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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 21 JANVIER 2020

 

 VIENT DE PARAÎTRE

WAUTELET (Michel) et DEBACKER (Marie-France) — Ghlin dans les guerres. De 1914 à 1945 et après... Mons, Michel Wautelet, 2020. In-4° broché, 74 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Connaître notre passé permet de mieux apprécier notre présent mais surtout de bien préparer notre futur.
   Ce livre de Michel Wautelet et Marie-France Debacker retrace l'histoire de la commune de Ghlin au travers de ces guerres. Vous y découvrirez des héros et des héroïnes, des habitants amoureux de leur village, des femmes et des hommes empreints de courage et d'aspiration à la liberté...
   Cet ouvrage rend hommage notamment aux victimes de la fameuse bataille du long Coron qui marqua une des dernières épreuves humaines de la Seconde Guerre mondiale dans notre région.
   Puisse ce livre nous permettre de réfléchir et de mieux vivre notre futur.
Table des matières :
   1. Introduction.
   2. Ghlin en 1914.
   3. La Première Guerre mondiale.
   4. L'entre-deux-guerres.
   5. La Seconde Guerre mondiale.
   6. L'après-guerre.
   Annexe 1. Victimes de la guerre 1914-1918.
   Annexe 2. Enfants victimes du drame du 16 janvier 1919.
   Annexe 3. Victimes de la guerre 1940-1945.
   Annexe 4. État-major du groupe A60 de l'Armée secrète.
   Annexe 5. Le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul.

18 euros (code de commande : 29151).

 

ALBE (Edmond) — Les miracles de Notre-Dame de Roc-Amadour au XIIe siècle. Texte et traduction d'après les manuscrits de la Bibliothèque Nationale avec une introduction, des notes historiques et géographiques. Avec une vue de Roc-Amadour et plusieurs miniatures, d'après les mss., dessinées par M. Ernest Rupin. Paris, Champion, 1907. Grand in-8° broché, 347 p., exemplaire non coupé, rousseurs et couverture un peu défraîchie, rare.
Extrait des Annales du Midi :
   Ce recueil de miracles, écrit en 1172, n'avait jamais été publié intégralement ; il l'est ici d'après le meilleur manuscrit, avec quelques variantes (un peu trop rares) empruntées aux deux autres. L'introduction, où les travaux de Servois et de MM. Champeval et Rupin ont été largement utilisés, fait l'histoire du pèlerinage et de la légende du saint. La vogue du pèlerinage n'est pas antérieure au début du XIIe siècle ; quant à la légende, elle s'est accrue entre les mains des biographes successifs, plus préoccupés d'édification que de vérité, du XVIe au XIXe siècles : ce n'est que tout récemment que l'heure de la critique a sonné pour elle. L'identification d'Amadour et de Zachée, admise dans le « propre » du diocèse de Cahors vers 1850, ne remonte qu'au XVe siècle. Qui était cet Amadour ? Un ermite, comme l'ont pensé quelques-uns ? Un évêque d'Auxerre, comme on l'a cru d'après un passage des Gesta pontificum autissiodurensium ? C'est la question que pose sans la résoudre M. l'abbé Albe dans la partie la plus originale de son introduction. De nombreuses notes identifient les noms de lieux cités et illustrent les événements de quelque importance dont il est fait mention dans le texte.
Bibliographie :
   - Jeanroy (A.), Les Miracles de Notre-Dame de Roc-Amadour au XIIe siècle, dans Annales du Midi, année 1909, p. 136.

45 euros (code de commande : 29120).

 

[BELŒIL]. Un siècle de découvertes archéologiques dans l'entité de Belœil. Belœil, A.S.P, 1995. In-4° collé, 232 p., illustrations, cartes, couverture insolée et taches sur les premiers feuillets.
Sommaire :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Tableau chronologique.
   - Des précurseurs en matière d'archéologie : les Haubourdin de Stambruges.
   - Les découvertes archéologiques effectuées dans les anciennes communes composant l'entité de Belœil, de 1883 à 1993 : essai d'inventaire.
      - Le Paléolithique.
      - Le Mésolithique et le Néolithique.
      - L'Âge du Bronze.
      - L'Âge du Fer.
      - La période gallo-romaine.
      - Le Haut Moyen-Âge.
      - Le Moyen-Âge.
      - Les Temps Modernes.
   - Bibliographie.
   - Glossaire.
   - Cartes.

20 euros (code de commande : 29139 - vendu).

 

BIGUET (Fernand) — La pêche à la ligne d'aujourd'hui. Paris, Bornemann, [1928]. In-8° broché, 128 p., illustrations, (collection « Bibliothèque Sportive »).
Extrait de l'avant-propos :
   Au moment où vous êtes sur le point d'acheter tout ce qui est nécessaire à la capture du poisson, vous devez tout d'abord songer à quelle espèce vous voulez vous attaquer. Si, en effet, la ligne qui servira à capturer la modeste ablette peut être aussi employée pour le goujon et le vairon, par contre, elle devra être autre si c’est à la perche, à la brème, à la truite ou au barbeau que vous comptez déclarer une guerre impitoyable.
   Il est aussi indispensable que vous connaissiez les époques et les heures pendant lesquelles, telle ou telle espèce, que vous ambitionnez de prendre, mordra le plus volontiers, et quels sont les appâts et esches à lui présenter pour détenir toutes les chances de succès.
   Au cours de cette rapide étude, nous vous donnerons tous ces renseignements. Nous Vous indiquerons, pour chaque genre de pêche, le matériel qu’il est strictement indispensable de posséder et comment on peut, dans bien des cas, s'équiper sans imposer à fa bourse de trop lourds sacrifices, éventualité qui est à considérer par ces temps de vie chère.
   En vous référant à nos conseils basés sur de multiples expériences personnelles et une longue pratique de notre art, vous êtes assurés, à vos premiers essais, de réussir, ou tout au moins de n'avoir qu'un minimum de déboires.
   Ce livre a été écrit par un fervent pêcheur. Comme auteur, son unique ambition est de faire des adeptes, persuadé qu’il est de contribuer ainsi à augmenter le nombre des heureux.

12 euros (code de commande : 29117).

 

[BONN]. Plan de la Ville de Bonne et du Fort de Bourgogne avec la carte du Gouvernement située sur le Rhin, à 4 lieues au dessus de Cologne, cette ville est capitale de l'Electorat comme Cologne l'est du spirituel de l'Archeveche. On a marqué la disposition des attaques du siége commencé la nuit du 3. au 4. may et finie le 15. du dit mois. 1703. quelle cestans renduë aux Haut Allyé par capitulation. Gravure extraite de l'Atlas Portatif, ou le nouveau Theatre de la Guerre en Europe ; Contenants les cartes geographiques, avec les plans des Villes & Forteresses les plus exposees aux revolutions presentes, de Daniel de La Feuille, publié à Amsterdam, chez Jansson, en 1706. Gravure découpée au ras du trait d'encadrement et collée sur une feuille.
Dimensions :
   - Image : 241 x 180 mm.

   Le siège de la ville de Bonn s'inscrit dans l'interminable guerre de Succession d'Espagne. En 1703, la ville était aux mains des Français et les opérations militaires des Alliés visant à reprendre la ville débutèrent le 24 avril, sous l'autorité du duc de Marlborough. Le fort de Bourgogne dont il est question ici était commandé par M. de Rabutin ; il se situait sur la rive droite du Rhin ; c'est le général Menno van Coehoorn, surnommé le « Vauban hollandais » en raison de ses talents d'ingénieur spécialiste de la polyorcétique, qui fut chargé d'en organiser l'attaque.
   Les combats proprement dits débutèrent le 3 mai et se prolongèrent jusqu'au 15 mai lorsque le marquis d'Alègre qui commandait la place fit battre la chamade.

30 euros (code de commande : 29101).

 

[BOULEZ (Jules)]. STUBBE (Achille) — Jules Boulez. Bruxelles, Meddens, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 16 p., 24 planches en noir hors texte, un portrait de l'artiste et une planche en couleurs en frontispice, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Jules Boulez est venu au monde à Yve-Saint-Éloi, près de Waereghem, 6 mai 1889, donc pendant ces années quatre-vingt qui ont vu naître les principaux représentants de l'expressionnisme flamand : Servaes, Van den Berghe, Brusselmans, Permeke... Étant wallonne, sa mère ne parlait guère le flamand. Son père, lui, appartenait à une vieille famille flandrienne. Il était brasseur et dirigeait en même temps une importante huilerie. Comme tous les huiliers et tous les brasseurs de l'époque, c'était ce qu'on appelle « un bon bourgeois ». Bourgmestre de sa commune pendant vingt-trois ans, il joignait à celui de sa fonction le prestige d'un gentleman-farmer, que sa rondeur campagnarde n'empêchait pas d'en imposer par la conscience de sa supériorité. Ces détails expliquent, en partie au moins, le caractère de son fils aîné, la réserve courtoise, un peu rigide, avec laquelle il accueillait quiconque n'était pas de ses rares intimes, l'indépendance de sa pensée et de sa conduite et, last but not least, la distinction de son allure et de son art.

10 euros (code de commande : 29146).

 

BRASILLACH (Robert) — Comme le temps passe. Paris, France Loisirs, 1983. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 318 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   « Ce que j'ai voulu écrire, disait Brasillach, c'est le roman de la jeunesse qui fuit et renaît tour à tour, en même temps que celui de deux êtres qui peuvent se chercher, se perdre, se retrouver, sans jamais cesser d'être faits l'un pour l'autre. »
   Roman de l'enfance et de l'aventure, de la volupté et de la tentation, de la séparation et du retour, Comme le temps passe est sans doute l'œuvre la plus riche et la plus complexe de Robert Brasillach.
   Dominés et reliés entre eux par la présence constante des deux héros – Florence et René – les six épisodes de ce récit mystérieux et captivant reflètent toutes les émotions de la vie.
   Dans le halo lumineux du souvenir resurgissent aussi les figures pittoresques d'un autre temps : c'est le monde cocasse du cinéma de 1900, la bohème ou la bourgeoisie provinciale de la Belle Époque, la découverte des Flandres ou de l'Espagne, lorsque le voyage était encore une aventure.
   « Plus encore qu'à peindre mes amis, je me suis attaché à peindre ces ombres, ces personnages passagers compagnons de leur destin », conclut Robert Brasillach.

10 euros (code de commande : 29130).

 

CHARBONNELLE (J.)Les vieilles maisons de Soignies. Soignies, Guilmot, 1912. In-8° broché, 42 p. [40 (pp. 235-274] p., planches hors texte (27 clichés), couverture tachée et dos renforcé avec de l'adhésif en tête et en queue, rare.
   
Tiré-à-part du tome IV des Annales du cercle archéologique de Soignies, pp. 233-274.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Descriptions des bâtiments :
      I. Grand'place.
      II. Rue Scafart.
      III. Rue du Lombard.
      IV. Rue des Carrières.
      V. Rue des Orphelins.
      VI. Place Guillaume.
      VII. Rue de la Régence.
      VIII et IX. Rue Henri Le Roy.
      X. Rue de Braine.
      XI. Rue de Mons.
      XII. Rue de Braine. Entrée du Couvent des Capucins.
      XIII. Les portes anciennes.
      XIV. Conclusion.

20 euros (code de commande : 29137 - vendu).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi. Tome LV. 1969. Charleroi, Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi, 1971. In-8° broché, 80 p., illustrations, 1 plan et 1 carte à déplier.
Table des matières :
   - 
Fouilles en l'église Saint-Sulpice de Jumet, par Luc Fr. Genicot.
   - Fosses d'époque augustéenne à Liberchies, par Raymond Brulet.
   - Sépultures mérovingiennes à Thuillies (Ossogne), par Raymond Brulet et Claude Hennuy.
   - Pratique funéraire à Monceau-sur-Sambre, par Raymond Kesteloot.
   - Cadran solaire à Brunehaut-Liberchies, par Raymond Brulet.
   - Fragment de vase « planétaire » à Aiseau, par Raymond Brulet.

12 euros (code de commande : 29128).

 

CHAUDON (Esprit-Joseph) — Dictionnaire interprete-manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne ; Pour servir à l'intelligence des Auteurs Latins, principalement des Auteurs Classiques ; avec les désignations principales des Lieux. Ouvrage utile à ceux qui lisent les Poëtes, les Historiens, les Martyrologes, les Chartes, les vieux Actes, &c. &c. Paris, Lacombe, 1777. [A Paris, / Chez Lacombe, Libraire, rue de Tournon, / près le Luxembourg. / M. DCC. LXXVII. / Avec approbation, et privilege du roi.] In-8° plein veau d'époque, dos lisse sobrement orné de filet doré, pièce de titre, reliure frottée, VIII, 444, [2 (approbation et privilège)] p., cachet humide ex-libris de Sulev J. Kaja à la page de faux-titre et de Maurice-A. Arnould à la page de garde.
   Sulev J. Kaja est un des pseudonymes utilisés, dans les années 1930-1940, par le journaliste Jacques Baruch, (1919-2002). Passionné par la Finlande et l'Estonie, ce farouche anticommuniste participa, en 1943, à l'exposition antibolchévique Voici les Soviets. Sa collaboration à la presse pro-allemande lui valut d'être arrêté en 1946. Michel Fincœur nous apprend qu'il fut « libéré après cinq mois. Il bénéficia d’un non-lieu de la Justice militaire, assorti toutefois d’une interdiction professionnelle. Il changea alors de pseudonyme pour contourner cette mesure. Il adopta celui de Kaja-Koskinen pour l’édition, celui de Marie-Claire Havenne pour la revue Annette et celui de Olavi Koskinen pour l’hebdomadaire Tintin. Hergé, le père de Tintin et Milou, a lui aussi été inquiété à la Libération. Lors de la fondation de son hebdomadaire, il prit le parti délibéré de recueillir ses compagnons d'infortune. Sulev Kaja, publia dans ce journal plusieurs contes estoniens. »
Avertissement :
   On ne lit jamais les Poëtes, les Historiens, les Martyrologes , les Capitulaires, les Chartes, & généralement tous les Auteurs Latins, sans reconnoître la nécessité d'un Dictionnaire-Manuel pour l'intelligence des noms propres des différens Pays & des lieux dont ils parlent. Indépendamment des anciens Ouvrages, on n'ignore pas que les derniers siecles ont produit plusieurs Historiens Latins, qui, pour la plupart, ont défiguré tous les noms de la Géographie moderne, en leur donnant une terminaison antique. On diroit fur-tout que l'illustre Président de Thou, en latinisant les noms françois, a cherché à mettre la pénétration de ses Lecteurs en défaut. On a été obligé de faire un Dictionnaire particulier pour fon Histoire. En effet, il est difficile de lire avec fruit & avec goût cet Ouvrage, & plusieurs autres qui sont dans le même cas, sans le secours d'un petit Lexique qui puisse mettre sur la voie. C'est un des principaux motifs qui nous ont déterminés à entreprendre ce Dictonnaire-Manuel.
   Notre dessein n'ayant pas été de faire de longs articles, nous ne sommes presque entrés dans aucun détail, sur-tout pour la partie de la Géographie moderne. Le Dictionnaire classique de la Géographie ancienne, Ouvrage posthume d'un Savant, contient tout ce que ce dernier objet embrasse d'essentiel & d'intérferrant. Nous nous sommes donc bornés à donner les désignations les plus claires de la position des différens endroits. On sent qu'un vain étalage d'érudition seroit inutile & même déplacé dans un Ouvrage manuel, dont le seul objet est de fournir les moyens de trouver facilement & promptement la signification des noms géographiques qu'on n'entend pas : ce qu'on chercheroit avec beaucoup de peine, & souvent sans fruit, dans de gros volumes in-folio.
   Cet Ouvrage est absolument indépendant du Dictonnaire de la Géographie ancienne, dont nous venons de parler. Dans ce dernier, les noms sont en françois, du moins pour la plus grande partie, &dans le nôtre, ils sont en latin. L'un donne les défignations telles qu'on les trouve dans les Ouvrages anciens, & l'autre tire les siennes des géographies & des cartes modernes. Le premier ne renferme que les noms de la Géographie ancienne ; & celui-ci explique en outre les noms de la Géographie du moyen âge, & ceux de la Géographie moderne dont la signification n'est pas familière à tout le monde. On n'a compris parmi ces derniers que ceux qui sont usités dans les bons Auteurs ou dans les compilations les plus connues. Nous avons cru absolument inutile de grossir notre nomenclature d'une foule de mots qui portent leur interprétation avec eux. L'Ouvrage auroit d'ailleurs cessé d'être manuel, & devenant d'un usage moins général, il auroit été beaucoup moins utile.
   Nous avons consulté, pour la composition de ce Dictionnaire, les meilleurs Auteurs tant anciens que modernes. Ceux que nous avons principalement suivis, sont les Editeurs du Glossaire de du Cange ; ceux de la Collection des Ordonnances de nos Rois ; la Martiniere ; M. Philippe, Auteur des Tablettes Géographiques ; celui de l'Officina Latinitatis ; & le Dictionnaire géographique & historique de Baudrand.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 18820.
   - Fincœur (Michel B.),
Sulev Kaja, un Estonien de cœur, ressource en ligne.

90 euros (code de commande : 29122).

 

CHAVÉE (Achille) — Lætare 59. Aphorismes. La Louvière, Éditions du Daily-Bul, 1959. In-12 broché oblong, [96] p., illustrations, un des 500 exemplaires numérotés sur papier rose (n° 197), dédicace de l'auteur à son ami Louis Van de Spiegele, bel exemplaire de cette rare édition originale.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
   L'ouvrage, imprimé par Pol Bury et André Balthazar, contient quatre-vingt-sept aphorismes créés pendant la semaine carnavalesque louviéroise (Lætare) de 1959. On en distingue cinq parties ayant chacune pour titre le jour de leur création. Chaque page comporte un aphorisme illustré d'une petite gravure insolite, clin d'œil savoureux de la complicité du Daily-Bul.
Notice de René Poupart :
   Il est dans la logique surréaliste de subversion du langage de fonder l'humour sur une parodie des clichés et des formules sentencieuses que l'usage le plus courant traîne comme de vieux godillots dans les sentiers du parler quotidien. Ils sont, en effet, l'image linguistique du conformisme, lui-même expression de l'esprit conservateur et des valeurs dites traditionnelles.
   À plusieurs reprises, Chavée s'était déjà essayé à ce jeu de la caricature et de la démystification. Les premiers aphorismes étaient apparus dans L'enseignement libre (1958), puis dans Lætare 59 (1959).
Bibliographie :
   - Poupart (René), Décoctions, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 145.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 311.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

120 euros (code de commande : 29142 - vendu).

