SCIENCES DE L'HOMME

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

Histoire des mœurs. Tome I : Les coordonnées de l'homme et la culture matérielle. Édition publiée sous la direction de Jean Poirier. Paris, Gallimard, 1990. In-8° sous reliure souple, Rhodoïd et étui d'éditeur, XVII, 1738 p., illustrations, (collection « Encyclopédie de la Pléiade », n° 47), très bon exemplaire, épuisé dans cette collection au catalogue de l'éditeur mais réédité en livre de poche...
Note de l'éditeur :
   Cette Histoire des mœurs, effort d'analyse et de comparaison interculturelles sans précédent, a nécessité de longues années de préparation. Elle constitue une tentative d'exposition ordonnée des mœurs, mais elle laisse apparaître les interactions et les imbrications – toujours complexes, parfois secrètes – des différentes pratiques humaines.
   L'ensemble de ces études permettra sans doute une première approche de ces relations de l'être au groupe qui n'ont jamais ni en aucun lieu reçu de définition, qui ne sont fondées que sur la tradition ou le consensus : cet éthos, qui demeure la plus importante des régulations sociales.
   Ce qui importe, c'est de montrer des identités de structure, de repérer ces lois non écrites qui gouvernent l'existence des hommes en société.
Sommaire :
   - Le temps, l'espace et les rythmes.
   - Les techniques du corps.
   - L'homme et l'objet.
   - L'homme et son milieu naturel.
   - Rubriques complémentaires.

35 euros (code de commande : 25857).

 

Histoire des mœurs. Tome II : Modes et modèles. Édition publiée sous la direction de Jean Poirier. Paris, Gallimard, 1991. In-8° sous reliure souple, Rhodoïd et étui d'éditeur, VII, 1658 p., illustrations, (collection « Encyclopédie de la Pléiade », n° 48), très bon exemplaire.
Sommaire :
   - L'homme, la parole et le geste.
   - Codes et modèles.
   - L'homme et l'amour.
   - Éthiques et esthétiques.
   - L'homme et ses modes de pensée.
   - Rubriques complémentaires.

30 euros (code de commande : 25858).

 

LE BRAZ (Anatole)La légende de la mort chez les Bretons armoricains. Tomes I et II (complet). Préface et notes par Georges Dottin. Cinquième édition. Paris, Champion, 1928. Deux volumes in-8° brochés, t. I : 24, XC, 448 p., t. II : 506 p.
Avertissement de la quatrième édition :
   En donnant aujourd'hui celle nouvelle édition d'une œuvre dont j'ai lieu de me montrer d'autant plus satisfait qu'elle n'est pas, à proprement parler, de moi, mais de toute la Bretagne celtique, en quelque sorte, puisque c'est avec son étroite, collaboration et, à vrai dire, sous sa dictée qu'elle fut composée, je considère comme un devoir de cœur d'inscrire ici, dès l'abord, le nom vénéré de l'homme qui en assura pour la première fois la publication. Honoré Champion n'est plus, mais sa mémoire demeure pour moi inséparable de ces pages qu'il accueillit, qu'il aima et dont, tant qu'il vécut, il ne cessa de surveiller avec une tendresse spéciale les destins. Qu'elles reparaissent donc sous la pieuse invocation de ses mânes.
   Depuis trente ans bientôt que, par ses soins, la Légende de la Mort a vu le jour, elle a fourni, à l'étranger comme en France, une carrière des plus estimables dont le cours ne semble pas épuisé. Cette faveur qu'elle a rencontrée par le monde, il va de soi qu'elle la doit uniquement au séduisant génie de la race, toute de sensibilité et d'imagination, qui nous y a dévoilé ses conceptions les plus secrètes et livré ses songes les plus émouvants. Je ne saurais, pour ma part, revendiquer d'autre mérite que d'avoir réussi à provoquer sa confidence et de m'être efforcé, aussi scrupuleusement qu'il était en moi, d'en reproduire à travers une traduction non seulement la lettre, mais l'esprit. Jamais tâche ne fut plus prenante ni, malgré la tonalité funèbre du sujet, plus féconde en joies : je l'ai poursuivie jusqu'à cette heure avec amour, m'employant à enrichir chaque réédition des thèmes nouveaux que j'avais eu l'heureuse fortune de découvrir dans l'intervalle. Celle-ci en renferme un certain nombre qui sont dignes, si je ne m'abuse, de compter parmi les plus significatifs. J'ajoute, non sans mélancolie, qu'ils seront les derniers. Le moment est, en effet, venu de mettre à ces deux volumes, déjà trop compacts peut-être, le point final.
   Ce n'est pas que je les tienne sous leur forme actuelle pour complets. Je ne puis que répéter à cet égard ce que j'écrivais naguère dans l'Introduction. Avec toutes les additions qu'il a reçues, le corps de cet ouvrage, si amplifié qu'il soit, est encore loin d'embrasser la somme totale des croyances armoricaines relatives à la mort. La matière, d'abord, est inexhaustible ; elle se recrée à mesure qu'on l'exploite, et l'on serait tenté de lui appliquer avec une légère variante le mot de Pascal sur la nature, en disant qu'on se lassera plus tôt de la solliciter qu'elle ne se lassera de fournir. Puis, même sur les points que l'on se flatte d'avoir le plus copieusement élucidés, le hasard vous garde presque toujours en réserve quelque révélation inattendue. C'est une expérience que je faisais encore récemment et qui vaut d'être relatée à cette place, ne fût-ce que pour la contribution in extremis qu'elle apporte à l'histoire si caractéristique, si foncièrement bretonne par le farouche appétit de justice dont elle témoigne, du culte de saint Yves-de-la-Vérité. S'il y avait un chapitre de la Légende de la Mort où je fusse en droit d'espérer que la présente édition ne laissait plus subsister de lacune, c'était assurément celui-là. Or, il en subsistait une à tout le moins, que les circonstances se chargèrent de combler, mais après coup, alors que mon texte était déjà sous presse et que moi-même j'étais en route vers l'Amérique.
   J'avais pris passage sur la France et m'y étais – on le devine – tout de suite retrouvé en pleine Bretagne bretonnante, mes compatriotes formant, comme à leur habitude, plus des quatre cinquièmes de l'équipage. Le capitaine en second, M. Le Picard, était de Tréguier. Dans mon adolescence, j'avais fréquenté chez son père, un artiste du meuble, qui exerçait aux portes de la ville un florissant commerce d'antiquités locales. Assis, l'officier et moi, dans le salon exigu du carré, sur l'arrière, nous vécûmes des minutes délicieuses à deviser de ces temps évanouis.
   – Vous nous avez raconté – me dit-il, un jour, – l'odyssée lamentable de la statue d'Yves le Véridique, arrachée à son sanctuaire de Porz-Bihan pour être incarcérée à Trédarzec, dans les greniers du presbytère ; mais vous êtes-vous jamais demandé ce qu'il advint de son autel ?
   Sur ma réponse négative, il continua :
   – Il était, si vous vous rappelez, de granit : les pierres, lors de la démolition de la chapelle, en furent achetées par mon père qui les réassembla dans un coin de hangar, avec l'intention de les revendre à quelque amateur. Celui-ci se présenta en la personne d'Ambroise Thomas, le compositeur, qui s'était rendu, peu d'années auparavant, acquéreur de l'île Ziliek. C'est là, dans le petit oratoire privé, accoté à la maison d'habitation, que l'autel du grand Justicier a désormais son suprême refuge. Je suppose que, durant les mois d'hiver, en l'absence des hôtes de l'île, il n'est pas sans recevoir encore des visites analogues à celles que lui faisaient parfois, dans noire hangar, des pèlerins mystérieux, descendus, la baguette écorcée en main, des hauts plateaux de l'intérieur ou même de la cime des monts d'Are. J'ai particulièrement souvenance de l'un d'eux dont les allures étranges produisirent sur mon âme d'enfant une vive impression. C'était un vieux, à la face maigre et rase, habillé a la manière de Cornouaille. Il nous tomba des nues un soir de novembre, vers l'heure du souper. À son entrée, nous fûmes tous saisis de compassion, tant il était d'aspect minable, tant il avait l'air battu et triste. Mon père, après avoir écouté sa requête, qu'il lui chuchota dans l'oreille, à voix très basse et comme honteuse, l'invita charitablement à partager notre repas, puis, au moment du coucher, lui fit dresser un lit de paille dans la grange. Il nous resta trois jours, – trois jours pendant lesquels il ne conversa guère qu'avec saint Yves, enfermé dans le logis de planches qui abritait les pierres disjointes de son autel. Par instants, on l'entendait déblatérer avec véhémence, comme s'il eût apostrophé un ennemi invisible. À l'aube du quatrième malin, il prit congé de nous. Vous eussiez dit d'un autre homme : ses traits respiraient l'allégresse, ses yeux rayonnaient. « Je m'en vais content », nous déclara-t-il d'un ton de triomphe quasi féroce, « j'aurai mon dû ! » Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il se fut effacé dans la brume. Son image traversa longtemps mes nuits et je fus des semaines sans m'approcher du hangar où, d'après les assertions de mon entourage, s'était conclu un pacte terrible entre le saint et son suppliant...
   Ainsi, même au large de l'Atlantique, sur la « mer stérile » dont parle le poète, je glanais à l'improviste un épi insoupçonné. Combien d'autres manquent encore à la gerbe ! Mais il ne m'appartient plus, quant à moi, de la grossir davantage, et je me résigne donc à la lier définitivement, telle que la voici. Ce ne sera point, toutefois, avant d'avoir renouvelé à mon savant ami, Georges Dottin, l'expression de ma plus affectueuse gratitude pour les multiples obligations dont je lui suis redevable. Je ne saurais assez le remercier de l'intérêt si puissant que ses notes magistrales ajoutent à mon travail. Il semble qu'elles ouvrent, à chaque bas de page, comme autant de vastes échappées par où la Bretagne funéraire se raccorde et s'unit à ses sœurs d'Outre-Manche : le lecteur ne voyage plus seulement dans les profondeurs de la conscience armoricaine ; il a le sentiment qu'il plonge dans les arcanes de toutes les Celties.

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 25856 - vendu).

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ALEXANDRE (Bernard) — Le Horsain. Vivre et survivre en Pays de Caux. Paris, Plon, 1988. In-8° sous reliure d’éditeur, 553 p., illustrations in et hors texte, (collection « Terre Humaine »), jaquette.
Sur la jaquette :
« Qui nous baptisera ? Qui nous mariera ? Qui nous enterrera donc demain ? Les derniers curés vont disparaître dans les campagnes... « Métier d'curé, métier foutu ! » comme l'annonçait déjà rudement un berger cauchois au jeune abbé Bernard Alexandre qui allait rejoindre sa première paroisse qu'il ne devait plus quitter depuis : Vattelot-sous-Beaumont.
Ce livre est son témoignage.
Bernard Alexandre, inlassablement, a tenté de faire « entendre » à ses paroissiens la parole du Christ. Ceux-ci n'ont cessé d'opposer à leur curé une résistance souveraine... « Églisiers », les Cauchois ne demandent guère plus à leur curé que d'être un bon sacristain ; eux, s'accrochent de toutes leurs forces à leurs traditions : « A toujou été comm-cha... »
Est-ce parce qu'ils savent inconsciemment que ces traditions qui plongent leurs racines dans des rites païens ont, en eux, des résonnances essentielles ? Que leur sagesse consiste, comme tant de sociétés traditionnelles, à refuser de se poser des questions sur le plan du sacré, de crainte de ne pas leur trouver de réponse ? De crainte, surtout, de perdre leur foi et que ne s'écroule un édifice religieux et, avec lui, l'ensemble de la société auxquels leur destin est lié ? Bernard Alexandre sait qu'il ne sera pas remplacé faute de vocations sacerdotales assez nombreuses. Il assiste au déclin de l'Église traditionnelle ; il espère de tout son cœur en une nouvelle Église plus restreinte, mais combattante, s'appuyant sur des laïcs responsables, agissant dans l'esprit des premiers chrétiens de l'Église primitive.
Ce livre n'est pas seulement un poignant témoignage. C'est aussi le regard attentif, privilégié et, souvent, plein d'humour d'un homme qui est de surcroît un merveilleux conteur sur la vie sociale de la Haute-Normandie profonde. Il jette sur cette province une lumière différente de celle de Maupassant, d'une acuité et d'une pénétration qu'il ne sera plus possible d'oublier. »

17 euros (code de commande : 3802).

 

The American Heritage Book of Indians. By the Editors of American Heritage. Editor in charge : Alvin M. Josephy Jr. Narrative by William Brandon. Introduction by John F. Kennedy. New York, American Heritage Publishing C°, 1961. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 424 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   The American Heritage Book of Indians is the first book of its kind – a richly illustrated history that tells the wonder-filled story of the American Indians, whole and in perspective, from prehistoric times to the present.
   For too many people, the story of the Indian has long been distorted and fragmented – a hodgepodge of names and tribes that begins in 1492 and ends with the era of television westerns. But for more than 20,000 years Indians were the sole inhabitants of an incredibly vast land. Fanning out from Alaska, they learned to cope with bison and grizzly, looked with the first human eyes upon the Mississippi, the Ohio, the Niagara and the Massachusetts coast. The cultures they developed were dramatic, and many of the civilizations they built were majestic and mighty.
   Indians have always been a fascinating subject to newer Americans, and there is a large body of literature on them. But, strangely, little has been written for the general reader. This is the first book to follow the thread of history, century by century, for all Indians, as they affected each other, as they affected the white man – and as the white man, in turn, affected the Indian.
   In addition, no previous volume has ever brought together so colorful and comprehensive a collection of pictures on the Indians, or reproduced them with such fidelity. There are almost 500 – more than 100 reproduced in full color. They are the result of a search that led through hundreds of libraries, museums, archives, and public and private collections throughout the world. Many have never before been reproduced; as contemporary views of Indians, they are historically important in themselves.
   The aim of The American Heritage Book of Indians is to acquaint the reader with a fascinating (and unfinished) chapter in American history, in a format and style worthy of the epic it has to tell. The authoritative text is written with sound scholarship and narrative skill and contains material that will be fresh to the specialist as well as to the general reader.
   The American Heritage Book of Indians was produced by the Book Division of the American Heritage Publishing Co., publishers of American Heritage magazine. The book is not a reprint of material previously published in the magazine; its text is original, its pictures specially compiled. The editor of the Book Division is Richard M. Ketchum. The division produces one major history book each year.
   Alvin M. Josephy, Jr., widely known authority and writer on the history of the American Indian, was the editor in charge of this volume. The author of the narrative chapters is William Brandon, scholar on Indians and western history, and author of The Men and the Mountain.
   The Introduction is by John F. Kennedy, President of the United States-1961-1963.

20 euros (code de commande : 22192).

 

ARMA (Paul) — Chantons les vieilles chansons d'Europe. 211 chansons populaires des divers peuples. Illustrées par Guy Georget. Préface de Roger Dévigne. Paris, Éditions Ouvrières, [ca 1943]. In-8° broché, 318 p., nombreuses illustrations dont certaines à pleine page, airs notés, bel exemplaire non coupé.
   Comme le précise l'éditeur ce corpus ne contient pas seulement les chansons françaises mais bien les chansons populaires traduites des langues : allemande, bulgare, catalane, celtique et anglaise, danoise, espagnole, flamande, finnoise, grecque, hongroise, italienne, norvégienne, polonaise, portugaise, roumaine, russe, serbe, slovaque, suédoise, tchèque, turque et wallonne.

20 euros (code de commande : 21347).

 

BALLY (Charles) — Linguistique générale et linguistique française. Seconde édition entièrement refondue. Berne, Francke, 1944. In-8° sous reliure toilée d'éditeur un peu usagée, 440 p, index.
Préfaces :
   - Première édition :
   Ce livre est sorti tout entier de mon enseignement universitaire ; mais le point de départ en est modeste. En expliquant des textes français à des étudiants étrangers, en traduisant avec eux des textes allemands, j'ai été tout naturellement amené à les faire réfléchir sur les difficultés qu'ils rencontraient et sur les différences qu'ils constataient entre les deux idiomes. Peu à peu ces remarques détachées ont pris la forme d'impressions plus générales, et celles-ci, à leur tour, nous ont fait entrevoir les tendances profondes et divergentes du français et de l'allemand. L'explication des textes et la traduction ont alors cessé d'être le but du travail pour devenir un moyen pratique de préciser ces vues d'ensemble.
   Ce n'est pas tout: d'après la règle que toute différence suppose des caractères communs, les contrastes présentés par le français et l'allemand demandaient à être étudiés à la lumière des principes de tout langage. À ce moment, j'ai dû utiliser dans ces travaux de conférence les théories de linguistique générale que j'exposais dans d'autres cours. Enfin cette méthode tout expérimentale et inductive, sans être jamais abandonnée, a exigé une mise au point et une ordonnance plus strictes : c'est de cette préoccupation qu'est né le présent travail. Par la force des choses, les termes du problème s'y trouvent renversés ; les principes de base et les questions de méthode sont placés en tête, pour être ensuite appliqués à l'objet plus particulier visé dans ce livre. D'ailleurs les généralités de la première partie n'ont pas la prétention de former un système clos ; j'ai préféré traiter avec quelques détails deux sujets fondamentaux qui, en réalité, amorcent tout le reste : la théorie de renonciation, et la technique des signes matériels (ou signifiants) dans leurs rapports avec les valeurs (ou signifiés). Mais ces généralités ne m'ont à aucun moment fait perdre de vue le point d'aboutissement, qui est la caractéristique du français d'aujourd'hui; aussi le français est-il sans cesse mis à contribution pour illustrer les règles générales. Voilà pourquoi, malgré les apparences, le travail forme un tout, et mon effort constant a tendu à ce que le lecteur garde une impression cohérente dans la diversité des détails.
   (Genève, janvier 1932.)
   - Deuxième édition :
   Cette édition, retardée par les circonstances, paraît plusieurs années après l'épuisement de la première. À quelque chose malheur est bon : au lieu de me borner à des corrections de détail, j'ai pu refondre des parties essentielles de l'ouvrage et en faire, à bien des égards, un livre nouveau. D'ailleurs, on trouvera partout la marque de cette revision, et il n'est peut-être pas une page qui ne comporte quelque modification ou adjonction. Sans doute, les fondements du système subsistent intacts, les idées directrices n'ont pas dévié, le lecteur qui à lu l'ouvrage dans sa première forme ne sera pas désorienté par ces transformations ; mais peut-être se trouvera-t-il plus à l'aise en surprenant dans l'exposé une continuité plus visible, une cohésion plus apparente des parties. C'est dire que le plan a été remanié: on a voulu que la caractéristique du français ressortît mieux sur le fond du tableau formé par des principes de linguistique générale ; ainsi certaines considérations, enchâssées autrefois dans la description du français, ont pris toute leur valeur en passant dans la première partie. Ces notions de linguistique générale – où le souci d'éclairer le français transparaît sans cesse – sont maintenant systématisées et enrichies de plusieurs développements nouveaux. Le volume de l'ouvrage se trouve, de ce fait, grossi d'un quart. De ce fait aussi, l'équilibre entre généralités et exposé spécial est légèrement déplacé: il n'est pas rompu.
   L'exposé est – comme par le passé – calculé pour former un tout dont les divers éléments sont solidaires, et les nombreux renvois qui servent de commentaire aux développements spéciaux ont pour but de resserrer plus étroitement les mailles du filet. Ce procédé, qui peut paraître lassant à qui veut lire d'affilée, se justifie en outre par le désir de faire du livre un ouvrage de consultation pour l'étude de points particuliers. C'est dans cette intention aussi qu'un index plus complet et plus détaillé a remplacé le premier.

20 euros (code de commande : 22724).

