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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 3 DÉCEMBRE 2019

 

ADELINE (Jules) — Lexique des termes d'art par Jules Adeline. Paris, Quantin, [1884]. [Paris / A. Quantin, Imprimeur-Éditeur / 7, rue Saint-Benoit] In-8° demi-basane fauve, dos à 4 nerfs, pièces de titre rouges, 419, [1] p., illustrations, (collection « Bibliothèque de l'Enseignement des Beaux-Arts »).
Avant-propos :
   Il n'est pas de science, pas d'industrie, pas de profession, qui n'aient leur langue spéciale, langue technique et forcément ignorée des profanes. De même pour les arts, qui ont également leur langue, ou tout au moins leur vocabulaire à eux, à cette différence près, cependant, que tout le monde aujourd'hui s'intéresse aux choses de l'art et en disserte volontiers : qu'il s'agisse des œuvres de l'architecture, de la peinture et de la sculpture, ou des manifestations plus familières et en quelque sorte plus intimes de l'art décoratif, il n'est personne, artistes, amateurs ou ignorants, qui ne s'empresse d'émettre un avis ou de chercher à se faire une opinion ; par suite, il n'y a pas de jour où nous n'éprouvions un embarras en présence d'une expression technique dont nous devinons bien le sens, mais dont nous hésitons à préciser exactement la portée. N'est-il pas, jusque dans la langue usuelle, nombre de mots qui prennent, suivant leur-emploi, une signification toute particulière, sur laquelle il importe de ne pas se méprendre ?
   Présenter une définition concise du plus grand nombre possible de termes d'art, tel est le but du présent Lexique. Bien entendu, l'auteur n'a pas la prétention que son travail puisse dispenser de recourir aux grands dictionnaires et aux ouvrages spéciaux ; mais, n'omettant rien de ce qui se rapporte aux différents arts, le Lexique pourra suffire, dans la plupart des cas, aux exigences d'une bonne éducation générale : à ceux qui savent il pourra même rendre le service de venir au secours des hésitations de leur mémoire.
   L'illustration, d'ailleurs, complète, chaque fois qu'il est nécessaire, les définitions écrites de près de cinq mille cinq cents mots. Plus de quatorze cents figures, ajoutant l'image même des choses aux explications du texte, suppléent ainsi à ce qu'il pourrait y avoir de trop rigoureux dans la concision même qui nous est imposée par les limites de notre cadre.

15 euros (code de commande : 28990 - vendu).

 

[ART NOUVEAU]. Art Nouveau Belgique. Bruxelles, Europalia Brussels, 1980. In-4° collé, 481 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981 dans le cadre du festival « Europalia 80 Belgique 150 ».
Table des matières :
   - Pour introduire, par Karel J. Geirlandt.
   - Choisir, par Jacques-Grégoire Watelet.
   - Préambules.
      - Belgique, Europe, Amérique, par A.M. Hammacher.
      - Les Bourgeois éclairés, par Jacques-Grégoire Watelet.
      - Le poulpe au regard de soie, par Robert-L. Delevoy.
      - Nous libérer de l'Art Nouveau ?, par Frans Boenders.
      - L'écriture horizontale, par Christian Berg.
      - Chrysanthème et plume de paon, par Wim van Rooy.
      - Quand les bijoux ont des ailes, par Michel Baudson.
      - Pour de neuves sonnances, par Georges Franck.
   - Architecture.
      - Emboucher les trompettes de la renommée ?, par Annick Brauman et Maurice Culot.
      - L'anarchisme à nos portes, par Francis Strauven.
   - Mobilier.
      - Des meubles et des hommes, par Lieven Daenens.
   - Tapisseries, étoffes brodées.
      - L'étoffe, le fil et l'aiguille, par Cécile Dulière.
   - Peinture, gravure, dessin.
      - La courbe et l'intervalle, par Robert-L. Delevoy.
   - Verres, vitraux.
      - Le Val et le verre, par Joseph Philippe.
   - Sculpture.
      - La symbolique chryséléphantine, par Cécile Dulière et Mireille Desguin.
      - Relief et ligne thématiques, par Jo Haerens.
   - Bijoux.
      - Femme-sujet, femme-objet, par Rio Fabry.
   - Toilette féminine.
      - Abandon, grâce, souplesse, par Claudine Lemaire.
   - Céramique.
      - La terre et le feu, par Anne-Marie Mariën-Dugardin.
   - Livres, graphisme.
      - Le dessein du caractère, par Fernand Boudin.
   - Reliure.
      - Figuration et abstraction, par Paul Culot.
   - Illustration.
      - Images pour un texte, par Pierre-Jean Foulon.
   - Affiches.
      - Les murs qui parlent, par Jeannine Lambrechts-Douillez.
   - Photographie.
      - L'objectif commence à voir, par Roger Coenen.
   - Catalogue, par Kris Lenaerts.
      - Architecture - Mobilier - Objets de décoration - Argenterie - Verres - Vitraux - Tapisseries, étoffes brodées - Affiches - Peinture, gravure, dessin - Sculpture - Céramique - Livres : reliure - Illustration - Toilette féminine - Bijoux, parures - Photographie.
   - Références, par Marc Lambrechts.
      - Expositions - Bibliographie - Tableau synoptique.

25 euros (code de commande : 28995 - vendu).

 

AUQUIER (André) — Le Borinage minier. Son apogée - Son déclin - Sa survivance. Chez l'Auteur, 1992. In-8° broché, 128 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Exorde.
   - Le cheminement de la prospérité du Borinage à son déclin.
   - Des avis autorisés, d'Achille Delattre à Marcel Busiau.
   - À 102 ans, le boussutois Nicolas Hanse se souvient.
   - Entre apogée et déclin, le 1er mai au Borinage par Constant Malva.
   - Témoignage d'un ouvrier porion (contremaître) ; Daniel Fiba nous parle des puits du Nord de la France.
   - Au temps de leur prospérité.
   - Les dividendes des charbonnages borains.
   - Quant vint l'heure des fermetures.
   - Lorsque le glas sonna...
   - Reflets d'un passé minier.
   - La valorisation d'un patrimoine industriel et culturel : le tunnel de liaison du Grand-Trait à Crachet-Picquery.
   - Quelques souvenirs du Grand-Hornu, Société Civile des Usines de Houilles dites du Grand-Hornu, haut lieu de mémorisation du Borinage minier.
   - Les transports par eau de la houille et son rôle économique.
   - Ils ont gardé la mémoire du Borinage minier : Bosquet Lucienne - Boulmant Georges - Carion Marius - Carlier Modeste - Coulon Édouard - Detry Arsène - Dieu Victor - Gobert Léon - Goffint Hector - Hallez Germain - Leinne François - Regnart Victor - Renard Marius - Urbain Fernand - Urbain Marcel - Vandycke Romain - Verkens René - Voituron Michel - Wains Robert.
   - Essai de conclusion.
   - Quel avenir pour le Borinage ?
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 28974).

 

BERTHET (Frédéric) — Journal de Trêve. Édition établie par Norbert Cassegrain. Paris, Gallimard, 2006. In-8° collé, 638 p., épuisé et peu courant.
La quatrième de couverture, par Philippe Sollers :
   Frédéric Berthet (1954-2003) est considéré, à juste titre, comme le meilleur écrivain et l'un des plus grands espoirs de sa génération. Sa mort prématurée, à l'âge de quarante-neuf ans, a été, pour tous ses amis, une épreuve douloureuse. Ses livres Simple journée d'été, Daimler s'en va, Felicidad ont des admirateurs nombreux et fervents.
   Mais voici la surprise : le journal, très détaillé, qu’il a tenu, à l'âge de vingt-cinq ans, dans la perspective d’un grand roman, « Trêve ». Ce sont des cahiers, transcrits par un de ses amis, Norbert Cassegrain, qui montrent à l'évidence un talent exceptionnel. Tout, ici, est intelligent, rapide, frais, déchirant et drôle. On ne s'ennuie pas une minute dans ce volume effervescent où règnent, en filigrane, deux figures majeures, Kafka et Fitzgerald. Portraits de jeunes filles étourdissants. Franchement, c’est une grande révélation, et, bien qu'on soit entre 1979 et 1982, entre Paris et New York, la sensation d'actualité est frappante. Plus franchement encore : c’est génial.

25 euros (code de commande : 28956).

 

CAVAILLÈS (Jean) — Œuvres complètes de philosophie des sciences. Présentation par Bruno Huisman. Suivi de In Memoriam, par Georges Canguilhem. Paris, Hermann, 1994. Fort in-8° broché sous couverture rempliée, 686 p.
En quatrième de couverture :
   C'était un jeune professeur à la stature un peu voûtée, mais au pas résolu, au front pensif et obstiné mais rayonnant, au comportement à la fois secret et cordial, au jugement sans complaisance, mais à la sensibilité vive. À Munich, en 1931, il a entendu un démagogue botté clamer dans les brasseries. Il avait rendu, à Fribourg, visite à Husserl, vieil homme amer.
   Ce fils d'officier, la guerre venue, est pris dans l'écroulement du système militaire français et capturé par les troupes allemandes. Avec Emmanuel d'Astier de La Vigerie, il fonde le mouvement Libération-Sud. De Londres, où il a réussi à parvenir en février 1943, où il a séjourné deux mois, Cavaillès revient chargé de missions plus dangereuses encore que par le passé. Quelques semaines après, c'étaient à nouveau l'arrestation, la torture et la mort.
   Cavaillès a toujours lu, étudié et on peut dire pratiqué Spinoza. Il a trouvé en lui, malgré sa dureté, plus de vraie vie spirituelle qu'en Leibniz ou en Malebranche. Et c’est à Spinoza qu’il est revenu après avoir été déçu par Husserl. Cavaillès a assigné, vingt ans à l'avance, la tâche que la philosophie est en train de se reconnaître aujourd'hui : substituer au primat de la conscience vécue ou réfléchie le primat du concept, du système ou de la structure. Philosophe combattant, il enseigne aux hommes dits d'action que l'action n'est pas une inconsistante et lâche pratique empirique. Philosophe mathématicien, nourri de poésie, qui citait Rimbaud dans ses leçons sur l’expérience, qui disait s'être cru dans le monde du Bateau ivre en contemplant pour la première fois le port de Strasbourg, il enseigne aux terroristes littéraires qu'avant d'être la sœur du rêve, l'action doit être la fille de la rigueur.
   Pour bien saisir la géniale singularité de Cavaillès en son temps, il faut se remémorer la figure et la composition du monde philosophique français où il a vécu comme étudiant. La dissonance de la philosophie que Cavaillès s'est senti en quelque sorte tenu d'élaborer a consisté à rendre à la science elle-même la responsabilité de son progrès par un travail interne et à inviter la raison à exercer sa puissance par le seul moyen de la vérité, condition nécessaire de la morale.

35 euros (code de commande : 28993).

 

CHAVÉE (Achille) — De Vie et Mort naturelles. Poèmes. La Louvière, Montbliart, 1965. In-8° collé, [80] p., exemplaire numéroté (n° 413) et dédicacé par l'auteur à Louis Van de Spiegele.
   Recueil de quarante-deux poèmes écrits entre janvier 1961 et décembre 1963.
Texte de la dédicace :
   À mon vieil ami surréaliste Louis van de Spiegele avec ma vieille amitié qui remonte à l'époque héroïque.
   La Louvière le 31-8-67.
À propos du dédicataire :
   Peintre, graveur et sculpteur. Prix d'excellence en gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1932, [Louis Van de Spiegele, Cuesmes, 1912 - Mons, 1972)] se consacre à des vues de Mons et des environs. Abordant en autodidacte la peinture et la sculpture, il se rapproche vers 1936 des membres du groupe surréaliste Rupture, fondé à La Louvière en 1934, puis déplacé à Mons sous les auspices de Fernand Dumont. L'artiste livre diverses œuvres d'inspiration surréaliste, paysages ou ruines où apparaissent des profils humains, tels Le Regard du silence (1938) ou Puissance du poète (1939). Ces tableaux sont reproduits en 1940 dans la revue L'Invention collective. À la même époque, il réalise le buste de Rimbaud autour duquel posent les membres du groupe dans la photographie de Marcel Lefrancq. À la scission de Rupture, le peintre suit ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut (Mons, 1939). Arrêté en 1942 comme « suspect » par les nazis, il retrouve Dumont à la prison de Mons, puis à Louvain. Libéré mais affaibli, il ouvre à Mons après la guerre la galerie Le Sagittaire qui devient le point de ralliement et le lieu des premières expositions du groupe Haute Nuit (1947). Il illustre l'édition posthume des textes La Liberté de Fernand Dumont (1948), Fermé le jour (1948) de Franz Moreau et Au jour le jour d'Achille Chavée (1950). Il participe en 1945 à des réunions visant à regrouper les surréalistes de Belgique. Il collabore à l'exposition Surréalisme (1945) de la galerie des Éditions La Boétie. Il cosigne le tract du groupe Haute Nuit (1945) protestant contre la construction de la nouvelle gare de Mons et le tract La Cause est entendue (1947) s'opposant au surréalisme d'André Breton. Les activités de la galerie Le Sagittaire, devenue boutique d'antiquaire, l'absorbent de plus en plus au détriment de ses œuvres. Il crée en 1955 le panneau de céramique ornant la porte des prisonniers politiques de la prison de Mons, réalisé dans les ateliers de Dour. Il fait une apparition surprenante dans le film de Paul Meyer, Déjà s'envole la fleur maigre (1960), incarnant un prêtre en soutane.
Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 316.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région. Dictionnaire biographique, p. 760.

120 euros (code de commande : 28984).

 

CHEVALLIER (Pierre) — La première profanation du temple maçonnique ou Louis XV et la Fraternité 1737-1755. Paris, Vrin, 1968. In-8° broché, 207 p., (collection « Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Nouvelles lumières sur la grande Maîtrise et les Loges Parisiennes des origines à 1743.
   Chapitre II. L’autorité royale et l’Ordre (1737-1747).
   Chapitre III. Les Loges bourgeoises parisiennes (1744-1746).
   Chapitre IV. La fin des espérances jacobites (1746-1748).
   Chapitre V. Universae religionis vindex et martyr.
   Chapitre VI. La diffusion de l’Ordre en province (1730-1755).
   - Appendice.
   - Index.

25 euros (code de commande : 28999).

 

DE GAND-DOPCHIE (Emmanuël) — La commune d'Ellezelles pendant le XIXme siècle, par Emmanuël De Gand-Dopchie, Secrétaire communal d'Ellezelles, membre du Cercle archéologique de Mons, Conseiller provincial suppléant du Hainaut, décoré de la Médaille civique de Ire classe. Renaix, Courtin, [1898]. [Renaix / Impr. Maison Courtin. - Gérant : J. Leherte.] Grand in-8° broché, 320 p., une carte à déplier, rare édition originale.
Table des matières :
   - Dédicace à M. le M. le Baron du Sart de Bouland, Gouverneur du Hainaut.
   - Avant-propos.
   - Ellezelles, sous la domination française.
      I. Première invasion.
      II. Seconde invasion.
      III. La conscription militaire.
      IV. La rébellion du 5 brumaire an VII. - Répression.
      V. Exécution de la loi de milice. - Évènements divers.
   - Domination hollandaise.
      - Ellezelles sous le régime hollandais (1814 à 1830).
   - Le régime belge.
      I. Administration communale (1830 à 1848).
      II. La crise de 1845 à 1848. - Cinquante ans après.
      III. Transfert du chef-lieu de canton d’Ellezelles à Flobecq.
      IV. Administration communale de 1848 à 1872. - Immixtion de la politique dans l'administration.
      V. La question du cimetière.
      VI. Administration communale (1872 à 1878).
      VII. Administration communale (1879 à 1885).
      VIII. Instruction publique. - Enseignement primaire. - Enseignement moyen.
      IX. Administration communale (1885 à 1895).
      X. Les impôts communaux.
      XI. Administration communale (1895 à 1900).
      XII. Statistique de l'État-Civil de 25 années (1873 à 1898).
      XIII. Bienfaisance publique.
      XIV. Le cadastre d'Ellezelles. - Lieux-dits anciens et modernes. - Population.
      XV. Résultat du recensement agricole de 1895.
      XVI. Sociétés d'agrément et associations politiques.
      XVII. Associations économiques.
      XVIII. Le notariat d'Ellezelles.
      XIX. Conditions d'existence des ellezellois au cours du 19e siècle. - Le Socialisme à Ellezelles.
      XX. Notices biographiques : M. Jouret, Louis-Florent. - M. le Baron de Rasse. - M. Gubbins de Kilfrussch.
      XXI. Culte. - Situation religieuse à Ellezelles, au cours du 19e siècle. - Listes des curés d'Ellezelles depuis 1350 - des vicaires depuis 1750 - des curés de Louise-Marie. - des prêtres nés à Ellezelles pendant le 19e siècle.
   Annexes.
      1. Liste des administrateurs communaux d'Ellezelles de 1794 à 1900.
      2. Listes des gouverneurs du Hainaut - des sous-préfets et commissaires du district et de l'arrondissement d’Ath depuis 1800.
      3. Listes des Sénateurs et Représentants d’Ath depuis 1830 - des conseillers provinciaux du canton d’Ellezelles et de Flobecq depuis 1836.
      4. Liste des notaires du canton de Flobecq de 1796 à 1900.
      5. Comptabilité communale au cours du XIXe siècle.
      6. Documents relatifs au transfert du chef-lieu de canton d’Ellezelles à Flobecq.
      7. Étude agronomique sur la commune d'Ellezelles, par M. Caulier, Directeur de l'Ecole d'agriculture.
      - Carte géologique d'Ellezelles.

60 euros (code de commande : 28962 - vendu).

 

DELATTRE (Achille)À la gloire du mineur. Anthologie ornée de trente-trois illustrations. Cuesmes, Impricoop, 1958. In-8° broché, 215 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
   Achille Delattre réunit ici un choix de textes concernant la mine. On y trouve les noms célèbres de la littérature : Louis-Laurent Simonin, Émile Zola, Louis-Eugène Caustier, Georges Clemenceau, Laguerre, Alexandre E. Millerand, Hector-Henry Malot, Gilbert Cesbron, Upton Sinclair, A. J. Cronin, Gustav Morcinek, Otto Dunbier, A. Hans, Camille Lemonnier, Louis Delattre, Pierre Hamp, Jules Destrée, Louis Piérard, Jules Sottiaux, Constant Malva, Jean-Louis Vandermaesen, Valentin Van Hassel, Marius Renard, G. Delarge, Georges Rameackers, O. P. Gilbert, Henri Deligne, G. C. Rutten, Pierre Demart, Jean-Pierre Barrou, Marcel Sala, Jef Rens et Achille Delattre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est seulement vers la moitié du 19e siècle que des écrivains d'avant-garde commencèrent à décrire la vie des hommes attachés aux travaux des mines. À ce moment déjà, grâce à la vapeur et à la société anonyme qui permit de réunir les gros capitaux exigés par les nouvelles techniques, l'industrie houillère a déjà pris de considérables développements.
   Avant cette période, les allusions aux mines gué l'on trouve, se rapportent à la recherche du charbon et aux difficultés que rencontre sa mise à fruit.
   Mirabeau, à l'assemblée nationale française qui suivit la prise de la Bastille en 1789, disait dans un grand discours sur l'industrie charbonnière qui commençait à se développer dans le Nord de la France :
   « Le premier filon était à trois cents pieds et n'était susceptible d'aucun produit. Pour y arriver, il avait fallu franchir un torrent intérieur qui couvrait tout l'espace dans une étendue de plusieurs lieues. On touchait la mine avec une sonde et il fallait, non pas épuiser cette masse d'eau, ce qui était impossible, mais la traverser. Une machine immense fut construite, c'était un puits doublé de bois ; on s'en servit pour contenir les eaux et traverser l'étang. »
   En 1867, Simonin, rompant avec cette espèce de tradition, publia son premier livre, La Vie souterraine qui eut immédiatement des imitateurs d'importance, tel Émile Zola.
   Les sujets ne manquaient pas : les catastrophes, les grèves violentes et souvent sanglantes mêlées à la misère des corons miniers étaient autant de sujets presqu'inépuisables qui se bousculaient sous la plume des auteurs.
   Par la suite, lorsque pareilles raisons venaient à manquer, les écrivains à sensation en trouvaient à volonté dans leur bénévole encrier.
   Le mineur a été très longtemps méprisé, considéré comme un perpétuel plaignant, un révolté sans motif.
   Mais ces premiers écrivains de la mine et des mineurs qui étaient des hommes de talent et d'audace leur rendirent justice, d'autres suivirent qui les présentèrent tels qu'ils sont véritablement : ardents au travail, courageux dans le danger, néanmoins amateur de franche gaîté.
   « Débarrassé de son masque noir, dit l'Académicien Louis Delattre, le houilleur redeviendra le Gaulois joyeux, pétillant, le frère de l'alouette fredonnante. »
   Le mineur est goguenard. : les curieux visiteurs de travaux souterrains ainsi que les amateurs de fortes sensations qui veulent tâter du métier pendant une courte période, sont parfois victimes de cette tournure d'esprit.
   Leurs farces et leurs blagues, ont cependant parfois des lendemains surprenants.
   C'est ainsi que l'un de ces amateurs de fortes émotions s'étant informé d'où venait l'eau qui tombait sur la cage et l'arrosait si désagréablement, reçut comme réponse « que c'était les camarades des étages supérieurs du vaisseau de fer qui leur « pissaient » sur la tête, histoire de les bénir. »
   Dans une brochure à sensation, le naïf curieux rapporta l'histoire ainsi que d'autres de même valeur qui lui avaient été versées dans l'oreille ; les auteurs de ces audacieuses trouvailles en rirent à gorge chaude.
   Les littérateurs de mines et de mineurs n'ont pas toujours cette naïveté ; la plupart, presque tous, peut-on dire, ont tenu à se documenter sérieusement avant de confier leurs constatations au papier.
   Mais les outrances et les invraisemblances ne sont pas rares dans la littérature minière.
   Nous nous sommes attachés à les éviter dans notre choix des textes et n'avons pas hésité à écarter de nos analyses, les récits par trop fantaisistes qui défiguraient visiblement la vérité.

