SURRÉALISME & ALENTOURS
'PATAPHYSIQUE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

La Cueille. Morlanwelz, Les Marées de la Nuit, 1991. In-8° collé, 40 p., illustrations, un des 350 exemplaires numérotés sur Tenero (n° 9), en très bel état et auquel on joint le bulletin de souscription.
Ce recueil contient des textes et des illustrations de :
   - Gilles Brenta.
   - Xavier Canonne, Paul Colinet.
   - Fernand Dumont, Leo Dohmen.
   - Claude Galand, Roger Goossens, Tom Gutt.
  - Irine.
   - Claudine Jamagne.
   - Roger Kerger.
   - Albert Lude.
   - Paul Magritte, Marcel Marien, René Martin.
   - Louis Scutenaire, Max Servais, Armand Simon, André Stas.
   - Michel Thyrion.
   - Geert Van Bruaene, Roger Van de Wuwer.
   - Jean Wallenborn, Jacques Wergifosse, Robert Willems.

20 euros (code de commande : 27464).

 

['PATAPHYSIQUE]. Blason des armoiries pataphysiques. Album à colorier par Gil, Rt. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1998. In-8° broché, 72 p., illustrations, (collections « L'Expectateur », n° 10 et « Monitoires », n° 47), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Blason des armoiries pataphysiques.
      - Le Patarmorial : histoire d'un projet (S.C. des Promulsidaires).
      - Anagrammes.
      - Devises.
      - Album à colorier (Gil, Régent).
   - Pompes et œuvres.
      - De la mondialisation (N. N. Kamenev).
      - Les autofictions de Billy Tripp, arbrutiste (Marc Décimo).
      - En revue.

10 euros (code de commande : 27463).

 

Tendances surréalistes en Belgique. Choix d'œuvres appartenant à nos collections. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1970. In-8° broché, [60] p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans les locaux provisoires du Musée d'Art Moderne, à Bruxelles, du 25 septembre au 22 novembre 1970.
Introduction :
   Beaucoup d'années ont passé depuis la publication du Premier Manifeste par André Breton en 1924 et le surréalisme est aujourd'hui entré dans les mœurs visuelles et dans le goût du public. Si les premiers scandales font déjà partie de l'histoire, il reste pourtant difficile d'aborder un domaine aussi contesté, aussi mouvant que celui du surréalisme. En réunissant un choix d'œuvres appartenant à nos collections, sous le titre Tendances surréalistes en Belgique, nous avons voulu tenter l'aventure. Cette exposition n'a pas la prétention de réunir exclusivement les artistes surréalistes au sens « surréaliste » du terme, c'est-à-dire ceux qui ont fait acte d'adhésion intellectuelle et morale au surréalisme. C'est intentionnellement que nous avons voulu situer côte à côte, non seulement les artistes qui chez nous ont « fait » le surréalisme, mais aussi intégrer parmi eux ceux qui portent l'étiquette surréaliste. Ceux, qui à un certain moment – parfois très court – de leur existence ont adhéré à ce mode de connaissance neuf qui bouleversait le monde. Ceux aussi, plus proches de nous encore, qui tentent à leur tour de découvrir l'insaisissable et le merveilleux. Ils appartiennent pour la plupart à des mouvements qui regroupent après la Deuxième Guerre mondiale, des hommes dont les préoccupations touchent souvent de très près celles d'un Magritte ou d'un Mesens durant l'époque héroïque. Cette exposition ne vise pas à une homogénéité quelconque car il y a des lacunes et des absences capitales. Les œuvres exposées n'ont d'autre prétention que celle de se situer historiquement, d'occuper la place qui leur revient dans l'histoire des arts vue à travers l'expérience surréaliste. Qu'on le veuille ou non, le surréalisme ne s'est pas arrêté après 1940, il a continué à vivre et si, comme l'écrit Marcel Havrenne, « ses éclairs n'ont plus autant de fulgurance, on peut cependant croire, qu'ils ne cesseront jamais. »

12 euros (code de commande : 27468).

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ALISON (Jane) — The Surreal House. With essays by Mary Ann Caws, Brian Dillon, Krzysztof Fijalkowski and Dalibor Vesely London, Barbican Art Gallery - Yale University Press, 2010. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 347 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Barbican Art Gallery, à Londres, du 10 juin au 12 septembre 2010.
En quatrième de couverture :
   The Surreal House is a dwelling like no other: its secret chambers, dream vistas and convulsive forms are to be found enfolded within these pages. The poets and artists gathered around surrealism's principal theorist, Andre Breton, were electrified by Freud's revelation that a secret world of desire underpinned their waking hours and that dreams might hold the key to their wildest longings and fears.
   This multi-disciplinary and cross-generational project explores the central importance of the house within surrealism and its legacies. It brings the first surrealists together with contemporary artists, film-makers and architects. Through a strategy of accumulation and poetic contamination, each informs the other.

25 euros (code de commande : 22536).


BALTHAZAR (André)La concordance des temps. Bruxelles, Labor, 1984. In-8° broché, 231 p., illustrations, déchirure (sans perte) au premier feuillet de la couverture qui est un peu jaunie, peu courant.
En quatrième de couverture :
   
Je ne suis pas bien vieux mais depuis bien longtemps j'attends, au bord de mon calendrier des postes qui n'a jamais voyagé. Je contrôle mon temps. J'écoute, à perdre haleine, le sifflement léger de la feuille qu'on tourne et qui tombe en faisant dans le vide un cumulet éteint, une grimace adulte. J'attends de me vieillir.
   J'écoute le poids du temps et tâte ses grains de sable, caresse ses soupirs, aspire ses silences, pourléche ses désirs. Je patiente et fermente au soleil de ma cave. J'ai peur de m'arrêter.
   Je vole entre deux âges. Je précède ma vie. Je peux, d'un coup de gomme, effacer mes empreintes. Je suis un arbre amer dont les racines fleurissent. J'ai la tête à l'envers. Mes boutonnières frémissent.
   Je ne sais qui je suis. Secouerais-je mes puces ?

20 euros (code de commande : 18709).

 


BLAVIER (André) — Le mal du pays ou les travaux forc(en)és. Avec Cinémas de quartier, La cantilène de la mal-baisée et le Remembrances du vieux barde idiot et un Complément de choix. Nouvelle édition revue et considérablement augmentée. Frontispice de Simone. S.l., Temps Mêlés - Yellow Now, 1993. In-8° broché, [160] p., (collection « Temps Mêlés », n° 150 + 53-56 - Hiver 1993), exemplaire en parfait état, bien complet du feuillet d'errata.
En quatrième de couverture :
   Ce volume regroupe, dans une version considérablement remaniée et quasiment doublée (jusqu'à atteindre aux 4002 vers, mais pauvrement décasyllabiques, de la Chanson de Roland, œuvre fondatrice de la poésie française) deux recueils précédemment parus en édition de luxe à tirage limité (La Pierre d'Alun, 1983 et Plein Chant, 1985) et un premier rassemblement des deux précédents (Yellow Now, 1986).
   En alexandrins classiques, mais parfois tortueux/torturés (l'ensemble n'est pas sans raison dédié à la mémoire de l'auteur de la P.C.P.), il s'agit au fond d'un seul poème didactique et moral alternant (on songe aux « dissonances » laforguiennes) les tons et les époques, les langues et leurs « niveaux », les mondes et le demi, sollicitations attendues et citations inattendues, lyrisme quintessencié, voire métaphysique et platitudes d'almanach. L'encyclopédisme (de surface) y est tel que les champs sémantiques cohérents « d'aventure en aventure » (celles-ci s'articulant selon un apparent caprice et de subtiles motivations) recouvrent : la sexualité d'abord et toujours, sous son aspect le plus charnel et donc le plus charmeur ; mais aussi la gastronomie, la navigation, l'économie politique (et la politique des économies), la médecine, le Moyen Âge et l'alchimie, les arts martiaux, l'hagiographie et, last but not least, la linguistique et la dentisterie.
   On y découvrira quelques-uns des plus beaux vers de la langue
: « Si Pine osa, freudien, Lacan foutit le Kant », « Je te vous nous vous elle et qui que qui dont spit » ou encore : « Le progrès, citoyens, est au fond de la cour ».
   La première partie est une sorte de catalogue désinvolte et souvent hâbleur clos sur une admonestation de l'auteur à lui-même et un sévère rappel de l'Ecclésiaste ; la seconde, ce que Ziegelmeyer en a dit très justement (« une évocation nostalgique ») et la troisième une ressassante déploration du Temps qui sépare plus encore qu'il ne passe. Le tout, un efficace effet/effort de récriture, qui serait volontiers polémique, si la récriture (et la polémique) n'étaient de l'ordre de la 'Pataphysique.

20 euros (code de commande : 14650*).


 

BOGAERTS (Marcel) — Périphéries, excès et sphères. 23 poèmes de Marcel Bogaerts. Verviers, Temps Mêlés, 1969. In-12 agrafé, 25 p., (collection « Temps Mêlés », n° 97), bon exemplaire.

13 euros (code de commande : 23184).


[BRETON (André)]. MAURIAC (Claude) — André Breton. Essai. Paris, Flore, 1949. In-8° broché, 358 p., bel exemplaire en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 13340).

 


 

CHAVÉE (Achille) — Le grand cardiaque. La Louvière, Le Daily Bul, 1969 (deuxième édition). In-8° broché, [72] p., couverture légèrement défraîchie.
Poèmes contenus dans ce recueil :
   
- Je me de de.
   - Un œuf est un œuf
   - Stop.
   - Poèmes pour les croulants.
   - Jardinage.
   - Un bien beau rêve.
   - Pour bien mourir.
   - C'est curieux.
   - Alternative.
   - Mini-roman.
   - Depuis toujours.
   - De tradition.
   - Complicité.
   - Tour d'horizon.
   - Peut-être bien.
   - [Non titré].
   - Verdict.
   - Seuil.
   - En soi.
   - Le débutant.
   - Secrètement.
   - N'y pensez pas trop.
   - Nuages.
   - Hodie.
   - Ordinateur.
   - [Non titré].
   - Soirée culturelle.
   - En chassant l'absolu.

25 euros (code de commande : 25720).

