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MISE À JOUR DU
MARDI 19 OCTOBRE 2021

 

[ARCHITECTURE - LIÈGE]. Liège. Sous la direction de Sébastien Charlier et Thomas Moor. Photographies d'Élodie Ledure. Liège, Mardaga, 2014. In-8° broché sous couverture à rabats, 397 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Guide d'Architecture Moderne et Contemporaine », n° 1), épuisé.
Avant-propos :
   Au départ, il y a cette conviction, partagée : l'architecture est une composante essentielle de la culture, elle traduit les valeurs des hommes qui l'ont mise en œuvre ainsi qu'elle révèle les conditions de la société à un moment donné de son histoire. Et c’est probablement dans l'architecture moderne – telle qu'on la définit depuis l’autonomisation de la pensée de conception qu'a engendrée l'Art nouveau – et, aujourd'hui, dans la création contemporaine qu'on y décèle avec le plus d'acuité l'essence de son apport culturel, car elle questionne les limites du cadre de son émergence, dans la conception de lieux, espaces intimes et collectifs, qui nous sont proches. Puis il y a ce constat, largement relayé par les acteurs de l'architecture, en Wallonie et à Bruxelles : l'architecture moderne et contemporaine reste le parent pauvre de la culture belge francophone. Il en résulte qu'elle demeure largement méconnue – voire rejetée – du grand public autant que de nos élus, qui n'y voient peut-être que l'exemple des soubresauts qui ont accompagné l'incroyable accélération de la mutation de notre cadre de vie depuis la révolution industrielle, qu’il soit urbain ou rural, et en particulier depuis la Seconde Guerre mondiale. À cette explication sociétale, il ne faudrait pas non plus passer sous silence le facteur politique : la régionalisation à l'aube des années 1980, évolution propre à l'histoire belge, a puisé en Wallonie les ressources de sa légitimation, d'abord dans des opérations de rénovation urbaine et, ensuite, dans une valorisation sélective du patrimoine, ciblant prioritairement le bâti antérieur à la période que couvre ce guide, et, enfin, dans un renforcement progressif des dispositifs réglementaires visant à contrôler formellement la conception architecturale sans en investiguer les enjeux culturels. Il est significatif qu’aucun département ou direction de l'architecture n’ait été mis en œuvre lors de ces réformes de l'État – a contrario du patrimoine – et que ce ne soit qu'en 2007 qu'un service transversal ait été mis en place à la Communauté française (aujourd'hui Fédération Wallonie-Bruxelles), avec la Cellule architecture, pour que la dimension publique de l'architecture soit enfin revendiquée et vécue comme constitutive de notre citoyenneté.
   En s'écartant ainsi pendant tant d'années de toute investigation large, appréhendable par le grand public, sur les conditions de l'émergence de la modernité en architecture et de sa production construite localement – à l'exception notable des revues, des publications spécialisées, des travaux des écoles d'Architecture et de l'engagement de praticiens, architectes, historiens, historiens de l'art, documentalistes, fonctionnaires, isolés ou engagés dans la pratique et l'associatif –, il est plus que jamais indispensable de mener cette étape aujourd'hui à bien, à travers une vulgarisation, nécessaire à l'appropriation collective. La parution de ce premier volume de la collection de guides, initiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec l’éditeur historique de la modernité architecturale contemporaine qu'est Mardaga, avec le soutien de l'institut du patrimoine wallon et de Wallonie-Bruxelles Tourisme, ne pouvait mieux arriver à propos.
   Encore faut-il s'entendre sur ce que l'on définit par la modernité en architecture. Elle est ici envisagée, comme dans les multiples guides sur le sujet en Europe, dans sa dimension plurielle, révélatrice de progrès, qu’il soit technique, politique, économique, social, esthétique ou culturel, revendiqué comme tel par les architectes ou identifié a posteriori par la critique et la recherche. Partout, il est admis que l'Art nouveau en constitue ses fondements et qu'elle se décline au cours du XXe siècle dans différents courants, qui se perpétuent aujourd'hui dans l'architecture contemporaine. La caractéristique principale de la modernité tient certainement dans le besoin de construire sa propre historicité, de légitimer sa pratique, de tracer sa généalogie. La collection de guides d'Architecture y participe à son échelle, avec une multiplicité d'outils à disposition du lecteur : index des noms d'architectes et métiers associés, des artistes œuvrant aux côtés des architectes, des types de bâtiments, ainsi que, le cas échéant, la mention de prix d'Architecture et du classement.
   La méthodologie de recherche s'appuie intellectuellement sur le dépouillement bibliographique d’une quinzaine de revues d'Architecture éditées de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui1, accompagné d’un repérage systématique des articles traitant des bâtiments construits à Liège et dans le Hainaut (Mons, Charleroi et Tournai) – correspondant au calendrier de sorties des guides d'ici à 2017 – afin d'alimenter une base de données de projets, réalisée spécifiquement à cette fin et destinée prioritairement à la recherche universitaire. Le choix des titres des revues et la reconnaissance implicite du rôle fondamental qu'elles jouent dans la constitution d’une culture architecturale belge et européenne tiennent compte de la multiplicité des intentions éditoriales de leurs instigateurs, qu'elles soient de nature doctrinaire, commerciale, industrielle, corporatiste ou culturelle, de manière à approcher la complexité du débat de l'architecture. Essentiel, le relevé entrepris – et étendu ponctuellement à d'autres revues – fournit de nombreuses indications sur les conditions de fabrication de l'architecture, voire d’une culture locale, et de sa réception en dehors de son lieu d'élection, livrant pratiquement aux auteurs les informations historiques nécessaires à la rédaction des notices et invitant in fine à l'approfondissement de la recherche par la sélection bibliographique proposée en fin de volume. Deux contributions majeures publiées en 2006 – l'actualisation de l'inventaire du patrimoine réalisé par l'Administration régionale du patrimoine et, surtout, la carte Architectures de la ville consacrée à Liège par la fondation HLM – fondent également le dépouillement, sans oublier l'ensemble des monographies, notices de dictionnaires et mémoires d'étudiants dédiés au sujet, et l'inévitable repérage, entre visites sur le terrain et utilisation de l'outil Google Street View.
   Le processus d'encadrement complète le dispositif scientifique, à travers la constitution de comités : celui de la collection réunit les doyens des Facultés d'Architecture des quatre universités belges francophones partenaires (ULg, UMons, ULB et UCL) et la Faculté de philosophie & lettres de Liège, qui ont rapidement exprimé le souhait de développer une lecture territoriale pour chacune des aires géographiques traitées ; à Liège, à la manière d’un récit de voyage, l'approche géomorphologique rend compte des mutations du cadre physique exceptionnel de Liège depuis l'émergence de la ville contemporaine. Quant au comité propre à chacune des universités, il a mis en débat et dressé la liste des projets retenus, avec l'appui d'assemblées élargies, regroupant institutions et personnalités reconnues pour leur expertise dans l'architecture moderne et contemporaine en Wallonie et à Bruxelles.
   À Liège, au départ d’un corpus documentaire de mille trois cents références, la sélection finale porte sur près de quatre cents projets situés dans les arrondissements de Liège, Huy et Waremme. Le choix de l'aire géographique procède de l'exclusion de l'arrondissement de Verviers (Verviers, Spa, Malmedy, Stavelot et Eupen), dont l'intérêt architectural manifeste mériterait à lui seul un guide propre. L'atteinte à l'intégrité de certains bâtiments au cours du XXe siècle, brouillant parfois totalement la lisibilité des intentions initiales de leur concepteur, n'a pas constitué un motif d'exclusion – à l'exception de leur démolition – considérant au cas par cas le rôle que ces réalisations avaient joué dans la constitution du paysage mental de la modernité. La sélection n’est pas non plus une collection d'icônes, s'arrogeant l'essence de la pensée. Aux côtés des paradigmes, les déclinaisons expriment à leur échelle les phénomènes de diffusion et d'assimilation. La subjectivité de la sélection est assumée, tant par le processus scientifique mis en œuvre que dans la conscience qu'une telle publication est le résultat d'arbitrages, associant les comités aux directeurs de la publication, qui entendent défendre un regard décomplexé, dont le résultat est le reflet de l’état de la recherche sur le sujet, et dont la nature est, par essence, revisitable.
   La commande photographique a été confiée, dans ce guide comme pour les suivants, à un auteur qui émerge en Belgique francophone, et dont le choix a été accompagné par un directeur artistique de la photographie. La couverture et les illustrations en début de chapitre ont donné l'occasion à la photographe de pratiquer, la plupart du temps à partir de certains des bâtiments mêmes de la commande, une approche plus personnelle, dégagée des contraintes d'interprétation et de lisibilité. Ce traitement plus abstrait, mais aussi plus intuitif, nous a semblé leur faire gagner en atmosphère et en étrangeté ce qu'ils perdent en signes de reconnaissance et en familiarité – mais aussi témoigner d’une nécessaire marge de liberté accordée au regard de chacun, ainsi qu’à la vision particulière de l'artiste. Dans un format offrant la possibilité d’une lecture confortable, le choix des photographies actuelles et d'époque rend compte de ce qui est visible depuis l'espace-rue, à quelques exceptions près, et les plans proposés permettent d'appréhender spatialement ce que la photographie ne peut que dévoiler partiellement.
   Enfin, afin d'expliciter les conditions de la fabrication de la culture architecturale locale, un essai portant sur les petits et grands événements de la diffusion de la modernité aborde le contexte de la pensée architecturale. En pointant les bâtiments disparus, les expositions, les initiatives éditoriales ou encore les réseaux, il définit les grandes lignes de la formidable caisse de résonance culturelle que l'évolution de l'architecture moderne et contemporaine a rencontrée à Liège.

35 euros (code de commande : 31511 - vendu).

 

[ART CONTEMPORAIN - COLLECTION BERNSTEIN]. Collection Bernstein suite. Un choix de Jean-Marie Stroobants. Bruxelles, CFC Éditions, 2015. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 205 p., très nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français - anglais), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Depuis plus de vingt ans, au cœur de la capitale européenne, l'Office d'Art Contemporain promeut une pluralité d'individualités artistiques, toutes disciplines confondues, nourrissant une lecture investie du monde. En 2009, pour l'union fait la forme, son fondateur Jean-Marie Stroobants invitait quarante artistes à s'approprier plastiquement les trois couleurs nationales d'un pays résolument en mal de soi. Artiste lui-même, il sait les difficultés à faire œuvre et à exister par la seule pertinence du geste artistique en sa pleine liberté. En 2014, l'Office donnait à voir une rétrospective de la mystérieuse collection Bernstein, construite au fil de choix partagés, et dont le présent livre offre une suite.
Liste des artistes présents dans cet ouvrage ;
   - Isabel Baraona, Marcus Bering, Anthony Berthaud, Véronique Boissacq, Jean-Pierre Bredo, Pierre Buraglio.
   - David Clément.
   -  Dany Danino, Evelyne de Behr, Marco Dessardo, Maren Dubnick, Jacques Dujardin.
   - Benoît Félix, Javier Fernandez.
   - Bernard Gaube, Patrick Guaffi.
   - Pétri Hytönen.
   - Alice Janne.
   - Mikko Paakkola, Juan Paparella, Olivier Pé, Manuel Alves Pereira, Timothy Persons.
   - Aleksandra Ska.
   - Pierre Toby.
   - Peter van Eyck.
   - Saskia Weyts.

10 euros (code de commande : 31514).

 

[BERNIER (Théodore, Michel et Charles)]. FRANÇOIS (Paul) — Théodore, Michel et Charles Bernier. Préface de Michel Tromont. Introduction de Christiane Piérard. Quiévrain, Centre d'Animation de la Ville de Quiévrain, 1978. A4 agrafé dactylographié et reprographié, [190] p., impression anapistographique, quelques illustrations, rousseurs à la couverture (agrafes rouillées).
Introduction :
   Théodore Bernier, au feuillet liminaire de son Grand Livre de famille, a inscrit À mon épouse Stéphanie Baudour, à mes fils Jean-Joseph, Charles-Théodore et Michel-Osuald Bernier. Hommage d'affection.
   Sur la même page où figurent trois portraits de lui par Louise Danse (dessin du 18 septembre 1889), par Charles Bernier (tirage d'une gravure de 1888) et par Eug. Chigot (?) (dessin du 15 septembre 1885), Théodore Bernier déplore la mort d'une fille dont il ne donne pas le prénom et qui était Jeanne-Marie-Rose ainsi que nous l'apprend la p.130.
   Cet énorme « cahier » manuscrit de 1488 pages dont les 475 premières sont utilisées, est conservé à la Bibliothèque de l'Université de l'État à Mons ; il a en effet été déposé à la Bibliothèque Publique de Mons (à présent réunie à l'Université) en 1950, par Odile Bernier, épouse de Louis Poulaert et fille de Michel Bernier.
   La famille Bernier était établie à Angre depuis longtemps puisque le premier ancêtre dont fasse mention Théodore dans sa « Biographie locale » est Robert-Joseph Bernier né à Angre en 1585 (il fait toutefois remonter la généalogie de la famille à 1250, à Jean Bernier né à Avesnes).
   Ce cahier servait aussi de livre d'or au musée qu'il avait créé à Angre et nombre de signatures y figurent à ce titre.
   Théodore né à Angre le 27 juin 1843 laisse une œuvre d'histoire locale très appréciée encore : ses études sur Angre, sur les Hauts-Pays et sur le Hainaut restent des sources utiles pour les chercheurs de cette fin du XXe siècle.
   Les générations qui l'ont suivi ont aussi fait l'honneur au nom de Bernier : Charles fut un bon graveur, élève de la classe de Danse à l'Académie des Beaux-Arts de Mons, Prix de Rome et qui vécut à Mons dans une maison patricienne du XVIIe siècle, au fond de la cour du Bailly, au cœur de la ville, aux côtés de son épouse dynamique et typiquement montoise, Euphrasie et qu'il appelait Phra ; Michel qui fut aussi un graveur de talent dont les paysages des Hauts-Pays sont sauvages et romantiques ; Odile enfin, qui déposa filialement le Livre de Raison de son grand-père à la Bibliothèque de Mons, afin qu'il y soit conservé dans l'avenir et serve de témoignage de la continuité des préoccupations dans cette famille, car elle était historienne ; licenciée de l'Université Libre de Bruxelles, elle avait hérité de Théodore cet attachement au terroir qui se traduit dans la recherche continue et l'étude du passé à travers les actes et autres documents authentiques et à travers la tradition, aussi sûrement que par le travail de la terre, sans relâche, au rythme des saisons comme le firent tant d'agriculteurs issus de la même lignée.
   Trois générations qui ont laissé un héritage dense aux Hainuyers d'aujourd'hui : peu de familles peuvent présenter un bilan aussi positif.

15 euros (code de commande : 31527 - vendu).

 

[BIBLIOPHILIE]. Le livre & l'estampe. Revue semestrielle de la Société Royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique. t.  XXXV - 1989 - N° 132. Bruxelles, Société Royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1989. In-8° broché, [174 (pp. 165-338)], [18 (publicités)] p., exemplaire en bon état malgré une petite tache sur la première page de la couverture.
Sommaire :
   - Index des dédicaces de Guillaume Apollinaire, par Victor Martin-Schmets.
   - Préséance bibliophilique, par Louis de Sadeleer.
   - Bibliophiles et bibliothèques de Villon à Verlaine
   - Le bref pontifical de 1598 en faveur des graveurs Jean, Raphaël et Gilles Sadeler. Note complémentaire, par José Ruysschaert.
   - Les ventes publiques d'éditions originales modernes de septembre 1988 a juillet 1989, par Auguste Grisay.
   - La vente Daniel Sickles, par Albert Kies.
   - Voyage à Venise. Le livre à Venise, par Pietro Verardo.

10 euros (code de commande : 31548).

 

BLOCH (Marc) Apologie pour l'histoire ou métier d'historien. Paris, Armand Colin, 1949. In-8° broché, XVII, 110 p., (collection « Cahiers des Annales », n° 3), bon exemplaire, rare.
   
Il s'agit de la toute première édition de ce texte posthume qui fut réédité de nombreuses fois jusqu'à nos jours.
   March Bloch, résistant dès 1941 a été arrêté en 1944 à Lyon, torturé par Klaus Barbie et fusillé avec 27 de ses compagnons.
Voici la dédicace émouvante adressée à Lucien Febvre :
   « Si ce livre doit, un jour, être publié ; si, de simple antidote auquel, parmi les pires douleurs et les pires anxiétés, personnelles et collectives, je demande aujourd'hui un peu d'équilibre de l'âme, il se change jamais en un vrai livre, offert pour être lu : un autre nom que le vôtre, cher ami, sera alors inscrit sur la feuille de garde. Vous le sentez, il le fallait, ce nom-là, à cette place : seul rappel permis à une tendresse trop profonde et trop sacrée pour souffrir même d'être dite. Vous aussi cependant, comment me résignerais-je à ne vous voir paraître seulement qu'au hasard de quelques références ? Longuement nous avons combattu de concert, pour une histoire plus large et plus humaine. La tâche commune, au moment où j'écris, subit bien des menaces. Non par notre faute. Nous sommes les vaincus provisoires d’un injuste destin. Le temps viendra, j'en suis sûr, où notre collaboration pourra vraiment reprendre, publique comme par le passé et, comme par le passé, libre. Un attendant, c’est dans ces pages toutes pleines de votre présence que, de mon côté, elle se poursuivra. Elle y gardera le rythme, qui fut toujours le sien, d’un accord fondamental, vivifié, en surface, par le profitable jeu de nos affectueuses discussions. Parmi les idées que je me propose de soutenir, plus d’une assurément me vient tout droit de vous. De beaucoup d'autres je ne saurais décider, en toute conscience, si elles sont de vous, de moi, ou de nous deux. Vous approuverez, je m'en flatte, souvent. Vous me gourmanderez quelquefois. Et tout cela fera entre nous un lien de plus. »
   Fougères (Creuse) le 10 mai 1941.

15 euros (code de commande : 31517 - vendu).

 

DAVID-NÉEL (Alexandra) — Mystiques et magiciens du Thibet. Préface de A. d'Arsonval. Paris, Plon, 1951 (23e mille). In-8° broché, III, 304 p., bien complet des planches hors texte, rousseurs parfois importantes.
Préface :
   Pour nombre d'Occidentaux, le Thibet est enveloppé d’une étrange atmosphère.
   Le « Pays des Neiges » est pour eux la patrie du Mystérieux, du Fantastique, de l'impossible.
   Quels pouvoirs supra-humains ne prête-t-on pas aux lamas, magiciens, sorciers, nécromans et occultistes de toutes espèces habitant ces hauts plateaux si splendidement isolés, de par la nature et leur volonté, du reste du monde.
   Aussi accepte-t-on comme vérités indiscutables les plus étranges légendes. Il semble qu'en ce pays, plantes, bêtes et gens peuvent se soustraire à leur guise aux lois les mieux établies de la physique, de la chimie, de la physiologie et même du simple bon sens.
   Il est donc bien naturel que des savants rompus aux rigoureuses disciplines de la méthode expérimentale, n'aient accordé à ces récits que l'attention délassante et amusée qu'on prête aux contes de fées.
   Tel était mon état d'esprit jusqu'au jour où j’ai eu la bonne fortune damnerez en relation avec Mme Alexandra David-Neel.
   La célèbre et courageuse exploratrice du Thibet remplit toutes les conditions physiques, morales et intellectuelles qu'on pourrait désirer réunies chez le même observateur pour traiter pareil sujet. Je tiens à le dire, dût sa modestie en souffrir.
   Mme David-Neel comprend, écrit et parle couramment tous les idiomes du Thibet. Elle a séjourné pendant quatorze ans consécutifs dans ce pays et dans les régions avoisinantes. Elle professe le Bouddhisme et a su gagner ainsi la confiance des plus grands Lamaïstes.
   Son fils adoptif est un lama authentique.
   Mme David-Neel s'est soumise elle-même à l'entraînement psychique dont elle parle.
   Mme David-Neel est, en un mot, devenue, comme elle le dit elle-même, une parfaite Asiatique reconnue pour telle par son entourage, ce qui est encore plus important pour explorer un terrain jusqu'ici inaccessible aux observateurs étrangers.
   Cette Asiatique, cette parfaite Thibétaine est néanmoins restée une Occidentale, mais une Occidentale disciple de Descartes et de Claude Bernard, pratiquant le doute philosophique du premier qui doit être, suivant le second, l'oreiller du savant.
   Débarrassée de toute idée préconçue, n'étant polarisée par aucune doctrine ou dogme, Mme David-Neel a observé toutes choses, au Thibet, en toute liberté et impartialité d'esprit.
   Dans les conférences que je lui ai demandé de faire dans ma chaire du Collège de France (qui fut celle de Claude Bernard, mon maître) Mme David-Neel a pu conclure : « Tout ce qui de près ou de loin se rattache aux phénomènes psychiques et à l'action des forces psychiques en général, doit être étudié comme n'importe quelle autre science. Il n'y a point là de miracles, rien de surnaturel, rien qui doive engendrer et nourrir la superstition. L'entraînement psychique raisonné, et scientifiquement conduit, peut amener des résultats désirables. C'est pourquoi les renseignements recueillis sur un tel entraînement – alors même que celui-ci est pratiqué de façon empirique et basé sur des théories auxquelles nous ne pouvons pas toujours nous rallier – constituent des documents utiles, dignes de notre attention. »
   C’est, on le voit, le vrai déterminisme scientifique, aussi éloigné du scepticisme que de la crédulité aveugle.
   Les études de Mme David-Neel intéresseront à un égal degré les orientalistes, les psychologues et les physiologistes.

