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   Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

 

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MISE À JOUR DU
MARDI 14 FÉVRIER 2017

 

Albums de Croÿ. Tome IV : Comté de Hainaut I : Généralités : institutions religieuses. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 228 p., illustrations en noir et en couleurs dont 66 planches à pleine page, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Le comté de Hainaut à la fin du XVIe siècle, par Maurice-A. Arnould.
   - Les institutions ecclésiastiques du comté de Hainaut, par Daniel Misonne.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Maurice-A. Arnould, Jean Dugnoille, Jacques Nazet, Christiane Piérard, Jacques Thiébaut, Christiane Van den Bergen-Pantens, Hans Vlieghe : 1. Page de titre du comté de Hainaut - 2. Armes du comté de Hainaut - 3. Portrait de l'archiduchesse Isabelle - 4. Portrait de l'archiduc Albert - 5. Armes des archiducs - 6. Le Jardin du Hainaut - 7. Page de titre annonçant les abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 8. Armes de Charles de Croÿ - 9. Armes des abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 10. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 11. Abbaye Saint-Ghislain à Saint-Ghislain - 12. Abbaye Saint-Pierre à Hasnon - 13. Abbaye Saints-Pierre et Paul à Hautmont - 14. Abbaye Saint-Lambert à Liessies - 15. Abbaye Saint-Humbert à Maroilles - 16. Abbaye Saint-Denis-en-Broqueroie à Saint-Denis-Obourg - 17. Abbaye Saint-Landelin à Crespin - 18. Abbaye Notre-Dame à Cambron - 19. Abbaye Notre-Dame de Bonne Espérance à Vellereille-les-Brayeux - 20. Abbaye Notre-Dame de Vicoigne à Raismes - 21. Abbaye Saint-Feuillien au Rœulx - 22. Abbaye Saint-Jean-Baptiste à Valenciennes - 23. Abbaye Sainte-Rictrude à Marchiennes - 24. Abbaye Saint-Sauveur d'Anchin à Pecquencourt - 25. Page de titre annonçant les abbayes de femmes du comté de Hainaut - 26. Armes des abbayes de femmes du comté de Hainaut - 27. Collégiale Sainte-Aldegonde à Maubeuge - 28. Abbaye Notre-Dame d'Épinlieu à Mons - 29. Abbaye Notre-Dame à Ghislenghien - 30. Abbaye Sainte-Renfroie à Denain - 31. Abbaye Notre-Dame de Bethléem ou de Bélian à Mesvin (Mons) - 32. Abbaye Notre-Dame du Refuge, dite l'Abbiette, à Ath - 33. Monastère de la Vierge Marie de Nazareth et de Sainte-Elisabeth à Ath - 34. Abbaye Sainte-Elisabeth au Quesnoy - 35. Abbaye Notre-Dame de la Thure à Solre-sur-Sambre - 36. Abbaye Notre-Dame de l'Olive à Morlanwelz - 37. Abbaye Notre-Dame de la Fontaine à Fontenelle Maing - 38. Couvent de Beaumont à Valenciennes - 39. Page de titre annonçant les prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 40. Armes des prieurés et des prévôtés du comté de Hainaut - 41. Abbaye à Saint-Saulve - 42. Prieuré Notre-Dame du Val des Écoliers à Mons - 43. Prieuré Notre-Dame à Aymeries - 44. Prévôté Saint-Achaire à Haspres - 45. Prieuré Saint-Etton à Dompierre - 46. Chartreuse à Valenciennes - 47. Chartreuse Notre-Dame à Hérinnes - 48. Couvent des Trinitaires à Lens - 49. Couvent des Trinitaires à Audregnies - 50. Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Valenciennes - 51. Page annonçant la fin des prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 52. Page de titre annonçant les collégiales du comté de Hainaut - 53. Armes des Chapitres du comté de Hainaut - 54. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 55. Collégiale Saint-Germain à Mons - 56. Collégiale Saint-Quentin à Maubeuge - 57. Collégiale Saint-Vincent à Soignies - 58. Collégiale Saint-Pierre à Leuze - 59. Collégiale Notre-Dame à Condé-sur-Escaut - 60. Collégiale Notre-Dame de la Salle-le-Comte à Valenciennes - 61. Collégiale Saint-Ursmer à Binche - 62. Collégiale Notre-Dame à Antoing - 63. Collégiale Sainte-Monégonde à Chimay - 64. Collégiale Saint-Nicolas à Avesnes-sur-Helpe - 65. Collégiale Saint-Géry à Valenciennes - 66. Page annonçant la fin des collégiales du comté de Hainaut.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 25168 - vendu).

 

Albums de Croÿ. Tome VI : Comté de Hainaut III. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 277 p., illustrations en noir et en couleurs dont 98 planches à pleine page, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La prévôté de Mons (fin XVIe-début XVIIe siècle), par Christiane Piérard.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Gérard Bavay, Christiane Piérard, Christiane Van den Bergen-Pantens : 1. Page de titre annonçant le contenu du volume originel - 2. Armes des villes de Mons, Valenciennes et Ath - 3. Armes de la ville de Mons - 4. Page de titre annonçant la prévôté de Mons - 5. Page de titre annonçant les villages de la prévôté de Mons - 6. Hornu - 7. Louvignies et Chaussée-Notre-Dame - 8. Ihy, à Havay - 9. Lens - 10. Cambron-Saint-Vincent - 11. Havré - 12. Dour - 13. Neufmaison - 14. Sirault - 15. Ghislage-sous-Havré - 16. Erbisœul - 17. Neufvilles - 18. Montignies-lez-Lens - 19. Masnuy-Saint-Pierre - 20. Masnuy-Saint-Jean - 21. Saint-Symphorien - 22. Harveng - 23. Jurbise - 24. Erbaut - 25. Hautrage - 26. Villerot - 27. Saint-Antoine en Barbefosse, à Havré - 28. La Requête, à Casteau et à Thieusies - 29. Casteau - 30. Montrœul-sur-Haine - 31. Maisières - 32. Nimy - 33. La Saisinne, à Thieusies - 34. Thieusies - 35. Fayt-le-Franc - 36. Marchipont - 37. Onnezies - 38. Montignies-sur-Roc - 39. Ghlin - 40. Wihéries - 41. Bougnies - 42. Havay - 43. Autreppe - 44. Angreau - 45. Noirchain - 46. Frameries - 47. Nouvelles - 48. Asquillies - 49. Genly - 50. Boussu - 51. Wasmes - 52. Warquignies - 53. Quiévrain - 54. Hensies - 55. Baisieux - 56. La Farvaque, à Ciply - 57. Horrues - 58. Élouges - 59. Athis - 60. Erquennes - 61. Audregnies - 62. Angre - 63. Blaregnies - 64. Gœgnies-Chaussée - 65. Blaugies - 66. Ciply - 67. Eugies - 68. Quévy-le-Grand et Quévy-le-Petit - 69. Spiennes - 70. Harmignies - 71. Hyon - 72. Mesvin - 73. Jemappes - 74. Cuesmes - 75. Quaregnon - 76. Baudour - 77. Thulin - 78. Hainin - 79. Aulnois - 80. Thivencelle - 81. Crespin - 82. Saint-Aybert - 83. Harchies - 84. Le Préau, à Harchies - 85. Pommerœul, à Ville-Pommerœul - 86. Ville, à Ville-Pommerœul - 87. Stambruges - 88. Grandglise - 89. Sars-la-Bruyère - 90. Herchies - 91. Roisin - 92. Meaurain - 93. Saint-Denis - 94. Obourg - 95. Wasmuel - 96. Page de titre annonçant la fin de la prévôté de Mons - 97. Page de titre annonçant la prévôté de Soignies - 98. Armes de la ville de Soignies - 99. Horrues - 100. Chaussée-Notre-Dame - Annexes : 101. Château de Boussu - 102. Château de Boussu - 103. Château de Boussu - 104. Château de Boussu.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 25167 - vendu).

 

Almanach illustré du Soir. Bruxelles, Rossel, 1933. In-8° broché, 288 p., nombreuses illustrations, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Éphémérides astronomiques.
   - Ciel et terre.
   - Le saros et les éclipses.
   - L'histoire de la navigation.
   - L'étude de l'orientation professionnelle.
   - Législation.
   - L'homme et les oiseaux.
   - Psychanalyse.
   - Adresse et patience.
   - L'origine de la profession d'ouvreuse.
   - Le voyage en Extrême-Orient du duc et de la duchesse de Brabant.
   - Hygiène.
   - Cuisine.
   - Chasse et pêche.
   - La vie à la campagne.
   - Musique.
   - Les morts de l'année.
   - Les événements de l'année.
   - Colombophilie.
   - L'année aéronautique.
   - L'année sportive.

15 euros (code de commande : 25180).

 

APOLLINAIRE (Guillaume) — Œuvres en prose. I. Textes établis, présentés et annotés par Michel Décaudin. Paris, Gallimard, 1981. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, XVI, 1518 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 267), exemplaire en bel état.
Ce volume contient :
   - Préface.
   - Contes et récits.
      - Les grandes œuvres et leurs annexes.
         - L'enchanteur pourrissant.
         - L'hérésiarque et Cie.
         - Le poète assassiné.
            - Contes écartés du Poète assassiné).
         - La femme assise.
         - Contes retrouvés.
      - L'histoire romanesque.
         - La fin de Babylone.
         - Les trois Don Juan.
         - La femme blanche des Hohenzollern.
      - Ébauches et fragments.
   - Théâtre.
      - Pièce écrites en collaboration avec André Salmon.
         - La température.
         - Le marchand d'anchois.
         - Jean-Jacques.
      - Fragments et projets de Guillaume Apollinaire.
         - La Colombelle.
         - Fragments divers.
   - Cinéma.
      - La Bréhatine.
      - C'est un oiseau qui vient de France.
   - Notices, notes et variantes, bibliographie.

25 euros (code de commande : 25215).

 

ARNOULD (Maurice-A.) — Les cahiers de taille de Hoves-Graty (1465-1517). Les finances et la population d'un village hennuyer à l'aube des Temps Modernes. Gembloux, Duculot, 1941. In-8° broché, [53 (pp. 185-238)] p., envoi de l'auteur.
   Tiré-à-part du tome 57 des Annales du Cercle archéologique de Mons.
Extrait :
   Hoves paraît avoir été primitivement le centre d'un vaste domaine qui englobait le territoire des communes de Hoves, de Graty, d'Enghien et de Petit-Enghien. Au cours du XIIe siècle, en effet, ces deux derniers endroits sont encore cités comme des annexes de l'autel de Hoves. À une date inconnue, mais qui. est antérieure à 1243, Enghien fut érigée en paroisse. Au XIVe siècle, le pouillé du diocèse de Cambrai mentionne de même Petit-Enghien comme une paroisse séparée. À l'époque moderne, la paroisse de Hoves, et partant la « communauté » de Hoves, ne change pas de consistance. Sous l'Empire, la chapelle de Graty est, à son tour, érigée en paroisse (1803) ; elle attendra la fin du siècle, pour devenir le centre d'une commune autonome (1892).
   L'X de deux routes coupe aujourd'hui le territoire de Hoves. L'une, la route d'Enghien à Soignies, fut construite sous Joseph II ; l'autre est une vénérable ancêtre : c'est l'antique chaussée de Bavai à Assche, appelée communément, comme ses sœurs, « chaussée Brunehaut » et, sous l'ancien régime, « grand chemin d'Enghien ». Le centre du village, comme il faut s'y attendre est situé à l'écart de la voie romaine ; il y est relié par un chemin, à l'angle duquel se trouvait, jusqu'au siècle passé, le moulin à vent, ancien moulin seigneurial.
   Le village appartient à un type fréquent dans le nord de l'ancien Hainaut, et particulièrement dans la terre d'Enghien dont il faisait partie. Il semble s'être présenté toujours comme un agglomérat de hameaux ayant pour noyau de grosses fermes, pour la plupart de petites seigneuries distinctes. Toutefois, un seul échevinage et un seul maire – ceux de Hoves – administraient la communauté : c'est eux qu'on va voir à l'œuvre, en parcourant les cahiers de taille du village.
   Ces cahiers sont intéressants à bien des égards. Tout d'abord, nous livrant la liste exhaustive des chefs de famille, ils donnent un aperçu complet de l'anthroponymie locale ; cette dernière est d'autant plus curieuse, qu'elle abonde en traductions françaises de noms flamands. Car la localité est bordée au nord-ouest par la frontière linguistique ; celle-ci coupe en deux le village voisin de Marcq, au centre duquel on parle flamand ; Hoves et Petit-Enghien, au contraire, sont romanes.
   Nous reprendrons ailleurs l'étude des noms de famille qu'on rencontre à Hoves. Nous nous bornerons, pour l'instant, à tirer des cahiers de taille les indications qu'ils fournissent, relativement aux institutions fiscales et à la population ancienne, de 1465 à 1517.
   Les cahiers de taille de Hoves nous sont conservés au nombre de dix. Nous y distinguons deux groupes : celui du XVe siècle (1465-66 et 1470, soit deux cahiers), et celui du XVIe siècle (huit cahiers, rédigés en avril 1504, en avril 1506, en octobre 1506, en avril 1507, en octobre 1507, en octobre 1508, en octobre 1514 et en avril 1517). Il ne pouvait être question de les publier tous in extenso. Nous avons donc élagué toutes les parties inutiles à notre sujet ; d'abord, les listes de contribuables qui, comme nous l'avons dit, serviront à une autre étude ; ensuite parmi les dépenses, les postes qui se reproduisent invariés à chaque échéance. Seuls les deux cahiers du XVe siècle sont publiés intégralement, encore que combinés entre eux. Des autres, nous ne publions que des extraits.

10 euros (code de commande : 25195 - vendu).

 

BALZAC (Honoré de) — La Comédie humaine. I. Études de mœurs : Scènes de la vie privée, I. Texte établi et préfacé par Marcel Bouteron. Paris, Gallimard, 1969. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, XXXII, 1065 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 26), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Balzac et la Comédie Humaine, par Marcel Bouteron.
   - Avant-propos.
   - La Maison du Chat-qui-pelote.
   - Le Bal de Sceaux.
   - Mémoires de deux jeunes mariées.
   - La Bourse.
   - Modeste Mignon.
   - Un Début dans la vie.
   - Albert Savarus.
   - La Vendetta
.
   - Une double famille.
   - La Paix du ménage.
   - Madame Firmiani.
   - Étude de femme.

   - Tables : Table générale - Index alphabétique des titres.

25 euros (code de commande : 25214).

 

[BONNARD (Pierre)]. GENTY (Gilles) et VERNON (Pierrette) — Bonnard. Inédits. Préface par Guy Wildenstein. Paris, Cercle d'Art, 2006. In-4° sous reliure d'éditeur, 237p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Préface :
   L'ouvrage de Gilles Genty, et l'introduction de notre amie Pierrette Vernon qui le précède, attirent l'attention du lecteur sur des aspects restés mystérieux de la vie et de l'art de Pierre Bonnard. L'ensemble de ses dessins, dont beaucoup sont d'une élégance et d'une suavité d'exécution merveilleuses, constitue justement la partie de sa production la moins bien explorée et partant, la moins appréciée.
   On a trop souvent répété que Bonnard a négligé le dessin au profit de la couleur, imitant en cela les maîtres impressionnistes. Ce reproche a sans doute motivé l'hostilité démesurée que témoignait Pablo Picasso envers son art. À mon avis, le grand maître espagnol faisait preuve d'un total manque de sensibilité à la magie de Bonnard. Bonnard était en effet l'un des coloristes les plus doués de tous les temps, mais c'était aussi un dessinateur hors pair. Il préparait ses peintures, grandes et petites, et ses estampes avec des études dessinées, parfois jetées hâtivement sur le papier avec de brèves notations sur l'éclairage et les tonalités, parfois très poussées, suivant la complexité de sa composition.
   Dès les premières années de sa carrière, c'est-à-dire jusqu'au tout début du XXe siècle. Bonnard se consacra avec énergie et passion à son œuvre graphique – affiches de théâtre et de publicité industrielle, illustration de partitions de musique et d'ouvrages littéraires – précédant son aîné, Henri de Toulouse-Lautrec. Cette activité valut déjà au jeune artiste une certaine notoriété, et lui fournit des moyens financiers et l'indépendance nécessaires à la poursuite de ses recherches dans la voie qu'il avait choisie. Il était du reste très fier des succès qu'il avait remportés dès avant 1900, essentiellement comme dessinateur.
   Ce parti pris s'accordait avec les théories des Nabis, groupe qui se révéla l'un des fers de lance de l'avant-garde postimpressionniste. Les membres de ce mouvement s'opposaient à l'idée reçue que les arts appliqués et graphiques étaient inférieurs à la peinture. En matière de dessins, la production de Bonnard pendant les années nabies est étonnante, tant par sa qualité que par sa quantité et sa variété. Nous y découvrons l'artiste en observateur fin, perspicace et spirituel de la société et de la vie urbaine de son temps.
   L'une des raisons pour lesquelles les dessins de Bonnard n'ont pas soulevé chez les historiens et les connaisseurs l'enthousiasme qu'ils méritent est que la plupart d'entre eux sont restés inédits. Un catalogue raisonné serait donc bienvenu. Ses dessins à la plume, ses aquarelles, ses gouaches éclairent la méthodologie d'un artiste intimiste. Et il n'est pas de nature morte aux fruits lumineux, de nu féminin aux formes sensuelles et évanescentes, qui n'aient été préparés avec de délicieux croquis aux traits de crayon nerveux et rapides. C'était autant de points de référence à partir desquels il élaborait sa conception de la réalité visuelle.
   D'habitude peu communicatif au sujet de son art, Bonnard déclara un jour sans ambages : « Le dessin, c'est la sensation ; la couleur, c'est le raisonnement. » Les dessins constituaient pour lui l'impression des premières émotions fugitives éprouvées devant le motif, émotions qu'il tenta de résumer dans ses peintures d'une façon toute poétique, plutôt qu'une vérité forte, immuable et objective.

28 euros (code de commande : 25211).

 

CARRANZA (Bartolomé) — Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium, succinctè co[m]plectens omnia, quæ alibi sparsim tradita sunt : per F. Bartholomæum Carranzam Miranden. instituti sancti Dominici, theologiæ professorem, & regentem in collegio sancti Gregorij in valle Oletana. Paris, Marnef, 1550. [Parisiis, / Apud Hieronymum & Dionysiam de Marnef Fratres, ad / insigne Pelicani, via ad divum Jacôbum. / 1550.] In-8° plein veau postérieur (XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, pièce de titre, tranches rouges, 39, [1 bl.], [630], [1 (vignette)] p., ex-libris manuscrit de l'abbaye de Gembloux à la page de titre, exemplaire en bon état.
   Le dominicain Bartolomé Carranza (1503-1576) fut professeur de théologie à Valladolid et archevêque de Tolède ; il fut l'un des envoyés par Charles-Quint au concile de Trente. Il publia la première édition de sa Summa conciliourm en 1546.
Quae in hoc volumine continentur :

   - Canones Apostolorum.
   - Summa omnium Conciliorum, in qua hi canones adiecti funt :
   - Canones sextæ synodi generalis.
   - Septima synodus generalis, & canones eiusdem.
   - Octava synodus generalis & canones eiufdem.
   - Canones concilij Ephefini generalis.
   - Decretalis Martini quinti & Calisli tertij de annui census licita emptione & venditione explicatio.

