LITTÉRATURE FRANÇAISE

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Cette page contient les ouvrages des auteurs dont le nom commence par les lettres
« C », « D », « E », « F », « G », « H », « I », « J », « K » et « L ».
Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

 

A - B
C
D - E - F - G - H - I - J - K -
L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

 

 

Les Cahiers de la Pléiade. Avril 1946. Paris, Gallimard, 1946. Grand in-8° broché, 215 p., exemplaire numéroté sur papier de Châtaignier (n° 3050), non coupé.
Table des matières :
   - Thésée, par André Gide.
   - Graffitis :
      - Préface, par Jean Dubuffet.
      - Court traité des graffitis, par René de Solier.
   - D'Inridi à Kanira, par Henri Michaux.
   - Paysage cruel, par Édith Boissonnas.
   - Le voyage de noces, par Noël Devaulx.
   - Sur un conte mélanésien, par R. P. O'Reilly.
   - Hommage aux vieux auteurs :
      - Rabelais, par Alain.
      - Charles d'Orléans, par Jean Tardieu.
   - Des excès de la littérature, par Roger Caillois.
   - Biens égaux, par René Char.
   - En bonne voie, par Maurice Blanchot.
   - Le monde absent, par Henri Thomas.
   - Souvenirs déterminants :
      - L'attrait du vide, par Jean Grenier.
      - Une expérience fondamentale, par René Daumal.
   - Structure, par Jean Grosjean.
   - Le Mal, par Marcel Arland.
   - Lemmes, par Julien Benda.
   - Guide d'un petit voyage en Suisse, par Jean Paulhan.

20 euros (code de commande : 25582).

 

Les Cahiers de la Pléiade. Avril 1947. Paris, Gallimard, 1947. Grand in-8° broché, 285 p., exemplaire numéroté sur papier de Châtaignier (n° 167), non coupé.
Table des matières :
   - Introduction à la Psychologie de l'Art, par André Malraux.
   - Kafka :
      - Les voies de l'inversion, par René de Solier.
      - Description d'un combat, par Franz Kafka.
   - Madame, par Jules Supervielle.
   - D'un Jeudi à l'autre, par Ch.-A. Cingria.
   - Le Pays des Cerisiers, par André Dhôtel.
   - Comment les choses sont venues, par M. Fardoulis-Lagrange.
   - Essais et portraits :
      - Bernard Groethuysen, par André Gide.
      - Albert Camus, par M. Saint-Clair.
      - Sur l'état actuel du langage poétique, par W. Weidlé.
      - Grève désolée, obscur malaise, par M. Blanchot.
      - L'aveu d'Arthur Adamov, par Antonin Artaud.
      - Après Rimbaud et Lautréamont, par Roger Caillois.
   - Les archives de la peste, par Albert Camus.
   - Mer, par Audiberti.
   - Le pouvoir des cris, par G. Lambrichs.
   - Monsieur V., Histoire d'hiver, par Jean Giono.
   - Les amies des hommes, textes présentés par Jean Legrand.
   - Le Sermon, par Henri Thomas.
   - Carnet d'un amateur de visages, par Marcel Jouhandeau.
   - Le Retour, par Jean Maquet.
   - De la Paille et du Grain, par Jean Paulhan.

20 euros (code de commande : 25581).


[CAILLAVET]. POUQUET (Jeanne-Maurice) — Le Salon de Madame Arman de Caillavet. Ses amis Anatole France, Comdt Rivière, Jules Lemaître, Pierre Loti, Marcel Proust, etc. etc. Préface de Gabriel Hanotaux. Paris, Chez l'Auteur et Hachette, 1926. In-8° broché, VII + 268 p., huit illustrations photographiques hors texte, un des 200 exemplaires numérotés sur papier de Madagascar.

25 euros (code de commande : 55/63).


CAMUS (Albert) — Le premier homme. Paris, Gallimard, 1994. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 331 p., (collection « Les Cahiers Albert Camus », n° VII), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains « gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée. »
   Pour commencer, il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son « premier homme ». Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui. Camus y rapporte, avec mille détails inconnus, la naissance dans l'Est sauvage de l'Algérie. L'absence du père, tué dès k début de la Première Guerre, de sorte que le fils sera « le premier homme ». Les jours de l'enfance à Belcourt, le « quartier pauvre » d'Alger, dans un milieu démuni, illettré. Les joies des humbles. L'école, l'intervention miraculeuse de l'instituteur pour que l'enfant poursuive ses études, tout un petit monde tantôt drôle et chaleureux, tantôt cruel, et des personnages faits d'amour, comme sa mère, toujours silencieuse. Ces tableaux ne forment pas seulement une histoire colorée, mais aussi une confession qui bouleverse.
Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, fa raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de, ceux à qui la parole est refusée.

15 euros (code de commande : 23934).

 

CAMUS (Albert) — Discours de Suède. 7e édition. Paris, Gallimard, 1958. In-8° broché, 69 p., exemplaire partiellement non coupé.
Ce volume contient :
   - Discours du 10 décembre 1957 (prononcé, selon la tradition, à l'Hôtel de Ville de Stockholm, à la fin du banquet qui clôturait les cérémonies de l'attribution des prix Nobel).
   - Conférence du 14 décembre 1957 (intitulée L'Artiste et son temps, elle fut prononcée dans le grand amphithéâtre de l'Université d'Upsal).

8 euros (code de commande : 25226).

 

[CAMUS (Albert)]. TODD (Olivier) — Albert Camus. Une vie. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 855 p., (collection « Biographies NRF »), dos ridé et couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Une personnalité littéraire a de vrais ennemis pendant sa vie et presque autant de faux amis après sa mort. » À la recherche d'Albert Camus, Olivier Todd, sans gommer ni grossir les qualités ou les défauts de l'homme et de l'écrivain, montre comment l'auteur de L'Étranger et de L'Homme révolté tenta d'accorder sa vie, son œuvre et sa morale.
   Camus fut algérien et algérois, journaliste, essayiste, romancier, dramaturge, metteur en scène, acteur... Avec cette biographie, sa personnalité apparaît dans toute sa complexité, grâce à de nombreux inédits dont sa correspondance. Camus était charmeur et ombrageux, sincère et théâtral, plein de doutes et arrogant. Il voulait être aimé et y parvint souvent. Il cherchait à être compris et n'y parvint pas toujours. Il parla trop de bonheur pour être heureux et serein. Faut-il pour autant l'imaginer malheureux comme Sisyphe ?
   Dans sa vie privée et ses engagements publics, un Camus inattendu – souvent inconnu – surgit à travers ses prises de position politiques ou artistiques, ses amitiés et ses amours. Camus reste inclassable, solitaire et solidaire, un frère ennemi de Sartre... Communiste puis anticommuniste, il connaissait le prix humain des idéologies. Il ne voulait être ni victime ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière mais les tyrans avaient toujours la carte d'un parti. Déchiré par la guerre d'Algérie, Camus vécut aussi les amères victoires et les fécondes défaites de la justice et de la violence.
   Plus de trente-cinq ans après sa mort, celui qui prétendait ne pas être le Clamence de La Chute – ce juge pénitent qui se vouait à l'enfer ou au purgatoire – redevient un « dangereux classique.

15 euros (code de commande : 253672).


CAMUS (Renaud) — Journal d'un voyage en France. Paris, Hachette - P.O.L., 1981. In-8° collé, 569 p., couverture un peu frottée, épuisé.
En quatrième de couverture :
   La plupart des livres de voyage, les guides surtout, dans leur prétention à l'objectivité, dépeignent un monde largement imaginaire. Pourtant, si comme le veut Amiel « les paysages sont des états d'âme », nos impressions d'eux, et des villes, et des monuments, varient avec le temps, la lumière, notre humeur, notre point d'observation, mille associations légères qui ne sont qu'à nous. Aussi n'y aurait-il de réalisme que dans la subjectivité. Renaud Camus voyageur s'abandonne à la sienne. Elle est chargée, surtout quand elle a comme ici la France pour terrain, d'une culture ancienne, complexe, un peu floue ou maniaquement précise soudain, « bourgeoise » sans doute et certainement condamnée. Il l'écoute en lui, avec autant de tendresse que d'ironie, lui parler de poètes oubliés, de jardins abandonnés, de petits théâtres fermés dans des sous-préfectures, d'histoires de famille ou d'amours adolescentes. Le désir le mène. Sexuel il le porte plutôt, comme le savent les lecteurs de Tricks, vers les garçons : les épisodes s'ensuivant sont relatés dans ces pages sans détours mais sans provocation aucune, tranquillement, du ton dont on décrit le silence de la nuit à Semur-en-Auxois, un coucher de soleil sur les montages de l'Ardèche, la Toilette de Bazille au musée de Montpellier, les vallées des Corbières, si vertes entre leurs hautes collines rocheuses, le printemps au faîte de sa splendeur en Gascogne. Il se pourrait bien, d'ailleurs, que l'émotion soit la même.

25 euros (code de commande : 19022).

 

CAMUS (Renaud) — P.A. (petite annonce). Avec un portrait de l'auteur à quarante-huit ans et demi - (quarante-neuf ans) - (cinquante ans). Paris, P.O.L., 1997. In-8° broché, 444 p.
En quatrième de couverture :
   J'aime : les yeux verts, les cheveux courts, les yeux bleus, les yeux noirs, Valentin de Boulogne, les fenêtres, Saint-John Perse, les poils, l'Italie, les terrasses, la cuisine japonaise, les mains sur l'épaule, Conversazione in Sicilia, le jambon, Valéry Larbaud, Montpellier, les jardins botaniques, Johannes Brahms, La Symphonie lyrique, le ney, les musiques du monde, le foie gras, le Champagne, le pain grillé, les œufs sur le plat, le canard, Othmar Shoeck, le caviar, les balustrades, vivre au-dessus des arbres, vivre au-dessus de mes moyens, la poésie de Paul-Jean Toulet (passionnément), tous les pays du monde, l'érudition, les voix, la marche à pied, la couleur beige soutenu légèrement rosé des feuilles qui sont encore sur les chênes en janvier, la viande, la cuisine brésilienne, la cuisine argentine, les petits trapus, William Turner, Cecco Bravo, le jus de poire, la clarinette, la géographie, l'histoire, la Castille intérieure, les drapeaux, le vent, Rome, les couleurs de Rome, Virginia Woolf, Cingria, l'amour face à face, les nuages, le quatuor à cordes, le château de Lavardens, les moines tibétains, la salade verte, le Kurdistan indépendant, Sandro Penna, Pao Pao, les églises romanes, les garçons romans, Jean-Paul Marcheschi, Gyôrgy Ligeti, Anto-

13 euros (code de commande : 22499).


Caravanes. Littératures à découvrir. Revue annuelle de littérature dirigée par André Velter. Paris, Phébus, 1991. In-4° broché, 352 p., illustrations, couverture rempliée, (n° 3).

23 euros (code de commande : LF/4581).


CARCO (Francis)

 


CASANOVA DE SEINGALT (Jacques)Mémoires de ma vie. Paris, Arléa, 1993. Fort in-8° collé, VIII, 2008 p.
En quatrième de couverture :
   « 
J'écris ma vie pour me faire rire, avoue Casanova à un ami, et j'y réussis. » Cette dérision ne trompe personne : c'est bien autre chose qu'il est en train de réussir. Connu de tous sans nul titre de gloire, il compose un chef-d'œuvre sans équivalent en rédigeant – en français – l'histoire de sa vie, le XVIIIe siècle court à sa fin, l'Europe change, le chevalier de Seingalt demeure. Qu'il suive sa pente, son dieu ou son démon, les femmes fêtent ses désirs. Ce n'est pas une légende : il les aime toutes.
   Voici, mis au point et publié pour la première fois en un seul volume, le texte intégral de l'une des plus grandes œuvres de la littérature universelle.

25 euros (code de commande : 20848).

 


CAU (Jean) — Nouvelles du paradis. Nouvelles. Paris, Gallimard, 1980. In-8° broché, 188 p.
En quatrième de couverture :
   « De temps en temps, alors que j'écrivais un livre en forme de roman (La conquête de Zanzibar) où il est aussi question d'enfances et d'enfants, je me reposais en rédigeant des nouvelles. Bientôt, elles formèrent le livre que voici. Le thème : l'enfance où, même quand ils sont des enfers, les royaumes sont des paradis. Les héros : diables et anges en culottes courtes que ma mémoire n'a pas oubliés lorsque la vie m'exile dans l'âge que l'on dit adulte. Tout cela est vrai comme le sont les mensonges et faux comme le sont les souvenirs. Et le décor en est celui où je fus un petit garçon qui apprenait à vivre et qui, lorsqu'il fut un homme, s'aperçut que son enfance lui avait tout dit. Si je publie ces récits, c'est vraiment parce que j'ai eu l'envie de m'envoyer à moi-même des « nouvelles » de mon enfance et pour savoir, en ouvrant l'enveloppe, quel Adam renifleur j'étais, quand je parcourais les jardins méridionaux de mes paradis. »

5 euros (code de commande : 13225).


CAYLUS Facéties du comte de Caylus. De l’Académie des Inscriptions. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


CAZOTTE — Contes de J. Cazotte. Mille et une fadaises - La patte du chat - Contes divers. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. Voir la page Octave Uzanne.

 

[CAZOTTE (Jacques)]. RICHER (Jean) — La passion de Jacques Cazotte. Paris, Trédaniel, 1988. In-8° broché, 221 p., quelques illustrations en couleurs hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment un homme à l'imagination si fort, longtemps plongé dans la vie active, est-il ensuite devenu un mystique exalté, un illuminé ?
   A-t-il vraiment pensé qu'il parviendrait à sauver le roi Louis XVI, par des moyens purement spirituels ?
   On s'interroge aussi au sujet de la fameuse prophétie de Cazotte ; l'auteur montre que de toute manière on ne peut pas affirmer que Cazotte ne prophétisait jamais de façon exacte, puisque dans ses conseils au roi, il annonce avec précision le genre de mort qui menace Louis XVI.
   Ce volume apporte, pour la première fois, l'ensemble des pièces constituant le procès de Jacques Cazotte, puisqu'on y trouve l'interrogatoire de l'écrivain par Fouquier-Tinville ; on y lira aussi plusieurs lettres importantes non recueillies auparavant.

10 euros (code de commande : 24845).


CENDRARS (Blaise) — Trop c'est trop. Paris, Denoël, 1957. In-8° broché, 269 p., frontispice de Bauquier, exemplaire en grande partie non coupé, tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Si vous voulez savoir comment Paris reçut Blaise Cendrars et célébra ses noces d'or, 50 ans de liberté et d'amour en une seule journée d'un jubilé fait de charité et de passion ; comment une femme alla chercher et rapporta de l'enfer de Verdun les éléments de la future gloire picturale de Fernand Léger : une musette remplie de croquis et de dessins ; comment Rio de Janeiro n'est qu'une capitale provisoire et comment la métropole future, qui n'a pas encore dénommais sera prête vers l'an 2000 avec une première tranche de dix millions d'habitants, est dès aujourd'hui en chantier dans la tête des aventuriers, des pionniers et des techniciens modernes qui débouchent de tous les points cardinaux vers cette cité idéale, ses gratte-ciel, ses merveilles électroniques, ses satellites – annexes du cinéma, de la radio, du radar – sa banque atomique, ses hôtels de 1000 étages et, dominant la haute solitude de l'Araxa des Indiens, la tour Ad Astram, la première gare interplanétaire de l'Univers, lisez Trop c'est trop.
   Jamais Blaise Cendrars n'est allé aussi loin dans tous les sens et n'a répondu d'une manière aussi éclatante à toutes les questions sur aujourd'hui, hier et demain.

15 euros (code de commande : 25190).


CENDREY (Jean-Yves) — Honecker 21. Roman. Arles, Actes Sud, 2009. In-8° collé, 222 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Berlin, de nos jours, veille d'une année nouvelle. Matthias Honecker, cadre dans une prédatrice entreprise de téléphonie mobile, est las d'un monde où le trahissent sa voiture, sa machine à café ou ses couronnes dentaires. Sans même parler d'un climat délétère avec sa femme, une intellectuelle parfaitement présentable et « tendance », qui vient de lui faire inopinément cadeau de leur premier enfant avant de sombrer dans la dépression. Crise conjugale, premières affres d'une maturité redoutée, sursaut de révolte désespéré ? Ce trentenaire à la dérive, que seul son patronyme relie à une grande Histoire dorénavant aux abonnés absents, doit d'un même élan déménager et faire honneur au réveillon faussement festif qu'un patron capricieux impose à ses employés, bien loin de Berlin, aux confins improbables de la Poméranie...
   Furieux de s'y soumettre, en état d'insurrection maritale et existentielle, Honecker se précipite dès lors dans une épopée déglinguée, vers le rendez-vous inattendu que le hasard lui assigne, en apothéose d'une existence jetée en pâture aux Temps modernes...
   Portrait grinçant, jubilatoire, libérateur de notre semblable, le roman de Jean-Yves Cendrey est servi par une langue d'une efficacité et d'une rigueur mordantes. Tel le mythique Chariot de Chaplin, Matthias Honecker nous donne à sa manière des nouvelles de notre société telle qu'elle se débat, aujourd'hui, par-delà les murs qu'elle a éradiqués et pourtant reconstruits, dans l'espace immatériel, postmoderne et tragicomique de son libéralisme en déshérence.

10 euros (code de commande : 18143).


CÉSAIRE (Aimé) — Ferrements. Poèmes. Paris, Seuil, 1960. In-8° broché, 92 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Ces poèmes ont été écrits à des époques suffisamment espacées pour que leurs symboles, jaillis au jour le jour, révèlent plusieurs couches géologiques d'un même homme.
   Que cet homme soit un homme « engagé » politiquement et qu'il soit un militant de ce qu'il est convenu d'appeler la « négritude » éclaire ces textes dans certaines de leurs particularités comme les événements de notre époque leur constituent un arrière-fond qui leur assure prolongements et échos.
   De l'angoisse à l'espoir, du doute à la certitude, de la solitude à la plénitude, des nostalgies du passé aux prémonitions de l'avenir comme aux obsessions du présent, le drame s'ordonne au fil du vécu avec, pour « dramatis personae », les ancêtres, la femme, l'homme et son pays – résumant en définitive la confrontation d'un homme avec son destin. »

13 euros (code de commande : 14280).


