ÉCRIVAINS DE RUSSIE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

ROZANOV (Vassili) — Feuilles tombées. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1984. In-8° broché, XXV, 444 p., (collection « Classiques Slaves »).
En quatrième de couverture :
   Phénomène littéraire hors du commun, Rozanov est sans conteste la personnalité la plus controversée des lettres russes, l'écrivain le plus déroutant parce que le plus rebelle à toute classification. Sa biographie n'a pourtant rien d'original si l'on excepte un remariage illégal – sa première femme, ex-égérie de Dostoïevski, lui ayant toujours refusé le divorce ; d'abord professeur de collège en province puis obscur fonctionnaire de l'administration pétersbourgeoise, il entre en 1899 au journal Temps nouveau, grand quotidien de la droite conservatrice, ce qui lui vaut d'être aussitôt classé dans le camp infâme des réactionnaires. Son intense activité journalistique lui attire les foudres des bien-pensants de tous bords : l'originalité de ses idées, l'inconvenance de ses propos choquent les bourgeois effarouchés et les doctrinaires aussi bien de la majorité gouvernementale que de l'opposition. Vingt ans durant Rozanov va pourfendre les tabous religieux en prêchant la religion du sexe et les tabous politiques en dénonçant les mythes de la gauche. Cela à une époque où la pruderie victorienne engonçait les corps et où l'intelligentsia à la mode s'achetait une bonne conscience dans les allées du socialisme. L'incongruité de ses discours dans une société où les moindres velléités d'indépendance et d'anticonformisme sont perçues comme des sacrilèges fait scandale. Il n'a pas de mots assez durs pour critiquer la doctrine chrétienne tout entière tournée, selon lui, vers un idéal d'ascétisme et de renoncement castrateur et en rend le Christ responsable. Il ridiculise les utopies égalitaristes de la révolution, stigmatise les lâchetés du libéralisme et les compromissions des milieux intellectuels. Il traite les Juifs de « nation collante » et leur reproche de monopoliser l'activité économique en s'appropriant les richesses du pays. Mais paradoxalement, cet homme qui passe pour un « antisémite » est le chantre inspiré de la religion juive et l'admirateur inconditionnel de la tradition biblique. Ce « pornographe » qui loue les bienfaits de la prostitution sacrée et souhaite que les nouveaux époux passent leur nuit de noce à l'intérieur de l'église et l'indéfectible soutien de la cellule familiale. Ce blasphémateur du Christ s'érige en rempart de l'Orthodoxie.
   À vrai dire Rozanov se soucie peu des règles du jeu social et politique, son conservatisme institutionnel est d'ordre spirituel : il s'agit avant tout pour lui de préserver dans l'homme ce qu'il a d'unique, de divin, de pathétique. Tout le reste est « littérature », ce qui veut dire dans sa bouche commentaire intellectuel. Certes l'environnement de ce commentaire a son importance : Rozanov est monarchiste, ses réflexions s'inscrivent dans un discours de droite, mais il s'agit d'une droite dans son sens le moins contingent, le plus noble, celui d'une reconnaissance de la liberté fondamentale de l'être, de sa transcendance, de son enracinement, mais une importance toute relative au regard de la réalité profonde de l'individu dépouillé de son contexte social, réduit à l'état grandiose et misérable de créature nue confrontée à sa mort. C'est essentiellement cela qui passionne Rozanov et le fait entreprendre à cinquante ans passé, après des années de polémiques, la rédaction des Feuilles tombées.
   Avec les Feuilles tombées Vassili Rozanov a enfin trouvé le moyen d'expression qui convient le mieux à ce qu'il veut nous faire toucher du doigt : l'état brut de l'homme. Il recourt pour cela à la notation instantanée, fugitive. Il introduit dans cette écriture-respiration parfaitement originale « tout ce qu'il y a d'intime, d'éphémère, les imperceptibles mouvements de l'âme, les fils de toile d'araignée du quotidien ». Le résultat n'est ni une confession ni un journal, encore moins un témoignage ou un reportage, mais comme Rozanov l'a voulu lui-même une prodigieuse tentative de « décomposition de la littérature », à la limite un rare et peut-être unique exemple d'« a-littérature » qui exprime exactement la quintessence du génie rozanovien.
   Feuilles tombées est une œuvre moderne, magistrale et singulière, totalement isolée dans le patrimoine culturel russe et européen. Singulière parce qu'écrite hors de toute considération de lecteur, « en guise de manuscrit », presque à usage domestique. Rozanov écrit pour « satisfaire ses besoins ». Ses mots, dit-il, ont le prix de « la semence humaine ». Il accomplit un acte de jouissance intime et procède naturellement à un acte d'auto-psychanalyse. Magistrale parce qu'il retrouve dans ('infiniment petit de son univers domestique les dimensions infinies de la liberté humaine. Rozanov voit poindre les grandes tragédies du XXe siècle. Il est l'un des rares en ce début de siècle alimenté par cent ans de triomphalisme laïc et matérialiste à dénoncer avec acharnement l'étouffement méthodique du vieux rêve humaniste, la lente dégradation de l'individu, la montée redoutable des totalitarismes modernes. Il pressent dans l'enthousiasme de la foi révolutionnaire le résultat effroyable auquel aboutit immanquablement la vaste campagne d'embrigadement idéologique orchestrée par les émules de la pensée marxiste. Moderne enfin parce qu'elle nous interpelle tous et nous invite à assumer notre responsabilité, à brandir notre refus des idéologies en sachant reconnaître notre finalité suprême : l'amour de l'homme, donc l'amour de Dieu.

