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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 17 SEPTEMBRE 2019

 

Albums de Croÿ. Tome IV : Comté de Hainaut I : Généralités : institutions religieuses. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 228 p., illustrations en noir et en couleurs dont 66 planches à pleine page, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Le comté de Hainaut à la fin du XVIe siècle, par Maurice-A. Arnould.
   - Les institutions ecclésiastiques du comté de Hainaut, par Daniel Misonne.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Maurice-A. Arnould, Jean Dugnoille, Jacques Nazet, Christiane Piérard, Jacques Thiébaut, Christiane Van den Bergen-Pantens, Hans Vlieghe : 1. Page de titre du comté de Hainaut - 2. Armes du comté de Hainaut - 3. Portrait de l'archiduchesse Isabelle - 4. Portrait de l'archiduc Albert - 5. Armes des archiducs - 6. Le Jardin du Hainaut - 7. Page de titre annonçant les abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 8. Armes de Charles de Croÿ - 9. Armes des abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 10. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 11. Abbaye Saint-Ghislain à Saint-Ghislain - 12. Abbaye Saint-Pierre à Hasnon - 13. Abbaye Saints-Pierre et Paul à Hautmont - 14. Abbaye Saint-Lambert à Liessies - 15. Abbaye Saint-Humbert à Maroilles - 16. Abbaye Saint-Denis-en-Broqueroie à Saint-Denis-Obourg - 17. Abbaye Saint-Landelin à Crespin - 18. Abbaye Notre-Dame à Cambron - 19. Abbaye Notre-Dame de Bonne Espérance à Vellereille-les-Brayeux - 20. Abbaye Notre-Dame de Vicoigne à Raismes - 21. Abbaye Saint-Feuillien au Rœulx - 22. Abbaye Saint-Jean-Baptiste à Valenciennes - 23. Abbaye Sainte-Rictrude à Marchiennes - 24. Abbaye Saint-Sauveur d'Anchin à Pecquencourt - 25. Page de titre annonçant les abbayes de femmes du comté de Hainaut - 26. Armes des abbayes de femmes du comté de Hainaut - 27. Collégiale Sainte-Aldegonde à Maubeuge - 28. Abbaye Notre-Dame d'Épinlieu à Mons - 29. Abbaye Notre-Dame à Ghislenghien - 30. Abbaye Sainte-Renfroie à Denain - 31. Abbaye Notre-Dame de Bethléem ou de Bélian à Mesvin (Mons) - 32. Abbaye Notre-Dame du Refuge, dite l'Abbiette, à Ath - 33. Monastère de la Vierge Marie de Nazareth et de Sainte-Elisabeth à Ath - 34. Abbaye Sainte-Elisabeth au Quesnoy - 35. Abbaye Notre-Dame de la Thure à Solre-sur-Sambre - 36. Abbaye Notre-Dame de l'Olive à Morlanwelz - 37. Abbaye Notre-Dame de la Fontaine à Fontenelle Maing - 38. Couvent de Beaumont à Valenciennes - 39. Page de titre annonçant les prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 40. Armes des prieurés et des prévôtés du comté de Hainaut - 41. Abbaye à Saint-Saulve - 42. Prieuré Notre-Dame du Val des Écoliers à Mons - 43. Prieuré Notre-Dame à Aymeries - 44. Prévôté Saint-Achaire à Haspres - 45. Prieuré Saint-Etton à Dompierre - 46. Chartreuse à Valenciennes - 47. Chartreuse Notre-Dame à Hérinnes - 48. Couvent des Trinitaires à Lens - 49. Couvent des Trinitaires à Audregnies - 50. Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Valenciennes - 51. Page annonçant la fin des prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 52. Page de titre annonçant les collégiales du comté de Hainaut - 53. Armes des Chapitres du comté de Hainaut - 54. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 55. Collégiale Saint-Germain à Mons - 56. Collégiale Saint-Quentin à Maubeuge - 57. Collégiale Saint-Vincent à Soignies - 58. Collégiale Saint-Pierre à Leuze - 59. Collégiale Notre-Dame à Condé-sur-Escaut - 60. Collégiale Notre-Dame de la Salle-le-Comte à Valenciennes - 61. Collégiale Saint-Ursmer à Binche - 62. Collégiale Notre-Dame à Antoing - 63. Collégiale Sainte-Monégonde à Chimay - 64. Collégiale Saint-Nicolas à Avesnes-sur-Helpe - 65. Collégiale Saint-Géry à Valenciennes - 66. Page annonçant la fin des collégiales du comté de Hainaut.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 28654).

 

[ART CONTEMPORAIN]. Et tous ils changent le monde. [Paris], Réunion des Musées Nationaux, 1993. In-4° broché sous couverture rempliée, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de la deuxième biennale d'art contemporain organisée à Lyon, du 3 septembre au 13 octobre 1993.
Sur la couverture :
   Appel pour un art élémentaire. À tous les artistes du monde. En art, nous aimons l'invention audacieuse, le renouveau. L'art, c'est la conséquence, la somme des tensions d'une époque. Nous vivons au présent. Et dès lors nous réclamons la conséquence de notre époque, un art qui parte de nous seul, qui n'existe pas avant nous et pas après nous -non en fonction d'une mode changeante, mais parce qu'on sait que l'art se renouvelle en permanence et n'est pas seulement une conséquence du passé. Nous représentons l'art élémentaire. Élémentaire, l'art peut l'être quand il ne fait pas de philosophie, quand il se construit à partir de ses seuls éléments propres. Se laisser infléchir par les éléments de la création, c'est être artiste. Les éléments de l'art, l'artiste seul peut les découvrir. Ils ne relèvent pas de l'arbitraire personnel ; l'individu n'est pas une entité séparée et l'artiste est l'interprète des énergies qui mettent en forme les éléments du monde. Artistes, proclamez-vous solidaires de l'art. Détournez-vous des styles. Nous réclamons l'abolition des styles pour atteindre au style !
   Le style ce n'est jamais le plagiat. Ce manifeste a valeur d'acte : pris dans la marche de l'époque, nous proclamons avec l'art élémentaire le renouveau de notre conception, de notre conscience des sources d'énergie qui s'entrecroisent inlassablement, modèlent l'esprit et la structure du temps, donnent naissance à l'art, chose pure qui, libérée de l'utilité et de la beauté, jaillit, élémentaire, de l'individu.
   Nous réclamons l'art élémentaire ! Contre la réaction en art !
Artistes présentés :

   
Kazimir Malévitch. Vélimir Khlebnikov. Marcel Duchamp. Kurt Schwitters. Lâszlô Moholy-Nagy. Tristan Tzara. Jean Arp. Mâcha Poynder. Iliazd. James Joyce. AsgerJorn. Jean Dubuffet. Adolf Wôlfli. Pierre Restany. Yves Klein. George Maciunas. Jonas Mekas. Peter Moore. George Brecht. Andy Warhol. John Cage. Joseph Beuys. Filliou et Pfeufer. Allan Kaprow. Brion Gysin. William S. Burroughs..Emmett Williams. Richard Kostelanetz. Dick Higgins. Haroldo de Campos. Auguste de Campos. Gertrude Stein. Jean Tinguely. Panamarenko. Alighiero Boetti. Lawrence Weiner. Shigeko Kubota. Krzysztof Wodiczko. Bill Viola. Jacques Villeglé. Annette Messager. John Armleder et Olivier Mosset. David Hammons et Bruna Esposita. Tadashi Kawamata. Bruce Nauman. Anonyme. Daniel Buren. Barbara Kruger. Guillaume Bijl. Christian Boltanski. Louise Bourgeois. Robert Morris. James TurrelL Imi Knoebel. Guerrilla Art Action Group. Alain Arias-Misson. Henry Flynt. Jean-Michel Basquiat. Keith Haring. llya Kabakov.

35 euros (code de commande : 28684).

 

[ATH - GRAVURE]. LE ROUGE (Georges-Louis) — Plan d'Ath Avec les Attaques et le Blocus des Allies du deux d'Octobre 1706. Gravure sur cuivre datée de 1745, extraite du Recueil contenant des cartes nouvelles dressees sur des morceaux leves sur les lieux et les memoires les plus nouveaux, dont la publication, à Paris, débuta en 1742.
Dimensions :
   - Dessin : 458 x 307 mm.
   - Cuvette : 479 x 326 mm.
   - Feuille : 517 x 363 mm.

Extrait du texte de Jean Dugnoille :
   Dès le 2 février 1701, Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur général des Pays-Bas espagnols, fit savoir au gouvernement des Provinces-Unies que, dans le cadre de la succession d'Espagne dévolue à son petit-fils Philippe d'Anjou, Louis XIV avait décidé de faire occuper par les troupes françaises les forteresses de la « barrière » défendues depuis trois ans par l'armée hollandaise. Le maréchal de Boufflers s'y employa dans la nuit du 5 au 6 février. La guerre devait immanquablement reprendre avec les puissances maritimes. Malgré la mort de Guillaume III d'Orange, la Grande Alliance se reforma et en mai 1702, l'Angleterre, les Provinces-Unies et l'Empereur d'Autriche déclarèrent la guerre à la France et à l'Espagne. La guerre de Succession d'Espagne était engagée. Le duc de Marlborough parvint à imposer à ses alliés, qui continuaient à préférer la guerre de siège, une stratégie offensive visant à détruire l'ennemi en rase campagne avant de s'emparer des forteresses. Dans cet engagement poliorcétique, deux adversaires de grand format furent engagés de part et d'autre, Vauban pour Louis XIV, Coehoorn pour les Provinces-Unies. La guerre fut portée dans toute l'Europe. Freiné par les hésitations des généraux hollandais, Marlborough ne put prendre résolument l'offensive dans les Pays-Bas avant 1706. [...]
   Les Alliés investirent Ath le 16 septembre. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 20 au 21. Le comte de Saint-Pierre ne fit rien pour s'opposer réellement à l'attaque entreprise sur le front de la porte de Mons. Soucieuse d'éviter toute action hasardeuse et de protéger la forteresse de Lille, l'armée française resta sur la défensive au-delà de l'Escaut entre Condé et Tournai. Vauban, qui se trouvait à Dunkerque, était informé de l'évolution du siège par Mesgrigny, gouverneur de Tournai, Mr. de la Combe et Mr. de Bernières. Il remarquait que la garnison était inférieure à la moitié de ce qui était nécessaire et qu'il y avait très peu d'artillerie dans la place. Pourtant Henri de Nassau, maréchal d'Overkerke, attaquait le point le plus fort de la forteresse, parce qu'il était mieux fortifié par deux cavaliers et que les fossés y étaient plus profonds. Le 27, le chemin couvert avait déjà été attaqué deux fois sans succès et une troisième attaque était imminente. La garnison, trop faible, se rendit le 1er octobre sans que des brèches aient été ouvertes dans le corps de la place. Vauban s'en indigna et releva que l'ennemi ne s'était pas établi dans le chemin couvert, n'était pas descendu dans le fossé, n'avait détruit ni écluse ni demi-lune, n'avait fait qu'écorcher le revêtement sans faire aucune brèche. Les 28 octobre et 11 novembre, il écrivit encore à Mesgrigny que la prise de la ville lui paraissait inacceptable et réclamait de nouvelles précisions.
   L'ingénieur de Rochepine, dans le journal de la défense d'Ath qu'il a rédigé, ne contredit pas la chronologie des faits mais s'employa à mettre en évidence les tirs de l'artillerie et les sorties des grenadiers français qui détruisirent à plusieurs reprises les travaux des sapeurs ennemis pendant toute la durée du siège, remarqua que les Alliés possédaient deux batteries de vingt-et-un et trente-deux canons et trente mortiers répartis aussi en batteries qui firent feu avec une violence extraordinaire, que toutes les communications furent rompues, le grand pont de la porte de Mons détruit, qu'on avait fait faire des radeaux pour communiquer avec les ouvrages détachés, que l'artillerie ennemie écrasa de son feu deux endroits non précisés de la ville, les chemin couverts, les demi-lunes, que « la nuit du 30 au 1er octobre les ennemis, s'étant glissé le long des inondations à droite de la porte de Mons, entrèrent par la face gauche de la contre-garde qui couvre le bastion de Luxembourg, qui étoit entièrement rasé par le canon, ayant surpris les sentinelles, ils poussèrent la même nuit leur travail jusqu'au pied de la dite contre-garde vis à vis de la brèche qui était tout à fait accessible depuis le second jour de la canonnade », qu'à ce moment « la plus part des soldats [étaient] hors d'état de soutenir un assault », que « tous les régimens ont parfaictement bien fait, à l'exemple de leurs chefs qui se sont comportés avec beaucoup de valeur, à l'imitation de Mr de Saint-Pierre qui n'a jamais quitté ny nuit ny jour les chemins couverts, se portant par tout soit pour faire charger l'ennemy, ou encourager les soldats et reconnoitre avec l'ingénieur tous les endroits par où on pourroit chicanner l'ennemy. » Ce plaidoyer pro domo contredit l'opinion exprimée par Vauban, déçu de voir prise l'une des places qu'il avait fortifiée trente-cinq ans plus tôt.
   Lorsque la chamade eut été battue le 1er octobre, les négociateurs, n'ayant pu obtenir les honneurs de la guerre pour la garnison, rentrèrent dans l'enceinte. Après une nuit de bombardement impitoyable, ils furent contraints d'accepter les conditions des assiégeants : prisonniers de guerre, les assiégés furent envoyés à Bergen-op-Zoom et Bréda. Les Hollandais rentrèrent le lendemain dans la ville et y restèrent jusqu'au 19 février 1716.
Bibliographie :
   - Dugnoille (Jean), La destinée des fortifications de Vauban à Ath (1674-1803), dans Les fortifications d'Athh (supplément au catalogue Les enceintes urbaines en Hainaut), pp. 23-25.

120 euros (code de commande : 28660).

 

ATRAN (Scott) — Fondements de l'histoire naturelle. Pour une anthropologie de la Science. Bruxelles, Complexe, 1986. In-8° collé, 244 p., (collection « Le Genre Humain »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Dans ce livre, l'auteur retrace le développement de l'Histoire Naturelle – la classification des espèces végétales et animales – depuis Aristote jusqu'à Darwin. Il montre comment la science occidentale émerge du savoir populaire et comment celui-ci procède d'aptitudes mentales communes à l'humanité tout entière.
   Réunissant dans une même perspective l'anthropologie, la psychologie cognitive, l'histoire et la philosophie des sciences, cet essai propose une réponse nouvelle au problème que soulève la rationalité humaine, problème commun à toutes ces disciplines : comment les êtres humains – dont les interactions avec le monde sont fragmentaires, limitées et individuelles – parviennent-ils néanmoins à développer et à mettre à profit des formes de savoir populaires ou scientifiques aussi riches, systématiques et universelles ?

15 euros (code de commande : 28658).

 

[BELGIQUE]. À travers l'histoire nationale. Exposition permanente. Tomes I et II. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1980 - 1981. Deux volumes in-8° collés, tome I : VII, 288 p., LI planches hors texte, tome II : VI, 283 p., XXXIX planches hors texte, couvertures plastifiées, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos du tome I :
   Comme établissement scientifique de l'État, les Archives de l'État « assument des activités de recherche scientifique et des missions de service public liées à ces activités. » Cela signifie qu'elles recueillent, conservent, classent et inventorient des fonds et collections d'archives pour les mettre à la disposition du public, c.-à-d. de « tous les intéressés ». Ceux-ci sont en premier lieu les chercheurs belges et étrangers (étudiants, professeurs, historiens, généalogistes, fonctionnaires, etc.) qui reçoivent les documents en communication dans les salles de lecture de l'établissement et les consultent pour enrichir notre connaissance du passé par la publication d'ouvrages et d'articles ou pour étoffer de données anciennes des dossiers traitant de problèmes ou de situations actuels.
   Mais, si les chercheurs, dont le nombre s'est considérablement accru à la suite de la démocratisation de l'enseignement, ont été les premiers intéressés aux archives, ils ne sont plus les seuls depuis longtemps. En effet, les premières initiatives pour mettre en contact les écoliers et étudiants avec les documents historiques – par l'organisation de visites aux Archives – datent de 1880. Actuellement, les activités éducatives de l'établissement portent également sur la publication d'une série de recueils didactiques et la préparation d'un centre d'études pratiques qui comportera différentes sections consacrées à l'héraldique, la généalogie, la typologie des sources, etc.
   Enfin, depuis cinquante ans, les Archives tentent de promouvoir l'enrichissement culturel du grand public en le mettant en contact direct avec la vie du passé. Ceci est réalisé par l'organisation d'expositions de documents historiques et la collaboration à des expositions organisées par d'autres. Ces collaborations se chiffrent à présent, en moyenne, à soixante annuellement et l'établissement lui-même organise normalement une grande exposition par an. Depuis quelques décennies, les efforts portent également sur la création d'expositions permanentes, là où un local qui s'y prête est à la disposition. Aux Archives de l'État à Namur et à Bruges, de telles expositions rénovées, inaugurées respectivement en 1972 et 1975, sont consacrées à l'histoire du Namurois et de la partie du comté de Flandre correspondant à la province de la Flandre occidentale. D'autres sont prévues ou en cours de préparation à Saint-Hubert, Arlon, Mons et Tournai.
   Il est à noter que, à rencontre d'autres établissements scientifiques, les Archives n'ont jamais reçu aucun personnel pour assurer un service éducatif proprement dit. Toutes les activités éducatives sont effectuées, « en "passant », par les scientifiques et les non scientifiques au détriment de leur travail archivistique et scientifique essentiel et un membre du personnel scientifique les coordonne.
   Le présent catalogue comportant quatre volumes, deux en français et deux en néerlandais, est celui de l'exposition permanente rénovée des Archives générales du Royaume, consacrée à l'histoire nationale. Ce n'est qu'en 1936 que, pour la première fois, un local a pu y être transformé en véritable salle d'exposition permanente où une centaine de pièces, conservées dans le dépôt, furent exposées. Elles étaient destinées en partie à illustrer les cours universitaires des sciences auxiliaires de l'histoire, en partie à donner aux élèves un aperçu chronologique de l'histoire de Belgique. Il n'y avait pas de catalogue. Cette exposition fut démontée en 1958 en vue de la démolition du Palais de Nassau qui abritait les Archives générales et remplacée en 1961 par une nouvelle installée dans la très spacieuse « Maison flamande » à Anderlecht et consacrée à l'histoire nationale. Le catalogue illustré comprenait la description sommaire de 430 documents provenant de toutes les Archives de l'État dans le pays, répartis selon un ordre chronologique en dix-neuf chapitres. Malgré sa situation assez excentrique, cette exposition a rencontré un succès assez satisfaisant de la part des écoles et du public. Des travaux importants devant être exécutés dans la « Maison flamande », elle a été démontée en 1973. L'immeuble même fut cédé en 1976 aux Travaux publics en échange d'un autre sis rue des Minimes à deux pas des Archives générales du Royaume. Entre-temps, la salle d'exposition dans le nouveau bâtiment des Archives générales, rue de Ruysbroeck, était prête à accueillir l'exposition permanente rénovée des Archives générales. Si sa préparation a pris tant d'années, cela est dû au manque de personnel et à la somme de travail qu'a, demandée l'établissement du volumineux catalogue, rédigé en deux langues.
   La nouvelle salle d'exposition n'offrant que la moitié de l'espace disponible dans l'immeuble à Anderlecht, le nombre de documents exposés a dû être réduit de 430 à 200, ce qui n'a pas permis, en ce qui concerne l'Ancien Régime, de suffisamment présenter chaque période, chaque principauté et chaque aspect de l'histoire et de classer à nouveau les documents en chapitres chronologiques. C'est pourquoi ils ont été' rangés simplement en ordre chronologique, un index des matières permettant au visiteur de rapprocher les numéros traitant des matières institutionnelles, économiques, sociales, religieuses, militaires, artistiques, etc. Par contre, pour la période contemporaine, à partir de 1794, les documents ont été groupés par thèmes (tels l'expansion de la Belgique outre-mer, la révolution industrielle, la vie culturelle, etc.), précédés d'une notice introductive. Différents index et listes faciliteront l'utilisation du catalogue.
   Chaque numéro du catalogue comprend une analyse plus ou moins développée du document, un commentaire substantiel replaçant celui-ci dans son contexte historique, et une bibliographie sommaire, quelquefois aussi la traduction et/ou la transcription du document et une illustration. Cette présentation détaillée permettra aux visiteurs, en premier lieu les professeurs, de préparer la visite et évitera ainsi à l'établissement d'imposer à son personnel scientifique par trop peu nombreux la conduite de visites commentées. Les transcriptions, traductions, commentaires et illustrations pourront également contribuer à expliquer en classe les leçons d'histoire.
Avant-propos du tome II :
   Le second tome du Catalogue de l'Exposition permanente est consacré à l'histoire contemporaine de la Belgique depuis 1794.
   La formule de présentation adoptée tend à illustrer ponctuellement les grands problèmes qui se sont posés au pays depuis la deuxième occupation française.
   La centralisation opérée à partir de ce moment, l'unification des territoires de l'espace belge, leur vie sous des institutions identiques, leur développement parallèle sous la pression des forces politiques, économiques et sociales ont permis de scinder en chapitres distincts le déroulement de notre histoire.
La naissance – tout au moins à certains moments privilégiés – d'un sentiment national en opposition avec les particularismes d'Ancien Régime a été le produit de ce nouvel État, monarchie parlementaire qui voit le jour il y a 150 ans.
   Loin de nous la pensée d'évoquer à la fois tous les événements, tous les mouvements de pensée, tous les avatars de la politique, tous les faits économiques et leur retentissement au plan social, la tâche aurait dépassé nos forces et aurait nui à la clarté de l'exposé.
   Chaque chapitre a été coiffé d'une introduction synthétique et ramassée situant le thème envisagé dans une large perspective ; elle est accompagnée, le cas échéant, d'un ou plusieurs textes plus détaillés s'attachant plus spécifiquement aux réalités belges et rédigés par divers auteurs.
   Ce travail est le fruit d'une collaboration entre archivistes dont la grande majorité est attachée au département des archives contemporaines aux Archives Générales du Royaume. Chacun a librement exposé le thème dont il traite ; aussi retrouve-t-on, dans les notices, la marque de styles, d'écoles historiques, de sensibilités, d'approches et en définitive, d'optiques différents. Si l'ouvrage y perd en unité, il y gagne par une diversité qui est le reflet même d'un pays qui voue un respect particulier à la liberté d'expression.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 28696 - vendu).

 

BENNIGSEN (Alexandre) et LEMERCIER-QUELQUEJAY (Chantal) — Les musulmans oubliés. L'Islam en Union soviétique. Paris, Maspero, 1981. In-8° collé, 315 p., (« Petite Collection Maspero », n° 259), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Les territoires musulmans de l'Union soviétique – Asie centrale, Caucase, moyenne Volga, Oural – furent jadis le siège de brillants foyers de civilisation, comparables aux plus grands centres politiques islamiques. Mais après leur annexion à l'empire tsariste leurs liens se sont peu à peu relâchés avec le reste de la communauté – l'Umma – musulmane.
   Cet ouvrage est consacré à l'étude des musulmans de l'U.R.S.S., confondus dans la masse des citoyens soviétiques. Longtemps oubliés, même de leurs coreligionnaires étrangers, ils forment de nos jours le cinquième groupe musulman du monde. Ils attirent donc maintenant l'attention dans le cadre du problème musulman général. Leur vitalité démographique, économique, culturelle, religieuse même, incite à leur redonner leur place dan. le grand mouvement de renaissance islamique. Ils constituent de ce fait l'un des problèmes clés de l'Union soviétique d'aujourd'hui.

10 euros (code de commande : 28668).

