LITTÉRATURE TRADUITE

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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Trois pages sont spécialement consacrées aux
écrivains russes
aux
écrivains anglophones
(Grande-Bretagne, Irlande, Canada, États-Unis, Indes, etc.)

aux
écrivains italiens
aux
écrivains germanophones
et aux
littératures ibérique et latino-américaine

Nouvelle(s) entrée(s)

 

OMAR KHAYYAM — Robaïyat. Traduction de Franz Toussaint. Illustrations et décors par Paul Zenker. Paris, Piazza, 1925. In-12 broché, 80 p., décors en noir dans le texte et 10 planches hors texte en couleurs et avec leurs serpentes légendées, bel exemplaire.


Couverture et première illustration (La coupe de vin).

13 euros (code de commande : 25493 - vendu).

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ABÉCASSIS (Armand et Eliette)Le livre des passeurs. [De la Bible à Philip Roth, trois mille ans de littérature juive.] Paris, Laffont, 2007. In-8° collé, 473 p., index, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Longtemps privés, de leur terre, les Juifs reçurent l'appellation de peuple du Livre. Le Livre était leur contrée : il donnait de l'espace à qui en entendait la parole. Du Livre aux livres, ce sont près de trois mille ans de littérature juive qu'Armand Abécassis et Eliette Abécassis, un père et sa fille, nous invitent à découvrir grâce à des extraits choisis et commentés par leurs soins de textes saints ou profanes, de prières, de poèmes, de romans, de traités de philosophie ou de politique. D'âge en âge, de pays en pays, quelles qu'aient été ses heures de gloire ou ses infortunes les plus douloureuses, la conscience juive a eu le miroir des mots, un génie singulier du Verbe pour se réfléchir et se projeter, pour s'interroger et, face au doute, se dépasser.
   Approche proprement inédite, cette anthologie qui réunit les prophètes et les kabbalistes, Montaigne et Kafka, Marcel Proust et Albert Cohen, Henri Heine et Emmanuel Levinas, établit des parallèles entre tous les membres, croyants ou non, du peuple du Livre, et donne à comprendre les accents profonds et déchirants d'Israël. Avec, en filigrane, une question : que peuvent les livres pour l'homme, sinon l'aider à vivre ?

13 euros (code de commande : 21605).

 

[ANDERSEN (Hans Christian)]. BÖÖK (Fredrik) — Hans Christian Andersen. Traduit du suédois par T. Hammar et M. Metzger. Paris, Je Sers, 1942. In-12 broché, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Études de Littérature, d’Art et d’Histoire »).

9 euros (code de commande : 28).

 

[ANDERSEN (Hans Christian)]. STIRLING (Monica) — Le cygne sauvage. Andersen et son temps. Traduit de l'anglais par Claude Saunier. Paris, Pauvert, 1966. In-8° broché, 422 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   Prologue : Saisons à Copenhague.
   I. Enfance à Odense, 1805-1819.
   II. Adolescence à Copenhague, 1819-1822.
   III. Dans la classe de Meisling, 1822-1830.
   IV. Premier amour, 1830-1833.
   V. Premiers voyages, 1833.
   VI. Le voyage en Italie, 1833-1835.
   VII. Le vilain petit canard, 1835-1840.
   VIII. La malle volante, 1840-1843.
   IX. Le rossignol, 1843-1844.
   X. Secret, mais inoublié, 1844-1845.
   XI. Amour de voyage, 1846-1847.
   XII. L'habit neuf de l'empereur, 1848-1849.
   XIII. Le phénix, 1850-1856.
   XIV. Une visite à Dickens, 1857.
   XV. Du matin au soir sans après-midi, 1857-1864.
   XVI. L'orage fait tourner les enseignes, 1865-1867.
   XVII. La chose la plus incroyable du inonde, 1867-1870.
   XVIII. Ce que racontait la vieille Jeanne, 1870-1874.
   XIX. Finale, 1874-1875.
   Bibliographie.
   Index.

12 euros (code de commande : 18314).


BIENCZYK (Marek) — Terminal. Roman. Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel avec la précieuse complicité de Teresa Janasz. Le texte français a été revu par l'auteur. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 199 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Je vais vous raconter quelque chose, nous explique le narrateur, c'est pour ça que je vis, d'ailleurs la plume ne tient pas à l'os nu, et vous, c'est peut-être pour ça que vous avez acheté ce livre, pour savoir ce qui se passe chez les autres, et c'est magnifique, sauf que je ne me suis rien permis de bien nouveau, moi, et que je n'ai l'intention d'aller nulle part. Mon histoire à moi parle d'amour, je le dis tout de suite. »
Mais dans cette histoire d'amour, la manière de manger le yaourt est aussi essentielle que le sens métaphorique du tango ou l'exposé philosophique consacré au visage. Le quotidien et l'étrange y forment un couple aussi indissociable que ces amoureux qui, dans le décor de la plus belle ville, vivent une passion restituée ici avec autant de force et d'intensité que si cela se produisait pour la première fois au monde... »

10 euros (code de commande : 10184).


BRANDYS (Kazimier Z) — Carnets. Paris, 1985-1987. [Titre original : Miesiace 1985-1987.] Traduit du polonais par Thérèse Douchy. Paris, Gallimard, 1990. In-8° collé, 245 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Ce que je fais dans Carnets consiste à construire une narration avec des situations, descriptions, faits et réflexions utilisés de manière à former un récit de la vie d'un couple. Autrement dit, un roman avec deux héros, un fond historique, des personnages de deuxième et de troisième plan, un temps d'action variable. Au fond, si je voulais m'en donner la peine, je pourrais l'écrire comme un vrai roman, à la troisième personne, en attribuant aux personnages des noms fictifs. Mais je ne veux pas m'en donner la peine. Et le fait que je ne le veuille pas et que je n'écrive pas à la troisième personne recèle l'élément important, essentiel, que j'appelle modification de la perspective ou déplacement du point de vue, et qui correspond probablement à un genre nouveau d'engagement vis-à-vis de la réalité. D'un engagement qui se manifeste par le rejet d'une littérature générée par la forme, non par la vie. »

12 euros (code de commande : 12879).


La Brise au clair de lune. "Le deuxième livre de Génie". Roman traduit du chinois par Soulié de Morant. Paris, Grasset, 2004. In-8° broché, 364 p., illustrations, (collection « Les Cahiers Verts », n° 57), bel exemplaire non coupé. Fac-similé de l'édition originale publiée en 1925.
Introduction :
   « Ce roman est à la fois l'un des plus anciens et l'un des plus célèbres de la Chine. Tous les lettrés assurent qu'il fut écrit sous la dynastie Yuann (1277-1348). Mais un passage (au début du chap. XVII) mentionne un Bureau d'astronomie sous le titre de Tsrinn tiènn Tsiènn qu'il reçut pour la première fois sous les Ming (1348-1662). Le roman aurait donc été remanié vers la fin du XIVe siècle.
   Malgré son antiquité, le style est celui de nos jours. Les mœurs et les idées sont ce qu'elles étaient jusqu'à ce que la Révolution de 1911 vînt tout bouleverser.
   Rappelons qu'en dehors des romans grecs, la première œuvre européenne d'observation et d'imagination, qualifiée de roman, est l'Astrée que H. d'Urfé publia en 1610.
   L'auteur est connu seulement par le pseudonyme de Ming-tsiao tchong-jenn qui signifie littéralement « l'intermédiaire de la Doctrine Célèbre » ; et aussi, par une allusion connue, « le fils non titré d'un prince ». On ignore tout de lui. Aucune autre œuvre n'est signée du même pseudonyme.
   Ce fait n'est pas isolé. Les œuvres antonymes sont rares en Chine. C'est que les Chinois, pourtant passionnés antiquaires, se sont rarement intéressés, dans une œuvre littéraire, à ce qui n'était pas l'œuvre elle-même. Peu leur importe l'auteur : beaucoup d'ouvrages ne sont même pas signés. Peu leur importe l'époque : le nom de la dynastie régnante leur suffit.
   Les belles-lettres, là-bas, doivent briller par elles-mêmes d'une splendeur éternelle, sans s'aider de ce respect que le passé toujours inspire, sans s'orner faussement de la gloire acquise par l'auteur lui-même. La vraie beauté, ainsi, se dégage, et n'entraîne rien avec elle. Les œuvres médiocres tombent et disparaissent. Ajoutons que, jusqu'en 1914, il n'y avait ni droits d'auteur ni droits d'éditeur.
   En plus de son titre : Fong-yue tchoann « Traditions de la brise au clair de lune », formule poétique qui veut dire « Une histoire d'amour », ce roman est encore connu sous les titres de : Rao tsiou tchoann « traditions d'un couple parfait » ; et de : Ti erl tsraé dze chou « Le Deuxième Livre de génie », dans la célèbre collection des meilleurs romans et pièces de théâtre commencée dès 1644 par l'éditeur lettré Tsinn Cheng-trann qui fut décapité en 1662, à l'âge de 35 ans, pour la véhémence de ses opinions. Ces tsraé dze chou « Livres de génie » sont maintenant au nombre de dix.
   II y a bientôt deux siècles, des adaptations plus ou moins lointaines avaient été faites de ce roman.
   Vers 1750, en effet, Sir Thomas Percy, évêque de Dromore, découvrit à Canton un ancien manuscrit portugais donnant une traduction libre de la quatrième partie de l'ouvrage. Il la traduisit en anglais, demandant à un Écossais, Wilkinson, qui résidait alors à Canton, de lui donner un aperçu des trois premières parties. Le tout fut publié à Londres, en 1761, sous le titre : « The pleasing union ».
   Cette version libre fut traduite en allemand par de Murr, et publiée à Leipzig en 1766 sous le titre « Hau Kiou choan ».
   Un inconnu la traduisit de l'allemand en français, et la publia, sous le même titre, la même année 1766, à Lyon.
   Une refonte de style fut faite en anglais par Davis, en 1829 et publiée à Londres comme « The Fortunate Union » (2 vol.).
   Cette seconde version fut traduite de l'anglais en français par Gaillard d'Arcy et publiée à Paris en 1842 sous le titre « Hao Khieou Tchouan, ou la Femme accomplie ».
   Ma traduction est donc la première faite directement du chinois en français, avec tous les poèmes.
Les illustrations sont reproduites de celles que dessina au XVIe siècle Ts'iou Yng (Che-tcheou), le plus célèbre peintre de la dynastie Ming.
   J'ai dû cependant couper, ça et là, des répétitions de mots et de phrases, et quelques longueurs, nécessaires en chinois, mais lassantes en français. »

15 euros (code de commande : 50002).


