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[DICTIONNAIRE - TRÉVOUX]. Dictionnaire universel François et Latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Contenant la Signification & la Définition des mots de l'une & de l'autre Langue ; avec leurs différens usages ; les termes propres de chaque Etat & de chaque Profession : La Description de toutes les choses naturelles & artificielles ; leurs figures, leurs espèces, leurs propriétés : L'Explication de tout ce renferment les Sciences & les Arts, soit Libéraux, soit Méchanique, &c. Avec des remarques d'érudition et de critique ; Le tout tiré des plus excellens Auteurs, des meilleurs Lexicographes, Etymologistes & Glossaires, qui ont paru jusqu'ici en différentes Langues. Nouvelle édition, Corrigée et considérablement augmentée. Tomes I à VIII (complet). Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1771. [A Paris, / Par la Compagnies des Libraires Associés. / M. DCC. LXXI. / Avec approbation et Privilège du Roi.] Huit volumes in-4° plein veau d'époue, reliures à 6 nerfs, tranches rouges, les reliures bien que solides sont très usagées (dos manquants et épidermures), t. I : XVIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [2 (approbation, privlège et errata)], 996, p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1020 p., t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1000 p., t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 948 p., t. V : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1023, [1 bl.] p., t. VI : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1016 p., t. VII : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1063, [1 bl.] p., t. VIII : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 544, 364 (Dictionarum universale Latino-Gallicum), 92 (suite du Dictionnarum) p.
Extrait de l'ouvrage de Georges Matoré :
   Les dictionnaires de l'Académie de 1718 et 1740 n'étaient guère plus riches en termes techniques que leur prédécesseur de 1694 ; le développement et la diffusion dans la langue commune du vocabulaire des métiers, des sciences et des arts rendaient donc nécessaire la publication de lexiques où les nouveaux mots seraient enregistrés et expliqués. À cette catégorie d'ouvrages appartient, par exemple, le Dictionnaire du commerce, de Savany des Bruslons (1723), où apparaissent de nombreux néologismes. Le Dictionnaire universel de mathématiques, de Savérien (1752), et la Table alphabétique des dictionnaires (1758), etc. Les termes techniques sont abondants dans les rééditions très augmentées de Furetière, qui, à partir de 1704, prennent le titre de Dictionnaire de Trévoux.
   Trévoux était le siège d'une académie de pères jésuites qui, à partir de 1701, publièrent un important journal de critique littéraire auquel on donne d'habitude le nom de Journal de Trévoux ; plus tard, cette publication se consacra essentiellement à la défense de la religion. Les éditeurs du Journal eurent l'idée de compléter le Dictionnaire de Furetière modifié par Basnage, et d'en faire une sorte d'encyclopédie qui s'enrichit de plus en plus au cours des éditions (1704 : 3 volumes ; 1732-1734 : 5 volumes ; 1743 : 6 volumes ; 1752 : 7 volumes plus un supplément ; 1771 : 8 volumes). L'information de ce vaste recueil est excellente en ce qui concerne l'histoire, les sciences, etc. ; elle manifeste moins d'objectivité dans d'autres domaines : le « Trévoux » a d'abord attaqué le jansénisme, puis s'est dressé contre les « philosophes » et l'Encyclopédie de Diderot. Sur le plan lexicographique, le Dictionnaire de Trévoux se distingue, surtout à partir de la quatrième édition, par un vocabulaire technique et scientifique abondant, notamment en botanique, et par de nombreux termes populaires et archaïques. On a pu dire encore du Trévoux, en 1842, qu'il était « le plus imposant édifice qu'ait élevé la lexicographie française. »
Bibliographie :
   - Matoré (Georges), Histoire des dictionnaires français, pp. 94-95.

Les huit volumes : 250 euros (code de commande : 30905 - vendu).

 

SOULICE (Théodore) et SARDOU (Antoine-Léandre) — Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue française, par MM. Th. Soulice et Sardou, auteurs de divers ouvrages élémentaires. Bruxelles, A la Librairie du Panthéon Classique, 1851. [A Bruxelles, / A la librairie du Panthéon classique, / rue de la Montagne, 94 ; / Chez tous les libraires de province. / 1851] In-18 demi-percaline rouge, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 (abréviations)], 447, [1 bl.] p., exemplaire en bon état.
   François Godfroid classe cet ouvrage parmi les éditions qu'il qualifie de « très rares ».
Avertissement :
   Il n'est personne, maître ou disciple, qui, dans la conversation ou en écrivant, ne soit arrêté quelquefois par des difficultés dont on chercherait vainement la solution dans les grammaires les plus répandues. Forcé d'embrasser à la fois toutes les parties de son sujet, le grammairien ne saurait, en effet, sans dépasser les bornes d'un livre élémentaire, entrer dans les questions de détail que soulèvent une foule de mots ; il ne peut qu'indiquer les principales irrégularités de notre langue, laissant à l'élève le soin d'en résoudre le plus grand nombre par analogie. Malheureusement, l'analogie n'est pas toujours exacte, il y a des nuances délicates qu'un esprit exercé ne saisit pas toujours de prime abord ; le raisonnement lui-même est quelquefois impuissant pour résoudre seul certaines questions épineuses : c'est alors à l'usage qu'il faut en appeler, et ce sont les lois du bon usage que notre livre a pour objet de constater.
   Dans chaque article, on trouvera des exemples choisis avec sévérité ; mais ils sont accompagnés de développements théoriques ; car sans eux notre œuvre eût été incomplète, et nous avons voulu que la théorie fût parfaitement comprise, persuadés que nous sommes que la mémoire ne fait point défaut quand l'intelligence est satisfaite. Tous nos exemples sont empruntés aux meilleurs auteurs : lorsque nous les avons trouvés en désaccord avec l'Académie, nous nous sommes rendus, après examen de ce dissentiment, à l'opinion du corps savant que nous regardons comme juge souverain en matière de langage. Dans le choix de nos autorités, nous avons donné la préférence aux prosateurs, parce que la poésie a des licences qu'il n'entrait pas dans nos vues de discuter.
   Nous avons donné la solution raisonnée des difficultés de la syntaxe, en laissant de côté ces règles simples et faciles, ces premières notions que tout le monde possède et qui forment les éléments de la grammaire. Nous nous sommes attachés surtout aux irrégularités, aux exceptions sur lesquelles la grammaire garde ordinairement le silence ou dont elle ne s'occupe que d'une manière insuffisante. Ainsi, pour les verbes, nous avons conjugué complètement, à tous les temps et à toutes les personnes, les verbes irréguliers et les verbes défectifs ; nous avons soigneusement indiqué les verbes neutres qui, dans leurs temps composés, ne prennent que l'un ou l'autre des auxiliaires, et ceux qui combinent leur participe passé tantôt avec l'un et tantôt avec l'autre, selon le sens que l'on veut exprimer j nous avons donné des exemples des prépositions qui régissent un grand nombre de verbes; pour les substantifs, nous avons résolu les difficultés de genre et celles de nombre, particulièrement pour les mots composés, pour ceux qui sont tirés des langues étrangères, pour les diminutifs, etc. ; quant aux adjectifs, nous avons traité les difficultés de sens, selon la place que l'adjectif occupe dans la phrase, soit avant soit après son substantif, et celles qui résultent de la formation du féminin et du pluriel ; nous avons eu soin de résumer les difficultés que présente l'emploi des adjectifs verbaux et des participes ; sous ce dernier rapport, nous nous sommes appliqués à être complets, de sorte que le lecteur trouvera dans notre livre un véritable traité du participe. Nous n'avons pas oublié les règles particulières à certains mots, tels que tout, même, quelque, etc.
   Enfin, les difficultés de prononciation occupent une assez grande place dans notre livre, car elles sont nombreuses pour les nationaux aussi bien que pour les étrangers.
   Notre cadre, comme on peut le voir, est fort vaste : nous n'avons rien négligé pour le bien remplir, sans jamais perdre de vue que nous écrivions pour des enfants et que nous devions rester toujours à la portée de leur intelligence. Nous ne dirons pas que notre ouvrage est le seul sur la matière et qu'il comble une lacune : d'autres avant nous ont exploré le même sujet, et il y aurait eu de l'ingratitude de notre part à dissimuler ce que nous devons à leurs studieuses recherches, que nous avons souvent citées ; mais ces auteurs sont trop volumineux pour nos écoles ; on y remarque des opinions surannées, des omissions graves, des superfluités, un esprit hostile à l'autorité de l'Académie ; enfin, des décisions que ce corps n'a point confirmées. Nous pensons être aussi complets sous un format plus commode ; et en élaguant tout ce qui était étranger à notre sujet, en nous gardant de tout esprit de système, nous avons voulu que notre nouveau Dictionnaire raisonné des Difficultés et Exceptions de la langue française formât le complément de tous les dictionnaires et de toutes les grammaires que l'on est dans l'usage d'employer dans les établissements d'instruction publique des divers degrés.
Bibliographie :

   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 596 - n° 11.

13 euros (code de commande : 30865).


Dans la mise à jour précédente :

 

NODIER (Charles) — Examen critique des dictionnaires de la langue françoise, ou Recherches grammaticales et littéraires sur l'orthographe, l'acception, la définition et l'étymologie des mots, faisant suite au dictionnaire de P. C. V. Boiste. Par Charles Nodier, chevalier de la Légion-d'honneur, bibliothécaire du Roi à l'Arsenal. Bruxelles, Librairie Romantique, 1829. [Bruxelles, / A la Librairie Romantique, / rue de la Madelaine, N° 458. / M. DCCC. XXIX.] In-8° plein chagrin noir, dos à 4 nerfs, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], VI, 153, [1 bl.] p., un portrait lithographié de l'auteur en frontispice, quelques rousseurs, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   L'ouvrage de Charles Nodier Examen critique des dictionnaires de la langue françoise (1828) est un travail de caractère métalexicographique qui détaille de façon critique les entrées de plus de 30 dictionnaires. Cependant, en dépit de la rigueur linguistique de la plupart des commentaires de Nodier, certains montrent des imprécisions, surtout en ce qui concerne les observations étymologiques. Cette étude présente les points forts et les points faibles d'un travail de lexicographie critique du XIXe siècle écrit avec un ton ironique et tatillon, mais d'un inégalable intérêt pour les études métalexicographiques.
Bibliographie :
   - Trujillo-González (Verónica C.), Charles Nodier métalexicographe: aperçu de « Examen critique des dictionnaires de la langue françoise » (1828), dans Neuphilologische Mitteilungen, vol. 115, n° 2, 2014, pp. 187–201.
   - Escoffier (Maurice), Le mouvement romantique, 1788-1850 : essai de bibliographie synchronique et méthodique, n° 799.

80 euros (code de commande : 30765).

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BACHELET (Th.) et DEZOBRY (Ch.) — Dictionnaire général des lettres, des beaux-arts et des sciences morales et politiques [...]. Tomes I et II (complet). Huitième édition avec Supplément entièrement refondu et mis au courant par R. SAMUEL et Max. ROCHAD. Paris, Delagrave, s.d. Deux volumes in-4° sous reliure d'éditeur, 1800 + 117 p., cachets aux pages de faux titre.

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : Dic/1949).

