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MISE À JOUR DU
MARDI 30 OCTOBRE 2018

 

BREUILLE (Jean-Philippe, dir.) — Dictionnaire de la sculpture. La sculpture occidentale du Moyen Âge à nos jours. Paris, Larousse, 1992. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 605 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   Quelque neuf cents artistes présents dans cet ouvrage couvrent l'ensemble de la sculpture occidentale de l'époque médiévale à nos jours.
   Des notices de synthèse sont consacrées aux tendances significatives de l'histoire de l'art (sculpture romane, baroque, néo-classique, expressionniste, etc.) et aux foyers ou chantiers importants qui ont vu le jour (Bourgogne, Champagne, Versailles...).
   Un glossaire des termes techniques et une bibliographie sélective complètent cet ouvrage de référence sans équivalent et indispensable.
   Plus de soixante spécialistes, universitaires et conservateurs de musées ont participé à la réalisation de ce volume généreusement illustré par environ trois cents documents, la plupart en couleurs.

30 euros (code de commande : 27481).

 

BUFFIER (Claude) — Géographie universelle, exposée dans les différentes méthodes qui peuvent abréger l'étude & faciliter l'usage de cette Science, avec le secours de vers artificiels, et un traité de la sphere, par le R. P. Buffier, de la Compagnie de Jesus. Derniere édition, revue, corrigée & augmentée des changemens de dominations arrivés récemment dans les Etats de l'Europe ; 2. d'une Préface sur la méthode d'apprendre la Géographie, & sur les livres faits à ce sujet ; 3. d'une Table des noms de Pays en François & en Latin, avec leurs degrés de longitude & de latitude pour les trouver tout d'un coup sur la carte. Paris - Liège, Bassompierre, 1785. [A Paris, & se vend à Liège, / Chez J. F. Bassompierre, Imprimeur de / Son Altesse, au Moriane, vis-à-vis / l'Eglise Ste. Catherine. / M. DCC. LXXXV. / Avec Approbation.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure frottée, épidermures, XIII, [1 (approbation)], 370, [1 (approbation, placement des cartes)], [1 bl.], 72 (Traité de la sphère) p., exemplaire bien complet des 18 cartes hors texte à déplier (les cartes de France, des Cercles du Haut et Bas Rhin, de l'Italie portent la signature du graveur liégeois H. J. Godin), ex-libris manuscrit de Léon Delay, « premier prix de la 3ème section a lecole du citoën Leroÿ » à la page de faux-titre, ex-libris de l'avocat N. F. J. Defuisseaux.
Avertissement de la seconde édition :
   On trouvera ici la suite des Vers artificiels de la Géographie, conforme, non-seulement à la suite naturelle des choses, mais encore à un ordre particulier que l'exercice d'enseigner cette science m'a fait découvrir : on en jugera par la division nouvelle que j'ai marquée, pour faire retenir aisément les trente grands gouvernements de la France.
   Dans les autres états ou contrées, j'ai observé presque toujours de commencer par un endroit aprés lequel je pusse parcourir tous les autres, en faisant le circuit d'un même Pays ; lorsque cela n'a pu se faire, je l'ai divisé dans sa partie septentrionale, & dans sa partie méridionale : ou bien j'ai employé d'autres semblables divisions qui se trouveront les plus aisées.
   Pour faciliter encore la méthode, j'ai mis plus de la moitié de l'exposition des vers par demandes & réponses, ayant éprouvé que cette pratique ne nuit à personne, & qu'elle profite beaucoup plus aux jeunes gens. J'en expliquerai la raison & la manière. Ce qui se trouvera ici par demandes & par réponses est donc le plus nécessaire à savoir ; mais en cela même il se trouve encore différentes classes que j'ai désignées.
   1°. Les demandes qui n'ont aucun signe particulier, ne sont qu'une simple exposition ou explication des vers artificiels : c'est ce qu'on doit faire apprendre simplement aux moins avancés, en leur montrant sur la carte la situation des pays dont on leur parle.
   2°. Les demandes marquées d'une étoile *, indiquent brièvement quelques faits utiles ou agréables à retenir, pour délasser l'esprit par un peu de variété. Les demandes marquées du chiffre III. indiquent la troisieme classe ; elle convient aux jeunes gens de douze ou quinze ans, qui ayant la mémoire plus étendue & l'esprit plus formé, sont capables de distinguer chaque pays par quelque trait qui désigne la nature de son terroir, son commerce, son gouvernement, ou par quelque prérogative singulière, ce qui donne une connoissance suffisante de la Géographie pour l'usage ordinaire du monde.
   3°. Ce qui n'est point par demandes & par réponses, n'est pas moins utile, mais n'est pas si nécessaire ; cependant à proportion de son utilité, je l'ai encore distingué en trois classes désignées par les chiffres IV, , VI. On pourra de la sorte ne parcourir qu'une seule classe à la fois ; pratique très-importante pour les commençants qui ne peuvent ou ne doivent pas prendre trop de matière au même temps : mais le mélange des faits lus de suite, sera pour des esprits plus avancés, un agrément & un secours, par la diversité des particularités qui regardent un même pays.
   J'ai fait graver dix-huit cartes, où l'on verra la situation des pays, d'autant plus aisément qu'on les fera enluminer (pour ceux qui les voudront avoir de la forte) conformément aux divisions naturelles que j'ai employées.
   J'ai ajouté une table assez ample, pour trouver tout d'un coup par les carrés des cartes, chaque ville ou contrée que l'on voudra trouver. J'explique dans le discours qui la précède, la manière de l'employer : mais pour en mieux donner l'usage & la facilité, il est bon que les maîtres la pratiquent deux ou trois fois eux-mêmes, aux yeux de leurs disciples.
   Le traité de la Géographie Mentale, aussi-bien que le petit dictionnaire des noms de l'ancienne Géographie interprétés par les noms de la Géographie moderne, seront encore deux méthodes très-avantageuses, pour bien savoir la situation des pays. C'est ce qui fait de ce livre comme un recueil de cinq ou six manières ou méthodes différentes, pour apprendre la Géographie le plus brièvement qu'il est possible, dont chacune aura son utilité particulière. 1°. Celle des vers artificiels ; 2°. celle de leurs explications simples ; 3°. celle qui indique les pays avec quelque trait singulier ; 4° celle qui les fait davantage connoître par leurs prérogatives, leur territoire ou leur gouvernement : ce qui est encore partagé, comme j'ai dit, en deux ou trois classes différentes, selon la portée des esprits ; 5°. celle de trouver la situation des pays par les carrés des méridiens & des parallèles ; 6°. celle de la Géographie Mentale, qui établit les principes & l'économie de la précédente ; 7°. celle qui montre le rapport de la Géographie ancienne avec la nouvelle.
   En finissant cet avertissement, il est bon de répondre à une question qui m'a été souvent proposée : En quel temps il faut commencer d'appliquer les jeunes gens à l'étude de la géographie ? Il me semble que c'est aussi-tôt que leur raison commence à s'ouvrir, c'est-à-dire, communément vers l'âge de dix ou douze ans ; ensorte qu'ils en aient quelque teinture, quand ils entrent dans la classe, appellée dans les collèges, la Troisieme.
   Entre plusieurs raisons, en voici deux principales : c'est que dès-lors, 1°. ils sont très-capables de l'apprendre, & 2°. elle leur devient très-utile. Ils en sont, dis-je, très-capables, puisqu'il ne faut, afin d'y réussir, que des yeux pour voir sur des cartes de Géographie la situation des Pays, & de la mémoire pour en retenir les noms : ce qui est le talent de leur âge.
   Cette science d'ailleurs leur devient alors très-utile, leur donnant de la facilité & du goût, foit pour l'intelligence des auteurs qu'on leur fait expliquer, soit pour les nouvelles courantes de ce qui se passe dans les divers pays du monde : il est à propos de commencer à leur en parler pour leur former de bonne heure l'esprit, en leur mettant autre chose que des mots dans la tête si l'usage de faire dessiner des cartes de géographie sur les murailles d'une classe venoit avec cela à s'introduire, on en tireroit de merveilleux avantages. Quand on n'y mettroit qu'une Mappemonde & une Europe, c'en seroit allez pour montrer à peu près aux jeunes gens la situation des pays dont il est parlé dans les auteurs qu'on leur fait interpréter ; c'est ce qui leur donnerait de l'ouverture & du goût pour les histoires qu'on leur fait voir ; cela même les divertiroit, en ôtant la sécheresse d'une simple étude, y mettant la variété qui est le souverain attrait de leur âge.
Bibliographie :
   -  De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, p. 292 (pour l'édition liégeoise de 1778).

120 euros (code de commande : 27438 - vendu).

 

CHAILLOU (Michel) — 1945. Récit. Paris, Seuil, 2004. In-8° collé, 260 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   J'ai tenté de retrouver les origines de mon esprit, savoir comment il se forma au hasard des gens, des choses, quand encore en enfance, plongé dans son grand balbutiement, on ose à peine nommer ce qui nous entoure, qu'on vit comme à tâtons dans le jour le plus clair, cherchant son cœur, celui des autres, alors que les adultes s'agitent autour comme de beaux diables avec leurs problèmes déraisonnables, trop grands pour nous. Pour moi, ce fut en Bretagne, durant la dernière guerre, l'Occupation allemande, j'ai de 9 à 15 ans, des parents séparés, une mère Éva trop jeune, un père du même âge, Alexandre dit Alex. Éva pour son malheur se remaria avec un médecin, Robert Le Floch, surnommé Bob. En 1944, après maintes tribulations, j'habite avec cet homme taciturne (l'effroi de son silence à mon égard) un hiver, un bout d'été dans une presqu'île battue par un fort ressac (ce ressentiment de la mer), où bientôt se déroulèrent des événements majeurs. J'en ressens encore l'ombre à défaut du soleil qui s'est éclipsé, de la pluie vengeresse qui depuis rabaissa son caquet. Il y avait du vent, un grand qui m'emporte toujours, de l'écume, et tout se salissait vite, sentiments, pensées. À qui se fier ? Sur la plage, le pied enfonçait trop, tout devenait mouvant, incertain. Les vagues se succédaient chargées de périls. Où trouver le sol assez ferme ? Le lieu débarrassé de toute forfaiture ? Le granit ne manque pas, mais la certitude ? Je cherche, avance à l'aveugle, qu'enfin au bout du chemin, les gens ressemblent à ce qu'ils paraissent, qu'il n'y ait plus de traîtrise qu'entre chien et loup, au crépuscule.

10 euros (code de commande : 27461).

 

COMMINES (Philippe de, pseudonyme d'André Bercoff) — La révolution de 1980. Les six mois qui ont changé la France (12 juin-12 décembre 1980). Paris, Lanzmann & Seghers, 1978. In-8° collé, 261 p., dos insolé, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Le 19 mai 1980, Valéry Giscard d'Estaing fête le sixième anniversaire de son élection à la présidence de la République.
   Mais cette nuit-là ne sera pas – loin s'en faut – comme les autres. Elle restera dans l'Histoire sous le nom de la « Nuit des Brasiers » et, surtout, comme le déclenchement du plus important bouleversement politique qu'ait connu la France depuis des décennies...
   L'identité de Philippe de Commines, l'auteur du best-seller Les 180 Jours de Mitterrand, est désormais connue. Il s'agit d'André Bercoff, journaliste, essayiste et romancier, auteur, entre autres, de La Guerre des Autres et coauteur du Livre des Possibilités.
   Mais, sous ce pseudonyme, se cache aussi une équipe : enquêteurs, informateurs, sans laquelle André Bercoff n'aurait pu, seul, assumer l'énorme travail de documentation qui a précédé son écriture.

9 euros (code de commande : 27446 - vendu).

 

CONDORCET (Nicolas de) Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain ; suivie de Réflexions sur l'esclavage des nègres : Par Condorcet. Paris, Masson, 1822. [A Paris, / Chez Masson et Fils, Libraires, / rue de Tournon, N°. 6. / 1822.] In-8° sous son brochage d'attente, VIII, 440 p., rousseurs, bon exemplaire.
   Cette édition renferme deux textes essentiels pour la pensée du XVIIIe siècle. Le premier paru, à titre posthume, en 1795 et le second en 1781, sous le pseudonyme Schwartz. Ils représentent sans doute la contribution majeure de Condorcet à la Philosophie des Lumières.
Table des matières :
   - Avertissement.
   - Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain.
      I. Les hommes sont réunis en peuplades.
      II. Les peuples pasteurs. Passage de cet état à celui des peuples agriculteurs.
      III. Progrès des peuples agriculteurs, jusqu'à l'invention de l'écriture alphabétique.
      IV. Progrès de l'esprit humain dans la Grèce, jusqu'au temps de la division des sciences, vers le siècle d'Alexandre.
      V. Progrès des sciences, depuis leur division jusqu'à leur décadence.
      VI. Décadence des lumières, jusqu'à leur restauration vers le temps des Croisades.
      VII. Depuis les premiers progrès des sciences vers leur restauration dans l'Occident, jusqu'à l'invention de l'imprimerie.
      VIII. Depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'au temps où les sciences et la philosophie secouèrent le joug de l'autorité.
      IX. Depuis Descartes jusqu'à la formation de la République française.
      X. Des progrès futurs de l'esprit humain.
   - Réflexions sur l'esclavage des Nègres.
      I. De l'injustice de l'esclavage des Nègres, considérée par rapport à leurs maîtres.
      II. Raisons dont on se sert pour excuser l'esclavage des Nègres.
      III. De la prétendue nécessité de l'esclavage des Nègres, considérée par rapport au droit qui peut en résulter pour leurs maîtres.
      IV. Si un homme peut acheter un autre homme de lui-même.
      V. De l'injustice de l'esclavage des Nègres, considérée par rapport au législateur.
      VI. Les colonies à sucre et à indigo ne peuvent-elles être cultivées que par des Nègres esclaves ?
      VII. Qu'il faut détruire l'esclavage des Nègres, et que leurs maîtres ne peuvent exiger aucun dédommagement.
      VIII. Examen des raisons qui peuvent empêcher la puissance législatrice des États où l'esclavage des Noirs est toléré, de remplir, par une loi d'affranchissement général, le devoir de justice qui l'oblige à leur rendre la liberté.
      IX. Des moyens de détruire l'esclavage des Nègres par degrés.
      X. Sur les projets pour adoucir l'esclavage des Nègres.
      XI. De la culture après la destruction de l'esclavage.
      - Post-scriptum.
   - Au Corps électoral contre l'esclavage des Noirs.
   - Sur l'admission des députés des planteurs de Saint-Domingue dans l'Assemblée nationale.
   - Adresse à l'Assemblée nationale, sur les conditions d'éligibilité.

125 euros (code de commande : 27453).

 

CORNELOUP (J.) — Schibboleth. De la franc-maçonnerie de grand papa à la maçonnerie de nos petits-fils. La franc-maçonnerie française face à son destin. Paris, Vitiano, 1965. In-8° broché sous Rhodoïd d'éditeur, 170 p., (collection « Le Pour et le Contre »), édition originale, exemplaire numéroté sur papier Bouffant (n° 830), hommage de l'auteur, peu courant.
Avant-propos :
   « Bon titre, mais trop long », me dit Vitiano dès que je lui indiquai comment je pensais intituler mon nouveau livre. Et il ajouta :
   – « Gardons pour sous-titre : « De la Franc-Maçonnerie de grand-papa à la Franc-Maçonnerie de nos petits-fils », mais faisons-le précéder de quelque chose de très court et « percutant ».
   C'est alors que j'ai pensé à Schibboleth.
   Pourquoi Schibboleth ?
   Les rituels maçonniques interprètent : « nombreux comme les épis de blé ». Littéralement, me dit-on, le mot signifie « épi » ou « fleuve ».
   Regardons attentivement, un jour de grand vent, un champ de blé au bord d'un fleuve. Nous verrons la surface de l'un et de l'autre onduler en vagues, du même mouvement. Ainsi fait l'Humanité sous le vent de l'Histoire, l'Humanité, ce grand fleuve qui vient du passé et coule vers l'avenir, cet immense champ de blé dont chaque homme est un épi pensant.
   La légende nous dit aussi que Schibboleth fut un mot de passe qu'il fallait non seulement connaître, mais savoir correctement prononcer.
   Or, le présent livre, contrairement au précédent réservé aux seuls Francs-Maçons, est destiné aux profanes tout comme aux membres de l'Ordre. Que ces derniers ne s'inquiètent point et que les premiers regardent son titre comme un avertissement. Quelque précision que je puisse donner sur la Franc-Maçonnerie, les profanes qui me liront ne pourront se flatter d'avoir surpris quelque chose du fameux « Secret maçonnique » – ; secret insaisissable, évanescent, et dont pourtant la possession devient pour le Franc-Maçon d'autant plus réelle qu'il avance davantage sur la voie de l'initiation.
   Les profanes pourront connaître Schibboleth.
   Ils ne sauront point le prononcer ! 
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Unité et diversité de la Franc-Maçonnerie.
   Chapitre II. La Franc-Maçonnerie de nos ancêtres (1730-1830).
   Chapitre III. La Franc-Maçonnerie de nos grands-pères (1830-1875).
   Chapitre IV. La Franc-Maçonnerie de nos pères (1875-1940).
   Chapitre V. Témoignage.
   Chapitre VI. La Franc-Maçonnerie française d'aujourd'hui.
   Chapitre VII. Initiation.
   Chapitre VIII. Conformisme et tradition.
   Chapitre IX. La loge et le travail maçonnique.
   Chapitre X. L'obédience.
   Chapitre XI. La femme et la Franc-Maçonnerie.
   Chapitre XII. La Franc-Maçonnerie de nos petits-fils.
   Annexe I. Le grand architecte de l'univers.
   Annexe II. Le travail en loge.
   - Index alphabétique.

30 euros (code de commande : 27459 - vendu).

 

DARQUENNE (Roger) — Musique, industrie et politique. Essai sur le goût musical dans le Centre industriel (1830-1970). L'Harmonie des Charbonnages de Mariemont-Bascoup, les Chœurs de Bascoup. Préface de Georges Place. Haine-Saint-Pierre, Cercle d'Histoire et de Folklore Henri Guillemin- La Louvière (Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul), 1985. Grand in-8° broché, 189 p., illustrations, (collection « Publications », volume XXI), pli au coin inférieur du premier feuillet de couverture.
Avant-propos :
   Relater l'histoire de deux sociétés de musique relève de la simple anecdote dans deux conditions : lorsqu'elle traduit le plaisir égoïste d'un amateur pleurant sur un passé glorieux, souvent révolu ; elle ne touche alors qu'un cercle restreint de mélomanes et de concitoyens toujours prompts à regretter leur jeune temps et à dénigrer le présent. C'est encore le cas du pur exercice d'érudition conçu avec la vision du myope, du spécialiste à œillères qui refuse d'intégrer son étude dans le contexte mouvant de l'évolution historique et sociale. Isolées de leur support sociologique, de telles monographies ne seraient porteuses d'enseignement qu'à la condition d'être nombreuses, coordonnées et simultanées. Semblable programme est utopique malgré l'intérêt récent pour ces sortes de travaux (voyez les thèses universitaires de musicologie, l'exposition itinérante organisée en 1980-1981 par le Crédit Communal de Belgique et intitulée 150 ans de Fanfares et Harmonies en Belgique. Puis d'août à octobre 1982, à Tournai, Harmonies et Fanfares en Hainaut occidental avec, en couronnement, les Tourniaisiades, un festival réunissant trente fanfares et 1000 musiciens. En 1983, à Saint-Hubert, même type d'exposition pour la province de Luxembourg).
   En retraçant la vie des Chœurs de Bascoup et de l'Harmonie des Charbonnages de Mariemont-Bascoup, nous tentons d'éviter les deux pièges précités par une double démarche : une étude musicologique et une analyse historique.
   Le premier terme est examiné sous divers aspects : administratif, biographique et surtout culturel. Ce dernier point retient toute notre attention : à travers divers programmes et manifestations intéressant les harmonies, fanfares et chorales, grâce aussi aux conférences-concerts de la Société d'Instruction populaire de Morlanwelz et des communes avoisinantes, une création officieuse des charbonnages de Mariemont-Bascoup, il vise à définir l'évolution du goût musical dans la partie la plus industrialisée de la région du Centre.
   Le second volet essaie de replacer, au titre d'exemple, les deux sociétés dans les remous de la vie sociale, économique et politique. L'intervention du mécénat privé avec ses ombres et lumières, les rivalités politiques, le développement de la « musique mécanique », les changements de société et d'habitudes, les malheurs récents de l'industrie charbonnière, métallurgique et verrière permettent de mieux éclairer le transfert progressif et sans doute en partie inévitable d'une participation populaire active vers une réception passive de la musique.

