LITTÉRATURE DE BELGIQUE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

BERVOETS (Marguerite) — Chromatisme. Poèmes. Bruxelles, Vanderlinden, 1932. In-8° broché, 67 p., couverture défraîchie, rare.
Introduction :
   Mes chers amis,
   Je vous présente mon premier recueil : « Chromatisme ».
   Il est né, un soir d'octobre, de mes rêveries, de mon enthousiasme, de ma souffrance.
   C'est un enfant pauvre et je voudrais pouvoir compter sur vous pour l'aimer et le faire connaître. Je l'aime, évidemment, cet enfant débile de ma pensée et je ne me représente que difficilement ceux qui le rencontreront.
   Je souhaite déjà la plus cordiale bienvenue au potache romantique, à l'étudiante intriguée, au professeur, combien compréhensif et indulgent !
   Mais il en est un, dont la physionomie reste singulièrement enténébrée, c'est le critique, affronté pour la première fois.
   Sera-t-il sobrement dédaigneux, condescendant, ou pire, indifférent comme une pluie de septembre ?
   Face au crépitement hasardeux des plumes, je me suis préparée à publier.
   Pourtant, comme le condamné à mort tente encore de se disculper avant l'exécution capitale, je redresse mon esprit courbé sous l'appréhension, pour vous l'offrir dans sa plénitude.
   « Chromatisme » : couleur et harmonie intimement liées ; allegro fondant dans un adagio douloureux, ardeur sombre et taches de soleil sur un mur blanc !
   Comme une gamme, une gamme laborieuse ânonnée sur un clavier raboteux, la pensée naissante se dégage, alourdie de brumes, puis, pacifiée après l'orage victorieux.
   Dans un clair matin, le premier matin d'amour, le vers fleurit pour la première fois, adaptant à un madrigal les accents graves et recueillis d'un credo de harpe ou d'orgue. Plus loin, un cantique de regret sonne, discordant, comme une sonate pathétique inachevée, ricanante, mais sincère !
   Comme un souvenir des contes fabuleux de l'enfance, l'âge d'or apparaît, celui des faits d'armes, et l'humble hommage à la gloire meurtrie s'orne de quatrains visionnaires.
   Accalmie, enfin ! Après tant de tempêtes incohérentes, la tendresse est née et plane dans un impromptu : clair, heureux et juvénil aveu d'une âme prosternée. Et la gamme se termine, dans un accord brusquement libéré.
   Je n'ai pas voulu vous étourdir sous de nobles paroles, ni vous enjôler.
   J'ai voulu vous donner deux ans de ma vie, deux années divines qui ne m'appartiennent pas.
   Adoptez-le, ce livre de ma plus belle vie, de mon bonheur ! Il en est le miroir nuancé et sans retouches.
   J'espère que vous me souhaiterez bon voyage vers mon idéal de sincérité et d'optimisme.
   Et pardonnez-moi de vous avoir présenté, si longuement, un indigne « Chromatisme » décousu...
   À vous tous.
         M. Bervoets.

20 euros (code de commande : 30879 - vendu).

 

CRICKILLON (Jacques)Au bord des fonderies mortes. Roman. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1998. In-8° collé, 175 p., (collection « Contemporains »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Dans ce livre dérangeant, profondément tonique, se conjuguent des vers et des proses, des hymnes et des sketches, des prières et des farces et sarcasmes, une mythologie qui associe la spiritualité himalayenne, le jour à jour des basses terres, et Auschwitz, et la cave de l’enfant martyr. Crickillon, « l’Indien » comme on le surnomme, repart en guerre avec l’humain comme il ne va pas. On rit beaucoup, on frémit, et par la souveraine cruauté de l’évidence on se retrouve investi de la lumière de l’amour.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, Jacques Crickillon est l’auteur d’une œuvre vaste et tentaculaire dont la cohérence suscite depuis longtemps l’admiration.
   Professeur d’histoire des littératures, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature française de Belgique, ce poète incessamment inspiré a désormais des partisans comme le mystère peut avoir des fidèles.

9 euros (code de commande : 30864).

 

CRICKILLON (Jacques)Ballade de Lorna de l'Our. Avec une composition de Xavier Rijs. Amay, Maison de la Poésie, 1996. In-4° broché, 59 p. (édition anapistographique), (collection « L'Arbre à Paroles »), tirage limité à 200 exemplaires numérotés (n° 90).
Extrait :
   Prélude et Vide
      Eau ronde monts
      Inlassée d’ode l’onde
      Cercles de l’eau cercles des monts
      Village des Hauts sur cercle de songes et de saisons
      Comme passion bien enclose
      Fruit
      Cerclé de vies
      Au vœu du vautour
      Ballade de l’eau ballade de l’Our
      Et ce sentier d’absence
      Our seul votre nom
      Secret
      Oiseau de nuit sur la paupière
      Ecrit

15 euros (code de commande : 30871).

 

Dans la mise à jour précédente :

 

DESONAY (Fernand) — L'âme wallonne. Préface de Marcel Thiry. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1976. In-8° broché, 158 p., quelques illustrations, (collection « Connaître la Wallonie »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Préface de Marcel Thiry.
   - Note biographique.
   - L’âme wallonne.
   - Le type ardennais.
   - Arthur Masson.
   - Maurice Grevisse.
   - Robert Vivier et Marcel Thiry.
   - Robert Gruslin.
   - Georges Simenon.
   - Servais Étienne.
   - Joseph Calozet.
   - J’ai revu mon village.

9 euros (code de commande : 30696).

 

DRUEZ (Léonce) — Chronique des Cosaque. Orties boraines. Bruxelles, Cuypers, 1946. In-8° broché, 355 p.
Avant-propos :
   Au moment où le dialecte borain semble en voie de disparition, nous présentons au public un recueil romancé de dictons, idiotismes, étymologies curieuses, termes de la flore et de la faune, ariettes, jurons, parlotes d'oiseaux, distiques, corruptions de forme et de sens caractérisant ce dialecte. On comprendra aisément l'extraordinaire difficulté que présente la mise dans un contexte unique de ces curiosités philologiques. Puisse le lecteur apercevoir davantage les bienfaits que les défauts résultant d'un tel souci.
   Le récit même n'est pas de pure imagination et nous nous sommes trouvé mêlé à plus d'un épisode. Mais si tous les sobriquets cités existent effectivement au Borinage, ils ont ici changé de possesseur. Il n'entre pas dans nos intentions de calomnier ni d'offenser qui que ce soit.
   On voudra bien nous passer certaines saillies de goût douteux notées par souci d'exactitude : le dialecte borain en effet est entaché de trivialité. Il n'est point destiné aux ouïes délicates. Nous n'avons pu nous résoudre à trahir la vérité en l'édulcorant. C'est contraint et forcé que nous avons adopté par endroits un ton rabelaisien ; le borain est fortement imprégné d'esprit gaulois, ainsi que le lecteur pourra s'en rendre compte par de très nombreux idiotismes. Sans gauloiseries, le Borinage ne serait pas le Borinage.
   On excusera l'emploi dans le texte français de quelques termes donnés pour vieux par le Nouveau Larousse, mais d'usage très courant en dialecte : engraver, aronde, macquer, mitan, bailler, bégaud, ramentevoir, mignot, ouvrer, vacque, musser, ramon, mie (négation), ord, faire la buée, etc...
   On remarquera que nous avons volontiers fait usage de vocables qui, étant d'usage courant en dialecte, sont considérés à tort comme non-français par le Borain moyen : sabouler, patar, giries, engueuser, payelle, chopper, barguigner, dosse, couverte, s'affûter, piane-piane, brayette, escamper, plaquette, touiller, tine, escarole, calotte (tape), cabas, endêver, torque, flache, venette, pilot, dépiauter, cache, jaffe, emblavé, tette, être à joc, cloque, à la grosse mordienne, grillade, locher, de bric et de broc, marabout, dodiner, fouée, gadoue, liavet, esbroufe, faire (la) figue, chanteau, barrot, seilleau, etc.
   Les expressions boraines qui se trouvent ici au complet, ou peu s'en faut, sont souvent rapportées en discours indirect et traduites littéralement en français, ceci pour éviter de créer la fatigue par l'accumulation de termes patois. Une telle traduction se reconnaîtra à l'impression en caractères italiques. Notre commentaire s'appliquant à ces expressions est inséparable du texte. S'il n'est pas parfait, on lui concédera du moins la mérite de provoquer la discussion : cette chronique – gageure étrange certes – est du point de vue philologique un travail de défrichement, et un travail de défrichement peut renfermer des erreurs.
   Nous remercions vivement M. Alphonse Roland, professeur et compositeur de musique, membre de l'Académie de Montauban, pour sa précieuse collaboration. (Voir en appendice les mesures initiales des complaintes, berceuses, pas-redoublés, rondes et chants d'oiseaux.)
   Nous remercions de même instituteurs (surtout M. Dumortier, de Wasmes), travailleurs de la mine, et toutes les vieilles et tous les vieux, qui nous sont venus en aide si spontanément.

20 euros (code de commande : 30571- vendu).

 

GOFFINET (Jean) — Géographie littéraire du Luxembourg. Liège, L'Horizon Nouveau, 1942. In-8° broché, 235 p., tables onomastiques, une grande carte à déplier, (collection « Bibliothèque de la Cigale »), bon exemplaire malgré le papier jauni et des rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. La littérature latine.
      Chapitre premier. Ausone, St-Audovon.
      Chapitre deuxième. Poètes, chroniqueurs et divers écrivains.
      Chapitre troisième. Littérature religieuse.
   Deuxième partie. La Littérature française.
      Chapitre premier. Nos légendes épiques.
      Chapitre deuxième. Quelques poètes.
      Chapitre troisième. Chroniqueurs et autres.
      Chapitre quatrième. Orateurs sacrés - Écrivains religieux - Hagiographes.
   Troisième partie. Le Luxembourg et les révolutions de l'esprit.
      Chapitre premier : Au XVIe siècle.
         - Littérature et humanisme.
         - Religion et politique.
         - Sciences.
         - Note sur l'imprimerie.
      Chapitre second. Au XVIIIe siècle.
         - Les Encyclopédistes à Bouillon.
         - Les Polémistes anti-Joséphistes et leur presse.
         - Sous la révolution.
         - Note sur l'imprimerie.
   Quatrième partie. Les écrivains modernes.
      Chapitre premier. Avant le Romantisme.
         - La poésie.
         - Le théâtre.
         - L'histoire.
      Chapitre deuxième. Depuis la création de la Belgique.
         - La poésie.
         - Romans et nouvelles.
         - L'histoire.
         - Littérature religieuse.
         - Le journalisme et la presse dans le Luxembourg.
      Chapitre troisième. Les contemporains.
         - Les lettres.
         - L'histoire.
         - Notes en marge.
   Cinquième partie. Nos dialectes romans.
      Chapitre premier. Généralités - Le passé.
      Chapitre second. Les auteurs et les œuvres.
         - Dans le Pays de Marche-en-Famenne.
         - En Ardenne.
         - En Gaume.
   - Bibliographie.
   - Tables onomastiques.

15 euros (code de commande : 30566).

 

NOTHOMB (Amélie) — Brillant comme une casserole. Illustrations par Kikie Crêvecœur. Préface par Daniel Fano. Bruxelles, La Pierre d'Alun, 2005. In-8° broché, 99 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Amélie Nothomb n'a pas oublié ce que c'est que d'être un enfant et elle excelle à retrouver l'esprit d'enfance à volonté. Son look à la Mary Poppins ajoutait à notre espoir de la voir un jour écrire quelque chose pour la jeunesse. Avec ce premier recueil d'histoires où elle ironise sur la féerie, sur la vie, elle confirme le bien-fondé de notre attente.
   Le comique d'ambiguïté est aussi présent dans Le Hollandais ferroviaire, une plaisanterie dans le droit fil du grand Roald Dahl, qui n'aurait pas renié non plus De meilleure qualité, texte sera sans doute le préféré des lecteurs entre 9 et 12 ans environ : sa cruauté n'a rien de gratuit, c'est comme L'existence de Dieu un modèle d'attitude railleuse à l'égard des prétentions et des hypocrisies qui fondent la société des adultes.
« Un livre sans dialogues et sans images n'est pas un vrai livre » disait Alice Carroll. Kikie Crêvecœur interprète plus qu'elle n'illustre : pas de redondance mais un art consommé d'entraîner l'œil et son intelligence poétique toujours plus loin.

35 euros (code de commande : 30591).

 

ROMIN-RO — Aurore boraine. Roman. Paris - Bruxelles, Dutilleul, [ca 1955]. In-8° broché, 251 p.
Avant-propos :
   C'est au lecteur que je laisse le soin d'apprécier la valeur de ce livre. Je l'ai voulu tel qu’il est. Le style en est gris comme le pays dont il parle ; il est âpre comme les gens dont il raconte l'histoire. Il ne plaira pas à tous, j'en suis persuadé, car le livre n'est pas dédié à cette fausse bourgeoisie dont notre siècle est malheureusement si rempli. Le vocabulaire est sans : cherche, mais il stigmatise bien la valeur que le bon peuple de chez nous accorde aux mots, c’est-à-dire qu'ils visent plus à la sensation à faire naître qu’à la définition exacte des êtres et des choses. C’est surtout du réalisme pur que j’ai voulu rendre et, en tant que tel, j’ai essayé de « styliser » le langage courant du wallon moyen. Le peuple ne parle pas comme un docteur en philosophie, et il pense moins encore comme un philologue. Loin de moi la pensée de vouloir diminuer la beauté de la langue française en en sous-estimant la valeur syntaxique et philologique si bien rendue par nos académiciens. J’ai écrit un roman que j’ai voulu avant tout distrayant. Le but que j’ai désiré atteindre est de permettre à mon peuple qui me lira de se retrouver dans ces pages, tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts. J’ai désiré qu’il puisse en apprécier les unes et sentir les autres afin qu’il en tire une leçon propre à l'élever au-dessus de lui-même, l'éduquer par sa propre réflexion dans les personnages que j’ai fait intervenir.
   C’est un roman documentaire, car il ne relate que des faits vécus et passés au creuset de l’expérience. J’ai évité autant que possible les situations dramatiques qui n'apprennent rien sur la réelle psychologie boraine, pourtant si typique. Le peuple borain gagnerait plus à être vu sous un jour autre que celui de noirs mineurs aux prises avec la lutte souterraine quotidienne. Sous ses dehors bourrus et volontiers gouailleurs, ce peuple pense et sent plus qu'aucun autre, parce qu’il est pétri de sensations et de pensées venues de partout. Il pense et il sent comme le Français. Il est renfermé comme le Slave. Il est inégal et exubérant comme le Méridional. Il est obstiné comme le Germain. C’est justement tout cela qui fait son originalité, car ce peuple est né de la rencontre, dans des régions ingrates, et à des époques extrêmement dures, de caractères venus de tous les coins de l'Europe. À ce point de vue, le Borain mérite d'être mieux connu, car il représente, à lui seul, cette bonne vieille Europe, berceau de la civilisation que nous connaissons.
   Ce livre a des défauts, et je les connais. Mais je n'ai rien voulu tenter pour les extirper car, en ce faisant, je risquais trop de détruire du même coup sa valeur réaliste et son originalité.
   À toi, lecteur, de me condamner ; mais quel que soit ton verdict, rien ne m'empêchera de chanter mon Borinage tel que je le vois et tel que je désire qu’il soit connu.

