HISTOIRE MÉDIÉVALE

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[SAINT LOUIS (Louis IX de France)]. LE GOFF (Jacques) — Saint Louis. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé sous jaquette, 976 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Ce Saint Louis de Jacques Le Goff, c'est la rencontre d'une des figures de proue du mouvement des Annales, traditionnellement hostile au culte de la biographie, avec la plus haute figure de l'histoire nationale, le personnage quasi mythologique du roi très chrétien, et même le seul canonisé des « trente rois qui ont fait la France ».
   Et pour faire bonne mesure, cette étude approfondie ne se veut – c'est ce qui fait sa puissante originalité – ni la « France de Saint Louis » ni « Saint Louis dans son temps », mais bien la recherche, modeste et ambitieuse, tenace et constamment recommencée, de l'homme, de l'individu, de son « moi », dans son mystère et sa complexité.
   Qui fut Saint Louis ? Peut-on le connaître et, Joinville aidant, entrer dans son intimité ? Peut-on le saisir à travers toutes les couches et les formations de mémoires attachées à construire sa statue et son modèle ? Problème d'autant plus difficile que, la légende rejoignant pour une fois la réalité, l'enfant roi de douze ans semble avoir été dès le départ programmé, si l'on ose dire, pour être ce roi idéal et unique que l'histoire en a fait.
   Cette somme tient ainsi le pari- de fondre dans la même unité savante et passionnée le récit de la vie du roi et l'interrogation qui, pour l'historien, le double, l'habite et l'autorise : comment raconter cette vie, comment parler de Saint Louis, à ce point absorbé par son image qu'affleuré la question provocatrice, « Saint Louis a-t-il existé ? ».
   Les biographes se veulent, en général, neutres et impassibles comme des juges suprêmes. Ici, le sentiment de la vérité naît au contraire de la tension explicite entre l'historien et son héros : un mélange d'attirance et d'hostilité, d'admiration, de rejet et de déconcertante amitié qui, loin de toute hagiographie, s'épanouit en une contagieuse fascination.

15 euros (code de commande : 25191).

 

[VIOLLET LE DUC (Eugène)]. Encyclopédie médiévale d'après Viollet le Duc. Tome I : Architecture. Tome II : Architecture & mobilier. S.l., Inter-Livre, [2000]. Deux tomes en un fort volume in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 719 et 720 p., nombreuses illustrations, très bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos de Georges Bernage :
   Il y a tout juste un siècle mourait Viollet le Duc et, depuis son œuvre n'a pas cessé de soulever les passions. On a beaucoup décrié le grand architecte. Toute restauration un peu hasardée, tout plagiat néo-gothique était attribué, presque toujours à tort, à Viollet le Duc par un grand nombre de gens qui ne connaissaient pas l'œuvre réelle de celui qui restaura Notre-Dame de Paris.
   Bien plus, de nombreux architectes, par purisme, ont critiqué le travail de restauration de Viollet le Duc. On a en effet depuis un demi-siècle cherché à rendre la restauration la plus discrète possible ; la remise en état du château de Pierrefonds passant pour le modèle à ne pas suivre.
   Mais, après un demi-siècle de critiques bien souvent injustes, on commence à redécouvrir Viollet le Duc. Et pour mieux comprendre son travail, la connaissance de son œuvre écrite est indispensable. Nous espérons que la refonte de ses deux dictionnaires en cette Encyclopédie médiévale pourra y contribuer.
   [...] L'auteur de ces lignes est un admirateur de l'œuvre de Viollet le Duc dès son plus jeune âge et à 13 ans il faisait l'acquisition du Dictionnaire raisonné de l'Architecture. Et c'est ainsi que l'idée est venue de faire connaître à un plus large public l'œuvre écrite de Viollet le Duc. Il y avait la solution de faire une réédition pure et simple de l'œuvre originale, un reprint ; cela a déjà été fait. Mais cette formule n'était pas satisfaisante : 16 petits volumes pour les deux Dictionnaires c'est là une œuvre qui ne peut être à la portée du grand public ou même des amateurs d'art et d'Histoire. C'est en faisant des agrandissements de certaines des illustrations que l'idée est venue : faire une refonte qui reprendrait les passages les plus importants et mettrait en valeur les admirables dessins. Le choix du grand format permet d'agrandir de plus d'un tiers certains dessins.
   Nous avons ainsi sélectionné les principaux passages du Dictionnaire raisonné de l'Architecture écartant ceux qui étaient trop techniques et les courtes rubriques ne comportant que du texte. En ce qui concerne les passages sélectionnés quelques paragraphes ont quelquefois été écartés pour les raisons suivantes : débordement sur le XVIe siècle qui ne correspond pas au cadre défini par la présente Encyclopédie, longues digressions historiques n'ayant pas un rapport direct avec l'architecture, polémiques sur l'art et la civilisation de son temps (critiques de l'architecture des bâtiments publics – hôpitaux, casemates) qui ne présentent actuellement plus d'intérêt ou deviennent incompréhensibles. Cela fait le texte a été entièrement composé, l'iconographie entièrement reprise telle ou avec divers agrandissements et la mise en pages refaite suivant un grand format qui permet de placer plusieurs dessins par page et de rendre l'œuvre plus illustrée, plus attrayante.
    Sur les 4500 gravures originales nous en avons présenté 1335 dans le présent volume et quelques centaines dans le Tome 2 qui comporte aussi plusieurs rubriques d'architecture ; malgré le choix opéré, plusieurs rubriques importantes (leur liste est indiquée à la fin de la table des rubriques) n'ont pu trouver leur place dans les 720 pages du présent volume. Nous pensons que l'essentiel du Dictionnaire de l'architecture (soit environ 40%) est ici présenté ; (le Dictionnaire du Mobilier est donné plus intégralement dans le Tome 2) et nous espérons que cette Encyclopédie constitue un chaleureux hommage à la mémoire du grand architecte, à l'occasion du centenaire de sa mort.

80 euros (code de commande : 25169 - vendu).

 

WILSON (David M.) — La tapisserie de Bayeux. Introduction par Georges Duby. Anvers, Fonds Mercator, 1985. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 258 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jean Le Carpentier.
   - Préface.
   - Introduction.
   - Une œuvre d'art et un document historique.
   - Planches de la tapisserie.
      I. Les inscriptions.
      II. Commentaire.
      III. L'histoire narrée par la tapisserie.
      IV. Le style, l'art et la forme.
      V. Bâtiments, vêtements et objets.
   - Notes.
   - Index.

25 euros (code de commande : 25171 - vendu).

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Actes du colloque « 700 ans de franchises à Mons : les privilèges de Jean d'Avesnes (1295) ». Mons, 14 octobre 1995. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1997. In-8° broché, XXX, 235 p., illustrations hors texte dont certaine en couleurs, bel exemplaire.
   Ce volume constitue le tome 77 - 1996 des Annales du Cercle Archéologique de Mons.
Table des matières :
   - Jean d'Avesnes, Mons et l'histoire, par Jean-Marie Cauchies, 4 p.
   - Jean d'Avesnes (1280-1304) et le Hainaut : les traits forts d'un principat houleux, par Jean-Marie Cauchies, 6 p.
   - Jean d'Avesnes, comte de Hainaut (1280-1304), législateur en son temps, par Jean-Marie Cauchies, 14 p.
   - Jean d'Avesnes et la ville de Mons à la fin du XIIIe siècle, par Walter De Keyzer, 114 p. (avec l'édition de 15 documents).
   - Un instantané de la population montoise à la fin du XIIIe siècle : les rôles de perception de 1295, par Walter De Keyzer, 30 p., illustrations.
   - Jean d'Avesnes, comte de Hollande (1299-1304), par Antheun Janse, 20 p. (traduction par Jean-Marie Cauchies).
   - La langue des privilèges montois, par Reine Mantou, 16 p.
   - Mons, ville forte depuis la fin du XIIIe siècle, par Christiane Piérard, 16 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs.
   - Sept cents ans de vie urbaine à Mons, par Walter Prevenier, 17 p.

24 euros (code de commande : 17171).

 

Anfänge des Städtewesens an Schelde, Maas und Rhein bis zum Jahre 1000. Herausgegeben von Adriaan Verhulst. Köln - Weimar - Wien, Böhlau Verlag, 1996. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XLI, 393 p., quelques illustrations, (collection « Städteforschung », Reihe A : « Darstellungen », n° 40), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Zum Geleit, par Heinz Stoob.
   - Bibliographische Übersicht über die seit 1935 erschienenen Forschungen zur Entstehung und Frühgeschichte der Städte in den Niederlanden vor dem Jahre 1000, par Adriaan Verhulst.
   - Apercu bibliographique des études parues depuis la mort de Henri Pirenne (1935) sur l'origine et l'histoire des villes dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
   - Die Anfänge des mittelalterlichen Städtewesens in den Niederlanden und dem angrenzenden Frankreich, par Franz Petri.
   - L'essor urbain entre Meuse et Mer du Nord a l'époque mérovingienne, par Jean Dhondt.
   - Merowingerzeitliche Voraussetzungen für die Entwicklung des Städtewesens zwischen Maas und Nordsee, par Franz Petri.
   - La vie urbaine entre Meuse et Loire du VIe au IXe siècle, par Fernand Vercauteren.
   - An aspect of the question of continuity between Antiquity and Middle Ages : the origin of the Flemish cities between the North Sea and the Scheldt, par Adriaan Verhulst.
   - Der Handelsplatz am Strand von Domburg, par Herbert Jankuhn.
   - Utrecht am Rhein. Mittelalterlicher Rheinlauf und Entstehungsgeschichte der Stadt Utrecht, par Johanna Maria van Winter.
   - Die neuen Dorestad-Grabungen 1967-1972, par W. A. van Es.
   - Les problemes de Quentovic, par Jean Dhondt.
   - Les origines et l'histoire ancienne de la ville de Bruges (IXe-XIIe siecle), par Adriaan Verhulst.
   - Die Frühgeschichte der Stadt Gent, par Adriaan Verhulst.
   - Saint Bavon et les origines de Gand, par Adriaan Verhulst.
   - Neue Ansichten über die Entstehung der flämischen Städte am Beispiel von Gent und Antwerpen, par Adriaan Verhulst.
   - Villes et campagnes aux IXe et Xe siècles : l'exemple du Pays Mosan, par Georges Despy.
   - Phasen in der Entstehung von Kaufmannsniederlassungen zwischen Maas und Nordsee in der Karolingerzeit, par Anton C.-E Koch.
   - La vie urbaine dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
   - L'essor urbain du haut Moyen Âge, par Georges Despy.
   - Adriaan Verhulst
   - Zur Entstehung der Städte in Nordwest-Europa, par Adriaan Verhulst.
   - Index der Orts- und Personennamen.

30 euros (code de commande : 17979).

 

Annales de l'Académie Royale d'Archéologie de Belgique. LXXVI. 7e série. Tome VI. Fascicule unique. Anvers, V. Resseler, 1929. In-8° broché, 147 p., bon exemplaire.
   Ce volume est exclusivement consacré à l'étude de E. Van Overloop : La camisia.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. La Camisia. Introduction à une histoire de la chemise.
   II. La Camisia.
   III. La Camisia cléricale.
   IV. La Camisia du IXe au XIIIe siècle.
    Post-scriptum.

10 euros (code de commande : 22654).

 

Les Annales de Saint-Bertin et de Saint Vaast. Suivies de Fragments d'une chronique inédite. Publiées avec des annotations et les variantes des manuscrits pour la Société de l'Histoire de France, par l'abbé C. Dehaisnes, Archiviste du Nord. Paris, Renouard, 1871. [A Paris / Chez Mme Ve Jules Renouard / Libraire de la Société de l'Histoire de France / Rue de Tournon, N° 6 / M DCCC LXXI.] In-8° broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1 (extrait du réglement)], [1 bl.], XVIII, 472 p., table, texte latin seul avec les notes historiques et philologiques en français, rousseurs.
Extrait de la préface :
   L'utilité d'une nouvelle édition des Annales de Saint-Bertin et des Annales de Saint-Vaast peut se démontrer facilement. Ces Annales présentent le récit contemporain le plus exact et le moins incomplet, pour la période importante et peu connue qui s'étend de 830 à 899. Duchesne dit que les Annales de Saint-Bertin sont excellentes ; Muratori les publie parce qu'il les trouve préférables à tout autre récit ; les auteurs de l'Histoire littéraire de la France rappellent que de toutes les Annales que le VIIIe et le IXe siècle virent éclore, il n'en est point au-dessus du mérite des Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast ; pour M. Guizot, les Annales de Saint-Bertin offrent la Chronique la plus détaillée et la plus exacte qui nous reste sur le IXe siècle ; l'abbé Le Beuf, dom Bouquet et Pertz, par le soin avec lequel ils ont publié les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast, ont montré l'importance qu'elles ont à leurs yeux. Cette importance exige qu'elles soient éditées avec soin. Il n'en avait pas été ainsi jusqu'aujourd'hui.

50 euros (code de commande : 21986).

 

Aux origines de la Lorraine rurale. De 6000 avant notre ère à l'an mil. Metz, Service Régional de l'Archéologie de Lorraine - Serpenoise, 1993. In-4° collé, 79 p., illustrations en noir et en couleurs, couverture plastifiée.
En quatrième de couverture :
   Depuis une dizaine d'années, les fouilles entreprises en Lorraine, à l'occasion des travaux d'aménagement du territoire, ont livré une moisson de données qui contribuent à la connaissance du monde rural. Infrastructures routières, carrières, zones d'activité, lotissements... tout concourt à dévoiler le passé des campagnes lorraines depuis leurs origines. La présence vigilante des archéologues conserve la mémoire du sol avant qu'il ne connaisse des bouleversements irrémédiables et que des pans entiers de l'histoire de l'humanité disparaissent. Qu'il s'agisse d'indices fugaces, comme les labours fossiles de Liéhon ou l'empreinte d'un bovidé du Néolithique final, ou encore d'ensembles structurés révélés par les décapages en grande surface, tels ces plans d'habitation avec leurs structures annexes (greniers, silos, puits...) du Bronze moyen ou du Haut Moyen Âge. Des découvertes inédites sont ainsi mises à la disposition du grand public, comme des spécialistes. Elles contribuent ici à retracer l'émergence et l'évolution de l'agriculture et des sociétés rurales du 6ème millénaire avant notre ère à l'an Mil. dans le détail de la vie quotidienne, de l'artisanat et des pratiques funéraires.

20 euros (code de commande : 19956).

 

 

BERNARD (Jacques) — Trade and Finance in the Middle Ages 900-1500. Translated by Edmund King. London - Glasgow, Collins Clear, 1971. In-8° agrafé, 69 p., (collection « The Fontana Economic History of Europe », Volume 1 - Section 7).
Table des matières :
   - Trade routes and commodities.
   - The great commercial and financial centres.
   - The machinery of trade and finance.
   - Bibliography.

8 euros (code de commande : 16012).

 

 

BOSSUAT (Robert) — Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge. Melun, Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque Elzévirienne - Nouvelle série : Études et Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A. Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La littérature française du Moyen Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité des milieux cultivés. Mais pour avoir été plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être aussi avancée que celle des littératures anciennes. Les instruments de travail, déjà nombreux, sont encore insuffisants. Après avoir consacré dans son Histoire de la littérature française de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique qu'au XVIe siècle, laissant délibérément de côté cinq siècles d'une production littéraire dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance. C'est évidemment que ses propres travaux, axés sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants de littérature française. Aussi le moment paraît-il venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition des travailleurs un répertoire aussi complet que possible, capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer, à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
   En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble d'informations correspondant à la culture et aux besoins de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs. L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle des autres siècles, met en œuvre des connaissances très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs, l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge, dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise. Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche primordiale des médiévistes consiste toujours à procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies spéciales et les travaux d'exégèse.
   Le premier objet d'une bibliographie doit être avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de départ, en lui révélant ce qui a été écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse, afin de lui éviter toute démarche inutile. Les travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge sont extrêmement dispersés dans le temps et dans l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait été publiée en France. L'enseignement de Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les vestiges de l'ancienne littérature française, que l'école romantique avait mise à la mode sans toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce à l'action de maîtres éprouvés dont la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude de la littérature médiévale fut poursuivie dans une féconde émulation et les résultats d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé de les découvrir. Si tous les périodiques étaient pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments épars de la documentation. En nous attachant à ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux des étudiants non spécialistes, désireux seulement de connaître les éditions et les travaux critiques indispensables à la préparation d'un examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir des notions précises sur la littérature du Moyen Âge.
   C'est donc en ayant en vue ces trois catégories de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé le présent ouvrage et par là se justifie le choix des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles ils ont été répartis. Peut-être eût-il été plus économique d'indiquer pour chaque texte l'édition la plus récente et les dernières études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que les éditions successives de textes médiévaux ne marquent pas toujours un progrès de l'une à l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé par la suite. De même, les travaux critiques et même les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler. Il est souvent nécessaire de suivre à travers une série d'articles dont la publication s'échelonne sur plusieurs dizaines d'années le développement progressif des théories et des systèmes. Un guide bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple, ne saurait se limiter aux Légendes épiques de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé l'étude de ce genre littéraire, en négligeant à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de réunir sur un point donné les éléments épars qui le concernent dans la production intellectuelle. Elle seule fournit la possibilité de répondre aux inévitables questions qui obsèdent, dès l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique : qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à son sujet ? »
   II va de soi qu'un manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge, si étendu qu'il soit, ne saurait répondre à toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs les premiers éléments d'une recherche, il ne peut contenir qu'un nombre limité de références arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses indications.

40 euros (code de commande : 15208).