 

BLACHE (Jules) — L'homme et la montagne. Préface de Raoul Blanchard. Paris, Gallimard, 1943 (20e édition). In-8° broché, 189 p., XXXII planches hors texte, (collection « Géographie Humaine », n° 3).
Table des matières :
   
Préface
   I. Le paysage et l'économie alpestre
       Le paysage alpestre et ses limites ; Les caractères de l'économie alpestre.
   II. La transhumance méditerranéenne
       Origines et traditions pastorales ; Les conditions de la transhumance ; Les routes et la vie des transhumants ;
       La transhumance inverse ; Les foyers orientaux du nomadisme montagnard ; Le troupeau sédentaire aux
       montagnes méditerranéennes.
   III. La vie pastorale de type helvétique
       Gras herbages et gros bétail ; Stabulation et estivage.
   IV. L'évolution de la vie pastorale alpestre
       Conditions de l'évolution pastorale ; Perfectionnement de l'élevage de type helvétique ; Altération de l'économie
       pastorale méditerranéenne.
   V. Les étages de culture et le peuplement alpestres
       Tares de l'agriculture alpestre ; Caractère économique des limites d'altitude ; Les arbres fruitiers ; La technique montagnarde de la vigne ;
       Abri, exposition, irrigation ; La châtaigneraie ; Les blés ; La raréfaction des hommes avec l'altitude ; La limite supérieure de l'habitat ; Les
       montagnes refuges.
   VI. Les remèdes à l'indigence des montagnes alpestres
       Travaux et migrations saisonniers ; La petite industrie ; L'émigration saisonnière. Formes hivernales ; L'émigration d'été. L'émigration à
       temps ; L'émigration définitive ; La dépopulation moderne ; La houille blanche ; Le tourisme et l'alpinisme.
   VII. Les hautes tourbières nordiques et la vie pastorale en forêt
       Les hauteurs boisées de l'Europe centrale ; La vie pastorale nordique : absence d'alpages et rôle des forêts ; La vie agricole et les
       traits pseudo-montagnards de l'économie nordique.
   VIII. Les montagnes étrangères aux plaines en Extrême-Orient
       Loin du type alpestre ; Divorce géographique des montagnes et des plaines ; Les cultures nomades de montagnards ; Le bétail des
       montagnards ; Les échanges, les migrations temporaires ; Les fluctuations de la frontière ; Les orientaux et leurs rizières à Madagascar ; Les
       sanatoria.
   IX. Au-dessus des déserts et des steppes
       Les archipels du Désert ; Les refuges montagneux de l'Afrique du Sud.
   X. Au-dessus des plaines malsaines
       Les refuges salubres d'Afrique ; Aptitudes à l'élevage des montagnes tropicales d'Afrique ; La transhumance tropicale : le type ascendant ;
       La transhumance tropicale : le type descendant ; La culture aux montagnes tropicales.
   XI. L'économie neuve des montagnes américaines
       L'Amérique précolombienne et la déchéance moderne des hauteurs ; Les montagnes américaines, conquises à la vie pastorale ; Migrations
       américaines de type alpestre ; L'anticipation américaine.
   XII. Conclusion : traits généraux de l'économie montagnarde
       Un problème : les éléments propres à la montagne ; L'altitude absolue et le plafond montagnard ; Le milieu climatique et les produits de la
       montagne ; Le rôle du relief : les relations ; Abri politique, cols et frontières ; Le rôle du relief : les cultures ; L'exotisme montagnard ; La
       variété des genres de vie et de l'habitat ; Échanges et mouvements, expression de la vie montagnarde ; Les montagnes, délaissées par les
       courants d'activité modernes.   

13 euros (code de commande : 12099).

 

BLASQUEZ (Adelaïde) — Gaston Lucas, serrurier. Chronique de l'anti-héros. Paris, Plon, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Terre Humaine »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   II fallait, au moins une fois, donner la parole à la « majorité silencieuse », à l'un de ces millions d'ouvriers anonymes qui ne peuvent ou n'osent jamais la prendre.
   C'est qu'en effet il y a deux sortes de classes dans notre société française : celle qui s'attribue le contrôle de la machine économique parce qu'elle détient l'argent et celle qui s'attribue le monopole de la parole parce qu'elle détient, sinon le vrai savoir, du moins la clef du code culturel en vigueur.
   Quoiqu'il soit de bon ton, de nos jours, de magnifier le travailleur manuel, celui-ci demeure, aux yeux de ces deux classes dirigeantes, au même titre que les humbles, un étranger, auquel elles accordent tout juste le droit de se conformer à leur propre imagerie.
   Or, c'est précisément cette imagerie que Gaston Lucas, ouvrier serrurier, met en pièces.
   Car Gaston Lucas fait évidemment partie de ceux que rien ne distingue et à qui rien n'arrive en dehors du travail, de l'amour et de la mort, si ce n'est la guerre. Ces individus « sans importance » semblent n'avoir d'autre recours pour se faire entendre que le militantisme. Mais Gaston Lucas n'est pas non plus un militant. Né en 1907, il a traverse « sans histoires » trois quarts de siècle d'histoire. Il proclame seulement qu'en définitive seul l'amour de son métier a donné un sens à son existence, il démontre que le travail manuel n'est pas forcément une malédiction et que trouver dans l'effort quotidien un refuge et une valeur suprême n'est pas le privilège exclusif des créateurs.
   Gaston Lucas ne pouvait prendre la parole que dans la confiance, et la confiance en quelqu'un capable de l'écouter avec rigueur mais aussi à travers tout ce que les mots ne parviennent pas à dire. Bref, avec l'attention du cœur.
   Il aura fallu les circonstances fortuites d'une rencontre imprévisible et la naissance d'une amitié heureuse pour que se fasse entendre, à travers Adélaïde Blasquez, la romancière, la voix brûlante de Gaston Lucas, le serrurier.

10 euros (code de commande : 18926).

 

BLONDEL (Charles) — La mentalité primitive. Préface de Lévy-Bruhl. Paris, Stock, 1926. In-8° broché, 122 p., (collection « La Culture Moderne », n° 11), exemplaire non coupé.

8 euros (code de commande : 141/63)..

 

BLOUET (J.) Nos villages, hier et aujourd'hui. [Paris], Bloud & Gay, 1929. In-12 broché, 214 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 121/62).

 

BONNAMOUR (Louis) La Saône, une rivière, des hommes. Le Puy, Christine Bonneton, 1981. In-4° broché, 125 p., nombreuses illustrations, (collection « Vivre les Traditions »).

19 euros (code de commande : 122/62).

 

Brésil indien. Les arts des Amérindiens du Brésil. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2005. In-4° broché, 381 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 21 mars au 27 juin 2005.
Table des matières :
   - Préface, par Claude Lévi-Strauss.
   - À propos d'une exposition sur les arts amérindiens du Brésil, par Luis Donisete Benzi Grupioni, Regina Polo Muller et Cristiana Barreto.
   - Regard sur les arts indigènes.
      - Repenser les arts indigènes, par José Antonio Braga Fernandes Dias.
      - L'art des Indiens du Brésil. Altérité, « authenticité » et « pouvoir actif », par Els Lagrou.
      - Objets, sujets du mythe, sujets, par Beatriz Perrone-Moisés.
      - De sujets à objets : défis de la patrimonialisation des arts et savoirs indigènes, par Dominique Tilkin Gallois.
   - Traditions esthétiques antiques.
      - L'art rupestre au Brésil, par Denis Vialou et Agueda Vilhena Vialou.
      - Art précolombien et archéologie, par Cristiana Barreto.
      - La céramique des fêtes, rites et funérailles : le symbolisme sacré de l'art marajoara, par Denise Schaan.
   - Esthétiques indigènes : expression et signification.
      - Art corporel. Graphisme et peinture au jenipapo, par Lux Boelitz Vidal.
      - Les mains, les yeux, le mouvement : les tressages des Indiens au Brésil, par Lucia Hussak Van Velthem.
      - L'art de couler des jours heureux : les boissons fermentées traditionnelles en Amazonie, par Philippe Erikson.
      - Rituel et performance dans les arts indigènes, par Regina Polo Müller.
      - Mémoire nouée : les cordelettes à nœuds en Amazonie, par Jean-Pierre Chaumeil.
   - L'héritage français.
      - Claude Lévi-Strauss parmi les Amérindiens. Deux expéditions ethnographiques dans l'intérieur du Brésil, par Luis Donisete Benzi Grupioni.
   - Œuvres exposées.
   - Les auteurs.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 21791).

 

BRUNOT (Ferdinand) — La pensée et la langue. Méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle appliquée au français. Deuxième édition. Paris, Masson, 1927. Fort in-8° broché, XXXVI, 954 p., couverture défraîchie, manque au dos.
Extrait de l'introduction :
   « Ce livre n'est pas une « Psychologie ». J'ai même évité avec soin de consulter les psychologues et leurs œuvres, ne voulant point me laisser entraîner à des analyses dont la finesse et la complexité eussent dépassé de beaucoup les analyses sommaires et superficielles auxquelles je suis obligé, moi, de me borner, pour ne pas excéder ma matière, et suivre fidèlement le travail des foules dont le parler commun est le résultat.
   Ce n'est pas non plus une « Grammaire ». Sans doute on y retrouvera les mots d'adjectifs, de verbes, d'adverbes, ainsi de suite. On y retrouvera aussi les règles qui régissent les variations des mots et leur agencement. J'ai fait la critique de plusieurs de ces règles, je n'en ai écarté aucune, me bornant à mettre mon lecteur à même de distinguer celles qui ont une autorité véritable. Mais mon but n'a pas été de donner une grammaire revue et corrigée.
   Ce que j'ai voulu, c'est présenter un exposé méthodique des faits de pensée, considérés et classés par rapport au langage, et des moyens d'expression qui leur correspondent.
   Voici comment et pourquoi j'ai été conduit à faire ce livre.
   L'étude des langues, une des plus anciennes des disciplines humaines, qui a fourni à Aristote quelques-uns des principes essentiels de sa philosophie, une des reines incontestées du Moyen Âge, quoiqu'elle ait été rajeunie ou pour mieux dire renouvelée de fond en comble depuis un siècle et demi par les découvertes de la grammaire comparée et de la grammaire historique, qui l'ont élevée au rang d'une science d'observation, est aujourd'hui, dans nos classes, un enseignement de rebut, une école d'ennui, effroi des élèves et des maîtres.
   Ce n'est pas ici le lieu de chercher les responsabilités. En acceptant le droit d'imposer une doctrine par l'enseignement, les concours et les examens, l'Administration de l'instruction publique acceptait le devoir de suivre les progrès de la science. Personne n'oserait soutenir qu'elle l'a toujours fait, et qu'elle ne s'est pas servie de son autorité pour barrer la route aux nouveautés. En physique et en chimie, dès qu'une erreur était reconnue, on l'envoyait rejoindre la théorie de l'horreur du vide ou la liste des gaz permanents. Les applications pratiques y obligeaient. Elle eussent bon gré mal gré commandé ces renouvellements. La doctrine grammaticale, elle, n'avait pas et ne pouvait avoir pareille fortune. Tout, y semblait acquis et fixé à jamais, puisque la convention orthographique, la plus apparente et la plus commune des applications grammaticales, restait immuable.
   Où la bureaucratie universitaire, si bien intentionnée qu'elle fût, eût-elle pris le goût de retoucher son catéchisme ? Quelquefois, sous l'impulsion d'esprits éclairés, informée de la décadence de l'enseignement, elle a eu quelques velléités d'innover, d'unifier, de simplifier, de rajuster. Mais quand il eût fallu imposer, elle tolérait. Elle acceptait une amélioration, comme on pardonne une faute.
   Un moment on a pu espérer que l'État allait trancher dans le vif, que l'orthographe, fléau de l'éducation grammaticale, allait être réformée. Sur ce point, essentiel pourtant, la peur de l'opposition, et des coalitions d'intérêts matériels ont eu vite raison des voeux répétés du Conseil Supérieur.
   À cela il n'y a malheureusement nul remède ; la carence des pouvoirs à qui a été remis le soin de régler périodiquement l'orthographe crée une situation sans issue. C'est le péché originel. Tant qu'on n'aura pas abjuré, tant que l'orthographe restera ce qu'elle est, aussi longtemps que le préjugé public attribuera, une valeur de premier ordre à la connaissance de pures conventions d'écriture, l'enseignement véritable de la langue en souffrira ; il restera gêné, étouffé, faussé, au moins dans les classes élémentaires. Les arbres empêchent de voir la forêt. »

20 euros (code de commande : 12447).

 

[BUYSSENS (Eric)]. Linguistique contemporaine. Hommage à Eric Buyssens. [Publié par Jean Dierickx et Yvan Lebrun.] Bruxelles, Institut de Sociologie - Université Libre de Bruxelles, 1970. In-8° broché, 285 p., quelques illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Bibliographie d'Eric Buyssens.
   - Concerning the Metataxonomy of Linguistic Science, par O. Akhmanova.
   - Quelques vues sur les équilibres linguistiques, par M. Cohen.
   - Quelques remarques à propos de la catégorie du nombre en néerlandais, par S. De Vriendt.
   - Why Do Plural Attributives Become More Frequent ?, par J. Dierickx.
   - Français Exprès, anglais Express, italien Espresso, par A. Doppagne.
   - Semiologische Lèse : Betrachtungen zu Saussure, Salviati und Chrétien de Troyes, par R. Engler.
   - À la recherche de la double articulation, dans le langage enfantin, par G. Francescato.
   - Étymologie collective, par A. Graur.
   - La linéarité du signifiant, par A. Henry.
   - Syllabe et rythme, par M. Kloster-Jensen.
   - « Rendre compte de la compétence linguistique », par J. Larochette.
   - On Tension, par Y. Lebrun.
   - Les tribulations du vocalisme indo-européen, par M. Leroy.
   - Analyse et présentation. Deux temps du travail du linguiste, par A. Martinet.
   - La notion de code en linguistique, par G. Mounin.
   - A Formal Description of the Use of Some Verbal Endings in Old English, par C. Peeters.
   - Matrix der altenglischen Satztypen, par H. Pilch.
   - Lapsus et numération, par J. Pohl.
   - Remarks on the Problem of the Oermanic « Verschärfung », par E. Polome.
   - Observations sur le comportement acoustique de la voyelle finale française dans les énoncés monosyllabiques, par R. Renard et C. Wuilmart.
   - Considérations sur la catégorie du neutre, par A. Rosetti.
   - L'apposition par transfert et par analogie en français, par P. Ruelle.
   - Évolution linguistique et changement phonétique, par A. Sauvageot.
   - Zur Problematik der Satzdefinition, par E. Seidel.
   - Unifizierung – Differenzierung, par I. Seidel-Slotty.
   - Les éléments de la communication, niveaux du code et la triade langage-langue-parole, par T. Slama-Cazacu.
   - Facts and Theory in the Study of So-called Adverbs and Adverbials in Present-day English, par E. Uhlenbeck.
   - A Note on the Coordination of Adjectives in. English, par J. Van Roey.
   - Competence, a Term in Search of a Concept, par W. Von Raffler Engel.

13 euros (code de commande : 15543).

 

CAPUT (Jean-Pol) — La langue française. Histoire d'une institution. Tome I : 842-1715. Tome II : 1715-1974. Paris, Larousse, 1971-1975. Deux volumes in-8° brochés, 319 et 287 p., (collection « L »).
Extrait de l'avant-propos :
   On peut aborder l'étude de l'histoire de la langue française de différentes manières, dont chacune a sa démarche et ses contraintes propres. Il était hors de question, dans le volume prévu ici, d'explorer le problème selon toutes les approches. Aussi avons-nous choisi un point de vue, pleinement conscient de son caractère partiel. Le présent ouvrage s'inscrit dans la section particulière de la collection qui rassemble et présente des « documents ». Il se veut un manuel à usage « scolaire » ; la rédaction, comme la structure et l'information, portent la marque de cette perspective délibérée. [...]
   Contenu :
   Sur les différents états de la langue et sur son évolution, nous ne donnerons que des tableaux récapitulatifs pour chacune des grandes périodes, et cela sous une forme succincte : des recherches sont en cours actuellement, dans une perspective scientifique rigoureuse, qui permettront ultérieurement de préciser sous une forme systématique cet aspect des choses.
   Outre ces tableaux schématiques, les textes cités, lorsqu'ils sont de l'époque, attestent l'état de la langue au moment où ils ont été écrits ; leur provenance, indiquée, permet de les situer. L'orthographe en a été respectée le plus souvent au même titre que les autres aspects ; quelques illustrations donnent l'apparence matérielle de textes imprimés, jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Ces textes, qui reflètent la pratique du temps, sont extraits des instruments de référence (grammaire, dictionnaire, etc.) ou traduisent des prises de positions. Pour le contexte xx-historique et institutionnel – objet essentiel de cet ouvrage – nous donnons à la fois des renseignements sous forme rédigée et des textes ou du temps ou d'historiens étudiant les périodes correspondantes, attestant ou éclairant les faits saillants. Ces documents permettent à la fois une étude directe des faits, et non une information de seconde main, et, méthodologiquement, un entraînement à la critique des documents – ce qui justifie que, à l'occasion, nous suggérions quelques directions de travail ou que nous proposions un type de commentaire montrant ce que l'on peut retirer des textes. Ce que nous proposons ici est donc à la fois un ouvrage d'information (à un niveau modeste) sur les conditions dans lesquelles le français a évolué et un recueil de documents.
   Méthodologie :
   Pour une étude sommaire de la langue française dans son évolution, on peut partir des textes de chaque époque considérée lorsqu'ils sont cités ici. Mais ce ne sont que des attestations en quantité limitée, des jalons. La bibliographie et la consultation en bibliothèque des textes dont nous avons tiré les extraits cités doivent permettre d'élargir le champ de recherches.
   Les quelques reproductions de textes imprimés proposées familiariseront le lecteur avec la présentation, quelquefois déroutante, de ceux-ci.
   Enfin l'étude du milieu dans lequel la langue évolue peut être menée, à partir des informations – volontairement succinctes – données d'abord, mais surtout des textes cités dont on fera l'étude critique ; ces derniers sont des témoignages à analyser intrinsèquement, pour les idées qu'ils expriment, mais aussi pour leur situation dans leur époque (par exemple la théorie et : 1° son expression ; 2° son application, à rechercher dans l'usage contemporain ; 3° les options qu'elle implique ; 4° l'accueil qui lui fut fait). C'est dire donc que des recherches complémentaires, autour de ce livre, sont nécessaires : approfondissement des faits et des textes, élargissement à des textes complémentaires ; recherche d'autres points de vue, etc...
   C'est pourquoi, si nous suggérons quelques indications de travail, quelques perspectives débordant le cadre de ce livre, ce ne sont pas – pour qui veut approfondir les choses – des propositions de pure forme, ni tout à fait un travail supplémentaire facultatif ; c'est le seul moyen de dépasser le cadre volontairement restreint d'un ouvrage d'initiation.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 19425).

