Louis-Ferdinand
CÉLINE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

CÉLINE (Louis-Ferdinand) — Ballets sans musique, sans personne, sans rien. Illustrations d'Éliane Bonabel. 9e édition. Paris, Gallimard, 1959. In-8° broché, 196 p., une vignette à la page de titre et douze illustrations à pleine page, couverture partiellement insolée.
Ce volume contient :
   - Scandale aux Abysses.
   - La naissance d'une fée.
   - Voyou Paul. Brave Virginie.
   - Van Bagaden.
   - Foudres et flèches.

35 euros (code de commande : 27200).

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Casse pipe. Paris, Chambriand, 1949. In-8° broché, 150 p., édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin des Papeteries de Renage (n° 130), couverture frottée et un peu salie avec un petit manque, mention manuscrite dans le coin inférieur droit de la couverture.

   

450 euros (code de commande : LFCel/003).

 

Casse-pipe. Suivi du Cuirassier Destouches. [Illustré par] Tardi. Paris, Gallimard/Futuropolis, 1989. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 94 p., commentaire et signature d'appartenance sur la page de garde, dos légèrement passé, édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Avant la guerre, il y avait eu la caserne (le quartier, en langage de cavalerie) ; avant Bardamu, il y avait Ferdinand. Dans Voyage au bout de la nuit, Bardamu, pour avoir emboîté le pas à un régiment en parade, se retrouvait pris au piège, mais ce premier moment ne durait que quelques lignes. Après cela, c'était l'errance.
   Casse-pipe, c'est le temps de l'enfermement, devenu interminable. Témoin la longueur de cette première nuit, qui occupe toute la première séquence, mais la suite est à l'avenant. L'agressivité du monde et des hommes y prend la forme de la nuit, du froid, de la pluie, de chevaux échappés qui courent dans tout cela, et un visage que Courteline et d'autres avaient déjà fait connaître en littérature, celui des gradés et des sous-officiers, d'autant plus charognes qu'ils sont eux-mêmes plus terrorisés.
   L'étonnant est que, du spectacle de tant d'écrasement, qui ne cesse pas d'être sensible, naisse ligne à ligne tant de comique. Céline est ici dans toute la maîtrise de ses moyens. Le discours et l'argot militaires sont un morceau de choix pour cette rencontre de langages qui est pour lui le commencement du style. « Et quand vous avez à la fois le tragique et le rire, vous avez gagné, n'est-ce pas... » C'est lui qui le dit, en parlant de Shakespeare.
   Casse-pipe est un roman inachevé, dont nous n'avons même pas tout ce qui avait été écrit. On trouvera ici l'ensemble des parties actuellement connues : les cinq séquences mises au point et les fragments retrouvés d'une première version, plus le seul récit que Céline ait fait de ce qui devait suivre. Une fois ces morceaux réunis, leur force est telle qu'ils font une œuvre à part entière.
   De cette transposition du vécu en mots, Tardi fait à son tour une transposition visuelle, avec la même fidélité à la sensibilité célinienne dont il avait déjà fait preuve dans son illustration de Voyage au bout de la nuit.

30 euros (code de commande : LFCel/002).

Un fragment de « Casse-Pipe ». Paris, Société Parisienne d'Édition et de Publication, 1971. In-8° broché, 128 p.
   Il s'agit du n° 305 - Juillet-Août 1971 de la Écrits de Paris, le texte de Céline figure aux pp. 75-78.
Présentation par Robert Poulet :

