Nouvelles entrées sur le site 

 Page proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander

    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

Cliquez sur l'image pour effectuer
une visite virtuelle de la librairie

prénom et nom :
pays de résidence :
adresse électronique :
et cliquez sur

 

Pour commander


MISE À JOUR DU
MARDI 31 MARS 2020

 

Archives et Bibliothèques de Belgique - Archief- en Bibliotheekwezen in België. T. XLIII - N° 1-2. 1972. Bruxelles, Association des Archivistes et Bibliothécaires, 1972. In-8° broché, 491 p., planches hors texte.
Sommaire :
   - 
Articles.
      - Arquivos históricos portugueses, par A. Marchado de Faria.
      - Ovide drukken in Belgische Rijksarchieven, par L. Mees.
      - Aperçu sur les archives de la littérature et de l'art en Belgique, par Ph. Muret.
      - Het intellectuele leven in het klooster Bethlehem in de 15de eeuw, par E. Persoons.
      - De « Jointe de Cabinet » tijdens de landvoogdij van Maria Elisabeth, par M. Baelde en J. B. Windey.
      - Sylvain Van de Weyer et la vente des manuscrits de Parc en 1829, par É. Van Balberghe.
      - Noordbrabantse « scrivers » en « verluchters », par P. Gerlach.
      - Individueel en collectief boekenbezit bij de kanunniken van het Sint-Donaaskapittel te Brugge tijdens de late Middeleeuwen (1350-1450). II, par R. De Keyser.
      - Les bibliothèques en Afrique centrale, par J. Brock.
      - Études statistiques sur le mouvement des emprunts à la Bibliothèque générale de l'Université de Liège pendant l'année universitaire 1970-1971, par Cl. Desama et A. Krins.
      - Recherches sur le Jansénisme dans les archives et bibliothèques de l'Europe, par L. Ceyssens.
   - Mélanges.
      - Une nouvelle biographie de Michel de Ghelderode, par Ph. Muret.
      - Les archives concernant les localités du canton de Comines transférées aux Archives de l'État à Tournai, par D. Van Overstraeten.
      -  ... et amicorum, par Th. Delforge.
      - La Bande Noire. Une collection de croquis d'audience de 1861-1862. à la Bibliothèque de Mons, par Chr. Piérard.
   - Tribune libre.
      - À propos d'un statut. Carrière scientifique et carrière de direction, par A. Uyttebrouck.
   - Comptes rendus.
      - Bulletin du Centre de recherches et d'études historiques de la Seconde Guerre mondiale, n° 1 et 2.
      - De rapporten van de kanton kommissarissen (1797-1800), t. I, Maaseik, par M. Colson.
      - Comines, ville de frontières, par J. M. Duvosquel.
      - Fontes Affligemenses.
      - La crise agricole du bas Moyen Âge dans le Namurois, par L. Genicot, M.-S. Bouchat-Dupont et B. Delvaux.
      - L'origine de l'Internationale Communiste, par J. Humbert-Droz.
      - Interuniversitair Centrum voor Hedendaagse Geschiedenis.
      - Liber memorialis Georges de Lagarde.
      - Ministerie van Onderwijs en Wetenschappen, Rijksinstituut voor Oorlogsdocumontatie, Progress Report, nr. 7.
      - Revue internationale d'histoire militaire, t. VII.
      - Marie de Luxembourg et son temps, par C. Thelliez.
      - Laeken, par A. et P. Van Ypersele de Strihou.
      - Vereniging en Revolutie, par A. J. Vermeersch.
      - Vieux souvenirs du Prince de Joinville.
   - Chronique des Archives.
      - 142-149. Généralités - Algemeenheden.
      - 150-153. Belgique - België.
      - 154. Autres pays - Buitenland.
   - Chroniques des bibliothèques.
      I. FIAB.
      II. Rapport sur l'activité des Associations de Bibliothécaires.
      III. Rapport sur l'activité des bibliothèques en Belgique.
      IV. Bibliothéconomie - Bibliotheekwezen.
      V. Bibliographie - Bibliografie.
      VI. Het Oude Boek, par J. Machiels.
   - Vie de l'Association.
      - Rapport 1971, par C. Douxchamps-Lefevre.
      - In memoriam A. Brounts, par G. Dogaer.
      - In memoriam A. Cosemans, par L. Van Meerbeeck.

12 euros (code de commande : 29367).

 

[ARDENNES FRANÇAISES]. COLLIN (Hubert) — Guide des Archives des Ardennes. Charleville-Mézières, 1974. In-8° broché, 482 p., illustrations.
Extrait du compte-rendu de Jean-Yves Mariotte :
   Dans la précédente livraison de cette revue, Mlle Mosser a présenté les guides d'Archives départementales à l'occasion de celui du Finistère du au grand talent de J. Charpy. H. Collin continue brillamment la série : son guide est beau et bien fait ; on ne s'étonnera pas de voir souligner les qualités esthétiques d'un ouvrage destiné en premier lieu à faire connaître les Archives d'un département à leurs usagers potentiels. Un beau livre, illustré sans lésine, reflet d'un service public sûr de sa propre « nécessité », ne constitue-t-il pas un meilleur propagandiste qu'un « livre blanc » ?
   Le contenu est conforme aux normes réglementaires : renseignements pratiques (p. 7-12), historique du dépôt (p. 13-41), présentation des cadres de classement et liste des instruments de recherche (p. 41- 61), description des fonds des Archives départementales dans l'ordre des séries (p. 63-298), présentation des Archives communales et hospitalières et des différents fonds complétant la documentation ardennaise (p. 300-447), enfin quelques listes de notabilités (p. 449-470). Le guide des Ardennes comporte donc moins d'innovations, par rapport aux directives officielles, que celui du Finistère. Par contre, on notera l'importance de la dernière partie consacrée aux sources complémentaires, qui témoigne des dépouillements exécutés par M. Collin et ses prédécesseurs en dehors de leur dépôt.
   L'étendue de ces recherches « extérieures » s'explique assez bien par l'histoire du dépôt et cette histoire est un martyrologe : le 14 ou le 15 mai 1940 « Mézières subit un terrible bombardement... Tout le quartier du Pont de Pierre... fut complètement écrasé et les Archives brûlèrent comme une torche ». Sans doute avait-on pu évacuer auparavant d'importantes séries anciennes. Il n'en disparut pas moins 263 caisses dont les archivistes avaient pourtant soigneusement préparé l'évacuation, qui ne put finalement intervenir faute d'un crédit pour le transport.
   De chapitre en chapitre, le guide nous offre de lugubres « états des fonds détruits ». Chaque fois que possible, il nous indique également le moyen de pallier, au moins partiellement, ces énormes lacunes.
   Les Ardennais disposent désormais d'un instrument de recherche de premier ordre, dont on ne saurait trop louer la verdeur de style, la clarté d'exposition et la richesse d'information (archivistique et bibliographique).
Bibliographie :
   - Mariotte (Jean-Yves), Hubert Collin. Guide des Archives des Ardennes, dans Bibliothèque de l'École des chartes, Année 1975 - 133-2 , pp. 377-379.

12 euros (code de commande : 29397).

 

[ARMÉE BE LGE]. Historique des 1er et 4e Régiments de Chasseurs à Pied : 1914-1918. [Mons], [1934]. In-8° broché, 96 p., planches hors texte, exemplaire de bibliothèque revêtu du cachet d'« élagage », peu courant.
   L'auteur anonyme fait l'historique de chaque régiment en commençant par avant 1914, et année après année jusqu'après l'Armistice.
   De nombreux noms sont cités.
   L'auteur est vraisemblablement montois car la description d'anecdotes ainsi que des illustrations et chapitres sur le Major Sabbe et la caserne portant son nom y occupent une très bonne place.
   Voici un extrait concernant la création d'un régiment :
   Le 1er Régiment de Chasseurs à Pied a été créé par arrêté royal du 29 janvier 1874, pris en exécution de la loi du 16 août 1873.
   L'ancien « 1er régiment de chasseurs à pied », formé le 1" novembre 1830, avait successivement pris le nom de chasseurs-carabiniers le 7 juillet 1847, puis celui de carabiniers, le 5 mars 1850, à cause de son armement spécial. L'ordre des numéros, pour les 2me et 3me chasseurs, subit donc une lacune qui fut comblée le 1" avril 1874.
   À cette date, le 1er chasseurs à pied a été formé de six compagnies de carabiniers, cinq du 2me chasseurs et cinq du 3me chasseurs.
   Le lieutenant-colonel Lugers, du 3me de Ligne, nommé colonel le 3 août 1874, prit le commandement du nouveau régiment qui fut organisé à Mons, à la caserne Guillaume.
   Au début, ce fut une mosaïque où les esprits de corps différents se heurtèrent un peu. Mais, l'allure primesautière, l'entrain et la belle humeur du commandant des chasseurs, ancien marin, eurent rapidement conquis le troupier et, par celui-ci, la population montoise.
   À l'aube de ce beau régiment, voici une anecdote qui réjouira les vieux Montois.
   Aux premiers jours du printemps de l'année 1875, à la fête des fleurs, les habitants du quartier de Messine sollicitèrent le concours de la musique régimentaire. Le colonel s'empressa, comme il le fit à plusieurs reprises, de satisfaire à leurs désirs, si bien que les marchandes de l'endroit, ne sachant comment manifester leurs remerciements vinrent, un beau matin, sans crier gare, lui offrir « un sabre d'honneur ». Le colonel qui était célibataire et vivait très modestement dans son petit appartement de garçon, fut surpris au saut du lit, en tenue sommaire, par une députation de ces dames. Il y eut, comme on le pense, une de ces scènes héroï-comiques impossible à décrire. Néanmoins, après un bout de toilette, les choses s'arrangèrent et les commères de Messine remirent leur sabre, avec force compliments du cru, assaisonnés de rires et de bons mots empruntés au langage du terroir.
   L'on en parla longtemps à Mons et le colonel Lugers y jouit d'une réputation de bonhomie et de simplicité du meilleur aloi.
   Le 15 juillet 1875, le colonel Lugers reçut le Drapeau du régiment des mains du Roi Léopold II, au camp de Beverloo.

25 euros (code de commande : 29360 - vendu).

 

BEACHBOARD (Robert) — La trinité maudite. (Valadon, Utter, Utrillo). Paris, Amiot-Dumont, 1952. In-8° broché, 184 p., illustrations en noir et en couleurs hors texte, en partie non coupé.
Extrait :
   La trinité maudite – Valadon, Utter, Utrillo – appartient encore à notre monde contemporain. Si Suzanne Valadon est morte en 1938 et son mari, André Utter, dix années plus tard, son fils Utrillo est toujours vivant.
   Pendant plus de vingt ans, la tribu Valadon a vécu sur la Butte « dans une ambiance de roman russe ». Exubérante, elle s'y est fait connaître par des explosions passionnelles qui ont souvent ébranlé la vieille rue Cortot jusqu'en pleine nuit. Et ce n'est pas le fils, Utrillo, qui pouvait mettre de la sérénité dans le ménage : il allait au contraire porter le scandale dans la rue, pourchassant les passants, brisant les avertisseurs d'incendié, vociférant ou s'écroulant dans une crise.
   Un tel vacarme serait aujourd'hui difficilement toléré. Mais rue Cortot, en ce temps-là, c'était naturel, nous assure M. Galanis, maintenant membre de l'institut, qui, des années durant, fut aux premières loges pour voir et entendre le trio.
   En dépit de ces déchaînements, des distractions brutales qu'ils lui apportaient, Suzanne Valadon a pu créer des chefs-d'œuvre et s'est imposée à l'attention des connaisseurs. D'exposition en exposition, elle a affirmé son nom. En 1932, sa rétrospective de la galerie Georges Petit recevait la visite des officiels et M. Édouard Herriot, alors Président du Conseil, serrait le peintre dans ses bras. Pour mieux lui dire son admiration, il retardait d’une demi-heure le départ pour Londres de son train spécial.
   André Utter, bien que moins célèbre, a participé à des expositions faites au Japon, aux États-Unis, en Italie, en Allemagne, en Tchécoslovaquie. Sa toile la plus fameuse figure au Musée d'Art Moderne de Paris.
   Maurice Utrillo, autant par ses excentricités que par son génie, est le plus célèbre des trois. « Qui n'a pas son Utrillo ? » disait-on dès le début du siècle. Très vite, l'ascension du peintre s'était doublée d’une réussite de caractère commercial. La cote sans cesse croissante de ses œuvres devait répandre son nom bien au-delà de la Butte et de Paris. En 1950, à une vente de l'Hôtel Drouot, son « Manoir de Gabrielle d’Estrée » atteint le prix de 800.000 francs, alors qu’à la même vente « Le Parlement de Westminster » de Monet ne dépasse pas 580.000 francs et qu'un portrait dû au pinceau de Degas ne monte qu’à 600.000. Actuellement, à New-York, quelques-unes des meilleures toiles de la « période blanche » sont cotées jusqu'à 2.800.000 francs.
   Ainsi, chacun des membres de la trinité a passé la rampe, et la famille a connu en même temps la fortune et la vogue. Ses ateliers de la Butte, son château de Saint-Bernard, près de Lyon, ont reçu la visite de personnalités telles que Mac Orlan, Max Jacob, Robert Rey, Édouard Herriot, Gustave Coquiot, Francis Garco, Roland Dorgelès. Et, presque quotidiennement, elle a accueilli dans son intimité le peintre tchèque Georges Kars et le sculpteur Leonardi.
   Connu par le témoignage de ses voisins, par ses relations avec des écrivains dont certains sont des observateurs fort perspicaces, reconnu par la critique la plus autorisée, le trio Valadon-Utter-Utrillo reste cependant mal connu sous son aspect le plus pittoresque : celui d’une association familiale dont la vie intime toujours mouvementée, parfois même exaspérée, serait digne de tenter la plume d’un romancier.
   Quand on a la curiosité de lire tout ce qui a été écrit sur les trois artistes, on est étonné de trouver une matière aussi mince. Les articles de journaux, ondes, revues, les livres même pénètrent peu profondément dans la vie de Valadon et de son mari. Et, s'ils accordent plus de place à celle d'Utrillo, encore est-ce bien souvent à coup de redites. Si, poussant plus loin l'étude, on compare ces divers textes, on est frappé par le nombre de contradictions qui s'y étalent. Les dates, les événements eux-mêmes ne coïncident pas toujours. Tous les biographes se heurtent à ce genre d'écueils qui, ici, sont d'autant plus nombreux que l'existence de la trinité est proche de la nôtre. Les critiques d'art eux-mêmes n'ont pas encore décanté leurs conclusions.

20 euros (code de commande : 29399).

 

[BELGIQUE - ENSEIGNEMENT]. La Ligue de l'Enseignement et la Défense de l'École Publique avant 1914. [Bruxelles], Ligue de l'Enseignement et de l'Éducation Permanente, 1986. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 127 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Préface, par Hervé Hasquin.
   - Quelques aspects de l'action éducative de la Ligue à travers ses finances, par Alain G. Massart.
   - La Ligue de l'Enseignement et les associations d'instituteurs, 1864-1895, par Frank Simon.
   - Les affiches et autres moyens de propagande de la Ligue de l'Enseignement concernant la loi scolaire, par Nadine Triest.
   - La Grande Mascarade du 31 mars 1878, par Jean Dubois.
   - Une enquête sur la situation de l'enseignement primaire sous la loi scolaire de 1884, par Christian Vandenberghen.
   - Une conséquence de la loi Jacobs (20 septembre 1884) : la création d'écoles libres laïques, par André Uyttebrouck.
   - Le projet de loi Schollaert et le bon scolaire (1911), par Roger Desmed.

22 euros (code de commande : 29366*).

 

BESSON (Patrick) — Julius et Isaac. Roman. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° collé, 240 p., envoi de l'auteur, quelques traits marginaux
En quatrième de couverture :
   « Julius Bloch et moi, nous ne nous sommes jamais entendus. Je ne dis pas que nous ne nous ressemblions pas, ni même que nous n'étions pas attirés l'un par l'autre. Nous avions des points communs (l'origine juive, le Parti, le cinéma, l'amour des femmes et des cigares, le même mépris pour le poker, ce qui était, à Hollywood, bien plus grave que d'avouer des penchants homosexuels), et il était rare que l'un d'entre nous fît quelque chose – un film, un meeting politique ou une party – sans se demander ce que l'autre en penserait. Ce qu’il y a de pénible dans le fait de ne pas aimer quelqu'un, c’est qu'on pense beaucoup plus à lui que si on l'aimait – et il m'arrivait de décider d'aimer Bloch rien que pour me débarrasser de lui. »

12 euros (code de commande : 29394).

 

BOËL (Marie-Clotilde) — Roucourt. Histoire... histoires... Tomes 1 et 2 (complet). [Roucourt], [Chez l'Auteur], [1993]. Deux volumes in-8° collés, 370 p., illustrations, exemplaire en parfait état de cet ouvrage peu courant.
Table des matières :
   Chapitre 1 : Origine - St-Géry - Gérard de Roussillon - Reliques de Saint-Adrien - Église - Légende d'Eubaldus.
   Chapitre 2 : Herman d'Eenham - Denain - Paroisse - Comtes de Flandre - 1110 : Grammont - Baudouin IX.
   Chapitre 3 : Premiers seigneurs locaux - Situation sociale du 9e au 13e s. - La seigneurie - Premier curé connu - Notre église - Famille d'Épinoy et de Werchin.
   Chapitre 4 : 14e et 15e siècles - Guerre de Cent Ans - Chaire de vérité.
   Chapitre 5 : 16e siècle - Protestantisme - Famille de Melun - Curés - Chrismatoire.
   Chapitre 6 : 17e siècle - Bref de Clément VIII - Reliquaire de St Adrien - Ostensoir - Famille d'Arenberg - Peste - Incendies - Guerres de Louis XIV - Ciboire - Vierge - Fonts baptismaux - Familles.
   Chapitre 7 : Première moitié du 18e siècle - Buste de St Géry - Description du village - Procès - Vicaires- - Incendie - Professions - Mayeurs et échevins.
   Chapitre 8 : 1750-1780 - Curé Lelangue - Procès - Bury - Familles d'Arondeau et Visart - Quelques familles influentes - Ressources de l'église.
   Chapitre 9 : 1780-1800 - Joseph II - Révolution brabançonne - Curé Wibier - Poules empoisonnées - Famille Paillot - Moneuse - Vie paroissiale - Révolution - Bandits - Pauvreté - Vie sociale.
   Chapitre 10 : 1800-1830 - Concordat - Fabrique d'église - Brasménil - Biens d'église - Pays-Bas - Arondeau - Vicairie - Canal.
   Chapitre 11 : Roucourt en 1830 : comédie - Cinses - Moulins.
   Chapitre 12 : 1830 - Notables - Curé Georges - Église - Moulin St Roch - Vicomte - Affaires Vraux et Bitremont - Curé Demaret - Chemin de croix - Famille Boël.
   Chapitre 13 : 1856 à 1864 - Différends entre curé et bourgmestre - Jugement - Vie privée du vicomte.
   Chapitre 14 : Familles Marlier et Tonneau - Question scolaire.
   Chapitre 15 : 1887-1914 - Curé Delcoigne - Conseil communal - Bureau de bienfaisance - St Vincent de Paul - Vie sociale - Constructions - Sociétés - Curé Rasmont - Ornements - Statues - Restauration de la Chaire - Élections 1911.
   Chapitre 16 : Guerre 1914-1918.
   Chapitre 17 : 1919-1930 - Usine - Restauration de l'église - Élections - Cérémonies - Curé Dutrieux - Monument - Centenaire.
   Chapitre 18 : 1931-1944 - Crise - Chômage - Distribution d'eau - Élections - Guerre 1940.
   Chapitre 19 : 1945-1962 - Rationnement - Prisonniers - Élections - Foyer - Usines - Population - Prix - Abbé Henry - Consécration de l'église - Ste Barbe.
   Chapitre 20 : Élections - Autoroute - Cavin - Décès - Écoles - Curés, bourgmestres, fabriciens, enseignants - CAP. Maison communale - Atlas - Fusion des communes - Jubilé d'or de M. le curé.
   Chapitre 21 : Topographie et toponymie - Cartes - Constructions récentes.
   Chapitre 22 : Fichier de 1860 et plans Tables - Bibliographie.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 29390).

 

BOVE (Emmanuel) — Mes amis. Suivi de Un autre ami. Préface de Jean-Luc Bitton. Postface de Jean-Philippe Dubois. Illustrations de François Ayroles. Talence, L'Arbre Vengeur, 2015. In-8° broché sous couverture à rabats, 237 p., exemplaire en bon état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Victor Bâton vit dans l’obsession de se faire des amis. Trentenaire qui tire le diable par la queue mais se refuse à travailler, il subsiste de sa pension et parcourt la ville dans des vêtements usés qui ne le rendent guère séduisant. Pourtant il s'accroche à chaque rencontre, se fait un espoir de chaque regard et n'en finit pas de s'inventer un avenir qu’une magnifique amitié illuminerait. Dans un Paris sans lumières, il nous raconte sa quête en détail, sans jamais cesser d’interroger ses mobiles, ses soupçons, ses craintes et ses dépits.
   Avec ce roman qui signa ses débuts, Emmanuel Bove bouleversa la littérature française : son écriture, qui allie densité du style et simplicité formelle, ironie mordante et compassion, a traversé le temps.
   Mes amis est un chef-d'œuvre, de ceux qui touchent chaque lecteur. Une rareté qu'il est indispensable de ne pas manquer.

10 euros (code de commande : 29376 - vendu).

 

CANGUILHEM (Georges) — Œuvres complètes. Volume I. Écrits philosophiques et politiques (1926-1939). Textes présentés et annotés par Jean-François Braunstein, Michèle Cammelli et Xavier Roth sous la direction de Jean-François Braunstein et Yves Schwartz. Préface de Jacques Bouveresse. Paris, Vrin, 2011. In-8° broché, 1033 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques »), exemplaire en très bon état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique, dans l'univers intellectuel de la France de l'après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d'universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales.
   Il fut longtemps connu pour ses travaux d'histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu’il aborda avec une grande rigueur conceptuelle.
   Mais depuis une décennie, en même temps que s'opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l'ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l'œuvre s'est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique.
   Le premier volume des Œuvres Complètes que nous présentons ici et qui réunit les textes publiés par le jeune Canguilhem de 1926 à 1939, permet de comprendre ce phénomène : G. Canguilhem est sans aucun doute un représentant éminent de l'école française d'histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose chez lui sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont témoigne son engagement dans la Résistance. Ces textes de jeunesse, réunis par un collectif d'universitaires et de jeunes chercheurs, sont regroupés en trois parties : l'ensemble des articles de revues, des lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d'auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet.

30 euros (code de commande : 29385).

 

CERVANTES (Miguel de) — L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche. Traduction de Louis Viardot. Illustrations de Dubout. Tomes I, II, III et IV (complet). Paris, Sous l'Emblème du Secrétaire, 1938. Quatre volumes in-8° demi-chagrin brun-rouge à coins, dos à 4 nerfs, têtes dorées, couvertures conservées (reliure signée Trinckvel), t. I : 314 p., 94 illustrations (82 vignettes et culs-de-lampe en noir et en couleurs dans le texte et 12 planches en couleurs hors texte), t. II : 329 p., 94 illustrations (80 vignettes et culs-de-lampe en noir et en couleurs dans le texte et 14 planches en couleurs hors texte), t. III : 346 p., 90 illustrations (77 vignettes et culs-de-lampe en noir et en couleurs dans le texte et 13 planches en couleurs hors texte), t. IV : 370 p., 99 illustrations (87 vignettes et culs-de-lampe en noir et en couleurs dans le texte et 12 planches en couleurs hors texte), édition originale, exemplaire numéroté sur vélin Bulky (n° 456), en bon état.
    Les pages de titre portent toutes la date de 1938, l'achevé d'imprimer du premier tome est du 30 novembre 1937, celle du deuxième tome du 15 janvier 1938, celle du troisième tome du 30 mars 1938 et celle du quatrième tome du 25 mai 1938.
   L'impression a été réalisée sur l'Union typographique, à Villeneuve-Saint-Georges et les dessins d'Albert Dubout ont été reproduits par le procédé Duval et coloriés au pochoir par Jon et Raynal.

Les quatre volumes : 450 euros (code de commande : 29382 - vendu).

 

[CÎTEAUX (Ordre de)]. Filles de Cîteaux au pays mosan. Bruxelles, Crédit Communal, 1990. In-4° broché sous couverture à rabats, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Collégiale Notre-Dame de Huy, du 30 juin au 15 septembre 1990.
Table des matières :
   
- Avant-propos, par F. Narmon.
   - Introduction, par J.-P. Massaut.
Historique
, par M.-E. Montulet-Henneau :
   
A. Histoire d'un ordre.
   B. La vie dans un ordre et dans une Église.
   
C. La vie dans une abbaye.
   D. La fin d'un monde. La naissance d'un autre.
Catalogue, par M.-E. Montulet-Henneau :
   1. L'ordre de Cîteaux.
   2. Filles de Cîteaux.
   3. Filles de CÎteaux en pays mosan.
   4. Intimité cistercienne.

25 euros (code de commande : 29355).

 

CLEARY (Thomas) — Code d'honneur du Samouraï. Une traduction moderne du Bushidô Shoshinshû de Taïra Shigésuké. [Titre original : Code of the Samourai. A modern Translation of the Bushido Shoshinsu of Taira Shigesuke.] Traduit de l'anglais par Silvain Chupin. [Monaco], Alphée, 2005. In-8° collé, 154 p., quelques illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Le premier souci de celui qui se prétend guerrier est d'avoir toujours la mort présente à l’esprit, chaque jour et chaque nuit, du matin du premier jour de l’année jusqu'à la nuit du Nouvel An. »
   Ainsi s'ouvre le Code d'honneur du samouraï, écrit par Taira Shigésuké, érudit confucéen et expert militaire japonais de la seconde moitié du XVIIe siècle. Destiné aux novices, ce manuel avait aussi pour fonction de prévenir le relâchement du comportement des guerriers désœuvrés en cette période de paix relative. Du combat aux relations sociales, il définit les règles de vie et de conduite auxquelles doit se plier tout jeune samouraï. Cette morale rigoureuse ne fut d'ailleurs pas l'apanage des seuls samouraïs : ses valeurs imprégnèrent toute la société civile jusqu'à nos jours, et les victimes anonymes du karôshi, ces « morts à la tâche » des entreprises japonaises, en témoignent.
   Docteur en langues et civilisations extrême-orientales à l'université de Harward, Thomas Cleary est l’auteur de nombreux essais, parmi lesquels La Voie du samouraï, pratiques de la stratégie au Japon, ainsi que de traductions de grands classiques japonais et chinois, comme le Yi-King de Lieou Yi Ming.

10 euros (code de commande : 29383 - vendu).

 

DELTENRE (Léonce) — Notre-Dame des Carmes à Thuin. 1673-1800. Thuin, Huaux, 1936. In-8° broché, 23 p., deux planches hors texte, exemplaire en bon état.
   Cette étude a également été publiée dans le tome XXXXI des Documents & Rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi.
Table des matières :
   - La raison politique.
   - Les placards d'institution.
   - Les directeurs et le mambours.
   - Les comptes de gestion.
   - Le sort du patrimoine.
   - Les membres.
   - Les scapulaires et les livres.
   - Les fondateurs d'offices.
   - Le sort des offices fondés.
   - Les processions.
   - L'autel privilégié.
   - La statue de Notre-Dame.
   - Le pavillon.
   - Le gonfanon.
   - La lettre a tué l'esprit.

12 euros (code de commande : 29391 - vendu).