13 euros (code de commande : 24892 - vendu).

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AÏTMATOV (Tchinguiz)Une journée plus longue qu'un siècle. Traduction de Frédérique Longueville. Paris, Messidor, 1982. In-8° collé, 386 p., (collection « Lettres Soviétiques d'Aujourd'hui »), épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   La mort d'un vieil homme est l'occasion pour le héros du roman de se remémorer les événements survenus dans la petite gare de triage du désert de Kara-Ouzek où il s'est installé à son retour du front et qui sont l'écho des grands ébranlements du monde soviétique.
   En conduisant l'homme à sa dernière demeure, les villageois ont la surprise de découvrir dans la steppe un cosmodrome dont ils ne soupçonnaient pas l'existence et où règne une grande effervescence.
   À bord d'un satellite soviéto-américain, des cosmonautes soviéto-américains viennent d'être contactés par des représentants d'une civilisation extra-terrestre supérieure qui proposent d'entrer en relation avec les terriens. Les hommes sont-ils prêts à cette confrontation ?
   Dans un roman d'une facture complexe et scintillante où, pour la première fois sous la plume de l'auteur, la science-fiction se mêle au mythe et aux vieilles légendes, Aitmatov évoque d'une manière directe l'U.R.S.S. des dernières décennies et pose le problème de « la responsabilité de l'homme à l'égard du destin de la planète ».

13 euros (code de commande : 21716).


ALEXIEVITCH (Svetlana) — Les cercueils de zinc. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch avec la collaboration d'Élisabeth Mouravieff. Préface de Dimitri Savitski. Paris, Bourgois, 1991. In-8° collé, 285 p.
En quatrième de couverture :
   Des cercueils de zinc, cela résonne comme un cri métallique, une déchirure sur les routes afghanes. De Kaboul à Moscou, ils véhiculent ce qui reste des soldats soviétiques, dernier privilège d'une cause perdue. Revenants mutilés, infirmières, mères ou veuves de vingt ans crachent ici, à vif, les images des corps en morceaux, la mort que l'on justifie, la propagande pour laquelle tous avaient mis leur honneur à mourir et qui les a trahis. Tragiques victimes d'une « erreur politique », la bouche encore « pleine de sang», ils apportent à travers ce document exceptionnel le témoignage brûlant de ce que Dostoïevski faisait dire à Ivan Karamazov : « Une bête sauvage ne peut être aussi cruelle, aussi artistiquement cruelle que l'homme. »

8 euros (code de commande : 22577 - vendu).


BABTCHENKO (Arkadi) La couleur de la guerre. Récits. [Titre original : Alkhan-Iourt.] Traduits du russe par Véronique Patte. Paris, Gallimard, 2009. In-8° collé, 424 p., (collection « Du Monde Entier »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Les treize récits rassemblés dans La couleur de la guerre nous livrent une vision sans fard de la guerre en Tchétchénie. Les atrocités commises entre ennemis mais surtout le délabrement absolu de l'armée russe sont au centre de l'écriture d'Arkadi Babtchenko. Avec force et sobriété, il évoque les violences entre « camarades », l'alcoolisme, la faim, la saleté et, surtout, la corruption. Car tout le monde vend ce qui est vendable – y compris des armes et des munitions – à l'ennemi tchétchène, pour se procurer de la nourriture ou de l'alcool. L'armée russe rassemble des épaves humaines pataugeant dans la boue, couverts d'excréments et de poux, sans solidarité entre des individus qui ne savent plus pourquoi ils se battent. Les récits du jeune soldat Artiome, aller ego de l'auteur, sont à cet égard d'une noirceur absolue et soulignent en même temps l'étrange fascination qu'exerce sur les hommes cette descente aux enfers.
   Grâce à son talent littéraire, Arkadi Babtchenko nous offre bien plus qu'un témoignage : La couleur de la guerre est un tableau saisissant du désespoir et de la déshumanisation, un livre indispensable sur la condition humaine.

13 euros (code de commande : 17062).


BERBEROVA (Nina) — La Résurrection de Mozart. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 46 p., exemplaire en très bel état.
   
@ Ce texte fut d'abord publié dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
   « Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que je suis plus très jeune et qu'à mon désir ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait ! »

2,50 euros (code de commande : 10972).

BERBEROVA (Nina) — Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « La guerre, en septembre 1939, sépare ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à Paris, afin de s’occuper d’un vieux savant que les Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent : destinataire inconnu.    Jusqu’au jour où, allant là-bas, elle découvre…
   Tel est l’irrésistible talent de Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages dans leur vérité, puis vous précipite à leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique. Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont de l’ordre de la tragédie et qui, parce qu’il s’en est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent. »

4 euros (code de commande : 10974).


DOSTOIEVSKI Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et II (complet). Paris, Gallimard, 1932. Deux volumes in-8° brochés, 485 et 512 p., ("In-Octavo - Oeuvres Complètes de F. M. Dostoïevski"), exemplaire numéroté sur chiffon de Bruges.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 62/66).

