Nouvelles entrées sur le site 

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   La société Proximus, à laquelle nous avons fait confiance depuis plus de quarante années, a décidé de brider l'envoi de la « Lettre des nouveautés » que nous envoyons deux fois par mois à nos correspondants.
   Dès ce mardi 18 février nos courriers seront expédiés via un compte « Gmail ».
   Ce message risque peut-être d'être dirigé dans vos courriers indésirables ; nous vous invitons donc à vérifier si vous l'avez bien reçu.
   Nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses pour ces désagréments indépendants de notre volonté...

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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 18 FÉVRIER 2020

 

 VIENT DE PARAÎTRE

[HAUT-PAYS]. Itinéraires du Haut-Pays. Une zone verte en Hainaut. 3 itinéraires au départ du Belvédère de Dour et du Silex's à Petit-Spiennes. Bruxelles, Société Royale Belge de Géographie, 2020. In-8° collé, 112 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Hommes et Paysages », n° 47).
Note de l'éditeur :
   Méconnu, le Haut-Pays est une zone verte remarquable située entre le Borinage et la frontière française. Situé au sud des terrains houillers, dont il est séparé par un accident géologique majeur, la faille du Midi, il est resté à l'écart de l'industrialisation, sinon l'extraction de pierres calcaires et de craie. La présence en sous-sol de terrains ardennais détermine des vallées pittoresques, aux versants boisés, là où l'enfoncement des rivières atteint le socle rocheux. Elles furent parcourues par Émile Verhaeren, en villégiature près du Caillou-qui-Bique. Le massif boisé de Colfontaine est un vaste poumon vert à proximité du Borinage. Les bancs de silex dans la craie ont attiré les mineurs néolithiques, dont les activités sont illustrées au centre d'interprétation Silex's à Petit-Spiennes.
   Le guide, qui présente trois itinéraires de découverte de cette région, en voiture et à pied, ou à vélo, insiste aussi sur les rapports entre la nature et l'histoire et sur les problèmes de gestion écologique posés par un tel ensemble remarquable, confronté aux pressions de la rurbanisation et de l'agriculture contemporaine. Les amateurs d'écologie y trouveront tout autant leur compte que ceux intéressés par l'observation des formations géologiques ou l'architecture vernaculaire.
   L'itinéraire a été rédigé par Véronique Coquay, géographe, Nicolas Dupont, géologue, Faculté Polytechnique de l'Université de Mons, Martin Tanghe, botaniste, professeur émérite à l'U.L.B., Christian Vandermotten, géographe-urbaniste, professeur émérite à l'U.L.B.
Vous lirez dans ce guide :
   - Le Haut-Pays.
   - Une zone rurale peu densément peuplée.
   - Au sud de la faille du Midi.
   - L'identité paysagère rurale.
   - Le maillage écologique.
   - Architecture et habitat traditionnels du Haut-Pays.
Itinéraire 1. L'ouest du Haut-Pays : 44 km à travers le pays des deux Honnelles.
   1. Le Belvédère de Dour.
   2. Athis.
   3. Le château-ferme de Rampemont.
   4. La vallée de la Petite Honnelle et Montignies-sur-Roc.
   5. Onnezies.
   6. La vallée du marbre et Gussignies.
   7. La gare de Roisin.
   8. La Flamengrie.
   9. Roisin.
   10. Le site du Caillou-qui-Bique et son massif boisé.
   11. Angreau.
   12. Le point de vue de la Chapelle Saint-Roch à Angre.
   13. Audregnies.
Itinéraire 2. 33 km à travers le Haut-Pays central, autour du massif boisé de Colfontaine.
   14. Le massif forestier de Colfontaine et la faille du Midi.
   15. Sars-la-Bruyère.
   16. Blaregnies.
   17. Aulnois et la ferme de Malplaquet.
   18. Blaugies.
Itinéraire 3. 37 km à travers la partie orientale du Haut-Pays, à partir de Spiennes.
   19. Le centre d'interprétation Silex's de Petit-Spiennes.
   20. La carrière de craie du front de la cuesta d'Harmignies.
   21. Givry.
   22. Gœgnies-Chaussée.
   23. Quévy-le-Grand.
   24. La vallée du By et les plateaux entre Quévy-le-Petit et Bougnies.

10 euros (code de commande : 29252).

 

[ARCHÉOLOGIE INDUSTRIELLE]. Le règne de la machine. Rencontre avec l'archéologie industrielle. Sous la direction de Marinette Bruwier et Jean-Marie Duvosquel. Bruxelles, Société Nationale de Crédit à l'Industrie - Crédit Communal, 1975. In-8° oblong, 192 p., illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
   Publication réalisée à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Passage 44, à Bruxelles, du 29 novembre 1975 au 4 janvier 1976.
Table des matières :
   - En guise d'introduction, par P. Callebaut en M. Van Audenhove.
   - Introduction à l'archéologie industrielle : sources et méthodes.
      - L'archéologie industrielle, par G. van den Abeelen.
      - L'archéologie industrielle en Belgique, par M. Bruwier.
      - L'archéologie industrielle et la fouille, par J. Mertens.
      - L'archéologie industrielle et les bâtiments, par L. Fr. Génicot.
      - L'archéologie industrielle et la technologie, par A. Lederer.
      - L'archéologie industrielle et les musées en Wallonie, par L. Willem.
      - L'archéologie industrielle et les musées en Flandre, par A. Linters.
      - L'archéologie industrielle et les archives, par H. Coppejans-Desmedt.
      - L'archéologie industrielle et les bibliothèques, par L. Danckaert.
      - L'archéologie industrielle, photos et cartes postales anciennes, par G. Abeels.
      - L'archéologie industrielle et l'art, par J. Stiennon.
   - Catalogue de l'exposition.
      - Panorama historique de la Révolution Industrielle au début du XXe siècle, par M. Bruwier.
      - Que reste-t-il en Belgique, par M. Bruwier.
      - Un programme d'action, par F. Roelants du Vivier.

13 euros (code de commande : 29218).

 

AUQUIER (André) — Le Borinage minier raconté. Terre de feu, de souffrances, de combats. Témoignages, textes inédits et illustrations. Quaregnon, André Auquier, 1989. In-8° broché, 151 p., illustrations, (collection « Notre Passé »), exemplaire en très bon état.
Introduction :
   Cette rétrospective du passé du Borinage, ne constitue qu'une des multiples facettes décrivant le dur labeur de tout ce qui gravite autour du travail de ceux de la mine. J'ai surtout fait appel aux témoignages et c'est une manière comme une autre de pouvoir laisser s'exprimer tous ceux (ou celles) qui connurent les affres du métier de mineur.
   Les durs combats contre les ennemis implacables : le grisou, le feu, la chaleur, les coups d'eau, le froid, la silicose, les luttes syndicales sont relatés au fil des pages.
   Leurs combats aussi pour arracher aux patrons charbonniers ce qui furent les plus élémentaires de leurs besoins : un salaire décent et non pas celui de la famine qui les obligea à partager un morceau de viande, un œuf avec leurs enfants !
   Pour atteindre un but final, j'ai autrefois dû faire appel à des témoignages de personnes disparues mais que j'ai eu l'occasion d'interviewer à des époques bien différentes de ma carrière de reporter de presse longue de près de quarante années et qui me fit pénétrer dans des foyers les plus divers.
   Cet aspect de l'approche, puis du contact direct m'ont beaucoup appris lors de ces multiples entretiens dans les circonstances les plus diverses qui soient et en fin de compte, ce fut la résultante de cet ouvrage écrit en témoignage de sympathie pour le monde ouvrier. Et en hommage aussi pour tous ces héros qui ont donné leur vie pour fonder un monde meilleur, celui des générations d'aujourd'hui qui doivent connaître qu'elles doivent de vivre dans une société meilleure malgré les lacunes qui peuvent subsister.
   Enfin, si certaines personnes à qui j'ai sollicité un témoignage ne connurent pas l'enfer de la mine, leur apport constitue un appoint dans 1'Histoire d'une des pages les plus glorieuses de ce Borinage auquel je demeure fièrement attaché, parce que terre de souffrance sur laquelle on peut porter bien haut les mérites de ceux qui vécurent non pas seulement dans l'ombre des bouveaux, loin du soleil, mais dans l'ombre d'une société qui leur fut parfois ingrate, injuste.
   Cet ouvrage, mémoire des ouvriers de la mine du Borinage, constitue un complément de Histoire d'un glorieux passé, livre où les principales industries ayant existé dans la région où les charbonnages prirent une place de choix sont répertoriées.
   En outre, le fait d'associer à cette étude le souvenir d'hommes politiques ayant constitué un pôle du plus vif intérêt ainsi que des artistes de la région et comment ils ont mémorisé le Borinage minier pour la postérité complète ce document.
   C'est en quelque sorte une trilogie mémoire ouvrière, hommes politiques, beaux-arts et une formule originale de la présenter.

20 euros (code de commande : 29207 - vendu).

 

BASHÔ — Le Haïkaï selon Bashô. Propos recueillis par ses disciples. Textes présenté et traduits par René Sieffert. Paris, Publications Orientalistes de France, 1983. In-8° collé, XLII, 254 p., (collection « Les Œuvres Capitales de la Littérature Japonaise »).
Table des matières :
   - Introduction
   - Les notes de Kyoraï : Livre I - Livre II - Livre III - Livre IV.
   - Les trois livres : Le livre blanc - Le livre rouge - Le livre noir.
   - Deux kasen du Sarumino : Lune de l'été - Première averse.
   - Translittération des poèmes cités dans le texte.
   - Notes et index : Kyoraï shô, livre I - Kyoraï shô, livre II - Kyoraï shô, livre III - Kyoraï shô, livre IV - Les trois livres : Le livre blanc - Les trois livres : Le livre rouge - Les trois livres : Le livre noir.
   - Index des titres d'ouvrages cités dans le texte.
   - Index des noms d'auteur cités dans le texte.

20 euros (code de commande : 29235).

 

BOGOMOLOV (Yuri Gerasimovich) — Hydrogéologie et notions de géologie d'ingénieur. Traduit du russe par Vladimir Frolov. Moscou, Éditions de la Paix, [ca 1962]. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 277 p., exemplaire en bon état.
Compte-rendu de A. Monjoie :
   L'ouvrage traite les différents chapitres classiques de l'hydrogéologie : cycle de l'eau, propriétés physicochimiques des terrains, écoulement des eaux souterraines, ... Les derniers chapitres sont consacrés à des problèmes d'hydrogéologie appliquée : travaux miniers, glissements de terrains, irrigation, drainage et à un bref rappel des méthodes géophysiques utilisées dans la recherche des eaux souterraines. De nombreux exemples de travaux réalisés en Russie illustrent les exposés. C'est un excellent ouvrage de transition entre les notions élémentaires d'hydrogéologie telles qu'elles sont développées dans les traités de géologie générale et les théories plus mathématiques des ouvrages spécialisés. Il donne un aperçu général utile pour celui qui aborde l'hydrogéologie et des formules simples permettant de régler de nombreux problèmes concrets.
Bibliographie :
   - Monjoie (A.), G. Bogomolov. Hydrogéologie et notions de géologie d'ingénieur, dans Annales de la Société Géologique de Belgique, t. 95, 1972, p. 467.

20 euros (code de commande : 29213).

 

BOHY (Georges) Hainaut ou l'épopée d'un peuple. 1. Des origines à Charles Quint. 2. De Charles Quint à nos jours. [Préface de Carlo Bronne.] Mons, Tourisme, et Culture - Hainaut, 1971. Deux volumes in-8° brochés, 279 et 277 p., illustrations en noir, (collection « Tourisme et Culture - Hainaut »), exemplaire en très bon état.
Préface :
   Pour beaucoup, le Hainaut n'est aujourd'hui qu'une des neuf divisions administratives de la Belgique. C'est plus et mieux ; c'est une région, à l'égal des anciennes provinces françaises, comme la Bretagne, la Guyenne ou la Provence. Pendant un temps infiniment plus long que la durée de la Belgique actuelle, le Hainaut s'est étendu des deux côtés de la frontière franco-belge. Ses limites élastiques ont varié selon le hasard des guerres et des traités qui prenaient au vaincu, accordaient ou rendaient au vainqueur des villes et des territoires. Mons n'a pas toujours été le seul centre urbain important à côté de Tournai, à laquelle sa situation géographique a valu un destin indépendant et capricieux. De même que Hal en Brabant, Condé, Bavai, Maubeuge, Valenciennes ont fait partie du Hainaut au sens large du mot.
   C'est après les invasions normandes que la structure et la civilisation antique héritées des Romains par Charlemagne se sont vidées de leur contenu pour faire place à un système politique nouveau, basé sur d'autres principes. L'autorité centrale s'était progressivement affaiblie, les biens de l'Église avaient été pillés et les moines chassés. Les populations ne relevaient plus que des chefs locaux, riches ou puissants, et généralement les deux, qui en profitèrent pour s'émanciper. Les principautés féodales naquirent et parmi elles, le comté de Hainaut.
   Certes, le phénomène est général. L'Europe entière est en proie à l'anarchie et aux migrations. Les Hongrois s'installent à Budapest, les Maures déferlent sur l'Espagne, Moscou est aux Finlandais. Comme le remarque justement Adrien de Meeus dans son Histoire des Belges : « Un peu plus tôt, il n'y avait pas de Bulgares en Bulgarie, pas un Serbe en Serbie et pas un Anglais en Angleterre. » Issu des Nerviens dont la capitale était Cambrai et des Ménapiens qui avaient la leur à Tournai, un petit peuple romanisé s'enracina sur les rives de la Haine.
   L'histoire des provinces belges est compliquée parce qu'en dépit de leur existence resserrée sur une aire relativement exiguë, elles avaient avec leurs voisines des rapports complexes et que la politique enchevêtrée des alliances et des héritages les faisait souvent changer de famille régnante. Si l'on regarde le tableau dynastique du Hainaut on ne peut manquer d'être frappé par la diversité d'origine des épouses des comtes. Depuis Régnier IV à qui Hugues Capet donna sa fille, ils allèrent prendre femme dans les maisons de Louvain, de Gueldre, de Namur, de Brabant, de Bourgogne et de Luxembourg. Les conséquences devaient être encore plus radicales lorsqu'une héritière du comté épousait le seigneur d'une autre principauté. C'est ainsi que Baudouin devint comte de Flandre, que les Wittelsbach de Bavière succédèrent aux d'Avesnes et que Philippe le Bon opposa ses prétentions aux droits héréditaires de Jacqueline de Bavière.
   Il fallait toute la clarté d'exposition de l'auteur du présent ouvrage pour mettre un peu de lumière dans ce labyrinthe sans s'y perdre soi-même. La tâche qu'il a entreprise répond à un besoin incontestable. Les plus récentes études d'ensemble sur le Hainaut datent d'un demi-siècle. De nombreux travaux de détail ont été publiés depuis ; il importait de les coordonner et d'en faire la difficile synthèse. M. Georges Bohy y a remarquablement réussi.
   Beaucoup d'hommes d'État se sont fait historiens, parfois pour justifier leur conduite, souvent parce qu'ayant l'expérience des affaires publiques, ils étaient déjà familiarisés avec les rouages gouvernementaux dont le fonctionnement régulier ou le grippage se retrouvent à toutes les époques. Longtemps député du Hainaut, ancien ministre, membre pendant une vingtaine d'années, et pour finir vice-président du Conseil de l'Europe, M. Georges Bohy avait tous les titres souhaitables pour mener à bien la tâche qu'il s'était imposée. Ecrivain, auteur notamment d'un excellent essai sur les Gens de robe, il ne perd jamais de vue que la gens hennuyère possède ses caractères propres, dus aux circonstances géologiques, à sa vocation industrielle, à son patois particulier. Il sait aussi que l'ait et la littérature d'une région la reflètent en même temps qu'ils l'imprègnent. De Jean Lernaire de Belges à Froissart, du prince de Ligne à Jules Destrée, ce terroir vert et noir ne ressemble ni au Namurois, ni au Brabant contigus. C'est le mérite de l'auteur de l'avoir compris et traduit dans la langue coulante et spirituelle du parfait lettré qu'il est.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 29216 - vendu).

 

[BRUEGEL]. Bruegel. Une dynastie de peintres. Bruxelles, Europalia, 1980. In-4° broché, 340 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 18 septembre au 18 novembre 1980 à l'occasion des manifestations « Europalia 80 Belgique ».
Table des matières :

   - Les Brueghel ou la tradition créatrice, par Philippe Roberts-Jones.
   - Histoire d'une rupture, par Georges-Henri Dumont.
   Les peintres et leurs œuvres :
      - Pierre Bruegel l'Ancien, par Fritz Grossmann.
      - Les peintures de Pierre Bruegel l'Ancien, présentées aux Musées Royaux des Beaux-Arts, par Ph. et F. Roberts-Jones.
      - Les peintures de Pierre Bruegel l'Ancien, présentées au Palais des Beaux-Arts, par Ph. et F. Roberts-Jones.
      - Des dessins de Pierre Bruegel l'Ancien, par Konrad Oberhuber.
      - Dessins de Pierre Bruegel l'Ancien, par A.W.F.M. Meij.
      - Les estampes de Pierre Bruegel l'Ancien, par Louis Lebeer.
      - Pierre Brueghel le Jeune, par Jacqueline Folie.
      - Jean Brueghel l'Aîné, par Klaus Ertz.
      - Jean Brueghel l'Aîné, dessinateur, par Matthias Winner.
      - Les Brueghel de la troisième et quatrième générations, par Marie-Louise Hairs.
      - Jean Brueghel le Jeune, par Marie-Louise Hairs.
      - Ambroise Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - Abraham Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - Jean-Pierre Brueghel, par Marie-Louise Hairs.
      - David Teniers II, Introduction aux peintures, par Margret Klinge.
      - David Teniers II, Les dessins, par Margret Klinge.
      - Jean van Kessel le Vieux, par Willy Laureyssens.
   - Bibliographie des ouvrages et catalogues cités en abrégé dans les textes.

20 euros (code de commande : 29234).

 

BUSLIN (Hector) et MAHIEU (Raymond G.W.) — Historique des Malognes au Pays de Mons. Les Malognes et le ring autoroutier de Cuesmes. Les sites à calcaire de la région : Baudour, Ciply, Cuesmes, Harmignies, Nouvelles, Mesvin, Obourg, Spiennes, etc... Mons, Raymond G.W. Mahieu, 1985. In-8° broché, 61, [9] p., nombreuses illustrations.
Avertissement :
   Ce travail traitant non seulement du ring autoroutier de Cuesmes, mais aussi de l'histoire des Malognes de Cuesmes ou d'ailleurs et de leurs matières principales : la craie, est destiné certes aux amateurs d'histoire mais aussi à ceux qui sont encore et toujours amoureux du bon vieux Borinage et de la région.
   Nous nous sommes donc efforcés de nous écarter des grandes théories triomphalistes qui n'auraient rien eu à faire dans cet ouvrage.
   Néanmoins, il nous a bien fallu entrer dans diverses appréciations historiques qui nous ont semblé nécessaires à notre étude.
   Les gens du terroir appellent communément le site traité par « La Malogne » ou « Les Malognes » ; dans notre travail nous avons largement choisi le terme « Les Malognes », c’est un choix personnel qui n'engage pas les règles de la toponymie, le sens du mot « Malogne(s) » en lui-même étant plus complexe.
   En effet, traiter de l'origine étymologique de ce terme n'est pas chose facile. Beaucoup de chercheurs le font dériver de racines anciennes comme du bas-latin « mathlunmjô » (landes à mallun), du celtique « magalona, maglona » (grande terre) ou « magh » (grand), du germanique « mahal, mathl, mahl, machel » (point de rencontre, peut-être lieu de réunion ou de justice), « mahlîn » (terre vague, libre) ou encore du dialecte « malogne » (terre stérile, en friche) et même de « malon-n’ » (qui fit malonne), terme venant de « magnoniam/magalonnia » (terre de la grande eau voire la propriété de magalonius).
   D'autres explications s'offrent aux curieux, comme les précédentes, elles sont hypothétiques, ainsi diverses sources associent le terme « Malogne(s) » aux espaces non cultivés et aussi avec les terres marneuses des plateaux ou encore à la craie (phosphate, tufeau...) en tant que matière formant un site (marlette, marlagne, malogne...).
   L'idée que le terme « Malogne(s) » serait à rapprocher d’un lieu occupé jadis par une maladerie-léproserie a même été avancée comme celle l'attribuant à un site cultuel ancien.
  Nous dirons pour terminer cet avertissement que des recherches sérieuses sur ce sujet seraient à tenter, car les origines étymologiques et historiques des « Malogne ou Malognes » restent encore une énigme.