 

[BRUNO (Giordano)]. YATES (Frances A.) — Giordano Bruno et la tradition hermétique. [Titre original : Giordano Bruno and the Hermetic Tradition.] Traduit de l'anglais par Marc Rolland. Bibliographie établie par Antoine Faivre et Aymon de Lestrange. Paris, Dervy-Livres, 1988. In-8° broché sous couverture rempliée, 558 p., une illustration en frontispice, (collection « Théosophie Chrétienne »), très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ce livre étudie l'importance primordiale de l'hermétisme dans la pensée de la Renaissance. On pensait jadis que les traités hermétiques étaient l'œuvre d'un Égyptien, contemporain de Moïse, Hermès Trismégiste. Dans ses écrits, il annonçait d'une façon étonnamment prophétique l'avènement du Christianisme. Ceci explique l'impact énorme qu'eurent ces écrits sur Marsile Ficin et le mouvement néoplatonicien lorsqu'ils furent redécouverts par hasard au XVe siècle.
   Pic de la Mirandole rattacha l'hermétisme à la Kabbale et en fit une véritable « philosophie occulte », tant magique que mystique.
   Dans ce livre, le dominicain Giordano Bruno, condamné au bûcher en 1600, apparaît comme un philosophe et un mage hermétique, porteur d'un message religieux original. Le soutien qu'il apporta à l'héliocentrisme copernicien est associé à la magie solaire de Ficin. Ce précurseur de Galilée fut l'un des premiers à défendre la conception d'un univers infini et de la pluralité des mondes habités. Il pressentit même la loi de la gravitation universelle.
   L'auteur poursuit l'étude de la tradition hermétique jusqu'au XVIIe siècle, particulièrement chez Campanella. La découverte en 1614 de la datation exacte des traités hermétiques (IIe et IIIe siècles après J.-C.) sonna le déclin de l'hermétisme. Il continua néanmoins à exercer une influence souterraine. Les controverses entre Fludd et Mersenne, puis avec Kepler, représentent l'affrontement entre une résurgence tardive de la tradition hermético-kabbalistique et le mouvement scientifique du XVIIe siècle.
   L'hermétisme de la Renaissance suscita en définitive de nouvelles attitudes vis-à-vis du cosmos et de l'utilisation de forces cosmiques. Cette étude véritablement novatrice modifie profondément notre vision traditionnelle de la Renaissance.

20 euros (code de commande : 28653 - vendu).

 

CALVINO (Italo) — La machine littérature. Essais. Traduit de l'italien par Michel Orcel et François Wahl. Paris, Seuil, 1984. In-8° collé, 250 p., (collection « Pierres Vives »), ex-libris manuscrit à la deuxième page de couverture et quelques soulignements à l'encre rouge.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce que la littérature, depuis le premier conte du premier conteur, sinon un processus combinatoire, un jeu réglé d'éléments dont on peut faire l'inventaire : une machine ? Et encore : comment distinguer les niveaux de réalité inscrits dans une phrase comme : « J'écris qu'Homère raconte qu'Ulysse dit : j'ai écouté le chant des Sirènes » ? Puis : pour qui écrit-on ? Pourquoi lire les classiques ? Qu'est-ce que le comique ? l'érotique ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève Italo Calvino, sans oublier que jouer le jeu de l'écriture, c'est laisser passer du sens, et un sens précisément que la communication quotidienne échoue à dire : lancer une sorte de défi du langage au réel.
   Propos qu'aussitôt il met à l'épreuve d'une série de lectures : Homère et Ovide ; Voltaire, Balzac, Fourier et Stendhal ; l'Arioste et Manzoni...
   Nous connaissons la « machinerie » romanesque de Calvino. Le producteur nous conduit ici à visiter en sa compagnie la machine.

12 euros (code de commande : 28655).

 

CAMON (Ferdinando) — Jamais vu soleil ni lune. [Titre original : Mai visti sole e luna.] Roman. Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 170 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   En quinze chapitres rapides et intenses, Jamais vu soleil ni lune reparcourt l'histoire d'une communauté paysanne depuis l'époque de l'occupation allemande jusqu'à aujourd'hui. Sur le fond d'une guerre perçue comme un affrontement de hordes primitives, Jamais vu soleil ni lune est une parabole amère et féroce sur une « civilisation » en train de mourir : la civilisation paysanne. Et la mort de la civilisation paysanne est « le plus grand événement de l'histoire, après la naissance du Christ » (Charles Péguy). La communauté des bons et des faibles, décimée et dispersée par le passage des envahisseurs, attend un demi-siècle pour que justice soit faite, et elle se rend compte aujourd'hui que même la mémoire des malheurs qu'elle a subis a été perdue. C'est sur cet oubli qu'est en train de naître la nouvelle Europe : le travail caché de l'histoire a rendu les coupables plus innocents que les victimes.
   Avec Jamais vu soleil ni lune, Ferdinando Camon revient à ses origines de narrateur, à ce monde peuplé de « damnés de la terre » qu'il nous avait déjà fait découvrir dans ses premiers romans, Figure humaine, La vie éternelle et Apothéose. Trois livres dont la critique a jugé qu'« ils s'enracinent de manière exceptionnelle dans la culture des vingt dernières années » (Geno Pampaloni, Italie), qu'il s'agit d'un « sublime work of art » (Raymond Carver, USA), et que l'auteur est « un Lévi-Strauss ayant prêté sa plume à Faulkner » (Hector Bianciotti, France). Au centre de son roman, Ferdinando Camon ne met pas un personnage individuel, mais une collectivité, sur laquelle il bâtit l'exemple ultime d'une « narration chorale » dont il a été l'un des premiers auteurs en Europe, et dont il reste aujourd'hui le seul.
   Ferdinando Camon, né en 1935, est un « romancier de la crise », si l'on désigne par ce dernier mot le prix qu'il nous faut payer au « progrès ». Ses précédents romans évoquent la mort de la culture paysanne (Figure humaine, La vie éternelle, Apothéose), le terrorisme (Occident) ou la crise qui conduit nos contemporains sur le divan des psychanalystes (La maladie humaine, La femme aux liens, Le chant des baleines).

10 euros (code de commande : 28665).

 

[CATALOGUE DE VENTE DE LIVRES]. Catalogue de livres en plusieurs langues et facultés, consistant en livres de théologie, histoire, belles-lettres, jurisprudence, histoire naturelle, voyage, livres d'estampes etc. Dont la vente se fera publiquement par le ministère du notaire Ghellynck dans la Salle ordinaire à la maison commune à Courtrai, le 14 décembre 1814 et jour suivant, le matin à 9 et l'après-midi à deux heures juste, en francs et centimes avec augmentation du vingtième denier, payable au Sieur J. Verbeke. Sous la direction de Louis Blanchet, libraire. Courtrai, Blanchet, 1814. [A Courtrai, / Chez Louis Blanchet, Imprimeur-Libraire, rue de la Lys. / Prix, 10 centimes ou un sou pour les Pauvres.] In-8° broché, 34, [2 bl.] p., exemplaire à toutes marges et en bon état, rare.
   
Les 440 ouvrages décrits sont classés en trois catégories : les in-octavo (284), les in-quarto (74) et les in-folio (82).

15 euros (code de commande : 28680).

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Dugardin Sœurs, 26, place Verte, Charleroi. Denrées coloniales en gros et en détail. Carte-porcelaine (105 x 70 mm.) imprimée par le lithographe Alphonse Deghistelle, à Charleroi.

   L'activité du lithographe carolorégien Alphonse Deghistelle semble s'être déroulée de 1840 à 1865, c'est la seule indication qui permet de dater approximativement l'édition de cette carte.
Bibliographie :
   - Marco (Luc), Homo gestor. Histoire de l'édition gestionnaire française, p. 200, n° 182.

20 euros (code de commande : 28690).

 

COGNIET (Capitaine Jean) Bazeilles 31 août - 1er septembre 1870. Paris, Les Presses Modernes, 1953. In-8° broché, 70 p., planches hors texte, bon exemplaire.
Table des matières :
   1ere partie. Les Troupes de la Marine en 1870, 14 juillet, 30 août 1870.
      Chapitre 1. Les Troupes de la Marine en 1870.
      Chapitre 2. La guerre.
      Chapitre 3. L'Armée de Châlons.
      Chapitre 4. Sedan - Bazeilles.
   2e partie. Les Troupes de la Marine à Bazeilles, 31 août - 1er septembre 1870.
      Chapitre 1. Le 31 août 1870.
      Chapitre 2. La nuit du 31 août au 1er septembre.
      Chapitre 3. Le 1er septembre.
      Chapitre 4. La Dernière Cartouche.
      Chapitre 5. Nos drapeaux.
   3e partie. Annexes.
      Annexe 1. Ordre de bataille de la Division Bleue.
      Annexe 2. Les victimes civiles.
      Annexe 3. Les monuments commémoratifs.

12 euros (code de commande : 28694 - vendu).

 

[CUESMES - JEUX POPULAIRES]. Commune de Cuesmes. Tir à l'arc à la perche communale du Marais. Mons, Levert-Descamps, 1884. In-plano 322 x 498 mm. sur papier jaune. Timbre pour affiches de 5 centimes dans le coin supérieur gauche recouvert du cachet humide de l'imprimerie Levert-Descamps, exemplaire en bel état malgré la fragilité du papier, rare.
   Les mentions manuscrites précisent les modalités du tir qui se déroula les dimanche 18, lundi 19 et mardi 20 mai 1884.

40 euros (code de commande : 28687 - vendu).

 

[DAVID-NÉEL (Alexandra)] — Le Tibet d'Alexandra David-Néel. Album conçu et réalisé par Françoise Borin. Paris, Plon, 1979. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 155 p. nombreuses reproductions en noir, très bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Est-il besoin de présenter Alexandra David-Néel ? Ses nombreux ouvrages – écrits philosophiques ou récits de ses pérégrinations, dont le Voyage d'une Parisienne à Lhassa fut sans doute le plus célèbre – l'ont fait connaître dans le monde entier.
   Après une enfance austère, entrecoupée de fugues, des études de philosophie et de langues orientales, des articles dans la Fronde journal de revendications féministes, une brève carrière de chanteuse et un mariage décevant, elle part pour l'Orient avec l'accord et le soutien financier de son mari. Elle y restera quarante ans et la femme « aux semelles de vent » ne s'arrêtera de voyager qu'à l'âge de 90 ans, dix ans avant sa mort (centenaire, elle demanda le renouvellement de son passeport !). Elle qui, à trente-huit ans, se sentait « âgée, mal portante » commence enfin à vivre : « Des années, de nombreuses années ont disparu de mes traits. J'ai des yeux où luit toute la clarté de l'Himalaya. »
   C'est le coup de foudre pour ce pays, le Tibet, dont elle subit l'étrange fascination et où elle passera dix ans, étant la première Occidentale à pénétrer à Lhassa, la ville interdite.
   De 1914 à 1924, Alexandra David-Néel parcourt le Tibet, séjourne longuement dans des monastères et des villes, appareil photographique en main, et elle nous laisse, sur ces paysages humains dont elle est passionnée, des centaines de photographies recueillies ou prises par elle.
   Villes monastiques géantes, misérables bourgades, cérémonies rituelles, danses religieuses et profanes, comédiens et bouffons, mystiques et lamas, hommes du peuple et hauts dignitaires, jolies tibétaines et guerriers campagnards, rien n'échappe à son œil.
   Ces photographies témoignent aussi bien du regardé que du regardant, du Tibet au début du siècle que de la personnalité d'Alexandra, aventurière, mystique et nomade, de la rencontre qui a eu lieu entre un être et un pays.

18 euros (code de commande : 28693 - vendu).

 

[DE BRAEKELEER (Henri)]. CONRARDY (Charles) — Henri de Braekeleer. Bruxelles, Elsevier, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 12, [4] p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Les théories de Taine ne sont plus à la mode. Pourtant, lorsque l'on se penche sur la vie de Henri de Braekeleer et sur son œuvre, il est impossible de ne pas penser à la race, au milieu, au climat. Un chroniqueur classait ainsi les peuples dans le domaine des Arts. Ce qu'il y a de supérieur, disait-il, c'est la musique allemande, la poésie anglaise, la prose française, la sculpture italienne et la peinture flamande. Barrés disait : « Il est des lieux où souffle l'esprit ». Il est impossible de n'être pas touché par le désir de peindre en Flandre, à Venise, sur les bords de la Tamise ou en Toscane.
   L'Escaut, « le sauvage et bel Escaut » de Verhaeren, donne à Anvers son incomparable prestige. L'éternel combat de la lumière et de l'ombre ne peut que tenter un artiste né à vouloir rendre cette magie colorée. L'atmosphère sera chez de Braekeleer la première préoccupation. Il la crée avec aisance et c'est pour lui, pour le visionnaire fervent de la nature, le bonheur. Comme il sait voir, il peut exprimer sa vision. S'il est le fils d'une race tenace, il est aussi issu d'une lignée dont la patience est une vertu primordiale. Avec lenteur et sûreté, il élaborera une œuvre prodigieuse qui défie le temps, le temps qui ne respecte que ce qui a été fait avec lui.

10 euros (code de commande : 28699).

 

DEVLEESHOUWER (Robert) — L'arrondissement du Brabant sous l'occupation française 1794-1795. Aspects administratifs et économiques. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles - Institut de Sociologie, 1964. In-8° broché sous couverture rempliée, 560 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Centre d'Histoire Économique et Sociale »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Introduction.
   Tableau de concordance des calendriers républicain et grégorien.
   Chapitre : La situation avant la seconde occupation française (La France - Les Pays-Bas autrichiens).
   Chapitre II : L'entrée des Français en Belgique. Occupants et occupés - La Belgique et l'armée française.
   Chapitre III : La politique française à l'égard de la Belgique.
   Chapitre IV : Les contributions.
   Chapitre V : Les otages.
   Chapitre VI : L'organisation des réquisitions (Dégâts et exactions - Les réquisitions militaires - L'agence de commerce - Les agents de la République).
   Chapitre VII : L'administration de la Belgique (Les autorités supérieures françaises - Fonctionnement et caractère de l'Administration centrale et supérieure de la Belgique et des Administrations d'arrondissement - Les municipalités).
   Chapitre VIII : Le maintien des anciennes lois et coutumes (Les tribunaux - Les corporations - Les dîmes).
   Chapitre IX : L'émigration et les propriétés nationales (Les émigrés - Le séquestre des biens d'émigrés - Ecclésiastiques et couvents).
   Chapitre X : Bouleversements économiques : A. Le commerce et l'industrie. B. Les réquisitions (Grains - Chevaux et moyens de transport - Bétail - Souliers - Main-d'œuvre - Bois - Œuvres d'art).
   Chapitre XI : Bouleversements monétaires (Les assignats - Conséquences de la dépréciation des assignats).
   Chapitre XII : Contrôle des réactions du pays.
   Conclusion.
   Sources et bibliographie.

15 euros (code de commande : 28697 - vendu).

 

DONY (Émile) — Histoire du Hainaut de 1433 à nos jours. Préface de Henri Pirenne. [Mons], Province de Hainaut, 1925. In-8° broché, VI, 458 p., 1 planche hors texte et deux cartes à déplier, très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   Titre I. La période bourguignonne (1433-1482).
      Chapitre I. Philippe le Bon (1433-1467).
      Chapitre II. Charles le Téméraire (1467-1477).
      Chapitre III. Marie de Bourgogne (1477-1482).
      Chapitre IV. Vie sociale et économique, arts et lettres.
   Titre II. La période autrichienne-bourguignonne (1482-1555).
      Chapitre I. Maximilien d'Autriche (1482-1494).
      Chapitre II. Philippe le Beau (1494-1506) .
      Chapitre III. Charles-Quint (1506-1555).
         1. La minorité (1506-1515).
         2. Le règne personnel (1515-1555).
      Chapitre IV. Vie sociale et économique, la Renaissance, la Réforme.
   Titre III. Le régime espagnol (1555-1715).
      Chapitre I. Philippe II et la Révolution du XVIe siècle (1555-1598).
      Chapitre II. Les Archiducs (1598-1633).
      Chapitre III. Quatre-vingts ans de malheur (1633-1715).
         - Mouvement économique, vie sociale, mouvement intellectuel.
   Titre IV. La période autrichienne (1715-1792).
      Chapitre I. Charles VI (1715-1740).
      Chapitre II. Marie-Thérèse (1740-1780).
      Chapitre III. Joseph II (1780-1790), la Révolution brabançonne (1789-1791).
      Chapitre IV. Léopold II (février 1790 - mars 1792), la bataille de Jemappes (6 novembre 1792).
   Titre V. De la journée de Jemappes jusqu'à nos jours.
      Chapitre I. De Jemappes à la conquête française (Fleurus, 26 juin 1794).
      Chapitre II. Le régime français (1794-1814).
      Chapitre III. La domination hollandaise (1814-1830).
      Chapitre IV. Quatre-vingts ans d'indépendance (1830-1914).
      Chapitre V. La guerre (1914-1918) et l'après-guerre.

35 euros (code de commande : 28678 - vendu).

 

DUBOIS (Jacques) — Le roman policier ou la modernité. Paris, Nathan, 1992. In-8° broché, 235 p., (collection « Le Texte à l'Œuvre »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable.
   Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des modes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Simenon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience œdipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.

15 euros (code de commande : 28663).

 

GAUTIER (Pierre-Nicolas) — Dictionnaire de la Constitution et du Gouvernement français ; contenant la dénomination de tous les nouveaux Officiers Publics, les formes de leur Election ou Nomination, leurs Fonctions, leur Traitement, leur Costume, etc. ; les nouvelles Institutions Civiles, Politiques, Militaires, Ecclésiastiques, Judiciaires et Financières ; les Lois de chacune des branches de l'Administration de l'État ; les Droits et les Devoirs des Citoyens ; la Définition des nouveaux termes les plus usités, quelques-uns de ceux qui ne doivent plus être employés, etc. Par P. N. Gautier. Seconde Édition. Paris, Guillaume - Lebour, 1792. [A Paris, / Chez Guillaume jeune, Imprimeur-Libraire, / quai des Augustins, n°. 42. / Lebour, Libraire, au Palais-Royal, Galeries / de bois. / 1792 / L'an 4me de la Liberté Française.] In-8° plein veau d'époque, dos lisse sobrement orné de fers dorés, pièce de titre bordeaux, tranches marbrées, petit manque à la coiffe, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avant-propos)], X (table des articles), [2 (catalogue du libraire)], 623, [1 bl.] p., rare édition originale.
Avant-propos :
   Ce n'est point aux hommes éclairés que je dédie cet ouvrage ; il est au-dessous de leurs lumières, je l'ai entrepris pour ma propre instruction, et je le consacre à ceux qui, comme moi, ont besoin de s'instruire des droits que leur donne, de devoirs que leur impose leur nouvelle qualité de citoyens, et qui veulent connoître les lois sous lesquelles ils vivent.
   J'ai fait sur ce lois les réflexions que dicte la simple raison, mais en faisant remarquer ce qu'elles ont de défectueux, je n'ai point provoqué la désobéissance envers elles. Critiquer n'est point outrager. J'ai manifesté librement mon opinion contre celles de nos institutions civiles et politiques qui m'ont paru vicieuses, et en cela je crois avoir rempli un de mes devoirs.
   Quelques articles de Dictionnaire ont été imprimés avant que l'assemblée nationale eut prononcé sur les objectifs qu'ils traitent, néanmoins ils ne contredisent point ce qu'elle a fait ; tels sont entr'autres l'article Cordon, où l'on trouve les raisons qui l'ont déterminée depuis à supprimer les ordres de chevalerie, l'article Marc d'argent, condition d'éligibilité quelle a de même abolie, et à laquelle elle a substitué celles que l'on verra au mot Représentant. Elle a terminé sa carrière par rendre aux Juifs les droits de citoyen, que réclame pour eux l'article Juif. Ses successeurs avoient commencé la leur par enlever au roi le titre de Majesté, contre la profanation duquel je me suis récrié à ce mot ; mais l'ignorance et la superstition ont encore triomphé dans cette occasion de la philosophie et les lumières.
   La constitution est achevée, mais l'organisation de toutes les branches du gouvernement ne l'est pas. L'assemblée nationale a laissé à la législature actuelle l'important travail sur l'instruction publique. J'ai été obligé pour cet article et pour quelques autres, de renvoyer à un supplément qui paroîtra aussitôt qu'elle aura terminé sa tâche à cet égard. Il contiendra aussi les titres que j'ai pu omettre dans le corps de l'ouvrage, et le très-petit nombre de ceux auxquels il aura été fait des changemens.

250 euros (code de commande : 28666 - vendu).

 

[GENTILS (Vic)]. Vic Gentils. Gent - Brussel, Snoeck-Ducaju & Zoon - Gemeentekrediet, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 208 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographieën over Vlaamse Kunst »), édition comportant des textes en néerlandais et en anglais, exemplaire en parfait état.
   
Cet ouvrage fut publié à l’occasion de l’exposition éponyme organisée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers, du 4 juillet au 6 septembre 1992.
Table des matières :
   - Woord vooraf, par Lydia M. A. Schoonbaert.
   - Evolutie en veelzijdigheid van een eigenzinnig oeuvre, par Jaak Fontier.
   - Inleiding tot de analyse van de compositie binnen het oeuvre van Vic Gentils, par Jan Foncé.
   - Vic Gentils (English summary), par Jaak Fontier.
   - Catalogus en commentaren.
   - Enkele biografische data, par Dorine Cardyn-Oomen.
   - Eenmanstentoonstellingen.
   - Beknopte bibliografie.

25 euros (code de commande : 28695).

 

GODET (Jean) — Hainaut, terre de batailles. Tomes I et II (complet). Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1982. Deux volumes in-8° carrés brochés, 191 et 188 p., illustrations, bon exemplaire.
Tables des matières :
   Tome I.
   - Hainaut, terre de batailles.
   - Siège de Mons par le duc d'Albe (1572).
   - Thuin ou les tribulations d'une place forte.
   - Le 13ème siège de Tournai.
   - Seneffe ou la victoire indécise.
   - Siège et prise de Saint-Ghislain par le maréchal d'Humières en 1677.
   - Saint-Denis ou le coup de Jarnac de Guillaume d'Orange.
   - Fleurus 1690 ou le triomphe du Bossu.
   - Les pérambulations guerrières et hennuyères du Tapissier de Notre-Dame (1690-1694).
   - La grande colique de Madame de Maintenon ou le siège de Mons.
   - Le combat de la Catoire ou de Leuze.
   - La bataille de Steenkerque.
   - Les Gardes françaises en Hainaut.
   - Les Gardes suisses en Hainaut.
   - Charleroi sous le signe de Mars.
   - Un siège « singulier », Charleroi 1693.
   - Quand Monsieur de Vauban assiégeait et bâtissait des places fortes en Hainaut.
   - Ath ou brève histoire d'une place forte.
   - Ath assiégée en 1667, 1697 et 1706.
   - Malborough s'en va-t-en guerre... en Hainaut Tournai 1709 ou la guerre des taupes.
   Tome II.
   - Guerre de succession d'Espagne.
      - Les Gardes wallonnes des Rois d'Espagne.
      - Le siège de Mons de 1709.
   - Guerre de succession d'Autriche.
      - Ath assiégée par le marquis de Clermont-Gallerande (1745).
      - Le grand jour de Fontenoy.
      - Tournai 1745 ou un siège mémorable au temps de la guerre en dentelle.
      - Siège de Mons par le Prince de Conti (1746).
      - Siège de Saint-Ghislain par le marquis de la Fare (juillet 1746).
      - Siège et capitulation de Charleroi en 1746.
   - Révolution et Empire.
      - Jemappes ou la victoire en chantant.
      - Le traître du château Bourlut.
      - L'espion du 8 Messidor.
      - La Vendée hennuyère.
      - Républicains et grognards à Ath.
      - Cosaques et Baskirs ou les Alliés en Hainaut en 1814.
      - Napoléon en Hainaut en juin 1815.
   - Indépendance.
      - La révolution athoise en 1830.
      - L'armée du Nord en Hainaut (1832).
   - Personnalia.
      - Un gentilhomme hennuyer surintendant de la gendarmerie de Flandre.
      - Les campagnes du Prince de Ligne, feld-maréchal au service d'Autriche.
      - Vieilles gloires militaires hennuyères.
   - Bibliographie.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28652 - vendu).

