LITTÉRATURE DE BELGIQUE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

NED (Édouard) — Le parfum des fêtes. Illustré par Pierre Ickx. Roman. 100 p., illustrations en noir, (collection « Roitelet », n° 55), exemplaire non coupé en bon état.
Table :
   - Saint Nicolas.
   - Noël.
   - Nouvel an.
   - Épiphanie.
   - Les Rameaux au village.
   - Semaine sainte.
   - Pâques.
   - Mai.
   - Sursum corda
   - Pentecôte.
   - Vacances.
   - Toussaint.

8 euros (code de commande : 32329).

 

Dans les mises à jour précédentes :

 

SMOLDERS (Olivier)Fontanelle. Dessins et gravures de Michel Smolders. Liège, Éditions du Scarabée et Yellow Now, 1994. In-4° broché sous couverture à rabats, 72 p., exemplaire du Service de Presse, belle édition du tirage sur papier de Hollande, on joint l'enveloppe à destination du journaliste contenant le communiqué de presse, l'invitation, le carton publicitaire, bon exemplaire.
Extrait du communiqué de presse :
   Michel Smolders est né le 24 avril 1929 à Bruxelles. Après des études à Saint-Luc et à La Cambre (atelier de sculpture d'Oscar Jespers), il voyage et travaille au Zaïre, à Carrare et au Mexique. Il crée ensuite les symposiums de sculpture à Les Avins. Depuis 1963, ses œuvres (sculptures, dessins et gravures) ont fait l'objet d'expositions personnelles dans différents pays d'Europe, ont participé à des expositions collectives et figurent dans les collections d'État et les collections privées.
   Olivier Smolders
est né le 4 janvier 1956 à Léopoldville. Licencié en Philologie Romane (UCL) et en Réalisation Cinéma (Insas), il a réalisé une dizaine de courts métrages primés dans des festivals nationaux et internationaux. Il a publié deux essais : Cinéma Parlant (Éditions du Daily Bul) et Éloge de la Pornographie (Éditions Yellow Now). Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs sur le 7ème art, collabore avec différentes revues et prépare un Paul Nougé pour la collection « Archives du Futur » (Éditions Labor).
   Fontanelle
trouve son origine dans le désir de mettre en scène les dessins assemblés au fil des ans dans les carnets de croquis de Michel Smolders. Dès que le texte a été ébauché, de nouveaux dessins sont venus à sa rencontre, tantôt modifiant d'anciennes esquisses, tantôt apportant des idées nouvelles. Une série de dix burins ont ensuite été gravés pour figurer en pleine page et servir ainsi de rime interne à l'histoire. Le texte s'est ensuite encore adapté à la mise en scène particulière choisie pour chaque page, de sorte que le livre est entièrement contrait sur ce dialogue particulier entre des images et des mots.
   Fiction entre prose et poésie, Fontanelle est à la fois la songerie d'un homme à l'approche de la mort et le récit de sa découverte d'une cité perdue.

25 euros (code de commande : 32231).

 

WILMET (Louis) — Sous le signe de Jean de Nivelles. Roman (Histoire et Folklore). Bruxelles - Paris, Durendal - Lethielleux, 1938. In-8° broché, 209 p., ex-libris, exemplaire en bon état.
Ce recueil contient :
   I. Réveillon de Noël.
   II. Au concours hippique.
   III. L'aigle noir.
   IV. L'ami d'enfance.
   V. Le concert de carillon.
   VI. Duel.
   VII. La victoire de Gertrude.

9 euros (code de commande : 32229).

 

BOGAERTS (Alain)Rotomago (roman photo). [Liège], Yellow Now, 1977. In-8° broché sous couverture à rabats, 95, [8] p., reproductions photographiques, bon exemplaire malgré la couverture un peu jaunie.
Sur le rabat de la couverture :
   Rotomago, Roman-Photo, c’est celle d’un type qui pressentait, pour le propos poétique, la nécessité de se retourner dans la pharce-mot, lecture et mise en boîte d’une poétique-chien furieux ; et de cette langue qui sort d’un trou et coule, tordue la pauvre par son propre poids, morte. (Y dit bien : pharce, pasque la farce a assez duré, du petit jeu-jeu dans lequel on entre-et-sort, etc...) Et, quoi ? se retourner comment ? Comme si, déglutie de force dans le couloir-viande de cette débâcle (poétique aussi) – ci, les ficelles tentaculaires du mot allaient se défaire des chaînes de jus qui le retiennent, pour s’enspasmer dans la vie, toute la vie. Rotomago est, sans doute, l'échec de cette pharce-là.

12 euros (code de commande : 32088).

 

DELATTRE (Achille)À la gloire du mineur. Anthologie ornée de trente-trois illustrations. Cuesmes, Impricoop, 1958. In-8° broché, 211 p., illustrations hors texte, un cachet et un code-barre de bibliothèque (à l'interieur), ainsi qu'une cote barrée (à la couverture) sinon bon exemplaire.
   Achille Delattre réunit ici un choix de textes concernant la mine. On y trouve les noms célèbres de la littérature : Louis-Laurent Simonin, Émile Zola, Louis-Eugène Caustier, Georges Clemenceau, Laguerre, Alexandre E. Millerand, Hector-Henry Malot, Gilbert Cesbron, Upton Sinclair, A. J. Cronin, Gustav Morcinek, Otto Dunbier, A. Hans, Camille Lemonnier, Louis Delattre, Pierre Hamp, Jules Destrée, Louis Piérard, Jules Sottiaux, Constant Malva, Jean-Louis Vandermaesen, Valentin Van Hassel, Marius Renard, G. Delarge, Georges Rameackers, O. P. Gilbert, Henri Deligne, G. C. Rutten, Pierre Demart, Jean-Pierre Barrou, Marcel Sala, Jef Rens et Achille Delattre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est seulement vers la moitié du 19e siècle que des écrivains d'avant-garde commencèrent à décrire la vie des hommes attachés aux travaux des mines. À ce moment déjà, grâce à la vapeur et à la société anonyme qui permit de réunir les gros capitaux exigés par les nouvelles techniques, l'industrie houillère a déjà pris de considérables développements.
   Avant cette période, les allusions aux mines gué l'on trouve, se rapportent à la recherche du charbon et aux difficultés que rencontre sa mise à fruit.
   Mirabeau, à l'assemblée nationale française qui suivit la prise de la Bastille en 1789, disait dans un grand discours sur l'industrie charbonnière qui commençait à se développer dans le Nord de la France :
   « Le premier filon était à trois cents pieds et n'étail susceptible d'aucun produit. Pour y arriver, il avait fallu franchir un torrent intérieur qui couvrait tout l'espace dans une étendue de plusieurs lieues. On touchait la mine avec une sonde et il fallait, non pas épuiser cette masse d'eau, ce qui était impossible, mais la traverser. Une machine immense fut construite, c'était un puits doublé de bois ; on s'en servit pour contenir les eaux et traverser l'étang. »
   En 1867, Simonin, rompant avec cette espèce de tradition, publia son premier livre, La Vie souterraine qui eut immédiatement des imitateurs d'importance, tel Émile Zola.
   Les sujets ne manquaient pas : les catastrophes, les grèves violentes et souvent sanglantes mêlées à la misère des corons miniers étaient autant de sujets presqu'inépuisables qui se bousculaient sous la plume des auteurs.
   Par la suite, lorsque pareilles raisons venaient à manquer, les écrivains à sensation en trouvaient à volonté dans leur bénévole encrier.
   Le mineur a été très longtemps méprisé, considéré comme un perpétuel plaignant, un révolté sans motif.
   Mais ces premiers écrivains de la mine et des mineurs qui étaient des hommes de talent et d'audace leur rendirent justice, d'autres suivirent qui les présentèrent tels qu'ils sont véritablement : ardents au travail, courageux dans le danger, néanmoins amateur de franche gaîté.
   « Débarrassé de son masque noir, dit l'Académicien Louis Delattre, le houilleur redeviendra le Gaulois joyeux, pétillant, le frère de l'alouette fredonnante. »
   Le mineur est goguenard. : les curieux visiteurs de travaux souterrains ainsi que les amateurs de fortes sensations qui veulent tâter du métier pendant une courte période, sont parfois victimes de cette tournure d'esprit.
   Leurs farces et leurs blagues, ont cependant parfois des lendemains surprenants.
   C'est ainsi que l'un de ces amateurs de fortes émotions s'étant informé d'où venait l'eau qui tombait sur la cage et l'arrosait si désagréablement, reçut comme réponse « que c'était les camarades des étages supérieurs du vaisseau de fer qui leur « pissaient » sur la tête, histoire de les bénir. »
   Dans une brochure à sensation, le naïf curieux rapporta l'histoire ainsi que d'autres de même valeur qui lui avaient été versées dans l'oreille ; les auteurs de ces audacieuses trouvailles en rirent à gorge chaude.
   Les littérateurs de mines et de mineurs n'ont pas toujours cette naïveté ; la plupart, presque tous, peut-on dire, ont tenu à se documenter sérieusement avant de confier leurs constatations au papier.
   Mais les outrances et les invraisemblances ne sont pas rares dans la littérature minière.
   Nous nous sommes attachés à les éviter dans notre choix des textes et n'avons pas hésité à écarter de nos analyses, les récits par trop fantaisistes qui défiguraient visiblement la vérité.

20 euros (code de commande : 32115).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE]. 10 Nouvelles. Bruxelles, Groupe du Roman, 1974. In-8° broché, 104 p., (collection « Les Cahiers du Groupe », n° 10), exemplaire en très bon état.
Sommaire :
   - Pourquoi l'on conte, par Marcel Thiry.
   - Ras l'bol, par Sidonie Basil.
   - La Trattoria, par Hélène Beer.
   - La Grande Dune, par Constant Burniaux.
   - Le Souterrain, par Gaston Compère.
   - Le Passage, par Jean De Meur.
   - La Voisine, par Robert Montal.
   - Le Maître Objet, par Jean Muno.
   - L'Odeur des Mimosas, par Marie Nicolaï.
   - Le Parc, par Thomas Owen.
   - La Leçon de piano, par Marianne Pierson-Piérard.

8 euros (code de commande : 32031).

 

[GHELDERODE (Michel de, pseudonyme d'Adémar Adolphe Louis Martens]. FRANCIS (Jean) — L'éternel aujourd'hui de Michel de Ghelderode. Spectrographie d'un auteur. Bruxelles, Louis Musin, 1968. Fort in-8° broché sous couverture à rabats, 538 p., nombreuses illustrations.
Le mot de l'éditeur sur la couverture :
   Michel de Ghelderode, l'un des plus importants dramaturges de son époque. Auteur d'une cinquantaine de pièces de théâtre et d'un nombre considérable de volumes en prose, il a toujours occupé une place à part dans les Lettres françaises, celle réservée à ceux qui vivent leur œuvre autant qu'ils l'écrivent.
   Né en 1898, à Ixelles, il est mort à Schaerbeek en 1962. Entre ces deux faubourgs de Bruxelles une pérégrination spirituelle, une aventure unique.
   C'est cet itinéraire – il traverse les domaines de tous les arts, ceux du folklore et de l'histoire que le présent livre retrace. Pour la première fois Michel de Ghelderode et son œuvre sont racontés, l'un éclairant l'autre et réciproquement par quelqu'un qui a longtemps vécu dans l'intimité du grand dramaturge.
   Nous avons voulu compléter cette étude par une iconographie aussi ample et variée que possible.

10 euros (code de commande : 31939).

 

CORAN (Pierre, pseudonyme d'Eugène Delaisse) — La Belle Amour. Préface de Maurice Carême. Photographie de Luc Freché. Bruxelles, Louis Musin, 1978. In-8° broché sous couverture à rabats, 29 p., exemplaire sur Arches, rousseurs à la couverture.
Extrait de la préface :
   Saint-Exupéry déclarait : « S'aimer, ce n’est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. » Or, Pierre et Irène se sont admirablement entendus pour réaliser ensemble une œuvre qui a déjà enchanté des générations d'enfants.
   C’est l'ensemble de tout cela que Pierre Coran a voulu intégrer dans La Belle Amour. Je n'imiterai pas les préfaciers qui crient au génie quand ils présentent un livre. Coran s'est attaqué au sujet le plus difficile à réussir. Les poèmes d'amour demandent un tel équilibre entre la sincérité des sentiments et l'art de les exprimer qu’il est extrêmement hasardeux d'en écrire après Ronsard, Racine, Lamartine, Hugo, Musset, Baudelaire, Apollinaire et combien d'autres. J'en ai fait moi-même l'expérience. Puisse Pierre Coran avoir réussi cette merveilleuse exégèse d’un amour accompli, lui qui a eu cette chance exceptionnelle d'avoir mené à bien une œuvre spirituelle et une œuvre charnelle et de devenir ainsi un homme dans la plus belle acception que l'on puisse donner à ce mot.

15 euros (code de commande : 31794).

 

MOCKEL (Albert) — Propos de Littérature. Paris, Librairie de l'Art Indépendant, 1894. [Paris / Librairie de l'Art Indépendant / 11, rue de la Chaussée d'Antin, 11 / 1894 / Tous droits réservés.] In-8° sous reliure cartonnée recouverte d'un papier imprimé au décor Art Nouveau, couverture conservée, trace de la pièce de titre décollée (reliure signée de P. Claessens Fils), 148, [1 (colophon)], [3 bl.] p., envoi et carte de visite de l'auteur, très bon exemplaire de cette rare édition originale.
Introduction :
   Cette étude n'est pas à proprement parler une critique de vers. Les œuvres des deux poètes que j'ai choisis me serviront plutôt à rendre plus claire l'expression de certaines idées qui me hantent et à illustrer quelques réflexions sur la philosophie dans l'art, sur la méthode, la forme et la technique de ceux que l'on a appelés les Symbolistes ; en analysant ce que contiennent la Chevauchée d'Yeldis et les Poèmes anciens et romanesques, par exemple, je voudrais arriver à établir indirectement le compte de doit et avoir d'une génération dont ces livres indiquent assez complètement, dans les limites de l'art, les tendances diverses.
   La mode n'est plus aux parallèles. Il m'a semblé cependant qu'il y avait ici une opportunité véritable à renouveler ce genre ancien. Jadis, M. Ferdinand Brunetière, avec l'autorité de son talent et celle, plus discutable, de la Revue des Deux-Mondes, s'occupa longuement des symbolistes ; mais M. de Régnier n'était pas même cité, et pourtant les Sites et les Épisodes avaient déjà paru. Un autre critique, annonçant à la foule les vers de ces deux poètes, n'hésitait pas à déclarer leur œuvre identique. On ne pouvait, de bonne foi, trouver entre eux de différence. Enfin un genre de sport fut quelque temps très en faveur dans les bons coins de la presse littéraire, – peut-être l'est-il encore – il consistait à accoler invariablement ces deux noms jusqu'à donner l'illusion d'une sorte de meilhacalévy poétique, tandis qu'un contresport les plaçait alternativement au-dessus et au-dessous l'un de l'autre. Cela n'est-il point assez pour servir de raison à cette étude ? Qu'on y lise un prétexte, cela suffira.
   Frères par l'amitié, MM. de Régnier et Vielé-Griffin le sont aussi par leurs écrits, mais à cause de leurs différences mêmes, – en ce sens spécial que l'un complète l'autre à merveille et que leurs livres réunis donneraient l'idée presque parfaite de la poésie nouvelle. L'un deux l'emporte par le talent, l'autre par l'instinct poétique ; chez celui-ci des images plus nouvelles, plus d'inattendu une plus riche variété de rythmes et de gestes ; chez celui-là un sens plus pur de l'attitude, une rigueur plus grande dans l'expression, un style plus noble et plus voisin de la perfection. Mais, je le répète, tous les deux sont poètes, tous les deux sont artistes et, si dans la suite de cet article les mots défaillaient à ma pensée, je voudrais affirmer encore qu'ils sont égaux à mes yeux.
À propos du relieur :
   Paul-Joseph Claessens (1861-1909) succéda à son père Laurent vers 1895, « après une association d'une dizaine d'années. Il fonda, puis dirigea, l'École de reliure de la Ville de Bruxelles ; il fut aussi président de la Chambre syndicale de la Reliure (1903), et fit partie du Cercle de la Librairie de 1888 jusqu'à la fin de ses jours. Il était relieur attitré de la comtesse de Flandre et du prince Victor Napoléon. [Une] étiquette illustrée [...], attribue aussi aux deux Claessens le titre de « Relieurs-Doreurs de Mgr le duc d'Aumale ». On sait que le duc d'Aumale séjourna à Bruxelles de 1886 à 1889.
   [...] Il soutint dignement la renommée de son père, bien que son étoile se trouvât quelque peu éclipsée par celle de De Samblanx, qui montait à l'horizon.
   Il participa à diverses expositions : Liège 1905, Milan 1906, Bordeaux 1907, Bruxelles 1909. Cette dernière exposition n'avait pas encore fermé ses portes lorsqu'il mourut brusquement, le 18 juin 1909. Le bruit courut qu'il s'était suicidé. Il se plaignait beaucoup depuis quelque temps du tracas des affaires, et des difficultés toujours croissantes qu'il éprouvait dans le recrutement des ouvriers et dans ses relations avec le personnel, conséquences des nouvelles lois sociales.
   Il signa, d'abord en commun avec son père : L. Claessens et Fils (i885-1895?) ; puis P. Claessens, fils, et enfin P. Claessens.
Bibliographie :
   - Dubois d'Enghien (Hector), La reliure en Belgique au dix-neuvième siècle, pp. 128-129.

