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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelle(s) entrée(s)

 

TAVARES (Gonçalo M.) — Monsieur Kraus et la politique. Traduit du portugais par Dominique Nédellec. Dessins de Rachel Caiano. Suivi d'un texte de Alberto Manguel : Karl Kraus, le voisin de tout le monde, traduit de l'anglais par Christine Le Bœuf. Paris, Viviane Hamy, 2009. In-8° broché, 141 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « — La question est simple : les impôts servent à améliorer la vie du pays. On est d'accord ?
   — On est d'accord.
   — Donc, plus un individu paie d'impôts, plus la qualité de vie du pays s'améliore ?
   — Alors, moins il reste d'argent à chacun à la fin du mois – à cause des impôts – plus le pays en a, lui. À la limite : quand quelqu'un achète du pain et du beurre et qu'il les mange, objectivement, il vole ce pain et ce beurre au pays.
   — Ainsi, plus la vie de l'habitant se dégrade, plus celle du pays s'améliore.
   — Exact.
   — Que vive le pays ! s'exclama le Premier Assesseur.
   — Mais sommes-nous au service du citoyen à titre individuel ou du pays comme une totalité ?
   — Du pays comme une totalité, Chef ! crièrent à l'unisson les Assesseurs.
   — Et le pays appartient à tous ! insista le Premier Assesseur.
   — Conclusion, si notre objectif patriotique est d'améliorer la qualité de vie du pays, il nous faut...
   — Dégrader la qualité de vie du citoyen !
   — Et voilà ! »
   Gonçalo M. Tavares, né en 1970, est l'un des écrivains les plus importants de la littérature portugaise contemporaine. Monsieur Kraus fait partie de l'ensemble O Bairro, quartier peuplé de personnages portant des noms d'artistes célèbres, dont on pénètre le quotidien par le biais de courtes saynètes. Y flâner nous mène chez Monsieur Valéry qui fait des bonds pour se grandir, Monsieur Calvino qui enferme le néant dans un ballon, puis chez Madame Woolf, Monsieur Duchamp, Madame Pina Bausch, Monsieur Breton...
   Pour l'auteur, le Bairro constitue « un lieu où l'on tente de résister à l'entrée de la barbarie. »

8 euros (code de commande : 23707).

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AGUSTÍN (José) — Acapulco 72. [Roman.] Traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Luc Lacarrière. Paris, La Différence, 1997. In-8° broché, 359 p., (collection « Les Voies du Sud »), jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« La drogue aussi bien que son engagement politique ont mené José Agust
ín pour un temps en prison, au début des années 70. À n'en pas douter il fait vivre aux cinq personnages principaux les expériences par lesquelles il est lui-même passé.
Rafael, diseur de bonne aventure au Salon de thé Scorpio à Mexico, va passer quelques jours chez son ami Virgilio, petit dealer d'Acapulco. Ce qui devait être un voyage d'agrément se transforme en un véritable voyage psychédélique où l'alcool et la drogue deviennent des personnages à part entière.
L'écriture d'Agustín parvenue à sa plénitude sert bien sûr son sujet : les néologismes jalonnent le texte, les langues s'entremêlent pour mieux dépeindre la journée chaotique de Rafael et ses comparses qui s'achève dans une folle course-poursuite avec la police de Tránsito.
Rarement le roman mexicain atteint un tel degré de vie : à vingt-huit ans, âge auquel Agustín publie ce livre, il est passé maître dans l'art de la transcrire et de la condenser avec des mots.
Se está haciendo tarde a obtenu, en 1995, le prix des Deux Océans, décerné lors du Festival International de Biarritz. »

12,50 uros (code de commande : 8361).


AMPARO ESCANDÓN (María) — Esperanza et ses saints. Roman. Traduit de l'américain et de l'espagnol par Bernard Cohen. Paris, Robert Laffont, 1999. In-8° broché, 257 p., exemplaire à l'état de neuf.

11 euros (code de commande : 7014).


ARGUEDAS (José María) — Ywar fiesta. [La fête du sang.] Traduit de l'espagnol (Pérou) par Cécilia Hare et Dominique Jaccottet. Paris, Métailié, 2001. In-8° broché, 201 p., (collection « Bibliothèque Hispano-Américaine »).
En quatrième de couverture :
« Les Andes, dans les années 30. Pour la fête nationale, sur la place du village, les Indiens des communautés de Puquio affrontent un taureau, à la dynamite, et se font la plupart du temps encorner. Cette année-là, un préfet « progressiste » décide que la corrida sera moderne, à l'espagnole, avec un torero venu de Lima. Les indiens, eux, vont ramener de la sierra un taureau mythique, le « Misitu ».
J.M. Arguedas nous place au centre d'un conflit où s'affrontent les civilisations et les classes sociales, la ville et la sierra.
Au-delà de l'argument, ce roman est remarquable par la création d'une langue où s'invente une syntaxe éclatée, mêlant quechuismes et mots espagnols pour une voix plurielle comme un chœur. »

8 euros (code de commande : 8551).


BAROJA (Pío) — César ou rien. Roman. Traduit de l'espagnol par Raphaël Carrasco. Lagrasse, Verdier, 1989. In-8° broché, 392 p., couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
« Comme le célèbre fils du Pape Alexandre VI, César Moncada veut être César ou rien. Que faire pour y parvenir ? Comme César Borgia, c'est à Rome qu'il va chercher les sources du pouvoir, dans la terrible Rome de l'Église toute-puissance. Mais le XXe siècle n'est pas la Renaissance, aussi devra-t-il adapter ses méthodes, pour réussir à mettre en pratique ses idées sur l'individualisme révolutionnaire. Élu ensuite député en Espagne, c'est dans un gros bourg castillan qu'il devra désormais faire son apprentissage politique. Il trouvera là une réalité forte et urgente, révoltante. Il trouvera aussi l'amour. Mais parvenu presque au sommet, César sera précipité dans le fond, au terme d'un suspense implacable où la montée de la violence est décrite de façon magistrale. »

10 euros (code de commande : 8979).


BIEDMA (Jaime Gil de) — Un corps est le meilleur ami de l'homme. [Titre original : Las Personas del verbo.] Présenté et traduit de l'espagnol par William Cliff. Monaco, Éditions du Rocher, 2001. In-8° broché, 191 p., (collection « Anatolia »).
En quatrième de couverture :
   Jaime Gil de Biedma (1929 - 1990) est le plus grand poète espagnol de l'après-guerre. Très tôt, il trouve sa voie, totalement neuve et originale, au contact du poète catalan Gabriel Ferrater et de son frère Joan qui formaient avec l'éditeur Carlos Barral, héros de la « Gauche Divine », un « cercle intellectuel très imbibé » des nuits de Barcelone. Fils de la grande bourgeoisie barcelonaise, il est attiré un temps par les « idées marxistes » mais le Parti communiste lui refuse son entrée pour cause d'homosexualité.
   Avec une honnêteté remarquable, le poète fera ce portrait de lui-même : « Je gagne pas mal d'argent, mais je ne mets rien de côté. J'ai été « de gauche » et il est probable que je le sois encore, mais il y a un certain temps maintenant que je ne pratique plus.

10 euros (code de commande : 23420).


