LITTÉRATURE FRANÇAISE

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Cette page contient les ouvrages des auteurs dont le nom commence par la lettre
« B ».
Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

 

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BABY (Yvonne) Ma mère et le ciel, très vite. Paris, L'Olivier, 1998. In-8° broché, 106 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ma mère meurt, comme le siècle,
   et ce livre part de la terre,
   se fragmente sur la pierre,
   cristallise. Blanc contre noir,
   il se bat et emporte,
   à la volée, quelques instants
   de survie. Il cherche le bleu,
   dont s'emparent les anges. »
   L'une a vécu tout ce qui a fait la démesure de ce siècle : la révolution russe, la guerre, la résistance, le communisme. Les utopies et leur naufrage. L'autre comprend qu'il lui incombe à elle d'écrire cette vie, d'inventer un langage capable de ressaisir d'un seul mouvement cette « traversée du siècle », en nouant les fils d'un destin singulier avec ceux d'une époque.

7,50 euros (code de commande : 9822).

BABY (Yvonne) Oui, l'espoir. Roman. Paris, Grasset, 1967. In-8° broché, 172 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9823).


BADIOU (Alain) Calme bloc ici-bas. Roman. Paris, P.O.L., 1997. In-8° broché, 453 p., la page de titre manque.
En quatrième de couverture :
   « Au Prémontré, ni la géographie ni le calendrier ne coïncident avec nos habitudes. Les usages stylistiques obéissent à des codes plus rigides que les nôtres. Les terribles événements historiques qui enveloppent, sur près d'un demi-siècle, la vie des innombrables personnages de ce livre, ne nous sont guère familiers. Qui sont les Délégués Populaires de la Première Année, l'amiral Canival, le Président Démolière ? Et la grande manifestation de janvier 44, de quelle époque fixe-t-elle le destin ?
   Et pourtant, le récit qui brasse et traverse ces données ressemble à un autre, bien connu de nous tous. Où donc avons-nous rencontré des précurseurs du sage Ahmed Aazami, de l'ouvrier maudit Simon Symoens, du policier Lancini, du mathématicien Fuimer ? Ou encore de la terroriste Elizabeth Cathely, et de son fade amant Régis Bruth ? Où donc cette errance et cette persécution dans tous les lieux d'un pays, et toutes les violentes péripéties de son devenir ? Où donc déjà se mêlaient, sous le regard d'un père adoptif et clandestin, les amours adolescentes et le tumulte des barricades ?
   Mais peut-être n'est-ce qu'une illusion, ou plutôt une sorte de cache transparent, derrière lequel on voit comment, partout et toujours l'immense voix du monde et les multiples langues qui la captent nous mènent vers l'existence. L'existence nue. »

10 euros (code de commande : 9824).


BAILLY (Jean-Christophe) Les Céphéides. Paris, Bourgois, 1983. In-8° broché, 81 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

4 euros (code de commande : 9825).


BALLAND (André) Un rien l'émeut. Roman. Paris, Lattès, 1997. In-8° broché, 150 p., envoi de l'auteur, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

7 euros (code de commande : 9826).


Honoré de BALZAC


BANIER (François-Marie) Les Résidences secondaires ou La Vie distraite. Roman. Paris, Grasset, 1969. In-8° broché, 207 p., jaquette, ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9828).


 

BARBEY D'AUREVILLY (Jules) — Le chevalier des Touches. Paris, Le Club Français du Livre, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 159, [9 (Biographie, par Jean-Pierre Seguin)] p., illustrations hors texte, maquettes de Jacques Daniel, (collection « Romans », n° 284), exemplaire numéroté (n° 2043).
Dédicace de l'auteur à son père :
   Que de raisons, mon père, pour Vous dédier ce livre qui Vous rappellera tant de choses dont Vous avez gardé la religion dans Votre cœur ! Vous en avez connu l'un des héros, et probablement Vous eussiez partagé son héroïsme et celui de ses onze Compagnons d'armes, si Vous aviez eu sur la tête quelques années de plus au moment où l'action de ce drame de guerre civile s'accomplissait ! Mais, alors, Vous n'étiez qu'un enfant, – l'enfant dont le charmant portrait orne encore la chambre bleue de ma grand'mère, et qu'elle nous montrait, à mes frères et à moi, dans notre enfance, du doigt levé de sa belle main, quand elle nous engageait à Vous ressembler.
   Ah ! certainement, c'est ce que j'aurais fait de mieux, mon père. Vous avez passé Votre noble vie comme le Pater familias antique, maître chez Vous, dans un loisir plein de dignité, fidèle à des opinions qui ne triomphaient pas, le chien du fusil abattu sur le bassinet, parce que la guerre des Chouans s'était éteinte dans la splendeur militaire de l'Empire et sous la gloire de Napoléon. Je n'ai pas eu cette calme et forte destinée. Au lieu de rester, ainsi que Vous, planté et solide comme un chêne dans la terre natale, je m'en suis allé au loin, tête inquiète, courant follement après ce vent dont parle l'Écriture, et qui passe, hélas ! à travers les doigts de la main de l'homme, également partout ! Et c'est de loin encore que je Vous envoie ce livre qui Vous rappellera, quand Vous le lirez, des contemporains et des compatriotes infortunés auxquels le Roman, par ma main, restitue aujourd'hui leur page d'histoire.

12 euros (code de commande : 19043).

 


BARBEY (Bernard) Le cœur gros. Paris, Grasset, 1924. In-8° broché, 171 p., (collection « Les Cahiers Verts », n° 45), exemplaire numéroté.

5 euros (code de commande : 9830).


BARBIER (Elisabeth) Lettres à l'absent. Introduction de Serge Roux. Préface de Alain Rivière. Paris, De Fallois, 1997. In-8° broché, 158 p., exemplaire à l'état de neuf

9 euros (code de commande : 9832).


BARJAVEL (René) La charrette bleue. Paris, Denoël, 1980. In-8° broché, 252 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 55/71).

BARJAVEL (René) Les chemins de Katmandou. Roman. Paris, Presses de la Cité, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 380 p., bel exemplaire.

9 euros (code de commande : 26/61).


BAROKAS (Bernard) La Chanson de Bertram ou le merveilleux voyage de Bertram autour de la Méditerranée. Roman. Paris, Grasset, 1978. In-8° broché, 318 p.
En quatrième de couverture :
   « Libertin, mythomane et paresseux, le beau Bertram ne mène pas la vie facile à celui qui l'invente, selon les vieilles recettes du roman picaresque, revues et très corrigées. Les personnages, de nos jours, ont de curieuses velléités d'indépendance ; il n'est plus question qu'ils se soumettent sans murmure aux quatre volontés d'un auteur avec lequel ils sont à stylos tirés. C'est ainsi, en passant par la Ville Éternelle et le Parthénon, que Bertram et son compagnon, le hideux Clavicule, mettent à profit les ressources d'un récit batailleur et mirobolant pour contrecarrer tous ses projets dans un enchaînement d'inventions extraordinaires, alliant les crimes gratuits aux séductions à l'emporte-cœur. Après avoir également surpris les ombres antiques au Forum, dans leurs curieux ébats, échappé au pire des naufrages et détourné un avion avec l'amicale complicité de Monte-Cristo et de Robinson Crusoé, ils finiront par rejoindre la cohorte des héros de romans, réfugiés au centre de la Grande Pyramide. Mais l'asile est moins sûr qu'on ne l'imaginerait pour qui n'a pas la fiction tranquille ; notre malheureux auteur n'est pas au bout de ses peines... »

9 euros (code de commande : 9833).


BARRÈS (Maurice)Du sang, de la volupté et de la mort. Paris, Club Français du Livre, 1960. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 302 p., (collection « Récits », 33), exemplaire numéroté, nom manuscrit sur la page de garde.

19 euros (code de commande : 55/64).

[BARRÈS (Maurice)]. LALOU (René) — Maurice Barrès. Paris, Hachette, 1950. In-12 broché, 186 p., (collection « Les Grands Écrivains Français »), exemplaire dédicacé par l’auteur.

8 euros (code de commande : 1420).

[BARRÈS (Maurice)]. POCHET (Paul) — Le Moi de Monsieur Barrès. Bruxelles, Éditions de la Cité Chrétienne, 1938. In-8° broché, 81 p., (collection « Essais et Portraits »).

5 euros (code de commande : 9842).


BARRET (André) — Sautecœur. La Cocagne. [Avec Bonaparte en Italie : trente mille gueux et un général de 26 ans.] Roman. Paris, Phébus, 1998. In-8° broché, 419 p., (collection « D'Aujourd'hui »).
En quatrième de couverture :
   « Printemps 1796. Florian Sautecœur, enfant de la Provence, attrape à 17 ans son destin par les cheveux et se retrouve engagé comme hussard dans l'armée d'Italie : un ramassis de traîne-misère, mal armés, mal nourris, point chaussés, qu'un général de 26 ans va lancer à la conquête d'un pays qui a fait alliance avec la beauté.
   Nice, Milan, Mantoue, Bologne, Florence, Naples : telles sont, en moins de deux saisons, les étapes de Florian à la découverte du monde. L'on mûrit vite à cette époque. Les femmes et les filles, volontiers accueillantes au soldat vainqueur, y aident beaucoup. L'amitié aussi, Florian se lie avec Antoine Gros, un jeune peintre plein de promesses, reçoit les conseils de Vivant Denon, expert en art et en plaisirs, assiste le savant Monge, républicain farouche, qu'on a chargé de « déménager » les collections pontificales...
   Mais l'histoire compte peut-être moins ici que les élans d'une existence, avec ses impatiences, ses déceptions, ses ivresses. Ce sont eux qui imposent leur rythme au récit. D'autant qu'il est écrit dans une langue qui s'entend comme aucune autre à cravacher ses mots (Barret fut cavalier et s'en souvient). »

12,50 euros (code de commande : 9843).


[BARRETT (Paul) ?] — Mademoiselle Javotte. Ouvrage moral écrit par elle-même et publié par une de ses amies. Suivi de Les Amours du comte de Clare. Introduction et notes de Jean Hervez. Paris, Tchou, 1967. In-12° sous cartonnage et étui d'éditeur, 223 p., (collection « Mémoires Indiscrets », n° 3).
Extrait de l'introduction :
   « L'auteur de Mademoiselle Javotte est-il réellement Paul Barrett ? Il serait oiseux de tenter de dire ce qu'était au juste Paul Barrett, dont l'orthographe nominale elle-même est sujette à variations. » Barrett aurait également été l'auteur de Le Grelot ou les ... etc., ouvrage dédié à moi. Ici, à présent, sur un thème scabreux (Paris, 1754). Dans Mademoiselle Javotte comme dans Le Grelot, « nous retrouvons des qualités fort séduisantes d'aimable grivoiserie, comme il s'en est tant dépensé dans les petites œuvres du XVIIIe siècle. »

10 euros (code de commande : 8444).

 


BATAILLE (Georges) — Œuvres complètes. Tome III : Œuvres littéraires. Madame Edwarda - Le petit - L'archangélique - L'impossible - la scissiparité - L'abbé C. - L'être indifférencié n'est rien - Le Bleu du ciel. Paris, Gallimard, 1971. In-8° broché, 565 p.
Sur la couverture :
   Tous les récits et poèmes de Georges Bataille, publiés de son vivant, sont réunis ici, à une exception près : L'Histoire de l'œil. C'était son premier livre et il était légitime qu'il figurât dans le premier tome de ces Œuvres complètes.
   Les œuvres littéraires que l'on a groupées dans ce volume expriment la même exigence que les œuvres théoriques de Bataille. Il s'agit là aussi d'une « expérience intérieure », une expérience de la vérité qui est d'abord ce cri : « Nous n'avons de possibilité que l'impossible. »
   La poésie (L'Archangélique, L'Orestie, L'Être indifférencié) se veut « haine de la poésie », allant « au bout de la possibilité misérable des mots ». Elle est le lieu où l'expérience se vit et se communique à la fois. Quant aux fictions, où « l'érotisme envisagé gravement, tragiquement, représente un singulier renversement », elles donnent de l'édifice « la clé lubrique ». Ainsi Madame Edwarda et Le Petit mènent Dieu au bordel ; Histoire de rats et Dianus ces deux récits qui, avec les poèmes de L'Orestie, composent L'Impossible, et dont La Scissiparité semble être un fragment avorté) lient lourdement les fièvres du désir aux fièvres de l'agonie ; L'Abbé C. met en scène un prêtre égaré par les débordements de son frère jumeau ; Le Bleu du ciel, enfin, est le plus beau roman d'amour, situé sous un ciel trop pur où déjà grondait l'orage des guerres.

25 euros (code de commande : 14521).


BARTHELEMY — Janine Bloit. Incantations. Paris, Les Lettres Nouvelles - Maurice Nadeau, 1977. In-8° broché, 229 p., le feuillet blanc des pp. 7 et 8 a été coupé.

4 euros (code de commande : 9845).


BATAILLE (Michel) — Une colère blanche. Roman. Paris, Julliard, 1969. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 282 p.

5 euros (code de commande : 9846).