25 euros (code de commande : 28967 - vendu).

 

DELATTRE (Achille)Histoire et folklore. Illustrations de Fernand Urbain. Cuesmes, Impricoop, 1961. In-8° broché, 111 p., illustrations.
Introduction :
   Depuis un quart de siècle, les descendants des familles qui avaient pendant près de mille ans donné son intense vie au Borinage minier, abandonnent le métier.
   Voici maintenant que les charbonnages eux-mêmes disparaissent ; en ce moment déjà, les dix communes qui formaient le centre actif, dénommé le Borinage, n'ont plus de fosses.
   L'aspect, le panorama de la région, coupé de hautes cheminées qui lançaient vers le ciel, leurs panaches de fumées noires, tombent en ruines, les décharges des machines à vapeur qui indiquaient la puissance de ces colosses dé force, sont inactives et se rouillent.
   L'atmosphère si bruyante, il y a quelques années, tombe dans un silence lugubre.
   Restent : les vieux terrils tassés qui semblent des monstres antédiluviens, étendus, pesant de toute leur masse sur la campagne ainsi que les plus nouveaux qui élèvent leurs pointes vers le ciel, semblables à d'audacieuses pyramides.
   Ils sont là, comme pour attester d’une activité qui se prolongea pendant des siècles et qui, maintenant, s'est arrêtée définitivement.
   Fatalement, la disparition de l'industrie charbonnière de notre région entraînera la modification du langage de ses habitants, que tant de mots et d'expressions puisés dans le vocabulaire professionnel du mineur avaient enrichi et embelli.
   L'oubli doit-il là aussi, étendre son domaine mortel ? Nous ne le pensons pas, nous ne voulons pas le penser.
   L'histoire et le folklore doivent réagir et conserver, pour les transmettre aux générations qui viennent, ces termes et formules populaires qui avaient pénétré le langage courant de toute la population en raison de sa force d'expression et d’image.
   Mais nos sports multiséculaires spécialement le jeu de crosse et lé jeu de balle, nous ont aussi légué de bons mots et de fortes expressions. Nous pensons également les noter pour l'enrichissement de l'histoire.
   Enfin, des métiers et de modestes négoces ont marqué pendant longtemps notre région comme autant de petits points curieux et malgré tout, sympathiques.
   Nous croyons bien faire en les commentant aussi dans le même but.
   Puisse ce petit recueil, recevoir auprès de la jeunesse, l'audience qu'ont si bellement méritée les nombreuses centaines de milliers d'hommes qui ont marqué notre région de leur dur et périlleux travail, ainsi que de leur esprit qui, nonobstant les malheurs cruels et les dures batailles qui émaillent son histoire n'abandonnèrent jamais ni leur jovialité ni leur causticité.

12 euros (code de commande : 28970 - vendu).

 

DELATTRE (Achille)Histoires de nos corons. Illustrations de Marius Carion. Paris - Bruxelles, Labor, 1939. In-8° broché, 180 p., 40 illustrations (couverture, 31 lettrines, 4 bandeaux de tête de chapitre, 4 à pleine page), édition originale dont le tirage est limité à 1550 exemplaires, couverture défraîchie.
Avant-propos :
   Les contes que je présente au public, non sans quelque crainte, ont été écrits sans prétention littéraire.
   J'ai voulu simplement faire connaître les mœurs, les habitudes, les colères, la vie tragique et si belle des mineurs de ma région du Borinage.
   Au milieu de leur dure existence, œuvrant courageusement, sur une terre ingrate, notre population n'est point cependant comme on le pense souvent composée d'êtres aigris dont lai face ne s'éclaire jamais d'un sourire, de cœurs fermés et de cerveaux obtus incapables de comprendre les beautés dont la nature et l'homme sont pleins.
   Non, les Borains, rudes de manière ne sont pas ces êtres là.
   Ceux qui voudront lire ce modeste recueil de contes dont chacun a une base véridique en seront convaincus.
   C'est le but que je me suis assigné, je suis sûr qu'il sera atteint.

20 euros (code de commande : 28968 - vendu).

 

DELATTRE (Achille)La lutte contre le grisou en Belgique. Préface d'Armand Halleux. Bruxelles, L'Églantine, 1931. In-8° broché, 253 p., édition originale, couverture un peu défraîchie sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Les différents gaz que l'on rencontre dans nos mines.
   - Les moyens du passé pour combattre le grisou.
   - Le martyrologe du grisou.
   - Comment le grisou sort-il de la veine ou de la roche.
   - Le dégagement instantané.
   - Le grisou est-il inodore ? Sa densité, ses terrains d'action.
   - Comment le grisou peut-il s'enflammer et exploser.
   - La force du grisou, sa cruauté, sa nocivité.
   - Le danger des poussières.
   - L'atmosphère extérieure a-t-elle une influence ?
   - Le processus de l'aérage des houillères.
   - Le processus de l'éclairage dans les mines.
   - Le processus du minage dans les mines.
   - La Station d'essai et l'Institut National des Mines.
   - Les études au sujet des lampes.
   - À la recherche d'un explosif de sûreté.
   - Les machines à gaz combustible, les engins électriques et à air comprimé au fond.
   - Les appareils respiratoires. - Les stations de sauvetage.
   - La réglementation.
      a) l'aérage.
      b) l'éclairage.
      c) le minage.
      d) contre les dégagements instantanés.
      e) l'emploi des machines diverses.
      f) les équipes de sauveteurs, les appareils respiratoires.
      g) dispositions diverses.
      h) lampisteries.
   - Conclusions.

15 euros (code de commande : 28966*).

 

DELATTRE (Achille) — Réflexions sur le syndicalisme. Préface de Louis De Brouckère. Bruxelles, L'Églantine, 1926. In-8° broché, 272 p.
Avant-propos :
   L'étude qui va suivre n'a pas la prétention d'être complète, le syndicalisme est devenu une science si profonde qui offre aux observateurs et aux chercheurs un terrain si considérable d'étude, de remarques et d'enseignement.
   Mais au cours de notre collaboration à la modeste revue « L'Aurore », nous avons reçu tant d'approbations et d'encouragements que nous avons pensé que peut-être la réunion de nos réflexions, leur diffusion parmi les militants et la masse et même aussi parmi les personnes qui veulent s'attacher à ce problème nouveau du syndicalisme contribueraient peut-être à faciliter, à aplanir la route du syndicalisme lui-même en facilitant, si peut soit-il, la tâche de ses défenseurs, de ses protagonistes et de ses sympathisants.
   Notre étude a été faite plus ou moins à bâtons rompus : nous avons commenté des faits, traité des idées, critiqué des opinions, étudié des institutions, etc., mais toujours dans le cadre du syndicalisme et avec la pensée de sonder, de creuser cette science nouvelle en apparence mais aussi vieille cependant que la pensée même de l'homme.
   Ceux qui voudront bien nous lire nous trouveront-ils intéressant ? Je me garderai de répondre à cette question : les intéressés se donneront la réponse à eux-mêmes et quand elle sera défavorable qu'ils me pardonnent en pensant que mon but a été de servir notre classe dans sa lutte pour un meilleur devenir.

15 euros (code de commande : 28969 - vendu).

 

[DIEU (Victor)]. AUQUIER (André) — Victor Dieu : Peintre-graveur (1873-1954). Ses 479 tableaux, 95 gravures, 76 pastels, 34 dessins rehaussés et fusains, sanguines, aquarelles. Préface de Michel De Reymaeker. [Quaregnon], [André Auquier], 1996. In-8° broché, 92 p., illustrations en noir, (collection « Notre Passé »), exemplaire en bon état.
Préface :
   L'art est, avant tout, un lien.
   Un lieu de communication et de rencontre avec le transcendant – divin en idéal –, avec le monde – tangible ou rêvé –, avec les autres – proches et différents –, avec soi-même...
   Victor Dieu a choisi de mettre toute sa technique et tout son art au service de son monde et de ses contemporains. Certes, jamais, il n'oublie l'idéal de beauté qu'Émile Motte, son professeur de l'Académie des Beaux-Arts de Mons, lui enseigna. Certes, de temps à autre – comme dans l'étonnante « Neuvaine pour un malade à la Chapelle du Bon Dieu de Pitié à Quaregnon » (1917) – se livre-t-il... Mais, toujours, plus que le souci de beauté ou le besoin d'introspection, c'est la transcription fidèle de son environnement quotidien – accessible directement par ses pairs – qu’il recherche dans ses œuvres gravées et peintes.
   Le Borinage – ses sites et ses mineurs – est le sujet de prédilection de ses premières eaux-fortes... et les œuvres « de transcription » (telle « Amour aiguisant une flèche » - burin 1908) et « de commande » (tels les nombreux portraits officiels) ne font que souligner, par leur académisme parfait mais souvent impersonnel, toute la sympathie communicative qui habite et anime ses sujets « borains ».
   Plus tard, influencé sans aucun doute par sa pratique de la peinture, Victor Dieu s'intéresse surtout aux paysages qu’il traverse, s'émerveillant sans cesse – ses gravures en témoignent autant que ses toiles – de les voir changer au gré du temps et de saisons. Et c’est encore à ses proches que ces œuvres s'adressent, elles qui révèlent un quotidien admirable qu'ils ignorent ou négligent...
   Aujourd'hui, par ce livre, André Auquier veut redonner une actualité à Victor Dieu et compléter les connaissances que nous en avons. L’auteur met, lui aussi et, sans doute, dans une même communion d'esprit que l'artiste, sa plume, ses recherches et son érudition au service de son monde et de ses contemporains. Pour que ceux-ci, dont nous sommes, ne négligent pas l'œuvre généreuse de Victor Dieu.

20 euros (code de commande : 28981 - vendu).

 

DUJARDIN (Franz F.) — Caramels de mon cœur. (33 petits poèmes d'amour.) Avant-propos de Paul Champagne. Linos de Michel Sitévenart. Mons, Scattens, 1932. In-8° broché, 60 p., 10 illustrations, exemplaire dédicacé par l'illustrateur à Louis Van de Spiegele.
   La librairie Scattens était située au n° 27 de la rue de la Petite Guirlande, à Mons.
Notice du Centre de la Gravure et de l'Image imprimée :
   
Michel Stiévenart (1910-1991 - Sculpteur, dessinateur, graveur, médailleur) est né à Mons.
   1923 - 1933 : étudie à l'académie des Beaux-Arts de Mons, il y étudie le dessin et la sculpture auprès de Louis Buisseret et Léon Navez. Il poursuit ses études de sculpture à l'institut supérieur des Beaux-Arts d'Anvers auprès du sculpteur Ernest Wijnants.
   1932 et 1945 : devient membre des cercles Le Bon Vouloir et Artistes du Hainaut et participe à leurs expositions.
   1950 : obtient le Prix de la Sculpture de plein air à la Maison d'Érasme d'Anderlecht (Bruxelles)
   Stiévenart pratique la ronde-bosse monumentale (également le bas-relief) et privilégie la taille directe. Il joue de la diversité des grains et des couleurs. Les morphologies du corps féminin lui inspirent des compositions sereines et monumentales de nature cubiste à la limite de l'abstraction. Les références figuratives y sont lisibles mais schématiques, stylisées, presque symbolisées.
   Il répond à plusieurs commandes de statues, monuments et bas-reliefs pour des parcs publics à Mons, Soignies, Haine-Saint-Pierre, ainsi que pour le palais de justice de Charleroi et la Maison communale de Marcinelle.
   Il ne cessa jamais de dessiner et de graver. Les pointes sèches et les linos témoignent d'une maîtrise du métier et d'une volonté de fixer l'éphémère à la manière de ses sculptures tendant à l'abstraction. Les compositions revêtent intimité et monumentalité.

40 euros (code de commande : 28986 - vendu).

 

DUMONT (Fernand, pseudonyme de Fernand Demoustier) — La Liberté. Poèmes. Prison de Mons. Cellule 193. Juin 1942. Mons, Haute Nuit, 1948. In-8° broché, 22 p., édition originale un des 26 exemplaires hors commerce et nominatifs numérotés (M - réservé à François Marlier), ce tirage de tête (et les 100 exemplaires non nominatifs) est augmenté d'une gravure de Louis Van de Spiegele tirée sur papier de Hollande gris, rare.
Analyse de René Poupart :
   Les dernières poésies de Dumont, réunies en 1948 sous le titre La liberté, furent écrites à la prison de Mons en juin 1942. Neuf pièces poignantes dans leur simplicité et qui, par une étonnante coïncidence, furent composées la même année où un autre surréaliste de même orientation idéologique, Paul Eluard, publiait son célèbre poème Liberté. Rencontre révélatrice de deux hautes consciences et de deux sensibilités poétiques aiguës qui ont quelquefois trouvé des formules presque identiques pour parler de la liberté, comme en témoigne le début du poème III de La liberté :
      « Dans le carré du ciel
      qui me reste pour rêver
      je vois un doigt de feu calligraphier son nom. »
Bibliographie :
   - Poupart (René), À ciel ouvert, recueil de poèmes de Fernand Dumont, dans Lettres française de Belgique. Dictionnaire des œuvres. II. La poésie, p. 17.
   - Cannone (Xavier), Fernand Dumont 1906-1945. Aux cailloux des chemins, pp. 83 et 85.

250 euros (code de commande : 28983).

 

FINK (Eugen) — Autres rédactions des Méditations cartésiennes Textes issus du fonds posthume d'Eugen Fink (1932) avec des annotations et des appendices issus du fonds posthume d'Edmund Husserl (1933-1934). Texte établi et édité par Guy Van Kerckhoven. Traduit de l'allemand par Françoise Dastur et Anne Montavont. [Grenoble], Jérôme Millon, 1998. In-8° broché sous couverture rempliée, 350 p., (collection « Krisis »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Complémentaire de l’ouvrage de Husserl (Autour des Méditations cartésiennes), ainsi que de la Sixième méditation cartésienne, ce livre témoigne de l'étonnante collaboration phénoménologique qui s'est établie, à partir de 1929, entre Husserl et Fink, et de ce que, malgré leurs divergences sur l'interprétation de la phénoménologie, les deux philosophes se rencontraient sur le travail de fond, à l'abri des déterminations toutes faites. Au fil de cet exceptionnel dialogue philosophique est restituée une dimension essentielle de la phénoménologie qui, sans a priori dogmatique, s'efforce de comprendre « ce qui se passe » dans la vie même de la conscience, selon un travail infini d'explicitation. Les textes ici traduits furent rédigés par Fink au début des années trente, à la demande de Husserl qui les annota scrupuleusement. Ouvrant à des perspectives spéculatives sur le statut de la phénoménologie transcendantale, perspectives que Husserl s'efforce de tempérer par ses remarques critiques, ils montrent la phénoménologie à l'œuvre, et ébauchent les contours d’un champ problématique, parcouru ultérieurement, non seulement par Fink, mais aussi en France par Merleau-Ponty. Ils permettent donc de renouer avec les origines de la tradition phénoménologique et de la reprendre comme exercice vivant de la pensée. Ils permettent en outre de ressaisir les Méditations cartésiennes comme ce qu'elles ont toujours été : un chantier pour la phénoménologie.

15 euros (code de commande : 28998 - vendu).

 

[FLANDRE - OCCUPATION FRANÇAISE]. Seconde adresse aux Flamands au sujet des dons patriotiques. Tweede aenspraeke tot de Vlaemingen, ten opzigte der patriotique giften. Gand, De Goesin, 1793. [Tot Gend. / 1793] In-8° broché, [4] p., édition bilingue (français, néerlandais).
En quatrième de couverture :
   En 1793, suite aux « malheurs qui ont pésé sur nos têtes, pendant le séjour de la Nation impie & effrénée des François », l'éditeur gantois Charles de Goesin publia une première Adresse aux Flamands au sujet des dons patriotiques ; l'édition présentée ici est signée par Rasson, en date du 19 septembre 1793.
Bibliographie :
   - Vanderhaeghen (Ferdinand), Bibliographie gantoise, n° 7545.
   - Devolder (Jacques), Algemene bibliografie van publicaties uitgegeven in de Zuidelijke Nederlanden, n° 3177.

20 euros (code de commande : 28952).

 

FOREST (Philippe) — La Beauté du contresens et autres essais sur la littérature japonnaise. Allaphbed I. [Nantes], Cécile Defaut, 2005. In-8° collé, 311 p., épuisé au catalogue de l'éditrice, exemplaire en très bel état, rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   J’ai toujours pensé que si je devais un jour réunir en un volume – particulièrement hasardeux en raison de mon ignorance – les différentes études que j’ai consacrées à la littérature japonaise, je donnerais à ce livre un titre inspiré de Marcel Proust : La Beauté du contresens. Et j'y ferais figurer en épigraphe cette très célèbre citation tirée de son Contre Sainte-Beuve et dans laquelle le futur auteur de À la recherche du temps perdu déclare : « Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres, tous les contresens qu'on fait sont beaux. »
   Lisant quelques-uns des beaux livres dont la littérature japonaise est faite, j’ai eu le sentiment qu'ils étaient écrits dans la plus étrangère des langues mais que leur étrangeté même, en un tour paradoxal, devenait la condition d’une troublante proximité car sous chacun des mots que j'ignorais, la liberté m'était miraculeusement rendue de glisser la signification fautive, l'image erronée d'ou naissait la chance d’une beauté nouvelle.
   Avec La Beauté du contresens, premier volume d’une série d'essais nouveaux, le romancier et critique Philippe Forest rassemble les textes qu’il a consacrés depuis une dizaine d'années à la littérature japonaise, évoquant certains des grands noms du roman japonais contemporain (Kenzaburô Oé, Yukio Mishima, Dazaï Ozamu mais aussi Tsushima Yukô, Kenji Nakagami), proposant une réflexion sur les formes de l'écriture autobiographique et de la création littéraire en Orient et en Occident.

25 euros (code de commande : 28954).

 

FOUCART-WALTER (Élisabeth) et ROSENBERG (Pierre)Le chat et la palette. Le chat dans la peinture occidentale du XVe au XXe siècle. Paris, Adam Biro, 1987. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 223 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, index des noms d'artistes, bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Nombreux sont les ouvrages à la gloire des chats attestant la pérennité de la grâce féline dans l'art et regroupant des images de toute sorte et de toute époque. Toutefois, jamais encore une étude sérieuse et approfondie n'avait été consacrée par des historiens de l'art à la représentation du chat dans la peinture – où la présence de l'animal, bien souvent mystérieuse, suscite maintes interrogations. Pourquoi le chat figure-t-il dans certaines scènes bibliques ? Le chat noir bondissant au centre de l'Annonciation de Lorenzo Lotto est-il maléfique ? Quel peintre pensa, le premier, à faire le portrait d’un chat ? Que signifie la présence du chat dans l'Atelier de Courbet, ou aux pieds de l'Olympia de Manet ? Autant de questions, et bien d'autres, qui ont entraîné Élisabeth Foucart-Walter et Pierre Rosenberg, tous deux conservateurs au Musée du Louvre, dans une recherche iconographique sans précédent. À côté de certaines œuvres célèbres, un bon nombre de peintures peu connues, appartenant à des collectionneurs privés, ont été choisies de préférence aux tableaux illustrant les traditionnels livres sur les chats.
   Évitant toute interprétation et lecture hasardeuse, une brillante analyse éclaire l'origine et la signification de bien des représentations et dévoile les rapports ambigus que le chat entretient, dans la peinture religieuse, avec le Diable et le Bon Dieu ou, dans la peinture profane, avec le Mal et le Bien...
   Chats étonnants, chats étonnés, chats endormis, inquiétants ou ronronnants nous invitent à une merveilleuse promenade à travers la peinture occidentale, du XVe siècle à nos jours.

25 euros (code de commande : 28965 - vendu).

 

FUMET (Stanislas) — Le procès de l'Art. Paris, Plon, 1929. In-8° broché, 250 p., (collection « Le Roseau d'Or - Œuvres et Chroniques », n° 5), exemplaire numéroté sur Alfa (n° 712), avec son prière d'insérer et en très bel état.
En quatrième de couverture :
   C'est au vingtième siècle que la question se pose dans toute son acuité. L'Art est-il de Dieu ou du diable ? On a tant cru en lui, on a tellement voulu le déifier, le romantisme et les courants contradictoires de l'époque moderne se sont préoccupés si fiévreusement de lui, il a donné lieu à des tentatives à la fois si imprudentes et si désespérées, il s'est tellement mêlé à toute la vie humaine, que la conscience finit par s'émouvoir.
   L'art ne peut être mauvais en soi. Mais l'usage qu'en fait l'homme est naturellement périlleux ; imitation de l'action créatrice, l'art humain a quelque chose de saint et les lois qui le régissent, on l'a dit, sont « infaillibles ». Toutefois cette sainteté qui lui est inhérente, mais qui n'est pas celle propre de l'artiste – auquel l'art ne demande qu'une fidélité intellectuelle – expose l'homme à perdre dans l'art le soin de sa réalité.
   L'auteur du Procès de l'Art a cherché les causes du drame dans les secrets replis du cœur de l'homme. Il a vu le danger du culte de la beauté créée voulant se suffire à elle-même, comme à l'origine dans le désir insensé de Lucifer. Il n'entend pas condamner l'art, mais faire son procès, en d'autres termes le montrer tel qu'il est, merveilleusement libre, aspirant aux plus hauts sommets, et d'autant plus redoutable qu'il est vraiment admirable.
   Il montre la suprême dignité de l'art. Aucun livre ne l'exalte davantage, mais pour mieux mesurer le gouffre qui s'ouvre avec lui et où, faute de vigilance, peut s engloutir l'âme humaine.
  Cependant l'Église a sauvé l'art, comme elle sauve tout ce qui a été créé pour le bien. Et du fait que l'art proclame à sa manière le mystère de l'Incarnation, et que de plus il donne un aperçu très lointain mais très ingénieux du mystère de la résurrection des corps, il se trouve fournir à l'esprit une leçon incomparablement efficace, à condition que celui-ci ne le prenne pas pour fin, mais pour une analogie délectable et miséricordieuse de la vie éternelle.

13 euros (code de commande : 28977).