 

[CHIMAY]. Publications de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Pays de Chimay. Cercle Émile Dony. Tome IV. Thuillies, Ramboux-Gallot, 1938. In-8° broché, 125 p., rare.
Tables des matières :
   1. Nécrologie.
   2. Examen des diplômes anciens concernant Chimay, par J. Dhont.
   3. Texte et traduction de la charte d'Erlebald et de la bulle du Pape Luce III, par E. Michaux et J. Dhont.
   4. Forge Jean Petit et Pont d'Oye, par E. Dony.
   5. Les Dartevelle de Wallonie, par E. Dony.
   6. Contribution à l'histoire militaire de Sivry, par R. Simon.
   7. La cure de Sivry, par R. Simon.
   8. Miettes d'histoire régionale, par E. Dony.
   9. Un conflit survenu à Rance au XVeme siècle à propos du jeu de balle, par G. Ducarme.
   10. Lieux de naissance et de sépulture de Tallien, par R. Simon.
   11. Le jeu de balle à Chimay en 1821, par J. Baurin.
   12. Généalogie des de Riquet, par R. Simon.
   13. Chimay sous le régime hollandais et pendant la Révolution de 1830, par J. Baurin.
   14. Le château du Prince de Chimay, par R. Pelgrims de Bigard.

25 euros (code de commande : 29126 - vendu).

 

[CHIMAY]. Publications de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Pays de Chimay. Cercle Émile Dony. Tome V. Thuillies, Ramboux-Gallot, 1939. In-8° broché, 62 p., deux planches hors texte, rare.
Tables des matières :
   1. Liste des membres.
   2. Nécrologie.
   3. Miettes d'histoire régionale, par E. Dony.
   4. Criées des menus fermes des ville et Comté de Beaumont pour trois ans commençant au Noël 1675-1678, par R. Simon.
   5. Note succincte sur l'ancien ermitage Saint-Pierre à Fourbechies, par G. Ducarme.
   6. Le Domaine de Pont de Sains, par R. Simon junior.
   7. Conflit entre les Chanoinesses de Maubeuge et la Communauté de Sivry, par R. Simon.
   8. Notules folkloriques, par E. Dony.
   9. Le chapitre de Sainte Monégonde en 1787, par E. Dony.
   10. Aux débuts de la conscription dans le Pays de Chimay, par G. Ducarme.
   11. Le Berceau de la famille de Hault à Sivry, par R. Simon.
   12. Sivry. - Contribution à son histoire économique, par R. Simon.

15 euros (code de commande : 29127 - vendu).

 

CHOTIN (Alexandre-Guillaume) — Études étymologiques et archéologiques sur les noms des villes, bourgs, villages, hameaux, forêts, lacs, rivières et ruisseaux de la province du Hainaut par A.-G. Chotin, ancien magistrat, chevalier de l'Ordre de Léopold et de la Couronne de Chêne des Pays-Bas, membre de plusieurs sociétés savantes de Belgique et de l'étranger. Tournai, Casterman, [1868]. [Paris / P.-M. Laroche, / Rue Bonaparte, 66. / Leipzig / L.-A. Quittler, / Quertrasse, 34. / H. Casterman / et chez l'auteur, place Verte, 13 / Tournai.] In-8° demi-reliure d'époque, dos lisse frotté, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], 491, [1 (table) p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   - Prolégomènes.
   - Études sur le sol du Hainaut ancien.
   - Étymologie des noms de fleuves, rivières et ruisseaux.
   - Arrondissement d'Ath.
   - Arrondissement de Mons.
   - Arrondissement de Charleroi.
   - Arrondissement de Soignies.
   - Arrondissement de Thuin.
   - Arrondissement de Tournai.

80 euros (code de commande : 29107 - vendu).

 

DELFORGE (Frédéric)Les hameaux de l'entité de Leuze-en-Hainaut. Leuze, Chez l'Auteur, 2004. In-4° collé, 160 p., très nombreuses reproductions photographiques, bon exemplaire, peu courant.
   
Comme le précise l'éditeur : « Depuis 40 ans, je collecte des documents de l'entité de Leuze-en-Hainaut. » La collection ainsi constituée rassemble 12.000 photographies qui présentent des scènes très variées et abordent tous les aspects de la vie de village (travail, fêtes, écoles, guerre 40, etc.)
   Les villages et hameaux de l'entité de Leuze-en-Hainaut sont :
      - Vieux Leuze.
      - Fermont.
      - Gallaix.
      - Thieulain.
      - Grandmetz.
      - Chapelle-à-Wattines.
      - Chapelle-à-Oie.
      - Blicquy.
      - Tourpes.
      - Willaupuis.
      - Pipaix.

30 euros (code de commande : 29140).

 

DERZELLE (Jean-Claude) Trazegnies : petite histoire d'un château en terre franche. Trazegnies, Les Amis du Château de Trazegnies, 2005. In-8° broché, 63 p., illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   1. Une terre franche.
   2. Évolution du bâtiment.
   3. Les travaux de restauration de l'aile est et du châtelet d'entrée.
   4. La restauration du parc.
   - Conclusion.

13 euros (code de commande : 29136).

 

DES MAREZ (Guillaume) — Note sur la ministérialité en Belgique. Rapport sur le mémoire de M. Ganshof : Étude sur les ministériales en Flandre et en Lotharingie. In-8° agrafé, 33 p., envoi de l'auteur à Hubert Van Houtte, couverture fragile.
   Extrait du Bulletin de l'Académie royale de Belgique, (Classe des Lettres, séance du 7 avril 1924).
Extrait :
   Le mémoire qui est soumis à l'examen de la Classe a pour titre : Étude sur les « Ministeriales » en Flandre et en Lotharingie. Les ministeriales sont des serfs, des demi-libres, que les princes ont appelés autour d'eux pour remplir certaines fonctions domestiques à la cour (ministérialité domestique ou aulique), ou bien des gens armés qui devaient prester le service militaire à cheval (ministérialité militaire), ou bien encore des fonctionnaires chargés d'administrer les domaines comtaux (ministérialité domaniale). Grâce aux fonctions qu'ils occupent, ces serfs s'élèvent socialement, puis juridiquement, et finissent par fusionner avec la noblesse d'origine libre.
   C'est là la théorie classique de la ministérialité. Elle fut formulée par von Fürth, en 1836, et reste toujours debout, en dépit des tentatives de Caro, de Wittich, d'Oppermann, de Heck et d'autres, qui ont voulu y apporter des tempéraments ou bien même y substituer des théories nouvelles. S'appliquait-elle à la Belgique ? Jusqu'ici on l'ignorait. L'auteur du mémoire prétend que oui. Ses conclusions rencontrent celles du fondateur de la doctrine : en Flandre comme en Lotharingie, là-bas un peu plus tôt, ici un peu plus tard, les ministeriales, d'origine servile, se sont élevés dans l'échelle sociale et ont fini par se confondre avec la noblesse. La ministérialité n'est donc pas en Belgique un phénomène d'exception ; au contraire, elle y est déterminée par les mêmes lois d'évolution qu'en France et en Allemagne. On voit aussi s'y refléter les influences française et germanique. La Flandre, entraînée dans le sillon français, vassale, d'ailleurs, de la couronne de France, a vu s'éteindre de bonne heure la ministérialité, dès le début du XIIe siècle.

10 euros (code de commande : 29113).

 

DESPLANQUE (Alexandre) — Mémoires des intendants de la Flandre et du Hainaut français sous Louis XIV. Publiés pour la première fois par M. A. Desplanque Archiviste du Nord. Lille, Danel, 1868. [Lille, / Imprimerie L. Danel. / 1868.] In-8° broché, 179, [1 bl.] p., couverture fragile et un peu défraîchie, peu courant.
   Extrait du tome X du Bulletin de la Commission historique du Nord.
Extrait de la notice de Louis André :
   Frère du contrôleur général, futur directeur des fortifications, Le Pelletier de Soussy fut intendant de la Flandre wallonne de 1668 à 1683. Son mémoire est fort important : non seulement il expose l'état de l'intendance en 1683, mais il indique confidentiellement les réformes à effectuer dans la plupart des branches de l'administration.
Bibliographie :
   - André (Louis), Les sources de l'histoire de France, XVIIe siècle (1610-1715), n° 6210.

35 euros (code de commande : 29111).

 

DINAUX (Arthur) — Les trouvères de la Flandre et du Tournaisis, par M. Arthur Dinaux, Président de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de Valenciennes, membre correspondant de la Société royale des Antiquaires de France, de celle des Antiquaires de la Morinie et de la Somme, des sociétés centrales du Hainaut et de Douai, de la Société d'Émulation de Cambrai, de celle des Bibliophiles de Mons, etc. Paris - Valenciennes, Téchener - Archives du Nord, 1839. [A Paris, / Chez Téchener, libraire, Place du Louvre, N° 12. / Et à Valenciennes, / Au Bureau des Archives du Nord, rue de la Halle, n° 7 bis, / et chez les principaux libraires. / 1839.] In-8° demi-toile brune, dos lisse, VIII, 374 p., (collection « Trouvères, Jongleurs et Ménestrels du Nord de la France et du Midi de la Belgique »), ex-libris de Léon Lambert, exemplaire en très bon état malgré quelques rousseurs.
Extrait de l'avant-propos :
   Le congrès scientifique de Douai, dans sa séance du 9 septembre 1835, ayant, sur la demande de M. le docteur Le Glay, émis le vœu exprimé dans son programme sous le n° 4, de voir les Sociétés savantes et les littérateurs donner une Histoire des Trouvères du nord de la France, j'ai cru qu'il me serait permis d'entrer dans l'arène, et de tenter de satisfaire ce désir d'une assemblée composée en majorité d'hommes de nos provinces septentrionales. Déjà, sur un appel fait par la Société d'Émulation de Cambrai, j'avais traité cette question pour la province du Cambrésis ; moi-même au congrès de Douai je lus sur cette matière un mémoire succinct qui détermina le vœu de l'assemblée : je me mis donc à l'œuvre, et, revisant et complétant mon premier travail sur les Trouvères Cambrésiens, j'en donnai une dernière édition, en 1837, pour former la première partie d'un ouvrage complet que j'intitule : Trouvères, Jongleurs et Ménestrels du nord de la France et du midi de la Belgique. Voici venir la seconde portion de ce grand travail ; elle comprend l'histoire des trouvères des anciennes provinces de la Flandre et du Tournésis : je la fais précéder, comme la première partie, d'un discours préliminaire qui reproduit quelques-unes des notions déduites par moi devant le congrès de Douai, mais ici elles sont plus élaborées et considérablement étendues. On ne s'étonnera pas, j'espère, que je fasse intervenir ici le midi de la Belgique, bien que le congrès de Douai n'ait parlé que du nord de la France ; s'il s'agissait d'un sujet moderne, nous nous en tiendrions volontiers aux frontières que les traités ou les congrès nous ont données ; mais comme il est ici question d'une époque qui remonte à cinq ou six siècles au moins, on nous permettra de nous circonscrire aux vieilles délimitations, et, dans une question où l'on ne traite que des origines de notre langue et de notre littérature, de ne regarder comme barrières raisonnables, pour l'étendue, que celles mêmes que nous opposent le changement d'idiome, et pour le tems, que l'absence de toute notion écrite. Ainsi donc tout bon flamand qui a versifié en français, ou plutôt en langue romane mère du français, est pour nous de bonne prise : nous le traduisons à notre barre et nous le faisons comparaître devant nos lecteurs, dont nous te regardons comme justiciable.

70 euros (code de commande : 29143 - vendu).

 

DUMONT (Georges-Henri) — La vie quotidienne en Belgique sous le règne de Léopold II (1865-1909). Nouvelle édition augmentée et illustrée. Bruxelles, Le Cri, 1996. In-8° broché, 351 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Qui étaient ces Belges sur qui régna Léopold II, le plus génial et le plus décrié des rois du XIXe siècle ? Comment vivaient-ils ? À ces questions, le professeur Georges-Henri Dumont répond en montrant la transformation des mentalités dans les différentes classes sociales. Il décrit une vie de cour, dominée par le « grand dessein » du roi, comme il analyse le rôle de la grande bourgeoisie francophone qui a enlevé à l'aristocratie l'influence politique et détient le pouvoir économique. Il nous fait partager l'existence atroce du monde ouvrier et l'âpre lutte pour une législation sociale cohérente. En relisant les romanciers de l'époque, il reconstitue la vie quotidienne de la paysannerie et explique son regroupement au sein de la puissante association Boerenbond.
   Quelques décennies après la conquête de son indépendance, la Belgique a atteint un niveau de développement qui la situe au deuxième rang de la hiérarchie des grandes puissances industrielles du monde. Son armée paraît insignifiante ; pourtant, ni la France ni la Prusse n'osent l'affronter en 1870. Et, quasi sans le vouloir, ce petit pays reçoit de son souverain un immense territoire colonial au cœur de l'Afrique.
   Mais le règne de Léopold II, c'est aussi la « guerre scolaire » entre catholiques et libéraux, les premiers affrontements linguistiques, le brusque épanouissement de deux littératures qui révèlent les œuvres de Camille Lemonnier, Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck, Guido Gezelle. À Paris on siffle Tannhauser, au Théâtre royal de la Monnaie c'est le triomphe. Bruxelles devient la citadelle du wagnérisme et, sur un autre plan, la capitale de l'Art nouveau.    Pendant ce temps-là, aux jours de fêtes et de kermesses, le peuple s'amuse, joue, mange et boit les bières d'un pays où vécurent Baudelaire, Hugo, des « communards », Verlaine, le général Boulanger et Apollinaire...

13 euros (code de commande : 29134).

 

FICHTE (Johann Gottlieb)La doctrine de la Science Nova Methodo. Suivi de Essai d'une nouvelle présentation de la Doctrine de la Science. Tome I : Traduction. Texte présenté, traduit et annoté par Ives Radrizzani. Lausanne, l'Âge d'Homme, 1989. In-8° broché, 366 p., (collection « Raison Dialectique »), épuisé au catalogue de l'éditeur, rare.
En quatrième de couverture :
   L'ardeur inlassable avec laquelle Fiente s'est appliqué, pendant près de vingt ans, à renouveler son système, la Doctrine de la Science, dans un effort constant de clarification et d'approfondissement, témoigne qu'il avait fait de son achèvement la tâche de sa vie. Mais, de son vivant, seuls furent publiés les Principes, une première version écrite à la hâte et dont il reconnaissait lui-même l'inachèvement. Les versions ultérieures ne parurent qu’à titre posthume. Lassé de se trouver en butte à l'incompréhension du public, il préféra limiter ses publications à des œuvres de caractère populaire, réservant au cercle restreint de ses seuls étudiants l'accès à ses recherches fondamentales. C’est à cette circonstance qu'est due l'ignorance, pendant plus d'un siècle, de l'existence même de la Doctrine de la Science Nova Methodo, dont la découverte appartient au XXe siècle. La Doctrine de la Science Nova Methodo, exposée en cours, à Iéna, de 1796-1799, constitue la seconde exposition du système. Contrairement à ce que le titre semble indiquer, la nouveauté ne concerne pas uniquement la forme ; Fichte dit explicitement dans l'introduction que « depuis la première exposition du système, te développement des principes a été poussé plus loin », laissant clairement entendre par là que la nouveauté touche également le contenu et que la nouvelle présentation constitue une étape importante vers l'achèvement du système. Contemporaine du Fondement du droit naturel et du Système de l'éthique, auxquels elle se trouve organiquement reliée puisqu'elle doit en fournir la condition de possibilité par la déduction de l’intersubjectivité, absente des Principes, elle est l'œuvre maîtresse de la production fichtéenne de l'époque de Iéna.
   Fichte n'a malheureusement jamais publié cette version capitale et son manuscrit a disparu. La seconde exposition du système no nous est plus connue que par les manuscrits d'étudiant découverts ce siècle. Le manuscrit traduit ici a été trouvé en 1980. L'existence d’un second manuscrit présentant une version étroitement parallèle permet d'en contrôler constamment la valeur et de nous faire une idée de leur modèle commun.

30 euros (code de commande : 29103).

 

[FICHTE (Johann Gottlieb)]. BRITO (Emilio)J.G. Fichte et la transformation du christianisme. Leuven, Leuven University Press - Uitgeverij Peeters, 2004. Fort in-8° broché, XV (table des matières), 808, 9 p., (collection « Bibliotheca Ephemeridum Theologicarum Lovaniensium », n° CLXXV), passages surlignés aux pp. 3, 5, 8-18, 20-31, 33-36, 39-42, sinon très bon exemplaire.
Note de l'éditeur :
   La découverte de plus en plus profonde de la signification du christianisme a transformé la pensée de Fichte. Réciproquement, Fichte s'engage dans la voie d'une transformation du christianisme, au sens d'une métamorphose de la croyance en vision ; il saisit la foi comme un stade imparfait de la science et souligne que seule cette dernière est à même de supprimer l'extériorité de l'Absolu. Le présent ouvrage allie les points de vue génétique et systématique. De ses cinq parties, les quatre premières exposent, en suivant l'ordre chronologique, l'évolution de la théorie fichtéenne du christianisme, depuis les textes prékantiens jusqu'à la « Doctrine de l'État » de 1813. La longue cinquième partie, structurée thématiquement plutôt que chronologiquement, est réservée non seulement à la reprise synthétique, mais aussi à la confrontation critique. Elle examine les différents aspects de la conception fichtéenne du christianisme, notamment sa position à l'égard du Nouveau Testament, de la dogmatique, de la morale et de la mystique chrétiennes.

