LITTÉRATURE ITALIENNE
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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelles entrées

 

D'ANNUNZIO (Gabriele) — L'intrus. Les romans de la rose. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Calmann-Lévy, 1922. In-8° broché, 388 p., exemplaire numéroté sur vélin du Marais (n° 941), rousseurs sur les tranches.
   L'édition originale parut en 1892 sous le titre L'Innocente. La traduction française parut sous le titre l'Intrus, d'abord dans la revue Le Temps en 1892 et puis chez Calmann-Lévy en 1893 et fut de nombreuses fois réédité.
À propos de L'Intrus et de l'« Affaire de Nayve » :
   La chose littéraire passionne [Robert de Montesquiou] : livres, revues, quotidiens, il a tout lu. Un roman d'Italie signé d'un nom encore inconnu, que le Temps publie en feuilleton dans la traduction de Georges Hérelle et qui paraît en volume sous le titre de l'Intrus, à la mi-juin 1893, ne laisse pas de retenir son attention. Le titre l'a frappé, le sujet du roman aussi. Deux ans plus tard, il publie dans le Gaulois du 15 octobre un article, qu'il intitule Les Intrus. Ce n'est pas une critique littéraire à retardement, mais une variation sur un fait divers et l'occasion ou le plaisir, qu'il se donne, de parler de l'auteur d'un roman qui a connu, dès sa publication, un succès considérable.
   Dans les jours qui suivent l'article de Montesquiou, doit s'ouvrir, devant les assises de Bourges, un procès retentissant qui met en émoi la bonne société : celui du marquis de Nayve. Un an auparavant, la marquise de Nayve a révélé que son mari avait assassiné, en 1885, à Sorrente, un fils qu'elle avait eu avant son mariage. Rapprochant le crime réel de celui qui fait l'objet de l'œuvre d'imagination, Montesquiou s'émerveille de la coïncidence, « de l'émission par le même rivage de Naples », du roman de d'Annunzio, l'Intrus, et de ce qu'il appelle « l'affaire de Nayve » ou le « Mystère de Presle ». Le drame est antérieur au roman, mais sa révélation, postérieure de près de deux ans, exclut toute idée de filiation.
   Et Montesquiou de revenir au livre et d'esquisser un portrait de l'auteur : « aujourd'hui l'une des plus rares fleurs littéraires d'Italie, fleur aux philtres pénétrants et dont légitimement s'enorgueillit sa terre natale ; calice vers lequel sont aussi tournés tous les flairs avertis et les curiosités affinées. »
   Pour ce qui est du roman, Montesquiou y admire surtout la figure de Juliane « plaintive et à peine fautive », « étudiée en mille détails précieux » ; il analyse les arguments qui conduisent Tullio jusqu'au crime et, ce qui est d'un intérêt majeur, souligne l'influence que nos naturalistes, Zola en particulier, ont exercée sur le romancier : « Dans les romans de d'Annunzio, la vérité de Zola s'unit toujours à des observations plus délicates, mais non plus mièvres, c'est à une véritable vivisection qu'il soumet ses personnages. » Montesquiou relève également que le procédé du leitmotiv, transposé de la musique dans la littérature, et fréquemment employé avec bonheur par Zola, se retrouve dans les descriptions de l'Intrus.
   Et l'article, après le conseil donné aux juges qui auront à percer le « mystère de Presles » de relire certains passages de l'Intrus, s'achève curieusement par une suite de questions : « L'infortuné marquis de Nayve a-t-il eu connaissance de ce livre ? L'a-t-il lu ? S'est-il demandé pourquoi le traducteur n'avait pas traduit plus fidèlement l'intitulé de l'original ? »
   D'Annunzio assez soucieux, à cette époque, du prestige que ses livres pouvaient lui valoir en France, a-t-il eu connaissance de cet article, en a-t-il remercié Montesquiou ou parlé plus tard avec lui ? Rien ne permet de l'affirmer. Au demeurant, plus d'un éloge avait précédé chez nous celui du comte.
Bibliographie :
   - De Montera (Pierre) et Tosi (Guy), D' Annunzio, Montesquiou Matilde Serao, pp. 3-5.

15 euros (code de commande : 24307 - vendu).

 

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ALVARO (Corrado) — La brève enfance. [Titre original : L'Età Breve.] Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Paris, Laffont, 1948. 8e édition. In-8° broché, 311 p., (collection « Pavillons »), couverture un peu frottée et petit pli au coin inférieur droit du premier feuillet de couverture.
Sur le rabat de la couverture :
   La Brève Enfance a, dans toute sa nouveauté, retenu l'attention .d'André Gide, qui, dans deux interviews, à la Stampa et à l'Europeo de Milan, a déclaré avoir lu le livre deux fois. Louis Gillet, dès 1932, dans la Revue des Deux Mondes, signalait avec quel art Corrado Alvaro avait utilise ses « nostalgies d'enfance pour composer cette chose unique, personnelle, cette vérité demi-rêvée, demi-vécue, à la fois réelle et intérieure. »
   Ces nostalgies, le lecteur les retrouvera avec émotion dans La Brève Enfance, roman de l'adolescence. Le héros, Rinaldo Diacono, est un enfant, au début du livre qui est situé dans un village de Calabre. Il est le fils d'un petit notable, mi-paysan, mi-commerçant, qui veut s'élever socialement en lui donnant une bonne éducation. Il l'envoie dans une institution religieuse de la banlieue de Rome, où Rinaldo fait d'assez bonnes études jusqu'au jour où on le renvoie parce que des lettres enflammées, qu'il envoyait à une petite fille du voisinage, ont été remises au supérieur. De retour chez lui, Rinaldo va se trouver dans une situation dramatique. Après maintes péripéties, Rinaldo sera lâché tout seul dans la vie, où il se débrouillera comme il l'entendra.
   Bien que La Brève Enfance n'ait rien d'un roman à thèse, on peut voir cependant, dans la partie qui se déroule dans le collège, une critique d'une certaine éducation qui finit par créer chez l'adolescent une véritable obsession du problème sexuel. À ce point de vue, La Brève Enfance pourrait être comparée au roman de Roger Peyrefitte : Les Amitiés particulières ; mais ce qui lui donne vraiment sa valeur originale, c'est que Corràdo Alvaro a su nous montrer le drame et la poésie, dans une vie d'adolescent, avec une acuité psychologique rarement atteinte.

10 euros (code de commande : 22377).


[ARÉTIN]. REGLER (Gustav) — Le divin Arétin. La vie d'un séducteur. Traduit de l'allemand par Gaston Floquet. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, [14 (dossier)], 353, XLV p., (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », n° 11).

13 euros (code de commande : 12922).


BENNI (Stefano) Hélianthe. Roman traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché, 432 p., (collection « Cactus »).
En quatrième de couverture :
« À travers la vie quotidienne des habitants de Tristalia, Stefano Benni semble d'abord nous promettre une satire fameusement pessimiste de notre société. Et puis son roman prend la tournure d'un fabuleux voyage. De planète en planète, au cœur des Mondes Altéréens, ses héros rivalisent dans la quête d'un élixir aussi essentiel à la guérison d'Héliantbe qu'au salut d'un monde dévoyé par l'argent et la manipulation informative. C'est bel et bien à la résistance que nous invite ce maître italien de la fantaisie langagière. Une résistance en forme d'éclat de rire, de lucidité et de poésie. »

12,50 euros (code de commande : 5445).


BIAMONTI (Francesco) — Attente sur la mer. Roman. Traduit de l'italien par François Maspero. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 139 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Pour la dernière fois, Edoardo décide de quitter les chers paysages de sa Ligurie et la femme qui l'aime et l'attend depuis trop longtemps. Il s'embarque sur un bateau chargé d'armes en direction de l'ex-Yougoslavie : un départ qui est aussi une fuite, un abandon aux charmes de la mer, au pouvoir guérisseur de ses silences, aux lumières qui l'imprègnent.
La navigation se déroule tranquillement, guidée par les ordres des armateurs de Toulon qui assument la responsabilité de la mission.
Mais soudain la radio s'interrompt et l'attente sur la mer commence. L'exorcisme est fini, la traversée prend une dimension tragique qui remue les consciences et oblige les hommes à agir. »

10 euros (code de commande : 7767).


BONTEMPELLI (Massimo) — La vie laborieuse. Aventures de 1919 à Milan. [Titre original : La Vita Operosa.] Traduit de l'italien par François bouchard. Préface de Gérard-Georges Lemaire. Pris, Bourgois, 1990. In-8° broché, 221 p., (collection « Les Derniers Mots »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « On verra s'avancer au premier plan l'œuvre narrative, surtout celle qui repose sur l'invention et l'intrigue. Dans ces récits et ces romans, tout devient extérieur, et l'élan lyrique se fait nature et histoire. Le degré de vérité de l'observation réaliste ou de l'analyse psychologique, la vibration des sentiments, le jeu des ambiances, tous ces éléments qui étaient une fin en soi chez les romanciers les plus célèbres du XIXe siècle en acquièrent chez les écrivains d'intrigue une valeur purement instrumentale, deviennent les simples moteurs de la dynamique de la fable...
   Ce prétendu « fumisme » (où débouche l'expérience de l'ironie), ce « funambulisme » avec lequel les critiques graves ont cru se libérer d'une parole de tant de problèmes personnels posés par des écrivains nouveaux, n'est que le premier apprentissage magique de notre nouveau sens de ces horizons en formation. Ils l'ont aussi appelé (surtout pour la peinture) « métaphysique », qui n'est pas mal trouvé. »

9 euros (code de commande : 22691).


BUFALINO (Gesualdo) — Tommaso et le photographe aveugle ou Patatras. [Titre original : Tommaso e il fotografo cieco.] Traduit de l'italien par Bernard Simeone. In-8° broché, 184 p., (collection « Terra d'Altri »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Tommaso Mulè, ex-journaliste devenu gardien d'un immeuble inachevé dont il occupe le sous-sol comme le personnage de Dostoïevski, assiste au meurtre de son ami Tirésias, aveugle et photographe, un des paradoxes qui constituent le cœur du livre. Plus encore que l'intrigue – une affaire triviale de mœurs et de corruption – compte dans ce roman le microcosme de l'immeuble, répertoire à la Pérec revu par une misanthropie non dénuée de tendresse.
   Si Tommaso et le photographe aveugle, paru quelques jours avant la mort de son auteur, ne se déroule pas en Sicile mais aux portes de Rome, Bufalino demeure profondément sicilien : dans un cadre faussement réaliste, il mêle en virtuose énigmes et pastiches pour créer un jeu baroque éblouissant. Le raffinement voluptueux de son écriture contraste en permanence avec le caractère sordide des situations. Souvent proche du rictus mais refusant le cynisme, il livre à son lecteur une détresse vraie et la crainte que la littérature ne soit que drogue face à la folie du monde.
   Gesualdo Bufalino (1921-1996) n'a que rarement quitté sa ville natale de Comiso, dans le sud de la Sicile, où il fut enseignant. Ce n'est que la soixantaine venue qu'il publia son premier livre, Le Semeur de peste, qui l'imposa d'emblée comme un grand écrivain.

9 euros (code de commande : 18869).