CHAVÉE (Achille)Le grand cardiaque. La Louvière, Le Daily Bul, 1983. In-8° étroit broché, [80] p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
   Je me de de
      Je me vermine
      je me métaphysique
      je me termite
      je m'albumine
      je me métamorphose
      je me métempsychose
      me dilapide
      je n'en aurai jamais fini
      Je me reprends
      je me dévore
      je me sournoise
      je me cloaque et m'analyse
      je me de de
      je m'altruise
      je deviens mon alter ego
      je me cache sous les couvertures
      je transpire l'angoisse
      je vais crever madame la marquise

20 euros (code de commande : 22764).

 

CHAVÉE (Achille) Journal. 8 avril - 5 septembre 1944. Morlanwelz, Les Marées de la nuit, 1994. In-8° collé, 136 p., tirage limité à 300 exemplaires, en très bel état.
Introduction de Xavier Canonne :
   En juin 1941, Achille Chavée est contraint à la clandestinité. Militant communiste, il est activement recherché par la Gestapo à laquelle il échappe à plusieurs reprises. Après quelques mois d'errance, il se terre à Houdeng-Aimeries dans la maison de ses beaux-parents. Il y demeurera jusqu'à la libération, en septembre 1944.
   Pour échapper à la solitude forcée de cette « prison ménagère » et à l'ennui des journées qui n'en finissent pas, Achille Chavée livre sous forme d'un journal, du 8 avril au 5 septembre 1944, les six derniers mois de l'occupation.
   La vie quotidienne ne cesse de le distraire d'un monologue que l'auteur souhaite limiter à l'observation de ses propres faits et gestes. La guerre et son cortège de rumeurs, les bombardements, les corvées quotidiennes et les dimanches que leur langueur distingue de journées qui se ressemblent sont autant d'éléments qui entrecoupent le récit : les lectures et l'œuvre poétique qui en constituent l'essentiel le céderont peu à peu à l'avance alliée et aux nouvelles du front de l'Est.
   Ce journal n'aurait pu être qu'une chronique si Chavée ne s'était livré à une surprenante analyse de son existence et de son œuvre, allant jusqu'à mettre en cause les procédés de son écriture. À nul autre moment il ne doutera de l'écriture automatique à laquelle il est, par fidélité à André Breton, le plus attaché parmi les surréalistes belges ; en nul autre endroit il n'évoquera cet « automatisme stéréotypé » ou ces « placards », qui, avoue-t-il, le séduisent.
   Privé d'une activité de groupe qu'il appelle pourtant de tous ses vœux, loin encore du mythe du vieux poète, Chavée se fait, en toute lucidité, le cobaye de son propre laboratoire et livre un témoignage d'une grande authenticité qui éclaire d'un jour nouveau son œuvre poétique.

25 euros (code de commande : 25221).

 

[CHAVÉE (Achille)]. PIROTTE (Ernest) — Achille Chavée avocat ou la Mammifération des libellules. La Louvière, Le Daily-Bul, 1969. In-8° broché, XXVI p., 26 photos en noir et blanc contrecollées, (collection « Le Monographe »), un des 500 exemplaires numérotés sur papier orange (n° 383), en très bel état.

   
   Couverture et photographie en regard de la p. XI.

28 euros (code de commande : 25675).


 

COLINET (Paul) — Œuvres. [Tome IV.] Textes divers. Peinture. Bruxelles, Lebeer Hossmann, 1989. In-8° broché, 245 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ces petits textes ne sont ni des poèmes ni des groupes de mots assemblés par quelque industrie de la volonté, du hasard. Et si l'on consent à les parcourir, il vaut mieux qu'on les prenne pour ce qu'ils sont : des bâtons trouvés dans des roues.
   Ainsi l'on pourra, de bâton en bâton, découvrir les roues elles-mêmes.
   Elles brillent encore au profond des nuits.

25 euros (code de commande : 17748).

 

[COLINET (Paul) et KINDS (Edmond)]. MONTAGNET ET DESGOSSES (Docteurs) — Dictionnaire de médecine amusante précédé d'un portrait-souvenir de Paul Colinet par Edmond Kinds. Couverture de Robert Willems. Bruxelles, De Rache, 1971. Grand in-8° broché, 60 p., exemplaire numéroté sur bouffant Da Costa (n° 070), en bel état.
Extrait du portrait-souvenir par Edmond Kinds :
   À propos de ce Dictionnaire, je comptais m'en tenir à quelques souvenirs sur notre épisodique collaboration, quelques notes sur la propension ludique de l'esprit de Colinet. Mais je m'aperçois que parler de son drolatisme – retenons plutôt ce mot qui était le sien – c'était l'évoquer lui-même dans toute sa grâce d'enfance originelle, sa fraîche et ingénieuse bonté de concevoir la vie, sa prédestination à une inéluctable gaieté – faveurs du sort subsistant intactes dans son œuvre, d'une authenticité si dénonciatrice. Un simple divertissement, certes, ce Dictionnaire, mais où se retrouvent – pour moi, en tout cas – quelques-uns de ses traits, de ses mots entre guillemets, de ses circonlocutions longuement conspirées. Nous voulions faire quelque chose d'une impénitente pédanterie. Et peut-être ceux qui furent ses intimes, et, comme on disait dans les préfaces d'autrefois, ses « amis lecteurs » – ils ne sont pas légion mais lui sont fidèles – reconnaîtront-ils quelque chose de son monde privilégié, en ce précis de thérapeutique où aucune maladie n'est mortelle ni même douloureuse. Une des dernières lettres qu'il m'adressa – portant la date du 28 juin 1957, quelques semaines après la mort de son ami Havrenne –, d'une écriture grande mais aux tracés légèrement ondulés, alors qu'il était entré en clinique, à peu près paralysé des jambes, semble poursuivre ce jeu précieux, de maladies à traiter par le sourire : « Je vous écris sur le dos, sous un perroquet dont, en le désignant ainsi, on a exagérément remplumé la pilule, car, en fait, il ne s'agit que d'un perchoir. Soit.
   ...Si vous aviez le temps de passer une seconde ici, à titre documentaire, avant jeudi prochain, j'aurais l'occasion de vous expliquer, de vive voix, pourquoi je suis, temporairement et pour des motifs plausibles, un allongé (par impossibilité de tenir debout). »
   Il garda son espoir jusqu'à la fin. « Ma guérison est fatale », me dit-il ; une rémission, inexplicable, s'était produite dans son état, mais elle fut brève. Peut-être, comme le petit maître d'école, encore, allait-il connaître une dernière vision d'enfance, à ce moment qu'il avait évoqué, en des termes dignes de Maria Wutz, par la voix de son Amédée-Providentiel Lerebond, – ultime coïncidence malgré la parodie inconnue : « Quand je dirai adieu au divin séjour de mes amours terrestres ; ... quand mes yeux, aveuglés à la longue par les spectacles inoubliables que j'ai accumulés sur mes pas, auront besoin, pour distinguer quelque chose, du secours d'appareils coûteux... »
   Cher Dr. Montagnet – « Cher Paul Colinet », comme Eluard libellait votre adresse sur ses enveloppes – je vous ai un peu retrouvé vous-même en achevant seul notre « Dictionnaire de Médecine amusante », attentif à ne pas trahir vos desseins, me demandant si vous auriez acquiescé à tel ou tel jeu de mots.
   De votre nom, Colinet, petite colline, vous aviez fait Dr. Montagnet. De mon nom, où se trouve la racine des langues germaniques signifiant enfant, vous aviez fait Desgosses. Je signe donc ce souvenir
         Dr. Desgosses
         alias Edmond Kinds.

18 euros (code de commande : 25885).

 

COLINET (Paul) et MAGRITTE (Paul) — Le coup d'épaule. Bruxelles, [La Passerelle en Papier], 1974. In-8° broché, 40 p., illustrations, un des 300 exemplaires numérotés sur vélin (n° 252).
Il s'agit d'un recueil de lettres de :
   - Paul Colinet à Paul Magritte (25/09/1953).
   - Léontine Berger, Paul Colinet, Georgette et René Magritte à Betty et Paul Magritte (20/08/1955).
   - Paul Magritte à Irène Hamoir et Scutenaire (10/05/1957).
   - Irène Hamoir et Scutenaire à Paul et Betty Magritte (06/06/1957).
   - Paul Magritte à Irène Hamoir et Scutenaire (16/07/1957).
   - Scutenaire à Paul Magritte (06/08/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (08/08/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (09/08/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (27/08/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (04/09/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (17/09/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (18/09/1957).
   - Paul Colinet à Irène Hamoir et Scutenaire (19/09/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (22/09/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (09/10/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (14/10/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (16/10/1957).
   - Paul Colinet à Scutenaire (19/10/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (23/10/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (24/10/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (30/10/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (14/11/1957).
  - Paul Colinet à Paul Magritte (25/11/1957).
   - Paul Magritte à Paul Colinet (04/12/1957).

18 euros (code de commande : 23952).

COLINET (Paul) et MARIËN (Marcel) — L'histoire des deux lampes. Dessins de Paul Colinet. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1990. In-8° broché, 175 p.
En quatrième de couverture :
   La première lampe s'explique par l'intérêt que Colinet paraissait porter à cet objet, au point d'en écrire les histoires.
   La seconde me concerne. Elle remonte au jour où je fis, en même temps, la connaissance de Colinet et de Magritte. Il me fut rapporté, qu'après mon départ, Colinet me décrivit à Magritte comme une lampe à eau, évocation que je crois assez juste de mon aspect « éteint », aspect que je crois avoir conservé, bien qu'aujourd'hui coloré d'une sorte de maussaderie excédée.

30 euros (code de commande : 14509).

 


 

CORNET (Luc) — La Légende de l'Ignoble. Verviers, Temps Mêlés, 1972. In-12 agrafé, 18 p., (collection « Temps Mêlés », n° 115).
Table :
   - Vie et mort de l'Ignoble.
   - Enterrement de l'Ignoble à La Nouvelle Orléans.
   - Enterrement de l'Ignoble à Santa Maraviglia.
   - Apothéose de l'Ignoble.

10 euros (code de commande : 23979).


