CONGO - ZAIRE
AFRIQUE NOIRE

 Page proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander
Retour à la page des listes thématiques

Nouvelle(s) entrée(s)

 

FAUVELLE-AYMAR (François-Xavier) — Le rhinocéros d'or. Histoires du Moyen Âge africain. Paris, Alma, 2013. In-8° broché, 317 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Voici l'Afrique des « siècles d'or ». En Europe, c'était le Moyen Âge. Scrutant les traces que laissèrent des civilisations brillantes (VIIIe-XVe siècles), François-Xavier Fauvelle-Aymar nous fait découvrir de manière captivante la riche histoire de ce continent méconnu. Conduit par les négociants, les aventuriers, les géographes et les diplomates d'un lointain passé mais aussi par les archéologues du temps présent, son récit nous mène du Sahara jusqu'aux rives du fleuve Niger ; de l'empire du Mali jusqu'aux royaumes chrétiens de Nubie ou d'Éthiopie ; des principautés de la côte d'Afrique de l'Est jusqu'aux énigmatiques pouvoirs qui ont laissé les ruines majestueuses de Grand Zimbabwe. On découvre les cours de souverains opulents ; les villes très peuplées où les commerçants du monde islamique rencontraient les négociants africains ; les marchés où s'échangeaient ambre de cachalot, esclaves et or, contre vaisselle de luxe, lingots de métal et de sel, coquillages et perles importés d'Asie. Une carte, une fresque, une lettre, les ruines d'une ville de sel, une pièce de monnaie ou une inscription gravée permettent à l'auteur de reconstituer l'histoire. Rares, fragiles, ces traces constituent le temps retrouvé d'une Afrique mobile, marchande et interlope.

18 euros (code de commande : 26158 - vendu).

 

