LITTÉRATURE FRANÇAISE

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Cette page contient les ouvrages des auteurs dont le nom commence par la lettre
« B ».
Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

 

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BABY (Yvonne) Ma mère et le ciel, très vite. Paris, L'Olivier, 1998. In-8° broché, 106 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ma mère meurt, comme le siècle,
   et ce livre part de la terre,
   se fragmente sur la pierre,
   cristallise. Blanc contre noir,
   il se bat et emporte,
   à la volée, quelques instants
   de survie. Il cherche le bleu,
   dont s'emparent les anges. »
   L'une a vécu tout ce qui a fait la démesure de ce siècle : la révolution russe, la guerre, la résistance, le communisme. Les utopies et leur naufrage. L'autre comprend qu'il lui incombe à elle d'écrire cette vie, d'inventer un langage capable de ressaisir d'un seul mouvement cette « traversée du siècle », en nouant les fils d'un destin singulier avec ceux d'une époque.

7,50 euros (code de commande : 9822).

BABY (Yvonne) Oui, l'espoir. Roman. Paris, Grasset, 1967. In-8° broché, 172 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9823).


BAILLY (Jean-Christophe) Les Céphéides. Paris, Bourgois, 1983. In-8° broché, 81 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

4 euros (code de commande : 9825).


BALLAND (André) Un rien l'émeut. Roman. Paris, Lattès, 1997. In-8° broché, 150 p., envoi de l'auteur, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

7 euros (code de commande : 9826).


Honoré de BALZAC


BANIER (François-Marie) Les Résidences secondaires ou La Vie distraite. Roman. Paris, Grasset, 1969. In-8° broché, 207 p., jaquette, ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9828).


 

BARBEY D'AUREVILLY (Jules) — Le chevalier des Touches. Paris, Le Club Français du Livre, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 159, [9 (Biographie, par Jean-Pierre Seguin)] p., illustrations hors texte, maquettes de Jacques Daniel, (collection « Romans », n° 284), exemplaire numéroté (n° 2043).
Dédicace de l'auteur à son père :
   Que de raisons, mon père, pour Vous dédier ce livre qui Vous rappellera tant de choses dont Vous avez gardé la religion dans Votre cœur ! Vous en avez connu l'un des héros, et probablement Vous eussiez partagé son héroïsme et celui de ses onze Compagnons d'armes, si Vous aviez eu sur la tête quelques années de plus au moment où l'action de ce drame de guerre civile s'accomplissait ! Mais, alors, Vous n'étiez qu'un enfant, – l'enfant dont le charmant portrait orne encore la chambre bleue de ma grand'mère, et qu'elle nous montrait, à mes frères et à moi, dans notre enfance, du doigt levé de sa belle main, quand elle nous engageait à Vous ressembler.
   Ah ! certainement, c'est ce que j'aurais fait de mieux, mon père. Vous avez passé Votre noble vie comme le Pater familias antique, maître chez Vous, dans un loisir plein de dignité, fidèle à des opinions qui ne triomphaient pas, le chien du fusil abattu sur le bassinet, parce que la guerre des Chouans s'était éteinte dans la splendeur militaire de l'Empire et sous la gloire de Napoléon. Je n'ai pas eu cette calme et forte destinée. Au lieu de rester, ainsi que Vous, planté et solide comme un chêne dans la terre natale, je m'en suis allé au loin, tête inquiète, courant follement après ce vent dont parle l'Écriture, et qui passe, hélas ! à travers les doigts de la main de l'homme, également partout ! Et c'est de loin encore que je Vous envoie ce livre qui Vous rappellera, quand Vous le lirez, des contemporains et des compatriotes infortunés auxquels le Roman, par ma main, restitue aujourd'hui leur page d'histoire.

12 euros (code de commande : 19043).

 

BARBEY D'AUREVILLY (Jules) — Les Diaboliques. Introduction de Léon Gosset. Paris - Bruxelles, Mercure de France - N.R.B., 1949. In-8° broché, 335 p., papier jauni.
En quatrième de couverture :
   Célèbre recueil de nouvelles de Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889), publié à Paris en 1874. Expliquons-en d'abord le titre : croyant à l'ingérence du Diable dans toutes les affaires humaines, l’auteur s'attache à raconter plusieurs cas surprenants de perversion morale, propres à lui servir de pièces à l'appui. Ici, cet Esprit du mal s'incarne toujours dans une femme. Donnons maintenant l'argument de chacune de ces nouvelles.
   D'abord « Le rideau cramoisi ». Sous le premier Empire, un tout jeune officier, le vicomte de Brassard, se trouve avoir pris pension chez d'honnêtes bourgeois de province. Quelqu'un détonne dans ce milieu : leur fille Alberte. Belle à faire peur, elle le subjugue d'autant plus qu’il la voit toujours observer la politesse la plus froide. Pourtant, un soir, pendant le dîner, il sent que le pied d’Alberte se pose sur le sien, de telle manière qu’il ne peut croire à une méprise. Il lui remet donc un message. Peine perdue, car le lendemain, il la voit se détourner de lui. Faute de s'expliquer ce changement d'attitude, il se met tant à la maudire qu’il songe à déménager. Or, en pleine nuit, voilà qu'elle arrive dans sa chambre et se donne avec une frénésie qui n'a d'égale que son mutisme. Elle récidive. Entreprise d'autant plus hardie qu’Alberte doit traverser chaque fois la chambre de ses parents pour l'aller rejoindre. S'ils venaient à se réveiller ? Non, l'épilogue sera plus terrible : certaine nuit plus belle que les autres, Brassard s'aperçoit soudain qu’Alberte n'est plus qu'un cadavre, jamais il ne saura la cause de ce mystérieux trépas.
   Plus anodine est la nouvelle intitulée « Le plus bel amour de Don Juan ». Ce don Juan s'appelle ici le comte Ravila de Ravilès. Fort assidu auprès d’une dame du Faubourg Saint-Germain, il a remarqué qu’il inspirait quelque aversion à la fillette de cette dernière. Ce sentiment, il l'attribue au dépit que la petite éprouve de se voir supplantée par un tiers dans le cœur de sa mère. En quoi il s'abuse. Devant sa mère, en effet, la fillette avoue finalement qu'elle est enceinte de Ravila. En toute innocence, elle explique ainsi la chose : s'étant assise par mégarde dans le fauteuil du don Juan, elle avait eu l'impression d'être tombée dans le feu et dès lors en avait déduit qu'elle était grosse.
   « Le bonheur dans le crime » : fille d’un maître d'armes surnommé la Pointe-au-corps, Hauteclaire Stassin l'a remplacé dans l'exercice de son métier. Étant belle autant que sage et redoutable escrimeuse, elle voit venir chez elle la jeunesse qui tient à s'entretenir dans l'art de manier l'épée. Bientôt courtisée par le comte Serlon de Savigny, elle répond à ses espérances et devient sa maîtresse. Bien qu’il soit marié, elle renonce à son métier pour le suivre dans son château. Là, travestie en femme de chambre, elle fait preuve de tant de qualités qu'elle gagne vite la confiance de la châtelaine. De connivence avec Serlon. elle décide de l'empoisonner et s'acquitte si bien de sa tâche que personne ne songerait à l'accuser. Si diabolique est ce crime qu’il dispensera ses auteurs de tout remords. Devenue comtesse, Hauteclaire Stassin pourra jouir avec lui de tous les plaisirs du monde.
   « Le dessous des cartes d’une partie de whist ». Dans quelque ville de province où le jeu est la grande affaire, la comtesse de Stasseville est le mystère en personne. Spirituelle autant que froide, elle est devenue la maîtresse d’un certain Mermor de Kerkoël. Bientôt jalouse de sa fille, elle l'empoisonne, de telle manière qu'on puisse croire à une maladie de langueur. Elle y réussit à merveille. Il n'empêche qu'elle survivra peu à sa victime. Après le décès, on découvre dans sa demeure, au fond d’une caisse de résédas, le cadavre d’un poupon. Ajoutons qu'en ses derniers jours, elle avait pris l'habitude de mâchonner sans répit des tiges de la fleur en question.
   « À un dîner d'athées » : Un certain major Ydow se trouve avoir pour maîtresse une splendide créature surnommée la Pudica. Et pour cause : idéalement chaste, son visage évoque celui d’une Vierge de Raphaël. Hélas, l'intérieur est tout autre. On ne saurait imaginer pire putain que cette fille-là. Devenue l'idole du régiment, elle jette le mouchoir à qui sait lui plaire, tout en restant avec Ydow pour sauver les apparences. Sans être dupe, ce dernier ferme les yeux. Jusqu'au jour où, l'ayant surprise en train de cacheter quelque lettre, il apprend de sa bouche même qu’il est de tous ses amants celui qu'elle a le moins aimé. Ivre de rage, Ydow la renverse sur la table : s'emparant de la cire à cacheter, il lui en barbouille le bas-ventre et scelle le tout avec le pommeau de son épée.
   « La vengeance d’une femme » : Faussement soupçonnée d'adultère, la duchesse de Sierra-Leone a été contrainte d'assister à un spectacle effroyable : son époux, un grand d'Espagne, s'étant saisi de l'amoureux, lui a fait arracher le cœur pour qu'ont le donne à manger aux chiens. Anéantie de dégoût, elle déserte à jamais sa demeure pour se fixer à Paris, avec la ferme intention de se venger de ce monstre. Voici comment elle s'y prendra : elle, duchesse de Sierra-Leone, se fait fille publique, afin que sa propre ignominie rejaillisse un jour sur le duc et ruine à jamais cet honneur auquel il tient plus que tout au monde. Elle réussira au-delà de toute espérance. Témoin sa terrible épitaphe : « Duchesse de Sierra-Leone, fille repentie, morte à la Salpêtrière, etc... »
   Dans sa préface, l’auteur précise qu'en dépit de sa hardiesse, ce livre est avant tout l'œuvre d’un moraliste chrétien, « toute peinture étant toujours assez morale quand elle est tragique et qu'elle donne l'horreur des choses qu'elle retrace. » Quoi qu’il en soit, sa croyance à l'action du Diable dont il parle avec tant de fanfare peut paraître assez simpliste. Venons-en maintenant à la composition. Si l'on met à part ce chef-d'œuvre qu'est « le Rideau cramoisi », la plupart de ces nouvelles souffrent d’un manque de rigueur. Hanté par le surnaturel, l’auteur veut tant le mettre en valeur qu’il en arrive à éluder la psychologie de ses personnages. Il s'abstient toujours d'expliquer le mobile de leurs actions. Un tel dessein ne saurait aller sans arbitraire. Cependant Barbey d’Aurevilly sait toujours habiller ses contes d’un style des plus flamboyants. Tout comme Villiers de l'Isle-Adam, Gobineau et Léon Bloy, il n'a cessé de s'inscrire en faux contre le réalisme et tout le mouvement de la pensée moderne. Royaliste, catholique et féru de dandysme, il demeure avant tout l’homme que Lamartine devait appeler « le duc de Guise de notre littérature ».
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, éd. Robert Laffont, t. II, pp. 313-314.

10 euros (code de commande : 29916).

 


BARBEY (Bernard) Le cœur gros. Paris, Grasset, 1924. In-8° broché, 171 p., (collection « Les Cahiers Verts », n° 45), exemplaire numéroté.

5 euros (code de commande : 9830).


BARBIER (Elisabeth) Lettres à l'absent. Introduction de Serge Roux. Préface de Alain Rivière. Paris, De Fallois, 1997. In-8° broché, 158 p., exemplaire à l'état de neuf

9 euros (code de commande : 9832).


BARJAVEL (René) La charrette bleue. Paris, Denoël, 1980. In-8° broché, 252 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 55/71).

BARJAVEL (René) Les chemins de Katmandou. Roman. Paris, Presses de la Cité, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 380 p., bel exemplaire.

9 euros (code de commande : 26/61).