10 euros (code de commande : 27473).

 

DECAMPS (Gonzalès) — Mons. Guide du Touriste, orné d'une carte & de nombreuses vues de sites & de monuments. Mons, Victor Janssens, 1894. [Mons / Victor Janssens, Imprimeur-Éditeur / 1894.] In-8° demi-simili rouge dos lisse titré, couverture (défraîchie) conservée, XI, [1 bl.], 220 p., illustrations (photos, dessins), six planches hors texte et bien complet de la grande carte à déplier (477 x 319 mm.), un cahier de manuscrit de 8 p. intitulé La procession de Mons - Le Car d'or - Le lumeçon a été relié entre les pp. 12 et 13.
   Il s'agit du premier véritable guide touristique complet de Mons et de ses environs et, malgré son grand âge, il reste un modèle par la qualité de sa mise en page et de son illustration.
Avant-propos :
   Il n'existait jusqu'ici aucun guide de Mons et de ses monuments. Nous avons voulu remplir cette lacune à la veille de fêtes jubilaires qui ne manqueront pas d'amener dans notre cité beaucoup de touristes et d'étrangers.
   Mons nous a paru mériter mieux que les notices écourtées, souvent inexactes, toujours incomplètes que lui consacrent les ouvrages les mieux connus du voyageur, les Joanne, les Baedeker, les Cook, etc. D'après ces livres, il semblerait que cette ville ne renferme aucun objet digne de fixer l'attention, au-delà de son Hôtel-de-Ville, de son fier Beffroi, de sa majestueuse collégiale de Sainte-Waudru, l'une des créations les plus splendides, les plus homogènes que nous ait léguées le Moyen-Âge.
   Ces édifices sont de premier ordre, mais à côté d'eux, il s'en trouve d'autres de mérite secondaire, offrant à l'art, à la science, à la simple curiosité d'intéressants souvenirs du passé, des œuvres d'art, des institutions de tout genre qui sont insuffisamment connues et appréciées.
   Notre cité, si pittoresque par sa situation sur une colline élevée, est placée au milieu d'une région qui présente une succession de points de vue charmants, de tableaux animés, de contrastes curieux qui ont souvent inspiré le pinceau ou le crayon de l'artiste.
   Le lecteur trouvera dans ces pages une sorte de revue rapide de ces divers objets, un vade mecum peu développé, mais aussi complet et exact que possible, lui permettant de mieux connaître ce que Mons a hérité du passé et ce qu'il doit au progrès moderne.
   Mons est devenue l'une des plus belles villes du pays depuis quelques années. Elle a pour ainsi dire fait peau neuve à partir de 1861, époque où le gouvernement s'est décidé à la débarrasser de l'enceinte fortifiée qui l'étouffait et arrêtait son développement.
   L'air et la lumière circulent dans ses rues jadis abritées sous les sombres murailles et les épaulements de sa forteresse. Des édifices publics nouveaux, de belles demeures particulières, de luxueux magasins et cafés donnent une note moderne, gaie et animée aux principales voies de la cité.
   Ses anciens remparts ont fait place à une brillante ceinture de boulevards, de places, d'avenues, de squares comme peu de villes en possèdent. Ces promenades verdoyantes se sont garnies de constructions élégantes qui ont singulièrement embelli les abords de la ville.
   Les quartiers pauvres disparaissent ou sont assainis. Enfin, tout un ensemble de grands travaux publics ont profondément modifié l'hygiène générale, et placé cette ville au premier rang pour la salubrité et la diminution de la mortalité. Citons : le détournement de la Trouille qui traversait le bas de la ville et dont le cours a été reporté dans la banlieue ; la création d'une distribution d'eau ; la construction de tout un système d'égouts et le repavage des rues qui ne tarderont pas à être achevés.
   Deux mots sur le plan que nous avons suivi. Après quelques données géographiques et un court historique de Mons, nous décrivons dans une première partie ses monuments civils ; dans une seconde, ses édifices religieux ; dans une troisième, nous donnons le plan ou plutôt l'esquisse d'excursions aux environs immédiats de la ville, faubourgs, villages de la banlieue, aux centres industriels du Borinage, du Centre, et enfin au riche bassin de phosphates du Midi de Mons, si curieux au point de vue des études géologiques, paléontologiques et archéologiques.
   Un plan, des vignettes, des vues phototypiques accompagnent ce guide et permettront à ceux qui visiteront notre ville de conserver un souvenir de ses principales curiosités.

30 euros (code de commande : 27479 - vendu).

 

DE HAENE (Albert) — À travers le Mons d'autrefois. Mons, La Province, 1936. Grand in-8° plein simili-bleu, dos lisse titré, titre doré sur le premier plat, 166 p., 16 planches hors texte, envoi de l'auteur, exemplaire en très bel état.
Sommaire :
   - Préface.
   - Essai pour une description de la ville de Mons vers l'an 1300.
      I. Les environs de la ville vers 1300.
     II. L'enceinte fortifiée de Jean d'Avesnes.
     III. La ville de Mons vers l'an 1300.
     IV. Les institutions religieuses.
     V. Le chapitre noble de Sainte-Waudru.
     VI. Le chapitre de Saint-Germain et la prévôté des églises de Mons.
     VII. Les paroisses.
     VIII. Les communautés religieuses.
     IX. L'instruction publique.
     X. Commerce - Industrie.
     XI. La vie montoise vers 1300.
   - Le vieux Mons, vieilles enseignes.
   - La Grand'Place de Mons.

35 euros (code de commande : 27478 - vendu).

 

DELATTRE (Achille) — Histoires de nos corons (IIme Série). Verviers, Le Travail, 1953. In-8° broché, 198 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé et à l'état de neuf, rare.
Extrait de l'avant-propos :
   Le nouveau « Recueil d'histoires de nos corons » que je présente au public constitue la suite de « Dans la bourrasque » et de « Combat ».
   J'ai choisi la forme du conte parce que, pour l'écrire, j'ai plus souvent fait appel à mes souvenirs personnels qu'au témoignage des publications ou documents du temps.
   En effet, j'ai été mêlé, souvent directement, aux faits que je soumets à mes lecteurs. Ils se sont produits au sein de ma famille, dans mon entourage, mon voisinage. C'est donc, en quelque sorte, une partie de mes souvenirs que comportent les pages qui vont suivre.
   Ils comprennent des épisodes tragiques, malheureusement trop nombreux, dont la terre boraine a été souvent le triste théâtre, mais aussi des réalités, des exemples qui démontrent que, malgré la sombre existence supportée tout au long du dix-neuvième siècle, le peuple de chez nous conserva toujours un solide fond de bonne humeur, de simple mais franche gaieté.
   Mes histoires prouvent aussi quel espoir de relèvement le soutint sans cesse, malgré les revers subis et la répression souvent cruelle dont ils étaient la suite presque fatale.
   Certains épisodes donneront peut-être au lecteur une impression d'exagération, d'excès dans les moyens employés. Je voudrais demander à ceux qui auraient pareille pensée de se placer, pour émettre leur jugement, dans le milieu où ils se sont produits, dans l'atmosphère de misère et de bataille qui les ont entourés et de considérer que ce peuple, poussé souvent à bout par les conditions de vie qui lui étaient imposées, n'avait d'autre moyen de se défendre ou de revendiquer que la violence.
   Aucune possibilité légale d'agir ne lui était laissée.
   On peut ici paraphraser la parole historique : « Il sortait de la légalité avec le désir et l'espoir de rentrer dans le droit. »
   Certains de mes récits montrent avec quel empressement, quelle confiance les travailleurs auraient accepté les plus petites possibilités de faire valoir leurs droits strictement humains par des voies normales.
   L'accueil enthousiaste fait aux propositions de l'administrateur de charbonnage Lewy le prouve abondamment.
   L'esprit de conciliation, la modération dans leurs revendications était généreux, non seulement parmi les masses, mais leurs chefs, ceux que l'on a surnommé péjorativement les meneurs, communiaient avec elles dans cet état d'esprit visant à la paix des classes.
   Dans une lettre du 2 mars 1893, Jean Caluwaert, militant mineur de Charleroi qui devint député en 1894, écrivait ce qui suit à Désiré Maroille, à propos des initiatives d'Émile Lewy :
   « Si l'idéal de M. Lewy qui, avec un peu de bonne volonté de part et d'autre, deviendra bientôt une réalité, chose que j'attends comme le prisonnier attend sa liberté, leur porte (aux employeurs, N. D. l'A.) un certain préjudice, ils n'auront qu'à imiter ce que propose M. Lewy : régler internationalement la production de leurs industries. Il est bien temps, comme l'a très bien compris l'administrateur de « Pâturages et Wasmes », de mettre le capital et le travail d'accord, de les faire marcher la main dans la main, puisque capital dépend de travail et travail de capital. »
   L'opinion du chef écouté qu'était Caluwaert était donc formellement conciliatrice.
   Cette mentalité se retrouvait dans les cahiers de revendications élaborés alors, où figurait toujours le point suivant : « Établissement de comités de conciliation et d'arbitrage ». On peut même affirmer que les méthodes d'action actuellement suivies, les principes sur lesquels elles se fondent vont beaucoup moins loin que Caluwaert l'indiquait dans sa lettre à Maroille.
   L'histoire comprise dans ce recueil englobe la période de 1895 à 1900 environ.
   Ainsi, les trois volumes Dans la bourrasque, Combat et Histoires de nos corons, deuxième série, s'étendent sur un siècle de vie, de batailles, de souffrances, de persévérance et d'espoir d'un peuple que le découragement n'atteignit jamais.

30 euros (code de commande : 27471 - vendu).

 

DELEUZE (Gilles)Nietzsche et la philosophie. Paris, Presses Universitaires de France, 1962. In-8° broché, 232 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »), rousseurs éparses sur la couverture, bon exemplaire de cette édition originale.
Note de l'éditeur pour la réédition dans la collection « Quadrige » :
  
 « Le projet le plus général de Nietzsche consiste en ceci : introduire en philosophie les concepts de sens et de valeur. […] Nietzsche n’a jamais caché que la philosophie du sens et des valeurs dût être une critique. Que Kant n’ait pas mené la vraie critique, parce qu’il n’a pas su en poser le problème en termes de valeurs, tel est même un des mobiles principaux de l’œuvre de Nietzsche. »
   Cette analyse rigoureuse et critique de la philosophie de Nietzsche est une lumineuse introduction à l’œuvre d’un philosophe trop souvent réduit au nihilisme, à la volonté de puissance et l’image du surhomme. Gilles Deleuze remarque que « la philosophie moderne présente des amalgames, qui témoignent de sa vigueur et de sa vivacité, mais qui comportent aussi des dangers pour l’esprit » et que la force du projet philosophique de Nietzsche dans le « dépassement » de la métaphysique est « de dénoncer toutes les mystifications qui trouvent dans la dialectique un dernier refuge ». […] La philosophie de Nietzsche a une grande portée polémique.

20 euros (code de commande : 27467).

 

[DONNAY (Jean)]. KOENIG (Léon) — Jean Donnay. Bruxelles, Ministère de l'Éducation - Elsevier, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 16 p., un frontispice, un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   En 1929, à la demande de l'éditeur des « 50 », à Bruxelles, Jean Donnay illustrait Le Cœur de François Remy.
   Est-ce une fantaisie ? J'aurais voulu écrire Le cœur de Jean Donnay comme titre au haut de ces lignes. Depuis longtemps, je confonds le livre de Glesener et le graveur, je n'évoque jamais l'un sans l'autre bien qu'il n'existe aucun rapport entre les aventures du héros et l'artiste.
   Jean Donnay, je ne me trompe pas, est l'homme de cœur par excellence. Son tranquille courage n'est pas sa moindre vertu. Nous en reparlerons plus loin. Il a, comme on dit, « des sentiments ». Il a un sens très vif de l'honneur, il est l'honnêteté même. Il a toutes les délicatesses, les constances, les bontés.
   Cette image « en Épinal » que je trace de Jean Donnay prêtera peut-être à sourire et lui-même, le premier, dont l'humour ne se laisse pas prendre en défaut, ne voudra pas s'y reconnaître, mais il a ses colères aussi, ses faiblesses. Elles nous le rendent plus cher parce que nous les savons liées à sa lutte pour circonscrire le quotidien, pour l'exorciser de ses maléfices. Dur quotidien que celui qui s'étale tout au long d'une carrière de 45 ans « au service de la gravure », quand on satisfait par surcroît à la moindre obligation familiale, tenue au contraire pour aimable, aux obligations d'un professorat absorbant ; quand on a payé lourd tribut à la maladie pour la vaincre enfin, reprendre le cours de son œuvre et porter le nombre de ses planches au chiffre impressionnant de 650, sans faire le compte d'innombrables dessins, sans mentionner quelque cent peintures où la nature rêveuse et l'esprit méditatif de Jean Donnay se sont exprimés avec un bonheur égal et qui mériteraient à elles seules une étude dans le cadre de ces monographies.
   Ne l'aurai-je pas voulu, le ton de ce texte m'était imposé d'emblée par la personnalité discrète et attachante de Jean Donnay. Elle pourrait se résumer par un des plus beaux mots de notre langue : fidélité. Fidélité à sa terre et à ses gens, fidélité à ses maîtres, fidélité à soi-même, toute la vie de Jean Donnay s'inscrit dans une orbe délicate poétisée par la fidélité.
   Il est né en 1897 à Sabaré, un hameau de Cheratte, d'où l'on découvre toute la vallée de la Basse-Meuse. Il habite Cheratte encore en 1961. Il n'a quitté son village que pour quelques brefs séjours à l'étranger, en France et en Hollande principalement. Lorsqu'il se rend à l'Académie de Liège, Il est rare qu'il s'attarde autrement que pour une conversation d'une heure avec un vieil ami ou quelque disciple fervent, puis il revient dans sa maison, dans sa famille, dans son atelier, dans son œuvre.

10 euros (code de commande : 27470*).

 

DUCHÉ (Jean) — Mémoires de Madame la Langue française. Paris, Olivier Orban, 1985. In-8° collé, 271 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Si la langue française était incarnée dans une dame – éternellement jeune, jolie, bien sûr, mais un peu clocharde – que raconterait-elle de sa vie à l'homme qui la rencontrerait ? Jean Duché, justement, l'a rencontrée et indiscrètement nous rapporte ses propos.
   Bergère légère dans les XIIe et XIIIe siècles, le pédantisme des clercs et une importation massive de mots étrangers la pervertit du XIVe au XVIe. Vient le temps de la monarchie absolue, de l'École des Femmes et de l'immense prestige de Paris. Le Roi-Soleil transforme la paysanne en souveraine, avec un règne marqué par des chefs-d'œuvre tels qu'on peut la croire définitivement fixée. Tous les étrangers « de qualité », la connaissent et ont recours à elle (mais pas tous les Français !). Pourtant elle change encore. Passés les bouleversements éphémères de la Révolution et de l'Empire, Madame Sans-Gêne se transforme en une rêveuse bourgeoise ; et celle-ci, dans toutes les provinces, laissant au peuple les dialectes, parle français. Le XXe siècle met à son service la presse, la radio, la télévision, les transports...
   Mais qui est la belle clocharde avec laquelle Jean Duché s'est promené quai Conti ? C'est la dernière révélation qu'elle lui fera, expliquant du même coup son éclat personnel et la pauvreté de ses habits.
   Retrouvant le ton qui avait fait l'immense succès de l'Histoire de France racontée à Juliette, Jean Duché a mis une plume spirituelle au service d'une érudition étourdissante.

10 euros (code de commande : 27439 - vendu).

 

[FERDONNET (Paul) et HÉROLD-PAQUIS (Jean)]. Les procès de la radio. Ferdonnet et Jean Hérold-Paquis. Compte rendu sténographique. 3e mille. Paris, Albin Michel, 1947. In-8° broché, 248 p., (collection « Grands Procès Contemporains »).
Introduction :
   La guerre moderne ne se livre pas seulement sur les champs de bataille. Destinée à atteindre le moral du pays, la propagande s'est révélée une arme redoutable et jusqu'à présent peu employée. Les Allemands l'ont utilisée avec une perfidie difficilement égalable. Toutes les formes de propagande furent utilisées, articles de journaux, tracts jetés par avions, distribution de photographies, propos répandus par des individus payés, mais le plus dangereux de tous les procédés employés a été, sans contestation possible, celui qui a consisté à utiliser la radio.
   La T.S.F. ne tient compte ni du front de combat, ni même des frontières des neutres. Elle ne connaît pas d'obstacles et les ondes pénètrent dans chaque maison pour faire entendre la mauvaise parole, distiller le venin et abattre les espoirs. Par elle, l'ennemi s'entretient directement avec chacun des habitants du monde, jette le découragement dans les âmes, ébranle les convictions et divise les esprits.
   Dès le début des hostilités, en 1939, une voix française, qui se manifestait à Stuttgart, écœura tous les bons Français. Le « traître de Stuttgart » comme on l'appela aussitôt, engageait ses compatriotes à mettre bas les armes. Il tentait de persuader que la France était perdue avant même de combattre et insinuait qu'au lieu de demeurer dans la guerre, il valait mieux s'entendre avec Hitler qui se montrerait aussitôt le plus magnanime des voisins. C'était l'organisation de la guerre des nerfs, sournoise et démoralisatrice.
   En même temps que l'indignation était grande, la curiosité s'éveilla. L'auteur de ces bulletins d'information était anonyme. On ne savait si l'on avait affaire à une équipe ou à un homme seul. Sa nationalité française n'était en tout cas pas douteuse. Certains crurent cependant reconnaître la voix et rapidement on sut que le traître s'appelait Ferdonnet, on révéla son passé de journaliste, on publia son portrait. Il fut jugé par contumace et condamné à mort par un conseil de guerre. Après l'offensive de juin 1940 et l'invasion du territoire, Radio-Stuttgart se tut. Son râle de démoralisation était terminé. On n'entendit plus parler de Ferdonnet. Pourtant on ne l'avait pas oublié. Retrouvé en 1945 en Allemagne sous une fausse identité par les armées alliées, il fut appréhendé et ramené en France pour être jugé.
   Dès l'armistice, les Allemands cherchèrent d'autres traîtres sur la parole desquels ils pourraient compter afin de jeter le désarroi dans le pays et entretenir la terrible équivoque que le gouvernement de Vichy n'avait que trop, créée.
   Le programme de la propagande allemande de septembre 1939 à juin) 1940 avait consisté à décourager de faire la guerre et à tenter de faire croire aux Français qu'ils étaient trahis à l'intérieur par une cinquième colonne. Le programme de l'occupation tendit à engager les Français à pactiser avec leurs vainqueurs, à « collaborer » et éventuellement à s'allier avec eux contre les Anglo-Saxons et les Russes. Il s'agissait de persuader au pays que les Anglo-Américains méditaient de nous déposséder de nos colonies et que les Russes instaureraient en France le régime communiste.
   Il fallait aussi faire échec aux voix anglaises et américaines qui soutenaient les espoirs de la France et qui encourageaient à la résistance. Chaque jour, de Londres et de New-York, les Alliés proclamaient leur assurance en la victoire finale. Les occupants savaient que ces émissions étaient partout écoutées avec ferveur. Il fallait les combattre.
   Les Allemands trouvèrent un porte-parole de grand talent en la personne de Philippe Henriot dont Vichy fit son ministre de la Propagande. Pendant plusieurs mois, il empoisonna l'air par des discours insinuants, sarcastiques, et injurieux. Son exécution par les hommes de la Résistance empêcha qu'on pût faire le procès de ce misérable après la victoire.
   Conjointement et sous une forme plus vulgaire mais presque aussi dangereuse, Jean Hérold-Paquis fut un actif agent de la propagande ennemie. Sur un, ton entraînant, avec une verve certaine, tantôt de bonne humeur et tantôt rageuse, Paquis persista dans son horrible entreprise jusqu'à l'écroulement du Reich. Il suivit le gouvernement de Vichy en Allemagne et continua à pérorer dans ce pays devenu pour lui, par intérêt, une seconde patrie. On l'appréhenda sur terre ennemie.
   Le procès de Ferdonnet et de Paquis sont si révélateurs d'un aspect de la guerre actuelle qu'ils nous ont paru dignes de figurer dans la collection des grands procès contemporains.

20 euros (code de commande : 27440).

