Louis-Ferdinand
CÉLINE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[CÉLINE (Louis-Ferdinand)]. Louis Ferdinand Céline, voyage au bout de l'écriture. Paris, La Presse Littéraire, 2006. In-8° collé, 159 p., quelques illustrations, (collection « Hors Série », n° 1), bel exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Louis-Ferdinand Céline, Le miroir du XXe siècle, par Gwen Garnier-Duguy et Joseph Vébret.
   - Bande annonce, par Tony Côme.
   - Céline, médecin humaniste ou écrivain raciste, par Jean-François Foulon.
   - L'humanité sans espoir du docteur Destouches, par Ange-Matthieu Mezzadri.
   - Entretien avec Marc Laudelout : « L'œuvre de Céline forme un tout indivisible », par Christopher Gérard.
   - Louis-Ferdinand Céline lu par Dominique de Rom, par Matthieu Baumier.
   - Dentelle blonde, danse d'apocalyspe, par Luc-Olivier d'Algange.
   - Entretien avec Henri Thyssens : « Le destin de Robert Denoël était inéluctable », par Frédéric Saenen.
   - Bardamu parle, par Falk van Gaver.
   - Céline, Jünger, Ledig. La guerre sans l'homme, par Tang Loaëc.
   - Écrire contre Céline, par Frédéric Saenen.
   - A-t-on envie de lire Bonneton ?, par David Alliot.
   - Céline dans la contrebasse, par David Alliot.
   - Le psychopompe funèbre, par Gwen Garnier-Duguy.
   - De l'antisémitisme célinien vu comme un humanisme, par Armand Chasle.
   - Du chant au cri, par Éric Mazet.
   - Le métro émotif, par Pierre Ducrozet.
   - Entretien avec Sonia Anton : « Sa correspondance lui a permis d'expérimenter des nouvelles trouvailles stylistiques », par Frédéric Saenen.
   - D'une lettre à l'autre, par Éric Mazet.
   - Excusez-moi, mais Céline me fait rire, par Pierre-Marie Miroux.
   - Un véritable abandon, Céline vu par Antoine Blondin.
   - Canular littéraire : un entretien avec Louis-Ferdinand Céline, par David Alliot.
   - Distraction littéraire : Guantanamo City, par Jean-François Foulon.
   - Bibliographie, par Marc Laudelout.
   - Chronologie, par David Alliot.

15 euros (code de commande : 25570).

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Casse pipe. Paris, Chambriand, 1949. In-8° broché, 150 p., édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin des Papeteries de Renage (n° 130), couverture frottée et un peu salie avec un petit manque, mention manuscrite dans le coin inférieur droit de la couverture.

   

550 euros (code de commande : LFCel/003).

 

Casse-pipe. Suivi du Cuirassier Destouches. [Illustré par] Tardi. Paris, Gallimard/Futuropolis, 1989. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 94 p., commentaire et signature d'appartenance sur la page de garde, dos légèrement passé, édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Avant la guerre, il y avait eu la caserne (le quartier, en langage de cavalerie) ; avant Bardamu, il y avait Ferdinand. Dans Voyage au bout de la nuit, Bardamu, pour avoir emboîté le pas à un régiment en parade, se retrouvait pris au piège, mais ce premier moment ne durait que quelques lignes. Après cela, c'était l'errance.
   Casse-pipe, c'est le temps de l'enfermement, devenu interminable. Témoin la longueur de cette première nuit, qui occupe toute la première séquence, mais la suite est à l'avenant. L'agressivité du monde et des hommes y prend la forme de la nuit, du froid, de la pluie, de chevaux échappés qui courent dans tout cela, et un visage que Courteline et d'autres avaient déjà fait connaître en littérature, celui des gradés et des sous-officiers, d'autant plus charognes qu'ils sont eux-mêmes plus terrorisés.
   L'étonnant est que, du spectacle de tant d'écrasement, qui ne cesse pas d'être sensible, naisse ligne à ligne tant de comique. Céline est ici dans toute la maîtrise de ses moyens. Le discours et l'argot militaires sont un morceau de choix pour cette rencontre de langages qui est pour lui le commencement du style. « Et quand vous avez à la fois le tragique et le rire, vous avez gagné, n'est-ce pas... » C'est lui qui le dit, en parlant de Shakespeare.
   Casse-pipe est un roman inachevé, dont nous n'avons même pas tout ce qui avait été écrit. On trouvera ici l'ensemble des parties actuellement connues : les cinq séquences mises au point et les fragments retrouvés d'une première version, plus le seul récit que Céline ait fait de ce qui devait suivre. Une fois ces morceaux réunis, leur force est telle qu'ils font une œuvre à part entière.
   De cette transposition du vécu en mots, Tardi fait à son tour une transposition visuelle, avec la même fidélité à la sensibilité célinienne dont il avait déjà fait preuve dans son illustration de Voyage au bout de la nuit.

30 euros (code de commande : LFCel/002).

Un fragment de « Casse-Pipe ». Paris, Société Parisienne d'Édition et de Publication, 1971. In-8° broché, 128 p.
   Il s'agit du n° 305 - Juillet-Août 1971 de la Écrits de Paris, le texte de Céline figure aux pp. 75-78.
Présentation par Robert Poulet :

   En 1940, Louis-Ferdinand Céline avait entièrement achevé un roman qui s'insérait, quant au sujet, entre le Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, et qui aurait été sans doute le chef-d'œuvre de sa maturité. Quatre ans plus tard le manuscrit de cet ouvrage disparut, avec quelques autres, lorsque le logis de l'écrivain absent fut dévasté et pillé par des « patriotes ».
   De Casse-Pipe, on n'a retrouvé plus tard que deux ou trois fragments, dont l'un m'a été donné par l'auteur en 1957. Je l'ai publié en appendice de mes « Entretiens familiers » dont une nouvelle édition vient de paraître chez Plon sous le titre : Mon ami Bardamu.
   Aux lecteurs des Écrits de Paris revenait le privilège de lire quelques pages de ce chapitre, dont l'éclat, le mouvement, l'allégresse extraordinaires donnent une idée de ce qu'était Céline au plus robuste de son âge, et permet de mesurer ce que – par un déchaînement stupide des passions politiques – nous avons perdu.