12 euros (code de commande : 30468 - vendu).

 

THINÈS (Georges) — L'homme troué. Nouvelles. Bruxelles, Le Cri, 1991. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 238 p., hommage de l'auteur à Léon Duriau, exemplaire en bel état.
Ce recueil contient :
   - Temps morts. Difficultés.
      - La poursuite inutile.
      - L'été d'Oxford.
      - L'éclair de Londres.
      - L'horloge parlante.
      - L'anti-fossile.
      - Le professeur de latin.
      - Le musicien inachevé.
   - Impropères.
      - Le livre illisible.
      - Portrait du migrateur.
      - L'homme troué.
      - Le voyageur lacunaire.
      - L'arête principale.
      - Fiche du commissaire de bord.
      - La termitière.
      - L'envers du miroir.
      - Éclairs de lucidité.
      - Remarques du condamné.
      - Le dernier mot.
      - Saint Nicolas l'imposteur.
   - L'œil aux serrures.
      - Attention au départ.
      - Courts voyages.
      - La galerie sans tableaux.
      - Le poisson-lune.
      - Les mains Sur Vulturnius.
      - L'empire des lumières.
      - Le violoniste.
      - Malaises géographiques.
      - Les galons de Tanky.
      - Le lord et le tumulus.
      - Quatre-vingts sur cinquante.
      - Naufrage terrestre
   - Ingénieurs.
      - Histoire du sauveteur.
      - Le wagon-citerne.

15 euros (code de commande : 30463).
Le même ouvrage sans envoi : 10 euros (code de commande : 30463).

 


Les dernières publications de l'Université de Mons :

DELCOURT (Marie) Nouvelles. Édition et présentation par Catherine Gravet avec la collaboration de Béatrice Costa, Thierry Fauvaux, Evi Papayannopoulou, Laurence Pieropan et Katherine Rondou. Suivi de la Bibliographie de Marie Delcourt par Pierre Ragot. Mons, Université de Mons, 2016. In-8° collé, 258 p., un portrait, une illustration, (« Service de Communication écrite » collection « Travaux et Documents », n° 7).
Table des matières :
   - Des nouvelles de Marie Delcourt..., par Catherine Gravet.
   - Nouvelles :
      - Thierry.
      - Les Steppes de l'Asie centrale.
      - Le petit café.
      - Bureau de rebuts.
      - Amadeo.
      - L'Œuf parfait.
      - Portier de nuit.
      - L'École de musique.
      - Échange d'appartements.
      - Élise et Lisa.
      - La Vieille dame.
      - L'Horloge et son maître.
      - Le mariage de Mandâravatî.
   - Bibliographie de Marie Delcourt, par Pierre Ragot.

24 euros (code de commande : 25345).

 

Traduire la littérature belge francophone. Itinéraires des œuvres et des personnes. Ouvrage collectif dirigé par Béatrice Costa et Catherine Gravet. Mons, Université de Mons, 2016. In-8° collé, 248 p., quelques illustrations, (« Service de Communication écrite » collection « Travaux et Documents », n° 9).
Table des matières :
   - Introduction. Belgique francophone : les auteur.e.s traduisent et leurs œuvres sont traduites, par Béatrice Costa et Catherine Gravet.
   - Les Habits italiens d'« Ulenspiegel » : Umberto Fracchia et Charles de Coster, par Michel Bastiaensen.
   - « Escal Vigor. A Novel from the French of George Eekhoud » : Comment traduire l'« innommable », par Michael Rosenfeld.
   - La traduction au service de l'écriture de l'autre : la production littéraire de Stefan Zweig durant les années Verhaeren, par Béatrice Costa.
   - Traduire « Rue des Italiens » de Girolamo Santocono : quand langues et dialectes s'invitent à la « fête du verbe », par Catia Nannoni.
   - Amélie Nothomb traduite par Nina Khotinskaïa : maîtrise de la traductrice. Le fabuleux destin d'Amélie Nothomb en Russie, par Ksenia Ignatieva.
   - Amélie Nothomb en galicien : l'arbre qui cache la forêt ?, par Laurence Malingret.
   - Traduire Amélie Nothomb en danois et en anglais : de l'art du transfert et de l'adaptation, par Charlène Meyers.
   - L'œuvre de Jean-Philippe Toussaint traduite et publié en Italie : la réception d'un auteur, entre cohésion et morcellement éditorial, par Chiara Elefante.
   - Panorama des traductions en turc des œuvres de Georges Simenon, par Laie Arslan Ozcan et Pinar Güzelyürek Çelik.
   - La Fortune de Simenon en Grèce, par Hélène Tatsopoulou.
   - « La Bible selon Le Chat » : entre provocation et légèreté, par Catherine Gravet et Brahim Hannachi.

24 euros (code de commande : 25347).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

 

 

ADAM (Gérard) — La lumière de l'archange. Roman. Lausanne-Dour, Luce Wilquin, 1992. In-8° collé, 319 p., envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   1999. Pierre Lhermitte, spécialiste français des maladies virales, prix Nobel de médecine pour le vaccin contre le sida, fondateur d'une confrérie de scientifiques, est victime du virus qu'il étudie, redoutable mutant surgi dans les forêts centrafricaines. Tenu en quarantaine dans son propre service, soutenu par ses amis du monde entier, il participe à la course de vitesse entre l'épidémie et la recherche, tout en prenant conscience d'un monde contemporain dont il s'était jusqu'alors abstrait et qu'ébranlent de profonds bouleversements sociaux ou géopolitiques, ainsi que l'avènement de mouvements millénaristes en cette dernière année du XXe siècle. Mais d'étranges modifications psychiques apparaissent chez les rescapés. Le développement de la vie serait-il à un carrefour ? Pierre Lhermitte sera entraîné simultanément dans une aventure exceptionnelle et dans une quête intérieure, psychologique, métaphysique et spirituelle.
   Un roman d'aventure, d'anticipation revisitée par la médecine, où s'inscrivent en filigrane toutes les interrogations de notre époque.
   Oubliez tous vos préjugés et laissez-vous emporter par cette langue extrêmement riche et ce torrent d'idées !
   Gérard Adam est né en Belgique en 1946. Médecin militaire, spécialisé en médecine des catastrophes et en acupuncture, il a été coopérant au Zaïre et a participé à l'opération Kolwezi. Il a obtenu en 1989 le prix NCR de la vocation littéraire pour L'Arbre Blanc dans la Forêt Noire.

15 euros (code de commande : 28567).

 

ADINAU (Louis-Gérard) — Ébènes et Ivoires. Réminiscences congolaises. Poèmes. Bruxelles, chez l'Auteur, 1955. In-8° broché, 157 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : LB/1).

 

ADRIEN (Adrien Georges Léon de Keyser, dit)Ballades de Sylvain. Textes et images par Adrien. S.l., [chez l'Auteur], 1946. In-8° en feuillets sous chemise d'éditeur, [100] p., édition anapistographique, cette édition contient 22 ballades, chacune illustrée par une eau-forte rehaussée à l'aquarelle, ainsi qu'un titre gravé et une gravure sur la couverture, belle dédicace « À Mon cher maître Anto Carte [...] » enrichie d'un dessin original colorié représentant le peintre à son chevalet, un des 24 exemplaires rehaussés à la main (n° 15).
À travers Sylvain, l'auteur nous dévoile son intention :
   C'est un gamin qui vient à vous de tout cœur
   Il écrit d'une main
   et illustre de l'autre
   un œil pour vous instruire
   l'autre est pour les mages.
   L'aimerez-vous ?
Notice de la Biographie nationale :
   
Adrien de Keyser (Overijse, 1914 - Paris, 1950). Il est de ces créateurs qui traversent l'histoire de l'art à la manière d'étoiles filantes, brillants par leur capacité à toucher à de nombreuses cordes, mais rejetés dans l'ombre dès leur disparition trop tôt survenue. Adrien De Keyser est de ceux-là.
   Éduqué au sein d'une famille bruxelloise aisée – le père est médecin au Sablon et la mère, peintre – , après des humanités au Collège abbatial de Maredsous, Adrien entre à l'Académie de Bruxelles, dans l'atelier de peinture monumentale dirigé par Anto Carte. Polyvalent dès son adolescence, il réalise, entre 1937 et 1946, des costumes et des décors pour le théâtre, des illustrations, des gravures, des étalages pour les fêtes de fin d'année du grand magasin Le Bon Marché, des marionnettes et, bien sûr des peintures.
   La guerre interrompt ses activités : il s'inscrit à l'ENSAAV (La Cambre) pour s'initier à la technique de l'émail sur métal, sous la direction de l'orfèvre Jacques. [...]
   Poursuivant son œuvre peint, « son art se développe sur deux registres différents, une approche directe de la réalité dans les paysages et des portraits et, par ailleurs, des œuvres où son imagination se donne libre cours » En 1943, encore sous l'influence des scènes d'horreur vécues lors de son exode en France en mai 1940, il présente une série de gouaches aux sujets tragiques. Après la Libération, les sujets de ses gouaches sont imprégnés d'une joyeuse tendresse et d'une sensualité nouvelle. En 1946, il écrit des poèmes qu'il illustre de pointes sèches et crée le personnage de Sylvain, l'éternel adolescent rêveur. À cette date également, il s'intéresse à la peinture sur verre, réalisant des effets spéciaux par l'utilisation de feuilles d'or et de tons soutenus, tel le bleu lapis.
   En 1947, il se fixe à Paris et travaille avec son ami, le peintre français Pierre Lardin, à la restauration du paquebot Ile de France : pour décorer la salle de jeux des enfants, il utilise de grands panneaux de verre. Une autre commande le rappelle en Belgique : la décoration d'une villa construite par Horta, au parc de la
Corniche à Genval (La Hulpe). Adrien y réalise une grande fresque sur le thème Le triomphe d'Apollon. Ce travail terminé, de retour à Paris, il monte des spectacles dans un local de la Maison pour Tous, rue Mouffetard : Adrien décore la salle de grandes figures représentant notamment une fête foraine. Comme il faut aller vite, il peint, non pas à fresque, comme à Genval, mais directement sur la paroi sèche. Les deux premiers spectacles présentés par la troupe de Jan Doat n'attirent pas la foule. Adrien propose alors un spectacle de marionnettes et adapte le texte du Petit Prince de Saint-Exupéry ; la représentation remporte un vif succès et est jouée deux cents fois. Quantité de projets sont mis sur le métier : décors et costumes pour une mise en scène de Raymond Devos, nouvelles marionnettes pour L'enfant et les sortilèges de Colette sur la musique de Ravel, etc.
   Hélas, la mort vient mettre un terme à cette prolifération d'activités créatrices : Adrien décède à Paris, à trente-cinq ans, le 6 avril 1950, laissant une œuvre multiple, toujours marquée d'une distinction poétique et d'un savoir-faire accompli qui le classent au rang des plasticiens originaux du milieu du XXe siècle.
Bibliographie :
   - De Maet (Jacques), De Keyser, Adrien, dans Nouvelle biographie nationale, t. VI, pp. 128-129.


La dédicace et l'illustration originale.

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250 euros (code de commande : 28041).

 

Alphabet des lettres belges de langue française. Bruxelles, Association pour la Promotion des Lettres Belges de Langue Française, 1982. In-8° broché, 311 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Préface, par Liliane Wouters.
   - Balises pour l'histoire de nos lettres, par Marc Quaghebeur.
   - Alphabet des lettres belges de langue française, par Alberte Spinette.
   - Bibliographie.
Préface :
   Un critique le faisait remarquer récemment : alors que les écrivains francophones de la Belgique unitariste n'avaient qu'une hâte, descendre à Paris, ceux de la Belgique communautaire ne franchissent plus guère le Quiévrain et situent leurs œuvres dans le contexte le plus quotidiennement belge. La nostalgie a changé de cap, les complexes ont été largués en chemin. Wallons et Bruxellois ne secouent plus la semelle de leurs chaussures : trop d'argile resterait collée dessous.
   Paradoxalement (mais est-ce un paradoxe ?), au moment où le pays s'effrite, ses écrivains se rassemblent. Non seulement ses écrivains : la prolifération de lieux de théâtre et l'ouverture de petites maisons d'édition misant sur l'auteur belge sont la preuve que, pour cet auteur, il existe maintenant un public et des lecteurs.
   Au moment où, pour la première fois dans notre histoire littéraire, s'éveille un véritable intérêt dont témoignent jusqu'aux rayons des grandes surfaces, la Commission des Lettres a cru devoir pallier le manque de repères dont se plaignent, à juste titre, nombre d'enseignants, de bibliothécaires, d'étudiants et d'amateurs. La nécessité d'un manuel retraçant des étapes et opérant un choix nous a incités à publier ce livre dont l'objectif principal est de cerner notre littérature vivante. Choix très large, très divers, très étudié, mais choix tout de même. Les pages qui suivent ne sont pas un annuaire. À ceux qui pourraient le regretter nous objecterons qu'il n'existe pas de politique culturelle sans choix. Que ce choix, nous l'avons assuré, que nous le cautionnons, que nous l'assumerons. Qu'il n'est qu'un des aspects d'une action dont témoigne par ailleurs la librairie « Promotion des Lettres belges de langue française », installée au confluent de toutes les manifestations artistiques et culturelles, et qui, depuis plus d'un an, assure la présence de nos auteurs dans ce lieu exceptionnel, tant par leurs livres que par des rencontres avec le public et les critiques, par des débats, par des expositions. Ce livre constituera en effet un des aspects d'une politique générale qui vise avant tout à susciter la création, à donner à l'œuvre réalisée une forme concrète et à la diffuser dans le plus large public possible.
   La Belgique est un pays d'écrivains. Notre but est de les faire connaître. Aux lecteurs de les juger.

15 euros (code de commande : 23793).

 

ANDERSEN (Zsuzsanna Bjørn) — Il ya cent ans, la Belgique. Textes et documents du critique danois Georg BRANDES. Bruxelles, Labor,1990. In-8° broché, 125 p., illustrations hors texte, (collection "Archives du Furur", n° 27).

5 euros (code de commande : LB/6720).

ANDRÉ (Francis) — Les Affamés. [Liège], W'allons-nous ?, 1985. In-12 broché, 227 p., (collection "Voix des Peuples").

4 euros (code de commande : LB/4).

ARNOLD (Jean) — L'Appel des Dunes. Bruxelles, L'Essor, 1941. In-12 broché, 221 p.

5 euros (code de commande : LB/5).