Trésors d'Afrique. Musée de Tervuren. Textes réunis par Gustaaf Verswijver, Els De Palmenaer, Viviane Baeke et Anne-Merie Bouttiaux-Ndiaye. Photographie par Roger Asselberghs. Deuxième édition. Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1995. In-4° broché, 400 p., très nombreuses illustrations en couleurs et quelques-unes en noir, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion éponyme organisée au Musée royal de l'Afrique Centrale, à Tervueren, de mai à novembre 1995.
Préface :
   Décider d'exposer les chefs-d'œuvre du Musée de Tervuren peut provoquer l'étonnement ; ce musée n'a jamais été un musée d'art, ne désire nullement le devenir, ni être catalogué comme tel. Pourtant les justifications de ce choix résident précisément dans la nature, la spécificité de ses collections et le rôle qu'elles ont joué dans la fondation du musée. Parcourons-en brièvement l'histoire.
   Le roi Léopold II créa le Musée de Tervuren en 1897-98 pour que les Belges apprennent à connaître le Congo ; les salles d'exposition devaient surtout mettre l'accent sur les possibilités économiques et commerciales qui à cette époque s'ouvraient en Afrique pour la Belgique. Dans le but de rendre le musée attractif, le Souverain donna l'ordre d'y exposer aussi des animaux empaillés et des objets ethnographiques, considérés comme des curiosités exotiques. Toutefois, ce furent surtout les animaux et ces artefacts qui gagnèrent la faveur du public belge. Si bien qu'en 1898, le Roi décida de transformer le musée en institution scientifique dont la vocation serait l'étude pluridisciplinaire de l'Afrique centrale.
   Dès la fondation du musée, l'orientation des recherches scientifique et la méthodologie suivie favorisa la constitution de collections composées de grandes séries comparatives, tant dans le domaine de l'anthropologie culturelle que dans celui des sciences naturelles. Il y a près d'un siècle commencèrent ainsi à se créer des collections de spécimens et d'artefacts, prémisses des grandes séries comparatives qui remplissent aujourd'hui nos réserves et font, au sein du monde scientifique, la renommée du musée.
   Dans un premier temps, les objets ethnographiques furent collectés par des fonctionnaires, missionnaires, voyageurs et scientifiques en mission au Congo. Jusqu'à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, nul ne prêtait à ces objets un intérêt autre qu'ethnographique et scientifique, par ailleurs fort restreint. Or, c'est au sein de ces collections les plus anciennes que se cachent la plupart des chefs-d'œuvre que recèlent nos réserves.
   Après la Première Guerre mondiale, les collectionneurs d'art, influencés par des artistes modernes célèbres, tels de Vlaminck, Derain et Picasso, commencèrent à s'intéresser aux objets ethnographiques. À partir de cette époque naît la distinction entre objets d'art et objets ethnographiques. Lors des expéditions ethnographiques, un tri commence à s'effectuer entre ces deux types d'artefacts lorsqu'il s'agit de les expédier vers l'Europe. Encore relativement faible après la Grande Guerre, cette bipartition entre les objets possédant une valeur artistique (et donc une valeur d'investissement) et les objets ethnographiques s'accentuera surtout après 1945.
   Pour des raisons budgétaires et pratiques, le Musée de Tervuren s'est surtout cantonné dans l'acquisition d'objets de la deuxième catégorie. Les objets de grande valeur artistique ou commerciale furent rapidement déviés vers un autre réseau, celui de riches collectionneurs et de musées, généralement étrangers, aux ressources financières importantes. Les musées belges se virent ainsi coupés d'une grande partie du patrimoine artistique de l'Afrique centrale, qui aboutissait plutôt chez des collectionneurs privés. Cette tendance était déjà manifeste après 1945 mais devint quasiment la règle après 1960. Entre-temps, le musée de Tervuren continuait inlassablement à compléter et inventorier ses collections comparatives. Plusieurs expéditions scientifiques furent mises sur pied à cet effet.
   Aujourd'hui, les deux atouts des collections ethnographiques de Tervuren sont d'une part le grand nombre de pièces – ce qui permet l'analyse stylistique comparative – d'autre part l'existence d'œuvres très anciennes, récoltées à une période où leur valeur artistique et financière n'entrait pas encore en ligne de compte. Les caractéristiques stylistiques de ces sculptures anciennes, que l'on ne retrouve que rarement dans les œuvres plus récentes, sont les témoins irremplaçables de cultures révolues ou en voie de disparition.
   Le rattachement du musée de Tervuren aux Institutions scientifiques nationales (actuellement fédérales), qui eut lieu entre 1960 et 1962, a fait que la vocation principale de l'institution devint la recherche scientifique et que le rôle des salles d'exposition se réduisit plutôt à celui de témoin historique annexe. Cette restructuration, et la singulière personnalité de certains membres du personnel scientifique, firent que Tervuren entra alors dans une longue période d'hibernation en matière d'expositions ethnographiques. Entre 1963 et 1966, une salle permanente consacrée à l'Afrique de l'ouest vint compléter l'exposition permanente d'ethnographie. Les expositions existantes furent adaptées à un contexte panafricain. Mais aucune publication importante dans le domaine de l'anthropologie culturelle ne vit le jour et aucune exposition temporaire ne fut créée. Seule une exposition sur les Tabwa fut accueillie à Tervuren en 1986 ; venant de l'Université de Michigan aux U.S.A., elle fut complétée par des œuvres de nos collections lors de sa présentation à Tervuren.
   Récemment sont nés de nouveaux concepts ayant trait aux missions des musées scientifiques nationaux (fédéraux). Par ailleurs, le personnel scientifique du département d'Anthropologie culturelle a été en grande partie renouvelé. Cette conjonction a permis de mettre en œuvre une nouvelle politique muséologique, dont une des priorités est de mieux faire connaître les collections scientifiques importantes du musée, entre autre par l'organisation d'expositions temporaires. C'est ainsi que durant les cinq dernières années, plusieurs expositions furent mises sur pied, accompagnées à chaque fois d'un catalogue [...]
   Les expositions sur les Kaiapó et les Touareg constituent les premières d'une série d'expositions thématiques importantes où à chaque fois un peuple, une région, un thème serait documenté de manière exhaustive. À l'époque des discussions préparatoires à la planification des expositions thématiques suivantes, l'idée fut lancée de consacrer d'abord et avant tout une exposition aux œuvres d'art de nos réserves qui, par leur ancienneté, leur valeur esthétique (d'après nos critères occidentaux), leur caractère exceptionnel ou leur rareté, pouvaient être considérées comme les pièces maîtresses de nos collections ethnographiques. Œuvres qui jusqu'à présent sont encore malheureusement trop méconnues.
   Ce projet fut rapidement accepté, tant à l'intérieur du musée que parmi nos collaborateurs et conseillers scientifiques extérieurs. Ainsi naquit l'exposition présente. Plusieurs titres furent suggérés, comme « Tervuriana selecta » ; « Chefs-d'œuvre du Musée de Tervuren », ou encore « Trésors cachés du Musée de Tervuren ». De fait, une petite moitié des pièces sélectionnées dormaient depuis longtemps dans les réserves et n'avaient jamais été exposées dans les salles. Plusieurs des œuvres qui se trouvaient dans les salles publiques étaient cachées, mal éclairées ou mêlées à d'autres objets dans les vitrines. Seules un petit nombre d'entre elles ont été décrites, publiées et illustrées de manière satisfaisante. Cette exposition est donc aussi la concrétisation du projet global initial: faire connaître ou mieux connaître les pièces ethnographiques les plus importantes du musée de Tervuren.
   Il restait que le choix des pièces, leur nombre final, les critères de sélection étaient autant de problèmes à résoudre. La subjectivité inhérente aux critères esthétiques fit que très tôt l'idée d'un comité de sélection vit le jour. Madame M.-L Bastin, professeur émérite de l'Université Libre de Bruxelles fut sollicitée comme commissaire de l'exposition, mais elle se vit contrainte d'interrompre sa tâche prématurément pour raisons de santé. La présélection de quelque 600 pièces qu'elle réalisa en collaboration avec le personnel scientifique de la section d'ethnographie fut alors soumise à l'approbation d'un comité scientifique extérieur au musée. Des professeurs belges compétents en matière d'ethnographie africaine et des conservateurs ou directeurs d'importants musées ethnographiques européens composaient ce comité de sélection. Il fut assisté dans sa tâche par un comité scientifique interne constitué du personnel scientifiques de la section d'ethnographie chargés de la réalisation et de la centralisation des tâches inhérentes à l'exposition. Les noms des membres des comités sont mentionnés par ailleurs individuellement Au total, dix-huit experts ont analysé la présélection ; ils ont eu la possibilité d'examiner les réserves. Tous ont opéré leur propre choix et donné leur avis. La sélection finale de 250 pièces est la résultante de l'ensemble de ces avis. Les choix des membres du comité international fut évidemment prépondérant, mais les membres du comité interne au musée, plus familiarisés avec les collections, ont proposé quelques ajustements, estimés judicieux par tous. La sélection ainsi réalisée est donc une composante d'opinions diverses et de regards différents, reflet global de l'ensemble des jugements émanant du comité de sélection. La valeur esthétique, la rareté, les caractéristiques hors du commun, l'âge, les dimensions exceptionnelles des œuvres constituaient à des degrés divers des critères de sélection. Une majorité d'experts ont reconnu, en chacune des pièces sélectionnées, la présence combinée de plusieurs de ces caractéristiques.
   L'histoire de la constitution de nos collections, leur âge, le hasard aussi, ont fait que seules des pièces d'Afrique centrale ont été choisies, bien que la présélection comportait aussi des œuvres d'Afrique occidentale. Les plus anciennes collections ethnographiques de Tervuren sont évidemment issues d'Afrique centrale et les quelques pièces de qualité venant du reste de l'Afrique ou des autres continents ne pouvaient à la fois constituer un ensemble cohérent et rivaliser avec les premières.
   Dès 1920 et davantage encore après 1940-45, les cultures africaines furent appelées à se modifier rapidement, voire à disparaître. L'évolution économique et socioculturelle accélérée de l'Afrique centrale jointe aux facteurs climatologiques tropicaux – où humidité, moisissures, termites et autres éléments destructeurs entravent la conservation des objets en bois – auraient eu comme effet que la plupart de ces anciennes pièces se seraient détruites dans leur région d'origine. Pouvoir contempler ces pièces collectionneurs du tournant de ce siècle ont contribué à la connaissance du patrimoine culturel africain.