 

GARMY (René) — Histoire du mouvement syndical en France. Des origines à 1914. Paris, Bureau d'Éditions, 1932. In-8° broché, 325 p., (collection « Bibliothèque du Mouvement Ouvrier »), exemplaire non coupé, papier jauni.
Avant-propos :
   Il n'existe pas, en France, d'histoire marxiste du mouvement ouvrier en général, du mouvement syndical en particulier.
   Je ne fus pas le seul à souffrir de cette grave lacune en abordant la vie militante dans les premières années d'après-guerre. Ni les importants ouvrages ou les thèses d'étudiants, de caractère plus ou moins officiel, dûs à Levasseur, Hauser, Brizon, Moreau, Kritski..., ni les livres si consciencieusement, mais si sèchement documentaires du type de ceux de Paul Louis, ni enfin les brochures de propagande de la C.G.T. d'un intérêt trop restreint, ne pouvaient évidemment répondre aux préoccupations d'un jeune homme, avide de connaître le passé, les tendances, la vie profonde de la classe ouvrière, des syndicats, auxquels il consacrait son activité. Faute de mieux, j'eus recours à ces premières sources pour rechercher le « fil conducteur » qui me manquait. En même temps que je me documentais, j'essayais d'ordonner, d'analyser, de synthétiser mes découvertes, avec l'arrière-pensée d'éviter aux nouveaux venus et mes incertitudes et mes tâtonnements, je fus ainsi conduit à écrire, dans un organe corporatif, une première série d'articles élémentaires sur l'histoire du mouvement syndical français. En 1927, la direction de la Vie ouvrière – hebdomadaire de la C.G.T.U. – me confia le soin de traiter le même sujet sous formé d'« ABC syndical ». Cette étude fournit la matière d'un feuilleton par semaine, pendant quatre ans environ. Elle répondait à un si pressant besoin que les militants responsables de la C.G.T.U. et du Parti communiste, des travailleurs des syndicats confédérés et autonomes, de simples ouvriers du rang, des intellectuels, me prodiguèrent leurs plus fraternels encouragements. En 1930, l'Agit-Prop de l'I.S.R. crut devoir attirer l'attention des autres centrales adhérentes sur cette initiative. La même année, la Vie syndicale – organe du Syndicat national des agents des contributions indirectes (autonome) – puis, l'année suivante, la Voix des jeunes – éditée par la C.G.T.U. – publiaient, dans leurs colonnes, telles parties de 1'« ABC syndical ». Les organisations ouvrières et mes correspondants me suggéraient, d'autre part, l'idée d'éditer ce travail en volume. J'acceptai.
   Mais ce ne fut pas sans appréhension que j'entrepris cette nouvelle tâche. En effet, si à mesure que je rédigeais 1'« ABC syndical », le sujet me passionnait davantage, s'il avait pour moi un attrait croissant, j'en mesurais mieux aussi toutes les difficultés. J'avais l'impression de tourner autour du mouvement syndical sans parvenir, à la fois, à l'embrasser dans toute son étendue, ni à l'expliquer dans toutes ses évolutions. Il y a loin des anciens compagnonnages aux syndicats modernes, des corporations d'autrefois aux organisations patronales d'aujourd'hui. Il y a loin des conceptions de Pelloutier ou de Sorel à celle de Guesde ou de Lénine. Si paradoxal que cela paraisse, il me sembla nécessaire d'avoir terminé ce travail pour être en mesure de le commencer... Je remis en chantier 1'« ABC syndical ». Je repris d'un bout à l'autre mon sujet, mais ce ne fut pas sans me heurter toujours aux mêmes obstacles. Non seulement, je ne disposais d'aucune étude marxiste importante consacrée au mouvement syndical – les travaux de Lénine et de l'école bolchévik sur la question ne sont pas encore traduits en français – mais, isolé dans un village de province, coupé des bibliothèques, il ne me fut même pas possible de rassembler tous les matériaux nécessaires. J'eus beaucoup de peine à réunir une documentation éparse, insuffisante ; j'en eus plus encore, à risquer quelques indispensables tentatives de synthèse. Je suis donc le premier à sentir les faiblesses du présent ouvrage. Mais on doit retenir aussi, à son excuse, qu'il fut écrit pendant les rares loisirs d'un militant déjà absorbé par la lutte quotidienne et les occupations professionnelles. Il représente, dans ces conditions, un travail de cinq années.
   À propos de la Critique du programme de Gotha, Lénine souligne que « le grand mérite de l'exposé de Marx est de rester fidèle à la dialectique matérialiste et à la théorie de l'évolution, et de considérer le communisme comme quelque chose qui évolue en partant du capitalisme. Au lieu de s'en tenir à des définitions scolastiques, artificielles et imaginaires, à de stériles querelles de mots (qu'est-ce que le socialisme ? qu'est-ce que le communisme ?), Marx analyse ce qu'on pourrait appeler les degrés de la maturité économique du communisme. » Une véritable histoire marxiste du mouvement syndical, pour être digne de ce nom, doit, elle aussi, considérer ce mouvement comme « quelque chose qui évolue en partant du capitalisme », savoir analyser « les degrés de sa maturité économique ». Si j'ai souvent médité ces lignes de Lénine en rédigeant mon livre, je me garderai, certes, de le présenter comme cette histoire marxiste qui est encore à écrire. Tout au plus, mon travail apportera-t-il une contribution à cette étude définitive que d'autres entreprendront. Tout au plus, en l'attendant, servira-t-il de modeste guide aux ouvriers en bataille, aux travailleurs manuels ou intellectuels s'intéressant à quelque titre au mouvement syndical. Il aura déjà fait œuvre utile s'il suscite des avis, des remarques, des critiques, des indications que je me permets de solliciter instamment des lecteurs pour une révision ultérieure.
   Ce livre débute avec les origines du mouvement syndical et s'achève en 1914, au seuil d'une période qui marque un bouleversement sans précédent des organisations ouvrières. Il sera vraisemblablement suivi d'un second ouvrage auquel je travaille à l'heure actuelle : Histoire du mouvement syndical en France depuis la guerre de 1914.

13 euros (code de commande : 27448).

 

GORREN (Jean) — Précis de dialectique. Bruxelles, Université Ouvrière de Bruxelles, [ca 1936]. In-8° broché, 116 p., couverture insolée, rousseurs, rare.
Table des matières :
   Chapitre I. La dialectique formelle.
      I. Définition de la dialectique.
      II. Logique et dialectique.
      III. Le processus dialogique.
         § 1. L'affirmation.
         § 2. La négation.
         § 3. La double négation et la triade.
      IV. L'enchaînement logique.
      V. Le processus dialectique.
   Chapitre II. La dialectique objective.
      I. Critique de la métaphysique.
         § 1. Critique du spiritualisme.
         § 2. Critique du matérialisme.
      II. La méthode dialectique.
         § 1. Le devenir dialectique.
         § 2. La méthode.
   Chapitre III. La dialectique matérialiste.
      § 1. Critique de l'idéalisme.
      § 2. La méthode marxiste.
      § 3. L'activité humaine.
      § 4. Le matérialisme de la dialectique.
      § 5. La dialectique dans l'univers.
      § 6. La dernière objection.
      § 7. La dialectique de l'histoire.
      § 8. Dialogue sur le christianisme.
      § 9. L'idéologie.
      § 10. L'éthique dialectique.
   Chapitre IV. Le socialisme scientifique.
      I. La dialectique de l'idée socialiste.
      II. Le déterminisme économique.
      III. Théorie dialectique de la plus-value.
         § 1. Le fait capitaliste.
         § 2. Le système capitaliste.
         § 3. Le régime capitaliste.

20 euros (code de commande : 27469).

 

GOTOVITCH (José) — Du Communisme et des communistes en Belgique. Approches critiques. Préface de Pieter Lagrou. Bruxelles, Aden, [2012]. In-8° collé, 436 p., exemplaire en parfait état, épuisé et recherché.
En quatrième de couverture :
   Les communistes en Belgique ont joué, jusqu'en 1989, un rôle intermittent mais continu, par leur action positive, mais aussi par la pression virtuelle que leur existence induisait tant au sein de l'appareil d'État que chez leur « plus proche ennemi », la social-démocratie. Bien entendu, cette persistance doit beaucoup à leur nature représentative d'un mouvement mondial et au soutien d'une direction internationale incarnée successivement par la IIIe Internationale et l'URSS.
   Mais il ne manqua jamais de militants qui engagèrent leur vie dans ce chemin sans valorisation autre que leurs convictions, sans récompenses autres qu'une mise en danger de leur avenir, de leur bien-être, de leurs proches, et parfois de leur vie.
   Comprendre ce qui pouvait les motiver, comprendre la force de cet engagement, malgré tout, à travers tout, a constitué l'un des moteurs de mes recherches sur le communisme belge et principalement sur les communistes.

30 euros (code de commande : 27475 - vendu).

 

HASQUIN (Hervé) — Les séparatistes wallons et le gouvernement de Vichy (1940-1943). Une histoire d'Omerta. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 2004. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 196 p., quelques illustrations, (collection « Mémoire de la Classe des Lettres », collection in-8°, 3e série, tome XXIX), hommage de l'auteur, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'« Omerta » ou la loi du silence a permis d'occulter pendant plus d'un demi-siècle un épisode peu glorieux du Mouvement wallon pendant la seconde guerre mondiale. Or, une figure emblématique de ce Mouvement, l'imprimeur-éditeur Georges Thone, futur président du Grand Liège et l'un des fondateurs du Rassemblement wallon (1968) fut le chef de file incontesté d'un certain nombre de personnalités réfugiées dans la zone libre et qui de juillet 1940 à janvier-février 1943, ont tenté de négocier le rattachement de la Wallonie à la France.
   Les initiatives de Thone étaient connues à Liège et soutenues discrètement par des personnalités du Directoire de la Wallonie libre clandestine et le Groupe Sambre-et-Meuse.
   Dans quelles conditions Thone discutait-il avec l'entourage du Maréchal Pétain et des gouvernements successifs de Vichy ? Qui étaient ces wallons, journalistes, écrivains, hommes politiques qui l'entouraient et recevaient une aide financière du régime ? Qui étaient les « amis liégeois » de Thone pendant cette période ? Quel fut le sort réservé par Vichy à ces propositions « rattachistes » ? Comment a-t-il été possible de cacher si longtemps de tels agissements ?
   Voilà des questions que pose ce livre. Les investigations dans les archives du gouvernement de Vichy et surtout la découverte de quelques centaines de lettres, inconnues jusqu'à ce jour, enfermées dans une valise ayant appartenu à Thone et retrouvée par hasard voici quelques années, ont permis d'y répondre.

20 euros (code de commande : 27476 - vendu).

 

[HOKUSAI (Katsushika)]. BAYOU (Hélène, dir.) — 1760-1849. Hokusai, « l'affolé de son art » d'Edmond de Goncourt à Norbert Lagane. Paris, réunion des Musées Nationaux, 2008. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 245 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Asiatiques Guimet, à Paris, du 21 mai au 4 août 2008.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Jean-François Jarrige.
   - Hokusai : « l'affolé de son art », par Hélène Bayou.
   - Dragon et Tigre peints par Katsushika Hokusai, par Nagata Seiji.
   - Peintures - «... une leçon de sincérité... ».
   - Estampes :
      - Illustrations d'anthologies poétiques.
      - Surimono : une poésie du quotidien.
      - Surimono : l'entourage de Hokusai.
      - « Modèles d'étreintes » (Ehon Tsuhi-no-hinagata).
      - Premiers paysages : un horizon sensible.
      - Les Trente-six vues du mont Fuji (Fugaku sanjûrokkei).
      - La « révolution bleue » des années 1830.
   - La Manga des jours. Le regard et l'analyse dans le processus de restauration, par Marie-Christine Enshaian.
   - Dessins - Premières pensées.
   - Bibliothèque.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 27482).

 

JEHAN-RICTUS (pseudonyme de Gabriel Randon)Les soliloques du pauvre. Édition revue corrigée et augmentée de poèmes inédits. Illustrations par A. Steinlein. Pais, Seghers, 1949. In-8° broché sous couverture rempliée, 256 p., illustrations en noir et un portrait gravé de l'auteur de Antoine-Pierre Gallien en frontispice, papier jauni sinon fort bon exemplaire.
Table des matières :
   - L' Hiver.
   - Impressions de promenades.
   - Trilogie : Songe-Mensonge - Espoir - Déception.
   - Le revenant.
   - Le Printemps.
   - Crève-cœur.
   - Les Masons : Nocture - Les Masons - La Maison des Pauvres.

18 euros (code de commande : 27456 - vendu).

 

JUNG (Carl Gustav) — Problèmes de l'âme moderne. Préface de Roland Cahen. Traduction de Yves Le Lay. Paris, Buchet/Chastel, 1961. In-8° broché, 465 p., bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   Première partie. L'âme et l'esprit.
      Chapitre I. La structure de l'âme.
      Chapitre II. Ame et terre.
      Chapitre III. L'esprit et la vie.
      Chapitre IV. Psychologie analytique et conception du monde.
   Deuxième partie. L'homme et l'existence.
      Chapitre V. L'homme archaïque.
      Chapitre VI. Le problème psychique de l'homme moderne.
      Chapitre VIL Typologie psychologique.
      Chapitre VIII. Au solstice de la vie.
      Chapitre IX. Devenir de la personnalité.
   Troisième partie. La femme et le couple.
      Chapitre X. La femme en Europe.
      Chapitre XI. Le mariage, relation psychologique.
   Quatrième partie. La poésie et l'art.
      Chapitre XII. Psychologie et poésie.
      Chapitre XIII. La psychologie analytique dans ses rapports avec l'œuvre poétique.
      Chapitre XIV. Paracelse.
      Chapitre XV. Freud.
      Chapitre XVI. Ulysse (Monologue).
      Chapitre XVII. Picasso.
   - Index.

20 euros (code de commande : 27465).

 

JUNG (Carl Gustav) — Réponse à Job. Postface d'Henry Corbin. Traduit de l'allemand et annoté par Roland Cahen. Paris, Buchet/Chastel, 1964. In-8° broché, 301 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Clément de Rome professait que Dieu régentait le monde avec une main droite et une main gauche. La main droite signifiait le Christ et la gauche Satan. La conception de Clément est manifestement monothéiste puisqu'il réunit les principes opposés dans un Dieu.
   Plus tard, toutefois, le christianisme devint dualiste dans la mesure où la part des éléments opposés, personnifiée par Satan se trouve dissociée et où Satan se trouve banni dans un état d'éternelle malédiction. Le voilà le problème central. Il est d'une signification essentielle et il est à l'origine de la doctrine chrétienne du salut. Si le christianisme a la prétention d'être une religion monothéiste il ne peut se passer de l'hypothèse que les contraires sont unifiés en un Dieu. Mais ceci pose un grave problème religieux : le problème de Job. Le but de mon livre est d'en montrer le développement historique à travers les siècles, depuis l'époque de Job, jusqu'aux événements symboliques les plus récents.
   Pendant plusieurs années j'hésitais à publier ma Réponse à Job car je me rendais compte d'avance des conséquences de cette démarche et de la tempête qu'elle déclencherait. Mais j'étais possédé par l'urgence et par la lourde signification du problème et je ne pouvais pas m'en détacher. Aussi je me vis contraint d'accueillir le problème dans son entier et je le fis en décrivant mon expérience personnelle où figuraient toutes mes émotions subjectives.

15 euros (code de commande : 27466 - vendu).

 

[LAHAUT (Julien)]. VAN DOORSLAER (Rudi) et VERHOEYEN (Étienne) — L'assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l'anticommunisme en Belgique. Anvers, EPO, 1987. In-8° collé, 224 p., (collection « Dossier »).
Table des matières :
   - Prologue.
   Première partie. La question royale, la guerre froide et l'affaire Lahaut.
   Deuxième partie. Les principales pistes de l'enquête judiciaire.
      1. André Pierre Verbrugge : du voleur de pommes de terre à l'espion.
      2. Émile Delcourt : un « mercenaire » de l'anticommunisme.
      3. Les chevaliers du Roi : la Ligue Eltrois.
      4. Le Bloc Anticommuniste Belge et un plan pour assassiner Lahaut en 1948.
   Troisième partie. L'anticommunisme dans son contexte historique.
      1. L'anticommunisme dans la résistance.
      2. Les services de renseignements parallèles et officiels durant la guerre froide.
      3. Les États-Unis, l'Europe Occidentale et la guerre froide.
   - Épilogue.
   - En guise de conclusion.
   - Notes.
   - Index.

20 euros (code de commande : 27443 - vendu).

 

LECRENIER (Françoise) — L'U.T.M.I. dans le Centre (1941-1945). Un syndicat à l'heure allemande. Haine-Saint-Pierre, Cercle d'Histoire et de Folklore Henri Guillemin, 1993. In-8° carré broché, 159 p., illustrations, (collection « Publications du Cercle d'Histoire et de Folklore Henri Guillemin La Louvière (Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul », vol. XXIX), couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   - Bibliographie.
   Chapitre I. La Belgique avant la guerre 40-45.
      - L'ascension des mouvements fascistes - D'où vient le succès de ces mouvements ? - Une situation désastreuse - La personnalité d'Henri de Man - Le corporatisme - Les syndicats avant la guerre - Les prémices de la guerre en Belgique.
   Chapitre II. Après la débâcle.
      - Tentatives de réorganisation - Les curieux espoirs du bourgmestre louviérois - Les syndicats en exil - La reprise de l'activité syndicale en Belgique.
   Chapitre III. La fondation de l.U.T.M.I.
      - Négociations entre les syndicats en vue d'une union - Des réticences - L'union va devenir officielle - Intervention de l'autorité occupante - Réactions à la décision de Voss - L'acte de naissance de l'U.T.M.I.
   Chapitre IV. Les réactions immédiates selon les tendances politiques et sociales.
      - L'opposition dans la C.S.C. - L'accord du Cardinal Van Roey - Le syndicat socialiste se rallie officiellement - Le rôle peu connu de certains capitalistes - Dans la région du Centre.
   Chapitre V. La mainmise sur les mouvements professionnels.
      - Les ordonnances allemandes - Les réactions des centrales syndicales existantes - Le retrait général de la C.S.C. - Les Allemands imposent l'U.T.M.I. dans le Centre - Appels au ralliement - L'activité est relancée dans les différents secteurs.
   Chapitre VI. La réponse de la population : évolution.
      - Le sentiment de la population - Le recrutement : succès ou échec ? - La collaboration - La résistance à l'U.T.M.I., en particulier dans la région du Centre et environs.
   Chapitre VII. Le fonctionnement de l'U.T.M.I.
      - Le statut officiel - Les locaux : l'U.T.M.I. louviéroise d'abord à la Werbestelle -Les cotisations - Les organes de presse - La structure organique - Les groupements professionnels.
   Chapitre VIII. L'idéologie.
      - Les carnets de membres : un « idéal » - L'idéologie révélée par « Le Travailleur » : derrière la façade généreuse, les véritables motivations - Les prescriptions de l'occupant - Les affiliés à l'U.T.M.I. souscrivaient-ils à cette idéologie ? - Le dessous des cartes - Le syndicalisme en Allemagne et dans les pays occupés - La formation idéologique des membres.
   Chapitre IX. La situation de la population pendant la guerre.
      - Les travailleurs en Allemagne - Les rapports entre employeurs et employés - Le ravitaillement - Problèmes de fonctionnement des industries - Les édiles communaux : il faut être rexiste.
   Chapitre X. L'activité de l'U.T.M.I. : une action efficace ?
      - L'efficacité de l'U.T.M.I. contestée - La grande réforme - Des tentatives d'application concrète - La création d'une mutualité unique - L'U.T.M.I. vue par elle-même.
   Chapitre XI. Après la Libération.
      - L'économie - Le domaine social - L'épuration : chasse aux collabos, arrestation des bourgmestres rexistes.
   Chapitre XII. Notices biographiques.

13 euros (code de commande : 27472 - vendu).