 

Audace. Recueil littéraire trimestriel. Bruxelles, Bruylant, 1954. In-12 broché, 229 p., non coupé.
@ Cette revue littéraire belge dirigée par Carlo de Mey contient les textes suivants : Les Grandes Personnes par Thomas OWEN, Trois femmes dans une auto par Carlo de Mey, Cousine Élodie par Stéphane Audel, Le diptyque d'Hiver par Hubert Colleye, Des deux côtés du rideau de sable par Louis Dubrau et Vie publique de Pantagleize par Michel de GHELDERODE.

10 euros (code de commande : LB/6*).

Audace. Recueil littéraire Trimestriel. Bruxelles, Octobre 1960. In-8° broché, 236 p., exemplaire non coupé.
@ Contient notamment Bonjour, Mister Jones de Jean Ray.

10 euros (code de commande : 33/68).

Audace. Recueil littéraire Trimestriel. Numéro spécial Souvenir du Symbolisme. Bruxelles, 1970. In-8° broché, 239 p.

13 euros (code de commande : 34/68).

AVERMAETE (Roger) — Le Fatum et la Rosière. Bruxelles, Les Éditions de Belgique, 1931. In-12 broché, 220 p., (collection "Belgor", n° 53), manque important à la couverture légèrement souillée, quelques cahiers ont été mal découpés.

4 euros (code de commande : LB/7).

 

AYGUESPARSE (Albert) — Notre ombre nous précède. Roman. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1953. In-8° broché, 270 p., envoi de l'auteur à Adrien Jans.
Extrait de l'étude de Jacques Belmans :
   Si l'humour n'apparaît que de loin en loin dans l'œuvre d'Ayguesparse, c'est d'un humour volontiers pince-sans-rire, désabusé ou noir qu'il s'agit, de l'humour un peu triste d'un homme qui se rend compte combien il a trop espéré en l'humanité. De cette désillusion provient la dimension pessimiste de ses romans : Notre ombre nous précède, comme Une génération pour rien, Le mauvais âge comme L'heure de la vérité, allient une étouffante description de mœurs à un amer constat de solitude. [...] Toute dimension spirituelle écartée, l'optique d'un Ayguesparse rejoint celle d'un Jean Cayrol (Le Coup de grâce), de maints romanciers italiens (Pavese) ou encore des réalisateurs du cinéma néo-réaliste.
Bibliographie :
   - Belmans (Jacques), Albert Ayguesparse, Paris, Seghers, 1967.

13 euros (code de commande : 29577).

AYGUESPARSE (Albert)Le Mauvais Âge. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1959. In-12 broché, 187 p., belle dédicace de l'auteur.

16,50 euros (code de commande : LB/13).

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Littérature dialectale de Wallonie

BAIE (Eugène) — Sub rosa et sub umbra. Les Jardins d'Athènes. Les Terrasse du Muséion. La Kasbah de Cordoue. Les Villas des Médicis. Troisième édition. Paris, Éditions de la Vie, 1912. In-12 broché, 276 p., petit manque à la couverture.

4 euros (code de commande : LB/11).

BAILLON (André)

 

BARNARD (Benno) — Fragments d'un siècle. Une autobiographie généalogique. [Titre original : Eeuwrest.] Traduit du néerlandais par Monique Nagielkopf. Bordeaux, Le Castor Astral, 2005. In-8° broché, 243 p., (collection « Escales du Nord »).
En quatrième de couverture :
   Le « trou dans le monde », image centrale des Fragments d'un siècle, c'est la destruction de Rotterdam, la ville d'où sont originaires les parents de l'auteur, mais aussi l'impossibilité qu'éprouve le père à parler de la guerre, et enfin le vide religieux que les bombardements ont laissé dans la pensée européenne.
   Benno Barnard fouille, avec un humour virulent et iconoclaste, dans et au-delà de sa propre mémoire, pour nous livrer un compte rendu méditatif et lyrique d'un voyage dans le temps et au cœur de l'Europe.
   « Un livre exceptionnellement riche, un éventail de disciplines – journal, lettres, essai, polémique, conte – fusionnées par la cohérence, et qui pourrait tout aussi bien se nommer roman. » (Jeroen Brouwers.)
   Né à Amsterdam en 1954, Benno Barnard a choisi de vivre en Belgique. Il a écrit dans le prestigieux Nieuwe Wereld Tijdschrift. Il est l'auteur de nombreux poèmes (dont Le naufragé), d'essais autobiographiques, de textes polémiques et de pièces de théâtre.

10 euros (code de commande : 23728).

 

BARONIAN (Jean-Baptiste) — Le Grand Clalababa. Paris, Opta, 1977. In-12 broché, 184 p., (collection « Anti-Mondes », n° 33).

5 euros (code de commande : LB/16).

BARTELT (Franz) et BERTRAND (Alain) — Massacre en Ardennes. Gerpinnes, Quorum, 1999. In-8° broché, 173 p., (collection "Le Point du Jour").

5 euros (code de commande : LB/18).

 

BECK (Béatrix) — Moi ou autres. Nouvelles. Paris, Grasset, 1994. In-8° broché, 164 p.
En quatrième de couverture :
« Les textes réunis dans Moi ou autres ont comme sujet principal la vieillesse et la mort. On pourrait s'attendre à un livre très noir, mais il ne l'est qu'au sens où l'on parle d'humour noir : il est plein de prodigieuses trouvailles langagières et de réflexions qui bousculent les idées reçues.
Le plus long texte ouvre le volume. Il commence de façon réaliste et se poursuit en conte fantastique, ce qui laisse à penser que le narrateur a perdu la tête : ce dernier tombe amoureux d'une gargouille de l'église voisine. Il connaîtra en sa compagnie ses derniers moments de bonheur. »

7 euros (code de commande : 7970).

BECK (Béatrix) — Prénoms. Nouvelles. Paris, Grasset, 1996. In-8° broché, 175 p., édition originale, bande annonce.

7,50 euros (code de commande : LB/26).

BECK (Béatrix) — Recensement. Nouvelles. Paris, Grasset, 1991. In-8° broché, 179 p., édition originale, bande annonce.

7,50 euros (code de commande : LB/27).

 

BERENBOOM (Alain) — La Table de riz. Bruxelles, Le Cri, 1992. In-8° broché, 219 p., exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Elle s'appelle Nai Minh Ho. En chinois, Nai Minh Ho ne veut rien dire. Mais après tout, quelle importance ? Un aveu préalable et n'y revenons plus : je ne comprends pas le chinois, je ne parle pas chinois, je n'ai rencontré personne (de sérieux) qui connaisse la Chine, je n'y ai jamais voyagé, ni rien lu à ce sujet (où trouver le temps ?) Ceux que j'ai interrogés ont visité la Chine comme s'ils se baladaient à Florence ou à Vladivostok (la vieille ville, pas le port ; mais y a-t-il une vieille ville à Vladivostok ?) Pourtant, je suis sûr qu'une Chinoise lisant ce texte s'exclamera : « Nai Minh Ho ? Aya, je l'ai très bien connue ! »
   Une jeune Chinoise, étudiante en cinéma, rêve de films américains qu'elle n'a jamais vus et qu'elle essaye de reconstituer. Tournages insolites, émotions de chair, de papier et de soie, rencontres troublantes. Avec une fantaisie subtile, Alain Berenboom orchestre le choc Chine-Occident à travers le cinéma.
   Comment oublier son héroïne, Nai Minh Ho, ses amis et son père peintre et gastronome, après cette plongée dans une Chine cynique, sans aucun doute plus drôle que la vraie ?

15 euros (code de commande : 27349).

 

BERGEN (Véronique) — Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent. Roman. Paris, Denoël, 2006. In-8° collé, 256 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   1828, un adolescent surgit sur une place de Nuremberg, une lettre à la main. Illettré, comme coupé du monde, il passe aux mains de différents tuteurs avant de disparaître en 1833. Très vite, d'extraordinaires rumeurs circulent sur le jeune homme : il serait le fils du grand-duc de Bade et de Stéphanie de Beauharnais, une nièce de Napoléon mariée à un souverain allemand pour consolider la politique d'alliances impériales. Il aurait été enfermé dès sa naissance dans une minuscule cellule et privé de tout contact avant d'être relâché vers sa seizième année. Banal cas d'autisme ou enfance martyre, brisée par la raison d'État ? Telle est encore aujourd'hui l'énigme de Kaspar Hauser.
   L'histoire de Kaspar Hauser, adaptée par Werner Herzog, est ici renouvelée à travers les récits vibrants d'amour ou de haine de personnages ayant approché intimement l'enfant sauvage princier : sa mère, un cheval, son assassin...
   La découverte d'un écrivain de haute volée, d'un lyrisme singulier.

10 euros (code de commande : 23799).

 

BERNIER (Armand)7 contes. Verviers, Éditions de l'Avant-Poste, 1928. In-12 broché, 58 p., dédicacé par Nellie Bernier.

7,50 euros (code de commande : LB/6025).

[BERNIER (Charles)]. Verhaeren - Bernier. Portetten - Portraits. Sint-Amands - Honnelles, Emile Verhaerenmuseum - Commune de Honnelles, 2016. In-8° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, édtion bilingue néerlandais-français.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme.
   Toute sa vie Charles Bernier (Angre, 1871 - Angre, 1950) s'est spécialisé dans l'art de la gravure. Surtout les gravures en couleurs sont remarquables. À ses débuts il a copié les grands maîtres, mais à partir de 1899 il commence à graver des paysages et des scènes pastorales. Son ami Émile Verhaeren devient son modèle préféré. Il a portraituré le poète à plusieurs occasions et quelques portraits sont devenus de vrais classiques. Des années durant le Musée Verhaeren a su collectionner toute une série de portraits. Pour la première fois une telle collection Bernier est présentée au grand public.
Table des matières :
   - Préfaces, par Gil Amand et Els de Smedt.
   - Charles Bernier, Émile Verhaeren, une amitié, par Rik Hemmerijckx.
   - Hommage à Charles Bernier, par Émile Verhaeren.
   - Catalogue.
   - Liste des œuvres.

15 euros (code de commande : 24304).

 

BERTRAND (Alain) — Lazare ou la lumière du jour. Cognac, Le Temps qu'il fait, 1998. In-12 broché, 119 p.

6 euros (code de commande : LB/29).

BOLOGNE (Jean-Claude) — Requiem pour un ange tombé du nid. Roman. Paris, Fayard, 2001. In-8° broché, 324 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Sur le point de partir à la retraite, Hervé veut mettre de l'ordre dans ses souvenirs. Un drame survenu trente ans plus tôt a marqué son existence. Ses anciens collègues, tous plus âgés, s'en souviennent-ils ? Accepteront-ils de témoigner, quand ils ont préféré oublier leur culpabilité diffuse ? À moins que leurs souvenirs volontairement déformés ne lancent Hervé sur une fausse piste... Des questions plus graves se posent alors à lui, sur la réalité de ce qu'il a vécu, du monde qui l'entoure, et sur lui-même. Il s'obstine, cherche à reconstituer le puzzle avec des pièces disparates, contradictoires. En changeant le nom des protagonistes, un de ses anciens collègues n'a-t-il pas transformé la personnalité des acteurs ? Les documents produits ne sont-ils pas des faux ? Et la mort elle-même n'est-elle pas un masque ?
Ce qui reste vrai, c'est l'atmosphère confinée de cette entreprise informatique, « L'Arc-en-Ciel », qui a fini par absorber totalement la vie de ses employés, et qui a empoisonné les rapports entre les sept cadres de l'équipe. Mais, s'il y a eu meurtre, l'atmosphère peut-elle être coupable ? Au fait, un ange peut-il mourir ? »

9 euros (code de commande : 8424).

 

BOSQUÈTIA (Joseph Dufrane, dit) Centenaire de Bosquètia (Joseph Dufrane) né à Frameries, le 23 décembre 1833). 5e édition de ses œuvres, en 2 volumes. Tome I : Prose et poésie. Tome II : Théâtre. Préface par Ad. Demoustier. Frameries, Union des Imprimeries, 1933. Deux volumes in-8° brochés, t. I : XLII, 290 p., quelques planches hors texte, t. II : 347 p., petits cachets humides ex-libris, couvertures légèrement défraîchies, le tome II n'a pas été coupé
Extrait de la préface :
   [...] la littérature, c'est le reflet de l'âme d'un peuple, comme le langage en est l'expression et, pour être complète, la région boraine eût dû avoir ses écrivains, prosateurs ou poètes, évoquant dans le patois local l'esprit et les mœurs du terroir.
   Cette littérature qui manquait au Borinage, c'est Joseph Dufrane qui la lui a donnée.
   S'il fallait une confirmation de cette appréciation, je ne pourrais mieux faire que de reproduire ici un extrait d'un excellent article dû à la plume de M. Val. Van Hassel [...] qu'il publia dans le journal La Province du 28 septembre 1913 à l'occasion de l'inauguration à Frameries du monument élevé à la mémoire de Jos. Dufrane :
   « Avant l'apparition de l'œuvre de Dufrane, on avait édité, à Pâturages, un Almanach Borain, ainsi que des traductions de nombreuses fables de La Fontaine ; mais ces essais locaux appréciés et admirés par quelques amateurs épris de leur patois, n'avaient, en aucune façon attiré l'attention du public ; ils constituaient alors, une manifestation isolée, hardie, curieuse et pleine d'intérêt. Il fallait la verve abondante, intarissable de Dufrane, le milieu si impressionnable, si mobile, si enthousiaste de son village, l'esprit si passionné de ses concitoyens « patriot' in l'âme » pour répandre ses écrits et pour allumer le foyer ardent de littérature wallonne, qui, depuis lors, flambe avec tant d'éclat dans le Borinage.
   L'attention du populaire enfiévré fut aussitôt éveillée par ces publications, qui firent germer en peu de temps une moisson abondante. Dès ce moment, autour de Dufrane, se révélèrent d'habiles écrivains dramatiques et de méritants chansonniers.
   Mais, dans cette foule, l'ancêtre dominait. Il domine encore de toute l'abondance de ses productions et de toute la jeunesse de son esprit inimitable.
   L'œuvre de Bosquètia est marquée du sceau profond de sa personnalité. Elle est, en même temps, l'expression de toute une race, de cette race boraine. Elle restaure et consolide le Verbe héréditaire de toute cette région ; elle assure son efflorescence et sa perpétuité. Elle remet à son rang et fait resplendir un idiome dédaigné, abandonné au plus bas peuple, proscrit dans nos écoles, même comme expression des rapports locaux, par les pédagogues qui s'imaginent connaître la langue française, un idiome que des inconscients voudraient faire disparaître, parce qu'ils le trouvent grossier et déplacé, afin de le remplacer par leur jargon incohérent.
   De cet idiome, Dufrane a l'ait un langage vivant, imagé, harmonieux, charmant à l'oreille, recréant l'esprit et ravissant l'imagination. Le parler natif n'est-il pas le seul dont on possède jamais toutes les souplesses ? Il a édité une littérature vibrante et passionnée, chaude de toutes les ardeurs d'un sang riche, reflétant la nervosité enjouée, la moquerie vive et la mentalité de sa race. La joie de vivre éclate dans les strophes envolées de ses savoureux devis borains. »

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 28132).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

 

CANONNE (André) — L'Arsor. Une histoire des années cinquante. Récit. Liège, Plurielles, 1979. In-8° collé, 168 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Un professeur..., une classe..., un affrontement féroce, impitoyable, d'abord patelin puis survolté. Une spirale, un cyclone. C'est le Voyage au bout de l'étouffoir scolaire.... Au moment où la pédagogie est devenue un des nombrils les plus agités du monde, on ferait bien d'y aller voir.
   Éberluantes et saines colères d'André Canonne ! Est-ce la jeunesse, ou la recherche de la définition de la jeunesse qui fait si mal ? Une écriture qui a de la patte ; une patte qui a des griffes. Griffes dures, soignées, péremptoires, affolées par leurs injustes justices. Une musique endiablée, sur laquelle nous n'empêcherons pas les professeurs, les bons et les mauvais, de danser. Un roman ? Soit. Mais aussi un fameux, un indispensable « recyclage » !..
L'auteur vu par l'éditeur :
   André Canonne est bibliothécaire (à la Province du Hainaut). Les bibliothécaires ne savent pas encore qu'il est écrivain. Mais les écrivains et les lecteurs peuvent très bien oublier qu'il est bibliothécaire, tant son style est authentique et personnel.
   Physiquement : un Steve Mac Queen. Sur ses gardes. L'œil aux aguets. Prêt à la détente. L'expérience des traquenards et de la patience...