 

CHERRY (Stella) — Te Ao Maori. The Maori World. Introduction by Maui Pomare. Dublin, National Museum of Ireland. 1990. In-4° broché, 56 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition présentée au National Museum of Ireland, à Dublin, en 1990.
Introduction :

   In the beginning there was the void and the void was without form yet was everything and nothing. Into that void came the twitch of life. From that twitch Papatuanuku the Earth Mother and Ranginui the Sky Father were formed without parents. Ranginui looked down on Papatuanuku and desired her, so they lay together. Then came the nights of conception followed by the nights of labour in which the children of Ranginui and Papatuanuku were born. The first-born was Tane who became god of the forests, then came Tangaroa who became god of the seas, and Tumatauenga, who became god of war and of men, followed by Tawhirimatea, god of winds, and the other children who are the gods. They lived in the meagre space between their parents. After a while they discovered the light shining outside. They decided to separate their parents. Tane it was who finally did the deed by thrusting Ranginui up. They were ashamed that he had been left without clothes, so a canoe, Uruao, was filled with stars which became their father's cloak; the canoe was itself placed in the sky and can be seen as the Milky Way. The carved prow is the Southern Cross constellation, the sternpost Orion. All the remaining stars spilled out as the canoe was placed in the sky. The universe thus formed has three realms-Te Kore, the void, inside of which is Te Po, the night, where the gods live in the heavens and where the spirits of men return to the underworld – and Te Ao Marama, the world of light, where we live on Papatuanuku the Earth Mother and look up to Ranginui the sky Father. Sometimes Ranginui is sad and his tears fell as rain. Sometimes Papatuanuku is sad and her tears rise as mist into the sky.
   The waters of life coming from Te Kore bless all things, giving them fertility which is forever renewed. From Ranginui the sky Father comes mana or spiritual power. Such power is tapu or sacred. High chiefs are close to the gods and therefore they are very sacred individuals. A slave in olden times had lost whatever mana he had, and therefore was noa or without tapu. These are the aspects which are still important despite the change to Christianity and a more materialistic way of life.
   A man or woman could become famous in their chosen field. A children's game and proverb illustrates the importance attached to the different activities :
      « What is your husband ? »
      « My husband is grower of Kumara (sweet potato) ».
      « Go then to a place where the soil is rich ! »
      « What is your husband ? »
      « My husband is a fisherman. »
      « Go then to some other place, where the sea is calm ! »
      « What is your husband ? »
      « 'My husband is a digger of fern root ! »
      « Thats better ! You have the storing and the taking out again. »
   A proverb says, « He toa, taua mate taua, he toa piki mate pari, he toa mahi kai mate huhu » (a warrior dies in battle, a cliff cumber by the cliff, a gardener dies of old age).
   The Maori world, like the Celtic, was a world of heroes. When two warring tribes confronted each other, the champions on the home side would often challenge the attackers to single combat. Often the outcome of such fights decided the war. Each champion was allowed three blows that landed. Whether using a short nephrite, stone or wood club, or a longer staff, fighting was usually hand to hand with spears and darts being thrown, but not to much effect. Champions were known and sung about all over the country. However, as a proverb has it, « Mate atu he toa ara mai he toa » (when a warrior dies another will take his place). « He toa, mau rakau he toka piringa ; he toa mahi kai he rakau whakamarumaru » (a warrior is a rock in defence ; a worker is a sheltering tree). Most wars were about simple things : « He wahine, he whenua, e ngaro ai te tangata » (by women and land, men are lost).
   Like Cuchulainn, Meadhbh and Fionn Mac Cumhaill of Ireland, there are many stories of famous warriors and fabulous men and women of myth and legend. The demi-god Maui of a thousand tricks slowed the sun, took fire from his grandmother's fingernails and perished trying to find immortality. Tawhaki climbed the heavens to bring back the baskets of knowledge, and Tinirau was the first to kill a man. Maui hauled up the islands with his magic hook made from his grandmother's jawbone. Kupe and Ngahue found Aotearoa, (New Zealand), a still-living fish, and made it ready for the ancestors who came on their great canoes and founded the tribes of the land. A Dutch explorer, Abel Tasman, was the first European to reach Aotearoa in 1642. A little more than a hundred years later, Captain James Cook arrived and began the first real outside contact the people had had since they left their ancestral homeland in the Cook Islands, some eight hundred to a thousand years before, about thirty-fifty generations ago. Like most isolated peoples they called themselves « tangata maori » ordinary men, and identified themselves by their tribal names.
   By the time of Captain Cook's second voyage in 1772 that isolation was well and truly broken, and the tribes could hardly wait to engage in trade for red cloth, nails, pieces of hoop iron and many other things. James Patten of Ulster sailed as a surgeon on the 'Resolution'. He later settled and practised in Dublin and presented his collection to Trinity College, where he was granted an Honorary Doctorate of Physick in 1780. Another collection came from Captain James King who sailed on the third voyage but who took over when Captain Clerke of the « Discovery » died after the death of Cook in Hawaii. Captain King was granted an LL.D. by Trinity College in 1780. Further items and collections were added by travellers like Dr James McKellar, who acquired a cloak of very great mana which belonged to the chief Tuhawaiki. Other collections were given to the Royal Dublin Society or added to the collections of the Science and Art Museum which has now become the National Museum of Ireland.
   During the nineteenth century and into this century, there has been a notable Irish presence in New Zealand, with large settlements of Irish and the almost ubiquitous sound of an Irish brogue from priests and nuns of Catholic churches and schools. Sometimes the Irish presence made itself known by illicit poteen being available in the hills, but more often local agricultural and pastoral shows have a section for Irish dance competitions. One of Maoridom's most outstanding leaders, Timi Kara, Sir James Carroll, was part Irish. Today Murphy, O'Leary, Kennedy, O'Regan and others are not uncommon as the names of families of Maori descent.

15 euros (code de commande : 15687).

 

CHEVALIER (Louis) — Démographie générale. Paris, Dalloz, 1951. In-8° broché, 599 p., (collection « Études Politiques, Économiques et Sociales »), couverture insolée.

20 euros (code de commande : 159/63).

 

Les Communautés rurales - Rural communities. 6 volumes (complet). Paris, Dessain et Tolra, 1983-1987. Six volumes in-8° brochés, 322, 527, 412, 624, 719 et 832 p., (Recueils de la Société Jean Bodin pour l'Histoire Comparée des Institutions, tomes XL, XLI, XLII, XLIII, XLIV et XXLV).
@ Ces volumes se décomposent comme suit : Première partie : Société sans écriture (Afrique, Amérique, Europe). Deuxième partie : Antiquité. Troisième partie : Asie et Islam. Quatrième partie : Europe occidentale (Italie, Espagne, France). Cinquième partie : Europe occidentale et Amérique. Sixième partie : Europe orientale.

Les six volumes : 75 euros (code de commande : 6452).

 

CROZIER (Michel) — Petits fonctionnaires au travail. Compte rendu d'une enquête sociologique effectuée dans une grande administration publique parisienne. Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, 1955. In-8° sous reliure d'éditeur, 126 p., (collection « Travaux du Centre d'Études Sociologiques »).
En quatrième de couverture :
   L'enquête dont on trouvera ici les résultats a été effectuée dans une grande Administration parisienne d'avril à juillet 1954. Elle portait sur un personnel d'exécution entièrement féminin composé de mécanographes et de vérificatrices astreintes à un travail routinier. Elle avait été conçue à l'origine comme une sorte d'enquête pilote destinée à préparer une série d'études sur le milieu des employés et des petits fonctionnaires français. C'était donc une enquête d'exploration sans hypothèses de travail bien définies. Les points suivants devaient être abordés : origine et milieu social – adaptation au travail – attachement à la fonction publique – attitudes envers la discipline et à l'égard des chefs – activités de loisirs et attitudes culturelles ; mais ce devait être davantage dans un but descriptif et méthodologique que pour démontrer une liaison nécessaire entre des facteurs considérés comme prépondérants. Les premiers résultats cependant furent à la fois si nets et si cohérents qu'il apparut indispensable de poursuivre l'analyse en profondeur et comme ce nouvel effort s'avéra très vite fructueux, nous avons été ainsi conduit à envisager la publication séparée de cette monographie préliminaire.
   Si singulière et localisée qu'ait été l'enquête, en effet, ses résultats revêtent, nous semble-t-il, une portée assez générale pour intéresser un large public de non spécialistes. Le comportement au travail de petits fonctionnaires d'une administration particulière renvoie bien sûr forcément à l'organisation en cause, à sa structure et à ses méthodes. Mais cette organisation elle-même témoigne d'un ensemble ; elle n'est certes pas représentative, mais elle est au moins significative.
   Par ailleurs, les divers facteurs de comportement que nous dégageons sont actifs aussi dans d'innombrables situations, non seulement dans l'administration, mais même à l'extérieur. L'analyse de leurs relations dans un cas particulier ne peut pas nous donner évidemment de lois générales, mais elle nous permet tout de même de nous représenter un peu mieux les types de fonctionnement possibles. Elle nous propose un modèle valable dans un cas unique mais qui peut nous aider à en fabriquer d'autres.
   On peut considérer enfin d'un point de vue anthropologique général qu'un certain nombre de réactions analysées sont des traits culturels correspondant à un milieu déterminé dans une société et à une époque précise. Ces traits culturels ne sont pas suffisants pour tracer un portrait exact du petit fonctionnaire français des années 1950, mais ils apportent déjà beaucoup d'éléments valables pour sa mise au point. Là encore il n'est pas sans intérêt de présenter une première ébauche.
   Pour des raisons que l'on comprendra aisément, il a été décidé de supprimer toute indication permettant d'identifier l'établissement considéré. Le caractère général des résultats obtenus sera bien consacré à notre avis par le fait que cet anonymat ne gêne en rien leur compréhension et leur appréciation.

20 euros (code de commande : 21744GL).

 

CSERGO (Julia) et GUERRAND (Roger-Henri) — Le confident des dames. Le bidet du XVIIIe au XXe siècle : histoire d'une intimité. Paris, La Découverte, 2009. In-8° collé, 214 p., illustrations hors texte, (collection « Poche », n° 299), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Voici enfin le fameux « bidet » que les étrangers pensent être une invention aussi française que le béret et la baguette de pain. Ils ont bien raison de nous créditer de cette création majeure ! Si l'on ne connaît ni le nom de son inventeur ni la date de son invention, le bidet est sans conteste l'œuvre des meubliers parisiens du siècle de Louis XV ; en cette période de libertinage, il joua le rôle de « confident des dames » avant de devenir l'indispensable objet du confort sanitaire moderne.
   Associé aux choses du sexe, à la nudité et à l'intimité, aux thérapies vénériennes et aux « funestes secrets » des familles, le bidet demeure pourtant, depuis sa création, l'objet de toutes les fascinations et de toutes les suspicions. Parce qu'il évoque un petit cheval et un enfourchement, il restera, malgré son importante diffusion, un objet trivial au nom impudique à prononcer.
   L'histoire de cet « indicible violon » restait à écrire car personne encore ne l'avait osé. C'est le mérite de cet ouvrage pionnier, œuvre de deux chercheurs qui n'ont pas craint les difficultés de l'entreprise ; entre l'inventaire technique et la tentation de propos teintés de légèreté, ils ont réussi la gageure d'un travail à la fois documenté et amusant.

7 euros (code de commande : 22415).

 

DAUZAT (Albert) — La géographie linguistique. Paris, Flammarion, 1943. In-12 broché, 226 p., 9 cartes, (collection « Bibliothèque de Philosophie scientifique »), marque manuscrite d'appartenance de M. A. Arnould.
Table des matières :
   Première partie : Origines, but, doctrine.
      Chapitre I : L'Atlas linguistique de la France. Les travaux de M. Gilliéron et de ses disciples.
      Chapitre II : But et caractères généraux. L'interprétation des cartes ; la stratigraphie linguistique.
      Chapitre III : Les tendances et les principes.
   Deuxième partie : Les phénomènes internes du langage.
      Chapitre I : Les changements de forme. Régression ; rencontres et attractions homonymiques.
      Chapitre II : Pathologie et thérapeutique des mots.
      Chapitre III : Phénomènes grammaticaux.
      Chapitre IV : Les sens des mots.
   Troisième partie : Les phénomènes externes du langage. Échanges et réactions entre les parlers.
      Chapitre I : La variété des parlers et ses causes.
      Chapitre II : Les voyages des mots : les courants et les barrières.
      Chapitre III : Les centres de rayonnement et d'influence.
   Bibliographie.

8 euros (code de commande : 15021*).

 

DAVID (Johan) — L'outillage manuel de la ferme. Essai de terminologie. Louvain, Centre Belge d'Histoire Rurale, 1973. In-8° broché, 104 p., [31] planches hors texte, feuillet d'errata volant, (Publication n° 31), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde, décharge d'adhésif aux gardes.
Extrait de l'introduction :
   « Quelques auteurs, nous ne savons pourquoi, cherchent à établir une distinction entre les pioches et les houes, distinction parfaitement inutile, puisque l'instrument qui se nomme houe dans un pays se nomme pioche dans un autre pays. Pour nous donc, qui dit houe dit pioche, et qui dit pioche dit houe, c'est tout un. »
   Cette position de Joigneaux et Moreaux, à la rigueur acceptable pour un agriculteur, encore que celui-là, sans doute, ne confondra pas, ne l'est plus du tout pour un historien, un ethnologue ou un linguiste. Aucune étude sérieuse ne peut se faire sans une terminologie précise et unique. Comment comparer ou classer les outils sans être sûr de leur identité ? Comment en dresser un inventaire sans les nommer ? Comment enfin se baser sur des études antérieures si l'on ne sait exactement ce que désigne le terme utilisé ?
   À première vue, l'on pourrait croire superflue l'étude de l'outillage, tant il semble certain qu'on connaisse bien ces objets de tous les jours. Il suffit pour se convaincre du contraire, de consulter quelques dictionnaires et encyclopédies. Et, ce qui plus est, l'imprécision se retrouve dans des dictionnaires ou des études spécialisées.

20 euros (code de commande : 16119).

 

DEFFONTAINES (Pierre) — L'homme et sa maison. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, 254 p., quelques illustrations in et hors texte, (collection « Géographie Humaine »), pliures à la couverture un peu
En quatrième de couverture :
   « La marque la plus visible de l'homme à la surface de la terre est la maison : s'assurer un logement est un des actes primordiaux, comme celui d'allumer le feu. Cependant les hommes ne sont pas les seuls être vivants à se préoccuper d'un logement. Bien des animaux ont aussi leur demeure : gîte, terrier, tanière, nid...
   Il y a encore aujourd'hui des hommes sans maisons, se contentant d'arbres creux ou de grottes, comme aux temps préhistoriques. En outre, un très grand nombre d'être humains, la majorité, construisent eux-mêmes leur maison avec les matériaux qu'ils trouvent sur place. Le plus simple est le végétal : feuillages, branchages, herbes, roseaux ; puis la terre moulée et séchée, ou cuite, ce qui donne la brique, un des matériaux les plus anciens.
   L'habitation humaine pose une série de problèmes qui ont été résolus de façon très variée : celui de la couverture, celui du feu : comment mettre le feu dans la maison, sans mettre le feu à la maison.
   Mais la géographie de la maison est amenée à traiter de très nombreuses autres fonctions : contact avec le sol, accès, lumière, sécurité, travail, sommeil religion... L'évolution de la maison, étroitement liée à celle de l'homme, est pleine de transformations aux causes multiples : invasions, colonisations, changement de régimes sociaux et de techniques, introduction de matériaux nouveaux. C'est un des chapitres les plus riches et les plus significatifs de la géographie humaine. »

10 euros (code de commande : 11709).

 

DELMAS (Jean) — Les Saints en Rouergue. Enquête sur les pèlerinages et les dévotions populaires. [Espalion], Musée du Rouergue - Musée Joseph Vaylet, 1986. In-8° broché, 238 p., illustrations, dos jauni.
Extrait de l'avant-propos :
   Le texte qui suit est le résultat d'une enquête sur les pèlerinages et les dévotions populaires, menée en 1985 et 1986. Une enquête m'a paru présenter de grands avantages par rapport aux archives et à toutes les publications imprimées dont je connais bien, par métier, les immenses ressources. Elle donne un état de la pratique des pèlerinages ou plus exactement un état de la mémoire de cette pratique. C'est un des avantages d'une enquête dans les souvenirs, d'effectuer une remontée permanente, de ramasser en un instant une tranche de temps, correspondant à une, deux, voire trois générations : tant que les choses sont dans la mémoire, elles vivent ; la braise peut de nouveau donner une flamme. L'enquête permet encore de livrer une foule de faits, absents des archives et de la plupart des écrits des historiens locaux. Ce qui est noté est sauvé pour l'étude et la réflexion.
   On sera surpris de la richesse de la collecte, de l'étrangeté de certains faits et on se prend à rêver à ce qu'aurait donné une enquête il y a cent et même vingt ans.
Table des matières :
   - Avant-propos.
      - L'enquête.
      - Le questionnaire.
      - Noms des informateurs.
   - Enquête sur les pèlerinages et les dévotions.
      - L'édition.
      1. Aveyron.
      2. Départements voisins.
      3. Annexes.
         1. Méthode pour choisir le pèlerinage.
         2. Prêtres persécutés pendant la Révolution.
         3. Personnes ayant vécu saintement.
         4. Inventaires de 1906.
         5. Prières et cantiques.
         6. Prières pendant les orages.
         7. Prières en faveur de la terre et des animaux.
         8. Marques d'irrespect.
   - Table des lieux de pèlerinage, classés par saints.
      - Notre Seigneur.
      - Notre Dame.
      - Saints et bienheureux.
      - Personnes ayant vécu saintement.
      - Personnages légendaires.
   - Cartes.
      1. Pèlerinages à Notre-Dame.
      2. Saints rouergats (des origines au Moyen-Âge).
      3. Pèlerinages pour les yeux.
      4. Pèlerinages pour les oreilles, les voies respiratoires et les dents.
      5. Pèlerinages pour les enfants.
      6. Pèlerinages pour les animaux.
      7. Eaux sanctifiées.

13 euros (code de commande : 22286).

 

Disciplines à domicile. L'édification de la famille. Fontenay-sous-Bois, Recherches, 1977. In-8° broché, 342 p., illustrations.
@ Il s'agit du numéro spécial de Recherches, n° 28,réalisé par I. Joseph, Philippe Fritsch, A. Battegay.

10 euros (code de commande : 2742).

 

DUMONT (Louis) — Homo hierarchicus. Essai sur le système des castes. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 445 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Voir dans la caste, comme on l'a généralement fait, l'aboutissement ultime de distinctions sociales, de classe ou de rang, voire de race, c'est ne pas sortir île notre paysage familier, l'idéologie égalitaire de nos sociétés occidentales modernes. Voici une démarche inverse. À l'Homo aequalis, Louis Dumont oppose l'Homo hierarchicus ; et comme les États-Unis offraient à Tocqueville la forme la plus pure de la démocratie, l'Inde représente pour l'auteur la forme la plus pure de la hiérarchie.
   C. Bouglé, le dernier des sociologues français à avoir tenté un Essai sur les castes en 1908, avait ramené le système à trois principes : séparation, hiérarchie, et interdépendance des groupes sociaux héréditaires. Louis Dumont observe d'abord que ces trois principes n'en font qu'un : l'opposition religieuse du pur et de l'impur. Sous-jacente à l'ordre hiérarchique des castes, on trouve ainsi une structure fondamentale qui donne sa forme générale au système. La hiérarchie n'est essentielle que parce qu'elle est l'aspect conscient du rapport de l'élément à l'ensemble, où interviennent la division du travail, la réglementation du mariage et les prohibitions alimentaires.
   L'idéologie ainsi dégagée, l'auteur aborde, avec l'analyse du pouvoir et du territoire, de la fonction royale et de dominance, des droits sur le sol, de la justice et de l'administration de la caste, les implications les plus profondes du système. Les derniers chapitres débouchent sur de larges aperçus comparatifs : y a-t-il des castes chez les non-Hindous ? La caste existe-t-elle hors de l'Inde ? L'abolition théorique modifie-t-elle les comportements spontanés ? Autant de questions que pose l'adaptation de l'Inde traditionnelle au inonde moderne et qui nous ramènent pour finir à une confrontation schématique globale de l'Homo hierarchicus et de l'Homo aequalis.
   En appendice, quatre essais complètent l'ouvrage sur des points essentiels : la différence entre caste et racisme, la place centrale du renoncement à la vie sociale dans les religions de l'Inde ; la royauté, dans l'Inde ancienne ; les relations entre Hindous et Musulmans dans la politique moderne.
   Reprenant ainsi pour la première fois en France depuis le début du siècle un grand problème classique de la sociologie, ce voyage anthropologique purement théorique à la recherche d'une société aux antipodes de la nôtre contribue, pour cette raison même, à éclairer ce qui, chez nous, est resté obscur, résiduel, et pourtant bien présent. »

12 euros (code de commande : 14063).

