Marguerite
YOURCENAR

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NOUVELLES ENTRÉES

 

YOURCENAR (Marguerite) — La Couronne et la Lyre. Poèmes traduits du grec. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 481 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Les traductions de poèmes grecs anciens qu'on va lire ont été composées en grande partie pour mon plaisir, au sens le plus strict du mot, c'est-à-dire sans aucun souci de publication. Il en est de même des notices, brèves ou longues, qui les précèdent, et ont été d'abord des informations assemblées ou des évaluations tentées pour moi seule. En traduisant ces poèmes, ou fragments de poèmes, ma démarche ne différait en rien de celle des peintres d'autrefois, dessinant d'après l'antique ou brossant une esquisse d'après des peintures de maîtres antérieurs à eux, pour mieux se pénétrer des secrets de leur art, ou encore de celle du compositeur retravaillant de temps à autre un passage de Bach ou de Mozart pour en jouir et s'enrichir de lui.
   Le choix qui suit s'ouvre sur l'aubade merveilleuse (dans l'original s'entend) des poètes ioniens du VIIe et du VIe siècle, bruyant et harmonieux chant d'oiseau. Il s'achève sur quelques poètes de l'époque de Justinien. Doutant de mes forces, au lieu d'essayer de traduire assez d'Homère et d'Hésiode pour donner au moins une idée de leurs œuvres, j'ai préféré n'en offrir, en guise de prélude, que quelques phrases isolées, enrichies, comme d'une précieuse patine, de l'émotion et du respect avec lesquels elles ont été redites au cours des siècles suivants, espèces de leitmotive de la sensibilité grecque jusqu'à la fin du monde antique. En guise d'épilogue, j'ai mis de même, à la fin du livre, deux douzaines environ d'épigrammes chrétiennes s'échelonnant du VIe siècle au Xe de notre ère. Entre le prélude et l'épilogue, douze siècles plus ou moins, qui vont à peu près de la construction du premier Parthénon archaïque à l'érection de Sainte-Sophie, quelque trente-six générations bougeantes et changeantes, mais durant lesquelles s'établit tant bien que mal un équilibre instable entre le chant et la poésie écrite, entre la nature et la cité, la foi aux dieux et le scepticisme, entre le goût passionné de la vie et l'interrogation amère sur la vie.

10 euros (code de commande : 27590).

 

[YOURCENAR (Marguerite)]. DEPREZ (Bérangère) — Marguerite Yourcenar. Écriture, maternité, démiurgie. Bruxelles, P.I.E. - Peter Lang, 2003. In-8° collé, 330 p., (collection « Documents pour l'Histoire des Francophonies / Europe », n° 3), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   On a souvent présenté Marguerite Yourcenar comme peu ou pas concernée par la maternité, voire la féminité. Or, si l'on y regarde de près, on découvre le caractère éminemment maternel qu'elle attache à l'acte d'écrire. En elle, l'écrivaine crée des personnages ; la femme expérimente symboliquement la maternité ; la démiurge fait advenir un univers qu'elle « alimente de [s]a substance » (Souvenirs pieux).
   À travers toute l'œuvre, particulièrement romanesque, l'analyse s'attache à sept personnages qui manifestent l'importance de la parenté : la mère Dida de Denier du rêve, l'Hadrien des célèbres Mémoires, la vieille servante Greete (L'Œuvre au Noir), Michel et Fernande (Le Labyrinthe du monde), Nathanaël (Un homme obscur), Lazare (Une belle matinée).
   L'auteure des Mémoires d'Hadrien affirme l'importance, voire la suprématie de la parenté symbolique. Dans cette recomposition, la mère acquiert le statut parental ultime. C'est une surprise, dès lors, de découvrir Marguerite Yourcenar sous les traits de déesse-mère de son univers littéraire.
   Ni biographie, ni psychanalyse, cet ouvrage, qui procède à une analyse littérale du texte, plonge au plus intime de l'expérience de la création littéraire chez un des auteurs majeurs du XXe siècle.

25 euros (code de commande : 27603 - vendu)
Prix neuf : 41,84.