 

[GŒGNIES]. Cinquantenaire des Combats de Gœgnies. Givry, Le Vieux Givry, 1994. In-4° agrafé, 47 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire à l'état de neuf.
   Il s'agit du numéro spécial (11) de la revue Les Livrets givryens.
Extrait :
   À la fin du mois d'août 1944, l'armée allemande bat en retraite sur le front ouest et reflue sans pouvoir stopper la poussée qu'exercent les troupes alliées depuis le débarquement en Normandie. Elle essaye de livrer des combats retardateurs, mais en vain ! Gagner un temps précieux afin d'établir une ligne fortifiée (Westwall) le long du Rhin et de cette façon empêcher Américains, Anglais et Canadiens de pénétrer au cœur du Reich, tel est le but poursuivi par le Chef d'État-Major de la Wehrmacht, le général Jodl.
   La pression militaire alliée est telle que le front s'effrite de toutes parts. Le 24 août, la 3ême Division Blindée américaine commandée par le Général-Major M.B. Rose franchit la Seine. Cette division dénommée Spearhead traverse la Marne le 27 et l'Aisne le 29 en atteignant la ville de Laon.
   La mission initiale de cette division est de marcher sur Sedan. Cependant le 30 août vers 13 heures, le Commandement suprême des forces alliées lui assigne une nouvelle direction : « foncer vers Mons ! »
   L'ordre d'opération est clair : la 3èrae Division blindée attaquera le 1er septembre à 7 heures, pour atteindre d'abord les points intermédiaires d'Hirson, de Vervins, de la Capelle et d'Avesnes-sur-Helpe. Ensuite, elle progressera vers le Nord en direction de l'objectif final, Mons.
Sommaire :
   - La libération de notre région, par Daniel Penant.
   - La débâcle des unités allemandes, par Daniel Penant.
   - La bataille de Gœgnies-Chaussée, par Pierre Detourbe.
   - Après la guerre, ou le temps difficile de la liberté !, par Daniel Penant.
   - Les personnes déplacées, par Raynald Penant.
   - La bataille silencieuse, par Daniel Penant.
   - Les fêtes de la victoire, par Pierre Detourbe et Daniel Penant.

10 euros (code de commande : 28692 - vendu).

 

GONTARD (Jean) À travers la Californie. Paris, Roger & Cie, 1922. In-8° broché, 256 p., 20 planches hors texte en noir, une carte à déplier, (collection « Les Pays Modernes »), bel exemplaire en partie non coupé, peu courant.
Table des matières :
   Chapitre I. L'Île des Anges
      La traversée du Mexique en Californie. - Changement île climat. - La Porte d'Or. - L'Île des Anges, enfer des émigrants. - Un interprète ferré. - Rabelais, au secours ! - Odyssée d'une Espagnole. - Pots-de-vin. - Pleurs et grincements de dents. - Délivrance.
   Chapitre II. Impressions d'arrivée à San-Francisco.
      La Ville-Phénix. Restes du cataclysme de 1906. - Promenades à travers la ville : Market street, Civic Center, Union Square. - Maisons en voyage. - La Cité aux 77 collines. - Point de flâneurs. - Mélange de races et de nationalités. - Au quartier Latin. - La Californie paradis des femmes. - Orateurs en plein vent. - Plus de bars ! - Bien-être général. - Les embarras de Frisco.
   Chapitre III. La vie à San-Francisco.
      L'habitation : confort. Les domestiques. - L'alimentation. - Save food ! - Sucreries. - La réclame. - La corporation des marchands d'immeubles. - Éloge de Frisco. - Les journaux. - Section comique. - La presse, et la morale. - Divorçons ! - Les femmes savantes. - Liberté, égalité, fraternité. - Effets de la « prohibition ».
   Chapitre IV. La vie à San-Francisco (Suite).
      Le travail. - Les vacances. - Cinémas. - Les clubs. - Que font les vieux ? - L'art d'être rentier. - Un mot des écoles. - À quoi rêvent les jeunes gens ? - Comment on devient chansonnier. - Pas de produits français ! - America first ! - La monstrueuse erreur des Américains d'après-guerre.
   Chapitre V. La colonie française.
      Les Franco-Californiens. - De quelles régions de France ils sont originaires. - Ce qu'ils font ici. - Blanchisseries françaises. - Les journaux. - Frères ennemis ! - Les formalités de la naturalisation. - Faut-il se faire naturaliser ?
   Chapitre VI. Le Français tel qu'on l'enseigne.
      Professeurs inattendus. - La « Méthode dramatique ». - La réclame, appliquée à l'enseignement. - Méthodes surannées dans les écoles publiques. - Crise de professeurs. - Mme Raget, de l'Université de Paris. - Surtout pas de grammaire ! - Une visite au Collège français de San-Francisco.
   Chapitre VII. À la campagne. La récolte des abricots.
      Ouvriers des champs. Le verger du senhor Gomez. - La cueillette des fruits. - Soufrage et séchage. - Organisation des « farmers ». - Les chambres de commerce. - Quelques dollars biens gagnés.
   Chapitre VIII. La ferme abandonnée.
      Rêve et réalité. - La terre qui meurt. - Les ennemis du fermier. - La ferme de la Faim.
   Chapitre IX. Aux mines d'or de Californie.
      Au temps épique de 1849. - La production actuelle de l'or. Procédés modernes. - La mine ne paye plus ! - Extraordinaire mésaventure d'un honnête mineur suisse.
   Chapitre X. La mine qui meurt.
      De San Francisco à Mariposa en autobus. - Coup d'œil sur la vallée du San-Joaquin. - Un beau bouquet de « poison oak ». - Le village de Mariposa : grandeur et décadence. - Histoires de mines perdues.
   Chapitre XI. Quelques types de mineurs californiens.
      Encore Mariposa. - Un mineur qui n'a plus la foi : le père Fournier. - Le vieux Markus en son ermitage. - Le père Artru et son « musée ». - Un appareil à découvrir l'or. - Fred Mébold, Genevois. - La Chimère aux yeux jaunes.
   Chapitre XII. Moutonniers californiens.
      Californie ou « Caille Fournie » ? - Vie des bergers (les jours se suivent et se ressemblent). - Batailles entre « sheepmen » et « catllemen ». - La fin d'un troupeau délinquant, ou : on ne badine pas avec la loi.
   Chapitre Une excursion à Yosémîté.
      La Suisse californienne. - Les arbres géants du « Mariposa Grove ». - Camp Curry et ses multiples attractions. - Une cascade de feu. - Visite à 1'« homme à la cave ».
   Chapitre XIV. Sacramento, Los Angeles et le sud de la Californie.
      Promenades dans la capitale. - Quelques mots sur la question japonaise. - Encore la vallée du San-Joaquin. - Ressources agricoles. - Fresno, Bakersfield. - Los Angeles, capitale du monde cinématographique. - La ferme aux crocodiles. - Pasadena, séjour des milliardaires. - L'île de Santa-Catalina.
   Chapitre XV. Notes au fil des jours.
   Chapitre XVI. Conclusion.
      Exilés volontaires. - Quelques-uns des bons côtés de la vie californienne : liberté ; décence ; tolérance ; bien-être général ; confort. - Les ombres du tableau : pays trop neuf ; nationalisme outré. - Pays malgré tout très attachant : on ne peut le quitter que pour la France.

25 euros (code de commande : 28674 - vendu).

 

HARCOURT (Raoul et Marguerite d') Art ornemental. Les tissus indiens du vieux Pérou. Paris, Albert Morancé, 1924. In-8° demi-chagrin tabac, dos à 5 nerfs, tête dorée, monogramme doré de l'éditeur au premier plat, 31 p. et 40 planches (dont 34 en couleurs) montées sur onglet, (collection « Documents d'Art »).
Extrait :
   Les Péruviens furent autrefois de remarquables tisserands. À la fine préparation des matières textiles, à la richesse du coloris, à l'ingéniosité du dessin, ils surent allier des procédés de tissage variés donnant aux étoffes des aspects très différents. Les nombreux tissus anciens que l'on possède l'attestent hautement.
   Nous avons montré ailleurs à quel degré de perfection les peuples andins, de la côte ou de la montagne proprement dite, avaient porté la céramique, s'assurant dans cette branche artistique de leur activité la première place en Amérique1. Il ne semble pas que pour la fabrication des tissus cette première place puisse leur être davantage contestée, du moins dans l'état de nos connaissances. Si l'on peut admettre en effet que les autres peuples civilisés du Nouveau-Continent – par exemple les Mayas et les Toltèques du Guatemala et du Mexique, les Pueblos du sud-ouest des États-Unis – aient atteint dans l'art du tissage un stade assez élevé, à peine peut-on apporter aujourd'hui en témoignage quelques échantillons – en coton ou en fils d'agave – de leur ancienne production ; les vieilles chroniques par ailleurs ne contiennent pas de renseignements suffisamment détaillés qui puissent nous instruire.
   Pour que le Pérou soit, de toute l'Amérique, la seule contrée où des pièces aussi fragiles que des tissus aient pu se conserver, il fallut que deux conditions se trouvassent réalisées : l'existence d'un milieu conservateur et la coutume persistante de placer des étoffes dans ce milieu.
   Lors de sa conquête par Pizarro au début du XVIe siècle, l'empire incasique, rappelons-le, s'étendait sur le Pérou actuel et débordait au nord sur l'Équateur et au sud sur la Bolivie. Cette immense contrée comprenait l'imposant massif des Andes où vivaient Quechuas et Aymaras, sujets proprement dits de l'inca, et elle englobait également l'étroite région côtière où les armes victorieuses du souverain avaient soumis depuis un siècle ou deux le peuple industrieux qui y vivait, les Yunkas. Or ce littoral offre une particularité étrange : il n'y pleut jamais. Son sol eût été tout à fait désertique si l'Indien n'avait su, par le captage des torrents andins et une irrigation savante, utiliser jusqu'à la dernière goutte les maigres ressources en eau que lui distillait la nature avare. Longtemps avant qu'ils ne fussent conquis, les Yunkas procédaient à des échanges avec les Quechuas ; quoique frères ennemis, bien des traits communs les unissaient, leur culture était voisine et les coutumes funéraires dans la montagne et sur la côte se ressemblaient beaucoup. Lorsqu'un Indien mourait, son corps recevait une sorte d'embaumement et on lui donnait la position de repos qu'il prenait si souvent pendant sa vie, c'est-à-dire la position accroupie, les genoux contre la poitrine et les bras repliés. On le vêtait de son meilleur poncho, ou de sa plus belle cuébma, autour de sa tête était souvent disposée, comme en turban, une fronde d'apparat, et l'on n'avait garde d'oublier de lui passer en bandoulière le fidèle et indispensable sac à feuilles de coca. En outre le défunt recevait tout contre lui, selon son sexe et sa profession, les attributs de ses occupations journalières : armes, instruments de musique, accessoires de fileuse ou de tisseuse, etc. On enroulait alors le corps plusieurs fois dans un long suaire, après que tous les creux eussent été comblés avec du coton naturel. Il semblait ainsi former un œuf énorme qu'ornait extérieurement, dans bien des cas, un masque humain grossier en métal, en bois ou en étoffe peinte. Puis il était descendu dans une fosse, sous la simple protection de claies en roseaux divisés ou de murettes en briques séchées au soleil. Avant que la terre poudreuse ou le sable ne vint combler la fosse, nourriture et boisson étaient soigneusement placées auprès du mort afin d'assurer sa subsistance dans l'autre vie. Sur la côte, les fouilles nombreuses pratiquées près des agglomérations anciennes ont permis de retrouver aujourd'hui, après de longs siècles, les corps momifiés et tout ce qui les entourait dans un état de conservation étonnant, mais que justifie pourtant l'état de sécheresse absolue du sol. Dans la montagne au contraire, le climat pluvieux rend ces découvertes fort rares. Il faut qu'un concours de circonstances exceptionnel se soit produit pour qu'un corps se retrouve bien conservé ; les abris rocheux le permettent parfois.
   Ce sont ces reliques du passé, ces vêtements funéraires, ces tissus que nous voudrions étudier ici en nous plaçant au double point de vue de leur fabrication et du style décoratif qui les orne.

   
Planches 23 et 36.

80 euros (code de commande : 28682).

 

HOTTOIS (Gilbert) — Pour une métaphilosophie du langage. Paris, Vrin, 1981. In-8° broché, 168 p., (collection « Pour Demain »).
En quatrième de couverture :
   Ce livre ne propose pas une nouvelle philosophie du langage. Métaphilosophie du langage, il développe des analyses et une réflexion à propos de l'intérêt universel et polymorphe des philosophies contemporaines pour le langage.
   Cette préoccupation langagière de la pensée au XXe siècle s'étend de l'atomisme logique anglais aux pratiques de l'écriture et au structuralisme français en passant par la philosophie analytique et le néo-positivisme anglo-américains ainsi que par la phénoménologie herméneutique allemande. La situation d'ensemble ainsi repérée est appréhendée comme le destin de secondarité du philosophe qui ne prend plus la parole qu'en marge de productions langagières, impuissant à assumer encore le rapport ontologique de référence à la réalité extralinguistique. Mais cette secondarité et cette carence référentielle du discours philosophique sont loin de s'exprimer partout de la même façon. Sur le Continent, les phénoménologues ont d'abord refusé la « philosophie du langage » au profit d'une pensée soucieuse de l'être ; dans le monde anglo-saxon, le virage linguistique fut adopté d'emblée. Cette différence est à l'origine des deux grandes formes de la secondante philosophique : métalinguistique et adlinguistique. Cette dernière, implantée en Allemagne et en France, offre les figures les plus extrêmes de l'enfermement de la pensée dans le langage et de la suspension de toute référence à un hors-langage. Enfin, une analyse fine des textes permet de proposer une hypothèse à propos des causes de la secondarité qui ne serait autre qu'une réaction, tantôt simple (comme dans l'empirisme logique), tantôt complexe (dans la phénoménologie herméneutique et dans le structuralisme) à l'impérialisme des sciences et des techniques : la science s'emparant du monopole du discours référentiel (relatif au réel extra-linguistique) et les techniques – la techno-science – développant des possibles étrangers à l'essence de l'homme comme le « vivant parlant ».

15 euros (code de commande : 28662).

 

[KITCHENER (Horatio Herbert)]. SMITHERS (A.J.) — The Fighting Nation. Lord Kitchener and his Armies. London, Leo Cooper, 1994. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, [16], 208 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   If we in these islands and our kinsfolk in what was once the British Empire still retain any freedom to decide how we shall be governed and what manner of lives we shall lead it is because of the existence of one man, above all others.
   In the summer of 1914 France, by military incompetence, came near to breaking after the first shock of war. Left to herself she could never have managed the recovery that took place and the war might indeed have been over by Christmas. She had no friends, save only distant Russia, and the only army that could be of even slight assistance was that of Britain. The British Army, however, was not highly regarded, even by its own people. The Kaiser was supposed to have called it « contemptible » ; the French regarded it as a colonial police force with a sideline in high-class ceremonial. It was absurdly weak in numbers, under-officered and wholly without the means of expansion to anything that might be reckoned formidable in a war between great powers.
   Then, as an avatar from the East, appeared the one man who had the ability to save the country from itself. He was 64 years old, had had surprisingly little to do with the British Army and yet appeared the only possible choice. He had raised armies before, was untainted by politics, had fought great sweeping campaigns and had always come back victorious.
   Kitchener, having dutifully accepted the War Ministry for a period of three years or the duration of the war, made the unsurprising discovery that he had inherited neither army nor the means of creating one. Yet having called, in the first instance, for 100,000 volunteers, he got by the time of his death over 3,000,000.
   As fate removed him from the scene and the waters closed over HMS Hampshire, the guns of England began to speak on the Somme and an army of continental proportions, well trained and well equipped, made ready for Armageddon.
   Ma j or A. J. Smithers, author of a number of highly regarded works of military history, including biographies of Sir Horace Smith-Dorrien and Sir John Monash, assesses with his usual acute perception the remarkable contribution made by Kitchener to the defence of his country, an aspect of his career not often given its due weight in the numerous more conventional biographies that have appeared over the years.

13 euros (code de commande : 28689).

 

[LATEAU (Louise)]. DIDRY (Maria) et WALLEMACQ (A.M.) — La stigmatisée belge. La servante de Dieu Louise Lateau de Bois-d'Haine. Histoire abrégée. Troisième édition. Louvain, Warny, 1947. In-8° broché, 293 p., exemplaire en bel état.
Table des matières :
   Préface.
   Livre I. Nazareth ou Vie cachée de Louise (1850-1868).
      Chapitre I. Naissance et enfance de Louise (1850-1861).
      Chapitre II. Première communion et adolescence (1861-1866).
      Chapitre III. Charité de Louise lors du choléra. Son esprit d'oraison (1866-1867).
      Chapitre IV. Guérison merveilleuse et premières visions de Louise (1868).
   Livre II. Thabor et Gethsémani ou Vie extatique et souffrante (1868-1878).
      Chapitre I. Stigmates.
      Chapitre II. Extases et Rappel.
      Chapitre III. Phénomènes extérieurs de l'extase.
      Chapitre IV. Visions intellectuelles de l'extase.
      Chapitre V. Scènes de la Passion qui se présentent pendant l'extase.
      Chapitre VI. Enquête de la Commission épiscopale.
      Chapitre VII. Une journée d'enquête. La Couronne d'épines.
      Chapitre VIII. Enquête de la Commission épiscopale (suite).
      Chapitre IX. Discernement des objets bénits, des reliques et des personnes consacrées par le Sacrement de l'Ordre.
      Chapitre X. Siège diabolique.
      Chapitre XI. Vains efforts du Père Huchant pour faire cesser les phénomènes de Bois-d'Haine.
      Chapitre XII. Variations d'opinion du Père Huchant.
      Chapitre XIII. Le P. Bernard Van Loo remplace le P. Huchant à la Commission d'enquête.
      Chapitre XIV. Partie médicale de l'enquête épiscopale.
      Chapitre XV. Hiérognose du Très Saint Sacrement.
      Chapitre XVI. Louise vit sans manger, sans boire et sans dormir.
      Chapitre XVII. Effets merveilleux de la Sainte Communion.
      Chapitre XVIII. Ses souffrances pour l'Église.
      Chapitre XIX. Enquête de l'Académie royale de médecine de Belgique.
   Livre III. Béthanie ou Vie intérieure de Louise (1879-1883).
      Chapitre I. Vie familiale de Louise.
      Chapitre II. Influence édifiante de Louise.
      Chapitre III. Notions sur l'oraison.
      Chapitre IV. Oraison surnaturelle de Louise.
   Livre IV. Le Golgotha ou Mission d'expiation de Louise.
      Chapitre I. La question scolaire en Belgique.
      Chapitre II. Soumission édifiante de Louise.
      Chapitre III. Charité persévérante de Louise pour Mgr Dumont.
      Chapitre IV. Longue agonie de Louise.
      Chapitre V. Le Vendredi-Saint de l'année 1883.
      Chapitre VI. Mort de Louise.
      Chapitre VII. Après la mort.
   Appendices.
      I. De l'extase.
      II. Opinion du docteur Lefebvre.
      III. Appréciation de M. le chanoine Cauchie, historien et témoin oculaire.
      IV. Complément à l'étude mystique de la page 119, 26e ligne.

20 euros (code de commande : 28675 - vendu).

 

LEGGE (Jacky) et SECRET (Marc) — Tournai. Tomes I et II (Monments et statues). Joué-lès-Tours/Stroud, Sutton/Tempus, 1998 - 2005. Deux volumes in-8° collés, 126 et 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
Tome I :
   L'histoire de Tournai, ville du Hainaut occidental, baignée par l'Escaut, nous est contée par Jacky Legge et Marc Secret à travers de nombreux clichés datant du début du siècle.
   Les auteurs nous invitent, au fil des pages, à retrouver des lieux, des visages et des gestes d'antan. Nous foulons les pavés de Tournai pour y découvrir les différentes facettes de cette ville en passant par l'imposante cathédrale Notre-Dame, avec ses cinq clochers, et le beffroi le plus ancien de Belgique. Deux endroits miraculeusement épargnés par la dernière guerre, comme si les bombes, elles-mêmes, avaient eu pitié... Nous déambulons dans les rues autour de la Grand'place et rencontrons les commerçants, les industriels, les habitants. Nous sommes aussi conviés à la vie économique, sociale et culturelle de la ville, riche d'histoire et de traditions.
   En recréant le quotidien de Tournai et des Tournaisiens, les auteurs ravivent les souvenirs des aînés et offrent aux plus jeunes des reflets de la vie autrefois.
Tome II :
   L'ouvrage de Jacky Legge présente un parcours chronologique de l'installation de la plupart des sculptures et plaques commémoratives au XIXe et au XXe siècles (jusque 1970} de la Ville de Tournai.
   Ces œuvres et plaques ont été installées afin d'entretenir la mémoire, mais aussi d'édifier moralement la population locale. Il a été fait appel à des sculpteurs belges et français renommés ou à des artistes locaux.
   Certaines installations ont suscité de vives polémiques : Christine de Lalaing, Jules Bara ou, plus récemment, la Naïade... Celle-ci fut condamnée à un exil. Les Aveugles subirent aussi des délocalisations, ce qui fit les choux gras de la presse des Cinq Clochers.
   Nombre de ces traces mémorielles ont été fondues dans le bronze ou burinées dans la pierre, suite à un appel à la générosité locale, régionale et nationale.
   Aujourd'hui, ces œuvres font partie sagement du quotidien, sauf qu'à la Mi-Carême, elles revêtent leur costume de Carnaval pour quelques jours. Elles participent, elles aussi, à la fête à l'envers.
   Les quasi 200 photographies anciennes et les quelques cartes postales reproduites dans l'ouvrage appartiennent à l'asbl Archéologie industrielle de Tournai.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28676).

 

LEOPOLD (Aldo) — Almanach d'un comté des sables suivi de quelques croquis. [Titre original : A Sand County Almanach and Sketches Here and There.] Traduit de l'américain par Anna Gibson. Préface de J.M.G. Le Clézio. Illustrations de Charles W. Schwartz. Paris, Aubier, 1995. In-8° collé, 289 p., illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Aldo Leopold (1887-1948) a consacré sa vie à la protection de la nature. Devenu célèbre grâce à l'Almanach d'un comté des sables, ce fut aussi, de son vivant, un scientifique de réputation internationale, conseiller auprès des Nations unies, auteur de plus de trois cent cinquante articles consacrés essentiellement à des sujets scientifiques et politiques.
   L'Almanach d'un comté des sables (A Sand County Almanac) a été publié pour la première fois à titre posthume en 1949. L'ouvrage s'est très vite imposé comme un classique des écrits consacrés à la nature. Considéré à l'égal du Walden de Thoreau, il constitue également l'un des textes fondateurs de l'écologie.
   « Le pouvoir de ce livre n'est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu'il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations. On pense à Thoreau dans sa retraite de Concord, à sa conviction presque mystique que « le salut du monde passe par l'état sauvage » [...].
   Le regard prophétique qu'Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n'a rien perdu de son acuité, et la semence de ses mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien. » (J. M. G. Le Clézio).

20 euros (code de commande : 28659).

