PHILOSOPHIE et RELIGIONS

 Page proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander
Retour à la page des listes thématiques

Nouvelle(s) entrée(s)

Une réédition bienvenue :

 

OEHLER (Dolf) — Juin 1848. Le spleen contre l'oubli. Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen, Marx. Traduit de l'allemand par Guy Petitdemange et Patrick Charbonneau. Paris, La Fabrique, 2017. In-8° collé, 404 p., un cahier d'illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Je ne suis pas mort, mais j'ai vieilli, je dois me remettre des journées de Juin comme d'une maladie grave », écrit l'émigré russe Alexandre Herzen. Cette maladie grave est précisément le sujet de ce livre. Elle frappe Baudelaire et son pauvre Cygne qui « sur le sol raboteux traînait son blanc plumage » comme elle atteint Flaubert, ébranlé par tant de bêtise dans la férocité bourgeoise. Et Heine, sur son grabat-tombeau, qui imagine l'épicier faisant des cornets de son Livre des chants pour y « verser du café et du tabac à priser pour les vieilles femmes de l'avenir ».
   Si les journées de Juin et leur répression inouïe n'apparaissent chez ces écrivains que sous forme ironique ou métaphorique, Dolf Oehler montre qu'il s'agit du refoulement de la terrible fracture de Juin entre les deux classes de la société moderne. « Ce n'est absolument pas un hasard si les écrivains les plus significatifs du second Empire sont justement ceux qui ont réfléchi le plus profondément sur la portée des événements de Juin, qui ont intégré Juin dans la texture même de ce qu'ils écrivaient. » Il peut arriver que cette « intégration » soit des plus claires, comme le coup de fusil que le père Roque tire à travers les barreaux sur un prisonnier qui demande du pain, ou chez Baudelaire évoquant cette « voix affaiblie » qui
      Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
      Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
      Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.
   Il revient à Marx d'avoir tiré à chaud les leçons de la défaite : « La révolution de Juin est la révolution haïssable, la révolution répugnante, parce que la chose prend la place du mot, parce que la République découvre la face du monstre en brisant la couronne qui le couvrait et le cachait. »
   Un grand livre sur juin 1848, une magistrale démonstration du lien entre littérature et politique.

28 euros (code de commande : 25420).

 

ENGELS (Friedrich) — Pour comprendre « Le Capital ». Suivi de deux études de Franz Mehring et Rosa Luxembourg sur le « Capital ». Paris, Bureau d'Éditions, 1936. In-8° broché, 126 p., (collection « Les Éléments du Communisme »), couverture un peu défraîchie.
Note de l'éditeur :
   L'étude du Capital de Marx présente de nombreuses difficultés. L'imprévu de la méthode, la profondeur de l'analyse, la multiplicité des points de vue nouveaux déroulent et, parfois, découragent le lecteur.
   Il est préférable de commencer l'élude de la science marxiste par des ouvrages plus accessibles, mais, même pour ceux qui possèdent les premiers éléments de cette science, la lecture du Capital n'est pas des plus faciles. Comment la rendre plus aisée, sinon en prenant tout d'abord connaissance des commentaires autorisés que nous devons au co-fondateur de la doctrine, à Engels lui-même.
   La collection « les Eléments du communisme » notamment, qui a déjà donné tant de textes classiques de Marx et d'Engels, se devait de faciliter aux étudiants du marxisme l'étude de son ouvrage essentiel. C'est dans ce but que nous avons réuni en une seule brochure quatre travaux d'Engels se rapportant à l'étude du Capital :
   1° L'article Le Capital de Marx inédit en français, paru, les 21 et 28 mars 1868, dans la Demokratischen Wochenblatt de Leipzig, qui constitue une magistrale exposition du premier livre du Capital.
   2° Un « Extrait de la préface au deuxième livre du Capital », consacré spécialement à la découverte de la plus-value.
   3° Le « Résumé du Capital » traduit pour la première fois en français, où Engels, chapitre par chapitre, résume et commente la plus grande partie du livre premier du Capital. La rédaction de ce travail, enrichi de nombreuses notes explicatives, a été effectuée par tes soins de l'Institut Marx-Engels-Lénine de Moscou.
   4° Le « Complément et Supplément au troisième livre du Capital », paru en 1895 dans le Devenir social et qui est introuvable aujourd'hui.
   Nous en donnons une nouvelle version soigneusement revue et améliorée. Ce travail constitue l'introduction indispensable à l'étude du troisième livre ;
   5° Vient ensuite une élude sur « La Bourse ». Elle consiste en des remarques complémentaires sur le troisième livre du Capital.
   Nous donnons ce travail, également inédit en français, d'après la copie photographique de l'Institut Marx-Engels-Lénine.
   Nous avons cru utile d'ajouter en annexe un extrait de l'ouvrage classique de Franz Mehring : Karl Marx : Geschichte seines Lebens (Karl Marx, histoire de sa vie), où le grand publiciste expose la genèse du Capital et en analyse le premier livre, et quelques passages du même ouvrage, dus à la plume de Rosa Luxembourg et dans lesquels la célèbre théoricienne, avec sa clarté coutumière, nous donne la substance des deuxième et troisième livres du Capital.
   Nous avons la conviction que, ainsi composé, ce petit ouvrage pourra rendre de réels services à tous ceux qui désirent entreprendre l'étude sérieuse du Capital.

12 euros (code de commande : 25439 - vendu).

 

LEPOUTRE (Gérard) — Étudiants... pour quoi faire ? Des enseignants s'interrogent. Préface de René Rémond. Bruxelles, De Boeck, 1978. In-8° collé, 155 p., (collection « Univers des Sciences Humaines », n° 14).
En quatrième de couverture :
   Le Centre Interdisciplinaire de Réflexion Chrétienne compte sept équipes d'enseignants de la Fédération Universitaire et Polytechnique de Lille. Il se préoccupe d'opérer une médiation entre les sciences (au sens le plus large) et la foi.
   L'une des équipes s'attache à la pédagogie universitaire et entreprend de rendre leur vérité aux rapports entre enseignants et étudiants. Elle est animée par Gérard Lepoutre, physicochimiste, professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille et directeur d'un Laboratoire associé au CNRS.
   Ce livre s'adresse à tous les partenaires de l'entreprise universitaire : étudiants, enseignants, professionnels, parents, professeurs du second degré, grand public cultivé...
   Des enseignants s'interrogent sur la signification humaine et sociale de leurs activités. Cette interrogation a d'abord été l'objet d'un Colloque, tenu à Lille en avril 1977. Une équipe interdisciplinaire a repris les actes du Colloque pour en faire ce livre.
   Ce n'est pas un ouvrage de haute érudition. C'est le fruit d'une riche expérience et d'une solide réflexion sur cette expérience. C'est un instrument pour l'action.

8 euros (code de commande : 25428).

 

Viennent de paraître :

 

Cahiers Internationaux de Symbolisme. Numéros 137-138-139 (2014). Les monstres. Textes réunis et édités par Pierre Gillis et Catherine Gravet. Mons, Centre Interdisciplinaire d'Études Philosophique de l'Université de Mons, 2014. In-8° collé, 508 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   
- Introduction, par Catherine Gravet et Pierre Gillis.
   - Construction et rôles socio-culturels de la créature monstrueuse dans le Japon rural. Éléments d'appréhension ethnozoologique du problème de l'affaire « Hibagon », par Grégory Beaussart.
   - Témoigner la monstruosité de la Shoah. Le devoir de mémoire et de transmission de Vincent Engel et Françoise Lalande, par André Bénit.
   - Jean Meslier, un monstre ce curé ?, par Serge Deruette.
   - Les Monstres hybrides anthropomorphes à la Renaissance : entre ordre et désordre, entre continuité et discontinuité dans la nature, par Sophie Duong-Iseler.
   - Épiphanies de la nature vampirique dans la littérature anglophone fantastique, par Pilar Garces Garcia.
   - Les monstres sont issus de l'ordinaire
, par Pierre Gillis.
   - Des monstres dans nos bibliothèques, par Christine Gobeaux.
   - Non, l'excès ne nuit pas en littérature
, par Catherine Gravet.
   - Note au lecteur et à la « lecteure » : les femmes, ces monstres dont on doit taire le nom, par Justine Houyaux.
   - « Au Pilote Aveugle » de Charles Henneberg : la sirène d'Alpha-Hydre ne supporte pas la lumière, par Catherine d'Humières.
   - Voyage en terre du Mexique, par Georges Lapierre et Geneviève Michel.
   - De quelques « monstres » linguistiques, par Georges Lebouc.
   - Force du poète, pouvoir du roman, joug des conventions ? Marinetti ou l'échec du roman futuriste, par Barbara Meazzi et Jean-Paul Gavard-Perret.
   - Méduses et sirènes dans l'art symboliste, par Evi Papayannopoulou.
   - Le Monstre moral. Considérations relatives au grotesque, par Luis Puelles Romero.
   - Surhomme et monstres dans les « Bob Morane », par Martine Renouprez.
   - Lorsque le monstre et le héros ne sont plus ceux que l'on croit : deux relectures contemporaines du combat de saint Georges et du dragon dans les lettres belges, par Katherine Rondou.
   - Le Monstre dans « La Montée aux Enfers », apocalypse poétique de Maurice Magre, par Frédéric Saenen.
   - Peut-on interdire le combat dit « Lumeçon » montois pour sauver les dragons ?, par Xavier Simon, Renaud Chauvaux, Anne-Françoise Marchand et Francesco Lo Bue.
   - Monstres d'hier, monstres d'aujourd'hui..., par Anne Staquet.
   - Du (et des) monstre(s) au cinéma, par Jeremi Szaniawski.
   - Monstruosité de l'absolu, par Marcel Voisin.
   - Varia :
      - Réflexions sur quelques pratiques d'écriture de John Stuart Mill, par Guillaume Gallant.
      - À propos de...

18 euros (code de commande : 25223).

 

Cahiers Internationaux de Symbolisme. Numéros 143-144-145 (2016). Genre. Textes réunis et édités par Pierre Gillis et Catherine Gravet. Mons, Centre Interdisciplinaire d'Études Philosophique de l'Université de Mons, 2016. In-8° collé, 505 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   - Un thème d'actualité, par Catherine Gravet.
   - La Sexualité dans l'œuvre romanesque de Donato Ndongo-Bidyogo, par Nahiyé Léon Camara.
   - La Femme au toucher ineffable : la pianiste, pédagogue et chercheuse Marie Trautmann, épouse Jaëll, par Giusy Caruso.
   - Aspects de la transculturalité du mythe d'Antigone : étude du personnage Ebah Ya de « La Carte d'identité » de Jean-Marie Adiaffi, par Sara Cissoko.
   - Quelques femmes et le Surréalisme, par Maria Victoria Ferrety Montiel.
   - Les Femmes dans l'espace public. La proposition d'une politique de « galanterie démocratique » par Robespierre, par Florence Gauthier.
   - Olympe de Gouges, histoire ou mystification, par Florence Gauthier.
   - La ville est-elle du genre masculin ?, par Dominique Gluck.
   - Infime contribution à l'histoire des femmes, par Catherine Gravet.
   - L'Imaginaire du genre et du voyage au Soudan médiéval, par Sylvie Kandé.
   - L'Ange des origines. Traversée éclair du « Chant du dragon » de Claire Lejeune, par Gabriël Maes.
   - Traduction et études de genre : est-il question de style féminin et de style masculin dans les traductions de « Brief einer Unbekannten » de Stefan Zweig ?, par Marie Mehaignoul et Camille Janssens.
   - Nicole Verschoore, romancière de la passion, par Michel Otten.
   - Entre subversion et institutionnalisation : l'agir de Sophia pour intégrer les savoirs féministes dans les universités belges, par Nadine Plateau.
   - D'« Ariane et Don Juan » à « La Femme rouge » : un dialogue ininterrompu, par Martine Renouprez.
   - Les LGBT en Russie et la loi du silence, par Magali Roba.
   - Femmes de papier et religions du livre : l'influence de la théologie féministe sur les lettres contemporaines, par Katherine Rondou.
   - Construction et déconstruction de la virilité chez Zola et Mendele Moïcher Sforim : les personnages de Sender-la-Bonne-Femme et François Mouret, par Michael Rosenfeld.
   - Le Bouddhisme et les Femmes en Himalaya. Des paradoxes scripturaires des premiers temps à l'investissement religieux dans la modernité : une étude ethnologique, par Brigitte Steinmann.
   - Devenir et être ingénieures en France. Un genre particulier dans le champ scientifique ?, par Kristoff Talin.
   - Théologien-nes féministes et « gay-friendly » de l'islam, par Ludovic-Mohamed Zahed.
   - Nouvelle, témoignages, poème :
      - De Barbie à saint Jérôme, par Valentine Boudart.
      - Le Théâtre et l'Ignorance, par Jean Delval.
      - Récit de vie d'une scientifique insolite, par Nivin Faely.
      - Réflexion, par Wafa Ouchene.
      - Le Regret d'Elvire.
   - Varia :
      - « Nocturne au Parc royal de Bruxelles ». Temps vitrifié et figures absentes, par Laurent Grison.
      - Saint Georges au pays des soviets, par Jean Maurice Rosier et Alixe Constant.
      - Requiem pour un rêve wallon. La vie et l'œuvre de Jean Louvet comme écrivain, auteur et personnage, par Jean Maurice Rosier.
      - Premier supplément à l'inventaire chronologique de la correspondance de Léon Bloy, à l'inventaire de ses envois et dédicaces et à la première liste des traductions de ses œuvres, par Émile Van Balberghe.
      - À propos de...

18 euros (code de commande : 25222).

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

ABELLIO (Raymond) — La structure absolue. Essai de phénoménologie génétique. Paris, Gallimard, 1965. In-8° broché, 527 p. (collection « Bibliothèque des Idées »), couverture jaunie.
En quatrième de couverture :
   C'est dans son dernier roman, La Fosse de Babel, qu'Abellio parle pour la première fois de la structure absolue où l'un de ses héros veut voir « la clef universelle de l'être et du devenir, des situations et des mutations ». On attendait donc avec impatience et curiosité l'essai qui exposerait et justifierait dialectiquement les quelques analyses pénétrantes données dans le roman au titre de simples applications de cette méthode.
   L'ouvrage surprendra à plus d'un titre. D'abord par la vigueur de sa démarche qui s'inscrit – tout en la voulant dépasser – dans la ligne d'une philosophie héritière de Husserl, opposée à celle de J.-P. Sartre et à la philosophie scolastique universitaire dont il dénonce l'insuffisance radicale. Ensuite par les perspectives révolutionnaires qu'il ouvre dans les domaines les plus divers de la connaissance en systématisant les tentatives encore désordonnées du « structuralisme » contemporain.
   Enfin, – et ceci étonnera aussi les familiers de son œuvre – parce que si Abellio fait encore parfois appel ici aux enseignements de la Tradition dite sacrée, c'est uniquement à titre d'illustrations et non de preuves.
   Dès sa préface, l'auteur remet en cause la notion de « structure » qui jouit d'un si grand crédit dans la plupart des disciplines actuelles et qui ne semble devoir l'essentiel de son crédit qu'à une complaisante souplesse de sens. Comment les sciences pourraient-elles, en effet, justifier l'emploi d'un concept qui implique une interdépendance globale des parties alors quelles ne peuvent jamais rendre compte de celles-ci que de façon elle-même partielle ?
   C'est en partant, au contraire, d'une vision universelle de l'interdépendance et dune étude initiale de l'intuition et de la perception qu'Abellio s'efforce de dégager une dialectique entièrement nouvelle. Il fonde .ainsi une ontologie, une théologie et une anthropologie dont la lecture demeure difficile sans doute mais qui, constamment éclairées d'aperçus nouveau, d'analyses brillantes et profondes, demeurent la première tentative pour maîtriser et systématiser la complexité croissante des sciences dites humaines.

20 euros (code de commande : 20240).


ALAIN — Propos sur le bonheur. Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté, (collection « les Essais », 21).

15 euros (code de commande : 47/63).


ARISTOTE — Politique. Texte français présenté et annoté par Marcel Prélot et précédé d'une Préface générale à la Bibliothèque de la Science politique par B. Mirkine-Guetzévitch et M. Prélot. Paris, Presses Universitaires de France, 1950. In-8° broché, XXVIII, 243 p., (collection « Bibliothèque de la Science Politique - Deuxième série : Les Grandes Doctrines Politiques »), couverture défraîchie, charnières renforcées avec de l'adhésif, marques d'appartenance à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est le propre des grandes œuvres que d'offrir à l'examen des siècles une matière diverse et toujours renouvelée.
   Aussi, peut-on, à l'heure présente, concevoir quatre manières au moins d'aborder et d'approfondir la Politique. La première est philologique et littéraire : elle se propose d'établir un texte aussi exact que possible et d'en donner, dans notre langue, la meilleure version. La seconde est historique : elle restitue le livre à son milieu et l'utilise comme une incomparable contribution à la connaissance de la vie antique. La troisième est philosophique : elle recherche les liens avec la morale et la cosmologie du Stagirite ; elle marque la place de sa conception de la Cité dans sa conception du monde. La quatrième est politique : elle envisage ce traité des gouvernements dans sa signification actuelle; elle le met en relation avec les catégories de la théorie générale de l'État, avec les règles du droit constitutionnel et les acquisitions de la sociologie ; elle a le souci moins de ce que furent Aristote et son ouvrage que de ce qu'ils ont encore à nous dire.
   Point n'est besoin de préciser que, figurant sur le second rayon de la nouvelle Bibliothèque de la Science Politique (série des « Grandes Doctrines »), l'édition que nous présentons procède de cette dernière préoccupation et doit être considérée selon cet angle de vue particulier. Notre propos est, avant tout, de rétablir le contact entre le parlementaire, le publiciste, l'intellectuel ou l'étudiant d'aujourd'hui et une œuvre, essentielle à l'humaniste, que cependant il ne lit plus guère. Notre tâche est donc moins de commenter un texte avec érudition, de l'annoter abondamment, d'en faire l'objet d'exégèses et de disputes linguistiques, que de retrouver une pensée dans son originalité géniale, sans chercher à la moderniser abusivement, mais aussi sans vouloir trop marquer, entre elle et nous, la distance des siècles.
   Peut-être, d'ailleurs, l'espace est-il moindre qu'il ne paraît et est-ce un autre privilège des grandes œuvres que de se comprendre mieux, au fur et à mesure que se déroulent les temps. Le citoyen Champagne, directeur de l'Institut du Collège de l'Égalité, qui fut, en l'an V, le premier contemporain à publier la Politique en français, ajoute, après avoir rendu hommage à ses précurseurs en latin, le Roy et Heinsius, « je déclare que je me serais cru incapable de traduire et d'interpréter après eux la Politique d'Aristote, si je n'avais eu trois grands et profonds commentaires qu'ils n'ont pu consulter : ce sont L'Esprit des Lois, Le Contrat social et notre Révolution, le plus étendu et le plus instructif de tous. » Nous pouvons en dire autant des œuvres que nous a apportées le XIXe siècle, avec Tocqueville, Proudhon ou Marx, et plus encore des événements du XXe. L'ébranlement des deux guerres mondiales, qui a disloqué puis brisé les cadres où l'Europe libérale enfermait et affinait à l'excès sa pensée politique, a ouvert les esprits aux plus vastes confrontations.
   Aussi, est-ce pour plusieurs d'entre nous, dans la nuit de l'invasion, qu'Aristote nous est revenu. Une époque revivait avec lui, en proie à une crise analogue de bouleversement, à un autre tournant du monde. Pour comprendre le présent, une analyse du passé offrait la forte nourriture indispensable en ces temps de dénutrition intellectuelle, mais, en retour, les mœurs antiques, avec leur cruauté et leur luxure, ressuscitaient au contact des tyrannies totalitaires à l'instant victorieuses. Comme aimait à le dire notre ami Henri Focillon qui, à la même heure, s'éteignait à New-York : « l'histoire est une divination inversée ». On ne pénètre bien que les œuvres proches de soi-même ou de son temps, au moins par quelque côté.

13 euros (code de commande : 15733).


ARON (Raymond) — Introduction à la philosophie de l'Histoire. Essai sur les limites de l'objectivité historique. Nouvelle édition revue et annotée par Sylvie Mesure. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, X, 521 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
   La vérité scientifique se détache de la conscience qui l'a élaborée puisque, à un certain degré d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de même pour la reconstitution historique ? L'historien ne s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? En d'autres termes la science historique, comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire, chaque société récrit-elle son histoire parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
   Cette analyse devenue classique de l'historicité conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui, s'opposant aux synthèses spéculatives en même temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire. « La philosophie de l'histoire, écrit-il, est une partie essentielle de la philosophie, elle en est à la fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine, d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme. Double caractère qui serait contradictoire si l'on se représentait la philosophie selon le schéma des théories déductives, mais qui devient intelligible dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi de l'être qui se situe clans l'histoire et se mesure à la vérité. »
   Près de cinquante ans après sa première parution, cet ouvrage devenu célèbre sans vieillir fait l'objet d'une édition nouvelle, revue et annotée par Sylvie Mesure.

13 euros (code de commande : 18273).

 

ARON (Raymond) — Mémoires. 50 ans de réflexion politique. Paris, Julliard, 1983. In-8° collé, 778 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre est le récit d'une rencontre : la rencontre d'un siècle convulsif et d'une intelligence avide de le comprendre.
   Séjournant en Allemagne de 1930 à 1933, Raymond Aron y a reçu le choc de l'Histoire, l'impulsion de sa vie : comprendre l'existence politique des hommes.
   Que puis-je savoir de l'Histoire ? Que dois-je faire comme citoyen ? Telles sont les questions qu'il ne cessera désormais de se poser. Elles inspirent toutes ses démarches : ses travaux de philosophie avant la guerre, son action à Londres comme animateur de la France libre, son activité multiforme de professeur, de journaliste, de protagoniste du débat politique depuis la Libération jusqu'à aujourd'hui.
   Ces Mémoires sont ainsi le bilan des réflexions d'un grand philosophe politique sur le monde moderne. Tous les grands problèmes sont abordés avec hauteur de vue et simplicité : la société industrielle, la menace communiste, l'avenir des démocraties, la paix et la guerre, la stratégie nucléaire, rien de ce qui intéresse le plus les hommes d'aujourd'hui n'est négligé. Raymond Aron parvient à dresser un tableau clair de notre époque confuse.
   Raymond Aron a connu de fort près quelques-uns des acteurs éminents de l'époque : qu'il s'agisse de Charles de Gaulle ou de Jean-Paul Sartre, d'André Malraux ou d'Henry Kissinger, de Jean Daniel ou de Robert Hersant, ses portraits sont d'un dessin à la fois ferme et nuancé, sans complaisance mais sans malveillance.
   Ces Mémoires sont enfin le témoignage personnel émouvant d'une personnalité célèbre mais secrète, qui parle ici avec délicatesse de sa famille, de ses amis, qui s'interroge à mi-voix sur lui-même et sur son œuvre, sur les hommes et sur la vie. Un homme supérieur parle au lecteur d'une voix fraternelle : il éclaire son intelligence et touche son cœur.

13 euros (code de commande : 22217).


ATHENOUX (André) — Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8° broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la préface consacrée à l'un de ses récents ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde, le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à un périple en Russie soviétique, suivi de près de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes de l'Église persécutée dans les pays communistes. Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait contact avec les diverses « Églises du silence » (Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.), en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao. Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant cette image, la recherche des causes de la persécution chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées. L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret » est poussé par une force irrésistible à crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à un problème aussi délicat, complexe et actuel », soulignant son souci très vif d'une information directe et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare « irréprochable » et ajoute : « Passionnant ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle, d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu – et qui manquait – dans les Annales de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »

9 euros (code de commande : 10213).


AUVERGNE (Dominique) — Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm. Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier - Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncœur m’ont confié... Paris, Desclée de Brouwer, 1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.

7,50 euros (code de commande : 511).


Ave Maria. Godvruchtig gebenboek voor Godminnende zielen. Braine-le-Comte, Zech, 1902. In-12 pleine ivoirine à fermoirs, premier plat orné d'incurstations argentées tranches dorées, 288 p., une illustration en frontispice, texte encadré par un filet rouge.

   

20 euros (code de commande : 21143MP).


BABY (Jean) — Un monde meilleur. Recherche marxiste. Nouvelle édition. Préface de Pierre Jalée. Paris, Maspero, 1973. In-8° broché, 191 p., (collection « Cahiers Libres », n° 63-64), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Un monde meilleur fut publié pour la première fois à l'automne 1964. Jean Baby l'avait écrit en 1963-1964. Le livre fut alors rapidement épuisé et réimprimé. Dans la préface à cette réédition, Pierre Jalée écrit :
   « À mon avis, la profonde originalité d'Un monde meilleur lu en 1972, et c'est pourquoi François Maspero a raison de le rééditer, c'est que si l'auteur y annonce mai 1968, il le corrige aussi en quelque sorte et d'avance dans la mesure où il permet au lecteur d'en apercevoir les limites et les faiblesses, qui se manifestent trop souvent encore aujourd'hui [...]
   « Jean Baby prend la précaution d'écrire en sous-titre de son livre les mots « recherche marxiste ». Il se défend de céder à l'utopie. Il va jusqu'à placer au début de son étude – et combien a-t-il raison ! – quatre brefs chapitres de rappel de l'analyse marxiste concernant les problèmes dont il va traiter et les éclairant au préalable. Si l'on veut donner un exemple, l'oppression et la répression ne sont trop souvent, en 1973 encore et surtout parmi la jeunesse, aperçues et ressenties que comme un phénomène « en soi », non ou trop sommairement relié à l'essence de la société qui les utilise. Jean Baby rappelle opportunément qu'elles en découlent de toute nécessité, qu'une telle société les sécrète comme le scorpion son venin. D'où résulte la vanité ou au moins la précarité de toute lutte contre l'oppression et la répression qui ne s'attaque pas à ce qui les engendre, c'est-à-dire à la société capitaliste de classe. Et il en va de même pour toutes les autres tares inhérentes au système [...]
   « Quant à ses propres investigations, à son travail de prospection d'un avenir socialiste sur les problèmes de l'enfance et de la jeunesse, de l'éducation, des femmes et de la famille, Jean Baby tient à leur donner les bases les plus solides en les plaçant dans la continuité de la recherche dont Marx a ouvert les voies. Pour lui, la société de transition ou socialiste et ensuite la société communiste ne sauraient résulter d'un pari ou dépendre d'un volontarisme teinté d'idéalisme, elles ne pourront se développer en toutes directions que conformément à un processus historique. Il n'explore le futur qu'à partir de la connaissance de la réalité de départ et des lois de l'évolution des sociétés. Je connais peu de livres aussi excitants pour l'esprit. Si celui de Jean Baby avait dès 1964 annoncé mai 1968, mai 1968 le lui rend bien, qui aujourd'hui lui confère une résonance et un impact nouveaux. Et personnellement, la relecture d'Un monde meilleur me fut singulièrement plus stimulante et enrichissante en 1973 que ne m'avait été sa lecture en 1964.
   « Mais Jean Baby n'est plus là pour que je lui dise. »

10 euros (code de commande : 22908).

 


BARTHES (Roland) — Fragments d'un discours amoureux. Paris, Seuil, 1989. In-8° broché, 280 p., (collection « Tel Quel »), cachet ex-libris et date manuscrite à la page de faux-titre, bel exemplaire.
Avertissement :
   La nécessité de ce livre tient dans la considération suivante : que le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets (qui le sait ?), mais il n'est soutenu par personne ; il est complètement abandonné des langages environnants : ou ignoré, ou déprécié, ou moqué par eux, coupé non seulement du pouvoir, mais aussi de ses mécanismes (sciences, savoirs, arts). Lorsqu'un discours est de la sorte entraîné par sa propre force dans la dérive de l'inactuel, déporté hors de toute grégarité, il ne lui reste plus qu'à être le lieu, si exigu soit-il, d'une affirmation. Cette affirmation est en somme le sujet du livre qui commence.

10 euros (code de commande : 16756).

 


BAUDRILLARD (Jean) — De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché, 248 p., (collection « L'Espace critique »).

7,50 euros (code de commande : 4532).


BEAUD (Olivier) — La puissance de l'État. Paris, Presses Universitaire de France, 1994. In-8° broché, 512 p., (collection « Leviathan »), éraflures au mors supérieur, peu courant.
En quatrième de couverture :
   
À l'heure où la souveraineté est revenue au centre du débat politique et constitutionnel, le présent ouvrage réexamine la question classique du rapport entre la souveraineté et l'État. Il vise à rendre compte juridiquement de l'État et repose donc sur la conviction que les juristes, conscients de la richesse et de l'intérêt de leur savoir, peuvent prendre une part importante à la réflexion sur l'État et ouvrir un dialogue avec les savants des autres disciplines.
   Une telle étude va ainsi à rencontre de la doctrine constitutionnelle, aujourd'hui dominante, qui se limite peut-être trop souvent à analyser les notions de droit constitutionnel à la seule lumière de la jurisprudence constitutionnelle. Elle entend, au rebours de cette dernière, restituer aux notions de souveraineté et d'État toute leur densité historique, dogmatique et systématique à partir d'une confrontation avec la doctrine des grands juristes français et allemands.
   Dans cette perspective, le recours à l'histoire de la pensée juridique et à l'ouvrage majeur de Jean Bodin, les Six Livres de la République, se révèle salutaire pour se déprendre de l'interprétation purement technique des notions de puissance publique et de souveraineté. Une relecture juridique du grand ouvrage montre que le légiste français a élaboré au XVIe siècle la première théorie générale de l'État dont des pans entiers – les rapports entre la souveraineté et la positivité du droit, les sujets du Souverain et la délégation – sont encore valables pour décrire l'État d'aujourd'hui.
   Contrairement à ce qu'on lit souvent, la souveraineté de Bodin et des légistes n'est pas devenue complètement obsolète avec l'irruption du constitutionnalisme libéral. La théorie constitutionnelle (notamment celle de Hans Kelsen et de Carl Schmitt) et la philosophie politique (notamment celle de Rousseau et Sieyès) montrent que, dans une démocratie constitutionnelle, l'expression juridique de la souveraineté du peuple est la souveraineté constituante. La constitution de l'État moderne est donc analysée paradoxalement comme un acte de souveraineté, passible d'un traitement juridique (étude de sa procédure d'élaboration et de son abrogation). Cette entreprise de dogmatique constitutionnelle débouche sur la question d'actualité de la limitation matérielle du pouvoir de révision constitutionnelle, qui fait ici l'objet d'un exposé systématique, et sur une interrogation sur les notions mêmes de constitution, de démocratie et de révolution.
   En guise de conclusion, l'ouvrage se clôt par un long chapitre sur le Traité de Maastricht qui vise à éprouver la valeur pratique des conclusions théoriques avancées.

35 euros (code de commande : 21823).


[BECKETT (Samuel)]. OST (Isabelle) — Samuel Beckett et Gilles Deleuze : cartographie de deux parcours d'écriture. Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis, 2008. In-8° collé, 444 p., (collection « Lettres »), exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bel état.
Sur la couverture :
   Beckett comme Deleuze ont inventé une poétique et politique d'écriture nouvelles, volontairement radicales et provocatrices : une autre manière de concevoir l'art et l'homme dans le monde moderne.
   Ce livre a pour objectif le tracé d'une carte : une carte littéraire et philosophique, un itinéraire nomade dans lequel le lecteur sera invité à explorer les points de rencontre des parcours croisés de ces deux écritures. Ses cinq chapitres proposent des trajets entrelacés à travers les œuvres d'un écrivain et d'un philosophe, suivant une construction circulaire inspirée du dernier texte de Beckett. Entre les paradoxes du mouvement du vide et ceux d'un temps non-chronologique, on parcourra successivement les questions de la représentation et du sujet dans la création et la réflexion contemporaines, et celle de l'invention d'une « littérature mineure ». Ainsi se produira l'événement d'une rencontre inédite et virtuelle, rencontre par l'écriture, de deux grands noms qui ont marqué le XXe siècle.
   Au terme du voyage, l'ambition de ce projet sera de repenser le dialogue ancestral de la philosophie avec la littérature : loin d'une altérité absolue ou d'un assujettissement du littéraire par le spéculatif, la fiction est la raison d'un travail du langage et de l'image où chacun des deux discours enrichit l'autre.

 


BENDA (Julien) — Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique. Paris, Le Livre, 1925. In-12 broché, 164 p.

10 euros (code de commande : 3155).

BENDA (Julien) — La trahison des clercs. Paris, Grasset, 1927. In-8° broché, 306 p., mention de 9e édition à la couverture, achevé d'imprimer daté du 24 novembre 1927, couverture défraîchie, papier jauni.
Avant-propos :
   Tolstoï conte qu'étant officier et voyant, lors d'une marche, un de ses collègues frapper un homme qui s'écartait du rang, il lui dit : « N'êtes-vous pas honteux de traiter ainsi un de vos semblables ? Vous n'avez donc pas lu l'Évangile ? » À quoi l'autre répondit : « Vous n'avez donc pas lu les règlements militaires ? »
   Cette réponse est celle que s'attirera toujours le spirituel qui veut régir le temporel. Elle me paraît fort sage. Ceux qui conduisent les hommes à la conquête des choses n'ont que faire de la justice et de la charité.
   Toutefois il me semble important qu'il existe des hommes, même si on les bafoue, qui convient leurs semblables à d'autres religions qu'à celle du temporel. Or, ceux qui avaient la charge de ce rôle, et que j'appelle les clercs, non seulement ne le tiennent plus, mais tiennent le rôle contraire. La plupart des moralistes écoutés en Europe depuis cinquante ans, singulièrement les gens de lettres en France, invitent les hommes à se moquer de l'Évangile et à lire les règlements militaires.
   Ce nouvel enseignement me semble d'autant plus grave qu'il s'adresse à une humanité qui, de son propre chef, se pose aujourd'hui dans le temporel avec une décision inconnue jusqu'à ce jour. C'est ce que je commencerai par montrer.