 

DESNOS (Robert) — Œuvres. Édition étable et présentée par Marie-Claire Dumas. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Gallimard, 2003. In-8° collé, 1394 p., illustrations, (collection « Quarto »), bel exemplaire.
Avant-propos :
   La figure de Robert Desnos est diverse : il le savait bien, lui qui, dans Les Sans Cou, faisait suivre humoristiquement son nom de toute une série de synonymes : « Robert le diable, Robert Macaire, Robert Houdin, Robert Robert, Robert mon oncle. » Diable d'homme en effet, tour à tour surréaliste inspiré, poète en lutte dans la France occupée, journaliste passant du reportage à la critique littéraire, cinématographique ou discographique, homme de radio toujours inventif faisant un jeu des slogans publicitaires, dessinant et peignant avec délectation, pour relayer l'écriture. Dira-t-on avec lui : « J'en passe et des meilleurs » ? Quel que soit l'aspect par lequel on aborde cet homme toujours en mouvement, on saisit, dans sa diversité même, les constantes qui le fondent: sa poésie, sous des formes en apparence contradictoires, n'a cessé d'être « délirante et lucide » ; son humour, partout présent, n'exclut jamais la violence ; sa liberté de parole, dans l'écriture et dans la vie, ne connaît pas de limite : « La poésie peut parler de tout en toute liberté », dit-il, ajoutant : « au-delà de la poésie libre il y a le poète libre ». Enfin si, de Rrose Sélavy aux poèmes à Yvonne et Youki, il n'a cessé de lier poésie et amour, c'est toujours sous la bannière de l'érotisme – « Éros c'est la vie ». Desnos a le goût de la vie, sachant en exalter les joies, et en assumer les douleurs.
   Rassembler en un volume l'œuvre publiée par le poète lui-même, mais aussi un choix effectué dans les publications posthumes et les documents rares ou inédits, c'est se donner les moyens de saisir la diversité et la continuité de ses préoccupations, lors même que les solutions adoptées, sur le plan poétique en particulier, sont en perpétuelle évolution. Tout au long de son existence, Desnos expérimente des formes, des rythmes, des agencements d'images, de mots. Cette attitude est présente dès la période surréaliste et s'affiche plus clairement dans les années 40. Pour le poète, la rupture avec André Breton et ses fidèles ne signifie pas un reniement de son activité surréaliste : au-delà, il poursuit sa propre recherche poétique dans laquelle l'expérience des années 20 est relancée, réévaluée mais non effacée. Le dernier poème de Robert Desnos, un sonnet mallarméen écrit au camp de Royallieu, ne s'ouvre-t-il pas sur l'interpellation : « Tu, Rrose Sélavy, hors de ces bornes erres... » ? Et, en écho, la dernière lettre envoyée à Youki du camp de Flöha, le 7 janvier 1945, ne revient-elle pas sur Rrose, l'image même du surréalisme pour le poète ? « Pour le reste, je trouve un abri dans la poésie. Elle est réellement le cheval qui court au-dessus des montagnes dont Rrose Sélavy parle dans un de ses poèmes et qui pour moi se justifie mot pour mot. »
   Divers et pourtant constant, tel apparaît Desnos à travers le parcours que propose ce livre.
   L'objectif premier a été de respecter la composition des ouvrages publiés par Desnos, qui a lui-même rassemblé de son vivant, dans des recueils comme Corps et biens et Fortunes, plusieurs années de son travail poétique. On les trouve donc, dans leur intégralité, à la date de leur publication. Par ailleurs, en déroulant le fil chronologique, nous avons tenté de suivre les traces de la création, de repérer les premières parutions dans des revues ou des publications à tirage limité, de donner leur juste place à des textes restés inédits ou introuvables, de rendre compte, enfin, du journalisme, de la radio, de la publicité et de l'écriture des chansons, tout en apportant des témoignages et une très riche documentation iconographique qui ouvrent le champ de l'interprétation. Le pas à pas chronologique peut se faire année par année, ou regrouper quelques années autour d'un thème majeur ; une notice de présentation introduit chaque période. En fin de volume, un « Vie et œuvre » rassemble les informations essentielles concernant la vie de Desnos ; s'y ajoutent la table détaillée des textes publiés dans ce volume, une bibliographie et une discographie.

15 euros (code de commande : 26568).


 

DULIÈRE (W.L.) — Notes d'archéologie future et autres surréalismes (Loyales cogitations d'un simple). Bruxelles, Éditions de la Librairie Encyclopédique, 1968. Fort in-8° broché, II, 483 p., on joint le bulletin de souscription.
Texte du bulletin de souscription :
   Un médecin biochimiste, jadis Fellow de la Fondation Rockefeller, qui a publié durant des années des études sur le sang humain, et qui, un peu paradoxalement, a beaucoup publié dans le domaine de l'exégèse biblique, s'est parfois délassé, au cours de quatre décades, à écrire des contes philosophiques traitant du passé comme du futur entrevu. Il en a réuni une sélection, où se multiplient et se différencient les réactions d'un méditatif sur des problèmes humains de toute nature, avec le luxe de franchise que peut se permettre une pensée idéaliste qui se veut libre. Depuis le passé reculé jusqu'à l'ère géologique qui succédera à la nôtre.
   L'idée directrice qui préside à la rédaction de ces contes est de traiter sur un ton qui se veut distrayant de très graves problèmes éternels, par exemple :
   - la critique de la valeur de nos perceptions sensorielles,
   - le touffu brassage de chromosomes hérités d'innombrables ancêtres qui font de chacun de nous l'individu éphémère, mais toujours moins foncièrement différent qu'il le croit des frères de sa race, ses contemporains (Fraternités et Incestes).
   L'auteur, qui imagine les intérêts des archéologues des temps futurs, y prépare par des transitions qui reprennent des thèmes de notre archéologie actuelle, mais revus dans la perspective de préjugés futurs. (Il y a un conte d'archéologie égyptienne, une visite à l'Athènes de Périclès, de nouvelles opinions sur Dante et sur les plis mentaux de l'âge de Descartes...)
   Quand on s'avance dans le Futur, la Société est trouvée profondément remaniée dans « La Machine ». Des bêtes jadis aussi utiles et familières que le Cheval ne survivent que dans les récits pour enfants. Le prestige de l'or a été tué, à la suite d'un accident chimique qui a rendu sa transmutation trop facile. Le Canal de Suez n'a plus de raison d'être à l'époque des puissants aéronefs. L'humanité a malheureusement aussi contracté une maladie plus grave que le cancer, le revers de la médaille dans de si brillantes évolutions. Cette douloureuse donnée fait la matière de la « Régression ».
   La seconde partie de l'ouvrage contient des anticipations plus imprévues, et qu'on ne pourrait qualifier de timides. Un quatrième canal semi-circulaire, parfois découvert dans certaines oreilles, nous a ouvert la porte d'un monde insoupçonné. La circulation interplanétaire rapide est assurée par les trajets rapides à travers les tunnels percés dans notre globe (Le Métro des Antipodes).
   Une anticipation d'un État particulièrement évolué dans le style totalitaire, nous fait revivre ses perfections et quelques angoisses. (Les Radars contrôleurs de l'État-Dieu.)
   Après quoi suit tout un jeu d'imaginations qui ramène le problème de la critique fondamentale de nos perceptions sensorielles. Des suppositions très variées, des questions nouvelles qu'on pourrait se poser sur ce que représente vraiment pour nous la notion de Temps (neuf contes différents).
   L'auteur va si loin dans le futur qu'il va jusqu'à vivre des jours allongés mais moins nombreux dans l'année, avec nos descendants de l'ère qu'il n'hésite pas à appeler quinquennaire, n'admettant nullement que tout est clôturé dans du figé avec l'âge dit quaternaire par nos présents géologues.
   Il entrevoit notre ciel encombré de trop de satellites artificiels, sans cesse lancés et dont on devrait en partie déblayer le firmament, et il compare cette situation aux anneaux de Saturne.
   Bien plus près de nous, il entrevoit dans les puits de gaz naturel de la Drenthe une future catastrophe sensationnelle insoupçonnée, mais que la logique suggère.
   Et pourquoi, si nous greffons déjà des cœurs, n'allons-nous pas aussi greffer un jour des cerveaux, ou des têtes entières, ce qui serait tout d'abord moins ardu. Il est montré que les conséquences en seraient incalculables et bouleversantes.
   L'auteur espère que, dans ce monde de l'avenir, nos descendants, brassant toujours nos chromosomes hérités, voudront bien nous traiter avec autant de bienveillante condescendance que celle que nous témoignons à nos vénérés grands-parents de Cro-Magnon, ceux-là avec qui naquit la pensée humaine véritable, mais que seraient, eux aussi, tellement dépaysés dans nos organisations actuelles.

25 euros (code de commande : 24293).


 

DUMONT (Fernand, pseudonyme de Fernand Demoustier) — À ciel ouvert. Poèmes. La Louvière, Édition des Cahiers de Rupture, 1937. In-8° broché, 62 p., édition originale imprimée à cent exemplaires numérotés (n° 75), rousseurs, très rare.
Analyse de René Poupart :
   Ces poèmes constituent, avec La notion de famille (1935), les textes les plus spécifiquement surréalistes qu'ait écrits Fernand Dumont. Surréalistes par l'emploi de « l'écriture automatique ». Admirateur et disciple de Breton, Dumont se devait d'utiliser ce procédé. La notion de famille, texte écrit en 1935 (publication posthume en 1961), avec sa succession audacieusement extravagante d'images, est ce qui coïncide le mieux à l'« automatisme psychique » préconisé par Breton. L'expérience que représente À ciel ouvert est, elle aussi, intéressante. Il s'agit d'une suite de trente et une pièces composée, dès le premier janvier 1937, à raison d'un poème par jour. Comme d'autres écrits de Dumont (La région du cœur), ces poèmes sont autobiographiques : Dumont assignait aux Surréalistes le devoir de relier intimement leur poésie aux événements de leur propre existence. Ainsi les trente et un poèmes sont-ils l'exutoire d'un amour passionné – celui que Dumont éprouve pour celle qui deviendra sa seconde épouse – que le mensonge social l'oblige à dissimuler. Certains détails du poème nous permettent d'ailleurs d'identifier l'inspiratrice de ces poèmes avec la Nébuleuse de La région du cœur : « Et dans l'obscurité / je n'ai plus rien vu d'autre / que ton visage / phosphorescent comme une immense nébuleuse. »
   En somme, l'« automatisme » de l'écriture poétique tient principalement à cette dictée quotidienne des sentiments, qui fait que les vers donnent une impression d'authentique spontanéité. En surréaliste conséquent, Dumont est soucieux de créer des images nouvelles, des associations inattendues mais dotées d'un étonnant pouvoir de suggestion poétique (« par la fenêtre béante des insomnies », / « on écoutera tomber le grésil d'une petite montre »). La femme aimée absente et vers qui le poète aspire de toutes ses fibres, est assimilée à la lumière, symbole du plus haut idéal. Le mot « lumière » est récurrent dans presque toutes les pièces, avec d'autres termes relevant du même champ sémantique (« étoile, nébuleuse, lune ») ou qui lui sont connotativement associés (« aube », par exemple). Autre thématique majeure dans ces poèmes, comme dans toute l'œuvre de Dumont, celle du « silence » (« nous refermerons les fenêtres du silence »), un silence d'une qualité particulière dispensant de tout recours au langage.
   Il faut rattacher à ces trente et un poèmes, une pièce unique et superbe écrite en 1940 et publiée en 1948, La grande nocturne. Ce sont douze strophes brèves de longueur inégale évoquant l'apparition dans la nuit d'un être féminin indéfinissable mais lumineux et comme surnaturel. C'est peut-être la représentation symbolique de la poésie idéale, celle de l'ineffable, cet ineffable qu'exprime sans doute le mot unique de la strophe finale : « silence ».
   Les dernières poésies de Dumont, réunies en 1948 sous le titre La liberté, furent écrites à la prison de Mons en juin 1942. Neuf pièces poignantes dans leur simplicité et qui, par une étonnante coïncidence, furent composées la même année où un autre surréaliste de même orientation idéologique, Paul Eluard, publiait son célèbre poème Liberté. Rencontre révélatrice de deux hautes consciences et de deux sensibilités poétiques aiguës qui ont quelquefois trouvé des formules presque identiques pour parler de la liberté, comme en témoigne le début du poème III de La liberté : « Dans le carré du ciel / qui me reste pour rêver / je vois un doigt de feu calligraphier son nom. »
Bibliographie :
   - Poupart (René), À ciel ouvert, recueil de poèmes de Fernand Dumont, dans Lettres française de Belgique. Dictionnaire des œuvres. II. La poésie, pp. 16-17.