CAPEK (Karel) — Le Météore. Traduit du tchèque par Alain van Crugten. Lausanne, L'Âge d'Homme, 2001. In-8° broché, 191 p., (collection « Classiques Slaves »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Karel Capek fut l'un des rares écrivains tchèques à conquérir de son vivant une célébrité mondiale, qu'il dut principalement à son œuvre de dramaturge, et même surtout à une seule pièce, la célèbre R.U.R. (1920), dans laquelle il forgea un néologisme qui allait connaître une fortune prodigieuse : Le robot.
   Mais, loin de n'être qu'un dramaturge qui eut son moment de succès, Capek est l'un de ces auteurs protéiformes qui abordent avec un égal bonheur tous les exercices de la plume et peut être considéré comme le maître à penser de la Tchécoslovaquie de l'entre-deux-guerres.
   Le Météore se compose de trois récits concentriques cherchant à reconstituer l'histoire d'un homme dépourvu d'identité se trouvant sur un lit d'hôpital et dont on ignore tout au départ.
   Mais ce qui est original ici est qu'aucun des trois récits n'a de fondement dans le réel. Celui de la sœur de charité est un rêve, le deuxième est basé sur un don de voyance et celui du romancier est un exercice d'imagination. Le tout est appuyé sur la connaissance scientifique représentée par les observations et déductions professionnelles du chirurgien et de l'interniste.
   Tout en se conformant aux données précises fournies par ces observations, les trois récits se complètent en se recoupant sur un certain nombre de points. Mais les contradictions apparaissent au fil de la lecture, car chacun des trois conteurs, prenant la parole à son tour, nous convainc qu'il détient la solution définitive de l'énigme.
   Ce roman a plu à un vaste public ; comme pour Hordubal ou La guerre des Salamandres, les lecteurs, passionnés par le monde à la fois réel et fantastique de Karel Capek, lui ont donné raison. Répétons-le, ce n'est pas un hasard : l'ambition de Capek, chef de file de la culture d'une Tchécoslovaquie renaissante, était de combler autant que faire se pouvait le fossé entre la littérature et le peuple. Qui nierait qu'il ait réussi ici à concilier la qualité littéraire et la lisibilité, tout en faisant passer, sans prétention aucune et sans vains déploiements d'intellectualisme, quelques-unes des grandes idées philosophiques et morales qui lui tenaient à cœur ?

12 euros (code de commande : 18347).


 

Cent quatrains des T'Ang. Traduits du chinois par Lo Ta-Kang. Préface de Stanislas Fumet. Avec dix reproductions de peinture ancienne du palais impérial de Pékin et en fac-similé une lettre de Louis Laloy. Deuxième édition. Neuchâtel, La Baconnière, 1947. In-8° broché, 236 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté sur vélin blanc (n° 1165).
Extrait de l'introduction :
   Vous est-il arrivé d'être surpris et ému par le chant de la flûte, le soir, sous la lune, lorsque la ville dort et la campagne se plonge dans d'épaisses ténèbres ? C'est un chant monotone et d'une tristesse indicible, car ces deux sensations n'en font qu'une.
   Le quatrain est à la poésie chinoise ce que la flûte est à la symphonie. Ce genre de poème de quatre vers de cinq ou sept syllabes ne représente pas toute la poésie chinoise, mais il en résume parfaitement l'esprit : saisir l'intuition poétique à sa source et l'exprimer en une forme verbale concise et limpide.
   À son origine, le quatrain fit partie des yo-fou, collection de poèmes et chansons populaires adoptés par les chanteuses, les musiciens et surtout par les musiciens officiels de la cour des Han, au premier siècle de l'ère chrétienne. Peu à peu, imitant le style des yo-fou, les lettrés créèrent à leur guise des formes poétiques nouvelles. Cette tendance aboutit, sous les premiers empereurs des T'ang (VIIe et VIIIe siècles), à un genre de yo-fou tout nouveau, petits poèmes de quatre vers composés par des poètes célèbres du jour, des lettrés et de grands magistrats, que l'on chantait, en s'accompagnant de la flûte, dans tout l'Empire, depuis la cour jusqu'aux humbles cavernes : les quatrains.

25 euros (code de commande : 22585).


CHENG (A) — Chroniques. Traduit du chinois par Noël Dutrait avec la collaboration de Liliane Dutrait. La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 1992. In-8° broché, 141 p., (collection « Regards Croisés »).
En quatrième de couverture :
« Depuis les États-Unis, A Cheng lance un regard ironique et acerbe sur ses contemporains tels qu'il les a observés pendant la période troublée de la Révolution culturelle et les années qui ont suivi. Le fait politique, la réalité sociale, les relations entre les êtres humains sont évoqués en filigrane dans ces brèves Chroniques. Dans une écriture qui saisit la réalité sur le vif, A Cheng examine à la loupe des détails insignifiants de la vie quotidienne, des habitudes, des tics imperceptibles pour dresser un portrait aigre-doux des Chinois. »

7 euros (code de commande : 8438).


COSIC (Bora) — Le rôle de ma famille dans la révolution mondiale. Roman. Traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Robert Laffont, 1995. In-8° broché, 165 p., (collection « Pavillons »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Le narrateur — un petit garçon de dix ans — nous donne sa vision de la Seconde Guerre mondiale et de la révolution qui l'a suivie en racontant par le menu la vie de sa famille. Une mère défaitiste, un père alcoolique, un grand-père sceptique, un oncle coureur de jupons et deux jeunes tantes qui rêvent devant les photos de Tyrone Power font de leur mieux pour surmonter les tracas domestiques qu'engendre la guerre, puis ceux qu'apporte la révolution à laquelle ils aimeraient, pourtant, emboîter le pas.
Hélas, après les réjouissances arrive le désappointement le nouveau pouvoir conteste à la famille son rôle dans la révolution et l'oblige à quitter son vaste appartement pour une seule pièce que les amis bientôt désertent...
En humoriste inspiré, utilisant le style des rédactions d'école primaire, Cosic a réussi un tour de force : dire en un raccourci kaléidoscopique, fait de dialogues pleins de verve et de scènes à la Chaplin, l'essentiel d'une époque qui, en même temps que l'ivresse du grand changement, apportait le chaos total et la peur. »

10 euros (code de commande : 8794).


DE WINTER (Leon) — La faim de Hoffman. Roman. Traduit du néerlandais par Philippe Noble avec la collaboration de Daniel Cunin. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 296 p., jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« En 1989, peu avant la chute du régime communiste, Felix Hoffman est nommé ambassadeur des Pays-Bas à Prague. C'est le couronnement tardif d'une carrière en dents de scie : Hoffman, diplomate au langage peu diplomatique et au comportement flamboyant, n'est pas très bien vu de son ministère. Mais l'ambassadeur est surtout un homme éprouvé par la vie. Juif, il a été séparé de ses parents pendant la guerre et ne les a jamais revus. Et le fragile bonheur qu'il a reconstruit sur ces ruines a été brutalement anéanti : ses deux filles. Esther et Mirjam, sont mortes à quinze ans de distance, l'une de leucémie, l'autre d'overdose. Dans la solitude de sa résidence, Hoffman passe ses nuits d'insomniaque à finir les buffets des réceptions et à lire des passages du Traité de la réforme de l'entendement de Spinoza. Qu'espère-t-il encore ? Du philosophe, une révélation tardive du sens de la vie, et d'une femme improbable, d'ultimes instants d'amour.
Au moment où Hoffman s'installe à Prague, un touriste californien boulimique et obèse. Freddy Mancini, visite la ville. Une nuit, en quête de hamburgers, il assiste par hasard à l'enlèvement d'un de ses compatriotes par ce qui semble bien être les services secrets. Ainsi un blanchisseur de San Diego, un garagiste du Wisconsin, un ambassadeur des Pays-Bas, son épouse, et une troublante journaliste de Rude Pravo seront-ils entraînés dans les derniers soubresauts d'une guerre froide à l'agonie, acteurs tragiques et dérisoires de la « fin du vingtième siècle ».
Dans un récit construit avec brio et mené à train d'enfer, Leon de Winter mêle avec une belle assurance les palpitations d'un roman d'espionnage, l'émotion d'un drame humain et la subtilité d'une quête métaphysique. »

10 euros (code de commande : 8786).


GHEORGHIU (Virgil C.) — Perahim. Traduit du roumain par Livia Lamoure. Paris, Plon, 1961. Mention de 6e mille à la couverture. In-8° broché, 212 p., (collection « Feux Croisés »).
En quatrième de couverture :
   Peut-on échapper à son destin ? Perahim le croit, lui qui revient de l'enfer. Il a survécu à dix ans de travaux forcés dans les mines de sel, à dix ans d'écrasement. Le commissaire Catran qui connaît bien l'endroit où se trouvait le gangster est stupéfait. Jamais jusqu'à présent aucun homme n'en était sorti vivant. Pourtant Perahim est là devant lui, mince, inflexible, toujours jeune. Il veut reprendre sa place dans la société, recommencer sa vie, renier son passé. Il ne désire pas grand'chose, simplement que la police le laisse tranquille. Il travaillera et s'occupera de sa mère. Il a rompu avec la pègre, plus jamais le commissaire Catran n'entendra parler de lui et lorsque Perahim le quitte, tout semble possible...

10 euros (code de commande : 22376).


GHITANY (Gamal) — Le livre des illuminations. Roman présenté, traduit de l'arabe (Égypte) et annoté par Khaled Osman. Paris, Seuil, 2005. In-8° broché, 874 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur apprend que son père est décédé durant son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme modeste et digne, à l'occasion d'un long périple intérieur. Déféré devant le Divan, instance mystique qui régit les destinées du monde, il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire de balayer les lieux et les époques en assistant à diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion d'incarner des personnalités relevant d'autres temps, de visionner des événements qu'il n'a pu vivre dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des êtres animés ou inanimés. Écrit dans une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre des illuminations est un chef-d'œuvre par son invention d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant les méandres de l'âme égyptienne. »

20 euros (code de commande : 10019).