 

LE FORESTIER (René)La Franc-Maçonnerie templière et occultiste aux XVIIIe et XIXe siècles. Publié par Antoine Faivre avec addenda et index, Préface d'Antoine Faivre. Introduction par Alec Mellor. Paris - Louvain, Aubier-Montaigne - Nauwelaerts, 1970. Fort in-8 sous cartonnage et jaquette d'éditeur, une planche à déplier en frontispice, 1116 p. dont 16 planches in fine, tables, très bon exemplaire de cette édition originale peu courante.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction. Mythes et légendes maçonniques.
   - Introduction.
      Chapitre I. Mythes et légendes du rite anglais.
      Chapitre II. Légendes du rite écossais.
      Chapitre III. La légende templière.
   Livre I. La Stricte Observance.
      Chapitre I. Le Chapitre de Clermont et le Chapitre prieural de Halle.
      Chapitre II. La Maçonnerie rectifiée.
      Chapitre III. Les débuts de la Stricte Observance.
      Chapitre IV. Les clercs du Temple.
      Chapitre V. Le Convent de Kohlo.
      Chapitre VI. La Stricte Observance de 1772 à 1775.
      Chapitre VII. Le Convent de Wiesbaden et la succession du chevalier de l'Épée.
      Chapitre VIII. Charles de Sudermanie et Ferdinand de Brunswick.
   Livre II. Les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte.
      Chapitre I. JeanBaptiste Willermoz et la Maçonnerie lyonnaise.
      Chapitre II. Le Grand Temple de Lyon.
      Chapitre III. Le Schisme lyonnais.
      Chapitre IV. Les Tepmliers de Strasbourg et les Frères de Lyon.
      Chapitre V. La restauration des provinces templières de langue française.
      Chapitre VI. Les directoires écossais et le Grand Orient (1774-1777).
      Chapitre VII. Les directoires écossais et les loges françaises (1777-1778).
      Chapitre VIII. La réforme de Lyon : l'intérieur et la profession.
      Chapitre IX. Le Convent des Gaules.
      Chapitre X. Le système des Chevaliers Bienfaisants de 1778 à 1782.
   Livre III. Le système de Wilhelmsbad.
      Chapitre I. La Stricte Observance de 1779 à 1781.
      Chapitre II. Ferdinand de Brunswick et Charles de Hesse en quête de la lumière.
      Chapitre III. La victoire des Chevaliers Bienfaisants.
      Chapitre IV. Le champ clos de Wilhelmsbad.
      Chapitre V. Les séances du Convent.
      Chapitre VI. Un système mystique avorté.
   Livre IV. Les derniers Templiers.
      Chapitre I. Les systèmes templiers en Allemagne, Italie et Russie après Wilhelmsbad.
      Chapitre II. Les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte (1783-1784).
      Chapitre III. Provinces templières et systèmes concurrents (1785-1787).
      Chapitre IV. Décadence du système des Chevaliers Bienfaisants d la Cité Sainte.
      Chapitre V. Les Chevaliers Bienfaisants de la Révolution.
      Chapitre VI. La résurrection des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte.
      Chapitre VII. Les derniers gardiens de la flamme.
      Chapitre VIII. Les épigones.
   - Bibliographie.
   - Addenda bibliographiques et notes, par Antoine Faivre.
   - Appendice. Instruction secrète des Grands Profès. Document inédit présenté par Antoine Faivre.
   - Index des noms de personnes.

120 euros (code de commande : 27460 - vendu).

 

MABIRE (Louis Joseph) — Dictionnaire de maximes, ou Choix de maximes, pensées, sentences, réflexions et définitions extraites des moralistes et des écrivains tant anciens que modernes ; par J. L. Mabire. Paris, Ancelle - Kilian, 1830. [Paris. / Fx Ancelles, libraire, rue de la Harpe, N° 44. / A. J. Kilian, libraire, rue de Choiseul, N° 3. / 1830.] In-8° demi-maroquin rouge à coins, dos lisse bordé d'un filet doré et décorés de fers romantiques, filets sur les coins et aux mors, plats de percaline orange, [3 (faux-titre, avis, titre)], [1 bl.], VII (préface, table des auteurs), 560 p., ex-libris, bon exemplaire malgré des rousseurs
Introduction :
   Ce n'est pas chose difficile de faire ainsi un livre : il ne faut qu'avoir la patience de transcrire ceux d'autrui ; il ne faut qu'une aiguille el du fil pour coudre les étoffes empruntées de tous côtés.
   Aussi il y a des esprits inférieurs et subalternes, qui ne semblent faits que pour être le recueil, le registre ou le magasin de toutes les productions des autres génies ; ils sont plagiaires, compilateurs ou traducteurs ; ils ne pensent presque point ; ils publient ce que les autres ont pensé. Or comme le choix des pensées demande du goût, il faudrait du moins qu'ils l'eussent bon, juste, et qu'ils rapportassent plutôt d'excellentes choses que beaucoup de choses. Un auteur né copiste, et qui a l'extrême modestie de ne travailler que d'après les autres, doit ne se choisir pour modèles que les ouvrages où il entre de l'esprit, du goût et de l'imagination.
   Ce livre, qui renferme un grand nombre de maximes, de sentences, de pensées, de réflexions, de définitions, d'axiomes, d'apophthegmes, extraits d'auteurs choisis, et classés par ordre alphabétique, peut tenir lieu d'une volumineuse collection de ces mêmes auteurs, puisqu'il contient ce qu'il y a de plus remarquable dans chacun d'eux.
   On ne doit pas le regarder comme un indicateur stérile et ennuyeux, bon seulement à consulter lorsqu'on a besoin défaire des citations ou de trouver des épigraphes ; c'est un livre qu'on lira sans doute avec plaisir, et que beaucoup de personnes, même parmi celles qui ont le plus d'érudition, auront souvent sous les yeux.
   La seule manière de lire un livre de ce genre, c'est de l'ouvrir à tout hasard, et, après avoir trouvé ce qui peut intéresser, de le fermer au bout d'une ou deux pages, et de le méditer. Si on le lit tout de suite, on croit, comme après avoir passé en revue un portefeuille d'estampes, qu'on n'en a vu qu'une.
   Le rapprochement, sur un même sujet, des idées de plusieurs auteurs vraiment distingués et célèbres, aura pour le lecteur quelque chose de piquant, de neuf, et donnera matière à mille réflexions. On peut dire que c'est un travail tout fait pour les littérateurs et pour l'homme du monde. Il évitera aux uns et aux autres de perdre, en recherches pénibles, un temps précieux.
   On a dit qu'un bon recueil de maximes et de réflexions pouvait ressembler à un riche écrin qui ne doit pas être déparé par des pierres fausses ou communes. Puisse donc le lecteur regarder ce volume comme un assez riche écrin, et, au milieu de toutes les pierreries qu'il renferme, ne pas reconnaître quelques pierres brutes dont je suis le lapidaire !

30 euros (code de commande : 27441 - vendu).

 

MALAPARTE (Curzio Suckert)Technique du coup d'état. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Grasset, 1966. In-8° broché, XXXII, 228 p., plis à la couverture.
Table des matières :
   I. Le coup d'État bolchevique et la tactique de Trotzky.
   II. Histoire d'un coup d'État manqué : Trotzky contre Staline.
   III. 1920 : L'expérience polonaise. L'ordre règne à Varsovie.
   IV. Kapp ou Mars contre Marx.
   V. Bonaparte ou le premier coup d'État moderne.
   VI. Primo de Rivera et Pilsudzki. Un courtisan et un général socialiste.
   VII. Mussolini et le coup d'État fasciste.
   VIII. Une femme : Hitler.

15 euros (code de commande : 27452).

 

MARSAUDON (Yves) — L'Œcuménisme vu par un Franc-Maçon de tradition. Préface par Charles Riandey. Paris, Vitiano. 1964. In-8° broché sous Rhodoïd d'éditeur, 139 p., (collection « Le Pour et le Contre »), édition originale, exemplaire numéroté sur papier Bouffant (n° 580), hommage de l'auteur, peu courant.
Extrait de la préface :
   Dans cet ouvrage d'un petit nombre de pages mais d'une grande inspiration, Yves Marsaudon a traité du problème de l'Œcuménisme chrétien dans un esprit de compréhension, qui est le nôtre d'ailleurs, et avec la parfaite connaissance du sujet qu'il tient de ses relations personnelles et de l'attention qu'il a toujours apportée aux questions religieuses.
   Cette étude était achevée quand la deuxième session du Concile vint justifier ses pronostics et répondre aux vœux qu'elle formulait. Hauteur la remania en conséquence.
   L'ouvrage était à la composition quand le pape Paul VI frappa le monde d'admiration en concevant et réalisant en un éclair son « Pèlerinage aux sources ». Une addition s'imposait.
   Il est heureux qu'un retard ait été apporté à la parution du livre car il put ainsi former un ensemble complet. Complet du moins pour un moment car il est à penser et à espérer que Paul VI tient en réserve d'autres actes aussi et peut-être même plus démonstratifs encore que celui-là.
   Avec Yves Marsaudon nous applaudissons avec enthousiasme aux intentions de ce pape, grand par l'intelligence, comme nous avons approuvé celles de son prédécesseur, grand par les vertus du cœur.
Table des matières :
   - Préface.
   - Note de l'éditeur.
   - Avant-propos.
   - Exortation à l'union.
   Chapitre I. À rebours.
   Chapitre II. Avant Jean XXIII.
   Chapitre III. Jean XXIII.
   Chapitre IV. La révélation du concile.
   Chapitre V. La mort d'un saint.
   Chapitre VI. Et maintenant ?
   Chapitre VII. L'Église orthodoxe.
   Chapitre VIII. La pensée protestante.
   Chapitre IX. Conclusions.
   - Bibliographie.
   - Index alphabétique.

25 euros (code de commande : 27458).

 

[MONS - CONFRÉRIE DE SAINT JEAN DÉCOLLÉ]. Regles de la Confrérie de St. Jean Décollé, dite de la Miséricorde, érigée en la ville de Mons, par autorité du St. Siége Apostolique et de Monseigneur l'Archevêque duc de Cambrai. Avec l'entretien pour la sainte Messe, la Pratique pour la Confession, pour la Communion, les sept Pseaumes de la Pénitence, et plusieurs autres Prieres trés-dévotes. Mons, Lelong, s.d. [Mons, / De l'Imprimerie de la Ve. Lelong.] In-18 sous une modeste demi-percaline noire, [1 (titre)], [1 bl.], [12 (préface et avertissement)], 249 (les pp . 239-249 sont erronément numérotées 229-239), [4 (approbations, table)], [1 bl.] p., bon exemplaire, rare.
   Une première édition de ces Règles a été publiée par l'éditeur montois Michel Varret, en 1738.
   Hippolyte Rousselle n'a pas daté l'édition de la veuve Lelong dont l'activité d'éditrice commença en 1800 et se termina en 1834.
Avertissement :
   La confrérie de la miséricorde établie en cette ville au mois de février 1699, ne crut pas pouvoir mieux faire pour se bien conduire dans sa naissance, que d'adopter les regles de l'archi-confrérie de Rome,qui porte le même nom, et se propose la même fin.
   Si les confreres nos prédecesseurs furent assez heureux pour en prendre parfaitement l'esprit, ils ne furent gueres long-tems sans s'apercevoir qu'ils n'avoient en mais qu'une traduction assez informe de l'original italien, que plusieurs points y étoient énoncés d'une maniere obscure, que d'autres étoient peu conformes au génie de notre pays, et qu'il étoit expédient d'avoir des regles qui en conservant tout l'esprit convenable à la confrérie de la miséricorde, qui regne dans l'original, eût une netteté et une précision qui laissat moins lieu à une interprétation arbitraire, toujours sujette ou au relâchement, ou au péril de s'éloigner de sonpremier esprit.
   C'est pour prévenir cet inconvenient, et pour conserver dans notre corps sa premiere ferveur, que chacun de tous ceux qui le composent, a souhaité que ces regles parussent sous la forme présente ; ce n'est au reste qu'après bien des conferences, et des assemblées tant particulieres entre les Officiers, que générales de tout le corps de la confrérie, ce n'est qu'après bien des réflexions et des examens, et après avoir consulté plusieurs personnes récommandables par leur piété et par leur érudition que la compagnie les donne ainsi à présent, pour servir de regle invariable à tous, et à chacun de ses membres, et c'est dans la même vue qu'on y joint en faveur des consolateurs, et pour leur faciliter l'exercice de leur emploi, une maniere détaillée de disposer et d'assister les condamnés à la mort, et c'est enfin pour rendre complet ce livre destiné à nos usages, que l'on y a ajouté les prieres qu'on a coutume de réciter dans les différentes occasions ou nous nous trouvons, le reste n'y étant joint que pour contenter la dévotion que quelques uns pourroient juger leur convenir.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avertissement.
   Chapitre I. Des Officiers de notre compagnie.
   Chapitre II. De l'ordre et de la maniere des scrutins qu'il faudra garder les élections.
   Chapitre III. De l'office et de l'autorité du Gouverneur.
   Chapitre IV. Des Conseillers.
   Chapitre V. Du Proviseur.
   Chapitre VI. Du Chambellan ou Trésorier.
   Chapitre VII. Du Secrétaire.
   Chapitre VIII. Des Consolateurs.
   Chapitre IX. De la maniere d'accompagner les ciminels au lieu du supplice.
   Chapitre X. De la maniere d'enterrer les suppliciés.
   Chapitre XI. Des Maîtres des Novices.
   Chapitre XII. Des Infirmiers.
   Chapitre XIII. Du Chapelain.
   Chapitre XIV. Des Sacristains.
   Chapitre XV. Du Serviteur à gages.
   Chapitre XVI. De la maniere de recevoir les Novices et de leurs obligations.
   Chapitre XVII. Des bonnes coutumes et de la correction des fautes.
   Chapitre XVIII. Des assemblées de notre compagnie.
   Chapitre XIX. De la maniere de procéder à la délivrance des prisonniers.
   Chapitre XX. Des taxes et des amendes établies pour maintenir la régularité dans la confrérie.
   Chapitre XXI. Des femmes et filles nos consœurs.
   Chapitre XXII. De la défense d'aliéner les biens stables de notre compagnie.
   - Sommaire des Indulgences de la confrérie de saint Jean décollé, dite de la miséricorde, à Mons.
   - Grace et Privilege, accordé par Sa Majesté, en faveur des confreres de la miséricorde.
   - Prieres du matin.
   - Prieres du soir.
   - Pratique pour bien entendre la Messe.
   - Exercice pour la Confession.
   - Prieres pour la Communion.
   - Amende honorable au Très-Saint Sacrement de l'Autel.
   - Petit Office de la Conception immaculée de la Vierge Marie.
   - Litanies de la Sainte Vierge.
   - Les sept Pseaumes de la Pénitence.
   - Litanies des saints.
   - Les Vêpres du dimanche.
   - A Complies.
   - Paroles tirées de l'Ecriture Sainte, pour servir de consolation aux personnes qui souffrent.
   - Avis utiles à ceux qui sont chargés du soin de consoler les personnes condamnées à la mort.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1386 pour cette édituion et n° 627 pour l'édition de Michel Varret.

85 euros (code de commande : 27449 - vendu).

 

[MONS - CONFRÉRIE DU SAINT-ESPRIT]. Description du Jubilé de deux cens ans et plus de l'érection de la très-pieuse & célébre Confrérie du Saint Esprit dans l'Eglise Paroissiale de sainte Elisabeth en la Ville de Mons. Avec les Litanies du Saint Esprit, & le Veni Creator en françois. Mons, Plon, [1761]. [A Mons, / De l'Imprimerie de Pierre Jean Joseph Plon, / Imprimeur & Libraire rue de Nimi. / Avec Approbation & Permission.] In-8° broché sous sa couverture d'attente, 16 p., bon exemplaire, rare.
Ce volume contient :
   - Bulle. Notre S. Pere le Pape Clement XIII.
   - Description du Jubilé de deux cens Ans & plus, de l'érection de la très-pieuse et célébre Confrérie du Saint Esprit.
   - Litanies du Saint Esprit.
   - Le Veni Creator.

   - Dispositions relative aux festivités du 10 mai, jour de la Pentecôte.
   - Ordre de la procession.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 726.

35 euros (code de commande : 27462).

 

[PASTUR (Paul)]. GUYAUX (J.) — Paul Pastur. La grandeur du Hainaut. Préface de R. Stievenart. Conclusion de R. Carlier. Bruxelles, Labor, 1978. In-8° broché, 143 p., (collection « Ceux d'Hier et d'Aujourd'hui »), un des 150 exemplaires numérotés sur Oud Holland (n° 25), en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Paul Pastur est mort, il y a quarante ans. Il en avait septante-deux. Pendant près d'un demi-siècle, il avait joué, dans le Hainaut, le rôle d'un bâtisseur, d'un bienfaiteur, d'un animateur incomparables. Il avait pris sa province, qu'il aimait profondément et refusa de quitter jamais, à l'époque des plus cruelles injustices, de l'ignorance, de l'analphabétisme, du travail exploité, des travailleurs humiliés, et il l'avait lentement, sûrement et profondément transformée, jusqu'à en faire une terre de riche expérience humaine, éducative et sociale.
   Si le Hainaut fut grand et conserve une partie de cette grandeur, c'est à lui, plus qu'à tout autre, qu'il le doit. On ne le sait plus assez. Le propos de ce livre est de le rappeler, de rappeler quel héritage cet homme a laissé. Et quel exemple !

10 euros (code de commande : 27474 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Blason des armoiries pataphysiques. Album à colorier par Gil, Rt. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1998. In-8° broché, 72 p., illustrations, (collections « L'Expectateur », n° 10 et « Monitoires », n° 47), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Blason des armoiries pataphysiques.
      - Le Patarmorial : histoire d'un projet (S.C. des Promulsidaires).
      - Anagrammes.
      - Devises.
      - Album à colorier (Gil, Régent).
   - Pompes et œuvres.
      - De la mondialisation (N. N. Kamenev).
      - Les autofictions de Billy Tripp, arbrutiste (Marc Décimo).
      - En revue.

10 euros (code de commande : 27463).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - PONTICELLI (Lazare)]. MUELLE (Raymond), GUYOT (Philippe), RAGOT (Clément) et MERCIER-BERNADET (Fabienne) — Hommage à Lazare Ponticelli. Le dernier Poilu. Sceaux, L'Esprit du Livre, 2008. In-8° collé, 170 p., illustrations en noir dans le texte et quelques planches en couleurs hors texte, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Il était le dernier Poilu, l'ultime rescapé de la première boucherie du XXe siècle. Il venait de fêter ses cent dix ans à l'Hôtel national des Invalides. Lazare Ponticelli, né en 1897 à Bettola, en Émilie-Romagne, s'est éteint le 12 mars 2008, entouré des siens, paisiblement. Avec lui, c'est une page de notre histoire qui se tourne.
   C'est à l'âge de dix ans que, seul, Lazare Ponticelli rejoint la France, le « paradis » dont il a tant entendu parler, pour fuir la misère de sa province d'origine. Son jeune âge le contraint à se contenter de petits boulots jusqu'à la déclaration de guerre. Il a alors seize ans. Trichant sur son âge, celui qui souhaite se battre pour cette France dont il a fait sa patrie de cœur s'engage dans la Légion étrangère. Il est affecté au 4e régiment de marche du 1er étranger, constitué le 5 novembre 1914, composé exclusivement de volontaires italiens (les garibaldiens) et placé sous le commandement du lieutenant-colonel Giuseppe Garibaldi. Avec son bataillon, Lazare Ponticelli s'illustrera notamment dans les combats meurtriers en Argonne.
   La « légion garibaldienne » est dissoute le 5 mars 1915. Lazare est contraint de regagner l'Italie, pour se battre avec les Alpini contre les Autrichiens dans le Tyrol, suite à l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de l'Entente. Ce n'est qu'en 1920 qu'il est démobilisé et peut enfin regagner Paris.
   Avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, l'ancien petit ramoneur fonde, en 1921, l'entreprise Ponticelli Frères, qui se spécialise dans le montage et l'entretien des cheminées d'usines. Seule la période de l'Occupation ralentira le développement de la société. Ponticelli Frères, qui a diversifié ses activités, emploie aujourd'hui plus de trois mille personnes sur ses chantiers, en France et à l'étranger, et jouit d'une dimension internationale.

13 euros (code de commande : 27477).