200 euros (code de commande : 25186).

 

CENDRARS (Blaise) — Trop c'est trop. Paris, Denoël, 1957. In-8° broché, 269 p., frontispice de Bauquier, exemplaire en grande partie non coupé, tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Si vous voulez savoir comment Paris reçut Blaise Cendrars et célébra ses noces d'or, 50 ans de liberté et d'amour en une seule journée d'un jubilé fait de charité et de passion ; comment une femme alla chercher et rapporta de l'enfer de Verdun les éléments de la future gloire picturale de Fernand Léger : une musette remplie de croquis et de dessins ; comment Rio de Janeiro n'est qu'une capitale provisoire et comment la métropole future, qui n'a pas encore dénommais sera prête vers l'an 2000 avec une première tranche de dix millions d'habitants, est dès aujourd'hui en chantier dans la tête des aventuriers, des pionniers et des techniciens modernes qui débouchent de tous les points cardinaux vers cette cité idéale, ses gratte-ciel, ses merveilles électroniques, ses satellites – annexes du cinéma, de la radio, du radar – sa banque atomique, ses hôtels de 1000 étages et, dominant la haute solitude de l'Araxa des Indiens, la tour Ad Astram, la première gare interplanétaire de l'Univers, lisez Trop c'est trop.
   Jamais Blaise Cendrars n'est allé aussi loin dans tous les sens et n'a répondu d'une manière aussi éclatante à toutes les questions sur aujourd'hui, hier et demain.

15 euros (code de commande : 25190).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société paléontologique & archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXI. Charleroi, Henry-Quinet, 1897. In-8° broché, XX, 278 p., illustrations in et hors texte dont une vue à déplier et une en couleurs.
Table des matières :
   - Tableau des Membres de la Société.
   - Sociétés, Commissions et Publications avec lesquelles la Société Paléontologique et Archéologique de Charleroi, échange ses Documents et Rapports.
   - Rapport de la Commission chargée de la surveillance des fouilles faites au lieu dit Peruwez à Rognée, par J. Kaisin.
   - Documents et analectes, histoire.
      - La Terre et Seigneurerie de Fontaine-l'Évèque, par F. Bastin-Lefebvre.
      - Les Sceaux de Fontaine-l'Évêque, par F. Bastin-Lefebvre.
      - L'Abbaye de l'Olive à Morlanwelz-Mariemont (Hainaut), par Olivier Hubinont.
      - Description du Palais Royal de Mariemont en 1628-1632, par Olivier Hubinont.
      - 843-1487 - L'Ancien Château Féodal de Morlanwelz, par Olivier Hubinont.
     - Les Plans, cartes, gravures, vues de Morlanwelz-Mariemont et dépendances, par Olivier Hubinont.
      - Sociétés avec lesquelles la Société Archéologique de Charleroi est en relations scientifiques.
      - Notes diverses, par J. Kaisin.
      - Un Fragment d'Ancien Cartullaire, par Fr. Gilot.

30 euros (code de commande : 25170 - vendu).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société Paléontologique & Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXIX - 1905. Charleroi, Hallet-Henry, 1905. In-8° broché, 318 p., exemplaire en bel état.
Table des matières :
   1. Liste des Membres de la Société.
   2. Liste des Sociétés correspondantes.
   3. Rapport annuel.
   4. Assemblées générales.
   5. Presles et Aiseau, par Joseph Kaisin.
   6. Quelques souvenirs de1815, par Joseph Kaisin.
   7. Gozée et Marbais, par Alp. Gosseries.
   8. Le pitanchier de l'abbaye de Floreffe.
   9. La formation de la houille, conférence par Achille Bertiaux.
   10. Une manufacture royale de toile de batiste, à Momignies, par Ernest Matthieu.
   11. Notes pour l'histoire du fer et du charbon au pays de Charleroi.
   12. Nécrologie.

35 euros (code de commande : 25207).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXXXII - 1937. Charleroi, Huaux, 1938. In-8° broché, XVI, 177 p., illustrations in et hors texte, un tableau à déplier, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Tableau des membres de la Société au 31 décembre 1937.
   - Société avec lesquelles le Cercle échange ses Documents et Rapports.
   - Nécrologie.
   - Assemblées Générales et Rapports du Secrétaire.
   - Rapport sur l'activité de la Société en 1936.
   - Faire son chemin - Histoire de la famille Desandrouin, par G. Dansaert.
   - Outils en corne de cerf - Roches polissoirs de Sivry - Bractéates de Gougnies - Examen d'un tertre à Gozée, par E. Debaille.
   - L'obituaire du Chapitre de St Théodard, à Thuin en 1759, par L. Deltenre.
   - Trazegnies - Les explications étymologiques, par L. Deltenre.
   - Où en est la question de la « Classis Sambrica » à propos de découvertes archéologiques à la Jambe-de-Bois, par M.-A. Arnould.

25 euros (code de commande : 25208).

 

CLÉMENT (Paul) — L'enseignement en Belgique, particulièrement dans le diocèse de tournai des origines à nos jours. Tome I : Des origines à 1850. Tome II : De 1850 à 1940. Houdeng-Aimeries, Chez l'auteur, 1988-1990 (la couverture porte la mention : Louvain-la-Neuve, Centre Galilée, 1988-1990). Deux volumes in-8° collé, 351 et 449 p., hommage de l'auteur, peu courant
Table des matières :
   Tome I.
      - Introduction.
      Chapitre I. Origines médiévales des écoles, en Occident.
      Chapitre II. L'enseignement aux Pays-Bas (de 1500 à 1830).
      Chapitre III. Réorganisation de l'enseignement dans la liberté (1830-1850).
   Tome II.
      Chapitre IV. L'enseignement privé affronté au réseau public (1850-1884).
      Chapitre V. Essor, structuration et diversification du réseau catholique (1884-1914).
      Chapitre VI. Adaptations difficiles de l'entre-deux-guerres (1918-1940).

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 25198 - vendu).


[COLETTE (Sidonie-Gabrielle)]. Album Colette.
Iconographie choisie et commentée par Claude et Vincenette Pichois. Paris, Gallimard, 1984. In-8° sous reliure, Rhodoïd et étui imprimé d'éditeur, 322, [6] p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Album de la Pléiade », n° 23), exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   
De quelques écrivains les images authentiques sont rares. Colette n'est heureusement pas de ceux-là, et pour trois raisons au moins : elle a connu la gloire de son vivant, mais, bien avant d'être la grande Colette, elle a été la femme-objet d'un imprésario de génie, Willy, puis une actrice qui s'est illustrée dans la pantomime et même grâce au scandale.
   La difficulté était donc de choisir parmi des centaines de documents et d'obtenir un équilibre entre ceux qu'on a vus trop souvent et ceux que nous avons pu trouver ou que l'amitié nous a permis de découvrir.
   Dans Près de Colette, Maurice Goudeket écrivait : « Sur les murs de la chambre de Colette, une quantité de petites toiles dont la plupart y avaient été apportées par l'amitié des peintres, qui, connaissant ses préférences, lui offraient des fleurs et des fruits. Seul un portrait de jeune femme par Marie Laurencin avait, pour son côté imprécis et vaporeux, échappé à l'ostracisme de Colette qui bannissait de sa vue toute représentation du visage humain. »
   Ce qui ne fait pas de Colette une musulmane, mais une femme douée d'un robuste narcissisme, comme le prouve son œuvre dès les Claudine. Heureuse disposition puisqu'elle nous permet de la suivre tout au long de sa vie, depuis le portrait d'un bébé jusqu'aux images de ses quatre-vingts ans.

40 euros (code de commande : 25213).

 

COUTIEZ (Yannick) — Le gouvernement central et les communes rurales hainuyères (1714-1794). Étude d'histoire de l'administration. Mouscron, [Hannonia], 1993. In-8° broché, 605 p., une carte volante à déplier, (collection « Analectes d'Histoire du Hainaut », tome 6).
Après l'introduction et les bibliographies, l'ouvrage contient :
   Ière partie : Géographie administrative du Hainaut à la fin du XVIIIe siècle.
   IIème partie : Les préoccupations de Bruxelles.
      Chapitre 1 : L'administration et les finances locales.
         1. Le droit administratif hainuyer.
         2. Le contrôle des finances locales.
         3. Le bilan des finances locales pour 1782.
      Chapitre 2 : Les travaux publics.
         1. La construction des chaussées : les hésitations du gouvernement.
         2. L'entretien des chemins. Les insuffisances du service voyer.
         3. La wateringue de Pommerœul.
         4. Conclusion.
      Chapitre 3 : La politique agricole.
         1. La protection des forêts et des cultures.
         2. La mise en valeur des biens communaux.
         3. La division des grosses fermes.
         4. La protection du bétail. La lutte contre la peste bovine.
         5. Conclusion.
      Chapitre 4 : La police du « bon ordre » : patrouilles rurales et maréchaussée.
         1. Déserteurs, mendiants et vagabonds.
         2. Les patrouilles rurales.
         3. La maréchaussée du Hainaut.
         4. Maréchaussée à pied et gardes stationnaires.
         5. Conclusion.
      Chapitre 5 : Vers une politique sanitaire.
         1. L'obstétrique.
         2. La lutte contre la dysenterie de 1779.
         3. Conclusion.
      Chapitre 6 : Alliés contre « la dîme ».
         1. « De rédification et retenues de chœurs, chanceaux et nef d'église ».
         2. Nouvelles paroisses, nouveaux vicaires.
         3. Conclusion.
      Chapitre 7 : Au service de l'armée.
         1. En temps de paix.
         2. La guerre de succession d'Autriche.
         3. La guerre contre la France révolutionnaire.
         4. Conclusion.
      Chapitre 8 : Des préoccupations marginales : commerce et artisanat locaux.
         1. Le colportage du sel.
         2. Le commerce des grains.
         3. Tentative d'abolition de la banalité du moulin sous Joseph II.
      Chapitre 9 : Les terres franches.
         1. Les franchises de consommation.
         2. La tutelle administrative.
         3. Conclusion.
   IIIème partie : Moyens et méthodes du gouvernement.
         1. Une information limitée et fragmentée.
         2. La publication des édits.
         3. Une entrave au contrôle gouvernemental : la « constitution » du Hainaut.
         4. Conclusion.
   Conclusion générale, index, pièces justificatives.

30 euros (code de commande : 25185 - vendu).

 

DRAUX (Yvon), QUINET (Georges) et LARCIN (Georges) — Ël saveûr du borégn... La saveur du borain... Proverbes, métaphores et expressions populaires en picard de la région du Borinage. Charleroi, MicRomania, 2012. In-8° broché sous jaquette, XXXIII, 205 p., (collection « Lingua », n° 8), on joint la bande d'annonce, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Présentation de l'ouvrage.
      - Préface, par André Capron.
      - Avant-propos, par Yvon Draux.
      - Reconnaissance, par Georges Larcin.
      - La transcription Feller.
      - Procédures de recherche.
      - Index des mots témoins.
   - Les textes.
      - La saveur du borain (proverbes, métaphores et expressions populaires).
      - Classement des expressions boraines.
   - Annexes.
      - Glossaire borain-français.
      - Glossaire français-borain.
      - Chansons de la région (Le chant des Borains - Ël petite gayole).
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 25206 - vendu).

 

[DUBAIL (Berthe)]. GOYENS DE HEUSCH (Serge) — Berthe Dubail. Préface de Philippe Roberts-Jones. [Bruxelles], Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Préface :
   Berthe Dubail fut un être engagé, angoissé, se posant des questions. Elle voulait donner, se donner ; elle créait donc. J'écris au passé puisqu'elle n'est plus.
   J'écris au présent parce que son œuvre demeure et je regarde une toile ocre avec des signes noirs et je pourrais rêver d'une plage et de son varech.
   Image simple, dira-t-on. Pourquoi ne pas aborder la simplicité, puisque Berthe Dubail s'efforçait de la conquérir? Puisque son lyrisme luttait contre lui-même, puisqu'elle voulait parler aux autres et qu'elle croyait que l'évidence avait quelque chance d'être entendue. Non pas un fait brut, car elle n'était pas provocatrice.
   L'art peut heurter, mais il lui faut autre chose s'il veut se moduler à travers le temps. Il appelle un travail qui justifie le geste ou le porte, qui le soutient, qui l'accompagne. Le goût du constat a fait, aujourd'hui, son plein de procès-verbaux.
   Des œuvres comme celles de Berthe Dubail renouent enfin – du moins peut-on l'espérer – avec un besoin chez l'homme, spectateur ou auditeur, promeneur ou rêveur, de prolongement, et de durée, d'une saveur à retenir, d'un son à se remémorer, d'une rencontre à évoquer, d'un support qui accueille selon l'instant et l'ouverture.
   La plage et les algues se modifient dès lors. Que vienne le soir, est-ce une éclipse, des planètes qui se croisent, un trou noir, la queue d'une comète, dans l'univers figé ? Que la forêt s'affirme et c'est aussi la peau tendue d'une bête fabuleuse. Dans un site perdu, est-ce l'écriture d'un géant ? La toile se nomme, très simplement, dialogue.
   Berthe Dubail est de ceux et de celles qui, dans la foulée d'André Masson, ont voulu donner de la consistance à l'huile, comme Marc Mendelson ou Suzanne Thienpont en Belgique, non pour apprivoiser le hasard ou affirmer un automatisme, mais pour donner au plan une vibration en profondeur, offrir une texture au rêve, un épiderme à nos échanges de vue.
   J'écoute Berthe Dubail me dire que tous ces grains de sable font murmurer les rouages du temps.

30 euros (code de commande : 25187).

 

GID (Raymond) — Typo-Graphies. Préface de Gérard Blanchard. Paris, Imprimerie Nationale, 1998. In-8° broché, 243 p., illustrations, deux petites taches jaunâtre à la première page de la couverture gaufrée.
Extrait de la préface :
   Je suis heureux ici de reprendre avec Raymond Gid un dialogue fécond entrepris depuis déjà longtemps et qui émergea en 1992, dans le catalogue de l'exposition « Paris-Paris » à Beaubourg à propos de vingt ans d'affiches et de livres. Les affiches de Gid sont bien connues, voici ses livres ou du moins le livre de ses livres, un livre ultime, bourré d'estampes à faire rêver, une sorte de livre virtuel qui, à plus d'un titre, renvoie à une œuvre complète difficile à reconstituer. L'œuvre et la vie d'un homme y sont montrées toutes consacrées à la Typographie, cette discipline pleine de mystères sans laquelle les productions de l'esprit demeureraient évanescentes. En cette année anniversaire, le « méditer sans trace » fait surgir le souvenir cher à Gid du prince des poètes, Stéphane Mallarmé, figure aussi discrète que celle de Geoffroy Tory, l'auteur du Champ fleury (première Célébration de la Lettre) placée en exergue de ce livre. Embarquons donc vers la poésie, voire même comme le dit si joliment Jérôme Peignot vers la « Typoésie », avec ce pilote obligé auquel la réflexion de Gid me renvoie sans cesse. Le hasard invoqué aussi bien par Gid, typographe-poète, que par Mallarmé, poète-typographe, se conjugue harmonieusement avec la rigueur du calcul auquel oblige la typographie au plomb, tout au long de ce qu'aujourd'hui on nomme la Galaxie Gutenberg.

13 euros (code de commande : 25173 - vendu).

 

GOFFIN (René) — Le droit de meilleur catel « réel » dans la contrée d'Enghien, Ath et Leuze. Aperçu historique. Enghien, Delwarde, [1959]. In-8° agrafé, 28 p., exemplaire en très bel état.
   Tiré-à-part du tome XI des Annales du Cercle archéologique d'Enghien.
Extrait :
   Le beau livre de M. L. Verriest, consacré au Servage dans le comté de Hainaut et rempli d'aperçus neufs nous apprend en détail qu'il a existé dans ce pays trois espèces de meilleur catel : à côté de celui, bien connu, que rendait exigible la condition originelle du débiteur et de celui qui prenait sa cause dans le fait de la résidence ou seulement du décès dans les limites de la seigneurie, l'historien en a découvert un troisième, rarement appliqué : dans quelques localités hennuyères, le meilleur catel se prélevait par le seigneur sur des biens-fonds, à l'occasion de la mort de leur possesseur, quelle que fût sa condition juridique. Il cite comme assujettis à ce droit, des héritages à Isières, Lanquesaint, La Hamaide, Ostiches, Hoves et Marcq.
   Nous nous sommes attaché à recueillir quelques détails supplémentaires touchant ces deux derniers villages et avons pu allonger la liste des lieux de quelques noms : Petit-Enghien, Steenkerque, Ghislenghien, Thimougies, Quartes et Béclers.

8 euros (code de commande : 25196 - vendu).