 

BOUSSARD (Jacques) — Le gouvernement d'Henri II Plantegenêt. Paris, Librairie d'Argences, 1956. In-8° broché, LXVIII, 687 p., cartes hors texte, (collection « Bibliothèque Elzevirienne - Nouvelle série - Études et Documents »), couverture plastifiée, marque manuscrite du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Avant-propos :
   L'histoire d'Henri II Plantegenêt et de son règne a été maintes fois écrite. Outre les ouvrages d'ensemble qui lui ont été consacrés depuis soixante ans, comme ceux de Miss Kate Norgate et de Sir James Ramsay, sans compter les chapitres qui en traitent dans de grandes synthèses comme l'History of England de Davis ou la Cambridge médiéval history, maintes études particulières nous ont donné de cette période une connaissance plus précise. L'exploration des archives, l'histoire féodale, juridique, administrative ont considérablement progressé ; des documents nouveaux ont été mis au jour, des éditions savantes ont été procurées pour les principaux textes, l'œuvre des historiens anglais, français, allemands, américains a renouvelé l'étude, de ce règne. Pendant les dernières décades, nous avons vu paraître les travaux de Reginald Lane Poole sur l'histoire financière, de Sir Frank Stenton et de Mr. Austin Lane Poole sur la féodalité et la société anglaises, de MM. Sayles et Richardson sur l'histoire du droit, d'A. Ballard et James Tait sur l'histoire urbaine, de Mlle Foreville sur l'histoire ecclésiastique, de Ch. Petit-Dutaillis sur la société anglaise et française des XIe, XIIe et XIIIe siècles, de Mr. S. K. Mitchell sur l'organisation fiscale, de MM. Kienast et F. E. Schramm sur la place et les prérogatives de la royauté anglaise.
   Mais si l'histoire du temps d'Henri II a ainsi bénéficié d'apports nouveaux, il faut avouer qu'aucun de ces livres, exception faite de la tentative de Ch. Petit-Dutaillis, particulièrement suggestive, mais réalisée à trop grande échelle pour donner une, solution aux problèmes qu'elle pose, ne traite l'œuvre d'Henri II dans son ensemble, en conservant les justes proportion entre l'importance du royaume et celle des terres d'outre-mer. Des deux côtés de la Manche, les historiens, coupés les uns des autres par une séparation qui remonte à la scission de l'empire Plantegenêt en 1204, ont été surtout préoccupés par l'aspect national des problèmes.
   Pourtant, Henri II n'est pas seulement un roi anglais ou le rival des Capétiens. L'histoire de son empire est celle d'un État qui n'est ni anglais ni français, et c'est un contresens de la traiter suivant un point de vue national, qui était fort étranger aux hommes de son temps. C'est l'histoire d'un État féodal fondé par un homme, au moyen de liens d'homme à homme, les seuls qui fussent connus au XIIe siècle, et non pas celle d'un groupe de territoires unifiés ou irréductiblement hostiles pour des raisons ethniques ou patriotiques. Pas plus que Charlemagne n'est français ou allemand, le personnage d'Henri II n'appartient en propre à l'Angleterre ou à la France. Il fait partie du régime féodal qui, en Angleterre, en Allemagne, en France et dans l'Espagne chrétienne, ne diffère que par des nuances. Par une simplification regrettable et génératrice d'anachronismes, on a fait de la rivalité des Plantegenêts et des Capétiens une « première Guerre de Cent ans » qui a rejeté Henri II et ses fils dans le camp des souverains étrangers, adversaires de la dynastie nationale, et on a mis la personne et l'œuvre de ce prince en-dehors des préoccupations historiques de notre pays ; son histoire n'est mentionnée que dans la mesure où elle est mêlée à l'expansion des Capétiens et à leurs luttes, de même qu'en Angleterre, la partie continentale de son empire passe pour une sorte de dominion dont l'importance n'est qu'accessoire. Cependant, les cinquante ans pendant lesquels l'Angleterre, la Normandie, la Bretagne, l'Anjou, le Maine et l'Aquitaine furent réunis dans la main d'un même prince, eurent une importance capitale dans l'histoire de l'Occident. Les échanges qui s'établirent, les influences qui se pénétrèrent de l'Écosse aux Pyrénées, ont donné à l'empire Plantegenêt un rôle de premier plan dans la formation de la France et de l'Angleterre du XIIIe siècle, c'est-à-dire dans l'achèvement et la réalisation parfaite du régime féodal. On ne peut comprendre le temps de saint Louis et d'Henri III sans une étude aussi poussée et aussi minutieuse que possible de l'œuvre d'Henri II. C'est l'époque où le chaos né des guerres privées et de l'établissement du pouvoir seigneurial, se décante et s'organise sous l'impulsion simultanée d'une obscure conscience populaire et de l'action d'hommes énergiques et clairvoyants, pour aboutir à la création d'un État véritablement organisé, point de départ des monarchies modernes.
   Mon but a été de rechercher quelle était la situation de l'Europe occidentale au moment où Henri II prit le pouvoir, ce qu'étaient les cellules de la société féodale, fiefs, baronnies, comtés et duchés, quelles étaient les ressources des seigneurs et celles du prince, quels organes de gouvernement existaient à tous les échelons de cette société, quels étaient les principes juridiques et les caractères de l'autorité ; enfin, quelle fut réellement l'œuvre d'Henri II et de son entourage dans la grande transformation qui s'opéra entre 1154 et 1189, de quelles difficultés triompha ce prince, à quelles forces il se heurta. J'ai voulu mettre en lumière ce moment de l'histoire de l'Occident.
   Il fallait d'abord savoir au juste ce que représentaient les grands fiefs composant l'empire et serrer de très près les problèmes de géographie historique : pour l'Angleterre, presque rien n'était fait dans ce domaine ; pour les terres continentales, sauf pour l'Anjou et l'Angoumois, aucune étude approfondie n'existait.
   Il fallait ensuite, dans le cadre géographique ainsi reconstitué, tenter de voir quelle était la puissance du seigneur suprême comparée à celle des dynastes locaux, car l'étendue territoriale d'un État féodal, grand ou petit, n'est qu'accessoire : ce qui importe, c'est de connaître la puissance réelle de son maître au point de vue économique et au point de vue de la prise qu'il a sur les hommes. Il fallait donc étudier la structure de ces États disparates et définir les moyens dont disposaient les chefs pour asseoir et maintenir leur domination. Enfin, il fallait reconstituer dans l'ensemble de ces territoires, les cadres administratifs qui formèrent l'armature institutionnelle grâce à laquelle put se développer l'expansion du pouvoir central : matière changeante et mouvante, pour laquelle nos connaissances sont tributaires de l'imprécision des documents d'archives, écrits pour servir non à l'histoire, mais à la vie quotidienne, et dont la rareté ou l'abondance relatives peuvent être des sources d'erreur. Il fallait enfin, pour comprendre, passer sans cesse d'une période à l'autre et saisir une évolution continue qu'on aurait voulu pouvoir présenter par stades successifs, mais dont l'étude défie tout exposé trop systématique. Ici encore, si l'Angleterre du XIIe siècle est relativement bien connue, parce qu'elle présente une unité et que des recherches très précises ont été faites, l'histoire des institutions de la France de l'Ouest présentait des lacunes énormes parce que les historiens se sont, pour la plupart, intéressés seulement aux institutions centrales, sans tenir un compte suffisant de l'infinie variété de cet agrégat de provinces qui a fini par former la France.
   C'est alors seulement que l'on pouvait passer à l'étude de l'œuvre d'Henri II et de l'histoire même de son règne. On me pardonnera de n'avoir pas, une fois de plus, cherché à retracer un portrait psychologique de ce prince et de n'avoir exposé les querelles de sa famille ou sa lutte avec les Capétiens, que dans la mesure où elles intéressaient la formation de l'État qu'il créa. J'ai voulu étudier son œuvre intérieure, la formation de son empire, son organisation, à laquelle il imprima sa marque personnelle, mais qui s'élabora aussi, en même temps que sous son impulsion, par suite de l'évolution inéluctable et inconsciente de la société qui en est le fondement. C'est la double influence de l'homme et de la société et la réalisation née de ces forces diverses, que j'ai cherché à mettre en lumière.

45 euros (code de commande : 15714).

 

CACHEUX (Albert) — Le bailliage royal d'Avesnes. Avesnes-sur-Helpe, L'Observateur, 1954. In-8° broché, 149 p., un feuillet volant d'errata, bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction.
   Première partie. Création du Bailliage Royal.
      Chapitre I. Le problème de l'intégration à la France des territoires conquis par le Traité des Pyrénées du 7 novembre 1659.
      Chapitre II. L'Édit Royal de Novembre 1601.
      Chapitre III. Modifications apportées à l'Édit de 1661 en ce qui concerne notamment le rattachement du Bailliage Royal d'Avesnes aux Présidiaux et Parlements.
   Deuxième partie. Étude du Bailliage Royal d'Avesnes en Hainaut.
      Chapitre I. La composition du Bailliage royal.
         Section I. Personnel formant la juridiction proprement dite - Rôle des officiers - Prix des offices et traitements - Avantages et incompatibilités attachés aux officiers - Jugement sur les officiers de justice.
         Section II. Les auxiliaires de la Justice.
      Chapitre II. La compétence du Bailliage Royal.
         Section I. Compétence du Bailliage envisagé sous l'angle de sa juridiction en première instance - « Ratione personne et loci » - « Ratione materiae » au contentieux - En matière gracieuse.
         Section II. Compétence du Bailliage royal comme juge d'appel.
      Chapitre III. La procédure suivie en matière civile devant le Bailliage Royal.
         Section I. Procédure en première instance devant le Bailliage royal (1° Introduction de l'instance - 2° Instruction de la cause - 3° Les incidents - 4° Règles relatives à la preuve - 5° Procédure sommaire - 6° Procédure par défaut).
         Section II. La sentence et son exécution (A. Saisies mobilières - B. Saisie immobilière - C. Contraintes par corps).
         Section III. Les voies de recours et la procédure d'appel et d'opposition (I. L'opposition - II. L'appel - III. Les voies de recours extraordinaires).
      Chapitre IV. La procédure pénale devant le Bailliage.
         Section I. Comment est saisie la juridiction en matière pénale.
         Section II. Les grandes lignes de la procédure pénale. Les diverses sortes de procédures.
         Section III. La sentence et les peines.
      Chapitre V. L'activité du Bailliage royal.
   Troisième partie. Le Bailliage royal et ses rapports avec les autorités et juridictions du ressort.
      Chapitre I. Le Bailliage royal et les juridictions supérieures.
      Chapitre II. Le Bailliage et les juridictions inférieures.
         Section I. Le Bailliage et les prévôtés de Philippeville et Mariembourg.
         Section II. Le Bailliage dans ses rapports avec la cour féodale et les justices seigneuriales (I. La cour féodale - II. L'office de Prévosté de la Terre et Pairie d'Avesnes - III Les justices seigneuriales).
         Section III. Les juridictions échevinales et le Bailliage royal.
      Chapitre III. Le Bailliage et les diverses autorités.
         Section I. Rapports du Bailliage royal avec l'armée, la maréchaussée et l'autorité ecclésiastique.
         Section II. Le Bailliage royal et l'intendant.
   Conclusion.
   Bibliographie et sources.

30 euros (code de commande : 20137).


[CAHIER (Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de ce complément aux Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature parus de 1848 à 1859.
Pour en savoir plus...

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 10124).

 

[CHARLEMAGNE]. BAKE R (G.-P.) Charlemagne créateur d'empire. Traduit de l'anglais par A. Lageix. Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 308 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

15 euros (code de commande : 138/66).

[CHARLEMAGNE]. MABILLE DE PONCHEVILLE. (A.) — Charlemagne européen. Paris, Mercure de France, 1943. In-12 broché, 153 p., signature sur la couverture.

7,50 euros (code de commande : 2307).

 

 

CHEVALIER (Ulysse) Répertoire des sources historiques du Moyen Âge. Bio-bibliographie. Premier volume : A-I. Deuxième volume : J-Z. Paris, Picard et Fils, 1905-1907. Deux forts volumes in-8° brochés, [2416 p], texte sur deux colonnes.

Les deux volumes : 300 euros (code de commande : 142/66).

 

COCHET (Jean Benoît Désiré) — Le tombeau de Childéric Ier Roi des Francs, restitué à l'aide de l'archéologie et des découvertes récentes faites en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne et en Angleterre. Brionne, Montfort, 1978. In-8° collé, XXXI, 474 p., illustrations.
   Réimpression de l'édition publiée à Paris, en 1859.
Texte d'Auguste Castan :
   « L'archéologie comparative est une création de notre siècle. » Ce mot, que nous empruntons à M. l'abbé Cochet lui-même, est tout à la fois la justification et l'éloge de son nouvel ouvrage. Loin de nous la pensée de méconnaître les services rendus par les archéologues des deux derniers siècles, et de marchander l'admiration aux grands travaux des Ménestrier, des Montfaucon, des Chifflet et des Caylus. À ces hommes de conscience et d'un incontestable savoir appartient l'immense mérite d'avoir su deviner la science de nos antiquités et de lui avoir préparé à l'avance des adeptes et un public. De la profonde empreinte laissée par les pas de ces illustres précurseurs est sortie toute une légion d'érudits qui, répandue sur tous les points de la vieille Europe, s'est appliquée à inventorier et à recueillir jusqu'au moindre vestige des générations éteintes. Le trésor de renseignements, résultat de cette vaste exploration, constituait bien les éléments de la science, mais non point la science elle-même ; et l'archéologie serait restée longtemps encore dans cet état de confusion et de pêle-mêle où gisaient la botanique avant Linnée, la chimie avant Lavoisier, les études égyptiennes avant Champollion, si notre belle France ne l'avait dotée de quelques-uns de ces esprits philosophiques et généralisateurs, capables de s'assimiler tant de documents épars, de les condenser et d'en faire éclore des principes et des lois. Ce que MM. de Caumont et J. Quicherat avaient fait pour l'archéologie architectonique, M. l'abbé Cochet vient de l'accomplir pour l'archéologie de la tombe barbare qui reflète si curieusement les croyances et les mœurs de cette race vigoureuse et sauvage qui anéantit la civilisation romaine en Occident.
   M. l'abbé Cochet a eu l'heureuse idée de donner à son œuvre un caractère synthétique en se plaçant avec le tombeau de Childéric Ier au sommet qui domine tout entier le champ de ses études. Grâce à cette disposition, le livre est devenu un tableau avec son cadre, son horizon, ses plans et, en quelque sorte, son unité dramatique.
   Le tombeau de Childéric Ier fut découvert à Tournay, dans le voisinage de l'église Saint-Brice, le 27 mai 1653. Au bruit de cette merveilleuse trouvaille, toute la population accourut, et, malgré les efforts du curé et des marguilliers pour conserver, non à la science, mais au temporel de la paroisse ce riche trésor, bien des objets devinrent les victimes de mains ignorantes ou cupides. Communiquée au magistrat de Tournay par la fabrique de Saint-Brice, l'opulente dépouille du père de Clovis passa bientôt, d'abord à titre de prêt, puis à titre de don, dans la collection de l'archiduc Léopold-Guillaume, gouverneur des Pays-Bas. Après la mort de ce prince, arrivée en 1662, les reliques royales entrèrent au cabinet impérial de Vienne, où elles seraient probablement encore sans l'intervention d'un archevêque de Mayence, qui sut inspirer à l'empereur Léopold Ier l'idée d'en faire l'objet d'un hommage à Louis XIV, et de rendre ainsi à la France les armes qui avaient posé les bases de notre vieille monarchie.
   Placés d'abord au Louvre, ces précieux restes furent transportés, on ne sait en quelle année, à la bibliothèque du roi, et c'est de là qu'après avoir subi des pertes et surtout des mutilations irréparables lors du vol de 1831, ils sont venus s'abriter au musée des souverains.
   « Aucun homme de science, dit M. l'abbé Cochet, n'était présent à l'exhumation de Childéric, lacune immense dans l'interprétation des objets et dans la destination à leur assigner. Chifflet, médecin d'Anvers, à qui on les confia pour les décrire, les reçut dans un complet état de désordre et de mutilation. Les renseignements dont on accompagna la remise des pièces étaient aussi décevants qu'erronés Ainsi livré à ses propres forces et escorté des seuls classiques, Chifflet n'essaya pas moins d'interpréter le tombeau du chef barbare. Horace, Virgile et Ovide, Salluste, Tacite et Tite- Live, étaient peu propres à le guider dans ce nouveau dédale. Aussi on comprend tout de suite et fort aisément que de pareils guides ne le conduisirent qu'à des hypothèses, à des erreurs, à des abîmes. Tout ce luxe de citations dans lequel il s'enveloppa, ce déluge de textes dont il inonda son livre, ne le plongèrent que plus sûrement dans la nuit du chaos. Il succomba sous le faix de cet alliage étranger, et son livre, tout hérissé de grec et de latin, tout saupoudré de noms d'auteurs et d'extraits, n'est guère qu'une nouvelle pierre sépulcrale scellée sur la tombe du roi franc. »
   Dans le cours des dix-septième et dix-huitième siècles plusieurs antiquaires, et des meilleurs, tels que Lecointe, Ménestrier, Montfaucon, D. Martin et l'abbé Dubos, eurent à revenir sur la découverte de Tournay. Mais ces hommes, si habiles quand il s'agissait de déchiffrer et d'interpréter un texte, ne comprenaient pas le premier mot des révélations de la tombe ; aussi ne trouvèrent-ils rien de mieux à faire que de reproduire, le commentaire de Chifflet, sans ajouter ni diminuer quoi que ce fût à ses opinions et à ses conjectures. La critique archéologique était encore à créer.
   Cependant les progrès réalisés depuis vingt ans dans le domaine de l'archéologie nationale ramenaient tous les regards sur le tombeau de Childéric. Le besoin d'une enquête nouvelle sur cette pierre angulaire de nos origines était senti et exprimé par les savants de la France, de l'Allemagne et de l'Angleterre, il y allait de l'honneur de la France à ne pas se laisser prévenir par des étrangers dans cette patriotique entreprise. Enhardi par ces motifs, guidé par le zèle de la science, soutenu par l'amour du pays, M. l'abbé Cochet s'est mis à l'œuvre « en chevalier de la France archéologique, » et, après plusieurs années d'un prodigieux labeur, il est parvenu à mener à bonne fin cette tâche d'Hercule et d'Œdipe tout ensemble.
   Pour arriver à son but, M. l'abbé Cochet n'avait pas le choix des méthodes. L'archéologie, comme toutes les sciences d'observation, procède par la voie de l'analogie et s'élève du connu à l'inconnu, du certain à l'incertain. Telle a été la puissance de cet instrument de recherches entre les mains de M. l'abbé Cochet qu'il a pu non-seulement rendre palpables toutes les erreurs de Chifflet et de ceux qui l'ont suivi, mais encore reconstruire pièce à pièce jusque dans ses moindres détails la tombe de Childéric, et dissiper les ténèbres qu'avaient amoncelées autour d'elle deux siècles d'incurie et de préjugés. « J'ai pensé, dit-il, qu'à l'aide de la sépulture des Francs, sujets ou contemporains de la dynastie mérovingienne, je pouvais non-seulement redresser les objets détournés de leur véritable sens, mais encore les montrer sous leur vrai jour et leur rendre leur rôle légitime. Il m'a semblé que j'étais suffisamment préparé pour dire à mes contemporains ce qu'ont ignoré les témoins même de la découverte. Non-seulement je pourrai dire ce qu'était l'objet qu'ils n'ont pas compris, mais indiquer la place qu'il occupait sur le corps du défunt, le rôle qu'il jouait dans la tombe et celui qu'il avait rempli pendant la vie. »
   On le voit, M. l'abbé Cochet avait beaucoup promis ; mais, trompant son lecteur à la façon des maîtres, il a donné mieux encore. Chacune des parties de l'équipement du roi mérovingien a reçu de toutes les découvertes analogues en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre un commentaire lumineux et saisissant. Tous ces objets groupés avec un art infini autour de la sépulture royale, représentés par des descriptions savantes ou des dessins d'une fidélité irréprochable, font du livre de M. l'abbé Cochet un répertoire complet de l'archéologie des temps barbares. Nous dirons plus : avec le tombeau de Childéric restitué, la science de nos antiquités mérovingiennes a trouvé son code, et, appuyée désormais sur une base solide, elle peut marcher avec certitude et confiance dans les voies de l'avenir.
Bibliographie :
   - Castan (Auguste), Le tombeau de Childéric Ier restitué..., par l'abbé Cochet, dans Bibliothèque de l'école des chartes, 1860, tome 21. pp. 94-96.

30 euros (code de commande : 24787).

