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MISE À JOUR DU
JEUDI 16 AOÛT 2018

 

ARDENNE (Jean d', pseudonyme de Léon Dommartin) — Guide du touriste en Ardenne. Édition refondue et considérablement augmentée. Cinq cartes. Bruxelles, Rozez, 1885. [Bruxelles / Vve J. Rozez, Éditeur, rue de la Madeleine, 81 / 1885] In-12 sous cartonnage d'éditeur, XI, [1 bl.], 514, [2 bl.] p., une carte au premier contreplat et à la première garde et quatre cartes volantes à déplier in fine, petit cachet humide à la page de titre, exemplaire en très bon état, peu courant.
Préface de la première édition :
   L'Ardenne proprement dite n'est qu'un petit territoire du bon vieux temps, comme la Famenne et le Condroz, ses voisin ; il correspond à peu près aux arrondissements de Neufchâteau et de Bastogne, à une partie de ceux d'Arlon et de Marche, dans la province actuelle de Luxembourg. C'était, c'est encore la portion la plus ingrate et la plus âpre de notre haut pays. Le sol y a la maigreur austère des ascètes et l'homme y porte un cachet spécial de rudesse sauvage, de misère farouche, résultant d'une lutte opiniâtre et stérile.
   Mais le nom que j'ai mis en tête de ce volume a un sens plus large : j'ai pris le mot Ardenne dans son acception étendue, pour désigner la région pittoresque, accidentée, variée d'aspects, où la Meuse a creusé une tranchée profonde, et où ses affluents, d'une part, ceux du Rhin, de l'autre, partis des hauts plateaux ardennais, tracent leurs sillons méandreux.
   Elle comprend : les provinces belges de Namur, de Luxembourg et de Liège, un coin du Hainaut, le nord des départements français de la Meuse et des Ardennes, le Grand-Duché et les parties de la Prusse rhénane qui touchent son territoire et celui de Liège.
   On pourrait la délimiter ainsi : au nord, le cours de la Méhaigne, Liège, la vallée de la Vesdre, la Hertogenwald, Montjoie et la Roer supérieure ; à l'est, les vallées de l'Our, de la Sûre, de la Moselle et de la Sarre inférieure ; au midi, une ligne partant de Metlach sur la Sarre et passant par Remich, Esch, Longwy, Montmédy et Charleville ; à l'ouest, Chimay, Thuin, Charleroi.
   Voilà notre pays d'excursions pédestres.
   J'ai appris de bonne heure à le connaître et à l'aimer. D'ailleurs, c'est le mien, et nulle impression ne remplace celle du sol natal : le premier il vous a pris le cœur ; des amours nouvelles ont beau venir : cet amour-ci garde une fraîcheur, une profondeur, une vérité qui ne se retrouvent plus. La terre est comme la femme.
   En publiant ce livre, que j'estime très imparfait, j'essaie de faire œuvre utile et de combler une lacune : malgré d'innombrables écrits, malgré les ouvrages fort honorables de mes devanciers, Pimpurniaux (Adolphe Borgnet) et Eugène Van Bemmel, il n'existe pas un seul guide complet de la région susdite.
   Le plan était malaisé. Je me suis décidé à prendre Namur comme point de départ, en amont, puis en aval de la Meuse, établissant ainsi deux grandes divisions : la vallée supérieure, de Namur à Charleville, Sedan et la Chiers ; la vallée inférieure, de Namur à Liége.
   L'Entre-Sambre-et-Meuse, les vallées de la Lesse et de la Semoys, une partie du Condroz et de la Famenne, l'Ardenne proprement dite, le Luxembourg méridional et les pays français du nord de l'Argonne se rattachent au premier itinéraire. Le second comprend la Méhaigne et le Houyoux, l'Ourthe, la Vesdre, la Roer, l'Amblève, les Hautes-Fagnes et les environs de Spa.
   Une dernière partie est consacrée au Grand-Duché, jusqu'à la haute Moselle et la Sarre.
   J'ai parcouru ce territoire avec un mépris absolu des frontières politiques : France, Allemagne, Belgique, peu nous importe ; nous voyageons en Ardenne, cette contrée aux aspects multiples et que les traités ne touchent point ; antique forêt pleine d'enchantements où Shakespeare a pu mettre la légende de Rosalinde ; – sol rude, creusé, hérissé, qui raconte encore la lutte de l'empereur Charlemagne et des paladins montés sur le cheval Bayard ; – campagnes riantes, larges vallées, coteaux charmants, eaux claires étalées parmi les verdures gaies, terre aimable chantée par Ausone et où les Romains de la décadence ont laissé des palais et des tombeaux.
   Au printemps – quand le printemps se décide à sourire, – à l'heure où les pousses nouvelles commencent à égayer la tristesse des bois ; en été, aux jours du soleil qui hâle, des blés hauts, des bois touffus, des feuillages sombres ; en automne – surtout en automne ! – saison qui donne à notre pays sa splendeur entière, où la terre prend un charme singulier, indéfinissable, presque enivrant ; – il fait bon marcher à travers les paysages variés de la vieille Ardenne.
   Cette simple nature est parfois un peu rude ; mais elle ne ment pas, tient ce qu'elle promet, vous remplit le cœur de choses saines et fortes. La mélancolie des saisons inclémentes et des journées grises lui laisse encore de quoi nous plaire ; la grande tristesse ne lui messied pas ; elle a des sévérités admirables sous les cieux mornes, comme elle a des grâces riantes au soleil.
   Il me reste à prier le lecteur, selon la formule, d'excuser les fautes de l'auteur, ensuite de les lui signaler. Permettez-moi d'insister sur ce point : les personnes qui trouveront que j'ai péché soit par action, soit par omission, pourraient se contenter de m'appeler crétin dans des lettres anonymes ; je les supplie d'ajouter en postscriptum les renseignements qui m'aideront à corriger l'édition prochaine.

35 euros (code de commande : 27139 - vendu).

 

[ARMÉE BELGE]. Ministère de la Défense Nationale. État-Major Général de l'Armée. Règlement sur l'emploi des troupes légères. Bruxelles, Institut Cartographique Militaire, 1929. In-8° broché, 93 p.
Table des matières :
   Titre premier. Généralités. Caractéristiques des troupes légères.
      I. La mobilité.
      II. La puissance de feu.
      III. Le rôle et la répartition des troupes légères.
      IV. La cavalerie.
   Titre II. Caractéristiques tactiques des unités de troupes légères.
      I. Unités de cavalerie et de cyclistes.
      II. Autres armes :
         1° Auto-mitrailleuses.
         2° Chars de combat.
         3° Artillerie.
         4° Génie-cycliste.
         5° Aviation.
   Titre III. Les troupes légères dans la recherche du renseignement.
      I. La découverte.
      II. La reconnaissance.
      III. Le détachement d'appui.
   Titre IV. Les troupes légères au combat.
      Chapitre I. Généralités.
         I. Principes fondamentaux pour toutes les unités.
         II. Des devoirs généraux au combat.
         III. De l'exercice du commandement tactique.
            § 1. La conception de l'emploi des moyens tactiques.
            § 2. La conduite des opérations tactiques.
      Chapitre II. Les troupes légères en mission offensive.
         I. La marche vers l'ennemi.
         II. La prise du contact.
         III. Les préparatifs du combat.
         IV. Le combat.
         V. Prescriptions particulières.
            - Le combat du régiment.
            - Le combat du groupe (bataillon).
            - Le combat de l'escadron (compagnie).
            - Le combat du peloton.
            - Le groupe de combat au feu.
         VI. Cas particuliers.
      Chapitre III. Les troupes légères en mission défensive.
         I. Principes généraux sur l'organisation d'un déploiement défensif.
         II. Répartition des troupes et ordres pour l'organisation de la défense.
         III. Cas particulier. Les troupes légères en mission de couverture.
      Chapitre IV. Opérations particulières.
         I. Opérations de nuit.
         II. Opérations dans les bois ou les localités.
         III. Opérations du régiment léger de corps d'armée.
         IV. Opérations de l'escadron d'éclaireurs divisionnaire.
   Titre V. Déploiement et fonctionnement des services.
      Chapitre I. Charroi des troupes légères.
      Chapitre II. Service des munitions.
      Chapitre III. Service des vivres.
      Chapitre IV. Service de santé.
      Chapitre V. Service vétérinaire.
      Chapitre VI. Évacuation des prisonniers.
      Chapitre VII. Prises de guerre.

9 euros (code de commande : 27148 - vendu).

 

ARTAUD (Antonin) — Œuvres complètes. Tome VI. Le Moine de Lewis raconté par Antonin Artaud. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 365 p., quelques illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Le Moine paraît à Londres en 1796. Il rend aussitôt célèbre Matthew Gregory Lewis, un jeune Anglais de vingt ans qui l'a écrit près de deux ans auparavant, et, alors que toutes ses autres œuvres trouveront l'oubli, il suffira à sa gloire future. Considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du roman gothique ou roman noir, redécouvert par les surréalistes – André Breton écrivait en 1924 que « le souffle du merveilleux l'anime tout entier » –, ce Moine, où la plus atroce des réalités se mue en fantastique et qui fait « du surnaturel une réalité comme les autres », dont l'érotisme flamboie dans la profanation, l'inceste ou la putréfaction, où les fantasmes se déploient dans la mort toujours présente, Antonin Artaud, en 1930, décide d'en refaire scintiller la magie, d'en rouvrir le souterrain où le viol a les cadavres pour témoins, de donner une vie neuve à ces amants fascinants et hautains que sont le moine Ambrosio et le démon Mathilde.
   Ce n'est pas une traduction qu'il entreprend alors, mais, il le dit lui-même, « une sorte de "copie" en français du texte original ». Pour ce travail, il utilise la traduction la plus fidèle, celle que Léon de Wailly avait faite en 1840. Et s'il ne se prive pas de lui emprunter lorsque sa langue romantique ne contrarie pas le mouvement qu'il désire imprimer au récit, la plupart du temps il n'en use que comme d'un matériau brut qu'il modèle en profondeur, resserrant, élaguant, récrivant, renforçant la couleur, ajoutant même au besoin pour donner un tour plus théâtral au déroulement des intrigues qui s'entrecroisent. Toujours, il se défendra d'avoir été un simple traducteur et tiendra à faire remarquer « l'apport personnel » de son travail, dont il parlera comme d'un « ruissellement brusque », d'un « épanchement comme menstruel de ses forces ». Plus tard, il continuera à reconnaître ce Moine « raconté » par lui comme l'une de ses œuvres puisqu'il l'inscrira lui-même au sommaire de ses Œuvres complètes.

12 euros (code de commande : 27182).

 

BARNES (Julian) — Une histoire du monde en 10 chapitres 1/2. Nouvelles. [Titre original : A History of the World in 10 1/2 Chapters.] Traduit de l'anglais par Michel Courtoy-Fourcy. Paris, Mercure de France, 2011. In-8° broché, 482 p., exemplaire à l'état de neuf et avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Vous avez probablement compris que « l'Arche de Noé » représentait en fait plusieurs navires ? C'était te nom qu'on avait donné à la flottille – on ne pouvait quand même pas espérer entasser toute la faune dans un espace de quelque trois cents coudées de long. Il a plu pendant quarante jours et quarante nuits ? Ce n 'aurait été guère plus que ce qui tombe au cours d'un été anglais normal. Non, il a plu pendant environ un an et demi, d'après mes calculs. Et les eaux recouvrirent la terre pendant cent cinquante jours ? Disons plutôt autour de quatre ans. Et ainsi de suite...
   Au début, c'est l'ironie qui domine, un humour décapant qui va sous-tendre une étonnante version des aventures de l'Arche de Noé, racontées par un des passagers clandestins, car oui, il y en avait... Nous aurons droit ensuite à un récit de très particulières guerres de religion. À un autre, non moins original, du drame du radeau de la Méduse... Et d'autres encore, historiques ou non, un peu plus des dix annoncés dans le titre, en fait.
   Mais ce qui d'abord nous a fait rire se teinte d'angoisse, car voici des images des camps de la mort, des conflits nucléaires, des fanatismes divers et variés. En un mot, de la folie des hommes. Reste-t-il alors une forme d'espoir ? C'est ce que nous dira le « demi-chapitre », petit bijou de tendresse et de violence mêlées.

15 euros (code de commande : 27170 - vendu).

 

BATAILLE (Georges) — Œuvres complètes. Tome I. Premiers écrits 1922-1940. Histoire de l'œil - L'Anus solaire - Sacrifices - Articles. Présentation de Michel Foucault. Paris, Gallimard, 1992. In-8° broché, 690 p.
En quatrième de couverture :
   Si c'est seulement en 1943, avec L'Expérience intérieure, que la pensée de Georges Bataille commencera à être connue, elle se développait depuis déjà plus de vingt ans dans un secret que l'amitié seule était parvenue à percer.
   1922 : sa thèse de l'École des chartes lui ouvre une carrière de bibliothécaire qui, jusqu'en 1942, se déroulera à la Nationale. Affecté en 1924 au Cabinet des Médailles, il collabore en marge de ce poste à la revue de numismatique Aréthuse. 1926-1927 : cure psychanalytique dirigée par le Dr A. Borel ; publication en 1928 (sous le manteau) de l'Histoire de l'œil ; rupture (après des contacts distants) avec André Breton. 1929-1930 : direction de la revue Documents. 1931 : L'Anus solaire (tiré à 100 exemplaires). Après son éviction de Documents, participe à La Critique sociale, organe du Cercle communiste démocratique que dirige B. Souvarine. Il y rencontre celle dont, après avoir partagé la fin d'une vie brûlante (elle meurt en 1938), il publiera sous le nom de Laure les écrits posthumes. 1935 : au moment du Front Populaire, anime le groupe « Contre-Attaque » (Union de lutte des intellectuels révolutionnaires). En 1933-1934 de premières difficultés de santé l'avaient obligé à prendre des congés au cours desquels il connut une illumination qui aboutira – après un entraînement méditatif entrepris au printemps 1938 – à L'Expérience intérieure : trois fragments en paraissent en 1935 et 1936 : Le Labyrinthe, Le Bleu du ciel et Sacrifices, plaquette tirée à 150 exemplaires, publiée en collaboration avec le peintre André Masson. Avril 1936 : rejoint ce dernier en Espagne (Tossa de Mar) et prépare une revue : Acéphale d'où naîtra une société secrète qui poursuivra ses activités de 1937 à 1939 parallèlement au Collège de Sociologie sacrée. De 1937 à 1940 : nombreuses collaborations (à Verve, Mesures, la N.R.F., Cahiers d'Art...).
   En marge de ces écrits et conjointement avec la méditation des écrits de Sade, Nietzsche, Hegel, Marcel Mauss, les amitiés de Michel Leiris, André Masson, Raymond Queneau, Jean Wahl, Alexandre Kojève, Pierre Klossowski, Roger Caillois sont le seul écho que suscite encore cette pensée dont la fonction dominante dans l'élaboration de notre espace idéologique n'est apparue que depuis peu.

25 euros (code de commande : 27180).

 

BATAILLE (Georges) — Œuvres complètes. Tome II. Écrits posthumes 1922-1940. Paris, Gallimard, 2002. In-8° collé, 461 p.
En quatrième de couverture :
   Ce deuxième volume rassemble ce qui, rédigé par Georges Bataille entre 1922 et 1940, est resté inédit. Il contient des articles achevés, des conférences, des fragments abandonnés, des notes, de simples esquisses ou programmes.
   Le volume s'ouvre sur le récit d'un Rêve. – Sous le titre de L'Œil pinéal sont groupées les ébauches d'une « anthropologie mythologique » qui effectue l'articulation de l'expérience érotique et des différents niveaux de la pensée rationnelle. – Au moment de la rupture avec André Breton, Georges Bataille dénoncera l'exploitation par les surréalistes à des fins purement littéraires d'œuvres qui, comme celle de Sade, tiennent leur pouvoir de fascination d'avoir su excéder les limites de la littérature. – Avec Le Paradoxe de l'utilité absolue se précisent les premiers développements de l'économie générale qui aboutira à La Part maudite. Le souci de l'utilité, du gain, l'avarice économique ne suffisent pas à contenir l'existence humaine. L'intérêt pour les structures politiques fasciste et communiste tient à leur tentative de surmonter ce rationalisme économique étroit en réintroduisant sous une autre forme la souveraineté des anciennes sociétés religieuses. – Les essais d'Hétérologie (ou scatologie) proposent une classification des différents processus de rejet selon lesquels toute société sacralise un certain nombre d'individus, de choses ou d'actions. Ces diverses élaborations se développent alors sur un double plan : exotérique (et « scientifique ») avec les exposés à la Société de Psychologie collective et au Collège de Sociologie, ésotérique avec le groupe Acéphale et le Manuel de l'Anti-chrétien. – En 1939 la guerre apparaît à Georges Bataille comme la forme industrielle de sacrifice dans l'imminence de laquelle l'utilitarisme des sociétés modernes fait l'épreuve de ses échecs.
   Ainsi s'élaborent au cours de ces vingt années les trois discours dont le contrepoint composera l'œuvre de Bataille : discours érotique et « littéraire » ; discours économique et « religieux » ; discours mystique et antireligieux.

25 euros (code de commande : 27181).

 

BAUDOUIN (Piet), COLMAN (Pierre) et GOETHALS (Dorsan)Orfèvrerie en Belgique. XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Gembloux, Duculot, 1988. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 269 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   Dans les pays proches du nôtre, l'orfèvrerie ancienne fait de façon soutenue l'objet de publications de caractère synthétique ; c'est vrai en France comme en Allemagne, aux Pays-Bas comme en Grande-Bretagne. En Belgique, l'attention se concentre sur l'orfèvrerie mosane, celle qui s'épanouit à l'époque romane et au début de l'époque gothique dans le bassin de la Meuse moyenne, correspondant en gros à la principauté de Liège ; son importance est reconnue dans le monde entier. La production postérieure à cet apogée n'en est pas là, tant s'en faut. Elle n'a assurément pas la part qui devrait lui revenir dans le beau livre que Carl Hernmarck a publié, en anglais et en allemand, sur l'art de l'orfèvre en Europe de 1450 à 1830 ; exemple récent et tout à fait probant. Elle avait certes été dûment montée en épingle, en 1976, par J.F. Hayward ; mais l'ouvrage de l'éminent spécialiste anglais, Virtuosi Goldsmiths and the Triumph of Mannerism 1540-1620, ne traitait, excellemment d'ailleurs, que d'une partie bien délimitée de la matière.
   Cette production a pourtant bénéficié d'études nombreuses et poussées. Sans citer ici les articles et les catalogues d'exposition, dont la liste serait fort longue, on mentionnera l'ouvrage de G. Van Doorslaer sur Malines (1935), ceux de J. Brassinne (1935-1948), P. Colman (1966), O. de Schaetzen et P. Colman (1976-1983) sur Liège, tout particulièrement favorisée, celui de P. Debrabandere sur Courtrai (1979), celui de G. Poskin et Ph. Stokart sur Namur (1982), celui de L. Tondreau, R. Stilmant, J. Dugnoille et G. Duphénieux sur Mons, Ath et Tournai (1985), celui d'E. Vandermeersch-Lantmeeters sur Audenarde (1988). On ajoutera les importants travaux de F. Van Molle sur Louvain et de J. Vanwittenbergh sur Bruxelles, qui n'ont pas encore eu les honneurs de la publication, et ceux de P. Baudouin et G. Van Hemeldonck sur Anvers, de Chr. Vandenbussche sur Gand, d'A. Lemeunier sur Huy et de J.J. van Ormelingen sur les cités du comté de Looz, dont la préparation se poursuit.
   L'ouvrage que voici dépasse le stade, évidemment indispensable, de l'étude monographique. Il tend à embrasser l'orfèvrerie civile produite pendant les trois derniers siècles de l'Ancien Régime dans toutes les villes qui appartiennent aujourd'hui à la Belgique. Il a largement profité de l'exposition Chefs-d'œuvre d'orfèvrerie de collections privées organisée à Gand en 1985. Il vise à faire, après l'analyse, la synthèse, et c'est la première du genre.
   Aucune délimitation n'est à l'abri de toute critique. Aucune n'est plus critiquable que l'adoption des frontières actuelles s'agissant d'une époque où elles n'existaient point. Si la Flandre zélandaise, le Brabant septentrional, le Limbourg néerlandais et le département du Nord n'ont pas été englobés, c'est pour des raisons d'ordre pratique dont la recherche scientifique devrait pouvoir tout ignorer. Nos enquêtes ont du moins souvent franchi les frontières en question.
   Mais les limites chronologiques ? Il est naturel de ne pas dépasser la Révolution dans une matière où le poinçonnage dont elle a fait table rase revêt une importance fondamentale ; argument sans valeur en ce qui concerne l'évolution stylistique, incontestablement. Au début du XVIe siècle, la tradition gothique reste vivace dans nos provinces ; mais il est légitime de ne pas remonter jusqu'à ses sources ; c'est la matière d'un autre livre, dont les matériaux sont loin d'être accumulés en suffisance à l'heure qu'il est.
   Il était bien tentant d'englober l'orfèvrerie religieuse faite par les mêmes exécutants pour les mêmes donneurs d'ordre, avec les mêmes matériaux et les mêmes outils, ornée des mêmes motifs décoratifs ; et son étude est à reprendre, car la deuxième partie du livre des abbés L. et F. Crooy, L'orfèvrerie religieuse en Belgique depuis la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution française (1911), si méritoire qu'elle soit, n'a guère moins vieilli que la première, consacrée aux poinçons. Mais c'eût été trop embrasser. Renonçant même à l'ambition de scruter l'orfèvrerie civile dans sa totalité, nous avons laissé de côté les objets qui relèvent des corps constitués, des guildes et corporations en particulier, ainsi que les accessoires du costume et les bijoux ; il s'agit là, en vérité, de domaines très spécialisés.
   La matière ainsi délimitée a été divisée, après mûre réflexion, en deux parties. La première correspond en gros au XVIe et au XVIIe siècle, au temps de Jules II, de Charles Quint, de François Ier, de Henri VIII, de Louis XIV, d'Urbain VIII. Elle est sous le signe d'un dévorant appétit de puissance et de gloire. La seconde coïncide à peu près avec le XVIIIe siècle, avec le temps du Régent, de Louis XV, de Mme de Pompadour, de Marie-Antoinette, de Charles de Lorraine. Elle est sous le signe d'une inextinguible soif de jouissance. Miroir des couches les plus élevées de la société, l'orfèvrerie reflète ce contraste. Elle se voue successivement à la recherche du faste et à celle de l'agrément. Sous le règne du faste, quelque grand hanap en or ou en vermeil constellé de joyaux pourrait en être le type achevé ; sous celui de l'agrément, ce serait quelque chocolatière à la fois sémillante et pratique, entièrement en argent ou discrètement relevée de dorure de tonalité atténuée. Certes, il n'y a pas de frontière nette entre les deux conceptions. La première subsiste jusqu'à la fin. en particulier dans les ensembles formés d'une aiguièe et d'un bassin. La seconde est présente dès le début, en particulier dans des gobelets à la fois simples et élégants.
   Pour chacune des deux périodes, le cadre historique est brossé à grands traits, avec le souci de montrer l'importance relative des différents centres de production, les influences qu'ils exercent les uns sur les autres et leurs rapports avec les centres des pays voisins. L'orfèvrerie est ensuite située dans le cadre de la société ; les rôles qu'elle assume sont expliqués. Puis les types d'objets retiennent longuement l'attention ; leurs forces et leurs fonctions, indissociablement liées l'une à l'autre, sont montrées dans leur permanence et dans leur évolution ; l'apparition d'un type nouveau, d'une forme inédite, d'une caractéristique stylistique novatrice est cernée avec toute la précision possible ; l'étude ne se fonde pas seulement sur les objets parvenus jusqu'à nous, mais aussi sur les textes historiques susceptibles de livrer des indications à leur sujet ainsi que sur les représentations, les sources iconographiques. Enfin l'évolution stylistique est montrée dans ses stades successifs, de façon synthétique.
   Après le texte, sobrement illustré, vient chaque fois un bloc de reproductions accompagnées d'une légende qui se veut substantielle ; elle décrit moins qu'elle ne met en évidence les traits les plus dignes d'intérêt ; elle fait connaître, s'il se peut, les modèles et les pièces apparentées. Le choix fut souvent difficile. Il fallait donner un reflet aussi fidèle et aussi complet que possible de la réalité. Mais il ne fut pas toujours possible d'obtenir une bonne photographie des objets sélectionnés et de leurs poinçons. En cas de refus, un témoin de remplacement pouvait être appelé ; mais la réponse s'est quelquefois fait attendre trop longtemps. L'ouvrage devait par ailleurs garder des proportions raisonnables, si compréhensifs que se soient montrés les éditeurs.
   Nous nous sommes bien gardés d'accorder une confiance aveugle aux travaux de nos prédécesseurs ; mais nous n'avons naturellement pas pu tout reprendre ab ovo. Nous avons eu le privilège de tenir entre nos mains des objets qui ne voient presque jamais le jour ; mais nous sommes prêts à parier que bien d'autres attendent, environnés d'indifférence et d'ignorance d'être enfin découverts ou redécouverts. Nous avons mis en œuvre quantité de documents d'archives ; mais c'est bien peu à côté de ce qui reste à exploiter. Et de même pour les tableaux, dessins et gravures. Nul ne pourra cependant nous reprocher des lacunes inadmissibles, nous nous en flattons, forts de notre bonne foi, de l'ampleur de l'effort consenti et des concours obtenus.
   Dans le but de faciliter les progrès ultérieurs, deux répertoires ont été adjoints à l'index général. Celui des objets sera d'autant plus apprécié, à n'en pas douter, qu'une grande confusion lexicologique règne en la matière. Transformer ce maquis en parc à la française serait faire œuvre de salut public. Le volume récemment paru sous le titre Objets civils et domestiques dans la collection Principes d'analyse scientifique, si bienvenue, n'a pas eu si haute ambition. Le répertoire des poinçons devrait rendre service aux chercheurs en mal d'un véritable outil de travail au sujet des marques de l'orfèvrerie créée sur le territoire de la Belgique actuelle. Déçus par un essai récent, ils resteront encore une fois sur leur faim, cependant. Ils peuvent espérer avoir satisfaction dans un délai raisonnable. Dès qu'il s'est avéré que le présent volume ne pouvait combler cette grave lacune, le projet d'un second a pris corps. La petite équipe responsable du premier s'agrandira autant qu'il le faudra pour forger enfin un outil tout à fait valable ; cela se fera sous les auspices de la jeune Académie d'histoire de l'orfèvrerie en Belgique.