40 euros (code de commande : 29102).
Prix neuf : 90 €.

 

[FOURS À CHAUX]. Fours à chaux en Europe. [Maffle], Musée de la Pierre, 1994. In-8° broché, 144 p., illustrations, (collection « Documents du Musée de la Pierre », fascicule 6), exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée de la Pierre, à Maffle, du 4 juin au 30 septembre 1994.
Table des matières :
   - Introduction, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - La chaux, le ciment et les fours dans l'histoire, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Fours à chaux et à ciment en Belgique. Province de Hainaut - Dans l'arrondissement d'Ath. À Ath et à Maffle - Dans la vallée de la Dendre orientale - Dans la région de Basècles, Quevaucamps et Blaton, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Les fours à chaux de la nécropole Gallo-Romaine de Grosage (Chièvres), par Francis Houbion.
   - La « Ville des caufours » et les chaufours à Allain (Tournai) au milieu du XIXème siècle, par Freddy Lemaire.
   - Les chaufours du Tournaisis, une archéologie industrielle à sauvegarder, par Robert Cauvin.
   - Les fours à chaux à Soignies et dans l'entité : Terra Incognita ?, par Gérard Bavay.
   - Province de Liège.
      - Fours à chaux d'Ampsin
.
   - Province de Namur.
      - Namur-Beez - Fours à chaux, route de Marche-les-Dames
, par Thérèse Cortembos.
      - Fours du Crahia à Ciney.
      - Fours à chaux de Couvin.
   - Province de Luxembourg.
      - Le four à chaux du « Fond des Vaulx » à Wellin, par Maurice Evrard.
   - Fours à chaux et à ciment en France.
      - En Normandie.
         - La production de la chaux à Caen et dans la région caennaise (XVème-XlXème siècle). Étude des fours à chaux des carrières Fouquet à Fleury-sur-Orne (Calvados - France), par Laurent Dujardin.
         - Les fours de Regnéville-sur-Mer (Manche).
      - En Bretagne.
         - L'Indre (Écomusée de la Brenne) - Notes sur l’industrie chaufournière sur le territoire du Parc Naturel Régional de la Brenne (France), par Hélène Guillemot.
      - En Maine-et-Loire.
        - Les fours à chaux de Montjean-sur-Loire, Maine-et-Loire, par Christian Cussonneau et Jean-Louis Kerouanton.
      - En Mayenne.
         - L'industrie de la chaux en Mayenne, par Dominique Éraud.
      - Dans l'Yonne.
         - À Ancy-le-Franc.
      - Dans le Centre de la France (Berry et Cher), par Patrick Léon.
      - Dans le Midi (région de Marseille).
         - L'industrie chaufournière et les ciments, par Claude Thomas.
   - Dans les autres pays européens.
      - En Grande-Bretagne.
      - En Allemagne.
      - Aux Pays-Bas.
      - En Italie
.

20 euros (code de commande : 29108 - vendu).

 

GAHIDE (Yvon) Tournai sous les bombes. 1940-1945. 2e édition Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1984. In-4° broché, 222 p., nombreuses reproductions en noir, bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avis au lecteur.
   Chapitre I. Situation militaire en Belgique en 1940 et moyens de lutte contre les bombardements.
   Chapitre II. 10 mai 1940 : la guerre !
   Chapitre III. 16 mai 1940 et jours suivants : les bombardements terroristes de la Luftwaffe.
   Chapitre IV. La cathédrale sauvée par une poignée d'hommes.
   Chapitre V. L'incendie de l'hôtel de ville : un acte volontaire ?
   Chapitre VI. Pillages.
   Chapitre VII. Les Britanniques à Tournai et la Bataille de l'Escaut.
   Chapitre VIII. L'Occupation. Années 1940-1944.
   Chapitre IX. 10 mai 1944 - 2 septembre 1944 : bombardements alliés.
   Chapitre X. 3 septembre 1944 -8 mai 1945 : de la libération à la capitulation du IIIe Reich.
   Chapitre XI. Dégâts et pertes.
  Chapitre XII. Conclusions - Tournai aujourd'hui.
   Annexe A. Liste des avions abattus dans un rayon de 15 km autour de Tournai. 1939-1945.
   Annexe B. Liste des personnes décédées en 1940 et 1944.
   Annexe C. Documentation technique. Aviation.
   Annexe D. Armement utilisé lors des combats de mai 1940 et projectiles largués lors des divers bombardements de Tournai.
   - Lexique.
   - Plan général des destructions de Tournai.
   - Sources de l'iconographie.
   - Bibliographie.

40 euros (code de commande : 29141).

 

GORCHKOV (G.) et YAKOUCHOVA (A.) — Géologie générale. Traduit du russe par Valentin Polonski. Moscou, Mir, 1967. In-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 594 p., un tableau et une carte à déplier.
En quatrième de couverture :
   Ce livre est écrit par des savants soviétiques connus, G. Gorchkov et A. Yakouchova, spécialistes de la géologie.
   Le professeur G. Gorchkov, docteur ès sciences géologiques et minéralogiques, occupe actuellement la chaire de géologie dynamique à la Faculté de géologie de l'université de Moscou. Il s'est particulièrement intéressé dans ses recherches aux problèmes de la séismotectonique et il a étudié les conditions géologiques du déclenchement des séismes et la séismicité régionale en U.R.S.S., en Birmanie, au Japon, en Afrique, etc. Parmi les 88 études qu'il a déjà publiées figurent nombre de livres et d'articles parus dans diverses revues et recueils de travaux scientifiques.
   Parmi les plus connus mentionnons : Les tremblements de terre de l'Union Soviétique, Séismotectonique et régions séismiques en Birmanie, Recueil de cours sur les éléments de séismotectonique.
   A. Yakouchova, candidate ès sciences géologiques et minéralogiques, suppléante scientifique du doyen, est titulaire de la chaire de géologie dynamique à la Faculté de géologie de l'université de Moscou. Ses travaux scientifiques tels que : Méthode d'analyse structurale et géomorphologique des recherches de gîtes de pétrole et de gaz, Évolution récente de la géologie en Ciscaucasie orientale et dans la partie Est de la région de la Caspienne, Formation et destruction des montagnes, Néotectonique de la Ciscaucasie orientale et centrale sont très appréciés des étudiants en géologie des écoles supérieures de l'Union Soviétique.
   Dans ce traité les auteurs ont rassemblé les résultats des recherches qu'ils ont menées en U.R.S.S. et dans d'autres pays.
   Ils exposent les données essentielles sur la forme, les dimensions et l'âge de la Terre ; ils examinent également les processus externes (action géologique du vent, des eaux superficielles et souterraines, des glaciers, des mers, des lacs, phénomènes de désagrégation des roches) et internes (dislocations tectoniques, mouvements du sol, tremblements de terre, magmatisme métamorphisme, etc.).
   L’ouvrage est destiné aux étudiants en géologie des établissements d'enseignement supérieur et peut intéresser les spécialistes, géologues et géophysiciens.

25 euros (code de commande : 29105).

 

[HENSIES-POMMERŒUL]. Charbonnages d'Hensies Pommerœul. 50e anniversaire. 1912-1962. [Hensies], [Société Anonyme des Charbonnages d'Hensies-Pommerœul], [1962]. In-4° broché sous couverture à rabats, 70, [3] p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, très bon exemplaire, rare.
Sommaire :
   I.. Historique.
      A. Les premières recherches.
      B. Les demandes de concessions.
         a. La première Société d'Hensies-Pommerœul. Concession d'Hensies-Pommerœul.
         b. La demande de la « Société Civile de Recherches du Nord de Quiévrain ». Concession du Nord de Quievrain.
         c. Création de la « Société Anonyme des Concessions Houillères d'Hensies-Pommerœul et du Nord de Quievrain.
         d. Création de la société actuelle : « Société Anonyme des Charbonnages d'Hensies-Pommerœul ». 11 octobre 1912.
      C. Les premiers travaux.
         a. Création du Siège Sartis.
         b. Fusion des 2 concessions : Hensies-Pommerœul et Nord de Quiévrain.
         c. Création du Siège Louis Lambert.
         d. Grands événements de 1920 à 1962.
   II. La région.
   III. Le gisement.
   IV. Évolution de la production et des activités de la société depuis sa fondation.
   V. Situation financière de la Société.
   VI. Les services sociaux.
   VII. Les installations de surface.
      - Les bureaux - Les magasins - La centrale électrique et de compression - L'extraction - La recette et le triage criblage-lavoir - Le lavoir par liquide dense - La manutention des charbons - La flottation des poussiers et schlamms - Le séchage des charbons - La fabrique d'agglomérés - Les services auxiliaires.
   VIII. Les installations du fond.
      a. Description du Siège Sartis.
      b. Description du Siège Louis Lambert.
   IX. Perspectives d'avenir.

30 euros (code de commande : 29138 - vendu).

 

[HERNSTADT (Rudolf)]. LIEBMANN (Irina) — Berlin-Moscou-Berlin. La vie de Rudolf Hernstadt. Traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger. Paris, Bourgois, 2009. In-8° collé, 475 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Rudolf Herrnstadt est considéré comme l'un des pères fondateurs de la RDA. Il fut aussi un homme de presse incontournable dans l'Allemagne des années 1930-1940, participant notamment à la création du Berliner Zeitung. Il commença sa carrière de journaliste dès 1924, fut envoyé comme correspondant à Prague, Varsovie puis Moscou, et revint à Berlin où il entra en contact avec l'Armée rouge. Il adhéra au parti communiste allemand en 1950 avant d'en être exclu en 1954.
   Irina Liebmann retrace le parcours de cet homme, son père, qui, partout, s'efforça de défendre la démocratie malmenée en Europe.
   Plus qu'une biographie, Berlin-Moscou-Berlin est une véritable enquête qui offre un portrait détaillé de tout un pan de l'histoire du XXe siècle.
   « Le père d'Irina Liebmann a vécu trois vies : il fut un excellent journaliste, un espion et le « Citizen Kane » de l'Allemagne de l'Est. Sa fille a désormais écrit sa biographie : une brillante liaison entre sa propre histoire, celle du monde et celle de l'Allemagne. » (Die Literarische Welt.)
   « Berlin-Moscou-Berlin se lit le souffle coupé. » (Berliner Zeitung.)

9 euros (code de commande : 29129).

 

[HUGO (Victor)]. CHARLES (Corinne) — Victor Hugo, visions d'intérieurs : du meuble au décor. Victor Hugo, interior visions : from furniture to decoration. Paris, Paris-Musées, 2003. In-4° sous couverture à rabats, 111 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - anglais), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Peu de gens connaissent la richesse et la singularité de la création hugolienne dans le domaine de l'architecture d'intérieur. Pourtant, à Guernesey où il vécut de 1855 à 1870, Victor Hugo accomplit dans sa maison de Hauteville House ce qu’il faut bien considérer comme une œuvre d'art à part entière, ancrée au plus profond de son univers créatif. Ce décor original et profus, demeuré inchangé, n'avait jamais fait l'objet d’une étude scientifique. Dans le présent ouvrage, Corinne Charles nous livre une analyse minutieuse du mobilier composé par Victor Hugo, qu'elle situe dans son rapport à l'histoire du meuble et de l'architecture d'intérieur. Elle révèle ainsi comment, tour à tour, l’écrivain se laissa inspirer par le goût de son temps ou sut se montrer visionnaire, anticipant là encore certaines orientations artistiques de la fin du XIXe et du XXe siècle.

15 euros (code de commande : 29119 - vendu).

 

IRISH (William) — Fantôme à prendre. [Titre original : Phantom Lady.] Traduction et adaptation de Maurice B. Endrèbe. Paris, Presses de la Cité, 1954. In-12 broché, 224 p., (collection « Un Mystère », n° 176).
   Ce roman fut adapté au cinéma, en 1944, par Robert Siodmak, sous le titre Les Mains qui tuent (Phantom Lady).
   La première édition française fut publiée chez Fournier-Valdès, en 1948 dans une traduction d'Edmond Michel-Tyl.
En quatrième de couverture d'une réédition :
   C'était le 150è jour avant la date fixée pour son exécution. Il était entré par hasard dans un bar aux lumières tamisées. Elle était seule, vêtue de noir, d'apparence discrète. Et pourtant, elle portait un chapeau qui frappait par sa forme et sa couleur, un chapeau qui semblait dire : « Quand j'ai ce chapeau, prenez garde : je suis prête à toutes les audaces. » Elle n'avait pas de projets pour la soirée et avait accepté de l'accompagner au spectacle. Comme deux amis de rencontre, sans échanger ni noms, ni adresses, ni détails personnels. Plus tard, de retour chez lui, il trouvait sa femme morte, assassinée, entourée de trois policiers. Son alibi était un fantôme.

8 euros (code de commande : 29131).

 

IRISH (William) — La liberté éclairant le mort. Traduction et adaptation de Maurice B. Endrèbe et G. Sollacaro. Paris, Presses de la Cité, 1958. In-12 broché, 180 p., (collection « Un Mystère », n° 419).
Ce recueil de nouvelles contient :
   - La liberté éclairant le mort (titre original : The Corpse in the Statue of Liberty).
   - Entre les mots (titre original : Murder, Obliquely).
   - Le mari de Miss Alexander (titre original : Husband).
   - Pour acquit (titre original : I.O.U.).

8 euros (code de commande : 29132).

 

KLINKENBERG (Jean-Marie) — Petites mythologies belges. Édition revue et considérablement augmentée. [Bruxelles], Les Impressions Nouvelles, 2009. In-8° collé, 175 p., (collection « Réflexions Faites »).
En quatrième de couverture :
   « La cuisine belge est mijotée, prolongée, poursuivie, reconduite. Elle a fait de la répétition son rite. Prenez la frite, par exemple, parangon du mets belge. Sa texture a son secret, sa croustillance a son mystère, mystère jamais percé par ces étrangers qui, à Rio ou à Tombouctou, s'épuisent à offrir à leur clientèle de simples verges flaccides et graisseuses. Eh bien, le secret est simple ; il s'énonce en une règle limpide : à la maison comme à la friterie, la friteuse frit toujours deux fois. Comment s'étonner que la Belgique perdure et soit continuellement reconduite, si sa cuisine obéit secrètement à un principe de reprise ? »
   Quoi de commun entre le club de football d’Anderlecht et la semaine du bon langage ? Entre Quick et Flupke et le chocolat Côte d'Or ? Entre les « navetteurs » et la monarchie ? Une même question : y a-t-il une culture propre à la Belgique ? On en débat depuis près de deux siècles, et, sur ce thème, croyants et iconoclastes se déchirent. Mais si la controverse paraît inépuisable, c’est que la culture est pensée trop souvent comme une essence. Le présent essai entend plutôt l'aborder comme un effet de discours. Dans sa quête, l’auteur se donne les armes de l'anthropologie et de la sémiotique, mais aussi et surtout celles d’une ironie à la fois implacable et complice. Le ton de ce petit livre évoque irrésistiblement celui des Mythologies de Roland Barthes.
   Jean-Marie Klinkenberg enseigne les sciences du langage à l'Université de Liège. Ses livres ont été traduits dans une quinzaine de langues. Il est notamment l’auteur de Précis de sémiotique générale et de La Langue et le citoyen. Pour une autre politique de la langue française.

10 euros (code de commande : 29118).

 

McCORMACK (Eric) — Mysterium. Traduit de l'anglais par Jean-Paul Partensky. Paris, Bourgois, 1999. In-8° collé, 305 p., (collection « Fictives »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Eric McCormack joue parfaitement de tous les procédés classiques du mystery novel, mais en soufflant sans cesse à son lecteur qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre ces figures imposées du genre. En effet, les dimensions métaphysiques du livre sautent aux yeux dès son titre : il ne s'agit pas d'un mystère quelconque, d'une banale énigme à résoudre, mais du Mysterium, de l'essence même du mystère, de la possibilité de la vérité, de l'inévitable secret résiduel par-delà toute confession, tout aveu, toute enquête ayant « abouti »". Si McCormack, l'écrivain écossais émigré au Canada depuis 1966, orchestre admirablement ce récit terrifiant à la Edgar Poe, il lui accorde de surcroît l'aura fascinante d'une allégorie cryptée, d'une parabole terrible, presque biblique, dont seul l'auteur en définitive connaîtrait le secret.

10 euros (code de commande : 29125).

 

MARIËN (Marcel) — Malgré la nuit. Anvers, L'Aiguille Aimantée, [1941 (antidatée d'avril 1940)]. In-8° agrafé, [16] p., rousseurs à la couverture, exemplaire dédicacé par l'auteur au poète surréaliste montois Fernand Dumont, édition originale du premier livre de Marcel Mariën, très rare.
   Marcel Mariën témoigne de l'activité surréaliste « à l'ombre allemande » : « Avec les moyens réduits qui sont les leurs, les surréalistes se manifestent assidûment et font paraître divers ouvrages, dans les limites tolérées par l'occupation. Les livres se publient sans trop de difficulté ; seuls devaient être soumis à la censure les projets de périodiques.
   « L'Aiguille aimantée » (qui doit son titre à Nougé) prend ainsi la forme d'une suite de plaquettes, la première [Malgré la nuit] étant antidatée d'un an. »
   Xavier Canonne écrit : « Si la préface de Malgré la nuit [...] dénote l'attachement de Marcel Mariën aux principes énoncés par André Breton, la parole automatique étant encore envisagée comme révélateur de « ... l'origine tenue secrète de la Poésie », si la plupart des poèmes du recueil écrits entre 1936 et 1938 tels L'herbe violée des dortoirs ou Pour Gradiva trahissente recours à l'écriture automatique, d'autres tels Pour vous, limité au seul mot « Je », ou L'inaccessible [...] pareil à un collage de mots, annoncent déjà l'association de la lettre et de l'image. »
Extrait :
   Nous sommes quelques-uns depuis 1924 à mettre en pratique et à préconiser au monde un état d'esprit : le surréalisme.
   La parole automatique, qui par renonciation de ses attaches inconscientes profondes, découvre l'origine tenue secrète de la Poésie et débarrasse celle-ci des préjugés qui l'exploitaient comme une prérogative strictement individuelle, alors qu'elle est l'énergie composante d'une activité collective à laquelle tous les hommes se consacreront dans l'avenir (POÉSIE = expression des rapports qu'entretient l'homme avec le monde extérieur) ; –
   Une volonté de conscience éclairant de façon toute dramatique la séparation de l'homme à ses désirs (et dont l'origine économique délimite l'exigence sur le même plan d'un renversement fatal dans la structure de la société actuelle) ; –
   La certitude au-delà de cette révolution fonctionnelle d'une existence supérieure, conclusions de la transformation inévitable des rapports psychologiques interhumains après l'abolition de la lutte des classes – (la pensée, demeurée jusqu'alors phénomène individuel trouvant une expression approximative dans un auditoire limité le plus souvent à l'homme même, devient un phénomène psychique collectif et agissant, un instrument de création spontanée dans le nouveau réel) ; –
   Tels sont les points fondamentaux, à vrai-dire indissociables, à la faveur desquels il est désormais possible de faire valoir et de tenir pour acquise la résolution dialectique du problème vie.
Bibliographie :
   - Mariën (Marcel), L'activité surréaliste en Belgique, pp. 323-324.
   - Canonne (Xavier), Marcel Marien, col. Monographies de l'Art Moderne, pp. 33-34.