GOMBROWICZ (Witold) — Les envoûtés. Roman traduit du polonais par Albert Mailles et Hélène Wlodarczyk. Paris, Stock, 1977. In-8° broché sous jaquette un peu défraîchie, 364 p., (collection « Le Cabinet Cosmopolite - Stock-Est »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   Ectoplasmes maléfiques, héroïnes fatales, mages secourables, rivaux sordides, hobereaux décadents, mères sensibles, beaux ténébreux ou savants ingénus, aucun ingrédient du genre ne manque à la fantastique alchimie qui s'élabore à l'entour des murailles maudites de Myslocz. À une virtuosité frénétique s'ajoutent une sincérité, une passion pour le sujet qui le hissent au rang des plus évidents chefs-d'œuvre de la sombre galerie du roman d'épouvante. Fascinante rencontre de la mythologie gothique et d'une des plus fortes personnalités du roman contemporain européen.
   Le génie de Gombrowicz bouleverse et transfigure la donnée traditionnelle. Au mythe d'une féodalité assouvissant ses fantasmes et savourant ses poisons il substitue, avec une superbe désinvolture, sa propre légende: immaturité, dédoublement, amour-haine, répulsion, possession, et culpabilité.
   ... C'est avec les plus âpres pages des Hauts de Hurlevent que Les Envoûtés voisinent par leur farouche grandeur, et avec Le Manuscrit trouvé à Saragosse, par leur inlassable et aérienne imagination.

10 euros (code de commande : 14382).


GRIMM (Jacob et Wilhelm) — Contes pour les enfants et la maison. Collectés par les Frères Grimm. Édités et traduits par Natacha Rimasson-Fertin. Tomes I et II (complet). Paris, Corti, 2009. Deux volumes in-8° brochés sous étui d'éditeur, 513 et 665 p., quelques illustrations, (collection « Merveilleux », n° 40), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Voici la première édition française intégrale et commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants.
   Natacha Rimasson-Fertin a voulu se démarquer de ses illustres devanciers (Armel Guerne et Marthe Robert notamment) en choisissant une traduction très proche du texte original, dans le souci de faire goûter au lecteur la spécificité du style des frères Grimm.
   Les lecteurs français n'avaient pas accès à une édition critique, c'est chose faite : chaque conte est suivi d'un commentaire alerte mais précis – le nom des conteurs ou des informateurs, le contexte de la composition, les éventuels remaniements. Ces commentaires font également une large place aux notes que les frères ont eux-mêmes établies dès la deuxième édition et montrent combien le plus célèbre recueil européen de contes populaires a évolué au fil du temps.
   Les spécialistes retrouveront évidemment la classification internationale des contes ainsi que d'éventuelles remarques sur des variantes d'autres pays. Indépendamment de la postface, l'appareil critique comprend une traduction des préfaces successives des Grimm qui posent des questions essentielles sur le genre du conte, notamment sur son rapport au mythe et à la légende. Un index fouillé permettra au lecteur de circuler dans ce vaste ensemble.
   De nombreuses illustrations, commentées en fin d'ouvrage, ponctuent le recueil.

L'ensemble : 40 euros (code de commande : 21224).


HAMSUN (Knut) — La faim. Illustration de Paul Bour. Paris, Jonquières, 1927. Voir la description complète sur la page des Éditions Jonquières.

 

HAMSUN (Knut) — La faim. Traduit du norvégien sur le texte définitif par Georges Sautreau. Avec une préface d'Octave Mirbeau. Bruxelles, Éditions Universitaires, 1943. In-8° broché, 221 p., (collection « Terres et Regards »).
Extrait de la préface :
   N'allez pas vous imaginer que ce titre cache un livre de révolte sociale, des prêches ardents, des anathèmes et des revendications. Nullement. La Faim est le roman d'un jeune homme qui a faim, voilà tout, qui passe des jours et des jours sans manger, et qui n'a pas une plainte, et qui n'a pas une haine...
   Nul autre drame, nulle autre action, dans ce livre, que la faim. Et, dans ce sujet pognant mais qu'on pourrait croire à la longue monotone, c'est une diversité d'impressions, d'épisodes renouvelés de rencontres dans la rue, de paysages nocturnes, un défilé curieux de figures imprévues, étrangement bizarres, qui font de ce livre une œuvre unique, de premier ordre et qui passionne.

10 euros (code de commande : 23967).

 


[IBSEN]. LUGNÉ-POE Ibsen. Paris, Rieder, 1936. In-8° broché, 103 p., planches hors texte, (collection «Les Maîtres des Littératures»).

13 euros (code de commande : 6052).


KADARÉ (Ismaïl) — Qui a ramené Doruntine ? Roman traduit de l'albanais par Jusuf Vrioni. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché, 179 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Dans un bourg de l'Albanie médiévale, une vieille femme et sa fille – seules survivantes d'une famille dont la guerre et la peste ont fauché tous les enfants mâles – succombent à un épisode troublant sur lequel l'inspecteur local est chargé de faire la lumière : Doruntine a été mariée « au loin », selon la tendance moderne de l'époque ; son frère Constantin avait, de son vivant, juré à leur mère de lui ramener sa fille chaque fois qu'elle exprimerait le désir de la revoir. Or, les investigations de l'inspecteur révèlent que c'est bel et bien Constantin qui a ramené Doruntine, de nuit, au domicile maternel.
   Constantin serait-il sorti de sa tombe pour tenir la parole donnée à sa mère quand il était en vie ? Ou faut-il ajouter foi aux aveux extorqués sous la torture au pauvre commerçant ambulant qui prétend avoir convoyé Doruntine depuis sa lointaine province ?
   Comme pour Le Pont aux trois arches, Kadaré a puisé ici dans le patrimoine légendaire de son pays la substance d'un « thriller » hors d'âge, plein de brumes, de chevauchées nocturnes et de pierres tombales déplacées, mais dans lequel court, en filigrane, une réflexion universelle sur la portée de l'Histoire.

10 euros (code de commande : 22675).


KIERKEGAARD (Sören) Le journal du séducteur. Traduction de Jean-J. Gateau. Avant-propos de Georges Perros. Paris, Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Daniel), XV + 238 p., (collection « Romans », n° 278), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 7976).


Kin P’ing Mei ou La merveilleuse histoire de Hsi Men avec ses six femmes. Version française de Jean-Pierre Porret. Paris, Guy Le Prat, 1949. In-12 broché, 309 p.

10 euros (code de commande : 468).


LIEOU NGO — L'Odyssée de Lao Ts'An. Traduit du chinois par Cheng Tcheng. Avant-propos de Jacques Reclus. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché, 280 p., (collection « Connaissance de l'Orient », n° 19).
En quatrième de couverture :
    « Né dans une famille lettrée en 1854, Lieou Ngo, ou Lieou T'ie-yun, refusa de passer les examens et s'adonna au négoce, à la technique. En 1880, on lui confia les travaux du Fleuve Jaune ; il réussit à lutter contre les inondations périodiques. Il refusa pourtant les honneurs qu'on lui proposait. En 1894, on le trouve aux Affaires Étrangères, où il encourage la construction du chemin de fer reliant Pékin au bas Yang Tseu. De ses deniers, il offrit à Nankin le terrain du terminus. Durant la guerre des « Boxers », en 1900, il achète à vil prix les stocks de riz qui en principe étaient propriété de l'empire mandchou, et les fait distribuer à la population affamée. Voilà quelques traits du caractère de l'homme qui, en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie mandchoue, compose L'Odyssée de Lao Ts'an. Curieux personnage, aussi porté vers la réforme d'un empire vermoulu que vers le maintien de certaines traditions chinoises. Profondément chinois en ceci, en tout cas que sa vie intellectuelle et morale s'ordonne selon des valeurs qu'il emprunte aussi bien au Bouddha qu'à Confucius et au taoïsme. Yuan Che-kai, son ennemi, qui deviendra le premier président de la République chinoise et qui voudra rétablir l'Empire à son profit, fait en 1908 déporter au Turkestan un homme entre tous indépendant, et le plus grand des écrivains de son époque. Il mourra en exil, à Ouroumichi, en 1909.
   Dans cette Odyssée de Lao Ts'an, un homme intelligent et libre fait un tableau de la vieille Chine corrompue devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse, attaché qu'il est à certaines traditions. Pour comprendre le communisme chinois, et contre quoi il réagit, chaque Français devrait lire L'Odyssée de Lao Ts'an. »

12 euros (code de commande : 13416).


LIN (Yutang) — L'impératrice de Chine. [Titre original : Wou Tsô-t'ien Tcheng-tchouan.] Roman traduit du chinois par Christine Barbier-Kontler. Arles - Paris, Picquier, 1990. In-8° collé, 235 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Au VIIe siècle, sous la dynastie des T'ang, la Chine connut une des périodes les plus fastueuses de son histoire qui, pendant plus de vingt ans, sera dominée par une femme exceptionnelle, l'unique « empereur » que la Chine connut jamais.
   Elle a pour nom Wou Tchao. Favorite de l'Empereur, douée d'une grande intelligence, dévorée d'ambition, elle usurpa le pouvoir à force d'intrigues de palais avant d'imposer sous son nom une nouvelle dynastie et de se sacrer elle-même empereur. Son nom devint dans tout l'Empire synonyme de meurtres, de tortures, de cruauté, de guerres et de rébellions noyées dans le sang.
   C'est l'histoire de l'Impératrice Wou Tsö-t'ien qui nous est racontée ici par son propre petit-fils.
   Le lecteur retrouvera dans L'impératrice de Chine la figure légendaire du juge Ti : il apprendra comment ce dignitaire intègre et courageux vaincra la grande despote et restaurera la dynastie des T'ang.

9 euros (code de commande : 22672).