35 euros (code de commande : 27159 - vendu).

 

BEHAEGHEL (Julien) — Le tarot du fou. Bruxelles, Labor, 1991. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 333 p., illustrations en noir dans le texte et un cahier d'illustrations en couleurs, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Par la comparaison de deux grands Tarots séculaires, le Tarot de Visconti-Sforza et le Tarot de Marseille, Julien Behaeghel, dans son Tarot du Fou, nous introduit dans l'univers fascinant de cette grande épopée en images. Le Tarot, cosmogonie essentielle, y est interprété comme le « Mandala » de la spiritualité occidentale ; l'arbre de vie cruciforme dont les bras s'identifient aux quatre éléments de la Tradition : la Terre, le Feu, l'Eau et l'Air, et aux quatre symboles fondamentaux du Tarot : le Denier, l'Épée, la Coupe et le Bâton !
   L'auteur aime le symbole et la quête du Fou illustre en quelque sorte sa propre recherche spirituelle illuminée par les mille reflets du symbole universel. Le Fou, tout au long de sa pérégrination, rencontre successivement chacun des grands personnages mystérieux de ce jeu, dont personne ne connaît l'origine et dont chacun doit établir les règles, suivant sa propre re-construction cosmique.
   Julien Behaeghel accompagne le Fou dans sa marche vers le « Monde », vingt et unième arcane du Tarot, cette nouvelle « Jérusalem céleste » de l'Intemporel et au fil des grandes étapes de son périple, il inscrit le Tarot dans le grand mouvement spiritualiste de notre époque. C.G. Jung, Teilhard de Chardin, M. Eliade, R.Guénon, G. Bachelard, R. Abellio, J. Servier sont parmi les illustres compagnons de voyage de l'auteur. Porté par l'esprit de ces grands prédécesseurs, il participe, comme eux, à l'universelle transfiguration de la Matière...

25 euros (code de commande : 27149).

 

BEHAEGHEL (Julien) — Voyage symbolique dans la marque. Bruxelles, Vif Éditions, 1994. In-8° collé, 271 p., illustrations, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Les marques de ce siècle contiennent, dans leur ensemble, une bonne partie de notre histoire spirituelle et mythologique... mais il nous est difficile de le voir ou de l'imaginer ! Derrière l'image évidente, claire, univoque, se cache une tout autre image, reflet vivant de notre passé. Tout se passe comme si ces signes-symboles puisaient leur forme, leur force et leur configuration dans cet inconscient collectif dont parlait C.G. Jung.
   Ils sont, à n'en pas douter, les archétypes modernes d'une mythologie nouvelle !

25 euros (code de commande : 27150).

 

[BORINAGE - FIEF DE LAMBRECHIES]. La tragédie de la mine à Paturâges (15-16 mai 1934). Louvain Rex, 1934. In-4° agrafé, 32 pages, nombreuses reproductions en sépia, très beau et rare document, très frais.
   Il s'agit d'une édition spéciale du magazine hebdomadaire Soirées.
Table des matières :
   - La mort des héros, par Léon Degrelle.
   - Pays noir, poèmes par Jules Sottiaux.
   - L'épouvante catastrophe de Paturâges.
   - Pendant que les mineurs mouraient, par Maurice Hankard.
   - Les nuits tragiques, par Max Roussel.
   - La seconde tragédie, par Louis Piérard.
   - Pèlerinage à Lambrechies, par Paul Champagne.
   - Les foules, par Paul Werrie.
   - Les catastrophes dans les mines boraines depuis 1818.
   - Visions de cauchemar, la catastrophe de Courrières où 1200 hommes trouvèrent la mort.
   - Solidarité boraine.
   - Les funérailles.

35 euros (code de commande : 27166 - vendu).

 

BORSI (Franco) et WIESER (Hans) — Bruxelles. Capitale de l'Art Nouveau. Traduit de l'italien par Jean-Marie Van der Meerschen. Bruxelles, Vokar, 1992. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui illustré d'éditeur, 385 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Europe 1900 »), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   La fin du XIXe siècle.et l'aube du XXe siècle sont pour Bruxelles l'époque la plus féconde de son passé récent. Pendant cette courte période de créativité intellectuelle et artistique, la ville pouvait être définie à juste titre comme la « Capitale de l'Art Nouveau ».
   Une bourgeoisie éclairée, tournant résolument le dos aux caractères stylistiques de l'historicisme et du classicisme, construit des quartiers entiers en style nouveau, symbole de son esprit progressiste.
   À côté de Victor Horta, pionnier auquel Franco Borsi a consacré par ailleurs une grande monographie, et de Henry van de Velde, œuvre une génération entière d'architectes qui sans être des suiveurs, créent dans le même contexte, et plusieurs, comme le prouvent les illustrations dues au talent de Hans Wieser, méritent d'être arrachés à l'oubli : Hankar, Pompe, Sneyers, Hamesse, Strauven, Jacobs, pour ne citer que quelques-unes des figures mises en évidence par ce livre.
   Restée d'une importance fondamentale, la recherche de Franco Borsi et Hans Wieser, parue une première fois en 1971, est poursuivie ici et mise à jour. Elle s'appuie sur une iconographie inédite de plus de 850 documents qui, en présentant des centaines d'édifices, constitue une véritable mine d'informations pour qui s'intéresse au patrimoine Art Nouveau.

75 euros (code de commande : 27178).

 

[BOUDDHA]. DE SILVA-VIGIER (Anil)La vie du Bouddha. Illustré de 160 chefs d'œuvre de l'art asiatique. Paris, Stock, 1955. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 183 p., nombreuses planches en héliogravure et quelques planches en couleurs contre-collées.
Sur la jaquette :
   Voici pour la première fois l'histoire du Bouddha présentée à travers les œuvres d'art qu'elle a suscitées à travers toute l'Asie. Les arts de l'Extrême-Orient sont surtout connus des spécialistes. Si l'on reconnaissait leur apport au patrimoine artistique de l'humanité, ce n'est que tout récemment que l'on a pu, grâce à la photographie, les faire sortir des musées ou des académies. On sait que le Bouddha a été pour l'Asie ce que le Christ a été pour le monde occidental. Raconter l'histoire de la vie du Bouddha à travers les chefs-d'œuvre qui la représentent, c'est offrir au public un trésor de beauté et d'humanité en même temps que contribuer à une compréhension plus large de Fart mondial. Le présent volume montre de quelle façon la vie du Bouddha a inspiré les artistes de l'Inde, de la Chine, du Japon, du Siam, de l'Indonésie, de Ceylan, de l'Asie Centrale et de l'Afghanistan. Le Bouddha a été représenté par des sculptures, des bas-reliefs de pierre, des bronzes, des bois, des fresques ; la diversité des moyens employés fournit une preuve éclatante de la splendeur des arts de l'Extrême-Orient considérés dans leur ensemble.
   Le texte a été puisé aux meilleures sources et permet au lecteur de se faire une idée précise de la vie du Bouddha. L'auteur, Anil de Silva-Vigier, est la première femme d'origine asiatique qui se soit consacrée à l'histoire de l'art et à l'archéologie, elle a passé de nombreuses années à rechercher les documents qu'elle nous offre aujourd'hui.

20 euros (code de commande : 27165).

 

BREWER (Gil) — En voiture pour l'enfer. [Titre original : Hell's our Destination.] Traduit de l'américain par F. M. Watkins. Paris, Gallimard, 1957. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur (la jaquette a été soigneusement plastifiée), 184 p., (collection « Série Noire », n° 381), achevé d'imprimer le 15 juillet 1957, exemplaire en bel état.
Ce que Claude Mesplède nous apprend :
   Gil Brewer (1922-1983) « appartient à cette école d'écrivains du Sud des États-Unis où figurent Day Keene, Harry Whittington, Talmage Powell, John Dann MacDonald et quelques autres. Son univers est peuplé de belles blondes lascives qui ne sont en fait que des créatures rapaces, concupiscentes, impitoyables, menant les hommes à leur perte [...]. Cette vision très manichéenne des relations homme/femme, directement issue du puritanisme, est particulièrement vivace chez la plupart des auteurs sudistes des années 50, notamment chez Brewer qui l'a déclinée en de multiples variations. Même si cela lui a valu la réputation d'être l'auteur le plus misogyne du roman noir, l'intérêt de ses livres est de rendre compte des mentalités masculines et de l'hypocrisie d'une époque pas si révolue que cela. Il a aussi l'art de mettre en scène, sur un fond de sexualité exacerbée, des dépravés ou des malades mentaux, victimes de leurs pulsions. »
Bibliographie :
   - Mesplède (Claude), Dictionnaire des littératures policières, pp. 254-255.

9 euros (code de commande : 27132).

 

[CONGO BELGE]. Compagnie du Chemin de Fer du Bas-Congo au Katanga. 1906-1956. Bruxelles, Weissebruch, [1956]. In-4° broché, 199 p., illustrations, cartes dont une à déplier, bon exemplaire.
Sommaire :
   - Introduction., par Edmond Carton de Wiart.
   Chapitre I. Rôle historique du chemin de fer.
   - Énigme du centre africain - État des connaissances géographiques en 1871, puis en 1880 - Le chemin de fer et le steamer, instruments de la pénétration - Complexité des tâches de Léopold II - Équilibre des tensions entre puissances rivales - Partage de l'Afrique - Appui de l'Amérique - État Indépendant du Congo (1885) - Rôle de la Belgique - Passivité - Guerre scolaire - Mode de gouvernement qui en résulte au Congo - Parallèle entre l'État Indépendant et la « Chartered » - Rivalités - Tentative de Cecil Rhodes contre le Katanga en 1890 - Réaction de la presse étrangère - Nécessité de relier le Katanga avec les océans par le rail - Programme ferroviaire de Léopold II - Le fait nouveau de 1900 : « pas d'or au Katanga, consolons-nous avec le cuivre » - Réconciliation des intérêts belges et anglais - Origines de la Compagnie du B.C.K. - Création des sociétés de 1906 - Raisons des concessions - Avis de Renkin, Émile Vandervelde, etc. - Annexion du Congo à la Belgique (1908) - Mort de Léopold II (1909).
   Chapitre II. Épisodes épiques des missions d'études.
   - État des communications avec le Katanga en 1900 - Vaines tentatives pour remplacer le portage par un autre mode de transport - Les premières reconnaissances pour un tracé de chemin de fer - Le capitaine Jacques (de Dixmude) - Rôle magnifique des Pères Blancs - Disette chronique au Katanga - Pauvreté de la main-d'œuvre - Comment relier le Bas-Congo au Katanga ? - Évolution des idées de 1904 à 1912 : exposé de Paul Gillet - Difficultés rencontrées par les missions d'études : aventures épiques de la mission d'Odon Jadot (1912-1914) - Querelle des itinéraires - Guerre 1914-1918 : essor minier du Katanga - Achèvement du réseau jusqu'au cours supérieur du fleuve Congo - Projet de liaison ferrée directe avec le Bas-Congo - Décisions du ministre des colonies en 1921.
   Chapitre III. Le problème de la construction ferroviaire dans le centre africain : l'exemple de la ligne Port-Francqui - Bukama.
   - 1921 à 1923, période des études définitives - Choix d'un port sur le Kasaï - Nouvelle querelle des itinéraires - Arguments de Jean Jadot en laveur d'Ilebo et du tracé septentrional - Accord ministériel - Difficultés multiples pour préparer la construction : ravitaillement, main-d'œuvre, particularismes indigènes, la grande forêt - Recrutement des indigènes - Succès d'une politique libérale - Difficultés d'approvisionnement via Matadi - De 1924 à 1928 : construction de la ligne - Formation professionnelle des indigènes et recours généralisé à leurs services - Avantages de cette attitude envers les noirs - Mais désavantages qui en résultent pour tout un monde particulier, celui des tâcherons étrangers - Fin des principales difficultés - Accélération de la construction - Visite des chantiers parle duc de Brabant (1925) - Inauguration de la ligne en 1928 par le roi Albert et la reine Élisabeth.
   Chapitre IV. Précisions documentaires en relation avec les chapitres précédents.
   - Détails concernant les missions d'études et la construction du réseau exploité par la Compagnie du B.C.K.
   - Recherches des tracés dans le cadre des objectifs de la Compagnie du Chemin de fer du Katanga, pour la réalisation de l'actuelle ligne « Sakania-Bukama » (dès 1902) - Le rail à Élisabethville en 1910 et à Bukama en 1918.
   - Recherche des tracés de la liaison du Bas-Congo au Katanga.
   - Dès 1904, il faut choisir entre un itinéraire méridional et un itinéraire septentrional - Recherche des tracés de la liaison avec le rail portugais : Caminho de Ferro de Benguela Recherche du tracé Kamina-Kabalo, liaison du réseau du Katanga, avec celui des Grands Lacs.
   Caractéristiques des lignes exploitées par le B.C.K. - Importance et nature du trafic - Voie et ouvrages d'art - Matériel roulant - Ateliers de réparation et d'entretien - Combustible - Renchérissement du bois - Solution du problème du combustible et de l'augmentation de la capacité de transport par l'électrification - Choix du mode de traction électrique - Personnel et organisation.
   Conclusion.
   - Influence du chemin de fer sur les régions traversées par le rail - Effets économiques - Effets psychologiques - Évolution indigène.
   Complément. Caractéristiques des principales sociétés de chemin de fer contribuant au développement économique du Katanga et conventions les régissant.
   - Chemin de fer du Congo : Matadi-Léopoldville - Compagnie des Chemins de fer des Grands Lacs - Voies ferrées le long des sections fluviales non navigables - Compagnie du Chemin de fer du Katanga - Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga - Concession minière du B.C.K. - Exploitation forestière - Société des chemins de fer Léopoldville-Katanga-Dilolo (L.K.D.), puis K.D.L. - Caminho de Ferro de Benguela - Inauguration du tronçon belge de cette ligne en 1931.
   Administration de la Compagnie. Liste des présidents, vice-présidents, administrateurs délégués, administrateurs, commissaires et délégués de la Colonie depuis la fondation de la société.
   - Conseil d'administration en fonction en 1956.

25 euros (code de commande : 27151).

 

COQUELET (Marc)Montignies-sur-Roc, pages d'histoire. [Chez l'auteur], [post 1977]. In-4° dactylographié sous reliure à spirale, 164 p., illustrations, envoi de l'auteur.
On joint : Monographie de Montignies-sur-Roc. Volume I. Le Village - La commune - La paroisse - L'habitat. [Chez l'auteur], 1992. A4 collé, 187 p., illustrations, envoi de l'auteur.
   Nous n'avons pas trouvé trace d'un volume suivant et malheureusement cela n'a pas paru au Cercle de Saint-Ghislain, comme l'espérait l'auteur.
L'auteur introduit son sujet :
   En raison de l'ampleur du manuscrit, certaines matières n'ont pu être insérées dans la monographie de Montignies-sur-Roc qui sera publiée prochainement par le Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la région.
   Ces matières, exposées dans le présent ouvrage, compléteront avantageusement la monographie et aideront à mieux cerner l'histoire de la localité.
   Afin de ne pas encombrer le texte de la partie relative à l'Ancien Régime, nous n'avons pas fait état – quoique fort intéressant – du terroir, dressé, en 1569, mentionnant pour chacune des terres cultivables : la contenance, la situation, le nom du propriétaire ou du tenancier, le pourcentage de la dîme à lever ainsi que le nom du chemin y attenant.
   Le chapitre Anthroponymie aurait été incomplet sans la liste des sobriquets ou surnoms. Ces derniers ne faisant plus partie du parler local, nous croyons fermement n'avoir offensé quiconque en les publiant. Au sujet de quelques surnoms donnant lieu à des interprétations différentes, nous avons retenu l'explication qui paraît la plus logique.
   La dernière partie « Au fil du temps » reprend les faits divers qui se sont déroulés chez nous depuis la période espagnole jusqu'aux environs de 1975.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 27167 - vendu).

 

DELEUZE (Désiré) — Objectif Mine. Textes d'Alain Forti et Jean-Jacques Stassen. Liège, Éditions du Perron, 1996. In-4° broché, [244] p., très nombreuses photographies en noir, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   
Objectif Mine est un album photographique, celui de Désiré Deleuze.
   Photographe professionnel, Désiré Deleuze consacra sa carrière à l'industrie charbonnière. La « bataille du charbon », l'immigration, les accidents, la solidarité entre mineurs, constituèrent son univers pendant vingt ans. Ayant eu le privilège d'être le seul à exercer son art au cœur des charbonnages, il possède une collection de photographies, unique et incontournable du point de vue technique, artistique et historique.
   Cet ouvrage retrace, image par image, toutes les étapes de l'exploitation houillère, du front de taille jusqu'au triage-lavoir. Mais surtout, il rend hommage à une race d'hommes, les « gueules noires », ouvriers et ingénieurs, sans qui nous ne serions pas ce que nous
Table des matières :
   - Préface.
   - Préambule historique.
   - Désiré Deleuze, sa carrière.
   - Désiré Deleuze, son art.
   - L'industrie charbonnière : les techniques d'exploitation.
   - L'industrie charbonnière : les conditions de travail.
   - L'album photographique.
      - Installations de surface.
      - Puits.
      - Creusement des galeries.
      - Burquins.
      - Transport du personnel et du matériel.
      - Abattage.
      - Soutènement en taille.
      - Transport des produits.
      - Envoyages et recettes.
      - Triages-lavoirs, fabrications d'agglomérés, mises à terril.
      - Installations annexes.
      - Accueil et formation.
      - Sécurité et hygiène.
      - Pressions de terrain.
      - Fin d'exploitation.
      - Accidents et sauvetages.
      - Galerie de portraits.

30 euros (code de commande : 27163 - vendu).

 

DES OMBIAUX (M.) — Petit traité du Havane. Bruxelles, Lamberty, [1913]. In-8° broché, 105 p., exemplaire en bel état.
Extrait :
   Il faut que le tabac soit doué de bien grandes vertus pour résister aux assauts nombreux qui lui furent livrés et qu'on lui livre encore tous les jours.
   Considéré comme une herbe diabolique, comme une invention de Satan, accusé pendant des siècles d'être nuisible à l'homme, sa vogue pourtant ne cesse de croître. Si les maux dont on le rend responsable étaient réellement dus à son influence, il y a longtemps que les races qui en usent auraient, sinon disparu de la surface du globe, du moins périclité de façon à n'être plus que quelques colonies d'ilotes en continuel état d'ébriété. Et cependant, les peuples les plus florissants font tous un usage abondant du tabac.
   En France, les médecins lui firent de tout temps une rude guerre. On lui attribuait toutes les maladies dont on ne connaissait pas l'origine. Le grand Fagon, premier médecin du Roi-Soleil, avait juré sa perte ; il s'était même donné la peine de l'exécuter dans une thèse publique. Malheureusement, le jour où Fagon devait lire sa thèse, il fut retenu à la Cour par ses devoirs professionnels et, ironie du sort, celui de ses amis qui le remplaçait ne cessa pas de priser tandis qu'il lisait la diatribe passionnée contre le pétun. Plus la thèse s'indignait, plus le lecteur prisait, si bien que l'assistance finit par partir d'un éclat de rire unanime.
   Tandis qu'en France le tabac rencontrait une vive opposition, il fut accepté tout de suite en Belgique sans le moindre obstacle, si bien que, dix ans à peine après son importation, il était déjà un objet important de commerce. Les botanographes de l'époque, Charles de l'Écluse, Rembert Dodonœus, disent qu'en Flandre seulement il mettait chaque année plus de cent mille florins en circulation.
   L'honnête travailleur qui attend le soir pour fumer sa pipe sur le pas de sa porte ou au coin du feu, selon la saison, qui savoure d'avance l'arôme de l'Obourg ou de la Semois, symbole du repos, ne se doute pas des combats fantastiques qui se livrèrent pour que ce loisir lui fût donné !

35 euros (code de commande : 27171).

 

DEVAUX (Yves)Dix siècles de reliure. Nouvelle édition. Paris, Gérard Watelet - Pygmalion, 1981. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 398 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et dix planches hors texte en couleurs, bel exemplaire, peu courant.
   Bon ouvrage de référence sur le sujet, plan chronologique. Beaucoup d'exemples qui aident à bien comprendre la reliure et son art si varié.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les premières reliures.
   1. La reliure en France avant l'invention de l'imprimerie.
      - Les reliures d'apparat.
      - Les reliures de cuir.
      - XIIe siècle.
      - XIIIe, XIVe et XVe siècles.
      - Les reliures d'étoffe.
   2. La reliure en France après l'invention de l'imprimerie, au XVIe siècle.
      - Les reliures estampées à la plaque et à la roulette.
      - Les premières dorures et les premières reliures de maroquin.
      - Les reliures de Louis XII.
      - Les reliures de Jean Grolier.
         - Les reliures de l'« atelier de Louis XII ».
         - Les reliures à empreintes de plaquettes.
         - Les reliures à encadrements simples.
         - Les reliures à entrelacs sans mosaïque.
         - Les reliures à entrelacs avec mosaïque.
         - Les reliures à décor architectural.
         - Les reliures à plaques.
         - La reliure « à la fanfare ».
      - Les reliures de François Ier.
      - Les reliures de Henri II.
      - Les reliures de Catherine de Médicis.

