui il raconta son père, que Lefebvre fut l'heureux mari de la populaire Madame-Sans-Gêne, que Poniatowski ne resta maréchal que trois jours avant sa mort, que Berthier fut le compagnon de La Fayette lors de la guerre d'Indépendance américaine, et que Grouchy, loin d'être le lâche qui coûta le désastre de Waterloo à Napoléon, fut un cavalier extraordinairement fougueux qui fut blessé quatorze fois lors des campagnes d'Italie ?
   Pour la première fois, un historien propose une œuvre monumentale consacrée à ces surhommes que Napoléon couvrit d'or et d'honneurs et qui furent véritablement les rois de l'Empire.

12 euros (code de commande : 16797).

 


[SIEYES (Emmanuel-Joseph)]. PASQUINO (Pasquale) — Sieyes et l'invention de la constitution en France. Paris, Odile Jacob, 1998. In-8° collé, 262 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Sieyes a toujours déplu aussi bien à la gauche, fascinée par le jacobinisme, qu'à la droite, incapable de comprendre le libéralisme de l'auteur de Qu'est-ce que le tiers état ? On lui doit pourtant le caractère antidespotique de notre pouvoir : c'est lui qui imagina, sans être à l'époque écouté, le principe du contrôle de constitutionnalité des lois.
   Son modèle constitutionnel a finalement inspiré les nations européennes après la Seconde Guerre mondiale, notamment l'Allemagne et l'Italie. En France aussi, la Ve République a intégré à son tour le principe du contrôle de constitutionnalité.
   S'appuyant sur des textes de Sieyes publiés ici pour la première fois, Pasquale Pasquino donne à redécouvrir le rôle central qu'a joué ce penseur politique majeur dans la naissance de la culture républicaine et de l'État constitutionnel en Europe.

15 euros (code de commande : 17783).


THIERS (Adolphe) — Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix dessins. [et] Histoire de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs, 5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire : tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur :
   Je viens d'achever après quinze années d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire, que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années, je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté toutefois celle que les événements politiques m'ont obligé à passer hors de France, sans consacrer tout mon temps à l'œuvre difficile que j'avais entreprise. On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme un juré, je parle d'après ma conviction intime, mais toujours avec une extrême appréhension de me tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on s'est donné spontanément la mission de dire aux hommes la vérité sur les grands événements de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment ou non, à son siècle et aux siècles à venir.
   C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces contenues dans les archives de l'État, les trente mille lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon, les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux, de ses aides de camp, et môme des agents de sa police, enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà vu se succéder trois depuis que mon œuvre est commencée), la même facilité, la même prodigalité à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé les secrets de la politique impériale que sous la république ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que je crois être parvenu à saisir et à reproduire non cette vérité de convention, que les générations contemporaines se créent souvent, et transmettent aux générations futures comme la vérité authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes, qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte employé quelquefois une année à préparer un volume que deux mois me suffisaient à écrire, et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher quelque prix au résultat de mes travaux.
   Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint chez moi le goût d'étudier à fond comment, à l'une des époques les plus agitées de l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré, retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie toute technique de l'histoire méritait de la part des esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations, si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif et clair de la manière dont ces opérations se sont accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes, et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges, n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant, de propre à exciter une véritable admiration, que l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont passées. Combien de lieues à parcourir à travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à transporter sans routes frayées, à des hauteurs prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement, avec le détail nécessaire, sans les particularités inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard par exemple. Qu'après un exposé précis et complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur, parce que déjà elle s'était produite en lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
   Telles sont les causes de la lenteur que j'ai mise à composer cette histoire, et de l'étendue aussi de mes récits.


Frontispice et page de titre du premier volume.

Les cinq volumes : 180 euros (code de commande : 15908).

 


 

TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE


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VERDUN (Jean) — Brumaire. [An VIII.] Paris, Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 256/65).

 

 


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