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MISE À JOUR DU
MARDI 16 AVRIL 2019

 

[ALBERS (Josef et Anni)]. CAMUS (Renaud)Nightsound. Paris, P.O.L., 2000. In-12 broché, 134 p., notes, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Nightsound est un tableau de Josef Albers, un « Hommage au Carré » tardif et sombre, actuellement conservé au château de Plieux, dans le Gers. Il donne son titre à cet essai sur l’artiste germano-américain (1888-1976), rapproché ici de la mystique rhénane et de la théologie négative, de l’exploration des modes de la Présence, et de la figuration (non-figurative) de Ce-qui-n’a-pas-de-Nom.
   Six Prayers est le chef-d’œuvre d’Anni Albers (1899-1994). C’est un ensemble de six tapisseries, commande du Jewish Museum de New York à la mémoire des victimes des camps de concentration. Le texte de Renaud Camus accompagnait l’exposition rétrospective du Musée des Arts décoratifs de Paris, à l’occasion du centenaire de l’artiste.

10 euros (code de commande : 28096).

 

AUQUIER (André) — Le Borinage minier. Son apogée - Son déclin - Sa survivance. Chez l'Auteur, 1992. In-8° broché, 128 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Exorde.
   - Le cheminement de la prospérité du Borinage à son déclin.
   - Des avis autorisés, d'Achille Delattre à Marcel Busiau.
   - À 102 ans, le boussutois Nicolas Hanse se souvient.
   - Entre apogée et déclin, le 1er mai au Borinage par Constant Malva.
   - Témoignage d'un ouvrier porion (contremaître) ; Daniel Fiba nous parle des puits du Nord de la France.
   - Au temps de leur prospérité.
   - Les dividendes des charbonnages borains.
   - Quant vint l'heure des fermetures.
   - Lorsque le glas sonna...
   - Reflets d'un passé minier.
   - La valorisation d'un patrimoine industriel et culturel : le tunnel de liaison du Grand-Trait à Crachet-Picquery.
   - Quelques souvenirs du Grand-Hornu, Société Civile des Usines de Houilles dites du Grand-Hornu, haut lieu de mémorisation du Borinage minier.
   - Les transports par eau de la houille et son rôle économique.
   - Ils ont gardé la mémoire du Borinage minier : Bosquet Lucienne - Boulmant Georges - Carion Marius - Carlier Modeste - Coulon Édouard - Detry Arsène - Dieu Victor - Gobert Léon - Goffint Hector - Hallez Germain - Leinne François - Regnart Victor - Renard Marius - Urbain Fernand - Urbain Marcel - Vandycke Romain - Verkens René - Voituron Michel - Wains Robert.
   - Essai de conclusion.
   - Quel avenir pour le Borinage ?
   - Bibliographie.

18 euros (code de commande : 28104**).

 

[BELGIQUE - TRANSPORTS EN COMMUN]. La Société nationale des chemins de fer vicinaux... son histoire. Bruxelles, SNCV Service commercial et des relations publiques, 1981. In-8° carré agrafé, 27 p., nombreuses illustrations en noir, bel exemplaire.
Extrait :
   C'est au cours de la seconde moitié du siècle dernier qu'apparut en Belgique le développement prodigieux de l'industrie et du commerce. Le pays était en pleine mutation sociale et économique et, pour répondre aux besoins croissants des transports, le réseau des chemins de fer à voie normale dont la construction avait été entamée en 1834, prenait rapidement de l'extension. Mais en raison de leur coût élevé, les grandes voies ferrées ne pouvaient desservir que les axes de circulation principaux. Très rapidement, la nécessité d'un réseau complémentaire se fit sentir pour favoriser les échanges commerciaux ou autres entre les campagnes suburbaines et les grandes cités.
   C'est ainsi que fut créée pour une durée illimitée la S.N.C.V. (loi du 28 mai 1884 remaniée par des dispositions complémentaires le 24 juin 1885).
   Immédiatement après sa fondation, la S.N.C. V. entreprit la construction de nombreuses lignes, et, en 1894, soit dix ans plus tard, le réseau totalisait déjà 1.340 km exploités en traction vapeur.
   En faisant pénétrer la technique ferroviaire profondément dans les régions rurales, l'État belge espérait augmenter la compétitivité des produits indigènes par une baisse du coût du transport. Ultérieurement, l'activité de la S.N.C.V. s'est étendue, et le transport de personnes – qui n'était qu'accessoire au XIXe siècle, est devenu non seulement l'activité principale de la Société, mais quasi son unique objet.

10 euros (code de commande : 28094).

 

[BENJAMIN (Walter)]. RAULET (Gérard)Le caractère destructeur. Esthétique, théologie et politique chez Walter Benjamin. Paris, Aubier, 1997. In-8° collé, 280 p., pli aux coins inférieurs des derniers feuillets, exemplaire du service de presse, peu courant.
En quatrième de couverture :
   « Le caractère destructeur ne connaît qu'une devise : faire de la place, qu'une activité : déblayer » (Benjamin, 1931). Le caractère destructeur fait sien la barbarie de l'époque : celle de la modernité en général et celle du fascisme en particulier. Tout l'effort de Benjamin a consisté à transformer ce geste destructeur en stratégie esthétique et politique : en « barbarie positive ».
   De l'essai sur L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique aux thèses posthumes Sur le concept d'histoire, en passant par les essais qui s'inscrivent dans la gestation du grand œuvre inachevé (les Passages parisiens), Gérard Raulet essaie ici de rendre compte de cette tentative, par une interprétation menée au plus près du texte. Car Benjamin, auteur mythique, est plus souvent invoqué que réellement lu.
   À la lumière de cette lecture, on constate que l'œuvre de Benjamin est le document d'un échec : l'échec des forces productives esthétiques les plus avancées (les nouveaux médias de l'époque) dont la « barbarie positive » entendait affronter le fascisme sur son propre terrain et qui n'ont su que répéter l'échec des espoirs révolutionnaires du XIXe siècle.
   Raison de plus pour démythifier Benjamin. Faire du critique des mythologies modernes un auteur mythique ferait injure à son « caractère destructeur ». En dépit des récupérations superficielles dont elle fait l'objet, son œuvre inachevée n'a rien de plus à nous apprendre que son échec. À ceci près que cet échec reste l'horizon de notre « modernité ».

20 euros (code de commande : 28109).

 

Bomoi Mobimba. Toute la vie. 7 artistes zaïrois. Collection Lucien Bilinelli. Bodo, Bodys Isek Kingelez, Cheik Ledy, Cheri Samba, Moke, Syms, Vuza Ntoko. Charleroi, Palais des Beaux-Arts de Charleroi, 1996. In-8° sous reliure d'éditeur, 190 p., nombreuses illustrations en couleurs, très bon exemplaire, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Charleroi, du 26 octobre au 22 décembre 1996.
En quatrième de couverture :
   Quiconque prend contact avec les créations plastiques zaïroises modernes ne peut empêcher le regard de s'attarder sur l'un de ses volets majeurs : la peinture populaire.
   Au premier rang des artistes populaires modernes se trouvent Bodo, Bodys Isek Kingelez, Cheik Ledy, Moke, Vuza Ntoko, Chéri Samba, Syms, présentés dans ce livre Bomoi Mobimba - Toute la vie.
   Dans sa transition de l'ancestralité à la modernité, l'art du Zaïre a pris diverses voies. Celles-ci ont suscité des controverses, parfois très passionnées. Autodidacte, la peinture populaire zaïroise fait éclater les fondements de l'esthétisme. Les artistes ne recherchent pas les formes pour elles-mêmes. Un réalisme contemporain résolument moderne d'où ne sont pas exclues les techniques de communication populaires de notre temps : la technique de la bande dessinée et l'emploi du sous-titrage.
   Bodo, Bodys Isek Kingelez, Cheik Ledy, Moke, Vuza Ntoko, Chéri Samba, Syms. Ces 7 artistes populaires, joyeux coloristes polémiques, sont un maillon essentiel de l'art contemporain zaïrois. Les mots et les images sont imprégnées d'un humour caustique. Bomoi Mobimba - Toute la vie nous met en contact avec un regard critique sur l'histoire et la vie sociale de leur pays.

40 euros (code de commande : 28108).

 

[BORINAGE]. Cris et images du Borinage, à propos du film « Borinage » d'Henri Storck et Joris Ivens et de son contexte social, les grèves de 1932-1933. 2e édition. Liège, W'Allons-Nous ?, 1983. In-4° agrafé, 41 p., illustrations.
Sommaire :
   - Carte de visite, de Roger Mounèje.
   - Le film.
      - À propos de Borinage, par Henri Storck.
      - Filmographies : Storck et Ivens.
   - Situations '32.
      - La grève de 1932.
      - Bref historique de la grève, par Jacques Cordier.
      - L'extension de la grève boraine, par Michel Hannotte.
      - Comment on crève de faim au Levant de Mons.
      - Enquête par le Secours Ouvrier International au « Monoblc », brochure S.O.I.
      - Un pays aux quatre visages classiques, par Bert Hogenkamp.
      - Linogravure de Jacques Dubois.
   - Du rêve rouge au drapeau noir.
      - Au sortir du « puits », photographie de Serge Devetter.
      - Gabrielle Bernard, poétesse du Pays Noir.
      - « Mémoire d'un peuple oublié », dessins de J.-P. Thaulez et Ch. de Bruyne.
      - Borinage en danger de mort économique (extrait de presse).
      - Borinage en crise cherche consensus (extrait de presse).      

10 euros (code de commande : 28112 - vendu).

 

BOSQUÈTIA (Joseph Dufrane, dit) Centenaire de Bosquètia (Joseph Dufrane) né à Frameries, le 23 décembre 1833). 5e édition de ses œuvres, en 2 volumes. Tome I : Prose et poésie. Tome II : Théâtre. Préface par Ad. Demoustier. Frameries, Union des Imprimeries, 1933. Deux volumes in-8° brochés, t. I : XLII, 290 p., quelques planches hors texte, t. II : 347 p., petits cachets humides ex-libris, couvertures légèrement défraîchies, le tome II n'a pas été coupé
Extrait de la préface :
   [...] la littérature, c'est le reflet de l'âme d'un peuple, comme le langage en est l'expression et, pour être complète, la région boraine eût dû avoir ses écrivains, prosateurs ou poètes, évoquant dans le patois local l'esprit et les mœurs du terroir.
   Cette littérature qui manquait au Borinage, c'est Joseph Dufrane qui la lui a donnée.
   S'il fallait une confirmation de cette appréciation, je ne pourrais mieux faire que de reproduire ici un extrait d'un excellent article dû à la plume de M. Val. Van Hassel [...] qu'il publia dans le journal La Province du 28 septembre 1913 à l'occasion de l'inauguration à Frameries du monument élevé à la mémoire de Jos. Dufrane :
   « Avant l'apparition de l'œuvre de Dufrane, on avait édité, à Pâturages, un Almanach Borain, ainsi que des traductions de nombreuses fables de La Fontaine ; mais ces essais locaux appréciés et admirés par quelques amateurs épris de leur patois, n'avaient, en aucune façon attiré l'attention du public ; ils constituaient alors, une manifestation isolée, hardie, curieuse et pleine d'intérêt. Il fallait la verve abondante, intarissable de Dufrane, le milieu si impressionnable, si mobile, si enthousiaste de son village, l'esprit si passionné de ses concitoyens « patriot' in l'âme » pour répandre ses écrits et pour allumer le foyer ardent de littérature wallonne, qui, depuis lors, flambe avec tant d'éclat dans le Borinage.
   L'attention du populaire enfiévré fut aussitôt éveillée par ces publications, qui firent germer en peu de temps une moisson abondante. Dès ce moment, autour de Dufrane, se révélèrent d'habiles écrivains dramatiques et de méritants chansonniers.
   Mais, dans cette foule, l'ancêtre dominait. Il domine encore de toute l'abondance de ses productions et de toute la jeunesse de son esprit inimitable.
   L'œuvre de Bosquètia est marquée du sceau profond de sa personnalité. Elle est, en même temps, l'expression de toute une race, de cette race boraine. Elle restaure et consolide le Verbe héréditaire de toute cette région ; elle assure son efflorescence et sa perpétuité. Elle remet à son rang et fait resplendir un idiome dédaigné, abandonné au plus bas peuple, proscrit dans nos écoles, même comme expression des rapports locaux, par les pédagogues qui s'imaginent connaître la langue française, un idiome que des inconscients voudraient faire disparaître, parce qu'ils le trouvent grossier et déplacé, afin de le remplacer par leur jargon incohérent.
   De cet idiome, Dufrane a l'ait un langage vivant, imagé, harmonieux, charmant à l'oreille, recréant l'esprit et ravissant l'imagination. Le parler natif n'est-il pas le seul dont on possède jamais toutes les souplesses ? Il a édité une littérature vibrante et passionnée, chaude de toutes les ardeurs d'un sang riche, reflétant la nervosité enjouée, la moquerie vive et la mentalité de sa race. La joie de vivre éclate dans les strophes envolées de ses savoureux devis borains. »

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 28132).

 

BRIOT (Frédéric)Usage du monde, usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d'Ancien Régime. Paris, Seuil, 1994. In-8° collé, 296 p., (collection « La Couleur de la Vie »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Écrire sa vie : la phrase est ambivalente. Elle pourrait se comprendre comme le récit, après coup, de ce qui a été, comme un solde de tout compte : raconter le passé de celui (ou celle) qui n'a plus d'avenir. Mais ce pourrait tout aussi bien être l'invention de l'existence et de son sens : raconter le présent et le futur de celui qui raconte son passé.
   Cette pratique d'écriture, pour soi et pour ses proches, fut très présente entre le XVe et le XVIIIe siècle, même si elle se réduit aujourd'hui à quelques noms (Commynes, Monluc, Retz. Saint-Simon...). Pendant longtemps les historiens n'ont voulu y lire qu'un regard sur le passé, regard déformé par l'amertume et le ressentiment. Et pendant longtemps les littéraires ont cru bon d'adopter ce préjugé.
   Ce fut sans doute faute de curiosité. Curiosité pour l'existence même de ces textes (abusivement unifiés sous le terme de « Mémoires »), curiosité pour leur diversité, les circonstances exactes de composition, les utilisations des manuscrits. Curiosité aussi pour les contenus, apparemment impersonnels, mais qui développent les replis intérieurs de l'âme, pour paraphraser le cardinal de Retz. Curiosité encore pour leur proximité avec le monde des collectionneurs (justement appelés alors des « curieux »), et pour les effets curatifs, joyeux et doux de l'écriture. Incitation donc à la curiosité, à la recherche de ces lisibilités perdues, et à (re)lire Marguerite de Valois, le maréchal de Bassompierre. Brienne le jeune, Mme de Campan, et les autres.

10 euros (code de commande : 28100 - vendu).

 

Bulletin de la Commission Royale de Toponymie & Dialectologie. XXIV - 1950. Bruxelles, Commission Royale de Toponymie & Dialectologie, 1950. In-8° broché, 414 p., une planche hors texte.
Sommaire :
   - Rapport annuel.
   - Adresses des membres.
   - Membres décédés.
   - Dierensoortnamen van Mensennamen afgeleid, par C. Tavernier-Vereecken.
   - Het toponiem « Waaienberg », par A. Carnoy.
   - Ulenspiegel 1350-1950 ?, par J. Dupont.
   - De Nederlandse Dialectstudie in 1949, par L. Grootaers.
   - De Plaatsnamenstudie in 1949, par H.-J. van de Wijer, H. Draye et K. Roelandts.
   - De Persoonsnamenstudie in 1949, par K. Roelandts.
   - Le Fisc de Louhègn ou Louhène entre Fooz et Freloux, par J. Vannérus.
   - « Gérardrie » métier flamand et toponyme liégeois, par M. Yans.
   - Toponymes hesbignons : XII. Bovenistier ; XIII. Fid'vôye ; XIV. Pêne ; XV. Vinâve, par J. Herbillon.
   - L'intonation des voyelles toniques dans les mots du wallon d'Oreye, par L. Warnant.
   - La Philologie wallonne en 1949, par É. Legros.

25 euros (code de commande : 28095).

 

[CHARLEROI]. Documents & rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XI. Première et seconde parties 1881. Mons, Manceaux, 1881. Deux volumes in-8° brochés, LVI, 507 p., planches hors texte dont certaines en couleurs.
Table des matières :
   -
Tableau des membres de la Société.
   - Sociétés, commissions et publications avec lesquelles la Société paléontologique et archéologique échange ses Documents et rapports.
   - Assemblées générales.
      - Procès-verbal du 6 février 1879.
      - Compte de l'exercice 1878.
      - Procès-verbal du 7 août 1879.
   - Correspondance.
      - Lettre de M. C. Blanchart, le 6 novembre 1878. - Don pour le Musée.
      - Lettre de M. J. Clautriau, le 21 juin 1879. - Don pour le Musée.
      - Du même, le 25 juin 1879. - Don pour le Musée.
      - Lettre de M. J.-B. Genard, le 25 juillet 1879. - Don pour le Musée.
      - Lettre de M. L. Morlet, le 24 juillet 1879. - Don pour le Musée.
      - Lettre de M. C. Failly-Noël, le 5 septembre 1880. - Don pour le Musée.
      - Circulaire de la Société faisant appel et offrant une récompense à ceux qui peuvent lui fournir des indications précises sur des découvertes archéologiques, le 23 octobre 1880.
   - Rapports.
      - Rapport annuel sur les travaux de la Société, lu à l'assemblée du 7 août 1879, par D. A. Van Bastelaer.
      - Les grès cérames ornés de l'ancienne Belgique ou des Pays-Bas, improprement nommés grès flamands. - Châtelet et Bouffioulx, centre important de production et d'exportation en Belgique et en pays étrangers. - 2e Rapport fait à la Société archéologique de Charleroi, par D. A. Van Bastelaer, pour la partie technique et J. Kaisin, pour les documents.
      - Rapport sur la découverte d'une villa romaine, à Morlanwelz. Première partie. La fouille, par Edm. Peny.
   - Documents et analectes.
      - Beaudoin, seigneur d'Aiseau, confirme différents droits que l'abbaye d'Oignies possédait et approuve une transaction conclue par des arbitres entre lui et ce monastère.
   - Mélanges paléontologiques, archéologiques et historiques.
      - La métallurgie romaine à Lovegnée, commune de Ben-Ahin en Belgique. Description de fouilles extraite d'un rapport de Cam. de Looze.
      - Monographie archéo-historique de l'ancienne abbaye de St-Pierre à Lobbes (654-1794). Suite, par Th. Lejeune.
      - Biographie de Jean-Thomas-Louis Quevreux, maire de Charleroi, etc., par D. A. Van Bastelaer.
      - Charleroi, Gilly, Fleurus et Waterloo. Épisode de 1815, écrit par un témoin oculaire. Notes détachées des papiers de feu François-Joseph Weggantt, par D. A. Van Bastelaer.
   - Variétés et extraits.
      - Petite chronique des découvertes archéologiques faites dans l'arrondissement de Charleroi, par D. A. Van Bastelaer.
         - Trouvaille de l'époque belgo-romaine à Pont-de-Loup.
         - Objets anciens trouvés le long de la Sambre à Montignies-sur-Sambre.
         - Trouvaille de poterie romaine rue du collège à Châtelet.
         - Station belgo-romaine du Diarbois à Jumet.
         - Trouvaille de l'époque belgo-romaine à Farciennes.
         - Trouvaille de pièces romaines à Bouffioulx.
      - Nécrologie des membres de la Société : Martin Schoenfeld. - Henri Bivort. - Arthur Warocquë. - Charles-Louis Blondeau. - Olivier Gille. - Eugène Van Bemmel - Léopold Hensival.
      - Le berceau des Carolingiens.
      - Académie de coiffure au siècle dernier.
      - Verrerie a la façon de Venise.
      - Carreaux vernissés.
      - Guy de Bray, peintre sur verre.
      - Académie d'archéologie de Belgique. Programme du concours pour 1881.
      - Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Programme du concours pour 1881.
      - Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Programme du concours pour 1882.
      - Errata.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 28139).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi. Tome LVII. 1974-1978. Charleroi, Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi, 1978. In-8° broché, 135 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Partie administrative.
   - Articles :
      - Liberchies Bons-Villers. Vestiges de bâtiments romains le long du « diverticulum » vers Gosselies et fossé ancien, par P. Claes, G.P. Werner, E. Lurquin et C. De Puydt.
      - Histoire de la Seigneurie hautaine de Gerpinnes, par Joseph Roland.
      - La destruction par les Hainuyers des fortifications liégeoises de la Sambre (1408-1410), par Maurice-A. Arnould.
   - Mélanges :
      - La fortification « protohistorique » de Presgaux, par Raymond Brulet.
      - Les fortifications protohistorique et historique du Bois du Boubier à Châtelet, par Pierre P. Bonenfant.
      - Le site des Castellains à Fontaine-Valmont. Résultats des campagnes de fouilles du Musée royal de Mariemont en 1976, 1977 et 1978, par Germaine Faider-Feytmans.
      - Cave romaine à Liberchies, par Raymond Brulet.
      - La Villa de Jumet d'après la Descriptio Villarum de l'an 868-869, par Robert Hug.

