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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 16 FÉVRIER 2021

 

ANDRIAT (Frank) — Hirondelles. Nouvelles. Bruxelles, Bernard Gilson - Pré aux Sources, 1989. In-8° broché sous couverture à rabats, 87 p., illustration de couverture par Gaston Bogaert, envoi de l'auteur, on joint le communiqué de presse.
Texte du communiqué de presse :
   Voici rassemblées en un volume des nouvelles de Frank Andriat. [...] Elles allient la force de la concision à la multiplicité des thèmes et mêlent la modernité de l'écriture avec la magie des images.
   Frank Andriat est un passionné de la plume, un écrivain confirmé. À 31 ans, il présente une œuvre déjà volumineuse et variée : sa production de poésie, romans et récits en fait foi. Il se distingue par la façon qu'il a de multiplier les plaisirs de la langue française comme par son approche du monde, des paysages, des hommes, des choses.
   Avec Hirondelles, Andriat incarne la jeunesse, sa marche nue sur des voies où l'être s'engage et se révèle en découvrant le monde.
   De décor en décor, il se promène en différents lieux, dans différents milieux. Qu'il dénonce la violence, mette en évidence un racisme insidieux, décrive un suicide ou un dédoublement de la personnalité, il manifeste toujours une fraîcheur et une pureté de pensée frappantes. Au détour d'une phrase, tendue corne une peau tendre, on sent affleurer la blessure, la peine ou le besoin d'amour caché sous la pudeur des mots.
   Les récits s'érigent en ballades pétillantes d'esprit et de grâce, en chants qui ne répugnent pas à jouer de l'ironie pour mener à l'essentiel : la vie et celle qui lui confère finalement un sens, la mort.
   Le style de l'auteur est souvent musical avec des phrases balancées ou syncopées, dont le rythme trotte en tête. Précis et rapide, il illustre une écriture incisive et brisée, lyrique et grinçante, humoristique et poignante, sensuelle et sensible.
   Prose de la tendresse, prose empreinte de tristesse, prose souriante, chaque texte possède un ton. Mélange d'élan, de dérision, de cynisme, de moquerie, d'émotion et de passion, le « dire » de Frank Andriat est avant tout recherche de la vérité, interrogation sans cesse formulée. Il est, lui, l'un de ces rares créateurs capables de parler de plusieurs voix...

15 euros (code de commande : 30555 - vendu).

 

[ANTISÉMITISME - SECONDE GUERRE MONDIALE]. Les curateurs du ghetto. L'Association des Juifs en Belgique sous l'occupation nazie. Bruxelles, Labor, 2004. In-8° collé, 590 p., illustrations hors texte, (collection « La Noria »).
En quatrième de couverture :
   À l'heure où l'actualité ravive des plaies difficilement cicatrisées et où l'on tente de mieux connaître les mécanismes de la persécution des Juifs sous l'occupation, cet ouvrage permet de découvrir une facette méconnue du sort des Juifs en Belgique entre 1941 et 1944.
   L'Association des Juifs en Belgique (AJB), organisme créé par l'occupant nazi afin de rassembler les Juifs dans une institution obligatoire, n'avait jamais été étudiée en tant que telle. Ses archives, ouvertes pour la première fois à la recherche, constituent la matière principale de ce livre. Elles permettent de comprendre les rouages de l'instrument perfide mis en place par l'occupant dans son entreprise de persécution, puis de déportation des Juifs.
   Cet ouvrage enrichit l'histoire des Juifs sous l'occupation d'une nouvelle approche des structures de la communauté Juive et de sa vie quotidienne pendant la guerre. Au travers de l'AJB, c'est toute la problématique de la perception et de la mémoire du génocide des Juifs en Belgique et, dans une plus large mesure, des questions fondamentales de la Seconde Guerre mondiale qui est abordée.
Table des matières :
   - Introduction, par Jean-Philippe Schreiber et Rudi Van Doorslaer.
   1. Perspectives allemandes, perspectives juives.
      - La fondation de l'AJB dans une perspective internationale, par Dan Michman.
      - Les autorités allemandes d'occupation et l'AJB, par Insa Meinen.
      - Entre communauté traditionnelle et communauté obligatoire, par Jean-Philippe Schreiber.
      - Salomon Van den Berg, ou l'insoutenable échec d'une politique juive du moindre mal, par Rudi Van Doorslaer.
   2. L'AJB au quotidien.
      - Le travail obligatoire des Juifs en Belgique et dans le nord de la France, par Sophie Vandeponsteele.
      - L'AJB et l'enseignement, par Barbara Dickschen.
      - La distribution de l'étoile, par Laurence Schram.
      - La politique sociale, par Catherine Massange.
   3. Le drame se noue.
      - Les convocations pour le travail à l'Est, par Laurence Schram.
      - Une illustration locale : le Comité de Liège de l'AJB, par Thierry Rozenblum.
   4. Le dénouement.
      - L'instruction par la justice militaire : un non-lieu de mémoire, par André Donnet.
      - Vingt ans après, les crispations de la mémoire, par Jacques Déom.
      - En guise de conclusion : perversité allemande, accommodement juif, par Jean-Philippe Schreiber et Rudi Van Doorslaer.   

20 euros (code de commande : 30586 - vendu).

 

ARCHENHOLTZ (Johann Wilhelm von) — Histoire de la Guerre de Sept ans, commencée en 1756, et terminée en 1763 ; par M. d'Archenholtz, ancien Capitaine au service de la Prusse ; traduite de l'allemand par M. le baron de Bock. Première [et] seconde parties (complet). Metz - Strasbourg - Paris, Devilly - Librairie Académique - Belin et Buisson, 1789. [A Metz, / Chez Devilly, Libraire, rue Fournirue. / A Strasbourg, à la Librairie Académique. / A Paris, / Chez Belin, Libraire, rue Saint-Jacques. / Buisson, Libraire, hôtel de Coetlos- / quet, rue Haute-Feuille, N°. 20. / Avec Approbation et Privilege du Roi. 1789.] Deux volumes in-8° sous leurs cartonnages d'attente d'époque, t. I : [2 bl.], [3 (titre de la collection, avis au relieur pour le placement des gravures, titre)], [1 bl.], [6], 217, [1 (errata)], [12 bl.] p., t. II : [1 (titre de la collection)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 201, [3 (approbation)] p., (collection « Œuvres diverses du baron de Bock »), exemplaire bien complet des quatre portraits gravés, en bon état et à toutes marges.
   
Les portraits gravés sont ceux du comte de Schwerin, de Léopolde Joseph Marie, comte de Daun, du général Ziethen et du général Laudahn.
Avertissement :
   Le public lira sans doute avec intérêt la traduction de l'histoire de la Guerre de sept ans, de M. d'Archenholtz, que nous lui présentons dans un moment où les Œuvres posthumes du roi de Prusse, qui viennent de paroître, font désirer de pouvoir comparer ce que dit ce prince des motifs secrets de sa conduite, avec ce qu'en pensoient ses contemporains. Cet ouvrage n'est pas une description seche et aride des campagnes de Frédéric, mais l'histoire des principaux événemens de cette guerre, écrite par un témoin oculaire, l'un des premiers hommes de lettres de l'Allemagne, comme il étoit un des plus braves officiers de l'armée prussienne. M. d'Archenholtz a voulu être entendu de toutes les classes de lecteurs ; et si nous en jugeons par le plaisir que nous avons éprouvé en traduisant son livre, il a parfaitement réussi. Une imagination vive et brillante lui a fait mettre dans la description de cette multitude infinie de combats, une variété, un feu, qui transporte pour ainsi dire, malgré soi, au milieu de ces scenes de sang et de carnage. Peut-être reprochera-t-on à l'auteur d'avoir marqué un peu trop de partialité quand il est question des françois ; mais nous répondrons qu'on doit excuser un prussien, qui, acteur et témoin d'événemens qui paroîtroient incroyables, s'ils n'étoient attestés par toute la génération présente, a dû nécessairement se laisser entraîner à l'enthousiasme que sa nation et le héros qui la gouvernoit, ont inspiré à l'europe entiere.

Les deux volumes : 150 euros (code de commande : 30603 - vendu).

 

AUBERT DE LA RÜE (E.) — L’homme et les volcans. Paris, Gallimard, 1958 (mention de 6e édition). In-8° broché, 398 p., planches hors texte, (collection « Géographie Humaine », n° 30).
Table des matières :
   
I. Les caractères du volcanisme.
   II. Diversité des éruptions.
   III. Les créations du volcanisme.
   IV. Quelques éruptions catastrophiques et autres.
   V. Le domaine des volcans récents et actuels.
   VI. Le volcanisme utile.
   - Lexique.
   - Bibliographie.
   - Index.

18 euros (code de commande : 30584 - vendu).

 

AUQUIER (André) — Histoire du nom des rues de Quaregnon-Wasmuël. Préface par Edgard Hismans. [Chez l'Auteur], 1991. In-8° collé, 93 p., nombreuses illustrations en noir, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Il était intéressant dans le cadre de cette réalisation d'effectuer une étude ayant trait aux noms des rues, et donner l'explication de leur appellation, tout en citant parfois à l'appui quelques brèves anecdotes utiles pour la compréhension du lieu. Mais aussi en illustrant le passé de 1'entité.
   C'est un volet de l'histoire locale qui retiendra l'attention de nombreux quaregnonnais et wasmuellois et apportera souvent une réponse aux lecteurs, quel que soit l'endroit où ils demeurent, ou bien où ils ont vécu.
   Les différentes appellations du nom des rues répondent à des critères précis, après approbation de différentes instances. C'est une réglementation du Ministre de l'intérieur du 7 décembre 1972 qui détermina les motifs d'attribution et en fixa les limites.
   Celles-ci répondaient à des impératifs tels ceux partant de 1'histoire locale, la toponymie, les us et coutumes de la population. Quant aux noms des rues se rapportant à des personnes, ils. ne pouvaient faire allusion qu'à des personnes défuntes dont la renommée était établie en fonction de motifs historique, scientifique ou social.
   La fusion de Quaregnon et de Wasmuel amena les édilités communales à revoir un certain nombre d'appellations à partir du 1er janvier 1977, afin d'éviter le double emploi. Exemple, la rue du Tour ne pouvait subsister à Quaregnon et à Wasmuel. Ce fut aussi le cas pour des appellations ayant trait à des noms d'hommes politiques.
   Par ailleurs, bien des artères ont été modifiées dans leur profil et on pense notamment à la rue de Binche, très ancienne, coupée par des extensions de propriétés de charbonnages.
   De nouveaux lotissements sont apparus et le plus souvent, les us et coutumes à valeur historique ont prévalu.
   Il faut souligner que des rues ont été transformées par les techniques nouvelles. D'anciennes coutures ont été traversées par des rues en terre battue. Celles-ci furent ensuite pavées et enfin macadamisées ou bétonnées. Des ruisseaux ont pour leur part été modifiés dans leur tracé et le plus souvent voûtés.
   Par coutures (du latin cultura) il faut entendre un ensemble de champs cultivés, faisant partie d'une localité.
   Les limites des coutures et des parcelles qui les formaient étaient mal délimitées et laissées à l'arbitraire. C'est au XVIIIe siècle, lorsque les tailles royales et seigneuriales devinrent perpétuelles qu'on réalisa le dénombrement des terres afin de fixer les limites des coutures et la contenance des parcelles.
   Ce furent les seigneurs et les communautés qui assumèrent les premiers les limites données aux coutures et aux champs.
   C'est de cette époque que remontent les plans de nos grosses communes du Borinage.
   Tout ceci a fait se transformer au fil des ans bien des aspects du sol local.
   Pour la nomenclature du nom des rues qui va suivre, on trouvera après les appellations actualisées de celles-ci, l'ancienne dénomination entre parenthèses, et ensuite l'explication de chacune d'elles.
   C'est à n'en pas douter un enrichissement de l'histoire de l'entité, le tout illustré en passant au crible maints quartiers ne fut-ce que pour rappeler au bon souvenir ce que furent les communes de Quaregnon et de Wasmuel d'antan.
   Pour certaines appellations, on doit s'en tenir à la seule explication : lieu-dit, celle-ci pouvant remonter à des temps immémoriaux, et transmise de génération en génération. C'est par exemple le cas pour des noms de ruelles, à Monsville surtout.
   Les sources les plus sûres ont été utilisées pour la rédaction de cette étude.
   Il faut aussi préciser que des rues et des places ont changé de nom une dernière fois tel qu'il résulte au registre de délibérations du Conseil Communal réuni en séance du 4 novembre 1977.

25 euros (code de commande : 30567 - vendu).

 

[BELGIQUE - QUESTION ROYALE]. Rapport de la Commission d'Information instituée par S.M. le Roi Léopold III le 14 juillet 1946. [S.L.], [S.N.], 1947. Grand in-8° broché, 151, 270 p., couverture un peu défraîchie (rousseurs).
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. L'attitude du Roi dans l'évolution de la politique étrangère de la Belgique en 1936.
   Chapitre II. L'attitude du Roi en matière de politique intérieure.
   Chapitre III. L'attitude du Roi dans la défense du territoire national avant et pendant la mobilisation.
   Chapitre IV. L'attitude du Roi au cours de la Campagne militaire.
   Chapitre V. L'attitude du Roi décidant de partager le sort de son armée.
   Chapitre VI. L'attitude du Roi lors de la capitulation.
   Chapitre VII. La position et l'attitude du Roi consécutives ä la capitulation.
   Chapitre VIII. L'attitude politique du Roi face ä l'Allemagne.
   Chapitre IX. L'attitude du Roi en face de l'occupant.
   Chapitre X. L'activité humanitaire du Roi pendant l'occupation ennemie.
   Chapitre XI. Les rapports du Roi avec le Gouvernement.
   Chapitre XII. Le mariage du Roi.
   Chapitre XIII. La déportation du Roi.
   - Annexes.

20 euros (code de commande : 30589).

 

BESSON (Patrick) — Vous n'auriez pas vu ma chaîne en or ? Paris, Calmann-Lévy - Maren Sell, 1997. In-8° collé, 132 p., (collection « Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle »), envoi de l'auteur, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Patrick Besson lève petit à petit le voile sur un drôle de couple incestueux : Sylvie, dix-sept ans, et son frère Jérôme, un peu plus âgé. Les deux orphelins, qui partagent tout, sont amants. Goûtant ensemble les joies d’un libertinage juvénile et cérébral, ces deux jeunes sans scrupule mettent à profit leur charme pervers pour infiltrer un univers de gens riches dont ils deviennent les séduisants arnaqueurs... Avec fraîcheur et spontanéité.
   Un petit conte cruel, antisocial et amoral mettant en scène de façon rigoureuse un jeu relationnel à la beauté amère. Décrits avec une concision subtile par Patrick Besson, ces deux jeunes héros apparaissent comme le séduisant et froid reflet d’un certain cynisme contemporain.

12 euros (code de commande : 30557).

 

[BRODZKI (Constantin)]. Constantin Brodzki architecte. Préface de Willem Draps. Introduction Pierre Loze. Texte d'après la thèse de Gertjan Hoste. Commentaire d'Albert Bontridder. Sprimont, Mardaga, 2004. In-4° broché sous couverture à rabats, 141 p., nombreuses illustrations en noir.
Préface :
   Connu d'abord par l'extraordinaire Pavillon de la Faune et de la Flore du Congo à l'Exposition Universelle de Bruxelles en 1958, Constantin Brodzki avait réalisé là une remarquable scénographie muséale toute en courbes, à la limite de l'architecture organique. Par la suite, son parcours d'architecte en Belgique fut aussi fécond que varié puisqu'il réalisa le Musée gallo-romain de Buzenol-Montauban, des immeubles de bureaux ou des bâtiments industriels, notamment pour CBR, ainsi qu'une série d'habitations dans la région bruxelloise qui combinaient rigueur formelle et préoccupations techniques poussées, sur le plan de l'isolation et du confort.
   À l'avant-garde de la création et travaillant en collaboration étroite avec plusieurs industries belges de pointe, Constantin Brodzki a contribué ainsi à l'image de Bruxelles et du pays tout entier au cours de plusieurs décennies. À ce titre, les bâtiments érigés dans les années '80 pour le siège de l'entreprise de télécommunications Swift à La Hulpe représentent sans doute l'aboutissement et la synthèse de sa démarche qui visait à atteindre une perfection technique, une pérennité de l'ouvrage et une commodité de travail inégalées pour l'époque.
   L'œuvre de Constantin Brodzki est aujourd'hui plus que jamais d'actualité. Récemment, la société CBR l'a d'ailleurs sollicité pour remanier et adapter aux besoins modernes l'organisation intérieure des bureaux qu'il avait jadis construits pour elle. Initié par l'Association du Patrimoine artistique, la publication de cet ouvrage le met opportunément à l'honneur et inaugure aux éditions Mardaga une collection sur le patrimoine de l'architecture contemporaine en Belgique dont les œuvres, si proches de nous qu'elles puissent paraître, appartiennent déjà à l'Histoire.
   À travers Constantin Brodzki, dont il détaille la fructueuse carrière, ce livre pose aussi un jalon pour la sensibilisation précoce du grand public à des constructions plus récentes, permettant ainsi à chacun de prendre conscience de leurs spécificités architecturales et de leur indéniable valeur patrimoniale.

15 euros (code de commande : 30570).

 

BUSLIN (Hector) et COLMANT (R.) — Histoire de Cuesmes. [Cuesmes], [chez les auteurs], 1949. In-8° broché, 78 p., couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   Chapitre I. Le milieu, les premières armes, les premiers outils.
      - Étymologie de Cuesmes.
      - Les chartes de Cuesmes.
      - Le sceau communal.
      - Particularités onomastiques et géographiques.
      - Chevaliers et Maires de Cuesmes.
      - Les Bourgmestres de 1802 à nos jours.
      - Curés et Pasteurs protestants de notre paroisse à travers les siècle.
   Chapitre II. Géographie physique et politique.
      I. L'Éribus.
      II. Le Genestroit.
      III. Le Joncquois.
   Chapitre III. La vie à Cuesmes sous les différentes dominations.
      - Période belgo-romaine.
      - La domination franque.
      - La période féodale.
      - Première période autrichienne (1482-1555).
      - Période espagnole (1555-1714).
      - Deuxième période autrichienne (1714-1794).
      - Bataille de Jemappes.
      - Période française (1794-185).
      - Domination hollandaise (1815-1830).
      - La guerre mondiale (1914-1918).
      - De 1920 à 1940.
      - La guerre 1940-1945.
   Chapitre IV. Le sol de Cuesmes et ses richesses.
      - Le charbon.
      - Formation de la S.A. des Charbonnages du Levant et des Produits du Flénu.
      - Les autres richesses du sol de Cuesmes : craie grise, craie blanche, tuffeau, argile.
      - Briqueteries et panneteries.
      - Anciennes usines - Usines actuelles.
   Chapitre V. Sports et agréments.
      - Le jeu de balle.
      - La boxe.
      - Le football.
      - Le cyclisme.
      - La lutte.
      - Le ping-pong.
      - Les sociétés de gymnastique.
      - Les sociétés musicales.
      - Les sociétés chorales.
      - Les cercles dramatiques.
      - Les sociétés de tir à l'arc.
      - Les autres sociétés.

13 euros (code de commande : 30585 - vendu).

 

CARCO (Francis) — Rien qu'une femme. Eaux-fortes de Chas Laborde. Paris, [Éditions de la Roseraie], 1925. In-8° broché sous couverture rempliée, 162 p., une vignette de titre gravée et xx eaux-fortes en couleurs hors texte, tirage limité à 276 exemplaires, un des 200 numérotés sur vélin de Rives (n° 224), en bon état.
En préambule du premier chapitre :
   C’est, à coup sûr, ce soir de mi-carême, bruyant et pluvieux, que le diable entra chez nous. Je le vis. Il courait après Mariette, une de nos servantes, et s’engouffra, derrière elle, dans la maison : j’en eus une frayeur atroce mais, à ma grande surprise et malgré les cris que jetait Mariette, nulle odeur de brûlé ne me révéla sa présence et rien, durant un certain temps, ne nous arriva d’extraordinaire si ce n’est que les affaires, sans aller mal, prirent une tournure capricieuse à laquelle personne de nous n’était habitué.
   J’avais alors quinze ans. Ma mère tenait, près de la gare, un hôtel de voyageurs très réputé dans la région, pour la bonne chère qu’on y faisait, la propreté des chambres, le service empressé des domestiques et la modicité des prix. La vie, en ce temps-là, n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, et ma mère, en maîtresse femme, mettait son point d’honneur à traiter ses clients à meilleur compte que n’importe où... Cela n’allait pas, certes, sans tapage, mais, pour qui connaissait, comme on le disait, « la patronne », il lui était impossible de ne pas la soutenir dans les colères qu’elle prenait contre les filles de la campagne qu’elle employait et qui, les premiers temps, ne savaient absolument rien faire de leurs dix doigts.
   C’était de grandes disputes et des remontrances et des jérémiades de toute sorte, à chaque servante nouvelle. Puis, ou que ma mère se lassât, ou que la malheureuse qu'elle avait tant tarabustée se fût familiarisée avec les habitudes de la maison, la vie devenait plus agréable et un silence, tout relatif, succédait aux injures et aux larmes.
   Les clients ne s’en apercevaient guère car ce n’était pas, bien entendu, devant eux que ma mère gourmandait ses bonnes. Mais ai-je assez eu les oreilles rompues de ces « Ma fille ! » par-ci ; « Zélie ! » par-là : « Toinette ! Ursule ! Angèle ! » qui ébranlaient l’hôtel entier... Tous les noms du calendrier y ont passé, je crois. Et je n’avais garde alors de lever le nez de dessus mes cahiers de classe ni d’attirer sur moi l’attention de personne, parce que je savais, pour l'avoir expérimenté à mes dépens, ce qui se serait produit.
   ...Qu’ai-je besoin de remonter à cette période de ma vie où ma mère me corrigeait ferme, tout en m’aimant beaucoup à sa manière, et faisait de son mieux pour m’élever correctement ? Je n’en conserve qu’un souvenir banal, qui ne me donne aucune curiosité de l’enfant que je dus être, entre ces quatre ou cinq servantes, le chef, notre cocher Redu et les inconnus de toute espèce qu’il trimballait, de la gare à l’hôtel, et remportait, quelquefois pour toujours, le lendemain, dans sa guimbarde. Je n’en parlerai donc pas, ni de l’hôtel qui avait pour enseigne : Au Cheval Blanc et se voyait de loin, à cause de sa toiture d’ardoises coiffant trois étages de façade, vers le bout du faubourg.
   Et pourtant, que la description m’en plairait à faire par le détail, depuis le porche d’où débouchait Redu cinq fois par jour avec son omnibus, jusqu’aux chambres des bonnes éclairées, tout en haut, par des fenêtres à tabatière ! Mais à quoi bon ? et comment m’y prendrais-je pour ne pas m’embrouiller dans une fastidieuse énumération de pièces, à peu près toutes semblables, où l’on couchait, de corridors, d’escaliers, de recoins, sans oublier la vaste salle du rez-de-chaussée, où se trouvait la table d’hôte et à laquelle on accédait, de la rue, par un assez beau vestibule ?
   Je revois toutes ces choses, témoins muets de mon enfance et de ma singulière jeunesse. J’en porte en moi le goût natal, comme ces armoires qui conservent à jamais une odeur de linge, si pénétrante qu’elle vous trouble à l’égal d’un parfum...