 

[BARRAL (Pierre)] — Dictionnaire portatif, historique, géographique et moral de la Bible, pour servir d'introduction à la lecture de l'Ecriture Sainte. Paris - Auxerre, Musier - Fournier, 1756. [A Paris, / Chez Musier, Libraire, / Quai des Augustins, près la rue Pavée, / à l'Olivier. / Et à Auxerre, / Chez François Fournier, Imprimeur-Libraire, / près l'Horloge. / MDCCLVI. / Avec approbation et privilège du Roi.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, mors fendus en tête et en queue, VIII, 850, [3 (errata, approbation, privilège)], [1 bl.] p., bon exemplaire.
Avertissement :
   Il seroit inutile de relever ici le prix & la nécessité de l'étude de l'Ecriture Sainte ; l'un a toujours été universellement reconnu ; & l'autre, dans un siécle aussi éclairé que celui-ci, n'éprouve plus de contradicteurs. L'Ecriture Sainte est comme une Lettre que Dieu écrit aux hommes, suivant l'expression de saint Grégoire, ils sont donc obligés de la lire, & ce seroit un véritable crime de négliger une faveur si extraordinaire. Il n'y a personne qui ne puisse profiter de la lecture de l'Ecriture Sainte, dit saint Augustin, & en tirer de quoi remplir ses besoins, pourvu qu'il apporte à cette lecture les sentimens de dévotion & de piété que la Religion demande. C'est donc une vérité incontestable, que nulle étude n'est plus utile aux Chrétiens en général, que celle des Livres saints, qui nous découvrent les rnystères du royaume du Ciel, nous en enseignent le chemin, & qui, pendant que nous y marchons, répandent mille plaisirs secrets dans nos cœurs, selon ce que dit l'Apôtre : Quœcumque enim scripta sunt, ad nostram doctrinam scripta funt, ut perpatientiam & consolationem Scripturarum spem habeamus. C'est à cette vérité reconnue de tout le monde, que nous sommes redevables de ce grand nombre d'Ouvrages précieux qui ont tant contribué à répandre depuis un siécle, parmi les Fidéles, la connoissance & le goût de l'Histoire sainte. Le succès prodigieux qu'ils ont eu, prouve assez que ce qui concerne une matière aussi essentielle, intéresse la multitude des Chrétiens, & il nous est un sûr garant de l'accueil favorable que le Public fera à celui que nous osons lui préfenter. Nous le croyons utile sur-tout aux jeunes gens qui n'ont ni le tems de lire, ni les moyens de se procurer tous les Livres qui pourroient leur donner l'intelligence des Saintes Ecritures. Peut-être étoit-il nécessaire de leur en présenter un qui contînt lui seul ce qu'ils doivent essentiellement sçavoir. C'est donc principalement pour eux que l'on a entrepris celui-ci. On lui a donné la forme de Dictionnaire comme la plus commode & la plus relative au goût du tems. On a pris pour modèle les grands Dictionnaires sur la Bible qui ont paru jusqu'à présent, mais sans se permettre des écarts, des digressions, des épisodes étrangères, des conjectures qui ne feroient que grossir inutilement un Ouvrage de la nature de celui-ci. Nous avons cru devoir y substituer les rapports de la figure à la vérité, des réflexions morales, des explications pour conduire, comme par la main, les jeunes gens dans la lecture des Livres Saints, leur en ouvrir les trésors, leur en appliquer les maximes, leur en dévoiler les mystères, & les aider à y chercher la règle de leurs sentimens & de leur conduite. Cette partie si intéressante de l'Ouvrage, nous l'avons puisée dans des sources précieuses ; le travail admirable de deux Ecrivains aussi célèbres, par l'étendue de leurs lumières, que par leur tendre piété, nous a fourni à souhait tout ce dont nous avions besoin. Nous avons emprunté sans scrupule leurs propres expressions, parce qu'il eût été aussi vain que téméraire de vouloir dire mieux, & qu'il ne s'agit que d'être utile, sans prétendre d'autre mérite que cette utilité même. Nous en faisons l'aveu bien hautement, afin qu'on ne nous reproche pas de les avoir mis à contribution, sans les citer ; il auroit fallu le faire trop souvent, & surcharger les marges d'un embarras de citations multipliées. Les jeunes gens trouveront donc dans un volume portatif de près de 900 pages, tout ce qu'ils doivent essentiellement sçavoir fur l'histoire, l'esprit & la lettre de l'Ecriture. Plaise au Ciel répandre ses bénédictions sur un travail, qui n'a pour objet que d'éclairer & d'instruire cette portion des Chrétiens que Dieu chérit avec plus de tendresse, & qui mérite par préférence les soins de tout homme qui s'intéresse aux progrès de la Religion !
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 9650.

120 euros (code de commande : 28244).

 

[BELGIQUE]. Le nouveau dictionnaire des Belges. Sous la direction de Yves-Willem Delzenne et Jean Houyoux. Tome 1 : A-H. Tome 2 : I-Z. Bruxelles, Le Cri en co-édition avec la RTBF et la Libre Belgique, 1998. Deux volumes in-8° brochés, 305, 351 p., nombreux portraits.
Extrait de la présentation de l'éditeur :
   Voici Le Nouveau Dictionnaire des Belges, deuxième édition, revue, améliorée et augmentée, du Dictionnaire des Belges paru il y a plus de dix ans aux éditions Paul Legrain.
   Celle-ci a requis un travail d'équipe considérable de la part de collaborateurs spécialisés, permettant de sélectionner quelque dix mille Belges qui se sont illustrés, de 1830 à nos jours, dans des domaines très variés. Le choix des personnes répond essentiellement à deux critères : qualité et/ou notoriété. La rigueur à laquelle nous nous sommes efforcés de nous tenir dans cette délicate entreprise n'a pu toujours résister à une inévitable subjectivité – sans compter les difficultés parfois rencontrées pour accéder à certaines sources d'information. Toute œuvre est perfectible. Aussi espérons-nous que la vigilante collaboration de ceux qui parcourront ce dictionnaire nous aidera à en combler les éventuelles lacunes.
   Enrichi de nombreuses notices supplémentaires, le Nouveau Dictionnaire des Belges offre les changements aujourd'hui indispensables : il s'est désormais ouvert à la mode et à la gastronomie, il étoffe, de manière importante, d'autres domaines tels la religion, la Résistance, la politique, la littérature, le théâtre, l'architecture, le cinéma, la bande dessinée... Parce qu'on ne peut les oublier, il accueille également des Belges de cœur, ceux dont la carrière ou la vie est étroitement liée à notre pays.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 29953).

 

BOISSON (Jean) — Dictionnaire de la guerre. Anglais-Français et Français-Anglais. Bruxelles, Lamertin, 1918. In-12 broché, 237 p., bon exemplaire, rare.
Notice :
   Le titre seul de l'ouvrage en indique l'utilité et le but.
   Cet opuscule contient la terminologie spéciale de la guerre, y compris les néologismes introuvables dans les dictionnaires les plus récents ; il servira d'aide-mémoire à ceux qui connaissent l'anglais et permettra, moyennant quelque pratique, aux personnes peu versées clans cette langue, de comprendre, d'une façon satisfaisante, les journaux et revues pour tout ce qui regarde la guerre et même de se livrer à une conversation sommaire. En effet, ce recueil donne non seulement les termes relatifs aux opérations militaires et navales, mais aussi ceux qui concernent la politique, les choses du gouvernement et de l'administration, les accidents et maladies, le corps humain, le service ambulancier, l'aviation, l'automobilisme, les titres et dignités, etc. ; qu'on ne s'étonne donc pas d'y trouver des mots qui semblent n'avoir que peu de rapport avec les faits de guerre, mais que l'on emploie fréquemment à propos de ces événements.
   Quelques-uns de ces termes, spécialement ceux de l'armée et de la marine ne sont pas familiers à tout le monde ; aussi avons-nous cru devoir en donner, dans les deux parties, la signification d'une façon aussi simple que possible ; ceux qui savent peuvent s'abstenir de lire ces définitions.
   La prononciation est figurée par les sons qui se rapprochent le plus de la réalité et non par des signes cabalistiques auxquels on ne comprend généralement pas grand'chose.
   L'accent tonique est indiqué par un caractère gras.
   Le th est figuré par d quand il est doux et par t quand il est fort ; ce n'est qu'une approximation, mais elle est, en tout cas, plus exacte que celle que suggèrent erronément certains manuels et qui est adoptée par beaucoup de gens prononçant cette lettre comme si c'était un s ou un z.
   Le moyen graphique adopté ici nous parait le meilleur pour indiquer une prononciation aussi exacte que le permet la lettre imprimée, à défaut de la voix, et cela sans trop de fatigue pour le lecteur et malgré la déformation que ce procédé fait subir aux mots.

20 euros (code de commande : 21677).

 

BREUILLE (Jean-Philippe, dir.) — Dictionnaire de la sculpture. La sculpture occidentale du Moyen Âge à nos jours. Paris, Larousse, 1992. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 605 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   Quelque neuf cents artistes présents dans cet ouvrage couvrent l'ensemble de la sculpture occidentale de l'époque médiévale à nos jours.
   Des notices de synthèse sont consacrées aux tendances significatives de l'histoire de l'art (sculpture romane, baroque, néo-classique, expressionniste, etc.) et aux foyers ou chantiers importants qui ont vu le jour (Bourgogne, Champagne, Versailles...).
   Un glossaire des termes techniques et une bibliographie sélective complètent cet ouvrage de référence sans équivalent et indispensable.
   Plus de soixante spécialistes, universitaires et conservateurs de musées ont participé à la réalisation de ce volume généreusement illustré par environ trois cents documents, la plupart en couleurs.

30 euros (code de commande : 27481).

 

CHAUDON (Esprit-Joseph) — Dictionnaire interprete-manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne ; Pour servir à l'intelligence des Auteurs Latins, principalement des Auteurs Classiques ; avec les désignations principales des Lieux. Ouvrage utile à ceux qui lisent les Poëtes, les Historiens, les Martyrologes, les Chartes, les vieux Actes, &c. &c. Paris, Lacombe, 1777. [A Paris, / Chez Lacombe, Libraire, rue de Tournon, / près le Luxembourg. / M. DCC. LXXVII. / Avec approbation, et privilege du roi.] In-8° plein veau d'époque, dos lisse sobrement orné de filet doré, pièce de titre, reliure frottée, VIII, 444, [2 (approbation et privilège)] p., cachet humide ex-libris de Sulev J. Kaja à la page de faux-titre et de Maurice-A. Arnould à la page de garde.
   Sulev J. Kaja est un des pseudonymes utilisés, dans les années 1930-1940, par le journaliste Jacques Baruch, (1919-2002). Passionné par la Finlande et l'Estonie, ce farouche anticommuniste participa, en 1943, à l'exposition antibolchévique Voici les Soviets. Sa collaboration à la presse pro-allemande lui valut d'être arrêté en 1946. Michel Fincœur nous apprend qu'il fut « libéré après cinq mois. Il bénéficia d’un non-lieu de la Justice militaire, assorti toutefois d’une interdiction professionnelle. Il changea alors de pseudonyme pour contourner cette mesure. Il adopta celui de Kaja-Koskinen pour l’édition, celui de Marie-Claire Havenne pour la revue Annette et celui de Olavi Koskinen pour l’hebdomadaire Tintin. Hergé, le père de Tintin et Milou, a lui aussi été inquiété à la Libération. Lors de la fondation de son hebdomadaire, il prit le parti délibéré de recueillir ses compagnons d'infortune. Sulev Kaja, publia dans ce journal plusieurs contes estoniens. »
Avertissement :
   On ne lit jamais les Poëtes, les Historiens, les Martyrologes , les Capitulaires, les Chartes, & généralement tous les Auteurs Latins, sans reconnoître la nécessité d'un Dictionnaire-Manuel pour l'intelligence des noms propres des différens Pays & des lieux dont ils parlent. Indépendamment des anciens Ouvrages, on n'ignore pas que les derniers siecles ont produit plusieurs Historiens Latins, qui, pour la plupart, ont défiguré tous les noms de la Géographie moderne, en leur donnant une terminaison antique. On diroit fur-tout que l'illustre Président de Thou, en latinisant les noms françois, a cherché à mettre la pénétration de ses Lecteurs en défaut. On a été obligé de faire un Dictionnaire particulier pour fon Histoire. En effet, il est difficile de lire avec fruit & avec goût cet Ouvrage, & plusieurs autres qui sont dans le même cas, sans le secours d'un petit Lexique qui puisse mettre sur la voie. C'est un des principaux motifs qui nous ont déterminés à entreprendre ce Dictonnaire-Manuel.
   Notre dessein n'ayant pas été de faire de longs articles, nous ne sommes presque entrés dans aucun détail, sur-tout pour la partie de la Géographie moderne. Le Dictionnaire classique de la Géographie ancienne, Ouvrage posthume d'un Savant, contient tout ce que ce dernier objet embrasse d'essentiel & d'intérferrant. Nous nous sommes donc bornés à donner les désignations les plus claires de la position des différens endroits. On sent qu'un vain étalage d'érudition seroit inutile & même déplacé dans un Ouvrage manuel, dont le seul objet est de fournir les moyens de trouver facilement & promptement la signification des noms géographiques qu'on n'entend pas : ce qu'on chercheroit avec beaucoup de peine, & souvent sans fruit, dans de gros volumes in-folio.
   Cet Ouvrage est absolument indépendant du Dictonnaire de la Géographie ancienne, dont nous venons de parler. Dans ce dernier, les noms sont en françois, du moins pour la plus grande partie, &dans le nôtre, ils sont en latin. L'un donne les défignations telles qu'on les trouve dans les Ouvrages anciens, & l'autre tire les siennes des géographies & des cartes modernes. Le premier ne renferme que les noms de la Géographie ancienne ; & celui-ci explique en outre les noms de la Géographie du moyen âge, & ceux de la Géographie moderne dont la signification n'est pas familière à tout le monde. On n'a compris parmi ces derniers que ceux qui sont usités dans les bons Auteurs ou dans les compilations les plus connues. Nous avons cru absolument inutile de grossir notre nomenclature d'une foule de mots qui portent leur interprétation avec eux. L'Ouvrage auroit d'ailleurs cessé d'être manuel, & devenant d'un usage moins général, il auroit été beaucoup moins utile.
   Nous avons consulté, pour la composition de ce Dictionnaire, les meilleurs Auteurs tant anciens que modernes. Ceux que nous avons principalement suivis, sont les Editeurs du Glossaire de du Cange ; ceux de la Collection des Ordonnances de nos Rois ; la Martiniere ; M. Philippe, Auteur des Tablettes Géographiques ; celui de l'Officina Latinitatis ; & le Dictionnaire géographique & historique de Baudrand.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 18820.
   - Fincœur (Michel B.),
Sulev Kaja, un Estonien de cœur, ressource en ligne.