 

COHEN (Gustave) — Histoire de la mise en scène dans le théâtre religieux français du Moyen Âge. Nouvelle édition, revue et augmentée. Paris, Champion, 1951. In-8° broché, LVI + 354 p., illustrations hors texte, rousseurs à la couverture.

30 euros (code de commande : 165/63).

 

Collection
Histoire générale
publiée sous la direction de Gustave Glotz

Cette grande série a été publiée aux Presses Universitaires de France dans les années trente. Les titres proposés ici sont de format in-8° demi-reliure de percaline beige à coins, les dos sont lisses et ornés d'un fleuron, du titre et tomaison dorés. Les couvertures sont conservées. Ils sont en très bon état.

Histoire du Moyen Âge. Tome III. Le Monde oriental de 395 à 1081 par Charles Diehl et Georges Marçais. 1936. XXIII + 627 p. 25 euros (code de commande : 223/61).

Histoire du Moyen Âge. Tome VII. Deuxième partie. Les premières grandes puissances par Joseph Calmette et Eugène Déprez. 1939. 646 p. 25 euros (code de commande : 228/61).

 

COULET (Noël) — Les visites pastorales. Turnhout, Brepols, 1977. In-8° collé, 86 p., (collection « Université Catholique de Louvain - Institut d'Études Médiévales - Typologie des Sources du Moyen Âge Occidental », fasc. 23), ex-libris manuscrit au crayon du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait de l'avant-propos :
   « L'intérêt des visites pastorales n'est plus à démontrer ». L'évidence sur laquelle Marc Venard et Dominique Julia s'appuyaient, en 1968, dans la phrase liminaire de leur article - programme Pour un répertoire des visites pastorales, est, en fait, une conquête récente de la recherche. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que l'attention des historiens s'est portée sur ce type de source. C'est alors que les érudits français découvrirent le « livre des visites » d'Eudes Rigaud, tandis que commençait en Grande-Bretagne la publication de l'abondante série des registres épiscopaux qui recèlent de nombreux actes relatifs à la visite canonique.
   Le mouvement ainsi déclenché fut lent à porter ses fruits. En 1935, C. R. Cheney dressait un bilan encore peu optimiste : il déplorait le silence qui avait accueilli en France la publication, en 1874, des Visites pastorales et ordinations des évêques de Grenoble par U. Chevalier, et constatait que l'important labeur effectué en Angleterre pour l'édition des registres épiscopaux était encore très en avance sur la « digestion » de ce matériel documentaire.
   La place aujourd'hui reconnue aux visites pastorales parmi les sources d'une histoire totale doit beaucoup aux perspectives d'une sociologie historique du christianisme qu'ont ouvertes les travaux de G. Le Bras, notamment ce « discours de la méthode de la sociologie de la pratique » qu'est l'Introduction à l'étude de l'histoire de la pratique religieuse en France. Le projet d'enquête que ce grand savant ébaucha en 1949 est tout près d'aboutir avec la prochaine parution d'un « Répertoire des visites pastorales françaises ». Le renouveau des études sur le Concile de Trente et la Réforme catholique a, dans le même temps, donné aux recherches sur les visites pastorales une nouvelle impulsion dont les médiévistes sont bénéficiaires.
   La visite pastorale n'est pas, à proprement parler, un genre de source. Elle est un devoir de l'évêque, ou de ses auxiliaires, et un acte par lequel s'exerce dans l'Église le ministère de l'unité. Il a donc paru nécessaire de présenter le fait de la visite avant d'examiner les documents divers qui en procèdent et en gardent la mémoire.
   Le terme de « visite pastorale » dans le titre de cette notice correspond à l'anglais Visitation documents ou à l'allemand Visitationsakten, pour lesquels n'existe aucun équivalent français. En effet, sans prétendre couvrir un champ aussi vaste que le précieux répertoire de Zeeden et Molitor et présenter, comme eux, tous les actes en relation avec le projet, la réalisation et l'exploitation de la visite, il convient, au moins, d'aborder les programmes et questionnaires préalables, les procès-verbaux et les ordonnances après visite, autant de documents qui peuvent exister séparément ou être rassemblés dans l'unité d'une même forme.
   La diversité de ce matériel documentaire se laisse malaisément réduire à l'unité d'une typologie, d'autant que les sources disponibles sont très inégalement réparties dans le temps et, plus encore, dans l'espace. De surcroît, les visites pastorales publiées, à l'exception de l'Angleterre, sont encore en petit nombre et le recensement des documents de ce type actuellement conservés dans les fonds d'archives est, à l'exception de la France, fort loin d'avoir été effectué. C'est sans doute à cet état de l'information qu'il faut attribuer l'absence d'une bonne étude d'ensemble de la visite pastorale dans l'Occident médiéval. La plupart des travaux consacrés aux procès-verbaux de visite ou inspirés par eux ont été conduits dans un cadre diocésain ou, au mieux, national, sans perspective comparatiste. Les remarques que formulait tout récemment L. Binz à propos de la pratique du contrôle canonique : « l'histoire de cette institution n'est pas faite et les études disparates qui existent ne permettent que quelques remarques isolées », s'appliquent tout autant aux documents de visite et incitent à la même prudence dans leur traitement.
   Cet état présent de la recherche nous a conduit à étoffer la bibliographie sélective initiale et, comme dans le fascicule précédemment consacré aux statuts synodaux, à adjoindre au chapitre Éditions une rubrique Répertoires. De la même manière, nous avons été amené à des répétitions dans les citations d'ouvrages ou d'articles dans la mesure où de nombreuses études consacrées aux visites pastorales s'accompagnent de publications fragmentaires ou intégrales des sources utilisées.
   Ce fascicule traite – le lecteur voudra bien en tenir compte – exclusivement des visites épiscopales et archidiaconales. Un autre sera consacré aux autres formes de visite canonique, en particulier, aux visites des monastères et couvents par les légats pontificaux ou les délégués des chapitres généraux.

10 euros (code de commande : 16538).

 

[DESCARTES (René)]. Descartes et le Moyen Âge. Actes du colloque organisé à la Sorbonne du 4 au 7 juin 1996 par le Centre d'histoire des sciences et des philosophies arabes et médiévales (URA 1085, CNRS / ÉPHÉ) à l'occasion du quatrième centenaire de la naissance de Descartes. Édités par Joël Biard et Roshdi Rashed. Paris, Vrin, 1997. In-8° broché, 378 p., (collection « Études Philosophie Médiévale », n° LXXV), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Faire le point, à la lumière des connaissances actuelles de l'histoire des sciences et de la philosophie médiévales, sur les rapports de Descartes et du Moyen Âge, tel était l'objet du colloque organisé à Paris du 6 au 9 juin 1997, auquel cet ouvrage fait suite. Les innovations et mutations conceptuelles de Descartes font l'objet de mises en perspective et de comparaisons, dans des contributions qui couvrent la plupart des aspects de la pensée cartésienne. L'originalité de Descartes n'en est pas atténuée, mais reçoit de nouveaux éclairages, en suivant les transformations de concepts et de problèmes, par-delà les séparations habituelles entre le Moyen Âge, la Renaissance et l'Âge classique.
Table des matières :
   - Préface, par Roshdi Rashed.
   - Géométrie, algèbre.
      - La Géométrie de Descartes et la distinction entre courbes géométriques et courbes mécaniques, par Roshdi Rashed.
      - Descartes et les courbes transcendantes, par Christian Houzel.
      - Descartes as a Reformer of the Mathematical Disciplines, par Chikara Sasaki.
      - Descartes et la tradition algébrique (XVe-XVIe siècles), par Giovanna Cifoletti.
      - Sur le développement de la géométrie pratique avant Descartes, par Eberhard Knobloch.
   - Nature, lois, causalité.
      - Création et contingence selon Descartes et Duns Scot, par Michio Kobayashi.
      - L'efficience en cause : Suarez, Descartes et la question de la causalité, par Gilles Olivio.
      - La théorie cartésienne de la vision, réponse à Kepler et rupture avec la problématique médiévale, par Gérard Simon.
      - Descartes et les sciences curieuses : le raisonnement ex suppositione et le Moyen Âge, par Graziella Federici Vescovini.
   - Intuition, perception.
      - Descartes, critique de la théorie médiévale des species, par Dominik Perler.
      - Intuition, jugement et évidence chez Ockham et Descartes, par Lilli Alanen et Mikko Yrjönsuuri.
      - Les sens : inventaires médiévaux et théorie cartésienne, par Jean-Robert Armogathe.
   - Théorie de la connaissance.
      - L'épistémologie de Descartes dans les Regulae et celle d'Avicenne, par Jean Jolivet.
      - Descartes et les théories médiévales de l'abstraction. Quelques points de repères, par Laurence Renault.
      - Substance et distinctions chez Descartes, Suarez et leurs prédécesseurs médiévaux, par Kim-Sang Ong-Van-Cung.
      - Dialectiques et regulae : lieux et concepts, par André Robinet.
   - Morale et liberté.
      - Le libre arbitre selon Bernard de Clairvaux et Descartes, par Christian Trottmann.
      - Morale par provision et probabilité, par Vincent Carraud.
   - Dieu et l'ego.
      - La conscience de soi chez Avicenne et Descartes, par Ahmad Hasnawi.
      - Descartes et Saint Anselme : du Proslogion à la Meditatio tertia, par Alain Galonnier.
   - Substance, attributs, modes.
      - Ipséité ou subjectivité, par Pierre Magnard.
      - L'immatérialité de l'âme : Suarez et Descartes, par Dennis Des Chene.
      - Descartes et les discussions médiévales sur le temps, par Jean-Luc Solère.
      - La conception cartésienne de l'étendue et les débats médiévaux sur la quantité, par Joël Biard.
   - Index nominum.
   - Index rerum.

30 euros (code de commande : 23624).

 

DESPY (Georges) — Les tarifs de tonlieux. Turnhout, Brepols, 1976. In-8° broché, 48 p., (collection « Typologie des Sources du Moyen Âge Occidental », fasc. 19), couverture plastifiée, envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos :
   C'est une entreprise quasiment désespérée que de vouloir définir les tarifs de tonlieux médiévaux, analyser leur genèse et suivre leur évolution, dégager les règles critiques que leur utilisation exige en matière d'histoire économique, indiquer toutes les directions dans lesquelles ces documents peuvent être exploités.
   Innombrables sont, en effet, les auteurs qui ont mis en œuvre des tarifs de tonlieux de l'époque médiévale, qu'il s'agisse de spécialistes d'histoire économique, urbaine ou rurale. Fort rares, par contre, sont ceux qui se sont attachés à tenter de définir la typologie de ce genre de documents et la méthodologie qui leur serait propre. On a bien l'impression que, aux yeux de beaucoup de médiévistes, le tarif de tonlieu est un document à ce point noble et prestigieux – en tout cas pour les siècles antérieurs au XIVe, moment où l'on commence de-ci de-là à disposer de comptes de tonlieux – que l'on a coutume de l'exploiter intégralement, sans guère faire de restrictions ou de réserves quant à sa signification concrète et véritable.
   Avancer quelques observations sur ce type de sources et proposer quelques réflexions relatives à leur critique et à leur utilisation requiert que l'on retourne aux sources elles-mêmes. Et c'est d'une collecte suffisante de documents que dépend nécessairement l'élaboration d'une méthodologie propre, toute sommaire soit-elle. Il faudrait donc disposer d'un échantillonnage suffisamment représentatif de toutes les époques, de toutes les régions de l'Occident médiéval, de tous les types rédactionnels sous lesquels ces tarifs de tonlieux peuvent se présenter.
   Or, on est bien loin du compte à l'heure actuelle. L'on ignore, en effet, le nombre de tarifs de tonlieux encore conservés aujourd'hui pour l'Europe occidentale. Bien plus, nul ne pourrait, dans le moment présent, se flatter de connaître une liste tant soit peu complète de ceux qui auraient été publiés. Un exemple : en 1913, Hermann Bächtold déclarait connaître pour l'Allemagne médiévale quelque deux cents tarifs édités et supposait qu'il devait bien y en avoir près de deux mille autres dont il souhaitait et espérait une publication rapide ; soixante ans plus tard, on en est quasiment au même point en ce qui concerne l'Allemagne. Et mieux vaut ne pas évoquer la situation pour la France, l'Italie ou l'Espagne. À tous les points de vue, les pages qui suivent ne procéderont donc que d'un échantillonnage prélevé essentiellement dans la documentation publiée pour les régions qui vont de l'Elbe jusqu'à la Loire. Ce sera là leur première faiblesse.
   Une autre viendra de ce qu'il est impossible d'envisager à l'heure actuelle tous les aspects de la méthodologie propre aux tarifs de tonlieux. La critique de ces sources est à peine entamée. D'abord au plan de la véracité des documents. S'il est des tarifs de tonlieux qui sont incontestablement vrais, il en est qui sont des faux et d'autres dont on s'apercevra un jour ou l'autre qu'ils le sont ; or, les spécialistes de l'histoire économique ne l'ont pas toujours su et, dans plusieurs cas, ils ont continué à utiliser certains documents en ignorant qu'ils avaient été déclarés faux au point de vue de la diplomatique. Ensuite, au plan de leur utilisation : il n'est pas toujours sûr, contrairement à ce que l'on croit généralement, que le contenu d'un tarif de tonlieu reflète fidèlement la vie commerciale à la date qu'il porte et dans la localité où il aurait été rédigé.
   On voudra donc bien tenir compte de ce double handicap – la nécessité de procéder par sondages dans la seule documentation publiée ; les incertitudes au plan de la critique et de la mise en œuvre – pour juger avec indulgence les propos qui sont présentés ici. L'auteur sait qu'ils sont forcément partiels, souvent provisoires, quelquefois rudimentaires et parfois même « scolaires ».

10 euros (code de commande : 21733).

 

DOEHAERD (Renee) —Œconomica mediævalia. Brussel, Centrum voor Sociale Structuren en Economische Conjunctuur Vrije Universiteit Brussel, 1984. In-8° collé, 255 p., couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Table des matières :
   - De auteur - L'auteur.
   - Belangrijkste publicaties - Principales publications.
   - L'expansion économique belge au Moyen Âge.
   - Handelaars en neringdoenden : de Romeinse tijd en de Middeleeuwen.
   - Une politique conjoncturelle à Athènes au IVe siècle avant J.-C. Xénophon et le précis sur les « Revenus ».
   - Les réformes monétaires carolingiennes.
   - Méditerranée et économie occidentale pendant le haut Moyen Âge.
   - Au temps de Charlemagne et des Normands. Ce qu'on vendait et comment on le vendait dans le bassin parisien.
   - Féodalité et commerce. Remarques sur le conduit des marchands, Xle-XIIIe siècles.
   - Institutions médiévales. Un livre, une méthode.
   - Histoire économique du haut Moyen Âge. Note à propos d'un point de méthode.
   - Chiffres d'assurance à Gênes en 1427-1428.
   - Commerce et morale à Anvers. À propos d'un manuscrit de la Bibliothèque de Leiden.

18 euros (code de commande : 23389).

 

DOWELL (Stephen) A History of Taxation and Taxes in England from the earliest times to the year 1885. Vol. I : Taxation, from the earliest times to the Civil War. Second edition, revised and altered. London, Longmans, Green, and Co, 1888. In-8° sous cartonnage d'éditeur, XXIX, 244, 24 p. (catalogue de l'éditeur).
Table des matières :
   Book I. Befor the Norman conquest.
   Book II. From the Norman conquest to the settlement of the fiftheenth and tenth. 1066-1334.
      Chapter I. The revenue from demesne.
      Chapter II. The revenue from the incidents and casualties of the feudal tenures.
      Chapter III. The Court of th Exchequer.
      Chapter IV. The Exchequer of the Jews.
      Chapter V. Danegeld and carucage 1084-1224.
      Chapter VI. The land tax on the knight's fee, termed scutage 1159-1306.
      Chapter VII. Tallage - The taxation of royal demesne.
      Chapter VIII. The taxation of moveables 1188-1334.
      Chapter IX. The duties at the ports.
   Book III. From the settlement of the fiftheenth and tenth in 1334 to the civil war, 1642.
      Chapter I. Direct taxattion.
         Part I. Direct taxation during the Hundred Year's war and the war of the Roses.
         Part II. Direct taxation under the Tudors.
         Part III. Direct taxation under the Stuarts.
      Chapter II. The duties at the ports.
         Part I. The duties at the ports during the Hundred Year's war and the war of the Roses.
         Part II. The duties at the ports under the Tudors.
         Part III. The duties at the ports under the Stuarts.
      Chapter III. Exactions by way of benevolence and by means of monopolies. The tariff of honors.
      Chapter IV. The ship writs 1634-1641.
   Appendices.

30 euros (code de commande : 21420).

 

DUBY (Georges) — La société aux XIe et XIIe siècles dans la région mâconnaise. Paris, S.E.V.P.E.N., 1971. In-8° broché, 525 p., (collection « Bibliothèque Générale de l'École Pratique des Hautes Études », VIe Section), couverture partiellement insolée.
Extrait de l'introduction :
   Voulant observer la société et plus spécialement la société laïque pendant les deux grands siècles féodaux, j'ai volontairement conduit mes recherches dans le cadre étroit d'une petite province. La méthode des monographies régionales permet en effet d'approcher directement les hommes sans les isoler de leur milieu, de suivre de très près l'histoire des familles et des fortunes, de mener de front l'étude des activités et des institutions diverses et de saisir les liens qui les unissent. Elle seule peut préparer les grandes synthèses et l'on sait quel progrès lui doivent déjà en France la science géographique et, dans le domaine des études médiévales, l'histoire des principautés politiques ou celle des villes. De récents travaux d'histoire sociale m'ont encouragé à l'appliquer et j'ai tenté de faire revivre au XIe et au XIIe siècle toute la population d'une contrée, seigneurs et prévôts, paysans et marchands. J'ai choisi la région mâconnaise parce que l'important ouvrage du regretté Déléage sur la vie rurale en Bourgogne avant le XIe siècle offrait un point de départ solide et simplifiait beaucoup les recherches préliminaires. Et aussi parce qu'en Maçonnais l'historien de la société féodale a le très rare avantage de pouvoir s'appuyer sur les cartulaires du Xe siècle et de connaître par conséquent les ancêtres des hommes et les formes primitives des institutions qu'il étudie.
   Dans l'espace, je n'ai pas voulu a priori fixer exactement les limites de mes recherches. En effet, ni le climat, ni le sol, ni l'aspect des installations humaines ne tracent autour du Maçonnais actuel des bornes bien nettes ; on passe par transitions insensibles à la Bourgogne, à la Bresse, au Lyonnais, aux pays de la Loire. Quant aux cadres anciens de la géographie politique, ils m'ont paru aussi arbitraires que ceux d'aujourd'hui. Le vieux pagus matisconensis, puis la seigneurie des comtes de Maçon s'étendaient capricieusement de la Saône à la Loire et leurs frontières sinueuses n'exercèrent jamais qu'une influence secondaire sur le comportement des contemporains et sur l'aménagement des relations sociales. J'ai préféré me laisser guider par l'état de la documentation et, refusant de m'aventurer dans les cantons dont on ignorera toujours l'histoire, m'arrêter seulement à ceux où la lumière est suffisamment vive. Toutefois, je ne me suis pas interdit d'utiliser des documents isolés, légèrement à l'écart de ma zone de recherches lorsqu'ils pouvaient apporter quelques indications sur l'évolution de la société régionale. Or, les sources les plus abondantes sont à Cluny d'abord, puis à Maçon, à Tournus et à Beaujeu et, autour de ces quatre centres, les textes sont très nombreux et assez également répartis dans une région qui englobe environ cent cinquante paroisses ; ils sont particulièrement denses dans les cinquante villages les plus voisins de Cluny. Le Clunisois et le Maçonnais proprement dit, la rive bressanne de la Saône, le Sud du Chalonnais, les collines à l'Est de Charolles et de Mont-Saint-Vincent, la montagne beaujolaise seront donc mon champ d'observation. Dans ce cadre, je tâcherai de montrer comment les principautés féodales trouvèrent leurs frontières et comment s'affirmèrent les particularismes locaux.
   Dans le temps, par contre, les limites se sont nettement imposées. Deux grandes transformations encadrent un moment de l'histoire sociale et les dater fut précisément l'un des objets de mes investigations. Vers 980 apparaissent simultanément la plupart des caractères de la structure communément appelée féodale ; ils commencent à s'altérer à partir de 1160 et, vers 1220, font décidément place à de nouveaux traits. Mon exposé s'inscrit donc entre ces termes. Il s'ouvre par une description de l'état social à la fin du Xe siècle et suit, dans sa dernière partie, les changements économiques, politiques et sociaux du début du XIIIe siècle.