 

[DOSTOÏEVSKI (Fiodor Mikhaïlovitch)]. Album Dostoïevski. Iconographie réunie et commentée par Gustave Aucouturier et Claude Menuet. Paris, Gallimard, 1978. In-12 sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, 379 p., très nombreuses illustrations, (collection « Album de la Pléiade », n° 14), exemplaire en très bel état.
Note de l'éditeur :
   Il est assez étrange que, depuis bientôt cent ans que Dostoïevski est mort, les pays occidentaux (disons : tous les pays hormis l'U.R.S.S.) continuent de n'avoir à leur disposition, en matière d'iconographie, qu'une cinquantaine de documents – toujours les mêmes. Sans doute convient-il de savoir que certains manuscrits de l'écrivain ont été saisis par la police, que Dostoïevski en a détruit lui-même d'autres à une époque où il pouvait craindre, non sans raison (à l'occasion de son retour en Russie en 1871), d'être l'objet d'une fouille aux frontières : c'est ainsi qu'il brûla les manuscrits de L'Idiot, de L'Éternel Mari et des Démons. En outre, d'autres manuscrits ou documents ont pu disparaître dans la tourmente révolutionnaire. Enfin, nous ne possédons rien on presque des quatre années passées au bagne et durant lesquelles Dostoïevski (qui n'avait comme livre à sa disposition qu'un exemplaire de la Bible) se limita à prendre les notes de ses carnets sibériens.
   Il est surprenant, par exemple, que nous possédions si peu de portraits de Dostoïevski jeune : rien jusqu'à l'âge de vingt-six ans, alors que nous disposons des portraits du père, de la mère, des grands-parents, des oncle et tante, d'une domestique même. Puis, de nouveau, aucun autre témoignage de l'apparence physique de l'écrivain jusqu'en 1858 : Dostoïevski a trente-sept ans, il fait son service militaire ; on le voit photographié dans son uniforme de sous-officier. Enfin, au début des années 60, et jusqu'à sa mort, Dostoïevski se fera représenter assez souvent, quelquefois le même jour dans des poses différentes. (À cette époque, la photographie se répand comme une mode dans la plupart des pays d'Europe.)
   À ce jour, la plupart de ces documents étaient demeurés soit inédits, soit peu accessibles aux lecteurs de l'écrivain, qui ne connaissaient de lui – tant il a été souventes fois reproduit, mais en noir seulement – que le beau portrait commandé en 1872 par le mécène Trétiakov à Basile Piérov.
   Or, les Soviétiques ont entrepris il y a quelques années la publication de L'Héritage littéraire de Dostoïevski, dont les volumes reproduisent quantité de documents : brouillons, pages de manuscrits, journaux et revues, lieux où a séjourné Dostoïevski, ainsi que de nombreux portraits de l'écrivain, de son entourage ainsi que de ses contemporains.
   C'est cette iconographie exceptionnellement riche que les Soviétiques ont bien voulu mettre à notre disposition en en réservant la primeur à la France (et aux éditions Gallimard).
   Répondant à l'invitation qui lui en a été faite par l'Institut de la Littérature mondiale, Claude Menuet s'est rendu en U.R.S.S. Tant à Moscou qu'à Leningrad, il s'est entretenu longuement avec les conservateurs des musées de ces villes, et il a pu également travailler à la bibliothèque Lénine où sont conservés, entre autres, le manuscrit des Frères Karamazov ainsi que les carnets de l'écrivain. Claude Menuet a pu en outre, grâce aux indications précises qui lui ont été fournies sur place, reconstituer dans Pétersbourg l'itinéraire de personnages dostoïevskiens comme Raskolnikov et son trajet entre son domicile et celui de l'usurière qu'il va assassiner.
   Au surplus, nous avons pu, grâce à l'obligeance de Mme Lily Denis, nous procurer des documents inédits en provenance de Sibérie et concernant le premier mariage de Dostoïevski.
   Aussi, la qualité, la richesse et l'importance de cette iconographie n'échapperont, sans doute, à aucun des fervents de l'écrivain ; même pour l'amateur le moins exigeant, l'ensemble de ces documents, dans le montage qui en a été fait, compose une sorte de film documentaire sur la vie de Dostoïevski.

75 euros (code de commande : 19309).


 

ERHENBOURG (Ilya)Cent lettres. Traduit du russe par A. Roudnikov. Avec un avant-propos sur Ilya Ehrenbourg par Jean-Richard Bloch. Paris, Éditions Hier Aujourd'hui, 1945. In-8° broché, 116 p.
Extrait de la préface par l'auteur :
   
Ce livre contient cent lettres qui m'ont été adressées par mes lecteurs. Je les ai choisies entre mille : elles m'ont paru offrir le plus vif intérêt comme autant de témoignages de l'état d'esprit du peuple soviétique. J'ai laissé de côté celles où l'on sent un essai de création littéraire, et qui ont été rédigées « en style d'écrivain ». Ayant choisi des lettres sans prétentions et omis ce qui me concerne personnellement, je les ai transcrites pour ce recueil. [...]
   Presque toutes les lettres qui constituent ce livre ont été écrites sur le front, entre deux batailles, à la hâte, au crayon, dans l'abri blindé, à la lueur d'une veilleuse, ou au fond d'une tranchée. À la guerre, l'homme se fait plus naturel. La proximité de la mort l'exempte de mentir à sa conscience. Les lettres que j'ai recueillies là sont tout d'abord véridiques.
   Leurs signataires évoquent souvent le passé, la vie d'avant-guerre. C'est aujourd'hui seulement, semble-t-il, qu'ils ont compris l'étendue de leur bonheur d'autrefois. La pensée du rythme rompu de la vie, de la perte de tout ce qui remplissait leurs jours, attise encore plus leur haine contre l'ennemi. « La vie était belle », ces mots reviennent dans des centaines de lettres parmi celles qui m'ont été adressées.