      - 
Les reliures de Diane de Poitiers.
      - Les reliures de Thomas Mahieu.
      - Les reliures de Charles IX.
      - Quelques artisans et artistes du XVIe siècle.
      - Les reliures de Henri III et de son entourage.
      - Les reliures de Henri IV et de Marie de Médicis.
      - Les reliures de Jacques-Auguste de Thou.
      - Les reliures de Pierre Duodo.
   3. La reliure en France au XVIIe siècle.
      - Les principaux genres.
      - Les décors « à la Duseuil ».
      - Les décors à compartiments géométriques.
      - Les dorures à semis.
      - Les décors « à l'éventail ».
      - Quelques autres genres de décors.
      - Les bibliophiles.
      - Artistes et artisans du XVIIe siècle.
   4. La reliure en France au XVIIIe siècle.
      - Les principaux genres.
      - Les décors « à la dentelle ».
      - Les reliures mosaïquées.
      - Les reliures d'almanachs.
      - Les copies de décors anciens.
      - Quelques autres genres de décors.
      - Les bibliophiles.
      - Artistes et artisans du XVIIIe siècle.
      - La fin du XVIIIe siècle et la Révolution.
   5. La reliure en France au XIXe siècle.
      - Le Directoire, le Consulat et l'Empire.
      - Les reliures napoléoniennes.
      - Les reliures dites « au vernis Martin ».
      - Quelques autres ateliers.
      - La période romantique.
      - Les reliures « à la cathédrale ».
      - Les plaques romantiques.
      - Les reliures romantiques à entrelacs.
      - Les reliures de Bauzonnet.
      - Les pastiches de décors anciens.
      - La reliure industrielle.
      - Les reliures à décors sculptés et les livres de présents.
      - L'atelier de Marius Michel.
         - Les décors floraux.
         - Les cuirs incisés et modelés.
         - Autres décors.
      - Les bibliophiles.
   6. La reliure en France au XXe siècle.
      - Pierre Legrain.
      - Autres artistes et artisans de l'entre-deux-guerres.
      - Paul Bonet.
      - Artistes contemporains.
      - Brefs aperçus sur les techniques de la reliure, de la dorure et de la mosaïque.
   - Notes.
   - Index biographique de quelques artistes, artisans, auteurs et bibliophiles non cités ou brièvement cités.
   - Bibliographie sommaire d'ouvrages traitant du livre, de la reliure et de son ornementation.

120 euros (code de commande : 27164).

 

DIEU (Baudouin) et DIEU (Philippe)Le rail à Mons et dans le Borinage. Bruxelles, Patrimoine Ferroviaire Touristique, 2001. In-4° broché, 160 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Il était une fois... le Borinage.
   I. Les sociétés de chemins de fer dans le Borinage.
      1. Le premier chemin de fer borain.
      2. Les compagnies ferroviaires.
      3. La fin du privé et la reprise par l'État.
   II. L'État.
   III. Les lignes de Mons, un nœud ferroviaire important.
      1. La ligne 109 Mons - Chimay.
      2. La ligne 97 Mons - Saint-Ghislain - Quiévrain.
      3. La ligne 98 Mons - Warquignies - Dour et ses antennes.
      4. La ligne 118 Mons - La Louvière.
      5. La ligne 96 Jurbise - Mons - Quévy.
      6. La ligne 100 Saint-Ghislain - Ath et ses antennes.
      7. La ligne 78 Saint-Ghislain - Tournai.
   IV. Mons, ses trois gares et sa ligne industrielle.
   V. Le dispatching de Mons.
   - Conclusion.
   - Iconographie en couleurs.
   - Cartographie.

20 euros (code de commande : 27162 - vendu).

 

[DUBAIL (Berthe)]. GOYENS DE HEUSCH (Serge) — Berthe Dubail. Préface de Philippe Roberts-Jones. [Bruxelles], Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Préface :
   Berthe Dubail fut un être engagé, angoissé, se posant des questions. Elle voulait donner, se donner ; elle créait donc. J'écris au passé puisqu'elle n'est plus.
   J'écris au présent parce que son œuvre demeure et je regarde une toile ocre avec des signes noirs et je pourrais rêver d'une plage et de son varech.
   Image simple, dira-t-on. Pourquoi ne pas aborder la simplicité, puisque Berthe Dubail s'efforçait de la conquérir ? Puisque son lyrisme luttait contre lui-même, puisqu'elle voulait parler aux autres et qu'elle croyait que l'évidence avait quelque chance d'être entendue. Non pas un fait brut, car elle n'était pas provocatrice.
   L'art peut heurter, mais il lui faut autre chose s'il veut se moduler à travers le temps. Il appelle un travail qui justifie le geste ou le porte, qui le soutient, qui l'accompagne. Le goût du constat a fait, aujourd'hui, son plein de procès-verbaux.
   Des œuvres comme celles de Berthe Dubail renouent enfin – du moins peut-on l'espérer – avec un besoin chez l'homme, spectateur ou auditeur, promeneur ou rêveur, de prolongement, et de durée, d'une saveur à retenir, d'un son à se remémorer, d'une rencontre à évoquer, d'un support qui accueille selon l'instant et l'ouverture.
   La plage et les algues se modifient dès lors. Que vienne le soir, est-ce une éclipse, des planètes qui se croisent, un trou noir, la queue d'une comète, dans l'univers figé ? Que la forêt s'affirme et c'est aussi la peau tendue d'une bête fabuleuse. Dans un site perdu, est-ce l'écriture d'un géant ? La toile se nomme, très simplement, dialogue.
   Berthe Dubail est de ceux et de celles qui, dans la foulée d'André Masson, ont voulu donner de la consistance à l'huile, comme Marc Mendelson ou Suzanne Thienpont en Belgique, non pour apprivoiser le hasard ou affirmer un automatisme, mais pour donner au plan une vibration en profondeur, offrir une texture au rêve, un épiderme à nos échanges de vue.
   J'écoute Berthe Dubail me dire que tous ces grains de sable font murmurer les rouages du temps.

30 euros (code de commande : 27177).

 

[DUCASSE (Alain)]. REVEL (Jean-François)L'atelier de Alain Ducasse. Préface de Patricia Wells. Reportage de Bénédict Beaugéb. Photographies de Hervé Amiard. Ouvrage dirigé par Philippe Lamboley. Paris, Hachette, 2003. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 247 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, (collection « Les Maîtres de la Gastronomie »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - L'atelier.
   - Les produits.
   - Les légumes.
   - Les recettes.
      - L'olive et l'huile d'olive.
      - L'asperge.
      - Le blé.
      - La truffe blanche d'Alba.
      - Le loup.
      - Le turbot.
      - L'agneau.
      - Le citron et les agrumes.
   - Tables des recettes.

20 euros (code de commande : 27155).

 

[FLEURUS - BATAILLE]. Bataille de Fleurus. Luxembourg - 1er Juillet 1690. Paris, Rapet, 1819.
Eau-forte de Bovinet fils (terminée par Bovinet père) d'après un dessin de Pierre Martinet extraite de l'ouvrage d'Auguste Jubé de La Pérelle : Le temple de la gloire, ou Les fastes militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours (en regard de la p. 167).
Dimensions :
   - Trait carré : 316 x 192 mm.
   - Cuvette : 368 x 244 mm.
   - Feuille : 395 x 278 mm.

Extrait de l'ouvrage de Jubé de La Pérelle :
   Le prince de Waldeçk s'était placé entre Nivelle et le Piéton : son armée était plus nombreuse en infanterie que celle des Français ; et elle occupait à Fleurus un poste avantageux, lorsque le maréchal arriva sur la Sambre. Il la passa, sans être inquiété, entre Namur et Charleroi, si ce n'est qu'un corps de cavalerie, détaché par le prince de Waldeck, avait été repoussé vigoureusement par la gendarmerie française, commandée par MM. de Gournay et de Chéladet.
   De part et d'autre, la nuit du 30 juin au 1er juillet avait été employée à se préparer au combat. Le maréchal de Luxembourg content des positions qu'il occupait, fit une reconnaissance, le 1er juillet, au point du jour, ordonna à ses bagages de repasser la Sambre, et à son artillerie d'avancer. Pendant la nuit, les Impériaux corrigèrent encore leurs positions. Leur droite se porta sur les hauteurs entre Hepignies et Waghée ; leur gauche, de Wagnée à St-Amand. Fleurus est devant eux, ils n'occupent point ce village, mais ils répandent de l'infanterie dans tous ceux de leur gauche et dans la Cense-aux-Moines. Leur artillerie était avantageusement placée sur les hauteurs : devant leur front étaient deux ruisseaux, l'un venant de Wagnée et l'autre dé Fleurus. On ne pouvait attaquer que leur gauche, c'est-à-dire, la tourner ; car elle avait aussi devant elle un ruisseau dont les rives étaient difficiles, et bordées de bonnes haies appuyées au château de St-Amand.
   L'armée française s'avança sur cinq colonnes, pour se ranger en bataille entre Velaine et Fleurus. Son artillerie, au centre, était flanquée de chaque côté d'une colonne de cavalerie et d'une ligne d'infanterie. À trois heures, les Français se déploient dans la plaine, se rangent en bataille. La cavalerie de leur aile gauche se forme la première, ayant sa droite devant le village de Fleurus ; l'infanterie vint ensuite, occupant le terrain entre l'aile gauche et Ligny : leur aile droite s'étendait de ce village à Boignies. L'infanterie est rangée sur six de hauteur, la cavalerie sur trois. Au centre des bataillons sont les piquiers : on conserve entre eux un intervalle égal à leur front. L'infanterie française devait marcher à l'ennemi sans tirer. Le maréchal de Luxembourg avait devant l'ennemi trente-quatre bataillons et quatre-vingts escadrons ; M. de Waldeck autant d'infanterie, mais moins de cavalerie.
   M. de Luxembourg apprit que M. de Waldeck n'avait placé aucun corps en observation, pour l'avertir des mouvemens des Français sur ses derrières. Connaissant le terrain, et voulant profiter des haies et des blés qui alors étaient très-hauts, il crut pouvoir tourner le prince par une route longue, il est vrai, mais où il ne pouvait être aperçu que fort tard. Si cette manœuvre réussissait, l'ennemi, attaqué en tête et en queue, se défendait mal, et était toujours obligé, pour se couvrir, de faire des mouvemens et des déplacemens de troupes, dangereux au moment d'un combat, où l'on pouvait être embarrassé de répondre à une attaque vigoureuse sur son front.
   Cependant cette manœuvre était aussi décisive que dangereuse. Le prince de Waldeck, ayant résolu de recevoir la bataille sur les hauteurs entre Hepignies et Wagnée, au lieu de s'avancer dans la plaine, profitait alors de tout l'avantage du feu d'une artillerie formidable, au moment ou les Français traversaient une plaine découverte, et où l'infanterie ne pouvait franchir les ruisseaux aussi vite et en aussi bon ordre que la cavalerie. Cette détermination était d'ailleurs conforme à l'irrésolution et au caractère du prince de Waldeck, qui balançait encore s'il devait se commettre à nombre et armes égales avec M. de Luxembourg. Le premier soin du maréchal avait été d'occuper sur son front le prince de Waldeck, pour lui dérober la connaissance du mouvement de la cavalerie de son aile droite. Six bataillons occupent Fleurus : la cavalerie de l'aile gauche avance des deux côtés de ce village ; elle se tient prête à charger au moment où le centre et la gauche donneraient. Les Français, en arrivant, essuient un feu violent ; pour y répondre, M. du Metz, commandant l'artillerie, fait placer trente pièces de canon couronnant les hauteurs au-dessus de Fleurus, jusqu'aux haies du village de St-Amand : cette artillerie marche à la tête des Français, jusqu'au moment où ils sont près de combattre.
   Tout annonçait une vigoureuse attaque sur le front. Le développement de forces aussi imposantes, devait faire croire que M. de Luxembourg y employait tous ses moyens. Cependant il avait laissé à ses lieutenans cette attaque directe, tandis qu'il marchait lui-même avec vivacité sur sa droite, avec le grand-prieur de Vendôme, traversait à Ligny le ruisseau d'Orme, s'avançait jusqu'à l'arbre des Trois-Burettes sur la grande chaussée. Sa cavalerie trouve alors un terrain marécageux : ce passage paraissait impraticable ; mais un curé assura au maréchal qu'on pouvait le passer. M. de Luxembourg promit à ce prêtre de le récompenser s'il lui disait la vérité, et de le faire pendre s'il le trompait. On passa, quoique avec de grandes difficultés ; et la cavalerie se rangea en bataille de l'autre côté. Occupé sur son front, M. de Waldeck eut connaissance fort tard du mouvement qui se faisait sur ses derrières. Dès qu'il s'en aperçoit, il marche vers ces troupes prêtes à l'envelopper, ordonne à sa seconde ligne de se former en bataille entre Wagnée et la cense de Chéseau, et il détache sa réserve pour soutenir tout ce corps. Le maréchal de Luxembourg donne la cavalerie de sa droite à conduire au duc du Maine, la gauche au duc de Choiseul ; place, dans leurs intervalles, trois bataillons et cinq canons ; remplit un grand vide qui se trouvait à sa gauche par neuf bataillons de la seconde ligne, qu'on étendit de la Cense-aux-Moines à Wagnée. On plaça devant eux trente pièces de canon. On attaque ainsi la cavalerie impériale ; elle est dissipée et rompue. L'infanterie dont elle est entremélée n'eut pas un meilleur sort : elle prend la fuite, on tombe sur elle ; elle est aussi dispersée ou détruite. En même temps, quelques baillons français sortent des haies de Wagnée pour se joindre à l'aile droite.
   Au moment où ce combat se livre, le centre et la gauche de l'armée de M. de Luxembourg traversent la plaine, attaquent l'infanterie hollandaise, s'avancent sur les hauteurs de Wangenies. Le feu de l'artillerie ennemie, bien placée et bien servie, fait perdre beaucoup de monde à la cavalerie française : M, de Gournay, son commandant, est tué. Celle de l'aile droite n'ose avancer ; l'infanterie ne peut la soutenir : le carnage est horrible. Beaucoup de corps français sont rompus, d'autres forcés de se retirer. M. de Waldeck, voyant sa supériorité de ce côté, détache de son aile droite la cavalerie de la seconde ligne, pour renforcer sa gauche qui était très-mal traitée. Le désordre était si grand, qu'il ne put profiter de son avantage sur le centre de l'armée française, où il se trouva beaucoup de corps qui, n'ayant pas été rompus, furent aussitôt rangés en bataille.
   Dans cette position, M. de Luxembourg ordonna au duc du Maine de remettre en bataille toute la cavalerie qu'il pourrait rencontrer, et de s'étendre pour déborder le front des troupes de Waldeck. Vainement les Impériaux et les Hollandais firent des efforts pour sortir des villages où M. de Luxembourg les avait repoussés : le maréchal fit alors avancer de nouveau son aile droite, pour décider la journée. M. de Waldeck aperçoit le commencement de ce mouvement ; il voit le centre et la gauche de l'armée française s'avancer ; il ordonne la retraite, qui s'exécute d'abord avec beaucoup de sang-froid et avec des décharges de mousqueterie très-régulières. M. de Tilladet, qui avait remplacé M. de Gournay, culbute quelques troupes laissées par le prince de Waldeck pour protéger sa retraite : ce mouvement rapide isole entièrement du corps de l'armée du prince de Waldeck, les bataillons qu'il avait placés dans les châteaux et les villages ; livrés à eux-mêmes, ces corps ne peuvent opposer une résistance dangereuse.
   Luxembourg les fait investir, sans les forcer. Quatorze bataillons ennemis, formant la gauche des Espagnols, se retiraient lentement et en bon ordre, ayant à leur droite et à leur gauche de la cavalerie. Craignant que l'armée ennemie ne se reformât autour de ce noyau, Luxembourg fit d'abord attaquer cette cavalerie : elle est chargée, culbutée, dissipée. L'infanterie se forme en carré. M. de Luxembourg pour épargner le carnage, lui envoya M. de Sehpy, l'un de ses aides-de-camp, pour la sommer de se rendre : ce qu'elle refuse avec beaucoup de hauteur. Il fallut l'attaquer, même avec du canon. Elle reçoit un premier choc avec vigueur ; mais quelques bataillons perdent du terrain dans une seconde charge : tout ce corps est dissous. Les soldats espagnols fuient dans les bois ; huit cents hommes, réfugiés dans une chapelle, sont faits prisonniers ; Alors Waldeck se retire sur Nivelle, et continue presque aussitôt sa retraite sur Bruxelles. Ses bataillons, bloqués dans les châteaux et les villages, se rendent le lendemain à discrétion.
   Cette bataille, qui avait commencé à six heures du matin, ne finit qu'à six heures du soir. Dans les charges qui se firent pour réduire l'infanterie, les Français perdirent beaucoup de monde. M. le duc du Maine, qui eut un cheval tué sous lui, vit périr à ses côtés plusieurs de ses gardes, M. de Genvril ou Janvry, l'un de ses aides-de-camp, et le comte de Jussac, premier gentilhomme de sa chambre, son ancien gouverneur, et qui l'avait été de M. le duc de Vendôme.
   M. de Gournay, lieutenant-général, M. de Vivant, maréchal-de-camp, plusieurs colonels, une grande quantité d'officiers et près de quatre mille Français, périrent sur le champ de bataille. Le jeune marquis de Villarceaux, capitaine-lieutenant des chevau-légers du dauphin, et auquel son père avait désiré, l'année précédente, que le roi accordât le cordon bleu qui lui était destiné, dut à cette décoration une mort malheureuse. Fait prisonnier, il montre sa plaque pour obtenir plus d'égards : les soldats se disputent à qui il doit appartenir, et ne pouvant s'accorder, ils le massacrent inhumainement.
   Mais la perte la plus sensible de cette grande journée fut la mort du lieutenant-général du Metz, commandant l'artillerie. C'était cet homme que la dauphine, qui avait elle-même une figure repoussante, s'avisa un jour de trouver laid. Louis XIV lui répondit que du Metz lui paraissait beau, parce qu'il était un des plus braves officiers de ses armées ; et en apprenant sa mort, le roi déclara qu'il aurait une grande difficulté à remplacer un aussi habile homme.
   Les ennemis perdirent plus de six mille des leurs, tués, outre sept mille soldats et neuf cents officiers qui furent faits prisonniers. On leur prit en outre cinquante pièces de canon, deux cents chariots remplis de munitions de guerre, cinq pontons, plusieurs paires de timbales, et deux cents drapeaux et étendards. Luxembourg, tout accoutumé qu'il était aux grands événemens et aux actions de vigueur, ne put s'empêcher de témoigner son admiration pour ce qu'il avait vu faire dans les deux armées : « Je me souviendrai, dit-il, de l'infanterie hollandaise ; mais j'espère que la cavalerie française ne sera jamais oubliée par M. de Waldeck. »
   Ce fut à cette bataille qu'un lieutenant-colonel, ne sachant comment animer son régiment très-mécontent d'être entré en campagne avant devoir été habillé, s'écria : « Mes amis, voici de quoi nous consoler, nous sommes en présence d'un régiment habillé de neuf : chargeons, et habillons-nous. »

40 euros (code de commande : 27142).

 

GORDON (Pierre) — Les religions des Primitifs. Préface de François Thual. Paris, Signatura, 2004. In-8° broché sous couverture rempliée, 128 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Au-delà de ce qui semble être un simple traité d'ethnologie (paru en 1953), au demeurant extrêmement fouillé et documenté, l'on perçoit très vite les idées typiquement gordoniennes, en particulier la mise en lumière de certains archétypes communs aux religions primitives : les rites de création (ou « diluviens »), les rites de mort et de résurrection, les rites d'initiation, le repas communiel, le totémisme, les tabous, etc..., idées qui ne sont rien moins que celles qui ont trait à la grande Tradition Primordiale « formant, nous dit dans sa préface François Thual (géopoliticien des religions), la trame unique de toutes les manifestations religieuses. Pierre Gordon fut, ajoute-t-il, un savant pour qui la connaissance de l'histoire des religions, la foi en Dieu et en la permanence du monde divin ne formaient qu'une seule et même réalité spirituelle.
   Lire ce livre, n'est pas seulement s'intéresser aux religions des peuples premiers, c'est aussi l'amorce d'une quête vers nos origines. »

15 euros (code de commande : 27172).

 

[HARMEL (Pierre)]. DUJARDIN (Vincent)Pierre Harmel. Biographie. 2e tirage. Bruxelles, Le Cri, 2004. Fort in-8° collé, 822 p., un cahier d'illustrations, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pierre Harmel a marqué de manière significative et durable la vie politique belge et internationale.
   Il n'a que 25 ans lorsque, jeune président de l'Association catholique de la Jeunesse belge, il condamne Léon Degrelle à la veille des élections de 1936. Docteur en droit de l'Université de Liège, sa Faculté le rappelle d'urgence, en juin 1945, alors qu'il se trouve aux armées comme volontaire. Député en 1946, son parti en fait un ministre dès 1950.
   Pierre Harmel joue un rôle déterminant durant les semaines qui précèdent le dénouement de la question royale. Il sera le seul homme politique à accompagner le roi Baudouin durant quarante-trois années. Le lecteur découvrira dès lors tout au long de cette biographie des informations inédites relatives au règne de son « ami » Baudouin : cohabitation avec Léopold III, indépendance du Congo, affaire Lumumba, relations avec Mobutu ou l'Espagne franquiste, construction de l'Europe, guerre froide, évolution institutionnelle du pays, guerre du Viêt-nam, etc.
   Pierre Harmel a par ailleurs été impliqué dans la plupart des dossiers importants : la question scolaire de 1950 à 1958, les grandes grèves de 1960-1961, le splitsing de Louvain...
   Ministre des Affaires étrangères (1966-1973), il est confronté au coup d'éclat du général de Gaulle au sein de l'OTAN et connaît son heure de gloire en apportant son efficace concours pour sortir de la crise, et en parcourant l'Europe de l'Est. Dans le même temps, il veille à faire avancer la construction de l'Europe...
   Grâce à de nombreuses archives belges et étrangères, des notes inédites des acteurs concernés, des déclarations et confidences surprenantes, ce livre jette un nouvel éclairage sur l'histoire de la Belgique et de l'Europe à travers la vie d'un homme d'État incontournable.

20 euros (code de commande : 27168).

 

[HOUDON (Jean-Antoine)]. ARNASON (H.H.)Jean-Antoine Houdon. Le plus grand sculpteur français du XVIIIe siècle. [Titre original : The Scultures of Houdoni.] Adapté en français par D. Ibazi et J.-Ph. Chenaux. Paris, Edita - Denoël, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, VIII, 289 p., très nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bel état.
Sur le rabat de la jaquette :
   Jean-Antoine Houdon (1741-1828) est l'un des plus grands sculpteurs du XVIIIe siècle. Son œuvre comprend de nombreux chefs-d'œuvre connus dans le monde entier, Diane, Apollon, Voltaire, L'Écorché et Saint Bruno, pour ne citer que les plus célèbres. Cependant, c'est peut-être principalement à la galerie de ses portraits qu'il doit sa renommée. La puissance d'observation et la beauté de ses personnifications fait en effet de lui le plus grand sculpteur-portraitiste de l'histoire. Il apparut, il est vrai, en un temps de profond bouleversement, où les « modèles » illustres ne marquèrent point. Tous – de Voltaire à Franklin, de Rousseau à Napoléon, de Diderot à Washington, de La Fayette à d'Alembert – lui doivent l'image « classique » que l'on a gardé d'eux, de sorte que la célébrité du portraitiste est indissociable de leur immense stature à l'aube des temps modernes.
   Le présent ouvrage est une étude critique rédigée par le principal spécialiste contemporain de Houdon. Elle vient à son heure pour contribuer à éclairer l'œuvre du grand artiste sujette – et pour cause – à plusieurs controverses, notamment en matière d'authenticité et d'identification.
   L'essai de Monsieur Arnason est complété par de nombreuses illustrations originales des œuvres du sculpteur et de détails révélateurs, dues pour une grande part à l'auteur lui-même.
   La bibliographie et la documentation que le lecteur trouvera en fin de volume font de ce livre un ouvrage capital pour l'étude de l'œuvre de Houdon. Il renseignera notamment le public francophone de façon exhaustive sur l'œuvre de Houdon en Amérique, qui marque l'un des sommets de sa carrière.

