Simone WEIL

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[WEIL (Simone)]. PÉTREMENT (Simone) — La vie de Simone Weil. Tome I : 1909-1934. Tome II : 1934-1943. Avec des lettres et d'autres textes inédits de Simone Weil. Paris, Fayard, 1978. Deux volumes in-8° brochés, 446 et 526 p., illustrations hors texte, dos ridés.
Sur les couvertures :
   La présente biographie comporte de nombreux textes et lettres inédits de Simone Weil. Elle rassemble en outre les souvenirs de sa famille, les souvenirs personnels de l'auteur et un grand nombre de témoignages. Elle ajoute beaucoup à ce qu'on savait déjà de cette vie héroïque. Elle montre aussi que cet héroïsme, cette fermeté inébranlable d'une âme qui préférait souffrir tout plutôt que de ne pas obéir à une conscience exceptionnellement exigeante, cet amour des malheureux, cet oubli de soi, n'excluaient pas, chez Simone Weil, les affections les plus naturelles et les plus simples, et qu'à travers souffrances et dangers elle gardait un penchant à l'humour et le goût des joies que donnent les choses belles.
   En ce qui concerne sa pensée, cet ouvrage n'en sépare pas l'étude de celle de sa vie ; il en suit le développement année par année ; il fixe, plus exactement qu'on n'avait pu le faire jusqu'ici, la place de certains écrits dans le cours de ce développement. On peut voir selon quelles étapes s'est constituée la doctrine vigoureuse et profonde qui est celle de Simone Weil. C'est d'abord dans le domaine politique et social qu'elle a formé des idées neuves, lucides, en avance sur son temps. En philosophie, après avoir suivi en la repensant la doctrine d'Alain, elle a découvert que le Bien n est pas seulement une valeur, un idéal, mais une existence, une réalité ; passant ainsi du plan philosophique (ou regardé comme tel) au plan philosophico-religieux qui est celui de la tradition platonicienne.
   Le premier tome de cette biographie couvre les années de jeunesse de Simone Weil, de 1909 à 1934. On la voit d'abord s'épanouir, à Paris, dans son milieu familial. La rencontre avec Alain, à la fin d'excellentes études secondaires, marque l'esprit de la jeune philosophe. Elle passe le concours d'agrégation de philosophie à l'âge de vingt-deux ans. C'est toute la vie universitaire de l'époque qui est décrite à cette occasion.
   En même temps qu'elle débute dans l'enseignement, Simone Weil se mêle aux luttes sociales ; elle milite aux côtés des travailleurs manuels. Demeurant hors des partis politiques, critiquant sévèrement le stalinisme, elle se fie davantage à l'action syndicale et cherche à quelles conditions une révolution pourrait libérer réellement la classe ouvrière. Cours, articles, congrès, philosophie, action syndicale se disputent les heures passionnées du jeune professeur. Toute une époque agitée revit en ces pages. Simone abandonne pour un an l'université et entre à l'usine.
   Le second tome décrit cette année d'usine (1934-1935), les débuts du Front populaire, la guerre d'Espagne, les voyages en Italie fasciste. Loin d'être le philosophe isolé en sa tour d'ivoire, Simone Weil est le philosophe sur la brèche. D'abord pacifiste, elle comprend ensuite la nécessité du combat. Elle participe activement à la Résistance. À Marseille, New York, Londres, elle défend la cause de la liberté. Elle meurt à Londres le 24 août 1943 des privations qu'elle s'est imposées. C'est l'intérêt profond de ce livre de montrer les exigences d'unité et de cohérence entre les actes et les idées d'un être absolument sincère, l'un des plus doués et des plus courageux de notre temps.
   La difficulté de parler de Simone Weil est grande. A-t-on su le faire comme elle le méritait ? Nul ne pouvait s'y employer avec plus de soin que Simone Pétrement. Les nombreux matériaux apportés ici seront nécessaires à tous ceux qui étudieront ce grand esprit, qui fut aussi un cœur d'une rare noblesse, une âme extraordinairement pure, aussi inflexiblement attachée à la vérité que tendrement dévouée au bien des êtres humains.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 17117 - vendu).