80 euros (code de commande : 31806).

 

GIRAUD (Albert) — Le Miroir caché. [Woluwé-Saint-Lambert], Éditions de la Vie Intellectuelle, 1921. In-8° carré broché, 81 p., ex-libris manuscrit sur la couverture, exemplaire du tirage courant de l'édition originale, rare.
   Robert Frickx décèle une absence de moi profond qui « caractérise Le miroir caché, dont le ton spirituel s'apparente souvent à celui de la fable, de l'apophtegme ou de la parabole. L'élégance du tour, la parfaite maîtrise de la langue et de la prosodie témoignent [...] d'un talent accompli, trop souvent bridé, malheureusement, par des options esthétiques contraignantes. L'on peut se demander toutefois si cette volonté de rigueur n'a pas gardé Giraud de la frénésie et de la violence qui semblent avoir été le véritable fonds de sa nature. »
Bibliographie :
   - Frickx (Robert), Le Concert dans le musée, dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres, T. II. La poésie, p. 131.

25 euros (code de commande : 31730).

 

PIÉRARD (Louis) — Les trois Borains. [Illustré par Anto Carte.] Charleroi, IP Éditions, 2001. In-8° broché, 67 p., bibliographie, exemplaire à l'état de neuf.
   Il s'agit de la réédition de l'édition originale parue en 1933.
En quatrième de couverture :
   Journaliste, écrivain, académicien, promoteur des arts et des lettres, homme politique, ami de la France, européen convaincu, citoyen du monde, Louis Piérard a marqué de son empreinte le monde des Arts et des Lettres et le monde politique de son époque.
   La Fondation Louis Piérard, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, et avec l'appui de l'Administration communale de Frameries qui lui apporte son patronage, a entrepris la réédition du livre Les Trois Borains.
   Cette œuvre, merveilleusement illustrée de dessins d'Anto Carte, de l'École de peinture montoise, et ami de l'écrivain, exprime toute la sensibilité de l'auteur pour son Borinage natal.

10 euros (code de commande : 31718*).

 

 

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Littérature dialectale de Wallonie

ADAM (Gérard) — La lumière de l'archange. Roman. Lausanne-Dour, Luce Wilquin, 1992. In-8° collé, 319 p., envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   1999. Pierre Lhermitte, spécialiste français des maladies virales, prix Nobel de médecine pour le vaccin contre le sida, fondateur d'une confrérie de scientifiques, est victime du virus qu'il étudie, redoutable mutant surgi dans les forêts centrafricaines. Tenu en quarantaine dans son propre service, soutenu par ses amis du monde entier, il participe à la course de vitesse entre l'épidémie et la recherche, tout en prenant conscience d'un monde contemporain dont il s'était jusqu'alors abstrait et qu'ébranlent de profonds bouleversements sociaux ou géopolitiques, ainsi que l'avènement de mouvements millénaristes en cette dernière année du XXe siècle. Mais d'étranges modifications psychiques apparaissent chez les rescapés. Le développement de la vie serait-il à un carrefour ? Pierre Lhermitte sera entraîné simultanément dans une aventure exceptionnelle et dans une quête intérieure, psychologique, métaphysique et spirituelle.
   Un roman d'aventure, d'anticipation revisitée par la médecine, où s'inscrivent en filigrane toutes les interrogations de notre époque.
   Oubliez tous vos préjugés et laissez-vous emporter par cette langue extrêmement riche et ce torrent d'idées !
   Gérard Adam est né en Belgique en 1946. Médecin militaire, spécialisé en médecine des catastrophes et en acupuncture, il a été coopérant au Zaïre et a participé à l'opération Kolwezi. Il a obtenu en 1989 le prix NCR de la vocation littéraire pour L'Arbre Blanc dans la Forêt Noire.

15 euros (code de commande : 28567).

 

ADINAU (Louis-Gérard) — Ébènes et Ivoires. Réminiscences congolaises. Poèmes. Bruxelles, chez l'Auteur, 1955. In-8° broché, 157 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : LB/1).

 

ADRIEN (Adrien Georges Léon de Keyser, dit)Ballades de Sylvain. Textes et images par Adrien. S.l., [chez l'Auteur], 1946. In-8° en feuillets sous chemise d'éditeur, [100] p., édition anapistographique, cette édition contient 22 ballades, chacune illustrée par une eau-forte rehaussée à l'aquarelle, ainsi qu'un titre gravé et une gravure sur la couverture, belle dédicace « À Mon cher maître Anto Carte [...] » enrichie d'un dessin original colorié représentant le peintre à son chevalet, un des 24 exemplaires rehaussés à la main (n° 15).
À travers Sylvain, l'auteur nous dévoile son intention :
   C'est un gamin qui vient à vous de tout cœur
   Il écrit d'une main
   et illustre de l'autre
   un œil pour vous instruire
   l'autre est pour les mages.
   L'aimerez-vous ?
Notice de la Biographie nationale :
   
Adrien de Keyser (Overijse, 1914 - Paris, 1950). Il est de ces créateurs qui traversent l'histoire de l'art à la manière d'étoiles filantes, brillants par leur capacité à toucher à de nombreuses cordes, mais rejetés dans l'ombre dès leur disparition trop tôt survenue. Adrien De Keyser est de ceux-là.
   Éduqué au sein d'une famille bruxelloise aisée – le père est médecin au Sablon et la mère, peintre – , après des humanités au Collège abbatial de Maredsous, Adrien entre à l'Académie de Bruxelles, dans l'atelier de peinture monumentale dirigé par Anto Carte. Polyvalent dès son adolescence, il réalise, entre 1937 et 1946, des costumes et des décors pour le théâtre, des illustrations, des gravures, des étalages pour les fêtes de fin d'année du grand magasin Le Bon Marché, des marionnettes et, bien sûr des peintures.
   La guerre interrompt ses activités : il s'inscrit à l'ENSAAV (La Cambre) pour s'initier à la technique de l'émail sur métal, sous la direction de l'orfèvre Jacques. [...]
   Poursuivant son œuvre peint, « son art se développe sur deux registres différents, une approche directe de la réalité dans les paysages et des portraits et, par ailleurs, des œuvres où son imagination se donne libre cours » En 1943, encore sous l'influence des scènes d'horreur vécues lors de son exode en France en mai 1940, il présente une série de gouaches aux sujets tragiques. Après la Libération, les sujets de ses gouaches sont imprégnés d'une joyeuse tendresse et d'une sensualité nouvelle. En 1946, il écrit des poèmes qu'il illustre de pointes sèches et crée le personnage de Sylvain, l'éternel adolescent rêveur. À cette date également, il s'intéresse à la peinture sur verre, réalisant des effets spéciaux par l'utilisation de feuilles d'or et de tons soutenus, tel le bleu lapis.
   En 1947, il se fixe à Paris et travaille avec son ami, le peintre français Pierre Lardin, à la restauration du paquebot Ile de France : pour décorer la salle de jeux des enfants, il utilise de grands panneaux de verre. Une autre commande le rappelle en Belgique : la décoration d'une villa construite par Horta, au parc de la
Corniche à Genval (La Hulpe). Adrien y réalise une grande fresque sur le thème Le triomphe d'Apollon. Ce travail terminé, de retour à Paris, il monte des spectacles dans un local de la Maison pour Tous, rue Mouffetard : Adrien décore la salle de grandes figures représentant notamment une fête foraine. Comme il faut aller vite, il peint, non pas à fresque, comme à Genval, mais directement sur la paroi sèche. Les deux premiers spectacles présentés par la troupe de Jan Doat n'attirent pas la foule. Adrien propose alors un spectacle de marionnettes et adapte le texte du Petit Prince de Saint-Exupéry ; la représentation remporte un vif succès et est jouée deux cents fois. Quantité de projets sont mis sur le métier : décors et costumes pour une mise en scène de Raymond Devos, nouvelles marionnettes pour L'enfant et les sortilèges de Colette sur la musique de Ravel, etc.
   Hélas, la mort vient mettre un terme à cette prolifération d'activités créatrices : Adrien décède à Paris, à trente-cinq ans, le 6 avril 1950, laissant une œuvre multiple, toujours marquée d'une distinction poétique et d'un savoir-faire accompli qui le classent au rang des plasticiens originaux du milieu du XXe siècle.
Bibliographie :
   - De Maet (Jacques), De Keyser, Adrien, dans Nouvelle biographie nationale, t. VI, pp. 128-129.


La dédicace et l'illustration originale.

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250 euros (code de commande : 28041).

 

Alphabet des lettres belges de langue française. Bruxelles, Association pour la Promotion des Lettres Belges de Langue Française, 1982. In-8° broché, 311 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Préface, par Liliane Wouters.
   - Balises pour l'histoire de nos lettres, par Marc Quaghebeur.
   - Alphabet des lettres belges de langue française, par Alberte Spinette.
   - Bibliographie.
Préface :
   Un critique le faisait remarquer récemment : alors que les écrivains francophones de la Belgique unitariste n'avaient qu'une hâte, descendre à Paris, ceux de la Belgique communautaire ne franchissent plus guère le Quiévrain et situent leurs œuvres dans le contexte le plus quotidiennement belge. La nostalgie a changé de cap, les complexes ont été largués en chemin. Wallons et Bruxellois ne secouent plus la semelle de leurs chaussures : trop d'argile resterait collée dessous.
   Paradoxalement (mais est-ce un paradoxe ?), au moment où le pays s'effrite, ses écrivains se rassemblent. Non seulement ses écrivains : la prolifération de lieux de théâtre et l'ouverture de petites maisons d'édition misant sur l'auteur belge sont la preuve que, pour cet auteur, il existe maintenant un public et des lecteurs.
   Au moment où, pour la première fois dans notre histoire littéraire, s'éveille un véritable intérêt dont témoignent jusqu'aux rayons des grandes surfaces, la Commission des Lettres a cru devoir pallier le manque de repères dont se plaignent, à juste titre, nombre d'enseignants, de bibliothécaires, d'étudiants et d'amateurs. La nécessité d'un manuel retraçant des étapes et opérant un choix nous a incités à publier ce livre dont l'objectif principal est de cerner notre littérature vivante. Choix très large, très divers, très étudié, mais choix tout de même. Les pages qui suivent ne sont pas un annuaire. À ceux qui pourraient le regretter nous objecterons qu'il n'existe pas de politique culturelle sans choix. Que ce choix, nous l'avons assuré, que nous le cautionnons, que nous l'assumerons. Qu'il n'est qu'un des aspects d'une action dont témoigne par ailleurs la librairie « Promotion des Lettres belges de langue française », installée au confluent de toutes les manifestations artistiques et culturelles, et qui, depuis plus d'un an, assure la présence de nos auteurs dans ce lieu exceptionnel, tant par leurs livres que par des rencontres avec le public et les critiques, par des débats, par des expositions. Ce livre constituera en effet un des aspects d'une politique générale qui vise avant tout à susciter la création, à donner à l'œuvre réalisée une forme concrète et à la diffuser dans le plus large public possible.
   La Belgique est un pays d'écrivains. Notre but est de les faire connaître. Aux lecteurs de les juger.

15 euros (code de commande : 23793).

 

ANDERSEN (Zsuzsanna Bjørn) — Il ya cent ans, la Belgique. Textes et documents du critique danois Georg BRANDES. Bruxelles, Labor,1990. In-8° broché, 125 p., illustrations hors texte, (collection "Archives du Furur", n° 27).

5 euros (code de commande : LB/6720).

ANDRÉ (Francis) — Les Affamés. [Liège], W'allons-nous ?, 1985. In-12 broché, 227 p., (collection "Voix des Peuples").

4 euros (code de commande : LB/4).

ARNOLD (Jean) — L'Appel des Dunes. Bruxelles, L'Essor, 1941. In-12 broché, 221 p.

5 euros (code de commande : LB/5).

 

Audace. Recueil littéraire trimestriel. Bruxelles, Bruylant, 1954. In-12 broché, 229 p., non coupé.
@ Cette revue littéraire belge dirigée par Carlo de Mey contient les textes suivants : Les Grandes Personnes par Thomas OWEN, Trois femmes dans une auto par Carlo de Mey, Cousine Élodie par Stéphane Audel, Le diptyque d'Hiver par Hubert Colleye, Des deux côtés du rideau de sable par Louis Dubrau et Vie publique de Pantagleize par Michel de GHELDERODE.

10 euros (code de commande : LB/6*).

Audace. Recueil littéraire Trimestriel. Bruxelles, Octobre 1960. In-8° broché, 236 p., exemplaire non coupé.
@ Contient notamment Bonjour, Mister Jones de Jean Ray.

10 euros (code de commande : 33/68).

Audace. Recueil littéraire Trimestriel. Numéro spécial Souvenir du Symbolisme. Bruxelles, 1970. In-8° broché, 239 p.

13 euros (code de commande : 34/68).

AVERMAETE (Roger) — Le Fatum et la Rosière. Bruxelles, Les Éditions de Belgique, 1931. In-12 broché, 220 p., (collection "Belgor", n° 53), manque important à la couverture légèrement souillée, quelques cahiers ont été mal découpés.

4 euros (code de commande : LB/7).

 

AYGUESPARSE (Albert) — Notre ombre nous précède. Roman. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1953. In-8° broché, 270 p., envoi de l'auteur à Adrien Jans.
Extrait de l'étude de Jacques Belmans :
   Si l'humour n'apparaît que de loin en loin dans l'œuvre d'Ayguesparse, c'est d'un humour volontiers pince-sans-rire, désabusé ou noir qu'il s'agit, de l'humour un peu triste d'un homme qui se rend compte combien il a trop espéré en l'humanité. De cette désillusion provient la dimension pessimiste de ses romans : Notre ombre nous précède, comme Une génération pour rien, Le mauvais âge comme L'heure de la vérité, allient une étouffante description de mœurs à un amer constat de solitude. [...] Toute dimension spirituelle écartée, l'optique d'un Ayguesparse rejoint celle d'un Jean Cayrol (Le Coup de grâce), de maints romanciers italiens (Pavese) ou encore des réalisateurs du cinéma néo-réaliste.
Bibliographie :
   - Belmans (Jacques), Albert Ayguesparse, Paris, Seghers, 1967.

13 euros (code de commande : 29577).

AYGUESPARSE (Albert)Le Mauvais Âge. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1959. In-12 broché, 187 p., belle dédicace de l'auteur.

16,50 euros (code de commande : LB/13).

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Littérature dialectale de Wallonie

BAIE (Eugène) — Sub rosa et sub umbra. Les Jardins d'Athènes. Les Terrasse du Muséion. La Kasbah de Cordoue. Les Villas des Médicis. Troisième édition. Paris, Éditions de la Vie, 1912. In-12 broché, 276 p., petit manque à la couverture.

4 euros (code de commande : LB/11).