 

PROUDHON (Pierre-Joseph) — Du principe fédératif et la la nécessité de reconstituer le parti de la Révolution (1863). Avec une introduction et des notes par Charles-Brun. Orné d'un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré. Paris, Bossard, 1921. In-8° broché, 222 p., portrait en frontispice, (« Collection des Chefs-d'Œuvre Méconnus »), exemplaire numéroté (n° 1311), non coupé, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Note bibliographique :
      - Proudhon.
      - Le Fédéralisme français.
   - Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la Révolution.
      Première partie. Du Principe de Fédération.
         Chapitre I. Dualisme politique. - Autorité et liberté : Opposition et connexité de ces deux notions.
         Chapitre II. Conception à priori de l'ordre politique : régime d'autorité, régime de liberté.
         Chapitre III. Formes du gouvernement.
         Chapitre IV. Transactions entre les principes : origines des contradictions de la politique.
         Chapitre V. Gouvernements de fait : dissolution sociale.
         Chapitre VI. Position du problème politique. - Principe de solution.
         Chapitre VII. Dégagement de l'idée de Fédération.
         Chapitre VIII. Constitution progressive.
         Chapitre IX. Retard des Fédérations : causes de leur ajournement.
         Chapitre X. - Idéalisme politique : efficacité de la garantie fédérale.
         Chapitre XI. Sanction économique : fédération agricole-industrielle.
         - Conclusion.
   - Appendice.
      - Deuxième partie.
         Chapitre I. Tradition jacobine : Gaule fédéraliste, France monarchique.
      - Troisième partie
         Chapitre VI.
         - Notes de l'introduction.
         - Notes du texte.

15 euros (code de commande : 27447).

 

[ROBYNS (Louis-Joseph) - BIBLIOTHÈQUE]. Catalogue de livres de droit, voyages, histoire, belles-lettres et autres ; dont la vente aura lieu, par le notaire Geens (aux conditions ordinaires) lundi 14 novembre 1814, à 10 heures du matin et à 3 de relevée, en la mortuaire de feu Mr. L. J. Robyns, rue des Boiteux, sect, 5, n° 616, en cette ville. Sous la direction de M. J. G. Simon. Bruxelles, Simon, [1814]. In-8° en ff., 10, [2 bl.] p., très anciennes traces d'humidité qui ont affaibli le papier.
   Ce catalogue propose 178 lots.
   Louis-J. Robyns était avocat au Conseil souverain de Brabant et, depuis le 10 novembre 1807, membre du Conseil municipal de Bruxelles ; il mourut dans sa maison de la rue des Boîteux le 11 avril 1814.
Bibliographie :
   - Robyns de Schneidauer (L.), Un changement d'armoiries au XVIIIe siècle prouvé par trois cachets, dans Revue belge de numismatique et de sigillographie, 1933, pp. 140-141.

10 euros (code de commande : 27444).

 

SILVESTRE (Armand) et CLOSSET (Brigitte) — Textes et peintures. Avant-propos de Pauline Bastin. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, [64] p., 13 illustrations en couleurs à pleine page, envoi de Brigitte Closset, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Octobre 2004, ils se rencontrent... il regarde le travail, intrigué ... il critique.
   Elle entend et répond par une lettre qui désormais va les engager, les lier car ils se reconnaissent dans un instinct commun, dans une émotion profonde de la peinture qui va les faire se parler.
   Il est question de l'ove (dont l'artiste va féminiser le genre), mais « l'ove, est-ce une surface ou un trait ? »...
   Enigme intarissable et porteuse qui les met au travail pour construire une amitié respectueuse et chargée, marquée par la différence des générations qui donne alors à la transmission toute son intensité.
   Il la provoque et lui ouvre des perspectives.
   Tout se passe comme s'ils savaient où ils ont à aller Les oves s'animent en lui comme si elles étaient temporairement sa priorité, il ne doute plus.
   Lui qui interroge sans cesse, ... Il se repose, il s'y repose.
   Elle entend bien quelque chose de son expérience, de sa vérité, de sa vie, Ainsi, elle se les approprie à nouveau pour mieux les faire danser ; pour mieux les remettre en péril.
   Entre ces deux-là, il est bien question d'émotions poétiques, d'existence, de sensibilité et de création.

10 euros (code de commande : 27484).

 

STALINE (Joseph) — Le marxisme et la question nationale et coloniale. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1937. In-8° broché, 342 p., (collection « Bibliothèque Marxiste »), exemplaire non coupé.
Note de l'éditeur :
   L'article « Le marxisme et la question nationale », écrit fin 1912-début 1913, à Vienne, parut pour la première fois en 1913 sous la signature K. Staline dans les numéros 3-5 de la revue bolchévik Prosoechtchénié, sous le titre : « La question nationale et la social-démocratie ». En 1914, il fut publié en brochure sous le titre : la Question nationale et le marxisme, aux éditions Priboï (Pétersbourg), En 1920, l'article fut réédité par le commissariat du peuple aux Minorités nationales dans le Recueil d'articles de Staline sur la question nationale (Éditions d'Etat, Toula). Ce recueil était précédé d'une « Note de l'auteur », dont le passage ci-dessous se rapporte au présent article :
   ... « L'article reflète la période des discussions de principe sur la question nationale dans tes rangs de la social-démocratie russe, à l'époque de la réaction tsariste et des grands propriétaires fonciers, un an et demi avant le début de la guerre impérialiste, époque où montait la révolution démocratique bourgeoise en Russie. Deux théories de la nation s'affrontaient alors et, partant, deux programmes nationaux : le programme autrichien, appuyé par le Bund et les menchéviks, et le programme russe, bolchévik. Le lecteur trouvera dans l'article la caractéristique de ces deux courants. Les événements ultérieurs, plus particulièrement la guerre impérialiste et le démembrement de l'Autriche-Hongrie en États nationaux distincts, ont montré avec évidence de quel côté est la vérité. Maintenant que Springer et Bauer sont restés Gros-Jean comme devant, avec leur programme national, il n'est guère possible de douter que l'histoire a condamné 1'« école autrichienne ». Le Bund lui-même a dû reconnaître que « la revendication de l'autonomie nationale-culturelle [c'est-à-dire du programme national autrichien. J.S.], formulée dans le cadre du régime capitaliste, perd son sens dans les conditions de la révolution socialiste » (voir la XIIe conférence du Bund, 1920). Le Bund ne se doute même pas que, de ce fait, il a reconnu (sans le faire exprès) la carence de principe des bases théoriques du programme national autrichien, la carence de principe de la théorie autrichienne de la nation. »

20 euros (code de commande : 27445).

 

STAQUET (Willy) — Un clocher en Aimeries. Chez l'Auteur, [ca 1982]. In-8° collé, 130 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
   La tradition affirme que lorsqu'un Houdinois d'Aimeries se rend à Beaune, en Côte-d'Or, un accueil chaleureux lui est réservé Houdeng-Aimeries et Beaune se rencontrent en effet dans une destinée commune à un moment de leur Histoire : Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne sous le règne de Philippe le Bon, fut le fondateur des Hospices de Beaune, cette construction flamande sous le ciel bourguignon, et aussi seigneur d'Aimeries.
   Comment le plus représentatif des chanceliers bourguignons fut-il associé aux destinées d'Houdeng-Aimeries ?
   C'est toute une histoire que je vais entreprendre de raconter, après Jules Monoyer, après E.L. Develeer qui si bien fit connaître, pour mieux l'aimer, sa localité à ses concitoyens.
Table des matières :
   - Un nom !
   - Comment naît un village et une paroisse.
   - Les Seigneurs d'Houdeng.
   - Nicolas Rolin.
   - Houdeng-Aimeries.
   - En égrenant les années.
   - Comment les Houdinois ont vécu la Première Guerre mondiale.
   - La maison « de Wavrin ».
   - Jules Monoyer.
   - La Paroisse.
   - L'église.
   - Un siècle, et davantage de la vie d'une paroisse.
   - Comment sonne-t-on les cloches ?
   - Quelques dépenses.
   - Les presbytères d'Houdeng.
   - L'école libre des garçons.
   - L'école des religieuses.
   - L'église de Bois-du-Luc.
   - L'hospice de Bois-du-Luc.
   - Notre-Dame du Bois.

15 euros (code de commande : 27437).

 

[SURRÉALISME]. La Cueille. Morlanwelz, Les Marées de la Nuit, 1991. In-8° collé, 40 p., illustrations, un des 350 exemplaires numérotés sur Tenero (n° 9), en très bel état et auquel on joint le bulletin de souscription.
Ce recueil contient des textes et des illustrations de :
   - Gilles Brenta.
   - Xavier Canonne, Paul Colinet.
   - Fernand Dumont, Leo Dohmen.
   - Claude Galand, Roger Goossens, Tom Gutt.
  - Irine.
   - Claudine Jamagne.
   - Roger Kerger.
   - Albert Lude.
   - Paul Magritte, Marcel Marien, René Martin.
   - Louis Scutenaire, Max Servais, Armand Simon, André Stas.
   - Michel Thyrion.
   - Geert Van Bruaene, Roger Van de Wuwer.
   - Jean Wallenborn, Jacques Wergifosse, Robert Willems.

20 euros (code de commande : 27464).

 

[SURRÉALISME]. Tendances surréalistes en Belgique. Choix d'œuvres appartenant à nos collections. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1970. In-8° broché, [60] p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans les locaux provisoires du Musée d'Art Moderne, à Bruxelles, du 25 septembre au 22 novembre 1970.
Introduction :
   Beaucoup d'années ont passé depuis la publication du Premier Manifeste par André Breton en 1924 et le surréalisme est aujourd'hui entré dans les mœurs visuelles et dans le goût du public. Si les premiers scandales font déjà partie de l'histoire, il reste pourtant difficile d'aborder un domaine aussi contesté, aussi mouvant que celui du surréalisme. En réunissant un choix d'œuvres appartenant à nos collections, sous le titre Tendances surréalistes en Belgique, nous avons voulu tenter l'aventure. Cette exposition n'a pas la prétention de réunir exclusivement les artistes surréalistes au sens « surréaliste » du terme, c'est-à-dire ceux qui ont fait acte d'adhésion intellectuelle et morale au surréalisme. C'est intentionnellement que nous avons voulu situer côte à côte, non seulement les artistes qui chez nous ont « fait » le surréalisme, mais aussi intégrer parmi eux ceux qui portent l'étiquette surréaliste. Ceux, qui à un certain moment – parfois très court – de leur existence ont adhéré à ce mode de connaissance neuf qui bouleversait le monde. Ceux aussi, plus proches de nous encore, qui tentent à leur tour de découvrir l'insaisissable et le merveilleux. Ils appartiennent pour la plupart à des mouvements qui regroupent après la Deuxième Guerre mondiale, des hommes dont les préoccupations touchent souvent de très près celles d'un Magritte ou d'un Mesens durant l'époque héroïque. Cette exposition ne vise pas à une homogénéité quelconque car il y a des lacunes et des absences capitales. Les œuvres exposées n'ont d'autre prétention que celle de se situer historiquement, d'occuper la place qui leur revient dans l'histoire des arts vue à travers l'expérience surréaliste. Qu'on le veuille ou non, le surréalisme ne s'est pas arrêté après 1940, il a continué à vivre et si, comme l'écrit Marcel Havrenne, « ses éclairs n'ont plus autant de fulgurance, on peut cependant croire, qu'ils ne cesseront jamais. »

12 euros (code de commande : 27468).

 

UDEKEM D'ACOZ (Marie-Pierre d') — Pour le Roi et la Patrie. La noblesse belge dans la résistance. Bruxelles, Racine, 2002. In-8° collé, 500 p., illustrations, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   En étudiant dans le cadre d'un mémoire de licence l'histoire de la Résistance dans sa commune natale, Merelbeke-lez-Gand, l'auteur avait déjà relevé la participation considérable des membres de la noblesse à différents réseaux. Ce constat lui donna l'envie de se livrer à une enquête élargie sur le rôle de la noblesse dans la Résistance en général, et plus particulièrement dans les réseaux de renseignements et dans l'Armée secrète. À part quelques témoignages individuels à diffusion restreinte, le sujet n'avait encore jamais été traité globalement. Et pourtant il s'avérait être aussi vaste que passionnant !
   Voilà donc le résultat de cette recherche, menée systématiquement durant de longues années, auprès de centaines de sources jamais dépouillées auparavant. C'est un tableau impressionnant tant par ses dimensions que par sa diversité. Une lecture bouleversante aussi, mettant en scène le vécu d'hommes et de femmes qui n'hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu ou à la sacrifier « pour le Roi et la Patrie ».

13 euros (code de commande : 27480 - vendu).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. SECRETAN-ROLLIER (Pierre) — Vincent van Gogh chez les gueules noires. L'homme de l'espoir. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1977. In-8° collé, 119 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Pourquoi ce livre ?
   On a déjà beaucoup écrit sur van Gogh et son admirable peinture. Alors, pourquoi ce livre ?
   Le temps de résidence de Vincent au pays des gueules noires a précédé le temps de sa peinture. C'est pourquoi on a cru pouvoir l'ignorer. Il est resté longtemps méconnu et aujourd'hui encore il l'est du grand public.
   Cette période est pourtant extrêmement importante, car Vincent y a eu un apostolat qui l'a profondément marqué et qui a préparé l'orientation de sa peinture.
   Le premier à lever le voile sur ce temps de Vincent fut le député Piérard, un Borain qui, intrigué par ce qu'il entendait dire sur Vincent au Borinage, se décida à faire une enquête à Petit-Wasmes, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Mons. Tout cela était encore assez vague.
   Avant de devenir peintre, disait-on, Vincent aurait souhaité devenir pasteur, mais, ayant échoué à des examens de théologie, on l'aurait envoyé dans le Borinage occuper un poste d'évangéliste, dans une Communauté qui venait de se constituer mais n'avait pas encore de pasteur.
   Les recherches de Piérard le conduisirent bien à Petit-Wasmes, qui avait alors un pasteur borain, Louis L'Host, et ce qu'on racontait au sujet de Vincent se trouva partiellement juste. Piérard apprit que van Gogh y avait eu un apostolat d'évangéliste dont la population gardait un souvenir exceptionnel. Il trouva des membres de la famille Denis chez qui Vincent avait logé. Il fit causer des gens qui l'avaient côtoyé, l'avaient vu et entendu.
   La salle de réunion où Vincent groupait son monde, était partagée en deux et servait depuis lors de logement.
   Ultérieurement, elle avait été remplacée par un temple fort coquet et la petite communauté dont nous aurons à reparler était très prospère sous la conduite avisée du pasteur Louis L'Host, qui était plus jeune que Vincent et n'avait pas dû le connaître. Il était en effet d'un village voisin, le Cul du Qu'vau.
   Par contre Piérard recueillit par lettre le témoignage d'un ancien pasteur de Pâturages, un village voisin, M. Bonte, qui conservait un souvenir très vivant de cette surprenante personnalité.
   Je me référerai à cette lettre comme aussi à celle de Jean Denis, un des petits-fils du fermier Jean-Baptiste Denis qui fut l'hôte de Vincent.
   Piérard fut impressionné par la ferveur des témoignages qu'il entendit. Il recueillit un certain nombre de récits qui étaient déjà teintés de ce caractère légendaire qui, plus tard, fut repris par des biographes et par des cinéastes et sur lesquels nous reviendrons plus loin.
   Le fait est que ce reportage devint un livre qui parut en 1913 et fut réédité en 1936. Jusqu'alors personne, semble-t-il, ne s'était arrêté à interroger avec soin la vie boraine de cet étonnant peintre qu'on connaissait d'ailleurs encore peu.
   Van Gogh était mort en 1890 sans jamais être revenu au Borinage. Après son séjour de six mois à Petit-Wasmes, il avait vécu une année à Cuesmes, dans la banlieue de Mons.
   Piérard parle de ce temps mais sans avoir pu en discerner le caractère vraiment dramatique que révélera plus tard la correspondance de Vincent avec son frère Théo. Les mois que Vincent passa à Cuesmes furent en effet une période décisive. Ce fut alors, pendant cet hiver des années 1879 et 1880, que
se produisit en lui la mutation qui fit de lui un artiste de profession.
   On peut dire, sans rien exagérer, que le Borinage fut le berceau où se forma, au cours d'un apostolat peu commun, puis d'une épreuve imaginable, vécue dans la misère, la personnalité hors pair qui s'affirma de façon si remarquable dans la peinture. Ayant été le pasteur à Petit-Wasmes de 1922 à 1926, M. van Gogh, le fils de Théo, m'a demandé d'écrire un article pour la Revue du Musée dont il a présidé l'inauguration, en 1973, à Amsterdam. Grâce aux lettres que
j'ai déjà mentionnées, à certaines archives auxquelles j'ai pu accéder et à mes souvenirs personnels, je puis procurer aux lecteurs amis de Vincent une documentation qui reconstitue avec une certaine vraisemblance l'existence de van Gogh au cours des deux années 1879 et 1880 qui furent pour lui vraiment cruciales.
   Je crois que cette information présente un double intérêt. D'abord, elle permet de mettre fin à certaines légendes qui se sont malheureusement formées et qui font tort à l'image que l'on peut se faire de Vincent. Il doit apparaître comme un extrémiste et non comme un excentrique.
   En second lieu, cette période se révèle comme une significative préparation aux dix années de peinture qui s'étendront de 1880 à 1890 et qui seront le fruit d'un temps de recherches humaines, de gravité et de courage dans la foi.
   Les mois vécus au milieu des mineurs sont une sorte de toile de fond qui explique la signification de nombreuses œuvres de Vincent.
   Le professeur Leymarie a clairement posé le problème de van Gogh quand il a écrit : « La peinture de van Gogh est inséparable de son destin. »
   On ne peut par conséquent en ignorer impunément une importante étape.

20 euros (code de commande : 27436 - vendu).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. Vincent van Gogh. Peintures & dessins. Une sélection de la collection de la Fondation Vincent van Gogh. Amsterdam, Musée National Vincent van Gogh, 1973. In-4° collé, 122 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Préface, par V. W. van Gogh.
   - Notice biographique.
   - Vie et œuvre, par Casper de Jong.
   - Citations des lettres de Vincent, se rapportant aux tableaux.
   - Citations des lettres de Vincent, se rapportant aux dessins.
   - Reproductions : tableaux.
   - Reproductions : dessins et aquarelles.

15 euros (code de commande : 27435 - vendu).

 

VAN LOOVEREN (Louis C.) — Villa Antonina. Le rôle illustre du burg d'Antoing dans l'histoire de la Belgique. [Antoing], [Chez l'Auteur], [1937]. In-8° broché, 63 p., illustrations, un plan à déplier, bel exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. Époque gallo-romane.
   Chapitre II. L'époque franque.
   Chapitre III. Époque mérovingienne ou apostolique.
   Chapitre IV. Époque médiévale ou guerrière.
   Chapitre V. Le castel primitif d'Antoing.
   Chapitre VI. Époque féodale - Le château-fort d'Antoing.
   Chapitre VII. Le château-fort - La Guerre de Cent ans.
   Chapitre VIII. Époque communale - Époque glorieuse.
   Chapitre IX. Époque bourguignonne - Le burg définitif.
   Chapitre X. Antoing sous les Espagnols - La Réforme.
   Chapitre XI. Époque moderne et contemporaine.

20 euros (code de commande : 27451).

 

[VERNE (Jules)]. FRANCK (Bernard, pseudonyme de Bernard Poulailler)Jules Verne et ses voyages. D'après l'ouvrage biographique de M. Allotte de La Füye et les documents fournis par les héritiers. Paris, Flammarion, 1946. In-12 broché, 248 p., planches hors texte, envoi de l'auteur, bel exemplaire malgré le papier jauni.
Extrait du liminaire :
   Tout esprit cultivé cache un mentor secret qu'il n'avoue en général qu'à soi-même. Est-ce pudeur littéraire ou fausse modestie... ou peur encore de ternir la fameuse personnalité ?... Rares sont pourtant les talents demeurés vierges de toute empreinte. Il est toujours intéressant de remonter aux sources et, partant d'un tel ou d'un tel, de retrouver quelque grand ancêtre à travers un Dickens, un Victor Hugo ou un Zola !...
   J'allais écrire, à travers un Jules Verne, non pour divulguer mon penchant personnel envers le magicien de ma jeunesse, penchant dont je n'ai jamais craint de m'enorgueillir malgré le dédain de certaines chapelles ou d'individus « avertis » mais parce que, tout génial qu'il fut, Jules Verne était nourri d'Edgard Poë, de Shakespeare et de tout un amas d'influences scientifiques et métaphysiques, que sa vaste intelligence, doublée d'une prodigieuse mémoire, lui permit de discerner et d'assimiler.
   Tel quel, il n'eût cependant pas été l'écrivain adulé de millions de lecteurs si les circonstances mêmes de sa vie et les aspirations du milieu parmi lequel il évolua ne l'avaient placé, dès la position de départ, au point précis marqué dans l'espace et dans le temps !... Cette influence-là, d'allure providentielle, appartient à la Loi du Rythme Universel qui régit toutes choses et courbe les événements comme les hommes sous son joug... Elle demeure la clef de toute réussite et de toute carrière... Son choix le plus humble, d'apparence fortuit, remonte aux origines et tel novateur orgueilleux, tel maître incontesté dans le sillage duquel chacun s'ébranle n'est en réalité qu'un instrument.
   Instrument du Progrès en marche, Jules Verne sentit sa mission au point qu'il se surpassa lui-même. Son œuvre gigantesque, fruit de quarante ans de labeur démesuré, a conquis le monde... Un flot de littérature a coulé depuis lors à propos de cette œuvre-là... Il n'est donc pas question de l'examiner ici, d'autant plus qu'il y aurait matière à plusieurs volumes !... Tout a été dit ou écrit sur ces beaux livres dorés sur tranches dont la seule apparition était saluée d'avance par la sympathie générale, tout, sauf l'essentiel, à savoir ce que furent les causes initiales, les raisons profondes qui, dans le cas qui nous préoccupe, firent de cette vocation mieux qu'un envol... un aboutissement !...