45 euros (code de commande : 26151- vendu).

 

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

 

L'Afrique rêvée. Images d'un continent à « l'Âge d'or » de la colonisation 1920-1940. Sous la direction de Jean-Pierre De Rycke. Bruxelles, Racine, 2010. In-8° carré broché, 143 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Tournai, du 3 décembre 2010 au 28 mars 2011.
Sommaire :
   - Préface, par Christian Massy.
   - Le Congo « bleu », par Jean-Pierre De Rycke.
   - Auguste Mambour : au Congo tout est harmonie, par Régine Rémon.
   - Alexandre Iacovleff et les merveilleuses heures mangbetou, par Caroline Haardt de la Baume.
   - Henry Lacoste et l'architecture africaniste, par Éric Hennaut.
   - Congo-caméra. Relations d'une étrange proximité, par Patricia Van Schuylenbergh.
   - Des précurseurs de la peinture congolaise contemporaine, par Joseph Ibongo.
   - L'œil et le rêve, par Marc Quaghebeur.
   - Catalogue raisonne de l'exposition.

13 euros (code de commande : 25996).

 

BARTHORP (Michael) — Blood-Red Desert Sand. The British Invasions of Egypt and the Sudan 1882-1898. London, Cassell & C°, 2002. Grand in-8° sous reliure souple d'éditeur, 190 p., nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Beautifully illustrated from the work of pioneer war photographers, this vivid account of the Victorian army at war begins with the British invasion of Egypt in 1882. Landed to secure the Suez Canal, it made short work of the Egyptian forces but found a new and far more dangerous opponent in the Sudan. There, the Dervishes defeated the Egyptians too, and wiped out a British-led expedition commanded by General Hicks. Prevarication in London left the army little time to rescue General Gordon, besieged in Khartoum by overwhelming numbers of Sudanese. The stage was set for a Victorian tragedy.

13 euros (code de commande : 22236).

 

[CONGO]. VAN DER STRAETEN (E.) Rapport sur les travaux de la Commission d'interpénétration économique de la Belgique, du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Bruxelles, Goemare, 1935. In-8°agrafé, 53 p., couverture défraîchie.
   Il s'agit d'un extrait du numéro d'avril 1935 de la revue Congo.
Table des matières :
   - Préambule.
   Chapitre I. Programme et division des travaux.
   Chapitre II. Place occupée, par la Belgique dans les échanges avec la colonie.
   Chapitre III. Les exportations de la Colonie.
      I. Considérations générales sur la production du Congo. Intérêt de promouvoir ou d'accroître certaines productions.
      II. Les fibres textiles (le coton - le jute).
      III. Les produits oléagineux (huile de palme et noix palmistes).
      IV. Le café.
      V. Le cacao.
      VI, Le sucre.
      VII. Les bois.
      VIII. Le copal.
      IX. L'ivoire.
      X. Les fruits tropicaux.
      XI. L'industrie pastorale.
      XII. Le commerce de peaux.
   Chapitre IV. Importations dans la colonie.
      A. Conclusions tirées de l'examen des statistiques. État actuel des importations belges dans la Colonie.
      B. Obstacles rencontrés à une plus grande expansion belge.
      C. Mesures suggérées en vue d'améliorer la situation.
   - Considérations générales et conclusions.
      - Esprit qui a animé les travaux de la Commission.
      - Conclusions en ce qui concerne les exportations de la Colonie.
      - Les importations dans la Colonie.
      - Prolongement des travaux de la Commission. Proposition de créer un Comité Économique permanent.
      - Le resserrement des liens économiques avec la Colonie et l'opinion.

10 euros (code de commande : 24663).

 

CURTIL (Sophie) — N'tchak. Un pagne de fête au pays des Kuba. Paris, Dapper, 1991. In-4° carré sous cartonnage d'éditeur, [32] p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Kitadi »), bel exemplaire, épuisé.
En quatrième de couverture :
   La collection Kitadi invite les enfants à découvrir le patrimoine artistique des peuples de l'Afrique noire.
   Grâce à une mise en scène pleine de surprises, un étonnant n'tchak, pagne de danse des femmes kuba, se déroule et s'anime sous les yeux du lecteur.

13 euros (code de commande : 21825).

 

ESSER (Joseph) — Légende africaine. Iyanza, héros national Nkundo. Paris, Presses de la Cité, 1957. In-8° sous cartonnage et jaquette d’éditeur, 228 p., un cahier d’illustrations hors texte.

10 euros (code de commande : 286/60).