10 euros (code de commande : 16741).

[BENDA]. REVAH (Louis-Albert) — Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France de Maurras. Paris, Plon, 1991. In-8° collé, 265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième de couverture :
   « Au moment où la France s'apprête à célébrer le bicentenaire de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs français, auteur de la célèbre Trahison des clercs, rappelle toute la complexité de la question juive.
   Le brillant essayiste, l'un des plus en vue des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite et même de Maurras, avant de déclarer la guerre à la bourgeoisie française et de se comporter, après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant que sa destinée personnelle, illustre les difficultés de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté à l'antisémitisme. »

11 euros (code de commande : 11702).

 


BENOIT (Félix et Bruno) — Hérésies et diableries à Lyon et alentours. Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
Bruno Benoit, professeur agrégé de l'Université, docteur en histoire, ainsi que son père Félix Benoit, ce persévérant fureteur d'archives, se sont penchés depuis des années sur les diverses formes de l'occultisme. De sorte que leurs recherches sur les hérésies, les déviations de la pensée chrétienne, les superstitions, les diableries et la sorcellerie en Lyonnais, les ont conduits à réaliser ce livre. Soit un ouvrage destiné avant tout à intéresser les curieux, en marge de tout pédantisme, et aussi objectivement que possible.
Particulièrement en cette fin de siècle où tant de religions, de sectes et de philosophies s'interrogent et posent des questions...

15 euros (code de commande : 140/70).


 

BERGER (Peter)La religion dans la conscience moderne. Essai d'analyse culturelle. Traduction de Joseph Feisthauer. [Paris], Éditions du Centurion, 1971. In-8° broché, 287 p., (collection « Religion et Sciences de l'Homme »), couverture passée.
En quatrième de couverture :
   Pressentiments, enquêtes et sondages convergent pour l'affirmer : dans la vie culturelle, sociale et finalement dans l'existence personnelle des hommes, la religion ne détient plus aujourd'hui la fonction qu'elle remplissait hier ; et ce changement, qui atteint tous les milieux humains, ne connaît pas de précédent.
   Berger ne s'en tient pas à l'énoncé des faits ; il essaie de nous en donner l'intelligence. Analysant le fonctionnement de la religion dans la société, il renoue avec ce qui fut l'inspiration des grands sociologues. Voilà des chapitres décisifs qui expliquent la signification essentielle de la religion pour la culture, pour la vie sociale et ses institutions (famille, lois, politique, économie...), pour les consciences personnelles affrontées à leur destin humain et à la menace de la mort. Rarement une analyse de la mutation actuelle n'aura paru aussi convaincante, car l'auteur identifie le lieu où s'opère l'ébranlement, où se noue cette crise de la conscience moderne qui devient crise de la foi et de la théologie.
   Faire la théorie de la signification culturelle de la religion, expliquer l'histoire de son fonctionnement dans la société moderne, c'est poser le problème du sens et de l'avenir des religions, Celles-ci auraient-elles définitivement achevé leur rôle ? Les fonctions, qu'elles échouent pour l'instant à remplir, ne resteraient-elles pas terriblement vacantes dans la collectivité et dans la conscience des hommes d'aujourd'hui ?
   L'ouvrage magistral de P. Berger conduit au changement d'optique nécessaire pour comprendre ces questions ; elles sont essentielles pour la civilisation tout autant que pour la religion.

18 euros (code de commande : 24362).


BERGSON (Henri) L'énergie spirituelle. Essais et conférences. 52e édition. Paris, Presses Universitaires de France, 1949. In-8° broché, VIII, 214 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bon état.
Avant-propos :
   
Depuis longtemps, nos amis voulaient bien nous engager à réunir en volume des études parues dans divers recueils et dont la plupart étaient devenus introuvables. Ils nous faisaient observer que plusieurs avaient été traduites et éditées séparément, dans divers pays, en forme de brochure : l'une d'elles (l'Introduction à la métaphysique) était maintenant à la disposition du public en sept ou huit langues différentes, mais non pas en français. Il y avait d'ailleurs, dans le nombre, des conférences données à l'étranger et qui n'avaient pas été publiées en France. Telle d'entre elles, faite en anglais, n'avait jamais paru dans notre langue.
   Ce volume contient les « travaux qui portent sur des problèmes déterminés de psychologie et de philosophie. Tous ces problèmes se ramènent à celui de l'énergie spirituelle ; tel est le titre que nous donnons au livre. »
Les sept textes qui constituent ce volume sont :
   - La conscience et la vie, conférence Huxley, fait à l'Université de Birmingham, le 29 mai 1911.
   - L'âme et le corps, conférence faite à Foi et Vie, le 28 avril 1912.
   - « Fantômes de vivants » et « Recherche psychique », conférence faite à la Society for psychical Research de Londres, le 28 mai 1913.
   - Le rêve, conférence faite à l'Institut général de psychologie, le 26 mars 1901.
   - Le souvenir du présent et la fausse reconnaissance, étude parue dans la Revue philosophique de décembre 1908.
   - L'effort intellectuel, étude parue dans la Revue philosophique de janvier 1902.
   - Le cerveau et la pensée : une illusion philosophique, mémoire lu au Congrès de philosophie de Genève en 1904 et publié dans la Revue de métaphysique et de morale sous le titre : Le paralogisme psycho-physiologique.

13 euros (code de commande : 24161).

[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN (René) — La philosophie de M. Henri Bergson. Paris, Grasset, 1911. In-12 broché, 187 p.

5 euros (code de commande : 4997).


BERNAL (J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.) — Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V. Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste, 1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie non coupé.
Table des matières :
   - Introduction, par Marcel Prenant.
   - Les bases physiques de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of Life, publié en 1952).
   - Histoires vitales. Compte rendu des « Bases physiques de la vie » par J.D. Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney, publié en 1952).
   - Défense de marcher sur les pelouses, par J.D. Bernal (réponse à Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass, publié en 1952).
   - Les origines de la vie, par J.B.S. Haldane (traduction de The Origins of Life, publié en 1954).
   - L'origine de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The Origin of Life, publié en 1954).
   - De la fabrication et de la définition de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making and recognizing life, publié en 1954).
   - L'évolution de la matière vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The Evolution of living Matter, publié en 1954).

12 euros (code de commande : 14115).


BERNHEIM (Gilles)Un rabbin dans la cité. Paris, Calmann-Lévy, 1997. In-8° collé, 215 p., quelques coupures de presse.
En quatrième de couverture :
   Lorsqu'il s'est présenté en 1994 à l'élection au grand rabbinat de France, Gilles Bernheim a suscité un immense espoir. Celui d'un judaïsme renouvelé et ouvert au dialogue : avec les non-juifs, à l'heure où les catholiques tendent la main à leurs frères aînés ; avec les athées, qui désormais sont la majorité ; avec tous ceux qui sont rejetés sur les marges d'une société de plus en plus dure – SDF, homosexuels, malades du sida, etc.
   Aujourd'hui, c'est dans un livre qu'il a choisi d'exprimer une pensée jusque-là réservée à ses seuls élèves. Il montre que l'on peut être un rabbin orthodoxe sans être pour autant coupé de la cité dans laquelle nous vivons ; que le judaïsme ne peut ignorer tout l'apport de la culture moderne, juive ou non ; que le temps du ghetto est fini et qu'il faut bâtir un judaïsme vivant.
   Gilles Bernheim nous le dit sans détours : la dérive fondamentaliste menace en ce moment toutes les religions révélées et le judaïsme n'est pas plus que les autres à l'abri de ce mal. Le remède n'est pas dans le repli sur des pratiques vidées de leur exigence spirituelle, ni dans une auto-idolâtrie obstinée ; il est dans un approfondissement de la réflexion et du dialogue, seul capable de fortifier l'adhésion du cœur.

10 euros (code de commande : 19881).


BERNOVILLE (Gaëtan) — La Société du Sacré-Cœur de Jésus (les Dames du Sacré-Cœur). 2e édition. Paris, Grasset, 1940. In-8° broché, 276 p., (collection « Les Grands Ordres Monastiques et Instituts Religieux », n° XXX), exemplaire non-coupé.
Table des matières :
   I. Vie de la fondatrice.
   II. Les constitutions et la spiritualité.
   III. L'éducation.
   IV. L'esprit du Sacré-Cœur à travers le monde.
   V. Les paysages et les âmes.

12 euros (code de commande : 22396).


BETZ (Albrecht)Exil et engagement. Les intellectuels allemands et la France 1930-1940. Traduit de l'allemand par Pierre Rusch. Paris, Gallimard, 1991. In-8° broché, 409 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième de couverture :
   Cette étude, unique en son genre et qu'il fallait pour écrire un historien de la littérature d'une génération nouvelle et complètement immergé dans les deux cultures, française et allemande, a pour ambition, vingt ans après la redécouverte de l'effervescence intellectuelle de la république de Weimar, de resituer dans toute sa complexité le réseau d'action et de réaction de ce champ politico-littéraire dont les deux pôles furent le Troisième Reich et la France, le national-socialisme et la patrie des droits de l'homme. Foyer de combustion dont la crise économique, l'arrivée de Hitler au pouvoir, le Volksfront et la chute de Paris sont venus, en dix ans, relancer l'intensité tragique ; et dont l'épicentre se situe dans les débats des écrivains allemands exilés en France.
   Les données de base sont relativement connues, à travers les figures de proue que furent Heinrich Mann, Bertolt Brecht ou Walter Benjamin. Ce qui l'est beaucoup moins, ce sont les conditions mêmes du débat, l'exil comme expression paroxystique de l'engagement, les organes et les moyens dont ces écrivains disposaient pour faire entendre une voix qui s'adressait tantôt aux milieux internes de l'émigration, tantôt, par-delà la censure, à leurs compatriotes, tantôt aux intellectuels français plus ou moins sourds.
   Aussi bien l'intérêt du livre d'A. Betz ne se limite pas à l'éclairage, aujourd'hui plus que jamais nécessaire, de ce chapitre clé de la « guerre civile de l'Europe » du XXe siècle. La seconde partie fournit, en contrepoint documentaires l'engagement intellectuel, une bibliographie de trois cents titres et plus de mille trois cents articles de presse ainsi qu'une chronologie aussi détaillée que possible des activités littéraires et militantes des écrivains de langue allemande qui, pour l'auteur, est une manière de réintégrer l'histoire de cette intelligentsia extérieure dans le cours global de l'histoire allemande.

12 euros (code de commande : 20238).


BOUTANG (Pierre) — La Source sacrée. Les Abeilles de Delphes II. Monaco, Éditions du Rocher, 2003. In-8° collé, 477 p., pli au second feuillet de couverture.
En quatrième de couverture :
   La source sacrée est celle où les abeilles de Delphes vont puiser quelques gouttes d'une transparence parfaite. C'est à cette même quête que nous convie Pierre Boutang dans ce recueil critique inédit, qui rassemble des articles publiés dans les années cinquante et soixante. Ici encore, il jette sur les poètes, les romanciers et les philosophes de purs traits de lumière, qui définissent à chaque fois un art de penser et un art d'écrire. Une telle puissance de dialogue et de rencontre, sans tabou ni complaisance, a aussi bien suscité l'admiration de Jules Supervielle que de Daniel Halévy, Roger Nimier et Jean Paulhan.
   Méditant tour à tour sur le langage et le style, sur les « bergers » chrétiens de la littérature, mais sondant aussi bien les entrelacs de Rousseau, Montherlant et Proust (le « Champ clos » du moi), Boutang achève cet itinéraire par une réflexion sur la naissance de l'État : on y découvre ses lectures de Tocqueville, Sorel et Aron, rencontrant toujours chaque auteur sur la crête de sa pensée. Parmi les grands morceaux, le lecteur retrouvera la préface aux Possédés de Dostoïevski et l'introduction allègre de la Satire Ménippée. Dans une préface inédite écrite en 1991, Pierre Boutang met en évidence l'unité de sa démarche et de sa quête métaphysique.
   Cet immense voyage dans la littérature, la politique et la philosophie refonde la critique par la rencontre entre le logos et le monde.

12 euros (code de commande : 17974).


BOUYER (Louis) Dictionnaire théologique. Tournai, Desclée de Brouwer, 1963. In-8° étroit sous cartonnage d'éditeur, IX, 653, [14 (lecture synthétique du dictionnaire)] p.
Préface :
   Ce livre n'ambitionne point de rivaliser avec un ouvrage comme le Dictionnaire de théologie catholique, édité par MM. Vacant, Mangenot et Amann. Il s'agit là, en réalité, d'une collection de monographies dont beaucoup ont l'ampleur d'un véritable volume. Ce qu'on a voulu ici est bien plus modeste. On a cherché d'abord à présenter le sens exact des expressions théologiques, dans les termes les plus simples et les plus accessibles à tous. Ensuite, on s'est efforcé de proposer, dans des termes également lisibles pour les non-spécialistes, une synthèse succincte de la doctrine catholique en partant de chacun de ses termes-clés. Par là, on a voulu rendre service d'abord aux prédicateurs et aux catéchistes, en leur fournissant à propos de chaque question capitale un exposé très bref, mais qui contienne l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour comprendre et expliquer correctement les doctrines catholiques. On a pensé également qu'on pourrait rendre par là quelques services aux étudiants en théologie, en leur permettant une première vue d'ensemble de chaque question, réduite à ses lignes essentielles, comme une introduction à l'étude détaillée des cours ou des manuels. Peut-être un ouvrage aussi simplifié pourra-t-il aussi éviter à des littérateurs ou des journalistes (même catholiques) de choir en quelque piège en leur permettant de se renseigner d'un simple coup d'œil sur le sens des termes qu'ils emploient quand ils en viennent à parler de ces choses.
   Si brefs que soient nos articles, on s'est efforcé d'y donner toujours les textes bibliques essentiels avec le minimum de commentaire indispensable, ainsi que les textes principaux du magistère. En dehors de cela, nous avons systématiquement limité nos références à saint Thomas d'Aquin, docteur commun par excellence, et, toutes les fois qu'il a donné dans la Somme théologique le plus important de sa pensée sur le sujet, nous nous sommes borné à celle-ci. Nous n'avons introduit de références à d'autres que là où la doctrine considérée est arrivée à sa maturité en dehors du saint Docteur, et en nous bornant à chaque fois, autant que possible, à l'auteur ou au texte fondamental sur la question. Quiconque désire une bibliographie sur le sujet doit naturellement se reporter soit aux grands dictionnaires, soit aux manuels de théologie. Ajoutons que nous n'avons pas traité dans ce volume de la morale chrétienne dans ses détails, nous restreignant aux principes fondamentaux qui appartiennent en propre à la théologie au sens le plus strict, c'est-à-dire la théologie dogmatique. De même en est-il des problèmes historiques : nous n'en avons rappelé que ce qui était essentiel pour comprendre l'évolution d'un problème ou le sens d'une définition de l'Église.

18 euros (code de commande : 18144).


[BRÈS (Guy de)] — La Confession de foi des Églises réformées wallonnes et flamandes. Réimprimée par décision de la Société Évangélique Belge. Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, 1850. [Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, rue de l'Impératrice, 33. 1850] In-8° débroché, 47, [1 bl.] p.
Préface :
   Guy de Brès, ce noble et courageux apôtre de l'Évangile dans les Flandres et le pays wallon, sentait que quelque chose manquait à ses travaux, malgré leurs rapides succès : une confession de foi lui paraissait absolument nécessaire. Les nombreuses Églises, que Dieu avait suscitées dans les Pays-Bas, rendraient ainsi gloire à Jésus-Christ, Dieu béni éternellement et leur seule espérance. Elles feraient tomber les calomnies que d'impudents adversaires répandaient contre leur religion ; elles éclaireraient les ignorants, et seraient elles-mêmes fortifiées dans leur très-sainte foi. Assisté d'Adrien de Saravia et de trois ou quatre autres pasteurs, Guy de Brès rédigea donc une Confession de la Foi des Églises des Pays-Bas. Cette Confession, d'abord écrite en wallon, mais aussitôt traduite en flamand , il la communiqua aux Églises et aux pasteurs, pour qu'ils y fissent les corrections qu'ils jugeraient nécessaires. Ainsi modifiée, elle parut en 1561 ; elle contenait trente-sept articles opposés à la doctrine de Rome et conformes à la parole de Dieu, telle qu'elle était professée à Genève.
   Les Réformés ou Chrétiens évangéliques envoyèrent cette Confession à Philippe II, et l'accompagnèrent d'une lettre dans laquelle ils disaient entre autres : « Bien que nous soyons plus de cent mille, nous nous comportons pourtant en toute tranquillité. »
   Plus tard, le 5 octobre, en 1571, il fut statué par le premier synode national des Églises wallonnes et flamandes, tenu à Embden, que cette Confession serait signée par tous les membres présents au dit synode et par tous ceux qui seraient admis au saint ministère.
   C'est cette Confession, monument précieux de la pureté des doctrines de nos pères, que nous avons réimprimée telle quelle, sans y rien ajouter ni retrancher : nous ne nous sommes permis que de remplacer quelques mots vieillis par des expressions plus modernes et mieux comprises.

13 euros (code de commande : 16764).

 

[BRÈS (Guy de)]. BRAEKMAN (Émile M.) — Guy de Brès. Un réformateur en Belgique et dans le Nord de la France (1522-1567). Mons, Cercle Archéologique de Mons, 2014. In-8° broché, 277 p. illustrations, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle Archéologique de Mons », nouvelle série, n° 3).
Table des matières :
   - Préface, par Jean-Marie Cauchies.
   - In memoriam Émile M. Braekman, par Monique Weis.
   - Introduction : Guy « de Bray » ou « de Brès » ?
   Première partie. Sa vie : de peintre sur verre à confesseur de la foi.
      Chapitre 1. La famille du Bray.
      Chapitre 2. La jeunesse d'un Montois.
      Chapitre 3. Le refuge à Londres.
      Chapitre 4. L'œuvre d'un prédicant à Lille.
      Chapitre 5. Études et mariage.
      Chapitre 6. Tournai : une Église-mère de la Réforme aux Pays-Bas.
      Chapitre 7. Surveillant et Ministre général à Tournai.
      Chapitre 8. Au service des Églises « sous la croix ».
      Chapitre 9. Chapelain du prince de Sedan.
      Chapitre 10. Un intérim à Anvers.
      Chapitre 11. Dernier ministère à Valenciennes.
      Chapitre 12. La rébellion de Valenciennes.
      Chapitre 13. L'« heureuse issue » d'un martyr.
      Chapitre 14. La personnalité de Guy de Brès.
      Appendice. Sa descendance à Sedan.
   Deuxième partie. Ses écrits : le défenseur de la foi contre l'Église romaine, les anabaptistes et la tyrannie du roi d'Espagne.
      Introduction. L'écrivain.
      Chapitre 1. Le Baston de la foy.
      Chapitre 2. La Confession de foy.
      Chapitre 3. La Racine, source et fondement des anabaptistes.
      Chapitre 4. L'Histoire notable.
      Chapitre 5. Quatre opuscules politiques.
      Chapitre 6. Les interrogatoires politiques.
      Chapitre 7. Livre posthume : Les Procédures.
      Conclusion. Bresius Reformator Redivivus.
   - Bibliographie.
   - Index des noms de personnes.
   - Index des noms de lieux.

20 euros (code de commande : 22417).


Cahiers internationaux de symbolisme
Pour le détail des sommaires, consultez le site

Ciephum

2010 — 125-126-127 : La métaphore.
2009 — 122-123-124 : Mémoires.
2008 — 119-120-121 : Pour une origine à venir. Engagements auprès de Claire lejeune.
2008 — Numéro spécial : « Tempo di Roma »
2007 — 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 — 113-114-115 : L'inattendue. Genèse de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 — 110-111-112 : Demain, quelle civilisation ?
2004 — 107-108-109 : Thérories et pratique de la création. II. La création au féminin.
2003 — 104-105-106 : Thérories et pratique de la création. Le génie de la différence nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité ?
2002 — 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique ?
2001 — 98-99-100 : Utopies du lieu commun II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration dans la cité ?

Chaque volume : 18 euros.

 

Cahiers Internationaux de Symbolisme. Numéros 131-132-133 (2012). Pouvoirs. Textes réunis et édités par Pierre Gillis et Catherine Gravet. Mons, .Centre Interdisciplinaire d'Études Philosophique de l'Université de Mons, 2012. In-8° collé, 396 p., quelques illustrations.
Sommaire :
   - Le Pouvoir, de la transcendance à la contingence, par Pierre Gillis et Catherine Gravet.
   - La Lutte clandestine contre le pouvoir dans le roman policier hongrois à travers l'exemple de Vilmos Kondor, par Krisztian Bene.
   - La Construction des villes et les symboles du pouvoir, par Claire Billen et Christian Vandermotten.
   - Symbole du pouvoir politique et de la mort, du pouvoir de la mort dans deux récits d'Ismaël Kadaré, par Yves Caldor.
   - Le retour du religieux : une fatalité ?, par Nicole Decostre.
   - La cellule est-elle un lieu de pouvoir ?, par Thibaut De Meulemeester, David Gillan, Pierre Gillis, Catherine Gravet, Marc Labie, Baptiste Leroy, Denis Michez, Hayssam Safar et Ruddy Wattiez.
   - L'Anarchie, au cœur du pouvoir, par Baptiste De Reymaeker.
   - Autorité de la science et prétentions des experts, par Pierre Gillis.
   - Quand l'image se met au service du pouvoir, par Christine Gobeaux.
   - La cryptozoologie est-elle une science ?, par Catherine Gravet.
   - L'héraldique, représentation du pouvoir ?, par Serge Gravet.
   - Jules Verne, pouvoir du père, pouvoir du texte, par Michel Grodent.
   - Intellectuels organiques et inorganiques dans la société contemporaine, par Claude Javeau.
   - L'Expression du pouvoir, du rang social, d'options philosophiques. Une nouvelle lecture du cimetière du Nord à Tournai, par Jacky Legge.
   - Discours sur le pouvoir et pouvoir du discours en interprétation de conférence, par Cédric Lenglet.
   - Le Désir et le Nombre. Manuel de survie à l'usage des gens différents qui voudraient s'engager en politique, par Bruno Martens.
   - Symboles de pouvoirs et bibliothèque, par René Plisnier.
   - La force des formes. L'œuvre d'art : puissance et efficacité, par Luis Puelles Romero.
   - Trancendantale, la francophonie ?, par Raymond Renard.
   - Deux exemples de l'ascendant sensuel de la chevelure féminine sur l'imaginaire du XXe siècle : les saintes Madeleine de
Gautier et Balzac
, par Katherine Rondou.
   - Le pouvoir de la misère et la misère du pouvoir : le Printemps arabe, par Hayssam Safar.
   - Le Pouvoir d'influence de la presse : la seconde guerre du Golfe et les quotidiens italiens, par Alessandra Varesco.
   - La Sacralisation du pouvoir, par Marcel Voisin.
   Varia :
   - Les métaphores essentielles, par Jean Dierkens.

18 euros (code de commande : 20394).

 

Cahiers internationaux de symbolisme. Numéros 140-141-142 (2015). Patrimoines. Textes réunis par Catherine Gravet, Damien Darcis et Pierre Gillis. Mons, CIÉPHUM, 2015. In-8° collé, 489 p., illustrations en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Pour mettre à l'honneur la culture, à notre manière, en cette année 2015 où Mons en est la Capitale européenne, nous avons choisi d'étudier les liens complexes entre un patrimoine polymorphe et la création contemporaine, impliquant différents modes de « conservation », de sa muséifïcation à sa réappropriation inventive, et d'identifier les pratiques socioculturelles des collectivités qui y sont liées ainsi que les différents types de gouvernance qu'elles génèrent.
   Les contributeurs – ils sont plus de vingt – ont interprété l'appel des Cahiers internationaux de symbolisme à leur manière.
Table des matières :
   - Patrimoines, par Damien Darcis, Pierre Gillis et Catherine Gravet.
   - Patrimoine et création littéraire : l'exemple de Et si Dieu me demande, dites-Lui que je dors de Bessora, par Diane Véronique Assi.
   - Le Patrimoine musical indien dans le répertoire pour piano d'Olivier Mcssiaen et de Jacques Charpentier, par Giusy Caruso et Marc Leman.
   - L'Interprétariat en milieu social : une expertise en péril, par Anne Delizée, Nicolas Bruwier et Simon De Brouwer, Michel Di Mattia et Abdel Meziane, Pascal Rillof.
   - À quand un monument à la mémoire de Jean Meslier ?, par Serge Deruette.
   - La Fragilité mais aussi les ambitions d'une initiative culturelle volontairement inscrite au sein du patrimoine local : la publication de la revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des deux Vernes, par Thierry Fauvaux.
   - Mon patrimoine ethnique fout le camp, par Pierre Gillis.
   - Approche symbolique du vieux cimetière de Mons, par Dominique Gluck.
   - Comment devenir romancier à succès quand on a lu tous les livres, par Catherine Gravet.
   - Mythe et mobilité : une lecture de trois contes, par Affoué Virginie Konandri.
   - Katmandou. Déstructuration urbaine, déstructuration sociale ?, par Claire Martinus.
   - Patrimoine et dialecte(s) : le langage des ouvriers carriers dans la région de Lessines (Hainaut occidental), par Christine Penninck.
   - Relever le défi de déshéritement patrimonio-culturel, par Raymond Renard.
   - Biennale « Patrimoine et Création » de Mons (2000) : préservation et revitalisation du folklore local, par Katherine Rondou.
   - Ethnographie gourmande de la Ducasse montoise, par Moussa Sow.
   - Repenser le patrimoine ?, par Marcel Voisin.
   - Le Patrimoine de Carthage ou la tradition de Carthage ?, par Patrick Voisin.
   - Palimpsestes et ontologies glissants dans le paysage patrimonial bâti, par Hugues Wilquin.
   - Varia :
      - Communication et existence chez Kafka et Kierkegaard, par Michael Di Vita.
      - Discernement matérialiste : bande dessinée et engagement, par Jean-Maurice Rosier.
      - Les Traductions des œuvres de Léon Bloy. Une première liste, par Émile Van Balberghe.

18 euros (code de commande : 23554).


CAMPANELLA (Tommaso) — La Cité du soleil. Texte latin de l'édition de Paris, 1637, établi, traduit et commenté, par Roland Crahay. Ouvrage publié sous la responsabilité de Pierre Jodogne. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1993. In-8° broché sous jaquette, 283 p., (collection « Classe des Lettres Collection in-8°, tome VI), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
La Cité du Soleil est un grand classique de la littérature utopique. Ce texte a la forme d'un dialogue entre un grand maître de l'Ordre de l'Hôpital et un pilote de navire génois, son hôte, lequel décrit un État qu'il a eu l'occasion de visiter lors d'un voyage dans l'autre hémisphère. Cet État est gouverné par un homme à la fois philosophe et savant, nommé Sol, assisté de trois magistrats qui administrent respectivement les questions relevant du Pouvoir, du Savoir et de l'Amour. La constitution de cet État, dans laquelle on sent les influences de Platon et de Thomas More, est fondée sur la recherche du bien collectif et du bonheur individuel. Campanella insiste notamment sur l'abolition de la propriété privée ainsi que de la famille, dans le double souci d'établir la justice sociale et d'améliorer le patrimoine génétique de ce groupe humain. Ses idées pédagogiques sont par ailleurs originales.
   L'édition du texte latin de la Cité du Soleil établie par Roland Crahay est fondée sur l'édition parisienne de 1637, contrôlée par l'auteur. Il faut savoir qu'il existe trois versions de cette œuvre. Campanella la rédigea d'abord en italien, puis la traduisit lui-même en latin, l'intégrant à un corpus intitulé Philosophia realis, qui fut publié à Francfort, en 1623. À Paris, en 1637, enfin, Campanella en publia, dans le tome II de ses œuvres complètes, une version latine augmentée, qui est donc celle que Roland Crahay a rééditée en notant ses variantes par rapport à l'édition de 1623. Au bas du texte latin, Roland Crahay a reproduit la version originale italienne éditée par Luigi Firpo, en 1949. La présente édition offre ainsi la possibilité de pratiquer l'examen simultané des trois versions de la Cité du Soleil. Roland Crahay a d'autre part éclairé ce grand texte par une nouvelle traduction française et par d'abondants commentaires.

20 euros (code de commande : 21356).


[CAMUS (Albert)]. TODD (Olivier) — Albert Camus. Une vie. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 855 p., (collection « Biographies NRF »), dos ridé et couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Une personnalité littéraire a de vrais ennemis pendant sa vie et presque autant de faux amis après sa mort. » À la recherche d'Albert Camus, Olivier Todd, sans gommer ni grossir les qualités ou les défauts de l'homme et de l'écrivain, montre comment l'auteur de L'Étranger et de L'Homme révolté tenta d'accorder sa vie, son œuvre et sa morale.
   Camus fut algérien et algérois, journaliste, essayiste, romancier, dramaturge, metteur en scène, acteur... Avec cette biographie, sa personnalité apparaît dans toute sa complexité, grâce à de nombreux inédits dont sa correspondance. Camus était charmeur et ombrageux, sincère et théâtral, plein de doutes et arrogant. Il voulait être aimé et y parvint souvent. Il cherchait à être compris et n'y parvint pas toujours. Il parla trop de bonheur pour être heureux et serein. Faut-il pour autant l'imaginer malheureux comme Sisyphe ?
   Dans sa vie privée et ses engagements publics, un Camus inattendu – souvent inconnu – surgit à travers ses prises de position politiques ou artistiques, ses amitiés et ses amours. Camus reste inclassable, solitaire et solidaire, un frère ennemi de Sartre... Communiste puis anticommuniste, il connaissait le prix humain des idéologies. Il ne voulait être ni victime ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière mais les tyrans avaient toujours la carte d'un parti. Déchiré par la guerre d'Algérie, Camus vécut aussi les amères victoires et les fécondes défaites de la justice et de la violence.
   Plus de trente-cinq ans après sa mort, celui qui prétendait ne pas être le Clamence de La Chute – ce juge pénitent qui se vouait à l'enfer ou au purgatoire – redevient un « dangereux classique.

15 euros (code de commande : 253672).


CANNUYER (Christian) — Les Catholiques français. [Turnhout], Brepols, 1992. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 276 p., illustrations hors texte en couleurs, (collection « Fils d'Abraham »), exemplaire dédicacé par l'auteur, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « France, fille aînée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » La question solennelle lancée par le pape Jean-Paul II aux Catholiques de France en 1980 résonne de leur histoire. Longtemps, la France – auréolée du souvenir quasi apostolique de saint Irénée (second siècle) – a tenu une place privilégiée dans le concert des nations catholiques, jouant, au fil d'une histoire jalonnée de sainteté, un rôle prépondérant dans l'éclosion du monachisme occidental, la formation de la liturgie « romaine » et du chant « 'grégorien », l'épopée des croisades, le rayonnement des arts roman et gothique, l'essor de la scolastique.
   Depuis 1789, l'Église de France s'est trouvée confrontée à un État souvent laïc voire hostile. La première elle a dû faire face à la modernité et à la déchristianisation. Non sans douleur. Aujourd'hui, quatre Français sur cinq se « disent » Catholiques. Mais s'agit-il seulement d'un héritage culturel ou d'une identité qui engage ? La réponse est nuancée.

12 euros (code de commande : 18091).


CARCOPINO (Jérôme)Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'œuvre, nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican, nous permettant de faire des photographies, a été, après l'examen de la première épreuve gravée, la plus étendue qui ait été accordée à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués. »

70 euros (code de commande : 9305).


CASSOU-NOGUÈS (Pierre) — Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction. Paris, Seuil, 2010. In-8° collé, 341 p., (collection « L'Ordre Philosophique »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Que et où suis-je ?
   Après avoir revisité un certain nombre de positions classiques sur la nature et le statut du sujet (celle de Descartes notamment) et de réponses possibles à la question de savoir ce que je suis (une personne ? une machine ?), cette enquête développe une théorie originale fondée sur la notion de figures imaginaires.
   On y trouvera une façon nouvelle de faire de la philosophie, s'appuyant sur et passant par la fiction. Cette méthode est mise en œuvre par l'analyse d'une série de figures tirées de la littérature, où sont convoqués des auteurs classiques comme Poe, Maupassant, Nerval, aussi bien que des écrivains de science-fiction comme Wells, Conan Doyle, Stapledon, Ph. K. Dick. S'y ajoutent d'originales fictions imaginées par l'auteur, qui deviennent autant de plans d'expérience philosophique : puis-je, au sens propre, perdre la tête ? être invisible ? intouchable ? habiter un tableau ? être fait de plusieurs morceaux ?
   Voici, autour de la question du sujet, un parcours par la fiction d'un pan de la philosophie aussi bien qu'un voyage philosophique à travers la science-fiction.

10 euros (code de commande : 18692).


CASTELLI (Enrico) Les présupposés d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier. Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection « Problèmes et Controverses »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 197/57).


CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de)Histoire du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle. Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège, H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@ Pierre François-Xavier de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761) devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France où il fut professeur à Québec de 1705 à 1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722, fut consacré à l'exploration : « il remonta le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. » À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux années au Journal de Trévoux. L'édition originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier, Bibliotheca Japonica (421-426).

150 euros (code de commande : 17/64).


CLAUDEL (Paul) — Introduction à l'apocalypse. Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4° en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot, non coupé.

45 euros (code de commande : 156/70).