25 euros (code de commande : 27457).

 

VILLETARD (Edmond) — Histoire de l'Internationale par Edmond Villetard Rédacteur du Journal des Débats. Fondation de l'Internationale - Son organisation - Ses chefs réels - Ses théories - Abolition de la propriété - Abolition de l'héritage - La liquidation sociale - Les grèves - L'Internationale et l'Empire - Les trois procès de l'Internationale - Les funérailles de Victor Noir - Cluseret projette de détruire Paris - La guerre étrangère et la guerre sociale - Le 4 septembre à Paris, à Lyon et à Marseille - Le 18 mars - Conclusion. Paris, Garnier, 1872. [Paris / Garnier Frères, Libraires-Éditeurs / 6, rue des Saints-Pères, et Palais-Royal, 215 / 1872] In-12 broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 392 p., cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, couverture un peu défraîchie, quelques rousseurs.
Table des matières :
   Chapitre I. Les réformateurs de la société au dix-neuvième siècle.
   Chapitre II. Les associations ouvrières.
   Chapitre III. Les trade-unions.
   Chapitre IV. Fondation de l'Internationale.
   Chapitre V. Organisation de l'Internationale.
   Chapitre VI. Les Congrès.
   Chapitre VII. Les journaux de l'Internationale.
   Chapitre VIII. Les grèves.
   Chapitre IX. L'Internationale et l'Empire.
   Chapitre X. L'Internationale et la guerre.
   Chapitre XI. L'Internationale et les révolutions.
   Chapitre XII. L'Internationale depuis la chute de la Commune.
   - Conclusion.
   - Appendice. Documents et pièces justificatives.

20 euros (code de commande : 27442 - vendu).

 

[WALLONIE]. Hommages à la Wallonie. Mélanges d'histoire, de littérature et de philologie wallonne offerts à Maurice A. Arnould et Pierre Ruelle. Édités par Hervé Hasquin. Bruxelles, Éditions de l'Université, 1981. Fort in-8° broché, LIV, 481 p., illustrations in et hors texte, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Maurice-A. Arnould et Pierre Ruelle, par Hervé Hasquin.
   - Travaux publiés par M.-A. Arnould, par A. Félix, André et J. Nazet.
   - Les travaux scientifiques dirigés par M. Maurice-A. Arnould, par J.-J. Heirwegh.
   - Bibliographie de Pierre Ruelle, par Reine Mantou.
   - Les travaux scientifiques dirigés par M. Pierre Ruelle, par J. Lemaire.
   - Expressions de la sexualité dans les paskîyes de Jamioulx, par W. Bal.
   - L'ingénieur du « roy » Jean-Baptiste-Claude Larcher d'Aubancourt et son plan en relief de Namur (171/7-1751). Contribution à l'histoire de la collection des plans en relief, par J. Bovesse.
   - Le Comité d'Agriculture, d'Industrie et de Commerce de Mons en 1830. Les enquêtes d'un groupe social sur la situation économique, par M. Bruwier.
   - Centralisation judiciaire et particularismes : Les procédures de recours en Hainaut au début des temps modernes, par J.-M. Cauchies.
   - Les mesures concernant l'enseignement dans le diocèse de Cambrai à l'époque de la Contre-Réforme, d'après les décrets des synodes locaux, par R. Crahay.
   - Le baron Guillaume de Crassier (1662-1751) et les inscriptions latines antiques du pays de Liège, par A. Deman.
   - Un mystérieux domaine de Notre-Dame de Boissons en Brabant wallon au Moyen Âge, par G. Despy.
   - De la linguistique générale à l'étude du dialecte, par M. Dominicy.
   - Dialecte et français dans la Wallonie d'ancien régime. Une réponse inédite à l'enquête de l'abbé Grégoire (1790), par D. Droixhe.
   - Les chartes de donation d'autels émanant des évêques de Cambrai aux XIe-XIIe siècles éclairées par les obituaires. À propos d'un usage grégorien de la chancellerie épiscopale, par J.-M. Duvosquel.
   - Cherruiers et Manouvriers dans le Namurois à la fin du Moyen Âge. Les effets de la « crise agricole » du temps sur la condition paysanne, par L. Genicot.
   - Les winages comtaux du Hainaut méridional. Contribution à une nouvelle définition des péages, par N. Gérard d'Albissin.
   - Belgicismes techniques, par A. Goosse.
   - Femmes excédentaires et vocation religieuse dans l'ancien diocèse de Liège lors de l'essor urbain (fin du XIIe -début du XIIIe siècle), par A. d'Haenens.
   - Érasme de Rotterdam et Êrard de la Marck, par L.-E. Halkin.
   - La préoccupation démographique dans le mouvement wallon, par H. Hasquin.
   - Urbanisme, architecture et entreprises au siècle des Lumières : l'exemple de Jacques-Barthélémy Renoz, par É. Hélin.
   - Une recette de claré en pays wallon vers 1200, par A. Henry.
   - L'implantation et l'expansion de la Franc-Maçonnerie à Bruxelles et en Wallonie des origines à 1980, par J.-J. Hoebanx.
   - « Les Regrets: de la Dame Infortunée » de Jean Lemaire de Belges. Édition critique, par P. Jodogne.
   - Valeur de ne ... pas, mie, point en ancien français, par P. Jonas.
   - Deux anciens mots liégeois du vocabulaire, des drapiers : doutoir(e), fertoire, par J. Lechanteur.
   - Personnages, êtres fantastiques et génies en relations maléfiques et bénéfiques avec l'homme, par L. Léonard.
   - Hapax et pseudo-hapax dans la « Chronique rimée » de Philippe Mousket, par R. Mantou.
   - L'État et les débuts de la manufacture de porcelaine de Tournai, par P. Moureaux.
   - Une région sinistrée du Luxembourg à l'arrivée de Philippe le Bon. La châtellenie de Virton en 1444-1445, par R. Noël.
   - Le français qui se parle à Saint-Mard : les grandes zones de son lexique, par J. Pohl.
   - La gestion de la caisse des pauvres à Marbaix (1447-1454), par G. Sivéry.
   - Depuis quand les Liégeois sont-ils des Wallons ?, par J. Stengers.
   - Lexicographie et critique historique. Henri de Leez, podestat de Milan (1162), vu par Gilles d'Orval, par J. Stiennon.
   - Un souhait non réalisé : la création d'un collège d'humanités à Charleroi à la fin de l'Ancien Régime, par A. Uyttebrouck.
   - Sur la place de l'adjectif qualificatif en wallon, par M. Wilmet.

25 euros (code de commande : 27450 - vendu).

 

[WILLEM (Denyse)]. Denyse Willem. Bruxelles, Labor, 2004. In-4° broché sous couverture rempliée, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Liège, à Liège, du 30 avril au 13 juin 2004.
Avant-propos :
   Étonnante Denyse Willem, cette femme d'apparence frêle et timide qui nous raconte des histoires provocantes ou plutôt qui nous les peint à sa manière, inimitable, hors du temps... Admirable dessinatrice, possédant un sens inné de la couleur et le génie de la mise en scène, depuis près de 40 ans elle passe à côté des modes et nous offre une peinture universelle à la fois signifiante et signifiée.
   Partant de l'Histoire, de la mythologie, de l'iconographie chrétienne mais aussi des contes, de fables et de la vie quotidienne, elle nous peint le désir, l'amour et la violence, la vie et la mort, la femme et l'homme, sortes de tragi-comédies qu'elle met en scène de façon magistrale dans des décors somptueux et raffinés, sous des éclairages finement étudiés.
   Histoires connues qu'elle transforme, dévie, inverse ou caricature mais jamais au hasard : chaque élément a une signification, rien n'est gratuit, tout participe à cette fresque théâtrale du désir et de la violence, de la difficulté de vivre, de soif de liberté et d'amour malgré le poids de l'Histoire et de la société.
   Tout est décalé, détourné, distordu, tant dans le fond que dans la forme, d'où une certaine ambiguïté, un certain malaise : où est la tendresse, où est la haine ? où est le calme, où est la beauté, où est la violence ? où est la beauté, où est l'horreur ? où est l'irréel ? où est le tragique, où est le comique ?
   Ses personnages caricaturés, maquillés, musclés, sont stéréotypés, seuls leurs attributs et leur taille les différencient. Figures hiératiques presque irréelles, ils sont étonnamment vivants : malgré une impression de statisme, on sent un souffle d'énergie, de violence, qui nous déroute.
   De même ses paysages et ses décors, inventés, stylisés, ignorant les lois de la perspective moderne, nous semblent presque réels tant ils sont minutieusement traités.
   La ville de Liège se devait de rendre hommage à Denyse Willem, véritable peintre, virtuose du dessin, artiste sincère et unique qui traverse le temps comme les histoires qu'elle narre.

13 euros (code de commande : 27483).

 

YOURCENAR (Marguerite)Alexis ou le Traité du Vain Combat. Paris, Plon, 1952. In-12 broché, 191 p., édition enrichie d'un hommage autographe A Monsieur et Madame XXXX / hommage amical / Marguerite Yourcenar / portrait d'une voix / 30.10.56, exemplaire en très bon état.
   La première édition a été publiée en 1929.
   Marguerite Yourcenar préface cette seconde édition en précisant que « dans l'essentiel, ce récit a donc été laissé tel qu'il était [...] »
Préface de la seconde édition :
   Ce petit livre a paru pour la première fois en 1929 : près de vingt-trois ans ont passé, presque un quart de siècle. Durant cette période, les idées, les mœurs, les réactions du public se sont modifiées, moins d'ailleurs qu'on ne le croit ; l'auteur lui-même a changé, mais point autant peut-être qu'il s'imagine l'avoir fait. Ce n'est pas sans une certaine inquiétude qu'il a rouvert son livre après ce long intervalle : il s'attendait à devoir apporter à ce texte un certain nombre de retouches, à faire le point d'un monde transformé.
   Pourtant, à bien y réfléchir, ces modifications lui ont paru de plus en plus inutiles, sinon nuisibles : dans l'essentiel, ce récit a donc été laissé tel qu'il était, et cela pour deux raisons qui, en apparence, s'opposent.
   La première, qui concerne le fond même de l'ouvrage, est que le drame d'Alexis et de Monique n'a pas cessé d'être vécu, qu'il garde et gardera sans doute son intérêt humain tant que le monde des faits sensuels demeurera d'accès difficile, barré de préjugés dont les plus dangereux sont peut-être ceux du langage, hérissé d'obstacles qu'évitent ou que contournent sans trop de gêne la plupart des êtres, mais sur lesquels s'enferrent presque immanquablement les esprits scrupuleux et les cœurs purs. L'aventure intime d'Alexis reste aussi actuelle et guère, quoi qu'on en dise, moins confidentielle qu'autrefois. La seconde raison, bien différente de la première, est que, si immédiats et si multiples que puissent être les prolongements et les échos d'un pareil thème, le récit de l'adolescence et de la jeunesse d'Alexis n'en demeure pas moins étroitement enfermé dans le décor d'un temps et d'un milieu, empreint de l'atmosphère d'une certaine Europe centrale et française à peine transposée dans le détail des lieux et des noms. Il eût été impossible d'y changer quoi que ce soit sans compromettre ce qu'il est permis d'appeler l'acoustique du livre. Bien plus, Alexis lui-même, Alexis de Géra, a existé. Comme dans quelques-uns de ses ouvrages plus récents, que le lecteur connaît peut-être, l'auteur, alors tout au début de sa carrière d'écrivain, s'est essayé ici à faire le portrait d'une voix. Il fallait laisser à Alexis son français presque trop fluide d'étranger qui parle avec aisance, mais aussi avec timidité, une langue à la fois dénuée et légèrement vieillie ; il ne fallait rien lui enlever de ses hésitations, de ses réticences, de ses répétitions, de ses naïvetés même, de ce lent effort qui consiste à obliger les mots les plus simples et les plus usés à distiller peu à peu leur goutte de vérité. On a, certes, ça et là, effacé quelques maladresses que lui-même eût corrigées, s'il avait vécu, ou éliminé dans le récit des faits certains travestissements légers qui ne s'imposaient plus. Mais, somme toute, répétons-le, cette voix un peu craintive ne méritait d'être entendue à nouveau qu'à condition de ne rien changer à ses aveux ou à son timbre.
   Ajoutons qu'il existe une troisième et dernière raison pour modifier ce livre le moins possible : c'est que des remaniements trop nombreux eussent paru un manque d'égards envers les quelques amis qui n'ont pas cessé de l'aimer. Rappelons aussi, pour les lecteurs qui auraient oublié Virgile, que le nom d'Alexis est une allusion à un personnage des Églogues familier jadis au moindre écolier, sorti du même fond traditionnel dont Gide a tiré son Ménalque, son Corydon, et son Amyntas. Enfin, il faut souligner que ce petit livre, conçu et exécuté par une jeune femme de vingt-quatre ans, l'a été tout indépendamment d'autres œuvres à peu près contemporaines qui traitent ce même thème : on insiste ici sur ce point, non pour séparer Alexis de ces ouvrages plus ou moins apparentés par la pensée, ou pour l'opposer à eux, mais bien plutôt pour leur apporter l'appui d'une confidence non sollicitée et d'un témoignage authentique. Certains sujets sont dans l'air d'un temps ; ils sont aussi dans la trame d'une vie.

200 euros (code de commande : 27454).

 

YOURCENAR (Marguerite)Mémoires d'Hadrien. Paris, Plon, 1955 (mention de 40e mille). In-8° broché, 319 p., quelques soulignements et annotations au crayon, très bon exemplaire.
   L'édition originale a paru en 1951.
En quatrième de couverture de la réédition chez « Folio » :
   Cette œuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors. » Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son œuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.
   « ... Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l'intelligence et la volonté.

20 euros (code de commande : 27455).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 13 novembre 2018.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(16 octobre 2018)

 

AMÉRY (Jean) — Les naufragés. [Titre original : Die Schiffbrüchigen.] Roman traduit de l'allemand par Sacha Zilberfarb. Arles, Actes-Sud, 2010. In-8° collé, 264 p., (collection « Lettres Allemandes »), exemplaire du Service de Presse en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Vienne, printemps 1933. Eugen Althager, jeune intellectuel au chômage, se réveille dans le désordre de sa petite chambre et se demande comment tuer le temps. Il est juif, bien qu'instruit dans la religion catholique. Ses études erratiques, interrompues pour des raisons économiques, l'ont porté vers les lettres et la philosophie. Au cours de sa promenade matinale, Eugen Althager va être témoin d'échauffourées antisémites dans les rues du quartier universitaire. Comment survivre, comment aimer, comment ne pas perdre la raison dans cette époque terrifiante ?
   Roman sur fond de crise spirituelle, sociale et politique, œuvre à fort accent autobiographique, Les Naufragés dressent le portrait étonnamment actuel d'une jeunesse en instance de sombrer.
   Né en 1912 à Vienne (empire austro-hongrois), Jean Améry se réfugie en Belgique en 1938. Arrêté par les Allemands en 1940, il s'échappe du camp de Gurs et entre dans la fraction germanophone de la résistance belge. En 1943, il est arrêté et torturé par la Gestapo avant d'être déporté à Auschwitz en 1944. Après la guerre, Jean Améry revient à Bruxelles et se consacre à une œuvre critique et littéraire de première importance. En 1978, à Salzbourg où il était censé faire une lecture de ses œuvres, il se suicide dans sa chambre d'hôtel.

10 euros (code de commande : 27402).

 

Bulletin de la Commission royale des anciennes lois et ordonnances de Belgique. Tome XIX - Fascicule II. Bruxelles, Commission royale des anciennes lois et ordonnances de Belgique, 1957. In-8° broché, [148] p., exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Procès-verbaux des réunions de la Commission :
      - Séance du 13 septembre 1956.
      - Séance du 6 décembre 1956.
      - Séance du 21 mars 1957.
   - Het onuitgegevene deel van het Vlaamse rechtstractaat « Instructie ende Onderwijs » (1519-1526), par Eg. I. Strubbe.
   - Procédure d'enquête relative à un droit de pèche au Pays de Liège (1278), par D. Van Derveeghde.
   - Mandements inédits concernant la procédure de l'officialité de Liège (XVIIe et XVIIIe siècles), par R. Van Der Made.
   - Verslag van een oriënterend onderzoek in het archief van de Grote Raad van Mechelen, in het Algemeen Rijksarchief te Brussel, par J. H. Verzil et J. K. Oudendijk.

10 euros (code de commande : 27420).

 

BUSINE (Laurent, dir.) et SELLNIK (Manfred, dir.) — L'homme, le dragon, la mort. La gloire de saint Georges. Bruxelles - Hornu, Fonds Mercator - Mac's, 2015. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 287 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (MAC's), du 18 octobre 2015 au 17 janvier 2016.
En quatrième de couverture :
   Le dragon et saint Georges forment deux fictions qui s'affrontent dans un combat qui rend possible, à toutes les époques, la représentation de cette scène en dehors d'une référence à un symbole figé. Ainsi, le motif de saint Georges et du dragon ne cessa de proliférer et de s'altérer, révélant son pouvoir non seulement à donner forme à la pensée chrétienne, mais aussi aux interprétations les plus diverses qu'en firent les artistes et les hommes.
   Cet ouvrage propose une sélection d'artistes majeurs tels que Albrecht Dürer, Pierre Paul Rubens, Paolo Uccello, Giuseppe Penone et LucTuymans ayant représenté de quelques manières la scène par la sculpture, la peinture, le dessin, l'enluminure, etc. Il interroge la façon dont « saint George et le dragon » se présente aux yeux de nos contemporains comme le creuset des différents combats de l'homme contre des forces hostiles, mais aussi, et peut-être surtout, de l'homme contre lui-même dans l'affirmation de son destin.
Table des matières :
   - Préface.
   - L'homme, le dragon et la mort, par Laurent Busine.
   - La gloire de saint Georges, par Julien Foucart.
   - Saint Georges / Variations sur une légende / Mégalomartyr, par Mieke Parez.
   - Le dragon / Le culte de saint Georges / Historicité, par Mieke Parez.
   - La ville accomplie, par Jérôme André.
   - Légende, culte et image, par Till-Holger Borchert.
   - Saint Georges au XVIe siècle, par Manfred Sellnik.
   - Catalogue.
   - Index.

30 euros (code de commande : 27401).

 

DELATTRE (Achille) — Combat. Bruxelles, Labor, 1949. In-8° broché, 216 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
Introduction :
   En exergue à mon petit ouvrage Dans la Bourrasque, paru en 1946, j'avais inscrit « Ceci n'est pas un conte ».
   Je peux reproduire cette affirmation en tête du présent récit qui constitue la suite de Dans la Bourrasque car il a été écrit avec le même souci d'objectivité et de vérité historique.
   La période que couvre Combat s'étend de 1830 à 1879, et, en plus des témoignages qui m'ont été transmis de père en fils, j'ai pu en recueillir directement, de la bouche même de plusieurs de mes personnages ainsi que de nombreux participants aux grands événements que je conte.
   À la révolution belge de 1830, la vapeur étend son empire avec un succès croissant à toutes les industries : la technique se transforme, la production augmente et les rapports entre les hommes se modifient. Mais les grands principes de 1879 n'ont pas été appliqués aux masses qui aspirent cependant à une liberté plus complète et à une existence moins dure.
   Des chocs, parfois sanglants, deviennent inévitables qui se multiplient en s'aggravant et ainsi l'histoire des populations ouvrières, de 1830 à l'aube du XXe siècle, est une longue suite de luttes et de malheurs.
   Ces efforts, sans cesse renouvelés, n'ont cependant pas été vains. Le spectacle de cette vie sans joie et sans espoir, la menace certaine que les misérables conditions d'existence appliquées aux familles ouvrières constituent pour la race, finissent par émouvoir des individualités à l'intelligence objective et au cœur compatissant : les premières mesures de protection ouvrière voient le jour ; elles sont encore très limitées, fatalement timides, mais elles indiquent la voie dans laquelle le progrès social, suivant le progrès technique, ne s'arrêtera plus.
   Je me permets de penser que le présent petit ouvrage contribuera, dans une certaine mesure, à faire connaître le secteur populaire de l'histoire duquel les historiens se sont, hélas, toujours désintéressés.
   J'espère également qu'il obtiendra auprès du public l'accueil bienveillant qu'a rencontré Dans la Bourrasque. D'avance, je l'en remercie.