MAHFOUZ (Naguib) Passage des miracles. Roman traduit de l'arabe par Antoine Cottin. Troisième édition. Paris, Sindbad, 1988. In-8° broché, 315 p., (collection « La Bibliothèque Arabe - Les Littératures Contemporaines »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   
L'impasse du Mortier, où l'on écrasait graines et plantes pour les pharmaciens et les fumeurs, brilla un jour dans le ciel du Caire comme un astre. De quel Caire s'agissait-il ? De la ville fatimide ? De celle des Sultans ou des Mamelouks ? C'est maintenant un passage, un monde, orné d'un café aux arabesques multicolores. Personnages de Bruegel, de Courteline et de Zola, ses habitants vivent le Moyen Âge à l'heure de la Deuxième Guerre mondiale : la marieuse, commère magnifique, le cafetier pédéraste et agent électoral, le faiseur d'infirmes, le dentiste profanateur de sépultures, Hamida, perle de ce monde fascinée par un souteneur... mais aussi le Sayyid Ridwâne partant pour La Mecque. C'est la cour des miracles du petit peuple du Caire.

13 euros (code de commande : 19822).


MEKAS (Jonas) — Ma vie nocturne. Traduit par Marc Ulrich. Vilnius, Baltos Lankos, 2007. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [128] p., illustrations d'Auguste Varkalis, exemplaire en très bel état.
Note de l'éditeur :
   Le cinéaste lituanien et chroniqueur du mouvement underground américain, Jonas Mekas, a noté ses rêves d'août 1978 à juin 1979. C'était une période très mouvementée à New York : il était en train d'acquérir le tribunal qui allait devenir l'actuel Anthology Film Archives dans l'East Village ; il tenait une colonne de critique de cinéma dans le Village Voice sur les plus récents films de Kenneth Anger, de Stan Brakhage ou de Peter Kubelka ; il s'occupait de sa fille Oona âgée alors de trois ans et était en train de monter son film en son honneur « Paradise Not Yet Lost (Oona's Third year) ». Parallèlement à toutes ses activités, il souffrait de la mort de son ami George Maciunas, le fondateur du mouvement Fluxus. Tous ces événements et toutes ces personnalités se retrouvent dans ses rêves, ainsi que son enfance passée dans les champs lituaniens où se mélangent les absurdités et les aventures si particulières aux rêves. L'ouvrage rassemblant les rêves retranscris par Jonas Mekas est accompagné de nombreuses illustrations d'Auguste Varkalis, peintre, musicien, cinéaste et grand ami de l'auteur. Auguste Varkalis a notamment réalisé la musique pour le dernier grand opus 16mm de Jonas Mekas, As I Was Moving Ahead.

35 euros (code de commande : 20843).


[MICKIEWICZ (Adam)]. Adam Mickiewicz 1798-1855. Hommage de l'Unesco à l'occasion du centième anniversaire de sa mort. Paris, Unesco - Gallimard, 1955. In-12 broché, XII + 277 p., illustrations hors texte, jaquette, cachets.

13 euros. (code de commande : 83/59).


MILOSZ (Czeslaw)Visions de la baie de San Francisco. Traduit du polonais par Marie Bouvard. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché, 228 p.

7,50 euros (code de commande : 6065).


Les morts incertaines. Six récits roumains. Paris, Flammarion, 1983. In-8° broché, 271 p., (collection « Lettres Roumaines »).
En quatrième de couverture :
   De Tristan Tzara à Emil Cioran et Eugène Ionesco, plusieurs grands écrivains de langue française ont commencé par publier leurs premiers livres en roumain. Une petite littérature qui se montre aussi prodigue doit vraisemblablement se trouver à un point d'épanouissement à même de nous offrir des ouvertures extrêmement enrichissantes. Si l'on ajoute que l'histoire des dernières décennies a investi le génie roumain, porté plutôt vers l'onirique et l'humour, d'une dimension tragique, nous aurons une idée encore plus exacte des points d'intérêt que peut présenter une culture qui, de Brâncusi à Mircea Eliade, n'a pu se faire reconnaître dans le monde qu'à travers l'exil.
   Les six récits que nous publions aujourd'hui ont un thème commun. En effet, si pour Vasile Voiculescu la mort est « incertaine » tant qu'une opération magique n'a pas mis fin aux errances de l'âme, l'horreur de D. R. Popescu pour les morts-vivants n'est que l'épouvante devant la restalinisation de la Roumanie après 1968. Les frontières de la vie sont tout aussi perméables pour un Mircea Eliade qui explore les significations de notre présence dans le temps que pour L M. Arcade qui ressuscite tout un cimetière pour railler un régime politique. Avec ses funérailles pour un absent, Stefan Banulescu évoque la tradition, tandis que Andrei Ujica s'en sert pour en extraire une nouvelle technique littéraire.
   Les morts incertaines qui semblent obséder aujourd'hui l'esprit roumain ne sont que le bilan d'une époque qui a dû recourir au fantastique pour jauger une réalité irrecevable.
Ce volume contient :
   - L'Ermite, par Vasile Voiculescu. Titre original : Schivnicul, traduit par Virgil Tanase.
   - Les trois grâces, par Mircea Eliade. Traduit par Marie-France Ionesco.
   - Révolution culturelle, par L. M. Arcade. Titre original : Revolutia culturalà, traduit par Michaela Bacu et Serban Cristovici.
   - La Mer Rouge, par D. R. Popescu. Titre original : Marea rosie, traduit par Virgil Tanase.
   - Tempête de neige en plein été, par Stefan Banulescu. Titre original : Varà si viscol, traduit par Virgil Tanase.
   - Où il est question de la fille du chef de gare, comment elle s'est enfuie pour chercher l'homme qu'elle aimait et ce qu'elle a trouvé dans une guerre, par Andrei Ujica. Titre original : Unde este vorba despre fata sefului de garà, cum a fugit ea în cautarea omului iubit si ce a gasit ea într-un ràzboi, traduit par Virgil Tanase.

15 euros (code de commande : 23512).


MYRDAL (Jan) — Enfance en Suède. Récit traduit du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 232 p., (collection « Lettres Scandinaves »), ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Fils d'universitaires renommés, Jan Myrdal raconte de quelle manière il fut traité dans son enfance par des parents qu'obnubilait une brillante carrière intellectuelle. Son père le méprisait et se moquait de ses disgrâces. Sa mère, psychologue, tenait le relevé exact des gestes et attitudes de ce garçon qu'elle pensait attardé... En Suède, l'autobiographie que voici a suscité une vive émotion. Jan Myrdal est un observateur réputé des questions politiques : on ne l'attendait pas sur un terrain si personnel. Or, au-delà de son propre cas, il dénonce avec une impitoyable rigueur les manquements des sociétés éclairées, et révèle l'aveuglement d'une classe qui honore l'esprit en lieu et place de l'affectif. L'enfance, note ici Jan Myrdal, est une honte profonde qui demeure longtemps : comme si de quelque indignité il lui fallait aujourd'hui se délivrer. Sans doute est-ce pourquoi il a pris sur lui, après cinquante ans de silence, d'être enfin celui par qui le scandale arrive. »

9 euros (code de commande : 11816).


Njal's Saga. Translated with an introduction by Magnus Magnusson and Hermann Pálsson. Reykjavik, Helgafell, 1968. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 255 p. illustrations en noir et quatre planches hors texte en couleurs, édition à tirage limité, cachet ex-libris à la page de garde, .
Sur la jaquette :
   This volume which is published to commemorate fifty years of Icelandic sovereignty contains an important English translation of the great Njal's Saga together with some examples of the best in Icelandic pictorial arts.
   Njal's Saga is the most famous of Icelandic sagas. It is vast in scope, complex in structure, rich in characterization and intensely dramatic. It is one of the greatest works in medieval European literature and also one of the world's great stories.
   As a literary form, the saga escapes conventional classification. A tale would be too simple a designation and an epic too distant for this complicated and intensely real story. It is a « novel » and it is also history but certainly not an historical novel in any usual sense. It was written in the late thirteenth century and its author is anonymous. It is based on ascertainable historical events and most of its characters, the chief ones, at any rate, were historical personages who lived some three hundred years before the saga was written. And to some extent, certainly, it reflects the period of its author, the violent and tragic time in Icelandic history called the Age of the Sturlungs, after one of the ruling families. But to the general reader as well as the literary student the saga stands forth as a work of art, the creation of an author of genius whose tragic sense of character as fate constitutes a timeless view of the human condition. The dramatic structure, the impersonal technique and tersely objective style represent a superb artistic control of permanent themes in a dark and complex age.
   But the saga must speak for itself. The present translation which was first published by Penguin Books in 1960 has been justly acclaimed. It is a faithful and exact rendering which nevertheless eschews archaisms and is admirably suited for the modern reader. The translators have provided an excellent historical and literary introduction. The translation is based on the standard text prepared by Professor Einar Olafur Sveinsson whose great scholarship and critical insights have done so much to illuminate this particular saga.
   This year, 1968, Icelanders will celebrate fifty years of national sovereignty. The present limited edition of Njal's Saga in English translation is put out by the publishing house of Helgafell in order to commemorate this occasion. Historically, the heritage of the sagas was instrumental in preserving a sense of national identity among the Icelanders during long centuries of foreign rule. It was also, in the eyes of the outside world, a proof of the justness of Icelandic demands for independence.
   The text of the saga is illustrated by two of Iceland's leading artists, Gunnlaugur Scheving and l?or-valdur Skulason. In addition, this volume contains colour reproductions by the fine Icelandic painter, Snorri Arinbjarnar. These reproductions are imaginary representations of characters from the saga.

50 euros (code de commande : 19154).


NOOTEBOOM (Cees) — Le Jour des Morts. Roman traduit du néerlandais par Philippe Noble. Arles, Actes Sud, 2001. In-8° collé, 367 p., (collection « Lettres Néerlandaises »).
En quatrième de couverture :
   « Après l’accident d’avion qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté Amsterdam pour s’établir à Berlin. Caméraman, documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au détour de ses promenades berlinoises, l’ombre du passé. Hanté par l’indicible mémoire des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa douloureuse solitude. Et la ville, si profondément ancrée dans l’Histoire, recompose ses regards.
   C’est ainsi, dans cet état d’âme et d’esprit, qu’il croise Elik Orange. Attiré par cette silhouette, cette aura, cette ombre, Arthur retrouve enfin la voie du désir. Elik s’offre à lui puis se dérobe pour finalement l’attirer dans la lumière aveuglante de l’Espagne…
   Ce livre est un roman d’amour pour une femme inaccessible et pour une autre à jamais disparue. Mais c’est aussi le livre du Temps et de la mélancolie. Dans une langue superbe, Cees Nooteboom lance ses personnages bien au-delà de leur destin individuel et les inscrit ainsi au cœur des véritables enjeux de la littérature. »

10 euros (code de commande : 11557).