   En 1940, Louis-Ferdinand Céline avait entièrement achevé un roman qui s'insérait, quant au sujet, entre le Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, et qui aurait été sans doute le chef-d'œuvre de sa maturité. Quatre ans plus tard le manuscrit de cet ouvrage disparut, avec quelques autres, lorsque le logis de l'écrivain absent fut dévasté et pillé par des « patriotes ».
   De Casse-Pipe, on n'a retrouvé plus tard que deux ou trois fragments, dont l'un m'a été donné par l'auteur en 1957. Je l'ai publié en appendice de mes « Entretiens familiers » dont une nouvelle édition vient de paraître chez Plon sous le titre : Mon ami Bardamu.
   Aux lecteurs des Écrits de Paris revenait le privilège de lire quelques pages de ce chapitre, dont l'éclat, le mouvement, l'allégresse extraordinaires donnent une idée de ce qu'était Céline au plus robuste de son âge, et permet de mesurer ce que – par un déchaînement stupide des passions politiques – nous avons perdu.

13 euros (code de commande : 042).


 

Progrès. Paris, Mercure de France, 1978 (14 février). In-12 broché, [128] p., édition originale, exemplaire numéroté (n° 192).
Note de l'éditeur :
   
Madame Cécile Robert Denoël, la veuve de l'éditeur de Voyage au bout de la nuit, a bien voulu confier le manuscrit de ce texte que Céline lui-même lui avait offert au début de l'année 1933. Il s'agit d'un double dactylographique de cinquante-cinq feuillets numérotés de 2 à 54 sous couverture cartonnée et lacée. La page de couverture porte de la main de Céline le mot « Périclès », barré de trois traits transversaux et corrigé à côté en « Progrès ». En bas de page et à droite, sur deux lignes on peut lire : « Louis Destouches / 35 rue Vernet ».
   Cette adresse, qui figurait également sur le manuscrit de L'Église en octobre 1927, était celle du siège parisien de la Société des Nations. Louis Destouches y fit suivre son courrier après son départ définitif de Genève. Ce texte n'est donc certainement pas postérieur à décembre 1927. En outre, la rencontre d'Elizabeth Craig (ici « L'Américaine ») n'ayant eu lieu, au plus tôt, qu'à l'automne 1926, la rédaction ne remonte vraisemblablement guère au-delà du second ou troisième trimestre 1927. Les nombreux lapsus phonétiques de la dactylographie, en général immédiatement corrigés à la suite ou en interligne supérieur, et à la machine, font même penser à la transcription d'une sténographie. Cette hypothèse d'une dictée n'est pas contredite par la révision manuscrite qui se limite, pour l'essentiel, à un simple échenillage des fautes et omissions.
   Totalement inédit, ce texte a donc maintenant un demi-siècle. Très probablement contemporain de L'Église, il contribue avec la publication des recherches biographiques de François Gibault et celle des lettres d'Afrique à la connaissance de la formation intellectuelle et littéraire de Louis Destouches. Le cadre parisien, le milieu familial dont la transposition est évidente et certains personnages (dont le futur « Lempreinte » de Mort à Crédit) sont de véritables esquisses de l œuvre ultérieure. Exprimées ou allusives, bien des situations y figurent déjà (culte de la beauté plastique des danseuses, charme de la musique américaine, dégradation des mœurs, méfaits du progrès, hantise des dettes...) et, plus particulièrement, dans les tirades prêtées à « Gaston ». Enfin, dans les limites et sous le couvert de la fantaisie la moins élaborée, Progrès comporte quelques particularités de la conception dramaturgie des futurs Ballets : construction symétrique des tableaux impairs (longs et réalistes) et pairs (brefs et féeriques) ; intrigue cédant le pas au mouvement ; mariage des tons où la parodie permet à l'auteur de prendre quelque distance à l'égard de ses personnages.
   Comme dans « Des vagues », la tenue littéraire de ce texte imposait, tout à la fois, une publication intégrale et une présentation aussi lisible que possible. L'orthographe, quand elle avait échappé à la révision de l'auteur, a été rétablie ; la ponctuation, harmonisée en fonction des usages les plus courants de ce texte, mais les tirets qui n'avaient pas d'équivalence typographique évidente ont été maintenus. Le même impératif de clarté a fait uniformiser l'introduction des rubriques et la disposition des indications scéniques. Les quelques leçons ou réfections autographes, qui confirment l'authentification du manuscrit, ont été enregistrées dans le corps du texte. On trouvera, en bas de page, la dactylographie originale ; et éventuellement, entre crochets, l'indication de nature des ajoutés.