 

FRECHKOP (S.) Animaux protégés au Congo belge et dans le territoire sous mandat du Ruanda-Urundi ainsi que les espèces dont la protection est assurée en Afrique (y compris Madagascar) par la Convention internationale de Londres du 8 novembre 1933 pour la protection de la faune et de la flore africaines avec la législation concernant la chasse, la pêche, la protection de la nature et les parcs nationaux au Congo belge et dans les territoires sous mandat du Ruanda-Urundi. En collaboration avec G.F. de Witte, J.-P. Harroy, E. Hubert. Version remaniée de l'édition de 1941, revue et mise à jour par G. Nuyten. Avec introduction de V. Van Straelen. 4ème édition. Bruxelles, Institut des Parcs Nationaux du Congo belge, 1953. In-8° broché, XIX, 434, 13 p., illustrations, une carte hors texte à déplier, très bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   L'Afrique a pu être considérée, il y a un siècle, comme le continent le plus peuplé en herbivores, en nombre et en variétés. Il est impossible d'en déterminer le chiffre, mais il est certain que cette faune devait se compter par plusieurs centaines de millions d'individus. Aujourd'hui, on peut parcourir ce continent de part en part, sur des milliers de kilomètres, sans apercevoir le moindre ruminant. Dès que les hommes blancs y sont apparus munis d'armes à feu, que les indigènes apprirent le maniement de celles-ci, qu'ils disposèrent de moyens aussi meurtriers que les lacets en fils métalliques, la faune vit ses rangs s'éclaircir avec une stupéfiante rapidité. La concentration de populations dans les centres urbains et industriels favorisa le trafic de la viande de chasse auquel se livrèrent des chasseurs professionnels, provoquant ainsi de véritables hécatombes d'animaux. D'autre part, le développement des exploitations, des cultures indigènes, des voies de communication poussèrent les animaux à se retrancher dans des régions reculées où, souvent, ils ne peuvent s'adapter à des milieux nouveaux et voient leur espèce s'éteindre.
   Notre pessimisme au sujet de la conservation de la faune africaine trouve un nouveau fondement dans les tentatives de développement de l'élevage du bétail domestique. L'exemple de l'Afrique du Sud en illustre fâcheusement les conséquences. Les troupeaux d'ongulés y étaient d'une importance impressionnante, et après l'extinction de plusieurs espèces on y constate aujourd'hui la disparition progressive de nombreux mammifères tels que les rhinocéros noirs et blancs, l'oribi, le gnou, l'eland, le bontebok, les éléphants d'Addo et de Knysna, le zèbre de montagne. On a vu dans l'élevage une source de profits immédiats et fort hâtivement on a conclu à l'incompatibilité qu'offrait la présence simultanée du bétail et des animaux sauvages, ceux-ci pouvant être des vecteurs de maladies pour les bêtes introduites. Cette conception a donné origine à de véritables campagnes d'anéantissement, consacrant ainsi, en réalité, une perte irréparable pour l'économie humaine. [...]
   Le but du présent ouvrage est de familiariser les personnes vivant en Afrique avec l'aspect et le genre de vie des animaux placés sous la protection de la loi, de vulgariser la notion de protection et de promouvoir l'intérêt pour ces inférieurs auxquels nul ne peut contester le droit de vivre.
   Partant du principe qu'un effort n'est jamais perdu, nous publions une nouvelle fois ce travail, qui constitue un appel en faveur des espèces de la faune africaine les plus menacées, celles dont il importe d'assurer la conservation pour nous-mêmes, mais aussi pour les générations futures.
   En 1936, l'Institut des Parcs Nationaux du Congo Belge sortait une brochure aux proportions modestes, comportant, d'une façon sommaire, les éléments qui devaient être repris dans un travail beaucoup plus important, publié en 1941, et dont la rédaction avait été confiée à M. S. Frechkop, Directeur de Laboratoire à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, bien connu par ses travaux sur les mammifères. Cet ouvrage fut rapidement épuisé ; aussi la publication d'une troisième édition abrégée et ne concernant que les espèces vivant au Congo Belge sortit de presse en 1947. Aujourd'hui paraît une quatrième édition, reprenant la forme de celle de 1941, mais complétée dans son texte et illustrée de figures nouvelles. Elle concerne tous les animaux énumérés dans le décret du 2l avril 1937, sur la chasse et la pêche au Congo Belge, mais aussi tous ceux qui font l'objet de mesures de protection en Afrique, y compris Madagascar, et dont la détention et le transport sont interdits au Congo Belge.
   Les figures qui illustrent la présente publication ont été exécutées sous la surveillance de l'auteur, ainsi que sous le contrôle de M. G. Fr. De Witte, Conservateur honoraire à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, dont la longue expérience de naturaliste et d'explorateur au Congo Belge a fait un arbitre compétent dans la sélection de la documentation. Ces figures ont été inspirées par des documents photographiques souvent inédits et par des illustrations prises dans le Bulletin of the New York Zoological Society, dans Zoo life de Londres, ainsi que dans divers ouvrages spéciaux.

30 euros (code de commande : 15840).

 

GOUROU (Pierre) — L'Afrique. Paris, Hachette, 1970. In-4° carré sous reliure et jaquette un peu défraîchie d'éditeur, 487 p., illustrrations en noir, tableaux.

25 euros (code de commande : Congo15).