 

[ÉCRITURE]. L'écriture et la psychologie des peuples. XXIIe semaine de synthèse. Paris, Armand Colin - Centre international de Synthèses, 1963. In-8° broché, 380 p., illustrations in et hors texte, nom et cachet d'appartenance sur la page de garde, peu courant.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   1. Les Primitifs. Signaux et symboles. Pictogrammes et protoécriture, par Alfred Métraux.
   2. La Chine. Aspects et fonctions de l'écriture, par Jacques Gernet.
   3. Les hiéroglyphes. L'évolution des écritures égyptiennes, par Jean Sainte Fare Garnot.
   4. L'écriture cunéiforme et la civilisation mésopotamienne, par René Labat.
   5. La civilisation égéenne. Les écritures Crétoises et mycéniennes, par Olivier Masson.
   6. L'Asie Mineure. Les Hittites, peuple à double écriture, par Emmanuel Laroche.
   7. Les Sémites et l'alphabet. Écritures concrètes et écritures abstraites, par James Février.
   8. Les Sémites et l'alphabet. Les écritures sud-arabiques et éthiopiennes, par Maxime Rodinson.
   9. Les écritures indiennes. Le monde indien et son système graphique, par Jean Filliozat.
   10. L'écriture grecque, du VIIIe siècle avant notre ère à la fin de la civilisation byzantine, par Alphonse Dain.
   11. Étrusques et Romains. Problèmes et histoire de l'écriture, par Raymond Bloch.
   12. L'écriture latine et la civilisation occidentale du Ier au XVIe siècle, par Robert Marichal.
   13. L'écriture arabe et son évolution ornementale, par Janine Sourdel-Thomine.
   14. Le monde islamique et l'écriture arabe, par Maxime Rodinson.
   15. L'imprimerie. Origines et conséquences d'une découverte, par Henri-Jean Martin.
   16. L'écriture cyrillique et son extension, par André Vaillant.
   17. Les écritures latines. Extensions passées et récentes, par Marcel Cohen.
   18. L'écriture et le droit, par Henri Lévy-Bruhl.
   - Index.
   - Tables.

25 euros (code de commande : 22603).

 

EDELMAN (C.H.) — Over de plaatsnamen met het bestanddeel woud en hun betrekking tot de bodemgesteldheid. Lezing gehouden voor de Naamkunde-Commissie der Koninklijke Nedermlandse Akademie van Wetenschappen op 16 januari 1954. Amsterdam, Noord-Hollandsche Uitgevers Maatschappij, 1955. In-8° agrafé, 25 p., (collection « Bijdragen en Mededelingen », n° VII), bel exemplaire.
Introduction :
   De woudnamen hebben sinds lang de aandacht getrokken van historici en taalkundigen in verband met pogingen om de oorspronkelijke toestand van het landschap te reconstrueren. Hoewel de verklaring van de woudnamen op het eerste gezicht bijzonder eenvoudig lijkt, ondervonden de betreffende onderzoekers herhaaldelijk moeilijkheden, aangezien zij het onwaarschijnlijk achtten, dat het landschap ten tijde van de menselijke vestiging ter plaatse door een woud werd gevormd. Als voorbeeld noemen wij het werk van Gosses over de vorming van het Graafschap Holland. Aangezien een aantal dorpen met woudnamen in het laagveengebied gelegen was, meende Gosses, dat ter plaatse in de middeleeuwen geen bos kon hebben gegroeid. Wie bekend is met de meningen over het ontstaan van de Nederlandse bodem van omstreeks veertig jaar geleden, weet, dat Gosses zich op correcte wijze beriep op de toenmaals geldige theorieën. Deze theorieën zijn echter ten gevolge van latere onderzoekingen zodanig verouderd, dat het de moeite loont, de kwestie van de woudnamen opnieuw te bezien in het licht van de huidige, deels zeer recente, kennis over het ontstaan van de Nederlandse bodem.
   Beekman heeft een artikel over de woudnamen geschreven waarin hij wees op het feit, dat in het zogenaamde laagveen van westelijk Nederland op verschillende diepten omgevallen boomstammen worden gevonden, soms in grote aantallen, zodat « laagveen » en bos elkaar geenszins uitsluiten. Deze resten van bossen op een zekere diepte in het veen zijn echter zeer oud en geven geen antwoord op de vraag, waar zich in de middeleeuwen bos aan de oppervlakte bevond. Zoals wij in § 8 uiteen zullen zetten, is deze vraag door de bodemkartering beantwoord.

5 euros (code de commande : 18461).

 

EDWARDS (Robert) — Aboriginal Bark Canoes of the Murray Valley. Adelaide - Sydney - Melbourne - Brisbane - Perth, Rigby, 1972. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80 p., nombreuses illustrations.
Sur la jaquette :
« Along the Murray River and its tributaries, it is possible to find old gum trees which bear canoe-shaped scars. These « anoe trees » are memorials left by vanished tribesmen who cut out strips of bark for making into canoes. Like all the artefacts of the Australian Aborigines, these canoes were deceptively simple products which nevertheless were precisely suited to their makers'needs. When white men attempted to copy these seemingly casual craft, they were unable to master the art of stripping a carefully shaped piece of bark from a tree, fastening it at both ends, and using it for fishing or transportation. It was a process which, like many others, the Aborigines had developed through centuries of harmonious adjustment to their environment, and the bark canoes were part of a life style in which they made the best possible use of simple tools and natural materials. In this book, Robert Edwards presents a detailed examination of this important aspect of Aboriginal life. He tells why the riverine Aborigines developed the art of making such canoes, where and how they were used, and how, like many other Aboriginal crafts, it declined rapidly after the advent of European settlers. His text is supported by numerous interesting quotations from primary sources, and illustrated with a unique collection of photographs and engravings of various periods. »

10 euros (code de commande : 10177).

 

ELWIN (Verrier) — Maisons des jeunes chez les Muria. Présentation et adaptation française par Alfred Bigot. Deuxième édition. Paris, Gallimard, 1959. In-8° broché, 456 p., illustrations in et hors texte, collection « L'Espèce Humaine », n° 16), rousseurs et quelques soulignements crayonnés.
En quatrième de couverture :
   
L'Inde que nous connaissons est surtout l'Inde classique, aryenne, hindoue, mais nous ignorons, ou presque, qu'il existe aussi une Inde tribale qui comprend, dispersés par toute la péninsule, 25 millions d'aborigènes. Et s'il existe une riche documentation en langue anglaise sur les tribus de l'Inde – depuis les antiques « Gazettes » officielles des provinces, jusqu'aux nombreux travaux modernes – nous ne disposions pas encore, en France, d'un ouvrage d'ensemble propre à nous initier à la vie de ces peuplades archaïques.
   Les Muria forment une population relativement homogène qui réside dans les vallées et les monts boisés du nord de l'ancien État de Bastar, dans les Provinces centrales – devenues, depuis 1947, le Madhya Pradesh. Les Muria mènent une vie rurale : ils cultivent des brûlis, s'adonnent à la cueillette, à la chasse et à la pêche. Ils ont longtemps vécu à l'écart des grandes routes et des grands courants de civilisation, et ils ont pu conserver intactes des coutumes et des institutions que les nécessités récentes d'une évolution moderne risquent de faire bientôt disparaître.
   Parmi ces institutions, la plus curieuse est certainement celle du « ghotul ». Au sens littéral du mot, le ghotul est un dortoir ; sur le plan social, c'est une véritable maison de jeunes. Tous les jeunes, garçons et filles, en sont obligatoirement membres dès l'âge de quatre ans environ, et ils ne le quittent que par le mariage. Une discipline sévère préside à la vie du dortoir, qui est surtout une vie nocturne. Il y a des appartements, mais il n'y a pas liberté de choix, et encore moins licence. Les Muria semblent voir dans l'amour (désir physique ou passion morale) un obstacle à la bonne harmonie de la société et au développement naturel de l'individu. Ils ont donc supprimé, dans la pratique, tous les tabous sexuels, les tabous de clan et de famille conservant toute leur force. Ils vivent sans refoulements ni notion de péché, dans un état de véritable innocence à laquelle l'Occident ne saurait même plus rêver.
   La communauté du dortoir n'est pas organisée en vue de la seule éducation sexuelle : tous les membres ont des devoirs civiques et sociaux à remplir dans le cadre de la vie quotidienne de leur village : ils ont le rôle principal dans les fêtes locales, les cérémonies religieuses, les mariages, les funérailles. En somme, les Muria ont réalisé une domestication et une sublimation de l'instinct sexuel M intégrant, en quelque sorte, le sexuel dans le social.
   Le système du dortoir n'est pas l'apanage des seuls Muria. Mais nulle part il n'a connu un développement plus achevé, disons même plus parfait que chez les Muria.
   Cette expérience curieuse ne peut manquer de retenir l'attention non seulement de l'éducateur, mais aussi du psychologue, classique ou freudien, et du moraliste.

25 euros (code de commande : 19880).

 

Fiançailles, mariage et maternité. La Louvière, Écomusée Régional du Centre, 1988. In-8° carré broché, 167 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Ateliers de Bois-du-Luc, à La Louvière, du 19 juin au 16 octobre 1988.
Table des matières :
   - Préface, par J. Liébin.
   - Points forts de l'enseignement et de la pratique obstétricales, par R. Darquenne.
   - De la naissance aux fiançailles, par J.-M. Letot.
   - Les traditions dans la région du Centre, par M. Denuit.
   - Les mariages italiens en Belgique, par A. Morelli.
   - Les aspects caractéristiques du mariage ches les Slaves occidentaux, par P. Jarosova.
   - La cérémonie nuptiale chez les Grecs établis en Belgique, par P. Jarosova et M. Lentis.
   - Les mariages marocains en Belgique, par L. Houari et M. Renaerts.
   - Le mariage traditionnel en Anatolie occidentale, par S. Tansug.
   - Le mariage mixte en Belgique, par C. Delcroix, A. Guyaux et E. Rodrigez.
   - Les fêtes de la communauté laïque, par M. Voisin.
   - Expressions et vocables en dialecte du Centre, par M. Denuit.
   - La naissance traditionnelle dans la culture marocaine, par M. Renaerts.
   - La naissance aujourd'hui, par F. Donnay.

15 euros (code de commande : 25013).

 

Le Flambeau. Revue du Comité des Traditions valdotaines. Quatrième année - N° 1 - Printemps 1952. Aoste, Comité des Traditions Valdotaines, 1952. In-8° broché, 63 p., publicités hors texte, illustrations, couverture partiellement insolée. On joint le n° 1108 du 20 février 1952 du journal paraissant trois fois par mois Le Pays d'Aoste - Catholique - Social - Politique.
Table des matières :
   - La danse des Ondines, par A. Ferré.
   - Une fidélité et un exemple, par D. Rops.
   - L'Hospice du Gd. St-Bernard, par L. Gabioud.
   - La fleur d'euna âma sarvadze, par Falère.
   - L'abbé Amé Gorret, par C. Duc.
   - Valdôtains qui se font honneur.
   - Le Français de la Vallée d'Aoste est bien le vrai français, par M. Durand.
   - Solitude (poésie), par E. Trentaz.
   - La légende de Trômein, par A. Ferré.
   - Au seuil de ma demeure (poésie), par A. Ferré.
   - La Foire de St-Ours 1952.
   - De l'origine des noms de famille et des prénoms valdôtains [de Bernaz à Crétaz], par A. Ferré.
   - La Vierge dans la Vallée (poésie), par C. Porliod-Duval.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 16170).

 

Le folklore des pierres. Actes du colloque organisé à Woluwé-Saint-Lambert le 12 novembre 1982. Woluwe-Saint-Lambert, Fondation Albert Marinus, 1985. In-8° broché, 86 p., illustrations, quelques annotations.
Table des matières :
   - Introduction, par Albert Doppagne.
   - Les mégalithes de Thudinie : leurs dénominations et leurs légendes, par Claude Hennuy.
   - Rites et croyances attachés à quelques pierres de Wallonie, par Gérard Van Haeperen.
   - Pierres levées, pierres couchées de Wallonie : leur folklore et leur histoire, par Willy Lassance.
   - Des ensembles de pierres à légendes, par Henri Fromage.
   - Les pierres de foudre et leur signification profonde en Wallonie, par Roger Pinon.
   - Vieilles pierres de Wallonie et des régions voisines. Réflexions d'un touriste intéressé, par Daniel Dumont.
   - Les pierres de fécondité, par Marcel Pignolet.

13 euros (code de commande : 22840).

 

La fonction symbolique. Essais d'anthropologie réunis par Michel Izard et Pierre Smith. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 346 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines ») couverture jaunie, cachets ex-libris à la deuxième page de couverture et à la page de garde, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Contributions d'Alfred Adler, Nicole Belmont, Patrice Bidou, Michel Cartry, Georges Charachidzé, Marcel Detienne, Françoise Héritier, Olivier Herrenschmidt, Patrick Menget, Jean Pouillon, Marshall Sahlins, Dan Sperher.
   Il est peu de domaines de l'anthropologie que l'œuvre de Claude Lévi-Strauss n'ait contribué à renouveler de façon décisive. Il n'en est aucun, sans doute, dont le paysage ait été plus profondément remodelé que celui de l'anthropologie religieuse, si bien que cette appellation même ne semble plus correspondre à une matière homogène, l'objet en cause apparaissant désormais comme atomisé dans le même temps où il prend place, comme totalité, dans un cadre plus large que celui de l'ancienne discipline.
   L'ensemble des textes réunis ici se propose de témoigner de cette situation nouvelle. En effet, par-delà la diversité des cultures étudiées et des thèmes abordés, par-delà même l'hétérogénéité des positions et des méthodes, les anthropologues qui figurent au sommaire de ce livre partagent le sentiment d'être engagés dans la mise en œuvre d'un vaste programme de recherche fermement tracé et magistralement illustré au long de ces trois dernières décennies par Claude Lévi-Strauss, ce qui justifie d'emblée l'hommage qu'ils entendent lui rendre ici.
   La pensée symbolique et la croyance, les mythes et les rites, la notion de personne et les conceptions relatives à la destinée humaine, la prohibition de l'inceste et les représentations liées à l'espace, le pouvoir, l'interdit et sa transgression, l'émergence des dieux dans l'histoire sont les principaux thèmes abordés dans ces essais, à partir de matériaux provenant des cinq continents.
   Au travers de ces analyses, la fonction symbolique apparaît en permanence à l'œuvre dans les diverses institutions étudiées. Matrice des structures, détermination inconsciente, fabrique du sens, la fonction symbolique n'est pas en soi l'objet immédiat de l'anthropologie ; elle en représente plutôt la référence implicite obligée, la toile de fond invisible sur laquelle la démarche anthropologique entend inscrire les résultats formels des découvertes et des intuitions qui seules justifient la curiosité pour l'ailleurs qu'elle implique.

15 euros (code de commande : 19013).

 

[GARDETTE (Pierre)]. Mélanges de linguistique et de philologie romanes offerts à monseigneur Pierre Gardette. Strasbourg, Klincksieck, 1966. In-8° broché, 527 p.
Table des matières :
   - Principales dates biographiques et bibliographie des travaux de Mgr Pierre Gardette.
   - Domus au sens de « maison religieuse » dans les anciens documents catalans, par Paul Aebischer.
   - La terminologia del maiz en Andalucia, par Manuel Alvar.
   - En lisant les dictionnaires : notes lexicologiques, par Raymond Arveiller.
   - Y a-t-il un dérivé de Lugdunum en Catalogne ?, par Antonio M. Badia Margarit.
   - Les mots lyonnais et franco-provençaux en français, par Kurt Baldinger.
   - Mythologie et mélange des tons dans les fables de La Fontaine, par Jean Bourguignon.
   - Le « Trésor du Félibrige » doit-il quelque chose à l'influence de Paul Meyer ?, par Jean Boutière.
   - Hors des « realia » : quelques verbes, par Charles Camproux.
   - Un problema de préstamo : español turrón, par Germán Colón.
   - L'Atlante Linguistico Mediterraneo in corso (1956-1965), par Mirko Deanovic.
   - Guenièvre fut-elle la seule épouse du roi Arthur ?, par Maurice Delbouille.
   - Extraits du livre de comptes de J. Panczus, receveur des tailles à Lyon (1341), par Paulette Durdilly.
   - Une « Chevauchée de l'âne » en patois lyonnais de 1566, par Simone Escoffier.
   - Au et Iau toniques du picard ancien et leurs aboutissements actuels, par L.-F. Flutre.
   - Contribution à l'étude du français rural parlé au Canada, par Jean-Denis Gendron.
   - L'inventaire des biens d'un citoyen de Lyon en 1327, par Marguerite Gonon.
   - Les plus anciennes chartes en langue vulgaire rédigées dans l'Ajoie, par Charles-Théodore Gossen.
   - Lingüistica y liturgia, par Antonio Griera.
   - Bêtes entravées et entraves : recherches dialectelogiques dans le domaine de l'Atlas linguistique armoricain roman, par Gabriel Guillaume.
   - Le z intervocalique caduc en catalan : phonétique et toponymie, par Henri Guiter.
   - À propos de certains « nombrants » selon B. Pottier, par Albert Henry.
   - Quelques observations sur les causes des changements phonétiques, par Iorgu Iordan.
   - Povoir ou pouoir ? Le cas phonétique de l'ancien verbe pouoir, par Orner Jodogne.
   - Quelques noms du Passer domesticus dans la Gaule septentrionale, par Hans-Erich Keller.
   - Notes de lexicologie française : anc. fr. soi espurir « s'étendre, allonger les jambes (?) », par Félix Lecoy.
   - Le verbe wallon keûre et son contraire mèskeûre, par Élisée Legros.
   - Pour une édition du « Mystère de Job », par Yves Le Hir.
   - L'enfant et ses jeux dans le fichier dialectologique d'Antonin Duraffour, par Laurette Malapert.
   - La pêche au casier en Corse, par Geneviève Massignon.
   - Aux limites de deux formes métriques : rejet interne et rythme ternaire dans l'alexandrin de Victor Hugo, par Jean Mazaleyrat.
   - Sur le système de la flexion à deux cas de l'ancien français, par Gérard Moignet.
   - Occlusives intervocaliques dans la région amphizone de l'Atlas linguistique du Massif Central, par Pierre Nauton.
   - Évolution de 1 intervocalique et implosif à la limite de l'Albigeois et du Rouergue, par Ernest Nègre.
   - Ancien français meschief, ou Meyer-Lübke contre Gilliéron, par John Orr.
   - Une poésie « habillée en pauvre » : étude des images et des rythmes dans un poème de Marie Noël, par Monique Parent.
   - Sémantique et syntaxe, par Bernard Pottier.
   - Datos para el estudio de las africadas españolas, par Antonio Quilis.
   - Toponymie de double tradition, par Gerhard Rohlfs.
   - Autour du mot, par Alexandre Rosetti.
   - Le pronom personnel dans les « Memàri e raconte » de Mistral, par Charles Rostang.
   - Garbure, par Jean Séguy.
   - Mots francoprovençaux dans le Mariale du manuscrit B. N. fr. 818, par Helmut Stimm.
   - Sur la date de l'amuïssement du t final non appuyé en ancien français, par Georges Straka.
   - Agogo Mago Rex, par Gunnar Tilander.
   - Pour une nouvelle famille lexicale d'origine celtique, par Gaston Tuaillon.
   - Quelques notes marginales au Bloch-Wartburg, 4e édition, par Veikko Väänanen.
   - D'une difficulté inhérente à l'analyse du présent français, par Roch Valin.
   - Un cas de désarroi lexical : déportation - transportation en français moderne (XVIIIe- et XIXe s.), par R.-L. Wagner.
   - Les mots bretons en français et dans les parlers galloromans, par W. von Wartburg.
   - Vocabulaire d'un alpage de Saint-Gingolph en 1965, par Paul Zumthor.