O-OKA (Shôhei) Les feux. Traduit du japonais par Selichi Motono. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Darche), 204 p., exemplaire numéroté sur alfa d'Avignon en parfait état.

10 euros (code de commande : 87/58).


OZ (Amos) — Ailleurs peut-être. Roman. [Titre original : Maqome Aher.] Traduit de l'hébreu par Judith Kauffman. Paris, Calmann-Lévy, 1971. In-8° broché, 356 p., (collection « Traduit de... »).
En quatrième de couverture :
   Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à 3 km de la frontière jordanienne, sous la menace constante des tirs de l'adversaire ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, le poète, enseigne à l'école primaire et sert de guide aux touristes. Il a été abandonné par sa femme, Eva, qui a préféré à la vie modeste du kibboutz le luxe tapageur, d'un juif retourné en Allemagne s'enrichir dans le commerce des plaisirs. Il a reporté toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gai. Mais il a aussi une liaison avec la femme du chauffeur de camions Ezra Berger, Bronka, institutrice comme lui. Noga a l'espièglerie de ses seize ans. Elle repousse les élans maladroits de son jeune amoureux Rami Rimon pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger, suscitant un nouveau drame qu'envenimera l'arrivée du frère d'Ezra, l'Allemand Zekharia Berger, qui a déjà servi d'entremetteur dans l'enlèvement d'Eva.
   Amos Oz est le premier écrivain juif à n'avoir que des racines israéliennes. Peintre réaliste du kibboutz il n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donne toute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse des portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.

8 euros (code de commande : 19383).

OZ (Amos) — Scènes de vie villageoise. Nouvelles. [Titre original : Tmounot Mekhayeï Hafkar.] Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen. Paris, Gallimard, 2009. In-8° collé sous jaquette, 203 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Nous voici à Tel-Ilan, un village centenaire fondé par les pionniers bien avant la création de l'État d'Israël. Une petite communauté y vit entourée de vignes et de vergers, et la vie semble s'écouler paisiblement. Depuis quelque temps pourtant, les gens de la ville envahissent les rues du bourg au moment du shabbat et, avec eux, la spéculation immobilière et la vulgarité. Mais Pessah Kedem, ancien membre de la Knesset, est un vieillard inquiet pour d'autres raisons. Il n'aime pas le jeune étudiant arabe que sa fille Rachel héberge dans l'annexe au fond de la cour et, surtout, il est convaincu que quelqu'un creuse sous sa maison la nuit. L'agent immobilier Yossi Sasson, lui, convoite depuis longtemps la maison de Batya Rubin, une des plus vieilles du village, et lorsque la fille de la propriétaire l'invite non seulement à la visiter de fond en comble, mais se montre très affectueuse à son égard, il croit déjà toucher au but. Sauf que... Kobi Ezra, lui, cherchée surmonter la timidité de ses dix-sept ans pour séduire la jolie bibliothécaire du village, pendant que Gili Steiner, médecin remarquable et célibataire endurcie, attend en vain l'arrivée de son neveu Gideon, dont elle a pourtant cru trouver le manteau dans le dernier car arrivé de la ville. Quant au maire du village, Béni, il ne comprend pas pourquoi sa femme lui a fait remettre une note contenant seulement ces mots : « Ne t'inquiète pas pour moi »...
   En huit nouvelles qui se lisent comme un roman, Amos Oz fait surgir une société villageoise imaginaire. Un décor unique et des personnages récurrents lui permettent de tendre un miroir à nos passions, nos doutes, nos misères et nos joies. Son écriture oscillant entre tendresse, mélancolie et âpreté serre de très près la fragilité de nos vies, et sa manière subtile de nous plonger dans une comédie humaine, certes très israélienne mais surtout universelle, confirme une fois de plus son immense et incomparable talent.x

9 euros (code de commande : 18344).

 

OZ (Amos) — Soudain dans la forêt profonde. Conte. Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen. Paris, Gallimard, 2006. In-8° collé, 117 p., bande d'annonce, exemplaire en parfait état, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus.
   Deux enfants de sa classe, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit...
   Soudain dans la forêt profonde est un conte pour enfants et adultes. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance.

12 euros (code de commande : 23607 - vendu).


PA KIN Destruction. Traduit du chinois par Angel Pino et Isabelle Rabut. [Paris], Bleu de Chine, 1995. In-8° collé, 250 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Fasciné, aujourd'hui par le boom économique, hier par le discours maoïste, le public a peut-être perdu de vue une Chine émotive, tourmentée, romantique – en fait la même, identifiable à travers ses avatars.
   Le roman s'intitule Destruction mais eût pu tout aussi bien se nommer Contradictions ou Tempête sous un crâne, tant la Chine est alors le lieu de tensions contradictoires insupportables pour tout homme de cœur. Dans la Shanghai des concessions et du fox-trot, le satrape décapite, des enfants sont vendus par leurs parents affamés... Où est l'issue ? Comment retrouver la fierté ? Quelle doctrine ? Quelle morale ? Les jeux ne sont pas encore faits. Le Parti révolutionnaire balbutie, l'idéal, le style anarchistes conservent toute leur dynamique.
   Les personnages de Pa Kin sont comme écrasés par la responsabilité qu'ils revendiquent. Des accents cornéliens entre le devoir et l'amour. La jeunesse chinoise qui fit un succès au roman y reconnut sa passion, sa fièvre, son sens éperdu du tragique.

10 euros (code de commande : 20292).

 

PA KIN Nuit glacée. Traduit du chinois par M.-J. Lalitte. Préface d'Étiemble. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché sous jaquette, 327 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   
Nuit glacée fut publié en 1946, sous la tyrannie de Tchang Kaï-chek, et ce n'est qu'à la libération, dès 1949, que Pa Kin sera condamné en fait au silence. Le livre fut jugé trop pessimiste, sans doute. De fait, il faut peut-être remonter au Huysmans d'En ménage ou d'À vau-l'eau pour retrouver un écrivain qu'inspira si fort la quotidienneté dans ce qu'elle a de plus noir.
   L'action se passe dans la cité surpeuplée de Tchonngking, où les protagonistes ont trouvé refuge devant l'avance des Japonais et où ils tentent de vivre d'une vie précaire, déchirée de surcroît par les mouvements de panique et d'espoir qu'engendrent les faux bruits de l'arrière et dominée par la certitude de vivre en tout cas les derniers moments d'une société moribonde. Image de la condition misérable faite aux intellectuels par les agents du Kouo-min-tang, Shüenn, le héros humilié, corrige des épreuves pour un salaire de famine dans le monde terrifiant d'une bureaucratie dont tous les rouages sont faits de soupçon, de brimades et de hargne. Gravement malade, faible et bon, il assiste impuissant au conflit de générations, d'une brutalité inouïe, qui se développe dans son propre foyer entre sa mère, « belle-mère » à l'ancienne, et sa jeune femme. Seul personnage porteur d'espoir, celle-là finira par sacrifier ses attachements à la fragile possibilité de dignité qu'elle aperçoit dans une « modernité » dont elle cherche partout des signes. Elle abandonne sa famille. Tels sont les éléments principaux d'un récit traité avec une rare sensibilité par un écrivain attentif et discret qui donne vie et présence à tout ce qu'il touche. Tout y est juste et profond, amer et aigu à la fois. Et c'est la réalité d'une Chine qui ne date que d'hier, mais aujourd'hui totalement disparue comme depuis des siècles, qui nous est restituée, pour notre étonnement, par ce roman simple et beau.

10 euros (code de commande : 15592 - vendu).


PANKOWSKI (Marian) — Un presbytère en Poméranie. [Titre original : Fara na Pomorzu.] Roman traduit du polonais par Elisabeth Destrée-Van Wilder. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché, 222 p., exemplaire en très bon état avec un bel hommage de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   C'est à des recherches un peu particulières qu'est venu se livrer en terre poméranienne l'honorable Hans Ertmann, professeur d'histoire à l'université de Munich. Et au vieux curé qui lui donne l'hospitalité dans son presbytère, il n'a pas encore dit toute la vérité. Qu'importe : au gré de leurs conversations pleines de malice et de sagacité – et des repas où Frau Gerta, l'appétissante gouvernante, fait affleurer toutes les saveurs de la vieille Prusse – peu à peu leurs langues se délient. Surgissent alors bien des souvenirs émouvants ou tragiques – dont celui, tel un blason de honte, d'un bunker dans lequel quatre soldats allemands furent enterrés vivants et survécurent plusieurs années, alors même que la guerre avait pris fin...
   D'une plume élégante mais volontiers indiscrète, Marian Pankowski explore la vie intérieure de cette Poméranie enfouie sous le charnier des combats, des occupations, des épurations. En compagnie d'un vieux curé soudé à cette terre, il plonge dans toutes les barbaries, pour faire jaillir un beau roman de la fidélité.

15 euros (code de commande : 21990).

 

PANKOWSKI (Marian) — Un vieil avenir. [Titre original  Gosc.] Roman traduit du polonais par Elisabeth Destrée-Van Wilder. Paris, Maurice Nadeau, 1989. In-8° broché, 159 p., couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Roman d'anticipation, Un vieil avenir se déroule dans un royaume débonnaire qui pourrait ressembler à celui où s'est réfugié l'auteur. Son héros, immigré d'origine slave, refuse de se laisser assimiler. Interventions officielles, flatteries, pressions diverses, rien n'y fait. Voilà la machine grippée, le tableau de la concorde nationale mis à mal. S'il s'acquitte à sa façon du « quart d'heure de violence quotidienne » obligatoire, il dévoie par ses récits sensuels une jeune sociologue, il joue le trouble-fête au réveillon de la Maison du Retraité Méritant, il compromet la célébration d'une Saint-Sylvestre exceptionnelle en présence des « chers Souverains ».
   L'ironie, le sarcasme, la satire, drôle ou féroce, caractérisent ce nouvel ouvrage d'un virtuose de l'écriture.

8 euros (code de commande : 23459).