 

ŒUVRES DE SIMONE WEIL

 

Attente de Dieu. Paris, Éditions du Vieux Colombier, 1952. In-8° broché, 189 p.
Extrait de la note des éditeurs :
   La correspondance publiée ici et les textes qui la suivent ont tous été adressés ou remis au R. P. Perrin par Simone Weil, tant que les circonstances lui permirent d'entretenir des relations avec celui-ci.
   Les « Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l'amour de Dieu », probablement rédigées par Simone Weil en avril 1942, furent adressées au R. P. Perrin, alors supérieur des Dominicains de Montpellier, afin d'aider les étudiantes catholiques qui se trouvaient en contact avec lui.
   « L'Amour de Dieu et le malheur », écrit au printemps de 1942 sans doute, fut remis au R. P. Perrin par Simone Weil quelques jours avant son départ de France.
   « Les formes de l'amour implicite de Dieu » furent remises par Simone Weil au R. P. Perrin au moment même de son embarquement. Celui-ci ne put donc en prendre connaissance qu'après son départ, et les circonstances l'empêchèrent de répondre à leur auteur en lui précisant les différences qui l'y séparent de la doctrine catholique.
   « À propos du Pater », rédigé en Ardèche ou tout de suite après le séjour de Simone Weil chez Gustave Thibon, correspond à la découverte du Pater qu'elle venait de faire au cours de l'été, ainsi qu'elle l'indique dans la lettre IV.
   Enfin, « Les trois fils de Noé et l'histoire de la civilisation méditerranéenne » exposant, en dehors de toute préoccupation historique, des vues synthétiques, et même syncrétistes, des religions antiques qui préfigurèrent le christianisme ou qui peuvent s'en rapprocher, correspondent à une recherche à laquelle Simone Weil attachait un grand prix, au moment même où elle dut quitter Marseille.
   En donnant à ce recueil le titre d'Attente de Dieu, l'éditeur a voulu traduire une pensée familière à Simone Weil, qu'elle exprimait souvent par le mot grec (en upomoné) : en attente.

10 euros (code de commande : 15455 - vendu).


La condition ouvrière. 21e édition. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché, 273 p., illustrations hors texte, (collection « Espoir »).
En quatrième de couverture :
   La mardi 4 décembre 1934, Simone Weil entrait comme « manœuvre sur machine » dans une usine. Ce professeur agrégé voulait vivre la vie d'un ouvrier, partager sa misère et ses peines, mais éprouver aussi la solidarité, l'amitié, le dévouement.
   Ce livre de Simone Weil que nous publions aujourd'hui est la somme de cette expérience, c'est-à-dire ses observations et les conclusions qu'elle en a tirées. Il se compose de son Journal d'Usine et d'une série de textes, dont il se dégage une philosophie et une morale.
   La condition de l'ouvrier est une des plus injustes dans le monde moderne. Non seulement il est victime d'une iniquité matérielle : travail exténuant pour un salaire relativement minime – mais, encore d'une iniquité morale, à savoir le manque d'intérêt de ce travail. L'ouvrier, par le fait qu'il est cantonné indéfiniment à la fabrication d'une seule pièce ou d'un élément, est privé de la joie de la création qui serait sa seule et efficace compensation. Aux deux formes traditionnelles d'oppression de l'humanité, dit Simone Weil, oppressions par les armes et par l'argent, s'en ajoute une troisième : l'oppression par la fonction.
   La Condition ouvrière n'est pas un livre écrit par un intellectuel en mal d'expériences extrêmes. C'est le cri bouleversant d'une âme qui a vécu, au niveau le plus haut de l'amour et de l'intelligence, l'injustice profonde de la condition prolétarienne.

10 euros (code de commande : 002).