 

GRIS (Juan) — Juan Gris. Correspondance. Dessins 1915-1921. Texte établi et annoté par Christian Derouet. València - Paris, IVAM Centre Julio González - Centre Georges Pompidou, 1990. In-8° carré sous reliure d'éditeur, 150 p., illustrations en noir et en couleurs, dos un peu insolé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Centre Julio González, à Valence, du 23 octobre 1990 au 13 janvier 1991, puis au Centre Georges Pompidou, à Paris, du 29 janvier au 1er avril 1991.
Avant-propos de Carmen Alborch Bataller :
   Juan Gris n'a pas été créateur du cubisme, pourtant il est reconnu comme le plus orthodoxe des artistes qui poursuivirent cette recherche plastique. Néanmoins, il est convenable de nuancer cette considération, car Juan Gris n'a pas essayé ni cherché à atteindre la perfection formelle d'un procédé pictural amorcé par d'autres ; par contre, il a développé un langage propre, caractéristique dans la manière d'utiliser la couleur et de structurer les éléments du tableau, qui surgit de l'étude et de la réflexion. Ainsi le démontre le contenu des lettres qu'il adressa à D. H. Kahnweiler et à L. Rosenberg, ses marchands et amis et dont la référence reste indispensable dans une approche à l'œuvre singulière du peintre.
   D'accord avec ce critère, l'accrochage de dessins qui se présente au Centre Julio González de l'IVAM, centré sur la production réalisée par Juan Gris entre 1916-1920, est accompagné de la publication de la correspondance, inédite jusqu'à présent, qu'il a entretenue avec Léonce Rosenberg. Textes et documents reconstitués et annotés par Christian Derouet, commissaire de l'exposition, qui permettent l'interprétation d'un des moments les plus créatifs dans l’œuvre de Juan Gris ; une période significative pendant laquelle les difficultés économiques, aggravées par le conflit de guerre, n'arrivèrent pas à annuler les efforts de l'artiste pour atteindre une synthèse formelle et situer ses propositions esthétiques dans la tradition de la peinture.

35 euros (code de commande : 28996).

 

[HAINAUT]. Extrait du Registre des Resolutions de Messieurs les Députés des États du Pays et Comté de Hainau. Du 15 Avril 1794. Mons, Bocquet, [1794]. [A Mons, / Chez N. J. Bocquet, Libraire, Imprimeur de / Messeigneurs les États, rue de la / Clef, N°. 11.] In-8 en ff., 12, [4 bl.] p., bon exemplaire à toutes marges.
   Cette plaquette fait partie de la série des Documents historiques sur la seconde restauration du pouvoir autrichien en Belgique, imprimés par N.-J. Bocquet, en 1794.
   Il s'agit du compte-rendu de la démarche faite par la députation des États, chargée d'aller complimenter François II à son arrivée à Bruxelles, le 9 avril 1794.
 propos de l'éditeur :
   Nicolas-Joseph Bocquet naquit à Mons, le 4 avril 1752 il était fils de Jean-Joseph, originaire de Gottiginies (arrivé à Mons, en 1733 ; mercier, rue du Hautbois, n° 45, en 1797) et de Marie-Marguerite-Josèphe Joret, née à Philippeville. Il avait travaillé, pendant dix ans, à l'imprimerie de Henri Hoyois, ainsi que le certifia Godefroid Jacqmart, maître imprimeur de cet atelier, après le départ de ce patron ; Jacqmart attesta que Bocquet était en état d'être reçu à la maîtrise.
   Ce certificat permit à Nicolas Bocquet d'obtenir, le 4 juin 1783, des lettres patentes pour exercer l'imprimerie et la librairie à Mons. [...] Il reprit la maison et l'établissement de son ancien patron Henri Hoyois, rue de la Clef et adopta pour enseigne l'Étoile d'or.
   Ses presses servirent à la publication d'un nombre important d'ouvrages de tous genres. Il obtint le titre d'imprimeur des États de Hainaut et de la ville de Mons avec le droit de publier seul les actes et documents officiels émanant de ces administrations. Le Collège de Houdain lui confia la publication de son palmarès et de ses programmes.
   C'est à Bocquet que s'adressa, en 1786, l'avocat Delneufcourt pour la publication du premier journal qui parut à Mons sous le titre : Annonces et avis pour le Hainaut. Il en fut publié 27 numéros du 2 juillet au 31 décembre 1786 ; on n'avait pu réunir le chiffre de 80 abonnements nécessaire pour les frais de la publication.
   La tentative de créer une publication périodique à Mons échoua alors, mais dès l'année suivante les événements de la Révolution brabançonne, puis de la conquête et de l'occupation françaises amenèrent une éclosion de brochures, discours, relations, mémoires, dont Bocquet eut à imprimer une part notable, parfois sous des noms supposés, et qui, à défaut de journal, servaient à entretenir et même à surexciter l'opinion publique dans ces périodes mouvementées.
Bocquet orne quelques-unes de ses publications d'une vignette représentant un écureuil [boquet ou bocquet est le nom wallon pour écureuil] : on trouve cette marque allégorique dans : Instruction de la jeunesse dans la piété chrétienne, petit in-8° de 88 pp., s.l. n.d.
   Parmi les ouvriers de cet atelier, se trouva de 1792 à 1796 Philippe Plon qui, parti à Paris, devint prote de l'imprimerie Firmin Didot et de la Banque de France.
Nicolas-Joseph Bocquet épousa Marie-Augustine Picquery, de dix ans plus âgée que lui, et mourut à Mons le 30 novembre 1805, sans descendance.
   Après sa mort, l'imprimerie et la librairie restèrent quelques mois sans titulaire ; lors du recensement de la population de Mons, en 1806, la maison de la rue de la Clef, n° 11, fut trouvée sans occupant. Mais, très peu de temps après, Marie-Joseph Bocquet, née à Mons, le 14 mai 1749, sœur et héritière de Nicolas-Joseph, et veuve de Charles-Adrien Carion, reprit l'établissement et en continua l'exploitation jusqu'en 1808 ; à cette époque, elle vendit les caractères de son imprimerie à un fondeur de Paris.
   On connaît deux ouvrages imprimés chez la veuve Carion une Paraphrase de la prose Dies irae et un Recueil des livres qui se trouvent chez la veuve Carion-Bocquet, etc., 1808, in-8° de 51 pp. non chiffrées. »
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1018.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, pp. 135-137.

15 euros (code de commande : 28951).

 

[HUSSERL (Edmund)]. ULLMANN (Tamás) — La genèse du sens. Signification et expérience dans la phénoménologie génétique de Husserl. Paris, L'Harmattan, 2002. In-8° collé, 315 p., (collection « Ouverture Philosophique »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   En suivant le fil conducteur de la signification et de l’expérience, ce livre tente d'approfondir la phénoménologie tardive de Husserl. Le dynamisme dans le rapport entre les formes langagières et les données intuitives, ce que Kant a nommé « schématisme », est l'enjeu central de l'approche génétique. Les analyses présentes essayent de mettre en relief ce dynamisme et de montrer en même temps que cela n'est possible qu'en renonçant aux préjugés latents de Husserl qui pressent le processus de devenir dans une structure eidétique.
   Étant donné que Husserl est resté prisonnier d’une méthode conçue pour l'approche statique, il faut reconsidérer même la méthode de l'intuition phénoménologique. L'analyse génétique de l'inconscient phénoménologique indique la voie pour ce travail : l'éveil rétroactif, le champ sensible, le processus de l’individuation, le concept comme type, et finalement la temporalisation sont les thèmes qui doivent être élaborés afin de saisir le dynamisme de l’expérience. Cette voie d'approfondissement suggère finalement que la considération adéquate de la temporalité met en doute la possibilité du programme transcendantal, même si le principe de la phénoménologie, c’est-à-dire le principe de l'intuition, reste en vigueur.
   Tamás Ullmann (1966), maître de conférences à l'Université de Budapest, a fait ses études à Paris. Il est co-traducteur de La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale et de Phénoménologie de la conscience intime du temps de Husserl.

10 euros (code de commande : 28972 - vendu).

 

[IMAGE POPULAIRE - SAINT GEORGES]. Le brave saint Georges, patron des arbalètriers. Lille, Martin-Delahaye, [entre 1829 et 1833]. [Se vend à Lille, chez Martin-Delahaye, Librairie, Papetier, Fabricant de cartes et d'images, rue des Arts, N°. 28. Imprimerie de Martin-Muiron, à Lille.] Bois de fil colorié au pochoir sur papier vergé, rousseurs, adhésif dans les marges et aux coins et décharges d'adhésif au verso, très rare image qu'Adolphe Aynaud attribue à Henri Porret père.
Dimensions :
   - Image : 186 x 276 mm.
   - Feuille : 297 x 363 mm.

Extrait de l'article d'Adolphe Aynaud :
   On ne connait rien sur l'imagerie lilloise au XVIIIe siècle. [...] C'est à partir des premières années du XIXe siècle que nous devons porter nos investigations, et cette période florissante comporte trois noms successifs d'éditeurs : Martin-Delahaye, Castiaux, Blocquel. C'est le premier de cette trilogie qui retient spécialement notre sollicitude par sa production typiquement populaire. Nous n'avons pu encore connaître la date exacte de son installation à Lille, rue de la Grande-Chaussée, mais nous avons la certitude qu'il existait à cette première adresse en 1805 par le Catalogue des Livres qui se donnent en lecture chez Martin-Delahaye, libraire et relieur à Lille, rue de la Grande-Chaussée, section 3°. N° 570. Prix 50 centimes, à Lille. An XIV (1805). En 1819, il s'installe Grand'Place N° 10 (la maison peinte en vert) et, en 1829, il passe rue des Arts, N °28 (ci-devant rue des Récollets). Sa production a été recherchée jalousement par les collectionneurs pour la beauté d'une taille et d'un coloris de grande tradition populaire.
Bibliographie :
   - Aynaud (Adolphe), L'imagerie lilloise ou Henri Porret père 1768-1844, dans Bulletin de la Société archéologique, historique & artistique le Vieux papier, janvier 1950, pp. 1-7.
   - Garnier (Nicole), L'imagerie populaire française, t. I. Gravures en taille-douce et en taille d'épargne, n° 925.

80 euros (code de commande : 28991 - vendu).

 

JACCOTTET (Philippe) — Cristal et fumée. Saint-Clément de Rivière, Fata Morgana, 2006. In-8° sous couverture rempliée, 77 p., exemplaire non coupé et en très bel état.
Présentation par l'éditeur :
   « Pour moi, ces temples ne peuvent être que des rappels, destinés à rester de toute façon lointains, les preuves superbes d’une chance d'harmonie, donc une espèce d'issue que tout nie aujourd'hui, mais qui m'intéresse plus que nos enchaînements de négations, nos nuages d'encre noire, la délectation du déchet. »
   Ces choses vues en Andalousie, en Grèce et en Égypte dessinent progressivement un portrait du poète en voyageur. En prenant volontairement ses distances avec le « cortège bavard » des touristes en expédition culturelle, Philippe Jaccottet est en quête de cette vérité du monde que seule son émotion la plus secrète peut lui révéler. L'inquiète intensité de ces moments de voyage naît à la fois de poétiques notations d'instants privilégiés et de graves réflexions sur l'univers méditerranéen.

13 euros (code de commande : 28958 - vendu).

 

JOMINI (Antoine-Henri de) — Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, par le lieutenant général Jomini Aide de Camp général de S.M. l'empereur de Russie, Grand Croix de plusieurs ordres. Gravé sous la direction de J. B. Bielaerts. Bruxelles, Petit, 1839. In-f° (425 x 665 mm.) sous une demi-reliure de l'époque (dos et mors frottés, mors partiellement fendus, pièce de titre en losange sur le premier plat, [1 (titre lithographié orné d'une vignette)], [2 bl.], [1 (table des cartes et plans)], 58, [1], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des 37 planches citées dans la table des cartes et des deux planches complémentaires (voir détail ci-dessous) dont la plupart partiellement rehaussées à l'aquarelle, quelques mouillures et rousseurs.
Table des cartes et plans (et leurs dimensions au trait carré) :
   1. Croquis du nord de la France, de la Belgique et partie de la Hollande (485 x 380 mm.).
   2. Carte de la Vendée (555 x 345 mm.).
   2bis. Carte des Pyrénées occidentales (640 x 473 mm.).
   3. Carte des Pyrénées orientales (455 x 310 mm.).
   4. Cours du Rhin depuis Rheinfels et Saint-Goar jusqu'à Strasbourg (430 x 570 mm.).
   5. Croquis de la contrée entre la Sieg et la Lahn (600 x 385 mm.).
   6. Plan de la bataille de Jemmapes (217 x 150 mm.).
   7. Plan de la bataille de Neerwinden (250 x 195 mm.).
   8. Carte des environs de Lille, Tournay et Courtray, pour servir particulièrement à l'intelligence des batailles de Turcoing et de Pontachin (475 x 570 mm.).
   9. Carte du centre de la frontière du nord, contenant les environs de Cambray, Douay, Guise, Valenciennes, Landrecies et Avesnes (443 x 380 mm.).
   10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).
   11. Plan de la bataille de Fleurus (362 x 277 mm.).
   12. Carte du Pays entre la Meuse et le Rhin, depuis Liège usqu'à Cologne, pour servir particulièrement aux batailles de l'Ourthe et de la Roër (446 x 357 mm.).
   13. Plan de Mayence et des environs, où l'on a tracé particulièrement l'affaire des lignes qui eut lieu en 1795, et qui pourra néanmoins servir à l'intelligence du siège de cette ville (473 x 365 mm.).
   14. Carte spéciale de la vallée du Rhin pour l'intelligence des affaires de Rastadt et d'Ettlingen (358 x 252 mm.).
   15. Croquis de la bataille de Neresheim livrée par l'Archiduc Charles au Général Moreau en 1796 (256 x 412 mm.).
   16. Plan de la bataille de Wurzbourg gagnée par l'Archiduc Charles, le 3 septembre (413 x 475 mm.).
   17. Plan pour l'intelligence des deux batailles de Biberach gagnées par le Général Moreau en 1796 et 1800 (403 x 372 mm.).
   18. Carte des environs de Fribourg pour la retraite de l'armée du Rhin en 1796 ; et notamment les combats sur l'Elz (400 x 266 mm.).
   19. Combat de Schliengen (190 x 234 mm.).
   20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).
   21. Carte de la rivière de Gênes, pour l'intelligence des opérations qui ont eu lieu dans les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 (590 x 517 mm.).
   22. Plan de la bataille de Castiglione, gangée par le général Bonaparte les 3 e 4 août 1796 (424 x 312 mm.).
   23. Carte du cours de l'Adige depuis Legnago jusqu'à Trente, pour l'intelligence des affaires de Castiglione, Gavardo, Roveredo, de la Brenta et de Bassano en 1796, de même que pour toutes les opérations qui ont eu lieu autour de Mantoue (470 x 560 mm.).
   24. Plan de Mantoue et des batailles de St Georges ou de la favorite (488 x 490 mm.).
   25. Plan de la bataille d'Arcole (460 x 365 mm.) et son supplément (190 x 175 mm.).
   26. Plan de la bataille mémorable de Rivoli (575 x 540 mm.).
   27. Carte du cours du Tagliamento, pour l'intelligence des opérations de Bonaparte contre l'Archiduc Charles, en 1797 (668 x 590 mm.).
   28. Plan de la bataille de Stockach, gagnée par l'Archiduc Charles, le 25 mars 1799, servant également aux batailles d'Engen et de Möstkirch, gagnées par le général Moreau en 1800 (535 x 427 mm.) et ses 4 petites cartes supplémentaires gravées sur une feuille.
   29. Attaque de l'Archiduc Charles sur Zurich, le 4 juin 1799, et plan de la bataille de Zurich, gagnée par Masséna, le 25 et 26 septembre 1799 (470 x 286 mm.).
   30. Plan de la bataille de Trebbia, gagnée par le maréchal Suwaroff, les 18, 19 et 20 juin 1799 (585 x 435 mm.).
   31. Plan de la bataille de Novi, gagnée par le même le 15 août 1799 (420 x 530 mm.).
   32. Plan de la bataille de Marengo, ganée par le premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800 (384 x 255 mm.).
   33. Plan de la bataille de Hohenlinden, gagnée par le général Moreau sur l'Archiduc Jean, le 3 décembre 1800 (423 x 290 mm.).
   34. Carte générale de l'Egypte, pour l'intelligence de l'expédition des Français (400 535 mm.).
   35. Carte de la Syrie, pour l'intelligence de l'expédition des Français (225 x 335 mm.).
   36. Croquis de la partie française de l'île de saint Domingue (350 x 378 mm.).
   37. Carte de l'Allemagne pour servir à l'intelligence des opérations militaires (720 x 625 mm.).


10. Cours de la Sambre depuis Maubeuge jusqu'à Charleroi (625 x 503 mm.).


20. Plan de Kehl pour servir au siège de ce fort, et aux différents passages du Rhin qui ont eu lieu aux environs (545 x 345 mm.).

1800 euros (code de commande : 29000).

 

JOURET (Alain) — Dour. Joué-les-Tours, Alan Sutton, 1999. In-8° broché, 128 p., très nombreuses reproductions photographiques, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Voisin de la France, Dour s'imbrique entre le Borinage noir et le Haut Pays vert. Axé sur l'extraction du charbon, ce gros bourg wallon développe des activités manufacturières, artisanales, commerciales, agricoles, administratives et culturelles. Il forme une sorte de microcosme et reflète à la fois la société urbaine, rurale et industrielle. Autre trait singulier : depuis au moins 1565, il abrite une petite communauté protestante à laquelle il doit une partie de son dynamisme.
   Les cartes postales, les photos, les gravures qu'a réunies ici Alain Jouret invitent à une longue promenade. Mais aussi à une incursion dans l'intimité familiale, le travail, les réjouissances, les espérances et les malheurs des habitants de la fin du XIXe siècle au milieu des années 1970, époque à laquelle les fusions de communes ont réuni Blaugies, Élouges et Wihéries à Dour.

20 euros (code de commande : 28976).

 

JUARROZ (Roberto) — Treizième poésie verticale. Édition bilingue. Traduction de Roger Munier. 3e édition. Paris, Corti, 2006. In-8° broché, 231 p., (collection « Ibériques »), exemplaire en très bel état.
Extrait du liminaire :
   La présentation de l'œuvre admirable du poète argentin Roberto Juarroz n'est plus à faire. Déjà largement traduite en français, cette œuvre est familière à un public fervent et qui s'étend de jour en jour. Rappelons seulement à ceux qui la découvriraient ici que depuis son départ, en 1958, elle est tout entière rassemblée sous le seul titre énigmatique et lapidaire de Poésie Verticale. Cette singularité, à ma connaissance sans précédent dans la littérature mondiale, attire déjà fortement l'attention. Durant quelque trente-cinq années, les recueils se sont succédé sans autre différence entre eux que leur numéro d'ordre : Deuxième, Troisième, Quatrième... Aujourd'hui : Treizième Poésie Verticale. Une telle insistance dans l'anonyme est de soi chargée de sens. La parole poétique prend ici naissance dans le sans nom, sans visage et s'y attache obstinément.
   Le projet poétique de Juarroz est, lui aussi, d’une nature singulière et qu’il convient, me semble-t-il, d'interroger avant lecture. Dans le questionnement du monde tel qu’il prend forme selon une distinction bien établie des genres, la poésie est poésie et la pensée est pensée, chacune dans son ordre. À première lecture d’un poème de Juarroz, il semblerait que la pensée l'emporte, et parfois la plus tendue, la plus inhabituelle et qui exige, pour être pleinement captée, un certain effort de concentration. Dès 1963, Julio Cortazar écrivait à Juarroz, à propos de Seconde Poésie Verticale qui venait de paraître : « Il y a longtemps que je n'avais pas lu de poèmes qui m'exténuent et m'exaltent comme les vôtres... »

10 euros (code de commande : 28957).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo 1815. Conception et présentation Juan Carlos Carmigniani. Préface Jean François Chiappe. Illustrations Louis de Beaufort. Cartes de Jean-Claude Quennevat. Paris, Stock, 1972. In-4° broché sous couverture rempliée, 204 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture jaunie.
Sur la couverture :
   L'une des plus grandes batailles de l'Histoire.
   La fin d'un monde (l'Europe de 1815 et du Congrès de Vienne) se décide en dix heures, fait 50.000 morts ou blessés sur un espace de moins de deux cents hectares.
   Ce livre montre la beauté, la grandeur et le courage des héros.
   Grâce aux dessins couleurs de L. de Beaufort on retrouve exactement l'incroyable diversité des uniformes, drapeaux, symboles des Armées en présence.
   Les musées de cinq pays apportent les portraits de tous les participants et une série de tableaux d'époque pour la plupart inconnus qui commentent heure par heure le déroulement de la tragédie.
   Pour la première fois c'est l'illustration qui commente l'Histoire en apportant sa vérité iconographique.
   L'auteur, le Commandant Lachouque, traduit dans plusieurs langues, est le plus grand historien de l'histoire militaire (il possède sa rue à Waterloo). Il garantit l'impartialité de cet ouvrage dont l'illustration est internationale.
   Le préfacier, J.F. Chiappe, a été couronné par l'Académie pour son livre Cadoudal. Il est également l'un des meilleurs historiens actuels de cette époque.
   La richesse des doubles pages en couleur représentant le Panorama et pour la première fois publié, montre de façon pathétique les dernières charges de Cavalerie qui terminent le drame.
   La nouveauté des cartes présentées par M. Quennevat permet autant à l'historien qu'au grand public de comprendre le déroulement des opérations ainsi que les raisons tactiques des belligérants.
   Plus de 300 illustrations en noir enrichies de 45 planches couleur pleines et demies-pages, de nombreux ornements graphiques et huit doubles pages.

25 euros (code de commande : 28963).