30 euros (code de commande : 27156).

 

HUBLARD (Émile) — À Mons, choses et autres. Illustrations de Henri Léonard. Mons, Leich, 1928. In-8° broché, XV, 168 p., un portrait hors texte de l'auteur, exemplaire numéroté (n° 821), couverture défraîchie.
Table des matières :
   - 
Notice bio-bibliographique sur l'auteur, par G. Jouret.
   - La société des soirées lyriques (1824-1826).
   - Sociétés badines et bouffonnes, facéties, supercheries, mystifications littéraires & archéologiques.
   - Un club jacobin à Mons (la Société des Amis de la Liberté & de l'Égalité).
   - Le Nouveau Testament de Mons (histoire d'un livre).
   - Coup d'œil sur Mons pendant le Ier empire.

20 euros (code de commande : 27176).

 

JAMMES (Francis)Clara d'Ellébeuse suivie de Almaïde d'Étremont et Pomme d'Anis. Préface de François Mauriac. Eau-forte originale de Michel Ciry. Paris, Sauret, 1958. In-8° broché sous étui d'éditeur, 254 p., (collection du « Grand Prix des Meilleurs Romans d'Amour », n° 4), un des 150 exemplaires H.C., en très bon état.
Extrait de la préface :
   Que les jeunes filles de Jammes : Clara d'Ellébeuse, Almaïde d'Étremont, Pomme d'Anis, aient été retenues par le jury des « plus beaux romans d'amour parus en France depuis 1870 », nous nous en réjouirions si elles revenaient, ces écolières, pour nous rappeler qu'un grand poète a vécu qui n'était pas du tout romancier et qui s'appelait Francis Jammes.
   « Ah ! oui, Clara d'Ellébeuse ! » Ainsi les gens nous interrompent si nous prononçons devant eux le nom de cet inspiré dont Léautaud disait, dans la notice de son anthologie fameuse les Poètes d'aujourd'hui : « James a rafraîchi de simplicité la poésie française... »
   Ce qu'il fut pour nous qui sortions de l'enfance, il l'était aussi pour nos aînés : pour Gide surtout. Je me rappelle le premier mot de Marcel Proust quand je lui fus présenté chez madame Alphonse Daudet : « Francis Jammes vous a dédié une jolie nouvelle ! » Les lettres que j'ai reçues de Proust, les dédicaces qu'il m'a adressées, y font presque toutes allusion. J'ai d'abord existé à ses yeux parce que j'étais un ami du poète qu'il aimait.
   Léon-Paul F argue reconnaissait-il sa dette à l'égard de Jammes ! Je l'ignore, comme j'ignore ce qu'en pense aujourd'hui Saint-John Perse. Mais du temps que Saint-John Perse était un jeune homme de dix-huit ans, aux larges yeux sombres, appelé Alexis Léger, et qu'il venait me voir dans ma chambre de Bordeaux, il me lisait du Claudel, et aussi du Jammes, avec son doux accent des Îles, qui supprimait les consonnes.
   C'est des Îles que, comme lui, nous reviennent Clara d'Ellébeuse, Almaïde, Pomme d'Anis, de ces Îles qui s'appelaient de l'angélus de l'aube à l'angélus du soir, le deuil des primevères, clairières dans le ciel. Sources de nos jeunes délices ! La pensée qu'il n en pourrait un jour subsister que ces profils de jeunes filles dessinés dans la marge me consterne. Je m'efforce de me persuader qu'après nous, longtemps encore, des yeux se fermeront à demi dans la torpeur de cette poésie, toute vibrante de grillons et de sauterelles.

25 euros (code de commande : 27169).

 

KÜHN (Herbert) — Die Vorgeschichtliche Kunst Deutschlands. Berlin, Im Propyläen, 1935. Grand in-8° sous reliure d'éditeur, 611 p., nombreuses illustrations in et hors texte dont quelques-unes en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Einleitung.
   - Die Altsteinzeit (Eiszeit). Etwa 20000-8000 v. Chr.
   - Die Mittelsteinzeit. Etwa 8000-um 2000 v. Chr.
   - Die Neusteinzeit. Um 2000-1600 v. Chr.
      - Die Kammkeramik.
      - Die Michelsberger Keramik.
      - Die Bandkeramik.
      - Die nordische Keramik.
      - Die Schnurkeramik.
      - Die Glockenbecherkultur.
      - Zusammenfassung und Chronologie.
   - Die Bronzezeit. 1600-750 v. Chr.
      - Der germanische Kreis.
      - Der illyrische Kreis.
      - Der keltische Kreis.
      - Der baltische Kreis.
   - Die Eisenzeit. 750 v. Chr. - 300 n. Chr.
      - Der germanische Kreis.
      - Der illyrische Kreis.
      - Der keltische Kreis.
      - Der baltische Kreis.
      - Das Skythische.
      - Das Römische.
   - Die Völkerwanderungszeit. 300-800 n. Chr.
      - Der germanische Kreis.
      - Der baltische Kreis.
      - Der slawische Kreis.
      - Das Hunnische.
   - Die Wikingerzeit. 800-1050 n. Chr.
   - Abbildungen.
      - Altsteinzeit.
      - Mittelsteinzeit.
      - Neusteinzeit.
         - Kammkeramischer Kreis.
         - Michelsberger Kreis.
         - Bandkeramischer Kreis.
         - Nordischer Kreis.
         - Schnurkeramischer Kreis.
         - Glockenbecher-Kreis.
      - Bronzezeit.
         - Germanischer Kreis.
         - Keltischer Kreis.
         - Illyrischer Kreis.
      - Eisenzeit.
         - Germanischer Kreis.
         - Illyrischer Kreis.
         - Keltischer Kreis.
         - Das Römische.
         - Das Skythische.
      - Völkerwanderungszeit.
         - Germanischer Kreis.
         - Baltischer Kreis.
         - Slawischer Kreis.
         - Das Hunnische.
      - Wikingerzeit.
      - Katalog der Abbildungen.
   - Literaturnachweis.
   - Zeittafeln.
   - Verzeichnis der karten.
   - Register.

15 euros (code de commande : 27154).

 

[LIBRI-BAGNANO (Giorgio)] — La Belgique et l'Europe, ou Précis des événemens, arrivés dans le royaume des Pays-Bas, pendant le periode de 1815-1831. Amsterdam, Gartman, 1832. [Amsterdam, / Chez les héritiers H. Gartman. MDCCCXXXII.] In-8° sous une modeste reliure demi-percaline de l'époque, XII, 319, [1 bl.] p.
Relié avec: La Belgique en 1830, ou Documens pour servir à l'histoire de son insurrection. Tomes I et II (complet). Paris, Delaunay, 1831.
[A Paris, / Chez Delaunay, libraire, / Au Palais-Royal. / 1831.] 4 (prospectus), [2 (faux-titre, mention d'imprimeur)], XV, [1 bl.], 265, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 4 (prospectus), [3 (faux-titre du tome II, mention d'imprimeur, titre)], 275, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Préface de l'éditeur pour le premier ouvrage :
   Les événemens de la Belgique depuis le 24 août 1830, et leur rapport avec les affaires générales de l'Europe ont tellement excité l'attention du public, que l'on peut facilement s'expliquer le grand nombre d'écrits qui sur ce sujet ont paru dans ces derniers temps. Mais en parcourant ces publications on devait regretter jusqu'ici de ne pas y trouver exposé l'opinion des Belges, amis de l'ordre légal. Leur main impartiale peut mieux que toute autre nous tracer les véritables causes des grands événemens qui tiennent depuis tant de mois l'Europe en suspens.
   L'écrit que nous venons de livrer à la presse, remplira, nous l'espérons, cette lacune. Les auteurs en sont Belges, mais il est indifférent au public de connaître leurs noms. Il suffira de savoir, qu'ils appartiennent à la classe d'hommes instruits et éclairés, et qu'à l'époque de la réunion de toutes les provinces des Pays-Bas, ils ont bien mérité de la patrie.
   Puisse cet ouvrage contribuer encore à éclairer les hommes d'état et les peuples de l'Europe, sur les véritables causes d'une révolution qui sera pendant long-tems le sujet des plus sérieuses réflexions !
Texte du prospectus du second ouvrage :
   Imperceptible à sa naissance, bruyante, désordonnée, incertaine dans son allure, arrogante dans le langage, maladroite, contradictoire, chétive dans les actes, et, malgré cela, toutefois devenue immense par les complications qui sont venues se grouper autour de son orbite, l'insurrection de la Belgique, est glorieuse et pure selon les uns, ignominieuse et abominable au dire des autres. Cette insurrection, dont on a tant parlé, qui a failli embraser l'Europe entière, et qui, en supposant que les Belges parviennent à se cramponner de leur mieux à un fantôme de définitif quelconque, tiendra pendant long-temps en suspens et en émoi peuples et potentats, n'a donné lieu jusqu'ici à tant de jugemens contradictoires, que par la seule raison qu'elle a été peu ou point étudiée : aussi, après neuf mois, n'est-elle encore bien connue nulle part, ni de personne.
   Depuis ces neuf mois que l'on contemple à l'envi et de partout l'insurrection de la Belgique, chose étrange, ni amis, ni ennemis, personne ne s'était donné la peine de la décrire d'une manière du moins méthodique et complète.
   Les vraies causes de cet interminable soulèvement sont demeurées pour ainsi dire enveloppées dans un épais nuage, par la raison que les faits en ont été singulièrement dénaturés.
   Le moment n'est point encore venu d'écrire l'histoire de cet événement mémorable, car pour cela, il convient, avant tout, de laisser refroidir les passions, même les passions honorables.
   Mais l'histoire a besoin de matériaux, et ceux-ci ne sauraient être trop tôt rassemblés : il faut, pour ainsi dire, les saisir sur place.
   L'ouvrage que nous annonçons au public offre cet inappréciable avantage : les Documents pour servir à l'histoire de l'insurrection de la Belgique en 1830 sont le fruit de recherches non moins assidues que consciencieuses. Chacun des deux volumes dont l'ouvrage se compose se rattache à l'une des deux principales divisions qu'indiquait assez, d'ailleurs, la nature même du sujet. Le premier est exclusivement, consacré au récit des faits : le second à la recherche des causes qui leur ont donné naissance, à l'examen des griefs du peuple belge et à celui des travaux diplomatiques.
   Quant aux faits, le lecteur peut compter qu'ils sont de la plus exacte vérité ; ce qui n'est pas commun dans un livre ; et cette auguste vérité, que tous les écrivains promettent, que tous les lecteurs prétendent aimer, finit par se retrouver dans bien peu d'ouvrages, et fort souvent par être du goût de bien peu de lecteurs. Mais aucune considération humaine ne saurait excuser l'écrivain d'avoir trahi sciemment la vérité, d'avoir dénaturé les faits ou passé sous silence les événemens, de les avoir présentés sous un faux jour. Ce serait de sa part un mensonge d'autant plus coupable, qu'il deviendrait le complice des nombreuses faussetés trop souvent, et sans appel, sanctionnées dans les pages de l'histoire, qui trompe ainsi ceux qui lui demandent des lumières.
   Les événemens se succèdent avec une telle rapidité, que nous avons jugé convenable de commencer cette publication par le second volume, réservé aux raisonnemens, parce que ceux-ci restent toujours les mêmes, tandis que, d'un jour à l'autre, il peut survenir de nouvelles complications : par cette précaution l'ouvrage n'en sera que plus complet.
   L'auteur se montre ardent ami de la liberté politique et religieuse, mais il a en horreur l'anarchie et tout ce qui pourrait, de près comme de loin, abandonner le pouvoir au caprice et à la brutalité des masses. Ami des doctrines vraiment libérales, il n'en redoute pas moins au plus haut degré les commotions populaires, , comme vient de l'écrire M. De Potter lui-même, dans l'espoir d'acquérir la liberté réelle, l'on risque momentanément et plus ou moins la fortune, l'existence, la réputation des individus qui y trempent, l'avenir du pays où elle (la révolution) a lieu, et qui pis est souvent la cause de la liberté elle-même.
Extrait de l'introduction de l'article de L'Avenir :
   
Un ouvrage sur les événemens d'un pays voisin et allié vient de paraître à Paris sous le titre de la Belgique en 1830 ou documens pour servir à l'histoire de son insurrection. Tout ce que la haine peut distiller de fiel, inventer de calomnies, se trouve répandu dans ces quelques pages avec une profusion d'invectives qui soulèvent le cœur de dégoût. Traîtres, voleurs, débauchés, lâches, que sais je ? tels sont représentés tous les hommes de la révolution belge, par le diffamateur réfugié, sous le voile commode, mais bien transparent de l'anonyme. Il n'est pas jusqu'aux femmes sur lesquelles le stipendiaire du roi Guillaume ne se plaise à déverser tout le venin qui le ronge. « On les a vues, nous assure t'il, en désignant parleur nom de jeunes personnes des meilleures familles de Bruxelles, on les a vues au sortir des orgies révolutionnaires, la torche d'une main, le poignard de l'autre guider leurs amans à l'incendie, exciter le peuple au pillage et déchiqueter les grenadiers hollandais prisonniers que les patriotes livraient à leur férocité. » En vérité l'univers ne se doutait pas de ces horreurs, et il fallait pour nous l'apprendre que M. le comte Libri de Bagnano, faussaire par récidive en écriture de commerce, et flétri en 1815, à Lyon, par la main du bourreau, se donnât la peine de signaler à l'indignation européenne un repaire de cannibales.
   À la première lecture de cette diatribe, nous étions bien résolus d'épargner à nos lecteurs l'analyse même des frénétiques sorties du forçât italien. Il est de ces productions que les convenances exilent dans le domaine de l'oubli, et si jamais livre appartient à cette catégorie, c'est bien celui dont un motif particulier nous engage à nous occuper un instant.
Bibliographie :
   - Le faussaire Libri-Bagnano, dans Articles de l'Avenir, t. VI, n° 310 - 22 août 1831, pp. 35-36.

L'ensemble : 90 euros (code de commande : 27153).

 

[LIÈGE]. Environs de Liège. 60... et quelques promenades faciles. 2e édition revue et enrichie de 6 cartes et plans. Bruxelles, Touring Club de Belgique, 1921. In-8 broché, 364 p., petit manque à la couverture sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   - Le T. C. B. au lecteur.
   - Préface de l'auteur.
   - Comment s'orienter à l'aide d'une montre.
   1. Oupeye, Hermée, Heure-le-Romain, Amry, Haccourt, Vivegnis.
   2. Oupeye, Hermalle-sous-Argenteau, Vivegnis.
   3. Vivegnis, Hermalle-sous-Argenteau, Visé, Argenteau, Cheratte, Wandre.
   4. L'Ile-aux-Osiers et l'Ile Monsin.
   5. Herstal, Chertal, le Hemlot, Hermalle, et retour.
   6. Vivegnis, Hermalle, Argenteau, Richelle, Dalhem, Saint-Rémi, Housse, Wandre.
   7. Wandre, Cheratte, Argenteau, Visé, Hermalle ou Haccourt, Vivegnis.
   8. Cheratte, Sartay, Saint-Rémi, Dalhem.
   9. Dalhem, la Tombe, Bombaye, Berneau, Visé.
   10. La vallée de la Belle, l'Abbaye du Val-Dieu, Julémont, Mortier, Blégny, Barchon.
   11. Dalhem, Mortroux, Mauhin, Julémont, Mortier, Blégny, Barchon.
   12. Dalhem, les Chenette, Saint-André, Mortier, etc.
   13. Cheratte-Hauteurs.
   14. Barchon, Blégny, Mortier, Saint-Rémi, Sarolay.
   15. Barchori,Troisfontaines, Bolland, Cerexhe.Mélen, Fléron.
   16. Barchon, Trois£ontaines, Bolland Noblehaye, Herve, Maison-Brûlée, Soumagne, Ayeneux,.la Clef.
   17. La Xhavée, Rabozée, Barchon, Heuseux, Cerexhe, Retinne.
   18. Jupille, Bellaire, Saive, Barchon,Tignée, Évegnée, Retinne.
   19. Les Moulins-sous-Fléron, Fléron.
   20. Fléron, Retinne, Mélen, Cerexhe, Heuseux, Barchon.
   21 Fléron, Retinne, Évegnée, Tignée, Barchon.
   22. Fléron, Retinne, Évegnée, Saive, Cahorday, Rabozée.
   23. La Clef, Micheroux, la Maladrerie, la Bouxhe, Herve, Soumagne, Ayeneux.
   24. Ayeneux, Fond-de-Gottes, Soumagne, Hubert-Fays, Herve, la Bouxhe, Micheroux, la Clef.
   25. Ayeneux, Soumagne, Olne, Vaux-sous-Olne, Nessonvaux, Fraipont, Trooz.
   26. Ayeneux, Saint-Hadelin, Forêt, Prayon.
   27. Fléron, les Fonds-de-Forêt, Prayon.
   28. Romsée, Bouny, la Rochette.
   29. Chênée, Vaux-sous-Chèvremont, Hauster, la Rochette.
   30. Vaux-sous-Chèvremont, Chèvremont, Romsée, Fléron.
   31. La Rochelle, Bouny, Romsée, Beyne.
   32. Les Fonds-de-Forêt, les Heez, Fléron.
   33. Forêt, Sainl-Hadelin, Ayeneux.
   34. Trooz, Géliveaux, Fraiponl, la Croix-Henrard, Andoumont, les Forges.
   35. La Croix-Henrard, Banneux, Tancrémont, Pepirister, les Mazures, Trasenster, Fraipont, Trooz.
   36. Trooz, Banneux, Wislez, Theux, Mont, Banway, Louveigné, les Forges, Trooz.
   37. Les Rys-de-Mosbeux, les Forges, Stinval, Louveigné, la Haute-Folie, Cornemont, Blindeff, la Fereuse, les Forges.
   38. Les Rys-de-Mosbeux, les Forges, le Thier-des-Forges, la Croix-Michel, Beaufays, Ninâne.
   39. Le Trooz, Péry, Beaufays, les Cours, Embourg, Chénée.
   40. Beaufays, Sur-Cortils, Tilff, Sainval. Sauheid, Chénée.
   41. Chaudfonlaine, Ninâne, Beaufays, Hayen, Méry, Tilff, Slreupas.
   42. Le Fond-des-Cris, Embourg, Chénée.
   43. Le Fond-des-Cris, les bois d'Oblustène, Tilff, le Sart-Tilman, Angleur.
   44. Embourg, Les Cours, Beaufays, Péry, Trooz.
   45. Sauheid, Sainval, Sur-Cortils, le vallon de la Chabresse, Tilff.
   46. Sauheid, Sainval, Tilff, Méry, Hayen, Beaufays.
   47. Angleur, Streupas, Colonster, Tilff, Méry, Esneux, Rosière, la Roche-aux-Faucons, la Famelette, le Sart-Tilman.
   48. Tilff, Méry, Hony, Nomonl, La Roche-aux-Faucons, Beauregard, les Gonhis, les Boncelles, Seraing.
   49. Angleur, le Sart-Tilman, Tilff.
   50. Angleur, le Sart-Tilman, Famelette, Nomonl, la Roche-aux-Faucons, Rosière, Martin, Esneux, Méry, Tilff.
   51. Kinkempois, le Sart-Tilman, Beauregard, Plainevaux, La Vecquée.
   52. Kinkempois, Renory, le Sart-Tilman, la Croix-Bleue, la Croix-Saint-Hubert, Ougrée.
   53. Ougrée, la Croix-Saint-Hubert, les Boncelles, la Vecquée.
   54. La Vecquée, Plainevaux, Hoûte-Si-Ploût, Martin, Slrivay, Plainevaux.
   55. La Vecquée, Plainevaux, Beauregard, la Croix-Bleue, le Sart-Tilman.
   56. Les Communaux, Rotheux, Hoûte-Si-Ploût, Plainevaux.
   57. Seraing, le Val-Saint-Lambert, Ivoz, la Neuville, Sept-Fawes, Rotheux, Heyd, Plainevaux.
   58. Ivoz, Ramet, Ramioule, Engis, Engihoule, Chockier, Flémalle.
   59. Chockier, Engis, Ramioule, Ramet, Ivoz, le Val.
   60. Chockier, Engis, Engihoule, la Neuville, Ivoz.
   61. Chockier, les Awirs, la Gleixhe, Hozémont.
   62. Les Flémalle, les Trixhes, les Caholtes, les Awirs, Engis, Chockier.
   63. Jemeppe, Mons, Hollogne-aux-Pierres, Bierset, Awans, Loncin.
   64. Heure-le-Tixhe, Russon, Koninxheim, Tongres.
   65. Tongres, Berg, Sluse, Glons, Brus, Fexhe, Slins, Liers, Voroux, Rocour.
   66. Freeren, Nederheim, Mall, Sluse, Boirs, Roclenge, Bassenge.
   67. La chaussée Brunehault, Vottem, Liers, Villers-Saint-Siméon, Paifve, Wihogne.
   68. Roclenge, Bassenge, Wonck, Eben, Hallembaye, Haccourt, Vivegnis.
   - Index.

13 euros (code de commande : 27173 - vendu).