BAULEZ (Dominique) — Quelques années de permission. Roman. Paris, Flammarion, 1989. In-8° broché, 138 p., (collection « Rue Racine »).
En quatrième de couverture :
   « C'était l'époque d'Eddie constantine et de Tixier-Vignancour, le temps des premiers scooters et des meetings passionnés. Étudiant sans gloire et rebelle sans convictions, Vincent promène sa jeunesse dans le romantisme des causes perdues, des carrières improbables et des amours impossibles.
   Un anti-héros, quoi. Mais la grâce du livre de Dominique Baulez est de nous attacher aux pas de vincent jusqu'à nous faire partager la nostalgie de ses désillusions.
   Ce premier roman accompli, charmeur et émouvant, situe d'emblée son auteur dans la lignée des écrivains désinvoltes (Drieu, Chardonne...). »

5 euros (code de commande : 9847).


BAY (André) — La carte du Tendre. Roman. 6e édition. Paris, Gallimard, 1959. In-12 broché, 272 p., ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9848).


BAYON [Bruno] — Le Lycéen. Roman. Paris, Grasset, 2000. In-8° broché, 408 p., exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 9849).


BAZIN (René) Ma Tante Giron. Illustrations de G. Dutriac. Tours, Mame et Fils, [1927]. In-4° sous cartonnage polychrome illustré d'éditeur, 271 p.

30 euros (code de commande : 6370).


BAZOT (Xavier) — Chroniques du cirque dans le désert. Nouvelles 1975-1985. Paris, Le Serpent à Plumes, 1995. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 190 p.

6 euros (code de commande : 9854).


BEAUCÉ (Thierry de) — La chute de Tanger. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 226 p., exemplaire à l'état de neuf.

7,50 euros (code de commande : 9855).

BEAUCÉ (Thierry de) — Le livre d'Esther. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 221 p.
En quatrième de couverture :
   « J'écris pour Esther. Un sujet rétréci qui tient de l'expérience de soi. Je m'applique. Une tranche de vie doit s'énoncer en quelques lignes, proprette et sous-tendue de modeste morale. »
   C'est une singulière fascination que nourrit l'auteur pour Esther, sa fille, à peine née, puis, page après page, grandissante. Il la raconte dans sa vie de tous les jours, ses caprices, ses jeux, ses apprentissages, au gré aussi des vies multiples de son père. »

6,50 euros (code de commande : 9856).


 

BEAUMARCHAIS (Pierre-Augustin Caron de) — Le Théâtre de Beaumarchais. Illustré par Jean Gradassi. Tome I : Le barbier de Séville, Le négociant de Lyon. Tome II : Le Mariage de Figaro, Eugénie. Tome III : La Mère coupable, Tarare. Monte-Carlo, Éditions Arts et Couleurs, 1980-1981. Trois volumes in-8° sous plein maroquin havane et étui d'éditeur, dos à 5 nerfs ornés de fers dorés et à froid, plats richement décorés de motifs dorés et à froid, têtes dorées, 194, 244 et 213 p., 37 illustrations en couleurs (1 double-planche en frontispice, 18 bandeaux, 18 hors-texte) et culs-de-lampe, texte encadré d'une guirlande en couleurs, exemplaire numéroté sur Vélin d'Arches (n° 814), exemplaire en parfait état.
Note de l'éditeur :
   La personnalité de Beaumarchais pénètre toute son œuvre. Aussi faut-il dans toute analyse avoir présente à l'esprit l'étonnante carrière de cet homme vraiment complet. Les grands hommes du 18e siècle nous rappellent fort bien nos contemporains, tout aussi actifs, entreprenants, curieux de tout. Soulignons les origines plébéiennes de notre auteur qui, né d'une famille de modestes artisans, parviendra à s'enrichir et à satisfaire son ambition démesurée. Il anoblira son patronyme de Caron en « de Beaumarchais ». Mais, issu du peuple, il le défendra sans cesse. Plus que tout autre, il incarne cette classe moyenne de petits bourgeois, commerçants et hommes de métier, dont la montée s'amorce au 18e siècle et deviendra irrésistible au 19e siècle. C'est la classe de l'avenir, face à une caste épuisée et décadente, c'est-à-dire la noblesse d'épée ou de robe. L'aristocratie, en cette fin du 18e siècle, ne croit même plus à ses prérogatives, tout en s'y cramponnant désespérément. Cette classe dominante est tellement divisée, appauvrie, que le Tiers État peut se dresser de plus en plus contre elle, et parviendra à la vaincre en 1789.
   Pierre Caron est un représentant typique de la bourgeoisie révolutionnaire, cette bourgeoisie qui fera la nouvelle civilisation, et reste encore aux commandes de nos jours. Il en a l'optimisme, la vigueur intellectuelle et morale. Autodidacte, il a le goût très vif de la culture, qu'il partage avec sa famille. Il pratique aussi bien la musique que son art d'horloger. Il s'intéresse à la littérature de son temps, mais reste en marge du mouvement « philosophe ». Il critique même l'Encyclopédie.
   Remémorons-nous les incidents saillants de la vie de Beaumarchais. Beaucoup vont inspirer les répliques de ses comédies. La carrière mouvementée de Figaro, que celui-ci évoque a la scène 2 de l'Acte I du « Barbier » d'abord, puis dans son long monologue de la scène 3 de l'Acte V du « Mariage », est la réplique exacte de celle de l'auteur. On y retrouve les échecs au théâtre, l'aigreur contre « ces messieurs de la cabale ». Figaro-Beaumarchais ne déclare-t-il pas que « La République des lettres était celle des loups ». Comme l'auteur, le Barbier voyage « philosophiquement », « se moquant des sots, bravant les méchants », « partout supérieur aux événements », que d'incidents romanesques avaient, en effet, émaillé les déplacements nombreux de Pierre Caron! Soit qu'il se rende en Espagne pour venger l'honneur de sa sœur et y faire « la traite des noirs », soit qu'il poursuive à travers l'Europe de louches personnages en tant qu'agent secret, pour atterrir finalement dans une prison d'Autriche ! Parmi ces aventures tragi-comiques, le souci de la justice et du droit naturel se manifeste sans cesse. C'est, par exemple l'affaire Goëzman où Beaumarchais ne craint pas d'en appeler a l'opinion publique pour unir les opprimés contre les puissants. Il parvient à soulever l'émotion générale, à flétrir l'arbitraire de la justice d'État, la morgue des grands et à porter un rude coup à tout l'Ancien Régime. Cet épisode si important de sa vie, Beaumarchais en donne un écho amusant dans le jugement ridicule du « Mariage ». Toute la satire sociale enfin, évidente dans les deux comédies, est un souvenir des démêlés constants que l'auteur eut avec le pouvoir.
   C'est que le personnage était remuant en diable. Toute son honnêteté morale ne l'empêchait pas de chercher à s'enrichir, parfois par des moyens à la limite de la légalité. Il était avant tout homme d'affaires mais aussi diplomate, armateur, financier et homme de théâtre par occasion, car, selon Figaro, « l'amour des lettres n'est pas incompatible avec l'esprit des affaires ». Beaumarchais fait déjà partie de notre société capitaliste par sa recherche acharnée du profit. Cette société bourgeoise est le fruit de la Révolution française. Celle-ci était nourrie d'éléments prolétaires, mais elle ne parvint qu'à remplacer un type de société aristocratique et monarchique, par un autre, populaire certes, mais bourgeois et affairiste.
   Les éléments autobiographiques abondent dans ses comédies. Mais ses expériences, Beaumarchais veut les faire servir à la défense de ses amis, les petits, les humbles, et tous les opprimés. Il écrit pour plaire, assurément, mais aussi pour illustrer une thèse, pour plaider en faveur de la liberté, non seulement la sienne, mais celle de ceux de sa classe. Il a toujours réclamé la liberté de la presse, la liberté de pensée, la tolérance.
   Le Barbier, le Mariage, c'est Beaumarchais tout entier, mais c'est aussi le Tiers Etat qu'il représente consciemment dans le personnage de Figaro. Le rôle révolutionnaire que l'auteur assume est indiscutable. Evidemment il n'a pas réellement souhaité les déchaînements de violence de 89 ou de la Terreur. Lui-même, dépassé par les événements, eut à en souffrir. Il aimait trop l'intrigue pour être un pur disciple de Robespierre. De plus nous savons les services qu'il avait rendus à la monarchie. Si les vérités que Beaumarchais ose dire ne sont pas toujours originales il leur donne une forme incisive et il les lance au bon moment.
   Quant aux pièces moins célèbres de nos jours, telle que la tragédie d'Eugénie, dont l'auteur avait fait une longue préface intitulée « Essai sur le genre dramatique sérieux », elle ne manque pas de grandeur et d'esprit dramatique. Les Deux Amis ou Le Bienfait rendu (qui a reçu de l'auteur plusieurs autres titres tels que « Marchand de Londres », « Le Négociant de Lyon », etc.) eut du succès, plus auprès du peuple que de la haute société, moins sensible aux difficultés commerciales. La pièce intitulée Tarare est un opéra que Beaumarchais aurait voulu aussi intituler « Le Pouvoir de la Vertu » ou « Le Libre Arbitre », la grandeur du spectacle étonna et la pièce eut du succès. Enfin, « l'Autre Tartuffe » ou « La Mère coupable » fait partie de ce que l'on appelle « La Trilogie de Figaro ». La pièce eut un grand retentissement malgré des luttes entre la Comédie Française et Beaumarchais, et les critiques sévères, la pièce jouée en mai 1797 eut un immense succès.
   Si l'auteur a spéculé sur tout et s'est mêlé de politique, il fut le protégé de la famille royale et adoré du peuple ; s'il a été l'espion du roi de France, le trafiquant d'armes, le financier d'affaires secrètes, il a aussi préparé la faveur de l'État pour les thèses de la neuve Amérique contre les Anglais, il a créé la Société des Auteurs, a composé sa musique et bien d'autres choses, mais par ses deux pièces de « Figaro », il est devenu en son temps, le plus grand auteur comique de théâtre et le succès de ces deux œuvres est toujours prodigieux et populaire même hors de nos frontières.


Frontispice.


Reliures

Les trois volumes : 350 euros (code de commande : 21921).

[BEAUMARCHAIS]. BAILLY (Auguste) — Beaumarchais. Paris, Fayard, 1945. In-8° broché, 316 p., (collection « L'Homme et son Œuvre »).

5 euros (code de commande : 9857).


BEAUSSANT (Philippe) La Belle au bois. Paris, Gallimard, 1989. In-12 broché, 224 p., (collection « Le Chemin »).
En quatrième de couverture :
   « Trop de rêves ont flotté en elle : elle a dormi tellement plus longtemps qu'elle n'a vécu, qu'aucune figure, aucun nom, aucun objet ne peut plus remonter jusqu'à sa mémoire. Mais elle ne se rappelle pas non plus ses rêves.
   Quel homme, quel amant a jamais pu, comme lui, contempler pour la première fois le visage de celle qu'il va aimer, alors qu'elle a les yeux fermés ?
   C'est pourquoi le désir du Prince s'adressera tonjours à cette beauté désertée, à cette absence irrémédiable à cette Belle aux yeux clos qu'il a trouvée un jour dans son château perdu. Et c'est pourquoi la Belle ne saura jamais quel rêve elle poursuit en regardant son Prince. »

7,50 euros (code de commande : 7636).


BEAUVOIR (Simone de) La femme rompue. L'âge de discrétion. Monologue. Paris, Gallimard, 1967. In-8° broché, 251 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

12 euros (code de commande : 42/68).

BEAUVOIR (Simone de) La force de l'âge. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 622 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

15 euros (code de commande : 43/68).

BEAUVOIR (Simone de) Mémoires d'une jeune fille rangée. Deux centième édition. Paris, Gallimard, 1959. In-8° broché, 359 p.

7,50 euros (code de commande : 9862).

BEAUVOIR (Simone de) Pyrrhus et Cinéas. 9e édition. Paris, Gallimard, 1949. In-8° broché, 123 p., (collection « Les Essais », n° XV).

6,50 euros (code de commande : 9860).

BEAUVOIR (Simone de) Tout compte fait. [Essai] Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, 512 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

12 euros (code de commande : 46/68).

[BEAUVOIR (Simone de)]. BAIR (Deirdre) — Simone de Beauvoir. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France de Paloméra. Paris, Fayard, 1991. In-8° collé, 834 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ma vie : familière et lointaine, elle me définit et je lui suis extérieure. Qu'est-ce au juste que ce bizarre objet ? » écrit Simone de Beauvoir dans Tout compte fait. Il aura fallu à Deirdre Bair dix ans de travail ininterrompu, dont six d'entretiens réguliers avec Simone de Beauvoir, des dizaines d'autres interviews, la lecture et l'approfondissement de milliers de pages de et sur Simone de Beauvoir, pour rendre compte de « ce bizarre objet » d'une manière qui la satisfît.
   Le résultat : une somme – impressionnante, est-il besoin de le dire –, mais aussi, du fait de la spontanéité des entretiens et des questions posées, d'ordre souvent personnel, voire intime, un livre extraordinairement vivant et, surtout, multiple. « J'ai, dit Deirdre Bair, voulu utiliser ici une méthodologie qui allie plusieurs disciplines et tente de toutes les englober : elle se situe entre la biographie littéraire (parce que j'analyse chaque œuvre de Beauvoir au moment où elle apparaît dans la chronologie de sa vie), l'histoire intellectuelle (parce que sa vie est indissociable de nombreux événements politiques et culturels importants ayant marqué la France moderne), la théorie féministe (parce qu'elle milita dans le mouvement féministe français durant les vingt dernières années de sa vie) et l'histoire orale (parce que j'ai recueilli les témoignages de Simone de Beauvoir et de beaucoup de personnes qui l'ont connue). [...]
   « Mon but, dans cet ouvrage, a été d'examiner tous les aspects disparates de la vie et de l'œuvre de Simone de Beauvoir qui, pris séparément, ont une logique superbe, mais apparaissent souvent, une fois assemblés, sous un jour contradictoire et conflictuel ; de présenter ce que j'appelle ailleurs un kaléidoscope d'images et de réalité, d'opinions et de faits. Je ne crois pas que les sociétés futures pourront ignorer Simone de Beauvoir, mais la vraie question est de savoir comment évaluer sa contribution et l'usage qu'il faut en faire. J'espère que ce livre servira à ceux qui entreprendront cette tâche. »

15 euros (code de commande : 22941).