15 euros (code de commande : 29205).

 

BUSLIN (Hector) et PIÉRART-FINET (Marie-Thérèse) — Petite histoire des « Fouilleurs de sol » du Couchant de Mons des origines à 1830. Monographies des exploitations dans les villages d'avant la fusion. S.l., chez les Auteurs, 1983. A4 photocopié collé, 125 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Message, par Philippe Lermusieau.
   - Liminaire, par Pierre Corron.
   - La ballade du mineur, par Hector Buslin.
   Première partie. Les fouilleurs de sol.
      - La formation du terroir.
         - Les fossiles.
      - L'origine du charbon.
      - Le pourquoi de la recherche du charbon.
      - Les puits à charbon.
         - Les modes de translation.
         - L'exhaure des eaux.
         - L'aérage des chantiers miniers.
         - L'éclairage dans les mines d'autrefois.
      - Le mineur et sa lampe.
      - L'exploitation des mines de jadis.
         - Vers le fond des trous.
         - Autour des trous.
         - Le cheval de mine.
      - Les multiples dangers des anciennes fosses.
         - Les accidents.
         - Les maladies.
      - Le coup d'eau.
      - Les charbonniers et mineurs du temps passé.
         - Les gueules noires.
         - Leurs compagnes.
         - Leur sainte patronne.
      - Quand les grilles se referment.
   Deuxième partie. Les monographies.
      - Angre-Angreau-Onnezies-Roisin, Asquillies, Athis, Audregnies, Aulnois, Autreppe.
      - Baisieux, Blaugies, Baudour, Blaregnies, Bougnies, Boussu.
      - Ciply, Cuesmes.
      - Dour.
      - Élouges, Eugies.
      - Fayt-le-Franc, Flénu, Frameries.
      - Genly.
      - Hainin, Hornu.
      - Jemappes.
      - La Bouverie.
      - Montignies-sur-Roc.
      - Noirchain, Nouvelles.
      - Pâturages.
      - Quaregnon, Quiévrain, Quévy.
      - Saint-Ghislain, Sars-la Bruyère.
      - Thulin.
      - Warquignies, Wasmes, Wasmuël, Wihéries.
      - Tableau minier d'hier : Le 18 de Sidia à Cuesmes.
   - Conclusion.
   - Annexe. Condensé du passé du terroir de la Préhistoire à la Révolution belge de 1830.
   - Transition, par le professeur Lion.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 29219 - vendu).

 

CANSELIET (Eugène) — Alchimie. Études diverses de symbolisme hermétique et de pratique philosophale. Paris, Pauvert, 1964. Grand in-8° plein chagrin noir (taches blanchâtres), dos à 5 nerfs ornés de fers dorés, fer doré sur les plats encadrés d'un filet doré, couverture conservée, 282 p., illustrations hors texte en noir et quelques-unes en couleurs.
Table des matières :
   - Introduction.
   - La Femme sans Tête.
   - L'Arbre alchimique.
   - Le Symbolisme alchimique de la Galette des Rois.
   - Le Talisman de Marly-le-Roi.
   - Le Feu purificateur et son Messager apocalyptique.
   - La Toison d'Or.
   - Les Trois Flèches de la Rédemption.
   - L'Œuvre alchimique et la Sainte Messe.
   - L'Ésotérisme du Verbe.
   - De Cyrano Bergerac, philosophe hermétique.
   - Index analytique.

25 euros (code de commande : 29223 - vendu).

 

CHANTRY (Fernand) — Allain terre de princes. S.l., Chez l'Auteur, 1996. In-8° broché, 125 p., nombreuses illustrations de l'auteur, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Chapitre I. Allain autrefois.
      - Allain à la recherche de son histoire.
      - Philippe le Bel et les Tournaisiens.
      - Fernand Chantry à la recherche des bornes d'Allain.
   Chapitre II. Les carrières et les fours à Allain.
      - Extraits de presse.
      - Les carrières d'Allain.
      - Témoignage de Constant Simoens.
      - Les chaufours d'Allain.
      - Extraits de presse.
   Chapitre III.
      - La Société Dumon et l'exposition nationale de 1880.
      - Dépôts d'explosifs pour carriers.
      - Les carreaux en ciment.
      - La plâtrière d'Allain-Tournai.
      - La sacherie d'Allain-Tournai.
      - Le chemin de fer à Allain.
      - Freddy Lemaire - Allain et le C.F.I.
   Chapitre IV.
      - L'Escaut et l'arc des chaufours.
      - Extraits de presse.
      - Le « Petit » nain d'Allain.
      - Allain et l'Abbaye de Saint-Amand.
      - Le caveau Lefebvre-Crombez.
      - La guerre 1914-1918, les déportations.
      - Allain - Pascal Van Moer.
      - Mon village - Marcelle Delaunoy.

20 euros (code de commande : 29243).

 

COHN (Jonas) — Théorie de la dialectique. Doctrine des formes philosophiques. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1993. In-8° collé, 394 p., (collection « Raison Dialectique »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La philosophie, dès ses premiers pas en Grèce, a eu l'ambition d'établir sur le monde et sur l'homme un discours dépourvu d'ambiguïté et cohérent basé sur des fondations assurées que toute conscience puisse endosser. Or elle semble en être toujours aussi loin. Dans le passé, des systèmes différents se sont affrontés à chaque époque, dans le présent les philosophes accusent avec coquetterie leur originalité : autant de têtes, autant d'avis. La raison en est sans doute dans le fait que la contradiction hante toute pensée qui ne l'exclut pas par construction, comme le font les savants. Prendre à bras le corps ce fait de la diversité et des oppositions internes de ceux qui cherchent encore le discours cohérent, tel est le dessein du livre de Jonas Cohn. Après un survol de l'histoire de la pensée occidentale, il montre la dialectique déchirer des notions usuelles comme le droit, le temps et l'œuvre d'art, et il fait l'inventaire systématique des contradictions auxquelles chaque conscience se heurte. Ce livre se dresse comme un défi sur la route du philosophe moderne, et élucide bien des aspects des controverses contemporaines.
   Jonas Cohn (1869-1947) a été professeur à Fribourg-en-Brisgau, de 1901 à 1933. Il souligne dans son enseignement que la chose et la connaissance qu'on peut en avoir sont indissociables et que seule une pensée dialectique peut faire justice adéquatement tant au réel qu'au savoir portant sur lui. Mais cela ne garantit pas la rationalité, ni la translucidité ultime du monde. Par ailleurs, il laisse une œuvre considérable portant sur les valeurs, esthétiques et morales. Une Fondation perpétue sa mémoire et gère son héritage. Il fait partie avec Hönigswald, Th. Lift et H. Wagner des penseurs allemands réellement importants du début de ce siècle, bien plus que ceux que la mode a intronisés au fénestron.

13 euros (code de commande : 29230 - vendu).

 

DELGHUST (Oscar) — Renaix à travers les âges. Renaix, Leherte-Delcour, 1936. In-8° broché, 238 p., illustrations, exemplaire dédicacé par l'auteur et en bon état.
En quatrième de couverture :
   - Préface.
   Chapitre I. Préhistoire et origines de la ville de Renaix.
   Chapitre IL De la fondation du couvent de Renaix à la translation des reliques de saint Hermès, en 860.
   Chapitre III. De la translation des reliques de saint Hermès à l’achat de la seigneurie de Renaix par Gui de Dampierre, en 1280.
   Chapitre IV. De l’achat par Gui de Dampierre aux troubles religieux du XVIe siècle.
   Chapitre V. Les troubles religieux à Renaix.
   Chapitre VI. De l’avènement d'Albert et d’Isabelle à la paix de Nimègue (1679).
   Chapitre VIL De la paix de Nimègue à la fin du régime espagnol.
   Chapitre VIII. De l’avènement de la Maison d’Autriche à la mort de Marie-Thérèse.
   Chapitre IX. De l’avènement de Joseph II à la fin du régime autrichien.
   - Annexes.

25 euros (code de commande : 29250).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Nouveau manuel de l'amateur de Bourgogne. Frontispice et ornements dessinés et gravés sur bois par Robert Bonfils. Paris, Rouart et Watelin, 1921. In-8° broché, 176 p.
Extrait :
   Le vin, liquide considéré comme sacré par les cultes anciens et aussi par la religion de l'Occident, puisque, seul, le vin pur peut, en vertu de la consécration, devenir le sang du Seigneur, doit être traité avec respect. Ceux qui le boivent comme s'ils absorbaient des breuvages fabriqués, sont indignes de lui. Vous retirerez peu d'agrément de leur compagnie ; ce sont des êtres pour qui les hauteurs de la civilisation resteront probablement à jamais inaccessibles, des êtres de culture imparfaite, rudimentaire.
   Ce n'est pas à dire que l'amateur de Bourgogne soit toujours un homme supérieur, mais c'est un être essentiellement perfectible. C'est un humaniste, sinon en substance, du moins en puissance, car on remarquera presque toujours chez lui un souci d'élégance dans l'expression de la pensée, un amour des bonnes lettres, de l'éloquence ou des arts. Il est, de plus, franc, loyal, généreux, prompt à l'enthousiasme.
   Ce n'est pas pour rien que le bourgogne est le vin des poètes, des amants, des héros, il ne manque jamais d'octroyer à ses fervents quelque bienfait spirituel.
   Mais si vous ne choisissez pas judicieusement vos partenaires, il ne vous livrera point son âme avec la même chaleur. Il répugne à être bu par des gens vulgaires qui ne se différencient point des animaux dans les opérations de l'alimentation.
   N'écoutez pas les faiseurs, qui, sous prétexte qu'ils planent dans les sphères supérieures de l'intelligence, considèrent comme inférieure et grossière toute préoccupation de boire et de manger. Ces marchands d'orviétan auraient-ils la prétention d'en remontrer à Goethe, à Schiller, à Victor Hugo, à Baudelaire et à tant d'autres en fait l'idéal ?
   Il est indispensable que tout être se nourrisse, mais l'homme n'assouvit point sa faim comme la bête. En faisant l'éducation de son goût, il apprendra à jouir des choses que notre Mère la Terre nous a si largement dispensées, en même temps qu'il en connaîtra la grandeur. En érigeant en art la manière de se nourrir et de s'abreuver, il adresse le plus bel hymne de reconnaissance que la créature ait jamais poussé vers le Créateur.

35 euros (code de commande : 29221).

 

DE VOS (Luc) — Les 4 jours de Waterloo. 15-16-17-18 juin 1815. Braine l’Alleud, J.M. Collet, 1997. In-8° broché, 157 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Les méthodes de combat en 1815.
   Chapitre II. Le retour de Napoléon.
   Chapitre III. Les forces en présence.
      - L'armée anglo-néerlandaise.
      - L'armée prussienne.
      - L'armée française.
   Chapitre IV. L'idée de manœuvre de Napoléon.
   Chapitre V. L'avance française, le 15 juin.
   Chapitre VI. Les deux batailles du 16 juin.
      - La bataille des Quatre-Bras.
      - La bataille de Ligny.
   Chapitre VII. Les diverses marches du 17 juin.
      - La retraite prussienne.
      - Les mesures françaises.
   Chapitre VIII. Waterloo : la journée décisive.
      - Les bivouacs dans la nuit du 17 au 18 juin 1815.
      - Le milieu.
      - Les préparatifs.
      - La bataille.
         - La lutte contre les alliés de 11 h. 30 à 18 h. 30.
         - Les trouble-fête prussiens.
         - Pris dans l'étau.
         - La dernière attaque.
      - Rencontre et échappée.
      - Un lourd bilan.
   Chapitre IX. Wavre, le 18 juin.
   Chapitre X. Napoléon abdique.
   Chapitre XI. En guise de conclusion.
      - Les causes de la défaite de Napoléon.
      - Wellington est comblé d'honneurs... et de biens.
   - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 29249).

 

DUMÉES (Antoine-François-Joseph) — La Jurisprudence du Haynaut françois, contenant les Coutumes de la province et les Ordonnances de nos rois dans leur ordre naturel, avec les formules des principaux actes. Par Me. Antoine-François-Joseph Dumées Procureur du Roi de la Ville d'Avesnes. Douai, Willerval, 1750. [A Douay, / Chez Jacques-Fr. Willerval Imprimeur du Roi, au S. Esprit. / M. DCC. L. / Avec Approbation et Privilege du Roi.] In-4° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, reliure usagée, la coiffe manque, mors usagés et partiellement fendus, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [8 (épître et préface)], 448, [6 (table, approbation et privilège)] p., ex-libris manuscrit de l'avocat montois Charles-Joseph Merlin, daté de 1752.
   Antoine-François-Joseph Dumées naquit à Avesnes le 22 juillet 1722. Avocat au Parlement de Flandre, il fut successivement procureur du roi, syndic et subdélégué à Avesnes. Il mourut âgé de 43 ans, le 27 février 1765.
Extrait de la préface :
   Je présente au Public cet Essai, dans l'espérance que quelque habile Homme un jour perfectionnera ce que je ne fais que tracer.
   La disette où je me suis trouvé de Notes & d'Observations pour l'intelligence & l'nterprétation de plusieurs dispositions des Coûtumes de cette Province, m'arrêta d'abord dans le dessein que je formai ; je sentis alors que j'allois me charger d'un fardeau bien lourd, & sous lequel je succomberois peut-être. Je fis part de mon Projet à certaines Personnes parfaitement versées dans nos Usages, qui ont bien voulu me communiquer leurs lumières ; je leur fuis redevable d'une infinité de choses sur lesquelles elles m'ont instruit : la délicatesse & la modestie dont elles se piquent m'empêchent de les nommer ; mais ma reconnoissance envers elles n'en est pas moins vive & moins étenduë.
   J'ai eu souvent recours aux Auteurs François, & j'y ai puisé quantité de réflexions solides, qui m'ont aidé à percer le nuage épais qui envelope différentes parties de notre Droit Coûtumier. Mais de quelle utilité, diront nos Praticiens, peuvent être les Auteurs François, eux qui ont travaillé suivant l'esprit des Coûtumes de France entièrement opposées à celles de cette Province ?
   Je conviens qu'il faut les lire avec beaucoup de circonspection, & que l'on courre risque de s'égarer souvent dès qu'on perd de vue qu'ils ont travaillé sur des Coûtumes différentes de celles sous lesquelles nous vivons. Notre Droit Coûtumier est fondé sur certains principes généraux qui sont communs à toutes les Coûtumes ; où puisera-t-on ces principes, sinon dans les Auteurs François, qui, selon la pensée d'un célèbre Ecrivain moderne, ont la clarté, l'exactitude, la méthode & l'élégance en partage. A l'égard des dispositions particulières de la Coûtume, la plupart ont une connexion avec les Coûtumes voisines, même avec celle de Paris, comme l'on verra par la suite de cet Ouvrage ; ainsi de ce côté là, la lecture des Auteurs François est encore d'une utilité évidente.
   J'aurois souhaité de faire encore plus d'usage de Loix Romaines qui seront toujours le sujet de mon admiration : « Ce précieux Trésor de l'Antiquité (dit Mr. de Ferrière dans son Histoire du Droit Romain) renferme la Doctrine épurée des Préceptes du Droit naturel & du Droit des Gens, & tous les principaux points de la Morale : ce n'est que dans cette source féconde où l'on puise les principes de l'équité & les Règles de la Jurisprudence universelle ; & sans doute que si l'on étoit assez heureux dans ce Royaume pour que tout le monde y vécût sous une même Loi, il n'en faudroit pas davantage pour bien régler l'état & les mœurs de tous ceux qui le composent. »
   Cet Auteur n'est pas le seul qui ait fait des vœux pour 1'établissement d'une Jurisprudence uniforme ; tout le monde sçait la façon dont Dumoulin pensoit & parloit de la diversité des Coûtumes. Mais sans vouloir péser ni balancer les avantages & les inconvéniens qui résulteroient de l'abolition de toutes les Coûtumes & de 1'établissement d'une Loi simple & uniforme, je me renferme uniquement dans mon sujet, qui est d'exposer la Jurisprudence du Haynaut François dans son ordre naturel.
   Cet Ouvrage est divisé en trois Parties. La première traite des Personnes & de leurs différentes conditions. La seconde traite des Biens & des moyens de les acquérir. La troisième traite des obligations & des moyens qui les anéantissent.
Bibliographie :
   - Duthillœul (Hippolyte-Romain-Joseph), Bibliographie douaisienne, 1028.

200 euros (code de commande : 29226 - vendu).

 

[FRA ANGELICO]. Fra Angelico et les Maîtres de la lumière. Bruxelles, Fonds Mercator, 2011. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 239 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Jacquemart-André, à Paris, du 23 septembre 2011 au 16 janvier 2012.
Table des matières :
    - Préfaces.
   - Chronologie : Florence, du gothique international à l’aube de la Renaissance.
   - Introductions.
      - Fra Giovanni « Angelico ». Un peintre « gracieux, dévot, orné », et bien plus encore, par Giovanna Damiani.
      - Fra Angelico, un itinéraire artistique, un parcours d’exposition, par Nicolas Sainte Fare Garnot.
      - Fra Angelico « fresquiste » de Fiesole à Orvieto, par Magnolia Scudieri.
      - Fra Angelico et les Médicis, par Cristina Acidini Luchinat.
      - Un Prélude à Raphaël. La chapelle Nicoline de Fra Angelico au Vatican, par Antonio Paolucci.
   - Catalogue.
      - La Peinture à Florence durant la première moitié du XVe siècle.
      - Fra Angelico.
      - Les Maîtres de la lumière.
   - Notices techniques.
   - Bibliographie générale, par Luisa Berretti.
   - Index.

40 euros (code de commande : 29248 - vendu).