BAILLON (André)

 

BARNARD (Benno) — Fragments d'un siècle. Une autobiographie généalogique. [Titre original : Eeuwrest.] Traduit du néerlandais par Monique Nagielkopf. Bordeaux, Le Castor Astral, 2005. In-8° broché, 243 p., (collection « Escales du Nord »).
En quatrième de couverture :
   Le « trou dans le monde », image centrale des Fragments d'un siècle, c'est la destruction de Rotterdam, la ville d'où sont originaires les parents de l'auteur, mais aussi l'impossibilité qu'éprouve le père à parler de la guerre, et enfin le vide religieux que les bombardements ont laissé dans la pensée européenne.
   Benno Barnard fouille, avec un humour virulent et iconoclaste, dans et au-delà de sa propre mémoire, pour nous livrer un compte rendu méditatif et lyrique d'un voyage dans le temps et au cœur de l'Europe.
   « Un livre exceptionnellement riche, un éventail de disciplines – journal, lettres, essai, polémique, conte – fusionnées par la cohérence, et qui pourrait tout aussi bien se nommer roman. » (Jeroen Brouwers.)
   Né à Amsterdam en 1954, Benno Barnard a choisi de vivre en Belgique. Il a écrit dans le prestigieux Nieuwe Wereld Tijdschrift. Il est l'auteur de nombreux poèmes (dont Le naufragé), d'essais autobiographiques, de textes polémiques et de pièces de théâtre.

10 euros (code de commande : 23728).

 

BARONIAN (Jean-Baptiste) — Le Grand Clalababa. Paris, Opta, 1977. In-12 broché, 184 p., (collection « Anti-Mondes », n° 33).

5 euros (code de commande : LB/16).

BARTELT (Franz) et BERTRAND (Alain) — Massacre en Ardennes. Gerpinnes, Quorum, 1999. In-8° broché, 173 p., (collection "Le Point du Jour").

5 euros (code de commande : LB/18).

 

BECK (Béatrix) — Moi ou autres. Nouvelles. Paris, Grasset, 1994. In-8° broché, 164 p.
En quatrième de couverture :
« Les textes réunis dans Moi ou autres ont comme sujet principal la vieillesse et la mort. On pourrait s'attendre à un livre très noir, mais il ne l'est qu'au sens où l'on parle d'humour noir : il est plein de prodigieuses trouvailles langagières et de réflexions qui bousculent les idées reçues.
Le plus long texte ouvre le volume. Il commence de façon réaliste et se poursuit en conte fantastique, ce qui laisse à penser que le narrateur a perdu la tête : ce dernier tombe amoureux d'une gargouille de l'église voisine. Il connaîtra en sa compagnie ses derniers moments de bonheur. »

7 euros (code de commande : 7970).

BECK (Béatrix) — Prénoms. Nouvelles. Paris, Grasset, 1996. In-8° broché, 175 p., édition originale, bande annonce.

7,50 euros (code de commande : LB/26).

BECK (Béatrix) — Recensement. Nouvelles. Paris, Grasset, 1991. In-8° broché, 179 p., édition originale, bande annonce.

7,50 euros (code de commande : LB/27).

 

BERENBOOM (Alain) — La Table de riz. Bruxelles, Le Cri, 1992. In-8° broché, 219 p., exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Elle s'appelle Nai Minh Ho. En chinois, Nai Minh Ho ne veut rien dire. Mais après tout, quelle importance ? Un aveu préalable et n'y revenons plus : je ne comprends pas le chinois, je ne parle pas chinois, je n'ai rencontré personne (de sérieux) qui connaisse la Chine, je n'y ai jamais voyagé, ni rien lu à ce sujet (où trouver le temps ?) Ceux que j'ai interrogés ont visité la Chine comme s'ils se baladaient à Florence ou à Vladivostok (la vieille ville, pas le port ; mais y a-t-il une vieille ville à Vladivostok ?) Pourtant, je suis sûr qu'une Chinoise lisant ce texte s'exclamera : « Nai Minh Ho ? Aya, je l'ai très bien connue ! »
   Une jeune Chinoise, étudiante en cinéma, rêve de films américains qu'elle n'a jamais vus et qu'elle essaye de reconstituer. Tournages insolites, émotions de chair, de papier et de soie, rencontres troublantes. Avec une fantaisie subtile, Alain Berenboom orchestre le choc Chine-Occident à travers le cinéma.
   Comment oublier son héroïne, Nai Minh Ho, ses amis et son père peintre et gastronome, après cette plongée dans une Chine cynique, sans aucun doute plus drôle que la vraie ?

15 euros (code de commande : 27349).

 

BERGEN (Véronique) — Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent. Roman. Paris, Denoël, 2006. In-8° collé, 256 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   1828, un adolescent surgit sur une place de Nuremberg, une lettre à la main. Illettré, comme coupé du monde, il passe aux mains de différents tuteurs avant de disparaître en 1833. Très vite, d'extraordinaires rumeurs circulent sur le jeune homme : il serait le fils du grand-duc de Bade et de Stéphanie de Beauharnais, une nièce de Napoléon mariée à un souverain allemand pour consolider la politique d'alliances impériales. Il aurait été enfermé dès sa naissance dans une minuscule cellule et privé de tout contact avant d'être relâché vers sa seizième année. Banal cas d'autisme ou enfance martyre, brisée par la raison d'État ? Telle est encore aujourd'hui l'énigme de Kaspar Hauser.
   L'histoire de Kaspar Hauser, adaptée par Werner Herzog, est ici renouvelée à travers les récits vibrants d'amour ou de haine de personnages ayant approché intimement l'enfant sauvage princier : sa mère, un cheval, son assassin...
   La découverte d'un écrivain de haute volée, d'un lyrisme singulier.

10 euros (code de commande : 23799).

 

BERNIER (Armand)7 contes. Verviers, Éditions de l'Avant-Poste, 1928. In-12 broché, 58 p., dédicacé par Nellie Bernier.

7,50 euros (code de commande : LB/6025).

BERTRAND (Alain) — Lazare ou la lumière du jour. Cognac, Le Temps qu'il fait, 1998. In-12 broché, 119 p.

6 euros (code de commande : LB/29).

BOLOGNE (Jean-Claude) — Requiem pour un ange tombé du nid. Roman. Paris, Fayard, 2001. In-8° broché, 324 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Sur le point de partir à la retraite, Hervé veut mettre de l'ordre dans ses souvenirs. Un drame survenu trente ans plus tôt a marqué son existence. Ses anciens collègues, tous plus âgés, s'en souviennent-ils ? Accepteront-ils de témoigner, quand ils ont préféré oublier leur culpabilité diffuse ? À moins que leurs souvenirs volontairement déformés ne lancent Hervé sur une fausse piste... Des questions plus graves se posent alors à lui, sur la réalité de ce qu'il a vécu, du monde qui l'entoure, et sur lui-même. Il s'obstine, cherche à reconstituer le puzzle avec des pièces disparates, contradictoires. En changeant le nom des protagonistes, un de ses anciens collègues n'a-t-il pas transformé la personnalité des acteurs ? Les documents produits ne sont-ils pas des faux ? Et la mort elle-même n'est-elle pas un masque ?
Ce qui reste vrai, c'est l'atmosphère confinée de cette entreprise informatique, « L'Arc-en-Ciel », qui a fini par absorber totalement la vie de ses employés, et qui a empoisonné les rapports entre les sept cadres de l'équipe. Mais, s'il y a eu meurtre, l'atmosphère peut-elle être coupable ? Au fait, un ange peut-il mourir ? »

9 euros (code de commande : 8424).

 

BOSQUÈTIA (Joseph Dufrane, dit) Centenaire de Bosquètia (Joseph Dufrane) né à Frameries, le 23 décembre 1833). 5e édition de ses œuvres, en 2 volumes. Tome I : Prose et poésie. Tome II : Théâtre. Préface par Ad. Demoustier. Frameries, Union des Imprimeries, 1933. Deux volumes in-8° brochés, t. I : XLII, 290 p., quelques planches hors texte, t. II : 347 p., petits cachets humides ex-libris, couvertures légèrement défraîchies, le tome II n'a pas été coupé
Extrait de la préface :
   [...] la littérature, c'est le reflet de l'âme d'un peuple, comme le langage en est l'expression et, pour être complète, la région boraine eût dû avoir ses écrivains, prosateurs ou poètes, évoquant dans le patois local l'esprit et les mœurs du terroir.
   Cette littérature qui manquait au Borinage, c'est Joseph Dufrane qui la lui a donnée.
   S'il fallait une confirmation de cette appréciation, je ne pourrais mieux faire que de reproduire ici un extrait d'un excellent article dû à la plume de M. Val. Van Hassel [...] qu'il publia dans le journal La Province du 28 septembre 1913 à l'occasion de l'inauguration à Frameries du monument élevé à la mémoire de Jos. Dufrane :
   « Avant l'apparition de l'œuvre de Dufrane, on avait édité, à Pâturages, un Almanach Borain, ainsi que des traductions de nombreuses fables de La Fontaine ; mais ces essais locaux appréciés et admirés par quelques amateurs épris de leur patois, n'avaient, en aucune façon attiré l'attention du public ; ils constituaient alors, une manifestation isolée, hardie, curieuse et pleine d'intérêt. Il fallait la verve abondante, intarissable de Dufrane, le milieu si impressionnable, si mobile, si enthousiaste de son village, l'esprit si passionné de ses concitoyens « patriot' in l'âme » pour répandre ses écrits et pour allumer le foyer ardent de littérature wallonne, qui, depuis lors, flambe avec tant d'éclat dans le Borinage.
   L'attention du populaire enfiévré fut aussitôt éveillée par ces publications, qui firent germer en peu de temps une moisson abondante. Dès ce moment, autour de Dufrane, se révélèrent d'habiles écrivains dramatiques et de méritants chansonniers.
   Mais, dans cette foule, l'ancêtre dominait. Il domine encore de toute l'abondance de ses productions et de toute la jeunesse de son esprit inimitable.
   L'œuvre de Bosquètia est marquée du sceau profond de sa personnalité. Elle est, en même temps, l'expression de toute une race, de cette race boraine. Elle restaure et consolide le Verbe héréditaire de toute cette région ; elle assure son efflorescence et sa perpétuité. Elle remet à son rang et fait resplendir un idiome dédaigné, abandonné au plus bas peuple, proscrit dans nos écoles, même comme expression des rapports locaux, par les pédagogues qui s'imaginent connaître la langue française, un idiome que des inconscients voudraient faire disparaître, parce qu'ils le trouvent grossier et déplacé, afin de le remplacer par leur jargon incohérent.
   De cet idiome, Dufrane a l'ait un langage vivant, imagé, harmonieux, charmant à l'oreille, recréant l'esprit et ravissant l'imagination. Le parler natif n'est-il pas le seul dont on possède jamais toutes les souplesses ? Il a édité une littérature vibrante et passionnée, chaude de toutes les ardeurs d'un sang riche, reflétant la nervosité enjouée, la moquerie vive et la mentalité de sa race. La joie de vivre éclate dans les strophes envolées de ses savoureux devis borains. »

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 28132).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

 

CANONNE (André) — L'Arsor. Une histoire des années cinquante. Récit. Liège, Plurielles, 1979. In-8° collé, 168 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Un professeur..., une classe..., un affrontement féroce, impitoyable, d'abord patelin puis survolté. Une spirale, un cyclone. C'est le Voyage au bout de l'étouffoir scolaire.... Au moment où la pédagogie est devenue un des nombrils les plus agités du monde, on ferait bien d'y aller voir.
   Éberluantes et saines colères d'André Canonne ! Est-ce la jeunesse, ou la recherche de la définition de la jeunesse qui fait si mal ? Une écriture qui a de la patte ; une patte qui a des griffes. Griffes dures, soignées, péremptoires, affolées par leurs injustes justices. Une musique endiablée, sur laquelle nous n'empêcherons pas les professeurs, les bons et les mauvais, de danser. Un roman ? Soit. Mais aussi un fameux, un indispensable « recyclage » !..
L'auteur vu par l'éditeur :
   André Canonne est bibliothécaire (à la Province du Hainaut). Les bibliothécaires ne savent pas encore qu'il est écrivain. Mais les écrivains et les lecteurs peuvent très bien oublier qu'il est bibliothécaire, tant son style est authentique et personnel.
   Physiquement : un Steve Mac Queen. Sur ses gardes. L'œil aux aguets. Prêt à la détente. L'expérience des traquenards et de la patience...

18 euros (code de commande : 23824).

 

[CANTILLON (Arthur)]. Arthur Cantillon. Bruxelles, Le Thyrse, 1933. In-12 broché, 125 p., portrait de l'auteur par F. François en frontispice, tirage limité à 40 exemplaires (20 numérotés sur Hollande et 20 non numérotés), exemplaire non numéroté en partie non coupé, couverture légèrement défraichie.
Table des matières :
   - Robinson, par Blanche Rousseau.
   - Arthur Cantillon, par Lucien Christophe.
   - Premiers élans, par Raymond Hustin.
   - Cantillon, directeur de « Flamberge », par Richard Dupierreux.
   - Flamberge, par G.-M. Rodrigue.
   - Cantillon, directeur du « Cercle dramatique Saint-Éloi », par Paul Brohée.
   - Arthur Cantillon, lauréat du Hainaut, par François André.
   - Arthur Cantillon et le théâtre des « Deux Roses », par Maurice Tumerelle.
   - Cantillon et l'éducation populaire, par Léopold Rosy.
   - Cantillon homme politique.
   - Arthur Cantillon : bibliographie.

20 euros (code de commande : 21406).

 

[CANTILLON (Arthur)]. RENARD (Raymond) — Arthur Cantillon. Sa vie, son œuvre. Préface par Alexandre André. Mons, Éditions du Fonds Raoul Warocqué, 1958. In-8° broché, 206 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Préface :
   L'intéressant et substantiel discours prononcé en octobre 1957 devant le Conseil Provincial par M. le Gouverneur Émile Cornez était exclusivement destiné à signaler la valeur inestimable du patrimoine spirituel du Hainaut.
   Il faut le reconnaître, l'imposant inventaire qu'a minutieusement dressé M. le Gouverneur Cornez a surpris bon nombre d’Hennuyers cultivés. La Wallonie a possédé et possède encore des talents abondamment divers, tant dans le domaine des arts que dans ceux des sciences ou des lettres, mais beaucoup de ses richesses demeurent souvent méconnues ou insoupçonnées, faute d’une documentation suffisante.
   On comprendra donc aisément que je salue avec enthousiasme l'attachante contribution à cette nécessaire information qu'apporte aujourd'hui M. Raymond Renard, Docteur en Philologie romane et Professeur d’une de nos plus hautes Écoles.
   À ce jour, aucune étude critique d'ensemble n'a été publiée sur Arthur Cantillon, écrivain délicat dont les mérites incontestables furent consacrés par l'attribution, en 1925, du Prix du Hainaut pour la Littérature.
   Arthur Cantillon, conteur, essayiste, dramaturge, poète, appartient à cette race d'hommes dont l'existence douloureuse et édifiante a considérablement influencé l'œuvre. M. Raymond Renard a donc fort opportunément présenté les avatars de l'une avant d'envisager les aspects multiples de l'autre.
   Il l'a fait avec la rigueur scientifique et dans la langue sobre et élégante qui caractérise ses travaux ; il l'a fait aussi avec l'amour qui saisit le cœur de tout homme de bien lorsqu'il approfondit l'œuvre d’un pur poète.
   Je suis convaincu qu’il aura ainsi réussi à ranimer le souvenir d’une personnalité exceptionnelle qui voua sa vie au mieux-être de ses semblables et voulut faire de son œuvre un authentique chant d'espérance et une poignante leçon de fraternité.

13 euros (code de commande : 30400).

 

Le Cercle des choses. Textes traduits du moyen néerlandais, choisis et présentés par Claudine Lemaire. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1970. In-8° étroit broché, 414 p.

10 euros (code de commande : LB/37).

 

CHARLIER (Gustave) Le Roman réaliste en Belgique. Extraits et notices. Bruxelles, Office de Publicité, 1944. In-12 broché, 98 p., (« Collection Nationale », 4me série, n° 48), manque à la couverture.

