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VINDAL (Louis) — Lexique du parler picard d'Irchonwelz (Ath). Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1995. In-8° broché sous jaquette, 269 p., (collection « MicRomania Lingua », n° 1), envoi de l'auteur, exemplaire très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le village d'Irchonwelz (eùl Chonwé), actuellement intégré dans l'entité d'Ath, s'étend du Nord au Sud, à l'Ouest immédiat de cette ville sur une superficie d'un peu plus de quatre cents hectares ; vers les années 1920, on y comptait un millier d'habitants répartis dans quelque trois cents feux. La langue qu'on y parlait était apparentée au rouchi, lui-même variété du picard. Dans l'usage commun, cette langue était appelée patwós ou walon.
   La forme dialectale du toponyme est eùl Chonwé (Chon.wé). La prononciation traditionnelle française est Irchonwé ; malheureusement, cette prononciation est concurrencée par une prononciation influencée par la graphie française : Irchonwel. La syllabe finale du toponyme étant l'équivalent du français gué, la forme française contient un 1 injustifié, qui ne devrait pas être introduit dans la prononciation.
   Essentiellement vouée auparavant à l'agriculture et à l'élevage, la commune a peu à peu changé d'aspect sous la pression des circonstances économiques et, de rurale qu'elle était, s'est progressivement urbanisée : l'implantation de nouvelles familles citadines qui ont apporté avec elles un autre genre de vie ; le regroupement des petites entreprises agricoles au sein d'exploitations plus importantes équipées d'un matériel n'exigeant qu'une main-d'œuvre réduite, ce qui a obligé de nombreuses familles de petits cultivateurs à se reconvertir en travailleurs salariés ; l'accroissement du nombre de postes de travail dans le secteur tertiaire, sont autant d'éléments qui ont fortement contribué à transformer profondément le tissu social.
   Cette urbanisation jointe à une scolarisation plus poussée et à réapparition de puissants moyens d'information dans presque tous les foyers, a entraîné un phénomène de généralisation de l'usage du français, avec pour résultat d'étouffer et, en fin de compte, de condamner à une disparition certaine la langue originale utilisée à l'époque par tous les habitants du lieu.
   Le but du présent ouvrage est de fournir une description aussi complète que possible du parler d'Irchonwelz au cours du début du 20e siècle : son vocabulaire, les expressions idiomatiques, les dictons et adages, etc. pour tâcher d'en conserver la mémoire dans l'esprit des nouvelles générations.
   La source de cette description est d'abord l'observation orale. Sa base première est constituée par mon propre usage (c'est en effet la langue que j'ai pratiquée pendant de nombreuses années) et par celui de plusieurs personnes de ma génération. Cette observation a été enrichie par la consultation d'études folkloriques et historiques portant sur la région.
   Pour rendre la lecture facilement accessible à des lecteurs d'autres contrées, j'ai utilisé pour la graphie, l'orthographe mise au point par Jules Feller, dont les principes généraux sont exposés au Chapitre 1 (Transcription des sons et orthographe) du présent lexique, en y faisant quelques additions et adaptations rendues nécessaires par certaines particularités de notre parler.
   L'introduction du travail contient également un bref exposé sur la grammaire du parler d'Irchonwelz, dont la source est également l'usage oral.

35 euros (code de commande : 25862).

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BACHELET (Th.) et DEZOBRY (Ch.) — Dictionnaire général des lettres, des beaux-arts et des sciences morales et politiques [...]. Tomes I et II (complet). Huitième édition avec Supplément entièrement refondu et mis au courant par R. SAMUEL et Max. ROCHAD. Paris, Delagrave, s.d. Deux volumes in-4° sous reliure d'éditeur, 1800 + 117 p., cachets aux pages de faux titre.

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : Dic/1949).

 

BOISSON (Jean) — Dictionnaire de la guerre. Anglais-Français et Français-Anglais. Bruxelles, Lamertin, 1918. In-12 broché, 237 p., bon exemplaire, rare.
Notice :
   Le titre seul de l'ouvrage en indique l'utilité et le but.
   Cet opuscule contient la terminologie spéciale de la guerre, y compris les néologismes introuvables dans les dictionnaires les plus récents ; il servira d'aide-mémoire à ceux qui connaissent l'anglais et permettra, moyennant quelque pratique, aux personnes peu versées clans cette langue, de comprendre, d'une façon satisfaisante, les journaux et revues pour tout ce qui regarde la guerre et même de se livrer à une conversation sommaire. En effet, ce recueil donne non seulement les termes relatifs aux opérations militaires et navales, mais aussi ceux qui concernent la politique, les choses du gouvernement et de l'administration, les accidents et maladies, le corps humain, le service ambulancier, l'aviation, l'automobilisme, les titres et dignités, etc. ; qu'on ne s'étonne donc pas d'y trouver des mots qui semblent n'avoir que peu de rapport avec les faits de guerre, mais que l'on emploie fréquemment à propos de ces événements.
   Quelques-uns de ces termes, spécialement ceux de l'armée et de la marine ne sont pas familiers à tout le monde ; aussi avons-nous cru devoir en donner, dans les deux parties, la signification d'une façon aussi simple que possible ; ceux qui savent peuvent s'abstenir de lire ces définitions.
   La prononciation est figurée par les sons qui se rapprochent le plus de la réalité et non par des signes cabalistiques auxquels on ne comprend généralement pas grand'chose.
   L'accent tonique est indiqué par un caractère gras.
   Le th est figuré par d quand il est doux et par t quand il est fort ; ce n'est qu'une approximation, mais elle est, en tout cas, plus exacte que celle que suggèrent erronément certains manuels et qui est adoptée par beaucoup de gens prononçant cette lettre comme si c'était un s ou un z.
   Le moyen graphique adopté ici nous parait le meilleur pour indiquer une prononciation aussi exacte que le permet la lettre imprimée, à défaut de la voix, et cela sans trop de fatigue pour le lecteur et malgré la déformation que ce procédé fait subir aux mots.

20 euros (code de commande : 21677).

 

[CHOMPRÉ (Pierre)] — Dictionnaire abrégé de la Bible, pour la connoissance des Tableaux historiques de la Bible même, & de Flavius Josephe. Paris, Desaint et Saillant, 1756. [A Paris, / Chez Desaint & Saillant, / Libraires, rue S. Jean-de-Beauvais, / vis-à-vis le Collége. / M. DCC. LVI. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné, coiffe abîmée et mors usagés, 342 p.
Avertissement :
   Le succès du petit Dictionnaire de la Fable, où l'on trouve en peu de mots les folies du Paganisme, dont la connoissance aide à expliquer les tableaux poëtiques, a fait penser que le public auroit pour agréable un pareil travail, mais autrement intéressant, sur la Bible & sur Flavius Josephe.
   Tout le monde est rempli de représentations de l'ÏHistoire sacrée. Rien de plus ordinaire que le besoin de se rappeler un trait dans une lecture, ou à la vue d'une peinture, d'un bas relief, d'une gravure, dont le sujet ne revient pas dabord à la mémoire. On voudroit être aidé & même en aider d'autres.
   Le secours qu'on souhaiteroit alors seroit de pouvoir par-tout & avec bienséance, tirer de sa poche un petit livre renfermant sommairement le trait historique, qu'on trouveroit par le moyen des noms des personnages, ou des animaux, ou des plantes, ou des lieux, ou des instrumens, même des gestes ; enfin de quelques-uns des caractéres qui accompagnent & désignent chaque événement.
   Un récit, quelqu'abrégé qu'il soit, un mot même, & quelquefois un moindre signe suffisent pour tirer d'embarras ou pour mettre sur la voie. C'est ce qu'on se propose seulement dans ce petit essai.
   Quand à l'usage de l'iconologie, c'est-à-dire, pour trouver les sujets des peintures, des sculptures ou des gravures, on cherchera le nom d'une des piéces caractéristiques, & ce nom renverra aux articles dont il s'agit.
   On voit un Char de Triomphe. Les mots Char, Triomphe, renvoient à Joseph, à Mardochée, &c. Lions couchés auprès d'un personnage, renvoient à Daniel. Danse, Instrumems de Musique, à Jephré, à Hérodiade. Echelle, à Jacob, à Abimélech. Poisson, à Jonas, à Tobie. Clou ou Marteau, à Jahel, &c. Il en est de même de tous les traits distinctifs dans les monumens de l'histoire de notre salut.

35 euros (code de commande : 22769).

 

COUTANT (Yves) — Dictionnaire historique et technique du moulin dans le nord de la France. De Lille à Cambrai du 13e au 18e siècle. Illustrations Paul Bauters, Jean Bruggeman, Gerrit Pouw et autres. Turnhout, Brepols, 2009. In-8° sous reliure d'éditeur, 1126 p., illustrations en noir, (collection de travaux de l'Académie internationale d'Histoire des Sciences « De Diversis Artibus », tome 84 - N.S. 47).
En quatrième de couverture :
   « En étudiant le vocabulaire des meuniers, des charpentiers de moulins et des forgerons d'autrefois, qui furent actifs dans le nord de la France, l'auteur sauvegarde un immense trésor lexical d'autant plus important que la région a toujours été renommée pour sa production de farine et d'huile. Ce lexique est un complément indispensable aux dictionnaires traditionnels qui ne s'intéressent guère au vocabulaire technique : plus de vingt pour cent des définitions ou des mots sont nouveaux.
   Les définitions claires et précises, les exemples aussi diversifiés et détaillés que possible, ainsi que les nombreuses illustrations intéresseront non seulement le spécialiste des moulins, mais tout chercheur qui, dans les archives, se voit confronté à des textes techniques. À travers les différents articles de ce dictionnaire, c'est une nouvelle image du moulin qui émerge, une image qu'on voit évoluer au cours des siècles et qui force notre admiration. Voici enfin un dictionnaire qui donne la parole aux travailleurs manuels : au cours des siècles ils ont libéré l'homme des travaux les plus lourds et indirectement facilité l'essor de l'esprit. »

99 euros (code de commande : 14177).