 

YOURCENAR (Marguerite)Alexis ou le Traité du Vain Combat. Paris, Plon, 1952. In-12 broché, 191 p., édition enrichie d'un hommage autographe A Monsieur et Madame XXXX / hommage amical / Marguerite Yourcenar / portrait d'une voix / 30.10.56, exemplaire en très bon état.
   La première édition a été publiée en 1929.
   Marguerite Yourcenar préface cette seconde édition en précisant que « dans l'essentiel, ce récit a donc été laissé tel qu'il était [...] »
Préface de la seconde édition :
   Ce petit livre a paru pour la première fois en 1929 : près de vingt-trois ans ont passé, presque un quart de siècle. Durant cette période, les idées, les mœurs, les réactions du public se sont modifiées, moins d'ailleurs qu'on ne le croit ; l'auteur lui-même a changé, mais point autant peut-être qu'il s'imagine l'avoir fait. Ce n'est pas sans une certaine inquiétude qu'il a rouvert son livre après ce long intervalle : il s'attendait à devoir apporter à ce texte un certain nombre de retouches, à faire le point d'un monde transformé.
   Pourtant, à bien y réfléchir, ces modifications lui ont paru de plus en plus inutiles, sinon nuisibles : dans l'essentiel, ce récit a donc été laissé tel qu'il était, et cela pour deux raisons qui, en apparence, s'opposent.
   La première, qui concerne le fond même de l'ouvrage, est que le drame d'Alexis et de Monique n'a pas cessé d'être vécu, qu'il garde et gardera sans doute son intérêt humain tant que le monde des faits sensuels demeurera d'accès difficile, barré de préjugés dont les plus dangereux sont peut-être ceux du langage, hérissé d'obstacles qu'évitent ou que contournent sans trop de gêne la plupart des êtres, mais sur lesquels s'enferrent presque immanquablement les esprits scrupuleux et les cœurs purs. L'aventure intime d'Alexis reste aussi actuelle et guère, quoi qu'on en dise, moins confidentielle qu'autrefois. La seconde raison, bien différente de la première, est que, si immédiats et si multiples que puissent être les prolongements et les échos d'un pareil thème, le récit de l'adolescence et de la jeunesse d'Alexis n'en demeure pas moins étroitement enfermé dans le décor d'un temps et d'un milieu, empreint de l'atmosphère d'une certaine Europe centrale et française à peine transposée dans le détail des lieux et des noms. Il eût été impossible d'y changer quoi que ce soit sans compromettre ce qu'il est permis d'appeler l'acoustique du livre. Bien plus, Alexis lui-même, Alexis de Géra, a existé. Comme dans quelques-uns de ses ouvrages plus récents, que le lecteur connaît peut-être, l'auteur, alors tout au début de sa carrière d'écrivain, s'est essayé ici à faire le portrait d'une voix. Il fallait laisser à Alexis son français presque trop fluide d'étranger qui parle avec aisance, mais aussi avec timidité, une langue à la fois dénuée et légèrement vieillie ; il ne fallait rien lui enlever de ses hésitations, de ses réticences, de ses répétitions, de ses naïvetés même, de ce lent effort qui consiste à obliger les mots les plus simples et les plus usés à distiller peu à peu leur goutte de vérité. On a, certes, ça et là, effacé quelques maladresses que lui-même eût corrigées, s'il avait vécu, ou éliminé dans le récit des faits certains travestissements légers qui ne s'imposaient plus. Mais, somme toute, répétons-le, cette voix un peu craintive ne méritait d'être entendue à nouveau qu'à condition de ne rien changer à ses aveux ou à son timbre.
   Ajoutons qu'il existe une troisième et dernière raison pour modifier ce livre le moins possible : c'est que des remaniements trop nombreux eussent paru un manque d'égards envers les quelques amis qui n'ont pas cessé de l'aimer. Rappelons aussi, pour les lecteurs qui auraient oublié Virgile, que le nom d'Alexis est une allusion à un personnage des Églogues familier jadis au moindre écolier, sorti du même fond traditionnel dont Gide a tiré son Ménalque, son Corydon, et son Amyntas. Enfin, il faut souligner que ce petit livre, conçu et exécuté par une jeune femme de vingt-quatre ans, l'a été tout indépendamment d'autres œuvres à peu près contemporaines qui traitent ce même thème : on insiste ici sur ce point, non pour séparer Alexis de ces ouvrages plus ou moins apparentés par la pensée, ou pour l'opposer à eux, mais bien plutôt pour leur apporter l'appui d'une confidence non sollicitée et d'un témoignage authentique. Certains sujets sont dans l'air d'un temps ; ils sont aussi dans la trame d'une vie.