6 euros (code de commande : LB/38).

 

[COLLIN (Isi)]. RIZZARDI (Luca) — Isi Collin. Anvers, Éditions Générales d'Imprimerie, 1936. In-8° broché, 147 p., illustrations hors texte, peu courant.
Extrait :
   L'œuvre d'Isi Collin est relativement peu copieuse : quelque quarante poèmes, réunis en deux plaquettes, un conte : « Pan ou l'Exil littéraire », qu'il publia tout d'abord sans nom d'auteur ni d'éditeur, mais qui fut réédité plus tard sous le titre : « La Divine Rencontre », une pièce en un acte : « Sisyphe et le Juif Errant », qui n'était pas destinée à la représentation, encore qu'elle puisse être un excellent spectacle pour théâtre en plein air, un récit de voyage : « Quinze âmes et un Mousse », qu'il publia sous la forme de livre parce que le journal, pour lequel il avait fait ce reportage d'une campagne de pêche dans la mer Blanche, tardait à donner les articles qu'il lui avait remis, et, enfin, ce livre posthume : « L'Almanach de Compère Guilleri », qui est un choix, assez rapide, des billets que, pendant vingt-cinq ans, Collin écrivit quotidiennement pour divers journaux.
   C'est un bagage assez maigre pour une existence littéraire de plus de trente ans. Mais la valeur d'un écrivain ne se mesure pas à l'abondance de son œuvre.
   Au surplus, ce ne fut pas exclusivement la faute de Collin s'il ne se manifesta pas davantage aux vitrines des librairies.
   L'impossibilité pour un écrivain de vivre de sa plume en Belgique, les difficultés de l'édition qui, non seulement, ne laisse aucun bénéfice à l'auteur, mais souvent lui coûte de l'argent, l'ont contraint à choisir quelque carrière administrative ou, par une illusion qui est tôt détruite, à devenir rédacteur de journal.
   C'est un journalisme assez vieillot, solennel et provincial. Il obligera l'écrivain de talent à des besognes qui, sous l'aspect où on les conçoit, eussent pu être confiées à n'importe quel Monsieur prudhomme. Empêchés de traduire librement une pensée, soumise à une foule de contingences, mais, surtout, à un faux sérieux qui dissimule une indigence d'esprit, il sera voué à des compte-rendus de cérémonies où la citation des noms des personnalités – ainsi nommées, sans doute, parce qu'elles en sont dépourvues –, « qui les honorent de leur présence », aura bien plus d'importance que la traduction juste de leur atmosphère. On lui apprendra le respect apeuré des situations acquises, des idées reçues et une façon de s'exprimer qui n'obligera pas le lecteur, au vocabulaire assez indigent, à réfléchir. Mais, par-dessus tout, il ne devra pas avoir d'opinion, car les journaux belges, comme le pays, ne devancent pas l'opinion, ils la suivent, et, encore, très prudemment, de loin !
   Quelques années de ce régime suffisent à créer un être conforme à la médiocrité générale, mais assuré de sa haute mission.
   Par un miracle rare, Isi Collin y échappa. Mais, si on lui permit d'écrire ses « petites fantaisies », ce fut par surcroît, et à la condition expresse qu'elles ne nuiraient pas au travail « sérieux ». Et c'est ainsi que le poète si délicat, le délicieux fantaisiste, l'écrivain qui aurait pu traduire, d'une façon à la fois si originale et si profonde, les aspects du temps où il vécut, fut surtout occupé à noter des noms de faux grands hommes et leurs discours dont le ridicule les eût tués si le belge avait le sens du ridicule.

20 euros (code de commande : 24634).

 

COMPÈRE (Gaston) — Dieu dans le trou. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché, 251 p., très bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Jamais, peut-être, plus qu'en cette seconde moitié du siècle, et particulièrement dans la société qui est la nôtre, le prêtre n'est apparu comme un signe de contradiction. Être prêtre pourquoi ? pour qui ? aujourd'hui ? ici ? là ? dans telle église ? dans l'Église ? Dix, vingt questions viennent aux lèvres de ceux qui le regardent et pour qui il peut être une énigme.
   Josse Rijsberg, prêtre paysan, prêtre de paysans, élu indiciblement et marqué sans qu'il en ait une conscience nette, propose une réponse. Sa réponse, à lui seul, parmi mille réponses. La seule qu'il puisse donner dans cet hôpital, où l'internement, source de paix et de révolte, lui permet par moments une vue supérieure de la vie qu'il a vécue : famille déchirée, vocation surprise et acceptée, amour du Christ et d'une femme indissolublement réunis, Église dont il souffre cruellement la médiocrité dans un siècle au plus bas sur le plan de l'Esprit. Que l'homme passe infiniment l'homme, certes, mais comment le croire sinon par ces hommes et ces femmes qui ont vécu dans le mépris du monde l'expérience de la douleur, de l'humilité et de l'espérance ?

12 euros (code de commande : 14478).

 

COMPÈRE (Gaston) — Le Fort de Gleisse. [Préface de Anne-Marie La Fère.] Bruxelles, Les Éperonniers, 1997. In-8° broché, 236 p., (collection « Passé Présent », n° 62).
En quatrième de couverture :
   À l'image de Conjoux, Gleisse est « un village ravissant », situé dans « une vallée amène », avec un château et un clocher dont le carillon égrène « les notes lentes, claires, profondes » du choral protestant O Haupt vol Blut und Wunden.
   Le Fort de Gleisse, « véritable chant de l'angoisse métaphysique », écrivait Alain Populaire en 1976 dans les Nouvelles littéraires. On ne peut mieux dire. Un chant où culmine l'art du contrepoint, où s'équilibrent le cru et le retenu, le brutal et le tendre, le fini et l'infini. Car, à la souffrance des êtres, à leur anéantissement, s'oppose la liberté de rêver et de comprendre le monde : « À moi la conscience douloureuse. À moi la création », songe le narrateur dans la remise de l'institution psychiatrique. Scène que complète la dernière, dans le même parc, en colère, la scène de la révélation : « Le domaine des morts est celui de la plus haute conscience. »

10 euros (code de commande : PP/63).

 

COMPÈRE (Gaston) — Je, soussigné Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Roman. Paris, Belfond, 1985. In-8° broché sous jaquette, 279 p., édition originale.
En quatrième de couverture :
   Avec Mémoires d'Hadrien, Marguerite Yourcenar avait porté à sa perfection le roman biographique. Avec Je soussigné, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, Gaston Compère fait éclater les limites de la biographie romanesque.
   Commynes et ses contemporains ont cru être les chroniqueurs fidèles de Charles le Téméraire, de sa politique de conquête, de son opposition constante à Louis XI et de sa fin tragique au siège de Nancy, en 1477.
   Je soussigné, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne s'inscrit très précisément entre ces points de repère historiques. Tous les épisodes relatés sont strictement conformes aux données de l'histoire événementielle.
   Mais Gaston Compère est, avant tout, un visionnaire. Ce qui l'a retenu, au-delà des faits, c'est l'espace d'investigation et de création qu'offre à l'imagination d'un romancier d'aujourd'hui la subjectivité d'un homme du XVe siècle. Il investit l'âme du Téméraire et nous invite à une réflexion sur la liaison des destins individuels et collectifs, à une rêverie sur l'homme et sur le temps.

10 euros (code de commande : 21501).

COMPÈRE (Gaston) — Polders, les noces de l'eau, de la terre et du ciel. Essai de géographie sentimentale. Tournai, La Renaissance du Livre, 2000. In-8° broché, 293 p., (collection "Paroles d'Aube").

7 euros (code de commande : LB/42).

CORAN (Pierre) — La Belle Amour. Préface de Maurice CARÊME. Bruxelles, Louis Musin, 1978. In-4° broché, 29 p.

10 euros (code de commande : LB/44).

 

COTTON (Gérard) — Val Fresnoy. Paix et Guerre. Rixensart, Éditions de Belgique, 1951. In-8° broché, 138 p.
Table des matières :
   I. Val Fresnoy.
   II. Ses « Bêtes ».
   III. Un nomade.
   IV. L'Aveugle.
   V. « Notaire Duvivier ».
   VI. Un « Esprit Fort ».
   VII. La Sorcière.
   VIII. Le truc du Forgeron.
   IX. Un Guérisseur.
   X. La Poupée.
   XI. Du bons sens... de l'humour.
   XII. Zidore.
   XIII. Les Loups-Garous.
   XIV. « Grand-Père » Bonnier.
   XV. Pour avoir trop aimé.
   XVI. Le Curé des Bruyères.
   XVII. Dura Lex.
   XVIII. L'Adjudant Bourdan.

9 euros (code de commande : 24838).

 

CRICKILLON (Jacques)Au bord des fonderies mortes. Roman. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1998. In-8° collé, 175 p., (collection « Contemporains »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Dans ce livre dérangeant, profondément tonique, se conjuguent des vers et des proses, des hymnes et des sketches, des prières et des farces et sarcasmes, une mythologie qui associe la spiritualité himalayenne, le jour à jour des basses terres, et Auschwitz, et la cave de l’enfant martyr. Crickillon, « l’Indien » comme on le surnomme, repart en guerre avec l’humain comme il ne va pas. On rit beaucoup, on frémit, et par la souveraine cruauté de l’évidence on se retrouve investi de la lumière de l’amour.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, Jacques Crickillon est l’auteur d’une œuvre vaste et tentaculaire dont la cohérence suscite depuis longtemps l’admiration.
   Professeur d’histoire des littératures, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature française de Belgique, ce poète incessamment inspiré a désormais des partisans comme le mystère peut avoir des fidèles.

9 euros (code de commande : 30864).

 

CRICKILLON (Jacques)Ballade de Lorna de l'Our. Avec une composition de Xavier Rijs. Amay, Maison de la Poésie, 1996. In-4° broché, 59 p. (édition anapistographique), (collection « L'Arbre à Paroles »), tirage limité à 200 exemplaires numérotés (n° 90).
Extrait :
   Prélude et Vide
      Eau ronde monts
      Inlassée d’ode l’onde
      Cercles de l’eau cercles des monts
      Village des Hauts sur cercle de songes et de saisons
      Comme passion bien enclose
      Fruit
      Cerclé de vies
      Au vœu du vautour
      Ballade de l’eau ballade de l’Our
      Et ce sentier d’absence
      Our seul votre nom
      Secret
      Oiseau de nuit sur la paupière
      Ecrit

15 euros (code de commande : 30871 - vendu).

 

[CROMMELYNCK]. PIRET (Pierre) — Fernand Crommelynck. Une dramaturgie de l'inauthentique. Bruxelles, Labor, 1999. In-8° broché, 357 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Les textes de Fernand Crommelynck (1886-1970) paraissent nous renvoyer simplement à notre tradition théâtrale, ils demeurent cependant secrets, déroutants, obscurs. Ce double effet, apparemment contradictoire, a souvent été mis au compte du tempérament prétendument nordique d'un dramaturge jugé excessif, incapable de maîtriser son inspiration prolifique. Étiquettes commodes pour classer sans suite une œuvre, dérangeante si on la juge à l'aune des critères de la reconnaissance parisienne.
   Loin des clichés culturels, l'auteur porte son étude sur les grandes pièces de la maturité (Tripes d'or, Le Cocu magnifique, Carine ou la jeune fille folle de son âme, Une femme qu'a le cœur trop petit, Chaud et froid ou l'idée de Monsieur Dom) et révèle que le sentiment singulier produit par l'œuvre de Crommelynck résulte d'une construction minutieuse, théâtrale dans son principe.
   Au fil d'une analyse serrée de ces textes, fondée sur les catégories du corps, du regard, du masque et de la parole, il montre que Crommelynck détourne systématiquement l'opposition traditionnelle vérité vs mensonge ou être vs paraître au profit d'une configuration ternaire, qui distingue les structures dites de l'authentique, de la duplicité et de l'inauthentique.
   La mise en lumière de ce déplacement fondamental permet de mesurer la nouveauté de cette œuvre, d'expliquer l'effet d'« inquiétante familiarité » qu'elle produit et d'en saisir la portée historique.

10 euros (code de commande : 15033).

 

[CURVERS (Alexis) ]. GRAVET (Catherine) — Alexis Curvers et La Flûte enchantée (1952-1962). Vie et mort d'une revue. Essai prosopographique. Mons, Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons, 2015. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 263 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Publications », n° 52), une des 238 exemplaires destinés au commerce.
En quatrième de couverture :
   Alexis Curvers, né à Liège en 1906, est surtout connu pour son roman Tempo di Roma (Laffont, 1957) grâce auquel il connaît enfin la gloire.
   Mais le romancier se voulait poète avant tout. Certes son recueil de poésies, paru avant la guerre, a connu un succès d'estime et ses amis l'encouragent dans la voie de la poésie. Mais dans les années 1950, il perd confiance en lui et sombre dans une profonde dépression.
   Paradoxalement, la mort de Catherine Fauln, amie et poète méconnue, lui permet de se lancer dans une nouvelle aventure, l'édition d'une revue, la Flûte enchantée, cahiers d'art poétique, qu'il imprimera lui-même sur une presse artisanale. Arrivée à Liège le 19 février 1952, la presse de Catherine Fauln est installée 2, rue de l'Évêché, à Liège, où Curvers dispose d'un bureau-atelier. Entre le 13 mai 1954 et le 2 février 1962 (dates mentionnées dans les colophons), paraissent dix numéros de La Flûte enchantée.
   La presse servira également à confectionner des recueils de poèmes pour mettre en valeur la poésie de ses amis les plus chers, comme MarcelThiry. Mais quand il propose à Marguerite Yourcenar de publier ses Charités d'Alcippe, il ne sait pas encore qu'il signe l'arrêt de mort de sa revue. Bientôt le nom de Yourcenar rimera – pour Curvers et son épouse, Marie Delcourt – avec cauchemar !
   Dans le dernier numéro de La Flûte enchantée, Curvers annonçait la publication de poèmes de Déborah Del Ferez, disparue à Auschwitz. Hélas, le procès intenté par Marguerite Yourcenar épuise les forces de l'éditeur. Et les passions de Curvers l'entraînent vers d'autres horizons puisqu'il se lance alors dans une véritable croisade pour défendre Pie XII, Le Pape outragé (Martin Morin, 1964).

25 euros (code de commande : 24305).

 

CURVERS (Alexis) — Le Ruban chinois suivi de La vérité vous délivrera. Textes présentés et édités par Catherine Gravet. Bruxelles, Van Balberghe, 2005. In-8° broché, 125 p., (collection « Documenta et Opuscula », n° 30).
En quatrième de couverture :
« Le Ruban chinois est à coup sûr la plus belle des nouvelles d'Alexis Curvers : il y raconte l'histoire des demoiselle Cauvin dont la vie s'écoule, paisible, jusqu'à ce que leur univers bascule. Nous sommes en 1937, en pleine Guerre d'Espagne.
Le texte de La vérité vous délivrera formait-il, avec Le Ruban chinois, un ensemble plus ambitieux ? Arrêtées par la Gestapo en 1944, les demoiselles Cauvin sortiront-elles indemnes du tourbillon plein d'espoirs de la Libération, qui sécrète aussi de sordides règlements de comptes ? Ce témoignage tout en nuances dormait dans des cartons. Sans doute l'auteur, perfectionniste, estimait-il que le texte aurait dû être peaufiné, et craignait-il d'essuyer un humiliant refus : il ne devait plus rien espérer de La vérité vous délivrera.
Dans le Pan du 19 février 1992, Panthotal, alias Bernard Delcord, concluait ainsi la nécrologie d'Alexis Curvers : « Un grand honnête homme, donc, nous a quittés, et dont les œuvres ne seront pas rééditées de sitôt. Voilà deux excellentes raisons de les lire, non ? »

12 euros (code de commande : 9655).