 

Collection
« CENT ROMANS FRANÇAIS »
Nous vous proposons un choix de titres de cette jolie collection publiée chez Stock. Tous les volumes présentés ici sont non coupés et en très bonne condition. De format in-8° broché, ils contiennent tous un frontispice gravé. Les bandeaux sont de Livia Dubreuil. Ils sont tous numérotés, le numéro entre parenthèses est celui du volume dans la collection.

FEYDEAU (Ernest) — Fanny. Préface de René Dumesnil. Frontispice de Marti Bas. 1948. XXIV + 192 p., (63). 15 euros (code de commande : 47/60).

FRANCE (Anatole) — La révolte des anges. Introduction de Jacques Suffel. Frontispice de Pierre Dubreuil. 1947. XXII + 280 p., (99). 15 euros (code de commande : 48/60).

MARIVAUX — La vie de Marianne. Avec la Suite de Marianne par Madame Ricoboni. Préface de Marcel Arland. Frontispice de Michel Ciry. 1947. 598 p., (25). 20 euros (code de commande : 51/60).

PHILIPPE (Charles-Louis) — Le Père Perdrix. Préface de Jean Vaudal. Frontispice de J.-L. Viard. 1948. XXXIII + 181 p., (92). 15 euros (code de commande : 53/60).

PRÉVOST (Abbé) — Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut. Préface de Jean Cocteau. Frontispice de Marianne Clouzot. 1948. XII + 191 p., (27). 19 euros (code de commande : 54/60).

 

CHADOURNE (Louis) — Le pot au noir. Lausanne, Éditions du Grand-Chêne, 1946. In-8° broché, 242 p., tirage limité à 1000 exemplaires numérotés sur vergé (n° 501), en très bel état.
Note des éditions de la Table Ronde pour la réédition de 1994 :
   Le Pot au noir est le terme employé par les marins pour désigner un centre de dépressions atmosphériques où se forment les cyclones.
   Au tout début des années 20, Louis Chadourne s'embarque à bord d'un paquebot. Destination : les Caraïbes. Un tiers d'impressions, un tiers d'enquête journalistique, un tiers d'humour, c'est le cocktail au punch stylisé qu'il nous offre dans ce récit au long cours.
   Ça commence par une description de la vie à bord, des raouts en tout genre, pour filer ensuite vers les escales, les îles, les tragi-comédies tropicales, les gueules pittoresques. Mais Le Pot au noir n'est pas l'œuvre d'un dandy des « roaring twenties ». Louis Chadourne y pose le problème de la colonisation, évoque la vie des bagnards à la manière d'Albert Londres.
   Les amateurs de littérature de voyage connaîtront une révélation.

15 euros (code de commande : 23613).

 

CHADOURNE (Marc)Vasco. Roman. Paris, Plon, 1927. In-8° broché, 298 p., (collection « Le Roseau d'Or », n° 22), exemplaire numéroté sur alfa (n° 2766), non coupé et en très bel état.
Commentaire du feuillet publicitaire :
   « Fuir, là-bas, fuir » : éternelle aspiration, recherche aveugle de l'absolu. Chacun vit à sa manière sa tentative d'évasion. Beaucoup de ceux que la guerre arracha aux sollicitations confuses de leurs vingt ans se trouvèrent au sortir de l'épreuve eu face d'un redoutable choix : le retour au train-train de la vie ordinaire, au cercle routinier dont la guerre les avait sortis ou la tangente par les chemins de traverse, le départ par exemple. La plupart, les sages, les pratiques... surent se résoudre au retour : leurs amarres étaient solides. Tant mieux. Pour d'autres, le câble était déjà rompu.
   Ainsi pour Vasco. Démobilisé, il flotte, désemparé. Qui est Vasco ? Un inquiet sans doute, mais encore ? À vingt ans il croyait au Moi et à son culte. Il voulait échapper aux liens de pays, d'hérédité, aux nécessités, à son atavisme bourgeois. S'échapper, renaître... voilà ce qu'il demande à la vie, au destin. Le départ s'offre; le départ aux îles d'Océanie.
   Le voici au bout du monde, ivre du voyage, frémissant de ces découvertes qu'il vit lyriquement sur le plan double du réel et de l'imaginaire. L'île Tahiti exerce sur lui ses plus captieux sortilèges ; il croit avoir trouvé le havre de paix. Mais voici, paré des fascinations inquiétantes, un compagnon de hasard qui ne l'entend pas ainsi : son ami Plessis.
   Qui est Plessis ? Aux yeux des buveurs de punch du cercle La Pérouse, trafiquants de coprah et clarks de factoreries, ce n'est qu'un aventurier malchanceux, un simple « à la page »... Pour Vasco qui le voit à travers son propre idéal, c'est l'homme qui a su se détacher de tout, rompre les vains équilibres, s'affranchir de toutes les retenues, le champion du lâchez tout. Vasco se met à la remorque de son héros : avatars, malheurs à prévoir. Au fait, ce Plessis, ne serait-ce point un envoyé prédestiné ?
   Que de fois Vasco se le demandera lorsque, seul et face à lui-même dans l'île dépeuplée des Marquises où sa fatalité et sa rage de fuite l'ont conduit, il se trouvera, aux confins de la terre, en face des suprêmes conséquences de son étrange passion.

10 euros (code de commande : 21664).


[CHAMSON (André)].
MAZAURIC (Lucie). Avec André Chamson. Tome II : 1934-1939. Vive le Front populaire ! Paris, Plon, 1976. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 222 p.

10 euros (code de commande : 66/71).

 

La chanson de Roland. S.l., La Sixaine, 1947. In-12 broché, 117 p., (collection « A l'Éstoile qui Bruit »), exemplaire numéroté sur Aero du Pont de Warche.

10 euros (code de commande : 41/61).

 

CHAR (René) — Commune présence. Préface de Georges Blin. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché, XXIII, 361 p.

13 euros (code de commande : 13645).

   

CHAR (René) — Fureur et mystère. Nouvelle édition. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, 234 p., couverture un peu tachée.

12 euros (code de commande : 13646).

 

[CHAR (René)]. DUPOUY (Christine) — René Char. Paris, Belfond, 1987. In-8° collé, 344 p., (collection « Les Dossiers Belfond »).
En quatrième de couverture :
   « Le premier geste du poète, naissant, à la poésie, aura été d'abréger en Char, la patronyme familial de Charlemagne.
   Fils de plâtrier, Char parle une langue enracinée dans son Vaucluse natal, ce coin de France entre Rhône et Sorgue, Apt et Montmirail. Mais dépassant le terroir revendiqué, l'homme s"élève à l'universel, entretenant son dialogue avec les anciens Grecs comme avec ses maîtres d'élection : Hölderlin, Nietzsche et Rimbaud.
   René Char – charron et forgeron – s'est construit à coups de marteau dans une violence qui culmine à l'époque de la Résistance. Chez lui, la lutte armée, l'apprentissage de la fraternité et la découverte de la beauté du monde ont coïncidé. Ami des peintres et des musiciens – de Braque, de Giacometti, de Vieira da Silva, de Pierre Boulez – René Char est devenu, comme eux, proche de cette matière qui est esprit.
   Le livre de critique de Christine Dupouy capte à sa source la genèse d'une œuvre et la suit dans sa croissance organique : de la nuit surréaliste à l'assomption idéale. Ce livre de critique comprend : un essai liminaire, une étude sur chaque recueil et titres publiés, une bio-chronologie, une biographie. »

13 euros (code de commande : 13951).

 

[CHASTELLAIN]. HOMMEL (Luc) — Chastellain. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1945. In-12 broché, 113 p., illustration, (collection « Notre Passé »), exemplaire non coupé.

6,50 euros (code de commande : LF/2099).

 

CHATEAUBRIAND (François-René de) Itinéraire de Paris à Jérusalem. Avant-propos de Pierre Clarac. Introduction de Fernand Letessier. Paris, Les Productions de Paris, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 379 p., illustrations.

25 euros (code de commande : 31/62).

 

CHATEAUBRIANT (Alphonse de) — Monsieur de Lourdines. Illustration de Achener. Paris, A. & G. Mornay, 1925. Voir la page des Éditions Mornay.

 

CHÉDID (Andrée)A la mort, à la vie. Nouvelles. Paris, Flammarion, 1992. In-8° broché, 240 p., cachet du Service de Presse, envoi de l'auteur.

13 euros (code de commande : LF/6136).

CHÉDID (Andrée)Fêtes et lubies. Petits poèmes pour les sans-âge. Paris, Flammarion, 1973. In-12 étroit broché, 88 p., épuisé au catalogue de l'éditeur, bel envoi de l'auteur.

9 euros (code de commande : LF/6162).

 

CHESSEX (Jacques) — La confession du pasteur Burg. Récit. Paris, Bourgois, 1967. In-8° broché, 95 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Jacques Chessex raconte une histoire, la confession de Burg, pasteur calviniste, brûlé par la pureté comme un prêtre de Bernanos, qui a accepté une paroisse difficile dans un bourg montagnard de la Suisse. Parce qu'il est partisan d'une religion simple et vivante, il nomme, accuse, persécute, il n'éteint jamais sa violence. Emporté par son zèle, comme le Prêtre rouge de Wyndham Lewis, le pasteur devient pécheur, crée le scandale, doit fuir sa paroisse. Mais : « Je m'appelle Jean Burg et j'ai trente-sept ans... »

10 euros (code de commande : 15611).

 

CHESSEX (Jacques) — L'Ogre. Roman. Dossier d'Yveline Renaud. Paris, Cercle du Nouveau Livre - Tallandier, 1974. In-8° sous reliure toilée rouge d'éditeur (d'après la maquette de Jeanine Fricker), 255, 29 p., illustrations, exemplaire numéroté (003365), en bel état.
Extrait du dossier :
   Comme la plupart de mes livres, l'Ogre a été porté longtemps et rédigé en quelques mois. C'est le roman d'un fils écrasé par son père : par son père mort, c'est le paradoxe, et sans doute le mystère du livre. Ce roman m'a été dicté par l'observation du pays protestant dans lequel je vis. Par le terrible examen de conscience auquel se livre naturellement celui que domine le remords. J'étais bien placé pour y songer : combien de mes amis, de mes élèves ou d'écrivains de mon pays ont connu le tourment de mon personnage ! Il y avait donc des années que le thème de l'Ogre me travaillait. J'ai pris des notes, j'ai tâtonné, puis j'ai écrit le livre entre le 1er janvier et le 19 mai 1973.
   Jean Calmet retrouve partout la force massive, les yeux perçants, la voix, le rire, la voracité de cet « ogre » qu'était son père. Mort, celui-ci est plus présent encore d'être un fantôme : il revient, il domine, il obsède son fils en tout lieu, il prend la forme de tous les pouvoirs, père-directeur, père-patrie, père-minotaure, Dieu le père, car c'est finalement sous ce regard que souffre et meurt le héros. L'omniprésence du père paralyse et atterre le fils. Brise sa force dans son travail. Le casse dans l'amour. Le ruine à chaque instant, en le rongeant, en l'isolant dans un terrible examen de conscience. Vaudois des rives du Léman, Jean Calmet est le produit du calvinisme austère qui a instruit les consciences de son pays. L'œil de Dieu fouille les cœurs, l'œil du Maître sonde les esprits. « Quand ne cesseras-tu de me regarder ? » clame Job à la face de son Créateur, et c'est ce que Jean Calmet crie de toute son âme au mort qui le persécute. À cet ogre dévoreur de sa vie.
   Le roman serait entièrement noir si toute une jeunesse très belle, très saine, ne l'éclairait de part en part. Jean Calmet est professeur, et ses élèves du Gymnase lui donnent les seules joies pures de son existence. À cet égard, – comme de Lausanne, d'une famille, d'une éducation vaudoise, – c'est aussi d'un milieu social que l'Ogre veut être une peinture juste.
   Le héros cède. Le héros meurt. Histoire autobiographique ? Certainement pas. Mais il en va de mon personnage comme de tous les héros de roman : Jean Calmet, sans aucun doute, est l'un des destins que j'aurais pu avoir.

10 euros (code de commande : 17379).

 

CHESSEX (Jacques) — La tête ouverte. Paris, Gallimard, 1962. In-8° étroit broché, 71 p., (collection « Jeune Prose »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale de ce premier roman de l'auteur, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Mme Lequatre lient une pension de famille dans une petite ville au bord de la mer. Un jeune homme prend pension chez elle : paresseux et désinvolte il se lève tard, ne respecte pas l'horaire établi, manque des repas sans prévenir. Il passe le plus clair de son temps à faire la cour à une serveuse de bar, Cécile. Mme Lequatre et les pensionnaires de ce petit hôtel désapprouvent « ce fainéant, ce Jean-foutre, un beau monsieur toujours à se traîner au café » qui n'a pas le courage de s'arracher à cette existence. Quand le roman commence, il y a deux ans que cela dure et il doit trois mois de pension à Mme Lequatre. Il s'enfonce peu à peu dans un petit univers de persécuté, et il se compare à un renard traqué par les chasseurs et par les chiens. Sa seule défense est de découvrir toutes les manœuvres de ses adversaires et de leur lancer dans son journal défis et invectives.
   Jacques Chessex a vingt-huit ans, est licencié en lettres. Il travaille à un autre roman et prépare un essai sur Francis Ponge.

10 euros (code de commande : 15612).

CHEVIGNE Les contes rémois. Voir les éditions du XIXème siècle.

CHEVRIER Le Colporteur. Histoire morale et politique. Paris, Flammarion, s.d. In-12 broché, 218 p., illustrations d'après les dessins de Milio, (collection « Les Conteurs du XVIIIe Siècle »).

7,50 euros (code de commande : LF/5619).

Chroniques. Paris, Plon, 1929. In-12 broché, 360 p., (collection « Roseau d' Or »), exemplaire numéroté et non coupé.
@ Ce septième numéro de la quatrième série des Chroniques contient notamment Conversations dans le Loir-et-Cher par Paul Claudel, Cantique pour Siméon par T.S. Eliot, Extraits d'un journal par Charles Du Bos.

10 euros (code de commande : LF/5210).

CIANTAR (Maurice) Le journal d'Edmond (fragments). Aigre, Le Lérot Rêveur, 1980. In-8° broché, 227 p., (collection « Le Lérot Rêveur », n 28, août 1980), tirage limité à 350 exemplaires.

12 euros (code de commande : 52/66).

 

CIRY (Michel) — Les armes de lumières. Journal. 1971. Paris, Plon, 1974. In-8° broché, 475 p., jaquette un peu défraîchie.

7,50 euros (code de commande : LF/2531).

 

CIXOUS (Hélène) Hyperrêve. Frontispice de Leonardo Cremonini. Paris, Galilée, 2006. In-8° broché, 211 p., (collection « Lignes Fictives »), bel exemplaire auquel on joint le prière d'insérer.
Critiques de René de Ceccatty (Le Monde du 8 septembre 2006)... :
   Certains lecteurs ont perdu le sens musical, celui qui leur permettrait de retrouver, chez un auteur, les tonalités familières qui leur donneraient le sentiment d'être en sécurité, le temps de la lecture. Les mélomanes connaissent bien cette sensation qui fait que, entendant pour la première fois une pièce musicale, ils l'attribuent sans difficulté à un compositeur. Hélène Cixous, pour être lue et aimée, demande que les lecteurs récupèrent cette faculté. Elle a construit son œuvre, contrairement aux préjugés qui traînent encore et qui en ont interdit l'accès à ceux qui seraient prêts à y entrer, avec une parfaite liberté [...]
   Le vieillissement d'un être cher ne peut être aussi que le nôtre. La Peau d'Eve devient alors l'image visible du temps. « Tu es le temps », répète Hélène à sa mère. Et le livre tout entier apparaît comme un chant lyrique adressé au temps. « Quand je peins ma mère, je peins la peau du siècle. Ce vingtième siècle si grand vu de loin, si petit vu de l'intérieur quand on est dans son wagon archiplein à ramper pour trouver une couchette et qui n'a pas arrêté un instant de faire l'histoire de ma mère. Chaque fois qu'un ulcère cicatrise il y en a un autre qui prend la suite du pus. On ne peut pas guérir. » De ce temps circulaire se détachent quelques dates, quelques événements. Non pas seulement l'année 1971 où Eve Klein a dû quitter l'Algérie où elle avait vécu, en exerçant le métier de sage-femme. Mais des dates qui appartiennent à un « patrimoine de l'humanité ». La particularité du « ton Cixous » est qu'avec le plus grand naturel, l'écrivain passe de tableaux intimes et familiaux à des analyses politiques et culturelles. De la scène intime à la scène publique. C'est, du reste, une des leçons du Théâtre du Soleil, qui pour toute évocation d'un drame historique ou politique a, en général, préféré le langage individuel, de personnages obscurs à la représentation démonstrative des grands de ce monde [...]
... et Marine Landrot (Télérama du 4 octobre 2006) :

   
Au lieu de s'égarer, de s'éparpiller, Hélène Cixous se ramasse et se condense. À force de distance, elle développe une proximité envers ses défunts d'hier et de demain, qui lui dispensent leur enseignement essentiel. Son angoisse de la perte change alors de nature : après avoir craint la disparition des vivants, elle craint l'évaporation des morts. Agrippée aux revenants qu'elle convoque avec une tendresse affolée, la voilà qui savoure chaque minute de la vie avec une frénésie loufoque. Car il y a beaucoup de malice dans ce livre essentiel, beaucoup d'humour sous la douleur poétique. Hélène Cixous est spirituelle, dans tous les sens du terme. Elle s'élève en toute humilité, mue par une conviction : « Ne pas se prendre pour plus vivant ni plus capable que ceux de l'autre côté. Voilà le secret. »

13 euros (code de commande : 25736).

 

CLÉMENT-JANIN — Drames et Comédies romantiques. Paris, Le Goupy, 1928. In-8° broché, 220 p., illustrations, exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma.

25 euros (code de commande : LF/5402).