 

HOXHA (Enver) — Face au révisionnisme. Œuvres choisies présentées par Gilbert Mury. Paris, Maspero, 1972. In-8° broché, 278 p., (collection « Cahiers Libres », n° 236-237), couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Enver Hoxha, dirigeant et théoricien albanais, est né à Gjirokastër en 1908.
   Élève du lycée français de Korça, il est un militant démocrate et révolutionnaire à partir de 1924, et est emprisonné à la suite d'une manifestation.
   De 1930 à 1936, il étudie à Paris, puis à Bruxelles et il collabore à L'Humanité.
   De retour en Albanie, il milite au Groupe communiste de Korça, ville où il enseigne le français ; il lutte pour l'union des divers groupes communistes et organise la jeunesse.
   Révoqué de son poste de professeur par les fascistes lors de l'occupation italienne, il dirige la lutte à Tirana, noue des liens avec les patriotes antifascistes, affirme la nécessité de l'action dans les campagnes sous la direction du prolétariat et se prononce pour le développement de la lutte armée.
   Lors de la création du Parti communiste albanais (8-14 septembre 1941), les dirigeants des anciens groupes sont écartés par la base pour assurer l'unité. Enver Hoxha est élu secrétaire général.
   Depuis lors, sa vie personnelle se confond avec l'histoire de son parti et de son peuple.
   C'est cette histoire que retracent les textes choisis par Gilbert Mury, marxiste-léniniste français, auteur de L'Albanie terre de l'homme nouveau, mieux désigné que quiconque pour ce travail, tant par sa connaissance de l'Albanie (où il a longtemps séjourné) que du marxisme.
Table des matières :
   - Préface.
      1. Enver Hoxha et le marxisme-léninisme.
      2. De la Résistance à la Révolution.
      3. Le Parti et les masses.
      4. Socialisme et liberté.
      5. Petite et grande Albanie.
   I. La situation internationale et les tâches du Parti.
      1. Défendre le marxisme-léninisme.
      2. Le parti de la classe ouvrière dans la révolution socialiste.
      3. Le rôle de la dictature du prolétariat.
      4. La lutte de classes dans la phase de transition.
      5. De nos relations avec la Yougoslavie.
   II. La libération de la femme albanaise.
   III. Le Front et le Parti.
      1. Le Parti du Travail d'Albanie, seul parti politique.
      2. Le Front et l'unité politique de notre peuple.
      3. Le Front et la construction du socialisme.
      4. Pour une conception juste de l'unité.
   IV. Une jeunesse révolutionnaire.
   V. De Tito à Khrouchtchev.
   VI. La bataille de la classe ouvrière dans les pays révisionnistes.
      1. La Hongrie.
      2. La Pologne.
      3. La Tchécoslovaquie.
      4. L'Union soviétique.
   VII. La révolutionnarisation de l'enseignement.
   VIII. Le contrôle ouvrier.
   IX. L'organisation du travail politique.
   X. Vingt-cinq années de luttes et de victoires.
      1. Forger l'homme nouveau.
      2. Construire le socialisme en s'appuyant sur nos propres forces.
      3. La dictature du prolétariat en Albanie.

10 euros (code de commande : 25184 - vendu).

 

[KLEE (Paul)]. COMTE (Philippe) — Klee. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 259 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »).
Sur la jaquette :
   Dans cet essai, Klee apparaît comme l'auteur d'un formidable alliage de contrastes, sa lucidité tendue vers toujours plus de clarté, de mystère, de magie, pour atteindre à une certaine vérité. Peignant sa propre conception des contraires, il parvient à embrasser la totalité de l'univers.
   Dualité explicite qui dégage constamment l'unité implicite : nostalgie d'un au-delà et ironie romantique sur les contingences humaines de l'en-deçà, abstraction de la couleur et figuration de la ligne, poétique et leçon de langage plastique.
   Vision rigoureuse indispensable à la compréhension de cet onirisme que soulignait Crevel en 1930 : « Un homme a ouvert les poings et, d'entre les lumières de ses doigts d'incroyables volières se sont échappées, qui peuplent maintenant les toiles dociles, pour leur bonheur, à cette magie. L'œuvre de Klee est un musée du rêve. »

45 euros (code de commande : 25209).

 

KNEIPP (Sebastian) — Vivez ainsi ou Avis et conseils pratiques pour vivre en bonne santé et guérir les maladies. Seule traduction française autorisée par l'auteur. Neuvième édition. Strasbourg - Bruxelles, Le Roux - Société Belge de Librairie, 1891. [Strasbourg / F.-X. Le Roux & Cie / Libraires-Editeurs / 34 Rue des Hallebardes // Bruxelles / Société Belge de Librairie / Oscar Schepens, directeur. / 16, Rue Treurenberg. / 1891 / Tous droits de traduction et de reproduction réservés.] In-8° demi-chagrin brun d'époque, dos à 5 nerfs (reliure frottée), XVI, 544 p., bon exemplaire.
Préambule du traducteur :
   Dans le livre Ma Cure d'eau M. Kneipp avait promis de publier plus tard un ouvrage spécial sur l'hygiène, pour expliquer l'influence de l'atmosphère, des vêtements, des habitations, de la nourriture et de l'éducation sur la santé physique et morale des hommes.
   Il a su tenir parole, malgré le peu de loisirs que lui laissent l'administration de sa paroisse et les consultations des malades qui affluent sans cesse à Wœrishofen : pour arriver à son but, il a dû, bien des fois, se dérober à ses amis et aux étrangers, et s'enfermer dans sa chambre à certaines heures de la journée. Tous ses lecteurs lui en seront reconnaissants.
   Ce nouveau livre a paru en automne 1889, et il n'est pas moins en vogue que Ma Cure d'eau. Il vient d'être traduit déjà en plusieurs langues ; voici l'édition française que nous en offrons au public.
   Il est une mine de bons avis, d'utiles conseils, de renseignements pratiques, tout en n'étant pas un ouvrage de science et d'érudition : l'auteur n'a voulu qu'une chose, c'est d'enseigner au monde, dans le style le plus simple, le plus clair, le plus populaire, ce que sa longue expérience lui a appris sur la manière de rétablir, de conserver, d'affermir la santé. Il n'a cherché que cela et, il faut le reconnaître, il a réussi au delà de toute mesure.
   M. Kneipp répète souvent que le traitement par l'eau froide n'offre jamais de danger, si toutefois on l'emploie avec intelligence et circonspection. Sans doute, il y a certains maux que personne ne peut guérir ; mais il est constaté que l'hydrothérapie exerce sur l'organisme une action bienfaisante et prolonge ainsi la vie, même dans la plupart de ces cas désespérés. De plus, il est de fait que M. Kneipp a rendu la santé à beaucoup de monde qu'aucun médecin n'avait réussi à guérir. Il cite, d'ailleurs, un certain nombre de ces cas dans l'un et l'autre de ses deux ouvrages.
   Un des médecins – et le nombre en est considérable – qui se sont rendus et qui se rendent à Wœrishofen, pour étudier de près le système Kneipp,dit : « Les applications d'eau sont tellement délicates et efficaces qu'il faut connaître à fond leur action et leur force pour pouvoir faire le choix juste et approprié à chaque forme pathologique. »
   Voilà pourquoi l'auteur de ce livre décrit, pour tous les cas de maladie, l'effet spécial de chaque application et de chaque remède, afin d'initier les lecteurs dans sa médication le mieux possible, et afin de prévenir toute exagération et toute imprudence dans l'emploi de la cure d'eau. C'est le choix des applications qui fait le maître, et le traitement le plus sûr et le plus efficace est celui qui procède avec modération.

25 euros (code de commande : 25176).

 

KOTA (Filip) — Deux lignes opposées dans le mouvement syndical mondial. Traduit de l'albanais. Paris, NBE, 1975. In-8° broché, 134 p.
En quatrième de couverture :
   Filip Kota est né en 1923 dans la ville de Korcë. Encore élève à l'école secondaire, il participe activement au Mouvement de Libération Nationale, et s'y bat les armes à la main contre les occupants fascistes.
   Après la Libération du pays il termine ses études supérieures à la Faculté de Lettres et d'Histoire de l'Université d'État de Tirana.
   Il occupe des postes de responsabilité dans divers secteurs où il déploie une vaste activité politique et sociale. En tant que chef du Département International du Conseil Central des Unions Professionnelles d'Albanie (UPA ), il représente cette Organisation dans plusieurs activités internationales et participe, comme membre des délégations des UPA, à différentes réunions de la Fédération Syndicale Mondiale et de ses Unions Internationales de Syndicats. Il est représentant des travailleurs de la République Populaire d'Albanie à la 48ème session de l'Organisation Internationale du Travail, ainsi qu'à un bon nombre de conférences et de congrès syndicaux nationaux et internationaux.
   En tant que journaliste, il est auteur de plusieurs articles, traitant des problèmes du mouvement syndical international.
   Membre du Conseil Central des Unions Professionnelles d'Albanie.
Sommaire :
   Première partie. Naissance et développement du mouvement syndical, ses courants et son organisation à l'échelle internationale.
      Chapitre I. Formation de la classe ouvrière et des premières organisations syndicales. Les divers courants à l'intérieur de ces organisations.
      Chapitre II. Des deux lignes antagonistes dans le mouvement syndical mondial.
      Chapitre III. L'internationalisme prolétarien et la solidarité ouvrière – principes fondamentaux du mouvement syndical de classe.
      Chapitre IV. La Fédération Syndicale Mondiale et son rôle positif au cours de sa première phase.
   Deuxième partie. Sur certains aspects du mouvement syndical mondial.
      Chapitre I Le révisionnisme moderne dans le mouvement syndical – nouvelle variante de l'opportunisme et du réformisme.
      Chapitre II. Les centrales syndicales réformistes et trade-unionistes — instruments aux mains des monopoles et des gouvernements capitalistes.
      Chapitre III. La base sociale du réformisme et du révisionnisme dans le mouvement syndical.
      Chapitre IV. Du nouveau mouvement syndical dans les pays récemment libérés.
   Troisième partie. Les domaines de la lutte entre les deux lignes opposées dans le mouvement syndical mondial et l'attitude des unions professionnelles d'Albanie.
      Chapitre I. Les courants antagonistes au sein de la FSM et l'activité des Unions Professionnelles d'Albanie.
      Chapitre II. Le mouvement syndical – Composante du front de classe et anti-impérialiste.
      Chapitre III. L'attitude du mouvement syndical à l'égard de l'impérialisme et de la lutte de libération nationale.
      Chapitre IV. Deux lignes diamétralement opposées même sur l'unité du mouvement syndical mondial.
      Chapitre V. Des formes de la lutte de classes dans le mouvement syndical.
   Quatrième partie. Pour un mouvement syndical de classe révolutionnaire.
   - Quelques conclusions générales.
   - Index bibliographique sommaire.

10 euros (code de commande : 25182 - vendu).

 

LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue. Tomes I et II (complet). Paris, Duchesne, 1765. [A Paris, / Chez Duchesne, Libraire, rue S. Jacques, / au-dessous de la Fontaine S. Benoît, / au Temple du Goût. / M. DCC. LXV. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] Deux tomes en un volume in-8° (107 x 166 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets dorés formant des caissons décorés de fleurons dorés, manque à la queue, coupe frottée, tranches rouges, tome I : XXIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre avec une vignette gravée), [1 (table)], 216 p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par C.A. Littret (en 1763) d'après un dessin par C. Monnet, tome II : 240 p. (la page de titre manque), une étiquette « Gaudefroy » a été collée sur la page de titre du premier volume, juste au-dessus de la mention de lieu d’édition.
   Première édition des œuvres de Jean-Baptiste Sauvé, dit La Noue (Meaux, 1701 - Paris, 1761). Après de bonnes études terminées au collège d'Harcourt, à Paris, La Noue commença sa carrière théâtrale à Lyon, en 1722 : « La Noue n'avait aucun des moyens physiques nécessaires pour un comédien. Sa figure était ingrate, sa voix rauque et sans timbre, son air ignoble, et sa chaleur presque nulle ; mais il possédait une intelligence supérieure, et jouait avec tant d'esprit et de vérité, qu'il se faisait pardonner tous ses défauts. »
   Les pièces qu'il composa eurent beaucoup de succès et particulièrement sa tragédie Mahomet second. Sa comédie-ballet, Zélisca, fut représentée le 3 mars 1746, au grand Théâtre de Versailles, pour les fêtes du mariage du dauphin ; cette pièce lui valut le poste de répétiteur des spectacles des petits appartements assorti d'une pension de mille livres.
Ce volume contient :
   - Mahomet second, tragédie.
   - Le retour de Mars, comédie.
   - Zélisca, comédie-ballet.
   - La Coquette corrigée, comédie.
   - L'Obstiné, comédie.
   - Les deux bals, amusement comique.

   - Piéces fugitives.
Bibliographie :

   - 
Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 36848.

80 euros (code de commande : 25199).

 

LAPOUGE (Gilles) — Le bois des amoureux. Roman. Paris, Albin Michel, 2006. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 346 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La figure du soldat remontait, comme du fond d'un lac, et resplendissante, à mesure que la calèche aux coussins bleus s'élevait dans les tournants qui joignent la gare de Champtercier au village, surtout à partir du bois des amoureux qui forme la frontière, nous le disions toujours, du village. La frontière de notre enfance. Notre bonheur commence et finit au bois des amoureux. Notre tristesse commence et finit au bois des amoureux. Un point, c'est tout !
Critique de Fabienne Pascaud dans Téléraman (n° 2963 - 28 octobre 2006) :
   Comment Julien, mystérieux rescapé de la guerre de 14-18, réveille et métamorphose un village de Provence endormi dans ses frustrations, ses rêves, et comme droit sorti de l’univers de Pagnol et de Giono… Il y a de la magie dans cette écriture pleine de matière, de chair, de raccourcis et d’associations surréalistes. Par la seule puissance des mots, Gilles Lapouge crée un paysage hors temps – de 1920 à aujourd’hui – hors frontières – de la région de la Durance à l’Algérie – entre grande Histoire et royaume de lutins. Grâce au vagabond Julien, insaisissable homme à tout faire, conteur et menteur, tout en effet devient possible : les haines s’apaisent, les exclus s’incluent. Cette espèce de poète rimbaldien, de saint paysan est évoqué ici avec mélancolie par un des gamins qu’il a croisés et envoûtés jadis. Et l’on pénètre avec tendresse dans ce royaume perdu mais haut en couleur de l’enfance, où le proche était toujours ailleurs et le lointain familier ; où l’envers, toujours, finissait par épouser l’endroit.

12 euros (code de commande : 25181).

 

[LÉGER (Fernand)]. NÉRET (Gilles) — Léger. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1990. In-4° sous reliure toilée et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 255 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »).
Sur la jaquette :
   Historien, journaliste, écrivain, correspondant de musées, Gilles Néret a organisé au Japon de grandes rétrospectives... Membre fondateur du musée Seibu et de la Galerie Wildenstein à Tokyo, il a été successivement rédacteur en chef et directeur de L'Œil et de Connaissance des Arts.
   Il est l'auteur de monographies consacrées à Manet, Toulouse-Lautrec, Renoir, Cézanne, Klimt, Picasso, Botticelli, Dali et a reçu le prix Elie Faure 1981 pour sa collection « À l'école des grands peintres ».
   Dans le présent ouvrage il s'attache à l'univers de Fernand Léger, le méconnu, et pourtant, sans doute, le quatrième grand. Celui qui, avec Picasso, Duchamp et Malevitch, a le plus marqué l'art moderne de son empreinte, notamment par le choix de ses sujets : l'homme et son environnement, ses activités, les objets qui lui sont familiers, les éléments mécaniques auxquels il est confronté, les villes qu'il habite...
   Ce « primitif des temps modernes » tente la synthèse entre la forme et la couleur, inventant une « imagerie », un langage nouveau d'où sont sortis des pans entiers de l'art contemporain ou américain. Il se veut un « peintre populaire » mais le public n'a pas encore eu l'occasion de comprendre toute l'importance de son message. Pourtant Apollinaire disait déjà, à ses débuts, « quand je vois un tableau de Léger, je suis bien content ». Léger, en effet, rend visible les beautés du monde moderne. Il est capable de donner du bonheur aux humains.

45 euros (code de commande : 25210).

 

Léninisme et révisionnisme moderne. Lausanne, La Cité, [1962]. In-12 broché, 137 p., (collection « Documents »), exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Déclaration de la délégation du Parti communiste chinois au XIIe Congrès du Parti communiste de Tchécoslovaquie.
   - Prolétaires de tous les pays, unissons-nous contre l'ennemi commun ! (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - Allocution du représentant du Parti communiste chinois au Xe Congrès du Parti communiste italien.
   - Les divergences entre le camarade Togliatti et nous. (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - Léninisme et révisionnisme moderne. (Éditorial du Drapeau Rouge.)
   - Discours de salutations de la délégation du Parti communiste chinois au VIe Congrès du Parti socialiste unifié d'Allemagne.
   - Unissons-nous sur les bases des Déclarations de Moscou. (Éditorial du Quotidien du Peuple.)
   - La dialectique révolutionnaire et la connaissance de l'impérialisme. (Article tiré du Drapeau Rouge.)

10 euros (code de commande : 25177).

 

MASSU (Jacques) — Le torrent et la digue. (Alger du 13 mai aux barricades.) Paris, Plon, 1972. In-8° collé, 403 p., deux cahiers d'illustrations hors texte, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le 13 mai 1958, du balcon du ministère de l'Algérie, le général Massu, responsable du maintien de l'ordre dans le département d'Alger, face à une émeute qui risque de devenir révolution, annonce la création d'un Comité de Salut Public et lance son fameux appel qui ouvre la voie au retour du général de Gaulle.
   Le 4 juin suivant, après avoir été « l'objet d'acclamations effrénées », de Gaulle répond à Massu qui lui a lu l'adresse du Comité de Salut Public : « Vous avez été le torrent et la digue ».
   Le 19 janvier 1960, il rappelle Massu à Paris, lui retire brusquement son commandement. Massu ne retournera pas à Alger. Qu'est-il arrivé durant cette période de dix-huit mois qui explique une pareille décision ?
   Dans son premier livre La vraie bataille d'Alger, paru l'année dernière, le général Massu racontait comment, en 1957, il eut à combattre avec la 10e division de parachutistes le terrorisme F.L.N. qui menaçait Alger de guerre civile. Avec la même franchise il raconte aujourd'hui, dans ce deuxième ouvrage, « ce qui s'est passé » de mai 1958 à janvier 1960.

13 euros (code de commande : 25179).