13 euros (code de commande : 31532 - vendu).

 

[DEGAS (Edgar)]. DEVONYAR (Jill) et KENDALL (Richard) — Degas et la danse. Paris, La Martinière, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 303 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Degas and the Dance organisée au Detroit Institue of Arts, du 20 octobre 2002 au 12 janvier 2003, puis au Philadelphia Museum of Art, du 12 février au 11 mai 2003
Sur la jaquette :
   Edgar Degas était surnommé de son vivant « le peintre des danseuses ». L'artiste a en effet consacré plus de la moitié de son œuvre à la danse. Il a su observer les danseuses, les dessiner ou les peindre autant en représentation sur la scène que dans l'intimité chaleureuse des coulisses et des répétitions.
   Un long travail de dépouillement des archives de l'Opéra de Paris a permis à Richard Kendall et Jill DeVonyar, tous deux historiens d'art et conservateurs, de replacer le travail de Degas sur la danse dans son contexte historique et sociologique. À travers une analyse en profondeur de l'œuvre du peintre, cet ouvrage invite aussi à la découverte de l'Opéra de Paris et de l'univers de la danse et du ballet au XIXe siècle. Edgar Degas apparaît ici comme un artiste fasciné et passionné par le monde, mais également comme un homme sensible et proche de ses modèles.

40 euros (code de commande : 31523 - vendu).

 

DEMANY (Fernand)Mourir debout. Souvenirs du maquis. Bruxelles, Germinal 45, 1945. In-8° broché, 186 p., ex-libris manuscrit sur la couverture et sur la page de titre, couverture partiellement insolée.
Extrait :
   Malgré son nom de ténèbres, le maquis fut peut-être la seule flamme, la seule lumière de cette guerre. Il répondait à un besoin d'épopée qui sommeillait en chacun de nous, et que de trop longues années de contrainte et de neutralité avaient soigneusement chloroformé. On s'était ingénié, avant la drôle de guerre, à tuer en nous tout idéal, à éteindre toute flamme. Le maquis, c'est un feu qui reprend. Le maquis, c'est le cœur d'un peuple qui recommence à battre. Le maquis, c'est la revanche de l'idéal et de la foi sur ls réalisme, la platitude et le bon sens, ce fameux bon sens dont on a pu dire qu'il tient lieu d'intelligence aux imbéciles.
   Le maquis implique une idée de vengeance et d'épopée. Il a engendré un des hommes les plus immenses de l'Histoire, et cet homme fut Napoléon. Je n'oserais affirmer que les maquisards de cette guerre ont eu le temps de songer à Napoléon, car ils pensaient plus souvent à Himmler. Mais ils reconnaîtront avec moi que la fierté et le courage qui furent dévolus à Laetitia, mère de Napoléon, sont les qualités profondes qui distinguent les vrais maquisards de leurs succédanés en robes d'intérieur. C'est la fierté et c'est le courage qui ont fait le maquis.
   Le maquis, notre maquis, c'est une élite combattante qui se dresse, face à l'ennemi, avec, derrière elle, toutes les forces vives, toutes les forces saines, toutes les forces simples de la Nation. Le maquis, c'est une élite qui dit « Non », pas seulement à Hitler, mais aussi à la tribu poisseuse des capitulards et des margoulins, des abatteurs clandestins et des profiteurs, des marchands de lard et des fraudeurs, des officiers du Secours d'Hiver et des petits traîtres à un mark le paragraphe. Le maquis, c'est – ou plutôt ce doit être – la Nation de demain. Sans ce maquis-là, il est impossible de vouloir tenter une restauration ou un redressement.
   Au moment où je livre, à un public qui ne nous a pas toujours compris, les souvenirs et les méditations de ma vie illégale – c'était le bon temps ! – je veux placer ces pages de passion sous le signe de trois de nos plus purs héros fusillés par les nazis : Jean Guïlissen, le savant ; Arnaud Fraiteur, le justicier ; Robert Lejour, le soldat. Puisse leur impérissable gloire animer notre jeunesse, maquisarde elle aussi, et qui a appris, du dur contact de cette guerre, que la vie sans courage et sans fierté ne vaut pas d'être vécue.

15 euros (code de commande : 31546 - vendu).

 

DESMEDT (Daniel) — Le dernier carré. Photographies 1994-2010. Bruxelles, ARP², 2010. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 77 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   À Bruxelles, le Carré Tillens est une parcelle de campagne oubliée, encore traversée par des sentiers plus anciens que les rues avoisinantes.
   Ce potager des rencontres improbables a été longtemps squatté par des jardiniers venus de tous horizons. Avec le soutien des habitants et des autorités politiques, son réaménagement en a fait un espace d'expérimentation sociale, dédié aux échanges entre générations et à la transmission de savoirs maraîchers.
   Daniel Desmedt, né en 1957 a découvert la photo à l'âge de cinq ans. Intéressé par les traces dans le paysage, il photographie les mutations du Carré Tillens depuis quinze ans.

13 euros (code de commande : 31513).

 

[DESTRÉE (Jules)]. VANDROMME (Paul) — Destrée. La Lettre au Roi. Bruxelles, Legrain, 1984. In-8° collé, 113 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   De Destrée, la mémoire collective semble n'avoir retenu qu'une prose symboliste d'inspiration baudelairienne – les fantasques, les merveilleuses fumées –et une phrase de la Lettre au Roi : « Sire, il n'y a pas de Belges. »
   À partir de là, sans interroger son œuvre et son action, on l'installa dans sa légende et dans sa prophétie. Il importait d'y aller voir de plus près. C'est ce qu'a fait Pol Vandromme, rencontrant ainsi un personnage à beaucoup d'égards énigmatique.
   Aussi son livre, à la fois d'évocation et d'analyse, réserve-t-il des surprises. On saura lesquelles en le lisant.

10 euros (code de commande : 31556 - vendu).

 

DETRY (Arsène) — Le plus ancien dessin connu d'Arsène Detry. L'abbaye de la Court, à Wasmes. Dessin signé et daté (1916) dans le coin inférieur droit, 132 x 210 mm., deux traces de « punaisage » dans la partie supérieure (au-dessus du clocher), décharges d'adhésif au verso.

   Arsène Detry naquit à Koekelberg, en 1897 ; sa jeunesse se partagea entre Paris où il fréquenta les écoles primaire et maternelle, le Borinage où il passait ses vacances avant d'étudier à l'École Moyenne de Pâturages et Mons où il alla à l'Athénée royal. Il s'installa définitivement au Borinage en 1927.
   Anne-Marie Didier-Lamboray indique que « le plus ancien dessin [connu d'Arsène Detry] date de 1918. Celui que nous présentons ici et qui porte son monogramme et qui provient de son atelier est daté de 1916 ; il s'agit donc d'une œuvre de jeunesse (il avait 19 ans).
   « [...] sur ce terreau d'artiste qu'était sans doute de manière innée Arsène Detry, l'enseignement des graveurs tels que Duriau et Montenz à l'Académie des Beaux-Arts de Mons, a profondément enraciné le goût du trait juste, sans faiblesse, sans bavure, le besoin de précision de l'orfèvre [...], tandis que l'inspiration maîtresse mais non unique, fut le terroir hainuyer et particulièrement borain où l'enfant Detry avait fixe ses premières impressions de liberté et d'indépendance puisqu'il y passait des vacances heureuses. Lorsqu'il fut arrivé à l'âge mûr, le Borinage resta une de ses sources d'inspiration privilégiées, le Borinage du charbon mais surtout celui des corons, des jardins enclos et travaillés avec soin et amour, celui des lessives du lundi qui pendent sur le fil, celui aussi des ciels de gloire avec nuages lumineux gorgés d'eau. Ainsi, les villages ruraux avec leurs fermes aux larges porches et aux énormes toitures, aussi bien que les maisons des ouvriers agricoles furent observés, assimilés et rendus par le dessinateur.
Bibliographie :
   - Piérard (Christiane), Arsène Detry (7 novembre 1897 - 29 décembre 1981), dans Paysages du Hainaut et d'ailleurs dans les dessins d'Arsène Detry, pp. 5-6.
   - Didier-Lamboray (Anne-Marie), Le paysage du Hainaut et d'ailleurs dans les dessins d'Arsène Detry, dans Paysages du Hainaut et d'ailleurs dans les dessins d'Arsène Detry, pp. 7-8.

180 euros (code de commande : 31543 - vendu).

 

[DEUXIÈME GUERRE MONDIALE - RÉSISTANCE]. European Resistance movements 1939-45. Proceeding of the second international conference on the history of the resistance movements held at Milan 26-29 march 1961. London, Pergamon Press, 1964. In-8° sous reliure d'éditeur, XLIII, 663 p., illustrations, textes en français et en anglais, ex-libris manuscrit sur la page de titre, peu courant.
Avant-propos :
   L'absence de toute hostilité préconçue, le rejet de tout dogmatisme, telles furent les caractéristiques de cette conférence de Milan consacrée a l'histoire de la résistance européenne.
   400 délégués venus de 22 pays, historiens ou enseignants pour la plupart, mais aussi acteurs ou témoins de cette grande épopée de notre temps, ont échangé leurs expériences scientifiques et leurs informations documentaires sur l'histoire de la résistance européenne qui a marqué la vie de tant d'hommes de notre génération.
   Cette publication qui fera date rassemble l'essentiel des déclarations faites à Milan. Elle témoignera aussi du désir qu'avaient tous les délégués de comprendre tout autre point de vue pourvu qu’il soit sincère.
   Leur expérience humaine les affermissait dans la conviction profonde et sincère qu’à travers les frontières, au-delà des idéologies, des hommes qui ont connu la tragédie de la guerre mondiale peuvent oublier ce qui les sépare pour ne se souvenir que de ce qui les a uni.
   En lisant ces rapports documentés, nous espérons que le « climat » de la conférence de Milan s'étendra à tous ceux qui croient à la paix par la fraternité humaine.
Table des matières :
   - Avant-propos, par A. Puttemans.
   - Introduction, par F. Parri.
   - The Italian Resistance and the Allies, par F. Parri et F. Venturi.
  1ère Partie - Les Grands Alliés et la résistance européenne.
      - L'Union Soviétique et la résistance en Europe, par E. Boltine.
      - American Policies towards European Resistance Movements, par N. Kogan.
      - Great Britain and European Resistance, par F. W. Deakin.
   IIème Partie - Séances du 27 mars 1961.
      - La lutte du peuple Albanais contre les occupants fascistes et les Alliés.
      - L'antisoviétisme - Entrave principale de la lutte contre le nazisme (Hongrie), par M. Lacko.
      - Quelques aspects de la résistance armée en Hongrie contre le fascisme, par F. Mucs.
      - Le rôle joué par les communistes dans le mouvement hongrois de résistance, par I. Pintér.
      - La résistance en Roumanie et les Alliés, par N. Goldberger.
      - Les Alliés et la Résistance Tchécoslovaque.
   IIIème Partie - Séances du 27 mars 1961.
      - Les services de renseignement belges, par H. Bernard.
      - La résistance belge et les Alliés, par G. Lovinfosse.
      - Denmark's Connection with the Allied Powers during the Occupation, par J. Haestrup.
      - La résistance grecque et les Alliés, par C. Pyromaglou.
      - The Resistance Movement in Norway and the Allies (1940-45), par S. Kjelstaldi.
      - The Dutch Resistance Movement and the Allies (1940-45), par L. de Jong.
   IVème Partie - Séances du 28 mars 1961.
      - La résistance française et les Alliés, par M. Baudot.
      - Les Grands Alliés et la résistance extérieure française, par J. B. Duroselle.
      - La résistance polonaise et les Alliés, par S. Okecki.
      - Le mouvement de libération nationale en Yougoslavie et les Alliés, par D. Plenca.
   Vème Partie - Séances du 28 mars 1961.
      - La résistance allemande et les Alliés, par W. Bartel.
      - Les Alliés et la résistance allemande, par H. Krausnik et H. Graml.
      - Le mouvement de résistance autrichien et les Alliés, par L. Voller.
      - Rapport général : Les Alliés et la résistance en Europe, par Henri Michel.
   - Conclusions, par E. Boltine, N. Kogan et F. Deakin.
   - Annexe - The Ghetto Fighters’ House, par M. Novitch.
   - Index.

50 euros (code de commande : 31516 - vendu).

 

[EGMONT (Lamoral d')]. GOOSENS (Aline) — Le comte Lamoral d'Egmont (1522-1568). Les aléas du pouvoir de la haute noblesse à l'aube de la Révolte des Pays-Bas. Hainin, Hannonia, 2003. In-8° collé, 235 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Analectes d'Histoire du Hainaut », t. VIII), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre 1. Une vocation noble : la carrière militaire.
      1. Une histoire de famille.
      2. Dans l'entourage de Charles Quint, 1538-1550.
         2.1. L'enfance, le premier voyage en Espagne, la révolte de Gand.
         2.2. L'expédition d'Alger.
         2.3. Les guerres de Gueldre et François Ier.
         2.4. Le chapitre de l'Ordre de la Toison d'or à Utrecht.
         2.5. La guerre contre la Ligue de Smalkalde.
         2.6. Le voyage du prince Philippe dans les Pays-Bas.
      3. Les campagnes de Luxembourg, d'Artois et de Picardie, 1551-1553.
      4. Le mariage du prince Philippe d'Espagne et de la reine d'Angleterre Marie Tudor, 1553-1554.
         4.1. Simon Renard et les premières négociations.
         4.2. L'ambassade du comte d'Egmont à Londres.
      5. Les premières années du règne de Philippe II dans les Pays-Bas, 1555-1559.
   Chapitre 2. Le désir d'une carrière politique.
      1. La montée du mécontentement de la noblesse, 1559-1561.
         1.1. Les nouvelles nominations.
         1.2. Les problèmes financiers.
         1.3. Frontières et fortifications.
         1.4. Le voyage en Allemagne.
         1.5. Les nouveaux évêchés.
         1.6. La Consulta.
      2. La ligue contre le cardinal de Granvelle, 1562-1564.
         2.1. La montée de l'opposition au sein du Conseil d'état : l'attitude de la noblesse.
         2.2. La création de la ligue et les réactions étrangères.
         2.3. La crise de 1563.
         2.4. Le départ de Granvelle.
      3. Les Grands au pouvoir, 1564-1565.
         3.1. Le nouveau gouvernement.
         3.2. Le voyage du comte d'Egmont en Espagne et ses conséquences politiques.
      4. Le Compromis des Nobles, 1565-1567.
         4.1. Ses origines et sa constitution.
         4.2. La requête du 5 avril 1566 et ses conséquences.
         4.3. Le nouveau serment de janvier 1567.
         4.4. Le siège de Valenciennes
         4.5. L'entrevue de Willebroek avec Orange et les derniers mois du comte d'Egmont au gouvernement.
      5. L'iconoclasme en Flandre et en Artois, 1566-1567.
         5.1. Description.
         5.2. L'attitude du comte d'Egmont à Gand, Bruges et Ypres.
            - Une politique religieuse maladroite.
   Chapitre 3. Le procès, l'exécution et la confiscation des biens.
      1. L'arrivée du duc d'Albe et l'arrestation des comtes d'Egmont et de Hornes (août-septembre 1567).
      2. Le procès (octobre 1567-mai 1568).
      3. L'exécution du 5 juin 1568.
      4. La fortune du comte d'Egmont vers 1567.
      5. La confiscation.
   - Conclusions. Vers une nouvelle place pour la haute noblesse des Pays-Bas.
   - Sources et bibliographie.
      - Archives et manuscrits.
      - Sources imprimées et travaux.

20 euros (code de commande : 31515 - vendu).

 

[FRANCE - CONSTITUTION]. Constitution de la République française. Mons, Monjot [1799]. [A Mons, de l'Imprimerie de Monjot, Libraire.] In-8° (135 x 215 mm.) débroché, 29, [3 bl.] p., exemplaire à toutes marges.
Extrait du registre des Procès-verbaux de l'Administration centrale du département de Jemmappes :
   Séance du 26 frimaire an 8.
   Présens les C[itoy]ens Troye, président ; Lecocq, Petit, Messinne, administrateurs ; Depuydt, commissaire du Gouernement ; Esnault, secrétaire-général.
   L'Administration entend la lecture du Bulletin des lois, N° 333, contenant l'acte constitutionnel, et la loi du 23 de ce mois qui regle la manière dont la Constitution sera présentée au peuple français ;
   Le commissaire du Gouvernement requiert et l'Administration annrête que la Constitution et la loi prémentionnée seront enregistrées, réimprimées, adressées à toutes les autorités constituées et aux notaires du département ; arrête en outre qu'elles seront solemnellement publiées et affichée dans chaque commune, aux lieux accoutumés.
   Pour extrait conforme :
      Troye, président ; Esnault, secrétaire général.
Bibliographie :

   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1117.

40 euros (code de commande : 31524 - vendu).

 

[FRANÇOIS D'ASSISE]. LE GOFF (Jacques) — Saint François d'Assise. Paris, Gallimard, 2006. In-8° collé, 220 p., illustrations hors texte en couleurs, (collection « Bibliothèque des Histoires »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   J'ai toujours été fasciné par le personnage de saint François d'Assise, l'un des plus impressionnants en son temps et jusqu'aujourd'hui de l'histoire médiévale. D'abord par le personnage historique qui, au cœur du tournant décisif du XIIe au XIIIe siècle, où naît un Moyen Âge moderne et dynamique, fait bouger la religion, la civilisation et la société. François a joué un rôle décisif dans l'essor des nouveaux ordres Mendiants, diffusant un apostolat pour la nouvelle société chrétienne, enrichissant la spiritualité d'une dimension écologique, au point d'apparaître comme l'inventeur d'un sentiment médiéval de la nature qui s'exprima dans la religion, la littérature et l'art. Modèle d'un nouveau type de sainteté centré sur le Christ jusqu'à s'identifier à lui, François est le premier à recevoir les stigmates.
   Mais l'homme aussi m'a fasciné, alliant simplicité et prestige, humilité et ascendant, ouverture et refus, physique ordinaire et rayonnement exceptionnel, se présentant dans une authenticité accueillante qui permet d'imaginer une approche à la fois familière et distanciée. François a été très tôt celui qui, plus que tout autre, m'a inspiré le désir d'en faire un objet d'histoire totale, exemplaire pour le passé et le présent. Ce qui m'a retenu d'écrire cette vie, c'est que j'étais absorbé par une réflexion et des travaux d'historien d'un caractère plus général et qu'en outre il existait d'excellentes biographies de François.
   Ne me satisfaisant pas, aujourd'hui, d'avoir investi l'essentiel de mon entreprise biographique dans un Saint Louis très différent par son héros et par la dimension monumentale de ma tentative, je me suis résolu à publier l'ensemble des textes que j'ai consacrés à saint François.