 

DANTZIG (Charles)Dictionnaire égoïste de la littérature française. Paris, Grasset, 2005. In-8° collé, 968 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « 
A » comme « Apollinaire », mais aussi « Age des lectures ». « B » comme « Balzac », mais aussi « Bibliothèques de maison de campagne », « Belle du seigneur ». « C » comme « Corneille », mais aussi « Commencer (par quoi) ». « D » comme « Du Deffand », mais aussi « Décadence et mort d'un écrivain » ou « Del Dongo »...
   De François Villon à Françoise Sagan, le Dictionnaire égoïste de la littérature française rassemble des auteurs célèbres et des méconnus, des œuvres lues et d'autres qui pourraient l'être davantage, des personnages de fiction, des notions. Ce n'est pas un dictionnaire comme les autres. Il est érudit, allègre, partial, drôle, s'intéressant aux êtres en plus des écrits, brillant, inattendu. Bref, il est à part. C'est un exemple achevé de gai savoir.

18 euros (code de commande : 25542).

 

DAUZAT (Albert) — Dictionnaire étymologique de la langue française. Paris, Larousse, 1938. In-8° sous cartonnage d'éditeur, XXXVII, 762, [16 (catalogue de l'éditeur)] p.
Extrait de l'introduction :
   Le présent dictionnaire est destiné au grand public. Il a pour but de mettre au point les résultats que la science étymologique a accumulés depuis un siècle, grâce aux méthodiques et patientes recherches de nos prédécesseurs, depuis Diez et Littré jusqu'à Antoine Thomas, sans oublier le précurseur, du XVIIe siècle, Ménage. Nous sommes surtout redevables aux grands dictionnaires étymologiques qui ont vu le jour depuis une vingtaine d'années : le dictionnaire étymologique roman de W. Meyer-Lübke, et les dictionnaires étymologiques français de W. von Wartburg (en cours de publication), de Gamillscheg et d'Oscar Bloch. Celui que nous avons élaboré se distingue de ses prédécesseurs par une plus grande richesse du vocabulaire enregistré, au point de vue des mots techniques, régionaux, populaires : le dictionnaire étymologique de la Librairie Larousse devait être aussi encyclopédique que possible.

13 euros (code de commande : 25531).

 

Dictionnaire culturel des sciences. Art, littérature, cinéma, sociologie, mythe, politique, histoire, humour, religion, éthique, économie, poésie, vulgarisation. Collectif sous la direction de Nicolas Witkowski. Paris, Seuil - Regard, 2001. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ceci n'est pas un dictionnaire des sciences. C'est un « dictionnaire », certes, mais qui commence avec absinthe et finit à Zoroastre... Et s'il y est bien question de « science », ce n'est surtout pas celle des Scientifiques et des manuels scolaires ou universitaires, celle qu'il faut vulgariser au prétexte qu'elle serait inaccessible.
   Ceci est un recueil d'un bon millier d'articles, résultat de 97 regards croisés sur ce qui, dans la science, son histoire, ses personnages, ses lieux, ses idées – et surtout autour d'elle, dans ses contacts avec l'art, la littérature, l'économie, la politique ou la religion, a paru susceptible d'intéresser l'Homo sapiens sapiens du XXIe siècle. La plus totale liberté de ton est ici mise au service d'une recherche assidue de la clarté. Tout jargon, masque ordinaire de l'incompréhension, a été impitoyablement chassé, au même titre que ces figures de style signifiant qu'un savant s'adresse, du cœur de la Science, à un ignorant avide de savoir.
   Les sciences (toutes ou presque, et pas seulement occidentales) sont ici envisagées, non pas de l'intérieur comme c'est la coutume, mais de l'extérieur, depuis ces lieux où, au contact des autres domaines du savoir et de la culture, elles prennent tout leur sens. Le Big Bang de la cosmologie et l'ADN de nos cellules sont bien là, mais la poésie et l'alchimie ont aussi leur place ; les mathématiques et la biologie moléculaire, mais aussi le mesmérisme et les anges. Avec en prime l'utilité et la subtilité, la beauté et l'ignorance, nombre de personnages inattendus et quelques dizaines d'images emblématiques de la science : la raison, fut-elle scientifique, ne peut se passer de l'imaginaire, ni la science de sa fiction.
   C'est à renouer les liens perdus entre les sciences et la culture que se consacre cet ouvrage, dans l'espoir un peu fou mais essentiel de voir la science, aujourd'hui gravement coupée de ce qui devrait être « son » public, c'est-à-dire chacun de nous, devenir plus intelligible.

30 euros (code de commande : 16448).

 

Le Dictionnaire des sciences. Sous la direction de Lionel Salem. Paris, Hachette, 1990. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 481 p., illustrations dans le texte et planches hors texte en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Plus de 1000 entrées principales. 3500 mots indexés. Renvois systématiques et clairs. 400 schémas et figures. Hors texte en couleur.
   Tous les domaines de la science moderne couverts par des définitions rigoureuses, faciles à comprendre par le non-spécialiste.
   Ouvrage conçu et rédigé par 30 scientifiques avec la collaboration active d'un comité de patronage international prestigieux (membres de l'Institut, du Collège de France, directeurs de laboratoires renommés, professeurs d'universités et de centres hospitaliers français et étrangers) au sein duquel se trouvent trois prix Nobel.
   Ouvrage de référence, c'est le guide indispensable à tout lecteur curieux de sciences et conscient de leur importance dans la culture de notre temps. »

15 euros (code de commande : 12369).

 

Dictionnaire du monde grec antique. Sous la direction de Maurice Sartre, Anne Sartre-Fauriat et Patrice Brun. Paris, Larousse, 2009. In-8° collé, 543 p., illustrations, (collection « In Extenso »), exemplaire en parfait état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Le monde grec antique, ou la patrie de l'Occident : un petit territoire où furent inventés, en quelques décennies, la poésie et la philosophie, la médecine et le roman, l'histoire et la géographie... où fut élaboré, aussi, un fonctionnement politique plaçant pour la première fois le citoyen au cœur de la vie publique. Un monde qui ne se réduit pas pour autant au « miracle » classique : la Grèce ancienne, ce sont aussi les colonies d'Asie mineure et de la mer Noire, l'épopée d'Alexandre et le règne de Cléopâtre, la légende des Amazones et le mythe de l'Atlantide, le culte de Sérapis l'Égyptien et de Cybèle la Syrienne, le cratère de Vix et les bouddhas du Gandhara.
   En près de 700 entrées, complétées d'un index, de cartes et de plans, et d'une introduction chronologique qui pose les repères de cette extraordinaire aventure humaine, c'est tout un univers qui est ici revisité, en tenant compte des plus récents acquis de la recherche historique et archéologique : de Palmyre au Parthénon, de Pétra à Persépolis, en passant par l'Olympe, le Nil et les Sept Merveilles du monde, la paix et la guerre, l'or, l'huile et le miel, Tyr, Troie et le Styx, Zeus et Zénobie...

25 euros (code de commande : 22232).

 