La connaissance surnaturelle. Paris, Gallimard, 1950. In-8° broché, 337 p., (collection « Espoir »), petite découpe au coin supérieur droit de la page de titre.
Note de l'éditeur :
   Ce livre est composé avec le contenu des derniers cahiers de Simone Weil. Ce sont, comme on le verra, en majeure partie, des pensées, des ébauches d'œuvres, des notes de lecture, mais aussi quelques bibliographies et des citations. II y a sept cahiers et un carnet. Les cahiers sont de la période qui va du départ de Marseille pour le Maroc le 17 mai 1942, au départ des États-Unis pour l'Angleterre le 10 novembre 1942. Pendant ce temps Simone Weil avait passé un peu plus de deux semaines au camp d'Ain Seba près de Casablanca, puis elle s'était embarquée pour New-York où elle est arrivée fin juin 1942. Le carnet date du séjour en Angleterre, à Londres principalement, et va jusqu'aux derniers moments de Simone Weil : la fin est écrite au crayon. On sait que Simone Weil est morte le 24 août 1943 au sanatorium d'Ashjord (Kent), où elle avait été transportée quelques jours auparavant.
   Il est impossible de reconstituer la suite véritable des sept cahiers, malgré les numéros qui ont été inscrits par Simone Weil sur leurs couvertures, et même d'affirmer que les fragments qu'ils contiennent ont bien été écrits dans l'ordre où ils se présentent à l'intérieur des cahiers. Nous les avons simplement publiés ici sous le titre général de Cahiers d'Amérique. Quant au carnet d'Angleterre, c'est lui qui est reproduit à la fin du volume sous le titre de Notes écrites à Londres.
   Les deux pages du Prologue se trouvaient, détachées, au milieu d'un cahier, sans rapport direct avec les notes prises à cet endroit.
   Il va sans dire qu'aucun de ces textes n'était destiné, tel quel, à la publication. Le titre du volume est de nous. Nous l'avons adopté à cause de la fréquence de cette expression dans les pensées de Simone Weil.

15 euros (code de commande : 008 - vendu).


Écrits historiques et politiques. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 413 p., illustrations hors texte, (collection « Espoir »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Les écrits de Simone Weil réunis ici en volume pour la première fois comportent des articles, parus principalement dans des revues syndicales et politiques, des lettres, des fragments de textes, des notes, des passages de Journal.
   L'Éditeur les a divisés en écrits historiques et écrite politiques. Par une démarche d'esprit commune chez Simone Weil, et due à la coexistence de vastes connaissances et d'un esprit très fécond, les textes historiques ont souvent pour point de départ des sujets contemporains (Hitler, l'U.R.S.S., la guerre d'Espagne) et les textes politiques, des parallèles entre l'actualité et l'Histoire.
   Les uns et les autres, rédigés de 1932 à 1943, constitueront un recueil important dans la bibliographie de Simone Weil. On y suit, à la trace pour ainsi dire, l'évolution de cet esprit ferme, généreux, ouvert, unique dans la littérature philosophique contemporaine de notre pays.
Table des matières :
   Première partie : Histoire.
      - Quelques réflexions sur les origines de l'hitlérisme (1939-1940).
      - Rome et l'Albanie (1939).
      - Réflexions sur la barbarie (fragments) (1939 ?).
      - L'agonie d'une civilisation vue à travers un poème épique (1941 ? 1942 ?).
      - En quoi consiste l'inspiration occitanienne ? (1941 ? 1942 ?).
      - Un soulèvement prolétarien à Florence au XIVe siècle (1934).
      - Ébauches de lettres (1938 ? 1939 ?).
      - Conditions d'une révolution allemande (1932).
      - Premières impressions d'Allemagne (1932).
      - L'Allemagne en attente (1932).
      - La grève des transports à Berlin (1932).
      - La situation en Allemagne (1932-1933).
      - Sur la situation en Allemagne (1933).
      - Quelques remarques sur la réponse de la M.O.R. (1933).
      - Le rôle de l'U.R.S.S. dans la politique mondiale (1933).
      - Journal d'Espagne (1936).
      - Fragment (1936 ?).
      - Réflexions pour déplaire (1936 ?).
      - Lettre à Georges Bernanos (1938 ?).
   