10 euros (code de commande : 31557 - vendu).

 

GALLEZ (Alfred)Le mort sur le rail. L'affaire Hoyos ou le drame mystérieux de Chantilly. Bruxelles, Pierre de Méyère, 1963. In-8° sous cartonnage et jaquette (petites déchirures) d'éditeur, 226 p., un portrait, (collection « Visages »).
Sur la jaquette :
   En évoquant l'affaire Hoyos sous le titre Le Mort sur le Rail, l'auteur poursuit sa grande série de causes criminelles choisies parmi les plus curieuses.
   Il s'agit du drame de la forêt de Chantilly qui passionna l'opinion publique en 1888. L'affaire fit peut-on dire le tour du monde, tant elle fut fertile en coups de théâtre et en rebondissements imprévus. L’assassin, un métayer originaire de Boussu près de Mons, mais travaillant dans la région parisienne, avait machiné un guet-apens d'une façon telle qu’aucun auteur de romans noirs ne pourrait en imaginer de mieux et de plus diabolique. Il avait usé de procédés inconnus jusqu'alors, non seulement dans le but de s'assurer l'impunité, mais pour que son forfait lui fût profitable au maximum. Son crime fut presque parfait. Seul, le hasard fit gripper les rouages si bien réglés. Hoyos paya ses erreurs sur l'échafaud dressé à Beauvais.

15 euros (code de commande : 31545).

 

[GAUGUIN (Paul)]. MALINGUE (Maurice) — Gauguin. Le peintre et son œuvre. Avant-propos de Pola Gauguin. Paris, Presses de la Cité, 1948. In-4° broché, sous couverture rempliée, 240 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes, hors texte, en couleurs, couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - L'homme, ses origines, sa vie.
   - La peinture en 1876.
   - La manière impressionniste.
   - L'école de Pont-Aven.
   - Les années tahitiennes.
   - Le sculpteur céramiste.
   - Le peintre-graveur.
   - Le peintre-écrivain.
   - Les faux tableaux.
   - Les œuvres.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 31522).

 

GAUTHIER (Guy) — Le documentaire un autre cinéma. Paris, Nathan, 2000. In-8° broché, 351 p., illustrations en noir, (collection « Nathan Cinéma »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Loin des dispositifs de studio, souvent seul ou en équipe réduite, contraint de s'adapter à l'imprévisible du vivant, le réalisateur de films documentaire est, comme n'importe quel cinéaste, soumis au rigoureux travail d'écriture qu'implique toute création.
   La position particulière du documentaire dans le monde du cinéma lui a valu une grande liberté d'investigation et, dans son ensemble, a favorisé l'expérimentation.
   Tout en bénéficiant de certains acquis du film de fiction, ce type de cinéma, grâce notamment à des cinéastes comme Robert Flaherty, Joris Ivens, Pierre Perrault, Jean Rouch, Chris Marker, Richard Leacock, Raymond Depardon, a largement participé au développement du langage cinématographique.
   L’auteur propose en premier lieu une approche historique des grandes périodes, puis introduit une analyse du processus d'élaboration d’un film documentaire. Il s'efforce enfin de mettre en lumière une typologie des différents genres. Une importante filmographie et une biographie commentée des grands documentaristes complètent l’ouvrage.

13 euros (code de commande : 31512 - vendu).

 

GENEST (Émile) — Les belles citations de la littérature latine suggérées par les mots et les idées. Suivies d'un index analytique des auteurs consultés, à l'usage des élèves des hautes classes, des journalistes, des gens du monde, etc... Paris, Nathan, 1928. In-8° demi-toile bordeaux d'éditeur, 267 p., exemplaire en bon état.
Présentation :
   Fervet opus, redolentque thymo fragrantia mella. « Chacun s'empresse à l'ouvrage et le miel exhale les parfums du thym. » N'êtes-vous pas tenté d'appliquer à l'auteur de cette charmante collection de citations qui constitue un merveilleux ensemble les vers si expressifs de Virgile. M. Genest n'a-t-il pas, avec un zèle pieux et sans cesse renouvelé, rempli chacune des alvéoles de la ruche et en butinant successivement à travers les œuvres françaises, étrangères, latines et grecques, offert aux lecteurs le charme de trouver ou de retrouver ce que leur lecture impose à leur esprit ?
   « Les abeilles composent le miel le plus doux, le plus subtil, le plus salubre de tous les sucs. Elles fabriquent les rayons et la cire qui servent pour une infinité d'usages. » Notre ami Genest n'a-t-il pas, comme elles, élevé un monument dont les usages sont innombrables ? Le professeur, l'homme de lettres, l'avocat, le simple lecteur n'a qu'à puiser dans ces recueils et à son appel la citation vient se placer sous sa plume.
   À propos de ce nouveau volume que nous avons le plaisir de présenter au public, ne sommes-nous pas autorisés aussi à dire qu'il est d'une actualité pressante en adoptant une pensée récemment exprimée par un de nos plus fins lettrés, Léon Bérard ? « c'est que la pensée des anciens – et c'est son plus grand privilège – nous demeure plus présente et plus actuelle que la pensée de certains âges classiques de notre histoire elle-même. »
   Dans les citations latines, Cicéron, Plaute, Virgile, Marc-Aurèle, Pline l'Ancien, Juvénal et tant d'autres ont permis à l'auteur de faire une ample moisson dont le lecteur tirera un ample profit ou une grande jouissance sans se douter du travail formidable auquel il a dû se livrer. 1300 citations environ plus savoureuses les unes que les autres, voilà de quoi apporter à chacun de nous de bons prétextes pour penser et pour réfléchir.
   L'auteur a bien souvent, par des notes judicieuses, fait des rapprochements entre nos auteurs français et leurs initiateurs latins : et ceci réjouira singulièrement les amoureux de la culture ancienne qui savent combien notre langue, notre littérature, nos arts sont reliés par mille liens plus forts, plus serrés, les uns que les autres à cette littérature latine dont nos pères étaient nourris.

8 euros (code de commande : 31540 - vendu).

 

GHISLAIN (Jean-Claude) — La collégiale romane de Soignies et ses trésors. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 71 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 27), exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   Avertissement.
   I. Historique.
   II. Description des bâtiments.
   III. Analyse de la collégiale romane.
   IV. Mobilier et décoration intérieure.
   V. Trésor.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 31552 - vendu).

 

[GUTENBERG (Johannes)]. GECK (Elisabeth) — Johannes Gutenberg. De la lettre de plomb à l'ordinateur. Bad Godesberg, Inter Nationes, 1968. In-8° broché sous couverture à rabats, 117 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Au tournant des temps modernes.
   - Mayence, ville natale de Gutenberg.
   - Les années d'apprentissage à Strasbourg.
   - Retour de Gutenberg à Mayence.
   - Les premiers ouvrages imprimés de Mayence.
   - La compétition autour de la gloire de l'inventeur.
   - La diffusion de l'imprimerie au XVe siècle.
   - De la Réforme au Siècle des Lumières.
   - Friedrich König, l'inventeur de la presse mécanique.
   - Ottmar Mergenthaler et la première linotype.
   - Lithographie, impression offset et arts graphiques.
   - Lumitype et ordinateur.

15 euros (code de commande : 31538).

 

[HAINAUT]. Expressions baroques en Hainaut. Soignies - Enghien - Lessines. Conception et réalisation générale : Jacques Deveseleer. Soignies, Musée du Chapitre, 1997. In-8° carré broché, 82 p., illustrations en noir, (collection « Les Cahiers du Chapitre », n° 6), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jacques Deveseleer.
   - Le baroque au XVIIe siècle dans les Pays-Bas du Sud, par Jean-Christophe Hubert.
   - De l'esprit du baroque, de ses formes et de ses tendances. Soignies et sa région. « Le mobilier cultuel répertorié dans les cantons de Soignies, Enghien et Lessines », « La sculpture religieuse », par Jean-Marie Lequeux et Jean-Jacques Bolly.
   - Existe-t-il une architecture baroque dans l'arrondissement de Soignies ?, par Jacques Deveseleer.
   - Les modifications architecturales à la collégiale romane Saint-Vincent de 1620 à 1720, par Jean-Claude Ghislain.
   - Le chapitre Saint-Vincent de Soignies à l'écoute du Concile de Trente : mobilier et décoration, par Jean-Jacques Bolly et Jean-Marie Lequeux.
   - La chapelle baroque de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, par Raphaël Debruyn.
   - Le parc et le pavillon des sept Étoiles à Enghien, le chaînon baroque de l'histoire de l'architecture des jardins en Europe, par Jean-Louis Vanden Eynde.

13 euros (code de commande : 31554).

 

KING (Stephen) — La ligne verte. 1er épisode. Deux petites filles mortes. [Titre original : The Green Mile. 1- The Two Dead Girls.] Traduit de l'américain par Philippe Rouard. Paris, Librio, 1996. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 88 p., (collection « Librio », n° 100), un des 300 exemplaires numérotés (n° 000080) avec la reproduction de la dédicace de l'auteur, en parfait état.
Extrait de la notice publiée sur le site internent « Club Stephen King » :
    Officiellement, la première partie du livre La ligne verte de Stephen King a été publiée, en France, le 14 mars 1996 : cette date précède (légèrement) le reste du monde, où, le premier épisode du feuilleton a été publié le 27 mars 1996.
   Selon le site de Barry Levin, qui cite Tyson Blue, la version française du n° 2 fut publiée 5 cinq jours avant le reste du monde. Quant au n° 3, Librio le publia le 24 mai : l’édition américaine devait initialement être publiée le 29 mais le fut le même jour que la traduction française.

   Stephen King a insisté auprès de son agent pour que les différents épisodes de La ligne verte soit publié « simultanément » dans différents pays et langues dans la collection la moins cher possible : en France ce fut Librio à 10 Francs par tome.
   Les six épisodes qui constituent La ligne verte ont donc été publiés de mars à aout 1996.

   L’éditeur Jacques Sadoul aborde le sujet de la publication de La ligne verte par Librio, dans un ouvrage C’est dans la poche (Bragelonne, 2006) :
      « L’auteur américain avait décidé, pour s’amuser, d’écrire un feuilleton comme cela se pratiquait avant-guerre. Plusieurs éditeurs français proposèrent à son agent littéraire des sommes considérables pour publier une traduction des six tomes de La ligne verte en France. C’est alors que je reçus un coup de téléphone de cet agent : « Steve a bien aimé votre édition du Singe en Librio, dont le format lui rappelle celui des pulps d’avant-guerre. Il veut que La ligne verte paraisse sous cette forme, et, si vous me faites une offre convenable, les autres propositions ne seront pas prises en considération. »
   Naturellement, nous avions décidé de ne jamais publier de textes inédits dans Librio ; naturellement, une telle proposition ne se refuse pas. C’est ainsi que La ligne verte parut directement dans notre collection à la grande fureur de nos concurrents qui se demandèrent longtemps quel moyen déloyal j’avais bien pu employer pour décider King à publier son feuilleton dans des bouquins vendus trois à quatre fois moins chers que leurs « poches ».
   Il ne leur vint jamais à l’idée que la fortune de Steve lui permettait d’être désintéressé. On s’arracha chaque livraison et les ventes globales de Librio firent un énorme bond en avant cette année-là. »

   Autre privilège pour la France : les éditions Librio ont organisé pour la sortie de ce livre un concours pour lequel ils offraient 300 exemplaires d’une édition limitée du tome 1 : chacun de ces exemplaires comportait un fac simile de message et dédicace de Stephen King déclarant « For my french readers – with love and good wishes – bonne chance en 1996 ».
Bibliographie :
   - Jeremy, Le livre « La Ligne Verte » de Stephen King a été publié en France avant le reste du monde, dans Club Stephen King (ressource en ligne).

80 euros (code de commande : 31525).

 

LA BRUYERE (Jean de) — Œuvres complètes de J. de La Bruyère. Nouvelle édition avec une Notice sur la vie et les écrits de La Bruyère, une bibliographie, des notes, une table analytique des matières et un lexique par A. Chassang Inspecteur général de l'Instruction publique, lauréat de l'Académie française. Tomes I et II (complet). Paris, Garnier, 1876. [Paris / Garnier Frères, Libraires-Éditeurs / 6, rue des Saints-Pères / M DCCC LXXVI] Deux volumes in-84 demi-chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs orné de fleurons dorés, filets dorés sur les plats, têtes dorées, t. I : [1 (titre la collection)], [1 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LX, 485, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par Ferdinand Delannoy et imprimé par Charles Chardon aîné, t. II : [1 (titre la collection)], [1 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 485, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., (collection « Chefs-d'Œuvres de la Littérature Française », n° 46 et 47), ex-libris de Maurice Bladel (dessiné par André Carpentier) au tome I, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   L'écrivain belge Mauritius Amandus Ghislenus Van Bladel (1886-1968), plus connu sous son de plume « Maurice Bladel », se distingua en remportant aux Jeux olympiques d’Anvers, en 1920, la médaille de bronze de l'épreuve de Littérature de la section « Concours d’Art » pour son œuvre Louange des dieux.
Avertissement de l'éditeur :
   Après tant de travaux dont les Caractères de La Bruyère ont été l'objet dans ces dernières années, il a semblé qu'il restait à faire une édition qui, sous une forme nette et précise, recueillît tous les résultats acquis, après les avoir soumis à une critique sévère.
   C'est ce qu'a entrepris le nouvel éditeur.
   Il a fait de ses notes deux parts distinctes : l'une consacrée à l'historique du texte, à ses accroissements ou remaniements successifs, dont il est parlé dans la Notice bibliographique ; l'autre destinée à élucider, au point de vue littéraire et historique, le texte définitif, tel qu'il a été constitué par les 8e et 9e éditions, les dernières données par l'auteur. [...]
   C'est dans cette 2e partie que l'on trouvera, contrôlées avec soin, toutes les indications fournies, sur les allusions réelles ou supposées du texte, par les Clefs du XVIIe et du XVIIIe siècle, par les commentateurs du XIXe et par les auteurs d'études spéciales sur La Bruyère. Le nouvel éditeur s'est abstenu de notes admiratives ou critiques, qui ne sont à leur place que dans une édition destinée aux classes, comme celle de M. Hémardinquer ; mais il a donné tous les rapprochements qu'il a jugés de nature à faire ressortir la pensée de La Bruyère, soit par la ressemblance, soit par le contraste.
   Il s'est fait une loi d'alléger autant que possible cette 2e partie des notes, pour ne pas « faire périr le texte sous le commentaire », comme dit fort bien son auteur : aussi a-t-il rejeté au Lexique les remarques sur la langue. Mises à part, ces remarques lui ont paru avoir le double avantage de dégager le commentaire et de former un tout qui porte avec soi son instruction. Ce Lexique permet en effet de faire sur La Bruyère une étude de langue, comme le commentaire une étude de littérature et d'histoire.
   Le nouvel éditeur a cru devoir apporter un soin tout particulier à la révision de la traduction de Théophraste. On a beau retraduire cet écrivain : malgré le zèle obscur de quelques hellénistes qui ont pris ce soin, il n'y a et il n'y aura jamais qu'une traduction de Théophraste, c'est celle qu'en a donnée La Bruyère. Les savants lisent Théophraste dans le texte ; c'est dans La Bruyère et pas ailleurs que les lettrés voudront toujours le lire, et cela non sans raison ; mais il n'est pas inutile d'avertir ces derniers des erreurs que contient cette version et des nombreuses libertés que s'est permises le traducteur. On trouvera ces erreurs relevées en note, ces libertés indiquées par des caractères italiques. Le texte, ainsi présenté en italiques, peut devenir le sujet d'une intéressante étude de style ; on y verra l'essai et pour ainsi dire la première épreuve de ces tours ingénieux et variés qui abondent dans le livre des Caractères.
   Quant à la place donnée ici à cette traduction, elle est, non pas celle des éditions originales, mais celle de presque toutes les éditions modernes. Par un scrupule de modestie, La Bruyère a cru devoir, dans toutes ses éditions, céder le pas à l'auteur qui lui avait donné l'idée de son livre. Mais la postérité, qui a mis l'imitation bien au-dessus du modèle, n'entre pas dans ces considérations. Sans dédaigner le livre de Théophraste, c'est à celui de La Bruyère qu'elle assigne la place d'honneur ; c'est ce livre que tout lecteur va d'abord chercher : et cela est si vrai, que La Bruyère lui-même avait fini par laisser imprimer Théophraste en plus petits caractères que son propre livre.
   Pour l'orthographe, l'éditeur a suivi celle qui est généralement adoptée dans les éditions données aujourd'hui des classiques du XVIIe siècle. Ce n'est pas celle de La Bruyère, et plus d'une fois le lecteur en est averti dans les notes dites Historique du texte. Une édition qui, comme celle de M. Asselineau, reproduit exactement l'orthographe de La Bruyère, ou du moins celle des typographes de son temps, peut être utile pour l'histoire, qui est encore à faire, de l'orthographe en France. C'est même peut-être la seule manière de publier les textes du XVIIe siècle qui conviendrait, si l'étude historique de la langue française était plus avancée et plus répandue. Mais, dans l'état actuel de nos études sur notre propre langue, il a semblé qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de la tradition des éditions classiques.
   Chaque caractère (ou remarque morale) se trouve, clans cette édition, marqué par des numéros qui servent aux renvois, mais qui, n'étant pas dans les éditions originales, ont été mis ici entre crochets.
   Dans les Notices qui précèdent les Œuvres de La Bruyère et où sont étudiés l'auteur et le livre des Caractères, le nouvel éditeur a suivi sa règle constante : il s'est réduit au strict nécessaire. Il a donné sur la vie de La Bruyère tout ce que l'on sait de certain. Pour l'appréciation des Caractères, il aurait voulu simplement renvoyer le lecteur aux études déjà faites sur ce livre, qui sont indiquées dans la Bibliographie ; il n'a nul goût et ne voit pas grande utilité à refaire un travail si souvent fait et bien fait. Pour ce qui est de l'appréciation du style de La Bruyère, il s'est contenté de reproduire, avec quelques additions, l'étude un peu minutieuse, mais attentive et très-estimable, de Suard. Pour le fond même du livre, il s'est borné à donner quelques indications, pour lesquelles, autant qu'il l'a pu, il a cité La Bruyère lui-même ou s'est retranché derrière l'autorité du maître de la critique contemporaine, M. Désiré Nisard.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 31535 MP).

 

LA FONTAINE (Jean de)Contes. Illustrations de Suzanne Ballivet. [Paris], Éditions de la Madeleine, 1953. In-8° broché sous couverture rempliée, 122 p., illustrations en noir dans le texte et bien complet des 12 planches hors texte en couleurs (y compris le frontispice), exemplaire numéroté sur vergé Chesterfield (n° 301), non coupé et en bon état.
Table des contes :
   - Joconde.
   - La Servante justifiée.
   - Le villageois qui cherche son veau.
   - Le baiser rendu.
   - Le Gascon puni.
   - La courtisane amoureuse.
   - Comment l’esprit vient aux filles.
   - Les oies de Frère Philippe.
   - Le roi Candaule et le Maître en Droit.
   - Nicaise.
   - Les lunettes.
   - Le diable de Papefiguière.
   - Le tableau.
   - Le cas de conscience.
   - L’anneau d’Hans Carvel.
   - Le cuvier.
   - L’Abbesse malade.
   - La clochette.

45 euros (code de commande : 31528 - vendu).