90 euros (code de commande : 29122).

 

[CHICANEAU DE NEUVILLÉ (Didier-Pierre)] — Dictionnaire philosophique, ou Introduction à la connoissance de l’homme. Nouvelle édition revue, corrigée, & augmentée considérablement. Paris, Durand et Guillyn, 1762. [A Paris, / Chez Durand, rue du Foin, au Griffon. / Guillyn, quai des Augustins, au Lys-d'or. / M. DCC. LXII. / Avec Approbation et Privilege du Roi.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre rouge, petits manques à la coiffe, à la queue et au troisième entrenerfs supérieur, plats frottés, tranches rouges, XVI, 576 p., ex-libris Le Tellier au premier contreplat et ex-libris manuscrit à la page de titre, bon exemplaire.
   On pourrait imaginer que l'ex-libris manuscrit soit celui de l'avocat et échevin montois Jean Baptiste Marie Chasselet.
   La jeunesse de Didier-Pierre Chicaneau de Neuvillé (Nancy 1720-Toulouse 1780) fut aventureuse et on le trouve servant dans les gardes du roi Stanislas avant de devenir avocat à Paris, puis inspecteur de la librairie à Nîmes. Entré dans les ordres, il obtint une chaire d'histoire à Toulouse.
Avertissement de la seconde édition :
   Mon objet, en travaillant à ce dictionnaire, a toujours été de faire un livre utile, plutôt qu'un ouvrage agréable : c'est pourquoi je n'ai pas dédaigné les secours que m'ont offert des auteurs célèbres qui ont écrit sur la même matière, mais dont les lambeaux, épars en différens volumes, n'ont pas assez de liaison pour former un corps complet de philosophie morale : par la même raison j'ai peut-être un peu négligé la forme pour pouvoir m'occuper un peu plus du fonds ; & j'ai préféré le titre obscur de bon citoyen, au titre si séduisant d'auteur bel-esprit. Trop heureux, si quelqu'un, en lisant cet ouvrage, est tenté de se connoître & de devenir meilleur !
   S'il faut étudier, dit Montaigne, étudions une étude sortable à notre condition, afin que nous puissions répondre comme celui à qui on demanda : A quoi bon ces études en sa décrépitude ? A me rendre meilleur & plus à mon aise, répondit-il.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. I, col. 981.
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 19510.

80 euros (code de commande : 30652).

 

[CHOMPRÉ (Pierre)] — Dictionnaire abrégé de la Bible, pour la connoissance des Tableaux historiques de la Bible même, & de Flavius Josephe. Paris, Desaint et Saillant, 1756. [A Paris, / Chez Desaint & Saillant, / Libraires, rue S. Jean-de-Beauvais, / vis-à-vis le Collége. / M. DCC. LVI. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné, coiffe abîmée et mors usagés, 342 p.
Avertissement :
   Le succès du petit Dictionnaire de la Fable, où l'on trouve en peu de mots les folies du Paganisme, dont la connoissance aide à expliquer les tableaux poëtiques, a fait penser que le public auroit pour agréable un pareil travail, mais autrement intéressant, sur la Bible & sur Flavius Josephe.
   Tout le monde est rempli de représentations de l'ÏHistoire sacrée. Rien de plus ordinaire que le besoin de se rappeler un trait dans une lecture, ou à la vue d'une peinture, d'un bas relief, d'une gravure, dont le sujet ne revient pas dabord à la mémoire. On voudroit être aidé & même en aider d'autres.
   Le secours qu'on souhaiteroit alors seroit de pouvoir par-tout & avec bienséance, tirer de sa poche un petit livre renfermant sommairement le trait historique, qu'on trouveroit par le moyen des noms des personnages, ou des animaux, ou des plantes, ou des lieux, ou des instrumens, même des gestes ; enfin de quelques-uns des caractéres qui accompagnent & désignent chaque événement.
   Un récit, quelqu'abrégé qu'il soit, un mot même, & quelquefois un moindre signe suffisent pour tirer d'embarras ou pour mettre sur la voie. C'est ce qu'on se propose seulement dans ce petit essai.
   Quand à l'usage de l'iconologie, c'est-à-dire, pour trouver les sujets des peintures, des sculptures ou des gravures, on cherchera le nom d'une des piéces caractéristiques, & ce nom renverra aux articles dont il s'agit.
   On voit un Char de Triomphe. Les mots Char, Triomphe, renvoient à Joseph, à Mardochée, &c. Lions couchés auprès d'un personnage, renvoient à Daniel. Danse, Instrumems de Musique, à Jephré, à Hérodiade. Echelle, à Jacob, à Abimélech. Poisson, à Jonas, à Tobie. Clou ou Marteau, à Jahel, &c. Il en est de même de tous les traits distinctifs dans les monumens de l'histoire de notre salut.

35 euros (code de commande : 22769).

 

Clavis mediaevalis. Kleines Wörterbuch der Mittelalterforschung. In Gemeinschaft mit Renate Klauser, herausgegeben von Otto Meyer. Wiesbaden, Harrassowitz, 1962. Petit in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 311 p., quelques illustrations dans le texte et VIII planches hors texte, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Sciences auxiliaires de l'histoire ? On pourrait discuter du bien-fondé de cette dénomination. On l'applique, un peu à la légère parfois, à un ensemble de disciplines pourtant essentielles, qui, en réalité, mériteraient plutôt l'appellation de « sciences de base », ainsi que le propose O. Meyer. Sans leur concours indispensable, aucun de ces travaux de synthèse, tant prisés à l'heure actuelle, ne pourrait se bâtir dans des conditions satisfaisantes.
   C'est précisément dans le dessein de mettre à la disposition du médiéviste, dans une forme condensée et sous un format maniable et réduit, les notions fondamentales les plus utilisées de ces disciplines, que les auteurs ont mis en chantier cet aide-mémoire utile, pratique et bien fait. Il s'agit là, on s'en rend compte, d'une véritable gageure qu'ils ont réussie à tenir avec succès. Quelques notes sur l'économie de ce petit dictionnaire suffiront à en faire saisir l'intérêt. Rangées dans l'ordre alphabétique de mots-vedettes choisis avec soin, les notices sont empruntées aux domaines suivants : paléographie, archives et bibliothèques, diplomatique, sigillographie, héraldique et chronologie, à l'exclusion de toute référence à l'histoire du droit ou des institutions. Chaque notice contient soit une définition très claire, soit un historique sommaire, soit encore un résumé concis de la question envisagée, c'est-à-dire une des notions importantes empruntées aux disciplines énumérées ci-dessus. À la suite, on trouve en outre des indications bibliographiques élémentaires, renvoyant de préférence aux traités généraux ; elles sont de nature à orienter facilement des recherches plus poussées. Certains de ces exposés – qui traitent aussi bien des abréviations que du filigrane en passant par les figures de l'héraldique, les styles, le nom des jours, la prose rimée, la notitia, les capitulaires et bien d'autres points – constituent des tours de force en leur genre, si l'on songe à l'ampleur de maint sujet abordé. On mesure d'autant mieux la richesse extraordinaire du contenu de ce petit livre ; un index rerum très détaillé reprenant les aspects secondaires évoqués dans les notices l'accroît encore dans de notables proportions. Quelques sondages effectués ici et là au hasard du dictionnaire révèlent que les soins les plus diligents et la plus grande acribie ont présidé à son élaboration. Huit planches d'illustration en hors-texte fournissent un support adéquat au texte proprement dit, de même que de nombreux croquis répartis à l'intérieur du volume.
   En bref, ce petit dictionnaire répond parfaitement au titre que lui ont choisi ses auteurs : il fournit indubitablement une clef bien ajustée et facile à manier donnant accès à des domaines de l'histoire médiévale qui se spécialisent de plus en plus.
Bibliographie :
   - Joris (A.), Clavis medievalis, dans Le Moyen Âge, t. 71, pp. 663-664.

10 euros (code de commande : 27770).

 

COUTANT (Yves) — Dictionnaire historique et technique du moulin dans le nord de la France. De Lille à Cambrai du 13e au 18e siècle. Illustrations Paul Bauters, Jean Bruggeman, Gerrit Pouw et autres. Turnhout, Brepols, 2009. In-8° sous reliure d'éditeur, 1126 p., illustrations en noir, (collection de travaux de l'Académie internationale d'Histoire des Sciences « De Diversis Artibus », tome 84 - N.S. 47).
En quatrième de couverture :
   « En étudiant le vocabulaire des meuniers, des charpentiers de moulins et des forgerons d'autrefois, qui furent actifs dans le nord de la France, l'auteur sauvegarde un immense trésor lexical d'autant plus important que la région a toujours été renommée pour sa production de farine et d'huile. Ce lexique est un complément indispensable aux dictionnaires traditionnels qui ne s'intéressent guère au vocabulaire technique : plus de vingt pour cent des définitions ou des mots sont nouveaux.
   Les définitions claires et précises, les exemples aussi diversifiés et détaillés que possible, ainsi que les nombreuses illustrations intéresseront non seulement le spécialiste des moulins, mais tout chercheur qui, dans les archives, se voit confronté à des textes techniques. À travers les différents articles de ce dictionnaire, c'est une nouvelle image du moulin qui émerge, une image qu'on voit évoluer au cours des siècles et qui force notre admiration. Voici enfin un dictionnaire qui donne la parole aux travailleurs manuels : au cours des siècles ils ont libéré l'homme des travaux les plus lourds et indirectement facilité l'essor de l'esprit. »

99 euros (code de commande : 14177).

 

Dictionnaire culturel des sciences. Art, littérature, cinéma, sociologie, mythe, politique, histoire, humour, religion, éthique, économie, poésie, vulgarisation. Collectif sous la direction de Nicolas Witkowski. Paris, Seuil - Regard, 2001. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ceci n'est pas un dictionnaire des sciences. C'est un « dictionnaire », certes, mais qui commence avec absinthe et finit à Zoroastre... Et s'il y est bien question de « science », ce n'est surtout pas celle des Scientifiques et des manuels scolaires ou universitaires, celle qu'il faut vulgariser au prétexte qu'elle serait inaccessible.
   Ceci est un recueil d'un bon millier d'articles, résultat de 97 regards croisés sur ce qui, dans la science, son histoire, ses personnages, ses lieux, ses idées – et surtout autour d'elle, dans ses contacts avec l'art, la littérature, l'économie, la politique ou la religion, a paru susceptible d'intéresser l'Homo sapiens sapiens du XXIe siècle. La plus totale liberté de ton est ici mise au service d'une recherche assidue de la clarté. Tout jargon, masque ordinaire de l'incompréhension, a été impitoyablement chassé, au même titre que ces figures de style signifiant qu'un savant s'adresse, du cœur de la Science, à un ignorant avide de savoir.
   Les sciences (toutes ou presque, et pas seulement occidentales) sont ici envisagées, non pas de l'intérieur comme c'est la coutume, mais de l'extérieur, depuis ces lieux où, au contact des autres domaines du savoir et de la culture, elles prennent tout leur sens. Le Big Bang de la cosmologie et l'ADN de nos cellules sont bien là, mais la poésie et l'alchimie ont aussi leur place ; les mathématiques et la biologie moléculaire, mais aussi le mesmérisme et les anges. Avec en prime l'utilité et la subtilité, la beauté et l'ignorance, nombre de personnages inattendus et quelques dizaines d'images emblématiques de la science : la raison, fut-elle scientifique, ne peut se passer de l'imaginaire, ni la science de sa fiction.
   C'est à renouer les liens perdus entre les sciences et la culture que se consacre cet ouvrage, dans l'espoir un peu fou mais essentiel de voir la science, aujourd'hui gravement coupée de ce qui devrait être « son » public, c'est-à-dire chacun de nous, devenir plus intelligible.