25 euros (code de commande : LFCel/018).


 

Rigodon. Préface de François Gibault. Paris, Gallimard, 1969 [achevé d'imprimer 4 février]. In-8° broché, 318 p., jaquette, exemplaire du tirage courant de l'édition originale, cahet ex-libris sur la page de faux-titre.
Sur la jaquette :
   
Après D'un château l'autre et Nord, Céline achève avec Rigodon, auquel il consacra les derniers mois de sa vie, la chronique fantastique qui nous entraîne sans transition de sa retraite de Meudon aux routes de l'Allemagne de 1944 en pleine débâcle. Qu'arrivent enfin « les Chinois » qui vont tout balayer, religions, politiques, littératures jeunes et vieilles !
   Et sur un rythme de danse burlesque et macabre, « Par-ci ! Vite ! Par-là ! », Céline évoque de façon saisissante la fin de son périple à travers les derniers soubresauts de la guerre avec sa femme, Lili, et le chat Bébert.
   De Rostock à la Baltique, de Ulm à Hambourg, et jusqu'au Danemark, trains bondés de soldats, de réfugiés, pilonnés par les bombes, les villes, monceaux de ruines brûlés au phosphore où dansent encore des flammes « vertes ou rosés », dessinent un décor hallucinant, peuplé de personnages grotesques ou émouvants. Et le plus étrange est sans doute Céline, clopinant sur ses cannes avec son chat dans sa musette, qui se moque, se plaint, injurie, rabâche ses malheurs, et interrompt à chaque instant son récit par des réflexions arrières ou féroces.
   Ce voyage sans espoir au bout des horreurs de la guerre est la dernière expression de ce don d'imagination visionnaire souligné déjà par la remarque d'André Gide : « Ce n'est pas la réalité que dépeint Céline, c'est l'hallucination que la réalité provoque. »

30 euros (code de commande : LFCel/006).


À PROPOS DE
LOUIS-FERDINAND CÉLINE

 

BELLOSTA (Marie-Christine) — Céline ou l'art de la contradiction. Lecture de Voyage au bout de la nuit. Paris, Presses Universitaires de France, 1990. In-8° broché, 319 p., (collection « Littératures Modernes »), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Voyage au bout de la nuit est le roman le plus connu de Céline, mais est-il pour autant facile à lire ?
   Pour son auteur, en 1932, c'était une œuvre « impossible à classer », visant à « créer une image très fidèle de l'homme des villes », « satirique jusqu'à la férocité », « contée » pourtant de manière « candide », et destinée « aux médecins, aux universitaires et aux lettrés ».
   Il est donc tentant de le lire comme une étonnante réécriture de Candide, comme un roman philosophique qui traite du problème du mal, de la guerre et de la mort, et comme une somme qui met en question les idées de son temps : pour Freud contre la psychiatrie française, pour la « littérature prolétarienne » contre Proust, pour Darien et Stirner contre Rousseau, pour la psychanalyse contre la révolution, etc.
   À recomposer ainsi l'univers intellectuel sous-jacent à cette œuvre, on gagne d'en mieux comprendre la forme, les obscurités, les jeux intertextuels nombreux et les engagements.
   On y gagne aussi d'apercevoir la continuité logique de toute l'œuvre de Céline, pamphlets compris.

30 euros (code de commande : 060*).