FÖRSTEMANN (Ernst) — Altdeutsches namenbuch. Erster Band : Personennamen. Zweite, völlig umgearbeitete auflage. Zweiter band : Orts- und sonstige geographische namen. (Völker-, länder-, siedlung-, gewässer-, gebirgs-, berg-, wald-, flurnamen u. dgl.). Erste hälfte : A-K. Zweite hälfte : L-Z und Register. Dritte, völlig neu bearbeitete, um 100 jahre (1100-1200) erweiterte auflage, herausgegeben von Hermann Jellinghaus. Bonn, Hanstein, 1900 - 1913 - 1916. Deux tomes en trois volumes in-4° plein simili moderne, tome I : XII p., 1700 col., tome II (première partie) : XXVIII p., 1766 col., tome II (deuxième partie) : VI p., 1942 col., bel exemplaire de ce rare ouvrage.
Introduction :
   Dies buch hat schon seine geschiehte ; und dass ich auf diese noch selbst zurückblicken kann, erfüllt mich mit innigem dankgefühl. Vierundfunfzig jähre sind dahin geflossen, seit Jacob Grimm durch die Berliner academie ein altdeutsches uamenbuch forderte und ich dazu die feder ansetzte ; drei jähre
später sprach die academie ihr urteil über meinen, den einzigen ihr vorliegenden entwurf. Aber auf die gunst des Schicksals folgte unmittelbar die Ungunst, die sich zum teil schon ehe nur ein bogen des Werkes erschienen war, an einige ihm vorausgeschickte kleine aufsätze von mir heftete. Es waren nämlich zwei männer schon längere zeit mit den Sammlungen zu einem namenbuche beschäftigt gewesen, beide aber an der fortsetzung ihrer arbeit gehindert worden durch die unruhigen politischen ereignisse jener zeit, die grade in ihren beiden Wohnorten besonders hinderlich auftraten. So war ich ihnen, ohne von ihrem vorhaben zu wissen, in den weg getreten. Mit wildem grimme, der bei einem ersten versuche leicht nahrung fand, fielen sie über mein werk her und haben in diesem grimme verharrt bis au ihr ende, der eine von ihnen ein drittel Jahrhundert lang. Mit welchen mittein sie kämpften, widerstrebt mir zu enthüllen, obgleich ich hier sehr auffallendes berichten könnte. Ich habe auf ihre Schmähungen nicht geantwortet und gedenke auch künftig, sollten solche von neuem auftreten, bei meiner art zu bleiben. Ich arbeitete statt dessen mhig weiter, zunächst fünf jähre lang (1849-1854) nach dem urteil der academie. Endlich, namentlich auf Grimms fortgesetztes mündliches und schriftliches mahnen, entschloss ich mich, den druck im jähre 1854 beginnen zu lassen, wol wissend, dass von einem wirklichen abschluss damals (wie noch heute) nicht die rede sein konnte ; galt es doch zunächst nur die bahn zu brechen und fast aus dem nichts heraus etwas neues zu schaffen. Im jähre 1856 erschien der erste band und fand sofort neben der übelwollenden auch wolwoLLende aufnähme und über erwarten starken absatz. Namentlich aber zeigte schon damals, wie noch heute, die überaus rege benutzung meiner arbeit, dass sie ihren zweck erfüllt hatte. So konnte denn Grimm am 3. juni 1858 (s. dessen kleine Schriften III 349) die Berliner academie deshalb lebhaft beglückwünschen und zwar mit einem urteil, dessen zu grosse nachsieht sich nur durch die freude erklärt, welche ihm die erfüllung eines seit dreissig jähren gehegten wunsches einflösste.
   1859 kam der zweite band heraus, schon weit höher stehend als der erste und damit der Verbreitung wie der benutzung neuen antrieb gebend. Unablässig arbeitete ich auf dem mir lieb gewordenen felde weiter; aber gewiss unerwartet kam es, dass dieser zweite band nach zehn jähren völlig erschöpft war. So begann der druck der zweiten völlig neuen bearbeitung, die 1872 ans licht trat und damit den dritten starken quartanten des werkes lieferte. Diese zweite bearbeitung hat Grimm nicht mehr erlebt ; er starb 1863 zu derselben zeit, als ich in meinem kleineren buche (die deutschen Ortsnamen) neben das lexicalische werk ein systematisches setzte. Am 7. sept. hatte er mir seinen letzten brief geschrieben und seinen letzten aufsatz geschickt, am 20. sehloss er sein äuge.
   Einen Verleger zum namenbnehe habe ich nie gesucht ; mein vetter Ferdinand in Nordhausen erbot sich dasselbe zu übernehmen. So ist es aus einem bescheidenen geschäfte ohne weit klingenden namen hervorgegangen, und zwar mit verzieht auf alle sonst üblichen trompetenstösse ; es hat sich seinen
weg allein gebahnt.
   Nun aber kam neues übel über meine wissenschaftliche thätigkeit durch den tod Ferdinands im jähre 1876. Seine erben verkauften ohne mein wissen seinen ganzen verlag antiquarisch für ein geringes an einen mann, mit dem ich, wie sich bald zeigte, durchaus in keine Verbindung treten konnte.
   Aber trotz dieses Unglücks Hess ich meine band nicht vom namenbuche ab. Der erste band in seiner einzigen aufläge ärgerte mich durch seine grosse unvollkommenheit, die ich inzwischen schon durch tausende von nachtragen und Verbesserungen handschriftlich nach möglichkeit verwischt hatte ; im jähre 1882 brachte ich auch von ihm eine völlige neubearbeitung zu stände. Diese ist aber nie erschienen, da grade damals erhebliche bereicherungen des materiales in aussieht standen. Ich erinnere nur an die 1884 von Piper herausgegebenen libri confraternitatum.
   Vielmehr trat damals ein umstand ein, der mich veranlasste meine band für anderthalb Jahrzehnte ganz von dem namenbuche und den germanistischen dingen abzuziehn. Als vorstand der königlichen bibliothek zu Dresden war ich auch bewahrer jener merkwürdigen sogenannten mexicanischen hieroglyphenhandschrift, die einst Fleischer 1821 in seinem catalogus codicum msc. orientalium bibliothecae regiae Dresdensis einen « codex, qui Oedipum suum exspectat » genannt hatte. Es waren aber um das jähr 1880 auf americanistischem gebiete Studien geglückt, durch die sich ergeben hatte, dass nicht die mexicanischen Azteken, sondern die Mayavölker auf dem gipfel indianischer cultur gestanden hatten und dass die Dresdner handschrift die wichtigste der Mayahatidschriften, also so zu sagen das höchststehende geisteswerk der westliehen erdhalbkugel sei. Da fühlte ich mich nun durch mein amt mehr verpflichtet als sonst irgend jemand, der entzifferung dieser handschrift und damit der Mayie, wie wir wenigen Forseher auf diesem gebiete scherzweise dieses Studium nannten, näher zu treten. Was für erfolge meine arbeiten auf diesem gebiete gehabt haben, gehört nicht hieher ; es gentigt die bemerkung, dass ich die handschrift selbst zweimal mit verschiedenen vorreden, ferner eine grössere schrift und einige zwanzig kleinere abhandlungen zur Mayaforschung herausgegeben habe. Mit dem jähre 1898 trat hierin ein gewisser abschluss ein ; ich erwarte nun neue funde an Inschriften oder handschriftenso wie den jetzt in America vorgenommenen druck der englischen Übersetzung meiner dahin gehörigen aufsätze. So konnte ich mich wieder dem namenbuche zuwenden ; was hier vorliegt, ist nicht mehr die neue bearbeitung der ersten ausgäbe, sondern die meiner ungedruckten Umgestaltung von 1882, also fast als dritte ausgäbe anzusehn.
   Dies führt nich auf die bemerkung, dass jetzt auch mein zweiter band in der zweiten aufläge fast ganz vergriifen ist. Eine dritte stufe wäre ihm um so mehr zu wünschen, als damit zugleich die gegenwäi'tige grosse Verschiedenheit in der anordnung beider bände ausgeglichen werden könnte. Ich muss bei meinem alter die band davon ablassen ; wer aber an dies werk geht, den versichere ich meiner vollen Unterstützung, so weit meine kraft reicht.
   Zu seiner jetzigen gestalt ist das werk gelangt durch bedeutende Vermehrung, passendere Ordnung und erhebliche Verkürzung ; auf diesen drei wegen suche ich den künftigen vorwürfen der unvoUständigkeit, Unordnung und Überladung zu begegnen.
   Die Vermehrung tritt schon bei flüchtigem augenschein hervor, mag man sehen auf das verzeichniss der abkürzungen, die aber lange nicht alle benutzten quellen enthalten, oder auf die unter je einem bestimmten grundworte vereinigten register, oder auf die jeder einzelnen gruppe vorausgeschickten bemerkungen, oder auf den umfang der verschiedenen gruppen selbst. Von Vollständigkeit zu reden fehlt mir der dazu nötige hochmut. Der Vorwurf der unvollständigkeit hat aber verschiedene grade der berechtigung. Am schwersten wiegt das fehlen ganzer namen; wer dergleichen beibringt, erwirbt sich ein entschiedenes verdienst und kann meines dankes sicher sein. Weit weniger wiegt das auflinden neuer formen bekannter namen; diese neuen formen haben nur dadurch wert, dass sie die lautlichen Vorgänge schärfer beleuchten, als es bisher geschehen ist, oder dass sie richtige statt verderbter lesarten einführen. Für fast ganz wertlos muss ich dagegen das citiren von namenformen erklären, die bereits hinreichend mit citaten belegt sind, so dass sie nichts neues mehr zur erkenntniss mundartlicher Vorgänge beitragen. Hierin nach Vollständigkeit zu streben ist geradezu lächerlich, und man hat sich in der that hierin mir gegenüber schon reichlich vergangen. Ebenso trifft nicht ins schwarze, wer mir etwa die nichtbenutzung einer quelle vorwirft, ohne nachzuweisen, was dadurch dem buche entgangen ist.
   Die Ordnung konnte bei dem ersten bahnbrechenden versuche keine befriedigende sein; der ungeahnte reichtum an gebilden, die noch kein mensch besprochen hatte, stellte sich als ein geradezu unglaublicher dar. Es überfiel mich in der that eine furcht vor neuen entdeckungen, die sich nachher nicht bestätigen würden. Die folge dieser furcht war, dass man mir recht reichlicli und bitter das zusammenwerfen verschiedener stamme in einen vorgeworfen hat, ohne doch je ein durchgeführtes beispiel aufzustellen, wie die Scheidung zu machen sei. Erst auf dem einmal im rohbau gelegten gründe konnten die einzelnen gruppen feiner herausgearbeitet und schärfer umgrenzt werden. Dass ich in der scheidung jetzt bedeutende fortschritte gemacht habe, zeigt ein flüchtiger blick in diese neubearbeitung; das A hatte in der ersten aufläge 47 stamme, in der zweiten sind es 58, das B enthält dort 54, hier 68 u. s. w. Ich hebe als beispiel aus dem buchstaben G die beiden mächtigen stamme GAR und GOD der ersten aufläge heraus, während in dieser der erste in GAIRU und GARVA, der zweite in GODA (gôda) und GUDA zerlegt ist. Doch ist eine vollständig saubere scheidung der stamme für alle zeit eine Unmöglichkeit ; man
möge auch bedenken, dass die personennamen Privateigentum sind, mit dem man freier schaltete als mit dem öfl'enthchen der übrigen spräche, ferner dass das herrschen der lautgesetze sich nicht ungestört zeigen kann, wo es keine schriftgesetze giebt; die wilde Orthographie derjenigen, welche die namen niederschrieben, tritt einer feinen sonderung als mächtiges hinderniss entgegen. Dazu kommt der mangel an nachrichten über die herkunft der einzelnen personen, am meisten in den necrologien, die deshalb weniger wertvoll sind als die übrigen quellen. P^erner die oft unglaubliche Sorglosigkeit und unkenntniss der herausgeber. Und endlich wurden solche mischungen geradezu durch die spräche selbst veranlasst, das heisst durch das von den lautlichen Vorgängen irre geleitete Sprachgefühl.
   Zu der veränderten Ordnung haben auch die Umwälzungen und entdeckungen beigetragen, welche in der Sprachwissenschaft seit dem auftreten der lautphysiologie vorgefallen sind. Ich habe sie vielfach benutzt, doch mit vorsieht, denn das schwere geschütz der grossen werke darf den leichten aufklärungstruppen, das sind die meistens in Zeitschriften erscheinenden kleineren aufsätze, nicht in zu grosser nähe folgen. Auf die durch die lautphysiologen eingeführten neuen lettern und diakritischen zeichen konnte ich glücklicherweise verziehten, eben so wie bei einzelnen namen auf die selbstverständlichen längezeichen und akute.
   Aber auch verkürzt ist mein buch ganz bedeutend. Vor riesen werken empfinde ich ein grauen ; sie gehn über die kraft des einzelnen arbeiters, und das zusammentreten mehrerer ist ein übelstand ; sie gehn über die kauf kraft des marktes, beschränken sich daher wesentlich auf die grossen bibliotheken und nützen dort dem einzelnen weniger als im Privatbesitz ; sie nehmen leicht die gestalt von missgeburten an, bei denen ein körperteil nicht zum andern passt ; nahe liegende beispiele davon anzui'ühren unterlasse ich.
   Die Verkürzung habe ich in verschiedener weise eintreten lassen. Der druck spart mehr den räum, und ich habe mich mehr eines knappen ausdrucks befleissigt. Die lautlichen benierkungen am anfange jedes buchstaben, die mehr in eine namengrammatik als in ein Wörterbuch gehören, sind fortgefallen. Das nennen hervorragender besitzer einzelner namen beschränke ich auf die zeit bis zum jähre 800 herab, wo noch der name mehr auf den volksstamm schliessen lässt, dem dessen träger angehörte. Schon in der ersten aufläge habe ich bei den allerhäufigsten formen alle citate ausgelassen mit der bemerkung, dass die form überall begegnet. Auf diesem wege bin ich nun weiter fortgeschritten, ja bei einigen ganz alltäglichen zusammengesetzten namen habe ich nicht einmal die häufigen und regelmässigen formen des ganzen namens^ sondern nur die seiner beiden teile mitgeteilt, die sich in den verschiedensten Verbindungen zusammenfügen. Auffallendes und besonders lehiTeiches wird natürlich stets erwähnt, bei seltneren namen kein mir zugängliches citat verschwiegen.
   Diese fortlassung tausender von citaten wird sich nur sehr selten als ein wirklicher mangel erweisen. Und die erste aufläge liefert noch massenhaft solche citate. Uebrigens sind für mimdartliche arbeiten die personennamen eine weit weniger wichtige quelle als die an bestimmten örtern haftenden Ortsnamen. Endlich tritt nun das zur erkenntniss des ganzen namensystems wichtige näher zusammen und tibersichtlicher hervor, wenn es nicht zemssen wird durch dinge, die für die wichtigsten forschungen nur leere spreu sind.
   Alle hier erwähnten änderungen beziehen sich auf einzelheiten ; die allgemeinen grundsätze der anläge sind dieselben geblieben ; sie sind mir auch nie vorgeworfen worden, denn sowol anständiger tadel als niedrige Schmähung blieb stets am einzelnen haften.
   So findet man hier noch immer die verschiedenartige form, die ich den an die spitze der gruppen gestellten stammen gegeben habe. Mein buch umfasst sehr verschiedene mundarten, und ich mochte nicht den festen boden des überlieferten Stoffes verlassen. Manche stamme treten in urgermanischer, manche in gotischer, manche in althochdeutscher, viele in derjenigen gestalt auf, die ich einst auf grund der Stammbaum theorie als neuurdeutsche bezeichnete, während sie jetzt in folge der wellentheorie westgermanisch genannt wird, tibrigens ein ziemhch misslicher ausdruck. Auch diese bearbeitung zeigt noch oft dieses schwanken, namentlich drängt der laut z in stammen wie suflßxen noch häufig zur benutzung der hochdeutschen form. Doch bin ich jetzt, so weit es die wirklich überlieferten formen gestatten, dem urgermanischen näher getreten, schon durch die häufige anfügung des auslautenden themavocals in nominalen Stämmen, dann aber auch in andern dingen ; ich erwähne nur die absetzung des gotischen iu und seine Vertretung durch eu, wodurch oft die ganze anordnung sich bedeutend ändert ; mit dem urgermanischen e bin ich schüchterner verfahren, schon wegen seiner häufigen rückbildung aus i.
   Auch darin wiederholt sich die anläge der ersten ausgäbe in der zweiten, dass jeder name zweimal erscheint, einmal wegen des ersten teiles, das andere mal wegen des zweiten oder des sultixes, und dass zuweilen beide stellen nicht genau in der form, in der Stellung xmd in der Zeitangabe stimmen ; das liegt in dem fortschreiten meiner mühsamen arbeit und war unvermeidlich. Das vollkommenste wäre allerdings, dass zwei namenbücher beständen, das meine, nach dem ersten, und ein anderes, nach dem zweiten teile geordnet. Aber wer darf darauf hoffen ?
   Noch durch manche andere mängel weist mein werk auf die aufgaben hin, welche der zukunft harren. So hätte ich z. h. gern, wie ich es bei den Ortsnamen gethan, durch griechische buchstaben bezeichnet, welche person mit einer bestimmten namenform gemeint ist, doch auch hier musste ich mir sagen longa est ars, brevis est vita. Auch darin ist noch viel nachzubessern, dass ich bei denjenigen grundwörtern, die zwischen beiden gcschlechtern schwanken, namentlich -möd, -räd, -sind, -wig und -wih, nicht immer notirt habe, ob der Zusammenhang des textes sie als masc. oder fem. oder als unbestimmt erweist.
   Auch durch die beschränkung auf die continentalen Germanenstämme und auf die zeit vor 1100, wie sie durch Grimm sehr weise in die aufgäbe der Berliner academie aufgenommen war, sind schon zukunftsaufgaben von selbst gegeben. Man hat mir in der that einen Vorwurf auch daraus ersonnen, dass ich beim jähre 1100 streng halt gemacht und nicht ein zweites menschenleben an die neuere zeit drangesetzt habe. Durch die herbeiziehung unserer heutigen familiennamen ist die kluft, aus welcher noch manches licht über die alte zeit aufsteigen kann, nicht überbrückt, nur übersprungen. Wenigstens sind dadurch jene dilettantischen namenbtichlein, die einst, sogar aus der feder von sonst hochgeachteten forschem, üppig emporwucherten, jetzt fast immöglich gemacht.
   Von den beiden Germanenzweigen, die ausserhalb der eigentlichen aufgäbe des buches stehn, ist der angelsächsische uns der nähere, und von ihm haben wir noch manches hebt zu erwarten. Ich habe einem westgermanischen oder neuurdeutschen namenschatze jetzt etwas vorgeai'beitet, indem ich die ags. formen viel mehr herbeiziehe als in der ersten aufläge; dazu hat mir besonders Searle durch sein onomasticon Anglo-Saxonicum (1897), obwol sonst ein wunderliches werk, willkommenen stoff geliefert.
   Ferner steht uns der nordische zweig. Für ihn bin ich bei der dürftigen herbeiziehung von namen stebn geblieben, die sich ungesucht darboten. Aber hier ist noch sehr viel zu thun, und ich habe es mit freude begrüsst, dass die fürstlich Jablonowskische gesellschaft zu Leipzig für das jähr 1901 eine Sammlung westnordischer personennamen bis zum jähre 1300 herab verlangt.
   Weiter drängt sich der wansch nach einem keltischen namenbuche lebhaft auf. Was Holder in seinem altceltischen Sprachschatz geleistet hat, dem einst von Glück und Arbois de Jubainville wacker vorgearbeitet wurde, ist höchst verdienstvoll, geht aber nicht über das achte Jahrhundert herab und zeigt deutlich, wie schwer die grenze zwischen Keltischem und Germanischem einerseits, Italischem anderseits zu ziehn ist, von Ligurischem und Iberischem ganz zu schweigen. Die westfränkischen namen geben nach dieser seite viel zu denken, während die langobardischen auf italischem boden sich viel reiner erhalten.
   Grade um die zeit, als ich für die deutschen namen ans werk ging, machte Miklosich sich an die s1avischen. Ich habe es im dränge anderer arbeiten nicht überblicken können, was auf diesem uns auch so nahe angehenden gebiete geleistet wurde, bin aber überzeugt, dass hier noch harte arbeit nötig und reiche frucht in aussieht ist. Was Grimm in seiner geschieh te der deutschen spräche als « aller meiner forschungen ergebniss » bezeichnete und was ich in einer mehr geordneten weise in meinem entsprechenden buche zu spät festzuhalten suchte, muss doch endlich einmal zu einem festen gewinn der Wissenschaft ausschlagen.
   Ja selbst das italische gebiet beginnt jetzt sich immer mehr als wichtig auch für den germanischen namenschatz zu erweisen.