10 euros (code de commande : 16022).


KALÉDINE (Sergueï) — La Quille. Traduit du russe par Joëlle Aubert-Yong et Génia Lounguine. Préface de Jean-Louis Curtis. Paris, Maren Sell, 1989. In-8° broché, couverture rempliée, 95 p., (collection « Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle »).

6,50 euros (code de commande : LTR/6263).


MAIAKOVSKY (Vladimir) — Le nuage en pantalon. Traduit du russe par Benjamin Goriély avec un portrait de l'auteur par Granovski. Paris, Portes de France, 1947. In-8° broché, 53 p., exemplaire numéroté et non coupé, bel exemplaire.

18 euros (code de commande : LTR/004).


MAKANINE (Vladimir) — Underground ou Un héros de notre temps. [Titre original : Underground ili gheroï nashevo vremeni.] Roman traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs. Paris, Gallimard, 2002. In-8° collé, 575 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Pétrovitch est un écrivain « underground » dont aucun livre n'a été édité sous le régime soviétique et qui – comble de l'ironie – n'a plus écrit une ligne depuis l'effondrement dudit régime. Il survit en tant que gardien dans une immense cité d'anciens appartements communaux, effectue ses rondes dans les interminables couloirs de plusieurs immeubles labyrinthiques, s'installe parfois même dans les appartements après en avoir délogé des intrus. Désabusé et dépourvu d'ambition, Pétrovitch reste un marginal qui aurait pu sombrer dans la déchéance, mais son travail lui donne un statut social malgré lui, d'autant qu'il est doté d'un sens de l'honneur très développé. Sa deuxième raison de vivre est son frère Vénia, peintre génial dans sa jeunesse, qui végète dans un asile psychiatrique après avoir été brisé moralement par le régime suite à une dénonciation.
   Dans ce livre-fleuve, toute la société russe se met à exister à travers les beuveries, les coucheries sans joie, les amours sans lendemain de ce quasi-clochard et écrivain raté qu'est Pétrovitch. Son récit de la vie des habitants de cette cité, tantôt tragi-comique, tantôt absurde, devient emblématique de tout un siècle de l'histoire russe : un tour de force littéraire et une magnifique interrogation de la condition humaine.

18 euros (code de commande : 22205 - vendu).


MAMLEIEV (Iouri) — Les couloirs du temps. Roman. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard. S.l., Le Serpent à Plumes, 2004. In-8° collé, 407 p., (collection « Fiction Étrangère »).
En quatrième de couverture :
   Une grande partie de l'action se déroule dans une sorte d'abri souterrain abandonné, en banlieue de Moscou. Un groupe humain et social y évolue, privilégié au temps de l'URSS lorsqu'il savait se montrer docile, aujourd'hui, négligé, et livré à lui-même : les intellectuels.
   Les habitants du souterrain sont donc des écrivains, des peintres, des savants de renom qui n'ont plus leur place dans une Russie qui ne s'intéresse désormais qu'à l'argent. Une communauté « de survie » se crée ainsi, chacun essayant de renouer le fil rompu du temps et de sa propre existence. Personnages « cassés », délirants, perdus dans des rêves – ou des cauchemars – où l'au-delà et l'ici-bas se confondent, les héros évoquent des ombres, prisonnières d'un éternel enfer. Le monde des morts et celui des vivants n'a pas de frontières précises, le temps « erre » avec les personnages qui passent sans transition d'une époque – historique ou littéraire – à l'autre.
   Iouri Mamleïev s'affirme une fois encore comme un maître de la littérature grotesque contemporaine. Né à Moscou en 1931, il est actuellement l'un des auteurs de référence de la jeune littérature russe. Les Couloirs du temps est son deuxième roman publié en France après Chatouny. Il y poursuit son entreprise de « radiographie » sans concession de la société russe.

12 euros (code de commande : 16461 - vendu).