COMTE-SPONVILLE (André) — L'amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti, Judith Brouste, Charles Juliet. Paris, Albin Michel, 2002. In-8° broché, 154 p.
Avant-propos :
   Ce livre a été publié une première fois en 1992, aux éditions Paroles d'Aube, alors toutes jeunes et qui ne devaient vivre que quelques années. Il était devenu introuvable. C'est ce qui justifie cette nouvelle édition, revue et augmentée. Elle reste fidèle à l'ancienne ; mais elle la complète ou l'éclairé, sur un certain nombre de points, et constitue l'édition définitive.
   Le volume prenait place, chez son premier éditeur, dans une collection tout entière consacrée à des entretiens : un écrivain – le plus souvent un poète – répondait aux questions de quelques-uns de ses lecteurs ou amis. Pourquoi ai-je accepté de participer à l'aventure ? D'abord par sympathie pour ceux qui s'y étaient lancés, qui me demandaient de les rejoindre. Ensuite par goût pour les entretiens, pour ce jeu, à la fois imprévisible et stimulant, des questions et des réponses. Enfin parce que c'était l'occasion d'écrire autrement, et pour un autre public. L'idée était de faire un livre qui ne fût plus tout à fait un livre de philosophie, mais plutôt le livre d'un philosophe, sur ce que la philosophie et la vie lui avaient appris, sur ce qu'il en avait retenu... Je souhaitais m'adresser au lecteur comme on s'adresse à un ami, sans précautions, sans élaboration secondaire, sans érudition, sans masque : juste quelques idées à l'état naissant, ou renaissant, juste quelques souvenirs, comme la trace d'un cheminement, entre confidence et réflexion, entre pensée et récit... «Je n'enseigne point, je raconte », disait Montaigne. C'est un exemple que je voulus suivre, mais de loin. Ce petit livre est le contraire d'un système ou d'un traité, sans être encore un essai. Ce sont des entretiens, ce que Montaigne aurait appelé des conférences (« le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conférence»), autrement dit des conversations. Art mineur ? Sans doute, et c'est ce qui fait une partie de son charme. La vérité, ici, importe plus que la beauté ; le plaisir, plus que le travail ; la vie, plus que l'œuvre.
   Comment procéder ? Le plus simple eût été de passer par la parole, d'enregistrer nos entretiens, de les transcrire, de les corriger... Mais c'est un travail fastidieux et presque toujours décevant. J'ai pris le parti inverse : commencer par l'écriture, et essayer de retrouver, par elle, en elle, quelque chose de la parole, de sa spontanéité, de sa fragilité, de sa légèreté, de sa liberté... C'est à quoi mes interlocuteurs voulurent bien se plier. Leurs questions m'arrivaient par la poste ; j'y répondais par retour du courrier, écrivant le plus que je pouvais au fil de la plume, sans plan, sans préparation, sans vérifier mes références ni mes citations, presque sans retouches. L'improvisation faisait partie du jeu, d'autant plus imprévisible qu'il se pratiquait à plusieurs. C'était une espèce de correspondance ou de dialogue épistolaire, comme j'aime à en lire, et je pris plaisir aussi, cette fois comme auteur, à m'y risquer.
   Cela n'alla pas sans faute. C'est alors, citant de mémoire, que j'attribuai à Pavese une idée que je n'ai jamais pu retrouver chez lui et qui venait vraisemblablement, je ne l'ai réalisé que bien plus tard, d'Adorno. J'avais lu les Minima moralia de celui-ci plusieurs années plus tôt, presque en même temps que le Journal de celui-là, et ces deux souvenirs avaient fini, avec le temps, par se mêler... Je profite bien sûr de la présente édition pour corriger cette erreur, comme pour préciser ou expliciter quelques idées qui me paraissent, à la relecture, devoir l'être. Mais je n'ai voulu ni tout réécrire ni même changer l'essentiel : ce livre me plaît – et sut plaire aux lecteurs – comme il est, fragile et imparfait. Cette fragilité fait partie de la vie. Pourquoi n'aurait-elle pas sa place, aussi, dans les livres ?
   Il me reste à remercier Judith Brouste, Charles Juliet et Patrick Vighetti, qui voulurent bien m'accompagner dans cette promenade. Ce livre leur doit beaucoup, et plus qu'il n'y paraît. Sans eux, il eût été tout autre, ou plutôt il n'existerait pas.

7 euros (code de commande : 14808).

COMTE-SPONVILLE (André) — Impromptus. Paris, Presses Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Philosopher, c'est penser sa vie et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire. C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation. À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ? La paranoïa, disait Freud, est « un système philosophique déformé » ; et un système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une paranoïa réussie.
   On voudrait ici essayer autre chose – autre chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose, même, que cette réussite : une philosophie à découvert, au plus près de la vie réelle, de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle et fugitive improvisation...
   C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu près. »

9 euros (code de commande : 13717).


CONCHE (Marcel) — Avec des "si". Journal étrange. Paris, Presses universitaires de France, 2006. In-8° collé, 339 p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
Avant-propos :
   
J'en étais arrivé au soixante-cinquième chapitre de ce « Journal », qui n'en est pas un, lorsque je me suis interrogé sur ce que j'étais en train de faire, et il m'est apparu que ce n'était rien d'autre qu'« enregistrer » les réflexions qui me venaient à l'esprit certains jours, sans préméditation ni suite, comme Montaigne lui-même avait fait dans ses premiers essais, ceux des livres I et II de l'édition de 1580. Or, il écrit ceci : « Qui ne voit que j'ay pris une route par laquelle, sans cesse et sans travail, j'iray autant qu'il y aura d'ancre et de papier au monde ? » Je puis dire la même chose, si ce n'est que, pour une fois, il est quelque peu oublieux de la mort.

15 euros (code de commande : 16743).

 

CONCHE (Marcel)Le sens de la philosophie. Édition revue et augmentée. Fougères, Encre Marine, 2003. In-8° broché, 83 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La philosophie n'a pas en vue l'utilité ou le bonheur, mais la seule vérité. Le sceptique lui-même philosophe sous l'idée de vérité, car, quoi qu’il dise, il ne peut que dire ce qui lui semble vrai. Dès lors qu’il n’y a pas de démonstration en métaphysique, le scepticisme métaphysique est le lot commun de tous les philosophes aujourd’hui. Cela signifie qu’il convient de philosopher en première personne, à l’exemple de Montaigne. Marcel Conche, donc, ne fait que dire ce qui lui semble. Il pose, avec Montaigne, la « question de l’être » – question que Descartes a ignorée. Concluant au nihilisme ontologique, il substitue à la notion d’« être » la notion pyrrhonienne d’« apparence » (il y a… des apparences). Mais il refuse le nihilisme pratique (axiologique), qu’il s’agisse d’éthique (laquelle répond à la question : « à quoi bon la vie ? »), de morale (qui concerne ce que l’on doit à autrui) ou d’esthétique. Toutefois, le questionnement sceptique, à la différence du dogmatique, ne connaît pas l’arrêt. La philosophie n’a donc pas d’aboutissement en elle-même. Mais elle mène à l’au-delà d’elle-même, et, à l’exemple de Socrate, à rendre les armes à la sagesse de l’amour.

7 euros (code de commande : 24729).


[CONFUCIUS]. ÉTIEMBLEConfucius (Maître K'ong). Quatrième édition, revue et corrigée. Paris, Club Français du Livre, 1968. In-8° sous cartonnage et Rhodoïd d'éditeur, 296, [18] p., (collection « Portraits de l'Histoire », n° 2), exemplaire numéroté (n° 622), en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie : l'héritage.
      1. La Chine des Tcheou.
      2. Les dieux et les hommes.
      3. Le confucianisme avant Confucius.
      4. La Chine au temps de Confucius.
  Deuxième partie : la gestion.
      1. Premier état du mythe confucéen : la vie.
      2. Premier état du mythe : les « classiques » confucéens.
      3. Du mythe à l'homme et des classiques à l'œuvre.
      4. Le Confucius des Entretiens Familiers : l'homme.
      5. Le Confucius des Entretiens Familiers : le politique.
      6. Le Confucius des Entretiens familiers : le moraliste.
      7. Le Confucius des Entretiens Familiers : le philosophe.
      8. Le Confucius des Entretiens Familiers : maître et disciples.
   - Conclusions sur Confucius.
   Troisième partie : Le legs.
      1. Grande Étude et Milieu Juste.
      2. Les Écoles combattantes.
      3. Le confucianisme de Mencius.
      4. Le confucianisme de Siun Tseu.
      5. Du martyre au triomphe.
      6. Intermède bouddhiste.
      7. De Tcheou Touen-yi à Wang Ngan-che.
      8. Tchou Hi et le néo-confucianisme.
      9. L'Occident découvre Confucius.
      10. Confucius et l'Occident contemporain.
      11. Le confucianisme au Japon et en Corée.
      12. Confucius et la Chine contemporaine.
      - Conclusions sur le legs confucéen
   - Appendices.
      1. Textes confucéens :
         - La Conduite du lettré.
         - Dissertation de Po Kiu-yi.
         - Extraits de la Petite Étude.
      2. Bibliographie critique.
      3. Chronologie sommaire.

13 euros (code de commande : 22622).


Le Coran. Préface par J. Grosjean. Introduction, traduction et notes par D. Masson. Paris, Gallimard, 1976. In-12 sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, CXV, 1087 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 190), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Système de transcription.
   - Note clé.
   - Le Coran.
   - Notes.
   - Table de concordance entre la numérotation orientale des versets et la numérotation en usage en Occident.
   - Aperçu bibliographique.
   - Index. Noms et attributs de Dieu. Thèmes principaux. Index des noms propres.
   - Titres des sourates classés par ordre alphabétique.

28 euros (code de commande : 19970YB).


 

COURVOISIER (Jaques)De la Réforme au protestantisme. Essai d'écclésiologie réformée. Paris, Beauchesne, 1977. In-8° broché, 209 p., (collection « Théologie Historique », n° 45), couverture jaunie.
En quatrième de couverture :
   Le présent essai voudrait être une question posée aux Églises réformées sur le sens de leur vocation en relation avec leurs origines. Se souviennent-elles qu'elles ont été suscitées pour manifester localement l'existence d'une Église catholique réformée par la parole de Dieu ?
   Comment en est-on venu, historiquement, de la réforme de l'Église une à l'existence de communautés séparées les unes des autres ?
   Poser un problème n'est pas le résoudre. Peut-être est-ce tout de même une étape sur le chemin de sa solution.

13 euros (code de commande : 24364).


DAPOZ (Jacques) — La Capitale de la Culture. Préface de Raoul Vaneigem. Illustration de couverture et frontispice par Serge Poliart. Cuesmes, Éditions du Cerisier, 2015. In-8° collé, 108 p.En quatrième de couverture :
   Au Chiapas, l'Université de la terre offre à tous (sans diplôme ni certificat) un apprentissage gratuit des métiers et occupations les plus divers (cuisine, métallurgie, travail du bois, musique. Informatique, fabrication de chaussures, initiation artistique, peinture, sculpture...). La seule condition est d'avoir le désir de s'instruire et d'aller ensuite dispenser ses connaissances dans les villes et les villages. Une éducation pratiquée sur de telles bases n'est-elle pas la meilleure façon d'un finir avec la culture de marché, l'anti-culture, la contre-culture et autres idées qui, séparées de la vie, ne sont que des cadavres ?
          Raoul Vaneigem.

   En matière culturelle, les mécanismes produisant la notoriété ou le contraire de celle-ci (l'indifférence, l'évitement, la mise au ban, l'occultation) sont aux mains des instances légitimatrices : leaders d'opinion (grands journalistes, professeurs d'université, personnalités médiatiques, prescripteurs de tendance, experts en expertise, archiprêtres savants, curateurs graves, commissaires intransigeants et autres séduisants commissaires-priseurs), leaders politiques (ceux qui subventionnent grassement tel projet culturel et aucunement tel autre), banquiers aussi cultivés qu'intéressés, leaders du marché de l'art et du monde de la publicité.
   Vincent Van Gogh en savait quelque chose. Andy Warhol aussi.
   La vraie question de la culture, ce n'est pas d'être initié aux mystères permettant d'admirer béatement tel ou tel objet de culture, c'est d'acquérir la connaissance critique des rouages intimes qui font et défont la valeur de cet objet.
   Ainsi est-il question ici d'éducation citoyenne, d'éducation à la pensée critique, d'éducation populaire et non populiste, de culture au sens propre et non d'exploitation politique, économique, spectaculaire des traces de culture.
          Jacques Dapoz.

9 euros (code de commande : 22403).


DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à pas, une société, la nôtre, allait sortir de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de Césarée, (265-340 après Jésus-Christ), qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables a réuni les éléments de cette histoire des premiers siècles de l'Église, de ce temps où celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
   Jean de Béer a suivi son itinéraire pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.

9 euros (code de commande : 15564).

 


DEFRADAS (Jean) — La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché, 130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »), exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet d'errata.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les Dieux olympiens.
   - Divinités subalternes.
   - Les lieux de culte.
   - Hommes et Dieux.
   - La conscience religieuse.
   - Conclusion.

6 euros (code de commande : 12175).

 


DELBRÊL (Madeleine) — Communautés selon l'Évangile. Avant-propos de Guy Lafon. Paris, Seuil, 1973. In-8° broché, 188 p., couverture jaunie.
En quatrième de couverture :
   
« Vivre dans l'Église, à la date d'aujourd'hui, les paroles, les gestes, les conseils du Christ. Le faire simplement, un peu à la lettre, à la manière des gens qui entendraient l'Évangile pour la première fois ; comme des enfants qui ont confiance et ne demandent pas d'explications, comme des ignorants qui n'ont pas d'objections à poser, comme des amants qui veulent accomplir les moindres désirs de celui qu'ils aiment. »
   Madeleine Delbrêl définit par là un projet auquel elle voulut soumettre son existence tout entière dans le cadre d'une communauté laïque. Tout au long des cheminements de la communauté qu'elle anime depuis 1933 jusqu'en 1964, date de sa mort, elle est amenée à fixer des points de repère, à orienter ce qui reste toujours pour elle une recherche, tout en délimitant les spécificités d'une telle vie. Ce sont ces notes, jalons d'un itinéraire qui fut le sien, que ce livre propose aujourd'hui à la réflexion de ceux qui, à leur tour, cherchent les voies d'une vie communautaire selon l'Évangile.

10 euros (code de commande : 20909).


 

DELUMEAU (Jean) — Le péché et la peur. La culpabilisation en Occident (XIIIe-XVIIIe siècles). Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, 741 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Jamais une civilisation n'avait accordé autant de poids – et de prix – à la culpabilité et à la honte que ne l'a fait l'Occident des XIIIe-X VIIIe siècles. Nous sommes là devant un fait majeur que l'on ne saurait trop éclairer. Tenter, dans un espace et une tranche chronologique donnés, l'histoire du péché c'est se placer au cœur d'un univers humain. C'est dégager du même coup un ensemble de relations et d'attitudes constitutives d'une mentalité collective. C'est retrouver la méditation d'une société sur la liberté humaine, la vie et la mort, l'échec et le mal. C'est découvrir sa conception des rapports de l'homme avec Dieu et la représentation qu'elle se faisait de celui-ci. C'est donc, à l'intérieur de certaines limites, entreprendre conjointement une histoire de Dieu et une histoire de l'homme. Dieu est-il plutôt bon ou plutôt juste ? Une civilisation entière s'est interrogée inlassablement pendant plusieurs siècles sur cette question. À l'étage collectif naquit au XIVe siècle une « maladie du scrupule » qui s'amplifia par la suite. Comme si l'agressivité qui se déchaînait contre les ennemis du nom chrétien ne s'était pas épuisée en ces luttes pourtant diverses et sans cesse renaissantes. Une angoisse globale qui se fragmentait en des peurs « nommées », découvrit un nouvel ennemi en chacun des habitants de la cité assiégée ; et une nouvelle peur : la peur de soi.

20 euros (code de commande : 24365).


[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection « Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté en parfait état.

20 euros (code de commande : 10871).

[DESCARTES]. VALÉRY (Paul) Les pages immortelles de Descartes choisies et expliquées par Paul Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12 broché, 225 p.

7,50 euros (code de commande : 6460).



DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse, 1842.
Deuxième édition.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 16/60).

 


DOMENACH (Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris, Seuil, 1967. In-8° broché, 301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).

9 euros (code de commande : 174/71).


DUFOURCQ (Elisabeth) — Les aventurières de Dieu. Trois siècles d’histoire missionnaire française. Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette d’éditeur, 539 p., un cahier d’illustrations, (collection « Traversées de l’Histoire »), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
   « Dès 1639 elles partirent conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans, elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter « aux sauvages » la lumière et l'amour de Jésus-Christ, elles se firent aventurières, chefs d'entreprises, bâtisseuses...
   Cette épopée court sur trois siècles et demi et embrasse la scène du monde. Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations d'origine française et de milliers de sœurs qui, au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires difficultés toujours, essaimèrent à travers les continents.
   On a rarement conjugué avec tant de bonheur les apports de l'histoire et de la géographie, de la démographie et de la sociologie, de la science politique et des recherches religieuses.
   À l'heure du renouveau des spiritualités, c'est avec émotion, et grâce au grand talent de conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »

20 euros (code de commande : 14064).


DUMÉZIL (Georges) — Heur et malheur du guerrier. Aspects mythiques de la fonction guerrière chez les Indo-Européens. Deuxième édition, remaniée. Paris, Flammarion, 1985. In-8° broché, 236 p., (collection « Nouvelle Bibliothèque Scientifique »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dès 1938 a été mis en évidence le caractère indo-européen commun du cadre idéologique des trois fonctions : administration du sacré, du pouvoir et du droit ; de la force physique ; de l'abondance et de la fécondité. Georges Dumézil ouvrait ainsi et par la suite analysait un vaste champ d'études comparatives des expressions théologiques, mythiques et littéraires propres aux peuples indo-européens.
   Heur et Malheur du guerrier, dont ce livre est une nouvelle version, corrigée et enrichie, s'attache à caractériser la deuxième fonction. La force, et naturellement l'usage de la force dans les combats, n'a pas bénéficié d'une systématisation aussi complète que la souveraineté religieuse et juridique, soit par manque de réflexion de la part des théologiens responsables de l'idéologie, soit que les événements aient contrarié la théorie. Mais la comparaison peut dégager de multiples aspects, dont des réseaux de correspondances précises et complexes entre l'Inde (le plus souvent les Indo-Iraniens) et Rome ou le monde germanique attestent l'antiquité.
   Dans une première partie, Georges Dumézil analyse les rapports entre le dieu védique Indra et le roi latin Tullus Hostilius. C'est en effet le propre du monde romain de présenter une histoire des origines entièrement mythologique (problème reconnu dès le XVIIIe siècle et élucidé par Dumézil).
   Dans la suite du livre, à travers d'autres exemples empruntés aussi bien aux mondes germanique et Scandinave qu'aux domaines indien, grec et romain, Georges Dumézil complète la figure du guerrier ; il met en relief les périls de l'exploit, la souillure qu'il sécrète parfois, l'outrance et les péchés qu'il favorise. Il s'attache enfin à étudier le personnel de la fonction guerrière et les moments de la carrière héroïque.
   Heur et Malheur du guerrier est un livre fondamental au sein d'une œuvre considérable de notre temps.

12 euros (code de commande : 18933).


DUPRÉEL (Eugène) — Traité de Morale. Volumes I et II (complet). Bruxelles, Éditions de la Revue de l'Université de Bruxelles, 1932. Deux volumes in-8° brochés, IX, 705 p., (collection « Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Bruxelles », tome IV), couverture renforcée avec de l'adhésif, marques manuscrite et cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx aux pages de faux-titre et aux 3e pages de couverture.
Avant-propos :
   Durant le temps qu'on s'occupe de comprendre, on ne doit point se soucier d'édifier. Ce livre veut être œuvre de science, ce n'est pas un cours de morale pratique. L'auteur ne se charge ni d'enseigner les devoirs de l'honnête homme, ni de démontrer que la vertu vaut mieux que le vice, et que celui qui se soumet à ses règles n'est pas la dupe de ses préjugés.
   Les pages qui suivent ne sont destinées qu'à des personnes jugées capables de s'y intéresser, et cette capacité ne va pas sans une conscience morale développée au préalable. Il faut connaître les règles élémentaires et être convaincu de la valeur de leurs commandements. Celui qui ne s'est jamais senti attiré vers aucune sorte de musique ne s'intéressera guère à une philosophie de la musique, et une vive curiosité de savoir ce que c'est que la beauté ne saurait venir qu'à ceux qui ont le bonheur de la sentir. Il n'en va pas autrement pour le sentiment du bien.
   Quant aux gens dépourvus de cette adhésion de la conscience, nous ne les empêchons pas de nous lire, si l'ennui ne les arrête, mais qu'ils ne viennent pas se plaindre ou se vanter de ce que nous ne les aurons pas convertis : ce n'était pas notre but et nous n'écrivons pas pour eux.
   L'objet de notre étude est donc considéré comme donné. Il nous esf fourni par l'expérience externe, l'observation du monde social et des règles de conduite qu'on y trouve suivies ou proclamées, et par l'expérience interne, notre propre sentiment du bien et l'acquiescement que nous ne refusons pas aux règles morales. Notre tâche doit consister à explorer et, si possible, à expliquer un ordre de phénomènes qui, à la réflexion, sont les plus surprenants de tous : Pourquoi y a-t-il et comment peut-il y avoir des êtres moraux, du dévouement, du sacrifice, de la discipline volontaire, un effort pour remonter le courant si énergique de nos impulsions égoïstes ? Pourquoi y a-t-il parfois des héros et des saints, pourquoi beaucoup de gens, comme nous-mêmes, veulent-ils être d'honnêtes gens, pourquoi enfin découvre-t-on des velléités morales jusque chez les plus vils ? Comment expliquer l'opposition des tendances intéressées et de la conscience morale, et la victoire possible de celle-ci sur celles-là ?
   Cette question générale comporte des problèmes complémentaires trop souvent laissés dans l'ombre : pourquoi le degré de moralité est-il si variable ? Prenons garde de justifier si bien la vertu qu'il devienne incompréhensible que son règne ne soit pas universel.
   Pourquoi enfin, problème plus troublant, l'opposition, dans la vie, n'est-elle pas toujours entre le bien et le mal mais quelquefois aussi entre deux bonnes intentions ? Se pourrait-il que nous découvrions des morales contradictoires ? Un tel manque d'unité du bien n'est-il qu'une imperfection susceptible de disparaître et qui serait toute dans des rencontres accidentelles, non dans la nature des choses ?
   Ce parti-pris d'étudier sans justifier, d'expliquer sans choisir, décevra peut-être l'attente de quelques-uns, voire celle du Législateur qui, en instituant dans les Universités des cours de philosophie morale, songeait sans doute à quelque catéchisme supérieur et démonstratif, de même qu'il impose traditionnellement un cours de Logique comme un art de bien penser.
   Il y a des résultats auxquels on parvient mieux en ne les visant pas comme un but.
   Pour le dire à l'avance, à étudier la morale comme un fait, on demeure enfin sur une double impression : D'une part l'ordre moral nous apparaît comme un caractère des sociétés et des consciences, très solide, nullement menacé d'abolition, profondément inscrit dans la nature des choses. En ce qui concerne ses règles élémentaires, tout symptôme de fléchissement est toujours, chez les peuples qui ne meurent point, l'annonce d'un redressement prochain. Mais toute haute valeur morale ou spirituelle nous apparaît toujours fondée sur un complexe de conditions et de circonstances, sur des dispositions de l'âme que rien n'impose absolument et que tout menace, en un mot ce qu'il y a de plus moralement parfait est précaire.
   La moralité sera toujours comme ces plantes des déserts arides, fortement enracinées, bien armées contre la dent des animaux, indéfectiblement vivaces, mais sur les rameaux rocailleux desquelles une fleur éclatante n'apparaît de temps en temps, aux yeux du botaniste émerveillé, que comme un don gratuit, un surcroît de générosité de la nature, sur lequel il n'avait pas à compter.
   Solidité des racines, précarité des fleurs, comment le double sentiment ainsi résumé peut-il retentir sur nos dispositions pratiques ?
   Méphistophélès dirait peut-être : la morale est solide, donc que le monde ne s'inquiète point des écarts que je suggère ; l'excellence morale est fragile, donc ne va pas t'essouffler à la poursuivre !
   Mais ce n'est pas pour le diable qu'on expose la vérité, et des esprits bien disposés raisonneront autrement : Que l'ordre moral et quelque désintéressement soient fondés sur des lois générales, cela me rassure et me confirme dans mes efforts consentis ; mais les perfections désirables sont incertaines et rien n en impose la production ? C'est donc qu'elles sont véritablement, quand nous y atteignons, notre œuvre ; ces valeurs dépendent de nous, et notre sollicitude en sera accrue. On ne s'attache profondément qu'à ce qui laisse de l'inquiétude.
   Tout compte fait l'effort tout objectif du savant sera plus favorable à la moralité qu'au désordre. Sa science n'a d'intérêt que pour ceux qui portent en eux-mêmes le meilleur de ce qu'elle étudie. Chez ceux-là une attention maintenue quelque temps sur l'aspect moral de la vie ne peut que rendre le scrupule plus éclairé et plus constamment présent dans leurs délibérations intérieures.
   La morale n'a rien à craindre de la science morale. Les sources de sa valeur ne sont pas dans l'ignorance. Que ceux-là seuls s'efforcent de la comprendre qui la respectent d'avance: nous garantissons qu'ils pourront dire d'elle, avec Léonard : L'amore è tanto piu fervente che la conoscenza è piu certa.
   Divisions de l'ouvrage. – L'exposé comprend trois parties : I. Introduction historique et critique. – II. La moralité en général. – III. Les formes particulières du mérite moral.
   La deuxième partie est le cœur ou le noyau de notre sujet : Préparée par l'introduction rétrospective, elle étudiera la nature de l'activité morale en général, c'est-à-dire dans son rapport avec l'intégralité de la vie des individus et des groupes sociaux. C'est l'exposé à grands traits de ce que nous concevons comme les principes fondamentaux de la science de la morale, ou comme les cadres de toute recherche de détail.
   La troisième partie est consacrée aux aspects particuliers de la vie morale, aux règles et aux devoirs, aux vertus et aux vices, à certaines variations caractéristiques dans la manière de concevoir et de réaliser le bien. On y classe et on y caractérise ces formes du mérite et du démérite, on marque leurs rapports, leurs raisons d'être instituées, reconnues ou préconisées. C'est une occasion d'éclaircir et de compléter l'exposé des principes, objet de la deuxième partie.
   L'étude des aspects particuliers de la moralité pourrait comporter des développements à l'infini ; d'innombrables questions se posent au sujet des règles et des états de la conscience, des manières de mériter et de démériter. Force est bien de nous en ternir à un choix parmi ces problèmes, et de n'en traiter aucun à fond.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 15242).

 

DUPRÉEL (Eugène) — Sociologie générale. Paris, Presses Universitaires de France, 1948. In-8° broché, 397 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture.
Table des matières :
   Première partie : Les formes de la vie en société.
      Section I. Les trois notions fondamentales.
         Chapitre I : Le rapport social.
         Chapitre II : Le groupe social.
         Chapitre III : La symbiose sociale.
      Section II : Paléosociologie.
         Chapitre I : Les instincts sociaux.
         Chapitre II : Les instincts sociaux (suite) : instincts d'agrégation.
         Chapitre III : Instincts d'espèce et instincts de groupe.
         Chapitre IV : Paléosociologie et psychologie des foules.
         Chapitre V : Conclusion sur la paléosociologie.
      Section III : La vie des groupes sociaux.
         Chapitre I : Force et structure.
         Chapitre II : Naissance et dissolution des sociétés.
         Chapitre III : La vie en groupe et l'individu.
      Section IV : Rapports entre groupes sociaux : Rapports négatifs.
         Chapitre I : Les antagonismes.
         Chapitre II : Évolution des antagonismes prolongés.
      Section V : Rapports entre groupes sociaux : Rapports positifs.
         Chapitre I : La force, la persuasion et l'échange.
         Chapitre II : Le groupe à base de force - Son rôle dans la symbiose.
         Chapitre III : Les groupes à base de persuasion.
         Chapitre IV : Le droit.
         Chapitre V : La religion - Religion et technique.
         Chapitre VI : La religion - La conscience religieuse.
         Chapitre VII : L'influence par l'échange.
      Section VI : Tableau de la vie en symbiose.
         Chapitre I : L'équilibre social.
         Chapitre II : La hiérarchie sociale.
         Chapitre III : Sentiments liés à la hiérarchie sociale.
         Chapitre IV : La hiérarchie sociale et la hiérarchie des valeurs.
   Deuxième partie : La civilisation.
      
Chapitre I : Constantes et variables.
      Chapitre II : La variable démographique.
      Chapitre III : La variable technique - Le progrès.
      Chapitre IV : La variable technique - Le manque et la pléthore.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 15899).


DÜRRENMATT (Friedrich) — Essai sur Israël post-scriptum. Liberté, égalité, fraternité dans le judaïsme, le christianisme, l'islam, le marxisme et sur deux anciens mythes. [Titre original : Nachgedanken unter anderem über Freiheit, Gleichheit und Brüderlichkeit in Judentum, Christentum, Islam und Marxismus und über zwei alte Mythen.] Traduit de l'allemand par Étienne Barilier. Carouge-Genève, Zoé, 2002. In-8° broché, 70 p., (collection « Centre Dürrenmatt Neuchâtel » cahier n° 5).
En quatrième de couverture :
   Sensibilisé par ses liens d'amitié avec des émigrés juifs qu'il a côtoyés au Schauspielhaus de Zurich, Friedrich Dürrenmatt a réfléchi durant toute sa vie au destin de l'État d'Israël. Prenant le contre-pied de nombreux intellectuels européens plutôt portés à sympathiser avec la cause palestinienne, et suscitant ainsi de vifs débats, Dürrenmatt publie en 1977 son Essai sur Israël. Il est suivi quelques années plus tard du Post-scriptum, inédit en français jusqu'à aujourd'hui. Au-delà de la question d'Israël, Dürrenmatt traite de la liberté, de l'égalité et de la fraternité dans le judaïsme, le christianisme et l'islam. Il met en garde à l'égard de prises de position précipitées et offre des outils pour mieux comprendre ce qui est enjeu.
   Écrivain et auteur dramatique, Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) s'est inlassablement passionné pour les grands débats politiques de son époque. Il ne les a pas seulement abordés par la fable symbolique ou la satire, mais aussi par l'essai. Celui-ci témoigne de la force de son écriture et de l'ampleur de sa réflexion.

4 euros (code de commande : 22219).


DUTSCHKE (Rudy)Écrits politique (1967-1968). Avant-propos de Gérard Sandoz. Postface de Claus Menzel. Paris, Bourgois, 1968. In-8° broché, 157 p., très bon exemplaire.
Contient les textes suivants :
   - Démocratie, université et société.
   - Nouvelle vocation de l'université.
   - Masturbation ou prise de conscience pratique.
   - Préface à la lettre de Che Guevara sur le Vietnam.
   - Black Power.

13 euros (code de commande : 21627).


Écrire l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris, Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché, 267 p., (collection « La Pensée Politique », n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Écrire l'histoire du XXe siècle.
      - Présentation
      - La passion révolutionnaire au XXe siècle, par François Furet.
      - Le XXe siècle, la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
      - L'historiographie philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
      - L'Église catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
      - Rousseau et la découverte de la compassion politique, par Clifford Orwin.
      - Des liens accidentés entre progrès politique et progrès économique, par Albert O. Hirschman.
   La politique et la raison.
      - Philosophie du jugement politique, par Vincent Descombes.
      - L'analyse des systèmes bureaucratiques, par Michel Crozier.
      - Vico et la « barbarie de la réflexion », par Alain Pons.
      - La raison dans le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par Franck Lessay.
      - Calvin et la raison révélée, par Ralph Hancock.
      - Raison financière et raison politique d'Ancien Régime, par Alain Guéry.
      - La raison politique chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
      - Machiavel : état de la question, par Rémy Freymond.

13 euros (code de commande : 14703).


Écriture et démocratie. Les Francophones s'interrogent. Actes du colloque organisé à Paris les 18 et 19 février 1993 au Centre Wallonie-Bruxelles sous la présidence de Maître Roger Lallemand. Bruxelles, Labor, 1993. In-8° broché, 143 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En réunissant des écrivains francophones venus de dix-huit pays différents, ce colloque, organisé les 18 et 19 février 1993 par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, contribue à une prise de conscience du caractère pluriel des francophonies.
   Il invite chacun à poser les questions fondamentales liées à l'écriture et à la démocratie dans le respect des différences et des similitudes de chacun.
Table des matières :
   - Avertissement.
   I. Avant-propos de Roger Dehaybe.
   II. Introduction.
      1. Discours de Paul-Henry Gendebien.
      2. Discours de Jean-Louis Roy.
      3. Discours de Roger Lallemand.
   III. « Dessine-moi ta démocratie »
      1. Situation du débat par Jean-Marie Borzeix.
      2. Tierno Monenembo (Guinée).
      3. Sœur BibianeTshibola Kalengayi (Zaïre)
      4. Phan Huy Duong (Vietnam).
      5. Katia Haddad (Liban).
      6. Moncef Ghachem (Tunisie).
      7. Philippe Marthaler (Suisse).
      8. Jacques Godbout (Québec).
      9. Marc Quaghebeur (Communauté française de Belgique).
   IV. « Quelle écriture pour quelle démocratie »
      1. Situation du débat par Antonin Liehm.
      2. Frankétienne (Haïti).
      3. Yves Lapla.ce (Suisse).
      4. Jean Louvet (Communautéfrançaise de Belgique).
      5. Tahar Bekri (Tunisie).
      6. Slimane Benaissa (Algérie).
      7. PiusNgandu Nkashama (Zaïre).
      8. Jean-Luc Raharimanana (Madagascar).
      9. Boris Boubacar Diop (Sénégal).
   V. « Démocratie et après ? »
      1. Situation du débat par Henri Lopes.
      2. Eric Clémens Communauté française de Belgique).
      3. Axelle Kabou (Cameroun-Sénégal).
      4. Moussa Konate (Mali).
      5. Yoshua Kossi Efoui (Togo).
      6. Abdelhak Serhane (Maroc).
      7. Christian Rullier (France).
      8. Anca Visdei (Roumanie).
   VI. Conclusions.
      Discours de clôture, par Roger Lallemand.
   VII. Annexes.
      1. Liste des participants.
      2. Biographies et bibliographies des participants.
      3. Agence de Coopération Culturelle et Technique.

