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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 19 MAI 2020

 

ABRASSART (Jules) — Poésies. Tomes I et II. Les Ailes de la lyre. Essai de revendication des titres méconnus ou négligés de la langue prosodique française rendus manifestes par la Transcription rythmique d'un certain nombre de poèmes différents de formes et de caractères choisis parmi les plus célèbres petits chefs-d'œuvre de la littérature allemande. Tome III. Hexaméron. Poétique belge. Tome IV. Les Mandragores. Pièces de viole et Chants d'orchestre. Tome V. La Vie aimante. Liège, Vaillant-Carmanne, 1894. [Liége / Imprimerie H. Vaillant-Carmanne / Rue Saint-Adalbert, 8. / 1894] Cinq volumes in-8° brochés, t. I : 180 p., un portrait de l'auteur en frontispice, t. II : 188 p., t. III : 150, [2 bl.] p., t. IV : 192 p., t. V. : 202, [2 bl.] p., exemplaire en partie non coupé, couvertures légèrement défraîchies.
Notice de Catherine Gravet :
   Poète. Professeur, en 1853, puis directeur de l'École moyenne de Louvain, il publie son premier recueil, Les Abeilles, odes, élégies et ballades, à Bruxelles, en 1847, sous le pseudonyme de Jules Aiméflor : son lyrisme élégant y est déjà soumis aux exigences du chant et de ses convictions religieuses ou patriotiques. Quelques pièces étonnent par leur prosaïsme : laxatifs et boutons sur le nez, tout peut faire poésie. En 1848, son poème Godefroid de Bouillon est couronné par la Société royale des Beaux-Arts d'Anvers. Le recueil suivant paraît à Gand en 1855 : Les Illusions, poèmes lyriques ; Le Dernier Supplice d'une morte est publié à Royan en 1880. On lui doit plusieurs études, traductions et transcriptions rythmiques, comme celle des Plus célèbres ballades de Goethe (Leipzig, 1872). Ses Études rythmiques sur les Grues d'Ibycus de Schiller et la chanson du brave homme de Bürger sont couronnées en 1876 par l'institut national genevois. Il compose les paroles de la cantate jouée pour l'inauguration de la statue de l'homme politique Sylvain Van de Weyer (1802-1874), à Louvain en 1876. De nombreuses poésies éparses sont recueillies dans d'éphémères revues comme l'Annuaire poétique belge, les Tablettes des littérateurs belges, ou le Bulletin poétique de l'Académie des muses santones. Ses Poésies, réunies en cinq volumes par son frère, à titre posthume (1894), le font apprécier, principalement en France et en Suisse, bien qu'on leur reproche leur grandiloquence, leur sentimentalité ou leur trop grande ressemblance avec celles d'Alfred de Vigny ou de Victor Hugo.
Préface de Maurice Abrassart :
   Aujourd'hui, notre plus cher vœu va se réaliser : nous avons le bonheur de présenter au public les Œuvres inédites de Jules Abrassart.
   L’édition – dont le premier volume se trouve orné du portrait de l’écrivain – comptera au tome cinquième deux mélodies adaptées aux vers du poète. L’une : les Témoins du Baiser, sera signée par l’auteur de Richilde et de l'Enfance de Roland. Émile Mathieu composa cette mélodie quelques jours seulement avant la mort de Jules Abrassart, et voulant donner à son ami, toujours enthousiaste de ses productions, la primeur de cette page écrite exprès pour lui, il vint la faire entendre à la demeure du malade qui en fut dans un ravissement inexprimable.
   La seconde aura pour titre : Ce que chantent les oiseaux ; ici, le poète tiendra l'archet en même temps que la lyre, – c’est osé, peut-être... enfin, nous nous sommes laissé dire que d'aucuns pourraient s'y intéresser.
   Et maintenant, il nous tient à cœur de rendre publiquement hommage à ceux-là tous, qui – haussant leur dévouement au niveau des besoins de l'œuvre – guident ce vaisseau errant, depuis qu'hélas ! le pilote s'en est allé. Nous saluerons au passage tout particulièrement le nom de M. Loise, l'éminent auteur de l'Histoire universelle de la Poésie, membre de la classe des lettres de l'Académie royale ; il a bien voulu faire, aux œuvres les honneurs d’une étude biographique et littéraire, dont nous avons le droit d'être fiers.
   Notre voix est bien faible, je le sais, pour essayer des remercîments ; mais n'importe ! qu'au frontispice de ce livre brille notre reconnaissance, avec ce doux éclat de l'étoile des nuits claires, éternelle comme, celte lumière céleste, – là s'arrête notre désir et finit notre tâche.
Bibliographie :
   - Gravet (Catherine), Abrassart Jules (Pâturages, 1826 - Louvain, 1893), dans 1000 personnalités de Mons & de la région, pp. 22-24.

50 euros (code de commande : 29571- vendu).