45 euros (code de commande : 19738).

 

GAUTIER (E.-F.) Mœurs et coutumes des Musulmans. Préface de Jacques Berque. Paris, Club du mzeilleur Livre, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, broché, 244 p., illustrations hors texte, («Collection Historia", XIX)

13 euros (code de commande : 5703).

 

Géants et dragons. Mythes et traditions à Bruxelles, en Wallonie, dans le nord de la France et en Europe. Tournai, Casterman, 1996. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 155 p., illustrations en noir et couleurs, (collection « Les Beaux Livres du Patrimoine »), exemplaire en très bon état.
Sommaire :
   
Préface, par Roger Dehaybe et Henry de Lumley.
   I. Géants et dragons, du plus profond de nos mémoires.
      - Dragons au cœur des mythologies, par Yvonne de Sike.
      - Géants entre dieux et hommes, par Yvonne de Sike.
   II. Géants de fêtes et dévotion.
      - Dragons, géants et cités par Yvonne de Sike.
      - Les géants processionnels, un phénomène européen, par Jean-Pierre Ducastelle.
   III. Des conquérants fondateurs aux communiers pacifiques. La France du Nord, par Marie-France Gueusquin.
   IV Héros de légende et saints protecteurs en Wallonie et à Bruxelles.
      - Ath ou la force des traditions, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Bruxelles, renouveau et dragons de légendes, par Brigitte Twyffels.
      - Mons et le combat du Lumeçon, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Namur et ses Aurdjouwants, par Jacques Willemart.
      - La famille Argayon de Nivelles, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Géants et dragons contemporains, regain de traditions en Wallonie, par Jean-Pierre Ducastelle.
   Annexes.
      - Confection et portage des géants de cortège, par Hervé Cabezas.
      - Tableau des manifestations en Belgique et dans le nord de la France.
      - Carte des apparitions des géants Samson, Goliath et Saint Christophe au XVe siècle.
      - Carte de la Wallonie et du nord de la France.
      - Glossaire.
      - Bibliographie.
      - Index des noms de lieux et de personnalités.

30 euros (code de commande : 19139*).

 

GHEERBRANT (Alain) — Des hommes qu'on appelle sauvages. [Album de l'expédition Orénoque-Amazone.] [Paris], Robert Marin, 1952. In-4° broché, [116] p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, bien complet de sa jaquette illustrée.
Extrait de la préface :
   
Voici les images d'une des plus belles aventures de ce temps, où les miracles vrais et les cauchemars réels ne manquent pourtant pas.
   L'univers tel qu'on apprend chaque jour à le connaître ou plutôt à le subir, cette humanité qui, sans cesse, se débat dans les haines, dans les guerres, dans les abus et dans les crimes n'a point fini de cacher l'homme à l'homme, d'empêcher qu'il se reconnaisse sous tous ces masques que la civilisation donne à la pure barbarie. Le mot même de héros le plus souvent s'applique aux hommes qui sont contraints de tuer, quand il n'honore pas certains de ceux qui tuent pour opprimer et pour être puissants. Aussi n'aurons-nous jamais assez de reconnaissance pour tous ceux qui, dans tous les pays, sous toutes les latitudes ont choisi d'être les pacifiques et solitaires héros de l'aventure et de la découverte.
   La chance m'a permis de connaître et de faire déjà connaître à un large public cette jeune, ardente et sympathique équipe des explorateurs de l'Orénoque-Amazone : Alain Gheerbrant qui fut directeur littéraire des Éditions K. de Paris et que sa sensibilité d'écrivain mena à mieux comprendre encore l'humaine et profonde poésie des peuples inconnus ; Luis G. Saenz, gentleman-farmer de Bogota en Colombie qu'aucune difficulté technique n'arrêta pour animer l'expédition ; Pierre-Dominique Gaisseau qui avait déjà exploré les régions de l'Ogooué-Combo et un jeune cinéaste de Paris Jean Fichter qui sut surprendre avec sa caméra les plus extraordinaires spectacles que deux ans de séjour dans les forêts inviolées de l'Amazone et tant de péripéties offrirent à nos jeunes gens.

20 euros (code de commande : 16055).

 

GLÉNAT (René) Saint-Christophe-en-Oisans. Les derniers guides paysans. Joseph « le Zouave », Henri « le Facteur », Pierre « la Vierge » et les autres. Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1994. In-8° broché, 218 p., illustrations in et hors texte, (collection « L'Empreinte du Temps »).

13 euros (code de commande : 175/62).

 

GRIAULE (Marcel) — Dieu d'eau. Entretiens avec Ogotemmêli. Photographies prises par l'auteur. Paris, Fayard, 1998. In-8° collé, 233 p., illustrations in et hors texte, ex-libris manuscrit à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Marcel Griaule, né en 1898 et mort en 1956, compte parmi les plus grands ethnologues de ce siècle. Initié par Marcel Mauss, il entreprit une première mission en 1927 en Éthiopie, puis obtint le vote d'une loi spéciale pour la fameuse mission Dakar-Djibouti en 1931. Par la suite, il fera de nombreux séjours sur le terrain, dans différentes régions d'Afrique, surtout chez les Dogon. Titulaire de la première chaire d'ethnologie créée en France à la Sorbonne en 1942, il devint en 1947 conseiller de l'Union française.
   Le premier séjour de Marcel Griaule chez les Dogon, peuple de paysans-guerriers d'Afrique occidentale, donne lieu à une longue série de travaux. Puis, afin de vérifier et si possible de confirmer les connaissances acquises, le savant entreprend une nouvelle mission en 1946. C'est alors que par la voix du vieux chasseur aveugle, Ogotemmêli, va lui être révélé un aspect jusque-là insoupçonné de la culture dogon : une cosmogonie, une vision symbolique de l'univers, une conception organisée de la personne et du verbe, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à toute une génération d'ethnologues.
   À travers le récit fascinant de ces trente-trois journées d'entretiens, Dieu d'eau donne à comprendre la richesse extraordinaire d'une cosmogonie vivante.

12 euros (code de commande : 21368).

 

 

HOCART (A.M.) — Les progrès de l'Homme. Le corps - L'esprit - La tradition - La technique - L'architecture - L'habillement - La nourriture - Le feu - La chimie - La recherche de la vie - Les sacrements - Le pouvoir - La manière de disposer du mort - L'âme - L'art de guérir - L'Histoire - La structure sociale - La parenté - La guerre - Le commerce - Le langage - Le jeu. Préface et traduction de George Montandon. Paris, Payot, 1935. In-8° broché, 358 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »)
Avant-propos :
   Il pourrait sembler impossible d'écrire un manuel d'une science qui n'existe pas. Mais l'impossible est réalisable à l'aide d'un effort. Il y a quelque chose à faire. D'innombrables observations écrasent celui qui en est au début de ses études comme elles écrasent le spécialiste. Nous devons organiser nos pensées de façon à pouvoir nous mesurer avec l'avalanche des faits, sinon ceux-ci annihileront toute pensée.
   Certes, cela ne peut être réalisé d'un coup. C'est en sachant que l'on sera abattu par les forces adverses qu'il faut marcher en avant, afin que nos successeurs, passant sur nos corps, puissent emporter la forteresse.
   Mon intention première était de passer en une revue aussi brève que possible ce que disent les archéologues, les philologues, les anthropologues, ainsi que tous ceux dont la préoccupation est l'évolution humaine ; de placer tous les faits saillants dans un cadre susceptible d'être envisagé d'un coup d'œil par le lecteur, et de laisser mes idées propres à l'arrière-plan. Mais je me suis bientôt aperçu qu'il y avait là une contradiction. Les spécialistes ne sont même pas toujours d'accord sur les notions de base, sans lesquelles il est impossible de partir. Un cadre présuppose un minimum d'accord quant aux buts et aux principes. J'avais donc, soit à suivre les anthropologues en ne m'occupant que des sauvages, soit les historiens en ne dirigeant mon attention que sur ce qui est mort et enterré, soit enfin à me joindre au petit nombre de ceux qui n'observent le sauvage et l'antiquité que pour projeter des lumières sur nous-mêmes. Je décidai de suivre cette minorité. Je me suis donc fait un devoir de relier le passé et la Terre dans toute son étendue à notre Présent européen, car je suis de l'avis que seul ne vaut la peine d'être étudié que ce qui peut illuminer le présent.
   Constamment j'avais à choisir entre des vues divergentes quant aux questions fondamentales. Je me suis efforcé de mettre en branle beaucoup de faits au moyen d'un petit nombre de principes.
   Un ouvrage qui embrasse de telles dimensions dans le temps et dans l'espace contiendra mainte erreur. Mais celui qui pense que faire de la science consiste à ne jamais avoir tort, n'a pas commencé à avoir la moindre lueur de ce qu'est la science. Elle n'est pas l'infaillibilité : c'est une puissance qui domine les faits. Être simplement érudit, c'est être dominé par les faits.
   Le levier le plus maladroit pour nous aider à soulever la masse des faits aujourd'hui accumulés vaut mieux que rien, car il nous rend maître de ces faits et non leur esclave. Ce livre remplira son but s'il aide d'autres à manier les matériaux comme il m'y a aidé moi-même.
   Le lecteur pourra se plaindre d'un manque de proportions. Des questions secondaires, telles que celle de la puissance « mana » et celle des tabous y sont traitées au long, tandis que des sujets importants, comme celui du gouvernement, y sont simplement mentionnés. Un examen des matières habituellement discutées entre ceux qui s'adonnent à l'étude des cultures montre la disproportion des matériaux à disposition. Ni l'archéologie, ni l'anthropologie n'ont pu se débarrasser du sensationnel : en fait, leur existence dépend en partie de cet élément. C'est pourquoi nous entendons beaucoup parler d'art, du déluge, de la magie, du sexe, peu par contre de ce qui a trait au gouvernement, et rien du tout sur deux sujets relevant de l'art de régir, à savoir les conseils gouvernementaux et le fisc ; on commence à s'apercevoir du manque d'information à propos de l'éducation.
   Les exposés relatifs à Fidji, Rotuma, Samoa, Tonga, les Salomon, Ceylan et l'Inde, sont basés sur mes propres observations, sauf dans les cas indiqués. Les traductions du sanscrit, du pâli, du grec et du latin sont mon fait, mais je les ai confrontées avec des traductions existantes.

13 euros (code de commande : 18261).

 

HOFFMANN (Edith) et TREIDE (Barbara) — Parures des temps anciens, des peuples lointains. Traduit de l'allemand par Arlette Marinie. Paris, Aux Quais de Paris, [1977]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 167 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Cueilleurs et chasseurs de la période glaciaire.
   - Aborigènes australiens.
   - Indiens du centre et de l'est du Brésil.
   - Cultivateurs et éleveurs de bétail du néolithique.
   - Habitants de la Mélanésie.
   - Dan et Kran en Afrique occidentale.
   - Paysans et travailleurs des métaux de l'âge du bronze.
   - Polynésiens et Micronésiens.
   - Masaïs en Afrique orientale.
   - Bédouins en Irak.
   - Tékés en Turkménie.
   - Celtes, Scythes et Germains de l'âge du fer.
   - Les royaumes africains du Bénin et d'Achanti.
   - Empires de l'Amérique ancienne au Pérou et au Mexique.
   - Appendice.
   - Bibliographie.
   - Glossaire.
   - Index.

20 euros (code de commande : 24491).

 

[IMSAND (Marcel)] — Luigi le berger. Texte de Jean-Henry Papilloud. Notices de Bertil Galland. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2004. In-4° broché, 207 p., très nombreuses photographies en noir, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Qui sont les moutonniers de la transhumance ? Marcel Imsand s'est lié d'amitié avec l'un d'eux. Sept hivers, Luigi a conduit son troupeau à travers le Pays de Vaud, aidé de ses chiens et d'un âne, bravant le brouillard et la neige à la recherche de pâtures, passant chaque nuit clans la forêt avec ses bêtes.
   Derrière la beauté des images, on perçoit ici la forte personnalité d'un berger. Originaire de Parre, près de Hergame, il poursuit une longue tradition. Ses ancêtres étaient bergers. Ses frères sont bergers. Les relations pastorales entre sa région natale et la Suisse durent, selon les documents, depuis plus de 800 ans. On devine en vérité un lignage encore bien plus ancien dans la noblesse de ce nomade, dans ses attitudes de chef, dans sa dévotion à la brebis, dans sa perception du sol. Il fallait un grand photographe pour dépasser le pittoresque. Marcel Imsand révèle par l'image et par l'amitié les dimensions de l'homme, l'envoûtement des saisons qu'il affronte, les gestes de la tradition, le comportement des bêtes qu'il aime.
   Dans les pas du moutonnier, ce livre nous fait découvrir les campagnes dans les mois où nous ne savions plus les regarder. Mieux encore, il nous transmet, dans une dimension métaphysique et planétaire, la leçon du nomade. Quand Luigi allume son feu dans une clairière en plein décembre, entre son troupeau endormi et son campement, il défend ce qui compte davantage pour lui que le froid ou la solitude: sa liberté.

20 euros (code de commande : 19557).

 

KARDINER (Abram) — L'individu dans sa société. Essai d'anthropologie psychanalytique. Avec un avant-propos et deux études ethnologiques de Ralph Linton. Traduit de l'anglais par Tanette Prigent. Introduction de Claude Lefort. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 531 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), dos ridé, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Depuis trente ans, la notion de « personnalité de base » a nourri les travaux et la critique de tous les spécialistes de sciences humaines sans que le public français puisse disposer de la pièce fondamentale du dossier. Voici donc enfin l'un des principaux ouvrages de cette école américaine dite « culture et personnalité » à laquelle s'attachent surtout les noms de Margaret Mead et Ruth Benedict, Ralph Linton et Abram Kardiner.
L'Individu dans sa société (1939) est la première tentative d'un psychanalyste, appuyée sur les enquêtes ethnographiques de Linton chez les Tanala de Madagascar et les Polynésiens des îles Marquises pour découvrir au cœur de la psyché l'empreinte inconsciente des institutions sociales et au cœur de la société la trace d'un sujet qui soit le référent de toutes les significations objectives.
   Parmi les systèmes d'intégration de l'individu à sa « culture », les plus importants, aux yeux de l'auteur, sont les disciplines auxquelles l'enfant est soumis, ces « institutions primaires » que constituent les règles de l'alimentation, les mœurs familiales et les interdits sexuels. Il les distingue de la personnalité de base, plus communément appelée aujourd'hui « personnalité modale » commune à tous les membres du groupe
qui ont subi ces institutions primaires, ainsi que des « institutions secondaires » comme la religion ou le folklore qui sont, elles, l'expression de cette personnalité de base, l'ensemble de ses compensations, de ses efforts pour résoudre les tensions intimes qu'elle peut comporter. Kardiner est le premier à avoir cherché vraiment à intégrer le psychique et le culturel dans une seule structure dynamique.
   Son système, depuis cette tentative initiale, a considérablement évolué. Mais tout ce qui fait l'armature d'une pensée discutable et stimulante est déjà là. Et, comme le dit Claude Lefort dans son importante étude introductive, « parce que des thèses dans leur premier énoncé se présentent sous leur aspect le plus catégorique, le plus audacieux et pourtant le plus vulnérable, c'est dans ce livre qu'il faut scruter en premier lieu les principes de la nouvelle interprétation ».

15 euros (code de commande : 17121).

 

KAUFMANN (Henning) — Bildungsweise und Betonung der deutschen Ortsnamen. Heidelberg, Carl Winter, 1959. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 112 p., (collection « Grundfragen der Namenkunde », I).
En quatrième de couverture :
   Bildungsweise und Betonung bedingen sich gegenseitig. Untersuchungen zur Wortbildung mehrgliedriger Wörter ohne Berücksichtigung der Betonung bleiben unzulänglich ; auch gelangt man niemals zu einwandfreien Betonungsregeln ohne eingehende Beschäftigung mit der Wortbildung.
   Die Kenntnis der Betonung der mehrgliedrigen Orts- und Flurnamen ist in vielen Fällen eine unerläßliche Voraussetzung für ihre richtige Deutung. Es ist deshalb ein Verstoß gegen den wissenschaftlichen Grundsatz der Berücksichtigung aller wesentlichen Erkenntnisquellen, wenn ganze Flurnamenkarteien aufgebaut, Sammlungen der Mundartformen der ON ganzer Landschaften angelegt, ja sogar Mundart-Wörterbücher herausgegeben werden, ohne die geringste Erfassung und Verwertung der Be-tonungsverhältnisse. Schriftsprachliche oder mundartliche Namen-Schriftbilder, die, auch in zweifelhaften Fällen, die Betonung nicht erkennen lassen, sind entgrätete Fische, sind fleischige Masse ohne Knochengerüst.
   Mit Recht empfiehlt J. Schnetz in seinen Richtlinien für die Schreibung der Flurnamen : « Bei zusammengesetzten Namen mit auffälliger Betonung versehe man die den Hauptton tragende Silbe mit einem Akzent. » – Hierbei ziehe man jedoch, sofern man nicht selbst schon sachkundig ist, einen sprachlich geschulten Berater hinzu.
   Die Wichtigkeit der Betonung wäre auch zu beachten bei der Verwirklichung des schon von Edward Schröder ausgesprochenen dringenden Wunsches : « Wir bedürfen eines Ortsnamenbuches von heute, das uns überall in genauester Aufnahme die ortsübliche Aussprache bietet. »
   Möge unser Büchlein sich auch nützlich erweisen als Beitrag zu einer allgemeinen Betonungslehre des Deutschen und, darüber hinaus, des Germanischen !

20 euros (code de commande : 21388).

 

KRAFFT-POURRAT (Claire) Le colporteur et la mercière. Récit et enquête. Préface par Laurent Theis. Paris, Denoël, 1982. In-8° broché, 325 p., un cahier d'illustrations hors texte, couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   « Qui frappe à la chaumière du pauvre Jean le Gueux ? – Pitié, c'est Jean Misère plus que toi malheureux... »
   Ce fragment d'une complainte chantée il n'y a pas si longtemps peut introduire à la tournée des colporteurs. Ils affrontent les hasards du chemin et de la saison ; ils ploient sous le poids de leur charge (certains portent sur le dos, jusqu'aux talons, une armoire) ; dans les foires et sur les marchés, les voilà confrontés entre eux, mais plus encore avec les marchands sédentaires qui ont pignon sur rue. En toile de fond, les lois et règlements, qu'ils ont souvent bravés, entravent leur activité.
   Tour à tour ou à la fois mercier, libraire ou « canardier », le colporteur a pris, suivant les âges ou les régions, les noms de gagne-petit, de porteballe, d'ambulant, de truqueur, de mercelot, de margoulin, de bisoard, de chineur, de gascon, de coesme... Il est à l'image du Juif errant et, à l'échelon le plus bas du commerce, l'intouchable de la caste. Pourtant, pourchassé par la police, quand celle-ci ne l'utilise pas comme agent de renseignement, victime des tracasseries administratives, vilipendé par les prêtres, traqué par la censure, le colporteur répand les nouvelles – mais parfois aussi les épidémies – distribue les almanachs, et relie l'un à l'autre le hameau ou la province. Car, avant d'être ruiné par les progrès de l'alphabétisation, les chemins de fer et les bibliothèques des gares (sans parler de la vente par abonnement ni des grands magasins), le colporteur a tenu le rôle d'une véritable gazette orale.
   À partir de témoignages familiaux, Claire Krafift Pourrat nous propose d'abord un récit qui redonne vie et voix à ces minuscules revendeurs abolis mais encore à portée de mémoire ; enfin, sur un ton différent permettant d'autres investigations, l'auteur se livre à une enquête sur les avatars du colportage dans le temps et dans l'espace.
   Préfacé par Laurent Theis, l'ouvrage comprend en annexe une liste des auteurs de canards au XIXe siècle, ainsi qu'un relevé des noms et surnoms des colporteurs.