180 euros (code de commande : 30593).

 

DEFLORENNE (Xavier)Charleroi. Bruxelles, Alan Sutton, 1999. In-8° collé, 127 p., (collection « Mémoires en Images »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Un survol de la vie à Charleroi entre 1880 et 1950 impose à la fois des choix, un certain éparpillement et une rigueur autre que celle qu'imposent les disciplines de l'Histoire. Charleroi est un cadre évolutif, les images passées se fondent dans la masse des choses qu'on a vue disparaître presque sans bruit.
   Avec cet ouvrage, l'approche de la ville de Charleroi est volontairement parcellaire ; son propos est de susciter la mémoire et l'interrogation. Autour de nous, des personnes ont vécu des bouts de cette histoire-là. Ce sont elles qui, en dehors des manuels, savent encore quelle odeur avait la ville « en ce temps-là ».
   Doctorand à l'Université Catholique de Louvain, l'auteur, par cet ouvrage, est parti à la recherche d'un cadre, celui de son histoire familiale et donc, par extension, communautaire. Visages de Charleroi...

20 euros (code de commande : 30599 - vendu).

 

DELMELLE (Joseph)Histoire de la navigation et des ports belges. Bruxelles, Legrain, 1981. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 168 p., nombreuses illustrations en noir, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Pour servir d'avant-propos.
   1. Jusqu'au terme de l'âge féodal.
   2. Trois siècles exaltants mais mouvementés.
   3. Les XVIIe et XVIIIe siècles : contraintes et initiatives !
   4. Sous les régimes français et hollandais... jusqu'en 1863 !
   5. La navigation intérieure.
   6. La Marine Royale.
   7. Les malles Ostende-Douvres et la marine marchande.
   8. Le prestige du voilier.
   9. La pêche maritime.
   10. La Force Navale
   11. Ports intérieurs et maritimes.
   12. Dans le sillage du passé...
   - Bibliographie sommaire.

25 euros (code de commande : 30587 - vendu).

 

DEPEYROT (Georges) — Richesse et société chez les Mérovingiens et les Carolingiens. Paris, Errance, 1994. In-8° broché, 191 p., (« Collection des Hespérides »), exemplaire en parfait état, rare.
En quatrième de couverture :
   Les cinq siècles qui s'étendent de la fin de l'Empire romain à celle de l'Empire carolingien sont caractérisés par une économie basée sur la propriété rurale, la guerre, la faiblesse des échanges et le rôle réduit de la monnaie. C'est la période des rois mérovingiens aux petites propriétés et des incessantes guerres civiles, suivie par l'unification politique, monétaire et fiscale des Carolingiens. C'est aussi la période des dernières grandes invasions barbares, puis, plus tard, celle des vastes raids des Vikings.
   À partir d'une abondante documentation dont le lecteur trouvera de nombreuses citations et références, l'auteur étudie l'ensemble des faits socio-économiques et dresse un bilan des connaissances.
   Une cinquantaine de thèmes sont regroupés en six chapitres (la société, la guerre, l'occupation du sol, la vie économique, la monnaie, l'église) en distinguant les périodes mérovingiennes et carolingiennes. Un chapitre conclusif met en perspective l'ensemble des évolutions.

35 euros (code de commande : 30563 - vendu).

 

DONJEAN (Christine) — Le Pass. De l'ancien site minier au musée du futur. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2010. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 263 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Une friche industrielle de 28 ha aujourd'hui revitalisée par Jean Nouvel. Trois bâtiments classés. Un terril imposant. Un site magnifique à l'architecture contemporaine exceptionnelle.
   Une activité charbonnière présente depuis le XIIIe siècle, intense aux XVIIIe et XIXe siècles, en crise au milieu du XXe siècle, jusqu'à la fermeture du charbonnage en 1960. Une région en état de choc. Un site à l'abandon. C'est en 1997 que les autorités européennes et wallonnes décident de transformer cette friche de « Crachet » en un lieu de diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle. Pari audacieux que d'installer « là », au cœur du Borinage, un outil interdisciplinaire, un lieu d'éveil qui réconcilie les jeunes avec les sciences grâce à des expositions au concept muséologique totalement innovant et pionnier. (Re)-mettre les sciences en culture, dans un équipement qui parie sur l'intelligence de chacun, où comprendre et apprendre se conjuguent avec action et interaction, avec plaisir et émotion, tel est le défi que relèvent chaque jour les équipes du Pass. Un livre bilan, après vingt ans de genèse et dix ans d'ouverture au public. Pour un projet d'une ambition intacte.

18 euros (code de commande : 30562).

 

DRUEZ (Léonce) — Chronique des Cosaque. Orties boraines. Bruxelles, Cuypers, 1946. In-8° broché, 355 p.
Avant-propos :
   Au moment où le dialecte borain semble en voie de disparition, nous présentons au public un recueil romancé de dictons, idiotismes, étymologies curieuses, termes de la flore et de la faune, ariettes, jurons, parlotes d'oiseaux, distiques, corruptions de forme et de sens caractérisant ce dialecte. On comprendra aisément l'extraordinaire difficulté que présente la mise dans un contexte unique de ces curiosités philologiques. Puisse le lecteur apercevoir davantage les bienfaits que les défauts résultant d'un tel souci.
   Le récit même n'est pas de pure imagination et nous nous sommes trouvé mêlé à plus d'un épisode. Mais si tous les sobriquets cités existent effectivement au Borinage, ils ont ici changé de possesseur. Il n'entre pas dans nos intentions de calomnier ni d'offenser qui que ce soit.
   On voudra bien nous passer certaines saillies de goût douteux notées par souci d'exactitude : le dialecte borain en effet est entaché de trivialité. Il n'est point destiné aux ouïes délicates. Nous n'avons pu nous résoudre à trahir la vérité en l'édulcorant. C'est contraint et forcé que nous avons adopté par endroits un ton rabelaisien ; le borain est fortement imprégné d'esprit gaulois, ainsi que le lecteur pourra s'en rendre compte par de très nombreux idiotismes. Sans gauloiseries, le Borinage ne serait pas le Borinage.
   On excusera l'emploi dans le texte français de quelques termes donnés pour vieux par le Nouveau Larousse, mais d'usage très courant en dialecte : engraver, aronde, macquer, mitan, bailler, bégaud, ramentevoir, mignot, ouvrer, vacque, musser, ramon, mie (négation), ord, faire la buée, etc...
   On remarquera que nous avons volontiers fait usage de vocables qui, étant d'usage courant en dialecte, sont considérés à tort comme non-français par le Borain moyen : sabouler, patar, giries, engueuser, payelle, chopper, barguigner, dosse, couverte, s'affûter, piane-piane, brayette, escamper, plaquette, touiller, tine, escarole, calotte (tape), cabas, endêver, torque, flache, venette, pilot, dépiauter, cache, jaffe, emblavé, tette, être à joc, cloque, à la grosse mordienne, grillade, locher, de bric et de broc, marabout, dodiner, fouée, gadoue, liavet, esbroufe, faire (la) figue, chanteau, barrot, seilleau, etc.
   Les expressions boraines qui se trouvent ici au complet, ou peu s'en faut, sont souvent rapportées en discours indirect et traduites littéralement en français, ceci pour éviter de créer la fatigue par l'accumulation de termes patois. Une telle traduction se reconnaîtra à l'impression en caractères italiques. Notre commentaire s'appliquant à ces expressions est inséparable du texte. S'il n'est pas parfait, on lui concédera du moins la mérite de provoquer la discussion : cette chronique – gageure étrange certes – est du point de vue philologique un travail de défrichement, et un travail de défrichement peut renfermer des erreurs.
   Nous remercions vivement M. Alphonse Roland, professeur et compositeur de musique, membre de l'Académie de Montauban, pour sa précieuse collaboration. (Voir en appendice les mesures initiales des complaintes, berceuses, pas-redoublés, rondes et chants d'oiseaux.)
   Nous remercions de même instituteurs (surtout M. Dumortier, de Wasmes), travailleurs de la mine, et toutes les vieilles et tous les vieux, qui nous sont venus en aide si spontanément.

20 euros (code de commande : 30571).

 

DUVAL (Charles)Antoing, capitale du pays blanc. Introduction par Jean-Charles de Ligne. Tournai, Casterman, [1963]. In-4° sous cartonnage simili rouge d'éditeur, 229 p., nombreuses reproductions photographiques en noir, planches en couleurs hors texte et une planche à déplier, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Situation géographique. Configuration - bornes - superficie - subdivisions - cours d'eau - quais -voirie - communications - ponts.
   Chapitre II. Situation démographique. Tableaux de population - causes progression et régression - nombre de foyers - répartition.
   Chapitre III. Situation politique. Origine - armoiries - titres.
   Chapitre IV. Un peu d'histoire
   Chapitre V. Situation économique. Finances - industries disparues ; qui se meurent ; actuelles - commerce - culture.
   Chapitre VI. Administration. Communale - de l'État.
   Chapitre VII. Services publics. Santé - éclairage - salubrité et hygiène - urbanisme - lutte contre les taudis - voirie et trottoirs - distribution d'eau - enlèvement des immondices - égoûts - sécurité et service d'incendie - inhumation.
   Chapitre VIII. Institutions : Seigneuriales - communales - hospitalières - d'utilité publique - d'enseignement - religieuses - d'agrément.
   Chapitre IX. Situation touristique - Curiosités locales : Le culte du souvenir - Châteaux - La Halle - l'Église - les chapelles - maisons particulières - sentiers touristiques - visite archéologique du château des Princes de Ligne.
   Chapitre X. Divertissements. Nos aïeux en liesse : fêtes publiques ; - cortèges historiques - fêtes officielles et de quartiers - distractions éducatives - jeux populaires - distractions sportives et autres.
   Chapitre XI. Coutumes disparues - familiales - religieuses.
   Chapitre XII. Archives - Biographie - Bibliographie.
   Chapitre XIII. Contes et légendes.
   Chapitre XIV. Poésies et chansons.
   Chapitre XV. C'est vers la pierre qu'il faut baisser les bras.
   Chapitre XVI. Pour conclure.
   - Index.

40 euros (code de commande : 30565 - vendu).

 

[ÉCOLE DE FONTAINEBLEAU]. L'école de Fontainebleau. Paris, Éditions des Musées Nationaux, 1972. In-8° broché sous Rhodoïd d'éditeur, XXXVIII, 517 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bon état avec sa bande d'annonce.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Grand Palais, à Paris, du 17 octobre 1972 au 15 janvier 1973.
Table des matières :
   - Fontainebleau formes et symboles, par André Chastel.
   - L'École de Fontainebleau « Fortune critique », par Sylvie Béguin.
   - Peintures et dessins.
   - Manuscrits illustrés.
   - Gravures.
   - Tapisseries.
   - Vitraux.
   - Sculptures.
   - Objets d'Art.
   - Livres imprimés.
   - Reliures.
   - Bibliographie.
   - Index.

15 euros (code de commande : 30596).

 

GOFFINET (Jean) — Géographie littéraire du Luxembourg. Liège, L'Horizon Nouveau, 1942. In-8° broché, 235 p., tables onomastiques, une grande carte à déplier, (collection « Bibliothèque de la Cigale »), bon exemplaire malgré le papier jauni et des rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. La littérature latine.
      Chapitre premier. Ausone, St-Audovon.
      Chapitre deuxième. Poètes, chroniqueurs et divers écrivains.
      Chapitre troisième. Littérature religieuse.
   Deuxième partie. La Littérature française.
      Chapitre premier. Nos légendes épiques.
      Chapitre deuxième. Quelques poètes.
      Chapitre troisième. Chroniqueurs et autres.
      Chapitre quatrième. Orateurs sacrés - Écrivains religieux - Hagiographes.
   Troisième partie. Le Luxembourg et les révolutions de l'esprit.
      Chapitre premier : Au XVIe siècle.
         - Littérature et humanisme.
         - Religion et politique.
         - Sciences.
         - Note sur l'imprimerie.
      Chapitre second. Au XVIIIe siècle.
         - Les Encyclopédistes à Bouillon.
         - Les Polémistes anti-Joséphistes et leur presse.
         - Sous la révolution.
         - Note sur l'imprimerie.
   Quatrième partie. Les écrivains modernes.
      Chapitre premier. Avant le Romantisme.
         - La poésie.
         - Le théâtre.
         - L'histoire.
      Chapitre deuxième. Depuis la création de la Belgique.
         - La poésie.
         - Romans et nouvelles.
         - L'histoire.
         - Littérature religieuse.
         - Le journalisme et la presse dans le Luxembourg.
      Chapitre troisième. Les contemporains.
         - Les lettres.
         - L'histoire.
         - Notes en marge.
   Cinquième partie. Nos dialectes romans.
      Chapitre premier. Généralités - Le passé.
      Chapitre second. Les auteurs et les œuvres.
         - Dans le Pays de Marche-en-Famenne.
         - En Ardenne.
         - En Gaume.
   - Bibliographie.
   - Tables onomastiques.

15 euros (code de commande : 30566).

 

[GOYA (Francisco de)] — Goya. Un regard libre. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1998. In-4° broché, 270 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Lille, du 18 décembre 1998 au 14 mars 1999 puis au Phliladelphia Museum of Art, à Philadelphie, du 17 avril au 11 juillet 1999.
Sommaire :
   - Goya, un regard libre, par Joseph J. Rishel et Arnauld Brejon de Lavergnée.
   - Goya, la question n'est pas résolue, par Manuela Mena Marqués.
   - Goya pour la fin du siècle, par Yves Bonnefoy.
   - Goya : les peintures religieuses, par Xavier Bray.
   - Nouveau regard sur les cartons de tapisserie, par Janis A. Tomlinson.
   - Goya portraitiste, par Véronique Gered Powell.
   - Les natures mortes de Goya, par Bodo Vischer.
   - Goya au travail, par Juliet Wilson-Bareau.
   - Fortune critique des Jeunes et des Vieilles du musée de Lille, par Arnauld Brejon de Lavergnée.
   - À la découverte de la biographie véridique de Goya, par Jeannine Baticle.
   - Catalogue.
   - Index.
   - Bibliographie, par Véronique Gered Powell.

15 euros (code de commande : 30595).

 

[GRAVURE - BELGIQUE]. MAYER (Johann Tobias)Belgium Catholicum seu Decem provinciae Germaniae Inferioris cum confiniis Germaniae sup. et Franciae. Legitime omnia delineata et ad ductum observationum astronomicarum, nec non Geometricarum operationum a Cassinio, Snellio, Muschenbrokio aliisque rite habitarum, examinata studiosissime et representa a Tob. Maiero, Math. Cult. - Carte des Pais Bas Catholiques ou des X Provinces de l'Allemagne Inférieure etc dessinée au juste selon les exactes observations Astronomiques et Operations Geometriques de Messr. Cassini, Snellius, Muschenbrok etc. dressée par Sr. Tobias Maier. Mathematicien. [Nuremberg], Homann, 1752. Carte coloriée extraite du Major Atlas scholasticus ex triginta sex generalibus et specialibus mappis Homannianis quamtum ad generalem orbis & imprimis Germaniae notitiam sufficiunt in gratiam erudiendae inventutis compositus in vulgarem usum scholarum et discentium A. 1752 exhibitus ab Homanniannis heredibus. Sous un encadrement soigné de loupe de noyer.
   En raison de la dimension de l'encadrement, il ne nous sera pas possible de réaliser un envoi postal, veuillez nous contacter pour préciser les modalités de retrait ou de livraison.
Dimensions :
   - Dessin : 555 x 473 mm.
   - Cadre : 815 x 730 mm.

   Très belle et décorative carte de la totalité des territoires de l'actuelle Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg ainsi que des parties de la Hollande, de la France et de l'Allemagne.
   Cette carte est très détaillée (villes avec leurs fortifications, bourgs, les châteaux, les routes, les cours d'eau, les ponts, les forêts. Elle est agrémentée, dans le coin supérieur gauche, d'un joli cartouche de titre bordé des blasons du Brabant, du Limbourg, du Luxembourg, de la Gueldre, de Flandre, d'Artois, du Hainaut, de Namur, de Malines et d'Anvers.
   Dans la marge supérieure, le titre en français.

250 euros (code de commande : 30604).

 

GRIERSON (Philip) — Monnaies et monnayage. Introduction à la numismatique. Édition française par Cécile Morrisson. Paris, Aubier, 1976. In-8° broché, 286 p., illustrations, (collection « Historique »), exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface de l'édition française.
   - Note sur les poids.
   Introduction.
      - L'objet de la numismatique.
      - La numismatique et l'histoire.
      - Les origines de la monnaie.
   Chapitre I. La monnaie : la tradition occidentale.
      - Monnayages grecs et apparentés.
      - Le monnayage romain.
      - Le monnayage byzantin et le monnayage médiéval.
      - Le monnayage moderne.
   Chapitre II. La monnaie : les traditions orientales.
      - Le monnayage musulman.
      - Le monnayage indien.
      - Le monnayage chinois.
      - Monnaies dérivant du monnayage chinois.
   Chapitre III. Types et légendes.
      - Types.
      - Légendes.
      - Symboles accessoires.
      - Description des monnaies.
      - Comment dresser un catalogue.
   Chapitre IV. La fabrication de la monnaie.
      - Le droit de frappe et l'État.
      - Ateliers monétaires et monnayeurs.
      - La frappe au marteau.
      - La frappe mécanique.
      - L'émission des monnaies.
   Chapitre V. Découvertes de monnaies et trésors monétaires.
      - Classification des trouvailles.
         1° Découvertes fortuites de monnaies isolées.
         2° Trésors.
         3° Trouvailles de fouilles.
      - Inventaire et conservation.
   Chapitre VI. Techniques numismatiques.
      - Datation et localisation.
      - Imitation et « immobilisation ».
      - Métrologie.
      - Le titre des monnaies.
      - La production des ateliers monétaires.
      - Contrefaçons et faux.
   Chapitre VII. Jetons et méreaux, médailles et objets apparentés.
      - Jetons.
      - Méreaux.
      - Médailles.
      - Poids monétaires ou dénéraux.
      - Objets monétiformes divers.
   Chapitre VIII. Études et collections numismatiques.
      - Les collections privées de monnaies.
      - Collections publiques.
      - Le commerce des monnaies.
   - Glossaire.
   - Poids de quelques monnaies caractéristiques.
   - Indications bibliographiques.
   - Index.

15 euros (code de commande : 30556 - vendu).

 

[HANKAR (Paul)]. LOYER (François) — Paul Hankar. La naissance de l'Art Nouveau. Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1986. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 542 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
Sur la jaquette :
   La brève carrière de Paul Hankar (1859-1901) est d'une importance décisive dans l'histoire de l'Art Nouveau belge, dont il a été, avec Victor Horta et Henry van de Velde, l'un des plus brillants créateurs. La critique contemporaine voyait même en lui et en Victor Horta les deux « inventeurs » de l'Art Nouveau, en cette année 1893 qui est aussi celle de sa première œuvre personnelle. Durant près de dix ans, les deux artistes, que des liens d'amitié comme de conviction associaient intimement, mèneront deux carrières parallèles aussi proches dans l'espace – les alentours de l'avenue Louise à Bruxelles – que contradictoires dans les formes. Autant l'œuvre de Horta s'affirme comme celle d'un sculpteur, passionné par le relief et la modénature, autant celle de Hankar valorise, dans la nudité de ses façades planes, le rôle du graphisme, du matériau et de la couleur. Ce japonisant raffiné, admirateur de Viollet-le-Duc et ami de tous les symbolistes belges – Khnopff, Wolfers... – va peu à peu (au terme d'une longue ascèse qui passe par l'architecture chinoise ou le gothique toscan...) découvrir une forme de modernité faite de retenue plastique et d'exigence structurelle. Les premiers sécessionnistes sauront s'en souvenir : n'est-ce pas au retour du voyage à Bruxelles, après sa rencontre avec l'œuvre de Hankar à Tervueren, que Wagner construit la Majolika Haus de Vienne ? Fondateur de l'Art Nouveau, Paul Hankar l'est aussi pour une part de la modernité dont ses successeurs se réclameront.
   Longtemps, la réputation de Paul Hankar avait souffert de la faiblesse des informations dont on pouvait disposer à son sujet : la découverte d'un fonds considérable (plus de 3.000 pièces, couvrant la totalité de sa production) est à l'origine de cet ouvrage monumental – qui, partant de la biographie, s'essaie à restituer le climat d'une époque et la densité du débat artistique dont elle a été le témoin. Acteur privilégié de la révolution esthétique de l'Art Nouveau, Paul Hankar a bénéficié d'un environnement culturel exceptionnellement favorable – faisant de Bruxelles dans les années quatre-vingt l'une des capitales artistiques les plus vivantes d'Europe. Certes l'architecture, enfermée dans le conflit suranné des gothiques et des classiques, paraît bien loin de cette révolution qui touchait surtout la littérature ou la peinture. Pourtant, la ligne de clivage entre Henri Beyaert et Alphonse Balat, les maîtres respectifs de Hankar et de Horta, prend à l'analyse une portée majeure : elle montre, dans l'Art Nouveau, une faille profonde dont les carrières antinomiques de leurs élèves vont être la démonstration. Cette longue préparation de l'Art Nouveau, dans les écoles rivales de l'académisme classique ou de l'historicisme national, aboutit brusquement à la révélation que furent en 1893 les hôtels voisins des deux jeunes architectes, aux franges de l'avenue Louise.
   L'ouvrage met en évidence le milieu architectural bruxellois de la seconde moitié du XIXe siècle, puis la formation du jeune praticien dans la mouvance de Beyaert (et sous l'influence déterminante de Viollet-le-Duc) avant de tracer un tableau plus général des tendances de l'avant-garde en Belgique. C'est l'occasion de rappeler les liens étroits de Hankar avec japonistes et symbolistes tout en soulignant le rôle qui fut le sien comme intellectuel : journaliste, professeur, archéologue, Paul Hankar était avant tout un militant de l'art de son époque. L'analyse de son œuvre permet d'ailleurs de suivre cette évolution, produit d'une exceptionnelle exigence esthétique : il lui doit d'être devenu, en même temps qu'un des artistes à la mode, l'un des créateurs de la pensée moderne – à ce surprenant point de jonction entre rationalisme et japonisme, qui fait de l'Art Nouveau autre chose qu'un style floral !

50 euros (code de commande : 30560).