 

Livres de paroles. Torah, Bible, Coran. Sous la direction d'Annie Berthier et d'Anne Zali. Paris, Bibliothèque Nationale de France, 2005. Grand in-8° broché, 231 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque Nationale de France (site François-Mitterrand), à Paris, du 9 novembre 2005 au 30 avril 2006.
En quatrième de couverture :
   Torah, Bible, Coran : revenir aux textes, ouvrir les livres, entendre les paroles, reconstituer l'aventure de la naissance et de la transmission des écrits fondateurs des trois monothéismes, c'est ce que proposent ici chercheurs, historiens et conservateurs venus d'horizons très divers, découvrant à travers la matérialité irrégulière des supports – papyrus, pierre, parchemin ou papier – la passion qui anima une chaîne ininterrompue d'acteurs souvent discrets, parfois illustres, qui ont assuré de générations en générations la transmission de ces livres de Parole : scribes, copiste, enlumineurs et typographes, mais aussi traducteurs et commentateurs.
   Bibles hébraïques décorées de micrographie, manuscrits hébreux célébrant la sortie d'Égypte ou précieux fragments de la mer Morte, fragiles feuillets millénaires d'une Épître de saint Paul ou évangéliaires chrétiens sur parchemin sertis dans de somptueuses reliures d'orfèvrerie, bibles illustrées du Moyen Âge qui inventent l'art du récit par l'image, performances typographiques des bibles polyglottes des Temps nouveaux, indépassable chef-d'œuvre de Gutenberg ou vigoureux monument de Luther, fragments du Coran, parmi les plus anciens conservés, vibrantes calligraphies des manuscrits coraniques ou splendeurs des représentations persanes, foisonnement de l'imagerie populaire offerte à la dévotion ou austères grammaires hébraïques dédiées à l'étude, tous les documents rassemblés dans cette exposition, qu'ils proviennent des collections de la Bibliothèque ou qu'il s'agisse de prêts exceptionnels, tous relèvent « à la fois de l'histoire et de la croyance, mais aussi de l'art et de la mémoire », comme le rappelle Dominique Borne dans son introduction : « Il faut tenir en gerbe les mille et une lectures : historique, rationnelle, poétique, symbolique, religieuse, mystique, communautaire. Les Livres ouverts introduisent le dialogue entre l'homme et son au-delà – que cet au-delà soit une transcendance de l'ordre du sacré ou une intériorité sans référence au divin. »
   La Bibliothèque nationale de France contribue ici à sa manière aux débats de la cité sur le fait religieux en invitant chacun à l'indispensable fréquentation des sources.
Table des matières :
   - Préface, par Jean-Noël Jeanneney.
   - À Livres ouverts, par Dominique Borne.
   - La naissance des monothéismes, par Anne Zali.
      - La révolution monothéiste et son contexte, par Pierre Bordreuil.
      - Chronologie.
      - Carte des principaux lieux géographiques cités.
      - La Parole au risque de l'écriture, par Anne Zali.
      - Naissance du judaïsme, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Naissance du christianisme, par Anne Zali.
      - Naissance de l'islam, par Annie Vernay-Nouri.
      - Singulier, pluriel : les langues de la révélation, par Annie Berthier.
   - Les textes fondateurs du judaïsme : Torah et Talmud, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Les livres dans la tradition juive, par Marc-Alain Ouaknin.
      - Quelques règles d'écriture fondamentales, par Marc-Alain Ouaknin.
      - Fidélité au texte, sacralité de la transmission, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Autres versions : Pentateuque samaritain, Bible éthiopienne, par Annie Berthier.
      - Loi écrite, Loi orale, par Anne Zali et Laurent Héricher.
Anatomie d'une page
Laurent Héricher
      - Usages savants, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Usages croyants, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Usages talismaniques, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Usages ésotériques, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Le texte et l'image, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Des pages de lumière, de contemplation, par Suzy Sitbon.
      - Voyages, langues et pays, par Anne Zali et Laurent Héricher.
      - Heurts et bonheurs des rencontres, par Anne Zali et Laurent Héricher.
   - Le christianisme : filiations et ruptures, par Anne Zali.
      - Les textes fondateurs du christianisme, par Joseph Moingt.
      - La place du païen dans l'Antiquité chrétienne, par Christian Förstel.
      - La tradition grecque, par Annie Berthier et Christian Förstel.
      - La tradition latine, par Annie Berthier et Anne Zali.
      - Les Métamorphoses d'Ovide ou la Bible des païens, par Marie-Hélène Tesnière.
      - Les versions orientales et les apocryphes, par Annie Berthier.
      - La fidélité des copistes, par Anne Zali.
      - Les traductions en langues nationales : un enjeu fort, par Annie Berthier.
      - Les christianismes orientaux, par Jean-Pierre Mahé.
      - Imprimerie, humanisme, Réforme. Les bouleversements de la modernité, par Anne Zali.
      - La diffusion planétaire, par Annie Berthier, Geneviève Voitel et Anne Zali.
      - Usages savants, par Anne Zali.
      - Apprentissages et usages croyants, par Anne Zali.
      - Le rapport à l'image, par Anne Zali.
      - Figures de l'infigurable : l'Annonciation selon Poussin, par Dominique Ponnau.
   - Les textes fondateurs de l'islam : Coran et Sunna, par Annie Vernay-Nouri.
      - Les débuts de la transmission écrite, par François Déroche.
      - Les textes fondateurs de l'islam, par Annie Vernay-Nouri.
      - Les cinq piliers de l'islam, par Annie Vernay-Nouri.
      - Tradition manuscrite et calligraphie, par Annie Vernay-Nouri.
      - Une difficile adoption de l'imprimerie, par Annie Vernay-Nouri.
      - Une diffusion à travers le monde, par Annie Vernay-Nouri.
      - La question de la traduction, par Annie Vernay-Nouri.
      - Les sciences religieuses pour forger la Loi, par Annie Vernay-Nouri.
      - Des schismes dans l'islam, par Annie Vernay-Nouri.
      - Usages croyants, par Annie Vernay-Nouri.
      - Usages talismaniques et mystiques, par Annie Vernay-Nouri.
      - Usages talismaniques du Coran, par Anne Regourd.
      - Un interdit de la représentation dans l'islam ?, par Annie Vernay-Nouri.
      - Les personnages bibliques dans la tradition musulmane : récits et représentations, par Annie Vernay-Nouri.
      - La tradition des Sept Dormants d'Éphèse. Variations chrétienne et musulmane autour de la Résurrection, par Anne Zali.
   - Rencontres, heurts et bonheurs, par Anne Zali.
      - Mange le livre, par OdonVallet.
      - Autour du puits, par Armand Abécassis.
      - Le Coran comme mythe, par Abdelwahab Meddeb.
   - Annexes.
      - Glossaire.
      - Bibliographie.
      - Liste par cotes des pièces décrites dans le catalogue.
      - Liste des auteurs.

28 euros (code de commande : 27152 - vendu).

 

[LOUIS DE BAVIÈRE]. MONTIGNY (Caroline de) — Choix de poésies de S. M. le roi Louis de Bavière ; imitées en vers par Mme Caroline de Montigny. Liège, Sartorius-Delaveux, 1830. [Liége, / J. de Sartorius-Delaveux, Imp-Lib., / rue Souverain-Pont, N° 319. / En commission chez J. P. Bachem, / A Cologne. / 1830.] In-8° broché sous une couverture muette d'époque, 64 p., rousseurs.
   Comme l'indique la mention imprimée au dos du faux-titre, ce volume a été imprimé par J. de Sartorius-Delaveux ; une édition, en tous points semblable, à l'adresse de Tarlier, à Bruxelles, la même année, porte la même mention d'imprimeur.

20 euros (code de commande : 27138).

 

[LOUIS DE FRANCE, dauphin du Viennois]. LOMÉNIE (Charles de) — Oraison funèbre de très-haut, très-puissant et excellent Prince Monseigneur Louis, Dauphin ; Prononcée dans l'Église de Paris le premier Mars 1766, par Messire Charles de Lomenie de Brienne, Archevêque de Toulouse. Paris, Herissant, 1766. [A Paris, / De l'Imprimerie de Herissant Père, Imprimeur du Cabinet du Roi, / Chez Herissant Fils, Libraire, rue saint Jacques. / M. DCC. LXVI. / Avec approbation et permission.] In-4° (200 x 255 mm.) sous son brochage d'attente de papier marbré d'époque, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (page de titre avec une vignette de Cochin fils gravée par Prevost)], [1 bl.], 37, [3 bl.] p., un bandeau de Cochin fils gravé par Baquoy, quelques rousseurs.
   Étienne-Charles Loménie de Brienne (1727-1794), fut évêque de Condom en 1760 puis archevêque de Toulouse en 1763. Il entra à l'Académie française en 1770.
   Proche des encyclopédistes, il fut contrôleur général des finances en 1787-1788 puis devint archevêque de Sens puis cardinal. Après un séjour de deux ans à Rome, il revint en France et y prêta le serment constitutionnel.
Bibliographie :
   - Cohen (Henry), Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle (5e éd.), col. 431-432.


La gravure de Baquoy d'après Cochin.

25 euros (code de commande : 27137).

 

MEIRSSCHAUT (Pol.)Les sculptures de plein air à Bruxelles. Guide explicatif. 121 photogravures. Bruxelles, Bruylant, 1900. In-8° sous plein simili moderne, dos muet à 5 nerfs, couverture conservée, [16], 206 p., nombreuses illustrations, peu courant.
Table des matières :
   - Avertissement.
   - Avant-propos.
   - Principales sources.
   I. Le Parc.
   II. Palais des Académies - Palais du Roi - Fontaine De Brouckere.
   III. Place du Musée - Palais du Comte de Flandre.
   IV. Palais des Beaux-Arts - Conservatoire royal de musique - Palais de Justice - Place Jean Jacobs - Avenue de la Toison d'Or.
   V. Petit Sablon - Grand Sablon - Statue de Gendebien - Université libre.
   VI. Église Saint-Jacques - Statue de Godefroid de Bouillon - Rue Royale - Statue Belliard - Palais de la Nation.
   VII. Église Sainte-Gudule - Banque Nationale - Colonne du Congrès - Monument Rogier - Statue d'André Vésale.
   VIII. Grand'Place.
   IX. Hôtel de ville - Maison du Roi.
   X. Place des Martyrs - Galerie du Commerce - Rue du Marais - Hôtel des Postes et Télégraphes - Théâtre royal de la Monnaie - Galeries Saint-Hubert - Galerie Bortier - Rue de la Madeleine.
   XI. Boulevard du Nord - Monument Anspach - Boulevard Anspach - La Bourse - Monument Orts - Statue d'Anneessens - Monument Rouppe.
   XII. Gare du Midi - Cité Fontainas - École primaire - Église de la Chapelle - Manneken-pis - Le Cracheur - Halles centrales - Monument Van Helmont - Église du Béguinage - Théâtre flamand - L'Alhambra - Bureaux de la Cie belge du Téléphone - Théâtre des Nouveautés - Église du Finisterre - Gare du Nord.
   XIII. Jardin botanique.
   XIV. Monument Frère-Orban - Église Saint-Joseph - Rue Montoyer - Place de l'Industrie - Rue de la loi -Le Parc Léopold - Le Parc du Cinquantenaire - Le Quartier Nord-Est - Rue André Van Hasselt - Monument Houwaert.
   XV. Monument Cockerill - Monument Wiertz - Église Saint-Boniface - Halles d'Ixelles - Place communale d'Ixelles - Monument Charles De Coster - La Mort d'Ompdrailles - Le Dompteur de chevaux - L'Esclave repris par les chiens - École Militaire - Saint Gilles - Rue Faider - Barrière.
   XVI. Hôtel Léon de Somzée - Hôtel de ville de Schaerbeek - Molenbeek-Saint-Jean : Hospice et École communale - École moyenne de Laeken - Parc de Laeken - Gare privée du Roi - Château Royal - Monument de Léopold Ier.
   - Index alphabétique.
   - Errata.

25 euros (code de commande : 27174 - vendu).

 

MILLER (Henry) — Jours tranquilles à Brooklyn. Nouvelles. Paris, Playboy - Filipacchi, 1978. In-8° broché, 92 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Les plus grands auteurs contemporains ont écrit pour le magazine Playboy. Mais la presse étant fugitive, leurs petits chefs-d'œuvre ont été fixés dans cette collection qui perpétue le plaisir de les lire.
   
Ce recueil présente au public français des aspects peu connus de la vie et de l'œuvre de Henry Miller. Jours tranquilles à Brooklyn [traduit par Henriette Nizan], qui donne son nom au recueil, montre un galopin grandissant – un peu vite – dans un univers de saloons, funeral parlors et de blanchisseries chinoises.
   Dans Insomnie [traduit par Georges Belmont], on découvre le personnage inattendu d'un Miller amoureux... à soixante-dix ans.
   Dans Le Pétard contre la bombe [traduit par Jean-Pierre Cerquant], il semble revenu de tout, même de son dernier amour. Il jette sur le monde un regard à la fois brillant et serein, et, plus que jamais, scandaleux.

10 euros (code de commande : 27136).

 

MINARD VAN HOOREBEKE (l.) — Description de méreaux et autres objets anciens des gildes et corps de métiers, églises, etc par L. Minard-Van Hoorebeke. Tome I. Monographies des gildes et corps de métiers de la ville de Gand - Beschrijvingen van de gilden en neringen der stad Gent. Tome II. Méreaux et plombs des Pays-Bas - Noord-Nederlandsche gildepenningen presentie-, kerk- & armloodjes van de XVe tot de XVIIIe eeuw. Tome III. Méreaux et plombs de Braband et de Flandre - Brabandsche & Vlaamsche gildepenningen presentie-, kerk- & armloodjes van de XVe tot de WXVIIIe eeuw. Gand, Van Doosselaere, 1877- 1878-1879. [Gand / Imprimerie de I. S. Van Doosselaere, Rue de Bruges / 1877 - 1878 - 1879] Trois tomes en deux volumes in-4° demi-veau brun d'époque, dos muets à 5 nerfs, t. I : XVI (dont le titre-frontispice), 404 p., nombreuses illustrations dans le texte et un planche hors texte, t. II : 268 p., nombreuses illustrations dans le texte, t. III :239, [1] p., nombreuses illustrations dans le texte, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire sur papier vergé en bon état, malgré quelques rousseurs, de ce rare ouvrage dont le tirage a été limité à cinq cents.
Préface :
   Lorsque nous publiâmes en 1866 le Recueil des Antiquités et Curiosités du XIIIe au XVIIIe siècle, formant notre Collection, nous eûmes l'idée de faire suivre cet ouvrage d'une description spéciale des méreaux provenant des gildes, des métiers et de la bienfaisance dans les Pays-Bas. Ce projet reçoit aujourd'hui son exécution.
   Dans le dessein de perpétuer le souvenir de ces objets, ainfi que celui d'un grand nombre de chartes et de privilèges, réunis pour la plupart dans notre Musée, nous avons fait reproduire par la gravure et par la typographie ces restes d'un autre âge, que le temps dispersera ou détruira peut-être, sans respect pour les peines et les frais qu'il a fallu pour les rassembler.
   Nous avons traité chaque corporation séparément, en adoptant pour règle d'ordre l'article 69 de la Concession Caroline de Charles-Quint, publiée le 30 avril 1540. En même temps que nous donnons la reproduction des insignes, des torchères, des méreaux et autres objets, nous publions un texte français et néerlandais, dans lequel on trouvera en partie l'histoire, les usages, les privilèges et les règlements des gildes et corps de métiers.
   Cette publication n'a pas été sans nous obliger à des dépenses considérables ; toutefois, nous nous croirons suffisamment récompensé si elle est accueillie avec bienveillance et présente quelque utilité à ceux qui voudront s'occuper d'une manière plus complète des corporations anciennes.
   En terminant nous tenons à déclarer que nous éditons ce travail fans aucune prétention littéraire ; nous n'avons d'autre mérite que celui d'avoir collectionné et réuni les monuments épars, relatifs aux gildes et corps de métiers dont les actes ont rehaussé la gloire de nos communes.

      
Titres-frontispices des tomes I, II et III.

Note à propos de cette édition :
   La présente édition, en trois volumes, de la « Description de Méreaux et Jetons de présence, etc. des Gildes et Corps de Métiers, Eglises etc., » par L. Minard-Van Hoorebeke, a été achevée d'imprimer le 30 mai 1879 par I. S. Van Dooselaere, aux frais de Madame Veuve L. Minard, née Marie Van Hoorebeke.
   L'imprimeur s'est efforcé de respecter les indications que l'auteur lui avait données, quelque temps avant sa mort, tant pour la disposition des deux textes, flamand et français, que pour le choix des caractères, etc.
   L'ouvrage a été tiré à cinq cents exemplaires, dont quatre cents sur papier spécial, imitant l'ancien papier vergé, et cent sur papier d'une pâte supérieure et plus épais, le tout sortant des usines de E. L. Godin et Fils à Huy.
   Les dessins ont été faits sur bois, d'après les originaux, par P. Allaert, dessinateur à Gand.
   La xylographie en a été exécutée par E. Vermorcken, professeur de gravure à l'Académie Royale de peinture à Anvers.
   Les fenêtres à volets, avec serrures et charnières, figurées au tome Ier, pages 301-308, relatives au métier des Forgerons de la ville de Gand, ont été gravées sur cuivre d'après les originaux, qui se trouvent au Musée Minard, par De Poerck, artiste gantois, demeurant à Bruxelles. Comme nouveauté et afin de pouvoir tirer ces planches à la presse typographique mécanique, l'imprimeur les a fait reproduire au moyen de la gravure chimique en relief.
   Les frais de copie, de dessin, de gravure et d'impression de cet important travail se sont élevés à environ quarante mille francs.

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 27140).

 

[MONS]. Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Mons. Wavre, Mardaga, 2011. Fort in-4° sous cartonnage d'éditeur, 454 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Communes de Mons.
      - L'ensemble du territoire.
      - Ciply.
      - Cuesmes.
      - Flénu.
      - Ghislage.
      - Ghlin.
      - Harmignies.
      - Harveng.
      - Havré.
      - Hyon.
      - Jemappes.
      - Maisières.
      - Mesvin.
      - Mons.
      - Nimy.
      - Nouvelles.
      - Obourg.
      - Saint-Denis.
      - Saint-Symphorien.
      - Spiennes.
      - Villers-Saint-Ghislain.
   - Annexes (dont la tables des noms de rue).

50 euros (code de commande : 27158).

 

PERGAUD (Louis) — La revanche du corbeau. Nouvelles histoires de bêtes. Dessins sur pierre et ornements de Roger Reboussin. Bois gravés par J.-J. Dufour. Paris, Le Goupy, 1925. In-8° broché sous une couverture rempliée, 192 p., 81 illustrations (1 portrait de l'auteur en frontispice, 1 vignette de titre, 8 illustrations de tête de chapitre, 13 illustrations à pleine page, 1 illustration à la table et 57 petites vignettes et culs-de-lampe), exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma (n° 242), en très bel état.
Ce volume contient :
   - La revanche du corbeau.
   - L'exécution du traître.
   - La guigne de Chantegrave.
   - Maupattu le paria.
   - Le châtiment du pillard.
   - Le Murger de la la guerre.
   - L'héroïsme de Jacquot.
   - Une nuit terrible.

 

   
Portrait de l'auteur en frontispice et illustration pour La revanche du corbeau (p. 151).

50 euros (code de commande : 27133).

 

[PERIN (François)]. GHEUDE (Jules)François Perin, écrits et mémoires. Gerpinnes, Quorum, 1998. In-8° collé, 433 p.
En quatrième de couverture :
   Refusant toute laisse de parti et tout dogme, François Perin évolue en homme libre et indépendant, le regard tourné vers la France.
   Avec son verbe étincelant et sa plume alerte, il assène les « vérités insupportables », celles qui permettent de réaliser que le combat pour les libertés fondamentales n'est jamais achevé.
   Après avoir, en constitutionnaliste subtil, orienté de façon décisive la réforme de l'État belge, il se plaît depuis lors à nous livrer ses réflexions sur la société, les philosophies et les religions.
   Et l'on découvre que l'ex-enfant terrible de la politique belge – il démissionna de la fonction ministérielle en 1976 et claqua la porte du Sénat en 1980 – aime à fréquenter les divinités de l'antiquité gréco-romaine, de même qu'Épicure et Bouddha.
   Il y a du Voltaire chez cet Européen visionnaire qui, non sans causticité et impertinence, fustige les dérives du système, démythifie « l'insupportable prétention doctrinale intellectuelle » et traque impitoyablement les concepts surannés.
   Itinéraire politique, intellectuel et spirituel d'un anticonformiste qui apporte la preuve que « l'imagination créatrice n'a pas dit son dernier mot. »
   Né en 1946, Jules Gheude fut attaché de cabinet de François Perin, ministre de la Réforme des Institutions, de 1974 à 1976. Aujourd'hui, il dirige le Département « Europe occidentale » au Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française de Belgique.
En 1981, il consacra à François Perin un premier essai sous le titre Espoirs et désillusions d'un non-conformiste. Il nous en donne ici une version enrichie et mise à jour, au départ d'une documentation exceptionnelle qui contient notamment les archives personnelles de François Perin.

12 euros (code de commande : 27134).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Commonwealth War Graves Commission. Fifty-Eight Annual Report. Reading, The Commonwealth War Graves Commission, 1977. In-8° agrafé, 39 p., illustrations en noir et en couleurs.
À propos de la Commission :
   The Commonwealth War Graves Commission was established by Royal Charter of 21 May 1917, the provisions of whichare now amended and extended by a Supplemental Charter of 8 June 1964. Its duties are to mark and maintain the graves of the members of the forces of the Commonwealth who died in the two World Wars, to build memorials to the dead whose graves are unknown and to keep records and registers.
   The work was founded upon principles which have remained unaltered : that each of the dead should be commemorated individually by name either on the headstone on the grave, or by an inscription on a memorial; that the headstones and memorials should be permanent; that the headstones should be uniform and that there should be no distinction made on account of military or civil rank, race or creed.
   The whole cost of the work is shared by the partner governments – United Kingdom, Canada, Australia, New Zealand, South Africa, India and Pakistan – in the proportion of the numbers of their graves.

5 euros (code de commande : 27147).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. The Poppy and the Owl. N° 22 - November 1997. The Journal of the Friends of the Liddle Collection. Leeds, University of Leeds, 1997. In-4° collé, 100 p, illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Editorial.
   - Today's International Problems, Yesteryear's History, par Imanuel Geiss.
   - Strategic Theories of Air Warfare, 1914-18, par John Gooch.
   - Tahiti and the First World War, par Hugh Cecil.
   - Lieutenant Robert Peel Ross RN and the Christmas 1914 Cuxhaven Raid, par Harry Clark.
   - The British Soldier on the Somme : Part II, par Peter Liddle.
   - Haig and Allenby, par John Hussey.
   - The Cameronians, par Cliff Pettit.
   - Wartime Christmases, 1914-1918, par Matthew Richardson.
   - A Nurse gains Experience in Wartime : the tape-recorded recollections of Margaret Rankine.
   - The Work of Two Amateur War Historians, par Richard Campbell Begg and John Larder.
   - The Home Guard, par David Hay.
   - The Training of Dogs for War Service, 1914-18, par Alison Schwalm.
   - The Military Cross, par Kevin Kelly.
   - The Scots at War Trust, par Diana Henderson.
   - Accrington Public Library's First World War Book Collection, par Helen Barrett.
   - The Launch of Passchendaele in Perspective, par Peter Liddle.
   - No Cause to Mourn ?, par John Maguire.

6 euros (code de commande : 27145).

 

PROPERCE — Élégies de Properce. Traduction de C. L. Mollevaut. Paris, Arthus Bertrand, 1816.
Relié avec :
MOLLEVAUT (Charles-Louis) — Élégies de C. L. Mollevaut. Paris, Arthus Bertrand, 1816. Deux ouvrages en un volume in-12 demi-basane mouchetée à coins, dos lisse, pièce de titre, volume I : VI, 196 p., une gravure de Langlois d'après un dessin de Chasselat en frontispice, édition bilingue (latin - français), volume II : 162 p., portrait de l'auteur gravé par Delvaux d'après un dessin de Chasselat en frontispice, ex-libris manuscrit de Théophile Massart à la page de titre du premier volume.

   Le Théophile Massart (1840-1904) qui laissa sa marque sur les pages de titre de ces Poésies, n'est autre que le célèbre militant socialiste de la Première Internationale qui fut, notamment, l'un des fondateurs, dans la région du Centre, de la coopérative Le Progrès, d'associations mutuellistes et de la première Maison du Peuple ouverte à Jolimont.

15 euros (code de commande : 27135).

 

RABAN MAUR Louanges de la sainte Croix. [De laudibus sanctae crucis.] Traduit du latin, annoté et présenté par Michel Perrin. Paris -Amiens, Berg International - Trois Cailloux, 1988. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 245 p. illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Image et le Mot »), exemplaire numéroté (n° 30) en bel état de cet ouvrage peu courant.
Sur la jaquette :
   Au IXe siècle, un jeune moine de l'abbaye de Fulda eut l'idée de construire une série cohérente de poèmes figurés à la gloire de la Croix.
   Il s'inspirait de modèles hérités de l'Antiquité, mais il les dépassa d'emblée par l'ampleur de son projet : vingt-huit grilles poétiques, comme autant de variations sur un même thème. Cet ensemble ne fut jamais égalé ni même approché dans les siècles suivants, et l'œuvre de Raban Maur devint une référence du genre.
   Jeux sur les nombres, sur les couleurs, sur les formes ; entrelacement des figures, de leur sens et des multiples textes qu'elles contiennent, le livre des Louanges de la sainte Croix représente tout cela.
   Il se dégage à sa lecture une étrange saveur, à la fois carolingienne et pré-moderne où texte (vers et prose) image et théologie, fusionnent en rapports inattendus selon une lecture plurielle voulue dès la conception des poèmes. Ce sont, déjà et autrement, des calligrammes à la façon d'Apollinaire.
   Enfin, l'œuvre de Raban Maur, qui appartient au patrimoine intellectuel et spirituel de l'Europe, révèle des qualités artistiques remarquables : certaines pages sont d'authentiques tableaux qui témoignent du talent des moines de Fulda à l'époque carolingienne.
   Le manuscrit conservé à la Bibliothèque Municipale d'Amiens, ici reproduit dans l'intégralité des « poèmes figurés » en est un témoignage presque unique, à la fois par sa facture et par son état de conservation.