 

BONNEFIS (Philippe) — Céline. Le rappel des oiseaux. Lille, Presses Universitaires de Lille, 1992. In-8° collé, 219 p., (collection « Objet »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
    Que veut dire rappel ? Et puis ce rappel, qui donc ici le bat ? Sont-ce les oiseaux qui se rappellent, qui s'appellent entre eux ? Ou l'oiseleur qui s'essaie aux gazouillis ?
   Touit-Touit, piouït ! piouït ! tuii... tui !...
   Appel ou appeau ? Qui appelle qui et pourquoi ? De tous les titres rassemblés dans la première des quatre grandes suites de clavecin que composa Jean-Philippe Rameau, Le Rappel des Oiseaux est sans doute le plus mystérieux.
   Ce n'est pas à dire que ce livre est sans objet. Des objets, il en a, et de toutes les sortes. Des petits et des grands. De bruyants comme les ponts (pont, pont, pont, pont : Ludwig Van et Bibici. Combien de décibels ?). De muets, comme la danse et comme le cinéma...
   Beaucoup d'objets, mais un seul souci. La musique, où s'exprime le caractère amoureusement désespéré de la relation de Céline au monde. Attendant, pour se lier, que les êtres ou les choses ne tiennent plus que par un fil. Qu'il laisse alors filer, de peur qu'il ne se rompe.
   Mais filer comme on fait d'une ligne. À petits coups, d'un mouvement souple du poignet. Mouvement d'autant plus étudié que, enfin libéré de l'urgence de la prise, il le travaille, en somme, pour la beauté du geste.

18 euros (code de commande : 15390).

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CRESCIUCCI (Alain) — Les territoires céliniens. Expression dans l'espace et expérience du monde dans les romans de L. F. Céline. Paris, Aux Amateurs de Livres - Klincksieck, 1990. In-8° broché, 351 p., exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   
Dans cette étude nous nous fixerons sur deux éléments inséparables. D'abord l'expression de l'espace. C'est en quelque sorte l'étude de la surface... Comment le narrateur parle-t-il du monde qu'il parcourt ? On peut dire de tous les romans qu'ils se passent quelque part, mais les lieux n'ont pas la même importance dans tous. Il ne vient à l'idée de personne de penser que les lieux ne sont qu'un décor nécessaire à l'action. Le Dublin de Joyce, le Petersbourg de Biely, le Berlin de Döblin ou le Sud de Faulkner ne sont pas de simples toiles de fond. La littérature ne s'absorbe pas dans une ambition dénotative comme un savoir-faire supérieur qui permettrait à l'artiste de mieux restituer le réel. Faut-il insister sur le fait que le romancier a son réel, qu'il opère, en partie inconsciemment, des choix ? Ce qui nous intéresse, c'est la manière dont se compose un monde romanesque. C'est pourquoi, si nous nous attachons aux notations référentielles ce ne sera pas uniquement pour retrouver les données de l'expérience – à quoi s'attache une critique des sources – mais pour rendre compte du fait littéraire. Ensuite, il s'agit de comprendre pourquoi Céline distingue dans ses territoires tel ou tel aspect et en quoi ces distinctions, ces élections témoignent d'un itinéraire personnel. Ces raisons, nous les étudierons à la fois du point de vue de l'imaginaire et du point de vue de l'économie romanesque, c'est-à-dire en tenant compte des composantes structurelles.
   Nous pensons, comme Gilbert Durand, que « l'espace semble bien être la forme a priori où se dessine tout trajet imaginaire... » C'est en quoi l'œuvre de Céline nous paraît relever d'une topologie, car peu d'œuvres sont, comme celle-là, articulées autour de la notion d'itinéraire dans le double sens de déplacement physique d'un lieu à un autre et d'expérience intérieure.
   Cette idée de trajet imaginaire nous retient. L'univers romanesque est un univers imaginaire. Mais aussitôt se pose la question de savoir ce que recouvre ce concept si vaste d'imagination. Ce n'est pas la simple saisie ou la simple recréation d'objets hors de leur présence, mais l'advenue de figures, de thèmes particulièrement investis par l'affectivité. L'imagination relève, pour nous, de l'activité fantasmatique, c'est-à-dire de la mise en scène de l'objet... En aucun cas nous ne saurions nous contenter d'un inventaire, d'une simple description. Le choix des lieux céliniens, le monde de Céline, n'a de valeur que si nous en recherchons la signification. Il existe des partis-pris obsessionnels, des angoisses qui ne parviennent à la formulation qu'après le déchiffrage de la dramaturgie de l'imaginaire... Toute œuvre est nourrie par des courants de sensations, par la prédilection positive ou négative pour des rêveries, par l'attachement à des constantes qu'on pourrait dire topologiques et qui balisent un itinéraire intérieur grâce auquel s'édifie le monde romanesque.