[BORGES (Jorge Luis)]. PAULS (Alan) — Le facteur Borges. [Titre original : El factor Borges.] Traduit de l'espagnol (Argentine) par Vincent Raynaud. Paris, Bourgois, 2006. In-8° collé, 188 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ce livre n'est pas un roman d'espionnage. C'est un essai consacré à la lecture, un manuel d'utilisation pour s'orienter dans une littérature : celle de Jorge Luis Borges.
   Certains cherchent le Saint Graal, d'autres Moby Dick et, de façon tout aussi téméraire, cet essai suit, lui, les traces du facteur Borges pour capturer la propriété, l'empreinte digitale, la molécule qui fait que Borges est Borges et qui, libérée par la lecture, la traduction et les multiples formes de résonance s'acharnant sur l'auteur et sur son œuvre depuis plus ou moins quarante ans, fait que le monde devient chaque jour un peu plus borgésien.
   Ce qu'Alan Pauls trouve au cours de cette quête est une forme heureuse d'échec : il n'y a pas un facteur Borges mais plusieurs, nombreux et variés. Avec ce Facteur Borges, Pauls démontre qu'il est non seulement un extraordinaire romancier, mais également un magnifique et incisif essayiste.

9 euros (code de commande : 17886).


CABRERA INFANTE (Guillermo) — Premières Lueurs du jour sous les tropiques. [Récit.]. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Alexandra Carrasco. S.l., Mille et Une Nuits, 2003. In-8° broché, 173 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Voici l'île, surgissant toujours et encore entre l'Océan et le golfe : la voici. (... ) Elle restera là. Comme l'a dit quelqu'un, cette longue île triste et malheureuse sera encore là après le dernier Indien et après le dernier Espagnol et après le dernier Africain et après le dernier Américain et après le dernier des Cubains, survivant à tous les naufrages et baignée à jamais par le courant du golfe : belle et verte, impérissable, éternelle. »
Depuis la formation géologique de l'île jusqu'à la révolution, en passant par la conquête, la colonisation, la guerre d'indépendance et la dictature de Batista, les images de l'histoire de Cuba défilent comme dans un diaporama. Au milieu de simples paysans assassinés ou de femmes en deuil, on reconnaît derrière tel ou tel comandante le Che déguisé en géologue étranger, Cienfuegos avec son chapeau de cow-boy, et même Fidel Castro...
Écrit en 1974, Premières lueurs du jour sous les tropiques compose une histoire de l'île par fragments, descriptions de gravures et de scènes saisies sur le vif : l'exécution d'un Indien, un esclave noir poursuivi par des chiens, une partie d'échecs en pleine guerre, le naufrage d'un radeau qui voulait atteindre la Floride... autant d'instants dramatiques, parfois cocasses, qui nous font sentir toute l'essence de la cubanité. »

7 euros (code de commande : 9571).

 


CARDOSO (Lúcio) — Inácio. Traduit du portugais (Brésil) et présenté par Mario Carelli. Paris, Métailié, 1991. In-8° broché, 128 p., (collection « Bibliothèque Brésilienne »).
En quatrième de couverture :
« Inácio est un de mes vieux cauchemars d'enfant » confia Lúcio Cardoso, et la force de ce personnage tient à ce caractère onirique.
Dans un monde sans Dieu, orphelin miné par l'alcool, étudiant qui a renoncé à ses livres, Rogério est malade de la médiocrité humaine. Par-delà une révolte aux accents nietzschéens, il recherche la pureté et la joie. Créature cauchemardesque, Inácio, « bellâtre vieillot et inconséquent », hante les nuits des bas-fonds de Rio de Janeiro, il ensorcelle le jeune homme qui part à sa recherche comme on cherche un père. Lúcio Cardoso donne ici un étrange exemple « d'expressionnisme tropical. »

6,50 euros (code de commande : 8606).


[CARPENTIER (Alejo)]. ABSIRE (Alain) — Alejo Carpentier. Paris, Julliard, 1994. In-8° broché, 175 p., illustrations, (collection « Écrivain / Écrivain »), couverture insolée.
En quatrième de couverture :
« Parmi les « grands » Latino-Américains, Alejo Carpentier, mort à Paris en 1980, me paraît tenir une place particulière. D'abord par ses origines mêlées, par ce vrai métissage de celui qui est né à La Havane d'un père français et d'une mère d'origine russe. Cette ambivalence détermine toute son œuvre. Nul mieux que lui n'exprime la déchirure de l'homme qui, appartenant à deux hémisphères, n'est plus de nulle part.
Réussite sans équivalent d'écriture baroque, Le Royaume de ce monde ou Le Siècle des lumières exaltent l'espoir de l'homme aux prises avec l'Histoire. Plus j'ai avancé dans la relecture d'Alejo Carpentier, plus de son exil d'étudiant révolutionnaire à Paris, dans les années trente, à son engagement dans la révolution castriste, j'ai vu se confondre la vie de l'auteur avec son œuvre. Prenant le parti des Indiens et des esclaves venus d'Afrique, ses romans et ses nouvelles nous mettent en face de nos conquêtes et de nos incertitudes. Hors de nos frontières romanesques habituelles, ils sentent le rhum et la poussière. Ils charrient l'odeur de l'or et du sang répandu. »

9 euros (code de commande : 9220).


CEPEDA SAMUDIO (Alvaro) — Le maître de La Gabriela. Roman. Traduit du colombien par Jacques Gilard. Préface de Gabriel Garcia Marquez. Paris, Belfond, 1984. In-8° broché, 138 p.
En quatrième de couverture :
« Une bourgade étouffante, construite sur une plage de la côte caraïbe colombienne, est devenue, par la volonté de la United Fruit Company, le grand port d'où sont expédiés les millions de régimes de bananes que produit « la Zone », dans l'arrière-pays. Un jour, la grève éclate. La société yankee appelle l'armée. Le sang coule dans les plantations, dans les hameaux, tout au long de la voie ferrée, et l'ordre règne à nouveau. Mais Le maître de la Gabriela ne s'en tient pas à cet épisode réel de l'histoire colombienne : ce roman fait revivre trois générations de la famille d'un planteur sans scrupules et sans remords. Un entrelacs de voix mystérieuses et de récits objectifs reconstitue, parcimonieusement, l'histoire de cette dynastie de tyrans et de rebelles, où chacun est prisonnier de son propre orgueil et victime de sa fidélité aux lois d'un sang implacable.
Le roman d'Alvaro Cepeda Samudio n'est pas seulement un classique colombien : avec lui commence l'histoire littéraire de tout un continent. Gabriel Garcia Marquez — qui fut l'ami de l'auteur — voit dans Le maître de la Gabriela « un formidable apport » à l'ensemble de la littérature latino-américaine. »

6,50 euros (code de commande : 8604).


CERVANTÈSNouvelles exemplaires Traduction de Louis Viardot. Paris, Club Français du Livre, 1967. In-8° sous reliure plein simili d'éditeur, maquettes de Jacques Daniel, 622 p., (collection « Les Portiques », n° 83).

19 euros (code de commande : 7583).

[CERVANTÈS (Miguel de)]. ARRABAL (Fernando)Un esclave nommé Cervantès. Traduit de l'espagnol par Luce et Fernando Arrabal. Paris, Plon, 1996. In-8° collé, 270 p., illustrations, cartes, tableau généalogique.
En quatrième de couverture :
   Quelle vie romanesque que celle du créateur du roman moderne !
   À vingt ans, déjà, il était condamné par le Roi d'Espagne à voir tranchée sa main d'écrivain.

10 euros (code de commande : 21770).

[CERVANTÈS]. DAIREAUX (Max) — Cervantès. Paris, Desclée De Brouwer, [1947]. In-8° broché, 294 p., (collection « Temps et Visages »), exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 1447).