 

GAUME (Jean-Joseph) — Où allons-nous ? Coup d'œil sur les tendances de l'époque actuelle ; par l'abbé J. Gaume, Vicaire-général du diocèse de Nevers, Chevalier de l'ordre de Saint-Sylvestre, Membre de l'Académie de la Religion catholique de Rome, etc., auteur du Catéchisme de persévérance, etc., etc. Bruxelles, Vanderborght, 1844. [Bruxelles. / Imprimerie de M. Vanderborght, / Marché-aux-Poulets, N° 26. / 1844] In-12 demi-reliure d'époque, dos lisse orné d'un motif romantique doré, tranches marbrées, coiffe manquante et mors partiellement fendus, [4 (faux-titre, permission, titre, argument)], CCLXXXVIII p.
   Un avis préliminaire signale que « ce discours sert d'introduction à l'ouvrage que nous allons publier sous ce titre : Histoire de la société domestique chez les différents peuples anciens et modernes, ou Influence du Christianisme sur la Famille ».
Notice du catalogue des éditions de Chiré - Diffusion de la Pensée Française et des éditions Saint-Remi :

   Jean-Joseph Gaume est né à Fuans (Doubs) le 5 mai 1802. Il entre au séminaire de Besançon où il est fortement imprégné des écrits de l'abbé Nicolas-Sylvestre Bergier (en particulier son Dictionnaire de théologie), et des influences mennaisienne et liguorienne.
   Il est ordonné en 1825. Vicaire à Vesoul, puis nommé professeur de théologie au grand séminaire de Nevers. Supérieur du petit séminaire de Nevers (1828-31), chanoine titulaire (1828), puis vicaire général du diocèse de 1843 à 1852. Fait docteur en théologie à l'Université de Prague, il est nommé protonotaire apostolique en 1854 par Pie IX.
   Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la théologie, l'histoire et l'éducation. Il conçut une nouvelle manière de former la jeunesse et l'enfance, qui consistait principalement à enseigner davantage les auteurs chrétiens dans les classiques, et composa notamment à cette fin le Catéchisme de persévérance (1838) qui sera publié à plus de 900.000 exemplaires. Il publia par ailleurs une trentaine de manuels scolaires, dans une série intitulée la Bibliothèque des classiques chrétiens latins et grecs, pour toutes les classes.
   Il était particulièrement intransigeant envers les révolutionnaires, les libéraux, les socialistes et les francs-maçons. Son ouvrage La Révolution reprend les thèses antimaçonniques de l'abbé Barruel, expliquant les événements de 1789 par un complot maçonnique.
   Il est mort à Paris le 19 novembre 1879.
   Où allons-nous montre à quel point Mgr Gaume fut un des esprits les plus perspicaces de son temps. La déchristianisation totale que nous vivons est prédite dans cet ouvrage qui pointe du doigt les faux principes du libéralisme énoncés à son époque, et les conséquences désastreuses pour la société, la famille et l'individu.
Table des matières :
   Chapitres I à III. État de l'époque actuelle.
   Chapitre IV. Ce qu'il présage.
   Chapitre V. Idée de l'empire anti-chrétien.
   Chapitres VI à XI. Témoignage de l'histoire et de la raison ; caractère des tendances générales de l'Europe depuis le XVIe siècle.
   Chapitres XII à XV. Témoignage de l'expérience.
   Chapitres XVI et XVII. Témoignage de la tradition.
   Chapitre XVIII. Saint Vincent Ferrier.
   Chapitre XIX. Chute de l'Empire Romain, et décadence de l'empire de Mahomet.
   Chapitre XX. Prédication universelle de l'Évangile.
   Chapitre XXI. L'apostasie.
   Chapitres XXII et XXIII. Développement visible de l'anti-christianisme.
   Chapitres XXIV à XXVI. Séparation des deux cités du bien et du mal.
   Chapitre XXVII. Préparatif de la grande et dernière lutte.
   Chapitres XXVIII et XXIX. Craintes et espérance ; avertissements aux nations, aux particuliers, aux familles.
   - Raison de l'histoire de la famille.

20 euros (code de commande : 29237).

 

GORLIA (Joseph) — Histoire de Basècles. Village de la châtellenie d'Ath. Introduction par Paul Rolland. Fontaine l'Évêque, Daisne, 1938. In-8° broché, VIII, 247 p., planches hors texte, couverture un peu défraîchie, rare.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Sources d'archives.
   - Introduction.
   Première partie. La vie civile.
      - La situation.
      - Les lieux dits.
      - Les chemins actuels.
      - L'ancienneté du village : découvertes archéologiques et documents écrits.
      - Les habitants : leur nombre ; leurs noms ; leurs maisons : leurs professions.
      - Les hôteliers.
      - Les agriculteurs - Le marché - Les bois.
      - Les industriels - Histoire des carrières.
      - Les gens de Basècles à l'étranger - Un homme extraordinaire.
      - Les souffrances occasionnées par les guerres.
   Deuxième partie. Le Seigneur et ses droits.
      - L'alleu de Basècles.
      - Les comtes de Basècles.
      - L'avouerie.
      - Les droits seigneuriaux - Procès des pommes de terre.
      - La charité du seigneur.
      - La justice seigneuriale.
      - Les comptes de l'abbaye de Saint-Ghislain.
   Troisième partie. La vie communale.
      1. L'administration de la commune sous l'ancien régime.
         - La justice échevinale.
         - L'emprunt de territoire et d échevins.
         - Vente publique.
        - Contrat de mariage.
         - La tutelle des orphelins.
         - La maîneté.
         - Les testaments.
         - Les biens de la communauté.
         - Le chausséage.
         - Le massard.
         - Le mambour de l'église et des pauvres.
         - L'assiette des tailles.
         - L'école.
         - Mayeurs et échevins.
      2. L'administration de la commune sous le nouveau régime.
         - L'ordre et la sécurité.
         - La police.
         - La garde civique.
         - La lutte contre l'incendie ; les pompiers.
         - La voirie.
         - L'eau potable.
         - L'éclairage.
         - Les écoles.
         - La place communale.
         - Bourgmestres et conseillers.
         - Secrétaires communaux.
   Quatrième partie. La vie paroissiale.
      - L'origine de la paroisse.
      - La situation du curé - Procès de la portion congrue.
      - Le compte de l'église - Les obits.
      - Les curés.
      - Les vicaires.
      - Les prêtres originaires de Basècles.
      - Le clerc.
      - Les registres paroissiaux.
      - L'église.
      - Le cimetière.
      - Le presbytère - Les procès pour sa restauration.
      - La prévôté.
      - Les biens nationaux.
   Cinquième partie. La vie populaire - le folklore.
      - Les sobriquets.
      - Le mobilier.
      - Les jeux et divertissements.
      - Les sociétés et confréries - Saints populaires - Fêtes populaires.
      - Les chapelles privées.
      - Quelques coutumes.
      - Conclusion.
   Sixième partie. Notes généalogiques.
      - Les Bleu.
      - Les Daudergnies.
      - Les Delépine.
      - Les Sénéchal.
      - Les Mauroy.
   - Errata.

50 euros (code de commande : 29242).

 

GRUBER (Alain) — L'argenterie de maison du XVIe au XIXe siècle. Fribourg, Office du Livre, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 303 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Le présent ouvrage illustre l'évolution de l'argenterie de maison dans les pays de tradition européenne sous un angle inédit. En effet, notre but est de retracer une typologie et une histoire de l'orfèvrerie civile de la fin de la Renaissance à l'aube du XXe siècle à partir de la fonction pratique qui revient à chaque type d'objet. Nous poursuivons l'évolution des formes, les éventuelles transformations, les adaptations à des usages nouveaux, les passages d'un pays à l'autre à travers la reconstitution des emplois auxquels ces objets étaient primitivement destinés.
   En reproduisant des tableaux, des gravures et des dessins originaux peu connus et jamais examinés sous cet angle informatif où apparaissent des pièces d'orfèvrerie telles qu'elles étaient utilisées dans leur environnement d'époque, nous estimons que l'argenterie ancienne peut non seulement être appréciée à sa juste valeur, mais que des usages oubliés depuis longtemps peuvent conférer leur sens à des formes souvent inexplicables.
   L'étude de l'orfèvrerie sous cet aspect inédit permet une meilleure compréhension artistique et historique d'objets enfin replacés dans leur contexte culturel. Trop d'objets sont aujourd'hui rabaissés au rôle de tristes témoins du passé, dénués de toute vie, par le simple oubli de l'usage auquel ils avaient dû leur destination première. Alain Gruber répare brillamment cet oubli au cours de ces quelque 300 pages abondamment illustrées.

50 euros (code de commande : 29247 - vendu).

 

[HARDUIN (Bertrand Harduin (ou Hardouin) de Saint-Jacques, dit Guillot Gorju)] — Les débats et facetieuses rencontres de Gringalet et de Guillot Gorgeu, son maître. Rouen, Veuve Oursel, [1709 (date du permis d'imprimer)]. [A Rouen, / Chez la Veuve de Jean Oursel, / grande rue S. Jean, à l'Enseigne de l'Imp. / Avec Permission.] In-12 sous un brochage parcheminé moderne, 24 p.
Notice d'Auguste Jal :
   Grand, maigre, osseux, portant le plus singulièrement du monde un nez qui s'allongeait sans mesure, sur une bouche largement ouverte et entre deux yeux d'émerillon, couverts à demi par d'énormes sourcils ; vêtu de noir de la tête aux pieds ; le chef coiffé d'un bonnet étrange ; les jambes cachées dans des bas de chausse trop larges ; le dos chargé d'une houppelande courte que bordait une chose sans nom, ayant la prétention d'être ou d'avoir été une fourrure ; gai à la folie avec un air d'enterrement ; improvisateur spirituel et hardi ; railleur d'autant plus impitoyable des médecins, qu'il avait commencé par pratiquer la médecine et qu'il avait vécu d'abord dans une maison remplie de membres de la Faculté, et ensuite avec les opérateurs, qui, eux aussi, tranchaient de l'Hypocrate et du Galien ; bouffon quelquefois raisonnable, mais rarement délicat, tel fut cet homme qui, au commencement du XVIIe siècle, partagea la royauté de la farce avec deux héros de l'hôtel de Bourgogne, balança Tabarin et fit oublier Gros-Guillaume, ce tonneau humain, celte outre de chair, d'où la grasse plaisanterie s'échappait, comme d'une cuve le vin qui bout, comme d'un broc ventru la mousse piquante de la bière. Le Blond, graveur et, je pense, aussi éditeur d'une collection de portraits en pied de comédiens, a reproduit, d'après J. Falck, la figure grotesque de Guillot-Gorju dans son costume de docteur ridicule.
   Sauval n'a rien su de Bertrand Hardouin ni de sa famille ; les historiens du théâtre qui sont venus après Sauval ont dit que, vers l'année 1642, le comédien, emporté par son inconstance naturelle, descendit du théâtre et alla porter ses plantes et sa science médicale à Melun, où l'ennui le gagna bientôt. Ils ont ajouté qu'il revint à Paris et se logea en face de l'hôtel de Bourgogne, où il mourut en 1648. Quant à la daté précise de son décès, les biographes ne l'ont point connue. [...] Le Dictionnaire historique de Paris, par Hurtaut et Magny (l779), dit que GuilIot-Gorju mourut âgé d'environ cinquante ans. Si cette assertion était fondée, Bertrand Hardouin de Saint-Jacques serait né en 1594. Or, Bertrand Harduin naquit le 31 août 1600, à six heures du matin, et fut baptisé le même jour, fils de Philippe Harduin de St-Jacques, docteur régent de la faculté de médecine de Paris, et de Geneviève Drouet, sa seconde femme. Guillot Gorju avait donc seulement 48 ans lorsqu'il passa de vie à trépas.
   Philippe Hardouin, que n'ont point connu les historiens du théâtre français, eut au moins 7 enfants de ses deux mariages. [...] Le frère de Bertrand, Philippe II, né en 1598, fut médecin comme son père et son oncle. [...]
   Le bouffon était mal avec sa famille ; les médecins n'avouaient probablement pas un frère qui amusait le populaire à l'hôtel de Bourgogne, empruntant une partie de son comique aux termes barbares de la médecine, dont Guillot-Gorju se plaisait à débiter la nomenclature à ses auditeurs en l'accompagnant des lazzi les plus « cocasses ». Je n'ai pu savoir quand et où se maria Bertrand Hardouin ; j'ai vainement cherché l'acte de son union avec une femme qui ne m'est connue que par le baptistaire d'un des enfants de Montfleury, baptisé eu 1639, ayant pour marraine « Gabrielle Messier, femme d'Adam (sic pour Hardouin) de Saint-Jacques ». Le vicaire, de Saint-Sauveur qui, ayant mal entendu le nom de Hardouin, écrivit « Adam », n'entendit pas mieux celui de Gabrielle Le Messier, et il écrivit seulement « Messier ». Galbielle était à n'en pas douter une sœur de Pierre Le Messier, comédien à l'hôtel de Bourgogne sous le nom de « Bellerose » Je ne vois point que Guillot-Gorju ait eu des enfants.
Eugène Rigal et Laurence Périn ajoutent :
   De nombreuses troupes se disputent les faveurs du public et des protecteurs du XVIIe siècle. Elles se produisent à Paris, à l’Hôtel de Bourgogne, loué aux
Confrères de la Passion. La première troupe qui y obtienne l’autorisation de s’y installer de manière durable est un trio comique dirigé par Gaultier-Garguille (1573-1633), et ce, à partir de 1629. À la mort de Gaultier-Garguille, c’est le comédien Bellerose qui devient directeur de la formation.
   Pour remplacer Gautier Garguille, on avait même enrôlé un vrai docteur, qui avait abandonné la médecine pour courir la campagne en qualité de comédien et auquel on s’efforçait de faire une célébrité Bertrand Harduin (ou Hardouin) de Saint-Jacques, dit Guillot Gorju. Ce dernier, qui mourut en 1648 exerçant de nouveau la médecine, était probablement retiré du théâtre dès 1642. On fait dire à Gaultier Garguille dans son Testament : « Je... devais laisser un successeur qui fût digne d’occuper ma place. À cet effet, après y avoir longuement songé, je veux et entends que le vénérable Guillot Gorju cesse de courir la campagne et vienne jouer mon rôle à Paris et partout ailleurs où besoin sera, comme seul capable et habile à me succéder, car telle est ma dernière volonté ; et pour le laisser le plus semblable à moi qu’il se puisse, je lui donne et lègue mon habit noir à manches rouges... À la charge qu’il s’acquittera tous les jours de comédie d’une chanson que je dois à perpétuité aux pages et aux laquais. »
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes (éd. 1872), t. I, col. 841.
   - Quérad (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. II, p. 223.
   - Rigal (Eugène), Le théâtre français avant la période classique : fin du XVIe et commencement du XVIIIe siècle, pp. 206-207.
   - Jal (Auguste), Gorju, dans Dictionnaire critique de biographie et d'histoire (éd. 1872), p. 648-649.
   - Périn (Laurence), Histoire des troupes [de théâtre]. (Dossier pédagogique du Théâtre de Cornouailles - Saison 2013-2014), p. 5.

30 euros (code de commande : 29224).

 

HAYEK (Friedrich A.) — Essais de philosophie, de science politique et d'économie. [Titre original : Studies in Philosophy, Politics and Economics.] Traduit de l'anglais par Christophe Piton. Paris, Les Belles Lettres, 2007. In-8° collé, 525 p., (collection « Bibliothèque Classique de la Liberté », n° 10), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Composés de textes déjà parus entre 1944 et 1967, ces Essais ont d'abord pour intérêt de précieusement renseigner sur l'élaboration des grandes thèses (entre autres celle de l'« ordre spontané » et de l'« évolutionnisme culturel ») que Hayek développera plus tard dans La Constitution de la liberté (1961) puis Droit, législation et liberté (1973-1979). Ils soulignent également le rôle capital que la création de la « Société du Mont-Pèlerin » a joué dans son itinéraire intellectuel comme dans l'histoire des idées libérales.
   Mais la lecture des Essais permet aussi de découvrir que le plus mondialement célèbre et influent des penseurs néo-libéraux a été bien davantage qu'un théoricien de l'économie de libre marché : un historien des idées politiques à l'impressionnante érudition et l'auteur d'une puissante réflexion en philosophie cognitive et en épistémologie fondamentale – où ses conceptions économiques ont puisé une grande part de leur originalité et de leur pertinence.

15 euros (code de commande : 29203).

 

[HENNIN-LIÉTARD (Jean et Maximilien de)]. CAPOUILLEZ (Marcel)Deux grands seigneurs du 16ème siècle, Jean & Maximilien de Hennin-Liétard, comtes de Boussu. [Boussu], [Chez l'Auteur], 1977. In-8° broché, 75 p., illustrations en noir, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Contexte historique.
   Première partie. Jean de Hennin-Liétard.
   Deuxième partie. Maximilien de Hennin-Liétard.
      1. Au service des Espagnols.
      2. Sa captivité à Hoorn.
      3. Au service des États Généraux.
      4. Le mystère de sa mort - Ses funérailles.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 29220).

 

HERBOMEZ (Armand d') — Les fonds des Intendances de la Flandre wallonne et du Hainaut aux Archives du département du Nord par Armand d'Herbomez ancien élève de l'École des Chartes. Tournai, Casterman, 1890. In-8° broché, 27, [1 bl.] p., couverture un peu défraîchie.
   Il s'agit d'un extrait du tome XXIII des Bulletins de la Société historique et littéraire de Tournai.
Sommaire :
   - Avant-propos.
   I. Documents concernant le Tournaisis.
   II. Documents concernant Tournay.
   III. Documents concernant Saint-Amand.
   IV. Documents concernant Mortagne.

10 euros (code de commande : 29238 - vendu).

 

[IMPRIMERIE]. Le cinquième centenaire de l'imprimerie dans les anciens Pays-Bas. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1973. Fort in-4° broché, XXIII, 587 p., illustrations in et hors texte.
   Ce volume a été publié à l'occasion de l'exposition organisée à la Chapelle de Nassau et à la galerie Houyoux, à la Bibliothèque Royale Albert Ier, à Bruxelles, du 11 septembre au 27 octobre 1973.
Extrait de l'avant-propos :
   Quelque vingt ans après son invention, l'imprimerie s'introduit dans les régions qui forment aujourd'hui les Pays-Bas et la Belgique. À cette époque, une partie de ces régions étaient soumises à l'autorité des héritiers du duc Philippe le Bon. Pendant un siècle environ, la mosaïque des possessions réunies par ce prince allait évoluer vers une unité politique relative, que les guerres de religion devaient rompre brutalement en 1576.
   Les Bibliothèques royales de La Haye et de Bruxelles, se souvenant de cette brève période où ce que les historiens appellent les Anciens Pays-Bas furent soumis à un pouvoir unique, ont tenté de célébrer ensemble le cinquième centenaire de l'introduction de l'imprimerie dans leurs pays. Tandis que la Bibliothèque royale Albert Ier se chargeait de mettre sur pied une exposition, la Bibliothèque royale de La Haye devait organiser un colloque d'historiens du livre. Malheureusement, pour diverses raisons, il fallut renoncer à ce dernier projet. En revanche la Bibliothèque royale Albert Ier a pu, grâce à une équipe d'incunabulistes appartenant à plusieurs institutions de Belgique, des Pays-Bas et d'Allemagne, réaliser l'exposition Le cinquième centenaire de l'imprimerie dans les Anciens Pays-Bas, qui tente de montrer, par un choix étendu d'incunables, ce que fut l'édition au XVe siècle dans ces régions.
   Ce titre appelle quelques précisions. Si les premiers livres datés parus dans les Anciens Pays-Bas, à Alost et Utrecht plus précisément, portent le millésime 1473, il est au moins possible que certains livres non datés leur soient antérieurs. Mais quand on fête un jubilé, il faut bien prendre une date pour point de départ, et sans doute on ne reprochera pas aux organisateurs d'avoir choisi la date certaine de 1473.
   D'autre part l'exposition montre des manuscrits et des livres tabellaires. Ils rappelleront au visiteur que longtemps encore après l'introduction de la typographie, d'autres formes de production du livre ont subsisté. Plus particulièrement en choisissant des manuscrits écrits dans les Anciens Pays-Bas au cours de la seconde moitié du XVe siècle, on a voulu montrer que l'imprimerie n'a pas éliminé la forme traditionnelle de transmission de la pensée, qu'aucune solution de continuité n'apparaît entre les premiers incunables et leurs modèles manuscrits, qu'ils dépendent parfois étroitement les uns des autres et que dans l'esprit du lecteur du XVe siècle l'imprimé n'est pas fondamentalement différent du manuscrit.
   Quant aux limites géographiques, on s'est rendu compte qu'il était impossible de les définir d'une manière entièrement satisfaisante. Si, d'après les critères historiques, on se bornait aux pays juridiquement soumis aux ducs de Bourgogne, on excluait Utrecht, Deventer, Zwolle et Liège. Si l'on choisissait les limites territoriales de la Belgique et des Pays-Bas actuels, on renonçait à la justification historique même de l'exposition. On a adopté une troisième solution, qui tâche de concilier les deux autres et que les organisateurs expliquent dans leur Introduction.
   Les auteurs du catalogue ont tenu compte du dernier état des recherches en matière d'histoire du livre. Ils proposent même souvent des solutions nouvelles à des questions complexes. Leur publication se présente donc à la fois comme une synthèse destinée à ceux qui abordent l'histoire du livre dans les Anciens Pays-Bas et comme une analyse critique, faite à l'intention des incunabulistes, de quelques difficultés bibliographiques.