 

[LISMONDE (Jules)]. DRAGUET (Michel, dir.) — Lismonde. Bruxelles, Éditions IPS - Université Libre de Bruxelles - Labor, 1992. In-4° broché sous couverture à rabats, 135 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bon état, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, à Bruxelles, du 26 mars au 17 mai 1992.
Table des matières :

   - Préface, par Bernard Anselme.
   - Lismonde au Botanique, par Catherine de Braekeleer.
   - Avant-propos, par Michel Draguet.
   - Sens et nécessité d’une exposition. Entretiens avec Lismonde.
   - Lismonde et les espaces du temps, par Claude Goormans.
   - Hommage à Lismonde, par André Willequet.
   - Lismonde et l’architecture, par Michel Draguet.
   - Hier et aujourd’hui, par Lismonde.
   - Lismonde et la musique, par Serge Goyens de Heusch.
   - Catalogue des œuvres, par Natascha Langerman, Clotilde de Penaranda et Sandra Preud’homme sous la direction de Michel Draguet.

35 euros (code de commande : 31510).

 

[MAOÏSME]. Vive la victoire de la dictature du prolétariat ! En commémoration du centenaire de la Commune de Paris. Par les Rédactions du Renmin Ribao, du Hongqi et du Jiefangjun Bao (18 mars 1971). Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1971. In-8° agrafé, 34 p., deux portraits (Marx et Engels) en frontispice, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   I. Les principes de la Commune de Paris sont éternels.
   II. Il est d'une importance extrême pour les peuples révolutionnaires d'avoir le fusil en main.
   III. La Révolution est l'œuvre de millions d'hommes.
   IV. Il faut un Parti Marxiste-Léniniste authentique.
   V. Les révisionnistes modernes sont des renégats des principes révolutionnaires de la Commune de Paris.
   VI. Persévérer dans la continuation de la Révolution sous la dictature du prolétariat et lutter pour remporter des victoires encore plus grandes.

8 euros (code de commande : 31520 - vendu).

 

MONNIER (Raymonde) — L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution au Directoire. Paris, Kimé, 1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le Sens de l'Histoire »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   À partir de l'étude des pratiques culturelles, des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement républicain radical à Paris à l'époque révolutionnaire, dans la perspective de la formation de l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction de l'espace public démocratique à Paris, du début de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour au politique qui a marqué l'historiographie de la période dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur un chantier qui passe à tort pour avoir été déjà bien exploré.
   L'attention s'est portée sur la sociabilité politique, sur les institutions et les nombreux « cercles » dont la fédération contribue à construire le nouvel espace public démocratique, sur les médiations qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent. À la charnière entre histoire sociale, histoire politique et culturelle, entre interprétation historique globale et études de cas, les thèmes abordés contribuent à une mise en perspective qui intègre les rôles individuels dans les élans collectifs, pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux faubourgs et à la périphérie.

15 euros (code de commande : 31529 - vendu).

 

[MONS]. Sciences et Lumières à Mons 1792-1802. Édition et direction scientifique : Marie-Thérèse Isaac. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 2004. In-4° broché sous jaquette d'éditeur, 416 p., illustrations, (collection « Classe des Sciences », collection in-4°, 3e série, t. VI), exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
   Pour nous interroger sur les Lumières à Mons à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, la collaboration de spécialistes issus de diverses disciplines s'imposait afin d'offrir au lecteur une analyse plurielle d'une époque riche en bouleversements scientifiques, éducatifs, culturels et surtout politiques.
   L'école centrale du département de Jemappes, située à Mons, sert d'ancrage au présent ouvrage. L'époque est en effet décisive pour l'enseignement : laïcisation, observation, expérimentation guident les hommes de pouvoir dans leur volonté de changer l'ordre politique et social jusque-là dominant. Les acteurs de la révolution scientifique sont en effet ceux que l'on trouve au premier plan de l'actualité politique et de la nouvelle organisation de l'instruction publique.
   La recherche est répartie en trois sections.
   - Le contexte général s'intéresse à la situation économique et politique à Mons, au calendrier républicain, à la commission départementale des poids et mesures.
   - Le contexte scientifique présente la situation de l'histoire naturelle, des mathématiques, de la physique et de la chimie à la fin du XVIIIe siècle. Il analyse le cours des professeurs de l'école par le biais de leur bibliographie et de la matière faisant l'objet des examens de fin d'année. Les progrès de l'astronomie en Europe à la fin du siècle et l'examen des livres de géographie et de voyage témoignent d'une ouverture au monde.
   - Le contexte littéraire et culturel nous fait voyager au cœur des disciplines telles que le dessin, les langues anciennes, la grammaire générale, les belles-lettres, l'histoire, la législation qui, à l'école de la Révolution, ont connu d'importants changements en vue de conférer aux écoles secondaires un rôle nouveau : former un citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs au sein d'une société en mutation.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Bernard Lux.
   - Préface. Les écoles centrales : la science au cœur de l'éducation, par Willem Frijhoff.
   - Le contexte général.
      - Introduction, par Marie-Thérèse Isaac.
      - Livres et Lumières à l'école centrale du département de Jemappes 1797-1802, par Marie-Thérèse Isaac et Claude Sorgeloos.
      - Mons à la fin du XVIIIe siècle : situation économique et politique, par René Plisnier.
      - Franciade et sextile ou les errances du calendrier républicain, par Émile Biémont.
      - La Commission départementale des poids et mesures, par Walter De Keyzer.
   - Le contexte scientifique.
      - Chaire d'histoire naturelle.
         - L'histoire naturelle à la fin du XVIIIe siècle, par Michel Wautelet.
         - Les modèles cristallographiques, par Michel Wautelet.
         - La médecine, par Marie-Thérèse Isaac.
      - Chaire de mathématiques.
         - Les mathématiques en France vers 1800 et l'école centrale du département de Jemappes, par Christian Radoux.
         - Influence d'un manuel de mathématique : le « Cours de mathématique de Bezout », par Stéphanie Bridoux et Christian Michaux.
      - Chaire de physique et de chimie expérimentales.
         - Physique.
            - La physique à la fin du XVIIIe siècle et les ouvrages demandés à Paris, par Francis Michel.
            - L'astronomie en Europe à la fin du XVIIIe siècle (1789-1802), par Émile Biémont.
         - Chimie.
            - Reflet d'une science en « révolution », par Michel Bougard.
      - Les livres de géographie et de voyages, par René Plisnier.
   - Le contexte littéraire et culturel.
      - Chaire de dessin.
         - L'enseignement du dessin à l'école centrale, par Christophe Loir.
         - Peintures de Germain Hallez, par Églantine Lebacq.
      - Chaire de langues anciennes.
         - Les langues anciennes à la fin de l'Ancien Régime et dans les écoles centrales, par Marie-Madeleine Compère.
      - Chaire de grammaire générale.
         - La grammaire générale dans les écoles centrales et le cas de Joseph Malghem à Mons, par Ilona Pabst.
      - Chaire de belles-lettres.
         - Les belles-lettres à l'école de la Révolution, par Catherine Gravet.
      - Chaire d'histoire.
         - Les livres d'histoire à l'école centrale du département de Jemappes, par Jean-Jacques Heirwegh.
      - Chaire de législation.
         - Du droit à la philosophie politique, par Claude Sorgeloos.
   - Index onomastique, par Walter De Keyzer.

30 euros (code de commande : 31551 - vendu).

 

[MONS - GRAVURE]. Mons, ou Bergen Comme il est aujourd'huy, Ville considerable des Pais Bas, Capitale de la Province de Hainaut, située sur la petite Riviere de la Trouille a 50 Degrez, 80 Minutes de Latitude, et a 25 Degrez 15 Minutes de Longitude. Paris, Allard, 1696.
Dimensions :
   - Dessin : 267 x 223 mm.
   - Feuille : 275 x 231 mm.

   La gravure que nous présentons fut publiée dans le Théâtre de la guerre dans les Pays-Bas, ou representation des principales villes qui sont en Flandres, Hainaut, Brabant, etc., édité à Paris, Carel Allard, en 1696.
   Allard était un marchand-libraire d'Amsterdam ; son volume est une contrefaçon et se compose en majeure partie de copies de plans de villes publiées entre 1690 et 1695 dans l'atlas de Nicolas De Fer :
Forces de l'Europe, ou Description des principales villes avec leurs fortifications.
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons & le Hainaut, pp. 44-50, ill. 21.

45 euros (code de commande : 31559 - vendu).

 

MURET (Théodore) — Histoire de l'armée de Condé. Par M. Théodore Muret. Tomes I et II (complet). Paris, Dentu, 1844. [Paris. / Au Bureau de la Mode, rue du Helder, 25. / Chez Dentu, Palais-Royal, Galerie Vitrée, 13. / 1844.] Deux volumes in-8° demi-chagrin brun, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison, t. I : XV, [1 bl.], 436 p. portrait gravé des « Trois Condés » en frontispice et fac-similé in fine, t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 423, [1 (légende des plans des combats)] p., une grande carte à déplier, exemplaire en bon état malgré quelques rousseurs.
Extrait de la préface :
   En publiant ce livre, je suis loin de me dissimuler combien il doit être imparfait. Ce sujet si beau était encore une terre à peu près vierge ; or, si c'est, d'une part, un avantage pour l'écrivain d'avoir la primeur de son sujet, si l'intérêt en est plus vif, de l'autre part, les difficultés sont bien plus grandes.
   Pour ce qui concerne l'armée de Condé, les matériaux n'étaient pas nombreux. J'ai compulsé le petit nombre de mémoires imprimés qui existent ; j'ai profité des communications manuscrites que l'on a bien voulu m'offrir. Recueillant le plus possible de témoignages contemporains, j'ai recherché avec empressement les acteurs de ces grandes scènes qui restent encore, monumens vivans, au milieu de nous ; je suis allé sur les lieux où se sont accomplis plusieurs des principaux faits d'armes, et ces études locales m'ont donné des lumières nouvelles. Tous les renseignemens que j'avais sous les yeux ou qui m'étaient fournis de vive voix, je les ai contrôlés les uns par les autres, adoptant, en cas de divergence, la version la plus vraisemblable, me tenant en garde contre toutes les exagérations, préférant me priver d'un fait curieux et dramatique, lorsque ce fait ne me présentait pas de suffisantes garanties d'authenticité.
   Nulle part je n'ai déguisé ou arrangé la vérité au profit d'une opinion. Je n'ai pas caché mes sympathies, mais je me suis fait un rigide devoir de l'exactitude des faits. Partout où j'ai rencontré un noble trait, sans distinction de drapeau, je l'ai raconté ; partout où j'ai vu un tort, je l'ai dit.
   On se figurera difficilement les soins et les peines que m'ont coûté ces milliers de noms à collationner et souvent à rectifier, ces documens épars à coordonner, ces traditions orales à mettre en œuvre. Je regrette beaucoup de n'avoir pu donner que le contrôle de l'armée à l'époque du licenciement. Un grand nombre de gentilshommes qui avaient très honorablement servi, n'étaient plus alors sous les drapeaux, et par conséquent ne se trouvent pas cités. Pour n'omettre aucun des noms qui ont figuré sur les états, il aurait fallu donner le contrôle de l'armée, non seulement année par année, mais encore mois par mois. Les listes des morts et des blessés des principales affaires seront un supplément partiel. Il n'a pas été en mon pouvoir de le rendre plus complet. Quelques personnes m'ont fait l'honneur de m'exprimer à ce sujet des désirs que je me serais empressé de satisfaire, si ces personnes m'en avaient en môme temps fourni la possibilité. On conçoit que je n'aie su, malgré tout mon bon vouloir, à quelle époque ou à quels faits particuliers rattacher plusieurs noms très dignes d'être inscrits dans les annales de la fidélité. J'ajouterai que diverses notes m'ont été envoyées trop tard pour que je pusse en faire usage.
   J'avais réclamé l'autorisation de compulser, aux archives du ministère de la guerre, le travail fait sous la restauration relativement à l'armée de Condé ; il me semblait que, pour un but d'étude et de science, ce dépôt national devait être ouvert à tous. On m'a répondu par un refus formel. Reste à savoir si l'on eût trouvé les mêmes raisons négatives pour un écrivain officiel ou officieux. Quant aux documens qui ont dû faire partie de la succession des Condés, on ne s'étonnera pas sans doute que je n'aie rien voulu demander à ceux que la catastrophe de Saint-Leu a mis en possession de cet héritage.
   Si je n'ai pas mieux fait, on doit être sûr que les moyens seuls m'ont manqué, non le zèle. J'espère qu'on retrouvera au moins dans mon livre l'intérêt des faits ; ces faits sont très peu connus, même de beaucoup de personnes auxquelles ils offrent un intérêt de famille, et cependant c'est là, dans notre histoire, une page tout-à-fait à part et des plus curieuses. Cette armée condéenne était petite par le nombre, mais l'éclat d'un combat ne se mesure pas au nombre des combattans. Et quels épisodes saisissans ! quel coloris caractéristique de mœurs et de physionomie dans cette noblesse proscrite, dans ces officiers, ces généraux même, prenant le havresac et le fusil ; dans cette armée qui ne ressemble à aucune autre, et qui est tout à la fois un corps militaire, une colonie errante, une tribu de proscrits avec son drapeau pour clocher, avec ses tentes pour maisons !
L'armée de Condé, c'est la première partie de cette histoire du dévouaient royaliste militant, émigration, guerres de l'Ouest, de Lyon et du Midi, triple manifestation, chacune avec son élément dominant : dans l'émigration, la noblesse ; dans l'Ouest, le peuple ; à Lyon, la bourgeoisie ; admirable trilogie que j'essaierai de retracer, si ce premier ouvrage obtient assez de succès pour m'encourager dans une si grande entreprise. L'armée de Condé, enfin, c'est la suprême personnification de l'aristocratie française existant à titre de corps distinct, et certes elle ne pouvait fermer son Livre d'or sur une plus glorieuse page.
   Puissent, en me lisant, quelques vétérans condéens, patriarches de l'honneur, dire parfois : « C'est bien cela ! » et j'aurai obtenu le meilleur de tous les éloges.

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 31544MP - vendu).

 

[NAPOLÉON Ier]. BONARDI (Pierre) Accusé Napoléon ... levez-vous ! Paris, Aux Dépens de l'Auteur, 1961. In-8° broché, 105 p.
Préambule :
   Nous ne nous flattons pas, hélas ! d'être « l'historien » qu'espérait l'Empereur. Et d'ailleurs, il y en a eu d'autres et de plus qualifiés, mais nous confessons que notre essai n’est qu'un essai de journaliste. C’est une interview multiple où nous avons souvent laissé la parole aux détracteurs de Napoléon. Nous avons simplifié à l'extrême les griefs – ce sont ici les questions – et les réfutations – ce sont ici les réponses. L'important est de montrer que même les contempteurs les plus acharnés n'ont pu se défendre d'admirer l'Empereur, au moins une fois (l'unanimité étant indiscutée sur Bonaparte)... et que chacun d'eux apportant son adhésion à un moment, à un événement, à un acte, la somme de ces adhésions compose un tout assez surprenant et qui rend plus éclatante encore la gloire napoléonienne.
   Nous reconnaissons donc, dès les premières lignes, qu’il ne s'agit que d’un travail de compilation tiré de nombreuses lectures mais passionnantes. Nous souhaitons que nos lecteurs prennent, à trouver ou à retrouver les extraits d'ouvrages connus et les opinions d'auteurs célèbres, autant d'intérêt et de plaisir que nous avons éprouvé à les découvrir et assembler.

10 euros (code de commande : 31518).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 20. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1990. In-8° collé, 88 p., illustrations, un des 299 exemplaires numérotés sur papier couché (n° 132), exemplaire en parfait état, avec sa bande d'annonce et revêtu d'un infâmant escargot.
Avant-propos :
   Ce numéro 20 des Monitoires succède au numéro 18 comme le jour succède à la nuit ou comme l'iconologie de Les Jours et les Nuits (n° 19) succédait à l'Iconologie de Les Jours et les Nuits (n° 17). Ou encore comme la Pataphysique succède à l'obscurité des origines en la couvrant d'« un manteau de lumière » (Ps. 104, 2).
   Que la Pataphysique soit, en l'occurrence, involontaire ne la rend pas moins verte ni moins éclairante, si tant est que les solutions imaginaires des Le Quen d'Entremeuse, Mir Chaouat, Charles-Mathieu Limousin, Xavier Guichard, Henri Christ et alii évoqués ici soient plus imaginaires que celles des fondamentalistes, ou des modernistes, des évolutionnistes ou des fixistes qui, à leur inverse, ont eu ou ont pignon sur rue et notices en dictionnaires.
   Il s'avère, une fois encore, que si « au commencement était la parole » (Jean I), les commencements doivent tout à la Parole. Combarnous le démontre et, du même coup, accomplit la formule de Jésus entrant à Jérusalem : « les pierres elles-mêmes crieront » (Luc, 19 40).

15 euros (code de commande : 31542 - vendu).

 

[PAYS-BAS]. Loi fondamentale du Royaume des Pays-Bas. Traduction officielle. La Haye, Imprimerie Belgique, 1815. [La Haye, / De l'Imprimerie Belgique, / Veenestraat, N° 147. / 1815.] In-8° broché sous sa couverture muette de papier vert d'époque, [3 (faux-titre, librairies dépositaires, titre)], [1 bl.], 62, [2 bl.] p., rare édition originale de cette traduction.
Extrait de l'article de Pierre-Jean Niebes :
   Dès novembre 1813, Guillaume d'Orange-Nassau conseille au gouvernement britannique d'incorporer la Belgique et ses places fortes à son royaume, pour mieux la défendre contre une invasion française. Pour la Grande-Bretagne, l'Autriche est trop éloignée pour établir cette barrière contre la France et elle préfère d'ailleurs une extension de son influence en Italie du Nord à la possession des provinces belges.
   L'impossibilité d'une nouvelle restauration autrichienne se confirme le 23 février 1814, lorsqu'une délégation de la noblesse belge se rend à Chaumont où les souverains alliés sont réunis. Cette délégation demande à l'empereur autrichien de prendre les provinces belges sous sa protection. François Ier leur déclare qu'il a renoncé à régner sur nos contrées. La constitution d'un État indépendant sous un prince autrichien n'a pas non plus la faveur des puissances alliées.
   Le traité secret signé à Chaumont, le 1er mars 1814, contient la réunion de la Belgique à la Hollande, sur proposition de la Grande-Bretagne.
   Cette décision est confirmée par l'article 6 du traité conclu à Paris, le 30 mai 1814, qui stipule que « la France rentrera dans ses anciennes limites, telles qu'elles existaient au 1er janvier 1792 » et que « la Hollande, placée sous la souveraineté de la maison d'Orange, recevra un accroissement de territoire. »
   Le 21 juin 1814, lors d'une conférence tenue à Londres entre les ministres des puissances alliées, les conditions de la réunion de la Belgique à la Hollande sont fixées dans un protocole de huit articles, tenu secret jusqu'en juillet 1815 mais essentiel pour la suite. L'article 1er stipule que « cette réunion devra être intime et complète, de façon que les deux pays ne forment qu'un seul et même État, régi par la constitution déjà établie en Hollande et qui sera modifiée d'un commun accord d'après les nouvelles circonstances. »
   L'article 2 ajoute « il ne sera rien innové aux articles de cette constitution qui assurent à tous les cultes une protection et une faveur égales et garantissent l'admission de tous les citoyens, quelle que soit leur croyance religieuse, aux emplois et offices publics. » [...]
   Le 18 juillet 1815, Guillaume Ier convoque dans les provinces du Nord, les États généraux en nombre double (c'est-à-dire 110 membres) et, dans les provinces méridionales, des assemblées de notables de chaque arrondissement, dans la proportion de un sur deux mille habitants, pour se prononcer sur [l]e projet de loi fondamentale, tout en publiant in extenso les articles de Londres jusqu'alors soigneusement gardés secrets.
   Le 5 août 1815, les présidents des assemblées des notables (qui doivent se réunir le 14 août suivant dans tous les chefs-lieux d'arrondissement) sont convoqués à Bruxelles. Charles de Thiennes leur tient un discours dans lequel il affirme que la loi fondamentale rétablit les coutumes et les libertés ancestrales, le régime paternel des « constitutions provinciales » dont la domination française avait fait tabula rasa. Il s'agit là d'un bien commun que nos provinces partageaient avec les provinces du Nord, avant leur scission à l'époque de Philippe II, « puisqu'elles remontent toutes à la même origine. » À ses yeux, la loi fondamentale permet donc une restauration, sous l'égide du roi, des franchises, usages et libertés qui tirent leurs origines de la « conquête des Francs ». Il dresse le tableau idyllique de différents niveaux de pouvoir hiérarchisés (ville ou district, province, généralité) avec chacun leurs représentants légitimes traitant les problèmes relatifs à leur niveau et concourant, au bien commun et à l'harmonie de l'ensemble, dans le nouveau Royaume des Pays-Bas comme dans le passé idéal qu'il évoque. En fait, ce nouveau Royaume se révélera un État centralisé où les provinces et les communes seront sous le contrôle effectif du gouvernement et où il ne s'agit que de recycler les appellations d'Ancien Régime (province, gouverneurs, états généraux) dans le nouvel appareil institutionnel.
   Ce discours est également lu en guise d'ouverture des différentes assemblées des notables qui se réunissent le 14 août 1815 dans tous les chefs-lieux d'arrondissement.
   Des 1.603 notables convoqués dans les ex-départements réunis, 280 (soit 17,5 %) ne se présentent pas et les votes des 1.323 notables méridionaux réunis en assemblées sont partagés : le projet de loi fondamentale est rejeté par 796 votes négatifs (soit 60 %) contre 527 votes positifs (soit 40 %) tandis que les états généraux hollandais l'ont adopté à l'unanimité. Mais cela n'empêche pas la promulgation de cette nouvelle constitution le 24 août 1815, jour de l'anniversaire du roi qui la considère acceptée par une grande majorité de la nation. En effet, selon une curieuse « arithmétique hollandaise », les 280 absents et ceux qui ont voté contre pour des motifs religieux (soit 126 notables du Sud) sont censés approuver le projet. Ainsi le roi obtient 1.043 partisans sur un total de 1.713 votes (soit 61 %) et seulement 670 adversaires (soit 39 %).
Bibliographie :
   - Niebes (Pierre-Jean), Un noble hainuyer au service de Guillaume Ier : Charles de Thiennes de Lombise (1758-1839), dans De Napoléon Ier à Guillaume Ier, de l'Empire français au Royaume des Pays-Bas, du Département de Jemappes à la Province de Hainaut 1814-1815, pp. 27-31.