BUONARROTI (Michelangelo) — Sonnets de Michel Ange Buonarroti. S.l., Maurice Darantière, 1928. In-4° broché, [80] p., (collection « À l'Enseigne du Raisin »), un des 125 exemplaires numérotés sur gros vélin blanc d'Auvergne (n° 127).
   Trente-deux sonnets sont réunis dans ce recueil ; le texte italien est regard de la traduction française de Paul Hazard.
Détail des sonnets :
   - La Grillanda - La Guirlande.
   - A Giovanni, a quel proprio de Pistoia - À Jean, je veux dire Jean de Pistoia.
   - A Papa Giulio II - Au pape Jules II.
   - In Roma - Rome.
   - A una donna - À une femme. (2 sonnets.)
   - A Tommaso Cavalieri - À Tommaso Cavalieri. (9 sonnets.)
   - A Vittoria Colonna - À Vittoria Colonna. (4 sonnets.)
   - Per la morte di Vittoria Colonna - Pour la mort de Vittoria Colonna. (2 sonnets.)
   - Dante - Dante. (2 sonnets.)
   - La notte - Sur la nuit. (2 sonnets.)
   - All' amore - À l'amour.
   - A Giorgio Vasari - À Georges Vasari.
   - A Dio - À Dieu. (2 sonnets.)
   - Al Cristo - Au Christ. (2 sonnets.)
   - A Monsignor Lodovico Beccadelli - À Monseigneur Ludovic Beccadelli.

80 euros (code de commande : 20157).


CALAMANDREI (Piero) — Inventaire d'une maison de campagne. [Titre original : Inventario della casa di campagna.] Traduit de l'italien et préfacé par Christophe Carraud. Bois gravés de Pietro Parigi. [Trocy-en-Multien], Éditions de la Revue Conférence, 2009. In-8° broché, XXVIII, 287 p., (collection « Lettres d'Italie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Piero Calamandrei (1889-1956) est l'une des plus grandes figures de l'Italie contemporaine. Grand juriste, antifasciste de la première heure, pivot essentiel de la réflexion politique de l'après-guerre, il laisse aussi, avec l'Inventaire d'une maison de campagne (1941), une œuvre littéraire où se savoure la fine pointe de l'élégance Toscane. Cette manière d'autobiographie est plus qu'un merveilleux livre de souvenirs d'enfance ; sous l'émotion contenue, ce voyage à travers le paysage toscan de villages où, enfant, l'auteur passait l'été, donne à la réflexion sur le sens de l'histoire et la responsabilité qu'elle exige sa mesure la plus intimement vécue.

15 euros (code de commande : 23606).


CALASSO (Roberto) — Ka. Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro. Paris, Gallimard, 2000. In-8° collé sous jaquette, 503 p., quelques illustrations, (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Qui est Ka ? » se demande l'immense oiseau Garuda, plongé dans les frondaisons de l'arbre Rauhina. Ka est le nom secret de Prajapati, le Géniteur, auquel les trente-trois dieux et les hommes innombrables doivent leur origine, mais Ka signifie aussi « Qui ? », et c'est la dernière question que l'on pose, quand toutes les autres ont été posées.
   Cependant, beaucoup d'éons devront d'abord s'écouler, beaucoup de mondes surgir et s'évanouir, en une suite de tourbillons dont l'œil est Ka lui-même. C'est ainsi qu'apparaissent les Deva, qui se battent contre ces autres dieux, les Asura, pour conquérir le suc enivrant du soma ; les Sept Voyants ; Siva, Brahma, Visnu, avec leurs histoires entrecroisées, se réfléchissant d'une ère à l'autre ; le jeune Krsna et son cortège érotique de gardiennes de troupeaux, les gopi ; Krsna dans son âge mûr, qui gouverne les destinées de la guerre funeste du Mahabharata ; et enfin, au beau milieu de notre âge, s'avance un prince qui abandonne la maison de son père et découvre un chemin de la libération qui n'avait jamais été foulé auparavant : le Bouddha.
   Dans l'esprit s'accomplit ce qui a commencé dans l'esprit. Pour répondre à la dernière question il faut traverser toutes les histoires. Et pour traverser toutes les histoires il faut se demander, comme il est arrivé à Garuda, qui est celui qui les accueille silencieusement : Ka.

12 euros (code de commande : 21148).


CALVINO (Italo) — Le baron perché. Adaptation pour la jeunesse. [Titre original : Il Barone rampante.] Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Illustrations de Michel Siméon. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., (collection « 1000 Soleils »).

10 euros (code de commande : 12926).

 

CALVINO (Italo) — Temps zéro. Récits. [Titre original : Ti con zero.] Traduits de l'italien par Jean Thibaudeau. Paris, Seuil, 1970. In-8° collé, 151 p., couverture un peu usagée.
En quatrième de couverture :
   Où l'on assiste aux derniers jours de Qfwfq, à sa mort, et à ce qui vient ensuite.
   Pour commencer, les aventures des Cosmicomics se poursuivent. De la même façon que Qfwfq y avait vécu l'apparition des couleurs, la fin des dinosaures, et dix autres choses, il nous raconte maintenant comment des morceaux de la lune sont tombés sur la terre, comment apparurent les oiseaux, qu'on n'attendait plus, comment le monde terrestre faillit devenir en tout et pour tout un énorme cristal. Cela se termine par un accident de la route, mortel.
   Alors, dans une deuxième partie, se développe le Credo, ou plutôt le De natura rerum qfwfquéen, ou Des cellules et de l'amour : et c'est la seconde mort de Qfwfq. (« Dans la reproduction asexuée, écrit Georges Bataille, l'être simple qu'est la cellule se divise en un point de sa croissance... il apparaît dans sa mort un instant fondamental de continuité de deux êtres. »)
   Après quoi, viennent les récits, qui ne commencent ni ne finissent, du « temps zéro » : une chasse au lion à l'arc, une poursuite automobile de série noire dans un embouteillage, une femme et deux hommes à la recherche les uns des autres avec trois téléphones et trois voitures, – récits où Qfwfq n'est plus qu'au mieux Q (le chasseur) attendant l'instant, qui n'arrive pas, où F (la flèche) atteindra ou non L (le lion), qui s'élance.
   Pour finir, celui qui parle encore, c'est Edmond Dantès, quelque part entre le château d'If, les îles de Monte-Cristo, d'Elbe, de Sainte-Hélène, et la table de travail d'Alexandre Dumas : « De ma cellule, il m'est difficile de dire comment est fait ce château d'If où depuis tant d'années je me trouve prisonnier... »

8 euros (code de commande : 21265).


CICOGNANI (Bruno) — La Vélia. Roman. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Paris, Calmann-Lévy, 1947. 3e édition. In-8° broché, 282 p., (collection « Traduit de »).
Extrait du New York Times Book Review (dimanche 24 juillet 1932) :
« Bruno Cicognani, although he has never succeeded in winning a wide public, has been greatly esteemed in Italian literary circles ever since he published his novel La Velia in 1921. This has generally been considered to be the best Italian novel of the post-war decade. Unfortunately he seemed for a while to have said all he had to say and to be wandering around afterward to little or no result. »

7,50 euros (code de commande : 7838).


COCCIOLI (Carlo) — Manuel le mexicain. Roman. Paris, Plon, 1956. 6e mille. In-8° broché, 314 p., (collection « Feux Croisés »), petit accroc à la couverture.
En quatrième de couverture :
« À Tlatenalco, village du haut-plateau mexicain où il est coutume de représenter chaque année une Passion du Christ, Manuel, un adolescent qui se croit marqué d'un signe, accepte le rôle du Sacrifié. Il est accueilli
dans le pueblo comme un condamné à mort ; aux yeux de tous, il passe pour un héros; sera-t-il le Christ parce
qu'il a sauvé une jeune fille du village d'une odieuse agression ? Une accusation ignominieuse est soudain portée contre lui : il serait non pas le sauveur, mais l'agresseur de la jeune fille. Manuel cesse de « représenter », il « devisent », la victime. Avili à cause d'un crime qu'il n'a peut-être pas commis, il est conduit au supplice : n'est-ce qu'un simulacre, ou bien est-ce une conspiration véritable où les vieux rites indiens se mêlent à ceux d'un catholicisme violent, morbide, obsédant ?
Tel est le court prologue du plus extraordinaire roman de Carlo Coccioli. Les deux sangs qui coulent dans les veines de Manuel (son père, sorti d'un pueblo de pêcheurs de la côte de Veracruz ; sa mère, fleur de la race indienne de Tepoztlán, qui n'a point subi de contaminations) font de cet adolescent sombre et ardent, triste et délicat, un reflet du Mexique actuel ; celui qui n'est pas connu des voyageurs trop pressés. Un Mexique qui n'a pas offert à Carlo Coccioli un simple décor ou un prétexte ; 1'auteur, semble-t-il, y a vraiment connu son personnage, et l'on pourra retrouver, à l'accent de ce livre magique, à son style assionnel, le sceau de ce qui constitue, à tous égards une rencontre. La rencontre d'un pays et d'un homme l'un à l'autre prédestinés ; la rencontre, par un des plus grands écrivains d'aujourd'hui, d'une aventure humaine d'où il a su tirer une inoubliable forme de beauté. »

6,50 euros (code de commande : 7841).


D'ANNUNZIO (Gabriele) L'enfant de volupté. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Bruxelles, Le Club du Livre Sélectionné, s.s. In-8° sous reliure d'éditeur, 309 p., exemplaire numéroté, dos passé et charnière du second plat endommagée.

5 euros (code de commande : 7823).


[DANTE (Dante Alighieri, Durante degli Alighieri, dit)]. SOLLERS (Philippe) — La Divine Comédie. Entretiens avec Benoît Chantre. Paris, Desclée de Brouwer, 2000. In-8° collé, 461 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Dantesque » est devenu synonyme d'infernal. Les guerres sont « dantesques », les camps d'extermination aussi, les catastrophes naturelles ou les accidents sanglants... Tout se passe comme s'il fallait maintenir Dante en enfer. Curieuse obsession, qui exclut la possibilité même d'un purgatoire ou d'un paradis, alors qu'ils sont désormais là, à portée de main. Il faut rouvrir aujourd'hui La Divine Comédie.
   Les temps modernes nous cachaient Dante ; l'ère planétaire où nous sommes entrés le fait revenir dans toute son actualité. C'est l'idée qu'avance Philippe Sollers dans les entretiens qui constituent ce livre. Mais encore faut-il s'entendre sur les œuvres ou les pensées qui préludent à ce retour... Dialogue tendu, cette nouvelle Comédie se déploie de cercles infernaux en ciels paradisiaques, en passant par les corniches du purgatoire : y apparaissent Rimbaud, Apollinaire, Proust, Bataille, Heidegger, Bacon et Picasso, mais aussi Péguy, Simone Weil, Matisse ou Cézanne, Bach et Mozart, sans oublier le pape Jean Paul II. Chaque figure vient à son heure demander qu'on lui prête oreille et nous donner sa clé.
   La Divine Comédie peut alors être entendue et nous livrer toutes ses richesses. L'histoire entière est convoquée, avant le Jugement dernier, au tribunal de la justice et de l'amour. Les acteurs sont là, princes et ministres, papes coupables et martyrs, prostituées et bienheureuses, assassins et poètes – et nous aussi, lecteurs, perdus que nous sommes dans la forêt obscure. L'amour mène la danse. Libre à chacun de l'accepter ou de le refuser, de rester en enfer ou d'accéder au paradis. »

12 euros (code de commande : 13845).