8 euros (code de commande : 14471).


L’éducation telle qu’elle fut. Documents pour servir à l’histoire des collectivités d’éducation. Réunis par Marion Coulon. Bruxelles, Ministère de l’Éducation Nationale et de la Culture Française, 1970. In-8° broché, 612 p., illustrations, index, (collection « Mélanges Pédagogiques », n° 1).
   
Le livre réunit des textes de l'Antiquité au XXe siècle. À partir du XVIe siècle, il s'agit d'extraits de règlements d'institutions, de collèges européens et en grande partie belges, mais d'autres exemples concernent des pays hors Europe (Chine, Turquie, Égypte, Mexique, etc.).
Extrait de l'introduction :
   Quand ils considèrent l'histoire, ce vice impuni de notre temps, les plus sévères et les moins romantiques ont coutume de dire, qu'en plus de ses multiples séductions pour le public, son principal intérêt pour les spécialistes est d'expliquer le présent pour préparer l'avenir. Notamment en nous faisant considérer chaque événement, non plus comme un phénomène singulier trop souvent isolé par nos analyses de myopes, mais plutôt comme le moment privilégié d'une longue et sûre continuité vitale qui développe sans hâte ses forces, ses harmonies et ses mystères. D'où la nécessité de conserver au fait humain, pour qu'il reste complet, épanoui et authentique, cet humus de la durée faute duquel il risque bientôt de n'être plus que plante arrachée, l'ombre desséchée de lui-même.
   Constatations qui valent notamment pour les Sciences de l'homme et de la Société en général et, à fortiori, pour la pédagogie ! En la circonstance, elles me sont inspirées par l'intention d'étudier de près un problème qui s'impose à notre attention par son actualité et son importance grandissante, c'est celui du « management » ou gestion de nos institutions d'éducation, grandes ou petites, scolaires ou ministérielles.
   Après les manifestations et démonstrations péremptoires qu'on en a connues ces derniers temps, chacun reconnaît qu'il s'agit là d'une des faiblesses insignes de notre société occidentale, dite de consommation ou de tradition, selon les cas ! Civilisation d'analystes à manies de vieux clercs, toujours enclins à laisser les sciences s'émietter dans les mains des spécialistes sans songer assez aux grandes opérations de synthèse qui leur rendent leur sens par le sommet en leur garantissant leur véritable impact sur la société.
   Pour revenir à cette méthodologie du « management » dont nous aurons tant besoin pour revoir nos modes de gestion futurs à tous les niveaux, dans les écoles et au sommet, on peut concevoir à son sujet trois sortes d'approche.
   En premier lieu, l'approche historique qui consiste à étudier la série d'expériences que l'ingéniosité des hommes a conçues au cours des siècles pour résoudre ce problème de l'organisation et de la gestion des établissements dans les circonstances les plus diverses. D'où, un large échantillonnage de solutions, parmi lesquelles on peut choisir et qui ne laissent pas de suggérer, sur chaque point, bien des idées en « pour » et en « contre ».
   Ensuite, il y a la méthode dialectique. Elle consiste à étudier les problèmes qui se présentent, sous tous leurs aspects, fins et moyens, pour leur trouver des solutions selon la logique d'abord, et éventuellement d'autres méthodes. On aboutit ainsi à des hypothèses de travail infiniment souples et disponibles, en vue des opérations suivantes.
   Enfin, il y a la méthode expérimentale qui consiste à se saisir d'un processus complexe et fluide, comme l'est celui de la gestion, pour le décomposer en une série de problèmes précis, plus minces encore que dans le cas précédent, et à partir desquels la discussion rebondit vers le sommet.
   À l'examen, on s'aperçoit que ces trois méthodes n'ont rien de contradictoire, ni même de plus scientifique l'une que l'autre, la science étant considérée ici avant tout comme une démarche de l'esprit destinée à affirmer et élargir les connaissances. Au contraire, elles ne peuvent que trouver surcroît de force et de justification dans leur confrontation. Une fois de plus, on pourrait parler de complémentarité.
   Reportant à plus tard l'étude des deux derniers aspects plus actuels du problème, nous consacrerons ce premier essai à l'approche historique, au sens le plus large. D'abord parce que dans l'ordre logique elle s'impose en premier lieu et ensuite parce que nous disposons à ce sujet d'une série de documents rassemblés depuis quelque temps à l'intention des collègues, étant donné l'intérêt qu'ils paraissent présenter.
   Leur consultation, voire leur étude, doit permettre de révéler comment dans le passé on a conçu et fait fonctionner des institutions d'éducation sous leurs aspects les plus variés, ce qui implique de les considérer de trois points de vue : celui de l'autorité organisatrice, celui du directeur-organisateur et celui de l'usager, sans compter évidemment les parents, dont l'influence est moins directe.

20 euros (code de commande : 21925).


ELLUL (Jacques) — La foi au prix du doute. « Encore quarante jours... » Paris, Hachette, 1980. In-8° broché, 326 p., (collection « Hachette Littérature »), petit cachet et marque manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Nous assistons à un renouveau religieux. Se multiplient les livres sur la croyance et les conversions. On répète partout la formule de Malraux : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »... Et beaucoup de chrétiens se réjouissent ! Mais ne sommes-nous pas en présence d'immenses confusions ? Ce religieux n'est-il pas simple fuite devant la réalité, refuge face à des menaces apocalyptiques ? Et peut-on continuer à identifier la croyance à la foi chrétienne ? La Révélation de Jésus-Christ entre-t-elle dans le cadre des religions ? Certes, il peut y avoir des croyances, des rites, des morales, des politiques dits « chrétiens », mais quel rapport y a-t-il avec la révélation de Dieu en Jésus-Christ, ou avec la foi qui en procède ? Il faut essayer d'être clair : ce qui exprime une liberté implique aussi des risques. Et d'abord un risque prophétique. La foi est porteuse d'une parole dite en un temps donné, à des hommes particuliers, visant des événements présents. Et maintenant elle proclame aux hommes de ce temps la même parole que Jonas disait aux Ninivites : « Encore quarante jours, et Ninive est détruite. » Maintenant, c'est le monde. La parole de Jonas ne s'est pas réalisée parce que les Ninivites l'ont entendue. Que va faire l'homme d'aujourd'hui devant cette même parole qui lui est criée par la foi ?

13 euros (code de commande : 15729).


[ÉRASME]. QUONIAM (Th.) — Érasme. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 266 p., illustrations hors texte, (collection « Temps et Visages »), bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La formation d'Érasme.
   Chapitre II : Une vocation d'humaniste.
   Chapitre III : L'humanité du Christ fondement de l'humanisme érasmien.
   Chapitre IV : L'humanisme militant.
   Chapitre V : L'âge d'or de l'humanisme.
   Chapitre VI : Dans le sillage de la barque de Pierre.
   Chapitre VII : Le premier ébranlement luthérien.
   Chapitre VIII : L'humanisme dans la tourmente.
   Chapitre IX : Appels sans échos.
   Chapitre X : Le triomphe de l'homme intérieur.
   Ce qui ne saurait périr...
   Appendice.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 15162).

 

[ERASME (Desiderius Erasmus Roterodamus)]. ZWEIG (Stefan) — Érasme. Grandeur et décadence d'une idée. Traduit de l'allemand par Alzir Hella. Dessins de Alessandro Berretti. Bruxelles, Éditions du Frêne, 1945. In-8° broché, 227 p., illustrations.
Table des matières :
   - Sa mission et le sens de sa vie.
   - Coup d'œil rétrospectif.
   - Sombre jeunesse.
   - Portrait.
   - Années de célébrité.
   - Grandeur et limites de l'humanisme.
   - Le grand adversaire.
   - La lutte pour l'indépendance.
   - Le grand débat.
   - La fin.
   - Le legs spirituel d'Érasme.

15 euros (code de commande : 19306).


Études sur le XVIIIe siècle. N° I. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1974. In-8° broché, 217 p., quelques illustrations hors texte, dos ridé.
Table des matières :
   1. Littérature.
      - Adrien Reland et la justification des études orientales (1701), par M. Bastiaensen.
      - Le réalisme de Restif de la Bretonne, par J. Marx.
      - Deux poètes des ruines au XVIIIe siècle, par R. Mortier.
      - Jean-Jacques et les biographes, par R. Trousson.
   2. Idées.
      - Pierre Bayle, source de Dom Deschamps, par M. Bastien.
      - Les équivoques de Knigge, Notes sur Über den Umgang mit Menschen, par H. Plard.
      - L'utopie métaphysique de Deschamps contre « l'éloquence » de Rousseau, par A. Robinet.
      - Buffon et la Sorbonne, par J. Stengers.
   3. Économie. Institutions.
      - Une entreprise monastique au XVIIIe siècle : la papeterie de Bonne-Espérance, par M.-A. Arnould.
      - Jacques Accarias de Serionne, économiste et publiciste français au service des Pays-Bas autrichiens, par H. Hasquin.
      - Charles de Cobenzl, homme d'état moderne, par Ph. Moureaux.
   4. Beaux-Arts.
      - Évolution du secrétaire à cylindre d'Oeben à Riesener, par A. Boutemy.
      - L'Enseigne de Gersaint ou la poésie du réel, par M. Fredericq-Lilar.
      - Jacques Van Schuppen, par P. Schreiden.
      - Parole et Musique à l'aube des Lumières, par P. Van Bever.

13 euros (code de commande : 19548).


FAGUET (Émile) — De la famille. Cinquième édition. Paris, Sansot, [ca 1910]. In-12 broché, 99 p., (collection « Les Dix Commandements », n° III).
Table des matières :
   I. Amour et respect.
   II. Admiration de l'enfant.
   III. L'éducation par l'exemple.
   IV. Par la confidence.
   V. Répartition des influences.
   VI. Les ennemis de la famille.
   VII. Autres ennemis.
   VIII. Autres encore.
   IX. L'idéal intimidant.
   X. L'art d'être époux.
   XI. L'âge d'être époux.
   XII. La famille complète.
   XIII. La famille idéale.

8 euros (code de commande : 18475).


[FICHTE (Johann Gottlieb)]. DRUET (Pierre-Philippe)Fichte. Présentation, choix de textes inédits en français, bibliographie. Paris - Namur, Seghers - Presses Universitaires de Namur, 1977. In-8° collé, 230 p., (collection « Philosophie »), soulignements crayonnés et quelques annotations marginales.
Table des matières :
   
Avant-propos.
   Introduction : Fichte ou la révolution en anoxie.
      - Un certain Fichte.
      - L'intention fichtéenne.
      - Le désir intersubjectif (et) infini.
      - Les vicissitudes de la politique (1ère époque).
      - Les vicissitudes de la politique (2e époque).
      - Les vicissitudes de la politique (3e époque).
      - La raison de la série.
      - Excursus : Fichte et Napoléon.
      - Le « second » Fichte.
      - La métaphysique seconde et la structure du système.
      - Les failles et la fracture.
   Choix de textes.
      - 
La Doctrine de la science.
      - Le Vrai et le Bien.
      - L'Éducation.
      - La lutte contre Napoléon.
   Bibliographie.

13 euros (code de commande : 21782).

 


[FLUDD (Robert)]. HUTIN (Serge) — Robert Fludd (1574-1637). Alchimiste et philosophe rosicrucien. Nouvelle édition. Bruxelles, Savoir pour Être, 1994. In-8° broché, 174 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Introduction :
   Le premier tiers du XVIIe siècle, ce que l'on peut appeler (du point de vue de la pensée rationaliste) la période pré-cartésienne, est encore, malgré le nombre assez considérable des travaux qui lui ont été consacrés, une époque assez obscure pour l'historien de la philosophie, comme toutes les périodes de transition, d'ailleurs, lorsque le déséquilibre économique et social s'accompagne d'un trouble égal dans le domaine de la pensée, où des courants complexes, multiformes et souvent assez mal définis s'affrontent. Mais où l'ignorance de l'historien devient presque totale, c'est lorsqu'il veut étudier l'extraordinaire résurgence de la philosophie hermétique durant la période qui va de 1590 à 1630 environ. Cette ignorance est presque voulue car, il faut bien l'avouer, cette tradition de l'antique alchimie ne jouit pas, d'ordinaire, d'un grand prestige auprès des chercheurs de formation universitaire. Et pourtant, tout courant de pensée, même s'il est résolument anti-« moderne », ne devrait pas être ignoré de l'historien, du moment qu'il a été répandu largement et qu'il a exercé une influence certaine : or, c'est le cas des traditions alchimiques durant la première partie du XVIIe siècle qui fut, comme d'ailleurs toute la période précédente, une ère encore très favorable aux doctrines et pratiques de l'hermétisme. C'est l'époque, aussi, d'une manifestation des sociétés secrètes, et notamment de la célèbre Fraternité de la Rose-Croix, qui a fait couler tant d'encre. Mais, si divers spécialistes ont étudié les alchimistes rosicruciens en les jugeant de l'extérieur, peu se sont vraiment attachés en France à l'étude sympathique de leurs enseignements, sur lesquels règne encore grand mystère. Néanmoins, il y eut, à l'époque, des auteurs, qui se réclamaient expressément de l'idéal hermétique rosicrucien, et exposaient dans leurs ouvrages les révélations de la haute alchimie : le médecin anglais Robert Fludd, qui vécut de 1574 à 1637, est le plus connu de ces grands alchimistes, à cause de la polémique retentissante qu'il eut avec Mersenne et Gassendi ; mais sa philosophie secrète est demeurée fort peu étudiée. C'est pourquoi il nous a semblé qu'une étude consacrée à Fludd, et, par conséquent, aux doctrines alchimiques rosicruciennes, était de nature à mieux mettre en lumière tout un aspect si mal connu du XVIIe siècle à son début, et à éclaircir la genèse d'une tradition particulièrement importante. Nous avons étudié Robert Fludd, ce penseur si maltraité par la postérité, avec l'esprit le plus impartial possible, recherchant avant tout l'exactitude dans l'exposé de son grand système rosicrucien d'alchimie spirituelle et pratique. Les ouvrages de ce « philosophe » étant fort rares, nous n'avons pas craint de multiplier les citations ; mais, pour ne pas alourdir l'exposé, nous avons cru bon d'en rassembler la majeure partie dans les notes de chaque chapitre. On trouvera à la fin du volume une table des abréviations utilisées.
   Après une Bibliographie sur Fludd et ses œuvres, nous essayerons, dans une première partie, de donner un exposé aussi succinct et aussi précis que possible du problème rosicrucien, et des conjectures les plus vraisemblables auxquelles on peut aboutir sur la manifestation historique de cette grande fraternité occulte.
   La seconde partie sera, tout naturellement, consacrée à la biographie de notre auteur, à ses multiples activités.
   La troisième partie, de beaucoup la plus développée, exposera la philosophie rosicrucienne de Fludd dans ses rapports si étroits avec la tradition hermétique.
   Enfin, une quatrième partie, servant en somme de conclusion, situera le Rosicrucien anglais dans l'histoire de la pensée européenne, et tentera de montrer l'intérêt que présente son système, même pour l'historien qui se veut soucieux avant tout des destinées du rationalisme.

20 euros (code de commande : 19682).


 

[FOUCAULD (Charles de)]. LESOURD (Paul) — La vraie figure du Père de Foucauld. Mention de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché, 284 p., exemplaire non coupé.

7,50 euros (code de commande : 1347).


[FOUCAULT (Michel)]. Michel Foucault philosophe. Rencontre internationale. Paris, 9, 10, 11 janvier 1988. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 405 p., (collection « Des Travaux »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   Présentation, par Georges Canguilhem.
   I. Michel Foucault dans l'histoire de la philosophie.
      1. Archéologie et épistémologie, par Roberto Machado.
      2. Note sur la phénoménologie dans Les Mots et les Choses, par Gérard Lebrun.
      3. Foucault et Marx. L'enjeu du nominalisme, par Étienne Balibar.
      4. Michel Foucault et la psychanalyse, par Jacques-Alain Miller.
      5. Hors ou dans la philosophie ?, par François Wahl.
      6. De la mise en ordre des choses, par Hubert L. Dreyfus.
   II. Style et discours.
      1. Sur le concept de discours chez Foucault, par Manfred Frank.
      2. Sur le style philosophique de Michel Foucault, par Miguel Morey.
      3. Le mot de Dieu : « Je suis mort », par Denis Hollier.
      4. Onirocritiques, par Walter Seitter.
      5. Vers la fiction, par Raymond Bellour.
   III. Pouvoir et gouvernement.
      1. Qu'est-ce qu'un dispositif ?, par Gilles Deleuze.
      2. Un pouvoir sans dehors, par François Ewald.
      3. Pour une histoire naturelle des normes, par Pierre Macherey.
      4. Michel Foucault et l'État de police, par Blandine Barret-Kriegel.
      5. Des divers usages de la notion de biopouvoir, par Michael Donnelly.
      6. Foucault et la conception libérale de l'individu, par Alessandro Pizzorno.
   IV. Éthique et sujet.
      1. Foucault : l'éthique et l'œuvre, par John Rajchman.
      2. Réflexions sur la notion de « culture de soi », par Pierre Hadot.
          Constitution du sujet et pratique spirituelle, par Christian Jambet.
      4. Esthétique de l'existence, par Rainer Rochlitz.
      5. Par-delà vie et mort, par James Bernauer.
   V. Rationalités et histoires.
      1. Rationalité, puissance et pouvoir, par Dominique Janicaud.
      2. Foucault, le présent et l'histoire, par Mark Poster.
      3. Foucault, la morale, la critique, par Christian Bouchindhomme.
      4. Identité morale et autonomie privée, par Richard Rorty.
      5. Le nihilisme de Michel Foucault, par André Glücksmann.
      6. Foucault et le dépassement (ou achèvement) du nihilisme, par Paul Veyne.
   Note sur le Centre Michel Foucault.

25 euros (code de commande : 15686).

 


GARAUDY (Roger) — Parole d'homme. Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection « La Vie selon... »).

6 euros (code de commande : 4537).


GÉRARD (R.-E.) — Une augmentation de la connaissance humaine réalisée selon le plan prophétique de la Bible. Bruxelles - Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8° broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos :
   « La raison d'être de ce travail est le désir que nous avons d'être utile à ceux qui cherchent impartialement la vérité et à ceux qui, la possédant déjà – nous nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits dans les Écritures – veulent s'en assurer invinciblement contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là signaler un système d'idées capable, selon nous, d'affermir et de consolider à jamais les convictions des uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue de la méthode d'investigation scientifique, les principes de salut tant pour leur sérénité intellectuelle que pour leur sauvegarde morale.
   Cet écrit, vu son caractère succinct, ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités. C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les régions sévères mais grandioses que nous avons vues.
   Le but que nous nous proposons : Indiquer la voie qui mène à la vérité, n'en est pas moins d'une singulière élévation et ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une époque comme la nôtre où tant de penseurs adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même de la raison humaine et pour éliminer par là du domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude. Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase, qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation, dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement un état définitif dans l'orientation de la pensée. Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait transitoire faisant partie du développement systématique, prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire et soumis, comme tout autre phénomène historique, au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons quelque appréhension en présentant notre témoignage ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons en toute humilité mais aussi avec une inébranlable conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde et le sort moral de l'homme.
   Sans doute, les facteurs de connaissance qui seront signalés ici : loi de Brück, système prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire et Mathématique Biblique établies par Lagrange, ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature même du sujet interdit de la manière la plus formelle et la plus menaçante de considérer les vérités dont il s'agit présentement comme un simple divertissement de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer dépasse celle d'un simple débat intellectuel : ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude suivie des données que nous signalons dans notre court travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir par delà des vérités d'ordre purement scientifique, une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
   Le titre lui-même de cet opuscule suffit à faire pressentir la leçon que nous nous proposons de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables à qui ce titre sera un véritable scandale et qui nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer quelque temps à l'examen de nos raisons. »

15 euros (code de commande : 14135).

 


GLUCKSMANN (André) — Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321 p., couverture un peu jaunie.
En quatrième de couverture :
Toute la famille fait dans la politique. L'ainé, Johann Gottlieb, passait pour jacobin - un futur Lénine ? Hegel, un peu tout, un peu là, offre de devenir maîtres et possesseur non seulement dela nature (style Descvartes) mais de la société. La domination de la terre résume Nietzche? Ca ne se refuse pas. En cent ans, la pensée allemande est devenue mondiale. La dernière fleur de la métaphysique occidentale ? La première pousse du Goulag ? Une anémone, une fleur de vent, du vode glissrait Socrate. Panurge qui ne veut ni être battu, ni volé, ni trompé a droit au cocktail. Un rien de révolution française, un zeste d'économie politique anglaise et un vieux fond de science allemande recommandée par Marx. Cela n'a pas empêché les marxistes de battre et d'être battus, volés, cocus. L'ordre règne dans le siècle et l'obéissance dans les têtes. Face Est, le continent du grand mensonge, côté Ouest, les provinces du se mentir. A la porte, un vagabond, personne visiblement déplacée. Il y a quelque temps on eût dit : un juif. La famille prouve que Mai 68 est impossible. Et la révolte des jeunes Américains. Et la résistance des Russes qui kidnappent Pinochet pour l'échanger contre Brejnev. Quand il entend parler de contestation. Doc prépare la piqûre.

8 euros (code de commande : 4530).


GOBLET D'ALVIELLA (Eugène) — La migration des symboles. Bruxelles, Louis Musin, 1983. In-8° broché, 343 p., illustrations, quelques soulignements crayonnés.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée à Paris, chez Leroux, en 1891.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. Des symboles communs à différentes races.
   Chapitre II. La croix gammée ou tétrascèle.
   Chapitre III. Des causes d'altération dans la signification et dans la forme des symboles.
   Chapitre IV. Symbolique et mythologie de l'arbre.
   Chapitre V. De la transmission des symboles.
   Chapitre VI. Le globe ailé, le caducée et le triçûla.
   - Conclusion.
   - Additions et corrections.
   - Index.

20 euros (code de commande : 22587).


[GOMBROWICZ (Witold)]. DE ROUX (Dominique) — Gombrowicz. Paris, Bourgois, 1978. In-8° broché, 187 p.
En quatrième de couverture :
   Mon cher Christian,
   Qu'importe la France. Ce n'est plus que loteries comme le reste. Un an déjà pour nous. J'ai en moi depuis un sentiment de tristesse dans mon ensemble si vivant et si mobile pourtant. Nous avons quand même été séparés. Comme si ma vie de mon côté ne devait être que pertes successives, querelles incompréhensives, injustices réelles. Je pense soudain que je ne serai jamais vu que comme un fils éternel, « le goéland sans pattes », en effet. Gombrowicz m'avait averti. Mais lui aussi s'est éloigné. Reste-t-il même le mot : spirituel au milieu de ces chapelles ardentes.
   Affection.
   Dominique.
   1973.

8 euros (code de commande : 17972).


GROETHUYSEN (Bernard) — Introduction à la pensée philosophique allemande depuis Nietzsche. Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection « La Culture Moderne »), édition originale.
Table :
I. Le problème de la philosophie chez les différents penseurs :
Nietzsche
Oilthey.
Simmel.
Husserl.
II. Les possibilités d'une philosophie, nouvelle.
Idées et Problèmes.
Les Faits et les Valeurs.
Notes Bibliographiques.



13 euros (code de commande : 12667).


GUILLEBAUD (Jean-Claude) — La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 365 p.
En quatrième de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées universalistes, au règne versatile de la démocratie d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de la technoscience, à l'évanouissement définitif des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours, nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage. Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés. Après un siècle marqué par les tyrannies, les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face. Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés. Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité, la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière, enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde, ce n'est pas seulement résister à la barbarie, c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers quel futur nous voulons marcher. »

13 euros (code de commande : 8264).


[GUITTON (Jean)]. Jean Guitton. Paris, Revue Montalembert, 1963. In-8° broché, [330 (pp. 13 à 343)] p., (numéro spécial 4 et 5 de la Revue Montalembert).
Table des matières :
   - Approche de Jean Guitton, par L. Chaigne.
   Chapitre I : Les années d'apprentissage.
      
Jean Guiiton et sa volée, par P. Mesnard.
      - Trois maîtres, par P. Belmont.
      - Plazenetarium, par J. Mazodier.
      - Portrait de M. Guitton, par P. O'Reilly.
      - Au 104, par L. Bourgey.
      - Dans la cour du lycée, par A. Fugier.
   Chapitre II : Le maître et sa méthode.
      - Penser en homme d'action, par le général Weygand.
      - L'art de faire penser, par R.P. Golliet.
      - Les davidées, par M. Silve.
   Chapitre III : La captivité ou la nouvelle école.
      - Les captivités, par M. Menanteau.
      - Entretiens, par B. de la Farge.
      - Expérience d'une captivité, par le colonel de Witasse.
      - À Colditz avec les otages, par H.R. Gall.
   Chapitre IV : Présences.
      - Situation d'une pensée, par C. Tresmontant.
      - Jean Guitton et Paul Claudel, par P. Claudel.
      - Jean Guitton et Maurice Blondel, par E. Blondel-Flory.
      - Jean Guitton et Teilhard de Chardin, par C. Cuenot.
      - Rencontres avec Jean Guitton, par A. Maurois.
      - Jean Guitton et Emmanuel Mounier.
      - Jean Guitton et les étudiants, par J.-F. Le Bras et C. Bernard.
      - jean Guitton et la pensée japonaise, par K. Takéno.
   Chapitre I : L'écrivain.
      - Le peintre, par A. Delaunay.
      - Notes de lectures, par A. George.
      - Une voix filiale, par Camille Mayran.
   Chapitre II : Le penseur.
      - L'historien de Jeanne d'Arc
, par R. Aron.
      - L'antibergsonisme de Jean guitton, par E. Borne.
      - L'appel du maître, par E. Detape.
      - Le philosophe, par R. Poirier.
   Chapitre III : Le fils de Monsieur Pouget.
      - L'exégèse biblique, par A. Guillaumont.
      - Un laïc exégète, par M. Vernhet.
      - Pour une apologétique, par R.P. Congar.
   Chapitre IV : Le fils de Monsieur Portal.
      - Un écrivain catholique, par J. Hours.
      - Jean Guitton et lord Halifax, par M. Bulmer-Thomas.
      - Hommage d'un frère séparé, par le pasteur Boegner.
      - Controverse amicale, par A. Miroglio.
   Esquisses :
      - Une amitié, mieux, une vie commune..., par J. Perret.
      - Un philosophe et un chrétien, par mgr Cerejeira.
      - Une voix faible et comme voilée..., par R. d'Harcourt.
      - J'aime Jean Guitton, par J. Cocteau.
      - Jean Guitton m'apparaît..., par E. de La Rochefoucauld.
      - Chanson pour Jean Guitton, par P. de La Tour Du Pin.
      - Au long d'une rue crépusculaire..., par G. Cesbron.
      - Le plus brillamment doué..., par A. Latreille.
      - Le rêve et la ferveur de Fra Angelico, par R. Garric.
      - Une amitié de quarante ans, par J. André.
      - J'ai rencontré Jean Guitton..., par sœur Hosanna.
      - Reliquaire, par P. Chaigne.
      - Dans un siècle ou deux, quand un nouveau brémond..., par M. Légaut.
   Remise de l'épée, par F. Mauriac et Jean Guitton.
   Inédit : Esprit et mentalité, par Jean Guitton.

20 euros (code de commande : 17094).


HALTER (Marek) — Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché, 309 p.
En quatrième de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient installés en 722. Son nom est lié à la recherche de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien, aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS Racisme en France, à la mémoire surtout, comme arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans un style rapide et imagé, il dit sa relation à la France, à la langue française, à l'écriture, à la peinture, à Israël, au judaïsme... Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique, souvent critique et parfois étonné, sur ses appels, ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre. »

8 euros (code de commande : 8777).


HANON (Rose) — Démissions. Préface de Jean-Marie Rosiers. Cuesmes, Éditions du Cerisier, 2015. In-8° broché, 124 p. (collection « Place Publique - Manifestation », n° 8).
En quatrième de couverture :
   « Je pensais : enseigner, c'est changer le monde.
   C'était avant que je ne me découvre artiste, prestidigitateur de formation, par nécessité dompteur de lions, funambule ou clown. Ma classe a pris des allures de cirque, j'allais dire les pop-corn en moins, mais même pas : tout y est. Le numéro est rodé, l'illusion parfaite.
   Et, telle la boule à paillettes de l'équilibriste, le monde tourne et tournera demain, juste comme il doit tourner.
   Pour les siècles des siècles.
   Amen. »

   ... De quelles démissions parle-t-on finalement ? Idéologiquement, celle de la représentation de l'enseignant en « chien de garde » (P. Nizan) ; concrètement celle de cette jeune enseignante, envoyée sans viatique dans une école où actrice, elle n'aime pas la pièce que le système lui fait jouer. Politiquement, celle de l'institution éducative qui a renoncé à diffuser les connaissances pour réduire les inégalités.
   (Extrait de la préface de Jean-Maurice Rosier, professeur à l'Université libre de Bruxelles.)

11 euros (code de commande : 23323).


 

HEIDEGGER (Martin) — Sein und Zeit. Neunte unveränderte Auflage. Tübingen, Max Niemeyer, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XI, 437 p., annotations marginales à l'encre sur les dix premières pages.
Vorbemerkung :   
   Die Abhandlung « Sein und Zeit » erschien zuerst Frühjahr 1927 in dem von E. Husserl herausgegebenen Jahrbuch für Phänomenologie und phänomenologische Forschung Bd. VIII und gleichzeitig als Sonderdruck.
   Der vorliegende, als neunte Auflage erscheinende Neudruck ist im Text unverändert, jedoch hinsichtlich der Zitate und der Interpunktion neu durchgesehen. Die Seitenzahlen des Neudruckes stimmen bis auf geringe Abweichungen mit denen der früheren Auflagen überein.
   Die in den bisherigen Auflagen angebrachte Kennzeichnung « Erste Hälfte » ist gestrichen. Die zweite Hälfte läßt sich nach einem Vierteljahrhundert nicht mehr anschließen, ohne daß die erste neu dargestellt würde. Deren Weg bleibt indessen auch heute noch ein notwendiger, wenn die Frage nach dem Sein unser Dasein bewegen soll.
   Zur Erläuterung dieser Frage sei auf die im gleichen Verlag erschienene « Einführung in die Metaphysik » verwiesen. Sie bringt den Text einer im Sommersemester 1935 gehaltenen Vorlesung.

15 euros (code de commande : 17712).

 

[HEIDEGGER (Martin)]. BRISART (Robert) — La phénoménologie de Marbourg ou la résurgence métaphysique chez Heidegger à l'époque de Sein und Zeit. Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis, 1991. In-8° broché, 173 p., (collection « Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis - Philosophie », n° 53).
Sur la couverture :
   Qu'est-ce que la phénoménologie pour Heidegger ? Quel concept en a-t-il ? On le sait, à l'époque où enseignant à Marbourg il élabore le projet qui débouchera sur la publication de Sein und Zeit, ce concept se prévaut d'une lutte sans merci contre le privilège métaphysique de la présence. Libérer l'ontologie du carcan où la retient captive une tradition fort ancienne qui jamais ne s'est départie du préjugé selon lequel être veut dire être présent, tel est en peu de mots le leitmotiv qui détermine tout le tracé de la phénoménologie de Marbourg dans son souci de faire enfin droit au phénomène de l'être. Ce tracé, l'étude que voici se propose d'en parcourir les étapes essentielles jusqu'à ce terme que Heidegger lui-même déclare non-métaphysique : le temps. Mais ce travail se double d'une autre préoccupation. Car en analysant de plus près les articulations fondamentales dont procède ainsi la mise en évidence du temps comme horizon de compréhension de la négativité et de l'absence ontologiques, toute la question reste de savoir si l'abrogation heideggerienne de la présence ne concourt pas à raviver une tendance métaphysique peut-être plus périlleuse que celle dont elle cherche à se défaire. En l'espèce, cette tendance serait celle qui consiste à provoquer entre l'être et la présence une déchirure telle que le sens paraît désormais irréductible au monde naturel et familier. On le devine, tout au long de cet examen critique, planent l'ombre de Husserl en même temps qu'une question : existe-t-il au juste une phénoménologie de Marbourg ?

10 euros (code de commande : 20235).

 

[HEIDEGGER (Martin)]. VANDEVELDE (Pol)Être et discours. La question du langage dans l'itinéraire de Heidegger (1927-1938). Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1994. In-8° broché sous jaquette, 272 p., (collection « Classe des Lettres » collection in-8°, 3e série, tome X), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ce travail poursuit trois objectifs : historique, comparatiste et systématique. C'est avant tout une étude historique du développement de la pensée de Martin Heiddeger concernant la langue. À cet égard, ce travail examine trois articulations dans l'itinéraire de Heidegger où la langue est envisagée comme le discours du monde (dans Être et Temps), comme production poétique (L'origine de l'œuvre d'art) et comme tradition (dans l'Introduction à la métaphysique et dans Contributions à la philosophie).
   À côté de cet aspect historique, ce travail est aussi une comparaison entre Heidegger et d'autres thèses, linguistiques ou philosophiques, afin de faire ressortir la force de la position heideggérienne en même temps que ses points faibles. Plus particulièrement, l'opposition « discours (parole)-langue », que Heidegger présente dans Être et Temps, est comparée à cette même opposition telle que la pensent Wilhelm von Humboldt et Ferdinand de Saussure. L'histoire du « logos » dans la tradition occidentale, que Heidegger développe dans Introduction à la métaphysique, est comparée à la reprise qu'en fait Johannes Lohmann et confrontée à la critique virulente qu'en fait Karl-Otto Apel, qui réagit au « linguicisme » de Heidegger. Le rapport de l'interprétation à l'œuvre d'art que Heidegger présente dans L'origine de l'œuvre d'art est comparée aux vues de Paul Valéry dans sa tentative de fonder une poétique. Enfin, une dernière vue comparatiste met en parallèle l'histoire de l'être présentée dans les Contributions à la philosophie avec une autre pensée de la tradition offerte par Alasdair MacIntyre.
   Ces deux approches historique et comparatiste tentent de faire de ce travail un début d'approche systématique pour envisager la langue comme un phénomène.