BAROKAS (Bernard) La Chanson de Bertram ou le merveilleux voyage de Bertram autour de la Méditerranée. Roman. Paris, Grasset, 1978. In-8° broché, 318 p.
En quatrième de couverture :
   « Libertin, mythomane et paresseux, le beau Bertram ne mène pas la vie facile à celui qui l'invente, selon les vieilles recettes du roman picaresque, revues et très corrigées. Les personnages, de nos jours, ont de curieuses velléités d'indépendance ; il n'est plus question qu'ils se soumettent sans murmure aux quatre volontés d'un auteur avec lequel ils sont à stylos tirés. C'est ainsi, en passant par la Ville Éternelle et le Parthénon, que Bertram et son compagnon, le hideux Clavicule, mettent à profit les ressources d'un récit batailleur et mirobolant pour contrecarrer tous ses projets dans un enchaînement d'inventions extraordinaires, alliant les crimes gratuits aux séductions à l'emporte-cœur. Après avoir également surpris les ombres antiques au Forum, dans leurs curieux ébats, échappé au pire des naufrages et détourné un avion avec l'amicale complicité de Monte-Cristo et de Robinson Crusoé, ils finiront par rejoindre la cohorte des héros de romans, réfugiés au centre de la Grande Pyramide. Mais l'asile est moins sûr qu'on ne l'imaginerait pour qui n'a pas la fiction tranquille ; notre malheureux auteur n'est pas au bout de ses peines... »

9 euros (code de commande : 9833).


BARRÈS (Maurice)Du sang, de la volupté et de la mort. Paris, Club Français du Livre, 1960. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 302 p., (collection « Récits », 33), exemplaire numéroté, nom manuscrit sur la page de garde.

19 euros (code de commande : 55/64).

[BARRÈS (Maurice)]. LALOU (René) — Maurice Barrès. Paris, Hachette, 1950. In-12 broché, 186 p., (collection « Les Grands Écrivains Français »), exemplaire dédicacé par l’auteur.

8 euros (code de commande : 1420).

[BARRÈS (Maurice)]. POCHET (Paul) — Le Moi de Monsieur Barrès. Bruxelles, Éditions de la Cité Chrétienne, 1938. In-8° broché, 81 p., (collection « Essais et Portraits »).

5 euros (code de commande : 9842).


BARRET (André) — Sautecœur. La Cocagne. [Avec Bonaparte en Italie : trente mille gueux et un général de 26 ans.] Roman. Paris, Phébus, 1998. In-8° broché, 419 p., (collection « D'Aujourd'hui »).
En quatrième de couverture :
   « Printemps 1796. Florian Sautecœur, enfant de la Provence, attrape à 17 ans son destin par les cheveux et se retrouve engagé comme hussard dans l'armée d'Italie : un ramassis de traîne-misère, mal armés, mal nourris, point chaussés, qu'un général de 26 ans va lancer à la conquête d'un pays qui a fait alliance avec la beauté.
   Nice, Milan, Mantoue, Bologne, Florence, Naples : telles sont, en moins de deux saisons, les étapes de Florian à la découverte du monde. L'on mûrit vite à cette époque. Les femmes et les filles, volontiers accueillantes au soldat vainqueur, y aident beaucoup. L'amitié aussi, Florian se lie avec Antoine Gros, un jeune peintre plein de promesses, reçoit les conseils de Vivant Denon, expert en art et en plaisirs, assiste le savant Monge, républicain farouche, qu'on a chargé de « déménager » les collections pontificales...
   Mais l'histoire compte peut-être moins ici que les élans d'une existence, avec ses impatiences, ses déceptions, ses ivresses. Ce sont eux qui imposent leur rythme au récit. D'autant qu'il est écrit dans une langue qui s'entend comme aucune autre à cravacher ses mots (Barret fut cavalier et s'en souvient). »

12,50 euros (code de commande : 9843).


[BARRETT (Paul) ?] — Mademoiselle Javotte. Ouvrage moral écrit par elle-même et publié par une de ses amies. Suivi de Les Amours du comte de Clare. Introduction et notes de Jean Hervez. Paris, Tchou, 1967. In-12° sous cartonnage et étui d'éditeur, 223 p., (collection « Mémoires Indiscrets », n° 3).
Extrait de l'introduction :
   « L'auteur de Mademoiselle Javotte est-il réellement Paul Barrett ? Il serait oiseux de tenter de dire ce qu'était au juste Paul Barrett, dont l'orthographe nominale elle-même est sujette à variations. » Barrett aurait également été l'auteur de Le Grelot ou les ... etc., ouvrage dédié à moi. Ici, à présent, sur un thème scabreux (Paris, 1754). Dans Mademoiselle Javotte comme dans Le Grelot, « nous retrouvons des qualités fort séduisantes d'aimable grivoiserie, comme il s'en est tant dépensé dans les petites œuvres du XVIIIe siècle. »

10 euros (code de commande : 8444).

 


 

BATAILLE (Georges) — Œuvres complètes. Tome I. Premiers écrits 1922-1940. Histoire de l'œil - L'Anus solaire - Sacrifices - Articles. Présentation de Michel Foucault. Paris, Gallimard, 1992. In-8° broché, 690 p.
En quatrième de couverture :
   Si c'est seulement en 1943, avec L'Expérience intérieure, que la pensée de Georges Bataille commencera à être connue, elle se développait depuis déjà plus de vingt ans dans un secret que l'amitié seule était parvenue à percer.
   1922 : sa thèse de l'École des chartes lui ouvre une carrière de bibliothécaire qui, jusqu'en 1942, se déroulera à la Nationale. Affecté en 1924 au Cabinet des Médailles, il collabore en marge de ce poste à la revue de numismatique Aréthuse. 1926-1927 : cure psychanalytique dirigée par le Dr A. Borel ; publication en 1928 (sous le manteau) de l'Histoire de l'œil ; rupture (après des contacts distants) avec André Breton. 1929-1930 : direction de la revue Documents. 1931 : L'Anus solaire (tiré à 100 exemplaires). Après son éviction de Documents, participe à La Critique sociale, organe du Cercle communiste démocratique que dirige B. Souvarine. Il y rencontre celle dont, après avoir partagé la fin d'une vie brûlante (elle meurt en 1938), il publiera sous le nom de Laure les écrits posthumes. 1935 : au moment du Front Populaire, anime le groupe « Contre-Attaque » (Union de lutte des intellectuels révolutionnaires). En 1933-1934 de premières difficultés de santé l'avaient obligé à prendre des congés au cours desquels il connut une illumination qui aboutira – après un entraînement méditatif entrepris au printemps 1938 – à L'Expérience intérieure : trois fragments en paraissent en 1935 et 1936 : Le Labyrinthe, Le Bleu du ciel et Sacrifices, plaquette tirée à 150 exemplaires, publiée en collaboration avec le peintre André Masson. Avril 1936 : rejoint ce dernier en Espagne (Tossa de Mar) et prépare une revue : Acéphale d'où naîtra une société secrète qui poursuivra ses activités de 1937 à 1939 parallèlement au Collège de Sociologie sacrée. De 1937 à 1940 : nombreuses collaborations (à Verve, Mesures, la N.R.F., Cahiers d'Art...).
   En marge de ces écrits et conjointement avec la méditation des écrits de Sade, Nietzsche, Hegel, Marcel Mauss, les amitiés de Michel Leiris, André Masson, Raymond Queneau, Jean Wahl, Alexandre Kojève, Pierre Klossowski, Roger Caillois sont le seul écho que suscite encore cette pensée dont la fonction dominante dans l'élaboration de notre espace idéologique n'est apparue que depuis peu.

25 euros (code de commande : 27180).


BARTHELEMY — Janine Bloit. Incantations. Paris, Les Lettres Nouvelles - Maurice Nadeau, 1977. In-8° broché, 229 p., le feuillet blanc des pp. 7 et 8 a été coupé.

4 euros (code de commande : 9845).


BATAILLE (Michel) — Une colère blanche. Roman. Paris, Julliard, 1969. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 282 p.

5 euros (code de commande : 9846).


BAULEZ (Dominique) — Quelques années de permission. Roman. Paris, Flammarion, 1989. In-8° broché, 138 p., (collection « Rue Racine »).
En quatrième de couverture :
   « C'était l'époque d'Eddie constantine et de Tixier-Vignancour, le temps des premiers scooters et des meetings passionnés. Étudiant sans gloire et rebelle sans convictions, Vincent promène sa jeunesse dans le romantisme des causes perdues, des carrières improbables et des amours impossibles.
   Un anti-héros, quoi. Mais la grâce du livre de Dominique Baulez est de nous attacher aux pas de vincent jusqu'à nous faire partager la nostalgie de ses désillusions.
   Ce premier roman accompli, charmeur et émouvant, situe d'emblée son auteur dans la lignée des écrivains désinvoltes (Drieu, Chardonne...). »

5 euros (code de commande : 9847).


BAY (André) — La carte du Tendre. Roman. 6e édition. Paris, Gallimard, 1959. In-12 broché, 272 p., ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.

5 euros (code de commande : 9848).


BAYON [Bruno] — Le Lycéen. Roman. Paris, Grasset, 2000. In-8° broché, 408 p., exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 9849).


BAZOT (Xavier) — Chroniques du cirque dans le désert. Nouvelles 1975-1985. Paris, Le Serpent à Plumes, 1995. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 190 p.

6 euros (code de commande : 9854).


BÉALU (Marcel) — Mémoires de l'ombre. Paris, Phébus, 1986. In-8° broché, 256 p., exemplaire numéroté sur vergé édition ivoire des papeteries Arjomari (n° 14), exemplaire non coupé en très bon état malgré une légère auréole au bas du dos
En quatrième de couverture :
   Ces cent vingt récits brefs, conçus comme autant de pièges, sont unanimement considérés comme le chef-d'œuvre de Marcel Béalu. Edmond Jaloux salua naguère ce livre inclassable comme « l'une des œuvres importantes de son temps. » La présente réédition, attendue depuis quinze ans, comblera, on veut croire, tous ceux qui n'ont pas peur de s'engager, pour leur plaisir non moins que pour leur crainte légitime, sur les sentiers de l'inavouable.
   « Lire une page de Marcel Béalu, c'est pénétrer dans un pays singulier, un pays qui pourtant doit bien exister quelque part, plus haut ou plus bas que la terre, le pays de derrière la glace, ou de derrière l'eau, ou de derrière le ciel – ou de derrière nous. Il n'est pas de pays plus simple, ni plus logique, d'une logique si parfaite qu'elle rejoint la poésie. On y échange, lèvres closes, d'émouvants entretiens ; on y rencontre des monstres mélancoliques, des noyées, des reflets, des membres épars. On s'y sent immatériel ; pourtant il semble que le cœur y frôle toujours le fil de quelque lame. » (Jean Paulhan)

20 euros (code de commande : 26271).


BEAUCÉ (Thierry de) — La chute de Tanger. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 226 p., exemplaire à l'état de neuf.

7,50 euros (code de commande : 9855).

BEAUCÉ (Thierry de) — Le livre d'Esther. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 221 p.
En quatrième de couverture :
   « J'écris pour Esther. Un sujet rétréci qui tient de l'expérience de soi. Je m'applique. Une tranche de vie doit s'énoncer en quelques lignes, proprette et sous-tendue de modeste morale. »
   C'est une singulière fascination que nourrit l'auteur pour Esther, sa fille, à peine née, puis, page après page, grandissante. Il la raconte dans sa vie de tous les jours, ses caprices, ses jeux, ses apprentissages, au gré aussi des vies multiples de son père. »

6,50 euros (code de commande : 9856).