BECKETT (Samuel) — Compagnie. Paris, Éditions de Minuit, 1980. In-12 broché, 87 p., nom manuscrit sur la garde, rousseurs à la couverture, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : 34/70).

[BECKETT]. ROJTMAN (Betty) Forme et signification dans le théâtre de Beckett. Paris, Nizet, 1976. In-8° broché, 245 p.

9 euros (code de commande : 59/35).


BEDEL (Maurice) Le mariage des couleurs. Roman. Treizième édition. Paris, Gallimard, 1951. In-8° broché, 224 p.

7 euros (code de commande : 9867).

BEDEL (Maurice) Molinoff Indre-et-Loire. Paris, Gallimard, 1928. In-8° broché, 222 p., édition originale, exemplaire numéroté sur vélin pur fil Faluma-Navarre.

10 euros (code de commande : 9866).


[BEGUIN (Albert)]. GROTZER (Pierre) Les écrits d'Albert Béguin. Essai de bibliographie. Neuchâtel, Éditions de la Baconnière, 1967. In-8° broché, 134 p., (collection « Langages et Documents »).

10 euros (code de commande : 2450).


BEGUIVIN (Yvon) — L'Allemagne de l'Est. Roman. Paris, Maurice Nadeau, 1998. In-8° broché, 141 p., cahcet ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « Qu'on ne s'attende pas à trouver ici un « essai » ou une « réflexion » sur un État naufragé en 1989, qu'on connut pendant quarante ans sous le nom servant de titre au présent roman. Roman de l'« autre côté », roman de la tristesse et de la tendresse. Roman de la rencontre du paysage intérieur où le cœur souffre, et du pays grillagé où l'humble vie, « trotz alledem », s'efforce, loin des idéaux d'autrefois. On ne lira pas sans ébranlement cette prose âpre, sans fioritures, qui parfois cogne dur et coule dans les veines comme du plomb fondu. On n'entendra pas sans étonnement ces accents pamphlétaires devenus plutôt rares dans nos Lettres. »

8 euros (code de commande : 10092).


BELLESORT (André) Séance de l'Académie française du 26 mars 1936. Discours de réception de M. André Bellesort. Réponse de M. André Chaumeix. Paris, Librairie Académique Perrin, 1936. In-8° broché, 88 p., exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma, non rogné.

8 euros (code de commande : 9868).


BELLETTO (René) Histoire d'une vie. Remarques II (reprenant nombre des premières Remarques). Paris, P.O.L., 1998. In-12 broché, 312 p., exemplaire en parfait état.

6 euros (code de commande : 9869).


BELLOCQ (Louise) La porte retombée. Roman. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 301 p., bon exemplaire.
   
@ Cet ouvrage obtint le Prix Femina en 1960.

6 euros (code de commande : 9870).


BÉNÉZET (Mathieu) Naufrage, naufrage, Avec une photographie de Hervé Baudat. [Paris], Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 197 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Roman de la dérive et de la reconstruction, Naufrage, Naufrage, met en scène un homme, Antoine Sansevy, marqué par la perte, la solitude et l'abandon. Dans la maison d'édition où il travaille, il a croisé et laissé s'échapper la femme. C'était il y a vingt ans. Depuis, tant de choses sont allées à vau-l'eau.
   Antoine plonge dans les méandres de sa mémoire, remontant en apnée nostalgique le cours de sa vie passée. Invoquant volontiers Homère, Fénelon, Aragon ou Joyce, Mathieu Bénézet interroge ici le devenir du roman et du politique, jouant sur la multiplicité des registres, le foisonnement des correspondances et la pureté poétique d'une langue qui lutte contre le renoncement. »

8,50 euros (code de commande : 9872).


BENJAMIN (René)La galère des Goncourt. Préface de Sacha Guitry. Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 253 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 5489).

BENJAMIN (René)La table et le verre d'eau. Histoire d'une passion. Paris, Les Éditions Nouvelles, 1947. In-8° broché, 181 p.

5 euros (code de commande : 9873).


BENOIT (Pierre)L'Atlantide. Bois en couleurs de Nelly Degouy. Bruxelles, Éditions du Nord. 1944. In-8° broché, 283 p., (collection « Electa », n° 6).

12 euros (code de commande : 9875).

BENOIT (Pierre) L'Atlantide. Paris, Albin Michel, 1922 (mention de 571e mille). In-12 broché, 316 p.

8 euros (code de commande : 56/71).

BENOIT (Pierre)Axelle. Bois en couleurs de Maurice Langaskens. Bruxelles, Éditions du Nord. 1943. In-8° broché, 283 p., (collection « Electa », n° 2), signature d'apparetnance sur la page de titre.

15 euros (code de commande : LF/6023).

BENOIT (Pierre) La chaussée des géants. Paris, Albin Michel, 1922 (mention de 8e mille). In-12 broché, 318 p., couverture insolée.

8 euros (code de commande : 57/71 - vendu).

BENOIT (Pierre) Koenigsmark. Frontispice en couleurs de Touchagues. Monte-Carlo, Aux Éditions du Livre, 1946. In-8° broché, 327 p., exemplaire numéroté, rousseurs sur la couverture et les tranches.

13 euros (code de commande : 29/69).

BENOIT (Pierre)Lunegarde. Bois en couleurs de Désiré Acket. Bruxelles, Éditions du Nord. 1944. In-8° broché, 248 p., (collection « Electa », n° 5), rousseurs.

10 euros (code de commande : 9874).

BENOIT (Pierre)Mademoiselle de la Ferté. Roman. Paris, Albin Michel, 1923. In-8° broché, 319 p., cachet d'appartenance à la première page de texte et signature à la couverture.

5 euros (code de commande : 9877 - vendu).

BENOIT (Pierre) — Mademoiselle de La Ferté. Avec douze gravures imprimées en couleurs d'après les aquarelles de Jacques Brissaud. Paris, Plon, 1934. In-8° demi-chagrin rouge à coins, tête dorée, couverture conservée, (reliure de Flammarion), 264 p., illustrations hors texte en couleurs avec leurs serpentes, (collection « Byblis »), exemplaire numéroté sur vélin Aussedad (n° 1827), en très bel état.

   
Reliure, couverture et illustration en regard de la p. xxx.

80 euros (code de commande : 22414).

[BENOIT (Pierre)]. BORNECQUE (Jacques-Henry)Pierre Benoit, le magicien. Paris, Albin Michel, 398 p, illustrations hors texte.

10 euros (code de commande : LF/6024).


BENOZIGLIO (Jean-Luc) — Béno s'en va-t-en guerre. Roman. Paris, Seuil, 1976. In-8° broché, 300 p., (collection « Fiction & Cie »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 9882).

BENOZIGLIO (Jean-Luc) — Cabinet portrait. Roman. Paris, Seuil, 1980. In-8° broché, 268 p., (collection « Fiction & Cie »), ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9881).

BENOZIGLIO (Jean-Luc) — L'écrivain fantôme. Roman. Paris, Seuil, 1978. In-8° broché, 251 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire du Service de Presse en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Au lieu de vous poser toutes ces questions idiotes, laissez-moi plutôt vous expliquer : Écrivain fantôme, c'est la traduction de Ghost Writer, autrement dit le Nègre, et moi : Le Nègre ?, et lui : Mais oui, vous savez bien : ceux qui dans l'ombre écrivent des livres que d'autres signent, et moi : Je vois, et lui : Bon, eh bien c'est ça que je suis dans l'histoire, le Nègre de Madame, elle a voulu faire comme tout le monde et publier ses Mémoires, alors elle me les dicte au magnétophone et je suis censé les mettre par écrit, et moi : Qui est cette Dame ?, et lui : Est-ce que je sais ? Pendant des mois et des mois – jusqu'à sa mort en fait – je l'ai vue presque tous les jours et je ne... Bon, disons qu'elle est un écrivain célèbre, disons que, elle paraît un peu paumée, et que bon, en plus elle boit pas mal, vous voyez ?, et moi : Et vous, qui êtes-vous ?, et lui : Je vous l'ai dit : Le Nég..., et moi, le coupant : Oui, mais à part ça ?, et lui : A part ça, vous savez bien que vous vous êtes amusé à faire de moi une espèce d'écrivain raté qui bouffe un peu à tous les râteliers de la littérature, histoire de ne pas crever de faim, que vous avez voulu que je sois jaloux de Madame, ou peut-être même amoureux, que vous n'avez cessé d'insinuer que j'étais pour quelque chose dans sa mort, que... et moi : Moi j'ai voulu ça ? MOI ?, et lui : Oh ça va hein, arrêtez ce petit jeu : le livre est fini, on en est au texte qui doit figurer au dos du livre, alors contentez-vous de vendre votre salade, et moi : Mais qu'est-ce que vous ?... Mais pas du tout, et lui : Jusqu'au bout alors, jusqu'au tout dernier mot vous jouerez les imbéciles ?, et moi : Bon, dites-moi plutôt comment tout ça finit ?, et lui alors, lui et son exaspérant rire sans joie : Mille pardons, messire, mais si je vous ai bien lu, vous qui prétendez avoir écrit l'Écrivain fantôme, je crains fort de ne plus être là pour vous la raconter, la fin. »

10 euros (code de commande : 9883).

 


BÉRAUD (Henri)  


BERGER (Yves) Le Sud. Roman. Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée rouge d'éditeur, 199 p., frontispice de Pierre Monnerat, exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 59/36).


 

BERGERAT (Émile) — Faublas malgré lui. Nouvelle édition. Dessins de Vogel, gravure sur bois de Lemoine. Paris, Ollendorff, 1903. In-8° demi-maroquin vert, dos lisse orné de filets verticaux et fleurons dorés, tête dorée (étiquette de G. Babin-Moreau, relieur Lille au premier contreplat), 320 p., couverture conservée, rousseurs.

   
Reliure et couverture.

20 euros (code de commande : 17589).


BERNANOS (Georges) 


BERNARD (Tristan) Tristan Bernard en verve. [Mots, propos, aphorismes.] Présentation et choix de François Caradec. Paris, Horay, 1971. In-8° broché, 126 p., (collection « En Verve », n° 11).

6 euros (code de commande : 9890).


BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (Jacques-Henri) — Paul et Virginie. Paris, Club Français du Livre, 1961. In-8° sous reliure d'éditeur, LVI, 458, [14 (table)] p., illustrations, une carte en couleurs hors texte, (collection « Classiques », n° 66), exemplaire numéroté (n° 5140), quelques rousseurs pales sur les gardes.
   
Il s'agit du fac similé de l'édition Curmer de 1858.

   

12 euros (code de commande : 18534 - vendu).


BERNHEIM (Emmanuële) Un couple. Roman. Paris, Gallimard, 1988. In-12 broché, 94 p.

4 euros (code de commande : 9891).


BERNIER (Jean) L'amour de Laure. Textes réunis et préfacés par Dominique Rabourdin. Postface de Jérôme Peignot. Paris, Flammarion, 1978. In-8° broché, 199 p., (collection « Textes »), rousseurs à la couverture.

6 euros (code de commande : 9892).


BEROUL Le roman de Tristan. Poème du XIIe siècle édité par Ernest Muret. Quatrième édition par L.M. Defourques. Paris, Champion, 1979. In-12 broché, XVI + 171 p., (collection « Les Classiques Français du Moyen Âge », n° 12), quelques soulignements.

4 euros (code de commande : 9893).


BERTRAND (Aloysius) Gaspard de la nuit. Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot. Édition publiée d'après le manuscrit de l'auteur par Bertrand Guégan. Paris, Payot, 1925. In-12 broché, XXXVII + 279 p., illustrations, (collection « Prose et Vers », n° 5).

15 euros (code de commande : 41/66).


BERTRAND (Louis) Les bains de Phalère. Illustrations d'après les dessins de A.-F. Gorguet. Paris, Arthème Fayard, s.d. In-8° sous une modeste reliure de percaline bleue, couverture conservée, 158 p., (collection « Les Inédits de Modern-Bibliothèque »), ex-libris Henri Velge, cachet de bibliothèque à la page de faux titre.

12,50 euros (code de commande : 5204).


BESENVAL Contes de M. Le Baron de Besenval lieutenant général des armées du roi. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1881. Voir la page Octave Uzanne.

 


BIANCIOTTI (Hector) L'amour n'est pas aimé. Nouvelles. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 276 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur.

8 euros (code de commande : 9897).