 

Mons. Chronique des rues et maisons. Deuxième édition. Mons, Association des Montois Cayaux et les Amis de Marcel Gillis, 1981. In-8° broché, 174 p., illustrations, feuillet volant d'errata, tirage limité à 500 exemplaires, peu courant.
Table des matières :
   - Préface.
   - Présentation des auteurs : George Sohier, André Dufrane (Olim), Émile Poumon et Léopold Avaert.par André Dufrane
   - Présentation des illustrateurs : Jean-Louis Boland, Alain Colin, Fik Dereymaeker, Jacques Dhondt, Pierre Lallart, René Lemur, Roger Salesse et Marcel Gillis.
   Chapitre I. Les rues de Mons.
      - Introduction, par Baudouin Clerfayt.
      1. L'Enclos du Chapitre, par George Sohier.
      2. La rue Notre-Dame Débonnaire, par Olim.
      3. La rue de Gaillarmont, la chasse du Bon Dieu et la cour du Bailli, par George Sohier.
      4. La rue des Sars et la chasse Ma Brune, par George Sohier.
      5. La rue de la Grosse Pomme, par George Sohier.
      6. La rue des Sœurs Grises, par Olim.
      7. La rue Terre du Prince, par George Sohier.
      8. La rue de Naast, par George Sohier.
      9. La rue à Degrés et la Voussure Saint-Germain, par George Sohier.
      10. La rue des Clercs, par George Sohier.
      11. La rue de la Poterie, par George Sohier.
      12. La « Cronque rue », par Olim.
      13. La cour du Dromadaire, par George Sohier.
      14. Le Marché aux Herbes, par George Sohier.
      15. La rue d'Havré, par George Sohier.
      16. La rue de la Biche, par George Sohier.
      17. La rue de la Raquette, par George Sohier.
      18. Le marché aux Poulets, par George Sohier.
      19. La rue des Épingliers, par George Sohier.
      20. La ruelle de l'Âtre, par George Sohier.
      21. La porte d'Havré, par George Sohier.
      22. Les chasses d'Havré, par Émile Poumon.
      23. La rue de Nimy, par George Sohier.
      24. La rue des Trois Boudins, par George Sohier.
      25. Le Parc, par Olim.
      26. Les Boulevards, par George Sohier.
      27. Nocturne dans Mons, par George Sohier.
   Chapitre II. Édifices et maisons montoises.
      - Introduction, par Baudouin Clerfayt.
      28. Prologue : La « Colline inspirée » de Mons, par George Sohier.
      A) Les églises.
      29. Les bâtisseurs de Sainte-Waudru, par Olim.
      30. La chasse de Sainte-Waudru, par Olim.
      31. Les tapisseries des « Beubeux », par Olim.
      32. La Benoîte Affique, par Olim.
      33. La bague de Sainte-Waudru, par Olim.
      34. Saint-Nicolas en Havré, par Olim.
      35. Les trois églises de Messines, par Léopold Avaert.
      36. L'église du Béguinage, par George Sohier.
      37. La chapelle Saint-Georges, par Olim.
      38. La chapelle du Parc, par George Sohier.
      39. Les « Capelettes », par Olim.
      B) Les abbayes et les institutions charitables.
      40. Les Abbayes montoises, par Émile Poumon.
      41. Les refuges d'Abbayes, par George Sohier.
      42. Les Béguinages, par George Sohier.
      43. Les Hôpitaux, par Olim.
      44. L'Hospice des Chartriers, par George Sohier.
      45. L'Hospice des Kanquennes, par George Sohier.
      46. Les Sourds-Muets, par George Sohier.
      47. Le Mont-de-Piété, par Olim.
      C) Les demeures.
      48. L'Hôtel de Ligne, par Olim.
      49. L'Hôtel de Robersart, par George Sohier.
      50. L'Hôtel d'Arberg, par Olim.
      51. L'Hôtel d'Aulne, par Olim.
      52. L'Hôtel de Peissant, par George Sohier.
      53. La Maison des Ducs d'Havré, par George Sohier.
      54. Maison de Chanoinesse, par Olim.
   - Épilogue.
      55. L'horloge du Château, par Olim.

25 euros (code de commande : 25192 - vendu).

 

Mons - Wien. 1980-1981. [Mons], [Polyptyque], 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 120 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état auquel on joint la feuille à déplier du catalogue de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981, puis, à Vienne, en 1981.
Préface de Robert André :
   La rencontre de deux écoles, l'aînée, l'Académie des Beaux-Arts de Vienne fondée il y a près de trois siècles en 1692 par l'Empereur Léopold 1er, et la cadette, l'Académie des Beaux-Arts de Mons, voulue par l'Impératrice Marie-Thérèse et née au moment de sa mort en 1780, est une initiative prise par le groupe Polyptyque dont nous nous réjouissons, car il est le meilleur hommage qui puisse être rendu à cette grande figure de l'Histoire, amie des arts et des sciences, à l'instant de la commémoration du bicentenaire de sa disparition. Dans cette exposition, vous découvrirez des œuvres d'artistes autrichiens contemporains, Boeckl, Kokoschka, Kubin, et vous retrouverez des toiles d'artistes de chez nous, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez. Oskar Kokoschka qui vient de décéder le 22 février 1980, fut membre associé de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique qui reçut son titre par lettres patentes de Marie-Thérèse, datées du 16 décembre 1772 et où siégèrent Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez et où siège aujourd'hui Gustave Camus, directeur honoraire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons. Cette rencontre permet aussi aux professeurs des deux écoles d'exposer, donc de confronter leurs travaux et, par des contacts directs, d'échanger leurs idées. Ainsi, s'enrichissant les uns et les autres, ils pourront dispenser un enseignement de plus grande valeur encore et étendre le renom de leur établissement. Enfin, il faut souligner que la présence dans nos murs de nos amis d'Autriche démontre que Mons est depuis fort longtemps une ville d'art, accueillante pour les artistes, et qu'elle le reste.
Liste des artistes exposés :
   Oskar Kokoschka, Herbert Boeckl, Alfred Kubin, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez, Anton Lehmden, Max Weiler, Wolfgang Hollegha, Edelbert Köb, Walter Eckert, Maximilian Melcher, Joannis Avramidis, Josef Mikl, Bruno Gironcoli, Rudolf Hausner, Ferdinand Welz, Arsène Detry, Gustave Camus, Edmond Dubrunfaut, Michel Jamsin, Charly Vienne, Christian Leroy et Yvon Vandycke.

20 euros (code de commande : 25172).

 

[MONS]. Le véritable almanach de Mons et du Hainaut, pour l'année 49 du 19me. siècle. Deuxième année. Mons, Hoyois, [1849]. In-8° broché, 63, [1 (table)] p., quelques vignettes et culs-de-lampe, bon exemplaire de cette publication populaire qu'on rencontre rarement et la plupart du temps en fort mauvais état.
Avis de l'éditeur :
   Fidèle à notre titre, nous continuons cette année l'abrégé de l'Histoire de Mons et du Bainaul ; les encouragements que nous avons reçus nous en faisaient en quelque sorte un devoir.
   En parcourant notre Almanach, on se convaincra qu'aucun des articles que nous y avons admis ne sort de la spécialité dont celte publication, pour rester une œuvre utile, doit conserver le cachet.
   Le Tableau des Foires et Marchés parait pour la première fois, d'après des renseignements officiels ; le Calendrier comprend les noms des saints en vénération dans l'ancien diocèse de Cambray et dans celui de Tournay ; il est indispensable au commerce par les deux colonnes de jours croissants et décroissants de l'année, qu'on ne trouve dans aucun almanach.
   Nous recevrons toujours avec gratitude la communication de documents qui peuvent entrer dans notre cadre : on est prié de les adresser chez l'Éditeur, rue de Nimy, 163, à Mons, avant le 1er septembre de chaque année.
   Il parait assez d'almanachs comiques, diaboliques , prophétiques, symboliques, en français-métis, en dialecte hennuier, borain, montois, iroquois et autres, libéraux, communistes, cléricaux, socialistes, gouvernementaux, phalanslériens, républicains de la veille ou de l'avant-veille, du lendemain ou du surlendemain, etc., etc., toutes drôleries qui ne font que passer.
   Nous avons pensé qu'un Almanach sérieux, instructif et amusant tout à la fois, qui se recommande d'ailleurs par la quantité et le bon marché, pouvait bien se glisser avec avantage parmi ces pages éphémères pour faire diversion. Aussi avons-nous espéré qu'on nous saura gré de l'intention toute patriotique qui a présidé à la conception d'un travail que nous nous efforcerons de rendre meilleur d'une année à l'autre, si Dieu nous prête vie et nous donne des acheteurs en nombre assez respectable.
Table des matières :
   - Avis de l'Éditeur.
   - Foires et marchés de la Province de Hainaut,
      - Arrondissement d'Alh,
      - Arrondissement de Charleroy,
      - Arrondissement de Mons,
      - Arrondissement de Soignies,
      - Arrondissement de Thuin,
      - Arrondissement de Tournay.
   - Notions chronologiques, ecclésiastiques et astronomiques.
   - Calendrier pour 1849.
   - Des comtes de Hainaut, seigneurs temporels de la Ville de Mons.
   - Origine de quelques villes du Hainaut.
   - Des fourches-à-croc du 102e régiment.
   - Notice sur la ville de Charleroy.
   - Le château de Belœil.
   - Palais de Justice à Mons.
   - Le Clerc de Baudour.
   - Le Feu sacré.
   - Les Crosseurs.
    - Saint Antoine et son compagnon.
   - La chapelle de Barbefosse-en-Havré.
   - Collége de Mons.
   - Liste des lauréats du Collége de Mons.
   - Biographie montoise : Amand (Dominique-Joseph) - Duvivier (Augustin-Joseph).

80 euros (code de commande : 25205 - vendu).

 

Monuments pour servir à l'histoire des provinces de Namur, de Hainaut et de Luxembourg recueillis et publiés pour la première fois (à l'exception du Cantatorium Sancti Huberti) par le baron De Reiffenberg. Tome VII. Bruxelles, Académie Royale, 1847. In-4° broché, [1 (membre de la Commission royale d'Histoire)], [1 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], CXXVI, 688, [1 (errata)], [1 bl.] p., dos renforcé avec une bande de simili brun.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Légendes historico-poétiques.
      - Roman en vers de Gilles de Chin, seigneur de Berlaymont.
   - Annales et chroniques.
      I. Petites annales.
         1. Annales de Stavelot.
         2. Annales de saint Maximin, de Trèves.
         3. Annales d'Epternach.
         4. Extrait du nécrologe de l'abbaye d'Epternach.
      II. Annales d'Anchin.
      III. Histoire de l'abbaye de Saint-Hubert, depuis sa fondation, vers 687, jusqu'à l'année 1106.
      IV. Chronique de l'abbaye de Liessies, depuis l'an 750 jusqu'à l'an 1578, par Jacques Lespée, moine de cette maison.
      V. Chronique de l'abbaye de Saint-Denis en Broqueroie, depuis sa fondation jusqu'en 1645, par Gaspard Vincq, abbé de ce monastère.
      VI. Autre chronique de Saint-Denis, depuis l'année 1081 jusqu'en 1667.
   - Appendices.

80 euros (code de commande : 25200 - vendu).

 

Notre-Dame de Tongre. Son culte, son patrimoine 1081-1981. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région, 1981. In-8° broché, 198 p., illustrations, (collection « Études et Documents », n° III), exemplaire en très bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée en la basilique de Tongre-Notre-Dame, du 15 août au 8 septembre 1981.
Table des matières :
   - Liminaire, par Jean Huard.
   - Le pèlerinage : une saveur d'enfance, de fête et de prière, par Albert d'Haenens.
   Première partie. Le culte et le pèlerinage.
      Chapitre I. Pour vous, j'ai prié à Notre-Dame de Tongre. Histoire d'un pèlerinage, par Jean-Marc Depluvrez.
         I. Tongre-Notre-Dame : le village.
         II. Notre-Dame de Tongre : la vierge.

            
A. Les événements de février 1081.
            B. Les motifs d'invocations.
         III. L'administration de l'Église.
         IV. Le pèlerinage.

            
A. Les pèlerins.
            B. Leurs pratiques.
         V. Le développement du culte.

            
A. Les villes, les églises, les chapelles.
            B. Les confréries.
         VI. Bibliographie.
      Chapitre II. Chapelles de campagne dédiées à Notre-Dame de Tongre en Hainaut, par Myriam Dufourny.
   Deuxième partie. Le patrimoine.
      I. La Basilique, par Françoise Carlier.
         - Édifices antérieurs.
         - Église actuelle
         - Cure et offranderie.
      II. La Sedes Sapientiae de Tongre-Notre-Dame, par Jean-Claude Ghislain.
         - Description - Analyse - Bibliographie.
      III. Le mobilier, par Christine Sobieski et Michel De Reymacker.

         - 
Introduction.
            A. Autels.
            B. Stalles, lambris, confessionnaux, chaires de vérité, banc.
      IV. La peinture, par Christine Sobieski et Michel De Reymacker.
      V. L'orfèvrerie cultuelle d'une basilique mineure en Hainaut, par Jean-Marie Lequeux.
         - Introduction - Bilan - Bibliographie.
      VI. Les ornements liturgiques, par Ingrid De Meûter.
         - Introduction - Lexique - Abréviations et conventions.
      VII. Les tableaux ex-voto conservés à Tongre-Notre-Dame, par Ana Almeida Campos.
      VIII. L'orgue, par Jean-Pierre Félix.

25 euros (code de commande : 25194 - vendu).

 

[NUMISMATIQUE]. Le guide Marabout des monnaies et médailles. Par L. Matagne, Pierre Magain, Paul Lucas, Robert Orban, Maurice Bouchez et Karl Petit. Verviers, Marabout, 1975. In-12 collé, 352 p., illustrations, (collection « Marabout Service / Loisirs », n° 256), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les ouvrages traitant de la numismatique sont légion, mais la plupart d'entre eux s'adressent à des spécialistes. Ce guide au contraire, propose à tout un chacun une information précise mais accessible. Il découvre au profane l'intérêt de recherches et des collections numismatiques, il fournit à l'amateur une documentation enrichissante, enfin il se laisse lire agréablement. Fruit de la collaboration d'une pléiade de numismates avertis, l'ouvrage décrit les techniques monétaires anciennes et modernes, l'histoire et la géographie des pièces, médailles, talismans, méreaux, tessères et jetons, la manière de conduire une collection, enfin les spécimens et les cabinets célèbres.

8 euros (code de commande : 25175 - vendu).

 

[PASQUE (Aubin)]. GRUNHARD (Nathalie) — Aubin Pasque et Fantasmagie. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1984. In-8° broché, XIV, 155 p., illustrations in et hors texte.
   Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'A.S.B.L. Archives et Musée de la Littérature à la Bibliothèque Royale Albert Ier, à Bruxelles, du 14 janvier au 25 février 1984.
Extrait de l'introduction :
   Aubin Pasque au Musée de la littérature plutôt qu'au cabinet des Estampes ? Oui, car s'il est d'abord et essentiellement peintre et graveur, ses préoccupations ne sont pas seulement d'ordre plastique.
   Initié dès son jeune âge à la musique par son père, à la littérature par son oncle, il est en outre attiré dès son adolescence par l'ésotérisme et en fait l'objet principal de ses études et de ses méditations. Mais pour approfondir la personnalité de cet artiste, mieux vaut recourir à ses biographes : Hubert Nyssen, Jacques Collard et son épouse Noëlle Lans.
   Ce que nous retiendrons ici, c'est son souci constant de faire servir son métier de peintre à l'expression de ses convictions philosophiques. S'il soigne la technique, sa peinture n'est cependant pas uniquement formelle et vaut autant par son contenu. Son profond intérêt pour les sciences hermétiques – symbolique, alchimique, occultiste – l'amènent tout naturellement à se lier d'amitié avec d'autres artistes qui œuvrent dans le même sens, ce qui aboutit à la création, en décembre 1958, du Centre international d'actualité fantastique et magique, le CIAFMA.
   Aboutissement en ce sens que les fondateurs ont tous dépassé la quarantaine, voire la cinquantaine, à une exception près : Serge Hutin, le benjamin, est né en 1929. Ce sont donc des artistes en pleine maturité, ayant derrière eux une œuvre, une carrière, une notoriété, qui décident de se regrouper dans ce qu'eux-mêmes et tous les témoins s'accordent à appeler « une assemblée libre ».
   Moins d'un an plus tard, en novembre 1959, naît la revue trimestrielle Fantasmagie, organe du CIAFMA. Suivent vingt années d'activités ininterrompues. Le cinquante-deuxième et dernier numéro paraît en avril 1979. Mais au-delà du CIAFMA, au-delà de Fantasmagie, le mouvement continue et, même, s'amplifie et nombreux sont aujourd'hui ceux qui s'en réclament ou en sont les héritiers inconscients.
   Or, Pasque fut l'instigateur, le promoteur du CIAFMA et de Fantasmagie et en demeura jusqu'au bout l'animateur et la cheville ouvrière.
   Hubert Nyssen, dans sa monographie consacrée à Aubin Pasque, retrace en quelques phrases la genèse du mouvement : « La nature même des préoccupations de Pasque devait le faire passer par le territoire surréaliste. Cependant, n'y trouvant pas la liberté d'expression qu'exigeait l'œuvre entrevue dans l'adolescence, Pasque poursuivit ses recherches, originales et différentes. Qu'il fût rejoint ultérieurement par des dissidents surréalistes ne permet pas d'inférer une rupture de sa part, une déviation personnelle. Pasque n'a d'ailleurs jamais dénié les forces créatrices du surréalisme. Simplement il ne les a pas reconnues comme siennes. Seuls des commentaires abusifs ont pris en son nom et sans son consentement de méprisantes distances avec le surréalisme.
   Aujourd'hui Pasque est connu comme l'animateur du mouvement Fantasmagie où il est entouré, précisément, de quelques surréalistes dissidents fascinés par le credo romantique ou l'ésotérisme symboliste. On dit qu'il est le pape de Fantasmagie comme Breton fut celui du surréalisme. »

10 euros (code de commande : 25174 - vendu).

 

Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Boussu, Hensies et Quiévrain. Sprimont, Mardaga, 2004. In-4° broché, 157 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Commune de Boussu.
      - L'ensemble du territoire.
      - Boussu.
      - Boussu-Bois.
      - Hornu.
      - Annexes.
   - Commune de Hensies.
      - L'ensemble du territoire.
      - Hainin.
      - Hensies.
      - Montrœul-sur-Haine.
      - Thulin.
      - Annexes.
   - Commune de Quiévrain.
      - L'ensemble du territoire.
      - Audregnies.
      - Baisieux.
      - Quiévrain.
      - Annexes.

25 euros (code de commande : 25201).

 

Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Colfontaine, Dour, Frameries, Honnelles et Quévy. Sprimont, Mardaga, 2006. In-4° broché, 415 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Commune de Colfontaine.
      - L'ensemble du territoire.
      - Pâturages.
      - Petit-Wasmes.
      - Warquignies.
      - Wasmes.
      - Annexes.
   - Commune de Dour.
      - L'ensemble du territoire.
      - Blaugies.
      - Dour.
      - Élouges.
      - Offignies.
      - Petit-Dour.
      - Wihéries.
      - Annexes.
   - Commune de Frameries.
      - L'ensemble du territoire.
      - Eugies.
      - Frameries.
      - La Bouverie.
      - Noirchain.
      - Sars-la-Bruyère.
      - Annexes.
   - Commune de Honnelles.
      - L'ensemble du territoire.
      - Angre.
      - Angreau.
      - Athis.
      - Autreppe.
      - Erquennes.
      - Fayt-le-Franc.
      - Marchipont.
      - Meaurain.
      - Montignies-sur-Roc.
      - Onnezies.
      - Roisin.
      - Annexes.
   - Commune de Quévy.
      - L'ensemble du territoire.
      - Asquillies.
      - Aulnois.
      - Blaregnies.
      - Bougnies.
      - Genly.
      - Givry.
      - Gœgnies-Chaussée.
      - Havay.
      - Quévy-le-Grand.
      - Quévy-le-Petit.
      - Annexes.

35 euros (code de commande : 25203 - vendu).