CHIRBES (Rafael) — Mimoun. [Titre original : Mimoun.] Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. Paris, Rivages, 2003. In-8° collé, 144 p.
En quatrième de couverture :
   « Fuyant Madrid, l'alcool et un mal-être général, Manuel, un jeune professeur espagnol, part vivre au Maroc. Il s'installe à Mimoun, un village de l'Atlas. Manuel espère y trouver, avec l'isolement et la paix, un environnement propice à l'écriture d'un livre, et une « authenticité » qui lui permettra de reprendre pied.
   C'est un très beau « roman d'apprentissage » que ce premier livre de Rafael Chirbes, dans lequel se reconnaîtront tous ceux qui, un jour, ont voulu couper les ponts. Paru en 1988, il avait retenu l'attention des critiques et rencontré un grand succès auprès du public. »

6 euros (code de commande : 11899).

 


 

COLOANE (Francisco) — Tierra del Fuego. Nouvelles traduites de l'espagnol (Chili) par François Gaudry. Préface de Luis Sepúlveda. Paris, Phébus, 1994. In-8° broché, 181 p., (collection « D'Aujourd'hui - Étranger »).
En quatrième de couverture :
   Publié au Chili en 1963, Tierra del Fuego se distingue d'un simple recueil de nouvelles à la fois par l'unité du style, par celle des paysages, désolés ou grandioses, qui lui servent de cadre, et par les thèmes récurrents qui le traversent : histoires de folie et de mort dont le héros innommé est ce Grand Sud qui aimanta de tout temps les rêves de l'imaginaire sud-américain. Les personnages qui hantent ce bout du monde sont tous plus ou moins des exilés : gauchos condamnés à peupler de mauvais rêves leur solitude, marins attachés au service de rafiots hors d'usage, insurgés en fuite, contrebandiers, chasseurs de phoques, parias de toutes les nations... sans oublier les Alakaluf et les Yaghan qui furent les premiers habitants de ces terres promises à toutes les désolations, et que le « progrès » a chassés de leur propre Histoire.
   Les récits qui s'enchaînent et se répondent sont forts comme un alcool frelaté, tragiques comme la vie qui n'a pour se défendre que le renoncement, l'ivresse ou le mal. Aucun « effet » dans ces comptes rendus cruels, qui ne se paient pas de mots, tournent résolument le dos aux prestiges du baroque, et dont la simple brutalité vous happe et ne vous lâche plus. On comprend qu'Alvaro Mutis n'hésite pas à voir en Coloane un nouveau Jack London : voilà longtemps que la fiction contemporaine n'avait pas livré de textes aussi éloignés de la « littérature », aussi proches, surtout, de cette âpreté sans appel qui était la marque noire des grandes lectures de nos enfances.
Table :
   - Un adolescent à barbe blanche, par Luis Sepúlveda.
   - Terre de feu.
   - Sur le cheval de l'aurore.
   - Comment mourut le Chilote Otey.
   - Cinq marins et un cercueil vert.
   - Cap sur Puerto Eden.
   - Terres d'oubli.
   - La partie immergée de l'iceberg.
   - La bouteille d'eau-de-vie.
   - Le constructeur du phare.

8 euros (code de commande : 19039).


DE AZÚA (Félix) — Quelques questions de trop. Roman. Traduit de l'espagnol par Éric Beaumatin malgré la collaboration de l'auteur. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 202 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Madrid 1980 : l'Espagne cesse d'être post-franquiste pour entrer dans la néo-démocratie, les films d'Almodovar et la movida cherchent à exorciser le fascisme et à célébrer la post-modemité. Mais, derrière le rideau de fumée de la fête, une jeunesse meurt à force de poser des questions qui restent sans réponse. Mourir à Madrid en 1980, en écoutant du rock, en roulant en moto, en se droguant, ne relève pas, comme en 1939, d'un engagement, mais d'un vide. Ceux qui ont voulu changer le monde seraient-ils restés aveugles et sourds à ce qu'ils avaient de plus proche ? N'auraient-ils laissé à leurs enfants, pour tout héritage, que cela: le vide ?
Trop de questions que posent une jeune fille et son compagnon dans cette tragi-comédie philosophique du déséquilibre, où la philologie et le roman populaire sont déboutés par une histoire qui ressemble fort à une bande dessinée de notre époque. Questions que Félix de Azúa lance comme autant de défis aux acteurs de l'histoire de notre siècle, avec la causticité et l'intelligence qui ont fait de lui l'un des écrivains les plus brillants et originaux d'Espagne et d'ailleurs. »

9 euros (code de commande : 8404).


FAJARDO (José Manuel) — Les Imposteurs. Traduit de l'espagnol par Claude Bleton. Paris, Métailié, 2000. In-8° broché, 331 p., (collection « Bibliothèque Hispanique »).
En quatrième de couverture :
« La Havane 1622. Deux jeunes hommes embarquent pour l'Europe sur un galion : un mystérieux aventurier anglais et un jeune juif converti qui cache ses origines. Sur le galion voyage aussi une femme... Les deux jeunes gens recherchent la liberté mais ils vont devenir flibustiers et être confrontés aux limites de cette liberté et à la cruauté. Ils ont en commun le sentiment de l'exil physique et moral, et au fil de leurs aventures leur amitié grandit. Poussé par les vents de l'imposture, leur navire aborde un univers d'énigmes, de naufrages, d'enlèvements, d'amours, de chagrins d'amour, d'amitié.
En hommage à Stevenson et à Conrad, José Manuel Fajardo écrit un roman d'aventures brillant où tous les éléments romanesques se transforment avec légèreté en un monde d'idées et d'émotions. Une lecture passionnante mais aussi une réflexion sur le mensonge et les limites de la recherche du bonheur. »

12 euros (code de commande : 8417).


FERREIRA DE CASTRO — Les brebis du Seigneur. Roman traduit du portugais par Louise Delapierre. Préface de Henri Poulaille. S.l., Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure d’éditeur, 347 p., dos passé.

9 euros (code de commande : 1456).


FILLOY (Juan) — Op Oloop. Roman. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Céleste Desoille. [Toulouse], Monsieur Toussaint Louverture, 2011. In-8° collé, 252 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Op Oloop retrace dix-neuf heures et dix minutes de la vie étonnante d'Optimus Oloop, un statisticien finnois à la vie millimétrée exilé dans le Buenos Aires bourgeois des années 1930. Lancé dans une quête d'authenticité aussi vaine qu'illusoire, Op Oloop, seulement armé de son infaillible méthode, s'élève contre toutes les mascarades pour donner un sens à sa vie. Le roman, conçu comme un journal de bord, décrit minute par minute le chamboulement de son univers obsessionnel par un insignifiant accident de la route. Moitié Pnine de Nabokov, moitié Werther de Gœthe, Op Oloop oscille sans cesse entre réalité et divagation, dessinant ainsi les contours d'un personnage aussi absurde qu'attachant. Acide et provocateur, cet imprévisible chef-d'œuvre, source d'inspiration pour Julio Cortázar et Alfonso Reyes, est pour la première fois traduit en français.
   Encore méconnu en Argentine il y a quelques années, Juan Filloy (1894-2000) écrivain génial et prolifique, auteur d'une œuvre féconde et acclamée, s'est imposé comme l'égal de son ami et admirateur Borges. Les critiques n'ont pas hésité à qualifier cet amoureux du langage, champion du monde de palindromes (il en a publié plusieurs milliers), de « magicien pré-Oulipien ». Jonglant élégamment avec la langue, Filloy révèle dans son œuvre l'être humain et ses vices. Maniant la satire et l'ironie à la perfection, il mêle à son jeu littéraire la philosophie, la psychanalyse et la science, scrutant le réel à travers un complexe et fascinant jeu de miroirs. À tel point qu'il gagnera l'amitié de Sigmund Freud à la sortie d'Op Oloop. Juan Filloy est mort quelques jours avant d'atteindre ses 106 ans, pendant sa sieste, réussissant ainsi le pari qu'il s'était lancé de vivre au cours de trois siècles différents.

