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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 30 JUIN 2020

 

[ANNALES. ÉCONOMIES - SOCIÉTÉS - CIVILISATIONS]. GRINBERG (Martine) et TABUT (Yvette) — Vingt années d'Histoire et de Sciences Humaines. Table analytique des Annales. 1969-1988. Paris, Armand Colin, 1991. In-8° broché, 367 p., exemplaire en parfait état.
Préface :
   Tous les vingt ans, les Annales publient la Table analytique de leurs volumes. Celle-ci est la troisième, qui fournit à son tour l'occasion de mesurer le chemin parcouru.
   Le jeu des comparaisons n 'est pas facile. Nous avons eu le souci de respecter les critères de classement des Tables précédentes, qui correspondent au projet d'ensemble de la revue, et qui leur donnent à toutes un air de famille. Mais à toutes les échelles, des modifications ont été opérées. Voyez par exemple les individus, rétablis à côté des familles (Sociétés II A) – sous l'influence peut-être de l'individualisme méthodologique ou du fait du reflux du marxisme. Voyez le droit (Sociétés III A) ou les rapports de sexe (Sociétés III E), promus au rang de rubriques particulières. Voyez l'économie, où le temps et l'espace (au sein desquels les activités se déploient) ont été constitués en catégories plus visibles (Économies III et IV). Chaque lecteur débusquera les glissements qu’il jugera significatifs. Les moins concertés lui sembleront peut-être les plus révélateurs, mais qui désignera les altérations les moins réfléchies ?
   L'approche quantitative autorise-t-elle des prises mieux assurées ? Les évolutions massives sont sans équivoque. Le recul très important du nombre des items consacrés à la présentation des instruments de travail (156 contre 400) au cours des vingt années précédentes) signale le dépassement du stade de l'accumulation primitive et l'évolution des manières de faire : c’est moins dans l'invention de sources ignorées que dans leur mise en œuvre inventive que réside l'innovation. La suite est moins attendue. La stabilité du nombre des fiches bibliographiques marque aussi bien l'économie (1028 en 1968-1988 contre 956 en 1949-1968) que la culture (958 contre 1004) alors que l'on va proclamant l'irrémédiable déclin de l'histoire économique et le triomphe de l'anthropologie historique durant cette période. La force des paradigmes ne se mesure pas de cette manière. D'ailleurs, de tels comptages laissent échapper l'essentiel : le souci maintenu de décloisonner les savoirs, la volonté permanente de redéfinir le terrain et les modalités d'exercice du métier d'historien. Là résident la seule forme acceptable de fidélité aux principes fondateurs de la revue et la seule manière de la maintenir vivante.
   Faut-il le dire, ce sont d'autres chiffres dont nous sommes fiers. En vingt ans, les travaux de près de 3500 auteurs ont été présentés, analysés, critiqués dans la revue. En vingt ans, plus de 1400 collaborateurs différents ont apporté aux Annales articles, notes critiques et comptes rendus. Maurice Agulhon, Jean Bouvier, Bernard Guenée, Pierre Souyri parmi les plus fidèles. Dresser une Table analytique, c’est aussi l'occasion de mesurer l'ampleur d’une dette. La nôtre est considérable, et nous en sommes heureux.

15 euros (code de commande : 29707).

 

AURIANT (pseudonyme d'Alexandre Hadjivassiliou) — Aventuriers et originaux. Deuxième édition. Paris, Gallimard, [1933]. In-8° broché, 224 p., (collection « Les Vies Parallèles »).
Table des matières :
   - Ahmed Aga le Zantiote.
   - Basile Fackr, marchand de Damiette.
   - Le Pharmacien Royer.
   - Ismaïl Gibraltar, amiral égyptien.
   - Ibrahim Aga et Osman Effendi.
   - Le Cheikh des Ohsis.
   - Mohammed Effendi.
   - Lubbert-Bey.

10 euros (code de commande : 29745).

 

[BELGIQUE - RÉVOLUTION]. Gravure satirique mettant en scène Frédéric de Nassau, exécuteur des hautes œuvres et Guillaume l'entêté et le sanguinaire. Auteur et éditeur inconnus, ca 1830. Dimensions de la feuille : 270 x 225 mm. Rousseurs. Très rare.

Bibliographie :
   - Institut Royal du Patrimoine Artistique : Sujet Satirique.

40 euros (code de commande : 29704 - vendu).

 

[BERNIER (Charles)]. Verhaeren - Bernier. Portetten - Portraits. Sint-Amands - Honnelles, Emile Verhaerenmuseum - Commune de Honnelles, 2016. In-8° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, édtion bilingue néerlandais-français.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme.
   Toute sa vie Charles Bernier (Angre, 1871 - Angre, 1950) s'est spécialisé dans l'art de la gravure. Surtout les gravures en couleurs sont remarquables. À ses débuts il a copié les grands maîtres, mais à partir de 1899 il commence à graver des paysages et des scènes pastorales. Son ami Émile Verhaeren devient son modèle préféré. Il a portraituré le poète à plusieurs occasions et quelques portraits sont devenus de vrais classiques. Des années durant le Musée Verhaeren a su collectionner toute une série de portraits. Pour la première fois une telle collection Bernier est présentée au grand public.
Table des matières :
   - Préfaces, par Gil Amand et Els de Smedt.
   - Charles Bernier, Émile Verhaeren, une amitié, par Rik Hemmerijckx.
   - Hommage à Charles Bernier, par Émile Verhaeren.
   - Catalogue.
   - Liste des œuvres.

15 euros (code de commande : 29732 - vendu).

 

BOUSSU (Gilles-Joseph de) — Histoire de la Ville de Mons, ancienne et nouvelle ; contenant tout ce qui s'est passé de plus curieux depuis son origine 650. jusqu'à present 1725. La chronologie des comtes de Hainau, la liste des Grands-Baillis, des Conseillers, des Prevôts, des Magistrats ; avec un très-grand nombre de décrets des Souverains, concernant les privileges de cette Ville, les attributs des Echevins, & quantité d'autres pieces très-curieuses & utiles ; une ample description de l'etablissement des sieges de judicature, des chapitres, des paroisses, des couvents, des corps-de-stile, des fondations & des principaux edifices de cette Ville ; son ancien circuit, son agrandissement, ses guerres, ses sieges, ses blocus, ses ruines, ses rétablissemens, ses incendies, ses tremblemens de terre, & autres évenemens surprenans. Par Gilles-Joseph de Boussu, Ecuyer, Licencié en Droit. Mons, Éditions du Miroir, 1982. Grand in-8° broché, [1 (titre)], [1 bl.], [6], 435, [1 bl.], [36 (table, errata)] p., exemplaire bien complet des trois gravures de Kraft (titre frontispice, Mons ancien 650 et grande vue à déplier de la ville).
  
Impression anastaltique de l'édition publiée à Mons, chez Varret, en 1725.
   Historien et littérateur, né à Mons le 13 octobre 1681, y décédé le 9 mai 1755. Il était licencié en droit, et remplit, en 1714, 1732 et 1737, les fonctions d'échevin de sa ville natale. Il fut député des États du Hainaut et ses lettres de noblesse lui furent octroyées par Charles VI le 30 juillet 1717. Il s'adonna d'abord à la littérature et publia plusieurs tragédies en vers d'une conception et d'un style médiocre. C'est par des publications historiques que cet écrivain s'est fait remarquer ; on lui doit la célèbre Histoire de la ville de Mons, présentée ici ; une Histoire de la ville de Saint-Ghislain, publiée en 1737 et une Histoire de la ville d'Ath, parue en 1750.

30 euros (code de commande : 29739 - vendu).

 

BOYLESVE (René)L'enfant à la balustrade. Illustrations de Claude Chopy. Paris, Colbert, 1947. In-8° demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs, titre doré, couverture conservée, dos passé ainsi que le haut de la couvrure sur environ 10 mm., 245 p., 4 vignettes en bichromie et 8 illustrations en couleurs hors texte, (collection « Le Lys d'Or »), bon exemplaire.
En quatrième d'une réédition moderne :
   Le personnage principal de L'Enfant à la balustrade [roman autobiographique] de René Boylesve est âgé d'une dizaine d'années et habite Beaumont, une petite ville de Touraine. Fils de Maître Nadaud, notaire, il observe le ballet des adultes, entre relation de circonstance, séduction et trahison. À l'origine de cette comédie humaine, il y a l'achat par Maître Nadaud d'une demeure où il ne pourra s'installer qu'après le décès de Madame Colivaut, l'actuelle occupante. Or, cette bâtisse est également convoitée par les Plancoulaine, de riches bourgeois de la ville ; à l'instigation de ces derniers, la famille Nadaud est « mise en quarantaine » par les notables de Beaumont.
   À la mort de Madame Colivaut, les Nadaud s'installent dans la maison et les bourgeois reviennent un par un reconstituer le cercle d'amis, y compris les Plancoulaine… Spectateur de ce triste jeu, le jeune narrateur trouve refuge dans le jardin belvédère de la demeure d'où il contemple la ville appuyé contre la balustrade.

18 euros (code de commande : 29713 - vendu).

 

BRENTANO (Franz) — De la diversité des acceptions de l'être d'après Aristote. Traduit de l'allemand par Pascal David. Deuxième édition corrigée. Paris, Vrin, 2005. In-8° broché, 208 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques »), exemplaire en parfait état, épuisé, rare.
En quatrième de couverture :
   Cette dissertation légendaire de Franz Brentano (1838-1917), éditée à Fribourg en 1862, prend pour fil conducteur de son interprétation de la « métaphysique », comme science de « l’être en tant qu'être » le leitmotiv : « l’être se dit pluriellement ». Mais quelle en est alors la signification directrice et unitaire ?
   L'ambition de Brentano est de reconstituer une doctrine dont il s'agit à la fois de montrer et de sauver la cohérence. Le primat accordé à l'acception catégoriale de l’être l'amène à restituer un « arbre généalogique » des catégories dont le chatoiement correspond strictement à la diversité des modes de prédication de la « substance première ». Même si la question reste posée de savoir si la plurivocité de l’être se ramène essentiellement à la diversité catégoriale, ou si, au contraire, les catégories n'illustrent qu'une pluralité restreinte, au sein d’une acception de l’être dont elles déclinent les « modalités » ou les « figures », mais dont rien ne dit qu'elle serait souveraine, cette magistrale initiation demeure un jalon incontournable dans l'histoire de la réappropriation moderne d'Aristote et du problème que pose la constitution d’une ontologie.

25 euros (code de commande : 29750).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi. Tome IX. Mons, Manceaux, 1878. In-8° broché, 488 p., 6 planches hors texte, exemplaire sur papier vergé, dos cassé.
Table des matières :
   - Tableau des membres de la Société.
   - Sociétés, commissions et publications avec lesquelles la Société paléontologique et archéologique échange ses Documents et rapports.
   - Assemblées générales.
      - Procès-verbal du 3 février 1876.
      - Procès-verbal du 9 mars 1876.
      - Compte de l'exercice 1875.
      - Procès-verbal du 3 août 1876.
      - Procès-verbal du 8 février 1877.
      - Procès-verbal du 12 avril 1877.
      - Compte de l'exercice 1876.
      - Procès-verbal du 2 août 1877.
   - Correspondance.
      - Lettre de M. Vander Elst, le 23 avril 1876. Découverte archéologique.
      - Lettre du même, le 7 juillet 1876.
      - Lettre de M. Thévenier, le 20 octobre 1876. Don pour le Musée.
      - Lettre de M. Morlet, le 31 mai 1877. Don pour le Musée.
      - Lettre de M. le comte de Glymes, le 31 mai l87. Don pour leMusée.
      - Lettre de M. Blanchart, le 15 janvier 1878. Don pour le Musée.
   - Rapports.
      - Rapport annuel du président sur les travaux de la Société, lu l'assemblée du 3 août 1876, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Annexes relatives a la construction du nouveau musée, etc.
      - Rapport sur les sources et l'origine de la Société paléontologique et archéologique de Charleroi, par P.-C. Vander Elst.
      - Rapport sur deux pièces de monnaie en argen, par J.-B. Genard.
      - La villa belgo-romaine de Ville sous la Neuville, à Montignies-sur-Sambre. Rapport sur la découverte et études de questions qui s'y rapportent, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Idem ; table des matières.
      - La villa belgo-romaine d'Aiseau. Rapport sur la fouille, par J. Kaisin.
   - Documents et analectes.
      - Collection des actes de franchise, de privilèges, octrois, ordonnances, etc., donnés à la ville de Charleroi. Sixième fascicule. La seigneurie de Charnoy et Gilliers, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Table analytique des matières du sixième fascicule de la Collection d'actes de Charleroi, etc.
   - Mélanges archéologiques et historiques.
      - Le trésor d'Hildesheim dit trésor de Varus, par le comte de Glymes.
      - Quelques feudataires et fiefs qui relevaient de la couronne ducale du Brabant au XIIIe siècle, dans l'arrondissement de Charleroi, par P.-C. Vander Elst.
      - Le palais de Marie de Hongrie à Binche, 1545-1554, par Th. Lejeune.
   - Variétéxs et extraits.
      - Nécrologie des membres de la Société : Sylvain Pirmez. - Eugène Smits - Horace Piérard.
      - Petite chronique des découvertes archéologiques dans l'arrondissement de Charleroi, par D.-A. Van Bastelaer.
         - Tombe franque trouvée anciennement à Grandreng.
         - Matériaux de construction romains trouvés à Lambusart.
         - Cimetière belgo-romain à Montignies-sur-Sambre, lieu dit Roctia.
         - Tombe belgo-romaine trouvée dans le parc de Beaumont.
         - Trouvaille de hache polie a Houdeng-Aimeries.
         - Trouvaille de pierre polie a Monceau-sur-Sambre.
         - Villa belgo-romaine à Biercée.
         - Trouvaille de pièces romaines vers le pays de Beaumont.
         - Cimetière belgo-romain à Courcelles.
         - Cimetière belgo-romain à Joncret.
         - Restes d'un fort romain à Morlanwelz.
         - Trouvaille de hache polie à Monceau-sur-Sambre.
         - Cimetière belgo-romain à Presles.
         - Ruines d'habitation romaine à Montignies-Saint-Christophe.
         Cimetière franc à Montignies-Saint-Christophe.
         - Ruines d'habitation romaine sur le territoire de Ragnies.
         - Cimetière belgo-romain à Aiseau.
      - Découvertes archéologiques en Italie.
      - Découvertes archéologiques à Rome.
      - Souvenirs du Hainaut au règne de Charles-Quint.
      - Cimetière franc de Franchimont.
      - Préalable à la pacification de 1289.
      - Érection de la paroisse de Saint-Vaast à Fontaine-l'Évêque, par Th. Lejeune.
      - Institution par S. M. le Roi des Belges, d'un prix annuel de 25,000 fr.
      - Concours de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique.
   - Errata.

40 euros (code de commande : 29748).

 

CLOCHERIEUX (Charles) — À l'heure des tambours et des fifres. Avec la collaboration et les conseils techniques de Gabriel Thibaut, Lucien Sainthuile et les Délégués des Compagnies. S.l., Association des Marches Folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse, 1972. In-8° broché, 105 p., illustrations, exemplaire sous son enveloppe cartonnée et à l'état de neuf, peu courant.
Liste des marches évoquées :
   - 1er dimanche de mai. Tarcienne. Marche Saint-Fiacre.
   - 3e dimanche de mai. Thuin. Marche Saint-Roch.
   - Dimanche avant la Pentecôte. Châtelet. Marche Saint-Roch.
   - Lundi de Pentecôte. Gerpinnes (centre). Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Gerpinnes-Hymiée. Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Hanzinne. Marche Sainte-Rolende et Saint-Oger.
   - Lundi de Pentecôte. Gerpinnes-Flaches. Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Joncret. Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Villers-Poterie. Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Gougnies. Marche Sainte-Rolende.
   - Lundi de Pentecôte. Gerpinne-Fromiée. Marche Sainte-Rolende.
   - Dimanche de la Trinité. Walcourt. Marche Notre-Dame de Walcourt.
   - Dimanches de la Trinité et du Saint-Sacrement. Daussois. Marche Notre-Dame de Walcourt.
   - Dimanche du Saint-Sacrement. Biesme (N). Les Voltigeurs de Biesme.
   - Dimanche du Saint-Sacrement. Boussu-lez-Walcourt. Marche du Saint-Sacrement.
   - 1er dimanche de juin. Ligny. Marche historique.
   - Dernier ou avant-dernier dimanche de juin. Laneffe. Marche Saint-Éloi.
   - Dimanche le plus proche du 24 juin. Cour-sur-Heure. Marche Saint-Jean.
   - Dernier dimanche de juin. Couillet. Marche Saint-Basile.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Biesmerée. Marche Saint-Pierre.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Florennes. Marche Saint-Pierre.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Morialmé. Marche Saint-Pierre.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Thy-le-Château. Marche SS Pierre et Paul.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Villers-deux-Églises. Marche Saint-Pierre.
   - Dimanche 29 juin ou suivant. Vitrival. Marche Saint-Pierre.
   - Deuxième dimanche de juillet. Chamborgeaux (Bouffioulx). Marche Saint-Ferdinand.
   - Deuxième dimanche de juillet. Somzéé. Marche Notre-Dame de Beauraing.
   - Troisième dimanche de juillet. Fraire. Marche Saint-Ghislain.
   - Troisième dimanche de juillet. Jumet. Marche Sainte-Marie-Madeleine.
   - Troisième dimanche de juillet. Saint-Aubin. Marche Notre-Dame du Mont-Carmel.
   - Dernier dimanche de juillet. Hanzinelle. Marche Saint-Christophe.
   - Dernier dimanche de juillet. Marbaix-la-Tour. Marche Saint-Christophe.
   - Dimanche après le 25 juillet. Silenrieux. Marche Sainte-Anne.
   - 2e dimanche d'août. Bouffioulx. Marche Saint-Géry.
   - 15 août. Cerfontaine. Marche Saint-Lambert.
   - 15 août. Cerfontaine. Marche Saint-Laurent.
   - Dimanche suivant le 15 août. Acoz (Centre) et Acoz (Lausprelle). Marche Saint-Roch et Saint-Frégo.
   - Dimanche suivant le 15 août. Ham-sur-Heure et Beignée. Marche Saint-Roch.
   - Avant-dernier dimanche d'août. Bambois (Fosses). Marche Saint-Barthélemy (dit Bietrumé).
   - 4e dimanche d'août. Marcinelle (Haies). Marche Saint-Louis.
   - Dernier dimanche d'août. Châtelineau. Marche de Notre-Dame de Rome.
   - Dernier dimanche d'août. Yves-Gomezée. Marche Saint-Laurent.
   - 3e dimanche de septembre. Châtelet (Boubier). Marche de Notre-Dame de Patience.
   - 3e dimanche de septembre. Beignée (Ham-sur-Heure). Marche Bienheureux Richard.
   - Dernier dimanche de septembre (tous les sept ans). Fosses-la-Ville. Marche Saint-Feuillen.
   - Dernier dimanche de septembre (tous les sept ans). Hautvent (Fosses). Marche Saint-Feuillen.
   - 1er dimanche d'octobre. Aisement. Marche Notre-Dame.
   - 3e dimanche d'octobre. Villers-Poterie. Le Tour Sainte-Rolende des Marcheurs.