 

HENDECOURT (vicomte Roger d') — Le Royaume des Aveugles. Belgique, champ de bataille historique de l'Europe. Héroïque hier, aujourd'hui endormie, demain, peut-être, martyre encore ! Bruxelles, Wellens-Pay, 1936. In-8° broché, 204 p.
Avant-propos :
   La Belgique traverse, en ce moment, des heures particulièrement graves.
   Le Belge, naturellement optimiste, a une tendance marquée à ne point se soucier de l'avenir. Il ne connaît pas l'exacte vérité, en ce qui concerne notre situation militaire, il ignore l'étendue du péril qui nous menace et les conditions requises pour nous en prémunir.
   Mis carrément en face de réalités indiscutables, le bon sens belge, une fois de plus, doit prendre le dessus ; la réaction indispensable pourra alors se produire et amener le redressement voulu, grâce à l'énergie et à la vaillance de notre race.
   Dans les conjonctures actuelles, c'est donc la vérité seule qui doit nous sauver, la vérité totale, si cruelle et si brutale qu'elle puisse paraître.
   Dans les lignes qui vont suivre, j'ai tenté de faire le bilan de nos erreurs passées, le compte impitoyable des conséquences funestes de notre aveuglement, de notre antimilitarisme obstiné. J'ai noté, aussi, l'implacable retour des mêmes catastrophes, suite inévitable de fautes identiques que nous avions commises.
   En décrivant comme je l'ai fait, dans toute sa gravité, notre situation actuelle, je garde le ferme espoir que les dures leçons du passé nous dicteront notre conduite à venir.
   Avant tout, j'ai cherché à être vrai et précis, écartant, a priori, toute considération qui aurait pu m'inciter à masquer ou à atténuer l'exacte réalité.
   Au demeurant, j'ai puisé mes arguments et mes exemples aux sources les plus sûres et les plus indiscutables.
   Soldat dans l'âme, j'ai donné à mon pays le meilleur de moi-même. Je ne me suis jamais occupé de politique de parti.
   Pour moi, il n'existe qu'une politique : Servir la Belgique encore et toujours, travailler pour l'honneur, la prospérité, l'indépendance de ma Patrie.
   Qu'on ne m'accuse donc point d'attaquer, ou d'appuyer, l'une ou l'autre des opinions électorales qui divisent notre Nation. Systématiquement, je veux les ignorer toutes. Je n'entends m'arrêter qu'à ce qui fut réellement, à ce qui est, à ce qui doit être, au seul point de vue de l'intérêt supérieur de mon pays.
   Si, dans la mesure de mes faibles moyens, je puis contribuer, si peu que ce soit, à convaincre mes concitoyens de la nécessité de défendre le « Royaume des Aveugles », je me considérerai comme amplement, totalement payé de mes peines.

12 euros (code de commande : 30588 - vendu).

 

[JAPON]. Takakura. Habits de la cour impériale du Japon. Keizerlijke gewaden uit Japan. Bruxelles, Foundation Europalia International, 1989. In-4° broché, 115 p., illustrations en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), ex-libris manuscrit à la page de faux-titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Bellevue, à Bruxelles, du 3 septembre au 16 novembre 1989 dans le cadre des manifestions « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Sommaire :
   - Introductions :
      - Tenues vestimentaires à la cour impériale du Japon.
      - La famille Takakura.
      - Tenues d'apparat de la cour impériale.
   - Catalogue :
      - Tenues d'apparat de la cour impériale.
      - Tenues vestimentaire usuelles.
      - Tenues vestimentaire d'enfants nobles.
      - Accessoires et objets.
      - Dessins pour emblèmes et motifs. Echantillons de tissages.
      - Modèles Miniatures.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 30590).

 

[KISTEMAECKERS (Henry)]. BAUDET (Colette) — Grandeur et misères d'un éditeur belge : Henry Kistemaeckers (1851-1934). Bruxelles, Labor, 1986. In-8° broché, 277 p., illustrations, (collection « Archives du Futur »), bel exemplaire, peu courant.
   
Introduction.
   Première partie. Une vie de lutte.
      Chapitre I : « Fraternité » ou les publications socialistes.
         - La vocation.
         - La « Librairie contemporaine ».
         - Les publications d'auteurs socialistes.
            - Histoire de la Commune de Paris.
            - Ouvrages d'inspiration socialiste.
            - La Petite Bibliothèque socialiste.
         - Les dernières publications socialistes.
         - Conclusion.
      Chapitre II : La période des publications littéraires.
         - Une orientation nouvelle.
            - Situation générale.
            - Un programme difficile.
         - Années de transition : 1879-1880.
         - Le succès : 1881-1884.
            - Un médiateur : Camille Lemonnier.
            - La Jeune Belgique.
            - Les naturalistes.
         - Les traverses : 1884-1889.
            - L'abandon.
            - L'opposition en France.
            - La censure en Belgique.
            - De 1887 à 1889 : changement d'orientation.
         - Le déclin : 1889-1903.
      Chapitre III : Un éditeur et des auteurs.
         - Kistemaeckers et Lucien Descaves.
         - Kistemaeckers et Louis Desprez.
         - Kistemaeckers et Guy de Maupassant.
         - Kistemaeckers et Camille Lemonnier.
         - Kistemaeckers, Théodore Hannon et Félicien Rops.
         - Kistemaeckers et Henri Nizet.
      Conclusion.
   Deuxième partie. Catalogue des éditions Kistemaeckers.
      - Contenu du catalogue.
      - Contenu des notices.
      Section I : Ouvrages socialistes, révolutionnaires ou de libre pensée.
      Section II : Ouvrages de nouveauté.
         A. Récit. Théâtre. Poésie.
         B. Monocoquelogues.
         C. Petite Collection de Bibliophile.
         D. Récits de voyage. Souvenirs.
         E. Études diverses.
      Section III : Réimpressions galantes.
         A. Réimpression du XVIe siècle.
         B. Réimpressions du XVIIIe siècle.
         C. Réimpressions du XIXe siècle.
      Section IV : Albums, almanachs, périodiques.
      Annexe I : Publications annoncées.
         A. Ouvrages socialistes, révolutionnaires ou de libre pensée.
         B. Ouvrages de nouveauté.
         C. Réimpressions galantes.
      Annexe II : Catalogue chronologique des éditions Kistemaeckers.
      Index des noms propres.
      Index des ouvrages anonymes.
      Bibliographie.

30 euros (code de commande : 30575 - vendu).

 

LAMBERSY (Werner) — Cantus Obscurior. Architecture Nuit II. Paris - Bruxelles, Le Théâtre Vesper - Les Éperonniers, 1989. In-8° broché sous couverture à rabats, [32] p., belle dédicace de l'auteur, exemplaire en très bon état.
Extrait :
   Avides de surprendre encore, comme au fond d’un jardin, sous un hêtre feuillu, même confusément, et de loin, l'éveil, la sourde émeute et le rapt d’un poème, dont la paupière vient de bouger dans l'ombre, la bouche d'oser un souffle obscur
   Qu'ils prient, ceux qui n'ont d'autre prière que le cours de leurs pas sur un fil invisible, cette danse où tâtonne l'orteil, qu'ils aillent en se perdant, l'âme dans la mort comme un fruit dans sa fleur, parmi les pollens colportés de la parole
   Encens ni soulte d'aucune sorte ne sont notre affaire, mais de boire au milieu du silence à ce filet de source de la voix, et, par un acte éperdu, de rendre au chant des ténèbres, dans la louange époumonée de l'amour, l'offrande de la suffocation
   Et vous, oracles confus des mouettes au-dessus de nos têtes, témoins des menstrues crépusculaires du ciel, soutenez de vos cris cette infirme clameur sur l'océan désert d’une éternelle nuit

13 euros (code de commande : 30558 - vendu).

 

LESAGE (Xavier) — L'Huissier. L'histoire de la fonction d'Huissier de Justice. Kapellen, Pelckmans, 1993. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 349 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
   Par ce projet concernant l'histoire de la fonction d'huissier de justice, l’« Arrondissementskamer der Gerechtsdeurwaarders van Antwerpen » a voulu contribuer d’une façon remarquable et durable aux réalisations d’« Anvers, capitale culturelle de l'Europe, 1993 ». Une telle initiative ne reflète pas seulement le dynamisme de cette chambre, mais aussi sa volonté de retrouver les racines de la fonction des huissiers de justice afin de mieux comprendre ses tâches actuelles à travers une meilleure connaissance du passé. Que la publication de cet ouvrage coïncide avec le cent quatre-vingtième anniversaire du décret du 14 juin 1813 « portant règlement sur l'organisation et le service des huissiers » et avec le trentième anniversaire de la loi du 5 juillet 1963 concernant l'organisation du statut des huissiers de justice et de la Chambre Nationale, n'est évidemment pas un hasard.
   Afin d'éviter le piège d’une approche hagiographique de l'évolution de cette profession et en se rappelant le proverbe italien « Ad ogni ucello suo nido è bello », la chambre d'arrondissement a confié la rédaction de ce livre à une personne extérieure. Qui plus est, elle a demandé à un certain nombre de professeurs d'université de composer un comité scientifique pour soutenir cette recherche. On ne peut qu'applaudir à cette décision de la chambre d'arrondissement des huissiers de justice d'Anvers d'avoir fait étudier l'histoire des huissiers en toute liberté scientifique.
   Une telle initiative mérite d'autant plus d'estime qu’il n'existe que peu d'ouvrages concernant l'histoire de la charge d'huissier de justice. L'étude du passé des professions juridiques demeure en effet encore à l’état embryonnaire. La reconstruction de ce passé constitue donc une véritable performance. Xavier Lesage, licencié en histoire, a relevé avec beaucoup de talent, d'enthousiasme et de persévérance ce défi et a écrit un ouvrage de référence plein d'intérêt et particulièrement bien documenté.
   L’auteur ne s'est pas limité à écrire une simple histoire législative. L'évolution de la fonction des huissiers de justice est retracée dans toute sa réalité humaine, avec ses points forts et ses points faibles. Loin d’un travail de droit abstrait, l'auxiliaire de justice y apparaît en chair et en os. Cet intérêt pour l’homme contribue au fait que cet ouvrage ne se présente pas seulement comme une passionnante histoire, mais qu’il met aussi le doigt sur une réalité trop souvent oubliée. La valeur et l’efficience des institutions sont en effet déterminées en premier lieu par les gens qui les composent.
   Ce livre n'est pas seulement une synthèse des études existantes. L’auteur n'a pas hésité à exploiter des sources inédites et propose dès lors plusieurs idées nouvelles. Non sans un intérêt nécessaire pour les faits – parfois même pour des anecdotes – il réussit cependant à dépasser une approche événementielle : la longue durée se retrouve toujours sous sa plume comme ligne de force. De façon pénétrante, l’auteur analyse le fait controversé de savoir si la Révolution française constitue ou non une rupture et la problématique de la continuité ou de la discontinuité. L'histoire de l'évolution de la charge des huissiers à partir de la Révolution française, un domaine complètement ignoré jusqu'ici, représente une véritable contribution originale à l'histoire du droit contemporain.
   Cette œuvre, comme toute étude scientifique, n'est pas définitive. Mais elle constituera une base indispensable pour toute recherche ultérieure. Avec raison, la chambre d'arrondissement d'Anvers a pris l'option d'en publier une version néerlandaise et une version française. Cela contribuera sans aucun doute à une plus grande diffusion et un plus grand rayonnement de ce livre.

35 euros (code de commande : 30564).

 

MERCIER (Fernand) — Les Primitifs français. La Peinture clunysienne en Bourgogne à l'époque romane. Son histoire et sa technique. Préface de Henri Focillon. Paris, Picard, 1931. In-4°, broché, XIII, 237 p., CXIII planches hors-texte, un des 1000 numérotés (n° 518) sur papier Vergé, très bel exemplaire non coupé.
Table des matières :
   - Préface d'Henri Focillon.
   - Introduction. Les déterminants caractéristiques d'une peinture.
   Première partie. Les peintures murales clunysiennes.
      - Le groupe des peintures brillantes.
      Chapitre I. Le milieu historique clunysien.
      Chapitre II. Les peintures de Berzé-la-Ville.
      Chapitre III. Les peintures de Cluny.
      Chapitre IV. Les peintures de Tournus.
   Deuxième partie. Les dessins et les peintures des manuscrits.
      Chapitre I. Le foyer intellectuel de Cluny.
      Chapitre II. Description générale des manuscrits du fonds de Cluny.
      Chapitre III. Analyse graphique des motifs.
      Chapitre IV. Caractéristiques des peintures des manuscrits.
   Troisième partie. Conclusion. Place de la peinture clunysienne dans l'évolution de l'art.

60 euros (code de commande : 30594 - vendu).

 

[MONS - COLLÈGE SAINT-STANISLAS]. 1851-1951. [Centenaire du Collège Saint-Stanislas.] Bruxelles, Imprimeries Bulens, 1952. In-4° broché, 56, [70 (publicités d'établissements et commerces montois et autres)] p., nombreuses reproductions photographiques (bâtiments, portraits, animations).
Table des matières :
   - L'ancêtre, depuis les premiers jésuites à Mons jusqu'en 1851.
   - Le Collège de 1851 à 1914.
      - Origine et naissance du Collège actuel.
      - La période de formation.
      - L'émeute de 1857.
      - La période d'agrandissement (1860-1892).
      - L'incendie du 8 novembre 1893.
      - Les installations provisoires (1893-1894).
      - Le Collège restauré (1896-1914).
   - Le collège et les anciens pendant la guerre 1914-1918.
   - Le scoutisme
   - Les pères missionnaires.
   - Le collège et les anciens pendant la guerre 1940-1945.
   - Le collège aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 30568*).

 

[MONS - CONFRÉRIE DU SAINT-ESPRIT]. Description du Jubilé de deux cens ans et plus de l'érection de la très-pieuse & célébre Confrérie du Saint Esprit dans l'Eglise Paroissiale de sainte Elisabeth en la Ville de Mons. Avec les Litanies du Saint Esprit, & le Veni Creator en françois. Mons, Plon, [1761]. [A Mons, / De l'Imprimerie de Pierre Jean Joseph Plon, / Imprimeur & Libraire rue de Nimi. / Avec Approbation & Permission.] In-8° broché sous sa couverture d'attente, 16 p., bon exemplaire, rare.
Ce volume contient :
   - Bulle. Notre S. Pere le Pape Clement XIII.
   - Description du Jubilé de deux cens Ans & plus, de l'érection de la très-pieuse et célébre Confrérie du Saint Esprit.
   - Litanies du Saint Esprit.
   - Le Veni Creator.

   - Dispositions relative aux festivités du 10 mai, jour de la Pentecôte.
   - Ordre de la procession.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 726.

45 euros (code de commande : 30582 - vendu).

 

[MURAT (Achille)]. ARNOULD (Maurice-A.) — Achille Murat en Belgique. Un citoyen américain au service de notre Révolution (1831-1832) Bruxelles, [L'Avenir (imprimeur)], 1938. In-8° broché, 86 p., illustrations, envoi de l'auteur, couverture défraîchie et mouillures.
Note liminaire :
   L'émigration des bonapartistes après 1815 et leur établissement aux États-Unis constitue un sujet d'étude attachant entre tous. La vie américaine de Joseph Bonaparte, le plus illustre de ces exilés, a été exposée avec beaucoup d'érudition par Georges Bertin, en 1897 ; mais cette excellente monographie, quoique témoignant d’un réel effort de synthèse, reste particulière. Un travail général a été tenté en 1923, par Miss Edith Philips, qui présenta à la Faculté des Lettres de Paris une thèse intitulée : « Les réfugiés bonapartistes en Amérique » ; mais le mérite de l'entreprise se trouve compromis par l'information trop restreinte de son auteur et par ses conclusions un peu hâtives. Une des figures les plus pittoresques – que Miss Philips étudie bien imparfaitement hélas ! – c’est celle du Prince Achille Murat, dont l'existence romanesque, que nous allons esquisser ici, n'a encore suscité aucune monographie. Nous ne nous attacherons point cependant à la vie américaine de Murat. D'autre part, nous nous réservons, pour plus tard, d'étudier les idées d'Achille Murat, qui fit acte de publiciste et d'économiste éclairé, en écrivant sur les États-Unis deux livres qu’il ne faut pas hésiter à placer à côté de ceux d'Alexis de Tocqueville ou de Michel Chevalier qui leur sont postérieurs. Les pages qui suivent s'étendront plus particulièrement sur ce que fut le passage de Murat en Belgique, et principalement dans l'armée belge. Cet épisode n'est pas le moins original de la carrière de notre héros. Il est cependant resté inconnu à plus d’un de ses biographes. Quant à ceux qui l'ont relevé, le manque absolu de sources ne leur a pas permis d'échapper à la légende du fils de roi devenu employé de poste, accourant en Belgique à la nouvelle du trône vacant, le trouvant occupé à son arrivée, singeant, pour rallier les bonapartistes, les attitudes de l'Empereur, son oncle, et se contentant enfin d’un rôle secondaire dans l’armée de Léopold Ier, d'ou la persécution injuste des puissances le chassait bientôt.
   Nous dirons ce qu’il convient de rectifier dans cette vue déformée de la réalité. Le seul responsable en est Sir Charles White, qui assista à la révolution belge et créa cette version des faits dans le livre qu’il lui consacra en 1835. Il dut amplifier considérablement des bruits qui n'ont pu atteindre qu'un nombre restreint de contemporains en 1831. Par lui, divers historiens ont été induits en erreur et s'accordent à citer le nom d'Achille Murat comme s'il se fût agi, à cette époque, d’une candidature sérieuse au trône belge.
   Une première contribution importante à l'histoire de Murat en Belgique et du régiment qu’il y commanda, a été apportée par M. L. Leconte, Conservateur en Chef du Musée de l'Armée, qui publia, en 1919, une très intéressante étude sur « Les Essais de Légion Étrangère eu Belgique », en utilisant des documents aujourd'hui disparus, en raison des bouleversements apportés dans les Archives du Ministère, durant l'occupation. Sans cette étude providentielle, bien des points sans doute nous seraient apparus incompréhensibles dans les documents inédits que nous avons utilisés et qui viennent compléter ou simplement confirmer l'étude de M. Leconte, lequel n'a d'ailleurs pas hésité à nous confier les découvertes qu’il avait faites après-coup, ce pour quoi nous sommes heureux de lui dire notre reconnaissance.
   Le document qui nous permet, croyons-nous, de jeter un jour net et définitif sur le passage de Murat dans notre pays, est un minutier, un registre de sa correspondance, qui se trouve déposé au cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris. M. Georges Weill a publié une courte mais excellente analyse de ce minutier, peu après son acquisition par la Bibliothèque Nationale. Mais le peu d'attention qu'il consacre aux détails relatifs à la Belgique, nous autorise à considérer comme inédites les lettres que nous utiliserons. Achille Murat conservait sa correspondance avec le plus grand soin ; dans une lettre, il explique qu’il a gardé précieusement toutes les lettres qui lui furent adressées, depuis ses jeunes années. Rien d'étonnant, dès lors, à ce que, selon une habitude générale à son époque, partagée par son père et ses oncles, il ait conservé aussi copie des lettres qu’il envoyait.
   Le volume de Paris contient, sur 524 pages, le texte de 634 lettres allant du 25 octobre 1830 au 28 novembre 1835, mais qui ne doivent pas épuiser toute la correspondance de Murat durant cette période. La reliure primitive en veau brun a été conservée ; le chiffre 3 qu'elle porte au dos montre que deux tomes disparus précédaient celui qui nous est conservé ; il est moins probable que d'autres l'aient suivi, car la dernière page du volume de Paris se termine par le mot « Fine ».
   Les lettres de Murat sont en majorité en français, sinon en anglais ou en italien. Il parlait aussi l'allemand, mais lisait et écrivait avec peine cette langue. Les copies de Paris sont en majeure partie de la main de Murat ; les autres sont vraisemblablement de la main des divers secrétaires qu’il put avoir, notamment sans doute du sergent qu’il eut à son service dans l'armée belge. Après son retour en Amérique, une nouvelle écriture apparaît, surtout dans les lettres anglaises, et comme ses ennuis financiers ne lui permettaient plus alors de s'adjoindre un secrétaire, on peut supposer que sa femme, qui ne connaissait que l'anglais, remplit parfois cet office.
   Un mot pour finir, de l'odyssée de ce manuscrit. Nous ne savons ce qu’il devint après la mort sans descendance de Murat (1817) et de sa femme (1867). Mais une enquête personnelle nous a appris qu’il aurait été amené d'Amérique en France et sauvé même d'un naufrage, par un certain Marsoudet, qui le laissa à sa sœur. Cette dernière, âgée de plus de 70 ans, l'aurait offert vers 1885 à une amie habitant comme elle à Salins-les-Bains (Jura), à Madame Courvoisier, dont le mari devint juge de paix à Villers-Farlay. Enfin, ce dernier vendit le volume pour 700 francs à la Bibliothèque Nationale, en 1905.
   Si l'on considère d’une part le destin mouvementé de notre manuscrit, d'autre part l'heureuse inspiration qui valut à M. Le conte de nous garder la trace des documents ministériels détruits, on ne peut s'empêcher de bénir, une fois de plus, le dieu Hasard, stimulant précieux de la recherche, auxiliaire capricieux de la critique !

12 euros (code de commande : 30592 - vendu).

 

NOTHOMB (Amélie) — Brillant comme une casserole. Illustrations par Kikie Crêvecœur. Préface par Daniel Fano. Bruxelles, La Pierre d'Alun, 2005. In-8° broché, 99 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Amélie Nothomb n'a pas oublié ce que c'est que d'être un enfant et elle excelle à retrouver l'esprit d'enfance à volonté. Son look à la Mary Poppins ajoutait à notre espoir de la voir un jour écrire quelque chose pour la jeunesse. Avec ce premier recueil d'histoires où elle ironise sur la féerie, sur la vie, elle confirme le bien-fondé de notre attente.
   Le comique d'ambiguïté est aussi présent dans Le Hollandais ferroviaire, une plaisanterie dans le droit fil du grand Roald Dahl, qui n'aurait pas renié non plus De meilleure qualité, texte sera sans doute le préféré des lecteurs entre 9 et 12 ans environ : sa cruauté n'a rien de gratuit, c'est comme L'existence de Dieu un modèle d'attitude railleuse à l'égard des prétentions et des hypocrisies qui fondent la société des adultes.
« Un livre sans dialogues et sans images n'est pas un vrai livre » disait Alice Carroll. Kikie Crêvecœur interprète plus qu'elle n'illustre : pas de redondance mais un art consommé d'entraîner l'œil et son intelligence poétique toujours plus loin.

35 euros (code de commande : 30591 - vendu).

 

[NOUVEL (Jean)]. BOISSIÈRE (Olivier) — Jean Nouvel. Paris, Terrail, 1996. In-4° broché sous couverture à rabats, 207 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français - anglais - allemand), ex-dono à la page de faux-titre, exemplaire en bon état.
Sur la couverture :
   Les sciences et les techniques, les arts visuels, le cinéma et la publicité, la bande dessinée et la vidéo, toutes les images du monde nourrissent l'imaginaire de Jean Nouvel qui revendique une architecture absolument moderne.
   Les projets et édifices présentés dans cet ouvrage permettent de débusquer les idées forces et les méthodes qui fondent un travail en continuelle évolution.
   Provocant, innovateur, puisant son inspiration à toutes les sources de la modernité, Jean Nouvel doit sa réputation à une œuvre foisonnante et diverse. Ses réalisations les plus marquantes – l'Institut du monde arabe à Paris, l'Opéra de Lyon, les Galeries Lafayette à Berlin – illustrent le renouveau de l'architecture comme expression de civilisation.
   En une trentaine de projets et réalisations choisis, cet ouvrage nous révèle les méthodes, les obsessions, les partis pris esthétiques, tout ce qui constitue l'originalité et travail de Jean Nouvel.

15 euros (code de commande : 30579).