30 euros (code de commande : 16448).

 

Le Dictionnaire des sciences. Sous la direction de Lionel Salem. Paris, Hachette, 1990. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 481 p., illustrations dans le texte et planches hors texte en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Plus de 1000 entrées principales. 3500 mots indexés. Renvois systématiques et clairs. 400 schémas et figures. Hors texte en couleur.
   Tous les domaines de la science moderne couverts par des définitions rigoureuses, faciles à comprendre par le non-spécialiste.
   Ouvrage conçu et rédigé par 30 scientifiques avec la collaboration active d'un comité de patronage international prestigieux (membres de l'Institut, du Collège de France, directeurs de laboratoires renommés, professeurs d'universités et de centres hospitaliers français et étrangers) au sein duquel se trouvent trois prix Nobel.
   Ouvrage de référence, c'est le guide indispensable à tout lecteur curieux de sciences et conscient de leur importance dans la culture de notre temps. »

15 euros (code de commande : 12369).

 

Dictionnaire du monde grec antique. Sous la direction de Maurice Sartre, Anne Sartre-Fauriat et Patrice Brun. Paris, Larousse, 2009. In-8° collé, 543 p., illustrations, (collection « In Extenso »), exemplaire en parfait état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Le monde grec antique, ou la patrie de l'Occident : un petit territoire où furent inventés, en quelques décennies, la poésie et la philosophie, la médecine et le roman, l'histoire et la géographie... où fut élaboré, aussi, un fonctionnement politique plaçant pour la première fois le citoyen au cœur de la vie publique. Un monde qui ne se réduit pas pour autant au « miracle » classique : la Grèce ancienne, ce sont aussi les colonies d'Asie mineure et de la mer Noire, l'épopée d'Alexandre et le règne de Cléopâtre, la légende des Amazones et le mythe de l'Atlantide, le culte de Sérapis l'Égyptien et de Cybèle la Syrienne, le cratère de Vix et les bouddhas du Gandhara.
   En près de 700 entrées, complétées d'un index, de cartes et de plans, et d'une introduction chronologique qui pose les repères de cette extraordinaire aventure humaine, c'est tout un univers qui est ici revisité, en tenant compte des plus récents acquis de la recherche historique et archéologique : de Palmyre au Parthénon, de Pétra à Persépolis, en passant par l'Olympe, le Nil et les Sept Merveilles du monde, la paix et la guerre, l'or, l'huile et le miel, Tyr, Troie et le Styx, Zeus et Zénobie...

25 euros (code de commande : 22232).

 

