AFRIQUE DU NORD

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[AFRIQUE DU NORD]. Débarquement de l'armée française en Afrique. (14 juin 1830). Gravure d'Édouard-Henri Girardet d'après Denis-Auguste-Marie Raffet, extraite du Musée de Versailles ou Tableaux de l'histoire de France (Paris, Furne, 1858), quelques rousseurs.
Dimensions :
   - Image : 221 x 155 mm.
   - Feuille : 297 x 221 mm.

Texte accompagnant la gravure :
   Le dey d'Alger, dans sa colère au sujet d'une réclamation pécuniaire à laquelle on n'avait pas fait droit assez promptement, s'était emporté jusqu'à insulter la France dans la personne de son consul, en frappant cet agent d'un coup de chasse-mouches. Ce fut là le prétexte ; il en fallait un et la gloire même devait être de complicité dans le projet que le roi Charles avait conçu sous l'inspiration malheureuse de ses idées rétrogrades.
   La France arma en 1830 contre Alger, et bientôt une expédition formidable, montée par trente-cinq mille hommes de troupes et abondamment pourvue de tout ce qui est nécessaire à des attaques par terre et par mer, mit à la voile du port de Toulon. L'amiral Duperré commandait la flotte ; le comte de Bourmont, ministre de la guerre, prit le commandement général. L'expédition entra le 13 juin dans la rade de Sidi Ferruch, à vingt kilomètres d'Alger, Hussein dey d'Alger, se tenait prêt à défendre sa capitale, mais ne fit rien pour empêcher le débarquement des troupes françaises, qui commença, le lendemain, à Torre-Chica.
   Le 19, l'armée française emporta à la baïonnette le camp de Staouëli. Le 24, on se battit à Sidi-Kalef, et cinq jours après, lorsque toute l'artillerie eut été débarquée, nos soldats enlevèrent les batteries érigées sur les hauteurs de Sidi-Benati. De là on se porta sur Alger. Des redoutes furent bientôt établies pour battre le fort l'Empereur. Dès lors rien ne pouvait soustraire Alger au sort qui l'attendait. Les habitants, au désespoir, envoyèrent, le 3 juillet, un parlementaire à M. de Bourmont ; mais il leur fut répondu que si la ville ne se rendait pas, on allait la réduire en cendres. Cependant les travaux continuaient avec la plus grande activité ; ils furent terminés dans la nuit du 3 au 4, et, dès trois heures et demie du matin, nos batteries, démasquées simultanément, commencèrent à bombarder le fort.
   « La nuit était belle, l'air agité seulement par une légère brise. Tout à coup la détonation de quelques fusées à la Congrève donne le signal de l'attaque. Toutes nos batteries éclatent à la fois ; le fort répond par le feu des siennes. Des nuages de fumée s'élèvent au-dessus de la forteresse et l'environnent de toutes parts, mais à chaque instant des masses de feu viennent en percer l'obscurité. De tous les points du cercle formé par notre artillerie partent des éclairs et des détonations dont la force égale celle de la foudre. Des lignes de feux paraboliques marquent le passage de nos bombes et vont toutes converger vers le même point. Mais le soleil se lève ; alors la scène change, et bientôt on ne peut plus distinguer que la fumée qui s'élève et se condense.
   « À dix heures, une épouvantable explosion se fait entendre, et, en jetant les yeux du côté du fort, on voit un nuage immense de fumée et de poussière poussé lentement vers le sud. C'était le fort l'Empereur que les Turcs ne pouvaient défendre et qu'ils avaient eux-mêmes fait sauter. »
   Hussein-Dey, n'attendant plus rien de la résistance, conclut une capitulation par laquelle il consentait à livrer aux Français, dans la même matinée, la citadelle de la Casauba, les autres forts et le port d'Alger, et à se retirer, avec son trésor particulier, dans la résidence qu'il choisirait. Il stipula que les propriétés des habitants et des soldats turcs seraient respectées, ainsi que la liberté de tous les individus et l'exercice du culte musulman. Peu d'heures après, les Français étaient maîtres de la ville et comptaient un maréchal de plus, dont le nom, placé entre deux grands souvenirs, ne fit point oublier Waterloo par la prise d'Alger.

12 euros (code de commande : 25628).