 

Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Jurbise, Lens, Quaregnon et Saint-Ghislain. Wavre, Mardaga, 2007. In-4° broché, 303 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Commune de Jurbise.
      - L'ensemble du territoire.
      - Erbaut.
      - Erbisœul.
      - Herchies.
      - Jurbise.
      - Masnuy-Saint-Jean.
      - Masnuy-Sain-Pierre.
      - Annexes.
   - Commune de Lens.
      - L'ensemble du territoire.
      - Bauffe.
      - Cambron-Saint-Vincent.
      - Lens.
      - Lombise.
      - Montignies-lez-Lens.
      - Annexes.
   - Commune de Quaregnon.
      - L'ensemble du territoire.
      - Quaregnon.
      - Wasmuel.
      - Annexes.
   - Commune de Saint-Ghislain.
      - L'ensemble du territoire.
      - Baudour.
      - Douvrain.
      - Hautrage.
      - Hautrage-État.
      - Neufmaison.
      - Saint-Ghislain.
      - Sirault.
      - Tertre.
      - Villerot.
      - Annexes.

30 euros (code de commande : 25202 - vendu).

 

PIC (Roger) — Le Vietnam d'Ho Chi Minh. Paris, Presses de la cité, 1976. Grand in-8° broché, nombreuses reproductions photographiques en noir.
Le testament de l'oncle Ho :
   « Quelles que soient les difficultés et privations, notre peuple vaincra certainement. Les impérialistes américains doivent certainement déguerpir. Notre patrie sera certainement réunifiée. Nos compatriotes du Nord et du Sud seront certainement réunis sous le même toit. Notre pays aura l'insigne honneur d'être une petite nation qui aura, par un combat héroïque, vaincu deux grands impérialismes – le français et l'américain – et apporté une digne contribution au mouvement de libération nationale. »
   Cet extrait du testament d'Ho Chi Minh, rédigé à Hanoï le 10 mai 1969, quatre mois avant sa mort, restera l'expression de la constance révolutionnaire. Qui, en 1969, dans les pays occidentaux, à l'exception des mouvements de gauche, accordait le moindre crédit aux propos de Bac Ho (l'oncle Ho) ? Comment croire alors en une victoire des révolutionnaires face à la puissance américaine et à la force militaire du régime de Saïgon ?
   Aujourd'hui l'Histoire a donné raison au vieux sage dont la figure légendaire est devenue pour l'ensemble de toute la population du Vietnam unifié le symbole de la fierté nationale et le catalyseur de la réconciliation. C'est son prestige personnel, ce sont la rigueur et l'exemplarité de son action patriotique qui contribueront, certainement, le plus au rapprochement de deux sociétés antagonistes, qui doivent maintenant apprendre à vivre ensemble et à reconstruire un seul et même pays.
   La bourgeoisie vietnamienne et ses ennemis politiques les plus farouches ont toujours gardé une certaine forme de respect pour celui qui, malgré eux, défendait les vrais valeurs du Vietnam.
   À Hanoï, dans son cercueil de verre, Ho Chi Minh repose dans le grandiose mausolée que les Soviétiques ont édifié et offert aux Vietnamiens. Plus imposant que le tombeau de Lénine à Moscou, peu conforme à la modestie de l'oncle Ho, cet hommage au leader de la révolution vietnamienne renforce encore la légende de celui qui déclarait dans son dernier message : « Si je dois quitter ce monde, je n'ai rien à me reprocher. Je regrette seulement de ne pouvoir servir plus longtemps et davantage. »
   Chaque matin d'impressionnantes files de Vietnamiens défilent dans le majestueux monument. De toutes les provinces, et maintenant du Sud-Vietnam, les visiteurs arrivent de plus en plus nombreux pour saluer « le vieux bonhomme qu'aucune bombe impérialiste ne saurait tuer ».
   En avril 1966, en marge du tournage pour la télévision d'un reportage au Nord-Vietnam, le président Ho Chi Minh était venu nous dire quelques mots en français. Le magnétophone tournait. Ses propos semblent aujourd'hui conformes à l'Histoire, mais il y a dix ans, certains les qualifiaient d'utopistes ! « Vous êtes en train d'analyser les crimes atroces, commis par les « civilisateurs » américains, mais il y a autre chose, peut-être, que vous avez constaté et qui est moins évident pour certains, c'est notre décision de lutter jusqu'à la victoire. Nous avons seulement le choix entre deux choses : ou bien l'esclavage américain, ou bien l'indépendance nationale et la liberté. Nous avons déjà goûté à l'esclavage colonial et nous n'en voulons plus ! Nous lutterons jusqu'au bout, même si cette guerre devait durer cinq ans, dix ans, vingt ans ou même davantage ! Nous vaincrons. »

20 euros (code de commande : 25183).

 

PLUMET (J.) — Essai sur les seigneurs de Silly-Trazegnies. Leurs rapports avec la Maison d'Avesnes et avec les seigneurs d'Ath au XIe et au XIIe siècles. Tamines, Duculot-Roulin, 1952. In-8° agrafé, 48 p., une planche hors texte et un tableau à déplier, exemplaire en bel état.
   Tiré-à-part du tome XXXVI des annales du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la région.
Introduction :
   En ce qui concerne les premiers seigneurs qui ont possédé la région d'Ath, nous avons l'avantage d'avoir à faire à une famille princière de premier plan dont les membres nous sont connus jusque bien avant dans le Moyen Âge. Les sources narratives n'ont malheureusement retenu que les noms les plus glorieux. Quant aux autres, surtout dans les branches cadettes, il reste encore bien des problèmes à élucider.
   Il est incontestable, en effet, que la maison d'Avesnes qui, au XIe siècle, a régné dans nos parages, a laissé à la tête des seigneuries de second ordre, des descendants dont la puissance ne s'est pas affirmée suffisamment dès le début – éclipsés qu'ils étaient par la branche aînée – pour mériter l'attention des chroniqueurs de l'époque. Les noms de ces petits seigneurs figurent bien au bas des chartes, les plus favorisés dès la fin du XIe siècle, avec le nom de la terre qu'ils possédaient, mais ils n'ont pas eu la chance de trouver un Gislebert de Mons pour dresser leur arbre généalogique dans le détail, ascendance et descendance, ne fût-ce qu'au premier degré. Si bien que leurs liens de parenté avec la tige principale nous échappe aujourd'hui.
   Pourtant des historiens régionalistes qui, comme G. Decamps et M. Van Haudenard, ont dépouillé maints cartulaires, n'ont pu échapper à l'impression que les seigneurs tels que ceux de Ligne, Lens, Silly, Arbre, Gibecq, Ghislenghien et Brugelette étaient parents entre eux et descendaient d'un ancêtre commun. Répétons-le, ce n'est qu'une pure induction car ils n'ont jamais pu en donner la preuve par documents. Néanmoins cette impression a été tellement forte chez eux, qu'ils ont résisté difficilement à la tentation de présenter comme certaines, des filiations qui ne sont qu'hypothétiques. De là le grave danger pour ceux qui les lisent. Quelques exemples : Mahy présente comme une chose toujours admise, que les seigneurs de Gibecq sont issus de Ghislenghien ; Van Haudenard fait aussi descendre de la même souche les seigneurs d'Arbre, mais sans preuve ; G. Decamps, sans être aussi affirmatif, se basant en particulier sur une ressemblance héraldique, étend davantage ses conclusions en faisant rentrer dans la descendance des d'Avesnes les familles de Roisin, de Blaton, de Quiévrain, de Haynin, de Ligne, de Trazegnies-Silly et d'autres encore. Nous n'avons pas échappé à ce mirage et nous avons eu la curiosité de pousser nos recherches dans ce sens. Nous ne sommes pas arrivé à des conclusions catégoriques non plus. Nous croyons cependant avoir appris assez de renseignements nouveaux pour faire le point. Nous n'avons pas l'ambition de G. Decamps et nous nous sommes borné au seul problème des rapports généalogiques entre la famille des Silly-Trazegnies et celle des d'Avesnes. Nous n'avons pas réussi à découvrir le point de soudure ; nous avons cependant rassemblé un faisceau de probabilités sur lesquelles on peut fonder une conviction qui, nous en sommes persuadé, ne fera que grandir au fur et à mesure que la documentation se complétera.
   Voici donc quelle est notre position pour le présent : les seigneurs de Trazegnies sont très probablement issus des seigneurs de Silly ; ceux-ci sont probablement issus des d'Avesnes.
   Nos recherches nous ont inévitablement amené à Ath. Trazegnies est en effet, comme chacun sait, à l'origine d'Ath, grâce à Bauduin IV. Nous avons ainsi l'occasion de revoir toute cette question et de corriger les erreurs qui ont été écrites et répétées depuis des siècles sur ce chapitre.

13 euros (code de commande : 25197 - vendu).

 

RUELLE (Pierre) — Actes d'intérêt privé conservés aux Archives de l'État à Mons (1316-1433). Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° sous reliure d'éditeur, 256 p., une planche à déplier hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   Les testaments, les avis de père et de mère, les partages et les contrats de mariage reflètent des préoccupations différentes. Cependant, ils ont ceci de commun qu'ils énumèrent et, parfois, décrivent des biens meubles ou immeubles et les attribuent sans contrepartie, d'une manière qui ne puisse être contestée, à des personnes dûment identifiées. Ils offrent donc au lexicologue, au toponymiste ou à l'historien du droit des matériaux fort semblables. Aussi m'a-t-il paru légitime de réunir en une seule publication les documents de ces différentes natures que m'offraient, dans une même collection, les Archives de Mons. Ils concernent, comme on le verra, les diverses catégories sociales : nobles, bourgeois et gens du peuple.

15 euros (code de commande : 25193 - vendu).

 

RYCKMANS (Pierre) — Le Congo vous parle. Allo ! Congo ! Chroniques radiophoniques. Bruxelles, L'Édition Universelle, [1934]. In-8° broché, 157 p., quelques rousseurs.
Table des matières :
   1. « Semper aliquid novi. »
   2. Langues indigènes.
   3. Communistes.
   4. En mesurant le temps qui coule.
   5. La fille et la dot.
   6. Féticheurs.
   7. Le Roi est mort.
   8. Vive le Roi !
   9. La peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom.
   10. Hollywood au Congo.
   11. Villas inutiles.
   12. Il se lava les mains.
   13. L'argent.
   14. Les créoles apprendront à lire.
   15. Les beautés du progrès.
   16. Odyssée.
   17. Sportsmen.
   18. Tabou !
   19. Au long du fleuve.
   20. Fête-Dieu.
   21. J'ai fait tomber la pluie.
   22. Buvez belge et buvez bon.
   23. Léopards.
   24. Le langage des noms.
   25. Loterie.
   26. Jules Renkin.
   27. Le problème des transports.
   28. Lyautey l'Africain.
   29. La Belgique neutre et loyale.
   30. Forêt vierge.
   31. En vacances.
   32. Aviation congolaise.
   33. Petits colons.
   34. Mise au point.
   35. Adieu.

13 euros (code de commande : 25178 - vendu).

 

[SAINT LOUIS (Louis IX de France)]. LE GOFF (Jacques) — Saint Louis. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé sous jaquette, 976 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Ce Saint Louis de Jacques Le Goff, c'est la rencontre d'une des figures de proue du mouvement des Annales, traditionnellement hostile au culte de la biographie, avec la plus haute figure de l'histoire nationale, le personnage quasi mythologique du roi très chrétien, et même le seul canonisé des « trente rois qui ont fait la France ».
   Et pour faire bonne mesure, cette étude approfondie ne se veut – c'est ce qui fait sa puissante originalité – ni la « France de Saint Louis » ni « Saint Louis dans son temps », mais bien la recherche, modeste et ambitieuse, tenace et constamment recommencée, de l'homme, de l'individu, de son « moi », dans son mystère et sa complexité.
   Qui fut Saint Louis ? Peut-on le connaître et, Joinville aidant, entrer dans son intimité ? Peut-on le saisir à travers toutes les couches et les formations de mémoires attachées à construire sa statue et son modèle ? Problème d'autant plus difficile que, la légende rejoignant pour une fois la réalité, l'enfant roi de douze ans semble avoir été dès le départ programmé, si l'on ose dire, pour être ce roi idéal et unique que l'histoire en a fait.
   Cette somme tient ainsi le pari- de fondre dans la même unité savante et passionnée le récit de la vie du roi et l'interrogation qui, pour l'historien, le double, l'habite et l'autorise : comment raconter cette vie, comment parler de Saint Louis, à ce point absorbé par son image qu'affleuré la question provocatrice, « Saint Louis a-t-il existé ? ».
   Les biographes se veulent, en général, neutres et impassibles comme des juges suprêmes. Ici, le sentiment de la vérité naît au contraire de la tension explicite entre l'historien et son héros : un mélange d'attirance et d'hostilité, d'admiration, de rejet et de déconcertante amitié qui, loin de toute hagiographie, s'épanouit en une contagieuse fascination.

15 euros (code de commande : 25191).

 

SEMPRUN (Jorge) — Exercices de survie. Récit. Introduction de Régis Debray. Paris, Gallimard, 2012. In-8° broché, 109 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « J'étais dans la pénombre lambrissée, discrètement propice, du bar du Lutetia, quasiment désert. Mais ce n'était pas l'heure ; je veux dire, l'heure d'y être en foule, l'heure d'y être attendu ou d'y attendre quelqu'un. D'ailleurs, je n'attendais personne. J'y étais entré pour évoquer à l'aise quelques fantômes du passé. Dont le mien, probablement: jeune fantôme disponible du vieil écrivain que j'étais devenu.
   J'avais tout juste le désir d'éprouver mon existence, de la mettre à l'épreuve. »
   Nous sommes en 2005, Jorge Semprun se confronte à son passé et entreprend un autre travail de remémoration. Il revient dans ce texte inédit sur des événements qu'il a vécus, et relate, comme il ne l'a encore jusque-là jamais fait, son expérience de la torture. Témoignage sans pathos, récit, à la fois poignant et détaché, d'où se dégage une perception philosophique prégnante. Jorge Semprun poursuit dans cet ouvrage une réflexion engagée dans les écrits fondateurs de son œuvre, tels Le grand voyage ou L'écriture ou la vie, et offre une dernière analyse sur la corrélation entre l'écriture et la réalité.
   Un nouvel éclairage saisissant de ce que fut ce singulier penseur.

6 euros (code de commande : 25189 - vendu).

 

STERLING (André) et DAMBRAIN (Michel) — Le canal de Charleroi à Bruxelles. Témoin d'une tradition industrielle. [Namur] - [Bruxelles], Met - La Renaissance du Livre, 2001. Grand in-8° carré broché, 272 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Traces », n° 4), exemplaire en bel état, épuisé et peu courant.
Introduction :
   Les textes du présent ouvrage proviennent, dans une très large partie, de l'article publié dans les Annales des Travaux publics de Belgique (5-1986), sous la signature d'André Sterling. Sous l'impulsion et avec la collaboration de Michel Dambrain, cette nouvelle édition a été fortement amplifiée en vue d'intéresser un plus large public.
   Rappelons toutefois que cette étude historique du canal de Charleroi à Bruxelles se limite à des aspects techniques. Plusieurs événements exceptionnels ont eu lieu pendant la période décrite et ne sont pas traités. L'indépendance de la Belgique est signalée en une seule phrase. Les deux guerres mondiales ne sont citées que pour montrer les retards apportés aux travaux ou les dégâts causés aux ouvrages d'art. La grande crise économique n'est mentionnée que pour son influence sur le trafic du canal. Enfin, les bouleversements sociaux ne sont pas relatés, car leur histoire sort du cadre limité, fixé par les auteurs.
   Les archives de l'ex-ministère des Travaux publics ont fourni la majorité des informations. Les documents sont généralement inédits, surtout ceux qui concernent le canal à 70 tonnes, où sont cités des extraits d'un ouvrage peu connu de l'ingénieur Minard. Élargie dans son contenu et actualisée, cette nouvelle édition s'est nourrie de nombreuses cartes postales d'époque, collectées et archivées par le ministère de l'Équipement et des Transports (MET) dans le cadre de sa banque de données du patrimoine (Bop).
   Le canal de Charleroi à Bruxelles figure parmi les voies d'eau artificielles les plus anciennes du réseau navigable belge. Prenant son origine à Dampremy, sur la rive gauche de la Sambre, il rejoint, à hauteur de la place Sainctelette à Bruxelles, le canal maritime de Willebroek, qui lui assure un prolongement vers Antwerpen, par le Rupel et par l'Escaut. Ainsi constitué, cet axe ouvre, pour le bassin industriel hennuyer, une porte directe sur la mer.
   Outre sa fonction principale liée au transport de matières premières et de produits divers, le canal joue également un rôle prépondérant dans l'adduction d'eau, répondant ainsi aux besoins des usines riveraines, grandes utilisatrices d'eau industrielle.
   Son histoire remonte au XIXe siècle, lorsqu'en 1832 est inauguré le premier canal, à 70 tonnes, né des travaux de l'ingénieur Jean-Baptiste Vifquain. Une entreprise que rendaient difficile la traversée de la crête de partage des eaux de la Sambre et de la Senne et la construction d'un tunnel pour bateaux sur le site de Bête Refaite.
   Deux vagues de modernisation marqueront ce canal. La première, entamée en 1854 et achevée en 1933, portera le canal au gabarit des péniches de 300 tonnes et, en aval de Clabecq, à celui des 600 tonnes. La seconde, entamée en 1948 et achevée vingt ans plus tard, ouvrira le canal au gabarit des i 350 tonnes avec, notamment, la construction du plan incliné de Ronquières, une première en Belgique.

30 euros (code de commande : 25204 - vendu).