FÖRSTEMANN (Ernst) — Altdeutsches namenbuch. Erster Band : Personennamen. Zweite, völlig umgearbeitete auflage. Zweiter band : Orts- und sonstige geographische namen. (Völker-, länder-, siedlung-, gewässer-, gebirgs-, berg-, wald-, flurnamen u. dgl.). Erste hälfte : A-K. Zweite hälfte : L-Z und Register. Dritte, völlig neu bearbeitete, um 100 jahre (1100-1200) erweiterte auflage, herausgegeben von Hermann Jellinghaus. Bonn, Hanstein, 1900 - 1913 - 1916. Deux tomes en trois volumes in-4° plein simili moderne, tome I : XII p., 1700 col., tome II (première partie) : XXVIII p., 1766 col., tome II (deuxième partie) : VI p., 1942 col., bel exemplaire de ce rare ouvrage.
Introduction :
   Dies buch hat schon seine geschiehte ; und dass ich auf diese noch selbst zurückblicken kann, erfüllt mich mit innigem dankgefühl. Vierundfunfzig jähre sind dahin geflossen, seit Jacob Grimm durch die Berliner academie ein altdeutsches uamenbuch forderte und ich dazu die feder ansetzte ; drei jähre
später sprach die academie ihr urteil über meinen, den einzigen ihr vorliegenden entwurf. Aber auf die gunst des Schicksals folgte unmittelbar die Ungunst, die sich zum teil schon ehe nur ein bogen des Werkes erschienen war, an einige ihm vorausgeschickte kleine aufsätze von mir heftete. Es waren nämlich zwei männer schon längere zeit mit den Sammlungen zu einem namenbuche beschäftigt gewesen, beide aber an der fortsetzung ihrer arbeit gehindert worden durch die unruhigen politischen ereignisse jener zeit, die grade in ihren beiden Wohnorten besonders hinderlich auftraten. So war ich ihnen, ohne von ihrem vorhaben zu wissen, in den weg getreten. Mit wildem grimme, der bei einem ersten versuche leicht nahrung fand, fielen sie über mein werk her und haben in diesem grimme verharrt bis au ihr ende, der eine von ihnen ein drittel Jahrhundert lang. Mit welchen mittein sie kämpften, widerstrebt mir zu enthüllen, obgleich ich hier sehr auffallendes berichten könnte. Ich habe auf ihre Schmähungen nicht geantwortet und gedenke auch künftig, sollten solche von neuem auftreten, bei meiner art zu bleiben. Ich arbeitete statt dessen mhig weiter, zunächst fünf jähre lang (1849-1854) nach dem urteil der academie. Endlich, namentlich auf Grimms fortgesetztes mündliches und schriftliches mahnen, entschloss ich mich, den druck im jähre 1854 beginnen zu lassen, wol wissend, dass von einem wirklichen abschluss damals (wie noch heute) nicht die rede sein konnte ; galt es doch zunächst nur die bahn zu brechen und fast aus dem nichts heraus etwas neues zu schaffen. Im jähre 1856 erschien der erste band und fand sofort neben der übelwollenden auch wolwoLLende aufnähme und über erwarten starken absatz. Namentlich aber zeigte schon damals, wie noch heute, die überaus rege benutzung meiner arbeit, dass sie ihren zweck erfüllt hatte. So konnte denn Grimm am 3. juni 1858 (s. dessen kleine Schriften III 349) die Berliner academie deshalb lebhaft beglückwünschen und zwar mit einem urteil, dessen zu grosse nachsieht sich nur durch die freude erklärt, welche ihm die erfüllung eines seit dreissig jähren gehegten wunsches einflösste.
   1859 kam der zweite band heraus, schon weit höher stehend als der erste und damit der Verbreitung wie der benutzung neuen antrieb gebend. Unablässig arbeitete ich auf dem mir lieb gewordenen felde weiter; aber gewiss unerwartet kam es, dass dieser zweite band nach zehn jähren völlig erschöpft war. So begann der druck der zweiten völlig neuen bearbeitung, die 1872 ans licht trat und damit den dritten starken quartanten des werkes lieferte. Diese zweite bearbeitung hat Grimm nicht mehr erlebt ; er starb 1863 zu derselben zeit, als ich in meinem kleineren buche (die deutschen Ortsnamen) neben das lexicalische werk ein systematisches setzte. Am 7. sept. hatte er mir seinen letzten brief geschrieben und seinen letzten aufsatz geschickt, am 20. sehloss er sein äuge.
   Einen Verleger zum namenbnehe habe ich nie gesucht ; mein vetter Ferdinand in Nordhausen erbot sich dasselbe zu übernehmen. So ist es aus einem bescheidenen geschäfte ohne weit klingenden namen hervorgegangen, und zwar mit verzieht auf alle sonst üblichen trompetenstösse ; es hat sich seinen
weg allein gebahnt.
   Nun aber kam neues übel über meine wissenschaftliche thätigkeit durch den tod Ferdinands im jähre 1876. Seine erben verkauften ohne mein wissen seinen ganzen verlag antiquarisch für ein geringes an einen mann, mit dem ich, wie sich bald zeigte, durchaus in keine Verbindung treten konnte.
   Aber trotz dieses Unglücks Hess ich meine band nicht vom namenbuche ab. Der erste band in seiner einzigen aufläge ärgerte mich durch seine grosse unvollkommenheit, die ich inzwischen schon durch tausende von nachtragen und Verbesserungen handschriftlich nach möglichkeit verwischt hatte ; im jähre 1882 brachte ich auch von ihm eine völlige neubearbeitung zu stände. Diese ist aber nie erschienen, da grade damals erhebliche bereicherungen des materiales in aussieht standen. Ich erinnere nur an die 1884 von Piper herausgegebenen libri confraternitatum.
   Vielmehr trat damals ein umstand ein, der mich veranlasste meine band für anderthalb Jahrzehnte ganz von dem namenbuche und den germanistischen dingen abzuziehn. Als vorstand der königlichen bibliothek zu Dresden war ich auch bewahrer jener merkwürdigen sogenannten mexicanischen hieroglyphenhandschrift, die einst Fleischer 1821 in seinem catalogus codicum msc. orientalium bibliothecae regiae Dresdensis einen « codex, qui Oedipum suum exspectat » genannt hatte. Es waren aber um das jähr 1880 auf americanistischem gebiete Studien geglückt, durch die sich ergeben hatte, dass nicht die mexicanischen Azteken, sondern die Mayavölker auf dem gipfel indianischer cultur gestanden hatten und dass die Dresdner handschrift die wichtigste der Mayahatidschriften, also so zu sagen das höchststehende geisteswerk der westliehen erdhalbkugel sei. Da fühlte ich mich nun durch mein amt mehr verpflichtet als sonst irgend jemand, der entzifferung dieser handschrift und damit der Mayie, wie wir wenigen Forseher auf diesem gebiete scherzweise dieses Studium nannten, näher zu treten. Was für erfolge meine arbeiten auf diesem gebiete gehabt haben, gehört nicht hieher ; es gentigt die bemerkung, dass ich die handschrift selbst zweimal mit verschiedenen vorreden, ferner eine grössere schrift und einige zwanzig kleinere abhandlungen zur Mayaforschung herausgegeben habe. Mit dem jähre 1898 trat hierin ein gewisser abschluss ein ; ich erwarte nun neue funde an Inschriften oder handschriftenso wie den jetzt in America vorgenommenen druck der englischen Übersetzung meiner dahin gehörigen aufsätze. So konnte ich mich wieder dem namenbuche zuwenden ; was hier vorliegt, ist nicht mehr die neue bearbeitung der ersten ausgäbe, sondern die meiner ungedruckten Umgestaltung von 1882, also fast als dritte ausgäbe anzusehn.
   Dies führt nich auf die bemerkung, dass jetzt auch mein zweiter band in der zweiten aufläge fast ganz vergriifen ist. Eine dritte stufe wäre ihm um so mehr zu wünschen, als damit zugleich die gegenwäi'tige grosse Verschiedenheit in der anordnung beider bände ausgeglichen werden könnte. Ich muss bei meinem alter die band davon ablassen ; wer aber an dies werk geht, den versichere ich meiner vollen Unterstützung, so weit meine kraft reicht.
   Zu seiner jetzigen gestalt ist das werk gelangt durch bedeutende Vermehrung, passendere Ordnung und erhebliche Verkürzung ; auf diesen drei wegen suche ich den künftigen vorwürfen der unvoUständigkeit, Unordnung und Überladung zu begegnen.
   Die Vermehrung tritt schon bei flüchtigem augenschein hervor, mag man sehen auf das verzeichniss der abkürzungen, die aber lange nicht alle benutzten quellen enthalten, oder auf die unter je einem bestimmten grundworte vereinigten register, oder auf die jeder einzelnen gruppe vorausgeschickten bemerkungen, oder auf den umfang der verschiedenen gruppen selbst. Von Vollständigkeit zu reden fehlt mir der dazu nötige hochmut. Der Vorwurf der unvollständigkeit hat aber verschiedene grade der berechtigung. Am schwersten wiegt das fehlen ganzer namen; wer dergleichen beibringt, erwirbt sich ein entschiedenes verdienst und kann meines dankes sicher sein. Weit weniger wiegt das auflinden neuer formen bekannter namen; diese neuen formen haben nur dadurch wert, dass sie die lautlichen Vorgänge schärfer beleuchten, als es bisher geschehen ist, oder dass sie richtige statt verderbter lesarten einführen. Für fast ganz wertlos muss ich dagegen das citiren von namenformen erklären, die bereits hinreichend mit citaten belegt sind, so dass sie nichts neues mehr zur erkenntniss mundartlicher Vorgänge beitragen. Hierin nach Vollständigkeit zu streben ist geradezu lächerlich, und man hat sich in der that hierin mir gegenüber schon reichlich vergangen. Ebenso trifft nicht ins schwarze, wer mir etwa die nichtbenutzung einer quelle vorwirft, ohne nachzuweisen, was dadurch dem buche entgangen ist.
   Die Ordnung konnte bei dem ersten bahnbrechenden versuche keine befriedigende sein; der ungeahnte reichtum an gebilden, die noch kein mensch besprochen hatte, stellte sich als ein geradezu unglaublicher dar. Es überfiel mich in der that eine furcht vor neuen entdeckungen, die sich nachher nicht bestätigen würden. Die folge dieser furcht war, dass man mir recht reichlicli und bitter das zusammenwerfen verschiedener stamme in einen vorgeworfen hat, ohne doch je ein durchgeführtes beispiel aufzustellen, wie die Scheidung zu machen sei. Erst auf dem einmal im rohbau gelegten gründe konnten die einzelnen gruppen feiner herausgearbeitet und schärfer umgrenzt werden. Dass ich in der scheidung jetzt bedeutende fortschritte gemacht habe, zeigt ein flüchtiger blick in diese neubearbeitung; das A hatte in der ersten aufläge 47 stamme, in der zweiten sind es 58, das B enthält dort 54, hier 68 u. s. w. Ich hebe als beispiel aus dem buchstaben G die beiden mächtigen stamme GAR und GOD der ersten aufläge heraus, während in dieser der erste in GAIRU und GARVA, der zweite in GODA (gôda) und GUDA zerlegt ist. Doch ist eine vollständig saubere scheidung der stamme für alle zeit eine Unmöglichkeit ; man
möge auch bedenken, dass die personennamen Privateigentum sind, mit dem man freier schaltete als mit dem öfl'enthchen der übrigen spräche, ferner dass das herrschen der lautgesetze sich nicht ungestört zeigen kann, wo es keine schriftgesetze giebt; die wilde Orthographie derjenigen, welche die namen niederschrieben, tritt einer feinen sonderung als mächtiges hinderniss entgegen. Dazu kommt der mangel an nachrichten über die herkunft der einzelnen personen, am meisten in den necrologien, die deshalb weniger wertvoll sind als die übrigen quellen. P^erner die oft unglaubliche Sorglosigkeit und unkenntniss der herausgeber. Und endlich wurden solche mischungen geradezu durch die spräche selbst veranlasst, das heisst durch das von den lautlichen Vorgängen irre geleitete Sprachgefühl.
   Zu der veränderten Ordnung haben auch die Umwälzungen und entdeckungen beigetragen, welche in der Sprachwissenschaft seit dem auftreten der lautphysiologie vorgefallen sind. Ich habe sie vielfach benutzt, doch mit vorsieht, denn das schwere geschütz der grossen werke darf den leichten aufklärungstruppen, das sind die meistens in Zeitschriften erscheinenden kleineren aufsätze, nicht in zu grosser nähe folgen. Auf die durch die lautphysiologen eingeführten neuen lettern und diakritischen zeichen konnte ich glücklicherweise verziehten, eben so wie bei einzelnen namen auf die selbstverständlichen längezeichen und akute.
   Aber auch verkürzt ist mein buch ganz bedeutend. Vor riesen werken empfinde ich ein grauen ; sie gehn über die kraft des einzelnen arbeiters, und das zusammentreten mehrerer ist ein übelstand ; sie gehn über die kauf kraft des marktes, beschränken sich daher wesentlich auf die grossen bibliotheken und nützen dort dem einzelnen weniger als im Privatbesitz ; sie nehmen leicht die gestalt von missgeburten an, bei denen ein körperteil nicht zum andern passt ; nahe liegende beispiele davon anzui'ühren unterlasse ich.
   Die Verkürzung habe ich in verschiedener weise eintreten lassen. Der druck spart mehr den räum, und ich habe mich mehr eines knappen ausdrucks befleissigt. Die lautlichen benierkungen am anfange jedes buchstaben, die mehr in eine namengrammatik als in ein Wörterbuch gehören, sind fortgefallen. Das nennen hervorragender besitzer einzelner namen beschränke ich auf die zeit bis zum jähre 800 herab, wo noch der name mehr auf den volksstamm schliessen lässt, dem dessen träger angehörte. Schon in der ersten aufläge habe ich bei den allerhäufigsten formen alle citate ausgelassen mit der bemerkung, dass die form überall begegnet. Auf diesem wege bin ich nun weiter fortgeschritten, ja bei einigen ganz alltäglichen zusammengesetzten namen habe ich nicht einmal die häufigen und regelmässigen formen des ganzen namens^ sondern nur die seiner beiden teile mitgeteilt, die sich in den verschiedensten Verbindungen zusammenfügen. Auffallendes und besonders lehiTeiches wird natürlich stets erwähnt, bei seltneren namen kein mir zugängliches citat verschwiegen.
   Diese fortlassung tausender von citaten wird sich nur sehr selten als ein wirklicher mangel erweisen. Und die erste aufläge liefert noch massenhaft solche citate. Uebrigens sind für mimdartliche arbeiten die personennamen eine weit weniger wichtige quelle als die an bestimmten örtern haftenden Ortsnamen. Endlich tritt nun das zur erkenntniss des ganzen namensystems wichtige näher zusammen und tibersichtlicher hervor, wenn es nicht zemssen wird durch dinge, die für die wichtigsten forschungen nur leere spreu sind.
   Alle hier erwähnten änderungen beziehen sich auf einzelheiten ; die allgemeinen grundsätze der anläge sind dieselben geblieben ; sie sind mir auch nie vorgeworfen worden, denn sowol anständiger tadel als niedrige Schmähung blieb stets am einzelnen haften.
   So findet man hier noch immer die verschiedenartige form, die ich den an die spitze der gruppen gestellten stammen gegeben habe. Mein buch umfasst sehr verschiedene mundarten, und ich mochte nicht den festen boden des überlieferten Stoffes verlassen. Manche stamme treten in urgermanischer, manche in gotischer, manche in althochdeutscher, viele in derjenigen gestalt auf, die ich einst auf grund der Stammbaum theorie als neuurdeutsche bezeichnete, während sie jetzt in folge der wellentheorie westgermanisch genannt wird, tibrigens ein ziemhch misslicher ausdruck. Auch diese bearbeitung zeigt noch oft dieses schwanken, namentlich drängt der laut z in stammen wie suflßxen noch häufig zur benutzung der hochdeutschen form. Doch bin ich jetzt, so weit es die wirklich überlieferten formen gestatten, dem urgermanischen näher getreten, schon durch die häufige anfügung des auslautenden themavocals in nominalen Stämmen, dann aber auch in andern dingen ; ich erwähne nur die absetzung des gotischen iu und seine Vertretung durch eu, wodurch oft die ganze anordnung sich bedeutend ändert ; mit dem urgermanischen e bin ich schüchterner verfahren, schon wegen seiner häufigen rückbildung aus i.
   Auch darin wiederholt sich die anläge der ersten ausgäbe in der zweiten, dass jeder name zweimal erscheint, einmal wegen des ersten teiles, das andere mal wegen des zweiten oder des sultixes, und dass zuweilen beide stellen nicht genau in der form, in der Stellung xmd in der Zeitangabe stimmen ; das liegt in dem fortschreiten meiner mühsamen arbeit und war unvermeidlich. Das vollkommenste wäre allerdings, dass zwei namenbücher beständen, das meine, nach dem ersten, und ein anderes, nach dem zweiten teile geordnet. Aber wer darf darauf hoffen ?
   Noch durch manche andere mängel weist mein werk auf die aufgaben hin, welche der zukunft harren. So hätte ich z. h. gern, wie ich es bei den Ortsnamen gethan, durch griechische buchstaben bezeichnet, welche person mit einer bestimmten namenform gemeint ist, doch auch hier musste ich mir sagen longa est ars, brevis est vita. Auch darin ist noch viel nachzubessern, dass ich bei denjenigen grundwörtern, die zwischen beiden gcschlechtern schwanken, namentlich -möd, -räd, -sind, -wig und -wih, nicht immer notirt habe, ob der Zusammenhang des textes sie als masc. oder fem. oder als unbestimmt erweist.
   Auch durch die beschränkung auf die continentalen Germanenstämme und auf die zeit vor 1100, wie sie durch Grimm sehr weise in die aufgäbe der Berliner academie aufgenommen war, sind schon zukunftsaufgaben von selbst gegeben. Man hat mir in der that einen Vorwurf auch daraus ersonnen, dass ich beim jähre 1100 streng halt gemacht und nicht ein zweites menschenleben an die neuere zeit drangesetzt habe. Durch die herbeiziehung unserer heutigen familiennamen ist die kluft, aus welcher noch manches licht über die alte zeit aufsteigen kann, nicht überbrückt, nur übersprungen. Wenigstens sind dadurch jene dilettantischen namenbtichlein, die einst, sogar aus der feder von sonst hochgeachteten forschem, üppig emporwucherten, jetzt fast immöglich gemacht.
   Von den beiden Germanenzweigen, die ausserhalb der eigentlichen aufgäbe des buches stehn, ist der angelsächsische uns der nähere, und von ihm haben wir noch manches hebt zu erwarten. Ich habe einem westgermanischen oder neuurdeutschen namenschatze jetzt etwas vorgeai'beitet, indem ich die ags. formen viel mehr herbeiziehe als in der ersten aufläge; dazu hat mir besonders Searle durch sein onomasticon Anglo-Saxonicum (1897), obwol sonst ein wunderliches werk, willkommenen stoff geliefert.
   Ferner steht uns der nordische zweig. Für ihn bin ich bei der dürftigen herbeiziehung von namen stebn geblieben, die sich ungesucht darboten. Aber hier ist noch sehr viel zu thun, und ich habe es mit freude begrüsst, dass die fürstlich Jablonowskische gesellschaft zu Leipzig für das jähr 1901 eine Sammlung westnordischer personennamen bis zum jähre 1300 herab verlangt.
   Weiter drängt sich der wansch nach einem keltischen namenbuche lebhaft auf. Was Holder in seinem altceltischen Sprachschatz geleistet hat, dem einst von Glück und Arbois de Jubainville wacker vorgearbeitet wurde, ist höchst verdienstvoll, geht aber nicht über das achte Jahrhundert herab und zeigt deutlich, wie schwer die grenze zwischen Keltischem und Germanischem einerseits, Italischem anderseits zu ziehn ist, von Ligurischem und Iberischem ganz zu schweigen. Die westfränkischen namen geben nach dieser seite viel zu denken, während die langobardischen auf italischem boden sich viel reiner erhalten.
   Grade um die zeit, als ich für die deutschen namen ans werk ging, machte Miklosich sich an die s1avischen. Ich habe es im dränge anderer arbeiten nicht überblicken können, was auf diesem uns auch so nahe angehenden gebiete geleistet wurde, bin aber überzeugt, dass hier noch harte arbeit nötig und reiche frucht in aussieht ist. Was Grimm in seiner geschieh te der deutschen spräche als « aller meiner forschungen ergebniss » bezeichnete und was ich in einer mehr geordneten weise in meinem entsprechenden buche zu spät festzuhalten suchte, muss doch endlich einmal zu einem festen gewinn der Wissenschaft ausschlagen.
   Ja selbst das italische gebiet beginnt jetzt sich immer mehr als wichtig auch für den germanischen namenschatz zu erweisen.

   Ich schliesse diese bemerkungen mit demselben satze, mit dem auch die vorrede zur ersten aufläge dieses bandes schloss, und der seitdem auch in dem artikel namenbuch des Grimmschen Wörterbuches aufgenommen ist: Mein Vorgänger war Graff. Möge das nächste altdeutsche namenbuch seinem werte nach weiter von dem meinigen abstehn, als dieses sich von Graffs namensammlungen unterscheidet.

L'ensemble : 400 euros (code de commande : 18408).

 

GODEFROY (Frédéric) — Lexique de l'ancien français. Publié par les soins de MM. J. Bonnard [et] Am. Salmon. Paris et Leipzig, Welter, 1901. In-8° sous reliure toilée d'éditeur recouverte d'adhésif transparent, 544 p., feuillets de faux-titre et de titre consolidés avec de l'adhésif transparent, exemplaire du professeur J.-J. Hoebanx.

30 euros (code de commande : 14852).