 

[LIN PIAO]. Recueil d'articles. La critique contre Lin Piao et Confucius. 1. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1975. In-8° collé, 185 p., exemplaire en bel état
Note de l'éditeur :
   Lin Piao, cet arriviste bourgeois, ce conspirateur, contre-révolutionnaire à double face, renégat et traître à la nation, fut un véritable disciple de Confucius. Comme tous les réactionnaires de l'histoire chinoise allant à leur extinction, il voua un culte à Confucius et s'opposa à l'école légaliste ; il prit à partie le premier empereur des Ts'in (221-207 av. J.-C.) et utilisa les doctrines de Confucius-Mencius comme une arme idéologique réactionnaire dans son complot pour usurper la direction du Parti et de l'État et pour restaurer le capitalisme en Chine.
   Afin que nos lecteurs étrangers puissent avoir une idée du mouvement de critique qui se déroule actuellement en Chine contre Lin Piao et Confucius, nous avons édité ce recueil qui comprend un choix d'articles tirés de la presse chinoise. Nous comptons faire paraître d'autres recueils du même genre par la suite.
Table des matières :
   - Confucius - idéologue et défenseur acharné du système esclavagiste, par Yang Jong-kouo.
   - Confucius - défenseur du régime esclavagiste des Tcheou de l'Ouest, par Kao Heng.
   - La théorie du « juste milieu » de Confucius - une philosophie s'opposant à la transformation de la société, par Tcheh Kiun.
   - Confucius - « pédagogue du peuple entier » ?, par Tang Siao-wen.
   - Ma critique sur Confucius et mon autocritique sur ma vénération à l'égard de Confucius, par Feng Yeou-lan.
   - La lutte entre la restauration et la contre-restauration au cours de la formation de la dynastie des Ts'in - En relation avec une étude de la base sociale de la polémique entre confucéens et légalistes, par Louo Se-ting.
   - La lutte du matérialisme contre l'apriorisme idéaliste sous les dynasties des Han de l'Ouest et de l'Est, par Yang Jong-kouo.
   - Du système des États vassaux de Lieou Tsong-yuan, par Tcheou Yi-liong.
   - Évolution du débat entre confucéens et légalistes, vue à travers les réformes de Wang An-che - En lisant l'Étude sommaire sur la biographie de Wang
King Kong, par Louo Se-ting.

12 euros (code de commande : 28669).

 

LYOTARD (Jean-François) — Pérégrinations. Loi, forme, événement. Transcrit de l'américain par Jean-François Lyotard. Paris, Galilée, 1990. In-8° broché sous couverture rempliée, 133 p., (collection « Débats »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Prié d'exposer sa position en « théorie critique », Jean-François Lyotard raconte à ses amis du Critical Theory Institute de l'Université d'Irvine, Californie, pourquoi et comment il n'en a pas.
   Cheminements entre littérature, esthétique, éthique et politique pendant quelque cinquante ans.
   Une ébauche et une esquive de biographie intellectuelle en style « direct libre ».

12 euros (code de commande : 28656).

 

MAHO (Abbé H.) — La Belgique à Marie. Belgium Marianum. Répertoire historique et descriptif des églises, sanctuaires, chapelles et grottes dans nos provinces. Préface de Maurice Deflandre. Bruxelles, Bieleveld, 1927. In-4° sous pleine percaline bleue décorée de l'éditeur. [18], 612, [12] p., nombreuses illustrations, planches hors texte, ex-dono à la page de faux-titre, bon exemplaire.
Préface :
    Dès les temps les plus lointains de leur histoire religieuse, les Belges ont honoré la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et Co-Rédemptrice du genre humain, d'une fidèle et tendre dévotion. Semée par les premiers saints qui évangélisèrent les Gaules, étendue et fortifiée par leurs successeurs et les ordres monastiques, consacrée par des siècles de prières et d'hommages, cette dévotion a créé, pour la terre qui l'a Vue naître et croître, un privilège d'ordre spirituel qui lui confère une place glorieuse dans l'assemblée des nations catholiques. Nulle part, en effet, la prophétique parole du « Magnificat » : « Voici que désormais les générations me déclareront bienheureuse », ne semble s'être révélée plus véridique, plus transcendante que sur notre sol. Des plages embrumées que baignent les flots de la mer du Nord aux monts boisés de l'Ardenne, des terrils incandescents du Borinage aux landes sablonneuses de la Campine, il n'est pas une ville, un bourg, un village, un hameau ; il n'est pas une campagne, une forêt, une vallée, une route, un carrefour qui ne soit l'asile d'une madone invoquée sous un titre particulier, le lieu d'un pèlerinage mariai célèbre ou modeste. Devant un tel spectacle, il faudrait élargir à la Belgique entière l'appellation à la fois émouvante et enthousiaste qu'un auteur pieux du XVIIe siècle décernait à la seule province du Brabant : « Jardin de Marie ».
   Comme toutes les choses nées dans le cours des âges, de la main des hommes, – avec souvent, très souvent même, l'aide visible ou invisible de la divine Providence, – ces madones invoquées, ces sanctuaires fastueux ou humbles, ces pèlerinages fréquentés, intermittents ou restreints ont une histoire propre dont l'étude est aussi profitable à l'intelligence qu'elle est précieuse à l'âme. Nombreux sont les attraits qui nous convient à l'entreprise de cette étude : intérêt religieux, issu du sujet même : poésie pittoresque et aimable qui se dégage des légendes entrevues et des traditions rapportées ; aperçus folkloriques parfois curieux ; valeur nationale des événements historiques qui, par moments, s'y mêlent. On le voit : la conclusion que tout lecteur averti pourra retirer de ce radieux voyage mariai ne sera donc pas uniquement mystique. Elle laissera une large place à cette noble et intime affection que tout cœur bien doué voue à la Patrie. Elle permettra ainsi l'établissement d'une juste vision du sens national, souvent si mal compris lorsque, par oubli, neutralité ou sectarisme, on le sépare de la vie spirituelle générale du pays. En interrogeant la grande et la petite Histoire, on ne méditera jamais assez cette harmonieuse et haute vérité : les vertus profondes de la race ne s'affirment puissantes et fécondes que pour autant qu'elles s'abreuvent aux sources vives de la Foi. Si, malgré des pages bien douloureuses, le déroulement des destinées de la Belgique nous fait apparaître celles-ci, dans l'impartial miroir du passé, plus d'une fois significatives par leur caractère viril et providentiel, n'est-ce pas à la reconnaissance publique, au cours de tous les temps, d'un Dieu juste et à la protection toujours aimable et bonne d'une Vierge honorée en tous lieux, que nous le devons ? Ainsi comprise, cette leçon serait, vraiment précieuse. Elle engagerait logiquement le présent et prédisposerait de l'avenir, au rythme de notre respect pour elle.
   Le présent ouvrage nous donne cette leçon et nous enseigne ce respect.
   Sans l'initiative éclairée de M. l'abbé Maho, ce trésor de vérités si révélatrices dont nous ne venons d'esquisser que trop brièvement la richesse, risquait, par son éparpillement et ses diversités multiples, de n'être l'heureux partage que de quelques esprits patiemment érudits.
   Par elle, le patrimoine marial belge est désormais à la disposition de tous. Depuis longtemps déjà l'on espérait la réalisation d'un pareil effort, surtout désiré par les âmes féales à Marie. Un vide regrettable, que n'avaient pas sa combler les ouvrages, estimables cependant, des mariologues Wichmans, Speelman, De Reume et Schoutens, va donc pouvoir enfin se fermer dans toute bibliothèque publique ou privée qui se respecte. Aussi, n'est-ce pas sans une émotion légitime que nous avons accepté de préfacer l'œuvre qui obvie à une telle lacune et dresse un tel monument d'hommages à Celle qui est « bénie entre toutes les femmes ».
   La Belgique à Marie constitue aussi une belle et grande contribution à l'histoire religieuse de la nation belge, laquelle histoire sera un jour, nous l'espérons fermement, écrite en entier, à l'instar de ce que M. Georges Goyau, de l'Académie Française, a fait pour son noble pays. Elle est définitive, encore que le présent ouvrage ne puisse prétendre être complet d'une manière absolue. Nous expliquons volontiers cette dernière restriction. L'auteur n'aurait pu, malgré toute sa bonne volonté et ses vastes connaissances, mener seul à bien une tâche aussi importante, aussi étendue, véritable travail de Bénédictin à la considérer de près. À sa documentation personnelle il a ajouté celle, fragmentaire, que maints de ses confrères en religion et maints laïques dévoués lui ont, à sa demande expresse, fait parvenir. À la joie intérieure et à la vive gratitude qu'il a ressenties à constater le sympathique empressement avec lequel de nombreuses réponses messagères des détails, enquêtes et contrôles désirés et désirables, lui sont parvenues – ils sont légion, chez nous, les fervents du culte marial ! – s'est mêlé le regret de voir quelques-uns de ses appels rester sans suite. Résultat de cette carence de certaines sources d'information : dans la présente gerbe touffue de fleurs cueillies à la plus grande gloire de la Reine du Ciel, manqueront quelques corolles, modestes peut-être, mais qui eussent quand même allié leurs parfums discrets à ceux de leurs compagnes...
   L'auteur s'est limité et avec raison, aux seules statues et images de la Sainte Vierge honorées en des églises, sanctuaires, chapelles et grottes. Celles qui ornent les façades de maisons privées, d'édifices publics et les angles des carrefours de nos cités anciennes, si dignes d'intérêt fussent-elles, ne trouveront point de place dans le présent recueil. Un grand nombre d'entre elles ont déjà été l'objet d'une monographie spéciale, celles de la ville d'Anvers notamment.
   N'ignorant pas combien l'image ajoute de puissance au texte, M. l'abbé Maho s'est appliqué avec un soin tout particulier à enrichir son œuvre d'une abondante illustration documentaire. C'est un nouveau mérite quand on songe aux difficultés d'ordre pratique que rencontrait pareil labeur. Il suffit de feuilleter ces centaines de pages pour se convaincre combien la réussite est parfaite.
   Dans le monde actuel si profondément oublieux ou transgresseur des devoirs à rendre envers le Très-Haut, envers les saints, envers autrui, envers lui-même, La Belgique à Marie vient à son heure. Ce magistral ouvrage lui rappellera, d'une façon saisissante, ce que le passé a construit, ce que le présent continue dans ce beau et lumineux domaine de la foi chrétienne qu'est le culte de l'Immaculée. La radieuse et réconfortante vue d'ensemble qu'il en donne ne doit-elle pas autoriser l'apostolique espoir d'un retour, pour de nombreux esprits, dans la voie droite et l'assurance d'une sérieuse garantie pour un avenir de spiritualité nationale aussi beau qu'en ces temps de printanières efflorescences mariales dues, jadis, au zèle d'une Sophie de Thuringe, fille de Sainte Elisabeth de Hongrie et duchesse de Brabant, d'une archiduchesse Isabelle ? Nous pensons que oui, car, à la condition de ne jamais l'oublier et le superbe travail de M. l'abbé Maho y aide puissamment, « Allons à Jésus par Marie » est une éternelle parole de vie pour les nations comme pour les familles et les individus.

80 euros (code de commande : 28650).

 

[MONS]. Calendrier populaire de Mons et de sa région. Avant-propos par Henri Cammarata. [Bruxelles], Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture Française, 1974. In-8° carré broché, 115 p., illustrations.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 21 décembre 1974 au 16 février 1975. Les photographies ont été réalisées par Marcel Lefrancq.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est dans le souci de rencontrer la population dans sa vie de tous les jours que la Maison de la Culture, à l'occasion de l'année du folklore, s'est proposé d'organiser une exposition illustrant les traditions populaires de l'arrondissement de Mons. Le sujet étant illimité, il fut décidé de le restreindre en ne considérant que les principales traditions liées au calendrier ou, du moins, au rythme saisonnier. Un guide s'offrait dans le calendrier rédigé en patois de Mons que le curé Letellier inséra en tête de l'Armonaque dé Mons pour l'année 1846, le premier qu'il publia.
   De ce calendrier ont été détachées les dates les plus marquantes et celles qui se prêtaient à une illustration. Les fêtes mobiles ont été dépouillées de la date qu'elles avaient en 1846.
   Quelques notations ont été reprises aux calendriers des Armonaques de 1847 et 1848.
   Enfin, on a ajouté quelques manifestations profanes, qui n'existaient pas il y a un siècle mais qui se sont introduites dans les traditions de la région.
   Ce Calendrier populaire de Mons et de sa région a donc fourni son thème à l'exposition et son ossature au présent catalogue.
   Chaque fête était l'occasion pour la population d'exprimer ses sentiments ; c'est ainsi que dans bon nombre de communes, suivant un certain protocole, le mal représenté par un bonhomme de paille était brûlé au son d'une musique lancinante. Autrefois, et aujourd'hui encore, les artisans et ouvriers ont réalisé pendant leurs moments de loisir des objets utilitaires ou décoratifs liés eux aussi à certaines manifestations périodiques. On n'énumérera pas ici tout ce qui peut se découvrir tout au long de cette exposition. On a voulu cerner au mieux l'esprit d'un quotidien menacé par l'évolution de notre société ; on peut espérer par là en souligner la profondeur et en assurer la continuité, car un peuple qui perd son folklore est un peuple qui meurt.
   Nous souhaitons que cette manifestation soit le point de départ d'une recherche qui se poursuive et qui débouche un jour sur la création d'un musée du folklore régional.
Table des matières :
   - Avant-propos, par H. Cammarata.
   - Propos sur le folklore d'hier et d'aujourd'hui, par A. Gallez.
   - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre.
   - Le culte des saints à Mons, par K. Petit.
   - Quelques expressions propres au métier de la couture, par J. Houdart.
   - Le « Bètième » montois, par J. Langue.
   - La céramique, par K. Petit.
   - Art populaire et art naïf, par M. G. Lefrancq.
   - Jeux d'autrefois et jouets d'un sou, par A. Gallez.
  - Fond musical diffusé pendant l'exposition, par G. Dumortier.
   - Orientation bibliographique, par Chr. Piérard.
   - Situation de la peinture naïve, par G. Schmits.

20 euros (code de commande : 28691).

 

[MONS]. 1691. Le siège de Mons par Louis XIV. Bruxelles, Crédit Communal, 1991. In-4° broché, 150 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, envoi de Bruno Van Mol.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 28 juin au 18 août 1991.
Table des matières :

   Préface par François Narmon.
   Introduction.
      - Les variations de la frontière franco-hainuyère avant la prise de Mons en 1691, par Maurice A. Arnould.
      - De 1648 à 1691 : le renforcement des défenses de Mons, par Bruno Van Mol.
      - Les reconnaissances françaises de la place forte de Mons, par Bruno Van Mol.
      - Première alerte : le blocus de Mons et la bataille de Saint-Denis en 1678, par Bruno Van Mol.
   Le siège de Mons et ses préparatifs.
      - La préparation du siège par Roger Rapaille Préparatifs des armées des Alliés, par Bruno Van Mol.
      - Le siège de Mons du 15 mars au 10 avril 1691, d'après Senneton de Chermont, par Roger Rapaille et Bruno Van Mol.
      - Les pelleteurs à l'œuvre : le terrassement de la circonvallation et le détour de la Trouille, par Bruno Van Mol.
      - Une relation montoise du siège de 1691, par Christiane Piérard.
      - Épîtres concernant le siège de Mons, par Bruno Van Mol.
      - La chamade, par Bruno Van Mol.
      - Le tir à boulets rouges, par Bruno Van Mol.
      - Bravades des mousquetaires au cours du siège, par Bruno Van Mol.
      - Vauban blessé à Mons ?, par Bruno Van Mol.
      - Les rapports entre Louis XIV et Louvois au siège de Mons, par Bruno Van Mol.
      - Anecdotes climatiques durant le siège, par Bruno Van Mol.
      - L'état des canons après le siège, par Bruno Van Mol.
      - Le siège de 1691 et l'église capitulaire de Sainte-Waudru, par Jean A. Dupont.
   La capitulation et ses conséquences.
      - Les capitulations militaire et civile, par Roger Rapaille.
      - Le rachat des cloches de Mons, par Bruno Van Mol.
   Le siège vu par les artistes.
      - Mons vue par les assiégeants, par Christiane Piérard.
      - Vue de la porte de Bertaimont dévastée, par Bruno Van Mol.
      - Gravures illustrant divers épisodes du siège, par Roger Rapaille.
   L'occupation française de 1691 à 1697.
      - Nicolas de la Brousse, comte de Verteillac, par Christiane Piérard.
      - La reconstruction et la restauration des édifices atteints par le « bombardement » français, par Christiane Piérard.
      - La nouvelle fortification vaubanne, par Bruno Van Mol.
   Les progrès de la cartographie de la région de Mons dans la foulée des armées françaises, par Claire Lemoine-Isabeau.
      - Croquis du siège de Mons, attribué à Vauban, 1691.
      - Carte du siège de Mons, attribuée à Chamlay, 1691.
      - Carte des environs de Mons après le siège, par Roussel, 1691.
      - Projet de nouvelle mise en défense, par Vauban, juin 1691.
      - Projet de Vauban pour Mons, gravé par Le Pautre, 1691.
      - Carte des environs de Mons, par Saint-Paul, 1692.
      - Copie de la carte de Saint-Paul, après 1962.
      - Autre copie, attribuée à La Devèze, vers 1710
   Vestiges et souvenirs.
      - Chanson
      - Les archives de Mons mises à l'abri, par Christiane Piérard.
      - Poèmes.

30 euros (code de commande : 28651 - vendu).

 

[PAUL DE TARSE]. AMIOT (François) — Les idées maîtresses de saint Paul. Paris, Éditions du Cerf, 1959. In-8° broché, 270 p., (collection « Lectio Divina », n° 24), rousseurs à la couverture.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. La vocation inattendue d'un nouvel Apôtre.
   Chapitre II. Le héraut du Christ et l'écrivain.
   Première partie. Le salut par le Christ.
      Chapitre III. La grande réalité : le salut.
      Chapitre IV. L'initiative divine du salut. Gratuité et universalité.
      Chapitre V. La préparation et l'attente du salut.
         I. Adam et la chute originelle.
         II. Abraham et la justification par la foi.
         III. Moïse et la Loi.
      Chapitre VI. Le Christ auteur du salut. La Rédemption.
         I. Le Christ préexistant.
         II. Le Christ incarné et crucifié.
         III. Le Christ glorifié.
   Deuxième partie. La participation au salut. Aspect individuel.
      Chapitre VII. L'homme nouveau. La justification.
      Chapitre VIII. L'accès à la justification : la foi et le baptême.
      Chapitre IX. L'union au Christ.
      Chapitre X. La grâce. Le Saint-Esprit.
   Troisième partie. La participation au salut. Aspect collectif.
      Chapitre XI. Salut collectif et salut individuel.
      Chapitre XII. Le corps du Christ.
      Chapitre XIII. L'union au corps du Christ par l'Eucharistie.
      Chapitre XIV. L'Église corps du Christ.
      Chapitre XV. Vue complémentaire sur la doctrine du corps du Christ.
   Quatrième partie. L'achèvement du salut.
      Chapitre XVI. L'espérance chrétienne.
      Chapitre XVII. La mort et le jugement.
      Chapitre XVIII. La résurrection.
      Chapitre XIX. La Parousie.
      Chapitre XX. Siècle présent et siècle futur.
      Chapitre XXI. À la gloire de Dieu le Père.
   - Index des textes bibliques
   - Index analytique.

15 euros (code de commande : 28672).

 

PIRET (Étienne) — Le Grand Binche. Tomes I, II. Bruxelles - Stroud, Sutton - Tempus, 2000 - 2004. Deux volumes in-8° collés, 128, 128 p., très nombreuses reproductions photographiques, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
Tome I :
   En un siècle, entre 1850 et 1950, Binche et sa région se développent considérablement passant d'un gros bourg médiéval, sommeillant dans ses campagnes, à un centre d'intenses activités industrielles et commerciales. De ce fait, le mode et le niveau de vie se bousculent quelque peu : une bourgeoisie cossue s'installe et la classe ouvrière grandit.
   Dans cet ouvrage, Étienne Piret nous dépeint cette métamorphose et ses conséquences sur la vie quotidienne de Binche et des villages avoisinants tels que Leval-Trahegnies, Bray, Buvrinnes, Épinois, Waudrez, Péronnes et Ressaix.
   Grâce à la mémoire de nos aînés et à leurs précieux témoignages, quelque 200 clichés, minutieusement sélectionnés et souvent inédits, ont revu le jour.
   Ainsi, l'auteur, lui-même binchois, nous dégage l'esprit général d'une époque par petites touches telle une toile impressionniste.
Tome II :
   Cet ouvrage est le deuxième tome de la collection « Mémoire en Images » consacré au Grand Binche.
   Ce livre développe certains aspects de la vie binchoise déjà abordés dans le tome précédent, mais c'est aussi l'occasion de découvrir de nouveaux sujets.
   Grâce aux prêts de nombreux Binchois, Étienne Piret vous présente des documents rares, inédits ou oubliés illustrant la richesse et la diversité de la vie sociale, économique, culturelle à Binche de la fin du XIXe siècle à la fin des années 1960.
   La découverte d'un fonds important de photographies courant de la Libération à la fin des « golden sixties », permet de se rappeler cette époque qui nous semble si proche et qui pourtant remonte déjà à près d'un demi-siècle.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28677).

 

[PRIMITIFS FLAMANDS]. VERONEE-VERHAEGEN (Nicole) — L'Hôtel-Dieu de Beaune. Introduction de Pierre Quarré. Bruxelles, Centre National de Recherches « Primitifs Flamands », 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 148 p., CCXXXIX planches en noir, (collection « Les Primitifs Flamands. I. Corpus de la Peinture des Anciens Pays-Bas Méridionaux au Quinzième Siècle », n° 13), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Avertissement.
   - Tableau étudié : Groupe Weyden, Polyptyque du Jugement dernier.
      A. Classement dans le Corpus.
      B. Identification courante.
      C. Description matérielle : Forme - Dimensions - Couche protectrice - Couche picturale - Changements de composition - Supports - Cadres.
      D. Description et iconographie : Sujet - Couleurs - Inscriptions, marques et armoiries.
      E. Historique
          1. Origine, Sources - Opinions d'auteurs sur l'attribution et la date.
         2. Histoire ultérieure, Collections et expositions - Histoire matérielle.
      F. Éléments de comparaison.
      G. Opinion personnelle de l'auteur.
      H. Bibliographie.
      I. Textes d'archives et sources littéraires.
      J. Liste des planches.
   - Tables.

25 euros (code de commande : 28685).

 

REBREANU (Liviu) — La bête immonde. Roman. Traduction du roumain par Jean-Louis Courriol. Frasne, Canevas, 1995. In-8° broché sous couverture rempliée, 493 p., mention manuscrite de Service de Presse sur la couverture, épuisé, peu courant.
En quatrième de couverture :
   La bête immonde (Gorila) est d'abord l'expression vivante du climat très particulier dans lequel se déroule l'existence d'une génération à la recherche d'idéaux encore incertains – tentation du nationalisme, glissement vers le totalitarisme, mais aussi rêve d'une démocratie à créer – et placée devant la nécessité de ces choix essentiels dans le cadre d'un régime politique pluraliste.
   Ce dernier grand roman de Rebreanu, représente le versant citadin de son œuvre. Foisonnant de vie, riche en personnages fascinants, il complète magistralement le tableau d'une Roumanie du début de siècle et de l'entre-deux-guerres. Période emplie de passions et d'intrigues politiques, contradictoire, en pleine effervescence intellectuelle et sociale.
   Liviu Rebreanu (1885-1944), l'un des écrivains les plus populaires de la Roumanie du XXe siècle, a ouvert à la prose les voies modernes du roman global. Dans un style objectif, au réalisme dur, il construit ses microcosmes de fiction avec rigueur, n 'évitant aucun des problèmes du monde actuel. Il éclaire ainsi durablement l'univers réel d'une nation en pleine mutation.
   Ses romans Ion (1920), La forêt des pendus (1922) et La révolte (1932) comptent parmi les chefs-d'œuvre de la littérature roumaine.