 

CLERMONT (Émile) — Histoire d'Isabelle. Paris, Crès, 1924. In-8° demi-maroquin brun à coins, dos à 5 nerfs, pièce de titre olive, tête dorée, couverture conservée (reliure signée Semet & Plumelle), VII, 193 p., (collection « Maîtres et Jeunes d'Aujourd'hui », n° 10), exemplaire numéroté sur vélin pur fil des papeteries du Marais (n° 842), quelques rousseurs.
Note de l'éditeur :
   On sait qu'Émile Clermont, l'auteur d'Amour promise et de Laure, ces deux romans qui furent si remarqués, a été tué en 1916, en Champagne, par un éclat d'obus. Les lettres françaises ne pouvaient faire une perte plus grande, plus douloureuse, et les regrets de tous ceux qui aiment l'art, les hautes pensées, les nobles sentiments, s'attacheront longtemps à la mémoire de celui qui semblait voué à la gloire littéraire la plus pure, et dont le destin a rencontré une autre gloire, celle de mourir pour la France.
   Le roman que nous publions aujourd'hui avait paru par fragments, peu de temps avant la guerre, dans la Revue de Paris. Il paraissait même constituer deux romans distincts, intitulés l'un le Récit d'Isabelle, l'autre Un Petit Monde. Mais ces deux œuvres en réalité n'en font qu'une seule. Dans le Récit d'Isabelle, Émile Clermont a dépeint, avec son talent délicat et nuancé, une de ces âmes féminines si émouvantes et si riches, brisées par les jeux cruels de la destinée, auxquelles son imagination aimait à s'attacher. Tous ceux qui ont goûté dans Laure le précieux pouvoir d'évocation de la vie intérieure, et les analyses subtiles des sentiments, retrouveront dans le Récit d'Isabelle ces mêmes qualités.
   Un Petit Monde, qui lui fait suite, est un roman inachevé, ou plus exactement incomplet : il semble bien qu'il devait rentrer, ainsi que le Récit d'Isabelle, dans une série de plusieurs œuvres, où, à l'exemple de la Comédie Humaine, les mêmes personnages se retrouvaient, chacun d'eux passant tour à tour au premier plan. C'est ainsi que la figure originale et curieuse du comte d'Omeuse, à peine esquissée dans le Récit d'Isabelle est en pleine lumière dans Un Petit Monde. Ce roman n'est plus seulement une étude d'âmes, comme les premiers livres de l'auteur ; c'est aussi une étude sociale qui, par certains côtés, fait songer aux Paysans de Balzac. Émile Clermont a voulu y dépeindre une sorte de Jacquerie paysanne contre ce type nouveau et moderne du seigneur féodal que représente le comte d'Omeuse. Toutefois ce drame n'est encore qu'ébauché ; tous les ferments de la révolte y sont rassemblés ; mais il était réservé à un troisième roman de la voir éclater dans toute sa violence.
   Ce roman, Émile Clermont n'a pas eu le temps de l'écrire. C'est pourquoi nous avons cru devoir supprimer du Petit Monde les pages proprement sociales : ces pages n'auraient eu tout leur sens et toute leur portée que si l'œuvre eût été complète. Nous nous sommes surtout attachés, dans les extraits qui suivent, à choisir les passages où se trouvent éclairés d'un jour nouveau les personnages que nous avons pu connaître déjà par le Récit d'Isabelle : Geneviève Arlet, âme pure et noble, son frère Albert Arlet, faible et banal séducteur, la fière Mlle d'Omeuse, qui évoque le souvenir de l'héroïne de Stendhal, Mlle de la Môle, le comte de Coisly, et surtout cette douloureuse Isabelle, âme vibrante et troublée, victime d'un cœur trop ardent, et qui, avec des dons supérieurs et de hautes aspirations, ne sut pas cependant échapper à un destin pitoyable.
   Et ainsi, d'un roman à l'autre, c'est l'histoire d'Isabelle qui rétablit l'unité et le lien : inachevée dans le Récit d'Isabelle, elle se développe et se complète dans Un Petit Monde. Les lettrés aimeront cette œuvre, digne des deux premiers livres de l'auteur, et devant ce témoignage nouveau d'un talent hors de pair, ils sentiront s'aviver leurs regrets d'une mort glorieuse, mais déplorable entre toutes.

50 euros (code de commande : 19422). 

Jean COCTEAU

COHEN (Albert) Carnets. 1978. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 190 p.

13 euros (code de commande : 54/66).

[COHEN (Albert)]. BLOT (Jean) Albert Cohen. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Balland, 1995. In-8° broché, 280 p. + 22 p. d'annexes.

10 euros (code de commande : 55/66).

[COHEN (Albert)]. VALBERT (Gérard) — Albert Cohen, le seigneur. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 404 p., un cahier d’illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Tous ceux qui ont aimé Belle du Seigneur se sont, un jour ou l'autre, interrogés : qui était vraiment Albert Cohen ? Qui était, par-delà le mentir-vrai de ses légendes, ce romancier découvert par le grand public à l'âge de soixante-dix ans, et dont l'existence avait peut-être été aussi tumultueuse que le siècle ? Que savait-on, au juste, de son enfance marseillaise, de ses amitiés, de ses dégoûts littéraires, de ses amours ? Pour cette entreprise biographique il fallait un complice tel que Gérard Valbert – celui-là même que Cohen, dans son séjour genevois, avait choisi et presque désigné...
   De fait, on retrouvera ici tous les épisodes d'un destin exemplaire. De Corfou aux bords du Léman, de Pagnol ou Proust à Weizmann, de la Revue juive à la NRF, de Churchill à de Gaulle, de l'anonymat à la gloire, de Solal et de Mangeclous à Ariane... En rassemblant des témoignages et des documents inédits, en questionnant la plupart de ceux qui ont eu le privilège de croiser ce « valeureux », Gérard Valbert propose ici plus qu'un portrait, plus qu'une interprétation : c'est à une véritable résurrection du romancier, disparu en 1981, qu'il convoque son lecteur. Et celui-ci, encore ébloui par les pages mythiques de l'écrivain pour lequel Joseph Kessel réclama le prix Nobel de littérature, s'avisera, alors, que la vie prodigieuse d'Albert Cohen ne fut rien de moins que le second tome de son œuvre. »

12 euros (code de commande : 12226).

COLETTE

COLIN (Paul) — Les jeux sauvages. Paris, Gallimard, 1950. [Mention de 2e édition.] In-8° broché, 348 p.

10 euros (code de commande : LF/3051).

COLOMBEY (Émile) — Ruelles, salons et cabarets. Voir éditions du XIXème siècle


La Comtesse de Ponthieu. Conte en prose du XIIIe siècle traduit par Fernand Fleuret. [Paris], La Sirène, 1920. Petit in-8° broché, 72 p., frontispice de Raoul Dufy, (collection « L'Écrin de la Sirène », n° 2), bel exemplaire en grande partie non coupé.

25 euros (code de commande : 14972).


CONFIANT (Raphaël) — Le Nègre et l'Amiral. Roman. Paris, Grasset, 1988. In-8° broché, 334 p.

8 euros (code de commande : 7948).

 

Confidences. [Paris], Les Annales, [1913]. In-8° oblong agrafé, [60] p., illustrations en couleurs, couverture défraîchie.
   Il s'agit du supplément de Noël du journal Les Annales (n° 1586 bis) dans lequel 86 artistes et personnalités répondent au questionnaire du journal ; les réponses sont des reproductions des manuscrits, elles sont accompagnées d'une illustration dans le style art-déco.
Liste des personnalités ayant répondu au questionnaire :

   Juliette Adam, Paul Adam, Jean Aicard, Maurice Barrès, Mme Bartet, Henry Bataille, Pierre Baudin, André Beaunier, Jean Bertheroy, Jules Bois, Henry Bordeaux, Théodore Botrel, Paul Bourget, M. Brieux, Adolphe Brisson, Georges Cain, Henri Cain, Alfred Capus, Emma Clavé, le Bonhomme Crysale, Georges Clairin, Jules Clarétie, Georges Courteline, Ch.-M. Couyba, Francis de Croisset, Mme Alphonse Daudet, Suzanne Desprès, Jeanne Dieulafoy, Auguste Dorchain, Maurice Donnay, Paul Doumer, Dranem, François Fabié, Émile Faguet, Abel Faivre, M. de Féraudy, Claude Ferval, Charles Formentin, Georges Feydeau, Albert Flament, Camille Flammarion, Frantz Funck-Brentano, Fernand Gregh, Yvette Guilbert, Sacha Guitry, Gyp, Reynaldo Hahn, Myriam Harry, Me Henri-Robert, Paul Hervieu, Henry Kistemaeckers, Henry Lapauze, Henri Lavedan, Marie Leconte, Mme Daniel Lesueur, Jules Lemaitre, André Lichtenberger, M. Linthilac, Frédéric Mistral, Frédéric Masson, Paul Margueritte, M. Mounet-Sully, Jacques Normand, Paul-Boncour, Mme Piérat, Jeanne Poilpot, Th. Poilpot, Georges de Porto-Riche, Marcel Prévost, Jean Richepin, la duchesse de Rohan, Henry Roujon, J.H. Rosnay ainé, lieutenant-colonel Rousset, Camille Saint-Saens, Yvonne Sarcey, Sem, Mme Second-Weber, Sergines, Mme de Thébes, J. Truffier, Marcelle Tynayre, Émile Verhaeren, A. Willette, Miguel Zamacois, Carlotta Zambelli.


Page avec les reproductions des textes d'Émile Verhaeren et de A. Willette.

15 euros (code de commande : 24015).

CONSTANT (Benjamin) — De l'esprit de conquête. Neuchâtel, Ides et Calendes, 1945. In-12 broché, 125 p., exemplaire numéroté de ce second tirage.

10 euros (code de commande : LF/5740).

CONSTANT (Benjamin) — Isabelle de Charrière - Benjamin Constant. Correspondance (1787-1805). Édition établie, préfacée et annotée par Jean-Daniel Candaux. Paris, Desjonquères, 1996. In-8° broché, 539 p., (collection « XVIIIe siècle »).

19 euros (code de commande : LF/1346).

[CONSTANT (Benjamin)]. DU BOS (Charles)Grandeur et misère de Benjamin Constant. Paris, Corrêa, 1946. In-8° broché, 303 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : LF/6159).

 

CONSTANT (Paule) La fille du Gobernator. Paris, Gallimard, 1994. In-8 broché, 185 p., belle dédicace de l'auteur.

8 euros (code de commande 62/57).

 

CORNEILLE — Le Cid de Corneille. Étude et analyse par Gustave Reynier. Paris, Mellottée, s.d. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Chefs-d'œuvre de la Littérature Expliqués »), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre, cachet d'appartenance à la couverture et à la page de titre.

10 euros (code de commande : 57/63).

[CORNEILLE]. BRASILLACH (Robert) — Pierre Corneille. Paris, Librairie Arthème Fayard, 1938. In-8° broché, 496 p., (collection « L'Homme et son Œuvre »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale sur papier alfa classique des papeteries Navarre.

18 euros (code de commande : 8494).

 

[CORNEILLE (Pierre)]. PASCAL (André, pseudonyme de Henri de ROTHSCHILD) — Les autographes de Pierre Corneille. Reproduits pour la première fois d'après les originaux de Paris, Rouen et Londres. Paris, Éditions de la Galerie Pigalle, 1929. In-f° (295 x 400 mm.) broché, VIII, 81 p., 20 fac-similés hors texte (la plupart imprimés recto-verso et certains sur plusieurs pages), tirage limité à 200 exemplaires, un des 190 numérotés sur vergé d'Arches (n° 33), exemplaire en très bel état.
Préface :
   Il y a une quinzaine d'années, Émile Picot, qui savait tout l'intérêt que j'apportais à la recherche et à l'étude des autographes littéraires, m'engagea vivement à entreprendre une édition nouvelle des lettres de Pierre Corneille.
   Si 1 activité de Corneille, homme de robe ou marguillier de sa paroisse rouennaise, a laissé de nombreuses traces dans nos archives publiques, tous ses manuscrits de théâtre, comme ceux, d'ailleurs, de Molière et de Shakespeare, ont disparu. Les papiers littéraires de Racine, parmi lesquels figurent le début du plan d'une Iphigénie en Tauride, qui ne fut jamais écrite, et des notes de lecture d'auteurs anciens, ont été pieusement conservés dans sa famille et remis par son fils Louis à la Bibliothèque du Roi, le 15 mars 1756. Il n'en a pas été de même, malheureusement, pour ceux de Corneille. Personne dans son entourage, pas même son frère, Thomas, ou son neveu, Fontenelle, ne semble avoir songé à préserver de la destruction un fragment de tragédie, une ébauche d'avertissement ou de préface. Le manuscrit d'un poème sacré, « Les Hymnes de Sainte Geneviève », découvert par Prosper Faugère en 1844 et longtemps considéré, sur la foi dune annotation ancienne, comme un autographe de Corneille, n'est pas en réalité de sa main, bien qu'une page en ait été reproduite dans l'Album de l'édition des Grands Écrivains.
   C'est dire combien sont précieuses pour nous les seize lettres autographes du poète, aujourd'hui dispersées entre la Bibliothèque Nationale (département des manuscrits), la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, les Archives départementales de la Seine-Inférieure, le British Museum de Londres et deux collections privées.
   Les ratures et les corrections nombreuses qu'elles portent, surtout lorsque Corneille écrit à des familiers, comme l'avocat Goujon ou M. de Clairefontaine, donnent à ces lettres le même intérêt qu'à un manuscrit. Échelonnées sur une période de quarante années, elles ne représentent à coup sûr qu'une infime partie de la correspondance de Corneille ; cependant elles constituent sur bien des points la meilleure source de sa biographie. Comme l'a dit très bien Marty-Laveaux : « On apprend là, pour certains moments de sa vie, ses espérances, ses inquiétudes, ses mécomptes, on pénètre dans divers secrets de son intimité, dans le détail de quelques-unes de ses affaires. » Sans elles, nous ignorerions ses relations avec quelques-uns de ses contemporains fameux, Foucquet, Constantin Huygens, M. d'Argenson ; nous ne saurions pas les circonstances du mariage de sa fille en 1661, ou de la suppression de sa gratification par Colbert sur ses vieux jours, sans parler des lumières quelles apportent sur ses œuvres de Médée et Sertorius, à l'Imitation de Jésus-Christ, ou sur ses démêlés avec la critique du temps, incarnée par Chapelain et l'abbé d'Aubignac.
   Le savant auteur de la Bibliographie cornélienne, parue en 1876, ce modèle d'érudition, dont l'idée première lui avait été suggérée par mon père le baron James de Rothschild, jugeait donc utile de publier à nouveau l'ensemble de ces lettres, en respectant l'orthographe de Corneille, que nous ne connaissons guère que par elles, et en accompagnant le texte de nombreux fac-similés des originaux de Paris, de Londres et de Rouen. Il me conseilla de préparer ce recueil.
   Je venais alors d'acquérir pour ma collection de manuscrits littéraires un des plus beaux autographes de l'auteur du Cid, ainsi que le contrat du premier mariage de sa fille Marie Corneille. La vue de ces admirables documents renforçait les arguments d'Émile Picot, et il lui fut aisé de me convaincre.
   Nous avions déjà effectué les premières recherches à Paris, à Rouen et à Londres et le travail était en bonne voie, lorsque les hostilités éclatèrent.
Émile Picot mourut dans les dernières semaines de la guerre, peu de temps après avoir achevé le catalogue de la Bibliothèque James de Rothschild, qui, à juste titre, passe pour son œuvre maîtresse.
   Sans me dissimuler les difficultés de la tâche, il m'a paru souhaitable de reprendre et de réaliser, après le long délai imposé par les événements, le projet que nous avions conçu, Émile Picot et moi.
   Tandis que les précédents éditeurs avaient adopté l'orthographe moderne, l'édition, que je présente aujourd'hui au public, respecte la graphie de Corneille. Elle est sensiblement plus complète que celle des Grands Écrivains de la France, car elle fait état de tous les documents découverts depuis la publication de Marty-Laveaux (1862). C'est ainsi qu'on y trouvera la lettre du 30 septembre 1661 à M. du Buat, laquelle manquait dans toutes les éditions des Œuvres de Corneille, les réponses de Constantin Huygens, si heureusement retrouvées à Amsterdam par un savant néerlandais, Mr. J.-A. Worp, ainsi que les lettres de Thomas Corneille à l'abbé de Pure qu'à mon avis il est impossible de séparer des lettres de Pierre au même destinataire.
   En ce qui concerne les lettres déjà réunies par Marty-Laveaux, une révision attentive des manuscrits a permis d'améliorer et de rectifier sur quelques points le texte imprimé. Je citerai, par exemple, la correction apportée à la lettre du 12 mars 1659 à l'abbé de Pure. La restitution d'un nom propre éclaire tout un passage demeuré obscur, et elle nous révèle un trait ignoré de la vie académique de Pierre Corneille. Nous apprenons qu'il refusa d'intervenir dans la retentissante querelle que suscita la candidature à l'Académie Française de Gilles Boileau, frère aîné de l'auteur des Satires, et qui faillit provoquer une scission dans la célèbre compagnie.
   Cet ouvrage, qui ne manquera pas d'intéresser à la fois les collectionneurs d'autographes et de manuscrits et les érudits, qui se sont spécialisés dans l'étude des textes français du xvnc siècle, a exigé des éditeurs un labeur considérable, un travail de recherche et de composition qui n'a pas duré moins de trois ans. Je dois remercier ici mon jeune et savant collaborateur, M. Roger Gaucheron, pour le soin qu'il a mis à vérifier les textes originaux de Corneille et à les commenter. Ses recherches, faites avec un soin tout particulier et un amour profond pour la vérité historique et littéraire, ont été résumées dans une langue simple et précise qui fait honneur à ce jeune érudit, aussi modeste qu'enthousiaste pour une science plutôt sévère et difficile.
   Je me suis efforcé de reproduire les originaux des manuscrits de la façon la plus parfaite ; j'ai confié cette partie du travail à M. Daniel Jacomet, qui, dès 1924, avait été chargé d'établir les reproductions du premier volume du Catalogue des Autographes de la Collection Henri de Rothschild. M. Daniel Jacomet, en cette circonstance, m'avait déjà donné entière satisfaction. Je lui adresse ici l'expression de ma sincère et vive reconnaissance.

90 euros (code de commande : 18828).