35 euros (code de commande : 17925).

 

D'une déposition à un couronnement 476-800 (Rupture ou continuité dans la naissance de l'Occident médiéval). Colloque organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique les 4 et 5 juin 1975. Bruxelles, Institut des Hautes Études de Belgique, 1975. In-8° broché, 163 p., une planche hors texte.
Table des matières :
   - Présentation du thème.
   - Allocution du recteur Foriers.
   - Introduction, par Jacques Pohl.
   - Continuité romaine et réveil évangélique aux origines de la chrétienté médiévale, par François Masai.
   - Les inscriptions latines païennes et chrétiennes symbiose ou métabolisme ?, par Gabriel Sanders.
   - Latin mérovingien, latin carolingie et rustica romana lingua : continuité ou discontinuité ?, par Marc Van Uytfanghe.
   - Quelques remarques à propos des corvées de colons à l'époque du Bas-Empire et du Haut Moyen Âge, par Adriaan Verhulst.
   - Romanen und Franken am Niederrhein – die Kontinuitätsfrage im Spiegel der Grabfunde von Krefeld-Gellep, par Renate Pirling.
   - La trace du droit romain dans les actes privés du Haut Moyen Âge, par Jacques-Henri Michel.
   - La nécropole mérovingienne de Lavoye (Meuse), par René Joffroy.
   - Le superstrat francique – le peuplement franc, par Max Pfister.
   - Le rôle des Celtes dans l'Europe du Haut Moyen Âge, par Léon Fleuriot.
   - Épilogue, par Georges Despy.

20 euros (code de commande : 15862).

 

FALCO (Giorgio) — La Sainte République romaine. Profil historique du Moyen Age. Traduit de l’italien par Jacqueline Humbert. Paris, Fayard, 1970. In-8° broché, 408 p., index, (collection « Histoire sans Frontières »).
Table des matières :
   - Préface.
   1. Le Moyen Âge
   2. L'Empire chrétien
   3. Les Germains
   4. Germanisme arien et catholicisme romain
   5. Les institutions monastiques en Occident
   6. L'Église romaine
   7. La querelle des images
   8. La fondation de l'Europe
   9. Le particularisme médiéval
   10. L'Empire féodal.
   11. La réaction antiféodale de l'Église
   12. L'expansion du monde catholique
   13. L'ultime effort de l'Empire au Moyen Âge
   14. L'ultime effort de la papauté au Moyen Âge
   15. La crise du monde médiéval
   16. Conclusion.

12 euros (code de commande : 22606).

 

FAVIER (Jean) — L’histoire administrative et financière du Moyen Âge occidental depuis dix ans. Paris, 1969. In-8° agrafé, [77] p., envoi de l’auteur.
   Extrait du t. CXXVI, 1968 de la Bibliothèque de l’École des chartes, pp. 427-503 (Bibliogrtaphie).
Avant-propos :
   « L'histoire est une, et tout cloisonnement a ses défauts. Mais l'auteur d'un bulletin bibliographique ne saurait tout embrasser, et force lui est de tracer des limites en espérant qu'on les lui pardonnera, pour peu qu'elles soient nettement définies. Avant de passer en revue les principales publications qui nous sont parvenues depuis une dizaine d'années, pour les domaines conjoints de l'histoire administrative et de l'histoire financière médiévales, nous préciserons donc les limites de notre entreprise.
   Il s'agit ici, avant tout, de l'Europe occidentale. Nous n'avons fait état, pour l'Europe centrale et orientale, que de quelques publications ayant attiré notre attention. Quant à Byzance et à l'Islam, nous les avons délibérément exclus. Nous avons également restreint l'extension de ce bulletin en laissant de côté les travaux touchant à la nature de l'État, aux structures féodales et au pouvoir monarchique, pour lesquels on se reportera aux récentes mises au point publiées dans la Revue historique, et ceux qui ressortissent à la numismatique, pour lesquels on se reportera aux revues spécialisées. Ont de même été omises les études relatives au droit médiéval et à la justice, malgré les connexions humaines et institutionnelles qui existent entre les cours de justice et les administrations non judiciaires.
   En sens contraire, nous avons fait place à l'histoire des institutions représentatives et de conseil, bien que cette histoire soit notablement politique. Il nous a semblé que l'on ne pouvait disjoindre des études consacrées à l'impôt celles qui portent sur les conditions de son octroi. »
   La bibliographie est répartie en trois : Les Sources ; Histoire de l'administration ; Les finances publiques.

12 euros (code de commande : 11749).

 

FAVIER (Jean) — Histoire de France. Tome II : Le temps des principautés de l'an mil à 1515. Paris, Fayard, 1991. In-8° broché, 499 p.
En quatrième de couverture :
   De l'an mil aux débuts de la Renaissance, c'est l'histoire de cinq siècles aux couleurs bien diverses. C'est le temps des dynamismes que manifestent les défrichements, le réveil des villes, l'élargissement des horizons politiques, la floraison des ordres monastiques, la naissance des universités et l'ampleur nouvelle des grandes cathédrales. C'est aussi le temps des épreuves et des maturations, des crises et des épidémies, des guerres et des luttes civiles. La France passe de l'anarchie féodale à l'absolutisme monarchique, à travers la construction politique des grandes principautés. Et l'on va, dans ce même temps, des chansons de geste aux premiers fruits de l'humanisme en passant par l'aristotélisme de Thomas d'Aquin et l'universalisme encyclopédique du Roman de la Rose.

12 euros (code de commande : 16674).

 

FLACH (Jacques) — Les origines de l'ancienne France. Xe et XIe siècles. Tome III : La renaissance de l'État. La royauté et le principat. Paris, Librairie de la Société du Recueil Général des Lois & des Arrêts, 1904. In-8° broché, VIII, 580 p.
   
Après l'introduction et la bibliographie, ce volume contient :
Première partie : Les bases et les éléments constitutifs de l'État.
1. Les bases de l'État.
    1. Que la base essentielle de l'État est la foi lige naturelle.
    2. Le rôle du bénéfice dans l'État (la largesse et l'honneur ; la lente formation de l'État féodal).
    3. Que les progrès de l'organisation féodale de l'État sont en raison directe de l'homogénéité politique et de la force du pouvoir.
    Appendice : le fief languedocien de 900 à 1071.
2. Les éléments constitutifs de l'État.
    1. Que le groupement territorial est clairsemé et secondaire.
    2. La seigneurie personnelle.
    3. Les groupements fondamentaux (les groupements ethnique, familial, domanial, religieux).
Deuxième partie : Les organes gouvernementaux.
1. Le gouvernement laïque.
    1. Aspect général.
    2. La théorie historique léguée par les feudistes.
    3. Qu'aux quatre groupements fondamentaux de l'État correspondent quatre caractères distincts de la royauté et du principat.
2. La royauté.
    1. Les destinées du droit royal de Louis de Débonnaire à Hugues Capet.
    2. Les quatre faces de la royauté.
    3. L'indépendance de la couronne.
    4. Les prérogatives et les attributs de la royauté.
    5. Les « compagnons en la majesté royale ».
    6. Les organes et les moyens d'action de la royauté.
3. Le principat.
    La genèse historique des grandes principautés et leurs rapports avec la royauté.
    La Francie (les principautés laïques ; les principautés ecclésiastiques).

20 euros (code de commande : 11500).

 

FONTETTE (François de) Recherches sur la pratique de la vente immobilière dans la région parisienne au Moyen Âge (fin Xe - début XIVe siècle). Paris, R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1957. In-8° broché, 132 p., une carte dépliante hors texte.

15 euros (code de commande : 163/69).

 

FONT RIUS (Jose Maria) — Instituciones medievales españolas. La organización politica, económica y social de los reinos cristianos de la Reconquista. Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, 1949. In-8° broché, 159 p., (collection « Cauce »), rousseurs à la couverture.
Table des matières :
   Introduccion : Líneas fundamentales de la evolución institucional en la Edad Media española.
      1. El marco histórico general: la Edad Media y la Reconquista.
      2. Unidad y diversidad en la España medieval.
      3. El proceso histórico-político de la Reconquista española.
      4. El proceso institucional de la Edad Media española.
      5. Elementos e influencias que intervinieron en la estructuración de las instituciones medievales.
   Capitulo I. La organización política.
      1. Las concepciones medievales del Estado y del poder.
      2. La idea medieval de Imperio y su proyección hispánica.
      3. Naturaleza del Estado medieval español.
      4. Las elementos del Estado: el rey y los subditos.
      5. Los órganos supremos de gobierno : Curia regia y Consejo real.
      6. Los órganos representativos : las Cortes, las Diputaciones.
   Capitulo II La organización administrativa.
      1. Caracteres generales de la Administración medieval.
      2. La Administración central y sus funcionarios.
      3. La Administración territorial en los reinos occidentales de la Reconquista.
      4. La Administración territorial en los reinos de la Corona de Aragón.
      5. La Administración local: la aparición del régimen municipal.
      6. Organización y atribuciones del municipio.
      7. Decadencia del municipio medieval.
   Capitulo III. Los medios del Estado.
      1. Caracteres generales de la Hacienda medieval.
      2. La administración financiera y su organización.
      3. Los gastos públicos y las liberalidades regias.
      4. Los ingresos de la Hacienda real.
      5. Caracteres generales del servicio militar.
      6. La guerra ofensiva : el fonsado. Hueste y cavalcata.
      7. La guerra defensiva : apellido. Otras formas de prestación militar.
      8. La organización del ejército.
      9. La marina en los reinos peninsulares.
      10. Las Ordenes militares.
   Capitulo IV. La Justicia y el Derecho.
      1. Caracteres generales de la Administración de Justicia.
      2. La organización judicial en la Alta Edad Media.
      3. Jueces y tribunales en la Baja Edad Media.
      4. Rasgos fundamentales del proceso español medieval.
      5. Desarrollo del proceso ordinario alto-medieval.
      6. Las modificaciones del sistema procesal en la Baja Edad Media.
      7. El derecho vivido en los primeros siglos medievales : eostumores, fueros y privilegios.
      8. La recepción romano-canónica y las transformaciones en la vida del derecho.
   Capitulo V. El régimen feudal.
      1. El feudalismo en la Europa medieval.
      2. Elementos constitutivos del régimen feudal franco. El feudo y el señorío.
      3. El problema del feudalismo en los reinos centrales de la Reconquista.
      4. Las manifestaciones feudales en los reinos de León y Castilla : beneficio, vasallaje, feudo.
      5. Las inmunidades y los señoríos.
      6. El régimen feudal catalán. Formación y desarrollo.
      7. Características de la relación feudal catalana.
      8. Organización del señorío feudal en. Cataluña.
   Capitulo VI. La organización de la vida religiosa.
      1. El sentido religioso de la Reconquista hispánica.
      2. La situación de la Iglesia hispana en los oprimeros siglos de la Edad Media.
      3. La reforma gregoriana en la vida eclesiástica de los reinos españoles.
      4. La crisis de la vida religiosa en la Baja Edad Media.
      5. La organización interna de la Iglesia en España. La vida diocesana y parroquial.
      6. La vida monástica y su influencia social.
      7. Las Ordenes mendicantes.
   Capitulo VII. La vida económica agraria.
      1. La repoblación de los territorios de la Península.
      2. La propiedad territorial y sus características.
      3. La organización de los dominios señoriales.
      4. La administración de las villas y señoríos.
      5. El régimen de tenencia y cultivo de la propiedad territorial.
      6. La ganadería y la Mesta.
   Capitulo VIII. La economía industrial y mercantil.
      1. Los inicios de la economía urbana.
      2. El gran florecimiento industrial y mercantil.
      3. Las ferias y mercados.
      4. Las cofradías y gremios de artesanos.
      5. Los Consulados mercantiles.
      6. Las operaciones del gran tráfico mercantil. Los estable cimientos bancarios.
   Capitulo IX. La organización social.
      1. Los distintos elementos de la población.
      2. La estructuración de las clases sociales.
      3. Las clases privilegiadas : nobleza y alto clero.
      4. Los hombres libres del campo y de las ciudades.
      5. Los grupos de semilibres.
      6. Las clases serviles.
   Capitulo X. La organización familiar.
      1. La comunidad doméstica.
      2. El matrimonio y su celebración.
      3. El régimen económico del matrimonio.
      4. El poder paterno y la tutela de huérfanos.
      5. La sucesión y la herencia.

13 euros (code de commande : 21303).

 