10 euros (code de commande : 19392).


FRESÁN (Rodrigo) — La Vitesse des choses. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon. Préface d'Enrique Vila-Matas. Albi, Passage du Nord-Ouest, 2008. In-8° collé, 636 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « [...] Balthazar Mantra a lancé la mode de faire couler le sang des vivants dans les veines des morts afin de préserver leurs souvenirs et leurs histoires. De leur côté, les Moines Mantra s'obstinent à croire que Balthazar Mantra n'a jamais été une personne, mais une chose : ce vent secret qui souffle sur les humains chaque fois qu'ils prennent conscience de la mort ou – c'est du pareil au même – chaque fois que la mort prend conscience d'eux. Ce vent qui souffle à présent sur moi...
   Je suis arrivé là en poursuivant la légende de Balthazar Mantra, auteur aussi mythique que radical de La Vitesse des choses. La vitesse des choses est la vitesse de la mémoire. La mémoire est tout. L'œuvre est la mémoire. [...] Le son de la vitesse des choses est celui que Dieu produit quand il respire si loin de nous. On le retrouve un peu dans la seconde où les marées changent ou dans le craquement du premier flocon de neige se détachant des cieux.
   Voici l'histoire de ma deuxième mort... Je suis le disciple obligé d'un maître, le traqueur d'ossements historiques, l'amateur de bibliothèques décédées, le salaud poursuivi par le fantôme de sa petite sœur dépourvue de bras et, à nouveau, l'écrivain argentin qui a survécu à tous les cataclysmes. »
   Pour des raisons évidentes, les précisions que nous aimerions apporter sur cet écrivain de livres mutants nous échappent, d'autant plus que pour cette édition française, d'autres récits sont venus s'ajouter à l'ouvrage. [...] Chaque fois que j'écris sur La Vitesse des choses, je suis obligé de lire les nouveaux récits que Fresán a adjoints à son livre infini, qui est devenu finalement celui que j'ai le plus lu de ma vie.
         Enrique Vila-Matas.

13 euros (code de commande : 18540).


GARCÍA CALDERON (Ventura) La Vengeance du Condor. Bois en couleurs de Marcel Bovis. Édition établie par Henri Jonquières. Paris, Henri Lefèbvre, 1941. In-8° demi-chagrin brun à coins, tête dorée, couverture conservée (R. Laurent), 164 p., 20 illustrations en couleurs dans le texte, (collection « La Renaissance », n° 1), exemplaire numéroté sur pur chiffon de Lana (n° 710), quelques petites éraflures au dos passé.
@ Ce recueil contient : La Momie, La Vengeance du Condor, Les Cochons maigres, La Forêt des poisons, traduits par Francis de Miomandre ; Yacou-Mama, La mort de Jacinto Vargas, Mort dans sa loi, Chamico, L'Aube ardente, Sacrilège, Le Lama blanc, Don Vidal Samanès, Amour indigène, Le noyé, L'Homme aux quarante-huit enfants, L'Homme qui soulage la mort, Vendredi saint, Ce fut au Pérou, traduits par Max Daireaux et Histoires de cannibales, Lune de miel traduits par Victor Flama.

80 euros (code de commande : 66/70).


GARCIA LORCA (Federico)Théâtre. Illustrations de G. Wakhevitch. Paris, Gallimard, 1967. In-8° sous reliure, Rhodoïd et étui d'éditeur (d'après la maquette de Hollenstein), 334p., exemplaire numéroté en très belle condition.

65 euros (code de commande : 6620).


GOLDEMBERG (Isaac) — La Vie à crédit de don Jacobo Lerner. Roman. Traduit de l'espagnol par Catherine Martin-Gevers. Monaco, Éditions du Rocher, 2005. In-8° broché, 341 p., (collection « Anatolia »).
En quatrième de couverture :
« Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, deux amis d'enfance, Jacobo Lerner et Léon Minsky, arrivent à San Sebastian, en provenance d'un village du fin fond de la Russie. Ils y découvrent un pays dans le chaos, où l'on accuse les Juifs tantôt d'être des capitalistes tantôt d'être des communistes, en les rendant ainsi responsables de la débâcle économique.
Leurs vies s'organisent peu à peu, puis elles seront bouleversées, et Minsky se laissera glisser dans la folie, au grand effroi de Jacobo. Les harangues de son ami devant l'église du village suscitent les moqueries et la haine de ses habitants. C'est dans ce contexte que le drame se déroulera, histoire d'amour et recréation du Juif errant tout à la fois. »

12 euros (code de commande : 9296).


IBARGÜENGOITIA (Jorge) — Ces ruines que tu vois. Roman. Traduit de l'espagnol (Mexique) par François Gaudry. Paris, Phébus, 2001. In-8° broché, 181 p., (collection « D'Aujourd'hui - Étranger »).
En quatrième de couverture :
« Les lecteurs de langue française sont en train de découvrir, non sans quelque retard, l'œuvre d'Ibargüengoitia (mort bêtement dans un accident d'avion il y a une quinzaine d'années), considéré aujourd'hui dans le monde entier — par l'admirable Alvaro Mutis entre autres — comme l'un des plus grands romanciers du Mexique. Et comme un prince de l'irrespect.
Ces ruines que tu vois (1974), ce sont celles du Mexique éternel, vues à travers le prisme d'une petite ville imaginaire plus vraie que nature. Celles aussi que la vie laisse après elle où qu'on soit... et pas seulement au Mexique. Vachardise, dérision, nostalgie, fraternité, humour rose et humour noir : un cocktail plutôt fort en tequila, concocté par un barman virtuose. »

9 euros (code de commande : 9572).


JIMENEZ (Juan Ramon) — Platero et moi. (Traduction de Claude Couffon. Illustrations de Baltasar Lobo). Paris, Seghers, 1956. In-12 broché, 137 p.

10 euros (code de commande : 61/65).


LANDERO (Luis) — Gentilshommes de fortune. Roman. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 314 p., (collection « Du Monde Entier »).

12 euros (code de commande : 7117).


MATHIAS (Marcello) — Pablo la Nuit. Roman. Traduit du portugais par Maria Teresa Planadevall. Paris, Robert Laffont, 1976. In-8° broché, 313 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Dans la grande tradition du roman picaresque espagnol (tradition très voisine de l'auteur, en l'occurrence, puisqu'il est portugais), Pablo la Nuit est le livre de l'inquiétude de notre temps. Les aventures du héros à travers le monde et les hommes forment, en le conduisant de lui-même à Dieu, un périple parfait. Car ce Dieu que Pablo avait quitté dans sa jeunesse, après être d'abord entré au séminaire, qu'est-il donc si ce n'est la connaissance de soi ramenant l'homme, allégé beaucoup plus qu'alourdi d'expérience, à soi-même, à un juste soi-même ? Mais, avant d'y parvenir, il lui faudra essayer presque tout ce que le monde peut offrir à la longue quête de l'insatisfaction humaine, qui est le seul chemin de vérité. Il y aura l'amour et l'argent, bien sûr, la puissance, la réussite matérielle, à peine obtenus, aussitôt rejetés. Et donc aussi la pauvreté, l'obscurité volontaires, et la ruine. Ce que l'on appelle, en somme, une vie pleine, si l'on admet qu'une telle plénitude débouche sur le vide.
Publié il y a deux ans sous un pseudonyme dont le secret fut bien gardé, Pablo la Nuit a été aussitôt salué, tant en Amérique du Sud qu'au Portugal, comme une révélation et un chef-d'œuvre de la littérature portugaise, tant pour l'extrême élégance de son style et la pureté de sa langue que pour l'actualité de la pensée. »

5 euros (code de commande : 8547).