La Poésie japonaise. Anthologie des origines à nos jours. Choix, préface et traduction par Karl Petit. Paris, Seghers, 1959. In-8° sous cartonnage, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Melior »).
Sur la couverture :
   L'ancien Japon : Période de Yamato - Période de Mara. Période de Heian. L'époque féodale : Période de Kamakura. Période de Hambokucho et de Morumachi. L'époque contemporaine : L'Ère Meiji - L'Ère Taisho - L'Ère Showa.
   Hitomaro - Akahito - Okura - Tabito - Yakamochi - Narihira - Tsurayuki - Basho - Buson - Issa - Shimazaki Toson - Kithara Hakushu - Kawaji Ryuko - Miki Rofu - Sakutaro - Saito Mokichi - Nakano Shigeharu - Miyoshi Tatsuji et 130 poètes japonais classiques et modernes.

15 euros (code de commande : 13481).


REBULA (Alojz) — Demain le Jourdain. Traduit du slovène par Zdenka Štimac. Paris, Éditions du Cerf, 1997. In-8° broché, 484 p., trace de pliure à un coin.
En quatrième de couverture :
« Absalom, fils de Jéhu, aurait pu rester toute sa vie un scribe zélé du temple d'Akhet, Am, à la frontière de l'Egypte et de la Lybie. Il y menait une vie un peu vide mais plus heureuse que celle des Hébreux qui avaient les pieds dans la glaise des briqueteries du pharaon. Merneptah. L'arrivée de l'équipage de la poste change son destin quand il lui apprend la fuite de nombreux Israélites : ceux-ci ont traversé la mer Rouge et les chars égyptiens lancés à leur poursuite ont été défaits. Lui, l'homme de l'écriture, va tout quitter pour rejoindre cette Terre promise dont il a si longuement rêvé et pour laquelle il se sent pris d'une inébranlable passion.
L'exode dura quarante ans selon la Bible. On en comprend mieux les raisons en suivant les pas d'Absalom et ceux de son fils Elidad. La nostalgie de l'Égypte et de la sécurité d'un emploi servile mais nourricier travaille longtemps les esprits. Elle est aussi à l'origine du complot de Mardochée et des « Fils de l'Alliance » contre Moïse, le « Fils du fleuve ». Le veau d'or et le bouc émissaire divisent ceux qui n'ont pas encore compris la puissante liberté que leur proposent la Loi et l'amour (surtout celui d'Absalom pour Léa). Le campement des Israélites, avec le nom de ses rues à l'enseigne des « dix Paroles », est lui-même le lieu d'un cheminement aventureux vers la Terre promise.
Après de multiples rebondissements, un long séjour par la Crète, île dominée par le culte du taureau marquera plus fortement la rupture entre une terre païenne stérile et « la terre où coulent le lait et le miel », au-delà du Jourdain. »

13 euros (code de commande : 9376).


RICHTER (Sylvie) — Second adieu. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1999. In-8° broché, 165 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Rome, fin des années soixante-dix : après avoir quitté Prague, où son père a disparu dans les prisons du régime communiste, Marie tente de refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand appartement avec Thomas, écologiste avant l'heure, poète et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil, et son lit avec Mels (qui s'est inventé ce prénom en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire exalté qui rêve d'envoyer tout le monde en camp de rééducation, y compris la mère de Marie.
Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul, un ami de son père resté à Prague, qui sous prétexte de lui adresser ses publications scientifiques essaie d'écrire son autobiographie.
Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu'il aime : « J'ai ici quelques biographies de Marie, la biographie de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à savoir changeant, d'alter ego. Rien que des histoires intéressantes. »
Sous forme d'un récit éclaté où plusieurs narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu est un roman sur une génération désemparée, sur la désillusion des utopies et sur l'exil. Mais Richter sonde surtout très profondément la tragédie de l'enfermement et décrit avec force la privation de liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. »

9 euros (code de commande : 7529).

RICHTER (Sylvie) — Topographie. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 149 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Rien de plus simple que le départ en vacances d'une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie, traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu'à la mer. L'escapade sera simplement soumise aux aléas d'un voyage dans les pays de l'Est, au temps encore du communisme, où un petit déjeuner familial s'obtient en échange d'une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs : le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en Allemagne, l'acquisition d'un vibromasseur, la vente ratée d'un tableau de Dürer qui n'était qu'une vulgaire copie. On croise des touristes français et allemands, un écrivain américain qui tambourine sur une machine à écrire posée sur le toit d'une jeep amphibie. Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l'empire soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et les Romains dînent...
Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s 'il dépend de tant d'autres destinées, s'inscrit désormais dans une si large topographie, et si la famille n'arrive même pas à se réunir autour d'une table ? »

10 euros (code de commande : 7528).


RYLSKI (Eustachy) — Le Retour. Traduit du polonais par Robert Bourgeois. Montricher, Noir sur Blanc, 1996. In-8° broché, 251 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« Il y a la main tendue d'un père à son fils et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication, un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension.
Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités infligées, subies ou observées, et, de l'autre, une simple journée, celle du difficile retour au pays et à la vie civile.
Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée, il y a l'évocation des quatre générations de Rogoyski qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé, ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse polonaise locale.
Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante. Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski de se réaliser pleinement.
Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux : ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité du retour à soi-même. « D'une manière ou d'une autre, nous revenons tous », dit un personnage. Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint : « Il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part. » C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme une démonstration mais émouvant comme une saga. »

11 euros (code de commande : 7962).


La Saga de Gunnlaug. Langue de serpent. Traduite de l'ancien islandais par F. Wagner. Bois originaux de V. Stuyvaert. Gand, Éditions du Lynx, 1925. Petit in-8° broché, [90 p.], un des 500 exemplaires numérotés sur papier de Tai-Wan « genre Japon ».

35 euros (code de commande : 104/63).


SHINJI (Tajima) — The Legend of Planet Surprise and Other Stories. Translated from the Japanese by T.M. Hoffman. Tokyo, Baobab Books, [1988]. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 150 p., illustrations.
Avant-propos :
« Profound sensitivity, depth of compassion, and the awareness of the follies of some of our endeavours – such qualities are displayed by the author in these short stories full of wisdom and foresight. In our era of mindless growth, much of it marked by selfish greed and lack of fellow feeling, this timely book of short stories by author Shinji Tajima has something for all of us. A message that in a human life, encompassing much more than material success, ambition untempered by love can destroy the soul. A warning that efforts to reach the pinnacle of our dreams without concem for the totality of things that make human existence beautiful can destroy us all.
The five short stories in this book depict différent aspects of human existence. Not only does the author point out pitfalls that many of our actions suffer from, but he also illustrates the need for struggle and commitment if we hope to overcome the obstacles that prevent us from making our lives beautiful.
This book of short stories can serve as our consciencekeeper at a stage in the history of mankind when intolérance, aggression, violence and war threaten to lead us towards the destruction of those fondamental qualifies which make human life beautiful and worth living. »
Les illustrateurs de cinq nouvelles contenues dans ce volume sont : A. Ramachandran (Konkichi Homehill), Liu Jae-Soo (Someone), Tajima Kazuko (The Legen of the Planet Surprise), Kang Woo-Hyun (The Dinosaur of the Desert) et Tsuda Rotoh (Where Does Spring Come From ?).

25 euros (code de commande : 10156).


Le signe de patience et autres pièces du théâtre des Yuan. Traduction, introduction et notes de Li Tche-Houa. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 373 p., (collection "Connaissance de l'Orient", 18).

12 euros (code de commande : 42/62).


STAROVA (Luan) — Le temps des chèvres. Traduit du macédonien par Clément d'Içartéguy. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché, 273 p., (collection « Littértature Étrangère »), couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
« Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous livre une clé susceptible de nous aider à mieux déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à la fois si proches et mystérieux, la force des traditions, jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment dans la résistance à l'obscurantisme et à la dictature communistes.
Le Temps des chèvres évoque la période de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche, envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner. Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes.
Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par certains côtés une roborative leçon d'espoir, elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent à façonner un « homme nouveau » et une salutaire méditation sur l'impermanence des choses en général, en particulier sur la précarité que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement acquis. »

11 euros (code de commande : 7963).


[STRINDBERG]. August Strindberg l'insurgé. Notes et poèmes inédits. L'île des morts - Le paria - Des arts nouveaux. Études et commentaires sur la mise en scène et la peinture. Bruxelles, Louis Musin, 1974. In-4° broché, 63 p., illustrations.
@ Il s'agit du premier numéro de la revue trimestrielle La Fenêtre ardente.

12 euros (code de commande : 133/65).


't HART (Maarten) — La colère du monde entier. Roman.] Traduit du néerlandais par Xavier Hanotte. Paris, Belfond, 1999. In-8° broché, 358 p.
En quatrième de couverture :
« Alexander Goudveyl grandit dans les années cinquante à 't Hoofd, petit port des environs de Rotterdam. Le jeune garçon souffre de l'univers de ses parents — un couple âgé de chiffonniers, vivants portraits de l'avarice et suppôts prétendus de l'austère morale calviniste.
Souvent en proie aux tracasseries de ses camarades de classe, obsédé par l'irrationnelle certitude que, comme Moïse dans l'Exode, Dieu cherche à le tuer, Alexander trouve son seul réconfort dans la musique, qu'il apprend en autodidacte, avec un réel succès.
Un jour, un meurtre est commis dans l'entrepôt des Goudveyl. Pour Alexander, qui a entr'aperçu le mystérieux assassin et qui croit une fois encore sa vie menacée, ce fait divers — dont la police a échoué à élucider le mystère — marque le commencement d'une enquête opiniâtre qui conduira à de bien surprenantes révélations...
Tour à tour drôle ou mélancolique, ce roman d'apprentissage ne s'embarrasse d'aucune limite : réjouissante satire des excès de la foi calviniste, étude psychologique, esquisse métaphysique de la solitude de l'homme, La Colère du monde entier est aussi un passionnant polar qui maîtrise à la perfection l'art du rebondissement et du coup de théâtre. »

10 euros (code de commande : 8835).