FÖRSTEMANN (Ernst) — Altdeutsches namenbuch. Erster Band : Personennamen. Zweite, völlig umgearbeitete auflage. Zweiter band : Orts- und sonstige geographische namen. (Völker-, länder-, siedlung-, gewässer-, gebirgs-, berg-, wald-, flurnamen u. dgl.). Erste hälfte : A-K. Zweite hälfte : L-Z und Register. Dritte, völlig neu bearbeitete, um 100 jahre (1100-1200) erweiterte auflage, herausgegeben von Hermann Jellinghaus. Bonn, Hanstein, 1900 - 1913 - 1916. Deux tomes en trois volumes in-4° plein simili moderne, tome I : XII p., 1700 col., tome II (première partie) : XXVIII p., 1766 col., tome II (deuxième partie) : VI p., 1942 col., bel exemplaire de ce rare ouvrage.
Introduction :
   Dies buch hat schon seine geschiehte ; und dass ich auf diese noch selbst zurückblicken kann, erfüllt mich mit innigem dankgefühl. Vierundfunfzig jähre sind dahin geflossen, seit Jacob Grimm durch die Berliner academie ein altdeutsches uamenbuch forderte und ich dazu die feder ansetzte ; drei jähre
später sprach die academie ihr urteil über meinen, den einzigen ihr vorliegenden entwurf. Aber auf die gunst des Schicksals folgte unmittelbar die Ungunst, die sich zum teil schon ehe nur ein bogen des Werkes erschienen war, an einige ihm vorausgeschickte kleine aufsätze von mir heftete. Es waren nämlich zwei männer schon längere zeit mit den Sammlungen zu einem namenbuche beschäftigt gewesen, beide aber an der fortsetzung ihrer arbeit gehindert worden durch die unruhigen politischen ereignisse jener zeit, die grade in ihren beiden Wohnorten besonders hinderlich auftraten. So war ich ihnen, ohne von ihrem vorhaben zu wissen, in den weg getreten. Mit wildem grimme, der bei einem ersten versuche leicht nahrung fand, fielen sie über mein werk her und haben in diesem grimme verharrt bis au ihr ende, der eine von ihnen ein drittel Jahrhundert lang. Mit welchen mittein sie kämpften, widerstrebt mir zu enthüllen, obgleich ich hier sehr auffallendes berichten könnte. Ich habe auf ihre Schmähungen nicht geantwortet und gedenke auch künftig, sollten solche von neuem auftreten, bei meiner art zu bleiben. Ich arbeitete statt dessen mhig weiter, zunächst fünf jähre lang (1849-1854) nach dem urteil der academie. Endlich, namentlich auf Grimms fortgesetztes mündliches und schriftliches mahnen, entschloss ich mich, den druck im jähre 1854 beginnen zu lassen, wol wissend, dass von einem wirklichen abschluss damals (wie noch heute) nicht die rede sein konnte ; galt es doch zunächst nur die bahn zu brechen und fast aus dem nichts heraus etwas neues zu schaffen. Im jähre 1856 erschien der erste band und fand sofort neben der übelwollenden auch wolwoLLende aufnähme und über erwarten starken absatz. Namentlich aber zeigte schon damals, wie noch heute, die überaus rege benutzung meiner arbeit, dass sie ihren zweck erfüllt hatte. So konnte denn Grimm am 3. juni 1858 (s. dessen kleine Schriften III 349) die Berliner academie deshalb lebhaft beglückwünschen und zwar mit einem urteil, dessen zu grosse nachsieht sich nur durch die freude erklärt, welche ihm die erfüllung eines seit dreissig jähren gehegten wunsches einflösste.
   1859 kam der zweite band heraus, schon weit höher stehend als der erste und damit der Verbreitung wie der benutzung neuen antrieb gebend. Unablässig arbeitete ich auf dem mir lieb gewordenen felde weiter; aber gewiss unerwartet kam es, dass dieser zweite band nach zehn jähren völlig erschöpft war. So begann der druck der zweiten völlig neuen bearbeitung, die 1872 ans licht trat und damit den dritten starken quartanten des werkes lieferte. Diese zweite bearbeitung hat Grimm nicht mehr erlebt ; er starb 1863 zu derselben zeit, als ich in meinem kleineren buche (die deutschen Ortsnamen) neben das lexicalische werk ein systematisches setzte. Am 7. sept. hatte er mir seinen letzten brief geschrieben und seinen letzten aufsatz geschickt, am 20. sehloss er sein äuge.
   Einen Verleger zum namenbnehe habe ich nie gesucht ; mein vetter Ferdinand in Nordhausen erbot sich dasselbe zu übernehmen. So ist es aus einem bescheidenen geschäfte ohne weit klingenden namen hervorgegangen, und zwar mit verzieht auf alle sonst üblichen trompetenstösse ; es hat sich seinen
weg allein gebahnt.
   Nun aber kam neues übel über meine wissenschaftliche thätigkeit durch den tod Ferdinands im jähre 1876. Seine erben verkauften ohne mein wissen seinen ganzen verlag antiquarisch für ein geringes an einen mann, mit dem ich, wie sich bald zeigte, durchaus in keine Verbindung treten konnte.
   Aber trotz dieses Unglücks Hess ich meine band nicht vom namenbuche ab. Der erste band in seiner einzigen aufläge ärgerte mich durch seine grosse unvollkommenheit, die ich inzwischen schon durch tausende von nachtragen und Verbesserungen handschriftlich nach möglichkeit verwischt hatte ; im jähre 1882 brachte ich auch von ihm eine völlige neubearbeitung zu stände. Diese ist aber nie erschienen, da grade damals erhebliche bereicherungen des materiales in aussieht standen. Ich erinnere nur an die 1884 von Piper herausgegebenen libri confraternitatum.
   Vielmehr trat damals ein umstand ein, der mich veranlasste meine band für anderthalb Jahrzehnte ganz von dem namenbuche und den germanistischen dingen abzuziehn. Als vorstand der königlichen bibliothek zu Dresden war ich auch bewahrer jener merkwürdigen sogenannten mexicanischen hieroglyphenhandschrift, die einst Fleischer 1821 in seinem catalogus codicum msc. orientalium bibliothecae regiae Dresdensis einen « codex, qui Oedipum suum exspectat » genannt hatte. Es waren aber um das jähr 1880 auf americanistischem gebiete Studien geglückt, durch die sich ergeben hatte, dass nicht die mexicanischen Azteken, sondern die Mayavölker auf dem gipfel indianischer cultur gestanden hatten und dass die Dresdner handschrift die wichtigste der Mayahatidschriften, also so zu sagen das höchststehende geisteswerk der westliehen erdhalbkugel sei. Da fühlte ich mich nun durch mein amt mehr verpflichtet als sonst irgend jemand, der entzifferung dieser handschrift und damit der Mayie, wie wir wenigen Forseher auf diesem gebiete scherzweise dieses Studium nannten, näher zu treten. Was für erfolge meine arbeiten auf diesem gebiete gehabt haben, gehört nicht hieher ; es gentigt die bemerkung, dass ich die handschrift selbst zweimal mit verschiedenen vorreden, ferner eine grössere schrift und einige zwanzig kleinere abhandlungen zur Mayaforschung herausgegeben habe. Mit dem jähre 1898 trat hierin ein gewisser abschluss ein ; ich erwarte nun neue funde an Inschriften oder handschriftenso wie den jetzt in America vorgenommenen druck der englischen Übersetzung meiner dahin gehörigen aufsätze. So konnte ich mich wieder dem namenbuche zuwenden ; was hier vorliegt, ist nicht mehr die neue bearbeitung der ersten ausgäbe, sondern die meiner ungedruckten Umgestaltung von 1882, also fast als dritte ausgäbe anzusehn.
   Dies führt nich auf die bemerkung, dass jetzt auch mein zweiter band in der zweiten aufläge fast ganz vergriifen ist. Eine dritte stufe wäre ihm um so mehr zu wünschen, als damit zugleich die gegenwäi'tige grosse Verschiedenheit in der anordnung beider bände ausgeglichen werden könnte. Ich muss bei meinem alter die band davon ablassen ; wer aber an dies werk geht, den versichere ich meiner vollen Unterstützung, so weit meine kraft reicht.
   Zu seiner jetzigen gestalt ist das werk gelangt durch bedeutende Vermehrung, passendere Ordnung und erhebliche Verkürzung ; auf diesen drei wegen suche ich den künftigen vorwürfen der unvoUständigkeit, Unordnung und Überladung zu begegnen.
   Die Vermehrung tritt schon bei flüchtigem augenschein hervor, mag man sehen auf das verzeichniss der abkürzungen, die aber lange nicht alle benutzten quellen enthalten, oder auf die unter je einem bestimmten grundworte vereinigten register, oder auf die jeder einzelnen gruppe vorausgeschickten bemerkungen, oder auf den umfang der verschiedenen gruppen selbst. Von Vollständigkeit zu reden fehlt mir der dazu nötige hochmut. Der Vorwurf der unvollständigkeit hat aber verschiedene grade der berechtigung. Am schwersten wiegt das fehlen ganzer namen; wer dergleichen beibringt, erwirbt sich ein entschiedenes verdienst und kann meines dankes sicher sein. Weit weniger wiegt das auflinden neuer formen bekannter namen; diese neuen formen haben nur dadurch wert, dass sie die lautlichen Vorgänge schärfer beleuchten, als es bisher geschehen ist, oder dass sie richtige statt verderbter lesarten einführen. Für fast ganz wertlos muss ich dagegen das citiren von namenformen erklären, die bereits hinreichend mit citaten belegt sind, so dass sie nichts neues mehr zur erkenntniss mundartlicher Vorgänge beitragen. Hierin nach Vollständigkeit zu streben ist geradezu lächerlich, und man hat sich in der that hierin mir gegenüber schon reichlich vergangen. Ebenso trifft nicht ins schwarze, wer mir etwa die nichtbenutzung einer quelle vorwirft, ohne nachzuweisen, was dadurch dem buche entgangen ist.
   Die Ordnung konnte bei dem ersten bahnbrechenden versuche keine befriedigende sein; der ungeahnte reichtum an gebilden, die noch kein mensch besprochen hatte, stellte sich als ein geradezu unglaublicher dar. Es überfiel mich in der that eine furcht vor neuen entdeckungen, die sich nachher nicht bestätigen würden. Die folge dieser furcht war, dass man mir recht reichlicli und bitter das zusammenwerfen verschiedener stamme in einen vorgeworfen hat, ohne doch je ein durchgeführtes beispiel aufzustellen, wie die Scheidung zu machen sei. Erst auf dem einmal im rohbau gelegten gründe konnten die einzelnen gruppen feiner herausgearbeitet und schärfer umgrenzt werden. Dass ich in der scheidung jetzt bedeutende fortschritte gemacht habe, zeigt ein flüchtiger blick in diese neubearbeitung; das A hatte in der ersten aufläge 47 stamme, in der zweiten sind es 58, das B enthält dort 54, hier 68 u. s. w. Ich hebe als beispiel aus dem buchstaben G die beiden mächtigen stamme GAR und GOD der ersten aufläge heraus, während in dieser der erste in GAIRU und GARVA, der zweite in GODA (gôda) und GUDA zerlegt ist. Doch ist eine vollständig saubere scheidung der stamme für alle zeit eine Unmöglichkeit ; man
möge auch bedenken, dass die personennamen Privateigentum sind, mit dem man freier schaltete als mit dem öfl'enthchen der übrigen spräche, ferner dass das herrschen der lautgesetze sich nicht ungestört zeigen kann, wo es keine schriftgesetze giebt; die wilde Orthographie derjenigen, welche die namen niederschrieben, tritt einer feinen sonderung als mächtiges hinderniss entgegen. Dazu kommt der mangel an nachrichten über die herkunft der einzelnen personen, am meisten in den necrologien, die deshalb weniger wertvoll sind als die übrigen quellen. P^erner die oft unglaubliche Sorglosigkeit und unkenntniss der herausgeber. Und endlich wurden solche mischungen geradezu durch die spräche selbst veranlasst, das heisst durch das von den lautlichen Vorgängen irre geleitete Sprachgefühl.
   Zu der veränderten Ordnung haben auch die Umwälzungen und entdeckungen beigetragen, welche in der Sprachwissenschaft seit dem auftreten der lautphysiologie vorgefallen sind. Ich habe sie vielfach benutzt, doch mit vorsieht, denn das schwere geschütz der grossen werke darf den leichten aufklärungstruppen, das sind die meistens in Zeitschriften erscheinenden kleineren aufsätze, nicht in zu grosser nähe folgen. Auf die durch die lautphysiologen eingeführten neuen lettern und diakritischen zeichen konnte ich glücklicherweise verziehten, eben so wie bei einzelnen namen auf die selbstverständlichen längezeichen und akute.
   Aber auch verkürzt ist mein buch ganz bedeutend. Vor riesen werken empfinde ich ein grauen ; sie gehn über die kraft des einzelnen arbeiters, und das zusammentreten mehrerer ist ein übelstand ; sie gehn über die kauf kraft des marktes, beschränken sich daher wesentlich auf die grossen bibliotheken und nützen dort dem einzelnen weniger als im Privatbesitz ; sie nehmen leicht die gestalt von missgeburten an, bei denen ein körperteil nicht zum andern passt ; nahe liegende beispiele davon anzui'ühren unterlasse ich.
   Die Verkürzung habe ich in verschiedener weise eintreten lassen. Der druck spart mehr den räum, und ich habe mich mehr eines knappen ausdrucks befleissigt. Die lautlichen benierkungen am anfange jedes buchstaben, die mehr in eine namengrammatik als in ein Wörterbuch gehören, sind fortgefallen. Das nennen hervorragender besitzer einzelner namen beschränke ich auf die zeit bis zum jähre 800 herab, wo noch der name mehr auf den volksstamm schliessen lässt, dem dessen träger angehörte. Schon in der ersten aufläge habe ich bei den allerhäufigsten formen alle citate ausgelassen mit der bemerkung, dass die form überall begegnet. Auf diesem wege bin ich nun weiter fortgeschritten, ja bei einigen ganz alltäglichen zusammengesetzten namen habe ich nicht einmal die häufigen und regelmässigen formen des ganzen namens^ sondern nur die seiner beiden teile mitgeteilt, die sich in den verschiedensten Verbindungen zusammenfügen. Auffallendes und besonders lehiTeiches wird natürlich stets erwähnt, bei seltneren namen kein mir zugängliches citat verschwiegen.
   Diese fortlassung tausender von citaten wird sich nur sehr selten als ein wirklicher mangel erweisen. Und die erste aufläge liefert noch massenhaft solche citate. Uebrigens sind für mimdartliche arbeiten die personennamen eine weit weniger wichtige quelle als die an bestimmten örtern haftenden Ortsnamen. Endlich tritt nun das zur erkenntniss des ganzen namensystems wichtige näher zusammen und tibersichtlicher hervor, wenn es nicht zemssen wird durch dinge, die für die wichtigsten forschungen nur leere spreu sind.
   Alle hier erwähnten änderungen beziehen sich auf einzelheiten ; die allgemeinen grundsätze der anläge sind dieselben geblieben ; sie sind mir auch nie vorgeworfen worden, denn sowol anständiger tadel als niedrige Schmähung blieb stets am einzelnen haften.
   So findet man hier noch immer die verschiedenartige form, die ich den an die spitze der gruppen gestellten stammen gegeben habe. Mein buch umfasst sehr verschiedene mundarten, und ich mochte nicht den festen boden des überlieferten Stoffes verlassen. Manche stamme treten in urgermanischer, manche in gotischer, manche in althochdeutscher, viele in derjenigen gestalt auf, die ich einst auf grund der Stammbaum theorie als neuurdeutsche bezeichnete, während sie jetzt in folge der wellentheorie westgermanisch genannt wird, tibrigens ein ziemhch misslicher ausdruck. Auch diese bearbeitung zeigt noch oft dieses schwanken, namentlich drängt der laut z in stammen wie suflßxen noch häufig zur benutzung der hochdeutschen form. Doch bin ich jetzt, so weit es die wirklich überlieferten formen gestatten, dem urgermanischen näher getreten, schon durch die häufige anfügung des auslautenden themavocals in nominalen Stämmen, dann aber auch in andern dingen ; ich erwähne nur die absetzung des gotischen iu und seine Vertretung durch eu, wodurch oft die ganze anordnung sich bedeutend ändert ; mit dem urgermanischen e bin ich schüchterner verfahren, schon wegen seiner häufigen rückbildung aus i.
   Auch darin wiederholt sich die anläge der ersten ausgäbe in der zweiten, dass jeder name zweimal erscheint, einmal wegen des ersten teiles, das andere mal wegen des zweiten oder des sultixes, und dass zuweilen beide stellen nicht genau in der form, in der Stellung xmd in der Zeitangabe stimmen ; das liegt in dem fortschreiten meiner mühsamen arbeit und war unvermeidlich. Das vollkommenste wäre allerdings, dass zwei namenbücher beständen, das meine, nach dem ersten, und ein anderes, nach dem zweiten teile geordnet. Aber wer darf darauf hoffen ?
   Noch durch manche andere mängel weist mein werk auf die aufgaben hin, welche der zukunft harren. So hätte ich z. h. gern, wie ich es bei den Ortsnamen gethan, durch griechische buchstaben bezeichnet, welche person mit einer bestimmten namenform gemeint ist, doch auch hier musste ich mir sagen longa est ars, brevis est vita. Auch darin ist noch viel nachzubessern, dass ich bei denjenigen grundwörtern, die zwischen beiden gcschlechtern schwanken, namentlich -möd, -räd, -sind, -wig und -wih, nicht immer notirt habe, ob der Zusammenhang des textes sie als masc. oder fem. oder als unbestimmt erweist.
   Auch durch die beschränkung auf die continentalen Germanenstämme und auf die zeit vor 1100, wie sie durch Grimm sehr weise in die aufgäbe der Berliner academie aufgenommen war, sind schon zukunftsaufgaben von selbst gegeben. Man hat mir in der that einen Vorwurf auch daraus ersonnen, dass ich beim jähre 1100 streng halt gemacht und nicht ein zweites menschenleben an die neuere zeit drangesetzt habe. Durch die herbeiziehung unserer heutigen familiennamen ist die kluft, aus welcher noch manches licht über die alte zeit aufsteigen kann, nicht überbrückt, nur übersprungen. Wenigstens sind dadurch jene dilettantischen namenbtichlein, die einst, sogar aus der feder von sonst hochgeachteten forschem, üppig emporwucherten, jetzt fast immöglich gemacht.
   Von den beiden Germanenzweigen, die ausserhalb der eigentlichen aufgäbe des buches stehn, ist der angelsächsische uns der nähere, und von ihm haben wir noch manches hebt zu erwarten. Ich habe einem westgermanischen oder neuurdeutschen namenschatze jetzt etwas vorgeai'beitet, indem ich die ags. formen viel mehr herbeiziehe als in der ersten aufläge; dazu hat mir besonders Searle durch sein onomasticon Anglo-Saxonicum (1897), obwol sonst ein wunderliches werk, willkommenen stoff geliefert.
   Ferner steht uns der nordische zweig. Für ihn bin ich bei der dürftigen herbeiziehung von namen stebn geblieben, die sich ungesucht darboten. Aber hier ist noch sehr viel zu thun, und ich habe es mit freude begrüsst, dass die fürstlich Jablonowskische gesellschaft zu Leipzig für das jähr 1901 eine Sammlung westnordischer personennamen bis zum jähre 1300 herab verlangt.
   Weiter drängt sich der wansch nach einem keltischen namenbuche lebhaft auf. Was Holder in seinem altceltischen Sprachschatz geleistet hat, dem einst von Glück und Arbois de Jubainville wacker vorgearbeitet wurde, ist höchst verdienstvoll, geht aber nicht über das achte Jahrhundert herab und zeigt deutlich, wie schwer die grenze zwischen Keltischem und Germanischem einerseits, Italischem anderseits zu ziehn ist, von Ligurischem und Iberischem ganz zu schweigen. Die westfränkischen namen geben nach dieser seite viel zu denken, während die langobardischen auf italischem boden sich viel reiner erhalten.
   Grade um die zeit, als ich für die deutschen namen ans werk ging, machte Miklosich sich an die s1avischen. Ich habe es im dränge anderer arbeiten nicht überblicken können, was auf diesem uns auch so nahe angehenden gebiete geleistet wurde, bin aber überzeugt, dass hier noch harte arbeit nötig und reiche frucht in aussieht ist. Was Grimm in seiner geschieh te der deutschen spräche als « aller meiner forschungen ergebniss » bezeichnete und was ich in einer mehr geordneten weise in meinem entsprechenden buche zu spät festzuhalten suchte, muss doch endlich einmal zu einem festen gewinn der Wissenschaft ausschlagen.
   Ja selbst das italische gebiet beginnt jetzt sich immer mehr als wichtig auch für den germanischen namenschatz zu erweisen.

   Ich schliesse diese bemerkungen mit demselben satze, mit dem auch die vorrede zur ersten aufläge dieses bandes schloss, und der seitdem auch in dem artikel namenbuch des Grimmschen Wörterbuches aufgenommen ist: Mein Vorgänger war Graff. Möge das nächste altdeutsche namenbuch seinem werte nach weiter von dem meinigen abstehn, als dieses sich von Graffs namensammlungen unterscheidet.

L'ensemble : 400 euros (code de commande : 18408).

 

FOSSIER (Robert) — Polyptyques et censiers. Turnhout, Brepols, 1978. In-8° collé, 70 p., un tableau hors texte à déplier, (collection « Université Catholique de Louvain - Institut d'Études Médiévales - Typologie des Sources du Moyen Âge Occidental », fasc. 28).
Introduction :
   Censier, terrier, Urbar, polyptyque, ces types documentaires, quand même il faudrait discuter de leur réel contenu, sont familiers aux médiévistes ; ils évoquent des choses essentielles et simples : la terre, les hommes, les rapports seigneuriaux ; il y a longtemps que les érudits en usent et ce genre ne sera pas présenté dans la Typologie, au contraire de bien d'autres, comme une terra incognita. Qu'on ne s'attende donc ici qu'à une présentation de tradition.
   Cependant ce n'est pas sans soulever divers problèmes ; de définition tout d'abord parce que les documents de ce type sont désignés, au Moyen Âge, par une grande variété de termes et qui nécessitent explication ; d'évolution ensuite puisque, conservant le souvenir d'une situation économique ou sociale donnée, ils ont, en mille ans, connu autant d'avatars qu'il y eut d'états successifs de production ou de rapports sociaux. C'est pourquoi, tout en offrant peut-être autant de questions critiques que d'autres sources, ils exigent en outre du chercheur une observation ou une enquête qui leur soient propres. Enfin l'historien d'aujourd'hui, s'il veut les interroger à nouveau sans se borner à répéter ses devanciers, peut espérer les soumettre à une ordination de données à laquelle leur structure et leur destination paraissent les rendre particulièrement aptes.
   La démarche de l'historien se trouve, de surcroît, facilitée par une série non négligeable d'études théoriques sur la nature et la valeur de ces documents : on verra, au travers de la bibliographie qui suit, que, depuis cent ans et plus, les guides ne manquent pas au chercheur ; les exemples non plus, car on peut, certes, ici comme en d'autres domaines, déplorer rituellement l'insuffisance ou le retard des éditions savantes : mais en réalité nous disposons, de Benjamin Guérard à nos jours, d'un éventail de près de deux cents documents fort divers, convenablement présentés au public, et c'est pure coquetterie que de s'estimer mal informé.
Table des matières :
   Introduction.
   Bibliographie.
   Chapitre I : Définition du genre.
      1. L'aire documentaire.
      2. Les « livres fonciers ».
      3. Les termes en usage au Moyen Âge.
   Chapitre II : Évolution du genre.
      1. L'origine des « livres fonciers » médiévaux.
      2. Les polyptyques carolingiens.
      3. Les « livres fonciers » seigneuriaux.
      4. Les « terriers » de la fin du Moyen Âge.
   Chapitre III : Règles de critique.
      1. Sincérité (a. Origine - b. Structure).
      2. Tradition.
      3. Portée (a. Limites spatiales, temporelles, logiques - b. Vraisemblance historique).
   Chapitre IV : Domaines concernés.
      1. Apport historique des « livres fonciers ».
      2. Leur exploitation.
   Appendice.

15 euros (code de commande : 16553).