30 euros (code de commande : LFCel/025).


 

LEROYER (Astrid) — Étude littéraire d'un passage de « Rigodon » de L.-F. Céline. Angers, U.E.R. des Lettres et Sciences Humaines, 1979. In-8° agrafé, 135 p.
   Il s'agit du cinquième Cahier du Séminaire de Maîtrise et D.E.A. (1978-1979) : Recherches sur l'imaginaire dans la littérature française contemporaine depuis 1945 ; le texte d'Astrid Leroyer figure aux pp. 82-89.
Introduction :

   Il y a sans aucun doute une volonté romanesque chez L-F.Céline. Rappelons que ce dernier s'est toujours efforcé de placer au premier plan le style, le travail du style et d'assurer la bonne marche de ce qu'il appelle, dans les Entretiens avec le professeur Y, son « métro émotif ».
   Or, dans le texte que nous nous proposons d'étudier, c'est à une véritable prolifération de l'Imaginaire que nous assistons. Prolifération par-delà le Réel, par-delà cette volonté romanesque qui, déjà, modifie le Réel. Imaginaire qui submerge le Réel pour imposer sa réalité propre. C'est précisément cette réalité de l'Imaginaire que nous voudrions présenter et dont surtout nous voudrions essayer de retracer le mouvement irrésistible : d'un boyau au milieu de ruines dans lesquelles furent trouvées des provisions, Céline fait une grotte « d'émerveillement », grotte à travers laquelle nous avons cru reconnaître l'archétype du refuge paradisiaque.
   Tout refuge paradisiaque est heureux, ainsi que le démontre Marie-Cécile Guhl. Or, à ce niveau, notre texte fait problème du fait de la présence de la mort dans le refuge, mort vécue par le héros avec des fanfaronnades qui voudraient nier l'angoisse. Ce refuge est-il Réussite ou Échec ? Nous pensons qu'il n'est complètement ni l'un ni l'autre, mais qu'au contraire, il participe des deux à la fois. Ce que nous voudrions montrer, c'est que si ce refuge célinien est ambigu, c'est que cela correspond à l'ambiguïté essentielle de l'Imaginaire : son caractère vital et en même temps son caractère éphémère.
   En fait, si ce texte est un aveu de l'impuissance de la fonction euphémisante de l'Imaginaire au niveau de la durée – car c'est bien ici une question d'Éternité à retrouver – n'est-il pas en même temps un plaidoyer magnifique en faveur de l'Imaginaire ? Céline tente de résoudre, à niveau d'homme, le problème du Temps, de la Mort, la mémoire relayant l'Imaginaire...

20 euros (code de commande : 045).


 

La Quinzaine littéraire. N° 639 - 16 - 31 janvier 1994. Paris, La Quinzaine Littéraire, 1994. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.
   Ce numéro contient l'article Du Dr Destouches à L.-F. Céline de Maurice Nadeau (pp. 5-7) à propos du tome IV des œuvres de Céline dans la collection La Pléiade, de Céline entre haines et passion, par Philippe Alméras et de Elizabeth et Louis.

5 euros (code de commande : 038).