15 euros (code de commande : 29721 - vendu).

 

[COLOMB (Christophe)]. Diario de Colón. Libro de la primera navegacion y descubrimiento de las Indias. Edicion y comentario preliminar por Carlos Sanz. Madrid, Bibliotheca Americana Vetustissima, 1962. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, XXX, [138] p., exemplaire non coupé avec sa bande d'annonce, tache au second feuillet de couverture et au dernier cahier.
Extrait de la notice préliminaire :
   Al iniciar la lectura del Libro de la Primera Navegación (transatlántica) y Descubrimiento de las Indias, escrito por don Cristóbal Colón y compendiado años más tarde por fray Bartolomé de Las Casas, jamás debemos olvidar lo que realmente representa y ha representado históricamente el descubrimiento del hemisferio occidental, que llevó aparejado, entre otras múltiples y fecundas consecuencias, la inmediata y definitiva victoria de la Cristiandad sobre los demás pueblos del mundo conocidos o integrados desde entonces a la Historia universal, en virtud del mismo descubrimiento de América y de las grandes islas y archipiélagos que emergen en los dos océanos que bañan el Nuevo Continente.
   Con las primeras singladuras de las tres carabelas rumbo a Poniente se aflojaron las cadenas geográficas que atenazaban a la Cristiandad, cuyos pueblos, cercados y semioprimidos en los estrechos límites de sus territorios, pasan, sin transición, a ser arbitros de los destinos del género humano. Todo lo demás, la riqueza, la expansión, el progreso científico, político y social son bienes extraordinarios que han henchido el número y mejorado la calidad de los hombres, pero que sin la Victoria territorial y estratégica que significaron los descubrimientos transoceánicos, no hubieran aparecido como fruto sazonado de una bendición inicial del Creador y Conservador de todas las cosas.
   Si se nos preguntase el concepto que tenemos formado de aquella famosísima primera navegación transatlántica, es posible que todos, o casi todos nosotros, respondiéramos a una sola voz, que en aquella ocasión memorable, los intrépidos navegantes que tuvieron el valor de atravesar la inmensidad oceánica desconocida y jamás antes navegada, arrostraron los mayores peligros que hombre alguno haya arriesgado en busca de la riqueza o de la fama. La sola expresión de mar tenebroso, como se sotía denominar al horizonte perdido de las aguas sin límite hacia el Austro y el Poniente, nos sobrecoge con la certidumbre de un infierno dantesco, del que nadie pudo escapar a sus tinieblas. Todo se había conjugado para articular y mantener imaginativamente una leyenda, sin otra base que la fantasía poé-tica e inefable de la propia grandeza de sus resultados : el alumbramiento de un Nuevo Mundo.
   Otra versión menos popularizada, aunque muy afianzada en los medios intelectuales no especializados, es la que atribuye a los métodos científicos de navegación y orientación, incesantemente perfeccionados en aquellos tiempos por los conocidos sabios, astrólogos y cosmógrafos, que abundaron en las escuelas mediterráneas, el arte o la virtud de haber logrado vencer el inmenso piélago que desde el siempre histórico había escandido en dos mitades opuestas e inalcanzables la superficie habitable del globo y los mares, que después de la feliz navegación dejarían de ser barrera insalvable, para convertirse en medios de relación y acercamiento.
   Por último, nos referiremos al dictamen más autorizado de los his-toriadodes científicos, que conocen bien y escriben correctamente sobre lo acaecido en aquel primer viaje transatlántico, pero que, acaso atraídos también por lo que de aventura extraordinaria y felicísima tuvo el magno acontecimiento, no se han esforzado por negar, o al menos no han logrado ensombrecer eficazmente lo que de fantasía o de hechizo tiene la leyenda popularizada, con la verdad rigurosa, que se desprende del mas fidedigno testimonio documental que tal es el Libro de la Primera Navegación, en el que el mismo Almirante anotaba día a día los sucesos más sobresalientes de la jomada, de los que deja constancia, con detalle preciso y minucioso, que delata por sí mismo la veracidad sustancial de cuanto en él se contiene.
   Mucho se ha escrito sobre este documento venerable, que es el Libro de la Primera Navegación, escrito por don Cristóbal Colón cuando el descubrimiento de América, y siempre han hallado los autores ocasión propicia para loar las muchas virtudes personales, científicas y marineras que exornaron la personalidad vigorosa del primer Almirante de la mar Océana, y la de todos y cada uno de los miembros de aquella dotación gloriosa, que equipaban las tres cárabe' las. Nuestra conformidad más absoluta acompaña a cuantos han en-tonado el canto de alabanza a los legendarios descubridores de un Nuevo Mundo que surgido de la nada histórica sobrepuja actualmente en poderío y riqueza a los más vetustos pueblos de la tierra. Pero, como la verdad tiene sus exigencias y sólo la verdad nos hará salvos a los hombres, debemos atrevernos a considerar si, en ocasión tan sin-gular y fecunda en consecuencias como lo fué la travesía del Atlántico en 1492, hemos concedido al crédito del César todo lo que en justicia le corresponde, o si, por el contrario, hemos olvidado un tanto lo que en este caso tan extraordinario le pertenece sólo a Dios.
   No es propósito nuestro, cuando nos disponemos a comentar breve-mente el texto de este venerable documento, ahondar en la discusión que pudiera influir o inclinar el ánimo del lector a consideraciones de menor cuantía o deformaciones interpretativas del espíritu y de la letra del Libro de la Primera Navegación transatlántica, y con la mejor buena fe nos entregamos a la tarea de este breve análisis, con la objetividad a que nos obliga la responsabilidad de enjuiciar el mayor acontecimiento histórico después de la creación del mundo, sacando la encarnación y muerte del que lo crió, según la renombrada expresión del clérigo López de Gomara. Pero tampoco bastaría con que nosotros acertáramos a interpretar correctamente el significado de los acontecimientos, que, en su conjunto y en sucesión diaria, integran el cuadro histórico que se trata de recomponer, si el propio lector no nos acompaña con la disposición psicológica que requiere el recto entendimiento de lo acaecido en una época tan remota, en la que usos y costumbres y, sobre todo, los valores geográficos y técnicos, se diferenciaban tanto de los conocimientos perfeccionadisimos de nuestra actual civilización.
   Aun a cambio de parecer impertinentes, nuestra primordial reco-mendación al lector seria la de tener contantemente presente la precaria disposición estratégica del área reducida de los territorios que ocupaban los cristianos dentro del espacio habitable, entonces conocido, de la superficie de la Tierra, y que este sea el punto de partida o foco de luz que le sirva de norte para cualquier interpretación del desarrollo sucesivo de los acontecimientos. Si resumiéramos en breves palabras la visión que nos ofrece el Mapamundi que nos sirve de ilustración, podríamos afirmar que en 1492 los cristianos no sólo ocupaban un reducido espacio de la superficie habitable, sino que, además, estaban cercados por los enemigos de su cultura y de su religión, y atenazados al Oeste por la superstición tan inquebrantable como temida del fantástico mar desconocido y tenebroso.

15 euros (code de commande : 29746).

 

[COLPORTAGE]. Recueil de six ouvrages in-8° demi reliure verte, dos lisse orné de fers dorés et titré « Bibliothèque Bleue », plats de papier gaufré, reliure frottée, contenant :
   1. [BAGNYON (Jehan)]
Conquetes du grand Charlemagne, roi de France, Avec les faits héroïques des douze Pairs de France et du grand Fierabras ; et le combat fait par lui contre le petit Olivier, qui le vainquit ; et des trois frères qui firent les neuf épées, dont Fierabras en avoit trois pour combattre ses ennemis ; comme vous verrez ci-après. Lille, Pillot, [1780].
[A Lille, / Chez la Veuve Pillot, Imprimeur- / Libraire, rue de Prêtres.] 167, [1 bl.] p.
Avis au lecteur :
   Les quatre premiers Chapitres de ce livre contiennent un traité du commencement de la France, et du règne du roi Clovis.
Bibliographie :
   
- Brun (Laurent), Jean Bagnyon - Bibliographie, dans
Archives de Littérature du Moyen Âge (ressource électronique), n° 39.

   2. [CASTILHON (ou Castillon, Jean, adapté par)]Histoire de Jean de Calais. Épinal, Pellerin, [s.d.]. [A Épinal, / Chez Pellerin, Imprimeur-Libraire.] 35, [1 bl.] p.
Notice de Barbier :
   Cette composition a été insérée dans la « Nouvelle Bibliothèque bleue, ou Légendes populaires », Paris, Colomb de Batines, 1842.
   M. Le Roux de Lincy, dans l'introduction qu'il a jointe à ce recueil, dit que la plus ancienne édition qu'il a rencontrée est intitulée : Histoire de Jean de Calais, par M***, seconde édition, Bruxelles, Fricx, 1738.

Bibliographie :
   
- Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des uvrages anonymes, t. II, col. 674.


   3. [CASTILHON (Jean, adapté par)]Histoire de Richard sans Peur, Duc de Normandie, fils de Robert le Diable, Lequel par sa valeur fut Roi d'Angleterre, & fit plusieurs conquêtes, comme on l'apprendra par son histoire. Lille, Pillot, [ca 1775].
[A Lille, / Chez Pillot, Libraire & Marchand de papier ; / rue des Prêtres.] 46, [2 bl.] p.


   4. Histoire de la Belle Hélène de Constantinople, mère de saint Martin de Tours en Tourraine, et de saint Brice, son frère. Lille, Parvillez-Rouselle, [ca 1810].
[A Lille, / Chez Parvillez-Rouselle, Imprimeur-Libraire, / Lithographe et Papetier, rue des Manneliers.] 72 p.


   5. Histoire de Pierre de Provence, et de la belle Maguelonne. Lille, Martin-Muiron, [ca 1820].
[A Lille. / Chez Martin-Muiron, Imprimeur-Libraire, / rue des Manneliers, N°. 6.] 31, [1 bl.] p.


   6. La vie joyeuse et récréative de Thiel-Ulespiégle, De ses faits merveilleux et des fortunes qu'il a eues, lequel par aucun ruse ne se laissa tromper. Lille, Martin-Muiron, [ca 1820].
[A Lille. / Chez Martin-Muiron, Imprimeur-Libraire, / rue des Manneliers] 33 p.

Bibliographie :
   - Koopmans (Jelle) et Verhuyck (Paul), Ulenspiegel de sa vie de ses œuvres, n° 63.

150 euros (code de commande : 29731- vendu).

 

[COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE - BULLETIN]. Compte rendu des séances de la Commission royale d'Histoire, ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième série. Tome premier - IIe bulletin. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1873. In-8° broché, [104 (pp. 77-180)] p., couverture fragile et légèrement défraîchie.
Table des matières :
   Séance du 7 avril 1873.
   - Ouvrages offerts a la Commission. M. le Ministre de l’intérieur ; le Comité flamand de France ; la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut ; la Société archéologique de Namur ; le Cercle archéologique du pays de Waes ; M. Cafliaux ; M. Bonvarlet.
   - Correspondance. Dépêches de M. le Ministre de l’intérieur accusant la réception du rapport annuel et de l'état de situation du fonds des Chroniques.
   - Autres dépêches ministérielles touchant le désir exprimé par le directeur de l’école normale de Paris, et par M. Franquinet, archiviste du duché de Limbourg, de recevoir les publications de la Commission.
   - Lettres de M. le secrétaire perpétuel de l’Académie demandant les Bulletins pour la Commission royale des monuments, et priant la Commission d’examiner si l’institut égyptien d’Alexandrie ne pourrait être compris parmi les établissements qui reçoivent ses publications.
   - Remercîments de M. Barack, conservateur en chef de la Bibliothèque de Strasbourg.
   - Table chronologique des Chartes et autres Documents contenus dans les Bulletins. - Résolution de réunir, dans le même volume, cette table et la table des matières de la 3e série.
   - Le Livre des Fiefs du comté de Hornes sous Jean d’Arckel. - Lettre de M. le chevalier de Borman faisant connaître la cause qui l’a empêché de terminer l’introduction et les tables de ce volume.
   - Collection des Chroniques, des Cartulaires, etc. - État des différents ouvrages en cours d’impression : éditeurs, MM. Kervyn de Lettenhove, Borgnet, Alph. Wauters, Gachard , Ch. Piot, Léopold Deviliers.
   - Proposition de M. Kervyn de Lettenhove concernant un recueil épistolaire du monastère des Dunes conservé à la Bibliothèque de Bruges.
   - Résolution d’écrire à MM. les bourgmestre et échevins de Bruges, afin qu’ils veuillent mettre ce manuscrit à la disposition de la Commission.
   - Communications.
      I.  Notice d'un Cartulaire de l'ancienne église collégiale et archidiaconale de Notre-Dame, à Huy, par E. Schoolmeesters et S. Borman.
      II. Nécrologie du couvent des Frères Mineurs, à Gand, par Ernst Friedlaender.

13 euros (code de commande : 29727).

 

[COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE - BULLETIN]. Bulletin de la Commission royale d'Histoire. Tome LXXXV - IIe bulletin. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1921. In-8° broché, [153 (pp. 23-175)] p.
Table des matières :
   Séance du 7 novembre 1921.
   - Correspondance.
   - Fondation Pirenne.
   - Mémoires du lieutenant-général de Wautier.
   - Conservation des archives modernes.
   - Travaux en cours.
   - Table de la Correspondance de Granvelle.
   - Communications :
      - Une chronique de l'abbaye du Jardinet, par Ursmer Berliére.
      - Diplôme suspect de l'empereur Frédéric II relatif à Saint-Servais de Maestricht (18 mai 1236), par Hubert Nelis.
      - Un programme d'éducation princière il y a un siècle. Mémoire pour servir à l'éducation des fils du prince d'Orange (Guillaume II, roi des Pays-Bas), par Charles Terlinden.

15 euros (code de commande : 29728).

 

CORNEJO (Pedro) — Relation sommaire et véridique des choses dignes de remarque arrivées pendant le siège mémorable de la fameuse ville de Paris, et sa défense par le duc de Nemours, contre Henri de Bourbon, prince de Béarn, prenant le titre de Roi de France et de Navarre ; traduit de l'espagnol du licencié P. Cornejo. Paris, Fournier, 1834. [Paris, / Imprimerie de H. Fournier, / rue de Seine, n° 14. / 1834.] In-8° broché, 43, [1 bl.] p., première page de la couverture titrée manuscritement, petit cachet ex-libris à la deuxième page de la couverture, très rare ouvrage imprimé à 30 exemplaires.
Avertissement de l'éditeur :
   En 1590, Pedro Cornejo, qui paraît avoir été attaché à l'ambassadeur espagnol à Paris, publia, à la suite d'un ouvrage sur la Ligue, une Relation en espagnol du siège de Paris par Henri IV. Une traduction de ce curieux récit parut la même année sous le titre de : Discours brief et véritable des choses notables arrivées au siège de Paris, et défense d'icelle par le Duc de Nemours contre le Roi de Navarre, jusqu'au 6 de septembre ; Paris, Millot, 1590, in-8°.
   Bien qu'une réimpression de la version française ait été faite à Troyes, les exemplaires de cette Relation sont devenus très-rares, et la Bibliothèque du Roi n'en possède aucun. Nous avons cru devoir en publier une traduction qui, plus exacte que toutes les précédentes, sera recherchée des personnes se livrant à l'étude de l'histoire, et qui, tirée à petit nombre, s'adresse particulièrement aux Bibliophiles.
Bibliographie :
   - Bibliographie de la France, XXIIIe année, n° 1081.
   - Quérard (Joseph-Marie), La littérature française contemporaine, 1827-1844, éd. 1848, t. III, p. 75.

85 euros (code de commande : 29724).

 

[COROT (Jean-Baptiste)]. GALASSI (Peter) Corot en Italie. La peinture de plein air et la tradition classique. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Paris, Gallimard, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII, 257 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
    Ce livre est la première étude critique consacrée aux superbes paysages peints dans les années 1820 par le jeune Corot. L'auteur a examiné l'ensemble des trois cent cinquante peintures et dessins exécutés en plein air par l'artiste, à Rome et dans les environs, de 1825 à 1828. Peter Galassi en déduit que, malgré les apparences, l'œuvre de Corot est moins la préfiguration de l'impressionnisme que l'aboutissement de la tradition du paysage néo classique, profondément marquée par Poussin. On découvrira ici des informations nouvelles sur ce phénomène de la peinture en plein air, où interviennent les artistes de toutes nationalités qui firent le voyage d'Italie. Fondamental pour le nouvel éclairage qu'il apporte sur l'œuvre d'un des très grands peintres du dix-neuvième siècle, cet ouvrage richement illustré montre une multitude de paysages peints par de nombreux artistes encore peu connus en France.
Sommaire :
   - Préface.
   - Introduction.
   I. Peindre d'après nature.
   II. La formation de Corot.
   III. « Un pays enchanté. »
   IV. Corot en Italie.
   - Épilogue.
   - Notes, bibliographie, index.

45 euros (code de commande : 29751 - vendu).

 

[DU BROEUCQ (Jacques)]. Jacques Du Broeucq de Mons (1505-1584). Maître artiste de l'empereur Charles Quint. Mons, Ville de Mons, 2005. In-8° carré broché sous couverture à rabats, 175 p., nombreuses illustrations en couleurs.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à la Collégiale Sainte-Waudru, à Mons et à la Chapelle funéraire des Seigneurs de Boussu, du 24 juin au 2 octobre 2005 dans le cadre du cinq centième anniversaire de la naissance de Jacques Du Broeucq.
Table des matières :
   - Préface. La Force et la Mort, par Laurent Busine.
   - Jacques Du Broeucq et Mons.
      - Jacques Du Broeucq, architecte et sculpteur (« ymagier ») montois, par Isabelle Lecocq.
      - Entre nation et religion - un siècle de tumulte, par Patrice Dartevelle.
      - Autour de Jacques Du Broeucq, à Mons, par Christiane Piérard.
   - L'architecture de Jacques Du Broeucq.
      - Historique et description du château de Boussu, par Marcel Capouillez.
      - Fouilles archéologiques du château de Boussu, par Marcel Capouillez.
      - Binche et Mariemont : le palais et le pavillon de chasse de Marie de Hongrie, par Krista De Jonge.
      - Fouilles archéologiques du palais de Binche, par Didier Dehon.
      - Le langage architectural de Jacques Du Broeucq, par Krista De Jonge.
   - La sculpture de Jacques Du Broeucq.
      - Les œuvres du sculpteur Jacques Du Broeucq à Sainte-Waudru de Mons, par Robert Didier.
      - La sculpture de Jacques Du Broeucq : de l'Italie à la France, par Ethan Matt Kavaler.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 29722).