13 euros (code de commande : 042).


 

Nord. Paris, Gallimard, 1960 [achevé d'imprimer 13 mai]. In-8° broché, 461 p., une carte, petit cachet et signature d'appartenance sur la page de garde, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Céline au milieu de l'Allemagne en flammes, tel est le, sujet de Nord. Acteur, récitant et voyant à la fois, l'auteur se retrouve à Baden-Baden, dans les mois qui précédent l'effondrement du Reich. Étrange palace où le caviar, la bouillabaisse et le Champagne comptent plus que les bombardements. Étonnante baronne von Seckt, survivante d'un autre monde et qui juge Hitler : « Vous savez, Monsieur Céline, le triomphe du diable tient surtout à ce que les personnes qui le connaissaient bien ne sont plus là... »
   Puis c'est Berlin, aux maisons éventrées, l'étalage d'une organisation tracassière au milieu des ruines. Céline et ses compagnons d'infortune (sa femme Lili, l'acteur Le Vigan, le chat Bébert) sont envoyés à cent kilomètres de la capitale, à Krantzlin, dans une immense propriété régie par un fou. À l'est, la plaine s'étend jusqu'à l'Oural. Et autour des quatre Français (car Bébert compte bien pour un Français) vit une famille shakespearienne dans un pays habité par des Polonais, des prostituées berlinoises et des objecteurs de conscience, tous gras et robustes, auxquels le Reich fait fabriquer des cercueils.
   Céline se veut chroniqueur; mais il décrit l'Allemagne de la débâcle comme Dante visitait les cercles de son Enfer.
   D'un côté les grands de ce monde, toujours acharnés à profiter de la vie ; de l'autre, les misérables auxquels on jette un « idéal » comme un os à ronger. Et, sans cesse, « le monde des Grecs, le monde tragique, soucis tous les jours et toutes les nuits ».

45 euros (code de commande : LFCel/017 - vendu).


 

Progrès. Paris, Mercure de France, 1978 (14 février). In-12 broché, [128] p., édition originale, exemplaire numéroté (n° 192).
Note de l'éditeur :
   
Madame Cécile Robert Denoël, la veuve de l'éditeur de Voyage au bout de la nuit, a bien voulu confier le manuscrit de ce texte que Céline lui-même lui avait offert au début de l'année 1933. Il s'agit d'un double dactylographique de cinquante-cinq feuillets numérotés de 2 à 54 sous couverture cartonnée et lacée. La page de couverture porte de la main de Céline le mot « Périclès », barré de trois traits transversaux et corrigé à côté en « Progrès ». En bas de page et à droite, sur deux lignes on peut lire : « Louis Destouches / 35 rue Vernet ».
   Cette adresse, qui figurait également sur le manuscrit de L'Église en octobre 1927, était celle du siège parisien de la Société des Nations. Louis Destouches y fit suivre son courrier après son départ définitif de Genève. Ce texte n'est donc certainement pas postérieur à décembre 1927. En outre, la rencontre d'Elizabeth Craig (ici « L'Américaine ») n'ayant eu lieu, au plus tôt, qu'à l'automne 1926, la rédaction ne remonte vraisemblablement guère au-delà du second ou troisième trimestre 1927. Les nombreux lapsus phonétiques de la dactylographie, en général immédiatement corrigés à la suite ou en interligne supérieur, et à la machine, font même penser à la transcription d'une sténographie. Cette hypothèse d'une dictée n'est pas contredite par la révision manuscrite qui se limite, pour l'essentiel, à un simple échenillage des fautes et omissions.
   Totalement inédit, ce texte a donc maintenant un demi-siècle. Très probablement contemporain de L'Église, il contribue avec la publication des recherches biographiques de François Gibault et celle des lettres d'Afrique à la connaissance de la formation intellectuelle et littéraire de Louis Destouches. Le cadre parisien, le milieu familial dont la transposition est évidente et certains personnages (dont le futur « Lempreinte » de Mort à Crédit) sont de véritables esquisses de l œuvre ultérieure. Exprimées ou allusives, bien des situations y figurent déjà (culte de la beauté plastique des danseuses, charme de la musique américaine, dégradation des mœurs, méfaits du progrès, hantise des dettes...) et, plus particulièrement, dans les tirades prêtées à « Gaston ». Enfin, dans les limites et sous le couvert de la fantaisie la moins élaborée, Progrès comporte quelques particularités de la conception dramaturgie des futurs Ballets : construction symétrique des tableaux impairs (longs et réalistes) et pairs (brefs et féeriques) ; intrigue cédant le pas au mouvement ; mariage des tons où la parodie permet à l'auteur de prendre quelque distance à l'égard de ses personnages.
   Comme dans « Des vagues », la tenue littéraire de ce texte imposait, tout à la fois, une publication intégrale et une présentation aussi lisible que possible. L'orthographe, quand elle avait échappé à la révision de l'auteur, a été rétablie ; la ponctuation, harmonisée en fonction des usages les plus courants de ce texte, mais les tirets qui n'avaient pas d'équivalence typographique évidente ont été maintenus. Le même impératif de clarté a fait uniformiser l'introduction des rubriques et la disposition des indications scéniques. Les quelques leçons ou réfections autographes, qui confirment l'authentification du manuscrit, ont été enregistrées dans le corps du texte. On trouvera, en bas de page, la dactylographie originale ; et éventuellement, entre crochets, l'indication de nature des ajoutés.

25 euros (code de commande : LFCel/018).