 

GRIAULE (Marcel) — Dieu d'eau. Entretiens avec Ogotemmêli. Photographies prises par l'auteur. Paris, Fayard, 1998. In-8° collé, 233 p., illustrations in et hors texte, ex-libris manuscrit à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Marcel Griaule, né en 1898 et mort en 1956, compte parmi les plus grands ethnologues de ce siècle. Initié par Marcel Mauss, il entreprit une première mission en 1927 en Éthiopie, puis obtint le vote d'une loi spéciale pour la fameuse mission Dakar-Djibouti en 1931. Par la suite, il fera de nombreux séjours sur le terrain, dans différentes régions d'Afrique, surtout chez les Dogon. Titulaire de la première chaire d'ethnologie créée en France à la Sorbonne en 1942, il devint en 1947 conseiller de l'Union française.
   Le premier séjour de Marcel Griaule chez les Dogon, peuple de paysans-guerriers d'Afrique occidentale, donne lieu à une longue série de travaux. Puis, afin de vérifier et si possible de confirmer les connaissances acquises, le savant entreprend une nouvelle mission en 1946. C'est alors que par la voix du vieux chasseur aveugle, Ogotemmêli, va lui être révélé un aspect jusque-là insoupçonné de la culture dogon : une cosmogonie, une vision symbolique de l'univers, une conception organisée de la personne et du verbe, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à toute une génération d'ethnologues.
   À travers le récit fascinant de ces trente-trois journées d'entretiens, Dieu d'eau donne à comprendre la richesse extraordinaire d'une cosmogonie vivante.

12 euros (code de commande : 21368).

 

HENDECOURT (Roger d') — N'Gombe. Contes et croquis des ranches du Katanga. Bruxelles, Vanderlinden, 1940. In-8° broché, 134 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en très bel état.
Table des matières :
   - Le lion.
   - La naissance des ranches du Katanga.
   - Camping.
   - Le treck.
   - Le petit fox de Madame.
   - Le dip.
   - Les hommes de couleur.
   - Quand les vaches cessent de regarder passer les trains.
   - Les termites.
   - Le chasseur.
   - Les fourmis rouges.
   - Le civilisé.
   - Négresses.
   - Vache et lion.
   - Les pasteurs noirs.
   - La Tsé-Tsé.
   - Trois gosses Bruxellois au Congo.
   - Port-Francqui - Boma en avion.

13 euros (code de commande : 17476).

 

HILDEBRANDLe martyr Georges de Geel et les débuts de la Mission du Congo (1645-1652). Préface de J. Dellepiene. Anvers, Archives des Capucins, 1940. In-8° broché, 430 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.

25 euros (code de commande : 311/65).

 

HUET (Michel)Danses d'Afrique. Préface de Jean Laude. Notes ethnographiques de Jean-Louis Paudrat. Paris, Chêne, 1978. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 241 p., très nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Sans doute Danses d'Afrique est-il d'abord un album de photographies.
   Michel Huet a sélectionné, parmi les milliers de clichés qu'il a pris au cours de trente années de missions photographiques, quelque deux cent cinquante documents d'un intérêt plastique exceptionnel. Mais ces images de Danses d'Afrique ne sont pas imagerie de l'Afrique. Telles qu'elles sont ici, proposées, elles ne cherchent pas à conforter un quelconque exotisme. L'on n'y retrouvera pas les inévitables couchers de soleil, dépouillés de fauves ou autres baignades joyeuses dans les marigots. Pas plus, d'ailleurs, que les corps frénétiques des Bamboulas imaginés par la littérature coloniale. Danses d'Afrique constitue vraisemblablement le premier ouvrage où pour une vaste étendue géographique : côte de Guinée, savanes soudanaises, Afrique équatoriale et pour un temps relativement long : de la fin de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui, sont présentées, dans leur contexte culturel, les interactions de l'art et du rite.
   Dès lors, ce n'est plus un aspect : la danse, la musique, le masque qui est privilégié mais l'insertion de chacune de ces catégories dans un ensemble plus vaste : celui de la culture propre à chaque ethnie.
   Ce n'est plus l'« art nègre » tel que le musée ou la collection l'exhibe et parfois le mutile, mais l'expression par l'art du corps en mouvement, d'une des dimensions les plus importantes de l'esthétique des civilisations africaines. Corps masqués, corps marqués, corps parés apparaissent non plus dans la fascination pour l'étrange mais au sein d'institutions et d'attitudes où se disent la vie, l'art et la pensée des cultures de l'Afrique subsaharienne.

35 euros (code de commande : 19564).

 

Masques et parures d'Afrique Noire. Binche, Musée international du Carnaval et du Masque, 1990. In-4° agarfé, 30 p., illustrations en couleurs.
Catalogue rédigé par Michel Revelard.

6,50 euros (code de commande : Congo14).

 

NICOLL (Fergus) — The Mahdi of Sudan and the Death of General Gordon. Stroud, Sutton, 2005. In-8° collé, XXV, 386 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   On 26 january 1885, a Sudanese Islamic revolutionary army entered Khartoum. The slaughter continued from dawn until noon and involved the beheading of British officer General Charles Gordon. This event has often been explored in literature yet the focus has always been on General Gordon and the colonial viewpoint. This new biography recognises for the first time the Mahdi's role as the charismatic but flawed leader of a movement seeking to free his people. Nicoll discusses a range of issues, from taxation and the spread of militant Islamic influence along the pilgrim route from West Africa to Sufi dress code and the Nile boat-building industry, but it is the character of the Mahdi who remains at the book's core – the boat-builder's son who attempted to lead the Sudanese to independence.

5 euros (code de commande : 22933).