 

[DUPUIS (Jacques)]. COHEN (Maurizio) et THOMAES (Jan) — Jacques Dupuis l'architecte. Photographies de Marie-Françoise Plissart. Bruxelles, La Lettre Volée, 2000. In-8° broché, 367 p., très nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état auquel on joint quelques coupures de presse, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au musée du Grand-Hornu Images, du 12 mars au 14 mai 2000.
Sur le feuillet de présentation de l'exposition :
   Jacques Dupuis : Quaregnon 19l4 - Mons 1984.
   Architecte diplômé de La Cambre.
   Élève de Jean Eggerickx et Victor Bourgeois.
   Jacques Dupuis est l'un des architectes les plus significatifs du deuxième après-guerre en Belgique. Fuyant l'académisme et l'orthodoxie, étrangers à son tempérament baroque, il a su développer une démarche éminemment personnelle mêlant romantisme, clarté fonctionnelle et sensibilité poétique. Il est plus proche du milieu des artistes que de celui des architectes et il cultive plusieurs passions comme la peinture, la photographie, le dessin et la sculpture.
   Au fil du temps, il a noué des collaborations fécondes avec des architectes renommés : Roger Bastin, Simone Guilissen-Hoa, Lou Bertot et Albert Bontridder.
   Des églises, des logements, des centres sociaux, des infrastructures sportives, des écoles et d'autres équipements collectifs figurent à son actif, mais la majeure partie de son œuvre est constituée d'habitations unifamiliales.
   Il y explora la décomposition des espaces au moyen de plans et de coupes d'une singulière qualité expressive.
   Ses habitations dégagent une impression de pureté renforcée par l'usage de murs simples en briques, peints en blanc, favorisant une insertion optimale dans l'environnement, et dans le respect de leur dimension humaine.
   Peu de constructions contemporaines ont la fraîcheur, la richesse dans le signe, l'humour parfois, la suprême élégance toujours qui caractérisent son œuvre.

50 euros (code de commande : 29734 - vendu).

 

Esprit. N° 263 - Mai 2000. Splendeurs et misères de la vie intellectuelle (II). La cité, l'éthique et les mœurs. Les attentes déçues de la réflexion politique. Pensée de l'ordinaire et expérience de la démocratie. Paris, Esprit, 2000. In-8° collé, 244 p., exemplaire en très bon état.
Sommaire :
   - Éditorial. Le christianisme à l'horizon du XXIe siècle.
   - Splendeurs et misères de la vie intellectuelle (II). III. Résurgences et anticipations.
      - Les déclinaisons de la pensée
, par Olivier Mongin.
      A. Retours en arrière.
         - Pour le socialisme libéral, par Monique Canto-Sperber.
         - La complexité des foyers intellectuels. L'exemple d'Esprit à la Libération, par Goulven Boudic.
      B. Les attentes déçues de l'antitotalitarisme.
         - Mai 68 et le choc du Goulag, par Pierre Grémion.
         - Le parcours sans faute d'une maoïste française ou comment on réécrit l'histoire, par Jean-Philippe Béja.
         - D'Ouest en Est, les intellectuels après la chute du Mur. Entretien avec Pierre Hassner, Marc Lazar et Aleksander Smolar.
         - La presse écrite, les intellectuels officiants et les intellectuels officiels, par Olivier Mongin.
         - Quelle liberté pour les amis de la liberté ?, par Nicolas Baverez.
         - Le courant antitotalitaire et les impasses de la réflexion politique, par Olivier Mongin.
      C. Nouveaux comportements intellectuels.
         - Conversation sur le féminisme, par Claude Habib et Irène Théry.
         - Le luxe et la colère, par Véronique Nahoum-Grappe.
         - Les ambitions de la réflexion éthique, par Monique Canto-Sperber.
         - La pensée de l'ordinaire et la démocratie intellectuelle, par Sandra Laugier.
         - Vers une anthropologie comparative des démocraties modernes. Entretien avec Vincent Descombes.
         - Épilogue : Les libertés de l'esprit, avec des textes de Vincent Descombes, Pierre Pachet et Marc-Olivier Padis.
         - Bibliographie.
   - Journal.
   - Repères.

12 euros (code de commande : 29726).

 

FARGUE (Léon Paul) — Les grandes heures du Louvre. Illustrations de G. Arditi. Paris, Les Deux Sirènes, 1948. In-8° broché sous couverture rempliée, 267 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.
Avertissement :
   Je n'ai pas voulu composer ici un ouvrage historique, comportant références, notes et recherches diverses. Je me suis évadé aussi souvent que je l'ai pu du domaine de l'érudition pure, laissant à de plus qualifiés l'honneur et le soin de rédiger scrupuleusement, pour les besoins de l'étude et de la postérité, une biographie complète du Louvre, un curriculum vitæ sans erreurs ni trous, une étude raisonnée de ses origines, de ses tenants et aboutissants, de sa marche glorieuse à travers l'architecture française. Certes, il m'eut été agréable de m'attaquer à un tel ouvrage, car le Louvre, parmi les beautés de Paris, est mon préféré, mais le temps me manque, et la santé. Cependant, je n'ai pas voulu traiter notre admirable musée comme s'il n'avait point de passé, et je me suis laissé aller à raconter de-ci de-là son histoire, telle que je la connais, sans entreprendre sur la compilation, sans me livrer à de savantes enquêtes. J'ai raconté cette histoire comme celle d'un portrait de famille accroché en bonne place dans le ciel de l'Île-de-France, et que nous aimons tous. Il se peut qu'on m'en fasse le reproche, que l'on m'en veuille de certaines lacunes. Ici même, sur le seuil de mon travail, lequel est aussi et quand même, à sa manière, un escalier qui nous conduit au Louvre, je m'en excuse. Toutefois, je crois avoir apporté une certaine contribution à l'œuvre commune, celle d'un faneur conscient deux, celle d'un grand ami du palais, d'un connaisseur très particulier, celle d'un familier aussi, enfin celle d'un grand liseur et d'une assez bonne mémoire. On me pardonnera mes erreurs, car il s'en trouve toujours partout. En réalité, c'est souvent l'appréciation, le coup d'œil qui comptent en ces sortes de choses.

10 euros (code de commande : 29747- vendu).

 

GRANT (Michael) et HAZEL (John) Le Who's Who de la mythologie. Les dieux, les héros, les légendes. [Titre original : Who's Who in Classical Mythology.] Traduction française de Étienne Leyris. Paris, Seghers, 1975. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 455 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Sur le rabat de la jaquette :
   Dessinés par les peintres, repris par les écrivains tout au long des siècles, les mythes et légendes grecs et romains constituent une part essentielle de notre héritage culturel. Ils viennent ajouter à l'une des plus grandes réussites imaginaires de l'histoire de l’humanité, et cependant les récits de ces mythes sombrent souvent, de nos jours, dans un relatif oubli.
   Le présent ouvrage, didactique et clair, présente, dans l'ordre alphabétique, et sous une forme concise, les personnages qui sont à l'origine des mythologies grecque et romaine. Il explore la vie et les exploits de divinités comme Jupiter, Athéna, Dionysos et Apollon, tout autant que ceux de mortels comme Achille, Ulysse, Jason, Énée, Romulus et Rémus, et Tarquin le Superbe, sans compter des centaines de figures moins familières. Ce livre décrit leurs principales aventures et relate les formes variées des récits qui en ont été faits. Les biographies sont richement illustrées par des reproductions d’œuvres d'art inspirées de la mythologie, œuvres d'art de l'époque ou des siècles suivants.
   Il s'agit d’un indispensable ouvrage de référence, qui sera également un livre agréable à lire et enrichissant pour l’esprit.

20 euros (code de commande : 29712 - vendu).

 

HÉCART (Gabriel-Antoine)Dictionnaire rouchi-français. Par G. A. F. Hécart, de la Société royale des Antiquaires de France, membre honoraire de la Société d'Agriculture de Valenciennes, etc. (3e Edition.) Valenciennes, Lemaître, 1834. [Valenciennes, / Chez Lemaître, Librairie, rue du Quesnoy, N° 30. / 1834] In-8° demi-veau tabac, dos à 5 nerfs orné de fers dorés (reliure Émile Babin, à Lille), XVI, 496, [2 (liste des souscripteurs)], 8 (Jean d'Escaudœuvres, pièce en un acte et en prose, par Joseph Ransart, Garçon tailleur) p., un portrait gravé de l'auteur, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, rare et en bon état.
Extrait de la préface de Claude Deparis pour la réédition de 1978 :
   Parmi tous les ouvrages de dialectologie intéressant le nord de la Romania, il en est peu qui méritent autant de considération que le Dictionnaire rouchi-français (1834) : il fut l'un des premiers, il reste l'un des meilleurs. Il reflète largement les préoccupations scientifiques du temps, et, plus encore ! l'extraordinaire personnalité de son auteur. D'ailleurs, Gabriel Hécart ne s'y est pas trompé : « C'est la seule de mes productions qui restera » écrivait-il dans la Lettre à M. Lerouge. Ses contemporains, quelques compatriotes surtout, jugèrent le monument ou dérisoire ou encombrant ; de nos jours, malgré les progrès de la dialectologie, c'est au Dictionnaire rouchi-français qu'on continue de se référer. Il semble même que les lexicologues, les spécialistes de l'étymologie, les amateurs de folklore ou les historiens locaux soient loin d'avoir exploité toutes les richesses de ce document exceptionnel.

125 euros (code de commande : 29733 - vendu).

 

HELVÉTIUS (Anne-Marie) — Abbayes, évêques et laïques une politique du pouvoir en Hainaut au Moyen Âge (VIIe-XIe siècle). Préface par Georges Despy. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-8° broché sous jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 367 p., (collection « Histoire in-8° », n° 92).
Préface :
   Chacun connaît l'importance de la principauté territoriale médiévale. C'est le cadre de vie collectif dans lequel gens de la ville et de la campagne se sentiront membres de « nationalités » régionales depuis le XIIe siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime : dans le Comté de Flandre l'on est plus flamand que français ; en Brabant ou en Hainaut, plus brabançon ou hainuyer qu'allemand.
   Analyser la formation d'une principauté territoriale exige l'identification des éléments majeurs du pouvoir de celui qui la gouverne Dei gratia : « le domaine propre » du prince qui, à la suite d'une évolution remontant à l'époque mérovingienne, est toujours le propriétaire foncier principal, à l'intérieur de son comté ; les terres d'Église ont été amenées à supporter l'autorité du prince territorial par le biais d'abbatiats laïcs et d'avoueries ; les seigneurs du plat pays sont progressivement entrés dans la vassalité du comte ou du duc ; ce dernier parviendra directement ou indirectement à imposer son autorité sur les villes qui se développent depuis les environs de 800 jusqu'à ceux de 1300.
   L'ouvrage que l'on va lire tente d'analyser, dans la mesure où les sources le permettent, les deux premiers éléments de ces pouvoirs princiers dans le cas du Comté de Hainaut.
   Comme l'on sait que depuis le début du VIIe siècle les comtes-fonctionnaires étaient choisis par les souverains parmi les membres de l'aristocratie foncière du comté à gouverner et comme, en Basse-Lotharingie, l'on ne connaît généralement les séries dynastiques de princes territoriaux qu'à partir de la seconde moitié du Xe siècle, une seule démarche permet de mieux approcher cette aristocratie du sol. Il s'agit d'étudier les domaines qu'elle possédait et que nous ne connaissons que par ceux qui ont servi de dotation primitive aux abbayes fondées par elle. C'est, si j'ose dire, le premier étage de l'ouvrage de Mme Helvétius. Cette enquête postulait, pour retracer la fondation de tous les monastères anciens du Hainaut, une relecture attentive : d'un ensemble considérable de sources hagiographiques ; de sources diplomatiques posant souvent des problèmes redoutables de critique ; des travaux des médiévistes qui l'avaient précédée. Sur ces trois points, l'apport de ce livre est impressionnant : avec une maîtrise étourdissante, Vitœ ou Miracula sont réexaminés tout aussi bien sur le plan de leur date de rédaction, de leur filiation entre elles, de leur utilisation concrète. C'est avec le métier d'un diplomatiste chevronné que Mme Helvétius parvient à redater des interpolations fixées par Georges Tessier en personne, à réinterpréter des pièces devant lesquelles Robert-Henri Beautier avait piétiné, à réévaluer les documents d'un dossier complexe comme celui du Testament de sainte Aldegonde démêlé une première fois par Paul Bonenfant...
   Ces démarches lui ont permis de reconstituer par le biais des paroisses primitives les nombreux domaines de l'aristocratie foncière du Hainaut qui ont servi de support à des fondations de monastères. Première contribution essentielle donc à l'histoire de la grande propriété foncière dans ce comté pendant le haut Moyen Âge.
   Il lui fallait ensuite récrire l'histoire de chacun de ces établissements religieux depuis les temps mérovingiens ou carolingiens jusqu'au milieu du XIe siècle. Elle est parvenue à le faire d'une manière qui paraît véritablement définitive en proposant des solutions presque toujours neuves et bien argumentées. Cette mise en œuvre conduite alla militare est tellement persuasive qu'elle en est parfois irritante car son lecteur a l'impression désagréable qu'elle a toujours raison, ou presque. Et elle le fait avec une courtoisie, vis-à-vis de ses devanciers, et une correction qu'il convient de saluer. Cette opération lui permet notamment d'analyser de manière rigoureuse les droits des comtes de Hainaut sur les monastères de la principauté que ce soit donc sous la forme d'abbatiats laïcs ou d'avoueries.
   Mais le livre de Mme Helvétius est bien plus qu'une nouvelle histoire des abbayes hainuyères de 650 à 1050. Il apporte des réflexions originales sur l'évolution interne des abbayes doubles, sur les comtes de Hainaut d'avant l'an mil, sur l'apparition et le rôle de la famille des Rénier dans cette région, sur le problème des marches germaniques le long de l'Escaut ou encore sur la manière d'établir les limites d'un pagus.
   Cette enquête d'envergure débouche même sur l'analyse de l'implantation « politique » des Pippinides austrasiens en Neustrie et sur celle du jeu subtil de pouvoirs entre les souverains, les évêques et les princes territoriaux.
   Elle fournit même de nouveaux aliments pour l'histoire ancienne des villes en Hainaut puisque, dans le cas d'agglomérations urbaines nées au pied d'une abbaye, elle a donné une nouvelle image de la naissance de villes comme Mons – dans une contribution déjà publiée en 1991 dans un ouvrage collectif sur les villes et les campagnes dans nos régions au Moyen Âge – ou Valenciennes [...].

35 euros (code de commande : 29740 - vendu).

 

HENNEGHIEN (Charles) — Saint Georges et le dragon. Enquête sur le succès d'un mythe. Préface de Serge Hustache. Postface de Richard Miller. Arquennes, Memogrames. 2014. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 179 p., nombreuses reproductions en couleurs, tirage limité à 700 exemplaires numérotés (n° 342).
En quatrième de couverture :
   Saint Georges nous est venu d'Orient dans le sillage des retours de croisades, adopté comme symbole de l'idéal chevaleresque par la noblesse et l'aristocratie. Son combat contre le dragon est un thème inlassablement traité tout au long de l'histoire de l'art. Il reste aussi présent dans les fêtes religieuses et le folklore populaire, d'un bout à l'autre de l'Europe.
   Son culte reste très vivace dans le monde hellénique et dans les pays slaves. Dans les pays arabes, il est vénéré aussi par les musulmans. Dans les communautés chrétiennes, un peu partout dans le monde, il devient un symbole identitaire : au Moyen-Orient, en Égypte, en Éthiopie, jusqu'en Inde du sud et au Brésil. C'est un saint protecteur redoutable. Ce que sa lance cloue au sol, c'est souvent l'ennemi à abattre mais, curieusement, il est aussi le patron des bergers, paisible protecteur de troupeaux. Étrange plasticité du mythe, adaptable selon les besoins et les circonstances. Ce tour du monde des saint Georges réserve bien des surprises.

15 euros (code de commande : 29736 - vendu).

 

JESPERS (Jean-Jacques) — Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles. Bruxelles, Racine, 2005. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 649 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   C'est en amateur passionné que Jean-Jacques Jespers a recensé les noms des lieux habités (villes, villages, hameaux, dépendances) et les principaux noms de sites (cours d'eau, reliefs, anciennes principautés, sites touristiques, etc.) ou d'institutions (provinces, régions, communautés) en Wallonie et à Bruxelles. Pour chacun de ces noms, il a recherché le maximum de données étymologiques, géographiques et historiques. Il nous livre ici le fruit de ce travail de plus de quinze années : un dictionnaire non exhaustif, certes, mais le plus pertinent possible, avec des incursions dans l'histoire et la toponymie locale.
   Cet ouvrage propose d'abord la liste la plus complète à ce jour des noms de lieux classés par commune, en Wallonie (régions de langue française et de langue allemande) , dans la région bilingue de Bruxelles et dans les six communes à statut spécial de la périphérie bruxelloise. Ensuite, par ordre alphabétique, l'ouvrage expose pour chaque nom de lieu les hypothèses les plus fondées sur son origine, ainsi que quelques données historiques, administratives, touristiques et religieuses.

25 euros (code de commande : 29741 - vendu).

 

LEGENDRE (Pierre) — Argumenta dogmatica. Le Fiduciaire suivi de Le silence des mots. Paris, Mille et Une Nuits, 2012. In-8° collé, 163 p., illustrations en noir dans le texte et deux illustrations en couleurs hors texte, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Étudier in vivo notre habitat traditionnel impose d'interroger le silence des mots qui véhiculent l'essence de notre structure : la religion, la politique, le droit. Ces mots abritent des concepts-clés. Ils sont les témoins du vécu normatif de nos sociétés arrimées au déploiement du christianisme associé à l'imperium romain, mais aussi l'arme efficace d'une expansion industrielle planétaire parvenue sous nos yeux à ses fins, du moins en apparence.
   Le phénomène de la parole est le fonds commun de l'humanité, l'universel des civilisations. Sous cet éclairage, nos constructions prennent statut de Texte singulier dans un espace mondial différencié.
   Cet écrit fait revenir vers l'Occident le regard ethnographique, ce savoir-questionner qui a rendu possible la vivisection des sociétés sauvages. Juste retournement, la logique dogmatique nous oriente dans l'exploration des montages langagiers forgés par la tradition ouest-européenne.
   Une nécessité attend le lecteur : affronter l'autre côté de la Raison, la passion que nous appelons religion. Il s'agit ici de s'éloigner de ce concept usé, de mettre sur la table la question du noyau langagier des sociétés humaines : la foi dans les mots. D'où l'esquisse d'une théorie du Fiduciaire, notion non hypothéquée.
   Faire valoir cette réalité, qui porte la condition théâtrale de notre espèce, m'a conduit à une suggestion finale : méditer sur la puissance de l'enjeu esthétique – la mode, la danse....