200 euros (code de commande : 29133 - vendu).

 

MARX (Karl) — La journée de travail. Préface de Benoit Frachon. Paris, Bureau d'Éditions, 1938. In-8° broché, 91 p., (collection « Les Éléments du Communisme »), couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. La limite de la journée de travail.
   Chapitre II. Le capital affamé de surtravail. - Boyard et fabricant.
   Chapitre III. La journée de travail dans les branches de l'industrie anglaise où l'exploitation n'est pas limitée par la loi.
   Chapitre IV. Le travail de jour et de nuit. - Le système des relais.
   Chapitre V. -La lutte pour la journée de travail normale. - Les lois coercitives pour la prolongation de la journée de travail depuis le milieu du XIVe jusqu'à la fin du XVIIe siècle.
   Chapitre VI. La lutte pour la journée de travail normale. - La limitation légale coercitive du temps de travail. - La législation manufacturière anglaise de 1833 à 1864.
   Chapitre VII. - La lutte pour la journée de travail normale. - Contre-coup de la législation anglaise sur les autres pays.

8 euros (code de commande : 29109 - vendu).

 

[MONS - GRAVURE]. Mons, comme il est aujourd'huy. Ville considerable des Paÿs Bas, Capitale de la Province du Hainaut Située sur la Petite Riviere de le Trouille, à 50. Degrez 30. minutes de Latitude et a 25 Degrez 15 minustes de Latitude elle fut prise par le Roy l'an 1691. Paris, De Fer, 1705. Gravure de Nicolas de Fer pour son atlas Les forces de l'Europe, ou Description des principales villes, avec leurs fortifications : Dessinées par les meilleurs ingenieurs ; particulierement celles qui sont sous la domination de la France, dont les plans ont estée levez par Monsieur de Vauban, ... & aussi la description de tous les instrumens servans áa la fortification, á l'attaque & deffense des places, ensemble ceux qui servent pour l'artillerie, la maniere de dresser un camp devant une ville assiegée.
Dimensions :
   - Trait carré : 286 x 184 mm.
   - Cuvette : 294 x 186 mm.
   - Feuille : 353 x 255 mm.

Extrait de l'étude de Christine Gobeaux :
   Nicolas de Fer et ses émules.
   Entré très tôt dans le métier de graveur, Nicolas de Fer n'entame véritablement sa carrière qu'en 1687, quand il reprend le commerce de cartes géographiques de sa mère. D'une affaire peu florissante, il fait, en quelques années, un commerce prospère et fructueux. Il tenait boutique à Paris, au « quay de l'Orloge à l'enseigne de la Sphère royale ». Les graveurs qu'il employait emportaient leur ouvrage chez eux. Son succès, il le doit à sa nomination en 1690 en qualité de géographe du Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, et à la publication de ses seize atlas. À partir de 1694, il n'hésite pas, pour vendre ses ouvrages, à déclarer dresser toutes ses cartes sur les nouvelles observations de l'Académie royale des sciences. Son œuvre n'est pas celle d'un topographe mais plutôt d'un vulgarisateur.
   Les Forces de l'Europe ou Introduction à la fortification paraît en huit livraisons entre 1690 et 1695. Cet atlas réunit quelque 200 plans de villes fortifiées européennes. L'objectif de Nicolas de Fer est de réaliser un ouvrage pédagogique à l'attention d'une clientèle de militaires, comme l'annonce le Journal des Savants du 31 juillet 1693.
   Cependant de Fer réunit un nombre si élevé de plans de places fortes que la partie géographique prend le dessus sur la partie pédagogique. Le titre de la première livraison « Introduction à la fortification » disparaît au profit des « Forces de l'Europe ». [...]
   Deux plans consacrés à Mons ont été édités par Nicolas de Fer. Le premier paraît en 1690 et décrit la ville « comme [elle] estoit quand le Roy en personne s'en rendit maistre, après quinze jours de tranchée ouverte, le 8 avril 1691. » Il donne au public l'image de la ville de Mons avant qu'elle ne soit assiégée par Louis XIV. L'intérieur de la ville est vide. L'échelle est de 130 toises et le plan est orienté nord à l'ouest sans doute pour attirer l'attention sur la porte de Bertaimont, point faible dans la fortification montoise.
   Le deuxième plan de Mons [celui présenté ici] est paru [pour la première fois] en 1695. Il représente la cité après le siège de 1691 par Louis XIV. Le public peut ainsi visualiser les travaux réalisés par Vauban pour corriger et renforcer les fortifications espagnoles. L'orientation est différente : la porte de Nimy se situe au sud. L'intérieur de la ville est dessiné. Nicolas de Fer représente sur ce plan une citadelle qui n'a jamais été construite. Vauban en avait projeté la construction dans le quartier du Béguinage mais le projet fut abandonné car sa réalisation nécessitait d'araser la butte du château pour relever le niveau du sol. Lorsque de Fer publie le second plan, Vauban est occupé à surveiller les travaux à Mons qui sont en bonne voie d'achèvement. De Fer a certainement eu sous les yeux un plan du projet de Vauban qu'il s'est empressé d'éditer sans se poser de questions sur ce qui avait été réalisé au niveau des fortifications. [...]
   Le second plan de Mons paru dans les Forces de l'Europe présente plusieurs éditions. Nous en avons relevé au moins trois. La première est parue en 1695 dans la septième livraison. La deuxième édition est identique à la précédente, mais elle a été recadrée sur la largeur au point que le toponyme Nimy se situe en dehors du trait carré de la gravure. Il s'agit d'un nouveau cuivre. Nous n'avons toutefois pas pu identifier de quelle publication provient cette planche. Un détail amusant est à relever : le graveur s'est trompé en copient le texte : il a gravé le mot latitude au lieu de longitude.


Sur ce détail, on distingue bien que le toponyme Numy se situe hors du cadre
et que la mention de la date a été modifiée et indique 1705 au lieu de 1695.

Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons et le Hainaut, pp. 44-50.

70 euros (code de commande : 29150 - vendu).

 

[MUCHA (Alphonse)]. ELLRIDGE (Arthur) — Mucha. Le triomphe du Modern Style [Sur la couverture : Le triomphe de l'Art Nouveau]. Paris, Succès du Livre - Pierre Terrail, 2001. In-4° broché, 223 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Pendant sept ans, Alphonse Mucha mène à Paris la rude vie d’un jeune artiste désargenté, jusqu'au jour où Sarah Bernhardt remarque un projet d'affiche qu’il a créé pour elle. Dès lors, le succès porte Mucha sur ses ailes, sans jamais l'abandonner. À sa suite, l'Art Nouveau triomphe partout en Occident – et dans tous les domaines, mode, bijoux, mobilier et décoration d'intérieur, objets usuels, typographie... Les affiches de Mucha inspirent les publicistes, ses motifs et inventions typographiques sont sur tous les imprimés. Son art, en réalité, a une telle influence que l'Art Nouveau porte parfois le nom de Style Mucha.
   Grand érudit, collectionneur renommé d'objets Art Nouveau, Arthur Ellridge est réputé pour sa connaissance et sa passion des arts.de la fin du XIXe siècle. Il s'est tout particulièrement attaché à la vie étonnante et à l'œuvre d'Alphonse Mucha.
Sommaire :
   - Dès l'enfance, la passion du dessin.
   - Débuts à Paris.
   - Sarah la chance.
   - Une époque et son style.
   - Mucha, pour tout et partout.
   - Un homme lancé et amoureux.
   - La nostalgie slave.

15 euros (code de commande : 29115 - vendu).

 

NOURY (Raphaël) — Tarifs, d'après le systeme métrique, pour cuber les bois carrés et ronds, précédés, 1.° D'une Instruction sur la manière de mesurer et de cuber, soit à la plume, soit avec ces Tarifs, les Bois propres au service de la Marine ; 2.° Des Tarifs pour déterminer les espèces dans lesquelles ces Bois, ainsi que les Merrains et Gournables, doivent entrer suivant leurs dimensions respectives ; 3.° Des Planches contenant les figures des diverses Pièces qui entrent dans la Construction des Vaisseaux ; A l'usage des agens de la Marine, employés tant dans les ports que dans les arrondissemens forestiers, aux recherches, martelages, recette, etc., des bois de construction ; Ouvrage utile en général aux Propriétaires et aux Marchands de Bois : Approuvé par LL. Ex. les Ministres de l'Intérieur, et de la Marine et des Colonies ; par Raphaël Noury, Agent de la Marine, attaché au cinquième Arrondissement forestier. Paris, L'Auteur et Eberhart, 1808. [A Paris, / Chez l'Auteur, rue du Mont-Blanc, n° 27, / Eberhart, Imprimeur-Libraire, rue du Foin Saint-Jacques, n° 12, / Et chez les principaux Libraires et Marchands de Nouveautés. / 1808.] In-4° demi-veau d'époque, dos lisse, reliure frottée et un peu usagée (mors inférieur fendu sur 4 cm), XVI, 169 (les cahiers P et Q ont été intervertis), [2 (errata, table)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des cinq planches hors texte, bon exemplaire.
Extrait de la préface :
   Le nouveau système des Poids et Mesures n’auroit, sans doute, pas éprouvé autant de difficultés à s'introduire dans le commerce en général, et même dans les diverses branches de l'Administration publique, si l'on avoit eu des Tables et des Tarifs, d'après ce système, semblables aux Comptes faits de Barême, et autres ouvrages de ce genre, pour en faciliter l'usage.
   Les Marchands de Bois, par exemple, auroient-ils hésité à employer le mètre (qui pouvoit leur tenir lieu de leur ancienne règle de trois pieds) en place du pied, si, lorsque cette nouvelle mesure a été substituée à l'ancienne, on eût pu faire paroître en même-temps, un Tarif pour cuber en mètres et parties décimales de mètre, les Bois carrés ainsi que les Bois ronds ?
   D’un autre côté, les Agens de la Marine, employés dans les Arrondissemens forestiers aux martelages des bois de construction, comme ceux employés dans les Ports à la recette définitive de ces bois, ne réclament-ils pas, depuis bien long-temps, un Tarif métrique, pour abréger les calculs fastidieux qu'ils sont obligés de faire aujourd'hui, et qui absorbent une partie de leur temps ? Si le calcul décimal leur a paru d'abord infiniment préférable à l'autre calcul, comme ils avoient des Comptes faits en pieds, pouces et lignes, qui les dispensoient de cuber à la plume les bois qu'ils marquoient ou qu'ils recevoient, tout en appréciant les avantages réels de ce nouveau calcul, ils ont dû renoncer avec d'autant plus de peine à l'usage de l'ancien, qu'ils avoient des Tables et des Tarifs qui leur servoient non seulement pour cuber lesdits bois, mais encore pour vérifier et s'assurer si le cube trouvé étoit le véritable cube.
   Ces considérations nous ont donc déterminé à composer les Tarifs suivans, pour ne plus laisser le moindre prétexte de différer encore l'introduction des Mesures métriques, particulièrement dans les Forêts.

100 euros (code de commande : 29121).

 

OMMEGANCK (Clément) — Méthode de préparation d'un collodion photographique très rapide et d'un collodion pour épreuves instantanées suivie de la préparation du bain d'argent et du bain révélateur, par Clément Ommeganck directeur de l'Association scientifique d'Anvers. Anvers, De Koninck, 1864. [Anvers, / J. de Koninck, Libraire-Éditeur, Canal au Fromage, 12. / Paris, Leiber, 13, rue de Seine. / Londres, / Trubner, & C°, Paternoster Row. / Bruxelles. / Deltenre, 16, place Ste Gudule. / Berlin. / A. Asher & Comp. / 1864.] In- 8° broché, [2 bl.], 26, [4 bl.] p., exemplaire en bon état, rare.
Extrait :
   L'usage du collodion date de 1851 environ, il n'y a donc qu'un petit nombre d'années que cet agent photographique est l'objet de nos expériences, et du train dont les découvertes vont en se perfectionnant de nos jours, c'est déjà beaucoup qu'une douzaine d'années ; mais si on fait entrer en ligne de compte le nombre considérable d'expérimentateurs, et l'extension des publications photographiques : traités, journaux, revues, etc., ce temps équivaut à des siècles comparativement à ce qui a été fait pour d'autres objets d'intérêt soit matériel, soit intellectuel. On ne peut donc se défendre d'un certain étonnement, et on doit naturellement se demander comment cette colossale somme d'expériences n'a pas suscité quelque chose de plus pratique et de moins incertain.
   Dans l'origine on prescrivait des collodions très simples, on en vint successivement à des formules de plus en plus compliquées, et finalement c'est à l'iodure de cadmium et d'ammonium joint au bromure de cadmium qu'on s'est généralement arrêté ; c'est la formule qui a reçu droit de cité sur toute la surface du globe, chez tous les photographes qui n'enveloppent pas leur flacon de collodion d'un voile secret et mystérieux. Cette formule est très bonne, il y a cependant moyen de faire mieux ; mais quoiqu'on fasse, tout collodion est essentiellement décomposable, et depuis le moment ou le mélange se fait jusqu'à une époque plus ou moins éloignée, il y a au sein de ce liquide des modifications plus ou moins rapides ; d'abord elles sont relativement lentes puis elles s'accélèrent pendant quelque temps, pour se retarder encore, et puis s'arrêter à peu près complètement.
   Un collodion vieux a de bonnes qualités qu'un collodion nouveau ne possède pas, et pareillement un collodion nouveau présente des propriétés qui manquent au collodion ancien. Si on mélange les deux d'une manière quelconque on ne trouvera pas tout à fait dans le mélange les qualités de l'un et de l'autre, mais si ce mélange se fait avec certaines précautions, avec quelques additions et dans certaines circonstances, on pourra avoir les qualités des deux réunies et même augmentées de qualités nouvelles tout à fait inattendues. Le collodion vieux et rougi donne des images nettes, intenses et pleines de détails ; mais il pèche en général par défaut de rapidité.
   Le collodion nouveau donne après quelques jours de préparation son maximum de rapidité quand la lumière est bonne ; mais par un temps sombre la rapidité du collodion nouveau diminue proportionnellement plus que celle d'un vieux collodion. Ainsi quand il y a absence de bonne lumière il suffit quelquefois de doubler la pose qu'exigeait le vieux collodion par un temps clair, tandis que pour le nouveau il faudra tripler et même plus, à tel point qu'il peut devenir, dans certaines circonstances, plus lent que le premier, et qu'il ne donnera jamais les détails dans les noirs comme le produira le vieux collodion. De nombreuses expériences dirigées spécialement dans ce but, et quelques cas fortuits qui nous ont donné des résultats tout à fait inattendus, nous ont conduit à adopter les formules données plus loin.

20 euros (code de commande : 29110 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 4. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1987. In-8° collé, 64 p., illustrations, exemplaire en parfait état et revêtu du vertueux lièvre.
   Ce volume est consacré à La traversée du Désert. Guide à l'usage des voyageurs.
Avant-propos :
   Il est des lieux et il est des marches ; il est des pages et il est des marges. Des blancs entre les lignes ou sur la carte. Non pas même des terres inconnues, mais des terres oubliées ou négligées, car ne participant pas des lieux où l'« on » va. Le Cymbaliste qui, à l'instar de Julien Torma, tient pour « les vagues cambrousses sans chemins », préfère satisfaire ses besoins loin des édicules répertoriés. Les stars du tourisme, le pittoresque selon Michelin ou Georges Pillement ne l'incitent pas à planter son chevalet car, répétons-le après Jean-Hugues Sainmont : « Le véritable tourisme pataphysique, c'est celui où l'imagination a tout à faire ».
   Le géographe patenté répertorie des provinces, des régions, ou, dans le patois moderne, des « aires d'influence ». Mal cataloguables, les marges sont rejetées aux ténèbres de la non-science : Marche (précisément), Boischaut, Lauragais, marges entre Lorraine et Champagne, Haute-Marne, Seuil du Poitou, confins bretons, Ardenne méridionale...
   Aux confins de l'Orne, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Manche, marche de ces marges que sont le Perche, le Maine et le Bocage, il est une des régions les plus « reculées », véritable Sahara archéologique et monumental – sinon climatique ! – et qui se nomme, précisément, le « Désert ».
   C'est vers ce Sahara et les steppes voisines que le présent numéro va guider les Cymbalistes, non par vocation anachorétique ou révérence métaphysique envers les rivages des Syrtes et autres Dunes, mais parce que, tel Saint Jérôme, ledit Cymbaliste va peupler sa vision des lieux avec l'imagination : non le délire, mais le passé, la littérature, le verbe, ou cette quintessence des trois : la politique.
   Comme naguère le Guide des Environs de Vrigny (n° 3-4 des Subsidia) avec lequel, outre la méthode, les avatars terrestres du Sme Administrateur-Opitulateur sont un dénominateur commun, ce « Guide pour la traversée du Désert et des régions circonvoisines » voudrait baliser quelques pistes à l'usage des Cymbalistes désireux de se perdre loin des routes. « Mais il n'y a même pas de routes » ajoutait Julien Torma. Qu'il soit au moins des accotements, même et surtout non stabilisés.