 

BEAUMARCHAIS (Pierre-Augustin Caron de) — Le Théâtre de Beaumarchais. Illustré par Jean Gradassi. Tome I : Le barbier de Séville, Le négociant de Lyon. Tome II : Le Mariage de Figaro, Eugénie. Tome III : La Mère coupable, Tarare. Monte-Carlo, Éditions Arts et Couleurs, 1980-1981. Trois volumes in-8° sous plein maroquin havane et étui d'éditeur, dos à 5 nerfs ornés de fers dorés et à froid, plats richement décorés de motifs dorés et à froid, têtes dorées, 194, 244 et 213 p., 37 illustrations en couleurs (1 double-planche en frontispice, 18 bandeaux, 18 hors-texte) et culs-de-lampe, texte encadré d'une guirlande en couleurs, exemplaire numéroté sur Vélin d'Arches (n° 814), exemplaire en parfait état.
Note de l'éditeur :
   La personnalité de Beaumarchais pénètre toute son œuvre. Aussi faut-il dans toute analyse avoir présente à l'esprit l'étonnante carrière de cet homme vraiment complet. Les grands hommes du 18e siècle nous rappellent fort bien nos contemporains, tout aussi actifs, entreprenants, curieux de tout. Soulignons les origines plébéiennes de notre auteur qui, né d'une famille de modestes artisans, parviendra à s'enrichir et à satisfaire son ambition démesurée. Il anoblira son patronyme de Caron en « de Beaumarchais ». Mais, issu du peuple, il le défendra sans cesse. Plus que tout autre, il incarne cette classe moyenne de petits bourgeois, commerçants et hommes de métier, dont la montée s'amorce au 18e siècle et deviendra irrésistible au 19e siècle. C'est la classe de l'avenir, face à une caste épuisée et décadente, c'est-à-dire la noblesse d'épée ou de robe. L'aristocratie, en cette fin du 18e siècle, ne croit même plus à ses prérogatives, tout en s'y cramponnant désespérément. Cette classe dominante est tellement divisée, appauvrie, que le Tiers État peut se dresser de plus en plus contre elle, et parviendra à la vaincre en 1789.
   Pierre Caron est un représentant typique de la bourgeoisie révolutionnaire, cette bourgeoisie qui fera la nouvelle civilisation, et reste encore aux commandes de nos jours. Il en a l'optimisme, la vigueur intellectuelle et morale. Autodidacte, il a le goût très vif de la culture, qu'il partage avec sa famille. Il pratique aussi bien la musique que son art d'horloger. Il s'intéresse à la littérature de son temps, mais reste en marge du mouvement « philosophe ». Il critique même l'Encyclopédie.
   Remémorons-nous les incidents saillants de la vie de Beaumarchais. Beaucoup vont inspirer les répliques de ses comédies. La carrière mouvementée de Figaro, que celui-ci évoque a la scène 2 de l'Acte I du « Barbier » d'abord, puis dans son long monologue de la scène 3 de l'Acte V du « Mariage », est la réplique exacte de celle de l'auteur. On y retrouve les échecs au théâtre, l'aigreur contre « ces messieurs de la cabale ». Figaro-Beaumarchais ne déclare-t-il pas que « La République des lettres était celle des loups ». Comme l'auteur, le Barbier voyage « philosophiquement », « se moquant des sots, bravant les méchants », « partout supérieur aux événements », que d'incidents romanesques avaient, en effet, émaillé les déplacements nombreux de Pierre Caron! Soit qu'il se rende en Espagne pour venger l'honneur de sa sœur et y faire « la traite des noirs », soit qu'il poursuive à travers l'Europe de louches personnages en tant qu'agent secret, pour atterrir finalement dans une prison d'Autriche ! Parmi ces aventures tragi-comiques, le souci de la justice et du droit naturel se manifeste sans cesse. C'est, par exemple l'affaire Goëzman où Beaumarchais ne craint pas d'en appeler a l'opinion publique pour unir les opprimés contre les puissants. Il parvient à soulever l'émotion générale, à flétrir l'arbitraire de la justice d'État, la morgue des grands et à porter un rude coup à tout l'Ancien Régime. Cet épisode si important de sa vie, Beaumarchais en donne un écho amusant dans le jugement ridicule du « Mariage ». Toute la satire sociale enfin, évidente dans les deux comédies, est un souvenir des démêlés constants que l'auteur eut avec le pouvoir.
   C'est que le personnage était remuant en diable. Toute son honnêteté morale ne l'empêchait pas de chercher à s'enrichir, parfois par des moyens à la limite de la légalité. Il était avant tout homme d'affaires mais aussi diplomate, armateur, financier et homme de théâtre par occasion, car, selon Figaro, « l'amour des lettres n'est pas incompatible avec l'esprit des affaires ». Beaumarchais fait déjà partie de notre société capitaliste par sa recherche acharnée du profit. Cette société bourgeoise est le fruit de la Révolution française. Celle-ci était nourrie d'éléments prolétaires, mais elle ne parvint qu'à remplacer un type de société aristocratique et monarchique, par un autre, populaire certes, mais bourgeois et affairiste.
   Les éléments autobiographiques abondent dans ses comédies. Mais ses expériences, Beaumarchais veut les faire servir à la défense de ses amis, les petits, les humbles, et tous les opprimés. Il écrit pour plaire, assurément, mais aussi pour illustrer une thèse, pour plaider en faveur de la liberté, non seulement la sienne, mais celle de ceux de sa classe. Il a toujours réclamé la liberté de la presse, la liberté de pensée, la tolérance.
   Le Barbier, le Mariage, c'est Beaumarchais tout entier, mais c'est aussi le Tiers Etat qu'il représente consciemment dans le personnage de Figaro. Le rôle révolutionnaire que l'auteur assume est indiscutable. Evidemment il n'a pas réellement souhaité les déchaînements de violence de 89 ou de la Terreur. Lui-même, dépassé par les événements, eut à en souffrir. Il aimait trop l'intrigue pour être un pur disciple de Robespierre. De plus nous savons les services qu'il avait rendus à la monarchie. Si les vérités que Beaumarchais ose dire ne sont pas toujours originales il leur donne une forme incisive et il les lance au bon moment.
   Quant aux pièces moins célèbres de nos jours, telle que la tragédie d'Eugénie, dont l'auteur avait fait une longue préface intitulée « Essai sur le genre dramatique sérieux », elle ne manque pas de grandeur et d'esprit dramatique. Les Deux Amis ou Le Bienfait rendu (qui a reçu de l'auteur plusieurs autres titres tels que « Marchand de Londres », « Le Négociant de Lyon », etc.) eut du succès, plus auprès du peuple que de la haute société, moins sensible aux difficultés commerciales. La pièce intitulée Tarare est un opéra que Beaumarchais aurait voulu aussi intituler « Le Pouvoir de la Vertu » ou « Le Libre Arbitre », la grandeur du spectacle étonna et la pièce eut du succès. Enfin, « l'Autre Tartuffe » ou « La Mère coupable » fait partie de ce que l'on appelle « La Trilogie de Figaro ». La pièce eut un grand retentissement malgré des luttes entre la Comédie Française et Beaumarchais, et les critiques sévères, la pièce jouée en mai 1797 eut un immense succès.
   Si l'auteur a spéculé sur tout et s'est mêlé de politique, il fut le protégé de la famille royale et adoré du peuple ; s'il a été l'espion du roi de France, le trafiquant d'armes, le financier d'affaires secrètes, il a aussi préparé la faveur de l'État pour les thèses de la neuve Amérique contre les Anglais, il a créé la Société des Auteurs, a composé sa musique et bien d'autres choses, mais par ses deux pièces de « Figaro », il est devenu en son temps, le plus grand auteur comique de théâtre et le succès de ces deux œuvres est toujours prodigieux et populaire même hors de nos frontières.


Frontispice.


Reliures

Les trois volumes : 350 euros (code de commande : 21921).

[BEAUMARCHAIS]. BAILLY (Auguste) — Beaumarchais. Paris, Fayard, 1945. In-8° broché, 316 p., (collection « L'Homme et son Œuvre »).

5 euros (code de commande : 9857).


BEAUSSANT (Philippe) La Belle au bois. Paris, Gallimard, 1989. In-12 broché, 224 p., (collection « Le Chemin »).
En quatrième de couverture :
   « Trop de rêves ont flotté en elle : elle a dormi tellement plus longtemps qu'elle n'a vécu, qu'aucune figure, aucun nom, aucun objet ne peut plus remonter jusqu'à sa mémoire. Mais elle ne se rappelle pas non plus ses rêves.
   Quel homme, quel amant a jamais pu, comme lui, contempler pour la première fois le visage de celle qu'il va aimer, alors qu'elle a les yeux fermés ?
   C'est pourquoi le désir du Prince s'adressera tonjours à cette beauté désertée, à cette absence irrémédiable à cette Belle aux yeux clos qu'il a trouvée un jour dans son château perdu. Et c'est pourquoi la Belle ne saura jamais quel rêve elle poursuit en regardant son Prince. »

7,50 euros (code de commande : 7636).


BEAUVOIR (Simone de) La femme rompue. L'âge de discrétion. Monologue. Paris, Gallimard, 1967. In-8° broché, 251 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

12 euros (code de commande : 42/68).

BEAUVOIR (Simone de) La force de l'âge. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 622 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

15 euros (code de commande : 43/68).

BEAUVOIR (Simone de) Pyrrhus et Cinéas. 9e édition. Paris, Gallimard, 1949. In-8° broché, 123 p., (collection « Les Essais », n° XV).

6,50 euros (code de commande : 9860).

BEAUVOIR (Simone de) Tout compte fait. [Essai] Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, 512 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

12 euros (code de commande : 46/68).

[BEAUVOIR (Simone de)]. BAIR (Deirdre) — Simone de Beauvoir. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France de Paloméra. Paris, Fayard, 1991. In-8° collé, 834 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ma vie : familière et lointaine, elle me définit et je lui suis extérieure. Qu'est-ce au juste que ce bizarre objet ? » écrit Simone de Beauvoir dans Tout compte fait. Il aura fallu à Deirdre Bair dix ans de travail ininterrompu, dont six d'entretiens réguliers avec Simone de Beauvoir, des dizaines d'autres interviews, la lecture et l'approfondissement de milliers de pages de et sur Simone de Beauvoir, pour rendre compte de « ce bizarre objet » d'une manière qui la satisfît.
   Le résultat : une somme – impressionnante, est-il besoin de le dire –, mais aussi, du fait de la spontanéité des entretiens et des questions posées, d'ordre souvent personnel, voire intime, un livre extraordinairement vivant et, surtout, multiple. « J'ai, dit Deirdre Bair, voulu utiliser ici une méthodologie qui allie plusieurs disciplines et tente de toutes les englober : elle se situe entre la biographie littéraire (parce que j'analyse chaque œuvre de Beauvoir au moment où elle apparaît dans la chronologie de sa vie), l'histoire intellectuelle (parce que sa vie est indissociable de nombreux événements politiques et culturels importants ayant marqué la France moderne), la théorie féministe (parce qu'elle milita dans le mouvement féministe français durant les vingt dernières années de sa vie) et l'histoire orale (parce que j'ai recueilli les témoignages de Simone de Beauvoir et de beaucoup de personnes qui l'ont connue). [...]
   « Mon but, dans cet ouvrage, a été d'examiner tous les aspects disparates de la vie et de l'œuvre de Simone de Beauvoir qui, pris séparément, ont une logique superbe, mais apparaissent souvent, une fois assemblés, sous un jour contradictoire et conflictuel ; de présenter ce que j'appelle ailleurs un kaléidoscope d'images et de réalité, d'opinions et de faits. Je ne crois pas que les sociétés futures pourront ignorer Simone de Beauvoir, mais la vraie question est de savoir comment évaluer sa contribution et l'usage qu'il faut en faire. J'espère que ce livre servira à ceux qui entreprendront cette tâche. »

15 euros (code de commande : 22941).


[BECKETT]. ROJTMAN (Betty) Forme et signification dans le théâtre de Beckett. Paris, Nizet, 1976. In-8° broché, 245 p.

9 euros (code de commande : 59/35).


BEDEL (Maurice) Le mariage des couleurs. Roman. Treizième édition. Paris, Gallimard, 1951. In-8° broché, 224 p.

7 euros (code de commande : 9867).

BEDEL (Maurice) Molinoff Indre-et-Loire. Paris, Gallimard, 1928. In-8° broché, 222 p., édition originale, exemplaire numéroté sur vélin pur fil Faluma-Navarre.

10 euros (code de commande : 9866).


[BEGUIN (Albert)]. GROTZER (Pierre) Les écrits d'Albert Béguin. Essai de bibliographie. Neuchâtel, Éditions de la Baconnière, 1967. In-8° broché, 134 p., (collection « Langages et Documents »).

10 euros (code de commande : 2450).


BEGUIVIN (Yvon) — L'Allemagne de l'Est. Roman. Paris, Maurice Nadeau, 1998. In-8° broché, 141 p., cahcet ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « Qu'on ne s'attende pas à trouver ici un « essai » ou une « réflexion » sur un État naufragé en 1989, qu'on connut pendant quarante ans sous le nom servant de titre au présent roman. Roman de l'« autre côté », roman de la tristesse et de la tendresse. Roman de la rencontre du paysage intérieur où le cœur souffre, et du pays grillagé où l'humble vie, « trotz alledem », s'efforce, loin des idéaux d'autrefois. On ne lira pas sans ébranlement cette prose âpre, sans fioritures, qui parfois cogne dur et coule dans les veines comme du plomb fondu. On n'entendra pas sans étonnement ces accents pamphlétaires devenus plutôt rares dans nos Lettres. »

8 euros (code de commande : 10092).


BELLESORT (André) Séance de l'Académie française du 26 mars 1936. Discours de réception de M. André Bellesort. Réponse de M. André Chaumeix. Paris, Librairie Académique Perrin, 1936. In-8° broché, 88 p., exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma, non rogné.