 

LAURENT (Emmanuel) — Glossaire étymologique borain. Bruxelles, Feuillets d'Histoire Locale, [1962]. A4 dactylographié collé, 81 p., exemplaire en bon état.
Préface :
   Le patois borain, comme la plupart des patois de France, vient du latin populaire importé chez nous par les soldats, colons et fonctionnaires romains. Cette langue, d'abord mélangée à l'antique langage des Druides, puis,à la suite de l'invasion des Francs, à des mots germaniques, devint la langue romane, avec, pour chaque région, des différences d'ordre phonétique et terminologique. La France n'en eut pas d'autre jusqu'à la conquête du royaume par Charles VIII. Parler le roman, c'était parler le bon français du temps.
   Du XIIe au XIVe siècle, tous les dialectes, y compris le borain, durent céder le pas à celui de l'Île-de-France ; la famille des Capet s'étant fixée à Paris, ce dialecte devint peu à peu la langue officielle. En moins de trois siècles, la langue boraine, comme les autres, tomba à l'état de patois. L'ordonnance de Villers-Cotteret (1539), de François Ier, prescrivant l'emploi exclusif du français dans toutes les pièces judiciaires du royaume, acheva l'œuvre commencée par les Capet.
   Mais les dialectes survécurent, malgré d'autres prescriptions de Louis XIII, Louis XIV et de la Révolution française. Ce n'est qu'en 1806 qu'une réaction se produisit : le gouvernement français fit recueillir, par les préfets, tous les mots patois existant dans chaque région et demanda la traduction, dans l'idiome de chaque pays, de la parabole de l'Enfant prodigue.
   Plus près de nous, la loi française du II janvier 1951, dite loi Deixomme, autorise tout instituteur qui en fait la demande, à consacrer une heure chaque semaine au parler local.
   Depuis quelques années, des cours de langue maternelle se donnent tous les quinze jours dans le pays de Liège, en 6e année d'étude. Des concours de rédaction ont lieu régulièrement.
   Le borain n'est pas du patois corrompu, mais bien un reste de notre ancien dialecte régional, que les événement politiques ont fait déchoir du rang de langue littéraire à celui de langue simplement parlée. Si,au lieu de s'installer à Paris, les Capet avaient choisi une localité du Borinage comme capitale, le borain aurait été élevé au rang de langue nationale française.
   Hélas ! notre patois est en voie de disparition. Les mots s'usent, leur signification change ; ils acquièrent parfois un sens nouveau, souvent à l'opposé de leur sens primitif ; et, ce qui est plus grave, ils se perdent avec une rapidité effrayante, surtout depuis la guerre 1914-18. Dans cinquante ans, notre patois aura disparu ; il sera remplacé par un français parlé à la mode de chez nous. Déjà maintenant, on s'en aperçoit ; des exemples : « djambo » est remplacé de plus en plus par « gamégne » ; « eskeute » par « s'couer » ; « yordie » par « salie » ; « casuél » par « fragile » ; « nîfe » par « neige » ou « ninge », etc. La publication de cette modeste étude arrive donc juste à temps pour sauver ce qui peut l'être encore.
   Élevé dans le parler du Borinage, avec des grands parents nés vers 1835, qui ont habité des endroits retirés où, encore maintenant, notre patois résiste assez bien ; ayant pu, d'autre part, parler avec des vieux qui ne comprenaient pas le français, j'ai employé des mots qui, aujourd'hui, sont devenus incompréhensibles pour beaucoup. J'en ai retrouvé dans différents manuscrits et imprimés, dans des sobriquets, des lieux-dits, dans des expressions et des vieux proverbes. Il appartient aux auteurs borains de les faire revivre.
   Je sais que le présent travail, qui m'a occupé pourtant pendant plus de vingt ans, comporte des imperfections ; faute de temps et de moyens, je n'ai pu pousser mes recherches aussi loin que je l'aurais voulu. Les remarques des lecteurs seront donc les bienvenues.
   Le patois borain n'est pas parlé partout de la même façon ; il se décompose en types dialectaux ; on sait reconnaître facilement les habitants de Dour, Frameries et Wasmes ; une oreille attentive distingue même des minimes différences de prononciation entre des localités voisines. Nous avons choisi la phonétique de Wasmes qui est le centre de la région, laissant au lecteur borain le soin de la modifier selon sa position géographique.
   Les mots français prononcés à la boraine ont été omis. En général, les finales des infinitifs et participes passés, en « é », se prononcent un peu plus fermé qu'en français : mingé, marché. Les finales des adjectifs et des mots en « é », se prononcent comme la lettre « e », sans accent : affronté, aheuré, asseuré .Il n'y a que quelques rares exceptions que nous signalons à leur place.
   Le pluriel a été supprimé pour éviter des équivalences dans la prononciation. La graphie des mots s'est inspirée plus de cette prononciation que de l'étymologie.
   Nous n'avons pas jugé nécessaire d'employer le système de prononciation figurée, le patois borain pouvant généralement s'écrire avec les sons français, réserve faite des observations émises plus haut.
   Enfin, il est inutile de chercher, dans cet ouvrage, une étude dialectologique. J'ai tout simplement accumulé les matériaux qui me sont tombés sous la main, avec l'espoir que les linguistes y trouveront des éléments intéressants pour leurs travaux.

13 euros (code de commande : 28979 - vendu).

 

LE PETIT (Claude) — Sonnets luxurieux & La Chronique scandaleuse. Illustrations de Pietro Sarto. Postface de Patrice Béghain. Villeurbanne, Urdla, 2002. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 98 p., illustrations, (collection « Fil à Plomb »), exemplaire en très bel état, peu courant.
Extrait de la postface :
   Claude Le Petit fut brûlé sur la place de Grève, à Paris, le 1er septembre 1662. Il avait environ 23 ans. Le Parlement avait confirmé le 31 août la sentence rendue par la Chambre criminelle du Châtelet et lui avait simplement accordé le bénéfice du « retentum » : « a été arrêté qu'avant que le dit Le Petit expire par le feu, Le Petit sera secrètement étranglé au poteau. » Son crime : « Lèse-majesté divine et humaine » ; la raison : « avoir composé, écrit et fait imprimer des écrits impies, détestables et abominables contre l'honneur de Dieu et de ses Saints », en l'occurrence divers textes qui devaient former un recueil intitulé Le Bordel des muses.
   Le lieutenant civil Daubray avait tenu le chancelier Séguier très précisément informé du procès et il avait conclu à son intention : « Je crois que cette punition contiendra la licence effrénée des impies et la témérité des imprimeurs. »
   À la différence d’un certain Jacques Chausson qui avait été brûlé l'hiver précédent, après avoir été convaincu de viol et de sodomie, et dont Le Petit avait salué la mort dans un sonnet, le procès et le jugement de Claude Le Petit étaient exclusivement politiques.

15 euros (code de commande : 28955).

 

[LEUZE - BONNETERIE DUJARDIN]. Fabrique de bonneterie Vve Émile Dujardin (Ancienne Firme Dujardin Frères) Société Anonyme, Leuze. LXXVe anniversaire 1857-1932. [Leuze], [S.A. Dujardin], 1933. In-4° broché sous couverture (défraîchie) rempliée, 45 p., illustrations, rare.
Table des matières :
   I. L'usine de 1857 à 1932.
      - Des fondateurs à ce jour.
      - Développement industriel et commercial de la firme Dujardin.
      - Participation aux expositions.
      - Œuvres sociales.
      - Organigramme de la Société (Conseil général - Personnel de Direction - Agents des services techniques - Employés et magasiniers - Représentants -Décorés).
   II. Le LXXVe anniversaire.
      - La fête et les discours.
         - Allocution du chanoine A. Guidon.
         - Discours de M. Verdonck.
         - Discours de Ferdinand Hayoit.
         - Discours de Charles Dujardin.

25 euros (code de commande : 28980 - vendu).

 

LOTI (Pierre) — Les derniers jours de Pékin. Cinquante-quatrième édition. Paris, Calmann-Lévy, [1919]. In-8° demi-veau brun d'époque, dos lisse orné, tête dorée, couverture conservée, IV, 464 p., (collection « Bibliothèque Contemporaine »), ex-libris Lieven Engel Haeck, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture d'une réédition chez Payot :
   À l'aube du XXe siècle, un violent mouvement xénophobe – la révolte des Boxers – secoue la Chine. À Pékin, le quartier des légations, où toutes les ambassades étrangères sont regroupées, subit un siège tragique pendant près de deux mois. Les grandes puissances (Allemagne, Autriche-Hongrie, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) s'accordent alors pour « punir » les Chinois et piller la Chine. La répression sera d'une terrible brutalité.
   Pierre Loti débarque en Chine avec la Marine française à l'été 1900. En route vers Pékin, traversant des villes en cendres, il décrit horrifié la violence coloniale puis, tout en pénétrant dans le saint des saints, raconte le siège des légations et la fin d'un mythe : Pékin n'est plus la Cité interdite.
   Un témoignage exceptionnel.

25 euros (code de commande : 28959 - vendu).

 

MAHIEU (Raymond G.W.) — La douane et les douaniers au royaume de Belgique. Ouverture sur l'Europe. Essai historique sur la douane et les douanier d'hier et d'aujourd'hui. Mons, Chez l'Auteur, 1993. In-8° broché, 128 p., nombreuses illustrations et reproductions de cartes postales, exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bel état.
Table des matières :
   1. Avertissement.
   2. La douane. Généralités.
   3. L'armement.
   4. Le cabotage.
   5. Les campagnes sucrières.
   6. Cantons rédimés d'Eupen, de Malmedy et de Saint-Vith.
   7. C.I.D. [Centre d'Instruction Douanière] - Formation - Promotion - Musée.
   8. Compétences des agents de la douane.
   9. Distinctions honorifiques.
   10. Les droits.
   11. Les documents douaniers.
   12. Les enclaves.
   13. Les entrepôts douaniers.
   14. Les fanfares des douanes.
   15. Les franchises douanières.
   16. La fraude et les fraudeurs.
   17. Nos frontières.
   18. La hiérarchie.
   19. Lois et conventions.
   20. Le mariage des employés.
   21. Mouvements douaniers - Destinations des marchandises.
   22. Mutations - Résidence.
   23. Le territoire neutre de Moresnet.
   24. Prestations, repos et congés.
   25. Chambre de recours.
   26. Récompenses.
   27. Le refus d'exercice.
   28. Régime disciplinaire.
   29. La mise à la retraite, disponibilité.
   30. Les salaires de la douane.
   31. Sceaux et cachets.
   32. Le service en campagne.
   33. Le signalement.
   34. Les syndicats.
   35. Les uniformes.
   36. Le rayon réservé.
   37. Les voies mitoyennes
   38. Les voies non autorisées et autorisées.
   39. Sources
   40. Illustration. Les Douaniers (poème d'Arthur Rimbaud).

20 euros (code de commande : 28982 - vendu).

 

[MICHAUX (Henri)]. TROTET (François) — Henri Michaux ou la sagesse du vide. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° collé, 365 p., exemplaire en bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Henri Michaux a incontestablement marqué de la singularité de son expression la poésie du XXe siècle. Par sa volonté d'approcher le plus intimement possible le langage de l'Être, par ses expériences multiples sur les drogues hallucinogènes – ou plutôt « spiritualisantes » selon le terme de François Trotet –, il a ouvert une voie originale vers le dépassement du domaine intellectuel, le franchissement du monde des apparences, la découverte du fondement des choses et de nous-mêmes.
   Autant de thèmes qui, comme le montre l’auteur, rapproche la voie occidentale suivie par Henri Michaux des voies spirituelles de l'Orient : bouddhisme, hindouisme, et surtout taoïsme. La « quête-aventure » du poète est elle aussi un chemin vers l'Éveil et la Connaissance, qui passe non par une ascèse minutieuse et quotidienne mais par de multiples expériences personnelles, par mille péripéties et mille rebondissements.
   François Trotet, docteur ès lettres, auteur d’une thèse en Sorbonne sur « L’expérience du temps chez Henri Michaux », nous fait pénétrer avec un talent et une rigueur remarquables dans cette « sagesse du Vide ». Ayant lui-même étudié, sur les traces du poète, aussi bien les pratiques et philosophies orientales que les drogues spiritualisantes, il disposait de ce qu'Henri Michaux a reconnu, dans une lettre qu’il lui adressa, comme la meilleure clé d'interprétation de son œuvre.

15 euros (code de commande : 28973).

 

[NIMY]. Le moulin de Nimi, près de Mons. Bruxelles, Jobard, 1825. Quelques rousseurs.
   Lithogravure de Madou d'après un dessin de Otto von der Howen extraite de la 32e livraison de l'ouvrage de Jean-J. de Cloet, Voyage pittoresque dans le royaume des Pays-Bas, dédié à S.A.I. et R. la princesse d'Orange (planche 192).
Dimensions :
   
- Dessin : 202 x 135 mm.
   - Feuille : 290 x 230 mm.
Bibliographie :
   - Revue bibliographique du Royaume des Pays-Bas et de l'étranger, ou indicateur général de l'imprimerie et de la librairie, vol. 4 (n° 4 - 10 mai 1825), n° 522.
   - Rousselle (Charles), Les vues gravées de la ville de Mons et de ses monuments, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, tome XXV, p. 314, n° 80).
   - Claes (Marie-Christine), B. A. M. Jobard (1792-1861) : visionnaire de nouveaux rapports entre l'art et l'industrie, acteur privilégié des mutations de l'image en Belgique au XIXe siècle, p. 163.

40 euros (code de commande : 28992).

 

[PALESTINE]. Le peuple palestinien. Son histoire, son drame et ses aspirations. Dossier établie par Naïm Khader, Bichara Khader et Marcel Pirard. Bruxelles, Bureau d'Information et de Liaison de l'O.L.P., [ca 1978]. In-8° collé, 80 p., exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
   Dans l'appréhension courante du problème israélo-palestinien (ou israélo-arabe), le point de vue arabe et palestinien reste souvent négligé, ignoré, voire déformé. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette négligence ou cette ignorance.
   Il y a d'abord les crimes antisémites, commis en Europe au nom d'un racisme hideux et qui ont culpabilisé les Occidentaux, à telle enseigne que les Israéliens sont devenus des « intouchables », auxquels on n'oserait rien reprocher. D'où cette extraordinaire indulgence dont l'israélien fait l'objet. Il y a eu, semble-t-il, une sorte de revirement dans la conscience catholique et protestante, qui est passée d'une judéophobie aberrante à une judéophilie quasi mystique. Les Israéliens semblent donc jouir d'une immunité rien que parce que, à un moment donné de l'histoire, ils ont été victimes, eux ou leurs coreligionnaires, de persécutions et de racisme. Israël incarnant les valeurs proprement occidentales, le racisme a été « transféré » d'un peuple à un autre, des Juifs aux Arabes et plus spécialement aux Palestiniens.
   Il y a aussi l'image que les Européens se font du Palestinien, image fausse, souvent inspirée des contes de touristes ou de xénophobes à l'affût de tout ce qui est exotique, piquant, original et « drôle ». Pour la grande majorité, le Palestinien serait un arabe, musulman, fataliste, polygame et – comble de tout –, un affreux antisémite.
   Mais au-delà de la Palestine et des Palestiniens, c'est tout le monde arabe qui a été l'objet d'une caricature insensée. La part la plus riche et la plus substantielle du destin et de la civilisation arabes est absente de la plupart des analyses occidentales, tandis que des visions imaginaires, fausses et déformées, lui sont superposées.
   Il convient de souligner le rôle joué, dans ce domaine, par l'efficace propagande sioniste qui a trop longtemps conditionné l'opinion publique américano-européenne, au point que seuls les mythes de la propagande provenant du sionisme et d'Israël ont acquis dans cette même opinion le statut de vérités incontestées.
   L'absence d'une égalité de chance, de possibilité et de moyens, pour l'information palestinienne a donné, pendant très longtemps, droit de cité, en Europe, au seul point de vue sioniste. D'où le côté irrationnel et partisan dans l'attitude d'une certaine opinion publique européenne, y compris celle de formations politiques qui se définissent comme étant démocrates ou progressistes.
   Toutes ces raisons, entre autres, expliquent le fait qu'on a longtemps vu et lu l'histoire de la Palestine des seuls points de vue de l'Occident et d'Israël. Le peuple palestinien a été réduit à son niveau folklorique. Sa présence sur le sol palestinien a été décrite comme éphémère et ses aspirations comme injustifiées et inacceptables. Sa vérité a été malmenée. Les Palestiniens étaient devenus les « non-Juifs » qui ne peuvent avoir aucun droit qui puisse constituer une limitation quelconque aux exigences sionistes et israéliennes.
   Le présent dossier vise donc essentiellement à « désioniser », à « décoloniser » l'histoire palestinienne en en présentant une relecture. Qui sont les Palestiniens ? Quelle a été l'origine de leur drame ? Comment conçoivent-ils et ressentent-ils le sionisme ? Pourquoi se battent-ils ? Comment sont-ils organisés ? Quels sont leurs objectifs ? C'est une réponse succincte à toutes ces questions que nous tenterons de donner dans ce dossier.
   Ce faisant, nous ne cherchons qu'à donner une information objective sur un problème qui se propulse régulièrement sur la scène internationale, et à rétablir la vérité sur le sort dramatique réservé au peuple palestinien qui vit depuis plus de soixante ans déjà sous la domination, sous occupation, ou en exil.

8 euros (code de commande : 28988).

 

[POLICE]. Dans les secrets de la police. Quatre siècles d'Histoire, de crimes et de faits divers dans les archives de la Préfecture de police. Sous la direction de Bruno Fuligni. Paris, L'Iconoclaste, 2008. Fort in-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 330 p., très riche iconographie en noir et en couleurs, bon exemplaire avec sa bande d'annonce.
   Avec la collaboration de Pierre Assouline, Jean-Pierre Azéma, Jean-Pierre Babelon, Jean Lacouture, Thierry Lentz, Amélie Nothomb, Jean-Christian Petitfils, Jean Tulard et Michel Winock.
Sur la jaquette :
   Pour la première fois, la Préfecture de police a accepté d'ouvrir ses archives à un éditeur en lui laissant une totale liberté d'action dans le choix des sujets, des documents et des auteurs.
   En feuilletant cet ouvrage, chaque lecteur est comme un enquêteur qui aurait sous les yeux les pièces à conviction des grandes affaires qui ont marqué notre Histoire : rapports secrets, enquêtes, lettres de dénonciation, photographies, plans et croquis...
   De l'assassinat d'Henri IV à Mai 68, ce livre raconte quatre siècles de dossiers brûlants. Il plonge dans la grande Histoire – Ravaillac, Louis XVII, Ravachol, la Résistance, la guerre d'Algérie –, mais aussi dans le monde de la pègre, des marginaux et des courtisanes. Il fait revivre les affaires criminelles qui ont passionné les Français – Landru, Violette Nozières Petiot – et dévoile les secrets d'artistes et d'écrivains comme Hugo, Verlaine, Rimbaud Colette ou Picasso.
   Les textes de la police, rédigés dans un constant souci de précision, décrivant tour à tour le drame, la passion ou l'insolite, donnent à ce livre une force historique – et parfois humoristique – prodigieuse.

25 euros (code de commande : 28964 - vendu).

 

[REINACH (Adolf)]. Adolf Reinach, entre droit et phénoménologie. De l'ontologie normative à la théorie du droit. Édité par Jocely Benoist et Jean-François Kervégan. Paris, CNRS Éditions, 2008. In-8° collé, 206 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Comment la philosophie peut-elle penser le droit ? Qu’en est-il, particulièrement, de la prétention que j’émets à la possession de telle chose et de l’obligation que j’ai d’accomplir certains actes ?
   Disciple parmi les plus remarquables de Husserl, premier phénoménologue à s’intéresser de près à la sphère juridique, Adolf Reinach (1883-1917), prématurément disparu, est l’auteur d’une théorie des « actes sociaux » dans laquelle on a pu voir une anticipation du « tournant pragmatique » opéré dans la philosophie du langage de John L. Austin.
   Il restait à étudier cette entreprise exceptionnelle pour elle-même, mais aussi en relation aux grandes synthèses classiques (Kant) ou contemporaines (Kelsen) en matière de philosophie du droit. C’est ce que fait le présent ouvrage dirigé par Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan ; les contributions qu’il regroupe, dues aux meilleurs spécialistes, apportent un éclairage différent sur l’opposition usuelle entre droit naturel et positivisme juridique, et renouvellent entièrement les débats les plus actuels sur la légitimité et le contenu du droit.
Table des matières :
   - Présentation, par Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan.
   - Reinach et Kant (et quelques autres) sur le principe de la normativité, par Jean-François Kervégan.
   - Synthétique a priori et normativité, par Jocelyn Benoist.
   - Devoir adéontique : Reinach, Spiegelberg, Kelsen, par Paolo Di Lucia.
   - Eidologique et eidonomique dans la philosophie de l'acte juridique : Adolf Reinach et Czelaw Znamierowski, par Lorenzo Passerini Glazel.
   - Objets juridiques incorporels
, par Giuseppe Lorini.
   - À propos de la notion d'obligation : Michel Villey et Adolf reinach, par Pierre-Yves Quiviger.
   - Les orientations de la pensée juridique de langue allemande à l'époque des Fondements a priori du droit civil, par Jean-Louis Halpérin.
   - Une phénoménologie de la propriété : Reinach et les pandectistes, par Ronan de Calan.
   - Le pouvoir créateur de la disposition : un obstacle au projet des Fondements ?, par Léon Loiseau.
   - « Objectivité » et autonomie du droit en question dans Les Fondements a priori du droit civil d'Adolf Reinach. Prolégomènes : « Qu'est-ce qu'être reinachien en droit ? », par Régis Ponsard.
   - Formes sociales etactes socieux. L'originalité du point de vue de Reinach, par Emmanuel Picavet.
   - Note bibliographique, par Régis Ponsard.

13 euros (code de commande : 28997).