 

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BERNUS (Edmond) et DUROU (Jean-Marc) Touaregs un peuple du désert. Préface de Théodore Monod. Paris, Laffont, 1996. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 331 p., très belles reproductions en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   Que connaît-on de ces Touaregs que l'on a autrefois rencontrés sans trop y croire dans les romans de Pierre Benoit et de Jules Verne, et que l'on a aperçus depuis à la télévision ou dans la presse, voilés de bleu et la kalachnikov à la main, au volant d'un véhicule tout-terrain ?
   L'intense beauté des paysages presque immobiles depuis l'aube des temps, et ces images du passé qui nous collent à la mémoire cachent une réalité plus complexe. Les Touaregs exploitent depuis des siècles un milieu aride, mais plus contrasté que celui du désert absolu toujours évoqué. D'ailleurs, la grande majorité d'entre eux ne vit pas dans le désert, mais dans les montagnes ou dans les régions sud-sahariennes, là où des arbres variés s'obstinent à pousser, là où des prairies d'herbes annuelles se lèvent en saison des pluies et où les mares occupent les bas-fonds plusieurs mois en saison sèche.
   Cet ouvrage, abondamment illustré de photos splendides, relate l'histoire de cette civilisation touarègue en l'abordant à travers différents thèmes qui s'entrecroisent et s'enchaînent : explorations et conquêtes, élevage et agriculture, art et culture, relations sociales, artisanat, diversités géographiques, révoltes et affrontements du passé au présent, témoignages récents et poèmes gravés à tout jamais sur la pierre...

60 euros (code de commande : 23950).

 

DINET (Étienne) et BEN IBRAHIM (Sliman)Khadra la danseuse des Ouled Nail. Paris, Piazza, 1909. In-12 broché, VI, 262 p., édition originale, belle dédicace par Sliman Ben Ibrahim, datée du 26 décembre 1940,
Note de l'éditeur :
   En contemplant les sites merveilleux des lointains pays que nous jont connaître la peinture et la photographie, ou que nous révèlent les voyages, nous éprouvons un vif désir de pénétrer aussi l'âme des populations qui les animent.
   Malheureusement, la plupart des essais de psychologie asiatique ou africaine furent tentés par des Européens auxquels il était difficile d'entrer complètement dans des formes de penser et de sentir si différentes des leurs.
   Aussi ne pouvant approfondir leurs sujets, furent-ils réduits à les noyer trop souvent dans une multitude de détails exotiques assez pittoresques, mais qui, en dehors de la satisfaction qu'ils donnaient à une banale curiosité, ne possédaient aucune réelle saveur.
   Seul, un indigène pourrait nous initier aux pensées véritables de sa race, et, trouvant tout naturel ce qui nous semble étrange, ne serait pas tenté d'abuser d'un exotisme dont nous commençons à nous lasser.
   C'est une tentative de ce genre que nous offrons à nos lecteurs, avec l'histoire de Khadra, la Danseuse des Ouled Naïl.
   À la vérité, l'un des auteurs, le peintre Dinet, est un Européen, mais, dans cette circonstance, il est surtout un traducteur, et la sincérité avec laquelle depuis plus de vingt-cinq ans il étudie dans ses tableaux les physionomies et les gestes des femmes de cette fameuse tribu, nous est un garant de la fidélité avec laquelle il a traduit les récits de son collaborateur arabe.
   Tout au plus, a-t-il cru utile de les compléter par quelques observations personnelles, facilement reconnaissables à leur tournure française et destinées à rendre plus aisée à nos esprits d'Occidentaux la compréhension de ce conte saharien.
   Quant à Sliman ben Ibrahim, dont nous avons déjà publié Le Printemps des cœurs et Mirages, il est certainement l'auteur le plus qualifié pour nous dévoiler les secrets les plus intimes du cœur féminin chez les Ouled Naïl, puisqu'il est leur compatriote et leur coreligionnaire, et que, dans toutes les régions fréquentées par ces énigmatiques courtisanes, il jouit d'une, réputation de Véridique et Poétique Conteur.

35 euros (code de commande : 21454).