 

[PHILIPPE DE COMMYNES]. DUFOURNET (Jean) — La destruction des Mythes dans les Mémoires de Ph. de Commynes. Genève, Droz, 1966. Fort in-8° broché, 709p., (collection « Publications Romanes et Françaises », t. LXXXIX), exemplaire non-coupé.
Compte-rendu de la Revue belge de Philologie et d'Histoire :
    Pour les dictionnaires un mythe est une fable dans laquelle intervient une divinité ou par laquelle s'exprime une pensée divine. Rien de tel dans l'usage que M. Dufournet fait de ce mot. Il aurait pu cependant évoquer Georges Chastellain disant à Philippe le Bon mort « les hommes vous aimoient et vous déifioient ». L'acception que notre auteur donne à mythe et à sacralisation ne va pas jusque là. Pour lui c'est l'opinion commune, mais l'opinion flatteuse qui entoure certains hommes d'une auréole de gloire, de « fastueuses apparences », créatrices de prestige, mais qui ne sont aux yeux de Commynes que trompeuses vanités. Mythique est l'accueil des peuples à leurs princes lors de leurs « entrées » triomphales, mythique la place exceptionnelle dans le bien ou dans le mal que les chroniques donnent à la femme, « démythisé » le Louis XI de Commynes « par une étude aiguë et minutieuse de ses faits et gestes ». « Ils sont hommes comme nous » dit des princes le mémorialiste et du roi à sa dernière heure : « Fallut qu'il passât par là où les autres sont passés ». En somme « rien de moins sacral, de moins mythique que l'esprit et l'œuvre de Commynes ». « L'univers commynien est sans joie : des gens méchants et sans scrupules essaient de s'y duper et de s'y détruire ».
   Pour sa démonstration l'auteur institue un parallèle constant entre le témoignage de Commynes et celui des chroniqueurs ses contemporains, soit lorsqu'ils peignent le portrait de grandes figures, Louis XI, Charles le Téméraire, ou de moindres seigneurs soit qu'ils décrivent les péripéties de la politique. Il pousse jusqu'à un très minutieux et profond détail cet examen et les faits comme les hommes sont retournés sur toutes leurs faces par son scalpel. On y sentirait parfois quelque longueur, quelques redites même. L'auteur se rachète par des compensations. Il écrit dans un style excellent qui, malgré sa sévérité, ne tombe jamais dans la violence d'un pamphlet. Il garde plutôt le calme du chirurgien. Les textes innombrables qu'il cite, bien encadrés, bien amenés, sont accueillis avec plaisir et le lecteur ne quitte qu'à regret ce gros livre.
   Il nous apporte une analyse pénétrante du caractère et des intentions de Commynes, prenant la plume pour fournir des matériaux à un historien virtuel du grand Valois, puis prenant goût à son œuvre et se faisant le très sage conseiller des gouvernants. Le sire d'Argenton ne manque pas d'humour : on cite toujours son mot sur le Bien Public qui, à l'heure de la paix, se convertit en bien particulier, et sur ces deux combattants de Monthléry qui, fuyant l'un jusqu'à Lusignan, l'autre jusqu'en Artois, « n'avoient garde de se mordre ». Son écrit est dense, ses mots sont pesés. Même, selon M. Dufournet, il « choisit et oriente les faits », il veut, par-dessus tout, se laver de l'accusation éventuelle d'avoir trahi son premier maître Charles le Téméraire, d'où certaines omissions, certaines manières de présenter les acteurs et les actes. Il « maquille » le réel pour plaider sa cause, mais il est « malin », « lucide », et il faut l'œil de M. Dufournet pour déjouer ses tours.
   Certes les historiens savaient depuis longtemps que Philippe de Commynes était un réaliste. Homme politique, conseiller d'un maître qui ne se payait pas de mots, il en était le digne disciple. Il écarte les décors et toute illusion. Mais est-il un isolé ? N'y a-t-il pas eu de tout temps, parmi le populaire, une vision clairvoyante de la destinée humaine ? Les Fabliaux, la roue de Fortune de Saint-Étienne de Beauvais, symbole de l'inconstance des succès, et, plus près de Commynes, la Danse macabre qui prêche l'égalité devant la fin suprême, ne sont-ce pas là des œuvres réalistes qui ont droit à leur place en face des brillantes tapisseries tissées par les Chastellain et les Olivier de la Marche ?
   Certes la thèse de M. Dufournet aidera à reviser l'histoire par ses images comparées des héros et des épisodes. On n'oubliera pas cependant que son but est de soumettre le grand Commynes à la question et non d'écrire l'histoire. Il n'a pas interrogé les documents d'archives. Ses rapprochements de récits contemporains seront un aliment pour l'histoire sans donner une vision véridique et définitive des choses.
   En terminant le compte rendu de ce livre dont j'estime la haute qualité, je dois dire mon regret que cette forêt ne soit pas nantie de l'index, fil conducteur qui aurait permis d'y circuler sans s'y égarer.
Bibliographie :
   - Pocquet du Haut-Jussé (B.-A.), Dufournet (Jean), La Destruction des mythes dans les Mémoires de Ph. de Commynes, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1968 - t. 46-1, pp. 131-132.

40 euros (code de commande : 30559 - vendu).

 

[PHILIPPE LE BEAU]. CAUCHIES (Jean-Marie) Philippe le Beau. Le dernier duc de Bourgogne. Turnhout, Brepols, 2003. In-8° broché, XIX, 292 p., illustrations en noir, cartes, index des noms de personne et de lieux, envoi de l'auteur, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Philippe de Habsbourg-Bourgogne, dit le Beau, archiduc d'Autriche, prince « naturel » dans les Pays-Bas, éphémère roi de Castille, fait trop souvent figure d'« oublié de l'Histoire ». Mort jeune encore, en pleine ascension politique, « victime » de la notoriété de ses parents, Maximilien et Marie, et davantage encore de son fils aîné Charles Quint, éclipsé dans la mémoire par son épouse Jeanne, dite la Folle, il trouve mal sa place dans l'historiographie, aux confins du Moyen Âge et de la Renaissance, de la féodalité des grands princes et du temps d'expansion de l'« État moderne » en Occident.
   Né à Bruges en 1478, mort à Burgos en 1506, il est pourtant un maillon essentiel. Sa biographie morale et politique entraîne le lecteur à la découverte du pouvoir et de ses instruments, de la diplomatie et de ses intrigues, de Malines à Madrid, de Windsor à Innsbruck. Européen par la force des choses, Philippe le Beau, très entouré de « ministres » aux vues ambitieuses et divergentes, n'est pas encore le dépositaire d'une aspiration à la monarchie universelle vers laquelle tendra son successeur. Il demeure avant tout un duc de Bourgogne, l'héritier et le continuateur d'une lignée. Les choix politiques qu'il assume à ce titre, face à son père l'empereur élu du Saint Empire, à ses beaux-parents les Rois catholiques, au roi de France, ont pu faire de lui un « enfant terrible » de la politique internationale.

40 euros (code de commande : 30600 - vendu)

 

[POLYPTYQUE]. Mons - Wien. 1980-1981. [Mons], [Polyptyque], 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 120 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981, puis, à Vienne, en 1981.
Préface de Robert André :
   La rencontre de deux écoles, l'aînée, l'Académie des Beaux-Arts de Vienne fondée il y a près de trois siècles en 1692 par l'Empereur Léopold 1er, et la cadette, l'Académie des Beaux-Arts de Mons, voulue par l'Impératrice Marie-Thérèse et née au moment de sa mort en 1780, est une initiative prise par le groupe Polyptyque dont nous nous réjouissons, car il est le meilleur hommage qui puisse être rendu à cette grande figure de l'Histoire, amie des arts et des sciences, à l'instant de la commémoration du bicentenaire de sa disparition. Dans cette exposition, vous découvrirez des œuvres d'artistes autrichiens contemporains, Boeckl, Kokoschka, Kubin, et vous retrouverez des toiles d'artistes de chez nous, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez. Oskar Kokoschka qui vient de décéder le 22 février 1980, fut membre associé de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique qui reçut son titre par lettres patentes de Marie-Thérèse, datées du 16 décembre 1772 et où siégèrent Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez et où siège aujourd'hui Gustave Camus, directeur honoraire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons. Cette rencontre permet aussi aux professeurs des deux écoles d'exposer, donc de confronter leurs travaux et, par des contacts directs, d'échanger leurs idées. Ainsi, s'enrichissant les uns et les autres, ils pourront dispenser un enseignement de plus grande valeur encore et étendre le renom de leur établissement. Enfin, il faut souligner que la présence dans nos murs de nos amis d'Autriche démontre que Mons est depuis fort longtemps une ville d'art, accueillante pour les artistes, et qu'elle le reste.
Liste des artistes exposés :
   Oskar Kokoschka, Herbert Boeckl, Alfred Kubin, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez, Anton Lehmden, Max Weiler, Wolfgang Hollegha, Edelbert Köb, Walter Eckert, Maximilian Melcher, Joannis Avramidis, Josef Mikl, Bruno Gironcoli, Rudolf Hausner, Ferdinand Welz, Arsène Detry, Gustave Camus, Edmond Dubrunfaut, Michel Jamsin, Charly Vienne, Christian Leroy et Yvon Vandycke.

20 euros (code de commande : 30597).

 

[PROUST (Marcel)]. CASA FUERTE (Illan de) — Le dernier des Guermantes. Mémoires. Édition établie, présentée et annotée par Philippe Michel-Thiriet. Paris, Julliard, 1994. In-8° collé, 400 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Le jeune marquis de Casa Fuerte était d'une inimaginable beauté. Entouré de légendes comme le prince Youssoupov ou le marquis de Carisbrooke, il vivait dans l'atmosphère de mystère que créaient sa grande naissance et les souvenirs d'un fabuleux train de vie. Lorsque ce nouvel Antinous pénétrait dans les salons parisiens, les conversations cessaient, les gestes se figeaient.
   Petit iceberg de la mémoire proustienne, précieux témoignage de la fin d'un monde et d'une époque, les souvenirs d'Illan de Casa Fuerte lève un voile sur le milieu musical du XXe siècle ; mettent en scène D'Annunzio, Montesquiou, mais aussi les grands fantômes de la Recherche et du Second Empire, la légendaire reine de Naples échappée du siège de Gaète, la truculente princesse Mathilde ou sa rivale l'impératrice Eugénie.
   Après les réminiscences dorées d'Élisabeth de Gramont et les perfidies de Jacques-Émile Blanche, ces Mémoires relèvent désormais de la grande bibliographie dont les révélations dissipent chaque fois un peu plus le mystère du « Divin Marcel ».

15 euros (code de commande : 30581 - vendu).

 

REIFFENBERG (Frédéric de) — Histoire du comté de Hainaut par le baron de Reiffenberg, Membre de l'Académie de Belgique, de l'Institut de France, etc. Tomes I, II et III (complet). Bruxelles, Jamar, s. d. In-12 sous une percaline verte, pièces de titre et de tomaison (passés) tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 211, [1 bl.] p., 1 titre-frontispice et 3 illustrations à pleine page hors texte, tome II : 252 p., 1 titre-frontispice et 2 illustrations à pleine page hors texte, tome III : 204 p., 1 titre-frontispice et 4 illustrations à pleine page hors texte, rousseurs éparses, bon exemplaire.
Préface :
   L'histoire du Hainaut est encore un sujet neuf. On ne possède guère pour l'écrire que des matériaux, et ces matériaux sont bien moins nombreux que dans les provinces flamandes.
   Jacques de Guyse a réuni les annales du Hainaut, mais il s'arrête vers le milieu du xrve siècle. Ce dut être un spectacle touchant de voir ce pauvre moine visiter à pied les églises, les monastères, les villes et châteaux, sollicitant l'entrée de leurs archives et souvent repoussé par la défiance ou par le mépris.
   De ses laborieuses excursions et de ses opiniâtres études, il rapporta plus de fables que de vérités ; toutefois ces fables ont aussi leur mérite et retracent des traditions qui s'expliqueront peut-être un jour.
   La chronique attribuée à Baudouin d'Avesnes est en grande partie inédite, et nous nous proposons de la mettre au jour, si la position faite par le budget à la commission royale d'histoire nous le permet.
   Ph. Brasseur, avec plus de zèle que de capacité, avec plus de hardiesse à projeter que d'initiative, mérite cependant la reconnaissance des érudits.
   Au XVIe siècle, François Vinchant recueillit tous les renseignements épars qu'il put trouver et en forma un utile répertoire destiné à servir de base à quiconque s'occupera des mêmes recherches.
   Le petit traité de Nicolas de Guyse sur la ville de Mons est peu de chose. Le nom qui lui avait été transmis semblait exiger davantage. Gilles de Boussu, historien de Mons, d'Ath et de Saint-Ghislain, repoussant par la forme, est instructif et moins sec. Jean Zuallart, qui n'aperçoit rien au delà de l'enceinte d'Ath, est un écrivain de la même force. P. Colins est plus varié, plus attachant, et rattache naïvement l'Europe à son modeste bourg d'Enghien.
   Le père Delewarde et l'abbé Hossart ont embrassé l'histoire générale du comté de Hainaut. Leurs ouvrages, mal écrits, présentent du moins la série continue des principaux faits et les éclaircissent par la liaison chronologique, sinon par la critique et l'intelligence.
   M. F. Paridaens a écrit sur Mons quelques pages où, pour la première fois, on fut surpris de rencontrer de l'élégance et de la correction.
   Martène et Durand, Colvenere, Engelbert Magne, M. Le Glay, la commission royale d'histoire de Belgique, la société des Bibliophiles de Mons, ont publié plusieurs chroniques monastiques et d'autres documents relatifs au Hainaut.
   Voilà, à peu près, à quoi se bornent nos ressources historiques, sans compter de courts passages qu'une main diligente peut extraire de quantité de livres où les affaires du Hainaut ne sont touchées qu'en passant.
   Le sujet cependant est loin de manquer d'intérêt. Il est curieux d'assister au développement, en Belgique, de la race romane à côté de la race germanique, et d'étudier par quelle suite d'événements elles ont pu finir par se fondre dans une nationalité réelle et durable, en conservant néanmoins leur originalité. Car la diversité n'exclut pas l'harmonie et maintient les éléments d'indépendance ; tandis que l'unité de similitude qu'on préconise aujourd'hui au nom de la liberté, l'inflexible niveau qu'on veut passer sur toutes les différences naturelles et créées par les siècles, ne sont, au fond, que la dégradation et l'esclavage.
   Venu le dernier, nous nous comparerons, comme Jacques de Guyse, aux glaneurs qui ramassaient quelques épis dans le champ de Booz. Nous sommes loin de nous flatter d'en avoir su former une gerbe.


Titre-frontispice du tome II.

L'ensemble : 60 euros (code de commande : 30569 - vendu).

 

ROUQUEROL (général Jean-Joseph) — La Main de Massiges 1914-1918. Paris, Payot, 1933. In-8° broché, 199 p., trois croquis, (collection « Mémoires, Études et Documents pour servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »), ex-libris manuscrit à la page de titre.
Avant-propos :
   Les régiments du corps d'armée colonial poursuivant les Allemands en retraite après la bataille de la Marne stoppaient en Champagne le 14 septembre 1914 devant une hauteur d'où l'ennemi leur faisait tète de toutes ses armes.
   Cette position paraissait formidable. Elle était anonyme sur les cartes où son contour rappelait grossièrement une main gauche renversée. Le village le plus voisin s'appelait Massiges.
   Le besoin d'un nom pour désigner une colline dont l'intérêt venait subitement de se révéler faisait entrer naturellement « la Main de Massiges » dans le vocabulaire des ordres et comptes rendus locaux. L'âpreté des combats dont elle devait devenir le théâtre, le sang dont elle a été arrosée, les souffrances endurées dans la boue de ses tranchées, la ruineuse guerre de mines développée dans son sous-sol témoignent hautement du prix attaché à sa possession par les deux adversaires. Ainsi devait être consacré dans l'histoire un nom créé par la fantaisie des combattants.
   Sur l'immense front de la mer du Nord à la Suisse, les événements ont fait distinguer les théâtres d'opérations des Flandres, de l'Artois, de la Somme, de la Champagne, etc.. La Main de Massiges a été un des principaux témoins des combats épiques livrés sur le théâtre de Champagne. Elle y a souvent joué un rôle important, en raison de sa situation de bastion flanquant le front ennemi et couvrant ses communications avec le Nord-Est. Les Allemands en ont fait progressivement une forteresse hérissée de tranchées, de mitrailleuses, de canons, pourvue d'abris nombreux profonds et confortables.
   Nos ennemis étaient, sans doute, fixés d'avance sur l'importance de la Main de Massiges dont Gœthe, en 1792, avait remarqué le site dominant. Ils l'ont appelée « die Bergnase », littéralement le « Nez de la Montagne ».
   Ces détails semblent contredire l'affirmation du général von Falkenhayn d'après laquelle le front de ses armées stabilisées n'a été déterminé que d'après les emplacements des troupes au moment où l'ordre de faire tête à la poursuite les a touchées. Les états-majors allemands qui savaient leur métier avaient sûrement repéré pendant la retraite les localités susceptibles d'être organisées en points d'appui. Le front a été, par suite, jalonné par des positions remplissant ces conditions. Mais l'observation du général von Falkenhayn peut s'appliquer à leurs intervalles.
   La Main de Massiges a suivi toutes les fluctuations de la guerre sur le front de Champagne dont elle est devenue le pilier du côté de l'Est. Les événements dont elle a été le théâtre sont, par suite, étroitement liés aux opérations développées dans la région dont le résumé devient ainsi indispensable à l'intelligence de notre étude.
   Les offensives de Champagne en 1915 ont été l'objet de nombreuses critiques, parfois sévères, au cours même des hostilités.
   Il ne semble pas que la guerre ait fait surgir, dans l'un ou l'autre parti, un de ces hommes qui devancent leur époque pour la conduire. Il n'est, en outre, pas douteux que les responsables de la préparation à la guerre ne se sont pas rendu un compte exact de ses exigences.
   Les critiques d'événements révolus sont toujours faciles. Ce sont des enseignements. Ces pages en contiennent.
   Mais quand on regarde avec le recul du temps les déconcertantes surprises réservées en 1914-1915 au chef des armées et au ministre de la Guerre, on ne peut qu'admirer les hommes qui, chargés de responsabilités formidables, devant les plus terribles mécomptes, ont conservé leur sang-froid et l'esprit lucide. Leur volonté est demeurée inaccessible au découragement qui faisait faiblir autour d'eux les âmes moins bien trempées.
   C'est pour de tels caractères qu'Horace écrivit jadis l'ode célèbre commençant par ces vers :
      Justum et tenaeem propositi virum
      Non eivium ardor prava jubentium
      Non vultus instantis tyranni
      Mente quatit solida, neque
      Auster Dux inquieti turbidus Adriœ
      Nec fulminatus magna anus Jovis.
      Si fractus illabatur orbis
      Impavidum ferient ruinœ.
   [L'homme juste et ferme dans ses desseins, à l'âme bien trempée, n'est pas ébranlé par les malsaines objurgations de la presse, par les menaces de l'opposition, par la tempête et les foudres de Jupiter. Que le monde s'écroule, ses ruines le frappent sans l'émouvoir.]

20 euros (code de commande : 30574).

 

SABATINI (Liliane) — Le musée de l'art wallon à Liège. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 128 p., illustrations en couleurs (collection « Musea Nostra », n° 7), exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   Genèse d'un musée :
      - Un rêve évanoui.
      - Des relations d'une académie et d'un musée.
      - Péripéties révolutionnaires.
      - Un collectionneur, Henri Hamal.
      - Un donateur, Louis-Pierre Saint-Martin.
   Formation d'un musée communal :
      - Errance.
      - Enrichissement des collections.
   Un musée de l'art wallon :
      - Prémices.
      - Création.
      - Inauguration.
      - Nouvelle installation à l'îlot Saint-Georges.
      - De l'appréciation des collections.
      - Conscience d'un patrimoine.
   Les collections :
      - Le paysagiste Henri Blès.
      - Lambert Lombard et son école.
      - Les XVIIe et XVIIIe siècles.
      - Néo-classicisme et romantisme.
      - La sculpture au XIXe siècle.
      - Réalisme et naturalisme.
      - L'École de Verviers.
      - L'impressionnisme.
      - Le symbolisme.
      - L'expressionnisme.
      - Le groupe « Nervia ».
      - Le surréalisme.
      - L'art abstrait et « Cobra ».
      - Les tendances nouvelles.

13 euros (code de commande : 30598).

 

STENGERS-LIMET (Adrienne) — Une fiscalité particulière dans les anciens Pays-Bas. Les terres franches. Heule, UGA, 1985. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 515 p., une carte hors texte à déplier, (collection « Anciens Pays et Assemblées d'États », n° LXXXIV), envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.
Introduction :
   Ce travail reprend un mémoire de licence présenté à l'Université de Liège en 1943. Il est un témoignage de fidélité de l'auteur vis-à-vis d'elle-même et vis-à-vis de ceux qui s'y sont intéressés il y a si longtemps.
   Le problème des terres franches est un sujet fort vaste. Il concerne plus de soixante villages et enclaves dont l'existence au sein des provinces des Pays-Bas posa des problèmes qui durèrent autant que l'Ancien Régime. Les différents fonds d'archives des temps modernes conservés aux Archives Générales du Royaume abondent en documents qui les concernent, car ils rendirent plus d'une fois les conseils perplexes.
   Il ne saurait être question d'élaborer pour chaque cas une recherche approfondie à caractère de monographie. De tels travaux existent pour certains villages ; on peut espérer que petit à petit la collection se complétera.
   Ces villages ont été unis par une administration commune et c'est l'étude de cette administration qui constitue la partie principale de ce travail.
   Délimitons maintenant la recherche : de nombreux villages que l'on a appelés des franchises ne seront pas retenus ; ce nom s'appliquait à tout territoire qui avait reçu des libertés, soit du prince, soit du seigneur local et de telles franchises abondent. Il est difficile de concevoir une étude qui les réunirait toutes.
   Une autre appellation peut aussi faire hésiter, celle de terre neutre et indépendante ; c'est un titre dont certaines terres franches se pareront. Les terres ainsi qualifiées abondent aussi, principalement aux frontières des anciens Pays-Bas, mais elles constituent un problème spécial qui n'est pas celui du présent travail, celui des terres contestées entre les souverains des Pays-Bas et des puissances extérieures, et qui le resteront, par suite d'un équilibre des rivalités, telles que Fontaine-l'Évêque, Hoegaarden et d'autres qui apparaîtront occasionnellement ici.
   Les villages et enclaves qui seront retenus sont tout simplement ceux dont l'administration des terres franches, à partir de ses débuts hésitants, en 1634 ou peut-être avant cette date, a établi progressivement la liste, pour les soumettre à des charges qui leur étaient particulières. Cette liste ne fut jamais parachevée, par suite de pertes de territoires et fut amputée pour la même raison.
   Voici un aperçu rapide des principales régions où se localisaient ces terres franches : à l'ouest, dans ce qui est devenu le département français du Nord à la suite des conquêtes de Louis XIV, un groupe imposant en était enclavé dans l'ancienne châtellenie de Lille (citons au sud de Lille, Haubourdin et Emmerin et les plus occidentales, Aubers et Herlies), un autre, dans la région de Douai et dans l'Ostrevant (Raimbeaucourt, Waziers, Lewarde etc.), et trois terres, entre Avesnes et La Capelle en Thiérache (Etrœungt, Larouillies et Feron) sur lesquelles le roi d'Espagne garda longtemps des prétentions. Un nombre énorme de terres ou de poussières de terres franches existait dans le Tournaisis et la châtellenie d'Ath. Un coup d'œil sur la carte permet de s'en rendre compte. Un chapelet de terres existait dans l'ancien comté de Flandre, le long de ses limites est et sud (Saint-Amand, Opdorp, Nederbrakel, Zarlardinge etc.). En plein duché de Brabant, peu de chose : Borght-lez-Vilvorde, Battenbroeck ; mais des terres plus importantes le long de ses limites avec le comté de Hainaut (Lembeek, Virginal) et plus encore, lorsque les limites du comté de Namur et celles de la principauté de Liège viennent compliquer les problèmes : c'est le groupe important disséminé au nord de Charleroi. Une petite isolée sur la Sambre : Hantes près de Wihéries. L'est de nos principautés présente une multitude de terres dites « de Brabant enclavées dans la principauté de Liège » ; un autre groupe est parsemé dans les Pays d'Outre-Meuse et dans l'ancien Limbourg et de nombreuses terres en Gueldre. Le sud enfin comprenait un groupe important dans l'ouest du duché de Luxembourg autour de Saint-Hubert, la plus méridionale étant la seigneurie de Chassepierre et enfin trois terres éloignées sur la frontière est du duché : Schleiden, Kronenburg et Manderscheid. De toutes ces terres, un certain nombre ne fera qu'une apparition furtive parmi les terres franches à cause de la fragilité des droits des souverains des Pays-Bas : elles resteront donc des terres contestées.
   On ne doit pas attendre de ce travail sur les terres franches qu'il apporte la bibliographie exhaustive des très nombreux problèmes qui y font une apparition. Ce n'est pas une thèse doctorale et de telles préoccupations auraient alourdi considérablement un appareil de notes déjà trop copieux.
   Ce que l'on va trouver ici, c'est le résultat de l'assemblage d'un puzzle dont les pièces sont disséminées dans différents fonds d'archives du 17e et du 18e siècles reposant aux Archives Générales du Royaume. Cette dispersion s'explique par ce que ces terres, irréductibles aux charges fiscales ordinaires, furent un écueil auquel se heurtait tôt ou tard chacun des corps d'administration de l'Ancien Régime.
   Certains lecteurs ressentiront peut-être une impression de « déjà lu » en parcourant des parties d'exposés ; c'est que ce travail, sous sa première forme, a circulé et que certains auteurs de monographies, comme M.F. Dubuisson pour Ghyssegnies, et R. Darquenne pour Chapelle-lez-Herlaimont, ont pu, indépendamment de leurs propres recherches, s'en inspirer.