 

HAUST (Jean) — Dictionnaire liégeois. Illustré de 735 figures documentaires établies par J.M. Remouchamps et exécutées par le dessinateur Maurice Salme. Frontispice d'Adrien de Witte. Deux cartes dialectologiques. Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1972. In-8° broché, XXXI, 735 p., carte en couleurs à déplier in fine, (collection « Le Dialecte Wallon de Liège » 2e partie), exemplaire en bon état.
Avertissement :
   Le présent volume est la reproduction anastatique de l'édition originale de l'ouvrage [édité à Liège, par Vaillant-Carmanne, en 1933 en deux volumes]. On a conservé telle quelle, avec la date primitive, la page de titre.
Table des matières :
   - Frontispice d'Adrien de Witte.
   - Souscripteurs à l'édition de patronage.
   - Introduction.
   - Le dialecte liégeois.
      I. Situation et géographie dialectale de la Wallonie.
      II. Aire du dialecte liégeois (carte I).
      III. Vitalité des dialectes wallons.
      IV. Littérature dialectale liégeoise.
      V. Dictionnaires liégeois antérieurs.
      VI. Enquête dialectale.
      VII. Méthode suivie dans ce dictionnaire.
      VIII. Un peu de phonétique.
   - Bibliographie.
   - Abréviations.
   - Dictionnaire liégeois.
   - Additions et corrections.
   - Index étymologique.
   - Table systématique des illustrations.
   - Index des sources des illustrations.
   - Dernières additions.
   - Carte II : région du dialecte liégeois (hors-texte).

35 euros (code de commande : 24982).

 

HUSSENET (René) — Essai de dictionnaire chinois-français. Lexique chrinois-français des expressions de la langue chinoise employée dans la presse avec un aperçu de leur fréquence d'emploi, suivi d'une liste de caractères abrégés courants. Séoul, Dong-A, 1960. In-12 sous reliure d'éditeur, X, 310 p.

15 euros (code de commande : 10212).

 

[JAZZ]. CARLES (Philippe), CLERGEAT (André) et COMOLLI (Jean-Louis) — Dictionnaire du Jazz. Nouvelle édition augmentée. Index établi par Philippe Carles et André Clergeat. Paris, Laffont, 1994. In-8° collé, XII, 1383 p., (collection « Bouquins »).
En quatrième de couverture :
   Le premier dictionnaire du jazz aussi complet et aussi éclectique depuis plus de vingt ans. 67 auteurs, parmi les meilleurs spécialistes français et européens, traitent – sous la direction de Philippe Carles, d'André Clergeat et de Jean-Louis Comolli, et en quelque 2 800 articles – toutes les matières du jazz, non seulement les musiciens, les instrumentistes, les orchestres, les producteurs, les critiques, mais aussi les styles, les lieux, les concepts et les expressions propres au jazz, les définitions musicologiques, le rôle et l'évolution de chaque instrument.
   Chaque article comporte les données biographiques et historiques précises, un commentaire stylistique et une sélection d'enregistrements exemplaires. Manuel d'initiation indispensable pour l'amateur de jazz, ce guide est en même temps un instrument de travail nécessaire au spécialiste.
   Il permet tous les parcours possibles dans les mondes du jazz, art de ce siècle, phénomène musical à la fois unique et polymorphe.

12 euros (code de commande : 27021).

 

LACOSTE (Jean-Yves, dir.) — Dictionnaire critique de théologie. Troisième édition revue et augmentée par Olivier Riaudel et Jean-Yves Lacoste. Paris, Quadrige - P.U.F., 2007. Fort in-8° collé, XXXIX, 1587 p., (collection « Dicos Poche »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   « La théologie s 'occupe centralement de phénomènes qui ne sollicitent jamais l'intellection sans solliciter aussi l'adhésion ; et le travail historique de discernement que ce dictionnaire s'est fixé pour but ne privera personne de la nécessité de se faire soi-même une opinion. Mais on ne croit jamais sans savoir quelque peu. Et si l'on veut se former une opinion droite, autant savoir critiquement que pré-critiquement. » Mots, choses, êtres, idées, formes, sujets : l'ordre alphabétique du dictionnaire et l'ordre critique du savoir laissent les objets théologiques apparaître avec toute la complexité de leur histoire, avec les débats théoriques et les conflits humains qui les ont nourris.
   Depuis la première édition reliée (1998) de ce dictionnaire, une deuxième édition avait été publiée en 2002 dans la collection Quadrige/Dicos poche. Sous la direction de Jean-Yves Lacoste et Olivier Riaudel, cette troisième édition est entièrement revue et augmentée de nouvelles entrées : une quarantaine de notices apparaissent, antéchrist, biotechnologies, croix, dévotion, Fénelon, libre théologie, mathématiques, médiation, pluralisme religieux, sophiologie, théonomie..., toutes les bibliographies ont été reprises et mises à jour, des corrélats ont été ajoutés. Ce dictionnaire critique est un dictionnaire vivant, un outil au service de la transmission d’un savoir, la théologie, « somme des discours et des doctrines que le christianisme a organisé sur Dieu et son expérience de Dieu ».

28 euros (code de commande : 29653).

 

LITTRÉ (É) — Dictionnaire de la langue française. Contenant 1° Pour la nomenclature : tous les mots qui se trouvent dans le Dictionnaire de l'Académie française et tous les termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de la vie pratique ; 2° Pour la grammaire : la prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu, discutée ; l'examen des locutions, des idiotismes, des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle, avec des remarques critiques sur les difficultés et les irrégularités de la langue ; 3° Pour la signification des mots : les définitions ; les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique, avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques et autres ; les synonymes principalement considérés dans leurs relations avec les définitions ; 4° Pour la partie historique : une collection de phrases appartenant aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la langue française jusqu'au seizième siècle, et disposée dans l'ordre chronologique à la suite des mots auxquels elles se rapportent ; 5° Pour l'étymologie : la détermination ou du moins la discussion de l'origine de chaque mot établie par la comparaison des mêmes formes dans le français, dans les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal ou langue d'oc. Tomes I. Première partie : A-C. Seconde partie : D-H. et II. Première partie : I-P. Seconde partie : Q-Z. (Complet.) Tome I : Paris, Hachette, 1863. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 15, Post Strasse. 1863. Tous droits réservés.] Tome II : Paris, Hachette, 1869. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 3, König-Strasse. 1869. Tous droits réservés.] Quatre volumes in-4° demi-chagrin vert d'époque, dos à 4 nerfs, reliures frottées, manque à la queue du premier volume, tomes I première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LIX, [1 (explication des abréviations)], 944 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1136 (pp. 944-2080)] p., tome II première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], II, 1396 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1232 (pp. 1397-2628, les pp. 2567-2628 sont consacrées aux Additions et Corrections)] p., édition originale.
   
@ Émile Littré acheva la rédaction de son Dictionnaire en 1865. La publication fut effectuée en livraisons, la première en 1863 et la dernière en 1872.
  :  Littré, Comment j'ai fait mon dictionnaire de la langue française.

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13298).

 

MARIEL (Pierre, dir.) — Dictionnaire des sociétés secrètes en Occident. Préface de Louis Pauwels. Paris, Culture - Art - Loisirs, 1971. Fort in-8° étroit sous reliure simili d'éditeur, 479 p., illustrations en noir, (collection « Histoire des Idées, des Héros, des Sociétés de la France Secrète et de l'Occident »), cachet humide ex-libris à la page de titre, bon exemplaire.
   Ont collaboré à la réalisation de ce dictionnaire : Robert Amadou, Robert Ambelain, Jacques d'Arès, Jean-Pierre Bayard, Guy Béatrice, Jacques Duchaussoy, Jean-Claude Frère, Serge Hutin, Jacques Lantier, Marcel Laperruque, Pierre Mariel, Paul Naudon, Jean Phaure, Jean Rousselot, Charles Vaudemont et Gilette Ziegler.
Extrait de la préface :
   Ce dictionnaire traite des idées, du langage et des méthodes propres aux groupes humains qui, de l'Antiquité à nos jours, en Occident, se sont constitués en ateliers d'étude et d'expérimentation, pour rechercher une Sagesse et une Vérité primordiales. Dans toute la mesure du possible, les collaborateurs réunis par Pierre Mariel ont cherché à dépasser l'anecdote mystérieuse, le fait pittoresque ou étonnant, pour atteindre et décrire le matériel spéculatif et opératif de ces groupes.
   « Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une Maison spirituelle », dit Pierre dans sa première épître. Cette injonction vient du fond des âges et n'est sans doute pas éteinte. Il est bon de tenir compte des vibrations qu'elle provoque en bien des âmes si l'on veut avoir une vision plus juste de « ce qui fait marcher les hommes et le monde ». L'esprit matérialiste, quasi officiel aujourd'hui, est partiel et partial. Une part de ce qui compose la nature humaine et le moteur des sociétés est soustraite à l'observation. Cette part, repoussée dans les ténèbres, y joue le jeu dangereux des refoulements.
   Un tel dictionnaire, dans l'esprit de ses auteurs, se propose :
      - de révéler au profane l'existence, l'abondance et la continuité des groupes humains fondés sur la pensée ésotérique et les méthodes initiatiques,
     - d'ouvrir à l'« initiable » des voies d'accès,
      - d'apporter des éléments utiles à l'établissement d'une sociologie et d'une psychologie de l'initiation.
   Dans un moment de grands progrès, au moins techniques, des sciences humaines, cette sociologie et cette psychologie restent à faire. Quoique l'on n'y semble pas songer, cette entreprise pourrait se révéler indispensable pour nous aider à traverser la crise de civilisation.

15 euros (code de commande : 26636).

 

[MIGNE (Jacques-Paul)] — Dictionnaire d'épigraphie chrétienne, renfermant une collection d'inscriptions des différents pays de la chrétienté, depuis les premiers temps de notre ère ; suivi d'une classification géographique des inscriptions, et augmenté de planches, fac-simile, et d'une liste d'abréviations servant à déchiffrer les inscriptions des différents siècles. Par M. X***. Publié par l'abbé Migne. Éditeur de la Bibliothèque universelle du clergé, ou des Cours complets sur chaque branche de la science ecclésiastique. Tomes I et II (complet). Paris, Migne, 1852. [S'imprime et se vend chez J.-P. Migne, Éditeur, / Aux Ateliers Catholiques, rue d'Amboise, au Petit-Montrouge / Barrière d'Enfer de Paris. / 1852.] Deux grands volumes in-8° pleine percaline brune (tachée), dos lisses, [644 (1288 col.) et [628 (1256 col.)] p., (collection « Nouvelle Encyclopédie Théologique », n° 30 et 31), cachet ex-libris aux pages de faux-titre, rousseurs parfois importantes.
Épître de l'auteur au cardinal Angelo Maï :
   Éminence,
   Daignez me permettre de publier sous vos auspices et de vous offrir un choix d'inscriptions chrétiennes formé en grande partie de l'important Recueil que vous avez donné dans le tome Ve de la Nouvelle Collection d'anciens écrivains.
   Au nombre des difficultés qu'implique la réalisation du projet d'une Épigraphie générale chrétienne, celle de la limite chronologique qu'il faut choisir et à laquelle il convient de s'arrêter, n'est pas la moindre.
   Vous avez pris pour dernière époque chronologique la fin du Xe siècle, et n'avez admis dans votre belle Collection que des inscriptions antérieures à l'an 1000.
   Divers savants, en s'occupant plus particulièrement de préparer les plans d'une épigraphie française, ont cru pouvoir étendre cette limite et recueillir les inscriptions concernant l'histoire de notre pays jusqu'au XVIe siècle.
   C'est la limite à laquelle je me suis aussi arrêté le plus souvent dans les additions nouvelles que j'ai jointes à votre Recueil, en le distribuant par ordre alphabétique et géographique ; toutefois, je n'en ai pas fait une loi absolue, et l'on ne s'étonnera pas de trouver quelquefois dans ce Dictionnaire des inscriptions appartenant aux deux siècles suivants.
   Quelque incomplète que soit cette collection, quelques lacunes qu'elle présente, nous osons espérer qu'elle fournira des matériaux d'une étude intéressante au clergé et aux personnes désireuses de s'instruire de la science épigraphique.
   Daignez l'accueillir avec indulgence, Monseigneur le Cardinal, et daignez croire que je suis avec le plus profond respect,
      de Votre Éminence révérendissime,
         le très-humble et très-dévoué serviteur,
            X***

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24844).