200 euros (code de commande : 27454).

 

YOURCENAR (Marguerite)Mémoires d'Hadrien. Paris, Plon, 1955 (mention de 40e mille). In-8° broché, 319 p., quelques soulignements et annotations au crayon, très bon exemplaire.
   L'édition originale a paru en 1951.
En quatrième de couverture de la réédition chez « Folio » :
   Cette œuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors. » Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son œuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.
   « ... Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l'intelligence et la volonté.

20 euros (code de commande : 27455).

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ŒUVRES
DE MARGUERITE YOURCENAR

Anna Soror... Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 158 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : your033).


Archives du Nord. Le labyrinthe du monde, II. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 376 p., jaquette défraîchie, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Dans le premier volume du diptyque entrepris par l'auteur afin de raconter ses origines, elle remontait le temps à partir de sa naissance. Le second volume procède d'une démarche inverse. À travers une évocation d'abord géologique et géographique, elle situe les terres, les dunes et les forêts, vierges encore de toute humanité, qui seront défrichées au Moyen Âge et deviendront un jour la Flandre française, berceau de ses ancêtres. S'appuyant ensuite sur la complexité infinie d'archives historiques, elle situe les lieux, entre Bailleul et Cassel, où sa famille naquit au début du XVIe siècle.
   L'ouvrage se fait de plus en plus opulent et précis à mesure qu'il descend vers nous, lecteurs d'aujourd'hui. Car l'Histoire, ici, devient comparable à une immense circulation sanguine dont l'écrivain serait le cœur toujours battant. S'abandonner à ce système romanesque créé par le Temps, c'est découvrir comme une femme d'aujourd'hui a su pénétrer le secret des siècles refermés sur eux-mêmes pour en réveiller les destins singuliers, avec leurs passions, leurs amours, leur noblesse.

10 euros (code de commande : your001*).


Conte bleu. Le premier soir. Maléfice. Préface de Josyane Savigneau. Paris, Gallimard, 1993. In-8° broché, 87 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale de ces trois contes inédits publiés post-mortem, peu courant.

9 euros (code de commande : your034 - vendu).

 


Souvenirs pieux. Le labyrinthe du monde, I. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 302 p., jaquette, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
Sur la jaquette :
   
Le livre de Marguerite Yourcenar commence par le récit d'une naissance : la sienne. De ce point de départ elle s'interroge. D'où vient-elle ? Qui fut sa mère, morte presque aussitôt ? Qui fut son père ? Ces deux familles dont elle est issue, que peut-elle en savoir, à travers les épaisseurs du temps ? Les souvenirs qui se transmettent de vive voix, les portraits et les albums de photos, les documents d'état civil et les archives de notaires, les mémoires et les lettres, les coffrets retrouvés dans les greniers, les pèlerinages aux lieux d'avant sa vie, mais où vécurent les siens, tout cela pourrait être vague ou banal ; Marguerite Yourcenar le trie, l'ordonne, l'interprète, le rassemble en un tableau singulier et saisissant. Toute la famille de sa mère, tous ces petits aristocrates terriens du Hainaut, « gens de lignage », serviteurs des princes-évêques de Liège, châtelains entre Sambre et Meuse, actionnaires de charbonnages, les voici du lointain XIVe siècle arrivés jusqu'à cette jolie Fernande qui n'était pas mariée à vingt-huit ans, et vivait à Bruxelles chez une sœur infirme. Voici maintenant le charmant Michel ; lui n'était plus jeune – quarante-six ans – il était veuf, il avait une mère tyrannique et riche, un fils de quinze ans, et il était Français. Tous deux se rencontrent – on les fait se rencontrer – sur une plage de la mer du Nord, chez une vieille dame un peu marieuse. Fernande accepte de son prétendant qui ne lui déplaît pas une étrange proposition, du moins pour l'époque : un voyage de fiançailles en Allemagne, sous le chaperonnage de la digne Fraulein qui l'avait élevée, elle et ses sept frères et sœurs. Le voyage réussit, puisque Fernande et Michel se marient au retour. Ils furent peut-être heureux, et peut-être non : Fernande mourante souhaitait que sa petite fille échappe au monde, et entre au couvent.