18 euros (code de commande : 29144).

 

PEISSON (Édouard) — Parti de Liverpool... Roman. Paris, Grasset, 1942. In-8° broché, 254 p., exemplaire en bon état.
Extrait du site du festival malouin Étonnants voyageurs :
   C’est le voyage inaugural d’un géant des mers (qui pourrait être le Titanic). Son capitaine a quelque raison de se demander pourquoi on lui a donné ce commandement. On finit par découvrir que le paquebot souffre d’un vice de conception, que son armateur le sait, et a choisi de le confier à un capitaine qui, toute sa carrière durant, a bénéficié d’une chance insolente. Elle ne suffira pas à sauver le navire.
Bibliographie :
   - Pourrat (Henri), Parti de Liverpool, dans La Nouvelle Revue Française, n° 231 (décembre 1932).

8 euros (code de commande : 29112).

 

PETIT (Paul) — Brasserie et malterie. Paris, Gauthier-Villars, 1904. In-8° sous cartonnage illustré de l'éditeur, VII, 359, 5 (annexe sur la législation), XVI (annonces publicitaires) p., illustrations, tableaux, rousseurs, peu courant dans ce bon état.
Introduction :
   La brasserie constitue une industrie importante, car elle fournit soit exclusivement la boisson usuelle comme dans le Nord et une partie de l’Est de la France, soit un appoint non négligeable dans les autres régions. En outre, elle est en relations étroites avec l’agriculture, puisqu’elle utilise l’orge et le houblon comme matières premières, et qu’elle offre à l’alimentation des animaux deux résidus de haute valeur, les germes de malt et les drêches.
   Les procédés de fabrication ont suivi la même évolution de progrès que dans la plupart des autres industries ; d’abord rudimentaires et empiriques, ils deviennent de plus en plus rationnels et perfectionnés. Les découvertes de Pasteur ont eu, pour la brasserie, une très grande importance, elles ont inspiré d’autres travaux ; les études d’ordre chimique ou mécanique se sont multipliées, et l’industrie de la bière possède maintenant ses écoles techniques, ses stations de recherches, sa presse spéciale, c’est-à-dire les instruments d’enseignement et d’étude, dont l’utilité a été démontrée depuis longtemps par l’exemple de l’Allemagne.
   L’École de Brasserie de Nancy et son laboratoire ont été les premiers créés en France et, depuis 10 ans que je les dirige, j’ai eu l’occasion d’un assez grand nombre d’observations pratiques, d’essais dont beaucoup n’ont pas été publiés ; d’autre part, les cours techniques que je fais m’ont obligé à me former une opinion documentée sur les transformations variées qui s’effectuent en brasserie et en malterie.
   Beaucoup de mes anciens élèves, et des brasseurs avec lesquels je suis en relations, m’ont engagé à condenser, dans un livre, les observations que j’ai faites, ainsi que mon sentiment sur l’interprétation scientifique des phases de la fabrication, et j’ai pensé que cet ouvrage pourrait peut-être présenter quelque intérêt.
   J’ai toujours eu en vue l’application pratique et n’ai considéré les recherches et les essais que comme un moyen de rendre la fabrication plus rationnelle, plus sûre et plus éclairée ; aussi, me suis-je contenté pour chaque question d’indiquer la thèse qui me paraît la mieux fondée et la mieux vérifiée par l’expérience industrielle, sans entrer dans la discussion des théories émises.
   Dans le même esprit, je me suis efforcé d’éliminer toute terminologie scientifique, car mon désir est que ce livre fournisse aux industriels des renseignements utiles, et qu’il leur prouve les services mutuels que se rendent la science et la pratique.
Plan du volume.
   Le chapitre I comprend les diverses notions générales qui seront utilisées ultérieurement, et qui portent soit sur les composants chimiques, soit sur les agents de transformation, soit enfin sur les ferments ; on y a joint quelques définitions d’usage constant.
   Le chapitre II renferme l’étude de l’eau, au point de vue de ses multiples utilisations, en brasserie et malterie, pour les machines comme pour la fabrication. On y a traité avec quelque détail l’épuration et la correction des eaux.
   Dans le chapitre III nous passons en revue les matières premières les plus importantes, orge, maïs, riz, sucres, en mentionnant les bases de l’appréciation de ces substances au point de vue pratique et leur influence sur la qualité ou la conservation de la bière.
   Le chapitre IV, suite de l’étude des matières premières, traite du houblon et des accessoires, tels que colorants, clarifiants, poix, vernis, antiseptiques pour le nettoyage.
   Le chapitre V, « Maltage de l’orge », est consacré à l’étude des diverses opérations de la malterie, trempe, germination, touraillage, et comprend des tableaux ou des courbes provenant de la pratique
industrielle. Ce chapitre, très étendu, se termine par l’appréciation du malt, et le contrôle de fabrication.
   Dans le chapitre VI, « Brassage », on examine successivement le matériel, les méthodes de brassage et de filtration, le rendement avec les meilleures conditions d’épuisement à réaliser, puis les transformations effectuées, et enfin on en déduit les conséquences pratiques.
   Les chapitres VII et VIII sont consacrés respectivement à « Cuisson et houblonnage » et à « Oxygénation et refroidissement du moût » ; ils comprennent, à côté du matériel, l’étude des transformations produites et la conclusion pratique de cette étude.
   Dans le chapitre IX, « Fermentation », on a deux grandes divisions, la fermentation basse et la fermentation haute classe, traitées tout à fait séparément, et l’on n’a pas négligé de tirer les conséquences de la discussion des divers systèmes.
   Le chapitre X comprend la clarification par collage et par filtration, les traitements divers, tels que le soutirage et la pasteurisation.
   Dans le chapitre XI, on a étudié les altérations de la bière, leurs causes et les moyens de les supprimer ; le contrôle de fabrication, comme plan, est la suite naturelle de cette étude.
   Enfin le chapitre XII est consacré aux statistiques et à la valeur hygiénique de la bière.
   Le volume se termine comme annexe par une Note sur l’École de Brasserie de Nancy.

95 euros (code de commande : 29145).

 

PION (Jean-Louis) — Le moulin à eau de Froyennes. Froyennes, Pion, 1970. In-8° broché, 144 p., illustrations, deux planches à déplier, exemplaire en bel état, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Essai de reconstitution.
   - Esquisse historique.
   Annexe 1 - Liste des seigneurs de Froyennes, de Beauregard, et du Payage.
   Annexe 2 - Texte latin de l'acte de 1236 A.C.C.T.
   Annexe 3 - Texte de l'acte de 1629. Achat d'une partie de la rente due par le moulin au seigneur de Froyennes. A.C.G.F.
   Annexe 4 - Texte de la priserie du moulin faite en 1684 A.C.F.
   Annexe 5 - Dénombrement des biens du seigneur de Froyennes en 1696.
   - Abréviations - Notes.
   - Table commentée des illustrations.
   - Inventaire du Fonds de Froyennes A.C.C.T. dressé par Jacques Pycke.
   - Conte d'un enfant qui n'avait pas d'âge.
   - Les parures sont d'un ami.
   - Une histoire vraie.

25 euros (code de commande : 29106 - vendu).

 

RICHIE (Donald) — L'art des fleurs au Japon hier et aujourd'hui. Préface par Haru Reischauer. Leçons par les maîtres japonais Sen'ei Ikenobô, Houn Ohara, Sofû Teshigahara. Paris, Bibliothèque des Arts, 1977. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 271 p., nombreuses reproductions et illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), bon exemplaire.
Préface :
   
Les fleurs tiennent sans doute dans la vie des japonais une place plus importante que chez n'importe quel autre peuple. Les voyageurs du XIXe siècle qui parlaient du Japon comme du « pays des fleurs » n'avaient, en somme, pas tout à fait tort. Non que le pays soit particulièrement riche en fleurs, mais les Japonais ont su tirer le maximum de ce qu'ils en ont.
   Avec tout leur amour et toute leur compréhension de la fleur, avec leur ingéniosité infinie, les Japonais ont su élaborer tout un art floral exactement comme ils ont élaboré le rite de la cérémonie du thé et l'art de la peinture à l'encre de Chine. La véritable nature de cet art n'est que faiblement indiquée par l'expression française d'« arrangement floral » qui implique plus d'habileté manuelle que de pénétration artistique. Comme pour les autres arts, c'est en même temps une discipline ; une connaissance des règles et des diverses formes de cette discipline est indispensable à quiconque désire comprendre clairement et avec toute la précision nécessaire la nature véritable de l'l'Ikebana.
   L'Ikebana est davantage, bien davantage qu'une simple habileté à présenter des fleurs avec grâce dans un vase approprié. Le mot lui-même que l'on pourrait traduire par « fleurs » ou, mieux, par « acte d'amener les fleurs à la vie » implique une certaine attitude à l'égard de ces créatures aimables, fragiles et éphémères, une attitude basée sur une certaine manière de considérer la nature et de vivre avec elle. En son essence la plus intime, l'Ikebana est une manière de vivre-en d'autres termes une philosophie.
   Peut-être serait-il plus exact de dire que c'est une des facettes d'une philosophie qui n'a pas de nom, mais qui imprègne tous les arts du Japon et l'ensemble de la vie japonaise elle-même. Aussi faut-il, avant de comprendre ce qu'est l'Ikebana en soi, avoir compris ce qu'il signifie dans le cadre de la vie japonaise. Et le sens de l'Ikebana dans la demeure ne peut, à son tour, être saisi que si l'on a auparavant compris l'essence de ce qu'est la demeure japonaise. Nous touchons ici à la qualité essentielle de ce livre si remarquable, qualité qui en fait, à ma connaissance, un ouvrage unique dans la littérature consacrée à l'art floral japonais. Cherchant à préciser la signification la plus profonde de l'Ikebana, sa philosophie et sa place dans la vie et dans la maison japonaises, ce livre ne vise à rien de moins qu'à élucider ce mystère par quoi l'Ikebana est devenu quelque chose qui dépasse de loin le simple souci d'arranger des fleurs avec goût. Il montre cet art dans ce qu'il a de plus vivant et de plus significatif. J'espère que grâce à lui l'Ikebana apportera à la vie du lecteur l'enrichissement qu'il a apporté à la mienne.

30 euros (code de commande : 29149 - vendu).

 

[ROMANTISME]. Les petits romantiques français. Présentés par Francis Dumont. [Marseille], Les Cahiers du Sud, 1949. In-8° broché, 300 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé avec sa bande d'annonce.
Table des matières :
   - Introduction, par Francis Dumont.
   I. Études générales.
      - Le comportement métaphysique des petits romantiques, par Armand Hoog.
      - Frénésie romantique (suivi d’un choix de textes), par Pierre Castex.
      - Socialismes romantiques, par Édouard Dolléans.
      - Les Bousingos, par Tristan Tzara.
   II. Les hommes et les œuvres.
      - Aloysius Bertrand (suivi d’un choix de textes), par Yves Tessier.
      - Pétrus Borel (suivi d’un choix de textes), par J.-L. Audin et D. Marc.
      - Philarète Chasles (suivi d’un choix de textes), par Jean Rousselot.
      - Defontenay, par Raymond Queneau.
      - Alphonse Esquiros (suivi d’un choix de textes), par Robert Desnos.
      - Xavier Forneret (suivi d’un choix de textes), par Francis Dumont.
      - Charles Lassailly (suivi d’un choix de textes), par Lucien Scheler.
      - Gérard de Nerval (suivi d’un choix de textes), par Francis Dumont.
      - Philothée O’Neddy (suivi d’un choix de textes), par Marcel Hervier.
      - Alphonse Rabbe (suivi d’un choix de textes), par Joe Bousquet et D. Marc.
      - Alphonse Rabbe, apologue du suicide, par Francis Dumont.
   III. Incidences.
      - Charles Nodier (suivi d’un choix de textes), par Lise Deharme.
      - Alexandre Dumas père et ses fantômes, par A.-M. Schmidt.
      - De quelques illuminés à l’époque romantique, par Maurice Garçon.
      - L’hôtel du Doyenné, par Marcel Schneider.
   IV. Rencontres.
      - Les petits romantiques de 1600, par J.-A. Duvignaud.
      - Frénétisme et illuminisme préromantiques, par Ph. Van Tieghem.
      - L’influence réciproque des « grands » et « petits » romantiques, par Fernand Baldensperger.
   - Médaillons (personnages touchant de très près les « petits romantiques »).
   - Bibliographie sommaire, par André Jammes.

12 euros (code de commande : 29116 - vendu).

 

STEVENSON (Robert-Louis) — L'Île au trésor. Grand roman d'aventures traduit de l'anglais par Marcelle Hilsum. Avec des illustrations de Lalande. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1937. In-8° broché, 285 p., illustrations en noir, papier jauni et fragile.
En quatrième de couverture d'une réédition au Livre de Poche :
   Depuis l'Odyssée, aucun roman d'aventures n'eut plus de succès que l'Île au trésor. Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman avec le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'Hispanolia débarque sur l'île au Trésor les « bons » et « méchants ». Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.
   Rarement roman d'aventures aura été conduit avec tant d'habileté et de science ; c'est désormais un livre classique où le réel se mêle au fantastique.

12 euros (code de commande : 29124).

 

[THIÉRACHE]. La Thiérache. Bulletin de la Société archéologique de Vervins. Nouvelle série. Tome I. Vervins, Société Archéologique de Vervins, 1937. In-8° broché, 195 p., quelques illustrations hors texte, exemplaire en partie non coupé et en très bon état.
Table des matières :
   - La Société Archéologique de Vervins 1872-1937, par Pierre Noailles.
   - Poètes de la Thiérache, par Gabriel Hanotaux.
   - Gabriel Hanotaux Thiérachien, par Pierre Noailles.
   - Le parler Thiérachien, par Charles Gannelon.
   - Nomination du Premier Suisse de l'église de Vervins, par Eugène Creveaux.
   - Quelques Contrats de Travail à Vervins au XVIIIe Siècle, par Eugène Creveaux.
   - Du Cheval à l'Avion. Vieux Souvenirs, par Eugène Duflot.
   - Une intervention en faveur de la Ville de Vervins en 1871, par Gabriel Méra.
   - Relation des événements du 7 novembre 1918 à Haudroy, par A. Daublain.
   - Un prétendu projet d'évasion de Louis XVI par Guise en août 1791, par Eugène Creveaux.
   - L'application de la loi des suspects dans le district de Vervins, par Eugène Creveaux.
   - Un illustre Vervinois, Marc Lescarbot, par Ernest Ledrus.
   - Alfred Falaize, par Pierre Noailles.
   - Le vieux Vervins, par Alfred Falaize.
   - Les origines vervinoises de l'évêque d'Adran, par Roland Derche.
   - Liste des membres de la Société.
   - À propos du titre de notre Bulletin.

20 euros (code de commande : 29123).

 

[U.R.S.S. - PROCÈS DU BLOC DES DROITIERS]. Le complot contre l'Union Soviétique et la paix internationale. Faits et documents. Matériaux du compte rendu sténographique du procès du « bloc des droitiers et des trotskistes antisoviétiques » recueillis par B. Ponomarev. [Moscou], Coopérative d'Éditions des Ouvriers Étrangers en U.R.S.S., 1938. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 208 p., couverture un peu défraîchie, rare.
Introduction :
   Pendant dix jours la Cour Suprême de l'U.R.S.S. a examiné les agissements criminels du « bloc des droitiers et des trotskistes ». Pas à pas elle a démêlé l'écheveau des forfaits inouïs des trotskistes et des boukhariniens contre le socialisme, contre le peuple soviétique, contre la cause de la paix et les intérêts des travailleurs de tous les pays. Le complot monstrueux contre la Révolution, découvert par les organismes du Commissariat du peuple des Affaires intérieures, a retenu l'attention du monde entier. Les amis de l'Union Soviétique d’une part, et ses ennemis de l'autre, ont suivi avec une attention soutenue la marche du procès.
   Ce dernier s'est déroulé publiquement, en présence de nombreux représentants de la presse, des organisations soviétiques et de dizaines de représentants de la presse étrangère. Tout a été mis en œuvre pour établir la vérité sur l'activité des conspirateurs contre-révolutionnaires.
   Après le jugement, un compte rendu sténographique du procès a été publié en langues russe, française, allemande et anglaise. La Cour Suprême a établi l'entière culpabilité des accusés quant à leur activité contre-révolutionnaire et conspiratrice visant à restaurer le capitalisme en U.R.S.S., ainsi que leur travail au profit des services d'espionnage étrangers, en premier lieu des services d'espionnage des pays fascistes. La Cour Suprême a établi que le chef de cette bande criminelle est Trotski, qui se dérobe aux responsabilités et dont la presse fasciste a été la première à assumer la défense.
   La presse bourgeoise et, au premier chef, les organes profascistes les plus réactionnaires, se sont efforcés de faire le plus de brouillard possible autour du procès, pour estomper et mettre hors de cause les véritables organisateurs du complot des gouvernants fascistes et de leurs agents trotskistes et boukhariniens. Mais toutes leurs tentatives ont échoué, parce que contre la vérité, contre les faits, ils ne peuvent opposer rien d'autre que des élucubrations mensongères et des calomnies dont l'ineptie le dispute à la sauvagerie.
   Cette brochure expose l'essentiel de ce qui a été révélé au cours du procès, et contient de brèves explications. Les faits parlent d'eux-mêmes. Ils témoignent que le démasquement et la destruction de la bande trotskiste et boukharinienne des ennemis du peuple ont rendu un immense service, non seulement aux travailleurs de l'Union Soviétique, mais aussi aux peuples de tous les pays dans leur lutte pour la paix et pour la démocratie, contre les barbares fascistes et les fauteurs de guerre.

30 euros (code de commande : 29114).