20 euros (code de commande : 21355).

 

[HEIDEGGER (Martin)]. HAAR (Michel, dir.) — Martin Heidegger. Paris, L'Herne, 1983. In-4° broché, 512 p., illustrations hors texte, (collection « Les Cahiers de l'Herne », n° 45), bel exemplaire malgré les décharges de papier adhésif aux seconde et troisième pages de couverture et aux pages de garde, épuisé.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Chronologie.
   - La biographie révélée, par Michel Haar.
   - Textes de Martin Heidegger.
      - Le concept de temps, 1924.
      - Seconde version de l'article « Phénoménologie », 1927.
      - Lettre à Husserl, 22 octobre 1927.
      - Qu'est-ce que la métaphysique ? 1929 (traduction nouvelle).
      - Chemins d'explication, 1937.
      - Sur un vers de Mörike, 1951.
      - Principes de la pensée, 1958.
      - Esquisses tirées de l'atelier, 1959.
      - La provenance de l'art et la destination de la pensée, 1967.
      - Entretien entre Richard Wisser et Martin Heidegger, 1969.
      - Sprache (Langue), 1972.
      - Lettre au rectorat académique de l'Université Albert-Ludwig, 1945.
      - Neuf lettres à Roger Manier, comprenant un texte sur Rimbaud, 1966 à 1976.
      - Deux lettres à Jean-Michel Palmier, 1969 et 1972.
      - Passage du soir sur Reichenau, 1917.
      - Vers de Hölderlin choisis par Martin Heidegger et lus par son fils sur sa tombe ouverte.
   - Souvenir.
      - Le professeur, le penseur, l'ami, par Walter Biemel.
      - Le rayonnement de Heidegger, avec un poème de Paul Celan : Todtnauberg, par Hans-Georg Gadamer.
      - Le travailleur planétaire, entretien, par Ernst Jünger.
      - Todtnauberg 1949, par Roger Munier.
      - Rencontres sur quatre décennies, par Carl Friedrich von Weizsäcker.
      - Entretien, par Herbert Marcuse.
      - Lettres à leurs amis Beck, par Herbert et Sophie Marcuse.
   - Histoire de la métaphysique.
      - Heidegger et l'histoire de la philosophie, par Hans-Georg Gadamer.
      - Du pareil au même, par Jean-Luc Marion.
      - Au seuil de la métaphysique, par John Sallis.
      - Heidegger/Nietzsche, par David Farrell Krell.
      - Phénoménologie et science de l'être, par Jean-François Courtine.
   - La pensée de l'être.
      - En chemin avec Heidegger, par Jean Beaufret.
      - À Jean Beaufret, par Dominique Janicaud.
      - L'être comme événement appropriant, par Otto Pöggeler.
      - La réserve de l'être, par Jean-Louis Chrétien.
      - Chemin faisant..., par Jean-Pierre Charcosset.
      - Le jeu et la parole, par Francis Wybrands.
   - L'époque de la technique.
      - L'essence vraie de la technique, par Jacques Taminiaux.
      - De la technè à la technique, par Hubert L. Dreyfus.
      - L'art moderne et la technique, par Marc Froment-Meurice.
      - Le tournant de la détresse, par Michel Haar.
   - Politique.
      - Heidegger et le national-socialisme, par Jean-Michel Palmier.
      - Que faire à la fin de la métaphysique ?, par Rainer Schürmann.
      - Face à la domination. Heidegger, le marxisme et l'écologie, par Dominique Janicaud.
      - Heidegger et l'essence de l'Université allemande, par Jean-Marie Vaysse.
   - La question de Dieu.
      - Philosophie et théologie. Heidegger et Pascal, par Henri Birault.
      - Hölderlin et le chemin vers le sacré, par Jean Greisch.
   - Signes et chemins.
      - Geschlecht, différence sexuelle, différence ontologique, par Jacques Derrida.
      - Les fondements de la linguistique, par Gérard Granel.
      - L'eau d'oubli, par Roger Munier.
      - L'Ereignis et le Tao, par Daniel Charles.
      - Journal d'un traducteur, par Gabriel Liicenau.
   - Annexes.
      - La Gesamtausgabe (Les œuvres complètes), par Jean Greisch.
      - Bibliographie.

50 euros (code de commande : 22393).


 HELVETIUS. De l'Esprit.
  
Paris [Liège], Durand [Bassompierre], 1759.

   Une des éditions clandestines de cet ouvrage condamné, publiée un an après l'édition originale.
Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11528).


Histoire de la destruction des jésuites...
Liège, Duvivier et fils, 1827.
D'après les Mémoires de l'abbé Georgel.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 7872).


[HOLBACH (Paul Henri Thiry d')] — Le bon-sens ou Idées naturelles, opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Systême de la Nature. [Amsterdam], [Marc Michel Rey], 1772. [A Londres. M. DCC. LXXII.] In-8° modeste demi-veau, [1 (titre)], [1 bl.], X, 266 p., très rare.
À propos du Bon sens, Jeroom Vercruysse écrit :
   Comme l'indique une des éditions de 1772, cet écrit est de l'auteur du Système de la nature. Dans son Catalogue (p. 21) et dans son Dictionnaire (1806 : I, 71 ; 1822 : I, 137 ; cf. 1872 : I, 442-443), Barbier a également cité Holbach comme auteur du Bon sens. Dès 1791 cet écrit parut sous le nom du curé Jean Meslier qui n'en avait pas écrit un seul mot. Depuis lors il a reparu plusieurs dizaines de fois sous son nom, à tort.
   Les Mémoires secrets annoncent Le Bon sens le 1er octobre 1772 (VI, 236) ; la Correspondance littéraire attendra janvier 1773 (X, 174-176). L'édition de Londres 1772 en [iv] xn. 315 pages sera condamnée le 10 janvier 1774 par le parlement de Paris à être lacérée et brûlée en même temps que l'ouvrage d'Helvétius, De l'homme. La sentence fut exécutée le 12. L'édition de 1774 fut mise à l'index de l'Église le 18 août 1775.
Bibliographie :
   - J.M. De Bujanda, Index Librorum Prohibitum 1600-1966, p. 443 (décret du 18 août 1775).
   - Jeroom Vercruysse, Marc-Michel Rey, libraire des lumières, dans Histoire de l'édition française, tome II, Le livre triomphant : 1660- 1830.
   - Jeroom Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du Baron d'Holbach, 1772 - A4.

200 euros (code de commande : 22419MP).


HUSSERL (Edmund)


HUXLEY (Aldous) L'éminence grise. Études de religion et de politique. Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection « L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté et en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 181/69).


HUXLEY (Julian), HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.) Nous Européens. We Europeans. Traduit par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8° broché, 317 p., (collection « Philosophie Étrangère »), bel exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   Le grand sociologue anglais, Directeur général de l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
   Cette œuvre scientifique et par endroits pittoresque tend à démontrer que les « races » – ce terme dont notre époque a tant usé et qui sert à « justifier les ambitions politiques, les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés de classe » –, que les races humaines n'existent biologiquement pas.
Table des matières :
   Préface.
   I. Introduction.
   II. Histoire et développement récent de la science de l'homme.
   III. Les principes de l'hérédité appliqués à l'homme.
   IV. Fondements de la classification ethnique.
   V. De quelques illusions et de quelques pièges de la classification ethnique.
   VI. Les principaux groupes ethniques de l'Europe.
   VII. Composition ethnique des nations européennes.
   VIII. L'Europe outre-mer (par A. M. Carr-Saunders).
   IX. Conclusion.
   Appendice - Index.

9 euros (code de commande : 16232).


JHABVALA (Yasmine) — Vers Ahura Mazda. Berne, Peter Lang, 1992. In-8° collé, 214 p., (collection « Publications Universitaires Européennes », Série XXVII Études asiatiques et africaines, n° 29), coin plié.
En quatrième de couverture :
   La lecture des Gatha pose d'emblée un problème fondamental, celui du sens et de la compréhension de ces textes. Les traductions et les interprétations proposées actuellement n'apportent qu'une réponse partielle aux problèmes spécifiques aux Gatha, et qui ne semble pas toujours corroborée par les hymnes gathiques.
   Nous avons, par conséquent, adopté une démarche différente des approches linguistique, comparatiste et historique, généralement pratiquées dans notre domaine. L'étude interne aux textes que nous avons menée montre clairement que les Gatha ne nous posent pas seulement un problème linguistique, mais bien davantage un problème de pensée. Il s'agit, dès lors, de déceler les démarches de la pensée qui s'exprime dans les Gâthâ afin de la comprendre en considération de ces démarches mêmes.
   Après une licence es lettres en histoire des religions obtenue en 1978, Yasmine Jhabvala fait un séjour d'études en 1979 sur le zoroastrisme au sein de la communauté zoroastrienne à Bombay. C'est au cours de ce séjour qu'elle fera l'apprentissage des langues avestique et pahlavi.
   De retour à Genève, elle est nommée assistante en histoire des religions à l'Université de Genève. En 1991, elle soutint la thèse qui fait l'objet du présent ouvrage, préparée sous la direction du Professeur J. Rudhardt. On note aussi durant toutes ces années sa participation à différentes manifestations et congrès organisés par la communauté zoroastrienne.

15 euros (code de commande : 18466).


[JÉSUS DE NAZARETH]. NISIN (Arthur) Histoire de Jésus. Paris, Seuil, 1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors texte.

8 euros (code de commande : 190/62).


JULIEN (Claude) — Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316 p.

7,50 euros (code de commande : 575).

 


KEYSERLING (Comte Hermann de) La Révolution mondiale et la responsabilité de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry. Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.

7,50 euros (code de commande : 3526).


[KIERKEGAARD (Sören)]. HOHLENBERG (Johannes) — L'œuvre de Sören Kirkegaard. Le chemin du solitaire. Traduit du danois par P.-H. Tisseau. Paris, Albin Michel, 1960. In-8° broché, 315 p., ex-libris manuscrit à la page de garde, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Voici enfin un exposé d'ensemble, complet et détaillé, de l'œuvre de Kierkegaard, l'indispensable complément de l'excellente biographie donnée par J. Hohlenberg, le spécialiste danois le mieux informé. Il n'était guère possible, dans la biographie, de présenter le cheminement et les méandres d'une pensée aussi riche, aussi vaste, aussi complexe, que celle de Kierkegaard : l'auteur n'y a mentionné de l'œuvre que l'indispensable nécessaire à l'intelligence de la biographie. Dans Le Chemin du Solitaire, en revanche, J. Hohlenberg ne prend de l'élément biographique que l'indispensable nécessaire à l'intelligence de l'œuvre. Les deux ouvrages donc se complètent et se compénètrent.
   Pour la commodité de l'exposé, l'auteur a sérié la production : ouvrages pseudonymes, et même anonymes, écrits polémiques, critique littéraire, ouvrages religieux, journal. Dans quelques brefs chapitres, il donne son opinion sur ce que Kierkegaard entendait par christianisme; Kierkegaard et le Nouveau Testament, Kierkegaard et Schopenhauer.
   Ni anthologie, ni sèche analyse, Le Chemin du Solitaire, d'une lecture agréable et parsemée de nombreuses citations, est un guide même pour le lecteur déjà informé de Kierkegaard ; c'est aussi un chemin où, comme au carrefour de « In vino Veritas », il peut, au gré ce son intérêt ou de ses préoccupations psychologiques, morales, religieuses, prendre la voie qui l'attire, toujours assuré de la fidèle compagnie du grand solitaire tout à sa méditation.

10 euros (code de commande : 19386).


KLIBANSKY (Raymond) — Le philosophe et la mémoire du siècle. Tolérance, liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « De Paris à Heidelberg et Hambourg, de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky tire son intérêt pour la pensée négative, qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne. Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années vingt, éclairent la montée du Nazisme.
   Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique, écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl : Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume un peu celle de R. Klibansky lui-même.
   Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut actif au sein du Political Warface Executive en Grande Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans la vie philosophique internationale et cherche à stimuler les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest, à une époque où cela était un véritable défi, tout en défendant les droits de penseurs comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »

12 euros (code de commande : 13866*).


KOTHEN (Robert) — L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires, 1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté Nouvelle », XI).

9 euros (code de commande : 218/63).


La laïcité est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et 27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque, on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau, Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand, Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw, François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia De Brouckere, Lucienne Noppens.

15 euros (code de commande : 10886).


 

LA MENNAIS (Félicité de) — Les Évangiles. Traduction nouvelle avec des notes et des réflexions à la fin de chaque chapitre par F. Lamennais. Troisième édition revue et corrigée. Paris, Pagnerre - Perrotin, 1846. [Pagnerre, Éditeur, / 14 bis, rue de Seine. / Perrotin, Éditeur, / 3, place du Doyenné. / 1846] In-12 demi-basane olive à coins, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre rouge, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 377, [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.] p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.

15 euros (code de commande : 22231).

[LAMENNAIS] — Le portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection « Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace d’humidité sur la couverture.

7 euros (code de commande : 4328).


LA VALLÉE POUSSIN (Louis de) — Bouddhisme. Opinions sur l'Histoire de la Dogmatique. Cinquième édition. Paris, Beauchesne, 1925. In-8° demi-basane beige, dos à 4 nerfs, pièces de titre en chagrin brun, XVI, 430 p.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. L'enseignement de Çakyamuni.
   Chapitre II. Systèmes métaphysiques du Bouddhisme.
   Chapitre III. Bouddhisme philosophique et religieux.
   Chapitre IV. La carrière du futur Bouddha.
   Chapitre V. Le Bouddhisme et le surnaturel hindou. Le Tantrisme.
   - Additions et corrections.

12 euros (code de commande : 23580).


LE CLÉZIO (Jean-Marie-Gustave)Le rêve mexicain ou la pensée interrompue. Paris, Gallimard, 1988. In-8° collé, 248 p., (collection « Nrf Essais »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Au cours du mois de mars 1517 les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés en « mangeant la terre », selon le rituel de bienvenue réservé au dieu Quetzalcoatl, et cette rencontre initie l'une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. Dans cet affrontement, l'un représente la magie, la ferveur religieuse, le doute, tandis que l'autre apporte la certitude et la puissance de l'Europe conquérante. De ce choc des mondes vont naître les siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui.
   Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernai Diaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent, rêve sur les paroles prophétiques de Nezahualcoyotl, le roi-poète de Tezcoco. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest – les « barbares », Chichimèques, Tepehuanes, Seris, Yaquis, Apaches. Rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras.
   Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

10 euros (code de commande : 21603).


LAURAT (Lucien) Le marxisme en faillite ? Du marxisme de Marx au marxisme d'aujourd'hui. Paris, Pierre Tisné, 1939. In-8° broché, 268 p.
Table des matières :
   
Avant-propos.
   Chapitre I. Le marxisme de Marx.
      I. Le matérialisme historique.
      II. La doctrine économique.
      III. L'Histoire consciente d'elle-même.
      IV. La révolution socialiste.
   Chapitre II. L'évolution du marxisme.
      I. La controverse Kautsky-Luxembourg-Bernstein.
      II. L'organisation et la spontanéité de la masse.
         a) La masse et les cadres.
         b) Mouvement politique et mouvement syndical.
   Chapitre III. L'épreuve du feu.
      I. Triomphe incontestable de la doctrine économique du marxisme.
      II. La guerre.
      III. Les causes objectives de la scission.
      IV. La cause subjective, doctrinale, de la scission internationale.
      V. La déformation de la doctrine marxiste par le bolchévisme.
      VI. Lutte de classes et paix sociale.
      VII. La dégénérescence du bolchévisme.
      VIII. Le fascisme.
   Chapitre IV. La naissance d'un monde nouveau.
      I. Fin du capitalisme ?
      II. Les « régimes intermédiaires ».
      III. La menace technocratique et la démocratie.
      IV. La première étape de la révolution socialiste.
      V. Les conditions de l'évolution révolutionnaire.

12 euros (code de commande : 18618).


LEDUC (Victor) — Communisme et nation. Paris, Éditions Sociales, 1954. In-12 broché, 167 p., (collection « Problèmes »).
Table des matières :
   I. « Les ouvriers n'ont pas de patrie ».
   II. Sur le « sens bourgeois » et sur le sens prolétarien du mot national.
   III. Dissiper le brouillard.
   IV. Sur le « nihilisme » national.
   V. Une clé et un principe.
   VI. Impérialisme ou socialisme.
   VII. L'impérialisme et l'Europe.
   VIII. Européens du Vatican.
   IX. Socialisme « européen ».
   X. Le mythe de la culture occidentale.
   XI. Le Parti communiste et l'union des forces nationales.
   XII. Communisme et nation.

13 euros (code de commande : 18753GL).


   [LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis de la Monadologie.
   
Lyon, Perisse, 1767.

    Une curieuse édition attribuable à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
   Pour en savoir plus...

400 euros (code de commande : 11455/v1).


LELOIR (Dom Louis) — Désert et communion. Témoignage des Pères du Désert recueillis à partir des Paterica arméniens. Bégrolles-en-Mauges, Abbaye de Bellefontaine, 1978. In-8° dactylographié collé, 406 p., (collection « Spiritualié Orientale et Vie Monastique », n° 28), soulignements aux pp. 13-17.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
      - Sagesse de Dieu.
      - Sagesse du Désert.
      - Les Tentations de Jésus au Désert.
   Chapitre I. L'authenticité monastique.
      - Faire soi-même ce qu'on demande aux autres.
      - L'authenticité monastique, référence à la Bible.
      - L'authenticité monastique, imitation du Christ.
      - Les Degrés variés d'accueil de la grâce.
      - L'authenticité monastique, aveu de notre faiblesse.
         - Humilité devant ceux qui nous ont précédés - Humilité du moine face au laïc - Humilité du moine face au pécheur.
   - Hiérarchie des vertus.
   Chapitre II. Solitude et sollicitude. Le moine loin et près du monde.
      - Variété des points de vue.
      - Préférence pour la contemplation.
      - Préférence surtout pour la pureté du cœur.
      - Utilité du cadre.
      - Séparation et échanges.
      - Limites des échanges.
      - Dangers du Désert.
   Chapitre III. Solitude et communauté.
      - Martyrius et sa vision monastique.
      - Solitude tempérée et humaine.
         - Sorties et voyages - Contacts entre moines - Doctrine qui commandait une telle souplesse.
      - Fermeté des principes.
         - Connaître notre misère pour mieux connaître Dieu - Personne ne peut servir deux maîtres - Fuite du monde, mais accueil discret des frères.
      - Conclusion.
   Chapitre IV. La femme.
      - Jugement de Cassien.
      - Lacunes de Cassien.
         - Syrie - Palestine - Égypte.
      - Essai de synthèse.
   Chapitre V. La prière.
      - Sobriété des renseignements.
      - Authenticité.
      - Combat.
      - Importance de la prière.
         - Prier le plus possible - Prière et intelligence - Prière et travail.
      - L'Eucharistie.
      - La Liturgie.
         - Orientations générales - Les veilles.
      - Le Christ.
      - La simplicité.
      - Enracinement ecclésial.
   Chapitre VI. Vie charismatique.
      - Ampleur du phénomène.
      - L'humilité plus désirable que les charismes.
      - Le don des larmes.
      - Doctrine sous-jacente aux récits de faits extraordinaires.
         - Cas de rupture du cours naturel des choses - La prière extatique.
      - Conclusion.
   Chapitre VII. La « Lectio divina ».
      - L'influence juive.
         - Méthode d'exégèse - Répartition liturgique des lectures - Lecture liturgique et lecture sapientielle - Lecture priante.
      - Les possibilités d'accès à la Bible.
      - Les conditions d'une lecture personnelle fructueuse.
         - La profondeur (Recherche à la fois profonde et spirituelle - Souci, au moins in-choatif, de déceler les harmonies des deux alliances - Souci de demeurer fidèle à la tradition chrétienne et d'accepter le contrôle de l'Église - Lecture priante) - L'efficacité.
   Chapitre VIII. La discrétion.
      - Discernement de miséricorde.
      - Souplesse d'adaptation à l'événement.
         - Problèmes d'obéissance - Problèmes de vérité - Mesure dans l'ascèse - Joie - Place parmi les vertus.
   Chapitre IX. L'ascèse.
      - Ce qu'est l'ascèse ; son double aspect.
      - Nécessité de l'ascèse.
      - Les Règles de l'ascèse.
         - La mesure - La hiérarchie des vertus.
      - Conclusion.
         - Les mortifications essentielles - L'ascèse corporelle.
   Chapitre X. Spiritualité et pratique du travail.
      - Prie et travaille.
      - Pourquoi travailler ?
      - Genre de travail.
   Index.

20 euros (code de commande : 19033).


Léninisme et révisionnisme moderne. Lausanne, La Cité, [1962]. In-12 broché, 137 p., (collection « Documents »), exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Déclaration de la délégation du Parti communiste chinois au XIIe Congrès du Parti communiste de Tchécoslovaquie.
   - Prolétaires de tous les pays, unissons-nous contre l'ennemi commun ! (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - Allocution du représentant du Parti communiste chinois au Xe Congrès du Parti communiste italien.
   - Les divergences entre le camarade Togliatti et nous. (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - Léninisme et révisionnisme moderne. (Éditorial du Drapeau Rouge.)
   - Discours de salutations de la délégation du Parti communiste chinois au VIe Congrès du Parti socialiste unifié d'Allemagne.
   - Unissons-nous sur les bases des Déclarations de Moscou. (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - La dialectique révolutionnaire et la connaissance de l'impérialisme. (Article tiré du Drapeau Rouge.)

10 euros (code de commande : 25177).


LIN YU TANG — Du paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961. In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 227/63).


LIPOVETSKY (Gilles)Le crépuscule du devoir. L'éthique indolore des nouveaux temps démocratiques. Paris, Gallimard, 1994. In-8° collé, 292 p., (collection « Nrf Essais »).
En quatrième de couverture :
   Bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, sauvegarde de l'environnement, moralisation des affaires, de la politique et des média, débats autour de l'avortement et du harcèlement sexuel, croisades contre la drogue et le tabac : partout la revitalisation des « valeurs » et l'esprit de responsabilité sont brandis comme l'impératif premier de l'époque. Il y a peu, nos sociétés s'électrisaient à l'idée de libération individuelle et collective, aujourd'hui elles vont proclamant qu'il n'est plus d'utopie possible que morale.
   Pour autant, il n'y a aucun « retour de la morale ». L'âge du devoir rigoriste et catégorique s'est éclipsé au bénéfice d'une culture inédite qui diffuse davantage les normes du bien-être que les obligations suprêmes de l'idéal, qui métamorphose l'action morale en show récréatif et en communication d'entreprise, qui promeut les droits subjectifs mais fait tomber en déshérence le devoir déchirant. Désormais, le label éthique est partout, l'exigence de se dévouer nulle part. Nous voici engagés dans le cycle post-moderniste des démocraties répudiant la rhétorique du devoir austère et intégral, couronnant les droits individuels à l'autonomie, au désir, au bonheur.
   Nouvelle phase de la culture individualiste qui n'exclut pas les revendications intransigeantes et leur aveuglement. Face aux menaces du néomoralisme comme du cynisme à courte vue, il convient de réhabiliter l'intelligence en éthique qui se montre moins soucieuse d'intentions pures que de résultats bénéfiques pour l'homme, qui n'exige pas l'héroïsme du désintéressement mais l'esprit de responsabilité et la recherche de compromis raisonnables. Libéralisme pragmatique et dialogué ou nouveau dogmatisme éthique ? Le visage de demain sera à l'image de cette lutte que se livrent ces deux logiques antagonistes de l'après-devoir.

12 euros (code de commande : 25286).


MALEBRANCHE — Conversations chrétiennes dans lesquelles on justifie la vérité de la religion et de la morale de Jésus-Christ. Publié par André Robinet. Paris, Vrin, 1959. In-8° broché, XXIII, 255 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques » - Tome IV des « Œuvres complètes de Malebranche »), envoi d'André Robinet, bon exemplaire en grande partie non coupé.
Table des matières :
   Introduction :
      I. Les éditions.
      II. Les circonstances de la publication - Extrait de la Vie du P. Malebranche par le P. André - Extrait du catalogue de J. Lelong - Extrait de la bibliographie de J.-F. Adry.
   Conversations chrétiennes.
   Appendices :
      I. Lettre de Vaugelade à Malebranche.
      II. Compte rendu (Acta Eruditorum).
      III. Compte rendu (Journal des Savants).
      IV. Compte rendu (Mémoires de Trévoux).
      V. V. P. Bayle, article Pyrrhon.
   Index.

18 euros (code de commande : 16160).


MARITAIN (Jacques) — Pour une philosophie de l'Histoire. Traduit de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil, 1959. In-8° broché, 189 p.

8 euros (code de commande : 219/65).

 

MARITAIN (Jacques) Sort de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière, 1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155 p., (collection « Les Cahiers du Rhône », n° XVII).

9 euros (code de commande : 6492).

MARITAIN (Jacques) — Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925. In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête dorée, couverture conservée, étui (reliure signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire a été rayé).

95 euros (code de commande : 4344).

 

[MARITAIN (Jacques et Raïssa)]. BARRÉ (Jean-Luc) — Jacques et Raïssa Maritain. Les mendiants du ciel. Biographies croisées. Paris, Stock, 1996. In-8° collé, 657 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   L'aventure de Jacques et Raïssa Maritain constitue un parcours unique par son ampleur et son rayonnement. Centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire pendant l'entre-deux-guerres, point de ralliement des générations perdues et refuge des poètes maudits, le couple tissa autour de lui le réseau d'influence le plus riche et foisonnant de l'histoire de ce siècle. Disciples de Bergson et de Léon Bloy, confidents de François Mauriac, de Julien Green et de Jean Cocteau, amis de Péguy, de Mounier et de Paul VI, et jetant entre les milieux littéraires, artistiques et catholiques d'invisibles passerelles, Jacques et Raïssa Maritain menèrent dans le même temps une expérience de vie spirituelle fascinante. Convertis à vingt ans, ils se firent tous deux messagers de Dieu sur les routes du monde, mendiants du Ciel au nom d'un nouvel humanisme, et ils s'engagèrent ensemble dans les combats essentiels de leur temps pour faire prévaloir en tous lieux la primauté du spirituel.
   On connaît l'œuvre philosophique considérable laissée par Jacques Maritain, qui garde une audience internationale. Mais cette première biographie, qui s'appuie entre autres sur une importante correspondance inédite, révèle la trame même d'une réflexion qui touche aux multiples domaines de la connaissance : une destinée d'errance et d'exil, de grandes amitiés et de combats souvent âpres contre l'injustice et les dérives du monde moderne, notamment celles de l'Église. C'est aussi la face invisible et secrète de la vie d'un couple qui nous est ici dévoilée. Unis par un amour fou et liés par un vœu de chasteté, les Maritain livrèrent leur existence à Dieu sans partage, au prix pour Raïssa de « la plus dure mort à soi-même » et, pour tous les deux, d'une bouleversante solitude.

13 euros (code de commande : 20517).


MARTELET (Gustave) — Libre réponse à un scandale. La faute originelle, la souffrance et la mort. 5e édition. Paris, Cerf, 1992. In-8° broché, XVIII, 165 p., (collection « Théologies »), petit cachet ex-libris et note manuscrite à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Il faut oser affronter cette question redoutable du mal et le faire à partir d'une donnée de la foi qui semble décupler encore le scandale. C'est vrai que la doctrine du péché originel connaît dans la tradition chrétienne occidentale une regrettable inflation. Cette situation peut se comprendre, mais elle doit être corrigée car le Message évangélique, sans perdre de son sérieux, doit retrouver sa force d'espérance et de vie. Plus soucieux de la Personne de Jésus que de l'identité, d'ailleurs symbolique, d'Adam, cet essai voudrait relever un défi. Dans la fidélité à l'Écriture et à travers la lecture que la science moderne propose des origines de l'homme, il désire indiquer où bat le cœur de Dieu au cœur même du scandale.

15 euros (code de commande : 21172).


MARX (Karl) et ENGELS (Friedrich) — Études philosophiques. Ludwig Feuerbach. Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières :
   - Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande.
      - Préface de l'auteur.
      I. De Hegel à Feuerbach.
      II. Idéalisme et matérialisme.
      III. La philosophie de la religion et l'éthique de Feuerbach.
      IV. Le matérialisme dialectique.
   - Karl Marx : Thèses sur Feuerbach (1845).
   - Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach non publié (1886).
   - Karl Marx : Préface à la Contribution à la critique de l'économie politique.
   - Friedrich Engels : Contribution à la critique de l'économie politique de Karl Marx.
   - Friedrich Engels : Le matérialisme historique.
   - Karl Marx : Contribution à l'histoire du matérialisme français.
   - Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres philosophiques (extraits) :
      I. Marx à Paul Annenkov.
      II. Marx à Joseph Weydemeyer.
      III. Marx à Engels.
      IV. Marx à Engels.
      V. Engels à Conrad Schmidt.
      VI. Engels à Joseph Bloch.
      VII. Engels à Conrad Schmidt.
      VIII. Engels à Heinz Starkenburg.
      IX. engels à Franz Mehring.
   Index.

12 euros (code de commande : 13247).

MARX (Karl) Lettres à Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1930. In-8° broché, 206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 11).

15 euros (code de commande : 186/58).

[MARX (Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire. Paris, L'Herne, 1972. In-8° broché, couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais et Philosophie », n° 7).

12 euros (code de commande : 187/58).

[MARX (Karl)]. LOSOVSKI (Aleksandr, pseudonyme de Solomon Abramovic Dridzo) — Le marxisme révolutionnaire et le mouvement social. I. Marx et les syndicats. Paris, Bureau d'Éditions, 1933. In-8° broché, p., (collection « Bibliothèque du Mouvement Ouvrier »), exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie, rare.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre I. La place des syndicats dans la lutte de classe générale du prolétariat.
   Chapitre II. Marx contre le proudhonisme et le bakounisme.
   Chapitre III. La lutte contre le lassallisme et toutes les variétés de l'opportunisme allemand.
   Chapitre IV. Marx et le mouvement syndical anglais.
   Chapitre V. Marx et le mouvement ouvrier français.
   Chapitre VI. Marx de l'autre côté de l'Atlantique.
   Chapitre VII. Marx et la lutte pour les revendications partielles de la classe ouvrière.
   Chapitre VIII. Marx et le mouvement gréviste.
   Chapitre IX. Les pseudo-marxistes et les critiques syndicaux de Marx.
   Chapitre X. Marx organisateur de la classe ouvrière.
   Chapitre XI. Pour le marxisme-léninisme dans le mouvement syndical.

10 euros (code de commande : 22591).


Matérialisme dialectique. [1er-11e] entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition. (Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961. Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26, 24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle d'Éducation Populaire.

Les onze fascicules : 40 euros (code de commande : 9137).


MAT-HASQUIN (Michèle) — Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité » éditée par le Centre d'Action Laïque, série « Documents », n° 1).

6 euros (code de commande : 10214).


MIGOT (André) — Le bouddha. Bruxelles, Complexe, 1983. In-8° collé, 302 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 15).
En quatrième de couverture :
   Destinée captivante que celle du Bouddhisme, né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu – avec le Christianisme et l'Islam – l'une des trois grandes religions du monde. Enrichi par des affrontements idéologiques dus à son expansion rapide hors des frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté et bouleversé toute la pensée orientale. À la source de ce foisonnement d'idées : un homme – en qui certains ont vu un Dieu – le Bouddha.
   Issu d'une famille noble du VIème siècle avant notre ère, le Bouddha quitte son foyer pour mener une longue vie d'errance et d'ascétisme. Un premier sermon prononcé à Bénarès sur les célèbres « Quatre Vérités » lui attire aussitôt des disciples : les bases de sa doctrine étant posées, il fonde la première communauté bouddhiste. Dès ce moment, et jusqu'à sa mort, il ne cesse de convertir les foules qu'il rassemble autour de lui.
   André Migot fait bien plus ici que nous raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée. Lumineusement, il révèle à notre rationalisme occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser, à méditer, voire à adopter certains aspects de la sagesse bouddhique.
   Considéré tantôt comme une philosophie, tantôt comme une religion, le Bouddhisme est avant tout une règle de vie : posant un regard clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle, le Bouddha a vécu et prêché le détachement, la tolérance et l'indifférence aux contingences matérielles, dans le but de délivrer l'homme du cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie parfaite du Nirvana.
   Sans commettre d'anachronisme, ne pouvons-nous pas voir dans la « souffrance d'exister » bouddhique, une préfiguration du « mal de vivre » romantique ? Et les adeptes de la non-violence, ne sont-ils pas les lointains disciples de la doctrine du Bouddha ? Le retentissement étonnamment actuel des grands thèmes de la pensée bouddhique ne peut manquer de fasciner le lecteur d'aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 15419).


MONTEIL (Vincent) Le monde musulman. Paris, Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Hommes et Civilisations »), ex-libris manuscrit sur la page de garde, bel exemplaire.
   
Les photos reproduites proviennent d'institutions publiques, d'ambassades, de services d'information et d'agences de photographies de presse : nous y trouvons donc les noms de Marc Riboud, Cartier Bresson, Jean Rouch, et bien d'autres.
Sur le rabat de la jaquette :
   
Le Monde musulman s'étend en travers de l'Afrique et de l'Asie, non sans quelques taches en Europe et jusqu'en Amérique. Il concerne 500 millions d'hommes. Dans cet immense ensemble géographique et humain, on peut distinguer cinq grandes aires culturelles, chacune marquée au cachet d'une langue (sauf la dernière). L'Islam arabe est celui du Maghreb, de l'Égypte, de l'Arabie, du Proche-Orient. L'Islam turc va de l'Albanie à la Chine. L'Islam irano-indien couvre l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, une partie de l'Inde. L'Islam malais s'étend en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines. Quant à l'Islam noir, il reste marqué par la personnalité africaine, par la Négritude.
   Aux cinq couleurs de l'Islam, comment vivent les Musulmans ? Malgré des différences locales, on retrouve le cadre unique de la civilisation musulmane, de Fez à Samarcande, de Kano à Djakarta.
   Enfin, dans la vaste fresque de l'expansion de l'Islam, des repères permettent de dégager quatre grandes phases historiques: le califat d'Orient, l'Islam méditerranéen, les siècles turco-mongols et la décadence politique, suivie de la renaissance actuelle. Et, à côté, des «percées» sur les expansions marginales, africaines et asiatiques.
   Suivant l'exemple reçu naguère de son maître Louis Massignon, Vincent Monteil apporte dans cette nouvelle édition du Monde musulman les données les plus actuelles, fruit d'un effort quotidien d'information, fruit, aussi, de multiples entretiens, voyages et expériences sur le terrain.