13 euros (code de commande : 27418 - vendu).

 

GARRETT (Richard) — The Final Betrayal. The Armistice 1918... And Afterwards. Southampton, Buchan & Enright, 1989. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 260 p., illustrations hors texte, quelques soulignements et annotations à l'encre rouge.
Sur la jaquette :
   This year [1989] marks two unhappy events in modern history : the 50th anniversary of the outbreak of the Second World War, and the 75th anniversary of the First. On 11 November 1918, the fighting on the Western Front stopped, producing a respite that lasted for 21 years. The Allied statesmen congratulated themselves, and in time the soldiers – or most of them – came home to face the uncertainties of civilian life.
   Peace was to prove no more than an interlude, however. Germany had not been decisively defeated in the field ; she had been destroyed by a sickness from within. The spark of German militarism had not been extinguished, for it smouldered on until, in the 1930s, it was fanned into flame by the Nazis. In effect, the Armistice of 1918 came to an abrupt end on 3 September 1939. The intervening years were no more than a long truce, affording time in which to develop the technology of destruction – tanks, aircraft, submarines, munitions among them – innovations from the Great War which, in 1918, had not yet reached maturity.
   How and why, therefore, did the Great War end, and what happened afterwards ? What was there to celebrate in November 1918 ? At the time, there seemed to be much cause for rejoicing – or so it appeared to many people. In this remarkable new study, Richard Garrett examines the Armistice itself and the events leading up to it, including the « false Armistice » that, through a dreadful mistake, took America by storm. He contrasts the attitudes of the troops at the Front, mostly too exhausted to celebrate, with the wild and sometimes even disgraceful scenes « at home » or away from the fighting ; and details the Spanish 'Flu epidemic – which killed more people than the war itself ; the appalling wrangling over treaties as the Allies divided the spoils ; and the scuttling of the German High Seas Fleet, interned in Scapa Flow. Here also are the effects of the Great War in Britain, France, Belgium, Germany, and the USA ; the Victory Processions and the doling-out of honours ; the huge task of identifying and commemorating the dead, and the meagre assistance given to the injured or the bereaved ; the mutinies, medals and monuments ; the instigation of the Unknown Warrior ; the glorification of death ; and the sheer humbug so often displayed.
   The Great War appeared to end at the eleventh hour of the eleventh day of a sepia November, but its effects live on. The Final Betrayal provides a penetrating insight into the times, based on modern research and contemporary accounts. It is the tragic history of nations that came to believe, quite wrongly, that their work had been completed; above all, it is a lament for folly, and the story of a dawning sense of betrayal among those who survived « the war that will end wars ».

12 euros (code de commande : 27431).

 

GUYOTAT (Pierre) — Arrière-fond. Paris, Gallimard, 2010. In-8° collé, 436 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Suite à Formation (2007) qui n'est pas du « souvenir d'enfance » comme on l'a quelquefois écrit, mais le récit de formation d'un enfant qui pense pouvoir consacrer sa vie à la création, j'ai voulu concentrer mes forces de mémoire, d'empathie et de poésie sur la quinzième année de mon âge.
   On trouvera ici, entre autres faits – Dieu Créateur, Dieu Rédempteur, Vierges, conflit au père, amitié de là mère dans les prémices de sa disparition trois ans plus tard, Cosmos, Histoire, filles, femmes, garçons, filles encore, Nature, animaux, ruines de guerre, cirque, et surtout, avec la Poésie, le sexe de femme –, l'histoire, la description, l'explication d'une pratique, la « branlée-avec-texte » qui, depuis l'esquisse de sa description en 1972 dans « Langage du corps » (iri Vivre) où je la signale comme déjà révolue, a suscité et suscite toujours des interprétations erronées, des déformations, voire des racontars réducteurs, quand ce qui l'animait alors se situait bien au-dessus et bien en dessous de ce qu'on croit.
   Plutôt que de reprendre le courant chronologique de Formation, j'ai procédé ici par journées souvent longues et suivies de leurs nuits, comprises entre la fin de Juin et la fin d'Août de l'année 1955.

10 euros (code de commande : 27421).

 

GUYOTAT (Pierre) — Joyeux animaux de la misère. Paris, Gallimard, 2014. In-8° collé, 411 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Une mégalopole intercontinentale et multiclimatique constituée de sept mégapoles dont l'une au moins est en guerre. Vaisseaux spatiaux, drones occupent l'espace céleste. En bas, animaux, monstres, fous de « dieu ».
   En bordure d'un district « chaud » de l'une de ces sept mégapoles, de climat chaud, à proximité de grands ports et de grands chantiers, et dans un reste d'immeuble (rez-de-chaussée, escalier, deux étages), un bordel mené par un maître jeune qui l'a hérité de son père, et qui se pique.
   Trois putains y traitent un tout-venant de travailleurs – époux souvent trompés, pères prolifiques –, de fugitifs, d'échappés d'asiles, de meurtriers : deux mâles, un « père », son « fils », Rosario, une femelle en chambre à l'étage et qui ne sort jamais – un chien la garde. Les deux mâles sont renforcés, en cas d'affluence, d'un « appoint », époux abandonné avec enfants ; la femelle est le but sexuel mais il faut passer par l'un des mâles, le tarif comprend les deux prises.
   Vie domestique ordinaire dedans, et au dehors immédiat : toilette, à l'étage, des putains, leur exposition, en bas, à l'entrée contre le mur (la montre), prises disputées, conflit « père » /« fils », saillies de putains à putains d'autres bordels pour renouvellement des cheptels.
   Aventures extérieures, surtout pour Rosario dont la « mère » survit dans un abattage mi-urbain mi-rustique, climat humide, très lointain dans la mégalopole. Il la visite à intervalles réguliers : le trajet d'aller, en camionnette ou fourgon locaux d'abord puis en bahut intercontinental, dure plus d'une journée, de nuit à nuit, la visite, quelques heures à l'aube, où, entre autres, la mère reprise le mowey, court vêtement, toujours redécousu, du « fils ».
   La fiction avance sous forme de comédie, crue et enjouée, de dialogues, de jactances, de « direct » sur l'action en cours.
   J'ai écrit ce texte, de langue aisée, d'une seule traite et toutes affaires cessantes, comme exercice de détente dans le cours de la rédaction d'une œuvre plus longue, Géhenne, à paraître prochainement : son emportement, son allégresse se ressentent, je l'espère, de cette exclusive heureuse. Le monde qui s'y fait jour n'est ni à désirer ni à rejeter : il existe aussi, en morceaux séparés par la distance, dans l'humanité actuelle ; et je ne suis ni le premier ni le dernier à vouloir et savoir tirer connaissance, beauté et bonté de ce qui peut nous paraître le plus sordide, voire le plus révoltant, à nous tels que nous sommes faits.

12 euros (code de commande : 27422).

 

HAGEN (George) — La famille Lament. [Titre original : The Laments.] Traduit de l'américain par Pierre Furlan. Paris, Belfond, 2005. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 486 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'arrivée tonitruante d'une nouvelle voix dans la littérature américaine ; un auteur d'ores et déjà comparé à John Irving et à Jonathan Franzen. Un roman-fleuve, épique et picaresque, porté par une écriture lumineuse, poétique et subtile.
   En Afrique du Sud, dans les années 50, Howard rencontre Julia : lui est chercheur dans les valves ; elle est peintre sur un pont. Très vite, ils se marient ; très vite, elle est enceinte. Le destin des Lament est en marche.
   Suite à une série d'aventures rocambolesques, les jeunes parents perdent leur bébé. Mais en gagnent un autre : Will, orphelin au cœur fragile, farouchement attaché à la vie et à ses nouveaux parents.
   La famille s'agrandit avec l'arrivée de jumeaux. Et, parce que « les Lament voyagent », comme se plaît à le répéter Howard, toute la maisonnée part à l'aventure, rêvant de paysages somptueux et de découvertes éblouissantes.
   De la Rhodésie au New Jersey en passant par l'Angleterre ; de l'insouciance de l'après-guerre à l'explosion des années 70 ; de rencontres en fâcheries, d'espérances en désenchantements, d'histoires d'amour en drames, les Lament voyagent encore et toujours, en quête d'un endroit où ils auraient enfin leur place.
   George Hagen est né en 1958 à Harare, au Zimbabwe, où son père était exploitant minier. Il a ensuite émigré avec toute sa famille en Angleterre en 1964, puis aux États-Unis en 1969. Après des études de cinéma et une carrière de scénariste, il a choisi de se consacrer à l'écriture. La Famille Lament est son premier roman.

10 euros (code de commande : 27403).

 

[HAINAUT]. Province du Hainaut. Secrétaire d'édition Gilbert Menne. Rédacteur en chef Emmanuël Brutsaert. Mission photographique Johan De Meester. Bruxelles, Racine, 2009. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 607 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Histoire & Patrimoine des Communes de Belgique »), exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Avant-propos :
   Réalisée grâce à la collaboration de Dexia, la collection Histoire & Patrimoine des Communes de Belgique propose – par le texte et l'iconographie – la carte d'identité des dix provinces de Belgique.
   Le présent volume retrace l'histoire et répertorie le patrimoine culturel et naturel de toutes les communes de la province du Hainaut.
   La rédaction a été confiée à une nombreuse équipe d'auteurs locaux, différents pour chaque commune. Une série de thèmes transversaux – de la romanisation du Hainaut au patrimoine hydraulique et industriel hainuyer, en passant par Jacques du Brœucq, la céramique ou la BD en Hainaut – sont en outre traités par des auteurs spécialisés sous forme d'encadrés hors texte.
   L'iconographie – quelque 750 photos inédites – a été spécialement réalisée pour cet ouvrage.
   Un cahier de cartes à l'échelle 1 : 100 000 reprend toutes les communes et localités fusionnées, jusqu'au plus petit hameau.
   L'index détaillé mentionne, à côté des noms des communes et localités, ceux des principales curiosités et de tous les monuments et sites classés de la province.

30 euros (code de commande : 27391).

 

[HEIDEGGER (Martin)]. CHASSARD (Pierre) — Heidegger. L'Être et les choses. Paris, Albatros, 1988. In-8° collé, 158 p., couverture un peu défraîchie et partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Le discours heideggerien sur l'Être séparé des étants, c'est-à-dire des choses, êtres vivants compris, ne serait-il encore qu'un discours théologique ? Ne serait-il encore, sous une présentation différente, qu'un discours métaphysique ? Ou serait-il réellement la pensé d'un nouveau départ ?
   L'analyse critique de ce qu'écrit Heidegger permet de répondre sans détours : il se situe dans la ligne de pensée platonico-chrétienne.
   La prolongeant, il s'efforce d'abord de neutraliser la pensée explosive de Nietzsche, dont la puissance subversive bouscule la théologie et la métaphysique, et tente ensuite de créer les conditions propices à un renouveau métaphysique. Il radicalise, parallèlement, la théologie avec un Être-Dieu plus divin que le Dieu judéo-chrétien. L'Être heideggerien, substitut philosophique d'un Dieu à la dérive, Dieu de la métaphysique poétisante, n'est que l'équivalent de l'ancien porté à encore plus de hauteur et de distance, au-delà des étants.
   La pensée heideggerienne est la variante ultime de l'onto-théocentrisme. Exigeant l'étouffement de toute volonté et le décentrage de soi au profit de l'Être, elle veut ramener à soumission les étants libérés du Dieu judéo-chrétien. Elle ne constitue nullement une pensée nouvelle, mais prépare plutôt la restauration d'une vieille fiction et d'anciennes servitudes.

10 euros (code de commande : 27424).

 

[HUGO (Herman)] — Les pieux sentimens d'une ame chrestienne exposez sous des emblesmes familiers tirez de l'Ecriture Sainte. Divisez en trois parties. La premiere traite des larmes & soûpirs de la penitence. La seconde, des desirs de l'ame juste. La troisiéme des soûpirs d'une ame convertie en Dieu. Traduction nouvelle. Avec des figures. Paris, De Bats, 1692. [A Paris, / Chez Pierre de Bats, ruë Saint / Jacques, à l'Image Saint François, / proche la Fontaine de S. Severin. / M. DC. XCII. / Avec approbation & permission] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs, reliure frottée, coins émoissées, épidermures, [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître Aux âmes, table des emblèmes)], 412 p., 46 gravures, le frontispice manque.
   Après un emblème initial, suivent quarante-cinq répartis en trois livres (Les gemissemens de l'Ame penitente, Les desirs d'une Ame juste et L'Ame parfaite & amante soûpire en presence de ses compagnes pour l'absence de son Dieu, & les conjure de l'advertir de ses langueurs) et numérotés de I à XV ; quatre d'entre-eux portent la signature de Monbard. Ces emblèmes sont inspirés par ceux exécutés par Boëce van Bolswert pour l'édition originale d'Anvers, en 1624.
Extrait de l'introduction :
   [...] il nous est venu en pensée qu'il seroit à propos de mettre entre vos mains, & de proposer à vos yeux quelque petit traité formé sur l'idée d'un Livre qu'un saint Religieux de la Compagnie de Jesus composa en Latin au commencement de ce siecle, à qui il donna ce titre, Pia desideria. Ce livre est composé en Latin, ayant été imprimé en Flandres, où cet idiome est en usage. Ce Livre a des Emblêmes & des images naïves de la piété, qui representent les entretiens familiers de Jesus & de l'Ame sous la figure innocente des enfans. Quoy de plus avantageux pour purifier & perfectionner les sens des esprits prophanes qui les corrompent ? Nostre intelligence & nostre memoire peuvent aussi s'y délivrer de leurs foiblesses par les grandes maximes de morale qu'il emprunte, & qu'il appuye sur les Oracles de la sainte Ecriture, qui sont les Ames de ses Emblêmes, d'où l'on peut former des loix d'équité & de justice pour corriger nos erreurs. Les passages des Peres qui les expliquent, & les divers sentimens que l'on peut choisir sur ces matieres peuvent facilement fournir à la volonté d'affectueuses inclinations, & des émotions pressantes d'embrasser le bien, & de fixer son inconstance.
   Sur cette idée donc, & pour obeïr aux loix de mon devoir, & à ce que mes amis peuvent sur moy, j'ay formé l'entreprise de donner ce petit Livre au public en nôtre langue, & je me suis reduit de l'accomoder dans les Vers & dans la Prose au genie de nostre Idiome, sans m'assujettir en rien qu'aux Emblêmes du livre Latin : Je n'y pretend que la gloire de mon Dieu, que l'affermissement de vostre salt. Plaise au Dieu des misericordes de benir nostre entreprise. Priez Dieu pour moy.
Bibliographie :
   - Adams (Alison), Rawles (Stephen) et Saunders (Alison), A Bibliography of French Emblem Books of the Sixteenth and Seventeenth Centuries.

      
Onzième gravure du Livre I, quatrième gravure du Livre II et septième gravure du Livre III.

150 euros (code de commande : 27386).

 

MAES (Philippe) — Brigade A. Bande Duquesne Quinze mois de terreur policière sur le Centre. Houdeng-Aimeries, Centre de Recherches et de Documentation Régionale, 1993. In-8° carré collé, 159 p., illustrations, (collection « Études Régionales », n° 13), exemplaire en bel état.
Introduction :
   Le samedi 2 septembre 1944, commence la fin du cauchemar pour les habitants de la région du Centre. Ce jour-là, une colonne de véhicules réquisitionnés quitte le parc automobile allemand du Rœulx. Rien en cela n'étonnerait les rares témoins de ce départ : l'arrivée des Américains est imminente et les derniers occupants abandonnent les lieux. Mais cette fois, les voitures et camionnettes évacuent des Belges, ceux-là-mêmes qui, sous la bienveillante protection des nazis, ont semé la terreur dans la région pendant quinze mois. Cette étude se propose de lever une partie du voile qui couvre encore cette zone méconnue de notre histoire.
   La région du Centre, même pour ceux qui l'habitent, n'est pas toujours facile à délimiter. Sur ce point, les sources divergent.
   Afin de couper court à toute spéculation dans ce domaine, nous nous sommes basé sur une publication du Conseil communal de La Louvière. Ce fascicule a le mérite de reprendre une bonne partie des différentes interprétations de l'étendue géographique du Centre et de les analyser. De plus, il renseigne des cartes reprenant la région dans son étendue minimale, médiane et maximale. De nombreux recoupements nous ont permis de fixer notre choix sur la carte représentant l'étendue maximale de la région. Nous pouvons donc définir le Centre comme la région délimitée au nord par Hennuyères, au sud par Rouveroy et Croix-lez-Rouveroy, à l'est par Pont-à-Celles et à l'ouest par Casteau, région qui comprend dans sa totalité 66 communes.
   D'où vient cette délimitation mal fixée ? De par sa situation géographique, le Centre se trouve entre les régions de Charleroi et de Mons-Borinage qui ont une tendance à l'étouffer, revendiquant l'une ou l'autre commune sur leur territoire.
   Le Centre est donc le point de passage obligé d'est en ouest de la province du Hainaut et fut donc de tout temps l'objet de l'attention de tous. Cet état de chose fait que le Centre est mal connu et par conséquent mal étudié. De plus, la région du Centre ne constitue pas une unité administrative et étend son territoire sur quatre arrondissements administratifs dont un seul chef-lieu, Soignies, est situé sur son sol. Ce chef-lieu n'est pas la ville la plus importante de la région, son rôle n'est donc qu'administratif.
   En ce qui concerne la Seconde Guerre mondiale, un grand nombre de choses reste à écrire sur la région du Centre. Il existe plusieurs monographies qui traitent, soit de la Résistance, soit de la vie quotidienne sous l'occupation. Malgré cela, de nombreux aspects de cette période trouble restent inconnus de tous, notamment tout ce qui a trait à la collaboration.
   Pourquoi un tel dénigrement ? À notre avis, il est dû à la rencontre de plusieurs facteurs déterminants.
   Tout d'abord le manque de sources et leur éparpillement. La majorité des documents existants dorment dans les dossiers de l'Auditorat Militaire depuis plus de 40 ans et ne pourront être consultés avant longtemps. Les autres sont dispersés dans de nombreuses collections privées ou publiques mais revêtent souvent un caractère confidentiel.
   Ensuite un certain désintérêt vis-à-vis de cet aspect par rapport aux études sur la Résistance ou sur la vie économique et sociale, qui, dans l'esprit de certains auteurs ont un aspect plus « patriotique ».
   Enfin la volonté de taire certains faits de la sale guerre considérés comme gênants et qui vont à l'encontre de plusieurs idées préconçues solidement ancrées dans l'esprit du grand public.
   La plupart des documents utilisés ici sont donc de nature publique : presse de l'époque, expédition du jugement, archives du Mouvement rexiste. Le présent ouvrage est, de ce fait, forcément incomplet ; il peut être inexact dans certains détails. Les sources disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas d'en dire plus sans tomber dans des suppositions souvent sans fondements autres que des témoignages oraux tardifs.
   Nous tenterons de mettre en évidence les exactions des forces de répression au service de l'occupant créées durant l'occupation pour combattre l'action de la Résistance, et principalement la Brigade A, mieux connue de la population sous le nom de « Bande Duquesne », fondée au sein de la police du Grand La Louvière et dont l'action s'exerça dans l'ensemble de la région du Centre et même parfois au-dehors. Cette brigade fut la première de toutes les formations policières rexistes et jouissait en outre d'un statut spécial lui garantissant une certaine autonomie par rapport au Mouvement rexiste. Nous avons aussi traité des unités typiquement rexistes telles que les Formations de Combat, les Gardes Wallonnes ainsi que la Formation B. Cette liste aurait pu être complétée par les actions de la Hilfeldgendarmerie que nous avons écartées faute de documents.
   Dans la première partie de l'ouvrage, nous avons effectué un rapide tour d'horizon des événements politico-administratifs qui ont permis l'éclosion de cette formation et son action sur le territoire de la région du Centre.

20 euros (code de commande : 27394).