 

RICHIR (Marc) — Fragments phénoménologiques sur le langage. Grenoble, Millon, 2008. In-8° broché, 261 p., (collection « Krisis »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ces fragments phénoménologiques sur le langage font suite aux Fragments phénoménologiques sur le temps et l'espace déjà publiés dans la même collection. « Fragments » en raison de l'inachèvement de principe de la « chose » elle-même, de l'impossibilité d'en traiter sous la forme d'un système, dans la discursivité mettant en ordre successif tous ses aspects, en raison aussi de la précarité et des incertitudes qui ne cessent de surgir quant à la pertinence, à ce registre, de la langue philosophique que parle encore la phénoménologie.
   À ce registre : c’est-à-dire au sein du champ infini d'instabilités « phantastiques », effectives, potentielles et même virtuelles, ouvert dans des profondeurs archaïques à peine entrevues par Husserl, dès lors que la distinction est faite entre le langage – classiquement : la pensée en son acception cartésienne – et la langue, entre le sens se faisant dans son extrême fluidité tout immatérielle et les significations. Du point de vue méthodologique, la question n'est plus celle, husserlienne, de l'intuition, de la coextensivité qu'elle implique de la réduction phénoménologique transcendantale et de la réduction eidétique, mais par la médiation de l’épochè hyperbolique, celle d’un contact, en et par un écart de très singulière « nature » entre le soi en chemin vers soi du phénoménologue et la Sache selbst.
   À travers ces Fragments, qui proposent un parcours « éclaté » passant par la « pensée », l'imagination, la poésie, le concept et le mythe, s’achève, dans l’esprit de l’auteur, un cycle commencé en 1992 avec les Méditations phénoménologiques. Ces passages peuvent être effectués en plusieurs sens, selon les libres choix et l'inspiration du lecteur, au fil d'autres parcours de la constellation. C’est une autre manière de pratiquer la phénoménologie qui est finalement proposée, un autre exercice de la rigueur, à distance de la construction spéculative et de l'architecture imaginaire, et où la philosophie paraît sans doute sous un jour nouveau.

15 euros (code de commande : 28971).

 

ROLLAND (Jean) — Images d'autrefois. À l'ombre du Beffroi. Baudour. Quaregnon. Saint-Ghislain. Frameries, Union des Imprimeries, 1941. In-8° broché, 82 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Étymologie de Baudour.
   - La terre et pairie de Baudour.
   - Analyse des Droits et Hauteurs de la Seigneurie de Baudour.
   - Sceau Échevinal et Armoiries de Baudour.
   - Le nom de Quaregnon. Son étymologie.
   - Le Château du Diable à Quaregnon.
   - La Seigneurie de Sa Majesté le Comte de Hainaut à Quaregnon.
   - L'Abbaye de Saint-Ghislain.
   - La Rafle miraculeuse - Saint Ghislain jouant aux dés avec le diable.
   - Louis XIV et le cardinal Mazarin à Saint-Ghislain.
   - Histoire admirable d'un esprit qui a paru souvent de nuict au monastère de Saint-Ghislain, au mois de février 1656.

15 euros (code de commande : 28975).

 

SANSON (Guillaume) — Geographia Synodica Sive Regionum, Urbium, et Locorum ubi Celebrata sunt Concilia Oecumenica, Nationalia, Provinciala, et Synodi Diocesanæ Tabula geographica secunda Italiam, Galliam, et Angliam exibens. Ex conatibus Geographicis. Gulielmi Sanson Nicolai Filii. CIC ICC LXVII. Lutetiæ Parisiorum. Apud Autorem. Cum Privilegio ad Viginti Annos. Paris, Sanson, [post 1667]. Belle et décorative carte coloriée présentant une trace de mouillure dans le pbas de la partie centrale.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Guillaume Sanson (1633-1703) était le fils du célèbre cartographe Nicolas Sanson. La carte présentée ici est le fruit d'une collaboration avec l'éditeur Pierre Mariette (1634-1716) ; comme le cartouche de gauche le précise, elle fut publiée en 1667. La carte présentée ici est un exemplaire de la réimpression avec la mention d'éditeur modifiée : « Apud Petrum Mariette, via Iacobaea sub signo Spei » a été grattée et remplacée par : « Apud Autorem », comme on peut le constater dans le cartouche de droite.

250 euros (code de commande : 28985).

 

TASSIER (Suzanne) — Histoire de la Belgique sous l'occupation française en 1792 et 1793. Bruxelles, Falk fils, 1934. In-8° broché, 382 p., exemplaire en bon état.
Extrait de l'introduction :
   Au cours de recherches faites en 1925 aux Archives Nationales, à Paris, en vue de compléter la documentation de mon livre Les Démocrates Belges de 1789, je constatai l'existence dans le fonds F 1e de vingt cartons de correspondances d'agents français et de Commissaires nationaux envoyés en Belgique en 1792 et 1793, qui n'avaient encore été utilisés par aucun historien ; poursuivant mon enquête, parmi les 117 cartons du fonds D § III intitulé : « Missions en Belgique », j'en trouvai une dizaine contenant d'intéressants documents inédits sur la même période ; enfin, après avoir procédé au dépouillement minutieux du fonds relatif à la mission de Danton, Camus, Gossuin et Delacroix auprès de Dumouriez et de certains cartons et registres des archives du Comité de Sûreté générale, du Comité de Salut public et des Assemblées, j'acquis la conviction qu'il s'y trouvait encore nombre de documents complètement inédits et inutilisés relatifs à la première occupation révolutionnaire française en Belgique ; des recherches entreprises dans les Archives des ministères des Affaires Étrangères et de la Guerre où sont conservés les correspondances politiques, les mémoires relatifs aux Pays-Bas Autrichiens et la correspondance des armées du Nord et des Ardennes, ainsi qu'une enquête menée dans les différents dépôts belges d'archives, aboutirent à des conclusions identiques. Je résolus aussitôt de tenter l'étude approfondie de l'occupation française en Belgique pendant les années 1792 et 1793 comme l'avaient entreprise pour la seconde occupation française, celle de 1794 à 1814, l'historien français L. Lanzac de Laborie dans un grand ouvrage : La domination française en Belgique, et plus récemment l'historien belge, P. Verhaegen, en une série importante de cinq volumes intitulés La Belgique sous la domination française.
   L'entreprise était d'autant plus tentante qu'en dehors des brillantes pages de synthèse consacrées à cette période par Monsieur le professeur H. Pirenne au début du tome VI de sa magistrale Histoire de Belgique, et de l'exposé général placé par Monsieur P. Verhaegen en tête de son premier volume, deux ouvrages seulement ayant une valeur scientifique avaient traité de quelques aspects de la question et ne les avaient pas épuisés. L'un était L'Histoire des Belges à la fin du XVIIIe siècle de A. Borgnet, dont la seconde édition remonte à 1862, l'autre, Jemappes et la conquête de la Belgique de l'historien A. Chuquet, paru en 1890, dans la belle série des « Guerres de la Révolution ».
   Le livre de Borgnet fut à juste titre apprécié à l'époque où il parut ; il représentait en effet un effort considérable et comblait heureusement une lacune importante de la littérature historique belge. Le progrès des études historiques et un plus grand recul dans le temps nous permettent actuellement d'en discerner les insuffisances : l'ouvrage basé sur une documentation presqu'exclusivement belge, d'ailleurs incomplète, est forcément unilatéral ; il n'envisage que le point de vue politique des problèmes, en néglige l'aspect économique et social ; il est trop narratif et n'explique guère les causes profondes et les réactions des événements entre eux ; il est assez incolore alors qu'aucune période n'offre autant de pittoresque et de variété dans les personnages et les situations ; enfin, il n'est pas absolument impartial et les sentiments patriotiques et libéraux de l'auteur s'y font peut-être trop sentir.
   Jemappes, d'A. Chuquet est une étude d'histoire militaire aussi claire qu'agréable et solide, dans laquelle l'auteur a été amené à exposer l'action politique de son personnage principal, Dumouriez ; cette partie du livre est la moins forte ; elle aurait exigé un dépouillement plus complet des Archives Nationales ainsi que l'utilisation des archives conservées en Belgique ; cette double lacune s'est plutôt aggravée du fait que l'éminent historien des guerres de la Révolution s'est reporté fréquemment à l'œuvre de Borgnet et en a repris les points de vue et les parti-pris, notamment à l'égard des commissaires français ; enfin, dans la question si lourde de conséquences, du différend entre Dumouriez et le ministre de la guerre Pache, il a accepté avec trop de bienveillance la thèse du vainqueur de Jemappes ; il n'a pas mis en lumière, par exemple, le plan politico-financier du général, cause principale de son opposition au ministre jacobin et au Directoire des achats.
   Ces quelques remarques semblent justifier suffisamment mon entreprise. Après avoir réuni et analysé une documentation aussi complète que possible, après avoir tenu compte de la plus récente mise au point des problèmes de l'histoire de la Révolution française, je me suis efforcée d'exposer d'une manière vivante et impartiale les sentiments et les actes des individus et des groupes sociaux et surtout d'expliquer leurs réactions mutuelles ; cette tâche a été rendue particulièrement ardue par la multiplicité des lieux, des personnages et des groupes, mais quantité de questions ont été souvent éclaircies par la simple détermination précise, parfois jour par jour, de la succession des événements ou de leur concomitance ; une autre difficulté a résulté de la nécessité de faire le départ exact suivant chaque cas entre l'action des individus, des groupes et des masses collectives plus ou moins conscientes.

30 euros (code de commande : 28953 - vendu).

 

THIEFFRY (Edmond) — En avion de Bruxelles au Congo belge. Histoire de la première liaison aérienne entre la Belgique et sa colonie. Préface du roi Albert Ier. Bruxelles, Schaumans, 1926. In-8° broché sous une couverture illustrée de La Renaissance du Livre, [10], 304 p., quelques illustrations, petit accroc (sans perte) à la queue restauré avec de l'adhésif.
Préface :
   Dans son livre, le lieutenant Thieffry présente au public le récit détaillé du raid, qu'avec l'excellent pilote Roger et l'habile mécanicien De Bruycker, il a accompli, il y a un an, de Bruxelles à Léopoldville.
   Le lieutenant Thieffry est un pionnier ; c’est lui qui le premier a conçu et réalisé la jonction aérienne entre la Belgique et sa colonie. Sa ténacité a eu raison de toutes les difficultés d'organisation de l'expédition dont sa vaillance et celle de ses compagnons ont assuré le succès.
   Pendant la guerre, le lieutenant Thieffry fut un des meilleurs aviateurs du front allié ; avec l'audace qui lui était habituelle, il remporta, dans le ciel des Flandres, un grand nombre de victoires incontestées qui contribuèrent à porter très haut la réputation de l'aviation belge.
   En mettant, sept ans après, à l'actif de la Belgique, un exploit aérien aussi remarquable, il a prouvé qu’il n'avait rien perdu des incomparables qualités qui faisaient notre admiration sur l'Yser.
   Ce sont là des titres qui donnent de l’autorité à l’auteur.
   Sous sa plume, les différentes péripéties de ce long et périlleux voyage : la traversée du Sahara, de la région du lac Tchad, de la forêt équatoriale, son arrivée triomphale au Stanley Pool revêtent un caractère vraiment attachant.
   Aussi ce livre mérite d'être lu par tous les Belges ; ils y puiseront une utile leçon de géographie, la jeunesse s'enthousiasmera de cet exemple de la force que confère la confiance en soi servie par une inflexible volonté. Personne ne lira ces pages sans un sentiment de fierté et de foi dans l'avenir en constatant qu’il se trouve toujours dans notre pays des hommes ayant les aptitudes nécessaires pour mener à bien les entreprises les plus nouvelles et les plus difficiles.

25 euros (code de commande : 28960).

 

[U.R.S.S.]. 7 Nov. 1917 - 7 Nov. 1944. XXVIIe anniversaire de l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes. Bruxelles, Les Amitiés Belgo-Soviétiques, [1944]. In-8° agrafé, 45 p., exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Discours de Joseph Staline.
   - Ordre du jour du Maréchal Staline à l'occasion du XXVIIe anniversaire de l'U.R.S.S.
   - La Belgique célèbre le XXVIIe anniversaire de l'Union Soviétique :
      - Allocution de M. le Ministre F. Demany.
      - La Radiodiffusion Nationale Belge et le XXVIIe anniversaire de l'U.R.S.S :
         - J. Staline.
         - L'Armée Rouge.
         - La Constitution de l'U.R.S.S.
         - La Culture en Union Soviétique.
      - Les Amitiés Belgo-Soviétiques organisent une grande séance pour célébrer la fête nationale de l'U.R.S.S.

6 euros (code de commande : 28987 - vendu).

 

WEILLER (Raymond) — Les monnaies luxembourgeoises. Louvain-la-Neuve, Institut Supérieur d'Archéologie et d'Histoire de l'Art, 1977. Grand in-8° sous reliure toilée d'éditeur, [12], 311 p., XL planches hors texte, (collection « Publications d'Histoire de l'Art et d'Archéologie de l'Université Catholique de Louvain », IX - Numismatica Lovaniensia 2), trace d'humidification au bas du premier plat.
Extrait de l'avant-propos :
   Le présent ouvrage comporte en premier lieu le catalogue aussi complet que possible des monnaies luxembourgeoises et de celles des fiefs, avec toutes les variantes connues. Les introductions historiques aux règnes ont été conçues de façon à exposer clairement les faits essentiels de l'évolution dynastique et territoriale, ainsi que de l'histoire monétaire. Les attributions et les datations se trouvent justifiées dans un chapitre spécial. D'autres chapitres sont consacrés à des sujets accessoires, tels que les imitations et faux, les monnaies non luxembourgeoises ou inexistantes, les concordances de nos numéros courants avec ceux des principaux ouvrages publiés sur le sujet, les essais monétaires et les outils monétaires. Enfin, dans un dernier chapitre intitulé : Rayonnement du numéraire luxembourgeois, on trouvera la liste aussi complète que possible de tous les trésors ayant contenu une ou plusieurs monnaies luxembourgeoises.
   Naturellement, ce livre n'entend pas résoudre tous les problèmes que pose la numismatique luxembourgeoise, mais il doit être considéré comme un outil de travail destiné à en faciliter l'approche, en évitant notamment aux non numismates des recherches fastidieuses et malaisées, d'autant plus que les informations fournies par les publications antérieures demandent souvent des mises au point, surtout en ce qui concerne l'identification exacte des pièces.

70 euros (code de commande : 28961).

 

WILLAUMEZ (Jean-Baptiste Philibert) — Dictionnaire de marine, avec huit planches ; par le Vice-Amiral Willaumez. Troisième édition, corrigée et considérablement augmentée. Paris, Bachelier, 1831. [Paris, / Bachelier, Père et Fils, / Libraires pour la Marine, / Quai des Augustins, N° 55. / 1831] In-8° demi-reliure usagée de l'époque, [1 (titre)], [1 bl.], [4 (épître dédicatoire, avis de l'auteur, liste des abréviations)], 579, [1 bl.], [2 (errata)] p., exemplaire bien complet des huit planches à déplier dont la dernière aquarellée avec le tableau des pavillons, étiquette de la librairie Louis Capelle (2, rue du Chêne, à Bruxelles) collée aux pages de garde et de titre, cachet humide ex-libris de H.W.A. Van Rappard à la page de titre, et cachet humide ex-libris du professeur Maurice Arnould, rousseurs parfois importantes.
   Le chevalier Van Rappard était un officier de la marine royale des Pays-Bas qui, placé sous les ordres du colonel Koopman, commandait la canonnière n° 1 lors du siège de la citadelle d'Anvers par l'armée française, en 1832.
Avis de l'auteur :
   Outre les nombreuses corrections qu'un travail appliqué a fait subir à cette troisième édition de mon Dictionnaire de Marine, je l'ai aussi beaucoup augmentée par des additions importantes, tant dans le texte que dans les planches. Une commission, composée d'officiers de la marine ( de tous les grades), recommandables par leurs talens et leur expérience, et présidée par M. le vic-amiral marquis de Sercey, a revu tout l'ouvrage, et s'il est jugé digne d'être offert aux mains de toutes les classes, c'est au zèle éclairé des membres de la commission qu'il devra cet avantage ; je prie ces Messieurs de vouloir bien en agréer mes remerciemens.

70 euros (code de commande : 28994).

 

WILMOTTE (Maurice) — Nos dialectes et l'Histoire. Paris, Droz, 1935. In-8° broché, 71 p.
Préface :
   Dans ces notes, qui, sous leur première forme, ont été lues à l'Académie royale de Belgique, on n'a pas ambitionné de présenter d'une façon nouvelle un certain nombre de problèmes dont la solution s'impose, de plus en plus impérieusement, aux philologues et aux historiens. On a voulu simplement les soumettre à l'attention d'un petit nombre d'esprits curieux, sans dissimuler ce qu'il y a de complexe et d'obscur en eux. Cette complexité résulte, en partie, de la révélation des nouvelles provinces que la dialectologie a annexées à une discipline, dont les cadres étaient restés à peu près rigides depuis Diez. Même en lisant la grammaire de Meyer-Lübke, où cependant la prise en considération des parlers populaires constitue une nouveauté marquante, on ne peut se douter de ce que ceux-ci vont fournir, et ont déjà fourni, de moyens d'investigation supplémentaires à l'histoire de nos premiers siècles. C'est pourquoi je leur ai consacré la quasi-totalité de ce modeste exposé, et, Wallon de race et de langue, j'ai fait à nos patois une part plutôt généreuse.
   Pour rendre cet exposé plus clair, je l'ai subdivisé au risque de tomber dans certaines répétitions d'idées, sinon de mots. Il m'a paru que la meilleure méthode, pour mettre en lumière ces acquisitions de notre science, consistait à les grouper, fût-ce de façon réduite, sous des rubriques correspondant aux stades successifs de ce qui constitue la civilisation française, c'est-à-dire aux dominations gauloise, romaine et franque. Chacune de ces dominations a laissé dans notre langue des traces durables, mais il n'en est qu'une, dont l'apport a été assez considérable pour fournir le « substratum » nécessaire à cette civilisation. Elle a eu le double privilège de la durée et du renfort spirituel d'une nouvelle foi, qui devait peu à peu s'imposer à tout le territoire de l'ancienne Gaule.

10 euros (code de commande : 28989 - vendu).

 

YANNART (Philippe) — Mons en images à la Belle Époque. Préface de Christiane Piérard. Mons, Éditions du Miroir, 1982. In-4° broché, [128] p., 233 reproductions en noir, exemplaire en bel état.
Extrait de la préface :
   Des cartes postales ayant une ville pour objet, Mons en l'occurrence, [...] révèlent les traditions, la vie quotidienne de nos aïeux : l'habillement, les moyens de transports, la devanture des magasins et des boutiques avec leurs marchandises variées, aussi bien la mode de l'étalage que la mode du vêtement ; le grouillement de vie des cris de la rue, des gens et des animaux, figé sur quelques centimètres carrés ; l'aspect de nos rues, les façades de bâtiments à présent disparus ou transformés et parfois méconnaissables, tels qu'ils étaient au début de ce siècle. Que de changements mais que d'informations précises et précieuses puisées dans ces cartes postales.
Parfois, elles sont événementielles et racontent telle inondation des bas quartiers de la ville, telle catastrophe minière qui a marqué la mémoire collective, tel événement social ou économique ou telle festivité (joyeuse entrée royale, cortège folklorique, célébration ou commémoration), telle page historique (libération de la ville en 1918 par exemple).
   Pour l'historien ou pour le sociologue, la carte postale témoignant des facettes du visage d'une ville est aussi importante que, pour un géographe, celle qui représente un paysage. Pour les uns et les autres, la comparaison entre la situation décrite par l'image d'il y a cent ans et l'état actuel, permet des déductions intéressantes et parfois inattendues. Ainsi, la carte postale objet de collection peut être objet d'étude et source d'information ; celui qui sait l'interroger, la scruter, l'interpréter est récompensé : il y apprend beaucoup.
   La publication de cartes postales anciennes a plus d'une fois tenté des éditeurs qui mirent ainsi au service de tous, les trésors cachés des collections publiques ou privées. Dans le cas présent, seuls des collectionneurs privés ont été sollicités et il faut remercier les Montois amoureux de leur ville qui ont consenti à ouvrir leur arche secrète, à publier leurs trésors personnels accumulés petit à petit, à force de patientes recherches à l'affût de la carte manquante, dimanche après dimanche, au Vieux Marché aux puces du Béguinage, furetant pour découvrir la perle rare dans les boutiques spécialisées de Bruxelles ou d'ailleurs, trouvant par chance le joyau sur les quais de Paris ; car elles reviennent parfois de loin, les cartes postales expédiées par nos ancêtres montois à leurs parents et amis à l'étranger.
   Utilitaires autrefois, messagères de bonnes ou de mauvaises nouvelles, elles sont rapatriées dans leur « biau p'tit trau d'ville » en tant qu'objet de collection, de divertissement. C'est la loi commune des choses. Le donjon du Moyen Âge avait une fonction militaire défensive ; à présent, il est lieu touristique, but d'excursion pour vacanciers ; lui aussi est passé de l'utile à l'agréable.
   Le pittoresque de Mons dû à la configuration de la ville, les vestiges du passé architectural et monumental, la diversité des activités des habitants, le commerce et l'industrie (avant 1914), le charroi, l'emplacement des marchés, la « vie » de la cité, ont inspiré plus d'un photographe et la variété des cartes postales montoises est exemplaire.
   Philippe Yannart a fait un choix qui comme tout choix est subjectif, et il présente le résultat de sa sélection dans ce volume. C'est avec étonnement parfois, avec plaisir souvent que nous découvrons tant d'aspects divers de la ville et de sa population, au fil des pages. Les Montois retrouveront dans ces images du temps passé, pas si éloigné mais si différent du nôtre, le parfum de la « belle époque », d'ailleurs pas toujours si belle pour ceux qui la vivaient.