 

FRANCK (Dan) — Tabac. Récit. Paris, seuil, 1995. In-8° broché sous couverture à rabats, 120 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Si « je » est un autre, il pourrait bien s'appeler Tabac. Son parfum est le vôtre, sa saveur est en vous, il accompagne le moindre de vos gestes et c'est à travers sa fumée qu'à l'heure des bilans et des évocations défile toute une vie : grand-mère et Disque Bleu filtre, Lucky et premières caresses, Boyard et mai 68, l'écriture, la pipe et les amis, morts d'avoir trop fumé.
   Jusqu'au jour où la raison décide de l'emporter sur la déraison, et « je » d'éliminer l'autre. Stratagèmes, subterfuges, mensonges, ruses, c'est peine perdue : le tabac ne peut se passer de vous, ni vous de lui.
   Tendre, drôle, émouvant, plein de verve et de vie, ce récit est un miroir qui renvoie un sourire complice à tous ceux qui, un jour, ont décidé de commencer ou de s'arrêter de fumer.

10 euros (code de commande : 29395).

 

GASPARD (André) — Le dictionnaire du formidable. Alleur, Marabout, 1986. In-8° collé, 317 p.
Préface :
   Quand je lis un bouquin traitant de la vie des empereurs romains, ou encore un livre de Tazieff sur les tremblements de terre, ou même un ouvrage de biologie (je ne prétends pas tout y comprendre), je me prends à regretter que les matières enseignées dans les écoles ne traitent que de l'aspect « officiel » du sujet, avec peu ou pas du tout de place aux petits à-côtés. Par exemple, j'aurais bien aimé que mes vieux livres d'Histoire ne se contentent pas de résumer les « hauts faits » de tel ou tel personnage, en escamotant généralement tout ce qui pourrait ternir son image. Que l'amiral Nelson n'ait jamais réussi à se débarrasser du mal de mer est pour moi, même aujourd'hui, un fait aussi intéressant à savoir que le contexte politico-économique de la bataille de Trafalgar.
   Je pense encore à l'image qu'on nous présentait de l'impératrice Catherine II de Russie. Je me souviens de son portrait tout à fait imposant avec un double ou triple menton extrêmement majestueux, étalé bien en évidence dans le chapitre traitant des despotes éclairés. Quelle surprise et quelle revanche pour moi d'apprendre, vingt ans plus tard, que cette despote soi-disant austère et rasante au possible, était en réalité une gaie luronne ne dédaignant pas les petites aventures, ni même les grandes.
   Ces exemples pourraient être répétés à l'infini et dans tous les domaines. Ainsi en est-il de cette pauvre souris martyrisée pendant des semaines et des semaines sous prétexte d'expériences de sciences naturelles, alors qu’il eût été tellement plus intéressant de parler de la danse des abeilles ou du comportement extraordinaire du manchot de l'Antarctique en période de reproduction.
   C’est peut-être par réaction à mon propre ennui durant ma période scolaire que j’ai développé une curiosité pour tous les faits bizarres, extraordinaires, ou tout simplement amusants. Il m'arrive fréquemment de manifester un étonnement peut-être naïf, mais en tous cas sincère, devant certaines informations découvertes au hasard de mes lectures. Et je n'exagéré pas en disant que certaines des plus farfelues, en apparence, des histoires rapportées dans ce livre, je les ai cueillies dans des ouvrages ultra-sérieux sur des sujets aussi arides que l'astronomie ou l'anthropologie.
   Je crois sincèrement que la Nature et la Vie sont plus riches et plus folles que le plus fou des rêves ou n'importe quelle œuvre de fiction. Aussi, les épisodes curieux que je relate s'adressent à l'imagination encore plus qu’à l’esprit. J’ai essayé, dans ce livre, de rassembler pêle-mêle (le classement alphabétique n'est qu'un prétexte) des faits et événements vécus, sans faire de discrimination entre les sciences, l'histoire des hommes et leurs civilisations et les simples faits divers, le point commun étant, bien sûr, l'aspect extraordinaire de l'information.
   Il est utile de signaler que, bien que j'aie vérifié, dans la mesure du possible, l'exactitude des faits que j’ai recueillis, il se peut que certaines erreurs s'y soient glissées et je remercie d'avance les lecteurs qui voudront bien m'envoyer, le cas échéant, toute correction, même de détail.

10 euros (code de commande : 29398 - vendu).

 

[HEUPGEN (Georges)]. Manifestation organisée en l'honneur de M. Georges Heupgen à l'occasion de son élévation à la dignité de Commandeur de l'Ordre de Léopold II. [Publié par] Clovis Piérard et Fulgence Masson. Mons, la Province, 1935. In-4° broché, 72 p., un portrait de Georges Heupgen d'après une gravure de Charles Bernier, quelques rousseurs.
   Cette manifestation se déroula le 15 juin 1935.
Sommaire :
   - Le Professeur Georges Heupgen, par Clovis Piérard.
   - On a fêté Georges Heupgen, par Télesphore Wuobaut.
   - Discours de M. Fulgence Masson.
   - Discours de M. Henri de Patoul.
   - Discours de M. Maurice Schmit.
   - Discours de M. Lactance Demay.
   - Allocution de M. le Dr Jules Bordet.
   - Allocution de M. Jules Yernaux.
   - Discours de M. Octave Leroy.
   - Toast de M. François André.
   - Discours de M. Georges Heupgen.
   - Banquet du 15 juin 1935. Table d'honneur.
   - Liste des personnes ayant envoyé des télégrammes ou lettres de sympathie.
   - L'appréciation de l'œuvre [le portrait gravé par Charles Bernier].
   

25 euros (code de commande : 29363).

 

[HUSSERL (Edmund)]. STEINMETZ (Rudy) — L'esthétique phénoménologique de Husserl. Une approche contrastée. Paris, Kimé, 2011. In-8° collé, 223 p., (collection « Philosophie en Cours »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les pages que Husserl a consacrées à l'art et à la conscience esthétique sont rares et éparses. Il n'en reste pas moins que la théorie qui y voit le jour fait preuve d'une grande systématicité. L'œuvre d'art, comme elle le sera plus tard chez Sartre, y est invariablement désignée au titre d'objet irréel. Non qu'elle ne possède une effectivité matérielle qui en assure la présence dans le champ de la perception et en constitue le soubassement physique, mais, bien plutôt, qu'elle soit illocalisable dans ce champ et irréductible à ce soubassement. La raison en étant que l'objet d'art est un objet imaginaire qui ne trouve dans la réalité dont il est fait que le moyen de s'y objectiver et non celui de s'y individualiser. Son irréalité, il la reçoit du regard « désintéressé », au sens kantien du terme, qu'il appelle, de la visée intentionnelle particulière qui lui donne d'apparaître en tant que « néant » ou « rien », comme se plaît à le répéter Husserl. C'est à retracer la genèse de cette conception dématérialisée de l'œuvre artistique et du type de conscience qui l'appréhende que s'attache ce livre, non moins qu'à en cerner les enjeux théoriques. Deux voies d'investigation ont été privilégiées à cet égard. L'une, interne, s'efforce d'en dégager la provenance et d'en saisir le statut au sein même de la phénoménologie husserlienne. L'autre, externe, la confronte à des théories esthétiques rivales et à la production artistique dont elle a à rendre compte afin, par contraste, d'en faire jaillir et d'en apprécier la véritable portée heuristique. Le résultat est que les catégories conceptuelles élaborées par Husserl pour fonder son approche du phénomène de l'art et de l'intention qui en prend acte s'avèrent, en définitive, sujettes à la critique.
   Rudy Steinmetz enseigne l'esthétique et la philosophie de l'art à l'Université de Liège. Il est secrétaire du Groupe de recherches « Esthétique et philosophie de l'art » du F.N.R.S. Il a publié Les styles de Derrida et est co-auteur de Esthétique et philosophie de l'art. Repères historiques et thématiques.

13 euros (code de commande : 29359 - vendu).

 

HUWÉ (Marcel), MENGAL Fidèle) et LIÉNAUX (Fernand) — Histoire et petite histoire de La Louvière. S.l., 1959. In-8° broché sous jaquette (un peu défraîchie), 591 p., illustrations.
Table des matières :
   Hommage à Oscar Roland.
   Préface.
   Avant-propos.
   - La Louvière, ville-champignon.
   - La Belgique.
   - Le Hainaut.
   - La région du Centre.
   - Un nom (La légende aux loups).
   - La Louvière et l'Abbaye d'Aulne (La Seigneurie de La Louvière - La Grande Louvière - La fin de l'Abbaye d'Aulne).
   - Le charbon (XVIIIe siècle - Le XVIIIe siècle s'achevait...).
   - Les routes (Route de Soignies à Mariemont - 1804 - 1845 - Mathée (Dirapeau Blanc)).
   - Les canaux.
   - Chemins de fer.
   - Les industries.
   - L'agrandissement de La Louvière (1865).
   - Après 1869 (Configuration - Relief - Nature du sol - Le climat - Hydrographie).
   - Nos Bourgmestres (Amand Mairaux - Charles Nicaise - Alfred Fagniart - Gustave Boël - Désiré Grégoire - Augustin Gilson - Jules Mansart - Sylvain Guyaux - Victor Ghislain - Fidèle Mengal).
   - Nos hameaux.
   - La population.
   - L'habitat.
   - Le dialecte.
   - Les charbonnages louviérois.
   - La vie industrielle.
   - La vie commerciale.
   - La vie agricole.
   - La vie sociale et politique.
   - Chemins de fer.
   - Les vicinaux.
   - Le canal du Centre.
   - La circulation.
   - Les marchés.
   - Les monuments.
   - Parcs publics.
   - Folklore et coutumes.
   - Festivités Louviéroises (Carnaval - Les Gilles - Les Fêtes Communales- La Foire).
   - Théâtre - Salles de spectacles - Cinéma.
   - Les groupements louviérois.
   - La vie sportive.
   - Services publics.
   - La presse.
   - L'enseignement.
   - La vie artistique.
   - Édifices du culte.
   - La Louvière dans la guerre (1914-1918 - 1940-1945).
   - La Louvière pittoresque (Le tirage au sort - Petits échos 1900-1910 - Rêve d'Or - Sec pachi - Le dirigeable - Le cortège historique - L'horloge du centenaire - La garde civique).
   - L'Armorial louviérois.
   - La Louvière, ville ou commune ?
   - La Louvière touristique.
   - La chanson de La Louvière.
   - Le dictionnaire des rues.

20 euros (code de commande : 29388 - vendu).

 

[LALAING]. BORN (Robert) — Les Lalaing. Une grande « Mesnie » hennuyère, de l'aventure d'Outrée au Siècle des Gueux (1096-1600). Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 379 p., illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Qui sont les Lalaing ?
   Ne faites pas la moue, Monsieur le Censeur, en découvrant qu'il s'agit d'une vieille famille aristocratique de chez nous ! Car qui veut rechercher les ferments du prodigieux bouillon de culture dans lequel a baigné le Hainaut ancien, n'a pas le choix : dans sa quête jusqu'à l'aube du Moyen Âge, l'historien ne dispose d'autres pistes que la dynastique, la monastique et celles qui ont laissé des traces dans la chair du Hainaut, imprimées grâce à la matrice des grandes maisons, les Ligne, les Lannoy, les Trazegnies, les Roisin, les Halewijn, les Croÿ et les Lalaing.
   Ces Lalaing nous fournissent le plus étonnant des microcosmes depuis leur irruption dans l'histoire hennuyère dès les premières Croisades. Ils défilent dans l'histoire en une théorie brillante de chevaliers, de gouverneurs, d'aventuriers, de saintes femmes, de tournoyeurs, d'hommes de Dieu, de chefs de guerre, de diplomates, d'esthètes et de savants : douze chevaliers de la Toison d'Or, sept baillis ou grands baillis du Hainaut et trois stadhouders de Hollande. Un extraordinaire palmarès !
   Vous avez le goût de l'exploit sportif ? Vous aimeriez connaître quelques-unes des idoles qui faisaient courir les foules du Moyen Âge ? Écoutez les hérauts des plus célèbres tournois, ceux de Compiègne en 1238, de Chauvency en 1285, de Mons en 1310 : vous les entendrez clamer aux quatre vents, à l'entrée dans les lices des Simon, Simars et Nicolas, leurs cris de guerre : « Lalaing ! Lalaing ! »
   Découvrez Jacquet de Lalaing, le bon chevalier sans Peur et sans doubte, l'émule bourguignon de Du Guesclin et de Bayard, plus célèbre en son temps que toutes nos vedettes sportives d'aujourd'hui ; vous le trouverez à Nancy, croisant le fer sous l'œil énamouré de sa « Non Pareille », la duchesse de Clèves, ou, tenant à Châlon le Pas de la Fontaine des Pleurs, caracolant sur son destrier rouan, appelé Calabre.
   Aimez-vous la rocambole ? Suivez donc ce Rodrigue de Lalaing, lieutenant de l'Imposteur Magnanime, le Tournaisien Perkin Warbecque, qui se fit passer pour le duc d'York, le fils cadet d'Edouard IV étouffé sous un oreiller, et qui disputa à Henri VII le trône d'Angleterre ! Ou encore cet Antoine de Lalaing, le « bastard », compagnon d'aventure du turbulent Philippe de Clèves avec qui il alla assaillir Mitylène et fit naufrage sur les rochers de Cythère, l'île d'amour.
   Rêvez-vous de grands capitaines ? Voyez Simon de Lalaing sous les murs d'Orléans en face de Jeanne d'Arc et les quatre Lalaing qui accompagnèrent Charles le Téméraire à Montlhéry.
   Préférez-vous les hommes d'État de stricte observance ? Regardez le somptueux Antoine de Lalaing, 1er comte d'Hoogstraeten, officier à Malines comme chevalier d'honneur de Marguerite d'Autriche, ou le scrupuleux Charles II de Lalaing, le bras droit de Marie de Hongrie !
   Si vous lancez un coup de filet dans leur généalogie, vous ne ramènerez guère d'exemplaires de l'espèce escargotière mais bien quelques marginaux sympathiques, un insurgé comme Antoine, le 3ème comte d'Hoogstraeten, et un transfuge repenti comme Georges de Lalaing, le comte de Ville, lesquels tiraillés entre leurs appartenances traditionnelles et leur résistance à l'oppression espagnole, vécurent sous le signe de la contradiction.
   Telle est cette « mesnie » des Lalaing, fourmillante de mille personnages divers. Elle a inscrit un pan d'histoire qu'il ne convenait pas de laisser sombrer dans l'oubli.

50 euros (code de commande : 29357 - vendu).

 

LEBLOIS (Jean) — Basècles bâti sur le roc. Basècles, chez L'Auteur, 1972. In-8° broché, 225 p., illustrations in et hors texte, tableaux, plans, ex-dono à la page de garde, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   1. Identité :
Nom. Situation. Le sol. La population. La situation administrative. Les mandataires actuels. Le personnel communal. Les rues, les chemins... Les places. Les coutures et lieux dits. La route de l'État. Le droit de chausséage. L'autoroute de Wallonie.
   2. La Verne : Le Rieu du Gard. Les abreuvoirs. Baignades involontaires. Les autres abreuvoirs.
   3. L'éclairage public : Réverbères à pétrole. Éclairage au gaz. Éclairage électrique.
   4. L'eau potable : Pollution. Les puits privés. Les pompes publiques. Inventaire des pompes. La distribution d'eau. La station de pompage. Le service actuel.
   5. Les sapeurs-pompiers : Les premières dispositions. Incendies au XIXe siècle. La tenue et l'armement. L'inutilité de la garde civique. De joyeux drilles. À l'heure actuelle. Liste d'appel en 1971.
   6. Le dialecte local : Quelques expressions. Glossaire. Chansonniers et poètes.
   7. Archéologie : Les cimetières mérovingiens. Vestiges gallo-romains. Les découvertes récentes. La préhistoire. Cattenifosse. Le trésor romain. Document médiéval de 1040. Chirographe de 1659.
   8. Le tirage au sort : Rites. Chansons. Superstition. Le remplacement.
   9. Le vieux Basècles : La place communale. La cense. Vente de la grande cense. La prévôté et le couvent. L'ancienne maison communale. Les arbres.
   10. L'église : Les vitraux. Les monuments funéraires. Mobilier remarquable. Les tableaux. Objets du culte. Divers. Les cloches. L'orgue et le jubé. Le cimetière. Le presbytère. Les biens de l'église. Procès du bureau de bienfaisance.
   11. Le moulin à eau : Vente forcée. Pénurie d'eau. Derniers meuniers. Mécanisme.
   12. Les carrières : Vieilles mesures agraires. Mutations foncières. Les chemins de fer industriels. L'industrie vers 1830. Mesures de protection. Hygiène des rues. Les pompes à feu. Machines d'exhaure. Autres systèmes de pompage Aqueducs à usage public.
   13. Fours à chaux : Inventaire de 1827. Inventaire de 1858. Imprudences fatales.
   14. Lexique industriel : El vaque. El caya. Les cheminées. Les armures à scier. Les scies circulaires. La moulureuse. El taperie à carreaux. Le moulin à polir pierre.
   15. Les grèves : Situation des carrières avant 1902. Mercuriale. Salaires. Grève à Quevaucamps. Grève à Basècles.
   16. L'ouvrier vers 1903 : Divertissements publics. Les sociétés d'aujourd'hui. Les géants. Origine. Les géants paysans. Premières métamorphoses. Le chant des paysans. Le dernier-né. Aujourd'hui. Les musiciens.
   17. Écoles à horaire réduit : École de dessin et de modelage. École de musique. La bibliothèque communale.
   18. L'industrie marbrière : Exode des carriers. Lutte pour le Suffrage universel. Après la guerre 14-18 : la crise. Mercuriale. Grève de 1920. Grève de 1923. De 1945 à nos jours. Marbre noir d'aujourd'hui. Le granit dur.
   19. La guerre 40-45 : La Défense passive. Les réfractaires au S.T.O. La Résistance. La Croix-Rouge.
   Annexe I : Obituaire de l'église.
   Annexe II : Les prisonniers de la guerre.
   Annexe III : Les donneurs de sang.
   Annexe IV : Remerciements de l'auteur. Les souscripteurs.

20 euros (code de commande : 29386 - vendu).

 

LECLERCQ (René) — Historique de la bonneterie dans le Tournaisis. [Tournai], Hainaut 58, [1958]. In-8° broché sous couverture soigneusement plastifiée, 137 p., XXXIII planches hors texte, une carte à déplier, cachet humide de bibliothèque à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Nous croyons combler une lacune en rédigeant cet historique de la bonneterie dans le Toumaisis. Certes, la bonneterie a été examinée parmi les activités industrielles dans des études historiques faites isolément sur Tournai, Leuze ou Quevaucamps mais on n'avait pas jusqu'à présent étudié le problème dans son ensemble alors qu’il s'agit d’une même industrie qui partie de Tournai a essaimé dans les autres centres.
   Nous avons commencé ce travail par un historique rapide de la bonneterie afin de pouvoir raccrocher l'évolution de cette industrie régionale à celle qui s'est produite dans d'autres pays car dans l'évolution rapide de la bonneterie après 1830, la bonneterie belge n'a pas fait figure de pionnier mais a suivi plus ou moins rapidement les progrès des industries étrangères.    Dans ce chapitre, nous nous sommes penchés surtout sur la bonneterie française car c’est elle qui a été à l'origine de l'introduction de cette activité à Tournai. Cette introduction s'est faite en deux phases : La première au XVe siècle, bien modeste, puisqu'il s'agit du tricot réalisé à l'aiguille ; La seconde à la fin du XVIIe siècle, avec l'emploi du « métier à faire bas ». Ces deux faits se situent d'ailleurs à deux périodes où Tournai est rattaché à la France.
   Dans le deuxième chapitre, nous avons tracé à grands traits l'évolution de l'industrie textile dans le Tournaisis pendant les siècles qui ont précédé l'avènement de la bonneterie, afin de situer le climat dans lequel se développe cette nouvelle fabrication à une époque où une main-d'œuvre textile est disponible par suite de la décadence de la draperie. Nous trouverons d'ailleurs dans ce long passé consacré aux diverses activités textiles la raison de la qualité de notre main-d'œuvre.
   Les chapitres suivants sont consacrés à l'évolution de la bonneterie à Tournai, qui est le berceau de cette industrie en Belgique, et dans le Toumaisis, qui reste jusque vers 1880 le centre belge le plus important.
   Nous avons aussi essayé de mettre en lumière les différents stades par lesquels passe le territoire dénommé Tournaisis. Limité anciennement à la rive gauche de l’Escaut, il constitue encore au XVIIIe siècle une province séparée et ce, jusqu'en 1794, date à laquelle il est incorporé au Hainaut. Dès ce moment, le Toumaisis cesse d'exister en tant qu'entité politique pour faire place rapidement à un nouveau Toumaisis que l'on peut qualifier d'économique. S'étendant à l'Ouest jusqu'à la frontière, au Nord jusqu'aux limites des provinces de Flandre Occidentale et Orientale, on s'accorde à l'heure actuelle à le limiter à l'est par une ligne allant d’Ellezelles à Stambruges et Bemissart. Il comprend ainsi l'arrondissement administratif de Tournai à l'exception de Ligne et 21 communes de l'Arrondissement d’Ath.
   Il est intéressant de noter que c’est en partie la bonneterie qui a créé les relations entre Tournai d’une part, et d'autre part, Leuze, Péruwelz et plus tard Quevaucamps, communes d’un territoire qui a relevé pendant très longtemps d’une Couronne différente de celle dont relevait Tournai. En créant une communauté d'intérêts entre ces villes, la bonneterie a contribué ainsi à assurer l'unité du Toumaisis actuel.
   Nous avons tenu à souligner les relations établies dès le XIXe siècle entre la bonneterie du Toumaisis et celle de Troyes, ce grand centre bonnetier français qui actuellement à lui seul, emploie plus de personnel que l'ensemble de la bonneterie belge. Le jumelage des villes de Troyes et de Tournai n'a fait que renforcer ces contacts au profit de l'économie des deux centres industriels.
   Enfin, s'il est encore nécessaire d'ajouter un fleuron à la gloire de la ville de Tournai, nous dirons qu'en ouvrant l'École d'Arts et Métiers en 1839, elle a été la première ville belge à créer un enseignement textile. Si nous nous sommes étendus assez longuement sur l’historique de cet établissement, comme nous l'avons fait aussi pour celui des Ecoles Provinciales des Textiles et de Bonneterie du Toumaisis, c’est parce qu'au travers de l'évolution de ces écoles, on peut suivre celle de l'industrie, tant sont profondes leurs liaisons.
   Dans le dernier chapitre consacré à l’état actuel de la bonneterie dans la région, nous avons souligné les différents facteurs qui nous permettent d'espérer que cette industrie continuera à contribuer dans l'avenir à la prospérité et à la réputation du Toumaisis.

15 euros (code de commande : 29392 - vendu).

 

LIBERA (Alain de) — Archéologie du sujet. I. Naissance du sujet. Troisième tirage. Paris, Vrin, 2014. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 448 p., (collection « Histoire de la Philosophie »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Comment le sujet pensant – si l’on préfère, l'homme en tant que sujet et agent de la pensée – est-il entré en philosophie ? Et pourquoi ? Le « sujet » n’est pas une création moderne. Ce n’est pas davantage un concept psychologique. Moins encore l’invention de Descartes. C’est le produit d’une série de déplacements, de transformations et de refontes d’un réseau de notions (sujet, agent, acteur, auteur, acte, action, passion, suppôt, hypostase, individu, conscience, personne, « je », moi, Self, égoïté), de principes (attribution, imputation, appropriation) et de schèmes théoriques mis en place dans l’Antiquité tardive (Plotin, Porphyre, Augustin), élaboré au Moyen Âge (Bonaventure, Thomas d’Aquin), puis mis en crise à l’âge classique par l’invention de la « conscience » (Locke). Une histoire de la subjectivité ne peut donc être qu’une archéologie du sujet, travaillant la « longue durée » philosophique – du rejet du « sujet » mental chez Augustin à la redécouverte de l’inexistence intentionnelle chez Brentano, en passant par l’invention du « moi » comme sujet d’action et de pensée chez Leibniz : une histoire de la philosophie du sujet entendue comme histoire du sujet de la philosophie, une « archéologie du savoir » pensée dans l’horizon de « l’histoire de l’Être ». Placé sous le double patronage de Heidegger et de Foucault, ce premier volume expose une méthode, introduit les concepts (périchorèse, immanence psychique, intentionnalité), présente les schèmes (sujet, suppôt, hypostase, personne ; attribution, action, inhérence, dénomination) et forge les outils historiques (attributivisme, subjectité) nécessaires pour construire un premier parcours philosophique et théologique dans les quatre domaines où s’articule la figure inaugurale de l’histoire de la subjectivité : Qui pense ? Quel est le sujet de la pensée ? Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que l’homme ?

25 euros (code de commande : 29384 - vendu).

 

LOUDA (Jiri) et MACLAGAN (Michael) — Les dynasties d'Europe. Héraldique et généalogie des famille impériales et royales. Édition française dirigée par Roger Harmignies. Préface d'Otto de Habsbourg-Lorraine. Introduction d'Arnaud Chaffanjon. Paris, Bordas, 1995. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 308 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet humide ex-libris à la page de garde.
Sur la jaquette :
   « L'héraldique est le livre illustré de l'histoire. Les signes, les couleurs, rappellent les faits et gestes de ceux qui nous ont précédés. Ils sont un défi pour le présent et l'avenir. Ceux qui ont des ancêtres dont ils sont fiers ont toujours, consciemment ou inconsciemment, le sentiment qu'ils n'ont pas le droit d'être inférieurs aux hommes et aux femmes dont ils ont hérité le nom et les signes extérieurs...
   C'est là le vrai sens de l'œuvre de Jiri Louda et Michael Maclagan. Ce n'est pas un livre d'héraldique ou de généalogie abstraite. Nous y trouvons l'histoire de l'Europe à travers ses dynasties. L'art y sert la compréhension du passé... »
      (Otto de Habsbourg-Lorraine.)
   Les dynasties d'Europe est un ouvrage de référence, sans équivalent en langue française, sur les familles ayant régné ou régnant encore en Europe, du XIe siècle à nos jours.
   Les arbres généalogiques extrêmement fouillés, donnent les noms, titre, dates, et souvent blason de 3000 personnages historiques ou contemporains.
   Le texte éclaire l'histoire de chaque famille souveraine en la replaçant dans le cadre des événements qui ont vu son ascension et son évolution.

30 euros (code de commande : 29370).