250 euros (code de commande : 26246).

 

DUMONT (Fernand, pseudonyme de Fernand Demoustier) — L'étoile du berger. Avec une introduction de Paul Champagne. Bruxelles, Labor, 1955. In-8° broché, 140 p., rousseurs à la couverture, peu courant.
Extrait de l'introduction :
    C'est pour échapper à la geôle encore que Dumont recrée les libres jours de son adolescence dans l'Étoile du Berger qui se présente comme une autobiographie.
   Collégien encore, il nourrit dans sa ville natale aux horizons fumeux et dans les grands bois de Chiny où se passent ses vacances, de vagues rêves d'amour.
   Avec sa vive lucidité d'esprit et le recul des années, Dumont analyse ses états d'âme d'adolescent, le désir de la vierge lointaine entrevue dans une école voisine, rencontrée en de furtifs rendez-vous. Puis il dépeint la découverte de l'amour, son mélange de fervente pureté et de sensualisme qui s'ignore.
   Cette sensualité est dénoncée finalement comme rompant le charme de l'idylle, au cours de laquelle le jeune homme n'aura connu de l'éternel féminin que les sensations exquises, émouvantes de poésie, symbolisées dans la caresse d'un jeune sein.
   Ce récit rappelle à la fois Daphnis et Chloé, Tristan et Aucassin, par le thème essentiel – l'amour adolescent – par la fraîcheur du sentiment et la netteté de l'expression. Cette netteté s'accroît encore d'une analyse aiguë des réactions psychologiques. Si elle doit de sa perspicacité à l'influence surréaliste, cette analyse apparaît très classique, aussi classique que le style aux phrases impeccables, un peu longues, un peu trop oratoires, au jugement de certains, mais d'une musique parfois très suggestive...
   On sent que Dumont a fréquenté Stendhal, Laclos et Radiguet autant que Villiers de Lisle-Adam, Breton et Eluard.
   Après avoir cherché sa voie dans ses ouvrages antérieurs, qui sont surtout des essais de psychologie surréaliste, assez subtils et abstraits, il a dans sa prison, saisi avec bonheur un moment délicieux de sa vie, ou plutôt toute sa personnalité.
   Et celle-ci, il l'a exprimée avec clarté dans cette autobiographie aux contours nets et purs comme un bas-relief grec. J'y découvre une intelligence éprise de vérité, qui tient à la fois du philosophe et du juge d'instruction ; une sensibilité raffinée d'artiste avide de beauté; une âme aspirant à la pureté morale, regrettant les candeurs perdues, les recherchant dans des liaisons successives et condamnant, pour finir, l'égoïsme de la passion charnelle, qui brise l'enchantement des pures amours – c'est-à-dire la Poésie.

30 euros (code de commande : 25633).

 

[DUMONT (Fernand)]. CANONNE (Xavier) — Fernand Dumont 1906-1945. Aux cailloux des chemins. Loverval, Labor, 2006. In-8° broché, 87 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme orgabnisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 13 octobre au 24 décembre 2006.
Avant-propos :

   1906-1945. Deux dates pour une tombe qui n'existera pas plus à Mons en Belgique, qu'à Bergen – ironie du sort – près d'Hanovre en Allemagne où la maladie – le typhus probablement – acheva Fernand Dumont en mars 1945, un mois avant la libération de ce camp de concentration où mourait aussi Anne Frank.
   La liberté, « tant rêvée si longtemps défendue et si souvent servie et tellement aimée » ne s'offrira à lui que dans la mort, après trois longues années de captivité et d'isolement parmi tant d'autres anonymes écrasés dans l'horreur d'un temps.
   Une existence trop brève, trente-neuf années à peine, pour trouver dans l'écriture, et par elle, la maturité et la plénitude, pour tenter de fléchir le quotidien vers quoi tout semblait porter ce fils de notable, et accomplir une existence choisie plutôt que subie. Trois livres publiés de son vivant, À ciel ouvert en 1937, La Région du cœur en 1939 et le Traité des Fées en 1942, les quelques autres posthumes que rassemble la Dialectique du hasard au service du désir qui serait l'anneau d'un premier cycle avant un autre à peine ébauché que la captivité empêchera, La Liberté, écrit en juin 1942 à la prison de Mons, résonnant comme le chant du cygne.
   Et pourtant, la minceur de cette œuvre ne la rend ni dérisoire, ni secondaire ; c'est qu'un ton la caractérise, une musique comme une mélopée, une confession récitée à voix basse à la tombée du jour. La chanson de l'attente, le front à la fenêtre qu'est À ciel ouvert, l'écriture précieuse, ciselée de La Région du cœur, l'élégance amusée du Traité des Fées, le chant clair, bouleversant, aux accents d'Eluard de La Liberté en font un auteur à part entière dans le surréalisme et la littérature française de Belgique. Même l'exercice mimétique – parfois laborieux – de la démarche d'André Breton entrepris avec la Dialectique du hasard au service du désir, tentant de prouver dans une démonstration clinique que le désir vient déterminer le hasard, celui-ci n'existant dès lors pas puisque tout est annoncé et explicable, échappe à la comparaison sévère entre l'œuvre du maître et celle du disciple, tant la sincérité de l'auteur commande l'indulgence.
   Prose, poésie, écriture automatique, récit même avec l'Étoile du Berger rédigé dans les geôles de Mons et de Louvain entre juillet et décembre 1942, sorte de plongée dans les amours de l'adolescence, Fernand Dumont aura adopté tous les genres, les unifiant d'une tonalité si particulière de bleu-gris et de vieil or, qui tient autant du romantisme que du surréalisme. En sa brève carrière littéraire – dix années si l'on tient compte des textes publiés –, il séduit jusqu'en ses « faiblesses nécessaires » nous laissant pour toujours songeurs quant au tour qu'aurait pris son œuvre, entre le « sur-romantisme » – un terme qu'il appréciait – de La Région du cœur et le dépouillement de La Grande Nocturne. Les fées n'auraient sans doute cessé de la traverser, êtres d'exception plutôt que personnages de contes populaires, messagères de l'amour, seul sentiment capable, comme dans une expérience chimique, de transgresser le quotidien pour atteindre l'air pur des lieux secrets dont elles détiennent la clé, et avec elles, cette quête éperdue du bonheur, de la liberté vers quoi tout le porta. Ce qui rend Fernand Dumont touchant hors son écriture, c'est de voir cet homme éternellement jeune s'enrober de légende au seuil des possibles, la porte entrouverte sur un monde où il nous faut à présent l'inventer.
   Rares sont aujourd'hui ceux qui ont connu Fernand Dumont. Le souvenir de sa silhouette juvénile et de sa désormais légendaire canne à pommeau d'argent se confond avec les photographies et les témoignages écrits de ceux qui le côtoyèrent ou partagèrent sa vie. Par extraits, par témoignages croisés, nous ouvrons ces pages à ses proches, Christine, Georgette, Max Servais, Louis Scutenaire, Paul Colinet, Armand Simon, Achille Chavée ou Marcel Lefrancq pour tenter de cerner au mieux celui qui fut leur ami. Mais c'est avant tout à lui, par ses lettres et ses écrits qu'il appartiendra de nous dire l'homme qu'il était, quel fut son chemin difficile, parfois contradictoire, entre l'amour, la poésie, l'amitié, l'engagement politique dans cette époque si complexe où tout semblait se précipiter mais où la vraie vie, pour quelques hommes, était ailleurs.
   On lira, on relira les textes de Fernand Dumont, en espérant voir un jour exhumés ceux qu'il évoque en sa correspondance et qui ont disparu. On se persuadera que cette petite flamme dans la nuit, ce feu-follet, n'est pas près de s'éteindre et que le vaisseau fantôme croise encore au grand large. On comprendra alors qu'au-delà de certaines rancœurs et interdits familiaux, Mons, sa ville natale, sa ville aimée au point de lui emprunter son pseudonyme, ait tenu du haut de son beffroi à allumer un feu pour le saluer.

7 euros (code de commande : 14397*).


[ELIAS (Etienne)]. Elias. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, [48] p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'invitation au vernissage et le prospectus de vente d'une sérigraphie.
@ Catalogue de l'exposition, texte de Jasia Reichardt.

12 euros (code de commande : 11824).

 


FOURNERIE (Claude-Henri) — Timbres patagons. [Rilly-la-Montagne], [Cymbalum Pataphysicum], [1996]. Carnet agrafé (65 x 200 mm.) contenant 9 timbres du royaume d'Araucanie-Patagonie en trois feuilles.

   
   Couverture et premier feuillet de trois timbres à l'effigie d'Orélie-Antoine Ier.

20 euros (code de commande : 19663*).