50 euros (code de commande : 27157).

 

SERVAIS (Alphonse) — 60 ans de barreau. [Mons], [Chez l'auteur], 1986. In-8° collé, 218 p., quelques annotations.
Table des matières :
   I. Six drames en Cour d'Assises à Mons.
      1. L'amant terrible : un coup de rasoir à Tollembeek.
      2. Un crime parfait. Le lacet chinois.
      3. L'illumination du repentir.
      4. L'« enlèvement » de Me Charles Busine.
      5. Le crime de la « Jambe de bois ».
      6. Le « suicide » de Narcisse.
   II. Souvenirs tragiques. 1914-1945.
      1. La bataille du canal de Mons à Condé le 23 août 1914.
      2. Le carrefour tragique. Les Quatre Pavés d'Hornu.
      3. Un héros modeste : Léon Figue.
      4. Cœurs généreux et sort pitoyable : Albert Libiez et son fils.
      5. « Fate Grisou ». La catastrophe du Fief de Lambrechies.
      6. Otage.
      7. Martyr de l'honneur médical : le docteur Dubois.
      8. L'Ingénuité héroïque : Cécile.
      9. Jours d'angoisse et d'espérance.
      10. Tragique et cruelle erreur : Nathalie.
      11. Le sacrifice des collégiens de Saint-Stanislas.
      12. Un pur héros : Jean de Cartier de Marchienne : le sauvetage du port d'Anvers.
      13. Magistrats et notables, victimes de fureurs aveugles.
      14. La résurgence du rêve républicain d'Alfred Defuisseaux, avocat.
      15. La justice bafouée.
      16. Ma descente aux Enfers.
      17. Abomination. Dans l'antre de la Gestapo.
      18. La justice en folie.
      19. Un courage terni : le « Commandant Stanis ».
   III. Les vertes années. Quelques portraits - Réflexions sur l'avocature et la Justice.
      1. Un étudiant de la Consule évoque le jeune professeur.
      2. Un avocat Gouverneur du Hainaut. Maurice Damoiseaux.
      3. Accession au bâtonnat. 18 octobre 1961.
      4. Trilogie d'avocats : bâtonnier Edgard Marotte, bâtonnier Léopold Servais, Me Roger de Looze.
      5. « Permanences et modes de la profession d'Avocat ». Le bâtonnier Eugène Reumont.
      6. Un jubilaire de soixante ans, le bâtonnier Félix Francart.
      7. Le Barreau et le Parquet. Le Procureur du Roi Maurice Schmit.
      8. Les règles essentielles de la profession d'avocat.
      9. La création de l'Ordre National des Avocats.
      10. Maintenance de l'Union des Avocats Belges.
      11. Jubilé professionnel de 50 ans.
      12. Le nécessaire redressement des lenteurs de la justice.
      13. L'Accès du citoyen à la justice.
   IV. En quête de sérénité.
      1. Adresse du bâtonnier Willy Vanquaelle au Jubilaire de soixante ans à la séance de rentrée du Barreau de Mons du 8 décembre 1984.
      2. Réponse du Jubilaire.

20 euros (code de commande : 27146 - vendu).

 

[STÉVIN (Fernand)]. LINZE (Georges) — Fernand Stévin. Peintre des machines. Anvers, De Sikkel, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 13 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), couverture partiellement insolée.
Extrait :
   Fernand Stéven s'efforça de dégager de notre époque un art qui l'exprime tout entière. Ce faisant, il a magnifié de simples outils et des appareils que l'on avait cru jusqu'alors, uniquement utilitaires. Par la magie de son talent, il les a haussés jusqu'à l'Art et a prouvé, une fois de plus, que la Poésie n'est que ce que les choses ordinaires ont d'extraordinaire. La machine élément révolutionnaire, n'est pas contre l'homme. Fernand Stéven l'a questionnée avec une confiance joyeuse. Il n'y a pas de déformation arbitraire, pas d'outrance dans cette beauté toute classique qui se contrôle sans cesse et n'a même pas besoin d'être comprise pour être aimée.
   L'Ouvrier et l'Enfant du Musée de Reims résume le don fraternel que nous a fait le peintre, tout au long de sa carrière. On y voit un homme de ce siècle, une sorte de génie ouvrier, au milieu de son univers d'acier, dans une aurore de roues et de vitesses tournoyantes. Mais à travers elles, apparaissent la campagne éternellement jeune et un enfant tout blanc qui tend des fleurs émouvantes au dieu du travail.

10 euros (code de commande : 27179).

 

[SURRÉALISME]. Surréalisme en Wallonie. La Louvière, Savoir et Beauté, 1961. In-4° broché sous une couverture originale de Remy Van Den Abeele, [56] p., illustrations, date manuscrite sur la couverture sinon très bon exemplaire, rare.
   Il s'agit du n° 2-3 de la quarante et unième année de la revue Savoir et Beauté.
Sommaire :
   - Définition du surréalisme, par André Breton.
   - Message d'André Breton à « Savoir et Beauté ».
   - Fondements, par Hector Labarre.
   - Une expérience du surréalisme en Belgique, par Marcel Lecomte.
   - L'œuvre peinte de René Magritte, par Louis Scutenaire.
   - Louis Scutenaire : bio-bibliographie - Classic Song - Pensées pour Marquise.
   - Rupture.
   - Achille Chavée, poète de l'immanence, par André Miguel.
   - Achille Chavée : bio-bibliographie - Deux poèmes.
   - En parlant de Fernand Dumont, par Achille Chavée.
   - Un inédit de Fernand Dumont : La notion de famille.
   - Description de Marcel Havrenne, par André Lorent.
   - Manifeste en service commandé, par Theodore Koenig, Joseph Noiret, Marcel et Gabriel Piqueray.
   - Portrait de Paul Colinet, par Jean Pfeiffer.
   - Paul Delvaux, peintre surréaliste ou « classique de la surréalité », par S. Houbart-Wilkin.
   - L'aventure surréaliste au pays de Charleroi, par Roger Foulon.
   - Aujourd'hui..., par A. Bechet.
   - Henri Michaux, par André Balthazar.
   - Revues, par André Blavier.

80 euros (code de commande : 27143).

 

[TIEPOLO (Giambattista)]. 1696-1770. Giambattista Tiepolo. Paris, Paris Musées, 1998. In-4° broché, 320 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Petit Palais, à Paris, du 22 octobre 1998 au 24 janvier 1999.
Sommaire :
   - La peinture à Venise au siècle de Tiepolo, par Filippo Pedrocco.
   - Une carrière triomphale : Giambattista Tiepolo entre Venise et l'Europe, par Catherine Whistler.
   - Tiepolo chef d'atelier, par Georges Brunel.
   - Tiepolo et les Français, par Stéphane Loire.
   - Chronologie.
   - Carte de l'Europe. Plan de Venise.
   - Catalogue, par Stéphane Loire et José de Los Llanos.
      - Les débuts jusque vers 1730.
      - La première maturité, 1730-1740.
      - L'époque des grandes commandes, 1740-1750.
      - L'histoire d'Antoine et Cléopâtre.
      - De Würzburg au départ pour Madrid, 1750-1762.
      - Le séjour en Espagne, 1762-1770.
   - Le dessin dans l'œuvre de Tiepolo.
   - Tiepolo et la gravure.
   - Bibliographie.
   - Index.

30 euros (code de commande : 27161).

 

VAN HAUDENARD (Maurice) Histoire de la ville de Chièvres. 2e édition. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1933. In-8° broché, 227 p., illustrations et 5 planches hors texte et un plan à déplier, note manuscrite (en latin) de l'auteur à la page de garde, bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   - Préface de la première édition.
   - Au lecteur.
   - Quelques appréciations sur l'histoire de Chièvres.
   - Introduction.
   - Toponymie.
   Première partie. La seigneurie.
      Chapitre I. Les origines.
      Chapitre II. La famille de Chièvres.
      Chapitre III. La famille de Gavre.
      Chapitre IV. La famille de Rumigny.
      Chapitre V. La seigneurie, de 1289 à 1428.
      Chapitre VI. La famille de Croÿ.
      Chapitre VII. Les familles d'Egmont et Pignaletti.
      Chapitre VIII. Le château - Les baillis.
      Chapitre IX. La terre de Chièvres.
   Deuxième partie. L'organisation civile.
      Chapitre I. L'enceinte fortifiée.
      Chapitre II. L'organisation communale.
      Chapitre III. Les finances.
      Chapitre IV. Mayeurs, juges de paix et notaires.
      Chapitre V. Les armes de Chièvres.
      Chapitre VI. L'hôtel de ville.
      Chapitre VII. Principaux événements.
   Troisième partie. L'organisation religieuse.
      Chapitre I. Le doyenné de Chièvres.
      Chapitre II. Les doyens de Chièvres.
      Chapitre III. La paroisse de Saint-Martin, les curés.
      Chapitre IV. L'église Saint-Martin.
      Chapitre V. Clocher et carillon.
      Chapitre VI. Les cantuaires de Guise et Lescuyer.
      Chapitre VII. Épitaphie.
      Chapitre VIII. Notre-Dame de la Fontaine.
      Chapitre IX. La chapelle Saint-Jean.
      Chapitre X. La chapelle Notre-Dame de Lorette.
      Chapitre XI. Les Sœurs Grises.
      Chapitre XII. Les Oratoriens.
      Chapitre XIII. Refuges d'abbayes - Les dîmes - Le presbytères.
   Quatrième partie. Institutions économiques, militaires, charitables & scolaires - Folklore - Biographie.
      Chapitre I. Foires et marchés.
      Chapitre II. Institutions économiques et militaires.
      Chapitre III. Institutions hospitalières.
      Chapitre IV. Institutions scolaires.
      Chapitre V. Folklore.
      Chapitre VI. Biographie.

35 euros (code de commande : 27175 - vendu).

 

VAN WAYENBERG (Henri)Les abbayes, leurs granges et leurs paroisses en région du Centre. Stratégies patrimoniales et politiques des élites laïques et ecclésiastiques des origines à la Révolution française. Haine-Saint-Pierre, Cercle d'Histoire Henri Guillemin, 2011. Fort A4 collé, 546 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Publications du Cercle d'histoire Henri Guillemin », n° 45).
En quatrième de couverture :
   Dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, la région du Centre venait de connaître une période de quarante années sans guerre. Les tracasseries administratives de Joseph II avaient pour la plupart disparu. Le calme s'était installé au point que personne dans le monde monastique ne parut vraiment se rendre compte de ce qui se tramait à nos portes, en France.
   Jusqu'au dernier moment, personne ne prit conscience de la tempête révolutionnaire qui se préparait en 1789. Et pour cause. Même si la société et les abbayes vivaient toujours avec des structures féodales, les liens entre vassaux et suzerains n'étaient plus l'ombre de ce qu'ils étaient au début.
   N'empêche. Les révolutionnaires français ont imposé une fin brutale à l'Ancien Régime déjà moribond. Pour ce qui concerne les monastères, les insurgés ont terminé l'œuvre entreprise par Joseph II. Ils leur ont imposé de très lourdes contributions de guerre et ils ont nationalisé leurs biens avant de les vendre parfois à vil prix.
   Au-delà de ce bilan négatif, l'auteur nous plonge aux sources du christianisme avant de nous rapporter l'œuvre d'évangélisation et l'évolution du monachisme en Occident. Il met en lumière les complicités des pouvoirs temporel et ecclésiastique : deux aspects d'une même chose aux mains d'une même élite. Le monachisme nous apparaît en conséquence marqué par une contradiction. D'un côté, il reposait sur l'engagement radical d'hommes et de femmes qui refusaient le monde. De l'autre il a pu à certains moments offrir le portrait d'une institution aussi engluée dans les affaires temporelles que la hiérarchie du clergé séculier. Le concile de Leptinnes en 743 a été l'occasion d'appliquer une profonde réforme de l'Église et de jeter les fondements du futur empire de Charlemagne.
   La Révolution française, la confiscation des biens du clergé et la vente des propriétés ecclésiastiques amènent à se demander si le jansénisme et la franc-maçonnerie n'ont pas aussi contribué à la chute des monastères. Chacune des communautés religieuses présentes dans la région du Centre a retenu l'attention de l'auteur qui nous en fait une description intéressante.
   Le récit ne se limite pas à une stricte énumération chronologique, il essaie aussi et surtout d'expliquer les facteurs qui ont modelé l'histoire des abbayes à travers les influences mutuelles des factions en présence. Il conclut en posant la question : « La fin d'un monde ou un monde traversé de questions ? »

20 euros (code de commande : 27160 - vendu).

 

VERWILGHEN (Michel)Le mythe d'Argenteuil. Demeure d'un couple royal. Bruxelles, Racine, 2006. In-8° collé, 615 p., deux cahiers d'illustrations, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Quel étonnant destin pour cette terre de chez nous, qui fut le domaine royal d'Argenteuil, bijou serti dans un écrin de verdure, dont ce livre présente une « biographie » captivante !
   Situé aux confins d'une des plus jolies forêts du royaume, il fut aménagé, il y a trois quarts de siècle, en résidence d'été par un ménage belgo-américain bien nanti. Repris en hâte après d'autres vicissitudes par le gouvernement, le domaine est confié au prince régent Charles qui s'en déclare déçu et le quitte. Le château sert ensuite de résidence à des hôtes de marque du gouvernement, lors de l'Exposition universelle de 1958. L'État belge, propriétaire des lieux, en cède ensuite la jouissance au roi Léopold III, pour l'y loger avec sa seconde famille. Il en résulte des remous politiques et un déménagement sur lequel, enfin, la vérité est établie dans ce livre. Pour Argenteuil s'ouvre alors le temps de l'apogée mais aussi celui de la discrétion, de l'effacement. Des hôtes illustres y passent des « moments d'une intensité exceptionnelle » (Valéry Giscard d'Estaing). En juin 2002, la princesse Lilian s'y éteint après avoir vécu plus de quarante ans en cette demeure. À sa mort, le gouvernement prend les mesures pour effacer toutes traces du séjour royal. Puis, après quelques hésitations, il vend le domaine au plus offrant. Sort vainqueur des enchères un riche industriel, désireux de s'y livrer à son étonnante passion : la recherche scientifique en éthologie.
   Oui, étonnant destin pour un site. Mais plus encore pour celles et ceux qui y vécurent. Leur histoire se confond avec celle du domaine, bourrée de curieuses péripéties. La « biographie » du domaine d'Argenteuil se lit comme un roman, dans lequel les premiers rôles sont tenus par des membres de la famille royale de Belgique.

15 euros (code de commande : 27144).

 

VIVANT DENON (Dominique)Point de lendemain. Illustrations en couleurs de Carlègle. Paris, Havermans, 1929. In-8° broché sous étui (renforcé à l'adhésif) de l'éditeur, II, 49 p., 3 planches hors texte en couleurs en taille-douce, un des 180 exemplaires numérotés sur Arches (n° 169) avec une suite en noir des trois illustrations, dos insolé.
Avertissement :
   Le conte qui fait l'objet de cette édition est réimprimé par nous tel qu'il a été publié la première fois dans le numéro des Mélanges littéraires ou Journal des Dames, dédié à la Reine (Marie-Antoinette) de juin 1777, tome II, par M. Dorat. C'est la reproduction de l'édition originale. Au-dessous du titre et des premières lignes du conte, on lit dans les Mélanges littéraires la note suivante, non signée, mais qui est évidemment de Dorat : « La narration de ce conte m'a paru piquante, spirituelle et originale. Le fond, d'ailleurs, en est vrai et il est bon, pour l'histoire des mœurs, de faire contraster quelquefois avec les femmes intéressantes dont ce siècle s'honore, celles qui s'y distinguent par l'aisance de leurs principes, la folie de leurs idées et la bizarrerie de leurs opinions. »

90 euros (code de commande : 27141).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 28 août 2018.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(31 juillet 2018)

 

BALTRUSAITIS (Jurgis)Le Moyen Âge fantastique. Antiquités et exotismes dans l'art gothique. Paris, Flammarion, 1981. In-8° broché, 281 p., illustrations en noir, (collection « Idées et Recherches »), bon exemplaire épuisé dans ce format au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   L'art gothique est généralement considéré comme un triomphe de l'Occident dans le retour spirituel à la nature et à la vie, conditionné par le refus de la tératologie hétéroclite et des emprunts extérieurs qui ont si fortement marqué le monde roman. Jurgis Baltrusaitis, l'un des grands historiens d'art de notre époque, et l'un des plus originaux, bouleverse ces notions schématiques. Tout en évoluant vers la réalité, le Moyen Âge ne perd jamais son côté fantastique et n'abandonne pas les sources qui l'ont alimenté, l'Antiquité classique et l'Orient. Le monde gothique est lui aussi peuplé de monstres millénaires et exotiques issus des mêmes répertoires diversifiés et enrichis au cours des temps.
   Avec la fin du style monumental roman, l'action gréco-romaine s'exerce surtout par l'entremise de la glyptique et de la numismatique collectionnées alors avec passion. L'islam, qui a lui-même évolué, transmet de son côté une faune d'orfèvrerie, ses raffinements formels, ses bizarreries environnées de fables, en imprimant aux fantaisies du Moyen Âge un luxe et une saveur étranges.
   La découverte, au cours du XIIIe siècle, de l'Asie centrale et orientale a singulièrement enrichi le champ de ces contributions. Il ne s'agit plus de figures d'agrément mais de sujets fondamentaux. L'Enfer entier, l'Antéchrist jaune, sortis de l'épopée de Gengis Khan, les paysages chimériques, les Tentations, le cycle de la Mort, les dieux à bras multiples, les nimbes cristallins, proviennent de fonds mongols et chinois. Une pensée bouddhique imprime son souffle et ses formes dans le sursaut d'un Moyen Âge à son déclin.
   Le Moyen Âge fantastique de Jurgis Baltrusaitis fait apparaître une réalité historique pareille, elle-même, à un conte. Le Moyen Âge universel s'y déploie dans une nouvelle dimension.

20 euros (code de commande : 27111).

 

[BERNARD DE CLAIRVAUX]. AUBÉ (Pierre) — Saint Bernard de Clairvaux. Paris, Le Grand Livre du Mois, 2003. In-8° sous reliure souple, 735 p., un portrait, un plan, index.
En quatrième de couverture :
   Mort il y a tout juste 850 ans, Bernard de Clairvaux (1091-1153) est de ces personnages à ce point complexes qu'ils en deviennent paralysants. Y compris pour les historiens.
   Issu d'une famille de l'aristocratie, premier abbé de Clairvaux, il est, d'abord, la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces « moines blancs » qui ont rénové en profondeur – et durablement – la vie religieuse de l'Occident médiéval. Encore fallait-il jauger le poids réel d'un génie aux facettes innombrables en le replaçant au cœur d'un siècle lui aussi complexe qui aura connu un schisme dévastateur et des mutations qui touchent à tous les aspects de la vie de l'Orient et de l'Occident. Celui qui s'est dit « la chimère de son siècle » a initié une croisade et théorisé la « guerre sainte », a mis la main à tout ce qui a pu agiter la vie religieuse, politique, intellectuelle ou artistique d'un moment de l'Histoire entre tous fécond. Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage – pas toujours à bon escient l'« affaire Abélard » en est une illustration caricaturale –, Bernard de Clairvaux est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés. Un demi-siècle et plus de savantes recherches bernardines intenses permettent d'évaluer à nouveaux frais la personnalité la plus charismatique et la plus controversée du premier XIIe siècle, tout comme l'exacte nature des impulsions d'un homme tout entier féodal qui, souvent hors du cloître, a pesé sur son temps davantage que quiconque. Connaisseur sans pareil du XIIe siècle et écrivain de grande race, Pierre Aubé relève avec panache un défi difficile et comble brillamment une lacune dans la galerie des portraits du Moyen Âge européen.

15 euros (code de commande : 27112).

 

[CANALETTO (Antonio Canal, dit) et GUARDI (Francesco)]. Canaletto, Guardi les deux maîtres de Venise. Sous la direction scientifique de Boezna Anna Kowalczyk. Bruxelles, Fonds Mercator, 2012. In-4° broché, 207 p. nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Jacquemart-André, à Paris, du 14 septembre 2012 au 14 janvier 2013.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Chronologie.
   - Introductions :
      - Canaletto et Guardi à Venise, par Bozena Anna Kowalczyk.
      - La France et la peinture vénitienne de veduta, par Bozena Anna Kowalczyk.
      - Le goût d'Édouard André pour la peinture vénitienne, par Nicolas Sainte Fare Garnot.
   - Catalogue, par Bozena Anna Kowalczyk.
      Chapitre 1. Les débuts de la veduta à Venise : la jeunesse de Canaletto.
      Chapitre 2. Canaletto et la place Saint-Marc, le sujet de toute une vie.
      Chapitre 3. Canaletto et Guardi : un face-à-face vénitien.
      Chapitre 4. Le triomphe de Guardi.
      Chapitre 5. L'enchantement de la lagune.
      Chapitre 6. Venise en fête.
      Chapitre 7. Le caprice : une Venise imaginaire.
   - Notices techniques.
   - Bibliographie générale.
   - Index.

30 euros (code de commande : 27102).