 

[TRÉMOIS (Pierre-Yves)]. BINET (Jean-Louis) — Trémois. Peintures. Gravures. Sculptures. Paris, Éditions du Rocher, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 232 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs dont certaines à déplier, ouvrage en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   [...] Ce que ne cesse de répéter l'œuvre de Trérnois depuis maintenant plus de quarante ans, c'est d'abord l'histoire d'une solitude.
   Solitude d'une génération romantique, aventurière et mystique à laquelle appartient aussi Louis Pauwels, et qu'il décrit à propos de Trérnois : les intellectuels et artistes français qui eurent vingt ans au début de la guerre. « À peine sortis d'une adolescence prolongée par l'étude, ils assistèrent à l'effondrement de leur pays, lequel n'avait jusqu'ici point douté d'être le cœur du monde civilisé. Ils se retrouvèrent en quelques jours sans lien avec le passé et vécurent cinq ou six années de repliement, de camp ou de maquis, hors du temps et hors du jeu social ordinaire, dans ce climat de haute tension d'esprit que produisent la lutte, la misère et les périls. Ils émergèrent, la paix rétablie, dans un monde sur lequel pesait désormais la menace d'une destruction totale. Venus d'une catastrophe, ils commencèrent leur vie d'homme avec une conscience apocalyptique. Génération de déracinés, plus que tout autre sensible à l'archétype du paradis perdu, travaillée par l'inquiétude de métaphysique, peu disposée à s'endormir de bon gré dans les illusions du pouvoir et de la réussite, mieux que tout autre invitée à méditer sur ceci : que « l'homme est un arbre renversé et ses racines sont au ciel ».
   Et dans cette génération Trémois choisit « le risque maximum » : celui de la figuration. Aujourd'hui nous avons oublié la violence du débat entre la figuration et l'abstraction au sortir de la guerre. La figuration a d'abord dominé sous l'influence nostalgique et misérabiliste de Gruber, la fulgurante apparition de Bernard Buffet et la poussée du réalisme socialiste autour d'Aragon. La galerie Droum qui montrait place Vendôme Kandinsky et la nouvelle génération abstraite devait vite fermer ses portes. Mais dès 1950, critiques, revues et marchands avaient changé de camp, ne s'attachant qu'à l'opposition entre l'abstraction géométrique et l'expression lyrique. La revanche fut cruelle, aussi sectaire, aussi intransigeante qu'avait été celle de la figuration en 1945, et il faudra attendre les années 60 pour que, plus ou moins sous couvert d'un combat politique réapparaissent sur les cimaises la force d'un corps ou la beauté d'un geste.
   Mais plus encore que par son attachement à la figuration ou par sa génération Trémois se trouve isolé par l'un de ses moyens d'expression : le livre. Qui s'intéresse encore aux livres en dehors des émissions de télévision ? Et parmi les lecteurs de Giono, d'Ovide ou de Jouhandeau qui pourra voir la vingtaine de burins et eaux-fortes d'une édition tirée à deux cents exemplaires ? D'autant que Trémois n'illustre pas, il recrée. Il ne sert pas l'auteur, il le devient. Il n'orne pas mais prend prétexte d'un thème de Rostand ou Montherlant pour le traduire dans un langage qui n'est plus celui de la littérature : un art de prédateur. Un art de signes. Les signes d'une ligne.

30 euros (code de commande : 25188 - vendu).

 

[TYPOGRAPHIE - FONDERIE MAYEUR]. Spécimen-Album de la fonderie G[usta]ve. Mayeur. Allainguillaume, J. Saling & Cie, succ[esseu]rs. Labeurs & journaux. Initiales & caractères variés de fantaisie. Vignettes, ornements, etc. Paris, Fonderie Mayeur, 1914. In-4° sous cartonnage rouge et or d'éditeur (maquette de J. Hermin), [350] p., 8 feuillets intercalés, mention manuscrite à la page de titre du représentant Edmond Delbecq de Somain (Nord), exemplaire en très bel état de ce très rare catalogue.
Table des sections présentées dans ce catalogue :
   I. Les caractères ordinaires pour labeurs & journaux.
   II. Les caractères variés fondus en initiales.
   III. Caractères variés avec bas-de-casse.
   IV. Caractères variés pour affiches.
   V. Caractères imitant l'écriture.
   VI. Les caractères de fantaisie. Blancs & ornés. Lettres en deux couleurs.
   VII. Vignettes diverses et collections.
   VIII. Coins, filets ornés, accolades et motifs divers.

450 euros (code de commande : 25166).

 

[VIOLLET LE DUC (Eugène)]. Encyclopédie médiévale d'après Viollet le Duc. Tome I : Architecture. Tome II : Architecture & mobilier. S.l., Inter-Livre, [2000]. Deux tomes en un fort volume in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 719 et 720 p., nombreuses illustrations, très bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos de Georges Bernage :
   Il y a tout juste un siècle mourait Viollet le Duc et, depuis son œuvre n'a pas cessé de soulever les passions. On a beaucoup décrié le grand architecte. Toute restauration un peu hasardée, tout plagiat néo-gothique était attribué, presque toujours à tort, à Viollet le Duc par un grand nombre de gens qui ne connaissaient pas l'œuvre réelle de celui qui restaura Notre-Dame de Paris.
   Bien plus, de nombreux architectes, par purisme, ont critiqué le travail de restauration de Viollet le Duc. On a en effet depuis un demi-siècle cherché à rendre la restauration la plus discrète possible ; la remise en état du château de Pierrefonds passant pour le modèle à ne pas suivre.
   Mais, après un demi-siècle de critiques bien souvent injustes, on commence à redécouvrir Viollet le Duc. Et pour mieux comprendre son travail, la connaissance de son œuvre écrite est indispensable. Nous espérons que la refonte de ses deux dictionnaires en cette Encyclopédie médiévale pourra y contribuer.
   [...] L'auteur de ces lignes est un admirateur de l'œuvre de Viollet le Duc dès son plus jeune âge et à 13 ans il faisait l'acquisition du Dictionnaire raisonné de l'Architecture. Et c'est ainsi que l'idée est venue de faire connaître à un plus large public l'œuvre écrite de Viollet le Duc. Il y avait la solution de faire une réédition pure et simple de l'œuvre originale, un reprint ; cela a déjà été fait. Mais cette formule n'était pas satisfaisante : 16 petits volumes pour les deux Dictionnaires c'est là une œuvre qui ne peut être à la portée du grand public ou même des amateurs d'art et d'Histoire. C'est en faisant des agrandissements de certaines des illustrations que l'idée est venue : faire une refonte qui reprendrait les passages les plus importants et mettrait en valeur les admirables dessins. Le choix du grand format permet d'agrandir de plus d'un tiers certains dessins.
   Nous avons ainsi sélectionné les principaux passages du Dictionnaire raisonné de l'Architecture écartant ceux qui étaient trop techniques et les courtes rubriques ne comportant que du texte. En ce qui concerne les passages sélectionnés quelques paragraphes ont quelquefois été écartés pour les raisons suivantes : débordement sur le XVIe siècle qui ne correspond pas au cadre défini par la présente Encyclopédie, longues digressions historiques n'ayant pas un rapport direct avec l'architecture, polémiques sur l'art et la civilisation de son temps (critiques de l'architecture des bâtiments publics – hôpitaux, casemates) qui ne présentent actuellement plus d'intérêt ou deviennent incompréhensibles. Cela fait le texte a été entièrement composé, l'iconographie entièrement reprise telle ou avec divers agrandissements et la mise en pages refaite suivant un grand format qui permet de placer plusieurs dessins par page et de rendre l'œuvre plus illustrée, plus attrayante.
    Sur les 4500 gravures originales nous en avons présenté 1335 dans le présent volume et quelques centaines dans le Tome 2 qui comporte aussi plusieurs rubriques d'architecture ; malgré le choix opéré, plusieurs rubriques importantes (leur liste est indiquée à la fin de la table des rubriques) n'ont pu trouver leur place dans les 720 pages du présent volume. Nous pensons que l'essentiel du Dictionnaire de l'architecture (soit environ 40%) est ici présenté ; (le Dictionnaire du Mobilier est donné plus intégralement dans le Tome 2) et nous espérons que cette Encyclopédie constitue un chaleureux hommage à la mémoire du grand architecte, à l'occasion du centenaire de sa mort.

80 euros (code de commande : 25169 - vendu).

 

WILSON (David M.) — La tapisserie de Bayeux. Introduction par Georges Duby. Anvers, Fonds Mercator, 1985. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 258 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jean Le Carpentier.
   - Préface.
   - Introduction.
   - Une œuvre d'art et un document historique.
   - Planches de la tapisserie.
      I. Les inscriptions.
      II. Commentaire.
      III. L'histoire narrée par la tapisserie.
      IV. Le style, l'art et la forme.
      V. Bâtiments, vêtements et objets.
   - Notes.
   - Index.

25 euros (code de commande : 25171 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 28 février 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(31 janvier 2017)

 

VIENT DE PARAÎTRE

Les Pauvres Sœurs de Mons depuis 1350. Un charisme - Une histoire - Un patrimoine. Mons, Pauvres Sœurs de Mons - Maison de la Mémoire, 2016. Grand in-8° (220 x 240 mm.) broché, 208 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Préface par M.-Francine Chauvaux (supérieure générale) :
   Lorsque La Maison de la Mémoire nous sollicita en vue d'évoquer l'histoire de la congrégation des Pauvres Sœurs de Mons, nous n'avons pas hésité un seul instant.
   Ce fut le début d'une belle collaboration avec une équipe plurielle d'historiens, de photographes, de spécialistes en diverses disciplines.
   La publication de notre histoire conventuelle complétera heureusement celles déjà parues sur les couvents des Capucins et Capucines et des Sœurs Noires et enrichira la connaissance du quartier de Messines.
   Les multiples contacts avec les experts en patrimoine, nous ont ouvert les yeux sur divers aspects de notre vie jusqu'ici méconnus et qui ne demandaient qu'à se révéler au travers d'une riche documentation précieusement archivée par nos soins.
   La recherche, tant des spécialistes que des membres de notre communauté, nous a fait prendre conscience de l'impact de la congrégation sur la ville de Mons et ses habitants. Que d'échanges harmonieux ou parfois tendus, entre les institutions civiles et religieuses qui eurent à collaborer au cours des siècles à travers des régimes politiques variés !
   Ce fut l'occasion pour nous d'aller à la rencontre des consœurs qui nous ont précédées depuis la fondation en 1350. Un survol de plus de six cent cinquante ans nous a permis de vibrer à leurs joies et à leurs souffrances, d'appréhender leurs difficultés, et de saisir toute la confiance qu'elles ont mise en la divine Providence, qui les guidait dans toutes leurs entreprises.
   Ainsi, entreprendront-elles sur le site où nous sommes implantées aujourd'hui, la rénovation du refuge de l'abbaye d'Hautmont, en vue d'y installer leur couvent. Au terme de l'Ancien Régime, elles étaient complètement désargentées ; qu'à cela n'y tienne, la Providence y pourvoirait !
   Fidèles à la règle de saint Augustin, elles vivront son idéal spirituel. « Une chose est nécessaire : que vous ayez toujours la vie contemplative en désir et la vie active en patience », disent les premières Constitutions de 1486. À travers les siècles, elles resteront fidèles à ce charisme fondateur, se mettant au service des malades et des pauvres, comme le suggère leur nom de Pauvres Sœurs.
   Dès le début de la jeune Belgique, à partir de 1843, elles essaimeront un peu partout en Wallonie, répondant aux appels reçus. En 1922, elles créeront l'ASBL Providence des malades, à laquelle elles remettront la propriété et la gestion de toutes leurs institutions à l'exception de la maison-mère de Mons qui, outre le noviciat, accueille des personnes âgées.
   Plus récemment, elles s'adapteront encore aux évolutions de la société, en fidélité au concile de Vatican II, comme en témoignent les nouvelles Constitutions de 1983, rédigées suite au Motu proprio Ecclesiae sanctae, promulgué par le pape Paul VI le 6 août 1966.
   Aujourd'hui, alors que les forces vives diminuent, elles poursuivent leur collaboration avec les institutions cédées, et s'investissent dans des projets novateurs comme le Foyer Saint-Augustin où, avec des laïcs et en collaboration avec d'autres institutions montoises d'inspiration chrétienne, elles servent les plus démunis en leur procurant nourriture, vêtements, logement.

25 euros (code de commande : 25152).

 

[ART CRU]. Art Cru. Mons 1979. Rouault. [Mons], [Art Cru], [1979]. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 101 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire marqué « H. C. ».
   Ouvrage publié à l'occasion de la manifestation « Hommage à Georges Rouault » organisée à Mons en novembre-décembre 1979 dans cinq lieux :
  - Musée des Beaux-Arts de Mons, du 17 novembre au 31 décembre 1979 :
      1) Hommage à Georges Rouault.
      2) Invités internationaux : Manzu (I), Guttuso (I), Camus (B), Ciry (F), Mason (GB), Landuyt (B), Vermeersch (B), Farulli (I), Cremonini (I), Vangi (I), Bodini (I), Wittevrongel (B), Velickovic (Y), De Winter (B), Sorge (RFA), Boyle (Canada), Munsky (RFA), Vogelgesang (RFA), Scott (GB), Poynter (GB).
      3) Le groupe Art Cru : C. Leroy, C. Peretti, Y. Vandycke.
   - Salle Saint-Georges, du 17 novembre au 31 décembre 1979, un témoignage de l'École de Mons actuelle :
      Danny Vienne, Charly Vienne, Roland Dubois, André Aubry, Daniel Pelletti et Michel Jamsin.
   - Salles du Crédit Commercial (ancienne brasserie Labor), du 17 novembre au 31 décembre 1979 :
      - Art Cru invite 5 jeunes artistes : Bernard Rinchon, Rik Vermeersch, Dany Josse, Paule Herla, Chantal Dussenwart.
   - Galerie 7 (rue du 11 Novembre, Mons) :
      - du 16 novembre au 2 décembre 1979 : Agnès Arnould.
      - du 7 décembre au 23 décembre 1979 : Gustave Camus et José Vermeersch
   - Galerie des Trois Portes (rue d'Enghien, Mons), du 9 novembre au 28 novembre 1979 : Christian Leroy.

25 euros (code de commande : 25158).

 

[ART CRU]. Une pointe d'Art Cru. Human Touch. [Mons], La Valise est dans l'Atelier, 1987. In-4° sous cartonnage d'éditeur, VIII, 80 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Ils ont l'air ivre, par Marcel Moreau.
   - Grand Théâtre de Québec. Juin 1984.
   - Human touch. A touch of fever. Une pointe d'art cru, par Pauline Andrea.
   - Raid éclair au Canada. Croquis fantasques, par Michel Jamsin.
   - Niagara Artists' Company.
   - Dossiers individuels :
      - John B. Boyle.
      - Christian Leroy.
      - Dennis Tourbin.
      - Paule Herla.
      - Jamelie Hassan.
      - André Aubry.
      - Colette Whiten.
      - Michel Jamsin.
      - Mark Prent.
      - Jan De Winter.
      - Joe Fafard.
      - Charly Vienne.
      - Oliver Girling.
      - Yvon Vandycke.

25 euros (code de commande : 25157).

 

ATLAS (Anatole, pseudonyme de Jean-Louis Lippert) — Manuscrits de la Mère-Rouge. Sterrebeek, Sphère Convulsiviste, 1985. In-8° collé, 131 p., illustrations, rare.
   Pour « situationner » l'auteur, nous rappelons qu'il fut, en 1972, le fameux arroseur de Jacques Lacan lors de sa conférence de Louvain.
En quatrième de couverture :
   Chaque époque de refontes sociales secrète des textes qui, avec la nécessité des crues, se fraient brusquement leur chemin à travers l'hostilité du paysage culturel existant. La mesure dans laquelle leur cours évoque par lui-même la beauté des rivières et fleuves recensés passe au second plan : ces pages devaient avoir été écrites. Même s'il en fut peu d'entre elles, au cours des cent dernières années, qui se soient vu conférer tant soi peu de valeur, qu'elles ne fussent accompagnées en vis-à-vis de la photographie mortuaire de leur auteur.
   L'auteur de ces Manuscrits a réalisé l'impensable dans les conditions socio-politiques actuelles : regarder la réalité environnante.
   Et pour cette ville qui a fait principalement l'objet de notre attention, Capitale périphérique d'une Autriche-Hongrie encore debout, tout regard futur sur elle en certes désormais, et à jamais, influencé.
   C'est naturellement quand un système de perception de la réalité a subi une altération si profonde de sa fonction présumée qu'il paraît s'accommoder de l'état d'aveuglement, que resurgit l'exigence de réalisme du fonds de vieilles croyances où l'on croyait bien avoir enterré cette doctrine passée de mode.
   Mais la lumière crue qui se projette alors comme de l'extérieur sur les événements, révélant par exemple avec cruauté que les dérèglements vitaux profonds du système social dissimule en fait le subterfuge de la clandestinité usé par le projecteur central d'obscurité... s'il se répandait que celui qui l'a fait, du maquis où il se tient, assume à cet instant la prérogative même du Pouvoir ?
Ainsi de la pyramide pour quoi passe l'organisation sociale du Pays : si en dépit de tous les renforts policiers et militaires, de tous les pouvoirs spéciaux, elle n'avait en fait pas de sommet, et que son centre ne reliait rien à rien ?
   Effectivement, tel quidam des bidonvilles en serait peut-être le Roi effectif, le Palais officiel se transformant en louche hôtel de passe, et la Zone neutre étant déclarée quartier réservé.
   Le point de vue d'Anatole Atlas est précisément celui des bidonvilles.
   Celui que mobilisent exclusivement, à l'intersection de toutes les contradictions de son temps – et comme pour en dresser la carte – orientation dans la vie et signification de la vie ne pouvait qu'adopter une position d'arrêt au milieu du cours confus et désordonné de ses allées métaphoriques, à cette Capitale, pour y signaler l'absence de ces sens qui déterminent, en principe, tout mouvement authentique de l'existence humaine.
   Immobilisme donc, désorientation, et évanouissement du temps par quoi se manifeste l'entropie d'un système voué au désordre interne croissant, à l'incohérence et au chaos, ces marques de la décomposition et de la mort – et se laisse encore une fois reconnaître la figure obsédante du Labyrinthe.
   Car bien sûr (et nous avons entendu les objections à ce constat, qui ne sont rien d'autre que le fantastique effort de diversion médiatique visant, par une réclame effrontée de toutes sortes d'agitations et de soubresauts, à occulter la perception de cette réalité) nous ne sortons pas des données mythiques de l'Antiquité tant que nous restons soumis à sa principale détermination économique : l'esclavage.
   Le beau rêve de l'enfance de l'art s'est seulement assombri aux teintes du cauchemar, des millions d'Oedipe (en quête d'une « Situation ») se jetant désormais au pied levé, en tâtonnant, dans la gueule du Minotaure.
   Seuls Ariane, et peut-être le Sphinx, ont perdu droit de cité dans les songes de ce temps, remplacés avantageusement par des systèmes de serrures et de microprocesseurs à tête de fiche, lesquels y reproduisent encore plutôt le schéma labyrinthique.
   Pour Prométhée, il ne retrouverait pas ses petits dans ceux qui., demandant poliment du feu, s'encourent en volant le briquet.

25 euros (code de commande : 25155).

 

BALLOT (Jean-Christophe)Les trente-six vues de la Sainte-Victoire. Jean-Christophe Ballot photographe. Peter Handke écrivain. Extrait de La leçon de la Sainte-Victoire (traduit de l'allemand par Georges-Arthur Goldschmidt). Préface de François Barré. Paris, Gallimard, 2010. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, 127 p., reproductions photographiques en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   En quatre saisons, Jean-Christophe Ballot a arpenté la montagne Sainte-Victoire jusqu'à s'y fondre, s'y dissoudre, en quête d'une révélation.
   En écho aux Trente-six vues du mont Fuji gravées par Hokusai, l'artiste retient une séquence de 36 vues de la montagne, en 46 tableaux. Il y restitue les variations incessantes des jeux de l'air et de la lumière.
   Avant lui, en hommage à Paul Cézanne, Peter Handke avait traduit dans La leçon de la Sainte-Victoire la nécessité qui s'était imposée à lui de découvrir et d'interroger cette montagne provençale.
   En mêlant les images de Jean-Christophe Ballot à des extraits du texte de Peter Handke, l'ouvrage force la rencontre inédite de deux œuvres et de deux regards intemporels et poétiques sur un site inscrit dans le patrimoine naturel, culturel et vivant.