25 euros (code de commande : 28978).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 17 décembre 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(19 novembre 2019)

 

AMIC (Yolande) — L'opaline française au XIXe siècle. Paris, Gründ, 1952. In-4° broché sous couverture rempliée, 188 p., illustrations dans le texte et XLVIII planches en héliogravure hors texte (dont 8 en couleurs), couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction. - Vogue des cristaux opales en 1824. - Origine : verre opalin de Venise et d'Allemagne. - Évolution de l'opaline française au XIXe siècle commandée par l'évolution technique de l'industrie du verre.
   Chapitre I. Technique.
      - Bibliographie sommaire.
      I. Matière ou « Métal ».
      II. Coloration : Blanc opalin. - Couleurs d'opale.
      III. Façonnage : Exécution des pièces, outillage. - Nouveaux procédés de fabrication appliqués à l'opaline (doublage, filigrane, gravure et dépolissage).
      IV. Procédés de décoration : Dorure. - Peinture. - Impression.
   Chapitre II. Formes.
      - Première période, 1810-1835. - Objets fabriqués en opaline. - Répertoire des formes principales, leur caractère classique. - Évolution depuis 1820.
      - Deuxième période, 1840-1870. - Lignes générales de l'évolution pendant cette période :
         1° Formes classiques.
         2° Formes empruntées aux Céramiques d'Extrême-Orient.
         3° Formes de goût français.
         4° Formes de goût allemand.
         5° Formes dites « à la Turque ».
   Chapitre III. Décor.
      I. Décor façonné : Taillé. - Moulé. - Ornements rapportés.
      II. Décor exécuté sur la pièce terminée : Dorure et peinture.
         1° 1815-1835. - Or, argent et couleurs non vitrifiées. Répertoire des principaux décors.
         2° 1840-1870. - Dorure et couleurs vitrifiées :
            - Décor doré. - Filets, bandeaux, etc.
            - Décor peint en couleurs et dorure. - Animaux, fleurs.
            - Impression.
   Chapitre IV. Centres de fabrication.
      - Début de la fabrication du cristal : Socle 1778, Kœnig 1779, Beaufort 1781, Lambert et Boyer 1782. - État de la cristallerie au commencement du XIXe siècle.
      I. Manufactures en activité sous le Premier Empire :
         - Cristalleries du Creusot près Montcenis.
         - Cristalleries de Baccarat (Vonèche, Baccarat, Trélon).
         - Cristallerie de Muntzthal-Saint-Louis.
      II. Manufactures créées sous la Restauration :
         - Cristallerie de Bercy.
         - Verrerie-Cristallerie de Choisy-le-Roi.
      III. Manufactures ayant commencé à fabriquer de l'opaline après 1830 :
         - Cristalleries : Établissements de médiocre importance.
            - Clichy-la-Garenne.
            - Lyon-la-Guillotière.
            - La Villette-Pantin.
         - Verreries : Plaine-de-Walsch, Vallérysthal, Portieux.
   Chapitre V. Les décorateurs d'opaline.
      - Généralités.
      I. Doreurs et peintres en couleurs non vitrifiées (1800-1835). - Luton.
         - Desvignes, Mme veuve Desvignes, Vincent et Blancheron.
      II. Doreurs et peintres en couleurs vitrifiées depuis 1835. - Jean-François Robert.
      III. Décorateurs secondaires - Imprimeurs.
         - Doreurs.
   Chapitre VI. Commerce de l'opaline.
      - Sous la Restauration. - Au temps de Louis-Philippe et du Second Empire. - Vogue actuelle de l'opaline.
   - Bibliographie.
   - Annexes.

45 euros (code de commande : 28905).

 

[APOLLINAIRE (Guillaume)]. Livres de France. Revue littéraire mensuelle. 5e année - N° 10 - Décembre 1954. Paris, Hachette, 1954. Grand in-8° agrafé, 29, [10] p., illustrations.
Sommaire :
   - Max Jacob à Guillaume Apollinaire, lettres inédites présentées et commentées, par André Billy.
   - Picasso, par Guillaume Apollinaire.
   - La disparition d'Honoré Subrac, nouvelle inédite, par Guillaume Apollinaire.
   - De la soirée de La Plume à la dernière nuit, par André Salmon.
   - Bibliographie des œuvres de Guillaume Apollinaire.
   - André Billy, de l'Académie Goncourt, donne son opinion sur quelques nouveautés.
   - Analyse des derniers ouvrages parus.
   - Le théâtre, par Yves Gandon.
   - Le cinéma, par Marcel Lasseaux.
   - La cote des livres, par Maurice Monda.
   - Les microsillons, par Paul-Louis Pamelard.
   - Vient de paraître.

10 euros (code de commande : 28907).

 

[BÉATRIX DE BRABANT]. GASTOUT (Marguerite) — Béatrix de Brabant. Landgravine de Thuringe, Reine des Romains, Comtesse de Flandre, Dame de Courtrai (1225 ? - 1288). Louvain, Bibliothèque de l'Université, 1943. In-8° broché, XXIX, 337 p., planches hors texte, (collection « Université de Louvain - Recueil de Travaux d'Histoire et de Philologie », 3e Série - 13e Fascicule).
Extrait de l'introduction :
   L’histoire du brillant XIIIe siècle, tout occupée de l’essor merveilleux du commerce, de la vie urbaine, des arts et de la pensée philosophique, à fait jusqu’à présent peu de place à la vie des individus. À part les personnages dont l’activité constitue la trame de l’histoire politique, tels un saint Louis, un Frédéric de Hohenstaufen, un Charles d’Anjou, ou, dans un cadre plus restreint, les ducs de Brabant, par exemple, il en est relativement peu qui aient fait l’objet d’une étude critique.
   Parmi les figures féminines surtout, beaucoup sont restées dans l’ombre, et des plus intéressantes. Blanche de Castille, Marguerite de Provence, Marguerite de Hohenstaufen, Jeanne de Constantinople ont leur biographe moderne. Mais, à notre connaissance, il n’existe que très peu d’études critiques sur les vies moins marquantes du même siècle. C’est l’une d’elles que nous voudrions ressusciter à la lumière de tout ce que l’historiographie médiévale, les trésors d’archives et les monuments archéologiques ont conservé à son sujet. Il s’agit de Béatrix de Brabant, mieux connue en Flandre sous le nom de Béatrix de Courtrai.
   Troisième fille d’Henri II, duc de Brabant, et de Marie de Souabe, elle naquit au château de Louvain vers le premier quart du XIIIe siècle. Un premier mariage l’unit en 1241 à Henri Raspon, le landgrave de Thuringe, qu’une campagne électorale soutenue par la Curie pontificale éleva cinq ans plus tard au titre de roi des Romains. Un second mariage contracté avec Guillaume de Dampierre, l’héritier de Flandre, en 1247, quelques mois après la mort du landgrave, la transporta dans un nouveau cadre qu’elle ne quitta plus. Après la mort inopinée de son second époux au tournoi de Trazegnies en 1251, elle se fixa en effet à Courtrai, au centre des domaines qu’on lui avait assignés en douaire. Ainsi l’ex-landgravine, l’ex-reine des Romains, après avoir porté par anticipation pendant trois ans le titre de comtesse de Flandre, n’était plus que dame de Courtrai. Mais, dans ce champ d’action restreint, Béatrix sut déployer les qualités d’énergie, d’intelligence, de libéralité qui ont perpétué son souvenir jusqu’à nos jours. Sa correspondance avec les cours de France, d’Artois, de Brabant, atteste qu’elle fut mêlée ou du moins intéressée aux événements politiques les plus divers : querelle des d’Avesnes et des Dampierre, intrigues de Pierre de la Broce contre la reine de France Marie de Brabant, luttes de Charles d’Anjou en Italie, bataille de Worringen. Mais ces conflits ne pouvaient retenir qu’un temps son esprit et son cœur ; elle réservait la meilleure part de son activité à une œuvre qui fut l’expression la plus manifeste de sa profonde piété : la fondation de l’abbaye cistercienne de Groeninge. Elle s’y créa une retraite et il est probable qu’elle y mourut, le 13 novembre 1288.

35 euros (code de commande : 28945 - vendu).

 

BEAURAIN (chevalier de) — Carte des camps de Quevy de Bossu de Kievrain et de Perwez. Les 13 14 et 15 Octobre 1693. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géographe ordinaire du Roy. Planche XXXII extraite du tome IV de l'Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement. Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.
Dimensions :

   - Illustration : 485 x 304 mm.
   - Cuvette : 499 x 317 mm.
   - Feuille : 513 x 398 mm.
   Carte en bel état, les mouvements des troupes étant coloriés, et où apparaissent, de droite à gauche, les places fortes de Mons, de Saint-Ghislain, de Condé et, partiellement, de Valenciennes.

Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (p. 326) :
   Les troupes allerent de Quesvy à Bossu sur la Haisne, le 17 d'Octobre.
   La colonne de la droite passa à Noirchin, au moulin de Framieres, à Quarrgnon, à Saint-Guilain, où fut la droite du camp.
   La seconde colonne passa à Genly, laissa le moulin de Framieres à droite, & le village à gauche, pour aller droit à la Justice d'Hornu, d'où elle entra dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne laissa Genly à droite, passa par Framieres & Wame, & laissa la Justice d'Hornu à droite, pour aller à la hauteur de Bossu, & delà à Kiévrain, où fut son camp.
   La cavalerie campa en partie près de Saint-Guilain, & le reste fut cantonné près de la Haisne. L'infanterie campa près de Kiévrain.
   Les troupes y séjournerent le 18 ; le 19 l'armée s'avança à Peruwelz, & marcha dans l'ordre qui suit.
   La colonne de la droite, qui étoit pour la cavalerie, passa à Saint-Guilain, à Baudour, laissa Veillerot à droite, pour aller au moulin à papier ; delà elle prit par Estambrugge, & laissa Quevaucamp à gauche, pour aller à Ramilly & à Thumaide, où fut le camp.
   La seconde colonne, qui étoit pour l'infanterie, passa à Bossu, à Hautrage, à Grandglise & à Basecles, où elle traversa le ruisseau pour entrer dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne, qui étoit pour les équipages, laissant Thulin à droite, & la cense de Saulsoir à gauche, alla à Hensies, passa au Pont-à-Haisne, à Pomereuil, à Harchies, à Blaton, & suivit le chemin de Watrelo, où elle traversa le ruisseau de Peruvelz ; les équipages de la colonne de la droite, allerent passer à Basecles, & ceux la gauche à Watrelo.
   Les troupes camperent sur deux lignes, la droite à Thumaïde, la gauche entre Peruvelz & Raucour.
   Elles marcherent le lendemain à l'Abbaye du Saulsoy, près de Tournay.

50 euros (code de commande : 28950).

 

[BELLMER (Hans)]. Les dessins de Hans Bellmer. Préface de Constantin Jelenski. Paris, Denoël, 1966. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, 109 p., illustrations en noir, bon exemplaire de cette peu courante édition originale.
   Il s'agit bien de la première édition. Une réédition a paru deux ans plus tard en 1968, que l'on trouve plus souvent.
   
Après la préface de Constantin Jelenski, Hans Bellmer ou la douleur déplacée, suivent les reproductions de 98 dessins dont la plupart à pleine page.
Extrait de la préface :
   Le paysage intérieur du corps est lié à la mort et à l'amour : l'amant et l'assassin sont des explorateurs privilégiés. Avant même que ne commence l'aventure de l'art moderne, lorsque l'enveloppe du corps humain opposait à l'œil de l'artiste un invincible barrage, nous devions certaines des images les plus fulgurantes à la vision instantanée de la torture ou à la recherche anatomique. Dans les musées, ce seront les Apollons écorchant les Marsyas, qui jouaient mieux qu'eux de la flûte, les saints Vincent, Barthélémy écorchés en martyrs de la foi. Ces stries rouges, ces lambeaux de peau semblables à des pétales de fleurs épanouies sont plus incongrus encore lorsque, d'iconographique, le prétexte devient scientifique. Sur une des planches d'Arnaud-Éloi Gautier d'Agoty, un des plus grands artistes du XVIIIe siècle, que seule son apparente vocation de « graveur anatomique » a maintenu dans l'ombre, nous voyons une femme enceinte, écorchée jusqu'au cou, et dont les muscles rouges sont moulés sur le corps, comme un manteau de sang ; seule sa tête poudrée, souriante, est intacte, mais il est impossible de penser qu'elle n'est pas promise à la guillotine.
   À cette exploration, il fallait alors un prétexte. Et c'est en toute innocence, scientifique ou historique, que ces artistes d'autrefois nous introduisent dans le labyrinthe de notre corps. De ce labyrinthe, Hans Bellmer est le premier explorateur conscient et impitoyable.
   Parmi les phantasmes que l'art contemporain a suscités, et qui ont maintenant une existence propre, toujours prêts à ranimer la vie imaginaire des hommes, l'un des plus puissants, des plus fulgurants est la Poupée de Bellmer. Plus qu'une image, plus qu'un objet, c'est un fétiche, une idole, et qui a suscité sa propre mythologie. Son existence particulière importe peu désormais, puisqu'elle a sa biographie, ses reflets multiples, sa poésie, sa philosophie.

80 euros (code de commande : 28924).

 

BODART (Luc) — Thulin, un peu de son passé. Chez l'Auteur, [1990]. In-8° broché, 101 p., illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   
I. Introduction.
   II. Vues anciennes de Thulin.
   III. Essai d'interprétation de l'origine de Thulin.
   IV. Quelques remarques de démographie.
   V. Le pouvoir communal et son évolution - ses réalisations. L'assistance publique. Honneur rendu par la Commune à des jubilaires.
   VI. Vie associative (Sociétés, fêtes, kermesses, concerts, colombophilie (de 1881 à 1950) - Vie populaire, mariage ancien et moderne, sobriquets, patois local).
   VII. Cercles dramatiques (Entre les deux guerres - Après la Seconde Guerre).
   VIII. Folklore thulinois.
   IX. Évolution de la vie socio-économique.
      A. Thulin rural : activité agricole et artisanat connexe.
      B. Fabriques thulinoises : la faïencerie, la cartonnerie, la papeterie, les commerçants.
      C. Petits métiers disparus.
      D. Statistiques.
   X. Thulin pendant la Seconde Guerre mondiale.
   XI. La paroisse et l'administration religieuse. L'église.
   XII. L'enseignement.
   XIII. Notes biographiques.
   XIV. Épilogue.

13 euros (code de commande : 28937).

 

BRAURE (Maurice) — Les documents néerlandais relatifs à l'occupation de la Flandre wallonne 1708-1713. Lille, Raoust, 1932. In-8° broché sous couverture (un peu défraîchie) rempliée, 193 p., exemplaire non coupé.
Extrait de l'avant-propos :
   Avant d’aborder la publication des documents néerlandais relatifs à l’occupation de la Flandre Wallonne, nous devons à ceux qui en feront usage quelques éclaircissements. Nous avions d’abord eu le dessein d’écrire l’histoire même de cette occupation ; elle eût servi à la fois de thèse complémentaire et d’introduction à une thèse principale : Lille et la Flandre Wallonne au XVIIIe siècle. La date de 1713, qui marque le départ des Alliés, ouvre, en effet, une ère nouvelle pour ce pays, qui ne reprend véritablement qu’à cette époque une conscience nette de ses destinées françaises, et dont les ennemis ne fouleront plus le sol jusqu’à la fin de l’ancien régime. En second lieu, les autorités hollandaises s’étaient préoccupées d’administrer la région dans un tel détail, que retracer leur action était en somme initier le lecteur à tous les problèmes qui se posaient pour la province à la fin du règne de Louis XIV.
   Malheureusement pour ce projet, – mais heureusement pour la connaissance de cette période mouvementée – au cours des recherches auxquelles nous nous sommes livré, nous avons découvert aux Archives Générales du royaume de Hollande, à La Haye, une mine de documents insoupçonnée, qui transformait notablement les notions que l’on avait jusqu’ici de l’occupation hollandaise, et dont l’importance et la masse étaient telles que l’ouvrage projeté allait dépasser à coup sûr l’envergure que l’on donne habituellement aux thèses complémentaires.
   Sans abandonner pour cela le travail primitif, qui est en voie d’achèvement, nous nous sommes résolu alors à une publication de textes, amplement justifiée par l’intérêt des documents mis au jour, et qui nous permettait en même temps d’alléger un peu l’histoire proprement dite de l’occupation hollandaise.
   Ce sont ces textes que nous présentons aujourd’hui au public ; ils ne constituent – est-il besoin de le dire ? – qu’une très faible partie de la documentation recueillie. Pour ceux qui, dès maintenant, désireraient avoir une vue d’ensemble de la période d’occupation, nous renvoyons au chapitre second de la thèse principale, où cette période se trouve esquissée.

28 euros (code de commande : 28946).

 

CALAFERTE (Louis) — Les fontaines silencieuses. Paris, Gallimard, 2005. In-8° broché, 141 p., (collection « L'Arpenteur »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « 
Je préfère à tout le travail – qui m'est sécurité d'esprit, exacte concordance à ma mesure, justification de mon moi – et, plus encore : plaisir.
   Savoir en m'éveillant que je vais m'asseoir à ma table, voilà qui, chaque jour, me procure un contentement que le temps n'épuise pas. Cette hésitation, chaque fois, devant le papier que sa blancheur défend. La page remplie – ou, les mauvais jours, seule une phrase. Le soir, ce cahier refermé jusqu'au lendemain. Cette accumulation de vie au long des journées. Écrire est une grâce. »

10 euros (code de commande : 28902).

 

CARNAP (Rudolf) — Construction et réduction. Textes inédits sur le physicalisme 1922-1955. Édités par Bernard Andrieu et François Félix. Lausanne, L'Âge d'Homme, 2011. In-8° collé, 263 p., (collection « Être et Devenir »), exemplaire en très bon état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Les textes inédits traduits et présentés dans ce volume constituent un témoignage exceptionnel quant à l'évolution de la pensée de Carnap, l'un des fondateurs de la philosophie analytique. Des premières ébauches d'une construction logique du monde à l'analyse logique des propositions du langage, ils nous font en effet assister aux différents moments d'un programme philosophique inscrit dans le débat du physicalisme et de l'unité de la science. La réductibilité des termes de la psychologie puis de la biologie aux termes de la physique implique-t-elle la dérivabilité de leurs lois aux siennes ? Y a-t-il bonne conséquence d'une épistémologie de la réduction à une réduction ontologique ? Le monde, en somme, est-il entièrement explicable par le langage, et si oui, lequel ?

30 euros (code de commande : 28913).

 

CARNAP (Rudolf) — Signification et nécessité. Une recherche en sémantique et en logique modale. [Titre original : Meaning and Necessity. A Study in Semantics and Modal Logic.] Traduit de l'anglais et présenté par François Rivenc et Philippe de Rouilhan. Paris, Gallimard, 1997. In-8° collé, 382 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Carnap (1891-1970) est principalement connu en France comme le représentant typique du « positivisme logique », le mouvement qui s'épanouit à Vienne au début des années trente : le fameux « Cercle de Vienne ». Ce mouvement est réputé pour son étroitesse d'esprit anti-métaphysique, son scientisme borné, son épistémologie anti-historique. Quel que soit le jugement qu'on portera sur la valeur des idées développées d'ans le Cercle de Vienne, ce sera rendre justice à Carnap que de montrer que son œuvre dépasse infiniment, par son ampleur, ses centres d'intérêt, et l'influence qu'elle a exercée sur plusieurs générations de philosophes du langage et de linguistes, le cadre étroit où l'on a prétendu renfermer.
   Signification et nécessité (Meaning and Necessity) date de 1947. À cette date, Carnap s'est depuis douze ans installé aux États-Unis, après avoir fui l'Europe et la montée du nazisme. Tout donne à penser que ce livre est sorti, pour une large part, des problèmes que Quine et Carnap discutent longuement dans leur correspondance régulière de l'époque : qu'est-ce que la signification ? Est-ce même une notion légitime » ? Une sémantique scientifique est-elle possible, et sous quelle forme ? Le pessimisme théorique de Quine est bien connu ; les efforts de Carnap pour modéliser convenablement le phénomène de la signification – ce qu'on appelle en termes techniques les phénomènes d'intentionnalité, dont les modalités (nécessité, possibilité) sont un exemple – le sont moins, du moins en France. Car, outre-Atlantique, chacun sait bien que Carnap est le père de la sémantique contemporaine, qu'il s'agisse de la sémantique des mondes possibles, des grammaires formelles de Montague, ou des logiques doxastiques (pour ne citer que quelques exemples).

20 euros (code de commande : 28914).

 

CHASE (James Hadley) — Pas d'orchidées pour Miss Blandish. [Titre original : No Orchids for Miss Blandish.] Traduit de l'anglais par Marcel Duhamel. Paris, Gallimard, 1949. In-8° sous cartonnage et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 252 p., (collection « Série Noire »).
Extrait de la notice de Claude Mesplède :
   À dix-huit ans, [James Hadley Chase] travaille dans une librairie, et note l'engouement du public pour les récits de gangsters américains, ce qui l'incite à en écrire. À l'aide d'un dictionnaire d'argot américain et quelques références livresques sur la pègre, il utilise un thème de Faulkner puisé dans Sanctuaire, sur lequel il greffe une intrigue de son cru, et écrit (en six week-ends, dit la légende), son premier roman noir, Pas d'orchidées pour Miss Blandish (1939). Il le remaniera en 1961 (Pas d'orchidées), après lui avoir donné une suite avec La Chair de l'orchidée (The Flesh of the Orchid, 1948). L'histoire tragique de cette fille de milliardaire américain, enlevée et séquestrée par le gang de M'man Grisson, obtient immédiatement un énorme succès. Chase a trouvé sa voie. Il abandonne la librairie et devient écrivain professionnel. Son premier livre dépeint déjà quelques personnages violents, désaxés et sadiques qui composent sa singulière galerie de portraits. Au point que ses lecteurs vont croire pendant des années qu'il est un des pères du roman noir américain. Le fait qu'il soit publié dès 1946 à la « Série Noire » entretiendra longtemps la confusion.
Bibliographie :
   - Mesplède (Claude), Chase, James Hadley, dans Dictionnaire des littératures policières, t. 1, p. 350.

10 euros (code de commande : 28917 - vendu).

 

[CHAVÉE (Achille)]. PIROTTE (Ernest, pseudonyme de Pol Bury) — Achille Chavée avocat ou la Mammifération des libellules. La Louvière, Le Daily-Bul, 1969. In-8° broché, XXVI p., 26 photos en noir et blanc contrecollées, impression sur papier orange, (collection « Le Monographe »), un des 30 exemplaires signés par l'auteur et numérotés (n° X), en très bel état.
   Grâce à la plume habile et astucieuse de Pirotte, le poète nous est présenté sous des aspects souvent fort insolites. Il s'agit en fait de 26 photographies prises sur le vif et commentées par un ami de longue date d'Achille Chavée.
   En avant-propos, le poème d'Achille Chavée : Dictée.
Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 268.

50 euros (code de commande : 28929).