 

GRABAR (André) et NORDENFALK (Carl) — La peinture romane du onzième au treizième siècle. Lausanne, Skira, 1958. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 229 p., nombreuses illustrations contrecollées en couleurs, (collection « Les Grands Siècles de la Peinture »).
Sur la jaquette :
   Notre précédent volume consacré à la peinture du haut Moyen Âge retraçait à travers les mosaïques, les fresques et les enluminures de manuscrits antérieures à l'an mil la lente maturation d'un art nouveau succédant à la vision antique. De ce cheminement complexe traversé d'influences multiples est née la peinture romane qui s'épanouit en Europe du XIe au XIIIe siècle avec une incontestable unité sous ses riches variations. Le présent ouvrage, qui en étudie le style et la technique, le programme iconographique, la fonction religieuse et sociale, permet de suivre son prodigieux développement dans ses deux branches majeures : la composition murale et la peinture de manuscrits. Non moins révélatrice est la confrontation des œuvres romanes de tous les pays d'Occident qui constitue la nouveauté décisive de ce livre. Jamais encore, en effet, la peinture romane n'avait été présentée dans sa double manifestation et surtout dans la totalité de son expansion géographique. Il a fallu vaincre les difficultés dues à la dispersion des œuvres et au manque de coordination critique. Mais ce vaste effort de synthèse rend désormais sensible tout ce qui a fait de l'esthétique romane la première expérience commune à l'ensemble de l'Occident en différenciant mieux encore par contre-coup l'originalité des versions nationales et régionales. Nullement inférieure à l'architecture et à la sculpture de son temps, la peinture romane est aussi l'expression complète d'une admirable civilisation, dont elle nous fait pénétrer à la fois la grandeur et l'intimité. Nous sommes bouleversés par la monumentalité si moderne des compositions murales, fascinés par la verve et l'invention formelle des enluminures de manuscrits. Les auteurs encore inconnus de ces chefs-d'œuvre révèlent de mieux en mieux leur individualité. Sur les miniatures des livres à l'inaltérable fraîcheur, ils se représentent souvent au travail et dans leur cadre familier. Ainsi s'offre à nous cette haute époque dans l'intense ferveur de sa pensée comme dans le charme ingénu de sa vie quotidienne.

30 euros (code de commande : 15991).

 

[GUILLAUME LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) — Le Besant de Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV), envoi de l’auteur.
En quatrième de couverture :
   « Guillaume, Normand émigré en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément, contemple la société de son temps (1226-1227) et la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant, dépasse les banalités des « états du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer les événements politiques, qu'il distribue aux grands de ce monde, nommément désignés, le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes en des vers sans grâce mais non sans force, où il a déversé une érudition étonnante. Le Besant est un musée où voisinent en grand nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la littérature morale du Moyen Âge : les trois ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île, les deux amants, les œuvres de miséricorde, etc. Cette disparate donne à l'œuvre de Guillaume un étrange relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème rugueux et attachant. »

13 euros (code de commande : 11811).

 

HEERINGA (K.) — De rekeningen en andere stukken in 1607 uit de Hollandsche rekenkamer naar de Zeeuwsche overgebracht. Het Henegouwsch-Beiersche tijdvak. 1319-1432. 'S-Gravenhage, Nijhoff, 1913. In-8° broché, 106 p., (collection « Rijks Archief-Depôt in de Provincie Zeeland »).
Table des matières :
   - Inleiding.
   - Inventaris.
      - Eerste gedeelte : Rekeningen van de r entmeesters van Zeeland, van Bewesten en van Beoosten Schelde. Met bijlagen.
         I. Rekeningen van den rentmeester van Zeeland.
         II. Rekeningen van de rentmeesters van Bewesten en van Beoosten Schelde. 1330-1390.
         III. Rekeningen van den rentmeester van Bewesteu Schelde. 1390-1431.
         IV. Rekeningen van den rentmeester van Beoosten Schelde. 1390-1431.
      - Tweede gedeelte : Andere rekeningen met bijlagen.
         I. Rekening van den ontvanger der jaarbede in Walcheren.
         II. Rekeningen van den ontvanger der beden in Beoosten Schelde.
         III. Rekeningen van den rentmeester der goederen in Beoosten Schelde, den graaf toegevallen door den dood van graaf Gwy van Bloys.
         IV. Rekening van den baljuw van Reimerswaal.
         V. Rekening van den baljuw van Zierikzee.
         VI. Rekeningen van den pachter van den tol te Yersekeroord.
   - Regestelijst.
   - Bijlagen.
      I. Lijst van de in 1607 uit de Hollandsche rekenkamer overgebrachte stukken met aanwijzing der nummers, waaronder zij thans beschreven zijn.
      II. Overzicht van de beden, in Zeeland opgebracht in het Henegouwsch-Beiersch tijdvak, voor zoover uit de bewaarde rekeningen kan worden opgemaakt.
   - Alphabetische indices.
      A. Index der persoonsnamen (Voornamen - Bij- en familienamen - Ambten en waardigheden).
      B. Index der plaatsnamen.
   - Bijvoegsel en verbeteringen.

20 euros (code de commande : 19175).

 

HUIZINGA (J.) Le déclin du Moyen Âge. Traduit du hollandais par J. Bastin. Préface de Gabriel Hanotaux. Paris, Club du Meilleur Livre, 1958. In-8° sous reliure de soie bleue un peu passée et Rhodoïd d'éditeur, 386 p., illustrations hors texte, (collection « Historia », n° XIV).

15 euros (code de commande : 225/68).

 

KLAPISCH-ZUBER (Christiane) — L'ombre des ancêtres. Essai sur l'imaginaire médiéval de la parenté. Paris, Fayard, 2000. In-8° collé, 458 p., illustrations hors texte, (collection « L'Esprit de la Cité »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Nous imaginons la parenté sous la forme d'un arbre dont nous voyons d'abord les racines. Les hommes du Moyen Âge portaient, eux, le regard vers les branches et le ciel. L'imaginaire de la parenté dans l'Occident médiéval a pris forme entre ces deux manières de voir. C'est cette histoire longue, puisqu'elle s'étend de l'époque carolingienne à la Renaissance, que reconstitue le présent ouvrage.
   La conscience médiévale des ancêtres, écrit Christiane Klapisch-Zuber, s'alimente à des sources extrêmement diverses qui sont devenues étrangères à notre manière d'imaginer un « arbre de parenté » : la philosophie qui classe les concepts, le droit qui remémore, la théologie qui sacralise la hiérarchie des valeurs, enfin la généalogie qui dit les filiations et prescrit la transmission des pouvoirs.
   Ce livre décrit l'émergence d'une image – l'arbre des ancêtres – dont il restitue l'extraordinaire richesse figurative. Il en analyse les fondements théoriques élaborés dans les monastères et les universités. Il suit la mise en forme et en pratique des images de la parenté dans les milieux de cour, les cabinets des bourgeois et les ateliers d'artistes renommés ou obscurs. Il identifie la période, autour de 1200, où la généalogie, pour la première fois, rendit sensible le déroulement du temps. Il décrit enfin ce moment singulier de la Renaissance où l'arbre de la parenté parut masquer les ancêtres pour s'ouvrir aux descendants.

18 euros (code de commande : 24260).

 

LEVRON (Jacques) — Le château fort et la vie au Moyen Âge. Paris, Fayard, 1963. In-8° carré broché, 214 p., illustrations en noir, (collection « Résurrection du Passé »), couverture un peu défraîchie, ex-libris manuscrit sur la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Quel attrait exercent sur le public tous ces châteaux dont les architectures intactes ou les ruines romantiques se hérissent à travers la France entière ! Ils sont inséparables du décor de notre pays, mais aussi de son histoire, car ils ont été, à côté de l'église, le cœur et l'âme du Moyen Âge.
   Jacques Levron n'a pas voulu, par ce livre, faire un simple traité des châteaux, de leurs formes, de leurs plans et de leur évolution. Grand spécialiste de l'histoire médiévale, il a animé ces pierres mortes, et à l'aide des textes, des chansons de geste et des récits des chroniqueurs, il leur a redonné la vie – une vie singulièrement colorée et attachante. L'existence de tous les jours dans les châteaux, leur rôle social et politique, sont évoqués avec maîtrise par l'auteur et illustrés d'une iconographie abondante, empruntée à toutes les époques.
   Ce livre constitue un vaste panorama portant sur de longs siècles. Il répond à toutes les questions qu'on peut se poser devant les impressionnantes citadelles, remplies d'histoire comme de légendes, où se côtoient grands seigneurs et humbles paysans.

12 euros (code de commande : 22081).

 

LOMBARD (Maurice) — La route de la Meuse et les relations lointaines des pays mosans entre le VIIIe et le XIe siècle. Paris, Bibliothèque Générale de l'École Pratique des Hautes Études, 1953. In-8° agrafé, [20] p., une carte hors texte à déplier, envoi de l'auteur.
   Extrait de L'Art mosan, pp. 9-28.
Introduction :
   Ces quelques notes – qui sont plus des interrogations lancées par l'historien à l'archéologue que des mises au point qui se voudraient définitives – permettront, peut-être, de lier quelques problèmes d'histoire de l'art mosan par le commun dénominateur de la route : route commerciale, guerrière, religieuse où, en même temps que les hommes, les marchandises, les monnaies, ont passé les idées, les techniques, les formules architectoniques, les répertoires décoratifs.
   Comment, en effet, sans une étude géographique, chronologique, économique des routes, poser correctement la question des origines de l'art mosan, de l'autonomie, de l'antériorité des œuvres sorties des ateliers de la Meuse par rapport aux régions voisines de la Moselle et du Rhin qui forment, avec la région mosane elle-même, ce qu'on pourrait appeler le complexe historique, économique et artistique lotharingien ? Comment faire la part des traditions locales et des influences extérieures, proches ou lointaines, qui ont donné à l'art mosan sa sensibilité particulière, sans situer la Meuse dans le réseau de relations générales qui la lie – et combien fortement ! nous le verrons – au reste du monde médiéval ? Sans préciser la valeur de position qui donne aux Pays de la Meuse leur vertu de réceptivité et leur force de rayonnement : entre, à l'Ouest, la Francia occidentalis, Reims et Saint-Denis, et, à l'est, les Pays rhénans, les confins germano-slaves et, plus loin dans cette direction, par-dessus le liseré germanique et l'immensité du monde slave, aux terminus des pistes forestières de l'Europe centrale et orientale, les puissantes civilisations de Byzance et de l'Orient musulman ; entre, au nord, l'ouverture du delta rhéno-mosan sur la Mer du Nord, les Iles Britanniques et les voies maritimes ou fluviales qui aboutissent, elles aussi, à l'Empire byzantin et au monde musulman, et, au sud, l'éventail des routes vers la France du Midi, l'Espagne, l'Italie et, enfin, la Méditerranée byzantine et musulmane ?
   Conservation des traditions antiques, romaines et gauloises par delà la Gaule romaine ; apports barbares dans le travail du bois et du métal ; arrivée d'influences lointaines – procédés techniques et parti-pris décoratifs – issues de l'Orient byzantin et du monde musulman ; puis diffusion des formes particulières ainsi élaborées vers l'Angleterre, vers les ateliers dionysiens et limousins, vers la Bohème et la Pologne... Réception, puis rayonnement : à l'un et à l'autre moment, les routes sont les mêmes, inscrites dans la nature et dans l'histoire. Mais les courants qui les suivent sont plus ou moins intenses, leur débit – gens, choses et idées – se gonfle ou s'amenuise suivant le déplacement des centres moteurs de l'économie et de la civilisation.
   Or, la période qui s'étend entre le VIIIe et le XIe siècle et correspond à la formation, aux premiers chefs-d'œuvre et au début de l'expansion de l'art mosan, représente pour l'Occident un moment capital, celui de l'éveil : éveil économique et urbain, renouveau de la civilisation matérielle et de la civilisation tout court. Sous l'influence de l'appel parti des riches métropoles du monde musulman en plein développement, le commerce extérieur de l'Occident barbare a changé de sens et d'acteurs : d'importateur il est devenu exportateur et, de passif, actif. L'or qui fuyait vers l'Orient pour payer les marchandises précieuses, soieries, ivoires, épices... qu'importaient les marchands levantins, les « Syri », afflue maintenant en Occident pour acheter les esclaves, les armes, les fourrures... que les marchands occidentaux et nordiques, les Juifs de l'Empire carolingien, les Italiens, les Anglo-Saxons, les Scandinaves exportent vers le monde musulman.
   Cette reprise commerciale, cette profonde transformation dans la structure des échanges se sont traduites par une activité plus grande des relations à longue distance et l'organisation d'un vaste réseau de routes où ont largement circulé les influences les plus diverses, carolingiennes, byzantines, musulmanes, qui devaient aboutir à « l'internationalisme » du premier art roman. Et il n'est pas indifférent de remarquer, d'entrée, que toutes ces routes – routes de commerce et de civilisation – viennent confluer dans la région mosane.

5 euros (code de commande : 17683).

 

LOT (Ferdinand) — La France des origines à la Guerre de Cent ans. 8e édition. Paris, Gallimard, 1941. In-8° broché, 277 p., ex dono.

13 euros (code de commande : 229/63).

 

MEERBERGEN (J.) Sint Albertus van Leuven. Antwerpen, Vlaamsche Boekcentrale, 1935. In-8° broché, XVI, 165 p.
Introduction :
« In de glorievolle rij van onze nationale heiligen staat Albertus van Leuven op een voorrang :
als bisschop, prins der Kerk, en als kamper en martelaar voor het heilig recht der Kerk ;
als hooggeboren prins van zijn land, telg van het hertogelijk hof van Brabant, wiens roemrijk geslacht voortleeft in het hoogvereerde koningshuis van België ;
als patroon van den onvergetelijken Koning-Soldaat, en van Z. K. H. Albert, prins van Luik, en van vele duizende landgenooten. Geen vlekje in België of zijn naam wordt er gedragen.
In zake Albertusbiografieën zijn onze waalsche landgenooten milder toebedeeld. Er komt maar één in 't nederlandsch gestelde levensbeschrijving vóór, deze van kanunnik Dr J. David, hoogleeraar te Leuven, en nog dateert ze van vóór 'n eeuw terug.
Moge deze bijdrage, die vooral gelijktijdige oorkonden, op de eerste plaats « Vita Alberti episcopi Leodiensis » (einde XIIe eeuw) verwerkt, tot glorie dienen van God, en tot meer verheerlijking van een onzer groote nationale heiligen.
Heilige Albertus van Leuven, zegen den koning, de koningin-moeder, onze prinsen, in hun zware beproevingen.
Zegen ons volk, uw volk, en bewaar het in houwe trouw aan God en Kerk. »

13 euros (code de commande : 23849).

 

Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie. Tome LXII (4e série - tome XI). N° 1-2. 1956. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1956. In-8° broché, 248 p.
   Articles :
   - 
Note sur l'origine du préambule dans les diplômes médiévaux, par H. Fichtenau.
   - Une lettre inédite d'Arnold II, archevêque élu de Cologne à Henri de Leez, évêque de Liège, par J. Stiennon.
   - Le sens du merveilleux à l'époque féodale, par P. Rousset.
   - L'enregistrement à la chancellerie royale française, par G. Tessier.
   - La population de la région parisienne aux environs de 1328, par G. Fourquin.
   - Jean Castel et le « Mirouer des dames », par G.A. Brunelli.
   - Le Grand Duc du Ponant, par A. Grunzweig.
   Bibliographie :
   - La Société aux XIe et XIIe siècles dans la région mâconnaise, par J.-F. Lemarignier.
   Comptes rendus :
   - W. Ullmann, The growth of popal government in the Middle Ages, par R. Folz.
   - C. Vogel, La discipline pénitentielle en Gaule des origines à la fin du VIIe siècle, par C. de Clercq.
   - H. Appelt, Das Diplom Kaiser Heinrichs II für Göss vom 1 Mai 1020. Eine diplomatisch-verfassungsgeschichtliche Untersuchung, par G. Despy.
   - R.L. Graeme Ritchie, The Normans in Scotland, par M. de Boüard.
   - S. Bernardo et Mélanges Saint Bernard, par H. Platelle.
   - Fr. Kempf, S.J. Papsttum und Kaisertum bei Innocent III. Die geistigen und rechtlichen Grundlagen seiner Thronstreitpolitik, par Marcel Pacaud.
   - E.A. O'Malley, Tello and Theotonio, thé twelfth century Founders of the Monastery of Santa Cruz in Coimbra, par L. Bourdon.
   - Averrois Cordubensis, Coinmentarium Magnum in Aristotelis de anima libres, recensuit F. Stuart Crawford, par F. Masai.
   - R.H.C. Davis, The Kalender of Abbot Samson of Bury St Edmunds and related documents, par L. Genicot.
   - J. Anglade, Anthologie des troubadours, par P. Remy.
   - El Fuero de Teruel, publicado por M. Gorosch, par G. Gougenheim.
   - A. Sinués Ruiz, El Merino, par J. Gautier-Dalché.
   - Oorkondenboek van het Sticht Utrecht. IV. 1267-1283, par P. Gorissen.
   - Recueils de la Société Jean Bodin. V. La Foire, par M. Mollat.
   - Ch. Em. Dufourcq, Les activités politiques et économiques des Catalans en Tunisie et en Algérie orientale de 1262 à 1377. Les Espagnols et le royaume de Tlemcen aux XIIIe et XIVe siècles. La couronne d'Aragon et les Harsides au XIIIe siècle. Documents inédits sur la politique ifrikiyenne de la couronne d'Aragon, par Ed. R. Labande.
   - Li Fatti di Spagna, edito da R.M. Ruggieri, t. I, par J. Horrent.
   - R. Limouzin-Lamothe, Le diocèse de Limoges, des origines à la fin du Moyen Âge, par Ed. R. Labande.
   - J.H.A. Beuken, De Hanze en Vlaanderen, par C. Wyffels.
   - K.B. Lindgren, Die Apokope des mhd = e in seinen verschiedenen Funktionen, par J. Warland.
   - Die Matrikel der Universität Wien. I. 1377-1450, par J. Le Goff.
   - Bruxelles au XVe siècle, par A. Libois.
   - J.F. Niermeyer, Mediae Latinitatis Lexicon Minus, fasc. I-II, par M. Hélin.
   - E. Poumon, Abbayes de Belgique, par Ch. Lays.
   - H. Jenkinson, Guide to Seals in the Public Record Office, par J. Bolsée.

8 euros (code de commande : 20607).

 

ORIGO (Iris) — Le marchand de Prato. Francesco Di Marco Datini. [La vie d'un banquier toscan au XIVe siècle.] Traduit de l'anglais par Jane Fillion. Paris, Albin Michel, 1989. In-8° broché, 360 p.
En quatrième de couverture :
   « Francesco di Marco, grand drapier et marchand italien, mort en 1410 à Prato, près de Florence, laissa par testament des instructions pour que soient conservées – dans la demeure qu'il léguait aux pauvres du Christ – ses archives, tant commerciales que privées. On les retrouva, quatre cents ans plus tard, dans un réduit, miraculeusement préservées. Quelque quinze mille lettres, plus de cinq cents registres et livres de compte, d'innombrables contrats, lettres de change, qui constituent une documentation inappréciable, voire unique, sur le commerce au Moyen Âge.
   L'aspect strictement commercial de ces archives a déjà été étudié par des économistes italiens, mais c'est à Iris Origo qu'il revient d'en avoir éclairé le côté humain. En dépouillant cette énorme correspondance, avec un réel talent de biographe et une sensibilité aiguë, elle nous brosse ici de Francesco Datini, de son épouse Margherita, de leurs amis et serviteurs un vivant portrait, en même temps qu'un tableau très coloré de la vie quotidienne dans une petite ville d'Italie au XIVe siècle.
   Au-delà du document, une époque entière surgit, hantée par la peste noire, par la peur de l'Enfer, dominée par l'Église, et pourtant étonnamment libre. »

10 euros (code de commande : 11740).