DE CARLO (Andrea) — Yucatan. Roman. Traduit de l'italien par Myriam Tanant. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 239 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un metteur en scène de cinéma, son assistant et le producteur partent des États-Unis en voiture pour réaliser au Mexique un film où il serait question de musique indienne et de sorcellerie. De mystérieux et inquiétants inconnus, qui ne se signalent que par des messages anonymes, se mettent en travers du projet. Tant mieux pour le roman, qui devient l'histoire, subtile et brillante, de la continuelle modification des rapports, sous l'influence de la curiosité et de la peur, entre les trois hommes et leurs compagnes occasionnelles. Un livre fait de rythmes internes, de parcours parallèles, de variations, de répétitions, d'assonances orchestrés dans un style qui utilise les possibilités de la musique autant que celles du langage.
Andrea De Carlo, un des meilleurs représentants de la nouvelle génération de romanciers italiens, donne ici les preuves d'une virtuosité élégante et désinvolte, inspirée des techniques du cinéma et de la télévision. Les scènes, les dialogues, les descriptions nettes et précises glissent sous les yeux du lecteur avec une lisse évidence et une rapidité fugitive qui lui donnent à peine le temps de s'apercevoir qu'ils ont déposé en lui tout un monde d'images et de sensations excitantes. »

7,50 euros (code de commande : 7751).


DE LUCA (Guido) — Critique du génie italien. [Bruxelles], Les Essais Humanistes, 1935. In-12 broché, 217 p., traces d'adhésif à la couverture.
Extrait de l'avant-propos :
« Une des tendances les plus nuisibles pour l'évolution de la pensée du XXe siècle est celle qui vise l'abandon de toute sérieuse recherche historique et philosophique, car les œuvres qu'on appelait autrefois « monumentales » sont disparues du domaine de la culture moderne et le goût littéraire se porte tout sur ce qui se passait aux marges de l'historiographie. La culture de 1900, si l'on excepte les branches scientifiques, se cristallise en formes académiques et maniérées, telles que les divers aspects du synthétisme littéraire, l'internationalisme réthorique
de l'art, le goût de plus en plus accentué pour une esthétique primitive d'inspiration décadente. Tout l'effort
d'origina1ité de la pensée s'oriente vers la déformation et le grotesque, ce qui permet à Erasme de reprendre sa
place parmi les maîtres les plus universels et écoutés de l'ironie humaniste de notre siècle.
En entreprenant une critique du génie italien et en adressant cette étude à la culture française et européenne, nous croyons pouvoir accomplir un effort utile et nouveau par rapport aux formes habituelles de l'érudition historique et littéraire, surtout nouveau en ce qui concerne l'analyse de l'originalité spirituelle italienne dans ses expressions les plus modernes et représentatives. »

6 euros (code de commande : 7845).


ECO (Umberto) — L'île du jour d'avant. Roman. [Titre original : L'Isola del giorno prima.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Le Grand livre du mois, 1996. In-8° reliure souple d'éditeur, 461 p.
En quatrième de couverture :
« C'est entre le mois de juillet et le mois d'août 1643 que le jeune Roberto de la Grive fait naufrage en plein océan Pacifique. Et l'aventure commence dès les premières lignes : seul survivant d'un navire espion hollandais où le cardinal Mazarin l'a contraint à embarquer comme agent secret au service de la France, Roberto se retrouve naufragé sur un autre vaisseau, une flûte qui semble abandonnée par son équipage.Face à lui, une île ; entre l'Île et lui, le 180e méridien. Derrière lui : le mystère des longitudes...
Alors, entre le présent et le passé, se déroule un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements, d'idées, de machines merveilleuses, où ne manquent, en pleine guerre de Trente Ans, à une époque où les découvertes d'autres mondes font chanceler les esprits, les religions, les arts et les lettres, ni les sièges et les assauts de forteresses, ni les duels de lames et de langues effilées jusqu'au frisson, ni les poudres et les onguents, ni les multiples trames d'espions, les sosies perfides, les libertins et les jésuites sans scrupules et brillant de leur science raffinée, ni les paysannes pulpeuses et batailleuses, ni les épidémies, ni les salons parisiens feutrés où s'ourdissent les complots du cœur et du pouvoir...
En un jeu magique de miroirs, Umberto Eco, l'enchanteur au gai sçavoir, nous fait renaître au siècle des Galilée, Monterdi, Caravage, Cervantès, Rubens, Bernin, Shakespeare, Vermeer, Campanella, Rembrandt, Marino, Molière, Gracián, Cyrano, Spinoza, Velasquez, Descartes, Borromini, Poussin, Gassendi, Basile, Milton, Racine, Pascal, dans le plus français, le plus universel et le plus subtilement autobiographique de ses romans. L'île du jour d'avant est l'histoire de notre langue en perpétuelle métamorphose, de notre temps qui se joue dans l'espace, où l'homme baroque d'aujourd'hui vit assiégé en sa virtuelle tour de Babel ; c'est un roman-encyclopédie, un roman de formation, un roman d'espionnage, un roman d'amour. C'est un roman-clef d'un millénaire qui s'achève, le nôtre. »

12 euros (code de commande : 11103).

ECO (Umberto) — Le pendule de Foucault. Roman. [Titre original : Il pendolo di Foucault.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 657 p.
En quatrième de couverture :
   « À Paris, le soir du 23 juin 1984, dans le conservatoire des arts et métiers où majestueusement oscille le pendule de Foucault, un homme observe avec révérence et crainte prémonitoire le prodige : c'est Casaubon, le narrateur, venu de Milan après l'appel angoissé de son ami Belbo qui se trouve en danger de mort. Casaubon se cache dans le gothique musée de la technique, s'y laisse enfermer, bien résolu à attendre que sonne l'heure du rendez-vous fatal...
   C'est ainsi que commence ce thriller au souffle gigantesque. L'abbaye du Nom de la rose a éclaté : notre terre entière est en jeu, à notre époque... Trois amis, travaillant dans une maison d'édition milanaise, ont publié, entre autres, des textes qui explorent le savoir ésotérique, hermétisme, alchimie, sciences occultes, sociétés secrètes... Et comme tous trois, jonglant avec l'histoire des Templiers, des Rose-Croix, des francs-maçons, les textes de la Kabbale, naviguant avec humour et ironie sur les courants souterrains qui parcourent la culture occidentale, sont beaucoup plus intelligents que leurs auteurs fanatiques, ils ont décidé, par jeu et pour déjouer l'ennui, d'imaginer un complot planétaire noué au fil des siècles pour la domination du monde. Mais un beau jour réapparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
   D'Europe en Afrique, du Brésil au Proche-Orient, des parchemins cryptés aux computers, de Voltaire aux jésuites, de Descartes à Hitler, des druides aux druses, l'histoire, la science, les religions, tout notre savoir passe, avec une fluiditié géniale, dans ce roman d'initiation aux mille mystères, où ne manquent ni les rites sataniques et les meurtres rituels, ni les passions et les amours que font naître les inoubliables Lia, Amparo, Lorenza ; ni les maitiés fortes fondées sur la noblesse et la liesse de l'esprit... Immense livre où, sous une érudition universelle frappée au sceau final de la sagesse, bat le cœur de l'auteur qui accompagne, à travers l'espace et le temps, les fascinants mouvements du Pendule, quand la réalité dépasse et précède la fiction... »

10 euros (code de commande : 12927).


EVANGELISTI (Valerio) — Les Chaîne d'Eymerich. [Titre original : Le Catene di Eymerich.] Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Rivages, 1998. In-8° collé, 247 p. (collection « Fantasy »).
En quatrième de couverture :
   « Seconde aventure de Nicolas Eymerich, grand inquisiteur d'Aragon, Les Chaînes d'Eymerich nous entraîne en 1365, au cœur d'une période troublée où les croyances païennes n'ont pas encore plié devant l'inexorable machine de guerre chrétienne.
   Quel rapport existe-t-il entre l'enquête que mène le Grand Inquisiteur Eymerich, père dominicain pourfendeur des ennemis du Christ, sur la résurgence de l'hérésie cathare en Savoie, les manipulations génétiques de chercheurs déments au milieu des années 1930, et les charniers de Timisoara en Roumanie ?
   Seule la main de fer de Nicolas Eymerich pourra dénouer un à un les fils de cet écheveau diabolique et libérer la vérité de ses chaînes, si étroitement liées à travers les siècles.
   Dans cet entrelacs remarquable de coïncidences entre passé et futur se dessine une bien noire histoire de l'humanité, l'histoire de notre monde telle que l'imagine Valerio Evangelisti.
   Après avoir remporté le Prix Urania pour Nicolas Eymerich, inquisiteur, Valerio Evangelisti poursuit la saga du bras armé de la chrétienté dans ce deuxième roman, où il navigue astucieusement entre théorie scientifique et alchimie. C'est un Eymerich plus mûr, mais non moins redoutable, qui y affronte ses démons, cependant qu'en parallèle, au fil des siècles, l'humanité ne cesse de dévoiler sa face noire. »

7 euros (code de commande : 12928).


FERRANTE (Elena) — L'amour harcelant. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 181 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Entre le corps d'Amalia, qui flotte dans la mer, à l'aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d'une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.
Qu'est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n'est-elle vêtue que d'un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment été, comme le portent à penser les dernières heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée, ambiguë et insatiable, prête à de secrètes déviations, capable d'échapper dans la ruse et la grâce à la surveillance obsédante de son mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d'Amalia, une victime ou un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent le destin de Delia ?
Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère à l'évocation toujours plus détaillée de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement imprévisible de l'histoire, est constellé de soubresauts de la mémoire, de gestes de répulsion et d'amour, de scènes glaçantes.
Dernier mystère : nul ne sait qui est l'auteur de ce livre. Nul n'a vu son visage. Elena Ferrante a longuement vécu à Naples, dit-on. Actuellement elle devrait résider en Grèce. Ce premier roman d'une plume sûre de soi a été mis en film par Mario Martone, sous le titre L'amour qui dérange.

7,50 euros (code de commande : 7511).


FERRERO (Guglielmo) — Entre les Deux Mondes. Ouvrage traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Plon, 1930. 7e édition. In-12 broché, IV + 418 p., mention manuscrite d'appartenance à la page de titre, peu courant.
Extrait de la préface :
« Tant qu'enfin, à force d'aller et venir mentalement, moi aussi, entre les deux mondes, je crois que je suis arrivé à comprendre quelle extraordinaire perturbation la découverte de l'Amérique a apportée dans la vieille histoire de l'humanité. Petite au début, cette perturbation a grandi dans le cours des siècles avec les découvertes de la science, avec les inventions, avec le triomphe de la liberté ; et il en est résulté une lutte ardente entre la quantité et la qualité, c'est-à-dire entre la force qui pousse les hommes à détruire toutes les limites pour prendre possession de la terre entière et pour en conquérir tous les trésors, et le besoin naturel qu'ont les hommes de se circonscrire dans des limites pour être cepables;de recounditre avec certitude le Bien, le Beau et le Vrai.
Et ainsi m'est venue finalement l'idée de représenter ce conflit des deux mondes — non pas seulement le conflit de l'Amérique et de 'Europe, mais celui qui met aux prises les anciennes civilisations limitées, encore vivantes dans un si grand nombre de traditions, avec les aspirations, les ambitions, les passions de cette civilisation nouvelle, impatiente de jeter bas toutes les 1imites, — en renouvelant une vieille forme littéraire. Qu'est-ce que ce livre ? Un roman ? un récit de voyage ? un drame ? un traité de philosophie ou de sociologie ? Non : c'est un dialogue. Chère aux anciens, cette forme littéraire, qui fut l'instrument favori de Platon et de Galilée, semble, au dire de Renan, faite exprès pour traiter les graves questions que l'esprit humain recommence toujours à discuter parce qu'il ne peut jamais en donner une solution définitive. »

10 euros (code de commande : 7847).