   Ich schliesse diese bemerkungen mit demselben satze, mit dem auch die vorrede zur ersten aufläge dieses bandes schloss, und der seitdem auch in dem artikel namenbuch des Grimmschen Wörterbuches aufgenommen ist: Mein Vorgänger war Graff. Möge das nächste altdeutsche namenbuch seinem werte nach weiter von dem meinigen abstehn, als dieses sich von Graffs namensammlungen unterscheidet.

L'ensemble : 400 euros (code de commande : 18408).

 

GASPARD (André) — Le dictionnaire du formidable. Alleur, Marabout, 1986. In-8° broché, 317 p.

9 euros (code de commande : 10207).

 

GODEFROY (Frédéric) — Lexique de l'ancien français. Publié par les soins de MM. J. Bonnard [et] Am. Salmon. Paris et Leipzig, Welter, 1901. In-8° sous reliure toilée d'éditeur recouverte d'adhésif transparent, 544 p., feuillets de faux-titre et de titre consolidés avec de l'adhésif transparent, exemplaire du professeur J.-J. Hoebanx.

30 euros (code de commande : 14852).

 

HAUST (Jean) — Dictionnaire liégeois. Illustré de 735 figures documentaires établies par J.M. Remouchamps et exécutées par le dessinateur Maurice Salme. Frontispice d'Adrien de Witte. Deux cartes dialectologiques. Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1972. In-8° broché, XXXI, 735 p., carte en couleurs à déplier in fine, (collection « Le Dialecte Wallon de Liège » 2e partie), exemplaire en bon état.
Avertissement :
   Le présent volume est la reproduction anastatique de l'édition originale de l'ouvrage [édité à Liège, par Vaillant-Carmanne, en 1933 en deux volumes]. On a conservé telle quelle, avec la date primitive, la page de titre.
Table des matières :
   - Frontispice d'Adrien de Witte.
   - Souscripteurs à l'édition de patronage.
   - Introduction.
   - Le dialecte liégeois.
      I. Situation et géographie dialectale de la Wallonie.
      II. Aire du dialecte liégeois (carte I).
      III. Vitalité des dialectes wallons.
      IV. Littérature dialectale liégeoise.
      V. Dictionnaires liégeois antérieurs.
      VI. Enquête dialectale.
      VII. Méthode suivie dans ce dictionnaire.
      VIII. Un peu de phonétique.
   - Bibliographie.
   - Abréviations.
   - Dictionnaire liégeois.
   - Additions et corrections.
   - Index étymologique.
   - Table systématique des illustrations.
   - Index des sources des illustrations.
   - Dernières additions.
   - Carte II : région du dialecte liégeois (hors-texte).

35 euros (code de commande : 24982).