FRANÇOIS (Georges) — Des première[s] vapeurs Voodoo au zéro pour Glauzen. S.l., Temps Mêlés, s.d. In-8° agrafé, [56] p., bel exemplaire.

10 euros (code de commande : 14772).

 


HELLENS (Franz) — Échappements. Illustré par Pierre Alechinsky. Bruxelles, À la Pierre d'Alun, 1999. In-8° en feuillets, 74 p., (collection « La Pierre d'Alun », n° 34), un des quelques exemplaires marqués « S.P. ».
   
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Il n'y de mots sans images à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles.

50 euros (code de commande : 11823).


[JARRY]. ARRIVÉ (Michel) — Lire Jarry. Bruxelles, Complexes, 1976. In-8° broché, 172 p., illustrations, (collection « Dialectiques »).
En quatrième de couverture :
   « Lire Jarry, et, surtout, écrire sa lecture de Jarry : la tâche est spécialement difficile. Le texte oscille en effet entre la lisibilité apparemment immédiate – quoi de plus transparent, en première lecture, que le texte d'Ubu roi ? – et l'illisibilité absolue : les énigmatiques emplois de la lettre x dans les Minutes de sable mémorial, les mots des « Assassins » dans Les Jours et les Nuits, ne peuvent en aucune façon être l'objet du lire traditionnel.
   Lire Jarry : nul, sans doute, n'était mieux qualifié que Michel Arrivé pour entreprendre cette tâche. Simultanément éditeur de Jarry et théoricien de la sémiotique textuelle, il donne dans cet ouvrage l'un des premiers exemples d'application des méthodes sémiotiques à la description d'un texte « littéraire » – et pictural : la métaphore du texte s'impose pour les peintures, gravures et dessins de Jarry, dont plusieurs sont ici reproduits et analysés.
  Mais les concepts de la sémiotique sont mis à la question : le problème central que pose le texte de Jarry est celui des relations entre le signe (objet du discours sémiotique) et la lettre (objet du discours analytique). C'est cette dialectique du signe et de la lettre qui est engagée dans Lire Jarry. »

15 euros (code de commande : 13971).

 

[JARRY (Alfred)]. CARADEC (François)À la recherche d'Alfred Jarry. Paris, Seghers, 1974. Grand in-8° broché, 149 p., planches hors texte, (collection « Insolites », cahier n° 2), couverture frottée, exemplaire numéroté (n° 1664) de cette édition originale, peu courant.
En quatrième de couverture :
   La collection des Cahiers « Insolites » se propose de remettre en lumière un certain nombre d'auteurs, illustres en leur temps, mais tombés, pour une raison ou pour une autre, dans un relatif oubli. Tout porte cependant à croire que le temps est venu de leur redécouverte : rééditions, expositions diverses, études universitaires et même « mode » tout court. En outre, cette collection souhaite étudier des auteurs, dont l'œuvre, par son originalité, son mystère, son insolence, son humour, bref, par sa marginalité, ne cesse de nous hanter.
   D'Alfred Jarry, on a surtout retenu jusqu'ici Ubu Roi, encore que jamais la critique ne chargea de plus de symboles contradictoires une pièce qui ne fait que parodier notre culture et qui ne signifie rien. Mais ce qui, dans le cas de Jarry, est scandaleux, c'est que personne n'a lu « le reste » d'une œuvre qui compte parmi les plus importantes de notre littérature, à l'égal de celles de Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont ou Roussel, avec une richesse et une variété plus surprenantes encore. C'est à une lecture totale de Jarry que François Caradec nous convie.

30 euros (code de commande : 25989).

 


KOENIG (Théodore) — Le jardin zoologique. Écrit en mer. Dessins de Conrad Tremblay. Montréal, Erta, 1954. In-8° broché, [40] p., 14 illustrations, (collection « Tête Armée », n° 3), un des 300 exemplaires numérotés sur Zéphyr coquille (n° 256), exemplaire dédicacé par l'auteur.
Avertissement de l'auteur :
   L'oiseau Courvite, le pupiaire Hyppobosque,
   mollusque Circé ? Ou l'antilope Sing-Sing !
   De la raie Pastenague au lézard Sauvegarde :
   Philante n'est pas étoile, mais bien un genre d'abeille !
   Par l'oiseau Passerelle, passons au Poupiqueur
   et que la mouche à Scie ne soit pas épée de Damoclès
   Ô coquillage Porcelaine.

20 euros (code de commande : 26490).

 

KOENIG (Théodore) — Gérance d'avril. Précédé d'une logoanalyse par Alain Borer. [Bruxelles], Phantomas, 1980. In-8° broché, 158 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Chez Théodore Koenig – un des Sept Types en Or de la Revue Phantomas – les exercices foisonnent dans l'écriture autant que les transferts dans la liberté surveillée d'une poésie se nourrissant d'elle-même au cœur de la haute indépendance de l'esprit.
Ce recueil contient :
   - Le melon du Caravage.
   - Dix manières dans l'art de considérer la vache.
   - Suite d'avril.
   - Poèmes restreints.
   - Zestes d'ironie.
   - Onomatoplays.

15 euros (code de commande : 20626).


LACOMBLEZ (Jacques) — En marge de Poisson soluble. Jacques Lacomblez. Avec 7 dessins de l'artiste & 6 postulats de Edouard Jaguer. Bruxelles, Quadri, 2001. In-8° broché, 24 p., illustrations, un des 99 exemplaires numérotés sur papier Rives Tradition et signés par les auteurs (n° 18), exemplaire dédicacé par les auteurs en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition de Jacques Lacomblez « Un nouveau temps du verbe être - images pour André Breton » à la galerie Quadri, à Bruxelles, au mois de septembre 2001.

30 euros (code de commande : 23218).

 


LAUTRÉAMONT


 

 

[MAGRITTE (René)]. René Magritte et le surréalisme en Belgique. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1982. Grand in-8° broché, 322 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 24 septembre au 5 décembre 1982.
Sommaire :
   - Du surréalisme en Belgique, par Elle et lui.
   - Le surréalisme vu de Bruxelles, par Marcel Mariën.
   - Dadapark, manifeste rétroactif, par Marc Dachy.
   - Magritte et le merveilleux composé, par Philippe Roberts-Jones.
   - Catalogue, commentaires de Marcel Mariën.
   - Liste des œuvres.
   - Liste des documents.
   - Biographies.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 24588).

 

[MAGRITTE]. SYLVESTER (David) — Magritte. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Houston - Anvers, Menil foundation - Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 440 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« René Magritte (1898-1967) a été et demeure sans aucun doute une des figures de premier plan du surréalisme. Depuis les années 1960, son œuvre exerce une influence continue et chaque jour plus large, non seulement sur l'art mais sur l'imagerie de la culture de masse.
Dans cette monographie, David Sylvester parcourt le monde de pensées étranges et la créativité hors du commun du grand surréaliste belge. Son récit de la vie de l'artiste, pour la première fois bâti sur une exploitation méthodique des archives, décrit l'ironie d'une carrière pleine de déceptions, les amitiés inégales avec les autres surréalistes, la relation toujours problématique avec le commerce de l'art, la réalité d'un mariage légendaire. Son analyse de l'œuvre reflète une compréhension sans pareille des obsessions et attitudes sans cesse récurrentes de l'artiste, tout en mettant l'accent sur des aspects de l'œuvre méconnus comme en témoigne le tableau reproduit en couverture. Le présent livre rend l'œuvre mystérieuse de Magritte encore plus fascinante et peut être considéré comme l'ouvrage de référence définitif consacré à ce maître du surréalisme. Les nombreuses illustrations comprennent plusieurs œuvres importantes reproduites pour la première fois. »

75 euros (code de commande : 9660).

 

[MAGRITTE (René)]. SYLVESTER (David) — René Magritte. Catalogue raisonné. Tome I. Oil Paintings - 1916-1930. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome II. Oil Paintings and Objects - 1931-1948. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome III. Oil Paintings, Objects and Bronzes - 1949-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome IV. Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés - 1918-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome V. Supplement. (David Sylvester, Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Exhibitions Lists. Bibliography (Linette Cawthra). Cumulative Index. [Houston] - Anvers, Menil Foundation - Fonds Mercator, 1992 (t. I) -1993 (t. II & III) - 1994 (t. IV) - 1997 (t. V). Cinq volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étuis illustrés d'éditeur, tome I : XXVI, 388 p., tome II : XXVII, 478 p., tome III : XXVII, 496 p., tome IV : XXVI, 356 p., tome V : XXIV, 357 p., nombreuses illustrations en noir, ensemble en très bel état.
Sur la jaquette du tome V :
   The Belgian painter Rene Magritte (1898-1967) was an outstanding figure in the Surrealist movement and is surely one of this century's major artists. Since the 1960s his work has had a massive and continuing influence, not only on art, but on the imagery of popular culture. [...]
   As a whole, the series (I-V) presents an authoritative survey of the artist's œuvre, from 1916 to his death in 1967. The text offers a systematic survey of his oil paintings (I-III), objects (II-III), bronzes (III), gouaches, temperas, watercolours and papiers collés (IV), and Magritte's work as a commercial artist (V). Underpinning the entries on the individual works is a minutely detailed biographical chronology which constitutes a major contribution to the study of Surrealism in Belgium. The books include substantial and often unpublished extracts from Magritte's correspondence and writings, given both in the original French and in English translation. Volume V completes a series widely recognised as indispensable for Magritte scholars and admirers alike.

      

   

Les cinq volumes : 450 euros (code de commande : 25256).