11 euros (code de commande : 29749).

 

[MÉLIÈS (Georges)]. BESSY (Maurice) et LO DUCA (Joseph-Marie)Georges Méliès, mage. Édition du centenaire (1861-1961). Suivi de Mes mémoires par Georges Méliès. Paris Jean-Jacques Pauvert, 1961. In-8° carré broché sous jaquette un peu défraîchie d'éditeur, 220 p., illustrations en noir, quelques-unes hors texte en couleurs.
Sur le rabat de la jaquette :
   La vie de Méliès est une œuvre d'art. En elle on rechercherait en vain l'ennui, la méthode, le prévisible.
   Tout lui réussissait. Mais cette réussite avait un soupçon de routine. Méliès connaissait trop les ficelles et les recettes de ses innombrables miracles pour en être lui-même dupe. Il lui fallait aller au-delà du miroir, au-delà de cette feuille d'argent qu'est la réalité.
   Six mois après le cinématographe de Lumière, Méliès possédait déjà son premier studio, le premier studio du monde, à Montreuil-sous-Bois. Les marchands, avec leur habituelle légèreté, avaient attribué au cinéma le rôle d'un enregistreur de farces grossières et faciles. Qu'il demeurât un divertissement de kermesse était leur seule ambition. Méliès chassa les marchands de la foire et imposa la féerie, dont il se fit mage.
   De 1896 à 1914, il devait réaliser 1 200 films environ et tout inventer : la technique, l'exploitation commerciale, la mise en film, 'organisation corporative, le décor, la prise de vues, les truquages, le scénario, le montage, la régie, la publicité, l'interprétation, la figuration.
   La guerre et le baron Haussmann ruinèrent ses entreprises. La procédure fit le reste. Méliès sombra. Dans l'euphorie de I'avant-guerre, personne ne se souvenait plus de ce Méphisto de la Croix de Malte à qui le cinéma devait tout.

25 euros (code de commande : 29717).

 

MILLER (Judith & Martin) — The Antiques directory Furniture. Chief Consultant Editor : John Bly. American Consultants : Lita Solis-Cohen, Kelvyn Grant Lilley. New York, Portland House, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 639 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Furniture is the most coherent and comprehensive visual guide to antique furniture available to dealers and collectors. More than 7,000 pieces of the finest furniture, made between the 16th century and the early 20th, including British, American, Dutch, French, German, Italian, Spanish and Oriental, are illustrated, described and pricecoded. There are 560 illustrations in full color, showing pieces of exceptional quality, and more than 100 special information features discussing points of authenticity, dating and craftsmanship.
   Nearly every piece of furniture illustrated in these pages has passed through the showrooms or through the hands of major dealers in the last few years. The book therefore represents a unique overview of the state of the antique furniture market, both in what is available and in the prices made.
   In its selection of examples and in its detailed descriptions, Furniture draws on the exhaustive knowledge of leading authorities – showroom experts, dealers, and the authors of standard reference works. The number and quality of the illustrations make it possible to see the sometimes very small variations of design, figuring, carving and ornament that taken together make the difference between an agreeable antique and a work of art. »

15 euros (code de commande : 29743).

 

[MINDSZENTY (József)]. József Mindszenty devant le tribunal du peuple. Budapest, Éditions d'État, 1949. In-8° sous reliure d'éditeur, 205 p., reproductions photographiques et fac-similés hors texte, peu courant.
Table des matières :
   - Préface.
   - Acte d'accusation.
   - Lettre de Mindszenty au ministre de la Justice.
   - Interrogatoire de Jusztin Baranyai.
   - Interrogatoire de András Zakar.
   - Interrogatoire de József Mindszenty.
   - Interrogatoire de Pál Esterházy.
   - Interrogatoire de Miklós Nagy.
   - Interrogatoire de Béla Ispánky.
   - Mindszenty rétracte les affirmations d'une de ses lettres.
   - Interrogatoire de László Tóth.
   - Réquisitoire.
   - Texte abrégé du plaidoyer de Me Kálmán Kiezkó, défenseur de Mindszenty.
   - Déclaration que fit József Mindszenty, usant de son droit à la dernière parole.
   - Déclarations que firent les autres accusés, usant de leur droit à la dernière parole.
   - Jugement.
   - Attendus du jugement.
   - Appendice :
      - Procédure des tribunaux du peuple.
      - Teneur textuelle des articles de lois et d'ordonnances ministérielles, cités dans l'acte d'accusation.

13 euros (code de commande : 29710).

 

[MONS]. Le Couvent des Sœurs noires à Mons. Mons, Ateliers de la Fucam, 1995. In-4° broché sous couverture à rabats, 78 p., illustrations en noir, très bon exemplaire.
Extrait :
   Sur le territoire de Mons, l'autorisation du chapitre de Sainte-Waudru était indispensable à l'installation de toute nouvelle congrégation et nul ne pouvait « estorer ou ediffyer de nouvel couvent ne monastère, église, capelle ne oratoire ne les anciennes croistre ou muer » sans cette approbation ; cette règle stricte imposée par les chanoinesses est rappelée dans le texte de l'appointement de mars 1497 (n.s.), qui met un terme au procès intenté par le chapitre aux Sœurs noires. Les Sœurs, groupées dès 1484 au sein même du béguinage, ne possédaient pas d'immeuble conventuel et avaient été expulsées par Gilles Druelin, bailli capitulaire, de la maison où elles s'étaient installées ; Henri de Berghes, évêque de Cambrai y avait reçu leurs vœux, en infraction avec le règlement en vigueur sur la colline.
   Grâce à l'intervention de Marguerite d'York, de Philippe le Beau et de Montois dont les noms restent ignorés, les Sœurs noires obtinrent un bien situé près de la Croix-Place, non loin de l'hôtel des seigneurs d'Havré en mai 1498. Pourquoi en ce lieu excentrique, sur les rives de la Trouille ? Parce que les Sœurs noires avaient l'obligation de s'installer hors de la seigneurie de Sainte-Waudru pour « illec faire et eslever maison et y résider » ; or, là, elles se trouvent sous la juridiction d'Havré. En quittant le béguinage, les Sœurs noires ne peuvent ni démolir ni transporter aucun édifice de ce lieu vers le nouveau terrain et elles sont tenues de construire suivant des normes qui ont été imposées jadis aux Sœurs grises (couvent créé en 1470).
   Le nouveau couvent des Sœurs noires s'élèvera dans l'espace délimité par la rue du Trou Oudart – alors rue de la Pêcherie –, la rue de la Trouille – alors lit de la rivière –, et la rue des Sœurs noires – alors rue des Juifs.
Table des matières :
   - La Fucam, l'université et le patrimoine humain ?, par Jean Lhoas.
   - 1483-1987 Les surs noires à Mons : cinq siècles de vie consacrée, par Philippe Annaert.
   - Les bâtiments : étude chronologique, par Christiane Piérard.
   - Au fil du temps un patrimoine artistique communautaire et séculaire, par Jean-Émile Charlier.
   - Notes.

25 euros (code de commande : 29715).

 

[MONS - LUMEÇON]. LEFEBVRE (Gabriel) — Sérigraphie tirée à 200 exemplaires numérotés et signés par l'artiste ; elle a été imprimée par Yves Amateis, elle a nécessité 9 passages de couleurs.
Dimensions :
   - Dessin : 595 x 395 mm.
   - Feuille : 800 x 600 mm.


   N'hésitez pas à demander la personnalisation de votre exemplaire avec une dédicace de Gabriel Lefebvre.

150 euros (code de commande : 29708).

 

[PARMIGIANINO (Girolamo Francesco Maria Mazzola, dit)]. CHIUSA (Maria Cristina) — Parmigianino. Regesto dei documenti a cura di Marzio Dall'Acqua. Nuova edizionze ampliata. Milano, Mondadori Electa, 2003. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 238 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Introduzione.
   - Per une biografia ragionata del Parmigianino.
   - Le narrazioni mitologiche.
   - La ritrattistica.
   - I dipinti di devozionalità sacra.
   - Le nuove acquisizioni.
   Apparti :
      - Opere da escludere dal catalogo dell'artistaz.
      - Catalogo delle opere.
      - Parmigianino : i documenti.
      - Bibliografa.
      - English Abstract.

25 euros (code de commande : 29744).

 

PERROY (Édouard) — Les croisades et les États latins d'Orient de 1095 à 1203. Fascicules I, II et III (complet). Paris, Centre de Documentation Universitaire, 1951. Trois volumes in-4° agrafés, 174, IV p., (collection « Les Cours de Sorbonne - Agrégation d'Histoire »), papier jauni, rare.
Table des matières :
   Introduction.
      Chapitre I. Le monde méditerranéen à la veille des croisades.
         I. Le proche orient musulman : Byzance, Seldjukides, Arabes.
         II. Méditerranée centrale : Normands et Musulmans.
         III. Méditerranée occidentale : l'Espagne et les Almoravides.
         IV. Le commerce méditerranéen à la fin du XIe siècle.
      Chapitre II. Les origines et l'organisation.
         I. Les origines de l'idée de croisade.
         II. Prédication et organisation de la Croisade.
      Chapitre III. Les Croisés et l'empire byzantin.
         I. La question de la fidélité à Alexis Comnène.
         II. La croisade au service de Byzance.
         III. Question d'Édesse et d'Antioche.
      Chapitre IV. La papauté et l'organisation des conquêtes franques (1098-1110).
         I. Urbain II et la croisade, 1097-1099.
         II. Essai de domination cléricale à Jérusalem (1099-1110).
         III. Les principautés de la Syrie du Nord.
      Chapitre V. La réaction de l'Islam devant les croisades (1097-1118 env.).
         I. L'Asie mineur Seldjukide.
         II. La Syrie musulmane.
         III. Les Croisés et les Fatimides.
   Deuxième partie. La structure des États latins d'Orient.
      Chapitre VI. L'organisation sociale.
         - Les sources.
         I. Caractères généraux de la société.
         II. Les cadres féodaux.
         III. Les communautés non-nobles.
         IV. Les communautés indigènes.
      Chapitre VII. Les institutions politiques.
         I. Le roi et la succession au trône.
         II. La Haute-Cour.
         III. Les grands officiers.
         IV. Organisation judiciaire.
         V. L'administration financière.
      Chapitre VIII. L'organisation militaire.
         I. Le problème des effectifs.
         II. Le système des forteresses.
         III. Les ordres militaires.
      Chapitre IX. Le développement économique.
         I. Établissement et privilège des Italiens dans le Levant.
         II. La Syrie et le Commerce du Levant.
   Troisième partie. Les destinées de la Syrie franque de 1118 à 1203.
      Chapitre X. Le regroupement des forces musulmanes, 1118-1136.
         I. L'éclipse de l'Égypte fatimide.
         II. Les premières tentatives d'union musulmane : Il Ghozi et ses successeurs.
         III. Les débuts de Engî (1128-1136).
      Chapitre XI. Les progrès musulmans jusqu'à la seconde croisade (1136-1147).
         I. L'alliance byzantine.
         II. L'alliance damasquine.
         III. La chute d'Édesse (1144-1147).
      Chapitre XII. La seconde croisade.
         I. Origine et préparatifs de la croisade.
         II. La croisade et l'Empire byzantin.
         III. La campagne de Syrie.
      Chapitre XIII. La Syrie musulmane sous Nur-Ad-Din, 1150-1174.
         I. Effondrement de la Syrie franque (1140-1151).
         II. Unification de la Syrie musulmane (1151-1157).
         III. La crise de l'État zengîde (1157-1160).
         IV. L'apogée de Nur-ed-din (1160-1174).
      Chapitre XIV. Le réveil de l'Égypte (1150-1174).
         I. Baudouin III et l'Égypte (1160-1161).
         II. Les campagnes d'Amaury Ier (1162-1169).
         III. Les débuts de Sahah-ed-din (1169-1174).
      Chapitre XV. Les succès de Salah-ed-din (1174-1187).
         I. La conquête de l'État zengîde.
         II. La chute de la Syrie franque.
      Chapitre XVI. La troisième croisade (1187-1192).
         I. Organisation de la croisade.
         II. La croisade de Philippe Auguste.
         III. La croisade de Richard Cœur-de-Lion.
         IV. L'Orient latin au lendemain de la troisième croisade.

L'ensemble : 30 euros (code de commande : 29730 - vendu).

 

PÊTRE (Philippe) — L'abbaye de Bonne-Espérance 1130-2005. Patrimoine majeur de Wallonie. Photographies de Pierre Peeters. Préfaces de Guy Harpigny et Michel Daerden. Tournai, Incipit, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 160 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Le 875e anniversaire de l'abbaye de Bonne-Espérance est l'occasion d'affirmer que cet ensemble architectural, miraculeusement épargné de la destruction de la Révolution française, mérite bien sa qualité de Patrimoine majeur de Wallonie. Grâce au soutien important de la Région Wallonne, la rénovation de cet ensemble unique en Hainaut doit lui redonner progressivement l'éclat des siècles passés et lui permettre de poursuivre dans le temps son rôle éducatif et culturel.
   Les Anciens élèves de Bonne-Espérance et ceux d'aujourd'hui côtoient sans toujours les voir des merveilles de l'architecture gothique et des siècles suivants. Au visiteur attentif, c'est une véritable plongée dans le passé qu'offre ce lieu prestigieux. Des Prémontrés à aujourd'hui, c'est un parcours initiatique que les auteurs de ce livre exceptionnel vous proposent de suivre. L'architecture, la sculpture, le bestiaire, l'influence religieuse ou socio-économique de l'abbaye sur la région, la symbolique de son abbatiale et bien d'autres sujets sont à découvrir au fil de ces 160 pages richement illustrées de près de 250 photographies réalisées spécialement pour cet ouvrage entre mars et juillet 2005.

25 euros (code de commande : 29714).

 

PLISNIER (Charles)Nuits d'Égypte précédé du Roman d'une vie par Roger Bodart. Anvers-Bruxelles, Le Monde du Livre, 1960. In-8° sous reliure pleine soie d'éditeur (passée), 222 p., portrait de l'auteur en frontispice, exemplaire numéroté (n° 949).
En quatrième de couverture :
   Charles Plisnier, premier étranger à recevoir le prix Goncourt en 1937 pour son recueil Faux Passeports, avait publié en 1938 une longue nouvelle, L'Homme nocturne (reprise plus tard sous le titre Nuits d'Égypte), dédiée aux soulèvements nationalistes du Caire. Malgré sa sympathie pour le peuple égyptien, Plisnier ne pouvait se défendre d’un réflexe identitaire, l'obligeant à se reconnaître plus d'affinités avec le milieu cosmopolite qu'avec un univers dont il était naturellement exclu, de même, sans doute, que l'eussent effrayé ses équivalents européens. Cet ancien militant communiste s'en confia sans détour :
   « Si je m'évadais de la zone réservée aux gentlemen, je trouvais des carrefours puants, pleins de chameaux et de petits ânes, et je marchais, dans les rues putrides des souks, sur des enfants rachitiques, mangés de poux et de soleil. Ils se levaient. Ils me suivaient. Je poursuivais ma route, environné de visages mendiant, de mains tendues. Dans des échoppes exiguës, parmi les tas de fil de fer et les tessons, guettaient des êtres agités à qui je m'étonnais de trouver forme humaine ; certains, sourds à tout appel, dormaient dans la sciure de bois. Au fond des ruelles d'où venait un relent d'épluchures chauffées, j'apercevais de crasseux taudis où des familles entassées vivaient un jour sur une piastre. Jamais, plus que dans ces souks, je n'ai haï le mensonge bigarré des expositions universelles.
Je fuyais cette horreur. Je rentrais en hâte dans la ville anglaise, retrouvais avec soulagement les avenues longues et droites, les grands cafés de métal et de verre où les officiers of His Majesty, en kaki, et les Turcarets cairotes, coiffés d’un tarbouche impeccable, buvaient des whisky-sodas ; les mosquées miraculeuses où des ladies habillées chez Worth s'extasiaient au bord des fontaines et photographiaient l'Orient. Quelle que fût ma défiance à l'égard de l'antithèse, j'éprouvais violemment celle-ci. Et j'avais honte de me sentir mieux ici qu'avec les pauvres. »
Bibliographie :
   - Basch (Sophie), « Le rendez-vous des étrangers », de Panaït Istrati à François Sureau, portrait d’Alexandrie en anarchiste, dans « La bibliothèque de midi », La pensée de midi, vol. 14, no. 1, pp. 81-105. pp. 91-93.

15 euros (code de commande : 29719).

 

[POÉSIE]. La planche de vivre. Poésies. Raimbaut de Vaqueiras, Pétrarque, Lope de Vega, Shakespeare, Blake, Shelley, Keats, Emily Brontë, Emily Dickinson, Tioutchev, Goumilev, Pasternak, Mandelstam, Maïakovski, Marina Tsvétaeva, Hernandez. Traduction de René Char et Tina Jolas. Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 154 p., bel exemplaire épuisé sous cette forme.
   Après les poèmes proprement dits, suivent quelques notices qui contiennent une courte biographique des écrivains.
Avant-propos de René Char :
   Dans ces feuillets, notre rencontre n'a pas eu lieu à une saison de prédilection de la vie, mais sur l'horizon alternant. Chacun était là, guettant, secoué, sur la trajectoire de l'autre. Il n'y avait qu’à laisser se mouvoir l'ange dévêtu et fusant de couleurs parmi les linges de la lessive rincée de notre siècle épouvantable, et le vent, et le chant, et le providentiel accouru, pour jouer de bonheur avant le retour des craintes ! Ainsi la poésie devient-elle la plus onirique prêteuse qui soit. C’est un saut latéral qui projette sur nous Marina Tsvétaeva, et le rose cruel d’une bruyère arasée qui mène Emily Brontë à la mort pressante. Le parfait désir exige la réciprocité.
   Ces poètes se sont retrouvés à nos côtés, se donnant et solidaires, alors que nous enjambions la ligne secrète commune au plaisir et à la souffrance, pour nous rapprocher de leur lecture. Une dure matrone se tenait à portée d'eux, tournant les pages, mais si pâle qu'elle était coupée de toute parole.
   Fini le jeu qui servit de jusant aux civilisations exaltées, avides d'histoire. Voilà qui éclaire un peu la mer humaine en débat ! Après qu'une multitude de droits furent perdus et de poètes jetés au crime, comment rêver encore que le décor était planté et le brouillard à son second matin ?

13 euros (code de commande : 29718 - vendu).