MENDICUTTI (Eduardo) — Le pigeon boiteux. Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. Paris, Bourgois, 1995. In-8° broché, 271 p.
En quatrième de couverture :
« Un été, c'est le temps qu'il faut à un garçon pour découvrir sa vraie nature. Apprendre à vivre aussi, et tomber amoureux. Les surprises du désir le guettent derrière les portes de la maison andalouse — chaleur, lumière, odeurs de vin et de fleurs, joie du quotidien —, habitée d'êtres étranges et comiques qui exécutent tous un grotesque ballet. Conduit par son regard étonné et lucide, par sa parole hésitante et fleurie, le lecteur accompagne le garçon qui se cherche — n'est-il pas, comme le pigeon boiteux, un être à part, beau et blessé ? — et qui fera le choix du rêve et des mots, de la beauté des hommes, de la vie en marge et de la liberté, pour toujours. »

15 euros (code de commande : 7782).


MENDOZA (Eduardo) — L’artiste des dames. Traduit de l’espagnol par François Maspero. Paris, Seuil, 2002. In-8° broché, 300 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 116/72).


[MIRÓ (Gabriel)]. VAN PRAAG-CHANTRAINE (Jacqueline) — Gabriel Miró ou Le visage du Levant, terre d'Espagne. (Essai biographique et critique.) Préface de Jean Cassou. Paris, Nizet, 1959. In-8° broché, 463 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
Préface :
   On ne saurait, en présentant ce livre, ne pas évoquer tout d'abord l'amitié que le cher Valéry Larbaud avait nouée avec Gabriel Miró. Le point de l'Espagne que cet amateur de climats étrangers avait choisi pour s'y fixer était Alicante, et c'est la patrie du grand écrivain levantin. On lira, dans l'étude de Mme Jacqueline van Praag-Chantraine ce que c'est que le Levant, ce versant méditerranéen de la péninsule, entre Catalogne et Andalousie, patrie délicieuse, participant de cette clarté intellectuelle qui est l'apanage de la Catalogne, mais aussi de la fraîcheur de coloris qui est celui de la région valencienne, et enfin se teignant déjà des voluptés de l'Andalousie arabe. Toutes sortes de richesses s'accumulent là, et on ne sait quelles merveilleuses grâces de la nature, quelles puissances de floraison qui donnent au paysage un caractère véritablement évangélique et y reproduisent les printemps de la Galilée. Il était de providentielle nécessité que le génie de Miró transplantât dans ce décor les figures et les scènes de la Passion.
   Miró est un écrivain difficile à situer, difficile à traduire. Il constitue, dans la littérature espagnole contemporaine, un cas isolé, discret, secret. Peut-être d'ailleurs en est-il ainsi de chacun des écrivains qui ont illustré cette littérature. C'est que chacun, bien souvent, se relie à l'endroit où il avait ses racines, sinon à celui où il s'est enraciné ; chacun est de sa province et est lui-même cette province. Il est impossible de séparer Machado de l'Andalousie de sa jeunesse et des campagnes de Soria de sa maturité, Unamuno de son berceau basque, mais surtout de Salamanque, Azorïn de sa découverte des « pueblos » castillans. Miró, lui, né dans le Levant, a vécu le Levant, médité le Levant; il s'y est confiné ; c'est de toutes les quintessences géologiques du Levant qu'il a composé ses charmes, pareils à ces savantes et pieuses confiseries qui abondent dans son œuvre pour la délectation du lecteur et même, allons plus loin, qui font son œuvre, qui sont essentiellement son œuvre, la saveur et le parfum de son style. Toute l'opération littéraire de Miró est de l'ordre de la confiserie, elle est une soigneuse et raffinée alchimie faite pour la gourmandise. Elle est profondément sensorielle. Et les états d'esprit qui en émanent, les sentiments, les mélancolies, les passions quelle exprime et communique naissent toujours de sensations, sensations d'enfance retrouvées, comme chez Proust, sensations rencontrées le long des murs conventuels d'une petite ville assoupie dans le silence et le soleil, ou sensations cueillies au hasard d'une promenade à travers champs, sensations que la tige extrait du sol, la fleur de l'air qu'elle respire.
   Mme van Praag-Chantraine a fait de son sujet une étude exhaustive. Elle a dessiné la vie de Miró et son portrait, elle l'a placé dans l'atmosphère de l'Espagne de son temps, elle a analysé toute son œuvre pas à pas, avec une minutieuse, microscopique attention. Avec la même méthode dont Miró lui fournissait l'exemple, elle a examiné sa poétique, son rythme, sa langue. J'ai particulièrement goûté cette partie de son ouvrage, laquelle est très importante et s'imposait pour définir un écrivain dont l'art linguistique et stylistique dépasse le contenu de ce qu'il a à dire, ou plus exactement, se confond avec ce contenu. C'est bien pourquoi, d'ailleurs, Miró est, comme je l'ai noté, difficile à traduire. C'est son écriture qui forme la substance même de son œuvre, et cette substance se mange, c'est-à-dire est absorbée par tout l'être physique du lecteur. Mais celui-ci en éprouve un plaisir spirituel, comme d'une nourriture qui n'est pas que matérielle, mais tient du philtre et procure ivresse de regrets, de nostalgies, d'ironies et de songes.
   Il faut donc qu'en cet art de Miró il n'y ait pas que l'art. Et l'artiste lui-même le sait, qui a voulu se représenter à la source de son art. Il a voulu nous faire entendre qu'un tel art devait être attribué à un artiste, nous rendre manifeste la présence de l'artiste, nous peindre le portrait de l'artiste. Siguenza n'est pas un personnage de roman, il n'est pas non plus le héros de l'autobiographie d'un homme. Mais l'artiste qui ne pouvait que produire l'art de Miró. Et sans doute ressemble-t-il à Miró, et sans doute est-il Miró. Mais, plus profondément l'auteur des œuvres de Miró, et l'artiste qui a créé l'art de Miró et qui le pratique. Et qui par conséquent, plutôt qu'à Miró, ressemble à l'art de Miró et, conformément à cet art, est solitaire, suave et triste. Humain au point de ressentir de profonds émois, mais aussi transcendant à ses émois, pareil à la nature dans sa puissance et sa luxuriance, et comme elle, inépuisablement orchestral et implacablement funèbre. Un être, en somme, essentiellement intime et retiré, retiré dans le secret de son laboratoire de magicien et de virtuose. On l'a dit franciscain ; il est aussi cruel. Bref un homme que l'on peut soupçonner d'être infiniment complexe ; mais c'est que cet art est infini et que son artiste est doué de pouvoirs infinis. Cet homme complexe, c'est un artiste complexe, il se confond avec cet artiste complexe, il n'est que cet artiste complexe. D'où l'impression d'abondance, voire de prolixité que produit une œuvre dont le substrat humain, en fait, est mince et replié.
   Tous ces caractères de l'œuvre de Miró, avec leurs subtiles combinaisons, apparaissent au fur et à mesure que se déroulent et se composent les analyses de Mme van Praag-Chantraine. Rien ne demeure dans l'ombre et à chacune de ces révélations s'éveillent de délicates et graves suggestions.
   Cette monographie de Gabriel Miró constitue assurément un des apports les plus sérieux, qui aient été faits à notre connaissance, de ce monde, lui-même solitaire et précieux, que sont les lettres espagnoles d'aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 16073).