 

[MAGRITTE (René)]. Magritte en compagnie. Du bon usage de l'irrévérence. [Bruxelles], Labor - Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1997. In-4° broché, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Il s'agit du catalogue de l'exposition éponyme présentée au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, à Bruxelles, du 23 mai au 3 août 1997.
En quatrième de couverture :
   L'exposition « Magritte en Compagnie » met en évidence un choix d'œuvres issues des collections de la Communauté française de Belgique, depuis Magritte jusqu'aux artistes contemporains. Plus qu'une rétrospective de certains aspects de l'art de notre siècle, elle se présente comme une vision prospective, une traversée des collections de la Communauté française permettant de développer un thème constamment renouvelé chez les artistes : celui de l'irrévérence.
   Il est en effet avant tout question dans cette exposition d'affinités, de connivences, de rencontres artistiques qui, à l'instar de Magritte et ensuite de Broodthaers, et parallèlement à eux, permettent de « rendre visible la pensée ». Prenant pour principal point de départ les œuvres de Magritte, cet ouvrage présente un voyage au travers de ce siècle proposant au public des rencontres ou des mises en relation autant que des étapes artistiques par le jeu des différences et des rapprochements entre les artistes et leurs œuvres. En quoi René Magritte, mais aussi Marcel Broodthaers, E.L.T. Mesens, Marcel Marien et bien d'autres, par-delà ce qui les distingue ou les rassemble, restent-ils nos contemporains ? Pourquoi Pascal Bernier, Jacques Charlier, Patrick Corillon, Jacques Lizène, Johan Muyle, Jacques-Louis Nyst, Juan d'Oultremont, Vincent Strebell, Angel Vergara ou et d'autres encore qui sont exposés, font-ils preuve aujourd'hui dans leur originalité respective de langage et d'attitude, d'une exigence artistique et intellectuelle identique à l'esprit qui inspirait leurs prédécesseurs ? Les mots et les images se croisent pour donner libre cours au rire de la pensée de nombreux artistes, à la pertinence de leur irrévérence, à leur curiosité littéraire, mais aussi aux références irréductibles, aux irrégularités d'inspiration, aux mystères du langage.
   Les œuvres – des tableaux, des photographies, des documents, des installations... – y posent des questions ou apportent des réponses ou des propositions dont la confrontation et la mise en perspective tenteront d'éclairer l'humour et la vitalité revigorante d'une irrévérence comprise comme un bon usage de l'intelligence, sans cesse réactualisée par les artistes afin de continuer à produire du sens.

20 euros (code de commande : 26962).


[MORRIS (Desmond)]. REMY (Michel) — L'univers surréaliste de Desmond Morris ou L'origine des espèces. Préface de José Pierre. Paris, Souffles, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Desmond Morris, auteur d'une trentaine de livres sur le comportement humain et animal, est connu du monde entier. Mais peu sont ceux qui savent que - tout en assumant le rôle d’un homme du grand public - Morris a aussi soutenu une activité intense de peintre surréaliste, produisant quelque 1000 tableaux sur une période de quarante-cinq ans. Sa première exposition, qui eut lieu à Londres en 1950, le vit aux côtés de Joan Miró.
   Les œuvres de Desmond Morris nous transportent dans un paysage surréel peuplé de « biomorphes » qui évoluent de toile en toile. Ce monde très personnel, fait de drames ambigus, de rencontres ahurissantes, de sexualité, d’humour, de joies et de violences, a été soigneusement étudié par l'historien 'art français Michel Remy.
   Richement illustré, le livre qui est le fruit de ses études couvre la totalité de l’œuvre de Morris et retrace la lente gestation de son merveilleux univers surréaliste dans toute sa complexité. »

45 euros (code de commande : 11849).


NOIRET (Joseph) — L'espace oblique. [Illustré par] Gottfried Wiegand. Bruxelles, la Pierre d'Alun, 1986. In-8° en feuillets sous couverture à rabats, 76 p., 7 illustrations à pleine page en noir, (collection « La Pierre d'Alun », n° 11), un des 525 exemplaires numérotés (n° 275), très bon exemplaire.

   
Couverture et illustration de la p. 23.

25 euros (code de commande : 20917).


 

NOUGÉ (Paul) — La musique est dangereuse. Écrits autour de la musique rassemblés et présentés par Robert Wangermée. Bruxelles, Devillez, 2001. In-8° broché, 203 p., un des 50 exemplaires numérotés sur Rives Tradition (n° 4), non coupé et à l'état de neuf.
Sur la couverture :
   La tradition réclame de moi un commentaire mêlé de louanges des œuvres musicales que vous allez entendre.
   Je crois bien faire en dérogeant à cette tradition.
   Je sais qu'en agissant ainsi je me prive de certains avantages.
   L'expérience a prouvé que l'on accueille favorablement, d'habitude, l'admiration qui s'exprime sur un mode lyrique et, avec non moins de plaisir, toute explosion de mépris ou de haine.
   J'ai renoncé délibérément à vous vanter les choses que j'aime, comme à dénigrer celles qui me déplaisent.
   Je n'ai, d'ailleurs, nulle confidence à faire à propos d'Hindemith, de Schoenberg ou de Strawinsky.
   Mais la musique soulève de graves problèmes.
   Il convient donc, à mon sens, d'examiner ces problèmes avec gravité, et, pour éviter qu'ils ne nous échappent, avec une certaine froideur.
   Le souci d'amuser ou de plaire serait ici déplacé...
   Je ne craindrai pas d'insister longuement sur certaines choses qui semblent aller de soi.
   Les choses capitales, au premier abord, semblent toujours aller de soi.
   Je me verrai forcé aussi de réclamer de vous un effort d'attention véritable.
   Mieux encore, une sorte de collaboration.
   J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, et quoi qu'il arrive, que vous me pardonnerez d'avoir jugé que le sujet en valait la peine.

35 euros (code de commande : 22765).

 


[PAPAZOFF (Georges)]. NAKOV (Andrei B.)Papazoff, franc-tireur du surréalisme. Préface de Jacques Baron. Bruxelles, La Connaissance, 1973. In-8° collé, 155 p., illustrations en noir, quelques-unes hors texte en couleurs, (collection « Témoins et Témoignages / Monographies »).
Sommaire :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Les années d'initiation.
   - La fascination de la matière picturale.
   - Le malentendu surréaliste.
   - Le vocabulaire personnel.
   - Développements thématiques.
   - Le mythe lunaire.
   - Pèlerinage.
   - Arcadia.
   - Notes.
   - Témoins et témoignages.
   - Documentation.

15 euros (code de commande : 24611).


['PATAPHYSIQUE]. L'année pataphysique (mois de Gidouille). Vies des saints du calendrier pataphysique suivies de Leçons de morale et de Résolutions à l'usage des Pataphysiciens par l'Intermission des Apothéoses assistée de la Sous-Commission des Jours & des Nuits, de la Sous-Commission des Monuments Anhistoriques et Historiques et de la Sous-Commission de Parémiographie. Courtaumont-par-Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1999. In-8° broché, 88 p., illustrations, (collection « Monitoire », n° 51), exemplaire en très bel état (revêtu du cachet à l'escargot).
Sommaire :
   Vies des saints du mois de Gidouille.
      - Sainte Bouzine, Esprit ; Sainte Boudouille, Bayadère ; Sainte Giborgne, Vénérable ; Fête de Gidouille.
      - Saint Lucullus, Amateur ; Bloomsday.
      - Sainte Dondon, Amazone ; Saint Sein, Tautologue.
      - Saint Ugolin, Mansuet.
      - Saint Dieu, Retraité.
      - Saint Bébé Toutout, Évangéliste.
      - Sainte Outre, Psychiatre; Saint Colon, Artilleur.
      - Saint Boudin, Recteur.
      - Sacre de Talou VII, Empereur du Ponukélé.
      - Sainte Confiture, Dévote ; Sainte Cliché, Donatrice.
      - Saints Instintestins, Conseillers intimes.
      - Saint Inventaire, Poète.
      - Sainte Femelle, Technicienne ; Visitation de Mère Ubu.
      - Saint Périnée, Zélateur.
      - Saint Spéculum, Confesseur.
      - Saint Ombilic, Gymnosophiste.
      - De l'âge de l'univers.
      - Saint Gris-gris, Ventre.
      - Saint Bouffre, Pontife.
      - Sainte Goulache, Odalisque.
      - Sainte Gandouse, Hygiéniste.
      - Poche du Père Ubu.
      - Nom d'Ubu.
   Pompes et œuvres.
      - Un Luc, mais en tous sens (Hommage au Régent Luc Étienne).
      - Faits de la presse (Jacques Antel).
      - En revue.

20 euros (code de commande : 22892).

 

 

['PATAPHYSIQUE]. [FERRY (Jean, attribué à)] — Escrocs. S.l., Cymbalum Pataphysicum, 1979. In-12 agrafé, 14 p., (collection « Les Astéronymes », n° 3), exemplaire numéroté (n° CCCII), en très bel état.
Extrait de la présentation :
   Le texte que nous réimprimons ici est l'article Escrocs d'une des plus singulières encyclopédies qui furent jamais.
   Le Da Costa encyclopédique parut sans indication d'auteur, de date, ni d'imprimeur, vraisemblablement en vulg. 1947 et à Paris, malgré l'ironique mention : Siège Social : Cussay par Montreuil (Eure-et-Loir). On n'en connaît qu'un fascicule, marqué Fascicule VII, volume II. Format : 315 x 240 millimètres. Couverture rosé, affichant l'anonymat comme un principe, grâce à une vignette-rébus. Papier intérieur honorable pour l'époque. Typographie convenable, sur deux colonnes portant en tête, selon l'usage des dictionnaires, les trois premières lettres du premier et du dernier mots traités dans la page ; l'ordre alphabétique est parfois déficient. Trente-deux pages, foliotées de 207 à 238. Le texte commence au milieu d'un article et même au milieu d'un mot : -festations (avec trait d'union en début de ligne, contrairement à l'habitude). En page 3 de couverture, un Index des noms cités.
   Le contenu des articles est encore plus étonnant. La plupart, tout en adoptant le style consacré des dictionnaires et encyclopédies, truquent délibérément définitions et commentaires. Exemple : École. Établissement où l'on enseigne qu'il est interdit de se servir de ses deux mains la gauche n'ayant aucun droit même lorsqu'elle est plus adroite que la droite. D'autres sont des citations, que rien ne signale comme telles : les articles Éclipse et Éthernite sont tirés du Faustroll. Certains articles sont en fait des récits de fiction, savamment aberrants. Éloge, Entité, Érudition, Étendard, Euphorie, Examen, Exempt forment ainsi un feuilleton pédagogique clos sur lui-même : à la lettre, une en-cyclo-pédie.

10 euros (code de commande : 19045).