 

POLIAKOV (Salomon) — Le Messie sans peuple. Version française de Joseph Kessel. Quatrième édition. Paris, Gallimard, 1925. In-8° broché, 265 p., couverture défraîchie.
Notice d'Albéric Cahuet :
   Des romans juifs assez nombreux que l'on nous a fait lire cette année, le Messie sans peuple, de Salomon Poliakov, dans la traduction de J. Kessel, est sans doute le plus captivant. Sabbatai Zevi est le jeune juif smyrniote qui, au dix-septième siècle, se proclama le Messie attendu par ses coreligionnaires et finit, après avoir un instant troublé l'Europe, par se convertir à la religion musulmane. L'évocateur nous montre son personnage, ardent mystique, nourri des écrits des prophètes, d'abord effrayé par le rêve qu'il a conçu, puis entraîné comme malgré lui à le réaliser par le zèle redoutable de ses amis. Sabbataï Zevi est enfin convaincu de sa mission divine par Sarah, la pécheresse qui vient de Hollande, après mille aventures, se jeter à ses pieds. L'exaltation du nouveau Messie grandit avec l'enthousiasme des juifs qui accourent vers lui de toutes les cités turques. Le sultan, effrayé, fait arrêter l'homme-dieu. Sabbataï Zevi se dérobe à l'épreuve des flèches empoisonnées malgré les supplications de sa fidèle Sarah qui attend un miracle. Quand le « Messie » a coiffé le turban vert des mahométans, les juifs ne reconnaissent plus leur maître et Sarah presque folle devient l'esclave du sultan. Ce livre imagé, informé, très vivant, exprime l'âme juive à la fois dans sa torpeur morne et dans sa ferveur exaltée.
Bibliographie :
   - Albéric Cahuet (Albert-Camille-Jean Cahuet, dit), Les livres et les écrivains, dans L'Illustration, n°4324 du 16 janvier 1926, p. 62.

8 euros (code de commande : 29706 - vendu).

 

QUAIRIAUX (Yves) — L'image du Flamand en Wallonie (1830-1914). Essai d'analyse sociale et politique. S.l., Labor, 2006. In-8° collé, 664 p., on joint quelques coupures de presse, dos un peu passé, épuisé et recherché.
En quatrième de couverture :
   Les visions simplificatrices que les peuples entretiennent les uns par rapport aux autres jouent un rôle majeur dans le climat de leurs relations. Le conflit communautaire belge se nourrit de ces préjugés présentant, du côté flamand, le Wallon comme étant naturellement peu laborieux, « gréviculteur » et vivant au crochet d'une Flandre dynamique, moderne et créative assurant l'essentiel des ressources et du rayonnement de la Belgique. Pendant longtemps ce fut la Wallonie qui incarna cette vision positive opposée à celle d'une Flandre réactionnaire et miséreuse mais bénéficiant du travail offert par la Wallonie industrielle. Cette situation inspira dans l'opinion wallonne des clichés négatifs qui marqueront longtemps les mentalités collectives. Retrouver les origines de ces stéréotypes communs et les analyser est le but de cet ouvrage inspiré d'une thèse de doctorat en histoire intitulée L'image du Flamand en Wallonie (1830-1914). Essai d'analyse sociale et politique.

50 euros (code de commande : 29737 - vendu).

 

[ROUPNEL (Gaston)]. Hommage à Gaston Roupnel 1871-1946. Dijon, Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon, 1973. In-8° broché, 81 p., un portrait en frontispice et une reproduction d'un manuscrit, (collection « Mémoires de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon », t. CXX), exemplaire en grande partie non coupé, couverture défraîchie.
Note liminaire :
   Le 23 septembre 1871 naissait Gaston Roupnel. À l'initiative de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres un comité s'est constitué, comprenant outre cette compagnie, la Ville de Dijon, l'Université de Dijon, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin et le Comité Bourgogne pour commémorer le centenaire de la venue au monde du grand historien, romancier et philosophe bourguignon.
   Le vendredi 1er octobre 1971, une plaque était inaugurée par M. Robert Poujade, maire de Dijon, sur la façade de la maison où Roupnel habita de 1922 à 1946, puis, dans la Salle des États, deux discours étaient prononcés, l'un par M. le Recteur Marcel Bouchard, président d'honneur de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres, l'autre par M. le Doyen Jean Richard, professeur d'histoire de Bourgogne.
   Deux autres communications, de Mme Pagot-Monnin et de M. le Professeur Brun, étaient données peu après dans des séances de l'Académie.
   Ce sont ces différents textes qui ont été réunis dans la présente plaquette.
Table des matières :
   - Note liminaire.
   - Discours de Robert Poujade.
   - Discours d'ouverture de Lucien Hérard.
   - La vie et l'œuvre de Gaston Roupnel, par Marcel Bouchard.
   - Gaston Roupnel historien, par Jean Richard.
   - Roupnel romancier, par Simone Pagot-Monnin.
   - La philosophie de Gaston Roupnel, par Jean Brun.

10 euros (code de commande : 29702).

 

RUELLE (Pierre) — Pierre Ruelle et le Borinage. Recueil de textes de Pierre Ruelle traitant du parler borain, du Borinage et de ses habitants, suivi de six contes en borain présentés par André Capron. Avant-propos de Daniel Droixhe. Charleroi, MicRomania, 2004. In-8° broché sous jaquette, XXXVIII, 329 p., (collection « Lingua », n° 7), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos : Pierre Ruelle, du borain à l'ancien français, par Daniel Droixhe.
   - Préface, par Maurice Lapôtre.
   - Introduction, par André Capron.
   - Références des textes - Abréviations.
   - Notice biographique.
   Le borain, les Borains, le Borinage :
      1. Le patois borain.
      2. Notes sur quelques mots borains.
      3. Notes sur la négation en borain.
      4. Nouvelles notes sur quelques mots borains.
      5. Les proverbes borains.
      6. Les dialectes dans le Hainaut.
      7. Mots latins en borain.
      8. Notes sur des mots borains.
      9. Notes sur d'autres mots borains.
      10. Mots borains.
      11. Mots borains désignant des objets indéterminés.
      12. Les jurons borains.
      13. Dites-moi, d'où viennent donc ces mots borains ?
      14. Les archaïsmes syntaxiques en borain.
      15. Les termes de comparaison en borain.
      16. Les noms des parties du corps en borain.
      17. L'expression du doute, de l'incrédulité, de l'incertitude en borain.
      18. Morphologie et syntaxe verbales dans le borain : Ça n'li rgâr gné.
      19. Le genre grammatical. Opposition borain-français.
      20. Toponymie souterraine d'un bassin houiller : les noms de veines de charbon dans le Borinage (XVe-XXe s.).
      21. Des noms de famille de Quaregnon.
      22. L'origine du toponyme « Quaregnon ».
      23. Les noms des communes du Borinage.
      24. Une enfance boraine vers 1920.
      25. Les warechaix de Pâturages, une survivance médiévale au XXe siècle ?
      26. Le Borinage de 1925 à 1935. Un paysage intellectuel oublié.
      27. Introspection d'un intellectuel patoisant.
      28. Le borain. Les Borains. Le Borinage.
      29. Le Borinage au début du siècle. Croyances et traditions.
   Contes en borain :
      1. El carbau de mn' onke Lixite.
      2. Les sorcières de Warquegnie.
      3. L'ûrée don Nwâr Bonome.
      4. Les twâs leûs-waroûs.
      5. Én drole de reveyon.
      6. El Créasyon dou Monde.

30 euros (code de commande : 29729 - vendu).

 

SAINT-EXUPÉRY (Antoine de) — Ël Pëtit Prèce. Avé dès-aqwarèles ëd l'öteûr. Tradwit in borégn pa André Capron. Neckarsteinach, Tintenfass, 2010. In-8° collé, 93 p., illustrations en couleurs, envoi du traducteur, exemplaire en très bon état.
Extrait :
   – S'i vous plêt, vólez bié m' dèssinér én bëdót ?
   – Dë qué ?
   – Dèssinéz mé én bëdót...
   D' m'ê stampé d'ène poke, come si d'awó r'çu én côp d'órâje d'ssus m' tiète. D'ê bié fróté mès ziés. D'ê bié ravizé èyét d'ê vû én p'tit bonome tout straórdinele qui m' ravêtiót avé dès grands ziés.
   Adon, d'ê dèssiné. Il-a bié ravisé èyét il-a dit :
   – Non, ç'ti cîl a d'ja l'êr tout fayé. Fètes m'in én-ôte !

25 euros (code de commande : 29716 - vendu).

 

SAUVAGE (Sylvain) — Eau-forte destinée à illustrer l'ouvrage d'Henri de Régnier : Le bon plaisir. Paris La Roseraie 1929.
   Il s'agit d'une des deux eaux-fortes libres non retenues, sur Japon impérial, avec remarque en noir.
Dimensions :
   - Dessin : 133 x 182 mm.
   - Cuvette : 180 x 240 mm.
   - Feuille : 222 x 289 mm.

20 euros (code de commande : 29711).

 

[TOPONYMIE ET DIALECTOLOGIE]. Bulletin de la Commission royale de - Handelingen van de Koninklijke Commissie voor Toponymie & Dialectologie. Tome LXXII - 2000. Brugge, Commission Royale de Toponymie & Dialectologie, 2000. In-8° collé, 421 p.
Sommaire :
   - Verslag 1999 - Rapport 1999.
   - Ledenlijst - Liste des membres.
   - In memoriam V.F. Vanacker, par M. Devos.
   - Les doublets toponymiques le long de la frontière linguistique, par M. Besse.
   - Les doublets toponymiques en Belgique romane et dans la région française du Nord, par J. Devleeschouwer.
   - Les doublets toponymiques, témoins du passé commun, par L. Wintgens.
   - La langue régionale de l'ancien Duché de Limbourg, partie intégrante du francique carolingien, par L. Wintgens.
   - Woordstudies in het betekenisveld « Afrastering », par J. Van Bakel.
   - Persoonsnamen in de Kortrijkse bajuwsrekeningen 1385-1400, par F. Debrabandere.
   - Le toponymie Torimont et le radical pré-latin *tur-/tor- en Occident, par J. Loicq.

15 euros (code de commande : 29703).

 

[TOURNAI]. Grande procession de Tournai. (1092-1992) 9e Centenaire. Tournai, A.s.b.l. Grande Procession de Tournai, 1992. In-8° carré collé, [96] p., illustrations.
   Il s'agit du programme de la procession, de son itinéraire et de la description des différents groupes.
Historique :
   - La composition de la Grande Procession de Tournai.
   La composition de la Grande Procession de Tournai a varié au cours des âges. Rien qu'au XXe siècle, la Procession a connu trois formes différentes.
   - Le premier quart du siècle
   Jusqu'en 1924, la Procession garde la forme qu'elle avait adoptée au XIXe siècle. Chaque paroisse aligne ses différentes confréries dont les membres sont rassemblés autour de la statue de leur saint Patron. Citons à titre d'exemple, la paroisse Sainte-Marguerite. Son groupe est formé des confréries de Saint-Charles, de Saint-Léger, de Notre-Dame du Mont Carmel et de Notre-Dame de la Treille. Autre exemple, le groupe paroissial de Saint-Piat se composait des membres des confréries de Saint-Hubert, de Sainte-Catherine, de Notre-Dame d'Alsemberg et d'un groupe escortant les reliques de saint-Piat. Le groupe de la Cathédrale comprenait les Damoiseaux portant leur châsse, le clergé escortant la Vraie Croix et le Saint-Sacrement.
   - De 1925 à 1950.
   À partir de 1925, à l'initiative du chanoine Warichez et de plusieurs autres, la Procession fut entièrement transformée. Désormais, chaque paroisse raconte l'histoire de son saint Patron et y ajoute un hommage à la Vierge paroissiale. Prenons l'exemple de la paroisse Saint-Jean-Baptiste. Celle-ci présente les groupes qui suivent :
      1. l'Ange Gabriel annonce à Zacharie la naissance de Jean au moment où il exerce son ministère parmi les prêtres juifs ;
      2 Elisabeth, l'épouse de Zacharie reçoit la visite de sa cousine, la Vierge Marie ;
      3 Jean prêche la pénitence au peuple sur les rives du Jourdain pour le préparer à la venue du Sauveur ;
      4 le Précurseur enchaîné pour la liberté de son langage à l'égard de tous sans distinction de classes ;
      5 Hérode, pour complaire à Hérodiade et à sa fille Salomé, fait décapiter le Précurseur ;
      6 Salomé porte sur un plateau la tête de saint Jean-Baptiste ;
      7 hommage au saint Patron par le culte de ses reliques ;
      8 hommage à Notre-Dame de Consolation.
   La Cathédrale enrichit sa participation avec le Bras de saint Éleuthère, la statue de Notre-Dame des Malades et depuis 1931, par la présence de la grande châsse de saint Éleuthère.
   - À partir de 1950.
   Diverses circonstances amènent le Chanoine Feyen et le Comité de la Procession à modifier une nouvelle fois la composition du cortège. La structure paroissiale est abandonnée. Désormais, la Procession comprend trois grandes parties : l'hommage aux saints Patrons dont les statues sont vénérées dans les églises de Tournai, l'hommage aux statues de la Vierge Marie conservées dans les églises de la ville et enfin le groupe de la Cathédrale. Ce dernier s'amplifie par la présence de la statue vénérée de Notre-Dame la Brune et de la célèbre châsse de Notre-Dame.

10 euros (code de commande : 29723 - vendu).

 

[TOURNAI]. Une description des paroisses du diocèse de Tournai (1690-1728). Texte transcrit, introduit et annoté par l'abbé Alexandre Pasture. Collationné, revu et publié par François Jacques. Bruxelles, Palais des Académies, 1968. In-8° broché, 330 p., deux cartes à déplier in fine, (collection « Commission Royale d'Histoire »).
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
      - Date de la composition.
      - Auteur.
      - Géographie diocésaine.
      - Renseignements d'ordre religieux.
      - Folklore religieux.
      - Renseignements d'ordre politique.
      - Renseignements d'ordre économique.
      - Autres renseignements.
   - Texte : Les cures du diocèse de Tournay divisées par décanats.
      - Les paroisses ou cures de la ville.
      - Les six cures qui sont de imbutis au voisinage de la ville.
      - Décanat de Tournay.
      - Décanat d'Helchin wallon.
      - Décanat d'Helchin flamand.
      - Décanat de Courtray.
      - Décanat de Wervick.
      - Décanat de Lille.
      - Décanat de Seclin.
      - Décanat de Saint-Amand.
      - Table alphabétique.
   - Index (onomastique, des saints et saintes titulaires des églises paroissiales), glossaire, notes de métrologie.
   - Cartes :
      1. Le diocèse de Tournay par Nicolas Sanson (1600-1667) et Hubert Jaillot (1632-1712).
      2. Le diocèse de Tournay par Bernard Cappellier, 1725.

25 euros (code de commande : 29738).

 

[U.R.S.S.]. U.R.S.S. 100 questions 100 réponses. Moscou, Éditions de l'Agence de Presse Novosti, 1978. In-12 collé, 143 p., exemplaire en bon état.
Introduction :
   Ce livre est consacré à un pays qui occupe un sixième des terres habitables : une bonne moitié de l'Europe et un tiers de l'Asie. Il s'étend sur plus de 172 degrés de longitude. Ses points extrêmes sont si éloignés l'un de l'autre que lorsque le soleil se lève à l'un, la nuit étend son voile sur l'autre. Un express met plus d'une semaine pour traverser le pays dans le sens de la longueur.
   Les glaces éternelles de l'Arctique, les subtropiques de Transcaucasie, les déserts brûlants de Turkménie et la taïga sibérienne qui s'étend à perte de vue, les hautes chaînes du Pamir et du Tian-Chan et les steppes de l'Ukraine et du Kazakhstan, telle est la diversité des paysages et des conditions climatiques du pays. Quand le soleil de mai réchauffe l'air jusqu'à plus de 30° C, dans les vallées de l'Asie centrale, le gel fend le métal mettant hors de service les machines dans le Grand Nord.
   Ce livre est consacré à un pays que l'on continue par erreur à appeler la Russie. La Russie, plus exactement, la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie (la R.S.F.S.R.) n'est, bien que la plus grande, qu'une des quinze républiques fédérées égales en droits qui constituent l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (l'U.R.S.S.).
   Les 260 millions de citoyens de l'U.R.S.S. s'expriment en 130 langues différentes et possèdent cinq alphabets, ce qui ne les empêche pas de se comprendre parfaitement bien, de résoudre ensemble des problèmes extrêmement complexes, de créer des valeurs matérielles et morales.
   Ce livre est consacré à un pays qui a entrepris, il y a soixante ans, une expérience sans précédent, l'édification d'une société socialiste, alors qu'il accusait un retard économique et technique de 50 à 100 ans sur les pays capitalistes développés et que les trois quarts de sa population étaient analphabètes. Ajoutons à cela les dévastations, la famine et la misère occasionnées par la Première Guerre mondiale et la guerre civile, l'environnement hostile des puissances capitalistes désireuses d'étouffer au berceau le premier Etat ouvrier et paysan de l'histoire.
   Les peuples de ce pays, qui pendant des siècles passa aux yeux des étrangers pour un mystérieux géant endormi, durent surmonter toutes ces difficultés et bien d'autres encore. Il y a soixante ans, bien peu alors croyaient en la réussite future de cette expérience sans précédent.
   Sous la conduite du parti bolchevik dirigé par Lénine, le peuple soviétique s'engagea dans une voie que nul encore n'avait empruntée et réussit à construire une société socialiste développée. Ses succès et ses erreurs, inévitables pour celui qui s'avance dans l'inconnu, servent d'expérience précieuse accessible à d'autres peuples.
   Ce livre est consacré à un pays qui fournit le cinquième de la production industrielle mondiale. Il détient la première place dans le monde pour :
      - la production de l'acier et l'extraction du pétrole ;
      - la fabrication des tracteurs et des engrais minéraux ;
      - le volume des investissements dans l'économie nationale et l'ampleur de la construction de logements ;
      - la stabilité des rythmes de croissance de la production et du bien-être des larges masses populaires.
   L'Union Soviétique est à l'avant-garde du progrès scientifique et technique. Elle possède le plus fort contingent de scientifiques et d'ingénieurs.
   L'Union Soviétique s'est la première lancée dans la conquête de l'Espace, a créé le premier satellite artificiel de la Terre. Ses fusées spatiales ont les premières vaincu l'attraction terrestre et ont été placées sur orbite interplanétaire. Le premier homme à avoir pénétré dans l'Espace est un citoyen soviétique, Youri Gagarine.
   Le peuple soviétique profite toujours plus des bienfaits du socialisme. Le pays a depuis longtemps mis fin aux crises économiques, au chômage, à l'inflation. Les prix des produits alimentaires de base, les transports, les loyers sont stables et, en règle générale, les plus bas du monde.
   Ce livre est consacré à un pays qui, depuis sa naissance, mène une politique de coexistence pacifique avec les États à régimes sociaux différents, qui lutte activement pour le désarmement, l'établissement d'une vaste coopération entre tous les peuples sur la base de l'égalité et de l'avantage mutuel.
   L'U.R.S.S. a supporté le fardeau essentiel de la Seconde Guerre mondiale, a joué un rôle de premier ordre dans la défaite du fascisme. Cette victoire, elle l'a acquise au prix d'immenses pertes humaines et matérielles. Le pays a dû fournir des efforts surhumains pour réparer les dommages incalculables causés à l'économie et retrouver son niveau de production d'avant-guerre.
  ... Le phénomène que représente l'U.R.S.S. à l'étranger suscite nombre de questions. On les pose aux hommes d'affaires ou aux touristes soviétiques qui se rendent à l'étranger. Les lecteurs des journaux, revues, livres et brochures édités par l'Agence de presse Novosti envoient, eux aussi, leurs questions. De cette masse de questions, nous en avons extrait une centaine qui nous apparaissent comme les plus caractéristiques, les plus importantes pour la compréhension de la politique intérieure et extérieure de l'U.R.S.S.
   Ce livre est loin de prétendre à l'exhaustivité. Il amorce un dialogue original avec le lecteur, dialogue, qui, espérons-le, se poursuivra une fois tournée la dernière page du livre. Nous répondrons volontiers à toutes vos nouvelles questions dans nos publications ultérieures.