25 euros (code de commande : 28667).

 

[ROPS (Félicien)] — Félicien Rops. Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 319 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Cosmos-Monographies »), on joint le feuillet (165 mm. x 241 mm.) de prévente du timbre édité à l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Félicien Rops, tirage limité à 400 exemplaires numérotés (n° 109) et revêtus du cachet de la poste de Namur en date du 8 décembre 1973.
Table des matières :
   - Contradictions de Félicien Rops, par Gilbert Lascault.
   - La Belle Ropsine, par Jean-Pierre Verheggen.
   - Rops au quotidien, par Robert L. Delevoy.
   - Catalogue de l'œuvre peint, par Guy Cuvelier.
   - Bibliographie.
   - Index.

45 euros (code de commande : 28698 - vendu).

 

[SADE (Donatien Alphonse François de)]. LEVER (Maurice)Donatien Alphonse François, marquis de Sade. Paris, Fayard, 1991. Fort in-8° collé, 912 p., un cahier d'illustrations en noir, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Donatien Alphonse François de Sade est demeuré prisonnier de sa propre légende. Objet d'horreur pour les uns, d'idolâtrie pour les autres, il apparaît à tous comme un aérolithe surgi de nulle part, un « cas » unique et monstrueux.
   Pour la première fois, ce livre entend le considérer sous l'angle de la recherche historique, sans fausse pudeur, sans complaisance et sans passion. Il ne s'agit ni de condamner ni d'absoudre, encore moins de réhabiliter, mais de rendre au marquis de Sade son visage d'homme, profondément ancré dans son siècle et dans son milieu. Maurice Lever a pu disposer pour cela des archives de famille encore inédites et consulter des masses de lettres et de documents jamais explorés à ce jour. Il en résulte un portrait démythifié du scandaleux marquis. Au-delà de l'être singulier – ô combien ! – tantôt révoltant, tantôt pathétique, dont la vie tumultueuse ressemble si fort à ses propres romans, se révèle une personnalité complexe, où la sensualité le dispute à l'arrogance et que domine un vaste sentiment de solitude. Ainsi s'éclaire, se précise et se nuance la nature de celui qui a pu dire un jour : « Ce n'est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres. »

25 euros (code de commande : 28670).

 

SONTAG (Susan) — En Amérique. [Titre original : In America.] Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Guiloineau. Paris, Bourgois, 2000. In-8° collé, 369 p., exemplaire en bel état, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   En 1873, un groupe de Polonais, emmené par Maryna Zalezowska, la plus grande actrice de Pologne, émigre aux États-Unis et voyage jusqu'en Californie pour y fonder une communauté fouriériste. Maryna, qui a renoncé à sa carrière pour cette aventure, est accompagnée de son fils, de son mari et d'un jeune écrivain amoureux d'elle. Quand cette aventure échoue, presque tous les Polonais retournent en Pologne. Mais Maryna apprend l'anglais et, ayant changé de nom, s'engage dans une brillante carrière aux États-Unis. Elle formera sa propre compagnie, traversera les États-Unis et aura comme partenaire Edwin Booth, le plus grand acteur américain de l'époque.
   Ce grand roman, dans lequel se croisent personnages de fiction et personnages historiques, est la reconstitution brillante d'une époque, d'un pays et de l'univers du théâtre. C'est aussi une réflexion grave sur la force du destin, sur la création, sur l'art dramatique et Shakespeare, et sur la mort.

20 euros (code de commande : 28661).

 

STAEL (Anne Louise Germaine de Staël-Holstein, née Necker) — De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations. Par Mad. la Baronne Stael de Holstein. Lausanne, Mourer - Hignou et Cie, 1796. [A Lausanne en Suisse, Chez Jean Mourer, Libraire - Hignou et Compe. Imp. Lib. 1796.] In-8° plein-veau marbé d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes et de fers dorés, pièce de titre bordeaux, mors fendus, 376, [2 (errata)] p., peu courante édition.
   Il s'agit de l'édition portant l'épigraphe Quæsivit cœlo lucem ingemuitque repertâ de cette œuvre majeure qu'Anne Louise Germaine de Staël-Holstein, née Necker (1766-1817), avait commencé à écrire en 1792 et qu'elle fit paraître durant son exil en Suisse, au château de Coppet. Cet exemplaire contient les six feuillets (pp. 27-28, 47-48, 61-62, 91-92, 141-142 et 299-300) que madame de Staël, souhaitant apporter quelques modifications, fit insérer en cours de publication.
Bibliographie :
   - Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 2516.
   - Cioranescu
, Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 60674.
   - Schazman, Bibliographie des œuvres de Mme de Stael et description d'après les exemplaires originaux des éditions françaises publiées de son vivant et des inédits posthumes, 22.
   - Longchamp, L'Œuvre imprimée de Madame de Staël. Description bibliographique raisonnée et annotée de tous les ouvrages publiés par ses soins ou ceux de ses héritiers (1788-1821), 29.
   - Bray, L'édition originale du traité de Mme de Staël De l'influence des passions et ses divers états, dans Bulletin du Bibliophile, 1953, pp. 197-206.

200 euros (code de commande : 28683).

 

STELLA (Frank)Champs d'œuvre. Traduction française par Hélène Seyrès. Paris, Hermann, 1988. In-4° broché, 175 p., illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire, première édition de la traduction française, l'originale américaine ayant été publiée en 1986.
En quatrième de couverture :
   Champs d'œuvre est une alternance sur la notion d'espace, sur l'importance de la représentation humaine et le choix du sujet à travers les siècles. Héritier de Pollock, mais surtout de Rubens, Stella voyage à travers le temps et montre le profond enracinement de l'art abstrait et sa capacité à se renouveler. Le Caravage a bouleversé la notion dramatique de l'espace en modifiant l'éclairage et en mettant en scène des personnages sortant du cadre du tableau. Cette révolution s'est continuée avec Rubens qui a su créer à travers la leçon de ses ancêtres jusqu'à Picasso. Champs d'œuvre est ainsi à la fois l'explication de son œuvre par un des grands créateurs contemporains et un texte d'histoire de l'art à la fois provocant et incontournable.
Table des matières :
   - Le Caravage.
   - La madone du Rosaire.
   - Annibal Carrache.
   - Picasso.
   - Un reproche fréquent.
   - La savane hollandaise.
   - Index.

20 euros (code de commande : 28679 - vendu).

 

[VALENTIN ET ORSON]. Histoire de Valentin et Orson, Très-hardis, très-nobles et très-vaillans chevaliers, fils de l'empereur de Grèce, et neveux du très-vaillant et très-chrétien Pépin, roi de France. Contenant diverses matières, comme vous pouvez voir ci-après. Lille, Fourray, [1811]. [A Lille, / Chez J. Fourray, (Successeur de feu Pillot), Impri- / meur-Libraire, rue des Prêtres, près la place du Théâtre.] In-8° broché, 136 p., un bois gravé à la page de titre.
   Imprimé pour la première fois à Lyon en 1489, ce roman de chevalerie qu'on peut rattacher au cycle arthurien jouit d'une très grande popularité er fut l'un des plus régulièrement réédités, notamment, dans la célèbre Bibliothèque bleue.
   Fernand Danchin se fonde très probablement sur la notice du Journal général de l'imprimerie et de la librairie pour indiquer que cette édition fut imprimée en 1811.
   Jean-Louis-Joseph Fourray (ca 1776 - 1813) fut le second mari de la veuve de l'imprimeur lillois Antoine Joseph Pillot. « L'établissement, par son épouse, "date, comme imprimeur, du mois de janvier 1804" (lettre du 18 mars 1810, par laquelle J. Fourray demande l'attribution du brevet). »
Bibliographie :
   - Journal général de l'imprimerie et de la librairie, Première année - N° 14 - 5 mars 1811, n° 813.
   - Danchin (Fernand), Les Imprimés lillois, répertoire bibliographique de 1594 à 1815, n° 3502.
   - Laharie (Patrick), Libraires et imprimeurs. 59. Lille (Nord). 1813-1881, p. 38.

120 euros (code de commande : 28681).

 

VAN BELLE (Jean-Louis) — Signes lapidaires. Nouveau Dictionnaire Belgique et Nord de la France. Avec la collaboration de R. Waroux et R. Peetroons. Braine-le-Château, La Taille d'Aulme et Artel, 1994. Fort n-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 843 p., illustrations, bon exemplaire, rare.
   
Dernière édition parue, la précédente datant de 1984.
Sur la jaquette :
   Outil précieux pour l'étude de l'histoire locale, la datation comparée et l'analyse des courants commerciaux, l'ouvrage intéressera aussi les architectes, les rénovateurs et les habitants de demeures anciennes.
   Le livre est composé de deux grandes parties qui proposent un classement géographique, puis morphologique des signes. Une introduction très détaillée présente l'univers des signes lapidaires en les replaçant dans leur cadre historique et architectural, et explique clairement les objectifs, les méthodes et l'utilisation du dictionnaire.
   Les signes sont d'abord classés par localités, dans toute la Belgique et le nord de la France, et au sein de chacune d'elles, par bâtiment précisément localisé. Près de 700 localités sont signalées, du hameau aux métropoles, et plusieurs milliers d'édifices recensés. En plus des caractéristiques techniques et morphologiques de la marque, sont donnés également des renseignements relatifs à la taille de la pierre, à l'emplacement du signe sur le bâtiment, à sa datation et à son identification, relatifs aussi à la disparition éventuelle du bâtiment et au réemploi de certains matériaux.
   La deuxième partie est réservée au classement morphologique des signes et permet aux lecteurs de savoir à quels endroits et sur quels bâtiments ont été découverts des signes tout à fait identiques ou similaires.
Table des matières :
   - Liste des abréviations.
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Annexe 1. Bibliographie.
   - Annexe 2. Répertoire des marques.
   Première partie : classement géographique.
   Deuxième partie : Classement morphologique.

120 euros (code de commande : 28686).

 

VAN CAENEGEM (R.C.) — Guide to the sources of medieval history. With the collaboration of F. L. Ganshof. Amsterdam - New York - Oxford, North-Holland Publishing Company, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur, XV, 428 p., (collection « Europe in the Middle Ages Selected Studies », volume 2), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avis de l'éditeur :
   The Guide to the sources of medieval history is emphatically not a translation of its 1964 predecessor the Kurze Quellenkunde des westeuropäischen Mittelalters, still less of the author's original Encyclopedie van de Geschiedenis der Middeleeuwen. It is a new up-to-date work aimed at providing students and teachers of medieval history everywhere with ail the bibliographical and other information they need to pursue their interests as effectively as possible. As Professor of Medieval History in Ghent the author was directly preceded by Professors Ganshof and Pirenne, and his book is firmly based on the generations of expertise in medieval history which has made this University justly famous. In compiling it, Professer van Caenegem has been ably assisted by other scholars and by his English wife, herself an author of historical works.
Extrait de la préface :
   When, in 1955, in the University of Ghent, I started giving an annual course of lectures called « Encyclopaedia of the Middle Ages » and conceived as an Introduction to the written sources of medieval history and related auxiliary sciences, I was greatly helped by the abundant material which my predecessor, F. L. Ganshof, put at my disposal. After a few years of teaching, I published a text-book, with Ganshof's collaboration, which students and others interested in direct contact with medieval chronicles and charters found useful. Shortly afterwards a German version appeared, brought up to date and containing some additional German material.
   The desirability of an English version was suggested from several quarters, not only to help scholars and students in Anglo-Saxon countries but also elsewhere in the world, where a knowledge of English is widespread and curiosity about Europe's medieval past considerable. It is with pleasure, therefore, that I put before the English reading public the present Guide to the sources of medieval history, in an up to date version, including publications up to 1975 (but always excluding mere reprints), and enriched with chapters on historical metrology and the use of computers in medieval studies.

13 euros (code de commande : 28688).

 

VAUGHT (Louis Allen) — Lecture pratique du caractère. Traduit par Paul Nyssens de l'édition anglaise révisée en 1907 par Emily H. Vaught. Quatrième édition. Bruxelles, Librairie de Culture Humaine, 1930. In-8° broché, 256 p., portrait de l'auteur en frontispice et illustrations dans le texte.
Extrait de la préface à la troisième édition :
   Nous le reconnaissons : ce n'est pas un traité scientifique ; c'est un ouvrage de vulgarisation destiné à propager une science que tout le monde à intérêt à connaître, ne fût-ce que rudimentairement. Utilisez-le scientifiquement, méthodiquement et pratiquement. Vérifiez par l'observation personnelle toutes les assertions qu'il contient et faites usage de la science que vous aurez ainsi acquise pour vous développer et pour accroître votre succès matériel et moral.
   Nos études, nos observations journalières, notre expérience clé plus de dix-huit années nous permettent d'affirmer que le principe des localisations cérébrales est établi avec certitude, que les facultés fortes et les facultés faibles se montrent de façon très apparente dans la conformation du crâne, nous donnent sans erreur les traits essentiels du caractère et des aptitudes, que l'observation plus attentive et minutieuse nous en révèle les nuances.
   Certains principes, certains faits sont incontestables. Nous appliquons ces principes et nous nous basons sur ces faits tous les jours et nous les jugeons par les résultats obtenus. Hypothèses si vous voulez, mais hypothèses utiles, puisque leur application donne des résultats pratiques et bienfaisants.
   La circulation de l'électricité dans les fils métalliques est une pure hypothèse ; grâce à elle on'a pu établir des lois et des formules mathématiques et calculer avec une précision suffisante les sections des fils et câbles dans les distributions d'éclairage et de force motrice du monde entier.
   Les hypothèses phrénologiques nous rendent le même service en phrénologie pratique.
   La phrénologie est une science en voie de formation ; elle ne diffère pas en cela de toutes les autres sciences ; il n'y en a pas une où il n'y ait pas des erreurs à corriger, de nouvelles découvertes à faire.

20 euros (code de commande : 28671).

 

VERNE (Jules) — Paris au XXe siècle. Roman. Préface et établissement du texte par Piero Gondolo della Riva. Paris, Hachette - Le Cherche Midi, 1994. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 216 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Mon cher Verne, fussiez-vous prophète-on ne croira pas aujourd'hui en votre prophétie » commentait l'éditeur P. J. Hetzel en marge du manuscrit que lui avait adressé Jules Verne.
   Et Jules Verne, en cette année 1863, rangea pour toujours Paris au XXe siècle, au moment même où la publication de Cinq Semaines en ballon inaugurait la suite ininterrompue de succès littéraires qui firent de lui, dit-on souvent, le créateur du roman d'anticipation et le propagateur optimiste des merveilles de la science moderne.
   La découverte fortuite de ce manuscrit longtemps considéré comme disparu révèle, cent trente ans après, une œuvre étrange et forte qui renouvelle entièrement notre compréhension de l'homme et de l'écrivain. Romancier d'anticipation, Jules Verne ne le fut précisément que dans ce roman, dont l'action se situe à Paris en 1960. Une éblouissante description de la capitale évoque la grâce et la force de la métropole du futur.
   Paris est un immense port relié à la mer par un canal que domine l'impressionnant phare de Grenelle. Tout concourt, du point de vue technologique, à rendre cette ville fascinante : métropolitains suspendus entièrement automatisés, automobiles individuelles silencieuses, illuminations électriques comparables à l'éclat du soleil !... Mais, dans cette métropole du futur, seuls l'argent et les sciences mécaniques ont droit de cité, sous le contrôle culturel de l'État, et quelques marginaux déclassés y perpétuent solitairement la mémoire de la culture classique, impitoyablement broyés, par le sarcasme ou l'indifférence, vaincus enfin par la misère et la faim.
   Cette vision contrastée d'une civilisation urbaine à la fois admirable dans sa technologie et totalement « déculturée » est la clé principale de Paris au XXe siècle.
   Jules Verne révèle pleinement sa dimension de romancier dans ce conte noir qui fourmille d'informations savoureuses sur la société et la culture de son temps, autant que de visions fulgurantes sur les sociétés urbaines de notre époque.

13 euros (code de commande : 28657).

 

[VERNE (Jules)]. WEISSENBERG (Eric)Jules Verne. Un univers fabuleux. Lausanne, Favre, 2004. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 320 p. très abondante et belle iconographie en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   Cet ouvrage richement illustré sur Jules Verne bouleverse les idées préconçues. Certains lecteurs gardent le souvenir de lectures d'autrefois, et beaucoup ignorent souvent la qualité littéraire de l'écrivain. Son œuvre, considérable, reste mal connue et l'on prend parfois encore l'auteur des Voyages extraordinaires pour un « romancier scientifique », ou pour un « écrivain pour enfants ».
   L'auteur de cet ouvrage apporte de nouveaux éléments sur Jules Verne, en réhabilitant tout d'abord son titre de « père de la science-fiction ». Il prouve, exemples à l'appui, que les périples, tels qu'ils sont décrits dans Voyage au centre de la Terre ou De la Terre à la Lune, sont avant tout des récits oniriques. Pourtant, des scientifiques, entraînés par la qualité du roman et la prodigieuse inventivité de l'écrivain, les ont considérés comme vraisemblables en dépit de leur savoir : Jules Verne savait en effet utiliser à merveille un décor ou des accessoires authentiques afin de rendre plausible ce qui ne l'était pas.
   Il est temps, à l'aube du centenaire de sa mort, de comprendre pourquoi cet écrivain demeure aussi moderne, aimé et traduit dans le monde entier. Loin de vouloir enseigner la science, comme certains le croient encore, il s'est appuyé sur elle pour soutenir ses rêves, avec une qualité littéraire qui explique la persistance de son succès. Si la science avait été l'objet de ses romans, au lieu d'en être l'alibi ou le décor, son œuvre serait démodée depuis longtemps. La force de Verne a perduré et même grandit au fil du temps : les lecteurs d'aujourd'hui découvrent son humour et ressentent de plus en plus la poésie de son écriture. De leur côté, grâce à L'Univers fabuleux de Jules Verne, les adultes retrouveront le plaisir de leurs lectures d'adolescents, et comprendront mieux pourquoi ils l'avaient alors tant aimé.
   Eric Weissenberg balaie les mythes courants sur Jules Verne et ouvre de nouveaux horizons pour apprécier enfin cet écrivain sans aucune restriction. De plus, l'abondance des illustrations ainsi que la profusion de documents inconnus enrichissent cet ouvrage et lui confèrent une originalité certaine.

25 euros (code de commande : 28673).

 

WIDEMAN (John Edgar) — Deux villes. Roman. [Titre original : Two Cities.] Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Richard. Paris, Gallimard, 2000. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 277 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Dans le quartier noir de Pittsburgh, l'amour est une promesse de deuil. Et Kassima, qui a perdu son mari et ses fils, se dérobe à l'homme qui l'aime et qu'une violence fratricide pourrait lui arracher. C'est compter sans la présence derrière le mur de M. Mallory, le vieillard sans âge qui porte en lui la mémoire d'un peuple, et qui lutte contre la mort et l'éphémère, photographiant des vies sacrifiées pour leur offrir une image digne.
   Dans cet oratorio blues à trois voix, Wideman mêle les destins, les lieux et les époques, de Pittsburgh à Philadelphie, de l'Italie en guerre aux ghettos opprimés, saisissant l'épaisseur du réel et de la mémoire par un regard intense, dont la rage n'a d'égale que la vigueur poétique. Et son souci de la beauté, la sensualité de son écriture transforment ce requiem en célébration obstinée de la vie, en chant de résistance. Convoquant les paysages et les motifs qui lui sont chers, il nous offre l'aboutissement d'une œuvre qui compte aujourd'hui parmi les plus hautes de la littérature américaine.

9 euros (code de commande : 28664*).


 Un rendez-vous à ne pas manquer !
  

 LE MARCHÉ DES BOUQUINISTES
AU CHÂTEAU D’HAVRÉ

   Dimanche 6 octobre 2019 de 9 h. à 18 h.
   Pour la troisième fois, l’asbl Mon’s livre organisera son Marché des Bouquinistes dans les somptueuses salles du Château d’Havré le dimanche 6 octobre 2019.
   Les amateurs de bouquins y trouveront des livres de tous types : du livre de poche de seconde main, aux ouvrages spécialisés et aux grands classiques, en passant par les BD de collection, les gravures, et cartes rares, les journaux anciens... Et il y en aura pour toutes les bourses.

   Château d’Havré, rue du Château, 30 à Havré (B-7021).
   Entrée gratuite.
   Bar et petite restauration sur place

   Pour tout renseignement, contactez l’organisateur via info@monslivre.be ou au +32(0)65/31.49.63.

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 1er octobre 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(3 septembre 2019)

 

VIENT DE PARAÎTRE
(édition tirée à 50 exemplaires)

 

FINET (Michel) — 368th Fighter Group dans la poche de Mons. Frameries, Chez l'auteur, 2019. In-4° collé, 128 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Septembre 1944, après leur défaite en Normandie, les colonnes allemandes remontent vers la Belgique. Les ordres d'Hitler sont clairs, il est indispensable de regagner au plus vite la mère patrie pour la défendre derrière la ligne Siegfried. Dans le Nord de la France et dans le Hainaut belge, plus précisément entre Bavay et Mons, la rencontre entre forces alliées et allemandes donnera lieu à des engagements importants repris sous l'appellation de la bataille de la poche de Mons. L'appui de l'aviation alliée omniprésente contribuera au succès des troupes au sol et on assistera dans les villages belges frontaliers à l'une des plus spectaculaires attaques de cette aviation qui est la marque de la suprématie aérienne alliée dans ces derniers mois de conflit.
Extrait de l'article de Pascal Tierce :
   Le 3 septembre 1944, sept missions importantes seront conduites à partir de la base de Chartres par le 368th Fighter Group comprenant trois escadrilles de 12 avions. En effet le 2 septembre les blindés américains étaient à Blaregnies, Ghlin, dans les faubourgs de Mons et en soirée à la place de Flandre à Mons.
   Mais de nombreux soldats allemands ont réussi à s'échapper de la poche dans la nuit du 2 au 3 septembre par l'ouverture à l'est suite au manque de troupes alliées pour contrôler la zone entre Maubeuge et Mons.
   Le lieutenant-colonel Meyers, commandant du 368th Fighter Group, précipite alors ces missions du 3 septembre pour que ses avions viennent en aide aux troupes américaines au sol. Les avions détruiront un nombre important de véhicules faisant beaucoup de victimes dans les rangs allemands sur Gœgnies, Aulnois, Blaregnies et Sars-la-Bruyère.
   Pour cette étude minutieuse, Michel Finet a commencé ses recherches en Normandie puis en Alsace avant de s'attaquer aux documents américains déclassifiés.
Bibliographie :
   - Tierce (Pascal), Scènes de carnage à Sars-la Bruyère, dans La Province, 31 mars 2019.

25 euros (code de commande : 28554).