 


GADDA (Carlo Emilio) — La connaissance de la douleur. Roman. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi et François Wahl. Paris, Seuil, 1974. In-8° broché, 264 p., exemplaire du Service de Presse, quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
« Amérique du Sud ou Lombardie, Alpes ou Cordillère des Andes : c'est dans un paysage de paix parmi les soubresauts de Commedia d'une contingence villageoise, que l'ingénieur-hidalgo Gonzalo Pirobutirro d'Eltino éclate en fureurs épouvantables : contre feu son père, sa mère, les péons, les propriétaires, l'enfance, toute la société maradagalaise : et surtout contre l'idée du moi.
« C'était le mal obscur dont les histoires, les lois, l'enseignement universel des grandes chaires persistent à ignorer et la cause et les modes : qu'on porte en soi tout au long de l'effritement foudroyé d'une vie, plus pesant chaque jour, sans remède. »
« Le mal invisible, peut-être : la fable de la maladie, l'étrange fable propagée par les conquistadores, auxquels il fut donné de la recueillir des mourantes paroles de l'Inca : selon qui la mort arrive pour rien, environnée de silence, comme une tacite, ultime, combinaison du penser. »
« Un grotesque comme celui-ci ne se niche pas dans la perversité machinante du foie de l'auteur de la Connaissance mais dans le foie machinateur de la réalité universelle . »

9 euros (code de commande : 7887).

[GADDA (Carlo Emilio)]. MANGANARO (Jean-Paul) — Le baroque et l'ingénieur. Essai sur l'écriture de Carlloo Emilio Gadda. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 288 p., pliure à la couverture, (collection « Le Don des Langues »)

7,50 euros (code de commande : 7440).

[GADDA (Carlo Emilio)]. ROSCIONI (Gian Carlo) — La Disharmonie préétablie. Essai sur Gadda. Traduit de l'italien pâr Maurice Darmon. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Don des Langues »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Née comme « projet encyclopédique » de représentation totale de la réalité, l'œuvre de Carlo Emilio Gadda se heurte sans cesse à l'impossibilité de tout dire, de « spécifier la totalité », de « débrouiller l'écheveau » et, de là, à l'inachèvement ; aussi le texte est-il fait de répétitions, de réécritures, de reprises des mêmes motifs, stylistiques ou thématiques.
La Disharmonie préétablie offre une carte générale de l'œuvre et de la personnalité de Gadda, à travers une reconstruction de ses intérêts philosophiques et scientifiques : du background positiviste et des prédilections encyclopédiques vers un panorama inédit de la pensée, qui comprend des philosophes comme Bergson et Darwin, Leibniz et Spinoza, sur lesquels l'angoisse existentielle de Gadda eut tout le loisir de se former tandis que grandissait son destin littéraire. »

10 euros (code de commande : 7512).


LUZI (Mario) — À l'image de l'homme. Poèmes. [Titre original : Sotto specie umana.] Traduit de l'italien par Jean-Yves Masson. Paris, Verdier, 2004. In-8° broché, 217 p., (collection « Terra d'Altri »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Paru à l'automne 1999 en Italie, À l'image de l'homme est le dernier en date de la série des grands livres « symphoniques » de Mario Luzi inaugurée en 1985 avec Pour le baptême de nos fragments. Le précédent livre-poème de l'auteur, Voyage terrestre et céleste de Simone Martini, prenait la forme d'une fiction proche du « roman en vers ». À l'image de l'homme est très loin de présenter la même dimension narrative, mais repose néanmoins sur une fiction : les poèmes en sont attribués à un double imaginaire du poète, Lorenzo Malagugini. Les onze sections du livre sont les fragments posthumes, recueillis par ses amis, de son journal intime dont le fil conducteur, écrit Mario Luzi en tête du livre, serait l'idée d'un « noviciat incessant ».
   Si la confession directe est ici résolument voilée, la particularité de ce « journal sans dates » est d'enregistrer aussi bien la dictée de l'expérience, la succession des circonstances quotidiennes (un voyage en Hollande, un pèlerinage à Assise, une promenade au bord de l'Arno, un soir à Lugano...) que les méditations religieuses les plus intemporelles, tournées vers l'énigme de la vie future. Le noviciat étant la période préparatoire à l'entrée dans un ordre religieux, on comprend que le « noviciat incessant » dont il s'agit dans ces pages est une manière de concevoir la vie entière comme préparation à un accomplissement qui se situe au-delà d'elle, et hors du temps.

9 euros (code de commande : 20583).

 

LUZI (Mario) — Trames. Traduit de l'italien par Philippe Renard et Bernard Simeone. Paris, Verdier, 1986. In-8° broché, 121 p., dos insolé.
En quatrième de couverture :
   Les instants d'une vie constituent la matière même de ces proses : la relation – intime et tacite – à la femme, ou plutôt à la part féminine du monde, la contemplation active des paysages de Toscane ou d'Ombrie, l'amour transparent pour Florence, la profonde sérénité devant la mort : tout chez Luzi concourt, avec raffinement et simplicité, à l'harmonie par-delà le déchirement. Le poète a redécouvert l'esprit d'enfance au terme de la lucidité.

12 euros (code de commande : 20614).


[MACHIAVEL (Nicolas)]. PREZZOLINI (Giuseppe) — Vie de Nicolas Machiavel florentin. Traduit de l'italien par Marthe-Yvonne Lenoir. Paris, Plon, 1929. 7e édition. In-8° broché, 254 p., cachet à la page de garde, couverutre légèrement défraîchie.

5 euros (code de commande : 7870).


MANFREDI (Valerio) — La dernière légion. Roman. [Titre original : L'Ultima legione.] Traduit de l'italien par Claire Bonnefous. Paris, Le Grand Livre du Mois, 2003. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 463 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Cette nuit-là, le campement est calme, la brume recouvre les plaines. La Nova Invicta, la fameuse légion chargée de protéger le dernier empereur romain, s'apprête à passer une nouvelle nuit de garde lorsque, surgissant du brouillard, les hordes barbares attaquent. Quelques heures plus tard, tout est perdu : la famille impériale a été exécutée. Le jeune empereur Romulus Auguste et son précepteur sont épargnés, avant de connaître l'exil.
   Mais il reste un espoir. Aurelius, Vatrenus et Batiatus, seuls survivants de la légion décimée, vont tout faire pour sauvegarder ce qu'il reste de l'empire. Aidés par Livia, une jeune combattante fidèle à la gloire de Rome, ils organisent le sauvetage du petit empereur. En chemin, ils font une découverte extraordinaire : l'épée légendaire de Jules César.
   Pourchassés par les Barbares, ils risqueront maintes fois leur vie au cours d'une expédition qui les conduira de Rome jusqu'aux pays celtes où ils livreront l'ultime bataille.
   L'Empire romain, que l'on avait cru immortel, n'est plus ; mais, sur ces terres de légendes, un nouveau mythe est sur le point de naître...

10 euros (code de commande : 21312).


MANGANELLI (Giorgio) A et B. Traduit de l'italien par Lise Chapuis. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 214 p., collection "L'Arpenteur").

. 13 euros (code de commande : 7907).


MANZINI (Gianna) — Portrait en pied. Traduction de l'italien par Marilène Raiola. Postface de Bertrand Levergeois. S.l., Mille et Une Nuits, 2002. In-8° broché, 268 p.
En quatrième de couverture :
« Comment vit-on une enfance dans un petit village de Toscane au début du XXe siècle, lorsque sa mère appartient à la bourgeoisie industrielle, que son père mène des activités syndicales et défile dans la rue avec les anarchistes ? Gianna Manzini fut déchirée par la séparation de ses parents, ballottée entre le désir de combler les aspirations maternelles à la réconciliation familiale et l'admiration éperdue pour ce père superbe, à l'âme idéaliste et poétique. « Elle, elle me fait du chantage avec ses larmes, lui me fascine avec sa noblesse et sa douleur. Leur échapper est impossible. Sinon où pourraient-ils continuer à se rencontrer ? Moi seule peux leur servir de point de rencontre, de terrain de conflit. »
Au crépuscule d'une œuvre romanesque importante, celle qui fut l'amie d'Eugenio Montale et la traductrice italienne de Gide et de Larbaud revient sur sa blessure originelle et explore cet espace intérieur contradictoire, source de sa vocation littéraire. En une ultime tentative, elle cherche à se libérer de la culpabilité qui l'étouffe et à rendre, enfin, tout l'amour qu'elle doit à son père Giuseppe, mort loin d'elle, en exil, en 1925, après avoir été banni par le régime fasciste. »

12 euros (code de commande : 8986).


MARAINI (Dacia) — La vie silencieuse de Marianna Ucria. [Titre original : La lunga vita di Marianna Ucria.] Traduit de l'italien par Donatella Saulnier. Paris, Laffont, 2006. In-12 collé, 412 p., (collection « Pavillons Poche »).
En quatrième de couverture :
   « Sicile, XVIIIe siècle. La jeune Marianna Ucria, devenue sourde et muette à l'âge de cinq ans, brisée par un douloureux secret, vit murée dans son silence.
   Pour communiquer avec le monde, à défaut de parler et d'entendre, marianna choisit la lecture et la connaissance. Elle se réfugie dans la bibliothèque où, influencée par les idées des Lumières, elle découvre la vie. C'est dans ce savoir qu'elle trouvera le courage d'affronter la vérité sur son infirmité.
   Après des années de silence et de solitude, sur cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la tendresse et la violence, Marianna Ucria se révélera et apprendra à conquérir sa liberté. »   

6 euros (code de commande : 12931).


MARIOTTI (Giovanni) — Musique dans la maison d'à côté. [Titre original : Musica nella casa accanto.] Roman. Traduit de l'italien par Chantal Moiroud. Paris, Gallimard, 1999. In-8° collé, 159 p., (collection « L'Arpenteur »), soulignements.
En quatrième de couverture :
   « D'habitude, les livres parlent d'amours brèves. Le roman de Giovanni Mariotti est dédié au long amour, celui qui défie le temps. Mais s'agit-il d'une victoire, ou l'amour lui-même ne devient-il pas prisonnier de sa propre durée ? Et que se passe-t-il quand l'un des deux vient à disparaître ?
   Dans ce roman où le silence devient magie, assourdissant les clameurs de la grande métropole, Giovanni Mariotti nous conduit avec une infinie délicatesse à la rencontre des spectres qui vivent en nous, à côté de nous. Nous pénétrons dans un espace empli de tristesse feutrée, de douceur poignante et désespérée. Cette pénombre parcourue de lueurs, qui pourrait dire si elle appartient déjà à l'autre monde, ou si elle nous retient encore ici-bas ? »

8 euros (code de commande : 12932).