 

DEJOLLIER (René) — Charbonnages en Wallonie 1345-1984. Namur, Érasme, 1988. In-4° collé, 288 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Préface de Philippe Moureaux :
   René Dejollier, c'est d'abord l'histoire d'une passion.
   Une passion forte, obsédante, envoûtante – comme toutes les passions – et toujours renouvelée pour une ville, sa ville : Namur.
   Une passion que René Dejollier n'a de cesse de nous faire partager en reconstituant sous nos yeux son passé, son histoire, jusque dans les détails les plus pittoresques et les plus inattendus de sa vie quotidienne.
   Dans sa série « Namur-Revue », qu'il a lancée en 1980, René Dejollier a fait œuvre d'historien en faisant revivre pour nous plus d'un siècle et demi d'événements, petits et grands, qui ont animé et marqué la scène namuroise.
Sa démarche ne manque ni d'intérêt, ni d'originalité.
   Sa passion pour Namur, l'auteur a choisi de nous la livrer à travers le prisme de ces témoignages trop souvent méconnus, et pourtant tellement authentiques, dupasse que sont les cartes postales anciennes.
   Collectionneur de cartes postales et de documents photographiques rares, René Dejollier est aussi un lecteur assidu et attentif des journaux et de la presse périodique.
   Pour son 8e ouvrage, consacré à une étude rétrospective sur la naissance, l'essor et – hélas –la longue agonie de l'industrie charbonnière en Wallonie, c'est dans ces vieilles gazettes qui font partie intégrante de son univers que René Dejollier a puisé l'essentiel de sa documentation.
   Fidèle à ses racines et à son expérience du terrain, il s'est bien sûr penché, en priorité, sur l'histoire du charbon namurois. Son propos et son champ d'action sont cependant, ici, beaucoup plus vastes.
   L'origine de l'extraction de la houille, la transformation de l'industrie houillère sous l'Ancien Régime, la formation des grands bassins charbonniers hennuyers et liégeois, l'histoire des techniques, l'organisation des sociétés charbonnières, les conditions de vie et de travail de l'ouvrier mineur, l'appel massif à la main-d'œuvre immigrée... autant d'éléments constitutifs de ce passage industriel wallon aujourd'hui en complète mutation qui sont passés méthodiquement au crible dans un ouvrage de lecture agréable, richement et abondamment illustré.
   Il n'était évidemment pas concevable de retracer l'« histoire de la mine » sans évoquer le rôle essentiel joué par les mineurs dans la longue lutte menée par la classe ouvrière belge pour faire reconnaître son droit à l'existence et à la dignité. En consacrant une partie importante de son ouvrage à une chronologie très complète des différentes conquêtes sociales qu'ont jalonné l'histoire du mouvement ouvrier, l'auteur rend par la même un hommage combien mérité et bienvenu à l'action de ces travailleurs de la mine qui furent constamment à la pointe du combat pour l'égalité politique et la justice sociale.
   René Dejollier ne s'est pas contenté de jeter un regard nostalgique sur ce glorieux passé charbonnier wallon à jamais révolu. Maîtrisant bien son sujet, il a su aller à l'essentiel.
   Il a su, surtout, resituer pour son lecteur la place si particulière occupée dans notre histoire sociale – et dans notre Histoire tout court – par ces mineurs qui, pendant longtemps, ont constitué la principale masse de prolétaires de Wallonie.
   Tour à tour poignant, émouvant, parfois dramatique et de bout en bout passionnant, ce voyage en pays des « gueules noires » auquel nous convie René Dejollier mérite assurément d'être vécu.

25 euros (code de commande : 28934).

 

DUMMETT (Michael) — Les origines de la philosophie analytique. [Titre original : Ursprünge der analytischen Philosophie.] Traduit de l'allemand par Marie-Anne Lescourret. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 235 p., (collection « NRF - Essais »), exemplaire en bon état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Une opinion aussi erronée que communément répandue soutient que la philosophie analytique serait anglo-saxonne, donc étrangère à la philosophie continentale dont l'université a fait son canon. Or, la philosophie analytique – c'est-à-dire la conviction qu'une analyse philosophique du langage peut conduire à une explication philosophique de la pensée, donc à une explication globale – plonge ses racines chez trois philosophes de langue allemande : Gottlob Frege qui, le premier, opéra le « tournant linguistique » en accordant la préséance au langage sur la pensée dans l'ordre de l'explication ; Franz Brentano et sa thèse de l'intentionnalité de tous les actes de conscience qui seraient orientés vers des objets extérieurs appartenant au monde objectif ; Edmund Husserl, surtout, chez qui le sens ou la signification d'un énoncé sont un acte de notre conscience et non pas d'abord le fait d'une référence à un objet réel.
   Retrouver les origines continentales de la philosophie analytique consiste à déceler les idées directrices qui émergèrent en philosophie à la fin du siècle dernier et qui ne furent repérables que par ceux dont l'attention était en éveil.
   Par ce travail critique de relecture, le public français n'est pas seulement invité à retrouver les sources d'un des courants majeurs de la philosophie contemporaine : chemin faisant, il découvre également, pour la première fois dans sa langue, les thèses – sur la pensée, le langage, la signification, la vérité – défendues par Michael Dummett, philosophe considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands de langue anglaise.

15 euros (code de commande : 28912).

 

[FÉTIS (François-Joseph)]. WANGERMÉE (Robert) — François-Joseph Fétis musicologue et compositeur. Contribution à l'étude du goût musical au XIXe siècle. Bruxelles, Palais des Académies, 1951. In-8° broché, 355 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Beaux-Arts - Mémoires », collection in-8° - Tome VI - Fascicule 4), exemplaire en bel état.
Avant-propos :
   « Il n'est que juste de mettre Fétis au rang des mystificateurs de la science. ... Son œuvre est une œuvre inutile, parce qu'elle est inutilisable ; même, elle a été funeste, parce qu'aux yeux des érudits, elle a déconsidéré les études musicologiques, en confirmant cette opinion chère à beaucoup que la musique ne peut être qu'une œuvre d'art et jamais de science... C'était un musicien qui a tenté de s'attaquer à des études qui n'étaient pas de son domaine et il a voulu trop entreprendre, s'improvisant paléontologue, historien, philologue, semblable sur le premier point au savetier de l'antiquité, et sur le second, à l'oie de la fable qui savait, disait-elle, nager, marcher et voler. » C'est en ces termes acerbes que Pierre Aubry jugeait Fétis dans un cours sur la musicologie médiévale qu'il professait en 1898 à l'Institut catholique de Paris
   Inutile de dire que si nous partagions, si peu que ce soit, le sentiment de Pierre Aubry, nous ne nous serions pas attaché à écrire ce livre.
   Nous comprenons bien, cependant, qu'à la fin du siècle dernier, alors que la musicologie commençait en France à prendre sa place dans l'enseignement universitaire, on ait ressenti la nécessité d'un travail analytique et méthodique de prospection et d'érudition ; nous comprenons aussi qu'on ait alors jugé avec méfiance le travail synthétique et mené à trop larges traits qu'avait réalisé Fétis : c'était à critiquer et approfondir les travaux d'un Fétis qu'il fallait alors s'atteler ; c'était, d'une certaine manière, contre Fétis qu'il fallait travailler. Mais aujourd'hui que nous pouvons mesurer d'un regard plus serein tout le chemin parcouru, nous constatons que si toute une génération d'érudits a pu s'appliquer à corriger Fétis, c'est que ses vastes travaux fournissaient une ample matière à la discussion : ce n'est pas à la portée de quiconque de susciter tant de recherches, même au prix d'une critique implacable.
   Au reste, nous n'avons pas l'intention de développer ici un plaidoyer en réhabilitation en faveur de Fétis ; la chose a déjà été entreprise par d'autres et tout particulièrement par le professeur Wilibald Gurlitt qui, en 1930, au Congrès de Liège de la Société internationale de musicologie, a énoncé quelques-unes des raisons qui nous incitent à considérer Fétis comme le père de la musicologie moderne. Mais, à l'exception de cette brève notice de W. Gurlitt, complétée sur des points de détails par de rares articles, aucune étude d'ensemble n'a jamais été consacrée à François-Joseph Fétis. C'est ce travail que nous avons tenté de mener à bien ; au prix de beaucoup de peine, car l'activité de Fétis a été multiple et extrêmement diverse. Compositeur, chef d'orchestre, professeur, directeur de Conservatoire, historien, Fétis a été tout cela, et il a dépensé dans tous ces domaines un égal enthousiasme, de grands efforts et une intelligence très lucide.
   Sans doute, ses réalisations dans ces différents domaines n'offrent-elles pas pour nous un égal intérêt ; mais cet intérêt varie selon l'angle sous lequel ces domaines sont considérés : à l'échelle de l'histoire générale, par exemple, Fétis ne peut être tenu comme un compositeur de premier plan, mais considéré seulement dans l'histoire de la musique belge au XIXe siècle, son importance est autrement grande. Toutefois, il est évident que Fétis doit nous retenir davantage pour ses conceptions en pédagogie et surtout en histoire de la musique : ici, il nous paraît qu'on ne saurait assez dire ses mérites ; il a puissamment contribué à orienter la sensibilité dans une nouvelle manière de considérer la musique, en accordant une valeur d'art à la musique ancienne.
   Dans notre étude, nous avons donné à chacun des domaines de l'activité de Fétis une place proportionnelle à leur valeur la plus générale : en étudiant, par conséquent avec une attention toute particulière, les idées et les réalisations de Fétis dans l'histoire et dans l'esthétique musicales.
   Nos sources, ce sont, avant tout, les écrits de Fétis lui-même, qui ne sont que trop abondants : non seulement, Fétis a multiplié les traités historiques et pédagogiques, mais il a consigné son expérience dans d'innombrables articles publiés dans sa Revue musicale, puis la Gazette musicale et occasionnellement dans d'autres périodiques, tels que La Revue de la musique religieuse de Danjou. Pour compléter cette documentation, ou du moins pour situer dans une perspective historique les travaux de Fétis nous n'avons eu qu'à nous reporter à sa magnifique bibliothèque, qui est aujourd'hui heureusement conservée à la Bibliothèque royale : nous étions assuré d'y trouver les écrits qui avaient retenu l'attention de Fétis ; il nous suffisait d'y chercher avec soin et patience ceux qui avaient pu exercer le plus d'influence sur lui.
   À la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles nous avons retrouvé et mis à profit un certain nombre de documents manuscrits laissés par Fétis : brouillons, plans d'ouvrages, études inachevées, esquisses diverses.
   En revanche, nous n'avons pas eu le loisir de recourir à l'ensemble de documents relatifs à Fétis qu'a réunis à Helsingborg, M. Daniel Fryklund : il s'agit surtout de lettres de Fétis et de lettres adressées à notre musicien ; nous aurions pu sans doute y trouver maints détails significatifs sur l'activité de Fétis et ils nous eussent certainement éclairé sur la physionomie de l'homme, du savant, du musicien et sur ses relations avec ses contemporains. Mais il nous a paru que pour cette première étude d'ensemble, ce n'était pas l'essentiel : il importait bien davantage d'examiner l'activité de Fétis à travers ses écrits eux-mêmes et de les analyser.
   Mais ce qui nous a particulièrement intéressé, c'est de situer Fétis à un moment important dans l'évolution du goût musical ; moment de crise, où la musique ancienne en acquérant une valeur artistique allait occuper une place capitale dans les préoccupations des hommes, où elle allait en revanche bénéficier à son tour de cette transformation, en ouvrant des perspectives insoupçonnées à l'activité musicologique.

40 euros (code de commande : 28947).

 

[GÉANTS]. Les géants processionnels en Europe. Colloque du 20 au 22 août 1981 (500ème anniversaire de Goliath). Ath, Commission Royale Belge de Folklore - Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath, 1983. Fort in-8° broché, 504 p., illustrations en noir, couverture un peu défraîchie.
   Ce volume constitue le tome V des Études et Documents du Cercle royal d'histoire et d'archéologie d'Ath et de la région.
Table des matières :
   - Introduction. À propos du colloque d'Ath et de ses conséquences, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Aspects médico-psychologiques du gigantisme, par J.M. Servais.
      1. Introduction.
      2. Physiologie.
      3. Pathologie.
      4. Considérations paléontologiques et anthropologiques.
      - Conclusions.
   - Le mythe du géant en tant que processus d'investissement de l'espace, par Henri Fromage.
   - Le géant allemand au Moyen Âge : typologie et mythologie, par Claude Lecouteux.
   - Les géants et géantes dans la littérature populaire, par Renaat van der Linden.
      - Introduction.
      I. Origine.
      II. Mort et dépopulation.
      III. Aspect-physionomie.
      IV. Psyché et type caractéristique.
      - Abréviations.
      - Bibliographie.
   - Le « Retrait » des géants fondateurs dans la mythologie alsacienne, par Marie-Claude Groshens et Henriette Lucius.
      I. Caractères généraux des géants.
      II. Les géants fondateurs.
      III. La destruction des géants.
      - Conclusion.
   - Le nom du géant « Gole » de Riedlmgen (Bade), par Michael Belgrader.
   - Los Gigantes procesionales en España, para Maria Luisa Herrera.
   - Les géants processionnels en Espagne, par Maria-Luisa Herrera, traduction de Jean-Paul Bonnami.
   - Sobre Meurant y los gigantes, para Nieves de Hoyos Sancho.
   - À propos de Meurant et des géants, par Nieves de Hoyos Sancho, traduction de Jean-Marc Depluvrez, Pedro Mores Canton et Jean-Paul Bonnami.
   - La representacion de los gigantes en la ceramica décorada catalana (« Rajoles d'oficis »), por Margarita Tinto.
   - La représentation des géants dans la céramique décorative catalane (« Rajoles d'oficis »), par Margarita Tinto, traduction de Jean-Paul Bonnami et Cécile Depryck-Deltenre.
   - Géants et processions à Ségovie. Une première approche, par Jean-Marc Depluvrez.
      I. Introduction, la fête-dieu et l'apparition des géants en Espagne.
      II. Les géants de Ségovie à l'origine.
      III. Les géants de Ségovie au début du XVIIe siècle.
      IV. Du 17e au 20e' siècle. Évolution.
      V. Les géants de Ségovie au 20e siècle.
      VI. Les géants et les fêtes de Saint-Jean et Saint-Pierre.
      VII. Conclusions.
      VIII. Annexes.
      IX. Deux ou trois choses...
   - Dragons festifs et dragons légendaires en France, par Marie-France Gueusquin.
      - La Grand-Goule.
      - Le dragon de Paris.
      - La Chair-Salée.
   - Liste des géants du Nord de la France, par Philippe Vandenberghe.
      - Mentions de géants régionaux disparus.
      - Bibliographie de base.
   - Du nouveau sur Gayant, par Monique Mestayer.
      1. Gayant et sa famille avant 1791.
      2. La procession : groupes principaux, histoires et chars.
      3. Le déroulement de la procession et ses à-côtés.
   - Des géants au carnaval de Metz en 1498 ; innovation folklorique et politique urbaine, par Martine Grinberg.
      1. Le texte de Philippe de Vigneulles.
      2. Fonction sociale et symbolique.
   - Bêtes géantes de toile et chivalet en Bas Languedoc, par Claude Achard.
   - Contribution à une réflexion globale : géants, monstres et machineries dans la fête provençale, par Michel Vovelle.
      I. Une Provence sans géants ?
         - Saint Christophe.
         - La Tarasque.
         - Mort et résurrection des géants et monstres méridionaux.
      II. Une problématique plus ample.
         - La chronologie : rencontres et spécificités.
         - Une géographie comparée.
         - Évolutions différenciées.
   - La renaissance des géants à Bruxelles et en Brabant, par Maurice-Alfred Duwaerts.
   - Reuzen in Brabant, par Henri Vannoppen.
      a) De heuristiek ot de kennis van de bronnen i.v.m. reuzen.
      b) De typologie van de reuzen.
      c) Verklanngen van het ontstaan van reuzen.
      d) Het beheer van de reuzen.
      e) De geogratische verspreiding van de Brabantse reuzen.
      f) De ouderdom van de Brabantse reuzen.
      g) Tradities en gebruiken rond onze Brabantse reuzen.
      h) Verdere studies i.v.m. Brabantse reuzen.
   - Les géants du Brabant, par Henri Vannoppen, traduction de Michel Luyts.
      a) L'heuristique ou la connaissance des sources dans le domaine des géants.
      b) La typologie des géants.
      c) Déclaration sur l'origine des géants.
      d) La gestion des géants.
      e) Répartition géographique des géants brabançons.
      f) L'ancienneté des géants brabançons.
      g) Traditions et coutumes.
      h) Autres études sur les géants brabançons.
   - Resultaten van een systématisch onderzoek der Dendermondse stadsrekeningen (1377-1789), door Theo Penneman.
   - Résultats d'un examen systématique des comptes communaux de Termonde (1377-1789) au sujet des éléments profanes des processions et des « ommegangen », par Théo Penneman, traduction de Michel Luyts.
   - De Reus en de Ommegang van Zoutleeuw (15de-16de eeuw), par E. Van Autenboer.
      - Religieuse elementen.
      - Wereldse elementen.
   - Le géant et l'Ommegang de Léau (XVe-XVIe siècle), par E. Van Autenboer, traduction de Michel Luyts.
      - Éléments religieux.
      - Éléments laïques.
   - Les géants dans la vie athoise contemporaine, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Introduction.
      - Les géants à la période française.
      - Le cortège dans la première moitié du XIXe siècle (1815-1850).
      - La réforme de 1850 et ses conséquences.
      - Nouvelle influence : l'évocation de la Ville et de son identité.
      - Les géants et la politique locale.
      - Les géants d'Ath et le patriotisme.
      - Idées nouvelles et influences récentes.
      - Conclusions.
   - Un exemple de la diffusion athoise ; les géants de Belœil, par Anthyme Robette.
      - Renaissance d'une ducace.
      - Apparition des géants.
      - Les géants et la ducace wallonne de Favarcq.
      - En guise de conclusion.
   - Les géants de Wavre, par André Sonmereyn.

20 euros (code de commande : 28926).

 

GUILLAUME (Henri-Louis-Gustave) — Histoire du régiment de Latour par le Colonel Guillaume, Directeur du personnel au Ministère de la Guerre, Commandant de l'Ordre de Léopold, etc., Correspondant de l'Académie royale de Belgique, de la Société royale des Beaux-Arts et de Littérature de Gand, etc. Gand, De Busscher Frères, 1862. [Gand, / Imprimerie et Lithographie de De Busscher Frères, / Rue Savaen, 42. / 1862.] In-8° demi-veau d'époque, dos lisse frotté, manques à la coiffe et à la queue, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre, mention de tirage à part)], 85, [1 bl.] p., une illustration en frontispice, impression sur papier jaune.
   Extrait du tome IX - 1862 des Annales de la Société royale des Beaux-Arts et de Littérature de Gand.
Extrait :
   Le régiment belge dont nous entreprenons aujourd’hui de retracer les glorieuses annales, fut organisé en 1725.
   La Belgique, qui en moins de vingt-cinq ans avait subi successivement le régime espagnol, le régime français, puis le régime hollandais, lorsque les puissances alliées s’étaient arrogé le gouvernement de nos provinces, venait de passer sous l’autorité de la maison d’Autriche. Le maréchal Daun avait été chargé par l’empereur Charles VI de procéder à une réorganisation des troupes nationales qui existaient dans le pays. Entre autres corps, il forma un régiment de dragons, en faisant entrer dans sa composition les débris des anciens régiments de dragons belges du prince Ferdinand de Ligne et du duc de Holstein-Norbourg, ainsi que les escadrons du régiment de cavalerie wallonne du marquis de Westerloo.
   La propriété du nouveau régiment de dragons fut donnée au feld-maréchal comte de Mérode, marquis de Westerloo dont le nom devint celui du nouveau corps suivant les usages de l'époque. [...]
   Le 15 janvier 1790, le régiment fut donné au feld-maréchal-lieutenant comte de Baillet-Latour. C'est sous ce nom qu'il se montra redoutable aux ennemis et acquit une gloire immortelle.

35 euros (code de commande : 28933 - vendu).

 

HALLER (Madeleine) — Ici finit le rêve. Avec une préface et deux eaux-fortes de James Ensor. Anvers, Ça Ira, 1942. In-12 broché sous jaquette d'éditeur, 67 p., deux reproductions photographiques d'eaux-fortes de James Ensor, un des dix exemplaires sur Hollande (n° II) (avant 200 exemplaires sur vélin), non coupé, rare curiosité.
   La liste des publications de « Ça Ira » imprimée sur les deux rabats de la jaquette donne cinquante-sept ouvrages, nous pouvons donc supposer que celui présenté ici est le cinquante-huitième. En 1937, sous le n° 11, Madeleine Dejean-Haller avait déjà publié un ouvrage consacré aux animaux : Les Yeux qui parlent, avec une préface d'Emma Lambotte et des illustrations de Lucienne Marchal.
Préface de James Ensor :
   
Sur le grand air touchant de madame Haller.
   Sur son cœur d'or, sa sensibilité, son esprit vif argent.
   Charmante Déité.
   Êtes-vous sirène, dauphine, aubépine fleurdelisée ? Ase de trèfle, de pique, de carreau, ase de cœur avant tout ! Portez-vous salade ou morion de combat ?
   Ah ! votre grand cœur sans ventricule. Ah ! vos veines azurées généreuses, emplies de noble sang bleu.
   Vous, l'avocate des bêtes écaillées, écorchées, grillées, échaudées, décervelées, éventrées. Ventre Saint Gris, tout comme les anti-moroses, vous aurez gain de cause, tendre amie. Vous, la défenderesse des animaux martyrisés par les dresseurs des vieux cirques.
   Vos cris d'alarme nous touchent à fond, avec vous, nous vibrons, avec vous, nous crions ; vous, gorgée d'indignation, vous, pleine de pitié, vous, l'idole du chien, vous, la vierge des chats, vous la maman du singe savant.
   Jadis, l'on employait le chat à neuf queues, le martinet aigu, le nerf de nos bœufs pour cingler, recingler, fouetter à tour de bras les humains mal venus.
   Nos moyens diffèrent, douceur oblige.
   Espérons : au temple, à l'église, à la cour, la plainte de l'animal trouve un écho.
   La circoncision du compère rat est à l'étude et l'affreux crabe chinois se dérobe à nos vues.
   Brave dame Madeleine Haller, fée de charité, à toi mon hommage amical, animal, végétal, plumitif et pictural.
   À toi mon admiration.
      (James Ensor - Ostende, juillet 1939.)   