 

[ALBANIE]. Conférence nationale des études sur la lutte antifasciste de libération nationale du peuple albanais. Tirana, Éditions « 8 Nëntori », 1975. In-8° sous reliure d'éditeur, 209 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   - Discours d’ouverture du Président de l’Académie des Sciences, le Professeur Aleks Buda.
   - La Lutte antifasciste de libération nationale, grande révolution populaire conduite par le Parti Communiste d’Albanie, par Nexhmije Hoxha.
   - L’union du peuple autour du Parti Communiste d’Albanie dans le Front de libération nationale, par Ndreçi Plasari.
   - L’insurrection armée du peuple albanais dans la Lutte antifasciste de libération nationale, par Vehbi Hoxha et Ndreçi Plasari.
   - La question du pouvoir dans la Lutte antifasciste de libération nationale du peuple albanais, par Luan Omari.
   - Le Mouvement de libération nationale du peuple albanais et la Lutte antifasciste mondiale, par Shyqri Ballvora et Sotir Manushi.
   - Problèmes da la culture nouvelle durant la Lutte antifasciste de libération nationale, par Bedri Dedja et Dhimitër S. Shuteriqi.
   - Conclusions de la Conférence nationale des études sur la Lutte antifasciste de libération nationale du peuple albanais, par Ndreçi Plasari.
   - Discours de clôture du Président de l’Académie des Sciences, par le Professeur Aleks Buda.

10 euros (code de commande : 29553).

 

AUQUIER (André) — Tertre en cartes postales anciennes. Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, 1974. In-8° oblong sous cartonnage illustré d'éditeur, [4] p., 38 illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   Commune de 854 hectares dont 35 de terrains boisés, Tertre a une voirie qui totalise plus de 35 kilomètres, pour une population de 4.882 habitants au dernier recensement. Ce n’est que depuis le 29 août 1883 qu’un décret décida la séparation du hameau de Tertre de la commune de Baudour.
   En effet, à l’origine, son appellation exacte était « Le Tertre », appellation due à la présence du tertre du moulin situé sur sa limite nord. Lors de son érection en commune on supprima l’article d’où son nom actuel, Tertre. Le langage courant a conservé l’appellation primitive : en patois de la région, on dit toujours avec raison « Au Tiette », ce qui signifie « Au Tertre ».

15 euros (code de commande : 29565).

 

AYGUESPARSE (Albert) — Notre ombre nous précède. Roman. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1953. In-8° broché, 270 p., envoi de l'auteur à Adrien Jans.
Extrait de l'étude de Jacques Belmans :
   Si l'humour n'apparaît que de loin en loin dans l'œuvre d'Ayguesparse, c'est d'un humour volontiers pince-sans-rire, désabusé ou noir qu'il s'agit, de l'humour un peu triste d'un homme qui se rend compte combien il a trop espéré en l'humanité. De cette désillusion provient la dimension pessimiste de ses romans : Notre ombre nous précède, comme Une génération pour rien, Le mauvais âge comme L'heure de la vérité, allient une étouffante description de mœurs à un amer constat de solitude. [...] Toute dimension spirituelle écartée, l'optique d'un Ayguesparse rejoint celle d'un Jean Cayrol (Le Coup de grâce), de maints romanciers italiens (Pavese) ou encore des réalisateurs du cinéma néo-réaliste.
Bibliographie :
   - Belmans (Jacques), Albert Ayguesparse, Paris, Seghers, 1967.

13 euros (code de commande : 29577$).

 

BARTIER (John) — Naissance du socialisme en Belgique. Les Saint-Simoniens. Édité et présenté par Arlette Smolar-Meynart. Préface de M. Vuilleumier. Bruxelles, Présence et Action Culturelles, 1985. In-8° broché, XIII, 161 p.., illustrations, (collection « Mémoire Ouvrière », n° 12), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Introduction, par Arlette Smolar-Meynart.
   - Préface, par M. Vuilleumier.
   - Prologue, par A. Smolar-Meynart.
   - La Belgique au lendemain de la révolution de 1830.
   I. Les missions saint-simoniennes en Belgique.
      A. Le saint-simonisme.
      B. L'arrivée de saint-simoniens français.
      C. L'implantation de missions.
         1. À Bruxelles.
         2. À Liège et dans d'autres villes.
      D. La nouvelle direction : Machereau et Toussaint.
      E. La composition des communautés.
         1. À Bruxelles.
         2. À Liège.
         3. À Verviers et Huy.
         4. À Tongres et Arlon.
         5. Quelques isolés.
      F. La diffusion de la doctrine par la parole et l'écrit.
      G. La presse saint-simonienne.
         1. Le Globe en Belgique.
         2. L'Organisateur belge.
         3. La presse belge devant le saint-simonisme.
      H. La crise et les défections.
   II. L'extinction du saint-simonisme en Belgique.
      A. La désagrégation des missions.
         1. Le noyau de Verviers.
         2. Un Belge à l'étranger : Maréchal.
      B. Les saint-simoniens en Belgique, après la fin de l'aventure.
   III. Portée du mouvement.
      A. Évaluation.
         1. Les sympathisants.
         2. Les adeptes.
      B. Attraits de l'idéologie et enthousiasme des adeptes.
      C. Les faiblesses.
      D. L'impopularité.
      E. Le jugement des catholiques et des libéraux.
      F. L'attitude des radicaux et socialistes.
   IV. L'influence du saint-simonisme sur la pensée politique et sociale postérieure à 1848 et sur le socialisme.
   - Sources et bibliographie.
    - Index des noms de personnes, par S. Bartier-Drapier.