 

Rigodon. Préface de François Gibault. Paris, Gallimard, 1969 [achevé d'imprimer 4 février]. In-8° broché, 318 p., jaquette, exemplaire du tirage courant de l'édition originale, cahet ex-libris sur la page de faux-titre.
Sur la jaquette :
   
Après D'un château l'autre et Nord, Céline achève avec Rigodon, auquel il consacra les derniers mois de sa vie, la chronique fantastique qui nous entraîne sans transition de sa retraite de Meudon aux routes de l'Allemagne de 1944 en pleine débâcle. Qu'arrivent enfin « les Chinois » qui vont tout balayer, religions, politiques, littératures jeunes et vieilles !
   Et sur un rythme de danse burlesque et macabre, « Par-ci ! Vite ! Par-là ! », Céline évoque de façon saisissante la fin de son périple à travers les derniers soubresauts de la guerre avec sa femme, Lili, et le chat Bébert.
   De Rostock à la Baltique, de Ulm à Hambourg, et jusqu'au Danemark, trains bondés de soldats, de réfugiés, pilonnés par les bombes, les villes, monceaux de ruines brûlés au phosphore où dansent encore des flammes « vertes ou rosés », dessinent un décor hallucinant, peuplé de personnages grotesques ou émouvants. Et le plus étrange est sans doute Céline, clopinant sur ses cannes avec son chat dans sa musette, qui se moque, se plaint, injurie, rabâche ses malheurs, et interrompt à chaque instant son récit par des réflexions arrières ou féroces.
   Ce voyage sans espoir au bout des horreurs de la guerre est la dernière expression de ce don d'imagination visionnaire souligné déjà par la remarque d'André Gide : « Ce n'est pas la réalité que dépeint Céline, c'est l'hallucination que la réalité provoque. »

30 euros (code de commande : LFCel/006).


À PROPOS DE
LOUIS-FERDINAND CÉLINE

 

BELLOSTA (Marie-Christine) — Céline ou l'art de la contradiction. Lecture de Voyage au bout de la nuit. Paris, Presses Universitaires de France, 1990. In-8° broché, 319 p., (collection « Littératures Modernes »), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Voyage au bout de la nuit est le roman le plus connu de Céline, mais est-il pour autant facile à lire ?
   Pour son auteur, en 1932, c'était une œuvre « impossible à classer », visant à « créer une image très fidèle de l'homme des villes », « satirique jusqu'à la férocité », « contée » pourtant de manière « candide », et destinée « aux médecins, aux universitaires et aux lettrés ».
   Il est donc tentant de le lire comme une étonnante réécriture de Candide, comme un roman philosophique qui traite du problème du mal, de la guerre et de la mort, et comme une somme qui met en question les idées de son temps : pour Freud contre la psychiatrie française, pour la « littérature prolétarienne » contre Proust, pour Darien et Stirner contre Rousseau, pour la psychanalyse contre la révolution, etc.
   À recomposer ainsi l'univers intellectuel sous-jacent à cette œuvre, on gagne d'en mieux comprendre la forme, les obscurités, les jeux intertextuels nombreux et les engagements.
   On y gagne aussi d'apercevoir la continuité logique de toute l'œuvre de Céline, pamphlets compris.

30 euros (code de commande : 060*).


 

BONNEFIS (Philippe) — Céline. Le rappel des oiseaux. Lille, Presses Universitaires de Lille, 1992. In-8° collé, 219 p., (collection « Objet »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
    Que veut dire rappel ? Et puis ce rappel, qui donc ici le bat ? Sont-ce les oiseaux qui se rappellent, qui s'appellent entre eux ? Ou l'oiseleur qui s'essaie aux gazouillis ?
   Touit-Touit, piouït ! piouït ! tuii... tui !...
   Appel ou appeau ? Qui appelle qui et pourquoi ? De tous les titres rassemblés dans la première des quatre grandes suites de clavecin que composa Jean-Philippe Rameau, Le Rappel des Oiseaux est sans doute le plus mystérieux.
   Ce n'est pas à dire que ce livre est sans objet. Des objets, il en a, et de toutes les sortes. Des petits et des grands. De bruyants comme les ponts (pont, pont, pont, pont : Ludwig Van et Bibici. Combien de décibels ?). De muets, comme la danse et comme le cinéma...
   Beaucoup d'objets, mais un seul souci. La musique, où s'exprime le caractère amoureusement désespéré de la relation de Céline au monde. Attendant, pour se lier, que les êtres ou les choses ne tiennent plus que par un fil. Qu'il laisse alors filer, de peur qu'il ne se rompe.
   Mais filer comme on fait d'une ligne. À petits coups, d'un mouvement souple du poignet. Mouvement d'autant plus étudié que, enfin libéré de l'urgence de la prise, il le travaille, en somme, pour la beauté du geste.

18 euros (code de commande : 15390).