20 euros (code de commande : 29233).

 

KLARSFELD (Beate et Serge) — Mémoires. Paris, Fayard/Flammarion, 2015. In-8° collé, 687 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, exemplaire muni de sa bande d'annonce, ex-libris manuscrit sur la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de « chasseurs de nazis » que l'on connaît.
   Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d'anciens nazis d'accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d'éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations – notamment lors de leur tentative d'enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo – ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu'à aujourd'hui.
   Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

15 euros (code de commande : 29208).

 

LAMBRIX (Alexandre) — La Bataille du Charbon vécue et écrite par Lambrix Alexandre. Herve, Chez l'Auteur, [1991]. A4 dactylographié collé, 345 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Né à la première lueur du jour d'un 24 septembre 1929, à l'heure où s'éveille en général le monde du travail, et n'ayant pour horizon que l'immensité d'un terril de stériles de charbon, le berceau de ma plus tendre enfance n'était éloigné du lavoir du charbonnage des Makets que de la distance de la portée du bruit de la paire et des berlines qui s'entrechoquaient.
   Ce fut sans doute le premier bruit que mes oreilles ont entendu avec le grincement des molettes de la belle-fleur toute proche.
   Je m'imagine son chant, se confondant parfois à mes premiers balbutiements de bébé, poussés vers un ciel déjà assombri des poussières de charbon échappées de ces hauts bâtiments de triage, à l'aube d'un premier jour de cette vie qui ne fut qu'un enchevêtrement, de jeux d'enfants, de gestes d'adolescents, d'actions et de travaux d'adultes, jusqu'au crépuscule d'une vieillesse toujours influencée jusqu'à la nuit close par une naissance à l'aube d'une journée d'automne, dans un coron ombragé par les fortes et hautes branches métalliques d'un chevalement de charbonnage.

20 euros (code de commande : 29214 - vendu).

 

LAMBRIX (Alexandre) — Le carcan des corons. Conte des mille et une nuits du fond des mines. Herve, Chez l'Auteur, 1992. A4 dactylographié collé, 394, [7] p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état auquel on joint un extrait du journal Nord Éclair contenant quelques articles consacrés à la Sainte-Barbe dans le Borinage, le 4 décembre 1992 et deux cartons autographes de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Un signal donné par les accrocheurs du fond, c'est l'abarin, la cage contient des hommes et non des berlines de charbon.
   Sous la poussée du terrain un éboulement grand comme un terril a coupé le passage, malgré les boisages, « il y a des emmurés ».
   Le noir espoir de la misère humaine et les capitaux par cupidité, ont les yeux fixés au gouffre dantesques, où comme deux baleines qui viendraient souffler, s'engloutissent puis réapparaissent, « lès gayoûles di fier », les cages d'acier.
   Des cris de douleurs, des cris d'agonie, se mêlent aux bruits des marteaux-piqueurs, aux bruits des turbines, à ceux des berlines, roulement de tonnerre, galère des hercheurs.
   Informe et mouvant, toussant et crachant, stoïquement brave, naïvement bon, leurs yeux blessés, dans le jour mourant, ils sortent des enfers, et revoient la terre.
   Famille blessée, par les fins cristaux, d'un même sang perlé, tatouant la peau, d'un noir de traîtrise, qui bouche les pores, se cicatrisant, dedans et dehors.
   Pendant qu'ils se crèvent dans leur dur labeur, les poussières meurtrières tuant les houilleurs, des lèvres à la plèvre, jusqu'aux alvéoles, ils sortent vainqueurs, d’un triste symbole.
   C'est pour la nation, qu'ils agissent ainsi, « bataille du charbon », celle des actions, pour l'économie, le progrès du social, le développement du bien national.
   Les vertus du peuple, se trouvent enfermées, tout au fond du puits, où se trouve la mort. Les frères mineurs, solidarisés, bravant les fracas, unissent leurs efforts. Carcans des corons, cœur des sociétés, vous avez créé, le pays wallon.

20 euros (code de commande : 29217 - vendu).

 

LAMBRIX (Alexandre) — Histoire sur la vie des mineurs. Leur dernier cri. Herve, Chez l'Auteur, 1993. A4 dactylographié collé, 499 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Race de Seigneur aux Gueules-Noires. N'ayant en contrepartie de votre dur labeur, que la violation continuelle de vos droits sociaux. Chevalier du courage, de la noblesse et de l'honneur, n'ayant pour tout écusson que la complainte tragique des chevalements de la gloire. Belles-fleurs, châssis à molettes surplombant les puits de mine, sanglotant l'oracle funèbre de leur sanctuaire divinement social. Particulièrement fraternel et solidaire dans un métier homicide. Un métier que j'aimais malgré tout.
   Métier que l'on a cupidement assassiné. C'est à vous mes frères, qui courageusement, aviez créé au fond de la mine, une Belgique fraternelle et unie imaginant, concevant, créant tous les progrès sociaux et économiques que je dédie Leur dernier cri. Notre dernier combat, tout en pensant que demain, « il faudra continuer ce qui a été interrompu hier. »

20 euros (code de commande : 26915).

 

LAMENNAIS (Félicité Robert de) — Le Livre du Peuple, par F. Lamennais. Bruxelles, Jamar, 1838. [Bruxelles. / J. Jamar, Éditeur-Libraire, / rue de la Régence, 8, / 1838] In-12 broché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 144 p., couverture un peu défraîchie avec un petit manque dans la marge du second feuillet.
Extrait de l'article d'Eugène Lerminier :
   Le Livre du Peuple contient la série des propositions suivantes :
      I. Toutes choses ne sont pas en ce monde comme elles devraient être. L’ordre primitif de l’humanité a été troublé. L’homme a rompu l’unité de la famille primitive. Il s’est formé des multitudes de sociétés particulières qui, au lieu de s’aider mutuellement, n’ont songé qu’à se nuire. Les nations divisées entre elles, chaque nation s’est encore divisée en elle-même. Quelques-uns ont fait des lois pour leur avantage et les ont maintenues par la force. L’amour excessif de soi a étouffé l’amour des autres. Le lien de la fraternité a été brisé. Pour les uns, le repos, l’opulence, tous les avantages ; pour les autres, la fatigue, la misère et une fosse au bout.
   II. Ces derniers qui souffrent, sont le peuple. Tous ceux qui fatiguent et qui peinent pour produire, dont l’action tourne au profit de la communauté entière, les classes les plus utiles à son bien-être, voilà le peuple. Le peuple c’est le genre humain. S’il disparaissait soudain, il ne resterait que quelques rares individus dispersés sur le sol, les privilégiés.
   III. Quel but doit se proposer le peuple ? Il ne doit pas se proposer de se faire individuellement un sort meilleur ; car la masse resterait également souffrante et rien ne serait changé dans le monde ; non plus de substituer une domination à une autre domination : mais il doit se proposer de former la famille universelle, de construire la cité de Dieu, de réaliser par un travail ininterrompu son œuvre dans l’humanité.
   IV. La sagesse consiste dans la connaissance et la pratique des vraies lois de l’humanité, et l’ensemble de ces droits est ce qu’on appelle droit et devoir. Le droit, c’est vous, votre vie, votre liberté. Mais la justice ne suffisait pas aux besoins de l’humanité. Une autre loi est nécessaire à sa conservation, et cette loi est la charité, qui est la consommation du devoir dont la justice est le premier fondement.
   V. Le droit en ce qu’il a de primitif et de radical est inaliénable. Le droit de se conserver ou le droit de vivre implique le droit à tout ce qui est indispensable à l’entretien de la vie. Mais l’homme a deux sortes de vie, la vie du corps et la vie de l’esprit. La vie de l’esprit consiste dans la connaissance de la loi religieuse et morale et dans celle des lois de l’univers, et tous ont droit à cette connaissance.
   VI. Comme l’individu, le peuple a le droit de vivre, le droit de se conserver, de se développer librement. Et maintenant qu’est devenu le droit du peuple en ce monde ? Le droit est violé dans le peuple, car le peuple est malheureux et ignorant. Sans doute, égaux en droits, les hommes ne possèdent pas des facultés égales ; mais ils doivent tous participer au bien général qui est le résultat des aptitudes diverses de l’humanité.
   VII. Comme l’individu dont la souveraineté est inaliénable, le peuple est souverain ; car de la souveraineté de chaque individu naît dans la société la souveraineté collective de tous, ou la souveraineté du peuple, également inaliénable. Le souverain, c’est le peuple, essentiellement libre. Le pouvoir, qu’il soit exercé par un ou plusieurs, dérive de lui. Quand le peuple brise une domination inique, il ne trouble pas l’ordre ; il le rétablit, il accomplit l’œuvre de Dieu et sa volonté toujours juste.
   VIII. Les maux du peuple viennent des vices de la société, détournée de sa fin naturelle par l’égoïsme de quelques-uns, et jamais il ne sera mieux, tant que ceux-ci feront seuls des lois. La société ne doit être dans sa vérité que l’organisation de la fraternité. La loi chrétienne a dit : Que celui qui voudra être le premier parmi vous soit le serviteur de tous. Donc à qui que ce soit qui osera se dire son maître, le peuple doit répondre : non. Quand le peuple aura reconquis son droit, s’il en use avec sagesse, le monde changera de face.
   IX.. Il ne suffit pas de connaître ses droits ; il faut aussi connaître ses devoirs. Le devoir est le principe conservateur : de la société. Si le droit était respecté toujours, et le devoir toujours accompli, la terre serait heureuse.
   X. Le devoir s’étend à tous les êtres. Le droit comprend la justice et la charité.
   XI. Il y a des devoirs de plusieurs sortes, des devoirs généraux et particuliers. Énonciation des devoirs généraux.
   XII. Les devoirs de famille figurent au premier rang des devoirs particuliers. Entre l’homme et la femme, l’époux et l’épouse, les droits sont égaux, les aptitudes et les fonctions diverses. Le but principal du mariage est de perpétuer, par la reproduction des individus, la grande famille humaine. Les parens doivent l’éducation à leurs enfans. Les enfans doivent honorer et aimer leurs parens.
   XIII. La patrie est la commune mère. Le premier devoir envers la patrie est de travailler à établir dans son intégrité le principe de l’égalité absolue des droits, d’où émanent les libertés publiques et privées. Alors le peuple cessera d’être exclu de la gestion des affaires communes ; alors il aura vraiment une patrie. Au dessus de la patrie elle-même est l’humanité ; et l’ordre parfait n’existera que lorsque les nations, renversant les funestes barrières qui les séparent, ne formeront plus qu’une grande et unique société.
   XIV. L’ensemble des devoirs d’où découlent la vie et des vérités qui sont le fondement éternel de ces devoirs, forme ce qu’on appelle la religion. Nier la religion c’est nier le devoir, et puisqu’il existe de vrais devoirs, il existe une vraie religion. La religion implique la foi comme la base première. Le genre humain croît en vertu de sa nature même. La religion ne doit être confondue avec les diverses formes extérieures qu’elle revêt. Le christianisme, religion de l’amour, de la fraternité et de l’égalité, est la vraie religion. Il est aujourd’hui enseveli sous l’enveloppe matérielle qui le recouvre comme un suaire, mais il reparaîtra dans la splendeur de sa vie perpétuellement jeune : il est la loi première et dernière de l’humanité.
   XV. Le premier fruit du devoir est la jouissance d’un bien au-dessus de tous les biens, le calme intérieur, la paix et les joies pures. Le premier effet du devoir est de diminuer les maux de la vie, d’en adoucir l’amertume et d’y mêler tout un ordre ineffable de jouissance inconnues à ceux que les passions mauvaises dominent ou que l’égoïsme concentre en eux-mêmes. Le devoir réalise le droit. Le peuple, pour triompher certainement, ne doit vouloir rien que de juste. La sûreté, la liberté, la propriété de tous sans exception, doivent lui être sacrées. Le peuple doit s’associer et pratiquer le devoir dans l’association.
   XVI. Le peuple ne doit s’abuser ni sur le temps, ni sur les choses. Il doit se garder de rêver l’impossible. L’égalité des positions et des avantages annexés à chaque position n’est point dans les lois de la nature. Le mouvement de la vie sociale oppose un obstacle invincible à l’égalité des fortunes. L’état misérable du peuple ne peut pas non plus changer tout d’un coup. Rien de ce qui doit durer ne se fait qu’à l’aide du temps. Mais les hommes de travail doivent prendre courage. – Tableau de l’avenir. – Bonheur du peuple qui goûtera toutes les jouissances de l’art et de la contemplation du beau. L’Évangile du Christ, scellé pour un temps, sera ouvert devant les nations. On ne verra dans le criminel qu’un frère égaré, un malade. On ne connaîtra plus la peine de mort. – Le monde ne formera qu’une même cité qui saluera dans le Christ son législateur suprême et dernier. Les causes de guerre auront disparu ; le bien-être de chacun, étroitement lié au bien-être de tous, croîtra par un progrès nécessaire. Cependant le mal ne sera jamais détruit ici-bas, mais le peuple ne doit pas oublier que l’âme est immortelle.
   Telles sont les idées contenues dans le Livre du Peuple. On voit qu’en elles-mêmes elles ne sont pas très neuves ; mais elles trouvent de l’originalité dans leur enchaînement et surtout dans le caractère de celui qui s’est donné la peine de les associer dans une éclatante phraséologie. Désormais il ne saurait être douteux pour personne que M. de La Mennais a rompu définitivement les derniers liens de l’orthodoxie catholique qui pouvaient le retenir encore, et qu’il cherche les élémens d’un système nouveau. L’homme qui avait dit que le sentiment est variable et faux, que le raisonnement est trompeur, qu’une autorité extérieure est seule certaine, embrasse aujourd’hui le culte de la raison individuelle, et nous sommes obligés de dire que ce début dans l’ordre philosophique n’est pas heureux, car M. de La Mennais n’a nullement compris la théorie de l’intelligence et des lois de la raison. La souveraineté du peuple n’étant aux yeux de l’auteur que la collection des souverainetés individuelles ; elle n’est plus que la souveraineté du nombre, et voilà M de La Mennais d’accord avec les conséquences extrêmes, non pas de la démocratie, mais de la démagogie.
Bibliographie :
   - Lerminier (Eugène), Radicalisme évangélique – Le Livre du Peuple, par M. F. de la Mennais, dans Revue des Deux Mondes, t. 13 - 1838, pp. 147-151.

30 euros (code de commande : 29225).

 

LIBERA (Alain de) — L'Art des généralités. Théories de l'abstraction. Paris, Aubier, 1999. In-8° collé, 703 p., (collection « Philosophie »), exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce qu'une idée abstraite ? Un être mathématique ? Un objet universel ? Une classe ? Une collection ? À quelle partie de la philosophie l'enquête incombe-t-elle ? La métaphysique, la logique ou la psychologie ? Essai d'archéologie philosophique des théories de l'abstraction, L'Art des généralités propose, en guise de réponse, un parcours dans la « longue durée » de l'aristotélisme grec (Alexandre d'Aphrodise), latin (Boèce, Abélard) et arabe (Avicenne). Manifeste d'un relativisme placé sous le double patronage de R.G. Collingwood et de M. Foucault, le travail d'Alain de Libera dégage, par-delà la discontinuité des épistémé, les complexes de problèmes, les réseaux d'arguments, les schèmes et les invariants structurels permettant, par leurs retours et leurs déplacements, d'inscrire dans un même espace conceptuel philosophie médiévale et philosophie moderne. En ressort une vaste confrontation théorique du Moyen Âge et de la modernité (de Locke et Berkeley à Bolzano et Meinong) sur les questions centrales de la philosophie première. Rejetant à la fois la critique sommaire et l'apologie frileuse de l'exception philosophique française, imposées par la mondialisation, l'auteur s'efforce, dans sa réflexion sur la méthode et l'intelligibilité en histoire comme dans sa pratique effective, de nouer, au nom de la « tradition continentale », un dialogue enfin constructif avec la philosophie « analytique ». Des textes d'Alexandre et d'Avicenne, traduits de l'arabe par Marc Geoffroy, parachèvent l'ensemble.

18 euros (code de commande : 29229).

 

[MAGRITTE (René)]. SYLVESTER (David) — René Magritte. Catalogue raisonné. Tome I. Oil Paintings - 1916-1930. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome II. Oil Paintings and Objects - 1931-1948. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome III. Oil Paintings, Objects and Bronzes - 1949-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome IV. Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés - 1918-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome V. Supplement. (David Sylvester, Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Exhibitions Lists. Bibliography (Linette Cawthra). Cumulative Index. [Houston] - Anvers, Menil Foundation - Fonds Mercator, 1992 (t. I) -1993 (t. II & III) - 1994 (t. IV) - 1997 (t. V). Cinq volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étuis illustrés d'éditeur, tome I : XXVI, 388 p., tome II : XXVII, 478 p., tome III : XXVII, 496 p., tome IV : XXVI, 356 p., tome V : XXIV, 357 p., nombreuses illustrations en noir, ensemble en très bel état.
Sur la jaquette du tome V :
   The Belgian painter Rene Magritte (1898-1967) was an outstanding figure in the Surrealist movement and is surely one of this century's major artists. Since the 1960s his work has had a massive and continuing influence, not only on art, but on the imagery of popular culture. [...]
   As a whole, the series (I-V) presents an authoritative survey of the artist's œuvre, from 1916 to his death in 1967. The text offers a systematic survey of his oil paintings (I-III), objects (II-III), bronzes (III), gouaches, temperas, watercolours and papiers collés (IV), and Magritte's work as a commercial artist (V). Underpinning the entries on the individual works is a minutely detailed biographical chronology which constitutes a major contribution to the study of Surrealism in Belgium. The books include substantial and often unpublished extracts from Magritte's correspondence and writings, given both in the original French and in English translation. Volume V completes a series widely recognised as indispensable for Magritte scholars and admirers alike.

           

Les cinq volumes : 450 euros (code de commande : 29241).

 

MAIURI (Amedeo) — La peinture romaine. Genève, Skira, 1953. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 153 p., illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Les Grands siècles de la Peinture »), décharges d'adhésif sur les gardes, ex-dono à la page de titre.
Sur la jaquette :
   Ce livre se propose de répondre à un besoin universellement ressenti aussi bien par le public que par les spécialistes : posséder une documentation de la Peinture Romaine aussi étendue que possible et donnée avec la perfection technique actuelle des moyens de reproduction en couleurs. Jusqu'à nos jours, il manquait encore une présentation organique et formant un tout de l'ancienne peinture murale, reproduite avec le seul moyen qui en restitue toute la valeur. Les manuels que nous avons se limitent en effet à en donner seulement quelques essais, et pas toujours des plus heureux. Ces toutes dernières années, la peinture pompéienne a subi un véritable renouveau d'actualité, grâce aux études de critiques d'art, grâce aussi à l'intérêt que lui portent les artistes modernes : il n'est pas rare d'entendre parler de véritable révélation. Laissant de côté les classifications par trop scolastiques, ce livre se propose d'exposer les aspects les plus significatifs de la peinture ancienne, notamment ceux qui nous la rendent actuelle et encore vivante. Les 84 planches sélectionnées avec soin donneront un tableau d'ensemble de la peinture murale campanienne de ses origines à la fin de son développement ; allant des œuvres encore fortement liées à l'art classique hellénistique à celles qui expriment librement le langage propre aux artistes locaux.

20 euros (code de commande : 29246).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Ramentevoir. Récit. Préface de Jacques Cordier. Cuesmes - Liège, Éditions du Cerisier - Wallons-nous, 1989. In-8° collé, 173 p., illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Flénu-Produits !
   Une quinzaine de voyageurs descendirent du train vétuste venant de Mons : des ouvriers, des ouvrières, peut-être des employés, en tout cas, des gens de modeste condition. Le dernier, un homme d'une cinquantaine d'années, avait une toilette plus ou moins soignée et il portait une mallette.
   Sans doute rentrait-il de vacances : on était à la mi-juillet. Non, c'était plutôt le contraire. Alfred Rousseau, après une douzaine d'années d'absence, venait dans sa famille, une sœur et un frère qui habitaient Quaregnon.