Deuxième partie : Politique.
   I. Guerre et Paix.
      - Réflexions sur la guerre (1933).
      - Fragment sur la guerre révolutionnaire (fin 1933).
      - Encore quelques mots sur le boycottage fin 1933 ? début 1934 ? (fragment).
      - Réponse à une question d'Alain (1936 ?).
      - Faut-il graisser les godillots ? (1936).
      - La politique de neutralité et l'Assistance mutuelle (1936).
      - Non-intervention généralisée (1936 ? 1937 ?).
      - Ne recommençons pas la guerre de Troie (1937).
      - L'Europe en guerre pour la Tchécoslovaquie (1938).
      - Réflexions sur la conférence de Bouché (1938).
      - Lettre à G. Bergery (1938).
      - Désarroi de notre temps (1939 ?).
      - Fragment (1939 ?).
      - Réflexions en vue d'un bilan (1939 ?).
      - Fragment (1939 ?).
      - Fragment (après juin 1940).
   II. Front populaire.
      - Quelques méditations concernant l'économie (1937 ?).
      - Méditations sur un cadavre (1937).
   III. Colonies.
      - Le Maroc, ou la prescription en matière de vol (1937).
      - Le sang coule en Tunisie (1937).
      - Qui est coupable des menées antifrançaises ? (1938 ?).
      - « Ces membres palpitants de la patrie... » (1938).
      - Les nouvelles données du problème colonial dans l'empire français (1938).
      - Fragment (1938-1939 ?).
      - Fragment (1938-1939 ?).
      - Lettre à Jean Giraudoux (fin 1939 ? 1940 ?).
      - A propos de la question coloniale, dans ses rapports avec le destin du peuple français (1943).

   Appendice (Ébauches et variantes).
      - Un petit point d'histoire (1939).
      - Note sur les récents événements d'Allemagne (1932).
      - La situation en Allemagne (1933).
      - Quelques remarques sur la réponse de la M.O.R. (1933).
      - Réflexions pour déplaire (1936 ?).
      - Quelques réflexions concernant l'honneur et la dignité nationale (1936 ?).
      - Réponse au questionnaire d'Alain (1936 ?).
      - Progrès et production (fragment) (1937 ?).
      - Esquisse d'une apologie de la banqueroute (1937 ?).
      - Méditation sur un cadavre (1937).
      - Les nouvelles données du problème colonial dans l'empire français (1938).

20 euros (code de commande : 003 - vendu).