18 euros (code de commande : 25140).

 

BELLYNCK (Auguste) — Cours élémentaire de botanique par A. Bellynck de la Compagnie de Jésus, Professeur d'Histoire naturelle au Collége Notre-Dame de la Paix, à Namur, Associé de l'Académie royale de Belgique, etc. Avec près de 900 figures intercalées dans le texte. Deuxième édition, revue & augmentée. Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière, 1876. [Bruxelles / Gustave Mayolez / Libraire-Éditeur / Rue de l'Impératrice, 13 / Paris / J.-B. Baillière & Fils / Libraires-Éditeurs / Rue Hautefeuille, 19 / 1876] Fort in-8° demi-chagrin brun, dos lisse, mors supérieur du premier plat fendu sur 30 mm., coupes frottées, 680 p., index, découpe à la page de faux-titre.
Extrait de la préface :
   La première édition de ce Cours élémentaire a été épuisée presque aussitôt qu'elle a paru, et force nous a été de mettre sous presse, sans retard, une édition nouvelle. Nous avons cherché, toutefois, à améliorer notre travail, en profitant des nombreuses publications qui ne cessent de s'accumuler et en tenant compte des observations qu'on a bien voulu nous faire. Nous serons toujours très reconnaissant pour toutes les remarques qu'on continuera à nous communiquer.
   « Notre but, disions-nous dans la première édition, a été de faire un livre élémentaire eu rapport avec l'état actuel de la science et destiné à l'enseignement ; si nous y avons compris des parties qu'on n'y traite pas d'ordinaire, mais qui donnent une idée plus complète de la Botanique, nous avons eu soin de les limiter de manière à pouvoir être écartées au besoin, sans préjudicier à la marche du livre. Il en est de même de certaines questions qui sortent du cadre élémentaire et que plusieurs seront bien aises de trouver réunies sous une forme concise.

25 euros (code de commande : 25124).

 

BOURDON (Yves) — Le premier choc. La Bataille de Mons. 23-24 août 1914. Mere, De Krijger, 2014. In-8° collé, 364 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le 4 août 1914, l'armée allemande pénètre en Belgique. Un temps arrêtée par l'action des forts de Liège, elle poursuit sa marche inexorable vers l'ouest. La position fortifiée de Namur tombe ; puis ce sera la désastreuse bataille de Charleroi qui entraîne une retraite française généralisée.
   Le 22 août, le BEF (corps expéditionnaire britannique), partiellement rassemblé après son débarquement sur le continent, est envoyé vers Maubeuge. Pensant soutenir l'avance de l'allié français, il est dirigé vers l'ouest de la Belgique (Binche-Mons-Borinage) sans avoir été mis au courant ni de l'importance des forces qui lui seront opposées ni de la désastreuse situation militaire sur le terrain. C'est dans le secteur minier de Mons-Borinage que le choc se produira entre envahisseurs allemands et défenseurs britanniques. La disproportion des forces est importante mais, confronté à la toute puissance allemande, le BEF tiendra sur place et freinera l'avance des troupes impériales. Aucun des deux belligérants n'avait pourtant désiré combattre en ces lieux difficiles à attaquer mais encore plus malaisés à défendre. Seul le hasard fit que cet engagement d'importance, qui deviendra la « Bataille de Mons » (23-24 août 1914), eut lieu en milieu urbain, causant de nombreuses destructions dans des agglomérations surpeuplées et semant la misère dans les cités ouvrières. Mais, malgré ce coup du sort, le fait d'armes britannique de Mons entrera dans la légende en Grande-Bretagne. Et même plus puisque beaucoup y verront une influence divine lors de l'apparition des fameux « Anges de Mons »...
   Dans cet ouvrage original fort bien documenté, l'auteur décrit avec une parfaite précision et un grand sérieux le déroulement complet des engagements de tous les bataillons du BEF tout en soulignant le courage, l'abnégation et les souffrances des combattants des deux camps et en sortant de l'oubli de superbes actions d'éclats – comme la charge de cavalerie des 9th lancers et 4th Royal irish dragoon Guards, action issue en droite ligne d'un autre âge (et illustrant la couverture du présent ouvrage).

30 euros (code de commande : 25163).

 

BOURGEADE (Pierre)Les Immortelles. Paris, Losfeld, 1969. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur (coiffe un peu écrasée), [112] p., reproductions photographiques en noir et blanc, exemplaire bien complet du livret accordéon contrecollé in fine avec les 10 photographies de la prestation de Rita Renoir, bon exemplaire.
   Les Immortelles, adaptées du roman paru chez Gallimard en 1966, ont été représentées pour la première fois le 16 octobre 1967, au studio des Champs Élysées, dans le cadre de la Ve biennale de Paris, dans une mise en scène de Pierre-Étienne Heymann et des décors et costumes de Cueco.
   Distribution : Bruno Sermonne, Rita Renoir, Fanny Renan, Danièle Vlaemynck, Cathy Berberian.
   Les photographies illustrant l'album sont de Jacques Prayer, Jacques Pamart, Béatrice Heyligers, Massal et Nicolas Treatt ; les maquettes de l'ouvrage sont de Christian Luu.
Extrait de la notice de T. Savatier parue dans Le Monde du 16 mars 2009 suite à la disparition de l'auteur :
   On ne peut, naturellement, passer sous silence Les Immortelles, ce premier livre qu’il proposa sans succès pendant dix ans à de nombreux éditeurs dont on peut se demander pourquoi ils le refusèrent, sinon par manque de flair. Finalement, ce recueil de nouvelles dont les femmes sont les héroïnes et qui s’impose comme un petit chef d’œuvre n’échappa pas à la sagacité de Georges Lambrichs, alors directeur de la collection « Le Chemin » chez Gallimard. « Ce livre a changé ma vie », m’avait-il confié un jour. Ce qui frappe, dans Les Immortelles, c’est que presque tous les thèmes qui le hantèrent s’y trouvent déjà réunis : l’amour, Eros, la mort (le plus souvent donnée par l’Autre), l’hypocrisie, la quête d’identité, le désespoir, le sacré et un humour souvent grinçant, voire franchement noir. Courts, écrits dans un style alerte, pur, brillant, chaque texte s’achève sur une chute inattendue – un art que maîtrisait Bourgeade à la perfection. Rien, dans ses livres, ne sera jamais cousu de fil blanc. Dans son compte rendu de lecture de la Quinzaine littéraire, Maurice Nadeau établira une filiation entre cet auteur naissant, André Breton et Georges Bataille. On pourrait ajouter à ces deux noms celui de Barbey d’Aurevilly sans trop se tromper. De ce premier ouvrage, sera tirée une pièce de théâtre qui sera jouée au Studio des Champs-Elysées en 1967 et dans laquelle triompha la très belle Rita Renoir.

20 euros (code de commande : 25137).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société paléontologique & archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXVIII. Charleroi, Hallet-Henry, 1906. In-8° débroché (dos cassé), 324 p., une vue à déplier (Sivry).
Table des matières :
   - Liste des membres - Sociétés, commissions, publications - Rapport annuel - Assemblée générale.
   - Excursion de la Société archéologique à Mariemont, par O. H.
   - La Charte de Fontaine l'Évêque, par le notaire Mathieu.
   - Notes sur le prieuré de Saint-Nicolas d'Oignies. Développements & contestations avec les seigneurs d'Aiseau, par Louis Darras.
   - État et spécification de la terre et ancienne baronnie de Monceau et de ses dépendances, par D. Detry-Henricot.
   - Dénombrement de la terre de Monceau fait en 1626, par D. Detry-Henricot.
   - Cartulaire et dénombrement des fiefs relevant de la cour féodale de la baronnie de Monceau, par D. Detry-Henricot.
   - Le besoigné ou description du village de Sivry, par A. Gosseries.
   - Conférence sur Le grand œuvre, par Aug. Lemoine.
   - Notes pour l'histoire du fer et du charbon au pays de Charleroi.
   - Nécrologie.

30 euros (code de commande : 25162).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXXXI. 1936. Thuin, Huau, [1937]. In-8° broché, XIII, 172 p., illustrations hors texte, deux planches à déplier, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Listes des membres du Cercle au 31 décembre 1936.
   - Sociétés avec lesquelles le Cercle échange ses Documents et Rapports.
   - Assemblées Générales et Rapports du Secrétaire Rapport sur l'Activité de la Société en 1935.
   - Toponymie de la Commune de Gerpinnes, par J. Roland.
   - Note sur le Bail à ferme dans le pays de Thuin au XVIIIe siècle, par L. Deltenre.
   - Notre-Dame Miraculeuse de Trazegnies, par L. Deltenre.
   - Notre-Dame des Carmes à Thuin, (1673-1800), par L. Deltenre.

25 euros (code de commande : 25133).

 

FALKENBACK (Pierre) — Historique de Woluwe-Saint-Pierre. Woluwe-Saint-Pierre, Commune de Woluwe-Saint-Pierre, 1992. In-8° collé, 159 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jacques Vandenhaute.
   - Introduction.
   Chapitre I. Woluwe-Saint-Pierre dans le cadre de notre histoire nationale.
   Chapitre II. Les droits de justice.
   Chapitre III. Les seigneurs.
   Chapitre IV. Les paroisses.
   Chapitre V. Les noms de rues à Woluwe-Saint-Pierre.
   Chapitre VI. Géographie.
   Chapitre VII. Woluwe-Saint-Pierre et les artistes.
   Chapitre VIII. Statistiques et tableaux.
   Chapitre IX. Le Palais Stoclet.
   Chapitre X. Le nouvel Hôtel communal et le Centre Culturel.
   Chapitre XI. Le Centre Sportif de Woluwe-Saint-Pierre.
   Chapitre XII. La maison de retraite « Home Roi Baudouin ».
   Chapitre XIII. Les centres de quartiers.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 25150).

 

FLAUBERT (Gustave) — Correspondance. I (janvier 1830 à juin 1851). Édition établie, présentée et annotée par Jean Bruneau. Paris, Gallimard, 1980. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, XXXIX, 1183 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 244), exemplaire en bel état.
Ce volume contient :
   - Préface et Chronologie, par Jean Bruneau.
   - Les lettres Flaubert et de quelques correspondants de janvier 1830 à juin 1851.
   - Appendices.
      I. Extraits de lettres de Maxime Du Camp à Flaubert.
      II. Mementos de Louise Colet.
      III. Lettres de Maxime Du Camp à Louise Colet.
      IV. Extraits de lettres d'Alfred Le Poittevin à Flaubert.
   - Notes et variantes.
   - Bibliographie.
   - Supplément.

25 euros (code de commande : 25153).

 

FRANCKSON (Marcel) et BURNIAT (Jacques) — Chronique de la guerre subversive. Le Service Hotton en Thiérache 1941-1944. Bruxelles, FDM, 1996. In-8° collé, 509 p., illustrations, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Le Spécial Opération Executive (SOE), créé par Winston Churchill dès juillet 1940 pour mettre le feu à l'Europe occupée, décida d'implanter en Belgique en juillet 1943, sous le nom de code Hotton une mission spécifique de « sabotage de harcèlement militaire ».
   Ce livre raconte la vie d'une des unités du Service Hotton, le Groupe D, dont le champ d'action fut la Thiérache entre octobre 1943 et la Libération.
   Au départ de cet exemple, les auteurs ont voulu faire comprendre pourquoi et comment naquit et grandit la Résistance, comment elle dut s'organiser pour survivre et se développer, quelles furent les contraintes qui imposèrent son implantation, ses objectifs, ses méthodes.
   Le riche passé du Groupe D favorisait cette approche. Né en octobre 40 à l'ULB sous le nom de Comité de Surveillance, il avait dès 42 conduit ses membres des balbutiements initiaux à la guérilla urbaine. Sa transhumance vers l'Ardenne en août 43 conte les premières expériences de maquis. Son ancrage en Thiérache pénètre les rouages de la résistance civile magistralement organisée par le Front de l'Indépendance-Namur. Enfin son intégration dans le Service Hotton permet de suivre l'activité d'un bras armé du SOE et ses rapports avec Londres.
   Au fil d'épisodes excitants ou tragiques, le lecteur suit le parcours des principaux protagonistes : les dirigeants Albéric Maistriau, Marcel Franckson père et fils, Arthur Cacheux, etc... et leurs collaborateurs, hommes de terrain, qui permirent au Groupe D d'aligner à son tableau de chasse une grosse centaine de sabotages, d'opérations de guérilla et d'attentats contre l'ennemi et ses polices secrètes.
   Les descriptions techniques dévoilent le professionnalisme progressivement atteint par ces civils que rien ne prédestinait à la guerre subversive.
   L'écriture souvent vive des épisodes personnalisés cache une rigueur scientifique basée sur des archives particulièrement abondantes.

35 euros (code de commande : 25135).

 

GIONO (Jean) Le Déserteur. Avec quarante peintures de Charles Frédéric Brun. Entremont le Vieux, Quatuor, 1995. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 90 p., reproductions en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   « C'est à l'abord, un personnage de Victor Hugo. Plus que de la frontière française, il sort des Misérables avant la lettre. Il a les mains blanches et il va au peuple. Il est peut-être évêque et il s'abandonne à la charité publique. Il a dû commettre on ne sait quel crime, en tout cas celui d'anarchie : quelque chose, on ne sait quoi, flamboie dans son passé. »
   Réfugié clans le Valais dans les années 1850-1870, Charles-Frédéric Brun n'a laissé de sa vie que peu de traces, sinon ces ex-voto pleins de couleurs, de naïveté et d'espoir. À partir de ces peintures, Jean Giono a imaginé, et de quelle admirable manière, l'itinéraire temporel et spirituel de ce « Déserteur », cet homme selon son cœur, dont on trouvera enfin, – car jamais publié en France – l'essentiel de l'œuvre.
Note de l'éditeur :
   L'origine de ce texte est une commande faite, en 1966, à Jean Giono par René Creux, éditeur à l'enseigne de « la Fontainemore » à Lausanne et « découvreur » des peintures de Charles Frédéric Brun. Cette commande (ou plutôt cette incitation), Jean Giono va la traiter à sa manière qui est, bien sûr, inimitable.
   Aucune édition française jusqu'ici n'avait donné à voir les œuvres de Charles Frédéric Brun. C'est chose faite aujourd'hui, grâce à l'aimable collaboration de René Creux, de Nicolas Bouvier, écrivain et iconographe, et du Musée des Beaux Arts de Sion, que nous remercions. D'autre part nous avons tenu à reproduire la préface de René Creux, qui raconte « l'aventure » de ce livre, et cette rencontre entre Jean Giono et Charles Frédéric Brun, ce coup de foudre poétique d'où jaillira la lumière du texte.
   Et pour l'analyse de celui-ci, nous prions le lecteur de se reporter à la très belle préface qu 'Henri Fluchère a signée pour l'édition Gallimard de 1973, édition que nous reprenons ici.

18 euros (code de commande : 25122).

 

HARRIS (L. H.) — Signal Venture. Aldershot, Gale & Polden, 1951. In-8° sous reliure d'éditeur, 278 p., illustrations hors texte.
Author's Note :
   This story was intended originally to cover the planning and execution of the long-distance communications for the invasion of North-West Europe, but it soon became obvious that the only way to avoid formal research and to provide any sort of continuity was to turn it into a record of personal experience with a « Signals » theme.
   This meant the exclusion of all but first-hand material and many aspects of the work of Signals are therefore conspicuously and regrettably absent. On the other hand, it meant that the scope could be extended to include something of my own experiences as a linesman in Australian Signals in World War I and the contributory experiences of life between the wars as a telecommunications engineer of the Post Office and a Signal Officer of the Territorial Army, together with many digressions not likely to be found in any formal narrative.
   I apologize for the omissions and hope that here and there I may strike a responsive note in the minds of some of my old associates, British, Australian, French or American, officers and men, amateurs and professionals, in or out of uniform, with whom I have been fortunate enough to work and play from the time when, as a recruit in 1915, I took the « two paces forward » which, unknowingly, were an introduction to thirty years of Signals and telecommunications.

15 euros (code de commande : 25121).

 

Imperial War Museum Review. N° 8. [London], Trustees of the Imperial War Museum, 1998. In-4° broché, 111 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sommaire :
   - From the archives.
      - The end of the British Mandate in Palestine : reflections from the papers of John Watson of the Forces Broadcasting Service, par Joanne Buggins.
      - The British Pacific Fleet of 1944-45 and its newspaper, Pacific Post, par Colin Bruce et Terry Charman.
      - « When d'you scarper ? When d'you go into action ? That's the nightmare. » The destruction of the South Nottinghamshire Hussars at Knightsbridge, 27 May-6 June 1942, par Peter Hart.
   - Paintings in focus.
      - The empty battlefield, par Paul Gough.
      - The war art of C R W Nevinson, par Charles Doherty.
   - Historical essays.
      - « Nobody's child » : a brief history of the tactical use of Vickers machine-guns in the British Army, 1914 -1918, par Chris McCarthy.
      - Too old or too bold ? The removal of Sir Roger Keyes as Churchill's first Director of Combined Operations, par Jeremy Langdon.
      - Eton and the First World War, par Andrew Robinson.
      - The German battlecruiser attack on the east coast ports, 16 December 1914, par John Bullen.

8 euros (code de commande : 25128).

 

[JANNIN (Dany)]. Dany Jannin. [Bruxelles], Jannin, 2000. In-4° broché, couverture rempliée, [48] p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur le pli de la couverture :
   Dany Jannin est né à Forest (Bruxelles) le 26 mai 1919. Élève à l'académie de Bruxelles, il y fut remarqué par Nicolas De Staël. Il poursuivit ses études artistiques à l'école Saint Luc puis à l'académie de Saint Gilles où il eût comme professeur de peinture Léon Pringels. Passionné d'arts graphiques et de photo, il fonda en 1950 avec son complice Charles Vrijman, Createc, agence-conseil en publicité, qui ne cessa de grandir. En 1972, il associera Createc au groupe américain Bates et y sera jusqu'en 1976 président directeur général, fonction qu'il quittera pour se consacrer entièrement à la peinture.
   Multipliant ses activités et ses intérêts, Dany Jannin fut aussi professeur aux écoles Saint Luc et Sainte Marie, devint en 1970 membre du conseil de perfectionnement de l'Enseignement de l'Architecture et des Arts plastiques, fit partie du jury belge au festival du film publicitaire à Venise.
   Mais surtout, il ne cessa jamais de peindre et d'exposer, notamment galerie Brachot.
   Dany Jannin nous quitta le 19 novembre 1980, nous laissant une œuvre abondante, sensible et vigoureuse que nous voulions vous faire connaître.