15 euros (code de commande : 28138).

 

[CHIMAY]. La principauté de Chimay. 1486-1986. Bruxelles, Éditeurs d'Art Associés, 1985. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 281 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Liminaires, par Jean Dercq.
   - Une très jolie fille, par Maurice Piraux.
   - Géologie et géomorphologie, par Robert Fourneau.
   - La faune, par Léon Woué.
   - Sites archéologiques et flore, par Jacques Duvigneaud.
   - La faune et la cynégétique, par Daniel et André Galoux.
   - La forêt, composante majeure, par André Galoux.
   - Les parcs naturels régionaux, par Léon Woué.
   - Découvertes archéologiques, par André Deflorenne.
   - Le Bas-Empire, par Raymond Brulet.
   - Les ateliers et la circulation monétaires, par Jean-Marc Doyen.
   - La féodalité depuis le traité de Verdun, par Maryse Carlier.
   - Les monastères, par Léon Lybaert.
   - Les premiers seigneurs de Chimay, par Henri Dessart.
   - La seigneurie de Hierges au Moyen Âge, par Jacques-Henri Pirenne.
   - Chrales de Croÿ, premier prince de Chimay, par Henri Dessart.
   - Hierges à la Renaissance, par Jacques-Henri Pirenne.
   - Philippeville et Mariembourg, par Philippe Fievet.
   - La principauté de Barbençon, par Fernand Chevalier.
   - Sceaux et armoiries, par Jacques Buchin.
   - Terre souveraine de Fagnolles, par Luc Lowagie.
   - Les régiments wallons et les grognards, par André Lépine.
   - La forêt empreinte d'histoire, par André Galoux.
   - Les ermitages et les pèlerinages, par Léon Lybaert.
   - Les écrivains, par Roger Foulon.
   - Deux points forts de l'art et de l'artisanat, par Jean Dercq.
   - L'architecture religieuse, par Léon Lybaert.
   - La musique à Chimay, par Elisabeth de Chimay.
   - Les confréries chimaciennes, par Jacques Buchin.
   - Les marches militaires, par Roger Foulon.
   - 
La gastronomie, par René Mathot.
   - Traditions carnavalesques, par Victor Lareppe.
   - Jehan Froissart, par Roger Foulon.
   - Joseph de Chimay, dit le Grand Prince, par Elisabeth de Chimay.
   - Madame Tallien, par Elisabeth de Chimay.
   - François-Joseph Gossec, par Fernand Chevalier.
   - Les utilisations du bois, par André Galoux.
   - L'économie d'une région, par Francis Sobry, Yvan Klaric, Claude Christophe, Michel Chasselin, Philippe Van Nieuwenhuyse et André Deflorenne.
   - Musées locaux, par Denis Martin, Fernand Chevalier et André Lépine.
   - Annexes.

45 euros (code de commande : 28140 - vendu).

 

[CORNEZ (Émile)]. Liber memorialis Émile Cornez. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1972. In-8° broché, XIII, 350 p., quelques illustrations, (collection « Anciens Pays et Assemblées d'États », n° LVI).
Table des matières :
   - Avant-propos, par Émilien Vaes.
   - In memoriam Émile Cornez, par Christiane Piérard.
   - L'Abbaye de Maroilles, en Hainaut, et la politique de sécularisation des Carolingiens, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Une source perdue de Jacques de Guise : les Annales Sancti Ghisleni, par Daniel van Overstraeten.
   - Un psautier à collectes illustré du XIe siècle, à l'usage de Saint-Vincent de Soignies (Leipzig, Univ. Bibl., 774), par Jacques Nazet.
   - À propos de l'usage du papier au XIIIe siècle dans une administration urbaine. Étude des textes du plus ancien Mémorial conservé à Mons, par Christiane Piérard.
   - Les États Généraux et la succession de Philippe le Beau dans les Pays-Bas, par Robert Wellens.
   - Tableaux de Justice à Mons, par Lucy Tondreau.
   - Jérôme Marlier (1613-1681), abbé de Saint-Ghislain et conseiller à la Cour souveraine de Hainaut. Notes biographiques, par Gilbert A. Lelièvre et Daniel van Overtraeten.
   - La description de la machine à feu de Bois-de-Boussu dans l'Encyclopédie, par Marinette Bruwier.
   - L'originalité du travail cartographique de Ferraris dans les Pays-Bas autrichiens, par Maurice-A. Arnould.
   - La sidérurgie dans la région de Beaumont et de Chimay à la fin de l'Ancien Régime, par Philippe Moureaux.
   - Un Populationniste hennuyer du XVIIIe s. : le Comte François-Joseph-Ghislain Franeau de Gommegnies (1739-1803), par Hervé Hasquin.
   - Les émoluments du dernier Grand Bailli de Hainaut, Charles-Joseph, Prince de Ligne (1791-1794), par Andrée Scufflaire.
   - Les Profils sociaux du Département de Jemappes, par Roger Darquenne.
   - De la Propriété de l'ancien Hôtel des Gouverneurs du Hainaut, par Armand Louant.
   - La Confection binchoise. Ses Origines et son Développement jusqu'en 1951, par Samuel Glotz.

20 euros (code de commande : 28137).

 

[DALI (Salvador)]. Dali. Introduction de Michel Tapié. [Paris], Éditions du Chêne, 1957. In-4° broché sous couverture rempliée, [50] p., nombreuses illustrations dont 16 planches en couleurs contrecollées, bel exemplaire, peu courant.
Extrait :
   Les antinomies daliniennes n'ont pas fini de nous mener aux limites extrêmes de l'actuelle confusion : mais jamais confusion n'avait été comme maintenant témoignage d'une immense et vivace richesse. L'absence de cette sécurité que constitue le fil traditionnel (d'une quelconque tradition) donne pleine chance aux individus dignes de ce nom, et, parmi le nombre rassurant de ceux qui vivent le devenir de l'actuelle aventure, Salvador Dali réalise ce paradoxe étonnant d'être l'artiste le plus prestigieusement connu et celui que l'on discute avec le plus d'âpreté comme si son nom était chargé de très dangereux effluves nécessitant un sérieux contrôle d'autodéfense. Et en fait, inconsciemment ou en toute lucidité, tout dans l'œuvre ou le comportement de Dali, dans ses moyens comme dans le rayonnement de son message, est ambiguïté, paradoxe, contre-courant, sous les apparences de techniques traditionnellement conformistes, et à travers une vie et une œuvre dans lesquelles l'extrême complexité baroque étaye la plus lucide et la plus rigoureusement implacable continuité.
   Dans ses fantômes surréalistes de 1928 aux Assomptions corpusculaires spectrales de 1956, Dali pose avec un maximum de non-conformisme face aux avant-gardes du moment la question du contenu de l'œuvre d'art avec l'appareil lucide d'exploration qu'est sa méthode paranoïaque-critique, alors que tous les articles de maintenant tournent le dos à cette face essentielle de l'œuvre d'art pour explorer les possibilités structurales de techniques automatiques où la magie graphique de gestes, où la vitesse force la puissance créative, auquel cas il pourrait se déceler la présence d'un contenu latent lui-même à une nouvelle puissance ; à ce degré qui est celui de l'actuel comportement conforme, il est évident que le nom de Dali est sujet de scandale pour certains, et déclenche chez d'autres des réactions de mauvaise conscience. Ce qui n'est déjà pas si mal à une époque où l'accoutumance à une surenchère dans la vitesse de communication émousse, presque aussitôt créés, tous nouveaux pouvoirs d'efficacité.

25 euros (code de commande : 28117).

 

DELMELLE (Joseph) — Légendes du Hainaut. Mons, Fédération du Tourisme de la Province du Hainaut, 1986. In-8° carré broché, 87 p., illustrations, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   - La légende et l'Histoire.
   - L'impressionnant légendaire du Hainaut.
   - Gilles de Chin.
   - Gilles de Trazegnies.
   - La moniale de l'Olive.
   - L'Ourse de Saint-Ghislain.
   - Bertrand de Rays.
    - Les trois Auvergnats de Beaumont.
   - Sur le versant méridional du Mont-de-1'Enclus.
   - La « Vision » de Messire Hector.
   - Jehan aux Houssets.
   - La conversion de Maurosus.
   - Un juif appelé Jonathas.
   - Guillaume et Jehan.
   - L'immense ronde des sorcières.
   - Des pierres venues d'on ne sait où !
   - Des personnages à deux têtes.
   - À « La Follie » d'Écaussinnes.
   - Josse Lebardeur de Pommerœul.
   - La colère de Fier-à-Bras.
   - Le Caillou-qui-Bique.
   - Les arbres-fétiches.
   - Rolende et Oger.
   - Les Gilles de Binche.
   - Même les saints se disputent...
   - Sur les reliques de saint Vincent.
   - Combien de trésors cachés ?

10 euros (code de commande : 28130 - vendu).

 

DESNOS (Robert) — Chantefables et Chantefleurs à chanter sur n'importe quel air. Illustrations de Ludmila Jirincova. Introduction par Pierre-André Touttain. Quatrième édition. Paris, Gründ, 1977. Petit in-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 62 p., illustrations en couleurs.
Extrait de l'introduction :
   Un autre aspect du talent poétique de Robert Desnos se doit d'être rappelé ici : les délicieux et inimitables poèmes qu'il composa pour les enfants. Pour le fils et la fille de Lise Deharme, il écrivit : la Ménagerie de Tristan et le Parterre d'Hyacinthe, puis quelques autres pour Daniel Milhaud (le fils du grand compositeur) ; il illustra lui-même ses poèmes. En 1944, l'année de son arrestation, il porta à l'éditeur Michel Gründ un manuscrit de trente Chantefables à chanter sur n'importe quel air : ces textes furent acceptés avec enthousiasme par l'éditeur, mais hélas ! le poète ne vit jamais ses textes imprimés. En 1952, le même éditeur publia les Chantefleurs précédées des Chantefables : soixante poèmes au total, présentés dans une édition illustrée à tirage limité.
   Enfin, en 1955, parut l'édition définitive des Chantefables et Chantefleurs, augmentée de vingt « chantefleurs » retrouvées. Le succès de ces poésies ne s'est jamais démenti : tous les enfants de France ont appris à l'école, puis pour leur plaisir, ces textes dans lesquels ils « entrent » immédiatement et qui appartiennent désormais à leur univers merveilleux et inviolable. Mais les adultes ont réservé le même accueil enthousiaste et émerveillé à ces poèmes, et plusieurs compositeurs les ont mis en musique.
   Cette nouvelle édition, illustrée de fraîches et poétiques compositions de Ludmila Jirincova, nous prouve, une fois encore, que ces poésies séduisent toujours les artistes sensibles et imaginatifs : plus que des illustrations, ce sont des variations graphiques et poétiques que cette illustratrice nous propose ici.

8 euros (code de commande : 28131).

 

[DOUR]. DURAY (Claude) — Dour. Le belvédère. De sa naissance à son abandon et à sa renaissance. (Et quelques morceaux de petite et grande « Histoire » de 1785 à 1967.) S.l., chez l'Auteur, 2010. A4 collé, 134 p., illustrations, (collection « Chronique Douroise en Rouge et Noir »), envoi de l'auteur, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Quelques brins d'Histoire. 1785-1837. Et les débuts de la Société « Belle Vue ».
   II. Le puits Tapatout N° 6. 1837-1901.
   III. 1840-1901. La vie économique, sociale et politique dans ces années-là.
   IV. Les années « Belvédère ».
   V. La décadence.
   VI. La renaissance ?
   VII. Annexes.

10 euros (code de commande : 28092).

 

[DROITS DE L'HOMME]. Les déclarations des droits de l'homme de 1789. Textes réunis et présentés par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 387 p., (collection « Bibliothèque Historique »), dos insolé.
En quatrième de couverture :
   La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée et votée à l'Assemblée nationale constituante du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou collectifs, représentent donc la première expression d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette, Mirabeau, l'abbé Sieyès – dont nous publions également un inédit sur la question des déclarations – et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et Marat, apportent leur contribution à ce débat de portée nationale.
   La diversité de ces signatures reconstitue pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement de support à la rédaction de la Déclaration de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris dans les déclarations ultérieures, au plan national et supranational.
   La présentation et les notices biographiques rédigées par Christine Fauré constituent une aide essentielle à la compréhension de ces textes.

12 euros (code de commande : 28099).

 

[DUKAS (Paul)]. Les écrits de Paul Dukas sur la musique. Avant-propos de G. Samazeuilh. Paris, Sefi, 1948. In-8° broché, 691 p., index, (collection « Musique et Musiciens »), exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
   Cette première grande édition des écrits de Paul Dukas a été éditée en 1948 par Gustave Samazeuilh, un proche du compositeur. Le choix des cent douze articles (parmi près de quatre cents) est effectué par son épouse, Suzanne Pereyra-Dukas, dont le « but a été de mettre en évidence le cheminement de la pensée de Paul Dukas au contact des suggestions de l’actualité et de situer ainsi le lecteur dans l’ambiance de l’époque musicale […] » (Avant-propos, pp. 15-16).
   
Les chroniques sont présentées par ordre chronologique de 1892 à 1932 et témoignent de la diversité des sujets abordés par Dukas au fil de sa carrière. Ces sujets peuvent être d’ordre général : « La musique et la littérature », « La musique et l’originalité » ou « Les notes et la musique » ; des hommages à certains compositeurs : Chabrier, Chausson, Verdi ou Monteverdi ; des comptes-rendus de concerts de musique ancienne, de musique de chambre ou symphonique. Cette anthologie reflète aussi la disposition particulière de Dukas pour l’opéra. Cinquante et un des cent trente sujets abordés traitent de musique lyrique. Les œuvres contemporaines françaises dominent ainsi que les drames wagnériens, mais Dukas admire également Gluck, Rameau, Mozart et Beethoven.
   
Notons toutefois que certaines chroniques ont été tronquées pour ne conserver que le sujet essentiel, sans que cela ne soit spécifié. Par exemple, la critique de mars 1900 parue à La Revue hebdomadaire sous le titre de Louise (pp. 479-486) de Charpentier ne conserve que ce qui a trait à cette œuvre, les dernières lignes consacrées au Lancelot de Joncières n’ont pas été reprises.
   
Les Écrits de Paul Dukas sur la musique est un ouvrage intéressant qui permet de saisir une partie importante de la pensée du compositeur et de l’activité musicale parisienne de l’époque. Mais cette vision reste parcellaire car, en choisissant des critiques d’œuvres appréciées voire admirées par Dukas, l’ouvrage dresse aussi le portrait d’un critique particulièrement bienveillant. Ainsi ses écrits les plus sévères sont oubliés, les œuvres de Massenet sont très peu représentées, celles de Bruneau étrangement absentes, des créations véristes qu’il exècre ne reste qu’un article sur La Tosca de Puccini, et beaucoup d’autres créations françaises peu estimées ont disparu. Ces articles sont pourtant tout aussi essentiels à la compréhension de l’esthétique de Paul Dukas.
Bibliographie :
   - Ritaine (Pauline), Les écrits de Paul Dukas sur la musique, dans Dictionnaire des écrits de compositeurs (ressource en ligne).

30 euros (code de commande : 28119).

 

FREUD (Sigmund) — La vie sexuelle. Introduction de Jean Laplanche. Traduit de l'allemand par Denise Berge, Jean Laplanche et collaborateurs. Paris, Presses Universitaires de France, 1997. In-8° broché sous couverture rempliée, 159 p., (collection « Bibliothèque de Psychanalyse »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les textes présentés dans ce recueil viennent compléter, pour le lecteur français, la connaissance qu'il peut acquérir de la théorie freudienne de la sexualité à travers toute une série d'ouvrages majeurs dont le plus indispensable reste évidemment les Trois essais sur la théorie de la sexualité. Ici, on ne trouvera pas de textes synthétiques présentant la doctrine sous une forme qui se veut relativement achevée, mais des articles plus brefs et à visée plus partielle, où se marque chaque fois un temps de la recherche et de la découverte. On retrouvera aisément, dans tel ou tel d'entre eux, l'une des deux dimensions majeures dont l'importance vient d'être rappelée : le monde des représentations sexuelles et l'exploration de la sexualité dans son rythme temporel. On percevra, nous l'espérons, que l'évolution de la sexualité individuelle que Freud cherche ainsi à retracer, possède, dans l'économie de la psychanalyse, une tout autre portée que de constituer un chapitre (« développement affectif de l'enfant » par exemple) plus ou moins vraisemblable et plus ou moins bien systématisé de la psychologie génétique.
Sommaire :
   Chapitre I. Les explications sexuelles données aux enfants.
   Chapitre II. Les théories sexuelles infantiles.
   Chapitre III. La morale sexuelle civilisée et la maladie nerveuse des temps modernes.
   Chapitre IV. Contributions à la psychologie de la vie amoureuse :
      I. Un type particulier de choix d'objet chez l'homme.
      II. Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse.
      III. Le tabou de la virginité.
   Chapitre V. Pour introduire le narcissisme.
   Chapitre VI. Sur les transpositions de pulsions plus particulièrement dans l'érotisme anal.
   Chapitre VII. L'organisation génitale infantile.
   Chapitre VIII. La disparition du complexe d'Œdipe.
   Chapitre IX. Quelques conséquences psychologiques de la différence anatomique entre les sexes.
   Chapitre X. Le fétichisme.
   Chapitre XI. Sur la sexualité féminine.
   Chapitre XII. Des types libidinaux.