 

BOLLARDIÈRE (Général Jacques Pâris de) Bataille d'Alger, bataille de l'homme. 2e édition, 15e mille. S.l., Desclée de Brouwer, 1972. In-8° broché, 167 p.
En quatrième de couverture :
   En 1956, le général Jacques Pâris de Bollardière, commandant du secteur Est de l'Atlas blidéen, croit à la possibilité d'une politique de pacification. Comme tel, il refuse le recours à la torture, s'oppose au général Massu et demande à être relevé de son commandement. Ayant exposé publiquement sa position, il est condamné à soixante jours de forteresse. On se souvient de ce qu'on a appelé « l'affaire Bollardière ». En 1962, le putsch d'Alger le décide à quitter l'Armée. Depuis, il se consacre aux problèmes de la formation permanente des adultes.
   Son livre est la réponse d'un homme de guerre, d'un soldat de pure tradition, d'un esprit libre, à ceux qui pensent qu'il n'est pas de limites à la raison d'État, comme à ceux qui, sous tous les régimes, participent à ce mal de notre époque : la dévaluation de l'humain.

9 euros (code de commande : 11313).

 

 

[FOUCAULD (Charles-Eugène de)]. BAZIN (René) — Charles de Foucauld. Explorateur du Maroc, ermite au Sahara. Paris, Plon, 1923. In-8° demi-maroquin beige à coins, dos à 5 nerfs orné de fers dorés formant des caissons décorés de motifs mosaïqués (vert et rouge), filets-doubles dorés sur les plats, tête dorée, couverture conservée (reliure de Charles de Samblanx), 478 p., un portrait, un fac-similé d'autographe à déplier et une carte à déplier, exemplaire sur papier de fil, en très bel état.
Table des matières :
   Chapitre I : Jeunesse.
   Chapitre II : Les préliminaires du voyage.
      1. Le déguisement et les premiers pas.
      2. Histoire de Mardochée Abi Serour.
   Chapitre III : L'explorateur.
   Chapitre IV : La conversion.
   Chapitre V : Le trappiste.
   Chapitre VI : Nazareth et Jérusalem.
   Chapitre VII : Charles de Foucauld, prêtre.
   Chapitre VIII : Beni-Abbès.
   Chapitre IX : Les tournées d'apprivoisement.
   Chapitre X : L'établissement au Hoggar.
   Chapitre XI : Poésies et proverbes.
   Chapitre XII : Tamanrasset.

   
Reliure et marque du relieur.

200 euros (code de commande : 18000).

 

GAUTIER (R.) Écologie et éthologie des reptiles du Sahara nord-occidental (région de Béni-Abbès). Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1967. In-8° broché, 83 p., planches hors texte, (collection « Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques », n° 155).
Avant-propos :
   Béni-Abbès est une oasis du Sud-Oranais, située sur l'Oued Saoura, à 230 km au Sud de Colomb-Béchar. Elle est adossée au Grand Erg Occidental, dont les premières dunes s'étendent à proximité. L'Oued Saoura, formé à 45 km en amont (Igli) par la jonction du Guir et de la Zousfana, longe la palmeraie et coule entre l'Erg et la Hamada du Guir. Il se perd finalement dans la Sebkha el Melah, à 220 km au Sud.
   À 70 km de la palmeraie se rencontrent les formations primaires des Djebels d'Ougarta, plissements parallèles orientés Nord-Ouest - Sud-Est, qui offrent un aspect bien particulier du paysage saharien.
   Le groupement sur une étendue relativement restreinte des différents faciès de terrains : Erg, Oued, Hamada, Djebels et Palmeraie, est évidemment intéressant puisqu'il permet d'étudier facilement et dans des conditions homogènes tous les biotopes sahariens.
   Les observations que nous avons réunies sur la faune herpétologique ont été effectuées sur le terrain, au cours de sorties pratiquées en toutes saisons, soit encore sur des animaux en captivité, grâce à des élevages conduits au Centre de Recherches Sahariennes de Béni-Abbès.

7 euros (code de commande : 05371).