 

[LOUIS XVI]. Recueil de pièces sur la vie et la mort de Louis XVI. IHuit ouvrages en un volume in-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre bordeaux intitulée « Révolution en France », tranches rouges, ex-libris, [666] p., contenant :

   I. [LA HUPROYE (Antoine-Edme de) ?] — Une fleur sur le tombeau de Louis XVI ; Ou Tableau véridique de son règne, de sa vie privée et de sa mort édifiante ; où se trouvent beaucoup d'anecdotes, de portraits caractéristiques des principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, et qui en dévoile les causes politiques. Par un Ami de la Justice et de l'Humanité. Troisième Édition, revue et corrigée. Berlin, Cavelier, 1793. [A Berlin, / Et se trouve à Maestricht, / Chez Cavelier, Libraire, sur la Place d'Armes, et chez / les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] [1 (faux-titre)], [1 bl.], 104 p., un frontispice gravé.
   Certaines éditions de ce texte sont signées, in fine, du pseudonyme « Fortis, ami des Loix ». C'est ce même pseudonyme qui fut utilisé par le magistrat troyen Antoine-Edme de La Huproye (Troyes, 1765 - Charmont, 1839) pour la publication, en 1793, d'un opuscule de 8 pages intitulé Appel au Peuple et qui lui valut un exil qui le mena de Suisse en Angleterre en passant par l'Allemagne, Anvers et Berg-op-Zoom. De là à en déduire qu'Une fleur sur le tombeau de Louis XVI soit son œuvre, c'est une autre histoire...
Avant-propos :
   Louis XVI n'est plus !.... Déjà la tombe renferme les reste du plus malheureux des Rois. François, législateurs, oserez-vous dire qu'il en fut le plus coupable ?.... Dans les égaremens du patriotisme le plus exalté, ou de la fureur la plus aveugle, oserez-vous avancer que la mort de Louis XVI étoit nécessaire au maintien de votre liberté, à votre salut ?.... Quoi ! les monstres, qui se sont abreuvés de ce sang après lequel ils ont tant soupiré ; les monstres, à qui le massacre de tant de citoyens et les excès les plus coupables n'ont rien coûté pour arriver à leur but ; ces êtres à jamais exécrables joindront encore l'hypocrisie à tous les vices qui infectent leur cœur ; ils oseront se couvrir du manteau du patriotisme pour justifier les effets de leur rage ?.... Qu'ils tremblent, les scélérats !.... le masque ne tardera pas à leur être arraché. L'Europe juste et impartiale ne verra bientôt dans la mort de Louis, que le complément d'une vengeance profonde, méditée depuis long-tems par le plus grand des criminels. Elle ne verra dans la nation Françoise qu'une tourbe aveugle, livrée aux insinuations de la faction dominante, ballottée en tous sens par ses intrigues, et croyant marcher à la liberté, au bonheur, tandis qu'elle se précipite vers sa ruine.
   Et toi, Monarque infortuné ! toi, dont la mémoire sera à jamais révérée de tous les bons François, permets à un admirateur de tes vertus de jetter la première Fleur sur ton Tombeau. Permets que devançant le jugement de la postérité, j'expose aux yeux de l'univers le sort affreux qui te fut réservé. Le sentiment conduira ma plume ; il suppléera à l'insuffisance de mes talens ; et si, par ce tableau fidèle de ta conduite et des crimes de tes ennemis, je parviens à dessiller les yeux de quelques-uns de mes compatriotes, à les rappeller au respect dû aux loix, à l'amour pour leur souverain ; ce succès sera ma plus douce récompense et la seule gloire que j'ai ambitionnée.
Bibliographie :
   - Schweitzer (Jacques), Antoine-Edme de La Huproye, dans Les Aubois célèbres sur le site
Troyes d'hier à aujourd'hui.
   - Rouvray (René de), Vie d'Antoine-Edme de la Huproye.

   II. [HOCHKIRCH (François)] — La mort de Louis XVI, Roi de France et de Navarre, Drame historique en trois actes, Traduit de l'allemand par le Ch[evali]er de B. de Montjay. Liège, Lemarié, 1793. [A Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son Altesse, / et chez les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] 7, [1 (personnages)], 50, [2 bl.] p., vignette gravée sur la page de titre.
Notice de Maurice Tourneux :
   Sur le titre, une gravure dont rl'explication se trouve en regard, au verso du faux-titre. Elle représente une médaille a frappée à Berlin « par ordre du Roi » et qui s'y vendait chez Looz, « médailliste de la cour ». Son prix était de « un écu en argent et seize ècus en or de ducats ».
   Face : Buste de Louis XVI, couronné de cyprès, avec cette légende : Louis XVI, roi de Fr., immolé par les factieux.
   Revers : « La France éplorée est assise et appuyée sur l'urne de Louis XVI ; elle montre un faisceau romain délié, simbole du lien social rompu, et les attributs de la royauté, le livre de la loi, renversés au pied de l'urne. D'une nuée, la foudre éclate, se dirige vers le glaive de Bellone, déesse de la guerre et en allume le flambeau. On lit au milieu de l'urne : Louis XVI. La légende : Pleurez et vengez-le. Au-dessous est la date de sa mort : Le 21 janvier 1793. ».
Avant-propos du traducteur :
   Beaucoup ont écrit avant et depuis le funeste évènement qui est le sujet de cet Ouvrage, et avec infiniment d'intérêt et de sensibilité : sur-tout M. de Limon dans son ouvrage intitulé : la Vie et le Martyre de Louis XVI. Beaucoup d'écrivains nous ont donné avec précision et véracité, une exacte connoissance de tous les faits relatifs à ce monstre de révolution françoise ; mais personne encore n'avoit entrepris de réunir en un seul point tous ceux qui ont rapport à la mort de ce malheureux Prince, en les mettant en action, et offrant ainsi au public le tableau rapide de cette scène d'horreurs. C'est ce qu'a fait, en Allemand, M. François Hochkirch dans un drame intitulé : la Mort de Louis XVI. Pensant que tout ce qui tient à la cause de notre malheureux Monarque doit être, pour tout bon François, d'un intérêt sensible, et un objet d'éternel souvenir, j'ai risqué de le traduite dans notre langue, pour en faire hommage à mes frères d'armes.
   Si, dans le but que je me proposois, j'ai su réussir ; si je puis mériter les suffrages de toutes les ames tendres et sensibles que j'ai à cœur d'intéresser, tous mes vœux sont remplis.
Bibliographie :
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20932.

   III. [SAINT-ROMAN (Alexis1-Jacques de Serre, comte de)]. Louis XVI. Tragédie, en vers et en cinq actes. Francfort, Le Francq, 1793. [A Francfort, / Et se trouve à Bruxelles, / Chez Benoit Le Francq, Imprimeur-Libraire, / rue de la Magdelaine. / 1793.] 118, [1 (note)], [1 bl.] p., une vignette gravée à la page de titre.
   
Maurice Tourneux cite une édition de 110 p., « En Allemagne, mars 1793 », qui ne comporte pas le feuillet de note.
   Les quatre renvois (pp. 109-118) sont destinés « aux lecteurs qui desireroient connoître en entier l'interrogatoire du Roi et le plaidoyer de Desèze. »
Avant-propos :
   A tous les Souverains de l'Europe, à tous les Princes & Princesses de l'auguste maison de Bourbon, & à Messieurs les émigrés du royaume de France.
   J'ai consacré, pendant une vie trop prolongée, ce que la divine bonté daigna m'accorder de connoissances politiques & militaires, à soutenir la cause de ma religion sainte & celle des Souverains, soit à la Cour des Rois, soit dans la société de leurs sujets vertueux. Aujourd'hui, qu'un bras guidé par de nombreux boureaux, a porté le poignard sur un saint Monarque, fils aîné de l'Eglise, & vraiment pere de son peuple, j'en sens la pointe acérée, qui frappe mon cœur d'un coup mortel ; & je mets à vos pieds l'hommage des derniers accens de ma douleur.
L'auteur précise dans le feuillet de note :
   Je dis une vérité dont la preuse seroit facile, en affirmant que, l'ame pénétrée d'une affliction profonde, j'ai mis, je n'ai pu mettre que vingt-huit jours à composer cette Tragédie. Aussi mon premier vœu a-t-il été de laisser aux temps à venir un monument purement historique.
   Le second, seulement de rétracer utilement à la génération présente, à l'aide des moyens de la poésie, le plus grand crime qui ait souillé les annales de la nation. J'eusse donc cru commettre une faute très-grave, en ne rendant point avec exactitude l'interrogatoire de Louis XVI, & le plaidoyer de son défenseur. Cependant c'étoit une Tragédie que j'avois entrepris : il falloit me plier à ses regles, ne pas trop en refroidir la marche par les détails : mais ce que j'ai cru pouvoir omettre dans le cours du Drame, soit de l'interrogatoire, soit du plaidoyer, je l'ai également vérifié en entier, pour le renvoyer à la fin de l'ouvrage.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1346.
   - Tourneux (Maurice), Bibliographie de Paris pendant la Révolution française, n° 20931.

   IV. BIGOT DE SAINTE-CROIX (Louis Claude) — Histoire de la Conspiration du 10 aout 1792. Par L. C. Bigot de Sainte-Croix, Ministre des Affaires étrangères de S. M. T. C. Louis XVI, le 10 Août 1792. Londres, s.n., 1793. [Londres. / 1793.] VIII, 102, [2 bl.] p.
Avertissement :
   Les principaux faits contenus dans cet Ouvrage, ont été envoyés en France dans le moment où il importoit le plus de les faire connoître, & adreffés aux personnes qu'il étoit le plus utile d'éclairer.
   Le jugement de la Nation étoit attendu par tous ceux que frappe encore un rayon de justice & de vérité. C'est pour ceux-là que l'Ouvrage entier étoit destiné. Il étoit livré à l'impression, lorsque la crainte de manquer l'assassinat a repoussé l'idée de l'Appel au Peuple.
   L'accomplissement du crime n'est pas un motif de supprimer l'écrit qui en dévoile la trame & les auteurs.
      25 Janvier 1793.
Avant-propos :
   Sans un changement de Dynastie point de Révolution : Telle fut la doctrine des conspirateurs, & le plus modéré de leurs discours.
   Il a été facile de reconnoître, dans leur conduite & dans leurs écrits, les conséquences & les progrès de cette profession du Régicide.
   Ils en cacherent peu l'intention, en renouvellerent souvent la tentative, &, trompés dans l'espoir de l'obtenir de la chance multipliée des insurrections, ils résolurent enfin de le commettre eux-mêmes, en le couvrant de l'apparence sacrilege des formes juridiques.
   La Convention ne fut imaginée que comme un supplément infaillible au complot d'un meurtre probable. Destinée à être le corps de réserve des assassins du 10 Août, elle est devenue l'asyle de ceux du 2 Septembre, & le tribunal complet du 20 janvier.
   La pluralité de cinq voix a fait la sentence contre le vœu de neuf dixiemes & demi de la Nation.

   V. LIMON (Jérôme Joseph Geoffroy de) — La Vie et le Martyre de Louis-Seize, Roi de France et de Navarre, Immolé le 21 Janvier 1793 ; Avec des Notes, et un Examen du Décret Régicide. Quatrième Edition, revue, corrigée, augmentée du Testament du Roi. Par M. de Limon. Ratisbonne, Lemarié, 1793. [A Ratisbonne, / Et se trouve à Liege, / Chez Lemarié, Imprimeur et Libraire de Son / Altesse, sous le Tour. / 1793.] 96, 16 p.
   Le marquis de Limon (1746-1799) – frère de Jean-Baptiste, vicaire-général de Metz –, fut le « principal rédacteur du menaçant et impolitique manifeste du duc de Brunswick du 25 juillet 1792 [...] qui précipita la prise des Tuileries le 10 août 1792 et porte également une responsabilité indirecte dans les massacres de septembre.
   L'ouvrage présenté dans ce recueil connut un succès considérable : Pierre Ladoué précise que « dans l'Avertissement qui figure eu tête des exemplaires de l'édition de Maestricht, l'auteur assure que plus de trente éditions se sont succédé en trois mois à Ratisbonne, Cologne, Augsbourg, Dusseldorf, Maestricht, Bruxelles, Liège, et qu'il y en a eu sept dans la seule ville de Bruxelles. En outre, des traductions en néerlandais, allemand et italien furent également éditées.
Avis de l'auteur :
   Cet Ecrit, lu à Vienne dans les assemblées nombreuses, le 19, le 21, le 23 et le 24 Février 1793, n'étoit pas destiné à l'impression ; mais on m'en a demandé la publication par des raisons que je n'ai pas pu combattre, et j'y ai consenti.   
Bibliographie :
   - Boutry (Philippe), « Le roi martyr ». La cause de Louis XVI devant le Cour de Rome (1820), dans Revue d'histoire de l'Église de France, t. 76, n° 20931.
   - Ladoué (Pierre), Les panégyristes de Louis XVI et de Marie-Antoinette, 1793-1912 : essai de bibliographie raisonnée, n° 5.

   VI. [FERRAND (Antoine-François-Claude)] — Le Rétablissement de la Monarchie françoise. Par M.*******, Avocat au Parlement. Seconde Édition. Liège, Lemarié, 1794. [A Liege, / De l'Imprimerie de F. Lemarié, Libraire et Imprimeur / de Son Altesse, sous la Tout. / 1794.] 136 p.
En guise d'introduction :
    La révolution la plus terrible a dévasté le plus beau royaume de l'Europe ; tous les crimes se sont unis pour abattre le monarque et la monarchie. Le monarque, après un supplice de plus de trois ans, est entièrement perdu pour nous, et ne peut plus être que l'éternel sujet de nos larmes et de nos regrets. La monarchie, cruellement déchirée, peut encore échapper à sa destruction, et doit être aujourd'hui le grand, l'unique objet de nos méditations et de nos travaux. Louis XVI, en mourant, a laissé des sujets rebelles à un fils malheureux. C'est en ramenant ses sujets à l'obéissance la plus parfaite, c'est en rendant à son fils l'héritage de ses peres dans toute son intégrité, que nous vengerons la mort, que nous honorerons la mémoire du meilleur des Rois ; et le premier hommage que notre religieuse vénération puisse offrir à ce monarque martyr, c'est la réunion de tous les efforts pour l'entier rétablissement de la monarchie.
   En marchant vers ce but, nous remplirons nos devoirs et ses intentions. Combien de fois, lorsque sa belle ame gémissoit en secret des maux publics, n'a-t-il pas dit aux fideles serviteurs qui lui offroient leur sang et leurs bras : Ne vous occupez pas tant de moi, c'est l'Etat, c'est l'Etat sur-tout qu'il faut sauver !
    Ce royal abandon de soi-même, ce sublime élan d'un cœur pur, ce vœu magnanime d'un roi profondément pénétré de l'amour de son peuple, est enfin écouté ; et il nous est permis de croire que nous commençons à en ressentir les effets. Fiere de ses succès, riche de tous ses crimes, et des crimes de toutes les factions qu'elle a écrasées, l'effroyable secte connue sous le nom de Jacobins, a trouvé au milieu de ses atrocités le terme de ses triomphes. Poursuivie par tous les potentats, dont elle-même, dans son aveuglement, a provoqué la vengeance, mais poursuivie sur-tout par ce bras invisible et tout-puissant dont elle a tant de fois blasphémé l'inévitable justice, elle voit son anéantissement commencer par la discorde de ceux que, dans son sein, elle avoit formés à la scélératesse ; et déjà dans les convulsions impuissantes d'une rage désespérée, elle se déchire et se dévore elle-même.
   Elle périra sans doute, cette secte impie : tous les trônes ont juré sa perte. Il tombera, ce colosse de corruption et de perversité : mais les cadavéreuses exhalaisons de sa putridité seront-elles moins à craindre que lui-même ? Par-tout où il en circulera quelque particule, ne doit-on pas croire qu'il y aura un germe pestiféré, qui ne peut manquer de se développer un jour ? Et si ce germe infectoit, au moment de la restauration, jusqu'au gouvernement lui-même, si ceux qui le portent secrètement au fond de leur cœur, qui les premiers l'ont nourri et fomenté, avoient même, en paroissant effrayés de ses progrès, l'art cruel de le faire entrer jusques dans la composition du régime qui doit assurer notre convalescence, et l'établir notre vie politique, notre état ne seroit-il pas d'autant plus terrible, que, sous une fausse apparrence de guérison, nous porterions au-dedans de nous une cause prochaine de mort ?
   Il existe cependant une classe d'hommes (ils se disent François), qui, depuis long-tems occupés de ce projet, ont aujourd'hui moins que jamais perdu l'espérance de l'exécuter. Ceux dont l'ambition, l'ingratitude, les intrigues, les complots, les crimes, ont donné naissance aux Jacobins, se flattent de profiter de la chute de ceux-ci, et déjà se partagent leurs dépouilles. Après avoir tout détruit, ils voudroient tout rebâtir à leur guise ; c'est à dire, ils voudroient composer un nouvel édifice, dont les matériaux rassemblés sans proportions et sans rapports, n'auroient entr'eux d'autre union que celle qui les entraîneroit immanquablement dans une nouvelle chute.
   C'est contr'eux sur-tout que cet écrit est destiné ; c'est cette erreur, ou plutôt ce piège, que je veux faire connoitre ; c'est cet écueil que je veux signaler, parce que, si le vaisseau de l'Etat y touchoit une seconde fois, il seroit perdu.

   VII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Instruction aux Catholiques, Sur les Causes de la Révolution, et les moyens d'en arrêter les Progrès. Suivie du Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. Quatrieme Edition. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 55, [1 bl.] p.
Extrait de la Notice sur l'abbé Jarry :

   Né à Saint-Pierre-sur-Dive, en 1764, Pierre-François-Théophile Jarry commença ses études en province et alla les achever à Paris, mais il n'eut point le temps de faire sa licence en Sorbonne, la révolution ayant fermé cette école célèbre. Retiré à Jersey, il y publia, sous le pseudonyme d'abbé de Valméron, quelques brochures contre l'abbé Fauchet.
   L'état de la France étant devenu plus affligeant, en 1792, et ôtant aux exilés l'espoir d'y rentrer prochainement, l'abbé Jarry quitta Jersey, et passa en Angleterre, d'où il se rendit en Allemagne. Nous croyons qu'il séjourna quelque temps à Liège, ou du moins auprès du prince évêque de Liège, et qu'il rédigea pour ce prélat une Instruction pastorale aux catholiques sur les causes de la révolution et sur les moyens d'en arrêter les progrès. Nous avons eu celle Instruction entre les mains et nous l'avons trouvée pleine de force et de vérité. M. l'abbé Jarry s'étoit proposé, dans les derniers temps, de la faire réimprimer ; mais il n'a pas réalisé ce projet. Il paroît qu'il se trouva enfermé à Maëstricht, avec beaucoup d'autres ecclésiastiques et émigrés, lors du siège de cette ville par les François, et il publia un Discours sur la délivrance de Maastricht, 1793, que nous ne connoissons point [ce Discours est décrit ci-dessous].
   Rentré en France à la Restauration, il mourut en 1820.
Bibliographie :
   - Notice sur M. l'abbé Jarry, dans L'Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire, t. XXV - 1820, p. 338.
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. I, pp. 418-425.

   VIII. [JARRY (Pierre FrançoisThéophile)] — Discours sur la Délivrance de la Ville de Maestricht. 2de Edition, revue, corrigée & augmentée de notes. Maestricht, Lekens, 1793. [A Maestricht, / De l'Imprimerie de P. L. Lekens. / Et se trouve chez les principaux Libraires des Pays-Bas. / M. DCCC. XCIII.] 45, [1 bl.] p.
Notice du Journal historique et littéraire à propos de ce Discours et de l'Instruction aux Catholiques :
   Cette nouvelle édition d'un ouvrage justement recherché [l'Instruction aux Catholiques], est précédée d'un discours très bien raisonné sur l'influence que les huguenots & les Jansénistes ont eu dans les forfaits de la révolution de France ; l'auteur montre la distance qu'il faut mettre entre ces factieux & les loyaux protestans des autres pays qui tenant aux principes généraux du Christianisme, détestent comme les catholiques, les atrocités des hypocrites & des athées. Il fait voir encore que l'édit de Tolérance, ouvrage d'Ignominie Loménie, n'est pas un édit de liberté de conscience accordée aux huguenots, liberté dont ils ont toujours joui, mais un édit d'indifférentisme absolu qui s'étend jusqu'aux non chrétiens. « Idolatres mahométans, déistes, athées personne, n'est excepté dans ce systême d'indifférence générale ; & sous le masque de cette indifférence même on découvre l'esprit de prédilection pour l'erreur qui l'a dicté. »
   Le Discours sur la délivrance de la ville de Maestricht, qui se trouve aussi réimprimé ici, est accompagné de nouvelles notes intéressantes. Nous en citerons quelques-unes, d'autant plus volontiers que nous pouvons personnellement en garantir la vérité.
   « On a pu observer, depuis le commencement de cette guerre, une espece d'alternative, assez réguliere, d'intrépidité & de terreur panique, du côté des François rebelles. Le courage étonnant qu'ils ont montré en plufieurs occasions, les succès qu'ils ont eus, malgré la confusion & l'indiscipline qui regnent parmi eux, ne permettent pas d'attribuer aux seules forces humaines les derniers avantages des Alliés. Ils conviennent eux mêmes que les patriotes ne sont point des lâches.
   D'un autre côté, la frayeur qui s'est quelquefois emparée de ceux-ci, nous prouve qu'ils ne doivent point rapporter leurs conquêtes aux seuls efforts de leur fanatisme. La Providence, qui leur ôte ou leur donne le courage, a ses desseins qu'ils exécutent sans le savoir. Ils fuient, ou se battent bravement, selon qu'elle veut que leur lâcheté ou leur bravoure serve à châtier, à éprouver, ou à sauver les peuples & les villes. Tandis que les Impériaux ont fait des progrès si rapides dans les Pays-Bas, & que les Espagnols ont pénétré en France, il est remarquable que les autres armées n'ont point encore pu, quelle qu'en soit la raison, chasser les patriotes de Mayence, de la Savoie, ni du comté de Nice. »
Bibliographie :
   - Cavelier (François), Journal historique et littéraire. 1793, t. II, pp. 501-504.

600 euros (code de commande : 29374).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Un « Propr' à rien ». Précédé de Quelques notes sur Malva, par René Bonnet. Paris-Nemours, Entre Nous, 1936. In-8° broché, 46 p., couverture un peu défraîchie et dont le bord extérieur de la deuxième page a été renforcé avec de l'adhésif, exemplaire dédicacé par l'auteur au poète montois Fernand Dumont.
   
Un « Propr à rien » parut pour la première fois en 1935, dans Cassandre, sous le titre Le Boudaille.
Extrait du texte de René Bonnet :
   Un « propr' à rien » c'est un homme qui, quoiqu'âgé de plus de vingt ans, veut apprendre le métier de mineur. Il n'y parviendra jamais parce que son chef ne sait pas lui apprendre à travailler et le vexe à tout instant en lui faisant des reproches injustifiés. Il est le « boudailte », l'incapable, aussi ses camarades le fuient, ce qui le peine beaucoup. Car s'il ne peut parvenir à être un parfait ouvrier, cela ne veut pas dire qu'il est bête ; aucun de ses compagnons n'est capable de tenir une conversation comme lui, aucun n'a autant lu, pas plus qu'ils ne ressentent avec autant de révolte les injustices que leur fait subir la Compagnie. Il hait ses camarades qui font des courbettes pour se faire bien voir. Il pourrait, on le lui dit, entrer dans une organisation où il serait permanent, où il ne ferait, plus rien. Son indépendance, ses idées personnelles, qu'il faudrait abandonner, l'en empêchent.
   Délaissé par ses camarades qui ne font rien pour l'épauler, au contraire, le pauvre boudaille sera un jour congédié. Il s'en ira la tête haute, ce qui impressionnera ses camarades qui, peut-être à ce moment, ressentiront une certaine gêne en pensant à leurs railleries qui ont abouti à le faire jeter hors de la fosse.
   Ce livre a évidemment un ton pessimiste. Certainement que les transes morales subies par le boudaille ne sont pas le fruit de l'imagination. Il est probable que certains jours Malva doit se sentir isolé, même parmi de bons camarades de travail, qui ne comprennent pas toujours ses raisonnements personnels, même s'ils sont d'accord avec lui sur le plan idéologique. Ils ne savent qu'ânonner ce qu'ils ont lu la veille ou le matin dans leur journal. La vie a tout de même d'autres dimensions.

90 euros (code de commande : 29369 - vendu).

 

MAO TSETOUNG — Textes choisis de Mao Tsetoung. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1972. In-8° broché sous couverture à rabats, 550 p., exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Analyse des classes de la société chinoise (mars 1926).
   - Rapport sur l'enquête menée dans le Hounan à propos du mouvement paysan (mars 1927).
   - Contre le culte du livre (mai 1930).
   - Soucions-nous davantage des conditions de vie des masses et portons plus d'attention à nos méthodes de travail (27 janvier 1934).
   - L'important est de savoir apprendre (décembre 1936).
   - De la pratique (juillet 1937).
   - De la contradiction (août 1937).
   - Contre le libéralisme (7 septembre 1937).
   - Le rôle du Parti Communiste Chinois dans la guerre nationale (octobre 1938).
   - Être attaqué par l'ennemi est une bonne et non une mauvaise chose (26 mars 1939).
   - Pour la parution de la revue Le Communisme (4 octobre 1939).
   - À la mémoire de Norman Bethune (21 décembre 1939).
   - La tactique actuelle dans le front uni de résistance contre le Japon (11 mars 1940).
   - Préface aux Enquêtes de la campagne (17 mars 1941).
   - Réformons notre étude (mais 1941).
   - Pour un style de travail correct dans le Parti (8 février 1942).
   - Contre le style stéréotypé dans le Parti (8 février 1941).
   - Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan (mai 1942).
   - À propos des méthodes de direction (1er juin 1943).
   - Organisez-vous ! (29 novembre 1943).
   - Déposer le fardeau et mettre la machine en marche (12 avril 1944).
   - Servir le peuple (8 septembre 1944).
   - Que tout le Parti s'unisse et lutte pour l'accomplissement de ses tâches ! (24 avril 1945).
   - Comment Yukong déplaça les montagnes (11 juin 1945).
   - La situation et notre politique après la victoire dans la guerre de résistance contre le Japon (13 août 1945).
   - Quelques appréciations sur la situation internationale actuelle (avril 1946).
   - Entretien avec la journaliste américaine Anna Louise Strong (août 1946).
   - La lutte contre les tendances erronées au sein du Parti (18 janvier 1948).
   - Causerie pour les rédacteurs du Quotidien du Chansi-Soueiyuan (2 avril 1948).
   - Raffermir le système du Comité du Parti (120 septembre 1948).
   - Persévérer dans le style de vie simple et de lutte ardue (5 mars 1949).
   - Méthodes de travail des Comités du Parti (13 mars 1949).
   - De la dictature démocratique populaire (30 juin 1949).
   - Sur le problème de la coopération agricole (31 juillet 1955).
   - Choix de notes introductoires pour L'Essor du Socialisme dans les campagnes chinoises (septembre et décembre 1955).
   - De la juste solution des contradictions au sein du peuple (27 février 1957).
   - Intervention à la Conférence nationale du Parti Communiste Chinois sur le travail de propagande (12 mars 1957).
   - Présentation d'une coopérative (15 avril 1958).
   - D'où viennent les idées justes ? (mai 1963).

13 euros (code de commande : 29381).

 

[MARIEMONT]. DAMSEAUX (Émile de) — Mariemont (Hainaut). Lithographie de Vasseur Frères, à Tournai, extraite de l'album La Belgique pittoresque - Les châteaux. Mons - Paris, Dacquin - Ghio, 1872. Rousseurs et petites traces d'humidification dans les marges, sans dommage pour l'illustration. On joint le feuillet de texte.
Dimensions :
   - Trait carré : 151 x 100 mm.
   - Encadrement : 170 x 119 mm.
   - Feuille : 315 x 224 mm.

40 euros (code de commande : 29402).