BIANCIOTTI (Hector) L'amour n'est pas aimé. Nouvelles. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 276 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur, rousseurs à la quatrième page de couverture et soulignements.

5 euros (code de commande : 9897b).

BIANCIOTTI (Hector) — Ce que la nuit raconte au jour. Paris, Grasset, 1992. In-8° collé, 331 p.
En quatrième de couverture :
   Pour qu'il y eût ce livre, il a fallu d'abord deux continents, et que des Piémontais, poussés par la pauvreté, émigrent et aillent défricher un coin de cette plaine illimitée que l'on appelle pampa, où le centre du monde se déplace avec l'homme qui marche.
   Il a fallu aussi qu'un enfant promis, tout naturellement, aux travaux des champs, déjoue le plan de ses parents et saisisse la seule chance alors offerte aux gens de son état : le séminaire, où l'attendent, pêle-mêle, amitiés particulières, musique, les livres, qu'il espérait tant, et la découverte de la langue française.
   Il a douze ans. Là-bas, en Europe, la guerre bat son plein, tandis que. ici, s'installe et prospère la dictature, bientôt celle de Peron et d'Eva Duarte, sous laquelle nul n'échappe à la surveillance et à la délation. Et c'est le meilleur ami qui, se révélant soudain être un mouchard haut placé, et voulant se le faire pardonner, offre à l'ancien séminariste le billet de bateau salvateur.
   Alors commence pour le narrateur l'exil, les poches vides, mais, au cœur, la certitude que. dans la liberté retrouvée, la vie pourrait, comme pour tous, ressembler à un destin.

10 euros (code de commande : 16456).

BIANCIOTTI (Hector) Sans la miséricorde du Christ. Roman. Paris, Gallimard, 1985. In-8° broché, 318 p., ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9898).


BIBESCO (Princesse) — Lettres d'une Fille de Napoléon (Fontainebleau et Windsor) 1853-1859. Paris, Flammarion, 1933. (Mention de quatrième mille). In-12 broché, 248 p.

7 euros (code de commande : 9899).

BIBESCO (Princesse) — Theodora. Le cadeau de Dieu. Paris, Éditions Françaises d'Amsterdam, 1953. In-12 broché, XIX + 181 p., (collection « Aventures et Aventuriers »).

10 euros (code de commande : 9900).

[BIBESCO (Princesse)]. DIESBACH (Ghislain de) — La princesse Bibesco 1886-1973. [La dernière orchidée.] Paris, Librairie Académique Perrin, 1986. In-8° broché, 591 p., illustrations hors texte, (collection « Terres des Femmes »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

15 euros (code de commande : 9901).


BICHELBERGER (Roger) — Un exode ordinaire. Roman. Paris, Albin Michel, 1983. In-8° broché, 311 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 9902).

BICHELBERGER (Roger) — Le Vagabond de Dieu. Roman. Paris, Albin Michel, 1989. In-8° broché, 220 p.

7 euros (code de commande : 9903).


BIELSKI (Nella) — Deux oranges pour le fils d'Alexandre Lévy. Paris, Mercure de France, 1979. In-8° broché, 158 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

7 euros (code de commande : 9905).


BIÉVILLE (Clémence de) — L'Amour en grippe. Roman. Paris, Grasset, 1999. In-8° broché, 234 p.
En quatrième de couverture :
   « Mona, une jolie veuve, mène avec sa fille et sa sœur une existence paisible. L'irruption d'un homme dans leur vie trouble cet équilibre.
   La sœur de Mona a connu cet homme, autrefois. Elle n'en a jamais rien dit à personne. Avec une lucidité amère, elle observe l'intrus semer le chaos dans leur intimité. Les trois femmes se déchirent. Lorsqu'elles voudront se débarrasser de l'importun et recouvrer leur tranquillité, il sera trop tard. Le désir, la jalousie et la méfiance auront effectué leurs ravages. »

8 euros (code de commande : 9906).


BIGA (Daniel) — Octobre. Journal. Paris, Pierre Jean Oswald, 1973. In-8° broché, 83 p., couverture illustrée par Ernest Pignon-Ernest.

9 euros (code de commande : 9907).


BILLON (Paule) — Le jugement des bêtes. Illustrations de Jean Olin. Paris, Albin Michel, 1953. In-8° broché, 255 p., (collection « Elfes et Lutins »), bel exemplaire.

10 euros (code de commande : 8373).


BILLY (André)Le pont des Saints-Pères. Paris, Arthème Fayard, 1947. (Mention de 7e édition). In-12 broché, 221 p.

9 euros (code de commande : 6026).

BILLY (André)La terrasse du Luxembourg. Paris, Arthème Fayard, 1945. (Mention de 9e édition). In-8° demi-percaline, 303 p., (collection « C'était hier »), couverture conservée.

8 euros (code de commande : 9908).


BLAIS (Marie-Claire)Dans la foudre et la lumière. Roman. Paris, Seuil, 2002. In-8° broché, 250 p.

9 euros (code de commande : 9910).

BLAIS (Marie-Claire)Parcours d'un écrivain. Notes américaines. Montréal, VLB, 1993. In-8° broché, 217 p.

10 euros (code de commande : 9911).


BLANCHARD (André) — Contrebande. Carnets 2003-2005. Paris, Le Dilettante, 2007. In-12 broché, 316 p., édition originale.
Sur le rabat de la couverture :
   
Lisant le Journal de Jacques Brenner, qui vient de paraître, je revois mes premiers pas vers la publication.
   C'est en effet Brenner, auquel j'avais envoyé le manuscrit d'Entre chien et loup au printemps 1988, qui, par téléphone, recadra mon affaire : « Si les Cahiers des saisons existaient toujours, je vous en prendrais des extraits avec joie. Cela pour vous dire que vos Carnets, c'est de la littérature à part. » Je compris « à part » comme tiré à part. J'avais bien compris. « Cela ne peut intéresser qu'un petit éditeur. » Et c'est ainsi que je bifurquai, que je me suis mis à compulser le Bottin, tombai sur ce nom, Le Dilettante, qui me plut, comme une flatterie envers mes penchants.
   De l'eau a coulé sous les ponts depuis. Normal, c'est son job. Mais l'essentiel, c'est qu'il y ait un pont, celui qui conduit de minuscule éditeur à maison d'édition qui a du crédit sur la place, et celle de Paris, malgré les prêchi-prêcha des ultras qui adorent aller s'agenouiller outre-Atlantique, reste la meilleure du monde. L'autre, de pont, serait celui qui m'aura évité la noyade, et permis de relier mes trente ans à mes cinquante grâce à ces Carnets dont voici, en plus fournie, la dernière livraison.

12 euros (code de commande : 21270).

BLANCHARD (André) — Autres directions. Carnets 2006-2008. Paris, Le Dilettante, 2011. In-12 broché, 219 p., édition originale, exemplaire en très bel état.
Résumé de l'éditeur :
   Avec Pèlerinages, son précédent livre publié au Dilettante, André Blanchard nous invitait à suivre, étape après étape, l'itinéraire prescrit de sa mémoire intime, lieux et livres, gens et tombes qui furent les siens, et qui perdurent en lui : marcheur fidèle.
   Autres directions, ses carnets 2006-2008, le rend au hasard, à l'imprévu du quotidien : l'espace est vierge, la route à faire et le présent une caisse où l'on chine d'une main fiévreuse, en espérance. Posté à la croisée des lignes, des jours, Blanchard ne couve pas ses distillations intérieures, mais reçoit et répercute. Cela sans bruit : le seul événement, c'est l'application du regard. Trois années, donc, de sismographies intellectuelles, vibrées d'une plume rude et nette, où se détectent l'émoi des lectures (le Journal de Brenner, déjà une archive, ou la correspondance de Flaubert, à l'encre jamais sèche), le souvenir d'amis morts qui reviennent toquer à la vitre (Renaud Raphael) et de souffrances intimes traversées, d'ombres denses que les livres libèrent (Bernard Frank, Calaferte), de notations rosses (poses toc et expressions fausses), de soucis éditoriaux (chaque « carnet » publié dit l'histoire du précédent) et surtout de livres trouvés, couvés, scrutés, dorénavant là comme des chats adoptés, fidèles, disponibles, fructueux. En véritable égonoclaste, Blanchard va sans bruit, sans relâche, un chemin sans autre but que le chemin lui-même, sa plume en main comme une canne-épée. En route !

10 euros (code de commande : 21268).


BLANCHE (Jacques-Émile)Aymeris. Édition définitive. Préface d'André Maurois. Paris, Plon, 1930. In-8° broché, V + 364 p.

10 euros (code de commande : 9909).


BLANZAT (Jean)L'iguane. Préface de Raymond Queneau. Paris, Gallimard, 1966. In-8° sous reliure d'éditeur, 236 p., (collection « Soleil », n° 179), exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 9913).


BLEY (Nicole) — La Panthère Bleue. Paris, Pauvert, 1971. In-8° broché, 138 p., (collection « L'Accès »), exemplaire en très bel état.
Sur la couverture :
   À seize ans, « la Tu-baises » est un surnom difficile à porter dans une campagne française. Alors on fuit le village. On découvre Paris et son underground, le vrai, pas celui des magazines : les hors-la-loi des taudis, les desperados des HLM, la bande du square Carpeaux, Marcel le Manouche, avec qui on attaque les couples de jeunes riches attardés dans les rues. On est enceinte, on perd cet enfant qu'on aurait voulu garder, on touche le fond de tout...
   ... Et on épouse un jeune journaliste-photographe-critique d'art d'avant-garde, progressiste et de bonne famille, « très intellectual-sex ». C'est parti pour les voyages en Amérique, les réceptions intellectuelles maoïstes, bien pensantes, et bien nourries. Jusqu'à ce que l'appel de l'asphalt jungle soit de nouveau le plus fort, et qu'on rejoigne l'armée des irréductibles après avoir fracassé la jolie figure de son joli mari.
   D'autres jeunes filles ont pu vivre, dans toutes les grandes villes occidentales, des aventures à peu près semblables. Des centaines. Mais il n'y a qu'une Panthère Bleue. Celle qui, jour après jour, en dépit de tout, au travers de tout, a noirci des feuillets avec des mots d'abord hésitants, naïfs, malpropres à l'usage qu'on leur assignait, celle qui a repris, taillé, refait, poussée qu'elle était, sans le savoir vraiment, autant par la rage d'expression de l'authentique écrivain, que par l'entêtement de témoigner au nom d'un monde ordinairement muet, et qui a fini par véritablement accoucher de ce petit livre écorché, sanglant et tendre, peuplé de personnages jamais vus et inoubliables, qui perce au milieu des fleurs de nos plates-bandes littéraires comme un chardon noir et Carnivore, et qui nous en apprend, sur les origines obscures de la révolution, sur les raisons de la violence, plus que dix mille pages de sociologie.

15 euros (code de commande : 15223).


BLOCH (Jean Richard) La Nuit Kurde. Paris, La Bibliothèque Française, 1946. In-12 broché, 294 p., (collection « Europe »).

9 euros (code de commande : 968).

[BLOCH (Jean-Richard)] Jean-Richard Bloch. Paris, Europe, 1966. In-8° broché, 282 p., illustrations hors texte.
   
@ Outre des textes de Jean-Richard Bloch, ce n° 446 de juin 1966 de la revue Europe contient également des contributions de Pierre Abraham, Pierre Gamarra, Jacques Gaucheron, Jean Spangaro et Albert Fournier.

10 euros (code de commande : 1428).


BLONDIN (Antoine) Monsieur Jadis ou l'école du soir. Paris, La Table Ronde, 1971. In-8° broché, 240 p.

9 euros (code de commande : 7641).


Léon BLOY


BOHRINGER (Richard)C'est beau une ville la nuit. Blues. Paris, Denoël, 1988. In-8° broché, 151 p., jaquette, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

4 euros (code de commande : 9921)..


 

BOIGNE (Adélaïde Charlotte Louise Éléonore, dite Adèle d'Osmond, comtesse de)Mémoires de la comtesse de Boigne, née d'Osmond. Récits d'une tante. Édition présentée et annotée par Jean-Claude Berchet. Tome I : Du règne de Louis XVI à 1820. Tome II : De 1820 à 1848. Paris, Mercure de France, 1982-1979. Deux volumes in-8° brochés, 541 et 510 p. (collection « Le Temps Retrouvé », n° 23 et 24), épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
  
Couvrant près de soixante-dix ans du siècle le plus agité de notre histoire, les Mémoires de la comtesse de Boigne, qui a rencontré et fréquenté tous les grands acteurs de cette succession de drames et de révolutions, sont justement célèbres. Document irremplaçable sur toute la période qui va des dernières années de l'Ancien Régime à la Révolution de 1848, c'est aussi l'œuvre d'un extraordinaire psychologue, impitoyablement lucide, qui démonte les rouages de cette société qu'elle a si bien observée. On comprend, l'enthousiasme de Proust pour ces Mémoires dont il s'inspira directement, car ils se lisent d'un trait avec autant de plaisir que de profit.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 16846).


[BOILEAU (Nicolas)]. MORNET (Daniel) — Nicolas Boileau. Paris, Éditions C.-L., 1942. In-12 broché, 204 p., (collection « Écrivains et Penseurs »).

7,50 euros (code de commande : LF/3037).


BOISSARD (Jeanine) — La maison des enfants. Paris, Laffont, 2000. In-8° broché, 366 p., (collection « Best-Sellers »), exemplaire à l'état de neuf.