50 euros (code de commande : 31539 - vendu).

 

PERRIN (André) — Pratique de la dissertation et de l'explication de texte en philosophie. 2e édition revue et augmentée. Paris, Ellipses, 2016. In-8° collé, 253 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La dissertation philosophique, qui fait l'objet d'une épreuve depuis l'examen du baccalauréat jusqu'au concours de l'agrégation, est d'abord une dissertation, c'est-à-dire un exercice scolaire : à ce titre, elle fait partie de ce qui peut et doit être appris et relève donc de la méthode. Mais elle est aussi et surtout une dissertation philosophique, c'est-à-dire un acte de l'esprit qui recherche le vrai par la libre réflexion : comme telle, elle ne relève pas de règles qu'il suffirait d'appliquer mécaniquement pour parvenir au résultat escompté. Chaque sujet appelle en effet un traitement spécifique, en sorte que procéder méthodiquement ne peut consister à suivre une recette. La méthode en philosophie est inséparable de son application à des objets déterminés et elle ne peut s'acquérir que par l'exercice. C'est pourquoi ce sont des exercices qu'on trouvera ici, et non point des règles abstraitement formulées. Le présent volume en comporte seize, huit dissertations et huit explications de texte, toutes entièrement rédigées. Chacune des dissertations est suivie d'une brève « reconstruction » où l'on s'attache à reconstituer, rétrospectivement, le cheminement intellectuel qui lui a permis de s'organiser.
   Cet ouvrage s'adresse plus particulièrement aux étudiants qui préparent des concours, mais, parce que la dissertation philosophique est une, il voudrait être également utile à ceux qui débutent en philosophie.

10 euros (code de commande : 31521 - vendu).

 

[PHONOGRAPHE]. Le magasin du phonographe. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1977. In-folio broché, 88 p., nombreuses illustrations, petit accroc au dos.
   
Catalogue de l'exposition 100 ans de phonographe, organisée au Passage 44, à Bruxelles, du 2 décembre 1977 au 8 janvier 1978, par Gérard Valet.
Introduction :
   Avec quelques passionnés, nous avons voulu monter une exposition. À toute exposition correspond un catalogue.
   Ce catalogue, un journaliste ne pouvait que lui donner l'aspect d'un journal, d'un magazine dont le premier numéro serait né le jour où, pour la première fois au monde, on entendit la reproduction de la voix humaine.
   Son titre est un hommage au Magasin Pittoresque, périodique où l'on trouve en guise de signet le charme de la vie d'autrefois (sans doute ce charme n'existe-t-il souvent qu'à posteriori !). Le Magasin du Phonographe est à la fois un magazine et une boutique.
   À l'exposition, vous trouverez la « boutique » pleine de ces merveilleuses machines parlantes et vous consulterez longtemps, je l'espère, ce Magasin où nous avons tenté de rassembler dépêches, articles, documents exclusifs, puisés dans maintes publications.
   La bibliographie permettra aux plus curieux de compléter notre Magasin au Phonographe qui, bien sûr, comporte des lacunes. Quant à ces passionnés qui nous ont sacrifié leur temps et leur expérience, il n'y a malheureusement pas de caractères typographiques qui puissent indiquer l'importance relative de chacun.
   Une exposition et un journal-catalogue sont vraiment l'expression d'une œuvre collective au service de la collectivité. C'est pourquoi je souhaite que certains ne m'en veuillent pas de ne pas trouver dans une longue liste le reflet de l'aide qu'ils m'ont apportée et qui dépasse de loin une simple citation.

20 euros (code de commande : 31547 - vendu).

 

PINCHART (Alexandre) — Histoire du conseil souverain de Hainaut, par Alexandre Pinchart, Attaché aux Archives générales du royaume. (Mémoire couronné le 13 mai 1857.) Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1857. In-8° demi chagrin vert, dos lisse orné de filets dorés, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], VI, 168 p., (collection « Mémoires Couronnés par l’Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles »), rare, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. Origines.
      § 1. Origines île la cour souveraine et du conseil ordinaire.
      § 2. Du grand bailli. - Du clerc tenant le compte des exploits du grand bailliage et du dépositaire général.
      § 3. Des trois sièges de l'audience, du terrage et du grand bailliage.
   Chapitre II. Chartes et coutumes générales du Hainaut.
      § 1. Chartes qui ont régi le Hainaut depuis le XIIe jusqu'au XVIIe siècle.
      § 2. Tentatives faites pour arriver à fondre eu un seul recueil les chartes et coutumes générales de Hainaut. - Publication des chartes de 1619.
   Chapitre III Compétence et attributions de la cour et du conseil.
      § 1. Indication sommaire des matières qui étaient de la compétence de la cour et du conseil, et dont ils jugeaient en première instance et en dernier ressort. - Attributions de ces deux corps. - Révision
      § 2. Des appels à la cour souveraine et au conseil ordinaire. - Chefs-lieux de Mons et de Valenciennes. - Cours de justice ordinaires et féodales. - Cour des mortes-mains. - Recette générale des domaines. - Bailliage des bois. - Judicature des droits d'entrée cl de sortie.
   Chapitre IV. Ressort territorial et juridiction. - Contestations à ce sujet.
   Chapitre V. Formalités de procédure. - Dispositions diverses relatives aux plaids, aux avocats, aux sergents, aux clercs, etc.
   Chapitre VI. Organisation de la cour souveraine et du conseil ordinaire au XVIIe et au XVIIIe siècle. - Conflits entre l'État et le conseil souverain, etc.
      § 1. Fusion de la cour et du conseil en 1611. - Séparation de ces deux corps en 1617.
      § 2. Conflits divers entre la cour souveraine et le conseil ordinaire après leur séparation - Conflits entre le conseil ordinaire et le magistrat de Mons.
      § 3. Tentatives faites sous les règnes de Philippe IV, Charles II et Louis XIV, pour la fusion de la cour et du conseil. - Réunion de ces deux corps, en 1702, sous le nom de conseil souverain de Hainaut. - Efforts des états de la province pour les séparer de nouveau.
      § 4. Discussions avec l'État à propos de la nomination du président du conseil souverain.
      § 5. Conflits et faits divers relatifs à la charge de conseiller.
      § 6. Conflits du conseil souverain avec l'État à propos des fonctions d'avocat fiscal, de substitut avocat fiscal et de secrétaire.
      § 7. Conflits à propos de la charge de grand bailli.
   Chapitre VII. Réformes de Joseph II. - Révolution brabançonne. - Invasions françaises. - Suppression du conseil souverain de Hainaut.
      § 1. Luttes du conseil souverain avec l'État, de 1787 à 1791, à propos de l'établissement des tribunaux de première instance, des intendants, etc.
      § 2. Invasions françaises de 1792 et 1794. - Suppression du conseil souverain de Hainaut.
   - Appendices.
      - Liste des grands baillis, et des membres de la cour et du conseil depuis 1611 jusqu'en 1794.
      - Notice sur les archives de la cour et du conseil.

30 euros (code de commande : 31555 - vendu).

 

[PRINCE NAPOLÉON (Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte, dit Plon-Plon)]. BAC (Ferdinand) — Le Prince Napoléon. 5e édition. Paris, Éditions des Portiques, 1932. In-8° broché, 249 p., ex-libris manuscrit de l'historien montois Maurice-A. Arnould, couverture défraîchie, papier jauni.
Avant-propos :
   Ce livre n'a pas pour objet de tracer la vie entière du Prince Napoléon. Son activité, purement politique, d'autre part, trouvera un jour des historiens autorisés. Ce que nous relatons dans cet ouvrage est un apport tout intime, fait d'éléments d'informations, directement recueillis par les témoins de cette vie, et en particulier dans sa première période – à peu près inconnue. Celle-ci menaçait de le rester toujours, un peu par la faute de la famille Bonaparte elle-même qui laissait volontiers tomber dans l'oubli une grande partie de cet exil. Il s'était passé sans prestige, dans des conditions parfois singulières, trop effacées aussi pour ne pas nuire au caractère impérial que chacun tenait à conserver, à cette fresque majestueuse qui donnait au monde l'illusion d'une suite de gestes et d'images exclusivement héroïques.
   Entre ces deux prestiges dont l'un s'évanouit en 1815 et dont l'autre commence en 1852, il faut bien placer les trente-sept années de l'exil pendant lesquelles la famille, dispersée, traquée – dégradée, pour ainsi dire, par la volonté des Alliés – dépouillée de son nom même, de ses titres, dédorée et désargentée, errait de ville en ville, hospitalisée par les anciens ennemis – et à peine tolérée parfois – en Angleterre, en Autriche, en Allemagne, en Italie...
   Une telle somme d'humiliations, après tant de superbe, était bien faite pour être un peu escamotée. Caché dans un silence voulu, l'exil était à peine mentionné à l'occasion, les jours où l'on avait à rappeler les inévitables rancunes des familles déchues. C'était alors dans une âpre satisfaction d'avoir vaincu tant d'obstacles pour être enfin remonté à la gloire. On n'en parlait guère dans un autre sentiment.
   Or cette période diminuée, ce temps de l'exil eut pourtant des témoins. La plupart n'ont pas jugé à propos de laisser à la postérité ce qui, de si près, ne leur semblait pas destiné à survivre. Quelques-uns, fort rares, ne contemplaient pas cette période avec autant de dédain. Ils considéraient la vie des Bonaparte en exil comme suffisamment intéressante pour combler précisément les lacunes, laissées volontairement par la famille elle-même. Ils gardaient néanmoins fermés des casiers de leurs souvenirs, pour des raisons respectables de discrétion et pour quelques autres qui ne regardaient qu'eux-mêmes.
   De tout ce qu'ils ont été appelés à entendre – récits verbaux d'abord, transmis directement à leurs proches et aussi notes écrites – peu a survécu de ce temps. Par déférence pour la renommée d'une dynastie, retombée dans l'ostracisme et même – après 1870 – dans une nouvelle exécration, ils ont gardé le silence pour ne point ajouter à un malheur déjà si grand le récit des mauvais jours, entre les deux Empires, dont l'évocation pouvait cruellement souligner ce qu'il y a d'éphémère et de fragile dans des ascensions aussi rapides. Basées sur des rêves démesurés, militaires et politiques, elles furent impuissantes à donner à la France un bonheur durable, bien que l'âme de ce pays soit restée assez spirituelle pour vivre aujourd'hui encore d'un souvenir, tant de fois chanté et tant de fois maudit.
   Quelques témoignages directs de l'exil des Bonaparte furent transmis à l'auteur et l'ont guidé dans cette étude sur le Prince Napoléon. Elle ne donnera pas une vaste vision panoramique sur cette destinée singulière mais seulement un apport vivant, éloigné de cette matière morte que l'on appelle la compulsation et à laquelle on est bien obligé d'avoir recours quand la distance est déjà trop grande entre les héros et nous.
   À vrai dire, celle qui nous sépare personnellement du Prince Napoléon n'est pas bien longue. J'ai conservé le souvenir précis de sa personne, de son accueil, de ses paroles, de toute l'ambiance à laquelle j'ai été appelé à l'époque de ma première jeunesse. Il m'intimidait beaucoup et pourtant je recherchais sa société comme si un invincible attrait venait de ses regards aux miens. Il avait toujours l'attitude de quelqu'un qui, devant des indifférents, semblait me dire par une expression amusée des yeux : « Nous avons un petit secret ensemble. » Puis, tout de suite, on parlait d'autre chose...
   La première fois que je le vis depuis l'avènement de la IIIe République, amené que j'étais par Arsène Houssaye, il me contempla longuement, d'une façon qui m'émut beaucoup. Il ne me questionna pas, comme il le fit plus tard. Il gardait le silence qui me sembla éternel. Puis il me tapa un rude coup sur l'épaule et, me tournant le dos, il se mit à causer de choses indifférentes.
   Dans les rencontres fréquentes qui suivirent, surtout entre 1880 et 1884, il me prêtait une attention plus distraite mais toujours bienveillante. Je craignais ses colères et je savourais ses réparties, brusques comme les coups de cornes d'un taureau qui se retourne sur un agresseur en lançant des sables dans un nuage de poussière... Parfois, dans de longues discussions politiques, je m'ennuyais énormément, mais les sujets de conversations roulaient – surtout avec Houssaye et le peintre Gérôme ? – sur le Théâtre Français, sur les artistes et les auteurs dramatiques de la Maison. Après 1884, je ne le vis plus guère. À Rome, sept ans après, sa mort me toucha beaucoup.
   Ces visions directes sont restées dans ma mémoire et m'ont servi de lien entre l'époque de mon père – qui vécut avec le Prince une partie de sa jeunesse – et celle où je le connus moi-même. Ils m'ont aidé à bien le situer dans la vie, à le placer dans son cadre, à faire la balance entre cette jeunesse et son âge mûr, pour en souligner les similitudes et les différences. Enfin, un homme que l'on a connu bien vivant n'est jamais celui que l'on aperçoit à travers des papiers et des documents.
   Dans nos études précédentes, évoquant le Second Empire, nous avons pu utiliser les mêmes sources auxquelles nous avons recours pour celle-ci. Dans La Princesse Mathilde, sa vie et ses amis, nous avons déjà essayé de reconstituer cet exil, son atmosphère, si proche et déjà si éloignée, mais nous avons volontairement laissé de côté la personnalité du frère pour donner à la figure de la Princesse toute sa vigueur. Il nous est d'autant plus agréable d'évoquer ici le Prince Napoléon dans les limites de nos souvenirs personnels, de ceux de la famille et de quelques intimes. Que l'on veuille donc y trouver le seul et modeste reflet d'une existence tourmentée dont nous avons tenté de sauver de l'oubli quelques fragments et que déjà le Temps allait emporter dans sa poussière.

10 euros (code de commande : 31537).

 

REMY (Marcel) — Les ceux de chez nous. Contes. Étude-préface de Maurice Kunel. Liège, Bénard, 1941. In-8° broché, 290 p., portrait de l'auteur en frontispice et 12 illustrations en couleurs hors texte.
Notice de Paul Delforge :
   De 1901 à 1906, Marcel Remy tient une sorte de chronique dans Le Journal de Liége où il raconte ses souvenirs d’enfance sous divers pseudonymes. La série s’arrête avec le décès de son auteur, victime d’une méningite. À Berlin où il résidait depuis 15 ans, son décès est constaté le 9 décembre 1906.
   En 1916, sous l’occupation allemande, douze des vingt-et-un textes sont publiés par l’imprimerie Bénard sous le titre Les ceux de chez nous. Après l’Armistice, Maurice Kunel entreprend de rassembler tous les textes de Marcel Remy et de les publier sous le même titre. C’est donc après la mort de son auteur, ancien critique musical, que cet ensemble de nouvelles s’est imposé comme un petit-chef d’œuvre de littérature régionale, mêlant le français et le wallon.
Bibliographie :
   - Delforge (Paul), 9 décembre 1906 : « Les Ceux de Chez Nous » par Marcel Remy, dans Connaître la Wallonie (ressource en ligne).

20 euros (code de commande : 31531 - vendu).

 

RENARD (Marius) — Mons & ses environs. Hornu, Renard et Vilain, 1904. In-8° broché, 125 p., illustrations de l'auteur, peu courant.
Table des matières :
   - Préface.
   - Aperçu historique de la ville de Mons.
   - Le Beffroi.
   - Square du Château.
   - Sainte-Waudru.
   - Le Car d'Or.
   - L'Hôtel-de-Ville.
   - L'Église de Sainte-Élisabeth.
   - L'Église de Saint-Nicolas-en-Havré.
   - L'Église de Saint-Nicolas-en-Bertaimont.
   - Quelques édifices.
   - Les puits.
   - Les musées.
   - Les statues.
   - Les monuments modernes.
   - Les environs de Mons.
   - Saint-Ghislain.
   - Boussu.
   - Wasmes.
   - Quaregnon.
   - Pâturages.
   - Frameries.
   - Dour.
   - Warquignies.
   - Quiévrain.
   - Jemappes.
   - Baudour.
   - Quévy.
   - Harmignies.
   - Ciply.
   - Havre.
   - Saint-Denis.
   - Quelques villages.

25 euros (code de commande : 31553 - vendu).

 

ROLLAND (Jean) — Quaregnon... un peu du passé. Préface de G. Plumat et A. Bonjean. Mons, Librairie Fédérale, 1939. In-8° broché, 158 p., illustrations, un grand plan à déplier.
Table des matières :
   
Préface.
   Chapitre I. Géographie physique et politique.
   Chapitre II. Les origines de Quaregnon :
      § 1. Les âges préhistoriques.
      § 2. Les Anciens Belges.
      § 3. La domination romaine.
      § 4. Les premiers évangélisateurs de Quaregnon.
      § 5. Le Château du Diable.
   Chapitre III. Étymologie de « Quaregnon ».
   Chapitre IV. Toponymie :
      A. Voies de communications.
      B. Les noms de rues.
      C. Les coutures.
      D. Hydronymie.
      E. Autres lieux-dits.
   Chapitre V. Les seigneuries.
      1. La seigneurie de Quaregnon.
      2. La seigneurie du comte de Hainaut.
      3. La seigneurie de Saint-Ghislain.
      4. Le fief de le Val.
         - La charte-loi de Quaregnon.
   Chapitre VI. L'agriculture, l'élevage, les charbonnages.
      - Aspects du village au XIIIe siècle.
   Chapitre VII. Sceau échevinal et armoiries.
   Index des lieux-dits.

25 euros (code de commande : 31549).