18 euros (code de commande : 23824).

 

[CANTILLON (Arthur)]. Arthur Cantillon. Bruxelles, Le Thyrse, 1933. In-12 broché, 125 p., portrait de l'auteur par F. François en frontispice, tirage limité à 40 exemplaires (20 numérotés sur Hollande et 20 non numérotés), exemplaire non numéroté en partie non coupé, couverture légèrement défraichie.
Table des matières :
   - Robinson, par Blanche Rousseau.
   - Arthur Cantillon, par Lucien Christophe.
   - Premiers élans, par Raymond Hustin.
   - Cantillon, directeur de « Flamberge », par Richard Dupierreux.
   - Flamberge, par G.-M. Rodrigue.
   - Cantillon, directeur du « Cercle dramatique Saint-Éloi », par Paul Brohée.
   - Arthur Cantillon, lauréat du Hainaut, par François André.
   - Arthur Cantillon et le théâtre des « Deux Roses », par Maurice Tumerelle.
   - Cantillon et l'éducation populaire, par Léopold Rosy.
   - Cantillon homme politique.
   - Arthur Cantillon : bibliographie.

20 euros (code de commande : 21406).

 

[CANTILLON (Arthur)]. RENARD (Raymond) — Arthur Cantillon. Sa vie, son œuvre. Préface par Alexandre André. Mons, Éditions du Fonds Raoul Warocqué, 1958. In-8° broché, 206 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Préface :
   L'intéressant et substantiel discours prononcé en octobre 1957 devant le Conseil Provincial par M. le Gouverneur Émile Cornez était exclusivement destiné à signaler la valeur inestimable du patrimoine spirituel du Hainaut.
   Il faut le reconnaître, l'imposant inventaire qu'a minutieusement dressé M. le Gouverneur Cornez a surpris bon nombre d’Hennuyers cultivés. La Wallonie a possédé et possède encore des talents abondamment divers, tant dans le domaine des arts que dans ceux des sciences ou des lettres, mais beaucoup de ses richesses demeurent souvent méconnues ou insoupçonnées, faute d’une documentation suffisante.
   On comprendra donc aisément que je salue avec enthousiasme l'attachante contribution à cette nécessaire information qu'apporte aujourd'hui M. Raymond Renard, Docteur en Philologie romane et Professeur d’une de nos plus hautes Écoles.
   À ce jour, aucune étude critique d'ensemble n'a été publiée sur Arthur Cantillon, écrivain délicat dont les mérites incontestables furent consacrés par l'attribution, en 1925, du Prix du Hainaut pour la Littérature.
   Arthur Cantillon, conteur, essayiste, dramaturge, poète, appartient à cette race d'hommes dont l'existence douloureuse et édifiante a considérablement influencé l'œuvre. M. Raymond Renard a donc fort opportunément présenté les avatars de l'une avant d'envisager les aspects multiples de l'autre.
   Il l'a fait avec la rigueur scientifique et dans la langue sobre et élégante qui caractérise ses travaux ; il l'a fait aussi avec l'amour qui saisit le cœur de tout homme de bien lorsqu'il approfondit l'œuvre d’un pur poète.
   Je suis convaincu qu’il aura ainsi réussi à ranimer le souvenir d’une personnalité exceptionnelle qui voua sa vie au mieux-être de ses semblables et voulut faire de son œuvre un authentique chant d'espérance et une poignante leçon de fraternité.

13 euros (code de commande : 30400).

 

Le Cercle des choses. Textes traduits du moyen néerlandais, choisis et présentés par Claudine Lemaire. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1970. In-8° étroit broché, 414 p.

10 euros (code de commande : LB/37).

 

CHARLIER (Gustave) Le Roman réaliste en Belgique. Extraits et notices. Bruxelles, Office de Publicité, 1944. In-12 broché, 98 p., (« Collection Nationale », 4me série, n° 48), manque à la couverture.

6 euros (code de commande : LB/38).

 

[COLLIN (Isi)]. RIZZARDI (Luca) — Isi Collin. Anvers, Éditions Générales d'Imprimerie, 1936. In-8° broché, 147 p., illustrations hors texte, peu courant.
Extrait :
   L'œuvre d'Isi Collin est relativement peu copieuse : quelque quarante poèmes, réunis en deux plaquettes, un conte : « Pan ou l'Exil littéraire », qu'il publia tout d'abord sans nom d'auteur ni d'éditeur, mais qui fut réédité plus tard sous le titre : « La Divine Rencontre », une pièce en un acte : « Sisyphe et le Juif Errant », qui n'était pas destinée à la représentation, encore qu'elle puisse être un excellent spectacle pour théâtre en plein air, un récit de voyage : « Quinze âmes et un Mousse », qu'il publia sous la forme de livre parce que le journal, pour lequel il avait fait ce reportage d'une campagne de pêche dans la mer Blanche, tardait à donner les articles qu'il lui avait remis, et, enfin, ce livre posthume : « L'Almanach de Compère Guilleri », qui est un choix, assez rapide, des billets que, pendant vingt-cinq ans, Collin écrivit quotidiennement pour divers journaux.
   C'est un bagage assez maigre pour une existence littéraire de plus de trente ans. Mais la valeur d'un écrivain ne se mesure pas à l'abondance de son œuvre.
   Au surplus, ce ne fut pas exclusivement la faute de Collin s'il ne se manifesta pas davantage aux vitrines des librairies.
   L'impossibilité pour un écrivain de vivre de sa plume en Belgique, les difficultés de l'édition qui, non seulement, ne laisse aucun bénéfice à l'auteur, mais souvent lui coûte de l'argent, l'ont contraint à choisir quelque carrière administrative ou, par une illusion qui est tôt détruite, à devenir rédacteur de journal.
   C'est un journalisme assez vieillot, solennel et provincial. Il obligera l'écrivain de talent à des besognes qui, sous l'aspect où on les conçoit, eussent pu être confiées à n'importe quel Monsieur prudhomme. Empêchés de traduire librement une pensée, soumise à une foule de contingences, mais, surtout, à un faux sérieux qui dissimule une indigence d'esprit, il sera voué à des compte-rendus de cérémonies où la citation des noms des personnalités – ainsi nommées, sans doute, parce qu'elles en sont dépourvues –, « qui les honorent de leur présence », aura bien plus d'importance que la traduction juste de leur atmosphère. On lui apprendra le respect apeuré des situations acquises, des idées reçues et une façon de s'exprimer qui n'obligera pas le lecteur, au vocabulaire assez indigent, à réfléchir. Mais, par-dessus tout, il ne devra pas avoir d'opinion, car les journaux belges, comme le pays, ne devancent pas l'opinion, ils la suivent, et, encore, très prudemment, de loin !
   Quelques années de ce régime suffisent à créer un être conforme à la médiocrité générale, mais assuré de sa haute mission.
   Par un miracle rare, Isi Collin y échappa. Mais, si on lui permit d'écrire ses « petites fantaisies », ce fut par surcroît, et à la condition expresse qu'elles ne nuiraient pas au travail « sérieux ». Et c'est ainsi que le poète si délicat, le délicieux fantaisiste, l'écrivain qui aurait pu traduire, d'une façon à la fois si originale et si profonde, les aspects du temps où il vécut, fut surtout occupé à noter des noms de faux grands hommes et leurs discours dont le ridicule les eût tués si le belge avait le sens du ridicule.

20 euros (code de commande : 24634).

 

COMPÈRE (Gaston) — Dieu dans le trou. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché, 251 p., très bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Jamais, peut-être, plus qu'en cette seconde moitié du siècle, et particulièrement dans la société qui est la nôtre, le prêtre n'est apparu comme un signe de contradiction. Être prêtre pourquoi ? pour qui ? aujourd'hui ? ici ? là ? dans telle église ? dans l'Église ? Dix, vingt questions viennent aux lèvres de ceux qui le regardent et pour qui il peut être une énigme.
   Josse Rijsberg, prêtre paysan, prêtre de paysans, élu indiciblement et marqué sans qu'il en ait une conscience nette, propose une réponse. Sa réponse, à lui seul, parmi mille réponses. La seule qu'il puisse donner dans cet hôpital, où l'internement, source de paix et de révolte, lui permet par moments une vue supérieure de la vie qu'il a vécue : famille déchirée, vocation surprise et acceptée, amour du Christ et d'une femme indissolublement réunis, Église dont il souffre cruellement la médiocrité dans un siècle au plus bas sur le plan de l'Esprit. Que l'homme passe infiniment l'homme, certes, mais comment le croire sinon par ces hommes et ces femmes qui ont vécu dans le mépris du monde l'expérience de la douleur, de l'humilité et de l'espérance ?

12 euros (code de commande : 14478).

 

COMPÈRE (Gaston) — Le Fort de Gleisse. [Préface de Anne-Marie La Fère.] Bruxelles, Les Éperonniers, 1997. In-8° broché, 236 p., (collection « Passé Présent », n° 62).
En quatrième de couverture :
   À l'image de Conjoux, Gleisse est « un village ravissant », situé dans « une vallée amène », avec un château et un clocher dont le carillon égrène « les notes lentes, claires, profondes » du choral protestant O Haupt vol Blut und Wunden.
   Le Fort de Gleisse, « véritable chant de l'angoisse métaphysique », écrivait Alain Populaire en 1976 dans les Nouvelles littéraires. On ne peut mieux dire. Un chant où culmine l'art du contrepoint, où s'équilibrent le cru et le retenu, le brutal et le tendre, le fini et l'infini. Car, à la souffrance des êtres, à leur anéantissement, s'oppose la liberté de rêver et de comprendre le monde : « À moi la conscience douloureuse. À moi la création », songe le narrateur dans la remise de l'institution psychiatrique. Scène que complète la dernière, dans le même parc, en colère, la scène de la révélation : « Le domaine des morts est celui de la plus haute conscience. »

10 euros (code de commande : PP/63).

 

COMPÈRE (Gaston) — Je, soussigné Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Roman. Paris, Belfond, 1985. In-8° broché sous jaquette, 279 p., édition originale.
En quatrième de couverture :
   Avec Mémoires d'Hadrien, Marguerite Yourcenar avait porté à sa perfection le roman biographique. Avec Je soussigné, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, Gaston Compère fait éclater les limites de la biographie romanesque.
   Commynes et ses contemporains ont cru être les chroniqueurs fidèles de Charles le Téméraire, de sa politique de conquête, de son opposition constante à Louis XI et de sa fin tragique au siège de Nancy, en 1477.
   Je soussigné, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne s'inscrit très précisément entre ces points de repère historiques. Tous les épisodes relatés sont strictement conformes aux données de l'histoire événementielle.
   Mais Gaston Compère est, avant tout, un visionnaire. Ce qui l'a retenu, au-delà des faits, c'est l'espace d'investigation et de création qu'offre à l'imagination d'un romancier d'aujourd'hui la subjectivité d'un homme du XVe siècle. Il investit l'âme du Téméraire et nous invite à une réflexion sur la liaison des destins individuels et collectifs, à une rêverie sur l'homme et sur le temps.

10 euros (code de commande : 21501).

COMPÈRE (Gaston) — Polders, les noces de l'eau, de la terre et du ciel. Essai de géographie sentimentale. Tournai, La Renaissance du Livre, 2000. In-8° broché, 293 p., (collection "Paroles d'Aube").

7 euros (code de commande : LB/42).

CORAN (Pierre) — La Belle Amour. Préface de Maurice CARÊME. Bruxelles, Louis Musin, 1978. In-4° broché, 29 p.

10 euros (code de commande : LB/44).

 

COTTON (Gérard) — Val Fresnoy. Paix et Guerre. Rixensart, Éditions de Belgique, 1951. In-8° broché, 138 p.
Table des matières :
   I. Val Fresnoy.
   II. Ses « Bêtes ».
   III. Un nomade.
   IV. L'Aveugle.
   V. « Notaire Duvivier ».
   VI. Un « Esprit Fort ».
   VII. La Sorcière.
   VIII. Le truc du Forgeron.
   IX. Un Guérisseur.
   X. La Poupée.
   XI. Du bons sens... de l'humour.
   XII. Zidore.
   XIII. Les Loups-Garous.
   XIV. « Grand-Père » Bonnier.
   XV. Pour avoir trop aimé.
   XVI. Le Curé des Bruyères.
   XVII. Dura Lex.
   XVIII. L'Adjudant Bourdan.

9 euros (code de commande : 24838).

[CROMMELYNCK]. PIRET (Pierre) — Fernand Crommelynck. Une dramaturgie de l'inauthentique. Bruxelles, Labor, 1999. In-8° broché, 357 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Les textes de Fernand Crommelynck (1886-1970) paraissent nous renvoyer simplement à notre tradition théâtrale, ils demeurent cependant secrets, déroutants, obscurs. Ce double effet, apparemment contradictoire, a souvent été mis au compte du tempérament prétendument nordique d'un dramaturge jugé excessif, incapable de maîtriser son inspiration prolifique. Étiquettes commodes pour classer sans suite une œuvre, dérangeante si on la juge à l'aune des critères de la reconnaissance parisienne.
   Loin des clichés culturels, l'auteur porte son étude sur les grandes pièces de la maturité (Tripes d'or, Le Cocu magnifique, Carine ou la jeune fille folle de son âme, Une femme qu'a le cœur trop petit, Chaud et froid ou l'idée de Monsieur Dom) et révèle que le sentiment singulier produit par l'œuvre de Crommelynck résulte d'une construction minutieuse, théâtrale dans son principe.
   Au fil d'une analyse serrée de ces textes, fondée sur les catégories du corps, du regard, du masque et de la parole, il montre que Crommelynck détourne systématiquement l'opposition traditionnelle vérité vs mensonge ou être vs paraître au profit d'une configuration ternaire, qui distingue les structures dites de l'authentique, de la duplicité et de l'inauthentique.
   La mise en lumière de ce déplacement fondamental permet de mesurer la nouveauté de cette œuvre, d'expliquer l'effet d'« inquiétante familiarité » qu'elle produit et d'en saisir la portée historique.