 

MASUI (Jean Baptiste Théodore) — D'Anvers à Banzyville. Lettres illustrées du lieutenant Masui. Bruxelles, Bulens, 1894. [1894 / Ch. Bulens, Imprimeur-Éditeur / Bruxelles] In-4° demi-maroquin bleu, dos lisse sobrement orné de filets et d'une étoile dorés, couverture (un peu défraîchie) conservée, [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en couleurs), [1 bl.], 144, [1], [1 bl.], [1 (colophon)], [1] p., nombreuses illustrations, un portrait de l'auteur en frontispice et trois planches in fine, tirage limité à 600 exemplaires, en bon état.
En quatrième de couverture :
   Jean-Baptiste Masuy (il signe son texte Masui) est né à St Josse-ten-Noode le 22 décembre 1863. Diplômé de l'École royale militaire, il s’embarque pour le Congo en février 1892. Il y débarque, malade, le 10 mars 1892, et est désigné pour accompagner la « mission Bomu » pour l’Ubangi. Démissionné en mai 1893 pour raison « d’anémie et d’entérite chronique », il quitte Banana en juin 1893 et rentre à Anvers sur le Koningin Wilhelmina.
   Publié en 1894 chez Bulens, D’Anvers à Banzyville est l’œuvre d’un officier belge de l’État Indépendant du Congo. Le livre comprend dix-sept lettres qui s’échelonnent de février à décembre 1892, lettres dont l’auteur n’a retenu que les passages directement liés à la description du Congo. D’après l’envoi final du livre, on peut déduire que ces lettres ont été de pair avec la tenue d’un journal. Masui réalisa, en outre, des croquis aussi plaisants, précis et alertes que sa plume – et cela tout au long de son séjour.
   Masui est un homme enjoué, dynamique et observateur, qui ne traîne visiblement pas au Congo les chaînes d’un destin avorté et d’une nature médiocre ou accablée. Ses propos, qui charrient bien sûr les poncifs propres aux mentalités coloniales de l’époque, sont imprégnés de la conviction de la mission civilisatrice du colonisateur. Les descriptions de Las Palmas ou de « Free-Town », comme celle de Banana, de Boma ou de Matadi, révèlent un esprit qui a l’œil braqué sur l’avenir ; qui ne monte pas en épingle, sinon pour en ironiser, les difficultés rencontrées en chemin ; et qui parvient à retirer de chacune de ses rencontres l’aspect positif.
   Ce qui frappe chez Masui, c’est – et cela, dès l’abord – la confrontation de ses impressions avec les images qu’il s’était faites des réalités qu’il rencontre. En vue de Banana, le voyageur-conquérant confesse ainsi qu’il ne voit pas « sans quelque battement de cœur » ce qu’il appelle très significativement, en mettant lui-même l’expression entre guillemets, le « Pays mystérieux ». Tel est donc le topos qui entoure toujours le Congo près de vingt ans après sa première exploration par Stanley. Il est vrai que le qualificatif « mystérieux » s’est encore retrouvé au cœur même du titre du livre de Nirep et De Graef, et qu’il l’inscrit à la fois dans la tradition exotique et dans la tradition du roman populaire d’aventures.
   Ces topoi, Masui va les délaisser peu à peu, au long de ses lettres. Non pas dans le sens de la désillusion amère mais plutôt dans celui de la prise en charge réaliste et de la célébration généreuse. L’embouchure du grand fleuve n’a pourtant pas correspondu exactement à ses attentes. « Malgré ses huit kilomètres », écrit Masui, le fleuve Congo « paraît moins immense » qu’il se le figurait. « Par moment, l’eau, absolument unie, reflétant les grands palétuviers », donne l’impression d’un « étang de riche et vieux parc ».
   La description que fait Masui du Bas du fleuve en aval de Matadi rend compte de l’étonnement qu’ont ressenti la plupart des voyageurs devant l’âpreté de ces espaces peu peuplés. Masui ne se contente toutefois pas de ses impressions de surprise (« c’est le spectacle d’une nature si différente de chez nous dans son ensemble, et pourtant si semblable dans ses éléments, qui me frappe le plus »). Il en cherche les clefs ou les significations dans les spécificités des paysages qu’il côtoie (« chaque plante lutte et combat, s’incruste, étreint, envahit ; volontaire et féroce, cherchant sa place au soleil, étouffant sans pitié le tuteur qui l’y conduit »). S’il parle de « solitude immense, désespérante » et s’étonne, par rapport à ce qu’il connaît en Europe, d’une aussi faible exploitation humaine de l’espace, Masui ne délire pas pour autant sur les stations mises en place par l’E.I.C. Il s’exclame en effet à l’adresse de ses correspondants belges « Que sont au milieu de cela les quelques petits postes ou factoreries que nous voyons défiler, imperceptibles. »
   Les conditions du voyage vers le Haut, celui qu’emprunte le chemin de fer Matadi-Kinshasa/Léopoldville retient, bien sûr, l’attention du chroniqueur-voyageur. En « stand by » à Matadi, Masui décrit avec curiosité l’antique système de caravanes qui s’en vont vers le Stanley-Pool et le Haut-Congo, ainsi que les effets, parfois surprenants, que produit la tradition par rapport au système d’organisation que les Blancs veulent introduire dans cette pratique. « Très drôle, la distribution des charges. Ils les aiment petites et longues, fussent-elles fort lourdes mais ont en horreur les colis encombrants, même légers. Aussi, pour les premiers, ils bondissent, se précipitent, et on a beaucoup de peine à les écarter ; tandis que pour les seconds, ils se sauvent et ce n’est qu’après de longues discussions que l’on peut les décider à s’en emparer. » Masui parle d’un « travail étonnant ». Il revient d’ailleurs, à maintes reprises, sur la dextérité des Africains. Il ne manque pas de signaler les proportions et disproportions qu’entraîne le mode de production industrielle. Masui estime, en effet, à cent mille porteurs le nombre d’hommes qu’il faut mettre en branle pour emmener à Léopoldville la cargaison d’un steamer.
   Révélateur d’une époque et d’une mentalité que l’on retrouve tout au long du processus colonial, ce passage témoigne également des ondes de choc qui se propagent au sein de ses représentations chez le Blanc qui se collette à l’Afrique en acceptant que ses images et ses habitudes puissent être remises en jeu. Masui considère bien sûr les porteurs comme des « sauvages ». Il s’émerveille par contre de leur endurance et ne manque pas de constater que « le chemin de fer devient indispensable pour soulager ces épaules trop chargées » ; « alors » écrit-il, « tous ces hommes, habitués au travail, seront rendus à l’agriculture et le pays déjà riche, deviendra producteur. ». Habitué aux routes européennes modernes, le lieutenant éprouve également, bien avant Pierre Ryckmans qui en immortalisera l’opposition dans Barabara, le choc de la piste. « La route des caravanes n’a de route que le nom, c’est un sentier impossible, ne se souciant nullement de rester sur une pente raisonnable, encombré de blocs énormes, semés de petits cailloux aigus. »
   Masui ne renonce pas pour autant, et d’un coup, au songe positif qui l’a porté vers l’Afrique et qui repose à l’origine sur les clichés exotiques de l’ailleurs édénique tel que l’Occident l’a sécrété à partir de son développement industriel. L’arrivée de la caravane sur le plateau lui arrache ainsi ce cri « L’Afrique, la vraie Afrique, un village ravissant, tout de palmiers, tout de bananiers, un nid de verdure frissonnant sous la rosée (...) Entrons-nous enfin dans le pays des rêves ? »
   Ce que le reste du volume – une bonne centaine de pages – ne va plus cesser d’égrener, c’est précisément la description de ce pays et de ses habitants avec un œil qui ne repose pas uniquement – fait assez rare pour l’époque – sur la conscience de sa propre évidence. La conversation avec le chef de Kimpamgala, « aussi aimable que laid », est qualifiée de « peu variée » mais assortie du commentaire suivant « il est vrai que nous ne connaissons pas un mot de la langue fiote et que le charabia franco-anglais d’André, improvisé interprète, est incompréhensible. » La description du village est tout aussi brève et précise. (Masui a l’œil de ses dessins !) Il en va de même de son rendu des habitants. « Réussis », les tatouages sont « flatteurs » sur le corps des femmes. Ils y « forment une série d’ampoules luisantes ressortant sur la peau d’un brun noir chocolat. Ratés, ils sont hideux. » Les hommes, eux, à la différence des femmes chargées de bijoux, « se contentent d’une grosse perle terminant une mèche de cheveux qui leur pend sur le nez. Et dire qu’ils ne louchent pas ! »
   Le premier mois congolais du jeune officier écrivain et dessinateur est celui d’une découverte et d’une tentative, bien évidemment sommaire, d’explication de la différence. Sa sixième lettre ne s’achève donc pas, par hasard, sur une invocation au « dieu de la vérité ». Masui vient de faire part à ses correspondants de son souci de retranscrire fidèlement les renseignements qu’il a pu glaner. Il vient d’évoquer les coutumes matrimoniales et funéraires ; a signalé le rôle des féticheurs mais refusé de s’étendre sur le sujet faute de connaissances en bonne et due forme.
   C’est à l’enseigne de ce projet que Masui va dépeindre le Stanley Pool, sa montée vers Équateurville, ou son installation dans le Haut-Ubangui.
   Utile pour la connaissance des débuts de l’implantation belge au Congo, le livre s’intéresse tout autant – et même plus – au pays et à ses populations. Si le discours fait, de ci de là, des allusions typiquement coloniales à la « barbarie et à l’abrutissement » des indigènes, ces poncifs ne structurent pas à proprement parler ni n’entravent l’exposé. Ils ne servent pas de véritable marque à ce récit d’une authentique découverte. Masui admire par exemple les Bangalas dont il loue la « facilité d’assimilation intellectuelle » et n’hésite pas à confesser – nous sommes en 1892 – que plus d’une de leurs femmes « ont fait battre des cœurs de visages pâles. » Il décrit plaisamment, et avec quelque humour, des scènes (ainsi, le repêchage d’un petit crocodile blessé ou la recherche fantôme d’un hippopotame) qui pourraient donner lieu à des tableaux ou à des saynètes, ce que ne manquera pas de faire Léopold Courouble, neuf ans plus tard.
   C’est que l’œil de Masui est vif et curieux mais ne se départit jamais des préoccupations civilisatrice et pratique qui justifient sa mission. Ainsi note-t-il la prodigieuse mémoire des lieux « des Bangalas » comme leurs facultés intellectuelles qui les « rendent aptes à rendre de grands services sur les bateaux où ils sont mécaniciens ou pilotes. » Et d’ajouter : « Sachez les manier, ils vous rendront des services étonnants mais ne les abandonnez pas à eux-mêmes, ils pourraient abuser de l’honneur qu’ils ont de vous servir pour rançonner le pays. » Loin de s’apparenter à la rancœur autodestructrice de Warlomont ou à la superbe de Picard, la vision de Masui préfigure celle de Cudell. Le lieutenant, s’il ironise en outre moins que Nirep, se plaît aux sourires allusifs ou coquins. Il se dit en effet « convaincu que la civilisation trouvera un champ d’action étonnant chez ces hommes encore à l’âge du fer. La traite et le cannibalisme disparaîtront avec les progrès ; nos pères ne faisaient- ils pas des sacrifices humains et Rome, la grande Rome, ne jetait-elle pas ses esclaves dans l’arène ? »
   Même les danses, objet de tant d’allergie... et de fascination tout le long de la production coloniale, s’inscrivent chez Masui dans un souci de description qui n’exclut pas un mélange d’auto-ironie, certes teinté de quelque paternalisme, mais qui peut déboucher sur des constatations de ce type : « comédies d’une couleur locale intense qu’aucun de nos spectacles ne pourra jamais égaler » (« bien malin est le blanc capable de distinguer ces sarabandes l’une de l’autre ! »)
   Sans recourir à la même verve que Nirep et De Graef – le genre du livre s’y prête moins ; sa connaissance directe des faits joue tout autant – l’épistolier use d’un ton qui ne cherche ni le grand style ni la pose. Il observe, narre et commente, épiçant son récit de quelques grains de sel, lesquels comportent toujours une mise en exergue des différences de mentalités entre Africains et Européens. Masui ne manque en outre jamais, au fil de sa remontée du fleuve, de comparer les vêtements, les habitations, les expressions linguistiques ou les coutumes des populations rencontrées. Sans prétendre à la description scientifique, dont il n’a d’ailleurs guère le temps (le trajet Anvers-Banzyville lui prend quatre mois et demi), Masui préfigure dans son livre les mentalités qui seront celles des administrateurs coloniaux « ouverts » engagés dans leur mission « civilisatrice ».
   Son livre atteste en outre que, dès les premières années de l’E.I.C., un jeune homme ordinaire parti au Congo avec un bon capital de rêveries exotiques et une vision positive de sa mission « civilisatrice » peut, d’une part, abandonner assez rapidement, au contact du réel, ce bagage du mystère et, d’autre part, entrer dans une lecture différentielle de ce qu’il rencontre – lecture qui ne remet bien sûr pas entièrement en cause sa mentalité de colonisateur, donc de dominateur. Cette rencontre modifie par contre la vision qu’il avait de l’autre et des lointains.
   Le début de sa description globale du pays dont il reçoit la charge (autour de Banzyville) est à cet égard significative : « En Afrique, tout se passe à rebours de chez nous il fait froid par vingt-cinq degrés, les gens sont noirs au lieu d’être blancs, les fleuves sont plus larges vers la source qu’à l’embouchure ; enfin les montagnes ne longent pas les vallées mais les traversent. »
   Les points de départ de ses quatorzième et dix-septième lettres sont tout aussi révélateurs des mythes qui ont présidé au voyage que d’un type d’adaptation bien différent de celui de Charles Warlomont, par exemple. Ayant ironisé, à la façon du Ketje de Nirep, sur ses attributions mirifiques de seigneur de Banzyville (« J’ai comme sujets des rois par douzaines, comme État, un si grand pays que je n’en connais pas les limites ; je gouverne sans lois, en maître absolu ; mes richesses sont incalculables car mon magasin contient des perles, quelques pièces d’étoffe, des sonnettes, de la quincaillerie. Toutes les princesses des environs viennent m’offrir leurs hommages et... leur vertu; journellement cinq ou six vassaux, seigneurs d’un des villages qui entourent la station, assistent à mon petit lever et mendient quelques épaves de ma munificence. ») Masui ajoute immédiatement que son « pouvoir n’est qu’illusion » puisqu’il est « esclave des mœurs et coutumes » et que son « royaume est une fiction, puisqu’(il ne peut) le parcourir. » Et de conclure : « Telles sont souvent dans la vie l’apparence et la réalité ; combien de puissances ne sont que des chimères. »
   De même, Masui tient à préciser que « croire que la vie d’Afrique est faite de repos et de quiétude serait singulièrement se méprendre. C’est au contraire une vie toute d’activité, de soucis et d’accablantes responsabilités. Du matin au soir, et la nuit encore, c’est la lutte sans trêve ; rien ne vient seul, tout est à créer ; la maison qui vous abrite, c’est vous qui l’avez élevée ; l’arbre qui vous donne ses fruits, c’est vous qui l’avez planté. Et au prix de quelles peines ! Sous un climat redoutable, dans un pays vierge, entouré d’une population sauvage, avec les ressources les plus restreintes. »
Bibliographie :
   - Quaghebeur (Marc), Développement comparé des lettres belges de langue française issues du Congo/Zaïre et de la littérature zaïroise de langue française (1ere partie : 1880-1910).

125 euros (code de commande : 29375).

 

[MONS]. Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2006. In-4° sous reliure d'éditeur, 311 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé et recherché auquel on joint le fascicule Itinéraire[s] publié pour l'exposition (18 p., illustrations en couleurs).
   
Ce volume, dont la direction a été assurée par Marie-Thérèse Isaac, assistée par Églantine Lebacq, a été édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans la Grande Halle du site des anciens abattoirs de Mons, du 29 septembre au 17 décembre 2006.
Table des matières :
   - Genèse de la cartographie scientifique. Son évolution après l'indépendance de la Belgique, par Hossam Elkhadem, pp. 17-57.
   - Cartes topographiques gravées du Hainaut, par Claire Lemoine-Isabeau, pp. 59-117.
   - Mons au fil des siècles, par Christiane Piérard, pp. 121-131.
   - L'expansion urbaine, 1861-1900, par Richard Benrubi, pp. 133-139.
   - Les fortifications et les sièges de Mons, du XVIe au XIXe siècle, par Walter De Keyzer et Bruno Van Mol, pp. 141-191.
   Les pp. 194-301 sont consacrées aux différents quartiers de la ville et à leurs bâtiments : le quartier de la Grand'Place, le quartier du Château, le quartier de la Gare, le quartier du Parc, le quartier de Nimy, le quartier d'Havré, le sud de la Trouille, les Boulevards.
   L'ouvrage se termine par une bibliographie, pp. 303-310.

60 euros (code de commande : 29356).

 

NEUBECKER (Ottfried) — Le grand livre de l'Héraldique. L'histoire, l'art et la science du blason. Adaptation française de Roger Harmignies. Paris, Bordas, 1995. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   L'ouvrage évoque la naissance et le développement des armoiries depuis le Moyen Âge. Il explique leur fonction, leur signification, leur charme.
   Cette lecture des blasons nous introduit dans l'histoire des siècles passés, que racontent les armoiries de nos églises et de nos châteaux, de nos abbayes et de nos monuments, de nos meubles et de nos objets d'art.
   Le livre montre aussi combien l'héraldique est présente dans notre vie quotidienne souvent à notre insu : panneaux routiers, insignes d'équipes sportives, bague de cigares, marques d'automobiles ou étiquettes de vin...
   Il a valeur de guide pour ceux qui souhaitent se choisir un blason, créer des insignes, des fanions ou des armoiries.
   Plus de 1700 illustrations, essentiellement en couleur, mettent en valeur ce prestigieux sujet : des armoiries, des écus, mais aussi des tableaux, des sculptures, des tapisseries, des sceaux, des enluminures, des vitraux, des gravures, des dessins, des cartes, des schémas et des arbres généalogiques.

35 euros (code de commande : 29368 - vendu).

 

La Nouvelle Revue internationale. Problèmes de la paix et du socialisme. 2e année - N° 6 - Février 1959. Paris, Société Parisienne d'Édition et d'Information, 1959. In-8° broché, 212 p.
Sommaire :
   - Construction du communisme.
   - La lutte des classes en Hongrie, par Janos Kadar.
   - La construction du socialisme en Corée, par Kim Tchan Man.
   - Le révisionnisme et l'État socialiste, par Vladimir Koucky.
   - Situation et perspectives de l'Espagne, par Santiago Alvarez.
   - Une nouvelle étape de l'enseignement soviétique, par V. Kirilline.
   - Les origines de l'Internationale communiste, par Pavel Reiman.
   - De Février 1934 à février 1959.
      - Vienne, par Erwin Scharf.
      - Paris, par André Vieuguet.
   - Chronique des partis communistes et ouvriers.
      - France-Italie. Défense de la démocratie.
      - Syrie. Le programme politique du Parti communiste.
      - Colombie. Le plus fécond des congrès.
      - Grande-Bretagne. Le Parti se renforce.
      - Guatemala. Luttes et succès.
      - Portugal. Lutte illégale et liaison avec les masses.
      - Italie. Comment est financée a « L'Unita ». .
   - Informations.
   - Livres et revues.
      - Bilans économique de trois démocraties populaires, par I. Laponogov.
      - Ce que serait un monde sans guerre, par Walter Hollitsher.
      - L'État britannique à l'époque de l'impérialisme, par F. Kamor.
   - Notes de lecture.
   - Notes.
      - Lettre de la Nigeria.
   - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 29380).

 

PASTOUREAU (Michel) — Traité d'héraldique. Préface de Jean Hubert. Troisième édition. Paris, Picard, 1997. In-4° broché sous couverture à rabats, 407 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Bibliothèque de la Sauvegarde de l'Art Français »), dos ridé, cachet humides ex-libris à la page de faux-titre et à la deuxième page de couverture.
Sur le rabat de la couverture :
   Science auxiliaire traditionnelle de l'histoire et de l'archéologie, l’héraldique est une discipline en pleine renaissance. Profitant de l'éclatement des barrières au sein des sciences humaines, ainsi que du développement de l'anthropologie historique et de la sémiologie, elle a, depuis une vingtaine d'années, largement étendu le champ de ses investigations et profondément renouvelé ses méthodes. Le traité de Michel Pastoureau, dont la première édition est parue en 1979, propose un bilan de ces mutations et de ce renouveau des études héraldiques. Il comble dans la bibliographie une lacune importante, puisqu'il n'existait avant cette date aucun traité d’héraldique scientifique rédigé en langue française. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, prend en compte les très nombreux travaux publiés en Europe depuis 1979. Une synthèse en est présentée dans une nouvelle quatrième partie, qui propose, en outre, des pistes pour les recherches à venir. Quant à la bibliographie, accrue de plusieurs centaines de titres, elle a entièrement été refondue.
   À la fois marques de possession et ornements décoratifs, les armoiries dont l'usage n'a jamais été réservé à la noblesse ont, du XIIe au XIXe siècle, pris place sur d'innombrables objets, documents et monuments, à qui elles ont, par-là même, donné une sorte d'état civil. Leur examen est bien souvent le seul moyen dont nous disposions pour situer ces objets et ces monuments dans l'espace et dans le temps, pour en retrouver les commanditaires ou les possesseurs, pour en retracer l'histoire et les vicissitudes. Sans négliger cet aspect traditionnel de l'étude des armoiries, largement exposé dans l’ouvrage et dont on ne dira jamais assez l'utilité, l’auteur s'est également efforcé de mettre en valeur tous les aspects nouveaux de la recherche héraldique : étude des armoiries en tant que documents d'histoire sociale ; étude de la fréquence et de la signification des couleurs et des figures du blason ; étude des phénomènes de vogue et de mode dans les armoiries d’une région, d’une époque, d’une classe sociale ; étude des armoiries attribuées à des personnages imaginaires ; étude du blason en tant que système de signes.
   Une autre originalité du livre vient de ce qu’il ne se limite pas à la France, mais s'étend à toute l'Europe occidentale. Les phénomènes héraldiques ne se limitent pas aux frontières, et l’héraldique comparée se révèle un domaine particulièrement neuf et instructif. De même, si la priorité a été donnée à l'époque médiévale, la période moderne n'a pas été oubliée, et l’auteur souligne, pour la première fois, tout ce que l'étude des armoiries des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles peut apporter à l'historien de l'art, à l'historien de la société, à l'historien des mentalités et de la sensibilité.

70 euros (code de commande : 29361 - vendu).

 

PASTOUREAU (Michel) et SCHMITT (Jean-Claude) — Europe. Mémoire & emblèmes. Paris, Éditions de l'Épargne, 1990. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 208 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   C'est de l'Europe en tant que mythe, rêve, « lieu de mémoire », emblème ou image que Michel Pastoureau et Jean-Claude Schmitt nous parlent dans ce livre. D'où vient le nom d'Europe ? Pourquoi Roumains et Italiens, Suédois et Anglais, Tchèques et Polonais sont-ils cousins par la langue ? En quoi Charlemagne, le roi Arthur, Napoléon, et d'autres encore, font-ils partie de notre patrimoine commun ? Quant au drapeau même du Conseil de l'Europe, quels cheminements ont conduit au choix de la couleur bleue frappée d'un cercle d'étoiles ?
   Voilà quelques questions posées dans ce livre. Pour y répondre, des textes bien sûr, mais aussi, surtout peut-être, une très riche iconographie. Elle fait surgir, de page en page, l'imaginaire même de l'Europe.
   Les événements viennent rappeler ce que cet ouvrage souligne de multiples façons : l'histoire de l'Europe ne se limite pas aux cinquante dernières années, et l'espace européen, celui dont nous réapprenons les contours, excède largement les frontières de l'Europe occidentale.

20 euros (code de commande : 29371 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 27. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1993. In-8° collé, 80 p., illustrations, exemplaire en bon état revêtu de l'infâmant escargot.
   La Sous-Commission des Onomonymes est au principe de ce n° 26 [sic] des Monitoires où, pour son compte, les Régents Pierre David et Luc Étienne ainsi que, de A à Z, Jacques Antel, Pascal Bouché, Orlando de Rudder et Pierre Ziegelmeyer, allument « de l'étude des mots-mots (c'est-à-dire réduits à leur fonction purement verbale) » les artifices qui, traditionnellement, ouvrent le bal pataphysique : holorimes, limericks, calembours, contrepèteries et autres futilités.
   Du silex des mots, le clinamen peut faire sortir l'étincelle que le Centre de Recherches Périphériscopiques et Jacques Antel recueillent pour l'amadou de la Science : Contrepet quotidien et Béatitudes.
   De l'étincelle jaillit la flamme comme l'assuraient Pouchkine et Lénine : du Verbe et de ses manipulations, ce Monitoire passe à l'étude de ses manipulateurs incomparables que furent Raymond Roussel (scruté par J.-B. Brunius, Martine Courtois et Pierre Bazantay), Edgar Poe (étudié dans le droit fil de la Sous-Commission des Onomonymes par Michel Ohl).
   Le maître-mot, le dernier mot, qui est celui de Bosse-de-Nage, impliquait une, voire plusieurs escales dans l'archipel faustrollien sur lequel sont portées quelques lueurs nouvelles.
   Après ces envolées vers les cimes du Verbe générateur, l'Intermission des Beaux-Arts et Laids-Arts ramène sur un terreau incombustible : l'art brut, et célèbre les moulins, les puits, les boîtes à lettres et les boîtes à camembert pour le bicentenaire de ce fromage, ce qui, par le biais de l'art pompier, boucle la boucle et ce Monitoire.
      (La Sous-Commission des Implications et Embrelages.)

13 euros (code de commande : 29373 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 29. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1993. In-8° collé, 98 p., illustrations, exemplaire en bons état revêtu de l'infâmant escargot.
   Le 11 avril 1944, dans une lettre à Emmanuel Peillet qui venait de lui apprendre le suicide de Philippe Merlen, Michel Alexandre souhaitait voir « sauver cette chère figure que j'évoque par éclairs. »
   C'est par éclairs, ou par « flashes », pour employer le vocabulaire du photographe qu'était Philippe Merlen, que le présent Monitoire s'efforce de faire la lumière sur un « personnage » que la tradition orale associe volontiers à la préhistoire du Collège de 'Pataphysique et qu'une série d'écrits (évoqués à la fin de cette livraison) a transformé en fiction romanesque. Comme ce fut le cas pour Julien Torma, la légende a fini par s'établir que Philippe Merlen était une « supercherie littéraire ».
   La fiction littéraire n'est certes en rien inférieure à la fiction historique : contrairement à ce que proclamait Philippe Merlen, les histoires équivalent à l'Histoire, rien de moins. Mais rien de plus : c'est pourquoi l'essai qui va suivre s'est autorisé à jouer le jeu de l'objectivité historique puisque, faussé ou défaussé, le jeu du romanesque était déjà en mains.
   Des témoignages dignes de confiance assurent que tel romancier de Philippe Merlen avait fini par tenir sa fiction pour vraie. Les membres de la Sous-Commission des Monuments Anhistoriques et Historiques ont, quant à eux, fini par douter de l'historicité du monument qui a été l'objet de ce travail archéologique. Et, en tout cas, à l'instar de Borges s'efforçant de faire revivre Averroes à l'aide de quelques pauvres documents, ils se sont persuadés de la vanité de ces tentatives de restauration à l'identique. Cette approche chronologique ne fera peut-être que persuader ceux qui voudront bien s'y intéresser du caractère imaginaire du Merlen passé. Quant au Merlen qui est éparpillé en ces pages, il l'est, forcément.
      (L'intermission de l'Umwertung.)

15 euros (code de commande : 29372 - vendu).