 

[SCHEIN (Françoise)]. CARTUYVELS (Vincent) — Françoise Schein. Artiste des droits humains. Préface de Siri Hustvedt. Introduction de Jean Attali. Bruxelles, Mardaga - CIVA, 2014. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre de Françoise Schein, artiste, architecte et urbaniste, est graphique et monumentale à la fois. Depuis 1989, elle inscrit les droits humains sur les parois des cités : voûtes de stations de métro, murs de quartiers défavorisés, places ou façades de centres culturels, de la vieille Europe au Nouveau Monde en passant par le Moyen-Orient.
   Cartographe, son travail joue avec les frontières et les pays, et ancre les peuples dans leur histoire.
   Son travail est aussi écriture : textes des chartes de droits mis à distance, noms de lieux sur les cartes, comme repères indispensables pour le voyageur-lecteur, et aphorismes dispersés en une respiration poétique.
   Françoise Schein associe directement les habitants à la production de ses œuvres, intégrant ainsi ses postulats philosophiques et humanistes à sa démarche artistique.
   En contrepoint, elle développe dans son laboratoire personnel des créations sous forme de dessins et de sculptures, qui parfois servent de matrice à ses grandes inscriptions dans l'espace urbain.

10 euros (code de commande : 31526 - vendu).

 

STAQUET (Willy) — Quand le diable vivait en Wallonie. La sorcellerie en Wallonie au temps jadis. [La Louvière], [Willy Staquet], [1978]. In-8° collé, 177 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Introduction :
   Depuis une dizaine d'années, le Diable est remis à l'honneur ; il suffit pour s'en persuader, de consulter les listes de films qui lui sont consacrés. Les livres et les revues ont aussi réservé une place à Satan. André Frossard vient de sortir un ouvrage intitulé : Les 36 preuves de l'existence du Diable. C'est la grande confrontation entre le Bien et le Mal. Tel ne fut pas mon dessein en écrivant ce livre.
   J'ai voulu décrire un certain aspect de la vie sociale dans les campagnes à une époque où les populations subissaient les conséquences des événements politiques qui secouèrent les provinces belges, et wallonnes en particulier, surtout durant les XVIe et XVIIe siècles.
   L'ouvrage se compose de deux parties : dans la première, j'évoque l'évolution des phénomènes « sorcellerie » et « possession » depuis les premiers pas de l'évangélisation en Belgique jusqu'aux sévères réactions des autorités civiles, le rôle de l'Église étant purement subsidiaire, ce qui ne fut pas toujours vrai dans d'autres pays, et notamment en Espagne. Il n'en demeure pas moins que la répression fut, la plupart du temps, cruelle et abusive.
   La deuxième partie de l'ouvrage étudie quelques procès vécus en Wallonie dans les années 1590 jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Il eût été fastidieux de présenter l'ensemble des procès : leur nombre est beaucoup trop élevé.
   Je ne parle pas de la « sorcellerie » d'aujourd'hui ; elle n'a rien de commun avec celle d'hier. Il en est qui croient encore aux influences néfastes. Une dame de mes amies est toujours persuadée que sa belle-mère, maintenant décédée, détenait de maléfiques pouvoirs dont elle était victime ; les faits qu'elle m'a rapportés, étaient, en effet, assez troublants et je n'ai nul motif de mettre la bonne foi de cette personne en doute : elle est fort bien équilibrée et assez cultivée.
   Dans les campagnes, il y a encore des jeteurs de sorts, des guérisseurs qui puisent leur science au plus profond de la magie moyennâgeuse. Il existe une mystérieuse continuité entre les sorciers d'hier et ceux d'aujourd'hui.
   Quant à affirmer que les uns et les autres détenaient, ou détiennent, leurs pouvoirs d'une quelconque collaboration diabolique, c'est une assertion dont je laisse la responsabilité à d'autres.
   Parmi ces gens, dont j'ai étudié le drame, il y avait des simulateurs, des mythomanes et surtout des malades mentaux. Jusqu'au XVIIIe s., les maladies mentales n'avaient pas d'explication scientifique, on ne pouvait dès lors que leur attribuer une explication extra-naturelle qui débouchait très souvent sur la possession diabolique. Mais il y eut aussi parmi ces nombreuses victimes, d'aucunes qui étaient versées dans la connaissance des plantes et des drogues. Combien était-il tentant de mettre ces connaissances au service du mal, ne serait-ce que pour inspirer la peur chez les gens honnêtes.
   C'est tout un monde marginal que celui des sorciers et des sorcières. Il subsiste encore bien des ombres, non encore dissipées, dans l'explication de leur comportement. Malgré son incomparable génie, l'homme est-il arrivé à déchirer tous les voiles qui lui masquent la vérité entière de l'Univers ?
   Et cette Pensée de Pascal, comme elle est toujours d'actualité : « Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfanterons que des atomes au prix de la réalité des choses. C'est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part. »

20 euros (code de commande : 31550 - vendu).

 

THARAUD (Jérôme et Jean) — Un royaume de Dieu. Avec douze gravures imprimées en couleurs d'après les aquarelles de Manuel Orazi. Paris, Plon, 1933. In-8° broché, sous couverture rempliée, 207 p., bien complet des douze gravures et de leurs serpentes, exemplaire numéroté sur vélin Aussedat (n° 316), couverture légèrement défraîchie.
Extrait de l'article de Michel Leymarie :
   
Un Royaume de Dieu paraît d’abord dans La Revue des Deux Mondes avant de connaître le succès dès sa publication par Plon en septembre 1920. Le chiffre total des tirages, toutes éditions confondues, se montera à 87.200 exemplaires. Les propositions de traduction – américaine, allemande, espagnole – affluent aussitôt. Dans La Double Confidence, les deux frères citent leur inspirateur principal, un certain Twersky, qui jugeait qu’« il y a pire que le pogrom : c’est l’appréhension du pogrom, cette crainte perpétuelle qui plane sur les communautés. » Tel est en effet l’argument développé dans Un Royaume de Dieu : « un aspect du drame laissé dans l’ombre : l’angoisse pire que la mort », l’attente dans la crainte d’un pogrom qui n’aura pas lieu.
   Même si le remarquable art de conter des romanciers est justement souligné par la critique – tout un petit peuple de revendeurs de blé, de bottiers, d’usuriers, de tailleurs, de menuisiers, de sacrificateurs vit sous leur plume –, l’argument est encore ici des plus ténus : une communauté juive d’Ukraine, qui a une dévotion particulière pour un rabbin faiseur de miracles, vit misérablement dans ce qui est appelé par antiphrase « un Royaume de Dieu », un « ghetto campagnard perdu dans l’immense plaine à blé ». D’emblée les auteurs voient dans cette communauté les représentants de « tout un peuple vieux comme le monde, et qui, dans son orgueil d’être le peuple élu, a tellement ratiociné, ergoté, bavardé sur chaque parole de son Dieu et chaque cri de ses Prophètes, qu’en lui la lettre a tué l’esprit, étouffé l’élan du cœur sous les raisonnements des commentateurs de la Loi et les folles pratiques sans âme ». Pour le cardinal Baudrillart, ce « livre curieux et puissant », n’est pas une simple peinture de mœurs ; on y sent « l’âme de ce peuple, toujours le peuple de Dieu, de ce peuple plongé dans les intérêts de ce monde et vivant cependant pour un idéal surhumain comme instrument de Dieu ».
   La rumeur d’une tuerie réveille le souvenir d’autres tueries perpétrées plus de trois cents ans avant. Pour se protéger d’un éventuel pogrom, le groupe terrorisé fait appel à des Cosaques qu’ils redoutent par-dessus tout. Comme le massacre annoncé se révèle n’avoir été en fait qu’une bagarre, la garnison devient vite gênante et la communauté n’a de cesse que les soldats ne repartent. Ainsi, ces Juifs auraient fait beaucoup de bruit pour rien ; en quelque sorte, ces Juifs se jettent à l’eau pour ne pas être mouillés. Les Tharaud développeront le même thème dans les années trente… Les romanciers se moquent de ce comportement sans chercher à comprendre ce que pouvaient être l’appréhension et la réalité d’un pogrom. Leur talent d’évocation est mis au service d’une vision préétablie : le plus souvent, les auteurs ridiculisent la communauté qu’ils décrivent et leur vision est a priori dépréciative. Dans Un Royaume de Dieu comme dans L’Ombre de la Croix, l’accent est mis sur le caractère répétitif et vain des rites religieux. [...]
   Les Tharaud procèdent également à des généralisations abusives et erronées. Un journaliste de L’Univers israélite note qu’ils feignent de retrouver dans un bourg des Carpathes « un reste de civilisation » qui remonterait à Antiochus et à Salomon ; ils s’imaginent que les Juifs de tous les pays ont commencé par croire en des rabbins miraculeux ; ils croient que les hassidim, présents dans certaines régions d’Europe orientale, sont représentatifs de tout le judaïsme. Ils prétendent que les Juifs refuseraient d’obéir aux contraintes sociales du pays où ils vivent. Ainsi tenteraient-ils d’échapper à l’impôt et aux obligations militaires, ou bien, en cas de besoin, utiliseraient-ils facilement « un faux vrai-passeport ou bien un vrai faux-passeport ». Un Royaume de Dieu, qui tend à montrer la grande bizarrerie des us et coutumes des Juifs de Pologne et d’Ukraine au regard des Français, met également l’accent sur le caractère d’étrangers dans leur propre pays de ces Juifs présentés comme irréductiblement différents.
Bibliographie :
   - Leymarie (Michel), Les frères Tharaud. De l'ambiguïté du « filon juif » dans la littérature des années vingt, dans Archives Juives, vol. 39, pp. 89-109.

25 euros (code de commande : 31541 - vendu).

 

TILLY (Charles) — La Vendée. Révolution et contre-révolution. [Titre original : The Vendee.] Traduit de l'anglais par Pierre Martory. Paris, Fayard, 1970. In-8° broché sous couverture à rabats, 393 p., (collection « L'Histoire sans Frontières »), dos ridé.
En quatrième de couverture :
   Le livre de Charles Tilly renouvelle un des grands problèmes de l'histoire de la Révolution française : les causes de l'insurrection de la Vendée en 1793. L'originalité du travail tient à ce que l'étude est fondée sur la sociologie d’une société paysanne à la fin du XVIIIe siècle.
   Charles Tilly met en relief le contraste entre deux zones, l'une fidèle à la République, l'autre, foyer de l'insurrection royaliste: d’un côté le Val de Loire, campagne anciennement urbanisée, irriguée par de nombreux contacts économiques et humains dans les villes, pays des petits propriétaires vignerons ; de l'autre, le plateau de Mauges, région d'agriculture retardataire, dominée par le lien seigneurial et dont l'urbanisation par le développement de l'industrie textile est à la fois un phénomène brutal et un acquis très récent à la fin du XVIIIe siècle. C’est dans les déséquilibres nés de cette urbanisation que Charles Tilly voit une des causes essentielles de la crise de ce monde rural.

15 euros (code de commande : 31519).

 

TIMON II [pseudonyme de DECHAMPS (Victor, Auguste, Isidore)]Les masques bibliques ou la loge et le temple. Premier avertissement à MM. Eugène Sue, Romancier et Verhagen, Grand maître de la loge maçonnique, ex-président de la Chambre des représentants de Belgique. Edgar Quinet, du parti socialiste de la dernière république et Sylvain Vandeweyer, Ministre plénipotentiaire belge à Londres. Karl Grun, ancien secrétaire de la Constituante de Prusse et Defacqz, Conseiller à la Cour de cassation. Henri Samuel, Imprimeur de la loge et P. Vanmeenen, Président de la Cour de cassation. Ausonio Franchi, Directeur de la Ragione, à Turin et F. Tielemans, conseiller à la Cour d'Appel, recteur de l'université de Bruxelles. Gunst et Meyer, Directeurs du Dageraad à Amsterdam et E. Vanbemmel, Directeur de la Revue trimestrielle, à Bruxelles. Dall'Ongaro, Ex-membre de la Constituante de la république romaine qui a prononcé la déchéance de Pie IX et Louis de Fré, et Joseph Boniface. François Vanmeenen, Traducteur de l'ouvrage de Channing, ministre protestant Unitariste ou anti-Trinitaire, contre la divinité de Jésus-Christ et ED. Panchaud, L. Anet, E. Filhol, Ministres protestants à Bruxelles. Bruxelles, Goemaere, 1857. [Bruxelles / Chez H. Goemaere, Éditeur, / rue de la Montagne, 52. / 1857] In-8° collé sous couverture factice, 79, [1 bl.] p., peu courant.
Extrait de l'article de Georges Gandy :
   Les Masques bibliques, ou la Loge et le temple, sont un autre aspect de la franc-maçonnerie ; le P. Dechamps la place sous le rayon de l'alliance évangélique, et il donne, cette fois encore, la clef du mystère. Comment le temple protestant peut-il fraterniser avec la loge maçonnique ? La réponse est facile. Le temple et la loge ont un ennemi commun, l'Église : malgré des divergences superficielles, ce sentiment les unit. Pour la loge, c'est un merveilleux dissolvant que la Bible, rien que la Bible, avec des millions de commentaires ; et pour le temple, quel indispensable auxiliaire que cette société dont l'Église est partout le point de mire, et qui vise tantôt à la miner sourdement comme un termite, tantôt à la foudroyer par des coups inattendus ! Cette alliance, au reste, n'est pas un mystère. M. Edgard Quinet, l'un des ennemis les plus fougueux du catholicisme, a dit pourquoi la loge prend le temple à son service. Il y a quelques années, les œuvres de Marnix de Sainte-Aldegonde, calviniste fanatique, écrivain bouffon et ordurier, ont été mises en vente à la librairie évangélique, précédées d'une introduction et accompagnées de notes par M. Edgard Quinet ; cette édition a été publiée et recommandée, sous le titre de souscription nationale, par un grand nombre de membres et de dignitaires de la loge maçonnique ; en outre, M. Eugène Sue, – un autre initié au grand œuvre, – a révélé le vrai mot d'ordre de la ligue antichrétienne. Non content d'acclamer le protestantisme comme le grand instrument de démolition pour les ennemis de la foi, il voulut se montrer plus digne encore d'avoir reçu des loges une ambassade chargée de lui offrir, par les mains du grand-maître du Grand-Orient de Bruxelles, une plume d'or. Il déclara donc qu'il fallait braquer contre l'Église ces trois canons rayés : 1° la propagande du rationalisme, par une association dont les membres s'engageaient d'honneur à repousser toujours les sacrements religieux pour eux-mêmes, et pour leurs familles s'ils le peuvent, à la naissance, au mariage et à la mort ; 2° la propagande spéciale d'une secte protestante, l'unitarisme ; 3° la propagande du protestantisme en général.
   Ainsi donc, impossible de le nier : le protestantisme et la franc-maçonnerie s'entendent contre l'Église, et, ce qu'il faut savoir encore, c'est que l'un et l'autre se cachent sous le masque biblique, et s'efforcent de christianiser leur antichristianisme. – L'auteur part de ce fait éclatant pour démontrer que le protestantisme, pulvérisé par le libre examen, ne saurait formuler une confession de foi quelconque. Puis, entrant dans le vif de la question religieuse, il montre à tous, rationalistes et protestants, les signes indélébiles d'unité qui resplendissent au front de l'Église, et il couronne dignement son écrit par ces mots qui résument sa vigoureuse démonstration : « Que le rationaliste en prenne donc son parti : le surnaturel est vivant, et, pour le constater, il ne faut qu'ouvrir les yeux. »
Bibliographie :
   - De Le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, t. I, 1960, p. 616 (757)
.
   - Fesch (Paul), Bibliographie de la Franc-Maçonnerie et des sociétés secrètes, col 450-451.
   - Gandy (Georges), La Franc-Maçonnerie, son caractère, son organisation, son extension, ses sources, ses affluents, son but et ses secrets ; – les Masques bibliques, par le P. V. Dechamps, de la congrégation du très-saint Rédempteur, dans Bibliographie catholique, t. XXXI, n° 173, pp. 447-448.

25 euros (code de commande : 31530 - vendu).

 

[VALENCIENNES - GRAVURE]. Siège et prise de Valenciennes. Louis XIV et Vauban - 17. Mars 1677. Gravure au burin et à l'eau-forte de Jean-Nicolas Adam, d'après le dessin de François-Nicolas Martinet.
Dimensions :
   - Images : 319 x 195 mm.
   - Feuille : 430 x 285 mm.

   Cette gravure fut imprimée dans l'ouvrage d'Auguste Jubé, baron de La Perellee : Le temple de la gloire, ou Les fastes militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours, édité à Paris, chez Rapet en 1819-1820 ; pour cette édition, la mention de tomaison figurait dans le coin supérieur gauche de la marge et le titre, celle de page (117) dans le coin supérieur droit et le titre « Le Temple de la Gloire » était imprimé au centre de cette même marge. La gravure présentée ici ne porte pas ces mentions.

25 euros (code de commande : 31558).

 

[WALLONIE]. Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne. II - N° 21 à 24 - 6e et 7e année - 1929-1930. Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1930. In-8° broché, [128 (257-384)] p., illustrations, exemplaire en bon état.
Sommaire :
   - 
Inauguration du Musée.
   - La Fontaine de la Tradition.
   - Le moulin à vent de Mauvinage, à Silly, par J. M. Remouchamps, Jules Dewert, Lucien Maréchal et Armand Bottequin.
   - Fêtes enfantines vestiges de rites anciens, par J. M. Remouchamps.
   - Les jouets faits par les enfants, par J. M. Remouchamps.
   - Dialectologie de la Canonnière, par Jean Haust.
   - Nos Enquêtes : Notre Questionnaire-Recensement. - À nos Correspondants. - Les Crémaillères de Lampes. - La Broche. - La Casquette. - La Récolte des Noix. - Un Syndicat en 1700. - Une Enseigne de Léopold Harzé. -- Les Pinsonniers. - Les Concours de Chants de Coqs. - Le Brandon. - La Crémaillère. - Le Bornage. - Les Classes sociales. - L'Evangile de saint Jean. - Les Pierres de Tonnerre. - Le Folklore de la Hache polie. - Les Armes et Outils préhistoriques. - Les Pierres trouées naturellement. - Les Monnaies magiques. - Le Dictionnaire liégeois. - Souvenirs de 1830.
   - Chronique.
   - Ouvrages reçus.

15 euros (code de commande : 31533).

 

[WALLONIE]. Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne. Tome XVI - N° 189-192 - 65e-66e années - 1988. Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1988. In-8° broché, [128 (pp. 257-384)] p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Sommaire :
   - La poterie de grès de La Roche-en-Ardenne, par Léon Marquet.
   - Une source peu connue de parafolklore musical enfantin, par Roger Pinon.
   - Nos enquêtes : La poule en Brabant wallon (Dion-le-Val [Ni 26]. - La poule dans les expressions populaires en Brabant wallon.- Les pleureurs et pleureuses. - Le frottage des chaussures des visiteurs sur les lieux de travail. - Les concours de chants de coqs. - Catherine, sainte Catherine et catherinettes en Brabant wallon. - Sainte Catherine et les roues. Dictons météorologiques et agricoles de la Sainte-Catherine. - Une prétendue prière à sainte Catherine.
   - Chronique.

13 euros (code de commande : 31534).

 

WAUTHOZ (Henri-A.) — Une page d'histoire belge. Notice historique sur les Chasseurs-Chasteler en 1830 suivi de l'Exposé de l'histoire du corps des chasseurs-éclaireurs de Bruxelles 1830-1905. Bruxelles, Lebègue, 1905. In-8° modeste demi-simili rouge moderne, couverture conservée, 134 p., illustrations, planches et tableaux hors texte, peu courant.
Avant-propos :
   La Notice Historique qu'on va lire a été écrite à la demande du Régiment des Chasseurs-Éclaireurs de la garde civique de Bruxelles, à l'occasion du soixante-quinzième anniversaire de sa fondation.
   Elle fut rédigée en quelques jours et le lecteur voudra bien, en raison de cette circonstance, excuser et l'insuffisance du fond et l'imperfection de la forme.
   Nous nous sommes cependant attaché à reconstituer l'histoire du Corps des Chasseurs Chasteler avec le plus grand souci de vérité, produisant à l'appui de nos dires des documents d'un intérêt et d'une authenticité incontestable.
   Nous ne considérons pourtant pas notre tâche comme terminée.
   Nous continuerons nos recherches et, de même que nous avons fait de précieuses découvertes dans les Archives du Corps aussi bien que dans celles de la Ville de Bruxelles, nous avons l'espoir que, dans l'avenir, des documents inédits, enfouis dans des dossiers particuliers et précieusement conservés dans les familles des anciens Chasteler de 1830, viendront jeter un jour nouveau sur le corps dont nous avons entre pris d'esquisser la glorieuse histoire.