MENEGHELLO (Luigi) — Libera nos a malo. Traduction française de Christophe Mileschi. Paris, Éditions de l'Éclat, 2010. In-8° broché, 363 p., (collection « Paraboles »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Libera nos a malo (« Délivrez-nous du mal ») (1963) est le roman du pays de Malo (Vénétie), des années 1920 jusqu'à l'après-guerre. Mosaïque de récits drolatiques d'une enfance italienne sous le fascisme, bribes de fictions et d'épopées autobiographiques, digressions philologiques et burlesques sur la religion, les courses de bicyclettes, l'amitié, les petites amoureuses ou la mort, le livre nous révèle une Italie disparue dont le héros est la langue. Cette langue minuscule de Malo, dont l'extraordinaire richesse vient télescoper l'italien officiel des instances de pouvoir et dire l'universalité des récits de l'enfance et du souvenir.
   Luigi Meneghello est une figure à part dans la littérature italienne. Tellement à part que son œuvre n'a fait l'objet que de rares traductions, alors qu'elle est désormais considérée en Italie comme « classique », à l'égal de celle d'un Pavese, d'un Gadda ou d'un Fenoglio. Né à Malo dans la province de Vicence en 1922, Meneghello a émigré en Angleterre à partir de 1948, où il a enseigné la littérature italienne à l'Université de Reading jusqu'en 1980. Puis il a partagé son temps entre sa région natale et la Grande-Bretagne, jusqu'à sa disparition en juin 2007.

12 euros (code de commande : 22212).


MONTALE (Eugenio) — Papillon de Dinard. Traduit de l'italien par Mario Fusco. Lagrasse, Verdier, 2010. In-8° broché, 217 p., (collection « Terra d'Altri »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Les proses de Papillon de Dinard frappent par la variété de leur inspiration : on y trouve successivement des évocations de l'enfance et de l'adolescence au soleil ligure, des chroniques florentines, des portraits de femmes ainsi que les pages d'un carnet de voyage comme arrachées à un bottin mondain. Et pourtant, au fil de cette cinquantaine de récits, on entend monter la voix du poète, de plus en plus intime, de plus en plus étrange, de plus en plus énigmatique.
   On ne met pas longtemps à se convaincre que l'un des plus grands poètes du siècle (prix Nobel en 1975) fut un prosateur hors pair et parfaitement singulier. L'écriture épouse la circonstance comme le poème les « occasions » : parfois elle concentre tout dans une pure potentialité qui intrigue, parfois elle a la netteté du symbole.
   On ferait volontiers de ces petits poèmes en prose un « spleen d'Italie » s'ils n'étaient aussi traversés par l'humour, par la drôlerie et le gag – on découvrira notamment comment un couple lutte contre une chauve-souris ou comment une comparaison malheureuse rend difficile une soirée en gondole. Enfin il y a ici tant d'animaux, du gros rat à la soubuse, de la limace à l'okapi, qu'il n'est pas faux de lire cette étrange phénoménologie de la mémoire comme un zodiaque que dominerait un étrange effet papillon.

10 euros (code de commande : 19396).

 

MONTALE (Eugenio) — Poésies VI. Derniers poèmes. Édition bilingue. Avant-propos, choix, traduction de l'italien et notes de Patrice Dyerval Angelini. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 333 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Ce sixième et ultime volume des Poésies de Montale, bilingue comme les précédents, contient de larges extraits des deux derniers recueils de l'auteur (Cahier de poésie 1973-1977 et Autres vers), parus de son vivant.
   Le choix a porté principalement sur les poèmes autobiographiques, prépondérants dans ces recueils – sans qu'on s'interdie de montrer parfois le poète commentant l'actualité à sa façon, voire s'interrogeant sur le sens de la vie et de l'après-vie, afin de compléter son autoportrait. La vision que l'écrivain offre de lui-même et du monde – d'aujourd'hui ou d'hier –, qu'il évoque, critique, illustre ou met en doute, mêle tendresse et dérision, ironie et humour, véhémence et pudeur, compassion pour l'humanité et rappel constant à une leçon de « décence quotidienne ». On retrouvera, ici encore, un Montale désormais installé dans son rôle, émouvant et magistral, de poète anti-poète au lyrisme faussement prosaïque. En outre, la comparaison entre des textes de jeunesse insérés dans Autres vers et les compositions tardives permettra de retrouver l'unité fondamentale d'un tempérament poétique qui, à travers trois recueuils « classiques » et quatre recueuils « contemporains », n'a cessé d'être fidèle à lui-même. »

13 euros (code de commande : 12934).


MONTEFOSCHI (Giorgio) — La troisième femme. (Titre original : La Terza Donna.) Traduction de Nathalie Castagné. Paris, La Manufacture, 1990. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Étrangères »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« J'avais l'enfer dans le cœur et je ne le savais pas. » Rarement, le portrait d'un homme à la dérive aura été aussi bien tracé que dans le roman de Giorgio Montefoschi, La Troisième Femme. De page en page, l'auteur explore les arcanes du couple formé par Federico et Laura Trotta, couple cimenté par l'amour et déchiré par une incompréhension mutuelle. Ce dernier thème, comme dans les meilleurs films d'Antonioni, trouve, dans La Troisième Femme, son expression la plus haute. Et Rome, haut lieu du roman, a la réalité d'un personnage. Construit sur le modèle de L'Odyssée, La Troisième Femme est le récit d'un voyage jalonné d'épreuves et conclu par la mort.
   Le roman de Giorgio Montefoschi se situe dans la lignée de la prestigieuse tradition romanesque qu'illustrent Cesare Pavese et Goffredo Parise.

10 euros (code de commande : 7880).


MONTESANO (Giuseppe) — Cette vie mensongère. Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Métailié, 2005. In-8° broché, 209 p., (collection « Bibliothèque Italienne »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Dégoûté par la mesquinerie et la vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se met au service de Cardano, un artiste bohème marié à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis que « l'artiste » l'abreuve de discours nourris de la littérature décadente de la fin du XIXe siècle, il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un clan d'entrepreneurs rapaces : transformer Naples tout entière en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea, le cadet de la famille, fomente une révolte.
Banquets gargantuesques, délires mêlant culture populaire et raffinement littéraire, résurgence du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux : ce livre-maelström, entre fantastique et réalisme Social, tend un miroir à notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses et les plus effrayantes. »

10 euros (code de commande : 10144).


MORANTE (Elsa) — Aracoeli. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 400 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Ma mère était andalouse. Le hasard rit que de naissance ses parents portaient l'un et l'autre le même nom de famille, Muñoz : si bien que selon l'usage espagnol, elle portait le double nom Muñoz Muñoz. De son nom de baptême, elle s'appelait Aracoeli.
Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais, tandis que la couleur de mes yeux venait de mon père (Italien du Piémont). De ce temps où j'étais beau, me revient à l'oreille une chanson douce que l'on chantait seulement les soirs de pleine lune, et dont je ne me lassais jamais. Et elle, pleine de joie, me la répétait, en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant ma sœur jumelle, là-haut dans le ciel... »

8 euros (code de commande : 9228).

 


MORAVIA (Alberto)L'amour conjugal. Roman. [Traduit de l'italien par Claude Poncet.] Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 184 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 56/69).

[MORAVIA (Alberto)]. MORAVIA (Alberto) et ELKANN (Alain) — Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine. Paris, Bourgois, 1991. In-8° collé, 346 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Alberto Moravia a longtemps proclamé que la vie privée d'un écrivain ne regarde que lui-même ; que seule compte la réalité des livres qu'il a écrits, des personnages qu'il a créés. Il aura fallu la curiosité passionnée et l'obstination d'un ami cher, le romancier Alain Elkann, pour vaincre cette pudeur, cette tendance de Moravia à se réfugier instinctivement derrière les idées, à ne parler que de ce qui peut être saisi et analysé par la pensée. Voici donc l'écrivain vieillissant mais plus que jamais animé d'une ironique lucidité retraçant son itinéraire, celui d'un protagoniste essentiel de notre siècle : l'enfance solitaire, la maladie et le sanatorium, le succès précoce, le nomadisme effréné de l'âge adulte. Mais le livre qui résulte de ce long entretien avec Alain Elkann est peut-être, avant tout, un livre d'amour : amour pour la littérature, d'abord, et pour les trois femmes qui ont habité sa vie : Elsa Morante, Dacia Maraini, Carmen Liera. Amour pour les amis – au premier rang desquels Pier Paolo Pasolini, dont l'évocation donne lieu aux passages les plus poignants du livre. Amour enfin pour la vie elle-même vue par un être timide et solitaire que découvriront avec étonnement ceux qui ne voyaient en Moravia que l'écrivain diva, le témoin omniprésent de son époque, le dernier grand monument des lettres italiennes.
   Ce livre a obtenu lors de sa parution en Italie, en novembre 1990, un immense succès. Alberto Moravia est mort alors qu'on venait de lui en apporter le premier exemplaire.

10 euros (code de commande : 21147).


MORSELLI (Guido) — Rome sans Pape. Chroniques romaines de la fin du XXe siècle. [Titre original : Roma senza papa (Cronache romane di fine secolo ventesimo).] Traduit de l'italien par Claude Minot-Templier. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, .173 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   Nous sommes à Rome, dans les derniers jours de ce siècle. Le pape, Jean XXIV, Irlandais dans la force de l'âge, a quitté le Vatican pour une sorte de complexe de motels, dans une bourgade des environs de Rome, Zagarolo (la résonance du mot n'est pas loin de celle qu'aurait, par exemple, Arpajon dans le contexte français). Il fait un peu de tennis, du cheval, et reste silencieux, dans une paix bucolique plutôt que religieuse.
   Le narrateur, Walter, modeste prêtre suisse, attend à Rome, où il n'était pas retourné depuis trente ans, d'être reçu par le Saint-Père. Décommandé de jour en jour, il attendra l'audience un an durant. Le temps de rencontrer toutes sortes possibles de prêtres de toutes nationalités, prélats de tous rangs, théologiens de tous horizons. Mariés pour la plupart, se promenant en « jeans », fumant de la marijuana, ils offrent à Walter, observateur inquiet, attentif, ingénu, le spectacle d'un bouillonnement « théorique » où dans Rome privée de directives, toutes les données de la culture moderne et de la science alimentent la pensée de la nouvelle Église. De rencontre en rencontre, le narrateur nous renseigne peu à peu, et très naturellement, sur les transformations déjà accomplies. Ainsi dresse-t-il de l'Église catholique de l'an 2000 un panorama aussi surprenant que vraisemblable, tant les tendances qui nous sont aujourd'hui familières semblent y avoir trouvé leur aboutissement logique. Mais Walter, resté quelque peu traditionaliste, n'accueille pas sans perplexité certaines nouveautés. Passe encore que Satan, la révélation, l'Immaculée Conception soient passés de mode ; ou que la psychanalyse ait été adoptée (l'inconscient n'est-il pas à l'origine du mal ?) ; ou encore que des missionnaires entreprennent de convertir de grands ordinateurs. Mais faut-il accepter l'introduction du totémisme dans la pratique religieuse ? Ou qu'à la charité de jadis se substitue le concept politique de « socialidarité », thème du Concile préparé pour l'an 2000 ?
   Roman d'anticipation, ou « politique-fiction » vue sous le biais des problèmes de l'Église, ce livre heureux, intelligent et fin est aussi des plus actuels. Il décrit un futur dont les prémices se manifestent à nous chaque jour. D'une débordante et souvent féroce invention satirique, il n'est cependant pas une simple charge. Avec la même maîtrise que dans Le Communiste, Morselli a su douer son anti-héros de toute la gravité nécessaire pour que ne soit jamais perdue de vue, sous l'effervescence grotesque, l'importance de ce qui est en j eu : la question de savoir si vraiment, désormais, « les voies du progrès vont coïncider avec celles de la Providence. »
   Guido Morselli se suicide en 1973, âgé de soixante et un ans. Il avait publié deux essais en 1943 et 1947, mais ne laissait pas moins de neuf romans pour aucun desquels il n'avait réussi à trouver d'éditeur. Six d'entre eux ont été publiés depuis sa mort par les Éditions Adelphi et la publication de chacun fut l'occasion pour la critique de s'interroger à nouveau sur le « cas Morselli », chaque livre faisant grandir la surprise devant le « prodigieux mimétisme » de l'auteur. Ses romans n'ont en effet rien en commun entre eux, ni par l'inspiration, ni par les thèmes. Seul peut-être se retrouve le style – que l'on pourrait nommer celui d'un réalisme prophétique – d'un écrivain souverainement étranger aux modes et, pour cela même, en avance sur elles. Rome sans Pape fut écrit en 1966.