25 euros (code de commande : 22089).


MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de) De l'esprit des lois. Illustré par Henri Da Ros. Nice - Monaco, Éditions d'Art Sefer - Le Chant des Sphères - Éditions Arts et Couleurs, 1989-1990. Quatre volumes in-8° pleine reliure richement décorée et étui d'éditeur, 178, 193, 190, 186 p., tête dorée, toutes les illustrations sont reproduites par litho-gravure, sérigrahie et colorées à l'aquarelle au pochoir, tirage limité à 1600 exemplaires, celui-ci le n° 602, à l'état de neuf.
Note de l'éditeur :
   Avec l'Esprit des lois, Montesquieu, philosophe du Siècle des Lumières, demeure aujourd'hui encore l'un des maîtres à penser pour l'étude des sciences politiques. Passionné d'Histoire, il parcourt toute l'Europe et en étudie les sociétés. Pendant vingt ans, le sujet mûrit. C'est ce texte, établi à partir de l'étude des mœurs et coutumes des diverses civilisations, berceaux de la culture occidentale, que l'illustrateur Da Ros a eu pour tâche d'illustrer. L'étendue du sujet et la complexité de réunir une documentation aussi vaste rendent compte de la difficulté, pour cet artiste scrupuleux du détail, de réaliser une œuvre si importante. S'être passionné sur le thème, avoir consacré plusieurs années et créé au fil des jours la fresque la plus imagée, la plus fidèle à l'auteur, avec une persévérance quasi monacale, c'est faire preuve de toutes les qualités nécessaires au génie et restituer à ce monument de notre patrimoine littéraire la consécration d'une œuvre de grande bibliophilie.
   Henri Da Ros fit, en 1972, son entrée dans l'édition d'art illustrée, grâce aux Éditions Sefer, en illustrant Le Voyage extraordinaire de Lapérouse. D'emblée, il prit conscience de l'importance à donner, pour étayer ses compositions, à la recherche de documentation. Mais, par bonheur, le journal de bord de cette relation scientifique de quatre années de navigation autour du monde, fournissait en abondance les sujets les plus variés.
   Confronté ensuite à illustrer une édition des Essais de Montaigne, en quatre volumes, l'artiste, « laborieux et infatigable », parvenait à séduire le monde élitiste des bibliophiles en réalisant une des meilleures interprétations du genre.
   Avec Les Contes de Voltaire, nouvelle édition en quatre volumes, on découvrait un Da Ros inattendu, plein d'humour et d'élégance. L'artiste se révélait virtuose, capable de s'imprégner d'un texte avec une telle précision qu'il est permis de penser que Voltaire lui-même aurait souri en découvrant ses personnages. Car l'écrivain, philosophe ou poète, s'il a, pour illustrer son propos, recours à l'anecdote, l'artiste, lui, donne la vie et sait par son génie visualiser la pensée de l'auteur.
   Tout comme dans l'Esprit des Lois de Montesquieu, au sujet duquel Gonsague Truc écrira : « Même si l'ordre est rigoureux chez lui, il est caché et ses phrases défilent, discontinues, chacune à part, comme autant d'écrins ou de caissettes, tantôt simples et nues d'aspect, tantôt magnifiquement ciselées et décorées, mais toujours pleines. Ouvrez chacune d'elles pour y trouver un trésor », les compositions de Da Ros sont autant de scènes précieuses, finement ciselées. Soucieux, comme à l'accoutumée, d'illustrer abondamment l'ouvrage, Da Ros a construit ses illustrations hors-texte en plusieurs scènes. Bien que disparates et éloignées dans le temps, elles s'imbriquent dans un équilibre de formes et de couleurs savamment composées. Le trait contrôlé du miniaturiste refuse par définition l'instinct imprécis ou la passion spontanée et, contrairement à certains artistes peintres ou aquarellistes qui accordent une très large place au ciel et au paysage, Da Ros, lui, permet à la représentation humaine de s'étaler à pleine page, jusqu'à la limite du possible. Il démontrait par là même sa profonde capacité d'adaptation et d'analyse au service de l'auteur.
   Parler des illustrations de Da Ros c'est aussi se souvenir que l'Art de la Miniature, disparu au XIXe siècle avec l'apparition de la photographie, ne peut être tenu pour un art mineur. Des artistes de première importance, de Holbein le Jeune à Fragonard s'y consacrèrent. Au XVIIIe siècle, alors que Montesquieu écrit l'Esprit des Lois, les miniaturistes français accèdent au Salon et à l'Académie.
   Si au XVIe siècle, la miniature utilise fréquemment des fonds bleus unis, indique à peine les ombres et exécute les détails des vêtements avec un soin minutieux, le XVIIe siècle, lui, soulignera davantage les volumes, dotant les paysages d'un espace en profondeur.
   Le génie de l'artiste s'exprime en une remarquable synthèse des deux tendances. La luminosité de ses coloris, rappelle celle de la technique de l'émail, développée au XVIIe siècle dans le domaine de la miniature par des artistes d'origine suisse, Jean II Petitot, Paul Prieur qui travailla au Danemark ou encore les Frères Jean-Pierreet Amy Huaud, peintres de l'Électeur de Brandebourg à Berlin. L'artiste utilise l'aquarelle, qu'il préfère à la gouache, comme le veut l'évolution de l'art de la miniature depuis le XIXe siècle : le traitement en est ainsi plus clair et plus léger.
   Sous son pinceau fidèle, Da Ros reconstitue le décor de la vie quotidienne décrite par Montesquieu, ne négligeant la véracité d'aucun détail de costume ou de décor, du pavage des rues au harnachement des chevaux. À l'instar d'un cinéaste de fresques historiques, il sait se montrer humble devant la page blanche comme le furent les subtils miniaturistes Daniel Rabel, et la vénitienne Rosalba Carriera, membre de l'Académie de Saint-Luc à partir de 1705.
   Da Ros cependant sait être caustique et grinçant. À l'opposé de l'« Imagerie d'Épinal » qui exalte sur un mode naïf et moral les événements importants de la nation, Da Ros opte pour une tendance caricaturale dans laquelle il trouve l'équivalent du récit édifiant, sur un mode humoristique. Se place-t-il dans ce sens dans l'optique de la bande dessinée comme le fut son illustre prédécesseur, le caricaturiste Toffer au XIXe siècle ? La comparaison est séduisante, mais ne nous laissons pas entraîner ou abuser par la tendance du moment à tout banaliser, tout au plus, il constitue le fil d'Ariane, et c'est en cela qu'il a du génie.
   Aussi ce sera avec un plaisir renouvelé que chacun pourra savourer la maestria de Da Ros dans cette nouvelle création et c'est avec beaucoup d'attention qu'il faudra juger du travail de l'illustrateur qui ne refuse pas d'être examiné à la loupe, jusqu'au moindre détail de ses personnages savamment étudiés.


Double planche du premier tome.

Les quatre volumes : 1.000 euros (code de commande : 19470).

MONTESQUIEU — Cahiers (1716-1755). Textes recueillis et présentés par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942. In-12 broché, XXXII + 324 p.

9 euros (code de commande : 1619).

[MONTESQUIEU (Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de)]. LACOUTURE (Jean) — Montesquieu. Les vendanges de la liberté. Paris, Seuil, 2003. In-8° collé, 365 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie, épuisé en grand format.
En quatrième de couverture :
   Pas plus qu'il n'a voulu confiner Montaigne dans sa tour et sa librairie, ou enfermer Mauriac dans les replis du cœur et de l'âme de Thérèse, Jean Lacouture ne se résigne à confondre Montesquieu avec un livre, si grand soit-il.
   Ce gentilhomme d'Aquitaine, épistolier persan et familier des Grâces de Chantilly, fut aussi l'un des inventeurs de ce siècle qui, de Marivaux à Watteau, a donné au monde l'exemple d'un art de vivre hors de la pesanteur.
   Et ce viticulteur gascon n'a pas seulement contribué à l'épanouissement du grand bordeaux, œuvre d'art qui n'a pas fini de nous enchanter, il a su faire de cette merveille le trait d'union avec une société anglaise faite non seulement de consommateurs exigeants, mais aussi d'inventeurs d'une société plus libre.
   Ainsi Jean Lacouture peut-il faire valoir que. si les lois ont un « esprit » qui doit tendre à l'harmonie sociale, la vie de Montesquieu fut en quelque sorte une vendange de la liberté.

15 euros (code de commande : 22228).


MORGAN (Charles)Libertés de l'Esprit. Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951. In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.

12 euros (code de commande : 6148).

 


MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15608***).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 12), exemplaire numéroté sur vélin chiffon de Lana (n° 604), non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15609****).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Georges, patron des soldats. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jacques Le Chevallier (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 15), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, la bande-annonce a insolé la couverture, non coupé.

      

12 euros (code de commande : 15610**).


NIETZSCHE (Frédéric) — Par delà le Bien et le Mal. Prélude d'une philosophie de l'avenir. Traduit par Henri Albert. Paris, Mercure de France, 1954. In-8° broché, 353 p.
Avant-propos :
   En admettant que la vérité soit femme, n'y aurait-il pas quelque vraisemblance à affirmer que tous les philosophes, dans la mesure où ils étaient des dogmatiques, ne s'entendaient pas à parler de la femme ? Le sérieux tragique, la gaucherie importune qu'ils ont déployés jusqu'à présent pour conquérir la vérité étaient des moyens bien maladroits et bien inconvenants pour gagner le cœur d'une femme. Ce qui est certain, c'est que la femme dont il s'agit ne s'est pas laissé gagner; et toute espèce de dogmatique prend maintenant une attitude triste et découragée, si tant est qu'elle garde encore une altitude quelconque. Car il y a des railleurs pour prétendre qu'elle n'en a plus du tout, qu'elle est par terre aujourd'hui, – pis encore, que toute dogmatique est à l'agonie. Pour parler sérieusement, je crois qu'il y a de bons motifs d'espérer que tout dogmatisme en philosophie – quelle que fût sou attitude solennelle et quasi-définitive – n'a été qu'un noble enfantillage et un balbutiement. Et peut-être le temps n'est-il pas éloigné où l'on comprendra sans cesse à nouveau ce qui, en somme, suffit à former la pierre fondamentale d'un pareil édifice philosophique, sublime et absolu, tel que relevèrent jusqu'à présent les dogmatiques. Ce fut une superstition populaire quelconque, datant des temps les plus reculés (comme, par exemple, le préjugé du sujet et du moi) ; ce fut peut-être un jeu de mot quelconque, une équivoque grammaticale, ou quelque généralisation téméraire de faits très restreints, très personnels, très humains, trop humains. La philosophie des dogmatiques n'a été, espérons-le, qu'une promesse faite pour des milliers d'années, comme ce fut le cas de l'astrologie, à une époque antérieure encore, de l'astrologie, au service de laquelle on a dépensé peut-être plus de travail, d'argent, de perspicacité, de patience, qu'on ne.l'a fait depuis pour toute science véritable ; et c'est à elle aussi, à ses aspirations supra-terrestres, que l'on doit, en Asie et en Égypte, l'architecture de grand style. Il semble que toutes les grandes choses, pour graver dans le cœur de l'humanité leurs exigences éternelles, doivent errer d'abord sur la terre en revêtant un masque effroyable et monstrueux. La philosophie dogmatique prit un masque de ce genre, lorsqu'elle se manifesta dans la doctrine des Veda en Asie ou dans le Platonisme en Europe. Ne soyons pas ingrats à son égard, bien qu'il faille avouer que l'erreur la plus néfaste, lu plus pénible et la plus dangereuse qui ait jamais été commise a été une erreur des dogmatiques, je veux dire l'invention de l'esprit et du bien en soi, faite par Platon. Or, maintenant que celte erreur est surmontée, maintenant que l'Europe, délivrée de ce cauchemar, se reprend à respirer et jouit du moins d'un sommeil plus salutaire, c'est nous, nous dont le devoir est la vigilance même, qui héritons de toute la force que la lutte contre cette erreur a fait grandir. Ce serait en effet poser la vérité tête en bas, et nier la perspective, nier les conditions fondamentales de toute vie que de parler de l'esprit et du bien à la façon de Platon. On pourrait même se demander, en tant que médecin, d'où vient cette maladie, née sur le plus beau produit de l'antiquité, chez Platon ? Le méchant Socrate l'aurait-il corrompu ? Socrate aurait-il vraiment été le corrupteur de la jeunesse ? Aurait-il mérité la ciguë ? – Mais la lutte contre Platon, ou, plutôt, pour parler plus clairement, comme il convient au « peuple », la lutte contre l'oppression christiano-ecclésiastique exercée depuis des milliers d'années – car le christianisme est du platonisme à l'usage du « peuple » – cette lutte a créé en Europe une merveilleuse tension de l'esprit, telle qu'il n'y en eut pas encore sur terre : et avec un arc si fortement tendu il est possible, dès lors, de tirer sur les cibles les plus lointaines. Il est vrai que l'homme d'Europe souffre de cette tension et, par deux fois, l'on fît de vastes tentatives pour détendre l'arc ; ce fut d'abord par le jésuitisme et ensuite par le rationalisme démocratique. À l'aide de la liberté de la presse, de la lecture des journaux, il se pourrait que l'on obtint véritablement ce résultat : l'esprit ne mettrait plus tant de facilité à se considérer comme un « péril ». (Les Allemands ont inventé la poudre – tous nos compliments ! ils se sont rattrapés depuis – ils ont inventé la presse.) Mais nous, nous qui ne sommes ni jésuites, ni démocrates, ni même assez Allemands, nous autres bons Européens et esprits libres, très libres esprits – nous sentons encore en nous tout le péril de l'intelligence et toute la tension de son arc ! Et peut-être aussi la flèche, la mission, qui sait ? le but peut-être...

10 euros (code de commande : 25238).


NIZAN (Paul) — Aden Arabie. Nouvelle édition présentée par Jean-Paul Sartre. Paris, Maspero, 1960. In-8° broché, 188, VI p., (collection « Cahiers Libres », n° 8), couverture partiellement insolée
Extrait de l'avant-propos :
   Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine : classe contre classe ; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accommodements ; tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez pas au père Noël. Il était mort, la guerre venait de finir ; dans toutes les cheminées françaises il y avait des souliers, des bottes et le père Noël les remplissait de conserves américaines. Ceux qui feuilletèrent alors Aden, Antoine Bloyé, je suis sûr qu'ils en interrompirent vite la lecture, avec une noble pitié : « littérature d'avant-guerre ; simpliste et décidément périmée ». Qu'avions-nous besoin d'une Cassandre ? S'il eût vécu, nous pensions qu'il eût partagé notre nouvelle subtilité, autant dire nos compromissions. Qu'est-ce qui avait préservé sa violente pureté ? Une balle perdue, rien d'autre ; il n'y a pas de quoi se vanter. Ce mauvais mort se marrait doucement : il avait écrit dans ses livres qu'un bourgeois français, passés quarante ans, n'est plus qu'une carcasse. Et puis il s'était esquivé. À trente-cinq ans. À présent, nous, ses condisciples, ses camarades, gonflés de cette flatulence que nous appelions notre âme, nous tournions sur les places publiques, distribuant à chacun nos baisers Lamourette. Et nous avions quarante ans. Protéger l'innocence, c'était notre affaire ; justes, nous rendions la Justice. Mais nous laissâmes Aden aux mains des communistes parce que nous abominions ceux qui contestaient nos mérites.

12 euros (code de commande : 15747).

 

NIZAN (Paul) — Les matérialistes de l'Antiquité. Démocrite - Épicure - Lucrèce. Nouvelle édition (6e mille). Paris, Éditions d'aujourd'hui, 1975. In-12 broché, 177 p., (collection "Les Introuvables"), bon exemplaire.
Il s'agit d'un fac simile de l'édition de 1938.
En quatrième de couverture:
   « II y a des époques où toutes les possessions humaines, les valeurs qui définissent une civilisation s'effondrent. L'accumulation des richesses économiques à un pôle de la société n'empêche pas l'appauvrissement général. Point de temps que tragique que le temps d'Epicure...
   « Ceux valeurs d'une grande civilisation collective se substituent des valeurs de combat, aux valeurs civiques, des valeurs d'argent. Un capitalisme de crédit se développe et les nouveaux riches étalent leurs nouvelles fortunes, au moment même où les classes moyennes, ces artisans, ces petits propriétaires, ces marchands, qui avaient été le fondement de la démocratie du Ve siècle, disparaissent...
   « Au milieu de cette débâcle, l'homme restait seul, faisant parfois des rêves de socialisme et de communisme utopiques... »
                                                                                                                            Paul Nizan
   Cette étude, peu connue, de Paul Nizan a paru en 1938 dans la collection « Socialisme et culture », publiée sous la direction de Georges Friedmann.

15 euros (code de commande : 15387).

 

[NIZAN (Paul)]. ALTMAN (Thierry) — Paul Nizan. Les conséquences du refus. Préface d'Olivier Todd. Bruxelles, De Boeck, 1993. In-8° collé, 162 p., (collection « Culture & Communication - Série Littérature »), marque d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Le fardeau est pesant qui s'est abattu sur Paul Nizan. L'oubli d'abord, la mode ensuite, les spécialistes enfin se sont emparés de lui pour le soumettre aux pires contorsions. Leurs pouvoirs magiques conjugués ont produit une pluie drue d'étiquettes qui tiennent lieu de sévères épitaphes – relevons parmi les plus courantes du florilège dont est toujours absente la littérature, le traître, le révolté pur et dur, l'idéologue intransigeant, le militant orthodoxe et le « communiste impossible » –.
   Mais Nizan est d'abord un écrivain. Mort à 35 ans, après deux essais et trois romans principalement. C'est donc bien l'inachèvement qui constitue sa marque posthume la plus flagrante. Ce gouffre de toutes les questions et ses livres où elles se multiplient en proportion des tentatives de réponses apportées forment les deux points de départ de cet ouvrage.    Restituer dans un même mouvement le polémiste, le romancier et l'intellectuel engagé dans son temps, voilà l'enjeu de cet essai.

12 euros (code de commande : 15736).


NOUDELMANN (François) — Le toucher des philosophes. Sartres, Nietzsche et Barthes au piano. Essai. Paris, Gallimard, 2008. In-8° collé, 177 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'engagement de Sartre dans l'Histoire est connu, ses discussions avec Che Guevara, ses déclarations incendiaires contre la colonisation, ses harangues sur un tonneau de Billancourt... Sait-on qu'en pleine euphorie militante, Sartre réservait chaque jour du temps pour le piano ? Il déchiffrait des partitions de Chopin ou Debussy. L'homme qui incarnait son siècle vivait des intensités et des rythmes secrets.
   Comment la philosophie s'accorde-t-elle à cette pratique en contrebande ? Nietzsche, qui se rêvait compositeur plus que philosophe, adopta le piano comme son diapason, la table d'évaluation de ses idées, l'instrument de ses transfigurations intimes. Combattre Wagner, vaincre la lourdeur, épouser Lou, devenir méditerranéen... il joua sa vie sur le clavier, même pendant sa folie.
   Décider de vivre en musique engage le corps amoureux. Barthes le comprit, à l'écart des codes dont il était devenu le théoricien. Le piano lui offrit une échappée hors des discours savants. Musicien, il découvrit une autre érotique, tantôt berceuse enfantine, tantôt pourvoyeuse de pulsions.
   Le jeu musical transporte une gamme d'affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur la touche.

10 euros (code de commande : 18140).


ONIMUS (Jean) — L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8° broché, 226 p.

7,50 euros (code de commande : 804).


PALLENBERG (Corrado)Les secrets du Vatican. [Titre original : Inside the Vatican.] Traduit de l'anglais par Yves Bonnemère. Paris, Buchet-Chastel, 1961. In-8° broché, 341 p., planches hors texte.
Table des matières :
   
Préface.
   I. Le pape Pie XII.
   II. L'homme.
   III. Le réformateur.
   IV. Le Conclave.
   V. De paysan à pape.
   VI. Jean XXIII, un pape sympathique.
   VII. L'organisation de l'Église.
   VIII. La Secrétairerie d'État.
   IX. Apôtres d'aujourd'hui.
   X. Les Jésuites.
   XI. Le Saint-Office.
   XII. Les finances du Vatican.
   XIII. Comment annuler un mariage ?
   XIV. Comment devenir un saint ?
   XV. L'armée du Pape.
   XVI À la recherche du tombeau de saint Pierre.
   XVII. L'avenir de l'Église.
   Appendice.
   Bibliographie.
   Liste des Papes.

13 euros (code de commande : 18492).


PAPINI (Giovanni) — Histoire du Christ. Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot, 1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV + 454 p., couverture conservée, papier jauni.

8 euros (code de commande : 146/67).


PARAIN-VIAL (Jeanne) La nature du fait dans les sciences humaines. Paris, Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché, 227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 221/71).


[PASCAL (Blaise)]. CARIOU (Pierre) — Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France, 1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Pascal s'attarde dans les Lettre V à X des Provinciales à l'analyse des procédés des casuistes alors qu'il lui aurait été facile de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette fascination des voies de l'immoralité, dans le détail de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »

15 euros (code de commande : 12592).


PAYOT (Jules)L'éducation de la volonté. 71e édition. Paris, Presses Universitaires de France, 1947. In-8° broché, XVI, 186 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »), exemplaire en bel état.
Préface de la 27e édition (1907) :
   En treize ans et demi, l'Éducation de la Volonté arrive à sa vingt-septième édition, et elle est traduite dans la plupart des langues européennes. Un tel succès prouve combien est profond le besoin auquel ce livre répond.
   La publication des lettres qu'a reçues l'auteur constituerait un document émouvant sur l'état d'âme des jeunes gens à notre époque.
   La période que nous traversons laisse beaucoup d'esprits dans la détresse : ils ne trouvent ni dans les doctrines ni dans les institutions la paix des certitudes de tout repos. Le catholicisme lui-même qui offrait un asile sûr aux esprits inquiets est déconcerté par de profondes dissensions intestines.
   En politique, en sociologie, en morale, nul principe n'est indiscuté. L'éducation secondaire, ignorante de la volonté, reste à peu près exclusivement intellectuelle. Au point de vue moral, elle est un compromis inefficace entre les croyances du passé et les doctrines nouvelles. Les jeunes gens entrent désemparés dans la vie.
   Ils n'ont pas été rompus à la longue patience, au désintéressement, au doute méthodique qui constituent l'esprit philosophique.
   Ils ne sont pas tolérants parce que la grande doctrine de la relativité de la connaissance n'a pas pénétré leur pratique quotidienne. Une discipline de liberté ne les a pas habitués à rechercher « l'âme de vérité » qui fait vivre les doctrines adverses. Ils prennent trop tôt parti, et dès lors, ils sont perdus pour l'élaboration des synthèses supérieures, c'est-à-dire pour le service de la vérité.
   Chacun doit s'adapter de toute son âme à la vérité. Etre libre n'est pas autre chose. C'est insérer son action personnelle dans les réalités.
   Être libre suppose donc qu'on connaît des lois qui régissent les réalités extérieures et intérieures, et qu'on se connaît soi-même. Si ces deux conditions ne sont pas remplies, le développement harmonieux et complet de la personnalité est impossible.
   Or, cette double connaissance ne peut s'acquérir que par l'action. En observant les effets de l'action sur soi-même, peu à peu on pénètre sous la couche des préjugés et des suggestions qui cachent nos tendances profondes et l'on découvre le moi fondamental.
   « Ce que je dois faire, dit Emerson, c'est ce qui concerne ma personnalité, et non ce que les gens pensent que je dois faire. Cette règle, aussi ardue à appliquer dans la vie pratique que dans la vie intellectuelle, peut tenir lieu de toute distinction entre la grandeur et la bassesse. »
   Nous devons donc prendre une claire conscience de nous-mêmes si nous voulons remplir pleinement notre destinée personnelle. Si nous ne nous connaissons pas, nous devenons le jouet des circonstances et des suggestions des croyances erronées qui faussent notre développement et lui impriment une direction qui violente nos tendances fondamentales.
   Conscients de nous-mêmes et instruits des réalités au milieu desquelles nous nous mouvons, si nous voulons faire notre volonté, nous n'aurons qu'à traiter avec la loi de causalité.
   Ainsi fait le commandant du navire. Les flots ne demandent qu'à l'engloutir : il les oblige à le porter, comme il oblige les vents contraires à le conduire au port.
   Non seulement l'action réfléchie nous découvre nos tendances fondamentales, mais elle nous rend comme tangible la grande loi morale qui domine nos rapports sociaux. L'épanouissement de ma personnalité et par suite la valeur de ma coopération au travail commun dépend, pour une large part, de la richesse intellectuelle et morale des autres hommes. Ma plus grande puissance individuelle coïncide avec le plus haut degré d'entraide et de justice.
   Mais la lente exploration de nos tendances fondamentales et le développement intelligent de notre volonté, soumise à la loi de la cause et de l'effet, demande du calme. Nous devons résister aux habitudes d'éparpillement que nous a données une instruction hâtivement encyclopédique ; nous devons résister à l'effrayante dissipation des lectures inutiles et à la trépidation de la vie contemporaine. Il faut de la tranquillité pour qu'une solution se dépose en beaux cristaux réguliers : de même il faut du recueillement pour que notre personnalité fondamentale s'organise lentement en belles habitudes énergiques.

12 euros (code de commande : 24158).


PERIN (François)Franc-parler. Témoignage sur la double crise du christianisme et du rationalisme. Louvain-la-Neuve, Quorum, 1996. In-8° collé, 191 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   
« La tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer les dieux. »
   Faisant sienne cette parole d'André Malraux, François Perin plaide pour une rénovation de la pensée humaniste, dégagée des gangues du christianisme et du rationalisme. Nulle loi, divine ou autre, ne régit le destin de l'homme !
   À l'appui de sa thèse, François Perin invoque les découvertes de la science sur l'univers et le chaos. Dans le même temps, il prône une réhabilitation des valeurs de la Grèce antique occultées par le christianisme. Tout comme il explore les voies ouvertes par les grands mystiques ainsi que par la philosophie bouddhiste.
   Victime de guerres suicidaires et de délires idéologiques depuis presque vingt siècles, l'Europe n'engendrera, à la fin de ce siècle, qu'un vague marché. Quant à une civilisation, en sera-t-elle capable ?
   À travers cet essai, François Perin lance une bouteille à la mer à destination d'héritiers inconnus... et fait œuvre politique.

12 euros (code de commande : 18198).


   PESTEL. Les fondemens de la jurisprudence naturelle.
    
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
   
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6344).


Collection Philosophes.

Cette bonne collection de vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format in-12 brochés, ils sont tous en bon état.                                                4 euros le volume.

Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout. Avec un exposé de sa philosophie emprunté à l'œuvre de Henri Bergson. 1939. 136 p.                                                                            (code de commande : 5987).

Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide. 1968.117 p.                                                   (code de commande : 5338).

Descartes. Sa vie, son œuvre. Avec un exposé de sa philosophie par André Cresson. 1942. 145 p.
                                                                                                                                                       
(code de commande : 5989).

Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132 p.                                                              (code de commande : 5997).


 

Les Philosophes anglo-saxons par eux-mêmes. Paris, Éditions de Minuit, 1980. In-8 broché, [252 (pp. 671-922)] p., couverture un peu frottée.
   Il s'agit du tome XXXVI - n° 399-400 - Août-septembre 1980 de la revue Critique.
Sommaire :
   - 
Aux origines de la philosophie analytique, par A.J. Ayer.
   - Wittgensteïn aujourd'hui, par G.P. Baker et P.M.S. Haccker.
   - Aristote chez les Anglophones, par Jonathan Barnes.
   - Réflexions sur Ermerson et Heidegger, par Stanley Cavell.
   - Les ordinateurs peuvent-ils être vraiment intelligents ?, par Hubert L. Dreyfus.
   - La philosophie analytique et l'histoire de la philosophie, par Hide Ishiguro.
   - Identité personnelle, identité du soi, par Alan Montefiore.
   - La philosophie analytique hors de chez elle ?, par F.C.T. Moore.
   - Contre la méthode ?, par W.H. Newton-Smith.
   - « Si Dieu est mort, alors tout est permis... » (Réflexions sur la philosophie du langage.), par Hilary Putnam.
   - Le marxisme et la philosophie analytique, par Jonathan Ree.
   - L'esthétique récente en Angleterre et en Amérique, par Roger Scruton.
   - La logique de la philosophie, par P.F. Strawson.
   - Les sciences de l'homme, par Charles Taylor.
   - Référence et relativité, par Mary Tiles.
   - Éthique et philosophie analytique, par Bernard Williams.
   - Frege, Wittgenstein, Dummett et la nouvelle « Querelle du réalisme », par Jacques Bouveresse.
   - La philosophie de l'éducation, par Alan Montefiore.
   - Les paris de Saul Kripke, par Jacques Poulain.
   - Bio-bibliographie.

8 euros (code de commande : 19142).


PICARD (Edmond) — Synthèse de l'antisémitisme. La Bible et le Coran - Les hymnes védiques - L'art arabe - Les juifs au Maroc. Nouvelle édition d'après l'édition de 1892. Bruxelles, La Phalange, 1942. In-8° broché, 193 p., exemplaire en partie non coupé, rousseurs à la couverture.
   À propos de l’antisémitisme socialiste de la seconde moitié du XIXe siècles qui aboutit à la publication de ce livre d'Edmond Picard, voyez :
   - Fabrice van de Kerckhove : Edmond Picard & Léon Cladel, Lettres de France et de Belgique (1881-1889).
   - Jean-Philippe Schreiber : Les Juifs, rois de l'époque d'Alphonse Toussenel, et ses avatars : la spéculation vue comme anti-travail au XIXe siècle.

13 euros (code de commande : 20591).


PIERRARD (Pierre) Le goût de la vérité. Notes d'un historien chrétien. Préface de René Rémond. Paris, Desclée, 1980. In-8° broché, 198 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   La plume du journaliste n'est jamais neutre, même si elle est objective. Vérité qui s'applique particulièrement au journaliste chrétien qui, confronté à l'événement, a comme référence l'Évangile.
   Historien, Pierre Pierrard publie régulièrement dans La Croix, depuis 1969, une chronique libre. Dans le présent ouvrage, il a rassemblé et présenté ces chroniques qui, écrites à chaud et avec beaucoup de liberté de ton, n'ont d'autre objet que de nourrir la réflexion du lecteur, d'interpeller sa foi, de briser pour lui la coque de l'événement, cet événement dont Mounier disait qu'il est « notre maître intérieur ».
   Ces chroniques tournent autour d'un nombre limité d'axes qui forment, tout naturellement, les titres des chapitres du recueil. Ce qui fait leur unité, outre le Goût de la vérité que l'historien se doit d'entretenir en lui, c'est le mystère vivant de l'Église, une Église enracinée dans l'Histoire avec ses clercs, ses laïcs engagés, mais aussi la foule des marginaux, des démunis, des paumés, de tous ceux, jeunes et vieux, que le monde méprise et qui sont les premiers aux yeux de Dieu. Ainsi se trouve illustré le mot de Georges Casalis : l'Église est faite pour ceux qui n'en sont pas.

10 euros (code de commande : 18602).


PLÉKHANOV (Georges) — Le matérialisme militant. (Materialismus militans). Réponses à Monsieur Bogdanov. Paris, Éditions Sociales, 1957. In-8° broché, 127 p., bel exemplaire non coupé.
Note de l'éditeur :
   L'ouvrage de Georges Plékhanov que nous présentons ici au lecteur français, en commémoration du centenaire de la naissance de l'auteur (29 novembre - 11 décembre 1856), est le troisième que publient les Editions sociales depuis la reprise de leur activité en 1945.
   En 1947 étaient éditées Les Questions fondamentales du marxisme. En dehors de cet ouvrage capital, ce recueil contient aussi des textes essentiels sur la philosophie de Hegel, la philosophie de l'histoire, le rôle de l'individu dans l'histoire et, plus généralement, sur le matérialisme dialectique et historique.
   En 1949 paraissait L'Art et la vie sociale comprenant les textes les plus importants de Plékhanov sur l'esthétique. En tête de ce recueil figurent deux études substantielles de Jean Fréville auxquelles le lecteur aura intérêt à se reporter pour la connaissance et la compréhension de la vie et de l'œuvre du grand marxiste russe.
   Le présent ouvrage constitue une nouvelle contribution à la diffusion, dans les pays de langue française, de l'œuvre si riche et si diverse de Plékhanov.
   Comme les Essais sur l'histoire du matérialisme (d'Holbach, Helvétius, Marx) que nous publierons prochainement, il témoigne du souci de défendre la théorie marxiste contre tes attaques de ses détracteurs et les déformations de ses faux amis, de l'enrichir et de la développer.
   Une première édition française du Matérialisme militant, dans la traduction de S. Engelson, munie d'une préface de A. Déborine, a paru en effet en 1930 aux éditions Les Revues, 47, rue Monsieur-le-Prince, à Paris. Une confrontation de cette traduction avec le texte russe publié dans le tome XVII des Œuvres de G. Plékhanov (Éditions d'État, Moscou, 1924) montre que, pour des raisons difficiles à établir, certaines coupures ont été faites dans le texte original. Nous avons donc préféré en donner une traduction nouvelle et reproduisant, pour la première fois en français, le texte intégral.
   Le Matérialisme militant, auquel Plékhanov avait donné le titre latin de Materialismus militans, se compose de trois « Lettres ouvertes » adressées à Bogdanov, le représentant principal de l'empiriomonisme qui n'était lui-même qu'une variété de l'empiriocriticisme de Mach et Avenarius. La première lettre parut dans La Voix du social-démocrate, n° 6-7, la deuxième dans le même organe nos 8-9, toutes deux en 1908. Elles furent reproduites, avec quelques notes supplémentaires, dans le recueil : De la défense à l'attaque publié en 1910. C'est pour ce recueil que fut écrite spécialement la troisième lettre qui complète l'ensemble de Matérialisme militant. Cet ouvrage extrêmement combatif et d'une grande verve polémique tient une place importante dans la lutte contre les courants réactionnaires et liquidateurs qui surgirent en Russie après la défaite de la première révolution russe de 1905 et qui n'épargnèrent ni le mouvement ouvrier ni le Parti ouvrier social-démocrate. On sait que c'est au centre de cette lutte que se place Matérialisme et empirio-criticisme de Lénine, ouvrage fondamental écrit en 1908 et publié en 1909.
   Le Matérialisme militant a été traduit du russe par Joseph Ducroux, et nous tenons à remercier vivement Mme Batault-Plékhanov d'avoir bien voulu apporter un concours précieux et averti à l'établissement du texte définitif de cette traduction.