12 euros (code de commande : 25436).

 

LE BRETON (David)La saveur du Monde. Une anthropologie des sens. Paris, Métaillé, 2006. In-8° collé, 451 p., (collection « Traversées »), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Il y a la forêt du flâneur, du fugitif, celle de l'Indien, la forêt du chasseur, du garde-chasse ou du braconnier, celle des amoureux, des ornithologues, la forêt aussi des animaux ou de l'arbre, celle du jour et la nuit. Mille forêts dans la même, mille vérités d'un même mystère qui se dérobe et ne se donne jamais qu'en fragments. » Tout comme il y a un paysage, un son, une saveur, un parfum, un contact, une caresse, pour déplier le sentiment de la présence et aviver une conscience de soi. David Le Breton explore les sens, tous nos sens, comme pensée du monde. Cette fois l'anthropologue se laisse immerger dans le monde afin d'être dedans et non devant. Il nous montre que l'individu ne prend conscience de soi qu'à travers le sentir, qu'il éprouve son existence par des résonances sensorielles et perceptives. Ainsi tout homme chemine dans un univers sensoriel lié à ce que sa culture et son histoire personnelle ont fait de son éducation, chaque société dessinant une « organisation sensorielle » qui lui est propre.
   Percevoir les couleurs est un apprentissage autant que d'entendre ou de voir. Toucher, palper, sentir dans l'étreinte ou la souffrance, c'est faire affleurer la peau et la pensée dans la concrétude des choses, c'est aussi se sentir, goûter et parfois même être dégoûté. L'auteur se fait explorateur des sens et n'omet rien de nos attirances et de nos rejets. Proposant que l'on réfléchisse désormais au « Je sens donc je suis », il rappelle que la condition humaine avant d'être spirituelle est bel et bien corporelle.

15 euros (code de commande : 22450).

 

LEGENDRE (Pierre) De la société comme texte. Linéaments d'une Anthropologie dogmatique. Paris, Fayard, 2001. In-8° broché, 258 p.

12 euros (code de commande : 239/61).

 

[LÉVI-STRAUSS (Claude)]. MARC-LIPIANSKY (Mireille) — Le structuralisme de Lévi-Strauss. Paris, Payot, 1973. In-8° broché, 347 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »)

. 15 euros (code de commande : 216/70).

 

LÉVY-BRUHL (Lucien) — Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures. Paris, Presses Universitaires de France, 1951 (9e édition). In-8° broché, 473 p., (« Bibliothèque de Philosophie contemporaine »), cachet à la page de faux-titre, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   « Les représentations appelées collectives, à ne les définir qu'en gros et sans approfondir, peuvent se reconnaître aux signes suivants : elles, sont communes aux membres d'un groupe social donné ; elles s'y transmettent de génération en génération ; elles s'y imposent aux individus et elles éveillent chez eux, selon les cas, des sentiments de respect, de crainte, d'adoration, etc., pour leurs objets. Elles ne dépendent pas de l'individu pour exister. Non qu'elles impliquent un sujet collectif distinct des individus qui composent le groupe social, mais parce qu'elles se présentent avec des caractères dont on ne peut rendre raison par la seule considération des individus comme tels. C'est ainsi qu'une langue, bien qu'elle n'existe, à proprement parler, que dans l'esprit des individus qui la parlent, n'en est pas moins une réalité sociale indubitable, fondée sur un ensemble de représentations collectives. Car elle s'impose à chacun de ces individus, elle lui préexiste et elle lui survit.
   De là sort aussitôt une conséquence fort importante sur laquelle les sociologues ont insisté avec raison, et qui avait échappé aux anthropologistes. Pour comprendre le mécanisme des institutions (surtout dans les sociétés inférieures), il faut d'abord se défaire du préjugé qui consiste à croire que les représentations collectives en général, et celles des sociétés inférieures en particulier, obéissent aux lois de la psychologie fondée sur l'analyse du sujet individuel. Les représentations collectives ont leurs lois propres, qui ne peuvent se découvrir – surtout s'il s'agit de primitifs – par l'étude de l'individu « blanc, adulte et civilisé ». Au contraire, c'est sans doute l'étude des représentations collectives et de leurs liaisons dans les sociétés inférieures qui pourra jeter quelque lumière sur la genèse de nos catégories et de nos principes logiques. Déjà M. Durkheim et ses collaborateurs ont donné quelques exemples de ce que l'on peut obtenir en suivant cette voie. Sans doute conduira-t-elle à une théorie de la connaissance positive et nouvelle, fondée sur la méthode comparative.
   Cette grande tâche ne saurait être accomplie que par une série d'efforts successifs. Peut-être sera-ce en faciliter l'abord, que de déterminer les lois les plus générales auxquelles obéissent les représentations collectives dans les sociétés inférieures. Chercher précisément quels sont les principes directeurs de la mentalité primitive, et comment ces principes font sentir leur présence dans les institutions et dans les pratiques, c'est là le problème préliminaire qui fera l'objet du présent ouvrage. Sans les travaux de ceux qui m'ont – précédé anthropologistes et ethnographes des différents pays – et particulièrement sans les indications que m'ont fournies les œuvres de l'école sociologique française dont je viens de faire mention, je n'aurais pu espérer résoudre cette question, ni même la poser en termes utiles. L'analyse que cette école a faite de nombreuses représentations collectives, et des plus importantes, telles que celles de sacré, de mana, de totem, de magique et de religieux, etc., a seule rendu possible l'essai d'une étude d'ensemble et systématique de ces représentations chez les primitifs. J'ai pu, en me fondant sur ces travaux, montrer que le mécanisme mental des « primitifs » ne coïncide pas avec celui dont la description nous est familière chez l'homme de notre société : j'ai cru même pouvoir déterminer en quoi consiste cette différence, et établir les lois les plus générales qui sont propres à la mentalité des primitifs.
   J'ai trouvé aussi un utile secours chez les psychologues, assez nombreux aujourd'hui, qui, à la suite de M. Ribot, s'appliquent à montrer l'importance des éléments émotionnels et moteurs dans la vie mentale en général et jusque dans la vie intellectuelle proprement dite. La Logique des sentiments de M. Ribot, la Psychologie des emotionalen Denkens du Pr Heinrich Maier, pour ne citer que ces deux ouvrages, font éclater les cadres trop étroits où la psychologie traditionnelle, sous l'influence de la logique formelle, prétendait enfermer la vie de la pensée. Le mécanisme mental est infiniment plus souple, plus complexe, plus subtil, et il intéresse beaucoup plus d'éléments de la vie psychique que ne le croyait un intellectualisme trop « simpliste ». J'ai donc tiré grand profit des remarques psychologiques de M. Ribot. Néanmoins, les recherches que j'ai entreprises diffèrent profondément des siennes. Son analyse porte surtout sur des sujets intéressants au point de vue émotionnel, passionnel, ou même pathologique, pris dans notre société, et il n'étudie guère chez eux de phénomènes collectifs. Je me propose, au contraire, la détermination des lois les plus générales des représentations collectives (y compris leurs éléments affectifs et moteurs), dans les sociétés les plus basses qui nous soient connues. »

15 euros (code de commande : 12335).

 

 LINGUISTIQUE

CHAVÉE (H.)Français et wallon. Parallèle linguistique. Bruxelles, Librairie Polytechnique A. Decq, 1857. In-12 débroché, VI + 223 p.                                                  15 euros (code de commande 213/66).

DEFRECHEUX (Joseph) Vocabulaire de noms wallons d'animaux (Liége, Luxembourg, Namur, Brabant, Hainaut) avec leurs équivalents latins, français & flamands suivi d'une Table alphabétique de ces dénominations. Troisième édition ornée de nombreuses figures. Liége, Vaillant-Carmanne, s.d. In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, manque à la coiffe, 174 p., illustrations dans le texte.
                                                                                                         25 euros (code de commande 225/66).

DE MAURO (Tullio) — Une introduction à la sémantique. Traduit de l'italien par Louis-Jean Calvet. Paris, Payot, 1969. In-8° broché, 220 p., (collection « Études et Documents »).
                                                                                                      
6,50 euros (code de commande : 2455).

GRÉGOIRE (Antoine) La linguistique. Paris, Delagrave, 1939. In-12 broché, 211 p., (collection « Bibliothèque des Chercheurs et des Curieux »).                             7,50 euros (code de commande : 1135).

RIVERAIN (Jean) — Chroniques de l'argot. Paris, Guy Victor, 1963. In-8° sous reliure d'éditeur, 271 p. illustrations hors texte.                                                                        15 euros (code de commande : 5846).

RUWET (Nicolas) — Introduction à la grammaire générative. Paris, Plon, 1970. In-8° broché, 451 p., (collection « Recherches en Sciences Humaines », n° 22), on joint une lettre autographe de l'auteur.
                                                                                                         11 euros (code de commande : 1357).

 

LOWIE (Robert H.) Manuel d'anthropologie culturelle. Traduction par E. Métraux. Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 390 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque Scientifique »).

20 euros (code de commande : 200/69).

 

MARINUS (Albert) Fantaisie sur la parure. Bruxelles, 1941. In-8° broché, 87 p., illustrations, une planche dépliante hors texte, tirage limité à 350 exemplaires numérotés, on joint divers documents.
@ Cette plaquette, éditiée à compte d'auteur, contient le texte de la conférence donnée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, à l'occasion de la Semaine de la Beauté, en octobre 1937. De la Venus Hottentote aux élégantes du XIXe siècle, des tatouages Maoris aux édits du XVIe siècle faisant défense «aux bourgeois aux cuisses maigres et aux mollets de coq de faire la belle jambe en se bourrant les chausses avec du coton ou autres moyens de remplissage », ce sont tous les aspects de l'embellissement du corps humain que survole Albert Marinus.

12 euros (code de commande : 1166).

 

MARTIN (Robert) et MARTIN (Éveline) — Guide bibliographique de linguistique française. Paris, Klincksieck, 1973. In-8° broché, 186 p., (collection « Bibliothèque Française et Romane - Série D : Initiation, Textes et Documents », n° 6), exemplaire en bel état.
Extrait de l'introduction :
   Ce petit livre a des ambitions fort modestes. Il ne prétend pas, cela va sans dire, initier à la linguistique française. Une matière si complexe, si profondément renouvelée par les études les plus récentes ne se résume pas en quelques pages. Il n'est pas non plus, malgré les apparences, une véritable bibliographie. Pour présenter le moindre intérêt, il aurait fallu un ouvrage volumineux qui mette à jour, par exemple, l'excellente Introduction de M. R.-L. Wagner. La visée de ce Guide est tout autre. Loin de traiter d'une matière aussi diverse ni de donner une bibliographie qui aurait sur tel ou tel point des prétentions d'exhaustivité, il indique sans plus, aussi brièvement que possible, quels ouvrages peut choisir le débutant dans une forêt de publications pour une initiation commode, comment il peut enrichir ses connaissances, comment enfin l'étudiant plus avancé peut se constituer une bibliographie complète sur tel ou tel sujet. Il s'agit de donner des orientations, de conseiller dans le choix des lectures et de guider dans leur progression : pour chaque ouvrage on précise donc, au moins schématiquement, ce qu'on y trouve, et quel niveau est requis pour une lecture fructueuse.

10 euros (code de commande : 22692).

 

Le masque dans la tradition européenne. Catalogue rédigé sous la direction de Samuel Glötz. Binche, 1975. In-8° broché, XXXI, 471 p., illustrations en noir, couverture défraîchie.
@ Cette excellente étude a été publiée lors des manifestations autour de Aspects de la vie populaire en Europe et particulièrement l'exposition du même nom qui s'est tenue à Binche au Musée international du Carnaval et du Masque du 13 juin au 6 octobre 1975.
Table des matières :
   - Les origines de la tradition du masque en Europe, par Samuël Glotz.
   - Le carnaval en Allemagne, par Bernward Deneke.
   - Masques et coutumes de masques en Autriche, par Leopold Schmidt.
   - Le masque en Belgique, par Samuël Glotz.
   - Les jeux carnavalesques bulgares - Coutumes de fertilité, de santé et de théâtre populaire, par Marina Markova Tcherkezova.
   - À propos de la mascarade de la douzième nuit, dans l'île d'Agersö (Danemark). Vers une théorie de la mascarade, par Carsten Bregenhoj.
   - Le carnaval en Espagne, par Maria Luisa Herrera.
   - Le masque et le carnaval en Espagne, par Nieves de Hoyos.
   - La tradition du masque en Finlande, par Urpo Vento.
   - Le masque en France, par Marie-France Gueusquin.
   - Les masques en Grande-Bretagne, par Ken Baynes.
   - Personnages travestis dans les coutumes paysannes hongroises, par Erzsébet Györgyi-Földes.
   - Le carnaval en Italie, par Jacopo Recupero.
   - Le masque en Pologne, par Teresa Ambrozewicz.
   - Le masque dans la tradition populaire traditionnelle roumaine, par Tancred Banateanu.
   - Le carême et le carnaval en Suède, par Mats Rehnberg.
   - Mythes, masques et confréries en Suisse, par René Creux.
   - Le masque en Tchécoslovaquie, par Josef Tomes.
   - Jeux populaires masqués de villages turcs, par Sabiha Tansug.
   - Le masque en Yougoslavie, par Milovan Gavazzi.
   Catalogue.

30 euros (code de commande : 14019).

 

MAUDUIT (J.A.) Manuel d'ethnographie. Historique - Méthodes - Géographie humaine - Ethnographie animale - Ethnographie préhistorique - Le problème des techniques - Les techniques générales - Les besoins matériels de l'homme - Les traditions - Les structures sociales - Les structures spirituelles - L'esthétique. Paris, Payot, 1960. In-8° broché, 317 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »).

18 euros (code de commande : 9623).

 

MESNIL (Marianne) — Les héros d'une fête. Le Beau, la Bête et le Tzigane. Paris - Bruxelles, Nathan - Labor, 1981. In-8° broché, 153 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Beaux cavaliers, chevaux-jupons, animaux fantastiques, hommes sauvages ou magiciens, que nous disent ces héros masqués de nos traditions européennes qui surgissent une nuit de la Saint-Basile, un dimanche de la Chandeleur, ou l'un de ces mardis gras de nos carnavals paysans ?
   L'auteur nous convie ici à une promenade à travers ces coutumes et croyances de l'Europe rurale archaïque.
   C'est la fête du nouvel an d'un village roumain qui fournit le point de départ de cette quête de signification des masques qui fait appel aux acquis de l'anthropologie structurale et de la sémiotique.

12 euros (code de commande : 14706).

 

 

[MICHAËLSSON (Karl)]. Mélanges de philologie romane offerts à M. Karl Michaëlsson par ses amis et ses élèves. Göteborg, [Bergendahls Boktryckeri], 1952. In-8° broché, [16], 481 p., portrait de Karl Michaëlsson en frontispice et une planche dépliante hors texte, on joint une belle carte de remerciement de Karl Michaëlsson.
Table des matières :
   - Les dénominations du « Carnaval » d'après les chartes italiennes du Moyen Âge, par Paul Aebischer.
   - Les plus anciens rôles d'impôt de la ville de Mons (Hainaut), 1281-1299, par Maurice-A. Arnould.
   - Le suffixe -ui dans la toponymie pyrénéenne, par Antoine Badia.
   - André Chamson. Un aspect récent de son œuvre, par Ernst Bendz.
   - Quelques réflexions sur l'inversion après et en ancien et en moyen français, par Lars Bergh.
   - Deusdedit - Deusde(t), par Ake Bergh.
   - Linguistique néerlandaise et linguistique française, par E. Blancquaert.
   - Le nom du troubadour Sail d'Escola, par Clovis Brunel.
   - Une forme curieuse d'agglutination dans les noms de personne, par Henri Carrez.
   - La dislocation du qualificatif en français contemporain, par Albert Dauzat.
   - Per la storia della latinità euganea. I. Il gruppo -kl-, par Giacomo Devoto.
   - Les villas du Zoute ou les vacances du linguiste, par Albert Doppagne.
   - Notes d'exégèse stendhalienne. Sur le parler grenoblois dans la « Vie de Henry Brulard », par Antonin Duraffour.
   - La femme innocente exilée dans une forêt. Motif folklorique de littérature médiévale, par Carin Fahlin.
   - Deux noms galloromans de l'écureuil : bordasse et spirou, par Paul Falk.
   - De quelques mots francoprovençaux
, par Pierre Gardette.
   - Poligenesi e monogenesi nella creazione toponomastica, par Berengario Gerola.
   - Étude stylistique sur quelques termes désignant des personnes dans le « Vair palefroi », par Georges Gougenheim.
   - Botarga : un recuerdo de la comedia italiana, par Matilde Goulard de la Lama.
   - Strindberg traducteur de lui-même, par Maurice Gravier.
   - Les fonts - La Barroca - Sagadell - La Muga, par Antonio Griera.
   - Contributions aux comediae elegiacae du Moyen Âge, par Harald Hagendahl.
   - Benjamin Constant et ses rapports avec la Suède, par Bengt Hasselrot.
   - Une copie inconnue du Lay de désir en complainte d'Oton de Grandson, par Albert Henry.
   - Hypocoristiques masculins à suffixe féminin au pays de Liège, par J. Herbillon.
   - Les personnages de « Brott och Brott », par Alfred Jolivet.
   - La lengua española en Suecia en el siglo XVII, par Tönnes Kleberg.
   - À propos de l'influence française sur la littérature néo-hellénique du Moyen Âge, pat Börje Knös.
   - Noms de personnes bourguignons en -ey et en -et, par Paul Lebel.
   - Les prénoms à Agon (Manche), pendant trois siècles, par Fernand Lechanteur.
   - Éléments romans dans le parler des forgerons « wallons » de l'Uppland, par Elisée Legros.
   - The Noble Savage in Brazil, par S.B. Liljegren.
   - L'apposition dans le français d'aujourd'hui, par Alf Lombard.
   - « Il cuide Dieu tenir par les piez », par Arthur Langfors.
   - Occlusion et spirance dans le système consonantique de l'espagnol, par Bertil Malmberg.
   - Transferts d'intonation en français, par J. Marouzeau.
   - À propos de « littérature engagée », par Lucien Maury.
   - Coppie avverbiali aplologiche in italiano, par Bruno Migliorini.
   - Io la gioia voglio adesso, par Hans Nilsson-Ehle.
   - Venter per culus e l'interpretazione di passi di Sallustio e di Catullo, par Vittore Pisani.
   - Darne et la théorie du voyant chez Rimbaud, par Yves Pougnard.
   - Au fond de ., par Karin Ringenson.
   - Enfant de la balle, par Mario Roques.
   - Etruschi e latini in Sardegna, par Giandomenico Serra.
   - Glanures romanes dans les lunaria latins, par Emanuel Svenberg.
   - Quelques manières d'indiquer la provenance d'un nom. Petite étude sur la syntaxe des éponymes, par Lars Wiberg.
   - Per la storia del nome d'Italia nell'antichità, par Erik Wistrand.

40 euros (code de commande : 13061).

 

MIZON (Luis) — L'Indien. Témoignages d'une fascination. Paris, La Différence, 1992. In-8° broché, 292 p., (collection « Les Voies du Sud - Anthologie »), exemplaire dédicacé par l'auteur.

7,50 euros (code de commande : 1972).