CRÉBILLON-FILS — Contes dialogués de Crébillon-fils censeur royal. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


CYRANO DE BERGERAC (Savinien) — Œuvres. L'Autre monde ou Histoire comique des États et Empires de la Lune et de la République du Soleil. Suivi de : Lettres diverses, lettres satiriques. Lettres amoureuses et d'une Mazarinade. Édition établie et préfacée par Georges Ribemont-Dessaignes. Paris, Club Français du Livre, 1957. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Daniel, 424 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Merveilles »), exemplaire numéroté (n° 6338), exemplaire en bel état.
Extrait de la préface :
   [Après la mort du poète] une nouvelle vie commençait sinon pour l'homme, du moins pour son œuvre qui allait prendre sa véritable figure, non sans vicissitudes diverses et de longues périodes d'oubli après lesquelles la mémoire de cet homme étonnant devait trouver une place digne de lui. P. Lacroix, alias bibliophile Jacob, Rémy de Gourmont, Pierre Brun, Frédéric Lachèvre, et quelques autres ont dignement combattu en l'honneur de cette mémoire et de cette place. Disons que c'est en notre vingtième siècle que le « modernisme » de Cyrano peut être le mieux compris, en dehors des luttes idéologiques, et que son art doit se trouver le mieux à l'aise. Ce qui importe chez Cyrano, ce n'est pas le détail de cette vie aventureuse et ses diverses péripéties, cette vie pour ainsi dire manquée, c'est son œuvre, mais dans son œuvre, c'est surtout la dernière part, celle où il donne libre cours à son imagination poétique et à ses intuitions merveilleuses. Elle relègue loin derrière elle tout ce qui l'a précédée, même les pièces les mieux venues, trop marquées peut-être par le goût particulier d'une époque et d'un milieu. Et si l'on peut regretter amèrement la disparition de son dernier manuscrit, l'Étincelle, on peut éprouver plus d'amertume encore devant une mort qui nous prive de plus grands chefs-d'œuvre, la source en étant prématurément tarie. Regrets sentimentaux et superflus sans doute, comme ceux que suscite l'incroyable mystère qui entoure le cœur du poète dont on ne sait pas pour quel amour il battit jamais. Soupirons donc, et consolons-nous aussi : quoi qu'il en soit nous nous trouvons devant une œuvre qui dépasse la vie de son auteur, et cette œuvre est à notre portée, conforme au manuscrit original et délivrée des repentirs posthumes. Elle est à nous.

20 euros (code de commande : 18443).

 


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DAUDET (Alphonse)

DEFORGES (Régine) Le cahier volé. Paris, Fayard, 1978. In-8° broché, 240 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

7,50 euros (code de commande : LF/5624).

 

DELFEIL DE TON Mon cul sur la commode. Suivi de La pornographie est-elle un alibi ? Paris, Bourgois, 1975. In-8° broché, couverture rempliée, 67 p., édition originale sur pur fil Lafuma.

16 euros (code de commande : 7648).

 

[DELTEIL (Joseph) et MILLER (Henry)] — Correspondance privée 1935-1978. Présentation, traduction et notes de F.-J. Temple. Paris, Belfond, 1980. In-8° broché, 189 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « C'est un grand honneur pour moi que mon nom soit associé à celui de l'immortel Joseph Delteil. C'est un homme que J'admirerai, que j'adorerai toujours, comme un saint patron.
   Béni soit son nom ! »
      (Henry Miller 18 juillet 1978).
   Miller et Eve (sa nouvelle femme) arrivèrent à la Tuilerie, le 12 mai 1953. Il apparut, mince, vaguement cow-boy, l'œil bridé comme un bonze, lèvres gourmandes, narines frémissantes, un pectoral navaho pendu à son cou, le pantalon serré par une boucle en turquoise. Une voix grave, à l'accent fort et traînant, avec ces murmures profonds, devenus célèbres, qui terminent ses phrases. Et le rire ! Épidémique ! Auprès de lui, Joseph, frêle, vif, souriant de plaisir, au verbe zézayant, la main papillonnante, nez au vent. Quelle étrange rencontre ! D'un côté, le pur produit des rues de Brooklyn, de l'autre le paysan de Pieusse. À trois ans près, le même âge. Pour Miller, l'appétit formidable de vivre ; pour Delteil, la méticuleuse précaution de vivre. Pour tous les deux, l'inaltérable boulimie langagière.
   Sans doute, cette correspondance Miller-Delteil présente-t-elle des lacunes. Lettres perdues, égarées. L'essentiel est pourtant là, de ce dialogue entre deux hommes, deux écrivains, qui ont vieilli ensemble, qui se sont honorés d'être fidèles en amitié, se sont respectés, admirés, si différents, et si proches dans leur amour passionné de la vie.

25 euros (code de commande : 23521).

 

DERÊME (Tristan) L'Onagre orangé. Paris, Grasset, 1939 (mention de 2e édition). In-12 broché, 337 p.

10 euros (code de commande : 71/71).

DERÊME (Tristan) Le poisson rouge. Paris, Grasset, 1934 (mention de 6e édition sur la couverture). In-12 broché, 317 p.

10 euros (code de commande : 72/71).

 

DESNOUES (Lucienne) — L'orgue sauvage et autres contes de Noël. Bruxelles, Jacques Antoine, 1980. In-8° broché, 163 p.
Ce recueil contient :
   - L'orgue sauvage.
   - Coups de canif.
   - La Noël du cheval de trait.
   - La peupleraie.
   - Le « Triomphe » et la « Croque-en-sel ».
   - L'amour de soi.
   - La Noël du camionneur.
   - Le silence de Nu-Baliveau.
   - Philéas.
   - La nuit de Villepreux.
   - Le chemin de Saint-Pancrace.
   - La survivance du chêne.

13 euros (code de commande : 18517).

 

DEULIN (Charles) — Contes d'un buveur de bière. S.l., L'Amitié par le Livre, 1948. In-8° broché, 229 p., frontispice par Renée Ringel, exemplaire numéroté (n° 2124).

   
Couverture, frontispice et page de titre.

13 euros (code de commande : 19943).

 

Deux fauteuils d’orchestre pour Jean-Jacques Gautier et J. Sennep. Paris, Flammarion, 1962. In-12 broché, 434 p., 30 caricatures de Sennep, (collection « L’Actuel »).

10 euros (code de commande : LF/3056).

 

DIDEROTLe neveu de Rameau. Préface de Georges Ribemont-Dessaignes. Paris, Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, maquettes de Jacques Daniel. 167 p., 2 planches dépliantes hors texte, (collection « Classiques », volume 2).

10 euros (code de commande : LF/7203).

 

Dix. Paris, Grasset - Les Inrockuptibles, 1997. In-8° collé, 229 p., dos ridé.
En quatrième de couverture :
   Rien, en dehors peut-être d'une certaine exigence et du plaisir que l'on peut en retirer, ne rassemble les auteurs de ce recueil, ni l'âge, ni les préoccupations, ni même leur appréhension de l'écriture. Loin de la liste de best-sellers ou du panorama exhaustif d'une quelconque nouvelle école, les textes offerts ici sont libres, dans la forme comme dans le sujet. Dix écrivains, dans cette optique, c'est un chiffre comme un autre, pour rappeler justement la subjectivité de ce choix.
Sommaire :
   - C'est dehors, c'est la nuit, par Virginie Despentes.
   - L'Equarrissage, par Lorette Nobécourt.
   - Approches du désarroi, par Michel Houellebecq.
   - Deux éléments, par Caroline Lamarche.
   - Je suis le gardien du phare, par Éric Faye.
   - En Chine 1 et 2, par Marie NDiaye.
   - Famille, par Lydie Salvayre.
   - Impact, par Stéphane Zagdanski.
   - La Démonstration du grèbe, par Diminique Meens.
   - Joyeux Noël, Emmanuel !, par Marie Darrieusecq.

10 euros (code de commande : 23671).

 

DJEBAR (Assia) — La femme sans sépulture. Roman. Paris, Albin Michel, 2002. In-8°broché, 219 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« La femme sans sépulture, c'est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d'Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l'armée française. Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d'amante, d'amie, d'opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui scelle sa vie depuis l'enfance et qui ne l'a jamais quittée, sa présence irradiante flotte à jamais au-dessus de Césarée...
Autour de Zoulikha s'animent d'autres figures de l'ombre, paysannes autant que citadines, vivant au quotidien l'engagement, la peur, la tragédie parfois. Véritable chant d'amour contre l'oubli et la haine, de ce passé ressuscité naît une émotion intense, pour ce destin de femme qui garde son énigme, et pour la beauté d'une langue qui excelle à rendre son ombre et sa lumière. »

8 euros (code de commande : 8287).

DORCENA (Marlène) — Contes et chants créoles. Haïti d'hier et d'aujourd'hui. Ghlin, Éditions du Coq, 2004. In-8 broché, 55 p., illustrations, (collection « Terres Contées »).
En quatrième de couverture :
Marlène Dorcena naît à Haïti dans une famille de sept enfants. Elle grandit dans un univers familial empreint de religion, de tradition et de musique. Son grand-père l'initie très tôt aux sons des instruments qu'il fabrique et aux rythmes de la musique traditionnelle haïtienne. Ses sœurs la stimulent à chanter, comme elles le gospel et le négro spirituals. D'abord simple spectatrice, elle éprouve très vite l'envie de chanter elle aussi. Remplie des émotions qui se dégagent de ces chants, elle devient à son tour choriste à l'église locale et membre de la chorale de l'école où elle pratique un répertoire de chansons françaises.
À la suite d'une tournée en Belgique et du coup d'état en Haïti, en 1991, elle s'installe à Bruxelles, décidée à se faire l'ambassadrice de la cause haïtienne par le biais de la musique. Engagée librement dans le changement des conditions de vie des femmes et des enfants des rues en Haïti, elle collabore avec diverses associations, anime des ateliers pour enfants et propose ses spectacles dans plusieurs pays européens. Elle a présenté avec succès un premier CD intitulé Mésy où elle dévoile l'âme, les couleurs, les rires et la poésie des gens de son île. »

10 euros.

 

DORGELÈS (Roland) — Saint-Magloire. Paris, Albin Michel, 1921. In-8° demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs légèrement passé, couverture conservée, 379 p., (collection « Le Roman Littéraire »), un des 500 exemplaires numérotés sur vélin (n° 394).

     

35 euros (code de commande : 18543).

 

DREYFUS (Arthur) — Histoire de ma sexualité. Roman. Paris, Gallimard, 2013. In-8° collé, 361 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Pour les enfants, la sexualité est un grand livre invisible. Chacun d'entre eux déchiffre cette part du monde en improvisant son propre alphabet. Que devient cet alphabet ? Avant qu'il ne soit trop tard, j'ai voulu raconter comment l'abstraction du sexe, pourtant si concrète dans le corps et dans les perceptions, s'est imposée à l'enfant que je fus.
   Pendant plusieurs mois, j'ai compilé des notes sur un carnet, concernant la sexualité en général, son insatiable mystère, les souvenirs sexuels que j'ai accumulés – et fantasmes – jusqu'au début de l'adolescence.
   À mesure qu'avançait mon exploration, la parole des autres est devenue nécessaire. Celle des amis, des anonymes, des personnages de fiction, des livres qui me hantaient, des images qui me brûlaient.
   J'ai voulu tout dire, pour qu'il ne reste que les secrets.

10 euros (code de commande : 23709).

 

DROUET (Minou) — Arbre, mon ami. Poèmes et extraits de lettres. Paris, julliard, 1956. In-12 broché, 174 p., tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : 73/65).


DROZ (Gustave). Le cahier bleu de Mlle Cibot.
Paris, Hetzel, 1868.
Pour en savoir plus...

15 euros (code de commande : 25/64).

 

DRUELLE (André) Saga II (Runes). Aigre, Le Lérot Rêveur, 1981. In-8° broché, 132 p., (collection « Le Lérot Rêveur », n° 31, juin 1981), tirage limité à 350 exemplaires.

10 euros (code de commande : 66/66).

 

DUBILLARD (Roland) — Carnets en marge. Préface de Robin Wilkinson. Avant-propos, notes et chronologie de Diane Henneton. Paris, Gallimard, 1998. Fort in-8° broché, XI, 977 p.
En quatrième de couverture :
   « Ce journal pose un problème que je ne puis guère résoudre maintenant, écrit Roland Dubillard. J'arrive à proférer les idées les plus intelligentes (selon moi) et les plus sérieuses comme des plaisanteries irrésistiblement stupides. »
   Il nous permet en tout cas de vivre dans la familiarité de l'étrange génie qui a écrit au théâtre Naïves hirondelles et La maison d'os. Pendant cinquante ans, dans ces Carnets en marge, Dubillard a noté ses réflexions, des poèmes, des contes, des projets, des choses vues. C'est un mélange tout à fait personnel d'extrême intelligence, d'imagination burlesque, d'humour et de sens de l'absurde.
   Qui d'autre que Roland Dubillard sait faire tenir en trois lignes à la fois un roman, une philosophie et une morale ? « Je ne vous reproche pas d'être fidèle à votre inari. Ne me reprochez pas d'être un ivrogne. Nous tenons tous les deux à notre passion que nous avons choisie dans un lot de passions sans valeur. »
   À chaque coin de page, la pensée, le bien, le mal, l'amour, la mort, la vérité et son contraire s'entrechoquent, sont retournés comme des gants. Puis soudain perce une confession douloureuse, comme au moment de la mort tragique de l'actrice Nicole Ladmiral : « On t'a eue. On m'a employé à t'avoir. »
   Et comment dire mieux le mystère de l'existence que par cette boutade qui mérite d'être longuement méditée : « Je suis entré dans le monde pour le rendre provisoire. »

18 euros (code de commande : 24336).

DU BOS (Charles)


DUCLOS — Contes de Charles Pinot Duclos de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. Voir la page Octave Uzanne.

 

DUHAMEL (Georges)

DUMAS (Alexandre) Le vicomte de Bragelonne troisième et ultime volet du triptyque épique, équestre, amoureux et historique où les quatre mousquetaires et leur fils entrent pour jamais dans la légende, avec quelque cinq cents croquis phénoménologiques de circonstance pris sur le vif par Jacques Daniel. Paris, Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 1442 p., (collection « Romans », 264), exemplaire numéroté, dos légèrement passé.

35 euros (code de commande : 39/69).

[DUMAS]. Alexandre Dumas père. Numéro spécial de la revue Europe. Paris, février-mars 1970. In-8° broché, 281 p., illustrations hors texte.

12 euros (code de commande : 51/61).

 

[DUMAS (Alexandre)]. BELLOUR (Raymond) Mademoiselle Guillotine. Cagliostro, Dumas, Oedipe et la Révolution française. Paris, La Différence, 1989. In-8° broché, 260 p., (collection « Mobile Matière »).

9 euros (code de commande : LF/4070).

 

LAMAZE (Jean de) — Alexandre Dumas. Paris, Pierre Cherron, 1972. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Géants »).

10 euros (code de commande : 13624).

 

[DUPLESSIS (Marie)]. LUCIEN-GRAUX (Docteur) — Les factures de la Dame aux Camélias. S.l., 1934. In-4° broché, 77 p., portrait en frontispice, (collection « Pour les Amis du Docteur Lucien-Graux », n° 3), tirage limité à 250 exemplaires numérotés (n° 42), envoi de l'auteur.

20 euros (code de commande : 14539).

 

DURAS (Marguerite) — L'amant. Paris, Minuit, 1984. In-8° broché, 142 p., tirage courant de l'édition originale.
Texte de François Nourissier pour Le Figaro Magazine (20 octobre 1984) reproduit dans le catalogue de l'éditeur :
   « Dans L’Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son œuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière dans tous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l’incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s’approche d’une petite Blanche de quinze ans qu’il va aimer. Il faut lire les plus beaux morceaux de L’Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui sont les subtils secrets de l’écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l’art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois capable de saisir toutes les nuances, d’aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. Un extrême réalisme (on voit le fleuve, on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêvée, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d’une formidable efficacité. À la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode. »

10 euros (code de commande : 24216).

 

DURAS (Marguerite) — Yann Andréa Steiner. Paris, P.O.L., 1992. In-8° broché, 137 p., couverture un peu jaunie, tirage courant de l'édition originale.
Extrait :
   Avant tout, au départ de l'histoire ici racontée il y avait eu la projection de India Song dans un cinéma d'Art et d'Essai de cette grande ville où vous viviez. Après le film il y avait eu un débat auquel vous aviez pris part. Puis après le débat nous étions allés dans un bar avec les jeunes agrégatifs de philosophie dont vous faisiez partie. C'est vous qui m'avez rappelé après, bien après, l'existence de ce bar, assez élégant, agréable, et que ce soir-là j'avais bu deux whiskies. Moi je n'avais aucun souvenir de ces whiskies, ni de vous, ni des autres jeunes agrégatifs, ni de l'endroit. Je me souvenais ou plutôt, il me semblait que vous m'aviez accompagnée au parking du cinéma où j'avais laissé ma voiture. J'avais encore cette R.16 que j'adorais et que je conduisais encore vite à ce moment-là, même après les accidents de santé que j'avais eus à cause de l'alcool. Vous m'aviez demandé si j'avais des amants. J'ai dit : plus aucun, que c'était vrai. Vous m'aviez demandé à quelle vitesse je roulais la nuit. J'ai dit 140. Comme tout le monde avec une R16. Que c'était magnifique.
   C'est après cette soirée que vous avez commencé à m'écrire des lettres. Beaucoup de lettres. Quelquefois une chaque jour. C'était des lettres très courtes, des sortes de billets, c'était, oui, des sortes d'appels criés d'un lieu invivable, mortel, d'une sorte de désert. Ces appels étaient d'une évidente beauté.
   Je ne vous répondais pas.
   Je gardais toutes les lettres.

10 euros (code de commande : 25111).

 

DURIEUX (Gilles) Le roman de Paris à travers les siècles et la littérature. Paris, Albin Michel, 2000. In-8° collé, 362 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   
De Paris s'éveille à Paris by night, un voyage poétique et insolite au cœur de la Ville-Lumière, ses recoins et ses quartiers méconnus.
   Boileau, Flaubert, Baudelaire, Maupassant, Fargue, Cendrars, Aragon, Soupault, Prévert, Queneau et tant d'autres grandes figures guident nos pas et nous font partager, réunis par Gilles Durieux, leurs plus beaux écrits sur cette ville tant aimée.