 

PACAUT (Marcel) — Guide de l'étudiant en histoire médiévale. Paris, Presses Universitaires de France, 1968. In-8° broché, 169 p., couverture plastifiée.
Avant-propos :
   Ce Guide, destiné à conduire les étudiants d'histoire sur les voies qui, au cours de leurs études, permettent de connaître le Moyen Âge, n'a d'autre prétention que de leur être utile.
   Citant des livres, j'ai dû parfois établir des comparaisons et, indirectement, porter des jugements. Je l'ai fait en toute indépendance et sans animosité. Ce Guide ne critique rien ; il indique. Il donne des listes d'ouvrages que je considère personnellement pratiques et bons. Mais il en est beaucoup d'autres que j'estime aussi pratiques et bons et que, faute de place, je n'ai pu noter. Bien plus, il en est sans doute d'excellents que, quant à moi, je tiens pour moins formateurs, sans qu'il soit obligatoire de partager mon opinion. Que les auteurs non nommés ne voient, dans ces lacunes et ces oublis, aucune malveillance.
   Je me suis inspiré, pour rédiger ce petit livre, des travaux étrangers de même type. J'ai aussi été aidé par les bibliographies qu'apportent les deux volumes de la collection « Clio » consacrés au Moyen Âge, ainsi que par l'ouvrage de L. Halphen, destiné à initier à l'érudition historique sur la période et justement intitulé : Initiation aux études d'histoire du Moyen Âge. J'ai eu souvent la chance, lorsqu'il s'agissait de dresser des séries bibliographiques, particulièrement pour les éditions de textes, d'y trouver des classements remarquablement établis, comportant parfois des remarques fort pertinentes auxquelles j'ai adhéré pleinement.
   Cependant, ce Guide procède d'une conception tout à fait différente, puisqu'il renferme d'abord des conseils de méthode et des avis pédagogiques dont le but est d'apprendre à l'étudiant à travailler et à passer les examens.

10 euros (code de commande : 23683).

 

PERNOUD (Régine) — À la découverte du Moyen Âge. Illustrations de Louis Bordier. Paris, Éditions Ouvrières, 1946. In-8° broché, 223 p., (collection « À la Découverte de... »).
Table des matières :
   - Introduction.
   - Le domaine médiéval.
   - La naissance des villes.
   - Les habitations.
   - L'alimentation.
   - Le vêtement.
   - Le travail.
   - Les loisirs.
   - Les sciences, les lettres et les arts.
   - Les grandes découvertes médiévales.
   - La chrétienté.

10 euros (code de commande : 25052).

 

PETOT (Pierre) — Registre des Parlements de Beaune et de Saint-Laurent-lès-Chalon (1357-1380). Publié avec une introduction. Paris, Recueil Sirey, 1927. In-8° broché, LXVIII, 375 p., (collection « Société d'Histoire du Droit »), bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La Société d'Histoire du droit accueille dans sa collection la présente édition du registre JJ 319 des Archives Nationales. Elle a pensé que la publication d'un texte plein d'enseignements sur le droit privé du duché de Bourgogne dans la deuxième moitié du XIVe siècle, sur son organisation judiciaire, sur les rapports des juridictions d'un grand fief avec les juridictions royales, ne serait pas inutile. [...]
   Dans cette édition, nous nous sommes contenté de suivre aussi exactement que possible, même dans ses particularités graphiques, le texte du registre JJ 319, sans rechercher les copies indépendantes qui peuvent subsister des arrêts qu'il nous fournit. Elles n'eussent rien ajouté au registre original. Faute de pouvoir respecter dans le détail la disposition du registre, nous avons distingué du texte proprement dit les mentions marginales adjointes aux présentations et aux arrêts par un caractère plus petit. Les nota ajoutés à quelques arrêts sont imprimés en italiques. Nous avons, dans un premier appendice, donné divers documents, extraits pour la plupart des registres du Parlement de Paris. Un deuxième appendice comprend quelques notes sur des membres des sessions parlementaires de Beaune'. Enfin, deux tables alphabétiques, l'une des matières, l'autre des noms de personnes et de lieux, rendront, nous l'espérons, l'usage de notre édition plus facile.

40 euros (code de commande : 19634).

 

 

[PHILIPPE-LE-BON]. BONENFANT (Paul) — Philippe-le-Bon. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1943. In-12 broché, 127 p., une illustration en frontispice, (collection « Notre Passé », deuxième série, n° IV), ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture et cachet ex-libris du même à la troisième page de couverture, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - L'héritage de Philippe.
   - La personnalité de Philippe.
   - L'alliance anglaise et la pénétration dans l'Empire.
   - Le rétablissement de la paix.
   - La paix : projets et réalisations.
   - Les dernières années.
   - L'œuvre de Philippe.

   - Note bibliographique.

8 euros (code de commande : 16153*).

 

[PISAN (Christine de)]. PERNOUD (Régine) — Christine de Pisan. Paris, Calmann-Lévy, 1982. In-8° collé, 222 p.
En quatrième de couverture :
   Que n'a-t-on dit sur le Moyen Âge, une période volontiers honnie de l'histoire, associée à l'idée de ténèbres, de misère, et même de servitudes ? Dieu merci, on commence à faire justice de ces jugements à 1'emporte-pièce, auxquels les Romantiques n'étaient pas tout à fait étrangers.
   Régine Pernoud, pour sa part, a largement contribué à réhabiliter le Moyen Âge, grâce à ses travaux sur Jeanne d'Arc, les Croisés, Héloïse et Abélard, et, plus récemment, la Femme au temps des cathédrales, dont elle nous donne, ici, avec Christine de Pisan, un vivant exemple.
   Personnage attachant que celui – encore méconnu – de Christine de Pisan : à travers ses écrits, en vers et en prose, la fille de ['astrologue-astronome de Charles V n'hésite pas à revendiquer sa condition de femme ; elle est sans doute « la première féministe » avant la lettre...
   Et pourtant, le sort lui est contraire ; devenue veuve à vingt-cinq ans, tombée en disgrâce au sein de la Cour, elle doit affronter tour à tour la morgue des nantis, la servilité des gens de justice et la mesquinerie des universitaires parisiens (de l'époque !) qui se refusent à admettre qu'une femme – c'est-à-dire, à leurs yeux, « une créature inférieure » – puisse avoir accès au savoir...
   Les conflits personnels de Christine de Pisan prennent une résonance toute particulière car, avec sa sensibilité, elle se fait l'écho des problèmes de son temps, où l'on voit la poésie courtoise s'effacer devant les sombres dissertations magistrales et Jean de Meung entreprendre de donner une suite au Roman de la Rose, mais en prenant le contrepied, et souvent de façon grossière, de l'idéal chevaleresque qui affleurait tout au long du chef-d'œuvre de Guillaume de Lorris. Une époque charnière où la civilisation médiévale commence à vaciller, laminée par des factions qui déchirent le pays et l'armée des envahisseurs anglais, auxquels Christine de Pisan refusera la moindre compromission.
   Un peu à la façon d'une belle histoire, elle aura toutefois la satisfaction de voir, à la fin de sa vie, surgir une femme qui réveillera les passions et redonnera foi au peuple de France. Christine de Pisan, qui s'est tue depuis onze ans, reprendra la plume pour célébrer celle que nous nommons Jeanne d'Arc...

10 euros (code de commande : 23014).

 

RICHARDSON (H. G.) et SAYLES (G. O.) — The Irish Parliament in the Middle Ages. Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1952. In-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, X, 395 p., (collection « Études présentées à la Commission internationale pour l'Histoire des Assemblées d'États », n° X), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Giving here the first comprehensive account ever to be made of the Irish Parliament in the Middle Ages, the authors contribute a monumental achievement to the world's store of major reference works.
   Based largely on manuscript material, the book shows that early Irish parliaments cannot be identified either in form or function with modern parliaments and consequently demonstrates that the concept of governmental democracy had a much slower, more gradual development than historians have heretofore believed.
   The study begins by tracing, during the early years of the Conquest, the origin of the principal elements in the Irish Parliament, and the administrative organization within which Parliament was designed to function: the « common council », the most ancient of the components of Parliament ; the secretum consilium, or Privy Council ; and the development of taxation.
   The history of the Irish Parliaments proper begins with that held at Castledermot in mid-June 1264. During the reign of Edward II and the early years of Edward III significant changes took place-changes, the authors point out, similar to those taking place in the development of the English Parliament, though there were important differences.
   The study continues with a description of the Irish Parliament in the middle years of Edward IlI's reign... and concludes with an account of the parliament at Drogheda held in 1494, when the passing of Poyning's Law brought the period of medieval parliaments to a close.
   The appendices include an almost complete list of the meetings convened between 1264 and 1494 - as well as copies of documents which, the authors say, are the only means whereby a close glimpse may be had of the personnel and deliberations of the Privy Council.
   The Irish Parliament in the Middle Ages is the only work of authority on this subject. All students of early constitutional history, of the growth of representative institutions, and of medieval history generally will find it an invaluable book.

12 euros (code de commande : 18893).

 

ROMEIN (Jan) — Geschiedenis van de Noord-Nederlandsche geschiedschrijving in de Middeleeuwen. Haarlem, Tjeenk Willink & Zn, 1932. In-8° sous cartonnage d’éditeur, XXXI, 248 p.
Table des matières :
   Hoofdstuk I : De Utrechtsche School ca. 800-1350.
   Hoofdstuk II : De Egmondsche Kring ca. 1125-1325.
   Hoofdstuk III : De Friesche Kring ca 1200-1300.
   Hoofdstuk IV : De Hollandsch-Utrechtsche Kring ca. 1350-1480.
   Hoofdstuk V : Hollandsche Geschiedschrijving in de late Middeleeuwen ca. 1350-1490.
   Hoofdstuk VI : De Geldersche Kring ca. 1420-1515.
   Hoofdstuk VII : Friesche Geschiedschriiving in de late Middeleeuwen ca. 1400-1517.
   Hoofdstuk VIII : De Kring der moderne devotie ca. 1440-1517.
   Hoofdstuk IX : Adelskronieken.
   Hoofdstuk X : Stadskronieken.

25 euros (code de commande : 11742).

 

ROSKELL (J.S.) — The Commons in the Parliament of 1422. English Society and Parliamentary Representation under the Lancastrians. Manchester, Manchester University Press, 1954. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII + 266 p., jaquette un peu salie.

12 euros (code de commande : 258/63).

 

[SAVONAROLE (Girolamo)]. RIDOLFI (Roberto) Savonarole. Vita di Girolamo Savonarola. Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Fayard, 1957. In-8 broché, 320 p., (collection « Les Temps et les Destins »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

9 euros (code de commande : 7453).

 

SCHOONJANS (Jean) — L’Inquisition. Bruxelles, Éditions de la Cité Chrétienne, 1932. In-12 broché, 171 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 209).

 

Le Servage. Société Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles. Bruxelles, Falk Fils, 1937. In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient : Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle, par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden ; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais ; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck ; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero ; Le servage dans l'Empire du Japon, par André Gonthier et La notion du servage à la lumière de la méthode comparative, par Alexandre Eck.

30 euros (code de commande : 11046).

 

[TAMERLAN]. BRION (Marcel) — Tamerlan. Paris, Club des Libraires de France, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 378 p., illustrations, (« Mémorial des Siècles, 14e siècle - Les Hommes »).

13 euros (code de commande : 7064).

 

VAN CAENEGEM (R.C.) — Guide to the sources of medieval history. With the collaboration of F. L. Ganshof. Amsterdam - New York - Oxford, North-Holland Publishing Company, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur, XV, 428 p., (collection « Europe in the Middle Ages Selected Studies », volume 2), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avis de l'éditeur :
   The Guide to the sources of medieval history is emphatically not a translation of its 1964 predecessor the Kurze Quellenkunde des westeuropäischen Mittelalters, still less of the author's original Encyclopedie van de Geschiedenis der Middeleeuwen. It is a new up-to-date work aimed at providing students and teachers of medieval history everywhere with ail the bibliographical and other information they need to pursue their interests as effectively as possible. As Professor of Medieval History in Ghent the author was directly preceded by Professors Ganshof and Pirenne, and his book is firmly based on the generations of expertise in medieval history which has made this University justly famous. In compiling it, Professer van Caenegem has been ably assisted by other scholars and by his English wife, herself an author of historical works.
Extrait de la préface :
   When, in 1955, in the University of Ghent, I started giving an annual course of lectures called « Encyclopaedia of the Middle Ages » and conceived as an Introduction to the written sources of medieval history and related auxiliary sciences, I was greatly helped by the abundant material which my predecessor, F. L. Ganshof, put at my disposal. After a few years of teaching, I published a text-book, with Ganshof's collaboration, which students and others interested in direct contact with medieval chronicles and charters found useful. Shortly afterwards a German version appeared, brought up to date and containing some additional German material.
   The desirability of an English version was suggested from several quarters, not only to help scholars and students in Anglo-Saxon countries but also elsewhere in the world, where a knowledge of English is widespread and curiosity about Europe's medieval past considerable. It is with pleasure, therefore, that I put before the English reading public the present Guide to the sources of medieval history, in an up to date version, including publications up to 1975 (but always excluding mere reprints), and enriched with chapters on historical metrology and the use of computers in medieval studies.

40 euros (code de commande : 14886).

 

VAN HOUTTE (Jan A.) — Essays on Medieval and Early Modern Economy and Society. Leuven, Leuven University Press, 1977. In-8° sous reliure d'éditeur, VIII, 309 p., (collection « Symbolae », Série A - Vol. 5), exemplaire en très bel état.
Extrait du bulletin de souscription :
   Le Professeur Jan A. van Houtte a accédé cette année à l'éméritat à l'Université Catholique de Louvain. À cette occasion une réédition de quelques-uns de ses articles lui est offert en hommage à ses quarante ans d'enseignement supérieur, de recherche scientifique, d'orientation et d'amitié.
   Dans le choix de ses Essays on Médieval and Early Modem Economy and Society la préférence a été donnée aux thèmes Bruges et Anvers, la signification des villes et de quelques fonctions commerciales et activités artisanales moins connues dans l'économie et 'la société des Pays-Bas et de il'Europe Occidentale au moyen âge et aux premiers siècles de l'époque moderne.
Table :
   - Aan Kollega J. A. van Houtte, par Willem Lourdaux.
   - Prof. em. dr. Jan A. van Houtte en de socio-economische geschiedenis der Nederlanden van de late middeleeuwen tot de vroege moderne tijden, par Charles Verlinden.
   - Bibliografie Professer dr. J.A. van Houtte.
   1. Les courtiers au Moyen Âge, dans Revue historique de droit français et étranger, 1936, pp. 105-141.
   2. Ambernijverheid en paternostermakers te Brugge gedurende de XIVe en XVe eeuw , dans Handelingen van het Genootschap « Société d'Émulation » te Brugge, 82 (1939), pp. 149-184.
   3. Les foires dans la Belgique ancienne, dans La foire, Recueils de la Société Jean Bodin, 5 (Bruxelles, 1953), pp. 175-207.
   4. Onze zeventiende eeuw, « ongelukseeuw » ?, dans Mededelingen van de Koninklijke Vlaamse Academie voor Wetenschappen, Letteren en Schone Kunsten van België, klasse der Letteren, 15, n° 8 (Brussel, 1953), 32 p.
   5. Anvers aux XVe et XVIe siècles. Expansion et apogée, dans Annales. Économies, sociétés, civilisations, n° 16 (1961), pp. 248-278.
   6. Déclin et survivance d'Anvers (1550-1700), dans Studi in onore di Amintore Fanfani, 5 (Milano, Dott. A. Giuffrè, 1962), pp. 705-726.
   7. Die Städte der Niederlan.de im Ùbergang vom Mittelalter zur Neuzeit, dans Rheinische Vierteljahrsblätter, 27 (1962), pp. 50-68.
   8. Gesellschaftliche Schichten in den Städten der Niederlande, dans Untersuchungen zur gesellschaftlichen Struktur der mittelalterlichen Städte in Europa. Vorträge und Forschungen, XI. Herausgegeben vom Konstanzer Arbeitskreis fur mittelalterliche Geschichte (Konstanz & Stuttgart, Jan Thorbecke Verlag, 1966), pp. 259-276.
   9. The Rise and Decline of the Market of Bruges, dans The Economic History Review, Second Séries, 19 (1966), pp. 29-47.
   10. Stadt und Land in der Geschichte des flandrischen Gewerbes im Spätmittelalter und in der Neuzeit, dans Forschungen zur Sozial- und Wirtschaftsgeschichte, X. Wirtschaftliche und soziale Probleme der gewerblicheii Ehtwicklung im 15.-16. und 19. Jahr-hundert (Stuttgart, Gustav Fischer Verlag, 1968), pp. 90-101.
   11. De Draperie van Leidse Lakens in Brugge, 1503-1516. Eén vroëge pbging tôt ihplanting van nieuwe nijverheden, dans Album Antoon Viaene (Brugge, 1970), pp. 331-339.

15 euros (code de commande : 18896).

 

VAUTHIER (Maurice)Le gouvernement local de l'Angleterre. Paris, Arthur Rousseau, 1895. In-8° demi-toile grise, XII, 446 p., rousseurs, rare.
Table des matières :
   Préface.
   Chapitre I. Le comté (les origines).
   Chapitre II. Le comté (les juges de paix).
   Chapitre III. Le comté (le conseil de comté).
   Chapitre IV. Le bourg.
   Chapitre V. La paroisse (l'assistance publique et la loi des pauvres).
   Chapitre VI. La paroisse (le conseil de paroisse et le « parish meeting »).
   Chapitre VII. La santé publique et les conseils de district.
   Chapitre VIII. Les voies de communication.
   Chapitre IX. L'enseignement primaire.
   Chapitre X. La métropole.

50 euros (code de commande : 21419).