10 euros (code de commande : 29709).

 

VASSILIKOS (Vassilis)Z. Traduit du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1967. In-8° broché sous couverture à rabats, 342 p., (collection « Du Monde Entier »), envoi de l'auteur à Pierre Vermeylen, bon exemplaire.
   L'homme politique socialiste belge Pierre Vermeylen (1904-1991) fut successivement ministre de l'Intérieur et de la Justice avant d'occuper le poste de ministre de l'Éducation, de 1968 à 1972. Il fut l'un des fondateurs de la Cinémathèque royale de Belgique.
En quatrième de couverture :

   Il y a quatre ans, les murs d'Athènes se couvraient d'innombrables Z maladroitement tracés. Z pour zei – il vit. Il s'agissait du député de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à Salonique, où il venait de présider une réunion pacifiste.
   Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables, qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis. En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient créé un héros. En lui prenant la vie, ils lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000 personnes qui suivirent en silence, à Athènes, le cortège funéraire étaient venues affirmer que sa volonté, sa présence restaient inaltérées. C’est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
   Personne ne pouvait être mieux désigné pour s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait récemment encore, il en connaît les misères et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait, il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
   Fort de cette expérience vécue des lieux et des protagonistes du crime, l’auteur a entrepris l'étude minutieuse des cinq mille pages dactylographiées de l'instruction et du procès, traquant le mécanisme qui fait d’un homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
   Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis Vassilikos a préféré modifier les noms des principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
   Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui, Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c’est une œuvre littéraire, admirable, où des pages d’un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis, celui d’une terre tragique et d'un peuple déchiré.

18 euros (code de commande : 29720).

 

VERHAEREN (Émile) — Hélène de Sparte. Tragédie en quatre actes. 4e édition. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1912. In-8° sous cartonnage d'éditeur, couverture conservée, 130 p., extrait de l'article de Laurent Tailhade paru dans la revue Comœdia du 14 mai 1912 collé in fine (la colle a provoqué une trace de mouillure), rare sous cette forme.
Notice de Corinne Merlin :
   Tragédie lyrique d'Émile Verhaeren (1855-1916), interprétation de la légende antique. Après vingt ans d'exil, Hélène rentre avec son époux Ménélas à Sparte où règne Pollux. Une journée suffira à Hélène, qui se sent responsable de la guerre de Troie, pour comprendre qu'elle ne peut échapper à la fatalité de son destin tragique. À cause d'elle, à cause de l'attrait quasi sexuel qu'elle exerce sur les êtres en qui elle éveille les passions, Ménélas et Castor trouvent la mort et le conflit entre les bergers et les notables de Sparte commence à se faire sentir de nouveau. Ses tentatives pour échapper à ces passions meurtrières en cherchant refuge dans la tendresse conjugale ou en essayant de subordonner la domination du désir aux lois de la raison n'auront aucun effet sur son entourage. L'opposition entre la raison et le désir est insurmontable : la passion équivaut à la mort. La voix de la vie s'élève avec le personnage de Pollux qui devient ainsi l'antagoniste d'Hélène. Égoïste et homme du monde, il n'essaie pas d'empêcher les conséquences de la fatalité : pour lui, les dangers inhérents à la vie incitent l'homme à des actions héroïques. Comme dans la tragédie grecque, Hélène, à la fin, est enlevée par Zeus qui déclare qu'il ne peut l'anéantir : cette réintégration d'Hélène dans l'infini supprime l'antinomie de la vie et de la mort.
   La lutte d'Hélène contre son propre mythe rejoint un certain aspect de la conception de l'amour chez Verhaeren. L'absence d'une véritable poésie amoureuse dans son œuvre coïncide avec l'idée de l'amour-passion comme force destructrice auquel, comme Hélène, Verhaeren oppose dans les Heures l'amour-tendresse vécu auprès de l'épouse.
   Plus que toute autre pièce de Verhaeren, Hélène de Sparte, tout entière en vers, tantôt libres, tantôt réguliers, est un vaste poème dialogué. Cette « tragédie lyrique », comme l'indique le sous-titre, contient davantage d'éléments du théâtre statique à la manière de Maeterlinck : on assiste à une décantation des données dramatiques qui se resserrent autour d'un noyau pulsionnel où la fatalité s'exerce dans le cercle clos des victimes. Le parallélisme des situations, la fin où l'évocation d'une éternité renvoie au début, accentuent encore le caractère statique de la pièce. Les liens avec l'œuvre poétique ne manquent pas non plus : Hélène rappelle les mythes des Rythmes souverains (1910).
   La pièce fut traduite en allemand sur le manuscrit par Stefan Zweig et publiée d'abord à Leipzig avant d'être représentée à Paris en 1912 dans une mise en scène spectaculaire qui n'entraîna pas toujours l'approbation de la critique. Pendant longtemps, le poète Verhaeren a occulté le dramaturge et son théâtre a été passablement négligé par la plupart des critiques. Franz Hellens suggéra pourtant qu'il s'agissait là de la plus belle partie de l'œuvre de Verhaeren. Et si ces pièces nous paraissent actuellement très vieillies, elles n'ont pas moins constitué en leur temps un effort appréciable pour irriguer le désert théâtral déploré par Edmond Picard.
Bibliographie :
   - Merlin (Corinne), Hélène de Sparte (1912), dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. III. Le théâtre - L'essai, pp. 123-124.

20 euros (code de commande : 29725 - vendu).

 

[VERMEER (Johannes)]. Johannes Vermeer. Zwolle, Waanders 1995. In-4° broché, 229 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée à la National Gallery of Art, à Washington, du 12 novembre 1995 au 11 février 1996, puis au Cabinet Royal de Peintures Mauritshuis, à La Haye, du 1er mars au 2 juin 1996.
Sommaire :
   - Préface.
   - La vie et l'art de Johannes Vermeer (1632-1675), par Arthur K. Wheelock Jr.
   - Les thèmes modernes de Vermeer et la tradition, par Albert Blankert.
   - « Un célèbre Peintre nommé Vermeer », par Ben Broos.
   - Vermeer en perspective, par Jørgen Wadum.
   - Chronologie
   - Catalogue, par Arthur K. Wheelock Jr. et Ben Broos.
   - Bibliographie.
   - Index.

25 euros (code de commande : 29742).

 

VINDAL (Louis) — Lexique du parler picard d'Irchonwelz (Ath). Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1995. In-8° broché sous jaquette, 269 p., (collection « MicRomania Lingua », n° 1), envoi de l'auteur, exemplaire très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le village d'Irchonwelz (eùl Chonwé), actuellement intégré dans l'entité d'Ath, s'étend du Nord au Sud, à l'Ouest immédiat de cette ville sur une superficie d'un peu plus de quatre cents hectares ; vers les années 1920, on y comptait un millier d'habitants répartis dans quelque trois cents feux. La langue qu'on y parlait était apparentée au rouchi, lui-même variété du picard. Dans l'usage commun, cette langue était appelée patwós ou walon.
   La forme dialectale du toponyme est eùl Chonwé (Chon.wé). La prononciation traditionnelle française est Irchonwé ; malheureusement, cette prononciation est concurrencée par une prononciation influencée par la graphie française : Irchonwel. La syllabe finale du toponyme étant l'équivalent du français gué, la forme française contient un 1 injustifié, qui ne devrait pas être introduit dans la prononciation.
   Essentiellement vouée auparavant à l'agriculture et à l'élevage, la commune a peu à peu changé d'aspect sous la pression des circonstances économiques et, de rurale qu'elle était, s'est progressivement urbanisée : l'implantation de nouvelles familles citadines qui ont apporté avec elles un autre genre de vie ; le regroupement des petites entreprises agricoles au sein d'exploitations plus importantes équipées d'un matériel n'exigeant qu'une main-d'œuvre réduite, ce qui a obligé de nombreuses familles de petits cultivateurs à se reconvertir en travailleurs salariés ; l'accroissement du nombre de postes de travail dans le secteur tertiaire, sont autant d'éléments qui ont fortement contribué à transformer profondément le tissu social.
   Cette urbanisation jointe à une scolarisation plus poussée et à réapparition de puissants moyens d'information dans presque tous les foyers, a entraîné un phénomène de généralisation de l'usage du français, avec pour résultat d'étouffer et, en fin de compte, de condamner à une disparition certaine la langue originale utilisée à l'époque par tous les habitants du lieu.
   Le but du présent ouvrage est de fournir une description aussi complète que possible du parler d'Irchonwelz au cours du début du 20e siècle : son vocabulaire, les expressions idiomatiques, les dictons et adages, etc. pour tâcher d'en conserver la mémoire dans l'esprit des nouvelles générations.
   La source de cette description est d'abord l'observation orale. Sa base première est constituée par mon propre usage (c'est en effet la langue que j'ai pratiquée pendant de nombreuses années) et par celui de plusieurs personnes de ma génération. Cette observation a été enrichie par la consultation d'études folkloriques et historiques portant sur la région.
   Pour rendre la lecture facilement accessible à des lecteurs d'autres contrées, j'ai utilisé pour la graphie, l'orthographe mise au point par Jules Feller, dont les principes généraux sont exposés au Chapitre 1 (Transcription des sons et orthographe) du présent lexique, en y faisant quelques additions et adaptations rendues nécessaires par certaines particularités de notre parler.
   L'introduction du travail contient également un bref exposé sur la grammaire du parler d'Irchonwelz, dont la source est également l'usage oral.

35 euros (code de commande : 29735).

 

WOLFE (Thomas) — Le temps et le fleuve. Chronique de la Jeunesse et de sa faim. Traduit de l'américain par Camille Laurent. [Lausanne], L'Âge d'Homme, 1984. Fort in-8° broché sous couverture à rabats, 782 p., rousseurs sur les tranches sinon exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   La parution de L'Ange Exilé en 1929 avait placé d'emblée Thomas Wolfe parmi les plus grands créateurs de ce siècle. Faulkner ne dira-t-il pas : « C’est le premier romancier américain de ce temps ». Publié sept ans plus tard, Le Temps et le Fleuve confirme le premier jugement, reprenant le fil de la vie d'Eugène Gant. Nous l'avions quitté dialoguant avec Ben, son frère mort. Nous le retrouvons sur le quai de la gare d'Altamont. Commence l'exil, loin des siens, à Harvard d'abord, puis à New York, enfin en Europe où s'amorce une crise majeure et où s'affirme son irrésistible vocation d'artiste.
   Il y a du désenchantement dans Le Temps et le Fleuve. Rêve et réalité ne coïncident pas. L'écriture servira à les rapprocher. Et rien, ni les désillusions, ni cette impossibilité pathétique d'accéder au cœur des choses, n'enlèveront à Thomas Wolfe-Eugène Gant leur fabuleuse, insondable énergie. À chaque page, Wolfe trépigne de ne pas pouvoir tout dire à la fois. Il faudrait pour lui que l'écriture soit tumulte et non continuité. Et c’est là, jugé à tort négativement, qu'on touche à l'essentiel de Wolfe : sa poésie cosmique, sa fraîcheur, sa liberté panique, son lyrisme intact face à la civilisation des autres. Cette qualité presque unique : voir la vie comme à vingt ans.
   Wolfe, c’est l'Américain, à mi-distance de Whitman et de Kerouac. Le dernier pionnier campant à la dernière frontière : celle de la littérature. Pas de construction savante, pas d'arabesques : il y a urgence. Face à l'Europe et ses raffinements, il se dresse en géant vigoureux qui assume sa naïveté. Cinquante ans après, Le Temps et le Fleuve reste l'une des lectures les plus toniques que l'on, puisse faire.

18 euros (code de commande : 29705).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 14 juillet 2020.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(16 juin 2020)

 

BAES (Firmin) — Histoires de peintres racontées et illustrées par Firmin Baes. Bruxelles, Librairie Générale, 1941. In-8° broché sous couverture rempliée, 147 p. (fac-similé du texte original avec les illustrations en couleurs), exemplaire numéroté sur vélin mat (n° 946), ex-dono à la page de garde, exemplaire en bon état.
   Firmin Baes (Saint-Josse-ten-Noode, 1874 - Bruxelles, 1943) était le fils du peintre Henri Baes. À l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, il fut l'élève de Léon Frédéric ; portraitiste reconnu et peintre de scènes de genre, il excella dans la technique du pastel.
   Il fut également l'auteur de poésies et d'articles de presse ; sa série des Histoires de peintres relate, sur le ton humoristique – et parfois caricatural –, notamment, les rapports avec les modèles.
Bibliographie :
   - Patigny (Géraldine), Les archives d'artistes : définition, statut, valorisation et lieux de conservation, dans Écrit(ure)s de peintres belges, p. 242.

50 euros (code de commande : 29666).

 

BURNAND (Tony) — Pêches de partout et d'ailleurs. 15e édition. Paris, Stock, 1948. In-8° broché, 237 p., (collection « Les Livres de Nature », n° 48), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les Quatre belles.
   - Truites de luxe.
   - En pêchant les truites du lac Léman.
   - Le Sauvage des Marmites.
   - Chaussey.
   - Le Prince.
   - La Pêche du Moulin.
   - P.V.
   - Camargue.
   - Aube.
   - Divers.
   - Boulogne-sur-Mer.
   - À la découverte.
   - Zéphyrin.
   - Mon premier saumon.
   - Un paradis ex-autrichien.
   - Le Type qui m'aimait tellement.
   - Doubs.
   - Iles d'Or.
   - Motélon.
   - Truites canadiennes (La Campe - Lac Sawin - Monette - Moucheronnage).
   - Le Meunier.
  - Je crois.

12 euros (code de commande : 29658).

 

[CAMBODGE]. Kampuchéa Démocratique... nous y étions. Compte-rendu du meeting de solidarité organisé le 16 février 1979 par l'Association Belgique-Kampuchéa en collaboration avec la Ligue Anti-impérialiste. Antwerpen, Association Belgique-Kampuchéa, 1979. In-8° agrafé, 33 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Intervention de Nghet Chhopininto.
   - Intervention d'Annie Brunel.
      - Le Kampuchéa : pays du Tiers-Monde ravagé par la guerre.
      - Un pays à reconstruire, un peuple qui travaille dur mais pour lui-même.
      - À propos des « droits de l'homme ».
      - Quelques calomnies qui se sont révélées totalement fausses.
      - Ce que représente l'agression vietnamienne.
      - Pourquoi cette agression ?
      - Portée mondiale de l'agression.
      - L'avenir du Kampuchéa.
      - Et l'avenir ?

5 euros (code de commande : 29663).

 

CANGUILHEM (Georges) — Études d'histoire et de philosophie des sciences. Septième édition augmentée. Paris, Vrin, 2002. In-8° broché, 430 p., (collection « Problèmes & Controverses »), pli au premier feuillet de couverture.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction. L'objet de l'histoire des sciences.
   I. Commémorations.
      - L’homme de Vesale dans le monde de Copernic : 1543.
      - Galilée : La signification de l'œuvre et la leçon de l’homme.
      - Fontenelle, philosophe et historien des sciences.
   II. Interprétations.
      - Auguste Comte :
         1. La philosophie biologique d'Auguste Comte et son influence en France au XIXe siècle.
         2. L'École de Montpellier jugée par Auguste Comte.
         3. Histoire des religions et histoire des sciences dans la théorie du fétichisme chez A. Comte.
      - Charles Darwin :
         1. Les concepts de lutte pour l'existence et de sélection naturelle en 1858 : Charles Darwin et A. R. Wallace.
         2. L’homme et l'animal du point de vue psychologique selon Charles Darwin.
      - Claude Bernard :
         1. L'idée de médecine expérimentale selon Cl. Bernard.
         2. Théorie et technique de l'expérimentation chez Claude Bernard.
         3. Claude Bernard et Bichat.
         4. L'évolution du concept de méthode de Claude Bernard à Gaston Bachelard.
      - Gaston Bachelard :
         1. L'histoire des sciences dans l'œuvre épistémologique de Gaston Bachelard.
         2. Gaston Bachelard et les philosophes.
         3. Dialectique et philosophie du non chez Gaston Bachelard.
   III. Investigations.
      - Biologie :
         1. Du singulier et de la singularité en épistémologie biologique.
         2. La constitution de la physiologie comme science.
         3. Pathologie et Physiologie de la thyroïde au XIXe siècle.
         4. Le concept de réflexe au XIXe siècle.
         5. Modèles et analogies dans la découverte en biologie.
         6. Le tout et la partie dans la pensée biologique.
      - La nouvelle connaissance de la vie :
         - Le concept et la vie.
      - Psychologie :
         - Qu'est-ce que la psychologie ?
      - Médecine :
         - Thérapeutique, expérimentation, responsabilité.
         - Puissance et limites de la rationalité en médecine.
         - Le statut épistémologique de la médecine.

15 euros (code de commande : 29654 - vendu).