 

CURVERS (Alexis) — Tempo di Roma. Paris, Robert Laffont, 1957. [Mention de 15e mille.] In-8° broché, 355 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Tempo di Roma ! Le temps de Rome... Il aura fallu la guerre, et l'après-guerre, pour que Jimmy, loin de ces pays du Nord où s'est déroulée son enfance, parvienne enfin aux portes de Rome. Il est seul, sans argent, sans métier, sans amis, mais il attend tout de cette ville dont il entrevoit, au delà de la Porte du Peuple, les splendeurs. Et Rome le comblera. Au jeune barbare qui a su la conquérir, elle donnera amour, amitié, et la paix même au terme de ses aventures...
   Rome du petit peuple et des touristes, des aristocrates et des mauvais garçons, Rome païenne et chrétienne, des fêtes et des misères, Rome vit dans ce livre tendre et brûlant comme elle, reflet unique, de toutes ses beautés. Ici triomphe, sous la plume d'un grand écrivain, le pur style romain : style incomparable, qui donne de la grandeur à la crasse, de la bonhomie au sublime, de la poésie à l'intrigue, et quelque abandon à la vertu.
   Un roman détendu, plein de charme et d'humour, où le lecteur se sent constamment invité à partager la divine sérénité du soleil et des pierres : Tempo di Roma !

13 euros (code de commande : 17786).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

DAILLY (Yvan) — L'Homme tout seul. Roman. Bruxelles, Beirnardt, 1943. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Jury », n° XII).
En quatrième de couverture :
   Yvan Dailly (Charleroi, 1916 - bruxelles, 1983) était un musicien et compositeur qui travailla, notamment, pour le Théâtre National de Belgique.
   « Il publie, en 1943, deux romans dans la collection belge « Le Jury », L'Homme tout seul et Le Mal du siècle. Ses autres ouvrages connus sont Méli-Mélo et Faux pas, parus dans la collection « Le Plaisir de Lire », ainsi qu'un roman historique à tendance polissonne, publié au Fleuve Noir, Bianca princesse libertine, dont l'histoire se déroule au XVIe siècle à Venise. Dans un style alerte qui soutient la comparaison avec nombre d'auteurs de l'époque, Dailly a signé un roman noir, J'ai bien l'honneur, » en 1951, dans la collection « Série Noire ».
Bibliographie :
   - Mesplède (Claude), Dailly, Yvan, dans Dictionnaire des littératures policières, t. I, pp. 452-453.

8 euros (code de commande : 31063).

 

DAISNE (Johan) — Les dentelles de Montmirail. Un roman de la Semaine Sainte. Bruxelles, Wellprint, 1966. In-8° broché, 251 p., (collection « Zenith »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Lire une œuvre de Johan Daisne, c'est à chaque fois se laisser emporter dans un beau voyage mi-rêvé, mi-réel, où souvenirs, espoirs et instants présents se mêlent intimement. Au point que, le livre achevé, le lecteur se retrouve – comme au temps des belles histoires de son enfance – envoûté ; captif de ce « réalisme magique » propre à Daisne et cité bien souvent à son propos.
   Rien de mièvre pourtant dans ses romans : le réalisme est là, en un style net, précis, imagé. L'humour aussi, dans bien des pages picaresques des Dentelles de Montmirail. Ce qui n'empêche pas le mystère : ce pèlerinage secret et mystique entrepris sur les chemins de Provence par un vieux misanthrope, où mène-t-il et pourquoi ? Seules les dernières pages nous l'apprennent.
   Tout Daisne tient dans ces Dentelles de Montmirail : le Daisne violent, avec sa passion tantôt contenue tantôt explosive, sa force et les raffinements de son style, la hauteur des sentiments et le bouillonnement intérieur... L'auteur de L'Homme au crâne rasé, qui vient d'être reconnu par la presse française unanime, comme l'un des écrivains les plus marquants de notre époque, donne ici une de ses œuvres majeures.
   Partant d'une histoire d'amour émouvante et sensible, il s'élance à la découverte du cœur humain, utilisant toutes les ressources d'une langue variée, d'une technique littéraire vivante comme un film ! »

15 euros (code de commande : 13789).

 

DASNOY (Albert) Les beaux jours du romantisme belge. Préface de P. FIERENS. S.l., Éditions JaRic, 1948. In-8° broché, 221 p., exemplaire non coupé.

7,50 euros (code de commande : LB/49).

 

DE BERT (Angèle) — Ma petite reine. Roman. Dessins d'Henri Léonard. Mons, Chez l'Auteur, 1936. In-8° broché, 137 p., rare exemplaire avec sa bande d'annonce, non coupé et en bon état.
   
Il s'agit ici non de souvenirs mais d'un roman autobiographique ou la vie d'une jeune bourgeoise de province, dont le père est avocat et le futur mari son stagiaire...On reconnaît bien sûr dans la figure de Maître Le Conic, le père de la narratrice Félix de Bert et le mari de celle-ci, Nestor Slotte, dans le personnage de Jacques Desvalles.
   Dans son étude bio-bibliographie, Jeannine Abrassart précise : « D'après ce roman, Angèle avait une sœur de deux ans sa cadette (donc née en 1877) : or, un notaire montois, né en 1873, George Sohier, épousa, dit-on, une demoiselle De Bert, fille d'un avocat renommé et collectionneur : G. Sohier était donc le beau-frère d'Angèle Slotte-De Bert... »
Bibliographie :
   - Abrassart (Jeannine), Lettre lumeçonnes. Bio-bibliographie montoise, t. I, pp. 254-255.

15 euros (code de commande : 31616).

 

DE BOSCHÈRE (Jean) — Œuvres complètes. Véronique de Sienne. Édition établie et présentée par Michel Desbruères. Paris, Éditions de la Différence, 1999. In-8° broché, 277 p., jaquette.

9 euros (code de commande : LB/6730).

 

DE COSTER (Charles) — Légendes flamandes. Édition critique établie et présentée par Joseph Hanse. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 183 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En 1856, Charles De Coster découvre dans le folklore flamand quatre légendes qui lui paraissent si passionnantes qu'il décide de les réécrire à sa façon. Parmi celles-ci, on retrouve le fameux Sire Halewyn, qui inspirera aussi Michel de Ghelderode. En quelques mois, plongé dans une euphorie créatrice, De Coster rédige les Légendes flamandes. Pleines de fantaisie, d'humour et de fantastique à la manière d'Hoffmann, ces quatre légendes seront un succès et inciteront le jeune auteur à persévérer dans cette voie qui le conduira tout droit à son chef-d'œuvre, La Légende d'Ulenspiegel.
   Après son édition définitive du grand livre de De Coster, Joseph Hanse nous donne ici une édition critique des Légendes flamandes, injustement oubliées, selon lui, car elles sont « le portail de La Légende d'Ulenspiegel ».

8 euros (code de commande : 14475).

 

DE COSTER (Charles) — Lettres à Élisa. Texte établi, présenté et annoté par Raymond Trousson. Bruxelles, Labor, 1994. In-8° broché, 227 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   On a ignoré jusqu'à nos jours l'identité de la mystérieuse Élisa qui inspira à Charles De Coster, de 1851 à 1858, un amour passionné et dont il s'est souvenu, dans La Légende d'Ulenspiegel, pour créer le délicieux personnage de Nele.
   La première édition de ces lettres, en 1894, par Charles Potvin, incomplète et fautive, est depuis longtemps indisponible. On trouvera ici les textes établis d'après les manuscrits et, autant que possible, classés et datés. Dans leur spontanéité, ces lettres constituent des documents indispensables à la compréhension de l'homme et de l'œuvre. Elles retracent aussi l'histoire douloureuse d'une liaison dans laquelle l'écrivain se livre dans toutes ses aspirations à l'amour et à la gloire.
   Raymond Trousson est professeur à l'Université libre de Bruxelles et membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises. Il est l'auteur de Charles De Coster ou La vie est un songe, la première biographie exhaustive de l'auteur de Thyl Ulenspiegel.

10 euros (code de commande : 15197*).

 

DE LANNOY (Didier) — Le cul de ma femme mariée. Ottignies, Quorum, 1998. In-8° broché, 209 p.

5 euros (code de commande : LB/52).

 

DELATTRE (Louis) Les carnets d'un médecin de village. Édition définitive. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1944. In-12 broché, 142 p., cachets de bibliothèque à la couverture et aux pp. 1, 3, 5, 7, 101 et 142.
Ce volume contient :
   I. Notice sur le Dr. J.-P. Rose.
   II. Sylvie au jardin.
   III. L'homme juste.
   IV. Florence de Pêchant.
   V. Le cas du Docteur Rose.
   VI. Le vœu.
   VII. Le mariage aux béquilles.

10 euros (code de commande : 17243).

 

DELATTRE (Louis) — Le jeu des petites gens en 64 contes sots illustrés par Lemmen. Liège, Bénard, [1908]. In-8° broché, VIII, 217 p., 20 vignettes sur bois de Lemmen, rare, couverture défraîchie.

   
Couverture et page de titre.

25 euros (code de commande : 15738).

 

DELATTRE (Louis) Le pays wallon. Illutrations de S.A.R. madame la Comtesse de Flandre, Mmes Danse et Destrée, MM. Allard, Bodart, Combaz, Danse, Degouve De Nuncques, De Witte, Donnay, Duriau, C. Meunier, M.-H. Meunier, Maréchal, Paulus, Rassenfosse, Rousseau, Wagemann. Bruxelles, Office de Publicité, 1929. In-8° broché, 224 p., illustrations hors texte, petits manques à la couverture sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   L'Âme des sites.
      I. La fièvre wallonne.
      II. Châteaux de jeunesse.
      III. Villes du Nord. Villes de géants morts.
      IV. Avec la nature.
      V. Passé- Poussière.
      VI. Nuances wallonnes.
      VII. Sur le seuil.
   L'assise des villes.
      I. La ville fleur de la terre.
      II. La ville wallonne fleur de la terre.
      III. Le Wallon des cavernes.
      IV. Le Wallon des fosses.
      V. Le Wallon de la pierre.
      VI. Le Wallon du feu.
   Physionomie générale des villes.

      I. Wallon de seigle et Wallon de froment.
      II. Bamboches.
      III. Musique et jeu de balle.
      IV. Gourmandises.
      V. Délices des champs.
      VI. Le soleil de France.
   Le visage des villes.
      I. Le berceau de Wallonie.
      II. Le pays des châteaux.
      III. La ville de Jean-Jean.
      IV. Le miracle de pierre bleue.
      V. Gilles et panses-brûlées.
      VI. Sites brutaux.
      VII. Thuin la jolie.
      VIII. « Briques et tuiles / O les charmants petits asiles... »
      IX. La force mosane.
      X. La leçon du roc.
      XI. La ville salée.
      XII. La perle du Condroz.
      XIII. Quartz et schiste.
      XIV. La forêt.
      XV. Les eaux qui fuient.
      XVI. Vert et vieux.
      XVII. Au cœur de Wallonie.
      XVIII. Plus haut que les beffrois.
      XIX. Champs de félicité.
      XX. Est-ce un chant ? Est-ce une lumière ?
      XXI. Une mère, deux fils.

15 euros (code de commande : 17246).

 

DELMELLE (Joseph) — Du temps de ma Meuse. Gembloux, Duculot, 1976. In-8° broché, 158 p.

6,50 euros (code de commande : LB/53).

 

DELMOTTE (Henri-Philibert-Joseph) — Comédies. M. Du Bois ou La nouvelle noblesse - Le début - Comment on devient conseiller - Le lanceur d'affaires. Neuchâtel, Sandoz, 1873. [Neuchâtel, Jules Sandoz, Libraire-Éditeur. 1873] In-8° broché, 288 p., couverture défraîchie, dos factice.
   L'auteur ne doit pas être confondu avec son père, l'archiviste et historien Henri-Florent (1798-1836) qui joua un important rôle dans l'histoire littéraire montoise.
   Henri-Philibert-Joseph (Baudour, 1822 - Bruxelles, 1884), docteur en droit, fut notaire et commissaire d'arrondissement à Nivelles. Comme son père, il marqua un vif intérêt pour la littérature et l'histoire et publia de nombreux articles, des comédies, un opéra-comique et une notice biographique sur l'orfèvre montois Jean-François-Joseph Beghin.

20 euros (code de commande : 21469).

 

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des écrivains français de Belgique. Poésie - Théâtre - Essais 1880-1936. Bruxelles, Vanderlinden, [1936]. In-8° broché, 311 p., quelques pages ont été découpées avec peu de soin.

6,50 euros (code de commande : 16102).

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des écrivains français de Belgique. Romans - Contes - Nouvelles. 1880-1938. 2e édition. Bruxelles, Vanderlinden, [1938]. In-8° broché, 298 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Avertissement :
   Le présent recueil a pour but d'évoquer, dans un ensemble de pages choisies parmi l'œuvre des meilleurs prosateurs, les soixante dernières années de l'activité littéraire en Belgique. Encore ne pouvait-il être question de dresser le palmarès complet de deux ou trois générations d'écrivains. De toute évidence, devant tant de talents originaux, tous dignes d'intérêt, un choix s'imposait. Qu'on veuille donc bien nous pardonner d'inévitables lacunes si, comme nous le pensons, aucune œuvre essentielle n'a été négligée.
   Au surplus, nous nous sommes efforcés de ne présenter au lecteur que des textes d'une certaine étendue et qui, pris en eux-mêmes, constituent, dans la plupart des cas, un ensemble complet : c'est tantôt une nouvelle entière, tantôt tout un chapitre de roman. Trop d'anthologies n'offrent que de très courts fragments qui, en raison même de leur manque d'ampleur, ne peuvent guère nous éclairer sur les tendances et l'esthétique de leurs auteurs. Si tant d'élèves, leurs études faites, rangent leurs livres de classe, particulièrement leur livre de lecture, et ne daignent plus y jeter un regard, ne serait-ce point que beaucoup de ces ouvrages rebutent par leur sécheresse et leur uniformité ?
   Nous avons voulu, cette fois, composer un livre classique qui joignît aux qualités qu'on est en droit d'exiger de ce genre d'ouvrage, l'attrait d'une œuvre achetée pour le seul plaisir de la lecture. Si les pages qui suivent, par leur variété et leur intérêt, pouvaient contribuer à propager la connaissance et le goût des écrivains français de Belgique, nous estimerions avoir réussi.
   Comme l'annonce son titre, l'ouvrage ne rassemble que des textes postérieurs à 1880. D'autre part, ont été écartés les morceaux empruntés aux œuvres de Maeterlinck, d'Edmond Picard et de Louis Dumont-Wilden, qui figurèrent dans la première édition de ce volume. Nous avons estimé, en effet, qu'ils trouveraient mieux leur place parmi les essais, au tome II des Pages choisies.
   Les différents extraits sont classés, ainsi qu'on verra, d'après la date de naissance de leurs auteurs, tout autre ordre se révélant moins logique ou moins sûr. Ces extraits sont précédés d'une bibliographie des principales œuvres de chaque écrivain. Le tableau chronologique, qu'on trouvera aux dernières pages du volume, ne vise pas à être complet. Il est destiné seulement à jalonner, par des productions ou des événements marquants, le développement des lettres françaises dans la Belgique indépendante. Nous renvoyons le lecteur qui cherche plus ample information au précis d'histoire littéraire de MM. L. Goemans et L. Demeur, dont le présent ouvrage constitue, pourrait-on dire, le complément.

13 euros (code de commande : 16102).

DEMEUR (L.) et VANWELKENHUYZEN (G.) Pages choisies des prosateurs français de Belgique. 1880-1936. Bruxelles, Vanderlinden, [1936]. In-8° broché, 302 p.

6,50 euros (code de commande : LB/55).

 

DENIS (Guy) — Les rédimés. Bruxelles, Bernard Gilson, 1999. In-8° broché, 161 p., couverture illustrée par Serge POLIART.

5 euros (code de commande : LB/56).

 

[DE SMET (Antoine)]. Album [d'hommage à] Antoine de Smet. Bruxelles, Centre National d'Histoire des Sciences, 1974. Fort in-8° pleine toile orange d'éditeur, XXIII, 526 p. illustrations et planches hors texte, (collection « Publications du Centre National d'Histoire des Sciences », n° IV), hommage très amical de l'auteur au professeur Maurice-A Arnould, on joint les feuillets du discours prononcé à l'occasion de la remise du volume et le bulletin de souscription.
   