MAXIMOV (Vladimir) — Adieu de nulle part (livre deux). La coupe de la fureur. Traduit du russe par Alain Préhac. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, couverture rempliée, 412 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Né en 1930 à Léningrad, Vladimir Maximov forme avec Soljénitsyne (fixé aux États-Unis) et Zinoviev, arrivé,un peu plus tard en Allemagne fédérale, le trio d'écrivains le plus célèbre de l'émigration russe de ces dix dernières années. De Paris où il est installé, Maximov dirige en outre la grande revue trimestrielle Continent, la plus importante de la diaspora ex-soviétique.
   Issu du peuple, Maximov diffère de la plupart des-autres écrivains en ce qu'il s'est entièrement formé lui-même, sans études préalables. Ses « universités » à lui (pour reprendre l'expression de Gorki), ce furent essentiellement les multiples camps de redressement pour adolescents trop fiers, puis l'usine et l'immense Sibérie.
   L'époque khrouchtchévienne, en même temps qu'elle révélait Soljénitsyne permit à Maximov de publier ses premières œuvres (poésie, nouvelles, théâtre). Mais, tout comme l'auteur du Premier cercle, Maximov ne put faire éditer ses premiers romans en URSS : Les sept jours de la création, La quarantaine durent paraître à l'étranger, « clandestinement. »
   C'est toute cette époque de combats incessants que révèle l'autobiographie dont nous publions aujourd'hui le deuxième volet. Adieu de nulle part (traduction française, 1977) décrivait l'adolescence douloureuse et les débuts littéraires, riches en déceptions et en déboires. La Coupe de la fureur dépeint l'installation progressive chez l'auteur, entre 1954 et l'émigration de 1974, d'un sentiment de révolte,contre l'ordre établi, parallèlement à la montée de la pitié pour les humbles et à la révélation lumineuse de ce Dieu dont le pouvoir soviétique avait un peu trop rapidement décrété la mort.
   Cette analyse passionnée de la mutation psychologique d'un homme et de toute une couche sociale éclairée témoignant pour le pays tout entier de la perte progressive des illusions (mais non de lde l'espoir), aucune autre œuvre de la littérature russe post-stalinienne ne nous l'avait jusqu'alors donnée. Son importance est considérable pour qui veut comprendre l'URSS contemporaine et ce que ressent profondément le grand peuple qui l'habite. »

8 euros (code de commande : 7694).


PASTERNAK (B.L.) — Essai d'autobiographie. Traduit du russe. Paris, Gallimard, 1958. In-12 broché, 147 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture insolée.

12 euros (code de commande : LTR003).

 

PASTERNAK (Boris) — Le docteur Jivago. Traduit du russe. Paris, Gallimard, [1958]. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 652 p., (collection « Soleil », n° 19), exemplaire numéroté, bon exemplaire.

15 euros (code de commande : LTR/5947).

 

[PASTERNAK (Boris)]. FLEISCHMANN (Ivo) Boris Pasternak. Paris, Atelier Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
   
@ Il s'agit du n° 5 (décembre 1978) de la revue Vagabondages. Ce numéro spécial dirigé par Ivo Fleischmann contient, par ce dernier, La visite chez le poète ; Moscou l'invisible, par Vitezslav Nezval ; des Poèmes inédits et des extraits de Sauf conduit, de Boris Pasternak.

5 euros (code de commande : 8972).


PETROUCHEVSKAÏA (Ludmila) — Immortel amour. [Histoires et monologues.] Nouvelles traduites du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 1991. In-8° collé, 281 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »).
En quatrième de couverture :
   Faire un pied de nez au désespoir, tel est le parti pris et adopté par Ludmila Petrouchevskaïa. Ses personnages, de pathétiques fantoches tant dans les histoires que dans les monologues, se sont donné le mot pour sublimer la banalité, repousser les limites de l'insupportable médiocrité. Aventuriers à la recherche d'une illusion de bonheur, ils sont tour à tour acteurs et victimes consentants de la petitesse ; ils abusent et se laissent berner par les clins d'œil racoleurs d'un possible en forme de traquenard. Si leur vie s'apparente souvent à une mauvaise blague, tendance pas claudicant des canards, ils refont surface pour mieux s'enfoncer dans la vase, leur « assise » de prédilection faute de radar affectif en état de marche. Lâches, irresponsables, timorés, cette tribu de loosers magnifiques inspire à la fois des sourires goguenards et de profonds élans de tendresse.
Table des textes réunis dans ce recueil :
   Histoires : Vania le bouc - La raconteuse - Le cas de la vierge - Le cycle - Les aventures de Vera - Immortel amour - Le violon - Obscur destin - Manya - Le pays - L'histoire de Clarissa - La fille de Ksenia - Père et mère - Coup de tonnerre - Charmante amie - Le bal du dernier des hommes - La bohème - Deux âmes - Jeunesse - La grippe - Le mur - Élégie - L'esplanade.
   Monologues : À travers champs - Filets et traquenards - Oncle Gricha - On aurait dit une petite fille - Serge - Paroles - L'invité - Des os fragiles - La nuit - N. - Qui répondra ? - Un homme étrange - Notre petit cercle à nous.

13 euros (code de commande : 15730).