 

VAN NEROM (Claire) et MEYER (Jacques) — La faïencerie de Wasmuël. Trois familles, une faïencerie. Avant-propos de Francis Goidts. Namur, Éditions du Noyé, [1997] In-4° broché, 59 p., illustrations en noir et 56 planches en couleurs, une grande planche volante en noir à déplier, exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
   Wasmuël se situe à une douzaine de kilomètres à l'ouest de Mons, au milieu du Borinage hennuyer
   En 1935, le village comptait environ 1.500 habitants.
   Si l'époque contemporaine n'épargne guère le Hainaut, tant français que belge, les circonstances n'ont pas toujours été aussi dures pour cette région où, dès la fin du XVIIIe siècle, ont fleuri quantité de manufactures locales, à côté des activités industrielles lourdes. Dans ce sens, Wasmuël peut être cité en exemple, au moins pour la majeure partie du XIXe siècle et la première moitié de notre siècle. La famille Paulus y fonda une faïencerie qui devait prospérer durant plus d'un siècle.
   Au travers du présent ouvrage, nous désirons rendre un hommage tout en couleurs à ces familles d'entrepreneurs, aux artisans et aux artistes réalisateurs d'une multitude de faïences, utilitaires ou décoratives, témoignant toujours de l'incontestable savoir-faire de leurs auteurs.
   Le lecteur est donc invité à un voyage dans le temps et dans l'espace, au travers d'un ensemble remarquable de faïences, aujourd'hui rassemblées par la magie de l'image, grâce au nombre impressionnant de photos réalisées par l'un des descendants des familles fondatrices de la manufacture de Wasmuël.
   Toute proche de nombreuses manufactures similaires de renom, la faïencerie de Wasmuël fut d'emblée contrainte – concurrence oblige – de rechercher un équilibre entre ses prouesses artistiques et sa production d'utilité courante ; les directeurs successifs mettront tout en œuvre pour améliorer la qualité de la production, que ce soit en matière de composition des pâtes, de cuisson, de résistance des émaux et vernis, etc.
   Mené avec opiniâtreté et intelligence, ce travail a permis la création d'une multitude de faïences à destinations variées. Si, parmi elles, se trouvent des œuvres remarquables, c'est que l'ensemble de la production a toujours été réalisé en parfaite harmonie avec les tendances artistiques nouvelles du moment.

20 euros (code de commande : 29148).

 

[WILLEM (Denyse)]. Denyse Willem. Bruxelles, Labor, 2004. In-4° broché sous couverture à rabats, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Liège, à Liège, du 30 avril au 13 juin 2004.
Avant-propos :
   Étonnante Denyse Willem, cette femme d'apparence frêle et timide qui nous raconte des histoires provocantes ou plutôt qui nous les peint à sa manière, inimitable, hors du temps... Admirable dessinatrice, possédant un sens inné de la couleur et le génie de la mise en scène, depuis près de 40 ans elle passe à côté des modes et nous offre une peinture universelle à la fois signifiante et signifiée.
   Partant de l'Histoire, de la mythologie, de l'iconographie chrétienne mais aussi des contes, de fables et de la vie quotidienne, elle nous peint le désir, l'amour et la violence, la vie et la mort, la femme et l'homme, sortes de tragi-comédies qu'elle met en scène de façon magistrale dans des décors somptueux et raffinés, sous des éclairages finement étudiés.
   Histoires connues qu'elle transforme, dévie, inverse ou caricature mais jamais au hasard : chaque élément a une signification, rien n'est gratuit, tout participe à cette fresque théâtrale du désir et de la violence, de la difficulté de vivre, de soif de liberté et d'amour malgré le poids de l'Histoire et de la société.
   Tout est décalé, détourné, distordu, tant dans le fond que dans la forme, d'où une certaine ambiguïté, un certain malaise : où est la tendresse, où est la haine ? où est le calme, où est la beauté, où est la violence ? où est la beauté, où est l'horreur ? où est l'irréel ? où est le tragique, où est le comique ?
   Ses personnages caricaturés, maquillés, musclés, sont stéréotypés, seuls leurs attributs et leur taille les différencient. Figures hiératiques presque irréelles, ils sont étonnamment vivants : malgré une impression de statisme, on sent un souffle d'énergie, de violence, qui nous déroute.
   De même ses paysages et ses décors, inventés, stylisés, ignorant les lois de la perspective moderne, nous semblent presque réels tant ils sont minutieusement traités.
   La ville de Liège se devait de rendre hommage à Denyse Willem, véritable peintre, virtuose du dessin, artiste sincère et unique qui traverse le temps comme les histoires qu'elle narre.

13 euros (code de commande : 29147).

 

WITTGENSTEIN (Ludwig) — Leçons sur la liberté de la volonté. Lectures on the Freedom of the Will. Traduction de l'anglais par Antonia Soulez. Annotation par B. McGuinness et A. Soulez. Suivi de Essai sur le libre jeu de la volonté, par Antonia Soulez. Paris, Presses Universitaires de France, 2002. In-8° collé, 355 p., (collection « Épiméthée »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Cette première présentation en traduction française d'une « Leçon sur la liberté de la volonté » de Wittgenstein ne propose en réalité aucune doctrine sur la liberté de la volonté. Ce texte est une parfaite illustration de la manière dont Wittgenstein appliquait sa méthode grammaticale à des expressions du langage, ici au concept psychologique de « volonté » Sur le sens de la liberté de la volonté, nombre de philosophes se sont interrogés dans le cadre d'une histoire philosophique de « l'homme intérieur ». Wittgenstein pratique-t-il donc ici un genre logico-linguistique de méta-éthique, en vue de dissoudre le faux problème du « sujet de la volonté » ? On tentera de montrer que Wittgenstein va au-delà d'une simple description de surface en usant d'une méthode qui, en privilégiant la supposition d'emplois différents dans des situations possibles, sinon fictives, met en jeu une Subjectivité dans le langage.

13 euros (code de commande : 29104 - vendu).

 

YANNART (Philippe) — Le secret du Gouverneur de Mons. Roman. Nimy, Hainaut Culture et Démocratie, 2012. In-8° broché, 278 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire dédicacé.
En quatrième de couverture :
   La ville de Mons a enfin décidé la réouverture des musées du chanoine Puissant et nomme à sa direction un jeune conservateur. Un jour, la stagiaire, qui l'aide à la classification des pièces du musée découvre dans un meuble à secret un parchemin daté de 1691, écrit et signé de la main du gouverneur de la ville de Mons, Nicolas de Vertillac, maréchal des camps et des armées du roi, nommé à ce poste par Louis XIV en personne, après la conquête de la ville. Sur ce document, il est fait mention d'une arrestation qui s'est déroulée dans le plus grand secret, sur ordre direct du roi, au couvent des Oratoriens de Mons, d'un homme que personne ne pouvait voir, et qui fut directement emmené par Saint-Mars, futur gouverneur de la Bastille, vers son tragique destin. Sur cette même lettre, une apostille signée de la main du ministre des affaires étrangères, Louvois, enjoignait le Gouverneur de faire disparaître toutes les traces qu'aurait pu laisser derrière lui l'énigmatique personnage.
   Tout le monde connaît l'histoire de l'homme au masque de fer, mais personne ne sait que son arrestation eut lieu à Mons, où cet homme s'était réfugié en compagnie de dirigeants jansénistes poursuivis par la vindicte du « Roy Très Chrétien ».
   Conséquence dramatique, serait-ce pour punir cette ville que Louis XIV est venu en personne, à la tête d'une armée de 80.000 hommes, et avec toute sa cour, diriger le terrible siège qui fit tant de morts et détruisit une bonne partie de la cité ?
   Dans quelles circonstances nous sont parvenues les preuves irréfutables d'une tromperie sans pareille, manigancée par le cardinal de Richelieu pour garantir la continuité de la dynastie des Bourbons ?
   Qui a rédigé ces mystérieux rébus en latin qui mèneront nos jeunes historiens de l'art à la recherche de la vérité, dans la ville et ses environs ?
Amour, intelligence, trahison, danger, violence, seront le lot de cette enquête passionnante organisée de très longue date par un érudit génial, maintenant disparu et à qui la ville doit beaucoup.

25 euros (code de commande : 29135).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 4 février 2020.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(7 janvier 2020)

 

VIENT DE PARAÎTRE

GHISTE (Serge), DUBOIS (Françoise) et JACOB (Gilles) — Mons. Ville fortifiée - Ville ouverte. Des Romains au XXIe siècle. Mons, Mon's Livre, 2019. In-4° broché, 172 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
   Le présent ouvrage évoque les anciennes fortifications de Mons et leurs nombreux avatars, des origines à nos jours. Ses auteurs, les ingénieurs et professeurs Serge Ghiste, Françoise Dubois et Gilles Jacob, se sont tous trois attachés à retracer avec minutie les méandres d'une histoire complexe, qu'ils ont illustrée de plans, de coupes et de dessins d'une grande clarté, destinés à éclairer leur propos et à l'enrichir.
   Le livre comporte sept parties principales. La première est une étude géologique, qui permet non seulement de comprendre l'intérêt du site montois et les raisons pour lesquelles une ville s'est développée en ce lieu, mais aussi de mesurer les difficultés que les bâtisseurs successifs ont dû surmonter et les contraintes auxquelles ils ont dû se plier.
   « Mons ville fortifiée » fait l'objet des parties deux à cinq. Sont d'abord soulignés les éléments qui plaident en faveur de l'existence antérieure d'un camp romain. De la période mérovingienne, on retient surtout la venue de Waldetrude (sainte Waudru) et son installation avec ses compagnes à l'abri d'une enceinte en bois, restituée de manière hypothétique. Les XIe et XIIe siècles sont caractérisés par la construction du château comtal et des premiers remparts. Mais bien entendu, l'attention se porte avant tout sur l'enceinte communale (dont la construction débute au XIIIe siècle, mais qui connaît des remaniements importants par la suite), sur son tracé précis, ses fossés, ses tours et les portes qui permettaient de contrôler l'accès à la ville.
   Les XVIIe et XVIIIe siècles s'articulent autour de deux sièges d'importance cruciale pour l'histoire des fortifications : celui de 1691, suivi d'une rénovation dirigée par le futur maréchal de Vauban, et celui de 1746, à l'origine de remaniements considérables sous l'égide de la couronne d'Autriche. Si la Révolution française a peu d'impact sur les défenses urbaines, la période hollandaise se caractérise par une dernière phase de construction, suivie – après l'indépendance de la Belgique – d'un démantèlement complet, accompli entre 1861 et 1865.
   En sixième partie, il est question de « Mons ville ouverte ». L'attention se porte alors sur l'aménagement des quartiers nés de la disparition des murailles et leur évolution subséquente, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
   À l'étude chronologique succède une présentation géographique, qui constitue la septième et dernière partie de l'ouvrage. La périphérie urbaine y est divisée en six grands quartiers, dont sont évoqués tour à tour les principaux bâtiments – encore visibles ou disparus – et les derniers vestiges des fortifications... Une telle présentation facilite le repérage sur place et permet d'imaginer de manière concrète l'imposant carcan défensif, aujourd'hui disparu, qui a pesé de tout son poids sur l'histoire de la ville de Mons.

25 euros (code de commande : 29065).

 

[ABSTRACTION WALLONNE]. Les premiers abstraits wallons. Baugniet, Closon, Engel-Pak, Lacasse, Lempereur-Haut. Ramet-Flémalle, Centre Wallon d'Art Contemporain, [1984]. Grand in-8° broché, 211 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présenté à la Chataigneraie, à Flémalle, du 6 octobre au 4 novembre 1984 ; à la Maison de la Culture de Tournai, du 10 novembre au 2 décembre 1984 ; au Botanique, à Bruxelles, du 5 janvier au 3 février 1985 et au Centre Culturel Wallonie/Bruxelles, à Paris en avril-mai 1985.
Préface de Léopold Plomteux :
   Entre les deux guerres, nous voyons se développer de plus en plus l'ère industrielle. Les créations et dépenses d'énergie englobent tout un système social. L'exploit et le record animent notre société devenue prométhéenne. Par la vitesse le temps raccourcit les distances. L'Homme se détache de la nature par son esprit d'invention. Le début du 20e siècle sera l'ère de tous les possibles pour les pionniers des arts et des sciences.
   En Wallonie, cinq artistes particulièrement lucides ont senti naître ce siècle où la maîtrise de l'Homme assume tous les pouvoirs. La référence à une réalité naturelle se transformera en réalité nouvelle. Cette prise de conscience de soi n'a plus besoin du motif cher aux traditions anciennes. L'expression artistique sera l'en soi du créateur.
   Seul le dynamisme de la pensée évoquera le monde interne de l'artiste sous des inventions plastiques qu'il aura libérées. Car cet art nouveau cherche avant tout l'expression extra-picturale, ayant rapport avec les structures fondamentales de l'art de peindre, non par l'image, mais par le langage que le verbe de la forme et de la couleur peuvent atteindre lyriquement. L'expérimentation de l'art abstrait d'entre les deux guerres allait s'affirmer de découverte en découverte et donner jusqu'à nos jours bon nombre de chefs-d'œuvres au patrimoine culturel de notre communauté.
   Parmi ces pionniers de l'art abstrait, 5 artistes wallons (Baugniet, Closon, Engel-Pak, Laçasse, Lempereur-Haut) ont eu ce mérite de la recherche et de la découverte de nouveaux moyens d'expression qui allaient transformer toute la conception plastique de la peinture. Nous devons nous en souvenir. Ils font partie de notre histoire et de notre avenir par la référence à leurs œuvres et à leur effort dont nous ne pouvons oublier le mérite et le témoignage.
   Qu'ils en soient remerciés et que cette exposition leur rende hommage.

15 euros (code de commande : 29097).

 

CHAVÉE (Achille) — Catalogue du seul. Poèmes. La Louvière, Éditions de Montbliart, 1956. In-12 broché sous papier cristal, 57 p., un des 300 exemplaires numérotés sur pur fil (n° 85), dédicace de l'auteur à son ami Louis Van de Spiegele, bel exemplaire non coupé de cette rare édition originale à laquelle on joint le bulletin de souscription.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Si Chavée a espéré qu'une femme lui apporte l'amour absolu et pur dont il rêvait, il n'a cessé de chercher à percer l'énigme de son essence et de son destin humains. Une série de volumes de poésie, publiés quasi annuellement témoignent de cette interrogation dont l'angoisse se masque d'humour sarcastique : Éphémérides (1951), À pierre fendre (1952), Cristal de vivre (1954), Entre puce et tigre (1955), Les traces de l'intelligible, publié sans date, vraisemblablement un peu avant Catalogue du seul. Le titre de ce dernier recueil témoigne des préoccupations du poète. Le grand « oiseau de serments » a replié ses ailes sur lui-même, il s'est réfugié dans « une très vieille armoire » imprégnée de l'« indélébile odeur » d'un passé révolu, où il ne cesse de s'observer, de faire l'inventaire des réactions de son moi solitaire. Le regard lucide qu'il pose sur son destin, est une « dague de vérité » qu’il enfonce dans sa « poitrine de clairvoyance ». Il continue à refuser toute compromission, persuadé qu'il a « horriblement raison / comme un caillou mourant de soif dans un torrent ». Il reste « un arbre seul qui n'aime que le vent ». Il continue à proclamer sa nostalgie de pureté – de « neige » –, de vérité, de bonté, de fraternité. Cet agnostique s'interroge sur la vie qui oblige à avaler « l'étrange barbiturique du destin ». Il se compare à une « stalagmite (...) dans la grotte du haut mystère ». Sans doute affirme-t-il que « Dieu est absence fondamentale », mais on sent qu'il éprouve les affres de l'angoisse métaphysique : il frappe à « grands coups de poignard (...) dans l'immense poitrine de l'invisible » ; il est « entre les branches du mystère (...) comme une grande libellule triste ». En marge des tropismes ordinaires, il préfère au soleil, arrogant comme les riches, « la lune pauvre et douce et pure », sa « complice » à lui, l'« insecte nocturne ». On remarque combien Chavée aime la nuit, la nuit nourricière, « à la pointe de seins de Ténériffe », sans doute image œdipienne de cette mère toujours présente dans le cœur et dans les pensées du poète dont la vie tient au « fil invisible » de la « grande toile d'araignée maternelle ».
   Chavée semble maintenant préférer la concision à l'abondance. Les poèmes courts sont majoritaires, mais ce qui a été perdu en quantité est regagné en poids. Nombre de ces brefs poèmes sont d'une remarquable densité ; ils sont à mi-chemin entre les grands envols des premiers recueils et le langage lapidaire des aphorismes de Décoctions (1964).
Bibliographie :
   - Poupart (René), Catalogue du seul, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 80-81.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 307.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

120 euros (code de commande : 29075).

 

[CHINE]. Première Session de la Ve Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine (documents). Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1978. In-8° broché, 258 p., quelques illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Unissons-nous et luttons pour édifier un puissant état socialiste moderne. Rapport sur les activités du gouvernement présenté le 26 février 1978 à la première session de la Ve Assemblée populaire nationale, par Houa Kouo-feng.
   - Résolution de la première session de la Ve Assemblée populaire nationale sur le rapport des activités du gouvernement (Adoptée le 5 mars 1978).
   - Communiqué de l'Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine.
   - Constitution de la République populaire de Chine (Adoptée le 5 mars 1978 à la première Session de la Ve Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine).
   - Rapport sur la modification de la constitution (Présenté le 1er mars 1978 à la première Session de la Ve Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine), par Yé Kien-ying.
   - Six communiqués de l'Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine.
   - Liste comprenant les membres du Presidium et le Secrétaire général de la première Session de la Ve Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine.

10 euros (code de commande : 29089).