8 euros (code de commande : 9868).


BELLETTO (René) Histoire d'une vie. Remarques II (reprenant nombre des premières Remarques). Paris, P.O.L., 1998. In-12 broché, 312 p., exemplaire en parfait état.

6 euros (code de commande : 9869).


BELLOCQ (Louise) La porte retombée. Roman. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 301 p., bon exemplaire.
   
@ Cet ouvrage obtint le Prix Femina en 1960.

6 euros (code de commande : 9870).


BÉNÉZET (Mathieu) Naufrage, naufrage, Avec une photographie de Hervé Baudat. [Paris], Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 197 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Roman de la dérive et de la reconstruction, Naufrage, Naufrage, met en scène un homme, Antoine Sansevy, marqué par la perte, la solitude et l'abandon. Dans la maison d'édition où il travaille, il a croisé et laissé s'échapper la femme. C'était il y a vingt ans. Depuis, tant de choses sont allées à vau-l'eau.
   Antoine plonge dans les méandres de sa mémoire, remontant en apnée nostalgique le cours de sa vie passée. Invoquant volontiers Homère, Fénelon, Aragon ou Joyce, Mathieu Bénézet interroge ici le devenir du roman et du politique, jouant sur la multiplicité des registres, le foisonnement des correspondances et la pureté poétique d'une langue qui lutte contre le renoncement. »

8,50 euros (code de commande : 9872).


BENJAMIN (René)La galère des Goncourt. Préface de Sacha Guitry. Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 253 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 5489).

BENJAMIN (René)La table et le verre d'eau. Histoire d'une passion. Paris, Les Éditions Nouvelles, 1947. In-8° broché, 181 p.

5 euros (code de commande : 9873).


BENOIT (Pierre)L'Atlantide. Bois en couleurs de Nelly Degouy. Bruxelles, Éditions du Nord. 1944. In-8° broché, 283 p., (collection « Electa », n° 6).

12 euros (code de commande : 9875).

BENOIT (Pierre) L'Atlantide. Paris, Albin Michel, 1922 (mention de 571e mille). In-12 broché, 316 p.

8 euros (code de commande : 56/71).

BENOIT (Pierre)Axelle. Bois en couleurs de Maurice Langaskens. Bruxelles, Éditions du Nord. 1943. In-8° broché, 283 p., (collection « Electa », n° 2), signature d'apparetnance sur la page de titre.

15 euros (code de commande : LF/6023).

BENOIT (Pierre) Koenigsmark. Frontispice en couleurs de Touchagues. Monte-Carlo, Aux Éditions du Livre, 1946. In-8° broché, 327 p., exemplaire numéroté, rousseurs sur la couverture et les tranches.

13 euros (code de commande : 29/69).

BENOIT (Pierre)Lunegarde. Bois en couleurs de Désiré Acket. Bruxelles, Éditions du Nord. 1944. In-8° broché, 248 p., (collection « Electa », n° 5), rousseurs.

10 euros (code de commande : 9874).

[BENOIT (Pierre)]. BORNECQUE (Jacques-Henry)Pierre Benoit, le magicien. Paris, Albin Michel, 398 p, illustrations hors texte.

10 euros (code de commande : LF/6024).


BENOZIGLIO (Jean-Luc) — Béno s'en va-t-en guerre. Roman. Paris, Seuil, 1976. In-8° broché, 300 p., (collection « Fiction & Cie »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 9882).

BENOZIGLIO (Jean-Luc) — Cabinet portrait. Roman. Paris, Seuil, 1980. In-8° broché, 268 p., (collection « Fiction & Cie »), ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9881).

BENOZIGLIO (Jean-Luc) — L'écrivain fantôme. Roman. Paris, Seuil, 1978. In-8° broché, 251 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire du Service de Presse en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Au lieu de vous poser toutes ces questions idiotes, laissez-moi plutôt vous expliquer : Écrivain fantôme, c'est la traduction de Ghost Writer, autrement dit le Nègre, et moi : Le Nègre ?, et lui : Mais oui, vous savez bien : ceux qui dans l'ombre écrivent des livres que d'autres signent, et moi : Je vois, et lui : Bon, eh bien c'est ça que je suis dans l'histoire, le Nègre de Madame, elle a voulu faire comme tout le monde et publier ses Mémoires, alors elle me les dicte au magnétophone et je suis censé les mettre par écrit, et moi : Qui est cette Dame ?, et lui : Est-ce que je sais ? Pendant des mois et des mois – jusqu'à sa mort en fait – je l'ai vue presque tous les jours et je ne... Bon, disons qu'elle est un écrivain célèbre, disons que, elle paraît un peu paumée, et que bon, en plus elle boit pas mal, vous voyez ?, et moi : Et vous, qui êtes-vous ?, et lui : Je vous l'ai dit : Le Nég..., et moi, le coupant : Oui, mais à part ça ?, et lui : A part ça, vous savez bien que vous vous êtes amusé à faire de moi une espèce d'écrivain raté qui bouffe un peu à tous les râteliers de la littérature, histoire de ne pas crever de faim, que vous avez voulu que je sois jaloux de Madame, ou peut-être même amoureux, que vous n'avez cessé d'insinuer que j'étais pour quelque chose dans sa mort, que... et moi : Moi j'ai voulu ça ? MOI ?, et lui : Oh ça va hein, arrêtez ce petit jeu : le livre est fini, on en est au texte qui doit figurer au dos du livre, alors contentez-vous de vendre votre salade, et moi : Mais qu'est-ce que vous ?... Mais pas du tout, et lui : Jusqu'au bout alors, jusqu'au tout dernier mot vous jouerez les imbéciles ?, et moi : Bon, dites-moi plutôt comment tout ça finit ?, et lui alors, lui et son exaspérant rire sans joie : Mille pardons, messire, mais si je vous ai bien lu, vous qui prétendez avoir écrit l'Écrivain fantôme, je crains fort de ne plus être là pour vous la raconter, la fin. »

10 euros (code de commande : 9883).

 

BENOZIGLIO (Jean-Luc) — Tableaux d'une ex. Roman. Paris, Seuil, 1989. In-8° broché, 299 p., (collection « fiction & Cie », n° 112), envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Or donc, est-il scénario plus classique ? L'une en a de l'un assez, alors que l'un n'est point de l'une las encore.
  La belle affaire, en effet : tous les matins, dans les journaux, on se massacre pour bien moins que ça. Entre-temps, ravalant avec maladresse les murs et quelques larmes, le héros de cette tragi-comédie s'efforce de dissimuler sous d'épaisses couches de peinture les nuages de plus en plus noirs qui s'accumulent à l'horizon. Mais ce sera en vain et l'héroïne, toute barbouillée de motifs guerriers, ne tardera pas à l'envoyer proprement se faire peindre ailleurs. La mort dans l'âme et une sacrée boule à l'estomac, il prendra donc le chemin de l'exil, non sans quelques soubresauts incohérents qui constitueront tout le piquant de l'histoire.
   Mmmm. Et alors ?
   Alors rien. Sinon que l'auteur, ayant récemment acquis une nouvelle machine à écrire sur laquelle la touche « § » a été remplacée par « $ », s'est promis d'utiliser ce signe une fois au moins dans un roman. Et dans cette entreprise-là, il n'aura pas échoué.

10 euros (code de commande : 27615).

 


BÉRAUD (Henri)  


BERGER (Yves) Le Sud. Roman. Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée rouge d'éditeur, 199 p., frontispice de Pierre Monnerat, exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 59/36).


 

BERGERAT (Émile) — Faublas malgré lui. Nouvelle édition. Dessins de Vogel, gravure sur bois de Lemoine. Paris, Ollendorff, 1903. In-8° demi-maroquin vert, dos lisse orné de filets verticaux et fleurons dorés, tête dorée (étiquette de G. Babin-Moreau, relieur Lille au premier contreplat), 320 p., couverture conservée, rousseurs.

   
Reliure et couverture.

20 euros (code de commande : 17589).


 

BERGOUNIOUX (Pierre) — Carnet de notes. Tome I : Journal 1980-1990. Tome II : Journal 1991-2000. Tome III : Journal 2001-2010. Paris, Verdier, 2006, 2007, 2011. Trois volumes in-8° brochés sur papier bible, t. 1 : 950 p., t. II : 1260 p., t. III : 1262 p., très bon ensemble.
En quatrième de couverture du tome I :
   Nulle désillusion ne se compare à celle que la génération d'après-guerre a connue. Au printemps des années soixante a succédé l'hiver, qui dure encore, des années quatre-vingt. Les grandes espérances ont pâli, la vie perdu la saveur qu'on lui trouvait.
   Le changement d'horizon, la fin d'une époque, c'est à l'échelle des heures, dans le détail de l'expérience personnelle qu'on en prend la mesure.
   Ces notes, prises au jour le jour, depuis vingt-cinq ans, accusent avec les progrès de l'âge, l'érosion du bonheur qui avait été donné, pour commencer.
En quatrième de couverture du tome II :
   
Ce deuxième tome couvre les années quatre-vingt-dix, et porte toute l'ombre qui – à l'exclusion des années soixante – a prévalu au long de ce vingtième siècle.
En quatrième de couverture du tome III :
   « Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j'ai ressenti le besoin d'y voir clair dans cette vie.
   La littérature m'est apparue comme le mode d'investigation et d'expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l'histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d'une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu'il n'est de science que du général.
   Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j'ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l'heure qu'il est, au présent. » (P. B.)
   Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.

Les trois volumes : 50 euros (code de commande : 28801).
Prix neuf : 116,10.


BERNANOS (Georges) 


BERNARD (Tristan) Tristan Bernard en verve. [Mots, propos, aphorismes.] Présentation et choix de François Caradec. Paris, Horay, 1971. In-8° broché, 126 p., (collection « En Verve », n° 11).

6 euros (code de commande : 9890).


BERNHEIM (Emmanuële) Un couple. Roman. Paris, Gallimard, 1988. In-12 broché, 94 p.

4 euros (code de commande : 9891).


BERNIER (Jean) L'amour de Laure. Textes réunis et préfacés par Dominique Rabourdin. Postface de Jérôme Peignot. Paris, Flammarion, 1978. In-8° broché, 199 p., (collection « Textes »), rousseurs à la couverture.

6 euros (code de commande : 9892).


BEROUL Le roman de Tristan. Poème du XIIe siècle édité par Ernest Muret. Quatrième édition par L.M. Defourques. Paris, Champion, 1979. In-12 broché, XVI + 171 p., (collection « Les Classiques Français du Moyen Âge », n° 12), quelques soulignements.

4 euros (code de commande : 9893).


BERTRAND (Aloysius) Gaspard de la nuit. Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot. Édition publiée d'après le manuscrit de l'auteur par Bertrand Guégan. Paris, Payot, 1925. In-12 broché, XXXVII + 279 p., illustrations, (collection « Prose et Vers », n° 5).

15 euros (code de commande : 41/66).


BERTRAND (Louis) Les bains de Phalère. Illustrations d'après les dessins de A.-F. Gorguet. Paris, Arthème Fayard, s.d. In-8° sous une modeste reliure de percaline bleue, couverture conservée, 158 p., (collection « Les Inédits de Modern-Bibliothèque »), ex-libris Henri Velge, cachet de bibliothèque à la page de faux titre.

12,50 euros (code de commande : 5204).


BESENVAL Contes de M. Le Baron de Besenval lieutenant général des armées du roi. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1881. Voir la page Octave Uzanne.


 

BESSON (Patrick) — Julius et Isaac. Roman. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° collé, 240 p., envoi de l'auteur, quelques traits marginaux
En quatrième de couverture :
   « Julius Bloch et moi, nous ne nous sommes jamais entendus. Je ne dis pas que nous ne nous ressemblions pas, ni même que nous n'étions pas attirés l'un par l'autre. Nous avions des points communs (l'origine juive, le Parti, le cinéma, l'amour des femmes et des cigares, le même mépris pour le poker, ce qui était, à Hollywood, bien plus grave que d'avouer des penchants homosexuels), et il était rare que l'un d'entre nous fît quelque chose – un film, un meeting politique ou une party – sans se demander ce que l'autre en penserait. Ce qu’il y a de pénible dans le fait de ne pas aimer quelqu'un, c’est qu'on pense beaucoup plus à lui que si on l'aimait – et il m'arrivait de décider d'aimer Bloch rien que pour me débarrasser de lui. »

12 euros (code de commande : 29394).