 

[MUSIQUE]. Dictionnaire des facteurs d'instruments de musique en Wallonie et à Bruxelles du 9e siècle à nos jours. Sous la direction scientifique de Malou Haine et Nicolas Meeùs. Liège, Mardaga, 1986. Fort in-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 765 p., illustrations, importante bibliographie, très bon exemplaire, rare.
Sur la jaquette :
   Cet ouvrage contient des notices biographiques concernant plus de 2.200 facteurs d'instruments de musique nés ou actifs en Wallonie ou à Bruxelles. Toutes les catégories de facteurs ont été considérées : fondeurs de cloches, organiers, luthiers, facteurs d'instruments à vent en bois ou en cuivre, facteurs de clavecins, de pianos, d'instruments à percussion, d'instruments mécaniques ou d'instruments populaires. Les plus anciens facteurs cités remontent au 9e siècle, les plus récents sont encore actifs à l'heure actuelle.
   Le Dictionnaire est accompagné de plusieurs index. Le premier classe les facteurs par ville, par spécialisé et par siècle. Cet index permet de déterminer en un coup d'œil quels ont été, aux différentes époques, les grands centres de la facture instrumentale en Wallonie et quelles spécialités y ont été pratiquées. D'autres index classent par lieu (généralement par église) les travaux des facteurs d'orgues et des fondeurs de cloches cités dans le corps de l’ouvrage. Une liste d'instruments conservés dans les principales collections d'instruments de musique complète le Dictionnaire.
   Par ses notices biographiques et par ses index, cet ouvrage est unique en son genre. Jamais un dictionnaire aussi complet n'a été consacré aux facteurs d'instruments de musique d’une seule région, toutes spécialités confondues. Plus de la moitié des facteurs cités dans l’ouvrage sont inconnus jusqu'ici dans la littérature moderne consacrée aux instruments. Les listes de travaux des facteurs d'orgues et des fondeurs de cloches constituent des sources indispensables à la recherche en organologie.
    Le Dictionnaire est abondamment illustré de portraits de facteurs, de publicités ou de papiers à en-tête des facteurs, de vues d'ateliers ou de photographies d'instruments. Cette iconographie constitue en elle-même une documentation en grande partie inédite.
   Conçu dans le cadre de l'Année européenne de la Musique 1985 et réalisé avec l'appui du Conseil de la Musique de la Communauté française de Belgique, le Dictionnaire des facteurs d'instruments de musique en Wallonie et à Bruxelles est un ouvrage collectif auquel ont participé une trentaine de spécialistes belges et étrangers ainsi que des étudiants des cours d'organologie (1984-1985) des sections de musicologie des trois universités francophones du pays, l'Université libre de Bruxelles, l'Université de Liège et l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.
   L'iconographie a été rassemblée par Anne Meurant, collaborateur scientifique au Musée instrumental de Bruxelles.
   La direction scientifique a été assurée par Malou Haine, maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles et à l'Université de Liège, collaborateur scientifique au Musée instrumental de Bruxelles, et Nicolas Meeùs, suppléant à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve, conservateur adjoint au Musée instrumental de Bruxelles, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles et à la Chapelle musicale Reine Élisabeth de Belgique.

120 euros (code de commande : 29943).

 

Nouveau dictionnaire de la vie pratique. Agriculture - Armée - Beaux-Arts - Chasse - Colonisation - Cuisine - Droit pratique - Écoles et enseignement - Économie domestique - Hygiène - Jeux - Législation - Médecine - Pêche - Religion - Sports - Tourisme - Travaux à la maison. Tomes I et II (complet). Paris, Hachette, 1923. Deux grands in-4° demi-chagrin à coins, 352 et 352 p., nombreuses illustrations et planches hors texte en noir et en couleurs, mors, nerfs et coupes frottés.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 229/65).

 

PIVOT (Bernard) — Dictionnaire amoureux du vin. Dessins d'Alain Bouldouyre. Paris, Plon, 2006. In-8° collé, 476 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré.
   Peut-être s'étonnera-t-on que je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ?
   Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : « vin d'honneur ». Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur.

13 euros (code de commande : 23962).

 

REGOUDY (François) — Dictionnaire des dénominations monétaires françaises & belges. Numismatique et expressions populaires. Paris, Chez l'Auteur, 1984. In-8° collé, 60 p., exemplaire en bon état.
Avant-propos de l'auteur :
   Qu'est-ce qu'un niquet, un escoufle, un louis aux lunettes ? D'où viennent les expressions « menu fretin », « avoir un bœuf sur la langue », « avoir maille à partir avec quelqu'un ? » ?
   C'est pour répondre à ces questions – et à bien d'autres – que cet ouvrage a été rédigé.
   Une délimitation géographique large du sujet a été adoptée. Ne considérer que le roume de France eut conduit à exclure 1'Alsace, la Lorraine, la Savoie ou la Corse. Nous avons donc choisi de traiter l'ensemble de l'Hexagone ainsi que la Belgique avec qui les relations ont toujours été très étroites, débordant parfois en Italie ou en Catalogne à la suite des armées de Louis XIV ou de Napoléon.
   Nous souhaitons que cet ouvrage facilite le travail du collectionneur et du chercheur et invite de nouveaux adeptes à pénétrer dans le monde complexe de la numismatique.

15 euros (code de commande : 29165).


RUELLE (Pierre)Le vocabulaire professionnel du houilleur borain. Étude dialectologique. Illustrations de Samuël Jadon. 2e édition. Bruxelles, Palais des Académies, 1981. In-8° broché, XLIV, 213 p., illustrations, (collection « Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique »), exemplaire non coupé et en très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Les patois se meurent, la chose est entendue. Mais du moins, l'agonie de certains se prolongera-t-elle encore longtemps. Le borain semble bien être un de ceux-ci. Et même le jour où il ne sera plus que du français régional, un domaine subsistera cependant qui conservera encore une partie du vocabulaire dialectal. C'est le domaine de l'industrie houillère. De même que le paysan gallo-romain a continué à parler de ses techniques propres avec nombre de mots des aïeux gaulois, de même le bouilleur borain, pendant une durée indéterminée mais probablement longue encore, continuera d'employer les termes traditionnels. Car l'enseignement obligatoire, la radio, la presse et le snobisme, fourriers ordinaires de la langue française chez les patoisants, sont bien empêchés de fournir, dans ce domaine, des vocables de remplacement. A part un nombre somme toute restreint de termes généraux dispensés par les écoles techniques, porions et ingénieurs emploient les mots des ouvriers : il n'en existe pas d'autres.
   L'extraction de la houille dans le Borinage, malgré le pessimisme de certains, n'est sans doute pas près de cesser. De gros capitaux ont été, depuis la guerre, investis dans certaines exploitations. L'énergie atomique, au dire des techniciens, ne paraît pas pouvoir être employée dans le domaine industriel avant plusieurs décades. Enfin, il est peu probable que les accords internationaux en préparation marquent l'arrêt complet de l'extraction de la houille dans le Borinage.
   Une étude comme celle-ci n'aurait donc rien d'urgent, n'étaient les progrès de la technique extractive. Les procédés d'exploitation se renouvellent rapidement, l'ancien outillage disparaît. Des outils d'usage courant voici trente ans achèvent de se rouiller dans les greniers avant de disparaître dans la charrette du marchand de ferraille. Et ce qui est nouveau est désigné par un vocable français, plus ou moins déformé, il est vrai, ou par une expression imagée, souvent pittoresque mais sans histoire. Il faut donc se hâter de fixer l'ensemble du vocabulaire de la houillerie dans le Borinage ; qui sait si tel terme communément employé aujourd'hui ne sera pas désuet demain.
   Sans prétendre à être complet, je me suis efforcé de recueillir le plus grand nombre possible de mots et de noter les phrases les plus typiques. Je me suis borné à l'usage actuel. J'entends par là le vocabulaire employé, ou seulement connu, par des mineurs d'aujourd'hui. Cette définition englobe donc des termes, peu nombreux du reste, qui ne vivent plus que dans la mémoire des vieillards.
   Faut-il dire que le modèle que je me suis imposé en cette matière a été La Houillerie Liégeoise de Jean Haust ? C'est d'ailleurs à ce Maître regretté que je dois l'idée de mon enquête. En 1945, en effet, il avait demandé à Mademoiselle Julia Bastin, professeur à l'Université Libre de Bruxelles, si parmi ses élèves originaires du Borinage il s'en trouvait un qui voulût étudier le vocabulaire des bouilleurs de cette région. La présente étude répond ainsi à un vœu exprimé à plusieurs reprises. [...]
   J'ai fait précéder le Vocabulaire d'un Aperçu grammatical sur le patois de Pâturages.
   Le Vocabulaire lui-même présente dans l'ordre alphabétique les matériaux recueillis. Le classement par « centres d'intérêt » ou selon le voisinage des objets et des phénomènes décrits aurait peut-être donné plus d'attrait à l'ouvrage, la lecture en aurait peut-être été rendue plus aisée au profane, mais la philologie y eût perdu quelque chose à supposer que le pittoresque y eût gagné. Après tout, il ne s'agissait pas d'écrire un reportage mais un lexique facile à consulter et c'est pourquoi, voulant faire œuvre dialectologique immédiatement utilisable, j'ai adopté la formule simple et usuelle du classement alphabétique. On trouvera pour chaque terme du Vocabulaire les renseignements suivants dans l'ordre indiqué : la notation phonétique, la nature grammaticale précisée par les indications d'usage, les différentes acceptions énoncées dans l'ordre de leur fréquence et accompagnées d'exemples, l'étymologie à moins que la traduction française n'ait indiqué suffisamment que le mot borain et le mot français ont même origine.

13 euros (code de commande : 25948*).

 

SABATIER (A.-J.) et VELAY (E.) — Dictionnaire classique étymologique des mots les plus usuels de la langue française dérivés du grec, à l'usage des gens du monde et des maisons d'éducation. Par M. A-J. Sabatier, chef d'institution de l'Académie de Paris, et par E. Velay, professeur de littérature, d'histoire et de géographie, membre de plusieurs sociétés savantes et littéraires. Paris, Hachette - Mansut - Delalain - Maire-Nyon, 1857. In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, plats encadrés d'une roulette gaufrée et de filets dorés, tranches marbrées, reliure passée et insolée, [3 (faux-titre, annonce de parution, titre)], [1 bl.], [5], [1 bl.], [3], [1 bl. ], [1], [1 bl.], 269, [1 bl.], [1 (errata)], [3 bl.] p., ex-libris.
But de l'ouvrage :
   Notre langue, indépendamment de la nomenclature des sciences qu'elle a empruntée du grec, compte aussi un grand nombre de mots du langage usuel qui ont la même origine. Il est certain que les personnes qui n'ont point étudié le grec, ne peuvent avoir qu'une connaissance incomplète de la véritable signification des mots français qui en dérivent. De cette ignorance découlent nécessairement une multitude d'erreurs dans l'emploi de ces mots, ou du moins une incertitude de l'esprit, qui gêne le développement de la pensée, et force à recourir à des périphrases pour rendre une idée que le mot propre exprimerait avec beaucoup plus d'exactitude et de concision. Notre but, en publiant un Dictionnaire étymologique des mots les plus usuels de la langue française, dérivés du grec, a été de venir au secours de ceux dont les études n'ont point embrassé cette langue, à laquelle la nôtre fait chaque jour de nouveaux emprunts. Nous nous sommes bornés aux mots du langage usuel, laissant de côté ceux qui forment le dictionnaire des sciences ; car il ne s'agissait pas pour nous de donner la totalité des mots de la langue française dérivés du grec, mais seulement de faciliter à tout le monde l'intelligence d'une multitude de mots qui s'emploient vulgairement dans la conversation. Rien de plus facile que de rendre commun à tous l'usage de notre petit dictionnaire. Il faut seulement exercer les élèves à lire les caractères grecs ; c'est tout au plus l'objet de deux ou trois leçons. Avec un peu de volonté, on peut même, à l'aide de l'alphabet placé en tête de l'ouvrage, se passer du secours du maître, et se former soi-même très rapidement à la lecture des mots grecs. Cette difficulté vaincue, voici comment nous pensons qu'on peut faire usage de notre livre : donner quelques mots du dictionnaire à apprendre chaque jour par cœur, et exiger que les mêmes mots soient copiés par l'élève avec exactitude, à la suite de son devoir de français. Ainsi se graveront dans la mémoire et l'intelligence des élèves et les mots et leur véritable signification ; ainsi l'expression de la pensée s'enrichira de signes nouveaux. Notre livre doit être surtout d'une grande utilité aux jeunes Demoiselles, et. nous osons espérer que Mesdames les Institutrices l'accueilleront avec faveur.
   Nous n'avons pas la prétention d'avoir fait un ouvrage parfait ; nous craignons au contraire que d'assez nombreuses omissions, que quelques erreurs peut-être soient signalées dans notre dictionnaire, bien que nous ayons mis tous nos soins à le rendre aussi complet et aussi exact que possible. Nous recevrons avec reconnaissance toutes les observations qu'on voudra bien nous adresser ; mais ce que nous demandons, c'est qu'on ne perde pas de vue le but que nous nous sommes proposé, c'est qu'on n'exige pas de nous au-delà de ce que nous avons voulu donner.