 

CUMMINGS (Edward Estlin) — 95 Poèmes. Recueil. Traduit et présenté par Jacques Demarcq. Paris, Flammarion, 1983. In-8° broché, 127 p., (collection « Textes »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Voici la traduction intégrale du dernier recueil rassemblé par Cummings lui-même (en 1958).
   Sans doute sa meilleure œuvre poétique : à la fois la plus ouverte et la mieux significative – tant l'anime un même mouvement vers... ici & maintenant, la liberté.
   Tout le contraire d’une simple sélection de poèmes, cette suite de textes, qui souvent se prolongent ou se répondent, retrace l'aventure d'une liberté individuelle dont ne cesse de croître la réceptivité à tout ce qui vit autour d'elle. Dans un univers où c'est le quotidien qui devient fabuleux, et où l'expérience, une meilleure compréhension de l'instant, ramène tout droit à l'innocence. Et cela au travers d'une écriture qui, sous son apparente recherche, se révèle d'une profonde immédiateté.
   Au principe est la liberté : tel est l'autre nom du verbe cummingsien.
   C'est fasciné par cette écriture que j'ai progressé, à tâtons, dans cette caverne qui, à chaque pas, chaque poème, devenait davantage celle d'AIi Baba. Le style de E. E. Cummings est la clé d'un vieux sage fort imprudent. J'espère avoir traduit comme un voleur plutôt que comme un serrurier.

13 euros (code de commande : 29056).

 

DOTREMONT (Christian) — Ancienne éternité. [Draguignan], Éditions Unes, 1998. In-8° en ff. sous chemise, [24] p., tirage sur Canaletto Modigliani limité à 33 exemplaires numérotés et quelques exemplaires Hors Commerce, celui-ci est l'un des exemplaires marqués H.C.
   Il s'agit de la réédition de l'édition de 1940 ; premier livre de l'écrivain, dont une édition illustrée par Ubac fut publiée chez Maeght en 1962.
Notice de Marc Quaghebeur :
   Inspiré par sa rencontre avec Doris, ce recueil de dix poèmes en prose constitue le premier vrai livre de l'écrivain. Il contient déjà tout ce qui le spécifiera ultérieurement. Brèves et morcelées (l'usage du tiret est constant dans ce texte), les séquences sont volontiers dialogiques. Elles ont le souffle court mais rapide. Elles ne cessent de recourir à l'imprévu. S'y révèle, de façon tout aussi essentielle, et déjà parfaitement formulée, l'univers du poète notamment la lyrique amoureuse dont Gloria deviendra le thème et l'emblème à partir des années cinquante. L'amante n'a-t-elle pas un « visage perdu d'avance » ? Et le poète n'est-il pas d'office prisonnier de « ce qui en [lui] est contre [lui] » ? Il a pourtant tout misé sur ce transport, seule façon d'advenir « à la terre » et d'habiter « l'herbe » ; de ne pas mourir, de se tenir « en arrière des choses » ; de sortir de soi, c'est à dire du « vêtement loué ». L'immensité de cet envol, décuplé par la métonymie du désir (« et moi, j'aimais quelqu'un d'autre qui aimait quelqu'un d'autre – et qui n'aimait rien – sauf aimer »), se réalise déjà, au niveau imaginaire, dans un décor abandonnique de maison perdue et perdue. Il conjoint le rien et le tout, le oui et le non, dans un cadre spatio-temporel soustrait aux lois ordinaires. Celui-ci restitue aux sujets la saveur de l'éternité qu'ils continuent obstinément de porter en eux dès lors qu'ils sont morts au moi (ce qui leur évite de se suicider après la catastrophe de la séparation des amants). La pulsion amoureuse chez Dotremont est le lieu de la rencontre d'un être qui, étant le monde, permet d'être « en dehors du monde ». Elle implique de « marche[r] à côté de [s]oi ». Elle découle de la volonté de « vivre, prisonnier de la liberté ». Elle est certes condamnée à l'échec, la vie se chargeant de remettre l'amant « à [s]a place » et de lui signifier qu'il n'eut jamais pour écho que « le silence ». Restitué alors à son rôle de « trou dans le néant », il devient lui-même une « chose absurde », faussement loquace, dépourvue d'avenir. Reste que, pour un temps furtif, il eut des ailes (« mais le rôle des ailes est de ne pas toucher »). Ainsi prend forme en ce livre, gavé de fortes connotations rimbaldiennes, le thème de la « rue de la peine », celle qui « frétillait » d'abord « de joie » et provenait du « moi moins moins ». Parcours obligé du tout, il débouche sur un vide accru. Lui seul est capable de relancer le désir en lieu et place de la haine amoureuse. Car « le prix d’un fruit – est de dix fruits qui n'existent pas ». La rupture n'est on effet jamais le fait de l'autre que faute de l'avoir « fait[e] soi-même ». Périple qui explique, et l'éternelle relance, et l'éternelle impasse du désir dans l'œuvre du futur inventeur des logogrammes.
Bibliographie :
   - Quaghebeur (Marc), Ancienne éternité. Poème de Christian Dotremont, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 32-33.

30 euros (code de commande : 29068).

 

ESCHINE ET DÉMOSTHÈNE — Harangues d'Eschine et de Démosthene sur la couronne, traduites du grec, par M. Auger, Prêtre, Maître ès Arts en l'Université de Paris, & Professeur de Rhétorique au Collége Royal de Rouen. Rouen - Paris, Lallemant - Brocas & Humblot, 1768. [A Rouen, / De notre imprimerie, / Richard Lallemant, Imprimeur du Roi. / A Paris, / Chez P. D. Brocas & Humblot, Libraires, / rue Saint Jacques. / M. DCC. LXVIII. / Avec permission.] In-12 plein veau d'époque , dos (un peu frotté) lisse orné de fers dorés, pièce de titre rouge, épidermures au premier plat, [1 (titre)], [1 bl.], [6 (épître, approbation)], CXXIII, [1 (avis au lecteur)], 321, [1 (errata)] p., ex-libris Le Tellier et étiquette de l'imprimeur-libraire montois Henri-Joseph Hoyois sur le premier contreplat, ex-libris manuscrit de Théophile Massart à la page de titre.
   Il s'agit de la première édition de la traduction de l'abbé Athanase Auger.
   Le Théophile Massart (1840-1904) qui laissa sa marque sur la page de titre de ces Harangues, est probablement le célèbre militant socialiste de la Première Internationale qui fut, notamment, l'un des fondateurs, dans la région du Centre, de la coopérative Le Progrès, d'associations mutuellistes et de la première Maison du Peuple ouverte à Jolimont.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 8856.

50 euros (code de commande : 29086).

 

FICHTE (Johann Gottlieb)La théorie de la science. Exposé de 1804. Édité pour la première fois au tome II des Œuvres posthumes de Fichte. Publiées par Immanuel Hermann Fichte en 1834. Préface, traduction et notes par Didier Jula. Paris, Aubier, 1999. In-8° collé, 269 p., (collection « Bibliothèque Philosophique ») épuisé au catalogue de l'éditeur et peu courant.
Extrait de la préface :
   La Théorie de la Science de 1804 comprend deux parties principales, la « Théorie de la raison ou de la vérité » (Leçons 1 à 14) et la « Phénoménologie » (Leçons 15 à 28), et cinq points de vue de la réflexion.
   I. La première partie comprend :
      1. Les « Prolégomènes » (selon Fichte, Leçons 1 à 4 ; mais en fait les Leçons 5 à 8 explicitent le résultat obtenu à la 4e Leçon) : c’est une description du fait de l’absolu ou fait ontologique du savoir comme unité de l’esprit et du réel, de la liberté et de l’être.
      2. Les leçons 9 à 14 constituent une logique de l’histoire de la philosophie qui nous élève, des théories les plus élémentaires et les plus imparfaites de l’absolu, à un savoir adéquat de l’absolu ou savoir absolu : seule une logique de l’erreur peut nous élever au vrai concept de l’absolu comme « pure intériorité à soi ».
   II. La deuxième partie comprend :
      3. Une analyse critique des conditions et du sens pour nous de la réalisation du savoir absolu (Leçons 15 à 20), ou théorie du savoir absolu. Elle inaugure une phénoménologie de l’absolu.
      4. Une réalisation effective du savoir absolu (Leçons 21 à 25) par la conscience humaine ; ou réalisation effective de la phénoménologie de l’absolu.
      5. Enfin une compréhension absolue, au niveau de notre conscience phénoménale, du savoir absolu (Leçons 26 à 28). Cette réalisation du « concevoir absolu » constitue la logique spéculative ou philosophie positive propre à Fichte. La W.L. s’achève avec notre savoir absolu du fait de l’absolu : c’est une phénoménologie complète du fait ontologique et, à ce titre, c’est au fond la conscience humaine finie qui se trouve complètement éclairée sur elle-même.

25 euros (code de commande : 29054).

 

[FICHTE (Johann Gottlieb)]. GUEROULT (Martial)L'évolution et la structure de la doctrine de la science chez Fichte. Mit einem Vorwort von Rheinhard Lauth sowie einem Personenregister von Wilhelm G. Jacobs.Tomes I et II (complet). Hildesheim - Zürich - New York, Georg Olms Verlag, 1982. Deux tomes en un volume in-8° broché, 383, 255 p., (collection « Fichteana »), bon exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur et rare.
   Il s'agit d'une réimpression de l'édition originale parue en 1930 aux Belles Lettres.
Compte rendu de Joseph Dopp :
   Voici une contribution très considérable à l'histoire de la doctrine de Fichte. Ce travail, qui a fait le sujet d'une thèse de doctorat soutenue tout récemment, était déjà entièrement conçu en 1922. Il a donc été élaboré dans une absolue indépendance à l'égard de l'œuvre magistrale de M. Xavier Léon, parue de 1922 à 1927. Les conclusions en sont souvent opposées, et l'on regrette que la discussion ne soit pas plus ouvertement engagée.
   L'auteur se place au plan des pures idées philosophiques et en étudie la genèse, la signification, la portée, sans autres références aux contingences historiques qui constituent comme l'histoire extérieure du système. C'est à l'intérieur du système fichtéen qu'il se meut constamment. Mais c'est bien à l'histoire de cette pensée, à la genèse et à l'évolution de ce système qu'il entreprend de réfléchir. Il ne s'agit pas d'un exposé intemporel du « système » fichtéen, conçu a priori comme devant constituer un bloc immuable, mais d'un exposé qui suit la chronologie des principaux écrits de Fichte, notant les développements nouveaux de la pensée au fur et à mesure qu'ils se formulent, signalant éventuellement les fluctuations de point de vue, s'efforçant de déterminer dans quelle mesure ces fluctuations impliquent une transformation – souvent inavouée, voire même dissimulée – dans les principes eux-mêmes, et cherchant enfin à expliciter les raisons précises de ces évolutions. On entrevoit l'énorme intérêt de pareille étude appliquée à l'un des plus grands penseurs de l'histoire. Le lecteur ne se laissera pas rebuter par la forme extrêmement technique de l'exposé, ni par une certaine lourdeur de la phrase, à quoi l'œuvre de Fichte l'aura sans doute accoutumé.
   Dans une longue introduction, l'auteur étudie la genèse de la Wissenschaftslehre. Un double souci travaille l'esprit de Fichte. D'une part celui de l'autonomie de l'esprit et de la liberté morale. D'autre part le besoin de rationalité strictement démonstrative, éveillé par l'œuvre de Spinoza, se muant d'ailleurs avec Lessing, Herder et Reinhold eu besoin d'une explication « génétique ». La Wissenschaftslehre de 1794 tente de fusionner ces deux préoccupations. Cette fusion est décrétée devoir s'opérer grâce au subjectivisme kantien et au primat de la moralité. Mais elle est plutôt décrétée que réalisée. La distension interne persiste, ferment qui provoquera l'évolution ultérieure de la Wissenschaftslehre. Cette évolution a pu être favorisée par les polémiques, mais elle sort bien d'un principe interne inclus dès l'origine dans le système.
   L'auteur distingue dans l'évolution de cette doctrine trois moments essentiels. Le premier moment s'étend depuis la Recension de l'Enésidème jusqu'en 1800. La Bestimmung des Menschen marque le passage au second moment, dont la Wissenschaftslehre de 1801 est l'expression caractérisée. Le troisième est marqué par la Wissenschaftslehre de 1804 et se prolonge jusqu'à la mort de Fichte.
   Dans son premier moment, la Wissenschaftslehre se tient à un point de vue que l'auteur appelle celui du « Moi fini en général ». Entendez que ce point de vue s'oppose à celui du Moi infini qui serait un absolu actuel, et qu'il s'oppose également au moi individuel, déterminé (celui qui dit : « moi, et non toi »). Le principe fondamental du réel est un Moi, un esprit (s'opposant par là à toute « chose », à tout « lui »), infini uniquement par la loi de sa tendance, mais toujours actuellement fini, et irrémédiablement. En somme, un esprit fini dont la destinée, d'ailleurs irréalisable, est infinie. C'est ce Moi fini en général qui est le principe suprême de la Grundlage de 1794. L'absolu en acte lui est délibérément sacrifié. Un Moi infini en acte serait sans rapport avec notre moi conscient, et n'aurait donc de Moi que le nom ; ce serait une « chose » morte. C'est l'aspiration du Moi fini vers l'infini qui est le divin lui-même.
   Mettant cette conception à l'épreuve dans l'élaboration de sa philosophie pratique (système du droit naturel, système de la morale), Fichte se voit amené à caractériser plus précisément son point de vue comme étant celui de l'humanité comme telle, ou de la « communion des Saints ». Or ce glissement implique un passage de l'idéalisme à un réalisme, puisque dans le concept de communauté les individus divers doivent avoir chacun même valeur d'autonomie, être chacun pour son compte un « Moi fini général ». Cela implique qu'ils ont les uns pour les autres un degré d'indépendance et de « réalité » supérieur à celui qu'il était possible d'accorder au Non-Moi dans le point de vue idéaliste primitif. Or la nécessité d'adopter ce point de vue de la communauté s'affirme en vertu des exigences du point de vue idéaliste lui-même. La difficulté est donc aiguë. Fichte s'est efforcé de l'esquiver, ou au moins de la dissimuler. Sans doute a-t-il affirmé tout d'abord que ce principe n'était rien d'autre que la tendance infinie du Moi fini en général, conçue dans sa totalité. C'est la loi morale comme telle qui est le fond du réel, qui est le divin. Mais cette tendance, conçue dans sa totalité, n'est pas actuellement réalisée. Tout au plus pourrait on déduire d'elle une tendance à une communauté de plusieurs Moi finis particuliers ; elle peut être un principe d'ordonnancement. Mais elle ne peut expliquer un système actuellement réalisé et fermé de Moi particuliers. Or c'est bien pareil système fermé qui est déclaré nécessaire par le point de vue de la communauté.
   Vers 1799, dans les Rürkennnerungen, mais surtout dans le Privatschreiben, l'évolution s'opère : la loi morale, comme telle, n'est plus le principe suprême ; elle-même suppose une Force supérieure. Cette force fait le lien des divers Moi finis. Elle n'est encore ici que simple condition d'efficacité de notre action morale. Mais elle est bien conçue comme actuelle ; c'est bien un Absolu actuel. Elle est proprement an delà du cercle du Moi fini, lequel est réellement soumis à son action.
   Dans la Bestimmung des Menschen, de 1800, Fichte tente une réadaptation de sa philosophie antérieure avec le principe nouveau. Il insiste particulièrement sur ce fait que seule la conscience morale peut fonder en nous la certitude, et investir du caractère de réalité les concepts vides de notre savoir. Or cette conscience morale exige, et fonde donc très légitimement, un réalisme très accusé : réalisme des corps, des individus libres, d'un inonde sensible, d'un monde suprasensible, d'une Volonté infinie actuelle assurant le lien entre notre action morale et ce monde suprasensible ou royaume des esprits qui se réalise progressivement. C'est une sorte de panthéisme, non plus un athéisme.
   Dans la Wissenschaftslehre de 1801, l'affirmation d'un Absolu actuel perd sa signification spécifiquement religieuse mais elle est maintenue en vue d'assurer la possibilité du savoir. Le Savoir apparaît comme une libre création de cet Absolu, lequel est en soi un Non- Savoir, un Être. Cette création du Savoir marque un hiatus infranchissable à toute déduction. Ce moment marque donc la faillite radicale de l'idéalisme génétique.
   La Wtssenschaftslehre de 1804, elle, vise à supprimer cet hiatus. L'Absolu de 1801 lui apparaît comme une entité morte, radicalement étrangère à la conscience, entachée de l'erreur du dogmatisme. L'absolu est une réalité vivante ; il est source nécessaire de tout l'être et de tout le savoir. Il est à la fois transobjectif et transsubjectif. Il synthétise les deux moments antérieurs de la Wissenschaftslehre. C'est nécessairement que l'Absolu actuel engendre le Savoir. Il n'y a donc plus d'hiatus. Ce point de vue culminant, Fichte y restera désormais fidèle. Il ne fera plus que développer des applications de sa doctrine de 1804. Spécialement le point de vue religieux, sacrifié en 1801, reprend une importance marquée.
   La Wissenschaftslehre de 1804 aboutit à une conception proche de celle de Hegel, et montre à la fois la nécessité de traverser les deux moments antérieurs, et de les traverser avec l'illusion, à chaque fois, d'avoir atteint au point de vue définitif. Mais, au cours de cette évolution, chacun des points de vue ne s'établit que par une réfutation en règle du précédent.
   Cette thèse, l'auteur l'appuie principalement sur une analyse détaillée des trois exposés de la Wissenschaftslehre de 1794, de 1801 et de 1804. Cette analyse est conduite avec le souci de mettre en évidence la structure logique de ces ouvrages, assez enchevêtrée, et souvent difficile à découvrir dans l'exposé de Fichte. Des tableaux schématiques rendent de bons services au lecteur.
   Il est regrettable que l'auteur n'ait pas cru devoir rencontrer les difficultés que l'on peut tirer, contre sa thèse, de nombreux écrits qui s'échelonnent autour de ces trois ouvrages. La thèse centrale apparaît plutôt comme une hypothèse dont la vérification n'est pas achevée. Mais c'est un labeur énorme qui a été fourni déjà.
   Pour conclure, l'auteur voit dans le système de Fichte une lutte constante entre des besoins moraux, et la libre exigence toujours renouvelée d'un rationalisme à prétention « génétique ».
   Pour nous, nous y voyons une intelligence géniale aux prises avec les difficultés de tout idéalisme qui entend réagir contre le rationalisme sans en renouveler le principe radical, lequel est un eonceptualisrne acritique. Pareilles expériences mettent en lumière l'étonnante valeur des théories critiques traditionnelles qui se sont condensées dans la thèse de l'analogie de notre connaissance métaphysique.
Bibliographie :
   - Dopp (Joseph), Martial Guéroult, l'Évolution et la Structure de la Doctrine de la Science chez Fichte, dans Revue Philosophique de Louvain, Année 1930 28 pp. 457-460.