13 euros (code de commande : 19441GL).


RACHLINE (François) Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Don Juan n'est ni un mythe ni une figure historique. C'est un « personnage conceptuel » qui nous permet de penser notre pensée.
   Criminel et lâche au XVIIe siècle, hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre. Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme moderne.
   Au sein d'un monde occidental marqué au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu, dans ses liens avec la société ou, plus généralement, dans son rapport au monde – qu'il s'agisse alors d'engagement, d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort –, il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce pari insensé.
   Ainsi, dans le même temps où il nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes, en nous disant ce que nous ne sommes pas. »

7 euros (code de commande : 13618).


RANCIÈRE (Jacques) — La nuit des prolétaires. Paris, Fayard, 1981. In-8° collé, 451 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Tout commence à la tombée de la nuit quand, dans les années 1830, un certain nombre de prolétaires décident de briser le cercle qui place le sommeil réparateur entre les jours du salaire.
   Cercle de temps volé, absurdité d'une existence vouée à entretenir indéfiniment les forces de la servitude avec celles de la domination, à reproduire la fatalité qui voue les uns aux privilèges de la pensée, les autres aux contraintes du travail manuel.
   C'est pourquoi ils écrivent : les poèmes de leurs rêves d'enfants, la chronique de l'atelier-prison, des lettres d'amour aux missionnaires saint-simoniens, des journaux pour rappeler les droits et les devoirs des ouvriers.
   Les aubes sont amères : comment faire régner la communauté des âmes chez ces travailleurs voués aux égoïsmes, individuels ou collectifs, du salaire ? Et les apôtres saint-simoniens, fouriéristes ou icariens réservent aux rêveurs prolétaires le sort peu enviable de militants de choc du Travail Nouveau.
   Dans ces parcours, retracés à partir d'archives closes ou d'écrits oubliés, on trouvera l'écho de maint rêve ou désillusion de notre temps. Et peut-être portera-t-on un regard neuf sur la paradoxale et persistante entreprise qui veut refaire le monde autour d'un centre que ses occupants ne songent qu'à fuir...

18 euros (code de commande : 24235).


RAUSCHNING (Hermann) — La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p., (collection « Problèmes et Documents »), traces de cachets.

15 euros (code de commande : 229/70)..


RENAN (Ernest) Histoire des origines du christianisme. Tome I : Vie de Jésus - Les apôtres - Saint-Paul. Précédés d'une Introduction générale et d'un dictionnaire, par Laudyce Rétat. Tome II : L'antéchrist - Les évangiles - L'église chrétienne - Marc-Aurèle. Édition établie et présentée par Laudyce Rétat. Paris, Laffont, 1995. Deux forts in-8° collés sous coffret d'éditeur un peu jauni, CDXLVI, 833 et 1300 p., quelques soulignements, bon exemplaire.
En quatrième de couverture du tome II :
   Renan fut tout sauf un tiède. Dans l'Histoire des origines du christianisme sa pensée s'aiguise autour des conditions d'émergence d'une spiritualité authentique : quelle religion pour quel avenir ? La doctrine de Jésus, dont l'historien suit la formation ou l'« embryogenèse », lui apparaît comme porteuse d'avenir par sa vitalité, c'est-à-dire par sa capacité de métamorphoses. Selon lui en effet, en histoire religieuse, « les textes valent surtout par ce que les besoins du temps leur font dire » ; c'est donc à travers les interrogations du présent et les linéaments du futur qu'il questionne les Évangiles.
   À la différence de Lamennais qui « changea sans se transformer », Renan se transforma sans changer : sa libre pensée reste une pensée religieuse, une sorte de libre pensée religieuse ; elle tenta de faire du christianisme ce qu'il nomme la « religion absolue », c'est-à-dire au sens propre, détachée – détachée d'abord de toute forme religieuse. De nos jours encore la multiplication des Vies de Jésus atteste la fécondité des intuitions de Renan : « La Vie de Jésus obtiendra toujours un grand succès, écrivait-il en 1877, quand un écrivain aura le degré d'habileté, de hardiesse et de naïveté nécessaire pour faire une traduction de l'Évangile en style de son temps. On cherchera mille causes à ce succès ; il n'y en aura jamais qu'une, c'est l'Évangile lui-même, son incomparable beauté intrinsèque. » Ce que suit l'historien des Origines, jusqu'en l'an 180 après Jésus-Christ, c'est le christianisme à l'état naissant, attestant la religion non comme contrainte mais comme liberté.

Le coffret : 30 euros (code de commande : 25318).


RIVIÈRE (Isabelle) — Le chemin de croix du pécheur. S.l., Pascal, 1955. In-8° broché, 190 p.
Extrait :
   Derrière moi, devant moi : ma vie.
   Derrière : cette traînée de fautes, d'insuffisances, de médiocrités, tous ces jours émiettés au néant, toutes ces heures salies de futiles ou laides pensées, tant de beauté méconnue, ou sitôt oubliée que cueillie, comme on laisse tomber la fleur respirée, tant de douleurs qui n'ont pas mûri leurs fruits, tant d'éclatantes leçons refusées, tant, tant d'amour détourné, ramené sur moi pour s'y tarir, – et cet être que vous m'aviez remis si beau, Seigneur, puisqu'il vous ressemblait, et que je n'ai travaillé qu'à réduire, à encrasser, à défigurer !
   De toute cette richesse vivante que vous m'aviez donnée, j'ai fait ce monceau de débris sans visage, et j'y suis attelée comme le triste petit âne trébuchant à l'énorme voiture du chiffonnier. C'est cela qu'il me faudra tirer derrière moi jusqu'à la dernière heure ; chaque soir j'y aurai ajouté le cadavre d'une journée morte, et, à vos pieds, c'est là tout le trésor sordide qu'au Jour du Jugement je déverserai.

10 euros (code de commande : 24565).


[ROBERT (André)]. Mélanges bibliques rédigés en l'honneur de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d. In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, (« Travaux de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).

25 euros (code de commande : 216/62).


ROBIN (Léon) — La pensée grecque et les origines de l'esprit scientifique. Édition revue et corrigée. Paris, La Renaissance du Livre, 1932. In-8° broché, XXI, 486 p., (collection « L'Évolution, de l'Humanité », n° 13), couverture défraîchie, ex-libris manuscrit à la page de titre et cachet ex-libris à la page de garde.
Table des matières :
   Introduction.

   Chapitre I. Objet et divisions.
   Chapitre II. Les sources.
   Livre I. Les origines.
      Chapitre I. Les débuts de la réflexion morale.
      Chapitre II. Les débuts d'une représentation systématique de l'Univers. Théogonies et Cosmogonies. L'influence de l'Orient.
   Livre II. Science et Philosophie.
      Chapitre I. L'école de Milet (Thalès - Anaximandre. Anaximène).
      Chapitre II. La science, instrument de purification morale. Le Pythagorisme et l'école italique.
      Chapitre III. Philosophie du Devenir. Héraclite d'Éphèse.
      Chapitre IV. Philosophie de l'Être. Les Éléates (Xénophane de Colophon - Parménide d'Élée - Zenon d'Élée - Mélissus de Samos).
      Chapitre V. L'alternance de l'Un et du Multiple. Empédocle d'Agrigente.
      Chapitre VI. Le mécanisme atomistique. L'école d'Abdère. Leucippe et Démocrite.
      Chapitre VII. Le mécanisme de la Qualité et l'Esprit. Anaxagore.
   Livre III. La culture humaine.
      Chapitre I. Éclectisme et Sophistique (Physiciens éclectiques - La Sophistique du Ve siècle).
      Chapitre II. Socrate.
      Chapitre III. Le rayonnement de l'esprit socratique (Écoles d'Élis et d'Érétrie - L'école de Mégare - L'école Cynique - L'école de Cyrène).
      Chapitre IV. Première partie. Platon (La vie - Les écrits - Les tendances de la jeunesse - Doctrine de la maturité - La dernière forme de la philosophie de Platon).
      Chapitre IV. Deuxième partie. L'ancienne Académie.
      Chapitre V. Première partie. Aristote (La vie - Les écrits - La doctrine : A. Le programme des études - .Logique - C. Sciences poétiques - D. Sciences pratiques (a. L'éthique - b. La politique) - E. Les sciences théorétiques (a. La physique, ses principes généraux, cosmologie, les êtres vivants et l'âme - b. La philosophie première)).
      Chapitre V. Deuxième partie. Les disciples immédiats d'Aristote.
   Livre IV. L'homme dans l'Univers. L'idéal du Sage.
      - La philosophie hellénistique.
      Chapitre I. Le Scepticisme.
      Chapitre II. L'Épicurisme.
      Chapitre. L'ancien Stoïcisme.
      Chapitre IV. La Nouvelle Académie.
   Livre V. Le déclin de la pensée grecque.
      Chapitre I. Spécialisation scientifique. Éclectisme. Restaurations.
      Chapitre II. Plotin et la fin du Néoplatonisme.
   Conclusion.
   Bibliographie.
   Index.

10 euros (code de commande : 19111).


ROSANVALLON (Pierre) La légitimité démocratique. Impartialité, réflexivité, proximité. Paris, Seuil, 2008. In-8° broché, 367 p., index (collection « Les Livres du Nouveau Monde »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le peuple est la source de tout pouvoir démocratique. Mais l'élection ne garantit pas qu'un gouvernement soit au service de l'intérêt général, ni qu'il y reste. Le verdict des urnes ne peut donc être le seul étalon de la légitimité. Les citoyens en ont de plus en plus fortement conscience. Une appréhension élargie de l'idée de volonté générale s'est ainsi imposée. Un pouvoir n'est désormais considéré comme pleinement démocratique que s'il est soumis à des épreuves de contrôle et de validation à la fois concurrentes et complémentaires de l'expression majoritaire. Il doit se plier à un triple impératif de mise à distance des positions partisanes et des intérêts particuliers (légitimité d'impartialité), de prise en compte des expressions plurielles du bien commun (légitimité de réflexivité), et de reconnaissance de toutes les singularités (légitimité de proximité). D'où le développement d'institutions comme les autorités indépendantes et les cours constitutionnelles, ainsi que l'émergence d'un art de gouvernement toujours plus attentif aux individus et aux situations particulières.
   Nous sommes entrés dans ce nouveau monde sans en avoir perçu la cohérence ni interrogé lucidement les problèmes et les conséquences. C'est à en dévoiler les ressorts et les implications que s'emploie ici Pierre Rosanvallon. Après avoir publié La Contre-démocratie, il propose, dans ce deuxième volet de son enquête sur les mutations de la démocratie au XXIe siècle, une histoire et une théorie de cette révolution de la légitimité.

10 euros (code de commande : 24731).


[ROYÈRE (Jean)]. PIÉRARD (Clovis) — Un renouvellement des valeurs spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8° broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
   Chapitre II : Le Musicisme poétique. Boileau, La fontaine, Baudelaire.
   Chapitre III : Le Musicisme sculptural. Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton Huntington.
   Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
   Chapitre V : Illustration du Musicisme par l'œuvre poétique. Orchestration.
   Quelques pages de Jean Royère. Poèmes et Proses.

12 euros (code de commande : 12480).


[SADE (Donatien Alphonse François de)]. MENGUE (Philippe) — L'ordre sadien. Loi et narration dans la philosophie de Sade. Paris, Kimé, 1996. In-8° collé, 271 p., (collection « Philosophie-Épistémologie »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Il est sans doute toujours paradoxal de parler ou d'écrire sur Sade ; mais il l'est encore plus de vouloir le lire intégralement en philosophe. C'est cette gageure que tient cet essai. Et, tout d'abord, au plan de l'ordre narratif, il s'efforce de comprendre la nécessité qui articule récit et philosophie, où se rencontre la question primordiale : qu'est-ce que la philosophie peut bien venir f...aire dans un boudoir ? Puis, au plan réfléchi de l'ordre des raisons, se rencontre la question de l'ordre inconditionnel : « Jouis ! » qui fonde la pensée et la pratique libertine de tous les héros sadiens. Quel peut être le statut d'un tel impératif quand il est mis au compte d'une nature entièrement dédivinisée et définalisée ?
   Par cette interrogation sur l'idée de loi et de voix, à laquelle conduit l'élaboration de la cohérence d'un tel prescriptif, c'est une nouvelle distribution, sur le socle épistémologique des Lumières, qui apparaît entre les concepts de droit, de liberté, de jouissance et de désir.

12 euros (code de commande : 23542).


SAINT AUGUSTIN — La cité de Dieu de saint Augustin, traduite par G. Combès et précédée d'une étude de Maurice de Gandillac. Lithographies en couleurs de Despierre (tirées sur les presses de Mourlot). Tomes I et II (complet). Paris, Club du Livre - Philippe Lebaud 1976-1977. Deux volumes in-4°sous reliures et étuis d'éditeur, têtes dorées, 328 et 323 p., illustration hors texte, (collection « Grands Textes et Civilisations »), exemplaire numéroté sur vélin de Lana (n° 848), bel exemplaire.
Table des matières :
   Tome I :
   
Le sac de Rome.
   - La corruption des romains par les dieux.
   - Impuissance des dieux à conjurer les malheurs des Romains.
   - Impuissance des dieux pour l'accroissement de l'empire.
   - L'Empire Romain, don du vrai Dieu.
   - Les dieux de la théologie civile et félicité éternelle.
   - Les dieux choisis et le bonheur éternel.
   - La théologie naturelle des philosophes et la vie éternelle.
   - Faux et vrai médiateur : les démons et le Christ.
   - Le rôle des anges et la vraie voie du salut.
   - L'origine des anges.
   - L'origine de l'homme.
   - Notes.
   Tome II :
   
La chute de l'homme.
   - La concupiscence.
   - La préhistoire des deux cités.
   - L'alliance d'Abraham.
   - Le temps des prophètes.
   - Synchronisme des deux cités.
   - Le jugement dernier.
   - Les peines de l'enfer et leur éternité.
   - La résurrection de la chair et le ciel.

   Notes et chronologie.

   
Un des plats de couverture et illustration en regard de la p. 44 du tome II.

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 17084).

[SAINT AUGUSTIN]. BERTRAND (Louis) — Saint Augustin. Photographies de Fred Boissonnas. Paris, Budry & C°, 1925. In-4° broché, IV, 230 p., 156 illustrations dans le texte, XXV planches hors texteen héliogravure avec leurs serpentes, 2 planches en couleurs avec leurs serpentes, un des 100 exemplaires « de grand luxe » numérotés sur Arches (n° 62), couverture salie.
Prologue :
   
Saint Augustin n'est plus guère qu'un nom fameux. En dehors des milieux théologiques ou érudits, on a cessé de le lire. Telle est la vraie gloire : on admire les saints, comme les grands hommes, de confiance. Ses Confessions elles-mêmes, on n'en parle généralement que par ouï-dire.
   Expierait-il, sous cette indifférence, le regain de gloire dont il brilla au XVIIe siècle, lorsque les jansénistes l'associèrent, avec un invincible entêtement, à la défense de leur cause ? Le renom d'austérité chagrine et de contentieuse et ennuyeuse prolixité qui se lie au souvenir des écrivains de Port-Royal, – Pascal excepté, – aurait-il rejailli sur l'œuvre d'Augustin enrôlé malgré lui dans les rangs de ces pieux sectaires ? Pourtant, s'il y a des hommes qui ne lui ressemblent pas et que, probablement, il eût poursuivis de toute son éloquence et de toute sa dialectique, ce sont les jansénistes. Sans doute, il eût dit avec dédain : « le parti de Jansen, » de même qu'autrefois, dans son attachement à l'unité catholique, il disait : « le parti de Donat ».
   Avouons aussi que le seul aspect de ses œuvres épouvante, – qu'il s'agisse des énormes in-folio en deux colonnes de l'édition bénédictine, ou des volumes encore si compacts et beaucoup plus nombreux des éditions récentes. Derrière ce rempart d'imprimé, il est bien défendu contre les curiosités profanes. Il faut du courage, et de la persévérance, pour s'engager dans ce dédale de textes, tout hérissés de théologie, d'exégèse et de métaphysique. Mais, quand on a franchi le seuil de la farouche enceinte, quand on s est accoutumé à l'ordonnance et à la figure de l'édifice, on ne tarde pas a se prendre d'une ardente sympathie, puis d'une admiration grandissante pour l'hôte qui l'habite. Le visage hiératique du vieil évêque s'anime, devient étrangement vivant, presque moderne d'expression. On découvre, sous les textes, une des existences les plus passionnantes, les plus mouvementées, les plus riches en enseignements, que nous offre l'histoire. Ces enseignements s'adressent à nous, répondent à nos préoccupations d'hier ou d'aujourd'hui. Cette existence, le siècle où elle s'est déroulée nous rappellent notre siècle et nous-mêmes. Le retour de circonstances semblables a amené des situations et des caractères semblables : c'est presque notre portrait. Nous sommes tout près de conclure, qu'à l'heure présente, il n'est pas de sujet plus actuel que saint Augustin.
   Il est au moins un des plus intéressants. Quoi de romanesque, en effet, comme cette existence errante de rhéteur et d'étudiant, que le jeune Augustin promena de Thagaste à Carthage, de Carthage à Milan et à Rome, et qui, commencée dans les plaisirs et le tumulte des grandes villes, s'acheva dans la pénitence, le silence et le recueillement d'un monastère ? Et d'autre part, quel drame plus haut en couleur et plus utile à méditer que cette agonie de 1'Empire à laquelle Augustin assista et que, de tout cœur fidèle à Rome, il aurait voulu conjurer ? Quelle tragédie enfin plus émouvante et plus douloureuse que cette crise d'âme et de conscience qui déchira sa vie ? À l'envisager dans son ensemble, on peut dire que la vie d'Augustin ne fut qu'une lutte spirituelle, un combat d'âme. C'est le combat de tous les instants, l'incessante psychomachie, que dramatisaient les poètes d'alors, et qui est l'histoire du Chrétien de tous les temps. L'enjeu du combat, c'est une âme. Le dénouement, c'est le triomphe final, la rédemption d'une âme.
   Ce qui rend la vie d'Augustin si complète et si réellement exemplaire, c'est qu'il soutient le bon combat non seulement contre lui-même, mais contre tous les ennemis de l'Église et de l'Empire. S'il fut un docteur et un saint, il fut aussi le type de l'homme d'action a une des époques les plus découragées. Qu'il ait triomphé de ses passions, cela, en somme, ne regarde que Dieu et lui. Qu'il ait prêché, écrit, remué les foules, agité les esprits, cela peut paraître indifférent à ceux qui rejettent sa doctrine. Mais qu'à travers les siècles son âme brûlante de charité échauffe encore les nôtres, qu'à notre insu, il continue à nous former, et que, d'une façon plus ou moins lointaine, il soit encore le maître de nos cœurs, et, à de certains égards, de nos esprits, voilà qui nous touche les uns et les autres, indistinctement. Non seulement Augustin a toujours sa grande place dans la communion vivante de tous les baptisés, mais l'âme occidentale est marquée à l'empreinte de la sienne.
   D'abord, sa destinée se confond avec celle de l'Empire finissant. Il a vu sinon la disparition totale, du moins l'évanouissement graduel de cette chose admirable que fut l'Empire romain, image de l'unité catholique. Or, nous sommes les débris de l'Empire. D'ordinaire, nous nous détournons avec dédain de ces siècles pitoyables qui subirent les invasions barbares. Pour nous, c'est le Bas-Empire, une époque de honteuse décadence, qui ne mérite que nos mépris. Cependant, c'est de ce chaos et de cette abjection que nous sommes sortis. Les guerres de la République romaine nous touchent moins que les brigandages des chefs barbares qui détachèrent notre Gaule de l'Empire et qui, sans le savoir, préparèrent l'avènement de la France. Que nous font, en définitive, les rivalités de Marius et de Sylla ? La victoire d'Aetius sur les Huns dans les plaines catalauniques nous intéresse bien davantage. Enfin, c'est être injuste pour le Bas-Empire que d'y voir seulement une époque de faiblesse, de lâcheté et clé corruption. Ce fut aussi une époque d'activité effrénée, féconde en aventuriers de grande envergure, dont quelques-uns se montrèrent héroïques. Même les plus dégénérés des derniers empereurs ne perdirent jamais le sentiment de la grandeur et de la majesté romaines. Jusqu'à la fin, ils emploient toutes les ruses de leur diplomatie a empêcher les chefs barbares de se croire autre chose que des serviteurs de l'Empire. Honorius, traqué dans Ravenne, s'obstine à refuser à Alaric le titre de chef de la milice, dût-il, par son obstination, livrer Rome au pillage et risquer sa propre vie.
   Par sa fidélité à l'Empire, Augustin se manifeste déjà l'un des nôtres, un Latin d'Occitanie. Mais des analogies plus étroites le rapprochent de nous. Son siècle ressemble beaucoup à celui-ci. Pour peu que nous entrions dans la familiarité de ses livres, nous reconnaissons en lui une âme fraternelle, qui a souffert, senti, pensé à peu près comme nous. Il est venu dans un monde finissant, à la veille du grand cataclysme qui allait emporter toute une civilisation : tournant tragique de l'histoire, période troublée et souvent atroce, qui dut être bien dure à vivre pour tous et qui dut paraître désespérée aux esprits les plus fermes. La paix de l'Église n'était pas encore établie, les consciences étaient divisées. On hésitait entre la croyance d'hier et la croyance de demain. Augustin fut un de ceux qui eurent le courage de choisir et qui, ayant choisi leur foi, la proclamèrent sans faiblir. Un culte millénaire allait s'éteindre, dépossédé par un culte jeune, à qui l'éternité est promise. Combien d'âmes délicates eurent à souffrir de cette scission, qui les détachait de leurs origines et qui les obligeait, pensaient-elles, à trahir leurs morts avec la religion des ancêtres ! Tous les froissements que les sectaires d'aujourd'hui infligent aux âmes croyantes, beaucoup durent les éprouver alors. Les sceptiques souffraient de l'intransigeance des autres. Mais le pire, – comme aujourd'hui, – ce dut être d'assister au débordement de sottises qui, sous le couvert de la philosophie, de la religion ou de la thaumaturgie, prétendaient à la conquête des esprits et des volontés. Dans cette mêlée des doctrines et des hérésies les plus extravagantes, dans cette orgie d'intellectualisme creux, ils eurent la tête solide, ceux qui surent résister à l'ivresse publique. Au milieu de tous ces gens qui divaguent, Augustin nous apparaît admirable de bon sens.
   Cet intellectuel, ce mystique n'était pas seulement un homme de prière et de méditation. La raison prudente de l'homme d'action et de l'administrateur corrigeait en lui les écarts d'une subtilité dialectique souvent excessive. Comme nous nous en flattons, il avait le sens des réalités, il avait la pratique de la vie et des passions. Comparée à l'expérience d'un Bossuet, combien celle d'un Augustin était plus étendue ! Avec cela, une sensibilité frémissante, qui est encore la nôtre, la sensibilité des époques d'extrême culture, où l'abus de la pensée a multiplié les causes de souffrance, en exaspérant le besoin de la volupté : « L'âme antique était rude et vaine. » Elle était bornée surtout. Celle d'Augustin est tendre et sérieuse, avide de certitudes et de jouissances qui ne trompent point. Elle est vaste et sonore : les moindres ébranlements s'y propagent en vibrations profondes et y rendent le son de l'infini. Augustin, avant sa conversion, a les inquiétudes de nos romantiques, les mélancolies et les tristesses sans cause, les grands élans nostalgiques qui bouleversaient nos pères. Il est très près de nous.
   Il a élargi nos âmes de Latins, en nous réconciliant avec le Barbare. Le Latin, comme le Grec, ne comprenait que lui-même. Le Barbare n'avait pas le droit de s'exprimer dans la langue de l'Empire. Le monde était divisé en deux parts qui voulaient s'ignorer l'une l'autre. Augustin a fait entrer dans notre conscience les régions innommées, les pays vagues de l'âme qui plongeaient autrefois dans les ténèbres de la barbarie. Par lui s'est consommée l'union du génie sémitique et du génie occidental. Il nous a servi de truchement avec la Bible. Les rauques paroles hébraïques se sont adoucies pour nous en passant par sa bouche élégante de rhéteur. Il nous a apprivoisés avec la parole de Dieu. C'est un Latin qui nous parle de l'Éternel.
   D'autres, sans doute, l'avaient fait avant lui. Mais aucun n'y avait mis une pareille onction, un accent de tendresse aussi pénétrant. La violence suave de sa charité emporte l'adhésion des cœurs. Il ne respirait que charité. Après saint Jean, il fut l'Apôtre de l'amour.
   Sa voix infatigable domine tout l'Occident. Le Moyen Âge l'entendra encore. Pendant des siècles, on recopie ses sermons et ses traités, on les répète dans les cathédrales, on les commente dans les sommes théologiques. On adopte jusqu'à sa théorie des arts libéraux. Tout ce que l'on conservera de l'héritage antique, on le tiendra d'Augustin. C'est le grand docteur. Avec lui se précise la définition doctrinale du catholicisme. On pourra dire, pour marquer les trois principales étapes de la doctrine, le Christ, saint Paul, saint Augustin. Le dernier est plus près de notre faiblesse. Il est vraiment notre père spirituel. Il nous a enseigné la langue de la prière. Les formules de l'oraison augustinienne sont encore sur les lèvres pieuses.
   Ce génie universel, qui, pendant quarante ans, fut le porte-voix de la catholicité, a été aussi l'homme d'un siècle et d'un pays. Augustin de Thagaste est le grand Africain.
   Nous pouvons être fiers de lui et l'adopter comme une de nos gloires, nous qui, depuis près d'un siècle, continuons, dans sa patrie, un combat semblable à celui qu'il y a soutenu pour l'unité romaine, nous qui considérons l'Afrique comme un prolongement de la patrie française. Plus qu'aucun écrivain, il a exprimé le tempérament et le génie de son pays. Cette Afrique bariolée, avec son mélange éternel de races réfractaires les unes aux autres, son particularisme jaloux, les contrariétés de ses aspects et de son climat, la violence de ses sensations et de ses passions, la gravité de son caractère et la mobilité de son humeur, son esprit positif et frivole, sa matérialité et son mysticisme, son austérité et sa luxure, sa résignation à la servitude et ses instincts d'indépendance, son appétit de l'empire, tout cela se reflète en traits saisissants dans l'œuvre d'Augustin. Non seulement il a exprimé sa patrie, mais, dans la mesure où il l'a pu, il a réalisé son vieux rêve de domination. Cette suprématie que Carthage avait disputée si longuement et si chèrement à Rome, elle a fini par l'obtenir, grâce à Augustin, dans l'ordre spirituel. Tant qu'il a vécu, l'Église d'Afrique a été la maîtresse des Églises d'Occident.
   Pour moi, si j'ose me citer en un sujet pareil, j'ai eu la joie de saluer en lui, outre le docteur et le saint que je vénère, le type idéal du Latin d'Afrique. Cette image que l'avais vue s'ébaucher autrefois, parmi les mirages du Sud, en suivant les chariots de mes rudes héros, je l'ai vue enfin se préciser, s'épurer, s'ennoblir et grandir jusqu'au ciel, en suivant les traces d'Augustin.
   Et, quand bien même l'enfant de Thagaste, le fils de Monique n'aurait pas mêlé si profondément sa vie à la nôtre, quand il serait, pour nous, un étranger né en pays lointain, il n'en resterait pas moins une des âmes les plus aimantes et les plus lumineuses qui aient lui parmi nos ténèbres et qui aient réchauffé nos tristesses, – une des créatures les plus humaines et les plus divines qui soient passées par nos chemins.

90 euros (code de commande : 17919YB).


SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) De la Mort. Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. Précédé de De la Douleur. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange, premier plat décoré d'une composition d'Odette Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 714, dans Robert Morel, inventaire.

25 euros (code de commande : 6516).

SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. De la Vie. Précédé de De l'Histoire. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul, premier plat décoré d'une composition d'Alfred Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 715, dans Robert Morel, inventaire.

30 euros (code de commande : 6517).


SHERIDAN (Alan)Discours, sexualité et pouvoir. Initiation à Michel Foucault. Traduction et présentation par Philip Miller. Bruxelles - Liège, Mardaga, 1980. In-8° collé, 275 p., (collection « Philosophie et Langage »), épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Comment s'articulent les discours, surtout lorsqu'ils traitent de sujets tabous, comme la sexualité ou le fonctionnement du pouvoir ? Telle aura été la grande interrogation de Michel Foucault, que retrace Alan Sheridan avec une grande simplicité de style faisant de son ouvrage une introduction élégante et fidèle à l'œuvre de Foucault. L'étude de Sheridan, qui va jusqu'à l'histoire de la sexualité, montre bien cet élargissement du champ de la raison, qu'a poursuivi Foucault au-delà des frontières traditionnelles et dont on ne parlait pas avant lui.
   Le livre de Sheridan présente l'avantage, unique pour l'instant, d'initier le lecteur à Foucault sans présupposer de connaissances préalables de son œuvre.

20 euros (code de commande : 19576).


SICHÈRE (Bernard) — Éloge du sujet. Du retard de la pensée sur les corps. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 250 p., (collection « Figures »).
En quatrième de couverture :
   Un sujet n'est pas une substance ni un principe : c'est l'événement d'une singularité qui se produit, ou non, à partir d'un corps et selon les codes d'une culture déterminée. Face à l'inhumanité de base et à la gangstérisation tendancielle du corps social qui sont une donnée du quotidien, face au lourd mensonge qui interdit l'histoire vivante et sa puissance de scission, la question se posait de savoir comment un tel sujet peut aujourd'hui tenir et s'affronter au réel. La réponse est à la fois éthique et poétique : en traversant tour à tour l'œuvre de Foucault (généalogie exemplaire du sujet moderne entre la discipline subtile des corps et l'insistance d'une singularité rebelle), les analyses par Guy Debord de la « société du spectacle », la méditation de Barthes sur la littérature aussi bien que le cinéma tragique et ironique de Godard, Bernard Sichère affirme la nécessité d'une subjectivité transversale aux savoirs et rétive aux idéologies. Loin des lieux communs habituels sur l'individu, un éloge du sujet comme point de résistance et force de singularité.

10 euros (code de commande : 19713).


ŠIK (Ota) — La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture :
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires et non-propriétaires, entre détenteurs du capital et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie et la masse des travailleurs représentent pour Ota Šik la contradiction fondamentale des sociétés industrielles modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise, Ota Šik se livre à une critique approfondie du système dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du parti et de l'État dans les pays « socialistes ». En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées, il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de société juste et rationnelle, n'échappent pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie marxiste, que la société capitaliste reste, elle aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota Šik refuse à la fois le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme. Il vise à définir une Troisième Voie qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification souple afin d'assurer le développement équilibré des conditions de reproduction macro et micro-économique de la société. Ce socialisme démocratique, « à visage humain », doit permettre la participation institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs à la gestion et au contrôle, réintégrer la société politique dans la société civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme Ota Šik, s'appuie sur les intérêts du « travailleur collectif » et répond de ce fait aux besoins de la collectivité dans les sociétés industrielles modernes. »

10 euros (code de commande : 8441).


SKITTECATE (Lucie-Anne) — Vers une morale du XXIe siècle. Essai sur des rencontres paradoxales. Paris, Imago, 2000. In-8° collé, 188 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les philosophies de l'Un – Dieu, esprit, matière, phallus, grand autre – ont fondé notre culture occidentale, mais ont aussi engendré de nombreux désastres. Plutôt que de tout focaliser sur un seul pôle, ne vaudrait-il pas mieux promouvoir une morale qui, jouant sur l'entre-deux de pôles opposés, favoriserait compromis, affrontements et harmonisations passagères ?
   Prôner une valeur en la correlant de son antithèse – raison/intuition, sagesse/fantaisie, créativité/tradition, vie/mort – ne témoigne ni cynisme, ni volonté de neutralisation. Au contraire, seules ces rencontres paradoxales provoquent l'inattendu, voire l'inouï. Dans tous les domaines, cette contestation jubilatoire devrait suggérer de nouveaux modèles de vie, plus proches de la réalité ambivalente et imprévisible : un enseignement alliant connaissances et initiatives, des couples favorisant la complicité entre égaux, une politique en quête de médiations entre libéralisme et révolution, une spiritualité sans dogme, ouverte à de multiples recherches.
   Ces réformes ponctuelles, conciliant expériences vécues, libération de l'imaginaire et contrôle de la raison, pourraient ainsi, par contamination progressive, endiguer les rigidités, les absurdités et les injustices suscitées par la crise actuelle.