7,50 euros (code de commande : your011*).

 

YOURCENAR (Marguerite)La Voix des choses. La voix des choses. Textes recueillis par Marguerite Yourcenar. Photographies de Jerry Wilson. Paris, Gallimard, 1987. In-8° broché, 101 p., photographies contrecollées en couleurs, exemplaire du tirage courant de l'édition originale, bel exemplaire.
Avant-propos :
   Le 3 octobre ou le 4, me trouvant à l'hôpital de Bangor, dans le Maine, où j'étais hospitalisée depuis deux jours, et ayant subi ce matin-là un angiogramme, Jerry Wilson, arrivé de Paris deux ou trois jours plus tôt pour me soigner, et lui-même malade, me mit entre les mains l'admirable plaque de malachite que j'avais marchandée à plusieurs reprises, en 1983 et 1985 à New Delhi, pour la lui offrir, et finalement donnée le 22 mars précédent, pour son anniversaire, quand il était lui-même hospitalisé dans le Maine. Elle ne l'avait pas quitté depuis. Mais sans doute mes mains étaient faibles, ou moi-même un peu assoupie, car j'ai senti glisser quelque chose, un bruit léger, fatal, irréparable, me réveilla de mon sommeil. J'étais bouleversée d'avoir ainsi détruit à jamais cet objet qui avait tant compté pour nous, cette plaque de minéral au dessin parfait à peu près aussi antique que la terre. De quel dépôt cent fois millénaire était-elle venue pour nous attendre deux ans chez un bijoutier hindou, puis pour passer et repasser deux fois l'Atlantique, aux mains d'un ami qui n'avait peut-être plus longtemps à vivre ? De quel Himalaya, de quel Pamir ? Mais le son même de sa fin avait été beau... « Oui, me dit-il, la voix des choses. » J'aurais voulu retourner en Inde pour lui retrouver une autre plaque aussi belle que celle-là. Mais j'ai décidé d'appeler La Voix des choses ce petit livre – où rien à peu près n'est de moi, sauf quelques traductions – mais qui m'a servi de livre de chevet et de livre de voyage pendant tant d'années et parfois de provision de courage.

30 euros (code de commande : 27267).

 

MISHIMA]. Mishima ou la vision du vide. Paris, Gallimard, 1981 In-8° broché, 124 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Le 24 novembre 1970, Mishima prépare avec un soin minutieux sa mort. Il est âgé de quarante-cinq ans. Son œuvre est ample. Il connaît la gloire mondiale. Il veut que son suicide obéisse en tous points aux rigueurs du rite exigé depuis des siècles par la tradition de son pays, le milieu dans lequel il a choisi de vivre religieusement, socialement, littérairement, politiquement : il s'ouvre le ventre avant de se faire décapiter par la main d'un ami. Mort à la fois terrible et exemplaire parce qu'elle est en quelque sorte le moyen de rejoindre en profondeur le vide métaphysique dont le romancier-poète japonais subit la fascination depuis sa jeunesse.
   Marguerite Yourcenar met toute l'acuité de son intelligence au service d'une telle aventure humaine dont elle pressent à la fois la proximité et l'étrangeté. Son analyse s'articule sur quelques moments de la vie et de l'œuvre : l'arrière-plan de la vie et Confession d'un Masque ; les premiers livres qui suivent ; La Mer de la Fertilité ; les années de désarroi amenant Mishima à « reforger » son corps ; l'arrière-plan politique, l'action et l'obsession du seppuku ; la mort.
   Ainsi, dans un modèle d'étude critique, un grand écrivain d'Occident démonte les mécanismes de la psychologie d'un grand écrivain d'Orient, mettant au jour les ambitions, les triomphes, les faiblesses, les désastres intérieurs et finalement le courage.