 

[VERHULST (Adriaan)]. Peasants & Townsmen in Medieval Europe. Studia in honorem Adriaan Verhulst. Edited by Jean-Marie Duvosquel and Erik Thoen. Gent, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1995. In-8° broché, 787 p., illustrations, pli à la couverture.
Table des matières :
   - Foreword - Avant-propos - Woord vooraf.
   I. The Research of Adriaan Verhulst.
      - The scholarly career of Adriaan Verhulst, par Walter Prevenier et Erik Thoen.
      - A Bibliography of Adriaan Verhulst, établie par Georges Declercq.
   II. Towns and Commercial Activity.
      - Juifs et Syriens. À propos de la géographie économique de la Gaule au haut Moyen Âge, par Jean-Pierre Devroey.
      - L'Emporium proto-médiéval de Walcheren-Domburg : une mise en perspective, par Stéphane Lebecq.
      - De Oude Leien te Gent, par Maurits Gysseling.
      - The Origins of Towns in Médieval Ireland. The European Context, par Anngret Simms.
      - Les origines et l'histoire ancienne de Bruges : l'état de la question et quelques données nouvelles, par Marc Ryckaert.
      - Le développement urbanistique oriental de Bologne (Xe-XIIe siècle), par Francesca Bocchi.
      - Le règlement de Philippe d'Alsace concernant les droits respectifs des « Quatre Seigneurs » sur le ton-lieu de la ville d'Amiens. Notes préparatoires à une étude critique, par Thérèse De Hemptinne et Lieve De Mey.
      - How Urbanized was Médieval England ?, par Christopher Dyer.
      - Les ordonnances des autorités urbaines au Moyen Âge. Leur apport à la technique législative, par Philippe Godding.
      - De ontwikkeling van vollerslonen in enkele laat-middeleeuwse textielcentra in de Nederlanden. Een poging tot reconstructie, par Hanno Brand et Peter Stabel.
      - Small Towns and the Metropolis : the Experience of Medieval England, par Derek Keene.
      - Finances communales et dette publique. Le cas de Bruges à la fin du XIIIe siècle, par Jean-Pierre Sosson.
      - Stages of Economie Decline : Late Medieval Bruges, par Raymond Van Uytven.
      - Industry in Medieval Towns : the Archeological Problem. An Essay, par Frans Verhaeghe.
   III. The Countryside.
      - Mehring ein Prümer Winzerdorf um 900, par Franz Irsigler.
      - De « Capitula adhuc conferenda » van Lodewijk de Vrome en de domeinen van de Gentse Sint-Baafsabdij in Noord-Frankrijk, par Georges Declercq.
      - « In ebdomada operatur, quicquit precipitur ei » (Le polyptyque de Prüm, X) : service arbitraire ou service hebdomadaire ? Une contribution à l'étude de la corvée au haut Moyen Âge, par Yoshiki Morimoto.
      - Quelques réflexions sur l'abbaye de Saint-Trond à la fin du IXe et au Xe siècle, par Alain Dierkens.
      - Saint-Bavon en Zélande, par Cornelis Dekker.
      - La villa de Deûlémont partagée par Baudouin de Flandre entre le chapitre de Lille et l'abbaye de Messines en 1066. Cartographie d'un domaine comtal, par Jean-Marie Duvosquel.
      - Un défrichement en Bretagne à la fin du XIe siècle : histoire économique et géographie féodale, par André Chédeville.
      - Du manse à la censive : Picardie, IXe-XIIIe siècle, par Robert Fossier. 445
      - Châteaux et paysage dans le Hainaut médiéval, par Michel de Waha.
      - La gestion domaniale d'une gande abbaye périurbaine : Forest à la fin du Moyen Âge, par Claire Billen.
      - Frühe Gezeitenmühlen besonders im flandrischen Amt Hulst, par Dietrich Lohrmann.
      - À l'origine du bail à ferme dans le nord de la France : le rôle des chanoines séculiers (fin du XIIe-début du XIIIe siècle), par Bernard Delmaire.
      - Progressiveness and Backwardness in Thirteenth-and Early Fourteenth-Century English Agriculture : the Verdict of Recent Research, par Bruce M.S. Campbell.
      - La conjoncture cambrésienne au XIVe siècle, par Alain Derville.
      - Historical Demography in Late Medieval Rural Flanders : Recent Results and Hypotheses, par Erik Thoen.
      - « Mon dit Seigneur y a bien peu du sien » : revenus domaniaux et relations sociales à travers les enquêtes concernant la gestion des « moeres » ducaux dans les Quatre-Métiers (1424-1425), par Marc Boone.
   IV. Rural-Urban Relations and Social History of the Middle Ages.
      - « Quae ad profectum et utilitatem pertinent. » Normen und Maximen zur « Innen- und Aussenpolitik » in der divisio regnorum von 806, par Dicter Hagermann.
      - Notes on Galbert of Bruges and his Translators, par Raoul C. Van Caenegem.
      - Franchises urbaines et rurales : les ducs de Brabant et l'ancien comté de Brugeron aux XIIe et XIIIe siècles, par Georges Despy.
      - Topsy-turvy Morality : Obedience as a Regulator of Social Behavior, par Ludo Milis.
      - Aspekte der Stadt-Land-Beziehungen im spâtmittelalter-lichen Deutschland, par Werner Rösener.
      - Mandatory Celibacy and Priestly Ministry in the Diocese of Tournai at the End of the Middle Ages, par Monique Vleeschouwers-Van Melkbeek.
      - The Dividends from War in the Low Countries (1338-1340), par Bryce Lyon.
      - Privaat en openbaar domein. Hollandse ambtenaren voor de rechter onder de Bourgondiërs, par Wim Blockmans.
      - La sécularisation de l'enseignement aux anciens Pays-Bas au Moyen Âge et à la Renaissance, par Hilde De Ridder-Symoens.
      - Première attaque de la peste en Lorraine du nord : de la ville à la campagne ?, par René Noël.
      - Ville et campagne dans l'industrie linière à Alost et dans ses environs (fin du Moyen Âge -Temps modernes), par Herman Van Der Wee et Peter d'Haeseleer.
      - Histoire et archéologie médiévales : quelques considérations actuelles, par Pierre Toubert.

40 euros (code de commande : 17914).

 

VERRIEST (Léo) Institutions médiévales. Tome I : Introduction au Corpus des Records de coutumes et des Lois de chefs-lieux de l'ancien comté de Hainaut. Mons et Frameries, Union des Imprimeries, 1946. In-8° broché, 278 p.
Avant-propos :   
   Les « records de coutumes » et les « lois de chefs-lieux » que nous avons colligés et à l'édition desquels la présente étude sert d'Introduction, sont des documents qui se situent dans le cadre de la vie paysanne et du système seigneurial des derniers siècles du Moyen Âge et du début des Temps modernes. Ils appartiennent donc à une époque où les seigneuries rurales étaient sensiblement différentes, à divers égards, de ce qu'elles avaient été antérieurement ; si, en effet, la comparaison d'une seigneurie, du 13e siècle par exemple, avec un domaine de l'époque franque, atteste l'existence, de part et d'autre, d'éléments composants de même nature, il est néanmoins évident qu'entre-temps bien des choses avaient changé : des modifications diverses avaient affecté les domaines en leur consistance matérielle et quant à l'utilisation de leur tréfonds, et les relations entre seigneurs et dépendants, la condition des tenures, le statut des personnes, etc., avaient évolué : d'où étaient résultées d'adéquates adaptations du système institutionnel. Il apparaît donc nécessaire, si l'on veut déterminer la place exacte, la signification et la portée de nos textes (les records surtout) dans l'évolution historique générale, et s'expliquer leur apparition – fort tardive en vérité –, de jeter un coup d'œil rétrospectif sur divers aspects des institutions du haut Moyen Âge, de se demander quels phénomènes ont peu à peu façonné le milieu juridique, social et économique au sein duquel est née et s'est développée la pratique des records. C'est à ces fins que tend la présente Introduction.
   Nous ne nous dissimulons pas les difficultés de la tâche. Parmi elles se trouve notamment, dès le point de départ, celle de concevoir un plan logique, un plan tel que le lecteur aperçoive, comme nous le voyons nous-même, l'enchaînement des points de vue d'où nous nous sommes successivement placé en face des institutions médiévales ; car, parmi les faits ou phénomènes qui retiendront ci-après notre attention, il en est qui, de prime abord, pourraient paraître n'avoir entre eux que des rapports très éloignés ou même nuls ; force nous est donc de commencer par justifier le raisonnement qui a déterminé la trame générale de l'étude que nous entreprenons.
   Ce raisonnement, le voici : les records de coutumes, définissant un certain nombre d'essentielles relations entre seigneurs et sujets, ont eu pour objet primordial d'assurer la conservation des droits respectifs des uns et des autres et l'observance d'usages locaux ; ils concernent donc directement la vie interne des seigneuries médiévales. Mais qu'était-ce qu'une « seigneurie » et d'où provenaient les droits exercés par leurs maîtres, les « domini » ? On ne peut le savoir qu'à condition d'analyser les éléments qui ont servi à constituer la seigneurie et à procurer l'assise ou le développement des droits dont les seigneurs étaient investis. L'un de ces éléments, et le principal, était évidemment le sol ; mais il ne suffisait point, au Moyen Âge ou plus tard, d'être pleinement maître d'un terroir (étendu ou restreint, peu importe) pour être un « seigneur » : une discrimination doit donc être faite et justifiée. Par contre, tout détenteur d'un domaine foncier fut, pendant de nombreux siècles, astreint, comme tel, à des obligations de caractère public, parmi lesquelles celle de participer, personnellement, à l'exercice de la justice d'État. On est ainsi amené à rechercher ce qu'a été celle-ci, à voir comment elle était administrée et à qui, et quelles étaient ses attributions fondamentales. Étude difficile, mais d'autant plus nécessaire que, d'un côté, une partie de certaines de ces attributions a pu (dans des conditions à rechercher) passer à certains « seigneurs » et s'additionner ainsi, entre leurs mains, à une compétence judiciaire inhérente (pour des raisons à déterminer aussi) à la « seigneurie » même, et que, d'autre part, le fonctionnement des tribunaux d'État a, à certains égards, fourni le prototype de celui des tribunaux seigneuriaux. Précisons tout de suite que nous faisons ici allusion aux « Plaits généraux » des tribunaux publics régionaux et au scabinat carolingiens : les uns ont, comme nous le montrerons, procuré le modèle – sans plus – des « Plaits généraux » locaux des seigneuries, ces assises judiciaires auxquelles fut intimement liée la pratique des records ; l'autre a été transposé semblablement du plan régional au plan local, sans qu'aucune filiation puisse être admise entre les deux institutions, lesquelles, comme on le verra, ont fonctionné côte à côte pendant un certain temps.
   Mais il y a lieu de déceler les raisons d'être de ce double phénomène de transposition d'ordre institutionnel. Pour à quoi parvenir, c'est encore à l'étude attentive des éléments composants de la seigneurie médiévale qu'il faut avoir recours : car l'explication gît dans les modifications qui ont affecté à la fois l'élément foncier et l'élément humain des seigneuries et ce à partir d'une certaine époque : ainsi est-on amené, d'une part à s'occuper de la nature et des charges des antiques tenures seigneuriales (s'agissant là des parcelles de sol tenues par des individus à l'intérieur des domaines fonciers), à observer les transformations qui en ont modifié la consistance, et à dégager les circonstances qui ont suscité l'apparition et le développement – phénomènes aux très considérables conséquences – de tenures d'un type nouveau ; d'autre part, à envisager les faits qui ont rendu cette création possible, nécessaire et profitable.
   Or, parmi ces faits s'est rangée l'évolution de la condition juridique des personnes, d'où l'opportunité de s'arrêter à la très importante question de la liberté et du servage, c'est-à-dire à la nette opposition que fit constamment le Moyen Âge entre libres et non-libres ; catégories juridiques dont, seule, la première a été, en principe, la bénéficiaire des « chartes lois » seigneuriales (appelées aussi chartes de franchise), documents qui ont généralement précédé chronologiquement les « records » et ont, tout au moins partiellement, servi de fondement à ceux-ci, tandis que la seconde catégorie a peu à peu disparu grâce notamment aux chartes d'affranchissement. Deux espèces de documents qu'il est essentiel de ne jamais confondre, car elles ont été absolument différentes par leur nature et par leur portée.
   Une fois qu'ayant franchi les successives étapes des recherches indiquées ci-dessus, nous serons parvenu à avoir sous les yeux le tableau exact du contenu matériel et humain de la « seigneurie » du temps des records, nous n'aurons plus qu'à décrire le fonctionnement des tribunaux seigneuriaux, à y observer surtout l'organisation, si curieuse, des « plaits généraux » locaux, et à assister à l'énoncé périodique, qui se faisait au cours de ces assises judiciaires, des « bonnes coustumes » inscrites dans les records.
   Le lecteur est maintenant éclairé quant à la trame générale et aux objets essentiels de nos investigations. Nous lui demandons de nous excuser si, de ci de là, se produisent des chevauchements (difficiles à éviter) et si des répétitions se constatent. L'essentiel est qu'en définitive on aboutisse à des observations ou conclusions s'appuyant sur des données sérieuses. Qu'on veuille bien aussi nous absoudre si, parfois, l'une ou l'autre digression s'introduit dans notre exposé : c'est que nous avons voulu, ça et là, esquisser – en attendant mieux – quelque thèse se rattachant, fût-ce seulement indirectement, à la présente étude.
   Au cours de celle-ci, nous nous permettrons de rappeler – et de préciser au besoin – quelques opinions précédemment formulées par nous dans divers travaux ; opinions que nous persisterons à considérer comme solidement étayées jusqu'au moment où elles seraient victorieusement contestées par quelque historien.
   Nous irons d'ailleurs – par continuation en certains cas – nettement à l'encontre d'idées généralement reçues : reçues quelquefois, sans un suffisant contrôle, parce qu'elles se réclament de l'autorité de grands noms de l'historiographie. Or, il nous est avis que, plus brillante est la réputation d'un savant, plus il est nécessaire de passer ses affirmations au crible de la critique, car si on les tient a priori pour Évangiles alors même qu'elles sont entachées d'erreurs, ces affirmations deviennent dangereusement génératrices d'erreurs nouvelles et servent de point d'appui à des thèses qui, du même coup, courent grand risque de se trouver complètement aberrantes. Nous pensons surtout ici, d'une part à Henri Sée, dont l'important ouvrage (Les classes rurales et le régime domanial en France au Moyen Âge) est généralement considéré comme en quelque sorte classique, d'autre part à Marc Bloch : appartenant au haut enseignement français, riche d'une érudition extraordinaire et écrivain de grand talent avide de synthèse, il a consacré ses principaux travaux, dès 1911 mais surtout de 1920 à 1933, à l'étude du servage et des classes rurales médiévales, c'est-à-dire à des questions dont nous avons nous-même amplement traité, en 1910 et 1917 notamment. Or, nous avons toujours eu la conviction, qui s'est renforcée au cours des dernières années, que Bloch s'est engagé d'emblée (à la suite de nombre d'historiens et, précisément, de Sée lui-même) dans quelques erreurs fondamentales ; et, sauf sur un ou deux points, il y a persévéré. Dans l'intérêt donc de la science historique, nous aurons à nous occuper plus d'une fois de ses opinions au cours de la présente étude, laquelle, certes, n'est pas exhaustive ni ne se croit à l'abri de la controverse, mais tend seulement à découvrir la vérité, à donner à penser, et à rappeler l'attention sérieuse des savants sur quelques problèmes importants de l'histoire des institutions médiévales d'Occident.
   Ajoutons que si nous sommes bien d'accord pour estimer que l'effort de l'historiographie doit avoir pour finalité la synthèse, et qu'il est bon que celle-ci soit tentée, ça et là, par des historiens d'élite, il faut se garder de vouloir « atteler la charrue devant les bœufs » ; car, ce faisant, on risque d'aboutir à pure et simple faillite, comme ce fut le cas, à notre sens, d'un épais volume que nous aurons l'occasion de citer. En matière d'institutions médiévales, de nombreuses monographies doivent être écrites – on est loin de compte – sur le plan régional, avant qu'on puisse espérer atteindre à des résultats généraux décisif ; entre-temps, il faut s'efforcer, pour rédiger ces monographies, de ne point partir du mauvais pied : nous souhaitons que ce qui sera exposé ci-après ouvre des yeux et soit quelque peu utile à l'orientation du travail historique.

25 euros (code de commande : 18487).

 

[VIOLLET LE DUC (Eugène)]. Encyclopédie médiévale d'après Viollet le Duc. Tome I : Architecture. Tome II : Architecture & mobilier. S.l., Inter-Livre, 1993. Deux tomes en un fort volume in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 719 et 720 p., nombreuses illustrations, très bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos de Georges Bernage :
   Il y a tout juste un siècle mourait Viollet le Duc et, depuis son œuvre n'a pas cessé de soulever les passions. On a beaucoup décrié le grand architecte. Toute restauration un peu hasardée, tout plagiat néo-gothique était attribué, presque toujours à tort, à Viollet le Duc par un grand nombre de gens qui ne connaissaient pas l'œuvre réelle de celui qui restaura Notre-Dame de Paris.
   Bien plus, de nombreux architectes, par purisme, ont critiqué le travail de restauration de Viollet le Duc. On a en effet depuis un demi-siècle cherché à rendre la restauration la plus discrète possible ; la remise en état du château de Pierrefonds passant pour le modèle à ne pas suivre.
   Mais, après un demi-siècle de critiques bien souvent injustes, on commence à redécouvrir Viollet le Duc. Et pour mieux comprendre son travail, la connaissance de son œuvre écrite est indispensable. Nous espérons que la refonte de ses deux dictionnaires en cette Encyclopédie médiévale pourra y contribuer.
   [...] L'auteur de ces lignes est un admirateur de l'œuvre de Viollet le Duc dès son plus jeune âge et à 13 ans il faisait l'acquisition du Dictionnaire raisonné de l'Architecture. Et c'est ainsi que l'idée est venue de faire connaître à un plus large public l'œuvre écrite de Viollet le Duc. Il y avait la solution de faire une réédition pure et simple de l'œuvre originale, un reprint ; cela a déjà été fait. Mais cette formule n'était pas satisfaisante : 16 petits volumes pour les deux Dictionnaires c'est là une œuvre qui ne peut être à la portée du grand public ou même des amateurs d'art et d'Histoire. C'est en faisant des agrandissements de certaines des illustrations que l'idée est venue : faire une refonte qui reprendrait les passages les plus importants et mettrait en valeur les admirables dessins. Le choix du grand format permet d'agrandir de plus d'un tiers certains dessins.
   Nous avons ainsi sélectionné les principaux passages du Dictionnaire raisonné de l'Architecture écartant ceux qui étaient trop techniques et les courtes rubriques ne comportant que du texte. En ce qui concerne les passages sélectionnés quelques paragraphes ont quelquefois été écartés pour les raisons suivantes : débordement sur le XVIe siècle qui ne correspond pas au cadre défini par la présente Encyclopédie, longues digressions historiques n'ayant pas un rapport direct avec l'architecture, polémiques sur l'art et la civilisation de son temps (critiques de l'architecture des bâtiments publics – hôpitaux, casemates) qui ne présentent actuellement plus d'intérêt ou deviennent incompréhensibles. Cela fait le texte a été entièrement composé, l'iconographie entièrement reprise telle ou avec divers agrandissements et la mise en pages refaite suivant un grand format qui permet de placer plusieurs dessins par page et de rendre l'œuvre plus illustrée, plus attrayante.
    Sur les 4500 gravures originales nous en avons présenté 1335 dans le présent volume et quelques centaines dans le Tome 2 qui comporte aussi plusieurs rubriques d'architecture ; malgré le choix opéré, plusieurs rubriques importantes (leur liste est indiquée à la fin de la table des rubriques) n'ont pu trouver leur place dans les 720 pages du présent volume. Nous pensons que l'essentiel du Dictionnaire de l'architecture (soit environ 40%) est ici présenté ; (le Dictionnaire du Mobilier est donné plus intégralement dans le Tome 2) et nous espérons que cette Encyclopédie constitue un chaleureux hommage à la mémoire du grand architecte, à l'occasion du centenaire de sa mort.

80 euros (code de commande : 24703).


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