25 euros (code de commande : 30601 - vendu).

 

SUARÈS (Carlo)La Kabale des Kabales. La Genèse d'après la tradition ontologique. Paris, Adyar, 1962. In-8° broché, 87 p., une planche volante à déplier illustrant l'alphabet hébraïque (plis renforcés par de l'adhésif), couverture un peu usagée (tête et queue renforcés avec de l'adhésif), cachet humide ex-libris à la page de garde, rare.
Notice d'Edmond Jacob :
   Notre époque connaît un renouveau d'intérêt pour la kabale ; chaque fois que le judaïsme reprend plus vivement conscience de sa vocation, il retrouve ses sources, d'une part la Bible avec son prolongement talmudique, d'autre part cette manière de raisonner et de vivre qu'est la kabale. Nous ne sommes pas aujourd'hui à l'époque où même des penseurs juifs pouvaient voir dans la kabale un poison, un ramassis de superstitions et un ferment d'impiété. Le présent ouvrage qui n'est pas le plus important consacré à la question au cours de ces dernières années se borne à la Genèse qui est la source principale de toute la tradition kabalique qui a exploité particulièrement le premier chapitre et le premier verset, trouvant dans la première lettre même à la valeur numérique deux l'aspect essentiel de la relation du dialogue, fondamental pour le judaïsme. Pour quiconque prend la peine d'étudier cette forme de connaissance il apparaîtra qu'elle correspond à une pensée profonde et à une piété très réelle ; il s'agit en somme de trouver dans le temps l'éternité et dans la partie la totalité.
Bibliographie :
   - Jacob (Edmond), Carlo Suarès, La Kabale des Kabales, dans Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, Année 1965 - t. 45-1, p. 191.

25 euros (code de commande : 30576).

 

SUTTOR (Marc) — La Meuse, au cœur de notre histoire. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2017. Grand in-8° broché, 160 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Les Dossiers de l'IPW », n° 26), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Jamais jusqu'ici, on n'avait abordé l'étude d’un fleuve comme une monographie. Ce livre consacré à la Meuse, agrémenté de nombreuses illustrations inédites, dégage l'importance du rôle joué par le cours d'eau dans l'essor des régions avoisinantes, des origines à la fin du XVIe siècle. On trouvera encore quelques notes sur l'histoire mosane jusqu'à nos jours. Pluridisciplinaire, cet ouvrage démontre la place essentielle du fleuve dans les domaines les plus variés et constate l'existence, entre ceux-ci, d'interactions si puissantes qu'ils ne forment qu'une entité : la Meuse. Grâce aux facilités de transport qu'elle offre, la rivière permet l'essor du phénomène urbain et assure le trafic de nombreuses marchandises, qui nourrissent d'intenses relations commerciales. En outre, le fleuve revêt une grande importance stratégique et s'ouvre à de multiples activités, au point qu’il se révèle exceptionnel parmi les cours d'eau du nord-ouest de l'Europe.

14 euros (code de commande : 30577 - vendu).

 

THEURIET (André) — Paternité. Illustrations de G. Picard et Mittis. Paris, Dentu, 1894. [Paris / E. Dentu, Éditeur / 3, Place de Valois, 3 / M DCCC XCIV]. In-8° (126 x 189 mm.) demi-toile ocre à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré, couverture conservée, [4 bl.], [1 (reproduction de la vignette de la quatrième de couverture], [1 bl.], [1 (faux-titre)], [1 (reproduction de la vignette de couverture)], [1 (titre avec une vignette)], [1 bl.], [1 (justification du tirage de tête)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (titre de la première partie)], [1 bl.], 300, [1 (achevé d'imprimer)], [3 bl.] p., (« Collection Guillaume »), un coin émoussé.
   Georges Picard naquit en 1857, il était le frère du peintre Louis Picard. Il fut l'élève de Gérome et participa à la décoration de l'Hôtel de Ville de Paris. Il participa à l'illustration de plusieurs ouvrages publiés par Dentu dont les Contes de Perrault, également en collaboration avec Mittis.
Bibliographie :

   
Osterwalder (Marcus), Dictionnaire des illustrateurs, 1800-1914, p. 827.

20 euros (code de commande : 30602).

 

[U.R.S.S. - CHINE]. HSIANG HONG et WEI NING — À propos de la littérature du révisionnisme moderne en Union soviétique. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1966. In-8° agrafé, 68 p., exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
   La clique révisionniste khrouchtchévienne, depuis qu'elle a usurpé la direction du parti et du gouvernement en Union soviétique, applique dans le domaine littéraire et artistique comme dans les autres domaines sa ligne politique de « collaboration soviéto-américaine pour la domination mondiale ». Elle trahit le principe léniniste de l’esprit de Parti en matière littéraire et les intérêts des peuples révolutionnaires du monde et a ainsi écrit la page la plus ignominieuse et la plus abjecte de l'histoire de la littérature soviétique.
   De plus, elle tente d'imposer sa ligne littéraire révisionniste aux peuples du monde. Contrairement à leur volonté, elle a élaboré une soi-disant ligne générale révisionniste de « développement de la littérature du XXe siècle », ligne qui, à l'entendre, « possède et enrichit les traditions du réalisme critique et du réalisme socialiste – traditions de M. Gorki, A. Nexö, R. Rolland et T. Dreiser, T. Mann et H. Mann, P. Neruda et B. Brecht, M. Cholokhov et L. Kroutchkovski, H. Barbusse et L.Aragon, V. Maïakovski et V. Niezval, M. Sadovianou et I. Biékher. »
   Cette ligne générale des révisionnistes modernes soviétiques entrave en fait la croissance de la littérature authentiquement révolutionnaire et socialiste du XXe siècle. Ses auteurs en ont exclu ostensiblement les écrivains afro-asiatiques qui se tiennent aux postes les plus avancés dans la lutte révolutionnaire contre l'impérialisme américain, ce qui est bien révélateur de l'attitude hostile et négative qu'ils ont prise à l'égard de la littérature révolutionnaire afro-asiatique. Sous couvert de cette « ligne générale pour le développement de la littérature du XXe siècle », qui mêle sans aucune distinction écrivains révolutionnaires, non révolutionnaires et contre-révolutionnaires, ses promoteurs colportent en réalité la littérature de renégat de Cholokhov, cette pacotille, sous l'enseigne de la littérature révolutionnaire de Gorki. Ils se livrent à des activités contre-révolutionnaires criminelles, en brandissant le drapeau du socialisme. Tout en « soutenant » en paroles la lutte révolutionnaire anti-impérialiste des peuples afro-asiatiques, ils ont organisé un meeting pour commémorer un écrivain colonialiste d’un pays impérialiste : Kipling.
   La littérature soviétique d'aujourd'hui, qui se fait passer pour « révolutionnaire » et « socialiste », est bien plus perfide que la littérature impérialiste. Il nous appartient de lui arracher son masque et d'examiner à fond sa nature, pour voir qui elle favorise et à qui elle porte atteinte en fin de compte ; quelle attitude elle adopte en dernière analyse à l'égard de la lutte émancipatrice des peuples afro-asiatiques et des peuples révolutionnaires du monde, et à l'égard de l'impérialisme américain, ennemi numéro un des peuples du monde.

10 euros (code de commande : 30580).

 

[VANDENHOVE (Charles)]. Charles Vandenhove (1927-2019). Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2019. Grand in-8° collé, 176 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
   Ce volume est le tome 32 - 2019 du Bulletin de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles.
Ttable des matières :
   - Préface, par Pierre Gilissen et Robert Tollet.
   - L'approche architecturale de Charles Vandenhove (1927-2019), par Bart Verschaffel.
   - Charles Vandenhove, l'Œuvre, par Jacques Barlet et Alain Philémon Dirix.
   - Charles Vandenhove, maître d'œuvres, par Pierre Chabard.
   - Un nouvel ordre classique... et [post-]moderne : rhétorique de la colonne dans l'œuvre de Charles Vandenhove, par Maxime Coq.

25 euros (code de commande : 30578).

 

VAN DER MEERSCH (Maxence) — Corps et Âmes. Roman. Tomes I et II (complet). Dessins de René Michaud. Annemasse, Édition du Madrigal, 1949. Deux volumes in-8° broché, 417 et 372 p., 42 bois gravés (bandeaux de tête de chapitre).
Notice de Paul Agaësse :
   On sait combien M. van der Meersch aime associer des études d'âmes à l'histoire d'une époque, d'une province, ses héros se trouvant pris dans le remous d'un grand drame humain, guerre ou grève. Dans le nouveau roman qu'il vient de publier on pourrait facilement retrouver la fusion de ces deux thèmes, individuel et collectif. La peinture d'un monde, le monde médical, se double d'un drame spirituel : l'envahissement d'une âme par la charité ou son enlisement dans l'égoïsme.
   L'évocation est puissante : c'est la vie d'une Université de médecine dans une ville de province qui nous est ainsi rendue présente, avec ses professeurs, ses étudiants, ses malades, ses hôpitaux et ses laboratoires, son rythme de turbulence et de travail. De grandes fresques successives, des changements de ton et d'éclairage, la pénombre d'une chambre d'étudiant au sortir d'un banquet d'internat, des visages penchés autour d'une table d'opération, des scènes violentes, les convulsions d'un épileptique, auxquelles succède un tableau reposé dans la lumière d'un jardin de province, essayent de saisir les aspects multiples de cette vie contrastée. Parfois aussi des notations brèves, le drame d'une vie résumé dans une maladie, des récits ayant la précision et la sécheresse d'une fiche médicale font entrer le lecteur dans un monde trouble dont lui sont révélés les aspirations et les perversités, les tares, les misères, l'héroïsme insoupçonné. Descriptions fortes, d'un pittoresque sombre, et dont le réalisme, très sain, mais brutal et précis, fait qu'on ne peut conseiller à tous indistinctement la lecture du roman.
   Dans un décor s'éclairent peu à peu des figures de médecins, les unes en plein relief, les autres demeurant dans une sorte de clair-obscur. Il en est d'admirables dont l'indépendance demeure inaltérée, la bonté toujours présente même quand elle se dérobe sous le masque de l'impassibilité professionnelle. Il y a de belles amitiés de travail, dont la plus singulière est celle du vieux Norf, savant humble et génial, et de son aide de laboratoire, qui, par la force du compagnonnage, en arrive à avoir la sûreté de coup d'œil de son maître pour juger une coupe au microscope. On rencontre aussi des ambitieux, des hommes d'argent, des arrivistes. Mais ces faiblesses n'arrivent pas à masquer la grandeur du métier : il semble que par une vertu qui lui est propre la profession élève l'homme au-dessus de lui-même en lui donnant le goût de la lutte pour sauver le malade, au sens du travail, et aussi ce courage tranquille qui fait que le médecin expose sa vie, simplement, sans attitude.
   Tout cela est exact et vrai. Il y a pourtant un aspect du livre qui semble un peu « romancé » : ce retour à une mystique naturiste, par-delà la science, la recherche, la spécialité. L'auteur se défie du vaccin, des remèdes, des piqûres, des découvertes de la chimie thérapeutique. Il lui semble qu'on lutte contre le microbe sans assez se soucier du terrain dans lequel il tombe. C'est pourquoi au traitement habituel de la tuberculose par suralimentation, il oppose une méthode de guérison, plus lente, moins brillante, plus soucieuse de respecter la nature. Il ne s'agit nullement ici de prendre parti pour ou contre une thèse médicale. Mais ce qui semble discutable, c'est de donner une couleur affective à une question d'ordre technique. Ne risque-t-on pas de faire bénéficier une méthode thérapeutique de la sympathie dont jouit, dans le roman, celui qui s'en fait le défenseur, et même, par une sorte de transfert, de mettre sur le compte de l'honnêteté professionnelle ce qui n'est qu'une préférence médicale. Inconvénient d'autant plus grand qu'il amorce, chez Michel Doutreval lui-même, une sorte de contamination de cette mystique naturiste avec une autre mystique, plus authentique et plus profonde, celle de la charité.

   
Car c'est là ce qui fait, en fin de compte, la grandeur du livre : ce mouvement, par lequel s'ébauche, s'accentue, mûrit une destinée humaine, selon qu'elle se laisse investir par la charité ou par l'égoïsme, comme le rappelle le mot de saint Augustin mis en épigraphe et repris dans les derniers chapitres. Il pourrait n'y avoir là, il est vrai, qu'une thèse trop consciemment cherchée, avec des personnages choisis pour la démonstration. Mais ce n'est pas le cas. Ces évolutions d'âmes ont la lenteur de la vie ; les reculs, comme les progrès, sont insensibles. Des seuils, peut-être, non des commencements absolus ; des mélanges d'ombre et de lumière. Géraudin, parmi des défaillances de vanité, a des sursauts d'honnête homme, des actes de courage, comme le jour où, sentant qu'il n'a plus sa maîtrise d'autrefois, il refuse une opération délicate, sachant que, ce jour-là, il accepte sa déchéance. Si le professeur Doutreval s'enferme dans une prison d'orgueil et de solitude, ce n'est pas d'un coup, mais par des infidélités successives à la vérité, à celle des autres comme à la sienne, qui lui font perdre son fils, son disciple, ses filles. Enfin il est très vrai que l'acte initial qui transforme la vie de Michel Doutreval est la fidélité à son amour pour une ouvrière. Encore est-il qu'il pourrait n'y avoir là qu'un geste, comme fut jadis celui de Guerran, un sacrifice provisoire à des sentiments d'honneur, de générosité. Mais il reste fidèle à son choix : engagé dans une vie de pauvreté et d'héroïsme simple, il ne la renie jamais, il s'ouvre aux amitiés qu'il rencontre sur son chemin, il sauve les âmes et les corps par un acte de fidélité créatrice au premier amour qui lui a appris le don de soi. Cela n'est pas une construction de romancier, car il n'y a pas une réussite professionnelle qui s'ajoute artificiellement à la vertu, mais la joie que donne à une vie d'homme la charité à laquelle il se livre tout entier.
   
Cette option secrète, ce cheminement souterrain d'une force spirituelle est au centre du livre. Elle se retrouve dans les misères, les souffrances, les mesquineries, les vies dévoyées, qui ont leur vérité comme leur mensonge. Ce qu'il y a d'étrange dans le talent de M. van der Meersch, c'est qu'en peignant un monde de péché avec un, réalisme qui va parfois jusqu'aux limites de ce que la description peut supporter, son roman ne soit pas l'analyse d'une décomposition, mais un drame de salut, où l'effort spirituel trouve toujours une prise, où la charité trouve toujours à quoi s'accrocher.
Bibliographie :
   - Agaësse (Paul), Maxence Van Der Meersch - Corps et Àmes, roman, dans Centre d'Études Recherches de Sciences religieuses - Fiche bibliographique juillet 1943.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 30572 - vendu).

 