 

[ARISTOTE]. MILLET (Louis) — Aristote. Paris, Bordas, 1987. In-8° collé, 219 p., (collection « Pour Connaître »), exemplaire en parfait état, épuisé sous cette forme.
Table des matières :
   I. La vie et les travaux d'Aristote.
      Chapitre 1. Cadre chronologique.
      Chapitre 2. L'existence d'Aristote, ses écrits, le problème de son évolution.
      Chapitre 3. La mentalité d'Aristote.
      Chapitre 4. Son originalité philosophique.
   II. La nature.
      Chapitre 5. Nature et vie.
      Chapitre 6. L'âme.
      Chapitre 7. Matière et Forme - L'hylémorphisme.
      Chapitre 8. Devenir : se mouvoir, changer.
      Chapitre 9. Les causes et le hasard.
      Chapitre 10. Le lieu et le temps.
      Chapitre 11 La finalité naturelle.
   III. Le monde divin.
      Chapitre 12. L'ontologie.
      Chapitre 13. L'existence du Premier Moteur.
      Chapitre 14. Le Premier Moteur : Dieu désirable, Vivant éternel parfait.
      Chapitre 15. Les autres dieux.
      Chapitre 16. La vie divine.
      Chapitre 17. L'harmonie de l'Univers.
   IV. Le monde humain.
      Chapitre 18. Sensation, imagination, intellect.
      Chapitre 19. Les sciences déductives.
      Chapitre 20. Les sciences inductives.
      Chapitre 21. La connaissance humaine.
      Chapitre 22. L'action et la vie morale.
      Chapitre 23. La vie sociale.
   V. Aristote : toujours vivant ?
      Chapitre 24. Une ontologie de l'échec ?
      Chapitre 25. Saint Thomas d'Aquin est-il aristotélicien ?
      Chapitre 26. Poétique et contemplation.
   - Bibliographie.
   - Index.

15 euros (code de commande : 28613).

 

BACHELARD (Gaston) — La psychanalyse du feu. Paris, Gallimard, 1958. In-8° broché, 219 p., (collection « Psychologie », n° 7), rousseurs sur la couverture.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Feu et Respect. Le complexe de Prométhée.
   Chapitre II. Feu et Rêverie. Le complexe d'Empédocle.
   Chapitre III. Psychanalyse et Préhistoire. Le complexe de Novalis.
   Chapitre IV. Le feu sexualisé.
   Chapitre V. La Chimie du feu : histoire d'un faux problème.
   Chapitre VI. L'alcool : l'eau qui flambe. Le punch : le complexe de Hoffmann. Les combustions spontanées.
   Chapitre VII. Le feu idéalisé : Feu et Pureté.
   - Conclusion.

13 euros (code de commande : 28609).

 

BALTHUS (pseudonyme de Balthasar Klossowski) — Mémoires de Balthus. Recueillis par Alain Vircondelet. Préface de Paul Lombard. Monaco, Éditions du Rocher, 2001. In-8° collé, 296 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce sont ici les ultimes paroles de Balthus, proférées au terme d'une vie qui a traversé le siècle. Elles ont été murmurées dans un souffle qui peu à peu allait s'amenuisant et parvenait cependant à être dominé par la jeunesse des souvenirs demeurés intacts.
   Balthus raconte son enfance avec sa mère Baladine et le poète Rainer Maria Rilke, sa vie de bohème dans le Paris des années 20, ses amitiés avec Picasso, Derain, Artaud, Giacometti, Saint-Exupéry, Char, Pierre Jean Jouve, Camus. Il parle de ses tableaux, de son amour pour Setsuko, son épouse japonaise, pour Harumi, sa fille, pour ses chats, pour les demeures seigneuriales. Il confesse sa foi catholique, ses extases, et confie surtout ses réflexions sur la peinture, dénonce l'art contemporain, illusoire et annonciateur de la défaite de la civilisation. Ces Mémoires sont le fruit d'un travail qui a duré deux années au cours desquelles Balthus s'est confié avec une rare spontanéité. Il voulait qu'on les comprît comme des leçons de vie, le dernier enseignement d'un maître qui préférait exprimer le monde par sa peinture plutôt que de s'exprimer lui-même.

12 euros (code de commande : 28645).

 

La Belgique industrielle en 1850. Deux cents images d'un monde nouveau. Sous la direction de Bart Van der Herten, Michel Oris et Jan Roegiers. [Bruxelles], MIM - Crédit Communal, 1995. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 375 p, nombreuses illustrations, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   La Belgique est le premier pays du continent européen à avoir adopté, à l'exemple de la Grande-Bretagne, ce qui est communément appelé la révolution industrielle. Une réalisation qui a procuré à notre pays la vitalité et les moyens matériels suffisants pour jouer, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, un rôle particulièrement dynamique dans la poursuite de l'industrialisation de l'Europe et dans le développement économique outre-mer. L'énergie de la vapeur a été le véritable fer de lance de la révolution industrielle. La mise en œuvre de cette force motrice ne s'est toutefois révélée rentable que dans le cas d'une production à grande échelle. L'introduction de la vapeur a donc transformé d'une part les méthodes de production en vigueur jusqu'alors, d'autre part l'environnement dans lequel cette production industrielle était organisée. En d'autres termes, elle est à l'origine de l'usine moderne, celle-là même qui vint se substituer au petit atelier artisanal.
   Vers le milieu du siècle dernier, la mécanisation de l'économie belge était devenue si forte que les établissements industriels modernes commençaient à modifier le panorama architectural du pays. C'est dans ce contexte qu'il faut situer la naissance de La Belgique industrielle, superbe album publié en 1852, contenant 200 lithographies illustrant quelque 160 grandes entreprises actives dans les secteurs mécanisés les plus importants. Outre un indiscutable sentiment de fierté nationale, l'objectif de cet ouvrage était de donner un aperçu visuel du processus d'industrialisation en cours et des transformations matérielles que celui-ci a engendrées dans le paysage architectural urbain et rural.
   Les lithographies présentent une image idéalisée du monde en devenir, elles expriment la confiance dans les potentialités offertes par la révolution industrielle qui devait ouvrir le chemin vers une société nouvelle.
   La Belgique industrielle est la réédition de l'album portant le même nom, publié peu après 1850. Outre une reproduction des quelque 200 lithographies dédiées à l'industrie belge du milieu du siècle dernier, l'ouvrage actuel comprend une vingtaine d'articles répartis en six sections.
   La première d'entre elles concerne l'album original lui-même s: l'éditeur, les artistes, le genre des lithographies et le climat artistique dans lequel a baigné l'ouvrage. Deux articles se penchent plus en détail sur le développement du genre pittoresque depuis 1825 et sur l'édition de sources iconographiques dans les Pays-Bas depuis le XVIe siècle.
   La deuxième partie se compose de deux chapitres relatifs à la révolution industrielle proprement dite. Il s'agit d'abord d'une interprétation générale de ce phénomène économique analysé du point de vue des facteurs d'offre et de demande. Vient ensuite un aperçu des performances économiques belges enregistrées vers le milieu du XIXe siècle.
   La troisième section se penche sur quelques aspects visuels de l'album La Belgique industrielle. Relevons la présence – dominante au sein des lithographies – des moyens de transport ainsi que celle des technologies modernes. Un article entier est aussi consacré à l'architecture des bâtiments et usines.
   Nous trouvons dans les deux sections suivantes les descriptions des divers secteurs industriels qui ont trouvé place au sein de l'album original de 1850. Soit, dans la quatrième partie, les activités de pointe de la révolution industrielle : textile, métal, zinc et bien entendu, le charbon. Suivent dans la cinquième section les branches un peu moins importantes, telles que l'agriculture, le papier, la bière, le verre, les carrières et bien d'autres encore.
   La dernière partie donne un aperçu global du développement économique de la Belgique de 1850 à nos jours. Ceci permet au lecteur de jouir d'une image panoramique d'un siècle et demi d'activités industrielles dans notre pays.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Georges Jacobs.
   - Préface, par François Narmon.
   - Introduction, par Bart Van Der Herten.
   Première partie. Les éditeurs et les lithographes. La Belgique industrielle dans la tradition du livre illustré.
      - « La Belgique industrielle » : le livre et ses auteurs, par Jan Roegiers.
      - « La Belgique industrielle » et la tradition du paysage pittoresque, par Lut Pil.
      - De Louis Guichardin à « La Belgique industrielle », par Jean-Louis Kupper.
   Deuxième partie. La révolution industrielle en Belgique.
      - La « révolution industrielle » en Belgique, 1800-1850. Un survol, par Herman Van Der Wee.
      - La petite Belgique : une grande puissance industrielle, par Bart Pluymers, avec la collaboration de Suzy Pasleau.
   Troisième partie. La mise en page d'une infrastructure industrielle.
      - La révolution industrielle stimulée par une révolution des communications, par Bart Van Der Herten.
      - La technologie industrielle en 1850, par Philippe Tomsin.
      - Les édifices industriels au XIXe siècle, par Luc Verpoest.
   Quatrième partie. Les secteurs clés de la révolution industrielle.
      - De la proto-industrialisation à la révolution industrielle. Le coton et le lin, par Peter Scholliers.
      - Une petite ville au cœur de la révolution industrielle : Verviers et le travail de la laine, par Claude Desama et Catherine Bauwens.
      - Les relations dynamiques entre le progrès industriel et la construction des machines, par Marinette Bruwier.
     - De Cockerill à Bessemer : l'industrie métallurgique lourde, par Antoon Soete.
      - La création de l'industrie charbonnière, par Nicole Caulier-Mathy.
      - Un enfant du siècle : la fabrication du zinc, par Michel Oris.
   Cinquième partie. Dans le sillage de la révolution industrielle.
      - La pierre et la terre : la destinée d'un secteur traditionnel, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - L'agriculture belge et deux exemples précoces d'agrobusiness : l'industrie sucrière et les distilleries, par Martine Goossens et Koen Dries.
      - Une boisson nationale et une industrie nationale : le développement de l'industrie de la bière en Belgique, par Guy Dejongh.
      - De l'alchimie traditionnelle à la chimie industrielle. L'industrie chimique belge au XIXe siècle, par Vincent Duchêne.
      - Une « révolution de papier ». Du moulin au site industriel, par Jan Materne.
      - Liège, capitale de l'industrie de l'armement belge, par Piet Clement.
      - Quand un art devient une industrie : les verreries, par Jean-Louis Delaet et René Leboutte.
      - Les produits de luxe : une industrie à un tournant de son histoire, par Koen Dries.
   Sixième partie. Après « La Belgique industrielle ».
      - L'évolution de l'activité économique belge, 1850-2000, par Erik Buyst.
   - Bibliographie.
   - Table de concordance.
   - Index des entreprises d'après les noms de lieu.
   - Les artistes et leur participation à La Belgique industrielle.

80 euros (code de commande : 28365).

 

BRODIN (Pierre) — Les écrivains américains de l'entre-deux-guerres. Paris, Horizons de France, 1946. In-8° broché, 284 p.
Avant-propos :
   Le but essentiel de cet ouvrage est de présenter aux lecteurs français quelques-unes des grandes figures de la littérature américaine d'aujourd'hui. Les dimensions du volume imposaient un choix. Des écrivains aussi importants que Théodore Dreiser, Sherwood Anderson, Willa Cather, Ellen Glasgow, Cari Sandburg, seront présentés dans une seconde série d'études qui comprendra également quelques portraits d'auteurs plus jeunes, riches en promesses, tels que William Saroyan et Richard Wright. Nous espérons cependant, que ce premier tableau, si incomplet qu'il soit, donnera au lecteur une idée des principaux caractères de la littérature américaine de l'entre-deux-guerres, de sa riche variété, de sa vigueur critique, de son idéalisme social.
   Les douze essais inclus dans ce volume ont formé la matière d'un cours professé à l'École Libre des Hautes Études de New-York en 1944-45.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos.
   - Robert Frost.
   - Sinclair Lewis.
   - Eugène O'Neill.
   - John Dos Passes.
   - Ernest Hemingway.
   - William Faulkner.
   - Thomas Wolfe.
   - Erskine Caldwell.
   - James Farrell.
   - John Phillips Marquand.
   - John Steinbeck.
   - Ouvrages à consulter.

13 euros (code de commande : 28628 - vendu).

 

CARINE (pseudonyme de Flore Many) — Champ-Dormant. Roman. Bruxelles, Beirnaerdt, 1942. In-8° broché, 244 p., (collection « Le Jury », n° IV), hommage, en date du 25 novembre 1948, de l'auteur à Reginald Harlowe, couverture défraîchie.
   Le dédicataire n'était autre qu'Augustin Surmont (1882-1968), commissaire adjoint à la police d'Ixelles qui, sous le pseudonyme de Reginald Harlowe, publia, notamment Le morphinomane assassin, Drame mondain, Qui a tué l'usurier, etc.
Extrait de l'article de Michel Lebrun :
   Flore Many (Gedinne, 1893 - Bruxelles, 1970), « ancêtre du thriller médical », fut découverte par Stanislas-André Steeman qui édita ses deux romans, Morphine, puis Champ-Dormant, dans sa collection « Le Jury » sous le pseudonyme de Carine.
   « En pleine campagne, l'hôpital psychiatrique Baudelaine se compose de divers bâtiments espacés dans un domaine immense. Entre le pavillon Champ-Dormant et le pavillon Clos-du-Merle, plus d'un kilomètre de prés et de forêts, que parcourt chaque jour une géante débile, Marie-aux-lettres, qui sert de vaguemestre. Un jour, la factrice disparaît. On part à sa recherche, on la retrouve étreignant sur son vaste giron le cadavre d'un petit garçon de six ans, le crâne défoncé. Les suspects sont nombreux, le domaine pullulant de fous plus ou moins dangereux ; schizophrènes, érotomanes, alcooliques au dernier degré, épileptiques, dégénérés de toutes sortes : gnomes, hydrocéphales, débiles, incurables qui hurlent à la mort. L'enquête policière, dans semblable milieu, est réduite à sa plus simple expression. Un malade fait des aveux complets puis se suicide. Il était bien sûr innocent, le pauvre mythomane. Dans ce roman fort éprouvant, et tout à fait avant-gardiste pour l'époque, Carine ne nous fait grâce d'aucun détail, pour sordide ou scatologique qu'il soit, et c'est avec un sentiment de satisfaction qu'on termine la lecture de cette effrayante histoire... qui a certainement été inspirée par des événements réels. Mais on n'en pas pas sauté une seule ligne. Un roman de constat, donc mobilisateur. »
Bibliographie :
   - Lebrun (Michel), Carine, dans Dictionnaire des littératures policières, t. I, p. 306.

10 euros (code de commande : 28601).

 

ENZENSBERGER (Hans Magnus) — Hammerstein ou l'intransigeance. Une histoire allemande. [Titre original : Hammerstein oder der Eigensinn.] Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary. Paris, Gallimard, 2010. In-8° collé, 391 p., illustrations, (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « La peur n’est pas une vision du monde ». C’est par ces mots qu’en 1933, Kurt von Hammerstein, chef d’état-major général de la Reichswehr, résolut de tourner le dos à l’Allemagne nouvelle, et à Hitler devenu chancelier. Issu d’une très ancienne lignée d'aristocrates prussiens, Hammerstein méprisa profondément l’hystérie funeste où s’engageait son pays. On voulut ignorer son avertissement, et c’est en vain que le général, de complots en dissidences, tenta de freiner le désastre. Jusqu’à sa mort en 1943, Hammerstein aura préservé son indépendance, raidi dans une intransigeance devenue héroïque. Ses sept enfants eurent eux aussi des destins singuliers, prenant parti, contre tout réflexe de classe, pour la résistance intérieure.
   Le livre du grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger n’est une biographie qu’en apparence. Car il s’agit d’« une histoire allemande », un récit tissant par mille moyens divers les destins individuels et le devenir collectif. Modeste devant la science historique, Enzensberger a choisi la liberté du narrateur : « même en dérapant à l’écart des faits, on peut tout à fait parvenir à des vues justes ». Et lorsqu’il dialogue avec les morts, Enzensberger en véritable sorcier invoque les esprits.
   À travers la multitude de ces vies qui se croisent, s’éveille le fantôme de la catastrophe allemande, révélant la décomposition de la République de Weimar, le passage de la vieille Prusse à l’ordre nouveau, la sournoise complicité de l’Allemagne avec l’Union soviétique, l’échec de la résistance, la folle association de l’idéologie la plus fanatique et du cynisme le plus froid.
   C’est parce qu’il a un sens aigu de ce qu’est un destin qu’Enzensberger nous offre ici un grand livre.

15 euros (code de commande : 28602).

 

FAYE (Jean-Pierre) et BOYER (Philippe) — Commencement d'une figure en mouvement. Paris, Stock, 1980. In-8° collé, 323 p., (collection « Les Grands auteurs »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À la pointe de la littérature la plus neuve et la plus éclairante de ce temps, l'œuvre de Jean-Pierre Paye occupe une place singulière. Un lieu décisif, à l'écart du tapage public de certains groupes et individus d'« avant-garde » dont on ne compte plus les vestes retournées. Il y a, d'une part, le poète, le romancier, le dramaturge, l'analyste des littératures, le scrutateur de l'inconscient des langues politiques ; de l'autre, le rassembleur du mouvement Change, essentiel pour notre modernité, qui a introduit en France ce qu'on a pu nommer le transformatisme, ou mouvement des formes.
   Dans ce long dialogue, cette parole tressée en compagnie de Philipe Boyer, les multiples versants de cette œuvre et de cette action se trouvent éclairés au feu d'une acuité, d'une richesse et d'une générosité constantes. Des aciéries et des bibliothèques d'Amérique du Nord où Jean-Pierre Faye se rend pour tenter de déchiffrer la Grande dépression à la Tour d'Holderlin en Allemagne, où il analyse la genèse des langages totalitaires et témoignera au procès Russell, en passant par les drapeaux rouges de mai 68 succédant à ceux de Leningrad quittée la veille, la Tchécoslovaquie de cette même année, le Portugal de la Révolution des Œillets, c'est tout un parcours d'investigation et d'intervention qui se dessine ici.
   C'est aussi tout un pan de la vie littéraire française, dont la trame apparaît, satiriquement souvent, de la naissance de Tel Quel avec ses petites querelles, aux « nouveaux philosophes » non moins férocement épingles. C'est, surtout, la formation du collectif Change, mouvement et revue, ce « cercle dans lequel narrateurs, porteurs de la langue poétique, théoriciens du langage, allaient se rencontrer librement », et qui devient réseau international, multilingue. C'est, enfin, une double aventure, individuelle et commune : celle de « la narration comme oubliée, l'Histoire, de la philosophie, comme le refoulé de la pensée » – enjeu déterminant aujourd'hui.

10 euros (code de commande : 28617).

 

FERSMAN (Alexandre) — La géochimie récréative. Traduit du russe par H. Lusternik. Présentation de G. Daouman. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, 1958. In-8° sous reliure toilée et jaquette (défraîchie) illustrée d'éditeur, 439 p., portrait de l'auteur en frontispice, illustrations.
En quatrième de couverture :
   « Donnez-moi la main, cher lecteur. Je vais vous conduire dans le monde des grandeurs infinitésimales, que nous ne remarquons pas dans la vie courante. » C'est ainsi que l'académicien Fersman commence un des premiers chapitres de sa géochimie récréative. En effet, l'auteur nous introduit dans un monde merveilleux : celui des particules infiniment petites, qui constituent la nature et l'homme lui-même. La géochimie dont Fersman a été l'un des fondateurs, est une science toute jeune qui nous ouvre l'accès de ce monde passionnant.
   Qu'est-ce au juste que la géochimie ? C'est la science qui étudie la répartition des éléments chimiques dans la nature entière et qui nous révèle les lois de la migration de ces éléments dans l'écorce terrestre.
   L'académicien Fersman, célèbre minéralogiste, géochimiste et géographe, fut -aussi un voyageur infatigable, un écrivain et un excellent vulgarisateur de la géologie.
   Sa Géochimie récréative, ouvrage d'un riche contenu scientifique, est le fruit de longues années de recherches, d'observations et d'expériences. Elle présente autant d'intérêt pour un spécialiste que pour un profane ou un écolier.

20 euros (code de commande : 28637).

 

FÉTIS (François-Joseph) — Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. Deuxième édition entièrement refondue et augmentée de plus de moitié. Par F. J. Fétis Maître de Chapelle du Roi des Belges, Directeur du Conservatoire royal de Musique de Bruxelles, etc. Tomes I à VIII (complet). Paris, Firmin Didot, 1865-1867. [Paris / Librairie de Firmin Didot Frères, fils et Cie / Imprimeurs de l'Institut, rue Jacob, 56 / 1866 / Tous droits réservés.] Huit volumes in-8° sobre demi-chagrin brun d'époque, dos lisses, reliure frottées, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XXXVII, [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 478 p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 484 p., t. III : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 480 p., t. IV : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 491, [1 bl.] p., t. V : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 480 p., t. VI : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 496 p., t. VII : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 548 p., t. VIII : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 527, [1 bl.] p., le dernier cahier du tome VI, pp. 481-496) a été « oublié » par le relieur, il a été remplacé par une copie.
En conclusion de la préface de cette seconde édition :
   Avec du savoir, de l'érudition, on croit pouvoir résoudre mieux certains problèmes de l'histoire de la musique es bornant le cercle des études à ces questions particulières ; mais dans cet art, dont les transformations sont si fréquentes, dans cette science qui embrasse tant d'objets, si l'on n'a tout examiné ; si de longues méditations sur l'ensemble et l'enchaînement des faits par leurs causes n'ont pas étendu les vues du savant le plus consciencieux, on risque de rie parvenir qu'à des conclusions erronées. Il faut avoir tout approfondi pour traiter avec certitude une des milles questions difficiles qui se présentent dans cette science infinie.
   Ces considérations m'ont déterminé à faire disparaître de là deuxième édition de mon livre le Résumé philosophique de l'histoire de la musique, que j'avais placé en tête de la première. Ce morceau renferme une très-grande quantité d'aperçus nouveaux, dont quelques-uns ont été qualifiés d'hypothèses. Le conseiller impérial de Kiesewetter en a eu tant d'émotions, qu'elles l'ont préoccupé pendant les quinze dernières années de sa vie et lui ont fait produire dans cet intervalle ses livres sur la musique de l'Église grecque, sur l'histoire de la musique européenne, sur la musique mondaine, sur la musique des Arabes, sur Guido d'Arezzo et sur la théorie mathématique des échelles tonales, sous le titre de Nouveaux Aristoxéniens. De plus, il a rempli les journaux de musique allemands d'articles dirigés contre mes idées, sous divers pseudonymes. D'autres se sont aussi essayés contre ce que j'ai écrit dans ce résumé sur les origines de l'harmonie, sur celles des notations et sur beaucoup d'autres choses. Reproduire simplement mon tableau rapide de l'histoire de la musique, sans tenir compte de toutes ces oppositions, ne serait pas possible ; les discuter serait changer le caractère de ce morceau, lui ôter sa destination et le transformer en une lourde et illisible dissertation. Je me suis dit qu'il n'est plus temps de présenter sous une forme abrégée des vérités historiques et des idées que saisissent mal ceux qui n'en connaissent pas les développements. L'histoire générale de la musique, dont la publication suivra celle du présent ouvrage, exposera ces choses avec le cortège de preuves qui doit les appuyer, et fera cesser d'oiseux débats.
   En terminant, je déclare que, loin de me plaindre des attaques dont mes assertions et mes théories ont été l'objet, je m'en réjouis, si elles restent dans des termes qui conviennent à d'honnêtes gens. Mieux vaut cent fois l'animation qui règne dans le domaine de la littérature musicale depuis un certain nombre d'années, au risque de quelques égarements, que l'indifférence dont j'ai été témoin dans ma jeunesse, et que j'ai eu pour but de faire cesser par mes efforts. Au milieu de quelques erreurs, que le temps dissipera, se sont produites de bonnes choses qui porteront leurs fruits. Sous ce rapport, le progrès n'est pas douteux.

Les huit volumes : 200 euros (code de commande : 28600).