Cet album contient un choix d'articles publiés par Antoine de Smet, éminent historien de la cartographie et qui fut directeur de la Section Cartes et Plans à la Bibliothèque Royale de Belgique. Soulignons trois articles très intéressants consacrés à l'émigration belge aux États-Unis.
Tables des matières :
   - Introduction, par H. Wallis.
   - Het waterwegennet ten noordoosten van Brugge in de 13de eeuw. Oude Zwin. Reie en Zwin.
   - Histoire du Zwyn.
   - De klacht van de « Ghemeente » van Damme in 1280.
   - Guido de Bruxelles ou Guido de Pise. À propos de l'auteur d'un manuscrit du XIIe siècle.
   - Landmeterstraditie en oude kaarten van Vlaanderen.
   - Une carte très rare : la « Gallia Belgica » de Gilles Boileau de Bouillon.
   - Cartographes scientifiques néerlandais du premier tiers du XVIe siècle. Leurs références aux portugais.
   - Érasme et la cartographie.
   - A note on the cartographic work of Pierre Pourbus, Painter of Bruges.
   - Les géographes de la Renaissance et la cosmographie.
   - Mechelse geleerden op het gebied van wiskunde en kartografie.
   - L'orfèvre et graveur Gaspar van der Heyden et la construction des globes à Louvain dans le premier tiers du XVIe siècle.
   - Das interesse für Globen in den Niederlanden in der ersten Hälfte des 16. Jahrhunderts.
   - Mercator à Louvain, 1530-1552.
   - Gérard Mercator. Zijn kaarten. Zijn belangstelling voor het aardmagnetisme en de zeevaartkunde.
   - L'œuvre cartographique de Gérard Mercator. À l'occasion du 450e anniversaire de sa naissance.
   - Jodocus Hondius, 1563-1612, kartograaf in het voetspoor van Gérard Mercator.
   - Jodocus Hondius. Continuateur de Mercator.
   - Leuven als centrum van de wetenschappelijke kartografische traditie in de voormalige Nederlanden gedurende de eerste helft van de 16e eeuw.
   - Le Général-Comte de Ferraris et la carte des Pays-Bas autrichiens.
   - Over militairen en kartografie.
   - Philippe Vandermaelen et son influence sur les sciences.
   - Les cartes dans les dépôts d'archives et dans les bibliothèques.
   - Over de geschiedenis van de wetenschappen in Bulgarije.
   - Les Belges ont-ils pris part à la fondation de New York ?
   - L'émigration belge aux États-Unis pendant le XIXe siècle jusqu'à la guerre civile.
   - La communauté belge du nord-est du Wisconsin. Ses origines. Son évolution jusque vers 1900.

25 euros (code de commande : 31620).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Le carnaval de l'Europe. Bruxelles, Les Éditions de Belgique, 1939. In-8° broché, 209 p., exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Avant-propos.

10 euros (code de commande : 22437).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Contes de Sambre et Meuse (Choisis). Illustrations de Léo Jo, Laermans, Donnat, Koister, etc. Bruxelles, Association des Écrivains réunis, 1905. In-8° broché, 166 p., illustrations, pli à la couverture, bon exemplaire, peu courant.
Ce volume contient :
   
- Au fond du bois.
   - Ziré Buzette.
   - 1870.
   - Le Pâtre.
   - L'Accident.
   - Petites Notre-Dames.
   - Le Braconnier.
   - Le Sec.
   - Le Passeur d'eau
.

25 euros (code de commande : 25275).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Mihien d'Avène. Roman. Deuxième édition. Paris, Juven, 1904. In-8° broché, 260 p.

15 euros (code de commande : 14501).

 

DESONAY (Fernand) — L'âme wallonne. Préface de Marcel Thiry. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1976. In-8° broché, 158 p., quelques illustrations, (collection « Connaître la Wallonie »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Préface de Marcel Thiry.
   - Note biographique.
   - L’âme wallonne.
   - Le type ardennais.
   - Arthur Masson.
   - Maurice Grevisse.
   - Robert Vivier et Marcel Thiry.
   - Robert Gruslin.
   - Georges Simenon.
   - Servais Étienne.
   - Joseph Calozet.
   - J’ai revu mon village.

9 euros (code de commande : 30696).

 

 

DIEU (Ovide) — La Reine Gille. Conte en vers en trois actes. Paris, Éditions de la Maison des Intellectuels, 1936. In-8° broché, 107 p., illustrations hors texte, feuillet volant d'erratum, exemplaire non coupé et en parfait état, avec une belle dédicace de l'auteur.
Lu dans la Gazette du Centre (La Louvière) :
   Cette fois, Ovide Dieu a porté son activité littéraire sur un champ imprévu, où il était très audacieux de la mener. Dans cette œuvre nouvelle, se retrouvent les plus nobles préoccupations de notre poète : l'exaltation des qualités essentielles de la race wallonne et cette compréhension limpide de l'histoire, qui ne se laisse pas étriquer par les données trop limitées des documents officiels.
   Pareil sujet – le Carnaval de Binche – se prêtait-il à de tels développements ? Pouvait-il être une source de lyrisme suffisante pour le grand auteur wallon ? Les esprits austères ou mal informés l'admettront difficilement. Qu'ils se détrompent. Le Carnaval de Binche reste depuis des siècles une source d'inspiration digne de tous, peintres et poètes.
   Ovide Dieu, en ce conte poétique vibrant, d'une élégance raffinée et d'un pittoresque délicieux, a su traduire « cette extériosation spontanée, brillante, fulgurante, du caractère wallon ».

30 euros (code de commande : 22750).

 

DOMINIQUE (Jean) — Une syllabe d’oiseau. Anvers, Buschmann, 1926. In-12 broché, 109 p., illustrations, non coupé, quelques rousseurs sur les tranches.

10 euros (code de commande : LB/59).

 

 

DUMERCY (Charles) Blasphèmes judiciaires. Bruxelles, Ve Ferdinand Larcier, 1908. In-12 broché, 54 p., tirage limité à 150 exemplaires numérotés sur Hollande (n° 134), exemplaire à grandes marges.

50 euros (code de commande : 52/67).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

ELSKAMP (Max) Chansons d'amures. Anvers, Stockmans et Buschmann, 1937. Grand in-8° broché, 55 p., exemplaire sur featherweight, rousseurs.

38 euros (code de commande : LB/62).

ELSKAMP (Max) La louange de la vie. Dominical - Salutations dont d'angéliques - En symbole vers l'apostolat - Six chansons du pauvre homme. Troisième édition. Paris, Mercure de France, 1933. In-12 broché, 248 p.

9 euros (code de commande : 52/61).

EMMANUEL (François) — Le sentiment du fleuve. Roman. Paris, Stock, 2003. In-8° broché, 153 p., jaquette, la page de faux-titre manque.
En quatrième de couverture :
« La curiosité, appelons cela l'esprit de famille, m'inviterait à prendre possession des lieux sans brusquerie, éventer un à un ses livres, découvrir les serrures correspondant aux clefs de son trousseau et continuer ainsi sans rupture le mouvement de la vie. Par la suite j'irais vister son bureau dans la cave, je m'installerais dans son fauteuil de travail et je tenterais de deviner ce que pouvait promettre la plaque en cuivre de l'entrée : Isaïe Mortensen, Enquêtes. »

8 euros (code de commande : 8290).

 

ENGEL (Vincent) — Requiem vénitien. Roman. Paris, Fayard, 2003. In-8° broché, 338 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Berlin, 1879. Le compositeur Alessandro Giacolli entame sa trentième année d'exil. Depuis son arrivée en Allemagne, il reste étrangement infécond. Rongé par l'échec, il envoie Jonathan, un jeune disciple, enquêter à Venise où l'Histoire a fait de lui un créateur maudit, proie des fantômes et d'une mémoire sans merci.
Là-bas, en 1848, outre l'indifférence du public, le mépris du tout-puissant marquis Bulbo et le complot ourdi par une femme dépitée, Giacolli doit affronter les dangers de la guerre d'indépendance menée contre le pouvoir autrichien. Un vent de liberté souffle à peine sur la république vénitienne que, déjà, on redoute le pire dans ce combat inégal contre un empire à son apogée. La terreur envahit Venise assiégée, bombardée, livrée à la famine et au choléra. Giacolli doit fuir ; il abandonne ses partitions derrière lui, ayant perdu foi dans les hommes autant qu'en lui-même. La folie le guette. Pour sauver son maître, Jonathan sait qu'il doit renouer les fils du passé et, avec la même ferveur, s'attacher à la reconstitution d'une Venise méconnue.
Au cours de son voyage, le jeune homme croisera, parmi les ombres ressuscitées, un médiocre librettiste révolutionnaire, un orphelin à la voix ensorcelante, des musiciens du ghetto juif suspectés de soutenir l'insurrection. Ou encore les héros bien réels de cette révolution à l'italienne toute imprégnée de beauté lyrique : Verdi chantre de l'indépendance ; la Taglioni, incomparable ballerine romantique compromise avec les autorités autrichiennes ; Daniele Manin, libérateur de cette fière république. Chacun d'eux fait miroiter une facette de Giacolli ; et malgré la vérité, versatile, fuyante, Jonathan dresse le portrait inoubliable d'un artiste qui se croyait perdu pour la gloire et l'éternité. »

12 euros (code de commande : 10057).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

FABER (Frédéric) — Histoire du théâtre français en Belgique depuis son origine jusqu'à nos jours d'après des documents inédits reposant aux Archives Générales du Royaume par M. Frédéric Faber. Tomes I, II, III, IV et V (complet). Bruxelles-Paris, Olivier-Tresse, 1878. [Bruxelles / Fr. J. Olivier, Libraire-Éditeur / 11, rue des Paroissiens, 11 / Paris / Maison Tresse (Ancienne Maison Barba) / Palais-Royal / (Galerie du Théâtre Français) / 1878 / Tous droits réservés] Cinq volumes in-8° demi-percaline grège à coins, pièces de titre rouges, têtes rouges, reliure frottées, t. I : [3 (faux-titre en rouge et noir, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], [3 (préface, titre de la première partie)], [1 bl.], [1 (titre premier)], [1 bl.], 312, [1 (table)], [3 bl.] p., titre-frontispice gravé par H. Faber d'après un dessin d'Ern. Hillemacher, et même titre-frontispice, avant la lettre, sur Chine appliqué (mouillure dans la marge inférieure des deux gravures, sans dommage pour l'illustration), t. II : [3 (faux-titre en rouge et noir, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 344, [1 (table)], [1 bl.] p., t. III : [3 (faux-titre en rouge et noir, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 371, [2 (errata, table)], [3 bl.] p., t. IV : [3 (faux-titre en rouge et noir, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 354, [1 (table)], [1 bl.] p., t. V : [3 (faux-titre en rouge et noir, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], [1 (lettre de Paul Lacroix), [1 bl.], 320, [1 (table)], [1 bl.], [1 (colophon)], [1 bl.] p., un des 50 exemplaires numérotés sur « papier de choix » (n° 6), bon état général malgré une mouillure ayant affecté la tranche supérieure du t. II, ouvrage peu courant.
Préface :
   Je n’ai pas la prétention, en publiant une Histoire du Théâtre Français en Belgique, d’avoir fait un ouvrage irréprochable. Je laisse ce soin à de plus forts que moi, me considérant comme heureux si mes recherches peuvent leur être de quelque utilité.
   Le manque de documents, l’abandon dans lequel a été laissée cette branche importante de notre littérature nationale, le peu d’ouvrages dramatiques indigènes que renferment nos bibliothèques publiques, ont rendu ma tâche ardue et difficile.
   L’essentiel, dans un ouvrage de cette nature, était d’arriver à être intéressant tout en restant méthodique. J’ai donc partagé mon travail en deux parties principales :
      1° La Belgique sous la domination étrangère ;
      2° La Belgique indépendante ;
   Qui ont chacune comme subdivisions, deux titres généraux :
      I. - Partie historique ;
      II. - Partie bibliographique.
   La partie historique est suivie d’une annexe, dans laquelle, pour ne pas grossir inutilement le texte, j’ai groupé tous les documents destinés à venir à l’appui des faits que j’avance.
   Quant à la bibliographie elle se compose de :
      1° Les Écrits relatifs au théâtre ;
      2° Les Œuvres dramatiques.
  Il m’a semblé intéressant, pour ces derniers, de distinguer les auteurs belges de naissance ou naturalisés, des étrangers ayant produit quelque œuvre dramatique en Belgique. Elle comprend donc trois classes :
      1° Les Auteurs belges ;
      2° Les Auteurs étrangers ;
      3° Les Anonymes.
   Enfin, en dernier lieu, je fais suivre chacune des deux parties principales, de tables renseignant :
      1° Les Auteurs cités ;
      2° Les Ouvrages dramatiques, dont il a été question.

Les cinq volumes : 200 euros (code de commande : 31602MP).

 

FANO (Daniel) — Le privilège du fou. Illustration de Graziella Federico. Bruxelles, Les Carnets du Désert de Lune, 2005. In-8° collé, 106 p.
En quatrième de couverture :
   La guerre est partout. Pas seulement au Vietnam, en Irak, en Ukraine, en France, en Californie, au Liberia, au sud-Kivu. Pas seulement à Bagdad et Hiroshima, Saigon et Stalingrad, mais aussi dans les défilés de mode et les reality-shows, les pistes de danse et les concours de beauté, les images publicitaires et les films porno. La guerre est permanente. Elle oppose tous contre tous. Elle appelait une chronique en staccato et humour noir. Dont acte.
   Daniel Fano. Né en 1947. Journaliste culturel à Bruxelles depuis 1971. A publié Souvenirs of you (Éd. Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Éd. Le Castor Astral, 1986), Un Champion de mélancolie (Éd. Unes, 1986), Vers le lac (Éd. La Nouvelle Barre du Jour, 1986), Fables et fantaisies (Éd. Les Carnets du Dessert de Lune, 2003), La nostalgie du classique (Éd. Le Castor Astral, 2004) et L'année de la dernière chance (Éd. Les Carnets du Dessert de Lune, 2004).

8 euros (code de commande : 23805).

FEYDER (Vera) Le fond de l'être est froid. 1966-1992. Mortemart, Rougerie, 1995. In-8° broché, 164 p., non coupé.

10 euros (code de commande : 55/61).

 

FLAMENT (Julien) — La littérature wallonne en Belgique. Bruxelles, René Henriquez, 1936. In-8° broché, 76 p.

12 euros (code de commande : LB/64).

FLOUQUET (Pierre-Louis) — L'écolier du ciel. Bruxelles, Les Cahiers du Lys, 1941. In-12 broché, 66 p, un des 300 exemplaires numérotés sur Alfa après 12 sur Hollande.

9 euros (code de commande : 61/63).

 

FRÈRE (Maude) Guido. Paris, Gallimard, 1965. In-12 broché, 194 p., édition originale du tirage courant, couverture un peu souillée.

5 euros (code de commande : LB/67).

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Littérature dialectale de Wallonie

GALAND (Claude) Silences quotidiens. Mars 1974 - Janvier 1975. S.l, chez l'Auteur, 1975. In-8° broché oblong, [104 p.], un des 500 exemplaires numérotés.

25 euros (code de commande : 99/69).

 

GANZ (Otto) — Sarcophage. Bruxelles, Edifie L.L.N, 1999. In-8° broché, 155 p., (collection "Maelstrom").

4 euros (code de commande : LB/70).