10 euros (code de commande : 15033).

 

[CURVERS (Alexis) ]. GRAVET (Catherine) — Alexis Curvers et La Flûte enchantée (1952-1962). Vie et mort d'une revue. Essai prosopographique. Mons, Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons, 2015. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 263 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Publications », n° 52), une des 238 exemplaires destinés au commerce.
En quatrième de couverture :
   Alexis Curvers, né à Liège en 1906, est surtout connu pour son roman Tempo di Roma (Laffont, 1957) grâce auquel il connaît enfin la gloire.
   Mais le romancier se voulait poète avant tout. Certes son recueil de poésies, paru avant la guerre, a connu un succès d'estime et ses amis l'encouragent dans la voie de la poésie. Mais dans les années 1950, il perd confiance en lui et sombre dans une profonde dépression.
   Paradoxalement, la mort de Catherine Fauln, amie et poète méconnue, lui permet de se lancer dans une nouvelle aventure, l'édition d'une revue, la Flûte enchantée, cahiers d'art poétique, qu'il imprimera lui-même sur une presse artisanale. Arrivée à Liège le 19 février 1952, la presse de Catherine Fauln est installée 2, rue de l'Évêché, à Liège, où Curvers dispose d'un bureau-atelier. Entre le 13 mai 1954 et le 2 février 1962 (dates mentionnées dans les colophons), paraissent dix numéros de La Flûte enchantée.
   La presse servira également à confectionner des recueils de poèmes pour mettre en valeur la poésie de ses amis les plus chers, comme MarcelThiry. Mais quand il propose à Marguerite Yourcenar de publier ses Charités d'Alcippe, il ne sait pas encore qu'il signe l'arrêt de mort de sa revue. Bientôt le nom de Yourcenar rimera – pour Curvers et son épouse, Marie Delcourt – avec cauchemar !
   Dans le dernier numéro de La Flûte enchantée, Curvers annonçait la publication de poèmes de Déborah Del Ferez, disparue à Auschwitz. Hélas, le procès intenté par Marguerite Yourcenar épuise les forces de l'éditeur. Et les passions de Curvers l'entraînent vers d'autres horizons puisqu'il se lance alors dans une véritable croisade pour défendre Pie XII, Le Pape outragé (Martin Morin, 1964).

25 euros (code de commande : 24305).

 

CURVERS (Alexis) — Le Ruban chinois suivi de La vérité vous délivrera. Textes présentés et édités par Catherine Gravet. Bruxelles, Van Balberghe, 2005. In-8° broché, 125 p., (collection « Documenta et Opuscula », n° 30).
En quatrième de couverture :
« Le Ruban chinois est à coup sûr la plus belle des nouvelles d'Alexis Curvers : il y raconte l'histoire des demoiselle Cauvin dont la vie s'écoule, paisible, jusqu'à ce que leur univers bascule. Nous sommes en 1937, en pleine Guerre d'Espagne.
Le texte de La vérité vous délivrera formait-il, avec Le Ruban chinois, un ensemble plus ambitieux ? Arrêtées par la Gestapo en 1944, les demoiselles Cauvin sortiront-elles indemnes du tourbillon plein d'espoirs de la Libération, qui sécrète aussi de sordides règlements de comptes ? Ce témoignage tout en nuances dormait dans des cartons. Sans doute l'auteur, perfectionniste, estimait-il que le texte aurait dû être peaufiné, et craignait-il d'essuyer un humiliant refus : il ne devait plus rien espérer de La vérité vous délivrera.
Dans le Pan du 19 février 1992, Panthotal, alias Bernard Delcord, concluait ainsi la nécrologie d'Alexis Curvers : « Un grand honnête homme, donc, nous a quittés, et dont les œuvres ne seront pas rééditées de sitôt. Voilà deux excellentes raisons de les lire, non ? »

12 euros (code de commande : 9655).

 

CURVERS (Alexis) — Tempo di Roma. Paris, Robert Laffont, 1957. [Mention de 15e mille.] In-8° broché, 355 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Tempo di Roma ! Le temps de Rome... Il aura fallu la guerre, et l'après-guerre, pour que Jimmy, loin de ces pays du Nord où s'est déroulée son enfance, parvienne enfin aux portes de Rome. Il est seul, sans argent, sans métier, sans amis, mais il attend tout de cette ville dont il entrevoit, au delà de la Porte du Peuple, les splendeurs. Et Rome le comblera. Au jeune barbare qui a su la conquérir, elle donnera amour, amitié, et la paix même au terme de ses aventures...
   Rome du petit peuple et des touristes, des aristocrates et des mauvais garçons, Rome païenne et chrétienne, des fêtes et des misères, Rome vit dans ce livre tendre et brûlant comme elle, reflet unique, de toutes ses beautés. Ici triomphe, sous la plume d'un grand écrivain, le pur style romain : style incomparable, qui donne de la grandeur à la crasse, de la bonhomie au sublime, de la poésie à l'intrigue, et quelque abandon à la vertu.
   Un roman détendu, plein de charme et d'humour, où le lecteur se sent constamment invité à partager la divine sérénité du soleil et des pierres : Tempo di Roma !

13 euros (code de commande : 17786).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

DAISNE (Johan) — Les dentelles de Montmirail. Un roman de la Semaine Sainte. Bruxelles, Wellprint, 1966. In-8° broché, 251 p., (collection « Zenith »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Lire une œuvre de Johan Daisne, c'est à chaque fois se laisser emporter dans un beau voyage mi-rêvé, mi-réel, où souvenirs, espoirs et instants présents se mêlent intimement. Au point que, le livre achevé, le lecteur se retrouve – comme au temps des belles histoires de son enfance – envoûté ; captif de ce « réalisme magique » propre à Daisne et cité bien souvent à son propos.
   Rien de mièvre pourtant dans ses romans : le réalisme est là, en un style net, précis, imagé. L'humour aussi, dans bien des pages picaresques des Dentelles de Montmirail. Ce qui n'empêche pas le mystère : ce pèlerinage secret et mystique entrepris sur les chemins de Provence par un vieux misanthrope, où mène-t-il et pourquoi ? Seules les dernières pages nous l'apprennent.
   Tout Daisne tient dans ces Dentelles de Montmirail : le Daisne violent, avec sa passion tantôt contenue tantôt explosive, sa force et les raffinements de son style, la hauteur des sentiments et le bouillonnement intérieur... L'auteur de L'Homme au crâne rasé, qui vient d'être reconnu par la presse française unanime, comme l'un des écrivains les plus marquants de notre époque, donne ici une de ses œuvres majeures.
   Partant d'une histoire d'amour émouvante et sensible, il s'élance à la découverte du cœur humain, utilisant toutes les ressources d'une langue variée, d'une technique littéraire vivante comme un film ! »

15 euros (code de commande : 13789).

 

DANNEMARK (Francis) — La longue promenade avec un cheval mort. Roman. Paris, Laffont, 1993. In-8° collé sous couverture rempliée, 104 p.
En quatrième de couverture :
   C'est l'automne. Sur une route de campagne roule un camion. Il transporte un cheval congelé qui s'appelle Hope. David est au volant. Il prétend qu'il est jardinier – mais il est surtout perdu.
   Pourquoi a-t-il détruit la maison de ses rêves ? Pourquoi néglige-t-il son travail ? Pourquoi a-t-il quitté la femme qu'il aime ? Et que fait-il là avec ce cheval pour compagnon ? Telles sont les questions que se pose Antoine, qui vient de rencontrer David dans un champ de boue où ils ont l'un et l'autre dérapé.
   Antoine est écrivain, mais il a quitté la littérature et Paris pour vivre avec Rosa une histoire sage. « L'amour, c'est le malheur », a-t-il écrit autrefois. Maintenant, il a composé avec la vie et, d'une certaine manière, atteint son but. Il lui reste à accompagner David dans le voyage singulier que celui-ci a entrepris sous le signe d'un cheval mort...
   Voilà, dira-t-on, une étrange histoire. Étrange et brève. Elle a le charme mystérieux de ces coquillages qui, lorsqu'on les porte à l'oreille, vous murmurent tous les secrets de la mer. Au-delà de ce qui nous est raconté, dans la respiration de la phrase et les silences du texte, c'est tout un monde bruissant d'interrogations et de nostalgie qu'il nous faut entendre, c'est la voix d'un poète qui se découvre à nous.

9 euros (code de commande : 27041).

DASNOY (Albert) Les beaux jours du romantisme belge. Préface de P. FIERENS. S.l., Éditions JaRic, 1948. In-8° broché, 221 p., exemplaire non coupé.

7,50 euros (code de commande : LB/49).

 

DE BOSCHÈRE (Jean) — Œuvres complètes. Véronique de Sienne. Édition établie et présentée par Michel Desbruères. Paris, Éditions de la Différence, 1999. In-8° broché, 277 p., jaquette.

9 euros (code de commande : LB/6730).

 

DE COSTER (Charles) — Légendes flamandes. Édition critique établie et présentée par Joseph Hanse. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 183 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En 1856, Charles De Coster découvre dans le folklore flamand quatre légendes qui lui paraissent si passionnantes qu'il décide de les réécrire à sa façon. Parmi celles-ci, on retrouve le fameux Sire Halewyn, qui inspirera aussi Michel de Ghelderode. En quelques mois, plongé dans une euphorie créatrice, De Coster rédige les Légendes flamandes. Pleines de fantaisie, d'humour et de fantastique à la manière d'Hoffmann, ces quatre légendes seront un succès et inciteront le jeune auteur à persévérer dans cette voie qui le conduira tout droit à son chef-d'œuvre, La Légende d'Ulenspiegel.
   Après son édition définitive du grand livre de De Coster, Joseph Hanse nous donne ici une édition critique des Légendes flamandes, injustement oubliées, selon lui, car elles sont « le portail de La Légende d'Ulenspiegel ».

8 euros (code de commande : 14475).

 

DE COSTER (Charles) — Lettres à Élisa. Texte établi, présenté et annoté par Raymond Trousson. Bruxelles, Labor, 1994. In-8° broché, 227 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   On a ignoré jusqu'à nos jours l'identité de la mystérieuse Élisa qui inspira à Charles De Coster, de 1851 à 1858, un amour passionné et dont il s'est souvenu, dans La Légende d'Ulenspiegel, pour créer le délicieux personnage de Nele.
   La première édition de ces lettres, en 1894, par Charles Potvin, incomplète et fautive, est depuis longtemps indisponible. On trouvera ici les textes établis d'après les manuscrits et, autant que possible, classés et datés. Dans leur spontanéité, ces lettres constituent des documents indispensables à la compréhension de l'homme et de l'œuvre. Elles retracent aussi l'histoire douloureuse d'une liaison dans laquelle l'écrivain se livre dans toutes ses aspirations à l'amour et à la gloire.
   Raymond Trousson est professeur à l'Université libre de Bruxelles et membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises. Il est l'auteur de Charles De Coster ou La vie est un songe, la première biographie exhaustive de l'auteur de Thyl Ulenspiegel.

10 euros (code de commande : 15197*).

 

DE LANNOY (Didier) — Le cul de ma femme mariée. Ottignies, Quorum, 1998. In-8° broché, 209 p.

5 euros (code de commande : LB/52).

 

DELATTRE (Louis) Les carnets d'un médecin de village. Édition définitive. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1944. In-12 broché, 142 p., cachets de bibliothèque à la couverture et aux pp. 1, 3, 5, 7, 101 et 142.
Ce volume contient :
   I. Notice sur le Dr. J.-P. Rose.
   II. Sylvie au jardin.
   III. L'homme juste.
   IV. Florence de Pêchant.
   V. Le cas du Docteur Rose.
   VI. Le vœu.
   VII. Le mariage aux béquilles.

10 euros (code de commande : 17243).

 

DELATTRE (Louis) — Le jeu des petites gens en 64 contes sots illustrés par Lemmen. Liège, Bénard, [1908]. In-8° broché, VIII, 217 p., 20 vignettes sur bois de Lemmen, rare, couverture défraîchie.

   
Couverture et page de titre.

25 euros (code de commande : 15738).

 

DELATTRE (Louis) Le pays wallon. Illutrations de S.A.R. madame la Comtesse de Flandre, Mmes Danse et Destrée, MM. Allard, Bodart, Combaz, Danse, Degouve De Nuncques, De Witte, Donnay, Duriau, C. Meunier, M.-H. Meunier, Maréchal, Paulus, Rassenfosse, Rousseau, Wagemann. Bruxelles, Office de Publicité, 1929. In-8° broché, 224 p., illustrations hors texte, petits manques à la couverture sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   L'Âme des sites.
      I. La fièvre wallonne.
      II. Châteaux de jeunesse.
      III. Villes du Nord. Villes de géants morts.
      IV. Avec la nature.
      V. Passé- Poussière.
      VI. Nuances wallonnes.
      VII. Sur le seuil.
   L'assise des villes.
      I. La ville fleur de la terre.
      II. La ville wallonne fleur de la terre.
      III. Le Wallon des cavernes.
      IV. Le Wallon des fosses.
      V. Le Wallon de la pierre.
      VI. Le Wallon du feu.
   Physionomie générale des villes.

      I. Wallon de seigle et Wallon de froment.
      II. Bamboches.
      III. Musique et jeu de balle.
      IV. Gourmandises.
      V. Délices des champs.
      VI. Le soleil de France.
   Le visage des villes.
      I. Le berceau de Wallonie.
      II. Le pays des châteaux.
      III. La ville de Jean-Jean.
      IV. Le miracle de pierre bleue.
      V. Gilles et panses-brûlées.
      VI. Sites brutaux.
      VII. Thuin la jolie.
      VIII. « Briques et tuiles / O les charmants petits asiles... »
      IX. La force mosane.
      X. La leçon du roc.
      XI. La ville salée.
      XII. La perle du Condroz.
      XIII. Quartz et schiste.
      XIV. La forêt.
      XV. Les eaux qui fuient.
      XVI. Vert et vieux.
      XVII. Au cœur de Wallonie.
      XVIII. Plus haut que les beffrois.
      XIX. Champs de félicité.
      XX. Est-ce un chant ? Est-ce une lumière ?
      XXI. Une mère, deux fils.

15 euros (code de commande : 17246).

 

DELMELLE (Joseph) — Du temps de ma Meuse. Gembloux, Duculot, 1976. In-8° broché, 158 p.

6,50 euros (code de commande : LB/53).