7 euros (code de commande : 28128).

 

[GAULE - GRAVURE]. MERCATOR (Gérard) ET HONDIUS (Jodocus)Galliæ supra omnes in hac forma editiones locupletissima et exactissima descriptio. Auctore Henrico Hondio. Carte coloriée extraite de l'Atlas ou Representation du monde universel, et des parties d'icelui, faicte en tables et descriptions tres amples, et exactes, par Gerard Mercator et Jodocus Hondius, édité à Amsterdam, chez Henry Hondius, en 1633 (pp. 246-247), texte en français au verso.
Dimensions :

   - Dessin : 494 x 365 mm.
   - Cuvette : 497 x 367 mm.
   - Feuille : 563 x 464 mm.
   Superbe carte de la France et de l'actuelle Belgique, très bien coloriée et richement ornée : armes de la France (trois fleurs de lys d'or et couronne royale), monstres marins, navires, rose des vents, cartouche.
À propos de l'édition des cartes de Mercator par Hondius :
   L'œuvre mercatorienne [...] va s'incruster au fil des décennies dans la culture scientifique planétaire. Quels furent les cheminements des thèmes constitutifs de l'œuvre à travers les siècles ?
   La diffusion des travaux cartographiques de Mercator au XVIIe siècle est essentiellement due à un homme d'affaires prudent, le protestant d'origine flamande Jodocus Hondius (Wakken, 17 octobre 1563 - 16 février 1611). Le 18 mars 1604, Gérard Mercator Junior, le petit-fils de Gérard Mercator, acquiert les cuivres de son grand-père et les revend pour une somme importante à Jodocus Hondius. Le 12 juillet de la même année, la bibliothèque du géographe est mise à l'encan à Leiden par le libraire Jean Maire.
   En 1605, souhaitant faire fructifier le capital investi dans les cuivres, Jodocus Hondius fait imprimer avec l'aide de Jan Theunisz de Leiden et de l'éditeur Cornelis Claesz une nouvelle édition du Ptolémée de Mercator. L'année suivante, après un véritable succès d'édition, Jodocus Hondius met en chantier une nouvelle édition de l'Atlas de Mercator. Pour celle-ci, il apporte des modifications importantes à la structure de l'œuvre : remaniement du frontispice, ajout de nouvelles cartes et notamment de panégyriques. Cet éditeur a contribué d'une manière décisive à la diffusion maximale de l'œuvre majeure de Gérard Mercator : son Atlas. Après la mort de Hondius, le 16 février 1611, son fils, Henri Hondius, et son beau-fils, Jean Janssonius, poursuivront l'œuvre d'édition en y ajoutant des cartes. Jusqu'en 1638, l'atlas ne connaîtra pas moins de 31 éditions en différentes langues.
Bibliographie :
   - Watelet (Marcel), Fragments d'historiographie, dans Gérard Mercator cosmographe, p. 387.

380 euros (code de commande : 28097RR - réservé).

 

GERBOD (Paul) — La vie quotidienne dans les lycées et collèges au XIXe siècle. Paris, Hachette, 1968. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 272 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   « Isolés du monde dans « les bagnes de l'enfance » aux murs austères et aux fenêtres grillagées, confinés dans des « cours de prison », maîtres et élèves participent, au long des jours et des années, aux mêmes liturgies scolastiques, tout imprégnées de vénérables traditions... », écrit M. P. Gerbod dans son Avant-Propos.
   Il est vrai que la vie universitaire a engendré, depuis le début du siècle dernier, bien des mythes qui, du « fort en thème » au pion « chahuté », se sont transmis jusqu'à nous. Romanciers et auteurs dramatiques, poètes et pamphlétaires ont décrit à l'envi cet univers burlesque des collégiens et des professeurs, tant secoué de révoltes et jonché de rêves déçus.
   La légende est tenace. Pourtant, dans ces mondes fermés qu'étaient les lycées et collèges au XIXe siècle, des générations d'élèves ont été instruites. Ces jeunes gens sont devenus ensuite les cadres intellectuels, politiques, économiques et sociaux de la Nation.
   Comment étaient-ils préparés à leurs tâches d'adultes ? Comment vivaient-ils ? Quels étaient leurs maîtres ? Pour répondre à ces questions, M. P. Gerbod a secoué la poussière des archives de l'Instruction publique et feuilleté l'immense littérature consacrée à l'institution universitaire. Il en résulte un monde original, méconnu, divers.
   Ce monde-là est-il si loin de nous ?

10 euros (code de commande : 28110 - vendu).

 

[GRACQ (Julien)]. BORGAL (Clément) — Julien Gracq. L'écrivain et les sortilèges. Paris, Presses Universitaires de France, 1993. In-8° broché sous couverture rempliée, 235 p., (collection « Écrivains »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Une analyse – rarement tentée jusqu'ici – du vocabulaire employé par Julien Gracq montre qu'il fait infiniment plus que jouer comme un enfant avec les sortilèges. Promeneur infatigable sur le « grand chemin » de la vie, il ne cesse de les enregistrer, de mesurer l'impact de chacun d'entre eux, grâce à l'extraordinaire finesse de sa sensibilité, et à l'art de sorcellerie dont les mots mêmes qu'il utilise sont les instruments.
   Car les sortilèges existent à l'état pur, ayant l'air de correspondre tantôt à une magie blanche, tantôt à une magie noire. Ils existent dans la nature sauvage, dans la nature habitée, dans la nature féminine, dans l'au-delà mystérieux avec lequel essaient de nous faire communiquer les religions, dans le verbe des écrivains. Ils existent, comme existait le Graal ; et cette existence seule est une invitation permanente à la « quête ». Le dernier mot de la culture – de celle de Gracq, en tout cas – ne serait-il pas la hantise de la primitivité ?...

13 euros (code de commande : 28127 - vendu).

 

GRÉTRY (André-Modeste) Mémoires ou essais sur la musique. Nouvelle édition comprenant les principaux chapitres augmentés de notes et publiée par Paul Magnette. Liège, Vaillant-Carmanne, 1914. Fort in-8° broché, 472 p., rousseurs, cachet humide ex-libris sur la page de garde, couverture défraîchie, ouvrage peu courant.
Extrait de la préface :
   
Grétry, dans ses Mémoires, apporta des idées de modernisme du plus haut intérêt, et prophétisa les réformes et les progrès que la musique devait accomplir. Et il convient de rendre hommage à la la modestie de ce musicien délicieusement doué, qui eut la franchise de délimiter son talent et de reconnaître qu'il ne se sentait point le génie indispensable à la réalisation de toutes les réformes qu'il préconisait.
   Parmi ces réformes, il en est d'essentielles. N'est-ce pas Grétry qui comprit, dès qu'elle apparut, toute l'importance que l'orchestration nouvelle devait avoir dans l'histoire musicale ? N'est-ce pas lui qui s'attaque à la musique italienne, dont il signale les graves défauts : scènes trop longues, ritournelles oiseuses, psalmodies banales, roulades et répétitions ennuyeuses ? N'est-ce pas lui, encore, qui préconise la construction d'un théâtre modèle, idée reprise et réalisée par Wagner, l'importance qu'il convient d'accorder à la partie instrumentale de l'opéra ?
   C'est encore Grétry qui dit : « C'est du sentiment des paroles que le musicien doit tirer son mouvement ; rien n'oblige à terminer un morceau dans le ton initial si le sentiment que la musique décrit a évolué au cours du morceau. »
   Ces théories, émises dès 1789, ce sont celles que B. Wagner, un demi-siècle plus tard, reprit à son compte personnel, en s'attribuant la gloire d'avoir été le premier à les exposer.
   On ne pourrait donc assez insister sur la très haute valeur que présentent les écrits théoriques de Grétry dans l'histoire de la musicologie.

30 euros (code de commande : 28103).

 

Hainaut central. Liège, Mardaga, 1990. Grand in-8° carré sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 280 p., nombreuses illustrations, plans, coupes, (collection « Architecture Rurale de Wallonie »), très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction générale (Géographie - Histoire - Architecture - Dialectologie - Bibliographie générale - Avertissement technique).
   - Hainaut Central (Coup d'œil préliminaire - Carte administrative - Bibliographie générale).
      - Géographie.
         1. Les conditions physiques fondamentales.
         2. Le paysage rural et les structures agricoles.
         3. L'habitat rural.
      - Histoire.
         - Introduction.
         1. Cadres régionaux et locaux.
            1.1. Ancien régime.
            1.2. Périodes française, hollandaise et indépendante.
         2. Population et société.
            2.1. Bilan des guerres, disettes et épidémies.
            2.2. Évolution démographique.
            2.3. Clivages sociaux.
            2.4. Droits seigneuriaux.
         3. Ressources et activités.
            3.1. Agriculture.
            3.2. Industrie.
            3.3. Voies de communication.
         - Orientation bibliographique.
      - Architecture.
         1. Généralités.
            1.1. Typologie.
            1.2. Implantation.
            1.3. Volumétrie.
            1.4. Matériaux.
            1.5. Chronologie générale et styles.
         2. La construction.
            2.1. Murs.
            2.2. Toiture.
            2.3. Ouvertures.
            2.4. Structures intérieures.
            2.5. Symboles et rites.
         3. L'habitation.
            3.1. Plan.
            3.2. Circulations.
            3.3. Équipement.
            3.4. Mobilier.
            3.5. Décors et styles.
         4. Les dépendances.
            4.1. Grange.
            4.2. Étables.
            4.3. Autres dépendances.
            4.4. Cour et espaces privés.
         5. Équipements collectifs.
         - Conclusion.
      - Dialectologie.
         - Présentation générale du lexique.
         1. Notions générales.
         2. Le milieu rural.
         3. La ferme.
         4. Équipement immobilier.
         5. Équipement mobilier.
         6. Annexes. Outillage. Divers.
      - Index.

25 euros (code de commande : 28123).

 

Irréalisme et Art moderne. Les voies de l'imaginaire dans l'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Mélanges Philippe Roberts-Jones. Édité par Michel Draguet. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, [1991]. Grand in-8° broché sous couverture rempliée, 312 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   
À propos de portraits, par Philippe Roberts-Jones.
   Graphies, par Philippe Roberts-Jones.
   Le rêveur fantastique. Portrait bibliographique de Philippe Roberts-Jones ou la poésie comme méthode de l'histoire de l'art, par Michel Draguet.
   Jaillir - Saisir : Philippe Jones et la médiation des arts plastiques, par Albert Mingelgrün.
   Science et créativité, par Ilya Prigogine.
   Le philosophe couché, par Jean Starobinski.
   Rhétorique de la sculpture, par Philippe Minguet.
   Nécessité de la musique, par Georges Thinès.
   Marcel Brion ou l'initiation différée, par Raymond Trousson.
   L'hermétisme chez Tiepolo, par Marcel Brion.
   Éros et Psyché : quelques variations néo-classiques, par Fierre Somville.
   Nodier, Piranèse et la « Monomanie réflective », par Roland Mortier.
   La Maison d'Art. Edmond Picard's asylum of beauty, par Jane Block.
   Le présent du passé dans la peinture et l'écrit de Paul Gauguin, par Paul Hadermann.
   Le crabe Pince-sans-rire et le poulpe. Le mythe ensorien, par Luc de Heusch.
   La passion du diable (Extraits), par Adolphe Nysenholc.
   Le paysage fin de siècle entre impressionnisme et symbolisme. Monet, Redon, Seurat, Khnopff, par Michel Draguet.
   L'avant-garde : réalisme, irréalisme?, par Jean Weisgerber.
   Paul Klee et le secret du texte, par Eugénie De Keyser.
   La musique et ses mystères selon le surréalisme bruxellois, par Robert Wangermée.
   Les figures de Paul Delvaux, par Jacques Sojcher.

25 euros (code de commande : 28116).

 

[KANT (Emmanuel)]. MEYER (Michel) — Science et métaphysique chez Kant. Paris, Presses Universitaires de France, 1988. In-8° broché sous couverture rempliée, 248 p., (collection « Philosophie d'Aujourd'hui »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   La Critique de h raison pure cherche-t-elle à fonder la métaphysique (Heidegger) ou la science (Cassirer) ? L'opposition entre ces deux conceptions s'enracine en réalité dans la Critique même, qui autorise ainsi la double lecture. Cette ambiguïté du kantisme a sa source dans la différence, jusqu'ici inexpliquée ou simplement niée, entre les deux éditions de la Critique. Ces deux versions, en se radicalisant après Kant, vont déboucher l'une sur l'idéalisme puis le nihilisme, et l'autre, sur le positivisme dont on sait qu'ils s'affronteront tout au long du XXe siècle.
   C'est dire que le présent ouvrage n'est pas seulement une interprétation de la Critique de la raison pure, ni même la résolution de la vieille énigme qui concerne la différence entre les deux éditions de la Critique. Il se propose d'expliquer comment le kantisme s'inscrit au fondement de toute la philosophie contemporaine, dans ses divisions mêmes comme dans ses racines profondes.
   Au-delà, cet ouvrage se présente comme l'illustration de cette nouvelle manière de penser la philosophie que l'auteur a théorisée comme Problématologie. Celle-ci vise à montrer comment la philosophie a réfléchi de façon non thématique mais dérivée son questionnement radical. Le kantisme apparaît alors comme une problématologie implicite, dans la mesure où il s'efforce de démarquer les questions insolubles de celles qui se laissent résoudre, en examinant le sol commun de toute problématisation, que celle-ci se perpétue comme métaphysique ou se résolve comme science.

13 euros (code de commande : 28114).

 

LA FERRIERE (abbé de) — Le menage universel de la ville et des champs, et le jardinier accomodés au gout du tems ; contenant la patisserrie, confitures, liqueurs, la cuisine, le jardinage, la chasse et la peche, secrets du menage, les abeilles, les chevaux, les etangs, viviers, canaux, fossés et marais. Ouvrage utile a toutes sortes de personnes. Par Mr. De La Ferriere. Nouvelle Edition Augmentée. Bruxelles, Léonard, 1733. [A Bruxelles, / Chez Jean Leonard, Libraire-Imprimeur ; / rue de la Cour. 1733. / Avec Approbation et Privilege.] In-8° plein veau d'époque, dos à 6 nerfs orné de fleurons dorés, reliure usagée (mors fragiles), coins émoussés, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [2 (préface)], 502, [25 (table, approbation et privilège)], [1 bl.] p., une gravure en frontispice.
Distribution des matières :
   - Les Livres I, II et III (pp. 1-168) sont consacrés à la cuisine et à la préparation des aliments.
   - Le Livre IV (pp. 169-246) est consacré au jardinage.
   - Le Livre V (pp. 247-283) est consacré à la chasse, à la énerie et à la fauconnerie.
   - Le Livre VI (pp. 284-334) s'intitule : Secrets du menage de la ville et des champs, tirés du Dictionnaire œconomique.
   - Traité des Abeilles, où l'on voit la veritable maniere de les gouverner, et d'en tirer du profit. Avec une Dissertation curieuse sur leur génération, & de nouvelles rémarques sur toutes leurs propriétés (pp. 335-420).
   - Nouveau Traité des Chevaux, la maniere de les nourir et de les elever. Avec un Détail général de toutes leurs maladies, & les remedes les plus experimentés pour les en guérir (pp. 421-502).
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Bibliographie gastronomique, col. 358.
   - Oberlé (Gérard), Les Fastes de Bacchus et Comus, p. 104.
   - Thiébaud (Jules), Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, col. 544-545.

180 euros (code de commande : 28120).

 

LEWILLIE (Léon) et NOËL (Francine) — Le sport dans l'art belge de l'époque romaine à nos jours. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en couleurs, ex-dono daté du 20 juin 1984 de Raoul Mollet, président du Comité Olympique et Interfédéral Belge, à Abel Dubois, à l'époque bourgmestre de la ville de Mons.
En quatrième de couverture :
   Rénovateur de l'olympisme antique, Pierre de Coubertin estimait, au cours d'une conférence en Sorbonne en 1906, qu'« il était temps, désormais, de songer à rétablir le contact d'antan entre les sports et les arts. »
   Dans cet esprit, il fit inscrire au programme des Jeux de Londres, en 1908, cinq concours artistiques, le « pentathlon des muses », comprenant l'architecture, la sculpture, la musique, la peinture et la littérature, qui couronnaient les écrivains et les artistes inspirés par les sports.
   Cette tradition se maintint et aux Jeux de 1920, qui eurent lieu dans la ville martyre d'Anvers, selon le vœu même de Coubertin, onze médailles artistiques furent décernées dont six à des artistes belges.
   En Belgique, c'est Victor Boin, athlète et journaliste sportif, président du Comité Olympique Belge de 1955 à 1965, qui fut le premier, croyons-nous, à attirer l'attention des artistes sur le caractère éminemment esthétique des gestes sportifs. Plus récemment, Pierre Frayssinet plaçait même « Le sport parmi les Beaux-Arts » (1968).
   Le sport n'a pourtant pas toujours occupé dans l'art la place qui lui revenait. Si l'artiste grec l'a magnifié (ne pensons qu'à l'admirable Aurige de Delphes ou aux multiples représentations d'athlètes dans la céramique), il faut bien convenir que la civilisation occidentale, à mesure que se creusait le fossé entre le corps et l'esprit, a progressivement perdu le sens du lien privilégié qui unit l'art au sport. Il est curieux de constater par exemple que le sport n'a guère inspiré les tout grands maîtres des XIXe et XXe siècles. On a pu parler, à ce propos, de « relation manquée » entre le sport et l'art. Ces dernières années ont vu naître, en Belgique, plusieurs initiatives tendant à renouer ce lien. En 1980, l'Instituut voor Lichamelijke Opleiding de la Katholieke Universiteit Leuven présentait à Louvain une exposition consacrée au sport dans l'art contemporain en Flandre. La même année, l'ASBL Sporta instituait, avec le soutien du ministère de la Culture néerlandaise, un prix national de peinture et de gravure sur le thème « sport » Les artistes furent nombreux à répondre à l'appel de Sporta puisque quelque 150 œuvres furent retenues.
   Il nous a semblé qu'un volume de synthèse sur les rapports entre l'art et le sport en Belgique s'imposait. Une histoire du sport belge restait d'ailleurs elle-même à écrire.
   En 1960, le Crédit Communal publiait un premier ouvrage d'art, dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire de sa fondation, intitulé « Trésors communaux, cinquante peintures ». Le succès qu'il rencontra nous a incités à présenter ce volume-ci sous une forme identique, une introduction de portée générale précédant la présentation des œuvres sélectionnées.
   M. Léon Lewillie, docteur en Éducation Physique, professeur à l'université Libre de Bruxelles, retrace d'abord les grandes étapes de l'histoire du sport en Belgique, en un texte aussi vivant que documenté. La deuxième partie du volume comprend cent deux reproductions en couleurs d'œuvres d'art réalisées en Belgique ou, pour la période précédant 1830, dans les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique et comportant, en tout ou en partie, la représentation d'un sport.
   Le choix de ces œuvres s'est effectué à partir d'une abondante iconographie réunie par Mme Francine Noël, licenciée en Philosophie et Lettres. Chaque œuvre est accompagnée d'un commentaire se rapportant au sport dont l'œuvre s'inspire, dû à L. Lewillie, tandis que F. Noël situe brièvement l'artiste en donnant, éventuellement, la place prise par le sport dans son œuvre.
   Bien que le choix des œuvres couvre une période qui s'étend sur plusieurs siècles, nous avons, pour préserver l'homogénéité de l'ensemble, donné au sport une définition unique, assez large, celle d'un exercice physique s'accomplîssant dans un temps de loisir. Nous n'avons pas retenu nécessairement la notion de compétition bien que celle-ci soit présente dans un grand nombre d'œuvres.
   Cet ouvrage aura atteint son but si, comme L. Lewillie en formule le souhait au terme de son aperçu historique, il a pu montrer qu'en Belgique, le contact entre le sport et l'art a parfois été très étroit et qu'il ne s'est jamais totalement rompu.