 

GARNIR (George) — Le Commandant Gardedieu. (Mœurs montoises d'avant-guerre.) Couverture illustrée par Henri Léonard. Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, 196 p.
Avertissement :
   Dans un précédent volume, le signataire du présent livre a exposé comment, au début de 1927, il avait acquis un lot de papiers manuscrits, au cours d'une vente « par suite de décès » qui avait eu lieu à Mans, dans une petite maison de la rue des Blancs-Mouchons, abandonnée depuis le début de la guerre. Ces manuscrits étaient le Journal de Gédéon Gardedieu et le Mémorial de Tartarin. Nous avons relaté comment, s'ennuyant à mourir à Beaucaire, où A. Daudet l'avait laissé, Tartarin s'était acheminé vers le Nord, quelques années avant la guerre et avait élu domicile à Mons. Nous avons conté comment Mons l'adopta et les aventures qui lui advinrent dans la cité du Doudou, ainsi qu'à son ami Gédéon Gardedieu, commandant du bataillon des Chasseurs éclaireurs. Nous avons dit aussi à la suite de quels événements Gédéon Gardedieu avait supplié Tartarin de quitter cette ville de Mons qui, transformée à l'image du héros tarasconnais, se grisait d'imaginations, de craques et de vantardises : avec un entraîneur comme Tartarin, les Montois., ces Tarasconnais du Nord, étaient – sauf respect – en train de battre le record de la Menterie.
   Alarmé, le commandant Gardedieu avait compris qu'il était temps d'enrayer et, de Tarascon où il s'était rendu pour enquêter sur le passé de Tartarin, il lui avait écrit :
   « ....voilà pourquoi, en conclusion de cette lettre, je suis obligé de vous parler gravement : Mons n'est plus Mons, Tartarin ; ou plutôt Mons, le Mons de l'heure présente, est dangereusement transformé par la loufoquerie de votre Midi. Je vous accorde que le terrain était préparé, que le bouillon de culture était un consommé unique. Mais, tout de même, je suis en droit de vous dire, moi qui représente, dans mon cher petit trou de ville, la tradition : « Tartarin, qu'avez-vous fait de mes Montois ? »
   Écoutez-moi, mon cher et bon ami : je remplis un devoir ! Je viens vous demander, au nom de ma cité natale, au nom de mon pays, dont la réputation de sagesse et d'équilibre est mondiale : « Ne croyez-vous pas, Tartarin, que le moment est venu d'aller exercer ailleurs votre joyeuse mais coupable industrie ? »
   Tartarin, noblement, avait répondu :
   ... Je quitterai Mons, Gédéon. Le temps de faire mes malles... Quand vous y reviendrez, vous ne m'y trouverez plus. Je laisserai dans votre petit trou de ville une partie de moi-même, la meilleure : un morceau de mon cœur ; mais, puisque vous croyez que je ferais du mal aux vôtres en y restant... Tartarin n'a jamais voulu et n'a jamais fait de mal à personne.
   J'emmènerai avec moi mon fidèle Aimé Bouton, mon disciple : ses facultés d'« inventioneux » – comme il aime à se qualifier lui-même – ont d'ailleurs compromis son commerce et renfoncé son petit ventre plat (en sorte que, si ça devait continuer, la peau de son ventre collerait bientôt à celle de son dos) et dégarni les moustaches gauloises de ses sourcils. Il est devenu – et je m'en accuse s'il se doit – un bienheureux ivrogne de l'Imaginative. Si nous devions être désargentés quelque jour, nous connaissons déjà le vin que nous boirions de compagnie – le vin qui fait oublier et qui ne coûte rien. Mais nous trouverons bien, grâce à Daudet ou à sa descendance, un bureau de tabac, quelque part sur le Rhône... Et nous parlerons souvent de Mons, au comptoir, en débitant du Caporal.
   ...Adieu, Gédéon ! Vous m'avez écrit des paroles dures. Je vous les pardonne, parce que je vous aime. Épousez la femme montoise que votre cœur choisira et, quelquefois, quand, vos enfants ayant gagné leur chambre, vous serez seuls, à deux, sous la lampe amie, dans la vieille maison paternelle et que sonnera la grosse cloche du Château, donnez une pensée – sinon une larme à votre vieil ami,
      Tartarin.
   Nos renseignements sur Gédéon et Tartarin en étaient restés là et nous nous proposions d'aller à Mons interroger « la commune renommée », quand de nouveaux documents furent découverts dans le grenier de la maison de la rue des Blancs-Mouchons.
   C'est la suite du journal de Gédéon.
   Nous avons patiemment inventorié ces papiers : de pittoresques épisodes se sont ainsi dégagés qui font connaître tels traits nouveaux de l'âme montoise en général et l'âme de Gédéon Gardedieu en particulier.
   Daigne le lecteur s'intéresser ici au récit de ces avatars inédits du grand homme montois, comme il a bien voulu s'intéresser aux épisodes qui lui furent déjà comptés.

12 euros (code de commande : 30398).

GENAUX (Ben) — Ethique pour un jeu de massacre. Bruxelles, Vanitas, 1961. In-12 broché sous jaquette, 219 p., illustrations de l'auteur, exemplaire numéroté sur vélin.

7,50 euros (code de commande : LB/72).

GENAUX (Ben) Idylle 3007 ou l'Intolérable perfection. Illustrations de l'auteur. S.l., Éditions du Carreau d'Air, 1953. In-12 broché, [200 p.], exemplaire dédicacé par l'auteur.

13 euros (code de commande : 78/66).

GÉRIN (Louis) — Profondeur 1.400. Bruxelles, Club International du Livre, s.d. In-8° sous reliure d'éditeur, 238 p., quelques illustrations.

8 euros (code de commande : 7977).

 

GEVERS (Marie) — Une amitié amoureuse de Charles Rogier. Anvers, Le Papegay, 1950. In-8° broché, 33 p., illustrations, un des vingt-cinq exemplaires numérotés et nominatifs sur Hollande Van Gelder (n° VII - Madame Yvonne Batta), signé par l'auteur et l'éditeur.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

100 euros (code de commande : 19324).


GHELDERODE

GILBERT (O.-P.) — L’Horizon de minuit. Tome II : Victoire de la Nuit. Paris, Plon, 1932. In-12 broché, 253 p., un des 50 exemplaires sur Alfa.

13 euros (code de commande : LB/74).

GILBERT (O.-P.) — L’Horizon de minuit. Tome IV : Aube de la révolte. Paris, Plon, 1956. In-12 broché, 351 p., un des 50 exemplaires sur Alfa.

13 euros (code de commande : LB/75).

GIRAUD (Albert) Le laurier. Première édition. Bruxelles, Lamberty, 1919. In-12 broché, 326 p.

13 euros (code de commande : LB/58/64).

GIRAUD (Albert) Les Souvenirs d'un autre. Paris, La Renaissance du Livre, 1929. In-12 broché, IX + 218 p., quelques traits crayonnés.

5 euros (code de commande : LB/80).

GIVERT (Yvon) La Serafina. Roman. Avin, Luce Wilquin, 1997. In-8° broché, 151 p., (collection "Sméraldine").

6 euros (code de commande : LB/81).

GLESENER (Edmond) Le citoyen Colette. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1913. In-12 demi-chagrin noir, dos orné (frotté), 401 p.

8 euros (code de commande : LB/82).

 

GOFFETTE (Guy) Le dormeur près du toit. Dessins de Daniel Lacomme. Montereau, Les Cahiers du Confluent, 1986. In-8° étroit en feuillet, 26 p., couverture rempliée.

13 euros (code de commande : 42/69).

 

GOFFINET (Jean) — Géographie littéraire du Luxembourg. Liège, L'Horizon Nouveau, 1942. In-8° broché, 235 p., tables onomastiques, une grande carte à déplier, (collection « Bibliothèque de la Cigale »), bon exemplaire malgré le papier jauni et des rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. La littérature latine.
      Chapitre premier. Ausone, St-Audovon.
      Chapitre deuxième. Poètes, chroniqueurs et divers écrivains.
      Chapitre troisième. Littérature religieuse.
   Deuxième partie. La Littérature française.
      Chapitre premier. Nos légendes épiques.
      Chapitre deuxième. Quelques poètes.
      Chapitre troisième. Chroniqueurs et autres.
      Chapitre quatrième. Orateurs sacrés - Écrivains religieux - Hagiographes.
   Troisième partie. Le Luxembourg et les révolutions de l'esprit.
      Chapitre premier : Au XVIe siècle.
         - Littérature et humanisme.
         - Religion et politique.
         - Sciences.
         - Note sur l'imprimerie.
      Chapitre second. Au XVIIIe siècle.
         - Les Encyclopédistes à Bouillon.
         - Les Polémistes anti-Joséphistes et leur presse.
         - Sous la révolution.
         - Note sur l'imprimerie.
   Quatrième partie. Les écrivains modernes.
      Chapitre premier. Avant le Romantisme.
         - La poésie.
         - Le théâtre.
         - L'histoire.
      Chapitre deuxième. Depuis la création de la Belgique.
         - La poésie.
         - Romans et nouvelles.
         - L'histoire.
         - Littérature religieuse.
         - Le journalisme et la presse dans le Luxembourg.
      Chapitre troisième. Les contemporains.
         - Les lettres.
         - L'histoire.
         - Notes en marge.
   Cinquième partie. Nos dialectes romans.
      Chapitre premier. Généralités - Le passé.
      Chapitre second. Les auteurs et les œuvres.
         - Dans le Pays de Marche-en-Famenne.
         - En Ardenne.
         - En Gaume.
   - Bibliographie.
   - Tables onomastiques.

15 euros (code de commande : 30566).

 

GUIETTE (Robert) — Seuils de la nuit. Paris, Mercure de France, 1961. In-8° broché, 90 p., exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 85/65).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

 

HANSE (Joseph) — Naissance d'une littérature. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° broché, XX, 320 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Après une traversée des débuts de l'histoire littéraire belge qui permet au lecteur de redécouvrir, notamment, ce que fut le romantisme dans les provinces wallonnes, Joseph Hanse aborde l'œuvre essentielle de Charles De Coster, à laquelle il consacra de nombreuses années d'étude d'où sont issues les éditions définitives de La Légende d'Ulenspiegel et des Légendes flamandes, publiées respectivement dans les collections Espace Nord et Archives du futur. L'auteur révèle ensuite ce que représente l'édition critique de l'œuvre d'Emile Verhaeren (dont les premiers tomes vont paraître dans cette collection). Il étudie enfin l'œuvre de Maurice Maeterlinck, à travers trois de ses pièces (La Princesse Maleine, L'Intruse et Sœur Béatrice) et sa poésie, dont il a donné, en 1965, l'édition définitive.

10 euros (code de commande : 14465).

 

HELLENS (Franz) — Cet âge qu'on dit grand. Frontispice de Ianchelevici. Bruxelles, Jacques Antoine, 1970. In-12 broché, 130 p.
Préface :
   Celui ou celle qui s'attendrait à trouver ici un ouvrage d'esprit philosophique se tromperait. Je me priverai même de citer (à quelques exceptions près) aucun des auteurs connus pour avoir traité de l'état mental, sensoriel et sentimental de la vieillesse humaine.
   Je considère ce petit essai comme une sorte de conte vécu. La vie est-elle autre chose qu'une invention, d'autres ont dit un rêve, ce qui est moins encore, mais plus vrai sans doute ?
   Ceci ne signifie nullement que je n'accrocherai pas à ma charrette un fleuron cueilli au passage, intéressant le sujet. Ce ne sera que par amusement ou hommage à la nature, et parce que ce mot me paraîtra le plus heureux pour mettre au poil ce que je sens le besoin de dire.
Il ne saurait être question pour moi d'établir dans un écrit les lois générales de la nature du grand âge, ni de les codifier dans un manuel pour l'édification des esprits curieux, ou la conduite à suivre par ceux qui sont parvenus à ce point ; mon propos, s'il s'agit bien ici d'une intention, est tout différent. Dans cette sorte d'Éloge de la vieillesse que représente ce qu'on va lire, je n'ai pensé qu'à être vrai. C'est dire tout de suite que je songe à un certain état de vieillesse pas tout à fait conforme à celui qu'on envisage en général. Disons que je ne pense qu'à une « verte » vieillesse, un de ces grands âges où les facultés physiques de l'homme et celles de son esprit se sont maintenues sinon intactes (ce qui tiendrait du prodige) mais justes de ton et d'équilibre, avec cette mesure qui, loin d'exclure les remous de l'espace, les postule, dans la certitude de les vaincre en les utilisant. Comme Çiva, mon vieillard a quatre bras ; il représente, chacun le sait, l'équilibre universel de la création, le flux de l'ambiguïté de la vie. Il aurait autant de visages, s'il était nécessaire.
   J'userai des comparaisons les plus banales et ne craindrai ni de me répéter ni de me contredire. Répétitions et contradictions sont le rythme même de la nature et comme sa justification. Ce qui est permis au musicien, pourquoi ne le serait-il pas à l'écrivain ? Lui aussi a ses thèmes préférés.
   Je souhaite qu'il ne manque jamais d'air dans mon paysage, et que les yeux qui me liront, autant que l'esprit qui se prêtera à cette lecture, ne tireront pas fatigue de ces Divagations. Le vent qui souffle en ligne directe du Pôle Nord laisse au pilote des moments de répit.
   Le grand cèdre du jardin, dont les rames ne cessent de se balancer en ayant l'air de se contrarier, semble désespérer d'avancer ; un moment de trêve suffit pour réconcilier les contraires. Ne dirait-on pas un gigantesque corbeau dont les ailes s'agitent inutilement pour prendre l'essor ? Il n'en arrivera pas moins au charnier que son appétit convoite.
   Faut-il avoir appris le latin pour voir cela ?

10 euros (code de commande : 19721).

 

HELLENS (Franz, pseudonyme de Frédéric Van Ermengem) — Grippe-Cœur. Roman. Paris - Bruxelles, Valois - Labor, 1931. In-8° broché, 286 p., cachet de librairie à la page de faux-titre, édition originale.
En quatrième de couverture :
vant-propos.

10 euros (code de commande : 21811YB).

 

 

HELLENS (Franz) — Un balcon sur l'Europe. Choix de textes critiques établi et présenté par Paul Gorceix. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° broché, 277 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Tout en ménageant aux problèmes théoriques une place importante et en posant sans répit la question fondamentale du rapport des idées et des mots, Franz Hellens éclaire ses essais de sa propre expérience d'écrivain. Volontairement subjective, sa démarche critique se donne comme maîtres-mots l'intuition, l'imagination et la sympathie.
   Sa culture européenne est immense, comparable à celle des grands cosmopolites d'avant la première guerre mondiale, les Hofmannsthal, Rilke ou Zweig. Comme eux, il fait preuve d'une sensibilité extrême, d'une curiosité jamais satisfaite qui l'entraîne à la recherche de toutes les grandes créations littéraires des domaines roman, germanique ou slave.
Table des matières :
   Avant-propos : Franz Hellens, critique littéraire européen, par Paul Gorceix.
   Chapitre I : La Belgique, balcon sur l'Europe.
      - La Belgique, balcon sur l'Europe.
      - Les Lettres françaises de Belgique.
   Chapitre II : De la critique.
      - L'œuvre et son critique.
      - Style, langage, écriture.
      - Les formes poétiques.

   Chapitre III : De la littérature.
      - Les mystiques voient clair.
      - De Baudelaire au symbolisme et au surréalisme.
      - Surréalisme ? Qu'est-ce ?
      - Le fantastique est-il un genre ?
      - Retour du fantastique.
      - Opinion sur le roman.
      - C.G. Jung et la littérature.
      - Préface à la réédition du
Disque Vert.
   Chapitre IV : Romanciers et conteurs.
      - Hugo le fantastique.
      - Les contes d'Andersen.
      - Edgar Poe et Herman Melville.
      - Notes sur Italo Svevo.
      - Gorki comme je l'ai vu.
      - André Baillon.
      - Jean de Boschère.
      - 
Mélusine et les rêves.
      - D'un certain ordre fantastique chez Roger Martin du Gard.
      - Le
Journal de Franz Kafka.
      - Charles-Albert Cingria.
      - Michel de Ghelderode.
      - À la mémoire d'Éric de Haulleville.

   Chapitre V : Les poètes.
      - Lewis Carroll, créateur d'images et d'expressions verbales.
      - Émile Verhaeren.
      - Sur Max Jacob.
      - Guillaume Apollinaire avec le recul.
      - Un grand poète russe contemporain : Serge Essenine.
      - Notes sur
Les Pas perdus d'André Breton.
      - La nouveauté de Francis Ponge.
      - Les débuts d'Henri Michaux.
      - Portrait d'Odilon-Jean Périer.

   Chapitre VI : La Nouvelle Revue Française.
      - Coup d'œil sur la Nouvelle Revue Française.
      - Impressions sur Jacques Rivière.
      - Jean Paulhan.
      - Marcel Arland conteur.
      - Adieu à Jean Paulhan.

   Index des noms de personnes - Références des principaux ouvrages et articles cités.

10 euros (code de commande : 15036).