 


REMIZOV (Alexis) — La Flûte aux souris. Traduit du russe, présenté et annoté par Anne-Marie Tatsis-Botton. Monaco, Éditions du Rocher, 2006. In-8° collé, 327 p., (collection « Anatolia »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Alexis Remizov (Moscou, 1877-Paris, 1957) est l'un des plus prodigieux écrivains russes du XXe siècle, et l'un des plus prolifiques. Il connut le bagne et la relégation, puis une authentique notoriété littéraire, puis la guerre et la révolution, l'exil à Berlin et à Paris : la pauvreté, la perte de son public, l'impossibilité de se faire publier. Les années de l'Occupation furent les plus noires de sa vie. D'abord parce que la situation précaire des exilés, toujours au bord de la misère, avait empiré avec les difficultés d'approvisionnement, les bombardements, les arrestations des proches, les tracasseries administratives et policières. Ensuite parce que sa femme, Serafima Pavlovna, mourut en mai 1943, après être restée de longs mois grabataire. La Flûte aux souris est un témoignage de cette époque.
   La peinture de Paris occupé, la description des milieux littéraires, ses souvenirs de Moscou, les mésaventures de ses traducteurs : tout est vivant, drôle, tragique.
   La Flûte aux souris n'est pas un roman. Œuvre inclassable, composite, elle juxtapose des souvenirs, des portraits, des rêves, des légendes, des réflexions sur la destinée ; c'est aussi un art poétique. Remizov avait déjà utilisé ce procédé de « collage » dans La Russie dans la tourmente, cette extraordinaire chronique de la Première Guerre mondiale et de la révolution.
   Il fut proche des surréalistes, notant ses rêves, hanté par l'absurdité du monde. Marcel Arland, Jean Paulhan, Jacques Rivière, toute l'équipe de la Nouvelle Revue française l'ont apprécié et aidé. De plus, Remizov était un calligraphe et un dessinateur extraordinaire. Picasso le connaissait et l'admirait, Kandinsky aussi.
   Puisse le vieil enchanteur « envoûté par les mots » trouver de nouveau son chemin vers les lecteurs français, lui qui a fait parler russe à Mélusine, Tristan et Iseult et les lamas tibétains... »

10 euros (code de commande : 14044 - vendu).


ROZANOV (Vassili)Le feu noir. [Titre original : Tchorni Agone.] Traduit du russe et présenté par Jacques Michaut-Paternò. Monaco, Éditions du Rocher, 2006. In-8° collé, 338 p., (collection « Anatolia »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Pourquoi « la gauche » triomphe-t-elle du centre et de « la droite » ? Plus exactement elle ne triomphe pas, mais elle va de toute évidence vers la victoire. Les « hommes de gauche » sont les initiateurs d'un monde nouveau. Et toute la question est là : comment expliquer l'apparition d'un « monde nouveau », quel qu'il soit, au beau milieu du « christianisme », qui est précisément le monde de l'« apocalypse finale » ? Comment a-t-il réussi à trouver sa place ? D' sort-il ?
   Sa « place », le « monde nouveau » n'a pas eu de mal à la trouver car la « bonne nouvelle » venue des catacombes est loin d'avoir apaisé les soifs, les attentes et les besoins éternels de l'humanité. On continue de mourir comme avant ! D'avoir mal comme avant ! Les néphrites, les cancers, la phtisie sont toujours là ! Les prisons aussi !
   Qu est-ce qui a changé après la naissance du Christ par rapport à ce qui existait auparavant ?
   Ah oui, j'oubliais... est apparue la consolation ! L'apaisement ! Est apparu un verbe nouveau, inouï, céleste : « Endurez » ! « Bienheureux les pauvres... » « Bienheureux les persécutés... »
   Ne restait plus aux « bienheureux » qu'à sourire en guise de consolation... Les « bienheureux » se sont recroquevillés en faisant la grimace, ils ont souri en avalant leurs larmes jusqu'au jour où ils n'ont plus supporté... »
   Quatre-vingt-dix ans à peine nous séparent de cette année 1917 qui devait, croyait-on, faire du rêve de quelques-uns la radieuse réalité de tous.
   Toute l'année 1917 n'avait-elle été qu'une farce tragique ? Rozanov, frappé dans sa chair, grelottant de froid et de faim, vivait cloué au lit ses derniers jours. La Russie agonisait. Le feu noir achevait de tout consumer. La tragédie avait eu raison de la farce. L'apocalypse triomphait.

10 euros (code de commande : 21618).


SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Août 14. Premier nœud. Roman traduit du russe par Alfreda et Michel Aucouturier, Georges Nivat, Jean-Paul Sémon. Paris, Seuil, 1972. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 509 p., carte, bel exemplaire de ce tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
Dix jours avant la bataille de la Marne, l'armée russe attaque l'Allemagne en Prusse orientale. Déjà les armées convergentes de Rennenkampf et Samsonov forcent l'armée prussienne à battre en retraite vers la Vistule. C'est alors que le général Hindenburg prend le commandement du front, intercepte les ordres que Samsonov donne par radio en clair à ses unités et, coupant l'armée russe, lui inflige une terrible défaite. Les Allemands donnèrent à leur victoire le nom deTannenberg, là même où, en 1410, les Polonais s'étaient heurtés aux Chevaliers teutoniques. Enfin, la bataille des Lacs Mazures contraint aune retraitedésordonnée l'armée de Rennenkampf et écarte du front oriental la menace de l'armée du tsar.
Août quatorze, "premier nœud "d'une œuvre que d'emblée l'on compare à Guerre et Paix de Tolstoï, est d'abord le récit de la campagne militaire par ses participants. Mais c'est aussi, et de façon grandiose, le premier volet d'une fresque qui représente, en Russie et à travers les Russes, la fin d'un monde qu'achèvera la révolution de 1917. Dans le lent et vaste glissement de cette masse d'hommes dans la fuite ou la mort et à travers une série de familles et de personnages dont l'impitoyable observation ne manque jamais de tendresse, le génie de Soljénitsyne discerne avec une ironie supérieure le mouvement profond de l'Histoire.
Ce sont donc là les premières mesures de l'œuvre qu'Alexandre Soljénitsyne préparait depuis l'adolescence avec l'ambition de rétablir dans sa continuité heurtée, et au-delà des ruptures de circonstance, l'histoire, c'est-à-dire la vie même de son pays.