 

GERSI (Douchan) — La dernière grande aventure des Touareg. Expédition Tassili - Hoggar - Tombouctou. Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 277 p., illustrations hors texte, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le Sahara, oublié de l'Europe et de l'Afrique pendant des millénaires, comme immobilisé dans ses sables et dans son mystère, a été le témoin de civilisations fabuleuses. Une, par miracle, a subsisté, protégée par les rochers hallucinants, la fournaise et le désert : les Touareg. Aujourd'hui, l'industrialisation condamne impitoyablement ces derniers seigneurs des sables. Avec eux, une culture millénaire, un style de vie vont disparaître à jamais...
   Après neuf mois d'une expédition harassante et exaltante, 44000 kilomètres en Land Rover ou à chameau dans le pays de la soif, du vent et de toutes les souffrances, Douchan Gersi a rapporté du Sahara un grand film (Tombouctou et la dernière grande aventure des Touareg du Hoggar) et ce livre – où se découvre un peuple à l'agonie trop fier pour s'adapter, trop fier aussi pour pleurer et mendier.

9 euros (code de commande : 17522).

 

LECONTE (J.R.)[Avec l'Armée française.] Les officiers belges en Algérie (1840-1851). Bruxelles, Ministère de la Défense Nationale - Service d'Éducation à l'Armée, 1948. In-8° agrafé, 36 p., illustrations hors texte, une carte à déplier, (collection « Les Belges à l'Étranger »), envoi de l'auteur.
   Il s'agit du n° 14 de la revue de La Nation, daté mars 1948.
Extrait :
   Combien de nos compatriotes savent-ils que des Belges, au cours du siècle dernier, s'illustrèrent à l'étranger ? Parle-t-on encore de nos jours des combats auxquels participèrent nos nationaux en Italie, au Mexique, sur le Rio-Nunez (Afrique) ou ailleurs ? Notre pays ignore l'histoire de ses héros qui, en terre lointaine, lui firent honneur. L'oubli s'est fait.
   Rejetons le voile cachant un passé glorieux et suivons ces vingt-quatre officiers de notre armée qui allèrent avec l'assentiment de Léopold 1er affronter les tribus sauvages du Nord de l'Afrique et surent forcer l'admiration de leurs collègues français fort avares cependant de louanges.

15 euros (code de commande : 21830).

 

LE RUMEUR (Guy) — Le Sahara avant le pétrole. Paris, Société Continentale d'Éditions Modernes Illustrées, 1964. In-8° sous reliure d'éditeur, 332 p., illustrations en héliogravures et planches en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Connaissance de l'Afrique »).
Table des matières :
   Avant-propos.
   Première partie : Le Sahara.
      - Les limites du Sahara.
      - Aspects physiques du Sahara : Le sable et les dunes - Le relief montagneux - Hydrographie - Singularités et légendes.
      - Les pauvres richesses : Le dattier - Le sel - Le chameau - Le captif - Autres facteurs de l'économie.

   Deuxième partie : Les populations.
      - La préhistoire.
      - Les grands mouvements de populations : Le peuplement du Sahara septentrional.
      - Les races : Les Chaamba - Les Maures - Les Touareg - Les Toubous - Les femmes du Sahara.
      - La vie sous la tente et dans les ksour : La tente arabe - La tente touarègue - La case des Toubous - Les ksour -
L'habillement - La parure - L'artisanat.

   Troisième partie : Connaissance historique.
      - Les Arabes.
      - Les explorateurs.
      - Les missions sahariennes : Les missions Flattera - La mission Monteil - La mission Foureau-Lamy - Les liaisons transsahariennes.
      - L'ère du moteur : L'automobile - L'avion.

   Quatrième partie : La vie méhariste.
      - Les rezzou.
      - Les guides.
      - La vie méhariste.
      - Deux Sahariens d'élection : Charles de Foucauld - Ernest Psichari.

   Cinquième partie : La pénétration française.
      - Les adversaires.
      - Les méharistes algériens.
      - Les méharistes mauritaniens.
      - Les méharistes soudanais.
      - Les méharistes nigériens.
      - Les méharistes tchadiens : Aspects méharistes de l'épopée Leclerc.

   Sixième partie : L'avenir du Sahara.
      - Origine de l'organisation actuelle.
      - Les richesses du Sahara : Les minerais, les hydrocarbures.
      - L'homme.

   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 17518).