25 euros (code de commande : 28115).

 

L'HOIST (André) — De la Toison d'Or à l'ordre de Léopold II. Préface de Charles Terlinden. Bruxelles, Association de l'Ordre de Léopold II, 1939. In-8° broché, 124 p., illustrations en noir dans le texte et quelques planches en couleurs hors texte, ex-dono à la page de faux-titre, couverture un peu défraîchie.
Extrait de la préface :
   [...] Comme le montre fort bien M. André L'Hoist, une véritable filiation peut historiquement s'établir entre la Toison d'Or, qu'il intitule fort justement le plus ancien des ordres belges, et l'ordre de Léopold II, le plus récent de ceux-ci. L'étude de ce lien historique permet à l'auteur d'évoquer cinq siècles de cette histoire, que Michelet déclarait la plus belle qu'il y ait au monde, et de nous la montrer sous son aspect le plus glorieux : celui de l'honneur et de la bravoure. Car, sous l'ancien régime déjà, contrairement à ce qui se passait dans d'autres pays, le favoritisme ne jouait guère dans l'octroi des récompenses honorifiques aux Belges, comme le montrent les précautions prises pour l'Ordre de Marie-Thérèse. Nos ordres actuels ont conservé ce caractère de haute honorabilité ; ce n'est pas chez nous que l'on pourrait trouver des scandales semblables à celui qui jadis obligea un président de république à démissionner. Même, comme le prouve, chiffres à l'appui, M. L'Hoist, proportionnellement à notre population, nos ordres nationaux comptent, tant dans le pays qu'à l'étranger, un nombre de titulaires beaucoup plus restreint que celui d'ordres hautement estimés appartenant à de plus grands pays.
   Il est ainsi démontré, et c'est là encore un des mérites du livre de M. L'Hoist, que les titulaires de nos ordres nationaux peuvent être légitimement fiers de les porter. Cette fierté, qu'il ne faut pas confondre avec la vanité de ceux qui ne voient dans l'obtention d'une décoration qu'une vaine satisfaction d'amour-propre, est en tous points légitime lorsque l'on considère la valeur de ces ordres et la façon dont ils sont octroyés.
   Le travail de M. L'Hoist a enfin le mérite de répondre à une nécessité historiographique. Il n'existait pas encore de travail d'ensemble sur l'histoire des ordres, décorations et distinctions honorifiques conférés en Belgique. M. L'Hoist a su combler cette lacune en combinant son esprit patriotique avec les exigences de l'érudition et de la critique.

15 euros (code de commande : 28136).

 

MISRAHI (Robert) — La nacre et le rocher. Une autobiographie. Paris, Les Belles Lettres, 2012. In-8° broché sous couverture rempliée, 285 p., (collection « Encre Marine »), ex-libris manuscrit à la page de faux-titre, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté.
   Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'œuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même.
   Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu : au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.

13 euros (code de commande : 28106).

 

[MONS - NORD DE LA FRANCE - CHEMIN DE FER]. Trans-fer. Histoire et actualités ferroviaires belges. Numéro spécial 5. Liège, GTF, 1995. In-8° agrafé, 80 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, tableaux, bel exemplaire auquel on joint le catalogue de l'éditeur.
   Ce numéro est consacré à la ligne de chemin de fer Saint-Ghislain - Quiévrain - Valenciennes.
Table des matières :
   - En guise d'éditorial.
   - La ligne Saint-Ghislain - Quiévrain, un passé prestigieux, un avenir assuré ?, par Roland Marganne.
   - En autorail de Saint-Ghislain à Quiévrain, par Henri Scaillet.
   - Le cru 1995 des voitures à voyageurs de la SNCB, par Roland Marganne.

12 euros (code de commande : 28093).

 

MUCHEMBLED (Robert) — L'Orgasme et l'Occident. Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 382 p., quelques traits crayonnés.
En quatrième de couverture :
   L'orgasme est-il soluble dans l'histoire ? Émotion individuelle quasi incommunicable mais aussi réalité culturelle, il appartient et tout à la fois échappe à l'expérience collective. L'histoire de l'orgasme est celle du corps caché, des désirs interdits, de la chair corsetée par les tabous et les morales.
   Enfouis dans les tréfonds des archives et des bibliothèques, les documents concernant cette vie physique, parfois libertine, n'en sont pas moins extraordinairement abondants et d'une surprenante force d'évocation. Le livre de Robert Muchembled exhume des sources fascinantes qui invitent à regarder d'un œil neuf un passé souvent figé par de vertueuses sélections, pour découvrir « l'envers du décor » et réaliser que la sublimation des pulsions érotiques, bien au-delà du simple ascétisme religieux, a sans doute été le moteur caché du dynamisme de l'Occident jusqu'aux années 1960.
   En matière de volupté, Angleterre et France ont suivi des chemins parallèles et les États-Unis conservent la profonde empreinte de ce modèle répressif commun, récemment abandonné par l'Europe hédoniste au profit d'une sexualité plastique dont les femmes sont les principales bénéficiaires. Libérées par la pilule des dangers et des angoisses liées aux obligations de reproduction, elles peuvent désormais réclamer l'égalité avec les hommes et rechercher sans complexe ce plaisir qu'on dit charnel...

10 euros (code de commande : 28105).

 

PASTERNAK (Boris) — Le Docteur Jivago. Paris, Gallimard, [©1958]. In-8° sous reliure et Rhodhoïd d'éditeur (d'après la maquette de Massin), 652 p., (collection « Soleil », n° 19), exemplaire numéroté (n° C3881), en très bel état.
Extrait du commentaire de l'Encyclopaedia Universalis :
   Achevé en 1955, au cours de la période du dégel qui suivit la mort de Staline, Le Docteur Jivago fut proposé sans succès aux éditeurs soviétiques. La résolution de le confier, sans attendre une décision qui ne pouvait être que négative, à un éditeur étranger (l'Italien Feltrinelli), qui en assurerait la diffusion mondiale, représenta pour Pasternak l'acceptation délibérée du martyre. Ce geste brisa en effet un tabou, et mit fin au mythe stalinien d'une soumission spontanée des écrivains à l'autorité du parti. Consécutive à ce coup d'éclat, et au succès mondial d'une œuvre hérétique, l'attribution à Pasternak du prix Nobel de littérature en 1958 devait servir de prétexte au déclenchement d'une violente campagne orchestrée par le comité central du parti et l'Union des écrivains soviétiques, qui allait faire du poète un paria, contraint à refuser le prix et à implorer la grâce du pouvoir pour éviter l'exil.

20 euros (code de commande : 28135).

 

[PIERLOT (Jacques)]. [ÉVRARD (Léon)] — La vie de Jacques Pierlot, Prêtre & Marguillier de la Paroisse de Vervier, Ville de la Principauté de Liege ; avec tous les détails de son crime, de sa dégradation, & de son supplice. Nouvelle Edition augmentée de la Confession trouvée dans la poche de ce scélérat & ornée de son Portrait désinée d'après nature, par J. Beirens, Peintre à Verviers. Ornée de cinq Figures. Verviers - Bruxelles, Le Francq, 1786. [A Vervier, / Et se trouve à Bruxelles, / Chez B. Le Francq, Imprimeur-Libraire, rue / de la Magdelaine. / M. DCC. LXXXVI. / Avec Permission.] In-8° sous un cartonnage usagé d'époque, manque au dos, mors fragiles, 38 p., 5 gravures hors texte, rare.
   La première édition de cet ouvrage fut donnée à Liège, chez Lemarié, en 1786. L'édition augmentée présentée ici contient les mêmes gravures que la première mais retournées.
   J.-V. de le Court procède à l'attribution de l'ouvrage à Léon Évrard ; cette attribution n'apparaît plus dans l'édition du Dictionnaire des Anonymes et pseudonymes.
Extrait de l'Essai de J.-V. de le Court :

   Ce livre est un roman dont la donnée est historique, mais a servi de prétexte à l'auteur pour faire une charge à fond sur les philosophes. Jacques Pierlot, marguillier de la paroisse de Verviers, fut roué vif le 21 février 1786, en expiation de quatre assassinats commis par lui.
Bibliographie :
   - De le Court (Jules-Victor), Essai d'un dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes publiés en Belgique au XIXe siècle & principalement depuis 1830, dans Bulletin du Bibliophile belge, t. XXI (2e série - t. XII), n° 1345, p. 32.
   - De le Court (Jules-Victor) et De le Court (G.), Dictionnaire des Anonymes et Pseudonyme (XVe siècle - 1900), n° 1301 [966].

80 euros (code de commande : 28111 - vendu).

 

PLATONOV (Andreï) — Tchevengour. Roman traduit du russe par Louis Martinez. Préface de Georges Nivat. Paris, Laffont, 1996. In-8° collé, 427 p., (collection « Pavillons »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui promu au rang des grands classiques russes, Andreï Platonov, né en 1899, mort en 1951, fut, de don vivant, un pestiféré. Visionnaire, critique féroce, humoriste désespéré, il a créé une langue profondément singulière, qui le place parmi les plus grands écrivains de notre siècle.
  Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de « la génération spontanée du socialisme ». Leur errance les conduit à Tchevengour. « Ici, c'est le communisme et vice versa », leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre d'une utopie nouvelle. Sans avoir jamais lu Marx, Tchepourny a conçu le plan d'une communauté idéale. Pour le réaliser, il a massacré les bourgeois et interdit le travail. À Tchevengour, seul le soleil travaille... L'utopie se révèle être un ironique échec, et « le soleil se lève sur l'indigence du pays ».
   En 1926, Platonov, âgé de 27 ans, commence la rédaction de Tchevengour, achevée en 1929. Son manuscrit est refusé par la censure. Platonov s'en plaint à Gorki, qui lui écrit : « Vous êtes un homme de talent, sans conteste, et vous avez une langue tout à fait originale. [...] L'obstacle, c'est votre mentalité anarchiste... »
   Tchevengour ne sera pas publié du vivant de l'auteur. En 1972, le texte fait l'objet d'une première édition d'après un manuscrit incomplet. En 1988, il paraît pour la première fois dans son intégralité en Russie. La présente traduction est établie d'après ce manuscrit original.

13 euros (code de commande : 28125).

 

PONNAU (Gwenhaël) — La folie dans la littérature fantastique. Nouvelle édition. Paris, Presses Universitaires de France, 1997. In-8° broché sous couverture rempliée, XV, 355 p., (collection « Écriture »), exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Une remarquable coïncidence marque le début du XIXe siècle : la naissance d'une science, la psychiatrie, spécialisée dans l'étude positive des phénomènes aberrants et l'avènement de la littérature fantastique, qui découvre dans les images déroutantes et fascinantes de la folie le moyen de renouveler les formes traditionnelles de l'imaginaire. Coïncidence ? Bien plutôt corrélation.
   À l'époque où la science s'emploie à démystifier et à éliminer le surnaturel, les travaux des aliénistes, comme les investigations entreprises dans le domaine insolite des phénomènes psychiques, représentent un territoire privilégié où vont s'enraciner de plus en plus profondément les textes fantastiques de la modernité.
   Creuset où s'allient et se fondent les images de la folie et l'ensemble des faits irrationnels, l'écriture fantastique constitue le point de rencontre du surnaturel et de la psychopathologie, des fantômes et des fantasmes. Elle apparaît, à ce titre, comme la réponse singulière et exemplaire de l'imaginaire aux efforts de rationalisation qui caractérisent l'idéologie du progrès.
   En témoignent, à partir des années 1850, plusieurs œuvres-phares : des récits de jeunesse de Dostoïevski, encore imprégnés de réminiscences hoffmanniennes, aux modernes ghost stories de Henry James, des textes de Hawthorne et de Stevenson sous-tendus par la hantise du péché aux histoires névrotiques et décadentes de Jean Lorrain, des contes obsessionnels de Sheridan Le Fanu à l'angoisse suscitée par l'invisible et par l'aliénation exprimée par Maupassant, d'Aurélia à l'exploration concertée de l'inconscient pratiquée par H. H. Ewers, la littérature fantastique de la seconde moitié du XIXe siècle constitue le révélateur déroutant et admirablement exact de l'imaginaire d'une époque fascinée par les mystères de la vie psychique.

15 euros (code de commande : 28126).

 

PUTNAM (Hilary) — Raison, vérité et histoire. [Titre original : Reason, Truth and History.] Traduit de l'anglais par Abel Gerschenfeld. Paris, Minuit, 1984. In-8° broché, 242 p., (collection « Propositions »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Hilary Putnam est l'un des philosophes analytiques les plus importants. Son influence s'étend de la philosophie des mathématiques aux fondements de la psychologie, en passant par la philosophie de la physique et la philosophie du langage. Raison, vérité et histoire est toutefois son premier livre. Pour la première fois, il y aborde l'éthique. Le thème du livre est le réalisme, dans les sciences exactes, dans les sciences humaines et dans la morale. Prenant son point de départ dans la philosophie du langage et la théorie de la référence, le livre s'ouvre sur une analyse du paradoxe des cerveaux dans une cuve : si nous étions des cerveaux dans une cuve, pourrions-nous, comme le soutient le partisan du réalisme métaphysique, penser vraiment que nous le sommes ? Putnam critique ensuite deux conceptions de la rationalité scientifique et deux conceptions de la vérité auxquelles elles servent de base : celle du positivisme logique et celle du courant historiciste et relativiste. Contrairement à l'interprétation réaliste de la vérité scientifique, il n'y a, selon Putnam, pas de « point de vue de Dieu », duquel on pourrait évaluer la vérité de nos meilleures théories scientifiques. Contrairement au relativisme, il est faux, selon lui, de croire que si Dieu n'existe pas, tout est permis. Le lecteur français trouvera notamment dans ce livre une discussion des thèses d'Althusser et surtout de Foucault, comparées à celles de Kuhn et de Feyerabend. Dans la dernière partie de son livre, après avoir plaidé contre une conception trop réaliste des sciences, Putnam critique la dichotomie traditionnelle entre jugements de fait et jugements de valeur, pour défendre une conception de l'éthique plus réaliste que celle défendue par les positivistes logiques. Au fil d'une argumentation dont la qualité ne se dément jamais, le lecteur trouvera une discussion des problèmes les plus profonds de la philosophie actuelle.

15 euros (code de commande : 28121).

 

Les régions du Borinage et du Centre à l'heure de la reconversion. Bruxelles, Institut de Sociologie, 1962. In-8° broché, 464 p., une carte à déplier, planches hors textes, tableaux.
   Il s'agit des Actes de la XXIXe Semaine Sociale Universitaire, du 6 au 10 novembre 1961.
Table des matières :
   - Avant-propos, par E. Cornez.
   - Allocution d'ouverture, par A. Doucy.
   - Introduction à l'étude des problèmes de la reconversion du Centre et du Borinage, par M. Drechsel.
   - La région économique française du Nord-Pas-de-Calais et ses problèmes, par B. Akar.
   - Les données démographiques dans les problèmes de reconversion des régions du Borinage et du Centre, par P. Bairoch.
   - L'effort de reconversion et la politique d'accroissement de la productivité, par R. Talpaert.
   - Allocution à la séance académique au Palais du Gouvernement Provincial, par E. Cornez.
   - Les conditions de la reconversion économique du Borinage, par R. Stiévenart.
   - Le problème charbonnier, par F. Vinck.
   - Les industries des fabrications métalliques dans le Borinage et le Centre, par G. Velter.
   - Les problèmes de l'emploi dans une région en reconversion industrielle, par L. Servais.
   - L'impact de la crise actuelle dans le Borinage et le Centre et les conséquences espérées de la reconversion, par M. Laloire.
   - Les autres secteurs industriels du Borinage et du Centre, par L. Bodart.
   - Qu'est-ce que Socorec ?, par H. Dumonceau.
   - Une reconversion industrielle dans le Borinage, par P. Colmant.
   - Les principes de la politique de développement régional dans le cadre du Marché Commun, par E. Tosco.
   - Exposé des plans gouvernementaux, par A. Spinoy.
   - La sidérurgie en Hainaut et l'industrie chimique dans le Borinage, par B. Van Ommeslaghe.
   - Conséquences socio-économiques d'une politique de grands travaux, par J.-J. Merlot.
   - L'infrastructure dans les régions du Centre et du Borinage. - Aspects techniques, par G. Willems.
   - Les efforts d'implantation d'industries nouvelles, par le baron Snoy d'Oppuers.
   - Les conséquences sociologiques de la reconversion dans le Borinage et le Centre, par G. De Greef.
   - Quelques réflexions sur l'étude et le plan de reconversion du Borinage et du Centre, par L. Prader.
   - Conclusions de la XXIXe Semaine Sociale Universitaire, par P. Feldheim.
   - Annexe. Aperçu des mesures législatives belges visant à favoriser l'expansion économique.

25 euros (code de commande : 28122).

 

RICHÉ (Pierre) — Les Écoles et l’enseignement dans l’Occident chrétien de la fin du Ve siècle au milieu du XIe siècle. Paris, Aubier Montaigne, 1979. In-8° collé, 462 p., une carte, (« Collection Historique »).
En quatrième de couverture :
   Surmontant les obstacles d'une documentation rare et dispersée, regroupant tous les témoignages qui nous sont parvenus, Pierre Riché aborde, dans cet ouvrage, l'un des problèmes les plus importants de l'histoire de la culture occidentale : celui de l'enseignement dans le Haut Moyen Âge.
   Dans les écoles ecclésiastiques qui ont remplacé peu à peu les écoles romaines, le renouveau des études, manifeste dès la fin du VIIe siècle, se poursuit bien après la chute des Carolingiens : pour l'Empire germanique, l'Espagne, l'Angleterre et même la France, l'An Mille fut, contrairement à la légende, une époque d'intense activité intellectuelle.
   Pierre Riché nous introduit au milieu des écoles, en étudiant la vie des maîtres et celle des élèves, les techniques de travail et les programmes scolaires, depuis la « petite école » jusqu'aux « études supérieures ». À cette époque, l'enseignement est tout entier entre les mains des clercs et des moines ; mais l'auteur n'a pas voulu exclure de son enquête ces grands oubliés du Haut Moyen Âge que sont les laïcs, peuple ou aristocratie.
   Cet ouvrage de synthèse, dont il n'existe pas d'équivalent en France, se termine sur la crise qui agite l'école au milieu du XIe siècle – signe précurseur d'un autre Moyen Âge, et de ce qu'on a pu appeler la Renaissance du XIIe siècle.

15 euros (code de commande : 28101 - vendu).