5 euros (code de commande : 29232**).

 

MASSON (Hervé) — Dictionnaire des hérésies dans l'Église catholique. [Paris], Sand, 1986. Grand in-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 287 p., illustrations, exemplaire dédicacé par l'auteur au père Jean-Pierre Guiot, curé de Notre-Dame de la Croix, à Paris auquel on joint deux photographies en noir et blanc (164 x 236 mm.) de l'intérieur de l'église réalisées par le studio H. Guérard, à Paris.
En quatrième de couverture :
   Dans ce Dictionnaire, Hervé-Masson présente non seulement toutes les grandes hérésies qui ont marqué l'histoire de l'Église (arianisme, docétisme, gnosticisme, manichéisme...), toutes les confessions et communautés séparées de Rome (coptes, orthodoxes, anglicans, protestants...), mais il s'attache aussi aux multiples sectes, durables ou éphémères, sérieuses ou farfelues, qui ont existé ou existent encore (cathares, adamites, caïnites, mormons, témoins de Jéhova...).
   À côté de l'exposé exhaustif des doctrines, du récit des combats menés, de la description des diverses communautés, le Dictionnaire propose aussi une galerie de portraits d'hérétiques, de guides spirituels, de penseurs religieux, aussi fascinants ou hors du commun qu'Abélard, Savonarole, Luther, Spinoza, Lamennais, le Père Enfantin, Joseph Smith, Mary Baker, parmi beaucoup d'autres !
   « Les hérésies ont servi à rendre plus lumineuse la doctrine de l'Église » a dit saint Augustin. Aujourd'hui encore, à l'heure de l'œcuménisme, il peut être utile aux lecteurs catholiques comme à ceux qui appartiennent à une autre confession de mieux connaître les fondements de leur religion. En étudiant les déviations que l'Église a rejetées au cours de ses deux mille ans d'existence, ils découvriront aussi les divers courants de pensée, philosophiques et religieux, qui se trouvent à l'origine de celles-ci.
   En outre, les schismes et les hérésies sont datés, ils possèdent un caractère événementiel et présentent des incidences sociales et politiques. De ce fait, ils tiennent une place capitale dans l'histoire du monde occidental.

20 euros (code de commande : 29222 - vendu).

 

MISHIMA (Yukio) — Une matinée d'amour pur. [Titres originaux : Misaki nite no monogatari - Haruko - Sakasu - Chocho - Shishi - Taikutsu na tabi - Asa no jun'ai.] Nouvelles. Choisies et traduites du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty. Paris, Gallimard, 2003. In-8° collé, 237 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bon état.
Les nouvelles contenues dans ce recueil sont :
   - Une histoire sur un promontoire.
   - Haruko.
   - Le cirque.
   - Papillon.
   - La lionne.
   - Un voyage ennuyeux.
   - Une matinée d'amour pur.
En quatrième de couverture :
   Les sept nouvelles de Mishima rassemblées ici ont été publiées au Japon entre 1946 et 1965. Tout en couvrant une large période de la création littéraire de l’auteur, elles présentent cependant une étonnante unité autour du thème de l’amour.
   Si la description de l’éveil d’un jeune garçon à la beauté de la nature et à l’amour dans un paysage magique de bord de mer nous frappe par son romantisme exalté – « Une histoire sur un promontoire » est écrite alors que l’auteur n’a pas encore vingt ans –, nous retrouvons dans « Une matinée d’amour pur » – récit d’un couple vieillissant qui cherche à entretenir son amour par des jeux érotiques pervers – le cynisme parfois très noir et l’interrogation sur la sexualité qui caractérisent toute l’œuvre de Mishima. Ces deux nouvelles encadrent cinq autres textes où ces mêmes thèmes apparaissent dans des récits toujours très maîtrisés.
   Le présent recueil donne un éclairage original sur l’œuvre de Mishima et constitue un complément indispensable pour tout lecteur français qui s’intéresse au grand romancier japonais.

9 euros (code de commande : 29236).

 

MOLINET (Jean) — Chroniques de Jean Molinet. Publiées par Georges Doutrepont et Omer Jodogne. Tome I : 1474-1488. Tome II : 1488-1506. Tome III : Introduction. Glossaire. Index. (Complet.) Bruxelles, Palais des Académies, 1935-1937. Trois volumes in-8° brochés, t. I : [6], 654 p., t. II : 606 p., t. III : VIII, 451 p., (collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques - Collection des Anciens Auteurs Belges »), Exemplaire en bon état, seule la couverture du premier tome est défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Il n'est peut-être pas trop tard pour dire un mot de l'édition des Chroniques de Jean Molinet due à la collaboration du regretté G. Doutrepont avec M. Omer Jodogne, archiviste aux Archives générales de Belgique. Entreprise avant 1914, cette publication fut interrompue par la Première Guerre mondiale. Cinq manuscrits des plus importants, dont quatre appartenaient à la Bibliothèque royale de Bruxelles et le cinquième à notre Bibliothèque nationale, ont disparu dans l'incendie de la bibliothèque de Louvain où ils avaient été envoyés en prêt. Les notes prises par Doutrepont sur ces manuscrits n'ont pu combler que partiellement cette lacune et, en l'absence du manuscrit 10385 de la bibliothèque de Bruxelles, les éditeurs ont dû se rabattre sur une autre copie qui ne le vaut certainement pas. Les critiques sont tombés d'accord pour louer l'exactitude d'une transcription que nous n'avons pas eu le loisir de vérifier, mais que garantit la personnalité des éditeurs. Le texte des Chroniques est intégralement contenu dans les deux premiers volumes. Le troisième et dernier s'ouvre par une longue introduction dont il faut bien convenir que plusieurs chapitres, concernant la vie et les œuvres de Molinet, font double emploi avec la thèse de M. Noël Dupire. Les éditeurs, pour commencer, posent la question préalable : les chroniques de Molinet peuvent-elles figurer dans une collection d'auteurs belges ? Ils répondent, comme il se doit, par l'affirmative, sans se dissimuler que le problème est insoluble. Le cas de Molinet, serviteur de Charles le Téméraire et de Maximilien, est celui de tous les écrivains qui furent à la solde des ducs de Bourgogne et ses Faictz et Dictz ont été tout aussi légitimement publiés dans une collection française. La vérité est que des liens si étroits unissent la France et la Belgique que leur patrimoine intellectuel reste pour une bonne part indivis. Plus intéressante est l'étude fort bien conduite de la méthode suivie et des recherches entreprises par Molinet pour la composition de ses Chroniques. Collaborateur assidu, puis successeur de Georges Chastellain dans ses fonctions d'indiciaire, il disposait sans doute pour les premiers chapitres de notes recueillies par son prédécesseur, mais il est bien évident qu'il dut par la suite puiser librement dans les archives ducales, ce que prouve assez la mention et l'insertion dans son texte de nombreux documents diplomatiques. Comme l'avaient fait avant lui Mathieu d'Escouchy et Olivier de La Marche pour la description du Vœu du Faisan, il emprunte volontiers à des comptes-rendus de cérémonies officielles la matière de développements pittoresques, mais artificiellement plaqués sur la trame du récit : fêtes de la Toison d'or à Bruges, Bois-le-Duc, Malines et Bruxelles, obsèques de Pierre de Luxembourg et de l'empereur Frédéric III, joute de Maximilien à Anvers avec Claude de Vaudrey, etc. Ces préoccupations littéraires que révèlent également l'imitation mal dissimulée des anciens, ce goût d'enseigner et de moraliser qui apparente Molinet aux écrivains du Moyen Âge, amènent à discuter la valeur de son témoignage. Non seulement le rhétoriqueur fait tort au mémorialiste, mais sa position de chroniqueur à gages, son admiration béate pour la maison de Bourgogne, son indulgence à l'égard de Charles le Téméraire, sa complaisance inexplicable envers Louis XI, certains oublis qu'on peut croire volontaires, mettent en cause son impartialité. Et pourtant il serait injuste de dénier à Molinet la qualité d'historien. Il a réuni, pour composer son œuvre, une ample moisson de renseignements exacts et son attitude envers le roi de France peut être aussi bien tenue pour une preuve d'indépendance. S'il est permis de discuter la valeur de ses jugements, il n'en est pas moins vrai que ses Chroniques offrent un tableau saisissant et vivement coloré de la société flamande et bourguignonne à la fin du XVe siècle. Tout compte fait, malgré ses faiblesses, sa crédulité, son défaut d'esprit philosophique qui le place si loin de Commynes, il reste un des meilleurs témoins de son époque. Molinet chroniqueur justifie la définition qu'en a donnée M. Dupire : « C'est un homme de bonne foi à qui rien d'humain n'est étranger. »
   Quelques pages consacrées à la langue et au style sont trop brèves et trop sommaires pour ajouter rien d'essentiel à ce qu'on savait déjà. Quant au glossaire, qui, nous assure-t-on, ne vise qu'à faciliter l'intelligence du texte, il aurait gagné à être plus complet et peut-être plus précis. On s'étonne, par exemple, de voir traduire agache par « corbeau », au lieu de « pie », ou renvoyer de l'article uyquet à guiches, pluriel de guichet, qu'il faut sans doute lire guichés, et traiter séparément wicquet et wincquet, qui sont pourtant deux autres formes du même mot. L'index des noms propres, très détaillé, est le fruit de longues et patientes recherches, mais ils doivent l'un et l'autre être complétés par l'index et le glossaire des Faictz et Dictz que M. Dupire a publiés depuis. Grâce à G. Doutrepont et à M. O. Jodogne, nous possédons une bonne édition des Chroniques qui nous dispense désormais de recourir à la médiocre publication de Buchon. Mais l'historien ne devra pas négliger de consulter parallèlement les poésies de Molinet qui, dans bien des cas, les doublent et les éclairent.
Bibliographie :
   - Bossuat (Robert), Jean Molinet. Chroniques, dans Bibliothèque de l'école des chartes, 1946, tome 106, livraison 1, pp. 118-120.

Les trois volumes : 120 euros (code de commande : 29211).

 

[MONS - GRAVURE]. Prise de Mons. Avril 1691. Paris, Gavard, [ca 1837]. Gavure extraite du tome III, Série III de : Galeries historiques du palais de Versailles. Planche portant les mentions, dans la partie supérieure, à gauche « Gal[e]rie Hist[ori]que de Versailles, au centre le n° « 322 », à droite le n° « 403 » et « S[ér]ie III S[ecti]on 3 » ; dans la partie inférieure, à gauche « Peint par Vandermeulen » et, à droite « Gravé par Schroeder » et « Diagraphe et Pantographe Gavard », exemplaire en bon état malgré quelques rousseurs dans les marges.
Dimensions :
   - Trait carré : 238 x 260 mm.
   - Cuvette : 377 x 295 mm.
   - Feuille : 467 x 320 mm.

   La description de la gravure figure, sous le n° 322 : Prise de Mons (avril 1691). Tableau du temps d'après Vandermeulen, de Notice historique des peintures et des sculptures du Palais de Versailles (Paris, Thomassin et Compagnie, 1837). pp.294-296.
   Cette gravure est la copie, probablement réalisée par l'atelier d'Adam François François van der Meulen – décédé six mois avant la reddition de la ville de Mons aux troupes de Louis XIV –, du tableau de Jean-Baptiste Martin l'Aîné (surnommé « Martin des batailles ») actuellement conservé au château de Versailles.
   Sur la technique de reproduction du diagraphe et pantographe mise au point par Charles Gavard, voyez l'article de
Katie Hornstein.
Notice de Christiane Piérard :
   Ce tableau est d'une grande finesse, sorti de la palette et du pinceau d'un maître, sans doute Jean-Baptiste Martin : l'image de la ville et de ses bâtiments principaux est fidèle (à l'exception peut-être de la charpente bulbeuse du beffroi), les ouvrages fortifiés de la porte de Bertaimont, les batteries de canons, les tranchées, les levées de terre, les hommes qui servent les pièces et ceux qui s'avancent à pied ou à cheval avec leurs bannières, la végétation (arbres « d'encadrement » du sujet et aussi séparant habilement les plans), tout dénote une main sûre au service d'un œil vigilant et observateur. À cela s'ajoute la mise en scène du premier plan : Louis XIV sur son cheval blanc entouré de sa cour et recevant les humbles représentants de la ville assiégée présentés par le duc du Maine et qui s'inclinent devant le souverain, comme fascinés par sa présence. La composition de cet ensemble de personnages à cheval ou à pied, les attitudes des hommes et des chevaux, les groupements en divers plans, les taches de couleurs (vêtements, robes des chevaux, sol et végétation) sont minutieusement étudiés pour conférer à l'ensemble du premier plan la solennité et la majesté que requiert la situation tandis que trois cinquièmes de la hauteur du tableau sont occupés par le sujet qui a généré la présence de quatre Montois devant Louis XIV : le siège et la destruction d'une partie de la ville qui s'étale telle une île entre la plaine inondée et le ciel aux lourds nuages.   
Bibliographie :
   - Piérard (Christiane), Le siège vu par les artistes, dans 1691. Le siège de Mons par Louis XIV, pp. 84-85.
   - Hornstein (Katie), Le diagraphe de Charles Gavard et l’âge de la reproduction mécanique visuelle en France, dans Histoire de l'Art, n° 70 - Juillet 2012 (Approches visuelles : une chance pour l’histoire de l’art ?), pp. 73-82.

45 euros (code de commande : 29251 - vendu).

 

[MONS]. 50e anniversaire de la libération de la poche de Mons (1944-1994). Mons, Ville de Mons, 1994. A4 collé, impression anapistographique, [7], 94 p., quelques cartes, exemplaire en parfait état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 10 septembre au 23 octobre 1994.
Table des matières :
   
Mot du bourgmestre, par Maurice Lafosse.
   1. Résumé des opérations militaires depuis le 6 juin 1944 (France - Belgique).
   2. La libération de Mons, par Yves Bourdon.
   3. Souvenirs. Autour de la libération de Mons le 2 septembre 1944, par Christiane Piérard.
   4. La résistance. Son rôle dans la libération de Mons et sa région, par Marie Arnould.
   5. Catalogue de l'exposition.

25 euros (code de commande : 29227).

 

NORMAN (John)Les Assassins de Gor. [Titre original : Assassin of Gor, traduction de Daniel Lemoine). Paris, Nouvelles Éditions Opta, 1981. In-8° sous reliure décorée et jaquette illustrée (petites déchirures) d'éditeur (maquette de Juliette Weygand), 640 p., contre-gardes reproduisant les dessins originaux de Claude Fritsch en couleurs, (collection « Aventures Fantastiques », n° 21), exemplaire numéroté (000180), en bel état.
En quatrième de couverture :
   La Caste des Assassins, à laquelle appartenait Kuurus faisait régner la terreur. Kuurus, l'homme masqué, à l'épée sanglante... Kuurus, dont la mission était la Vengeance, Kuurus chassait l'homme. Car, dans la cité de Ko-ro-ba qu'on était en train de reconstruire, le cadavre d'un jeune guerrier traîtreusement assassiné venait d'être découvert. Un jeune guerrier aux cheveux d'un rouge flamboyant – la marque de Tari Cabot. Tant d'hommes avaient lieu de craindre le Traqueur, car personne ne savait qui serait sa victime.
   Les Assassins de Gor est le cinquième volume de l'impressionnante saga de l'Anti-terre que nous devons à l'inépuisable imagination de John Norman.

15 euros (code de commande : 29202).

 

PLESSY (Bernard) et CHALLET (Louis) — La vie des mineurs au temps de Germinal. Paris, Hachette, 1993. In-8° collé, 339 p., (collection « La Vie Quotidienne », exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   La vérité de l'art est-elle celle de l'histoire ? Les mineurs de Germinal sont-ils ceux du siècle dernier ?
   Pour répondre à une telle question, il fallait envisager l'existence du mineur dans tous ses aspects. Il fallait aussi, au lieu de parler en son nom, faire entendre sa voix. On découvre alors que la réalité est plus complexe et plus nuancée, selon l'âge, l'implantation et l'importance du bassin, selon la nature du travail, selon les époques de crise ou de prospérité, et qu'elle se transforme à mesure que le mineur-paysan devient l'ouvrier-mineur. Malgré l'évolution technique, le métier reste des plus durs et des plus risqués. Pourtant les mineurs l'aiment. Il les unit dans une puissante solidarité qui se manifeste dans les catastrophes et les conflits, mais s'épanouit aussi dans les fêtes, les jeux et les loisirs. Au travail et dans sa famille, à travers ses mœurs et ses goûts, dans ses méfiances et ses croyances, c’est un type humain particulièrement attachant que révèle cet ouvrage dédié à tous ceux qui, d'hier à aujourd'hui, se sont affairés dans les entrailles de la Terre.

12 euros (code de commande : 29209).

 

PLISNIER (Charles) — Mariages. Tomes I et II (complet). Roman. Version définitive. Paris, Corrêa, 1948. Deux volumes in-8° brochés sous jaquettes d'éditeur, 356, 459 p., (collection « L'Œuvre Capitale »), exemplaire non coupé.
Analyse de Rosalia Vella à l'occasion d'une réédition de Mariages aux éditions Le Cri, en 1995. :
   Publié pour la première fois chez Corrêa en 1936, le roman Mariages subit en 1945 un remaniement considérable, qui donna lieu à plus de cinq mille variantes de fond et de forme, comme Paul Delsemme le signale dans la postface de l'actuelle réimpression, laquelle calque cette version de 1945, considérée comme définitive par son auteur. Les modifications regardent l'« aération » de la mise en pages, la révision de la ponctuation, la correction de quelques rares imperfections syntaxiques, l'occultation des repères belges, un certain « dégraissement » du style, une meilleure précision du lexique, de plus amples « soulignements » psychologiques, des retouches de la technique narrative, le tout visant à placer le lecteur « dans la vie ». Roman de longue haleine, se composant de trois Livres (Doit et Avoir, Christa, Rien à espérer), mais resserré aujourd'hui en un seul très gros volume, Mariages continuera à susciter l'intérêt du lecteur de cette fin de millénaire, plus habitué que le public d'avant-hier à de commodes spectacles télévisés ou à des short stories rapides et percutantes. En effet, la progression de l'intrigue, l'irruption des péripéties, le style concis et épuré qui ne vise pas la « calligraphie », mais se place au service de l'étude psychologique des personnages et de leurs comportements : tout cela maintient en éveil la curiosité du lecteur, quelle que soit la longueur du roman.
   Plus qu'une histoire de « malentendu sexuel entre époux », Mariages est avant tout l'évocation d’une mentalité ayant cours dans la bourgeoisie industrielle des années trente : la famille Chardin. Plisnier décrit les coutumes, les préjugés, mais aussi les vices et les faiblesses que dissimulent les protagonistes. Ainsi Bernard Chardin, homme fort, dur, rationnel, représente le pilastre de la famille. Il détient le pouvoir de résoudre les problèmes de chaque membre de cette famille, mais aussi celui de condamner leurs erreurs éventuelles. Son beau-frère, Thomas Fraigneux, tombé dans l'amertume pour avoir été, par faiblesse, dépouillé de sa fabrique de chaussures par son gendre, Maxime Salembeau, et privé de l'affection de ses enfants, recouvrera, à la mort du beau-fils, la place qui lui revenait à la tête de l'entreprise.
   Le titre Mariages met en relief un événement qui, à cette époque-là, représentait dans la vie de la femme un moyen pour entrer tant soit peu dans la vie mondaine. Mais l'épouse devait rester soumise, se donner totalement au foyer sans rien prétendre en échange. La vie sexuelle des couples était souvent entre eux un sujet tabou. Si une femme osait exprimer quelque déception, voire quelque aspiration sexuelle, elle était vite considérée comme une effrontée et suscitait le scandale. Ainsi Marcelle Chardin, faible, rêveuse, sensuelle, réalisant l'échec de son mariage et cherchant en vain la volupté de l’éros, se laissera entraîner malgré elle dans le tourbillon des aventures. Par contre Fabienne Fraigneux, femme forte, prête à aider son oncle Bernard Chardin à assurer la sauvegarde des normes traditionnelles de la famille Chardin, décidera dans cette optique d'épouser Maxime Salembeau. Elle aidera ce fils du prolétariat à accéder à la promotion sociale, mais, bientôt délaissée par son mari pour d'autres femmes et blessée dans son orgueil, elle se décidera à l’uxoricide, qui d'ailleurs demeurera impuni. Si Fabienne et Marcelle sont deux perdantes en amour, il n'en va pas de même pour leur cousine Christa, qui marque une rupture avec les préjugés de l'époque. Sensible et généreuse, Christa se révèle aussi moderne et anticonformiste. Elle refuse le « code Chardin » et s'inscrit à l'Université à une époque où la place de la femme était principalement au foyer. En épousant un divorcé, elle provoque le scandale. Tout d'abord critiquée et honnie, elle sera ensuite appréciée pour son courage et elle sortira victorieuse de son combat, mené intelligemment, contre la société hypocrite.
   Ainsi Mariages représente le passage aux temps actuels. Deux conceptions du rapport capital-travail sont confrontées : Salembeau, appartenant à la nouvelle génération, transformera les méthodes de gestion de la fabrique de chaussures dans le sens de l'économie de main-d'œuvre. D'autre part nos contemporains n'attribuent plus au mariage le monopole sacralisant l'union du couple, de nombreuses noces débouchent sur le divorce, la sexualité s'est libérée, même jusqu'à l'excès, la femme moderne s'arroge la fonction de sujet, et non seulement d'objet, du rapport érotique ; dans la société, elle a forcé les portes de bien des secteurs autrefois rigoureusement masculins.
Bibliographie :
   - Vella (Rosalia), Charles Plisnier, Mariages. Roman. (Version définitive). 1945, dans Textyles, n° 15 - 1999, pp. 260-261.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 29212).