 

PICARD (Edmond)En Congolie. Deuxième édition. Bruxelles, Lacomblez-Larcier, 1896. [Bruxelles / Paul Lacomblez / 31, rue des Paroissiens / Vve Ferd. Larcier / 26-28, rue des Minimes / 1896] In-8°demi-percaline à coins, 232 p., mors frotté, traces d'humidité sur les derniers feuillets, peu courant.
Table :
   - D'Anvers à Las Palmas.
   - De Las Palmas à Bathurst.
   - De Bathurst à Banana. - Sierra Leone. - Les Sénégalais à bord.
   - Banana. - le Bas Fleuve. - Boma.
   - Le moyen fleuve. - Matadi.
   - Le chemin de fer de Matadi à Tumba. - L'avancement. - Les études. - La brousse. - Le chemin des caravanes.
   - Le retour à Matadi et Boma.
   - Les chenaux perdus de l'estuaire. - Les criques.
   - Le retour vers l'Europe. - Les passagers. - Le climat du Congo et son effet sur les Blancs. - Les travailleurs nègres. - Accra.
   - D'Accra à Sierra Leone. - Les détracteurs et les admirateurs du Congo. - Les missionnaires. - La vie privée du Blanc : le boy et la négresse. - Sierra Leone. - L'avenir du nègre.
   - De Sierra Leone à Las Palmas. - La race noire. - L'arrivée dans la zone tempérée.
   - De Las Palmas à Anvers. - Branle-bas du retour. - Le domaine privé et la reprise du Congo par la Belgique. - Le roulis. - La mort à bord. - Le sort du Blanc au Congo. - Les dernières heures.

25 euros (code de commande : 24861).

 

RIEFENSTAHL (Leni) Les Nouba des hommes d'une autre planète... Traduit de l'allemand par Laurent Dispot. Paris, Chêne, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 205 p., très nombreuses reproductions, la plupart en couleurs en couleurs, exemplaire en bel état.
   Première édition française.
Sur la jaquette :
   Leni Riefenstahl compte parmi les femmes metteurs en scène et photographes les plus significatives de notre temps. Grâce à une autorisation spéciale du gouvernement soudanais, elle a pu être, entre 1962 et 1969, la première femme blanche à vivre au milieu des mystérieuses tribus Nouba, dans les vallées difficiles d'accès du Centre du Soudan. Elle a étudié leur mode de vie et fixé pour toujours, par des photos tout à fait fascinantes, le cycle complet de la vie Nouba. Dans cette région d'Afrique, comme dans les autres, la vie proche des origines et cette structure tribale actuelle des Nouba sont condamnées par l'avance silencieuse de la civilisation, à une fin inéluctable. C'est justement ce qui confère à ces documents photographiques rapportés par Leni Riefenstahl une signification anthropologique, ethnologique et culturelle unique.
   Qui sont ces Nouba ?
   On compte environ un demi-million de Nouba dans la province du Kordofan, au Centre du Soudan ; mais ils ne sont que 8000 à 10000 à vivre encore à l'écart de toute civilisation. Encerclés par une zone où sont implantés les Arabes, les peuples Nouba se distinguent entre eux par leurs différentes langues, bien que leurs origines et leur histoire soient communes. Leurs ancêtres habitaient jadis la savane, dans la plaine, mais ils durent s'enfuir dans un monde de montagnes difficilement accessible, il y a huit à dix générations, devant la guerre que leur faisaient des tribus nomades et des trafiquants d'esclaves arabes. De nos jours, ils vivent en paix avec leurs voisins arabes.
   Les ethnologues n'ont accordé jusqu'à présent que peu d'intérêt aux tribus Nouba – qui n'ont d'ailleurs aucun rapport avec les « Nubiens » de l'Antiquité : il s'agit là d'une des grandes lacunes de la science. Depuis l'anthropologue autrichien S.F. Nadel, qui visita le territoire des tribus Nouba à la fin des années 30 et a publié une étude scientifique à la suite de ce voyage, aucun Blanc n'avait plus entrepris d'étudier dans leur ensemble la vie, les rites et les coutumes des Nouba.
   Ce volume remarquable aussi bien par le texte que par les illustrations constitue l'ultime hommage de Leni Riefenstahl à ce peuple pacifique d'Afrique ; elle le confie à la postérité.

45 euros (code de commande : 19566).

 

STRAND (Paul)Ghana. Commentaire de Basil Davidson. Traduit de l'anglais par Robert Latour. Paris, Chêne, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 120, [12] p., reproductions en noir, bibliographie, une carte, ex-dono discret dans le bas de la page de faux-titre, petite déchirure restaurée au dos de la jaquette légèrement insolé, très bon exemplaire, peu courant.
Sur la jaquette :
   Les photographies de Paul Strand projettent une lumière sur notre monde. Elles ne rendent pas compte : elles font connaître. Elles composent un portrait du Ghana, paradigme des nations africaines, la « colonie modèle », la première à acquérir son indépendance. Son intuition l'aidant à voir l'unité sous-jacente d'un continent, son humanisme lui permettant de sentir le caractère de ses peuples, Paul Strand a photographié le Ghana pour nous montrer l'Afrique, pour célébrer les nations qui « rejoignent leur histoire » après les abus de la colonisation. Le Ghana est ici avec son art, son passé, son peuple et sa politique.
   Le continent appelé « noir » et « mystérieux » est devenu politiquement complexe et troublant ; mais ce livre remarquable est aussi un guide. Basil Davidson, dont les ouvrages dépeignent admirablement l'Afrique, a écrit un essai « afin d'approfondir le portrait de Strand sans le répéter ». Peu après 1960, Davidson présenta Paul Strand à Kwame Nkrumah, le président de la jeune république ; à présent il nous introduit dans le pays de Nkrumah, dont le passé est deux fois millénaire et le présent a vingt ans.
   Le savoir de Davidson est vaste, ses accents rationnels, sa démarche mesurée. La violence et l'agitation sont placées dans une perspective clarificatrice. Accompagnement idéal pour les photographies de Strand – qui ont une tranquillité, une concentration capables de distiller un pays et non pas seulement de nous y faire goûter du bout des lèvres – le texte de Davidson nous conduit à travers les événements qui ont créé le pays en les triant méticuleusement. Avec fermeté, il nous explique comment la colonisation est arrivée, ce qu'elle a signifié, et ce qu'elle a laissé dans son sillage pour l'Afrique.
   Indiscutablement l'un des plus grands photographes de notre époque, Paul Strand fête ses soixante ans de vie professionnelle par ce volume : quartre-vingt-treize photographies – choisies par lui parmi les quatre cents qu'avec sa femme Mazel il a ramenées d'un voyage de quinze mille kilomètres au Ghana. Chacune d'elles est une œuvre qui retient le regard et défie l'esprit. Ce livre nous apporte le don que Davidson attribue à Nkrumah : élever le quotidien à un niveau de signification tel qu'il devienne passionnant et mémorable, « donner à la vie son entière importance ».