 

BESSON (Patrick) — Vous n'auriez pas vu ma chaîne en or ? Paris, Calmann-Lévy - Maren Sell, 1997. In-8° collé, 132 p., (collection « Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle »), envoi de l'auteur, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Patrick Besson lève petit à petit le voile sur un drôle de couple incestueux : Sylvie, dix-sept ans, et son frère Jérôme, un peu plus âgé. Les deux orphelins, qui partagent tout, sont amants. Goûtant ensemble les joies d’un libertinage juvénile et cérébral, ces deux jeunes sans scrupule mettent à profit leur charme pervers pour infiltrer un univers de gens riches dont ils deviennent les séduisants arnaqueurs... Avec fraîcheur et spontanéité.
   Un petit conte cruel, antisocial et amoral mettant en scène de façon rigoureuse un jeu relationnel à la beauté amère. Décrits avec une concision subtile par Patrick Besson, ces deux jeunes héros apparaissent comme le séduisant et froid reflet d’un certain cynisme contemporain.

12 euros (code de commande : 30557).


BIANCIOTTI (Hector) L'amour n'est pas aimé. Nouvelles. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 276 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur.

8 euros (code de commande : 9897).

BIANCIOTTI (Hector) L'amour n'est pas aimé. Nouvelles. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 276 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur, rousseurs à la quatrième page de couverture et soulignements.

5 euros (code de commande : 9897b).

BIANCIOTTI (Hector) — Ce que la nuit raconte au jour. Paris, Grasset, 1992. In-8° collé, 331 p.
En quatrième de couverture :
   Pour qu'il y eût ce livre, il a fallu d'abord deux continents, et que des Piémontais, poussés par la pauvreté, émigrent et aillent défricher un coin de cette plaine illimitée que l'on appelle pampa, où le centre du monde se déplace avec l'homme qui marche.
   Il a fallu aussi qu'un enfant promis, tout naturellement, aux travaux des champs, déjoue le plan de ses parents et saisisse la seule chance alors offerte aux gens de son état : le séminaire, où l'attendent, pêle-mêle, amitiés particulières, musique, les livres, qu'il espérait tant, et la découverte de la langue française.
   Il a douze ans. Là-bas, en Europe, la guerre bat son plein, tandis que. ici, s'installe et prospère la dictature, bientôt celle de Peron et d'Eva Duarte, sous laquelle nul n'échappe à la surveillance et à la délation. Et c'est le meilleur ami qui, se révélant soudain être un mouchard haut placé, et voulant se le faire pardonner, offre à l'ancien séminariste le billet de bateau salvateur.
   Alors commence pour le narrateur l'exil, les poches vides, mais, au cœur, la certitude que. dans la liberté retrouvée, la vie pourrait, comme pour tous, ressembler à un destin.

10 euros (code de commande : 16456).

BIANCIOTTI (Hector) Sans la miséricorde du Christ. Roman. Paris, Gallimard, 1985. In-8° broché, 318 p., ouvrage « définitivement indisponible » sus cette forme au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9898).


BIBESCO (Princesse) — Lettres d'une Fille de Napoléon (Fontainebleau et Windsor) 1853-1859. Paris, Flammarion, 1933. (Mention de quatrième mille). In-12 broché, 248 p.

7 euros (code de commande : 9899).

BIBESCO (Princesse) — Theodora. Le cadeau de Dieu. Paris, Éditions Françaises d'Amsterdam, 1953. In-12 broché, XIX + 181 p., (collection « Aventures et Aventuriers »).

10 euros (code de commande : 9900).

[BIBESCO (Princesse)]. DIESBACH (Ghislain de) — La princesse Bibesco 1886-1973. [La dernière orchidée.] Paris, Librairie Académique Perrin, 1986. In-8° broché, 591 p., illustrations hors texte, (collection « Terres des Femmes »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

15 euros (code de commande : 9901).


BICHELBERGER (Roger) — Un exode ordinaire. Roman. Paris, Albin Michel, 1983. In-8° broché, 311 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 9902).

BICHELBERGER (Roger) — Le Vagabond de Dieu. Roman. Paris, Albin Michel, 1989. In-8° broché, 220 p.

7 euros (code de commande : 9903).


BIELSKI (Nella) — Deux oranges pour le fils d'Alexandre Lévy. Paris, Mercure de France, 1979. In-8° broché, 158 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

7 euros (code de commande : 9905).


BIÉVILLE (Clémence de) — L'Amour en grippe. Roman. Paris, Grasset, 1999. In-8° broché, 234 p.
En quatrième de couverture :
   « Mona, une jolie veuve, mène avec sa fille et sa sœur une existence paisible. L'irruption d'un homme dans leur vie trouble cet équilibre.
   La sœur de Mona a connu cet homme, autrefois. Elle n'en a jamais rien dit à personne. Avec une lucidité amère, elle observe l'intrus semer le chaos dans leur intimité. Les trois femmes se déchirent. Lorsqu'elles voudront se débarrasser de l'importun et recouvrer leur tranquillité, il sera trop tard. Le désir, la jalousie et la méfiance auront effectué leurs ravages. »

8 euros (code de commande : 9906).


BIGA (Daniel) — Octobre. Journal. Paris, Pierre Jean Oswald, 1973. In-8° broché, 83 p., couverture illustrée par Ernest Pignon-Ernest.

9 euros (code de commande : 9907).


BILLON (Paule) — Le jugement des bêtes. Illustrations de Jean Olin. Paris, Albin Michel, 1953. In-8° broché, 255 p., (collection « Elfes et Lutins »), bel exemplaire.

10 euros (code de commande : 8373).


BILLY (André)Le pont des Saints-Pères. Paris, Arthème Fayard, 1947. (Mention de 7e édition). In-12 broché, 221 p.

9 euros (code de commande : 6026).

BILLY (André)La terrasse du Luxembourg. Paris, Arthème Fayard, 1945. (Mention de 9e édition). In-8° demi-percaline, 303 p., (collection « C'était hier »), couverture conservée.

8 euros (code de commande : 9908).


BLAIS (Marie-Claire)Dans la foudre et la lumière. Roman. Paris, Seuil, 2002. In-8° broché, 250 p.

9 euros (code de commande : 9910).

BLAIS (Marie-Claire)Parcours d'un écrivain. Notes américaines. Montréal, VLB, 1993. In-8° broché, 217 p.

10 euros (code de commande : 9911).


BLANCHARD (André) — Contrebande. Carnets 2003-2005. Paris, Le Dilettante, 2007. In-12 broché, 316 p., édition originale.
Sur le rabat de la couverture :
   
Lisant le Journal de Jacques Brenner, qui vient de paraître, je revois mes premiers pas vers la publication.
   C'est en effet Brenner, auquel j'avais envoyé le manuscrit d'Entre chien et loup au printemps 1988, qui, par téléphone, recadra mon affaire : « Si les Cahiers des saisons existaient toujours, je vous en prendrais des extraits avec joie. Cela pour vous dire que vos Carnets, c'est de la littérature à part. » Je compris « à part » comme tiré à part. J'avais bien compris. « Cela ne peut intéresser qu'un petit éditeur. » Et c'est ainsi que je bifurquai, que je me suis mis à compulser le Bottin, tombai sur ce nom, Le Dilettante, qui me plut, comme une flatterie envers mes penchants.
   De l'eau a coulé sous les ponts depuis. Normal, c'est son job. Mais l'essentiel, c'est qu'il y ait un pont, celui qui conduit de minuscule éditeur à maison d'édition qui a du crédit sur la place, et celle de Paris, malgré les prêchi-prêcha des ultras qui adorent aller s'agenouiller outre-Atlantique, reste la meilleure du monde. L'autre, de pont, serait celui qui m'aura évité la noyade, et permis de relier mes trente ans à mes cinquante grâce à ces Carnets dont voici, en plus fournie, la dernière livraison.

12 euros (code de commande : 21270).

BLANCHARD (André) — Autres directions. Carnets 2006-2008. Paris, Le Dilettante, 2011. In-12 broché, 219 p., édition originale, exemplaire en très bel état.
Résumé de l'éditeur :
   Avec Pèlerinages, son précédent livre publié au Dilettante, André Blanchard nous invitait à suivre, étape après étape, l'itinéraire prescrit de sa mémoire intime, lieux et livres, gens et tombes qui furent les siens, et qui perdurent en lui : marcheur fidèle.
   Autres directions, ses carnets 2006-2008, le rend au hasard, à l'imprévu du quotidien : l'espace est vierge, la route à faire et le présent une caisse où l'on chine d'une main fiévreuse, en espérance. Posté à la croisée des lignes, des jours, Blanchard ne couve pas ses distillations intérieures, mais reçoit et répercute. Cela sans bruit : le seul événement, c'est l'application du regard. Trois années, donc, de sismographies intellectuelles, vibrées d'une plume rude et nette, où se détectent l'émoi des lectures (le Journal de Brenner, déjà une archive, ou la correspondance de Flaubert, à l'encre jamais sèche), le souvenir d'amis morts qui reviennent toquer à la vitre (Renaud Raphael) et de souffrances intimes traversées, d'ombres denses que les livres libèrent (Bernard Frank, Calaferte), de notations rosses (poses toc et expressions fausses), de soucis éditoriaux (chaque « carnet » publié dit l'histoire du précédent) et surtout de livres trouvés, couvés, scrutés, dorénavant là comme des chats adoptés, fidèles, disponibles, fructueux. En véritable égonoclaste, Blanchard va sans bruit, sans relâche, un chemin sans autre but que le chemin lui-même, sa plume en main comme une canne-épée. En route !

10 euros (code de commande : 21268).


BLANCHE (Jacques-Émile)Aymeris. Édition définitive. Préface d'André Maurois. Paris, Plon, 1930. In-8° broché, V + 364 p.

10 euros (code de commande : 9909).


BLANZAT (Jean)L'iguane. Préface de Raymond Queneau. Paris, Gallimard, 1966. In-8° sous reliure d'éditeur, 236 p., (collection « Soleil », n° 179), exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 9913).


BLEY (Nicole) — La Panthère Bleue. Paris, Pauvert, 1971. In-8° broché, 138 p., (collection « L'Accès »), exemplaire en très bel état.
Sur la couverture :
   À seize ans, « la Tu-baises » est un surnom difficile à porter dans une campagne française. Alors on fuit le village. On découvre Paris et son underground, le vrai, pas celui des magazines : les hors-la-loi des taudis, les desperados des HLM, la bande du square Carpeaux, Marcel le Manouche, avec qui on attaque les couples de jeunes riches attardés dans les rues. On est enceinte, on perd cet enfant qu'on aurait voulu garder, on touche le fond de tout...
   ... Et on épouse un jeune journaliste-photographe-critique d'art d'avant-garde, progressiste et de bonne famille, « très intellectual-sex ». C'est parti pour les voyages en Amérique, les réceptions intellectuelles maoïstes, bien pensantes, et bien nourries. Jusqu'à ce que l'appel de l'asphalt jungle soit de nouveau le plus fort, et qu'on rejoigne l'armée des irréductibles après avoir fracassé la jolie figure de son joli mari.
   D'autres jeunes filles ont pu vivre, dans toutes les grandes villes occidentales, des aventures à peu près semblables. Des centaines. Mais il n'y a qu'une Panthère Bleue. Celle qui, jour après jour, en dépit de tout, au travers de tout, a noirci des feuillets avec des mots d'abord hésitants, naïfs, malpropres à l'usage qu'on leur assignait, celle qui a repris, taillé, refait, poussée qu'elle était, sans le savoir vraiment, autant par la rage d'expression de l'authentique écrivain, que par l'entêtement de témoigner au nom d'un monde ordinairement muet, et qui a fini par véritablement accoucher de ce petit livre écorché, sanglant et tendre, peuplé de personnages jamais vus et inoubliables, qui perce au milieu des fleurs de nos plates-bandes littéraires comme un chardon noir et Carnivore, et qui nous en apprend, sur les origines obscures de la révolution, sur les raisons de la violence, plus que dix mille pages de sociologie.

15 euros (code de commande : 15223).


BLOCH (Jean Richard) La Nuit Kurde. Paris, La Bibliothèque Française, 1946. In-12 broché, 294 p., (collection « Europe »).

9 euros (code de commande : 968).

[BLOCH (Jean-Richard)] Jean-Richard Bloch. Paris, Europe, 1966. In-8° broché, 282 p., illustrations hors texte.
   