 

[PLISNIER (Charles)]. FOULON (Roger) — Charles Plisnier. Nalinnes, Institut Jules Destrée, 1971. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 175 p., (collection « Figures de Wallonie »), exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
   Tout livre, s'il n'est vain, est un brûlot qu'un être lance dans sa nuit pour tenter d'en percer le mystère. Vie, mort, amour, âme, tels sont, quasi toujours, les points essentiels de son interrogation. Pour cette quête, l’auteur ne possède qu'un instrument : les mots, ces signes qui n'expriment jamais ce qui seul importe, savoir : ce qui ne s'exprime pas...
   C’est à l'aide de ce scalpel que durant près de quarante ans, Charles Plisnier ne cessa de pratiquer une autodissection lucide mais combien douloureuse. Sans fin, il largua ses feux grégeois pour essayer de connaître l'inconnaissable. Parfois, s'apercevant avec Valéry que « la pensée est, par essence, impuissante à se tirer de ses propres combinaisons », il abandonna pour quelque temps l'écritoire et se lança à corps perdu dans le tumulte des humains. Mais désemparé, il revint chaque fois vers ses gués de prédilection et, pantelant, continua de scruter le mystère. Car une vie se joue à mille pieds sous la raison... Et, jamais, il n'est possible de tout dévoiler. D'ou venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Au long d’un demi-siècle d'existence, Plisnier, qui croyait à la chair, aux rêves, à la vie, au peuple, au monde, continua d'errer en cherchant à se trouver. À mille pieds, à cent mille pieds sous la raison. Dans un dédale infini qui tient en un peu de poussière.
   Toute l'œuvre de Charles Plisnier est ce récit brûlant d’une quête de soi. Le récit de sa vie et de la vie. La vérité et le mensonge, la beauté et la laideur, les choses visibles et invisibles... Ire per ea quae videntur et absunt ad illa quae non videntur et sunt... On passe des choses qui paraissent et ne sont pas aux choses invisibles et qui existent.
   Pénétrer dans l'œuvre abondante de Plisnier, c’est d'abord s'enfoncer en Plisnier. C’est franchir son front nu, toucher son âme, son esprit, découvrir ses drames, ses phantasmes, ses monstres, ses espoirs. C’est l'entendre formuler mille et une questions, c’est surprendre, sous le frémissement d’une page, sa réalité fugace, le reflet de ce qu’il fut. Car chaque livre de Plisnier est avant tout une confession, même quand « je est un autre ». Et malgré ces passages du « je » au « on » – passages qui soulignent l'aspect cyclique de l'œuvre plisniérienne –, il est presque toujours possible de suivre l’écrivain à la trace. Sa poésie et ses romans ne cessent de sonder le temps perdu et le temps présent.
   Étudier ses livres permet de dresser une topologie précise de sa vie et de sa pensée. C’est ce qui est tenté dans ce qui suit : surprendre la véracité fuyante d’un être, saisir parmi son monde imaginaire les visages et les paysages élus, baliser un itinéraire pour permettre d'aborder avec plus de profit l'une des œuvres parmi les plus attachantes du XXe siècle.

10 euros (code de commande : 29210).

 

[RIMBAUD (Arthur)]. STEINMETZ (Jean-Luc) — Arthur Rimbaud. Une question de présence. Biographie. Paris, Tallandier, 1991. In-8° broché, 489 p., (collection « Figures de Proue »).
En quatrième de couverture :
   « La légende de Rimbaud perdure. Le tempérament dont il fit preuve, les scandales qu’il aima provoquer y sont pour quelque chose, mais aussi l'effacement auquel lui-même, à partir d’une certaine période, procéda. Peut-être en ce cas faudrait-il se contenter de l'œuvre, quoique, à bien y réfléchir, on puisse se demander, là encore, s'il souhaita qu'elle nous parvînt (hormis Une saison en enfer qu’il publia pour bientôt s'en détacher, du reste). Le désintérêt que très vite il manifesta à l'égard de sa création, son obstination à traverser la vie avec une rapidité qui a tout d’une urgence, ont contribué à le constituer avant tout en « personnage » défiant la littérature et par certains côtés, la postérité. On sait toutefois que celle-ci fut d'autant plus curieuse de le connaître qu’il ne lui abandonna que de rares indices pour se repérer dans un parcours qui, de toute façon, semble avoir coïncidé avec quelque dessein secret. »
   Du Bateau ivre jusqu'à l'agonie à Marseille, de la bohème parisienne au voyage à Java et, bien sûr, au commerce en Arabie ou au Harar, la vie d'Arthur Rimbaud nous apparaît ici « belle de logique et d'unité », comme le soulignait il y a un siècle Paul Verlaine. À Charleville, à Paris, à Londres ou à Aden, la présence du poète trouve, sous la plume de Jean-Luc Steinmetz, un éclairage neuf.

13 euros (code de commande : 29206 - vendu).

 

[SAINT-GHISLAIN]. Billets de transports. Traces du passé saint-ghislainois. Saint-Ghislain, Ursidongue Éditions, 1989. In-4° collé, 139 p., illustrations en noir, feuillet volant d'errata, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Les routes.
      - Introduction. Origine des routes.
      Chapitre I. Évolution du réseau routier dans l'entité Saint-Ghislainoise.
      Chapitre II. Des droits de barrière au code de la route.
      Chapitre III. Du char à l'automobile.
      Chapitre IV. Diligences, malles-poste, chars à bancs & camionnage.
      Chapitre V. Le véhicule routier et les commerces locaux annexes.
   - Les voies navigables.
      - Introduction. Évolution des voies navigables.
      Chapitre I. La navigation sur la Haine.
      Chapitre II. Le canal latéral de la Haine ou de Mons à Condé.
      Chapitre III. Le canal de Caraman et le canal de Pommerœul à Antoing.
      Chapitre IV. La navigation sur le canal de Mons à Condé.
      Chapitre V. La construction navale.
      Chapitre VI. Mélanges.
   - Les chemins de fer.
      - Introduction. Le bassin du Couchant de Mons dans la première moitié du XIX* siècle.
      Chapitre I. Le transport de la houille du Grand-Hornu aux rivages de Saint-Ghislain.
      Chapitre II. Le chemin de fer de Saint-Ghislain et la maison Rothschild.
      Chapitre III. Le chemin de fer Hainaut-Flandres et Simon Philippart.
      Chapitre IV. Des chemins de fer de l'État belge à la S.N.C.B.
      Chapitre V. De la Deuxième Guerre mondiale à la fin de la vapeur.
   - Les chemins de fer vicinaux.
      - Introduction. Création du réseau vicinal.
      Chapitre I. Ligne Saint-Ghislain - Hautrage et extensions.
      Chapitre II. Ligne Baudour-Lens-Bauffe.
      Chapitre III. Ligne Baudour-Ghlin-Mons.
      Chapitre IV. Lignes vicinales du Borinage.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 29228).

 

[STEENKERKE - GRAVURE]. DE FER (Nicolas) — Le Combat de Steenkerke. Nuremberg, Fürst, 1638. Gravure sur cuivre, 21e planche de la cinquième partie de l'ouvrage de Nicolas de Fer : Les forces de l'Europe, ou description des principales villes avec leurs fortifications, publié à Paris, en 1695.
Dimensions :
   - Trait carré : 257 x 176 mm.
   - Cuvette : 262 x 183 mm.
   - Feuille : 3115 x 251 mm.

   La bataille de Steenkerque (village du Hainaut situé entre Soignies au sud et et Enghien au Nord) eut lieu le 3 août 1692 ; elle s'inscrivait dans le cadre de la Guerre de Succession d'Espagne menée par la France de Louis XIV contre les « Alliés » européens.

30 euros (code de commande : 29239 - vendu).

 

[TOURNAI]. Mémoires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome XI - 2003. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 2003. In-8° broché, 235 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Le château de Baudignies à Marcourt : analyse historique et archéologique, par Nicolas Chenut, Luc-Francis Genicot et Philippe Weber.
   - Le Tournaisis de la fin du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Dénombrement fiscaux, recensements de population et iconographie, par Claude Depauw.
   - Les collections scientifiques et artistiques de François-Ernest de Salm-Reifferscheid, évêque de Tournai (1698-1770) : une première approche, par Claude Sorgeloos.
   - Origines de Don Bosco Tournai. Contexte socio-ecclésial dans dix ans de correspondance (1886-1895), par Freddy Staelens.
   - Les rapports entre l'Église et l'État dans les pays-Bas Bourguignons de par deça. Les évêques de Tournai : la règle ou l'exception ?, par Monique Van Melkebeke.
   - Tournai à la charnière des XIXe et XXe siècles. Un regard sur le contexte social, par Théo Verheyden.

30 euros (code de commande : 29244).

 

[TOURNAI]. Publications extraordinaires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome II. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1985. In-8° broché, 158 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface, par Jacques Nazet.
   - Catalogue.
   - Les origines de la fortification urbaine à Tournai, par Raymond Brulet et Pierre Mary Vêche.
   - La fortification urbaine à Tournai au Moyen Âge, par Pierre Mary Vêche.
   - Tournai « couverte de dehors à la moderne » (1513-1794), par Christian Dury.
   - La place fortifiée de Tournai au XIXe siècle, par André Pirmez.
   - Le démantèlement des fortifications de Tournai et ses conséquences, par Robert Sevrin.
   - Glossaire, par André Pirmez et Pierre Mary Vêche.

25 euros (code de commande : 29245).

 

VAN PUYVELDE (Léo et Thierry) — La peinture flamande au siècle de Rubens. Bruxelles, Meddens, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 244 p., illustrations contrecollées en couleurs.
Sur la jaquette :
   Avec cet ouvrage posthume du professeur Leo van Puyvelde, voici que s'achève la grande trilogie que ce grand spécialiste de l'art flamand a consacrée à la fin de sa vie aux trois grands siècles d'or de la peinture flamande, les deux premiers volets en étant respectivement La Peinture flamande de Van Eyck à Metsys et La Peinture flamande au siècle de Bosch et Breughel.
   Dans La Peinture flamande au siècle de Rubens, c'est l'évocation du prodigieux épanouissement du style baroque flamand sous la géniale et dynamique impulsion de Rubens, c'est aussi l'évocation de l'art de Rubens lui-même et de ses deux émules que sont Antoine van Dyck et Jacques Jordaens, et puis c'est aussi tout le glorieux cortège des maîtres grands et petits qui constituent ce qu'il est convenu d'appeler « l'école de Rubens ». Il y a là les peintres de scènes religieuses, mythologiques et allégoriques, ainsi que les peintres de portraits, de paysages, de marines, d'intérieurs d'église, de scènes de chasse et de batailles, de peintures de genre, de fleurs et de natures mortes, sans oublier les peintres de « cabinets d'amateur », de vanités et de peintures en trompe-l'œil.
   En un vaste panorama qui est comme la somme et la synthèse de toute une vie consacrée à l'étude de l'art flamand, le professeur Van Puyvelde prodigue en cet ouvrage tout ce qu'il sait et tout ce qu'il importe de savoir quant à l'histoire de la peinture baroque flamande. Son exposé est clair et alerte, en évitant toute vaine érudition, et son plan d'illustration comporte pas moins de quarante-deux planches en couleur et quelque cent-et-deux illustrations en blanc et noir qui donnent un aperçu complet de ce siècle d'or de la peinture flamande.

20 euros (code de commande : 29240).

 

WINNICOTT (Donald Woods) — La nature humaine. [Titre original : Human Nature.] Traduit de l'anglais par Bruno Weil. Paris, Gallimard, 1990. In-8° collé, 216 p., (collection « Connaissance de l'Inconscient »), jauni, petit cachet humide ex-libris à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Pendant des années et jusqu'à sa mort, en 1971, Winnicott a travaillé à ce livre, très différent de ses autres écrits. Sous un titre ambitieux et un peu provocateur, l’auteur, qui, jusqu'alors, avait exposé ses vues et ses trouvailles en de brefs articles (Jeu et réalité) ou dans des conférences faites devant les auditoires les plus variés (les Conversations ordinaires), nous offre une présentation synthétique de ses idées, en prenant appui sur sa triple expérience : de médecin, de pédiatre et de psychanalyste. La perspective ici choisie est celle du développement de l’être humain.
   Comment, au-delà de la diversité des disciplines toujours plus nombreuses et spécialisées qui prennent l’homme pour objet, décrire ce qui, en son fond, constitue sa nature ? Comment, à travers les conflits et les déchirements, les phases d'excitation et de retrait qui marquent d’un bout à l'autre son existence, l'individu peut-il malgré tout trouver une certaine unité et rejoindre ce que Winnicott appelait le « vrai self » ?

10 euros (code de commande : 29204).

 

WITTGENSTEIN (Ludwig) — Recherches philosophiques. [Titre original : Philosophische Untersuchungen.] Traduit de l'allemand par Françoise Dastur, Maurice Élie, Jean-Luc Gautero, Dominique Janicaud, Élisabeth Rigal. Avant-propos et apparat critique d'Élisabeth Rigal. Paris, Gallimard, 2011. In-8° collé, 367 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Œuvre maîtresse de la seconde manière wittgensteinienne, les Recherches philosophiques ont été à maintes reprises remises sur le métier par leur auteur. Elles ne constituent pas un texte achevé, mais un work in progress : la version imprimée de la première partie est en fait une troisième version de l'ouvrage (elle fut rédigée pendant l'année universitaire 1945-1946 et il semble bien que Wittgenstein la retravaillait encore à la veille de sa mort), et la seconde partie provient d'un manuscrit issu de la réélaboration et de la réorganisation de matériaux contenus dans différents textes écrits entre 1945 et 1949.
   Publiées en 1953 après la mort de Wittgenstein par deux de ses exécuteurs littéraires (G. E. M. Anscombe et R. Rhees) et saluées dès leur parution par des comptes rendus substantiels et élogieux, signés de noms célèbres (N. Malcolm, P. F. Strawson, J. N. Findlay et P. K. Feyerabend), dont l'un présente Wittgenstein comme « le premier philosophe de l'époque », les Recherches se sont très vite imposées non seulement comme un texte de référence en philosophie du langage, mais aussi comme un classique de la philosophie contemporaine. Elles ont eu une influence considérable sur divers courants dominants de la philosophie de la fin du XXe siècle (principalement outre-Manche et outre-Atlantique, mais aussi en Allemagne à travers K. O. Apel), et elles sont à la source de bien des débats actuels qui débordent très largement le cadre de la philosophie académique.
   À vrai dire, elles occupent une position singulière dans le champ contemporain qui tient notamment à leur remise en question des sublimités métaphysiques et des réductionnismes en tout genre et à leur refus catégorique de toute théorie de la signification et de toute quête d'une terre ferme de l'origine – refus qui les tient à l'écart, d'une part des ambitions de la tradition analytique, et d'autre part des présupposés de la tradition continentale, et qui les conduit sur la voie d'une analytique de la quotidienneté dont on n'a certainement pas fini de mesurer la fécondité.

18 euros (code de commande : 29231).

 

 VIENT DE PARAÎTRE

STILMANT (Raymonde) — Les orfèvres de Mons du XIIIe au XIXe siècle. Mons, Chez l'Auteur, 2019. In-4° broché, 301 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   Les aléas politiques, économiques et sociaux dont les « Provinces Belgique » furent les victimes au cours des siècles ont opéré de sombres coupes dans l'importante production des orfèvres montois répertoriés.
   Mons, ville enserrée dans ses fortifications jusqu'au XIXe siècle a joué un rôle politique important sous l'Ancien Régime en tant que capitale administrative du Comté de Hainaut, celui-ci incluant une partie du territoire français qui fut annexé progressivement par les guerres de Louis XIV de 1635 à 1677.
   Mons où se réunissaient les États de Hainaut constitués de la noblesse, du clergé et du Tiers État comptait six paroisses, la principale étant Sainte-Waudru qui eut ses orfèvres attitrés car les nobles dames chanoinesses avaient la généreuse habitude d'offrir une coupe d'argent aux personnalités qui les invitaient à leur repas de noces. Les paroisses de Saint-Germain, Saint-Nicolas en Havré, Saint-Nicolas en Bertaimont et Sainte-Élisabeth furent aussi d'excellentes clientes des hommes de l'art. Les orfèvres pouvaient aussi compter parmi leur clientèle les vingt et un refuges d'abbayes où séjournaient les abbés durant les sessions des États de Hainaut, les nombreux ordres religieux dont les Jésuites, les Ursulines, les Bénédictines, les Sœurs Noires, les Sœurs Grises, les Visitandines, .... et de multiples chapelles.
   La noblesse et la bourgeoisie furent également d'importants commanditaires de nos orfèvres comme en attestent les armoiries gravées sur de somptueuses pièces d'orfèvreries civiles : Croÿ, Mérode, Gages Bousies, Arenberg, Cornet d'Elzius, Vilain XIV, Houzeau de le Haie.
   Le métier organisé depuis le XIIIe siècle a conquis ses lettres de noblesse dès la période bourguignonne dont de nombreuses réalisations sont encore visibles dans les trésors des collégiales Sainte-Waudru à Mons et Saint-Vincent à Soignies : le goût et la qualité d'exécution de ces œuvres sont irréprochables.
   Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de véritables lignées d'orfèvres rivalisent de virtuosité pour mettre en œuvre pièces de prestige tant civiles que religieuses. Au début du XVIIe siècle, noix de coco évidées et montées en argent pour servir de coupes, hanap en forme de cerf et tazza sont sous l'influence des productions des villes du Nord et allemandes. Le goût français s'imposera ensuite mais nos orfèvres seront suffisamment créatifs pour garder indépendance et originalité en élaborant leurs propres modèles.
   Les graves troubles politiques de la fin du XVIIIe siècle que subissent nos Provinces, champs de bataille, des grandes puissances rivales sonnent le glas du beau métier d'orfèvre et écument nos trésors de métal précieux. Le métier se perpétuera au XIXe siècle mais le nombre d'orfèvres et leur clientèle ne sont plus comparables à ceux des siècles précédents.
   Une autre perte irréparable fut causée par l'incendie des archives en 1940 suite à un bombardement allemand destiné à la gare de Mons qui n'a pas atteint sa cible. De précieux documents furent irrémédiablement perdus et l'on ne doit la connaissance de ces centaines de noms d'orfèvres qu'au travail de l'avocat Gonzales Decamps qui passionné par notre passé artistique a relevé en 1906 des centaines de noms d'orfèvres souvent accompagnés d'une date de réception, de maîtrise ou d'activité.
   Ces inestimables manuscrits conservés à la Maison Losseau constituent la base de notre travail.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Le métier d'orfèvre à Mons.
      I. Les premiers statuts.
      II. Le poinçonnage.
         1. Le poinçon de ville au château.
         2. Le second poinçon de ville AE couronné.
         3. Le poinçon de date.
            a. La lettre décanale.
            b. Le millésime.
         4. Le poinçon de maître.
         5. L'apprentissage et la maîtrise.
         6. L'orfèvre dans la hiérarchie sociale.
            a. Bourgeois de la ville de Mons.
            b. Change du Roi ou de la ville.
            c. Homme de fief sur plume.
            d. Connétable.
            e. Après serment, devront signer.
            f. Bâtonnier de Sainte-Waudru.
            g. Le commerce de l'orfèvrerie.
            h. Les orfèvres et le protestantisme.
            i. Les orfèvres et la monnaie.
   - Tableau des lettres décanales.
   - Abréviations.
   - Dictionnaire des orfèvres de Mons du XIIIe au XVIIIe à Mons.
   - Glossaire.
   - Index des illustrations.
   - Index des noms.
   - Légende des places, rues, ruelles de Mons.
   - Les enseignes de Mons.
   - Les poinçons par thèmes.
   - Sources et bibliographie.