 

ROUQUETTE (Louis-Frédéric) — Le grand silence blanc. Illustrations en couleurs de André Collot. Avant-propos d'André Lichtenberger. Paris, Arc-en-Ciel, 1944. In-4° broché, 203 p., 40 illustrations en couleurs (dont 1 frontispice à pleine page), (collection du « Moulin de Pen-Mur »), exemplaire numéroté sur vélin (n° 325), en bel état.
Résumé de l'article de François-Xavier Eygun :
   Louis-Frédéric Rouquette fut un auteur apprécié au début du XXe siècle, et ses récits d’aventures ont marqué plusieurs générations de lecteurs qui se sont ouverts, grâce aux talents de l’auteur, à de nouveaux horizons. Certains de ses romans n’ont d’ailleurs jamais cessé d’être réédités. Le Canada, surtout le Grand Nord, est au centre d’au moins trois de ses romans : Le grand silence blanc, La bête errante et L’épopée blanche. Ce Jack London français a voyagé à travers tout le Canada et, dans L’épopée blanche, il dresse un portrait des débuts de la colonisation de l’Ouest et de l’œuvre missionnaire des oblats. Dans cet article, nous proposerons donc une relecture de cette œuvre par rapport au concept de roman d’aventures, ainsi qu’une analyse de l’idéologie sous-jacente.
Bibliographie :
   - Eygun (François-Xavier), Aventures au Canada : L'épopée blanche de Louis-Frédéric Rouquette (1844-1926), dans Cahiers franco-canadiens de l'Ouest, Vol. 18, n°1, pp. 3-17.

50 euros (code de commande : 28134).

 

[ROUSSEL (Albert)]. HOÉRÉE (Arthur) Albert Roussel. Paris, Rieder, 1938. In-8° broché, 145 p., planches hors texte, (collection « Maîtres de la Musique Ancienne et Moderne », n° 17), bon exemplaire.
Table des matières :
   I. Les deux routes.
   II. L'enfance à Tourcoing.
   III. Les études du marin.
   IV. La vie du marin.
   V. Adieu à la marine.
   VI. Les études musicales à Paris.
   VII. Les premières œuvres.
   VIII. Les évocations. Le festin de l'araignée.
   IX. 1914. Padmavatî.
   X. Nouvelle orientation.
   XI. Vasterival. - La naissance de la lyre.
   XII. La dernière manière ou le classicisme.
   XII. Le soixantenaire. - Le psaume LXXX.
   XIV. La technique.
   XV. Les œuvres récentes.
   XVI. L'esthétique.
   XVII. Albert Roussel et son temps.
   XVIII. L'homme.
   XIX. Épilogue.
   - Rousseliana.
   - Bibliographie.
   - Iconographie.
   - Discographie.
   - Catalogue des œuvres d'Albert Roussel.

13 euros (code de commande : 28118).

 

SAVITZKAYA (Eugène) et IZOARD (Jacques) — Rue Obscure - Calle Oscura. Liège, Atelier de l'Agneau, 1975. In-8° broché, [30] p., couverture illustrée en noir, dos jauni sinon bon exemplaire, rare.
Dernier paragraphe où les auteurs expliquent leur démarche :
   « Tout est chemin », écrit Octavio Paz. Les textes qui composent « Rue Obscure » constituent un trajet, un itinéraire, dans le temps (du 13 mai au 7 novembre 1975), dans l'espace (un séjour dans les Ardennes et un autre séjour dans les Asturies en sont les points extrêmes). S'agit-il d'une suite de poèmes alternés ou d'un seul long poème écrit à deux ? Nous laissons la question sans réponse. Les auteurs voudraient que l'on considère ce premier livre qu'ils ont écrit ensemble comme une recherche mutuelle de leur identité propre à travers l'écriture. Le prolongement des mots de l'un par les mots de l'autre pourrait s'apparenter à d'autres tentatives d'écriture en commun.
   Quant au titre du livre, « Rue Obscure », il désigne le nom d'une rue d'Oviédo, dans la vieille ville.

20 euros (code de commande : 28098).

 

SCHOONBROODT (Benoît) — Artistes belges de l'Art nouveau. 1890-1914. Préface de Françoise Aubry. Bruxelles, Racine, 2008. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 269 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Face à un habitat fossilisé dans la reproduction des styles anciens en cette seconde moitié du XIXe siècle, quelques artistes souhaitent créer des formes nouvelles pour intégrer 1'art à toutes les dimensions de la vie sociale.
   Dès la fin des années 1880, ils innovent dans le domaine graphique, dans 1'illustration et 1'affiche notamment, en créant des allégories particulièrement évocatrices de courbes généreuses ou tourmentées. Ces tentatives gagnent ensuite la peinture décorative, les reliures de livres, la sculpture ou encore 1'orfèvrerie, en puisant dans la nature un répertoire de motifs libérés du poids de l'académisme ambiant.
   Dès la reconnaissance internationale des deux nouvelles maisons d'Horta et d'Hankar, bâties à Bruxelles en 1893, la Belgique se retrouve au cœur de cette modernité et occupe une place d'avant-garde dans la propagation du nouveau style.
   C'est à la redécouverte de cet étonnant mouvement à travers toutes les disciplines artistiques que nous invitent des artistes belges de l'Art nouveau. Parmi eux, notamment des peintres-décorateurs comme Adolphe Crespin et Maurice Langaskens, des orfèvres comme Philippe Wolfers et Léopold Van Strydonck, des sculpteurs comme Victor Rousseau et Charles Van der Stappen, des peintres comme Georges Lemmen, Armand Rassenfosse ou Théophile Van Rysselberghe, des affichistes et illustrateurs comme Auguste Donnay et Gisbert Combaz, des maîtres-verriers, des céramistes, des femmes artistes.

50 euros (code de commande : 28141 - vendu).

 

STERCKX (Engelbert) — Le catéchisme de Malines, avec des explications sur chaque demande et de courtes pratiques à la fin de chaque leçon, publié par Son Éminence le cardinal Sterckx, archevêque de Malines, pour l'usage de son diocèse. Bruxelles, Jamar, 1845. [Bruxelles, / Alex. Jamar, Éditeur-Libraire, / rue des Minimes, 8 bis. / 1845] Grand in-8° sous demi-chagrin olive d'éditeur, dos lisse, illustrations collées sur les plats, tranches dorées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre avec une vignette)], [1 bl.], 359, [1 bl.] p., nombreuses vignettes dans le texte et 23 planches hors texte, dont 6 chromolithographies, avec leurs serpentes légendées, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, bon exemplaire, malgré quelques rousseurs, de cet ouvrage qui est considéré comme une des belles réussites du livre illustré en Belgique au XIXe siècle.
   Le titre imprimé sur la couverture indique que l'ouvrage est « illustré d'après Rubens, Van Dyck, Jordaens, Crayer, Otto Venius, etc., et les artistes les plus distingués. »
Avis de l'auteur :
   L'ignorance de la doctrine chrétienne est la source de tous les vices et de tous les désordres ; la connaissance de cette doctrine, au contraire, fait le bonheur de l'homme, tant pour sa vie présente que pour la vie future ; elle assure le repos des familles, la tranquillité des États et la prospérité de l'Église. Il est donc d'une haute importance que les personnes d'un âge mûr, aussi bien que les enfants, soient dûment instruites dans la doctrine chrétienne.
   Ces considérations nous ont engagé à publier ce Catéchisme avec des explications et des pratiques, afin que les enfants qui ont fait leur première Communion, ainsi que les personnes d'un âge mûr, aient un moyen facile d'acquérir une connaissance complète de toutes les vérités de notre Sainte Religion et d'apprendre à y conformer leur conduite.
   Nous engageons tous les Fidèles de notre Diocèse à lire assidûment ce Catéchisme, à réfléchir souvent sur tout ce qu'il contient, et à se conformer aux avis salutaires qu'il renferme.


Le frontispice de la deuxième partie, en regard de la p. 121.

80 euros (code de commande : 28133).

 

TAILLANDIER (Yvon) — Naissances de la peinture moderne. Paris, Club des Libraires de France, 1963. In-4° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 130 p., illustrations en noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts », n° 1), exemplaire numéroté (n° 687), en bel état.
Table des matières :
   - Au commencement étaient trois vertèbres.
   - La révélation d'un nouveau monde.
   - Courbet, le scandale du vrai.
   - La découverte de l'instant.
   - Le procès de l'impressionnisme.
   - Enfin Cézanne vint.
   - Le temps des inventeurs.
   - Clefs pour la Joconde.
   - L'espace devient mobile.
   - Un œil neuf pour apprendre à voir.

15 euros (code de commande : 28102).

 

VAILLAT (Léandre) — Ballets de l’Opéra de Paris. Illustrations de Lucien Caplain. [Paris], Compagnie Française des Arts Graphiques, 1943. In-4° broché sous couverture rempliée, 140 p., illustrations dans le texte en noir et en couleurs, 30 planches hors texte en couleurs, bon exemplaire numéroté (n° 1578).
Extrait de la Note des éditeurs :
   Indéniablement, en France, le clair concept du beau dans toutes ses manifestations apparaît comme l'héritage spirituel des générations disparues. C'est un mérite que de ne l'avoir pas oublié jusque dans la conjoncture présente. Jamais chez nous on n'a lu plus de livres, été plus assidu au théâtre, aux expositions de peinture, de sculpture, d'architecture et d'art décoratif, prêté une oreille plus attentive aux concerts, regardé plus avidement les ballets...
   Poursuivant notre but, qui est de rendre visibles les formes diverses de l'art français, nous nous devions de traduire graphiquement un des aspects les plus séduisants de cet art, à savoir les Ballets de l'Opéra de Paris. Ne représentent-ils pas, à eux seuls, une synthèse de la musique, de la chorégraphie, de la danse et de la peinture ? De quelque pays que viennent les artistes qui concourent à l'unité d'un ballet, ne subissent-ils pas l'influence de Paris, qui assimile leurs inventions d'une manière personnelle à force d'être équilibrée ?
   Nul n'était mieux qualifié que Léandre Vaillat pour mettre en pleine lumière ce ravissant mystère des Ballets de l'Opéra de Paris. C'est en effet un aspect et non des moindres de son talent d'écrivain que la critique et l'histoire de la danse. Hokusaï aimait à se dire l'homme fou de dessin. Léandre Vaillat pourrait se dire l'homme fou de danse ... Depuis trente ans, pas un ballet, pas une danseuse qu'il n'ait analysée, approchée. On l'a vu tour à tour dans les studios de Paris, de Londres, de New-York ou d'Allemagne, à la Scala de Milan... Familier de l'Opéra de Paris et de son foyer de la danse, auteur de plusieurs livrets de ballets, critique chorégraphique du Temps et de l'Illustration, il a versé sa connaissance dans ces beaux livres qui s'appellent l'Histoire de la danse, la Taglioni ou la vie d'une danseuse, et dans ce film que tout Paris a vu, Symphonie en blanc. Son nouveau livre ne retrace pas seulement l'histoire des ballets de Paris pendant cent ans, de 1841 à 1942, de Giselle aux Animaux Modèles ; il montre en eux les reflets et les enchaînements de l'esthétique contemporaine, il fait voir leurs formes en devenir, il en évoque les grandes fresques, il suggère la féerie du théâtre.
   Aussi avons nous voulu que l'illustration agît sur le lecteur comme une musique de scène. Évitant que les planches en couleurs soient la reproduction d'un pas précis, un peu à la manière d'un instantané-photographique, nous nous sommes efforcés de faire revivre dans chacune d'elles l'atmosphère et la sensation générales qui se dégagent d'un ballet. Pareillement, chaque dessin peut être considéré non comme un instantané, mais comme la généralisation de multiples instants, ou comme l'instant le plus chargé de signification, Schubert a écrit le moment musical. Nous souhaiterions que ces hors-texte, et les dessins qui les accompagnent, fussent des moments chorégraphiques, au sens poétique du mot.
   L'illustrateur, L, Caplain, a servi au mieux nos intentions. Il n'a pas cherché à interpréter à travers son propre sens artistique l'art qui a présidé à l'établissement des décors et des costumes, car il eût risqué d'en dénaturer le caractère. Au contraire, il a désiré exprimer avec ses lignes et ses couleurs ce que peut ressentir un habitué de l'Opéra. Entre ces deux termes, que d'états, pour parler comme les graveurs ! D'abord, la maquette primitive, inanimée, puis sa transposition par l'atelier de décors ou de costumes, puis sa mise en plans successifs sur le théâtre, puis le contrôle de sa vue d'ensemble depuis la salle, puis son éclairage diversement coloré, puis la modulation de sa palette au gré du mouvement de la chorégraphie, enfin ce que ne peut pas ne pas lui ajouter la sensibilité propre de l'illustrateur qui a considéré les données complexes du spectacle. Pour quelques ballets, seulement, nous avons tenu à reproduire les maquettes originales selon les possibilités les plus récentes de la technique graphique.


Gisèle et Le festin de l'araignée.

25 euros (code de commande : 28107 - vendu).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. PIÉRARD (Louis) — La vie tragique de Vincent Van Gogh. Bruxelles, Labor, 1946. In-8° broché sous jaquette, 210 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en très bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   Et voici que je veux conter par le menu la vie de ce peintre prodigieux et frénétique, dont la production – ce qui en restera tout au moins – ne s'étend que sur quatre années. Le grand halluciné d'Arles et d'Auvers, il nous faut d'abord l'évoquer dans l'atmosphère de la morne et calviniste Hollande où il est né, parmi les slums de Whitechapel et puis au cœur du Borinage rouge et noir, devant les sites brutaux qu'a chantés Verlaine, dans cet authentique royaume du charbon où Constantin Meunier, lui aussi, devait découvrir sa voie, la véritable mission de son génie.
   Cette vie de Vincent Van Gogh, pour qui s'efforce de la reconstituer par le détail, tout au moins aux époques capitales et décisives, il n'est permis d'en parler qu'avec une sorte de religieuse ferveur.
   Il faut donner en épigraphe à cette belle et dramatique histoire les mots par lesquels commence le Napoléon de Stendhal : « J'éprouve une sorte de sentiment religieux en écrivant la première phrase de l'histoire de Napoléon. »

15 euros (code de commande : 28124).

 

[WALLONIE]. Histoire de la Wallonie. Publiée sous la direction de Léopold Genicot. Toulouse, Privat, 1973. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 502 p., illustrations in et hors texte, (collection « Univers de la France et des Pays Francophones », série « Histoire des Provinces »), exemplaire numéroté (n° 5018), jaquette insolée et défraîchie.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Orientation bibliographique générale.
   I. Visage naturel du pays wallon, par G. Manil.
      - Structure physique d'ensemble.
      - La diversification régionale.
      - Les ressources naturelles.
      - Évolution du milieu physique au cours de l'Histoire.
   II. Présence de la préhistoire, par P. Bonenfant.
      - Racines préhistoriques de la Wallonie.
      - Néolithique ancien et moyen : prépondérance des apports rhénans.
      - Du Néolithique au Bronze.
      - La celtisation.
   III. Terre romane.
      - Rome, par A. Amand.
      - Contact avec le monde germanique et « marche romane », par A. Joris.
      - Un temps de mutations (Ve-VIIe siècles), par A. Joris.
      - Au cœur de l'Occident carolingien, par G. Despy.
   IV. Entre l'empire et la France (de 925 à 1429), par L. Genicot.
      - Destinées politiques.
      - Économie et société.
      - La part de l'esprit.
   V. Rester distincts, les Pays-Bas de 1421 a 1794.
      - Des principautés, enjeu des impérialismes européens, par P. Moureaux et J. Ruwet.
      - Les pouvoirs. Des options et des contraintes, par P. Moureaux.
      - Les hommes, par J. Ruwet.
      - L'économie : agriculture, par J. Ruwet ; industrie et commerce, par P. Moureaux.
      - Religion et philosophie, par J. Ruwet.
      - Arts et lettres : architecture, par L.-F. Genicot, peinture, par R. van Schoutte, autres arts, par R. Didier, musique, par P. Mercier, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron.
   VI. Les Liégeois et leurs « crestes ». De 1390 à 1794, par J. Stiennon.
      - Présentation du pays de Liège.
      - Un siècle de sang et de malheur (XVe s.).
      - Sous le signe de la Renaissance et du capitalisme (XVIe s.).
      - Un siècle de troubles et de guerres (XVIIe s.).
      - Sous le signe de la France (XVIIIe s.).
   VII. Unification politique, essor économique (1794-1914), par R. Demoulin.
      - Vicissitudes politiques et sentiments publics.
      - Transformations économiques.
      - La société.
      - Arts et lettres : arts plastiques, par A. Wankenne, musique, par J. Legrand, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron.
      - Conclusion.
   VIII. Les naissances de la Wallonie (1914-1972), par A. Boland.
      - Le temps des compromis (1914-1940).
      - Le temps des ruptures (1940-1972).
      - L'avenir de la Wallonie : politique et économie, par A. Boland, arts plastiques, par A. Wankenne, musique, par J. Legrand, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron, conclusion, par L. Genicot.
   - Les grandes dates de l'histoire de la Wallonie.
   - Index.

13 euros (code de commande : 28113).

 

WEININGER (Otto) — Sexe et caractère. Traduit de l'allemand par Daniel Renaud. Avant-propos de Roland Jaccard. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1975. In-8° broché sous couverture rempliée, 291 p., (collection « Essais »), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Sexe et caractère fut au début de ce siècle l'ouvrage le plus lu et le plus controversé sur la question féminine. Son auteur, Otto Weininger (1880-1903), l'un des personnages les plus étonnants de l'intelligentsia juive viennoise, se donnait la mort quelques mois après sa publication. Il était âgé de vingt-trois ans. À son enterrement, on vit Ludwig Wittgenstein, Karl Kraus et Stefan Zweig. Sigmund Freud lui-même parle de Sexe et caractère dans son œuvre et qualifie son auteur de « philosophe si hautement doué ».
   Avec Sexe et caractère, Otto Weininger édifia une nouvelle métaphysique des sexes ; à partir de travaux sur la bisexualité fondamentale des êtres humains, il chercha à élucider les problèmes psychologiques, sociologiques, esthétiques, moraux et philosophiques de son temps.
   Salué comme un chef-d'œuvre, Sexe et caractère connut un succès prodigieux et fut traduit dans le monde entier. Ce livre a passionné des hommes aussi différents que Nicolas Berdiaev et Auguste Strindberg. La richesse de ses observations et prémonitions psychologiques, historiques et culturelles place Sexe et caractère parmi les livres les plus vivement controversés de l'époque moderne.

20 euros (code de commande : 28129).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 30 avril 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(2 avril 2019)

 

Art nouveau polonais, Bruxelles - Cracovie 1890 - 1920. Bruxelles, Crédit Communal, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159 p., illustrations en noir et en couleurs, très bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans la Galerie du Crédit Communal, à Bruxelles, du 21 mars au 15 juin 1997.
Sommaire :
   - 
Avant-propos, par François Narmon.
   - Introduction.
   - À la recherche d'une unité nationale problématique, par Alain van Crugten.
   - Le mouvement artistique de la fin de siècle. Du romantisme national à la Jeune Pologne, par Stefania Krzysztofowicz-Kozakowska.
   - Entre impressionnisme et symbolisme : Paris et la peinture polonaise, par Zofia Weiss.
   - L'élément populaire dans l'artisanat d'art à l'époque de la Jeune Pologne, par Katarzyna Kopera Banasik.
   - Deux génies multiples : Wyspianski et Witkiewicz, par Tomasz Gryglewicz.
   - Jeune Pologne / Jeune Belgique : convergences et rencontres, par Paul Aron et Renata Klimek-Kowalski.
   - Bruxelles et la musique polonaise (1875-1925), par Beata Szalkowska et Manuel Couvreur.
   - Le théâtre symboliste belge en Pologne. Réception et influences, par Maria-Barbara Styk.
   - Catalogue des artistes et des œuvres exposées, par Stefania Krzysztofowicz-Kozakowska.