50 euros (code de commande : 28903).

 

[JEANNE D'ARC]. Le procès de condamnation de Jeanne d'Arc. Traduit, présenté et annoté par Raymond Oursel. Préface par Michel Riquet. Paris, Club du Meilleur Livre, 1954. In-8° carré pleine peau d'éditeur (Babouot), XLIV (préface, notes, abrégé chronologique), 233 p., impression en rouge et noir, illustrations tirées d'après les originaux du XVe siècle, réalisé d'après les maquettes de Massin, (collection « Les Dossiers de l'Histoire »), bel exemplaire.
On joint : Le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. Traduit, présenté et annoté par Raymond Oursel. Paris, Club du Meilleur Livre, 1954. In-8° carré pleine peau d'éditeur (Babouot), XI, 537 p., illustrations, réalisé d'après les maquettes de Massin, (collection « Les Dossiers de l'Histoire »), rousseurs légères sur les tranches, très bon ensemble.
Extrait de la préface de Michel Riquet :
   
Le procès de Jeanne d'Arc se présente à nous tout à la fois comme le document le plus scandaleux et le plus émouvant, scandale de ces juges acharnés contre une jeune fille de dix-neuf ans, – droiture, courage, finesse, ténacité, foi robuste et lumineuse, ardent patriotisme de cette Française et de cette chrétienne aux prises, pendant d'interminables séances, avec les insidieuses questions et subtilités scolastiques de juristes théologiens. Voilà ce que nous apporte le texte du procès de Jeanne d'Arc. Tout à la fois une douloureuse inquiétude du fait de ce tribunal composé d'hommes d'Église et une sereine admiration envers celle qui en fut victime.
   Remarquons d'abord, comme l'indique M. Oursel, que le texte suivi par sa traduction est la transcription latine authentique ordonnée par Cauchon de la minute en français, rédigée au jour le jour par les notaires d'après leurs notes d'audience. S'il est permis d'y retrouver, pour l'essentiel, l'écho des paroles mêmes de Jeanne, surtout lorsqu'on peut se reporter à l'important mais incomplet fragment de la minute française conservée par le manuscrit d'Urfé, voire par celui de la bibliothèque d'Orléans, on ne doit jamais perdre de vue qu'il s'agit d'un instrument judiciaire qui ne saurait avoir la parfaite exactitude d'une sténographie ou d'un enregistrement à la manière d'aujourd'hui. Le texte du procès doit donc être complété par les nombreux témoignages recueillis soit par les chroniqueurs du temps, soit par le procès de réhabilitation de 1455. Mais, tel quel, ce document est le plus capable de nous faire réaliser ce que fut la lutte de Jeanne aux prises avec ses juges. Elle y révèle les plus belles qualités de son âme et surtout cette indomptable volonté de ne rien renier de ce qu'elle a fait par l'inspiration de son Dieu. « Si je disais que Dieu ne m'a pas envoyée, je me damnerais. C'est la vérité que Dieu m'a envoyée. »
   Disant cela, elle sait qu'elle se condamne à mourir brûlée vive. Sa chair en frémit, mais son âme s'en remet à Dieu pour dominer sa peur. À ses voix, à sa mission, à son Dieu elle sera fidèle jusqu'à la mort, et quelle mort !

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 28925).

 

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Deux siècles d'histoire. Tomes I et II (complet). Conception et direction scientifique : Michèle Van Kalck. Coordination scientifique : Ingrid Goddeeris et Virginie Devillez. Bruxelles, Dexia - Racine, 2003. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 800 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
Table des matières :
   Tome I :
   - Avant-propos, par Axel Miller.
   - Préface, par Eliane De Wilde.
   Introduction générale, par Jacques van Lennep.
   Partie I : À l'aube des musées.  

      - L'imaginaire français du musée, de l'idée monarchique à la réalisation révolutionnaire, par Dominique Poulot.
      - La naissance des musées des beaux-arts en Belgique, par Christophe Loir.
   Partie II : Le Musée, deux siècles d'histoire.
      Chapitre I : Le musée, des origines à la cession à l'État belge (1797-1842).
         - Le musée sous le régime français (1794-1814), par Michèle Van Kalck, avec des contributions d'Ingrid Goddeeris.
         - Le musée sous le régime hollandais (1814-1830), par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et les dernières années de tutelle communale, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Claudine Lemaire.
         - Le musée et son public, par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Heesterbeek-Bert.
         - La vente du musée de Bruxelles à l'État belge, par Christophe Loir.
         - Conclusion, par Christophe Loir.
      Chapitre II : Le règne de la commission administrative (1843-1919).
         - La période d'organisation provisoire (1843-1846), par Michèle Van Kalck.
         - L'organisation administrative (1846-1919), par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Leclerq.
         - Le musée pendant la Grande Guerre, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck, avec une contribution d'Ingrid Goddeeris.
         - Bâtiments et locaux, par Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez, avec une contribution de Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck.
         - Conclusion, par Michèle Van Kalck.
      Chapitre III : Le musée éducatif et scientifique (1919-1960).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez et Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Anne Goffart et Frederik Leen.
         - Bâtiments et locaux, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Virginie Devillez.
   Tome II :
      Chapitre IV : Le musée, sur le chemin de la maturité (1960-2003).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez.
         - Les collections, par Véronique Bücken, Helena Bussers et Frederik Leen.
         - L'évolution de quelques fonctions muséales, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Helena Bussers, Liesbeth De Belie, Pierre-Yves Desaive, Eliane De Wilde, Ingrid Goddeeris, Joëlle Kinet, Frederik Leen et Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Pierre Baudson, Virginie Devillez, Régis Hespel et Pierre Lamby.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Eliane De Wilde.
   Partie III : Les musées Wiertz et Meunier.
      - Le Musée Wiertz, genèse et institutionnalisation d'un musée, par Brita Velghe.
      - Le Musée Meunier, de l'atelier à la collection publique, par Pierre Baudson.
   Partie IV : Les services au public.
      - La bibliothèque, par Catherine Heesterbeek-Bert et Nathalie Verbruggen.
      - Diffusion Artistique / Kunst voor Allen, un service éducatif avant la lettre (1924-1970), par Ingrid Goddeeris.
      - Les Services éducatifs, par Brigitte de Patoul et Hugo Lettens.
      - Les Archives de l'Art contemporain en Belgique, par Gisèle Ollinger-Zinque et Francisa Vandepitte.
      - Les Archives des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, par Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Partie IV : Les Amis des Musées.
      - La Société des Amis des Musées royaux de l'État à Bruxelles (1907-ca. 1958), par Anne Goffart.
      - La Société des Amis des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique depuis 1967, par Virginie Devillez.
   Conclusion générale, par Virginie Devillez.
   Répertoire des conservateurs et membres des organes de consultation, de direction et de gestion, par Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Annexes, par Véronique Bücken, Véronique Cardon, Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris, Michèle Van Kalck et Nathalie Verbruggen.
      - Annexe I : Liste des autorités de tutelle depuis 1843.
      - Annexe II : Nomenclature des principaux textes légaux, réglementaires et statutaires relatifs aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe III : Les organes de consultation, de direction et de gestion (dates extrêmes, compétences et listes des membres).
      - Annexe IV : Liste des expositions temporaires intra-muros.
      - Annexe V : Liste des catalogues de fonds des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VI : Liste des principales publications concernant les collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VII : Liste des expositions présentant exclusivement une partie des collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et organisées dans les locaux d'autres institutions.
     
 - Annexe VIII : Liste des expositions organisées au Palais des Beaux-Arts (de 1880 à 1886) et dans les salles vacantes de l'Ancienne Cour (de 1887 à 1918).
      - Annexe IX : Liste des donateurs.
   Bibliographie - Index.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 28943).

 

PANOFSKY (Erwin) — Essais d'iconologie. Thèmes humanistes dans l'art de la Renaissance. Texte traduit par Claude Herbette et Bernard Teyssèdre ; présenté et annoté par Bernard Teyssèdre. Paris, Gallimard, 2009. In-8° broché, 394 p., illustrations, (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), quelques soulignements crayonnés, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   L'iconologie consiste, à travers l'analyse des thèmes artistiques, à reconstituer l'histoire de l'imagination créatrice. Erwin Panofsky, dont voici le premier ouvrage traduit en français, en est le plus prestigieux représentant. Il a fondé l'histoire de l'art, à l'époque dominée par des explications psychologiques, physiologiques et esthétiques, ou réduite à une description iconographique assez naïve, comme une science d'interprétation.
   Ainsi s'attache-t-il particulièrement à suivre les métamorphoses de traditions antiques : le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde. Ce sont autant de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, résurrections et renaissances de toute sorte. Et soudain voici que l'énigme d'une œuvre se résout : la chimie artistique a donné au thème un sens nouveau. L'humanisme de la Renaissance n'occupe une si grande place dans l'œuvre de Panofsky que parce qu'il était précisément, dans sa poursuite de tous les « retours aux sources », l'agent par excellence de ces cristallisations.
   Un exposé lumineux du système néoplatonicien montre à quel point, dans cette doctrine des « résurrections » humanistes, tout confirme la prédominance de la pensée imageante sur la pensée discursive ; le monde matériel lui-même n'est qu'image, il appelle pour ainsi dire une iconologie qui donnerait accès à son sens. D'où l'attraction d'une telle philosophie pour les créateurs d'images. Panofsky montre qu'il existe, différent de Florence à Venise, un style de la pensée artistique néoplatonicienne, et son analyse des milieux culturels, des lieux communs et des images communes culmine à ce moment historique que fut Michel-Ange.

18 euros (code de commande : 28910 - vendu).

 

SACHER-MASOCH (Leopold von) — L'amour de Platon. Roman. [Titre original : Die Liebe des Plato.] Traduit de l'allemand par Jean-François Boutout. Lagrasse, Verdier, 1991. In-8° broché sous couverture rempliée, 105 p., (collection « Der Doppelgänger »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Souvent cité, jamais traduit en France, ce texte constitue, dans l'œuvre de Sacher-Masoch, le symétrique et l'antithèse de la célèbre Vénus à la fourrure sans lequel celle-ci ne saurait se comprendre tout à fait.
   Après la « perversion matérialiste », ce roman décrit la « perversion idéaliste » d'un amour qui refuse entièrement le corps. Un jeune officier, résolu à fuir toutes les femmes et tout contact charnel, raconte à sa mère, à la fois juge et confidente, sa lente et ironique initiation à l'amour, qui passe par la rencontre d'un troublant androgyne.
   Méditation sur le mystère de la féminité, où la référence à Platon ne va pas sans malice, ce roman est aussi, au second degré, l'un des plus critiques qu'ait produit le romantisme sur la notion de nature, avec un mélange de jubilation romanesque et de pessimisme qui confère à ces pages leur étrange beauté.
   L'œuvre du romancier et conteur galicien Leopold von Sacher-Masoch (1835-1895), longtemps occultée par la notion purement clinique d'un « masochisme » dont elle offrirait le meilleur exemple, fait aujourd'hui l'objet de nombreuses réévaluations. Elle reflète notamment, par ses contradictions et son extrême diversité, la complexité du mélange des traditions culturelles qui caractérisèrent, jusqu'au début du XXe siècle, l'empire austro-hongrois.

8 euros (code de commande : 28920).

 

SACHER-MASOCH (Leopold von) — La pêcheuse d'âmes. [Titre original : Die Seelenfängerin.] Préface de Jean-Paul Corsetti. Seyssel, Champ Vallon, 1991. In-8° broché, 392 p., (collection « Dix-Neuvième »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Du bonheur, beaucoup de bonheur, murmura-t-elle en secouant la tête, mais tout cela est bien loin. De grands dangers te menacent, et de puissants obstacles s'entassent autour de toi. Tu triompheras de tout, si tu es sage, fidèle et courageux. Deux femmes se tiennent sur le chemin de ta vie ; tu les aimeras toutes deux, et toutes deux te donneront leur cœur. Pourtant, il en est une dont tu dois te garder ; elle menacera ta vie, et si tu n'es pas prévoyant, elle t'apportera la mort. Mais un ange veille sur toi et te montrera le chemin du salut » (...)
   En ce moment on entendit comme une plainte mystérieuse flottant à travers les cimes des arbres.
   « Qu'est-ce ?
   – Ferme tes oreilles et tes yeux, dit la bohémienne, il n'est pas bon d'être dans le voisinage, quand ils passent.
   – De qui parles-tu ?
   – Entends-tu le psaume de la pénitence ? Ce sont les dévots pèlerins de cette secte que l'on nomme les Dispensateurs du ciel. Il y a une odeur de sang dans l'air. Prends garde ! »
   Surtout connu du grand public pour son sulfureux roman La Vénus à la fourrure, Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895) figure parmi les plus prestigieux écrivains slaves du post-romantisme. Si l'auteur du Legs de Caïn, père accidentel du « masochisme » tout comme Sade le fut du « sadisme » ou Nabokov du « lolitisme », demeure associé à la mise en scène littéraire d'une « perversion », celle-ci ne doit pas faire oublier l'originalité et la singularité de ses nombreux récits, contes et nouvelles. En témoignent La Mère de Dieu et La Pêcheuse d'âmes, deux de ses meilleurs romans, enfin disponibles après un siècle de silence, accompagnés d'une préface et d'un important dossier bio-bibliographique de Jean-Paul Corsetti.

10 euros (code de commande : 28921).

 

SANCIAUME (Joseph-Louis) — L'assassin mystérieux (Les quatre doigts). Paris, La Bruyère, 1950. In-8° broché sous une couverture illustrée par Ray Ducatez, 148 p., (collection « La Cagoule », n° 75).
Extrait de la notice de Henri-Yvon Mermet :
   Joseph-Louis Sanciaume (1903-1976) fut l'auteur de nombreux romans populaires (dont certains écrits avec son frère Julien), il a produit des romans sentimentaux ou pour la jeunesse mais s'est surtout consacré au genre policier. Dans les années 30, il publie dans la célèbre collection « À ne pas lire la nuit », puis alimente après-guerre des collections moins prestigieuses, notamment « La Cagoule ». L'un de ses romans eut toutefois les honneurs du « Masque », Meurtre à la Préfecture (1957), une histoire pleine de rebondissements mais d'un sentimentalisme falot.
   Il connut un certain succès avec ses pièces radiophoniques, « Les Aventures de l'inspecteur Vitos », « Gil Montagne détective »,
« Inspecteur Léonard », « Inspecteur Vif », et avec la série « Serge Murat détective », écrite en collaboration avec Raymond Labonne.
Bibliographie :
   - Mermet (Henri-Yvon), Chase, James Hadley, dans Dictionnaire des littératures policières, t. 2, pp. 618-619.

10 euros (code de commande : 28918).

 

[STREBELLE (Rodolphe)]. Rodolphe Strebelle 1880-1959. Bruxelles, Musée d'Ixelles, 1981. In-8° carré broché, [68 p.], nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, peu courant.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective présentée au Musée d'Ixelles, du 13 février au 22 mars 1981 puis au Musée de la Boverie, à Liège, du 1er avril au 3 mai 1981 et au Musée des Beaux Arts de Tournai, du 6 juin au 19 juillet 1981, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste.
Article de Paul Caso dans le journal Le Soir du 18 février 1981 :

   
Que de souvenirs réveille en nous, dans les salles du musée d'Ixelles, la rétrospective des œuvres de Rodolphe Strebelle ! Il est mort à Uccle le 9 mai 1959. Nous l'avons connu une dizaine d'années, dans ce petit monde du « Kamerdelle », où l'art mûrissait encore en même temps que les blés et les fruits des vergers.
   De grands artistes vivaient là sur une colline inspirée. Les « Strebelle » y formaient une tribu pleine de jeunesse et d'avenir. Il y avait le père Rodolphe, qui portait avec élégance et discrétion son prénom romantique, « Poppy » la mère souveraine, fière de ses trois fils Jean-Marie, Claude, Olivier et de sa collection de coquillages. Une dynastie d'artistes en puissance. La modestie du père était extrême. Il ne fit de son vivant que huit expositions personnelles.
   Ce Tournaisien de bonne souche apportait, au sein du groupe « Nervia », une âme grave et mélancolique ; très individualiste, il n'en sera pourtant pas moins attentif à l'animation intime et chaleureuse du fauvisme brabançon, à l'arabesque hardie, à la touche vibrante.
   Mais sa palette ne s'est point vraiment embrasée ; il aimait trop les nuances, le vert transparent, le bleu tendre, le gris frémissant pour ne pas se fixer en définitive dans la propre conscience qu'il avait de son domaine privé : sa famille, la maison, les voyages d'inclinaison – avec au bout de l'évasion, la mer de Bretagne aimée.
   Sa passion des siens l'inspirait à chaque événement de la vie de famille comme au moindre geste gracieux de l'enfant à la plage. Des amitiés lui furent précieuses : celle d'Oleffe si efficace pour toute une génération, celles de Schirren et de Brusselmans. On voit bien aussi, dans quelques grands morceaux de peinture, que le style épuré et expressif de Gustave Van de Woestyne fascina Rodolphe Strebelle.
   En 1959, nous écrivions dans le catalogue du salon des Peintres de le la mer qui lui rendait, cette année-là, hommage : « Il est de cette race qui tient l'art pour une longue patience, une fervente révélation de ce domaine intérieur, où l'homme est seul à l'écoute du monde. Certes, toutes les inquiétudes, toutes les joies qui sont réservées à l'artiste en pleine possession de ses moyens, et guidé par un instinct très sûr de la couleur et de la forme, Rodolphe Strebelle les a éprouvées. »
   La rétrospective du musée d'Ixelles rassemble cent quarante toiles, pastels, aquarelles et dessins de 1914 à 1956 – avec des œuvres majeures comme La Femme au chapeau (1915), Les Écoliers (1921), Portraits des enfants (1925) et Femme enceinte (1927). Mais certains tableaux importants manquent à l'appel comme Recueillement (1926), L'Enfant malade (1938) et la Pietà de 1942, pour n'en citer que trois.
   Les scènes de plage sont nombreuses, mais aussi d'admirables marines à Camaret. Nous aurions souhaité revoir aux cimaises plus de paysages d'Ardenne d'une beauté à la fois sombre et sereine, d'une originalité si impressionnante par la densité même de la matière.
   Quoi qu'il en soit, la vaste exposition du musée d'Ixelles nous rend infiniment proche le génie de l'intimisme que possédait Rodolphe Strebelle.
   Bernard Berenson évoquait la fuite du temps, la vie perpétuée par le grand art : « En somme, écrit-il, le moment esthétique est un moment de vision mystique. » Oui, un état de grâce qui nous touche d'une œuvre à l'autre, qui nous entraîne dans cet univers de ferveur où Rodolphe Strebelle nous fait entendre les battements d'un cœur religieux qui se délivre de la mort même par la transcendance de l'art.
   Désormais, il faudra situer ce peintre parmi les plus grands.

18 euros (code de commande : 28942).

 

[TANNING (Dorothea)]. BOSQUET (Alain)La peinture de Dorothea Tanning. Paris, Pauvert, 1966. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Où les techniques éclatent.
   - Où la peinture peut demeurer peinture.
   - Où il importe de découvrir et de redécouvrir Dorothea Tanning.
   - Dorothea Tanning en 1942.
   - Les années 40, ou l'irréel quotidien.
   - Premier accompagnement.
   - Les années 50, ou le séjour chez les semblables.
   - Deuxième accompagnement.
   - Thème et forme à égalité.
   - Troisième accompagnement.
   - La certitude corporelle.
   - Sans conclusion.
   - Dernier accompagnement.
   - Note biographique.

30 euros (code de commande : 28923 - vendu).

 

[WOUTERS (Rik)]. AVERMAETE (Roger) — Rik Wouters. Bruxelles, Arcade, 1962. In-4° sous reliure et étui (un peu défraîchi) d'éditeur, 293 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos de Herman Liebaers :
   [...] L'ouvrage se distingue du fait qu'il est consacré à un seul artiste. Mais cet artiste n'est-il pas suffisamment grand pour représenter à lui seul une de ces valeurs essentielles que nous cherchons à mieux pénétrer ? Certes, Rik Wouters n'a pas encore acquis la réputation internationale qu'il mérite. Il n'est toutefois pas de ces artistes morts jeunes que la piété des générations nouvelles découvre et dont l'apport est fait de géniales promesses. Au contraire, il est la manifestation virile d'une maturité précoce qui s'est affirmée au long de dix années de labeur incessant : en témoigne cette production obsédée et obsédante de peintures, de sculptures, d'aquarelles, de gouaches, de dessins et de gravures. Puisse le lecteur apprécier dans ce livre la luxuriance du message transmis !
   Intimement mêlé aux mouvements artistiques de notre temps, l'auteur du présent ouvrage eut le rare privilège de pouvoir disposer d'une importante source inédite, elle-même d'une émouvante richesse humaine. Il en a fait un usage discret. Pénétré des exigences foncières de la création artistique, Roger Avermaete sut utiliser avec compétence les témoignages antérieurs et les confessions de Rik Wouters pour conduire son propre portrait de l'artiste.
   Un livre comme celui-ci se devait d'établir le catalogue de l'œuvre. Comme toute compilation du genre, les listes qui le composent contiennent des erreurs et leur publication même appellera des corrections.
   La présentation matérielle du volume reste fidèle aux usages établis par ses prédécesseurs. Toutefois on notera l'effort particulier en vue d'adapter les procédés modernes de reproduction en fonction des techniques choisies par l'artiste lui-même : les peintures sont reproduites en quadrichromie, les sculptures en héliogravure et les dessins en offset. Ainsi a pu être respecté et sauvé l'essentiel du souci artisanal de l'artiste, ce maître du métier. [...]


Deux liseuses à la fenêtre (p. 37).

25 euros (code de commande : 28941).

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