10 euros (code de commande : your009).

 


 

À PROPOS DE MARGUERITE YOURCENAR

 

Les yeux ouverts. Entretiens avec Matthieu Galley. Paris, Éditions du Centurion, 1980. In-8° broché, 336 p., illustrations hors texte, (collection « Les Interviews »).
Sur le rabat de la couverture :

   Admirée d'un vaste public depuis la parution de Mémoires d'Hadrien, en 1951, Marguerite Yourcenar est aujourd'hui la plus célèbre des romancières françaises, ainsi que l'unique « académicienne » de notre histoire. En dépit de cette gloire officielle, qui peut se vanter de la connaître ? Même quand ils sont consacrés à sa famille, comme Souvenirs pieux ou Archives du Nord, elle n'apparaît jamais en personne dans ses ouvrages ; ni son caractère, ni sa morale ne l'incitent aux confidences, et encore moins au culte du moi, cher à tant d'écrivains. Pour la première fois, l'auteur de L'Œuvre au noir nous donne ici le livre-clé qu'on attendait pour la comprendre au plus profond et au plus clair de sa pensée. Sans réticence, avec la simplicité d'une âme sereine, intéressée par tous les aspects du monde où nous sommes, elle le contemple « les yeux ouverts », et nous dit ce qu'elle croit, ce qu'elle voit, ce qu'elle a vécu.
   De son enfance flamande, avant la guerre de 1914, auprès d'un père d'exception, jusqu'à sa présente retraite dans l'île de Mont-Désert, sur la côte est des États-Unis, c'est tout l'itinéraire d'une existence voyageuse et mouvementée qui se dessine, à travers la genèse d'une œuvre et les hasards d'une vie. Indissociables l'une de l'autre, elles finissent par former la trame d'un portrait beaucoup plus profond qu'une banale autobiographie. Même au cœur du quotidien, puisqu'elle fait aussi bien son pain que des romans, Marguerite Yourcenar a le don d'élever toujours le débat, replaçant les êtres, les événements, les circonstances dans une perspective à la mesure de l'Homme.
   En prise directe sur les grands courants de l'histoire et des idées, sans jamais négliger la nature ni les humbles tâches de chaque jour, sa vie apparaît comme le reflet intelligent de notre époque. Aucune des questions essentielles qu'elle nous pose ne lui sont étrangères, et si l'on a tendance à imaginer les écrivains retranchés dans leur fameuse tour d'ivoire, on sera surpris de découvrir, grâce à l'attentive complicité de Matthieu Galey, une femme qui ressent, qui regarde, qui agit, autant qu'elle juge ou réfléchit, et qui se révèle sans doute, dans cette sagesse conquise, exemplaire, une de nos contemporaines capitales.

13 euros (code de commande : your013).


BLOT (Jean) — Marguerite Yourcenar. Paris, Seghers, 1980. In-8° broché, 179 p.
En quatrième de couverture :
   
De quoi parle Marguerite Yourcenar 
   À peine posée la question, le vertige nous saisit.
   Elle a traduit et commenté Cavafy, mais elle en a fait autant pour Henry James (Ce que savait Maisie) situé à l'autre bout du monde et sur un horizon esthétique diamétralement opposé. Quel rapport établir entre les Negro Spirituals et Virginia Woolf auxquels elle prêta également son talent de traductrice ? Pourquoi Piranèse ? Par quelle voie les Prisons imaginaires de celui-ci communiquent-elles avec les chants des Noirs américains, ceux-ci avec la prose la plus savante de l'Amérique ou avec le style le plus sensible de l'Angleterre moderne ? Quel chemin conduit de la Grèce de Pindare et de La Couronne et la Lyre aux Flandres de Souvenirs pieux ou d'Archives du Nord ? La trajectoire de l'auteur des Mémoires d'Hadrien et du Coup de Grâce est l'une des plus impressionnantes de la littérature française d'aujourd'hui. Romancier et essayiste, Jean Blot nous en dévoile les arcanes.

10 euros (code de commande : your014).


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