[WALLONIE - ARCHÉOLOGIE]. Chronique de l'archéologie wallonne. 22 - 2014. Jambes, SPW Département du Patrimoine, 2014. In-4° collé, 293 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jean Plumier.
   - In memoriam, par Frans Doperé.
   - Brabant wallon.
      - Éditorial, par Didier Willems.
      - Protohistoire.
         - Hélécine/Neerheylissem : decouverte d’un habitat de La Tène à l'emplacement du zoning IBW, par Dominique Bosuet, Frédéric Hanut et Martin Zeebroek.
         - Hélécine/Opheylissem : découverte d'un torque en bronze au lieu-dit « Bois de Chapeauvau », par Stéphanie Lozet et Dominique Bosquet.
         - Orp-Jauche/Orp-le-Grand : étude du mobilier céramique issu des fouilles TGV dans le village protohislonque du « Tierceau », par Frédéric Hanut et Claire Goffioul.
      - Époque romaine.
         - Ittre/Haut-Ittre : fouille préventive d'un site du Haut-Empire près de la ferme du Mortier, par Dominique Bosquet, Nicolas Authom, Frédéric Hanut, Olivier Collette, Marie-Laure Van Hove, Charlotte van Eetvelde, Pierre-Benoît Gérard et Martin Zeebroek.
         - Tubize/Saintes ; une ferme gallo-romaine au bord d'une route antique, par Éric De Waele, Michel Van Assche et Luc Delporte.
       - Moyen Âge.
         - Villers-la-Ville : l'ancienne abbaye, derniere campagne de fouilles aux abords de la porte de la ferme, par Éric De Waele et Frédéric Heller.
         - Villers-la-Ville : le moine Jean de Soignies (1494-apr. 1568), chroniqueur et archéologue, et l’abbaye Villers (1147-1197), par Éric De Waele.
      - Toutes périodes.
         - Grez-Doiceau : évaluation préventive du secteur II de Gastuche, par Dominique Bosquet, Marie-Laure Van Hove et Amandine Pierlot.
         - Jodoigne/Jauchelette : autopsie partielle du sous-sol du moulin domestique de l'abbaye de la Ramée, par Marie-Laure Van Hove et Didier Willems.
         - Lasne/Couture-Saint-Germain : étude d'un bâtiment en ruine dans l'enceinte de l’abbaye d'Aywiers, par Olivia De Staercke et Benjamin Van Nieuwenhove.
         - Nivelles/Baulers : suivi archéologique au dépôt TEC, par Dominique Bosquet.
         - Nivelles : évaluation archéologique au boulevard de la Batterie, par Frédéric Heller.
         - Nivelles : suivi de chantier dans l'emprise de la station prehiitorique du chemin du Pécrot, par Dominique Bosquet.
         - Orp-Jauche/Orp-le-Grand : l'église Notre-Dame d'Orp-le-Petit, vestiges romans et gothiques, par Olivia De Staercke et Benjamin Van Nieuwenhove.
         - Orp-Jauche/Orp-le-Grand : vestiges d'un habitat Michelsberg au lieu-dit « La Campagnette » ?, par Dominique Bosuet et Martin Zeebroek.
         - Walhain/Walhain-Saint-Paul : les fouilles 2013 dans la haute cour du château, par Laurent Verslype et Erika Weinkauf.
         - Wavre : mise au jour de vestiges protohistoriques et romains â Louvrange, par Frédéric Heller.
   - Hainaut.
      - Éditorial, par Martine Soumoy.
      - Préhistoire.
         - Brunehaut/Hollain : bilan des prospections 2013, par Marianne Delcourt-Vlaeminck et Christian Fourmeaux.
         - Mons/Spiennes : conservation préventive des minières néolithiques en 2012, par Nancy Verstraelen et Hélêne Collet.
         - Mons/Spiennes : fouilles préventives et suivi de la construction du Centre d'interprétation des minières néolithiques de silex de Spiennes au lieu-dit « Petit-Spiennes », par Hélène Collet, Paul Haesaerts, Stéphane Pirson, Paul Spagna et Mchel Woodbury.
         - Tournai/Warchin : poignard en silex, par Marianne Delcour-Vlaeminck et Geoflrey Chantry.
      - Protohistoire.
         - Ath/Ghislenghien et Lessines/Ollignies : nouveaux vestiges de l'Âge du fer dans le parc industriel, par Véronique Danese et Frédéric Hanut.
         - Saint-Ghislain/Hautrage : une hache en bronze à rebords élevés, par Jean Dufrasnes.
         - Saint-Ghislain/Villerot : un tranchet â languette de l'Âge du Bronze, par Jean Dufrasnes et Vincent Ronquier.
      - Époque romaine.
         - Aiseau-Presles/Presles : le sanctuaire gallo- romain de « la Taille Marie ». Troisième campagne de fouilles (2013), par Nicolas Paridaens, Antoine Darchambeau, Stéphane Genvier et Claude Jacques.
         - Ath/Ghislenghien et Lessines/Ollignies : un « champ » de fosses romaines, par Véronique Danese.
         - Ath/Ormeignies : tessons gallo romains au nord du bois des Quewettes, par Jean Dufrasnes et Éric Leblois.
         - Braine-le-Comte : voile partiellement levé sur les foyers mis au jour dans le bois de la Houssiêre, par Didier Willems.
         - Brunehaut/Howardries : un poids curseur de balance gallo-romaine représentant un buste de Minerve, par Jean Dufrasnes et Philippe Soleil.
         - Brunehaut/Lesdain : une tête de Risus en bronze, par Jean Dufrasnes et Philippe Soleil.
         - Celles/Velaines : fragment de statuette, par Marianne Delcourt-Vlaeminck et Christophe Vandecasteele.
         - Hensies/Montrœul-sur-Haine : occupation gallo-romaine au lieu-dit « Champ Franoé », par Éric Leblois.
         - Pont-à-Celles/l.uttre : campagne de fouilles 2013 de Pro Geminiaco au vicus des Bons-Villers à Liberchies, par Jean Claude Demanet, Éric Lurquin, Willy Bayot, Xavier Sollas, Philippe Clavel et Pascal Vergauts.
         - Tournai/Willemeau : une statuette de Mercure, par Jean Dufrasnes, Philippe Soleil et Chrisitan Fourmeaux.
      - Moyen Âge.
         - Ath/Ghislenghien et Lessines/Ollignies : un lot de tuiles médiévales, par Laurent Deléhouzée et Véronique Danese.
         - Pecq/Esquelmes et Tournai : couvertures en tuiles médiévales vernissées, par Laurent Deléhouzée.
         - Quaregnon : étude des restes fauniques de la fin du Premier Moyen Âge (9e-11e siècles) découverts lors des fouilles de la Grand'Place en 2008 et 2009, par Quentin Goffette, Marceline Denis et Wim Wouters.
         - Toumai : redégagement d'une tour au Marché au Jambon, par Isabelle Deramaix.
         - Toumai : relevé de la première enceinte communale dans la rue des Jardins, par Isabelle Deramaix et Pierre-Philippe Sartieaux.
      - Temps Modernes.
         - Ath/Meslin l'Évèque : rectification à propos d'un crochet gallo-romain orné de coquillages et de vulves, par Jean Dufrasnes.
      - Époque contemporaine.
         - Charleroi/Roux : un abri anti aérien sous la place Albert 1er, par Martine Soumoy et Pierre-Philippe Sartieaux.
         - Écaussinnes/Écaussinnes d'Enghien : découverte fortuite d'une construction voûtée souterraine, par Nicolas Authom.
         - Morlanwelz/Morlanwelz-Mariemont : découverte fortuite d'une salle enterrée au pied du mur de clôture du domaine de Mariemont, par Nicolas Authom.
      - Toutes périodes.
         - Ath : suivi de démolitions â l'angle de l'Esplanade et de la rue d'Enghien, par Isabelle Deramaix et Adrien Dupont.
         - Boussu : fouilles préventives dans le périmètre de l'ancienne basse-cour du château, par Caroline Rossez.
         - Chièvres : les remparts, de la surveillance au sauvetage archéologique, par Dolores Ingels.
         - Chimay : fouilles préventives place Mont-Joly, par Frédéric Chantinne et Berjamin Van Nieuwenhove.
         - Mons : creusement du parking nord lié à l'aménagement de la nouvelle gare, par Cécile Ansieau et Marceline Denis.
         - Mons : fouille préventive en contexte urbain sur le site du Mundaneum. Vestiges médiévaux et modernes liés â l'habitat et aux espaces verts, par Sophie Loicq et Caroline Sornasse.
         - Mons : la chapelle du couvent des Ursulines superposée à l'ancien quartier d'habitat, intervention en urgence, par Cécile Ansieau.
         - Mons : premiers résultats du suivi archéologique du chantier de la nouvelle gare, apports à la connaissance du système défensif de la ville, par Véronique Moulaert et Christophe Leduc.
         - Mons : rue des Sœurs Noires, suivi archéologique à la caserne Guillaume, par Cécile Ansieau et Geneviève Yernaux.
         - Mons : rue d'Havré, interventions archéologiques â l'église Saint-Nicolas-en-Havré, par Cécile Ansieau et Marceline Denis.
         - Toumai : sauvetage de l'église primitive Sainte-Marguerite, par Isabelle Deramaix.
         - Toumai : suivi de terrassement entre la rue Saint- Piat et la rue de Bêve, par Isabelle Deramaix et Dolores Ingels.
         - Toumai : suivi de terrassements à l'ancienne brasserie Saint-Yves, par Nicolas Authom, Isabelle Deramaix et Michèle Dosogne.
   - Liège.
      - Éditorial, par Jean-Marc Léotard.
      - Préhistoire.
         - Baelen : découverte d'une flèche à Honthem, par Joseph Köttgen, Benoît Pelzer et Francis Polrot.
         - Herve/Grand-Rechain : artefacts en silex â « Le Haumont », par Franis Polrot et Benoît Pelzer.
         - Pepinster/Pepinster et Soiron : récolte de matériel archéologique aux alentours du lieu-dit « Croix Maga », par Franis Polrot.
      - Protohistoire.
         - Faimes/Les Waleffes : vestiges hallstattiens, rue du Bosquet, par Claire Goffioul.
         - Oupeye/Hermalle-sous-Argenteau : conservation de dépôts funéraires provenant d'un champ d'urnes, par Nancy Verstraelen.
         - Oupeye/Hermalle-sous-Argenteau : étude anthropologique préliminaire de sept sépultures à incinération de l'Âge du Bronze, par Aubrée Godefroid, Jean-Philippe Marchal et Michel Toussaint.
         - Wanze : trois occupations protohistoriques sur le site du golf Naxhelet. Bilan 2013, par Claire Goffioul, Sophie de Bernardy de Sigoyer, Frédéric Hanut, Denis Henrard et Jean-Philippe Marchal.
      - Époque romaine.
         - Baelen : atelier paléometallurgiquc et établissement rural sur le site de Nereth 2, par Heike Fock, Sohpie de Bernardy de Sigoyer, Denis Henrard et Olivier Collette.
         - Clavier/Bois et Borsu : évaluation archéologique au « Tîèr Laurent » dans le hameau d'Odet, par Sophie de Bernardy de Sigoyer, Denis Henrard, Olivier Collette et Frédéric Hanut.
         - Wanze : étude pluridisciplinaire de la tombe romaine sur le site du golf Naxhelet, par Claire Goffioul, Alexandre Chevalier, Koen Deforce, Frédéric Hanut, Sylvaine Lambermont et Fabienne Pigière.
      - Moyen Âge.
         - Huy : première intervention autour de la léproserie des Grands Malades, par Catherine Péters.
         - Verviers : la place du Marché comme élément fondateur de la cité, par Olivier Collette.
         - Villers-le Bouillet : une occupation rurale du Haut Moyen Âge au lieu-dit « A Lohincou » : premiers résultats archéobotaniques, par Sidonie Preiss et Mona Court-Picon.
      - Temps modernes.
         - Grâce-Hollogne : Hollogne-aux-Pierres, le beffroi de cloches de l'église Saint-Pierre. Première approche, par Jean-Marc Zambon et Dimitri Preud'homme.
         - Liège : du manuscrit à l'internet. Scabinalus 4000 ou la nouvelle clé d'accès et de navigation dans les registres aux œuvres des Échevins de la Souveraine Justice de liège, par Geneviève Coura, Sylvie Boulvain et Alain Marchandisse.
      - Toutes périodes.
         - Clavier/Terwagne : découverte fortuite route de Ramdot, par Sophie de Bernardy de Sigoyer et Derïs Henrard.
         - Engis/Herrmalle-sous-Huy : campagne de fouilles 2013 sur le site du « Thier d'Olne », par Jacques Witvrouw, Gianni Gava, Robert Désert, Richard Bit, Jean-Claude Marchal, Didier Bricteux et André Jaminon.
         - Grâce-Hollogne : le site de l'« ancien château » de Hollogne-aux-Pierres, par Philippe Gémis.
         - Hannut : extension de la ZAE. Les traces de Bdark au service de l'archéologie ?, par Olivier Collette.
         - Hannut : extension de la ZAE, évaluations positives, par Claire Goffioul.
         - Huy : fouille de prévention sur le site de la conduite d'adduction du basinia, rue des Tanneurs, par Catherine Péters.
         - Liège : conservation préventive et curative des vestiges de l'Archéoforum en 2012, par Nancy Verstraelen.
         - Liège : conservation préventive et curative des vestiges des anciens bâtiments claustraux de l'abbaye Saint-Jacques en 2012, par Nancy Verstraelen.
         - Modave/Vierset Barse : campagne de fouilles 2013 sur le site du « Rocher du Vieux-Château » à Pont-de-Bonne, par Yorick Lucon, Amandine Schaus et Emmanuel Delye.
         - Oupeye/Hermalle-sous-Argenteau : occupations mésolithique, néolithique, protohistorique et romaine sur le site du futur Trilogiport, par Jean-Philippe Marchal, Pierre van der Sloot, Paul Spagna et Stéphanie Pirson.
         - Verviers : place du Marché, par Catherine Bauwens.
   - Luxembourg.
      - Éditorial, par Denis Henrotay.
      - Époque romaine.
         - Arlon : découverte d'habitations gallo romaines en bordure de la rue de la Semois, par Denis Henrotay.
         - Habay/Habay-la-Vieille : deux figurines de divinités dans un bâtiment annexe de la villa de Mageroy, par Jean-François Baltus, Benoît Halbardier et François Casterman.
      - Moyen Âge.
         - Arlon/Autelbas : mise au jour d'un four de potier médiéval, par Denis Henrotay.
         - Marche-en-Famenne : habitat rural médiéval au « Grand Fauvage », par Christelle Draily et Raphaël Vanmechelen.
         - Marche-en-Famenne : mise au jour d'une portion de l'enceinte urbaine médiévale, par Denis Henrotay.
      - Toutes périodes.
         - Arlon : Saint-Donat : poursuite de la mise en valeur du bastion sud-ouest de la fortification d'époque française, par Guy Fairon.
   - Namur.
      - Éditorial, par Christian Frébutte.
      - Préhistoire.
         - Andenne/Sclayn : grotte Sdadina. Mise au point d'une méthode d'enregistrement 3D des dépôts sédimentaires, par Kévin Di Modica, Grégory Abrams et Dominique Bonjean.
      - Protohistoire.
         - Viroinval/Olloy-sur-Viroin et Dourbes : la fortification du « Plateau des Cinques », campagne 2013, par Jean-Luc Pleuger et Eugène Warmenbol.
      - Époque romaine.
         - Ohey/Évelette : la villa gallo-romaine du Clavia, par Sophie Lefert.
         - Ohey/Haillot : la villa de Matagne, par Sophie Lefert.
         - Philippeville/Fagnolle : le site de « la Tonne de Bière ». Campagne de fouille 2013, par Nicolas Paridaens, Stéphane Genvier, Fanny Martin et Pierre Cattelain.
         - Rochefort/Jemelle : les thermes de la villa gallo-romaine de Malagne - une évocation virtuelle, par Raphaël Nys.
      - Temps modernes.
         - Hastière/Waulsort : sondages au château de Freÿr. Cour sud de la ferme, tour nord-ouest et jardin de l'Orangerie, par Pierre-Hugues Tilmant.
         - Namur : Citadelle. Suivi archéologique au café Le Panorama, par Pierre-Hugues Tilmant.
         - Ohey/Haillot : l'accès au village depuis la route de Huy, au hameau de Matagne, par Raphaël Vanmechelen, Sophie Lefert et Frédéric Chantinne.
         - Rochefort : sondages dans « Le Grand Jardin » du château comtal, par Christian Frébutte.
      - Époque contemporaine.
         - Rochefort/Ave-et-Auffe : le logis de l'ermitage philosophique d'Edmond d'Hoffschmidt (1777-1861), par Bruno Marée.
      - Toutes périodes.
         - Andenne : fouilles préventives le long du quai de Brouckère à Andenelle, par Élise Delaunois, Carole Hardy, Christian Frébutte, Sophie Challe et Sylvie de Longueville.
         - Dinant : la fermeture mosane du rempart en Conneau reconnue dans le chemin de halage à Bouvignes, par Marie Verbeek et Carole Hardy.
         - Dinant : place Albert, rue Saint-Jacques, avenue Churchill et faubourg Saint-Médard, nouvelles informations sur le système défensif, par Marie Verbeek et Carole Hardy.
         - Dinant : le collatéral de l'église Saint- Médard, par Marie Verbeek et Carole Hardy.
         - Dinant : sondages d'évaluation sur le plateau surplombant Dinant, par Élise Delaunois et Marie Verbeek.
         - Gembloux : suivi archéologique à 1'hôtel de ville, par Michel Siebrand et Élise Delaunois.
         - Gesves/Haltinne : chemin médiéval et ferme moderne, entre église et château, par Marie Verbeek, Lyse Unger, Marie-Noëlle Wallemacq, Sophie Lefert et Raphaël Vanmechelen.
         - Namur : citadelle. Interventions archéologiques 2013 à la porte de Médiane, par Pierre-Hugues Tilmant.
         - Namur : second suivi archéologique à l'académie des Beaux- Arts, ancien Mont de-Piété, par Michel Siebrand.
   - Index des communes et des localités.
   - Index des auteurs.

10 euros (code de commande : 30561 - vendu).

 

WERNICKE (Walter) — Brotfehler, ihre Entstehung und Verhu¨tung Wege zur Qualitätsverbesserung des Brotes. Berlin, Deutschen Arbeitsfront, 1936. In-12 sous cartonnage d'éditeur, 91 p., quelques illustrations en noir, mouillures, (collection « Fachliche Taschenbücherei Nahrung und Genuss », Band 5), peu courant.
Table des matières :
   1. Roggenbrot, ein ideales Volksnahrungsmittel.
   2. Kritischer Blick bei der Beurteilung des Brotes.
   3. Brotfehler verhüten heißt, ihre Ursachen erkennen.
   4. Formfehler des Brotes.
   5. Geringes Volumen - « kleines Stück ».
   6. Erwünschter und unerwünschter Brotgeschmack.
   7. Fehler der Rinde :
      a) Fehlerhafte Rindenfarbe .
      b) Süß- oder Brandblasen.
      c) Fehler in der Rindenfestigkeit.
      d) Rindenrisse.
      e) Aufplatzen des Schlusses.
   8. Fehler der Krume.
      a) Abbacken der Rinde.
      b) Wasserstreifen - dunkler Krumekern.
      c) Klitschige Krume.
      d) Krumerisse.
      e) Das Krümeln.
      f) Fehlerhafte Porung - Hohlräume .
      g) Rote Färbung der Krume.
   9. Brotfehler -Tabellen.

13 euros (code de commande : 30583).

 

YOUNG (Filson) — À bord des croiseurs de bataille. Traduit par René Lévaique et Maurice Allain. Paris, Payot, 1928. In-8° broché, 228 p., (collection « Mémoires, Études et Documents pour servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »), ex-libris manuscrit à la page de titre.
Préface :
   Ce livre n'est pas un chapitre d'histoire navale. C'est pourtant une étude de la vie maritime en temps de guerre, ou l'on trouvera peut-être, quelque jour, les éléments d'un chapitre d'histoire navale.
   Il est fatal que la marine reste, dans une large mesure, un domaine inconnu du public qui lui doit tant, et c'est, pour un explorateur de mon espèce, une dette vis-à-vis du public comme de la marine, que de donner un récit de ses aventures.
   Sans doute, ce livre embrasse une période bien courte de la guerre dans la mer du Nord, mais cette période est d'une importance considérable, parce qu'elle a vu se révéler presque toutes les insuffisances de notre marine et naître les mesures destinées à y remédier. De l'extrême pointe des forces navales britanniques où il était placé, l'auteur a vu nécessairement beaucoup de choses, dont le détail s'estompe à mesure qu'elles sont plus éloignées de la position qu'il occupait. Mais, de même qu'un tableau complet et précis de la vie d'un seul navire pendant un mois, donnerait au lecteur une idée plus exacte de la marine qu'une histoire générale de la flotte entière pendant quatre ans, de même le récit d'un témoin oculaire, dont la place fut pendant six mois à cette pointe brillante de la flotte a, semble-t-il, une valeur tout autre que les histoires officielles et techniques qui s'élaborent. J'ai voulu, dans ce récit, tirer aussi peu de conclusions moi-même et fournir autant de matériaux aux conclusions d'autrui, qu'il est humainement possible.
   Comme l'Amirauté, dans sa sagesse, m'a refusé l'accès aux documents grâce auxquels j'aurais pu contrôler les faits que j'expose, mes sources sont : 1° mes propres observations et ma mémoire ; 2° les quelques notes – sans valeur pour un ennemi, mais importantes pour nous – que j'ai pu conserver ; 3° les ouvrages publiés par des officiers haut placés dans la hiérarchie navale, qu'ils soient anglais ou allemands.
   Personne d'autre que moi-même n'est responsable de mes déclarations et de mes déductions ; mais, ayant attendu cinq ans après mon départ de la marine et deux ans après la fin de la guerre, pour prendre la plume, j'espère ne pas être accusé d'offrir au lecteur un recueil de souvenirs hâtifs ou d'impressions irréfléchies.
   Mon livre est écrit, avant tout, pour le public et non pour les officiers de marine, mais je les connais assez pour être sûr que, comprenant mieux que quiconque les difficultés auxquelles je me suis heurté, ils seront les premiers à excuser les imperfections le l'ouvrage. Au cours de mon bref séjour au sein de la « grande famille », j'en suis venu à considérer comme permanents les liens qui m'unissent à elle.

15 euros (code de commande : 30573 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 2 mars 2021.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(2 février 2021)

 

[ART NOUVEAU]. Art Nouveau Belgique. Bruxelles, Europalia Brussels, 1980. In-4° collé, 481 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, exemplaire bien complet du feuillet d'index et d'errata, couverture plastifiée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981 dans le cadre du festival « Europalia 80 Belgique 150 ».
Table des matières :
   - Pour introduire, par Karel J. Geirlandt.
   - Choisir, par Jacques-Grégoire Watelet.
   - Préambules.
      - Belgique, Europe, Amérique, par A.M. Hammacher.
      - Les Bourgeois éclairés, par Jacques-Grégoire Watelet.
      - Le poulpe au regard de soie, par Robert-L. Delevoy.
      - Nous libérer de l'Art Nouveau ?, par Frans Boenders.
      - L'écriture horizontale, par Christian Berg.
      - Chrysanthème et plume de paon, par Wim van Rooy.
      - Quand les bijoux ont des ailes, par Michel Baudson.
      - Pour de neuves sonnances, par Georges Franck.
   - Architecture.
      - Emboucher les trompettes de la renommée ?, par Annick Brauman et Maurice Culot.
      - L'anarchisme à nos portes, par Francis Strauven.
   - Mobilier.
      - Des meubles et des hommes, par Lieven Daenens.
   - Tapisseries, étoffes brodées.
      - L'étoffe, le fil et l'aiguille, par Cécile Dulière.
   - Peinture, gravure, dessin.
      - La courbe et l'intervalle, par Robert-L. Delevoy.
   - Verres, vitraux.
      - Le Val et le verre, par Joseph Philippe.
   - Sculpture.
      - La symbolique chryséléphantine, par Cécile Dulière et Mireille Desguin.
      - Relief et ligne thématiques, par Jo Haerens.
   - Bijoux.
      - Femme-sujet, femme-objet, par Rio Fabry.
   - Toilette féminine.
      - Abandon, grâce, souplesse, par Claudine Lemaire.
   - Céramique.
      - La terre et le feu, par Anne-Marie Mariën-Dugardin.
   - Livres, graphisme.
      - Le dessein du caractère, par Fernand Boudin.
   - Reliure.
      - Figuration et abstraction, par Paul Culot.
   - Illustration.
      - Images pour un texte, par Pierre-Jean Foulon.
   - Affiches.
      - Les murs qui parlent, par Jeannine Lambrechts-Douillez.
   - Photographie.
      - L'objectif commence à voir, par Roger Coenen.
   - Catalogue, par Kris Lenaerts.
      - Architecture - Mobilier - Objets de décoration - Argenterie - Verres - Vitraux - Tapisseries, étoffes brodées - Affiches - Peinture, gravure, dessin - Sculpture - Céramique - Livres : reliure - Illustration - Toilette féminine - Bijoux, parures - Photographie.
   - Références, par Marc Lambrechts.
      - Expositions - Bibliographie - Tableau synoptique.

25 euros (code de commande : 30541).

 

AUQUIER (André) — À la recherche du temps perdu. Souvenirs de Quaregnon et Wasmuel. Préface par Yvonne Decot. Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 151 p., illustrations, (collection « Notre Passé »).
Table des matières :
   - Préface.
   - Présentation.
   - Les charbonnages.
   - Mouvements sociaux.
   - Les moyens de transport.
   - Les industries et le commerce.
   - Les édifices.
   - Les divertissements et sociétés.
   - Quelques événements et souvenirs.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 30516).

 

CÉLINE (Louis-Ferdinand)Voyage au bout de la nuit. Paris, Club du Meilleur Livre, 1952. Fort in-8° sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 593 p, (collections « Romans »), dos très légèrement passé et petit manque au Rhodoïd sinon très bel exemplaire, on joint une coupure de presse, peu courant sous cette forme.
En quatrième de couverture de l'édition dans la collection « Folio » :
   – Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
   – T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
   – Il y a l'amour, Bardamu !
   – Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.

30 euros (code de commande : 30533 - vendu).

 

[CHINE - LITTÉRATURE] — Chine : une nouvelle littérature. Paris, Europe, 1985. In-8° collé, 224 p.
   Il s'agit du n° 672 - Avril 1985 de la revue Europe.
Sommaire :
   - Chine, le choc et le changement, par Charles Dobzynski.
   - La Chine depuis la Révolution, par Alain Roux.
   - Sur le seuil, par François Julien.
   - De la nouvelle au reportage, la vogue du récit, par Chantal Chen-Andro.
   - Qui suis-je ? (nouvelle), par Zong Pu.
   - Un dîner teinté de rose (nouvelle), par Shen Rong.
   - L'âme du chant (nouvelle) ?, par Wang Meng.
   - La littérature de reportage chinoise, par Noël Dutrait.
   - Les poux apparaissent quand on ne se lave pas (entretien), par Liu Binyan.
   - Un oubli fâcheux (nouvelle d'une minute), par Guan Wei.
   - Approches de la poésie, par Chantal Chen-Andro.
   - À propos de la poésie obscure, par Ai Qing.
   - Deux générations - À propos de « l'incompréhensible » en matière de poésie, par Gu Gong.
   - Réflexions sur un poème obscur, par Hsiung Ping Ming.
   - Poèmes de : Gu Cheng, Ai Qing, Che Qianzi, Bei Dao, Zhou Liangpei, Lei Shuyan, Jiang He, Yan Li, Xiao Fan, Zhou Jiadi, He Jiming, Yan Ming, Shu Ting, Luo Gengye, Lin Hentai.
   - Acte réaliste/acte conventionnel : aspects du théâtre chinois contemporain, par Alain Chen.
   - Chronique.
      - De la grandeur du silence : Rimbaud l'Africain, par Brigitte Ferrand.
      - Jean Lorrain ou la Belle Époque travestie, par Jean-Luc Cachia.
      - Les livres nouveaux : De la réalité de l'art, par Pierre Gamarra.
      - Les 4 vents de la poésie : Henri Michaux, homme de l'être, par Charles Dobzynski.
      - Le théâtre : Théâtrales, par Raymonde Temkine.
      - Le Cinéma : Cent quarante fleurs hivernales, par Raphaël Bassan.
      - La musique : Le devin du village à Kyoto, par Béatrice Didier.
      - Devy Erlih et Gérard Fremy, par Martine Cadieu.
      - Les arts : Edouard Pignon au Grand Palais, par Jean-Baptiste Para.
      - Proche, la Chine, par Charles Dobzynski.
      - Notes de lecture par Jean Albertini, Max Alhau, Alain Calame, Charles Dobzynski, Eliane Dobzynski, Noël Dutrait, Jean-Luc Coatalem, Jacques Gaucheron, Françoise Han, Jean-Pierre Han, Vénus Koury-Ghata, Daniel Leuwers, Alexandra Merveille, André Miguel, Claude Pujade-Renaud, Jean-Marie le Sidaner, Nelly Stéphane, Yves Thoraval.