@ Outre des textes de Jean-Richard Bloch, ce n° 446 de juin 1966 de la revue Europe contient également des contributions de Pierre Abraham, Pierre Gamarra, Jacques Gaucheron, Jean Spangaro et Albert Fournier.

10 euros (code de commande : 1428).


BLONDIN (Antoine) Monsieur Jadis ou l'école du soir. Paris, La Table Ronde, 1971. In-8° broché, 240 p.

9 euros (code de commande : 7641).


Léon BLOY


BOHRINGER (Richard)C'est beau une ville la nuit. Blues. Paris, Denoël, 1988. In-8° broché, 151 p., jaquette, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

4 euros (code de commande : 9921)..


[BOILEAU (Nicolas)]. MORNET (Daniel) — Nicolas Boileau. Paris, Éditions C.-L., 1942. In-12 broché, 204 p., (collection « Écrivains et Penseurs »).

7,50 euros (code de commande : LF/3037).


BOISSARD (Jeanine) — La maison des enfants. Paris, Laffont, 2000. In-8° broché, 366 p., (collection « Best-Sellers »), exemplaire à l'état de neuf.

6 euros (code de commande : 9914).


BOMBARDIER (Denise)Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde. Paris, Albin Michel, 2000. In-8° broché, 137 p., exemplaire à l'état de neuf avec la bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9915).

BOMBARDIER (Denise)Tremblement de cœur. Roman. Paris, Seuil, 1990. In-8° broché, 174 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Encore quelques rencontres et le dégoût s'emparera de moi. Un dégoût à me lever le cœur. Cela se passera exactement au moment où je sentirai la jouissance se substituer à ma vie même. Je me lèverai brusquement, remettrai mes vêtements sans hâte, silencieuse, alors qu'il demandera, ahuri comme les autres : « Qu'as-tu ? Que se passe-t-il ? Parle ! Mais parle ! » Je sourirai, déposerai sur le lit un billet d'un dollar, du côté de la photo de la reine comme de bien entendu et je quitterai la chambre. Dans l'ascenseur, je perdrai la mémoire de cette histoire et, une fois dans la rue, je chercherai un endroit pour me cacher et vomir. »
   Françoise est une battante. Aussi forte qu'un homme, meilleure qu'un homme, pire parfois. En affaires comme en amour. Mais dans les nuits solitaires des palaces glacés où la mènent des négociations internationales, les peurs se lèvent, ses fantômes lui rendent visite, les miroirs reçoivent d'étranges confidences.
Survient A., homme à haut risque. Le cœur de Françoise se met à battre, à trembler. Peut-elle se mettre en danger ?
   Denise Bombardier, on le sait, n'a pas froid aux yeux. Elle met à nu, avec le courage, l'intrépidité et le ton qui lui sont propres, une femme de notre temps. Livre troublant dans lequel hommes et femmes se retrouveront. Etonnamment proches. »

5 euros (code de commande : 9917).


BON (Geneviève)Étés de cendres. Roman. Paris, Laffont, 1985. In-8° broché, 195 p., bel exemplaire avec la bande d'annonce, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

6,50 euros (code de commande : 9918).


BONHEUR (Gaston)La croix de ma mère. Roman. Paris, Le Cercle du Nouveau Livre - Tallandier, 1976. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 318 + 38 p., illustrations, exemplaire numéroté, en très bon état.
   
@ Le dossier de 38 pages in fine a été réalisé par Yveline Renaud.

10 euros (code de commande : 9919).


Henry BORDEAUX


BORDIER (Roger)Vel d'hiv. Roman. Albin Michel, 1989. In-8° broché, 297 p., exemplaire du Service de Presse, avec la bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9923).


BOREL (Jacques) — L’Adoration. Paris, Gallimard, 1965. In-8° broché, 609 p., (collection « Le Chemin »), on joint la bande annonce « Prix Goncourt ».

8 euros (code de commande : 3039).


BORY (Jean-François) — Anthologie provisoire. Romainville, Al Dante, 2002. In-8° broché, 139 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 9924).



BOSCO (Henri) — L'Épervier. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 318 p., couverture jaunie, exemplaire du tirage courant de édition originale, non coupé.

15 euros (code de commande : 46/70).

BOSCO (Henri) Malicroix. Roman. 23e édition. Paris, Gallimard, 1948. In-8° broché, 325 p., exemplaire non coupé et en parfait état.

10 euros (code de commande : 58/31).

BOSCO (Henri) — Le Mas Théotime. Roman. Alger-Paris, Charlot, 1946. (Mention de 36e mille.) In-8° broché, 357 p.

10 euros (code de commande : 11808).

 


BOSQUET (Alain) Un parc, une femme, quelques mensonges. [Récit.] Monaco, Éditions du Rocher, 1997. In-8° broché, 199 p., exemplaire à l'état de neuf.

6,50 euros (code de commande : 9927).


BOSSUAT (Robert) — Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge. Melun, Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque Elzévirienne - Nouvelle série : Études et Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A. Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La littérature française du Moyen Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité des milieux cultivés. Mais pour avoir été plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être aussi avancée que celle des littératures anciennes. Les instruments de travail, déjà nombreux, sont encore insuffisants. Après avoir consacré dans son Histoire de la littérature française de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique qu'au XVIe siècle, laissant délibérément de côté cinq siècles d'une production littéraire dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance. C'est évidemment que ses propres travaux, axés sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants de littérature française. Aussi le moment paraît-il venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition des travailleurs un répertoire aussi complet que possible, capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer, à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
   En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble d'informations correspondant à la culture et aux besoins de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs. L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle des autres siècles, met en œuvre des connaissances très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs, l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge, dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise. Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche primordiale des médiévistes consiste toujours à procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies spéciales et les travaux d'exégèse.
   Le premier objet d'une bibliographie doit être avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de départ, en lui révélant ce qui a été écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse, afin de lui éviter toute démarche inutile. Les travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge sont extrêmement dispersés dans le temps et dans l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait été publiée en France. L'enseignement de Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les vestiges de l'ancienne littérature française, que l'école romantique avait mise à la mode sans toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce à l'action de maîtres éprouvés dont la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude de la littérature médiévale fut poursuivie dans une féconde émulation et les résultats d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé de les découvrir. Si tous les périodiques étaient pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments épars de la documentation. En nous attachant à ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux des étudiants non spécialistes, désireux seulement de connaître les éditions et les travaux critiques indispensables à la préparation d'un examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir des notions précises sur la littérature du Moyen Âge.
   C'est donc en ayant en vue ces trois catégories de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé le présent ouvrage et par là se justifie le choix des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles ils ont été répartis. Peut-être eût-il été plus économique d'indiquer pour chaque texte l'édition la plus récente et les dernières études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que les éditions successives de textes médiévaux ne marquent pas toujours un progrès de l'une à l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé par la suite. De même, les travaux critiques et même les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler. Il est souvent nécessaire de suivre à travers une série d'articles dont la publication s'échelonne sur plusieurs dizaines d'années le développement progressif des théories et des systèmes. Un guide bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple, ne saurait se limiter aux Légendes épiques de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé l'étude de ce genre littéraire, en négligeant à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de réunir sur un point donné les éléments épars qui le concernent dans la production intellectuelle. Elle seule fournit la possibilité de répondre aux inévitables questions qui obsèdent, dès l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique : qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à son sujet ? »
   II va de soi qu'un manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge, si étendu qu'il soit, ne saurait répondre à toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs les premiers éléments d'une recherche, il ne peut contenir qu'un nombre limité de références arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses indications.

40 euros (code de commande : 15208).


BOSSUET — Discours sur l'histoire universelle. Paris, Flammarion, 1936. In-8° broché, 398 p., (collection « Les Meilleurs Auteurs Classiques »), exemplaire non coupé.

7 euros (code de commande : 9930).

[BOSSUET]. BAUMANN (Émile) — Bossuet. Paris, Grasset, 1929. [Mention de 23e édition.] In-12 broché, 334 p.

7,50 euros (code de commande : 3042).

[BOSSUET]. SOUDAY (Paul) — Bossuet. Liège, Les Éditions du Balancier, 1929. In-8° broché, 74 p., (collection « La Roche Tarpéienne », n° 2), un des 350 exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (n° 172), rousseurs à la couverture.

10 euros (code de commande : 9929).


BOTT (François) — Lettres à Baudelaire, Chandler et quelques autres. Paris, Albin Michel, 1986. In-8° broché, 145 p., exemplaire du Service de Presse.

6,50 euros (code de commande : 9933).


BOUCHARD (J.-J.) — Les confessions de J.-J. Bouchard. Huitième édition. Paris, Gallimard, 1930. In-8° broché, 173 p., (collection « Mémoires Révélateurs »).

7 euros (code de commande : 9931).


BOUCHER DE PERTHES (J.) — Petit glossaire 1835. [Traduction de quelques mots financiers. Esquisses de mœurs administratives.] Paris, Solar, 1961. In-12 broché, 159 + 29 p., illustrations hors texte, (collection « Les Maîtres de la Satire au XIXe Siècle »).
   
@ Le dossier de 29 pages La double vie de J. Boucher de Perthes fonctionnaire et homme d'esprit a été réalisé par Patrice Roussel.

10 euros (code de commande : 9932).


BOUFFLERS Contes du Chevalier De Boufflers de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1878. Voir la page Octave Uzanne.


BOUILLOT (Françoise) — Les Ports du Nord. Roman. Paris, Seuil, 1997. In-8° broché, 216 p., exemplaire en parfait état.

7,50 euros (code de commande : 9934).



BOULANGER (Daniel) Le chemin des caracoles. Nouvelles. Paris, Laffont, 1985. In-8 broché, 278 p., couverture insolée.

8 euros (code de commande 51/57).

BOULANGER (Daniel) La reine Fracasse. Suivi de Le Jardin. Théâtre. Paris, Gallimard, 1995. In-8 broché, 129 p., exemplaire en parfait état.

8 euros (code de commande 51/57).


BOULLE (Pierre) — La baleine des Malouines. Roman. Paris, Julliard, 1983. In-8° collé, 232 p.
En quatrième de couverture :
   Au printemps 1982, une sorte d'armada est en route pour reconquérir les îles Malouines dans l'Atlantique Sud. Le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté se trouve alors entraîné dans une guerre anachronique.
   Un commandant anglais de l'expédition est hanté par l'éventualité d'une rencontre avec un submersible ennemi, lorsqu'un avertissement lancé par le duc d'Édimbourg lui est transmis par l'Amirauté : « Attention ! Les cétacés apparaissent souvent sur les radars comme des sous-marins. »
   C'est ainsi qu'une baleine fit son entrée dans ce roman dont elle devint le héros principal. Autour d'elle, quelques personnages de moindre importance : l'amiral commandant l'expédition, des officiers de marine, un neurologue, un ecclésiastique, un ancien baleinier qui – après avoir, exterminé les baleines – s'est pris pour elles d'un amour profond, sans oublier les quelques milliers de « sans-grades » qui constituent le corps expéditionnaire. Quant au déroulement des péripéties qui s'établissent entre les guerriers et ce Léviathan (un monstre bienveillant, un peu l'antithèse de Moby Dick), bien entendu, nous ne vous le révélerons pas.
   Il fallait tout l'art du suspense et l'humour – très britannique – de Pierre Boulle pour faire de ce récit d'aventures l'égal d'un de ses meilleurs chefs-d'œuvre : Le Pont de la Rivière Kwaï.

8 euros (code de commande : 23963).


BOURBON BUSSET (Jacques de) — L’amour durable. Journal III. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 293 p., exemplaire du Service de Presse dédicacé par l’auteur.

11 euros (code de commande : 2525).


BOURGEOIS (Marianne) Les faubourgs de la rétine. Roman. Paris, Éditions de La Différence, 1991. In-8° broché, 95 p., (Collection « Littérature »).
En quatrième de couverture :
   « Jérôme s'interroge sur la cécité qui le guette, et voilà que lui, le spécialiste des éprouvettes, le neurobiologiste qui se croyait à l'abri des femmes, se trouve entraîné par l'une, Moïra, dans le parcours des donneurs de sperme, des « fivetés », et par l'autre, Camille, la sœur, la benjamine, dans un labyrinthe iconographique peuplé de « Saint Jérôme ». Sera-t-il Père ?
   Une « histoire de l'œil » très originale, une fiction sur les nouvelles méthodes de procréation, où l'esprit scientifique est indissociable de l'élan poétique. »

5 euros (code de commande : 9937).