 

Revue Romane. XIV 1 - 1979. Copenhague, Akademisk Forlag, 1979. In-8° collé, 171 p.
Table des matières :
   In memoriam : Sven Skydsgaard.
   Articles :
      - Puissance et impuissance du langage dans Voyage au bout de la nuit de Céline, par Anne-Lisa Amadou.
      - Les niveaux fonctionnels du subjonctif en espagnol, en français et en italien, par Kolbjørn Blücher.
      - Une phrase / un récit : Le jeu du feu dans La fille aux yeux d'or de Balzac, par Juliette Frølich.
      - Une étude sur le suffixe -ation en français, par Emmanuel N. Kwofie.
      - El dinero en el Quijote, par Federico Latorre.
   Mélanges :
      - Six verbes français: la catégorie -
AIRE, par Alfred Bolbjerg.
      - À propos de : Linda Orr : Jules Michelet. Nature, History, and Language, par Eric Eggli.
      - À propos de l'imparfait, par Odile Halmøy.
   Thèse :
      - Sven Skydsgaard : La combinatoria sintáctica del infinitivo español I-II, par Jørgen Schmitt Jensen et Ebbe Spang-Hanssen.
   Comptes rendus :
   - Littératures romanes :
      - Anne Maria Clausen : Le origini della poesia lirica in Provenza e in Italia. Un confronto sulla base di alcune osservazioni sociologiche, par B. Munk Olsen.
      - Herman H. Wetzel : Die romanische Novelle bis Cervantes, par Michel Olsen.
   - Langue française :
      - Robert Martin : Inférence, antonymie et paraphrase, par Oswald Ducrot.
      - Bente Maegaard et Ebbe Spang-Hanssen : La segmentation automatique du français écrit, par Suzanne Hanon.
      - Conrad Sabourn et John Chandioux : L'adverbe français : essai de catégorisation, par Ole Mørdrup et Henning Nølke.
      - Jonna Kjær : Brisebare : Le Plait de l'Evesque et de Droit, par Povl Skarup.
      - Prudence Mary O'Hara Tobin : Les lais anonvmes des XIIe et XIIIe siècles. Édition critique de quelques lais bretons, par Povl Skarup.
   - Littérature française :
      - Georges Poulet : Entre moi et moi. Essais critiques sur la conscience de soi, par Hans Boll-Johansen.
      - Pierre Testud : Rétif de la Bretonne et la Création littéraire, par Merete Grevlund.
   - Langue italienne :
      - Anna Laura Lepschy et Guido Lepschy : The Italian Language Today, par Magnus Ulleland.

10 euros (code de commande : 15348).


 

RICHARD (Jean-Pierre) — Microlectures. Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 282 p., (collection « Poétique »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Microlectures : petites lectures ? Lectures du petit ? Les deux choses à la fois sans doute. Les études ici rassemblées visent, dans l'œuvre, des unités relativement minimes : un motif (le métro, ou le casque chez Céline, l'étoile apollinarienne, l'aliment pour Huysmans), un personnage (Javert), une image (dans le sonnet en Yx de Mallarmé), voire un mot : mot de passe, patronyme, pseudonyme. La lecture y est le plaisir d'une lenteur. Elle fait confiance au détail, ce grain du texte.
   Cette myopie n'allait pourtant pas sans ambition. J'avais ici pour désir de comprendre comment une certaine disposition d'humeur (l'ordre thématisé d'un paysage) pouvait se lier à une certaine exposition libidinale (le travail du désir, la scène du fantasme) et à un certain dispositif formel (le champ de la lettre, le lieu du poétique), pour produire ce que nous nommons un texte. Puis de lire celui-ci dans sa poussée, dans sa suite (son ensuite), dans la logique de sa successivité : d'où cinq commentaires tentés sur cinq courts passages de Hugo, de Michelet, de Gracq, de Claudel. Il m'a semblé ainsi, à l'expérience, qu'à partir du plus petit, c'était le plus précieux, en tout cas le plus singulier d'une œuvre qui pouvait être lu et dit.