 

DROZ (Joseph) et SAY (Jean-Baptiste)Économie politique ou principes de la science des richesses, par Joseph Droz, de l'Académie française ; suivi du Catéchisme d'économie politique de J.-B. Say. Augmenté de notes et d'une préface par M. Charles Comte. Bruxelles, Société Typographique Belge, 1841. [Bruxelles, / Société Typographique Belge, / Adolphe Wahlen et Compagnie. / 1841] In-8° demi-percaline verte à coins, XI, [1 bl.], 384 p., rousseurs et traces de mouillures.
   Les ouvrages de Joseph Droz connurent un important succès et, dès 1827, furent parmi les plus contrefaits par les éditeurs belges.
Préface :
   J'eus occasion, il y a quelques années, de parler d'économie politique à des hommes de beaucoup d'esprit, dont les connaissances sont variées. Je ne pus leur cacher ma surprise en voyant que cette science leur était absolument étrangère. Les uns me dirent qu'elle est sans attrait pour eux ; les autres, qu'ils avaient ouvert des ouvrages d'économie politique et ne les avaient point compris.
   Ces réponses m'affligèrent, car il s'agissait d'une science qui me paraît offrir une haute importance. Je l'ai cultivée dès ma jeunesse ; et j'ai senti, de plus en plus, combien elle touche de près à tous les intérêts de l'humanité.
   Je cherchai les causes de cette indifférence, de cet éloignement que beaucoup de personnes montrent pour une science qu'elles ignorent. Parmi ces causes, il en est une dont je vis le remède, et qui, par cela même peut-être, me frappa plus encore que les autres. Un livre nous manque ; il n'est point assez facile de commencer l'étude de l'économie politique.
   Nous avons, sur cette science, d'admirables ouvrages ; mais aucun de leurs auteurs n'a pris soin d'aller toujours du connu a l'inconnu, seul moyen cependant de guider sans effort les esprits, et de les amener, en quelque sorte, à découvrir eux-mêmes la vérité. Si l'on commence par dire que l'économie politique traite de la formation de la distribution et de la consommation des richesses, on s'énonce avec exactitude ; mais je conçois que plus d'un lecteur pose le livre. En effet, cette manière très juste de s'exprimer, est inintelligible pour quiconque ne possède pas déjà la science qu'il s'agit d'enseigner.
   Ensuite, les ouvrages d'économie politique les plus célèbres sont volumineux : cela suffit pour effrayer certains lecteurs. Bornons-nous à considérer ceux dont l'attention est capable d'efforts. Pour apprendre une science, il faut d'abord discerner ses principes fondamentaux, et les classer dans son esprit. Ce travail est bien moins difficile en étudiant un livre concis, qu'en lisant un ouvrage fort étendu, où le nombre des idées secondaires distrait, et pour ainsi dire étourdit l'attention, quelque soin, d'ailleurs, que l'auteur ait pris pour mettre les idées principales en évidence, à l'aide de la méthode.
   Nous avons des Abrégés, mais les écrits très-succincts me paraissent plus propres à rappeler aux hommes instruits l'ensemble des principes, qu'à les expliquer à des commençants. La meilleure production de ce genre est le Précis d'économie politique publié par M. Blanqui.
   Parmi les ouvrages dont l'étendue me semblerait convenable pour rendre facile une première étude, celui de madame Marcet a, peut-être, le plus approché du but. Mais, depuis qu'il a paru, l'économie politique a fait de grands progrès : ce livre, d'ailleurs, offre peu de méthode, et l'auteur a choisi la forme du dialogue qui n'est pas la meilleure pour instruire. Quand l'élève interlocuteur expose des idées, on ne sait si elles sont justes, ou si le maître va les réfuter ; il en résulte de la confusion, on est obligé de mettre une attention pénible à se garantir de cette espèce de piège.
   Persuadé qu'il est trop difficile de commencer l'étude de l'économie politique, je résolus d'écrire un ouvrage où j'essaierais d'éviter les divers inconvénients dont je viens de parler. Je me proposai d'aller toujours du connu à l'inconnu, dans un volume qui n'aurait pas assez d'étendue pour fatiguer l'attention, et qui, cependant, me permettrait d'offrir les développemens nécessaires. Je me promis de ne jamais laisser perdre de vue les rapports intimes de l'économie politique avec le bonheur des hommes ; et j'espérai donner ainsi à ce genre d'études l'attrait dont tant de personnes ne le croient pas susceptible, faute de le connaître.
   Les gens du monde, s'ils lisaient ce volume, éviteraient des erreurs qui souvent, dans la conversation, leur échappent, et qui ne passent inaperçues qu'à la faveur d'une ignorance trop générale. Les jeunes gens qui, pour fournir une carrière honorable, ont besoin d'études approfondies, trouveront dans ce livre les principes, les bases de l'économie politique ; et je m'estime heureux si je les mets en état de lire, avec plus d'intérêt et de fruit, les auteurs que j'aime à nommer les maîtres de la science.
   Un des plus beaux génies qu'ait produit l'Angleterre, Smith a, d'une main sûre, ouvert la route où marcheront à jamais les hommes qui feront avancer la science dont nous allons nous occuper. Cependant, ce n'est point à son ouvrage que je conseillerais de passer aussitôt après celui-ci. Cet écrivain dépourvu de méthode superpose ses idées sans ordre ; et, tout en admirant quel nombre de vérités il a répandues, on a reconnu des erreurs qu'il avait laissé subsister, ou même qu'il avait fait naître.
   M. Say est l'auteur qu'il faudra lire d'abord. Aucun homme n'a rendu plus de services à l'économie politique. Le rare talent d'observation avec lequel il a rectifié et complété cette science, l'ordre qu'il a su le premier lui donner, son style qui réunit à la clarté l'élégance et la chaleur qu'admettent les sujets sévères, l'ont placé à la tête des hommes qui, dans leurs veilles explorent la science des richesses, et lui ont mérité une réputation qui fait honneur à notre patrie.
   J'indiquerai comme un livre utile celui que M. Storch a publié en Russie, et qu'on a réimprimé en France avec des notes de M. Say. Le texte et les notes offrent souvent une espèce de discussion, très propre à exercer le jugement du lecteur.
   Deux productions fort remarquables sont l'Économie politique de M. de Tracy, et les Éléments d'Économie politique de M. Mill. Ce dernier a de l'obscurité. Les mots répandre les lumières offrent une métaphore, dont le sens devrait être toujours présent à l'esprit des écrivains. Une science peut être plus difficile qu'une autre, mais il n'en est pas dont les leçons soient nécessairement obscures.
   Après avoir formé son jugement, on lira des ouvrages où de graves erreurs se mêlent à d'importantes vérités : tels sont les Principes d'Économie politique, de M. Malthus, les Nouveaux Principes d'Économie politique de Sismondi, etc.
   Enfin, on prendra connaissance de quelques ouvrages, tels que ceux de Jacques Steuart, de M. Ferrier, etc., pour voir les vieilles erreurs avec tous leurs développements, et pour être plus en état de les repousser, lorsqu'elles viennent à surgir de nouveau.
   Des hommes superficiels refusent à l'économie politique le titre de science ; et pour prouver qu'elle repose sur des données incertaines, ils disent que les écrivains qui s'en occupent, loin d'être d'accord, offrent des opinions divergentes, réfutées les unes par les autres. Il pourra toujours y avoir sur un sujet deux opinions, puisqu'il y aura toujours des esprits justes et des esprits faux. Les premiers sont les seuls dont les débats seraient inquiétants ; mais ils s'entendent sur les points fondamentaux, ils arrivent aux mêmes résultats pratiques. Vouloir davantage, ce serait oublier que la liberté de penser exclut l'identité absolue des opinions, et que cette identité ne saurait se concilier avec les recherches qu'exige l'avancement des sciences.
   On peut recueillir beaucoup de faits et d'idées, en conversant avec les hommes qui, par état ou par goût, ont observé les causes du progrès des richesses. Toutefois, pour profiter des conversations, il faut avoir déjà de l'expérience. Il faut savoir discerner si des intérêts particuliers n'influent point sur les opinions qu'on entend énoncer. Il est utile aussi de suivre les discussions relatives à l'industrie dans les assemblées délibérantes ; mais, trop souvent, on y voit combien les préjugés dominent encore l'administration des États. Plusieurs séances du parlement britannique ont offert un grand intérêt, lorsque M. Huskisson était au ministère : la retraite de cet homme supérieur est une calamité universelle.
   L'ouvrage qu'on va lire doit beaucoup à ceux qui l'ont précédé. Souvent la manière d'exposer ou de démontrer un principe est tout ce qui m'appartient. Cependant, l'économie politique est une science trop récente pour qu'on ne puisse encore y faire quelques découvertes, en lui consacrant des années. On trouvera des aperçus nouveaux dans plusieurs Chapitres, tels que ceux où je parle de l'utilité et de la valeur, de l'épargne et des capitaux, des salaires, de la population, de l'emploi du revenu, de l'abus qu'on peut faire de la science des richesses, etc. L'ordre dans lequel on expose les idées est, après leur justesse ce qu'il y a de plus important : j'ai modifié la division ordinaire de l'économie politique ; on verra au commencement du second livre, les motifs qui m'ont déterminé. Je crois avoir ajouté quelque chose à la science dont je vais tracer les principes : et, sous divers points de vue, cet ouvrage destiné surtout à la jeunesse, peut être offert aux hommes qui, par leurs travaux ont approfondi l'économie politique.
Bibliographie :
   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. xxxx.

25 euros (code de commande : 27084).

 

[DUVIEUSART (Jean)]. DUJARDIN (Vincent) — Jean Duvieusart (1900-1977). Europe, Wallonie-Bruxelles, Léopold III. Préface de Michel Dumoulin. Gerpinnes, Quorum, 2000. In-8° collé, 272 p., trois cahiers d'illustrations hors texte, plis à la couverture.
En quatrième de couverture :
   Bâtisseur de l'Europe, ardent défenseur de la Wallonie et de Bruxelles, Jean Duvieusart est d'abord connu pour le rôle qu'il a joué en tant que Premier ministre.
   Voici cinquante ans, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1950, s'est joué le dernier acte de la question royale. Léopold III avait décidé de déléguer ses pouvoirs à son fils Baudouin. Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là, les jours qui l'ont précédée, les heures qui l'ont suivie ? Basé sur des documents inédits, ce livre décrit les réunions tenues dans les coulisses, les états d'âmes des principaux protagonistes, notamment du roi Léopold et de Jean Duvieusart, qui préside à ce moment un gouvernement social-chrétien homogène.
   Toutefois, la carrière du Premier ministre de 'époque est loin de se limiter à ces événements. Bourgmestre de Frasnes-lez-Gosselies dès l'âge de vingt-six ans, parlementaire de Charleroi pendant vingt-cinq ans, ministre des Affaires économiques de 1 947 à 1950, puis de 1952 à 1954, Jean Duvieusart participe aussi aux débuts de la construction européenne.
   Après avoir présidé les premiers Conseils des ministres de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier, cette première « Communauté européenne », il accède, en 1964, à la présidence du Parlement européen. Ayant fréquenté les Schuman, De Gasperi, Adenauer, Monnet et de Gaulle, il est, au niveau européen fédéraliste de cœur, maïs confédéraliste de raison.
   Après avoir rompu avec le PSC et avoir été le premier des Walen buiten, il préside le FDF-Rassemblement wallon à sa création et connaît l'heure de gloire de cette fédération.
   Né il y a cent ans, Jean Duvieusart a été un acteur et un témoin des tourments et des tournants du XXe siècle.

12 euros (code de commande : 27099).

 

[FINI (Leonor)]. Leonor Fini. Peintures. Préface de Leonor Fini. [Paris], Trinckvel, 1994. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 131 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait :
   Leonor Fini est née à Buenos Aires, enfant unique d'une mère triestine (d'ascendance slovène et allemande) et d'un père argentin (d'ascendance italienne et espagnole). Après la séparation de ses parents, sa mère l'a emmenée, âgée d'un an, à Trieste où elle passa son enfance dans un milieu de bourgeoisie cultivée (sa famille fréquentait James Joyce, Italo Svevo, Umberto Saba).
   Elle quitta Trieste à dix-sept ans et – après un court séjour à Milan – s'établit a Paris peu avant la dernière guerre. Elle n'a jamais fait d'études de beaux- arts.
   Toute ma peinture – écrivait Leonor Fini en 1970 – est une autobiographie incantatoire d'affirmation. Que ce soit à Paris ou au cours des trois mois d'été qu'elle passe dans sa maison en Touraine, elle peint tous les jours, l'après-midi, pendant quatre ou cinq heures. Pourtant, elle ne termine jamais plus de dix toiles par an, en raison des exigences techniques de son travail, et moins encore quand elle acceptait des commandes de portraits, jusqu'à la fin des années 1950.
   Si, arrivée au terme d'une série qui l'avait stimulée, elle s'interrompt de peindre, elle passe au dessin, où son trait est rapide, nerveux, spontané. Dans les rares moments d'arrêt d'une expression plastique, elle a toujours écrit, avec une rapidité qui rapproche son ecriture « littéraire » de celle du dessin. Elle n'a publié ses textes (dont trois récits) qu'à partir de 1973.
   Entre 1945 et 1969, elle créa de nombreux décors et costumes pour l'opéra, le ballet et le théâtre, ainsi que des costumes pour le cinéma.
   Leonor Fini a également une importante activité graphique – dont les illustrations pour des éditions bibliophiles d'œuvres qu'elle choisit toujours elle-même.

35 euros (code de commande : 27127).

 

[FRANÇOIS D'ASSISE (Giovanni di Pietro Bernardone, dit)]. Saint-François et ses Frères. [Titre de l'édition originale : Francesco. In Italia, nel Mondo.] Anvers - Paris, Fonds Mercator - Albin Michel, 1991. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 454 p., très riche iconographie en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - La Chrétienté d'Occident au temps de saint François d'Assise, par Raymond Oursel.
   - Saint François d'Assise et la Fondation de son Ordre, par Englebert Grau.
   - Aux origines de l'Art franciscain, par Emanuele Atanassiu.
   - Le Franciscanisme entre les Idéaux évangéliques et les Réalités de l'Église, par Raoul Manselli.
   - Saint François et Giotto, par Emanuele Atanassiu.
   - Les Franciscains en Europe, par Mariano d'Alatri.
   - L'Expansion de l'Ordre franciscain hors d'Europe, par Clément Schmitt.
   - Popularité de saint François et des Franciscains, par Stansilao da Campagnola.
   - Saint François dans l'Art populaire et dans l'Art graphique, par Servus Gieben.

80 euros (code de commande : 27124).

 

GOSSERIES (Alphonse) — Histoire du village d'Hyon. Fiefs et seigneurs de l'Ancien Régime. Bruxelles, Pro Civitate, 1968. In-8° broché, VII, 155 p., illustrations hors texte, (collection « Histoire », Série in-8°, n° 16), ex-libris, très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avertissement.
   - Bibliographie (Sources - Travaux).
   Chapitre I : Situation - Territoire - Superficie - Limites - Juridictions.
      - Sol - Topographie - Cadastre.
      - Hydrographie.
      - Le vivier d'Hyon.
      - Lieux-dits.
      - Population.
      - Agriculture - Commerce - Industrie.
   Chapitre II : Les moulins domaniaux d'Hyon.
      - Le moulin-au-bois.
      - La foulerie du moulin-au-bois.
      - Le moulin du By.
      - Le moulin Saint-Pierre.
   Chapitre III : Impositions.
   Chapitre IV : La genièvrerie.
   Chapitre V : Anciennes mesures.
   Chapitre VI : Voies de communication.
   Chapitre VII : Seigneurie principale d'Hyon.
      - Les seigneurs (Familles de Bailleul, de la Hamaide, d'Oettingen, de Roggendorff, Godin, Franeau).
   Chapitre VIII : Seigneurie d'Hyon à Mons.
      - Cour féodale d'Hyon.
      - Arrière-fiefs de la seigneurie d'Hyon (Fief du Vassal - Arrière-fiefs du fief du Vassal - Fief du Bosquillon - Fief de Giermes ou de Germes - Fief du Forçat - Fief du Petit-Haussart - Fiefs divers - Fief de Liedekerke - Arrière-fief de la seigneurie d'Havré).
      - Exercice de la justice seigneuriale.
   Chapitre IX : Organisation communale.
      - Liste des mayeurs d'Hyon.
      - Liste des échevins d'Hyon.
   Chapitre X : Organisation religieuse.
      - L'église.
      - La paroisse (Les dîmes - Liste des curés).
      - La chapelle de Saint-Pierre et le cimetière des pestiférés.
      - La chapelle Notre-Dame du Frasne.
      - Possessions ecclésiastiques.
      - Bienfaisance.
      - Instruction.
   Chapitre XI : Faits historiques.
   Chapitre XII : Folklore - Mœurs - Usages.

30 euros (code de commande : 27090).

 

GOSSERIES (Alphonse) — Monographie du village de Ciply. Mons, Dequesne-Masquillier, 1908. In-8° broché, 165 p., planches hors texte, une illustration, hommage de l'auteur, ex-libris, la couverture a été partiellement recouverte d'adhésif, rare.
Extrait des Annales du cercle Archéologique de Mons, tomes 35, 36 et 37.
Table des matières :
   - Nom, variantes, étymologie.
   - Sol.
   - Hydrographie.
   - Territoire, superficie, limites.
   - Topographie.
   - Lieux-dits anciens.
   - Lieux-dits actuels.
   - Population.
   - Agriculture, commerce, industrie.
   - Anciennes mesures.
   - Cadastre.
   - Impôts.
   - Voies de communication.
   - Juridiction ancienne.
   - Juridiction actuelle.
   - Antiquités, faits historiques.
   - Château.
   - Chapelle castrale.
   - Seigneuries (Ciply - Montrœul - Fiefs divers).
   - Seigneurs de Ciply (Hon - Verdeau - Despretz - Zomberghe).
   - Seigneurs de Montrœul (Amand - Boudry).
   - Église.
   - Culte.
   - Curés de Ciply-Mesvin.
   - Possessions ecclésiastiques (Ciply et Bélian).
   - Organisation communale, cours de justice (baillis - Maïeurs - Échevins).
   - Bienfaisance publique.
   - Fêtes, anciens usages.

25 euros (code de commande : 27109).

 

[HANKAR (Paul)]. LOYER (François) — Paul Hankar. La naissance de l'Art Nouveau. Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1986. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 542 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, épuisé et recherché.
Sur la jaquette :
   La brève carrière de Paul Hankar (1859-1901) est d'une importance décisive dans l'histoire de l'Art Nouveau belge, dont il a été, avec Victor Horta et Henry van de Velde, l'un des plus brillants créateurs. La critique contemporaine voyait même en lui et en Victor Horta les deux « inventeurs » de l'Art Nouveau, en cette année 1893 qui est aussi celle de sa première œuvre personnelle. Durant près de dix ans, les deux artistes, que des liens d'amitié comme de conviction associaient intimement, mèneront deux carrières parallèles aussi proches dans l'espace – les alentours de l'avenue Louise à Bruxelles – que contradictoires dans les formes. Autant l'œuvre de Horta s'affirme comme celle d'un sculpteur, passionné par le relief et la modénature, autant celle de Hankar valorise, dans la nudité de ses façades planes, le rôle du graphisme, du matériau et de la couleur. Ce japonisant raffiné, admirateur de Viollet-le-Duc et ami de tous les symbolistes belges – Khnopff, Wolfers... – va peu à peu (au terme d'une longue ascèse qui passe par l'architecture chinoise ou le gothique toscan...) découvrir une forme de modernité faite de retenue plastique et d'exigence structurelle. Les premiers sécessionnistes sauront s'en souvenir : n'est-ce pas au retour du voyage à Bruxelles, après sa rencontre avec l'œuvre de Hankar à Tervueren, que Wagner construit la Majolika Haus de Vienne ? Fondateur de l'Art Nouveau, Paul Hankar l'est aussi pour une part de la modernité dont ses successeurs se réclameront.
   Longtemps, la réputation de Paul Hankar avait souffert de la faiblesse des informations dont on pouvait disposer à son sujet : la découverte d'un fonds considérable (plus de 3.000 pièces, couvrant la totalité de sa production) est à l'origine de cet ouvrage monumental – qui, partant de la biographie, s'essaie à restituer le climat d'une époque et la densité du débat artistique dont elle a été le témoin. Acteur privilégié de la révolution esthétique de l'Art Nouveau, Paul Hankar a bénéficié d'un environnement culturel exceptionnellement favorable – faisant de Bruxelles dans les années quatre-vingt l'une des capitales artistiques les plus vivantes d'Europe. Certes l'architecture, enfermée dans le conflit suranné des gothiques et des classiques, paraît bien loin de cette révolution qui touchait surtout la littérature ou la peinture. Pourtant, la ligne de clivage entre Henri Beyaert et Alphonse Balat, les maîtres respectifs de Hankar et de Horta, prend à l'analyse une portée majeure : elle montre, dans l'Art Nouveau, une faille profonde dont les carrières antinomiques de leurs élèves vont être la démonstration. Cette longue préparation de l'Art Nouveau, dans les écoles rivales de l'académisme classique ou de l'historicisme national, aboutit brusquement à la révélation que furent en 1893 les hôtels voisins des deux jeunes architectes, aux franges de l'avenue Louise.
   L'ouvrage met en évidence le milieu architectural bruxellois de la seconde moitié du XIXe siècle, puis la formation du jeune praticien dans la mouvance de Beyaert (et sous l'influence déterminante de Viollet-le-Duc) avant de tracer un tableau plus général des tendances de l'avant-garde en Belgique. C'est l'occasion de rappeler les liens étroits de Hankar avec japonistes et symbolistes tout en soulignant le rôle qui fut le sien comme intellectuel : journaliste, professeur, archéologue, Paul Hankar était avant tout un militant de l'art de son époque. L'analyse de son œuvre permet d'ailleurs de suivre cette évolution, produit d'une exceptionnelle exigence esthétique : il lui doit d'être devenu, en même temps qu'un des artistes à la mode, l'un des créateurs de la pensée moderne – à ce surprenant point de jonction entre rationalisme et japonisme, qui fait de l'Art Nouveau autre chose qu'un style floral !

80 euros (code de commande : 27122).

 

HARDY (Joseph)Chroniques carolorégiennes inspirées des écrits de Clément Lyon. Charleroi, Éditions Collins, s.d. In-8° broché sous jaquette (très défraîchie) d'éditeur, 204 p., 24 planches hors texte in fine, rousseurs.
Table des matières :
   I. La vie de Clément Lyon.
   II. La Ville-Basse contre le curé de Marcinelle au XVIIIe siècle.
   III. En l'honneur de Gossec.
   IV. Les Tolbecque d'Hanzinne.
   V. Les potiers de Bouffioulx. La guerre des pots.
   VI. Avant Navez.
   VII. La vie de Navez.
   VIII. Pour un monument à Navez.
   IX. Fourmois.
   X. Clément Lyon contre Edmond Picard.
   XI. Le banquet Wilmart.
   XII. Bosquetville.
   XIII. Un poète malchanceux.
   XIV. Aristide Piérard.
   XV. Le protestantisme à Charleroi.
   XVI. La chapelle Saint-Fiacre.
   XVII. Saint Jean Népomucène.
   XVIII. Un grand enterrement.
   XIX. En l'honneur ce Jules Audent.
   XX. Dieudonné Dagnelies.
   XXI. Le jeu de balle.
   XXII. Hôtels et diligences.
   XXIII. Aux origines du cyclisme.
   XXIV. Aux origines de l'automobilisme.
   XXV. Au château Puissant.
   XXVI. Collège et Athénée.
   XXVII. Le docteur Deffernez.
   XXVII. Le poète Paulin Brogneaux.
   XXIX. Le tirage au sort.
   XXX. La garde-civique.

25 euros (code de commande : 27110).

 

JACQUES (Annie) — Les dessins d'architecture du XIXe siècle. [Paris], Bibliothèque de l'Image, 1992. In-4° broché, 95 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sommaire :
   - Introduction.
   - Charles Percier : Vue intérieure pour un Muséum.
   - Georges Bailey : Coupe sur le dôme du Musée John Soane.
   - Joseph-Daniel Olhmuller : Projet pour le « Walhalla ».
   - Pierre-François-Léonard Fontaine : Palais pour le Roi de Rome.
   - Michaël Gandy : Vue imaginaire des modèles des bâtiments publics et privés de John Soane.
   - Jean-Nicolas Huyot - Louis-Hippolyte Lebas : Architecture égyptienne, études.
   - Henri Labrouste : Projet de restauration de la cité antique de Posidonia (Paestum). Une des portes de la ville.
   - Michaël Gandy : Vue imaginaire à vol d'oiseau de la Banque d'Angleterre.
   - Théodore Labrouste : Restauration du temple d'Hercule à Cora.
   - Marie-Antoine Delannoy : Restauration de l'île tibérine.
   - Jacques-Ignace Hittorf : Vue de l'intérieur d'une basilique antique restituée.
   - Jacques-Félix Duban : À Florence, composition synthétique.
   - Eugène Viollet Le Duc : Palais des Tuileries.
   - François-Louis-Florimond Boulanger : Jardin d'hiver.
   - Karl-Friedrich Schinkel : Projet de résidence princière, entrée.
   - Jacques-Félix Duban : Château de Blois, aile François Ier.
   - Gabriel Ancelet : Fontaine en Afrique.
   - Thomas Hamilton : Projet pour la Galerie Nationale d'Écosse.
   - Charles-Robert Cockerell : Le rêve du professeur.
   - Eugène Viollet Le Duc : Taormine, vue restaurée du théâtre antique.
   - Carl-Alexander Heideloff : Le château de Nuremberg.
   - Charles-Gustave-Marie Huillard : Pont sur un chemin de fer.
   - Max Berthelin : Palais de l'Industrie.
   - Eugène Viollet Le Duc : Vue cavalière du château de Pierrefonds.
   - Auguste Magne : Paris. Projet de l'église Saint-Bernard.
   - Charles Garnier : Immeuble pour M. Aucler.
   - Victor Baltard : Façade occidentale de l'église Saint-Augustin.
   - Charles Garnier : Coupe de l'escalier de l'Opéra de Paris.
   - Constant Moyaux : Dôme d'Orvieto, élévation de la façade.
   - Émile Bénard : Hôtel pour un riche banquier.
   - Ernest Coquard : Projet d'installation du Musée des Antiques.
   - Auguste Magne : Paris, Théâtre du Vaudeville.
   - Auguste Magne : Paris, Théâtre du Vaudeville.
   - Alfred Vaudoyer : Un monument funéraire commémoratif de la défense de Paris, élévation.
   - Édouard Corroyer : Projet d'établissement balnéaire sur la Méditerranée.
   - Eugène Train : Collège Chaptal, vue cavalière.
   - Émile Camus : La cour du Mûrier à l'École des Beaux-Arts.
   - Alfred Burde : Projet de façade pour un atelier de peintre.
   - Georges Aitchinson : Élévation et ornementation d'un mur du hall arabe de l'hôtel particulier du peintre Lord Leighton.
   - Jan Springer : Perspective intérieure d'une brasserie pour l'exposition internationale d'Amsterdam.
   - Alphonse Gosset : Coupe longitudinale d'une église.
   - Erich Gœbel : Élévation des façades d'une villa dans la banlieue de Berlin.
   - Paul Hankar : Exposition Universelle de Bruxelles en 1897.
   - Ralph Knott : Élévation, plan et coupe de la travée centrale de la façade du Victoria and Albert Muséum à Londres.
   - Gabriel Ruprich-Robert : Ferme de la Pipardière à Livarot.
   - Richard Bouwens Van der Boijen : Salle à manger de l'hôtel particulier du 8, rue de Lota.
   - Stephen Sauvestre : Villa Tournebride à Lamorlaye.