 

Picasso / Miró / Dalí. Évocations d'Espagne. [Madrid], Ediciones El Viso, 1985. In-4° broché sous couverture à rabats, 273 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, rousseurs à la couverture un peu défraîchie.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux-Arts, à Charleroi, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España », du 26 septembre au 22 décembre 1985.
Table des matières :
   - Picasso Miró et Dalí : l'empreinte espagnole de trois artistes d'avant-garde.
   - Picasso en pensant à l'Espagne, par Julián Gállego.
   - Don José Ruiz Blasco et Pablo Picasso. Le père en tant que maître et modèle, par Jürgen Glaesemer.
   - Songe et Mensonge de Franco, par Werner Spies.
   - Joan Miró et la réalité catalane, par Jacques Dupin.
   - De Montroig à Varengeville, par Pere Gimferrer.
   - Salvador Dalí : Impressions d'Afrique, par Renilde Hammacher-Van den Brande.
   - Dalí-Lorca-Buñuel : chronologie, par Renilde Hammacher-Van den Brande.
   - La prédestination surréaliste de Salvador Dalí, par Francisco Calvo Serraller.
   - Dalí conquistador, par Robert Descharnes.
   - Catalogue Picasso.
   - Catalogue Miró.
   - Catalogue Dalí.
   - Biographies, par J. Miguel Morán.

20 euros (code de commande : 29365).

 

[PILLE (Henri)]. FLOR (Charles) — Pille. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, [4] p., trois illustrations en noir dans le texte, un portrait photographique contecollé et une planche photographique hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 8), photographies en parfait état.
   L'auteur du du portrait photographique (83 x 120 mm.) d'Henri Pille est inconnu, la photographie du tableau L'Automne par Lecadre (198 x 260 mm.) est imprimée en photoglyptie par Goupil et Cie.
Extrait :
   [Henri Pille] qui s'est senti de bonne heure toutes les forces d'une irrésistible vocation, est né de parents peu sensibles aux gloires artistiques. Dès le début, il se trouva donc incompris et combattu. On le mit à l'école à Château-Thierry, où sa manie de dessiner lui valut un nombre considérable de pensums. Cauchemar vivant de ses professeurs, il couvrait ses cahiers, ses livres, de croquis à la plume. Déjà doué d'une réelle facilité d'observation, il traçait sans cesse des silhouettes représentant très-parfaitement les modèles choisis, qui souvent, – horresco referens, – étaient des professeurs ou des surveillants. Aussi dut-on renoncer bientôt à en faire un savant. Ses parents le retirèrent du collège, où, d'ailleurs, il avait appris, malgré les pensums, tout autant que la plupart de ses camarades.
   Son père se montra légèrement désappointé. Il avait rêvé pour son fils un autre avenir. Mais devant la résolution du jeune Henri, il crut prudent de transiger et lui permit de dessiner, tout en lui annonçant son intention de le vouer à l'art industriel. C'était un moyen terme. Il laissait quelque chose à l'artiste, et le père ne perdait pas tout. Sur ces entrefaites, la famille Pille quitta Essômes et vint s'établir à Paris. Henri Pille fut aussitôt envoyé dans un atelier, où il travailla pendant longtemps, soutenu par l'espoir de devenir un jour un fort dessinateur de châles cachemire ; car c'était à cette carrière que le choix de son père s'était arrêté.
   Pille fabriquait donc des projets de châles, quand son père, qui s'était lié avec Abel de Pujol, entretint ce grand artiste des dispositions entêtées de son héritier. Abel de Pujol voulut voir l'enfant et juger, d'après ses dessins, de l'importance.de cette vocation. En conséquence, le jeune Henri fut conduit chez le maître, muni de ses études. Abel de Pujol fut tout d'abord étonné du grand nombre de dessins exécutés par le petit Pille. Il y avait là une somme de travail assez considérable. Le jeune homme, – cela était évident, – s'appliquait consciencieusement et activement. Il dessinait sans relâche, tantôt d'après nature, tantôt de mémoire. Les croquis furent jugés très-remarquables ; chaque trait était assuré et juste, les sujets étaient habilement choisis et accusaient un esprit vif, fin, en même temps qu'un sentiment très-réel de l'art. Il ne fut pas difficile de faire comprendre cela à M. Pille père, qui, sur les conseils d'Abel de Pujol, renonça complètement à l'art industriel.
   Pujol accueillit Henri Pille dans son atelier et lui donna d'utiles leçons. Le jeune homme en profita longtemps, jusqu'à la mort de son maître. Déjà il avait adopté le genre auquel il doit tant de succès. Il lui fallait un maître assez impartial pour l'aider, le diriger, sans toutefois contrarier son penchant personnel. Barrias fut ce maître-là. Il apprécia l'originalité de ce talent et l'encouragea. L'impartialité est surtout rare dans les choses de l'art, mais Barrias la pratiquait au plus haut degré, ce qui lui permit de faire des élèves dans le sens large du mot, c'est-à-dire en mettant son expérience au service des jeunes gens de talent, sans leur imposer jamais sa manière de voir. Cette haute façon de comprendre l'art a eu pour résultat de former des artistes comme Guillaumet, Vibert, Berne-Bellecour.

20 euros (code de commande : 29353).

 

[RAVEEL (Roger)]. Roger Raveel. Brussel, Gemeentekrediet, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographieen over Moderne Kunst »), exemplaire à l'état de neuf.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Jan Germinaalzaal, à Bruges, du 17 août au 22 septembre 1996.
Sur la jaquette :
   De kunst van Roger Kaveel (geb. 1921) heeft zich aan het publiek op een langzame doch indringende wijze opgedrongen. Na 50 jaar koppig doorzettingsvermogen is Raveels Nieuwe Visie evenwel een stijlbegrip geworden.
   Zijn creatief werk is direct herkenbaar door zijn helder coloriet en sterk gedifferentieerde penseelvoering. Inhoudelijk tast de kunstenaar de verschillende gelaagd-heden van de werkelijkheid af, een plastisch onderzoek waarbij de realiteitsgebonden voorstelling in relatie wordt gesteld met zogenaamde abstracte beeldelementen, alsook de visuele illusie van het geschilderde vlak wordt uitgebreid door de aanbreng van spiegels of de aanhechting van objecten.
   Dit boek wil evenwel in de eerste plaats de aandacht van de geïnteresseerden vestigen op een minder bekend facet van Raveels artistieke produktiviteit: de autonome tekeningen en voorstudies voor schilderijen en objecten.
   Aanleiding van deze publikatie is de toekenning in 1996 van de Van Ackerprijs van de gelijknamige stichting aan Roger Raveel voor zijn eigengereide bijdrage tot de moderne kunst. Tevens is dit boek een soort catalogus bij het meerledig tentoonstellingsgebeuren Roger Raveel en Brugge dat naar aanleiding van vernoemde onderscheiding is georganiseerd.

30 euros (code de commande : 29401).

 

[RICHELIEU (Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu)]. DELOCHE (Maximin) Un frère de Richelieu inconnu. Chartreux, primat des Gaules, cardinal, ambassadeur. Documents inédits. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 553 p., quelques planches hors texte, (collection « Bibliothèque d'Histoire - Études »), exemplaire du Service de Presse, non coupé.
Extrait de la préface :
   Les oubliés et les dédaignés sont légion dans l’Histoire. Il en est pourtant qui, par leur nom seul, auraient mérité d'y prendre place. Alphonse-Louis du Plessis, frère du grand Ministre, chartreux, puis archevêque, cardinal, grand-aumônier de France et ambassadeur à Rome, est un de ceux-là. L'étude d’une famille n'est-elle pas incomplète, si on la limite à la branche maîtresse en négligeant les autres, nourries pourtant de la même sève ?
   À cette considération d’un ordre spécial, s'en joignent d'autres plus importantes encore, pour justifier ce travail. En effet, bien qu'Alphonse du Plessis ne soit pas, par lui-même, un personnage de premier plan, sa vie est un chapitre – et non des moins curieux – de l'histoire du grand Cardinal. Leurs existences ont été intimement liées et non pas seulement par l'affection indissoluble qui les a unis, et qui éclaire un côté obscur du psychisme de Richelieu. La politique les a rapprochés dans des heures critiques : le siège de La Rochelle, la Journée des Dupes, le roman de Mlle de la Fayette, l'intrigue de Cinq-Mars où il est piquant de retrouver le nom de Marion de Lorme. La faveur du Roi les a même dressés plusieurs fois l'un contre l'autre, et leur affection a résisté à cette rivalité, ce qui leur fait honneur à tous deux.
   Le nom de Richelieu a annihilé son frère devant la postérité, et l'a fait reléguer dans la nuit comme un personnage insignifiant, de valeur plus que médiocre, d'intelligence bornée, d’une bizarrerie côtoyant le déséquilibre mental.
   La droiture, l'élévation et la générosité de son caractère, son désintéressement, son dévouement modeste, et son abnégation poussée jusqu'à l'héroïsme, lui auraient cependant mérité un autre jugement. Quant à sa valeur comme penseur et comme diplomate, Richelieu lui-même, bon juge en la matière, a porté sur lui, à sa façon, un verdict sans appel qui suffit à le classer. Dans son Testament politique, il a fait état de quelques leçons qu’il lui devait, et cela sans équivoque possible. Enfin comme écrivain, les lettres nombreuses qui sont restées de lui sont, en grande partie des modèles du genre.
   En voilà assez pour inscrire le nom d'Alphonse-Louis du Plessis au livre d'or de l'Ordre des Chartreux, de l'Épiscopat français et des Lettres françaises.

15 euros (code de commande : 29396).

 

RIMBAUD (Arthur) — Œuvres complètes. Texte et notes établis par Yves-Gérad Le Dantec. Paris, Éditions de Cluny, 1945. In-8° broché sous couverture rempliée, 315 p., exemplaire numéroté sur vélin Cygne des Papeteries Boucher (n° 947).
Note bibliographique :
   Si l'on excepte trois poèmes d'extrême adolescence et Une Saison en Enfer, la publication de l'œuvre d'Arthur Rimbaud ne fut point, on le sait, le fait de son auteur. Sa mise au jour, fragmentairement, puis dans l'ensemble – et toujours à l'insu de l'exilé volontaire, du renégat déjà mort à la poésie – est due à la fidélité, patiente ou non, de quelques amis et admirateurs. Il faut nommer parmi eux, et au premier chef, Paul Verlaine, Rodolphe Darzens, Paterne Berrichon et Ernest Delahaye.
   La précocité de Rimbaud est chose si rare qu'il peut, de prime abord, paraître épineux de déterminer le moment de son âge mûr comme artiste en possession de son instrument propre, puis de faire le départ entre les vers d'enfance et ceux où s'affirme un génie affranchi de tout maître. De là vient que l'ordonnance adoptée par Berrichon dans la seconde édition collective de 1912 semble à tout le moins arbitraire. On n'aperçoit point, en particulier, ce qu'il faut entendre par « pièces documentaires », rubrique sous laquelle se trouvent groupées, en appendice, une vingtaine de poèmes appartenant à plusieurs étapes d'une foudroyante carrière (avril 1870 à juillet 1871) et dont la plupart sont contemporaines des vingt-quatre que rassemble le chapitre initial du volume, intitulé Premiers Vers ; c'est ainsi, par exemple, qu'aucune raison valable n'interdisait de juxtaposer Sensation, qui est de mars 1870, et Le Forgeron, daté d'avril de la même année. Or, il suffit d'examiner d'un peu près la technique et les thèmes si variés de l'ensemble pour se sentir capable de fixer, sans erreur grossière, l'avènement de la manière personnelle du jeune « voyant », d'établir une barrière assez ferme entre un adolescent, certes prodigieusement doué mais à peine dégagé de ses lectures, et un jeune homme qui brusquement découvre des continents inexplorés. Ce point crucial ou cette cassure, c'est avril 1871, où, après un silence de six mois, on peut situer l'exquise aquarelle de Tête de Faune et la truculente diatribe des Assis.
   La scrupuleuse observance de la chronologie – dans la mesure où celle-ci peut être reconstituée par le commentateur – trahit en général plutôt qu'elle ne sert la renommée des poètes, et davantage lorsqu'il s'agit d'une œuvre en majorité posthume, ou, ce qui est tout un dans le cas Rimbaud, répudiée. Il est indéniable que si lui-même eût résolu – ou, plus simplement, eût rencontré l'occasion, car il y songea – de tenter une publication massive de ses vers et de ses proses, c'est aux Illuminations qu'il eût donné la préférence. Quelle que soit, en effet, l'originalité puissante des Chercheuses de Poux et du Bateau ivre, dont la contexture demeure traditionnelle, leur valeur d'art est certainement inférieure à celle qui éclate dans Larme ou dans La Rivière de Cassis. C'est pourquoi l'on a cru devoir placer en tête du présent recueil ces Illuminations qui, outre leur valeur décisive dans l'évolution d'un de nos grands poètes modernes, devaient exercer un empire primordial sur toute la poésie importante qui leur a succédé, à commencer par les Romances sans Paroles et tout le lyrisme verlainien postérieur à 1871. On ne s'étonnera pas, pour ce qui est de la présentation de cette œuvre, que nous ayons préféré celle de l'édition originale – préfacée par Verlaine en 1886 et reprise cinq ans plus tard dans le volume collectif intitulé Poëmes (qui s'ouvre sur la même préface) – à la refonte tout à fait contestable et à la scission sans motif, sous des titres imaginés par lui, des poëmes en vers (Vers nouveaux et Chansons) et des poëmes en prose, que Berrichon fit subir en 1912 à ce chef-d'œuvre. Dans le même ordre d'idées, il était légitime de rétablir à la suite, sous la rubrique d'Autres Illuminations, les quatre proses déjà imprimées séparément dans l'édition de 1898.
   Il était naturel de placer aussitôt à la suite Une Saison en Enfer – où se retrouvent d'ailleurs, avec quelques variantes, six poëmes en vers des Illuminations, – qui représente le dernier état de la pensée et de l'art de Rimbaud et qui jette un défi suprême au monde spirituel en même temps qu'à la poésie. Quant aux Déserts de l'Amour, révélés en 1906 par Ernest Delahaye, et incorporés par le beau-frère posthume du poëte à la seconde impression des Œuvres, il était légitime, quoique leur composition remonte à deux années en arrière, de leur conserver leur place complémentaire par rapport à la Saison.
   Après avoir ainsi assigné le rang qui leur était dû aux morceaux du premier ordre, il convenait, au moment de reproduire les poëmes en vers qui les avaient immédiatement précédés, de suivre les époques de leur composition et, pour ce faire, de se fier aux manuscrits datés et aux témoignages des contemporains.
   Le même procédé chronologique a été utilisé en ce qui touche les Vers d'Enfance qui se trouvent rassemblés dans le chapitre suivant et que maint lecteur se lassait sans doute d'avoir à feuilleter au seuil des collations antérieures.
   Enfin, la présente édition est la première qui contienne les pièces humoristiques qui constituent la contribution d'Arthur Rimbaud à l'Album Zutique. Ainsi qu'on le constatera au dernier numéro de la bibliographie, la publication primitive de ces poëmes « réalistes » ou parodiques eut lieu en 1943 par les soins de M. Pascal Pia. J'ai eu entre les mains, au moment où je préparais l'édition critique de Verlaine pour la Bibliothèque de la Pléiade, cet album formé de manuscrits signés Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Eugène Pelletan, Léon Valade, Paul Bourget, etc., et accompagnés d'un frontispice dessiné par Germain Nouveau ; il était alors en la possession de M. Georges Blaizot, le libraire bien connu, qui, vu la qualité d'inédit de ce document, ne m'a autorisé à copier que les incipit des deux Vieux Coppées de la main de Verlaine. C'est là que j'ai lu pour la première fois les treize pièces de Rimbaud que je reproduis ici d'après le texte de L'Arbalète, la luxueuse revue dirigée à Lyon par M. Marc Barbezat. J'ai négligé à dessein les quatre lignes intitulées Vieux de la Vieille ! dont l'insignifiance littéraire égale l'absurdité, et distrait de l'ensemble, pour la rapprocher du quatrain : L'étoile a pleuré rose..., la strophe intitulée Lys, seul fragment revêtu d'un caractère poétique. Ces fantaisies, qui n'ajoutent guère à la gloire de Rimbaud, peuvent être datées de 1871-1872, c'est-à-dire de la période où celui-ci fréquentait la Maison de Bois, sise rue de Rennes, 139, et siège du groupe des Zutistes.
   Je n'ai pas jugé utile de réimprimer l'essai très médiocre qui a pour titre Un Cœur sous une Soutane, bien que son authenticité, longtemps mise en doute, soit aujourd'hui reconnue des spécialistes.
   Enfin, à titre purement documentaire, on trouvera en dernier lieu le « discours français » intitulé : Charles d'Orléans à Louis XI, et publié par une revue dans le mois même de la mort de Rimbaud.

12 euros (code de commande : 29354 - vendu).

 

[RYCKMANS (André)]. KESTERGAT (Jean) — André Ryckmans. Préface de Jean Ladrière. Bruxelles, Dessart, 1961. In-8° broché, 334 p., illustrations hors texte.
Extrait de la préface :
   La mort qui n'est que la mort est inacceptable. D'ailleurs, la vie qui n'est que la vie est tout aussi inacceptable. La mort n'est qu'une péripétie de la vie, qui est une puissance sauvage, aveugle et injuste. Ce qui donne son prix à la vie comme à la mort, c’est l'espérance. Quand André Ryckmans disait « La vie est belle », il parlait au nom de l'espérance, certainement pas au nom de la vie. Et l'espérance pour soi est l'espérance pour tous. Acceptant sa mort pour lui-même, André Ryckmans l'a acceptée pour les autres, et sans doute d'abord pour ceux à qui il s'était consacré. C’est pourtant de leur main qu’il devait mourir, paradoxe suprême dans cette existence si exemplairement vouée au tragique. Au seuil de sa vie d'homme, il avait voulu se mettre au service du Congo. Au moment où celui-ci accédait à l'indépendance, il était résolu à demeurer au service du Congo, pour autant que la possibilité lui en fût laissée. Ce n'était pas là pour lui l'expression d’un goût, d’une préférence, d’un projet, mais comme une nécessité d'existence. Il s'était fait réellement Africain, pas d'intention seulement, mais réellement, de cœur et d'esprit. L'avenir du Congo, c'était son avenir même ; entre la terre africaine, spécialement la terre du Bas-Congo, et sa propre vie, il y avait comme une solidarité mystérieuse, un pacte, une alliance. Il est impossible de penser que sa mort ait été sans signification pour cette terre, qu’il aimait de tout son être ; on ne comprendrait pas, sinon, les circonstances qui l'ont entourée. Il a été mis à mort, peut-on dire, parmi les siens, au milieu de leurs imprécations, avec leur consentement. On devine combien il a dû souffrir de cette hostilité soudain déchaînée, aveugle, injuste, insensée. Mais on devine aussi qu’il a dû mesurer alors toute la signification du sacrifice qui lui était demandé. Et comment ne pas penser que, si ce destin lui advint, ce n'est pas seulement à cause de ce qu’il représentait lui-même, mais aussi à cause du lien étroit qui existait entre le Congo et sa famille, à cause en particulier du rôle éminent que son père y avait joué ?

20 euros (code de commande : 29389 - vendu).

 

[SAUL (Peter)]. DECRON (Benoît), STORR (Robert) et TRONCHE (Anne) — Peter Saul, rétrospective. Paris, Somogy, 1999. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 65, [90 (planches en couleurs)], 10 p., édition bilingue (français-anglais), exemplaire en très bel état avec un dessin original de l'artiste en dédicace.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, aux Sables d'Olonne, du 26 juin au 26 septembre 1999, au Musée de l'Hôtel Bertrand, à Châteauroux, du 22 octobre au 31 décembre 1999, au Musée des Beaux-Arts, à Dole, du 15 janvier au 2 avril 2000 et au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 16 avril au 25 juin 2000.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Le principe de Peter, par Robert Storr.
   - True Crime, par Benoît Decron.
   - Peter Saul, l'inventeur, par Anne Tronche.
   - Peter Saul sous le feu des questions.
   - Catalogue.
   - Biographie, expositions, publications.

40 euros (code de commande : 29393).

 

SOIL DE MORIAMÉ (Eugène-J.) — Les objets d'art et d'antiquité de la ville de Mons. Charleroi, Province de Hainaut, 1928. In-8° broché, 157 p., illustrations, le dernier cahier (pp. 135-157) qui vient compléter l'ouvrage est volant.
   Extrait de l'Inventaire des objets d'art et d'antiquité existant dans les édifices publics du Hainaut, publié sous les auspices du Comité provincial des correspondants de la Commission Royale des monuments et des sites.
Table des matières :
   - Monuments civils.
      - Hôtel du gouvernement provincial.
      - Hôtel de ville.
      - Beffroi.
      - Château des comtes de Hainaut.
      - Palais de Justice.
      - Musées.
      - Archives de l'État et de la ville.
      - Bibliothèque communale, Mont de piété, édifices divers.
      - Hospices - Commission d'assistance publique.
      - École provinciale des mines.
      - Statues et monuments commémoratifs.
   - Monuments religieux.
      - Église collégiale de Sainte-Waudru (Le chœur - Les vitraux - L'œuvre de Dubreucq - Le transept - Chapelles du pourtour du chœur - Les nefs et leurs chapelles - Le trésor - Sacristies et dépendances).
      - Église de Notre-Dame de Messine ou de Saint-Nicolas en Bertaimont.
      - Église Sainte-Élisabeth.
      - Église Saint-Nicolas en Havré.
      - Couvent des sœurs Noires - Confrérie de Saint-Jean-Décollé.
      - Errata et Addenda.

20 euros (code de commande : 29364).

 

[VAN DYCK (Albert)]. MULS (Jozef) — Albert Van Dyck. Traduction de François Maret. Bruxelles, Elsevier, 1957. In-8° sous reliure d'éditeur, 13, [3] p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Au moment de commencer cette étude sur mon jeune ami Albert Van Dyck, que j'estimais tant et dont je garde un si profond regret, je le revois soudain, tel qu'il m'apparut lors d'une de nos dernières rencontres. Après avoir visité une de ses expositions, je voulais lui dire une fois encore combien elle m'avait plu. Il me lança de derrière ses lunettes un regard méfiant, presque sarcastique : pensais-je vraiment ce que je lui disais, ou n'était-ce là que vaine politesse ? Son art, si personnel et si sensible, avait beau avoir atteint un point de perfection qui forçait notre admiration, l'artiste n'en était pas moins demeuré le garçon timide de naguère, l'être socialement gauche qui donnait toujours l'impression de se tenir à carreau, de peur qu'on ne prît barre sur lui. Cézanne aussi a connu cette hantise, lui qui ne voulait pas « qu'on lui mît le grappin dessus ». Tout artiste qui croit avoir atteint un certain résultat craint la remarque capable de le faire douter de nouveau de la valeur de ses réalisations.
   Van Dyck était pourtant titulaire du prix Rubens, – une distinction précieuse, qui permettait à son bénéficiaire de passer deux ans en France, grâce à une allocation annuelle de 10.000 francs d'alors. Encore élève à l'Académie, il avait obtenu les prix Van Lerius et De Keyser, et, en 1939, il décrochait ce prix Oleffe, dont rêvaient tous les artistes. Il est permis de dire que peu déjeunes sont entrés sous de si brillants auspices dans le monde des arts.

10 euros (code de commande : 29378).

 

VAN HAUDENARD (Maurice) Histoire de la ville de Chièvres. 2e édition. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1933. In-8° broché, 232 p., illustrations et 5 planches hors texte et un plan à déplier, bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   - Préface de la première édition.
   - Au lecteur.
   - Quelques appréciations sur l'histoire de Chièvres.
   - Introduction.
   - Toponymie.
   Première partie. La seigneurie.
      Chapitre I. Les origines.
      Chapitre II. La famille de Chièvres.
      Chapitre III. La famille de Gavre.
      Chapitre IV. La famille de Rumigny.
      Chapitre V. La seigneurie, de 1289 à 1428.
      Chapitre VI. La famille de Croÿ.
      Chapitre VII. Les familles d'Egmont et Pignaletti.
      Chapitre VIII. Le château - Les baillis.
      Chapitre IX. La terre de Chièvres.
   Deuxième partie. L'organisation civile.
      Chapitre I. L'enceinte fortifiée.
      Chapitre II. L'organisation communale.
      Chapitre III. Les finances.
      Chapitre IV. Mayeurs, juges de paix et notaires.
      Chapitre V. Les armes de Chièvres.
      Chapitre VI. L'hôtel de ville.
      Chapitre VII. Principaux événements.
   Troisième partie. L'organisation religieuse.
      Chapitre I. Le doyenné de Chièvres.
      Chapitre II. Les doyens de Chièvres.
      Chapitre III. La paroisse de Saint-Martin, les curés.
      Chapitre IV. L'église Saint-Martin.
      Chapitre V. Clocher et carillon.
      Chapitre VI. Les cantuaires de Guise et Lescuyer.
      Chapitre VII. Épitaphie.
      Chapitre VIII. Notre-Dame de la Fontaine.
      Chapitre IX. La chapelle Saint-Jean.
      Chapitre X. La chapelle Notre-Dame de Lorette.
      Chapitre XI. Les Sœurs Grises.
      Chapitre XII. Les Oratoriens.
      Chapitre XIII. Refuges d'abbayes - Les dîmes - Le presbytères.
   Quatrième partie. Institutions économiques, militaires, charitables & scolaires - Folklore - Biographie.
      Chapitre I. Foires et marchés.
      Chapitre II. Institutions économiques et militaires.
      Chapitre III. Institutions hospitalières.
      Chapitre IV. Institutions scolaires.
      Chapitre V. Folklore.
      Chapitre VI. Biographie.

40 euros (code de commande : 29387 - vendu).

 

VAN WAMEL () — La vérité vengée ou Réfutation d'une brochure intitulée : La Réunion de la Belgique à la Hollande serait-elle avantageuse ou désavantageuse à la Belgique ? Par A. B. C. ; par Mr. E.-J. Van Wamel, Jurisconsulte, Greffier du Tribunal de Commerce d'Anvers. Anvers, Delacroix, 1814. [A Anvers, / Chez L P. Delacroix, Imprimeur-Libraire. / 1814.] In-8° sous son brochage d'époque, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 94 p., exemplaire en bon état.
   De le Court indique que l'auteur qui utilisa le pseudonyme d'A. B. C. était Jean Joseph Van Bouchout mais indique que certains auteurs l'ont attribué au comte de Bylandt.
Extrait :
   S'il, est vrai, comme un grand homme d'état l'a dit, que la politique des Belges soit essentiellement liée à leur histoire et à leur droit public, il s'ensuit que ces trois sciences doivent marcher ensemble et que l'écrivain qui veut consacrer sa plume à la première, doit nécessairement être versé dans les annales de la patrie, bien saisir le sens de ses constitutions, et en faire de justes applications.
   L'expérience de tous les siècles a démontré jusqu'à l'évidence que la politique, abandonnée à ses propres lumières, confondait les notions, commettait faute sur faute et devenait une source intarissable d'incertitudes et d'opinions erronées.
   Un exemple frappant de cette vérité nous est fourni eu la personne de l'auteur d'une brochure intitulée : La Réunion de la Belgique à la Hollande, serait-elle avantageuse ou désavantageuse à la Belgique ?
   Jamais auteur ne posséda à un degré plus éminent, le mystère d'enchaîner les faits, de ménageries contrastes, de nuancer ses tableaux ; mais s'il est digne de louange par ces belles qualités et par son style noble et simple à la fois, on lui reproche d'un autre côté des réticences préméditées, des détails d'invention et une partialité propre à prouver que l'amour de la justice ne guidait pas sa plume, ni la vérité sa raison.
   C'est avec cet auteur que nous nous sommes proposé d'entrer dans l'arène et de le combattre avec des armes tirées de l'arsenal de l'histoire et du droit public de la Belgique.
   Notre intention néanmoins n'est pas de vouloir nous ériger en impitoyable censeur de cet ouvrage ; nous déclarons au contraire, avec franchise, que nous l'avons lu avec plaisir, parce que l'auteur attache par sa clarté et sa simplicité et parce qu'il a su joindre la profondeur des discussions à la douceur de l'élocution ; souvent même, il subjugue par des argumens vrais, en apparence, et par un, nous ne savons quel enchaînement de principes, Et de quel droit en eussions nous médit ? Chacun n'a-t-il pas sa science favorite, son tour d'esprit, ses affections ? Il serait donc injuste d'y porter atteinte : jouir à son gré de ses talens, tels est le précieux attribut de l'être-pensant. Nous disons jouir et non pas abuser ; car la patrie est en droit de nous demander compte de l'emploi de nos lumières : malheur à ceux qu'elle trouve en défaut : elle les abandonne à leur mauvais astre, comme elle couvre de son égide ceux qui ne sortent pas des convenances établies. À l'exemple de cette bonne mère, soyons toujours justes, jamais ne soyons sévères ; jugeons donc l'ouvrage dont nous venons de parler, autant par les qualités qui le distinguent, que par les défauts qui le déparent. Quiconque en matière de discussion littéraire observera cette règle de conduite, sera sûr de désarmer les méchans et les jaloux, et d'encourager les talens.
   Heureux, mille fois heureux si par de pareils procédés nous nous concilions l'estime des gens de bien et l'indulgence des hommes de lettres.
   Comptant sur l'une et sur l'autre, nous allons entrer en matière.
   Le respect, le zèle et l'attachement que nous avons constamment professés envers l'auguste souverain des Pays-Bas, nous obligent à élever ici la voix contre l'assertion par laquelle l'auteur s'efforce de nous faire accroire qu'aucune nation n'est plus intéressée que la Belgique à récapituler son histoire, parce que, dit-il, remplie d'événemens, elle nous en trace peu d'heureux : n'est-ce pas dire en d'autres termes, Belges, lisez votre histoire, et vous verrez que vous avez été constamment malheureux.
Bibliographie :
   - De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 841 (1106).