TIKKANEN (Henrik) — Le héros oublié. Roman. [Titre original : 30 ariga kriget.] Traduit du suédois (Finlande) par Philippe Bouquet. Paris, Gaïa, 2002. In-8° broché, 169 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   Finlandais de langue suédoise, Henrik Tikkanen (1924-1984) fut pendant vingt ans rédacteur et dessinateur pour un grand journal. Il exposa fréquemment ses œuvres plastiques et publia de nombreux ouvrages, récits de voyage ; pièces de théâtre et fictions. Pacifiste et humaniste, Européen convaincu, il usa d'une écriture à la fois ludique et critique pour dresser avec justesse le portrait de ses contemporains, comme en témoignent Renault, mon amour, également traduit en français, et Le héros oublié.
   « Le militarisme est l'art de faire régner la discipline. Sans discipline, il n'est pas possible de faire la guerre. La base de la guerre, ce sont les ordres. Les ordres sont faits pour être obéis et ne peuvent être discutés. C'est pourquoi l'obéissance est la première vertu en temps de guerre. Et bien qu'elle soit très largement répandue, il arrive qu'elle atteigne des sommets vertigineux et soit à l'origine de cas de sainteté militaire. »
   Viktor Käppärä ne mit jamais en question l'ordre qu'il avait reçu et ne douta jamais du bien-fondé de cet ordre.
   Trente ans après la fin des hostilités avec les Rouges, au mitan des années 70, notre brave soldat finlandais, oublié aux confins de la Carélie du Nord, continue à veiller, ultime rempart contre les communistes. Jusqu'au jour où il émaillera sa solitude de quelques meurtres anodins. Quand un fait divers malencontreux ne peut être étouffé, il peut toujours être récupéré.
   Court texte à l'ironie cinglante, Le héros oublié est une fable aussi drôle que sarcastique sur ses contemporains et leurs travers. Henrik Tikkanen ne se fit pas que des amis. Qui pourrait s'en étonner ?

9 euros (code de commande : 23163).


TOIU (Constantin) — L'exclu. Roman. Traduit du roumain par Georges Barthouil et Ilinca Barthouil-Ionesco. Présentation de Georges Barthouil. Genève, Nagel, 1981. In-8° broché, 313 p., (« Ccollection Unesco d'Œuvres Représentatives »), exemplaire non coupé.
Extrait de la présentation :
« Constantin Toiu parle lui-même de son roman. Son livre, selon lui, est le fruit d'une obsession dont il voulait se libérer. C'est aussi le fruit de la patience. C'est un roman-témoignage ; aussi un roman-testament (provisoire bien sûr) ; c'est enfin un roman pour l'avenir. On comprend donc que, lieu de l'obsession et du volontarisme, c'est un foyer de signification et de chatoyante ambiguïté, car cette dernière foisonne là où on se pose des questions auxquelles personne ne peut répondre sinon nous-mêmes qui sommes sans certitude. Et le livre devient le lieu privilégié de l'interrogation, de la confession et de la solitude puisque le confesseur se dérobe. Toiu nous dit : « J'ai longtemps rêvé ce roman, au sens propre (...). Ce roman, que j'ai ruminé pendant dix ans, que j'ai écrit en trois ans, est le fruit d'une double patience : la mienne envers moi-même et celle que le temps social a envers nous tous. » Livre de patience. Livre qu'on veut remplir de signification, de gravité : « Devant bien des phrases, avant d'y mettre le point final, je songeais : mais si je meurs à présent et que cette phrase soit la dernière ?... » Il s'interroge : « Le roman comme témoignage (...) Le roman... Quelque chose de fini mais qui suggère l'infini... L'idée que la prose est un fini dans lequel entre un infini (...) La conscience, oreille immense, quelque chose qui capte, qui vous fait parler, témoigner... ». On voit quelle est l'urgence morale, le sentiment d'un devoir : témoigner comme si l'on allait mourir. Témoigner devant l'avenir et pour lui : « ... j'avais l'ambition d'être compris aussi par les lecteurs de l'an 2073, disons. Si les lecteurs de l'an 2073 me lisent sans dictionnaire et surtout sans rire, ce sera une grande victoire. Et pas tant la mienne que celle de notre langue, de notre littérature et de notre époque... »

15 euros (code de commande : 10058).


Traductrices et traducteurs belges. Portraits réunis par Catherine Gravet. Mons, Université de Mons, 2013. In-8° collé, 468 p., (collection « Travaux et documents », n° 1).
En quatrième de couverture :
   En 1999, puis en 2002, Jean Delisle, professeur à l'Université d'Ottawa, publie deux ouvrages collectifs, Portraits de traducteurs et Portraits de traductrices. Ces modèles nous ont inspirés. Centrer notre attention sur la personne de traducteurs, nés en Belgique ou y ayant des attaches ; voir dans leur formation, leur milieu, leur personnalité, leurs inclinations, leurs rencontres, les influences qu'ils ont subies, leur métier, ce qui les a amenés à traduire ; comprendre quels sont leurs objectifs et leurs méthodes de travail ; déterminer ce qu'ils ont traduit, pourquoi, pour qui, dans quelles conditions, comment, s'ils ont été fidèles ou non, à quoi... Autant de questions qui nous ont conduits à étudier les traductions en regard des originaux, en regard d'autres traductions. La perspective, interdisciplinaire, nous a menés à chercher aussi dans les archives, correspondances, journaux, articles de presse, critiques littéraires, interviews, etc.
Table des matières :
   - Cinq traductrices, dix traducteurs, vingt-cinq portraitistes, par Catherine Gravet.
   Maurice Carême.
      - Maurice Carême : une aptitude infinie à être heureux, par Anne Godart.
   Alexis Curvers.
      - 
Dis-moi qui tu traduis..., par Benoît d'Ambrosio.
   Jacques De Decker.
      - Jacques De Decker en apesanteur linguistique. Le théâtre dans la plume, la scène dans les yeux, par Thilde Barboni.
   Marie Delcourt.
      - Marie Delcourt à travers ses « Images de Grèce », par Evi Papayannopoulou.
      - Marie Delcourt, exploratrice et traductrice des tragiques grecs, par Pierre Ragot.
   Eugène Hins.
      - 
Eugène Hins, un regard éclairé sur la Russie, par Anne Delizée.
   François Jacqmin.
      - François Jacqmin, entre langue maternelle et langue d'adoption : la pratique de la poésie à la lumière de l'entreprise de traduction, par Sabrina Parent.
   Hélène Legros.
      - Hélène Legros, traductrice pathétique, par Catherine Gravet et Pauline Stockman.
   Maurice Maeterlinck.
      - Maurice Maeterlinck : traducteur, médiateur et poète, par Hubert Roland.
   Ángeles Muñoz.
      - Portrait d'Ángeles Muñoz, passeuse de mémoire, par Ònia Cambruni et Geneviève Michel.
   Pierre Poirier.
      - Pierre Poirier, jurisconsulte, esthète et traducteur, par Laurence Pieropan.
   Alain van Crugten.
      - Alain van Crugten traducteur. Une plume sportive, coquine et galopante, par Anne Godart et Corinne Leburton.
      - Alain van Crugten, docteur honoris causa, par Thile Barboni.
      - Exporter la Flandre sans le flamand. « Het verdriet van België » en traduction, par Carola Henn.
   Robert Vivier.
      - « Beaucoup est perdu, mais sinon tout serait perdu. » Robert Vivier et la traduction littéraire, par Laurent Béghin.
   Emmanuel Waegemans.
      - De la traduction à l'édition : histoire d'une passion. Portrait d'Emmanuel Waegemans, traducteur belge du russe en néerlandais, par Benoît Van Gaver.
   Françoise Wuilmart.
      - Une femme, une cause. Portrait de Françoise Wuilmart, par Nadia D'Amelio.
   Marguerite Yourcenar.
      - Marguerite Yourcena, traductrice universelle ?, par Mireille Brémond.
      - Marguerite Yourcenar, traductrice du grec, par Georges Fréris.

18 euros (code de commande : 21020).


TSEPENEAG (Dumitru) — Hôtel Europa. Roman traduit du roumain par Alain Paruit. Paris, P.O.L., 1996. In-8° broché, 394 p.
En quatrième de couverture :
« Onirisme et hyperréalisme, histoire et humour font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques, où les fantasmes animaliers de Dumitru Tsepeneag accompagnent l'interminable accouchement d'un monde postcommuniste avec lequel l'Ouest rechigne à partager ses richesses.
Pourtant comme des milliers d'autres jeunes attirés par le mirage occidental, Ion s'est lancé à l'aventure. Il erre sur les chemins de traverse tracés par la plume narquoise de Tsepeneag, dans l'hôtel louche qu'est l'Europe de notre fin de siècle. Traqué par des truands moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de repos que dans des bras pas toujours féminins, quel péché doit-il expier ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage. En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour. »

11 euros (code de commande : 7965).


TSERNIANSKI (Milos) — Ithaque. Poèmes et commentaires. Traduit du serbe par V.A. Cejovic et A. Renoue. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1992. In-8° broché, 233 p., (collection « Classiques Slaves »), accroc au second feuillet de couverture.
En quatrième de couverture :
    « Milos Tsernianski (1893-1978), l'auteur de deux des plus beaux romans du monde – Migrations et Le Roman de Londres – fut également essayiste, publiciste, critique d'art, voyageur, poète... bref, l'un des Européens les plus accomplis de sa génération. Il est sans nul doute, par la force et la richesse de son expression, la variété de ses thèmes, la fulgurance de ses visions, le plus grand écrivain yougoslave du siècle.
   Né à Csongrad, en Hongrie, dans une famille orthodoxe serbe, Tsernianski fut incorporé à l'armée austro-hongroise durant la Première Guerre mondiale, envoyé au front de l'Est, blessé, malade... Durant ses convalescences, il rédigea le célèbre Journal de Tcharnoievitch ainsi que des poèmes qui entreront plus tard dans le présent recueil.
   Au lendemain de la guerre, Tsernianski s'installe à Belgrade, où il devient rapidement l'une des figures de proue de l'avant-garde esthétique et littéraire. En 1928, il entre dans la carrière diplomatique et suscite une vive polémique avec le premier livre de Migrations. Dans les années trente, il s'illustre dans le récit de voyage, l'essai politique et la critique esthétique. Il est attiré aussi bien par la poésie du Nord (Chez les Hyperboréens) que par la culture du Sud (Le Livre sur Michel-Ange, L'Amour en Toscane). En poste à Rome à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, il gagne Londres dès 1941. La déception vis-à-vis du monde anglo-saxon, profiteur et froid, la misère et la nostalgie imprègnent son douloureux Roman de Londres. En 1949, il entame, dans l'exil, le Deuxième livre de Migrations. En 1953, dans une vision hallucinée, il compose d'un seul trait le bouleversant Lamento pour Belgrade. Malgré sa haine viscérale du communisme, il retourne à Belgrade en 1965 avec son épouse, et achèvera ses jours dans la ville qui aura été son phare dans la pérégrination et l'exil.
   Européen, cosmopolite, plume subtile et raffinée, Tsernianski était indissolublement lié à son peuple, à sa mystique et à son histoire. Sa poésie, en vers et en prose, musicale et insolite, a composé le plus beau témoignage sur la destinée du peuple serbe au XXe siècle.
   Les poèmes d'Ithaque sont le fruit d'un contexte et d'une époque uniques. La fureur et les souffrances de la Grande Guerre, l'ivresse d'une victoire triomphale sur les orgueilleux empires centraux, les espérances pan-yougoslaves, le pressentiment d'un âge nouveau, les prémices de l'esthétique futuriste... tout concourt ici à l'élaboration d'une poésie vive, tranchante, hyperbolique. À ce recueil dont l'inspiration fondamentale est patriotique – Ithaque étant, bien entendu, la Serbie rêvée –, l'auteur ajoutera, quelques années plus tard, d'éclairants Commentaires intégrant aussi bien les notices autobiographiques que les retours critiques sur son oeuvre sur l'esprit du temps. Ithaque, poèmes et commentaires nous offre ainsi un captivant coup de sonde dans une époque frénétique et complexe.  »