MONTALBAN (Manuel Vasquez) — Le pianiste. Roman. [Titre original : El Pianista.] Traduit de l'espagnol par Michèle Gazier. Paris, Seuil, 1988. In-8° collé, 316 p.
En quatrième de couverture :
« Une boîte de travestis de la Barcelone contemporaine. Dans le public, des paumés, de faux snobs, d'anciens étudiants qui se souviennent, non sans amertume, du temps où ils étaient jeunes et se croyaient révolutionnaires, des têtes connues, un ministre branché, et surtout, centre de toutes les attentions, Luis Doria, musicien internationalement célèbre, artiste extravagant, vieillard superbe et provocant, au milieu de sa cour. Or – est-ce de l'affectation, de l'ironie, ou bien l'effet d'un mystère plus grave ? – celui vers qui convergent tous les regards semble lui-même fasciné par un petit homme absent, mal fagoté, dont les doigts sur le clavier accompagnent les anciens forts des Halles devenus chanteuses de charme : don Alberto Rosell, le pianiste.
   Quarante ans plus tôt, dans le Paris du Front populaire, deux jeunes musiciens catalans, Luis et Alberto, l'un histrionesque, l'autre timide, chacun une parcelle de génie, sortent de chez Darius Milhaud. La guerre d'Espagne va éclater, leurs destins vont se séparer... »

10 euros (code de commande : 11477).


MUÑOZ PUELLES (Vicente) — Ombres Siamoises. Roman. Traduit de l'espagnol par Gabriel Iaculli. Paris, Seuil, 1991. In-8° broché, 245 p.
En quatrième de couverture :
« En 1829, deux jumeaux originaires du Siam et attachés l'un à l'autre par deux parties homologues de leurs corps furent présentés en Europe où ils éveillèrent la curiosité de la médecine et soulevèrent l'enthousiasme des foules. Cet événement pourrait être le point de départ de l'histoire imaginaire d'Ang et Eng, telle que nous la livre Vicente Mufioz Puelles : celle d'une personnalité à la fois double et une, jalonnée d'aventures toutes plus fabuleuses les unes que les autres qui rappellent par bien des côtés la littérature fantastique de Lovecraft. Nés à Hawaii, dans ces îles chères à Conrad, adoptés par l'empereur du Siam, enlevés par un marin anglais, ces frères siamois passeront une bonne partie de leur vie sur des scènes de théâtre et des pistes de cirque, fréquenteront princes et rois, connaîtront Geoffroy Saint-Hilaire et Edgar Allan Poe, se lieront d'amitié avec Balzac et les frères Grimm, seront témoins d'assassinats en tous genres et manqueront périr dans la fabrique de monstres du docteur Bela Mann après avoir participé, en pères de famille, à la grande aventure du sud des États-Unis.
Ombres siamoises reprend, sur le mode agile et véloce de la bande dessinée ou du vidéo-clip, les grandes traditions littéraires d'autrefois : roman d'aventures et récit de voyages, conte fantastique et fable philosophique, il nous invite à plonger non sans quelque frisson dans le monde de l'étrange et du merveilleux. »

7,50 euros (code de commande : 7911).


OROZCO MUÑOZ (Francisco) — ¡ Oh, tú, que comienzas a tener un pasado !... (Pequeños Poemas). Bruselas, 1932. In-8° broché, 51 p., deux gravures de Suzanne Cocq, un des 370 exemplaires numérotés sur Hollande Pannekoek, dédicacé par l'auteur.
@ Suzanne Cocq fut l’élève de Constant Montald, épouse du lithographe et aquafortiste Maurice Brocas, elle se distingue par ses gravures et plus particulièrement par ses eaux-fortes.

65 euros (code de commande : 4258).


PADURA FUENTES (Leonardo) — Électre à La Havane. [Titre original : Máscaras.] Traduit de l'espagnol par Mara Hernandez et René Solis. Paris, Métailié, 1998. In-8° collé, 230 p., (collection « Bibliothèque Hispano-Américaine »).
En quatrième de couverture :
   Intrigué par la robe rouge du cadavre retrouvé dans le Bois de La Havane, Mario Conde, l'inspecteur chargé de l'enquête, rend visite à Marqués, metteur en scène de Electra Garrigó de Virgilio Pinera. Homosexuel exilé dans son propre pays, vivant au milieu de livres volés dans une maison en ruines, cultivé, intelligent et ironique, Marqués va lui faire découvrir un monde inconnu où chacun détient une vérité sur le mort et sur un passé que la Révolution veut effacer.
   Peu à peu, Mario Conde va perdre ses certitudes et chercher sa propre vérité dans un pays qui vit au rythme des pénuries et où, pour survivre, tous portent des masques. À travers une intrigue policière solide, Leonardo Padura crée un monde complexe, à la fois drôle et sombre, passionnant comme ces Cubains nés dans la Révolution, qui vivent sans rêver d'exil et cherchent leur identité au sein du désastre.

10 euros (code de commande : 15489).


QUEIROZ (Eça de) — La Relique. Traduit du portugais par Georges Raeders. Préface de Valéry Larbaud. Paris, Club Français du Livre, 1961. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Daniel,, [21 (préface, introduction)], 396 p., (collection « Romans », n° 263), exemplaire numéroté (n° 2375) en très bel état.
Extrait de la préface :
   Eça de Queiroz appartient déjà à l'histoire de la Littérature portugaise comme Zola et Maupassant appartiennent à celle de la Littérature française, et La Relique, son ouvrage le plus célèbre, a été traduit en plusieurs langues. Il devait l'être depuis longtemps en français, et le retard avec lequel il apparaît en cette langue serait pénible pour l'amour-propre de nos lusitanisants s'il n'avait eu pour cause des obstacles d'ordre purement commercial. Il est, par malheur, bien vrai que les deux littératures de langue portugaise sont encore très insuffisamment connues chez nous ; mais en ce qui concerne Eça de Queiroz les lettrés français qui les étudient et qui auraient pu l'introduire auprès du public de langue française sont sans reproche : ils ont depuis longtemps déjà préparé les lecteurs à accueillir avec l'attention qu'elles méritent les œuvres de ce grand romancier.
   Et voici, enfin, A Reliquia traduite intégralement par M. Georges Raeders, de qui nous pouvons attendre avec confiance d'autres interprétations d'œuvres littéraires portugaises et brésiliennes, et qui prend ainsi rang, et un rang très honorable, parmi la petite phalange de nos lusitanisants.
   À vrai dire ni lui ni moi ne pensons que La Relique doive être considérée comme le chef-d'œuvre d'Eça de Queiroz et comme le livre qui, le représentant d'une manière complète, dispenserait ceux qui veulent le connaître et le goûter de la lecture de ses autres romans et en particulier de Os Maias. Mais il importait que La Relique, en raison même de sa célébrité internationale, fût le premier à devenir accessible aux lecteurs français. Du reste on y trouvera toutes les qualités et aussi les défauts qui caractérisent Eça de Queiroz comme styliste, comme narrateur, comme peintre et critique des mœurs, et comme interprète de la vie.
   J'ignore tout de la littérature critique qui accueillit A Reliquia et qui l'a accompagnée à mesure que sa réputation s'étendait et se fixait ; mais je suppose que ce livre dut rencontrer une vive opposition de la part de beaucoup d'esprits religieux, surtout en Portugal et dans les autres pays catholiques. On dut l'accuser de mettre à la portée d'un public nombreux et sous une forme très attrayante, l'agnosticisme qui prévalait à l'époque parmi les élites intellectuelles d'Angleterre, d'Allemagne et de France.
   C'était un point de vue bien étroit ; c'était faire de ce livre un ouvrage de propagande alors qu'il est bien loin et bien au-dessus de toute attitude apologétique, et que la satire qui est un de ses éléments n'est au service d'aucun parti.