 

Mœurs et coutumes de la Savoie du Nord au XIXe siècle. L'enquête de Mgr Rendu présentée et publiée par Roger Devos et Charles Joisten. Annecy - Grenoble, Académie Salaisienne - Centre Alpin et Rhodanien d'Ethnologie, 1978. In-8° broché, 502 p., illustrations, index, (collection « Documents d'Ethnologie Régionale », n° 6).
Table des matières :
   - Introduction.
   - Première partie : L'enquête et son contexte.
      I. Le questionnaire et son auteur.
      II. Intérêts et limites des réponses.
      III. La Savoie du Nord en 1845.
   - Deuxième partie : Le contenu.
      I. Le culte des Saints.
         A. La Vierge.
         B. Les saints guérisseurs et protecteurs.
      II. Les pèlerinages.
         A. Les pèlerinages mariaux.
         B. Les pèlerinages aux saints guérisseurs et protecteurs.
         C. Les pèlerinages hors de la Savoie.
      III. Les bénédictions.
      IV. Les processions.
      V. Les confréries.
      VI. Le culte des morts.
      VII. Le dimanche.
      VIII. Du berceau à la tombe.
      IX. Les cérémonies périodiques cycliques et saisonnières.
      X. Les jeux.
      XI. Magie, sorcellerie, médecine populaire.
   - Réponses (classement par provinces et villages).
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 22558).

 

La Nouvelle Brachylogie. Actes du colloque de Mons 28 et 29 avril 2016. Université de Mons, Faculté de Traduction et d'Interprétation (FTI-EII), présentés et édités par Catherine Gravet. Mons, Université de Mons, 2016. In-8° collé, 372 p., illustrations, (« Service de Communication écrite » collection « Travaux et Documents », n° 8).
Table des matières :
   - Avant-propos : Fonction symbolique du langage et brachylogie, par Raymond Renard.
   - Introduction, par Catherine Gravet.
   - Enseignement.
      - Pédagogie de la brièveté et façon d'être à la vie, par Mansour M'henni.
      - Une forme brève qui allonge le texte : fonction pragmatique de la note de bas de page dans l'écriture scientifique, par Marie-Christine Follet.
      - Croquis structurant dans la pédagogie du projet d'architecture, par David Bayle et Hugues Wilquin.
      - Le résumé du mémoire d'application, vitrine du caractère hybride du genre, par Carole Glorieux.
      - Le Slam, un outil pédagogique brachylogique ?, par François Vermeersch.
      - Le discours social virtuel. Conversations virtuelles et création de la valeur, par Mohamed Saad Borghol.
   - Traductologie.
      - L'équivalence traductionnelle, essai de définition et d'application sur une forme brève : le proverbe tunisien, par Othman Ben Taleb.
      - Pour une poétique traductologique des bandes dessinées ou la brachylogie au service de la traduction, par Rita Bou Dagher Gebrayel.
      - La poétique meschonnicienne : une poétique brachylogique ?, par Béatrice Costa.
      - D'humour et de politique : l'ombre de la traduction, par Wided Bousoffara Dhrayef.
      - La brachylogie « multimodale ». Réflexions sur les problèmes techniques du sous-titrage, par Brahim Hannachi.
      - De la traduction des « chengyu », phrasèmes brachylogiques du chinois mandarin, par Kevin Henry.
      - Entre brachylogie, traduction et études de genre : une analyse quantitative, par Camille Janssens.
      - La Brachylogie au cœur de la méthodologie de l'audiodescription, par Wafa Ouchene.
   - Littérature.
      - Brachylogie et études de thèmes, par Katherine Rondou.
      - Vers la brièveté en poésie. De l'épopée au sonnet, par Michel Brix.
      - Sur les traces de Tacite : Montesquieu comme modèle de l'écriture brève, par Nizar Ben Saad.
      - Déduit et réduit : perspectives brachylogiques du locus érotique au siècle des Lumières, par Abdoulaye Sylla.
      - Le discours amoureux brachylogique de Roland Barthes, par Maria Victoria Ferrety Montiel.
      - L'allusion érotique en littérature : des suggestions brachylogiques, par Martine Renouprez.
      - La poésie brève belge : brève comme un haiku ?, par Laurence Pieropan.
   - Ouvertures.
      - Les Messieurs Jourdain de la brachylogie, par Pierre Gillis.
      - Photographie et brachylogie, par Jean Ledocq.
      - Mythe et allégorie, écriture brachylogique sur les bâtiments publics, par Evi Papayannopoulou.
      - La loi du 29 juillet 1991 relative à la motivation formelle des actes administratifs, une loi brachylogique dont le champ d'application explore l'infini ?, par Pierre Vanderlin.
      - Fragments d'un discours iconique, par Hugues Wilquin, avec la collaboration de David Bayle.
   - Concours de nouvelles.
      - De Barbie à saint Jérôme, par Valentine Boudart.
      - Un matin d'automne, par Benoît Fastré.
      - À l'unisson, par Tiffany Jandrain.
   En marge d'un colloque...
      - En marge du colloque... « De la brachylogie » : recueil et analyse de représentations conceptuelles, par Thierry Fauvaux.

25 euros (code de commande : 25346).

 

PAGE (J.W.)Les derniers peuples primitifs. Traduction française de M. Fain. Paris, Payot, 1941. In-8° broché, 341 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque Scientifique »), couverture un peu usagée.

15 euros (code de commande : 222/64).

 

PARAIN (Charles) — La Méditerranée. Les hommes et leurs travaux. Paris, Gallimard, 1936 (5e édition). In-8° broché, 225 p., planches hors texte, (collection « Géographie Humaine », n° 8).
En quatrième de couverture :
   Avertissement
   Chapitre I. Le domaine méditerranéen
       La mer et les plates-formes anciennes
       Les plissements alpins
       Le volcanisme
       Les tremblements de terre
       Le climat : les vents
       Les températures et les pluies
       Les variétés du climat méditerranéen
       Les limites du climat méditerranéen
       L'olivier et le palmier, réactifs climatiques
       L'homme et le climat
       Le tourisme
   Chapitre II. Les ressources végétales
       Les associations végétales primitives
       Les associations dégradées
       Les vestiges d'anciennes flores
       Les plantes cultivées
   Chapitre III. L'instabilité de la base géographique
       La stabilité du climat
       La fragilité de la forêt et du sol
       Le déboisement
       La culture en terrasses
       Le régime torrentiel des cours d'eau
       La Malaria
       La lutte contre la malaria et contre les marécages
       Les grands travaux d'assainissement
   Chapitre IV. La pêche
       Les conditions de la pêche
       La pêche dans les lagunes
       La pêche maritirne
       La pêche et la colonisation maritime
   Chapitre V. La navigation maritime
       La nature des côtes et la situation des ports
       Les ports et l'accès vers l'intérieur
       Le port de Trieste
       Vents et courants : la faiblesse de la navigation antique
       Comment les Anciens utilisaient la mer
       La piraterie
       Les progrès modernes de la navigation et la Méditerranée
       La concentration des ports
       Le canal de Suez
       Le port d'Alger
   Chapitre VI. Nomades et sédentaires
       Moutons et chèvres dans le domaine méditerranéen
       Le nomadisme
       La lutte entre nomades et sédentaires
       Le nomade devient sédentaire
       Les survivances de l'esprit nomade
       La transhumance dans le domaine méditerranéen
       Le transhumant contre le sédentaire
       Le sédentaire contre le transhumant
   Chapitre VII. L'ancienne économie agricole
       L'agriculture dans l'Ancien Orient
       La culture sèche
       Le régime agraire
       Les survivances communautaires
       Les terroirs
       La culture irriguée
       Les cultures fondamentales
       L'outillage agricole
       Comment on battait les céréales
   Chapitre VIII. L'habitat rural
       Les matériaux
       L'architecture
       Les gros villages
       Les villages perchés
       Le démembrement des anciens villages
   Chapitre IX. La révolution agricole
       Spécialisation et monoculture : la vigne
       Fleurs et primeurs
       Coopératives et exploitations capitalistes
       Le développement de l'irrigation
       Autres progrès techniques
       Les conséquences sociales de la révolution agricole
       La crise de l'olivier
       La crise de la vigne
   Chapitre X. Le régime de la propriété
       L'importance de la grande propriété
       La justification géographique
       La réalité humaine et l'importance de la petite exploitation
       Le régime de la propriété et l'évolution écononuque
       La condition des paysans non-propriétaires
       Migrations temporaires et émigration
   Chapitre XI. Le développement industriel
       La stagnation de la technique industrielle
       La pauvreté relative en matières premières
       Les causes de la décadence industrielle
       L'industrie familiale
       L'industrie artisanale
       La moyenne industrie
       La grande industrie
       Caractères généraux des civilisations méditerranéennes
   Bibliograhpie, index, tables

13 euros (code de commande : 12125).

 

PRANEUF (Michel) — L'ours et les hommes dans les traditions européennes. Paris, Imago, 1988. In-8° collé, 163 p., exemplaire en bon état malgré un petit accroc à la couverture.
En quatrième de couverture :
   Chassé mais vénéré depuis la préhistoire, l'ours n'est certes pas un animal ordinaire. Les parois des grottes paléolithiques, les traditions populaires de maints pays jusqu'à la vogue moderne des ours en peluche, l'attestent suffisamment.
   Capable de se dresser sur ses pattes postérieures, l'ours semble mystérieusement proche des hommes, et les montreurs d'ours tsiganes ou ariégeois ont naguère exploité ce curieux cousinage. Faits divers ou légendes nous le montrent même séducteur ou ravisseur de femmes, et parfois père de quelque Jean-de-1'Ours à la vigueur exceptionnelle.
   Affronté à l'épieu ou au couteau, l'ours fut longtemps pour ceux qui le traquaient un adversaire redoutable. Et de nombreuses chansons de gestes, d'anciens rites – de guerre ou de chasse – prouvent que sa force fut souvent considérée comme une puissance surnaturelle. Lié à la liberté sauvage, à la force vitale, l'ours l'est aussi à la fécondité. Au sortir de son sommeil hivernal, le fameux « pet de l'ours » annoncerait le souffle du printemps, et même, faisant du fauve un messager de l'au-delà, délivrerait l'âme des enfants à naître durant l'année nouvelle.
   Disparu aujourd'hui de nos contrées d'Europe, car chassé par les hommes et la civilisation, l'ours, à la silhouette à la fois inquiétante et bonhomme, et dont l'image demeure ancrée dans notre mémoire collective, conserve encore pour nous tout son prestige.

12 euros (code de commande : 22334).

 

RAYNAL (François-Paul) — Les artisans du village. Paris, Les Publications Techniques, 1943. In-8° broché, 153 p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.

15 euros (code de commande : 251/63).

 

La rédaction des coutumes dans le passé et dans le présent. Colloque organisé les 16 et 17 mai 1960 sous la direction de John Gilissen. Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie, 1962. In-8° broché, 336 p., (collection « Centre d'Histoire et d'Ethnologie Juridiques »), peu courant.
Table des matières.
  
 - Préface, par John Gilissen.
   - Discours d'ouverture, par Laurent Merchiers.
   La rédaction des coutumes dans le passé et dans le présent. Essai de synthèse, par John Gilissen.
      I. Méthode comparative : histoire du droit et ethnologie juridique.
      II. La notion de coutume.
      III. Opportunité de la rédaction du droit coutumier.
      IV. Quand et pourquoi rédiger les coutumes.
      V. Le ressort des coutumes.
      VI. Formes des rédactions des coutumes.
      VII. Agents de la rédaction des coutumes.
      VIII. Modes d'approbation des textes rédigés.
      IX. Méthodes de rédaction des coutumes.
      X. Langue.
      XI. Matières traitées.
   - La rédaction des coutumes en France aux XVe et XVIe siècles, par René Filhol.
      I. Histoire générale de la rédaction des coutumes françaises.
      II. But des rédactions.
      III. Cadre des rédactions.
      IV. Agents de la rédaction.
      V. Contenu de la rédaction.
      VI. Forme de la rédaction.
      VII. Résultats de ces rédactions.
      VIII. Bilan des rédactions et réformations.
      IX. Enseignements à tirer.
      Discussion.
   - La rédaction des coutumes en Belgique aux XVIe et XVIIe siècles, par John Gilissen.
      I. Introduction.
      II. Les sources du droit à la fin du Moyen Âge.
      III. Histoire de la rédaction officielle des coutumes.
      IV. Buts de la rédaction des coutumes.
      V. Cadre territorial de la rédaction des coutumes.
      VI. Méthode de rédaction des coutumes.
      VII. Contenu des coutumes rédigées
      VIII. Forme de la rédaction des coutumes.
      IX. Effets de la rédaction des coutumes.
      X. Bilan de la rédaction des coutumes.
   - Les deux aspects de la collation des coutumes juridiques dans l'Islam, par Armand Abel.
      Discussion.
   - The compilation of customary law in the Punjab in the 19th century, par Alan Gledhill.
      I. Introduction.
      II. The Sources.
      III. Objects of the Compilers.
      IV. Territorial and personal scope of the contemplated Codification.
      V. Authors of the Compilations.
      VI. Method of Compilation.
      VII. Contents of the Compilations.
      VIII. Form of the Compilations.
      IX. Effect of the Compilations.
      X. Conclusion.
      Appendix : Brief summary of the customary law.
      Bibliography.
      Discussion.
   - The study of « adatrecht » (adat law) - The work of VanVollenhoven and his disciples, par Jan Prins.
      Discussion.
   - Le « Restatement of American law » au XXe siècle, par Étienne Gutt.
      I. Introduction.
      II. Les sources du droit aux États-Unis en 1923.
      III. But du Restatement.
      IV. Cadre territorial du Restatement.
      V. Auteurs du Restatement.
      VI. Méthode de rédaction.
      VII. Contenu du Restatement.
      VIII. Forme du Restatement.
      IX. Effets du Restatement.
      X. Bilan du Restatement.
      Bibliographie.
      Discussion.
   - The recording of customary law in British Africa and the Restatement of African law project, par Antony N. Allott.
      I. The general background.
      II. Existing sources of the law.
      III. Existing records of customary law.
      IV. Objectives of the Restatement of African law project.
      V. Geographical scope of the Restatement project.
      VI. Agents of recording.
      VII. Methods of recording.
      VIII. The Restatement projects plan for the systematic recording of customary law.
      IX. Contents of the Restatements.
      X. Form of the Restatements.
      XI. Effect of the Restatements.
      XII. Progress in the recording of customary law.
      Bibliography.
      Appendix A : Working plans and distribution of work.
      Appendix B : Provisional statement : Yoruba law.
      Discussion.
   - Vers la rédaction des droits coutumiers congolais, par Jacques Vanderlinden.
      Introduction.
      I. Nécessité et objectifs de la rédaction des droits coutumiers congolais.
      II. Méthodes de la rédaction des droits coutumiers congolais.
      Discussion.
   - La rédaction des coutumes juridiques en Afrique d'expression française, par Jean Poirier.
      Discussion.
   - Projet de questionnaire d'ethnologie juridique, appliqué à l'enquête de droit coutumier africain, par Jean Poirier.

30 euros (code de commande : 21781).

 

REVELARD (Michel) et KOSTADINOVA (Guergana) — Masques du monde... L'univers du masque dans les collections du musée international du Carnaval et du Masque de Binche. Préface de Claude Lévi-Strauss. Tournai, La Renaissance du Livre, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 216 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Les Beaux Livres du Patrimoine »).
Table des matières :
   Préface, par Claude Lévi-Strauss.
   I. L'Univers du masque.
   II. Masques du monde :
      - Masques précolombiens.
      - Amérique du Nord.
      - Amazonie.
      - Océanie.
      - Afrique noire.
      - Asie.
      - Europe.
      - Amérique centrale.
      - Amérique du Sud.

   III. L'aventure d'un musée.
   Bibliographie.

30 euros (code de commande : 20468rel).

 

[ROUCH (Jean)]. SAUVY (Jean) — Jean Rouch tel que je l'ai connu. 67 ans d'amitié 1937-2004. Paris, L'Harmattan, 2006. In-8° collé, 216 p., un cahier d'illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   
Jean Sauvy fait la connaissance de Jean Rouch en 1937, sur les bancs de l'École des Ponts et Chaussées. Très vite ils se lient d'amitié et forment un binôme qui prétend pratiquer un mode de vie original, mélangeant étroitement le sérieux et la désinvolture, la rigueur scientifique et l'élan poétique, l'abstraction des formules mathématiques et la beauté des œuvres d'art, la sagesse et la dérision.
   Ce binôme fonctionne « au vent de l'éventuel », de 1938 à 1948, tantôt en France, tantôt en Afrique. Après 1948, les liens unissant les deux « complices » deviennent lâches et épisodiques. Mais les deux « frères » restent fidèles à la plupart des choix existentiels et éthiques de leurs années de camaraderie et, à de nombreuses reprises, ils renouent leurs contacts amicaux.
   Lorsque, en février 2004, Jean Rouch meurt dans un accident de la route près de Niamey (Niger), son camarade entreprend de consigner par écrit quelques-uns des épisodes qui ont jalonné leurs parcours parallèles, illustrant le présent ouvrage de nombreux documents originaux.

12 euros (code de commande : 17520).

 

 

RUWET (Nicolas) — Introduction à la grammaire génrative. Paris, Plon, 1968 (deuxième édition corrigée et augmentée). In-8° broché, 451 p.

11 euros (code de commande : 1357).

RUWET (Nicolas) — Théorie syntaxique et syntaxe du français. Paris, Seuil, 1972. In-8° broché, 294 p., (collection "Travaux de Linguistique").

10 euros (code de commande : 1358).

 

SAULNIER (Tony) — Les papous coupeurs de têtes. 167 jours dans la préhistoire. Paris, Éditions du Pont Royal, 1960. Petit in-4° sous cartonnage illustré et étui d'éditeur, 305 p., très nombreuses photos en noir et couleurs, petit cachet ex-libris en bas de la page de titre, couverture ridée.
En quatrième de couverture :
   Apres celte aventure il n'y a plus de surface blanche sur les cartes.
   Ainsi au moment même où l'homme faisait ses premiers pas dans l'espace, les derniers qu 'il ait faits sur la terre lui ont fait rencontrer les plus vieux habitants du monde. les Papous coupeurs de têtes. Sept explorateurs ont forcé le cœur de la Nouvelle-Guinée. Ils ont eu faim. Ils ont eu soif. Le monde les a cru perdus.
   Cet album permet à l'homme d'aujourd'hui de se mesurer à l'échelle du progrès, de se comparer à ses ancêtres miraculeusement demeurés au stade de la préhistoire.

25 euros (code de commande : 25669).

 

SAUSSURE (Ferdinand de) — Cours de linguistique générale. Publié par Charles Bally et Albert Sechehaye. Avec la collaboration de Albert Riedlinger. Cinquième édition. Paris, Payot, 1962. In-8° broché, 331 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), petit cachet humide ex-libris, une signature et un nom manuscrits sur la page de titre, bon exemplaire.
Extrait de la préface de la première édition :
   Nous avons bien souvent entendu Ferdinand de Saussure déplorer l'insuffisance des principes et des méthodes qui caractérisaient la linguistique au milieu de laquelle son génie a grandi, et toute sa vie il a recherché opiniâtrement les lois directrices qui pourraient orienter sa pensée à travers ce chaos. Ce n'est qu'en 1906 que, recueillant la succession de Joseph Wertheimer à l'Université de Genève, il put faire connaître les idées personnelles qu’il avait mûries pendant tant d'années. Il fit trois cours sur la linguistique générale, en 1906-1907, 1908-1909 et 1910-1911 ; il est vrai que les nécessités du programme l'obligèrent à consacrer la moitié de chacun d'eux à un exposé relatif aux langues indo-européennes, leur histoire et leur description ; la partie essentielle de son sujet s'en trouva singulièrement amoindrie.
   Tous ceux qui eurent le privilège de suivre cet enseignement si fécond regrettèrent qu'un livre n'en fût pas sorti. Après la mort du maître, nous espérions trouver dans ses manuscrits, mis obligeamment à notre disposition par Mme de Saussure, l'image fidèle ou du moins suffisante de ces géniales leçons ; nous entrevoyions la possibilité d’une publication fondée sur une simple mise au point des notes personnelles de Ferdinand de Saussure, combinées avec les notes d'étudiants. [...]
   Nous nous sommes arrêtés à une solution plus hardie, mais aussi, croyons-nous, plus rationnelle : tenter une reconstitution, une synthèse, sur la base du troisième cours, en utilisant tous les matériaux dont nous disposions, y compris les notes personnelles de F. de Saussure. Il s'agissait donc d'une récréation, d'autant plus malaisée qu'elle devait être entièrement objective ; sur chaque point, en pénétrant jusqu'au fond de chaque pensée particulière, il fallait, à la lumière du système tout entier, essayer de la voir sous sa forme définitive en la dégageant des variations, des flottements inhérents à la leçon parlée, puis l'enchâsser dans son milieu naturel, toutes les parties étant présentées dans un ordre conforme à l'intention de l’auteur, même lorsque cette intention se devinait plutôt qu'elle n'apparaissait.
   De ce travail d'assimilation et de reconstitution est né le livre que nous présentons, non sans appréhension, au public savant et à tous les amis de la linguistique.