 

CAPOUILLEZ (Marcel)Les charbonnages Borains en cartes postales anciennes. Hornu, Ledent, 1978. In-8° broché à l'italienne, 8 p., 78 cartes postales reproduites avec l'explication en regard, envoi de l'auteur.
Introduction :
   Le Borinage, s'il est un mot chargé de signification, c'est bien celui-là !
   Pour tous, il évoque charbonnages, usines, corons, terrils, fumées, labeur inhumain.
   Et pourtant, toutes ces évocations sont devenues des clichés du passé ! Cette région, si riche et si vivante autrefois, est aujourd'hui décaractérisée à l'extrême.
   Les ruines industrielles envahies d'herbes folles, la population vieillie et aigrie, le sous-emploi remplacent l'activité intense qui y régnait auparavant.
   Moteur de la prospérité belge au XIXe et au début du XXe siècle, cette terre laborieuse a été la principale victime des mots rentabilité et planification imposés par la C.E.C.A.
   Et ce ne sont pas les quelques zonings qui l'entourent qui lui rendront sa splendeur passée.
   Grâce à la carte postale, témoin important de la vie au début de ce siècle, nous allons nous replonger au fil des pages dans cet âge d'or à jamais évanoui.
   Comme la grande majorité de ces vues est contemporaine des années proches de 1920, c'est cette date qui a été retenue pour déterminer la Société d'appartenance de chacun des charbonnages.
   Le tableau indiquant la production et le nombre d'ouvriers employés par chaque société est lui aussi basé sur l'année 1920.

10 euros (code de commande : 29677 - vendu).

 

[CATALOGUE DE VENTE]. Autographes - Manuscrits - Incunavles - Livres à figures du XVIe au XIXe siècle. Agriculture - Almanachs - Art culinaire - Astronomie - Beaux-Arts - Cavalerie - Costumes - Chasse - Dessins - Entomologie - Gastronomie - Helvetica - Horlogerie - Jardinage - Iconographie - Littérature - Livres microscopiques - Mathématiques - Modes - Musique - Napoleonica - Navigation - Reliures - Voyages. Exposition du dimanche 26 au mercredi 29 novembre 1933 de 10 h. à midi et de 14 h. à 19 h. Vente le jeudi 30 novembre 1933 à 14,30 h. Zunfthauss zur Meise à Zurich. Milan, Librairie ancienne Ulrico Hoepli, 1933. In-4° broché sous couverture rempliée, 63 p., XXXVII planches hors texte, bien complet de la liste des estimations, couverture partiellement insolée.
Table des 151 lots mis en vente :
   I. Autographes - Dessins (1-35).
   II. Manuscrits (36-46).
   III. Incunables (47-61).
   IV. XVIe et XVIIe siècles (62-88).
   V. XVIIIe siècle (89-116).
   VI. XIXe siècle (117-151).

12 euros (code de commande : 29686).

 

[CONGO - KATANGA]. Union Minière du Haut-Katanga - Monograph. Bruxelles, Union Minière du Haut-Katanga, 1954. In-4° broché, 154 p., nombreuses photographies, cartes en couleurs, texte en anglais seul, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Part One. History and Description of Surroundings.
      I. History.
      - The Congo Free State - The Belgian Congo.
      - The Settling of the Katanga and the Founding of Union Minière du Haut-Katanga.
      II. The Katanga today.
         - Access to the Katanga.
         - Topography and Climate of the Katanga.
         - Economic conditions.
            - Agriculture - Livestock Breeding - Miscellaneous Industries - Local Trade - Contractors - Exports - Principal Centers.
      III. General description of the structure and activities of Union Minière.
         - Financial Structure and Management.
         - Internal Organization.
         - Present Activities.
         - Economic Role.
         - Union Minière and Belgian Industry.
   Part Two. Industrial operations of Union Minière du Haut-Katanga.
      I. General.
         - Copper.
         - Cobalt.
         - Zinc.
         - Cadmium.
         - Tin.
         - Radium and Uranium.
         - Germanium.
         - Precious Metals.
      II. Evolution of mining and metallurgical methods.
         - Initial Difficulties.
         - Development of Production.
         - Extraction Operations.
         - Metallurgical Processes.
      III. Union Minière Mines.
         - The Southeastern Mines (The Prince Leopold Mine at Kipushi - Luiswishi, Kiswishi and Lukuni - The Star of the Congo and Ruashi).
         - The Central Mines (Shinkolobwe).
         - The Western Mines (Kolwezi - Musonoi - Kamoto - Ruwe).
      IV. Union Minière Plants.
         - Ore Concentration (Kipushi Concentrator - Kolwezi Concentrator - Ruwe Washing Plant).
         - Metallurgical Plants (The Lubumbashi Plant - The Jadotville Plants - The Jadotville-Shituru Plant - The Central Workshop of Jadotville - The Jadotville-Panda Center - The Jadotville Research and Testing Laboratory).
         - Electric Power (Hydro-electric Power Plants - Reserve Thermal Plants - Production of Electric Power - Power Distribution).
      V. Union Minière Personnel.
         - European Personnel.
         - Native Labor (Hiring of Labor - Professional Training of Labor - Stabilization of Labor - Encouragement of Family Life - Housing - Food - Medical Supervision - Medical Care - Society for the Protection of Native Children (O.P.E.N.) - Youth Education - Social Security - Recreational Activities - The Missions).
   Part Three. Union Minière Subsidiaries.
      - Sogefor.
      - Sogelec.
      - Sogechim.
      - Compagnie Foncière du Katanga.
      - Minoteries du Katanga.
      - Charbonnages de la Luena.
      - Métalkat.
      - Sudkat.
      - Afridex.
      - Ciments Metallurgiques de Jadotville.
      - Société Générale Métallurgique de Hoboken (Hoboken Plant - Olen Plant - Reppel Plant).

45 euros (code de commande : 29691).

 

DICK (Philip K.) — Le Dieu venu du Centaure. [Titre original : The Three Stigmata of Palmer Eldritch.] Traduction de Guy Abadia. Paris, Opta, 1974. In-8° broché sous couverture à rabats, 252 p., (collection « Anti-Mondes », n° 12), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Il était Walt. Il possédait une fusée de sport, Jaguar XXB, vitesse de pointe 25 000 kilomètres/heure, ses chemises venaient d'Italie et ses chaussures d'Angleterre... Il ouvrit les volets et contempla les rues de San Francisco, chaudes et miroitantes sous le soleil du petit matin, les collines et les maisons blanches. C'était samedi matin et, au lieu d'aller travailler à Palo Alto, il avait rendez-vous – perspective agréable – avec sa petite amie Pat Christensen, qui possédait un petit conapt moderne sur les hauteurs de Potrero Hill. C'était toujours samedi matin. Dans la salle de bains, il s'humecta la figure, fit gicler un peu de crème et se rasa. C'est alors qu'il aperçut la note fixée au-dessus du miroir et qu'il lut, de sa propre écriture :
      Ceci est une illusion. Tu es Sam Regan, colon sur
      la planète Mars.Profite bien de ton temps
      de translation, vieux ! Appelle tout de suite Pat !

   Le plus difficile, quand on entrait dans ces univers imaginaires, c'était d'en sortir. Chaque porte de sortie débouchait sur une autre vision. Hallucination provoquée par la drogue ? Peut-être... mais quelle drogue pouvait à ce point substituer l'illusion à la réalité ? Et quand l'illusion est partout, qu'elle se répand jusqu'à envahir le monde entier, est-ce qu'elle ne devient pas la réalité ?
   Avec Ubik et Le Maître du Haut Château, voici l'un des chefs-d'œuvre de celui que l'on n'appelle plus que Dick. À 46 ans, enfermé dans son univers terrifiant, il est le plus grand auteur de science-fiction vivant et sans nul doute l'un des écrivains les plus importants de son temps.

15 euros (code de commande : 29665).

 

[ELZEVIER]. DE REUME (Auguste Joseph) — Recherches historiques, généalogiques et bibliographiques sur les Elsevier par A. De Reume, Capitaine d'Artillerie, membre de plusieurs sociétés savantes. Bruxelles, Société Typographique Belge, 1847. [Bruxelles, / Imprimerie de la Société Typographique Belge, / Ad. Wahlen et Compagnie, rue des Sables, 24. / 1847] In-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], 1 (titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], 119, [1 bl.] p., trois planches hors texte (portrait de Mathieu Elzevier en frontispice, armes des Elzevier, fac-similé des signatures des Elzevier), couverture défraîchie, peu courant.
Extrait :
   Si la Belgique occupe, sur la surface du globe, une place extrêmement circonscrite, la nature prévoyante lui a, par dédommagement, dispensé le trésor de ses dons avec une inépuisable prodigalité. Autant son sol est riche de fécondité et de magnificence, autant ses enfants excellent par leur génie et atteignent par leur opiniâtre activité les dernières régions ouvertes à l'intelligence. C'est à eux surtout qu'est particulièrement applicable cet ancien adage : Labor improbus omnia vincit.
   Dans les sciences, la littérature et les arts, la Belgique a vu surgir de son sein des hommes extraordinaires qui, ornement de leur siècle et de leur pays, ont reculé les bornes des connaissances humaines. En effet, guerriers, savants et littérateurs, enfin toutes les branches sociales lui ont, à toutes les époques, apporté avec profusion le tribut de leurs utiles travaux et de leurs ingénieux produits, et ont fait ainsi refléter sur le nom belge un rayon de gloire impérissable.
   Parmi les hommes distingués qui honorèrent le plus leur pays, on peut, à juste titre, placer la noble maison des Elsevier, les véritables restaurateurs de la librairie et de l'imprimerie. C'est à tort que différents auteurs ont attribué à la Hollande l'honneur de leur origine en leur assignant la ville de Leyden pour berceau ; à la Belgique seule revient cette gloire, puisque des actes irrécusables attestent que les Elsevier sont originaires de Louvain et ont maintenu, jusqu'en 1580, leur résidence dans cette ville à jamais célèbre par son antique université.
   Les causes qui amenèrent leur émigration prirent naissance dans les fatales circonstances sous lesquelles le pays gémissait : les divergences des opinions religieuses divisaient alors les esprits, faisaient naître des inimitiés et suscitaient des persécutions delà part du pouvoir existant ; les citoyens s'armaient les uns contre les autres et se combattaient à outrance ; la guerre civile répandait partout ses horreurs et exposait tous les jours à ses coups meurtriers de nouvelles victimes. Alarmés d'un état de choses qui pouvait avoir pour eux des conséquences fatales, beaucoup d'honorables citoyens allaient chercher, sur une terre étrangère, le repos qu'ils ne pouvaient trouver dans leur patrie.
   L'Europe entière bénéficiait d'une émigration qui devenait pour elle, au détriment de la Belgique, une source d'opulence, de perfectionnement et de gloire ; la Hollande surtout, accueillant avec joie nos illustres transfuges, leur offrit sur son sol hospitalier un asile paisible et bienveillant, et la ville de Leyden eut l'heureux privilège de recueillir les Elsevier, dont les ouvrages typographiques sont considérés, à juste titre, comme des chefs-d'œuvre d'art et de beauté.
   L'arbre généalogique de cette famille n'étant nulle part établi sur des bases certaines et exactes qui puissent donner à l'historien une direction sûre dans l'accomplissement de sa tâche, nous avons dû nous livrer à des recherches laborieuses et puiser dans différents documents authentiques pour arriver, relativement à cette illustre lignée, aux renseignements les plus précis, tels qu'ils sont exposés dans l'écrit qui va suivre.
   C'est dans la typographie que cette noble famille s'est particulièrement distinguée et qu'elle s'est acquis une réputation d'autant plus méritée, que, par ses travaux assidus et constants, elle a fait faire à cet art d'immenses progrès et lui a imprimé le cachet de la perfection. Pendant une période de cent quarante années (de 1580 à 1712), la Hollande a vu tantôt la librairie exclusivement, tantôt la librairie alliée à l'imprimerie, animer le génie, absorber l'activité industrielle de quatorze membres de celte noble race.
   Le savant Vlitius, qui, dans ses lettres, les appelle suavissimos Elsevirios, peint bien par ces mots l'admiration passionnée qu'inspirait à leurs contemporains le fini de leurs productions.
   C'est qu'en effet les éditions enfantées par leurs presses étaient riches de beauté et d'élégance ; leur éclat charmait tous les yeux, et les amateurs, émerveillés, briguaient leur possession avec enthousiasme.
   M. Motteley, amateur distingué qui a fait des imitations de leurs éditions, telles que l'Histoire des révolutions de la barbe chez les Français et une copie exacte du Catalogue de Daniel, de l'an 1681, dit : « La collection des Elsevier, si remarquable par la beauté de son exécution , et qui comprend, dans un nombre peu considérable de petits volumes très-portatifs, la plupart des classiques latins, italiens et français, satisfait à la fois aux besoins de l'homme de lettres et aux curieuses fantaisies de l'amateur ; mais, comme les penchants les plus éclairés et les inclinations les plus raisonnables ne peuvent se défendre de cette ambition d'acquérir qui est une des maladies de notre esprit et qui est cependant un des instincts de notre perfectionnement, la collection des Elsevier s'est successivement augmentée de tous les livres contemporains qui offraient quelque intérêt historique ou littéraire, et dont le format, le papier, les caractères, les fleurons, les vignettes, les lettres grises, rappelaient en quelque point la typographie Elsevirienne. Enfin on est allé plus loin : ce nom magique des Elsevier ; ces figures d'ornement que le goût ou le hasard a souvent reproduites dans leurs éditions authentiques ; cette analogie de caractères, d'ailleurs si naturelle dans des fontes qui reconnaissent un type commun ; des rapprochements plus douteux encore que cette analogie incertaine, ont donné à des ouvrages absolument sans valeur le prix idéal des livres les plus magnifiques. »
   Des recherches minutieuses, faites dans les protocoles des chambres des notaires de Leyden et d'Utrecht, nous ont permis d'arriver à la souche primordiale, et d'établir ainsi d'une manière positive la biographie et la généalogie de la noble famille des Elsevier.

35 euros (code de commande : 29659).

 

FOREST (Philippe)Retour à Tokyo. Allaphbed 7. Nantes, Cécile Defaut, 2014. In-8° collé, 199 p., un cahier de reproductions en noir et en couleurs hors texte, épuisé au catalogue de l'éditeur et peu courant, très on exemplaire rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   Philippe Forest a consacré de nombreux livres au Japon : un roman, Sarinagara (Gallimard, Prix décembre 2004), deux monographies portant sur le romancier Kenzaburô Ôé (Ôé Kenzaburô, Légendes nouvelles et anciennes d'un romancier japonais, Cécile Defaut, 2011) et sur le photographe Nobuyoshi Araki (Araki enfin, l'homme qui ne vécut que pour aimer, « Art et artistes », Gallimard, 2008), deux essais déjà du feuilleton critique qu'il conduit sous le titre d'« Allaphbed » (La Beauté du contresens et Haïkus, etc., Cécile Defaut, 2005 et 2008). Il réunit aujourd'hui un nouvel ensemble de textes (dont certains, publiés au Japon, sont encore inédits en français) à l'occasion de son récent retour à Tokyo. Il y est question notamment de littérature japonaise (Sôseki, Kobayashi, Ôé) mais aussi d'art, de cinéma et de photographie (Kurosawa, Araki, Hatakeyama). Surtout, on y trouvera l'écho d'une réflexion menée à la suite des écrivains et des artistes japonais sur la catastrophe vécue par le pays lors du tsunami de 2011 et de l'accident nucléaire de Fukushima.

25 euros (code de commande : 29669).

 

FOUINET (Ernest) — Gerson ou Le Manuscrit aux enluminures, par M. Ernest Fouinet. Tours, Mame et Cie, 1843. [Tours, / Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. / 1843] In-12 sous cartonnage rouge d'époque, dos passé, [3 (titre de la collection, avis de propriété, titre avec une vignette)], [1 bl.], 282 p., 3 gravures hors texte dont le titre-frontispice, (collection « Bibliothèque de la Jeunesse Chrétienne »).
   La première édition fut imprimée en 1842.
Préface :
   « Venez à moi en toute confiance, venez à moi. Nous ferons l'échange de nos biens spirituels : je vous donnerai la science, vous me donnerez la prière. Doux échange, embrassements de pieuse grâce, ils nous consoleront dans les misères de l'époque présente. Nous prierons les uns pour les autres et nous réjouirons nos anges. » Telles sont les douces paroles qu'il y a plus de quatre siècles adressait aux enfants l'illustre Gerson, chancelier de l'Église et de l'Université de Paris. Suaves exhortations, elles étaient l'écho de celles de Jésus disant : Laissez les petits enfants venir à moi ; et Gerson, à l'exemple de son maître, faisait descendre sur ces innocentes créatures les bénédictions les plus puissantes en leur enseignant à être bons, pieux, honnêtes à toute épreuve. Pour leur donner cette éducation salutaire, il n'avait qu'à vivre sous leurs yeux. Cette éloquente leçon de l'exemple que leur offrait sa vie de haute et courageuse vertu, nous avons espéré qu'il nous serait possible de la renouveler pour la génération actuelle, en essayant de ranimer Gerson et de le montrer grand et humble, savant et modeste, doux et fort ; de le montrer tel qu'il fut aux enfants de nos jours.
   Difficile résurrection des jours écoulés, quelque imparfaite que soit notre œuvre, elle aura du moins le bon résultat de faire voir et sentir partout la main de la Providence, qui n'abandonne jamais le monde, même à l'heure des plus rudes épreuves. Ces épreuves, la France en éprouva-t-elle jamais de plus amères que sous le déplorable règne de Charles VI ? Eh bien ! au milieu des hommes fous, égoïstes, ignorants, ambitieux, pervers, il sera consolant de voir un homme pur, honnête, éclairé, levant sa tête calme et sereine, comme un phare au milieu d'une mer troublée par plus d'une tempête. Phare admirable, immobile au milieu du danger, ainsi que le fanal dont aucune rafale ne peut éteindre la clarté qui sauve, il bravera tout pour faire son devoir, éclairer ces vagues qu'a soulevées l'orage, montrer le droit chemin et dire la vérité aux hommes.
   Prêtre pieux, grand consolateur, à tel point que les générations saluent en lui l'auteur de l'Imitation, puissant médecin des Maladies de l'âme, ainsi que le qualifie un de ses innombrables panégyristes, Gerson, dans un siècle où le clergé était frappé de plus d'une cause de discorde et de dissolution, brille comme l'astre précurseur de ces jours où nous voyons l'Église si dégagée du siècle, si lumineuse, si grande par sa pureté. La peinture des époques mauvaises et les rapprochements que de tels tableaux appellent à faire avec des temps plus beaux qui ont succédé, ont, ce nous semble, quelque chose d'utile, de salutaire, de bienfaisant pour l'âme, quelque chose qui console du passé et donne foi dans l'avenir : tel puisse être l'effet de la lecture de ce livre. Il sera doux peut-être d'y suivre le cours de la vie de Gerson, coulant calme, toujours reflétant le ciel, au milieu des écueils de la vie publique, ou de ceux de la vie privée. Fleuve majestueux, il traversera, sans y prendre de souillures, les sombres événements de l'histoire ; il versera, en passant, les fraîches eaux de la charité sur les cuisantes douleurs de la famille, et ira enfin, toujours plus transparent, toujours éclairé d'un reflet plus divin, se répandre, mais non se perdre dans l'océan de l'éternité. Remontons ces ondes magnifiques jusqu'à leur source ombreuse : voyons d'abord le grand homme enfant.