60 euros (code de commande : 27892).

VAGANAY (Hugues) — Pour l'histoire du français moderne. Extrait des Romanische Forschungen Band XXXII. Erlangen, Junge & Sohn, 1911. In-8° broché, 184 p., quelques rousseurs.
Introduction :
   La partie la plus neuve du Dictionnaire général de la langue française que MM. Hatzfeld et Darmesteter entreprirent en 1888 et que MM. Thomas et Sudre out mené à bonne fin était assurément l'indication de la date la plus ancienne à laquelle remontait le mot étudié. Malheureusement les travaux de ce genre étaient trop peu nombreux pour que le travail fût définitif et, quand il y aura lieu de procéder à une refonte, les trois quarts des dates seront à modifier.
   M. Delboulle qui avait été un des principaux ouvriers de cette œuvre, avait très bien compris l'insuffisance des dépouillements de textes faits à ce point de vue spécial. Renonçant, faute de trouver un éditeur, à publier ce Recueil de vieux mots dont le titre revient si fréquemment dans le Dictionnaire, il avait, dès la fondation de la Société d'Histoire littéraire de la France, en 1894, donné, dans la Revue de la dite Société, des Notes lexicologiques destinées à remédier à cette insuffisance. La mort est venue le prendre en 1906, alors que la publication de ces Notes en est restée au mot Fuyant, et il est assez probable que la suite ne paraîtra pas.
   Ces quelques pages seront donc un complément du travail de M. Delboulle pour la fin de l'alphabet et, en même temps, un supplément à la partie déjà publiée. En effet, ces travaux de dépouillements de textes n'offrent rien de particulièrement intéressant et il est prudent de n'affirmer point qu'on est complet : la traduction de la Cité de Dieu par Gentian Hervet était bien connue de M. Delboulle qui l'a citée maintes fois (voir avant-scène, histrion, incorruptibilité, immanent, mimique, oxyton, pantomime, stoïquement, dans le Dictionnaire général) ; on rencontrera pourtant plus loin une trentaine de mots extraits de ce vénérable in-folio, d'après la seconde édition de 1578 dont la pagination correspond exactement à celle de la première publiée eu 1570. De même, M. Delboulle avait eu sous les yeux le IVe livre des Epistres dorées de Guevare traduit par Jean de Barraud, Bourdelois et publié à Paris en 1584 (voir humaniser et lethifere dans le Dictionnaire général) ; un dépouillement complet de ce volume, très curieux au point de vue de la langue, à fourni une vingtaine de mots qui n'avaient été lus jusqu'ici que dans Cotgrave.
   La Mer des Histoires, dont l'édition de 1491 m'a été très libéralement communiquée, est l'adaptation française du Rudimentum noviciorum imprimé à Lubeck en 1475. La première édition, de 1488, a été connue de Godefroy, et, d'après son Dictionnaire, le Dictionnaire général l'a mentionnée aux mots éniginatiquernent, formateur, honorifiquement. Cette Histoire générale du monde ne nous présente pas moins de deux cents exemples. Elle est précieuse par la détermination exacte de l'emploi de tel ou tel mot : nous n'avons point là, en effet, une réimpression, plus ou moins rajeunie, d'un texte médiéval, mais bien un texte authentique de la langue écrite au dernier quart du XVe siècle dans la France du nord-est.
   Le Guidon ou la chirurgie de Guy de Chauliac est restée inconnue des rédacteurs du Dictionnaire général et pourtant la refonte que Laurent Joubert en fit en 1579, leur a procuré au moins un vocable. D'autre part, le manuscrit 24.249 de notre Bibliothèque Nationale, manuscrit qui contient la Chirurgie et que M. E. Nicaise a imprimé en 1891, a fourni commissure, complication, congestion, muscillage. Il est singulier, pour ne pas dire plus, que les éditions de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle soient demeurées ignorées : elles auraient permis de préciser la date de plus de trois cents mots pour lesquelles le Dictionnaire général indique vaguement : XVIe siècle, Paré. Et Paré se réjouira de voir rendre à son maître la part que Guy de Chauliac eut dans sa formation scientifique. L'édition parisienne de 1534 que j'ai dépouillée reproduit assez exactement l'édition lyonnaise de 1503 : de plus, M. J. Baudrier a bien voulu, avec son accoutumée bienveillance, mettre à ma disposition une édition de Lyon, 1490 et une autre de 1520 que l'on trouvera citées quelquefois. La Chirurgie de Mondeville, écrite en 1314, a été publiée par le Dr Bos en 1897 et l'on y retrouvera probablement plus d'un mot lu dans le Guidon : les rédacteurs du Dictionnaire Général y ont trouvé le mot spongieux.
   Monsieur Abel Lefranc, professeur au Collège de France, a bien voulu nous communiquer un précieux exemplaire des Odes de Ronsard, l'édition princeps : nous y avons relevé une vingtaine de mots. De même aussi, nous avons à remercier M. Roux qui nous a permis de consulter à loisir l'édition des Œuvres de Paré par le Dr Malgaigne et de constater que ces trois volumes ne répondaient nullement aux desiderata de l'érudition moderne. Enfin, M. F. Gaiffe nous a autorisé à signaler, d'après sa consciencieuse publication, la trentaine de mots qui n'ont pas encore été trouvés avant l'Art Poétique françoys de Thomas Sebillet (1548).
   Quant aux vocables dont le Dictionnaire Général fait remonter à Amyot le premier emploi et pour lesquels la présente liste fournit un exemple plus ancien, il y aura lieu de vérifier s'ils ne se rencontrent point déjà dans les manuscrits d'Amyot antérieurs à 1559 (Voir René Sturel. Jacques Amyot traducteur des Vies parallèles de Plutarque).
   Des travaux de ce genre ne valent que par leur précision, aussi ont été réservés tous les mots : quatre à cinq cents, pour lesquels le Dictionnaire général ne fournit qu'une date imprécise « XVe siècle, XVIe siècle », et dont, peut-être, nous avons sous les yeux un exemple antérieur.
   La typographie, étudiée en vue de donner le maximum de clarté, ressemble à celle des Notes Lexicologiques de M. Delboulle, sauf que nous avons cru bon d'y ajouter entre [ ] la référence donnée par le Dictionnaire général, afin d'éviter de fastidieuses recherches.
   Une partie de ces Notes a déjà paru dans l'Université catholique de Lyon en 1907 et 1908 : c'est cette publication, arrêtée au mot Permutable qu'a signalée M. F. Brunot au tome III, p. 271 de sa monumentale Histoire de la langue française. Des recherches plus approfondies ont permis d'accroître ici le nombre des exemples et celui des mots qui n'est pas éloigné d'atteindre quinze cents.

15 euros (code de commande : 18514).

 

VINDAL (Louis) — Lexique du parler picard d'Irchonwelz (Ath). Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1995. In-8° broché sous jaquette, 269 p., (collection « MicRomania Lingua », n° 1), envoi de l'auteur, exemplaire très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le village d'Irchonwelz (eùl Chonwé), actuellement intégré dans l'entité d'Ath, s'étend du Nord au Sud, à l'Ouest immédiat de cette ville sur une superficie d'un peu plus de quatre cents hectares ; vers les années 1920, on y comptait un millier d'habitants répartis dans quelque trois cents feux. La langue qu'on y parlait était apparentée au rouchi, lui-même variété du picard. Dans l'usage commun, cette langue était appelée patwós ou walon.
   La forme dialectale du toponyme est eùl Chonwé (Chon.wé). La prononciation traditionnelle française est Irchonwé ; malheureusement, cette prononciation est concurrencée par une prononciation influencée par la graphie française : Irchonwel. La syllabe finale du toponyme étant l'équivalent du français gué, la forme française contient un 1 injustifié, qui ne devrait pas être introduit dans la prononciation.
   Essentiellement vouée auparavant à l'agriculture et à l'élevage, la commune a peu à peu changé d'aspect sous la pression des circonstances économiques et, de rurale qu'elle était, s'est progressivement urbanisée : l'implantation de nouvelles familles citadines qui ont apporté avec elles un autre genre de vie ; le regroupement des petites entreprises agricoles au sein d'exploitations plus importantes équipées d'un matériel n'exigeant qu'une main-d'œuvre réduite, ce qui a obligé de nombreuses familles de petits cultivateurs à se reconvertir en travailleurs salariés ; l'accroissement du nombre de postes de travail dans le secteur tertiaire, sont autant d'éléments qui ont fortement contribué à transformer profondément le tissu social.
   Cette urbanisation jointe à une scolarisation plus poussée et à réapparition de puissants moyens d'information dans presque tous les foyers, a entraîné un phénomène de généralisation de l'usage du français, avec pour résultat d'étouffer et, en fin de compte, de condamner à une disparition certaine la langue originale utilisée à l'époque par tous les habitants du lieu.
   Le but du présent ouvrage est de fournir une description aussi complète que possible du parler d'Irchonwelz au cours du début du 20e siècle : son vocabulaire, les expressions idiomatiques, les dictons et adages, etc. pour tâcher d'en conserver la mémoire dans l'esprit des nouvelles générations.
   La source de cette description est d'abord l'observation orale. Sa base première est constituée par mon propre usage (c'est en effet la langue que j'ai pratiquée pendant de nombreuses années) et par celui de plusieurs personnes de ma génération. Cette observation a été enrichie par la consultation d'études folkloriques et historiques portant sur la région.
   Pour rendre la lecture facilement accessible à des lecteurs d'autres contrées, j'ai utilisé pour la graphie, l'orthographe mise au point par Jules Feller, dont les principes généraux sont exposés au Chapitre 1 (Transcription des sons et orthographe) du présent lexique, en y faisant quelques additions et adaptations rendues nécessaires par certaines particularités de notre parler.
   L'introduction du travail contient également un bref exposé sur la grammaire du parler d'Irchonwelz, dont la source est également l'usage oral.

35 euros (code de commande : 24430).

 

WILLAUMEZ (Jean-Baptiste Philibert) — Dictionnaire de marine, avec huit planches ; par le Vice-Amiral Willaumez. Troisième édition, corrigée et considérablement augmentée. Paris, Bachelier, 1831. [Paris, / Bachelier, Père et Fils, / Libraires pour la Marine, / Quai des Augustins, N° 55. / 1831] In-8° demi-reliure usagée de l'époque, [1 (titre)], [1 bl.], [4 (épître dédicatoire, avis de l'auteur, liste des abréviations)], 579, [1 bl.], [2 (errata)] p., exemplaire bien complet des huit planches à déplier dont la dernière aquarellée avec le tableau des pavillons, étiquette de la librairie Louis Capelle (2, rue du Chêne, à Bruxelles) collée aux pages de garde et de titre, cachet humide ex-libris de H.W.A. Van Rappard à la page de titre, et cachet humide ex-libris du professeur Maurice Arnould, rousseurs parfois importantes.
   Le chevalier Van Rappard était un officier de la marine royale des Pays-Bas qui, placé sous les ordres du colonel Koopman, commandait la canonnière n° 1 lors du siège de la citadelle d'Anvers par l'armée française, en 1832.
Avis de l'auteur :
   Outre les nombreuses corrections qu'un travail appliqué a fait subir à cette troisième édition de mon Dictionnaire de Marine, je l'ai aussi beaucoup augmentée par des additions importantes, tant dans le texte que dans les planches. Une commission, composée d'officiers de la marine ( de tous les grades), recommandables par leurs talens et leur expérience, et présidée par M. le vic-amiral marquis de Sercey, a revu tout l'ouvrage, et s'il est jugé digne d'être offert aux mains de toutes les classes, c'est au zèle éclairé des membres de la commission qu'il devra cet avantage ; je prie ces Messieurs de vouloir bien en agréer mes remerciemens.

70 euros (code de commande : 28994).

 


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