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CRESCIUCCI (Alain) — Les territoires céliniens. Expression dans l'espace et expérience du monde dans les romans de L. F. Céline. Paris, Aux Amateurs de Livres - Klincksieck, 1990. In-8° broché, 351 p., exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   
Dans cette étude nous nous fixerons sur deux éléments inséparables. D'abord l'expression de l'espace. C'est en quelque sorte l'étude de la surface... Comment le narrateur parle-t-il du monde qu'il parcourt ? On peut dire de tous les romans qu'ils se passent quelque part, mais les lieux n'ont pas la même importance dans tous. Il ne vient à l'idée de personne de penser que les lieux ne sont qu'un décor nécessaire à l'action. Le Dublin de Joyce, le Petersbourg de Biely, le Berlin de Döblin ou le Sud de Faulkner ne sont pas de simples toiles de fond. La littérature ne s'absorbe pas dans une ambition dénotative comme un savoir-faire supérieur qui permettrait à l'artiste de mieux restituer le réel. Faut-il insister sur le fait que le romancier a son réel, qu'il opère, en partie inconsciemment, des choix ? Ce qui nous intéresse, c'est la manière dont se compose un monde romanesque. C'est pourquoi, si nous nous attachons aux notations référentielles ce ne sera pas uniquement pour retrouver les données de l'expérience – à quoi s'attache une critique des sources – mais pour rendre compte du fait littéraire. Ensuite, il s'agit de comprendre pourquoi Céline distingue dans ses territoires tel ou tel aspect et en quoi ces distinctions, ces élections témoignent d'un itinéraire personnel. Ces raisons, nous les étudierons à la fois du point de vue de l'imaginaire et du point de vue de l'économie romanesque, c'est-à-dire en tenant compte des composantes structurelles.
   Nous pensons, comme Gilbert Durand, que « l'espace semble bien être la forme a priori où se dessine tout trajet imaginaire... » C'est en quoi l'œuvre de Céline nous paraît relever d'une topologie, car peu d'œuvres sont, comme celle-là, articulées autour de la notion d'itinéraire dans le double sens de déplacement physique d'un lieu à un autre et d'expérience intérieure.
   Cette idée de trajet imaginaire nous retient. L'univers romanesque est un univers imaginaire. Mais aussitôt se pose la question de savoir ce que recouvre ce concept si vaste d'imagination. Ce n'est pas la simple saisie ou la simple recréation d'objets hors de leur présence, mais l'advenue de figures, de thèmes particulièrement investis par l'affectivité. L'imagination relève, pour nous, de l'activité fantasmatique, c'est-à-dire de la mise en scène de l'objet... En aucun cas nous ne saurions nous contenter d'un inventaire, d'une simple description. Le choix des lieux céliniens, le monde de Céline, n'a de valeur que si nous en recherchons la signification. Il existe des partis-pris obsessionnels, des angoisses qui ne parviennent à la formulation qu'après le déchiffrage de la dramaturgie de l'imaginaire... Toute œuvre est nourrie par des courants de sensations, par la prédilection positive ou négative pour des rêveries, par l'attachement à des constantes qu'on pourrait dire topologiques et qui balisent un itinéraire intérieur grâce auquel s'édifie le monde romanesque.

30 euros (code de commande : LFCel/025).


 

DEL PERUGIA (Paul) — Budapest-sur-Danube et les « voyages » céliniens. Pipriac, Les Conférences de Sénac, 1989. In-8° collé, 112 p., (collection « Littératures Modernes »), ouvrage tiré à 100 exemplaires numérotés (n° 92), exemplaire en très bel état.
Extrait :   
   Lorsqu'en 1924, à Rennes, le jeune Céline choisit le médecin hongrois Philippe Semmelweis (1818-1865) comme sujet de sa thèse de Doctorat de Médecine, il le présenta à son jury comme le « quatrième enfant d'un épicier de Budapest-sur-Danube ».
   Cinq ans plus tôt, en effet, le Diktat de Versailles venait d'imposer par le Traité de Trianon, une violation cynique du principe, cependant déclaré sacré par tes Démocraties, du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Devant son jury, parfaitement indifférent, Céline indiquait que la capitale du Royaume de Saint-Étienne était devenue l'équivalent d'une bourgade caractérisée par sa position sur le Danube.
   Cette ironie soulignait l'iniquité de méchants Princes qu'il rappelait, non seulement à son jury d'hier, mais à ses lecteurs d' aujourd'hui.
   Au moment où il soutenait sa Thèse de Médecine, Céline ne connaissait pas encore le Danube où il aimera plus tard voyager. Pour présenter le destin de son personnage, il place Budapest humiliée sur sa toile de fond.
   À partir de cette ville, la thèse décrit quatre « voyages » dont elle est le centre. Dans son premier livre – dont le caractère est médical et non littéraire – se trouve déjà fixée une des originalités de son œuvre ultérieure, c'est-à-dire la transformation, par la méditation, des déplacements dans l'espace terrestre et dans l'espace mental.

20 euros (code de commande : 061 - vendu).


 

JUILLAND (Alphonse) — Les « faux amis » du vocabulaire de Louis-Ferdinand Céline. [Saratoga], Anma Libri, 1978. In-8° agrafé, [28] p.
   Extrait du tome II, 3 - Winter 1978 de la Stanford French Review (pp. 323-349).
Extrait :
   Comme c'est à travers les « faux amis » que Céline donne au lecteur sa première leçon de morphologie, c'est aussi par leur truchement qu'il le guide d'un niveau grammatical à l'autre, de la syntaxe à la morphologie, du mot au morphème, des règles qui gouvernent la combinaison des mots en phrases à celles qui régissent la combinaison des morphèmes en mots. Pour que le lecteur s'aperçoive que reculer ne signifie pas « faire mouvement en arrière » mais « culer de nouveau », il faut qu'il se rende compte que cette forme en apparence bâtie d'une seule pièce, est en réalité constituée d'un préfixe et d'un thème. Ce faisant, il ne manquera pas de comprendre que l'unité minimale de la grammaire n'est pas le mot, ainsi que le croyaient les pratiquants de la grammaire traditionnelle, mais le morphème des structuralistes, et que les règles de cette grammaire ne sont pas uniquement de règles syntaxiques – combinaison de mots en phrases – mais aussi morphologiques – combinaison de morphèmes en mots. Il découvre ainsi que le mot n'est pas seulement une « constituante » mais aussi un « constitué ». Entre le mot inerte du français Amyot et le mot dynamique du français Rabelais « tension entre un noyau et ces satellites, entre la racine et ses affixes et flexions – on retrouve en quelque sorte la différence qui sépare l'atome traditionnel de l'atome-énergie de la physique moderne. Le mot n'est donc pas seulement le point de départ des opérations de la syntaxe, il est aussi l'aboutissement des procédures de la morphologie ; et il n'est pas seulement l'aboutissement d'une analyse, le découpage de la phrase en unités de plus en plus petites, mais aussi le résultat d'une synthèse, la combinaison des morphèmes en unités de plus en plus grandes. Voici pourquoi comprendre les « faux amis » c'est prendre conscience de la nature complexe du mot, c'est saisir le caractère producteur de la morphologie, c'est passer du français « mort » de Montaigne, de Racine, d'Anatole France, des Goncourts ou de Gide au français « vivant » préconisé par l'auteur du Voyage au bout de la nuit.