8 euros (code de commande : 22213).


MURGIA (Michela) — Accabadora. Roman. Traduit de l'italien par Nathalie Bauer. Paris, Seuil, 2001. In-8° collé sous jaquette, 211 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, « cédée » bien volontiers par une veuve d'humbles origines.
   Elle offrira à sa « fille d'âme » son métier et des études, choix audacieux pour une femme dans cette Sardaigne des années cinquante.
   Maria grandit entourée de soins et de tendresse ; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l'accabadora, la « dernière mère ». Le jour où ce secret lui sera dévoilé, sa vie sera définitivement bouleversée et il faudra bien des années pour que la « fille d'âme » arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.
   Dans une langue poétique et essentielle, Michela Murgia décrit les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier unissant la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne atemporelle, aux us et coutumes fascinants.

10 euros (code de commande : 21150).


NATOLI (Luigi) — Le Bâtard de Palerme. Histoire des Beati Paoli I. [Titre original : I Beati Paoli.] Traduit de l'italien par Maruzza Loria et Serge Quadruppani. Paris, Métaillé, 1990. In-8° collé, 777 p.
En quatrième de couverture :
   « Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la râpière au côté, Blasco de Castiglione, cœur tendre, joyeux drille et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il va rencontrer Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et tumultueuse Donna Gabriella, qui sait ce qu'aimer à mort veut dire, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano de la Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, d'églises espagnoles, de châteaux forts normands, avec ses quartiers misérables et ses catacombes où se réunit la secte des Beati Paoli dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...
   Cavalcades, duels, courses en mers, fêtes grandioses, intrigues de cour, enlèvement au couvent, chocs des armées et des ambitions, sublimes amours et combinaisons ténébreuses, toutes les séductions du roman historique sont là, réunies dans la lumière sicilienne qui rend les emportements plus violents et plus mélancolique le bonheur. »

8 euros (code de commande : 12935).


NIGRO (Raffaele) — La baronne de l'Olivento. Roman. Traduit de l'italien par Hélène Leroy. (titre original : La baronessa dell'Olivento.) Paris, Verdier, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « Terra d'Altri »).
En quatrième de couverture :
« Les Feux du Basento, le premier roman de Raffaele Nigro, faisait revivre le mythe d'une république paysanne dans le Sud italien. Une autre utopie donne son sens à La Baronne de l'Olivento : celle d'une civilisation adriatique menacée par les violences de l'histoire, à l'aube des temps modernes. Situé, entre 1440 et 1494, en Albanie et dans les trois régions de la péninsule dont l'auteur s'est fait le chantre, Campanie, Pouilles et Basilicate, ce second roman conte l'amour d'un frère et d'une sœur, Stanislas et Vlaïka Brentano, alors que Skanderbeg lutte contre le joug ottoman, que Gutenberg impose son invention et que des communautés albanaises s'installent au sud de l'Italie.
Une étrange procuration unit frère et sœur, Stanislas fougueux poursuivant son rêve de culture de part et d'autre de la mer, et Vlaïka née privée de membres mais habitée par la puissance de la vision et du rêve. À l'image de ces deux êtres, proches et dissemblables comme le sont l'acteur et le témoin, le roman mêle la fable et la chronique, les personnages historiques et inventés, les créatures réelles et fantastiques. Nombre de conflits donnent à l'épopée son rythme : la guerre entre les chrétiens et les Turcs, le complot des barons au sein du royaume de Naples, les joutes entre clercs et hommes de science, entre tenants d'Aristote et de Platon.
La Baronne de l'Olivento est un livre de conteur, nourri d'une érudition vive, d'une connaissance profonde des cultures, qu'elles soient de cour ou populaires, et tout entier porté par le désir de transfigurer le réel sans renoncer à le comprendre. »

10 euros (code de commande : 10953*).


PAZZI (Roberto) La princesse et le dragon. Roman. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 229 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un jeune prince russe, prisonnier de deux solitudes — la maladie et le pouvoir dû à son rang —, espère et recherche obstinément l'évasion vers la vie que seule Hélène, son amour impossible parce qu'interdit au nom d'obscures raisons politiques, pourra et saura lui offrir.
Son nom, sa situation, une partie de ses aventures appartiennent à un personnage ayant réellement existé : le grand-duc Georges Alexandrovitch Romanov, frère du dernier tsar.
Or ce voyage, « historique » à bien des égards, est avant tout une quête initiatique à la découverte de soi-même, dont l'issue ne peut être qu'un long sommeil profond, prélude à la mort libératrice qu'Hélène, parvenue enfin jusqu'à Georges, lui donnerait, en un ultime et sublime acte d'amour. »

7,50 euros (code de commande : 7889).


PETRIGNANI (Sandra) La navigation de Circé. Roman. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Paris, Flammarion, 1997. In-8° broché, 154 p., exemplaire du Service de Presse, dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Circé est une magicienne. Sur son île blanche et bleue, sa vie s'écoule à un rythme paisible, entre les feuillets qu'elle remplit chaque jour et... ses hommes. Car Circé est aussi une femme moderne. Amadouant ses amants qui, d'eux-même, s'enferment dans une cage lorsque... eh bien, lorsqu'ils ne font plus l'affaire. Mais l'arrivée d'Ulysse bouleverse ses saines habitudes. Et la trouble au point qu'elle ne désire plus que lui, s'obstinant à le retenir. Ulysse cependant résiste, et Circé se voit obligée de déployer tous ses dons de sorcellerie.
La Navigation de Circé allie en un équilibre délicieux légende et réalité. Car ne nous y trompons pas, ce récit « hors du temps » traite d'un sujet bien contemporain, les relations entre hommes et femmes, où il ne faut pas moins que les fantaisies de la fable pour adoucir l'amertume ... de certaines vérités. »

7,50 euros (code de commande : 7891).


PIOVENE (Guido) — Pitié contre pitié. [Titre original : Pietà contro Pietà]. Roman traduit de l'italien par Suzanne Hotelier et Pau-Henri Michel. 8e édition. Paris, Laffont, 1947. In-8° broché, 316 p., (collection « Pavillons »), exemplaire en bel état en partie non coupé.
En quatrième de couverture :
   Une ville d'Italie, dans l'atmosphère apocalyptique de l'automne et de l'hiver 1943-1944, alors que les Alliés font lentement refluer devant eux la marée de l'occupant nazi. La ville n'est pas encore libérée et c'est, dans les ruines, la chasse à l'homme pour l'embrigadement ou le service du travail obligatoire. Un passant, Luc Berti, erre dans ces ruines. Il fait la connaissance d'Anne Borghi qui lui racontera sa vie.
   Le récit alors s'arrache à la contingence de l'actualité si dramatique soit-elle pour s'élever à l'étude de la nature humaine éternelle. Anne Borghi est une fille du peuple, mais elle a reçu une éducation un peu supérieure à sa condition. Cela fera d'elle une déclassée. Elle voudra mener à la ville une vie indépendante. Elle connaîtra l'amour tyrannique d'un raté puis appartiendra successivement à des faibles, à des anxieux.
   Tous ces être, et Anne elle-même, se tourmentent mutuellement sous prétexte d'avoir pitié les uns des autres. En réalité, cette fausse pitié est simplement l'amour de soi-même, le masque de l'égoïsme et de la faiblesse. C'est pas la pitié, dit quelque part Luc Berti, que les hommes s'entr'égorgent. Mais il ne veut pas que les hommes aient pitié d'eux-mêmes et des autres. Il veut qu'ils soient lucides et se révoltent contre l'affreuse condition humaine.
   Cet ouvrage, le quatrième de l'auteur, qui prend place au premier rang des écrivains de sa génération, est d'une psychologie puissante, elle-même sans pitié pour fouiller le cœur humain. En maints endroits, elle fait songer à Proust, notamment dans l'analyse des sentiments d'Anne « prisonnière » de Jules Manzi.

10 euros (code de commande : 23883).


[PIRANDELLO (Luigi)]. PIROUÉ (Georges) — Luigi Pirandello. Sicilien planétaire. Paris, Denoël, 1988. In-8° broché, 361 p.
En quatrième de couverture :
   Né à Agrigente, bourg de Sicile, en 1867, Luigi Pirandello sera cinquante ans plus tard l'un des plus célèbres représentants de la crise morale qu'a traversée l'Europe après la Première Guerre mondiale. D'abord écrivain de province, il sera aussi celui qui, de fond en comble, bouleversera l'art du spectacle.
   Par quelles étapes cette exceptionnelle ascension à travers les formes d'expression successives du roman, de la nouvelle (dont il est l'un des maîtres), de la comédie dramatique qu'il sert aussi bien comme auteur que comme metteur en scène ?
   Pirandello est un homme à transformations, jonglant avec les masques de ses personnages aussi bien qu'avec les siens propres – masques toujours révélateurs, « nus », ainsi qu'il l'a dit. Or, si la bibliographie française s'honore de nombreuses études sur le théâtre de Pirandello, aucune biographie générale n'avait encore été consacrée jusqu'ici à son génial créateur. Lequel a pourtant connu, dans sa vie privée, l'atroce tragédie de la folie de sa femme, et, dans sa vie publique, la misère sicilienne, la guerre de 1914, la montée du fascisme, toutes choses dont sa pensée s'est nourrie.
   Que de rapports à éclaircir entre cette existence si douloureuse et tette oeuvre si variée et bouillonnante d'invention !

10 euros (code de commande : 22986).


POLO (Marco) : voyez la page voyages.