 

MAHIEU (Raymond G.W.) — La douane et les douaniers au royaume de Belgique. Ouverture sur l'Europe. Essai historique sur la douane et les douanier d'hier et d'aujourd'hui. Mons, Chez l'Auteur, 1993. In-8° broché, 128 p., nombreuses illustrations et reproductions de cartes postales, exemplaire dédicacé par l'auteur et en très bel état.
Table des matières :
   1. Avertissement.
   2. La douane. Généralités.
   3. L'armement.
   4. Le cabotage.
   5. Les campagnes sucrières.
   6. Cantons rédimés d'Eupen, de Malmedy et de Saint-Vith.
   7. C.I.D. [Centre d'Instruction Douanière] - Formation - Promotion - Musée.
   8. Compétences des agents de la douane.
   9. Distinctions honorifiques.
   10. Les droits.
   11. Les documents douaniers.
   12. Les enclaves.
   13. Les entrepôts douaniers.
   14. Les fanfares des douanes.
   15. Les franchises douanières.
   16. La fraude et les fraudeurs.
   17. Nos frontières.
   18. La hiérarchie.
   19. Lois et conventions.
   20. Le mariage des employés.
   21. Mouvements douaniers - Destinations des marchandises.
   22. Mutations - Résidence.
   23. Le territoire neutre de Moresnet.
   24. Prestations, repos et congés.
   25. Chambre de recours.
   26. Récompenses.
   27. Le refus d'exercice.
   28. Régime disciplinaire.
   29. La mise à la retraite, disponibilité.
   30. Les salaires de la douane.
   31. Sceaux et cachets.
   32. Le service en campagne.
   33. Le signalement.
   34. Les syndicats.
   35. Les uniformes.
   36. Le rayon réservé.
   37. Les voies mitoyennes
   38. Les voies non autorisées et autorisées.
   39. Sources
   40. Illustration. Les Douaniers (poème d'Arthur Rimbaud).

20 euros (code de commande : 27406).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard)Ma nuit au jour le jour. Bruxelles, Georges Houyoux - Éditions des Artistes, 1953. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 267 p., (collection « Terres et Visages »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale, non coupé et en très bel état.
Sur la jaquette :
  
Constant Malva est né à Quaregnon le 9 octobre 1903. Son enfance ne fut guère heureuse. Le père boit la moitié de sa paie, bat sa femme et rudoie ses enfants. Cependant tout n'est pas aussi sombre dans la prime jeunesse de Malva. Il a ses petits bonheurs d'enfant pauvre : un peu de soleil, des oiseaux, quelques fleurs... Il y a aussi les récits du grand-père qui ont pour l'enfant les couleurs merveilleuses des légendes.
   Août 1914. C'est l'invasion. C'est aussi le premier voyage. La Normandie, la Bretagne, le Pas-de-Calais. En mars 1919 il rentre au pays natal. Il a quinze ans et, pour la première fois, descend dans la mine. Non par plaisir, ni par nécessité, mais simplement parce que « là où il y a des mines, il y a des mineurs ».
   Pendant vingt ans, chaque jour, il vivra sous terre.
   Il partit, s'enfuit plutôt en février 1940, quand il sentit sa santé menacée.
   Constant Malva publia son premier ouvrage en 1934 : Histoire de ma mère préfacé par Henri Barbusse. La même année, il publie une petite plaquette : Un prop' a rien. Viendront ensuite Mon homme de coupe, Un de la mine, Un mineur vous parle, Le jambot.
   Ma nuit au jour le jour est incontestablement le document le plus humain et le plus touchant qu'ait écrit Malva. Dans un style qui lui est propre, avec un sens inné du récit et une perception fidèle des images du quotidien, Constant Malva décrit le grand drame de l'homme seul, le drame de l'homme qui, sa lampe de mineur à la main, cherche une réponse dans la foule qui hante sa nuit.
   Peut-être, comme il le dit en terminant son livre, attendra-t-il la fin de sa nuit jusqu'à la nuit éternelle.

25 euros (code de commande : 27426).

 

MANGANELLI (Giorgio) — Dall'inferno (Depuis l'enfer). Préface de Pietro Citati. Traduit de l'italien par Philippe Di Meo. Paris, Denoël, 1987. In-8° broché, V, 169 p., (collection « Arcane 17 »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Celui ou celle qui, séduit par l'œillade touristique du titre, achèterait goulûment le présent opuscule dans l'espoir d'y trouver de non inutiles indications pour un plausible séjour venant couronner une vie laborieuse ; la famille qui l'acquerrait en croyant passer ainsi une paisible fin de semaine, avec le panier à provisions et la bonne jactance des grands-parents ; ceux-là dépenseraient en vain leurs vertueuses espèces sonnantes et trébuchantes. En effet, du point de vue touristique, qui est après tout celui qui davantage importe, le texte est dispersif et peu digne de foi, un exemple de piètre compétence professionnelle. Ici, point de cartes de l'Hadès, point de parcours panoramiques recommandés, point de restaurants nantis de toques, point d'informations sur les spécialités régionales, sur les horaires des magasins, point d'adresses utiles, point d'indispensables informations sur les coutumes indigènes, les formalités douanières, les fêtes folkloriques, les exécutions publiques, les habitudes du sexe et les horaires des cérémonies religieuses. En lieu et place de ce que tout un chacun, avec une légitime impatience, exigerait d'un guide apparemment destiné à combler une incompréhensible lacune, on trouvera ici des anecdotes moins qu'insignifiantes : d'insipides bavardages avec des amphisbènes, des cours universitaires, des velléités auto-théologiques de la part de divinités peu dignes de foi ou, à tout le moins, des plus suspectes, l'inadéquate description d'une ville inhospitalière, de lunaires et lunatiques palabres, ainsi qu'un badinage désordonné avec une poupée intérieure. Il y aura également un Divin Fœtus, hébergé dans le triste boyau d'une caverneuse crèche, et la peu éducative description de ce qui advient en ces lieux dépourvus de tout intérêt touristique ; enfin, on y jaspine de gros orteils et de suburre. Certes, si parmi les lecteurs il se trouvait des gros orteils – et même des nez –, je veux dire des gros orteils lecteurs, peut-être y découvriraient-ils des allusions à de non désagréables fantaisies, à des souvenirs, des espérances ; puisque les gros orteils sont de tempérament un tant soit peu senttimental et ne dédaignent pas les amitiés complices, délicates. Exception faite de ceux-là, se trouvera-t-il quelqu'un pour entreprendre un coûteux voyage et assister aux « aubes cadavériques » ? Certes, à leur façon, elles font du tourisme, à l'instar des sables dorés, des palmiers alanguis et des fervents volcans. Mais, honnêtement, de quelle sorte de tourisme parlons-nous ?

10 euros (code de commande : 27409).

 

MANGIN (Arthur) — Nos ennemis et nos alliés. Études zoologiques. Illustrations par Bayard, W. Freeman, Gerlier et Yan'Dargent. Tours, Mame et Fils, 1870. [Tours / Alfred Mame et Fils, Éditeurs / M DCCC LXX / Droits de traduction et de reproduction réservés.] In-8° sous cartonnage rouge et or d'éditeur, tranches dorées, dos un peu passé, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (frontispice, titre)], [1 bl.], 592 p., nombreuses vignettes dans le texte et quelques illustrations à pleine page, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Les infusoires.
   - Les helminthes.
   - Les acarides.
   - Les insectes.
   - Les myriapodes et les arachnides.
   - Les reptiles et les amphibiens.
   - Les oiseaux.
   - Les mammifères.

25 euros (code de commande : 27411).

 

[MICHEL-ANGE]. PARTRIDGE (Loren), MANCINELLI (Fabrizio) et COLALUCCI (Gianluigi) — Le Jugement dernier. Le chef d'œuvre restauré de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. Photographies de Takashi Okamura. Paris, Robert Laffont, 1997. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui imprimé d'éditeur, 201p., nombreuses reproductions en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   Le Jugement dernier, peint sur le mur arrière de la chapelle Sixtine du Vatican, est considéré par beaucoup comme le chef-d'œuvre de Michel-Ange, et comme l'une des créations majeures de l'histoire de l'art.
   Mais la patine du temps et certains camouflages imposés par la censure de papes successifs avaient terni cette immense fresque au point d'en altérer à la fois la puissance et la beauté. C'est pourquoi les travaux de restauration entrepris dans la chapelle, achevés récemment, ont enfin permis d'observer d'une façon radicalement nouvelle cette œuvre magnifique – certainement la plus énigmatique du peintre – en en révélant les caractéristiques de coloris et de composition.
   Un nettoyage méticuleux a dévoilé des couleurs plus lumineuses que personne n'avait encore imaginées, associées dans une extraordinaire harmonie, qui nous rappelle que Michel-Ange fut un immense coloriste aussi bien qu'un maître de l'expression sculpturale. Plus de cent cinquante photographies en couleur montrent la surface de la fresque par petites touches, permettant d'observer la virtuosité stupéfiante des coups de pinceau de l'artiste.
   Ce Jugement dernier est la première monographie publiée depuis la fin des travaux.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Francesco Buranelli.
   - Michel-Ange. Le Jugement dernier : lecture d'un chef d'œuvre, par Loren Partridge.
   - Le Jugement dernier : histoire, technique et restauration, par Fabrizio Mancinelli.
   - Mes dix années sur les échafaudages de la chapelle Sixtine,
par Gianluigi Colalucci.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 27400).

 

[MONS]. Mons, deux siècles d'art. Par Josée Mambour-Deboulle, Baudouin Hambye, Fernand Martin, Eugène Mottoul, Émile Poumon et Lucie Tondreau. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette (froissée) d'éditeur, 159 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1500 exemplaires.
Table des matières :
   - Préface, par Abel Dubois.
   - Introduction.
   Chapitre I. L'école de la peinture de Mons au XIXe siècle.
      - Du classicisme au naturalisme.
         - De Wauquière à Hennebicq (1856-1875).
         - Antoine Bourlard et son temps.
   Chapitre II. La peinture montoise de 1900 à 1950.
      - La peinture montoise de 1900 à 1930.
         - Du début du siècle jusqu'à la première guerre.
         - Après la première guerre jusqu'en 1930.
         - Après 1930.
      - Directeurs de l'Académie de Mons (1899-1949).
      - Les cercles d'art à Mons (Le Bon Vouloir - L'Essaim).
      - Mouvements nés entre les deux guerres (Le mouvement Nervia - Les Loups - Le Mouvement surréaliste à Mons).
   Chapitre III. La peinture à Mons de 1950 a nos jours.
      - De quelques épigones...
      - Autour de l'Académie des Beaux-Arts.
      - De 1969 à nos jours.
   Chapitre IV. L'École de gravure de Mons.
      - L'École de Mons après Danse.
      - Le déclin de l'École de gravure.
      - La lithographie montoise.
      - Les dernières années.
      - Appendice : Quelques notions indispensables - Quelques mots sur la gravure en couleur.
      Épilogue.
   Chapitre V. Les sculpteurs montois au XIXe siècle et au XXe siècle.
   Chapitre VI. Répertoire des artistes montois.
   Index.

45 euros (code de commande : 27392).

 

[MONS]. Mons, hier, aujourd'hui, demain. Mons, Sauvegarde et Avenir de Mons, 1973. In-8° carré broché, [64] p., illustrations, cachet humide ex-libris à la page de titre, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons, en février 1973.
Table des matières :
   - Introduction, par Pierre Houzeau de Lehaie.
   - Mons hier, par Christiane Piérard.
   - Mons aujourd'hui, par Jean Huvelle.
   - Mons demain, par Jean Bartrhelemy.
   - Charte urbaine pour Mons.
   - Projet de prescriptions d'urbanisme applicables à l'intra-muros.
   - Les projets de l'université de Mons.

10 euros (code de commande : 27396).

 

[NUMISMATIQUE]. Catalogue 249. Coins and Medals. The Low Countries - Brandenburg-Preussen - Spain, Portugal and their Colonies - Historical- and Renaissance Medals - Numismatic Literature. The Auction Sale will be held in the Carlton Hotel, Amsterdam, from Tuesday March 25th till Thursday March 28 th. Amsterdam, Schulman, 1969. In-4° broché, 119 p., 72 planches hors texte.
Catalogue proposant 2043 lots répartis comme suit :
   N° 1- 486. Nederlandse munten.
   N° 487-541. Historie- en Familiepenningen.
   N° 542-548. Decoraties - Decorations.
   N° 549-787. Les Pays-Bas méridionaux.
   N° 788-841. Römisch-Deutsches Reich.
   N° 842-923. Deutschland.
   N° 924-1475. Brendenburg-Preussen.
   N° 1476-1508. The Balkans.
   N° 1509-1531. France.
   N° 1532-1544. Great Britain.
   N° 1545-1612. Italia.
   N° 1613-1640. Portugal.
   N° 1641-1694. Portugese Colonies.
   N° 1695-1741. Russia.
   N° 1742-1753. Scandinavia, Latvia.
   N° 1754-1813. Spain.
   N° 1814-1830. Switzerland.
   N° 1831-1869. Asia.
   N° 1870-1898. Africa.
   N° 1899-1903. U.S.A.
   N° 1904. Hawaii.
   N° 1905-1996. Latin America.
   N° 1997. Varia.
   N° 1998-2042. Numismatic Literature.

12 euros (code de commande : 27427).

 

SAMIVEL (pseudonyme de Paul Gayet-Tancrède) — La Dame du puits. Soixante fables modernes pour lecteurs définitivement adultes. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1991. In-8° broché, 118 p., quelques illustrations, couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Que l'on ne s'y trompe pas ! Pour goûter pleinement ces fables, il faut soi-même être parvenu à l'âge d'homme, avec tout ce que l'expression suggère d'expérience personnelle de la vie, de maturité de jugement, de souriante ironie et de recours à l'essentiel... Il faut pouvoir reconnaître, saluer au passage certains thèmes majeurs de méditation, comme celui de la relativité des visions, des opinions et des actes, de l'incommunicabilité fréquente des êtres, du mystère éternel de la création, ou du répertoire des absurdités contemporaines...
   Il faut enfin être sensible aux jeux littéraires d'un art où l'idéal recherché est manifestement d'exprimer le plus d'idées, et les plus profondes, avec le minimum de mots. En ce sens, certaines de ces « morales » ou de ces petits tableaux peuvent atteindre à l'éloquence d'un haï-kaï ou d'un mandala.
   « Samivel », pseudonyme tiré de Dickens. Parisien d'origine, a débuté par le graphisme, puis écrit et publié des récits, des nouvelles, un roman (Le Fou d'Edenberg, passé fort près du Concourt), des essais sur la Nature (L'Œil émerveillé), l'Histoire, (L'Or des Temps : Égypte, Grèce, Islande), le monde des grandes Légendes (Hommes, Cimes et Dieux), etc. Dans La Dame du Puits, il a revu, repris quelques textes épuisés depuis longtemps, enrichis ici de nouvelles pièces, car derrière l'artiste, l'écrivain et le grand voyageur se sont toujours plus ou moins profilés l'humoriste et le philosophe.

12 euros (code de commande : 27404 - vendu).

 

[SARTRE (Jean-Paul)]. CONTAT (Michel, dir.) — Sartre. Paris, Bayard, 2005. In-8° collé, 282 p., (collection « Les Compagnons Philosophiques »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le centenaire de Sartre nous aura montré que ce philosophe peut encore susciter un rejet des plus vifs, autant qu'un intérêt passionné. Des auteurs français du XXe siècle, il est indéniablement l'un des plus lus et l'un des plus commentés. Ces critiques, toujours intéressantes, parfois par l'initiation qu'elles proposent, parfois par leur propre contribution au débat intellectuel, sont trop souvent indisponibles aujourd'hui. Il était donc urgent de réunir ces lectures et de construire à partir d'elles une précieuse introduction à la pensée et à l'action de Sartre. C'est chose faite : Michel Contât nous offre là le premier recueil français de ce type.
   Mais il est une autre raison à cet ouvrage, qui touche plus intimement au travail de Sartre. Les textes rassemblés sont présentés de façon chronologique, et cet ordre a son importance. Par son œuvre, le philosophe a toujours tenté de répondre aux questions que faisait surgir l'époque. Ils abordent tous les genres investis par l'écrivain : roman, théâtre, essai, article, biographie... Ils font ainsi apparaître le projet de Sartre, qui unissait littérature et philosophie : penser la liberté en la vivant au jour le jour, en situation.
Table des matières :
   - Introduction, , par Michel Contat.
   1. Les romans de Sartre, par Maurice Blanchot.
   2. Sartre et le roman, par Jean-Louis Curtis.
   3. Réflexions sur Le diable et le bon Dieu, par Paul Ricœur.
   4. Existentialisme et critique, par René Girard.
   5. Histoire et dialectique, par Claude Lévi-Strauss.
   6. Sartre, ou de la conscience à la praxis, suivi de Sartre et le marxisme, par André Gorz.
   7. Les trois méthodes de la critique littéraire sartrienne, par Fredric Jameson.
   8. Les chemins de la liberté. Les toboggans du romanesque, par Geneviève Idt.
   9. Sartre entre la scène et les mots, par Jean-Jacques Roubine.
   10. La Critique de la raison dialectique : du besoin au besoin, circulairement, par Juliette Simont.
   11. Sartre : retouches à un autoportrait (Une autobiographie visqueuse), par Serge Doubrovsky.
   12. Naturalisme et mise en abyme dans La nausée, par Jean-François Louette.
   13. À la recherche d'une pratique authentique, par Julia Kristeva.
   14. Sartre a-t-il écrit les pièces de Jean-Paul Sartre ?, par Gilles Philippe.
   - Sources des textes rassemblés.

15 euros (code de commande : 27423).

 

STETTLER (Michael) — Königsfelden. Farbenfenster des XIV. jahrhunderts. Sechzehn Farbtafeln. Sechs abbildungen in text. Laupen bei Bern, Iris Verlag, 1949. In-4° broché sous couverture rempliée d'éditeur, illustrations en noir contrecollées dans le texte et XVI planches contrecollées en couleurs, exemplaire en très bel état.
Extrait :
   Das Kloster Königsfelden war eine habsburgische Gründung. An der Stelle, wo im Jahre 1508 König Albrecht, Rudolfs Sohn, mit Edlen seines Hofes der Gattin Elisabeth entgegenreitend, nach Überquerung der Reuß bei Windisch durch seinen Neffen, Herzog Johann von Schwaben, aus hauspolitischen Gründen ermordet worden, erhob sich, zunächst als kleine Klausnerei, dann als rasch aufblühendes Kloster, die Stätte seines Angedenkens. Die Gegend war habsburgisches Eigengut, strategisch und wirtschaftlich bedeutsam wegen des Wassertors, durch das, mit vereinter Kraft den Jurawall durchbrechend, die drei Flüsse Aare, Reuß und Limmat dem Rhein entgegenmünden; jeder dieser Flüsse spiegelte in nächster und naher Umgebung eine habsburgische Uferstadt, Brugg, Bremgarten, Baden, und keine Reiterviertelstunde weit entfernt ragte auf dem Wülpelsberg die Stammfeste des steil zu Macht und Ruhm emporgestiegenen Geschlechtes. Geographisch und geschichtlich also ein Kreuz von Straßen, die in große Fernen zielen, und selten mögen Ort des Schicksals und Ort der Wahl so sinnvoll zusammentreffen wie hier, wo Werden, Sein und Vergehen der Habsburger in der Konstellation von Stammbui'g, Gründungsstadt und Memorialkirche faßbar werden. Nicht genug damit, ist der Boden Königsfeldens – der Name wurde dem Kloster, wie alles, was ihm anheimfiel, von den Stiftern selbst verliehen – von antiker und frühchristlicher Erinnerung durchtränkt: die Mauern stehen auf den Ruinen von Vindonissa, dem Legionslager, das einst zur Verteidigung Roms an der Nordgrenze des Reiches entstanden war, und im Windischer Kastell ist eine der beiden ersten Bischofskirchen des Landes nachgewiesen. Dergestalt erhob sich das Kloster über einer alten Stätte sowohl irdisch vergänglicher Herrschaft als christlicher Mission; dies Doppelgesicht kennzeichnet auch die Stiftung der königlichen Witwe an der Stelle der ruchlosen Tat ; ihr Werk war von dieser Welt, aber errichtet « zu Lobe Gottes und seiner lieben Mutter zu Ehren, allen Heiligen zu Dienst und um des Seelenheils willen für König Albrecht und aller Vorfahren », wie die Begründung in den Urkunden lautet.

15 euros (code de commande : 27410).

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Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.