10 euros (code de commande : 039 - vendu).


 

KRANCE (Charles) — Guignol's Band et la rhétorique du geste célinien. Lexington, French Forum, 1979. In-8° broché, [92] p.
   Il s'agit du volume 4, n° 2 - May 1979 (pp. 99-191) de la revue French Forum ; l'article de Charles Krance est publié dans les pp. 114-122.
Extrait :

   Il n'y aurait rien de plus facile que d'évoquer l'emploi du geste dans Guignol's Band I et II, car il saute aux yeux, pour ainsi dire, à chaque page du texte. Quoi de plus naturel, par exemple, que de citer nombre de passages où Ferdinand et son maître prestidigitateur Sosthène s'exercent à mimer les ondes mystiques du « culte de Véga » ? Et peu importe qu'on parte de l'idée du geste comme signe hiéroglyphique destiné à remplacer la parole, ou simplement du principe qui n'admettrait au geste (physique ou phonémique) qu'une fonction purement décorative, ou, si l'on préfère, performative, sans quoi la parole désarticulée serait dénuée de sa charge affective. Mais, malgré ses qualités visiblement dynamiques et ses élans sensiblement dramatiques, Guignol's Band reste, après tout, un texte écrit :
      Plus tard, on prend son parti... on s'arrange de tout... on se contente, on chante même plus... on radote... puis on chuchote... puis on se tait... Mais quand on est jeune... c'est dur ! Il vous faut du vent !... de la fête... des fanfares ! et hop là ! du tonnerre !... La Vérité c'est la mort !... J'ai lutté gentiment contre elle, tant que j'ai pu... cotillonnée, l'ai festoyée, rigodonnée, ravigotée et tant et plus !... enrubannée, émoustillée à la farandole tire-lire... Hélas! je sais bien que tout casse, cède, flanche un moment... Je sais bien qu'un jour la main tombe, retombe, long du corps... J'ai vu ce geste mille et mille fois... l'ombre... le poids du mort !... Et tous les mensonges sont dits ! tous les faire-part envoyés, les trois coups vont frapper ailleurs !... d'autres comédies !...
   Ne voir dans ce langage gesticulant qu'une transposition métonymique de la danse avec la Mort que les figurants céliniens exécutent d'une scène à l'autre, aurait pour effet de n'accorder à ce langage même qu'un rôle accessoire et prétextuel. C'est donc précisément le fait que l'emploi du geste y saute aux yeux qui nous intéresse, plutôt que le geste en tant que tel.

12 euros (code de commande : 041- vendu).


 

LAVIS (Georges) — L'art descriptif de L.-F. Céline. Paris, Les Belles Lettres, 1970. In-8° en ff. détachés et sous la couverture de l'ouvrage, [24] p.
   Cette étude est extraite du n° 12 -1970 des Cahiers d'analyse textuelle, pp. 57-81.
Extrait :

   Si Céline est le contraire de l'homme de lettres, son livre est tout aussi anti-conformiste : le romancier se refuse à enrubanner la misère et le vice, il éructe l'invective à jets continus. Dans le Voyage au bout de la nuit, toutes les conditions sont réunies pour choquer les esprits délicats, emmitouflés dans leur confort intellectuel : le ton vigoureux et populacier ; la satire percutante et grimaçante ; le style puissant, rompant avec les habitudes de la langue « littéraire » ; le vocabulaire dru, familier ou obscène.
   Le Voyage au bout de la nuit bousculait trop les règles établies : il n'obtint pas le prix Concourt ; cette-année-là, le prix fut décerné à un roman intitulé Les loups d'un auteur aujourd'hui bien oublié : Guy Mazeline. Pierre Audiat ironise sur cet échec : « ... un homme de lettres, pour écrire, met toujours des manchettes, même si les manchettes sont sales. Ce médecin de nuit n'avait pas même des manchettes sales. Il avait retroussé ses manches pour plonger ses mains Dieu sait dans quelles cavités ! et il les exhibait avec l'horrible fierté d'un chirurgien ou d'un accoucheur qui opérerait sans gants. Tout cela n'était pas régulier et, lors de la distribution des prix, on le fit bien voir à Louis-Ferdinand Céline qui n'obtint qu'une petite couronne de consolation, sans or dessus, que distribuent des courriéristes littéraires qui ont bon cœur, au nom de leur ancêtre Théophraste Renaudot. »
   Aujourd'hui que les années ont passé et que se sont estompés dans les esprits les griefs formulés contre Céline – non seulement après la guerre 1939-45, mais déjà à la suite du Voyage –, on ne peut contester la place importante de Céline dans la littérature du vingtième siècle, une place que d'aucuns s'acharnèrent longtemps à lui refuser pour des raisons qui ne relèvent assurément pas de l'histoire littéraire. On s'aperçoit aussi, avec le recul, que le Voyage au bout de la nuit est presque « classique » comparativement aux œuvres postérieures où Céline est allé beaucoup plus loin dans l'audace lexicale et syntaxique. Derrière les outrances de pensée ou de langage, on découvre un narrateur hors mesure ; on est saisi par un talent descriptif d'une rare puissance et d'une grande acuité. C'est ce dernier aspect de l'art de Céline que nous voudrions ici principalement souligner et caractériser, sans pour autant prétendre le définir complètement. Nous nous bornerons, en effet, à l'analyse d'une page qui nous paraît assez représentative du Voyage au bout de la nuit ; ensuite, nous confronterons brièvement nos observations avec celles que permettent d'autres passages descriptifs du roman.

10 euros (code de commande : 046 - vendu).