75 euros (code de commande : 19567).

 

VANDERVELDE (Émile)La Belgique et le Congo. Le passé, le présent, l'avenir. Paris, Alcan, 1911. In-8° sous cartonnage en percaline bleue d'éditeur, 272, 32 p., (collection « Bibliothèque Générale des Sciences Sociales »), toile un peu frottée aux coins et en tête et queue, sinon très bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Table des matières :
   Première partie. Léopold II et l'État Indépendant du Congo.
      Chapitre I. La création de l'État Indépendant.
         § 1. Le Congo avant Léopold II.
         § 2. L'Association internationale du Congo.
         § 3. Les premières années de l'État du Congo.
         § 4. Le régime Léopoldien.
      Chapitre II. La question des terres et l'expropriation des communautés indigènes.
         § 1. Les décrets de 1891-1892.
         § 2. Les réformes de 1906.
      Chapitre III. Le travail forcé.
         § 1. Le décret de 1892 et la loi des quarante heures.
         § 2. Les décrets du 3 juin 1906.
      Chapitre IV. Le commerce au Congo et les sociétés privées.
      Chapitre V. Les résultats du régime Léopoldien.
      Chapitre VI. La reprise et les rapports entre la Belgique et le Congo.
         § 1. La donation royale.
         § 2. La loi de 1901 sur les avances de la Belgique à l'État du Congo.
         § 3. La lettre du 3 juin 1906.
         § 4. Le Parlement belge et la Fondation de la Couronne.
         § 5. L'affaire des trente millions.
         6. La succession royale.
   Deuxième partie. Les réformes.
      Chapitre I. Les décrets de 1910.
         § 1. Le décret relatif à la récolte des produits végétaux dans les terres domaniales.
         § 2. Le décret relatif à l'impôt indigène.
         § 3. Le décret relatif aux chefferies indigènes.
      Chapitre II. Le Socialisme et la question du Domaine.
         § 1. Les droits des indigènes sur le sol.
         § 2. Le domaine éminent de l'État.
      Chapitre III. Le Socialisme et l'abolition du travail forcé.
         § 1. Les tentatives de justification du travail forcé.
         § 2. Les difficultés du problème de la main-d'œuvre.
         § 3. Les différentes formes du travail forcé.
         § 4. La possibilité du travail libre.
      Chapitre IV. Le Socialisme et la politique indigène.
         § 1. Les réformes administratives.
         § 2. L'assistance médicale.
         § 3. Le développement économique.
         § 4. L'enseignement.
      Chapitre V. Conclusion.

45 euros (code de commande : 21786).

 

VANGROENWEGHE (Daniel) — Du sang sur les lianes. [Léopold II et son Congo.] Bruxelles, Hatier, 1986. In-8° broché, 318 p., illustrations hors texte, (collection « Grands Documents »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « L'Afrique centrale était aux yeux de tous un pays d'épouvante. Les récits des anciens m'en avaient convaincu et je ne les remettais pas en cause. Aussi m'initiai-je à l'Afrique dans le tumulte des armes à feu et le spectacle des villages incendiés, me livrant à tous les excès de pouvoir qu'autorisait une telle situation. Devenu chef du district de l'Équateur, je suivis ces exemples. Mais peu à peu, j'en vins à douter de nos méthodes de travail. Je relus avec horreur mes premiers rapports, et alors je me jurai de me vouer à la race des hommes noirs. Il m'avait fallu 4 ans pour y voir clair ; mais quand je retournai en Afrique, je pris le ferme propos de ne plus tuer et je ne tuai plus... » Charles Lemaire, pionnier de l'État indépendant du Congo, n'avait que 27 ans lorsqu'il mit le zèle ainsi avoué au service de l'œuvre colonial de Léopold II. Son témoignage, sanglant et poignant, est aussi précieux que son tragique aveu. Mais il n'est qu'une des innombrables sources auxquelles a puisé Daniel Vangroenweghe pour composer, à 95 ans de distance, ce livre terrible. En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Zaïre valait 6 francs-or ; en 10 ans, la bicyclette et l'automobile doublèrent ce prix pour le porter à 1.500 fr /1986. Le caoutchouc était en station naturelle, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort et ils le savaient. Leurs femmes prises en otages étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Quelques-uns ont survécu, dont les moignons accusent. (Notre document de couverture, tiré de photos authentiques présentes dans le corps de ce volume). C'est par centaines de milliers de morts que finit par se chiffrer l'impôt barbare, directement ou par effet de retombée. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis : « Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'État ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes. » ... Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'État indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5.000 tonnes de caoutchouc par an. Daniel Vangroenweghe est un chercheur belge qui, pour reconstituer la vérité de cette aventure controversée, a passé 4 années dans les régions équatoriales du Zaïre, là où, à près de 100 ans de distance, la menace de mort se dit encore : « Tu iras au caoutchouc » ! Daniel Vangroenweghe a complété son information par des recherches d'archives en de nombreux pays. En plein été de 1908, peu avant la mort de Léopold II, le chauffage central du palais de Bruxelles tourna nuit et jour tout au long d'une semaine. Le monarque brûlait ses papiers. Il déclara : « Ils auront mon Congo, mais ils ne sauront pas ce que j'y ai fait. » À présent, grâce à ce livre, nous le savons.