Oppression et liberté. Paris, Gallimard, 1962. In-8° broché, 273 p., (collection « Espoir »), petite découpe au coin supérieur droit de la page de titre.
Note de l'éditeur :
   Au centre du recueil que nous publions aujourd'hui se trouve une étude que Simone Weil elle-même a considérée longtemps comme son œuvre principale, les Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. Ce texte qui comprend 114 pages dactylographiées a été écrit en 1934. Simone Weil en a parlé à plusieurs reprises, autour d'elle, ou dans des lettres qui ont été retrouvées. Chaque fois, ses déclarations ont témoigné de l'importance particulière qu'elle attachait à ce grand essai. L'abondance des plans, des notes et des fragments qui s'y rattachent révèlent aussi la place exceptionnelle que ce travail a tenu dans sa vie. En 1940 encore, au moment où elle essayait de quitter la France, elle écrivait à un ami :
      « ... Il y a à Paris, dans ma serviette, un texte en prose, fort long, dactylographié, dont j'ai oublié le titre, mais il y a en épigraphe une citation de Spinoza. C'est essentiellement une analyse de l'oppression politique et sociale, de ses causes permanentes, de son mécanisme, de ses formes actuelles. Cela date de 1934. C'est très actuel, également. Cela vaudrait la peine, je crois, de ne pas être perdu. Mais je ne sais pas s'il serait prudent de le prendre chez vous. Lisez-le et appréciez vous-même... Je regrette bien maintenant de ne l'avoir pas publié. Je voulais d'abord le récrire à cause de l'imperfection de la forme, et mon état physique m'en a toujours empêchée. On ne peut pas publier cela maintenant. Le poème, en revanche, on peut le publier, je crois. Je vous le confie. Ne l'oubliez pas. Car moi, je ne m'en occuperai plus, et bien qu'on ne puisse prévoir ce que l'avenir amènera, je pars sans esprit de retour. Ce n'est pas simplement à cause des circonstances ; J'ai toujours pensé qu'un jour je partirais ainsi. »
   Dans le présent recueil, qui réunit les études consacrées par Simone Weil à la critique sociale et politique, les Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale développent le raisonnement principal, qui commande tous les autres parce qu'il a été le souci privilégié oe l'auteur, le tourment qui n'a jamais quitté Simone Weil, même, et surtout, à l'intérieur de sa pensée religieuse : le tourment de l'injustice.
   Depuis Marx en tout cas, dont la doctrine est d'ailleurs longuement examinée ici, la pensée politique et sociale n'avait rien produit en Occident de plus pénétrant et de plus prophétique. Alain, à qui Simone Weil avait soumis son travail en' 1935, devait d'ailleurs lui répondre par la lettre suivante :
      « ... Votre travail est de première grandeur ; il veut une suite. Tous les concepts sont à reprendre, et toute l'analyse sociale à refaire. Votre exemple donnera courage aux générations déçues par l'ontologie ou par l'idéologie. La Critique attend ses ouvriers. Pourrez-vous former un plan de travail ? Ou seulement l'esquisser ? En tout cas votre dernier travail indique un large chemin. Les Libres Propos, qui n'ont encore attrapé que des lambeaux d'idées, pourraient devenir les Cahiers de Critique de l'avenir prochain. Pensez-y.
      « Je considère comme très important que les attaques contre l'U.R.S.S. soient écartées d'un travail critique pur. L'analyse (par exemple) de la Bureaucratie ne doit point du tout reposer sur une enquête concernant le gouvernement de Staline. (De la même manière que les travaux d'Einstein ne sont pas un objet convenable pour la Critique pure de toute physique.) Le lecteur fera lui-même l'application; à lui les risques. Mais la Critique doit être sans faute et sans réplique. Et la faute la plus grave ici serait de confondre matière et forme. L'objet ne peut jamais porter la preuve.
      « Un travail si nouveau (Kant continué) doit se garder de toute apparence de polémique. Je vous le dis comme je le pense. Mais il est bien entendu que si les Libres Propos vous impriment, votre texte sera absolument comme vous voudrez. Et je crois même que les passions politiques ne diminueront guère la portée de votre analyse de l'oppression ni votre doctrine du Travail. Je suis assuré que des travaux de ce genre, sous la forme qui vous est propre, sérieuse et rigoureuse, armée de continuité et de masse, sont les seuls qui ouvrent l'avenir prochain et la Révolution véritable, infiniment proche par sa courbe du désordre actuel (ou de l'ordre actuel). Tout cela est mal expliqué ; mais aussi je n'ai rien à vous expliquer. Il est seulement vrai à mes yeux que l'indignation seule est capable de vous détourner de votre mission. Retenez ce que j'ai dit : ce qui est misanthropique est faux... Fraternellement. Alain. »

13 euros (code de commande : 009 - vendu).


À PROPOS DE SIMONE WEIL

 

BUGNION-SECRETAN (P.) — Simone Weil, itinéraire politique et spirituel. Neuchâtel, Messeiller, 1954. In-8° broché, 229 p., couverture un peu défraîchie.
Avant-propos :