 

DELMOTTE (Henri-Philibert-Joseph) — Comédies. M. Du Bois ou La nouvelle noblesse - Le début - Comment on devient conseiller - Le lanceur d'affaires. Neuchâtel, Sandoz, 1873. [Neuchâtel, Jules Sandoz, Libraire-Éditeur. 1873] In-8° broché, 288 p., couverture défraîchie, dos factice.
   L'auteur ne doit pas être confondu avec son père, l'archiviste et historien Henri-Florent (1798-1836) qui joua un important rôle dans l'histoire littéraire montoise.
   Henri-Philibert-Joseph (Baudour, 1822 - Bruxelles, 1884), docteur en droit, fut notaire et commissaire d'arrondissement à Nivelles. Comme son père, il marqua un vif intérêt pour la littérature et l'histoire et publia de nombreux articles, des comédies, un opéra-comique et une notice biographique sur l'orfèvre montois Jean-François-Joseph Beghin.

20 euros (code de commande : 21469).

 

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des écrivains français de Belgique. Poésie - Théâtre - Essais 1880-1936. Bruxelles, Vanderlinden, [1936]. In-8° broché, 311 p., quelques pages ont été découpées avec peu de soin.

6,50 euros (code de commande : 16102).

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des écrivains français de Belgique. Romans - Contes - Nouvelles. 1880-1938. 2e édition. Bruxelles, Vanderlinden, [1938]. In-8° broché, 298 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Avertissement :
   Le présent recueil a pour but d'évoquer, dans un ensemble de pages choisies parmi l'œuvre des meilleurs prosateurs, les soixante dernières années de l'activité littéraire en Belgique. Encore ne pouvait-il être question de dresser le palmarès complet de deux ou trois générations d'écrivains. De toute évidence, devant tant de talents originaux, tous dignes d'intérêt, un choix s'imposait. Qu'on veuille donc bien nous pardonner d'inévitables lacunes si, comme nous le pensons, aucune œuvre essentielle n'a été négligée.
   Au surplus, nous nous sommes efforcés de ne présenter au lecteur que des textes d'une certaine étendue et qui, pris en eux-mêmes, constituent, dans la plupart des cas, un ensemble complet : c'est tantôt une nouvelle entière, tantôt tout un chapitre de roman. Trop d'anthologies n'offrent que de très courts fragments qui, en raison même de leur manque d'ampleur, ne peuvent guère nous éclairer sur les tendances et l'esthétique de leurs auteurs. Si tant d'élèves, leurs études faites, rangent leurs livres de classe, particulièrement leur livre de lecture, et ne daignent plus y jeter un regard, ne serait-ce point que beaucoup de ces ouvrages rebutent par leur sécheresse et leur uniformité ?
   Nous avons voulu, cette fois, composer un livre classique qui joignît aux qualités qu'on est en droit d'exiger de ce genre d'ouvrage, l'attrait d'une œuvre achetée pour le seul plaisir de la lecture. Si les pages qui suivent, par leur variété et leur intérêt, pouvaient contribuer à propager la connaissance et le goût des écrivains français de Belgique, nous estimerions avoir réussi.
   Comme l'annonce son titre, l'ouvrage ne rassemble que des textes postérieurs à 1880. D'autre part, ont été écartés les morceaux empruntés aux œuvres de Maeterlinck, d'Edmond Picard et de Louis Dumont-Wilden, qui figurèrent dans la première édition de ce volume. Nous avons estimé, en effet, qu'ils trouveraient mieux leur place parmi les essais, au tome II des Pages choisies.
   Les différents extraits sont classés, ainsi qu'on verra, d'après la date de naissance de leurs auteurs, tout autre ordre se révélant moins logique ou moins sûr. Ces extraits sont précédés d'une bibliographie des principales œuvres de chaque écrivain. Le tableau chronologique, qu'on trouvera aux dernières pages du volume, ne vise pas à être complet. Il est destiné seulement à jalonner, par des productions ou des événements marquants, le développement des lettres françaises dans la Belgique indépendante. Nous renvoyons le lecteur qui cherche plus ample information au précis d'histoire littéraire de MM. L. Goemans et L. Demeur, dont le présent ouvrage constitue, pourrait-on dire, le complément.

13 euros (code de commande : 16102).

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des prosateurs français de Belgique. 1880-1936. Bruxelles, Vanderlinden, [1936]. In-8° broché, 302 p.

6,50 euros (code de commande : LB/55).

 

DENIS (Guy) — Les rédimés. Bruxelles, Bernard Gilson, 1999. In-8° broché, 161 p., couverture illustrée par Serge POLIART.

5 euros (code de commande : LB/56).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Le carnaval de l'Europe. Bruxelles, Les Éditions de Belgique, 1939. In-8° broché, 209 p., exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Avant-propos.

10 euros (code de commande : 22437).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Contes de Sambre et Meuse (Choisis). Illustrations de Léo Jo, Laermans, Donnat, Koister, etc. Bruxelles, Association des Écrivains réunis, 1905. In-8° broché, 166 p., illustrations, pli à la couverture, bon exemplaire, peu courant.
Ce volume contient :
   
- Au fond du bois.
   - Ziré Buzette.
   - 1870.
   - Le Pâtre.
   - L'Accident.
   - Petites Notre-Dames.
   - Le Braconnier.
   - Le Sec.
   - Le Passeur d'eau
.

25 euros (code de commande : 25275).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Mihien d'Avène. Roman. Deuxième édition. Paris, Juven, 1904. In-8° broché, 260 p.

15 euros (code de commande : 14501).

 

 

DIEU (Ovide) — La Reine Gille. Conte en vers en trois actes. Paris, Éditions de la Maison des Intellectuels, 1936. In-8° broché, 107 p., illustrations hors texte, feuillet volant d'erratum, exemplaire non coupé et en parfait état, avec une belle dédicace de l'auteur.
Lu dans la Gazette du Centre (La Louvière) :
   Cette fois, Ovide Dieu a porté son activité littéraire sur un champ imprévu, où il était très audacieux de la mener. Dans cette œuvre nouvelle, se retrouvent les plus nobles préoccupations de notre poète : l'exaltation des qualités essentielles de la race wallonne et cette compréhension limpide de l'histoire, qui ne se laisse pas étriquer par les données trop limitées des documents officiels.
   Pareil sujet – le Carnaval de Binche – se prêtait-il à de tels développements ? Pouvait-il être une source de lyrisme suffisante pour le grand auteur wallon ? Les esprits austères ou mal informés l'admettront difficilement. Qu'ils se détrompent. Le Carnaval de Binche reste depuis des siècles une source d'inspiration digne de tous, peintres et poètes.
   Ovide Dieu, en ce conte poétique vibrant, d'une élégance raffinée et d'un pittoresque délicieux, a su traduire « cette extériosation spontanée, brillante, fulgurante, du caractère wallon ».

30 euros (code de commande : 22750).

 

DOMINIQUE (Jean) — Une syllabe d’oiseau. Anvers, Buschmann, 1926. In-12 broché, 109 p., illustrations, non coupé, quelques rousseurs sur les tranches.

10 euros (code de commande : LB/59).

 

 

DUMERCY (Charles) Blasphèmes judiciaires. Bruxelles, Ve Ferdinand Larcier, 1908. In-12 broché, 54 p., tirage limité à 150 exemplaires numérotés sur Hollande (n° 134), exemplaire à grandes marges.

50 euros (code de commande : 52/67).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

ELSKAMP (Max) Chansons d'amures. Anvers, Stockmans et Buschmann, 1937. Grand in-8° broché, 55 p., exemplaire sur featherweight, rousseurs.

38 euros (code de commande : LB/62).

ELSKAMP (Max) La louange de la vie. Dominical - Salutations dont d'angéliques - En symbole vers l'apostolat - Six chansons du pauvre homme. Troisième édition. Paris, Mercure de France, 1933. In-12 broché, 248 p.

9 euros (code de commande : 52/61).

EMMANUEL (François) — Le sentiment du fleuve. Roman. Paris, Stock, 2003. In-8° broché, 153 p., jaquette, la page de faux-titre manque.
En quatrième de couverture :
« La curiosité, appelons cela l'esprit de famille, m'inviterait à prendre possession des lieux sans brusquerie, éventer un à un ses livres, découvrir les serrures correspondant aux clefs de son trousseau et continuer ainsi sans rupture le mouvement de la vie. Par la suite j'irais vister son bureau dans la cave, je m'installerais dans son fauteuil de travail et je tenterais de deviner ce que pouvait promettre la plaque en cuivre de l'entrée : Isaïe Mortensen, Enquêtes. »

8 euros (code de commande : 8290).

 

ENGEL (Vincent) — Requiem vénitien. Roman. Paris, Fayard, 2003. In-8° broché, 338 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Berlin, 1879. Le compositeur Alessandro Giacolli entame sa trentième année d'exil. Depuis son arrivée en Allemagne, il reste étrangement infécond. Rongé par l'échec, il envoie Jonathan, un jeune disciple, enquêter à Venise où l'Histoire a fait de lui un créateur maudit, proie des fantômes et d'une mémoire sans merci.
Là-bas, en 1848, outre l'indifférence du public, le mépris du tout-puissant marquis Bulbo et le complot ourdi par une femme dépitée, Giacolli doit affronter les dangers de la guerre d'indépendance menée contre le pouvoir autrichien. Un vent de liberté souffle à peine sur la république vénitienne que, déjà, on redoute le pire dans ce combat inégal contre un empire à son apogée. La terreur envahit Venise assiégée, bombardée, livrée à la famine et au choléra. Giacolli doit fuir ; il abandonne ses partitions derrière lui, ayant perdu foi dans les hommes autant qu'en lui-même. La folie le guette. Pour sauver son maître, Jonathan sait qu'il doit renouer les fils du passé et, avec la même ferveur, s'attacher à la reconstitution d'une Venise méconnue.
Au cours de son voyage, le jeune homme croisera, parmi les ombres ressuscitées, un médiocre librettiste révolutionnaire, un orphelin à la voix ensorcelante, des musiciens du ghetto juif suspectés de soutenir l'insurrection. Ou encore les héros bien réels de cette révolution à l'italienne toute imprégnée de beauté lyrique : Verdi chantre de l'indépendance ; la Taglioni, incomparable ballerine romantique compromise avec les autorités autrichiennes ; Daniele Manin, libérateur de cette fière république. Chacun d'eux fait miroiter une facette de Giacolli ; et malgré la vérité, versatile, fuyante, Jonathan dresse le portrait inoubliable d'un artiste qui se croyait perdu pour la gloire et l'éternité. »

12 euros (code de commande : 10057).

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FANO (Daniel) — Le privilège du fou. Illustration de Graziella Federico. Bruxelles, Les Carnets du Désert de Lune, 2005. In-8° collé, 106 p.
En quatrième de couverture :
   La guerre est partout. Pas seulement au Vietnam, en Irak, en Ukraine, en France, en Californie, au Liberia, au sud-Kivu. Pas seulement à Bagdad et Hiroshima, Saigon et Stalingrad, mais aussi dans les défilés de mode et les reality-shows, les pistes de danse et les concours de beauté, les images publicitaires et les films porno. La guerre est permanente. Elle oppose tous contre tous. Elle appelait une chronique en staccato et humour noir. Dont acte.
   Daniel Fano. Né en 1947. Journaliste culturel à Bruxelles depuis 1971. A publié Souvenirs of you (Éd. Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Éd. Le Castor Astral, 1986), Un Champion de mélancolie (Éd. Unes, 1986), Vers le lac (Éd. La Nouvelle Barre du Jour, 1986), Fables et fantaisies (Éd. Les Carnets du Dessert de Lune, 2003), La nostalgie du classique (Éd. Le Castor Astral, 2004) et L'année de la dernière chance (Éd. Les Carnets du Dessert de Lune, 2004).

8 euros (code de commande : 23805).

FEYDER (Vera) Le fond de l'être est froid. 1966-1992. Mortemart, Rougerie, 1995. In-8° broché, 164 p., non coupé.

10 euros (code de commande : 55/61).

 

FLAMENT (Julien) — La littérature wallonne en Belgique. Bruxelles, René Henriquez, 1936. In-8° broché, 76 p.

12 euros (code de commande : LB/64).

FLOUQUET (Pierre-Louis) — L'écolier du ciel. Bruxelles, Les Cahiers du Lys, 1941. In-12 broché, 66 p, un des 300 exemplaires numérotés sur Alfa après 12 sur Hollande.

9 euros (code de commande : 61/63).

 

FRÈRE (Maude) Guido. Paris, Gallimard, 1965. In-12 broché, 194 p., édition originale du tirage courant, couverture un peu souillée.

5 euros (code de commande : LB/67).

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GALAND (Claude) Silences quotidiens. Mars 1974 - Janvier 1975. S.l, chez l'Auteur, 1975. In-8° broché oblong, [104 p.], un des 500 exemplaires numérotés.

25 euros (code de commande : 99/69).

 

GANZ (Otto) — Sarcophage. Bruxelles, Edifie L.L.N, 1999. In-8° broché, 155 p., (collection "Maelstrom").

4 euros (code de commande : LB/70).

 