 

[GUILLAUME LE CONQUÉRANT]. SLOCOMBE (Georges) — Guillaume le Conquérant. Traduit de l'anglais par S.M. Guillemin. Paris, Payot, 1962. In-8° broché, 290 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
Introduction :
   Par un paradoxe étonnant, Guillaume le Conquérant est à la fois le nom le plus familier de l'histoire d'Angleterre et le moins connu des rois. Trop souvent, on croit le connaître a priori parce que son nom est associé à une date fameuse ou à une bataille célèbre, peut-être aussi parce que le Conquérant est une figure gigantesque et qu'il rapetisse et met dans l'ombre tous ses contemporains. Quoi qu'il en soit, Guillaume a moins séduit les biographes modernes qu'on ne s'y attendrait. Pourtant, Guillaume, il y a neuf siècles, organisa et réalisa l'invasion de l'Angleterre, invasion que par la suite Napoléon, puis Hitler, projetèrent, mais abandonnèrent ; Guillaume ne fut donc pas un guerrier médiéval ordinaire. Il se distingue des grands souverains européens qui le précédèrent (sans excepter Charlemagne) comme un génie puissant et original, promoteur d'une entreprise fantastique qui changea l'histoire d'Angleterre.
   Bien des détails de la conquête normande sont demeurés obscurs. La conquête fut précédée en Angleterre par une longue période de confusion ; à ce moment, les suites fâcheuses des invasions danoises, le manque de préparation militaire de la nation, les rivalités qui mettaient aux prises les grands nobles anglais, l'absence d'un héritier adulte qui aurait pu succéder au vénérable Edouard le Confesseur, cet état de choses ne pouvait qu'encourager les ambitions d'un spectateur hardi et résolu de la scène anglaise.
   Le drame et ses personnages sont shakespeariens par leur couleur et leur intensité et il est étonnant que Shakespeare, à notre connaissance, n'ait pas tenté de le prendre pour sujet d'une de ses pièces. L'histoire de Guillaume et de Harold fourmille de détails inconnus qui piquent la curiosité. Les véritables circonstances du voyage de Harold en France, sa capture et son emprisonnement, sa libération par Guillaume, le serment qu il prêta sur des reliques sacrées, demeureront toujours dans le clair-obscur qui sépare les faits réels de la légende. La justification historique des prétentions de Guillaume au trône anglais sera toujours contestée. Les récits concernant l'invasion même semblent souvent confus et parfois contradictoires. Le nombre des navires et des hommes varie considérablement suivant les sources, et il en est de même pour les troupes de Harold à Hastings. J'ai essayé de raconter une histoire extrêmement compliquée aussi simplement et aussi clairement que possible. Chaque fois que j'ai eu le choix entre deux versions du même épisode, j'ai choisi la version la plus vraisemblable.
   J'ai eu l'idée d'écrire l'histoire de Guillaume le Conquérant quand je suis venu vivre, il y a presque trente ans, dans un village qui faisait partie du fief normand de Raoul de Tosny, seigneur de Conches, l'un des compagnons du Conquérant à Hastings et le descendant d'une grande lignée de Vikings. La Normandie et le Maine sont encore riches en souvenirs de Guillaume. Les endroits mentionnés dans les premiers chapitres de cet ouvrage peuvent tous être identifiés. Le château de Falaise, où Ariette vécut son idylle avec Robert le Magnifique, est une ruine splendide, bien que la structure première ait été plusieurs fois reconstruite au cours de transformations diverses. Alençon, qui joua un rôle dans les premières guerres de Guillaume, et Le Mans, qui fut un point important de ses dernières luttes, ont conservé les vestiges des cités assiégées par le duc de Normandie. Le monastère du Bec, autrefois célèbre, où Guillaume rencontra Lanfranc, son futur archevêque de Canterbury, est maintenant l'objet d'une lente restauration qui le fera renaître de ses ruines imposantes situées dans la charmante vallée de la Risle, près de Brionne, Brionne, le pays de l'ami de Guillaume, le comte Gibert, qui mourut assassiné et qui est également plusieurs fois nommé dans cette histoire.
   À Bayeux, près de la cathédrale qui est sortie intacte de la seconde guerre mondiale, bien que toute la région porte tant de traces de destruction, la fameuse Tapisserie qui retrace la Conquête de l'Angleterre se voit toujours. Et à Caen, les deux nobles abbayes que Guillaume et Mathilde firent construire et où ils furent enterrés, ont aussi survécu aux guerres et aux révolutions.
   Lorsqu'on se trouve en Normandie, il semble que les personnages de l'histoire reviennent à la vie et j'ai tenté de traduire ici ce sentiment d'un passé toujours vivant.

13 euros (code de commande : 28624).

 

[HAINAUT]. Hainaut, mille ans pour l'avenir. Sous la direction de Claire Billen, Xavier Canonne, Jean-Marie Duvosquel. Anvers, Fonds Mercator, 1998. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 516 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Michel Tromont.
   - Paysages et frontières.
         - Évolution historique d'un concept géographique, par Maurice-A. Arnould.
         - Des paysages variés, une province plurielle, par Christian Vandermotten.
   - Le Hainaut au Moyen Âge, par Michel de Waha et Jean Dugnoille.
         - Une principauté dynamique.
         - Physiologie d'une principauté.

   - Villes et campagnes du Moyen Âge au XIXe siècle, par Claire Billen.
   - La vie religieuse.
         - L'Église, son patrimoine et sa puissance au Moyen Âge, par Anne-Marie Helvétius.
         - Du XVIe au XXe siècle, par Daniel Misonne.
   - Richesse, culture et mécénat, la noblesse en Hainaut, par Michèle Galand et Claude Sorgeloos.
         - Poids économique et influence politique.
         - Culture et mécénat.
   - Le Hainaut contemporain
, par Jean Puissant.
   - Le Hainaut dans le contexte des régions de vieille industrialisation, par Christian Vandermotten.
   - Folklore et art populaire, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - L'architecture hainuyère.
         - Des origines au XVIIIe siècle, par Christiane Piérard.
         - L'architecture en Hainaut 1792-1914, par Pierre Puttemans.
         - L'architecture de 1914 à nos jours, par Jean Barthélemy.
         - L'habitat rural traditionnel, par Luc-Francis Genicot.
   - Les arts plastiques.
         - La peinture et les arts graphiques du XIe au XIXe siècle
, par Serge le Bailly de Tilleghem.
         - La peinture et la gravure en Hainaut au XXe siècle, par Xavier Canonne.
         - La sculpture du XIIe au XVIIIe siècle, par Robert Didier.
         - La sculpture aux XIXe et XXe siècles, par André Bougard.
   - Les arts appliqués.
         - De la tapisserie à l'art textile
, par Jean-Marc Gay.
         - L'art pour tous, ou l'utopie des métiers d'art, par Dianne Hennebert.
         - L'enluminure, par Pierre Cockshaw.
         - L'imprimerie, la reliure et la presse, par Pierre-Jean Foulon.
         - Du document à l'imaginaire, la photographie, par Georges Vercheval.
         - Le septième art, par Xavier Canonne.
         - Une école belge de bande dessinée, par Jean-Marie Rosier.
   - La musique en Hainaut, par Robert Wangermée.
   - Langue et littérature.
         - La littérature en Hainaut des origines au XVIe siècle
, par Madeleine Tyssens.
         - L'historiographie, par Jean Devaux.
         - Les lettres de Hainaut du XVIe au XVIIIe siècle, par Raymond Trousson.
         - Un paysage littéraire plein de contrastes, par Paul Aron.
         - Les langues régionales et leurs littératures, par Jean-Luc Fauconnier.
   - Notes, bibliographie, index.

80 euros (code de commande : 28634).

 

HAMILTON (Antoine) — Memoires du Comte de Grammont, par Monsieur le Comte Antoine Hamilton. Nouvelle edition, Augmentée de Notes & d'Eclaircissemens necessaires, Par M. Horace Walpole. Londres, Dodsley, 1783. [A Londres : / Chez J. Dodsley, / M. DCC. LXXXIII.] In-4° plein maroquin bleu, dos à 5 nerfs sobrement orné de filets dorés soulignant les nerfs, plats encadrés d'un filet triple doré, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, reliure frottée, dos passé, coins un peu enfoncés, [4 bl.], XXI, [2 (table)], [1 bl.], 290, [3 (index)], [5 bl.] p., exemplaire bien complet des trois portraits gravés hors texte (le comte Antoine Hamilton, par John Hall, daté de 1772 ; Philibert comte de Grammont, par Thomas Chambars et Mademoiselle d'Hamilton Comtesse de Grammont, d'après Peter Lely), ex-libris de Richard Howard gravé par Yates.
Avis de l'éditeur :
   On ne pretend donner qu'une Edition des Memoires du Comte de Grammont plus correcte que les precedentes ; ce livre unique n'a pas besoin d'eloge ; il est pour ainsi dire devenu Classique dans tous les païs de l'Europe. Le fond de l'histoire est veritable, l'agrement du stile l'a fort embelli. Les premiers Editeurs avoient estropiés plusieurs noms propres, on les a corrigés dans cette Edition. On a encore rectifié dans les notes la confusion qui s'etoit introduite dans l'histoire des deux Hamilton, l'Auteur & son Frére : on n'a pas touché au texte.
   L'Editeur auroit voulu ajouter les portraits des principaux personnages ; mais arreté par des difficultés insurmontables, il s'est borné à ne donner que ceux de Mademoiselle d'Hamilton, de l'auteur le Comte Antoine d'Hamilton, & de son Heros le Comte de Grammont. On ne pourra malheureusement reconnoître les deux derniers que d'aprés des tableaux faits dans leur Viellesse. Il n'existe de portrait du Comte de Grammont, que dans la salle des Chevaliers du Saint-Esprit aux grands Augustins à Paris ; l'Editeur à eû la permission de Monsieur le Marquis de Marigny d'enfaire tirer une copie. Celui d'Hamilton est d'apres son estampe executée aussi dans ses dernieres années.

150 euros (code de commande : 28640).

 

[HARVENT (René)]. DONNAY (Guy) — René Harvent. Mons, Centre de Création Artistique de Mons, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état contenant quelques remarques et corrections manuscrites.
   
Publication réalisée à l'occasion de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 3 au 24 décembre 1988.
Prologue :
   C'est en automne 1938, lors des premiers soubresauts prémonitoires de la guerre, que j'ai connu René Harvent.
   Déambulant à grands pas dans la cour du collège des pères jésuites de Mons, il évoquait, avec force gestes, les gloires de l'histoire. Il admirait Napoléon, nom qu'on lui avait d'ailleurs donné.
   Il nous quitta en 1942, poussé vers les études artistiques par son impérieuse vocation, mais aidé dans sa décision par un de nos professeurs, lui-même hors du commun en raison de sa propension à se situer très au-dessus de l'immédiat et à percevoir, avec une clairvoyance quasi surnaturelle, l'accomplissement des choses et des êtres.
   Quelques années plus tard je retrouvais René Harvent, jeune artiste déjà fameux, qui avait reçu plusieurs prix, et je fréquentais ses ateliers successifs : son grenier de l'avenue Wauters à Cuesmes, l'atelier minuscule de la rue Jourdan, proche toutefois de la porte Louise à Bruxelles, celui qu'il installa dans un grand salon Louis XVI, rue Zinner, face à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, et celui qui, majestueux, lui convenait tout à fait, au 21, boulevard du Régent.
   Curieux de tout, il a toujours eu, de l'aigle, l'avidité à appréhender le monde. Sa caractéristique était et reste l'exigence avec lui-même, et corollairement avec chacun non sans qu'une mansuétude certaine vînt tempérer sa rigueur.
   D'aucuns l'ont cru agressif, provoquant, alors qu'il est en fait profondément doux et anticonflictuel, mais, obsédé par la perfection, il est resté fidèle et droit comme le fil de l'épée.
   En toutes choses, seul le meilleur l'intéresse. La facilité, l'à-peu-près, la médiocrité lui font horreur.
   À son propos, je pense souvent à un vers de Mallarmé : « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Je pense aussi à un autre vers fameux du même poème, pour le paraphraser : « Telles qu'en elles-mêmes enfin l'éternité les change ». Les œuvres de René Harvent me donnent une sensation d'éternité.
   En cinq décennies, René Harvent n'a pas changé. Il reste l'artiste convaincu enthousiaste, éclectique, fasciné par de grands rêves, et décidé à les traduire, ce qu'ïl réussit superbement, par la grâce de son immense talent et d'un travail d'une profondeur véritablement extraordinaire.
   C'est avec un rare contentement que, pas assez souvent hélas, il m'est donné le temps de flâner avec lui dans l'art et la culture. Quel enrichissement pour moi.
   Et dire que Mons ignore, ou presque, la présence en ses murs de cet artiste hors du commun qui, convenons-en, se montre d'ailleurs très peu. Mais qu'elle l'ignore ou pas, il honore sa ville natale. Il nous est enfin donné la joie de pouvoir y rassembler ses œuvres, en cette magistrale exposition.
   La femme – fascination de l'homme éternellement jeune – aura été et reste l'inspiratrice essentielle de l'œuvre de René Harvent. Plus les années ont passé, plus il est arrivé à cette conjugaison subjugante de la réalité physique de la jeune femme et du style. Dans ses statues, aucune bavure. Nous sommes en présence d'œuvres d'un seigneur de la sculpture.
   J'ajouterai ceci : René Harvent a permis cette exposition à Mons, il l'a un peu conçue ou admise en réparation des torts qu'il a subis ici, voire comme une réconciliation avec cette cité qui l'a méconnu, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer. 

20 euros (code de commande : 28641).

 

[HENNEGHIEN (Charles)]. Le Musée objectif ou les voyeurs vus. Photographies de Charles Henneghien. Commentaires de Pol Bury. La Louvière, Le Daily-Bul, 1991. Grand in-8° carré broché sous couverture rempliée, [112] p., reproductions en noir, un des 700 exemplaires numérotés (n° 234), petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, couverture un peu jaunie, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Je suis un photographe animalier spécialisé dans l'espèce humaine. Aucune de ces photos n'a été posée ni mise en scène. Je n'ai fait qu'exploiter le hasard des rencontres. Si je tiens à le préciser, c'est pour souligner que ce n'est pas moi qui suis drôle, mais la vie elle-même : cocasse, tragique, un point à l'endroit, un point à l'envers. Ce genre de safari en espace clos n'a été possible que grâce à l'extrême discrétion des Leica M dont le murmure n'éveille pas un chat qui sommeille.

15 euros (code de commande : 28619).

 

JELINEK (H.) — Histoire de la littérature tchèque. de 1850 à 1890. Troisième édition. Paris, Éditions du Sagitaire, 1933. In-8° broché, 359 p., couverture partiellement insolée, peu courant.
Table des matières :
   I. Le réveil politique.
      - La prononciation des noms tchèques.
      - Karel Havlicek.. - La révolte de 1848. - Le retour à l'absolutisme. - L'œuvre poétique de Havlicek.
      - Bozena Nemcova. - Sa Grand'mère.
      - La Bohême sous l'absolutisme de Bach. - La jeunesse : Mikovec, J. V. Fric. - Les Almanachs : Lada Niôla, Mai. - Tendances cosmopolites. - V. Halek.
      - J. Neruda. - Leçons die tchèque. - La situation politique aux environs de 1860. Neruda chroniqueur, nouvelliste, poète.
      - A. Heyduk.
      - Les disparus : R. Mayer, V. Soic.
      - Les débuts du roman social : G. Pfleger.
      - Les romanciers : J. Arbes, A. Stasek, F. Schulz, V. Vlcek, S. Podlipskâ, A. V. Smilovsky.
      - Le Théâtre : Fondation de la Société pour la construction d'un théâtre tchèque. - Le Théâtre provisoire, les acteurs tchèques : J. J. Kolar, V. Jerabek, B. Bozdech.
      - La critique : F. Durdik. M. Tyrs et la fondation de la Société Sokol.
      - La linguistique et l'histoire.
   II. Vers la liberté : le courant patriotique.
      - Les luttes politiques des Tchèques entre 1860 et 1880. - L'organisation nationale ; Sokol, Umelecka Beseda, Théâtre National. - Les Tchèques protestent contre l'annexion de l'Alsace-Lorraine.
      - La génération de l'Almanach Ruch. -Svatopluk Cech.
      - La poésie patriotique : L. Quis. - B. Krasnohorska.
      - Tchèques et Slovaques entre 1870 et 1880. - S. Hurban-Vajansky, Hviezdoslav.
      - Le roman historique : V. B. Trebizsky.
      - Alois Jirasek : sa vie. - Ses romans. - Son théâtre.
      - Z. Winter : sa vie, son œuvre.
   III. Vers la liberté : le courant cosmopolite.
      - Nationalisme et cosmopolitisme : Osveta et les jeunes.
      - J. V. Sladek, sa vie, son œuvre.
      - F. S. Prochazka.
      - Jules Zeyer, sa vie, son œuvre.
      - Jaroslav Vrchlicky : sa vie, sa poésie lyrique.
      - Sa poésie contemplative.
      - Vrchlicky et V. Hugo. - Sa poésie épique et philosophique.
      - Les traductions et la critique littéraire.
      - La poésie dramatique.
      - Conclusion.
      - L'École de Vrchlicky : O. Mokry. - F. Kvapil. - B. Kaminsky. - A. E. Muzik. - J. Rokyta. - A. Kaâstersky. - E. Cenkov. - K. Cervinka. - K. Masek.
      - Les précurseurs de la décadence : O. Aurednicek. - J. Borecky. .- J. Kvapil.
      - Le groupe catholique.
      - Les réalistes.
   IV. Vers la liberté : la vie du peuple dans la prose - La recherche de la vérité réaliste.
      - Caractère démocratique de la littérature. - K. V. Rais. - J. Holecek. - T. Novakova. -.K. Klostermann.
      - La vie du peuple morave dans la littérature et dans l'art. - V. Kosmak. - G. Prelssova. - J. Herben. - A. Mrstik.
      - La vie de la bourgeoisie dans la prose : F. Herites. - J. Lier. -V. Stech. - I. Herrmann. - L'humour tchèque. -K. Sipek. - F. Zupan.
      - Le roman réaliste et psychologique : M. A. Simacek. - F. X. Svoboda. - J. K. Slejhar.
      - Le roman naturaliste : V. Mrstik. - J. Merhaut.
      - Le roman des mœurs : V. Hladik. - J. Laichter.
      - Le féminisme : Mme B. Vikova-Kuneticka. -J. Sumin. - F. Téver.
      - Les débuts du réalisme au théâtre : Le Théâtre National. - Les dramaturges : B. Adamek. - F. A. Subert. - Lad. Stroupeznicky. - Drame réaliste : G. Preissova, Jirasek, Mrstik, Svoboda, Simacek. - Comédie gaie : Samberk, Stolba. - Stech. - Kuneticka.
   - Conclusion.
   - Index alphabétique des noms cités.

15 euros (code de commande : 28627).

 

LÉVY-LEBLOND (Jean-Marc) — Aux contraires. L'exercice de la pensée et la pratique de la science. Hors-textes originaux de Jacques Mandelbrojt. Illustrations de Laurent Carnoy. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 435 p., illustrations, (collection « NRF Essais »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À quoi, pour la pensée, la science, qui demeure notre idéal de connaissance, peut-elle aujourd'hui servir ?
   Le temps est venu d'une réflexion sur les rapports entre théories scientifiques et pensée commune, analysant et critiquant le transfert inconsidéré de concepts (ou, plus souvent, de simples formules) des unes vers l'autre. Plutôt que de fournir des idées toutes faites, ne peut-on demander à la science – et particulièrement à la physique – de nous montrer la difficulté d'une pensée ferme ?
   La plupart des efforts aujourd'hui déployés afin de partager les savoirs émergents sont d'ailleurs peu efficaces, tant leurs soubassements classiques demeurent mal assurés : comment expliquer au profane la nature des quarks quand l'organisation du noyau atomique reste mystérieuse, celle des quasars quand la constitution des galaxies est méconnue ? Au lieu d'estomper par une pédagogie simplificatrice les difficultés conceptuelles des avancées modernes, il convient de les affronter.
   Ce plaidoyer pour la pensée dans la science se construit sur quelques grands couples antinomiques du langage naturel – droit/courbe, continu/discontinu, absolu/relatif, certain/ incertain, élémentaire/composé, déterminé/aléatoire, rigoureux/intuitif, etc. – à partir desquels la physique structure sa réflexion, mais, par le même mouvement, ébranle ces vieilles oppositions et brouille leur polarité.
   Ainsi la science pourra-t-elle répondre au souhait qu'exprimait Merleau-Ponty : par ses « découvertes philosophiques négatives », elle détruira certains préjugés de la pensée, elle invalidera des certitudes implicites, elle ouvrira, enfin, de nouveaux espaces à l'intelligence du monde.

20 euros (code de commande : 28615).

 

[MATISSE (Henri)]. MONOD-FONTAINE (Isabelle), BALDASSARI (Anne) et LAUGIER (Claude) — Œuvres de Henri Matisse. Paris, Centre Pompidou, 1989. Fort in-4° sous reliure et jaquette (passée) d'éditeur, 421 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, (collection « Catalogue Raisonné des Collection du Musée National d'Art Moderne »), trace d'humidité sur la toile.
Table des matières :
   - Préface, par Jean-Hubert Martin.
   - Introduction, par Isabelle Monod-Fontaine.
   - Catalogue :
      - Peintures.
      - Dessins.
      - Sculptures.
      - Gouaches découpées.
      - Livres illustrés.
   - Repères biographiques.
   - Bibliographie.
   - Liste des expositions.

30 euros (code de commande : 28620).

 

[PHOTOGRAPHIE]. Images des hommes. 18 photographes européens. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1978. In-8° broché, 131 p., nombreuses reproductions.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Passage 44, à Bruxelles, du 9 septembre au 8 octobre 1978 ; à l'Academie voor Schone Kunsten, à Gand, du 13 au 29 octobre 1978 ; au Cultureel Centrum à Hasselt, du 4 au 19 novembre 1978 et au Musée du Verre, à Charleroi, du 24 novembre au 17 décembre 1978.
List des artistes exposés :
   - Werner Bischof, Bill Brandt, Brassaï, René Burri ;
   - Henri Cartier-Bresson ;
   -  Robert Doisneau ;
   - Mario Giacomelli ;
   - Bert Hardy, David Hurn ;
   - André Kertész, Josef Koudelka ;
   - Charles Leirens ;
   - Aleksandras Macijauskas, Constantine Manos ;
   - August Sander, Gotthard Schuh, Josef Sudek ;
   - Ed van der Elsken.

15 euros (code de commande : 28610).