20 euros (code de commande : 18440).

 

West African Resistance. The military response to colonial occupation. Edited by Michael Crowder. New York, African Publishing Corporation, 1972. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 314 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   West African Resistance is a study by nine historians of West Africa, three of whom are themselves African, of the military response to the colonial occupation of West Africa. Apart from the fact that the extent and effectiveness of African resistance to the nineteenth-century European invasion of Africa has been largely underestimated by historians, those studies of the African campaigns that have been made have been primarily concerned with the military strategy and problems of the European invaders. Very little attention has been paid to the way African military commanders reorientated their military strategies and deployed their armies against the better-armed European invaders.
   Some commanders, like Samory, whose military techniques are brilliantly described here by his biographer, Professor Yves Person, were so successful in the adaptation of their armies that they presented the colonial armies of occupation with resistance on a scale that the invaders never anticipated. Indeed, the French conquest of Samory's empire was the most difficult single military venture of France's colonial history. Others, like the mighty Sokoto caliphate, described here by Mr. D. J. M. Muffett, whose intimate knowledge of Northern Nigeria derives from his many years as a British Political Officer there, were easily defeated not only because they failed to adapt their military strategies but also because the Europeans were only one of the enemies with whom they had to contend.
   The nine case-studies in this volume have been selected to give readers, both general and specialist, an indication of the wide range of types of resistance offered the Europeans. Successes as well as failures are studied. Small states like that of Bai Bureh in Sierra Leone are given the same detailed treatment as mighty Ashanti, which was at war with Britain on and off throughout the nineteenth century and more than twice overcame British armies. Ashanti's many encounters with the British are skillfully unraveled for the reader by Dr. John Fynn, himself a Ghanaian, who recently was elected to the new Ghana Parliament, and is now a Junior Minister.

20 euros (code de commande : 21996).

 

WUILBAUT (Alain)Empreintes africaines. Charleroi, Imprimerie Provinciale Éditions 2002. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, [88] p., 67 photographies en noir et blanc, on joint le feuillet d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Le Burkina Faso, « pays des hommes intègres », occupe une place peu enviable dans la liste des pays les plus pauvres du monde : ce pays du Sahel, sans accès à la mer, a peu de ressources naturelles, et est frappé régulièrement par de graves périodes de sécheresse.
   Alain Wuilbaut nous communique ses impressions par un récit illustré de nombreuses photographies en noir et blanc de grande qualité. Il a photographié les gens rencontrés tout au long de son périple, toujours avec un grand respect. Il montre et raconte la vie quotidienne, les rencontres, les témoignages d'amitié, les sourires d'espoir. Des commentaires d'amis burkinabé à propos des photographies prises chez eux ajoutent une touche de complicité à son témoignage...
   Alain Wuilbaut préfère le noir et blanc. Son travail nuancé accorde un rôle important à l'élément humain et l'ambiance des lieux.

13 euros (code de commande : 21844).

 


PUBLICATIONS DU MUSÉE DE TERVUREN
Section Sciences géologiques et zoologiques

BASILEWSKY (P.) Revision des galeritinae d'Afrique et de Madagascar (Coleoptera Carabidae). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1963. In-8° broché, 93 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 120).

5 euros (code de commande : 3580).

BENOIT (P.L.G.) Monographie des Bethylidae d'Afrique noire (Hymenoptera). 1. Sous-famille pristocerinae, tribu digrogenini, tribu pristocerini, gen. pristocera klug. Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1963. In-8° broché, 91 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 119).

5 euros (code de commande : 1958).

BENOIT (P.L.G.) Monographie des aranaidae-gasteracanthinae africains (Aranae). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1962. In-8° broché, 69 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 112).

4 euros (code de commande : 864).

DENAEYER (Marcel-E.) et SCHELLINCK (Florimond) Recueil d'analyses des laves du fossé tectonique de l'Afrique Centrale (Kivu, Rwanda, Toro-Ankole). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1965. In-8° broché, IX + 234 p., cartes hors texte, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Géologiques, n° 49).

13 euros (code de commande : 3592).

ELBL (Alena) and ANASTOS (George) Ixodid Ticks (acarina, ixodidae) of Central Africa. Volumes I, II et III (complet). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1966. Trois volumes in-8° brochés, XIV + 275, X + 204 et X + 555 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 145, 146 & 147).

Les trois volumes : 35 euros (code de commande : 3594).

ENDRÖDI (S.) Die Aphodiinae des Congogebietes in rahmen der fauna von Zentral-Afrika (Coleoptera Scarabaeidae). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1964. In-8° broché, 415 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 123).

12 euros (code de commande : 3491).

 

PASTEELS (Jean J.) Revision des megachilidae (Hymenoptera apoidea) de l'Afrique noire. 1. Les genres creightoniella, chalicodoma et megachile (s. str).Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1965. In-8° broché, 579 p., illustrations, (collection des Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques, n° 137).

15 euros (code de commande : 5522).

 

Retour au début


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Afrique noire
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.

Retour au début

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.