15 euros (code de commande : 059).


 

ROBERT (Véronique) et DESTOUCHES (Lucette) — Céline secret. Paris, Grasset, 2001. In-8° collé, 165 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Pour comprendre Céline, Malraux disait qu'il fallait se rapprocher de Lucette Destouches car elle seule en avait une connaissance instinctive. C'est ce qui a inspiré ce texte a deux voix : celle de Véronique Robert qui raconte son amitié avec Lucette Destouches, et celle de Lucette Destouches qui raconte Céline a travers vingt-cinq ans de vie commune. L'épouse qui, de 1936 a 1961, a tout partagé avec Céline, donne sur cet homme et cet écrivain hors norme un éclairage inouï de sincérité. À la fois incisive, généreuse et drôle, Lucette D. ne mâche pas ses mots et dit tout ou presque tout.

8 euros (code de commande : 053).


 

ROUAYRENC (Catherine) — « C'est mon secret ». La technique de l'écriture « populaire » dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. Tusson, Du Lérot, 1994. In-8° broché, 203 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ce livre situe l'écriture de Céline dans ses deux premiers romans par rapport au code du langage « populaire » tel qu'il peut être défini à travers les œuvres de ses contemporains (Barbusse, Dabit, Peisson, Lemonnier, Thérive, Ramuz, Poulaille...). Il montre comment Céline utilise certes ce code, auquel il ne peut complètement échapper, mais fort peu et en l'adaptant. L'essentiel est ailleurs, dans la transposition du parlé dans l'écrit.
   L'accent est donc mis sur les procédés grâce auxquels, à travers le lexique, la morphosyntaxe, la syntaxe, renonciation, la narration, Céline a une certaine « façon de forcer les phrases à sortir légèrement de leur signification habituelle, de les sortir des gonds pour ainsi dire, les déplacer [...]. Mais très légèrement ! Oh ! très légèrement ! » C'est une ambiguïté constante et présente à tous les niveaux qui fonde le style célinien.

20 euros (code de commande : 15391).


VIGNEAU (Catherine) — Remarques sur la reprise et l'anticipation dans « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit ». Toulouse, Université de Toulouse - Le Mirail, 1975. In-8° en ff. détachés et sous la couverture de l'ouvrage, [33] p.
   Cette étude est extraite du tome XI - 1975, fascicule 5 des Annales, Grammatica IV, pp. 3-36.
Extrait :

   La reprise et l'anticipation, constructions qui impliquent une redondance puisqu'un pronom annonce ou reprend un syntagme nominal ou son équivalent, sont des tours expressifs. Aussi la langue parlée en use-t-elle sans cesse, alors qu'une langue écrite, soucieuse de correction, ne les utilise que très rarement et dans des cas bien déterminés. Dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, ces procédés sont très fréquents, mais alors que dans le premier roman, l'anticipation domine très nettement, puisqu'on trouve environ 328 reprises pour 1551 anticipations, dans le second, le nombre des reprises l'emporte sur celui des anticipations (1128 pour 921). Cette observation incite à établir une distinction entre les deux tours. De plus, en constatant que dans Mort à crédit, malgré le nombre supérieur de reprises, le syntagme objet direct est souligné surtout par des anticipations, l'on est en droit de se demander si le choix de l'un ou l'autre procédé est déterminé par des contraintes syntaxiques ou s'il est libre. Dans ce dernier cas, la prédominance d'un tour sur l'autre donnerait aux deux romans une signification différente.

10 euros (code de commande : 048).

).


LIENS :

L.F. Céline

biographie, bibliographie, commentaires, actualité célinienne, etc. : un site complet et efficace, régulièrement mis à jour par son administrateur, David Desvérité.
On y trouve également un lien avec le
Bulletin célinien
animé par Marc Laudelout.

 

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