BOURGES (Élémir) — Le crépuscule des dieux. Illustrations de Berthold Mahn. Paris, Jonquières, 1927.
      Voir la description complète sur la page des
Éditions Jonquières.


BOURGET (Paul) Complications sentimentales. [Trentième mille.] Paris, Alphonse Lemerre, 1898. In-8° broché, 358 p.

5 euros (code de commande : 9938).

 

BOURGET (Paul) — Sensations d'Italie. Toscane, Ombrie, Grande-Grèce. Paris, Armand Colin, 1992. In-8° broché, 267 p., (collection « L'Ancien et le Nouveau »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Paul Bourget (1852-1935), disciple de Taine et de Sainte-Beuve, fut un amateur de littérature sensible et brillant. Selon sa propre expression, il se dégagea de la « critique documentaire », s'avançant de la sorte, à petits pas, vers l'univers raffiné d'un Proust. Mais il crut bon, au milieu de sa vie, de se faire romancier. Après avoir été l'un des détracteurs du naturalisme, un anti-Zola, ou plutôt un Zola des cœurs, il vira à la fausse nouveauté du psychosociologisme édifiant. Paul Bourget avait en effet une belle âme. Il la montra par trop en des romans menés à chef : l'étude des mœurs, la religion, la morale finiront par encrasser sa particulière recherche du Beau. Sensations d'Italie peut être considéré comme l'exemple remarquable d'un dilettantisme appliqué, qui convoite la profondeur, satured with a sense of the past, selon des termes empruntés ici à Henry James. On lui doit, outre une Physiologie de l'amour moderne (1890) et des Études et Portraits (1906), une œuvre romanesque prolixe qui fut de passage, autrement dit qui ne traversa pas le temps. »

12 euros (code de commande : 12404).

 

[BOURGET (Paul)]. MAURRAS (Charles) Tryptique de Paul Bourget. 1895 - 1900 - 1923. Paris, Redier, 1931. In-8° broché, 127 p., exemplaire à grandes marges numéroté sur vélin pur fil Lafuma, quelques rousseurs.

8 euros (code de commande : 9940).


BOURGOINT (Jean [frère Pascal]) Le retour de l'enfant terrible. Lettres 1923-1936. Recueillies par Jean Hugo et Jean Mouton. S.l., Desclée De Brouwer, 1975. In-8° broché, 325 p., (collection « Les Grandes Correspondances »), ouvrage « défintivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

10 euros (code de commande : 9942).


BOURIN (Jeanne) Très sage Héloïse. Roman. Paris, La Table Ronde, 1980. In-8° broché, 250 p.

4 euros (code de commande : 9943).


BOURNIQUEL (Camille) Le soleil sur la rade. Paris, Juliard, 1979. In-8° broché, 257 p.

8 euros (code de commande : 9941).


BOUTET (Frédéric) — Par-dessus le mur. Paris, Flammarion, 1920. In-12 demi-chagrin bleu, dos lisse un peu passé orné de filets, roulettes et motifs dorés, tête dorée, 252 p.

10 euros (code de commande : 9951).

BOUTET (Frédéric) — Le reflet de Claude Mercœur. Roman. Paris, Flammarion, 1921. In-12 demi-chagrin bleu, dos lisse un peu passé orné de filets, roulettes et motifs dorés, tête dorée, 280 p.

10 euros (code de commande : 9952).


BOUTIN (Charles) — Le silence du Sinaï. Paris, Georges Crès & Cie, 1915. In-8° broché, 291 + 16 (catalogue de l'éditeur) p., un des 300 exemplaires hors commerce sur alfa teinté.

10 euros (code de commande : 9953).


BOUYER (Sylvain) — L'université d'Oakland. Nouvelles. Paris, Gallimard, 2002. In-8° broché, 189 p., bande d'annonce.

7 euros (code de commande : 9955).


BOYER (Frédéric) — Notre faute. Roman. Paris, P.O.L., 1997. In-8° broché, 120 p.
En quatrième de couverture :
   « Je raconte comment un soir du XXe siècle finissant, un soir quelconque, une femme, dans le nord de l'Europe, a appris que sa vie était traversée par l'Histoire du monde, par les histoires des autres, et qu'on le lui avait toujours soigneusement caché. Pourquoi ? Je crois pouvoir dire que nous avons tous collectivement voulu sortir de l'Histoire du monde, des histoires des autres, et que cet oubli est devenu la marque de notre collectivité, de la moindre communauté que nous esquissons avec la même maladresse depuis des lustres – les couples, les amants, jusqu'aux familles et aux nations, jusqu'aux ensembles de nations et jusqu'à la communauté des morts séparée des vivants par quelques années à peine, un peu d'esprit fou, et de la parole qui se perd. »

6 euros (code de commande : 9956).

BOYER (Frédéric) — Le Vertige des blondes. Roman. Paris, P.O.L., 1998. In-8° broché, 310 p.

9 euros (code de commande : 9957).


BOYLESVE (René) — Le Meilleur ami. [Onzième édition.] Paris, Calmann-Lévy, 1926. In-8° broché, 255 p.

4 euros (code de commande : 9959).

BOYLESVE (René) — Le Meilleur ami. Paris, Slavy, 1996. In-8° broché, 166 p., exemplaire en parfait état.

8 euros (code de commande : 9958).

BOYLESVE (René) — Les Français voyagent. Gravures de Dubreuil. Paris, Mornay, 1929.
      Voir la description complète sur la page des
Éditions Mornay.


BRAGANCE (Anne) — Le voyageur de noces. Roman. Paris, Laffont, 1992. In-8° broché, 200 p., bande d'annonce.

6,50 euros (code de commande : 9954).


BRAIBANT (Marcel) — Les Paysans d'aujourd'hui. Anthologie d'auteurs contemporains. Paris, Mercure de France, 1939. In-8° broché, 239 p., exemplaire non coupé et dédicacé par l'auteur.
   
@ Il faut noter que cet exemplaire est bien complet, en effet, le 21 mars 1940, suite à un ordre de la censure, les pages 57, 58, 59, 60, 61, 62, 225 et 226 durent être supprimées.

20 euros(code de commande : 41/67).


BRAMI (Claude) — La chance de débutatnts. Roman. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 126 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Pour affronter une situation difficile, l'être humain n'a jamais trouvé que deux solutions : rêver ou agir.
   Si le narrateur préfère s'en tenir à la rêverie, son meilleur ami, Richard, douze ans, a choisi l'action. Il a découvert un moyen idéal pour se débarrasser en toute impunité de son ogre de père.
   Que faire pour l'empêcher de commettre ce crime parfait ? Le dénoncer ? Le convaincre de renoncer à son projet ?
   L'heure n'est bientôt plus aux paroles. Les événements se précipitent, se dérèglent.
   Et il ne restera au narrateur, débordé, qu'à s'en remettre à la « chance des débutants », cette grâce mystérieuse que le ciel accorde à ceux qui jouent pour la première fois, et qui permet aux enfants de grandir sans se fracasser contre les écueils que la vie leur réserve. »

7,50 euros (code de commande : 9960).


BRANTOME — Les dames galantes. Nouvelle édition publiée d'après les manuscrits de la Bibliothèque Nationale, avec les principales variantes, une introduction, des notes, un glossaire et un index par Maurice Rat. Paris, Garnier Frères, 1947. In-8° broché, XVII + 556 p., (collection « Selecta »), un des 600 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma.

30 euros (code de commande : 54/63).

BRANTÔME — Les plus verts discours des Dames galantes. Texte établi par Maurice Bastide. Présentation par André Berry. Paris, Le Livre Club du Libraire, s.d. In-8° sous reliure d’éditeur, 267 p., illustrations, exemplaire numéroté.

12,50 euros (code de commande : 4631).


 

BRASILLACH (Robert) — Comme le temps passe. Paris, France Loisirs, 1983. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 318 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   « Ce que j'ai voulu écrire, disait Brasillach, c'est le roman de la jeunesse qui fuit et renaît tour à tour, en même temps que celui de deux êtres qui peuvent se chercher, se perdre, se retrouver, sans jamais cesser d'être faits l'un pour l'autre. »
   Roman de l'enfance et de l'aventure, de la volupté et de la tentation, de la séparation et du retour, Comme le temps passe est sans doute l'œuvre la plus riche et la plus complexe de Robert Brasillach.
   Dominés et reliés entre eux par la présence constante des deux héros – Florence et René – les six épisodes de ce récit mystérieux et captivant reflètent toutes les émotions de la vie.
   Dans le halo lumineux du souvenir resurgissent aussi les figures pittoresques d'un autre temps : c'est le monde cocasse du cinéma de 1900, la bohème ou la bourgeoisie provinciale de la Belle Époque, la découverte des Flandres ou de l'Espagne, lorsque le voyage était encore une aventure.
   « Plus encore qu'à peindre mes amis, je me suis attaché à peindre ces ombres, ces personnages passagers compagnons de leur destin », conclut Robert Brasillach.

10 euros (code de commande : 29130).

BRASILLACH (Robert) — L'enfant de la nuit. Roman. Mention de 7e mille à la couverture. Paris, Plon, 1934. In-8° plein demi-simili gris, tête dorée, couverture conservée, 254 p., bel exemplaire.

   
Couverture et reliure.

15 euros (code de commande : 21684).

[BRASILLACH]. ISORNI (Jacques) — Le procès de Robert Brasillach (19 janvier 1945). Paris, Flammarion, 1956. In-12 broché, VIII, 219 p., trace de pliure à la couverture, nom manuscrit sur la page de garde.
Extrait de l'introduction :
   « C'est en décembre 1946 que ce livre a été publié. Pour la première fois, l'éloge d'un homme, qui venait d'être condamné par une Cour de Justice, paraissait en librairie, officiellement, c'est-à-dire en dehors de la nouvelle clandestinité. De la part de l'éditeur, M. Charles Flammarion, c'était un acte de courage. Il y eut de nombreuses protestations, des articles véhéments, un notamment de M. Emile Bure, dans le journal l'Ordre, qui décidait que la publication de ce livre faisait de son auteur « un simple factieux »...
   Depuis dix ans, le inonde et l'opinion ont tourné, les tribunaux militaires acquittent les journalistes encore accusés de « collaboration », Robert Brasillach s'est transfiguré. Les amitiés ferventes que son œuvre et son souvenir tragique ont suscitées sur plusieurs continents sont innombrables. Presque tous ses adversaires, même les plus irréductibles, ont fait silence. Gomme il l'avait prévu, en parlant d'André Chénier, il est devenu, pour beaucoup, un remords.
   Désireux d'éviter tout ce qui aurait pu éveiller une polémique, j'avais résolu, lorsque ce livre fut préparé, de m'en tenir à un témoignage objectif, le plus simple possible, et maintes circonstances restèrent dans l'ombre. Aussi, bien que le temps ait passé, une question se pose toujours. Elle se pose toujours, je pense, à la conscience du Général de Gaulle, qui si souvent se réfère aux principes et que doit, en vérité, torturer l'inquiétude, au moins quelquefois : pourquoi, comment a-t-il fait mourir Brasillach ? Si les journées révolutionnaires, le désordre de l'époque parviennent à expliquer la condamnation elle-même, quel motif humain trouver au rejet du recours en grâce, au refus de la commutation de peine, délibérément voulu ? »

9 euros (code de commande : 14069).


BRÉHAL (Nicolas) — L'enfant au souffle coupé. Roman. Paris, Mercure de France, 1986. In-8° broché, 204 p., bande d'annonce.

6 euros (code de commande : 9961).


BRESNER (Lisa) — La vie chinoise de Marianne Pêche. Roman. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, 232 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Un ancien législateur ds concessions françaises de Shanghai.
   Un jésuite qui jadis a fait partie du corps expéditionnaire pour la propagation de la foi en territoires difficiles, à savoir la Chine.
   Une diva chinoise morte à Hiroshima.
   Deux sœurs qui se perdent et se retrouvent, se déchirent, se réconcilient : Pêche et Marianne, l'une écrivain célèbre, l'autre qui se prostitue à Paris pour des clients chinois et rédige un livre de philosophie, le Traité du Palanquin vide.
   Un repas de mariage où l'on déguste des souris vivantes.
   Des idéogrammes tracés à même la peau – en particulier celui qui signifie « écrire », formé d'un toit, de deux mains et du signe « changer l'ordre des choses »...
   Voilà un peu de la matière dont est fait ce roman.
   L'écriture imprévisible et bondissante de Lisa Bresner y cerne le secret d'une Chine mythique, lointaine, dangereuse : une Chine intérieure. »

8 euros (code de commande : 9962).