 

LEROYER (Astrid) — Étude littéraire d'un passage de « Rigodon » de L.-F. Céline. Angers, U.E.R. des Lettres et Sciences Humaines, 1979. In-8° agrafé, 135 p.
   Il s'agit du cinquième Cahier du Séminaire de Maîtrise et D.E.A. (1978-1979) : Recherches sur l'imaginaire dans la littérature française contemporaine depuis 1945 ; le texte d'Astrid Leroyer figure aux pp. 82-89.
Introduction :

   Il y a sans aucun doute une volonté romanesque chez L-F.Céline. Rappelons que ce dernier s'est toujours efforcé de placer au premier plan le style, le travail du style et d'assurer la bonne marche de ce qu'il appelle, dans les Entretiens avec le professeur Y, son « métro émotif ».
   Or, dans le texte que nous nous proposons d'étudier, c'est à une véritable prolifération de l'Imaginaire que nous assistons. Prolifération par-delà le Réel, par-delà cette volonté romanesque qui, déjà, modifie le Réel. Imaginaire qui submerge le Réel pour imposer sa réalité propre. C'est précisément cette réalité de l'Imaginaire que nous voudrions présenter et dont surtout nous voudrions essayer de retracer le mouvement irrésistible : d'un boyau au milieu de ruines dans lesquelles furent trouvées des provisions, Céline fait une grotte « d'émerveillement », grotte à travers laquelle nous avons cru reconnaître l'archétype du refuge paradisiaque.
   Tout refuge paradisiaque est heureux, ainsi que le démontre Marie-Cécile Guhl. Or, à ce niveau, notre texte fait problème du fait de la présence de la mort dans le refuge, mort vécue par le héros avec des fanfaronnades qui voudraient nier l'angoisse. Ce refuge est-il Réussite ou Échec ? Nous pensons qu'il n'est complètement ni l'un ni l'autre, mais qu'au contraire, il participe des deux à la fois. Ce que nous voudrions montrer, c'est que si ce refuge célinien est ambigu, c'est que cela correspond à l'ambiguïté essentielle de l'Imaginaire : son caractère vital et en même temps son caractère éphémère.
   En fait, si ce texte est un aveu de l'impuissance de la fonction euphémisante de l'Imaginaire au niveau de la durée – car c'est bien ici une question d'Éternité à retrouver – n'est-il pas en même temps un plaidoyer magnifique en faveur de l'Imaginaire ? Céline tente de résoudre, à niveau d'homme, le problème du Temps, de la Mort, la mémoire relayant l'Imaginaire...

20 euros (code de commande : 045).


 

La Quinzaine littéraire. N° 639 - 16 - 31 janvier 1994. Paris, La Quinzaine Littéraire, 1994. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.
   Ce numéro contient l'article Du Dr Destouches à L.-F. Céline de Maurice Nadeau (pp. 5-7) à propos du tome IV des œuvres de Céline dans la collection La Pléiade, de Céline entre haines et passion, par Philippe Alméras et de Elizabeth et Louis.

5 euros (code de commande : 038).


 

Revue Romane. XIV 1 - 1979. Copenhague, Akademisk Forlag, 1979. In-8° collé, 171 p.
Table des matières :
   In memoriam : Sven Skydsgaard.
   Articles :
      - Puissance et impuissance du langage dans Voyage au bout de la nuit de Céline, par Anne-Lisa Amadou.
      - Les niveaux fonctionnels du subjonctif en espagnol, en français et en italien, par Kolbjørn Blücher.
      - Une phrase / un récit : Le jeu du feu dans La fille aux yeux d'or de Balzac, par Juliette Frølich.
      - Une étude sur le suffixe -ation en français, par Emmanuel N. Kwofie.
      - El dinero en el Quijote, par Federico Latorre.
   Mélanges :
      - Six verbes français: la catégorie -
AIRE, par Alfred Bolbjerg.
      - À propos de : Linda Orr : Jules Michelet. Nature, History, and Language, par Eric Eggli.
      - À propos de l'imparfait, par Odile Halmøy.
   Thèse :
      - Sven Skydsgaard : La combinatoria sintáctica del infinitivo español I-II, par Jørgen Schmitt Jensen et Ebbe Spang-Hanssen.
   Comptes rendus :
   - Littératures romanes :
      - Anne Maria Clausen : Le origini della poesia lirica in Provenza e in Italia. Un confronto sulla base di alcune osservazioni sociologiche, par B. Munk Olsen.
      - Herman H. Wetzel : Die romanische Novelle bis Cervantes, par Michel Olsen.
   - Langue française :
      - Robert Martin : Inférence, antonymie et paraphrase, par Oswald Ducrot.
      - Bente Maegaard et Ebbe Spang-Hanssen : La segmentation automatique du français écrit, par Suzanne Hanon.
      - Conrad Sabourn et John Chandioux : L'adverbe français : essai de catégorisation, par Ole Mørdrup et Henning Nølke.
      - Jonna Kjær : Brisebare : Le Plait de l'Evesque et de Droit, par Povl Skarup.
      - Prudence Mary O'Hara Tobin : Les lais anonvmes des XIIe et XIIIe siècles. Édition critique de quelques lais bretons, par Povl Skarup.
   - Littérature française :
      - Georges Poulet : Entre moi et moi. Essais critiques sur la conscience de soi, par Hans Boll-Johansen.
      - Pierre Testud : Rétif de la Bretonne et la Création littéraire, par Merete Grevlund.
   - Langue italienne :
      - Anna Laura Lepschy et Guido Lepschy : The Italian Language Today, par Magnus Ulleland.

10 euros (code de commande : 15348).