12 euros (code de commande : 15673).


[SOJCHER (Jacques)]. MOULIN (Françoise) — Jacques Sojcher ni la mémoire ni l'oubli. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 135 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Ni la mémoire ni l'oubli est la première étude consacrée à Jacques Sojcher.
   Françoise Moulin nous conduit, avec un fil d'Ariane d'initiée, entre la figure maternelle et l'androgyne féminin, l'absence du père et la diaspora, les jeux du langage et la séduction, le fragment et la belgitude, la puérilité et la mort.
   Le « professeur de philosophie » nous apparaît comme le maître de l'incertitude, de l'ironie de soi, d'où naît un texte éclaté, sans début ni fin, sans sujet ni objet, une prière vide dans une langue régressive et flamboyante.

8 euros (code de commande : 14474).

 


SPINOZA (Baruch) — Œuvres complètes. Texte traduit, présenté et annoté par Roland Caillois, Madeleine Francès et Robert Misrahi. Paris, Gallimard, 1978. In-8° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, LVII, 1576 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 108), exemplaire en très bel état malgré le dos du Rhodoïd fortement jauni.
Ce volume contient :
   - Court traité.
   - Traité de la réforme de l'entendement.
   - Les principes de la philosophie de Descartes.
   - Pensées métaphysiques.
   - L'éthique.
   - Traité des autorités théologique et politique.
   - Traité de l'autorité politique.

   - Correspondance.

30 euros (code de commande : 21910).

 

[SPINOZA (Baruch)]. ZAOUI (Pierre) — Spinoza. La décision de soi. Montrouge, Bayard, 2008. In-8° collé, 447 p., ex-libris manuscrit à la page de garde, exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   L'idéal serait que ce livre soit lu comme un roman. Le roman de la décision de soi. D'abord, comme beaucoup de romans, il est construit en deux parties. Première partie, « Avec Spinoza », ça grimpe, on se sent mieux, ça avance : le titre n'a pas menti. Oui, on peut décider de soi, et notre héros y parvient et montre comment, même si ce n'est pas sans efforts, tremblements et coups de théâtre.
   Deuxième partie, « Autour de Spinoza », et tout le spinozisme éclate en une myriade d'autres vies possibles, toutes à la fois plus différentes et plus semblables les unes que les autres. On croît rêver. Psychanalystes, libertins, ouvriers, amoureux, artistes, militants semblent se donner la main pour s'engager dans une valse folle sous l'œil bienveillant de notre héros. Spinoza, comme bonheur pluriel et un, le dimanche de la vie.

25 euros (code de commande : 22329).


[STEINER]. Steiner. Sous la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne, 2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte, (collection « Les Cahiers de l'Herne », n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé en neuf parties :
   Philosophies
   - Steiner et la philosophie, par Alexis Philonenko ;
   - Simone Weil : un « Socrate devenu fou », par François L'Yvonnet ;
   - Correspondance autour de Réelles présences, par Sebastiano Timpanaro et George Steiner.
   Antinomies
   - Steiner l'antinomiste : une analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
   - Dialogue sur le mal, par Pierre Boutang et George Steiner ;
   - Une voix qui surgit de l'ombre, par George Steiner ;
   - « Une rencontre », par Lucien Rebatet.
   Critique de la culture
   - Haute culture et basse morale, par Roger Scruton ;
   - George Steiner : un prophète de l'abstraction, par Moshe Idel ;
   - Sur la significativité littéraire et la morale, par Georges Molinié ;
   - Antigone dans un paysage de cris, par Linda Lê ;
   - Le Clerc de la trahison, par George Steiner.
   Langues
   - La langue des hommes et la langue des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
   - L'être du langage, par Pierre Brunel ;
   - Steiner, lecteur de Freud, par Anne Dufourmantelle ;
   - Sur la traduction poétique, par Yves Bonnefoy ;
   - L'inadvertance du Dr. Cottard, par George Steiner.
   Classiques
   - Comprendre, par Alain Bentolila ;
   - Dans le château de Steiner : T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane Giocanti ;
   - À propos de l'œuvre, de la création et des classiques entre George Steiner et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
   - À l'exposition Turner, par George Steiner.
   Fictions
   - Un facteur d'icônes iconoclaste : Steiner romancier, par Georges Nivat ;
   - Conrad et Steiner. Autour du Transport de A.H., par Juan Asensio ;
   - Comment taire ?, par George Steiner ;
   - Génie du lieu, lieu du génie, par Jean-Luc Pouthier.
   Théologiques
   - Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
   - Lecture et judéité, par David Banon ;
   - La Discussion de George Steiner avec Dieu, par Jack Miles ;
   - Le Procès du Messie ou l'impossible espérance, par Jean-François Colosimo ;
   - Apophtegmes de la stupeur, par Gilles-Hervé Masson.
   Musique
   - La musique ment-elle ?, par Florence Fabre ;
   - Musique et langage : une confusion séduisante, par Andrei Vieru ;
   - Yehudi Menuhin, par George Steiner ;
   - Vos disques sur une île déserte, par George Steiner.
   Leçons de maître
   - Éros pédagogue, par Cécile Ladjali ;
   - Le maître déçu, par Stephen Greenblatt ;
   - Un surplus d'exigence, par David Banon ;
   - Une voix de clairon, par Glen Bowersock ;
   - L'hôte ingrat, par Nuccio Ordine ;
   - Memoranda, par George Steiner.

30 euros (code de commande : 11523).

 


Synthèses. Revue mensuelle internationale. N° 7 - 3e année - 1948. N° 8 - 3e année - 1949. N° 9 - 3e année - 1949. Bruxelles, Synthèses, 1948. In-8° sous reliure d'éditeur, 398 p., un des cent exemplaires numérotés sur Japon des Papeteries du Pont de Warches (n° 5), exemplaire nominatif imprimé pour Camille Huysmans.
Table des matières :
   N° 7.
   - Liberté et connaissance, par M. L.
   - De la Science à la Philosophie scientifique, par Charles Bodeux.
   - La philosophie française contemporaine, par M.-M. Davy.
   - Visite à Port-Royal, par Henri Perruchot.
   - André Breton, par Pierre Mabille.
   - Les œuvres littéraires ou artistiques : essence, forme, fixation et diffusion, par José Forns.
   - L'Unesco et le Théâtre, par M. Kurtz.
   - De l'histoire de l'art, par Roger Avermaete.
   - La musique et ses synthèses, par Jacques Stehman.
   - Présence d'Edgar Poe dans la poésie moderne, par Jean Weisgerber.
   - Les livres d'histoire, par Marc Varenne.
   - Chronique littéraire. Aspects de l'épaisseur romanesque, par Nelly Cormeau.
   - L'actualité littéraire. En marge de Paul Valéry - André Suarès, par Roger Bodart et Raymond Lenoir.
   - Chronique des revues, par Chr. Thys-Servais.
   - Synthèses de la presse étrangère. Variations espagnoles, par Drogman.
   N° 8.
   - Le Collectif et l'Homme, par M. L.
   - Juvénal, par Émile Henriot.
   - Confrontation socialiste. Le combat de Péguy, par Alexandre Marc et Bernard Voyenne.
   - Technique et vie sociale, par Marcel De Corte.
   - Monnaie et Démocratie, par Marcel van Zeeland.
   - Nihilisme : mot et idée, par Benoît Hepner.
   - De l'art considéré comme une science, par Charles Dekeukeleire.
   - La philosophie française contemporaine, par M.-M. Davy.
   - Les cyprès d'Orlamonde, par Maurice Maeterlinck.
   - L'actualité littéraire. Lin Yutang, Montaigne chinois, par Roger Bodart.
   - Chronique littéraire. Les prix littéraires de décembre, par Nelly Cormeau.
   - Chronique des revues. L'hindouisme à l'honneur - L'U.R.S.S. et l'église, par Chr. Thys-Servais.
   - Synthèses de la presse étrangère. Angleterre-Amérique, par Drogman.
   N° 8.
   - Le Triangle. Europe, États-Unis, Afrique, par M. L.
   - Conscience de l'Europe, par G. de Reynold.
   - L'Europe en danger, par Paul Gaultier.
   - L'Europe, ce « nouveau monde », par Robert Aron.
   - Europe - Occident, par Claude Delmas.
   - Le tricentenaire des traités de Westphalie, par Jacques Kayser.
   - Suez... La cellule de M. de Lesseps, par Charles d'Ydewalle.
   - La renaissance de l'Islam, par André Brissaud.
   - Les frontières dérisoires, par Claude Sylvain.
   - Temps héroïques, par Ève Francis.
   - L'appréhension poétique du réel chez Hofmannsthal, par  Marcel Lecomte.
   - Les livres d'histoire, par Marc Varenne.
   - Synthèses de la presse étrangère. Europe centrale, par Drogman.

25 euros (code de commande : 18285).


TEUGELS (Jean) — L'Unité. Avec six dessins de Aubin Pasque. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., 10 illustrations à pleine page (et non 6 comme l'annonce erronément le titre), un des 1000 exemplaires numérotés (n° 555).
Avertissement de l'éditeur :
   L'Unité est une œuvre posthume qui nous a été laissée par Jean Teugels sous sa forme manuscrite. L'auteur n'ayant pu y mettre la dernière main, l'œuvre présente, à de très rares endroits, certains points obscurs ou mots indéchiffrables. Par crainte d'en modifier le sens, nous avons préféré respecter, sans y rien changer, le manuscrit original.

      
Couverture et illustration de la page 131.

20 euros (code de commande : 15622).


THÉRIVE (André) — Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.

6 euros (code de commande : 5018).


TRISTAN (Frédérick) — Don Juan le révolté. Un mythe contemporain. Paris, Écriture, 2009. In-8° collé, 282 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Don Juan, c'est beaucoup plus que le donjuanisme. Égal mythique de Don Quichotte et de Faust, sa fortune lui vient-elle d'être perçu comme le séduisant compagnon d'Éros, ou son insolence nous offre-t-elle une raison plus profonde d'alerter notre conscience ?
   Depuis son apparition dans l'Espagne du Siècle d'or, le « Trompeur de Séville », sous son masque de gentilhomme, est le disciple le plus rusé de Lucifer. Ce parricide se moque des lois de son temps, persuadé que son orgueil lui restitue la liberté d'Adam choisissant l'offre du serpent. « Force qui va » et que rien n'arrêtera, « objecteur de conscience suprême, obstiné dans la faute contre l'Esprit », Don Juan blasphème pour affirmer que l'être humain peut être supérieur à Dieu et, de tout, tirer connaissance.
   De Molière à Mozart, de Casanova aux Liaisons dangereuses, de Sade à Byron, et même Nietzsche qui en est l'aboutissement, cette volonté perverse traverse l'Occident, jusqu'à courir, après sa rencontre avec Faust, le danger du surhumain et de l'inhumain. Regard sur une volonté de liberté enchaînée aux instincts de mort, cet essai se veut un supplément à L'Homme révolté d'Albert Camus. À travers trois siècles de littérature, d'opéra et de philosophie, Frederick Tristan y met en évidence le ressort secret de l'idée de transgression et de progrès. Et montre que la révolte existentielle de Don Juan ouvre sur une rébellion intellectuelle, voire métaphysique.

12 euros (code de commande : 23441).


VIÉNET (René) — Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché, 316 p., illustrations, (collection « Témoins »).
En quatrième de couverture :
   Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la société française.
   À lire les tracts et les inscriptions, à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution apparemment sans théorie », avait donné son génie à la fête et joué dans l'inspiration du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale de l'Université de Strasbourg en décembre 1966, où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques, et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
   Ils semblaient vouloir porter le désordre ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats et des blousons politisés.
   Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet, propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont réellement fait « le groupe des Enragés » à Nanterre, le premier « comité d'occupation de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent inédits, à côté des tracts, chansons, photos, « comics » dont les situationnistes ont fait un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la misère en milieu étudiant.
   Les situationnistes s'étaient fait connaître comme un groupe international de théoriciens qui avaient entrepris une critique radicale de la « société moderne ». Les voici dans l'action.

35 euros (code de commande : 14671).


VIERU (Andreï) — Le gai Ecclésiaste. Regards sur l'art. Paris, Seuil, 2007. In-8° collé, 264 p., (collection « Réflexion »).
En quatrième de couverture :
   « J'ai lu Cioran il y a une quinzaine d'années, en lecteur passionné : d'un bout à l'autre. Son talent, sa virtuosité m'y avaient forcé. Je le préfère à n'importe quel roman policier, comme je préfère Mauricio Kagel à n'importe quelle musique de variétés. Tout inactuels qu'ils voulaient être, Cioran et Kagel incarnent merveilleusement leur époque : celle du second degré, autant dire du maniérisme, du plus brillant que ce que l'on a à dire. Qui est aujourd'hui assez fort pour parler sans fioritures au premier degré ? Le second degré, le maniérisme semblent promis à une longue carrière. Mais ne risquons aucun pronostic : l'éternité devant nous est parfois assez brève. »
   Pianiste professionnel, d'origine roumaine, Andreï l Vieru réunit de brefs essais sur la musique, la littérature, la création, la peinture, la psychanalyse, les mathématiques en adoptant tour à tour un ton méditatif, intime, ironique ou insolent et en faisant entendre une voix d'une grande originalité.
Table des matières :
   - Art et nécessité (Mon père).
   - Musique et langage : une confusion séduisante.
   - Art et interprétation (Le gai Ecclésiaste).
   - L'œuvre d'art et ses variantes.
   - Art et hasard : John Cage et le problème du coup de dés (Hommage à Ambrose Bierce).
   - Art et ego (En lisant Glenn Gould).
   - Art et panique (À propos de Chostakovitch).
   - Art et déclin (Domenico Beccafumi : Saint Michel chassant les anges rebelles).
   - Art et musée (Johann Sébastian Bach : une vision anhistorique).
   - L'art et ses collectionneurs.
   - Art et accessibilité (Miles Davis).
   - L'art des mots et les dangers du style (sur E.M. Cioran).
   - L'art du possible et l'inconscient politique (André Gide).
   - L'art du possible et l'inconscient politique (suite) (West meets East).
   - Autoportrait (J.D. Salinger).
   - Chapitre suivant.
   - Un interlude (Malcolm Lowry).
   - Nombres.
   - L'architecture du chaos (Mitchell Feigenbaum).
   - Le risque de penser (Terente Robert).
   - Art, perception, entendement (Portrait du « studieux »).
   - Les styles de pensée à l'épreuve de la musique.
   - Déplacement, renversement, condensation, mise en abîme.

9 euros (code de commande : 19726).


 

VIRIEUX-REYMOND (Antoinette) — Les grandes étapes de l'épistémologie jusqu'à Kant. Préface de Gérard Le Coat. Genève, Patiño, 1985. In-8° broché, XIV, 134 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Chose curieuse mais explicable, la publication en 1954 d'Épistémologie et logique depuis Kant jusqu'à nos jours par Raymond Bayer n'avait pas suscité d'étude d'ensemble de la période précédente, des présocratiques à Leibniz, pourtant décisive et riche d'enseignement. Le présent ouvrage vient avec bonheur combler cette importante lacune.
   Dans le vaste champ de plus de vingt siècles d'interrogations, de recherches et d'intuitions clés pour la genèse et le développement de la pensée rationnelle, Antoinette Virieux-Reymond pose des jalons, trace des chemins et ouvre des perspectives. Par-delà les tâtonnements, voire les erreurs et les échecs de la démarche scientifique saisie dans la dynamique même de son élaboration, elle éclaire les points de convergence et les acquis, dégage des lignes de force et souligne la continuité et la cohérence de l'activité rationnelle.
   Dans le style condensé, clair et précis qui lui est propre, l'auteur fait ainsi participer le lecteur à la genèse des méthodes et des concepts fondateurs de la science en Occident et nous rappelle, implicitement, le rôle éminemment formateur et stimulant d'une vision synthétique et d'une réflexion critique sur les voies mêmes de l'approche rationnelle du monde.

10 euros (code de commande : 23863).

 


La voix des phénomènes. Contributions à une phénoménologie du sens et des affects. Sous la direction de Robert Brisart et Rapahël Célis. Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis, 1995. In-8° collé, 461 p., (collection « Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis », n° 70), cachet ex-libris à la page de faux-titre.
Sur la couverture :
   Ce volume est le fruit d'une réflexion menée autour du thème de l'affectivité, des émotions, des passions, du désir, dans l'horizon du sens. La relation vivante à autrui et au monde, la condition charnelle et relationnelle de l'homme, l'infinitude de ses aspirations et la finitude de ses réalisations en constituent tout à la fois les présupposés et les données phénoménologiques de base. Mais ce livre est né avant toute chose de l'amitié que Ghislaine Florival a fait naître autour d'elle, qu'elle a pratiquée sans relâche, dont elle vit et dont elle a fait vivre l'institution qu'elle a servie pendant presque quarante ans. C'est en hommage à son œuvre et à son action au sein du monde universitaire que ces études ont été composées et rassemblées.
Table des matières :
   - Les médiations du sens : langage et existence, par Jean Ladrière.
   - Statut mythique de l'affectivité et dialectique dans le Phèdre, par Lambros Couloubaritsis.
   - La confiance au monde. De l'Ur-doxa husserlienne à la Pistis des Présocratiques, par Pierre Destrée.
   - Amour et mélancolie. L'ontologie du désir chez Platon et les romantiques allemands, par Raphaël Célis.
   - Articulation et communication. L'exemple de la littérature, par Pol Vandevelde.
   - L'essence lyrique de l'art abstrait. Contribution à une esthétique de la Stimmung, par Laurent Van Eynde.
   - L'affectivité de la couleur, par Maria Villela-Petit.
   - « Ce qui se voit en nous ». La peinture et le narcissisme de l'Être dans L'œil et l'esprit de M. Merleau-Ponty, par Mauro Carbone.
   - Le langage et l'expérience corporelle de l'affect, par Eric Clemens.
   - « Pathologia sacra » : les affects de l'Écriture Sainte, par Jean Greisch.
   - Indifférence et philosophie, par Françoise Dastur.
   - La dimension esthétique de la rencontre, par Michèle Gennart.
   - Quelques réflexions à propos du plaisir de (faire) rire, par Regnier Pirard.
   - L'affect et le phénomène. Remarques sur la phénoménologie hylétique, par Daniel Giovannangeli.
   - L'éthique des convictions et le rapport à la vie originaire. Critique de la lecture habermassienne de Husserl, par Marc Maesschalck.
   - La psychologie comme phénoménologie transcendantale : Husserle et au-delà de Husserl, par Marc Richir.
   - Existence, co-existence, affectivité : hypothèses pour une ontologie différente, par Franck Tinland.
   - Référence et traduisibilité chez Husserl. Approche phénoménologique de la commensurabilité du sens, par Robert Brisart.

25 euros (code de commande : 17386).


VOLNEY (Constantin-François) — La loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin. [Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934. In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les Classiques de la Révolution Française »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 261/65).

 

VOLNEY (Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte) — La Loi Naturelle. Leçons d'Histoire. Présenté par Jean Gaulmier. Paris, Garnier, 1980. In-8° broché, 164 p., (collection « Les Classiques de la Politique »), couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   C. F. Volney (1757-1820), un des plus célèbres « idéologues », fait partie de ces héritiers des « philosophes » et des Encyclopédistes qui ont salué, dans la Révolution naissante, l'aura des Temps nouveaux. Mais, incroyants, rationalistes, et par dessus tout « amis de la Liberté » ils en redoutent bien vite les déviations –  la Terreur, le nouveau « dogme » de l'Être suprême. Ils fondent de grands espoirs, après Thermidor, dans une république conservatrice mais décidée à répandre les Lumières par l'instruction. Suspects – non sans raison – au despotisme impérial (c'est Bonaparte qui les hait, qui leur donne ce sobriquet d'idéologue, ils répliquent, à sa fureur, en le traitant « d'idéophobe »), ils poursuivent, dans une demi-retraite, une œuvre scientifique et philosophique considérable. Volney, dans la tradition d'Holbach, et surtout Condorcet, avec Destutt de Tracy, Daunou, Cabanis, a toujours tenté, à travers ses écrits, de penser une « science de l'homme » qui recréerait, par un lien logique contraignant, physiologie, philosophie, politique, morale, histoire, géographie. En ce sens, comme ses amis, il est, par delà les rêveries romantiques, un prodigieux précurseur. Son Voyage en Égypte et en Syrie, son Tableau du climat et du sol des États-Unis, ouvrent la voie à la géographie historique et à la sociologie modernes. Ses fameuses Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires créèrent une nouvelle sensibilité historique. Plus que le célèbre « Catéchisme du citoyen », nous avons choisi de republier deux textes significatifs : La Loi naturelle, une des sources de la « morale laïque » que chercheront obstinément les républicains français du XIXe siècle, et les Leçons d'Histoire, admirable réflexion épistémologique professée à l'École Normale en l'An III.

13 euros (code de commande : 24655).


[VOLTAIRE]. Dictionnaire de Voltaire. Sous la direction de Raymond Trousson, Jeroom Vercruysse et Jacques Lemaire. Bruxelles, Centre d'Action Laïque, 1994. In-8° broché, 281 p., bel exemplaire, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Celui qu'Arsène Houssaye nommait autrefois « le Roi Voltaire » a régné sur son siècle. Son œuvre immense couvre tous les champs de l'activité intellectuelle, du théâtre à la poésie, de l'histoire à l'épopée, du conte à la critique biblique. Pendant soixante années, l'homme de Ferney, infatigable, a multiplié les ouvrages qui comptent dans le patrimoine de l'humanité en même temps qu'il semait une multitude de courts opuscules incisifs. Maître de l'humanisme et de la libre pensée, Voltaire est de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne.
   Paul Valéry disait de lui : « S'il eût vécu dix ans de plus, cet homme qui a pu voir Louis XIV, aurait vu finir la Terreur, à moins qu'il n'eût péri par elle, avant Thermidor. C'est par quoi il peut faire songer à ce dieu Janus auquel les Romains donnaient deux visages opposés, et qui était le dieu des commencements et des fins. Mais le visage de Voltaire, homme jeune, considère le crépuscule somptueusement triste, dans la pourpre sombre duquel le Roi-Soleil se couche, accablé sous sa gloire et s'abandonnant à la nuit, en soleil solennel qu'on ne reverra plus. Mais l'autre face de ce Janus, le visage du vieux Voltaire, observe dans l'Orient il ne sait quelle aurore illuminant d'énormes nuées. »
   Un guide n'est pas inutile pour trouver aujourd'hui son chemin dans cette masse considérable, dans laquelle le temps a certes opéré une sélection, mais qui demeure essentielle. L'auteur du Dictionnaire philosophique méritait bien un dictionnaire.

20 euros (code de commande : 24730).

 

[VOLTAIRE (François Marie Arouet, dit)]. Dictionnaire de la pensée de Voltaire par lui-même. Texte choisis et édition établie par André Versailles. Préface de René Pomeau. Introduction historique de Emmanuel Le Roy Ladurie. Bruxelles, Complexe, 1994. In-8° collé, LXXXVII, 1320 p., index, papier jauni sinon fort bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Voltaire a passé sa vie à publier, sans relâche, des centaines de textes où il livre ses pensées et où il se prête au jeu des définitions. C'est à partir de l'ensemble de ses œuvres en prose que ce dictionnaire, riche de quelques mille entrées, est bâti.    Touche-à-tout de génie, Voltaire aborde sur le ton de la conversation familière tous les domaines du savoir, de la société et de la vie : l'adultère et le divorce, l'agriculture, l'amour, les religions, la castration, les brahmanes, les Juifs, le christianisme, l'Histoire, Dieu, la Chine, les formes de gouvernement, les jésuites, le journalisme, la justice, la littérature. Mahomet, la nature, les sciences, les découvertes, la philosophie, les spectacles, le progrès, et jusqu'à la manière dont il conviendrait d'embellir Paris...
   Il livre au passage son jugement sur les écrivains : Corneille. Shakespeare ou Bossuet ; sur les politiques : Louis XIV, bien sûr, mais aussi Richelieu, Cromwell, Catherine II ; sur ses contemporains : Newton, Rousseau on Montesquieu dont il analyse les œuvres.
   Premier des intellectuels modernes, par le besoin qu'il manifeste de comprendre le monde et en même temps de le changer, il préfigure bien, à sa façon, les Zola, Gide, Sartre ou Camus.

20 euros (code de commande : 25374).


 

WEIL (Georges) — Race et nation. Paris, Albin Michel, 1939. In-8° agrafé, 32 p., (collection « Descartes Pour la Vérité »), ex-libris manuscrit à la page de titre, couverture partiellement insolée.
Table des matières :
   - Les origines du débat.
   - Les discussions de 1870.
   - Les progrès du racisme.
   - Les théories du National-Socialisme.
   - La pseudo-science.
   - Les résultats de l'histoire.

13 euros (code de commande : 24883).


 

WEYSEN (Alfred) — L'Île des Veilleurs. Le message exceptionnel d'une civilisation supérieure à la nôtre anéantie il y a des milliers d'années. Saint-Graal et fabuleux trésor des Templiers dans une ville souterraine des gorges du Verdon. Paris, Arcadie, 1972. In-8° broché, 540 p., illustrations in et hors texte, une grande planche à déplier in fine.
En quatrième de couverture :
   L'Île des Veilleurs n'est pas un Essai, mais le récit de la lente et extraordinaire découverte en Provence (Gorges du Verdon) du légendaire Temple du Saint Graal, objet de la fabuleuse Quête des Chevaliers de la Table Ronde du Roi Arthur.
   Ce Temple pythagoricien et celte est « le Temple Volant d'Hyperborée » révélé par Platon, caché sous un ahurissant zodiaque de 15 kms de diamètre aux figures traditionnelles des Constellations.
   Celles-ci tracées comme des bandes dessinées modernes, par le contraste très net des bois et de la rocaille ou « terre gaste », par les sentiers et chemins millénaires suivis par les troupeaux, avec une précision qui déconcerte les savants, ne peuvent être vues que par voie aérienne.
   Ces signes zodiacaux identifié chacun par un lieu-dit respecté par les siècles, se situent autour de l'immense figure centrale (5 km) d'un chameau-dromadaire, symbole d'Apollon-Dromas (Soleil) dans l'Antiquité, sur la tête duquel se dresse un magnifique rocher taillé en forme de chameau lui aussi, dominé par les ruines de la Forteresse solaire Kamelaot du Roi Arthur.
   Ce Graal ou Gross Aal ou Grand Temple en celte pose le problème de connaissance scientifiques et techniques étonnantes, mais secrètes d'une poignée de Grands-Prêtres de la Haute Antiquité, Astronomes-Veilleurs du Monde entier connaissant très bien la précession des équinoxes, ayant fabriqué et diffusé les mythologies et les religions, symboles naïfs, mais d'une profondeur insoupçonnée à l'usage et au niveau de peuples bergers, cultivateurs ou guerriers, du monde antique.
   Cette Gnose supérieure, paraissant venir « d'ailleurs », coïncide avec une Géographie sacrée affirmant une maîtrise intellectuelle et scientifique du Cosmos, comparable, sinon supérieure à la Science et à la Technique contemporaines, et qui calqua religieusement le contour de Jérusalem sur celui de Rome, celui de Rome sur le tracé de l'Arcadie grecque, ce dernier sur celui d'Aeria-zodiaque du Verdon, véritable Jérusalem céleste s'identifiant aux affirmations de René Guénon.
   C'est sous ce Zodiaque, Temple du Graal abritant la Doctrine secrète de Pythagore ou Aporreta, symbolisée par le carré magique Sator de Pompéi et des commanderies templières, qu'un tableau cryptogramme, message Rose-Croix situe le Grand Trésor des Templiers et la Pierre Philosophale des Alchimistes, symbole d'une Connaissance secrète, ésotérique des Lois de l'Univers, cachée sous une cabale phonétique monumentale, dont la Franc-maçonnerie et les Compagnons constructeurs des Cathédrales ont détenu quelques clés.
   Ainsi, le Christianisme se révèle une religion zodiacale, astronomique, pythagoricienne et grecque, succédant aux Religions zodiacales du Bélier (Amon) du Taureau (crête) et des Gémeaux (Colchide), mise au point par les Veilleurs à l'entrée du Soleil dans le Signe des Poissons, mais truquée par les politiciens, les marchands du Temple, et les mauvais Prêtres.
   L'Île des Veilleurs est le résultat des recherches minutieuses de l'auteur, ingénieur universitaire, spécialiste de l'Automation qui mécanisa et automatisa les plus importantes usines européennes.
   Ce n'est donc l'œuvre ni d'un mystique, ni d'un rêveur, mais c'est en suivant minutieusement, le fil d'Ariane tendu par les Rose-Croix qu'il est parvenu à cette découverte dont les dimensions étonnent certains, et font peur à d'autres.

35 euros (code de commande : 21669YB).


 

WINOCK (Michel) - Le siècle des intellectuels. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 695 p. illustrations hors texte, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Cette histoire chronologique des intellectuels est moins une histoire des personnes, des idées, des œuvres – mais c'est aussi tout cela – que le récit de leurs affrontements, de leurs amitiés ou de leurs haines. C'est un livre d'action décrivant les empoignades non pas de vieux sages rassis, embaumés par nos manuels, mais de jeunes gens fougueux qui se traitent de « Tartuffe moisi » et font le coup de poing.
   À travers les années Barrès, les années Gide, les années Sartre, on renoue avec la réalité – et la symbolique – des événements, on redécouvre la chair de ces hommes – grands acteurs ou personnages secondaires – qui ont tenté, par leurs idées, d'agir sur le siècle. Perdant leur couleur sépia, ils se rencontrent, déjeunent ensemble, se fâchent ; ils sont grippés, amoureux, vachards. Ils créent des revues, les sabordent, s'engueulent. Lucides ou partisans, qu'ils influent ou non sur les événements, à tort ou à raison, ils s'engagent, quitte à se renier ou à être désavoués.
   Au-delà de leur vivante figure, défile l'histoire du siècle depuis l'affaire Dreyfus, qui vit l'émergence du terme d'intellectuel, à la mort de Sartre et d'Aron qui a paru sonner le glas pour les intellectuels. Encore que Michel Winock en doute...

15 euros (code de commande : 25333).


WOLLEH (Lothar)Le Concile. Concile de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz, Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires. Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII, héliogravures en couleurs.

50 euros (code de commande : 9303).


9303

9304

[WOLLEH (Lothar)]. PAUL VIApostolorum limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés, reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et néerlandais.

70 euros (code de commande : 9304).


XIAOBO (Liu) — La philosophie du porc et autres essais. Traduit du chinois. Textes choisis et présentés par Jean-Philippe Béja. Préface de Vaclav Havel. Paris, Gallimard, 2001. In-8° collé, 518 p., (collection « Bleu de Chine »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Le dissident chinois Liu Xiaobo a été condamné en décembre 2009 à onze ans de prison pour avoir prôné une évolution pacifique de la Chine vers la démocratie. On lui reproche d'être l'un des rédacteurs de la Charte 08, texte baptisé ainsi en référence à la Charte 77 tchécoslovaque.
   Né en 1955 à Changchun, Liu Xiaobo obtient un doctorat de littérature en 1988. En 1989, il participe au mouvement pour la démocratie à Pékin et, la nuit du 4 Juin, il s'interpose entre l'armée et les étudiants pour protester contre le massacre imminent. Arrêté le lendemain, il reprend son combat pour la démocratie dès sa libération. Depuis, il ne cesse d'écrire pour dénoncer le post-totalitarisme du régime et demander le respect des droits de l'homme. Ce combat l'a de nouveau conduit en prison. Les textes présentés ici témoignent de la grande force d'âme de Liu Xiaobo et de la pertinence de ses analyses du régime politique chinois.
   Son arrestation en 2008 puis sa condamnation à onze ans de prison en 2009 ont suscité nombre de protestations dans le monde. Il vient de recevoir le prix Nobel de la paix, qu'il a dédié aux « âmes errantes du 4 Juin ».

15 euros (code de commande : 22333).


ZEMON DAVIS (Natalie) — Juive, catholique, protestante. Trois femmes en marge au XVIIe siècle. Traduit de l'anglais par Angélique Levi. Paris, Seuil, 1997. In-8° broché, 389 p., illustrations hors texte, (collection « La Librairie du XXe Siècle »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Elles étaient juive, catholique et protestante. Toutes trois citadines, filles de marchands et d'artisans au XVIIe siècle. Toutes trois nous ont laissé des écrits – témoignages de femmes engagées dans leur siècle.
   Glikl bas Judah Leib, marchande juive de Hambourg et de Metz, mariée à deux reprises, est mère de douze enfants et auteur d'une fascinante autobiographie écrite en yiddish. Marie de l'Incarnation, née à Tours, veuve et mystique visionnaire, abandonne son fils pour devenir ursuline au Québec où, tout en apprenant l'iroquois, le huron et l'algonquin, elle fonde les premières écoles pour jeunes filles amérindiennes. Enfin, Maria Sibylla Merian, allemande et protestante radicale, fut à la fois peintre et entomologiste – ses expéditions pionnières nous entraînent jusqu'au Surinam. Natalie Zemon Davis, l'historienne qui nous a déjà raconté Le Retour de Martin Guerre, restitue la vie de ces trois femmes. Également remarquables, ces femmes offrent bien des similitudes, même si tout les sépare. Car dans leurs trajectoires, chacune dit le poids de la religion, de la famille, les lourdeurs d'une société qui laisse peu de marge de manœuvre aux choix personnels qui déterminent pourtant la vie de nos « trois héroïnes ».
   Natalie Zemon Davis veut nous faire partager la vie de ces trois femmes européennes et des populations qu'elles côtoient. Sans jamais se priver de l'érudition nécessaire à ses démonstrations, puisant aux sources les plus inattendues, la grande historienne de Princeton montre combien ces femmes, par leurs choix et leur détermination à persévérer dans leurs projets, éclairent l'aube de l'époque moderne.

13 euros (code de commande : 21255).

 

Retour au début


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Philosophie - Religions - Franc-maçonnerie
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.

Retour au début

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.