6 euros (code de commande : 9914).


BOMBARDIER (Denise)Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde. Paris, Albin Michel, 2000. In-8° broché, 137 p., exemplaire à l'état de neuf avec la bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9915).

BOMBARDIER (Denise)Tremblement de cœur. Roman. Paris, Seuil, 1990. In-8° broché, 174 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Encore quelques rencontres et le dégoût s'emparera de moi. Un dégoût à me lever le cœur. Cela se passera exactement au moment où je sentirai la jouissance se substituer à ma vie même. Je me lèverai brusquement, remettrai mes vêtements sans hâte, silencieuse, alors qu'il demandera, ahuri comme les autres : « Qu'as-tu ? Que se passe-t-il ? Parle ! Mais parle ! » Je sourirai, déposerai sur le lit un billet d'un dollar, du côté de la photo de la reine comme de bien entendu et je quitterai la chambre. Dans l'ascenseur, je perdrai la mémoire de cette histoire et, une fois dans la rue, je chercherai un endroit pour me cacher et vomir. »
   Françoise est une battante. Aussi forte qu'un homme, meilleure qu'un homme, pire parfois. En affaires comme en amour. Mais dans les nuits solitaires des palaces glacés où la mènent des négociations internationales, les peurs se lèvent, ses fantômes lui rendent visite, les miroirs reçoivent d'étranges confidences.
Survient A., homme à haut risque. Le cœur de Françoise se met à battre, à trembler. Peut-elle se mettre en danger ?
   Denise Bombardier, on le sait, n'a pas froid aux yeux. Elle met à nu, avec le courage, l'intrépidité et le ton qui lui sont propres, une femme de notre temps. Livre troublant dans lequel hommes et femmes se retrouveront. Etonnamment proches. »

5 euros (code de commande : 9917).


BON (Geneviève)Étés de cendres. Roman. Paris, Laffont, 1985. In-8° broché, 195 p., bel exemplaire avec la bande d'annonce, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

6,50 euros (code de commande : 9918).


BONHEUR (Gaston)La croix de ma mère. Roman. Paris, Le Cercle du Nouveau Livre - Tallandier, 1976. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 318 + 38 p., illustrations, exemplaire numéroté, en très bon état.
   
@ Le dossier de 38 pages in fine a été réalisé par Yveline Renaud.

10 euros (code de commande : 9919).


BONNEFOY (Yves) Le Théâtre des Enfants. Bordeaux, William Blake & Co, 2001. In-8° broché, 53 p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
Extrait :
   Il marchait dans les bois quand il entendit ces rires, ces exclamations, cette joie. Et que faire alors sinon s'arrêter, le cœur battant, écouter la voix des enfants à travers le rideau des branches puis se risquer vers eux, l'autre monde ? Il avança, écartant des rameaux, des feuilles qui le frappaient, mais avec douceur, au visage. Actéon, lui aussi, en avait repoussé quand alors ce n'étaient nullement des rires légers qui appelaient au-delà mais un gouffre duquel montaient des fumées, d'acres fumées comme si un feu avait pris, dans des broussailles, pour bientôt mettre fin au monde.
   Une scène était dressée dans une clairière. Très rudimentaire, des piquets qui supportaient, de guingois, une demi-douzaine de planches, et trois ou quatre mats inégaux pour élever au-dessus, entre scène et ciel, un vaste chiffon délavé, troué.
Ce volume contient :
   - Le Théâtre des enfants.
   - L'Amérique.
   - Le grand prénom.
   - Les arbres.

13 euros (code de commande : 23571).


Henry BORDEAUX


BORDIER (Roger)Vel d'hiv. Roman. Albin Michel, 1989. In-8° broché, 297 p., exemplaire du Service de Presse, avec la bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9923).


BOREL (Jacques) — L’Adoration. Paris, Gallimard, 1965. In-8° broché, 609 p., (collection « Le Chemin »), on joint la bande annonce « Prix Goncourt ».

8 euros (code de commande : 3039).


BORY (Jean-François) — Anthologie provisoire. Romainville, Al Dante, 2002. In-8° broché, 139 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 9924).



BOSCO (Henri) — L'Épervier. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 318 p., couverture jaunie, exemplaire du tirage courant de édition originale, non coupé.

15 euros (code de commande : 46/70).

BOSCO (Henri) Malicroix. Roman. 23e édition. Paris, Gallimard, 1948. In-8° broché, 325 p., exemplaire non coupé et en parfait état.

10 euros (code de commande : 58/31).

BOSCO (Henri) — Le Mas Théotime. Roman. Alger-Paris, Charlot, 1946. (Mention de 36e mille.) In-8° broché, 357 p.

10 euros (code de commande : 11808).

BOSCO (Henri) Le renard dans l'île. Illustration de Jean Palayer. Paris, Gallimard, 1966. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 170 p., (collection « La Bibliothèque Blanche »), exemplaire en très bel état.

12 euros (code de commande : 16029).


BOSQUET (Alain) Un parc, une femme, quelques mensonges. [Récit.] Monaco, Éditions du Rocher, 1997. In-8° broché, 199 p., exemplaire à l'état de neuf.

6,50 euros (code de commande : 9927).


BOSSUAT (Robert) — Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge. Melun, Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque Elzévirienne - Nouvelle série : Études et Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A. Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La littérature française du Moyen Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité des milieux cultivés. Mais pour avoir été plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être aussi avancée que celle des littératures anciennes. Les instruments de travail, déjà nombreux, sont encore insuffisants. Après avoir consacré dans son Histoire de la littérature française de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique qu'au XVIe siècle, laissant délibérément de côté cinq siècles d'une production littéraire dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance. C'est évidemment que ses propres travaux, axés sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants de littérature française. Aussi le moment paraît-il venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition des travailleurs un répertoire aussi complet que possible, capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer, à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
   En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble d'informations correspondant à la culture et aux besoins de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs. L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle des autres siècles, met en œuvre des connaissances très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs, l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge, dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise. Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche primordiale des médiévistes consiste toujours à procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies spéciales et les travaux d'exégèse.
   Le premier objet d'une bibliographie doit être avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de départ, en lui révélant ce qui a été écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse, afin de lui éviter toute démarche inutile. Les travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge sont extrêmement dispersés dans le temps et dans l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait été publiée en France. L'enseignement de Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les vestiges de l'ancienne littérature française, que l'école romantique avait mise à la mode sans toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce à l'action de maîtres éprouvés dont la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude de la littérature médiévale fut poursuivie dans une féconde émulation et les résultats d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé de les découvrir. Si tous les périodiques étaient pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments épars de la documentation. En nous attachant à ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux des étudiants non spécialistes, désireux seulement de connaître les éditions et les travaux critiques indispensables à la préparation d'un examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir des notions précises sur la littérature du Moyen Âge.
   C'est donc en ayant en vue ces trois catégories de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé le présent ouvrage et par là se justifie le choix des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles ils ont été répartis. Peut-être eût-il été plus économique d'indiquer pour chaque texte l'édition la plus récente et les dernières études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que les éditions successives de textes médiévaux ne marquent pas toujours un progrès de l'une à l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé par la suite. De même, les travaux critiques et même les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler. Il est souvent nécessaire de suivre à travers une série d'articles dont la publication s'échelonne sur plusieurs dizaines d'années le développement progressif des théories et des systèmes. Un guide bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple, ne saurait se limiter aux Légendes épiques de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé l'étude de ce genre littéraire, en négligeant à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de réunir sur un point donné les éléments épars qui le concernent dans la production intellectuelle. Elle seule fournit la possibilité de répondre aux inévitables questions qui obsèdent, dès l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique : qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à son sujet ? »
   II va de soi qu'un manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge, si étendu qu'il soit, ne saurait répondre à toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs les premiers éléments d'une recherche, il ne peut contenir qu'un nombre limité de références arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses indications.

40 euros (code de commande : 15208).


BOSSUET — Discours sur l'histoire universelle. Paris, Flammarion, 1936. In-8° broché, 398 p., (collection « Les Meilleurs Auteurs Classiques »), exemplaire non coupé.

7 euros (code de commande : 9930).

[BOSSUET]. BAUMANN (Émile) — Bossuet. Paris, Grasset, 1929. [Mention de 23e édition.] In-12 broché, 334 p.

7,50 euros (code de commande : 3042).

[BOSSUET]. SOUDAY (Paul) — Bossuet. Liège, Les Éditions du Balancier, 1929. In-8° broché, 74 p., (collection « La Roche Tarpéienne », n° 2), un des 350 exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (n° 172), rousseurs à la couverture.

10 euros (code de commande : 9929).


BOTT (François) — Lettres à Baudelaire, Chandler et quelques autres. Paris, Albin Michel, 1986. In-8° broché, 145 p., exemplaire du Service de Presse.

6,50 euros (code de commande : 9933).


BOUCHARD (J.-J.) — Les confessions de J.-J. Bouchard. Huitième édition. Paris, Gallimard, 1930. In-8° broché, 173 p., (collection « Mémoires Révélateurs »).

7 euros (code de commande : 9931).


BOUCHER DE PERTHES (J.) — Petit glossaire 1835. [Traduction de quelques mots financiers. Esquisses de mœurs administratives.] Paris, Solar, 1961. In-12 broché, 159 + 29 p., illustrations hors texte, (collection « Les Maîtres de la Satire au XIXe Siècle »).
   
@ Le dossier de 29 pages La double vie de J. Boucher de Perthes fonctionnaire et homme d'esprit a été réalisé par Patrice Roussel.

10 euros (code de commande : 9932).


BOUFFLERS Contes du Chevalier De Boufflers de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1878. Voir la page Octave Uzanne.


BOUILLOT (Françoise) — Les Ports du Nord. Roman. Paris, Seuil, 1997. In-8° broché, 216 p., exemplaire en parfait état.

7,50 euros (code de commande : 9934).



BOULANGER (Daniel) Le chemin des caracoles. Nouvelles. Paris, Laffont, 1985. In-8 broché, 278 p., couverture insolée.

8 euros (code de commande 51/57).

BOULANGER (Daniel) La reine Fracasse. Suivi de Le Jardin. Théâtre. Paris, Gallimard, 1995. In-8 broché, 129 p., exemplaire en parfait état.

8 euros (code de commande 51/57).


BOULLE (Pierre) — La baleine des Malouines. Roman. Paris, Julliard, 1983. In-8° collé, 232 p.
En quatrième de couverture :
   Au printemps 1982, une sorte d'armada est en route pour reconquérir les îles Malouines dans l'Atlantique Sud. Le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté se trouve alors entraîné dans une guerre anachronique.
   Un commandant anglais de l'expédition est hanté par l'éventualité d'une rencontre avec un submersible ennemi, lorsqu'un avertissement lancé par le duc d'Édimbourg lui est transmis par l'Amirauté : « Attention ! Les cétacés apparaissent souvent sur les radars comme des sous-marins. »
   C'est ainsi qu'une baleine fit son entrée dans ce roman dont elle devint le héros principal. Autour d'elle, quelques personnages de moindre importance : l'amiral commandant l'expédition, des officiers de marine, un neurologue, un ecclésiastique, un ancien baleinier qui – après avoir, exterminé les baleines – s'est pris pour elles d'un amour profond, sans oublier les quelques milliers de « sans-grades » qui constituent le corps expéditionnaire. Quant au déroulement des péripéties qui s'établissent entre les guerriers et ce Léviathan (un monstre bienveillant, un peu l'antithèse de Moby Dick), bien entendu, nous ne vous le révélerons pas.
   Il fallait tout l'art du suspense et l'humour – très britannique – de Pierre Boulle pour faire de ce récit d'aventures l'égal d'un de ses meilleurs chefs-d'œuvre : Le Pont de la Rivière Kwaï.

8 euros (code de commande : 23963).


BOURBON BUSSET (Jacques de) — L’amour durable. Journal III. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 293 p., exemplaire du Service de Presse dédicacé par l’auteur.

11 euros (code de commande : 2525).


 

BOURGEADE (Pierre)Les Immortelles. Paris, Losfeld, 1969. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur (coiffe un peu écrasée), [112] p., reproductions photographiques en noir et blanc, exemplaire bien complet du livret accordéon contrecollé in fine avec les 10 photographies de la prestation de Rita Renoir, bon exemplaire.
   