12 euros (code de commande : 19827).

 

DUVEYRIER. L’An Mil. Opéra-comique en un acte.
Bruxelles, Lelong, 1837.
Contrefaçon belge parue la même année que l'édition originale.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 11463).

 


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EGEN (Jean) — La bande à Charlie. Paris, Stock, 1976. In-8° collé, 341 p., couverture pâlie.
Note critique de Lucienne Wullepit dans le n° 41 des Dossiers du Cacef (octobre 1976, pp. 15-16) :
   En un style frénétique, aux images parfois insultantes mais toujours débordantes d'un humour corrosif, Jean Egen nous force à partager (s'il en était encore besoin) son admiration pour l'équipe de « Charlie ».
   Si beaucoup d'adultes peu habitués à douter d'eux-mêmes, de leur culture, de leur savoir et de leurs convictions rejettent cette nouvelle forme de presse et la redoutent, qu'ils sachent que « Charlie » est scatologique parce qu'il se veut le miroir de notre société qui s'enfle et qui étouffera sous ses déjections si elle ne crève pas sous les bombes.
   Contestataires permanents, « les voyous de Charlie » attaquent Dieu, l'Église, la France, l'armée, la magistrature... Ils sont les ennemis de la propriété, de l'autorité, de la moralité, de l'urbanité, de la virginité, de la fécondité... Ils se moquent de la censure, de la culture, de la vouature, de la conjoncture et de la pourriture des mœurs... Ils refusent l'enfer capitaliste, mais ne croient ni au paradis soviétique, ni au chinois, ni au chrétien, ni même au musulman... Ils s'en prennent au monde politique, au monde des affaires, au monde de la presse et même au « Monde », 5, rue des Italiens.
   En revanche, ils défendent les nègres, les voyous, les grévistes, les déserteurs, les drogués, les gauchistes, les putes, les filles mères, les homosexuels... Ils prennent toujours le parti des licenciés, des expulsés, des travailleurs immigrés.
   « Charlie » veut guérir de la bêtise et de la méchanceté car c'est en prenant conscience de son ridicule que l'homme atteint la grandeur. Par ses invectives, ses grossièretés énormes, « Charlie » est un grand éclat de rire démythificateur. Il est une interrogation continue, un creuset d'idées où l'on retrouve pêle-mêle, dans la satire et la dérision, l'athéisme militant et naturel d'un Cavanna, le scepticisme et le cynisme d'un Fourier, pionnier de l'écologie, l'indignation d'un Delfeil de Ton, la lucidité dévastatrice d'un Professeur Choron, l'anticonformisme d'une Isabelle, tout cela illustré par les dessins ravageurs des Reiser, Gébé, Wolinski, Willem...
   « Charlie » est le reflet d'une nouvelle culture, d'une nouvelle sensibilité et il a une place importante dans le moule d'une nouvelle façon d'appréhender la vie. Car « Charlie » défend avant tout l'idée qu'il faut vivre, comme le disait élégamment sa couverture du 20 mars 72 : « C'est le printemps, bande de cons ! ».

20 euros (code de commande : 24298).

 

EL MALEH (Edmond Amran) — Le retour d'Abou El Haki. Roman. S.l., La Pensée Sauvage, 1990. In-8° broché, 279 p.

8 euros (code de commande : 7949).

 

ÉNARD (Mathias) — Zone. Roman. Arles, Actes Sud, 2008. In-8° collé, 516 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d'un précieux viatique qu'il doit vendre le lendemain à un représentant du Vatican pour ensuite – si tout va bien – changer de vie. Quinze années d'activité comme agent de renseignements dans sa Zone (d'abord l'Algérie puis, progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à Francis Servain Mirkovic les noms et la mémoire de tous les acteurs de l'ombre (agitateurs et terroristes, marchands d'armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite... ). Mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en Croatie et en Bosnie l'a jeté dans le cycle enivrant de la violence.
   Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour dans les arcanes de la colère des dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident les souvenirs du passager de la nuit. Le train démarre et, avec lui, commence une immense phrase itérative, circulatoire et archéologique, qui explore l'espace-temps pour exhumer les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes. Car peu à peu prend forme une fresque homérique oú se mêlent bourreaux et victimes, héros et anonymes, peuples déportés ou génocidés, mercenaires et témoins, peintres et littérateurs, évangélistes et martyrs. Et aussi les parques de sa vie intérieure : Intissar l'imaginaire, la paisible Marianne, la trop perspicace Stéphanie, la silencieuse Sashka...
   S'il fallait d'une image représenter la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir un convoi, un transport d'armes, de troupes, d'hommes acheminés vers une œuvre de mort. Cinquante ans après La Modification de Michel Butor, le nouveau roman de Mathias Énard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre « chants » conduits d'un seul souffle et magistralement orchestrés, comme une Iliade de notre temps. »

13 euros (code de commande : 13848).

 


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FAIZANT (Jacques) — Au lapin d'Austerlitz. Paris, Calmann Lévy, 1962. In-12 broché, 221 p.

13 euros (code de commande : LF/5744).

 

FARRERE (Claude) Les petites alliées. Illustrations de W. A. Lambrecht. Paris, Flammarion, s.d. In-12 demi-percaline bleue à coins, 283 p.

10 euros (code de commande : 64/68).

FARRERE (Claude) Thomas l'Agnelet. Illustré par Pierre Noël. Paris, Mornay, 1928. Voir la page des Éditions Mornay.

 

FAUCON (Bernard) — Été 2550. Arles, Actes Sud, 2009. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [116] p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Le 12 septembre 2000, j'ai cinquante ans, on bavarde sous un tilleul, les bruits extérieurs sont très puissants, insectes, vent... couvrent presque notre conversation anodine sur la température ou le menu du soir... »
   C'est ainsi que dans les années 1980 je me représentais l'irreprésentable : l'an 2000, avoir cinquante ans. Ce qui est troublant quand on se projette dans le grand inconnu de l'avenir, c'est la fatale permanence des sensations et des choses, car tout sera un peu pareil tant qu'il y aura du Monde.
   L'été 2550 à Champassak, c'était l'été 2007 à Santiago de Cuba, en comptant les cinq cent quarante-trois années d'avance du calendrier bouddhiste.
   Brandir les chiffres d'années et de siècles qu'on ne connaîtra pas, c'est un peu hypothéquer l'avenir, apaiser la douloureuse pensée de tout ce temps où l'on ne sera plus !

15 euros (code de commande : 22058).

 

FAYARD (Jean) — Journal d'un colonel. Avec un portrait de l'auteur dessiné par Sem et gravé sur bois par G. Aubert. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1925. In-12 broché, 80 p., (collection « Une Œuvre, un Portrait »), exemplaire numéroté sur vélin.

15 euros (code de commande : LF/3407).

FAYE (Jean-Pierre) La grande Nap. Roman. Paris, Balland, 1992. In-8° broché, 429 p.

15 euros (code de commande : 54/61).

FÉNELON

FERNANDEZ (Dominique)Mère Méditerranée. Paris, Grasset, 1969. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 268 p., une illustration en frontispice.

10 euros (code de commande : 40/69).

 

FERRY (Alain) — La mer des mamelles. Roman d'amour ès lettres avec des post-scriptum. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 594 p., (collection "Fiction & Cie"), exemplaire à l'état de neuf.

12 euros (code de commande : 7439).

 

 

Les Feuillets roses - L'effeuillée rose. Revue de littérature érotique. N° 11 - Janvier 1994. Étoile, Gauvin, 1994. In-8° broché, 63 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Histoire de Joëlle (feuilleton inédit, 3e épisode), par Charles Bösersach.
   - La vitre sale (inédit), par Rémi Chauvirey.
   - L'initiation du Roi (inédit), par Jean-Luc Coudray.
   - Nuits de Chine (inédit), par Olivier Delau.
   - Pinailleuse (inédit), par Marie-Sophie Mysseri.
   - Frère Silvain (inédit), par Pierre Fontaine.
   - Remontrances, par Pierre Louÿs.
   - Sonnet, par François de Malherbe.
   - La dictée (inédit), par Lorenzo Soccavo.
   - Mlle Martin (inédit), par Claude Thomas.
   - Le petit chaperon rouge, dessins de Henri Bruner.
   - Sur la table de nuit de l'Effeuillée Rose. Rubrique littéraire dirigée par Michel Garcin.

8 euros (code de commande : 23022).

 

[FLAUBERT (Gustave)]. ROBERT (Marthe) — En haine du roman. Étude sur Flaubert. Paris, Balland, 1982. In-8° broché, 152 p.
En quatrième de couverture :
   Dans une lettre à Maxime Ducamp, Flaubert déclare « Je hais la vie ». Or le roman n'est-il pas le genre littéraire le plus représentatif de la vie, le plus compromis avec sa « trivialité » ?
   Marthe Robert analyse le « roman familial » de Flaubert, tel qu'on peut le reconstituer à partir des textes d'enfance et de jeunesse du romancier. Entre l'écrivain en herbe, et le maître en pleine possession de ses moyens, cette analyse textuelle minutieuse révèle une étonnante continuité. Intérieurement Flaubert est resté toute sa vie un enfant ; toute sa vie il a été paralysé, partagé entre un Bâtard, qui rêve de la conquête des femmes et de toutes les sortes de pouvoirs, et l'Enfant trouvé, qui boude la vie, les femmes, la sexualité. Heureusement ces frères ennemis se réconcilient dans leur amour commun de l'art, et ils travaillent ensemble, assurant à tout instant un labeur acharné, à l'œuvre romanesque qui, dans notre littérature, demeure jusqu'à présent inégalée.

10 euros (code de commande : 18767).

 

[FONDANE]. BERAY (Patrice) — Benjamin Fondane, au temps du poème. Essai. Lagrasse, Verdier, 2006. In-8° broché, 250 p., (collection « Les Amis de l'Éther Vague »).
En quatrième de couverture :
   « Comme un poème ravi, confisqué à la fin par les sirènes de l’Histoire, l’œuvre poétique en langue française de Benjamin Fondane a été tenue à l’écart de la pensée de la modernité. Les raisons en sont multiples, qui appartiennent tout autant, avec la brutale disparition du poète, à une genèse éditoriale chaotique qu’à une écriture en perpétuelle recherche et à une pensée sans pareille, véhémente, sur l’art.
   Ainsi cette œuvre ne doit qu’à sa force de création d’exalter le « temps du poème », depuis Dada et la pensée de la tragédie de Chestov. C’est dans le sens de ce poème de la vie toujours à inventer que l’œuvre de Fondane témoigne pour une réécriture de l’histoire contemporaine, littéraire et artistique, qu’elle n’a pas seulement « connue » mais « vécue », à ses risques et périls. »

13 euros (code de commande : 13544).

 

FOUGÈRE (Jean) — Les passagers. Paris, Gallimard, 1975. In-8° broché, 569 p.

8 euros (code de commande : 68/60).

 


FRANCE (Anatole)


FRÉMON (Jean) et NOËL (Bernard) — Le double jeu du tu. Montpellier, Fata Morgana, 1977. In-8° broché, 117 p., (collection « Le Grand Pal », n° 5), exemplaire non coupé.

15 euros (code de commande : LF/2542).

FROISSART


FROMAGET — Contes de Fromaget. Le cousin de Mahomet. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1882. Voir la page Octave Uzanne.

 


FURETIÈRE Le roman bourgeois, ouvrage comique. Suivi de Satyres et de Nouvelle allégorique. Texte établi, présenté et annoté par Georges Mongrédien. Paris, Le Club du Meilleur Livre, s.d. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Massin), XXIX + 320 p., une planche dépliante hors texte, (collection « Classiques »), exemplaire numéroté, dos légèrement passé.

10 euros (code de commande : 7992).


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G
H - I - J - K -
L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

 

GABILY (Didier-Georges) — À tout va (Journal, novembre 1993 - août 1996). Avant-propos de Bertrand Py. Arles, Actes Sud, 2002. In-8° broché, 188 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   De tous les textes qu'aura « inachevés » la disparition soudaine de Didier-Georges Gabily (1996), À tout va est certainement celui qui mérite de paraître en premier. D'abord parce que sa forme – le journal – induit et en quelque sorte assume par avance ce même principe d'inachèvement auquel doit hélas s'affronter toute publication posthume. Ensuite parce que sa qualité, son exigence d'écriture semblent témoigner d'une intention, chez l'auteur, de l'amener à la publication. Enfin parce que son contenu le place à la croisée des chemins – on pourrait dire : professionnels, esthétiques, familiaux, politiques – à travers lesquels Gabily cherchait et dispensait une lumière nourrie de révolte, de véhémence, de passion et d'incertitude.
   Écrivain, auteur dramatique, metteur en scène, directeur du groupe T'chan 'G, Didier-Georges Gabily a été l'une des figures emblématiques du théâtre de bande, ces groupes de francs-tireurs qui opposent à la faiblesse de leurs moyens les armes de la création contemporaine et collective. Il avait fondé un centre de recherche et de formation pour l'acteur contemporain qui proposait à de jeunes acteurs une pratique d'atelier.

10 euros (code de commande : 23646).

 

GADENNE (Paul) La plage de Scheveningen. Paris, Gallimard, 1952. Troisième édition. In-12 broché, 303 p.

9 euros (code de commande : LF/5634).


GARY (Romain)

GAUTIER (Théophile)

 

GENET (Jean) — Journal du voleur. Paris, Gallimard, 1949. 6e édition. In-8° broché, 286 p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs à la couverture.

12 euros (code de commande : 13900). 

GENET (Jean) Journal du voleur. 6e édition. Paris, Gallimard, 1949. In-12 broché, 286 p., rousseurs au dos.

10 euros (code de commande : 7711).

 

 

GENGENBACH (E. de) — Adieu à Satan. S.l., L'Écran du Monde, 1952. In-8° broché, 189 p., illustrations in et hors texte (« collages et découpages par l'auteur ainsi qu'un planche en frontispice, montée sur un fond dessiné par Alexis Keunen »), jaquette, exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
« Gengenbach, l'ex-séminariste devenu surréaliste, baptisé tantôt « Pape du Satanisme », tantôt « Judas, vampire surréaliste », et dont l'existence est auréolée d'une légende infernale, a suffisamment accumulé de scandales et de sacrilèges pour qu'il ne soit pas nécessaire de présenter aux lecteurs ce « pirate mystique ».
Dans « Adieu à Satan », Gengenbach fixe les étapes psychologiques les plus importantes de l'itinéraire spirituel tourmenté qu'il a suivi.
Sa « Lettre ouverte à André Breton », chef du mouvement surréaliste dont Gengenbach fut, comme l'écrit Maurice Nadeau dans son « Histoire du Surréalisme », le « personnage le plus pittoresque et le plus troublant », constitue une courageuse prise de position.
Officiellement, Gengenbach essaie de se réconcilier avec l'Église Romaine, par la voie du mysticisme Marial. Mais on devine que cet homme étrange reste le centre d'un mystérieux combat. Indéchiffrable, imprévisible, toujours entre les deux eaux de la sincérité et du repentir, et de la plus infernale tentation, Gengenbach est «entre Dieu et Satan », ou plus exactement, « entre Marie, Mère de Dieu et Satan », mais son âme a choisi. »

50 euros (code de commande : 9034).

GENEVOIX (Maurice) Fatou Cissé. Roman, (10 e mille). Paris, Flammarion, 1954. In-12 broché, 236 p.

7,50 euros (code de commande : 6824).

GENEVOIX (Maurice) Raboliot. Paris, Grasset, 1925. In-12 demi-chagrin brun à coins, 349 p., couverture conservée (avec le bois gravé par Deslignières), tête dorée, dos passé orné de filets et fleuron dorés.

20 euros (code de commande : 68/68).

 

GHEERBRANT (Alain) L'or ou l'assassinat du rêve. Préface d'Ariel Kyrou. Arles, Actes Sud, 1992. In-8 étroit broché, 121 p.

7 euros (code de commande 78/57).

GIBEAU (Yves)

GIDE (André)

GILLOIRE (Pierre) — Montagne vagabonde. Monaco, Éditions du Rocher, 2000. In-12 broché, 137 p.
En quatrième de couverture :
« Partir à l'aube dans l'alpage, découvrir les campanules de juillet et l'herbe folle d'un village abandonné, marcher à l'estime entre neige et rocher, passer la nuit en refuge ou bivouaquer près des chamois, goûter l'air léger de l'altitude... Autant de moments rares que l'auteur de ces pages nous invite a partager, en même temps qu'il s'interroge sur l'étonnante ambiguïté d'un univers fascinant et redoutable. Une démarche d'inspiration vagabonde. Un regard jamais lassé, souvent ébloui sur le monde de la montagne. »

7 euros (code de commande : 8667).

GIONO (Jean)

 

GIRAUDOUX (Jean)

GIROUD (Françoise) — La Nouvelle vague. Portraits de la jeunesse. Paris, Gallimard, 1958. In-8° broché, 344 p., (collection « L’Air du Temps »).

10 euros (code de commande : LF/3746).


GODARD D'AUCOUR — Contes de Godard d’Aucour fermier général. Mémoires turcs. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1883. Voir la page Octave Uzanne.


GODBOUT (Jacques) — Le temps des Galarneau. Roman. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 185 p., (collection « Fiction & Cie »).

6 euros (code de commande : 8289).

GONCOURT (Edmond et Jules de) — Madame Gervaisais. Voir éditions du XIXème siècle

 

 

GOURMONT (Remy de) — Le Latin Mystique. Les poètes de l'antiphonaire et la symbolique au Moyen Âge. Préface inédite de l'auteur. Frontispice de Maurice Denis. Ornements de Roger Deverin. Paris, Crès, 1922. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XI, [1 bl.], [1 (avertissement)], [1 bl.], 423, [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., ex-dono, rousseurs, manques au dos et à la couverture, papier jauni.

25 euros (code de commande : 13160).    

GOURMONT (Rémy de) — Lettres à Sixtine. Bois de Paul Baudier. Paris, André Plicque & Cie, 1927. In-8° broché, 219 p., tirage limité à 750 exemplaires, celui-ci est l'un des 700 numérotés sur vélin blanc de Rives (n° 195), rousseurs.