15 euros (code de commande : 25722).

 

SHORTER (Edward) — Naissance de la famille moderne XVIIIe-XXe siècle. Traduit de l'anglais par Serge Quadruppani. Paris, Seuil, 1977. In-8° broché, 379 p., (collection « L'Univers Historique »).

8 euros (code de commande : 1378).

 

SOUSTELLE (Jacques) — Les quatre soleils. Souvenirs et réflexions d'un ethnologue au Mexique. Paris, Plon, 1967. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 338 p., illustrations in et hors texte, (collection « Terre Humaine »).
Sur la jaquette :
   
« Depuis son premier séjour au Mexique, de 1932 à 1934, Jacques Soustelle n'a cessé, en dépit des vicissitudes d'une vie publique mouvementée, d'étudier les civilisations indiennes du présent et du passé. Il a vécu parmi les Otomi des Terres Froides et parmi les Lacandons des forêts tropicales, au milieu des Indiens christianisés et des Indiens demeurés fidèles aux dieux anciens. Il a étudié les langages et les sculptures, les monuments, les manuscrits et les inscriptions hiéroglyphiques, la religion et les mythes des Maya et des Aztèques, tout en partageant l'existence quotidienne, les huttes et la nourriture des Indiens d'aujourdhui.
   Après ses ouvrages sur les Otomi, les Lacandons, la vie des Aztèques et l'art ancien du Mexique, les Quatre Soleils résument trente-cinq ans de recherches et de réflexions. Tout en décrivant avec sympathie et précision les Indiens du Mexique, ce livre déborde largement le cadre historique et géographique du pays. L'auteur s'est efforcé de présenter, en partant de son expérience personnelle, des vues générales sur « l'aventure humaine », sur la naissance, l'évolution et le déclin des civilisations, qui, au cours du temps, grandirent et disparurent comme les « Quatre Soleils » de la cosmogonie aztèque. Il est amené, chemin faisant, à discuter les théories marxistes, celles des philosophes de l'histoire, tels Spengler et Toynbee, ou encore celles du Père Teilhard de Chardin. C'est, en conclusion, une certaine vision du monde, nourrie d'une vaste culture scientifique, que Jacques Soustelle expose, sans chercher à dissimuler le caractère précaire et provisoire des synthèses auxquelles l'état actuel de nos connaissances permet de parvenir.  »

13 euros (code de commande : 12085).

 

THESIGER (Wilfred) — Le désert des déserts. Avec les Bédouins, derniers nomades de l'Arabie du Sud. Traduction de Michèle Boucher-Forner. Paris, France-Loisirs, 1982. In-8° sous reliure d'éditeur, 451 p., illustrations hors texte, (collection « Terre Humaine »), jaquette.
Prologue :
« Un nuage se forme, la pluie tombe, les hommes vivent ; le nuage se dissipe, pas de pluie, hommes et animaux meurent.
Dans les déserts de l'Arabie du Sud, il n'y a pas de rythme des saisons, pas de montée de sève, il n'y a que des étendues désertiques où seuls les changements de température indiquent le passage des années. C'est une terre ingrate, desséchée, qui ignore la douceur et la facilité. Pourtant, des hommes y vivent depuis des temps immémoriaux. Les générations qui s'y sont succédé ont laissé, à l'emplacement des campements, des pierres noircies par le feu, quelques traces lisses, à peine visibles, sur les plaines de gravier. Ailleurs, les vents ont effacé l'empreinte de leurs pas. Des hommes y vivent... est-ce parce que c'est là qu'on les a mis au monde, parce que la vie qu'ils mènent est celle qu'ont menée leurs ancêtres avant eux ? S'ils acceptent épreuves et privations, est-ce seulement parce qu'ils ne connaissent pas d'autre manière de vivre ? Lawrence écrit dans les Sept Piliers de la sagesse : « La vie bédouine est dure même pour ceux qui y sont accoutumés, terrible pour les étrangers une mort vivante. »
Nul homme, après avoir connu cette vie, ne peut derneurer le même. Il portera à tout jamais, gravée en lui, l'empreinte du désert, dont le nomade est marqué comme au fer rouge, et au plus profond de ses désirs celui d'y retourner, lancinant ou vague selon son tempérament. Car cette terre cruelle est capable d'envoûter quiconque ose s'y aventurer, bien plus profondément qu'aucune autre région clémente de notre planète. »

10 euros (code de commande : 4507).

 

TILANDER (Gunnar) — Mélanges d'étymologie cygénétique. Lund, Bloms, 1958. In-8° broché, 329 p., (collection « Cygenetica », n° V), hommage de l'auteur.
Table des matières :
   - Parfait, parfaire, anglais parfitour, parfiter.
   - Cépée, sépée, spée, anglais speye.
   - Ne souffler mot.
   - Cerf employé comme adjectif.
   - Toutous.
   - Appuyer les chiens, appuyer aux chiens.
   - Laila, laillela.
   - Vaila, hava haila, la ila.
   - Voyleci, vezleci, veleci, voylela, vaylela, velela, velesci, velci, vauleci, vaulcy, volcy, vau, vo, outrevaut, revau, tournau, retournau, velelau, lau, tielau, haulau, haulo, holo, vellau, velaut, vlau, vlaau, vlo, vloo, va, valecy, volcelay, volcelest, vaulecelest, vaucelets, volcelesi, volulets, volusais.
   - Marque, marquer se rapportant aux cors du cerf.
   - Bête de compagnie.
   - De chacun son côté.
   - Haye, hay, hey, hei, hahai, hahé, hez, anglais hey, heigh, hi, hie.
   - Forlonger, se forlonger, forlongement, forlonge, le forlongé, frolonger, forloignier, forloing, forloigne, forloignié, forloigni, forlignier, follengner.
   - Enceinte.
   - Moyen anglais releve of.
   - Vieux français traillier (anglais trail), vieux français troler (anglais troll, trawl), deux verbes synonymes d'origine commune.
   - Dresser comme verbe cynégétique.
   - Redresser, radresser dans la langue cynégétique.
   - Droit « animal lancé ou mis debout, animal de meute ».
   - Parchasser, perchasser, pourchasser.
   - Verbes cynégétiques construits avec de.
   - Tahou, tahau, taha, tiehau, tehau, tiau, tia, tayau, tayaux, tayaut, taïaut, tielau, tiaulaut.
   - Ça revaut, ça revau, ça va, ça vo, ça-va-là-haut, cerveaux, cerf-va-aux.
   - Venez a coupler, swef, couais, coi, bellement, doucement, sagement, exclamations adressées aux chiens.
   - Laisser courre, laissé courre, laissez courre.
   - Tristre, titre.
   - Mener, pourmener, demener.
   - Meute « action de lever, de lancer l'anima », esmouvoir.
   - Index lexicographique.

25 euros (code de commande : 22405).

TORRILHON (Jean) — Le maître de Craponne. Chroniques d’une famille vellave de la Renaissance au Grand Siècle tirées de ses archives. Nonette, Créer, 1980. In-12 broché, 277 p., impression typographique en rouge et noir.

13 euros (code de commande : 2758).

 

TOULGOUAT (Pierre) Nouvelle contribution à l'étude des échasses. Aperçu du paysage landais et du mode de vie de ses habitants avant le XIXe siècle. Extrait du Bulletin de la Société de Borda, 1974. In-8° agrafé, 119 p., illustrations, jaquette.

10 euros (code de commande : 162/67).

 

Un demi-siècle d'ethnologie occitane. Autour de la revue Folklore. Carcassonne, Groupe Audois de Recherche et d'Animation ethnographique, 1982. In-8° carré broché, 152 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition organisée à Carcassonne en mai et juin 1982.

10 euros (code de commande : 1373).

 

 

[VAN GENNEP (Arnold)]. BELMONT (Nicole) — Arnold Van Gennep créateur de l'ethnographie française. Paris, Payot, 1974. In-12 broché, 187 p., (collection « Petite Bibliothèque Payot - Science de l'Homme », n° 232), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Arnold Van Gennep (1873-1957) a laissé une œuvre considérable dont on n'a encore mesuré ni toute l'importance, ni tous les mérites. Il a donné un statut scientifique à l'ethnographie de la France grâce au travail de synthèse qu'il a réalisé dans son Manuel de folklore français contemporain, mettant ainsi un terme à l'ère des « amateurs » dont il avait les qualités, mais point les défauts. Il est aussi l'auteur d'un concept essentiel : celui de rite de passage amplement utilisé depuis en anthropologie sociale. Si, comme il le prophétisait en 1911, le XXe siècle est bien le siècle des sciences ethnographiques de même que le XIXe fut celui des sciences historiques, alors il est permis d'espérer avec lui que l'ethnologie sera « la base sur laquelle se construira une conception philosophique nouvelle de l'humanité ».

10 euros (code de commande : 18656).

 

[VAN LOEY (Adolphe)]. Spel van zinnen. Album A. van Loey. Samengesteld door R. Jansen-Sieben, S. de Vriendt, R. Willemyns. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1975. In-8° broché, 356 p., hors texte cartes à déplier
Table des matières :
   - Twee kanttekeningen bij de Afrikaanse syntaxis, par P. Brachin.
   - Diftongeerde Jan Luyken ?, par W.J.H. Cabon.
   - Een Zaans dagboek, par Jo Daan.
   - Lawaai, par A.P. De Bont.
   - Westvlaamse werkwoorden op -(r) zen, par F. Debrabandere.
   - Het diminutiefsysteem in drie Zuidnederlandse dialekten, par G. De Schutter, H. Ryckeboer, J. Taeldeman.
   - Mnl. (synen hont) poten, den pote (corten), (aan) den voet (af) corten, corten, par F. De Tollenaere.
   - Een nominativus-cum-infinitivo in Zuidnederlandse dialecten, par S. De Vriendt.
   - A. van Loey en het begin van het universitair naamkundig onderzoek, par H. Draye.
   - Nobel die coninc hadde ghedaen / sijn hof crayeren over al / De ontwikkeling van participium + infinitief tot infinitief + infinitief, par A.M. Duinhoven.
   - Een kleine verrassing in het Hulthemse handschrift, par B.H. Erne.
   - Uit het testament van Jouffrouwe Anna sBrueckers, wedue Anthonis van Vaken (Mechelen, 25 augustus 1562), par R. Foncke.
   - Het genus van Engelse leenwoorden in het Duits en in het Nederlands, par G. Geerts.
   - Pollites, Pirrus en Penthiseleye. Compositietechniek in Maerlants Historie van Troyen, par W.P. Gerritsen.
   - Tesi samanuuga was edele unde scona, par J. Goossens.
   - De nominatief masculinum van de a-stammen in het Westgermaans, par M. Gysseling.
   - Brabantse oorkonden in Oudenaards privébezit, par M. Hoebeke.
   - Oude Nederlandse zeekaarten en Noorse kustnamen, par Per Hovda et K. Langvik-Johannessen.
   - Preconsonantisch AL- en OL- in het Goederenregister van Oudenbiezen, par R. Jansen-Sieben.
   - Over het adverbium (d) er in de Nederlandse dialecten, par L. Koelmans.
   - Klankverdringing en stembegunstiging in de Limburgse tongval, par J. Leenen.
   - Akke met zijn makke, par O. Leys.
   - Iets over « spookwoorden », par J..J. Mak.
   - Oudtestamentische voornamen, in Zeeland, par P.J. Meertens.
   - Een drietal notities, par L.C. Michels.
   - Kozen en koezelen, par J.L. Pauwels.
   - Bilabiale w – labiodentale v, par W. Pee.
   - Nederlands spade, Oergermaans* spaöö(ri), par C. Peeters.
   - Iets over etymologische woordenboeken, par E. Polome.
   - Nominale -s-varianten, par K. Roelandts.
   - Wat grootouders niet zien (Oogentroost vs 623), par A. Sassen.
   - Zur Reflexion der sozialen Komponente in der Onomastik, par D. Stellmacher.
   - Gruuthusiana, par C.F.P. Stutterheim.
   - Nog even over gemouilleerde konsonanten in het Aalsters, par V.F. Vanacker.
   - Een omstreden assimilatie en wat fonologische theorie, par J. Van Bakel.
   - Lambert ten Kate's « Gemeenlandsche Dialect », par B. van den Berg.
   - De syntactische geschiedenis van « toe-eigenen », par G.A. Van Es.
   - Barnouw over goeie, rooie, kwaaie, par O.B. Van Haereingen.
   - Het toponiem boerenleger, par B. Van Passen.
   - Een vergeten klankwet, par A. Weijnen.
   - Aspecten van de ronding van de zachtlange e in het (Middel) Vlaams, par K. Willemyns.

15 euros (code de commande : 18372).

 

VEYRET (Paul) Géographie de l'élevage. 3e édition. Paris, Gallimard, 1951. In-8° broché, 254 p., illustrations hors texte, (collection « Géographie Humaine », n° 23), exemplaire non coupé.

15 euros (code de commande : 247/69).

 

VEUX-ROCCA (Dominique) — Costumes niçois. Des vêtements populaires du XIXe aux costumes folkloriques du XXIe siècle. Préface de Luc Thevenon. Nice, Serre, 2007. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 279 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Encyclopædia Niciensis », volume VI), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Aucun ouvrage spécialisé n'a jusqu'alors vraiment traité des costumes du Comté de Nice. Par contre, de nombreux articles en font état depuis le milieu du XIXe siècle. Sources indubitables de renseignements, ils adoptent parfois un ton un peu autoritaire qui laisse penser que leur auteur pense détenir « la » vérité en la matière.
   L'esprit de ce livre se veut résolument différent. Il s'agit d'une véritable quête, presque une enquête, longue et parfois malaisée, qui peu à peu conduit à comprendre les raisons d'une évolution relativement rapide des costumes au XIXe et au début du XXe. S'interdire d'énoncer péremptoirement une « énième » affirmation sur ce que serait « le » costume niçois, n'empêche pas d'exprimer un point de vue, mais cela devrait permettre au lecteur de forger lui-même son opinion.
   Les costumes folkloriques qui, des Cougourdons aux Mais et à la San Bartoumieu, enchantent aujourd'hui Niçois et touristes lors des fêtes traditionnelles, sont-ils les héritiers des costumes régionaux qui, eux-mêmes, descendraient des vêtements du « petit peuple » laborieux du XIXe siècle ? Et si oui, en quoi le sont-ils ?
   Comment, partis des modestes habits populaires, en sommes-nous arrivés aux costumes chatoyants et variés du Comté de Nice ?
   Cette recherche, parfois surprenante, nous fait voyager dans le temps et sur les traces de « ces petites gens qui ne sont pas rien » comme disait Louis Nucéra.

15 euros (code de commande : 22478).

 

WAGNER (R.-L.) — Introduction à la linguistique française. Lille - Genève, Giard - Droz, 1947. In-8° broché, 142 p., (collection « Société de Publications Romanes et Françaises », n° XXVII).
Table des matières :
   
Préface.
   Première partie. Linguistique et linguistique française.
      I. Une hypothèse de travail.
      II. Avènement de la linguistique française.
      III. Le champ de la linguistique historique.
      IV. Dépassements du positivisme : Ferdinand de Saussure, la philosophie du comportement.
      V. Les acquêts de la linguistique historique.
      VI et VII. Les tâches de la linguistique structurale.
      VIII. Éléments de structure du français.
      IX. Qu'est-ce que la psychologie d'une langue ?
      X. Le français, langue de civilisation.
   Deuxième partie.
      Section I. Instruments de travail.

         A. Textes.
         B. Revues - Périodiques.
         C. Publications.
         D. Mélanges.
         E.. Bibliographies.
         F. Grammaires et manuels (Lectures préliminaires - Ouvrages relatifs à l'a. français - Grammaires historiques, grammaires normatives).
      Section II. Linguistique et peuplement.
         A. Préhistoire et histoire.
         B. Les origines du français (Études d'ensemble - Les substrats - Le latin vulgaire - Le gaulois - Influences germaniques - Dialectes, patois).
      Section III. Le vocabulaire.
      - Données générales.
         A. Dictionnaires étymologiques.
         B. Dictionnaires et lexique de l'ancien français.
         C. Dictionnaires et lexique du français moderne.
         D. Le sens, la sémantique (Études générales - Études de vocabulaire - Mouvements de vocabulaire, emprunts).
      Section IV. La grammaire.
         A. La syntaxe.
         B. La proposition.
         C. La phrase (Étude générale. Affirmation et négation - Interrogation, coordination, subordination - Ordre des mots - Types de phrases. Types de constructions).
         D. Le mot.
         E. Le nom et le déterminant.
         F. L'article.
         G. Les pronoms.
         H. Le verbe (Morphologie - Structure - Les modes - Les temps).
         I. Les déterminants (Adjectifs - Adverbes).
         J. Les relations.
      Section V. La stylistique - Le style.
         Définitions.
         I. La stylistique.
         II. Le style - Études de style.

10 euros (code de commande : 19147).

 

WATERS (Frank) — Le Livre du Hopi. Histoire, mythe et rites des Indiens Hopis. [Titre original : Book of the Hopi.] Traduit de l'américain par Marcel Kahn. Monaco, Éditions du Rocher, 1992. In-8° collé, 470 p., illustrations, (collection « Nuage Rouge »), exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Sotuknang, envoyé par Taiowa, le Créateur, déclara aux Premiers Hommes : « Je vous ai donné ce monde pour y vivre et y être heureux. Je vous demande une chose : sagesse, harmonie, et respect pour l'amour de votre Créateur. » Pour s'être écartés des préceptes de vie sacrés, ils connurent le malheur, les divisions, la destruction par le feu et l'eau, et l'émergence successive dans quatre mondes dont le dernier est celui que nous habitons.
   Ainsi débute l'histoire de ceux qui affirment avoir été les premiers habitants de l'Amérique : conté par trente sages de la tribu indienne hopi, ce récit cosmogonique retrace la genèse de leur peuple, la constitution de ses clans, les migrations séculaires sur le continent américain jusqu'à l'établissement au village d'Oraibi, la rencontre de l'homme blanc et les conflits avec les Navajos. Les Hopis, pacifiques et religieux, respectent une tradition au symbolisme impénétrable. Dépositaires de ce savoir, les Anciens ont bien voulu livrer à l'auteur leurs cérémonies Kachina et lui révéler le sens de leurs rituels.
   Plus spirituel qu'ethnologique, Le Livre du Hopi est l'équivalent pour le monde amérindien des plus grands textes sacrés, le Coran, la Bible ou le Popol Vuh des Mayas.

25 euros (code de commande : 21788).


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Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.