 

['PATAPHYSIQUE]. Lot de 8 documents relatifs à la désoccultation du Collège de 'Pataphysique, le 1er palotin 127 (20 avril 2000).
Ce lot comprend :
   - Quatrième manifeste. Désoccultation du Collège de 'Pataphysique. 1 feuillet A4 (papier jaune) imprimé recto-verso.
   - Fêtes de la Désocculation. 1 feuillet A3 (papier vert) imprimé au recto.
   - Cérémonies de la Désoccultation. Plaquette A5 agrafée, 12 p., illustrations (supplément à Viridis Candela (n° 1, 15 septembre 2000).
   - Les cartes postales de la Désoccultation. 1 feuillet A5 (papier beige) imprimé au recto.
   - Photographies des cérémonies de la Désoccultation. Commandez-les ! 1 feuillet A5 (papier jaune), imprimé recto-verso.
   - Carton d'invitation (papier bleu) du Collège de 'Pataphysique et de la librairie Tschann à la présentation des nouvelles publication du Collège désormais désocculté (21 septembre 2000).
   - Avis de Transcendante promotion par le Corps des Satrapes de dix nouveaux membre, en vue du 1er anniversaire de la Désocculation. 1 feuillet A4 (papier gris) imprimé au recto.
   - Circulaire phynancière, publiée un peu plus d'une année après la Désoccultation. 1 feuillet A3 (papier bleu) plié en deux format 4 pages.

20 euros (code de commande : 19662).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 16. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1990. In-8° collé, 108 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Parola Pasta, factum, par P.M. Joinul.
   - Du réflexe de la mosaïque, par Marc Décimo.
   - Georges Monde, une vie fraethernelle, par Marc Décimo.
   - Diptyque, par Claude Ernoult.
   - XXIII Figures, par Richard Blieu.
   - Belles Lettres à la rédaction des Monitoires :
      - Sur l'origine du nom du Père, par Noël Arnaud.
      - Sur la lettre et l'esprit, par Henri Bordillon.
   - Cause à Monluc, Épictète est malade, par Bénard de Morges.
   - Locus Solus à la lettre, par P. Besnier et P. Bazantay.
   - Exploits et monitions :
      - MontRéalités.
         - La Pataphysique contre la bêtise, par Brunella Eruli.
         - Le Père et la Mère Ubu à l'heure des mises au point, par Line McMurray.
         - Ubu au Québec, par Jacques Ancion.
         - Message impératoire et analogique, par Enrico Baj.
   - Auteurs supposés, par la Cocommission des Ersatz.
   - Belles Lettres.
   - À travers le monde.
   - Errata ; épiphanies.

10 euros (code de commande : 23341).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 31. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1994. In-8° collé, 80 p., illustrations, exemplaire en parfait état revêtu de l'infâmant escargot.
   Ce volume, essentiellement consacré aux vies des saints du mois de gueules, appartient également à la collection « Expectateur », n° 26.
Sommaire :

   - Vies des saints du mois de gueules.
   
   - Dépucelage de Mère Ubu.
   
   - Saint Sigisbée, eunuque / Saint Baobab, célibataire / Lavement.
   
   - Saint Anthropoïde, policier.
   
   - Sainte Goule ou Gudule, institutrice / Sainte Gale, abbesse / Saint Gueule, abbé.
   
   - Sainte Touche, postulante.
   
   - Fête de la Chandelle verte.
   
   - Sainte Crêpe, laïque.
   
   - Saint Préservatif, bedeau / Saint Membre, compilateur / Copulation / Saint Sexe, stylite.
   
   - Nativité de Saint Jules Verne, globe-trotter en chambre.
   
   - Alice au Pays des Merveilles.
   
   - Saint Münchhausen, baron.
   
   - Le Bétrou, théurge.
   
   - Nativité de Saint Deibler, prestidigitateur.
   
   - Saint Sade ès-liens.
   
   - Saint Lafleur, valet.
   
   - Occultation de Saint Julien Torma, euphoriste.
   
   - Conversion de Saint Matorel, bateleur.
   
   - Sainte Marmelade, ispirée.
   
   - L'Amour absolu, deliquium.
   
   - Sainte Tabagie, cosmogène.
   
   - Saints Hylactor et Pamphagus.
   
   - Mouvement perpétuel.
   
- Pompes et œuvres.
   
   - Précisions et imprécisions.
   
   - Italie 2000 (Umberto Eco).
   
   - À travers le monde.

12 euros (code de commande : 27045).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 37. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1995. In-8° collé, 56 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
   Ce volume, essentiellement consacré aux exercices d'Histoire potentielle, appartient également à la collection « Expectateur », n° 20.
Sommaire :
  -  Exercices d'Histoire potentielle.
      - Écriture de l'Histoire
        - Lipogrammes historiques.
         - Un mot par un autre.
         - Un mot pour un autre.
         - Vingt-et-une douzaines de passés.
         - Sonnets historiques.
         - Récits homéomorphes et récits hétéromorphes.
         - T + n.
         - La crucifiction (Sous-Commission de l'OuLiPoPo).
      - L'intégration verticale.
         - Palindromes.
         - Une Histoire à votre façon.
      - L'intégration horizontale.
         - Le siècle.
         - Pour un siècle pataphysique.
   - Pompes et œuvres.
      - Les mots et les maux (S.C. des Onomonymes).
      - Patapèteries contrephysiques (Pascal Bouché, A.R.).
      - Chronique merdicale (Pascal Bouché, A.R.).
      - En revue.

10 euros (code de commande : 27046).

 

['PATAPHYSIQUE]. PETITFAUX (G.) — Lettre bavarde au Sme Provéditeur-Éditeur Adjoint sur certaines incertitudes touchant l'histoire, la rhétorique, la typographie, Bonaparte & autres domaines voués aux Muses. S.l., Cymbalum Pataphysicum, 1993. In-12 agrafé, 25 p., (collection « Grabuge », n° 2), exemplaire numéroté sur papier sableux (n° 365).
   Ouvrage édité pour le cent nonante-quatrième anniversaire de la bataille des Pyramides.

10 euros (code de commande : 19006).

 


[PIRON (Luc)]. Luc Piron. Antwerpen, Lens Fine Art, 1976. In-12 carré broché, [30] p., illustrations en noir.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Chris Lenaerts et Claude Devos.

12 euros (code de commande : 11843*).


RAÏNA (pseudonyme de Paule Malgaud) — Divertimento ou Naissance et Mort d'un Poème. Suivi de Croco-Dada ou Les CrocArdiles. Illustré de deux monotypes à la gouache de Raïna ainsi que la gouache de la couverture. Nice, 1972. In-12, broché, [76] p., un des 150 exemplaires numérotés sur Blanc de Rives (n° 161), belle dédicace.
   Auteur d'une œuvre abondante, parmi laquelle on retiendra : Les enfants de la lune (1939), Fusains (1942), Prière vénitienne (1948), Les enfants d'Idumée (1960), L'escargot Dada (1970), Divertimento (1972), L'allumeur de réverbère (1975), Ophélie en absurdie (1976), Pantalonnade et Bataclan (1977), Plumetis et Macassar (1978), Erotidie (1981), Raïna tire de l'expérience Dada et de la lecture de Paul Neuhuys un goût particulier pour l'étrange et la dérision. Le dandysme de la narratrice nous fait rencontrer des êtres légers, falots, à peine entrevus et déjà estompés, vivants mais comme aspirés dans un paysage de luxe où le mouvement des objets est plus révélateur que les troubles du comportement. Le style est élégant, quelquefois elliptique et sollicite l'attention du lecteur par un rien d'afféterie, comme si l'accès à la poésie était seconde à la juste observance des règles d'un jeu social où la vérité des êtres est tout en surface. RaïnaA nous emmène en Angleterre (Erotidie), à Venise (Les enfants d'Idumée), à Villefranche (Aller-retour) où de l'hôtel à la ville, l'auteur jette un regard de voyageur oisif et amusé sur les rues, les arbres, les courses libres à la cocarde (Les fêtes d'Arles). Apparaît alors une bourgeoise aisée, disponible, qui inspire au poète des considérations légères sur la vie, sur les villes qui « assassinent le poète », sur le temps qui passe. Très rarement, une confidence peut-être plus amère : « J'ai peur d'un tas de gens qui bousculent mon rêve. » Telle est Raïna dans un paysage mondain, attentive à capter les dialogues, soucieuse de l'étrangeté des choses bien plus que de l'ordre apparent du monde, fascinée par la métamorphose d'une jeune fille (Erotidie) comme par la beauté d'un mas provençal ou la ténuité de sa propre marche : « Mes pas/ Dans le sable/ El puis/ Plus rien. » Petits tableaux mondains où le sourire n'est pas absent, pièces généralement courtes où affleure ici et là une certaine gravité. Les mots de couleur sont nombreux, les petites proses suivent des pièces éclatées. Une poésie un peu mince en définitive mais qui vaut davantage par le climat dont s'imprègnent les choses que par l'évocation des choses elles-mêmes, ou de leur destinée.
Bibliographie :
   - Joiret (Michel), Oblique lunaire, dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. II. La poésie, p. 354.

  

15 euros (code de commande : 11854).


 

[RAPIN (Maurice)]. BUSSY (Christian) — Qui est Maurice Rapin ? Liège, Yellow Now, 1977. In-8° collé, 27 p., illustrations, (collection « Temps Mêlés », n° 144), exemplaire en bel état.
   Cet entretien radiophonique entre Maurice Rapin et Christian Bussy fut diffusé par la R.T.B. le 10 juillet 1970.
Introduction :
   Qui est Maurice Rain ? L'entretien qui va suivre vous l'apprendra mieux qu'un complexe préambule. Disons cependant que Maurice Rapin a retenu notre attention à plusieurs titres, ne serait-ce que par sa rupture avec André Breton ou par l'amitié que lui vouait René Magritte. Maurice Rapin est aussi pour nous le découvreur d'un des plus étonnants peintres inconnus : Pierre Bourgin.
   Depuis 1957, Rapin est le principal animateur de la Tendance populaire surréaliste, et signataire d'un nombre important de tracts de type franc-tireur. Mais il est temps de lui laisser la parole et de répondre à votre question : Qui est Maurice Rapin ?

10 euros (code de commande : 26261).