10 euros (code de commande : 13434).

 

TSERNIANSKI (Milos) — Journal de Tcharnoïevitch. [Titre original : Dnevnik o Carnojevicu.] Traduction et préface par Olga Markovic. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1991. In-8° broché, 110 p., (collection « Classiques Slaves »), accroc au second feuillet de couverture.
En quatrième de couverture :
    1914-1918. La guerre. Une fois dissipés les mythes, qu'en reste-t-il pour ceux qui ont eu la chance de s'en sortir vivants ? Mais d'abord, où était-elle, la vie, dans cette succession d'atrocités et de temps morts ? Peut-être ces survivants hébétés l'ont-ils saisie au cœur même de l'horreur et de l'absurdité ?
   Tcharnoïevitch. Serbe enrôlé dans l'armée austro-hongroise, est engagé contre les troupes serbo-russes sur le front de Galicie. Situation absurde puisqu'il est contraint de se battre contre ceux dont il se sent le plus proche et que l'armée, à laquelle il appartient, finira par l'emporter sur ce front tout en perdant la guerre.
   Il erre de champs de bataille en hôpitaux, de camps de prisonniers à sa maison natale, de souvenir en souvenir de sa vie passée. Il tient un journal, précaire boussole, fil conducteur incertain de ses errances dans le temps et dans l'espace, ultime possibilité de leur donner un sens. Atteint dans son corps et son esprit, désespéré, résigné, il est incapable d'émotion et conscient de (inutilité de tout effort.
   La parution du Journal, en 1921, est un événement considérable dans l'histoire de la littérature serbe. L'œuvre, en effet, rompait complètement avec la production romanesque traditionnelle. Par la forme d'abord. Chronique ? Poème en prose ? Roman ? Le Journal tient de ces différents genres sans être véritablement restreint à aucun – mais surtout par le ton. Ce ton, l'authenticité première de Tsermanski, est fait de la succession de notations brèves, hachées, sèches et de développements lyriques, d'images subtiles et personnelles, d'idées à bâtons rompus, de réflexions inachevées.
   Milos Tsernianski est avec Miroslav Krleza et Ivo Andritch la figure la plus importante de la littérature yougoslave de ce siècle. Voyageur, essayiste, romancier, il a marqué par sa mélodie subtile et riche le rythme de sa tangue, ce qui est le signe des grands poètes. Son roman épique Migrations a eu un accueil enthousiaste du public et de la critique. Traduit en plusieurs langues, il a obtenu en France le prix du meilleur Livre Etranger.

9 euros (code de commande : 23708).


UNDSET (Sigrid) — Printemps. Traduit du norvégien par Elna Cornet. Paris, Club Mondial du Livre, s.d. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 367 p., exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 86/67).


VASSILIKOS (Vassilis) — Z. Traduit du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 341 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture rempliée, jaquette.
En quatrième de couverture :
   Il y a quatre ans, les murs d'Athènes se couvraient d'innombrables Z maladroitement tracés. Z pour zei — il vit. Il s'agissait du député de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à Salonique, où il venait de présider une réunion pacifiste.
Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables, qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis. En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient créé un héros. En lui prenant la vie, ils lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000 personnes qui suivirent en silence, à Athènes, le cortège funéraire étaient venues affirmer que sa volonté, sa présence restaient inaltérées. C'est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
   Personne ne pouvait être mieux désigné pour s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait récemment encore, il en connaît lés misères et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait, il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
   Fort de cette expérience vécue des lieux et des protagonistes du crime, l'auteur a entrepris l'étude minutieuse des cinq mille pages dactylographiées de l'instruction et du procès, traquant le mécanisme qui fait d'un homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis Vassilikos a préféré modifier les noms des principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui, Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c'est une œuvre littéréraire, admirable, où des pages d'un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis, celui d'une terre tragique et d'un peuple déchiré.

7,50 euros (code de commande : 8420).

 


VESTDIJK (Simon) — Les voyageurs (De Kellner en de Levenden). Traduit du néerlandais par Louis Roelandt. Paris, Éditions Universitaires, 1966. In-8° broché, 328 p., dédicacé par le traducteur. On joint une belle lettre autographe signée du traducteur.

19 euros (code de commande : 5799).


[WEDEKIND (Frank)] — Lulu. Numéro de la revue Obliques. Dirigé par Lionel Richard. Nyons, Roger Borderie, 1979. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 4732).


WENXING (Wang) — La Fête de la déesse Matsu. Traduit du chinois (Taiwan) par Camille Loivier. [Paris], Zulma, 2004. In-8° broché, 164 p.
En quatrième de couverture :
« Un garnement prétend lire l'avenir de ses camarades de classe dans les lignes de la main. Il prédit à Gao Xiaoming une mort prématurée à trente ans. Le petit garçon est accablé. Car son rêve le plus cher est d'écrire – toute une œuvre qu'il a justement prévu de ne commencer qu'à trente ans, l'âge pour lui de la maturité. Désespéré, Gao Xiaoming rallonge d'un trait de canif cette maudite ligne si avare de vie...
Dans les huit nouvelles ici rassemblées, on retrouve le regard tour à tour inquiet ou émerveillé de l'enfant, de l'adolescent puis du jeune-homme confronté à l'amour, à l'idéal, aux fêtes de l'existence. »

9 euros (code de commande : 10193).


YÜCEL (Tahsin) — Les cinq derniersjours du prophète. [Titre original : Peygamberin Son Bes Günü.] Traduit du turc par Noémi Cingöz. Monaco, Éditions du Rocher, 2006. In-8° collé, 313 p., (collection « Terres Étrangères »).
En quatrième de couverture :
   Ce roman évoque, le récit surprenant de la dégradation psychique d'un être, Rahmi Sönmez, poète révolutionnaire, surnommé « Le prophète ». À travers ce personnage à la fois lucide et perdu, drôle et déroutant, Tahsin Yücel nous donne un kaléïdoscope de la Turquie urbaine de la seconde moitié du XXe siècle. Nous accompagnons alors le-dit prophète dans son parcours où, dans un état de semi conscience, voire de schizophrénie, il est persuadé que ses rêves se réalisent alors qu'ils sont en train de s'effondrer. C'est le récit d'une douce folie qu'alimenté une quête sociale, identitaire et aussi littéraire, celle qui, pour le narrateur, cimente le tout. Le livre s'ouvre sur la présentation des deux amis inséparables que sont Rahmi Sönmez et Fehmi Gülmez. Leur cheminement individuel nous mène de façon inexorable aux cinq derniers jours d'errance qui incarnent et ponctuent la vie de Rahmi Sönmez au cours de laquelle il aura passé son temps, lui, le poète révolutionnaire – certainement plus poète que révolutionnaire – à vouloir être emprisonné, ce fait étant à ses yeux la seule preuve tangible de la réalité de son identité politique. Cette œuvre littéraire, très proustienne, dans la construction des phrases, a l'immense mérite de montrer une juste image de la Turquie de l'époque enfouie sous le joug étatique. La langue semble évoluer en même temps que le personnage qui passe d'un état de souffrance maximum dans la non réalisation de ses rêves à un état de paix intérieure une fois passé de l'autre côté du miroir ; un miroir souvent déformant quand les femmes désirées, les gardiens de cimetière, les geôliers, les enfants et petits-enfants « luciolisés » par la société de consommation naissante, envahissent de désespoir et de fausses illusions le cœur presque brisé du vieil homme.
   Ce roman a obtenu le prix Orhan Kemal en 1993.

12 euros (code de commande : 22572).


ZANGWILL (Israël) — Les Affranchis du ghetto. Traduction de Jenny Serruys. Paris, Crès, 1923. In-12 broché, 346 p., (collection « Anglia »), couverture illustrée par L. Men.

12 euros (code de commande : 144/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Enfants du ghetto. Traduction de Pierre Mille. Paris, Crès, 1921. In-12 broché, 356 p., (collection « Anglia »), manque à la couverture.

10 euros (code de commande : 145/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Rêveurs du ghetto. Traduction de madame Marcel Girette. Tomes I : Un enfant du Ghetto - Joseph le rêveur - Uriel Acosta - Le polisseur de verres. Tome II : Le messie turc - Le maître du nom - La tombe anticipée - Le sauveur du peuple - Le sphinx aux primevères - Rêveurs en congrès. Tome III : Maimon le simple et Nathan le sage - Le pèlerin de Palestine - Le conciliateur de la chrétienté - Le joyeux camarade - `Had gadya - Un scribe moderne à Jérusalem - Yahveh. Paris, Crès, 1921-1923 (mention d'édition). Trois volumes in-12 brochés, 265, 411 et 227 p., (collection « Anglia »), manque à la quatrième de couverture du tome II.

Les trois volumes (complet) : 30 euros (code de commande : 146/65).


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