 

HUSSENET (René) — Essai de dictionnaire chinois-français. Lexique chrinois-français des expressions de la langue chinoise employée dans la presse avec un aperçu de leur fréquence d'emploi, suivi d'une liste de caractères abrégés courants. Séoul, Dong-A, 1960. In-12 sous reliure d'éditeur, X, 310 p.

15 euros (code de commande : 10212).

 

[LACOMBE (Jacques, dir.)] — Encyclopédiana, ou Dictionnaire encyclopédique des Ana. Contenant ce qu’on a pu recueillir de moins connu ou de plus curieux parmi les saillies de l’esprit, les écarts brillants de l’imagination, les petits faits de l’histoire générale et particulière, certains usages singuliers, les traits de mœurs & de caractères de la plupart des personnages illustres anciens & moderne ; les élans des ames fortes & généreuses, les actes de vertu, les attentats du vice, le délire des passions, les pensées les plus remarquables des philosophes, les dictums du peuple, les réparties ingénieuses, les anecdotes, épigrammes & bon mots ; enfin les singularités en quelque sorte des Sciences, des Arts, & de la Littérature. Paris, Panckoucke, 1791. [A Paris, / Chez Panckoucke, Hôtel de Thou, rue des Poitevins / M. DCC. XCI.] In-4° plein veau blond d'époque, dos lisse orné de fers doré, pièce de titre de maroquin rouge, roulette dorée encadrant les plats (reliure un peu frottée), VII, [1 bl.], 963, [ bl.] p. (erreur typographique de numérotation de pages : on passe de la p. 296 à la p. 317, puis de la p. 396 à la p. 377, sans perte de texte), texte sur deux colonnes, cachet ex-libris au verso de la page de faux-titre, exemplaire en bel état.
Avertissement des éditeurs :
   L'Encyclopédiana est un supplément à l'Encyclopédie méthodique, dont elle fait une partie aussi nécessaire qu'agréable. Le mérite de cette collection consistoit à renfermer dans un seul volume (de 964 pages in-4°) ce que tous les ouvrages connus fous le titre d'Ana, & ce qu'un très-grand nombre de volumes de recueils fugitifs, de livres rares & singuliers, offrent de remarquable & de saillant dans les différentes parties des Sciences, des Arts, de l'Histoire & de la Littérature. On s'est attaché principalement à faire connoître les hommes célèbres par les traits de mœurs & de caractères, & par les saillies d'humeur & d'esprit qui leur sont échappés. Ils sont peints dans cette nouvelle galerie, moins suivant le costume de leur représentation, que dans le négligé de leur vie privée.
   On a fur-tout eu l'attention de recueillir les pensées, les mots, les singularités, les ridicules, les formes, les traits qui peuvent convenir & s'approprier à des personnages mis en scène. L'ancienne Encyclopédie in-folio devant parcourir dans son immense projet le cercle entier de toutes les connoìssances, n'avoit cependant qu'effleuré quelques-uns de ces objets que nous nous sommes proposés de completter tant dans cette Encyclopédiana, par rapport à la Littérature, que dans le Dictionnaire des amusemens des sciences mathématiques & physiques, des arts & de 1'industrie, qui est actuellement sous presse, & dont on a déjà publié les planches gravées. Il eût été sans doute possible de donner une grande extension à l'un & à l'autre de ces recueils ; c'étoit même sous ce point de vue que nous l'avions d'abord proposé à l'entrepreneur de l'Encyclopédie.
   En effet, disions-nous, l'Encyclopédie méthodique ayant pour objet principal l'enseignement, comprend dans sa vaste étendue le domaine utile des sciences, des arts, de l'histoire, & des belles lettres. L'Encyclopédiana, au contraire, ayant pour but l'amusement des lecteurs, doit présenter ces mêmes objets sous des formes toujours agréables, variées & intéreflantes. L'Encyclopédie méthodique pose les principes, elle établit les loix & les règles, elle donne les élémens & le développement des connoissances humaines ; & dans sa marche didactique, elle procède avec la gravité qui convient à l'importance de sa doctrine & de ses préceptes. L'Encyclopédiana, plus rapide dans sa course, écarte tout ce que les sciences & les arts ont de sérieux, & ne prenant de toutes choses que la fleur & le plaisir, elle cherche à les répandre avec autant de légèreté que de profusion. Cette partie de l'Encyclopédie moins profonde, moins lumineuse, moins savante, que les autres, mais aussi plus vive, plus diversifiée, plus singulière, doit se montrer toujours sous des dehors séduisans. Enfin l'Encyclopédiana fermera le cercle des connoissances, en s'attachant essentiellement à reprendre tout ce que les savans auteurs & éditeurs de l'Encyclopédie méthodique ont dû rejeter de leur plan. Cependant l'Encyclopédiana n'exclut point dans son exécution l'ordre & la méthode ; c'est au contraire en les observant qu'elle peut justifier son titre ; c'est en quelque sorte en repassant sur les traces de l'Encyclopédie méthodique que l'Encyclopédiana, & ensuite le dictionnaire des amusemens des sciences & des arts, compléteront toutes les parties, & suppléeront à ce que l'Encyclopédie a été forcée d'omettre, de rejetter ou de négliger.
Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), La France littéraire ou dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que les littérateurs étrangers qui ont écrit en français, t. IV, p. 366.
   - Namur (Jean Pie), Bibliographie des ouvrages publiés sous le nom d'ana, p. 20.

300 euros (code de commande : 23235).

 

LEGRAIN (Michel) — Dictionnaire indiscret de l'Olympe. Paris, Perrin, 2006. In-8° collé, 432 p., exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Zeus est un souverain ombrageux quand il n'est pas en galante compagnie. Autour de lui vont et viennent Héra, la sourcilleuse, Artémis la vierge chasseresse, Athéna l'intelligence armée, Apollon et le chœur des muses, Héphaïstos, le forgeron boîteux, Déméter qui pleure sa fille Perséphone, Aphrodite la voluptueuse, Dionysos l'illuminé, Hermès le messager, leurs frères et leurs sœurs, cousins et cousines, les Charites, les Heures, les Moires, une poignée de monstres et d'accortes nymphettes.
   Pour notre plus grand plaisir, Michel Legrain, philosophe épris de la culture des Anciens, surprend dans leur intimité des dieux et des déesses bagarreurs, lâches, amoureux, sensibles. Nous partageons sa jubilation à découvrir qu'en somme ils nous ressemblent.

15 euros (code de commande : 22244).

 

LE ROUX (Philibert-Joseph) — Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial. Avec une explication trés-fidéle de toutes les maniéres de parler Burlesques, Comiques, Libres, Satyriques, Critiques & Proverbiales, qui peuvent se rencontrer dans les meilleurs Auteurs, tant Anciens que Modernes. Le tout pour faciliter aux Etrangers, & aux François mêmes, l'intelligence de toutes sortes de Livres. Par Philibert-Joseph Le Roux. Nouvelle édition. Tomes I et II (complet). Amsterdam, Chastelain, 1750. [A Amsterdam, / Chez Zacharie Chastelain. / M. DCC. L.] Deux volumes in-8° sous leur brochage d'époque, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], 15, [1 bl.], 285, [1 bl.], [2 (liste des auteurs et abbréviations)] p., tome II : 336 p., bon exemplaire à toutes marges.
Extraits de l'étude d'Yves Giraud :
   Ce n'est pas vraiment un usuel, encore moins un « grand » dictionnaire : l'ouvrage de Le Roux n'est plus réédité depuis le début du XIXe siècle ; les bibliographies le mentionnent en passant, souvent avec une appréciation assez sévère et toujours sommaire. Faute de l'avoir lu et étudié de près, on sous-estime généralement sa valeur et son intérêt. Il mériterait un examen philologique approfondi [...].
   [...] le livre et son auteur restent assez mystérieux, On ne sait pratiquement rien de ce Philibert Joseph Le Roux, qui se serait réfugié à Amsterdam et y serait mort. Seule date certaine : 1718, année où paraît la première édition de son Dictionnaire, à Amsterdam précisément, chez Michel Charles Le Cène. Le livre sera plusieurs fois réédité, sans que l'on puisse expliquer les changements d'éditeur. En 1735, l'édition lyonnaise est dite « revue, corrigée et considérablement augmentée », sans doute par Le Roux lui-même [...] ; dès 1750, on voit apparaître un « Avertissement » suivi d'une « Critique », ainsi que des additions, le tout certainement dû à une main étrangère. Le nombre des rééditions ainsi que la relative rareté des exemplaires conservés (sauf pour les éditions de 1786 et 1787) témoignent d'un accueil assez favorable auprès du public. [...]
   On trouve réellement de tout dans ce Dictionnaire, à commencer par ce qu'on ne s'attend pas à rencontrer dans un ouvrage de cette sorte. Ce qui fait à la fois sa faiblesse et son intérêt. Car la lecture en est plaisante, et jamais fastidieuse ; on voit que Le Roux ne résiste pas au plaisir de développer certains commentaires satiriques de son cru. Mais aussi, à côté des inévitables lacunes et des erreurs d'interprétation, le livre confond, amalgame des catégories de vocabulaire qui n'ont parfois que peu de points communs et ne distingue pas suffisamment les diverses strates, tout comme il ne distingue pas la définition de la prise de position. C'est aussi un livre d'une lecture instructive, qui restitue un peu du parler de la conversation courante, qui est un répertoire fort précieux des habitudes de langage de deux ou trois générations. Il montre la richesse de la création verbale, aussi bien dans le monde populaire que dans la société raffinée, et il collectionne une foule de termes disparus depuis, C'est enfin un dictionnaire d'une lecture fort utile, « aux étrangers et aux Français mêmes », car il permet de comprendre ou de préciser le sens des tournures employées par les auteurs comiques, « réalistes » ou familiers de la fin du règne de Louis XIV. Il est contemporain des derniers burlesques et du jeune Marivaux, de Dufresny, Palaprat, Destouches ou Dancourt, du Théâtre de la Foire et des Italiens. « En un mot, il y a peu de gens à qui ce Dictionnaire ne soit aussi utile qu'agréable, car on n'y remarquera point cette sécheresse, cette uniformité qu'ont tous les autres. »
Bibliographie :
   Giraud (Yves), Le « Dictionnaire comique » de Le Roux (1718), dans Cahiers de l'Association internationale des études françaises, Année 1983 -Volume 35 - N°35, pp. 69-86.

Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 22526).

 

LITTRÉ (É) — Dictionnaire de la langue française. Contenant 1° Pour la nomenclature : tous les mots qui se trouvent dans le Dictionnaire de l'Académie française et tous les termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de la vie pratique ; 2° Pour la grammaire : la prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu, discutée ; l'examen des locutions, des idiotismes, des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle, avec des remarques critiques sur les difficultés et les irrégularités de la langue ; 3° Pour la signification des mots : les définitions ; les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique, avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques et autres ; les synonymes principalement considérés dans leurs relations avec les définitions ; 4° Pour la partie historique : une collection de phrases appartenant aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la langue française jusqu'au seizième siècle, et disposée dans l'ordre chronologique à la suite des mots auxquels elles se rapportent ; 5° Pour l'étymologie : la détermination ou du moins la discussion de l'origine de chaque mot établie par la comparaison des mêmes formes dans le français, dans les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal ou langue d'oc. Tomes I. Première partie : A-C. Seconde partie : D-H. et II. Première partie : I-P. Seconde partie : Q-Z. (Complet.) Tome I : Paris, Hachette, 1863. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 15, Post Strasse. 1863. Tous droits réservés.] Tome II : Paris, Hachette, 1869. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 3, König-Strasse. 1869. Tous droits réservés.] Quatre volumes in-4° demi-chagrin vert d'époque, dos à 4 nerfs, reliures frottées, manque à la queue du premier volume, tomes I première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LIX, [1 (explication des abréviations)], 944 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1136 (pp. 944-2080)] p., tome II première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], II, 1396 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1232 (pp. 1397-2628, les pp. 2567-2628 sont consacrées aux Additions et Corrections)] p., édition originale.
   
@ Émile Littré acheva la rédaction de son Dictionnaire en 1865. La publication fut effectuée en livraisons, la première en 1863 et la dernière en 1872.
  :  Littré, Comment j'ai fait mon dictionnaire de la langue française.

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13298).

 

[MIGNE (Jacques-Paul)] — Dictionnaire d'épigraphie chrétienne, renfermant une collection d'inscriptions des différents pays de la chrétienté, depuis les premiers temps de notre ère ; suivi d'une classification géographique des inscriptions, et augmenté de planches, fac-simile, et d'une liste d'abréviations servant à déchiffrer les inscriptions des différents siècles. Par M. X***. Publié par l'abbé Migne. Éditeur de la Bibliothèque universelle du clergé, ou des Cours complets sur chaque branche de la science ecclésiastique. Tomes I et II (complet). Paris, Migne, 1852. [S'imprime et se vend chez J.-P. Migne, Éditeur, / Aux Ateliers Catholiques, rue d'Amboise, au Petit-Montrouge / Barrière d'Enfer de Paris. / 1852.] Deux grands volumes in-8° pleine percaline brune (tachée), dos lisses, [644 (1288 col.) et [628 (1256 col.)] p., (collection « Nouvelle Encyclopédie Théologique », n° 30 et 31), cachet ex-libris aux pages de faux-titre, rousseurs parfois importantes.
Épître de l'auteur au cardinal Angelo Maï :
   Éminence,
   Daignez me permettre de publier sous vos auspices et de vous offrir un choix d'inscriptions chrétiennes formé en grande partie de l'important Recueil que vous avez donné dans le tome Ve de la Nouvelle Collection d'anciens écrivains.
   Au nombre des difficultés qu'implique la réalisation du projet d'une Épigraphie générale chrétienne, celle de la limite chronologique qu'il faut choisir et à laquelle il convient de s'arrêter, n'est pas la moindre.
   Vous avez pris pour dernière époque chronologique la fin du Xe siècle, et n'avez admis dans votre belle Collection que des inscriptions antérieures à l'an 1000.
   Divers savants, en s'occupant plus particulièrement de préparer les plans d'une épigraphie française, ont cru pouvoir étendre cette limite et recueillir les inscriptions concernant l'histoire de notre pays jusqu'au XVIe siècle.
   C'est la limite à laquelle je me suis aussi arrêté le plus souvent dans les additions nouvelles que j'ai jointes à votre Recueil, en le distribuant par ordre alphabétique et géographique ; toutefois, je n'en ai pas fait une loi absolue, et l'on ne s'étonnera pas de trouver quelquefois dans ce Dictionnaire des inscriptions appartenant aux deux siècles suivants.
   Quelque incomplète que soit cette collection, quelques lacunes qu'elle présente, nous osons espérer qu'elle fournira des matériaux d'une étude intéressante au clergé et aux personnes désireuses de s'instruire de la science épigraphique.
   Daignez l'accueillir avec indulgence, Monseigneur le Cardinal, et daignez croire que je suis avec le plus profond respect,
      de Votre Éminence révérendissime,
         le très-humble et très-dévoué serviteur,
            X***

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24844).

 

NICOLAS (Roger) — Lexique du parler champenois de Sugny. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 2000. In-8° broché, 173 p., illustrations, (collection « Les Dialectes de Wallonie », tome 27 (1999)).
En quatrième de couverture :
   En consacrant tout ce tome 27 des Dialectes de Wallonie à l'édition d'un lexique, nous renouons avec une pratique bien ancrée dans les usages de notre Société : il suffit de rappeler, pour nous en tenir aux exemples les plus récents, que le Lexique namurois de Lucien Léonard constitua la matière de trois gros tomes du Bulletin, et que le Lexique du patois gaumais de Chassepierre et de la région de Jules Massonnet remplit une partie du tome 75 et la totalité du tome 76 du même Bulletin.
   Le Lexique du parler champenois de Sugny de Roger Nicolas que nous éditons aujourd'hui, s'il est loin de posséder l'ampleur des deux travaux que nous venons de citer, nous a paru cependant digne d'intérêt, pour diverses raisons, et en particulier parce que la variété linguistique dont il relève fait un peu figure de parent pauvre dans les études de dialectologie wallonne. Il est vrai que le champenois occupe en Belgique romane une aire extrêmement réduite, puisque cinq communes (anciennes, antérieures aux fusions) seulement – Membre, Bohan, Bagimont, Pussemange et Sugny – sont rattachées à ce dialecte. On peut se douter, par ailleurs, que, situées aux confins de leur domaine linguistique, dans un autre pays, et à proximité du wallon et du gaumais, dont elles n'ont pu manquer de subir l'influence, ces communes excentriques ne donnent qu'une image très partielle des particularités du champenois. Mais on constatera que la lecture du Lexique permet de dégager plusieurs traits originaux, propres aux parlers de cette petite aire ou bien qu'ils partagent soit avec le gaumais, soit avec des variétés wallonnes voisines. Pour les situer par rapport à la vaste aire champenoise de France, travail qui reste à faire, il conviendra de s'appuyer avant tout sur les enquêtes de Charles Bruneau et sur l'Atlas linguistique et ethnographique de la Champagne et de la Brie de Bourcelot.
   Sugny est un nom bien connu des folkloristes – qui considèrent que L'Ardenne méridionale belge du docteur Théodule Delogne est une monographie exemplaire, comme on en souhaiterait beaucoup – et il n'est pas, il s'en faut, complètement ignoré des dialectologues : en effet, c'est le point 57 de l'Enquête linguistique sur les patois d'Ardenne (1914-1926) de Charles Bruneau, et, sous le sigle Ne 66, il apparaît également dans l'Atlas linguistique de la Wallonie, mais de manière très occasionnelle, la commune choisie par Haust pour représenter ce secteur étant Bagimont. Si donc nous ne sommes pas totalement dépourvus d'informations sur le parler de Sugny ni sur le champenois de Wallonie, le travail de Roger Nicolas est, à notre connaissance, le premier qui vise à rassembler sous forme de lexique l'essentiel du vocabulaire que des enquêtes orales permettent encore de recueillir aujourd'hui.
   On ne peut que louer la volonté des auteurs de limiter leurs investigations à un parler très local, même si le petit nombre d'habitants et la régression de l'emploi du dialecte au cours des dernières années sont cause de lacunes importantes : il n'existe plus sur place d'informateurs pour de nombreux aspects de la vie traditionnelle. Et même une partie de ce qui a pu être consigné ne survit que dans l'usage d'un petit nombre de locuteurs âgés – plusieurs informateurs ont disparu avant la publication du livre auquel ils avaient apporté leur pierre. La jeune génération ne connaît plus que des bribes de ce patrimoine déjà délabré, qu'elle tâche d'enrichir de quelques innovations, généralement empruntées au français populaire.
   Au départ, les auteurs ont été sensibles aux mots plus qu'aux formes grammaticales, et se sont intéressés plus aux termes originaux qu'à ceux qui ne différaient des termes français que par des variantes phonétiques répétitives. En éditant le Lexique, nous avons tâché de corriger un tant soit peu cette orientation trop restrictive, en insérant à leur place toutes les formes qui figuraient dans les exemples et en conseillant des enquêtes complémentaires. Il faut admettre que, même compte tenu de la situation actuelle du patois à Sugny, tel qu'il est, le Lexique ne peut prétendre avoir recueilli tout ce qui méritait de l'être, mais on conviendra aussi sans doute que la récolte n'est pas négligeable. Nous formons le vœu que les auteurs restent sur la brèche et aient à cœur de nous donner, dans les années qui viennent, un supplément, qui s'attacherait en particulier à la description plus complète des formes pronominales et des conjugaisons.

10 euros (code de commande : 24984).

 

Nouveau dictionnaire de la vie pratique. Agriculture - Armée - Beaux-Arts - Chasse - Colonisation - Cuisine - Droit pratique - Écoles et enseignement - Économie domestique - Hygiène - Jeux - Législation - Médecine - Pêche - Religion - Sports - Tourisme - Travaux à la maison. Tomes I et II (complet). Paris, Hachette, 1923. Deux grands in-4° demi-chagrin à coins, 352 et 352 p., nombreuses illustrations et planches hors texte en noir et en couleurs, mors, nerfs et coupes frottés.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 229/65).