40 euros (code de commande : 11304).

 

GRAF DE LA SALLE — La Négresse lune. Croyance recueillie au Maroc et en Tunisie par M. Graf de la Salle. Images de Francis Bernard interprétées par le Théâtre Typographique. [Courbevoie], Théâtre Typographique, 1986. In-folio (305 x 410 mm.) sous un emboîtage de carton et plexi conçu par Ng. B. Ahn, [24] p., tirage limité à 150 exemplaires numérotés (n° 71), exemplaire à l'état de neuf.
Colophon :
   « Ce mythe lunaire du Maroc et de la Tunisie (en exergue, un extrait de Grande fuite de neige de Michel Leiris : Fata Morgana, 1982) a été composé en europe maigre et achevé d'imprimer, pour les images et pour les mots, sur les presses du Théâtre Typographique en août 1986. »

     

          

200 euros (code de commande : 24649).

 

GRAMONT (Elisabeth de) Mémoires de la tour Eifel. Paris, Grasset, 1937, (4 e édition). In-8° broché, 250 p., exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 6827).

 

 

Le grandiose avenir. Anthologie de la science-fiction française. Les années 50. Réunie et présentée par Gérard Klein et Monique Battestini. Paris, Seghers, 1975. In-8° broché, 303 p., (collection « Constellations »).
Ce recueil contient :
- Béni soit l'atome, par René Barjavel ;
- Le Contretype, par Gil Madec ;
- Vie et métamorphose de Peter Finch, par Yves Gandon ;
- Le Danger des classiques, par Boris Vian ;
- Mission à Versailles, par Marcel Battin ;
- Les Bulles, par Julia Verlanger ;
- Le Retour, par Boileau-Narcejac ;
- La Persévérance vient à bout de tout, par Jacques Sternberg ;
- Un Rêve de pierre, par Philippe Curval ;
- Le Retour de Yerkov, par Michel Demuth ;
- Les Voix de l'espace, par Gérard Klein ;
- Ceux d'Argos, par Martine Thomé et Pierre Versins ;
- Au pilote aveugle, par Charles et Nathalie Henneberg ;
- Les Naufrageurs, par Arcadius ;
- Le Suicide, par Claude-François Cheinisse ;
- Une nuit interminable, par Pierre Boulle ;
- L'Intrus, par P.A. Hourey ;
- Qu'est-ce qui se passe après la mort ?, par Jacques Goimard ;
- Premier Empire, par Francis Carsac ;
- Les Grandiose Avenir, par Jean Porte.

10 euros (code de commande : 11467).

GREEN (Julien)


GREGH (Fernand)L'Age de fer. (Souvenirs 1925-1955). Paris, Grasset, 1956. (Mention de 7e édition). In-12 broché, 293 p.

13 euros (code de commande : LF/6048).

 

[GRISELDIS]. L'histoire de Griseldis miroir des dames mariées. Adaptation par Robert Guiette. Liège, Les Lettres Belges, 1961. In-8° broché, 75 p., exemplaire numéroté sur vélin d'Arches (n° 462), en bel état.
Introduction :
   Aux dernières pages de son Décaméron, Boccace rapporte une histoire édifiante dont la tradition orale lui avait, dit-on, fourni la donnée : c'est l'histoire de Griselda. Grâce à ce récit, la dernière veille de la dernière journée est plongée dans une atmosphère de pureté un peu sévère à laquelle l'auditoire florentin n'était guère préparé par les contes précédents. Après tant d'aventures de femmes galantes et rusées, la vie exemplaire de cette héroïne de la soumission conjugale devait faire grande impression. Elle surprend encore le lecteur moderne par quelque chose d'irréel qui illumine le pathétique le plus humain. Pétrarque, déjà vieux, écrit à son ami Boccace sa joie d'avoir rencontré cette nouvelle si dissemblable de celles qui la précèdent. Il la transpose dans son joli latin pour qu'elle puisse, dit-il, « être savourée » par ceux qui n'entendent point le florentin.
   Récrite par Pétrarque et encadrée de considérations morales, la légende eut un grand et durable succès. Les traducteurs et les conteurs la reprennent, chacun dans son idiome. On la retrouve partout et à tous les âges. Les versions en sont si nombreuses que des érudits modernes lui ont consacré de gros et savants ouvrages. À côté de plusieurs anonymes et de maint écrivain oublié, nous relevons les noms de Chaucer, de Hans Sachs, de Lope de Vega, de Perrault, de Goldoni, de Gerhart Hauptmann et de bien d'autres. L'héroïne s'appelle tour à tour Griselda, Griseldis, Griselidis, etc. Sa douceur, sa soumission, sa vertu, sa patience sans défaut, sa fraîcheur et sa grâce séduisent les lettrés dans leur bibliothèque comme les auditeurs de complaintes aux carrefours, les humbles liseurs de livrets populaires comme le public sceptique des théâtres.
   Nous ne suivrons pas les érudits dans leurs recherches. Ce n'est pas ici le lieu de reconstituer, comme ils firent, la filiation des versions. Qu'il nous suffise de savoir que, vers 1395, un poète français dont nous ignorons jusqu'au nom, reconnut la beauté de cette histoire, s'appliqua, très humblement, à « la mettre en vers et par personnages » et, sans doute, la fit représenter.
   C'est son œuvre que nous avons reprise à notre tour. Nous suivons le texte de fort près, nous appliquant à lui conserver sa saveur archaïque en même temps que sa simplicité un peu grise. Afin de pouvoir maintenir des vers entiers, nous avons conservé à l'héroïne son nom harmonieux de Griseldis, bien qu'elle soit plus populaire en France aujourd'hui sous celui de Grisélidis.
   Mais si fidèle que nous soyons, nous avons dû songer à la représentation : l'adaptation de ce texte sans éclat nous a été demandée pour des spectacles en plein air, dans un cloître de la côte flamande. Le metteur en scène nous a imposé plus d'une modification au texte. Il faut nous en expliquer ici.
   Les arcades du petit cloître dominicain devaient constituer le cadre et créer un décor de recueillement sous le grand ciel de Flandre. Une leçon de morale y pouvait fleurir, comme à l'exemple développé par un ancien sermonnaire : l'histoire de Griseldis, la marquise de Saluce, et de sa merveilleuse constance.
   C'est un redoutable honneur que de faire revivre ce « miroir des dames mariées » à l'endroit même où, les dimanches d'été, de pieux moines célèbrent l'office divin. Les scènes violentes d'un drame réaliste y sembleraient étrangement déplacées. Les gaietés de la comédie y feraient scandale. Mais il n'en va pas de même d'une histoire qui, sans appartenir au répertoire des contes dévots, est de nature à faire réfléchir ceux qui vivent au siècle. Et n'est-ce point un bon enseignement que celui qui conseille à l'épouse la patience ?
   Les cloches qui sonnent l'heure, les oiseaux dans les arbres que le feu des projecteurs réveilleront un instant comme la brise fait frémir les feuilles, ajouteront leur poésie au jeu des personnages. Le bruit de la mer, dans le lointain, rappellera l'existence du vaste monde où la vertu a tant d'occasions de s'exercer. Les antiques paroles, dans leur simplicité, sonneront dans les diverses mansions de la scène, émues, réelles et pourtant mystérieuses.
   Il fallut retrancher quelques longueurs et quelques redites. Les raccords sont fournis par quelques mots traduits de Chaucer et de quelque autre vieux narrateur, ou par le couplet d'une chanson de Guillaume de Mâchant. Par la porte entrebâillée de l'église, les orgues murmurent quelques thèmes du même musicien. Et pour que l'impression soit plus pure, plus unie et plus dépouillée, on a supprimé les scènes de bergerie qui, dans l'ancien drame, venaient ponctuer l'aventure de la patiente Griseldis. Ainsi le drame a toute sa sobre unité. Il s'achemine à sa conclusion sans un seul détour.
   D'humble bergère, Griseldis sera élevée au rang de marquise. Le grand seigneur qui la choisit pour épouse, l'éprouvera avec une cruauté qui semble inhumaine. Boccace ne disait-il pas : « Je veux parler d'un marquis, non pas chose qui soit magnifique, mais une jolie bestialité, combien que la fin en fût bonne, laquelle je ne conseille à aucun d'ensuivre par ce que ce fut grand péché, quoi qu'il en soit advenu à celui-ci. » Mais Boccace n'expliquait pas son récit ; et d'aucuns se demandent s'il en percevait le sens exact. Du moins, il s'en tenait à la leçon immédiate et ne croyait faire valoir dans son conte que les vertus de mariage ; leçon fort utile sans doute.
   Ce n'est qu'au XVe siècle et dans les Pays-Bas que l'on songera à dégager entièrement la signification spirituelle du récit. Sans doute, on y poussera un peu loin l'explication symbolique. Mais l'indication est bonne : sous ses couleurs de mélodrame, l'histoire de Griseldis cache une allégorie. La cruauté de l'épreuve ne pourrait manquer de faire du Marquis un monstre, si, précisément, il n'était Celui qui a tout pouvoir de nous éprouver sans faillir à la justice, Celui qui sait qu'il pourra récompenser équitablement l'âme demeurée fidèle dans les pires infortunes. L'humanité pathétique du spectacle ne peut nous faire oublier sa signification mystique. Qu'on n'y cherche donc pas une psychologie inquiétante, mais un exemple ! Que la réalité ne nous masque pas le symbole ! Le mariage dont il s'agit, est le mariage de Dieu et de l'âme ; ce sont les noces spirituelles où l'époux éprouve la sagesse de l'élue, qui sont figurées par l'émouvante, la terrestre aventure de Griseldis. L'âme doit s'abandonner aux mystérieux décrets de la Providence et, comme Griseldis, se soumettre absolument à la volonté de l'Époux.

12 euros (code de commande : 14345).

 

GUÉHENNO (Jean) Conversion à l'humain. Paris, Grasset, 1931. In-12 broché, 226 p., (collection « Les Écrits », n° 9), un des 120 exemplaires numérotés sur Alfa satiné Outhenin-Chalandre.

35 euros (code de commande : 64/61).

 

GUIBERT (Hervé) — Le protocole compassionnel. Roman. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 226 p., exemplaire en bel état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   C'est tout bonnement la suite de À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais. Un an et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. On retrouve les mêmes personnages : Hervé Guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. Claudette Dumouchel, jeune médecin de vingt-huit ans, entre en scène. Une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une relation peut-être proche de l'amour, on ne sait jamais.
   Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le D.D.I. Aux États-Unis, il a déjà tué trois cents personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de « compassionnel » par les médecins.
   C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire. Si À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie racontait la prise de conscience de la maladie et son travail sur le corps et sur l'âme, Le protocole compassionnel raconte l'étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d'un homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'un vieillard. Mais le bonheur d'une rémission fait une incursion dans le malheur.

10 euros (code de commande : 23957).

 

GUILLARD DE SERVIGNÉ [Jean-Baptiste-Marie] Les Sonnettes. Présenté par Michel Delon. Cadeilhan, Zulma, 2002. In-8° broché, 110 p.

4 euros (code de commande 9639).

 

[GUILLAUME LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) — Le Besant de Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV), envoi de l’auteur.
En quatrième de couverture :
   « Guillaume, Normand émigré en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément, contemple la société de son temps (1226-1227) et la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant, dépasse les banalités des « états du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer les événements politiques, qu'il distribue aux grands de ce monde, nommément désignés, le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes en des vers sans grâce mais non sans force, où il a déversé une érudition étonnante. Le Besant est un musée où voisinent en grand nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la littérature morale du Moyen Âge : les trois ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île, les deux amants, les œuvres de miséricorde, etc. Cette disparate donne à l'œuvre de Guillaume un étrange relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème rugueux et attachant. »

13 euros (code de commande : 11811).

GUILLAUMIN (Émile) — Histoires bourbonnaises. Bassac, Plein Chant, 1974. In-8° broché, 84 p.
@  Il s'agit du n° 23 de la Nouvelle série des Cahiers poétiques, littéraires et champêtres, trimestriel, été 1974.

10 euros (code de commande : LF/5750).

GUILLAUMIN (Émile) — La peine aux chaumières. Croquis de Francis Jourdain. Bassac, Plein Chant, 1976. In-12 broché, 99 p., jaquette.
@  Il s'agit de la réimpression, au tirage limité à 600 exemplaires, de l'édition publiée à Nevers dans les Cahiers nivernais, 1909.

10 euros (code de commande : LF/5751).

 

La Guirlande de Julie présentée par Irène Frain. Suivie d'un Dictionnaire du langage des fleurs aux fins de chiffrer et déchiffrer vos tendres messages floraux. Paris, Robert Laffont - Bibliothèque Nationale, 1991. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 198 p., belles reproductions en couleurs.
Sur la jaquette :
   
Il l'aimait depuis plus de dix ans. Elle se refusait depuis le même temps. Elle ne disait pas non, pas vraiment oui non plus. Il finit par jouer son va-tout. Comme elle se piquait de littérature, il voulut lui offrir un livre, le plus beau qui fût au monde. Il convoqua tout ce que l'époque pouvait compter de grands poètes, le meilleur calligraphe du temps, le plus célèbre peintre de fleurs, le plus renommé des relieurs. Des mois durant, il peaufina le trésor destiné à conquérir le cœur de cette femme éperdument aimée. Et, le livre achevé, il le baptisa selon son prénom et les fleurs qui l'ornaient : La Guirlande de Julie.
   Elle, c'était Julie d'Angennes, fille aînée de la marquise de Rambouillet. Elle inspira à Molière, dit-on, le personnage de Célimène. Et lui, qui lui donna l'idée du Misanthrope, c'était le duc de Montausier, Cyrano à ses heures, soldat héroïque et amoureux des fleurs.
   De château en hôtel particulier, de salon précieux en champ de bataille empestant la poudre, Irène Frain brosse une galerie de personnages baroques et tumultueux, capables de remuer ciel et terre pour l'amour d'une femme, le parfum d'une rosé, la couleur d'une tulipe et la passion des livres. Ou même tout simplement pour la beauté du geste...
   Cette folle intrigue, commentée à perte de vue tout au long du Grand Siècle, rendit légendaire l'ouvrage si précieux qu'avait conçu Montausier, et lança la mode du « Dites-le avec des fleurs ».
   
Agrégée de lettres classiques, romancière et historienne, Irène Frain a découvert La Guirlande de Julie grâce à Emmanuel Le Roy Ladurie, au moment de l'acquisition de ce précieux manuscrit par la Bibliothèque nationale. Elle s'est aussitôt passionnée pour ses textes et ses planches florales. Elle a voulu reconstituer dans son exactitude historique l'extravagante histoire d'amour qui dormait entre ces superbes vélins, et a fini par y retrouver, avec les charmes des jardins du Grand Siècle, les sources de notre moderne langage des fleurs.

20 euros (code de commande : 16654).

La Guirlande des années. Images d'hier et pages d'aujourd'hui. Printemps, par André Gide. Été, par Jules Romains, Automne, par Colette, Hiver, par François Mauriac. Vingt-cinq chefs-d'œuvres de la miniature. Paris, Flammarion, 1941. Grand in-8° broché, 87 p., nombreuses illustrations en couleurs.

40 euros (code de commande : 7356).

 

GUITRY (Sacha) — Le comédien. Comédie inédite en un prologue et quatre actes précédée de Lettre à mon père. Paris, Éditions de l’Ancre d’Or, 1948. In-8° broché, 157 p., un portrait de Sacha Guitry par Jean Boullet et un portrait de Lucien Guitry par Vuillard, un des 410 exemplaires numérotés sur chiffon (n° 540), non coupé.

50 euros (code de commande : 9503).

GUITRY (Sacha) — Pasteur. Pièce en cinq actes. Paris, Fasquelle, 1919. In-8° broché, 140 p., édition originale, exemplaire non coupé.

25 euros (code de commande : LF/4234).

GUIZOT (Mme)L'écolier ou Raoul & Victor. Voir éditions du XIXème siècle.

GUTH (Paul) — Le chat beauté. Roman. Paris, Flammarion, 1975. In-8° broché, 343 p., jaquette.

9 euros (code de commande : 69/63).

 

GUYOTAT (Pierre) — Carnets de bord. Volume 1. 1962-1969 (seul paru). Édition établie, annotée et préfacée par Valérian Lallement. Paris, Léo Scheer, 2005. In-8° broché, 633 p., (collection « Lignes Manifestes »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre maintenant reconnue, étudiée, admirée de Pierre Guyotat en dissimule une autre, secrète quoique de dimension considérable (ce volume est le premier d'une série) et d'une importance littéraire qu'on ne tardera pas à mesurer. Cette œuvre « parallèle » tient du journal (brèves évocations de vie ; voyages, politique, arts, ethnographie), du carnet de croquis (notations de corps, projets, indications, didascalies), du carnet de travail enfin (brouillons, séquences et fragments d'où naîtront les livres).
   L'œuvre, dans sa scandaleuse nouveauté, est ici mise à nu. Parce que c'est dans ces Carnets de bord qu'il est possible d'approcher la création au plus près, de comprendre comment cette représentation immense, brassant Histoire et histoires, s'est imposée à l'auteur lui-même ; de comprendre surtout comment s'est imposée à cette représentation une langue jusque-là « inouïe ». C'est l'intimité même de l'œuvre qu'on est peu à peu amené à découvrir. C'est aussi la solitude nécessaire de son auteur, traversée par le doute, mais le plus souvent animée d'une détermination peu commune.
   Ce premier volume couvre les années 1962-1969 : notes de prison du printemps 1962 en Algérie ; douloureux retour de guerre, journalisme, voyages (Grèce, Sahara, Cuba) ; avant-garde, engagement politique, sexualités ; ébauches, écriture des deux premières œuvres majeures : Tombeau pour cinq cent mille soldats et Éden, Éden, Éden ; combat pour leur publication et leur défense.

18 euros (code de commande : 25731).

 


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HADENGUE (Philippe S. ) — La loi du cachalot. Paris, Calmann-Lévy, 1993. In-8° broché, 271 p., belle dédicace.

13 euros (code de commande : 43/69).