50 euros (code de commande : 29053).

 

FIEVEZ (Victor) et MULLER (Laurent) — Jurbise. Préface de Pierre Coran. Deuxième édition. Stroud, Tempus, 2003. In-8° broché, 127 p., très nombreuses reproductions photographiques en noir, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire à l'état de neuf, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   À travers d'anciens documents photographiques, Victor Fievez et Laurent Muller s'attachent à retracer la mémoire du « Grand Jurbise », commune du Hainaut située entre Mons et Ath.
   Ils nous montrent les évolutions sociales, économiques, politiques et religieuses de Jurbise et de ses six villages au cours du XXe siècle et nous font découvrir la vie quotidienne de ses habitants.
   C'est à un authentique voyage dans le temps que les lecteurs vont se livrer en feuilletant cet ouvrage, qui sera sans doute pour certains une source de souvenirs qu'ils croyaient disparus, et pour d'autres, plus jeunes, la découverte de leurs racines.

20 euros (code de commande : 29071*).

 

GUILLEVIC (Eugène) — Brabant. Aquarelle de Nathalie Dasseville. Bruxelles, Jacques Antoine, 1986. In-12 sous couverture rempliée, 1 feuillet en accordéon formant douze pages, édition originale imprimée à 60 exemplaires numérotés et signés par l'auteur et l'illustratrice, un des 7 exemplaires Hors-Commerce comportant une aquarelle originale de Nathalie Dasseville, en très bel état.

      
Couverture, aquarelle et justification du tirage.

70 euros (code de commande : 29085 - vendu).

 

LÉGER (Fernand) — Mes voyages. Avec un poème d'Aragon et des lithographies de l'auteur. Genève, Edito-Service, [1976]. In-f° en ff. sous chemise rempliée et étui d'éditeur, 178, [46] p., illustrations en noir et en couleurs, bien complet de la Suite des reproductions des lithographies de Fernand Léger pour illustrer Mes voyages, exemplaire numéroté (n° 1583) sur Vélin bouffant des Papeteries de Hauteville, étui partiellement insolé.
   Il s'agit du fac-similé de l'édition de Paris, chez les Éditeurs français réunis, en 1960.
   Après le poème de Louis Aragon, l'ouvrage contient les textes et notes de voyages de Fernand Léger : Amérique (New York, Chicago, Choses d'Amérique, Sur l'architecture américaine, Californie, L'Amérique est-elle un pays riche ?, Paris New York - New York Paris, Découvrir l'Amérique), Londres, Espagne (dans la Voisin de Le Corbusier), Zürich, Berlin, Notes de voyage (documents), France (Si tu n'aimes pas les vacances, Trouville - Deauville, Paris les rues, Folis Bergères - France - Côte d'Azur), Prague, Paris.

50 euros (code de commande : 29094 - vendu).

 

SAINT-GENOIS DE GRANDBREUCQ (François-Joseph de) — Monumens anciens. Essentiellement utiles à la France, aux Provinces de Hainaut, Flandre, Brabant, Namur, Artois, Liége, Hollande, Zélande, Frise, Cologne, et autres Pays limitrophes de l'Empire, recueillis et annoncés par souscription en 1782 par le Comte Joseph de Saint-Génois, Chambellan de Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne, Député de la Noblesse des Etats de la Province de Hainaut, etc. etc. etc. Deuxième volume présenté à Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Prince Cambacérès, Archi-Chancelier de l'Empire Français, etc. etc. etc. Bruxelles, Weissenbruch, 1806. [A Bruxelles, / De l'Imprimerie de Weissenbruch, place de la Cour, N°. 1085. / Année 1806.] In-4° sous un cartonnage d'attente de l'époque, [1 (titre)], [2 bl.], XLVI, [2], 230 (entre les pp. 44 et 55, la pagination est décalée) p., neuf planches à déplier entre les pp. 122-123, 138-139, 158-159, 170-171, 182-183 (2 planches), 186-187, 214-215 (deux planches).
Notice de Bertrand Federinov à propos de l'auteur :
   Comte de Saint-Genois, de Grand-Breucq et d'Escanaffle, baron du Saint-Empire romain, détenteur de nombreuses seigneuries. Fils de Nicolas-François de Saint-Genois, conseiller du Conseil souverain de Hainaut, et de Marie-Élisabeth Francque. Il épouse en premières noces Isabelle de Boussu (1784), et en secondes, la comtesse Marie-Anne de Morzin, chanoinesse noble de Prague (1789), qui lui donne trois fils. D'abord destiné à la carrière militaire, il quitte le régiment de Kaunitz pour s'investir dans l'administration. En 1775, il est accueilli dans l'ordre de la noblesse des États de Hainaut, et en devient député pour trois ans à partir de 1783. Parallèlement, il assiste l'avocat Albert-Joseph Paridaens dans sa charge de greffier de la Cour féodale de Hainaut. Là, entouré des archives de l'institution, il se découvre une véritable passion pour les sciences historique, généalogique, diplomatique et héraldique. Ses travaux, publiés à partir de 1780, sont d'un intérêt certain, mais leur consultation est malaisée. Son livre le plus connu, ses Monumens anciens, est imprimé entre 1782 et 1816. En 1786, il se rend à Vienne et, à la demande de Joseph II, il dresse l'inventaire des manuscrits de la Bibliothèque impériale. Ses sympathies pour les Habsbourg lui ayant occasionné des ennuis lors de son retour en Hainaut (1790), il se rend à Lille jusqu'au retour des Autrichiens. Il est nommé chambellan de l'empereur François II (juillet 1792). Sous le régime français, ayant perdu les revenus tirés de ses droits féodaux, il s'engage dans un interminable procès contre ses crédirentiers anversois. Peu avant sa mort, il défend auprès du roi Guillaume Ier la création d'une chambre héraldique, et est désigné premier roi d'armes du royaume des Pays-Bas (1816).
Bibliographie :
   - Federinov (Bertrand), De Saint-Genois François-Joseph (Mons, 1749 - Bruxelles, 1816), dans 1000 personnalités de Mons & de la région, pp. 264-265.

150 euros (code de commande : 29095).

 

SEARLES (Harold) — L'effort pour rendre l'autre fou. [Titre original : Collected Papers on Schizophrenia and Related Subjects.] Traduit de l'anglais par Brigitte Bost. Préface de Pierre Félida. Paris, Gallimard, 1993. In-8° broché, 439 p., (collection « Connaissance de l'Inconscient »), dos ridé.
En quatrième de couverture :
   Voici un psychanalyste qui dit ce qu'il fait, qui donne à entendre les mots simples des passions humaines – haine et amour, chagrin, vengeance, mépris, adoration –, qui rapporte ce qu'il ressent et le parti qu'il tire de ses propres émotions dans la rencontre éprouvante, bouleversante, avec le psychotique. Rarement on a vu un psychanalyste aussi présent, aussi engagé dans ses cures. Jamais l'idée qu'il n'y a pas de psychose sans interaction de processus inconscients n'a été pareillement mise en évidence.
   « Rendre l'autre fou est dans le pouvoir de chacun. L'enjeu en est le meurtre psychique de l'autre : qu'il ne puisse pas exister pour son compte, penser, sentir, désirer en se souvenant de lui-même et de ce qui lui revient en propre », écrit Pierre Fédida dans sa préface.
   Le docteur Searles, psychiatre et psychanalyste américain, a travaillé pendant quinze ans à Chestnut Lodge, établissement internationalement connu pour le rôle pilote qu'il a joué dans l'approche psychothérapique intensive des schizophrènes. Ce livre n'établit pas un bilan mais transcrit l'évolution d'une immense et profonde expérience. Ici la construction théorique ne quitte jamais le sol de la clinique quotidienne. L'auteur et, avec lui, le lecteur qui l'accompagne en ami sont sans cesse confrontés à l'intolérable souffrance psychique du « fou », si souvent méconnue aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 29078 - vendu).

 

[TOURNAI]. Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome IV. 1983-1984. Mélanges offerts au chanoine Jean Cassart à l'occasion de son 75e anniversaire. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1983. In-8° broché, 622 p., illustrations, épuisé.
Table des matières :
   - L'oratoire Saint-Charles de 1895 à 1905 ou les débuts de Dom Bosco à Tournai., par Victor Biefnot.
   - Mes souvenirs de la guerre 1940-1945, par Jean Cassart.
   - Biographie de l'abbé Georges-Louis Dropsy, par Jean Delestrain.
   - Description du chœur de la cathédrale de Tournai au XVe siècle, par Jean Dumoulin.
   - Un sceau de l'évêque de Tournai Guy de Boulogne appendu à une charte de 1317 pour l'hôpital de Comines, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La fondation Marie-Catherine Oursin et l'enseignement des jeunes filles pauvres à Antoing (1681-1806), par Renaud Gahide.
   - Iconographie des SS. Piat et Éleuthère, par Jean Huvelle.
   - La grande statue de Sainte-Thérèse exécutée à la manufacture de porcelaines de Tournai en 1756, par Mireille Jottrand.
   - Les Casterman(t) d'Écaussinnes à Tournai... Essai généalogique, par Léon Jous.
   - Vocabulaire néo-médiéval et monuments funéraires dans les cimetières du Grand Tournai. Approche typologique, par Serge Le Bailly de Tilleghem.
   - Aperçu synoptique, bilan et essai de classement des orfèvreries répertoriées dans l'entité de Tournai, par Jean-Marie Lequeux.
   - Bibliographie du chanoine Jean Cassart (1938-1982), par Albert Milet.
   - Un sauvetage inespéré. La cathédrale de Tournai de 1798 à 1799, par Albert Milet.
   - Saint Badilon à Leuze : les origines d'un culte insolite, par Jacques Nazet.
   - De l'usage en démographie historique des registres paroissiaux conservés aux Archives de l'État à Tournai : l'exemple du registre des morts de 1781 de Saint-Pierre de Lessines, par Christiane Piérad.
   - Un jésuite résistant à Tournai (1915-1918). Édition du rapport du Père Henri Philippart, par Gaston Preud'homme.
   - Le chanoine trésorier et la fabrique de la cathédrale de Tournai dans la première moitié du XIIIe siècle d'après des documents inédits, par Jacques Pycke.
   - Monseigneur Dumont et l'Institut Communal de Demoiselles à Tournai (1875-1878), par Jean-Luc Soete.
   - Broderies lithurgiques données au XVe siècle à la cathédrale de Tournai, par Marie-Françoise Tilliet-Haulot.
   - Peintures de François Pourbus pour Saint-Martin de Tournai, par Lucy Tondreau.
   - L'inhumation clandestine de Monseigneur Gaspard-Joseph Labis dans la cathédrale de Tournai le 18 novembre 1872, par Théo Verheyden.

30 euros (code de commande : 29083 - vendu).

 

VALCKE (Johan) et DUPONT (Pierre-Paul) — Bijoux belges contemporains - Hedendaagse juwelen in België - Contemporary Belgian Jewellery. Liège, Mardaga, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 147 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français, néerlandais, anglais), exemplaire en très bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   L'apparition du bijou comme moyen d'expression artistique spécifique est un phénomène récent en Belgique. C'est vers la fin des années 50 que ses premières manifestations sont apparues. L'école des métiers d'art de Maredsous fut le premier lieu où l'impulsion fut donnée ; on y forma plusieurs artistes qui, aujourd'hui encore, jouent un rôle prépondérant sur la scène du bijou contemporain. En même temps, différents artistes, peintres et sculpteurs, se sont intéressés à la création de bijoux mais il s'agissait le plus souvent d'une simple transposition de leur vocabulaire pictural ou sculptural à l'échelle du bijou.
   En dépit de ces diverses initiatives, la Belgique est restée longtemps en marge du vaste mouvement de renouveau du bijou inauguré par l'Allemagne et bien vite adopté par la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et d'autres pays. Une exception toutefois est à signaler ; il s'agit de la galerie Néon qui fut fondée à Bruxelles en 1974. Son avant-gardisme l'a quelque peu isolée en Belgique et elle est davantage connue à l'étranger que chez nous. Quinze ans après sa fondation, on commence à entrevoir le rôle remarquable qu'elle a joué.
   Plus récemment, la Flandre a pris le relais et a mis en place les moyens d'assurer la relève dans le domaine de la recherche et de la création. À la fin des années 70, l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers a mis sur pied un atelier d'enseignement du bijou contemporain, véritable laboratoire de recherches formelles. Dix ans plus tard, à Anvers encore, l'école de Sint Lukas créait un autre centre d'enseignement du bijou. C'est de là qu'est issue une nouvelle génération d'artistes appelés à un bel avenir. Avec les créateurs sortis de Maredsous et ceux qui gravitent autour de la galerie Néon, ils sont les garants de l'avenir de la Belgique en matière de création de bijoux contemporains.
   Le présent ouvrage offre aux connaisseurs et au grand public le premier bilan des recherches et des créations effectuées en Belgique dans ce domaine nouveau et fascinant.

30 euros (code de commande : 29096).

 

[VIRTON - ANTIQUITÉ]. Un quartier de l'agglomération gallo-romaine de Saint-Mard (Virton). Namur, Ministère de la Région Wallonne, 1986. In-4° broché, 177 p., illustrations en noir et en couleurs, une carte volante à déplier, (collection « Études et Documents - Fouilles », n° 1), pli au second feuillet de couverture.
Sommaire :   
   - Rapport des fouilles de sauvetage de 1979 à 1986 sur le plateau de Mageroux à Saint-Mard (Virton), par Claire Massart & Anne Cahen-Delhaye, avec les contributions de Jean Bourgeois, Henri Gratia, Jacqueline Lallemand, Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier & Michel Vanderhoeven.
   - Fouille d’une cave sur le plateau de Mageroux à Saint-Mard (Virton), par Carole Lambert-Henricot
avec la contribution de Michel Vanderhoeven.
   - Les restes d’animaux du quartier gallo-romain de Mageroux à Saint-Mard (Virton), par Achilles Gautier.
   - Un secteur du quartier artisanal gallo-romain au plateau de Mageroux à Saint-Mard (Virton), par Raymond Clausse avec les contributions de Jacqueline Lallemand & Claire Massart.
   - Les moules monétaires de Saint-Mard (Virton, Belgique) et les moules de monnaies impériales romaines en Europe : essai de répertoire, par Jacqueline Lallemand.

12 euros (code de commande : 29072).

 

WHITE (Kenneth) — Terre de diamant. Poème. Édition bilingue. Traduction française par Philippe Jaworski et l'auteur. Lausanne, Alfred Eibel, 1977. Petit in-8° collé, 192 p., dos insolé et couverture frottée.
Avertissement :
   Certains des poèmes qui suivent (une quinzaine) ont paru, en langue anglaise, dans The Cold Wind of Dawn (Jonathan Cape, Londres, 1966) et The Most Difficult Area (Cape Goliard, Londres, 1968). Ils réapparaissent ici dans un ordre diffèrent, et s'éclairent d’un jour nouveau : un certain chemin, un certain champ se précisent. Les autres poèmes, qui proviennent d’un ensemble en cours de composition dont le titre anglais est Handbook for Travels in the Diamond Country, ont été écrits depuis la parution de ces deux livres. Il s'agit de poèmes courts ; une traduction de poèmes plus longs est actuellement en chantier. Le présent volume constitue le prolongement (et la dissémination) du livre En Toute Candeur paru au Mercure de France en 1964, selon un processus que l'on pourrait indiquer brièvement ainsi : du monde matriciel à la terre de diamant. De l'un à l'autre, le chemin est celui d’une poésie itinérante.

8 euros (code de commande : 29077).

 

[WYKERSLOOTH de ROOYESTEYN (Henri de)] — Bibliothèque de Monsieur le baron Henri de Wykerslooth de Rooyesteyn. Catalogue. Mons, Algrain-Dereume, [ca 1856-1865]. In-8° demi-chagrin vert, dos lisse sobrement orné de fers dorés, plats, recouverts de percaline verte, encadrés de filets dorés, tranches dorées, [1 (titre, recouvert de l'ex-libris armorié du baron)], [1 bl.], 25, [1 bl.] p., exemplaire complètement interfolié et terminé par 16 feuillets blancs, en très bel état, jolie curiosité.
   Léopold Devillers nous apprend que, le 15 octobre 1856, Joseph Algrain, ancien ouvrier typographe avait ouvert une imprimerie (Grand'Rue, n° 76, puis rue des Capucins n° 61), dans le but d'éditer un journal, dont il n'a publié que le prospectus.
   On ne connait que deux brochures sorties de ses presses, dont, en 1864, un Catalogue de la bibliothèque choisie, établie à Mons, rue des Sars, N° 2.
   En 1864 et 1865, Algrain imprima le Sancho borain, journal hebdomadaire pour les cantons de Boussu, Dour et Pâturages, et à dater de février 1865, l'Entr'acte, journal programme édité par le théâtre de Mons.
   Quant au catalogue présenté ici, il est – semble-t-il – jusqu'à présent inconnu des bibliographes montois.
Bibliographie :
   - Devillers (Léopold), Supplément à la bibliographie montoise, pp. 164-165.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 219.

40 euros (code de commande : 29076).

 

YAO WEN-YUAN — La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1968. In-12 agrafé, 22 p.
Note de l'éditeur :
   La grande révolution culturelle prolétarienne chinoise entre dans un grand essor de lutte-critique-réforme. À ce moment crucial, le président Mao a donné des directives toutes récentes d'une portée stratégique extrêmement importante.
   L'article du camarade Yao Wen-yuan, paru dans le Hongqi, n° 2, 1968, transmet les nouvelles directives du président Mao appelant à mener à bon terme la tâche de lutte-critique-réforme et les expose de façon pénétrante ; il a sonné le clairon pour l'accomplissement, dans tous les domaines, de cette immense tâche sous la direction de la classe ouvrière.

6 euros (code de commande : 29090).

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