13 euros (code de commande : 18596).


Romancero Moresque. Traduction de Alexandre Arnoux. Paris, Piazza, 1921. Quatorzième édition. In-12 broché, 166 p., frontispice illustré par Léon Carré, (collection « Ex Oriente Lux", n° 3), bel exemplaire.
Avant-propos :
   Le Romancero Moresque est fort peu connu, en France, du public lettré. La légende du Cid, dont l'influence s'est exercée durablement sur nos poètes, de Corneille aux Romantiques et aux Parnassiens, a étouffé le rayonnement des ballades qui chantaient les héros arabes, plus précieux, plus raffinés. Toutefois on peut dire que ces princesses à turbans, ces sultans magnifiques et jaloux qui peuplent les nouvelles du XVIIe et du XVIIIe siècle viennent d'Andalousie, par le chemin de la Castille.
   Écrit par des poètes espagnols, après que les Mores eurent été chassés de Grenade, le Romancero Moresque reflète cet éblouisse ment qu'éprouvèrent les chrétiens devant la civilisation de leurs ennemis. Inspiré des traditions du sol si longtemps soumis aux Arabes, des ballades populaires toujours vivaces, que colportaient les muletiers de souche sarrasine, il offre un mélange singulièrement savoureux de poésie castillane violente et chevaleresque, de poésie musulmane alambiquée, cruelle et décorative. D'un caractère unique dans la littérature européenne, ce lyrisme marque le point de contact et la frontière de l'Orient et de l'Occident ; il semble répondre à ces palais et à ces cathédrales de la péninsule ibérique, que des ornemanistes africains ont décorés d'arabesques et d'azulejos.

   
Couverture et frontispice.

15 euros (code de commande : 15917).


SOMOZA (José Carlos) — La Dame n° 13. Roman traduit de l'espagnol par Marianne Millon. Arles, Actes Sud, 2005. In-8° collé, 423 p., (collection « Lettres Hispaniques »), exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   « La n° 7 Empoisonne, récitait le vieux, tandis que l'enfant lisait, sans un seul murmure, sans une seule erreur. La n° 8 Conjure... La n° 9 Invoque... La n° 10 Exécute... La n° 11 Devine... La n° 12 Connaît. – II s'arrêta et sourit. Ce sont les dames. Elles sont treize, elles sont toujours treize, mais on n'en cite que douze, tu vois... ? Tu ne dois en mentionner que douze... Ne te risque jamais, même en rêve, à parler de la dernière... Pauvre de toi, si tu mentionnais la n° 13... ! Tu crois que je mens ? » (extrait)
   Une clandestine hongroise, un vieux médecin pragmatique et un professeur de lettres désaxé forment la profane trinité chargée de juguler les pouvoirs de treize sorcières du verbe. Dans ce suspense fantastique, la poésie, censée réfléchir toutes les beautés du monde, devient la plus raffinée des armes de destruction.
   José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959. Psychiatre de formation, il vit à Madrid. Après La Caverne des idées (Actes Sud, 2002) dont la traduction anglaise a obtenu le Dagger Gold Prize, et Clara et la Pénombre (Actes Sud, 2003), il est ici au sommet de son art.

10 euros (code de commande : 17521).


SOUZA (Márcio) — Le Brésilien volant. Roman plus-léger-que-l'air. Traduit du portugais (Brésil) par Lyne Strouc. Paris, Belfond, 1991. In-8° broché, 282 p., jaquette, rousseurs, définitivement indisponible chez l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Roman plus-léger-que-l'air », Le Brésilien volant est tout à la fois l'histoire d'un inventeur farfelu et passionné qui réalise son rêve, faire que l'homme vole par ses propres moyens, et la chronique d'une véritable révolution scientifique, dont les illustres protagonistes ont pour nom Santos-Dumont, Blériot, Voisin, Wright.
Ici le lecteur sera entraîné à bord des plus gracieux aéronefs à la suite d'Alberto Santos-Dumont, pionnier de l'aérostation. Il naviguera dans les cieux de la Ville lumière et éprouvera toutes les joies de la découverte la plus fabuleuse de notre siècle. Il aura aussi à souffrir des jalousies et de l'envie, devra frayer avec cocottes et marlous... D'aventure en mésaventure, il s'attachera à ce petit Brésilien qui regardait le monde de haut. »

12 euros (code de commande : 8669).


TAVARES (Gonçalo M.) — Apprendre à prier à l'ère de la technique. Position dans le monde de Lenz Buchmann. [Titre original : Aprender a rezar na Era da Técnica.] Traduit du portugais par Dominique Nédellec. Paris, Viviane Hamy, 2010. In-8° broché, 365 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Ce qui le fascinait chez les gens étranges, c'était l'absolue liberté avec laquelle ils faisaient leurs choix individuels. Chez le fou ou le mendiant qui erraient dans les rues en demandant du pain, Buchmann voyait des hommes pouvant choisir, avec une liberté pure et sans conséquences, leur morale individuelle. Une morale à nulle autre pareille, sans équivalent aucun.
   Un fou n'était pas immoral, un mendiant non plus. C'étaient des individus sans égal, de même qu'un roi n'a pas de pair, n'a personne à ses côtés.
   Buchmann regardait avec admiration ces hommes qui avaient dans leur poche un système juridique unique, avec leur nom à la fin. D'une certaine manière, c'était cela que Buchmann désirait: être le héraut d'un système légal dont les lois ne s'appliqueraient qu'à lui, d'une morale qui ne serait ni celle du monde civilisé ni celle du monde primitif, qui ne serait pas la morale de la cité ni même celle de sa famille, mais une morale qui porterait son nom, rien que son nom, inscrit à son fronton. »
   Lenz Buchmann envoûte et révulse, obsédé qu'il est par la force et la puissance. Apprendre à prier... s'immisce dans ses fibres, ses terminaisons nerveuses, les cellules de son cerveau, celui d'un homme à l'intelligence terrifiante par son absence absolue d'affect.
   Tavares affronte le XXIe siècle, qui expérimente l'effondrement des utopies et des idéologies. Et l'on s'incline devant son talent, comme l'ont fait Antonio Lobo Antunes, Enrique Vila-Matas, Alberto Manguel, ou José Saramago.
   Gonçalo M. Tavares est né en 1970. Après avoir étudié la physique, le sport et l'art, il enseigne l'épistémologie à Lisbonne. Son premier livre traduit en France, Jérusalem, a obtenu le Prix Saramago 2005.

13 euros (code de commande : 22976).