 

HÉRIAT (Philippe)Famille Boussardel. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché sous jaquette, 541 p., très bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Voici le roman qui donne à toute la série des Boussardel à la fois son assise et son ampleur. Sans ce premier volume, le large ensemble que Philippe Hériat a consacré à une classe sociale contemporaine n'en refléterait qu'une physionomie incomplète, infidèle : Famille Boussardel, ce sont les jours de gloire de la grande bourgeoisie. L'action du livre commence en 1815 pour s'achever à la veille de la Première Guerre mondiale ; c'est l'époque où cet État dans l'État se développe, s'épanouit, témoigne le plus de vitalité et de vertus, qui déjà ne vont pas sans noirceurs. En lisant Famille Boussardel on comprend que l'auteur, qui put passer aux yeux d'une certaine critique en France pour un écrivain bourgeois, soit cité ailleurs – plus à l'est – comme un romancier par excellence antibourgeois.
   Un siècle. Un siècle de vie familière ou publique, émaillé d'épisodes et d'intrigues, fourmillant de personnages – près de cent nommément cités, figures de femmes surtout, comme pour bien rappeler que la bourgeoisie et le XIXe furent le royaume élu du matriarcat –, un siècle de vie romanesque qui suffirait à alimenter un roman-fleuve de dix tomes et que Philippe Hériat a mis son point d'honneur à contenir dans les limites de quelque cinq cents pages.
   C'est le roman d'une famille d'abord, avec ses petitesses et ses grandeurs, ses passions éclatantes ou cachées. C'est le roman d'une société; si ses mœurs s'éloignent de nous, elles ont laissé dans la vie moderne des dépôts qui fermentent encore et, dans les esprits et les cœurs, des empreintes, peut-être des nostalgies.
   C'est enfin le roman d'une ville, Paris, au point de rencontre de ses plus grands prestiges et de ses plus grands charmes, qui duraient encore. C'est le roman d'amour d'un écrivain né à Paris, nourri de sa substance et qui essaye de s'acquitter envers sa ville mère, en la célébrant.

12 euros (code de commande : 21036).

 

HERMANT (Abel) — Bigarrure. Portrait de l'auteur par L. Madrassi. Eaux-fortes originales de L. Icart. Paris, Lapina, 1928. In-8° broché sous étui d'éditeur, 129 p., 6 gravures hors texte et 3 feuillets de fac-similés à déplier, (collection « Les Images du Temps », n° III), exemplaire numéroté sur Vergé de Rives B.F.K. pur chiffon (n° 1099), non coupé, rousseurs éparses à la tête sinon très bel état.

      
Couverture, portrait par Madrassi et une des illustrations par Icart.

50 euros (code de commande : 22747).

 

HERMANT (Abel) Souvenirs de la vie mondaine. Paris, Plon, 1935 (4e mille). In-12 broché, 248 p., (collection « Choses Vues »).

10 euros (code de commande : 68/61).

 

HERMANT (Abel) Chroniques de Lancelot du «Temps». Tomes I et II. Paris, Larousse, 1936-1938. Deux volumes in-12 brochés, 580 et 371 p., quelques annotations crayonnées.
@  Ces chroniques de Défense de la langue française couvrent les années 1933, 1934, 1935 et 1936.

Les deux volumes : 16 euros (code de commande : LF/1014).

Victor HUGO  

HUYSMANS (J.-K.) Là-bas. 61e mille. Paris, Plon, 1949. In-12 broché, 307 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : LF/58/71).

 


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IONESCO (Eugène) — Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève, Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création », n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes, dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
   « L'œuvre n'est pas une série de réponses, elle est une série de questions, elle n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication, des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une œuvre : une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut la considérer comme une architecture d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait pas de discours. Toute œuvre doit être mise en question. Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte, il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas, il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
   À la différence du critique omniscient, le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps, que les écrivains à message. Il fallait édifier, enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur en scène analphabète, le moindre danseur pensant avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles, des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui qui sait voir le problème là où les autres ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer l'œuvre comme une architecture d'interrogations. Toute œuvre doit être une mise en question. »

30 euros (code de commande : 12457).

 

IONESCO (Eugène)Notes et contres-notes. Paris, Gallimard, 1975. In-8° broché, XXXV, 256 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Pratique du Théâtre »), bon exemplaire.
Note de l'éditeur :
   En réalité, j'ai surtout combattu pour sauvegarder ma liberté d'esprit, ma liberté d'écrivain. Il est évident qu'il s'est agi, en grande partie, d'un dialogue de sourds, car les murs n'ont pas d'oreilles et les gens sont devenus des murs les uns pour les autres : personne ne discute plus avec personne, chacun voulant de chacun faire son partisan ou l'écraser [...].
   L'œuvre d'art doit contenir en elle-même, et cristalliser, une plus grande complexité des débats dont elle est la réponse ou l'interrogation plus ample.
   Voici les textes les plus importants de Ionesco sur ses conceptions dramatiques, sa critique des critiques, ses opinions sur le théâtre contemporain, ainsi que ses vues sur l'artiste et l'art en général.

8 euros (code de commande : 21221).

 

IONESCO (Eugène)Le solitaire. Roman. Paris, Mercure de France, 1973. In-8° broché, 193 p., jaquette un peu passée avec une déchirure, coupure de presse, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
Sur la jaquette :
   À
trente-cinq ans, il est temps de se retirer de la vie. C'est du moins ce que pense le personnage du premier et de l'unique roman d'Eugène Ionesco. Un héritage soudain lui permet d'abandonner un travail médiocre et ennuyeux qu'il faisait, plutôt mal, dans un bureau anonyme. Il ne lui reste plus désormais qu'à essayer de goûter la vie, c'est-à-dire, pour lui, de faire l'apprentissage de la mort. Il achète un appartement, qui ressemble à tous nos appartements, déjeune tous les jours au même restaurant, semblable à tous les restaurants. Ne cesse de s'étonner de l'agitation de ses congénères, de leur capacité d'oubli, de s'étonner surtout qu'on puisse avoir des opinions, des goûts ou des passions. Son existence se partage entre le beaujolais de midi et demi, la femme de ménage du matin, le beaujolais de midi et demi le lendemain. D'où vient pourtant que cet individu banal et condamné est aussi un être qui a la grâce ? La recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment également fort de notre infirmité et du miracle de toute chose, lui donnent une dimension mystique. Il assistera éberlué à une sorte de guerre civile qui ressemble en même temps à du Pascal et à du Grand-Guignol, verra s'écouler le temps, toujours le temps, et le roman s'achève sur la vision éblouie, ou hallucinée, du monde qui s'écroule, ou bien parvient, enfin, à détruire ses limites et accède à l'éternité.
   Dans une langue simple, à ras des choses, on trouve ici une force dramatique, voire tragique, qui est celle des grandes pièces de théâtre d'Eugène Ionesco. Il s'agit à la fois d'un conte, d'un roman aussi, qui sait raconter une histoire en racontant celle des hommes qui n'en ont point, et du testament spirituel de l'auteur de Tueur sans gages.

10 euros (code de commande : 16361).

 

[IONESCO (Eugène)]. PLAZY (Gilles)Eugène Ionesco. Le rire et l'espérance. Une biographie. Paris, Julliard, 1994. In-8° collé, 299 p., un cahier d'illustrations hors texte, la page de faux-titre manque, sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Poète de la dérision qui donna en spectacle sa maladresse et s'en tira par l'insolence, Auguste en habit vert d'académicien, Eugène Ionesco s'est toujours étonné de vivre. Il a cherché en vain le sens de l'existence, de son existence. Et il a moins vécu qu'il n'a écrit. Son œuvre, qui s'est nourrie de sa vie, désormais la domine, comme s'il n'avait jamais vécu qu'en marge de ses écrits.
   Pour lui, l'ironie était fille du désespoir et le rire n'était que la dernière défense de celui qui est en proie à l'inquiétude métaphysique. Imaginons un clown qui s'acharne à monter à l'échelle de Jacob et dont les faux pas déclenchent des éclats de rire. Tel fut Eugène Ionesco, roumain et français, génial dramaturge, mondialement reconnu, de La Cantatrice chauve, Les chaises, Rhinocéros, Le roi se meurt... et chroniqueur intimiste de Journal en miettes, La quête intermittente, Un homme en question...

8 euros (code de commande : 21225).


 

Italies. Anthologie des voyageurs français aux XVIIIe et XIXe siècle. Préface, chronologie, notices biographiques, bibliographie établies par Yves Hersant. Paris, Laffont, 1993. Fort in 8° collé sous reliure souple d'éditeur, XIII, 1108 p., jauni sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Du « Grand Tour » au tourisme, de la pérégrination humaniste aux loisirs organisés : deux siècles de découverte et d'invention d'une Italie multiforme, à la fois proche et distante, désirée et dédaignée, dont la féminité imaginaire (dans les fantasmes des Français) a successivement pris les figures de la mère et de la sœur, de la fille et de l'amante.
   De Misson à Émile Zola, une longue théorie de voyageurs, très inégalement réceptifs aux sortilèges de la Péninsule : si beaucoup ne l'ont parcourue qu'avec la certitude des choses apprises, d'autres ne sont pas revenus indemnes de leur équipée au-delà des Alpes. Certains, au terme de leur quête – parfois enquête, parfois conquête –, ont eu la révélation de la mort ou du bonheur.
   Des correspondances privées aux carnets de route, des journaux intimes aux recueils de souvenirs, un vaste entrelacs de textes dont l'intérêt n'est pas seulement anecdotique ni la valeur simplement documentaire ; car où voyager aujourd'hui, sinon dans les récits des voyageurs ?

13 euros (code de commande : 25473).


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JACCARD (Roland) — Lhomme élégant. Illustrations de Romain Slocombe. Cadeilhan, Zulma, 2002. In-8° broché carré, 142 p., couverture rempliée.

12 euros (code de commande : 7922).

 

 

 

JACOB (Max) — L’homme de chair et l’homme reflet. Paris, Éditions du Sagittaire, 1924 (mention de septième édition). In-8° broché, portrait photographique de l’auteur par Man Ray en frontispice, 256 p., couverture usagée, (« Collection de la Revue Européenne », 7).

10 euros (code de commande : 81/60).

 

 

JACOB (Max) — Lettres aux Salacrou. Août 1923 - janvier 1926. Avec un portrait de Max Jacob par André Beaudin. Paris, Gallimard 1957. In-8° broché, 145 p., un des 1650 exemplaires numérotés (n° 468) sur Alfa, exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
   L'achevé d'imprimer est daté du 25 octobre 1957.

20 euros (code de commande : 17969YB).

 

JACQUES (Lucien) — Carnets de moleskine. Préface de Jean Giono. Paris, Gallimard, 2014. In-8° collé, 291 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « C'est insensé. Ça ne ressemble plus à rien. Il faut gueuler pour s'entendre. Je m'entends scander la marche folle, brancard aux épaules, avec ces mots : « Tu veux vivre... tu veux vivre... tu veux vivre... » À chaque éclatement je me demande où et comment je vais être touché. Je ne veux pas traîner comme Georges, pas être aveugle surtout, pas au ventre et puis soudain les limites de l'angoisse dépassées, je me sens devenu indifférent à tout. Je ne pense plus à rien qu'à être digne devant la mort. Ça ne dure pas longtemps. Une rafale toute proche volatilise mon courage et je recommence... pas mourir... pas mourir... Vivre... Vivre... À chaque ébranlement, tout est à refaire. La vue de Damien qui marche à ma hauteur me réconforte soudain. Je l'aperçois à la lueur d'une fusée, derrière les pieds du blessé que nous portons. Son regard durci fouille la nuit. À sa bouche, je vois qu'il siffle. Et je me mets à chanter à tue-tête... »
   De juillet 1914 à août 1915, Lucien Jacques a tenu son journal, témoignage de l'enfer quotidien de la guerre. Dans cet enfer, quels sentiments existent encore, et les mots ont-ils encore un sens ?
   Lucien Jacques est né en 1891. Après avoir exercé plusieurs petits métiers et connu les tranchées de la Première Guerre mondiale, il séjourne à Paris où il côtoie, entre autres, André Gide, Jean Guéhenno, Jean Paulhan et Henry Poulaille. Pour des raisons de santé, il quitte Paris dans les années vingt pour la Côte d'Azur. Dans le cadre d'une collaboration à la revue La Criée, il fait la connaissance de Jean Giono, et les deux hommes nouent une amitié qui dure jusqu'à la mort de Lucien Jacques en 1961. Ensemble, ils seront au centre de la communauté d'intellectuels pacifistes du Contadour.

10 euros (code de commande : 23455).

 

 

JALOUX (Edmond) La fin d'un beau jour. Le roman français d'aujourd'hui. Paris, La Cité des Livres, 1925. In-8° broché, 248 p., exemplaire numéroté sur Arches.

19 euros (code de commande : 6399).

Francis JAMMES

JANIN (Jules) — Les Symphonies de l'hiver. Voir les éditions du XIXème siècle.

 

JARRY (Alfred) — Les jours et les nuits. Roman d'un déserteur. Paris, Mercure de France, 1958. In-8° broché, 198 p., quelques rousseurs, exemplaire numéroté sur vélin Alma.

20 euros (code de commande : /7870).

 

JARRY (Alfred) Ubu cocu restitué en son intégrité tel qu'il a été représenté par les marionnettes du Théâtre des Phynances. Cinq actes. Genève - Paris, Éditions des Trois Collines, 1944. In-8° broché, 95 p., portrait d'Alfred Jarry en frontispice, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : 9270).


9270


9272

JARRY (Alfred) Ubu roi. Drame en cinq actes d'après les éditions publiées du vivant de l'auteur et les documents icono-bio-bibliographiques qui s'y rapportent. Préface de Jean Saltas. 30e mille. Paris, Fasquelle, s.d. In-12 broché, 190 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 9272).

 

[JARRY]. ARRIVÉ (Michel) — Lire Jarry. Bruxelles, Complexes, 1976. In-8° broché, 172 p., illustrations, (collection « Dialectiques »).
En quatrième de couverture :
   « Lire Jarry, et, surtout, écrire sa lecture de Jarry : la tâche est spécialement difficile. Le texte oscille en effet entre la lisibilité apparemment immédiate – quoi de plus transparent, en première lecture, que le texte d'Ubu roi ? – et l'illisibilité absolue : les énigmatiques emplois de la lettre x dans les Minutes de sable mémorial, les mots des « Assassins » dans Les Jours et les Nuits, ne peuvent en aucune façon être l'objet du lire traditionnel.
   Lire Jarry : nul, sans doute, n'était mieux qualifié que Michel Arrivé pour entreprendre cette tâche. Simultanément éditeur de Jarry et théoricien de la sémiotique textuelle, il donne dans cet ouvrage l'un des premiers exemples d'application des méthodes sémiotiques à la description d'un texte « littéraire » – et pictural : la métaphore du texte s'impose pour les peintures, gravures et dessins de Jarry, dont plusieurs sont ici reproduits et analysés.
  Mais les concepts de la sémiotique sont mis à la question : le problème central que pose le texte de Jarry est celui des relations entre le signe (objet du discours sémiotique) et la lettre (objet du discours analytique). C'est cette dialectique du signe et de la lettre qui est engagée dans Lire Jarry. »

15 euros (code de commande : 13971).

 

Johny, prends ton colt. Roman. Paris, Fleuve Noir, 1952. In-8° broché, 188 p., illustration de couverture de Gourdon, (collection « Western - Aventures et bagarres de Johny Sopper », n° 1).
@ Il est possible que l'auteur de ce « roman western » soit José-André Lacour qui signa de nombreux ouvrages sous divers pseudonymes.
& Jacques Bisceglia, Trésors du roman policier, p. 490.

7 euros (code de commande : 9747).

 

JOUBERT (Joseph)Pensées. Textes choisis et présentés par Raymond Dumay. Paris, Club Français du Livre, 1954. In-8° sous reliure d'éditeur et réalisé d'après les maquettes de Jacques Darche, [16], 381, [29] p., un portrait, (collection « Classiques », n° 42), exemplaire numéroté (n° 729) en très bonne condition.
En quatrième de couverture :
   Tout choix comporte une part d'arbitraire et, par là même, souffre et appelle discussion. Nous ne pouvons justifier le nôtre qu'en assurant le lecteur que nous nous sommes efforcés de lui donner la meilleure et la plus complète idée de la pensée de Joubert ; nous avons essayé de lutter contre la tentation d'imposer nos préférences et de mettre en évidence les jugements les mieux adaptés à nos goûts personnels et à notre propre tournure d'esprit.
   Nous avons reproduit la plupart des pensées qui figuraient dans le recueil de Paul de Raynal, en nous bornant à restituer à quelques-unes d'entre elles leur forme originale. Nous en avons ajouté un assez grand nombre en nous attachant à leur conserver leur texte authentique.
   Si nous avons tenté de grouper ces pensées sous des titres généraux, c'est seulement pour la commodité du lecteur et sans prétendre à dégager, par le truchement d'un classement arbitraire, un système philosophique que Joubert lui-même n'a jamais songé à établir. C'est dans cet esprit que nous avons laissé subsister, parfois côte à côte, des jugements qui se répètent et souvent se contredisent.

15 euros (code de commande : 18179).

 

JOUFFROY (Alain) — L’incurable retard des mots suivi de Discours sur le peu de révolution. Paris, Pauvert, 1972. In-12 broché, 231 p., charnières frottées.

9 euros (code de commande : LF/2162).

Marcel JOUHANDEAU

 

[JOURDAN (Pierre-Albert)]. Pierre-Albert Jourdan. Sous la direction de Yves Leclair. [Cognac], Le Temps qu'il fait, 1996. In-8° broché, 256 p. illustrations hors texte en noir et en couleurs, (collection « Cahiers », n° 10), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
« Pierre-Albert Jourdan (1924-1981) fut sans doute l'un des écrivains les plus effacés de ce siècle paradeur. Ami des poètes prestigieux de notre temps comme des œuvres essentielles, fussent-elles les plus secrètes, cet homme ordinaire peu ordinaire pratiqua durant toute sa vie la lecture, la peinture et l'écriture. Esprit radicalement libre, il créa sa revue (Port-des-Singes), publia peu, écrivit beaucoup, laissant riche et lumineuse, mesurée, intime. Deux volumes rassemblant ses écrits ont paru au Mercure de France : Les sandales de paille et Le Bonjour et l'Adieu.
Au sommaire, textes d'Annie Bentoiu, Richard Blin, Gérard Bocholier, Patrick Cloux, Joël Cornuault, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Fabienne Jourdan, François Lallier, Yves Leclair, Alain Lévêque, Gérard Martin, Jean-Michel Maulpoix, Roger Munier, Jean-Yves Pouilloux, Richard Stamelman. Nombreux textes inédits, collages et peintures de Pierre-Albert Jourdan. Iconographie, biographie, bibliographie. »

15 euros (code de commande : 11056).