 

LHOTE (Henri) — À la découverte des fresques du Tassili. Paris, Arthaud, 1973. In-8° broché, 261 p., illustrations reproduites en héliogravure (collection « Signes des Temps », n° 3), bon exemplaire.
Sur la couverture :
   On savait que le Sahara n'avait pas toujours été un désert, mais qui eût soupçonné que les rochers du Tassili recelaient les plus vastes ensembles de gravures et de peintures préhistoriques du monde ? Henri Lhote avait rapporté en 1957 plusieurs centaines de relevés des premières fresques retrouvées. L'exposition qui en fut faite en 1958, l'ouvrage, publié par nos soins, firent sensation. Ce n'était qu'un début. Depuis lors, Henri Lhote et ses équipes ont découvert de nombreux autres sites dont certaines peintures comptent parmi les plus belles léguées par la préhistoire. Leur intérêt archéologique et ethnologique dépasse encore leur intérêt artistique. Grâce à leur témoignage, s'éclaire peu à peu la vie des populations pastorales qui nomadisaient dans un Sahara encore humide entre 5000 et 2500 avant notre ère. Révélation prodigieuse, dont la préhistoire, de la Méditerranée au Soudan, va sortir renouvelée. L'Égypte naissante n'aurait-elle pas subi l'influence de ces antiques habitants du désert ?
   Dans cette édition revue et complétée, Henri Lhote lève le voile sur ses nouvelles découvertes au Tassili, transformé aujourd'hui en Parc national.

20 euros (code de commande : 20236).

 

ROY (Jules) — J'accuse le général Massu. Paris, Seuil, 1972. In-8° broché, 118 p.
En quatrième de couverture :
   Sous le titre La Vraie Bataille d'Alger, le général Massu publiait en octobre 1971 une relation du conflit qui constitue en fait une tentative de justification de la torture, telle qu'elle fut pratiquée sous son commandement, dans l'Algérois, en 1956-1957.
   Comme beaucoup d'autres, militaires ou civils, responsables ou non du cours des choses en Algérie, Jules Roy, pied-noir, ami de Camus, ancien officier supérieur, auteur de La Vallée heureuse et du Métier des armes, guerrier, moraliste et romancier, a été révolté de ce plaidoyer qui ressuscite les horreurs de la guerre de conquête, les massacres collectifs commandés par Saint-Arnaud et Pélissier, et jette sur l'armée tout entière une ombre sinistre. Il dit son indignation avec une véhémence d'homme du soleil et l'éloquence d'un héraut d'armes du roi Jean.

8 euros (code de commande : 07146).

 

SÈBE (Alain) — Tikatoutine. 6000 ans d'art rupestre saharien. Vidauban, Alain Sèbe, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, [220] p., cartes, (collection « Tagoulmoust »).
Magnifique album dont l'auteur nous explique la genèse :
   
Lorsqu'en 1979 paraissait mon premier livre de la collection Tagoulmoust, l'idée d'un cinquième tome sur l'art rupestre ne m'avait pas effleuré. Pour être franc, bien que reconnaissant sa valeur picturale dès mon premier reportage saharien de 1970, je n'avais alors pas ressenti l'urgence de l'aborder.
   Comment ne pas être fasciné dans mes longues marches sur les plateaux par cette richesse toute de finesse, de sensibilité, laissée là depuis des millénaires par une société dont le mode de vie a totalement disparu ? La nature a tout gardé. Quelle chance !
   L'approche de ce recueil photos est différente, tant par son aspect visuel et historique que par la variété des périodes artistiques qui se sont succédé dans cette longue évolution. Il n'était plus question de présenter uniquement le Sahara et tes « Hommes Bleus », mais également de donner un aperçu, grâce au témoignage des peintures et des gravures, de la vie quotidienne d'il y a 3, 5 ou même 8000 ans.
   Pour ce qui est des paysages où ces peintures s'inscrivent, j'ai opté systématiquement pour le « grand écran », qui permet de restituer ces immensités dans leur fabuleuse dimension. Leurs dédales impressionnants cachent encore des milliers de trésors inconnus : la richesse de l'art rupestre saharien est immense et reste encore en grande partie à découvrir.
   Tikatoutine, comme les autres livres de la collection ne se veut pas exhaustif sur un thème ou une région. Il est la succession des chocs visuels qui m'ont le plus marqué au cours de mes reportages.
   J'essaie, en toute simplicité, de faire partager mon enthousiasme.

80 euros (code de commande : 20823).