 

PIVOT (Bernard) — Dictionnaire amoureux du vin. Dessins d'Alain Bouldouyre. Paris, Plon, 2006. In-8° collé, 476 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré.
   Peut-être s'étonnera-t-on que je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ?
   Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : « vin d'honneur ». Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur.

13 euros (code de commande : 23962).

 

QUIÉVREUX (Louis) — Dictionnaire du dialecte bruxellois. Précédé d'une préface de Roger Kervyn de Marcke ten Driessche. Bruxelles, Dessart, 1951. In-8° broché, 199 p., exemplaire en très bel état, rare
Texte du prière d'insérer :
   Que diriez-vous d'un dictionnaire malgache ? À moins d'aller vous installer à Madagascar, il ne vous serait d'aucune utilité.
   Or, tandis qu'il existe un dictionnaire malgache, il n'y avait pas, jusqu'à ce jour, de dictionnaire marollien.
   Et un voyage aux Marolles, au moyen d'un dictionnaire, est aussi instructif qu'un voyage à Madagascar, disons, autrement instructif.
   Surtout du fait que ce voyage s'accomplira sous la conduite d'un guide auquel rien du folklore et de la petite histoire de Bruxelles n'est étranger : Louis Quiévreux.
   Louis Quiévreux connaît « son » Bruxelles comme sa poche. Rien d'étonnant à ce qu'il ait recueilli, au cours de ses innombrables reportages et de ses patientes recherches archéologiques, ce dictionnaire où l'on sera ravi de trouver mille détails pittoresques, de piquantes anecdotes et de corruscantes expressions argotiques.
   Le « Marollien » a désormais son dictionnaire, tout comme l'argot de Paris ou de Londres. Il n'est pas un Bruxellois qui ne passera des heures savoureuses à en découvrir les ressources et l'incontestable utilité.
   Médecins, avocats, militaires, chefs d'entreprise, ecclésiastiques disposeront en outre d'un guide qui leur viendra à point pour résoudre certaines énigmes du langage populaire.
   Bref, un livre qui ravira tous ceux qui, de près ou de loin, sont appelés à côtoyer le vrai peuple du vrai Bruxelles.

25 euros (code de commande : 23334).

 

ROY (Léon) — Dictionnaire de généalogie. Préface de Michel Dorban. Bruxelles, Labor, 2001. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 711 p., exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
    D'où vient notre nom ? Avec qui sommes-nous parents ? Nous sommes nombreux à nous poser les mêmes questions. La généalogie permet de rechercher pratiquement tous les membres de notre famille jusqu'au XVIIe siècle et de déterminer les liens exacts de parenté qui nous unissent à chacun d'eux. Cependant, le généalogiste amateur sera souvent amené à lire et à déchiffrer de nombreuses archives. Ce Dictionnaire de Généalogie lui sera un outil efficace et indispensable pour se lancer dans sa recherche. Cet ouvrage rassemble et explique les termes le plus souvent rencontrés. Plus de 15000 termes et locutions utilisés principalement en Belgique et dans les pays limitrophes facilitent la tâche du chercheur. Des définitions en rapport avec la famille, la parenté, la naissance, le baptême, le mariage, le décès, les métiers, les héritages, la vie sociale et politique permettent d'obtenir une multitude de renseignements. Ce dictionnaire sera sans aucun doute d'une aide précieuse pour tous les généalogistes, amateurs ou chevronnés, en quête de leur passé familial.

18 euros (code de commande : 24040).

 

SOULICE (Th.) et SARDOU — Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue française. Bruxelles, A la Librairie du Panthéon Classique, 1851. In-18 demi-percaline rouge, III + 447 p., en assez bel état malgré la médiocrité de la qualité du papier.
@ Les contrefaçons belges d'ouvrages didactiques furent nombreuses, François Godfroid (Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 596 - n° 11) classe celle-ci dans les éditions qu'il qualifie de « très rares ».

25 euros (code de commande : 22/63).

 

STORCK (Justin) — Le dictionnaire pratique de menuiserie, ébénisterie, charpente. Avec la collaboration de Jean Bréasson, Edme Lecœur, Léon Meunier, Jules Valabrègue, Louis Vincent. Tomes I, II et III auxquels on ajoute le Complément du Dictionnaire pratique de menuiserie, ébénisterie, charpente. Paris - Lardy, Storck, [ca 1910]. Quatre volumes in-8° sous reliure d'éditeur, 966 p. (pagination continue pour les trois volumes) et 568 p. (pour le Complément), nombreuses illustrations, reliures fatiguées (certains mors et charnières fendus), rousseurs.
Avis aux souscripteurs :
   Sans avoir l'intention ni la prétention d'écrire une Préface, nous devons cependant à nos souscripteurs quelques explications sur les raisons qui nous ont fait éditer cet ouvrage, sur le programme que nous nous sommes proposé en l'écrivant. Donnons ces explications en quelques mots.
   La fréquentation constante que nous avons des Menuisiers, des Charpentiers, des Ébénistes nous a montré les points de contact nombreux qui existent entre ces trois industries du bois.
   Dans un grand nombre d'ateliers, en France comme à l'étranger, le Menuisier exécute des travaux d'ébénisterie, tout comme le Charpentier se charge de travaux de menuiserie. Dans les grandes cités seulement ces trois professions sont nettement divisées en trois spécialités. De plus, une quantité de questions telles que celles qui ont trait au choix des bois, aux dimensions des bois du Commerce, débit des bois, à l'outillage, à l'assemblage, etc., sont communes aux trois professions dont nous nous occupons.
   Les contacts sont si fréquents qu'il n'est pas un seul de ces ouvriers du bois qui n'ait au moins une légère notion de ces trois industries.
   Il était donc difficile, sinon impossible, de faire pour chacune d'elles un ouvrage spécial sans aller au-devant de redites, de répétitions fâcheuses. Voici un premier point.
   D'un autre côté, il nous a souvent été dit, et nous l'avons constaté, que dans les ouvrages faits jusqu'à ce jour, la recherche d'un renseignement était toujours difficile, qu'elle nécessitait un feuilletage très long pour n'aboutir souvent qu'à une indication peu précise ou surannée, simplement théorique.
   Il fallait donc trouver :
      1° Une forme d'ouvrage réunissant, sans double emploi, les renseignements utiles aux trois professions auxquelles nous nous adressons ;
      2° Une forme d'ouvrage permettant de trouver immédiatement, sans aucune perte de temps, le renseignement nécessaire, et de le trouver aussi complet que possible, aussi moderne que possible.
   La forme de « dictionnaire » découlait de cette double nécessité. Cette forme adoptée, nous n'avions plus qu'à nous mettre à la besogne, en nous faisant aider dans notre tâche par des spécialistes dont la compétence offrait toutes les garanties et auxquels nous sommes heureux d'adresser publiquement nos remerciements.
   Nous n'avions plus qu'à réunir sur chacun des 2,600 mots qui allaient former notre Dictionnaire tous les renseignements théoriques et pratiques faisant de chacun une sorte d'étude complète ; et, ayant décrit et étudié chaque mot, rendre nos explications plus claires encore par des figures nombreuses, des épures, des tracés, des démonstrations qui dépasseront le nombre de 3000.
   Tout cela est l'effort considérable de trois années. Quand notre Dictionnaire finira de paraître, il aura demandé cinq ans d'un travail non interrompu. Un tel effort n'avait pas encore été tenté pour les industries qui nous intéressent.
   Telle est la genèse de notre tâche. Nous croyons cette tâche utile, nous l'avons accomplie avec cette patience et cette probité dans le travail qui font les œuvres durables ; c'est donc avec confiance, avec la conviction de rendre service aux industries du bois que nous leur présentons notre Dictionnaire pratique de Menuiserie, Ébénisterie, Charpente.

Les quatre volumes : 350 euros (code de commande : 17660).

 