50 euros (code de commande : 29379).

 

VANWELKENHUYZEN (Jean) — L'agonie de la paix. 31 août - 3 septembre 1939. Gembloux, Duculot, 1989. In-8° broché, 351 p., (collection « Document », couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   L'Agonie de la Paix déroule le film des journées dramatiques qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. Le 31 août 1939, Mussolini offre ses bons offices. Le lendemain à l'aube, Hitler attaque la Pologne. L'Angleterre et la France ont des traités en bonne et due forme avec Varsovie. Ce n'est pourtant que le 3 septembre qu'elles relèvent le gant. Encore ne le font-elles pas en même temps. Ces lenteurs, ces discordances sont le signe extérieur de graves débats intérieurs. Paris freine. Londres pousse. La tension monte entre les deux capitales. L'attente, qui se prolonge, devient insupportable pour le Cabinet britannique. La Chambre des communes menace de le renverser. C'est finalement en ordre dispersé que les décisions sont prises. En toile de fond, Mussolini se dépense désespérément pour sauver la paix. Il ne réussit qu'à brouiller les cartes. Hitler ne veut pas entendre parler de vraies négociations. Il ne connaît plus que la loi du plus fort. Mais il déploie d'inépuisables ressources d'ingéniosité pour déguiser ses intentions. Il échoue néanmoins dans ses efforts pour enfoncer un coin entre Londres et Varsovie. La guerre qu'il a tout fait pour provoquer n'est pas celle de ses plans. Elle dresse contre lui l'Angleterre. Il est vrai que, pour se battre, celle-ci compte surtout sur l'armée française et, à Vincennes, le général Gamelin est prêt à tout sauf, justement, à se battre. Bref, un récit trépidant, où les révélations abondent et qui se lit comme un roman.

13 euros (code de commande : 29358).

 

VERHOEYEN (Etienne) — La Belgique occupée de l'an 40 à la libération. Traduit du néerlandais par Serge Govaert. Bruxelles, De Boeck, 1994. In-8° collé, 611 p., illustrations, (collection « Pol-His »).
En quatrième de couverture :
   
L'occupation allemande de mai 1940 a profondément bouleversé la société belge. Pour sauver l'essentiel, les responsables de tous les domaines de la vie publique – la haute administration, la magistrature, les services d'ordre, l'industrie, les organisations patronales, l'Église – ont appliqué une politique de présence pragmatique qui fut adaptée au jour le jour. Puisque cette politique devait mener à des concessions, elle a été baptisée « la politique du moindre mal ».
   D'autres Belges ont fait des choix moins ambigus mais diamétralement opposés : des adhérents de l'Ordre nouveau ont opté pour la collaboration avec l'occupant alors que d'autres, de toutes les opinions, se sont engagés dans différentes formes de résistance.
   Ce livre offre une synthèse critique des publications scientifiques et des matériaux d'archives disponibles concernant ces différents aspects de la vie sous l'occupation. Mais il apporte aussi des éléments nouveaux. Ainsi, il présente, pour la première fois, une analyse détaillée des liaisons secrètes entre Londres et la résistance belge. Il décrit l'engrenage de la violence qui fut l'œuvre de l'occupant et des mouvements de collaboration en guise de répliques impuissantes aux faits de la résistance. Il résume, enfin, les méthodes feutrées de l'occupant pour réaliser l'odieuse besogne de persécution raciale.

20 euros (code de commande : 29400).

 

[VEUCHET (Edmond)]. L'œuvre folklorique et patoisante d'Edmond Veuchet Secrétaire Général de l'A.I.Ms. 1881-1953. Mons, Association des Ingénieurs de la Faculté Polytechnique de Mons, [post 1959]. In-8° collé, 8, CC p., illustrations in et hors texte, peu courant.
Extrait de l'In memoriam par Camille Legrand :
   Au cours de son Assemblée Générale du 10 mai 1959, l'Association des Ingénieurs de la Faculté Polytechnique de Mons décida d'honorer la mémoire de son regretté Secrétaire Général Edmond Veuchet en publiant le recueil des articles intitulés « Montoiseries » qu'il avait fait paraître dans la revue Pourquoi Pas.
  Elle entendait ainsi ne pas laisser dans l'oubli l'un des aspects les plus chatoyants du caractère de l'un des meilleurs des siens.
   Ingénieur des Mines de la promotion de 1905, Edmond Veuchet se consacra à la construction mécanique, spécialement dans le domaine de la tuyauterie industrielle, dirigeant une entreprise qui était sienne. En même temps, son esprit chercheur et largement ouvert sur nombre d'avenues du savoir humain, se préoccupait de questions relatives à la formation de l'Ingénieur et, en général, de la préparation et de l'organisation des cadres de la production industrielle. [...]
   Rappelant ensuite son activité professionnelle et ses débuts au Ropïeur, Henri Putanier écrit :
   « Par l'entremise de Georges Garnir, il envoie au spirituel hebdomadaire Le Pourquoi Pas ses « Montoiseries » tant goûtées de milliers de lecteurs et qui contribuent à rendre plus sympathique encore le vocabulaire montois.
   C'est précisément cette œuvre qu'avec l'aimable autorisation du Pourquoi Pas et l'indispensable collaboration de Madame Veuchet qui, vouée totalement au culte du souvenir de son cher mari, et profondément heureuse de notre initiative, avait mis de tout cœur à notre disposition l'abondante documentation qu'elle possédait, que nous nous sommes proposés de publier et qui constitue le présent volume.
   On y verra toutes les facettes du talent de notre cher camarade qui pouvait aborder avec succès tous les genres : tantôt brossant à larges traits de petits tableaux montois, tantôt observateur et psychologue comme dans ses articles sur l'histoire naturelle, tantôt croquant sur le vif, divers personnages, mais toujours fidèle à ses amitiés.

15 euros (code de commande : 29362).

 

WEYERGANS (François) — Salomé. Roman. [Paris], Léo Scheer, 2005. In-8° broché sous couverture à rabats, 298 p., exemplaire en très bon état, avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Dans l’Europe des années soixante, un jeune cinéaste voyage beaucoup et découvre un opéra célèbre : Salomé. Il mêlera désormais les femmes dont il rêve, qu’il appellera toutes Salomé, aux femmes moins nombreuses mais réelles de sa vie. À la fois écorché vif et témoin ironique de sa propre vie, il se laisse emporter par le tourbillon de ses multiples rencontres à Venise ou Amsterdam, dans les trains de nuit et les aéroports. Il commence une cure de psychanalyse mais préfère se confier à sa machine à écrire. S’agirait-il des confessions d’un enfant du vingtième siècle ?
   Salomé est écrit en 1968 et 1969. L’auteur a vingt-sept ans. Ce roman est resté inédit jusqu’à ce jour. François Weyergans y découvre « en direct » les plaisirs du jeu avec les obsessions tenaces, les fantasmes, les peurs et la libido effrénée du premier en date de ses narrateurs. Tous les éléments de son œuvre future sont déjà présents dans ce texte fondateur au ton si singulier, alliant, sur un rythme irrésistible, rage et allégresse, érotisme et désarroi. Trente-sept ans et douze livres après, le voile est levé : Comme Salomé est belle ce soir !

12 euros (code de commande : 29377 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 14 avril 2020.

 

Retour au début


Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(17 mars 2020)

 

[BELGIQUE - INDUSTRIE]. La grande industrie belge et ses dirigeants. Album historique tiré à l'occasion de l'inauguration du canal Albert. Préface du Comte A. van der Burch. Bruxelles, Didier 1939. In-folio sous cartonnage d'éditeur, [100] p., illustrations en noir dans le texte et 66 planches hors texte illustrées par Ex des 156 portraits des dirigeants, table alphabétique des portraits, très bon exemplaire auquel on joint un texte agrafé de 8 pages d'Arthur Balle intitulé Les « faudreus » dans l'Entre-Sambre-et-Meuse.
   Ouvrage publié sous le patronage du Ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.
Table des matières :
   - Préface.
   - Belgique terre de travail, par Lucien Graux.
   - Le Canal Albert.
   - La Société Générale de Belgique.
   - L'industrie houillère en Belgique.
   - Compagnie Financière & Industrielle « Cofinindus ».
   - Société Anonyme d'Ougrée-Marihaye.
   - Aciéries et Minières de la Sambre.
   - Minière & Métallurgique de Rodange.
   - Société Anonyme John Cockerill.
   - Société Anonyme d'Angleur-Athus.
   - Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne.
   - Société Anonyme des Laminoirs, Hauts-Furneaux, Forges, Fonderies et Usines de la Providence.
   - Société Métallurgique de Sambre et Moselle.
   - La Société Belge de l'Azote et des Produits Chimiques du Marly.
   - Evence Coppée & Cie.
   - Ammoniaque Synthétique et Dérivés.
   - Métallurgique d'Espérance-Longdoz.
   - Société de Bruxelles pour la Finance et l'Industrie. Brufina.
   - Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Thy-le-Château et Marcinelle.
   - Produits Chimiques de Tessenderloo.
   - Société Belge de Céramique. S.A. Cerabel.
   - Union Chimique Belge.
   - Glaces et Verres (Glaver).
   - Fabelta. Union des Fabriques Belges de Textiles Artificiels.
   - Société Anonyme des Usines Gilson.
   - Usines Métallurgiques du Hainaut.
   - Société Anonyme des Ateliers du Thiriau.
   - Société Anonyme des Forges & Laminoirs de Baume.
   - Société Anonyme des Usines, Boulonneries et Étirage de La Louvière.
   - Laminoirs de Longtain.
   - Société Anonyme Gilsoco à La Louvière.
   - Papeteries Delcroix, Nivelles.
   - Poudreries Réunies de Belgique.
   - C.B.R. Cimenteries et Briqueteries Réunies.
   - La Raffinerie Tirlemontoise.
   - Papeteries du Pont de Warche. Malmedy.
   - Société Anonyme Servo-Frein Dewandre.
   - Sambre-Escaut (Trefilerie et ses dérivés). Hemixem et Fontaine-l'Évêque.
   - Société Anonyme Compagnie Centrale de Construction. Haine-Saint-Pierre.
   - Forges, Usines & Fonderies de Haine-Saint-Pierre.
   - Société Anonyme des Ateliers Heuze, Malevez & Simon Réunis. Auvelais.
   - Ancienne Raffinerie Graeffe.
   - Solvay & Cie.
   - Association des Ingénieurs sortis de l'École de Liège.
   - Table alphabétique des portraits.

80 euros (code de commande : 29341 - vendu).

 

BOURDON (Yves) — Le premier choc. La Bataille de Mons. 23-24 août 1914. Mere, De Krijger, 2014. In-8° collé, 364 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le 4 août 1914, l'armée allemande pénètre en Belgique. Un temps arrêtée par l'action des forts de Liège, elle poursuit sa marche inexorable vers l'ouest. La position fortifiée de Namur tombe ; puis ce sera la désastreuse bataille de Charleroi qui entraîne une retraite française généralisée.
   Le 22 août, le BEF (corps expéditionnaire britannique), partiellement rassemblé après son débarquement sur le continent, est envoyé vers Maubeuge. Pensant soutenir l'avance de l'allié français, il est dirigé vers l'ouest de la Belgique (Binche-Mons-Borinage) sans avoir été mis au courant ni de l'importance des forces qui lui seront opposées ni de la désastreuse situation militaire sur le terrain. C'est dans le secteur minier de Mons-Borinage que le choc se produira entre envahisseurs allemands et défenseurs britanniques. La disproportion des forces est importante mais, confronté à la toute puissance allemande, le BEF tiendra sur place et freinera l'avance des troupes impériales. Aucun des deux belligérants n'avait pourtant désiré combattre en ces lieux difficiles à attaquer mais encore plus malaisés à défendre. Seul le hasard fit que cet engagement d'importance, qui deviendra la « Bataille de Mons » (23-24 août 1914), eut lieu en milieu urbain, causant de nombreuses destructions dans des agglomérations surpeuplées et semant la misère dans les cités ouvrières. Mais, malgré ce coup du sort, le fait d'armes britannique de Mons entrera dans la légende en Grande-Bretagne. Et même plus puisque beaucoup y verront une influence divine lors de l'apparition des fameux « Anges de Mons »...
   Dans cet ouvrage original fort bien documenté, l'auteur décrit avec une parfaite précision et un grand sérieux le déroulement complet des engagements de tous les bataillons du BEF tout en soulignant le courage, l'abnégation et les souffrances des combattants des deux camps et en sortant de l'oubli de superbes actions d'éclats – comme la charge de cavalerie des 9th lancers et 4th Royal irish dragoon Guards, action issue en droite ligne d'un autre âge (et illustrant la couverture du présent ouvrage).

30 euros (code de commande : 29310).

 

[BUISSERET (Louis)]. DUPIERREUX (Richard) — L. Buisseret. Bruxelles, Eeckman, 1956. In-4° broché sous couverture à rabats, 31 p., un portrait photographique de Louis Buisseret en frontispice, 72 planches hors texte, exemplaire en très bel état.
Extrait :
   Quand on étudie l'œuvre de Louis Buisseret, à quelque étape que ce soit, aussi bien à ses débuts que dans la plénitude de sa carrière, on est frappé par la continuité et par la cohérence de ses efforts.
   Ce serait une erreur de parler de ses recherches. À la vérité, sa culture lui évitait les tâtonnements dans la diversité de recherches devant lesquelles tant d'autres hésitent et se perdent. Il possédait dès le commencement une réelle connaissance du but qu'il se proposait et de la voie à suivre. On ne put notamment jamais dire de lui qu'il ait hésité entre la peinture et le dessin. Il les a également étudiés dans une même pensée. Il ne fut jamais, dans les tableaux qu'il peignait, exclusivement un colorisme. Il fut d'abord, dans la réalisation progressive de chacune de ses œuvres, un dessinateur, et ce n'est qu'en chemin que le rejoignait le peintre qui était pourtant en lui. Mais la volonté créatrice de chacun d'entre eux se poursuivait dans le même esprit. Harmonieux. C'est là un mot qu'à son propos on se doit de répéter à tout instant.
   Pour bon nombre d'artistes actuels, le dessin, qui pourtant est essentiel et doit se trouver à la base de toute représentation figurative, paraît secondaire. Il n'existe plus guère dans sa valeur intrinsèque. Une ébauche de mise en place, au fusain, hâtivement esquissée, leur paraît suffisante. La pâte, ensuite, abondamment étendue, à même le tube, écrasée par la brosse ou par le pinceau, tend à donner au tableau en même temps forme que nuance. Dans la lutte engagée entre la couleur et le dessin, c'est la première qui, facilement, remporte la victoire.
 

50 euros (code de commande : 29324).

 

CASO (Paul) — Poèmes. Illustrations de Louis Buisseret, Louis Henno, Robert Liard et Léon Navez. Bruxelles, L'Art Belge, 1948. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, illustrations en noir, exemplaire numéroté sur Alfa Mousse (n° 375), charnières renforcées avec du papier Japon, en bel état et dédicacé par l'auteur le 10 mai 1948, peu courant.
Les poèmes sont répartis en quatre séries :
   - Pour deux voyageurs.
   - Petite suite.
   - Nous serons toute la terre.
   - Les abeilles tranquilles.

40 euros (code de commande : 29303).

 

CHAVÉE (Achille) — L'agenda d'émeraude. La Louvière, Montbliart, 1967. In-8° carré collé sous couverture à rabats, [60] p, quatre illustrations de Urbain Herregodts, exemplaire numéroté (n° 278) et dédicacé par l'auteur à Louis Van de Spiegele.
   Recueil de trente-huit poèmes.
Texte de la dédicace :
   Au vieux camarade de combat à l'ami de toujours, dans le surréalisme et ailleurs. En souvenir de notre rencontre de ce 31 août 1967. Avec ma vieille et fidèle amitié.
À propos du dédicataire :
   Peintre, graveur et sculpteur. Prix d'excellence en gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1932, [Louis Van de Spiegele, Cuesmes, 1912 - Mons, 1972)] se consacre à des vues de Mons et des environs. Abordant en autodidacte la peinture et la sculpture, il se rapproche vers 1936 des membres du groupe surréaliste Rupture, fondé à La Louvière en 1934, puis déplacé à Mons sous les auspices de Fernand Dumont. L'artiste livre diverses œuvres d'inspiration surréaliste, paysages ou ruines où apparaissent des profils humains, tels Le Regard du silence (1938) ou Puissance du poète (1939). Ces tableaux sont reproduits en 1940 dans la revue L'Invention collective. À la même époque, il réalise le buste de Rimbaud autour duquel posent les membres du groupe dans la photographie de Marcel Lefrancq. À la scission de Rupture, le peintre suit ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut (Mons, 1939). Arrêté en 1942 comme « suspect » par les nazis, il retrouve Dumont à la prison de Mons, puis à Louvain. Libéré mais affaibli, il ouvre à Mons après la guerre la galerie Le Sagittaire qui devient le point de ralliement et le lieu des premières expositions du groupe Haute Nuit (1947). Il illustre l'édition posthume des textes La Liberté de Fernand Dumont (1948), Fermé le jour (1948) de Franz Moreau et Au jour le jour d'Achille Chavée (1950). Il participe en 1945 à des réunions visant à regrouper les surréalistes de Belgique. Il collabore à l'exposition Surréalisme (1945) de la galerie des Éditions La Boétie. Il cosigne le tract du groupe Haute Nuit (1945) protestant contre la construction de la nouvelle gare de Mons et le tract La Cause est entendue (1947) s'opposant au surréalisme d'André Breton. Les activités de la galerie Le Sagittaire, devenue boutique d'antiquaire, l'absorbent de plus en plus au détriment de ses œuvres. Il crée en 1955 le panneau de céramique ornant la porte des prisonniers politiques de la prison de Mons, réalisé dans les ateliers de Dour. Il fait une apparition surprenante dans le film de Paul Meyer, Déjà s'envole la fleur maigre (1960), incarnant un prêtre en soutane.
Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 318.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région. Dictionnaire biographique, p. 760.

120 euros (code de commande : 29344).

 

[CONTES]. Les jolis contes N.P.C.K. Vingt-cinq contes inédits. Vevey, Nestlé, 1932. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [60] p., exemplaire bien complet de tous les chromos en couleurs, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   Série 1. Henri et son chien Milo, par Maria Waser.
   Série 2. La soupe à la tortue, par Henry Bordeaux.
   Série 3. La petite elfe et le roi des grenouilles, par Lisa Venger.
   Série 4. Riquet l'espiègle, par Paul Reboux.
   Série 5. Le secret du diamant, par Valdemar Bonsels.
   Série 6. Le nouveau petit chaperon rouge, par Marcelle Tinayre.
   Série 7. Le chamois Corne-d'Argent, par Ernst Zahn.
   Série 8. La princesse à la rose, par Marianne A. Muret.
   Série 9. Sebeli et les œufs de Pâques, par Meinrad Lienert.
   Série 10. Ani et Svonni, par Félix Moeschlin.
   Série 11. Un vol polaire, par René Gouzy.
   Série 12. Le vieil Indien, par Hans Härlin.
   Série 13. Légende de Saint-Ménard, par Meinrad Inglin.
   Série 14. Le secret du petit René, Lucie Delarue-Mardrus.
   Série 15. Balthazar à la foire, par Olga Amberger.
   Série 16. Jusqu'où François arriva, par Niklaus Bolt.
   Série 17. Aventures de Loulou-Mississipi, par Alice Perrenoud.
   Série 18. Heurs et malheurs de Jip, par Gerti Egg.
   Série 19. Lungo à la recherche du soleil, par Karl Friedrich Berg.
   Série 20. Il ne faut pas juger, par Marguerite Piccard.
   Série 21. La cigogne Christophe, par Adolf Koelsch.
   Série 22. Noëlla, par Emilie Locher-Werling.
   Série 23. Le lion et le lapin, par Léopold Chauveau.
   Série 24. Elsette et Monsieur le Maire, par Ernst Eschmann.
   Série 25. Comment le colchique devint vénéneux, par Freddy Ammann-Meuring.

25 euros (code de commande : 29306).

 

[COOK (James)]. [GOURIET (Jean-Baptiste)] — Voyages du capitaine Cook, dans la mer du sud, aux deux pôles, et autour du Monde, premier, second et troisième, accompagnés des relations de Byron, Carteret et Wallis, et d'une notice, ou Nouveaux détails extraits de différens voyages plus récens, sur la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Zélande, les Iles de la Société, les Iles des Amis, les Iles Sandwich, l'Indien Omaï, et la révolte de l'Équipage d'un vaisseau pour se fixer à Taïti. De 1764 à 1804. Traduction nouvelle, réduite à la partie historique ; précédée d'un Coup d'œil général sur l'intérêt des Voyages qui composent cette Collection, et d'un Petit Vocabulaire des termes de Géographie et de Marine. Par M. G..... T. Ornée de la Carte générale et de 30 figures. Tomes I à VI (complet). Paris, Lerouge, 1811. [Paris, / Lerouge, Libraire, Cour du Commerce, / Faubourg Saint-Germain. / 1811.] Six volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers dorés et de pièces de titre et de tomaison rouges, reliures usagées, t. I : XXXVI, 363, [1 bl.] p., portrait gravé de James Cook en frontispice et 4 gravures hors texte, t. II : [3 (faux-titre, liste des libraires, titre)], [1 bl.], 419, [1 bl.] p., 4 gravures hors texte, t. III : [3 (faux-titre, liste des libraires, titre)], [1 bl.], 360 p., 7 gravures hors texte, t. IV : [3 (faux-titre, liste des libraires, titre)], [1 bl.], 328 p., 3 gravures hors texte, t. V : [3 (faux-titre, liste des libraires, titre)], [1 bl.], 394 p., 5 gravures hors texte, t. VI : [3 (faux-titre, liste des libraires, titre)], [1 bl.], 386 p., 3 gravures et une grande carte à déplier hors texte, bon exemplaire, malgré les reliures défraîchies, de cette édition complète des 27 gravures (sur 30 annoncées dans le titre) et de la grande carte.
Joseph-Marie Quérard écrit à propos de cette édition :

   Édition estimée et souvent donnée en prix dans les colléges et pensions.
   Bien que M. Gouriet [Paris, 1774-1855] ait profité pour la publication de ces six volumes des trois Voyages de Cook qui avaient été déjà traduits, il n'en est pas moins vrai de dire, que la rédaction de ceux-ci, ainsi qu'elle est présentée, est de lui toute entière.
Extrait du Coup d'œil général sur l'intérêt des voyages qui composent cette collection :
   On ne lit jamais sans enthousiasme les relations de ces intrépides navigateurs que le dix-huitième siècle vit s'élancer vers les plages lointaines et infréquentées, de l'immense Océan Pacifique : ces marins n'étaient pas entraînés par cette ambition injuste et cruelle qui fut si souvent funeste aux contrées où la nature avait enfoui des trésors ; ils allaient accroître les progrès des connaissances humaines, ajouter à l'extension des branches commerciales, et porter aux peuplades barbares les avantages et les lumières des nations civilisées.
   L'histoire de ces longues et généreuses expéditions maritimes devait avoir son héros également fameux par ses travaux et par ses malheurs ! Cook, le plus illustre de ces navigateurs, devait aussi n'être pas moins célèbre par son infortune. À trois reprises, il avait osé s'élancer sur cette mer parsemée d'écueils ; il l'avait explorée dans tous les sens, sur tous les points accessibles ; il avait parcouru un espace de plus de soixante mille lieues, et ajouté, en quelque sorte, une vaste région à la sphère du monde ; pour la troisième fois, achevant la circonnavigation autour du globe, il revenait vers sa patrie, environné de sa gloire immense, de ses fatigues incalculables, du prestige de ses brillantes découvertes, et la mort la plus cruelle allait tout-à-coup l’arrêter dans sa carrière, elle devait être le seul prix de son long courage et de ses nobles travaux.
   Le grand intérêt que fait naître la pensée, toujours présente, de la catastrophe horrible réservée à ce navigateur, s’accroît sans cesse, dans ses Voyages, en s’alliant au sentiment toujours progressif, d’admiration et de reconnaissance qu’inspirent la grandeur et l’importance de ses opérations. Cet intérêt m’a semblé constituer une sorte d’action principale qui, au milieu des tableaux les plus séduisans et les plus variés, entraîne l’imagination du lecteur vers un point fixe auquel se rapportent ses diverses émotions ;j tous les faits s’y rattachent et le font ressortir ; les moindres détails y sont comme médités, les événemens amenés avec art, les tableaux, les épisodes, ménagés pour produire l’effet des contrastes. Il n’est pas jusqu’au plan général des diverses expéditions qui ne semble fixer la durée de cette action et indiquer le moment terrible ou, les divers points qu’il expose étant remplis, l’on ne doit plus s’attendre qu’à la catastrophe qui forme le dénouement.
   Cette manière de considérer des Voyages peut avoir quelque chose de frivole ; mais ceux de Cook en auront-ils moins l'importance et l'utilité de l'histoire, pour se présenter avec tout le charme des fictions les plus attachantes ? Un léger examen justifiera mes assertions et donnera une idée générale du plan de cet ouvrage.
   Les trois petites Relations placées en tête de cette Collection, sont comme autant de petits préliminaires qui doivent habituer le lecteur au langage, au caractère, aux habitudes, à la vie périlleuse des marins et le préparer à un plus grand essor. Elles ne sont pas elles-mêmes sans une action qui leur soit propre, et qui leur donne des charmes. Le commodore Byron visite la race gigantesque des Patagons, peuple que l'on crut imaginaire et qui, par son extrême douceur, offre un contraste frappant avec sa force et sa taille colossales. Le capitaine Carteret présente la situation attachante d'un navigateur intrépide, embarqué sur un navire frêle et dépourvu des approvisonnemens nécessaires pour un voyage d'un long cours, et qui cependant achève le tour du monde. On verra que la relation du capitaine Wallis est absolument inhérente à l'action principale.
   [...]
   Cook n'étant plus, j'ai pensé ne devoir prolonger l'intérêt que par une sorte de conclusion. Je me suis donc borné à présenter un tableau rapide des détails les plus récens que j'ai pu rassembler sur les principales îles de la mer du Sud. Le lecteur abordera de nouveau la côte homicide des îles Sandwich ; il verra avec quelque consolation ces Indiens détester leur crime et donner des larmes à la mémoire de leur bienfaiteur. Presque partout il contemplera un commencement de civilisation ; il verra les arts européens s'introduire dans ces contrées, et même de pieux ecclésiastiques y porter le flambeau des vérités sacrées de la morale évangélique. Quelle ne sera point sa douce émotion en réfléchissant à tous les bienfaits que ces peuples auront dû à l'immortel navigateur !
   Cette notice, dont les détails sont puisés en des collections volumineuses de relations anglaises, comprend un intervalle de dix années et porte la durée de l'action générale à un espace de quarante ans. Si le lecteur ne néglige pas de jeter successivement un coup d'œil sur les Introductions des éditeurs anglais, non-seulement il y trouvera des éclaircissemens relatifs à l’objet de chaque voyage, mais elles lui présenteront un tableau général de toutes les expéditions maritimes entreprises antérieurement par les différentes nations.
   Je présente donc avec quelque confiance cette traduction nouvelle au public. Si j’ai voulu réduire à de justes proportions l’ensemble extrêmement volumineux dans lequel les Voyages de Cook ont été réunis, j’ai cherché aussi à éviter le défaut des divers abrégés qui n’en ont donné qu’une idée imparfaite. Partout j’ai moins supprimé que toujours élagué et resserré. Je n’ai pas non plus tout sacrifié à l’amusement. En faisant disparaître une foule de termes nautiques et de détails abstraits qui semblaient rendre ces relations un ouvrage particulièrement consacré à la navigation et aux sciences, j’ai conservé avec une fidélité scrupuleuse la position des îles, le relèvement des côtes, les principales observations astronomiques, et toutes celles qui ont rapport à la botanique et à l’histoire naturelle. Je me suis constamment efforcé en un mot, de présenter cette édition comme un livre agréable et en même tems élémentaire.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. IV, col. 1101.
   - Quérard (Joseph-Marie), La France littéraire (éd. 1829), t. III, p. 432.