25 euros (code de commande : 28060).

 

[ART POPULAIRE EN ARDENNE]. Imagiers de paradis. Images de piété populaire du XVe au XXe siècle. Bastogne, Crédit communal, 1990. In-4° broché sous couverture rempliée, 203 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (publication du Musée en Piconrue (Bastogne), « Art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg », n° 5), petit cachet ex-libris sur la page de faux-titre, très bon exemplaire.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne, en 1990.
Table des matières :
  
 - Avant-propos, par François Narmon.
   - Introduction, par André Neuberg.
   A. Historique :
      - 
Les images de dévotion du XVe siècle à nos jours. Introduction à l'étude d'un « média », par Jean Pirotte.
      - L'illustration d'un livre d'heures à la fin du Moyen Âge, par Jacques Jeanmart.
      - L'imagerie liégeoise sous l'Ancien Régime. Quelques aspects contrastés, par Jacques Stiennon.
      - Diffusion en Belgique des lithographies et imageries de la France de l'Est. Quelques réflexions, par Dominique Lerch.
      - À propos d'une image pieuse du XIXe siècle. Quelques bulles de savon d'Épicure à Manet, par Michel Albaric.
      - L'imagerie wallonne du XXe siècle dans les collections du Musée, par Michel Boisdequin.
      - Hurtebise en Ardenne ou la « Sylve Bénite », par Jacques Charneux.
      - L'imagerie à l'abbaye de Maredret. Une production monastique au XXe siècle, par Michel Boisdequin.
      - Images nouvelles au diocèse de Namur. 1945-1965, par André Lanotte.
   B. Fonctions de l'image :
      - 
Le fouet du diable, une amulette populaire du XVIIIe siècle, par Jean-Luc Mousset.
      - Les souvenirs mortuaires, par Michel Boisdequin.
   C. L'imagerie de colportage, reflet d'une culture populaire ?, par Jean-Marie Doucet.
   D. Techniques spéciales.
  
 Index.

30 euros (code de commande : 28059).

 

[ART PRÉCOLOMBIEN]. Art précolombien du Mexique. Paris - Milan, Réunion des Musées Nationaux - Olivetti, 1990. In-4° broché sous couverture rempliée, XIX, 310 p., nombreuses illustrations en couleurs, traces très légères d'humidité au bas des dernières pages.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 13 mars au 30 juillet 1990.
Table des matières :
   - Présentations.
   - Avant-propos, par Jacques Soustelle.
   I. Mésoamérique, par Roberto Garcia Moll.
   II. Les arts de l'ancien Mexique, par Beatriz de la Fuente.
      1. Les civilisations agraires du Haut Plateau central, par Martha Carmona Macias.
      2. Le naturalisme de l'art villageois, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      3. Teotihuacan, métropole de prêtres et de commerçants, par Clara Luz Diaz Oyarzabal.
      4. Conceptualisation et abstraction : l'art de Teotihuacan, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      5. Xochicalco, Teotenango et Tula, villes d'atlantes et de serpents à plumes, par Federica Sodi Miranda.
      6. Nouveaux États, nouveau langage plastique, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      7. Mexico-Tenochtitlan, capitale de la guerre et des lacs de jade, par Felipe Solis Olguin.
      8. Conceptualisation et naturalisme dans l'art mexicain, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      9. Oaxaca, terres des tombes, des urnes et de l'or, par Felipe Solis Olguin et Martha Carmona Macias.
      10. L'expression polymorphe de la céramique dans l'Oaxaca, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      11. La côte du Golfe, lieu de naissance et régénérescence, par Marcia Castro Leal.
      12. Caractère monumental, expressionisme et sensualité dans l'art de la côte du Golfe, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      13. La région maya, terre d'artistes et d'astronomes, par Amalia Cardos de Mendez.
      14. L'art seigneurial des Maya, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      15. Le Mexique occidental, maîtrise dans l'art de la terre cuite, par Carolyn Baus de Czitrom et Maria Dolores Flores Villatoros.
      16. Le quotidien sublimé dans la terre cuite, par Sonia Lombardo de Ruiz.
      17. Le Nord du Mexique, constructeur de cités de terre, par Jésus Narez.
      18. Le géométrisme asymétrique du Nord du Mexique, par Sonia Lombardo de Ruiz.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 28068).

 

BALMARY (Marie)Abel ou la traversée de l'Eden. Paris, Grasset, 2001. In-8° collé, 367 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pourquoi le dieu de la Genèse refuse-t-il l'offrande de Caïn alors que celle d'Abel est agréée ?
   Cette énigme est le point de départ de la recherche menée par Marie Balmary dans ce livre. Un travail d'élucidation conduit comme une enquête qui, en plus d'être passionnant, renverse un certain nombre d'idées reçues. Par exemple, que le « péché originel » invoqué comme justification de nos souffrances ne figure pas dans le texte de la Genèse et que le mot « faute » désigne ce qui menace l'homme et non ce qu'il commet...
   S'opère ainsi un véritable changement de perspective. Plutôt qu'un paradis perdu, l'Eden n'est-il pas le lieu de l'épreuve première, d'abord trop difficile, par laquelle les créatures humaines accèdent à la parole, la filiation, la fraternité ?

12 euros (code de commande : 28061).

 

BALTHAZAR (André) — Les images virtuelles. Illustré par Reinhoud. Bruxelles, À la Pierre d'Alun, 1982. In-8° en feuillets, 73 p., exemplaire numéroté (n° 325), couverture et dos jaunis.
   Il s'agit du premier ouvrage publié par Jean Marchetti pour sa maison d'éditions la Pierre d'Alun.

   

25 euros (code de commande : 28062).

 

[CHARBONNAGES]. La Centrale de Francs Mineurs - De Centrale der Vrije Mijnwerkers. Bruxelles, C.C.M.E.C.L., 1992. In-4° broché sous couverture rempliée, [48] p., illustrations, édition bilingue (français -néerlandais), tirage limité à 250 exemplaires.
   Ouvrage édité à l'occasion de la fin de l'exploitation charbonnière en Belgique.
Préambule par Antoine Cuyvers :
   Il est indubitable que l'industrie charbonnière a apporté en Belgique des améliorations considérables dans toutes sortes de domaines. Un accroissement de la fraternité entre les mineurs, provoqué entre autres par la nature même du travail, et en même temps par les conditions de vie misérables, a, au fil des années, constitué un levier pour retourner la situation.
   Des améliorations ont été imposées en matière de revenus, de durée du travail, d'allocations sociales et d'équipements, de logement, de formation... On a obtenu la possibilité d'avoir son mot à dire dans la mine et une participation en matière de sécurité, d'hygiène et autres intérêts. La prise de conscience syndicale chez les mineurs a été une des raisons de la percée syndicale en Belgique et dans la plupart des pays d'Europe. L'idée de l'unité européenne trouve aussi, entre autres, son origine dans le fonctionnement correct de nombreux organismes européens pour le développement de la sécurité et de l'hygiène et de l'harmonisation des conditions de travail dans les mines, et dans la création de la C.E.C.A. Ces institutions paritaires européennes sont apparues comme étant d'une signification exceptionnelle tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des mesures d'accompagnement dans les difficiles situations de restructurations.
   Ces améliorations, ces développements positifs, n'ont été possibles qu'en planifiant, avec persévérance, année après année, pendant pratiquement cent ans, les objectifs à atteindre, et grâce à un travail et un combat de tous les jours. Ce travail, cette action, cette lutte, ont été très fortement portés, dans notre pays, par la « Centrale des Francs Mineurs ». Ses nombreux milliers de militants ont, au cours des années, engagé leur « vie à la mine » pour les autres, pour tout un chacun.
   Après plus de cent ans d'histoire minière, la fin de la production charbonnière dans notre pays, provoque en nous des sentiments mitigés :
      - un sentiment d'être mis devant le fait accompli, mais aussi de perte de ce qui, pour beaucoup, constituait une part importante de leur existence ;
      - un sentiment de fierté pour les nombreuses grandes réalisations sociales obtenues, mais aussi un souci pressant de créer de nouvelles chances pour ceux qui ont besoin de travailler, grâce à la formation et à des emplois de remplacement ;
      - en outre, un sentiment d'authentique reconnaissance pour ces nombreux militants et délégués de l'industrie charbonnière qui se sont mis au service de leurs compagnons de travail et de leur syndicat chrétien des mineurs. Ils ont osé la tâche difficile d'être, non pas pendant une période difficile mais en permanence, les défenseurs, les conseillers, les délégués des mineurs, et de le faire en toute honnêteté, avec toute la conscience de la responsabilité que comporte leur mandat.
   Aussi dédions-nous ce témoignage de respect à tous les militants et délégués de la C.F.M., des pionniers des débuts aux travailleurs tenaces des années de crise. Ils ont rendu possible le fait que la Centrale des Francs Mineurs ne s'est jamais écartée de son objectif fondamental : la défense des mineurs et de leurs intérêts, et l'amélioration des conditions d'existence des mineurs et de leurs familles.

20 euros (code de commande : 28090).

 

[CHEMINS DE FER - HAINAUT]. Janvier 1982. Électrification de la ligne Mons Tournai Mouscron. Bruxelles, Imprimerie centrale SNCB, 1982. In-8° agrafé, 24 p., illustrations en noir, bel exemplaire.
Extrait :
   Saint-Ghislain - Tournai - Mouscron sous caténaire : voilà certes un événement qui ne réjouit pas seulement les usagers locaux. Car, au-delà de l'électrification de ce tronçon, c'est aussi la modernisation d'un nouveau maillon – l'avant-dernier – de la dorsale wallonne qui doit unir entre elles les principales villes du sud du pays, et c'est donc la population de toute une région qui est concernée.
   Pour la première fois depuis plusieurs années, on peut désormais aller de Liège à Mouscron sans changement de train, et cet avantage sera apprécié par une large clientèle. Et d'autant plus que les nécessités découlant de l'ouverture d'importants chantiers avaient singulièrement bouleversé l'exploitation de cette liaison. Il avait fallu, en effet, imposer des changements de convois successivement à Charleroi et à Mons, tandis que les services des trains avaient dû être complètement interrompus entre Saint-Ghislain et Tournai.
   Comme il est de tradition, avant que les ciseaux ministériels ne tranchent le ruban tricolore, donnons tout d'abord un coup d'œil rétrospectif sur cette ligne...

10 euros (code de commande : 28077).

 

COQUELET (Marc) — Montignies-sur-Roc. Pages d'histoire. (Tome1). [Montignies-sur-Roc], Chez l'Auteur, [1991]. A4 sous reliure à spirale, 164 p., 15 illustrations, envoi de l'auteur.
On joint la suite :
Monographie de Montignies-sur-Roc. Volume II. L'économie, les traditions, Formes de sociabilité. Montignies-sur-Roc, chez l'Auteur, 1992. A4 collé, 250 p. illustrations, envoi de l'auteur.
Avis au lecteur :
   En raison de l'ampleur du manuscrit, certaines matières n'ont pu être insérées dans la monographie de Montignies-sur-Roc qui sera publiée prochainement par le Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la région. Ces matières, exposées dans le présent ouvrage, compléteront avantageusement la monographie et aideront à mieux cerner l'histoire de la localité. Afin de ne pas encombrer le texte de la partie relative à l'Ancien Régime, nous n'avons pas fait état – quoique fort intéressant – du terroir, dressé, en 1569, mentionnant pour chacune des terres cultivables, la contenance, la situation, le nom du propriétaire ou du tenancier, le pourcentage de la dîme à lever ainsi que le nom du chemin y attenant.
   Le chapitre Anthroponymie aurait été incomplet sans la liste des sobriquets ou surnoms. Ces derniers ne faisant plus partie du parler local, nous croyons fermement n'avoir offensé quiconque en les publiant. Au sujet de quelques surnoms donnant lieu à des interprétations différentes, nous avons retenu l'explication qui parait la plus logique. La dernière partie « Au fil du temps » reprend les faits divers qui se sont déroulés chez nous depuis la période espagnole jusqu'aux environs de 1975. Nous adressons nos plus vifs remerciements aux nombreuses personnes qui, d'une manière ou d'une autre,
ont contribué à la réalisation de ce travail.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28074).

 

COUDURES (Emmanuel) — L'Homme et l'univers atomique. [Bordeaux], Delmas, 1951. In-8° broché, 140 p., hommage de l'auteur, exemplaire en grande partie non coupé et en très bel état.
Extrait de la préface :
   Vous trouverez dans cet ouvrage un exposé des connaissances et des thèses actuelles sur les relations entre la matière inanimée et la matière vivante, sur les rapports entre l'homme et le milieu universel. L'Homme est inséparable de l'Univers atomique. La suite de réactions qui constitue sa vie, de la naissance à la mort, met en jeu le mouvement des atomes ou des éléments de l'atome : photons, électrons.
   L'auteur a commenté certaines théories, et il a laissé au lecteur le soin de juger les autres. Gardons-nous cependant d'un jugement trop rapide sur les théories les plus hardies et les plus invraisemblables, car nous ne devons pas oublier que des hypothèses critiquées sont souvent la vérité de demain.
   Notre jugement est d'ailleurs sujet à des erreurs profondes, car nous ne pouvons étendre nos observations au-delà du champ de nos sens et nous ne disposons que d'une faible découpure dans l'espace, d'une notion très relative du temps.

15 euros (code de commande : 28057).

 

DOUMET (Christian)Japon vu de dos. Saint-Clément, Fata Morgana, 2007. In-8° broché sous couverture rempliée, 96 p., bel exemplaire.
Sur la couverture :
   Il existe un canon, dans la peinture japonaise, nommé mikaeri bijin, qui consiste à représenter la beauté d'une femme dans le mouvement par lequel elle se retourne en révélant la torsion de sa nuque.
   Voir de dos, ce n'est pas voir l'autre, c'est voir ce que l'autre voit ; accompagner son regard ; entrer dans sa vue. Si je dis : « j'ai vu Pierre », on comprendra que j'ai vu la face de Pierre ; si j'ajoute : « il était de dos », on ne manquera pas de me demander si je suis sûr de l'avoir reconnu. Cela signifie un certain anonymat de l'image que nous présentons de dos. Notre dos est encore noyé dans l'indifférencié. Seul notre visage fait nom et singularité. Voir de dos, c'est donc non seulement voir ce que l'autre voit, mais encore voir de l'autre ce qui n'est pas tout à fait lui. Telle est, déformée, fragmentaire, la vision du visiteur, élargie ici aux dimensions du Japon.
Commentaire de l'éditeur :
   Par impressions, souvenirs ou fantasmes sur les sujets les plus variés (de l’uniforme aux portes coulissantes en passant par les fantômes ou les bains) Christian Doumet nous ouvre à un Japon tout personnel. Les soixante-douze notes de ce recueil à l’allure de partition, nous transportent dans une contrée aux frontières flottantes, sans cesse repoussées par une langue soutenue, subtile, charnelle.

10 euros (code de commande : 28046).

 

[FAUCON (Bernard)]. Bernard Faucon. Arles, Actes-Sud, 2005. Fort in-4° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 339 p., nombreuses reproductions en couleurs, exemplaire en très bon état.
Note de l'éditeur :
   L’ambition est de réaliser pour la première fois le catalogue raisonné d’un photographe. Le fait que l’œuvre de Bernard Faucon soit close – de par sa volonté – et qu’il soit présent est une chance unique pour mener à bien un tel projet.
   La précision des archives et des notes de l’artiste permet cette publication scientifique de l’intégrale de l’œuvre, avec près de 300 images. Mais l’ambition est également de réaliser un livre visuellement attrayant. Pour cela, l’œuvre sera publiée de façon chronologique et, à l’intérieur de chacune des séries constitutives, on mettra en avant certaines photographies en les publiant en grand format alors que le reste de la série sera publié en plus petit, par séries de quatre ou de six par page.
   À la fin de ce fort ouvrage de 400 pages, chaque image sera reprise et accompagnée d’un descriptif technique précisant l’édition ainsi que les principales collections dans lesquelles figure l’œuvre.
   Une attention toute particulière mettra en évidence la façon dont, dans chaque série, une image est la matrice de séries à venir. D’une certaine manière, cette analyse est ce qui structurera l’ouvrage qui ne peut être que chronologique.
   Après une introduction-analyse par Christian Caujolle, l’œuvre se déroulera donc de façon chronologique, des années 1960 à sa clôture avec « la fin de l’image ».
   1 : Le temps d’avant.
   2 : Les grandes vacances.
   3 : Les chambres d’amour.
   4 : Les chambres d’or.
   5 : Les idoles et les sacrifices.
   6 : Les écritures.
   7 : La fin de l’image.
   En plus de l’introduction par Christian Caujolle, plusieurs textes de critiques, écrivains et conservateurs rythmeront le livre : Marie Darrieussecq, Roland Barthes, Hervé Guibert, Alain Michel, Abe Kobo et Alan Weinberg.

25 euros (code de commande : 28071).

 

[GARACHE (Claude)]. STAROBINSKI (Jean) — Garache. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 166 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français-anglais), ex-libris manuscrit sur la page de garde, bel exemplaire.
Sommaire :
   - Claude Garache, par Jean Starobinski.
   - Dessins.
   - Planches.
   - Peintures.
   - Estampes.
   - Annexes.
      - Table des illustrations.
      - Dates biographiques.
      - Bibliographie.

35 euros (code de commande : 28069).

 

HÉMARD (Joseph) — Le grand clapier de Paris. Illustrations de l'auteur. Paris, Éditions de la Tournelle, 1946. In-8° broché, 249 p., très nombreuses illustrations, la plupart à pleine page, (collection « Paris Curieux et Pittoresque », n° 1).
Avertissement de l'auteur :
 
   Ces flâneries se situent entre 1936 et 1939.
   Depuis, la guerre a passé, et si le lecteur s'avisait de vouloir les reprendre avec ce livre en main, il y a beaucoup de petites choses qu'il ne retrouverait plus, parce qu'elles ont disparu ou qu'elles se sont modifiées. Par contre, il en verrait de nouvelles et goûterait à son tour le plaisir de la découverte.
   Signalons, en particulier, que le curieux risquera d'être momentanément déçu en ce qui concerne Le Grand Clapier ; sa faune, depuis la tourmente et les nouvelles lois, s'est amenuisée au point que les naïfs pourraient la croire en voie de disparition. Pour notre part, cela nous étonnerait fort. Ne sait-on pas qu'il y a des maladies incurables qui ne se manifestent que par intermittences ?

   
Une embuscade (p. 49) et La rue Saint-Jacques (p. 167).

20 euros (code de commande : 28079).