 

[PICASSO (Pablo)]. CIRICI-PELLICER (Alexandre)Picasso avant Picasso. Traduit de l'espagnol par Marguerite de Floris et Ventura Gasol. Genève, Pierre Cailler, 1950. Grand in-8° broché, 209 p., illustrations in et hors texte contrecollées en noir et en couleurs, 197 documents reproduits en noir, (collection « Peintres et Sculpteurs d'Hier et d'Aujourd'hui », n° 16), petite déchirure à la jaquette.
Avant-propos :
   La rumeur suave des platanes qui, nous dit Aristophane, s'entendait dans le jardin d'Academos, bruisse aussi dans la lumière verte de la rue de Provenza, comme dans tant d'autres de ces rues droites et paisibles de la nouvelle Barcelone.
   Accompagnés de ce murmure et baignés dans cette lumière, nous parlions, un certain après-midi de pluie, avec M. Puig i Cadafalch, la grande autorité en art roman, figure auréolée par le prestige d'une noble vieillesse. Nous parlions de la douce France, et le savant mêlait à ses souvenirs l'émotion provoquée par une lettre qu'il venait de recevoir, avec un très grand retard, l'informant de la mort, survenue en Amérique, de celui qui fut notre maître à tous, de l'inoubliable Focillon, lequel avait si bien ouvert nos yeux à la connaissance de la sculpture et de la peinture du haut Moyen Âge. Évoquant des souvenirs de Paris, parlant, plus concrètement, de Picasso, le savant m'interrompit : « Sur ce sujet, il y a un livre à écrire, que nous devrions écrire ici, pour le faire éditer à Paris. J'aurais désiré réaliser ce projet mais n'y ai pas donné suite faute de temps. Pourquoi ne l'écririez-vous pas ? J'ai même déjà pensé à son titre depuis longtemps : Picasso avant Picasso. Dans ce livre, il devrait être traité de ce que fut cet homme avant de devenir le Picasso universellement connu, de ce qu'il fit à Barcelone, de ce dont il est redevable à notre ambiance et de sa parenté avec ce que signifiaient « Els Quatre Gats ».
   M. Puig me montra ensuite de nombreux dessins relatifs à ce célèbre « cabaret » de la bohème de la fin du siècle, installé dans un édifice de style néo-gothique symboliste, et qui fut son premier projet d'architecte. Ce fui également lui qui eut l'idée de l'enseigne de la maison, avec les quatre fameux chats.
   La poésie de la nature, si aimée autour de 1897, date à laquelle fut inaugurée la brasserie, en parsemait de bouquets de fleurs sylvestres les chapiteaux et les colonnes ; les bois ouvragés rendaient plaisants les recoins que les carreaux de faïence et les cristaux de couleur irisaient. Le rose de la brique et le blanc de la pierre se conjuguaient en douces harmonies, évocatrices du gothique des Flandres et de Hollande, terres où se cristallisèrent l'ambiance des demeures que l'on retrouve chez Pieter de Hooch et Ver Meer et l'atmosphère franche et savoureuse des « cabarets » de Van Ostade et de Teniers. Foyer et taverne à la fois, celle maison ouvrit ses portes au début de juillet alors que Picasso avait quinze ans. Là le futur souverain de l'art du XXe siècle respira pour la première fois l'atmosphère spirituelle de son temps, ambiance à la fois enthousiaste et subversive dont un génie comme celui du jeune fils du senor Ruiz ne pouvait extraire une personnalité différente de celle, déconcertante à l'extrême, que tous lui connaissent.
   Je crois que M. Puig i Cadafalch, bien qu'il soit de douze ans seulement l'aîné de Picasso, éprouve une sorte de tendresse paternelle pour ceux qui devinrent hommes dans cette maison, née de ses rêves juvéniles. Encore sous la nostalgie d'« Els Quatre Gats », il me confia le secret de son idée sur le livre projeté : « Personne, à l'étranger, ne sait pourquoi Picasso a fait tout ce qu'il a fait. Seuls nous autres pouvons le savoir... Naturellement je suis convaincu que ses œuvres sont, pour la plupart, « una gatada ». Écrivez tout de suite le livre, si vous pouvez, poursuivit-il. Pour ma part, enchanté d'aider à découvrir le secret de ce que fut Picasso avant d'être Picasso, je m'engage à vous trouver un éditeur à Paris. »
   Celte nuit-là, remuant papiers et revues, je découvris ces lignes éloquentes d'André Salmon qui servirent de préface au catalogue de l'exposition de dessins et aquarelles de Picasso, à Paris, en octobre-novembre 1919 :
   « Picasso est tout seul entre le ciel et la terre, suivi de ceux dont ses pas ont tracé la route, et précédé de l'homme qu'il fut. »
   « L'homme qu'il fut », Picasso avant Picasso. Voici la même idée exprimée par deux hommes qui sont si éloignés l'un de l'autre. Inspiré par cette coïncidence et à sa lumière, je commençai à couvrir des pages. Pensant à la France et aux hommes innombrables du monde entier qui ont trouvé dans la langue de Rabelais et de Racine l'un des plus précieux instruments d'expression, cet essai a été écrit en français, mais l'enthousiasme d'un éditeur sensible aux choses de l'art, et qui m'a demandé, rapidement, une version espagnole de ce livre, explique pourquoi celle-ci a vu le jour la première. [...]
   Persuadé que l'illustration est très importante quand il s'agit d'un livre d'art, nous joignons à celui-ci un nombre important de reproductions. Intercalée dans le texte, une série de dessins, rapides croquis, pour la plupart, que Picasso fit distraitement sur des cartes de l'usine Junyer, pendant qu'il bavardait avec ses amis, maintient une ambiance picassienne tout au long de la lecture. À la fin, le lecteur trouvera la presque totalité des œuvres de notre artiste antérieures à son installation définitive à Paris, depuis une peinture à l'huile faite précocement à dix ans, et les peintures académiques de ses quatorze ans, en passant par celles inspirées par « Els Quatre Gats », jusqu'à sa vie à Paris, lors du premier séjour que Pablo y fit, le Paris regretté des années de 1900, celui de Toulouse-Lautrec. Un tour en Andalousie sépare ce moment de l'époque madrilène, représentée par les illustrations d'Arte Joven.
  Puis, Paris à nouveau, avec les préoccupations de la composition géométrique, le pointillisme, l'apparition de la technique cursive et de la couleur splendide. Une série de peintures de 1901 marquent sa croissante sujétion aux lois de relativité entre les corps, lois qui triompheront dans les peintures pleinement arbitraires de 1902. À ce moment-là, si riche en variété, le réalisme se mêle à l'ingénu, le folklore au sarcasme, mais un rapide coup d'œil aux reproductions de ce livre aidera à se former une idée claire sur le fait qu'il existe, par-delà cette variété, un style plein et conscient de sa plénitude. L'année 1903 est celle du thème des pauvres et en même temps du dépouillement du style, lequel acquiert de la sveltesse, pour aboutir à la tendresse infinie des peintures de l'année 1904, automne du printemps de Picasso.
   La plupart des œuvres reproduites sont inédites ; et elles ont été photographiées et mesurées pour la première fois en vue de la présente publication, tâche qui ne pouvait être réalisée qu'à Barcelone où il reste tant d'amis de jeunesse de l'artiste. Nous sommes convaincu que cet apport ne constituera pas le moindre intérêt de ce livre.
   Enfin, quelques planches, qui présentent en raccourci l'évolution complète de Picasso depuis son établissement définitif à Paris jusqu'à l'apparition de ce livre, serviront d'épilogue.

25 euros (code de commande : 28621).

 

[PICASSO (Pablo)]. RICHARDSON (John)Vie de Picasso. Volume I (seul paru) : 1881-1906. Avec la collaboration de Marilyn McCully. Traduction de William O. Desmond. Paris, Chêne, 1992. In-4° sous cartonnage et jaquette parcheminée imprimée d'éditeur, [12], 548 p., nombreuses illustrations en noir.
Sur le rabat de la jaquette :
   « Mon œuvre est comme un journal », dit un jour Picasso à John Richardson. « Pour la comprendre, tu dois voir comme elle reflète ma vie ». Richardson qui vécut plus de dix ans en Provence non loin de l'artiste, devint un ami proche et un observateur privilégié. L'amitié exceptionnelle qui le lia à Picasso, sa collaboration avec Jacqueline, la veuve de l'artiste, qui lui donna accès à l'atelier du peintre ainsi qu'à des renseignements personnels, lui permettent une compréhension profonde de l'œuvre. Richardson apporte une lumière nouvelle sur les innovations de Picasso, ses obsessions et ses influences, soulignant les liens inextricables entre sa vie et son œuvre.
   Ce volume retrace la vie de Picasso de son enfance à sa vingt-cinquième année. Le livre s'achève alors que le peintre s'apprête à peindre Les Demoiselles d'Avignon. Tout y est : le rôle de son père, les raisons de sa passion pour Barcelone où il devint le héros du modernisme catalan, « la bande à Picasso » à Paris, d'où se détachent les figures de Max Jacob, Apollinaire et Alfred Jarry, entre autres. Richardson nous conduit, sur les traces de Picasso, de la prison Saint-Lazare aux cirques de Montmartre, sources d'inspiration principales des œuvres de sa jeunesse.
   Jamais, sans doute, on n'avait raconté le vrai Picasso avec une telle précision et un si grand souci de le retrouver tel qu'en lui-même, débarrassé des nombreuses légendes et contradictions qu'il avait contribuées à forger sur lui-même. Assisté par l'historienne de l'art Marilyn McCully, John Richardson a réalisé ici une somme : autant œuvre d'érudition qu'histoire palpitante, cette analyse artistique et psychologique révèle le génie de Picasso et sa personnalité complexe d'où se dégage un ego démesuré.
   En contrepoint documentaire du texte, une iconographie très riche, 900 illustrations en noir et blanc de l'œuvre de Picasso et de ses contemporains ainsi que des documents d'époque rarement montrés.
   La publication de cette biographie constitue un événement très attendu en France après le succès rencontré aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en Angleterre où il a remporté le prix Whitbread.

25 euros (code de commande : 28618).

 

PONCELET (Édouard) et MATTHIEU (Ernest) — Les imprimeurs montois. Mons, Dequesne [pour la Société des Bibliophiles Belges séant à Mons], 1913. In-8° broché, XXVII, 272 p., nombreuses vignettes dans le texte et deux planches hors texte, (n° 35 des publications de la Société), exemplaire numéroté sur Hollande Van Gelder (n° 71) et signé par le secrétaire et le président de la Société, couverture un peu défraîchie, rare.
   Une très précieuse et très documentée étude dont la première partie est une introduction à l'histoire de l'imprimerie et de l'édition à Mons :
   1°. Les imprimeurs de Mons ne forment pas de corporation. - Leur patron.
   2°. Police de l'imprimerie et de la presse.
   3°. Lieu d'origine et situation sociale. - Groupement topographique. - Installations. - Provenance du matériel et du papier.
   4°. Gravure sur bois et en taille douce.
   5°. Éditeurs montois au XVIe siècle. - Usages professionnels. - Clientèle. - Coût des impressions.
   6°. Firmes fictives. - L'imprimerie montoise au commencement du XIXe siècle. - Desiderata. - Statistique.
   Vient ensuite les notices sur les imprimeurs montois ayant exercé dès 1580 jusqu'au début du XXe siècle.
   L'ouvrage est complété par un index.

120 euros (code de commande : 28608).

 

[SPILIAERT (Léon)]. TRICOT (Xavier) — Léon Spilliaert, de jaren 1900-1915. Brussel, Gemeentekrediet, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 213 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monografieën over Moderne Kunst »), exemplaire à l'état de neuf, uniquement en néerlandais, peu courant.
Table des matières :
   - Unheimlichkeit en getranscendeerde werkelijkheid.
   - Biografische schets.
   - De stilistische evolutie van Spilliaert.
   - Spilliaert, de dichters en de literatuur.
   - De zelfportretten : epifanie en introspectie.
   - Vertigo of het visioen van de leegte.
   - Ruimte, perspectief, clair-obscur, arabeske.
   - Allegorieën, karikaturen, figuren, naakten.
   - De religieuze thema's.
   - Documentaire teksten en kritieken.
   - Tentoonstellingen.
   - Bibliografie.
   - Index van de afgebeelde werken.

25 euros (code de commande : 28642).

 

[STEVENS (Alfred)]. FLOR O'SQUARR (Charles) et MULNIER (Ferdinand) — Stevens. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 54), photographies en parfait état.
   Le cliché du portrait d'Alfred Stevens par Ferdinand Mulnier (86 x 119 mm.) et celui du tableau Déception (175 x 244 mm.) ont été imprimés en photoglyptie par Goupil et Cie et montés sur carton légendé.
Extrait :
   Dans une lettre à son ami Gennaro Lauretti, Veronèse écrivait ceci :
   « En exécutant ce grand tableau des Noces de Cana, j'ai moins voulu rendre un sujet biblique que représenter un grand repas vénitien. Il m'a semblé que c'était faire non-seulement œuvre artistique, mais surtout œuvre historique, que de peindre les costumes de mon temps. Et pour qu'il nie fut plus aisé de faire juste et vrai, j'ai représenté mes meilleurs amis, ceux dont les mœurs et les traits m'étaient le plus familiers. »
   Ne vous semble-t-il pas qu'il y ait dans ces quelques lignes du grand maître, la formule précise de la manière adoptée et si brillamment exploitée par Alfred Stevens, un maître lui aussi. En effet, il faut qu'on retrouve toujours dans l'art, en plus de l'idéal et du beau qui sont les grands côtés, il laut, dis-je, que l'on retrouve le petit côté, c'est-à-dire l'utile. J'avoue en toute humilité que Paul Delaroche me semble moins indispensable que certains dessinateurs de nos journaux illustrés. Être de ce siècle et chercher ses inspirations dans le passé m'apparaît comme l'erreur d'un quand Lamartine est là, vivant, c'est assurément la conséquence grand talent. S'attacher à nous montrer le duc de Guise mort d'un point de départ faux, l'effet d'un génie dévoyé. Ne valons-nous pas, après tout, le bon vieux temps, si souvent discutable ? Notre société est-elle donc si médiocre que nous n'y puissions rien trouver qui nous fasse penser ? Non pas. J'ai la conviction que ce siècle est viril et élevé, que nous coudoyons à chaque pas des drames, des tragédies, des églogues, qu'il y a en nous une âme noble, grande et belle, que nos héros valent ceux d'hier, que nos passions, nos instincts, nos sentiments, nos aspirations et nos révoltes sont toujours les mêmes, qu'enfin tant que le monde sera monde, il y aura toujours à penser et à voir. Hommage à ceux qui savent voir et qui prennent des notes. Alfred Stevens est un de ceux-là.


Déception.

45 euros (code de commande : 28632).

 

[WALLONIE]. Le patrimoine industriel de Wallonie. Sous la coordination de Pierre Paquet, Anne-Françoise Cannella et Gaëtane Warzée-Lammertyn. Liège, Région Wallonne, 1994. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 539 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Le patrimoine industriel de Wallonie.
   - L'architecture industrielle : évolution ou révolution.
   - Liste des auteurs.
   - Avertissement.
   La construction électrique, mécanique et métallique.
      - Dour. La S.A. des Câbleries et Corderies du Hainaut.
      - La Louvière, Manage, Haine-Saint-Pierre. La construction ferroviaire.
      - Herstal, Liège, Jupille. L'armurerie liégeoise.
      - Nessonvaux. Les usines Impéria.
   L'industrie agro-alimentaire.
      - Mont-Saint-Guibert. Le Moulin Al Poudre.
      - Rebecq, Quenast. Les moulins d'Arenberg.
      - Waterloo. La S.A. Raffinerie Nationale de sucre indigène et exotique.
      - Anderlues, Estinnes, Le Rœulx. Les brasseries Ponselet, Canart-Bougard et Friart.
      - Ath. Le moulin Mollet et la minoterie devenue « Les silos de la Dendre ».
      - Charleroi, Marchienne-au-Pont. La Brasserie des Alliés.
      - Dour. La brasserie Cavenaile Frères.
      - Mons. L'abattoir de la rue de la Trouille.
      - Morlanwelz. La S.A. Le Bon Grain.
      - Tournai. Les abattoirs de la rue de l'Arsenal.
      - Tournai. La Brasserie Saint-Yves Gustave Carbonnelle et Fils.
      - Liège. Les Glacières liégeoises réunies ou la Glacière Koelman.
      - Liège, Jupille. La tour de la Brasserie Piedbœuf.
      - Visé, Argenteau. La Minoterie Bastin-Moureau et le Moulin Bruyère.
      - Beez. La S.A. des Anciens Moulins de Namur et de Jambes.
      - Vresse-sur-Semois, Alle, Bohan. L'industrie du tabac.
      - Yvoir, Purnode. La brasserie du Bocq.
   L'industrie chimique.
      - Charleroi, Couillet. Solvay et Cie.
      - La Louvière, Houdeng-Gœgnies. La S.A. pour la fabrication des engrais azotés.
      - Doische, Matagne-la-Grande. La S.A. de Dynamite de Matagne.
   L'industrie extractive et les activités dérivées.
      - Rebecq, Quenast. La S.A. des Carrières de Porphyre de Quenast.
      - Antoing, Calonne, Tournai, Allain, Chercq. Les fours à chaux du Pays blanc.
      - Ath, Maffle. La Société Rivière frères et sœurs, la S.A. des carrières et fours à chaux de la Dendre et la carrière dite Trou du Baron.
      - Binche, Péronnes. La tour d'extraction et le bâtiment du triage-lavoir de la S.A. des Charbonnages de Ressaix, Levai, Péronnes, Sainte-Aldegonde et Genck.
      - Morlanwelz, Mont-Sainte-Aldegonde. La S.A. des Cimenteries Portland artificielles de Cronfestu.
      - Boussu. La cheminée du siège Vedette de la S.A. des charbonnages de l'Ouest de Mons.
      - Boussu, Hornu. La Société civile des Usines et Mines de Houilles du Grand-Hornu et la cité ouvrière.
      - Charleroi, Marcinelle. La S.A. des Charbonnages du Bois du Cazier.
      - Colfontaine, Wasmes. Le Charbonnage dit « Les Wagnaux » de la Société d'Hornu-Wasmes.
      - Dour, Élouges. La S.A. des Charbonnages de Belle-Vue, Baisieux, Dour et Thulin et le Grand Bureau.
      - Dour. Le châssis à molettes en béton du charbonnage dit de Sauwartan.
      - Farciennes. Le siège Sainte-Catherine et le triage-lavoir de Tergnée de la S.A. des Charbonnages Réunis de Roton-Farciennes & Oignies-Aiseau.
      - Frameries. Le charbonnage de Crachet-Picquery.
      - La Louvière, Houdeng-Aimeries. Le charbonnage de la Société du Bois-du-Luc.
      - Merbes-le-Château, Labuissière. La S.A. de Merbes-Sprimont, la carrière et la marbrerie.
      - Saint-Ghislain, Tertre. Les puits n° 3 et 3 bis de la S.A. des Charbonnages du Hainaut.
      - Sivry, Rance. La marbrerie Valentin Chardon.
      - Soignies. La centrale électrique de la S.A. des Carrières du Hainaut, et la centrale électrique de la S.A. des Carrières Gauthier-Wincqz.
      - Soignies. La S.A. des Carrières du Hainaut.
      - Soignies. La S.A. des Carrières Gauthier-Wincqz.
      - Blegny, Trembleur. La S.A. des Charbonnages d'Argenteau-Trembleur.
      - Fléron, Romsée. La S.A. des Charbonnages de Wérister.
      - Soumagne. Le charbonnage du Bas-Bois de la S.A. Crahay.
      - Sprimont. L'ancienne centrale électrique de la S.A. des Carrières de Sprimont.
      - Visé, Cheratte. La S.A. des charbonnages du Hasard, la cité ouvrière et le château Saroléa.
      - Neufchâteau, Warmifontaine. Les ardoisières.
      - Vielsalm, Salmchâteau. L'industrie du coticule.
      - Wellin. Le four à chaux du Fond des Vaulx.
      - Beez. Les fours à chaux des Grands Malades.
      - Cerfontaine, Senzeille. La carrière de Beauchâteau.
   L'industrie manufacturière.
      - Braine-l'Alleud. La filature Allard.
      - Genappe, Bousval. La filature Breuer.
      - Grez-Doiceau. La S.A. des Papeteries de Gastuche.
      - La Hulpe. Les papeteries du Grand Étang.
      - Rixensart, Genval. La S.A. des Papeteries de Genval.
      - Braine-le-Comte, Hennuyères. Les Tuileries et les Briqueteries du Progrès.
      - La Louvière. La manufacture Royal Boch.
      - Mouscron. L'industrie textile.
      - Mons, Obourg, Saint-Denis. La filature de coton de l'abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie.
      - Dison. La S.A. La Vesdre.
      - Liège. La linière Saint-Léonard.
      - Malmédy. Les Papeteries Steinbach et Cie, la S.A. des Papeteries du Pont de Warche, et la cartonnerie de Refat.
      - Pepinster. La S.A. La Textile de Pepinster.
      - Verviers. La fabrique Bettonville, anciennement Dethier.
      - Verviers. Les bâtiments de traitement des déchets Bouchoms.
      - Verviers. La filature Hauzeur-Gérard Fils.
      - Verviers. L'atelier textile Peltzer dit Maison Closset.
      - Verviers. L'usine Simonis dite Au Chat.
      - Verviers, Stembert. La S.A. Iwan Simonis dite Les Surdents.
      - Gouvy, Cierreux. Le moulin banal, la tannerie Beaupain, l'huilerie et la centrale électrique.
      - Virton. La scierie hydraulique.
      - Andenne. Les faïenceries et la piperie.
      - Viroinval, Dourbes. La tannerie Théodore Houben.
   L'industrie métallurgique et sidérurgique.
      - Court-Saint-Étienne. La S.A. Usines Émile Henricot.
      - Tubize, Clabecq. Les Forges de Clabecq, la cité et le château des Italiens.
      - Charleroi, Marchienne-au-Pont. La S.A. des Laminoirs, Forges, Fonderies et Usines de la Providence.
      - La Louvière. La S.A. Usines Gustave Boël.
      - Amay, Flône, Esneux, Tilff, Liège, Angleur, La Calamine. La S.A. des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne.
      - Liège. La Société Dieudonné Dothée et Cie.
      - Seraing. La S.A. Cockerill.
      - Châtillon, Saint-Léger, Étalle, Habay, Florenville, Lacuisine, Orval. Le patrimoine sidérurgique préindustriel sud-ardennais et gaumais.
      - Florenville, Muno. La platinerie.
      - Léglise, Mellier. Les forges.
      - Saint-Hubert. Le Fourneau Saint-Michel.
      - Tellin. La fonderie de cloches.
      - Couvin. Le Château et les Forges Saint-Roch.
      - Couvin. La Société des Hauts Fourneaux et Forges de Couvin, Hanonnet-Gendarme et Cie.
      - Walcourt, Thy-le-Château. Les Usines métallurgiques de Saint-Éloi.
   L'industrie verrière.
      - Ittre, Virginal-Samme. La S.A. des Verreries de Fauquez.
      - Braine-le-Comte. La S.A. Verreries-Gobeleteries de Braine-le-Comte.
      - Charleroi, Dammpremy, Jumet, Lodelinsart, Roux. L'industrie verrière.
      - Manage. La S.A. des Verreries de Scailmont.
      - Soignies. La gobeleterie Durobor.
      - Seraing. La S.A. des Cristalleries du Val Saint-Lambert et les maisons formant la cour du Val Saint-Lambert.
      - Namur, Beauraing, Vonêche, Jambes. Les verreries et cristalleries en Namurois.
   Les sites particuliers et les équipements liés à l'industrialisation.
      - Aiseau-Presles, Roselies. Le phalanstère du Panama de la S.A. du Charbonnage d'Aiseau-PresIe.
      - Charleroi, Montignies-sur-Sambre. Les Grands bureaux de la Société Métallurgique de Sambre et Moselle.
      - Charleroi, Ransart. Le Coron d'Appaumée de la S.A. des Houillères Unies du Bassin de Charleroi.
      - Hensies. La cité ouvrière des Sartis de la S.A. des Charbonnages d'Hensies-Pommerœul.
      - La Louvière, Houdeng-Aimeries, Houdeng-Gœgnies, Bracquegnies, Le Rœulx. Les ascenseurs du Canal du Centre.
      - Mons. La machine à eau.
      - Morlanwelz, Mariemont. La cité de l'Olive de la S.A. des Charbonnages de Mariemont et de Bascoup.
      - Flémalle-Haute, Ivoz-Ramet, Saint-Nicolas, Tilleur, Seraing, Jemeppe, Vivegnis, Oupeye. Les stations de pompage d'eaux usées du Bassin liégeois.
      - Liège. L'ancien siège administratif du Charbonnage de Bonne-Espérance, Batterie, Bonne-Fin et Violette.
      - Liège. Le boulevard Montéfiore.
      - Seraing. Les bureaux de la S.A. des ateliers de construction de la Meuse.
      - Verviers. La cour Magnée.
      - Verviers. Les Grandes Rames.
      - Aubange, Athus. Le logement des ouvriers sidérurgiques.
      - Andenne, Sclayn. La cité de la Villette.
      - Viroinval, Mazée. La cité de Najauge.

95 euros (code de commande : 28636).

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