VALDÉS (Zoé) — Cher premier amour. Roman traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane Hasson. Arles, Actes Sud, 2000. In-8° broché, 331 p., (collection « Lettres Latino-Américaines »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Un train quitte la gare centrale de La Havane et roule, bringuebalant, vers le tréfonds de la mémoire pour atteindre une mystérieuse vallée qui porte un secret d'amour.
Il emmène Danaé — depuis longtemps perdue dans l'asphalte brûlant de la ville et les semblants de bonheur domestique — à la recherche des paradis de sa jeunesse.
C'est l'été de ses treize ans et de sa première école aux champs. Au sein de la joyeuse cohorte d'adolescents qui fait l'expérience patriotique des travaux agricoles — occasion de bien truculentes anecdotes —, Danaé découvre l'amour interdit avec une sauvageonne indienne qui habite ce lieu autant qu'il l'habite. Cette Terre qui n'est pas qu'allégorie, dessille les yeux de la jeune citadine et éveille ses sens à toutes les formes de vie, des algues de la lagune aux vibrantes cimes des palmiers, ouvrant à Danaé le monde du merveilleux.
Résolument animiste, Cher premier amour puise aux sources poétiques des règnes minéral, animal ou végétal les voix fantastiques de la narration pour les fondre en un choeur célébrant la terre cubaine et sa culture métisse. »

12,50 euros (code de commande : 8362).

VALDÉS (Zoé) — Le pied de mon père. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Carmen Val Julián. Paris, Gallimard, 2000. Petit in-8° broché, 201 p., (collection « Haute Enfance »), jaquette.
En quatrième de couverture :
« Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans ? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? Pour l'avoir, elle ? Mettre au monde une crève-la-faim ? [... ] Plus d'une fois on lui avait présenté tel ou tel type comme étant son père.
— Voilà ton père, ton foutu père, lui avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son parrain débarquait avec un gâteau trop sucré.
Alma aurait donné n'importe quoi à présent pour une miette d'un gâteau pareil, même rance. Un sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles. Il avait été question si souvent de l'identité véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles ou du panier abandonné devant la porte, elle n'y croyait plus. Si le type du gâteau était son père, elle s'en foutait purement et simplement. »

7,50 euros (code de commande : 8532).


VARGAS LLOSA (Mario)La fête au bouc. [Titre original : La fiesta del chivo.] Traduit de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan. Paris, Gallimard, 2002. In-8° collé sous jaquette, 603 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   
Que vient chercher à Saint-Domingue cette jeune avocate new-yorkaise après tant d'années d'absence ? Les questions qu'Urania Cabrai doit poser à son père mourant nous projettent dans le labyrinthe de la dictature de Rafaël LeonidasTrujillo, au moment charnière de l'attentat qui lui coûta la vie en 1961. Dans des pages inoubliables – et qui comptent parmi les plus justes que l'auteur nous ait offertes –, le roman met en scène le destin d'un peuple soumis à la terreur et l'héroïsme de quatre jeunes conjurés qui tentent l'impossible : le tyrannicide. Leur geste, longuement mûri, prend peu à peu tout son sens à mesure que nous découvrons les coulisses du pouvoir : la vie quotidienne d'un homme hanté par un rêve obscur et dont l'ambition la plus profonde est de faire de son pays le miroir fidèle de sa folie.
   Jamais, depuis Conversation à « La Cathédrale », Mario Vargas Llosa n'avait poussé si loin la radiographie d'une société de corruption et de turpitude. Son portrait de la dictature de Trujillo, gravé comme une eau-forte, apparaît, au-delà des contingences dominicaines, comme celui de toutes les tyrannies – ou, comme il aime à le dire, de toutes les « satrapies ». Exemplaire à plus d'un titre, passionnant de surcroît, La fête au Bouc est sans conteste l'une des œuvres maîtresses du grand romancier péruvien.

13 euros (code de commande : 16057*).


VICENT (Manuel) — La ballade de Caïn. Roman. Traduit de l'espagnol par Chantal Mairot et Eduardo Jiménez. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8°broché, 188 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Caïn joue du jazz dans une boîte new-yorkaise, Abel danse en offrant son corps aux regards concupiscents. À travers l'errance de ces deux personnages, la Ballade de Caïn nous invite d'abord à un double voyage : dans l'espace, du paradis terrestre, où un Dieu colérique et débonnaire laisse libre cours à son à tempérament de matamore, des sables d'un désert aveuglé de soleil, des grandes cités mythiques et marchandes du Moyen-Orient, à une jungle urbaine peuplée d'êtres fantomatiques ou insolites ; dans le temps aussi, depuis les premiers temps de la Genèse jusqu'à un monde contemporain ponctué par le fracas des explosions et des sirènes de police.
Manuel Vicent guide ainsi nos pas, dans une langue baroque, plus proche de l'exubérance latino-américaine que de la gravité espagnole, teintée d'humour et de tendresse, le long d'une sorte de parcours initiatique où le thème de la culpabilité de Cain, coupable d'avoir osé se mesurer à Dieu, renvoie sans cesse à celui de la condition humaine. »

9 euros (code de commande : 8531).


VILA-MATAS (Enrique) — Dublinesca. Traduit de l'espagnol par André Gabastou. Paris, Bourgois, 2010. In-8° collé, 340 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   
Samuel Riba est l'éditeur talentueux d'un catalogue exigeant. Néanmoins, incapable de faire face à l'émergence des nouveaux médias et de concurrencer la vogue du roman gothique, il vient de faire faillite. Il sombre alors dans la déprime et le désœuvrement. Pour y remédier, il entreprend un voyage à Dublin. L'accompagnent quelques amis écrivains avec qui il entend créer une sorte de confrérie littéraire. Cette visite de la capitale irlandaise se double d'un voyage dans l'ouvre de Joyce.
   En explorant toutes les facettes de ce personnage complexe, qui est en partie son alter ego, Enrique Vila-Matas interroge la notion d'identité, de sujet, et décrit le parcours qui a mené la littérature contemporaine d'une épiphanie (Joyce) à l'aphasie (Beckett).

12 euros (code de commande : 17705).


WACQUEZ (Mauricio) — Face à un homme armé. Chasses de 1848. Traduit de l'espagnol (Chili) par Jean-Marie Saint-Lu. Paris, Presses de la Renaissance, 1986. In-8° broché, 231 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« La prose étincelante du grand écrivain chilien Mauricio Wacquez ne doit rien au baroquisme d'un Garcia Marquez. Comme Borges, Sabato ou son compatriote José Donoso, il trouve davantage ses racines littéraires dans la culture européenne. Aussi provocateur et audacieux soit-il, Wacquez relève du classicisme dans le sens où, chez lui, le raffinement de la forme épouse la subtilité de la pensée.
Qui est juan de Warni, son héros et narrateur ? Un traître, un assassin, un mercenaire, un sodomite... ? Ou plus simplement un jeune homme de bonne famille qui, à la fin de la dernière guerre, rentre au manoir ancestral de Périer en Périgord, prince déchu en proie aux assauts d'une imagination trop douloureuse ? Aux souvenirs de sa propre enfance se mêlent ceux de son père et de son grand-père. Couvrant plus d'un siècle, le récit se divise et se ramifie, ponctué de scènes de chasse et de guerre d'une force d'expression, d'une passion verbale peu communes. juan chasse en compagnie d'Alexandre, sonjeune serviteur. Qui des deux est le maître ou l'esclave, le possesseur ou le possédé ? Tel est l'enjeu d'un combat « monstrueux » où, en définitive, le narrateur s'oppose d'abord à lui-même.
Recherche de soi, méditation sur la personnalité déchirée de l'homme moderne, Face à un homme armé est aussi une parodie de feuilleton romantique, une chronique stendhalienne, une sonate pathétique et intemporelle... »

9 euros (code de commande : 8714).



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