 

HOLDER (Éric) — Hongroise. Paris, Flammarion, 2002. In-8° collé, 198 p., première édition, exemplaire en très bel état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Le voisin du narrateur, dans un hameau isolé, s'appelait Claude. Il s'est arrêté de vivre en mai. Les deux hommes ont beaucoup parlé ensemble de la mort. Elle a fini par prendre l'un d'eux. Au survivant, l'écrivain, il appartient de dresser une stèle à son ami. La voici. C'est Hongroise.
   Claude s'était installé à Bordeaux, au début des années 1960. Grand bourgeois, cassé par la guerre d'Algérie, il voulait devenir un bon mari, un bon père. Le hasard le conduisit chez les Ferenczi, des Hongrois en exil, mystérieux et fantasques.
   Il y retrouvait Viktor, un courtier en tableaux, et ses deux filles, Véra et lbolya. Le trio habitait l'ancienne pension Esterhazy, connue de toute la ville. Claude leur rendait des visites régulières, d'abord sans savoir pourquoi. Pour oublier la vie de province ? Pour voir et perdre Véra ?
   La prose sensible d'Éric Holder ne tient ici qu'à un fil, ténu et tenace, celui d'une existence qu'il faut dévider ou renouer. Elle a déjà des vertus classiques, un mélange d'élan et de retenue.

9 euros (code de commande : 28045).

 

HOLDER (Éric) — Les sentiers délicats. Paris, Le Dilettante, 2005. In-12 broché sous couverture rempliée illustrée par Alice Charbin, 149 p., bel exemplaire.
   Recueil de nouvelles, au ton sensible et délicat, par cet auteur disparu trop tôt.
Ce recueil contient :
   - L'Échappée belle.
   - L'Écumeur de rivières.
   - Un instant d'éternité.
   - Un plaidoyer pro moto.
   - Anne Deux.
   - France : 1 - Angleterre : 0.
   - Frère Jean.
   - Lost in translation.

9 euros (code de commande : 28044).

 

KANAPA (Jean) — L'existentialisme n'est pas un humanisme. Paris, Éditions Sociales, 1947. In-12 broché, 125 p., (collection « Problèmes »), petits manques au dos.
Extrait du texte d'Arnaud Spire :
   C’est au lendemain de la Libération que la relation entre l’intellectuel dont la renommée est déjà immense et le PCF devient de notoriété publique. Cela ne signifie aucunement qu’elle n’ait pas été précédée par quelques flirts et, bien sûr, quelques brouilles. Mais, du côté politique, tout commence par l’agacement qu’éprouvent certains dirigeants du PCF face à la séduction croissante exercée sur une partie de la société française, au lendemain de la Libération, par l’Existentialisme qu’ils considèrent comme « une Mode ». En septembre 1947, le philosophe communiste Jean Kanapa publie un pamphlet intitulé L’existentialisme n’est pas un humanisme. Il y estime que « l’existentialisme tient le haut du pavé philosophique sur le trottoir de la bourgeoisie », qu’il « joue à la politique » et qu’il « critique sauvagement le marxisme ». Il assimile sa démarche à la « démystification » opérée, vingt ans plus tôt, par un autre philosophe communiste, Georges Politzer, sur « le bergsonisme » qu’il désigne en 1929 comme la « fin d’une parade philosophique ». Selon Jean Kanapa, l’immédiat après-guerre est marqué par une sorte d’émulation. Tout le monde se prétend plus marxiste que les communistes et chacun se réclame de l’humanisme. Or, écrit-il, « dans le flirt marxiste, Sartre s’était engagé un peu à la légère ». L’équipe de la revue les Temps modernes rectifie le tir.
   Leur lecture de Marx les a convaincus d’être « marxistes et humanistes, comme tout un chacun exception faite des communistes » : « Le sartrien est-il simplement un petit animal déjà démodé, rageur mais inoffensif, tapageur mais vain, ou mérite-t-il qu’on le rappelle à la décence politique ? » La violence du ton employé par Jean Kanapa peut s’expliquer dans le contexte des débats d’une époque où le recours à l’insulte tient lieu d’argumentation, et surtout par rapport au fait que c’est à la filiation même des communistes français que Sartre s’en prend en leur déniant le titre de « marxistes ». Sept ans plus tard, revenant dans le centième numéro de sa revue les Temps modernes sur ce qu’il appelle « l’opération « Kanapa », il note la coexistence de différents points de vue sur le rapport entre les intellectuels et le communisme : « Raymond Aron dit que les intellectuels sont fascinés par le communisme, Mascolo dit qu’il n’y a pas d’intellectuel communiste possible, mais qu’il n’y a pas non plus d’intellectuel non communiste possible. Ils ne sont d’accord que sur un point : il faut éloigner les intellectuels du communisme (s’il faut les en éloigner, c’est donc qu’ils sont actuellement et effectivement attirés... Dont acte)...
Bibliographie :
   - Spire (Arnaud), Sartre et le PCF : une pensée réfractaire à tout bilan, dans la revue électronique regards.fr (1er avril 2000).

13 euros (code de commande : 28051).

 

LA CROZE (Maturin Veyssiere) et FORMEY (Jean-Henry-Samuel) — Abrégé chronologique de l'histoire universelle. Par Mr. La Croze. Revu, continué et fort augmenté. Par Mr. Formey. Sixieme édition. A laquelle on a ajouté, Un Abrégé chronologique des epoques des inventions & des découvertes, des arts & des sciences, avec une carte géographique de l'ancien continent. Amsterdam, Schneider, 1780. [A Amsterdam, / Chez J. H. Schneider. / M DCCC LXXX.] In-12 demi-veau d'époque à coins, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre noire, mors fendus en tête, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avertissement, table)], 254, 61 (Abrégé chronologique, édition bilingue français-néerlandais), [1 bl.] p., un frontispice gravé, exemplaire sans la carte (comme le choix en était donné à l'acheteur, voir ci-dessous).
Avertissement du libraire sur cette nouvelle édition :
   Cette sîxieme Edition originale a été encore bien augmentée & améliorée, sans que le Public en soit chargé, & l'ouvrage conserve toujours la forme d'un Livre classique & élémentaire.
   Nous y avons rectifié le style, la marche & la liaison des faits. Nous avons continué l'Histoire des successions des Maisons Souveraines & des changemens qui y sont survenus depuis 1767. On y a ajouté plusieurs Evénémens arrivés depuis ce temps, qui sont la suite naturelle de l'Histoire.
   A cette Edition nous avons ajouté une Chronologie des Inventions des Arts & des Sciences, depuis la plus haute Antiquité jusqu'à nos jours, aussi succincte qu'il a été possible. C'est un Abrégé de l'Histoire des Arts & des Sciences, & pour ainsi dire, l'Histoire de 1'Empire de ceux qui se sont appliqué à augmenter la masse du bonheur que la Nature a accordé à l'humanité. C'est le Pendant du Tableau qui précède.
   Nous y avons ajouté une Carte géographique de l'ancien continent, c'est-à-dire, de l'Europe, de l'Asie & de l'Afrique ; il nous a paru, que c'est encore un moyen de mieux imprimer, dans la mémoire des jeunes gens, les idées des faits que l'Histoire a tracé ; c'est aussi la bonne maniere d'étudier l'Histoire, la Carte géographique à la main.
   L'ouvrage se vend avec & sans cette Carte, comme chacun le souhaite.

50 euros (code de commande : 28042).

 

LOUANDRE (Charles) — Les arts somptuaires. Histoire du costume et de l'ameublement, et des arts et industries qui s'y rattachent. Sous la direction de Hangard-Maugé, dessins de Clus Ciapponi. Introduction générale et texte explicatif, par Ch. Louandre. Impressions en couleurs par Hangard-Maugé. Tome I. Introduction générale. Tome II. Texte explicatif. Paris, Hangard-Maugé, 1857-1858. [Paris / Chez Hangard-Maugé, Lithographe, Libraire-Éditeur, / A Paris, rue Honoré-Chevalier, n° 5. / 1857 - 1858.] Deux tomes en un volume et deux volumes de planches, in-4° demi-chagrin bleu nuit, têtes dorées, volume I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre du tome I)], [1 bl.], [3 (avis de l'éditeur)], [1 bl.], 344, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre du tome II)], [1 bl.], 280 p., deux lithographies en couleurs en frontispice de tomes I et II, volume II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre du premier volume de planches)], [1 bl.], 16 p., [2 (table des planche)] p., 158 planches lithographiées en couleurs avec leurs serpentes, volume III : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre du deuxième volume de planches)], [1 bl.], [2 (table des planches)] p., 164 planches lithographiées en couleurs avec leurs serpentes, exemplaire en bel état malgré quelques rousseurs.
Avis de l'éditeur :
   
On sait combien les études historiques et archéologiques ont été, de notre temps, actives et fécondes. Comme ce vieux Calédonien de Walter Scott, qui passait sa vie à relever les pierres des tombeaux et à déchiffrer des épitaphes effacées par le temps, pour y retrouver les noms des ancêtres, nous avons vu de nos jours des savants, pleins d'ardeur et de curiosité, fouiller toutes les ruines, celles de la pierre et celles de la pensée, les monuments et les livres, pour surprendre le secret des vieux âges. Ces patientes investigations, inspirées tout à la fois par le patriotisme et la science, ont toujours été favorablement accueillies et le mouvement de recherches, dont la France a donné le signal, s'est étendu sur l'Europe tout entière. Une seule branche de l'archéologie était restée en retard au milieu du progrès universel, et cette branche, importante entre toutes, était celle qui se rapporte au costume. L'ouvrage que nous offrons aujourd'hui au public vient combler cette lacune ; et nous ajouterons qu'il diffère essentiellement de tous ceux qui ont été consacrés au même sujet.
   Jusqu'ici, dans les ouvrages relatifs à l'histoire de nos anciennes modes, on s'était borné à reproduire des personnages isolés ; quelquefois même au lieu de donner les types tels qu'ils nous ont été conservés par les monuments ou les manuscrits, on avait composé des figures
de fantaisie, qui n'avaient d'historique que le nom dont on les affublait au hasard. Nous avons pensé qu'en présence des progrès de la science, et à une époque où l'érudition n'a de valeur que d'autant qu'elle s'appuie sur des textes, il fallait introduire dans la reproduction des monuments figurés, la même méthode, la même exactitude que dans les livres, et nous nous sommes appliqués à faire, de nos planches le décalque fidèle des miniatures, des tableaux, des vitraux, des ivoires du moyen âge, et la représentation rigoureuse des objets de diverse nature conservés dans nos musées. La date et la provenance de chaque sujet sont toujours indiquées, et delà sorte chacun peut vérifier les sources elles-mêmes, ou y recourir pour des recherches nouvelles.
   Les Arts somptuaires se composent de deux parties distinctes qui s'éclairent l'une par l'autre : les planches et le texte.
   Les planches, au nombre de trois cent vingt, commencent au Ve siècle et s'arrêtent au XVIIe inclusivement. Elles embrassent ainsi, dans une période de treize siècles, l'Europe chrétienne tout entière, et elles suivent pas à pas toutes les phases de la civilisation, en Grèce, en Italie, en Espagne, en France, etc., etc.
   Chaque siècle forme une série qui se compose de la reproduction des monuments les plus remarquables : ainsi la renaissance carolovingienne est représentée par vingt-cinq planches, exécutées d'après les manuscrits contemporains. Le Xe siècle, dont il est resté si peu de chose, est représenté par quinze planches, au nombre desquelles on remarque le portrait de l'empereur Othon et de sa femme Théophanie, et les figures grecques des quatre Évangélistes, qu'on peut considérer, à juste titre, comme les échantillons les plus parfaits de l'art byzantin. Dix-huit planches forment la série du XIe siècle, et vingt-quatre celle du XIIe. Il en est ainsi pour chaque époque jusqu'à la fin du livre, et, de la sorte, on voit se dérouler en même temps, à côté de l'histoire chronologique du costume, une histoire comparée des arts du dessin chez les divers peuples, aux diverses périodes du moyen âge et pendant la renaissance. C'est un musée complet dont un grand nombre de peintures sont de beaucoup antérieures à celles du Louvre ; un musée qui, jusqu'à ce jour, est resté inconnu au public, et dans lequel l'art grec, l'art italien et l'art français se trouvent sans cesse rapprochés l'un de l'autre, et comparés entre eux.
   En ce qui touche l'Histoire du Costume proprement dite, nous la donnons siècle par siècle, en reproduisant des sujets complets, de véritables tableaux de genre, qui offrent les scènes les plus diverses, et dans lesquels se trouvent groupés des personnages de toutes les conditions : rois, chevaliers, paysans, bourgeois, etc. En adoptant cette marche, nous avons eu l'avantage de replacer les hommes du passé dans le temps même où ils ont vécu, d'offrir au public un véritable panorama où reparaissent des villes, des églises, des châteaux, des appartements, des meubles ; et comme le moyen âge, aussi réaliste dans ses dessins que spiritualiste dans ses idées, ne peignait jamais que ce qu'il avait sous les yeux, on peut être certain de trouver dans nos planches le miroir fidèle du passé. Les sujets de piété occupant une grande place dans la peinture du moyen âge, nous avons donné, en reproduisant ces sujets, quelques-uns des morceaux les plus importants de la symbolique chrétienne, en commençant par le VIIIe siècle, c'est-à-dire par les plus anciens monuments de ce genre que nous ait légués l'art français ; il en est de même pour les scènes de la vie civile et pour celles de la vie militaire.
   Pour compléter l'histoire des arts par celle de l'industrie, nous avons publié, à côté des sujets à personnages, des étoffes, des bijoux, des meubles, et, afin de montrer le moyen âge sous ses aspects les plus divers, nous avons offert des échantillons d'étoffes, de vitraux, d'ivoires sculptés, d'émaux peints, d'armes et d'armures, empruntés aux diverses nations de l'Europe.
   Le texte se compose de deux parties distinctes : la première renferme une introduction générale contenant l'Histoire des Arts somptuaires dans leur rapport avec les costumes, l'ameublement, les mœurs et les lois civiles et religieuses, depuis l'époque gauloise jusqu'au XVIIe siècle ; la seconde renferme l'explication historique, artistique et archéologique des planches, et c'est la première fois que paraît en France un travail de ce genre, réunissant, à côté d'une histoire générale des arts et des modes, une histoire particulière et interprétative des monuments figurés.
   Pris dans leur ensemble, les Arts somptuaires constituent une véritable encyclopédie du moyen âge. Par leur simple classement dans l'ordre chronologique, nos planches présentent une histoire complète des arts du dessin ; examinées séparément, elles font revivre, sous ses aspects les plus divers, la vieille société chrétienne. Quand la poussière même des hommes qui nous ont précédés sur cette terre a disparu, seules, de tous les débris du passé, les miniatures des vieux livres nous rendent, toute vive et toute fraîche encore, l'image des moines sous leur robe de bure, des chevaliers sous leur armure de guerre. Ce sont ces miniatures des vieux livres, ce sont ces images des hommes des anciens jours, que nous offrons aujourd'hui à ceux qui gardent parmi nous la noble curiosité de l'esprit et le culte des souvenirs. Puissent nos efforts pour bien faire trouver auprès d'eux indulgence et encouragement !

L'ensemble : 350 euros (code de commande : 28091).

 

MAHIEU (Raymond G.W.) — Histoire de Hornu. Hornu, Ledent, 1975. In-8° broché, 160 p., illustrations en noir.
Table des matières :
   - Avis au lecteur, par Willy Bridoux.
   - Préface, par Maurice Druart.
   - Introduction : Hornu, terre du Borinage.
   - Analyse et recherche étymologique et toponymique.
   - La cour des chênes.
   - Introduction historique.
   - Histoire chronologique.
   - Les noms des rues et des lieux dits.
   - Le scel échevinal.
   - Les église de Hornu.
   - Les chapelles d'Hornu.
   - Le Tour de Wasmes.
   - Vieilles maisons typique de Hornu.
   - Les belles demeures hornutoises appelées populairement « Châteaux d'Hornu ».
   - La cense abbatiale dite « la Cour à Hornu ».
   - L'hôpital d'Hanneton.
   - Le vin et les vignes.
   - La population hornutoise.
   - Glossaire des sobriquets du village d'Hornu.
   - L'histoire du Berger d'Hornu.
   - Le combat du Mont des Vanneaux (1792).

20 euros (code de commande : 28056*).

 

MORAZÉ (Charles)La France bourgeoise. XVIIIe-XXe siècles. Préface de Lucien Febvre. Paris, Colin, 1946. In-8° broché, XVI, 220 p., (collection « Économies, Sociétés, Civilisations »), bon exemplaire.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Chapitre I : Problèmes démographiques
      I. Évolution démographique et évolution économique.
      II. Situation démographique de la France au XIXe siècle.
      III. Le point de vue du nombre et celui de la valeur.
      IV. Démographie géographique.
      Conclusion.
   Chapitre II : L'Homme : évolution physique
      I. La vie humaine en France.
      II. La nourriture.
      III. Les conditions de vie.
   Chapitre III : L'Homme : évolution mentale
      I. La naissance d'une conception nouvelle de la société.
      II. L'épreuve de la Révolution.
      III. La pensée bourgeoise au XIXe siècle.
      IV. La pensée ouvrière au XIXe siècle.
      V. Lutte des classes et matérialisme.
   Chapitre IV : La richesse et l'évolution sociale
      I. Structure économique au XVIIIe siècle.
      II. Évolutions économiques générales au XIXe siècle.
      III. Les trois phases du XIXe siècle française :
         1. L'industrie textile et le capitalisme familial.
         2. Les crises du milieu du siècle et le développement de la métallurgie.
         3. L'épanouissement du capitalisme moderne.
      IV. Forces économiques et structure humaine.
   Chapitre V : La notion d'État
      I. Les origines lointaines de la notion contemporaine d'État : Jean Bodin.
      II. L'État protecteur de la liberté.
      III. L'État protecteur de la société.
   Chapitre VI : XXe siècle
      I. Démographie sociale traditionnelle.
      II. Progrès de la production, routine de la distribution.
      III. Inconséquences de la politique du crédit.
      IV. Richesse inerte et psychologie de crainte.
   Conclusions.

10 euros (code de commande : 28064).

 

[NAPOLÉON Ier]. HIRN (François-Joseph) — Lettre pastorale de M. l'Évêque de Tournay, Ordonnant une Messe solemnelle et des Prières publiques en actions de graces de l'heureux avénement de Napoléon Bonaparte au Trône Impérial des Français, et pour implorer les lumières et les bénédictions du ciel sur Sa Majesté, sur son Auguste Famille, et sur les Peuples confiés à ses soins. Mons, Monjot, 1804. [A Mons, / Chez Monjot, Imprimeur-Libraire, rue de la Clef, n°. 9. / Prairial an XII, (Juin 1804.)] In-8° broché, 15, [1 bl.], 20 (texte du Sénatus-Consulte organique du 28 Floréal an XII) p.
Texte de la lettre de Napoléon à l'évêque de Tournai :
   Monsieur l'Évêque, le bonheur des Français a toujours été l'objet de mes plus chères pensées, et leur gloire celui de tous mes travaux. Appellé par la Divine Providence et par les Constitutions de la République, à la Puissance Impériale, je ne vois dans ce nouvel ordre de choses que de plus grands moyens d'assurer au-dedans et au-dehors la dignité et la prospérité nationale. Je me repose avec confiance dans les secours puissans du Très-Haut. Il inspirera à ses Ministres le désir de me seconder de tous les moyens qui sont en leur pouvoir. Ils éclaireront les Peuples par de sages instructions, en leur prêchant l'amour des devoirs, l'obéissance aux lois et la pratique de toutes les vertus chrétiennes et civiles. Ils appelleront les bénédictions du Ciel sur la Nation et sur le Chef suprême de l'État.
   Je vous fais donc cette lettre pour vous dire, qu'aussitôt vous l'aurez reçue, vous fassiez chanter le Veni Creator et le Te Deum dans toutes les Églises de votre Diocèse ; que vous ayez à convier aux prières qui se feront dans votre Église, les Autorités qui ont accoutumé d'assister à ces sortes de cérémonies,, et que vous ayez à ordonner la lecture au Prône, dans toutes les Églises fie votre Diocèse, du Sénatus-Consulte organique du 28 floréal dernier ; et m'assurant que vous exciterez par votre exemple le zèle et la piété de tous les Fidèles de votre Diocèse, je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur l'Éveque de Tournay, en sa sainte garde.
      Écrit à St. Cloud, le 1er. Prairial an XII.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1144.