40 euros (code de commande : 29175).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 3 mars 2020.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(4 février 2020)

 

BILLY (André) — L'herbe à pauvre homme. Récit. Illustrations de J.-A. Carlotti. Paris, Éditions de la Nouvelle France, 1945. In-8° broché sous couverture rempliée, 253 p., 20 illustrations en couleurs dans le texte et 5 à pleine page, (collection « Main d'Or », n° 17), exemplaire numéroté sur vélin Johannot (n° 516), non coupé, quelques rousseurs à la couverture.
Avant-propos :
   Au printemps de 1941 : « Puisque vous vous intéressez à notre ville, me dit un ami lyonnais, vous devriez jeter un coup d'œil sur le procès Crépin. Il n'y a rien de plus lyonnais que cette histoire-là. » Mes recherches ne furent pas longues. Je mis bientôt la main sur un recueil de documents contemporains où il m apparut qu'en effet l'affaire Crépin aurait de bonnes chances d'être classée première dans un concours d'histoires lyonnaises.
   Le dossier a disparu du greffe de la Cour d'Appel. J'ai donc dû substituer quelques conjectures aux clartés qui me faisaient défaut et j'ai été amené ainsi à transformer en une sorte de roman ce qui dans ma pensée ne devait être qu'un récit très véridique. J'appelle pourtant cet ouvrage un récit à cause de l'ambiguïté du terme.
   Dans les propos tenus par mes personnages comme dans le texte de ma narration, j'ai employé des mots de l'ancien parler lyonnais. Il est évident que mes canuts ne parlent pas exactement comme parlaient les canuts de 1855. Comment ceux-ci -parlaient-ils ? C'est une caricature que Guignol nous offre de leur langage, une caricature qui, par l'effet du temps, s'éloigne de plus en plus de l'original. Où retrouver celui-ci dans sa pureté ? Les mots sont dans le Dictionnaire du patois lyonnais et le Littré de la Grand'Côte, de Nizier du Puitspelu, dans l'Argot des gones de I,yon, de Vachez, dans les contes, les fantaisies, les études de mœurs, les souvenirs dont est faite la très abondante littérature lyonnaise. Mais les mots ne sont pas tout. Devais-je reconstituer la syntaxe et tous les tours du parler canut ? Tant bien que mal, et en m aidant de précieux conseils, j'aurais pu y parvenir, il me semble. Mais mon livre a l'ambition de pouvoir être lu de tous les Français. Pouvoir être lu de tous les Français et leur donner quelque idée de la saveur, de la verdeur, de la couleur et du relief de l'ancien parler lyonnais, voilà mon idée. Elle m'a retenu sur la voie d'une reconstitution linguistique qui, outre qu'elle eût été, en réalité, à peine plus exacte que le langage trop correct employé par mes bonshommes, eût lassé les Lyonnais eux-mêmes au bout de vingt pages. J'ai pourtant tenu à introduire dans mon récit un échantillon de ce qu'il est convenu d'appeler le patois lyonnais, tel qu'il nous a été transmis par Guignol ; ce morceau, ce monologue, si l'on veut, je l'ai mis dans la bouche de Pierre Favre et intitulé La Colère de Napoléon. Il est là pour servir de terme de comparaison.
   Dans un ton moins guignolesque, moins satirique, moins poussé à la caricature, veut-on un autre échantillon du langage qu'en faisant appel à l'obligeance de mes amis j'aurais pu faire tenir à Favre, à Claire, à Chorel, à leur entourage ? Le 11 novembre 1927, à l'occasion du centenaire de la mort de Clair Tisseur, la Société des Amis de Guignol organisa une soirée en l'honneur de l'écrivain qui est considéré à bon droit comme le maître de la littérature lyonnaise et qui, sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu, nous a laissé tant de charmantes évocations de l'ancien Lyon et de ses mœurs. Après une conférence d'Eugène Vial, dont les conseils m'ont malheureusement fait défaut puisque j'ai eu à peine le temps de le connaître avant qu'il quittât Lyon pour aller mourir à Oullins, Émile Leroudier fit en vieux langage une causerie sur le Littré de la Grand'-Côte de Nizier du Puitspelu. En voici le début : « Mesdames et M'sieurs, mes amis les gones, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi pour tant qu'aux livres, c'est les dictionnaires que j'aime à lire. Tout un chacun des jours que le bon Dieu fait, et il en fait quasiment sept par semaine, faut que je lise un peu de dictionnaire, du grand Larousse ou d'autres. C'est comme dirait une manière de manie quoi (phonétiquement : quouâh). Des fois même qu'il y a, quand je rentre puis trop tard dans mon chez nous, je lis mon Larousse dans mon pucier, bien acagnardé contre ma bourgeoise. Mêmement qu'elle me dit manquablement : « Allons, Claudius, éteins donc l'électricité et pose ton bouquin ; s'il venait qu'à chuter de tes doigts, il nous écrabouillerait tous les deux pour de sûr. » Oh ! je sais bien qu'il y a de par ailleurs bien d'autres livres qui sont de lire. Mais que voulez-vous, moi, c'est les dictionnaires, et il n'y a rien à faire contre. Ça m'a pris il y a bien longtemps, au temps jadis, que j'étais un petit besson, tout bouffaret, avec de beaux cheveux frisés et une jolie frimousse. Tout de même, pas vrai, ce qu'on a été et ce qu'on peut devenir... enfin ! Faut vous dire que les autrefois, au temps jadis, c'était pas rien comme à l'heure d'aujourd'hui ! Oh ! que non pas ! Tenez, un exemple pour voir. Aujourd'hui nos petits gones savent écrire et lire toutes leurs lettres, à châ une, à châ syllabe, à châ mot, de devant même qu'ils aient usé un fond de culotte sur les bancs de leur école. À preuve, le Tony, le gone aux Bavozet qui habitent sur le même carré que nous. Il a pas seulement deux ans d'école, ce tarabate » etc.
   Faire parler à mes canuts ce langage-là, je n'ai pu m'y décider. J'ai craint de lasser. Encore un coup, j'ai écrit L'Herbe à pauvre homme autant, sinon plus, pour les Gascons, les Champenois et les Parisiens, que pour les Lyonnais.
   J'ai jugé inutile de donner en bas de page ou en appendice le sens de ces vieux mots. Le contexte l'indique assez.

15 euros (code de commande : 29194).

 

CAPOUILLEZ (Marcel) — Le château de Boussu à travers les siècles. Hornu, Ledent, 1979. In-8° broché, 75 p., illustrations.
Table des matières :
   1. La première forteresse.
   2. Le château du Moyen Âge.
      a. Description.
      b. Historique.
   3. Le château de la Renaissance.
      a. Description extérieure.
      b. Description intérieure.
      c. Les jardins.
      d. Historique.
   4. Le château du XIXe siècle.
      a. Description extérieure.
      b. Description intérieure.
      c. Le parc.
      d. Historique.
   Bibliographie.

12 euros (code de commande : 29172*).

 

CHAVÉE (Achille) — Entre puce et tigre. Poèmes. La Louvière, Éditions de Montbliart, 1955. In-12 broché sous papier cristal imprimé, 57 p., un des 300 exemplaires numérotés sur pur fil (n° 93), dédicace de l'auteur à son ami Louis Van de Spiegele, exemplaire en bel état de cette rare édition originale.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Si Chavée a espéré qu'une femme lui apporte l'amour absolu et pur dont il rêvait, il n'a cessé de chercher à percer l'énigme de son essence et de son destin humains. Une série de volumes de poésie, publiés quasi annuellement témoignent de cette interrogation dont l'angoisse se masque d'humour sarcastique : Éphémérides (1951), À pierre fendre (1952), Cristal de vivre (1954), Entre puce et tigre (1955), Les traces de l'intelligible, publié sans date, vraisemblablement un peu avant Catalogue du seul. [...]
   Chavée semble maintenant préférer la concision à l'abondance. Les poèmes courts sont majoritaires, mais ce qui a été perdu en quantité est regagné en poids. Nombre de ces brefs poèmes sont d'une remarquable densité ; ils sont à mi-chemin entre les grands envols des premiers recueils et le langage lapidaire des aphorismes de Décoctions (1964).
Bibliographie :
   - Poupart (René), Catalogue du seul, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 80-81.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 306.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

120 euros (code de commande : 29176).

 

CLANCIER (Georges-Emmanuel) — L'orée. Illustrations de Nathalie Dasseville Lunine. Bruxelles, Jacques Antoine, 1988. In-4° oblong sous couverture rempliée, [28] p., deux aquarelles originales, édition originale imprimée à 60 exemplaires numérotés et signés par l'auteur et l'illustratrice, un des 7 exemplaires Hors-Commerce numérotés (n° 7), en très bel état.

      
Couverture, une des deux aquarelles et justification du tirage.

90 euros (code de commande : 29160).

 

[FIUME (Salvatore)]. CARRIERI (Raffaele) — Salvatore Fiume. Milano, Brera, 1964. In-4° oblong sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 117 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition quadrilingue (italien, anglais, allemand et français), exemplaire dédicacé par l'artiste qui a écrit son adresse sur l'étui, peu courant.
Extrait :
   Et voilà Salvatore apprenti érudit. Il connaît aussi bien les secrets du dessin et de la perspective que les multiples tours de la peinture, les techniques et les procédés, la prestesse et la méditation, ce qu'il convient d'ôter d'une toile, la loi des poids et des mesures, la force de la ligne qui s'arrête où il le faut, la différence entre couleur et coloris, la vision qui au début n'est que semence, larve, spectre, puis devient homme, femme, paysage, objet, plante, animal. La plus lointaine leçon lui vient des Quattro-centistes et la plus proche du De Chirico métaphysique : elle a noms architecture, planimétrie, netteté, mystère des angles et des espaces, le plein et le vide, l'ombre, les projections, la solitude, les formules écrites à la craie sur le tableau noir et qui nous permettent de sortir du labyrinthe où chacun se trouve ou croit se trouver enfermé ; les ouvertures, les trous par où l'on peut fuir ; l'ambiguïté des apparences; l'angoisse que peut procurer une statue au milieu d'une place, les statues au repos et les statues qui marchent: l'immobilité comme châtiment, désespérance, espoir. Fiume reprend le soliloque interrompu de De Chirico sur un ton moins péremptoire : « Je rêve désormais avec insistance à un monde habité de statues : les villes avec des statues, les rues avec des statues ; la Sicile avec des statues, l'Amérique aves des statues. Des statues gratte-ciel partout, sur les îles, sur la terre ferme et même dans l'autre monde, où je me souhaite le Paradis avec d'innombrables statues, de grandes terrasses et d'interminables portiques où pouvoir converser d'affilée durant un ou deux millénaires. À cette seule pensée je me remplis d'allégresse et j'accepte le sacrifice de peindre : car peindre, pour moi du moins, est difficile, harassant. Si je pense à n'importe quelle autre chose j'en viens très vite à m'ennuyer, à m'attrister même. C'est pourquoi je vis complètement enfermé dans l'amour de mon travail. Je ne sors jamais de mon atelier et ne peins ni ne pense à autre chose qu'aux statues autour desquelles – et auprès, au-dessus, au-dedans, au sommet ou à la base, en remontant et en descendant des escaliers, en débouchant sur telle ou telle place – je crois circuler comme un étranger en parfaite santé et à qui rien ne manque. Cela me procure tant de joie et de satisfaction que je n'ose demander davantage à la vie. »

60 euros (code de commande : 29188).

 

GARY (Romain) — Clair de femme. Roman. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 167 p., exemplaire en bon état de cette édition originale, coupures de presse.
En quatrième de couverture :
   Dans une interview récente, Romain Gary a dit : « Voilà presque cinquante ans que l’on nous parle de la crise des valeurs. Il y a pourtant une valeur bien vivante qu’aucun sarcasme, aucun terrorisme intellectuel, aucun travail de sape n’est parvenu à entamer : c’est le couple. J’entends par là un homme qui vit une femme, une femme qui vit un homme. Au-delà de toute notion « sexiste », « séparatiste » homme-femme, c’est une autre dimension, un autre sexe, une autre espèce, un autre pays. Hommes de haut souci, qui vous demandez pourquoi vous êtes là, ce que tout cela signifie, pourquoi le monde – et que de noms illustres pour crier ainsi leur perte de connaissance ! – ce ne sont point là, comme vous nous faites croire, interpellations de l’univers, ce sont seulement des questions sans lèvres féminines. »
   Ce nouveau livre de Romain Gary est un chant d’amour à cette « troisième dimension » de l’homme et de la femme : le couple.
   L’union de nnik et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d’amour qui désespérerait de l’amour est pour eux une contradiction qu’ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort.
   nnik dit à Michel : « Je vais disparaître, mais je veux rester femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la ren d’une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m’oublier, ce serait de ne plus aimer. » Et c’est ainsi qu’apparaît Lydia et que se reformera, dans une célébration passionnée, au-delà de l’éphémère, la patrie du couple, où « tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme ». Cependant que grimacent autour des amants éternels des masques baroques aux rictus de cynisme et de néant.
   Jamais Gary n’a mieux réussi à résumer la dérision et le nihilisme qui guettent notre foi humaine et nos certitudes que dans un des personnages secondaires qui hantent ce roman : senor Galba, un vieux montreur de chiens et son paso doble dansé par un chimpanzé et un caniche peint en rose, un pas de deux macabre et dérisoire, sous le regard amusé de la mort.

10 euros (code de commande : 29170).

 

GÉRALDY (Paul) — L'Amour. Illustrations de Georges Lepape. Paris, Éditions de l'Île de France, 1945. In-8° broché sous couverture à rabats et étui (taché) d'éditeur, 132 p., très nombreuses vignettes en rose et noir dans le texte et 8 illustrations en couleurs à pleine page, exemplaire numéroté sur vélin fin (n° 1545).

      
Couverture et deux des illustrations à pleine page.

13 euros (code de commande : 29200).

 

HASQUIN (Hervé) — Les Réflexions sur l'état présent du commerce, fabriques et manufactures des Païs-Bas autrichiens (1765) du négociant bruxellois, Nicolas Bacon (1710-1779), conseiller député aux affaires du commerce. Bruxelles, Palais des Académies, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur, VI, 190 p., (collection « Académie Role de Belgique - Commission Role d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Introduction :
   Les théories économiques qui avaient la faveur des gouvernements français et anglais au XVIIIe siècle sont relativement bien connues. En ce qui concerne nos régions, et notamment les Pays-Bas autrichiens, il en va tout autrement. On commence certes à déceler quelques lignes directrices dans la politique suivie par les ministres autrichiens à Bruxelles et les hauts fonctionnaires qui les aidaient dans leur tâche, mais il subsiste bien des zones d'ombre, en particulier au niveau des influences qu'ont pu exercer les économistes français et anglais sur nos gouvernants et leur entourage.
   Nous nous sommes efforcé de combler partiellement cette lacune en analysant l'œuvre de Nicolas Bacon, un fonctionnaire bruxellois qui gravita peu après le milieu du XVIIIe siècle dans les hautes sphères de l'administration du commerce aux Pays-Bas.
   Le nom de Nicolas Bacon apparaît parfois dans des études d'histoire économique consacrées au dix-huitième siècle « belge ». Quelques auteurs, et non des moindres – Van Houtte et Pirenne par exemple – ont eu connaissance directement ou indirectement de ses « Réflexions », restées manuscrites jusqu'à ce jour. En revanche, le silence est à peu près total sur la personnalité de l'auteur. Depuis la publication par J. Lefèvre de documents relatifs au personnel des Conseils collatéraux, on connaissait cependant un peu mieux sa carrière de conseiller député aux affaires du commerce.
   Ses « Réflexions » n'ont jamais fait l'objet d'une étude systématique, si l'on excepte l'article un peu oublié qui a été consacré au début du siècle au chapitre relatif à une réforme des études à l'Université de Louvain : cette publication d'H. Vander Linden contenait d'ailleurs quelques données intéressantes sur les aventures russes du père de Nicolas Bacon.
   Bref, Nicolas Bacon restait un grand inconnu. Aussi importait-il, avant d'analyser les développements de sa pensée économique, de mieux situer le personnage, qui fut tout à la fois fonctionnaire, négociant et conseiller écouté de Charles de Cobenzl, ministre plénipotentiaire dans les Pays-Bas autrichiens.

15 euros (code de commande : 29195).

 

[HUSSERL (Edmund)]. DUCROS (Paul) — Husserl et le géostatisme. Perspectives phénoménologiques et éthiques. Paris, Éditions du Cerf, 2011. In-8° collé, 445 p., (collection « La Nuit Surveillée »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Nous vivons, spirituellement, dans un monde désormais façonné par les représentations héritées de la science moderne. Depuis Copernic et Galilée, nous savons, selon un savoir objectif, que la Terre n'est qu'un corps spatial parmi les autres, en mouvement comme eux. La pensée phénoménologique, par son exigence hyperrationnelle, nous a appris que ces représentations de la science étaient oublieuses de dimensions essentielles et que persiste, irréductiblement, l’expérience subjective du monde de la vie.
   Husserl rappelle que, dans nos vécus primordiaux – et par conséquent indépassables –, nous ne cessons d'éprouver que l'arche-originaire Terre ne se meut pas : à chacun de nos pas, la Terre que nous foulons se révèle selon son immobilité essentielle. Ainsi se dessine une théorie pure du géostatisme qu’il ne faut confondre avec aucun géocentrisme.
  Cette Terre immobile, qu’il s'agit de décrire phénoménologiquement en reprenant et en amplifiant les analyses de Husserl, est toujours au-dessous de nos pas et en deçà de nos prises. Elle se révèle donc indisponible et inappropriable pour l’homme, car son désir d'emprise bute sur elle. Le sens phénoménologique de la Terre s'enrichit alors d’une portée éthique dont il faut dégager les conditions pour en faire apparaître les linéaments.
   À l'heure où l’homme s'enivre de ses propres pouvoirs jusqu'à risquer de tout perdre, la pensée phénoménologico-éthique de la Terre immobile n'a jamais été aussi actuelle ni aussi urgente. Si elle limite la puissance de l’homme, elle n'abandonne pas, bien au contraire, le sens absolument subjectif de notre vie.