12 euros (code de commande : 30507).

 

[COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE]. Compte rendu des séances de la Commission royale d'Histoire ou Recueil de ses bulletins. Tome VII (5 septembre - 2 décembre 1843). Bruxelles, Hayez, 1844. In-8° broché sous couverture muette, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 360, [1 (faux-titre des Subsidia ad illustrandum veterem et recentiorem Belgii topographiam, II)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], V, [1 bl.], 103, [1 bl.], III (table)] p., deux planches à déplier, dos cassé.
Table des matières :
   - Séance du 5 septembre 1843.
      - Affaires intérieures, hommage de livres divers, travaux relatifs à la table chronologique des diplômes belges imprimés.
      - Lettre écrite de Madrid, par M. Gachard, membre de la commission.
      - Notice sur la bibliothèque d'Àrras, par M. le vicomte d'Héricourt.
      - Note sur un passage de Ph. Mouskes, concernant une localité du Tournésis.
   - L'année de l'ancienne Belgique. Mémoire sur les saisons, les mois, les semaines, les jours, les fêtes dans les temps antérieurs à l'introduction du christianisme en Belgique, avec l'indication et l'explication de différentes dates qui se trouvent dans les documents du Moyen Âge, et qui, en partie, sont encore usitées de nos jours, par le docteur Coremans.
   - Notice sur l'époque de l'introduction de la langue française dans les actes publics au Moyen Âge, par M. B.-C. Dumortier.
   - Notice des manuscrits conservés soit dans des dépôts publics, soit dans des bibliothèques particulières, et qui ont rapport aux travaux de la commission. - Publications récentes envisagées sous le même point de vue, par le baron de Reiffenberg.
   - Manuscrits.
      - Chronique de Baudouin d'Avesnes. - Extrait du nécrologe de l'abbaye d'Epternach .- Petites annales tirées de manuscrits de Stavelot, de Saint-Maximin de Trêves et d'Epternach. - Manuscrit du Tancredus de Raoul de Caen. - Martyrologe de l'abbaye de Bonne-Espérance. - Dissertation de M. Jacques Grimin. - Extrait d'une ancienne chronique de Saint-Trond. - Notice sur quelques manuscrits de la bibliothèque des Invalides, à Paris. - Manuscrits de la bibliothèque publique de Reims.
      Charte inédite de la fondation de l'église collégiale de Saint-Martin, à Liège, faite par Everacre, évêque de cette ville, en 965.
   - Publications récentes.
   - Rectification relative à un article publié dans le cinquième volume, sur les archives de Simancas.
   - Séance du 2 décemlre 1843.
      - Achèvement du second volume de la chronique flamande de De Klerk, et des Analecta Leodiensia.
      - Affaires administratives.
      - Lettre écrite de Simancas par M. Gachard.
      - Observations de M. de Reiffenberg, à propos de Charles-Quint, et des opinions énoncées sur ce prince par M. Henri Wheaton.
      - Renseignements demandés par M. le chanoine de Ram, sur Nicolas Cleynarts.
      - Travaux préparatoires à la rédaction de la table des diplômes.
      - Mémoire géographique du bollandiste Isfride Thys, présenté par M. De Ram.
      - Renseignements sur la famille de François Van Aerssen, ambassadeur de Hollande en France.
   - Notice des manuscrits, etc , par M. de Reiffenberg.
      - Notes historiques sur la narration de Grégoire de Tours, relative à Saint-Wulfilaïque.
      - Charte de l'an 897, par laquelle Zuentebolch, roi de Lorraine, donne à Kisla, sa parente, abbesse de Nivelles, des biens situés à Seffent, près d'Aix-la-Chapelle, publiée par le même.
      - Charte de l'an 1061, par laquelle Udo, comte de Limbourg, donne une esclave au chapitre impérial de l'église de Saint-Adalbert, à Aix-la-Chapelle, publiée par le même.
      - Publications récentes, par le même.
   - Rectification et réclamation. - Histoire littéraire de la France.
   - Usage de la langue française en Belgique, Lettre de M. A. Le Glay.
   - Isfridi Tliysii, canonici reg. abbatiae Tongerloensis, dissertatio historico-critica de veteris Belgii statu (publié par M. le chanoine de Ram, avec une pagination particulière).

40 euros (code de commande : 30506).

 

HEMINGWAY (Ernest)Le vieil homme et la mer. [Titre original : The Old Man and the Sea.] Traduit de l'américain par Jean Dutourd. Postface par Michel Mohrt. Paris, Club du Meilleur Livre, 1955. In-8° sous reliure toilée et Rhodoïd imprimé d'éditeur (d'après Massin), 193 p., (collections « Romans »), exemplaire numéroté (n° 6607), bel exemplaire malgré de petits manques au Rhodoïd.
Extrait de la postface :
   Malcolm Cowley observe qu'Hemingway écrit l'anglais comme s'il s'agissait d'une langue inventée à son usage, ou dont il essaierait de retrouver la pureté originelle. Dans les œuvres de sa maturité, l'écrivain avait essayé de donner à son style plus d'ampleur et de complexité, allongeant les phrases, usant de procédés comme celui de l'italique ; il retourne aujourd'hui à la simplicité de ses débuts, au temps où il s'efforçait, sur les conseils de Gertrude Stein, de dire « la chose vraie ». Le Vieil Homme et la Mer est écrit de la même encre que les premiers contes et que l'Adieu aux Armes. On retrouve la même phrase courte, le même emploi de la conjonction et, à la fois et de liaison et de mouvement, qui donne à la narration sa naïveté homérique.

15 euros (code de commande : 30529).

 

HENRY (Victor) — Précis de grammaire comparée du grec et du latin. Par Victor Henry Professeur adjoint de Philologie classique à la Faculté des Lettres de Lille, Lauréat de l'Institut. Deuxième édition revue et corrigée. Paris, Hachette, 1889. [Paris / Librairie Hachette et Cie / 79, boulevard Saint-Germain, 79 / 1889.] In-8° demi-percaline violette passée à coins, reliure passée et frottée, XX, 356 p., annotations et traits marginaux, rousseurs.
Préface :
   Ce livre est le résumé d'un enseignement de quatre années (1884-87), professé à la Faculté des Lettres de Douai. Plus d'une fois, au cours de mes leçons, il m'est arrivé de regretter que les élèves n'eussent pas entre les mains quelque manuel de grammaire comparée, qui leur permît, soit de repasser les notions incomplètement saisies, soit d'acquérir par eux-mêmes celles que l'abondance des matières me forçait à écarter du programme de l'année. Tout au moins avaient-ils la ressource de se procurer les cahiers de notes des années précédentes ; mais cette ressource précaire et insuffisante faisait défaut aux maîtres du dehors, qui souvent, faute de documents, traitaient à faux ou s'abstenaient de traiter les questions proposées à leur étude. Car les ouvrages allemands, au premier rang desquels se place la Grammaire Grecque de M. G. Meyer, ne sont guère accessibles à la plupart d'entre eux, et d'ouvrage d'ensemble composé ou traduit en français, il n'en est point qui mette à leur portée les découvertes de ces dix dernières années, si fécondes pour la science. Toutes ces considérations, et par dessus tout les bienveillants encouragements de MM. Bréal et Bergaigne, m'ont décidé à essayer de combler cette lacune. Puisse le livre, une fois paru, ne pas démériter des suffrages qui l'ont accueilli avant sa naissance !
   Visant avant tout à écrire un ouvrage élémentaire, je me suis scrupuleusement interdit la controverse. En général, sur chaque question, je me borne à indiquer la solution qui me paraît préférable, sans combattre et parfois sans mentionner les autres. Beaucoup de graves difficultés ne sont qu'effleurées, quelques-unes esquivées, les points trop douteux entièrement passés sous silence. À peine de me noyer dans le détail, j'ai dû me résigner à ces sacrifices. Peut-être ont-ils passé la mesure : c'est à la critique à m'en avertir, et je souscris d'avance à son jugement ; mais, indulgente et de bonne foi, elle me fera l'honneur de ne pas mettre ma résignation sur le compte de l'ignorance.
   Par la même raison, l'on ne doit s'attendre à rencontrer dans ces pages aucune donnée nouvelle, aucun fait qui n'ait été antérieurement publié. Leur seul mérite, si elles en ont, est d'avoir été mises et tenues rigoureusement au courant de l'état actuel de la linguistique indo-européenne, et je désarmerai le reproche de plagiat, qui coûte si peu à la loyauté de certains censeurs, en déclarant sans ambages que je n'ai point prétendu faire œuvre personnelle, bien que je n'aie presque jamais renvoyé aux sources, craignant de surcharger et de compliquer outre mesure un texte d'un aspect déjà peu attrayant. Pour suppléer autant que possible au manque de références, j'insère à la suite de cette préface une bibliographie des ouvrages auxquels je suis le plus redevable. Cette liste, si incomplète soit-elle, aura en même temps l'avantage d'indiquer aux étudiants et aux professeurs les livres les plus propres à développer en eux le goût de la linguistique en général ou les notions spéciales puisées à mon enseignement.
   À ceux-ci je rappellerai avant tout qu'il ne leur servirait de rien, qu'il leur serait plutôt nuisible d'aborder l'étude de la grammaire comparée, sans s'être rendus parfaitement maîtres de la grammaire élémentaire du grec et du latin. Ce point supposé acquis, j'engagerai le débutant à lire cette grammaire d'un bout à l'autre, sans rien passer, mais sans trop s'arrêter aux passages qui lui paraîtront obscurs ou difficiles : dans une première initiation, l'intelligence de chaque détail importe beaucoup moins qu'une vue succincte de l'ensemble. Mais à la seconde fois il sera bon de lire la plume à la main, en notant çà et là les points essentiels, et se reportant scrupuleusement d'un paragraphe aux similaires suivant les indications des nombreux renvois dont l'ouvrage est parsemé. Une autre manière de travailler, non moins profitable, mais réservée aux plus avancés, consistera à parcourir les index alphabétiques et, toutes les fois qu'un type quelque peu insolite éveillera l'attention, à en chercher l'explication dans le corps du livre. Enfin, l'on se trouvera très bien de préparer un morceau quelconque d'un auteur grec ou latin, en se reportant à la grammaire pour chacune des formes étymologiques ou grammaticales qu'on y rencontrera. Cet exercice, régulièrement pratiqué dans mes conférences, m'a toujours donné les meilleurs résultats.
   Si l'impression d'un pareil travail ne présentait déjà par elle-même assez de difficultés matérielles, j'aurais aimé à distinguer, par deux types d'impression différents, les données fondamentales qu'il est indispensable de retenir et les mille détails secondaires pour lesquels il suffira d'une lecture attentive. Je suis forcé de m'en remettre là-dessus au discernement de l'élève, qui y trouvera matière à s'exercer et à se former. À plus forte raison m'en remettrai-je au tact et à la mesure des maîtres de nos lycées et de nos collèges, quant au choix des notions élémentaires de grammaire comparée dont il conviendrait de faire profiter leur propre enseignement. Il ne saurait s'agir, bien entendu, d'enseigner, même sommairement, les méthodes linguistiques à des élèves de seconde. Mais si, au cours d'une explication, d'une correction de devoir, le professeur trouve à placer un rapprochement sûr, heureux, aisément intelligible, il y gagnera de satisfaire l'esprit de l'enfant, toujours amoureux de logique et de clarté, et – qui sait ? – d'éveiller peut-être à son insu quelque vocation qui s'ignore. L'important n'est pas d'initier l'élève à tel ou tel détail aussitôt oublié qu'appris, mais de soulever discrètement le voile du temple, de faire entrevoir par une brève échappée la beauté de cette science encore trop méconnue, qui, pour emprunter les paroles d'un de ses plus savants et sympathiques interprètes, « placée aux confins des deux grands domaines, le mouvement et la pensée, tenant aux sciences naturelles par son élément matériel, le son, aux sciences morales par son objet dernier, l'expression de l'idée, plonge par ses racines dans l'histoire naturelle, et s'épanouit par sa fleur en pleine psychologie. »

20 euros (code de commande : 30528).

 

HUSSERL (Edmund) — Cinq articles sur le renouveau. Traduits et présentés par Laurent Joumier. Paris, Vrin, 2005. In-8° broché, 158 p., (collection « Textes Philosophiques »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   
À l’invitation de la revue japonaise Kaizo, Husserl rédige, entre 1922 et 1924, une série de cinq articles consacrés à l’éthique et centrés sur le thème du renouveau (Erneuerung). Il cherche à y définir les conditions d’un renouveau éthique de l’homme européen grâce auquel pourra être surmontée la crise culturelle qui le touche et que lui a brutalement révélée la Première Guerre mondiale.
   La recherche que développe ici Husserl permet d’appréhender les différents champs et articulations de son éthique : éthique à la fois matériellement déterminée et régie par des lois purement formelles, éthique individuelle s’inscrivant nécessairement dans une éthique sociale, éthique eidétique et apriorique mais rapportée à une interprétation de l’histoire et de la culture européennes.
   Elle montre aussi que la question éthique n’est pas pour Husserl une problématique à part, mais qu’elle met en œuvre la totalité de la recherche philosophique, y compris dans sa dimension logique, en lui assignant la tâche générale de redonner son sens à l’idéal d’une vie et d’une culture rationnelles.

15 euros (code de commande : 30517).

 

HUSSERL (Edmund) — Leçons sur l'éthique et la théorie de la valeur (1908-1914). Préface de Dominique Pradelle. Traduction, introduction, notes et glossaire par Philippe Ducat, Patrick Lang et Carlos Lobo. Paris, Presses Universitaires de France, 2008. In-8° broché, 478 p., (collection « Épiméthée »), pli au premier feuillet de la couverture.
En quatrième de couverture :
   Husserl est principalement connu en France pour ses recherches fondamentales en logique et théorie de la connaissance. Les traductions françaises de ces textes ont été si nombreuses qu'on a pu se croire autorisé à tenir les quelques développements relatifs à l'éthique qui y figuraient pour de malencontreuses incursions, portant la marque d’un intellectualisme et d’un logicisme inappropriés en cette matière. C'était méconnaître à la fois l'ampleur des efforts et la portée des résultats d’un aspect de son enseignement et de sa recherche qu’il jugeait lui-même essentiel.
   S'il est probablement excessif de prétendre, avec Husserl, que « tous les développements ayant un sens analogue, intervenus depuis 1902 dans la littérature philosophique, se reportent à ces leçons et à ces exercices de séminaire, si importantes qu'aient été les modifications qu'ont subies les pensées communiquées », il est incontestable que l'on a assisté, à partir des années 1900-1902, à une véritable explosion des tentatives de formalisation de l'éthique, et qu'on doit au moins reconnaître à Husserl un rôle de précurseur.
   La prise de connaissance de ces textes importerait donc déjà dans cette seule perspective historique. Mais il est non moins souhaitable, pour une compréhension du sens de la démarche du père de la phénoménologie, de prendre la pleine mesure des efforts déployés en vue d’une fondation phénoménologique de la théorie de la valeur et de l'éthique. Les lacunes documentaires en ces matières se sont progressivement et partiellement comblées grâce à des publications plus récentes (notamment les vol. XXVIII et XXXVII des Husserliana). Mais le massif des recherches visant à « développer de façon critique et concrète l'idée d’une axiomatique [des valeurs] et d’une pratique formelles » restait jusqu'à ce jour peu accessible à un public de langue française – pour ne rien dire de l'autre massif d'investigations phénoménologiques sur l'affectivité et la volonté dont la publication annoncée par les Archives Husserl de Louvain est fort attendue. Le présent ouvrage constitue donc un premier pas en ce sens, en offrant la traduction du texte principal et de deux annexes du volume XXVIII des Husserliana intitulé Vorlesungen über Ethik und Wertlehre, 1908-1914, publié en 1988, cours professés par Husserl à Goettingen pendant le semestre d'hiver 1908-1909 et les semestres d'été 1911 et 1914.

20 euros (code de commande : 30520).

 

JÚDICE (Nuno) — Traces d'ombre. [Titre original : Vesperas de Sombra.] Traduit du portugais par Geneviève Leibrich. Paris, Metaillé, 2000. In-8° collé, 141 p., (collection « Bibliothèque Portugaise »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Dans un petit village, une grande maison sert à exorciser la brièveté de la vie. D'une certaine façon, elle est une référence et sa porte peut devenir un point de rendez-vous. Elle a même quelque chose de secret ; et dans cette maison-ci le secret était lié à la personne du Maître, dernier héritier de la demeure.
   Le Maître mène une vie de solitaire, jalonnée de passades amoureuses en ville. Le village le soupçonne de toutes sortes de méfaits, notamment de kidnapper les jeunes filles et de les garder dans les souterrains de la maison. La rumeur parle beaucoup d'une liaison secrète avec la Mercière. L'Étrangère réapparaît. Elle s'engage dans la lutte révolutionnaire. Le village connaît aussi un Anarchiste, un Professeur engagé, un Journaliste qui enquête sur la disparition du Maître, parti un beau jour sans laisser la moindre trace.
   Le roman brosse une synthèse de l'histoire du Portugal depuis les années 30 jusqu'à nos jours, dont le village et ses habitants sont le miroir.
   Nuno Júdice, le poète, « fait monter »" son texte jusqu'à l'onirisme et aux visions fantastiques, dans un crescendo d'images surréalistes, violentes et lyriques.

9 euros (code de commande : 30522).

 

KANT (Immanuel)Correspondance. Traduite de l'allemand par Marie-Christine Challiol, Michèle Halimi, Valérie Séroussi, Nicolas Aumonier, Marc B. de Launay et Max Marcuzzi. Paris, Gallimard, 1991. Fort in-8° collé, 909 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), couverture un peu usagée.
En quatrième de couverture :
   Kant n'est pas ce qu'on appelle communément un bon épistolier. La plupart de ses correspondants en témoignent et s'en plaignent, parfois directement à lui. Pourtant, lorsqu'il écrit, ses lettres valent parfois des livres ; il suffit d'évoquer les célèbres lettres à Marcus Herz, ou à Lambert – il y expose sous un autre jour maints points de doctrine qui, bénéficiant de cette perspective différente, s'éclairent mieux.
   Cette édition ne se borne pas à publier toutes les lettres écrites par Kant, elle fait, en outre, une très large place aux lettres reçues par Kant de correspondants aussi prestigieux que Hamann, Lavater, Mendelssohn, Fichte, Schiller, etc. Ces quelque cinq cents lettres révèlent plus intimement ce que fut l'environnement affectif du premier penseur des Lumières, et la vie intellectuelle de l'époque entre Königsberg, Berlin, la foire aux livres de Leipzig, le Paris de la Révolution, bref, tout le laboratoire de l'Aufklärung et de l'Europe au début de notre modernité.

25 euros (code de commande : 30518).

 

[KEMPIS (Jean)]. COREMANS (Victor Amédée Jacques Marie) — Notice sur les Éphémérides de Jean Kempis, dernier Secrétaire d'État de l'Allemagne et du Nord, ainsi que sur la continuation de ces Éphémérides ; par le Docteur Coremans, chargé par le Gouvernement Belge de travaux d'histoire, membre de diverses sociétés savantes, etc. Bruxelles, Hayez, 1844. [Bruxelles, / M. Hayez, Imprim. de la Commiss. Royale d'Histoire. / 1844.] In-8° broché sous couverture muette très défraîchie et annotée, 80 p., petit ex-libris de Léopold De Sailly à la page de titre.
   Extrait du tome VIII du Bulletin de la Commission royale d'Histoire, Année 1844, pp. 215-292.
Extrait :
    Nous avons retracé dans notre Notice sur la secrétairerie d'état de l'Allemagne et du Nord, l'agonie et la mort de cette institution.
   En choisissant cette fois les Éphémérides de Jean Kempis, et le XVIIIe siècle en général pour sujet de nos analyses, nous ne répéterons pas ces détails, mais nous ferons remarquer que les événements du commencement dii XVIIIe siècle, l'éclatant débat sur la succession d'Espagne, n'auraient probablement pas eu lieu, si une grande idée de Charles-Quint n'avait pas échoué 150 ans auparavant. Charles Quint avait compris que l'avenir de la maison d'Autriche consistait dans l'union continuelle de la couronne impériale d'Allemagne à la couronne royale d'Espagne. Son frère Ferdinand était roi des Romains, souverain des pays héréditaires allemands ainsi que roi de Hongrie, de Bohême, etc. Il devenait de droit empereur, à la mort de son frère. Charles-Quint ne voulait pas lui contester ce droit ; mais il désirait de voir désigner d'avance son fils Philippe comme successeur de Ferdinand à l'empire, et Maximilien, fils de Ferdinand, comme futur roi des Romains. En un mot, il voulait voir alterner la couronne impériale entre les deux branches de la maison d'Autriche.
   Tous les laborieux efforts de Charles-Quint, de la reine Marie et des plus habiles diplomates pendant les années 1550 et 1551, n'avaient pu amener une solution heureuse de cette question providentielle, dont dépendait l'avenir du monde civilisé.
   Les intérêts particuliers de la branche allemande d'Autriche, la méfiance, malheureusement assez motivée des princes et des états allemands, à l'égard des conseillers étrangers de l'empereur, les animosités religieuses, remportent à cette époque une victoire dont nous ressentons encore aujourd'hui les conséquences.
   Ce que Charles-Quint et Marie avaient prévu et prédit maintes et maintes fois se réalisa complètement.
   La maison d'Autriche allemande se trouvait affaiblie par la séparation de l'Espagne et des Indes, ainsi que par la position tout exceptionnelle des Pays-Bas. De son côté, la maison d'Autriche espagnole, par son isolement de l'Allemagne et du centre de l'Europe, se voyait reléguée au bout de notre partie du monde, tout en devant pourvoir à la défense des Pays-Bas qu'elle ne pouvait protéger contre la France que par l'aide active et incessante de l'Allemagne ! Sans doute des pactes de famille garantissaient une espèce d'union perpétuelle des deux branches de la maison d'Autriche. Mais que sont de pareilles garanties ? Des pièces qui ont une grande valeur dans les archives, mais qui hors des archives signifient très-peu de chose.
   Une rivalité plus au moins mal déguisée se manifesta bientôt entre les deux branches de la maison d'Autriche ; rivalité qui ne pouvait profiter qu'à ses ennemis.
   D'après le plan de Charles-Quint, la mort de Charles II aurait dû rétablir l'unité dans la maison d'Autriche, et le roi de France n'aurait jamais eu le pouvoir de contester sérieusement cette succession à celte maison restée unie et fortifiée d'après les principes de cette union ; mais vis-à-vis de la maison d'Autriche divisée, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV avaient su gagner du terrain, et à la mort de Charles II, le roi de France put songer sérieusement à imposer un prince de sa race à l'Espagne, à la Sicile, à la Sardaigne, tout en cédant généreusement à l'électeur de Bavière la Belgique, qui ne lui appartenait pas.
   C'est au début de la guerre que ces prétentions allumèrent, que nous voyons commencer le volume des Éphémérides de Jean Kempis. Chez nous l'opinion publique était généralement favorable à la maison d'Autriche, à laquelle d'anciens et parfois de glorieux souvenirs rattachaient nos populations. D'ailleurs les pillages et les contributions forcées de Louis XIV étaient de trop fraîche date pour qu'on eût pu les avoir oubliés.
   Le clergé, presque sans exception, était dévoué à l'Autriche ; la bourgeoisie suivait l'impulsion du clergé. La noblesse était peut-être plus divisée, mais néanmoins plusieurs grandes familles se montraient favorables à l'Autriche.
   Il était donc tout naturel que les succès des alliés contre la France fissent plaisir en Belgique, et qu'on aimât à en grossir l'importance, comme d'une autre part on le faisait dans le sens contraire.