75 euros (code de commande : 28081).

 

[NELSON (Horatio)]. GERVAIS (André) — Un grand ennemi : Nelson. Préface de Paul Chack. Paris, La Renaissance du Livre, 1931. In-8° demi-reliure toilée à coins, couverture conservée, 246 p., planches hors texte, (collection « La Grande Légende de la Mer »), ex-libris.
Extrait de la préface :
   Tous les marins admirent et honorent Nelson. Le temps même semble renforcer leur vénération. Ses contemporains, ceux qui, sous ses ordres, se sont battus dans les grandes rencontres des guerres navales sous la République et l'Empire, ont humainement tendance à grossir leur rôle, le rôle du combattant, au détriment de l'influence qu'a exercée la tactique du chef rangeant sa flotte en formation telle qu'elle devait forcément frapper à coups sûrs et décisifs. Aucun des lieutenants de Nelson n'a compris qu'à Trafalgar l'âme de la rencontre était comme enchâssée dans la forme raide et silencieuse gisant, sans vie, dans l'entrepont du Victory, et que la bataille avait été gagnée avant le premier coup de canon. Plus d'un siècle a passé. Penchés sur les archives de l'Amirauté britannique, des historiens, par dizaines, et des officiers, plus nombreux encore, ont étudié les campagnes du grand marin. Sa renommée n'a cessé de grandir.
   Lorsque Londres reçoit officiellement les officiers de notre marine, ils ne manquent jamais de se rendre devant la statue de Nelson et de saluer celui qui fut, pour nous, le plus implacable des ennemis. Ce geste est dicté par l'esprit naval, par la haute fraternité marine unissant tous ceux qui passent leur vie à lutter contre l'océan.

13 euros (code de commande : 28075).

 

PIÉRARD (Christiane) — Mons et sa région en gravures. Liège, Desoer-Gamma, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 131 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de Wallonie en Gravures »), petite déchirure en haut du dos de la jaquette sinon fort bon exemplaire.
Avant-propos :
   Le recueil Mons et ses environs en gravures est consacré à la ville et aux localités voisines qui ont été fusionnées en 1971 et en 1976 pour constituer l'actuelle entité de Mons, peuplée aujourd'hui de près de 100.000 habitants.
   Dans la mesure des possibilités, la publication de documents trop connus et déjà publiés a été évitée ; toutefois, certaines illustrations ont déjà été rendues publiques par l'association Les Amis de la Bibliothèque de Mons qui, chaque année, depuis plus de vingt ans, édite des cartes de vœux à partir des collections originales de la Bibliothèque de l'Université de Mons.
   La richesse du Fonds d'iconographie locale de cette bibliothèque est avérée qu'il s'agisse de dessins, d'aquarelles, de lithographies, d'estampes, de gravures sur bois ou sur cuivre, de cartes postales ; cette abondance a permis de varier le choix en évitant quasiment l'écueil des doublets.
   Sans doute est-il opportun de rappeler ici que ces collections sont antérieures à l'existence de l'Université puisque la Bibliothèque a été créée en 1797 ; elle était alors constituée en majeure partie d'ouvrages (manuscrits, incunables, éditions des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) provenant des institutions tant religieuses que civiles sécularisées ou supprimées pendant le régime français (après les batailles de Jemappes en 1792 et de Fleurus en 1794).
   Cette bibliothèque, gérée par la ville de Mons en tant que Bibliothèque Publique, de 1804 à 1966, a été cédée à l'Université de l'État de Mons (créée en 1965) en novembre 1966. C'est donc en puisant presque exclusivement dans ces collections complétées au cours des XIXe et XXe siècles par de nombreuses acquisitions, que l'iconographie de ce volume a été choisie en y ajoutant quelques documents particulièrement rares déposés à la Bibliothèque avant 1966, par l'ASBL « Les Amis de la Bibliothèque » (fondée en 1930) et par le Cercle Archéologique de Mons (fondé en 1856). Il n'a donc pas été nécessaire de recourir à des collections privées.
   La variété et l'abondance des collections publiques sont telles, qu'un second volume de même importance pourrait être publié avec d'autres vues, tout aussi originales et aussi peu connues.
   Cette diversité iconographique va de pair avec la variété des techniques ; aussi, le titre de ce volume Mons en gravures paraît-il trop restrictif car peu de vraies gravures figurent dans ce recueil ; il s'agit plus fréquemment de dessins, de lavis, d'aquarelles, de gouaches, de lithographies que de gravures qu'elles soient sur bois ou sur cuivre. Le titre général de la collection est cependant tel qu'il a fallu accepter d'y faire figurer le volume consacré à Mons dont l'intitulé exact aurait dû être Mons en images donnant son sens premier et fort au vocable images.
   L'accent est mis, dans le choix des documents, sur la lithographie d'une part, sur le dessin, d'autre part. Pourquoi la lithographie ? Parce que des essais (les premiers dans le royaume des Pays-Bas) ont été faits à Mons à la suite de l'invention de cette technique de reproduction du dessin par Senefelder (voir à ce sujet l'étude de Maurice-A. Arnould, Les débuts de la lithographie à Mons, 1816-1830, dans La vie Wallonne, tome 44, p. 417-458, Liège, 1970). C'est ainsi que des œuvres de Philibert Bron, François Gossart, Gaspard L'Heureux, Étienne Wauquière, Nicolas Liez, Jean-Baptiste Madou illustrent avec tant de bonheur, de précision et de diversité, la ville de Mons au cours de la première moitié du XIXe siècle ; plusieurs de ces lithographes après leur apprentissage et leurs débuts artistiques montois, essaimèrent ou retournèrent à leur lieu d'origine, diffusant le procédé en Belgique et à l'étranger. La collection formée vers 1816-1820 par le pharmacien Gossart (qui tenta les premiers essais sur de la pierre de Basècles) et constituée donc d'incunables lithographiques, est entrée en 1954, dans le fonds iconographique de la Bibliothèque Publique de Mons, grâce aux Amis de la Bibliothèque qui en ont fait l'acquisition. Des œuvres des lithographes montois (réunies en album ou distribuées en planches séparées) illustrent la production dans cette ville jusqu'à la fin du XIXe siècle (la dernière imprimerie lithographique de Mons qui avait perpétué la tradition avec de nouveaux matériaux, ferma ses portes en 1970). Mais les lithographies sont exécutées à partir de dessins et là, est la seconde richesse originale des collections de la bibliothèque de l'Université. Il se trouva au cours du XIXe siècle, nombre d'artistes ou d'amateurs sachant manier le crayon, la plume ou le pinceau qui fixèrent sur le papier, à leur usage et pour leur satisfaction personnelle, les aspects pittoresques de la vie montoise, les monuments en péril au moment de leur démolition, les ensembles présentant un caractère esthétique ou économique, les sites en voie d'urbanisation ou de transformation. Certains de ces dessins servirent de départ aux lithographes qui les diffusèrent, reproduits sur pierre, mais la plupart d'entre eux restèrent dans les cartons de leurs auteurs jusqu'à ce qu'un don ou un achat les fit passer dans une collection publique en l'occurrence celle de la Bibliothèque (la dernière acquisition de dessins date de 1970 lorsque Les Amis de la Bibliothèque achetèrent une suite de croquis d'audience que nous pensons pouvoir attribuer à Etienne Wauquière.
   Ces amoureux de leur ville, que ce soit Philibert Bron ou Victor L'Heureux ou Léon Dolez ou Pierre Moutrieux ou d'autres, prenaient des croquis de tout ce qu'ils trouvaient digne d'être conservé comme, à présent, les Montois photographient leur ville, fixent des instants privilégiés, constituent une nouvelle iconographie montoise en photographies et en diapositives, car Mons est une cité « photogénique » qui a, de tous temps (depuis le XVIe siècle), inspiré les voyageurs, observateurs et dessinateurs ; sa silhouette de colline en pentes douces, se détache en bordure de la plaine des vallées de la Trouille et de la Haine ; la ville a conservé un charme certain, même s'il paraît désuet à d'aucuns ; ce charme lui vient de ses rues tortueuses, cronques, étroites, en plan incliné et bordées d'architecture aux volumes équilibrés et à la mesure de la butte ; architecture tant civile que religieuse et que militaire même qui déroule ses « échantillons » des XVe au XXe siècle, si variés au plan chronologique et au plan typologique mais si proches et si intégrés grâce aux constantes de la mesure ; aux proportions, à l'échelle humaine ; à la dominante verticale ; à l'usage des mêmes matériaux régionaux. Les artistes locaux en ont représenté les traits essentiels et les détails avec sensibilité, avec amour même (n'est pas Montois Cayaux qui veut) ; ils laissent pour chaque époque des témoignages dont les générations actuelles profitent.
   C'est aussi une ville qui porte à travers les siècles le poids de ses charges : capitale du comté de Hainaut puis chef-lieu de la province ; siège des États et des tribunaux au plus haut niveau ; ville d'enseignement et place-forte proche de la frontière ; ville de marche tant au plan politique que militaire, son histoire est lourde de destructions, de sièges, d'occupations, d'impositions fiscales, de réquisitions mais aussi de responsabilités, de fastes, de constructions, d'édifications tant utilitaires que prestigieuses (collégiale, hôtel de ville, château comtal, beffroi, églises, refuges d'abbayes, hôtels de maîtres) dominant les centaines de maisons modestes voire pauvres. L'habitat très dense montant à l'assaut de la colline, les toits pentus (à voir du beffroi), les îlots de verdure, les espaces bien enclos, ont inspiré plus d'un artiste et plus d'un littérateur; mais sa fonction première fut longtemps celle d'une ville fortifiée, siège d'une garnison et elle eut à souffrir des guerres ; le premier bombardement qui réduisit plusieurs de ses rues à l'état de ruines fut celui de l'artillerie de Louis XIV (1691), les derniers furent ceux de l'aviation tant allemande (1940) qu'alliée (1944); cette destination de ville militaire au centre de voies de communications explique le grand nombre de cartes et de plans (des XVIIe et XVIIIe siècles) qui représentent Mons sans détailler l'intérieur de la ville, seules les fortifications présentant quelque intérêt et étant représentées avec complaisance et force détails, laissant en blanc ou presque, la zone à forte densité d'habitat intra muros ; d'autre part, ces destructions ayant changé le visage de la ville tant en 1914 (bataille de Mons) qu'en 1940 et 1944 (destruction de plusieurs bâtiments anciens notamment du XVIe siècle), les illustrations et particulièrement les cartes postales de la fin du XIXe siècle et des premières années de ce siècle, de même que celles antérieures à 1939-1940, sont devenues des témoins privilégiés de l'aspect des rues, des places et des quartiers qui ont souffert des guerres, de même qu'elles apportent de multiples informations sur la vie économique et quotidienne; ce sont maintenant des sources de première main.
   Il peut sembler étonnant que plusieurs vues, parmi les plus anciennes, portent des annotations en allemand, en flamand, en anglais ou en latin mais cela n'a rien de surprenant si on sait que nombre des dessinateurs qui ont représenté la ville aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles étaient des étrangers destinant leurs œuvres non ad usum civis montensis mais à leurs compatriotes car ces gravures devaient illustrer des atlas ou des récits de voyages telle la Description de tous les Pays-Bas de Louis Guichardin, par exemple.
   À la fin du XIIe siècle, Gislebert dans sa Chronique écrivait, avec quelque peu de présomption Mons caput erat et est semperque erit totius Hanonie, au XXe siècle le Montois se contente de chérir son biau p'tit trau d'ville dominé par son catiau ; dans l'une et l'autre appréciation, il y a l'expression d'un grand attachement à la colline, un certain orgueil à être Montois ce qui n'empêche pas un sens de l'accueil et une grande chaleur amicale appréciés par les voyageurs et les visiteurs à travers toute l'histoire de la cité. Pourquoi ? parce que Mons a vécu longtemps renfermée dans le carcan de ses remparts et donc repliée sur elle-même, un peu isolée mais n'attendant que l'occasion de lier le contact avec l'extérieur et aussi parce qu'elle a su conserver de multiples témoins de son passé laborieux et culturel et qu'elle les partage avec tous ceux qui l'aiment, à l'instar de plusieurs autres villes du Hainaut (terre qui compta jusqu'à vingt-deux « bonnes villes », au XVIe siècle) telles, entre autres, Ath, Beaumont, Binche, Chimay, Lessines, ou des centres urbains qui vinrent tardivement au Hainaut, ainsi Thuin ou Tournai.

30 euros (code de commande : 28065).

 

[PRESSE BELGE - LE SOIR]. Hommage à Madame G. Declercq et à Mademoiselle M.-Th. Rossel. En souvenir du témoignage de gratitude de la Rédaction du « Soir » à son Directeur Monsieur Lucien Fuss, et de la manifestation d'amitié de la Direction et de la Rédaction du « Soir » à Fernand Demany, la veille de son entrée dans le gouvernement comme ministre de la Résistance. Les 23 et 27 septembre 1944. [Bruxelles], [1945]. In-4° reliure pleine toile grise, 114 p., illustrations, portraits et caricatures contrecollés en noir, reproductions à pleine page de portraits dessinés par Lucien Fuss, tirage limité à 56 exemplaires, celui-ci est l'un des 50 numérotés sur papier couché (n° 15), dédicacé par Fernand Germain, on joint un article de presse signé Richard Dupierreux, d'avril 1946 annonçant le décès brutal de Lucien Fuss et résumant précisément son itinéraire professionnel.
Table des matières :
   - La libération de Bruxelles.
   - Un groupe de rédacteurs du Vrai « Soir ».
   - Le « Soir » pour demain.
   - Hommage de M. Fernand Germain à Mme. Declercq et à Melle M.-Th. Rossel.
   - Allocution de M. Charles Breisdorff à M. Lucien Fuss.
   - Allocution de M. Fernand Germain à M. Lucien Fuss.
   - Réponse de M. Lucien Fuss.
   - Quelques-uns des rédacteurs du « Soir » (dessins de M. Lucien Fuss) : MM. Fernand Germain, Charles Breisdorff, Eugène Herdies, Lucien Creplet, Adrien Milecan, Maurice Duwaerts, Roger Crouquet, Léon Hautekeet, Émile Wuillaume (Vodé), Léonard Hamers, Olivier Delville, Paul Tinel, Jules-Ghislain Londos, Eugène Roetener, Henri Liebrecht, Georges Meynaert, Fernand Daxhelet, Maurice Gauchez, Georges Cosyn, Albert Bouckaert, Désiré Denuit, Georges Detaille, Élie Degrave, Léon Gillard, René Grollinger, Marcelin Alexandre.
   - L'adieu à Fernand Demany :
      - Allocution de M. Lucien Fuss.
      - Allocution de M. Fernand Germain.
      - Réponse de Fernand Demany.
   - Plaque-souvenir Victor Rossel.
   - Les rédacteurs du Vrai « Soir » fleurissent la tombe de M. Victor Rossel.
   - D'Arsac.
   - La rédaction du « Soir » en 1940.
   - Il y a quarante-deux ans : en 1903.
   - Le service d'Expédition du « Soir ».
   - La rédaction en 1906, caricatures par H.-F. Hendrick de : MM. Émile Rossel, Victor Rossel, Lucien Solvay, Edmond Patris, Arthur Derudder, Maurice Ryckmans, Jean-Baptiste De Snerck, Émile Mathieu, Fernand Wicheler, Fernand Germain.
   - La mystérieuse G. E. P. P. A.
   - Le service d'Expédition du « Soir ».

30 euros (code de commande : 28054).

 

RUBINSTEIN (Katia) — Mémoire illettrée d'une fillette d'Afrique du Nord à l'époque coloniale. Paris, Stock, 1979. In-8° collé, 310 p., (collection « Voix de Femmes / Stock 2 »), exemplaire en très bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Tunis à l'époque coloniale, vue par une petite fille du quartier du Port.
   Ses déambulations dans les différents lieux de sa vie quotidienne, maison, quartier, école, ville, où se mêlent, intenses et multiformes, couleurs, odeurs, sons : une fête pour ses sens, un appétit de vivre exacerbé.
   Parallèlement pourtant, le fait colonial et son cortège de misères, le puritanisme de son éducation lui inoculent le virus de la honte et de la culpabilité ; la voilà ballotée d'un extrême à l'autre jusqu'à son adolescence où, révoltée, elle n'a plus qu'à rêver à Paris, cet Ailleurs mythique où tout ne serait qu'Amour, Connaissance et Liberté. Avec l'Indépendance de la Tunisie, c'est l'émigration à Paris : confronté à la réalité le mythe s'écroule et laisse brutalement l'adolescente déracinée face au néant.
   Errant dans les rues de la Capitale, elle y découvre d'étranges correspondances où, fascinée, elle croit pouvoir déchiffrer l'image de sa propre errance.
   L'écriture restitue le creuset linguistique où s'élabore un parler fait de bribes de français populaire et argotique, d'arabe, d'italien, de sicilien, de judéo-espagnol... Des coupures de presse, des chansons, évoquent le climat social, politique et culturel de l'époque. Un voyage poétique au Pays de la Mémoire où l'écriture, aux mains d'une fillette, redevient jeu et musique.

20 euros (code de commande : 28063).

 

VOITURIER (Michel)Blanc pays. Photos de Bruno Lestarquit. Avant-propos de Pierre Maury. Antoing, P.A.C., 1988. In-8° broché, 115 p., pli au second feuillet de couverture, tirage limité à 250 exemplaires, celui-ci n'est pas numéroté, en bel état et rare.
En quatrième de couverture :
   Bruno Lestarquit (photographe) et Michel Voiturier (poète) sont tous deux originaires du Tournaisis et amis de longue date. Leur complicité se traduit par ce livre, résultat de promenades á travers le Pays blanc qui s'étend aux alentours d'Antoing.
   L'œil de l'un a suscité les mots de l'autre. Carrières, usines, péniches, écluses, fleuve, chaufours, vestiges... sont passés sur pellicules et entre les phrases pour attester de l'humain qui a bâti ce terroir oú se mêlent tanaisie et sueur, ruines et avenir, végétal et minéral.
   Pierre Maury s'est joint à eux pour retrouver, en une courte fiction, à la fois ce dont les auteurs témoignent et ses propres souvenirs d'enfance.

35 euros (code de commande : 28072).

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