BREMOND (Henri) Les deux musiques de la prose. Paris, Le Divan, 1924. In-8° broché, 117 p., (collection « Les Quatorze », n° 7), un des cent exemplaires numérotés sur Japon (n° LXVI).0

50 euros (code de commande : 7536).


 

BRIEUX — Les Avariés. Pièce en trois actes. Vingt-troisième édition. Paris, Stock, 1902. In-12 demi-toile rouge à coins, 228 p., rousseurs.
Épître dédicatoire de l'auteur au professeur Fournier, de l'Académie de Médecine :
   Monsieur,
   Je vous demande la permission de vous dédier cette pièce.
   La plupart des idées qu'elle cherche à vulgariser sont les vôtres.
   Je pense, avec vous, que la syphilis perdra considérablement de sa gravité lorsqu'on osera parler ouvertement d'un mal qui n'est ni une honte ni un châtiment et lorsque ceux qui en sont atteints, sachant quels malheurs ils peuvent propager, connaîtront mieux leurs devoirs envers les autres et envers eux-mêmes.
   Croyez, Monsieur, à ma respectueuse sympathie.
            Brieux.

13 euros (code de commande : 15335).

 


BRION (Marcel) — Château d'ombres. Roman. Paris, Albin Michel, 1974. In-8° broché, 311 p., bande d'annonce.

6 euros (code de commande : 9963).

BRION (Marcel) — Les escales de la haute nuit. Nouvelles. Paris, Laffont, 1986. In-8° collé, 277 p., (collection « Bibliothèque Romanesque »), ouvrage « actuellement épuisé » au catalogue de l'éditeur, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Dans toute œuvre d’écrivain – surtout quand elle est aussi abondante et variée que celle de Marcel Brion – il y a une part divine, irremplaçable, celle où il a fait entendre sa musique personnelle qui, avec un peu de chance, sera entendue longtemps après lui. Ce n’est ni l’ambition avouée de l’œuvre, ni son succès du vivant de son auteur qui peuvent assurer la pérennité de ce chant unique. La voix de Marcel Brion fait songer à celle de Charles Nodier ou de Mérimée de La Vénus d'Ille. Je crois qu’on relira encore dans de nombreuses années des nouvelles comme Les Escales de la Haute Nuit, Le Maréchal de la peur, Le Capitaine et bien d’autres encore. Ces nouvelles resteront comme certains contes d’Edgar Poe, comme des nouvelles de Henry James et de Kafka. C'est dans les contes fantastiques que Marcel Brion a exprimé, avec le plus de bonheur, son génie d'écrivain. »

10 euros (code de commande : 12363 - vendu).


BRISSAC (Geneviève) — Pour qui vous prenez-vous ? Paris, Éditions de l'Olivier, 2001. In-8° broché, 172 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ils s'appellent Max, Gerbert, Fleur, Melissa Scholtès.
   Ils ont peur. Que l'avion s'écrase, que le train déraille, que leur conjoint se noie ou cesse de les aimer, qu'un enfant ait un accident.
   Pour se rassurer, ils pensent très fort à un mot, une phrase ou une image, comme on serre dans sa poche une patte de lapin. Petites guerres intérieures. Chaos intimes. Paysages mentaux.
   Deux corbeaux y promènent avec insistance leurs silhouettes à l'encre de Chine. Pourquoi des corbeaux ? « Parce qu'ils savent », nous dit l'auteur, « qu'ils sont mortels. Ca les rend intelligents, névrosés, cruels, intéressants, tendres aussi. » Comme l'oiseau cher à Edgar Poe, ils répondent d'un nevermore à nos interrogations inquiètes. »

7 euros (code de commande : 9967).

BRISSAC (Geneviève) — Voir les jardins de Babylone. Paris, Éditions de l'Olivier, 1999. In-8° broché, 203 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « C'est l'amour qui est trop grand, pas toujours supportable, je crois que tout le malheur vient de là. »
   Années 60. Loin du Paradis, les enfants de Bob Dylan et de Rosa Luxemburg inventent des jeux innocents – baisers volés, poèmes griffonnés au dos d'un cahier, trèfles à quatre feuilles que l'on cueille dans les jardins publics. La solitude grandit, mais peu importe, puisque la Révolution est pour demain.
   Années 80. Nouk a vingt-cinq ans, un amoureux (Berg), un bébé (Eugenio), des amies féministes, un travail, une maison. Et tout cela l'étonne. C'est alors qu'on lui propose de participer à une enquête sur la vie sexuelle des Françaises.
   Nouk accepte, évidemment. Quitte à le payer très cher. Elle qui rêvait de Syracuse, la voici confrontée au puzzle qu'est devenue son existence. Le hasard viendra y mettre bon ordre, sous la forme d'une jeune femme au sourire impitoyable.
   Mais il n'y a pas de hasard, et le seul ordre qui vaille est celui de la littérature, quand les mots se répondent comme les paroles d'une chanson. »

7 euros (code de commande : 9966).


BRIVAL (Roland) — Le Dernier des Aloukous. Roman. Paris, Phébus, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « D'Aujourd'hui »), exemplaire en parfait état.

11 euros (code de commande : 9978).


BROCHIER (Jean-Jacques) — L'hallali. Roman. Paris, Albin Michel, 1987. In-8° broché, 191 p., jaquette, ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur, exemplaire dédicacé par l'auteur.

10 euros (code de commande : 9980).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Mon Dieu quel malheur, mon Dieu quel malheur, d'écrire un roman érotique. Paris, Mercure de France, 1970. In-8° broché, 118 p., édition originale.
Extrait :
   Il était très malheureux. Il était cinq heures et il sortit sous la marquise. Les arbres ne bougeaient pas, pas de poteaux télégraphiques pour défiler, pas de pluie sur les vitres du sleeping pour illustrer la définition physique d'une composante. Il n'était pas dans le train. Les nuages, au lieu de se laisser contempler à quelques milliers de pieds en dessous de l'aile du Boeing, passaient stupidement à quelques milliers de mètres au-dessus de lui, pas l'ombre d'une hôtesse de l'air. Il n'était pas en avion.
   Comment voulez-vous écrire un roman érotique dans ces conditions.
   Si encore il avait habité un château fort, avec des fossés, cimetière incorporé ; un bel endroit clos, rond, entouré de cercles concentriques – bois, douves, oubliettes ! Au lieu de ça une stupide maison de maître du XIXe siècle, bête comme le bon bourgeois qui l'avait fait construire pour baiser tranquille les petites paysannes des environs, avec un parc dessiné, et des magnolias. Des magnolias, si quelqu'un trouve quoi que ce soit d'érotique à ces feuilles vernies et à ces épaisses fleurs blanches, c'est qu'il a de l'imagination. On dirait du lait, et rien que le mot lui faisait monter le cœur entre les lèvres.
   Et une pièce d'eau. Il y avait une pièce d'eau, rectangulaire et d'une platitude à croire que le mot avait été inventé pour elle. Même le plus enthousiaste seigneur de Bandole n'aurait pu y trouver l'inspiration pour noyer les enfants qu'il n'avait que ce plaisir à faire.
   Décidément, le seul endroit réaliste pour écrire un roman érotique, c'était encore la bibliothèque.

13 euros (code de commande : 22642).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Odette Genonceau. Roman. Paris, Albin Michel, 1979. In-8° broché, 182 p., ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 9982).

BROCHIER (Jean-Jacques) — Un cauchemar. Roman. Paris, Albin Michel, 1985. In-8° broché, 214 p., jaquette.

6 euros (code de commande : 9981).


BRONSARD (Marie) — L'ermitage. Récit. Cognac, Le Temps qu'il fait, 1986. In-8° broché, 92 p.

6 euros (code de commande : 9983).


BROU (Jacques) — La grande vacance. Paris, Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 88 p.

7,50 euros (code de commande : 9984).


BROUSTE (Judith C.) — Le vrai mobile de l'amour. Roman. Paris, Seuil, 1997. In-8° broché, 126 p.

6 euros (code de commande : 9985).


BRUCKNER (Pascal) — Allez jouer ailleurs. Roman. Paris, Le Sagittaire, 1977. In-8° broché, 248 p.
En quatrième de couverture :
   « Allez jouer ailleurs est un roman d'aventures, un contes de fées, un voyage imaginaire dans le métro parisien. On y rencontre des ogres, des enfants, des clochards, des policiers et des savants fous. C'est l'histoire de la lutte des jeunes contre le vieillissement, du rire contre l'ennui, de la liberté contre la bureaucratie, du rêve contre la réalité. En prenant les mots à la lettre, Pascal Bruckner nous montre le cœur de Paris, il explique comment les taupes géantes devinrent des rames de métro, raconte l'aventure d'un petit groupe d'enfants emmenés sous terre par un magicien, pastiche le verbe pompeux des historiens et des sociologues, déchiffre pieusement les graffitis obscènes et détourne les règlements de la Régie. Il s'amuse et nous amuse, comme déjà avec Monsieur Tac, son premier roman, un livre « pervers, polymorphe et discrètement désespéré » (Catherine David, le Nouvel Observateur), et réussit encore un coup son cocktail inimitable où l'on retrouve « une bonne dose de Fourier, deux traits de Queneau, un semblant de Brisset, une rasade de Swift, un zeste de Borges, un rien de Cami, un doigt de Devos » (Roger-Pol Droit, le Monde). »

5 euros (code de commande : 9986).


BUD (Reine) — Paul et Agnès Gamma. Roman. Paris, Gallimard, 1980. In-12 broché, 160 p., exemplaire du Service de Presse.

6 euros (code de commande : 9987).


BUISSON (Anne) — Journal d'une serveuse de cafétéria. Roman. Tours, Farrago - Éditions Léo Scheer, 2002. In-8° broché, 83 p.

6 euros (code de commande : 9988).


BUTOR (Michel) — L’emploi du temps. Paris, Minuit, 1963. Mention de 9e mille. In-8° broché, 299 p.

9 euros (code de commande : LF/3703).

BUTOR (Michel) — Improvisations sur Michel Butor. L'écriture en transformation. Paris, La Différence, 1993. In-8° broché, 307 p., (collection « Mobile Matière », n° 30), épuisé, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Pendant mes années d'enseignement universitaire, il était bien entendu que je devais distinguer mes casquettes. Il ne fallait pas confondre le professeur et le littérateur. Mes collègues pouvaient parler de mes livres dans la salle ou l'amphithéâtre voisin ; à moi, c'était interdit, même pour mes ouvrages de critique.
   Il n'avait même pas été besoin de me le dire ; s'il n'avait été évident que je le comprenais de moi-même, je n'aurais pu obtenir mon poste ni le garder. Il n'a pas toujours été facile de maintenir cette frontière intime ; mais chaque fois que je me suis laissé un peu aller, des indices indubitables venaient rapidement me la rappeler. Au point que si des étudiants voulaient parler avec moi de mes travaux personnels, je ne leur donnais pas rendez-vous dans mon bureau officiel a la faculté, mais dans quelque brasserie proche. Pendant des années mes navettes entre Genève et Nice m'ont aidé à colmater les fissures de cette paroi. Au passage à la frontière, en changeant de monnaie, je changeais de fonction.
   Lorsque s'est approchée l'heure de la retraite, mes collègues ont jugé qu'ils pouvaient sans inconvénient profiter de ma présence pour me demander d'agir comme un écrivain invité, tout en poursuivant par ailleurs mon enseignement régulier. Ce sont eux qui m'ont proposé de parler de mes livres comme je l'avais fait dans de nombreuses universités d'autres pays, et de les prendre pour exemples d'un parcours dans les problèmes rencontrés par les écrivains français depuis la fin de ce que l'on nomme la dernière guerre (si seulement... ), celle de 39-45. Ce sont eux aussi qui m'ont suggéré comme titre L'écriture en transformation.
   Ces improvisations ont été enregistrées comme les autres. À certaines séances la machine n'a pas bien fonctionné ; j'ai donc remplacé les leçons manquantes par des transcriptions d'autres sur les mêmes sujets prononcées dans diverses universités, sans trop essayer d'unifier les détails afin de leur conserver leur caractère oral. On verra ainsi passer parmi les couleurs de Genève de temps en temps celles de Tokyo. D'autres parties, un peu plus écrites, proviennent de mises au point effectuées en vue de diverses préfaces. »

15 euros (code de commande : 12611).



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