Les Immortelles, adaptées du roman paru chez Gallimard en 1966, ont été représentées pour la première fois le 16 octobre 1967, au studio des Champs Élysées, dans le cadre de la Ve biennale de Paris, dans une mise en scène de Pierre-Étienne Heymann et des décors et costumes de Cueco.
   Distribution : Bruno Sermonne, Rita Renoir, Fanny Renan, Danièle Vlaemynck, Cathy Berberian.
   Les photographies illustrant l'album sont de Jacques Prayer, Jacques Pamart, Béatrice Heyligers, Massal et Nicolas Treatt ; les maquettes de l'ouvrage sont de Christian Luu.
Extrait de la notice de T. Savatier parue dans Le Monde du 16 mars 2009 suite à la disparition de l'auteur :
   On ne peut, naturellement, passer sous silence Les Immortelles, ce premier livre qu’il proposa sans succès pendant dix ans à de nombreux éditeurs dont on peut se demander pourquoi ils le refusèrent, sinon par manque de flair. Finalement, ce recueil de nouvelles dont les femmes sont les héroïnes et qui s’impose comme un petit chef d’œuvre n’échappa pas à la sagacité de Georges Lambrichs, alors directeur de la collection « Le Chemin » chez Gallimard. « Ce livre a changé ma vie », m’avait-il confié un jour. Ce qui frappe, dans Les Immortelles, c’est que presque tous les thèmes qui le hantèrent s’y trouvent déjà réunis : l’amour, Eros, la mort (le plus souvent donnée par l’Autre), l’hypocrisie, la quête d’identité, le désespoir, le sacré et un humour souvent grinçant, voire franchement noir. Courts, écrits dans un style alerte, pur, brillant, chaque texte s’achève sur une chute inattendue – un art que maîtrisait Bourgeade à la perfection. Rien, dans ses livres, ne sera jamais cousu de fil blanc. Dans son compte rendu de lecture de la Quinzaine littéraire, Maurice Nadeau établira une filiation entre cet auteur naissant, André Breton et Georges Bataille. On pourrait ajouter à ces deux noms celui de Barbey d’Aurevilly sans trop se tromper. De ce premier ouvrage, sera tirée une pièce de théâtre qui sera jouée au Studio des Champs-Elysées en 1967 et dans laquelle triompha la très belle Rita Renoir.

20 euros (code de commande : 25137 - vendu).


BOURGEOIS (Marianne) Les faubourgs de la rétine. Roman. Paris, Éditions de La Différence, 1991. In-8° broché, 95 p., (Collection « Littérature »).
En quatrième de couverture :
   « Jérôme s'interroge sur la cécité qui le guette, et voilà que lui, le spécialiste des éprouvettes, le neurobiologiste qui se croyait à l'abri des femmes, se trouve entraîné par l'une, Moïra, dans le parcours des donneurs de sperme, des « fivetés », et par l'autre, Camille, la sœur, la benjamine, dans un labyrinthe iconographique peuplé de « Saint Jérôme ». Sera-t-il Père ?
   Une « histoire de l'œil » très originale, une fiction sur les nouvelles méthodes de procréation, où l'esprit scientifique est indissociable de l'élan poétique. »

5 euros (code de commande : 9937).


BOURGES (Élémir) — Le crépuscule des dieux. Illustrations de Berthold Mahn. Paris, Jonquières, 1927.
      Voir la description complète sur la page des
Éditions Jonquières.


BOURGET (Paul) Complications sentimentales. [Trentième mille.] Paris, Alphonse Lemerre, 1898. In-8° broché, 358 p.

5 euros (code de commande : 9938).

 

BOURGET (Paul) — Sensations d'Italie. Toscane, Ombrie, Grande-Grèce. Paris, Armand Colin, 1992. In-8° broché, 267 p., (collection « L'Ancien et le Nouveau »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Paul Bourget (1852-1935), disciple de Taine et de Sainte-Beuve, fut un amateur de littérature sensible et brillant. Selon sa propre expression, il se dégagea de la « critique documentaire », s'avançant de la sorte, à petits pas, vers l'univers raffiné d'un Proust. Mais il crut bon, au milieu de sa vie, de se faire romancier. Après avoir été l'un des détracteurs du naturalisme, un anti-Zola, ou plutôt un Zola des cœurs, il vira à la fausse nouveauté du psychosociologisme édifiant. Paul Bourget avait en effet une belle âme. Il la montra par trop en des romans menés à chef : l'étude des mœurs, la religion, la morale finiront par encrasser sa particulière recherche du Beau. Sensations d'Italie peut être considéré comme l'exemple remarquable d'un dilettantisme appliqué, qui convoite la profondeur, satured with a sense of the past, selon des termes empruntés ici à Henry James. On lui doit, outre une Physiologie de l'amour moderne (1890) et des Études et Portraits (1906), une œuvre romanesque prolixe qui fut de passage, autrement dit qui ne traversa pas le temps. »

12 euros (code de commande : 12404).

 

[BOURGET (Paul)]. MAURRAS (Charles) Tryptique de Paul Bourget. 1895 - 1900 - 1923. Paris, Redier, 1931. In-8° broché, 127 p., exemplaire à grandes marges numéroté sur vélin pur fil Lafuma, quelques rousseurs.

8 euros (code de commande : 9940).


BOURGOINT (Jean [frère Pascal]) Le retour de l'enfant terrible. Lettres 1923-1936. Recueillies par Jean Hugo et Jean Mouton. S.l., Desclée De Brouwer, 1975. In-8° broché, 325 p., (collection « Les Grandes Correspondances »), ouvrage « défintivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

10 euros (code de commande : 9942).


BOURIN (Jeanne) Très sage Héloïse. Roman. Paris, La Table Ronde, 1980. In-8° broché, 250 p.

4 euros (code de commande : 9943).


BOURNIQUEL (Camille) Le soleil sur la rade. Paris, Juliard, 1979. In-8° broché, 257 p.

8 euros (code de commande : 9941).


BOUTET (Frédéric) — Par-dessus le mur. Paris, Flammarion, 1920. In-12 demi-chagrin bleu, dos lisse un peu passé orné de filets, roulettes et motifs dorés, tête dorée, 252 p.

10 euros (code de commande : 9951).

BOUTET (Frédéric) — Le reflet de Claude Mercœur. Roman. Paris, Flammarion, 1921. In-12 demi-chagrin bleu, dos lisse un peu passé orné de filets, roulettes et motifs dorés, tête dorée, 280 p.

10 euros (code de commande : 9952).


BOUTIN (Charles) — Le silence du Sinaï. Paris, Georges Crès & Cie, 1915. In-8° broché, 291 + 16 (catalogue de l'éditeur) p., un des 300 exemplaires hors commerce sur alfa teinté.

10 euros (code de commande : 9953).


BOUVIER (Pierre) Poilu, mon frère. 21 bois originaux de l'auteur. Grenoble, Arthaud, 1930. In-12 broché, X + 289 p., hommage de l'auteur, deux cartes autographes signées.

20 euros (code de commande : 59/39 - vendu).


BOUYER (Sylvain) — L'université d'Oakland. Nouvelles. Paris, Gallimard, 2002. In-8° broché, 189 p., bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9955).


BOYER (Frédéric) — Notre faute. Roman. Paris, P.O.L., 1997. In-8° broché, 120 p.
En quatrième de couverture :
   « Je raconte comment un soir du XXe siècle finissant, un soir quelconque, une femme, dans le nord de l'Europe, a appris que sa vie était traversée par l'Histoire du monde, par les histoires des autres, et qu'on le lui avait toujours soigneusement caché. Pourquoi ? Je crois pouvoir dire que nous avons tous collectivement voulu sortir de l'Histoire du monde, des histoires des autres, et que cet oubli est devenu la marque de notre collectivité, de la moindre communauté que nous esquissons avec la même maladresse depuis des lustres – les couples, les amants, jusqu'aux familles et aux nations, jusqu'aux ensembles de nations et jusqu'à la communauté des morts séparée des vivants par quelques années à peine, un peu d'esprit fou, et de la parole qui se perd. »

6 euros (code de commande : 9956).

BOYER (Frédéric) — Le Vertige des blondes. Roman. Paris, P.O.L., 1998. In-8° broché, 310 p.

9 euros (code de commande : 9957).


BOYLESVE (René) — Le Meilleur ami. [Onzième édition.] Paris, Calmann-Lévy, 1926. In-8° broché, 255 p.

4 euros (code de commande : 9959).

BOYLESVE (René) — Le Meilleur ami. Paris, Slavy, 1996. In-8° broché, 166 p., exemplaire en parfait état.

8 euros (code de commande : 9958).

BOYLESVE (René) — Les Français voyagent. Gravures de Dubreuil. Paris, Mornay, 1929.
      Voir la description complète sur la page des
Éditions Mornay.


BRAGANCE (Anne) — Le voyageur de noces. Roman. Paris, Laffont, 1992. In-8° broché, 200 p., bande d'annonce.

6,50 euros (code de commande : 9954).


BRAIBANT (Marcel) — Les Paysans d'aujourd'hui. Anthologie d'auteurs contemporains. Paris, Mercure de France, 1939. In-8° broché, 239 p., exemplaire non coupé et dédicacé par l'auteur.
   
@ Il faut noter que cet exemplaire est bien complet, en effet, le 21 mars 1940, suite à un ordre de la censure, les pages 57, 58, 59, 60, 61, 62, 225 et 226 durent être supprimées.

20 euros(code de commande : 41/67).


BRAMI (Claude) — La chance de débutatnts. Roman. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 126 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Pour affronter une situation difficile, l'être humain n'a jamais trouvé que deux solutions : rêver ou agir.
   Si le narrateur préfère s'en tenir à la rêverie, son meilleur ami, Richard, douze ans, a choisi l'action. Il a découvert un moyen idéal pour se débarrasser en toute impunité de son ogre de père.
   Que faire pour l'empêcher de commettre ce crime parfait ? Le dénoncer ? Le convaincre de renoncer à son projet ?
   L'heure n'est bientôt plus aux paroles. Les événements se précipitent, se dérèglent.
   Et il ne restera au narrateur, débordé, qu'à s'en remettre à la « chance des débutants », cette grâce mystérieuse que le ciel accorde à ceux qui jouent pour la première fois, et qui permet aux enfants de grandir sans se fracasser contre les écueils que la vie leur réserve. »

7,50 euros (code de commande : 9960).


BRANTOME — Les dames galantes. Nouvelle édition publiée d'après les manuscrits de la Bibliothèque Nationale, avec les principales variantes, une introduction, des notes, un glossaire et un index par Maurice Rat. Paris, Garnier Frères, 1947. In-8° broché, XVII + 556 p., (collection « Selecta »), un des 600 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma.

30 euros (code de commande : 54/63).

BRANTÔME — Les plus verts discours des Dames galantes. Texte établi par Maurice Bastide. Présentation par André Berry. Paris, Le Livre Club du Libraire, s.d. In-8° sous reliure d’éditeur, 267 p., illustrations, exemplaire numéroté.

12,50 euros (code de commande : 4631).


BRASILLACH (Robert) — L'enfant de la nuit. Roman. Mention de 7e mille à la couverture. Paris, Plon, 1934. In-8° plein demi-simili gris, tête dorée, couverture conservée, 254 p., bel exemplaire.

   
Couverture et reliure.

15 euros (code de commande : 21684).

[BRASILLACH]. ISORNI (Jacques) — Le procès de Robert Brasillach (19 janvier 1945). Paris, Flammarion, 1956. In-12 broché, VIII, 219 p., trace de pliure à la couverture, nom manuscrit sur la page de garde.
Extrait de l'introduction :
   « C'est en décembre 1946 que ce livre a été publié. Pour la première fois, l'éloge d'un homme, qui venait d'être condamné par une Cour de Justice, paraissait en librairie, officiellement, c'est-à-dire en dehors de la nouvelle clandestinité. De la part de l'éditeur, M. Charles Flammarion, c'était un acte de courage. Il y eut de nombreuses protestations, des articles véhéments, un notamment de M. Emile Bure, dans le journal l'Ordre, qui décidait que la publication de ce livre faisait de son auteur « un simple factieux »...
   Depuis dix ans, le inonde et l'opinion ont tourné, les tribunaux militaires acquittent les journalistes encore accusés de « collaboration », Robert Brasillach s'est transfiguré. Les amitiés ferventes que son œuvre et son souvenir tragique ont suscitées sur plusieurs continents sont innombrables. Presque tous ses adversaires, même les plus irréductibles, ont fait silence. Gomme il l'avait prévu, en parlant d'André Chénier, il est devenu, pour beaucoup, un remords.
   Désireux d'éviter tout ce qui aurait pu éveiller une polémique, j'avais résolu, lorsque ce livre fut préparé, de m'en tenir à un témoignage objectif, le plus simple possible, et maintes circonstances restèrent dans l'ombre. Aussi, bien que le temps ait passé, une question se pose toujours. Elle se pose toujours, je pense, à la conscience du Général de Gaulle, qui si souvent se réfère aux principes et que doit, en vérité, torturer l'inquiétude, au moins quelquefois : pourquoi, comment a-t-il fait mourir Brasillach ? Si les journées révolutionnaires, le désordre de l'époque parviennent à expliquer la condamnation elle-même, quel motif humain trouver au rejet du recours en grâce, au refus de la commutation de peine, délibérément voulu ? »

9 euros (code de commande : 14069).


BRASSENS (Georges) — Poèmes &chansons. Paris, Éditions Musicales, 1983. In-8° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 629 p., airs notés, illustrations en noir in-fine, index alphabétique et discographique, bon exemplaire, peu courant.
   Recueil de 191 chansons avec leurs airs notés.

35 euros (code de commande : 25476 - vendu).


BRÉHAL (Nicolas) — L'enfant au souffle coupé. Roman. Paris, Mercure de France, 1986. In-8° broché, 204 p., bande d'annonce.

6 euros (code de commande : 9961).