VAGANAY (Hugues) — Pour l'histoire du français moderne. Extrait des Romanische Forschungen Band XXXII. Erlangen, Junge & Sohn, 1911. In-8° broché, 184 p., quelques rousseurs.
Introduction :
   La partie la plus neuve du Dictionnaire général de la langue française que MM. Hatzfeld et Darmesteter entreprirent en 1888 et que MM. Thomas et Sudre out mené à bonne fin était assurément l'indication de la date la plus ancienne à laquelle remontait le mot étudié. Malheureusement les travaux de ce genre étaient trop peu nombreux pour que le travail fût définitif et, quand il y aura lieu de procéder à une refonte, les trois quarts des dates seront à modifier.
   M. Delboulle qui avait été un des principaux ouvriers de cette œuvre, avait très bien compris l'insuffisance des dépouillements de textes faits à ce point de vue spécial. Renonçant, faute de trouver un éditeur, à publier ce Recueil de vieux mots dont le titre revient si fréquemment dans le Dictionnaire, il avait, dès la fondation de la Société d'Histoire littéraire de la France, en 1894, donné, dans la Revue de la dite Société, des Notes lexicologiques destinées à remédier à cette insuffisance. La mort est venue le prendre en 1906, alors que la publication de ces Notes en est restée au mot Fuyant, et il est assez probable que la suite ne paraîtra pas.
   Ces quelques pages seront donc un complément du travail de M. Delboulle pour la fin de l'alphabet et, en même temps, un supplément à la partie déjà publiée. En effet, ces travaux de dépouillements de textes n'offrent rien de particulièrement intéressant et il est prudent de n'affirmer point qu'on est complet : la traduction de la Cité de Dieu par Gentian Hervet était bien connue de M. Delboulle qui l'a citée maintes fois (voir avant-scène, histrion, incorruptibilité, immanent, mimique, oxyton, pantomime, stoïquement, dans le Dictionnaire général) ; on rencontrera pourtant plus loin une trentaine de mots extraits de ce vénérable in-folio, d'après la seconde édition de 1578 dont la pagination correspond exactement à celle de la première publiée eu 1570. De même, M. Delboulle avait eu sous les yeux le IVe livre des Epistres dorées de Guevare traduit par Jean de Barraud, Bourdelois et publié à Paris en 1584 (voir humaniser et lethifere dans le Dictionnaire général) ; un dépouillement complet de ce volume, très curieux au point de vue de la langue, à fourni une vingtaine de mots qui n'avaient été lus jusqu'ici que dans Cotgrave.
   La Mer des Histoires, dont l'édition de 1491 m'a été très libéralement communiquée, est l'adaptation française du Rudimentum noviciorum imprimé à Lubeck en 1475. La première édition, de 1488, a été connue de Godefroy, et, d'après son Dictionnaire, le Dictionnaire général l'a mentionnée aux mots éniginatiquernent, formateur, honorifiquement. Cette Histoire générale du monde ne nous présente pas moins de deux cents exemples. Elle est précieuse par la détermination exacte de l'emploi de tel ou tel mot : nous n'avons point là, en effet, une réimpression, plus ou moins rajeunie, d'un texte médiéval, mais bien un texte authentique de la langue écrite au dernier quart du XVe siècle dans la France du nord-est.
   Le Guidon ou la chirurgie de Guy de Chauliac est restée inconnue des rédacteurs du Dictionnaire général et pourtant la refonte que Laurent Joubert en fit en 1579, leur a procuré au moins un vocable. D'autre part, le manuscrit 24.249 de notre Bibliothèque Nationale, manuscrit qui contient la Chirurgie et que M. E. Nicaise a imprimé en 1891, a fourni commissure, complication, congestion, muscillage. Il est singulier, pour ne pas dire plus, que les éditions de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle soient demeurées ignorées : elles auraient permis de préciser la date de plus de trois cents mots pour lesquelles le Dictionnaire général indique vaguement : XVIe siècle, Paré. Et Paré se réjouira de voir rendre à son maître la part que Guy de Chauliac eut dans sa formation scientifique. L'édition parisienne de 1534 que j'ai dépouillée reproduit assez exactement l'édition lyonnaise de 1503 : de plus, M. J. Baudrier a bien voulu, avec son accoutumée bienveillance, mettre à ma disposition une édition de Lyon, 1490 et une autre de 1520 que l'on trouvera citées quelquefois. La Chirurgie de Mondeville, écrite en 1314, a été publiée par le Dr Bos en 1897 et l'on y retrouvera probablement plus d'un mot lu dans le Guidon : les rédacteurs du Dictionnaire Général y ont trouvé le mot spongieux.
   Monsieur Abel Lefranc, professeur au Collège de France, a bien voulu nous communiquer un précieux exemplaire des Odes de Ronsard, l'édition princeps : nous y avons relevé une vingtaine de mots. De même aussi, nous avons à remercier M. Roux qui nous a permis de consulter à loisir l'édition des Œuvres de Paré par le Dr Malgaigne et de constater que ces trois volumes ne répondaient nullement aux desiderata de l'érudition moderne. Enfin, M. F. Gaiffe nous a autorisé à signaler, d'après sa consciencieuse publication, la trentaine de mots qui n'ont pas encore été trouvés avant l'Art Poétique françoys de Thomas Sebillet (1548).
   Quant aux vocables dont le Dictionnaire Général fait remonter à Amyot le premier emploi et pour lesquels la présente liste fournit un exemple plus ancien, il y aura lieu de vérifier s'ils ne se rencontrent point déjà dans les manuscrits d'Amyot antérieurs à 1559 (Voir René Sturel. Jacques Amyot traducteur des Vies parallèles de Plutarque).
   Des travaux de ce genre ne valent que par leur précision, aussi ont été réservés tous les mots : quatre à cinq cents, pour lesquels le Dictionnaire général ne fournit qu'une date imprécise « XVe siècle, XVIe siècle », et dont, peut-être, nous avons sous les yeux un exemple antérieur.
   La typographie, étudiée en vue de donner le maximum de clarté, ressemble à celle des Notes Lexicologiques de M. Delboulle, sauf que nous avons cru bon d'y ajouter entre [ ] la référence donnée par le Dictionnaire général, afin d'éviter de fastidieuses recherches.
   Une partie de ces Notes a déjà paru dans l'Université catholique de Lyon en 1907 et 1908 : c'est cette publication, arrêtée au mot Permutable qu'a signalée M. F. Brunot au tome III, p. 271 de sa monumentale Histoire de la langue française. Des recherches plus approfondies ont permis d'accroître ici le nombre des exemples et celui des mots qui n'est pas éloigné d'atteindre quinze cents.

15 euros (code de commande : 18514).

 

VAN CALSTEREN (Achille) — Yû poul djoû... Vocabulaire wallon du mineur carolorégien. Illustrations techniques de Carlo Adam. Charleroi, Èl Bourdon - Association Littéraire Wallonne de Charleroi, 1993. In-8° collé, 119, VI p., illustrations, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Yû poul djoû..., en ayant pour le jour..., c'est la formulation traditionnelle des mineurs qui avaient terminé leur travail et s'installaient dans la cage qui allait les remonter à la surface.
   Les imparfaits rappellent que les charbonnages sont maintenant du domaine du passé et que leurs traces risquent de s'amenuiser au cours du temps si l'on n'y prend garde.
   Achille Van Calsteren a travaillé toute sa vie au fond et il s'est préoccupé de mettre par écrit ses souvenirs.
   Il a composé ce volume qui comporte deux parties ; la première est constituée du récit, en wallon avec un traduction française, d'une journée d'un houilleur il y a près de trente ans ; la seconde est faite d'un lexique abondamment illustré du parler wallon de ces travailleurs qui ont contribué à la richesse du Pays Noir.

18 euros (code de commande : 24986).

 

VINDAL (Louis) — Lexique du parler picard d'Irchonwelz (Ath). Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1995. In-8° broché sous jaquette, 269 p., (collection « MicRomania Lingua », n° 1), envoi de l'auteur, exemplaire très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le village d'Irchonwelz (eùl Chonwé), actuellement intégré dans l'entité d'Ath, s'étend du Nord au Sud, à l'Ouest immédiat de cette ville sur une superficie d'un peu plus de quatre cents hectares ; vers les années 1920, on y comptait un millier d'habitants répartis dans quelque trois cents feux. La langue qu'on y parlait était apparentée au rouchi, lui-même variété du picard. Dans l'usage commun, cette langue était appelée patwós ou walon.
   La forme dialectale du toponyme est eùl Chonwé (Chon.wé). La prononciation traditionnelle française est Irchonwé ; malheureusement, cette prononciation est concurrencée par une prononciation influencée par la graphie française : Irchonwel. La syllabe finale du toponyme étant l'équivalent du français gué, la forme française contient un 1 injustifié, qui ne devrait pas être introduit dans la prononciation.
   Essentiellement vouée auparavant à l'agriculture et à l'élevage, la commune a peu à peu changé d'aspect sous la pression des circonstances économiques et, de rurale qu'elle était, s'est progressivement urbanisée : l'implantation de nouvelles familles citadines qui ont apporté avec elles un autre genre de vie ; le regroupement des petites entreprises agricoles au sein d'exploitations plus importantes équipées d'un matériel n'exigeant qu'une main-d'œuvre réduite, ce qui a obligé de nombreuses familles de petits cultivateurs à se reconvertir en travailleurs salariés ; l'accroissement du nombre de postes de travail dans le secteur tertiaire, sont autant d'éléments qui ont fortement contribué à transformer profondément le tissu social.
   Cette urbanisation jointe à une scolarisation plus poussée et à réapparition de puissants moyens d'information dans presque tous les foyers, a entraîné un phénomène de généralisation de l'usage du français, avec pour résultat d'étouffer et, en fin de compte, de condamner à une disparition certaine la langue originale utilisée à l'époque par tous les habitants du lieu.
   Le but du présent ouvrage est de fournir une description aussi complète que possible du parler d'Irchonwelz au cours du début du 20e siècle : son vocabulaire, les expressions idiomatiques, les dictons et adages, etc. pour tâcher d'en conserver la mémoire dans l'esprit des nouvelles générations.
   La source de cette description est d'abord l'observation orale. Sa base première est constituée par mon propre usage (c'est en effet la langue que j'ai pratiquée pendant de nombreuses années) et par celui de plusieurs personnes de ma génération. Cette observation a été enrichie par la consultation d'études folkloriques et historiques portant sur la région.
   Pour rendre la lecture facilement accessible à des lecteurs d'autres contrées, j'ai utilisé pour la graphie, l'orthographe mise au point par Jules Feller, dont les principes généraux sont exposés au Chapitre 1 (Transcription des sons et orthographe) du présent lexique, en y faisant quelques additions et adaptations rendues nécessaires par certaines particularités de notre parler.
   L'introduction du travail contient également un bref exposé sur la grammaire du parler d'Irchonwelz, dont la source est également l'usage oral.

35 euros (code de commande : 24430).

 

[VOLTAIRE (François Marie Arouet, dit)]. Dictionnaire de la pensée de Voltaire par lui-même. Texte choisis et édition établie par André Versailles. Préface de René Pomeau. Introduction historique de Emmanuel Le Roy Ladurie. Bruxelles, Complexe, 1994. In-8° collé, LXXXVII, 1320 p., index, papier jauni sinon fort bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Voltaire a passé sa vie à publier, sans relâche, des centaines de textes où il livre ses pensées et où il se prête au jeu des définitions. C'est à partir de l'ensemble de ses œuvres en prose que ce dictionnaire, riche de quelques mille entrées, est bâti.    Touche-à-tout de génie, Voltaire aborde sur le ton de la conversation familière tous les domaines du savoir, de la société et de la vie : l'adultère et le divorce, l'agriculture, l'amour, les religions, la castration, les brahmanes, les Juifs, le christianisme, l'Histoire, Dieu, la Chine, les formes de gouvernement, les jésuites, le journalisme, la justice, la littérature. Mahomet, la nature, les sciences, les découvertes, la philosophie, les spectacles, le progrès, et jusqu'à la manière dont il conviendrait d'embellir Paris...
   Il livre au passage son jugement sur les écrivains : Corneille. Shakespeare ou Bossuet ; sur les politiques : Louis XIV, bien sûr, mais aussi Richelieu, Cromwell, Catherine II ; sur ses contemporains : Newton, Rousseau on Montesquieu dont il analyse les œuvres.
   Premier des intellectuels modernes, par le besoin qu'il manifeste de comprendre le monde et en même temps de le changer, il préfigure bien, à sa façon, les Zola, Gide, Sartre ou Camus.

20 euros (code de commande : 25374).

 


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