 

SOUGUENET (Léon) — Missions au Sahara (1915-1918). Le dernier chameau. Le premier pneu. La première aile. Bruxelles, Éditions de l'Éventail, 1927. Grand in-8° broché, 141 p., illustrations.
Préface :
   J'eus l'honneur d'être, pendant la guerre, à la disposition de M. le Gouverneur Général de l'Algérie Lutaud. Il m'employa à diverses enquêtes sur l'Aurès dont j'ai parlé dans un autre livre et, entre-temps, il m'expédia au Sahara.
   Divers problèmes le hantaient. Au Mzab, il y avait une énigme. Les rapports sur les habitants de ces cinq curieuses petites villes perdues au seuil noir du désert étaient contradictoires. D'aucuns voyaient chez les Mzabites des agents de l'étranger. Il y avait eu, un peu avant la guerre, chez eux, une visite de Sliman et Barouni, sénateur turc, ami peut-être d'Enver bey, peut-être agent provocateur. Il y avait des relations établies entre les Mzabites et leurs coreligionnaires du Djebel Xefous, en Tripolitaine et, à la stupéfaction générale, on avait un jour constaté que la ville de Guerrara, la plus pittoresque du Mzab, et où ne se trouve aucun Français, avait, au début de la guerre, relevé ses remparts. Tous ces faits étaient soulignés par les uns à l'avantage, par les autres à la condamnation du Mzab, avec une égale bonne foi incontestable de part et d'autre. Le gouverneur général me donna l'ordre de me faire une opinion personnelle que je lui communiquerais.
   Un autre problème : la pénétration saharienne. Dès le début de la guerre, la question de l'évacuation éventuelle du Sahara s'était imposée. On était demeuré au Sahara. Le fait ainsi accompli devait être maintenu ou il en résulterait une perte considérable de prestige. Cependant, du sud marocain et du sud tripolitain, les attaques se précisaient; la communication du nord au sud risquait d'être instantanément coupée. Pour la défendre, les moyens faisaient de plus en plus défaut, la métropole rappelant à elle le plus d'officiers qu'elle pouvait et les troupes indigènes sahariennes étant capables de se laisser séduire par les menaces ou les promesses de leurs coreligionnaires. Il fallait coûte que coûte, maintenir, tout au moins, un couloir entre Alger et In-Salah et vers le Hoggar et même jusqu'au Niger.
   Le gouverneur Lutaud prévit les services que pourrait rendre l'automobile et, renonçant à un programme bien établi, scientifique, logique, définitif tel qu'on en fait en temps de paix, et pour n'avoir pas à discuter, imagina de créer, sous tout prétexte, même celui d'un voyage qu'il aurait tenté dans l'extrême sud, des pistes hâtives. Les automobiles y passeraient une fois et, ensuite, on consoliderait le chemin incertain qu'elles auraient frayé.
   Puis, vint l'idée d'un raid d'avions, de la Méditerranée au Niger qui, lui, aurait attiré l'attention du monde, qui aurait eu, comme le disait plus tard le général Laperrine, « une importance planétaire » et qui, en tout cas, avec un minimum de frais, de matériel humain, aurait fait sur les indigènes l'impression d'un miracle français plus efficace pour les maintenir en ordre que l'organisation de hasardeuses colonnes.
   C'est à la solution de ces problèmes et à des préparatifs de ce genre que le gouverneur Lutaud m'utilisa. Les faits historiques qui se déroulèrent au Sahara, sont maintenant connus. Des historiens les ont révélés et commentés. Il n'y sera donc fait allusion qu'incidemment. Ce sont ici simplement des impressions de voyageur qui, touriste, ou qualifié tel pour la circonstance, fut, peut-être le dernier touriste à chameau et qui, touriste obstiné, ensuite, fut le premier touriste en avion : le dernier chameau, le premier pneu et la première aile.
   Il faudra bien pourtant qu'incidemment il soit rendu justice à ceux dont je fus le compagnon d'un moment et dont j'ai constaté les efforts héroïques et tenaces, d'autant plus méritoires qu'ils étaient ignorés de tous. La mère-patrie menait ailleurs une querelle vitale et ne pouvait détourner non attention vers les enfants perdus qui, hors de ses regards et dans l'inconnu, la préservaient de lointaines injures.