10 euros (code de commande : 30531).

 

[MONS]. Mémoire d'une ville. Mons depuis 1830. Mons, Maison de la Mémoire, 1989. In-8° carré agrafé, 87 p., illustrations en noir, (collection « La Mémoire Montoise », n° 1).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons en 1989.
Sommaire :
   - 
Mémoire d'une ville, par Jean Schils
   - 
Mons, ville fortifiée, par Pierre Orban et Louis Thiernesse.
   - Dix maïeurs au service de la ville, par Pierre Orban.
   - Le temps des portefaix, par Lucien Quique et Jacques Patris.
   - Des remparts aux boulevards, par Marcel Lecomte.
   - Les pauvres dans la cité, par Jean Schils.
   - Quinze années à la tête de Mons, par Abel Dubois.
   - Un maïeur vu par un citoyen, par François Collette.
   - Ville et culture, par Jean Barthélémy.

9 euros (code de commande : 30538*).

 

[MONS - GRAVURE]. PUTTAERT (François Émile) — Mons. Gravure sur bois de bout de Max Weber extraite du tome II (p. 5) de l'ouvrage d'Eugène Van Bemmel, La Belgique illustrée. Ses monuments, ses paysages, ses œuvres d'art, éditée à Bruxelles, chez Bruylant, vers 1882.
Dimensions :
   - Dessin : 165 x 236 mm.
   - Feuille : 230 x 318 mm. (et 213 x 303 mm.).

   Eugène Van Bemmel fit paraître la première livraison de La Belgique illustrée le 6 février 1878 ; trente-cinq autres livraisons suivirent jusqu'en décembre 1882. Dans les années 1880, ces livraisons furent rassemblées en deux tomes. La partie consacrée à Mons figure dans le second tome, elle a été rédigée par Léon Dommartin.
Bibliographie :
   - Michaux (Marianne), Monumentale ou pittoresque, la Belgique illustrée, ressource en ligne (
https://journals.openedition.org/textyles/3539).

9 euros (code de commande : 30550).

 

MUYART DE VOUGLANS (Pierre-François) — Institutes au Droit criminel, ou Principes géneraux sur ces matieres, suivant le Droit civil, canonique, et la Jurisprudence du Royaume ; avec un Traité particulier des crimes. Par Me Pierre-François Muyard de Vouglans, Avocat au Parlement. Paris, Cellot, 1757. [A Paris, / Chez L. Cellot, Imprimeur-Libraire, grand'Salle du Palais, / et rue Dauphine. / M. DCC. LVII. / Avec Approbation et Privilege du Roi.] In-4° plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs, tranches rouges, reliure très usagée et frottée, mors fendus (ais liens solides) et manques de cuir aux plats et à la queue, XIX, [1 bl.], 726, [2 (approbation et privilège)] p., corps de l'ouvrage en bonne condition (bonne impression et marges préservées).
   Cinq ans après la publication de l'ouvrage présenté ici, l'auteur fit paraître, pour le compléter, l'Instruction criminelle suivant les lois et ordonnances du royaume.
Extrait de la préface :
   Personne n'ignore l'Importance des Matieres Criminelles, & la Préférence qui leur est dûe sur les Civiles, en ce qu'elles n'intéressent pas seulement les Biens, mais encore la Vie & l'Honneur des Hommes.
   C'est cette Importance qui a excité dans tous les Tems l'attention de nos Rois, & celle des Tribunaux, Dépositaires de leur Autorité, & qui a donné lieu à cette multiplicité d'Ordonnances & de Réglemens qui ont été faits à ce sujet.
   Mais, quelque sages & quelque multipliées que soient ces Loix, comme leur application dépend des circonstances, & que ces Circonstances, par leur complication, font souvent naître des Inconvéniens que la Prudence humaine ne sauroit prévoir ni éviter ; c'est pour remédier à ces Inconvéniens qu'il a fallu nécessairement changer, modifier ou augmenter la Disposition de ces mêmes Lois. De-là, les Edits, Déclarations, qui ont été donnés successivement, en Interprétation, Ampliation ou Dérogation de ces premieres Ordonnances.
   La mesme Cause qui a fait varier le Loix sur ces Matieres, a aussi produit la diversité des Ouvrages qui ont été faits sur ce sujet. Elle fait en même tems sentir l'avantage particulier qu'on les Modernes sur les Anciens, & sur-tout celui que peut donner une longue Expérience sur la simple Théorie à cet égard.
   C'est ce double avantage, que je crois pouvoir réclamer en faveur de celui que j'ose présenter au Pubic. L'Etude assidue que j'ai faite depuis plusieurs années de cette Partie de notre Jurisprudence, jointe aux secours particuliers que j'ai puisés dans les Notes de mes Parens, qui ont rempli successivement, pendant l'espace d'environ 60 années, l'Office de Lieutenant Criminel sous les yeux d'un Parlement, m'ont mis, j'ose le dire, en état de donner, sinon un Ouvrage complet sur ces Matieres qui n'en sont gueres susceptibles, du moins des Facilités particulieres à ceux qui veulent s'y perfectionner ; mais sur-tout aux Commerçans, que j'ai eu principalement en vue.

80 euros (code de commande : 30553).

 

PAULHAN (Jean) — Les causes célèbres. Paris, Gallimard, 1950. In-8° sous cartonnage d'éditeur (maquette de Mario Prassinos), 135 p., exemplaire numéroté sur alfa mousse Navarre, cartonnage bruni et rousseurs.
Notice de l'éditeur à l'occasion de rééditions :
   Ce sont vingt et un récits d'événements, de faits, de causes d'apparence infime : les visions d'un ouvrier devenu aveugle, le rite des noces à Orpaillargues, les traits de caractère d'une domestique ... Ils ont, pour celui qui les a vécus et pour celui qui les lit, un caractère « inquiétant » et « presque effroyable ». Le lecteur s'interrogera sur le genre auquel relier ces causes célèbres.
   En 1945, Jean Paulhan classait ce qu'il en publiait parmi les « contes », je dirais même : « faits divers », de tels faits divers sont quotidiens, privés ; ils n'ont rien des causes célèbres dont s'occupent les tribunaux. C'est sans doute que nous ne sommes pas assez sensibles à leurs résonances morales. En tout cas, il ne s'agit pas d'« entretiens sur des faits divers ». Chacune de ces « causes » est aussi « chose » poétique.
Bibliographie :
   - Huret (Jean-Étienne), Les Cartonnages NRF, n° 397.

25 euros (code de commande : 30512).

 

[RASPAIL (François-Vincent)]. MIRECOURT (Eugène Jacquot, dit de) — Raspail. [Quatrième édition.] Paris, Havard, 1856. [Paris / Gustave Havard, Éditeur / 15, rue Guénégaud, 15 / 1856 / L'auteur et l'éditeur se réservent le droit de traduction / et de reproduction à l'étranger.] In-12 broché, 96 p., un portrait en frontispice gravé par Carey et une planche à déplier in fine reproduisant un autographe de Raspail, (collection « Les Contemporains », n° 56), bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Extrait :
   Raspail a été le professeur de quinze ou vingt évêques, archevêques ou cardinaux, parmi lesquels on cite monseigneur Sibour.
   Il n'est pas, dans tout le département de Vaucluse, un vieux prêtre qui ne se souvienne de l'abbé Raspail, et dont l'œil ne se mouille en songeant à cette noble intelligence égarée dans le doute et perdue pour la foi.
   Les supérieurs du jeune séminariste lui témoignèrent trop vivement leur admiration.
   Notre pauvre nature est toujours prête à se laisser entraîner dans le piège de la vaine gloire. Elle glisse aisément sur cette pente fatale, où le diable la pousse avec une infatigable persistance, et, pour peu (pie les hommes, par un excès d'éloges, viennent en aide au diable, la culbute est bientôt faite.
   François-Vincent Raspail en est un triste exemple.
   On le vantait partout comme un prodige.
   Trop jeune encore pour entrer dans les ordres, on lui accorda des dispenses, afin qu'il pût se livrer à la prédication.
   Sa taille était si petite, que les bedeaux de la cathédrale avaient ordre de lui mettre en chaire un tabouret sous les pieds, absolument comme firent plus tard les huissiers du Luxembourg, quand Louis Blanc, l'illustre organisateur du travail, voulut élever son éloquence à la hauteur de la tribune.

10 euros (code de commande : 30504).

 

[REMBRANDT]. VAN DONGEN (Kees) — Van Dongen raconte ici la vie de Rembrandt et parle, à ce propos, de la Hollande, des femmes et de l'art. Paris, Flammarion, 1927. Mention de 5e mille sur la couverture. In-8° broché, 160 p., exemplaire en bon état malgré le petit manque à la couverture.
Extrait du commentaire de la réédition chez Allia, en 2018 :
   Il ne s’agit pas d’une biographie mais plutôt d’une légende. Celle d’un fils de meunier qui part à la conquête de Leyde : peindre, rompre avec un milieu familial rigoriste et accéder à la liberté de la ville, voici ce qui guide le jeune Rembrandt. Bohème vivant parmi « les haillonneux », coureur de jupons, Rembrandt, bientôt marié à Saskia et bourgeois, connaît la malédiction de celui qui finit par réussir, une ascension fulgurante relatée ici au pas de charge.
   C’est aussi le livre d’un artiste sur un autre, un autoportrait en creux. Lorsque cet ouvrage paraît à Paris en 1927, Van Dongen, autrefois figure de l’anarchie montmartroise, pourfendeur de la société bourgeoise, est un portraitiste reconnu. En s’attachant à la figure de Rembrandt, il renoue avec la Hollande de sa jeunesse et sa manière de décrire ce pays est celle d’un peintre. En relatant la vie du grand maître du Siècle d’Or, Van Dongen n’obéit en rien à l’objectivité de l’historien d’art. S’il se glisse dans la peau de Rembrandt, c’est avant tout pour saisir ce qui fut son aspiration véritable : que la vie ne soit pas cette « pauvre chose loqueteuse » mais resplendisse à travers l’art.

13 euros (code de commande : 30511).

 

RICHER — Histoire de France (888-995). Deuxième tirage. Tomes I et II (complet). Éditée et traduite par Robert Latouche. Paris, Les Belles Lettres, 1967-1964. Deux volumes in-8° brochés, XVII, 303 et 389 p., édition bilingue (latin - français), (collection « Les Classiques de l'Histoire de France au Moyen Âge », volumes 12 et 17), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Notice de L. Royer :
L'Histoire de Richer est restée inconnue jusqu'en 1833, où le seul manuscrit existant en fut découvert par Pertz dans la Bibliothèque publique de Bamberg. Comme l'a fort bien noté M. Latouche, dans la brève et précise introduction qui précède son édition, le témoignage du moine de Reims n'est pas aussi direct que nous serions en droit de l'exiger. Sa composition est constamment influencée par les modèles latins et sa prétention est d'égaler Salluste. Pour le fonds, il s'est contenté le plus souvent de mettre en belle rhétorique les sèches Annales de Flodoard. Mais, disciple enthousiaste de Gerbert, il fournit en de nombreux passages des renseignements curieux sur la culture scientifique de son temps, particulièrement sur la médecine qu'il avait cultivée, à vrai dire plus dans les livres que dans la vie. La nouvelle édition de M. Latouche établie avec soin d'après le manuscrit original, est accompagnée d'une élégante traduction et de notes historiques et critiques sur les faits et les personnages cités.
Bibliographie :
   - Royer (L.), Richer. Histoire de France (888-995), dans Revue d'histoire de l'Église de France, t. 80, p. 395.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 30546
Prix neuf : 90 €).

 

RUELLE (Pierre) — L'Ornement des dames (Ornatus Mulierum). Le plus ancien recueil en français de recettes médicales pour les soins du visage, publié avec une introduction, une traduction, des notes et un glossaire. Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, 1967. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 112 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres », tome XXXVI), rare.
Extrait de l'introduction :
   Le sujet traité est de ceux qui n'intéressent pas seulement les philologues. Pour les lecteurs – et les lectrices – qu'eût rebutés une simple édition critique du texte médiéval, nous avons cru bon de fournir une traduction en français moderne. Celle-ci ne pouvait avoir de prétentions littéraires. Au contraire, pour respecter son modèle, elle en a gardé la gaucherie dans toute la mesure compatible avec la clarté.
   L'édition d'un texte consacré aux « soins de beauté », quand ce texte est du XIIIe siècle, n'est pas une occupation futile. L'ancêtre de nos modernes « esthéticiennes » choisissait lui-même les ingrédients d'étranges préparations dont certaines, sans nul doute, devaient être redoutables pour l'épiderme de ses clientes. Son art, c'est l'art du médecin s'exerçant dans un domaine particulier. L'Ornatus mulierum anglo-normand importe donc également à l'histoire de la médecine et à l'histoire des mœurs.
   Il apporte aussi une contribution non négligeable à l'histoire du vocabulaire. Des mots qui y figurent ne nous étaient connus jusqu'à présent, du moins dans un sens donné, que par des textes postérieurs : dragant (XVIe s.), medecine (XIVe s.), semence (1418). D'autres constituent des hapax : berbelettes, dia castoree, furfurasches. Une troisième série comprend des mots pris dans un sens qu'on ne retrouve pas ailleurs : cler, curs, frire, nueus, teste. D'autres mots enfin n'étaient connus, en ancien français, que par un seul témoignage : unguend, vert de Grèce.

35 euros (code de commande : 30509).

 

SALLMANN (Jean-Michel) — Chercheurs de trésors et jeteuses de sorts. La Quête du Surnaturel à Naples au XVIe siècle. Paris, Aubier, 1986. In-8° collé, 240 p., (« Collection Historique »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Un procès ouvert à Naples en 1586, étonnant par l'origine sociale des personnes impliquées – des membres de l'oligarchie bourgeoise –, le nombre et la diversité des témoins convoqués et la richesse de l'information, sert de fil conducteur à une réflexion sur la place et la signification de la magie dans les représentations religieuses des Napolitains de la fin du XVIe siècle. Une magie au quotidien, portée à l'assouvissement de besoins immédiats (la découverte des trésors cachés, la séduction d’une femme, la prédiction de l'avenir, le détournement d’un sort...), mais aussi des magies, qui s'expriment différemment selon le statut social, le sexe ou le niveau culturel des opérateurs et de leurs clients. Mais au-delà de la simple histoire religieuse, c’est toute la réalité sociale que nous dévoilent les procès d'inquisition, la violence à fleur de peau, les rituels de l'agression, l'engrenage des vendettas qui scandent les rapports interpersonnels...
   Les procès d'inquisition sont aussi le prétexte à faire revivre et à évoquer les comportements et les mentalités de la foule napolitaine. On y voit un monde riche en couleurs d'intellectuels pénétrés de la culture renaissante et rétifs à la remise en ordre catholique, de moines mendiants indisciplinés à l'affût de tous les coups, bons ou mauvais, et d'humbles gens se débattant dans le malheur et la misère.

20 euros (code de commande : 30539 - vendu).

 

SELF (Will) — Ainsi vivent les morts. [Titre original : How the Dead Live.] Traduit de l'anglais par Francis Kerline. Paris, Éditions de l'Olivier, 2001. In-8° broché, 437 p.
En quatrième de couverture :
   Et si les morts continuaient à vivre ? Non pas dans un autre monde, un au-delà inaccessible. Mais plutôt dans une banlieue de l'Être, une sorte de colonie située là, devant nous. Tellement visible que nous y serions aveugles...
   À partir de cette hypothèse, Will Self a écrit sa Divine Comédie personnelle. L'héroïne : Lily Bloom, une Américaine de soixante-cinq ans en train de mourir dans un hôpital londonien. Le guide : un aborigène australien. L'époque : contemporaine.
   Tendre, féroce, extravagant, Will Self explore cet « intermonde » qui ressemble tant au nôtre. Trace le portrait de Lily, Jewish American Princess, mère indigne et femme d'exception. Et règle ses comptes : avec l'Angleterre, le judaïsme, l'Art moderne, la famille, la politique. Et la littérature.

10 euros (code de commande : 30526).

 

STONE (Robert) — L'autre côté du monde. [Titre original : Outerbridge Reach.] Traduit de l'américain par Gérard Piloquet et Anne Paumier-Gintrand. Paris, Éditions de l'Olivier, 1994. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 543 p.
En quatrième de couverture :
   Owen Browne est un ancien officier de l'US Navy. Lorsqu'il décide de s'embarquer dans une course en solitaire, pour sauver l'image du chantier naval en faillite qui l'emploie, il sait que ses chances d'en revenir sont très faibles. Et que le cirque médiatique auquel il se prête fait de lui un héros de pacotille. En son absence, Anne, sa femme, vit une passion exquise et torturante avec Strickland, un cinéaste qui, sous prétexte de réaliser un film à la gloire de Browne, s'apprête à le détruire.
   Chacun s'enfonce dans la trahison, le complot, le mensonge.
De l'autre côté du monde, Owen Browne découvre des paysages de glace dont la beauté l'enivre. Il comprend alors ce qu'il est venu chercher.
   Dans ce roman total sur l'Amérique des années 80, entraînée dans le naufrage de ses utopies, passe le souffle de Moby Dick et des Aventures d'Arthur Gordon Pym.
   L'œuvre de Robert Stone illustre l'intrusion du « Mouvement » contestataire des années 60-70 dans le roman d'action américain. Lauréat du National Book Award et du Los Angeles Times Book Prize, couronné par la fondation Guggenheim et l'American Academy and Institute of Arts and Letters, il a notamment publié Les Guerriers de l'Enfer (Dogs Soldiers).

10 euros (code de commande : 30525*).

 

TASTU (Madame, Sabine-Casimire-Amable Voïart, dite) — Poésies nouvelles par Mme. Amable Tastu. 1835. Paris, Denain et Delamare, 1835. [Denain et Delamare, libraires-éditeurs. / Paris, 16, rue Vivienne.] In-12 demi-basane verte, dos lisse orné, tranches marbrées, [1 (faux-titre)], [1 (mention d'imprimeur)], [1 (titre frontispice)], [1 bl.], 378 p., charmantes vignettes gravées, rousseurs, édition originale.
   Sabine-Casimire-Amable Voïart (1798-1885) était l'épouse de l'écrivain Joseph Tastu.
   Baignée dès son enfance dans l'univers des livres, elle voua sa vie à la littérature et composa de nombreux ouvrages parmi lesquels quantité destinés à la jeunesse et à son éducation.
   À propos du recueil présenté ici, le Grand dictionnaire universel précise :« Dans son deuxième et dernier recueil de vers [...], les qualités nobles, sages de l'auteur sont plus accentuées encore que dans le premier ; on y découvre aussi une plus grande habileté, un plus grand sentiment de l'art ; rien de plus gracieux, de plus ingénieux que Peau d'âne, poëme allégorique qui ouvre le volume ; rien de plus largement écrit que l'Étude de Dante, ...
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Bibliographie de la littérature du XIXe siècle, t. VII, col. 761.
   - Carteret (Léopold), Le trésor du bibliophile romantique et moderne, t. II, p. 385.

45 euros (code de commande : 30551).

 

[VÉSALE (André)]. BONENFANT-FEYTMANS (Anne-Marie) — Les ancêtres d'André Vésale. Notes complémentaires d'après les archives de l'Assistance publique de Bruxelles. Bruxelles, Les Cahiers Bruxellois, [1965]. In-8° agrafé, 17 p., envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Extrait du tome X, fascicule II des Cahiers bruxellois (pp. 100-116).
Extrait :
   Lorsque tout récemment, M. O' Malley rédigea son ouvrage si fouillé sur André Vésale, il accorda une place importante aux ancêtres du savant dont plusieurs étaient médecins, s'appuyant sur divers travaux qui pouvaient lui faire croire que les archives bruxelloises avaient révélé tout ce que l'on pouvait espérer trouver dans ce domaine : celles de la Ville de Bruxelles et celles du Royaume n'avaient-elles pas été examinées en 1897 par Alphonse Wauters ? Et des publications plus récentes basées sur des documents provenant les uns des Archives de la Ville de Bruxelles encore, d'autres du Cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque Royale à Bruxelles n'avaient-elles pas heureusement complété ou corrigé le travail de base de Wauters ?
   Seules, dans cet ensemble, les archives de l'Assistance publique de Bruxelles – archives des anciens hôpitaux et des tables du Saint-Esprit, si importantes pour le moyen âge bruxellois – n'avaient pas jusqu'à ce jour montré ce qu'elles contenaient. Des textes existaient cependant, relevés au cours de ses dépouillements par Paul Bonenfant, alors archiviste de ce dépôt. Ce sont ces textes qui, apport essentiel des pages qui suivent, ont été mis en œuvre ici.

10 euros (code de commande : 30510).

 


VIENT DE PARA
ÎTRE

Les enfants de Bosquètia. Escaudries eye cansons d'Fram'ries - Galéjades et chansons de Frameries. En picard de Frameries traduit en français par les auteurs. Préface par Patrick Robert. [Havré], Audace, 2020. In-8° collé, 123 p., (collection « Terre Natale »).
  Ce recueil contient des textes inédits d'Elbée (Lucette Finez-Brunieau), Gérard Abrassart, Jean-Claude Descamps, Max Grégoire, Denis Hoyois, Gérard Mengal et Daniel Sclavon.
Préface :
   C’est un réel plaisir, teinté d’émotion, qu'il me soit permis aujourd’hui de préfacer, au nom du Centre culturel de Frameries, cet ouvrage réalisé par l’Académie Bosquètia des Patois de Frameries. Depuis de nombreuses années, le Centre culturel soutient l’Académie Bosquètia dans ses activités liées à la sauvegarde et la promotion de cette langue de chez nous si savoureuse. Bien plus que des efforts de préservation des vestiges d’un lointain passé, ou la nostalgie d’un « autrefois » disparu, nous avons souhaité, dans notre contrat-programme, faire de la transmission de ce patrimoine immatériel un véritable enjeu de notre action culturelle. Faire connaître la langue, la littérature boraine et ses auteurs d’une part, l’ouvrir à un large public d’autre part, en particulier le jeune public, tels sont les points essentiels sur lesquels nous focalisons nos actions. Mais le patois – qu’on l’appelle borègne, picard ou « langue endogène » – c’est avant tout du plaisir : plaisir de sentir, à travers de savoureuses expressions, cette extraordinaire chaleur humaine des gens du Borinage, plaisir de se retrouver autour d’anecdotes réelles ou légendaires, qu’importe, tant qu’on les raconte et qu’on en rit, plaisir de faire sonner la rime avec cette espièglerie que nous envieraient presque les Ropieurs montois. Cet ouvrage, c’est cela aussi : prolonger, dans son salon, le plaisir de « Cabarets wallon » de l’Académie Bosquètia, entendre, à travers les textes originaux des auteurs, les mots truculents des acteurs, dresser, au gré des descriptions, une carte tellement subjective mais tellement affective de notre territoire. C’est vivre notre terroir, tout simplement.

12 euros (code de commande : 30524).

 

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