ROBERTS-JONES (Philippe) — Du Réalisme au Surréalisme. La peinture en Belgique de Joseph Stevens à Paul Delvaux. Bruxelles, Laconti, 1969. Grand in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 199 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Belgique, Art du Temps »), bel exemplaire.
Introduction :
   La peinture en Belgique de 1848, date majeure dans l'œuvre de Joseph Stevens, à 1934, moment où Paul Delvaux découvre son univers particulier, est à ce point riche qu'il ne peut être question, ici, d'en examiner tous les aspects.
   Ces pages ne répondent, dès lors, ni à l'ambition d'une étude exhaustive, ni à la prétention d'un essai. Partant du réalisme pour aboutir au surréalisme, la courbe tracée s'efforce de suivre le mouvement parfaitement logique de l'évolution artistique d'un siècle et de relier entre eux les sommets qui en jalonnent l'histoire. L'art de nos régions, à cette époque, connaît un rythme d'une remarquable continuité et d'une ampleur exceptionnelle. Nous nous sommes donc laissé entraîner par lui afin de rendre compte, sauf erreur ou omission, de sa vigueur et de son originalité.
   Sauf erreur ou omission, celles-ci existent évidemment comme dans toute œuvre humaine et qui se veut, en l'occurrence, l'affirmation d'un goût, d'une conviction, plus précisément encore d'une profonde amitié.
   La fréquentation de certaines œuvres, au sens le plus quotidien du terme, leur étude ensuite et leur enseignement, puis l'effort de communiquer ces matières, ont créé des liens qui dépassent souvent, au propre et au figuré, ceux de la simple et objective connaissance des faits. Mais l'art s'il vit, s'il existe et, par conséquent, nous concerne, ne peut se réduire à une étiquette, à un millésime.
   L'énumération est toujours édifiante ; nous lui avons préféré cependant l'itinéraire, plus sélectif, tout en laissant à chacun, par des indications bibliographiques, la possibilité de rayonner et de combler ainsi les omissions qui ne sont pas, en soi, des jugements de valeur.
   Cet aperçu de vitalité artistique n'est, en fait, qu'une préface au contenu qu'il évoque, à de multiples paysages du cœur et de l'esprit, et que viendront compléter, préciser ou souligner d'autres volumes dans une collection qu'un éditeur, épris des mêmes voyages, nous a demandé de guider.

25 euros (code de commande : 24578).


 

[ROSEMONT (Franklin)] — Trois jours qui ébranlèrent le nouvel ordre mondial. La Révolte de Los Angeles. Avril-mai 1992. Traduit de l'américain par Armand Vulliet d'après What are you going to do about it ? n° 2, avril 1993. Lyon, Atelier de Création Littéraire, 1995. In-8° agrafé, 30 p., (collection « Le Miroir Noir »).
En quatrième de couverture :
   Le 3 mars 1991, au États-Unis, un automobiliste noir, Rodney King, était plus que fortement tabassé par quatre policiers. Un cinéaste amateur filma la scène par hasard. L'automobiliste porta plainte. Le 29 avril 1992, les quatre policiers étaient acquittés par les jurés de Simi Valley, provoquant une indignation générale.
   Suite à cette décision du tribunal explosa la révolte d'avril-mai 1992 à Los Angeles.
   Le texte écrit sur ces événements par Franklin Rosemont et ses amis du groupe surréaliste de Chicago a l'avantage de nous présenter une vision américaine originale, très différente de ce qu'ont bien voulu nous donner les médias français.

6 euros (code de commande : 19004).

 


   

SCUTENAIRE (Louis) — Mes inscriptions 1974-1980. S.l, Le Pré-aux-clercs, 1984. In-8° broché, 261 p., couverture un peu jaunie sinon très bon exemplaire, édition originale.
En quatrième de couverture :

   Né en 1905 à Ollignies-Lessines, rude pays de carrières aux mœurs libres, Louis Scutenaire, picard, belge de nationalité et surréaliste de la tête et des épaules, prend bravement dès 1940 le relais de Lichtenberg et de Jules Renard.
   Notant n'importe où, à n'importe quel moment, une phrase ou un groupe de phrases qui se présentaient à son esprit, il se trouva posséder un manuscrit qu'il baptisa Mes Inscriptions. En 1944, le cahier tombe sous les yeux de Paul Éluard, qui le présente aux éditions Gallimard, avec l'appui de Jean Paulhan et Raymond Queneau. Les premières Inscriptions sont publiées en 1945. Les suivantes le seront plus tard aux éditions Brassa, et les dernières nous arrivent enfin aujourd'hui.
   Aphorismes, maximes, déclarations d'enthousiasme, poèmes, petits bonheurs du jour et de la nuit, Louis Scutenaire n'apprécie que le bon sens total, avec quelques fissures...
   Mes Inscriptions est aussi un hommage à Rétif de la Bretonne qui, le premier, utilisa ce genre littéraire.

30 euros (code de commande : 22970).


 

[SIMON (Armand)]. Armand Simon. [Pâturages], Cercle « Éducation et Loisirs », 1973. Petit in-4° carré broché, [40 p.], nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la salle Achille Delattre, à Pâturages, du 5 au 21 mai 1973.
   
Ce volume contient des textes d'André Blavier, Achille Chavée et Armand Simon.
Extrait du texte d'André Blavier :
   
Aujourd'hui, Simon fait en province figure de « patron ». De jeunes artistes (peintres, sculpteurs : Henry Lejeune, Paul Defaux, le groupe des Racines du Château, des écrivains, dont Gustave Belle, pour moi l'immortel auteur de l'aphorisme :
      Il y a de quoi être confondu
      En apprenant que le cerveau
      Contient des lobules.
que l'on pourrait croire du corniste Vivier) l'entourent d'un respect attentif et cordial. Eux-mêmes s'intitulent, avec une sagesse prudente qui donne à réfléchir : « Surréalistes, oui... non... peut-être... ». De sa plume, à écrire cette fois, Simon rédige pour eux des préfaces certes mieux « tappées » que celle dont vous approchez le terme. Il y exprime, avec le gentil sourire de qui, sans guère changer, est revenu de bien des turbulences (nous ne parlerons non plus d'entropie !), les joies douces qu'il éprouve à se faire frémir et s'enchanter à la figuration d'un monde qui l'habite sans le détourner.
   Universitairement – c'est-à-dire sans l'espèce de pâmoison-cyclone qu'il convient de simuler en la matière – José Vovelle a fort correctement défini la démarche de l'accomplissement d'Armand Simon : « Son dessin en hachures serrées rappelle le travail du graveur, ses personnages promènent dans un espace chiricien (ici faudrait-il cependant préciser l'importance du décor chez Simon, toujours différent, jamais indifférent) leurs déformations monstrueusement baroques, souvent maladives, et leurs expression absente ou hallucinée. L'œuvre de Simon est homogène dans sa facture et montre que l'artiste s'est arrêté une fois pour toutes au mode d'expression qui répond le mieux à son monde intérieur, de la même façon en somme que les points communs des divers auteurs qu'il a illustrés traduisent ses affinités électives. »

25 euros (code de commande :24974).


 

Surréalisme en Hainaut. 1932-1945. Bruxelles, Direction des Arts et Lettres, 1980. In-8° broché, 165 p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l’exposition éponyme qui a été présentée à l'Institut des Arts et Métiers, à La Louvière, du 21 septembre au 14 octobre 1979, au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 16 janvier au 20 février 1980 et au Centre Culturel de la Communauté française de Belgique à Paris puis à Marseille en mars et en octobre 1980.
Table des matières :
   - Préface, par Paul Willems.
   - Tableaux d'une exposition, par Alberte Spinette.
   - Un groupe surréaliste en Hainaut ?, par Jean Puissant.
   - Avant-Propos de Mauvais Temps 1935.
   - Note sur le Front littéraire gauche, par Michel Gheude.
   - Cristallisation d'une dynamique surréalisante en Hainaut, par Marc Quaghebeur.
   - De la dictée du texte au hasard apprivoisé. L'œuvre de Fernand Dumont, par Paul Emond.
   - Le mineur et les poètes. Constant Malva, par Michel Gheude.
   - Achille Chavée et la petite mère des peuples, par Alexis Gayo.
   - Achille Chavée ou l'obsession de la pureté, par Jacques Sojcher.
   - Bref portrait de Marcel Havrenne, par André Lorent.
   - Tableaux synoptiques.
   - Rééditions. Fernand Dumont : La région du cœur - La notion de famille - La grande nocturne - Film surréaliste.

20 euros (code de commande : 26293).


Surréalisme et précurseurs. Sous la direction de Marie-Lucie Cornillot. Besançon, 1961. In-8° broché, 59 p., XX planches hors texte, quelques annotations.
   Catalogue de l'exposition éponyme présentée au Palais Granvelle, à Besançon, dans le cadre du Festival artistique, en 1961.
Préface :
   Notre génération a vérifié la fable des bâtons flottants. Les monstres affreux se sont mués en affectueux toutous. Dada n'est plus qu'un joli cheval de bois. L'affiche et la publicité ont familiarisé toutes les classes avec le cubisme et les formes d'art nées du surréalisme, objets en leur nouveauté des hurlements de la presse, sinon des coups de parapluie des dames visiteuses d'exposition horrifiées. Avec un plaisir exquis, nous demeurons à rêver aujourd'hui devant ces jalons d'un chemin naguère encore scandaleux.
   Je me souviens du jour au Val de Grâce où, dans notre chambrée d'élèves médecins auxiliaires parmi lesquels Louis Aragon, un nouveau fit son entrée. C'était André Breton. Que ne devait-il pas sortir de leur rencontre, début d'une marche côte à côte, féconde et provisoire. Littérature, le Sans-Pareil, dix expositions, vingt pamphlets, plus d'amitiés encore cristallisèrent autour d'eux et d'un troisième anabaptiste, Philippe Soupault, sous le signe de Tzara, les forces éparses de toute une jeunesse dont les manifestations tapageuses ou profondes allaient renouveler le goût et la sensibilité d'à peu près tous les esprits valables et précipiter dans le passé nombre de pontifes et d'idoles comme dans le Rhin le cercueil d'Heine.
   Le Surréalisme naquit alors, la « Révolution surréaliste » fut son Moniteur officiel, il avait bien d'anciennes sources, mais on n'y pensa qu'ensuite pour justement les exalter, apportant ainsi la preuve que le nouveau mouvement si révolutionnaire et audacieux se voulut-il rentrait – comme tous les autres – dans une explicable filiation des idées et des goûts.
   Certes, il n'est pas commode dans une exposition de montrer d'une manière concrète les racines emmêlées d'une végétation scintillante, très touffue et très complexe. Mlle Cornillot y est parvenue d'une manière fort notable, sans céder à la tentation de ne montrer du mouvement que certaines facettes ou certains avatars. Les religions aussi ont des pontifes de l'onzième heure, mais ce sont des hérétiques. Le devoir d'un conservateur, dans pareille occurrence, est de faire la preuve d'un esprit scientifique en se refusant à la voix des sirènes, même les plus enchanteresses. La logique et la vérité n'excluent pas la dilection, encore moins l'intérêt. Les familiers de Besançon l'éprouveront très vite ici.

20 euros (code de commande : 23752).


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