   Il n'est déjà plus besoin de « présenter » Simone Weil, et tel n'a pas été notre but.
   Mais nous croyons qu'on n'entre pas de plain-pied dans son œuvre ; on ne comprend pleinement tel ou tel de ses livres, on ne les situe dans leur juste perspective que dans la mesure où l'on connaît déjà l'orientation générale de sa pensée.
   On ne peut guère définir celle-ci en employant les étiquettes et les classements habituels. La vie de Simone Weil, qui déborde les normes courantes, a été en continuelle évolution, à la fois une par la volonté de trouver la vérité et multiple par l'éblouissante étendue des recherches qui la remplissent. Seule cette évolution, constamment soumise à un sentiment d'impérieuse nécessité intérieure, explique l'œuvre ; elle la justifie et en assure la continuité par delà une apparence fragmentaire et diverse.
   Arbitrairement peut-être, nous nous en rendons compte, nous avons abordé deux aspects seulement de l'histoire de Simone Weil : l'action sociale et la vie spirituelle. Parce que c'est là surtout qu'il nous a paru pressant d'apporter au lecteur non encore informé quelques éléments de connaissance.
   Pour ne pas alourdir notre étude, nous avons laissé de côté le domaine, cependant si important, de la pensée philosophique de Simone Weil, qui est moins intimement lié à sa vie personnelle et qui pose des problèmes moins urgents.
   Nous savons ce que, même ainsi délimité, notre essai a de prématuré et, forcément, d'incomplet, bien que nous ayons lu une grande partie des textes encore inédits. Aussi n'avons-nous prétendu tenter ni une analyse critique, ni une synthèse de l'œuvre de Simone Weil : nous avons voulu seulement en mettre en relief les points principaux et montrer comment ils s'articulent entre eux.
   Nous espérons rendre par là justice à l'exigence d'exactitude et de rigueur dont sont empreintes les moindres de ses notes, tandis que nous aurions craint de la trahir en essayant d'aller plus loin et d'établir un système là où elle n'a pu que poser des jalons.
   La publication des livres de Simone Weil soulève des débats passionnés. Nous les suivons, mais c'est intentionnellement que nous ne les avons pas mentionnés, comme c'est intentionnellement que nous nous sommes abstenue de discuter ses idées, puisque notre propos était seulement de les exposer.
   Voulant avant tout contribuer à éclairer son œuvre en retraçant son itinéraire politique et spirituel, nous nous sommes donné pour règle de tendre à la plus grande objectivité et de laisser le lecteur en contact aussi direct que possible avec Simone Weil elle-même. C'est pourquoi nous avons recouru à d'abondantes citations ; il nous a semblé, puisque nous parlions de ses expériences, de ses certitudes, de sa foi, ne pouvoir le faire que par ses mots à elle. C'était le seul moyen de ne pas risquer de la trahir.
   De plus, ne désirant pas autre chose que contribuer à rendre accessible à chacun la plénitude de la. beauté de son œuvre, nous ne pouvions priver celle-ci du poids qu'y ajoute le style, et notamment l'emploi de l'image. Aucun lecteur ne s'en plaindra.

10 euros (code de commande : 001 - vendu).


DEBIDOUR (Victor-Henry) — Simone Weil ou la transparence. Paris, Plon, 1963. In-8° broché, 188 p., (collection « La Recherche de l'Absolu »), exemplaire du Service de Presse.
Table des matières :
   I. Esquisse d'un portrait.
   II. Les sources du vrai et du beau.
   III. La pensée sociale et politique.
   IV. La chasse aux illusions.
   V. La voie de l'échec et du malheur.
   VI. Le vide et la transparence.
   VII. Simone Weil et notre temps.
   Analyse graphologique.
   Opinions.
   Biographie chronologique.
   Bibliographie analytique.

10 euros (code de commande : 006 - vendu).