 

 

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Littérature dialectale de Wallonie

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Littérature dialectale de Wallonie

 

JACQMIN (François) — Le Domino gris. Poèmes en prose. La Louvière, Le Daily-Bul, 1984. In-8° broché, [138] p., un des 600 exemplaires numérotés sur couché mat Périgord (n° 498), avec la bande du Prix Triennal de Poésie de la Communauté Française.

18 euros (code de commande : 16397).

 

JANSSENS (André) — Le promeneur immobile. Textes de Eugène SAVITZKAYA, Jacques SOJCHER, Guy VAES, Gaston COMPÈRE, Anne-Marie LA FÈRE, Raymond VERBOUWENS, Marcel MOREAU. Bruxelles, CFC-Édition, 1997. In-8° broché, 165 p., illustrations en couleurs, (collection "La Ville écrite", n° 2).

9 euros (code de commande : LB/89).

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Littérature dialectale de Wallonie

KINNET (Paul) — La raison du plus fort. Paris - Liège, Le Sphinx, 1942. In-12 broché, 203 p.

6,50 euros (code de commande : LB/92).

 

 

KOENIG (Théodore) États d'imagination ou la littérature en pan de chemise. Six illustrations originales de Gianni BERTINI. S.l.n.d., Bibliothèque Phantomas. In-12 broché, 111 p., non coupé, numéro cacheté sur la couverture et la page de faux titre.

15 euros (code de commande : 6402).

KONINCKX (Willy) — Pêle Mêle. Bruxelles, La Renaissance d'Occident, 1924. In-8° broché, 45 p., édition originale, un de 7 exemplaires de luxe numérotés et signés par l'auteur.

30 euros (code de commande : LB/93).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

LE FORT (Ariane) — Rassurez-vous, tout le monde a peur. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 154 p., exemplaire en très bel état avec une note manuscrite de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Tout commence dans une chambre d'hôpital. Camille attend un enfant. Elle a le corps couvert d'effrayantes pustules. « C'est curieux, on dirait que vous avez embrassé une méduse », lui dit l'aide-soignante. Camille essaie de comprendre ce qui lui est arrivé : un homme l'aime passionnément et elle a refusé, recherché, esquivé, retrouvé cet amour. Dans un long et subtil retour en arrière, la narratrice analyse avec simplicité et profondeur ce qui constitue cette passion acceptée difficilement et tout ce qui emplit sa vie intérieure. La peur devant la vie prend parfois des formes inattendues. Et curieusement, c'est dans un hôpital que la vitalité l'emporte sur l'angoisse devant l'amour. Un récit simple et authentique, écrit avec émotion et violence.
   Ariane Le Fort est libraire. Elle a publié aux Éditions du Seuil Comment font les autres (1994). Elle vit à Bruxelles. Elle a la double nationalité suisse et belge.

10 euros (code de commande : 26942).

 

[LEMAIRE DE BELGES (Jean)]. SPAAK (Paul) Jean Lemaire de Belges. Sa vie, son œuvre et ses meilleures pages. Paris, Honoré Champion, 1926. In-8° broché, 276 p.

20 euros (code de commande : 86/66).

 

LEMONNIER (Camille) — Noëls flamands. Dessins inédits de Alfred Hubert, Xavier Mellery, Henri Meunier, François Taelemans, Eugène Derdyen. Bruxelles, Balat, 1899. Grand in-8° sous reliure souple d'éditeur, 174 p., bien complet des dix illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
Ce recueil contient :
   - La Saint-Nicolas du batelier.
   - Fleur-de-Blé.
   - La Noël du petit joueur de violon.
   - Le thé de ma tante Michel.

120 euros (code de commande : 19359).

 

LEMONNIER (Camille) Le vent dans les moulins. Roman. Paris, Albin Michel, 1936 (mention de 10e édition à la couverture). In-8° broché, 310 p., exemplaire non coupé et en bel état.

20 euros (code de commande : 17042).

 

LEY (Madeleine) Le grand feu. Récit. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1942. In-12 broché, 110 p.

7,50 euros (code de commande : 6833).

 

LIBERT (Béatrice) — Pierre d’angle. Gravures de Jacques Clauzel. [Gerpinnes], Éditions Tandem, 2007. In-4° en feuillets, [28] p., 3 aquatintes en couleurs, (collection « Textes & Images »), étui toilé (Véronique Van Mol), un des 30 exemplaires numérotés signés par les auteurs sur BFK Rives (n° 30), à l'état de neuf.

   
Couverture et une des aquatintes.

100 euros (code de commande : 24081).

 

LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, prince de) Œuvres choisies. Avec une notice et des notes par Gustave Charlier. Bruxelles, Office de Publicité, 1941. In-8° broché, 90 p., un portrait en frontispice, (« Collection Nationale », n° 1), quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
   - Notice.
   - De moi pendant le jour.
   - De moi pendant la nuit.
   - La vie est un rondeau.
   - Mes conversations avec M. de Voltaire.
   - Mes conversations avec Jean-Jacques.
   - Conversations avec Frédéric II.
   - Rencontre avec Napoléon.
   - Jeux de princes.
   - La disgrâce du comte de Bonneval.
   - Spa au XVIIIe siècle.
   - Le lapin de La Fontaine.
   - Apologie du jardinage.
   - Sur l'art des jardins.
   - Jardin français et jardin anglais.
   - La comédie de société.
   - Conseils aux valets et soubrettes de comédie.
   - Portraits : Catherine II, Joseph II, Chateaubriand.
   - Lettre de Crimée, à la marquise de Coigny.
   - Lettres sur la dernière guerre des Turcs.
   - Lettres à Mme de Staël.
   - Caractères : Callimaque, Hermine, Antrophile, Optimine, Bajazet, Alcippe.
   - Mes écarts, ou ma tête en liberté.

8 euros (code de commande : 17073).


[LILAR (Suzanne)] — La confession anonyme.
Paris, Julliard, 1960 (mention de 9e mille). In-8° broché, 285 p., couverture un peu défraîchie.

12 euros (code de commande : 66/67).

LILAR (Suzanne) — Tous les chemins mènent au Ciel. Deux actes, trois tableaux. Bruxelles, Les Éperonniers, 1989. In-12 broché, 155 p.

8 euros (code de commande : 14476).

 

LINZE (Jacques-Gérard) La Fabulation. Préface de Ludovic Janvier. Bruxelles, Les Éperonniers, 1988. In-8° broché, 186 p., (collection « Passé Présent », n° 59), exemplaire en parfait état.
   Sous un titre ambigu, ce roman est lui-même tout entier imprégné d'ambiguïté : celle des rapports entre amants, entre amis, et même celle des justifications qu'un homme peut donner de ses propres actes.
En quatrième de couverture :
   
Un certain Marian, époux d'une femme ravissante, très courtisée et manifestement volage, est mort dans des circonstances que le narrateur se plaît à trouver suspectes : a-t-il été victime d'un accident, s'est-il suicidé ou l'a-t-on assassiné ? Huit ans après sa disparition, le narrateur imagine d'enquêter pour tenter d'établir la version authentique des faits. Il croit œuvrer pour servir la vérité. En réalité, n'agit-il pas sous l'empire d'une jalousie rétrospective et dans le seul but de mieux approcher Hélène Marian, la jolie veuve ?

10 euros (code de commande : 26906).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE]. Nos lettres. Revue de l'Association des Écrivains belges de langue française. N° 4 - Décembre 1965. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1965. In-8° agrafé, 32 p., quelques illustrations.
Sommaire :
   - Adieu à la Grande Dame [la reine Élisabeth].
   - In memoriam Roger Kervyn de Marcke ten Driessche.
   - Carrière, par Roger Kervyn de Marcke ten Driessche.
   - Nécrologie.
   - Hugo Van der Goes, fou de peinture, par Carlo Bronne.
   - La réception de rentrée à l'A.E.B.
   - Patience de l'été, par Raymond Quinot.
   - De la Diffusion de nos auteurs.
   - Changements d'adresses - Nouveaux membres
   - Exercice de Diction, par Paul Dewalhens.
   - Le Cinquantième anniversaire de la mort d'Émile Verhaeren.
   - Témérité, par Paul Dresse.
   - Heure dernière, par Alain Cléry.
   - La Conquête de Prague, par Henri Cornélus.
   - Les Yeux secs, par Louis Dubrau.
   - Nos Échos.
   - Les Prix littéraires.
   - Bibliographie.

5 euros (code de commande : 27559).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE EN LANGUE FRANÇAISE]. Association des Écrivains belges de langue française. Répertoire bibliographique et documentation. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1977. In-8° broché, 275 p.
On joint le Supplément au Répertoire 1977 (mai 1978). In-8° agrafé, 36 p., petit manque à la marge du premier feuillet de couverture.
Table des matières :
   - Introduction, par Jean Remiche.
   - En guise de préambule, par Roger Foulon.
   - Mémorial d'Honneur - Écrivains belges morts pour la patrie.
   1. L'Association des Écrivains belges de Langue française.
      - Amis de la Littérature.
      - Anciens présidents et anciens secrétaires généraux.
      - Bibliothèque.
      - Club des Écrivains.
      - Comptes chèques postaux.
      - Conseil d'Administration.
      - Donateurs.
      - Foyer des sociétés littéraires.
      - Maison Camille Lemonnier - Maison des Écrivains.
      - Membres protecteurs.
      - Musée Camille Lemonnier.
      - Siège social.
      - Soirées des Lettres belges.
      - Statuts de l'Association.
   2. Répertoire bibliographique des membres de l'Association des Écrivains belges de langue française.
   3. Les Prix littéraires.
      - Prix décernés par l'Association des Écrivains belges de langue française.
      - Prix décernés par l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises.
      - Prix du Ministère de la Culture française.
      - Autres prix littéraires.
   4. Les 75 ans de l'Association.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 26824).

 

Littérature prolétarienne en Wallonie. Hector Clara, Nos haras inconnus. Charles Nisolle, La peur & autres récits. Précédés de Chronique de la littérature prolétarienne en Wallonie, par Jacques Cordier et Vital Broutout. Présentations et notes de Jacques Cordier. Bassac, Plein Chant, 1985. In-8° broché, 155 p., (collection « Vois d'En Bas »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre se divise en deux parties : la première présente, à travers l'exposition de courants de pensée, d'activités culturelles (comme le « théâtre prolétarien »), d'événements et de débats politiques, de revues, l'histoire d'un mouvement littéraire qui prit naissance dans cette région de la Belgique voici une soixantaine d'années. Elle est due à Jacques Cordier, et à Vital Broutout (pour l'évocation du Musée du Soir qui devait clore cette histoire dans les années 60).
   La seconde partie recueille les récits de deux travailleurs du fond de la mine : ceux d'Hector Clara mettent en scène le sort des chevaux de mine autrefois sacrifiés à la production charbonnière ; ceux de Charles Nisolle constituent sans doute l'œuvre complète d'un écrivain incisif et violent, proche parfois du meilleur Malva – ce qui constitue sans doute le plus bel éloge qu'on puisse lui adresser.
   Ces récits sont ici réunis pour la première fois en volume.

20 euros (code de commande : 24525).

 

LOBET (Marcel) — L'abécédaire du meunier. Bruxelles, Jacques Antoine, 1974. Grand in-8° broché, 297 p., illustrations, belle dédicace de l'auteur, quelques traits marginaux crayonnés.
En quatrième de couverture :
« Pour la nouvelle génération, le troisième âge est un Tiers-Monde où sévit le sous-développement intellectuel. Pour les hommes et les femmes en pleine activité, c'est un Tiers-Ordre où une règle mitigée permet de répondre sans trop de rigueur à la vocation humaine. Pour les idéologues, c'est un Tiers-État si épris de l'Ancien Régime qu'il est rebelle à toute évolution. Pour l'écrivain, qui a creusé essais et monographies, c'est le temps des tiers-livres, des ouvrages où, l'essentiel étant dit, la plume entend muser, baguenauder, folâtrer au gré du caprice.
La sentence, la maxime et l'anecdote conviennent au Tiers-Âge. À l'intention de mes amis proches ou lointains, présents et « à venir » (comme disent les salutations royales), j'ai réuni, dans l'ordre alphabétique, quelques réflexions nées de lectures, de voyages et de ces moments privilégiés où l'esprit s'abandonne à la rêverie, au charme du souvenir. »

10 euros (code de commande : 7978).

LOBET (Marcel) — Le feu du ciel. Introduction à la littérature prométhéenne. Préface de Pierre-Henri Simon. S.l., La Renaissance du Livre, 1969. In-8° broché, 170 p., (collection « La Lettre et l'Esprit »).
En quatrième de couverture :
« Depuis ses débuts dans la critique, Marcel Lobet a étudié la littérature comme une « science du bien et du mal ». Cette expression biblique lui a d'ailleurs fourni le titre d'un « essai sur la connaissance littéraire ».
Dans ses ouvrages antérieurs, l'essayiste avait interrogé les écrivains de débat, « chercheurs de Dieu » ou « singuliers » tels que J.K. Huysmans, « témoin écorché », puis il avait analysé (dans Écrivains en aveu et dans la Ceinture de feuillage) le témoignage des « scripteurs » qui ont eu recours à la confession littéraire pour traduire leurs états d'âme.
Aujourd'hui, dans une « introduction à la littérature prométhéenne », Marcel Lobet aborde plus particulièrement ce que Pierre-Henri Simon appelle, dans sa préface, « le versant noir de nos lettres », la littérature de révolte et de rupture qui, dans le sillage de Sade et de Nietzsche, voudrait dérober le « feu du ciel » pour acquérir la science du mal, pour accéder à un dépassement vertigineux des pouvoirs de l'homme.
Lucifériens ou prométhéens, Antonin Artaud, Georges Bataille, Samuel Beckett, André Breton, Jean Genet, Marcel Jouhandeau, Kafka, Pierre Klossowski, Lautréamont, Le Clézio, Michel Leiris, Pieyre de Mandiargues sont, à leur manière, des pèlerins de l'absolu, des chercheurs de Dieu « à rebours ».
Toute la psychologie contestataire de notre temps s'éclaire à la lumière de ce Feu du ciel dont l'actualité est « brûlante. »

6,50 euros (code de commande : 7979).

[LOVELING]. PIETTE Hélène — Les sœurs Loveling. Rosalie et Virginie, deux grandes figures féminines des lettres flamandes. Bruxelles, Office de Publicité, 1942. In-12 broché, 88 p., (« Collection Nationale », n° 15).

6 euros (code de commande : LB/106).

 

LURKIN (Abel) — L'amère Belgique. Veuve de guerre. Vervoz-Ocquier, Éditions de Saint-Hubert, [1945]. In-8° broché, 155 p.
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   L'auteur s'identifie fortement à la cause des Wallons menacés par le flamingantisme. « Une nation, dit-il, c'est bien un esprit. » En ce cas, les Wallons sont des Français officieux qui doivent craindre et refuser une « certaine Belgique artificielle, apocryphe et chimérique ». Loin d'être un essai argumenté, L'amère Belgique se présente plutôt comme le registre des plaintes qu'ouvrirait un homme que les événements politiques et militaires ont blessé et humilié. Tour à tour, Abel Lurkin règle leur compte aux neutres et aux veules, à l'armée, à l'attitude de Pictave III, roi de Colchique, aux profiteurs et aux collaborateurs de guerre, aux résistants de la dernière heure, à la désinvolture bruxelloise, autant qu'à l'Allemagne de Hitlérius... La plume qui a écrit L'amère Belgique a par moments été trempée dans du fiel. On en rit jaune encore, même si la conviction du pamphlétaire ne dégage pas une véritable doctrine pour l'avenir wallon, dans un État où le professeur Leneutre demande à changer de nom et à s'appeler M. Lerésistant, et où il se trouve que le Belge qui « vendrait du beurre sur le radeau de la Méduse » est le même qui affirme, pour assurer la tranquillité de son commerce avec celle de son âme : « Il n'y a que des Belges, mossieu. »
Bibliographie :
   - Chartry d'Heur (Jean-Marie), Amère Belgique, veuve de guerre (l'), dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. III. Le théâtre - L'essai, p. 260.

15 euros (code de commande : 24062).

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