25 euros (code de commande : 31536 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mercredi 3 novembre 2021.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(5 octobre 2021)

 

[ART EN BELGIQUE]. Dessins d'artistes belges. Verviers, Société Royale des Beaux-Arts, 1957. In-8° oblong broché, [48] p., illustrations en noir, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Verviers, en 1957. Organisée par le Ministère de l'Instruction publique, elle comprenait des œuvres d'artistes qui avaient été distingués par le Jury des Biennales de Blanc et Noir de Lugano.
   Les artistes présentés dans ce catalogue sont Paul Delvaux, Roger Dudant, Joseph Hendrickx, Octave Landuyt, Lismonde et Louis Van Lint.

12 euros (code de commande : 31479).

 

[CAMBRONNE (Pierre)]. HUARD (Albert) — Connaissez-vous Cambronne. Préface par Henry Lachouque. Paris, Bloud & Gay, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur, 158 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissez-vous ? »).
Préface :
   Albert Huard, mon « Ancien » à Saint-Cyr et mon ami, historien de l'empire, chercheur opiniâtre, précis, enthousiaste et un brin caustique, n'aime pas les défaites et s'intéresse particulièrement aux périodes glorieuses de l'Épopée. Il a réuni sur Iéna, Goethe, Eriedland, Tilsit, le Vol de l'Aigle, une exceptionnelle collection de documents et d'objets dont il fait généreusement profiter les grandes expositions et ses amis.
   Au cours de conversations interminables à la manière des soldats de Napoléon réunis autour d’un feu de bivouac pour astiquer fourniment et gibernes, nous avons  giberné »... Giberné sur l’île d'Elbe, sur le départ de Napoléon et les événements étranges qui l'ont précédé, sur la marche foudroyante vers Grenoble ; giberné sur Cambronne, commandant de l'avant-garde de l’Empereur ; nous évoquions le Nantais, le capitaine du Grenadier La Tour d'Auvergne, le colonel de la Jeune Garde, Waterloo... Huard, causeur aimable, amusant, humoriste, célébrait l'extraordinaire courage militaire du célèbre grognard, tentait de dénombrer ses blessures, louait sa fidélité à l’Empereur... pendant l’Empire, déplorait ses platitudes ultérieures ; puis, devenant rapidement réaliste, il se mit à camper une silhouette précise de l’homme, à détailler, projecteur en main, plusieurs circonstances de sa vie, éclairant d’une vive lumière ses faits et gestes, fouillant les détails de son caractère, montrant, avec une sagace pénétration et une absence totale de conformisme, qualités et défauts d’un Cambronne sensible et emporté, explosif et généreux, modeste et glorieux, mal élevé et courtois, détestant les Anglais et marié à une Anglaise !...
   Cambronne, dit Huard, est l’homme des contrastes ; grognard impénitent, bohémien épique, habitué à coucher dehors, il a terminé douillettement sa vie, apprécié le confort, soigné par sa femme ; après avoir donné de grands coups de sabre, il tirait l'aiguille et brodait des tapisseries au petit point !
   « L'homme des contrastes », insista-t-il, même à propos du « mot » dit, bien à tort, de Cambronne ! Grâce au « mot », il est entré dans la légende et... il ne l'a certainement pas lancé à la tête des Anglais... du moins en cette fin de bataille du 18 juin, à l'endroit où se dresse aujourd'hui, prés de Belle-Alliance, l'aigle blessé de Gérôme. Personne, en effet, ne lui a demandé de se rendre et, grièvement blessé, il avait perdu le sentiment !....
   Cette manière de considérer l'histoire étant exactement dans l’esprit de la collection « Connaissez-vous ? », j’ai demandé à mon ami Albert Huard d'écrire pour nos fidèles lecteurs sa belle histoire vivante, attrayante et vraie.
   La voici.

15 euros (code de commande : 31481).

 

Chroniques. N° 6. Paris, Plon, 1928. In-8° broché, 310 p., (collection « Le Roseau d'Or », n° 30), exemplaire numéroté sur Alfa (n° 2766), non coupé et en très bon état.
Table des matières :
   - Visions et Poèmes de Marie des Vallées, par Émile Dermenghem.
   - Dialogues, par Jacques Maritain.
   - Ricardo Güiraldes, par Valery Larbaud.
   - Poèmes mystiques, par Ricardo Güiraldes.
   - Le Retour, par Marcel Arland.
   - Les Graines de la liberté, par Pierre Reverdy.
   - Les Patins de cristal, par Franz Hellens.
   - Saint Serge de Radonège, par Boris Zaïtzeff.

10 euros (code de commande : 31467).

 

DE DECKER (Jacques) — En lisant, en écoutant... Avin-Hannut, Luce Wilquin, 1996. In-8° collé, 189 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Tous ces auteurs peuvent être qualifiés de populaires. Leurs tirages en témoignent, leur réputation internationale, l'ampleur de leur renommée.
   Ils n'en sont pas moins, avant tout, de grands écrivains, très inscrits dans leur époque, mais susceptibles d'en témoigner un jour par leur œuvre. Ce n’est pas parce qu'ils ont été à l'avant de la scène de leur vivant qu'ils seront oubliés plus tard, comme tant de gloires passées.
   Ce ne sont pourtant pas les vedettes que j’ai voulu mettre en évidence, mais les créateurs dont le travail essentiel se fait dans le confinement forcé de l'écriture. Tous ont été amenés, à un moment ou à un autre, à lever un coin du voile sur cette singulière et secrète alchimie, et c’est ce qui fait le prix de leurs confidences.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Patricia Highsmith.
   - William Styron.
   - John Updike.
   - Joyce Carol Oates.
   - Anthony Burgess.
   - George Steiner.
   - Umberto Eco.
   - Jean d'Ormesson.
   - Michel Tournier.
   - Claude Simon.

10 euros (code de commande : 31464).

 

DENUIT (Maurice) — Origine et souvenirs de nos vieux chemins. Préface : Paul Vanbellingen. Croquis de Fernand Liénaux. [Haine-Saint-Pierre], Cercle d'Histoire et de Folklore de Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul, 1977. Grand in8° carré broché, 168 p., illustrations, (collection « Publications du Cercle d'Histoire et de Folklore de Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul », n° 13), exemplaire en parfait état.
Préface :
   Il est inutile, croyons-nous, de présenter encore Maurice Denuit ; ses prestations au sein du Cercle Excelsior, ses activités dialectales et ses publications précédentes, tant historiques que folkloriques, sous les auspices du Cercle d'Histoire et de Folklore des deux Haine, l'ont fait connaître suffisamment auprès de toutes les couches de la population et aux quatre coins du pays wallon.
   Le présent livre, faisant suite logiquement mais d'une façon plus restreinte à La préhistoire dans le haut bassin de la Haine, est attendu depuis longtemps. Cet ouvrage copieusement documenté constitue pour les voies de communication terrestres de notre région, un véritable thésaurus dont découle tout naturellement l'histoire proprement dite des chemins des deux Haine et environs immédiats.
   Les jeunes lecteurs comprendront aisément le pourquoi de l'évolution de notre réseau routier, tandis que les plus âgés y trouveront en plus d'une source inépuisable de renseignements historiques, bon nombre d'anecdotes leur rappelant leur jeune temps et celui un peu plus lointain qui leur fut conté par leurs parents.
   Nos jeunes saisiront aussi mieux la signification de certains lieux-dits inexplicables étymologiquement ou au vu de l'entourage actuel. Les plus âgés de nos lecteurs se remémoreront sans aucun doute, avec nostalgie l'état d'anciens quartiers des deux communes avant les changements consécutifs au tracé des lignes de chemin de fer, à l'établissement ou à la disparition des terrils, à l'érection des nombreuses usines ou au détournement de certaines artères pour des raisons de génie civil ou d'urbanisme.
   Les chercheurs trouveront, au surplus, dans l'ouvrage de M. Denuit une excellente base de départ pour tout travail similaire consacré à l'étude des voies de communication des communes circonvoisines.
   L'exemple de M. Denuit sera retenu et, nous le croyons, d'autres travaux suivront pour compléter cette histoire locale dont les riches filons sont loin d'être épuisés.
   Ces filons, il ne faudra pas les abandonner, même si leur exploitation s'avère plus difficile.
   Il suffit d'oser entreprendre, d'y ajouter un peu de bonne volonté et on sera très vite pris au jeu.
   Il est à souhaiter que la relève ne se fasse pas attendre.

15 euros (code de commande : 31502 - vendu).

 

GILLOTEAUX (Jean) — Histoire de Warquignies. Saint-Ghislain - Colfontaine, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain - Administration Communale de Colfontaine, 1988. In-4° dactylographié collé, VII, 246 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Jean Gilloteaux, par M. Gilloteaux-Hottois.
   - Préface, par Y. Biefnot.
   - Avant-propos, par Y. Coutiez.
   - Introduction.
   Chapitre 1. Origine et étymologie.
   Chapitre 2. La seigneurie et les seigneurs.
      A) Les seigneurs.
      B) Le sort des biens communaux
   Chapitre 3. La vie religieuse.
      A) Culte catholique.
      B) Culte protestant.
   Chapitre 4. Les houillères de Warquignies-Resignies.
      A) Des origines à 1765.
      B) La Compagnie de la « Machine à feu ».
      C) La Société du grand Tas.
      D) La Société du Grand Moreau.
      E) La Société des Charbonnages Réunis.
      F) La Société de la Machine à feu.
   Chapitre 5. La Voirie.
      A) Le pavé de Warquignies.
      B) La Grand'rue.
      C) La rue du Château.
      D) La rue Baille Cariotte.
      E) La rue de Dour.
      F) La rue de l'Apaâ.
      G) Autres voies de communication
   Chapitre 6. Les moulins.
   Chapitre 7. La glacière du château.
   Chapitre 8. La vie communale.
      A) Sous l'ancien régime.
      B) Sous les régimes français et hollandais.
      C) Les biens des Pauvres.
      D) Les épidémies au XIXe siècle.
   Chapitre 9. L'enseignement.
      A) L'instruction et le personnel enseignant.
      B) Les écoles.
   Chapitre 10. Toponymie.
   Chapitre 11. Folklore : les sobriquets locaux.

15 euros (code de commande : 31488).

 

[GROOTECLAES (Hubert)]. DE NAEYER (Christine) et VAUSORT (Marc) — Hubert Grooteclaes. Préfaces par Georges Vercheval, Charles-Henri Favrod et Roger Dehaybe. Charleroi, Musée de la Photographie, 1995. In-4° broché sous couverture (un peu jaunie) à rabats, 144 p., nombreuses reproductions photographiques en noir et en couleurs, (collection « Archives du Musée de la Photographie », n° 5).
En quatrième de couverture :
   Hubert Grooteclaes (1927-1994).
   Hubert Grooteclaes était un homme d’une probité exemplaire, doublé d'un enseignant généreux. Ce photographe liégeois particulièrement actif et éclectique ouvre un studio en 1955 où il se fait remarquer par ses portraits de vedettes du monde du spectacle. Il se lie d'amitié avec Léo Ferré, avec lequel il partage une certaine vision de l’anarchie.
   Le succès se confirme dans un domaine plus créatif avec ses « photo-graphismes », des images violemment colorées où s’exprime un humour grinçant, gentiment provocateur. Sa dernière période, celle des images douces-amères souvent floues et coloriées, révèle une authentique poésie.

30 euros (code de commande : 31496).

 

HEGEL (Georg Wilhelm Friedrich) — Système de la vie éthique. Traduit et présenté par Jacques Taminiaux. Paris, Payot, 1976. In-8° broché, 209 p., (collection « Critique de la Politique »), rousseurs.
En quatrième de couverture :
   Le Système de la vie éthique (1802-1803), traduit pour la première fois en français, est l'un des premiers grands écrits de philosophie politique de Hegel : il s'agit d’un texte de jeunesse fondamental en ce que Hegel y opère le passage d’une approche globale et articulée de la praxis humaine à la construction véritable d’un système de l’éthicité. S'y découvre, en outre, l'annonce des grands thèmes de la Philosophie du Droit (1821).
   Le Système décrit l'édification de la vie éthique à partir de ses déterminations les plus immédiates jusqu'à la perfection de son Idée, entendue comme identité des modes d'être opposés. C’est dans une irrésistible tendance à l'unification que le texte trouve son principe de fonctionnement. Si Hegel fait du peuple le site de la vie éthique absolue, là où l'universel est la vie même de la multiplicité des individus empiriques, le système qu’il propose n’est rien moins que progressiste ; ce qui remet en question le jacobinisme du jeune Hegel.
   Pour J. Taminiaux, le Système de la vie éthique, « premier traité dialectique de philosophie sociale et politique », est l'occasion, dans une distance prise à l'égard des réponses de Lukacs, Marcuse et Habermas, d’une interrogation radicale : La dialectique permet-elle de penser le politique ?
      - Le discours hégélien n’est-il pas tributaire d’une onto-théologie fondatrice et, plus encore, d’une pensée de l'identité ?
      - La prétention à la totalité n'est-elle pas la domination la plus profonde ?
      - Le fantasme de la satisfaction absolue n’est-il pas le point aveugle de la pensée dialectique du politique ?
      - Pourquoi la pensée dialectique, merveilleux instrument de repérage des contradictions, ne parvient-elle à les repérer qu'en prétendant détenir l'ultime secret de leur abolition ?

18 euros (code de commande : 31503 - vendu).

 

HONOREZ (Jean) — Le chemin des croisades... Illustrations par Fernand Noël. S.l., Imprimerie et Publicité du Marais, 1951. Grand in-8° carré broché sous couverture à rabats, 60 p., 9 vignettes sur bois, un des 25 exemplaires numérotés sur Strathmore Fiesta (n° XV), exemplaire en bon état.
Introduction de l'auteur :
   Il fut une époque où les poètes jugeaient utile, ou de faire préfacer leurs œuvres par un Monsieur portant haut le clairon, ou d'expliquer au lecteur le doux mystère de leurs vers. Parfois même, ils essayaient de le convaincre que l'occasion de savourer les fruits doux ou vénéneux d'une géniale inspiration, était un privilège qui lui était accordé.
   Mais les temps ont changé. Une lumière venue de Paris a déclaré que la Belgique – pays auquel j'appartiens par les usages de l'état-civil, de la matricule et d’une démocratie qui ne veut que mon bonheur – regorge de poètes. Au risque de donner un argument à la critique, je dois donc me faire pardonner d'en être.
   Loin de poursuivre un but d'originalité mais au contraire pétri de certaines règles de politesse qui me viennent de la lecture du compte-rendu analytique, j'ai pensé qu'il serait préférable, tout en m'excusant d'avoir osé faire éditer ce recueil, d'exposer les raisons d'impérieux égoïsme qui entraînèrent sa publication.
   Ces vers, ou poésies, ou poèmes, sont autant de petits aventuriers que j'ai voulu, pour ma satisfaction personnelle, ramener d'un peu partout.
   À part quelques poésies écrites sous l'occupation, la plus grande partie de cette plaquette a été improvisée en prison, dans les pays étrangers traversés après mon évasion, et en Angleterre.
   Quelques poèmes m'ont été retournés par le Pasteur Cadix de Nîmes qui les avait reçus dans un pli clandestin adressé de la prison de Castres, en même temps que des notes répondant à un plan d'évasion. Ces notes étaient adressées à notre ami Albert Guérisse (Pat'O) qui vient de partir en Corée se dévouer à nouveau après tant d'héroïsme et de sacrifices au cours de cette dernière guerre.
   Gaston Nègre, de Beaulieu-sur-Mer – le meilleur agent de Pat'O – m'a fait parvenir deux poésies écrites dans la cellule 45 et qu'il avait pu emporter lors de notre évasion.
   Le restant m'est arrivé de Sancoins, Tardera, Zamora, Bude et Stirling. Le poème écrit à l'hôpital de Bromsgrove m'a été renvoyé par la veuve d'un ami français abattu avec son avion quelques jours avant la victoire.
   Ces émotions fixées en vers qui n'ont jamais été revus et qui furent lus avec attention pour la première fois à la correction des épreuves, forment un tout qui m'est précieux comme le souvenir des morts.
   Vous comprendrez maintenant ce sordide égoïsme qui consiste à vous faire approuver une série d'impressions que je ne comprends déjà plus très bien et qui émaillèrent cette décade qu'on a baptisée l'époque du « Si c'était à refaire ».
   Mon charmant confrère et ami, Pierre Bourgeois, me disait un jour avec humour et un peu d'humeur, que la publication d'un recueil de vers tous les dix ans paraît répondre autant à la plus élémentaire décence qu'à une prudence obligatoire. Cela s'explique si l'on prend en considération le coût très élevé des imprimés, le chiffre de vente presque nul de la poésie et des vers et le temps que demandent, qu'exigent même les travaux indispensables à la satisfaction d'un estomac normal. Dans cet ordre d'idée je suis complètement d'accord avec Raymond Dumay.
   Cela n'implique pas que je sois en désaccord avec aucun de mes confrères. J'ose même dire, à leur défense, que tous les écrivains belges sont des génies et que je suis le plus aimable d'entre eux.

15 euros (code de commande : 31480).

 

HUGGINS (Nathan Irvin) — L'odyssée noire. [Titre original : Black Odyssey, the Afro-American ordeal in slavery.] Préface et épilogue de Roger Garaudy. Paris, Éditions J.A., 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 221 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « L'Épopée Humaine »).
Ce texte est une version abrégée de l'ouvrage intitulé Black Odyssey, the Afro-American ordeal in slavery.
En quatrième de couverture :
   L'Odyssée noire de Nathan Irvin Huggins révèle l'un des moments les plus tragiques de l'épopée humaine. Au-delà de l'horreur de la traite des Noirs, l'une des déportations les plus massives de l'histoire, l’auteur nous fait percevoir par son analyse à la fois passionnée et profonde ce qui était détruit dans l’homme par son arrachement à sa communauté, mais, en même temps, il évoque ce qu’il y avait d'indestructible chez l'Africain et l'importance de son apport culturel à la civilisation américaine.
   Dans ce Nouveau Monde, l'esclave noir s'est efforcé de sauver les valeurs de l’esprit et de la communauté, le Blanc a fait de l'individualisme la valeur suprême. Tout le livre est dominé par cette opposition dramatique, mais aussi par la fécondation réciproque de ces deux principes. Nathan Irvin Huggins nous aide à mieux comprendre l'Afrique mais aussi l'Amérique d'aujourd'hui.
   L'Odyssée noire répond exactement au but de la collection « L'Épopée Humaine » dirigée par Roger Garaudy : souligner par les textes et l'image l'importance de la contribution des civilisations non occidentales (ici les Noirs de la Diaspora) à la civilisation universelle : « Il ne s'agit pas de faire un musée imaginaire de l'art. Le passé n'a de sens que vivant. Il s'agit d'évoquer les hommes et les peuples qui ont révélé des possibilités nouvelles aux hommes et aux peuples. Le passé est ce qui conserve un sens pour nos vies aujourd'hui. »

20 euros (code de commande : 31505).