15 euros (code de commande : LTR006).

 

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — L'archipel du goulag. 1918-1956. Essai d'investigation littéraire. Première et deuxième parties. Paris, Seuil, 1974. In-8° collé, 446 p., tirage courant de édition originale.
En quatrième de couverture :
Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, « L'Archipel du Goulag » (ce dernier mot est le sigle de l'Administration générale des camps d'internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968.
" Le cœur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu'il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la Sécurité d'Etat s'est emparée de ce livre, il ne me reste plus rien d'autre à faire que de le publier sans délai. "
227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu'est « L'Archipel du Goulag ». Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l'auteur appelle «l'industrie pénitentiaire», toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l'arrestation, l'instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. — ainsi que le « mouvement perpétuel », les effroyables conditions de transfert. (Les deux parties suivantes consacrées à la description du système et de la vie concentrationnaires feront l'objet du second volume à paraître prochainement.)
« L'Archipel du Goulag » n'est pas un roman mais, comme l'intitule Soljénitsyne, un essai d'investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l'extrême exigence de l'auteur vis-à-vis de lui-même et l'implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l'humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jus-qu' à ceux des hauts dignitaires du pays. La généralisation et la personnalisation, poussées chacune à leur limite extrême, font de « L'Archipel du Goulag » un des plus grands livres jamais écrits sur l'U.R.S.S., et de son auteur, mieux que tout autre écrivain vivant au monde, « notre contemporain capital ».

13 euros (code de commande : LTR005).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Le pavillon des cancéreux. traduit du russe par Alfreda et Michel Aucouturier, Georges Nivat, Jean-Paul Sémon.Paris, Julliard, 1961. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 784 p., papier jauni sinon bon exemplaire de ce tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
On n'aborde pas sans une certaine appréhension un livre précédé d'une bruyante renommée. Depuis plus de dix-huit mois, on savait que le roman de Soljénitsyne, Le Pavillon des cancéreux, dont des copies clandestines circulaient à Moscou, était considéré par ceux qui avaient eu la chance de le lire comme une œuvre remarquable. Néanmoins, sa publication dans la revue « Novy Mir » avait été interdite par la censure. Les épisodes de la protestation de Soljénitsyne dans sa lettre au Congrès des Ecrivains en 1967 et de la publication en russe par Mondadori de la première partie du Pavillon des cancéreux, ajoutaient un relief particulier à cet ouvrage. En même temps, ils faisaient craindre que sa célébrité ne fût due à son non-conformisme politique plus qu'à sa valeur artistique. Certes, Une Journée d'Ivan Denissovitch et La Maison de Matriona portaient la griffe d'un grand talent, mais on pouvait se demander si Soljénitsyne aurait assez de souffle pour écrire un long roman. »
A la question que se posait Hélène Zamoyska dans Le Monde du 24 août 1968, on peut désormais répondre et, livre en main, dans la première version au monde de l'œuvre intégrale, juger du génie de Soljénitsyne et comprendre qu'il s'agit là de l'œuvre capitale du plus grand romancier russe vivant.

13 euros (code de commande : LTR008).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Le premier Cercle. Traduit du russe par Louis Martinez. Paris, Fayard, 1982. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 680 p., (Œuvres complètes, tome I), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
Roman commencé en relégation, à Kok-Térek (Kazakhstan du Sud) en 1955. La première version (96 chapitres) fut achevée dans le village de Miltsevo (région de Vladimir) en 1957, la deuxième et la troisième à Riazan en 1958 (toutes versions détruites par la suite pour raisons de sécurité). En 1962, quatrième version, que l'auteur jugeait définitive. En 1963, toutefois, après la publication d'Une journée d'Ivan Denissovitch dans Novy Mir, on pensa à l'éventualité d'une publication fragmentaire, quelques chapitres furent extraits du livre et proposés à A. Tvardovski. Ce projet aboutit à débiter le roman en chapitres, à exclure ceux qui demeuraient impubliables et à désamorcer politiquement tous les autres, ce qui revenait à élaborer une nouvelle version (la cinquième, 87 chapitres) où l'essentiel du sujet était altéré : au lieu d'être, comme c'avait été le cas, « atomique », il mettait en scène un thème soviétique fort courant à l'époque : la « trahison » d'un médecin qui faisait passer un médicament à l'Ouest.
C'est sous cette forme qu'il fut examiné et accepté par Novy Mir en juin 1964, mais les tentatives de publication tournèrent court. Durant l'été 1964 fut esquissé un nouveau projet, de sens contraire, tendant à creuser et à rendre plus percutante la version de 87 chapitres (ce fut la sixième version). En automne, une photographie de cette version fut expédiée à l'Ouest. En septembre 1965, les exemplaires de la version «avouable» (la cinquième) furent saisis par le KGB, ce qui bloqua définitivement la publication du roman en U.R.S.S. En 1967, cette version fut largement diffusée par le Samizdat. Dans sa sixième version, le roman fut publié en 1968 par la maison américaine Harper and Row (et c'est d'après ce texte que furent faites toutes les traductions). En été 1968 apparut une septième version : texte complet et définitif du roman (96 chapitres). Ce texte n'a jamais circulé en Samizdat ni jamais été édité séparément. Il paraît pour la première fois dans l'édition de ces Œuvres. La «charachka» de Marfino et presque tous ses habitants ont été peints d'après nature.