 

RICHARD (Jean-Pierre) — Microlectures. Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 282 p., (collection « Poétique »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Microlectures : petites lectures ? Lectures du petit ? Les deux choses à la fois sans doute. Les études ici rassemblées visent, dans l'œuvre, des unités relativement minimes : un motif (le métro, ou le casque chez Céline, l'étoile apollinarienne, l'aliment pour Huysmans), un personnage (Javert), une image (dans le sonnet en Yx de Mallarmé), voire un mot : mot de passe, patronyme, pseudonyme. La lecture y est le plaisir d'une lenteur. Elle fait confiance au détail, ce grain du texte.
   Cette myopie n'allait pourtant pas sans ambition. J'avais ici pour désir de comprendre comment une certaine disposition d'humeur (l'ordre thématisé d'un paysage) pouvait se lier à une certaine exposition libidinale (le travail du désir, la scène du fantasme) et à un certain dispositif formel (le champ de la lettre, le lieu du poétique), pour produire ce que nous nommons un texte. Puis de lire celui-ci dans sa poussée, dans sa suite (son ensuite), dans la logique de sa successivité : d'où cinq commentaires tentés sur cinq courts passages de Hugo, de Michelet, de Gracq, de Claudel. Il m'a semblé ainsi, à l'expérience, qu'à partir du plus petit, c'était le plus précieux, en tout cas le plus singulier d'une œuvre qui pouvait être lu et dit.

15 euros (code de commande : 059).


 

ROBERT (Véronique) et DESTOUCHES (Lucette) — Céline secret. Paris, Grasset, 2001. In-8° collé, 165 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Pour comprendre Céline, Malraux disait qu'il fallait se rapprocher de Lucette Destouches car elle seule en avait une connaissance instinctive. C'est ce qui a inspiré ce texte a deux voix : celle de Véronique Robert qui raconte son amitié avec Lucette Destouches, et celle de Lucette Destouches qui raconte Céline a travers vingt-cinq ans de vie commune. L'épouse qui, de 1936 a 1961, a tout partagé avec Céline, donne sur cet homme et cet écrivain hors norme un éclairage inouï de sincérité. À la fois incisive, généreuse et drôle, Lucette D. ne mâche pas ses mots et dit tout ou presque tout.

8 euros (code de commande : 053).


 

ROUAYRENC (Catherine) — « C'est mon secret ». La technique de l'écriture « populaire » dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. Tusson, Du Lérot, 1994. In-8° broché, 203 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ce livre situe l'écriture de Céline dans ses deux premiers romans par rapport au code du langage « populaire » tel qu'il peut être défini à travers les œuvres de ses contemporains (Barbusse, Dabit, Peisson, Lemonnier, Thérive, Ramuz, Poulaille...). Il montre comment Céline utilise certes ce code, auquel il ne peut complètement échapper, mais fort peu et en l'adaptant. L'essentiel est ailleurs, dans la transposition du parlé dans l'écrit.
   L'accent est donc mis sur les procédés grâce auxquels, à travers le lexique, la morphosyntaxe, la syntaxe, renonciation, la narration, Céline a une certaine « façon de forcer les phrases à sortir légèrement de leur signification habituelle, de les sortir des gonds pour ainsi dire, les déplacer [...]. Mais très légèrement ! Oh ! très légèrement ! » C'est une ambiguïté constante et présente à tous les niveaux qui fonde le style célinien.

20 euros (code de commande : 15391).


 

SZAFRAN (Willy) — Louis-Ferdinand Céline. Essai psychanalytique. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1976. In-8° broché, 204 p., (collection « Arguments et Documents »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La personnalité de Céline est extraordinairement fascinante. Toutes ses œuvres représentent la mise en scène d'une seule vie, la sienne, et les héros de ses livres ont une relation au monde superposable à celle qu'il a dans la réalité. L'originalité de ce travail réside dans la méthode employée. Celle-ci se base sur le concept post-freudien de relation d'objet, ce terme désignant le style de relation du sujet avec le monde extérieur. L'analyse des relations objectales doit être précédée par la reconstitution des faits biographiques objectifs. Cette façon de procéder permet d'intégrer deux ordres de connaissance de l'individu: la compréhension intérieure qui est celle de ses relations objectales et la connaissance extérieure qui est celle de la réalité dans laquelle il se meut et celle de ses comportements tels qu'ils sont perçus par les autres.
   Cette démarche appliquée à Céline fait ressortir un certain nombre de thèmes. La mort constitue la problématique centrale de la personnalité de Céline et tous les autres thèmes, la médecine, la création littéraire, le programme utopique d'une rénovation de la France, en découlent. On ne lui a d'ailleurs pas pardonné de projeter sa problématique personnelle dans la réalité politique et sociale de son époque, c'est pourquoi il est actuellement au purgatoire.

15 euros (code de commande : 055 - vendu).


VANDROMME (Pol) Du côté de Céline, Lili. Bruxelles, La Revue Célinienne, 1983. In-8° broché, 152 p., un des 15 exemplaires numérotés sur vélin de Lana (n° VIII), non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Lili, la compagne fidèle, hante les derniers romans de Céline et, en particulier ceux de la trilogie allemande.
   Pol Vandromme l'évoque avec la volonté de détecter la source d'un personnage et la façon du grand écrivain de l'intégrer à son œuvre. On trouvera donc dans son essai quelques-uns des secrets d'un imaginaire et d'une manière romanesques. Plus largement et plus précisément encore, on s'approchera de ce que fut, à travers l'idéal de la danseuse, la conception célinienne de la femme.
   Aussi cet essai va-t-il à l'essentiel d'un écrivain et d'une œuvre, les expliquant l'un et l'autre après les avoir devinés. L'information la plus méthodique et l'intuition la plus vive s'associent pour rendre clair le monde obscur de Céline.
   Pol Vandromme trace de Lili un portrait qui fera rêver, et nourrit une étude qui introduit à une connaissance plus aiguë de Céline. »

40 euros (code de commande : 14072 - vendu).