20 euros (code de commande : 27125).

 

LACOCQUE (André) et RICŒUR (Paul) Penser la Bible. Texte d'André LaCocque traduit de l'anglais par Aline Patte et revu par l'auteur. Paris, Seuil, 1998. In-8° collé, 456 p., (collection « La Couleur des Idées »), couverture un peu jaunie sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Penser la Bible est un livre à deux voix, unique dans son genre dans le domaine des études sur la Bible. En effet, un exégète patenté, spécialiste de l'approche historique et littéraire, et l'un des plus grands philosophes contemporains y abordent ensemble six textes clés de l'Ancien Testament, chacun avec sa grille de lecture, son savoir, son style, ses préoccupations propres. Ces textes sont : le récit de la création et de la Chute (Genèse 2-3), le décalogue (Exode 20), la vision des ossements qui ressuscitent (Ézéchiel 37), le Psaume 22 (« Mon Dieu, mon dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »), la révélation du nom de Dieu YHWH (Exode 3, 14), le Cantique des Cantiques.
   Si l'exégète – André LaCocque – fait une véritable démonstration, extrêmement brillante, des ressources de la subtilité de la recherche historico-critique la plus récente, le philosophe – Paul Ricœur –, sans jamais quitter ce soubassement exégétique, montre à quel point la Bible donne à penser, comment la tradition biblique s'insère dans l'histoire de la pensée occidentale, comment, sur certains points, elle réfléchit cette pensée. Et – ce n'est pas le moindre trait piquant de ce livre exigeant –, il arrive que les deux auteurs ne soient pas d'accord et qu'ils divergent nettement dans leur interprétation (par exemple, dans leur lecture de l'Exode 3, 14 – le nom de Dieu –, ou dans celle du Cantique des cantiques). Cette divergence est, en elle-même, une des facettes les plus neuves et les plus riches de cet ouvrage.

15 euros (code de commande : 27114).

 

[MONS]. Le Carmel de Mons. 1607-1957. Tournai, Casterman, [1957]. In-8° broché, 77 p., nombreuses illustrations hors texte dont deux vues et une carte à déplier, bon exemplaire.
En guise d'introduction :
   Le mérite de la notice historique éditée à l'occasion du 350e anniversaire de votre fondation est d'avoir su mettre en relief la continuité spirituelle immanente à la succession des événements en lui donnant sa véritable signification.
   Guidé par une intuition très sûre, l'auteur a, d'emblée, perçu l'essentiel : cette permanence d'un même esprit qui fait la vitalité d'une communauté religieuse, cette unanimité spirituelle laissant place à la personnalité tout en l'intégrant à son milieu. Les types marquants évoqués au cours de ces pages l'ont vécue pleinement et en ont assuré le renouvellement et l'adaptation dans la continuité.
   Le lecteur sera certainement sensible à cette constance de la vie de votre Carmel : unité d'esprit vécu personnellement par chacun et se manifestant spontanément dans la régularité monastique, signe privilégié du besoin de se retrouver ensemble afin d'exprimer dans le concret des exercices communs l'unité de penser, de vouloir et de sentir qui caractérise l'esprit d'un Ordre.
   Notre temps, attentif à certaines valeurs, recevra ce témoignage de notre vie contemplative axé sur ses deux dimensions : solitude et communauté. Il verra, dans un exemple vécu, que le « seul à seul » animant les profondeurs de l'âme carmélitaine n'inclut pas un « sans les autres » si contraire à son sentiment comme à l'idée thérésienne de la solitude.

15 euros (code de commande : 27089).

 

[NUMISMATIQUE]. Catalogue 258. Coins and Medals including Roman and Byzantine Coins. Veiling - Auction Sale 10-13 june 1974 in the Carlton Hotel, Amsterdam. Amsterdam, Schulman, 1974. In-4° broché, 116 p., 48 planches hors texte.
Catalogue proposant 2205 lots répartis comme suit :
   N° 1- 530. Nederlandse munten.
   N° 531-593. Historie- en Familiepenningen.
   N° 594-626. Decoraties en militaire medailles.
   N° 627-755. De Zuidelijke Nederlanden (Les Pays-Bas méridionaux).
   N° 756-776. Römisch-Deutsches Reich.
   N° 777-937. Deutschland.
   N° 938-940. Renaissance medaillen.
   N° 941. Balcan.
   N° 942-1314. France.
   N° 1315-1330. Great Britain.
   N° 1331-1352. Italia.
   N° 1353-1366. Polen.
   N° 1367. Portugal.
   N° 1368-1374. Russia.
   N° 1375-1384. Scandinavia.
   N° 1385-1390. Spain.
   N° 1391-1394. Switzerland.
   N° 1395-1396. Asia.
   N° 1397-1435. India-Ceylon.
   N° 1436-1437. Africa.
   N° 1438-1465. U.S.A. - Canada - Latin America.
   N° 1466-1472. Varia.
   N° 1473-2082. Roman Coins.  
   N° 2083-2102. Byzntine Coins.
   N° 2103. Vandals.
   N° 2104-2160. General lots.
   N° 2161-2205. Numismatische boeken.

12 euros (code de commande : 27130).

 

[OLEFFE (André)]. TILLY (Pierre)André Oleffe. Biographie. Préface de Michel Dumoulin. Bruxelles, Le Cri, 2009. Fort in-8° broché, 549 p., illustrations, (collection « Biographie »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   André Oleffe (1914-1975) est un personnage peu commun dans le paysage politique belge. Directeur général et président de la Commission bancaire.au cœur des hautes sphères économiques et financières, il sera président du Mouvement ouvrier chrétien pendant plus de vingt ans avant d'occuper une fonction ministérielle à la fin de sa vie. Président du Conseil d'administration de l'UCL, il est l'un des pères fondateurs de Louvain-la-Neuve et de la Clinique Saint-Pierre d'Ottignies.
   Personnage brillant, éclectique, homme de pouvoir et d'une grande influence, expert, il a joué, sans être sous les feux des projecteurs, un rôle de premier plan dans les grands dossiers qui ont traversé la Belgique de 1950 à 1975. Il faut citer la question scolaire, le contentieux belge-congolais, la réforme fiscale, l'affaire de Louvain. le dossier énergétique, le fédéralisme.
   Depuis sa mort en 1975, le contexte politique, économique et social a certes connu des mutations profondes ; son œuvre et son action, qui s'inscrivent dans une période fort importante de l'histoire de la Belgique, ne manque pourtant pas de nous interpeller sur des enjeux fondamentaux de la société belge d'aujourd'hui. On pense à l'énergie, le contrôle du marché des capitaux, la fiscalité, un système de santé de qualité, le dialogue communautaire, la démocratie économique et sociale et le développement de la Wallonie.
   Cette biographie, richement illustrée et basée sur des archives inédites, nous livre le portrait d'un chrétien engagé dans son temps, visionnaire, bâtisseur. Jovial et ferme dans ses principes, charismatique et technocrate à ses heures, dirigeant et militant de terrain, il a consacré sa vie à défendre la cause de l'État, de l'Église et des travailleurs.

20 euros (code de commande : 27101).

 

PARÉE (J.A.S.) — Histoire de la ville de Fontaine l'Évêque. Publiée à l'occasion du XIe Centenaire officiel de la ville. [Fontaine-l'Évêque], [ca 1968]. In-8° agrafé et collé, 116 p., illustrations, tableaux généalogiques, peu courant, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   Première partie.

      Chapitre I : Fontaine-I'Évêque et son nom.
      Chapitre : Les temps anciens.
         a) la préhistoire.
         b) la période gauloise.
         c) les périodes romaine et franque.
      Chapitre III : La période féodale.
         a) les premiers documents.
         b) la charte de 1212.
         c) la physionomie de Fontaine au XIIIe s.
      Chapitre IV : Du XIVe au XVIIIe s.
         a) Fontaine-I'Évêque, ville franche.
         b) les événements politiques.
         c) l'économie locale.
      Chapitre V : Le XIXe siècle.
         a) les occupations française et hollandaise.
         b) la révolution de 1830.
         c) l'indépendance belge (de 1830 à 1914).
      Chapitre VI : La guerre 1914-1918.
      Chapitre VII : L'entre-deux-guerres.
      Chapitre VIII : La guerre 1940-1945.
      Chapitre IX : De 1945 à nos jours.
      Chapitre X : Aspect synthétique de la ville actuelle.
   Deuxième partie : Quelques illustrations de la ville.
   Troisième partie : Fontaine-l'Évêque, les hommes et leurs œuvres.

      Les hommes : Les seigneurs de Fontaine - Tableau généalogique - Les mayeurs, maires et bourgmestres - les Fontainois célèbres - Les centenaires - Les Patriotes de 1830 - Les Patriotes de 1914-1918 - Les Patriotes de 1940-1945.
      Leurs œuvres : Le château de Fontaine-l'Évêque - Les hôtels de ville - Monuments et vieilles maisons - Monuments religieux (les églises, les chapelles, Les temples) - Vieilles rues et vieux quartiers.
   Bibliographie.

25 euros (code de commande : 27093 - vendu).

 

PHILIPPART (Solange) — Péruwelz au fil du temps... Tome I : Jusqu'à « liberté-égalité ». Tome II : « Liberté-égalité ». Tome III : 1830-1920. Péruwelz, Association des Anciens Élèves de l'École Industrielle et commerciale de l'État - Sauvegarde Avenir Environnement Péruwelzis, 1973-1978-1982. Trois volumes in-8° brochés, 184, 188 et 174 p., illustrations, couvertures frottées.
Tables des matières :
   Tome I.
   - Au commencement étaient les pierres.
   - Puis il y eut des Perwéziens.
   - Fondation de l'hôpital.
   - La loi de 1419.
   - L'église Monseigneur St Quentin.
   - Sur le mont de Péruwelz, Notre-Dame de Bonsecours.
   - 1642 : le château.
   - Le bourg de Péruwelz.
   Tome II.
   - Dernier tableau de vieux style.
   - Entre deux feux.
   - En République française.
   - Sous l'étoile de Napoléon.
   - Mais quelle est la patrie ?
   - Pour une Belgique libre.
   Tome III.
   - L'aube des partis politiques.
   - Le nouveau pouvoir.
   - À l'école !
   - Un autre visage pour la ville.
   - L'âge d'or.
   - Ceux de la petite quinzaine.
   - La Belle Époque.
   - La partition : Bonsecours autonome.
   - 1914-1918 : Péruwelz dans la guerre.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 27094).

 

[SCUDÉRY (Madeleine et Georges de)] — Les Femmes illustres, ou les Harangues héroïques, de Monsieur de Scudery, avec les veritables portraits de ces Heroïnes, tirez des Medailles Antiques. Paris, Courbé, 1655. [Imprimé à Roüen, & se vend / A Paris, / Chez Augustin Courbé, au Palais, dans la petite / Salle, à la Palme. / M. DC. LV. / Avec privilege du Roy.] In-4° plein parchemin teinté, dos à 4 nerfs, pièce de titre, [1 (titre frontispice), [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [10 (épître, table)], 409, [3 (privilège)] p., 20 portraits gravés dans le texte.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée en deux volumes : le premier en 1642 et le second en 1644. Claude Maignien écrit qu'il nous présente « une galerie de tableaux de femmes de l'Antiquité, qui, soumises à des situations tragiques, y répondent de façon plus ou moins touchante. C'est peut-être dans le discours de Sapho que Madeleine de Scudéry exprime le plus ses idées féministes. Elle dénonce une société qui attend des femmes qu'elles soient belles et se taisent. Sapho plaide pour les précieuses : « Nous aurons l'imagination belle, l'esprit clairvoyant, la mémoire heureuse, le jugement solide et nous n'emploierons toutes ces choses qu'à friser nos cheveux ? »
À propos de l'attribution de cet ouvrage, Donna Kuizenga précise :
   « S'agit-il d'une collaboration, comme l'affirme Tallement des Réaux, et si oui de quelle nature ? Les Femmes illustres sont-elles l'ouvrage de Madeleine sous le nom de Georges, ou vice versa ? Si l'on passe en revue ce qu'on a écrit sur les Femmes illustres pendant les cent dernières années, on trouve toutes ces hypothèses, et jusqu'à aujourd'hui aucun document historique ne nous permet de trancher la question. Les preuves internes nous portent à croire que la harangue de Sapho est l'ouvrage de Madeleine, mais, pour le recueil en général, l'ensemble de nos connaissances nous oblige à pencher pour une collaboration dont les modalités restent plutôt occultes. »
Table des harangues :
   1. Artemise à Isocrate.
   2. Mariamne à Hérodes.
   3. Cléopatre à Marc-Antoine.
   4. Sisigambis à Alexandre.
   5. Sophonisbe à Manississe.
   6. Zénobie à ses filles.
   7. Porcie à Volumnius.
   8. Bérénice à Titus.
   9. Panthée à Cyrus.
   10. Amalasonthe à Théodat.
   11. Lucrèce à Colatin.
   12. Volumnia à Virgile.
   13. Athenais à Théodose.
   14. Pulchéria au patriarche de Constantinople.
   15. Calphurnie à Lépide.
   16. Livie à Mécène.
   17. Cloelia à Porsenna.
   18. Octavie à Auguste.
   19. Agripine au peuple romain.
   20. Sapho à Érinne.
Bibliographie :
   - Maignien (Claude), Les femmes illustres ou Les harangues héroïques, 1642.
   - Kuizenga (Donna), Écriture à la mode / mode de réécriture : Les Femmes illustres de Madeleine et Georges de Scudéry, dans La femme au XVIIe siècle. Actes du colloque de Vancouver. University of British Columbia 5-7 octobre 2000, pp. 151-164.

250 euros (code de commande : 27126).

 

SHAKESPEARE (William) — Comédies. Tome I (Œuvres complètes, V). Édition publiée sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet. Textes établis, traduits, présentés et annotés par Line Gottegnies, Jean-Michel Déprats, Yves Peyré, Jean-Pierre Richard, Henri Suhamy et Gisèle venet. paris, Gallimard, 2014. In-8° sous reliure souple, Rhodoïd et étui d'éditeur, LI, 1454 p., édition bilingue, (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 591), exemplaire en très bel état.
Ce volume contient :
   - Introduction, par Gisèle Venet.
   - Chronologie, par Henri Suhamy.
   - Avertissement, par Gisèle Venet.
   - La comédie des erreurs.
   - Les deux gentilshommes de Vérone.
   - Le dressage de la rebelle (La mégère apprivoisée).
   - Peines d'amour perdues.
   - Le songe d'une nuit d'été.
   - Le marchand de Venise.

   - Notices et notes.

30 euros (code de commande : 27104).

 

[SLABBINCK (Rik)]. MULS (Jozef) — Rik Slabbinck. Anvers, De Sikkel, 1953. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707) et en très bel état.
Extrait :
   La plupart des hommes se représentent un artiste peintre comme une sorte de spécialiste qui, lorsque ses paysages, ses fleurs, ses natures mortes, ses portraits ou ses compositions de figures connaissent le succès, gagne à proprement parler facilement son argent.
   Il s'agit bien en vérité d'un spécialiste et plus d'un artiste soi-disant amateur pourrait beaucoup apprendre d'un bon peintre en bâtiment. Comment on apprête une toile par exemple ou un panneau, comment un glacis doit être appliqué, comment on étend les couches de couleur. Sans parler de la connaissance des matériaux qui fait défaut à tant d'artistes.
   Ces connaissances spéciales ne suffisent cependant pas à faire des artistes. Il existe des natures raffinées qui obéissent à l'impulsion de rendre leur vision du monde et d'exprimer leur être le pi us intime. Cette exigence suppose un certain génie et, lorsque j'emploie ce terme à propos de Slabbinck, il n'entre nullement dans mes intentions d'affirmer qu'il surpasse Rubens ou qu'il égale Rembrandt. J'appelle « génie »' cette sorte d'esprit ou de démon qui domine le destin d'un homme et « génial » ce qui est né de sa propre invention et non d'une quelconque imitation.
   Cela dit, il serait faux de penser que le génie est chez l'artiste un don inné. On a parlé trop inconsidérément déjà d'un « poète-par-la-grâce-de-Dieu ». Je tiens pour une erreur d'Horace le « poëta nascitur ». Tout, à peu de chose près, peut être conquis par l'effort. Il ne s'agit pas tellement ici du zèle ou du dévouement à sa tâche de l'artisan, mais plutôt d'une poussée vers l'absolu. C'est là ce dont se charge le démon intérieur. Sans cette poussée, on ne peut considérer qu'on a affaire à un véritable artiste. Celui-ci doit être rempli de passion s'il veut exprimer dans son œuvre le meilleur de ce qu'il porte en soi. Une continuelle tendance vers l'absolu garantit le développement de tout peintre digne de considération.
   C'est là ce qui se passa pour Slabbinck. Bien des chances existaient pour qu'il devînt un brodeur de soie dans les affaires d'un père qui vit d'un mauvais œil son fils renoncer aux drapeaux et aux chasubles pour se mettre à barbouiller des toiles avec des couleurs. On sait combien sont généralement manquées les premières œuvres et combien aussi elles autorisent peu d'espoirs.
   Sa rencontre avec Permeke a été décisive à cet égard. Luc Peire également l'aura encouragé dans son penchant à peindre. Quant à la maison paternelle, elle ne peut être restée non plus sans influence. II s'agissait là de choisir et d'harmoniser chaque jour sur les étendards et les parements des couleurs qui créent un monde. Au début, ce ne sont généralement que des travaux gâchés. Mais petit à petit, le peintre reconnaît une lueur dans sa macédoine de couleurs. II mélangera les teintes, les harmonisera, produira un ton qui ait une résonance particulière. II vit aussi ce que faisaient Permeke, Gustave de Smet, mais très tôt, il éprouva le besoin de faire autre chose. Une fois libéré de la contrainte de l'exemple, il put aller vers la nature, source de toute inspiration. Avec sa propre vision de la réalité, il parvint à conquérir son coloris personnel, sa manière originale de dépeindre. Ne valait-il pas mieux songer au perfectionnement de ses propres moyens artistiques, plutôt que de s'inquiéter de problèmes d'école ou de tendance ? Rik Slabbinck a continué à peindre sans plus écouter les conseils de personne.

10 euros (code de commande : 27129).

 

TACK (Daniel) — Mont-Cassel. Historique, archéologique & pittoresque. 2me édition. Hazebrouck, Imprimerie de l'Indicateur, 1931. Grand in-8° broché, 100 p., illustrations hors texte, couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   - Cassel.
   - T' Landshuys (Mairie).
   - L'Auberge de l'Ancienne Conciergerie.
   - Hôtel du Prévôt de St-Pierre.
   - Hôtel Lenglé.
   - Hôtel de Mac-Mahon.
   - Hôtel de Ville (Musée).
   - La Fontaine Monumentale.
   - Ancienne Auberge « La poste aux chevaux ».
   - Hôtel Vermersch-Vandamme.
   - La porte de Dunkerque.
   - Hôtel d'Halluin.
   - Hôtel du Sauvage.
   - Vice-Consulat de Belgique.
   - Hôtel de Schoebeque.
   - La Porte d'Ypres.
   - Cimetière actuel.
   - L'église des Jésuites.
   - Contour de l'église.
   - Collégiale Notre-Dame.
   - Fontaine de Triptolème.
   - La Pauvre École (écoles communales).
   - Hospice des Chanoinesses Augustines.
   - Puits cruciforme de l'hospice.
   - La porte de Bergues St-Winoc.
   - La chapelle octogonale dite de Horne.
   - Auberge St-Sébastien ou Schottershof.
   - Le cortège des ghildes et grands serments des Flandres.
   - Monument aux Morts de la Grande Guerre.
   - La butte du Château.
   - La porte du Château.
   - La Rampe Alpine.
   - Géologie de la butte du Château.
   - Terrasse du Château.
   - Monument des Trois Batailles.
   - La collégiale exempte de St-Pierre.
   - La crypte de St-Pierre.
   - Tombeau de Robert le Frison.
   - La cave du Chapitre de St-Pierre.
   - Tables d'orientation.
   - Le monument équestre du Maréchal Foch.
   - Les fêtes en l'honneur du Maréchal Foch.
   - La tour Grise du Comte.
   - Les Morins, premiers habitants du pays.
   - Époque romaine.
   - Le Septemvium ou les 7 routes romaines.
   - Fouilles faites au Mont-Cassel.
   - Empereurs romains à Cassel.
   - Faits importants concernant le Castellum.
   - Fortifications romaines.
   - Altitudes du Mont-Cassel.
   - Le moulin du Château.
   - Chapelle St-Nicolas.
   - L'ancien cimetière St-Nicolas.
   - La villa du Général Herbert Plumer.
   - Rue Bollaert-Le Gavrian.
   - Château du Général Comte Vandamme.
   - Monument du Général Comte Vandamme.
   - Les remparts.
   - La porte d'Aire.
   - Le mont des Récollets.
   - Le bois des Renards.

20 euros (code de commande : 27098 - vendu).

 

VERNE (Jules) L'invasion de la mer. Illustrations de Bennett. Le phare au bout du monde. Illustration de Georges Roux. Paris, Hetzel, [1905]. [Collection Hetzel / 18, rue Jacob, Paris (VIe) / Tous droits de traduction et de reproduction réservés.]. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage d'éditeur (d'après la maquette de Engel), tranches dorées, [8 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre général, mentions de droits, faux-titre de L'invasion de la mer, titre-frontispice de L'invasion de la mer, titre de L'invasion de la mer, mention d'imprimeur)], 236, [4 (faux-titre du Phare du bout du monde, Titre-frontispice du Phare du bout du monde, titre du Phare du bout du monde, mention d'imprimeur], 204 p., illustrations en noir dans le texte, bien complet des douze chromolithographies hors texte, à l'exception d'une petite tache sur le second plat, le cartonnage est très frais et en très bon état.
   Il s'agit de la première édition de la réunion de ces deux textes.
   Le cartonnage polychrome Hetzel est à un éléphant, le titre dans l'éventail, le dos au phare. Le second plat est orné du médaillon noir contenant les initiales JH.
   L'invasion de la mer, est le dernier roman dont Jules Verne ait pu corriger les épreuves. Quant au Phare du bout du monde, Jules Verne n'en a justement pas corrigé les épreuves et c'est son fils Michel qui a apporté un certain nombre de modifications au texte original.
Bibliographie :
   - Jauzac (Philippe), Jules Verne. Hetzel et les cartonnages illustrés, pp. 301 et 304.

400 euros (code de commande : 27100).

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