PONTIGGIA (Giuseppe) Vie des hommes non illustres. Traduit de l'italien par François bouchard. Paris, Albin Michel, 1995. In-8° broché, 314 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
« Il n'est pas d'homme dont la vie ne soit riche de violences, de bouleversements dramatiques et de situations comiques, de moments grandioses, de déchéances et de rédemptions. Giuseppe Pontiggia en apporte une brillante illustration à travers ces dix-huit biographies imaginaires. Dix-huit personnages, hommes ou femmes du XXe siècle, d'origines et de professions diverses, dont il évoque avec une précision d'historien les expériences les plus mémorables : émotions, rencontres, amours, manies, rêves, mésaventures, angoisses, bonheurs.
Au fil de ces brèves chroniques intimes, une constante se fait jour : les événements décisifs d'une existence ne peuvent être réduits à des faits ; ils ressortissent à une mythologie familière et personnelle, à un entrelacs sous-jacent de sentiments, de souvenirs et de désirs secrets, une vie parallèle, souvent clandestine et ignorée. Jouant non sans humour les anti-Plutarque, l'auteur de La Comptabilité céleste, du Rayon d'ombre et du Joueur invisible s'est plu à souligner le caractère exceptionnel de toute vie humaine, même la plus ordinaire. Avec ce livre inventif et novateur, d'une écriture raffinée, à la fois limpide et complexe, Pontiggia confirme sa place prépondérante dans la littérature italienne contemporaine. »

12,50 euros (code de commande : 7892).


PRATOLINI (Vasco) Chronique des pauvres amants. (Chronache di poveri amanti.) Traduit de l'italien par Gennie Luccioni. Préface d'Armand Pierhal. Paris, Albin Michel, 1950. [2e mille.] In-8° broché, 413 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction :
« À la vérité, ce sont quatre romans que nous offrent ces Cronache, où s'entrelacent quatre destins d'amoureuses. Le lecteur soucieux de méthode pourra relever leurs noms vers la fin du chapitre premier : Aurora Cecchi, fille d'un balayeur ; Milena Bellini, fille d'un petit fonctionnaire judiciaire ; Bianca Quagliolti, fille d'un confiseur ambulant ; Clara Lucatelli, fille d'un terrassier. Humbles, pauvres amantes comme on voit. Et leurs amoureux ne sont guère situés plus haut sur l'échelle sociale. Le plus fortuné tiendra une épicerie achalandée, qui sera d'ailleurs à l'origine de son malheur ; un autre est apprenti typographe ; un troisième, employé de chemin de fer. Les filles sont à cet âge où l'amour est la grande, la seule affaire de la vie. La plus jeune a 17 ans, l'aînée a vu fleurir à peine plus de vingt printemps, lorsque commence l'histoire, par une étouffante soirée de juin 1925.
Car les événements privés que celle chronique relate s'insèrent dans un laps déterminé de la durée historique : les années 1925 et 1926. C'est l'époque où le régime fasciste établi depuis bientôt trois ans, s'occupe activement de consolider son pouvoir ; où il matraque encore les récalcitrants, mais déjà de moins bon cœur, désavouant ostensiblement la violence. Il ne rencontre d'adversaire sérieux sur sa route que le parti communiste, réfugié dans la clandestinité. Mais on se méprendrait en voyant dans les Cronache un roman politique. C'est l'incidence des événements politiques sur la vie de ses personnages qui intéresse le romancier. Son tableau n'eût pas été complet s'il en avait omis la politique, alors qu'elle intervient d'une manière si directe dans la vie des gens.
Il n'est pas douteux que l'auteur témoigne à son héros communiste une affection particulière ; c'est qu'il incarnait alors la lutte la plus active et courageuse pour la liberté de l'bomme. L'apostrophant quelque part, il s'écrie : « Tu n'as peut-être jamais lu une ligne du Capital ; rien qu'à le voir, ce livre, on s'endort. Est-ce à cause de la théorie de la plus-value, ou parce que ton cœur est blessé, que tu es devenu communiste ? » D'autre part, il ne noircit pas inutilement ses persannages fascistes, il ne les charge pas jusqu'à la caricature, ils restent humains et d'une parfaite « véridicité ». Encore une fois, Pratolini est avant tout un romancier. »

10 euros (code de commande : 7906).


[PRATT (Hugo)]. GUILBERT (Jean-Claude) — Hugo Pratt. La traversée du labyrinthe. [Biographie illustrée.] Paris, Presses de la Renaissance, 2006. In-8° broché, 505 p., illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Voyage initiatique en cinq étapes qui correspondent aux cinq parcours secrets d'un labyrinthe intime, le livre de Jean-Claude Guilbert comble un vide. Car à l'instar de Corto Maltese, son personnage emblématique, Hugo Pratt est un mystère. Son univers – où s'entremêlent sources d'inspiration livresques et destins réels de perdants magnifiques, plongés dans des aventures improbables aux marges de la grande histoire – est si touffu, si codé, que ses nombreux fans ne cessent de s'interroger sur le dessein caché de tant de pistes à peine visibles. Chez Pratt, un épisode en apparence anodin nous entraîne souvent dans un tourbillon de poésie à l'imaginaire si puissant qu'il n'est pas toujours aisé d'en sortir. C'est ainsi que la fascination opère chez cet auteur hors norme de la bande dessinée qui n'a cessé d'agir en démiurge.
   Ami très proche du grand Hugo, Jean-Claude Guilbert nous convie ici à un périple dont la trame déborde les limites traditionnelles de la biographie. D'une originalité affirmée, libéré des conventions du genre, illustré de nombreux documents iconographiques, le présent ouvrage est à bien des égards le livre définitif consacré à l'un des génies les plus influents de la BD. Mélange de bribes de vie, d'aventures vraiment vécues et d'autres vécues tout aussi intensément mais dans un monde irréel, La traversée du labyrinthe renouvelle le genre biographique pour entrer de plain-pied dans l'évocation littéraire. Car le talent d'écrivain de Jean-Claude Guilbert est un élément essentiel de cet exercice d'admiration. »

12 euros (code de commande : 12938).


PRAZ (Mario) Le monde que j'ai vu. Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paternò. Préface de Marc Fumaroli. Paris, Julliard, 1988. In-8° broché, XX, 446 p., cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture d'une édition postérieure :
« Praz en voyage ! J'ai été le premier surpris quand j'ai découvert dans ce livre cette face cachée du personnage et de l'écrivain. Je l'imaginais sédentaire, enfermé même. Il avait donc couru le monde, si souvent, si loin, et avec quel appétit ! Comment avait-il trouvé le temps de faire tant de livres, de voyager autant, et d'écrire autant de récits de voyage ? J'avais sous-estimé sa mémoire prodigieuse, qui lui rendait l'érudition facile, qui faisait de lui une sorte de Borges italien, une corne d'abondance.
Il était fatal qu'un historien à ce point pénétré de la civilisation du XIXe siècle l'eût continuée dans l'un des exercices spirituels qui lui furent les plus chers, et qu'elle porta à la hauteur d'un grand art : le voyage et le récit de voyage.
Dans ce livre qui est une véritable petite bibliothèque des voyages en même temps qu'un art de voyager, la sensibilité esthétique, quand elle est à ce degré avertie, se révèle un style vigilant d'être au monde, et l'un des modes les plus rigoureux de l'amour. Une « gaie science » qui sait ravaler ses larmes. »

10 euros (code de commande : 7898).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome II. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1990. In-8° broché, 343 p., (collection « Les Derniers Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
« Wyndham Lewis l'a désigné, comme son « Prince diabolique » et Edmund Wilson l'a salué chapeau bas. Alberto Arbasino l'a qualifié d'anglologue et s'est exclamé : « Voici donc un érudit qui est aussi un écrivain : classificateur, styliste, adonné non pas à la mode, mais au goût..., au fascinant caprice, à l'excentricité enchanteresse. » Et Italo Calvino a décrit avec admiration sa vocation qui s'est forgée « dans la fréquentation des Anglais excentriques qui séjournaient jadis en Italie..., dans ses promenades à travers Londres, en quête des lieux décrits par Charles Lamb. »
Dans ce second volume du Pacte avec le serpent, Praz nous incite à redécouvrir les écrivains britanniques les plus singuliers, de Walter Pater à Max Beerbohm, d'Oscar Wilde à George Moore. Puis il nous révèle les visages déconcertants de Gabriele D'Annunzio, tel qu'en lui-même la légende le change. »

10 euros (code de commande : 8569).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome III. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1991. In-8° broché, 206 p., (collection « Les Derniers Mots »), marque manuscrite d'appartenance au verso de la couverture.
En quatrième de couverture :
« Il y a, depuis la Renaissance, au sein de l'intelligentsia occidentale une famille attachante, à peine secrète, dont les membres se font des signes à travers les âges ; ils se lisent et se commentent volontiers les uns les autres, (... ) toujours tentés de remonter aux origines païennes, obscures, cruelles, des cultes et des croyances, à bonne distance du présent et de ses vicissitudes incompréhensibles (... ) ; bref, des espèces de sages-malgré-eux défendus contre la grandiloquence des philosophes par l'ironie, contre les naïvetés des doctrinaires par la recherche savante, la philologie, et contre les facilités de la narration historique accréditée par une exigence critique intraitable généralement souriante, mais souvent moqueuse ; c'est la famille des « libertins érudits », la famille de Mario Praz. » (André Chastel)
Dans ce dernier tome du Pacte avec le serpent, Mario Praz s'attache à deux grandes démarches esthétiques : celle de Gabriele D'Annunzio et celle de Marcel Proust. »

5 euros (code de commande : 8570).


RONDONI (Davide) — Un bonheur dur. Traduit de l'italien par Christophe Carraud et Rebecca Lenoir. Préface de Jean-Pierre Lemaire. Le Chambon-sur-Lignon, Cheyne, 2005. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 119 p., (collection « D'une Voix l'Autre »), édition bilingue, exemplaire en parfait état.
   Cet ouvrage est composé d'extraits de deux livres de Davide Rondoni : Il bar del tempo et Avrebbe amato chiunque.
Sur la jaquette :
   Ce premier ouvrage de Davide Rondoni proposé au lecteur français donne à suivre un regard qui voyage sans jamais juger ni stigmatiser celui qu'il veut saisir, regard qui protège, traverse, relie les êtres. Une forme de connaissance profonde, stupéfaite et brûlante, oui, c'est peut-être ainsi que cette poésie pourrait se définir. Et chaque homme, chaque femme, devient extraordinaire ; chaque rencontre, privilège – car toute histoire humaine, fût-elle médiocre, « se charge / d'une gloire inexplicable / qui fait pleurer / plus que la douleur » – et chaque expérience devient incitation à renouer ce fil qui lie imperceptiblement les êtres au monde, aux autres êtres, ou à eux-mêmes, une forme d'incitation à renaître, à reconsidérer cette existence ou ces fragments d'existence :
      une vie spéciale,
      ce n'est pas les larmes ni non plus
      la joie, mais une rumeur de vent,
                                      un cheminement
      un cheminement encore
      qui vient de je ne sais quelles mers,
      de quelles vallées, de grands fleuves.
      Un bonheur dur... inlassablement

13 euros (code de commande : 23587).