BRESNER (Lisa) — La vie chinoise de Marianne Pêche. Roman. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, 232 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Un ancien législateur ds concessions françaises de Shanghai.
   Un jésuite qui jadis a fait partie du corps expéditionnaire pour la propagation de la foi en territoires difficiles, à savoir la Chine.
   Une diva chinoise morte à Hiroshima.
   Deux sœurs qui se perdent et se retrouvent, se déchirent, se réconcilient : Pêche et Marianne, l'une écrivain célèbre, l'autre qui se prostitue à Paris pour des clients chinois et rédige un livre de philosophie, le Traité du Palanquin vide.
   Un repas de mariage où l'on déguste des souris vivantes.
   Des idéogrammes tracés à même la peau – en particulier celui qui signifie « écrire », formé d'un toit, de deux mains et du signe « changer l'ordre des choses »...
   Voilà un peu de la matière dont est fait ce roman.
   L'écriture imprévisible et bondissante de Lisa Bresner y cerne le secret d'une Chine mythique, lointaine, dangereuse : une Chine intérieure. »

8 euros (code de commande : 9962).


BREMOND (Henri) Les deux musiques de la prose. Paris, Le Divan, 1924. In-8° broché, 117 p., (collection « Les Quatorze », n° 7), un des cent exemplaires numérotés sur Japon (n° LXVI).0

50 euros (code de commande : 7536).


 

BRETEL (Jacques) — Le Tournoi de Chauvency. Édition complète par Maurice Delbouille. Liège - Paris, Vaillant-Carmanne - Droz, 1932. In-8° demi-chagrin vert en majeure partie insolé (brun), monogramme « F. N. » à la queue, CI, 190 p., XI planches hors texte, (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège », fascicule XLIX), petit cachet humide ex-libris en haut de la page de titre, rare.
Extrait de l'introduction :
   Le poème où Jacques Bretel relate les fêtes organisées à Chauvency en octobre 1285 par Louis de Looz, comte de Chiny, ne porte aucun titre dans les manuscrits qui nous en ont conservé le texte. P. Delmotte, dans l'édition qu'il publia en 1835, l'intitula Les Tournois de Chauvenci. Plus tard, G. Hecq fit observer que cette dénomination était inexacte et baptisa l'œuvre de Bretel Le Tournoi de Chauvency. Nous avons cru devoir adopter le titre proposé par G. Hecq, car il n'y eut à Chauvency qu'un seul tournoi, lequel fut d'ailleurs précédé de joutes nombreuses.
   Bretel a commencé de recueillir les éléments de son récit le 8 septembre 1285, à Salm-en-Ausai, chez le comte Henri. Au cours d'une promenade, il rencontre ce jour-là Conrad Warnier de Hastatt, qu'il invite à participer aux fêtes de Chauvency en lui annonçant la présence de plusieurs personnages de renom et en lui résumant le programme prévu. Après le dîner, il quitte Salm. Il arrivera le dimanche de la fête, Ier octobre, au château de Chauvency, où le héraut Bruiant l'aidera à identifier les seigneurs présents.
   Le lundi matin, les valets préparent les armures et sellent les chevaux ; bientôt les « beffrois » se garnissent de dames et de seigneurs. Première joute : Ferri de Chardogne contre le sire de Bazentin. Les hérauts blâment la cruauté des dames. Ferri a un bras fracturé. Deuxième joute : le sire de Faucogney contre le sire de Bergheim. Troisième joute : Millet de Til contre Ferri de Sierck. Quatrième joute : Perart de Grilli contre Conon d'Ouren. Cinquième joute : Henri de Briey, conduit par Louis de Looz, contre Conradin Warnier de Hastatt, conduit par son père. Un héraut célèbre la vaillance des chevaliers et incite les dames à la bienveillance. Maignien révèle à la dame d'Aspremont l'identité de Henri et de Conradin. Bretel écoute le ménestrel Henri de Laon chanter les mérites des deux partenaires. Sixième joute : Robinet de Watronville contre un Limbourgeois. Bretel dit son mépris pour les hérauts, avares et prétentieux. Arrivée de Henri de Blâmont et des siens. Septième joute : Raoul de Baissy contre un Allemand dont Bretel ne sait ni le nom ni l'enseigne. Le soleil va se coucher ; les spectateurs quittent les beffrois en chantant. On rentre au château, où l'on mange, pour reprendre ensuite les chansons jusqu'à l'heure du coucher.
   Mardi matin. Chacun se hâte pour les joutes. Première rencontre : Régnier de Creüe contre un Anglais. Deuxième rencontre : Bekart de Maisey contre Jehan Porrés. Troisième rencontre : Waleran de Fauquemont contre Jehan de Mirouaut. Quatrième rencontre : Joffroi d'Aspremont contre le bachelier de Sancerre. Un héraut plaide la cause des chevaliers devant les dames. Cinquième joute : Henri de Blâmont contre le sire de « Gevigni ». Dissertation sur les vertus chevaleresques, puis description de la sixième joute : Waleran de Ligny contre Wichart d'Amance. Le jour touche à sa fin ; les hérauts invitent les chevaliers à la lutte. Voici Joffroi de Neuville et Baudouin d'Aubrechicourt. La huitième joute oppose Perart de Bauffremont à un inconnu ; elle fait l'objet de commentaires de la part des hérauts, dont l'un s'exprime en picard. Voici ensuite Jehan de Rosières en face d'un chevalier que le poète ne nomme point. Cette joute est l'occasion pour Bretel d'un petit discours sur la vaillance. La dixième joute oppose Renaut de Trie à Gerart de Looz ; ce dernier est acclamé par le héraut Mauparlier, avec qui Bretel s'entretient ensuite de Philippe « le Flamand » et des chevaliers venus de Flandre, de Hainaut, de Brabant et de Picardie. Le soir tombe et l'on rentre en chantant. Après le souper, on revient aux chansons et aux danses, tandis que les écuyers vont préparer les armes en vue du tournoi. Vers minuit, Agnès de Florenville et Perrine d'Esch font le jeu du robardel, puis les garçons servent le « fruit ». Les hommes se réunissent et décident qu'il y aura un tournoi. Le héraut Maignien est envoyé à Montmédy, où il porte la nouvelle aux Hennuyers, aux Limbourgeois, aux Brabançons, aux Flamands et aux Picards. Le mercredi sera employé à l'organisation de la rencontre, fixée au jeudi. Maignien rentre à Chauvency avec la réponse favorable de ceux de Montmédy.
   Mercredi. Dès la messe chantée, les chevaliers se réunissent à Chauvency pour parler du tournoi. Après une discussion où l'on échange force plaisanteries, Régnier de Creùe et Baudouin d'Aubrechicourt sont choisis comme « diseurs ». Ce sont eux qui fixent le programme du tournoi : Conrad Warnier et les siens lutteront aux côtés des chevaliers de la fête, c'est-à-dire des Lorrains, des Champenois, des Bourguignons, des gens de France et de Berry, logés à Chauvency et appelés « ceus dedens ». Dans la rencontre, les Limbourgeois et les Riviers seront opposés aux Français, aux Berruyers et à tous les étrangers ; les Champenois et les Bourguignons combattront les Hennuyers, les Hesbignons et tous ceux de leur parti. L'accord établi, tout le monde se prépare à la lutte. Au soir, on reprend les bavardages et les jeux de société. Bretel conte ici l'entretien galant qu'il a surpris entre une dame et un chevalier.
   Jeudi. Dès le matin, on entend la messe, puis, peu avant midi, les hérauts vont à Montmédy, d'où ils ramènent bacheliers, valets, écuyers et ménestrels. À Chauvency, les dames dansent entre elles ; mais un héraut invite bientôt la société au tournoi et tous se hâtent. Le tournoi aura lieu à la « vesprée », dans la prairie. Bretel voit d'abord sortir du château, Louis de Looz et Henri de Blâmont, que précèdent la comtesse de Luxembourg et sa sœur Margot. Voici ensuite Joffroi d'Esch, accompagné de Joffroi d'Aspremont ; avec eux des dames, dont l'une, Agnès de Commercy, chante un refrain. Brève dissertation de Bretel sur les vertus chevaleresques. Après cette troupe, sortent du château de Chauvency, Gerart de Looz et Renaut de Trie. Ce dernier chante et les dames des beffrois, à leur tour, entonnent un refrain. Dès que la nouvelle est portée à Montmédy que « ceux dedens » sont prêts, « ceux dehors » s'équipent rapidement et s'acheminent vers Chauvency. Arrivés sur la montagne, ils s'arrêtent. Le comte de Luxembourg est à la tête des siens ; à sa gauche, Waleran de Fauquemont et, avec lui, Conrad Warnier. Là se tient aussi Waleran de Ligny. Ailleurs Florent de Hainaut se dresse au milieu de son groupe, et d'un autre côté l'on voit Philippe de Flandres. Mais ceux de Montmédy s'avancent à la rencontre de « ceux dedens » : les hérauts hurlent, les vilains fuient et les « rangs » sont évacués. Bretel va s'asseoir dans les loges, pour écouter les dames. Aussitôt Henri de Blâmont se précipite en avant et est entouré par ses adversaires ; Raoul de Baissy et Jehan de Rosières volent à son secours. Les coups pleuvent dru, mais les Flamands ne parviennent pas à désarçonner Henri de Blâmont. Champenois et Bourguignons luttent contre les Hennuyers et les Flamands. Joifroi d'Aspremont, d'un coup d'épée, fend le heaume du châtelain de Bergues. La mêlée continue. Le héraut Baptisié et une dame exaltent les mérites des combattants. Voici que le comte de Luxembourg s'élance. Il est aussitôt attaqué par les Berruyers et les Français. Les hérauts excitent les chevaliers. Renaut de Trie s'engage dans la mêlée, qui devient terrible. Le comte et Renaut luttent entre eux. Mais Perart de Grilli et le comte de Sancerre entrent dans le « tournoi », pour se heurter à Waleran de Fauquemont et à Waleran de Ligny, aidé par son frère, le comte de Luxembourg. La bataille est terrible et les hérauts animent les adversaires, tandis que Bretel signale aux dames les mérites de ceux qui luttent pour elles. À ce moment, un groupe de Lorrains affronte une « route » de Flamands et de Hennuyers. Le combat se multiplie, tandis que Florent de Hainaut et Philippe de Flandre se lancent contre la troupe du comte de Chiny et de Joifroi d'Esch. André d'Amance vole au secours du comte et délivre Morel, son cheval. Florent de Hainaut et les siens combattent avec ardeur. Le seigneur d'Esch, encouragé par les hérauts, est planté au milieu de la mêlée ; Gérard de Looz, Simon de Moncley, Étienne d'Oiselay, Jorfroi de Neuville arrivent au galop et les cris d'armes retentissent. Enfin la nuit tombante empêche les chevaliers de se reconnaître, et le tournoi prend fin. On rentre en chantant ; la soirée se passera à bavarder, à danser et à jouer. La comtesse de Luxembourg, avec un ménestrel et André d'Amance, fait le jeu du chapelet. À la prière de Henri de Briey, Bretel débite ensuite un « sermon » poétique, où il dit la puissance de l'amour. Après son discours, il va rendre visite aux dames.
   Le vendredi matin, chevaliers et dames entendent la messe. On danse, puis l'on dîne, pendant que les valets préparent les équipages pour le départ. Enfin les assistants prennent congé les uns des autres.
   Prière à Dieu en faveur des « amants » et de l'auteur lui-même.

40 euros (code de commande : 25770).


 

BRIEUX — Les Avariés. Pièce en trois actes. Vingt-troisième édition. Paris, Stock, 1902. In-12 demi-toile rouge à coins, 228 p., rousseurs.
Épître dédicatoire de l'auteur au professeur Fournier, de l'Académie de Médecine :
   Monsieur,
   Je vous demande la permission de vous dédier cette pièce.
   La plupart des idées qu'elle cherche à vulgariser sont les vôtres.
   Je pense, avec vous, que la syphilis perdra considérablement de sa gravité lorsqu'on osera parler ouvertement d'un mal qui n'est ni une honte ni un châtiment et lorsque ceux qui en sont atteints, sachant quels malheurs ils peuvent propager, connaîtront mieux leurs devoirs envers les autres et envers eux-mêmes.
   Croyez, Monsieur, à ma respectueuse sympathie.
            Brieux.

13 euros (code de commande : 15335).

 


BRION (Marcel) — Château d'ombres. Roman. Paris, Albin Michel, 1974. In-8° broché, 311 p., bande d'annonce.

6 euros (code de commande : 9963).

BRION (Marcel) — De l'autre côté de la forêt. Roman. Paris, Albin Michel, 1966. In-8° broché, 228 p., exemplaire non coupé, bande d'annonce.

8 euros (code de commande : 9964).

BRION (Marcel) — Les escales de la haute nuit. Nouvelles. Paris, Laffont, 1986. In-8° collé, 277 p., (collection « Bibliothèque Romanesque »), ouvrage « actuellement épuisé » au catalogue de l'éditeur, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Dans toute œuvre d’écrivain – surtout quand elle est aussi abondante et variée que celle de Marcel Brion – il y a une part divine, irremplaçable, celle où il a fait entendre sa musique personnelle qui, avec un peu de chance, sera entendue longtemps après lui. Ce n’est ni l’ambition avouée de l’œuvre, ni son succès du vivant de son auteur qui peuvent assurer la pérennité de ce chant unique. La voix de Marcel Brion fait songer à celle de Charles Nodier ou de Mérimée de La Vénus d'Ille. Je crois qu’on relira encore dans de nombreuses années des nouvelles comme Les Escales de la Haute Nuit, Le Maréchal de la peur, Le Capitaine et bien d’autres encore. Ces nouvelles resteront comme certains contes d’Edgar Poe, comme des nouvelles de Henry James et de Kafka. C'est dans les contes fantastiques que Marcel Brion a exprimé, avec le plus de bonheur, son génie d'écrivain. »

10 euros (code de commande : 12363).