La carte générale dans le sixième tome.

Les six volumes : 400 euros (code de commande : 29342).

 

FONTANES (Catherine) — Douce-Fleur. Illustrations de Guy Sabran. Paris, G.P., 1954. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 62 p., (collection « Bibliothèque Rouge et Bleue », n° 7), exemplaire en bon état.

   

10 euros (code de commande : 29304).

 

FORMIGARI (Lia) — La sémiotique empiriste face au kantisme. Traduit par Mathilde Anquetil. Liège, Mardaga, 1994. In-8° collé, 216 p., (collection « Philosophie et Langage »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre a pour objectif de démontrer l’existence d’un courant sémiotique de tradition empiriste dans la culture allemande de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. La tendance à privilégier de façon souvent unilatérale les développements idéalistes de la deutsche Bewegung en a presque fait perdre les traces. On peut pourtant le reconstruire en se basant sur les dernières tentatives de l'Aufklärung de fonder une théorie générale des signes en fonction d’un système des sciences, sur l’utilisation d’arguments relevant de la théorie du langage pour réfuter le transcendentalisme kantien, sur les analyses des comportements langagiers par la psychologie empirique, sur la conception, enfin, de la philosophie comme analyse du langage.
   Lia Formigari enseigne .la philosophie du langage à l’université de Rome 1. Parmi ses publications : Language and expérience in XVIIth-century British Philosophy (Amsterdam-Philadelphia : J. Benjamins, 1988) et Signs, Science and Politics. Philosophies of Language in Europe 1700-1830 (Amsterdam-Philadelphia : J. Benjamins, 1993). Elle a collaboré au tome 2 de l’Histoire des idées linguistiques dirigée par Sylvain Auroux (Mardaga, 1992).

13 euros (code de commande : 29327).

 

GIVERT (Yvon) — L'ombre de l'alouette. Ottignies-Louvain-la-Neuve, Dieu-Brichart, 1983. In-8° broché sous couverture à rabats, 89 p., tirage limité à 500 exemplaires, belle dédicace.
Ce recueil contient :
   - Qui a vu la licorne ?
   - Les pénitents ont la peau frêle.
   - C'est dimanche, dit le speaker.
   - Envolez-vous : La piste est longue.
   - De notre gorge, sort un chat maigre.
   - J'ai perdu mon visage ici.
   - Au fond, dit le poète.

15 euros (code de commande : 29311).

 

[GOOSSENS (Jules-Émile)]. Cinquantenaire de l'Imprimerie J.-E. Goossens. Bruxelles 27, rue Haberman, 27 - Fives-Lille rue des Montagnards. 1874-1924. Bruxelles, Goossens, 1924. In-4° (260 x 335 mm.) broché sous couverture rempliée, 14 p., 8 planches hors texte, on joint la carte (135 x 90 mm.) accompagnant cette publication, couverture un peu défraîchie.
Extrait :
   L'industrie de l'imprimerie avait atteint en Belgique un haut degré de prospérité quand la convention franco-belge de 1852 relative à la protection de la propriété littéraire vint lui porter un coup funeste. Une période agitée d'expectative et de marasme, d'espoirs et d'hésitations suivit immédiatement et dura près de vingt ans. C'est ainsi que vers 1866 on comptait à peine à Bruxelles 250 presses typo et lithographiques dont 75 mécaniques.
   Survint la guerre de 1870.
   Le ralentissement des ateliers français amena par répercussion la renaissance de l'imprimerie belge.
   Et le travail reprit, intense, dans l'excitation d'une concurrence malheureusement plus soucieuse de s'attirer les commandes par les bas prix offerts que par la qualité du travail exécuté.
   Néanmoins, l'élan était donné. En quelques années le nombre des presses bruxelloises passa de 75 à 125. À ce moment, d'ailleurs, le mécanisme enregistre des progrès rapides en même temps que se répand l'usage de l'autographie et surtout de la lithographie. Celle-ci, en particulier, s'est considérablement perfectionnée. Le temps n'était pas encore si éloigné où Dewasme et Jobard vulgarisaient la nouvelle invention que De Mat, Ode et Wodon devaient améliorer à leur tour en faisant du procédé lithographique le merveilleux moyen d'impression et de reproduction que l'on connaît.
   La violence de la crise avait nécessairement retenti sur la qualité de la main-d'œuvre et abaissé son rendement. Le rétablissement s'opéra toutefois assez rapidement, grâce à un effort des patrons imprimeurs qui s'efforcèrent d'améliorer leurs travaux en ménageant à leur personnel un meilleur apprentissage.
   C'est à ce moment que fut créée, en mars 1874, la Maison J.-E. Goossens. Son fondateur est un homme qui connaît à fond le métier d'imprimeur et surtout de lithographe. Il en possède toutes les ressources et en a surpris toutes les « ficelles ».

13 euros (code de commande : 29319).

 

[GUYOTAT (Pierre)]. BRUN (Catherine)Pierre Guyotat. Essai biographique. Paris, Léo Scheer, 2005. Fort in-8° broché, 506 p., 2 cahiers d'illustrations en noir hors texte, index des noms cités, couverture un peu usagée.
En quatrième de couverture :
   L'un des plus grands créateurs vivants, le plus mystérieux sans doute, est ici, pour la première fois, au-delà des clichés et de la légende, placé en pleine lumière, vie et œuvre mêlées. S'appuyant sur une vaste documentation inédite et de très nombreux témoignages, et forte d'une connaissance intime des textes, Catherine Brun offre, dans une synthèse unique de l'enquête biographique et de l'analyse littéraire, les clés indispensables pour entrer dans cette œuvre qui, de Tombeau pour cinq cent mille soldats et Éden, Éden, Éden à Progénitures, n'a jamais cessé de fasciner, de scandaliser et de bouleverser. Quarante ans de combat pour une écriture devenue langue, puis verbe, mais aussi d'un constant engagement dans le siècle. Une vie et une création portées par le même inlassable mouvement, en transformation permanente, et dont chacun verra avec évidence, au terme de ce passionnant récit, qu'elles constituent une aventure humaine, intellectuelle et artistique essentielle à notre temps.

15 euros (code de commande : 29326).

 

LEFRANC (Abel) — La vie quotidienne sous la Renaissance. Paris, Hachette, 1938. In-8° broché, 253 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. La journée royale de François Ier à Henri IV.
   Chapitre II. Les grands personnages de l'État.
   Chapitre III. Chez deux poètes qui furent d'église (Ronsard et Desportes).
   Chapitre IV. La sociabilité française et la Renaissance. Académies, cénacles et salons.
   Chapitre V. Le grand train de la conversation française.
   Chapitre VI. Les lectures de nos pères.
   Chapitre VII. Les gentilshommes campagnards.
   Chapitre VIII. Les bourgeois.
   Chapitre IX. La vie des étudiants.
   Chapitre X. La vie paysanne.
   Chapitre XI. Artisans et ouvriers.
   - Épilogue.
   - Notes bibliographiques.

10 euros (code de commande : 29331).

 

LEMONNIER (Léon) — La vie quotidienne en Angleterre sous Élisabeth. Paris, Hachette, 1950. In-8° broché, 319 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   Chapitre I. La maison.
   Chapitre II. Le costume.
   Chapitre III. La religion et l'éducation.
   Chapitre IV. Les sciences.
   Chapitre V. L'armée et la marine.
   Chapitre VI. Les cortèges.
   Chapitre VII. Les pièces de théâtre et les masques.
   Chapitre VIII. Les jeux.
   Chapitre IX. Les sports.
   Chapitre X. Les fêtes de l'année.
   Chapitre XI. La naissance, le mariage, les maladies et la mort.
   Chapitre XII. Les classes sociales.
   Chapitre XIII. Londres.
   Chapitre XIV. La vie en province.
   Chapitre XV. Le commerce et l'industrie.
   Chapitre XVI. Les routes.
   Chapitre XVII. Les auberges.
   Chapitre XVIII. La loi.
   Chapitre XIX. Criminels, voleurs et vagabonds.
   Chapitre XX. Les escrocs en ville.
   Chapitre XXI. Histoires d'escrocs.
   Chapitre XXII. Les superstitions.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 29330).

 

[LOSSEAU (Léon)]. Mons. L'âme d'une ville. Photographies anciennes. Mons, Charles Jottrand, 1984. In-4° agrafé sous chemise d'éditeur, 45 pages, bien complet de ses 33 planches accompagnées du commentaire, ainsi que de la reproduction de la planche extraite de l'Iconographie Montoise, consacrée à Jacques Du Broeucq le vieux, tirage limité à 700 exemplaires numérotés (n° 496), en très bon état.
   
Les notices des reproductions photographiques ont été rédigées par François Collette.
   Le choix de texte présentés dans l'itinéraire a été réalisé par Gérard Noël, avec la collaboration de Christiane Piérard, Michel Lefrancq, M. et Mme Kite-Mahieu, Jean-Claude Dubray.

En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage propose un itinéraire à travers d'anciennes photographies de Mons [réalisées par Léon Losseau].
   Pour guider le lecteur : Victor Hugo, Paul Verlaine, Adolphe Mathieu, François-Joseph Fétis, Antoine Clesse, Charles Plisnier, Jules Destrée, Charles Bertin. Les artistes ont tous évoqué dans leur œuvre la vieille cité hennuyère.

30 euros (code de commande : 29308 - vendu).

 

MATHEWS (Harry) — Le Savoir des Rois. Poèmes à perverbes. [Paris], Bibliothèque Oulipienne, [1978]. In-8° agrafé, 26 p., (collection « Bibliothèque Oulipienne », n° 5), tirage limité à 150 exemplaires numérotés (n° 95), rare.
Ce recueil contient :
   - Du mouvement des roses.
   - L'étoile des araignées.
   - Trois carrés lescuriens.
   - Comment Maître Blanc-Bonnet se fit vieux.
   - Les pavés du royaume.

40 euros (code de commande : 29345).

 

[MONS - FOLKLORE]. Calendrier populaire de Mons et de sa région. Avant-propos par Henri Cammarata. [Bruxelles], Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture Française, 1974. In-8° carré broché, 115 p., illustrations.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 21 décembre 1974 au 16 février 1975. Les photographies ont été réalisées par Marcel Lefrancq.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est dans le souci de rencontrer la population dans sa vie de tous les jours que la Maison de la Culture, à l'occasion de l'année du folklore, s'est proposé d'organiser une exposition illustrant les traditions populaires de l'arrondissement de Mons. Le sujet étant illimité, il fut décidé de le restreindre en ne considérant que les principales traditions liées au calendrier ou, du moins, au rythme saisonnier. Un guide s'offrait dans le calendrier rédigé en patois de Mons que le curé Letellier inséra en tête de l'Armonaque dé Mons pour l'année 1846, le premier qu'il publia.
   De ce calendrier ont été détachées les dates les plus marquantes et celles qui se prêtaient à une illustration. Les fêtes mobiles ont été dépouillées de la date qu'elles avaient en 1846.
   Quelques notations ont été reprises aux calendriers des Armonaques de 1847 et 1848.
   Enfin, on a ajouté quelques manifestations profanes, qui n'existaient pas il y a un siècle mais qui se sont introduites dans les traditions de la région.
   Ce Calendrier populaire de Mons et de sa région a donc fourni son thème à l'exposition et son ossature au présent catalogue.
   Chaque fête était l'occasion pour la population d'exprimer ses sentiments ; c'est ainsi que dans bon nombre de communes, suivant un certain protocole, le mal représenté par un bonhomme de paille était brûlé au son d'une musique lancinante. Autrefois, et aujourd'hui encore, les artisans et ouvriers ont réalisé pendant leurs moments de loisir des objets utilitaires ou décoratifs liés eux aussi à certaines manifestations périodiques. On n'énumérera pas ici tout ce qui peut se découvrir tout au long de cette exposition. On a voulu cerner au mieux l'esprit d'un quotidien menacé par l'évolution de notre société ; on peut espérer par là en souligner la profondeur et en assurer la continuité, car un peuple qui perd son folklore est un peuple qui meurt.
   Nous souhaitons que cette manifestation soit le point de départ d'une recherche qui se poursuive et qui débouche un jour sur la création d'un musée du folklore régional.
Table des matières :
   - Avant-propos, par H. Cammarata.
   - Propos sur le folklore d'hier et d'aujourd'hui, par A. Gallez.
   - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre.
   - Le culte des saints à Mons, par K. Petit.
   - Quelques expressions propres au métier de la couture, par J. Houdart.
   - Le « Bètième » montois, par J. Langue.
   - La céramique, par K. Petit.
   - Art populaire et art naïf, par M. G. Lefrancq.
   - Jeux d'autrefois et jouets d'un sou, par A. Gallez.
  - Fond musical diffusé pendant l'exposition, par G. Dumortier.
   - Orientation bibliographique, par Chr. Piérard.
   - Situation de la peinture naïve, par G. Schmits.

20 euros (code de commande : 29321).

 

[MONS - MENU]. Menu du Banquet offert au Roi et à la Famille Royale par la Ville de Mons, le 7 septembre 1851. Mons, Quinet, 1851. Carte-porcelaine ornée des armes de 21 villes du Hainaut, 150 x 217 mm.
Notice de Léopold Devillers :
   Calligraphe et graveur, né à Mons, le 15 juin 1809, y décédé le 14 février 1874. Après avoir fréquenté avec succès les cours de l'Académie des Beaux-Arts de sa ville natale, sous la direction de Germain Hallez, il s'associa au peintre Étienne Wauquière et fit avec lui des essais de lithographie. Ses procédés ayant parfaitement réussi, il ouvrit, en 1836, un établissement artistique qui jouit longtemps d'une grande vogue Quinet a laissé de charmants dessins et des spécimens de calligraphie et de gravure sur pierre, qui ont figuré dans les Expositions triennales de Mons et dans les Expositions de Bruxelles et de Paris, et parmi lesquels on remarque des facsimilés de manuscrits de la bibliothèque de Mons. Toutes ses œuvres dénotent un goût délicat et une connaissance approfondie du dessin.
Bibliographie :
   - Devillers (Léopold), Quinet (Jean-Joseph-Florent), dans Biographie nationale, t. XVIII, 1905, col. 506.

50 euros (code de commande : 29318 - réservé).

 

NOËL (Bernard) Une rupture en soi suivi de L'écriture du corps. Bruxelles - Saint-Étienne-les-Orgues, Artgo - Au Coin de la Rue de l'Enfer, 2011. In-8° collé sous couverture à rabats illustrée par Agathe Larpent, 61 p., bien complet du CD sur lequel est enregistré la lecture du texte d'Une rupture en soi par Monique Dorsel, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le corps s'imbibe d’une lumière, qui répand la douceur, en effet lumineuse, d’un soulagement, d’un apaisement, mais la jouissance en est brève.
   Et tandis que l'espace intérieur brunit, la question se pose de l'insuffisance de l'accusation portée contre soi.

20 euros (code de commande : 29312).

 

[ORFÈVRERIE]. L'orfèvrerie en Hainaut. Mons, par Lucy Tondreau et Raymonde Stilmant. Ath, par Jean Dugnoille. Tournai, par Gabriel Duphénieux. Préface de Jean Huvelle. Introduction de Claude d'Allemagne. Tielt-Anvers, Lannoo-Fonds Mercator, 1985. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 215 p., nombreuses illustrations, tirage limité à 2000 exemplaires numérotés (n° 1033), très bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Préface :
   
Les études et publications générales ou particulières sur l'orfèvrerie des anciens Pays-Bas méridionaux se multiplient. On doit s'en réjouir, car elles comblent des lacunes et contribuent à une meilleure connaissance d'un art mineur, certes, mais combien noble, trop délaissé jusqu'ici par le grand public. Heureusement le nombre des collectionneurs va sans cesse en augmentant, et au-delà de la recherche de valeurs sûres, apparaît un intérêt culturel croissant pour l'orfèvrerie civile, sa technique, ses formes et son histoire. On s'intéresse de plus près aux orfèvres, à leur organisation, à leur production et à leur clientèle. Un nouvel éclairage de la civilisation de chaque époque se profile dans cette démarche, qui remet en question bien des idées reçues.
Plusieurs recueils de poinçons permettaient déjà d'identifier la marque des différents centres de production d'orfèvrerie et des maîtres connus. Les spécialistes connaissent et utilisent couramment les ouvrages de Ris-Paquot, E. Beuqué, F. Dennis, M. Rosenberg, Tardy... mais que de lacunes et d'inexactitudes dans ces ouvrages généraux.
   L'orfèvrerie religieuse a longtemps été privilégiée par de nombreuses expositions d'art religieux dotées souvent de catalogues utiles, et par la publication d'études spécialisées. Les abbés L. et F. Croÿ ont fait paraître à Bruxelles, en 191 1, un remarquable ouvrage sur « l'orfèvrerie religieuse en Belgique ». De son côté, E.J. Soil de Moriamé a publié la même année, à Tournai, une monumentale étude sur Les anciennes industries d'art tournaisiennes suivie ultérieurement de dix volumes d'Inventaires des objets d'art et d'antiquité du Hainaut, parus à Charleroi de 1923 à 1941. Le comte Joseph de Borchgrave d'Altena a rédigé de nombreuses notices de catalogues et d'innombrables Notes pour servir à l'inventaire des œuvres d'art... du Brabant, du Hainaut, de Liège, du Limbourg, et d'ailleurs. Suzanne Collon-Gevaert nous a donné, en 1951, une importante Histoire des arts du métal en Belgique, qui fait la part belle à l'orfèvrerie religieuse. Plus récemment, en 1973, l'Institut Royal du Patrimoine Artistique a entrepris un Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique, publié par canton, sous la signature de nombreux collaborateurs scientifiques souvent très consciencieux, et qui est toujours en cours de parution.
   Les différentes régions du pays et les centres de production d'orfèvrerie ont bénéficié par ailleurs, de publications plus ou moins importantes de la part des chercheurs.
   Liège vient en tête, avec les quatre rares et précieux volumes de J. Brassine sur L'orfèvrerie civile liégeoise parus de 193 5 à 1948. Pierre Colman nous a donné une étude exemplaire en deux volumes sur L'orfèvrerie religieuse liégeoise, et a collaboré au somptueux ouvrage du baron O. de Schaetzen : Orfèvreries liégeoises, édité par le Fonds Mercator en 1976.
   Le Brabant a fait l'objet de nombreuses publications dues aux historiens d'art et aux conservateurs des musées, dont on trouvera la bibliographie dans le remarquable ouvrage de Jacques Van Wittenbergh consacré à L'orfèvrerie au poinçon de Bruxelles, qui constitua le catalogue de l'exposition présentée à la Société Générale de Banque en 1979.
   Namur n'avait jusqu'à présent que des catalogues d'expositions d'art religieux rédigés avec soin par MM. Courtoy et Schmitz ou par M. le chanoine A. Lanotte, et connaît depuis peu les travaux d'ensemble de l'abbé G. Poskin et Ph. Stokart sur l'orfèvrerie namuroise.
   Les provinces flamandes ne sont pas en reste, en matière d'études approfondies et de publications sérieuses sur la production des centres d'orfèvrerie que furent Alost, Anvers, Audenarde, Bruges, Courtrai, Gand, Grammont, Louvain, Malines et Ypres. D'excellentes études sur les poinçons de ces villes ont été signées par MM. P. Debrabandere, R. De Roo, M. English, Mmes A.M. Claessens-Peré. G. De Coninck-Van Gerwen, E. Dhaenens, et par MM. P. Ianssens, D. Schlugleid, W. van Dievoet, G. Van Doorselaer, F. Van Molle, et bien d'autres chercheurs de premier plan.
   Quant au Hainaut, s'il bénéficiait jusqu'ici des travaux d'E. J. Soil de Moriamé et du comte J. de Borchgrave d'Altena déjà cités, et s'il possédait d'abondantes notices dues au chanoine J. Cassart, à MM. J. Dugnoille, G. Duphénieux. J. Huvelle, J.M. Lequeux, G.Wymans et à Mmes J. Mambour-Deboulle et L.Tondreau, dans les catalogues des nombreuses expositions d'art ancien réalisées à Ath, Chimay, Enghien, Lessines, Lobbes, Mons et Tournai, depuis la fin de la guerre, il lui manquait cependant une étude d'ensemble sur l'orfèvrerie à Mons, Ath et Tournai. Cette bonne synthèse était attendue depuis longtemps. Nombre d'amateurs et de collectionneurs souhaitaient pouvoir disposer d'une documentation abondante, claire et précise sur tous les aspects de l'orfèvrerie dans les grands centres de production du Hainaut actuel. Gabriel Duphénieux, collectionneur éclectique autant qu'érudit, connaissait bien l'orfèvrerie tournaisienne. Lucy Tondreau colligeait depuis longtemps toutes les informations possibles sur les orfèvres montois et avait rassemblé une abondante documentation à leur sujet. Jean Dugnoille et Jean-Marie Lequeux étudiaient chacun dans leur sphère le métier et les œuvres des orfèvres athois.
   L'orfèvrerie hainuyère a ses lettres de noblesse, et la qualité de sa production déjà honorée au XVIIe siècle par les Archiducs, mérite d'être appréciée par un large public. Que tous ceux qui ont mené à bien la réalisation de ce travail et ont contribué à sa réussite soient remerciés pour leur ardente et dynamique intervention et pour la ténacité dont ils ont fait preuve. Voici enfin le fruit savoureux de leur collaboration efficace. Ce bel ouvrage aura le mérite de faire découvrir un aspect raffiné et combien séduisant du Hainaut, terre éternellement féconde des arts.

45 euros (code de commande : 29309).

 

ORLÉANS (Philippe, duc d') — À travers la Banquise. Du Spitzberg au Cap Philippe. Mai-août 1905. Paris, Plon, 1907. In-8° demi-chagrin brun à coins, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, couverture conservée, 349 p., illustrations, cartes à déplier hors texte, un portrait photographique de l'auteur en frontispice, exemplaire en bon état.
Compte-rendu d'Edgard Mercinier :
    Éditée avec luxe et accompagnée de nombreuses vues, de cartes, de planches et de tableaux, ce volume est appelé à tenir une place considérable dans l'étude pratique des questions océanographiques.
   On ne doit pas, en effet, en parlant de la croisière du duc d'Orléans en 1905, perdre de vue que l'objectif principal de cette croisière procédait d'un plan bien déterminé : l'étude océanographique de la mer du Groenland, c'est-à-dire de celte portion de l'Océan glacial arctique qui s'étend entre le Spitzberg, les îles aux Ours et Yan Mayen d'une part, et le Groenland d'autre part.
   Il ne s'agissait, par conséquent, en aucune manière pour la Belgica de s'avancer vers l'extrême nord, au delà des limites normales, mais uniquement d'étudier la mer du Grœnland, sa faune et sa flore.
   Partie de Tromsoë le 3 juin 1905, la croisière du duc d'Orléans se dirigea directement vers le Spitzberg, dont elle visita le nord-ouest, puis continua sa route au nord, et trouva la grande banquise le 9 juillet, par 80°20' de latitude nord et 5°40' de longitude est.
   Elle n'alla pas plus avant et revint en longeant l'iskant vers le Groenland oriental, laissant à l'est la grande trouée faite dans la banquise par le Gulf-Stream.
   L'état de la banquise grœnlandaise, particulièrement maniable au cours de l'été 1905, permit à la Belgica de se rapprocher de la terre du Grœnland plus au nord que l'expédition de Koldewey et Payer et d'explorer la côte entre le 77me parallèle et le 78°15.
   C'est pendant cette partie du voyage que fut rencontrée l'île de France, au sud-est de laquelle, par 77°38' et 17°36' de latitude, un promontoire reçut le 28 juillet le nom de Cap Philippe.
   L'expédition se dirigeant toujours vers le sud à travers la banquise, qu'elle laisse derrière elle le 18 août, jette l'ancre le 22 à Reykiavik et arrive le 12 septembre à Ostende.
   Outre la découverte que nous venons de mentionner, elle a pu établir un certain nombre de constatations et d'hypothèses intéressantes, entre autres que le cap Bismarck se trouverait sur une île et non sur le continent grœnlandais, que les îles Koldewey sont au nombre de deux et non de trois, qu'au nord du cap Bismarck régnent des courants dont l'alternance nettement caractérisée, portant l'un au nord, l'autre au sud, forment évidemment des courants de flux et de reflux.
   Tels sont une partie des résultats de la croisière du duc d'Orléans, relatés dans un récit succinct écrit par M. A. de Gerlache, qui a en outre coordonné en détail, dans des tableaux très nets, les extraits du journal du bord et les nombreux sondages effectués.
   Au point de vue météorologique, on trouvera les cartes synoptiques du temps dressées par le Dr Dan la Cour.
   Les collections rapportées sont variées et nombreuses, principalement en ce qui concerne le plankton : elles font l'objet de descriptions, de notices, de tableaux et de photographies aussi savantes qu'intéressantes, traités par MM. O.-B. Boggild pour la géologie, C.-H. Ostenfeld pour la botanique et Kœfœd pour l'océanographie et la biologie.
   Nous le répétons, le duc d'Orléans, en organisant sa croisière, n'avait pas pour but de s'avancer vers l'extrême nord et de faire une expédition polaire proprement dite. Son voyage peut être considéré comme un des travaux d'approche, et non des moindres, vers ce qu'on nous permettra d'appeler le grand œuvre de la conquête du pôle arctique, sur lequel le raid étonnant du commandant Peary ne sera, il faut l'espérer pour la science géographique, qu'une première main-mise.
Bibliographie :
   - Mercinier (Edgard), Duc d'Orléans. Croisière océanographique accomplie à bord de la Belgica. 1905, dans Le Globe. Revue genevoise de géographie, Année 1910 - n° 49, pp. 47-49.