10 euros (code de commande : 29694).

 

FOURMANOIT (Léon) — Témoin borain. Dessins de Jeanne-Marie Logier. Charleroi, Imprimerie Provinciale, 2005. In-8° broché, 279 p., illustrations en noir, exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Toutes histoires authentiques, ayant pour cadre Mons et le Borinage, plongent leurs vivaces racines dans la mémoire orale de ceux qui les ont vécues. J'avais onze ans lorsque la vision fugitive d’un mineur suffocant m'émut profondément : « Ed’ l'air ! », « L'odyssée du brûlé de Grisou Marcasse 1953 », « La poêle du diable », « Tu seras musicienne ». Comment conter le Borinage sans évoquer des histoires de mine ? Mais aussi des contes à l’escriène : « Frimaire au Borinage » et « Tourne, tourne, bonne machine » Des histoires de résistance : « Alfred le réfractaire de Saint-Symphorien », « La petite fille et les trois Maurice » (car les enfants eurent aussi leur rôle dans la résistance). Des mouvements sociaux, le bombardement de Saint-Ghislain avec copies de documents de retour de Londres, ... et... « On a volé mon disque dur ! » Tels sont les thèmes évoqués par l’auteur.

15 euros (code de commande : 29698).

 

[GALLÉ (Émile)]. THIÉBAUT (Philippe) — Les dessins de Gallé. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 199 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Aucun créateur n'incarne autant qu'Émile Gallé une époque, ses modes, ses engouements, ses réussites, les recherches qu'elle n'a cessé de poursuivre, les contradictions auxquelles elle a été livrée.
   Les dessins, offerts pour la plupart au Musée d'Orsay par les descendants d'Émile Gallé, démontrent de façon éclatante la diversité du talent de leur auteur, son goût pour les combinaisons les plus inattendues et les assemblages les plus divers et soulignent plus particulièrement son éblouissement devant les splendeurs de la nature.
   Ces dessins ont souvent été complétés par Gallé d'annotations minutieuses, concernant les matériaux, les couleurs, les procédés de fabrication à retenir, les fautes à éviter... Cette direction sans faille a permis à la production issue des nombreux ateliers – céramique, verrerie, mobilier – de garder un cachet inimitable qui est la marque d'une personnalité profondément originale.

30 euros (code de commande : 29699 - vendu).

 

[GÉRARD (Hector Buslin, dit Commandant)]. COLMANT (Richard) et BUSLIN (Hector) — Commandant Gérard. De la drôle de guerre au maquis en passant par le Stalag. Préface de Raoul Nachez. Message de Maurice Martens. Hornu, Ledent (imprimeur), 1975. In-8° broché, 108 p., cachet humide ex-libris à la couverture.
Préface :
   Le lecteur découvrira dans cet ouvrage, le sentiment d’un homme épris de justice et de liberté qui va jusqu'à l'entier sacrifice.
   Certes, on y trouve, éclatante, la générosité du borain qui, depuis la libération des camps, a le souci constant d'apporter son aide aux œuvres sociales de notre Communauté Prisonniers de Guerre.
   Dans ce livre, écrit avec beaucoup de sincérité, il est, tout d'abord, question d’un enfant sevré, malgré le bon vouloir de ses parents, du superflu, qui fait cependant la joie des tout petits.
   Puis, c’est l'adolescence, avec ses espoirs, et aussi, ses déceptions. C’est ainsi qu'on remarque que, tout jeune, le héros n'accepte pas les brimades des anciens. C’est, ensuite, pour lui, le service militaire, le mariage et la naissance d’un enfant qu'on adore, la mobilisation.
   Survient la guerre, la captivité et l’épreuve qu'elle représente sur le plan moral et physique.
   Le destin, toutefois, sera favorable à notre héros qui aura la joie de revoir les siens après un an de captivité.
   Dès lors, un devoir est tracé pour lui : poursuivre le combat - on le verra -comme la plupart de ces Wallons rentrés sans doute pour cause de maladie ou par suite d’une évasion : reprendre le combat dans la résistance.
   Là aussi, on le retrouvera avec toute son ardeur, ce tempérament qui est le sien et que le lecteur pourra apprécier dans le récit qui va suivre.

10 euros (code de commande : 29678*).

 

HEGEL (Georg Wilhelm Friedrich) — Des manières de traiter scientifiquement du droit naturel ; de la place de la philosophie pratique et de son apport aux sciences positives du droit. Traduction et notes par Bernard Bourgeois. Paris, Vrin, 1972. In-8° broché, 102 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques »), exemplaire en très bon état.
Extrait de l'avant-propos :
   L'article de Hegel dont nous proposons ici une traduction : Des manières de traiter scientifiquement du droit naturel ; de sa place dans la philosophie pratique, et de son rapport aux sciences positives du droit, est le dernier que Hegel publia, à Iéna, où il était arrivé en janvier 1801, dans le Journal critique de la philosophie. Celui-ci avait été fondé par son ancien condisciple et ami Schelling, déjà fort célèbre, et par lui-même, qui ne s'était encore guère fait connaître du public cultivé que comme le second de Schelling, en défendant le point de vue de ce dernier contre le point de vue de Fichte dans le premier écrit publié par lui à Iéna : Différence des systèmes fichtéen et schellingien de la philosophie. Ce Journal critique de la philosophie, qui se présentait comme l'œuvre commune des deux auteurs – leurs articles respectifs n'étant pas signés –, bien que la contribution de Hegel fût beaucoup plus importante, se composa de deux tomes, comprenant chacun trois cahiers dont la parution s'échelonna du début de l’année 1801 au milieu de l’année 18034. L'article sur le droit naturel constitue le contenu du deuxième cahier du deuxième tome, paru en novembre-décembre 1802, et le début du troisième cahier de ce même tome, paru en mai-juin 1803. Hegel donna bien, à l'automne 1802, la totalité du manuscrit à l'éditeur Cotta, de Tübingen, mais celui-ci, pour équilibrer les cahiers du deuxième tome, réserva la fin de l'article de Hegel pour le dernier cahier de ce tome. La parution de la fin de l'article sur le droit naturel, contemporaine du départ de Schelling, marquait ainsi la fin de la collaboration de ceux qui avaient été jusqu'alors des amis, et dont les divergences philosophiques, d'abord dissimulées en partie par des similitudes de vocabulaire, allaient dorénavant se manifester de plus en plus. Hegel était désormais le philosophe de Iéna.

10 euros (code de commande : 29656).

 

KABAKOV (Alexandre) — Non-retour. Traduit du russe par Elisabeth Mouravieff. Préface de Dimitri Savitski. Paris, Bourgois, 1990. In-8° broché, 76 p., cachet-humide ex-libris à la page de garde, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Moscou, fin des années 80. Un homme est envoyé en observateur dans l'avenir afin de voir ce que donnera la perestroïka. Il se retrouve pris entre deux camps, présent à la fois dans le passé et dans le futur, et erre, les armes à la main, dans une capitale devenue folle. Après un coup d'état militaire en 1992, le pays est devenu la proie du chaos : famine, violence, débauche, prises d'otages par des extrémistes musulmans, rafles de la police secrète.
   Pour la première fois, un écrivain applique une vision aussi apocalyptique au contexte soviétique actuel, en prise directe avec le destin précaire de la perestroïka. Alexandre Kabakov, rejetant résolument toute forme allusive de narration, adopte un ton violent, abrupt, afin de produire un effet de non-retour dans l'imaginaire du lecteur. L’auteur travaille actuellement à l'adaptation cinématographique de ce récit.

7 euros (code de commande : 29672).

 

LACOSTE (Jean-Yves, dir.) — Dictionnaire critique de théologie. Troisième édition revue et augmentée par Olivier Riaudel et Jean-Yves Lacoste. Paris, Quadrige - P.U.F., 2007. Fort in-8° collé, XXXIX, 1587 p., (collection « Dicos Poche »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   « La théologie s 'occupe centralement de phénomènes qui ne sollicitent jamais l'intellection sans solliciter aussi l'adhésion ; et le travail historique de discernement que ce dictionnaire s'est fixé pour but ne privera personne de la nécessité de se faire soi-même une opinion. Mais on ne croit jamais sans savoir quelque peu. Et si l'on veut se former une opinion droite, autant savoir critiquement que pré-critiquement. » Mots, choses, êtres, idées, formes, sujets : l'ordre alphabétique du dictionnaire et l'ordre critique du savoir laissent les objets théologiques apparaître avec toute la complexité de leur histoire, avec les débats théoriques et les conflits humains qui les ont nourris.
   Depuis la première édition reliée (1998) de ce dictionnaire, une deuxième édition avait été publiée en 2002 dans la collection Quadrige/Dicos poche. Sous la direction de Jean-Yves Lacoste et Olivier Riaudel, cette troisième édition est entièrement revue et augmentée de nouvelles entrées : une quarantaine de notices apparaissent, antéchrist, biotechnologies, croix, dévotion, Fénelon, libre théologie, mathématiques, médiation, pluralisme religieux, sophiologie, théonomie..., toutes les bibliographies ont été reprises et mises à jour, des corrélats ont été ajoutés. Ce dictionnaire critique est un dictionnaire vivant, un outil au service de la transmission d’un savoir, la théologie, « somme des discours et des doctrines que le christianisme a organisé sur Dieu et son expérience de Dieu ».

28 euros (code de commande : 29653).

 

[MONS - CONFRÉRIE DE SAINT-JEAN LE DÉCOLLÉ]. Ordo Benedicendi habitum confraternitatis Sancti Joannis decollati, misericordiæ nuncupatæ. Mons, Varret, 1751. [Montibus, ex Typographiâ / J. B. Varret, in Plateâ Ha- / vretanâ propè Forum. 1751.] In-12 sous son brochage d'époque, 12 p., exemplaire en parfait état.
   Cette édition est peu courante : elle n'est citée ni par Hippolyte Rousselle dans sa Bibliographie montoise, ni par Léopold Devillers dans son Supplément à la bibliographie montoise.
   Destinée à assister matériellement et moralement les prisonniers, jusqu'à les accompagner au supplice et à les ensevelir, la confrérie de la Miséricorde, ou de Saint-Jean le Décollé, est bien connue à Mons : ses membres, les « Beubeux », forment un groupe emblématique de la Procession du Car d'Or. Inspirée par une semblable confrérie érigée à Rome en 1488, elle fut créée à Mons en 1699 à l'initiative du prince Henri de Ligne et elle est toujours active de nos jours.
Bibliographie :
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 61.

18 euros (code de commande : 29682*).

 

MORELLI (Giovanni)De la peinture italienne. Les fondements de la théorie de l'attribution en peinture, à propos de la collection des galeries Borghèse et Doria-Pamphili. Edition établie par Jaynie Andeson. Traduit de l'italien par Nadine Blamoutier. Paris, La Lagune, 1994. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 537 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   De la peinture italienne, l'œuvre primordiale de Giovanni Morelli est indissociable de la personnalité de son auteur, et de l'époque de sa genèse, c'est-à-dire celle d'une aspiration à un renouveau de la pensée et des études d'histoire de l'art auquel nous sommes toujours redevables.
   Esprit libre, cosmopolite, doué du goût de la spéculation intellectuelle, satiriste incisif, Morelli, après avoir entrepris des études de médecine et s'être spécialisé dans l'anatomie comparée, s'attache à fonder les bases de l'attributionisme en matière d'œuvre d'art. C'est notamment à partir de l'étude systématique et d'un travail quasi inquisitorial sur les collections des galeries Borghèse et Doria-Pamphili que Morelli a mis au point sa méthode. Basée sur une grille de lecture qui instaure la mise en rapport de l'analyse détaillée d'éléments constants et significatifs (dessin du mouvement du corps, des mains, des oreilles, associations de ces éléments avec les autres composantes du tableau etc.), cette méthode lui a permis d'imposer de nouvelles attributions (d'œuvres de Raphaël, Boticelli, Titien, Parîs Bordone, Giorgione, ou Dosso Dossi), qui depuis n'ont pas été remises en cause.
   Outre son intérêt scientifique, De la peinture italienne exerce toujours une influence déterminante sur notre conception de l'œuvre d'art, et demeure un irremplaçable document sur la démarche qui a abouti à la réorganisation de collections et de musées, tels que nous les connaissons aujourd'hui.

40 euros (code de commande : 29700).

 

PLISNIER (Charles) — Faux passeports. S.l., Club Mondial du Livre, 1956. In-8° sous reliure toilée rouge et Rhodoïd d'éditeur, 279 p., (collection « Le Meilleur Livre »), tirage limité à 610 exemplaires numérotés (n° 589).
Notice de Frédéric Saenen :
   En 1991, dans sa postface à Faux passeports de Charles Plisnier, Pierre Mertens soulignait « l'incroyable modernité », voire la fraîcheur de ce texte. Il faut dire qu’à l'époque le vent du changement qui s'était levé deux ans plus tôt pour abattre le Mur de Berlin passait sur l'URSS pour y balayer un peu plus de huit décennies de communisme.
   Mais que reste-t-il en 2019 de ce faux roman, composé en réalité d’une suite de nouvelles reliées par le regard d’un narrateur identique ? Un classique, en cela que les portraits campés par Plisnier cristallisent une époque en en rendant sensibles les chamades et les convulsions. Dès l'avertissement, l'écrivain prend ses distances avec le je qui s'y exprime, à qui il « souhaiterait garder quelque mystère », et il s'emploie à définir une attitude vériste envers tous les autres personnages. C’est que son œuvre se veut avant tout « une étude qui port[e] sur le drame d’une époque divisée, une certaine mystique de l'action et surtout, sur des êtres dans le profond de leur conscience et de leur instinct – c’est-à-dire des âmes. »
   Le livre paraît pour la première fois en 1934 puis dans une édition augmentée en 1937. Il constitue un événement en soi pour l'histoire de Nos Lettres dans la mesure où son auteur sera le premier Belge à se voir distingué par le Prix Goncourt. Cette reconnaissance n'allait pas qu'au style puriste et léché de Plisnier, mais aussi au tempérament de ses protagonistes, qui demeurent au fond assez naturalistes, guidés de l'intérieur par une force aveugle sur la voie d’un engagement sacrificiel pour le Parti. La figure de Iegor, dans la nouvelle éponyme, est exemplaire d’une telle attitude, lui qui ira jusqu'à endosser des crimes imaginaires et se condamnera en toute connaissance de cause, pour servir jusqu'au bout une logique, forcément déraisonnable quand elle n'est plus qu'idéologique.
   Plisnier se tient donc entre centre et absence dans ces pages qui décalquent son propre parcours au sein du mouvement communiste. Le jeune avocat au Barreau de Bruxelles s'enflamme pour la Révolution russe et s'encarte en 1921. Il connaîtra les fièvres de l'idéalisme, les débats tenus jusqu'au bout de la nuit dans ces brasseries « où on agitait frénétiquement le destin du monde ». Et combien de meetings, de manifestations en face à face avec les fusils des gendarmes ? Combien d'heures à discourir pour sauver la peau de Sacco et Vanzetti, de jours à militer et à travailler (il dirigera notamment le Secours Rouge international) ? Tout cela pour être exclu pour déviationnisme trotskyste au Congrès d'Anvers en 1928 et être rendu à sa classe d'origine.
   Plisnier s'est rendu compte à temps qu’il avait été agi par un système qui se plaisait davantage à reconstruire le réel qu’à vraiment changer la vie. Sa désillusion l'a amené à transmuer les valeurs qu’il avait servies avec passion en une œuvre littéraire dénuée de la « moraline » qui caractérisera ses écrits ultérieurs, comme le soulignait avec justesse Pierre Mertens. Faux passeports fut sans doute, pour l'agitateur revenu à son rang de bourgeois, la meilleure façon de réaffirmer, sans pesante amertume ni reniement contrit, sa foi en la Vérité et en la Littérature – ce dernier refuge de l'intelligence. Alors oui, Faux passeports se lit aussi bien en 2019 qu'en 1991 et il a même tout l'avenir devant lui...
Bibliographie :

   - Saenen (Frédéric), Intelligence de la désillusion. Le livre du jour : « Faux passeports » de Charles Plisnier dans la collection Espace Nord, dans Le Carnet et les Instants en date du 4 novembre 2019.

13 euros (code de commande : 29687).

 

STEGNER (Wallace) — L'envers du temps. Roman. [Titre original : Recapitulation.] Traduit de l'américain par Éric Chédaille. Paris, Gallmeister, 2017. In-8° collé, 359 p., (collection « Nature Writing »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Ambassadeur à la retraite installé à San Francisco, Bruce Mason n'a plus grand-chose en commun avec le garçon frêle et révolté parti quarante-cinq ans auparavant de Salt Lake City avec la ferme intention de tirer un trait définitif sur son histoire familiale mouvementée. Mais le voici de retour dans la ville de sa jeunesse pour organiser l'enterrement de sa tante. Au fil de ses déambulations dans les rues familières, ses souvenirs l'entraînent dans un voyage sinueux au cœur de son passé qui l'oblige à renouer avec celui qu'il a été.
   Après La Montagne en sucre, vaste fresque d'inspiration autobiographique, Wallace Stegner redonne vie à son alter ego de papier, Bruce Mason, dans un roman profond et poétique jusqu'à présent inédit en français.

12 euros (code de commande : 29676).

 

[WALLONIE]. Les Dialectes de Wallonie. Tome 3 - 1973-74. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 1974. In-8° broché, 144 p.
Ce volume contient :
   - Le vocabulaire du pêcheur à la ligne dans le Centre, par Robert Dascotte.
   - Le folklore et la dialectologie du bourdon en Wallonie (2e partie), par Roger Pinon.
   - Notes sur d’autres mots borains, par Pierre Ruelle.
   - L'origine du toponyme Hemrikette, par Régine Toussaint.
   - Notes sur un fascicule du tome XXIV du Französisches Etymologisches Wörterbuch (fasc. 137 acer-adven-tus), par Jules Herbillon.
   - Le wallon du nord-est a-t-il connu le type « marcher » ?, par Louis Remacle.
   - Remarques sur arboré, -isé planté d’arbres, par Jean Lechanteur.
   - Mélanges.
      - Anc. w. et anc. champ, sachiere, terme de pêcherie, par Jules Herbillon.
      - Anc. w. celeit, w. cèlé « entre-vous », par Jules Herbillon et Jean Lechanteur.
      - W. lg. tchàssâpîre, par Élisée Legros.
      - L’étymologie du nom de personne Baiwir, par Élisée Legros.
      - Les avatars du nom de famille Peuvrate, par Louis Remacle.
   - Comptes rendus.
   - Chronique.

12 euros (code de commande : 29673 - vendu).

 

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