10 euros (code de commande : 25159).

 

KREJCA (Ales) — Les techniques de la gravure. Guide des techniques et de l'origine de la gravure d'art originale. Traduction de Barbora Faure. Paris, Grund, 1983. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 200 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Il y a bien des façons de parler de la gravure. Nous avons choisi de conduire le lecteur directement dans l'atelier du graveur et de lui faire vivre, aux côtés de l'artiste, l'aventure d'une création qui commence avec un projet théorique, mais qui naît de la lutte acharnée avec une matière résistante qu'il s'agit de vaincre tant par l'inventivité de l'esprit que par la patience et la sûreté de la main. Les principes et les lois de la gravure d'art sont ainsi expliqués d'une manière beaucoup plus passionnante et pratique que ne pourraient le faire les biographies des artistes concernés ou les analyses techniques et les exposés des historiens d'art. Celui qui parle ici de son travail connaît pleinement tout le processus de son apparition et maîtrise ses données technologiques jusqu'au plus petit détail. Il peut donc guider le novice qui voudrait s'initier à la pratique de telle ou telle branche de la gravure artistique.
   Le texte de cet ouvrage est divisé en chapitres courts et nets, traitant d'une infinité de techniques de la gravure, qui se sont développées, entre le quinzième et le vingtième siècle, dans quatre rameaux classiques : gravure en relief, en creux, à plat et au travers d'un écran. La partie iconographique illustre les textes par des exemples tirés du monde entier et familiarise le lecteur avec les principaux instruments que l'on trouve dans l'atelier d'un graveur. Enfin, un chapitre est consacré aux conseils pratiques destinés aux collectionneurs de gravures.

30 euros (code de commande : 25151).

 

[LA LOUVIÈRE]. Études régionales. Annales du Cercle Archéologique et Folklorique de La Louvière et du Centre. Tome 9. La Louvière, Cercle Archéologique et Folklorique de La Louvière et du Centre, 1972. In-8° broché, 175 p., illustrations in et hors texte, tableaux, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - La campagne de fouilles à Nouvelles (1969-1970), par Ch. et Y. Leblois.
   - L'action d'Alfred Defuisseaux dans le Centre (1886-1889), par Cl. Favry.
   - Les grèves de 1886 à 1888 dans les charbonnages du Centre, par Ph. Mottequin.

20 euros (code de commande : 25161*).

 

LEMOINE-ISABEAU (Claire) — La carte de Belgique et l'Institut Cartographique Militaire (Dépôt de la Guerre) 1830-1914. Préface de E.-A. Jacobs. Bruxelles, Musée Royal de l'Armée, 1988. In-8° broché, 332 p., illustrations, XX planches hors texte, (collection « Centre d'Histoire Militaire - Travaux », n° 23).
Préface :
   La publication de ce vingt-troisième volume des Travaux du Centre d'Histoire militaire du Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire démontre d'une manière péremptoire, l'intérêt constant que porte l'Institution à la recherche scientifique dans des domaines historiques et techniques intéressant le milieu militaire belge.
   Après son importante étude sur Les militaires et la cartographie des Pays-Bas Méridionaux et de la Principauté de Liège à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, Madame Dr. Claire Lemoine-Isabeau, collaborateur scientifique et titulaire de la Section Cartes et Plans du Musée nous propose les résultats probants de ses récentes recherches sur le monde cartographique militaire dans notre Pays.
   Grâce aux importantes archives classées et conservées dans notre Établissement et le dépouillement approfondi de fonds similaires dans d'autres institutions belges et étrangères, l'auteur nous propose une brillante analyse et une excellente synthèse sur un sujet abordé très partiellement dans d'autres travaux. Intitulé La carte de Belgique et l'Institut Cartographique militaire, cet ouvrage retrace avec grande minutie et beaucoup d'érudition et de compétence l'histoire et l'évolution technologique de la production de nos cartes militaires depuis notre indépendance jusqu'à la veille de la première guerre mondiale.
   L'interaction des travaux de nos ingénieurs militaires et de ceux du monde cartographique civil n'a pas été oubliée, ce qui a permis d'écarter quelques préjugés désuets.
   Enfin, la présente étude a aussi le grand mérite de sortir de l'anonymat les noms de nombreux militaires et civils qui ont œuvré au sein du Dépôt de la Guerre, dénommé quelques années plus tard Institut Cartographique militaire. Ces hommes, dans le cadre d'un métier très exigeant, ont mis à la disposition de notre armée un instrument de travail indispensable. C'est sur base de ces documents cartographiques que le haut commandement a pu préparer et établir ses plans d'opérations et qu'il a pu suivre l'exécution des ordres donnés.
   Ce livre nous permet aussi de rappeler que si la cartographie est un moyen d'expression graphique nécessaire et souvent vital pour les militaires, elle est également indispensable aux historiens ainsi qu'à d'autres disciplines scientifiques. La carte est, en effet, à la fois un instrument d'investigation et un moyen de contrôle présentant simultanément une synthèse et une analyse.

15 euros (code de commande : 25129).

 

[MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Madame de)]. [BOSSELMAN DE BELLEMONT] — Maintenoniana, ou Choix d'anecdotes intéressantes, de portraits, de pensées ingénieuses, de bons mots, de maximes morales, politiques, &c. tirés des Lettres de Madame de Maintenon ; avec des Notes historiques, critiques &c. pour l'intelligence du texte ; par M. B***. De B***. Amsterdam [Paris], [Costard], 1773. [A Amsterdam. / M. DCC. LXXIII.] Deux tomes en un volume in-8° (130 x 201 mm.) plein veau marbré d'époque, dos lisse orné, triple filet encadrant les plats, tranches marbrées, reliure frottée, accrocs à la coiffe et à la queue, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], VIII, 192, 82, 3, [1 bl.] p., rare.
   
À propos de ce recueil d'ana tirés des Lettres de Madame de Maintenon éditées par Laurent Angliviel de La Beaumelle, Quérard écrit : « Les censeurs ne voulurent pas autoriser l'impression de cet ouvrage : le libraire Costard fut obligé de le faire imprimer en province et de le vendre clandestinement à Paris, ce qui l'a rendu rare pendant quelque temps. »
Extrait de l'avertissement :
   C'est à M de Voltaire qu'on doit l'idée de cet Ouvrage. Après avoir donné aux Lettres de Madame de Maintenon les éloges qu'elles obtiendront toujours des gens éclairés, il ajoûte : « Mais les connoissances qu'on peut puiser dans ce Recueil sont trop achetées par la quantité de choses inutiles qu'il renferme.... » Si l'on n'imprimoit que l'utile, il y auroit cent fois moins de livres.
   C'est donc, en quelque sorte, pour en diminuer le nombre qu'on donne celui-ci. Il y a d'autant moins de vanité à faire cet aveu, que l'Ouvrage ne nous appartient que par les notes dont on a cru devoir accompagner le texte. « On voit par les Lettres de Madame de Maintenon, dit encore M. de Voltaire, qu'elle avoit épousé Louis XIV, qu'elle influoit sur les affaires de l'État, mais qu'elle ne le gouvernoit point ; qu'elle ne pressa point la révocation de l'Édit de Nantes, mais qu'elle ne s y opposa point ; qu'elle prit le parti des Molinistes, parce que Louis XIV l'avoit pris, & qu'ensuite elle s'attacha à ce parti ; que Louis XIV, sur la fin de sa vie, portoit des Reliques & beaucoup d'autres particularités. »
   Ce sont ces particularités, quelquefois importantes, souvent singulieres, toujours intéressantes, répandues dans une collection assez nombreuse, qu'on a réunies dans un seul volume. Dans la petite sphere où l'on est placé, on a tâché, selon ses forces, d'être utile aux gens de lettres, qui, pour l'ordinaire ayant moins de fortune que de talent, sont dans l'impuissance de se procurer tout entier des ouvrages, estimables d'ailleurs, dont le prix excede de beaucoup le nombre des choses utiles qu'ils contiennent.
Bibliographie :
   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, t. III, col. 15.
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. I, col. 478.

90 euros (code de commande : 25134).

 

[MIRÓ (Joan) et ARTIGAS (Josep Llorens)]. PIERRE (José) et CORREDOR-MATHEOS (José)Céramiques de Miró et Artigas. Saint-Paul de Vence, Maeght, 1974. In-4° sous reliure, jaquette (dos jauni) et étui d'éditeur, 228 p., très nombreuses illustrations, deux lithographies originales, une légère tache jaunâtre au recto du frontispice.
Sur la jaquette :
   Unir la terre, la peinture et le feu, on comprend que cela dut séduire Miró qui a toujours cherché à garder vivant dans son œuvre le contact avec la matière, les éléments primaires. C'est en 1944 que Miró s'est initié à l'Art de la Céramique dans l'atelier d'Artigas. Il réalise d'abord des vases, puis des plaques, mais très vite, comme chaque fois qu'il aborde un nouveau matériau, il cherche à en découvrir toutes les possibilités. C'est ainsi que la grande exposition de 1956 présentait des sculptures céramiques et toutes sortes d'objets, des œufs, des galets, des plats, voire des « antiplats »...
   Depuis cette date, Miró n'a plus cessé d'approfondir son travail de la céramique, jusqu'à réaliser ces pièces monumentales que sont par exemple le Grand Arc de la Fondation Maeght ou les murs du Palais de l'UNESCO à Paris.
   Tandis que José Corredor-Matheos retrace l'historique du travail de la céramique chez Miró, José Pierre analyse la thématique et la symbolique des céramiques de Miró et montre comment les préoccupations constantes de l'artiste se développent et s'épanouissent grâce à cette technique nouvelle.
   Cet ouvrage reproduit en noir ou en couleurs l'intégralité de l'œuvre céramique de Miró. Les œuvres sont répertoriées et classées dans un catalogue, complété d'une chronologie et d'une bibliographie des textes consacrés à la céramique de Miró.
Table des matières :
   - Peintures céramiques et sculptures céramique dans l' œuvre de Miró et Artigas, par José Pierre.
   - La céramique de Miró-Artigas, par José Corredor-Matheos.
   - Biographie de J. Miró.
   - Biographie de J.L. Artigas.
   - Bibliographie
   - Catalogue complet des (365) céramiques de Miró et Artigas établi par Françoise Gaillard.

80 euros (code de commande : 25126).

 

MURASAKI-SHIKIBU — Le Dit du Genji. Genji monogatari. Traduit du japonais par René Seifert. Illustré par la peinture traditionnelle japonaise du XIIe au XVIIe siècle. Direction scientifique de l'iconographie et commentaires des œuvres de Estelle Leggeri-Bauer. Tomes I, II et III et le livret (complet). Paris, Diane de Selliers, 2007. Trois forts volumes in-4° sous reliure et étui illustré d'éditeur accompagné de leur livret agrafé, le tout dans une valisette plastifiée, 420, 421, 406 et 55 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
Avant-propos :
   Les quelque huit cents waka, poèmes de trente et une syllabes qui jalonnent Le Dit du Genji expriment, avec un raffinement extrême, les mouvements les plus délicats de l'âme, exaltent les passions et reflètent les sentiments complexes qui animent les héros dans leur quête amoureuse et leur recherche du bonheur, éphémère, immanent, impermanent, évanescent.
   Moyen de communication privilégié des amants que toujours sépare une cloison, ces poèmes traduisent, par l'élégance des termes, la qualité de la calligraphie, le choix du papier et de l'encre, ainsi que les symboles et les métaphores qu'ils utilisent, la noblesse de leurs auteurs et la sensibilité de leur vision du monde. « Le poème est une peinture avec une voix », dit l'adage, éclairant ainsi la musicalité de l'œuvre. Est-ce pour cela que ce roman, écrit par une femme vers l'an mille, considéré comme le premier roman psychologique au monde, « la base culturelle indispensable pour toute personne s'adonnant aux belles-lettres », « principe esthétique absolu », comme l'écrit Midori Sano dans sa brillante préface Le pont des songes, du « Dit du Genji » à aujourd'hui, a marqué à ce point les esprits au cours des siècles qui suivirent sa rédaction ?
   Dans le faste de la cour de Heian, l'actuelle Kyôto, les nobles, affranchis de l'emprise de la Chine et vivant une ère de paix, profondément imprégnés du bouddhisme, développent leur propre culture, une culture aux mœurs sensibles et à l'étiquette sévère, entièrement tournée vers les arts. Peinture, musique, calligraphie, poésie, danse occupent les loisirs des hommes et le quotidien des femmes de l'aristocratie. De même, la nature – contemplation des jardins savamment ordonnés par des esthètes, contemplation de la lune et de la nature au fil des saisons – et l'amour sont au centre de leur vie. Ils codifient ainsi une société, ses critères et ses canons esthétiques.
   Dès le XIIe siècle, les artistes trouvent dans Le Dit du Genji une source d'inspiration où s'affirment les caractéristiques de la peinture proprement japonaise : essentiellement évocatrice, elle accorde une place prépondérante à la nature, à l'expression ténue des sentiments, aux tensions entre les personnages suggérées par des lignes de force, des chevelures lourdes et ondoyantes, des couleurs saturées. Sur les rouleaux alternent calligraphies et peintures, l'encre rejoint l'or ; le vent, la mer, la lune, les montagnes, les oiseaux, les fleurs sont omniprésents aussi bien sur les supports de l'écriture que dans les jardins et les paysages des scènes représentées. Les Genji-e (peintures du Genji) utilisent ensuite également les pages d'albums, les éventails, les paravents, et tendent vers un art plus descriptif et décoratif, extrêmement poétique. Les détails affluent, permettant d'appréhender mieux encore les valeurs de cette société à son apogée.
   L'édition que nous proposons aujourd'hui est l'aboutissement de sept ans de recherches iconographiques à travers le monde pour rassembler non seulement les œuvres les plus prestigieuses, mais également celles qui accompagnent des passages de la narration rarement ou exceptionnellement représentés par les artistes, ce qui permet un accompagnement visuel unique tout au long du récit. Nous avons également choisi de présenter deux séries d'œuvres dans leur intégralité : l'une, la plus ancienne série complète identifiée, vient en ouverture de chacun des cinquante-quatre livres du roman ; l'autre, foisonnant de détails, de couleurs et d'or, comprend quatre-vingts peintures et accompagne l'ensemble du roman. Nous avons également retrouvé les fragments dispersés d'une œuvre peinte sur rouleau, dite Rouleau des jardins d'or, que nous présentons pour la première fois réunis.
   Spécialiste de la peinture narrative japonaise et maître de conférences à l'INALCO, Estelle Leggeri-Bauer montre, dans sa remarquable introduction, Les « Genji-e », entre narration et poésie, la pertinence de cette double lecture et l'éclairé de cinq cents commentaires accompagnant chaque peinture, mettant l'accent sur le récit, les détails significatifs tant au niveau pictural que symbolique ou sociétal, et l'harmonie de la composition du roman.
Enfin, un livret, À la découverte du « Dit du Genji », permet au lecteur de pénétrer plus profondément la structure du récit et de mieux identifier les principaux personnages et les lieux où se déroule leur vie, pour se laisser totalement pénétrer par l'atmosphère du livre.
   Ce livre, lancinant et envoûtant, méditation sur le mono no aware cher à la philosophie bouddhiste, « la tristesse inhérente à la beauté du monde », ou encore « la beauté poignante des choses fragiles », nous montre combien, par-delà mille ans et dix mille kilomètres de distance, les sentiments et la complexité de l'homme demeurent.

L'ensemble : 350 euros (code de commande : 25120).

 

PAKENHAM (Thomas) — The Scramble for Africa 1876-1912. London, Abacus, 2005. In-8° collé, XXVII, 738 p., illustrations hors texte, (collection « History Greats »).
En quatrième de couverture :
   In 1880 the continent of Africa was largely unexplored by Europeans.
   Less than thirty years later, only Liberia and Ethiopia remained unconquered by them. The rest – 10 million square miles with 110 million bewildered new subjects – had been carved up by five European powers (and one extraordinary individual) in the names of Commerce, Christianity, « Civilization » and Conquest. The Scramble for Africa is the first full-scale study of that extraordinary episode in history.

10 euros (code de commande : 25130 - vendu).

 

REMY (Gilbert Renault, colonel) — Une affaire de trahison. Suite des Mémoires d'un agent secret. Avec un poème de Jean Cayrol. Monte-Carlo, Solar, 1947. In-8° broché, 384, [16 (table)] p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en bon état malgré la couverture partiellement insolée.
Extrait de l'avertissement au lecteur :
   On se souvient que la trahison du misérable Capri avait, en juin 1942, à Bordeaux et ailleurs, mutilé gravement notre réseau. Celui-ci avait continué de vivre, presque moribond pendant plusieurs semaines puis, ses blessures pansées, vivifié par un sang nouveau, s'était relevé plus viril et plus actif que jamais.
   Un individu surnommé Guide, dont le misérable Capri tirait peut-être les ficelles, s'introduisit au printemps 1943 dans le groupe de Bordeaux encore mal reconstitué. Dès le mois d'août, il le trahissait. La cellule de Bordeaux fut rayée de la carte du réseau, notre vieille C. N. D. vacilla une fois de plus sur ses bases, mais elle aurait sans doute retrouvé son équilibre si, au mois de novembre, la traîtrise d'un Tilden n'avait fait ce que Capri n'avait pu achever pour sa part. Notre réseau, fruit de tant de peines, de soins patients, de sacrifices et de renoncements, de joies aussi, et des plus pures, fut détruit de fond en comble en quelques semaines. Cet anéantissement fait l'objet de mon livre.

10 euros (code de commande : 25116).

 

Le vrai double Matthieu Laensberg, ou le bon astrologue pour 1840. Contenant les prophéties relatives aux saisons ; des prédictions générales et particulières pour l'année 1840 ; des recettes utiles ; des anecdotes littéraires, curieuses et scientifiques ; des conseils pour conserver la santé, des notes instructives, etc, etc, etc. 24e année. Lille, Blocquel-Castiaux, s.d. In-16 demi-toile très modeste, 124, [2] p., deux feuillets dépliants (instructions sur les poids et mesures). À la suite : Nouvelle clef des rébus. Ouvrage propre à facilité la lecture des petits symboles, ou figures parlantes qui accompagnent, dans les festins, les bonbon (sic) offerts pour l'amusement des convives, suivi de la Régle du jeu des rébus. Paris, Delarue, s.d. [120] p., le frontispice manque.

35 euros (code de commande : 25117).

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