BRISSAC (Geneviève) — Pour qui vous prenez-vous ? Paris, Éditions de l'Olivier, 2001. In-8° broché, 172 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ils s'appellent Max, Gerbert, Fleur, Melissa Scholtès.
   Ils ont peur. Que l'avion s'écrase, que le train déraille, que leur conjoint se noie ou cesse de les aimer, qu'un enfant ait un accident.
   Pour se rassurer, ils pensent très fort à un mot, une phrase ou une image, comme on serre dans sa poche une patte de lapin. Petites guerres intérieures. Chaos intimes. Paysages mentaux.
   Deux corbeaux y promènent avec insistance leurs silhouettes à l'encre de Chine. Pourquoi des corbeaux ? « Parce qu'ils savent », nous dit l'auteur, « qu'ils sont mortels. Ca les rend intelligents, névrosés, cruels, intéressants, tendres aussi. » Comme l'oiseau cher à Edgar Poe, ils répondent d'un nevermore à nos interrogations inquiètes. »

7 euros (code de commande : 9967).

BRISSAC (Geneviève) — Voir les jardins de Babylone. Paris, Éditions de l'Olivier, 1999. In-8° broché, 203 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « C'est l'amour qui est trop grand, pas toujours supportable, je crois que tout le malheur vient de là. »
   Années 60. Loin du Paradis, les enfants de Bob Dylan et de Rosa Luxemburg inventent des jeux innocents – baisers volés, poèmes griffonnés au dos d'un cahier, trèfles à quatre feuilles que l'on cueille dans les jardins publics. La solitude grandit, mais peu importe, puisque la Révolution est pour demain.
   Années 80. Nouk a vingt-cinq ans, un amoureux (Berg), un bébé (Eugenio), des amies féministes, un travail, une maison. Et tout cela l'étonne. C'est alors qu'on lui propose de participer à une enquête sur la vie sexuelle des Françaises.
   Nouk accepte, évidemment. Quitte à le payer très cher. Elle qui rêvait de Syracuse, la voici confrontée au puzzle qu'est devenue son existence. Le hasard viendra y mettre bon ordre, sous la forme d'une jeune femme au sourire impitoyable.
   Mais il n'y a pas de hasard, et le seul ordre qui vaille est celui de la littérature, quand les mots se répondent comme les paroles d'une chanson. »

7 euros (code de commande : 9966).


BRIVAL (Roland) — Le Dernier des Aloukous. Roman. Paris, Phébus, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « D'Aujourd'hui »), exemplaire en parfait état.

11 euros (code de commande : 9978).


BROCHIER (Jean-Jacques) — L'hallali. Roman. Paris, Albin Michel, 1987. In-8° broché, 191 p., jaquette, ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur, exemplaire dédicacé par l'auteur.

10 euros (code de commande : 9980).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Mon Dieu quel malheur, mon Dieu quel malheur, d'écrire un roman érotique. Paris, Mercure de France, 1970. In-8° broché, 118 p., édition originale.
Extrait :
   Il était très malheureux. Il était cinq heures et il sortit sous la marquise. Les arbres ne bougeaient pas, pas de poteaux télégraphiques pour défiler, pas de pluie sur les vitres du sleeping pour illustrer la définition physique d'une composante. Il n'était pas dans le train. Les nuages, au lieu de se laisser contempler à quelques milliers de pieds en dessous de l'aile du Boeing, passaient stupidement à quelques milliers de mètres au-dessus de lui, pas l'ombre d'une hôtesse de l'air. Il n'était pas en avion.
   Comment voulez-vous écrire un roman érotique dans ces conditions.
   Si encore il avait habité un château fort, avec des fossés, cimetière incorporé ; un bel endroit clos, rond, entouré de cercles concentriques – bois, douves, oubliettes ! Au lieu de ça une stupide maison de maître du XIXe siècle, bête comme le bon bourgeois qui l'avait fait construire pour baiser tranquille les petites paysannes des environs, avec un parc dessiné, et des magnolias. Des magnolias, si quelqu'un trouve quoi que ce soit d'érotique à ces feuilles vernies et à ces épaisses fleurs blanches, c'est qu'il a de l'imagination. On dirait du lait, et rien que le mot lui faisait monter le cœur entre les lèvres.
   Et une pièce d'eau. Il y avait une pièce d'eau, rectangulaire et d'une platitude à croire que le mot avait été inventé pour elle. Même le plus enthousiaste seigneur de Bandole n'aurait pu y trouver l'inspiration pour noyer les enfants qu'il n'avait que ce plaisir à faire.
   Décidément, le seul endroit réaliste pour écrire un roman érotique, c'était encore la bibliothèque.

13 euros (code de commande : 22642).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Odette Genonceau. Roman. Paris, Albin Michel, 1979. In-8° broché, 182 p., ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9982).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Un cauchemar. Roman. Paris, Albin Michel, 1985. In-8° broché, 214 p., jaquette.

6 euros (code de commande : 9981).


BRONSARD (Marie) — L'ermitage. Récit. Cognac, Le Temps qu'il fait, 1986. In-8° broché, 92 p.

6 euros (code de commande : 9983).


BROU (Jacques) — La grande vacance. Paris, Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 88 p.

7,50 euros (code de commande : 9984).


BROUSTE (Judith C.) — Le vrai mobile de l'amour. Roman. Paris, Seuil, 1997. In-8° broché, 126 p.

6 euros (code de commande : 9985).


BRUCKNER (Pascal) — Allez jouer ailleurs. Roman. Paris, Le Sagittaire, 1977. In-8° broché, 248 p.
En quatrième de couverture :
   « Allez jouer ailleurs est un roman d'aventures, un contes de fées, un voyage imaginaire dans le métro parisien. On y rencontre des ogres, des enfants, des clochards, des policiers et des savants fous. C'est l'histoire de la lutte des jeunes contre le vieillissement, du rire contre l'ennui, de la liberté contre la bureaucratie, du rêve contre la réalité. En prenant les mots à la lettre, Pascal Bruckner nous montre le cœur de Paris, il explique comment les taupes géantes devinrent des rames de métro, raconte l'aventure d'un petit groupe d'enfants emmenés sous terre par un magicien, pastiche le verbe pompeux des historiens et des sociologues, déchiffre pieusement les graffitis obscènes et détourne les règlements de la Régie. Il s'amuse et nous amuse, comme déjà avec Monsieur Tac, son premier roman, un livre « pervers, polymorphe et discrètement désespéré » (Catherine David, le Nouvel Observateur), et réussit encore un coup son cocktail inimitable où l'on retrouve « une bonne dose de Fourier, deux traits de Queneau, un semblant de Brisset, une rasade de Swift, un zeste de Borges, un rien de Cami, un doigt de Devos » (Roger-Pol Droit, le Monde). »

5 euros (code de commande : 9986).


BUD (Reine) — Paul et Agnès Gamma. Roman. Paris, Gallimard, 1980. In-12 broché, 160 p., exemplaire du Service de Presse.

6 euros (code de commande : 9987).


BUISSON (Anne) — Journal d'une serveuse de cafétéria. Roman. Tours, Farrago - Éditions Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 83 p.

6 euros (code de commande : 9988).


BUTOR (Michel) — L’emploi du temps. Paris, Minuit, 1963. Mention de 9e mille. In-8° broché, 299 p.

9 euros (code de commande : LF/3703).

BUTOR (Michel) — Improvisations sur Michel Butor. L'écriture en transformation. Paris, La Différence, 1993. In-8° broché, 307 p., (collection « Mobile Matière », n° 30), épuisé, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Pendant mes années d'enseignement universitaire, il était bien entendu que je devais distinguer mes casquettes. Il ne fallait pas confondre le professeur et le littérateur. Mes collègues pouvaient parler de mes livres dans la salle ou l'amphithéâtre voisin ; à moi, c'était interdit, même pour mes ouvrages de critique.
   Il n'avait même pas été besoin de me le dire ; s'il n'avait été évident que je le comprenais de moi-même, je n'aurais pu obtenir mon poste ni le garder. Il n'a pas toujours été facile de maintenir cette frontière intime ; mais chaque fois que je me suis laissé un peu aller, des indices indubitables venaient rapidement me la rappeler. Au point que si des étudiants voulaient parler avec moi de mes travaux personnels, je ne leur donnais pas rendez-vous dans mon bureau officiel a la faculté, mais dans quelque brasserie proche. Pendant des années mes navettes entre Genève et Nice m'ont aidé à colmater les fissures de cette paroi. Au passage à la frontière, en changeant de monnaie, je changeais de fonction.
   Lorsque s'est approchée l'heure de la retraite, mes collègues ont jugé qu'ils pouvaient sans inconvénient profiter de ma présence pour me demander d'agir comme un écrivain invité, tout en poursuivant par ailleurs mon enseignement régulier. Ce sont eux qui m'ont proposé de parler de mes livres comme je l'avais fait dans de nombreuses universités d'autres pays, et de les prendre pour exemples d'un parcours dans les problèmes rencontrés par les écrivains français depuis la fin de ce que l'on nomme la dernière guerre (si seulement... ), celle de 39-45. Ce sont eux aussi qui m'ont suggéré comme titre L'écriture en transformation.
   Ces improvisations ont été enregistrées comme les autres. À certaines séances la machine n'a pas bien fonctionné ; j'ai donc remplacé les leçons manquantes par des transcriptions d'autres sur les mêmes sujets prononcées dans diverses universités, sans trop essayer d'unifier les détails afin de leur conserver leur caractère oral. On verra ainsi passer parmi les couleurs de Genève de temps en temps celles de Tokyo. D'autres parties, un peu plus écrites, proviennent de mises au point effectuées en vue de diverses préfaces. »

15 euros (code de commande : 12611).

BUTOR (Michel) — Matière de rêves III. Troisième dessous. Paris, Gallimard, 1977. In-12 broché, 255 p., (collection « Le Chemin »), cachet d'appartenance au verso de la première page de couverture.

6 euros (code de commande : 9991).

[BUTOR (Michel)]. Butor. Aix-en-Provence - Paris, L'Arc, 1969. Grand in-8° broché, 104 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
@ Il s'agit du n° 39 (quatrième trimestre 1969) de la revue L'Arc qui contient des textes de Michel Buror, Roger Borderie, Étienne Boullée, Roger Kempf, Claude Michel Cluny, René Micha, Jean Pfeiffer, Henri Pousseur, Jean Roudaut, etc.

7,50 euros (code de commande : 9993).

BUTOR (Michel) — Entretiens. Quarante ans de la vie littéraire. Volume I : 1956-1968. Volume II : 1969-1978. Préface par Alain Coelho. Volume III : 1979-1996. Entretiens réunis, présentés et annotés par Henri Desoubeaux. Volumes I à III (complet). [Nantes], Joseph K., 1999. Trois volumes in-8° brochés, 362, 370 et 364, [12 (index)] p., très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Avec Butor défile comme l'envers de notre temps, depuis les années cinquante, du noir à la couleur, du roman à d'autres formes de littérature, photographies ici d'un détail, là d'un ensemble, depuis ces années où la prime importance était accordée à l'écrivain, jusqu'à nos jours où s'augmente sans cesse ce terrible silence pressenti par Blanchot, d'un monde dont les fondements écartent la littérature.
   Au fait des enjeux diffus et du rôle des entretiens dans l'histoire littéraire, Butor se dresse là, conscient que le premier son critique porté sur une œuvre se véhicule, se fortifie, hors parfois d'un examen direct de l'œuvre ; et il se tient dans la somme de ces pages, attentif, prudent, produisant alors une sorte d'espace sur l'espace de l'œuvre, comme la photographie de racines à nu, et comme leur déploiement accru.
   Le premier volume des entretiens de Michel Butor couvre les années 1956 à 1968. Le statut de Butor est celui d'un jeune écrivain prometteur, auteur de romans « complexes ». Il devient une curiosité, puis une figure de la vie littéraire parisienne jusqu'à la rupture radicale de mai 68, qui ouvre comme une nouvelle manière.
   Le deuxième volume des entretiens de Michel Butor couvre la décennie 1969 à 1978. Le statut de Butor a changé. Et le processus même de l'entretien n'occupe plus la même place, ni n'a la même valeur. Butor n'est plus une curiosité seule, un de ces jeunes gens dits du nouveau roman ; sa notoriété grandissante est propre à son œuvre, censément auteur « difficile » dont on recueille enfin les commentaires, avec attention et respect, comme autant d'éclairages complexes, de clefs, de formes nouvelles de la question littéraire dans son ensemble.
   Le troisième volume des entretiens de Michel Butor couvre les années 1979 à 1996, Butor acquiert un statut complexe. À la fois écrivain du retrait, il est consacré aussi comme l'initiateur de ce que fut le nouveau roman. Il n'a plus cependant l'apparence d'un auteur difficile et crypté. Il devient une manière de classique, mais aussi l'auteur énigmatique d'une œuvre abondante, polymorphe, parfois incernable, dont l'étendue s'impose dans les regards littéraires de notre temps.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 26013).



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