HOURDIN (Georges) — Simone Weil. Paris, La Découverte, 1989. In-8° collé, 274 p.
En quatrième de couverture :
   Qui peut rester indifférent à un personnage aussi extraordinaire ? Simone Weil (1909-1943), élève à l'École normale supérieure, agrégée de philosophie, professeur de lycée en province, ouvrière chez Renault, volontaire dans les Brigades internationales, ouvrière agricole, puis, après un bref séjour à New York en 1942, engagée à Londres dans les services de la France combattante. Là, tuberculeuse, refusant de se nourrir pour mieux partager les souffrances des Français opprimés par les nazis, elle s'éteint dans l'amour de Dieu. Car Simone Weil, bien qu'issue d'une famille juive, se convertira à la veille de mourir au catholicisme : c'est un des nouveaux éléments biographiques, parmi beaucoup d'autres, que Georges Hour-din apporte dans ce livre.
   Depuis des décennies, il médite l'œuvre posthume de Simone Weil (La Pesanteur et la Grâce, L'attente de Dieu, La connaissance surnaturelle, La condition ouvrière, La Source grecque, Oppression et liberté, etc.) ; et il a connu ses parents et ses amis. C'est de ces nombreuses rencontres que se nourrit cette biographie intellectuelle et spirituelle d'une philosophie qui marque indéniablement son époque.
   Ayant suivi un parcours politique presque inverse à celui de Simone Weil, Georges Hourdin, journaliste, fondateur d'un des grands groupes de la presse catholique (Malesherbes Publications), mêle ici ses souvenirs à l'histoire de son personnage : ce sont les années d'entre deux guerres qui sont au cœur de cet ouvrage, ces années d'interrogation, d'engagement, d'amertume aussi. Des années décisives pour la vie même de ceux qui les ont vécues intensément.
   Fasciné et parfois irrité par Simone Weil, Georges Hourdin nous offre à travers ce portrait une remarquable méditation sur Dieu, la vie et l'Histoire.

12 euros (code de commande : 005 - vendu).


NARCY (Michel) — Simone Weil, malheur et beauté du monde. Paris, Éditions du Centurion, 1967. In-8° broché, 134 p., illustrations hors texte, petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Une existence insolite, marquée du signe de la contradiction : « Chrétienne hors de l'Église », Simone Weil refuse le baptême au nom de l'obéissance à Dieu. Atteinte au plus vif par la découverte du malheur dans la condition ouvrière, elle renonce au combat révolutionnaire. Milicienne des brigades internationales, elle se reconnaît dans les réactions de Bernanos sur l'Espagne.
   Tentative audacieuse donc que celle proposée ici : lire Simone Weil dans le simple et unique but de la comprendre. L'auteur saisit sa pensée dans le mouvement même où elle se forme ; à travers ses aspects principaux, il nous reconduit aux problèmes qui lui furent propres, sans les confondre avec les nôtres. Paradoxalement, c'est alors que l'on devine combien elle nous est contemporaine, en ce sens qu'elle nous rencontre dans la profondeur de nos soucis. Sa quête, toujours inachevée et qui défie toute synthèse, affirme une conception de l'existence dont la rigueur, l'exigence doivent nous arrêter.
   Il n'est pas possible de lire Simone Weil en termes d'école, ni même de se mettre à son école. L'écouter dans sa nouveauté, nous ramène à l'essentiel.

9 euros (code de commande : 004).


PERRIN (J.-M.) et THIBON (G.) — Simone Weil telle que nous l'avons connue. Huitième édition. Paris, Éditions du Vieux Colombier, 1952. In-8° broché, 189 p., (collection « La Colombe »), couverture défraîchie.
Table des matières :
   Avertissement.
   Introduction.
   Première partie, par J.-M. Perrin : Simone Weil dans sa recherche religieuse.
      Préliminaire.
      Chapitre I : Notes biographiques.
      Chapitre II : Le mal et la rédemption.
      Chapitre III : Face au baptême.
      Chapitre IV : Foi et philosophie.
      Chapitre V : L'Église, la mystique et le social.
      Chapitre VI : Syncrétisme et catholicité.
      Chapitre VII : Problèmes personnels.
      Chapitre VIII : Les derniers mois.
      Chapitre IX : Signification spirituelle.
      Chapitre X : Son message.
      Chapitre XI : La grande demande.
   Deuxième partie, par Gustave Thibon.
      - Comment m'est apparue Simone Weil.
      - Le vertige de l'absolu.
      - Au seuil de l'Église.

12 euros (code de commande : 007 - vendu).


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