GARNIR (George) — Le Commandant Gardedieu. (Mœurs montoises d'avant-guerre.) Couverture illustrée par Henri Léonard. Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, 196 p.
Avertissement :
   Dans un précédent volume, le signataire du présent livre a exposé comment, au début de 1927, il avait acquis un lot de papiers manuscrits, au cours d'une vente « par suite de décès » qui avait eu lieu à Mans, dans une petite maison de la rue des Blancs-Mouchons, abandonnée depuis le début de la guerre. Ces manuscrits étaient le Journal de Gédéon Gardedieu et le Mémorial de Tartarin. Nous avons relaté comment, s'ennuyant à mourir à Beaucaire, où A. Daudet l'avait laissé, Tartarin s'était acheminé vers le Nord, quelques années avant la guerre et avait élu domicile à Mons. Nous avons conté comment Mons l'adopta et les aventures qui lui advinrent dans la cité du Doudou, ainsi qu'à son ami Gédéon Gardedieu, commandant du bataillon des Chasseurs éclaireurs. Nous avons dit aussi à la suite de quels événements Gédéon Gardedieu avait supplié Tartarin de quitter cette ville de Mons qui, transformée à l'image du héros tarasconnais, se grisait d'imaginations, de craques et de vantardises : avec un entraîneur comme Tartarin, les Montois., ces Tarasconnais du Nord, étaient – sauf respect – en train de battre le record de la Menterie.
   Alarmé, le commandant Gardedieu avait compris qu'il était temps d'enrayer et, de Tarascon où il s'était rendu pour enquêter sur le passé de Tartarin, il lui avait écrit :
   « ....voilà pourquoi, en conclusion de cette lettre, je suis obligé de vous parler gravement : Mons n'est plus Mons, Tartarin ; ou plutôt Mons, le Mons de l'heure présente, est dangereusement transformé par la loufoquerie de votre Midi. Je vous accorde que le terrain était préparé, que le bouillon de culture était un consommé unique. Mais, tout de même, je suis en droit de vous dire, moi qui représente, dans mon cher petit trou de ville, la tradition : « Tartarin, qu'avez-vous fait de mes Montois ? »
   Écoutez-moi, mon cher et bon ami : je remplis un devoir ! Je viens vous demander, au nom de ma cité natale, au nom de mon pays, dont la réputation de sagesse et d'équilibre est mondiale : « Ne croyez-vous pas, Tartarin, que le moment est venu d'aller exercer ailleurs votre joyeuse mais coupable industrie ? »
   Tartarin, noblement, avait répondu :
   ... Je quitterai Mons, Gédéon. Le temps de faire mes malles... Quand vous y reviendrez, vous ne m'y trouverez plus. Je laisserai dans votre petit trou de ville une partie de moi-même, la meilleure : un morceau de mon cœur ; mais, puisque vous croyez que je ferais du mal aux vôtres en y restant... Tartarin n'a jamais voulu et n'a jamais fait de mal à personne.
   J'emmènerai avec moi mon fidèle Aimé Bouton, mon disciple : ses facultés d'« inventioneux » – comme il aime à se qualifier lui-même – ont d'ailleurs compromis son commerce et renfoncé son petit ventre plat (en sorte que, si ça devait continuer, la peau de son ventre collerait bientôt à celle de son dos) et dégarni les moustaches gauloises de ses sourcils. Il est devenu – et je m'en accuse s'il se doit – un bienheureux ivrogne de l'Imaginative. Si nous devions être désargentés quelque jour, nous connaissons déjà le vin que nous boirions de compagnie – le vin qui fait oublier et qui ne coûte rien. Mais nous trouverons bien, grâce à Daudet ou à sa descendance, un bureau de tabac, quelque part sur le Rhône... Et nous parlerons souvent de Mons, au comptoir, en débitant du Caporal.
   ...Adieu, Gédéon ! Vous m'avez écrit des paroles dures. Je vous les pardonne, parce que je vous aime. Épousez la femme montoise que votre cœur choisira et, quelquefois, quand, vos enfants ayant gagné leur chambre, vous serez seuls, à deux, sous la lampe amie, dans la vieille maison paternelle et que sonnera la grosse cloche du Château, donnez une pensée – sinon une larme à votre vieil ami,
      Tartarin.
   Nos renseignements sur Gédéon et Tartarin en étaient restés là et nous nous proposions d'aller à Mons interroger « la commune renommée », quand de nouveaux documents furent découverts dans le grenier de la maison de la rue des Blancs-Mouchons.
   C'est la suite du journal de Gédéon.
   Nous avons patiemment inventorié ces papiers : de pittoresques épisodes se sont ainsi dégagés qui font connaître tels traits nouveaux de l'âme montoise en général et l'âme de Gédéon Gardedieu en particulier.
   Daigne le lecteur s'intéresser ici au récit de ces avatars inédits du grand homme montois, comme il a bien voulu s'intéresser aux épisodes qui lui furent déjà comptés.

12 euros (code de commande : 30398).

GENAUX (Ben) — Ethique pour un jeu de massacre. Bruxelles, Vanitas, 1961. In-12 broché sous jaquette, 219 p., illustrations de l'auteur, exemplaire numéroté sur vélin.

7,50 euros (code de commande : LB/72).

GENAUX (Ben) Idylle 3007 ou l'Intolérable perfection. Illustrations de l'auteur. S.l., Éditions du Carreau d'Air, 1953. In-12 broché, [200 p.], exemplaire dédicacé par l'auteur.

13 euros (code de commande : 78/66).

GÉRIN (Louis) — Profondeur 1.400. Bruxelles, Club International du Livre, s.d. In-8° sous reliure d'éditeur, 238 p., quelques illustrations.

8 euros (code de commande : 7977).

 

GEVERS (Marie) — Une amitié amoureuse de Charles Rogier. Anvers, Le Papegay, 1950. In-8° broché, 33 p., illustrations, un des vingt-cinq exemplaires numérotés et nominatifs sur Hollande Van Gelder (n° VII - Madame Yvonne Batta), signé par l'auteur et l'éditeur.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

100 euros (code de commande : 19324).


GHELDERODE

GILBERT (O.-P.) — L’Horizon de minuit. Tome II : Victoire de la Nuit. Paris, Plon, 1932. In-12 broché, 253 p., un des 50 exemplaires sur Alfa.

13 euros (code de commande : LB/74).

GILBERT (O.-P.) — L’Horizon de minuit. Tome IV : Aube de la révolte. Paris, Plon, 1956. In-12 broché, 351 p., un des 50 exemplaires sur Alfa.

13 euros (code de commande : LB/75).

GIRAUD (Albert) Le laurier. Première édition. Bruxelles, Lamberty, 1919. In-12 broché, 326 p.

13 euros (code de commande : LB/58/64).

GIRAUD (Albert) Les Souvenirs d'un autre. Paris, La Renaissance du Livre, 1929. In-12 broché, IX + 218 p., quelques traits crayonnés.

5 euros (code de commande : LB/80).

GIVERT (Yvon) La Serafina. Roman. Avin, Luce Wilquin, 1997. In-8° broché, 151 p., (collection "Sméraldine").

6 euros (code de commande : LB/81).

GLESENER (Edmond) Le citoyen Colette. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1913. In-12 demi-chagrin noir, dos orné (frotté), 401 p.

8 euros (code de commande : LB/82).

 

GOFFETTE (Guy) Le dormeur près du toit. Dessins de Daniel Lacomme. Montereau, Les Cahiers du Confluent, 1986. In-8° étroit en feuillet, 26 p., couverture rempliée.

13 euros (code de commande : 42/69).

 

GOFFIN (Robert) — Corps combustible. Paris, Nizet, 1964. In-8° broché, 98 p., exemplaire dédicacé par l'auteur à Albert Doppagne.

15 euros (code de commande : 15803).

 

GOFFIN (Robert) — Quatre fois vingt ans. Villeneuve-lez-Avignon, Bremond, 1979. In-8° collé, [100] p., un des 500 exemplaires numérotés (n° 64), dos insolé.

15 euros (code de commande : 15804).

 

GOFFIN (Robert) — Rimbaud et Verlaine vivants. Avant-propos de Jean Cassou. Paris - Bruxelles, l'Écran du Monde, s.d. In-8° broché, 341 p., illustrations hors texte.

15 euros (code de commande : 83/65).

 

GOFFIN (Robert) Le temps des noires épines. Roman. Bruxelles, Éditions de la Paix, 1947. In-8° broché, 307 p., couverture un peu défraîchie.

9 euros (code de commande : 80/66).

 

GUIETTE (Robert) — Seuils de la nuit. Paris, Mercure de France, 1961. In-8° broché, 90 p., exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 85/65).

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HANSE (Joseph) — Naissance d'une littérature. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° broché, XX, 320 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Après une traversée des débuts de l'histoire littéraire belge qui permet au lecteur de redécouvrir, notamment, ce que fut le romantisme dans les provinces wallonnes, Joseph Hanse aborde l'œuvre essentielle de Charles De Coster, à laquelle il consacra de nombreuses années d'étude d'où sont issues les éditions définitives de La Légende d'Ulenspiegel et des Légendes flamandes, publiées respectivement dans les collections Espace Nord et Archives du futur. L'auteur révèle ensuite ce que représente l'édition critique de l'œuvre d'Emile Verhaeren (dont les premiers tomes vont paraître dans cette collection). Il étudie enfin l'œuvre de Maurice Maeterlinck, à travers trois de ses pièces (La Princesse Maleine, L'Intruse et Sœur Béatrice) et sa poésie, dont il a donné, en 1965, l'édition définitive.

10 euros (code de commande : 14465).

 

HELLENS (Franz) — Cet âge qu'on dit grand. Frontispice de Ianchelevici. Bruxelles, Jacques Antoine, 1970. In-12 broché, 130 p.
Préface :
   Celui ou celle qui s'attendrait à trouver ici un ouvrage d'esprit philosophique se tromperait. Je me priverai même de citer (à quelques exceptions près) aucun des auteurs connus pour avoir traité de l'état mental, sensoriel et sentimental de la vieillesse humaine.
   Je considère ce petit essai comme une sorte de conte vécu. La vie est-elle autre chose qu'une invention, d'autres ont dit un rêve, ce qui est moins encore, mais plus vrai sans doute ?
   Ceci ne signifie nullement que je n'accrocherai pas à ma charrette un fleuron cueilli au passage, intéressant le sujet. Ce ne sera que par amusement ou hommage à la nature, et parce que ce mot me paraîtra le plus heureux pour mettre au poil ce que je sens le besoin de dire.
Il ne saurait être question pour moi d'établir dans un écrit les lois générales de la nature du grand âge, ni de les codifier dans un manuel pour l'édification des esprits curieux, ou la conduite à suivre par ceux qui sont parvenus à ce point ; mon propos, s'il s'agit bien ici d'une intention, est tout différent. Dans cette sorte d'Éloge de la vieillesse que représente ce qu'on va lire, je n'ai pensé qu'à être vrai. C'est dire tout de suite que je songe à un certain état de vieillesse pas tout à fait conforme à celui qu'on envisage en général. Disons que je ne pense qu'à une « verte » vieillesse, un de ces grands âges où les facultés physiques de l'homme et celles de son esprit se sont maintenues sinon intactes (ce qui tiendrait du prodige) mais justes de ton et d'équilibre, avec cette mesure qui, loin d'exclure les remous de l'espace, les postule, dans la certitude de les vaincre en les utilisant. Comme Çiva, mon vieillard a quatre bras ; il représente, chacun le sait, l'équilibre universel de la création, le flux de l'ambiguïté de la vie. Il aurait autant de visages, s'il était nécessaire.
   J'userai des comparaisons les plus banales et ne craindrai ni de me répéter ni de me contredire. Répétitions et contradictions sont le rythme même de la nature et comme sa justification. Ce qui est permis au musicien, pourquoi ne le serait-il pas à l'écrivain ? Lui aussi a ses thèmes préférés.
   Je souhaite qu'il ne manque jamais d'air dans mon paysage, et que les yeux qui me liront, autant que l'esprit qui se prêtera à cette lecture, ne tireront pas fatigue de ces Divagations. Le vent qui souffle en ligne directe du Pôle Nord laisse au pilote des moments de répit.
   Le grand cèdre du jardin, dont les rames ne cessent de se balancer en ayant l'air de se contrarier, semble désespérer d'avancer ; un moment de trêve suffit pour réconcilier les contraires. Ne dirait-on pas un gigantesque corbeau dont les ailes s'agitent inutilement pour prendre l'essor ? Il n'en arrivera pas moins au charnier que son appétit convoite.
   Faut-il avoir appris le latin pour voir cela ?

10 euros (code de commande : 19721).

 

HELLENS (Franz, pseudonyme de Frédéric Van Ermengem) — Grippe-Cœur. Roman. Paris - Bruxelles, Valois - Labor, 1931. In-8° broché, 286 p., cachet de librairie à la page de faux-titre, édition originale.
En quatrième de couverture :
vant-propos.

10 euros (code de commande : 21811YB).

 

 

HELLENS (Franz) — Un balcon sur l'Europe. Choix de textes critiques établi et présenté par Paul Gorceix. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° broché, 277 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Tout en ménageant aux problèmes théoriques une place importante et en posant sans répit la question fondamentale du rapport des idées et des mots, Franz Hellens éclaire ses essais de sa propre expérience d'écrivain. Volontairement subjective, sa démarche critique se donne comme maîtres-mots l'intuition, l'imagination et la sympathie.
   Sa culture européenne est immense, comparable à celle des grands cosmopolites d'avant la première guerre mondiale, les Hofmannsthal, Rilke ou Zweig. Comme eux, il fait preuve d'une sensibilité extrême, d'une curiosité jamais satisfaite qui l'entraîne à la recherche de toutes les grandes créations littéraires des domaines roman, germanique ou slave.
Table des matières :
   Avant-propos : Franz Hellens, critique littéraire européen, par Paul Gorceix.
   Chapitre I : La Belgique, balcon sur l'Europe.
      - La Belgique, balcon sur l'Europe.
      - Les Lettres françaises de Belgique.
   Chapitre II : De la critique.
      - L'œuvre et son critique.
      - Style, langage, écriture.
      - Les formes poétiques.

   Chapitre III : De la littérature.
      - Les mystiques voient clair.
      - De Baudelaire au symbolisme et au surréalisme.
      - Surréalisme ? Qu'est-ce ?
      - Le fantastique est-il un genre ?
      - Retour du fantastique.
      - Opinion sur le roman.
      - C.G. Jung et la littérature.
      - Préface à la réédition du
Disque Vert.
   Chapitre IV : Romanciers et conteurs.
      - Hugo le fantastique.
      - Les contes d'Andersen.
      - Edgar Poe et Herman Melville.
      - Notes sur Italo Svevo.
      - Gorki comme je l'ai vu.
      - André Baillon.
      - Jean de Boschère.
      - 
Mélusine et les rêves.
      - D'un certain ordre fantastique chez Roger Martin du Gard.
      - Le
Journal de Franz Kafka.
      - Charles-Albert Cingria.
      - Michel de Ghelderode.
      - À la mémoire d'Éric de Haulleville.

   Chapitre V : Les poètes.
      - Lewis Carroll, créateur d'images et d'expressions verbales.
      - Émile Verhaeren.
      - Sur Max Jacob.
      - Guillaume Apollinaire avec le recul.
      - Un grand poète russe contemporain : Serge Essenine.
      - Notes sur
Les Pas perdus d'André Breton.
      - La nouveauté de Francis Ponge.
      - Les débuts d'Henri Michaux.
      - Portrait d'Odilon-Jean Périer.

   Chapitre VI : La Nouvelle Revue Française.
      - Coup d'œil sur la Nouvelle Revue Française.
      - Impressions sur Jacques Rivière.
      - Jean Paulhan.
      - Marcel Arland conteur.
      - Adieu à Jean Paulhan.

   Index des noms de personnes - Références des principaux ouvrages et articles cités.

10 euros (code de commande : 15036).

 

 

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JACQMIN (François) — Le Domino gris. Poèmes en prose. La Louvière, Le Daily-Bul, 1984. In-8° broché, [138] p., un des 600 exemplaires numérotés sur couché mat Périgord (n° 498), avec la bande du Prix Triennal de Poésie de la Communauté Française.

18 euros (code de commande : 16397).

 

JANSSENS (André) — Le promeneur immobile. Textes de Eugène SAVITZKAYA, Jacques SOJCHER, Guy VAES, Gaston COMPÈRE, Anne-Marie LA FÈRE, Raymond VERBOUWENS, Marcel MOREAU. Bruxelles, CFC-Édition, 1997. In-8° broché, 165 p., illustrations en couleurs, (collection "La Ville écrite", n° 2).

9 euros (code de commande : LB/89).

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KINNET (Paul) — La raison du plus fort. Paris - Liège, Le Sphinx, 1942. In-12 broché, 203 p.

6,50 euros (code de commande : LB/92).

 

 

KOENIG (Théodore) États d'imagination ou la littérature en pan de chemise. Six illustrations originales de Gianni BERTINI. S.l.n.d., Bibliothèque Phantomas. In-12 broché, 111 p., non coupé, numéro cacheté sur la couverture et la page de faux titre.

15 euros (code de commande : 6402).