13 euros (code de commande : LTR007).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Zacharie l'escarcelle et autres récits. Traductions de Lucille Nivat, Georges Nivat et Alfreda Aucouturier. Paris, Julliard, 1971. In-8° broché, couverture rempliée, 139 p.
En quatrième de couverture :
   Zacharie l'escarcelle est le récit d'une randonnée à bicyclette vers un des hauts lieux de l'histoire russe, le mamelon entre le fleuve Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand prince de Moscou mit en fuite la horde mongole. Les morts gisent là, par deux mètres de profondeur. Le mémorial est gardé par Zacharie, une sorte de bon-à-rien, hâbleur et dépenaillé, mais cachant peut-être un trésor de bonté. La légende masque les souffrances et les revers. Et l'humble Zacharie recèle peut-être la grande vertu de la Russie.
   Les études et miniatures, ou poèmes en prose, sont des pensées métaphoriques liées aux grands thèmes des romans soljénitsyniens. Leur forme est héritée de Tourgueniev.
   La main droite enfin s'apparente étroitement au Pavillon des cancéreux. C'est, avec La maison de Matriona, un chef-d'œuvre du récit court.

6 euros (code de commande : 24294).

 


[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET (Alain) — Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi, 1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant », n° 1), soulignements à l'encre.

4 euros (code de commande : LTR/6272).


SOLOVIOV (Leonid) — Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8° broché, 219 p.

8 euros (code de commande : 8988).


 

TCHOUKOVSKAÏA (Lydia) — Sophia Pétrovna (La Maison déserte). Traduit du russe par Sophie Benech. Paris, Interférences, 2007. In-8° broché, 133 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Sophia Fétrovna est une femme sans histoires. Elle élève seule son fils unique, un garçon sérieux et travailleur, et ne s'intéresse absolument pas à la politique. Mais en Russie, dans les années trente du XXème siècle, personne n'est à l'abri de l'arbitraire de 1'Éat, même ceux qui n'ont rien à se reprocher...
   À côté des récits sur les camps soviétiques comme ceux de Chalamov, à côté des études historiques sur les répressions du système communiste, ce texte sobre et poignant éclaire l'autre côté des barbelés, le monde de ceux et surtout de celles qui attendaient désespérément des nouvelles de leurs proches arrêtés et condamnés sans raison ni explication – celles-là mêmes auxquelles Akhmatova a rendu hommage dans son Requiem composé à la même époque.
   Épuisé depuis des années, ce récit écrit sur le vif et paru en français dans les années soixante-dix sous le titre La Maison déserte, méritait d'être de nouveau accessible au public français.

10 euros (code de commande : 21345).


[TOLSTOÏ (Léon)]. PORCHÉ (François)Portrait psychologique de Tolstoï (de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935. In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.

10 euros (code de commande : LTR/7857).

[TOLSTOÏ (Léon)]. ROLLAND (Romain)Vie de Tolstoï. Quinzième édition 37e mille. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 241 p., (collection « Vie des Hommes Illustres »).

6 euros (code de commande : LTR/7858).


 

TOURGUENEV (Ivan) — Les eaux printanières. Roman. Traduit du russe par Grégoire Alexinsky. Paris, La Nouvelle France, 1947. In-8° broché, 240 p., (collection « Les Voix du Monde »).
Avis aux lecteurs :
   Ivan Sergnewich Tourguenev est le plus français parmi les écrivains russes. Il fut « amoureux éternel » d'une Française et lié par l'amitié aux membres les plus éminents de la brillante pléiade de romanciers français de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ses Récits d'un chasseur sont dans les bibliothèques scolaires et municipales de France. Son nom est familier aux lecteurs français.
   Mais tout cela n'a pas suffi pour sauver les œuvres de Tourguenev du triste sort de la plupart des grands romanciers russes, traduits en français. Les traducteurs, quelques exceptions à part, se permettaient la liberté la plus exagérée, en la poussant jusqu'à un véritable manque de respect des textes originaux.
   Le traducteur présent des Eaux printanières a suivi très fidèlement le texte russe de ce beau roman et, en même temps, a fait tout son possible pour traduire aussi le rythme, la cadence, la musique de Tourguenev dont le style atteint ici la perfection dans sa simplicité sublime.

12 euros (code de commande : 23859).

TOURGUÉNIEV (Ivan)Roudine. Suivi de Assia et de Pounine & Babourine. Traduction nouvelle de R. Hofmann. Édition illustrée et annotée. Paris, Bordas, 1949. In-8° broché, 306 p., non coupé, bel exemplaire.

18 euros (code de commande : LTR001).


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