 

[KAHNWEILER (Daniel-Henry)]. Daniel-Henry Kahnweiler marchand, éditeur, écrivain. Paris, Centre Georges Pompidou, 1984. In-4° broché, 197 p., illustrations en noir, couverture légèrement défraîchie.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Georges Pompidou Musée national d'art moderne, à Paris, du 22 novembre 1984 au 28 janvier 1985.
Sommaire :
   - D.-H. Kahnweiler ou la morale d'un métier, par Maurice Jardot.
   - Vendre des tableaux - donner à lire, par Werner Spies.
   - Livres de Kahnweiler, par François Chapon.
   - Daniel-Henry Kahnweiler et Wilhelm Uhde, le marchand et l'amateur, par Liliane Meffre.
   - Daniel-Henry Kahnweiler et Carl Einstein : les affinités électives, par Liliane Meffre.
   - Chronologie et documents, par Isabelle Monod-Fontaine.
   - Expositions - Éditions - Écrits, par Claude Laugier.

20 euros (code de commande : 31478).

 

LIEBMAN (Marcel) — Les socialistes belges 1914-1918. Le P.O.B. face à la guerre. Avant-propos par Pascal Delwit et Jean-Michel De Waele. Préface par Jacques Moins, Michel Molitor et André Samain. Bruxelles, La Revue Nouvelle - Fondation Joseph Jacquemotte - Vie Ouvrière, 1986. In-8° collé, 72 p., illustrations in et hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Marcel Liebman nous a quitté brutalement.
   Au moment de sa disparition, il était engagé avec deux collaborateurs dans la recherche et la rédaction de son tome II sur Les Socialistes Belges 1914-1940.
   La maladie ne lui a pas permis de mener son œuvre à terme.
   Il nous a laissé ce qui devait être le premier chapitre de son ouvrage : Le P.O.B. face à la guerre.
   Ce texte est profondément imprégné des idées que Marcel a toujours défendues.
   Il constitue non seulement un véritable dossier, mais aussi son testament politique, complément indispensable au premier tome : Les Socialistes Belges 1885-1914.

13 euros (code de commande : 31490).

 

[MAGRITTE (René)]. Rétrospective Magritte (1898-1967) dans les collections privées. Bruxelles, Isy Brachot, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 238 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie Isy Brachot, à Bruxelles, du 20 janvier au 27 mars 1988.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Isy Brachot III.
   - Préface, par Harry Torczyner.
   - René Magritte, par Louis Scutenaire.
   - Magritte par lui-même.
   - Les samedis de Magritte ou la linguistique poétique, par Evelyne Kornélis.
   - Voir les tableaux de René Magritte, par Anne Deknop.
   - Autour de Magritte :
      - Jean Arp.
      - André Breton.
      - Paul Colinet.
      - Paul Delvaux.
      - Paul Eluard - Max Ernst.
      - Camille Goemans - Robert Goffin.
      - Irène Hamoir.
      - Marcel Lecomte.
      - Man Ray - Marcel Mariën - E.L.T. Mesens (Ch. Bussy).
      - Paul Nougé.
      - Gilbert Perier - Jacques Prevert.
      - Louis Scutenaire - Philippe Soupault.
      - Raoul Ubac.
      - P.G. Van Hecke.
      - Patrick Waldberg - Jacques Wergifosse.
   - À René Magritte. Le poème c’est, par E.L.T. Mesens.
   - Huiles.
   - Gouaches et collages.
   - Objets et sculptures.
   - Dessins.
   - Synopsis des huiles exposées.

25 euros (code de commande : 31497).

 

MAISTRE (Xavier de) — Le lépreux de la cité d'Aoste, par le Cte. Xavier de Maistre. Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée par Madame O. C. Louvain, Vanlinthout et Vandenzande, 1824. [A Louvain, / Chez Vanlinthout et Vandenzande. / Et chez les Libraires désignés ci-après. / 1824.] In-8° sous son brochage d'époque, [3 (catalogue de la Société Catholique de la Belgique)], [1 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [4 (titre, imprimatur, modalités d'abonnement, ouvrages de l'année 1824)], IV, 42 p., (collection « Bibliothèque Catholique de la Belgique », 5e ouvrage pour 1824).
Préface par Olympe Cottu :
   La lecture du Lépreux de M. le comte de Maistre m'avait touchée : j'en parlai à un ami auquel une longue et douce habitude me porte à confier toutes mes émotions ; je l'engageai à le lire. Il n'en fut pas aussi satisfait que moi : la douleur aride et quelquefois rebelle du Lépreux lui paraissait, me dit-il, Comme une autre lèpre qui desséchait son âme. « Cet infortuné, révolté contre le sort, n'offrait guère à l’esprit que l'idée de la souffrance physique, et ne pouvait exciter que l’espèce de pitié vulgaire qui s'attache aux infirmités humaines. Il aurait souhaité voir cette pitié ennoblie par un sentiment plus doux et plus élevé ; et la résignation chrétienne du Lépreux l'eût mille fois plus attendri que son désespoir. »
   En effet, c’est rarement le malheur en lui-même qui réveille ce qu’il y a de sympathie dans notre cœur pour les maux de nos semblables. Accoutumés à toutes les misères de notre condition mortelle, nous donnons à peine une larme aux plus tristes scènes de la vie. Souffrir nous paraît une conséquence inévitable de notre être. Mais si quelqu'un de nous, courbé sous le poids d’une grande infortune, lève encore les yeux vers le ciel avec un pieux sourire, c’est alors que notre âme s'émeut, non point de ce qu’il souffre, mais de ce qu’il supporte. Nous reconnaissons en lui la dignité de notre origine et de notre fin.
   Le Lépreux, considéré sous ce point de vue, est un personnage très-élevé dans l'ordre moral. Placé hors de la vie commune, privé de toutes les illusions qui l'embellissent, de tous les appuis humains qui la soutiennent ; exilé sur la terre, et recevant de plus haut une perpétuelle et mystérieuse consolation, tout se passe silencieusement entre Dieu et lui ; et cette destinée à part de toutes les autres frappe et attache.
   Il y a des passages du Lépreux de M. de Maistre qui portent une empreinte de résignation et de calme ; mais il y en a beaucoup d'autres où respire une sorte d'aigreur farouche, Cette contradiction nuit à l'intérêt. La pensée que le Lépreux conçoit d'attenter à ses jours forme un contraste pénible et choquant avec les sentimens religieux que l’auteur lui prête. La peinture de ses nuits d’angoisses présente aussi un caractère d'âpreté et de sécheresse qui n'émeut point. La contrainte dans laquelle il vivait avec sa sœur, les restrictions inutiles qu’il s'imposait dans la seule jouissance terrestre qui lui eût été accordée, peuvent paraître encore un peu forcées, Enfin, les situations les plus dramatiques de ce petit ouvrage manquent de développement.
   Entraînée par l'intérêt du sujet et par le désir d'y ajouter l’espèce de charme dont il m'avait paru privé, j’ai essayé de retoucher ce qu'une main plus exercée avait d'abord tracé. J’ai voulu surtout donner à la conception de l’auteur un but plus moral, et montrer ce que la religion mêle de douceurs aux plus profondes amertumes ; ce qu'elle accorde, non-seulement d'espérances, mais de félicité réelle à l'âme qu'elle pénètre. Quel heureux de la terre n'enviera le trésor de foi et de soumission du pauvre Lépreux, ce trésor qu'aucune instabilité ne menace ?.... Hélas ! qui n'a senti l'effroi d’un bonheur tout-à-fait humain ? qui ne porte en soi la conscience que tout ce que l’homme tient de l’homme est fragile comme lui ? De même qu’il y a un grand mélange de trouble et de tristesse dans les joies du monde, il y a toujours du calme et de la sérénité dans les peines que Dieu console ; et le bonheur n’est que là où se trouve quelque chose du ciel.

15 euros (code de commande : 31474).

 

NICOLAS (Jean)La Savoie au 18e siècle. Noblesse et bourgeoisie. Tome I : Situations. Au temps de Victor -Amédée II. Tome II : Inflexions. Au siècle des lumières. Paris, Maloine, 1978. Deux volumes in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 1242 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur les jaquettes :
   Tome I :
   Ce premier volume, consacré à la Savoie au temps de Victor-Amédée II (1680-1730), tente de faire revivre dans leur vérité sociale la noblesse et la bourgeoisie du vieux duché alpestre : officiers, hommes de Cour, magistrats et gens de loi, ecclésiastiques, intellectuels et artistes, marchands, rentiers et « coqs de village »... La puissance passe d'abord par la propriété et le fief. Elle s'accompagne aussi de comportements et de signes manifestés dans la vie quotidienne et directement déchiffrables pour les consciences du temps.
   Aux niveaux de fortune correspondent habitudes et modes de vie : du choix du conjoint à l'éducation des enfants, en passant par le logis, la nourriture, le vêtement, le loisir, la culture, la piété. Chacun, dans son groupe ou sa caste, suit spontanément les modèles inspirés de proche en proche par l'exemple indiscutable de la supériorité nobiliaire et seigneuriale.
   Noblesse et bonne roture forment ainsi un complexe d'équilibre, se détachant nettement sur le fond du monde populaire, petites gens des villes et des bourgs, et surtout masses paysannes, secouées de fièvres intermittentes...
   Tome II :
   Ce second volume enregistre les changements venus du dehors et du dedans dans un siècle de contrastes et de ruptures. Le ciel et les armes, disettes et désastres, crises redoublées. On s'endette, la propriété change de mains, les « gros » confirment leur puissance tandis que de nouveaux riches apparaissent, en quête de notabilité.
   Depuis Turin, l'État modernise l'appareil administratif. Il cadastre les terres, réduit l'inégalité fiscale, ordonne le rachat des droits seigneuriaux. La noblesse accuse le coup et vit une crise de valeurs. La bourgeoisie des notables enregistre à son profit le moindre changement.
   Entre-temps, le duché s'est ouvert largement aux passages, aux idées, aux modes nouvelles. Les étrangers affluent vers les villes d'eaux – Aix, Évian– et découvrent avec émerveillement les « glacières » de Chamonix. Les révélations de l'« ailleurs » et de l'« autrement » pénètrent les mentalités et déraidissent lentement la vie de chaque jour. Les vieux cadres des sociabilités se désagrègent, tandis qu'au sein des milieux émergents la franc-maçonnerie incarne le nouveau visage des utopies.
   En profondeur, cependant, s'élaborent les fermentations décisives. La complémentarité autrefois vécue achoppe sur des oppositions irréductibles qui, pour la noblesse, jouent dans le sens de l'exclusif. En retour, par la force des choses, la bourgeoisie est en passe de se découvrir un destin, et, chemin faisant, d'inventer face au Piémont la « nation » savoyarde...

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 31498 - vendu).

 

[POMBAL (Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de)] — Commentarius de republica in America lusitana, atque hispana a' Jesuitis instituta, belloque ab his cum Hispaniæ, Lusitaniæque exercitibus gesto, ex iis quæ asservantur in secretioribus conclavibus legatorum, qui cum plena Regum potestate negotia huc pertinentia in America administrabant, aliisque instrumentis certæ auctoritatis concinnatus. E Lusitano in Latinum conversus. [Lisbonne ?], S.N., [1760 ?]. In-8° plein veau raciné d'époque, dos lisse, reliure frottée présentant un petit manque à la queue, [1 (titre)], [1 bl.], 77, [1 bl.] p., ex-libris, rare.
   Selon le catalogue de la Bibliothèque Nationale du Portugal, cette édition fut probablement imprimée à Lisbonne, vers 1760.
   egún el catálogo de la Biblioteca Nacional de Portugal, probablemente impreso en Lisboa en 1760. 
   Il s'agit de la traduction en latin de la Relaçaõ abbreviada da republica, que os religiosos Jesuitas [...] estabeleceraõ nos dominios ultramarinos, publié à Lisbonne en 1757, et écrit par ou à la demande du ministre Pombal.
   Cette publication s'inscrit dans le cadre de la Guerre de Guarani, également appelée « Guerre des Sept Réductions », qui a opposé la coalition hispano-portugaise aux Guarani vivant dans sept réductions jésuites au Paraguay. Franc-maçon, ambassadeur du Portugal à Londres et à Vienne avant d'être nommé Premier ministre du royaume, Sebastião José de Carvalho e Melo fut l'un des hommes politiques les plus influents du Portugal. Résolument opposé aux Jésuites, Pombal fit publiier ce livre en portugais et en latin et s'en servit comme un outil de propagande visant à servir son dessein d'exclure la Compagnie de Jésus de l'empire portugais.

250 euros (code de commande : 31507).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Arrêté sur la circulation dans la ville de Mons. Mons, Ville de Mons, 1914. Placard imprimé sur un papier au format 498 x 655 mm., un pli horizontal et un pli vertical, exemplaire en bon état malgré la grande fragilité du papier.
   Avis de la Ville de Mons relatif à l'interdiction de toute circulation de 20 heures à la levée du jour, daté du 22 août 1914 (la veille de la Bataille de Mons), signé par le Bourgmestre Jean Lescarts.
   L'impression fut réalisée par l'imprimerie Léon Lambert, rue de Houdain, 12 à Mons.

30 euros (code de commande : 31509).

 

[QUENEAU (Raymond)]. Cahiers Raymond Queneau. N° 24-25. Levallois-Perret, Association des Amis de Valentin Bru, [ca 1993]. In-8° collé, 74 p., exemplaire en très bon état.
Sommaire :
   - Le Front National. Lectures pour un front (II), par Raymond Queneau.
   - Saint Glinglin à la lumière d'Hérodote, par Stéphane Bigot.
   - Chapeau !, par Henri Desoubeaux.
   - Les Fleurs... (suite), par Gilbert Pestureau.
   - Petites notes éparses, par Emmanuël Souchier.
   - La 'Pataphysique à l'honneur au Québec, par Jacques Carbou.
   - Échos.

10 euros (code de commande : 31473).

 

SCHOONHEERE (André)Histoire du vieux Comines. Lille, Raoust, 1951. In-8° broché, 206 p., deux illustrations, peu courant.
Table des matières :
   I. Linéaments.
   II. L'autel.
   III. Le donjon.
   IV. Le beffroi.
   V. Calamités et dynasties.
   VI. Messire Georges [d'Halluin].
   VII. L'autel menacé.
   VIII. Le donjon détruit.
   IX. Le beffroi restauré.
   X. Épilogue.

25 euros (code de commande : 31504).

 

TORT-NOUGUÈS (Henri-Charles) — Figures de Francs-Maçons de la Grande Loge de France. Paris, Trédaniel, 2001. In-8° broché, 96 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Dans cet ouvrage, comme un couronnement de plus d'un demi-siècle de vie maçonnique, Henri Tort-Nouguès a voulu rendre un hommage très appuyé à six Francs-Maçons ayant accédé aux plus hautes charges, et ayant participé à de nombreux travaux en Loge.
   Mais au-delà, c'est aussi – et peut-être surtout – la franche camaraderie, l'amitié, la fraternité, la passion commune mise dans les questions à débattre ou les assemblées à organiser qui, plaçant côte à côte, plus que face à face, des hommes libres de toutes origines, les obligent à se mieux connaître et s'apprécier, dans l'idéal commun qu'ils poursuivent.
Sommaire :
   - Préface, par Georges Marcou, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France.
   - Introduction, par Richard Dupuy, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France.
   - Albert Monosson, Grand Maître Honoris causa de la Grande Loge de France.
   - Paul Laget, ancien Grand Chancelier de la Grande Loge de France.
   - Hans Philippe Gluck, ancien Grand Chancelier de la Grande Loge de France.
   - Modeste Marco, Grand Trésorier, ancien Grand Maître adjoint de la Grande Loge de France.
   - Georges Queney, Vénérable Maître d'Honneur de la Loge « 134 L’Union des Peuples », Souverain Grand Commandeur d’Honneur du Suprême Conseil de France.
   - Postface. L’esprit de la Grande Loge de France.

8 euros (code de commande : 31493).

 

TOURNELLE (Henri, pseudonyme de Jules-Henri Lefèvre) — America. Comédie-Opérette en 1 acte [suite de Canada]. Musique de Fernand Carion. Jemappes, Édition Tournelle, 1946. In-8° broché, 43 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   El scène ess passe à 7 heures au nuite, in novembe 1944, au momint du passage des convois amériquégnes in route pou l’frontière all’mande.
   « America » fait suite à « Canada », comédie-bouffe in ée n’aque qui s’passe après l’armistice de 1918 pindant l’occupation inglaise.
   El scène ess’ passe à l’maison Colas. Enn’ cuisine donnant su ée boutique. El plache est incombrée d’cades in fabrication eyé d’moulures. Colas wève à n’grande tâbe à gauche. I descoupe eyé colle ée fond à ée grand portrait incadré. Amélie eyé Alfred sont assis à doite, Amélie boulotte d’ell’ laine, Alfred tiét l’éché à deux bras. Colas cante in travaillant.

12 euros (code de commande : 31470).

 

VAN SCHENDEL (Arthur) — Le Vagabond amoureux. Roman. [Titre original : Een Zwerver verlied.] Traduit du néerlandais par Louis Piérard. Bruxelles, Labor, [ca 1923]. In-8° broché, 191 p., découpe au bas du feuillet de titre, peu courant.
Extrait de la note du traducteur :
   Il est profondément regrettable que le public de langue française ignore pour ainsi dire complètement la littérature d’un pays dont la peinture a rayonné sur le monde entier d’un vif éclat. Ce pays, c’est la Hollande.
   Après une longue période de somnolence, un magnifique renouveau littéraire s'y manifesta vers 1880, en même temps que dans cette Flandre, autre terre de grands peintres, qui devait donner aux lettres néerlandaises un poète comme Guido Gezelle, à la littérature française un Verhaeren, un Maeterlinck, un Van Lerberghe.
   Point n’est besoin d'insister sur la raison essentielle de cette ignorance où persista longtemps le public de langue française.
La Hollande et la Flandre « flamingante » paient durement, trop durement, le caractère de faible expansion de la langue néerlandaise, parlée dans le monde par dix à douze millions d'hommes tout au plus. [...]
   Arthur Van Schendel, l’auteur du Vagabond amoureux, dont nous présentons aujourd'hui la traduction, publiée en 1915 dans la « Revue de Hollande », est un écrivain d'exception, connu et apprécié dans son propre pays des « happy few ».
   Il mène une existence solitaire, partagée entre sa maison d’Eede, située au milieu des bruyères de l'austère et salubre Hollande centrale et sa villa de Domburg en Zélande. Il ne voit que quelques amis chers, comme le peintre Jan Toorop, qui a fait de lui un beau portrait. Chacun de ses livres est le fruit de longues méditations, d’un travail patient et scrupuleux. Il n'y a guère à citer que Maanlicht (Lumière de Lune), un recueil de nouvelles, Een Zwerver verliefd (Un Vagabond amoureux), auquel fait suite Een Zwerver verdwaald (Un Vagabond égaré) et une longue vie de Jésus.
   Een Zwerver verliefd (Un Vagabond amoureux) est une belle histoire, un peu mystérieuse, qui se déroule en plein Moyen Âge italien, au moment de la lutte des papes contre les empereurs. On reconnaît les petites villes où l’auteur évoque la figure pittoresque de son moine errant Tamalone, le vagabond amoureux.
   Je donnerais gros à parier que Van Schendel a longtemps séjourné à San Gemmignano avant d'écrire le début de son roman.
   Nous ne nous flattons point d'avoir rendu toutes les nuances de la prose impressionniste, dans laquelle le Marcel Schwob hollandais, a a écrit ce roman d'aventures où l'on voit un jeune moine en quête de son âme...
   Mais nous souhaitons que les lecteurs de notre traduction goûtent un peu du charme mystérieux de cette belle histoire.

15 euros (code de commande : 31477).

 

[WALLONIE]. Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne. N° 7 - Deuxième année - Juillet 1925. Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1925. In-8° agrafé, [32 (pp. 209-240)] p., illustrations, exemplaire en bon état.
Sommaire :
   - 
La fabrication des canons Damas, par George Laport.
   - De quelques plantes populaires, par Alphonse Maréchal.
   Nos enquêtes :
      - Les anciens puits de Mons.
      - Crochets et poignées de cheminées.
      - L'Enseigne des Sauniers à Ath.
      - Le trou d'Euwîye.
      - Un météorologue rustique.
  - Chronique.

10 euros (code de commande : 31460 - vendu).

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