KONINCKX (Willy) — Pêle Mêle. Bruxelles, La Renaissance d'Occident, 1924. In-8° broché, 45 p., édition originale, un de 7 exemplaires de luxe numérotés et signés par l'auteur.

30 euros (code de commande : LB/93).

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LE FORT (Ariane) — Rassurez-vous, tout le monde a peur. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 154 p., exemplaire en très bel état avec une note manuscrite de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Tout commence dans une chambre d'hôpital. Camille attend un enfant. Elle a le corps couvert d'effrayantes pustules. « C'est curieux, on dirait que vous avez embrassé une méduse », lui dit l'aide-soignante. Camille essaie de comprendre ce qui lui est arrivé : un homme l'aime passionnément et elle a refusé, recherché, esquivé, retrouvé cet amour. Dans un long et subtil retour en arrière, la narratrice analyse avec simplicité et profondeur ce qui constitue cette passion acceptée difficilement et tout ce qui emplit sa vie intérieure. La peur devant la vie prend parfois des formes inattendues. Et curieusement, c'est dans un hôpital que la vitalité l'emporte sur l'angoisse devant l'amour. Un récit simple et authentique, écrit avec émotion et violence.
   Ariane Le Fort est libraire. Elle a publié aux Éditions du Seuil Comment font les autres (1994). Elle vit à Bruxelles. Elle a la double nationalité suisse et belge.

10 euros (code de commande : 26942).

 

LEJEUNE (Claire) — L'œil de la lettre. Bruxelles, Le Cormier, 1984. In-8° broché, 229 p., illustrations, exemplaire numéroté sur Da Costa (n° 139), petite découpe à la page de garde (nom?).

25 euros (code de commande : 21177).

 

[LEMAIRE DE BELGES (Jean)]. SPAAK (Paul) Jean Lemaire de Belges. Sa vie, son œuvre et ses meilleures pages. Paris, Honoré Champion, 1926. In-8° broché, 276 p.

20 euros (code de commande : 86/66).

 

LEMONNIER (Camille) — Noëls flamands. Dessins inédits de Alfred Hubert, Xavier Mellery, Henri Meunier, François Taelemans, Eugène Derdyen. Bruxelles, Balat, 1899. Grand in-8° sous reliure souple d'éditeur, 174 p., bien complet des dix illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
Ce recueil contient :
   - La Saint-Nicolas du batelier.
   - Fleur-de-Blé.
   - La Noël du petit joueur de violon.
   - Le thé de ma tante Michel.

120 euros (code de commande : 19359).

 

LEMONNIER (Camille) Le vent dans les moulins. Roman. Paris, Albin Michel, 1936 (mention de 10e édition à la couverture). In-8° broché, 310 p., exemplaire non coupé et en bel état.

20 euros (code de commande : 17042).

 

LEY (Madeleine) Le grand feu. Récit. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1942. In-12 broché, 110 p.

7,50 euros (code de commande : 6833).

 

LIBERT (Béatrice) — Pierre d’angle. Gravures de Jacques Clauzel. [Gerpinnes], Éditions Tandem, 2007. In-4° en feuillets, [28] p., 3 aquatintes en couleurs, (collection « Textes & Images »), étui toilé (Véronique Van Mol), un des 30 exemplaires numérotés signés par les auteurs sur BFK Rives (n° 30), à l'état de neuf.

   
Couverture et une des aquatintes.

100 euros (code de commande : 24081).

 

LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, prince de) Œuvres choisies. Avec une notice et des notes par Gustave Charlier. Bruxelles, Office de Publicité, 1941. In-8° broché, 90 p., un portrait en frontispice, (« Collection Nationale », n° 1), quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
   - Notice.
   - De moi pendant le jour.
   - De moi pendant la nuit.
   - La vie est un rondeau.
   - Mes conversations avec M. de Voltaire.
   - Mes conversations avec Jean-Jacques.
   - Conversations avec Frédéric II.
   - Rencontre avec Napoléon.
   - Jeux de princes.
   - La disgrâce du comte de Bonneval.
   - Spa au XVIIIe siècle.
   - Le lapin de La Fontaine.
   - Apologie du jardinage.
   - Sur l'art des jardins.
   - Jardin français et jardin anglais.
   - La comédie de société.
   - Conseils aux valets et soubrettes de comédie.
   - Portraits : Catherine II, Joseph II, Chateaubriand.
   - Lettre de Crimée, à la marquise de Coigny.
   - Lettres sur la dernière guerre des Turcs.
   - Lettres à Mme de Staël.
   - Caractères : Callimaque, Hermine, Antrophile, Optimine, Bajazet, Alcippe.
   - Mes écarts, ou ma tête en liberté.

8 euros (code de commande : 17073).


[LILAR (Suzanne)] — La confession anonyme.
Paris, Julliard, 1960 (mention de 9e mille). In-8° broché, 285 p., couverture un peu défraîchie.

12 euros (code de commande : 66/67).

LILAR (Suzanne) — Tous les chemins mènent au Ciel. Deux actes, trois tableaux. Bruxelles, Les Éperonniers, 1989. In-12 broché, 155 p.

8 euros (code de commande : 14476).

 

LINZE (Jacques-Gérard) La Fabulation. Préface de Ludovic Janvier. Bruxelles, Les Éperonniers, 1988. In-8° broché, 186 p., (collection « Passé Présent », n° 59), exemplaire en parfait état.
   Sous un titre ambigu, ce roman est lui-même tout entier imprégné d'ambiguïté : celle des rapports entre amants, entre amis, et même celle des justifications qu'un homme peut donner de ses propres actes.
En quatrième de couverture :
   
Un certain Marian, époux d'une femme ravissante, très courtisée et manifestement volage, est mort dans des circonstances que le narrateur se plaît à trouver suspectes : a-t-il été victime d'un accident, s'est-il suicidé ou l'a-t-on assassiné ? Huit ans après sa disparition, le narrateur imagine d'enquêter pour tenter d'établir la version authentique des faits. Il croit œuvrer pour servir la vérité. En réalité, n'agit-il pas sous l'empire d'une jalousie rétrospective et dans le seul but de mieux approcher Hélène Marian, la jolie veuve ?

10 euros (code de commande : 26906).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE]. Nos lettres. Revue de l'Association des Écrivains belges de langue française. N° 4 - Décembre 1965. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1965. In-8° agrafé, 32 p., quelques illustrations.
Sommaire :
   - Adieu à la Grande Dame [la reine Élisabeth].
   - In memoriam Roger Kervyn de Marcke ten Driessche.
   - Carrière, par Roger Kervyn de Marcke ten Driessche.
   - Nécrologie.
   - Hugo Van der Goes, fou de peinture, par Carlo Bronne.
   - La réception de rentrée à l'A.E.B.
   - Patience de l'été, par Raymond Quinot.
   - De la Diffusion de nos auteurs.
   - Changements d'adresses - Nouveaux membres
   - Exercice de Diction, par Paul Dewalhens.
   - Le Cinquantième anniversaire de la mort d'Émile Verhaeren.
   - Témérité, par Paul Dresse.
   - Heure dernière, par Alain Cléry.
   - La Conquête de Prague, par Henri Cornélus.
   - Les Yeux secs, par Louis Dubrau.
   - Nos Échos.
   - Les Prix littéraires.
   - Bibliographie.

5 euros (code de commande : 27559).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE EN LANGUE FRANÇAISE]. Association des Écrivains belges de langue française. Répertoire bibliographique et documentation. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1977. In-8° broché, 275 p.
On joint le Supplément au Répertoire 1977 (mai 1978). In-8° agrafé, 36 p., petit manque à la marge du premier feuillet de couverture.
Table des matières :
   - Introduction, par Jean Remiche.
   - En guise de préambule, par Roger Foulon.
   - Mémorial d'Honneur - Écrivains belges morts pour la patrie.
   1. L'Association des Écrivains belges de Langue française.
      - Amis de la Littérature.
      - Anciens présidents et anciens secrétaires généraux.
      - Bibliothèque.
      - Club des Écrivains.
      - Comptes chèques postaux.
      - Conseil d'Administration.
      - Donateurs.
      - Foyer des sociétés littéraires.
      - Maison Camille Lemonnier - Maison des Écrivains.
      - Membres protecteurs.
      - Musée Camille Lemonnier.
      - Siège social.
      - Soirées des Lettres belges.
      - Statuts de l'Association.
   2. Répertoire bibliographique des membres de l'Association des Écrivains belges de langue française.
   3. Les Prix littéraires.
      - Prix décernés par l'Association des Écrivains belges de langue française.
      - Prix décernés par l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises.
      - Prix du Ministère de la Culture française.
      - Autres prix littéraires.
   4. Les 75 ans de l'Association.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 26824).

 

Littérature prolétarienne en Wallonie. Hector Clara, Nos haras inconnus. Charles Nisolle, La peur & autres récits. Précédés de Chronique de la littérature prolétarienne en Wallonie, par Jacques Cordier et Vital Broutout. Présentations et notes de Jacques Cordier. Bassac, Plein Chant, 1985. In-8° broché, 155 p., (collection « Vois d'En Bas »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre se divise en deux parties : la première présente, à travers l'exposition de courants de pensée, d'activités culturelles (comme le « théâtre prolétarien »), d'événements et de débats politiques, de revues, l'histoire d'un mouvement littéraire qui prit naissance dans cette région de la Belgique voici une soixantaine d'années. Elle est due à Jacques Cordier, et à Vital Broutout (pour l'évocation du Musée du Soir qui devait clore cette histoire dans les années 60).
   La seconde partie recueille les récits de deux travailleurs du fond de la mine : ceux d'Hector Clara mettent en scène le sort des chevaux de mine autrefois sacrifiés à la production charbonnière ; ceux de Charles Nisolle constituent sans doute l'œuvre complète d'un écrivain incisif et violent, proche parfois du meilleur Malva – ce qui constitue sans doute le plus bel éloge qu'on puisse lui adresser.
   Ces récits sont ici réunis pour la première fois en volume.

20 euros (code de commande : 24525).

 

LOBET (Marcel) — L'abécédaire du meunier. Bruxelles, Jacques Antoine, 1974. Grand in-8° broché, 297 p., illustrations, belle dédicace de l'auteur, quelques traits marginaux crayonnés.
En quatrième de couverture :
« Pour la nouvelle génération, le troisième âge est un Tiers-Monde où sévit le sous-développement intellectuel. Pour les hommes et les femmes en pleine activité, c'est un Tiers-Ordre où une règle mitigée permet de répondre sans trop de rigueur à la vocation humaine. Pour les idéologues, c'est un Tiers-État si épris de l'Ancien Régime qu'il est rebelle à toute évolution. Pour l'écrivain, qui a creusé essais et monographies, c'est le temps des tiers-livres, des ouvrages où, l'essentiel étant dit, la plume entend muser, baguenauder, folâtrer au gré du caprice.
La sentence, la maxime et l'anecdote conviennent au Tiers-Âge. À l'intention de mes amis proches ou lointains, présents et « à venir » (comme disent les salutations royales), j'ai réuni, dans l'ordre alphabétique, quelques réflexions nées de lectures, de voyages et de ces moments privilégiés où l'esprit s'abandonne à la rêverie, au charme du souvenir. »

10 euros (code de commande : 7978).

LOBET (Marcel) — Le feu du ciel. Introduction à la littérature prométhéenne. Préface de Pierre-Henri Simon. S.l., La Renaissance du Livre, 1969. In-8° broché, 170 p., (collection « La Lettre et l'Esprit »).
En quatrième de couverture :
« Depuis ses débuts dans la critique, Marcel Lobet a étudié la littérature comme une « science du bien et du mal ». Cette expression biblique lui a d'ailleurs fourni le titre d'un « essai sur la connaissance littéraire ».
Dans ses ouvrages antérieurs, l'essayiste avait interrogé les écrivains de débat, « chercheurs de Dieu » ou « singuliers » tels que J.K. Huysmans, « témoin écorché », puis il avait analysé (dans Écrivains en aveu et dans la Ceinture de feuillage) le témoignage des « scripteurs » qui ont eu recours à la confession littéraire pour traduire leurs états d'âme.
Aujourd'hui, dans une « introduction à la littérature prométhéenne », Marcel Lobet aborde plus particulièrement ce que Pierre-Henri Simon appelle, dans sa préface, « le versant noir de nos lettres », la littérature de révolte et de rupture qui, dans le sillage de Sade et de Nietzsche, voudrait dérober le « feu du ciel » pour acquérir la science du mal, pour accéder à un dépassement vertigineux des pouvoirs de l'homme.
Lucifériens ou prométhéens, Antonin Artaud, Georges Bataille, Samuel Beckett, André Breton, Jean Genet, Marcel Jouhandeau, Kafka, Pierre Klossowski, Lautréamont, Le Clézio, Michel Leiris, Pieyre de Mandiargues sont, à leur manière, des pèlerins de l'absolu, des chercheurs de Dieu « à rebours ».
Toute la psychologie contestataire de notre temps s'éclaire à la lumière de ce Feu du ciel dont l'actualité est « brûlante. »

6,50 euros (code de commande : 7979).

[LOVELING]. PIETTE Hélène — Les sœurs Loveling. Rosalie et Virginie, deux grandes figures féminines des lettres flamandes. Bruxelles, Office de Publicité, 1942. In-12 broché, 88 p., (« Collection Nationale », n° 15).

6 euros (code de commande : LB/106).

 

LURKIN (Abel) — L'amère Belgique. Veuve de guerre. Vervoz-Ocquier, Éditions de Saint-Hubert, [1945]. In-8° broché, 155 p.
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   L'auteur s'identifie fortement à la cause des Wallons menacés par le flamingantisme. « Une nation, dit-il, c'est bien un esprit. » En ce cas, les Wallons sont des Français officieux qui doivent craindre et refuser une « certaine Belgique artificielle, apocryphe et chimérique ». Loin d'être un essai argumenté, L'amère Belgique se présente plutôt comme le registre des plaintes qu'ouvrirait un homme que les événements politiques et militaires ont blessé et humilié. Tour à tour, Abel Lurkin règle leur compte aux neutres et aux veules, à l'armée, à l'attitude de Pictave III, roi de Colchique, aux profiteurs et aux collaborateurs de guerre, aux résistants de la dernière heure, à la désinvolture bruxelloise, autant qu'à l'Allemagne de Hitlérius... La plume qui a écrit L'amère Belgique a par moments été trempée dans du fiel. On en rit jaune encore, même si la conviction du pamphlétaire ne dégage pas une véritable doctrine pour l'avenir wallon, dans un État où le professeur Leneutre demande à changer de nom et à s'appeler M. Lerésistant, et où il se trouve que le Belge qui « vendrait du beurre sur le radeau de la Méduse » est le même qui affirme, pour assurer la tranquillité de son commerce avec celle de son âme : « Il n'y a que des Belges, mossieu. »
Bibliographie :
   - Chartry d'Heur (Jean-Marie), Amère Belgique, veuve de guerre (l'), dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. III. Le théâtre - L'essai, p. 260.

15 euros (code de commande : 24062).

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Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.

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