20 euros (code de commande : 29184).

 

[HUY - GRAVURE]. Huum opp. Condrusorum Caput. Anvers, Galle, [1575]. Dix-neuvième planche de l'atlas de Georg Braun et Frans Hogenberg : De praecipuis, totius universi urbibus, liber secundus. Gavure coloriée sous un sobre encadrement de bois.
Dimensions :
   - Trait carré : 464 x 304 mm.
   - Cuvette : 470 x 306 mm.
   - Encadrement : 570 x 420 mm.

Extrait de l'étude Civitates Orbis Terrarum. Villes du monde :
   Traduction du cartouche portant la date de 1574 : Huy, capitale des Condruses [en Belgique gauloise], dont la reproduction fidèle à la nature, dessinée le plus exactement pour orner cette œuvre topographique, nous a été fournie par un homme très érudit, R. D. Remaclus de Limbourg, célèbre dans la profession médicale, et par D. Paulus, chez les chanoines de Liège un mécène important des étudiants.
   Huy est une ancienne et belle ville du Brabant germanique, située sur la Meuse, dans une vallée boisée entre les montagnes. Elle possède de grands édifices anciens et spacieux. Y habitent nombre de bonnes et nobles gens qui possèdent des maisons merveilleusement décorées au dedans et au dehors. Un grand nombre sont agrémentées de beaux créneaux et de tours, comme si elles étaient des châteaux seigneuriaux.
   Sur cette gravure, Huy est vue du nord-est. La collégiale gothique Notre-Dame domine le centre de l'image ; sa construction a été commencée en 1311 et terminée en 1536 [...]. Le château est depuis le XVe siècle l'emblème de la ville. [...]
.

Bibliographie :
   - Füssel (Stephan, dir.), Civitates Orbis Terrarum. Villes du monde, pp. 147-148.

200 euros (code de commande : 29198).

 

McCORMACK (Eric) — Première sonnerie de trompette le monstrueux régiment des femmes. [Titre original : First Blat of the Trumpet against the Monstruous Regiment of Women.] Traduit de l'anglais par Sabine Porte. Paris, Bourgois, 1999. In-8° collé, 337 p., (collection « Fiction »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le roman retrace le parcours tourmenté d'un homme, Andrew Halfnight, de la naissance jusqu'à l'âge adulte. C'est une plongée au cœur du cauchemar qui prend les accents épiques d'un voge initiatique au bout duquel le narrateur renaît à lui-même.
   McCormack entraîne le lecteur des collines brumeuses de l'Écosse minière à l'immensité de la mer, puis dans le décor d'opérette d'une île des Tropiques, et enfin au Canada, dans un paysage évocateur de l'Écosse natale du narrateur.
   Comme autant d'épisodes légendaires d'une longue odyssée, les récits s'entrecroisent, repris tour à tour par différentes voix, pour tisser autour du narrateur un piège effrant où les cauchemars se confondent avec la réalité. Au fil de ce périple hallucinatoire hanté de figures féminines terrifiantes ou envoûtantes, traversé d'échos, où les apparences sont constamment trompeuses, le narrateur lutte l'anéantissement en tentant d'échapper à l'armée des ombres du passé.

9 euros (code de commande : 29180).

 

MARIËN-DUGARDIN (A.-M.) — Le legs Madame Louis Solvay. I. Porcelaines de Tournai. Bruxelles, Musées Roux d'Art et d'Histoire, 1971. In-8° broché, 230 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
   Bref historique de la manufacture.
   Artistes et décors.
   Apport de la collection de Mme Louis Solvay.
   Formes.
   Socles et bases.
   Marques.
   Galons.
   Bibliographie.
   Chapitre I : Les polychromes.
   Chapitre II : Les blancs.
      Sujets religieux - Sujets mythologiques - Les amours - Les saisons - Pastorales et sujets galants - Les quatre éléments - Sujets divers - Oiseaux.
   Chapitre III : Les camaïeux.
      Camaïeu bleu, camaïeu bleu rehaussé d'or - Camaïeu rose - Camaïeu vert - Or ciselé.
   Chapitre IV : Les fonds bleus.
      Décor de fruits et fleurs - Décor de fruits et d'oiseaux - Décor d'oiseaux dits de fantaisie - Décor en or et en argent ciselé - Décor en or ciselé -
      Décor de réserves en camaïeu pourpre.
   Chapitre V : Les décors polychromes.
      Les oiseaux dits de fantaisie - Les oiseaux au naturel - Décor floral - Les fables - Scènes de combat - Chinoiseries - Scènes galantes et pastorales - Armoiries.
   Chapitre VI : Les médaillons.
      De style Louis XVI - Médaillon à l'Antique - Médaillons à profils en grisaille imitant l'Antique - Médaillons à paysage animé en grisaille.
   Chapitre VII : Thèmes divers.
   Chapitre VIII : Décor bois.
   Chapitre IX : Copies de porcelaines de Chine, du Japon et de Chine de commande.
   Chapitre X : Les boîtes.
   Chapitre XI : Problèmes d'identification et de surdécoration.

      Porcelaine de Tournai décorée à La Haye.
   Glossaire abrégé.
   Index des noms propres et des noms de lieu.

15 euros (code de commande : 29158).

 

[MONS]. Mémoire d'une ville. Mons depuis 1830. Mons, Maison de la Mémoire, 1989. In-8° carré agrafé, 87 p., illustrations en noir, (collection « La Mémoire Montoise », n° 1).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons en 1989.
Sommaire :
   - 
Mémoire d'une ville, par Jean Schils
   - 
Mons, ville fortifiée, par Pierre Orban et Louis Thiernesse.
   - Dix maïeurs au service de la ville, par Pierre Orban.
   - Le temps des portefaix, par Lucien Quique et Jacques Patris.
   - Des remparts aux boulevards, par Marcel Lecomte.
   - Les pauvres dans la cité, par Jean Schils.
   - Quinze années à la tête de Mons, par Abel Dubois.
   - Un maïeur vu par un citoyen, par François Collette.
   - Ville et culture, par Jean Barthélémy.

9 euros (code de commande : 29157*).

 

MOREAU (Franz)Silex. Poèmes. Avec un dessin d'Armand Simon. Mons, Haute Nuit, 1950. Petit in-8° broché, 41 p., un des 150 exemplaires numérotés (n° 168) sur pur fil (après 50 sur Hollande et 3 H.C.), rare et en bel état.
   
Premier recueil de ce poète, élève puis professeur à l'Athénée rol de Mons (1913-1962).
   Ami des surréalistes hennuyers, il fit partie du groupe Haute Nuit avec Armand Simon, Achille Chavée, Louis Van de Spiegele, Marcel Lefrancq...

35 euros (code de commande : 29154).

 

PIANZOLA (Maurice) — Brésil baroque. Photographies de Fulvio Roiter, Clarival Valladares, Marcel Gautherot, François Meyer. Genève, Les Éditions de Bonvent, 1974. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur (dos insolé), 181 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, très bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Maurice Pianzola, conservateur principal du Musée d'art et d'histoire de Genève, est non seulement, de par sa formation et plus encore par goût, historien d'art mais également historien tout court. C'est pourquoi l'ouvrage qu'il consacre à l'art baroque au Brésil sort de l'ordinaire.
   Cet ouvrage n'est pas un inventaire de toutes les richesses du Brésil en ce domaine, inventaire qui a d'ailleurs déjà été fait, mais la mise en lumière des situations et événements qui ont permis l'éclosion et ont accompagné cet art hors du commun. Importé d'Europe, l'art baroque a subi de profondes transformations, dues non seulement au climat, mais surtout à la façon de vivre engendrée par la « civilisation de l'or ». Il est ainsi devenu une expression artistique véritablement brésilienne.
   L'approche de Maurice Pianzola, qui répond parfaitement au désir actuel d'avoir une vue d'ensemble d'un phénomène, lui permet de conduire le lecteur dans ce pays, alors presque inconnu, où l'attrait du métal jaune fit surgir en quelques années des villes splendides, à l'époque les plus grandes du continent américain, où se côtoient planteurs, aventuriers, religieux, mulâtres, noirs, indiens qui forment au XVIIIe et jusqu'au XIXe siècle, une population aux règles moyenâgeuses.
   L'or, le roi, l'Église sont les trois piliers de la pyramide sociale d'alors, qui verra naître en son milieu, parmi les mulâtres surtout, ses meilleurs artistes, dont le plus grand de tous, l'Aleijadinho.

25 euros (code de commande : 29189).

 

RAGON (Michel) Histoire mondiale de l'architecture et de l'urbanisme modernes. Tome 1 : Idéologies et pionniers 1800-1910. Tome 2 : Pratiques et méthodes 1911-1971. Tournai, Casterman, 1971-1972. Deux grands volumes in-8° sous reliures et jaquettes (un peu défraîchies) d'éditeur, 348 et 468 p., illustrations en noir, index, diverses coupures de presse, édition originale de ce grand classique.
   Un troisième volume a été publié en 1978 (prospective et futurologie) et une nouvelle édition complétée a vu le jour en 1986 et les deux premiers publiés en poche (Points Seuil) en 1991.
Sur les jaquettes :
   Cet ouvrage fondamental restitue pour la première fois l'architecture et l'urbanisme modernes dans leur environnement économique, politique et culturel.
   Le tome 1 est de ce fait :
      - un bilan international de l'architecture et de l'urbanisme de 1800 à 1910 ;
      - une histoire de la révolution industrielle ;
      - une histoire de la pensée socialiste dite utopiste.
   Le tome 2 contient :
      - une étude de l'œuvre des pionniers de l'architecture et de l'urbanisme modernes de 1911 à 1939 (F. L. Wright, Gropius, Mies van der Rohe, Le Corbusier, etc.) ;
      -  une géographie de l'architecture et de l'urbanisme, recensant les œuvres et les réalisateurs d'une cinquantaine de pays répartis dans les cinq parties du monde ;
      - une analyse des nouvelles approches de l'urbanisme par le biais de la biologie, de l'écologie, de la psychologie, de la sémantique, des mathématiques, de la futurologie ;
      - une chronologie générale ; une abondante bibliographie ; un index des noms cités.
   Ardent défenseur de l'architecture moderne, Michel Ragon émet cependant de grandes réserves, voire de vives critiques, à l'égard d'architectes considérés comme les meilleurs représentants de cette tendance, notamment Le Corbusier et Gropius. En revanche, il réhabilite certaines tendances et certaines personnalités méconnues : constructivistes soviétiques, expressionnistes allemands, ingénieurs créateurs de structures nouvelles. L'auteur a notamment disposé d'une documentation exceptionnelle en ce qui concerne l'Allemagne de Weimar, l'U.R.S.S., le Japon. Des études très fouillées lui permettent également de dresser le tableau de l'architecture et de l'urbanisme actuels aux États-Unis, en Amérique latine, au Canada, dans tous les pays d'Europe, et même en Afrique et en Océanie.
Abondamment illustré (plus de 380 documents), ces volumes constituent l'étude la plus complète au niveau international des méthodes et des moyens dont l'homme s'est servi pour construire la cité et tenter d'y vivre.
   Ils comprennent, en outre, une chronologie générale, une bibliographie et un index des noms cités.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 29155).

 

REGOUDY (François) — Dictionnaire des dénominations monétaires françaises & belges. Numismatique et expressions populaires. Paris, Chez l'Auteur, 1984. In-8° collé, 60 p., exemplaire en bon état.
Avant-propos de l'auteur :
   Qu'est-ce qu'un niquet, un escoufle, un louis aux lunettes ? D'où viennent les expressions « menu fretin », « avoir un bœuf sur la langue », « avoir maille à partir avec quelqu'un ? » ?
   C'est pour répondre à ces questions – et à bien d'autres – que cet ouvrage a été rédigé.
   Une délimitation géographique large du sujet a été adoptée. Ne considérer que le roume de France eut conduit à exclure 1'Alsace, la Lorraine, la Savoie ou la Corse. Nous avons donc choisi de traiter l'ensemble de l'Hexagone ainsi que la Belgique avec qui les relations ont toujours été très étroites, débordant parfois en Italie ou en Catalogne à la suite des armées de Louis XIV ou de Napoléon.
   Nous souhaitons que cet ouvrage facilite le travail du collectionneur et du chercheur et invite de nouveaux adeptes à pénétrer dans le monde complexe de la numismatique.

15 euros (code de commande : 29165).

 

THOMAS (Dylan) — La fin de la rivière. Nouvelles. Traduit de l'anglais par Michel Bulteau. Monaco, Éditions du Rocher, 1997. In-8° collé, 121 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les toutes premières proses de Dylan Thomas décrivent le monde de l'enfance avec sa solitude, ses fantasmes, et ses cauchemars. Il est encore influencé par les nouvelles de Walter De La Mare qui, disait-il, vous font prendre conscience du danger surnaturel tapi dans l'ombre. On y ren aussi une fascination pour l'innocence et pour l'étrangeté.
   Les nouvelles plus tardives, en revanche, regroupent les thèmes de prédilection du poète : paysage gallois, préoccupations sexuelles et morbides obsédantes, références bibliques, alcool.
   Pour la première fois depuis 1991, sont publiés en France des textes inédits de celui qu'on surnommait de son vivant « le Rimbaud du pays de Galles ». Quatre nouvelles de jeunesse et six textes de la période de maturité sont rassemblés afin de permettre au lecteur d'explorer des facettes méconnues de l'univers inquiétant de Dylan Thomas.

10 euros (code de commande : 29181).

 

VACQUIN (Pierre) — Carafet le Sage. Illustrations de Françoise Estachy. Paris, Éditions du Grillon, 1947. Petit in-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [68] p., illustrations en couleurs, exemplaire en bon état.

   

13 euros (code de commande : 29173).

 

[VAN HASSEL (Valentin, alias Henry Raveline)]. PIÉRARD (Clovis) — Le Docteur Valentin van Hassel. Liège, Éditions de la Vie Wallonne, 1938. In-8° broché, 76 p., quelques illustrations en noir, bel exemplaire.
Table des matières :
   I. L'homme de science.
   II. L'homme de lettres.
      - Œuvres littéraires du Dr Valentin Van Hassel.
      - Quelques œuvres françaises et wallonnes du Docteur Van Hassel.
      - Notes et croquis.
      - Notes de voge.
      - Le Docteur Van Hassel et Constantin Meunier.

15 euros (code de commande : 29161).

 

[WAROCQUÉ]. VAN DEN EYNDE (Maurice) — Les Warocqué. Une dynastie de maîtres-charbonniers. Bruxelles, Labor, 1984. In-8° broché, 152 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Les Warocqué, la famille le plus connue dans la région du Centre pendant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe tombèrent dans l'oubli après la mort, en 1917, du dernier représentant, Raoul.
   Maurice Van den Eynde évoque dans ce livre, cet exemple de ces hommes dynamiques fondateurs d'une société où les valeurs bourgeoises supplantèrent les traditions de l'Ancien Régime. Il présente une synthèse de la vie des quatre générations et des six personnages de cette famille qui, non seulement a joué un rôle important dans le développement de toute la région, mais qui a aussi redonné à Mariemont un peu de ce faste connu au temps de Charles de Lorraine.
   Ce livre incite à la réflexion, tant il est vrai, comme dit Monsieur Max Drechsel dans sa préface, que l'approche historique consciencieusement préparée est toujours génératrice d'hypothèses fécondes, même dans le voisinage des domaines qu'elle prospecte.

20 euros (code de commande : 29153 - vendu).

 

 

 VIENNENT DE PARAÎTRE

WAUTELET (Michel) et DEBACKER (Marie-France) — Ghlin dans les guerres. De 1914 à 1945 et après... Mons, Michel Wautelet, 2020. In-4° broché, 74 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Connaître notre passé permet de mieux apprécier notre présent mais surtout de bien préparer notre futur.
   Ce livre de Michel Wautelet et Marie-France Debacker retrace l'histoire de la commune de Ghlin au travers de ces guerres. Vous y découvrirez des héros et des héroïnes, des habitants amoureux de leur village, des femmes et des hommes empreints de courage et d'aspiration à la liberté...
   Cet ouvrage rend hommage notamment aux victimes de la fameuse bataille du long Coron qui marqua une des dernières épreuves humaines de la Seconde Guerre mondiale dans notre région.
   Puisse ce livre nous permettre de réfléchir et de mieux vivre notre futur.
Table des matières :
   1. Introduction.
   2. Ghlin en 1914.
   3. La Première Guerre mondiale.
   4. L'entre-deux-guerres.
   5. La Seconde Guerre mondiale.
   6. L'après-guerre.
   Annexe 1. Victimes de la guerre 1914-1918.
   Annexe 2. Enfants victimes du drame du 16 janvier 1919.
   Annexe 3. Victimes de la guerre 1940-1945.
   Annexe 4. État-major du groupe A60 de l'Armée secrète.
   Annexe 5. Le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul.

18 euros (code de commande : 29151).

 

GHISTE (Serge), DUBOIS (Françoise) et JACOB (Gilles) — Mons. Ville fortifiée - Ville ouverte. Des Romains au XXIe siècle. Mons, Mon's Livre, 2019. In-4° broché, 172 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
   Le présent ouvrage évoque les anciennes fortifications de Mons et leurs nombreux avatars, des origines à nos jours. Ses auteurs, les ingénieurs et professeurs Serge Ghiste, Françoise Dubois et Gilles Jacob, se sont tous trois attachés à retracer avec minutie les méandres d'une histoire complexe, qu'ils ont illustrée de plans, de coupes et de dessins d'une grande clarté, destinés à éclairer leur propos et à l'enrichir.
   Le livre comporte sept parties principales. La première est une étude géologique, qui permet non seulement de comprendre l'intérêt du site montois et les raisons pour lesquelles une ville s'est développée en ce lieu, mais aussi de mesurer les difficultés que les bâtisseurs successifs ont dû surmonter et les contraintes auxquelles ils ont dû se plier.
   « Mons ville fortifiée » fait l'objet des parties deux à cinq. Sont d'abord soulignés les éléments qui plaident en faveur de l'existence antérieure d'un camp romain. De la période mérovingienne, on retient surtout la venue de Waldetrude (sainte Waudru) et son installation avec ses compagnes à l'abri d'une enceinte en bois, restituée de manière hypothétique. Les XIe et XIIe siècles sont caractérisés par la construction du château comtal et des premiers remparts. Mais bien entendu, l'attention se porte avant tout sur l'enceinte communale (dont la construction débute au XIIIe siècle, mais qui connaît des remaniements importants par la suite), sur son tracé précis, ses fossés, ses tours et les portes qui permettaient de contrôler l'accès à la ville.
   Les XVIIe et XVIIIe siècles s'articulent autour de deux sièges d'importance cruciale pour l'histoire des fortifications : celui de 1691, suivi d'une rénovation dirigée par le futur maréchal de Vauban, et celui de 1746, à l'origine de remaniements considérables sous l'égide de la couronne d'Autriche. Si la Révolution française a peu d'impact sur les défenses urbaines, la période hollandaise se caractérise par une dernière phase de construction, suivie – après l'indépendance de la Belgique – d'un démantèlement complet, accompli entre 1861 et 1865.
   En sixième partie, il est question de « Mons ville ouverte ». L'attention se porte alors sur l'aménagement des quartiers nés de la disparition des murailles et leur évolution subséquente, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
   À l'étude chronologique succède une présentation géographique, qui constitue la septième et dernière partie de l'ouvrage. La périphérie urbaine y est divisée en six grands quartiers, dont sont évoqués tour à tour les principaux bâtiments – encore visibles ou disparus – et les derniers vestiges des fortifications... Une telle présentation facilite le repérage sur place et permet d'imaginer de manière concrète l'imposant carcan défensif, aujourd'hui disparu, qui a pesé de tout son poids sur l'histoire de la ville de Mons.

25 euros (code de commande : 29065).

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