 

[JULIET (Charles)]. Dossier Charles Juliet. Numéro spécial de la revue Jungle, n° 130. Bordeaux, Le Castor Astral, 1990. In-8° broché, 158 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 94/65).


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KESSEL (Joseph) Le bataillon du ciel. Paris, Julliard, 1947. (Mention de 39e mille). In-12 broché, 251 p.

7,50 euros (code de commande : 6401).

KESSEL (Joseph) — Le coup de grâce. Roman. 34e édition. Paris, Les Éditions de France, 1931. In-8° broché, 251 p.

6 euros (code de commande : 9704).

KESSEL (Joseph) — Dames de Californie. 31e édition. Paris, Gallimard, 1929. In-16 broché, 137 p.

13 euros (code de commande : 82/60).

KESSEL (Joseph) Terre d'amour et de feu, Israël 1925-1961. Paris, Plon, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 282 p.

10 euros (code de commande : 96/71).

 

KLOSSOWSKI (Pierre) — Le Baphomet. Paris, Mercure de France, 1978. In-8° broché, 223 p., cachet d'appartenance à la page de faux-titre.

7,50 euros (code de commande : 8749).

 

 

 

 


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[LABÉ (Louise)]. BERRIOT (Karine) — Louise Labé. La belle rebelle et le françois nouveau. Essai, suivi des Œuvres complètes. Paris, Seuil, 1985. In-8° broché, 396 p.
En quatrième de couverture :
« L’auteur des « plus beaux vers passionnés du monde » et d'un chef-d'œuvre de prose peu connu, le Débat de Folie et d'Amour, ne fut pas seulement le premier grand écrivain féminin de l'histoire par l'étendue de son registre et la puissance de son expression ; Louise Labé se révèle aussi bien comme une personnalité particulièrement attachante : « Beauté, culture, douceur, bonté, aucune qualité ne fit défaut à la belle Cordière aux tresses blondes »,écrit Léopold Sedar Senghor à propos d'une singulière Rebelle maniant tour à tour la plume, le fuseau et la lance. Après avoir remis à l'honneur cette « solaire » figure dans le roman Parlez-moi de Louise, Karine Berriot nous restitue ici, par une enquête aussi rigoureuse qu'originale, la surprenante aventure inscrite dans les Œuvres de Louise Labé : la naissance du François comme langue nationale, dans le Lyon marchand de la Renaissance, creuset de l'humanisme français. »

12 euros (code de commande : 9435).

 


[LA BRUYÈRE]. MICHAUT (Gustave) La Bruyère. Paris, Boivin & Cie, 1936. In-8° broché, 255 p., (collection « Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »), exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 49/62).

 

LACLOS (Choderlos de) Les liaisons dangereuses. Précédé d'une étude par Jean Giraudoux. Tomes I et II. Paris, Stendhal et Compagnie, 1932. Deux volumes in-8° brochés, XXI + 312 et 314 p., frontispices, un des 1500 exemplaires numérotés sur Alfa.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 81/61).

 

LACRETELLE (Jacques de) — L’heure qui change. Genève, Éditions du Milieu du Monde, 1941. [Mention de neuvième mille.] In-12 broché, 250 p.

7,50 euros (code de commande : LF/3756).

[LA FONTAINE]. TAINE (H.) — La Fontaine et ses fables. Sixième édition. Paris, Hachette et Cie, 1903. In-12 pleine toile rouge, VI + 351 p., cachet d'appartenance aux pages de garde et de titre, charnières renforcées.

10 euros (code de commande : 8340).

[LA FONTAINE]. TAINE (H.)La Fontaine et ses fables. Paris, Hachette, s.d. (Mention de 31e édition). In-12 broché, 346 p., petite trace d'adhésif sur la couverture.

7,50 euros (code de commande : LF/5682).

[LAMARTINE]. LUCAS-DUBRETON (J.) — Lamartine. Paris, Flammarion, 1951. In-8° broché, 354 p., non coupé.

10 euros (code de commande : LF/471).


 

LAMARTINE (Alphonse de) — Jeanne d’Arc. Introduction par A. Mabille de Poncheville. Paris, Jonquières, 1929. In-8° broché, 104 p., un des 980 exemplaires numérotés sur vergé pur fil Lafuma (n° 99), bel exemplaire non coupé.
Extrait de l'introduction :
   Certains êtres privilégiés mêlent naturellement ce qui est de la patrie à ce qui est de leur âme, trop grands pour respirer à l'aise s'ils ne confondaient leur souffle avec celui de la France, et s'ils ne s'identifiaient en quelque sorte à ses héros. À ceux-là, Jeanne d'Arc ne fut jamais indifférente : il a fallu qu'un Michelet, un Barrés et un Péguy nous parlassent d'elle.
   Qui n'a lu les pages frémissantes de passion personnelle vouées à sa mémoire par le poète inégal de l'Histoire de France ? À la suite de l'auteur du Mystère de la Charité, qui n'a songé aux conséquences prodigieuses de la rêverie entamée sur ce simple thème : « Orléans, qui êtes au pays de Loire... » ? Et Barrès, méditant à la maison de Domrémy considérée comme un reposoir des Amitiés Françaises : « Quel silence nous courbe après un tel éclair ! »
   Mais la Jeanne d'Arc est ignorée qu'écrivit Lamartine au lendemain d'une immense déception politique, à l'avant-veille de sa longue agonie morale et physique. Serait-ce pour cette raison ? Les peuples détourneraient-ils leur regard, leur pensée même, des vaincus ? Et pourtant la beauté de cette œuvre quasi-inconnue tient précisément à ce que Lamartine avait passé par tous les états d'âme de celle qui délivra Orléans, inspiré, croyant à sa vocation de sauveur de la France, puis abandonné, et s'abandonnant lui-même à une tristesse infinie.

25 euros (code de commande : 25524).

 

LAMARTINE (Alphonse de) — Méditations poétiques. Illustrations en couleurs de A.-L. Manceaux. Paris, Glomeau, 1929. In-8° broché, 353 p., 12 planches hors texte en couleurs, tirage limité à 350 exemplaires, un des 285 numérotés sur chiffon du Marais (n° 115).

   
   Couverture et illustration pour Sapho (en regard de la p. 184).

25 euros (code de commande : 21712YB).


LA MORLIÈRE — Contes du Chevalier De la Morlière. Angola. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


LAPOUGE (Gilles) — Le bois des amoureux. Roman. Paris, Albin Michel, 2006. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 346 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La figure du soldat remontait, comme du fond d'un lac, et resplendissante, à mesure que la calèche aux coussins bleus s'élevait dans les tournants qui joignent la gare de Champtercier au village, surtout à partir du bois des amoureux qui forme la frontière, nous le disions toujours, du village. La frontière de notre enfance. Notre bonheur commence et finit au bois des amoureux. Notre tristesse commence et finit au bois des amoureux. Un point, c'est tout !
Critique de Fabienne Pascaud dans Téléraman (n° 2963 - 28 octobre 2006) :
   Comment Julien, mystérieux rescapé de la guerre de 14-18, réveille et métamorphose un village de Provence endormi dans ses frustrations, ses rêves, et comme droit sorti de l’univers de Pagnol et de Giono… Il y a de la magie dans cette écriture pleine de matière, de chair, de raccourcis et d’associations surréalistes. Par la seule puissance des mots, Gilles Lapouge crée un paysage hors temps – de 1920 à aujourd’hui – hors frontières – de la région de la Durance à l’Algérie – entre grande Histoire et royaume de lutins. Grâce au vagabond Julien, insaisissable homme à tout faire, conteur et menteur, tout en effet devient possible : les haines s’apaisent, les exclus s’incluent. Cette espèce de poète rimbaldien, de saint paysan est évoqué ici avec mélancolie par un des gamins qu’il a croisés et envoûtés jadis. Et l’on pénètre avec tendresse dans ce royaume perdu mais haut en couleur de l’enfance, où le proche était toujours ailleurs et le lointain familier ; où l’envers, toujours, finissait par épouser l’endroit.

12 euros (code de commande : 25181).


LARIVIÈRE (Michel) — Les amours masculines. Anthologie de l'homosexualité dans la littérature. Préface de Dominique Fernandez. Paris, Lieu commun, 1984. In-4° broché, 542 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Dans les œuvres complètes des grands écrivains qui constituent l'histoire de la littérature des origines à nos jours, les textes évoquant l'homosexualité manquent le plus souvent. Plus d'une centaine de fragments inédits, falsifiés ou publiés sous le manteau, tirés de l'Enfer de la Bibliothèque nationale, sont rassemblés dans cette Anthologie.
   Les écrivains contemporains trouvent également leur place dans une sélection d'autant plus rigoureuse que l'actuelle permissivité a favorisé l'explosion d'une production très abondante. Qu'il s'agisse de l'apologie des amours masculines ou de la féroce satire de ces mêmes goûts, tous ceux qui aiment la littérature découvriront qu'en dépit des .interdits et des répressions le Samizdat homosexuel a existé depuis toujours.

35 euros (code de commande : 17162).


LASCAULT (Gilbert) Histoire en forme de trèfle. Sur des images de Denis Pouppeville. Paris, Seghers, 1990. In-12 broché, 95 p., (collection « Liseron »), couverture rempliée.

7,50 euros (code de commande : 85/61).

 

LAUTRÉAMONT

LA VARENDE L'Homme aux gants de toile. Genève - Paris, La Palatine - Grasset, 1944. In-12 broché, 422 p.

12 euros (code de commande : 7789).

 

LA VARENDE (Jean de) Nez-de-Cuir gentilhomme d'amour. Frontispice de René Depauw. Bruxelles, Éditions de la Mappemonde, 1944. In-8° broché, 309 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil.

15 euros (code de commande : 83/68).

 

LA VARENDE (Jean de) Six lettres à un jeune prince. Genève - Paris, La Palatine, 1955. In-12 broché, 209 p., exemplaire numéroté sur Alfa.

20 euros (code de commande : 6410).

 

LÉAUTAUD (Paul) — Journal littéraire. Fragment. Rémy de Gourmont, années 1897-1899-1905. Phototypie du manuscrit. Champion, 1926. In-8° en ff. sous étui, un des 130 exemplaires numérotés et signés par l'auteur (n° 38).

120 euros (code de commande : 62/67).

LEBESGUE (Philéas)


LEBLANC (Georgette) — Souvenirs (1895-1918). Précédés d'une introduction par Bernard Grasset. Paris, Grasset, 1931 (17e édition). In-12 broché, XLII + 344 p.

10 euros (code de commande : 103/65).

LE BRET (M.-A.) Chansons et poèmes. Illustrés en equivaucluses et dessins de Philibert-Charrin. Paris, Éditions Shop, 1962. In-8° agrafé, 78 p., illustrations, exemplaire numéroté.

15 euros (code de commande : 64/67).

 

LE CLÉZIO (Jean-Marie-Gustave)Le rêve mexicain ou la pensée interrompue. Paris, Gallimard, 1988. In-8° collé, 248 p., (collection « Nrf Essais »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Au cours du mois de mars 1517 les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés en « mangeant la terre », selon le rituel de bienvenue réservé au dieu Quetzalcoatl, et cette rencontre initie l'une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. Dans cet affrontement, l'un représente la magie, la ferveur religieuse, le doute, tandis que l'autre apporte la certitude et la puissance de l'Europe conquérante. De ce choc des mondes vont naître les siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui.
   Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernai Diaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent, rêve sur les paroles prophétiques de Nezahualcoyotl, le roi-poète de Tezcoco. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest – les « barbares », Chichimèques, Tepehuanes, Seris, Yaquis, Apaches. Rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras.
   Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

10 euros (code de commande : 21603).

 

[LECONTE DE LISLE]. ESTÈVE (Edmond) — Leconte de Lisle. L’homme et l’œuvre. Paris, Boivin & Cie, [ca 1938]. In-8° broché, 243 p., (« Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »).

9 euros (code de commande : LF/2574).

LEDUC (Violette) Thérèse et Isabelle. Paris, Gallimard, 1966. In-8° broché, étroit, 112 p., couverture rempliée sur papier rose, tirage courant de l'édition originale.

11 euros (code de commande : 6412).

LEFÈVRE (Frédéric) La Force. Paris, Henry Babou, 1928. In-8° broché, 70 p., un des 303 exemplaires numérotés sur vergé à la forme de Vidalon, non coupé et en parfait état.
@ Il s'agit d'un fragment, extrait du cinquième chapitre des Matinées du Hêtre rouge.

15 euros (code de commande : 6413).

LEIRIS (Michel) La règle du jeu. I. Biffures. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 302 p., parafe et date sur la page de titre.

9 euros (code de commande : 103/71).

LE PAYS (Réné) Nouvelles œuvres suivies de Dialogue de l'amour et de la Raison. Avec une introduction et notes par Albert De Bersaucourt avec un portrait gravé sur bois par Ouvré et un frontispice. Paris, Bossard, 1924. In-12 broché, 188 p., (collection « Chefs d'œuvre Méconnus »), exemplaire numéroté.

7,50 euros (code de commande : LF/5221).


LE QUINTREC (Charles) — Les chemins de Kergrist. 9e mille. Paris, Albin Michel, 1959. In-12 broché, 188 p., exemplaire non coupé et dédicacé.

10 euros (code de commande : LF/5757).

 

LE ROY (Eugène) — Le moulin du Frau. Préface de Georges-Emmanuel Clancier. Paris, Éditions Libres Hallier, 1979. In-8° broché, 332 p., (collection « Le Grenier »), rousseurs.
En quatrième de couverture :
   « Extraordinaire galerie de personnages pittoresques, Le Moulin du Frau restitue la vie d'un meunier périgourdin de 1844 à 1880.
   Écrit par l'auteur de Jacquou le croquant, c'est un livre qui sent bon la nature, qui bruisse, respire et vit au rythme des saisons, des gens, d'une famille et de son village. Chronique chantée dans une langue somptueuse, c'est une occasion de découvrir la richesse oubliée d'un parler régional.
   Misères, amours, rudesse et générosité d'une société rurale aujourd'hui disparue y sont décrites avec une rare exactitude. Succès régionaliste lors de sa parution en 1895, Le Moulin du Frau est désormais un véritable livre-musée.
   C'est beau et nostalgique comme une saga en réduction. »

10 euros (code de commande : 11799).

LE SIDANER (Jean-Marie)Les cyniques. Anthologie. Paris, La Différence, 1989. In-8° broché, 369 p., (collection « Littérature »).

15 euros (code de commande : LF/ 5806).

LEWINO (Walter) La folle de Bagnolet. (Couverture illustrée par Götting.) Bordeaux, Le Castor Astral, 1994. In-8° broché, 186 p.

8 euros (code de commande : 92/61).

LIGNE (Prince de) Anecdotes et portraits. Suivis de Un voyage en Russie et de Maximes sur un art de vivre. Textes choisis, présentés et annotés par Hubert Juin. Paris, Livrse Club du Libraire, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 267 p., illustrations hors texte.

15 euros (code de commande : 65/67).

 

LINDON (Mathieu) — Je t'aime. Récits critiques. Paris, Minuit, 1993. In-8° broché, 148 p.
En quatrième de couverture :
   Des « récits critiques », ce sont des aventures dont des livres sont les héros. La littérature enferme l'amour dans les romans, la poésie : critiques et théoriciens seraient disqualifiés si la passion contaminait leurs travaux, les empêchant de raisonner sainement. Et voici que l'amour est au cœur de la réflexion et de l'écriture d'un livre, voici qu'il est la raison de vivre du lecteur comme de l'auteur, la seule raison de lire et d'écrire. Voici qu'un amoureux fou de phrases, de textes et de leurs auteurs, cherche (et trouve) des occasions de dire « Je t'aime ». Car les mots sont toujours les mêmes, préexistant au sentiment, ce sont les situations qui manquent.

6 euros (code de commande : 19354).

 

LORRAIN (Jean) — Monsieur de Bougrelon. Paris, Jonquières, 1928.

 

LOTI (Pierre) Le mariage de Loti. Paris, Calmann-Lévy, 1924. In-8° broché, 313 p., exemplaire numéroté sur vélin, quelques petites rousseurs.

13 euros (code de commande : 7742).

LOTI (Pierre) — Romans complets de Pierre Loti. I. Madame Chrysanthème - Pêcheur d'Islande. Avant-propos par Henri de Régnier. [Notice biographique par Émile Vedel.] Illustrations de Lucien Simon, A. Gorguet, A. Gumery, F. Lorioux. II. Ramuntcho - Aziyadé. Illustrations en noir et en couleurs in et hors texte par Henri Zo, Styka, Manuel Orazi, A.-F. Gorguet, Zyg Brunner, Brunelleschi. III. Les Désenchantées - Matelot. Illustrations de Meunier, Orazi, Lorenzi, Auburtin, Fouqueray, Lalau. IV. Le roman d'un spahi Mon frère Yves. Illustrations de Georges Rochegrosse, Adler, R.-X. Prinet, F. Gumery, Naurac, G. Pastré. V. La troisième jeunesse de Madame Prune - Le mariage de Loti. Illustrations de Raymond Woog, A. Devambez, R. Lelong, Lobel-Riche, Manuel Orazi, Gaumet. Paris, Pierre Lafitte, 1923. Cinq volumes in-4° demi-veau blond à coins, dos lisses ornés d'un décor doré, têtes dorées, coins légèrement émoussés et petits accidents aux coiffes, 251, 255, 274, 285 et 238 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.

Les cinq volumes : 150 euros (code de commande : 67/67).

LOTI (Pierre) Un jeune officier pauvre. Fragments de journal intime rassemblés par son fils Samuel Viaud. Paris, Calmann Lévy, 1923. In-12 broché, 256 p.

9 euros (code de commande : LF/5222)..

LOUŸS (Pierre)


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