VANDROMME (Pol) La France vacharde. Pastiche célinien. Bruxelles, La Revue Célinienne, 1982. In-8 broché, 131 p., un des 10 exemplaires numérotés sur vélin de Rives (n° IV), dédicacé par l'auteur et non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Pour la première fois, un écrivain prend le risque de consacrer un volume entier de pastiche à un seul modèle. La difficulté d'une pareille entreprise explique que l'on s'y soit dérobé jusqu'ici.
   La réussite de Pol Vandromme est d'autant plus rare. L'imitation de Céline, à la fois selon sa manière et selon son esprit, brûle les yeux. Les morceaux de bravoure, d'une drôlerie acérée, se succèdent dans un exercice de style qui se déploie comme un essai de critique interne. Cela jubile de cocasserie avec un. brio intarissable. En même temps, cela ne dissimule pas une amertume presque sauvage.
   Le guignolo's band de La France vacharde porte la marque du nihilisme célinien. De Pétain à Mitterrand, en passant par de Gaulle, Pompidou et Giscard, le jeu de massacre burlesque et torrentiel n'épargne personne, radioscopiant à la perfection l'hydre française aux têtes de veaux innombrables. »

35 euros (code de commande : 14068 - vendu).


 

VERDAGUER (Pierre) — L'univers de la cruauté. Une lecture de Céline. Genève, Droz, 1988. In-8° broché, 217 p., (collection « Histoire des Idées et Critique Littéraire », n° 260), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Introduction : Comment dire le mal.
   Première partie : L'art du tableau selon Céline.
      Chapitre I : La géographie célinienne.
         - Le spectacle du monde.
         - L'unité de lieu.
         - La structure microcosmique.
         - Perversion et mise en abyme : exemple de la nature.
         - L'universalité du décor : exemple des paysages urbains.

      Chapitre II : Les composantes essentielles du décor.
         - Les substances aqueuses et leur dynamique (La boue et le principe d'uniformisation - L'eau et la dynamique de la fusion - Les forces de la fusion universelle - Ambivalence de la boue - La maladie aqueuse du monde - Corps et décor, intérieur et extérieur).
         - Les substances corporelles (L'urine - Les excréments - Le sang).

      Chapitre III : Les composantes annexes du décor.
         - Les miasmes de l'univers aqueux.
         - La chaleur et la violence.
         - Le rayonnement solaire.
         - La poussière.
         - Le feu.

      Chapitre IV : Topographie et faune.
         - Le souterrain et le labyrinthe.
         - La descente au tombeau.
         - Le principe de la codification géographique.
         - L'éclairage souterrain.
         - Le monde larvaire.
         - Le bestiaire de la violence.
   Deuxième partie : Le cul-de-sac.
      Chapitre V : Prisons, pièges et mondes de la lourdeur.
         - Du labyrinthe à la souricière.
         - Les lieux étroits.
         - La prison flottante.
         - Les maux de la claustration.
         - L'alourdissement (Coagulation et pesanteur - Angoisse existentielle et responsabilité - Les forces alourdissantes du
Voyage).
      Chapitre VI : La quête du refuge et l'évasion.
         - Le besoin d'ailleurs.
         - L'errance et la quête pervertie.
         - La fuite.
         - Les évasions de Bardamu.
         - Robinson et la fonction du double.
         - La vie immobile.

      Chapitre VII : Refuges et faux refuges.
         - La galère.
         - Le bordel.
         - L'hôpital et la prison.
         - Le cimetière.
         - L'asile d'aliénés.
         - La beauté interdite.
         - Les faux asiles (Le Tarapout - La péniche).
   Troisième partie : Les forces du chaos.
      Chapitre VIII : Le décor de la maladie.
         - La contagion universelle.
         - Le sursis microbien.
         - Les symptômes du mal.
         - Perversion et infection : le salut et l'amour.
         - La maladie des lieux et le dérapage allégorique.
         - L'hypertrophie malsaine.
         - Horreur objective et maladive.

      Chapitre IX : Le décor de la guerre.
         - Armageddon (L'obsession apocalyptique - la viande humaine consommable - L'étripage).
         - La fête macabre (La foire et le décor du mal - Perversion et grotesque - Célébrer la violence et la mort - Célébrer le faux).
         - La guerre (Ludus et Thanatos - La belle mort.)

   Conclusion.
   Bibliographie - Index.

25 euros (code de commande : 15434 - vendu).


VIGNEAU (Catherine) — Remarques sur la reprise et l'anticipation dans « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit ». Toulouse, Université de Toulouse - Le Mirail, 1975. In-8° en ff. détachés et sous la couverture de l'ouvrage, [33] p.
   Cette étude est extraite du tome XI - 1975, fascicule 5 des Annales, Grammatica IV, pp. 3-36.
Extrait :

   La reprise et l'anticipation, constructions qui impliquent une redondance puisqu'un pronom annonce ou reprend un syntagme nominal ou son équivalent, sont des tours expressifs. Aussi la langue parlée en use-t-elle sans cesse, alors qu'une langue écrite, soucieuse de correction, ne les utilise que très rarement et dans des cas bien déterminés. Dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, ces procédés sont très fréquents, mais alors que dans le premier roman, l'anticipation domine très nettement, puisqu'on trouve environ 328 reprises pour 1551 anticipations, dans le second, le nombre des reprises l'emporte sur celui des anticipations (1128 pour 921). Cette observation incite à établir une distinction entre les deux tours. De plus, en constatant que dans Mort à crédit, malgré le nombre supérieur de reprises, le syntagme objet direct est souligné surtout par des anticipations, l'on est en droit de se demander si le choix de l'un ou l'autre procédé est déterminé par des contraintes syntaxiques ou s'il est libre. Dans ce dernier cas, la prédominance d'un tour sur l'autre donnerait aux deux romans une signification différente.

10 euros (code de commande : 048).

).


LIENS :

L.F. Céline

biographie, bibliographie, commentaires, actualité célinienne, etc. : un site complet et efficace, régulièrement mis à jour par son administrateur, David Desvérité.
On y trouve également un lien avec le
Bulletin célinien
animé par Marc Laudelout.

 

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