   Je parlerai peu des automobilistes du Sahara. Leur histoire reste à faire. Je les ai précédés au début de 1916, puis je n'ai fait que les rencontrer de la fin de 1916 à 1918. Il y a là une véritable épopée, des aventures héroïques et même comiques, des dangers de tous genres dont on se fait difficilement une idée. Ni eux ni les aviateurs n'étaient accompagnés par des légions de journalistes, et ils ne défilaient pas devant le cinéma. La guerre finie, ils rentrèrent tous chez eux et purent lire, quelques années après, que des héros en costume d'opérette, munis d'instruments perfectionnés, solidement escortés, nantis d'importants traités de publicité, avaient mené à bonne fin la traversée du Sahara.
   Il faut applaudir à une opération enfin définitive ; mais s'il est évangélique que les ouvriers de la onzième heure soient récompensés, on peut regretter qu'ils aient oublié de déposer sur les tombes éparses au long desquelles leur randonnée a passé avec la bannière et la fanfare, la plus triste et la plus humble des fleurs du désert.
   Pour moi, je ne puis faire connaître dans le détail tous les exploits dont je fus le témoin et où la ténacité, la bonne humeur, la résistance, morale se manifestaient autant que la valeur guerrière. Ces notes furent prises hâtivement. Aux jours où j'en avais le loisir, j'écrivais. Tel fait y tient plus de place que tel autre, simplement à cause du jour on j'avais du loisir et puis je continuais machinalement, dans ces missions sahariennes, ma profession de chroniqueur et j'écrivais, sans espoir que, jamais, cela pût parvenir à son adresse, pour mes lecteurs de l'Éventail comme j'avais accoutumé de le faire depuis tant d'années. C'est pour cela que le pittoresque, le descriptif tiennent ici la plus grande place. Ce qui était politique, tactique, stratégie – ce qui était administratif, si vous voulez – tout cela fut condensé dans des rapports qui s'en allèrent aux adresses qui convenaient et se trouve donc éliminé des pages qui suivent ; d'où le côté désintéressé de récits de missions au Sahara au moment où la guerre bouleversait le monde et où le Sahara lui-même n'était plus un endroit de tout repos.
   J'ai pourtant le devoir d'écrire quelques noms au début de ces pages. Toute mon action, comme tout ce que j'ai pu écrire depuis, se recommande de Charles Lutaud, gouverneur général de l'Algérie pendant la guerre, à qui je garde une pieuse et reconnaissante mémoire. J'appelle de mes vœux, le jour où il lui sera rendu justice ; mais ce sera contre son vœu à lui qui, dans les dernières années de sa vie, me maintenant son amitié et me prenant pour compagnon dans les Alpes ou à Paris, me disait, avec je ne sais quel accent inquiétant, le plaisir incompréhensible, profond qu'il avait eu à être calomnié et à demeurer méconnu.
   Il me faut écrire ici aussi le nom du général Laperrine. Tous ceux qui l'ont connu lui sont demeurés singulièrement attachés. Parlerai-je aussi du général Nivelle devenu, dès 1918, si ardemment saharien et aviateur ? Mais en dehors de ces grands personnages, à combien d'autres ai-je dû de l'amitié ! à eux, mes compagnons, de qui l'entrain et la bonne humeur ne se démentirent jamais et qui, tout en collaborant à une grande œuvre, avaient le sentiment d'une modestie touchante qui s'imposait au moment où continuait là-bas la guerre, où ils avaient été des héros : Laurent qui gouverne maintenant Casablanca ; Simian, colon aussi courageux qu'il avait été zouave et aviateur admirable ; Bernard, technicien étonnant de l'aviation, entré maintenant, je suppose, dans quelque industrie. Et tant d'autres spécialement de nos deux escadrilles, que la vie a repris, quand la mort ne les a pas immobilisés sous les sables.
   En dehors de cette escadrille à laquelle j'étais « attaché », il m'a été donné d'admirer ces officiers sahariens et ces soldats vers qui j'allais avec de singulières préventions. Le colonel Meynier, Sigonney, Depommier, d'autres, et d'autres, il faut le dire sans qu'on se permette de sourire, avaient des âmes d'apôtres, oui, d'apôtres. Cela paraît naïf ; mais c'était ainsi. Et je garde de ce Sahara où on va pour fuir les hommes, le souvenir que j'y ai rencontré les hommes les plus hommes que je pouvais imaginer.

30 euros (code de commande : 14136).

 

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COMMANDE DE LIVRES

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Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.