120 euros (code de commande : 29340).

 

[PARIS]. [HÉBERT et PONS-AUGUSTIN ALLETZ] — Almanach parisien, en faveur des étrangers et des personnes curieuses ; Indiquant par ordre Alphabétique : 1° Tous les Monumens des Beaux-Arts, répandus dans la Ville de Paris. 2° Les Spectacles, les Promenades, & généralement tous les endroits dignes de curiosité. 3° Les Châteaux, Parcs, Maisons Royales & Maisons de Plaisance, qui environnent la Capitale. 4° Enfin, tout ce qui peut être utile & nécéssaire à savoir pour un Voyageur qui séjourne à Paris. Ouvrage orné de Gravures. Pour l'année 1787. Paris, Duchesne, 1787. [A Paris, / Chez la Veuve Duchesne, Libraire, / rue St. Jacques, au-dessous de la Place / Cambrai. / Avec Approbation & Privilege du Roi.] In-24 plein veau d'époque, dos lisse orné de fleurons et de fers dorés, pièce de titre olive, tranches marbrées, reliure un peu frottée, petit manque à la coiffe, coins émoussés, 455, [1 bl.], p., exemplaire bien complet du grand plan de Paris à déplier et des 6 gravures hors texte peu courant.
   « Rédigé par Hébert et Alletz, et par Hébert seul, après la mort de ce dernier survenue en 1785 », ce petit almanach parut pour la première fois en 1761 et connut 13 autres éditions (1762, 1763, 1764, 1766, 1774, 1782, 1784, 1787, 1788, 1789, 1791, 1793 et 1799).
Bibliographie :
   - Grand-Carteret (John), Les Almanachs français, n° 307.
   - Roche (Daniel), Almanach parisien en faveur des étrangers et des personnes curieuses.

120 euros (code de commande : 29351).

 

[PAYS BASQUE - PHOTOGRAPHIES]. De Biarritz à St-Sébastien. Biarritz, Jugand, [ca 1895-1900]. [Ancienne Maison Maupin / Jugand, Libraire Succ[esseu]r / 3, Rue Mazagran. - Biarritz] In-8° à l'italienne (270 x 190 mm.) demi-chagrin rouge, dos ornés de fers dorés et titré et avec, en queue, la mention « Neurdein Frères, Phot. », roulette et filets dorés sur les plats, plat supérieur orné d'un fer doré d'après Paul Souze, tranches dorées, 18 photographies (ca 190 x 120 mm.) montées sur carton, encadrées de filets et d'écoinçons, titrées et légendées à l'encre bleue, très bel exemplaire de ce très rare recueil.
   L'édition de 1894 du guide Joanne Biarritz et autour de Biarritz nous apprend qu'à cette date, la librairie Maupin était encore en activité. Peu après la publication de l'ouvrage présenté ici, un autre album, contenant également 18 photographies, fut édité par la même maison. Le format des photographies de ce nouvel album était réduit (150 x 98 mm. contre 190 x 120 mm. dans notre album), la plaque dorée de Paul Souze sur le premier plat a été remplacée par un simple lettrage et le dos est muet.
Extrait du blog d'Yves Lebrec :
   
Les frères Étienne (1832-1918) et Louis-Antonin (1846-1914) Neurdein commencent la carrière de photographe en 1863 à Paris, au 8, rue des Filles du Calvaire, puis en 1864 au 8, rue des filles Saint-Thomas, en association avec leur confrère Ernest Paris. Leur père Jean César Adolphe Neurdein, dit Charlet, est également photographe au 37, boulevard de Strasbourg, dans les années 1860. En 1868 on retrouve les frères Neurdein, qui ont pris leur indépendance vis-à-vis d’Ernest Paris, au 28, boulevard de Sébastopol. C’est le début de la prospérité de la Maison Neurdein, dont la production prend une ampleur telle qu’ils sont obligés d’engager des photographes qui sillonnent pour eux la France, et bientôt le monde entier. Enfin nous les retrouvons au 52, avenue de Breteuil, à la fin des années 1890.
   La production est éminemment à but commercial. Le touriste trouve, dans tous les lieux de villégiatures ou sites remarquables, de petits carnets souvenir contenant une douzaine ou une quinzaine de photographies au format mignonnette ou cabinet sur papier albuminé, négatifs au collodion humide, représentant les principales vues dont il veut garder le souvenir. Ces mêmes vues sont disponibles séparément ou dans des formats supérieurs : 20 x 30 cm.
   [...] Les photographies des frères Neurdein illustrent de nombreux livres, périodiques et guides touristiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècles, notamment dans Le Monde illustré auquel ils collaborent régulièrement dès 1878. Cette réussite leur vaut de s’occuper de la gestion des négatifs des monuments historiques, de 1898 à 1913 environ. Les monuments ne sont pas leur unique préoccupation, on leur connaît des photographies de reportages d’actualité, par exemple les ruines de l’opéra-comique après l’incendie de 1887, ou bien encore les grandes manœuvres navales de Brest en 1890. En 1884, Louis-Antonin adhère à la Société française de photographie et y reste dix ans. Ils sont également membres de la chambre syndicale de la photographie, Louis-Antonin en 1886, Etienne en 1902, et font autorité dans la profession.
Table des photographies :
   1. Biarritz - Vue Générale prise du Phare.
   2. Biarritz - La Place Bellevue et le Grand Hôtel.
   3. Biarritz - Le Port des Pêcheurs.
   4. Biarritz - Le Rocher de la Vierge.
   5. Biarritz - Les Bains du Port Vieux.
   6. Biarritz - La Côte des Basques, vue prise de la Villa l'Hermitage.
   7. Bayonne - Jonction de la Nive & de l'Adour, vue prise de la Citadelle.
   8. Bayonne - Le Pont Saint-Esprit & la Porte de France.
   9. Bayonne - Le Théâtre.
   10. Bayonne - La Rue du Port-Neuf.
   11. Cambo - Vue Générale prise de la Propriété de Celhaya.
   12. Environs de Bayonne - Le Parc de Roland.
   13. Saint-Jean-de-Luz - Vue Générale prise de la Pointe Sainte-Barbe.
   14. Fontarabie - Porte Principale.
   15. Fontarabie - Grande-Rue.
   16. Saint-Jean et Saint-Pierre - Vue Générale.
   17. Saint-Sébastien - Vue Générale prise de la Couronne.
   18. Saint-Sébastien - Vue Générale de la Conche.
Bibliographie :
   - Germond de Lavigne (Alfred), Biarritz et autour de Biaritz (collection « Joanne - Guides-Diamant »).
   - Lebrec (Yves), Neurdein frères, sur le site :
Yves Lebrec - Ma collection.

200 euros (code de commande : 29317).

 

Polar. N° 6. Paris, Rivages, 1992. In-8° collé, 181 p., illustrations.
Sommaire :   
   - Coup d'envoi, par Romain Slocombe.
   - Édito, par François Guérif.
   1. Dossier. Hollywoodmania.
      - Le Mythe fondateur, par Michel Lebrun.
      - Hollywood's Requiem, par Jean-Pierre Deloux.
      - M. Queen découvre le cinéma, par Jean-Louis Touchant.
      - Richard Sale et Hollywood, par Claude Mesplède.
      - Robert Bloch ou le crépuscule hollywoodien, par Stéphane Bourgoin.
      - Stuart Melvin Kaminsky, le résurrectionniste de Hollywood, par Jean-Pierre Deloux.
      - Bibliographie de Stuart Kaminsky, par Jean-Pierre Deloux.
      - Interview de Stuart Kaminsky, par Stéphane Bourgoin et François Guérif.
      - Lettre à Toby Peters par Raymond Chandler, par Paul Maugendre.
      - Cette obscure clarté qui tombe des étoiles, par Michel Abescat.
      - Du sang sur Hollywood, par Stéphane Bourgoin.
      - Le Visage de Hollywood (nouvelle), par Budd Schulberg.
   2. Humeurs.
      - Leçons de ténèbres, par Alain Demouzon.
      - On dirait du veau, par Wolfgang-Amadeus Polar.
   3. Almanach polar.
      - La Collection Un Mystère (II : Au cœur du Mystère), par Michel Lebrun.
      - Tambour et trempette (nouvelle), par Jean-Louis Bailly.
      - Allô ? (nouvelle), par Pascale Fonteneau.
   4. Actualité du polar.

10 euros (code de commande : 29334).

 

Polar. N° 8. Paris, Rivages, 1992. In-8° collé, 186 p., illustrations.
Sommaire :   
   - Coup d'envoi, par Pierre Magnan.
   - Édito, par François Guérif.
   1. Dossier. Province homicide.
      - Le Polar régionaliste français, par Jean-Pierre Deloux.
      - ... Et le touriste s'effondra, terrassé par le folklore, par Michel Lebrun.
      - Petite Ville de Français moyens, par Michel Abescat.
      - Clochemerle-sur-Crime, par Paul Maugendre.
      - Répond au nom de « Soldat » (nouvelle), par Lawrence Block.
      - Pour saluer Magnan, par Jean-Pierre Deloux.
      - Le Rat des villes et le Rat des champs, par Jean-Louis Touchant.
      - Vosges, terre de contrastes, par Éric Libiot.
   2. Almanach Polar.
      - L'Ascenseur (nouvelle), par Jean-Pierre Andrevon.
      - Andrevon, un nouveau à Polarville, par Michel Lebrun.
      - La Collection Un Mystère (IV : Mystère sous les couvertures), par Michel Lebrun.
      - Polar à Bucarest, par Alain Demouzon.
      - Cadavre sauce tomate (nouvelle), par A. Costea.
      - Pour dix mètres de corde (nouvelle), par A. Costea.
   3. Humeurs.
      - Leçons de ténèbres, par Alain Demouzon.
      - On dirait du veau, par Wolfgang-Amadeus Polar.
   4. Actualité du polar.

10 euros (code de commande : 29333).

 

RICHIR (Marc) — Méditations phénoménologiques. Phénoménologie et phénoménologie du langage. Grenoble, Millon, 1992. In-8° broché sous couverture à rabats, 393 p., (collection « Krisis »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Ces « Méditations phénoménologiques », ainsi intitulées en référence aux « Méditations » de Descartes et de Husserl, s’efforcent d’explorer « la chose même » à penser – le phénomène comme rien que phénomène –, dès lors que, rencontrant sa véritable altérité, la pensée ne se réduit pas à manipuler machinalement ses identités. C’est-à-dire aussi bien la pensée dans son énigmatique vivacité. Culminant au sein d’une phénoménologie du langage – qui est distingué des langues instituées –, l’entreprise débouche sur une sorte très étrange de « mathesis » de l’instabilité universelle, celle de l’indivision originaire du phénomène et du penser, à travers une architectonique dont les termes sont cependant infiniment variables et labiles, comme si la pensée n’existait jamais que de traverser des « paysages » qui changent constamment d’aspect par les déformations cohérentes que la variabilité de leurs repères leur fait subir. Loin du Descartes de la science instituée, mais très près du Descartes du doute hyperbolique. Loin du Husserl de la doctrine exotérique, mais près du Husserl des innombrables apories à l’œuvre dans les « couches profondes » de la « vie transcendantale constituante ». Dans l’architectonique, à prendre en son sens kantien, le parcours infini de la « chose même » à penser retrouve certes ses propres traces, non pas cependant comme les éléments positifs d’un « système » doctrinal, mais comme des sortes d’énoncés de problèmes chaque fois infinis. Ces « Méditations » sont méditatives parce qu’elles réfléchissent à nouveaux frais la finitude en tant qu’absence de limite assignable entre le fini et l’infini. Faire de la phénoménologie, c’est entrer indéfiniment dans l’infini.

20 euros (code de commande : 29339).

 

TAVERNIER (Melchior) — Antiquorum Galliæ Episcopatuum Geographica descriptio. Paris, Tavernier, 1640. Gravure aux limites des épiscopats coloriées avec, dans le coin inférieur gauche : Antiqui Magnæ Britaniæ Espiscopatus. Exemplaire en très bon état.
Dimensions :
   - Image : 506 x 367 mm.
   - Cuvette : 514 x 373 mm.
   - Feuille : 753 x 555 mm.

Extrait de la notice de F. Van Ortroy à propos de Melchior Tavernier :
   Graveur, imprimeur, libraire et éditeur, né à Anvers vers 1544, décédé à Paris en 1641. Son père, Gabriel, originaire de Bailleul (France), travailla quelque temps dans notre métropole ; traqué pour ses idées religieuses, il prit le chemin de la capitale française, où il continua son métier de graveur et devint marchand d'estampes et éditeur (1573-1614 [?]). Melchior marcha brillamment sur ses traces. Après avoir pratiqué à Anvers la gravure au burin, et s'être, conformément à une opinion assez courante, que nous n'acceptons pas, occupé de cartographie, sous la sage impulsion d'Abraham Ortelius, il alla s'installer à Paris. Il y eut successivement pour enseigne : À la Rose ronge ; en 1616, Au Pont Marchant ; puis en l'Isle du Palais, sur le quay qui regarde la Mégisserie, à l'Espic d'Or ; et enfin, en 1641, année de son décès, en l'isle du Palais, à la Sphère royale.
   Sa grande activité lui valut la jalousie de la Corporation des imprimeurs, libraires et relieurs parisiens ; leurs syndics lui intentèrent un retentissant procès. D'après un mémoire présenté à cette occasion au Parlement par son avocat, et dont les assertions ne sont pas absolument fondées, son père aurait introduit chez nos voisins du midi la gravure en taille-douce appliquée à la reproduction, non des dessins et des tableaux, ce qui était déjà d'usage courant, mais 640
des cartes géographiques et des planches de géométrie, de perspective et d'architecture, qu'on avait coutume de graver sur bois, pour les placer dans les ouvrages techniques imprimés.
   Les tracasseries de ses confrères n'eurent pas raison de sa finesse en affaires. Pour déjouer leurs manœuvres, ou s'éviter des ennuis passagers, il n'hésita pas à publier des livres en nom commun avec un confrère, ou avec un comparse. [...]
   En récompense des services qu'il rendit à son art, en publiant ses propres estampes, ou en éditant celles de ses contemporains, il obtint, en 1618, le titre de graveur et d'imprimeur en taille douce du roi Louis XIII, pour lequel il travailla.
Bibliographie :
   - Van Ortroy (Fernand), Tavernier (Melchior), dans Biographie nationale, t. 24, col. 639-641.

75 euros (code de commande : 29352).

 

[TURNER (Joseph Mallord William)]. J.M.W. Turner 1775-1851. Gravures - Engravings. Collection du Fitzwilliam Museum, Cambridge. Charleroi, Palais des Beaux-Arts de Charleroi, 1994. Grand in-8° sous cartonnage d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition J.M.W. Turner présentée au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, du 17 septembre au 11 décembre 1994.
Liber studiorum :
   Au XIXe et durant les premières décennies du XXe siècle, les gravures de Turner étaient collectionnées et étudiées avec ferveur, mais cet engouement connut une éclipse quasi totale vers le milieu de notre siècle : le dernier catalogue d'ensemble consacré aux gravures fut publié vers 1908-1912 et le dernier catalogue du Liber Studiorum en 1924. Ce n'est que depuis une dizaine d'années que les estampes exécutées par ou d'après Turner sont à nouveau appréciées pour ce qu'elles sont: de somptueux exemples de l'art du graveur, qui nous fournissent de surcroît des indications précieuses quant à sa démarche artistique et sa maîtrise des tonalités picturales. Et, grâce au Liber Studiorum, nous pouvons également mieux cerner la théorie du paysage élaborée par Turner.

25 euros (code de commande : 29305).

 

[VENISE]. Le trésor de Saint-Marc de Venise. Milan, Olivetti, 1984. Fort in-4° broché, 337 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme montrée à au Grand Palais, à Paris et au Metropolitan Museum of Art, à New York.
Table des matières :
   - Préfaces.
   - Le trésor de Saint-Marc.
      - Venise et le trésor de Saint-Marc, par Guido Perocco.
      - Venise, la Pala d'Oro et Constantinople, par Sergio Bettini.
      - Histoire du trésor de Saint-Marc, par Guido Perocco.
   - Catalogue.
      - Antiquité et haut Moyen Âge.
         - La glyptique antique, byzantine et occidentale, par Daniel Alcouffe.
            1. Seau de verre pourpre.
            2. Lampe de cristal aux animaux marins.
            3. Lampe en forme de poisson.
            4. Coupe.
            5. Aiguière.
            6. « Ciborium » au nom d'Anastasia.
            7. Trône-reliquaire dit « Sedia di san Marco ».
      - Art byzantin.
         - Émaux et orfèvreries byzantins, par Margaret E. Frazer.
         A) Orfèvrerie émaillée
            8. « Grotte de la Vierge ».
            9. Reliure avec la Vierge et le Christ en croix.
            10. Calice à deux anses au nom de l'empereur Romain.
            11. Calice godronné au nom de l'empereur Romain.
            12. Plaque : Buste de saint Michel.
            13. Reliquaire émaillé de la Vraie Croix.
            14. Reliure avec le Christ et la Vierge orante.
            15. Calice à deux anses.
            16. Calice de Théophylacte ou des Patriarches.
            16bis. Calice.
            17. Patène.
            18. Icône de saint Michel en pied.
            19. Reliure.
         B) Orfèvrerie non-émaillée.
            20. Vase de verre orné de scènes mythologiques.
            21. Vase hexagonal de cristal.
            22. Calice de Sisinnios.
            23. Lampe.
            24. Patène.
            25. Patène (?).
            26. Patène à manche.
            27. Coffret-reliquaire de Trébizonde.
      - Art islamique
         - La glyptique musulmane, par Daniel Alcouffe.
            28. Coupe en verre turquoise.
            29. Coupe.
            30. Aiguière au nom du calife Al-Aziz-Billah.
            31. Burette « aux béliers ».
      - Art occidental.
         - Les œuvres occidentales, par William D. Wixom.
         - Les filigranes vénitiens, par Danielle Gaborit-Chopin.
            32. Lampe ou brûle-parfum en forme d'édifices à coupoles.
            33. Reliquaire de la Vraie Croix d'Henri de Flandre.
            34. Burette de sardoine.
            35. Icône de la Crucifixion avec médaillon de lapis-lazuli.
            36. Vase de cristal de roche.
            37-38. Paire de chandeliers.
            39. Devant d'autel de Saint-Marc.
            40. Reliquaire du bras de saint Georges.
            41. Calice de serpentine.
            42. Navette à encens.
            43. Coffret-reliquaire des quatorze saints d'Orient.
            44. Coupe.
            45. Reliquaire de la Colonne de la Flagellation.
            46. Bâton pastoral.
   - Bibliographie.
   - Glossaire.
   - Table de concordance.
   - Index des principaux noms de lieux et de personnes.

20 euros (code de commande : 29349).

 

VOET (Léon) — L'âge d'or d'Anvers. Essor et gloire de la Métropole au seizième siècle. Adaptation française de Anne Fillon. Anvers, Fonds Mercator, 1976. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 248 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), bon exemplaire.
Introduction :
   Dans le troisième tome de son Histoire de la Belgique, au terme d'une rigoureuse analyse, Henri Pirenne concluait : « Le mouvement économique que l'on vient de décrire gravite autour d'Anvers et en reçoit l'impulsion. Durant tout le seizième siècle, les Pays-Bas ne constituent pour ainsi dire que la banlieue de cette merveilleuse cité qui les soumet a son ascendant. » Il est vrai que le port du Werf qui, au temps des Bourguignons, n'était encore qu'une bourgade insignifiante, devint en quelques décennies, une vaste métropole qui domina la vie économique et financière des Pays-Bas. Les artistes et les savants se rassemblent et s'installent là où mécènes, amis de l'art, spéculateurs sont nombreux, et les échanges faciles. Anvers devint donc également le centre artistique et intellectuel de cette grande « banlieue » évoquée par Henri Pirenne.
   L'essor culturel et économique d'Anvers ne fut pas seulement perçu par les provinces qui en bénéficiaient directement. Quand, à Augsbourg, en 1585, l'Allemand Jobst Amman grave sur bois une Allégorie du Commerce, il adopte comme motif principal une vue d'Anvers. Certes, il ne crée pas un chef-d'œuvre (n'étant sans doute jamais allé à Anvers, il déplace et déforme sans vergogne quelques-unes des églises et des tours) mais le seul fait d'avoir choisi Anvers comme symbole de la vie économique de l'Europe est assez significatif.
   Pour comprendre la rapide promotion du grand port de l'Escaut, il importe de la situer dans son époque : le seizième siècle, l'un des tournants de la civilisation occidentale. C'est alors en effet que les horizons de l'Occident reculent jusqu'à l'Amérique et à l'Asie. Grâce aux ressources nouvelles fournies par l'expansion économique, princes et monarques se mettent à moderniser leur appareil de gouvernement et leurs armées : les États modernes se constituent et, a cette occasion, éclatent des guerres sanglantes qui redessinent la carte de l'Europe. La Renaissance, née et mûrie en Italie, commence a s'étendre vers le Nord au-delà des Alpes. Elle apporte des formes d'art nouvelles et de nouvelles façons de voir qui, plaçant l'homme au centre de l'Univers, créent les conditions favorables au développement de la science moderne. Mais cette nouvelle vision rationaliste de la vie n'expulse pas le sentiment religieux du cœur et de l'esprit des hommes : l'enseignement de Luther entraîne de violents bouleversements, tant religieux que politiques, et ébranle l'unité de la Chrétienté.
   Or, c'est en ce même seizième siècle que les Pays-Bas s'affirment comme l'un des États les plus prospères et jouent dans tous les domaines de l'activité humaine un rôle quels n'avaient jamais tenu jusqu'alors et qu'ils ne devaient plus jamais retrouver.
   Les pages qui suivent vont tenter de faire revivre le monde turbulent de la Renaissance, vu du point de vue particulier mais privilégié de la Cité de l'Escaut. Les illustrations dont l'exceptionnelle qualité est due à la générosité et à l'exigeante conscience artistique des responsables du Fonds Mercator, permettront, au moins autant que le texte, de comprendre et de sentir ce que fut, à son Âge d'Or, le rayonnement d'Anvers, Métropole de l'Occident.

25 euros (code de commande : 29316).

 

[WIERTZ (Antoine)]. COLLEYE (Hubert) — Antoine Wiertz. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1957. In-8° broché sous couverture à rabats, 153 p., un portrait de l'artiste en frontispice, (collection « Notre Passé »), exemplaire dédicacé par l'auteur à Louis Henno, quelques traits marginaux.
   Le dédicataire, Louis Henno (Saint-Gilles, 1907 - Bruxelles, 1990) était un peintre paysagiste.
Extrait :
   Antoine Wiertz ne s'est jamais porté aux nues, d'autres l'ont fait pour lui, en petit nombre, il est vrai ; car il eut de son temps des détracteurs à la dent dure, auxquels il répondait d'ailleurs par de solides coups de crocs. Mais il se connaissait mieux que personne. Il n'était pas dupe de sa production, qu’il estimait ridiculement à moins que rien, qu’il prenait pour des balbutiements, de maladroites ébauches de ce qu’il avait dans l’esprit. Cet homme a vécu dans ses rêves. Il avait l'humilité des grands orgueilleux.
   Comme il vivait à l'écart, il fut tenu à distance de la peinture de son temps. Quand il mourut, sa mort ne mit en péril, dit-on, ni l'Art ni l'École Belge. Il n'y eut qu'un gêneur de moins, dont la postérité s'arrangerait comme elle l'entendrait. On sait ce qui arriva : Wiertz, gêneur durant sa vie, ne le fut pas moins au-delà de sa tombe. On tenta de s'en défaire par l'oubli, plus sûrement encore par le silence. Rien n'est plus drôle que de voir historiens d'art et critiques aux prises avec ce fantôme pour le réduire à néant. On le minimise tant qu'on peut ; on n'arrive pas à le volatiliser. On le ridiculise pour faire lâcher prise à l'opinion ; rien n'y fait ; il faut au gêneur son chapitre, tout au moins son paragraphe. Un coup de chapeau, voire un coup de pied, n'y suffit pas. Le drôle a la vie chevillée au corps. Bon gré mal gré, l'École le porte à son flanc.
   Il est vrai que Wiertz a la chance de se survivre dans un Musée. Et ses monuments et ses rues parlent pour lui, à Dinant, à Bruxelles. Le public belge boude le Musée Wiertz. Mais l'étranger, moins dégoûté, sûrement plus avisé, se charge de sa fortune. C’est grâce à lui que les salles de la rue Vautier sont au nombre des plus grandes curiosités de la capitale. Ceci compense avantageusement cela. Quand on dit l'étranger, c’est surtout l’Anglo-Saxon et le Scandinave, parfois l'Allemand et l'Espagnol, qu’il faut entendre. Le Français, presque autant que le Belge, semble faire fi de Wiertz. Son excuse est qu’il ne le connaît pas. En fait de romantisme, Delacroix, Chassériau lui suffisent. Le Français, d'ailleurs, n'est pas accoutumé de regarder au-delà de ses frontières. La nature et l'art l'ont comblé au point qu’il croit pouvoir se passer de ce que des voisins pourraient lui offrir. Ses critiques et ses historiens cèdent souvent à la tentation de prendre la France pour le centre et le pivot du monde. On les comprend, et sans doute, à leur place, agirait-on comme eux. Le malheur est que c’est un peu court, et qu’il ne faut borner ni ses désirs ni ses investigations.

12 euros (code de commande : 29347).

 

[WITTGENSTEIN (Ludwig)]. Wittgenstein et le Cercle de Vienne. D'après les notes de Friedrich Waismann. Texte établi par Brian McGuinness. Traduit de l'allemand par Gérard Granel. Mauvezin, Trans-Europ-Repress, 1991. In-8° broché, XXIV, 260 p., édition bilingue (français - allemand), (collection « T.E.R. - Bilingue »), exemplaire en très bon état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Wittgenstein et le Cercle de Vienne, dont nous proposons la première traduction française intégrale, est un texte aussi célèbre que méconnu, établi par Brian McGuinness. Il comporte les notes prises par Friedrich Waismann à la suite des conversations qui réunirent Wittgenstein, Schlick et Waismann, entre décembre 1929 et juillet 1932, suivies deux appendices qui sont de la plume de Waismann même. Dans le premier, celui-ci s'efforce d'exposer les idées de Wittgenstein sur les mathématiques (en 1929-1930) ; dans le second (Thèses, 1930), il propose une exégèse du Tractatus d'où se dégagent clairement les principes de la lecture positiviste de ce texte.
   L'intérêt de Wittgenstein et le Cercle de Vienne est multiple. Face aux questions et objections de Schlick, Wittgenstein est fréquemment contraint de préciser et d'affiner à la fois sa pensée qui connaît alors, comme l'on sait, une mutation profonde. Au fil de la discussion, on peut donc apprécier l'ampleur de la critique du Tractatus qui va se radicalisant ; mais on voit également se mettre peu à peu en place les points névralgiques de ce qui deviendra bientôt la seconde philosophie.
   De plus, si Wittgenstein soutient ici, à l'instar des positivistes, une sorte de « vérificationisme » (amendé par une distinction de l’être et de l'apparence), on ne saurait trop vite conclure à une proximité réelle. En effet, très souvent, dans le jeu des questions et des réponses (cf. par exemple, les débats sur le système des couleurs), le débat s'avère n'être qu'un dialogue de sourds.

25 euros (code de commande : 29328).

Retour au début

 

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com
(en cas de problème de communication :
loiseaulire@hotmail.com) ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.