SAVINIO (Alberto) — Enfance de Nivasio Dolcemare. Récit autobiographique. [Titre original : Infanzia di Nivasio Dolcemare.] Traduit de l'italien par Ariel Piasecki. Paris, Gallimard, 1989. In-8° collé, 167 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Ce livre n'est pas une autobiographie, mais une rêverie délibérée que l'auteur, né cinquante ans auparavant à Athènes, laisse se dérouler au sujet de son enfance. Ici, c'est l'imagination qui dévide l'écheveau du souvenir, de sorte que les grandes ombres de l'Olympe croisent, au fil des pages, les représentants les plus en vue d'une Europe cosmopolite en transit dans la capitale grecque.
   Des aristocrates, des diplomates, des dames jupitériennes qui incarnent l'éternel féminin, des artistes en tout genre défilent ou se produisent dans les salons de la villa Dolcemare. Savinio les évoque avec une sorte de cocasserie qui en fait de sautillantes marionnettes de Labiche.
   Par ailleurs, il y a ce Dieu de l'église orthodoxe que l'enfant suppose caché derrière le rideau rouge, au centre de l'iconostase, et à qui il rend visite à l'insu de ses parents et, surtout, de son Dieu à lui, qui est catholique... Mais la scène capitale du passé est peut-être celle de la vision des seins de Cléopâtre, la jeune domestique : elle a suscité en lui l'éveil des sens. Et marqué, par là même, la fin de l'enfance.

7 euros (code de commande : 19612).


SCARPA (TIziano) — Stabat Mater. Traduit de l'italien par Dominique Vittoz. Paris, Bourgois, 2011. In-8° collé, 141 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Cecilia vit dans l'orphelinat abrité par l'hospice de la Pietà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l'a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et le violon qu'elle joue chaque jour à l'église. Dans cet univers confiné et reclus où Cecila évolue, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit l'absence de sa mère la fait cruellement souffrir. Mais tout change l'année de ses seize ans, lorsqu'un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé besogneux qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux qui n'est autre qu'Antonio Vivaldi. Rendant compte du destin de nombreuses jeunes filles ayant appartenu à la maîtrise instrumentale de la Pietà, renommée à travers toute l'Europe, Tiziano Scarpa bâtit une fiction poignante qui est tout autant une enquête qu'un hommage au compositeur de génie qu'il admire depuis son enfance, ainsi qu'à ses brillantes interprètes.

8 euros (code de commande : 18850).


SILONE (Ignazio) — Une poignée de mûres. [Titre original : Una manciata di more.] Traduit de l'italien par Jean-Paul Samson. Paris, Club Français du Livre, 1954. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Darche, 375, [8 (notice biographique)] p., un portrait, (collection « Romans », n° 162), exemplaire numéroté (n° 6569).
Extrait de la notice biographique :
   En 1953, avec Une Poignée de mûres, Ignazio Silone donne son chef-d'œuvre. Dans un coin des Abruzzes, coin misérable et sauvage, à l'écart de tous les changements, quelques familles possèdent ancestralement la terre, unique forme de richesse. Par violence et par ruse, avec la complicité de tous les pouvoirs successifs, elles maintiennent à travers les âges leur domination sur les paysans pauvres, sur les cafoni. Les cafoni, dans ce monde à part, forment une classe à part. Ignazio Silone qui parle comme l'un d'eux à tous les autres, les décrit sans complaisance, ignorants, crédules, attardés mais non pas passifs, car le moindre d'entre eux garde, à tout instant, le sentiment obstiné de son droit et la certitude religieuse que l'heure de la justice sonnera un jour.
   Au moment où commence Une Poignée de mûres, cette heure semble enfin venue. Le fascisme s'écroule, la libération survient, la guerre finit. À la faveur des bouleversements dont leur parvient l'écho lointain, les cafoni tentent d'agir selon leur conscience et établissent un socialisme spontané. Mais les chefs communistes officiels, étrangers venus des villes, bardés de théories – et d'arrière-pensées – accaparent le mouvement et en tarissent la source vive. Bientôt, sacrifiant les plus pauvres, ils pactisent avec l'ancienne tyrannie.
   Rien n'est changé pour les malheureux cafoni. L'histoire qui les a effleurés les laisse dans leur solitude.
   Ce drame d'une occasion manquée, d'une duperie historique est pourtant plein d'espérance.
   La foi des cafoni résiste à toute désillusion ; déçue elle ne meurt pas, mais s'en remet à l'avenir. Ainsi, quand le vieux juif exilé meurt, tandis que sa fille lit à voix haute le Livre de Job, il demande au prêtre catholique de lui parler de la « commune filiation du genre humain ». Ainsi Lazare, le vieux cafone en qui se retrouvent tous ses frères. Une première fois, sous le fascisme, il a caché le clairon qui sert à rassembler les cafoni et qui est pour eux le symbole de la liberté. Après la trahison du communisme officiel, il faut à nouveau cacher l'instrument.
   — Dans combien de temps pourra-t-il reparaître ? demande à Lazare une jeune femme, et il répond :
   — Comment le saurais-je ? Ça ne dépend pas de moi. Peut-être dans un an ou dans vingt ou dans mille.
   « Dans ce livre, a écrit André Rousseaux, le romancier n'épilogue point sur les problèmes spirituels de l'époque. Il n'explique ni n'interprète rien. »
   Une grande leçon serait sans portée si elle n'était servie par un grand art. C'est encore à son pays que Silone a emprunté le sien.
   « Il consiste, en a-t-il dit lui-même, à mettre une parole après l'autre, une phrase après l'autre, une figure après l'autre, à exposer chaque chose à son tour, sans allusion, sans sous-entendu, en appelant le pain du pain, le vin du vin et l'ancien art de tisser, l'ancien art de mettre un fil après l'autre, une couleur après l'autre, avec insistance, clairement. »

13 euros (code de commande : 18545).


SOLDATI (Mario) — Les lettres de Capri. [Titre original : Le Lettere da Capri.] Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1956. 8e mille. In-8° broché, 309 p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Les protagonistes des Lettres de Capri sont deux époux américains, unis par une estime réciproque, mais sans amour. En Italie, aux temps troublés de la libération, ils avaient connu l'un et l'autre, Harry auprès d'une belle Romaine de mœurs faciles et Jane auprès d'un jeune Italien dont on ne remarque d'abord que les bracelets et les bagues, tous les émois de la sensualité. Le mariage ne les assagit guère. Dans le secret, dans le mensonge, dans la terreur obsédante d'un chantage et dans le sentiment aigu de leur culpabilité, ils continuent de vivre – ou de rêver – chacun de son côté l'aventure de leur vie. Tout cela aboutit, d'abord, à deux confessions : l'une, celle de l'épouse, entière et dramatique, l'autre, celle du mari, réticente et à peine esquissée ; puis à deux épilogues où apparaissent, bien différentes pour chacun des deux coupables, les punitions du destin.
   L'analyse psychologique de ce roman magistral est servie par une parfaite technique romanesque et un style éblouissant. Les Lettres de Capri ont valu à Mario Soldati le Prix Striga 1956, qui est l'équivalent du Goncourt.

12 euros (code de commande : 22374*).

 

SOLDATI (Mario) — Le vrai Silvestri. [Titre original : Il vero Silvestri.] Traduit de l'italien par Georges Piroué. Paris, Plon, 1959. In-8° broché, 242 p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Son ami d'enfance Peyrani se souvient de Silvestri bien après sa mort. Il était sentimental, toujours amoureux. C'est son amour pour Aurora qui l'a perdu : cette femme sans scrupules l'avait humilié au plus profond de lui-même.
   Or Peyrani rencontre un jour Aurora et voilà que le portrait de son ami se trouble, car Aurora lui parle : bien sûr, elle était esclave de l'argent de son mari ; bien sûr, elle a masqué son amant Komolo en le faisant passer pour ce Silvestri qu'elle n'aimait pas mais qu'au moins son mari admettait auprès d'elle ; bien sûr, elle a fini par se donner au vrai Silvestri un soir de novembre et l'a offensé à mort ; mais il s'est vengé d'elle et c'est lui, ce cynique maître-chanteur, qui a calculé sa ruine...
   Ses souvenirs auraient-ils trompé Peyrani ou est-ce Aurora qui ment ? Quel est donc le vrai Silvestri ?

10 euros (code de commande : 22375).


STARNONE (Domenico) — Via Gemito. Roman. Traduit de l'italien par Alain Sarrabayrouse. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 364 p., (collection « Littérature Étrangère »).
En quatrième de couverture :
   À la mort de son père Federi, le narrateur entreprend de retracer la vie de cet homme fantasque et impulsif, cheminot le jour, artiste peintre le soir, faisant progressivement émerger le portrait en clair-obscur d'un personnage à la fois effrayant et fascinant, excessif et passionné, dans la Naples des années cinquante. Son fils aîné rend un hommage ambivalent à cette figure paternelle omniprésente dans le récit comme elle le fut dans la famille, tout entière soumise à son bon vouloir et à ses caprices. Violent, mégalomane et paranoïaque, Federi est un artiste illuminé, dévoré par la flamme de son art, auquel il soumet tout le reste – sa vie, mais aussi celle de sa famille, écrasée par sa volonté tyrannique. La belle Rusinè, sa femme, volubile et charmante, et à qui Federi ne cesse de reprocher sa séduction, en est la première victime.
   Par touches et retouches successives des différentes strates de souvenirs qui affleurent à sa mémoire, le narrateur ouvre une à une les fenêtres de son passé, de cet appartement de la via Gemito où il vécut entouré d'une famille nombreuse et haute en couleur, et revit ainsi son enfance marquée par l'inquiétude, le respect et la terreur que lui inspira Federi. Un requiem baroque, imprégné de la verdeur du dialecte napolitain, pour un père qui refuse de mourir tout à fait.

10 euros (code de commande : 19399).


[SVEVO (Italo)]. Italo Svevo et Trieste. Paris, Centre Pompidou, 1987. In-8° broché, 376 p., illustrations., (collection « Cahiers pour un Temps »).
@ « Une série de texte porte sur Svevo lui-même (M. Fusco, G. Piroué, N. Frank, C.Magris), les autres donnent une idée de la richesse littéraire de Trieste et ce à travers des études (G. Bosetti, Y. Hersant, E. Bavcar) et des inédits en français (R. Bazlen, U.Sba, C. Michelstaedter et E. Montale). »

15 euros (code de commande : 138/64).


[UNGARETTI]. Giuseppe Ungaretti, vie d'un homme. Poésie 1917-1970. Traduit de l'italien par Ph. Jaccottet, P.-J. Jouve, J. Lescure, A. Pieyre de Mandiargues, F. Ponge et Armand Robin. Préface de Ph. Jaccottet. Paris, Éditions de Minuit/Gallimard, 1973. In-8° broché, 358 p.

13 euros (code de commande : 7446).


VERALDI (Attilio) — Pour service rendu. Traduit de l'italien par Bruno Granazio et Dominique Blanckaert. S.l., Audibert, 2004. In-8° broché, 343 p..
En quatrième de couverture :
« Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme le plus riche et le plus corrompu de la ville a-t-elle pris la fuite ? De quel document compromettant s'est-elle emparé avant de disparaître ? Qui a noyé dans sa baignoire Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé son amant Pino Gargiulo ? Que sait au juste Casali, l'associé et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot ? C'est Alessandro Iovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste, que Don Michele charge de découvrir la vérité, de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est jonchée de cadavres... Et notre détective ne court pas seulement après la fin mot de l'affaire. S'il réussit, une belle somme d'argent l'attend, en Suisse. On lira avec passion ce superbe roman chandlerien à l'italienne, mieux... à la napolitaine ! »

12 euros (code de commande : 8883).

 



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