25 euros (code de commande : 29586).

 

[BOSQUET (Andrée)]. CASO (Paul) — Andrée Bosquet. « Un petit coin de planète bien à elle... » Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1984. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 90 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), tirage limité à 1200 exemplaires numérotés (n° 800), à l'état de neuf.
Biographie succincte de cette artiste trop méconnue et pourtant si moderne :
   Naît à Tournai le 13 mars 1900.
   Effectue un passage à l'Académie des Beaux-Arts de Mons (peinture et dessin).
   Œuvres dans les Musées de Mons, Gand, Liège, Ixelles, La Louvière, Molenbeek-St-Jean, au Gouvernement Provincial du Brabant, dans les Collections de l'État ainsi que dans la Collection communale d'Uccle. Membre de l'Association Internationale des Arts Plastiques.
   Membre du Cercle « Bon Vouloir » de Mons et des « Amis de l'Art » de La Louvière.
   Expositions personnelles : Galerie Breughel, Galerie d'Egmont, Galerie du Mont des Arts, Galerie du Cheval de Verre.
   Participation à divers salons de groupe : Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Anvers, Gand, Liège, Mons, La Louvière, au Gouvernement Provincial du Brabant.
   Invitée par le groupe « Nervia » en 1936.
   Prix de l'Académie Royale de Belgique (1963).
   Épouse du peintre Frans Depooter.
   Chevalier de l'ordre de Léopold II.
   Décède en 1980.

25 euros (code de commande : 29593).

 

CHANTRY (Fernand) — Les cent chaufours d'Antoing à Tournai. [Tournai], Société royale d'histoire et d'archéologie de Tournai, 1979. In-8° broché, 320 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   Les fours à chaux et ciments de la région de L'Escaut située entre Antoing et Tournai ont été très nombreux. Leurs poussières recouvraient tout et à la suite de cela certains historiens ont qualifié cette région de « Pays Blanc ». La période de gloire de cette industrie fut certes le XIXe siècle.
   Le ciment artificiel, type Portland fut découvert vers 1820 et mis en fabrication régulière vers 1850. Ce type de fabrication débuta dans la région vers 1900. Son arrivée modifia complètement la silhouette des fours de cimenterie. À cause de cette nouvelle technique, de nombreux bâtiments furent progressivement abandonnés.
   Le dernier emploi d’un four à chaux dans la région date de 1972.
   Les bâtiments désaffectés tombèrent en ruine et se recouvrirent d’une végétation de plus en plus envahissante. Lors de grands travaux publics, tels que création de l'autoroute de Wallonie et élargissement de L'Escaut entre Antoing et Tournai, on modifia de nombreux sites carriers dans les années 1970.
   Afin de conserver des souvenirs de ces vestiges glorieux, Monsieur F. Chantry s'est mis à peindre, vers 1975, les quelques fours encore debout.
   La section archéologique industrielle de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, souhaitant prolonger ce travail, a proposé à Monsieur F. Chantry de participer à ses activités et lui a demandé de rassembler dans un recueil des souvenirs de cette industrie.
   Avec enthousiasme et acharnement, celui-ci passa de nombreuses heures à rechercher les témoignages oraux, photos anciennes ou cartes géographiques ayant trait à ce sujet.
   Après deux ans de travail ardu, la Section Archéologique Industrielle est heureuse de publier ce recueil. Celui-ci n'a d'autre prétention que de réveiller les souvenirs des personnes qui ont connu les sites en activité et de montrer à ceux qui ne les ont pas connus les constructions imposantes de nos ancêtres. Ce recueil est certes aussi bien incomplet ; entre autres il n'a pas été possible de trouver durant ces trois à quatre ans de recherches un plan ou croquis de construction d’un four du bassin carrier.
   Puisse cette publication être l'occasion d’un regain d'intérêt pour des bâtiments dont certains sont magnifiques et méritent d'être conservés.

30 euros (code de commande : 29563.

 

[CHASE (James Hadley, un des pseudonymes de René Lodge Brabazon Raymond)]. DELEUSE (Robert) — À la poursuite de James Hadley Chase. Paris, Presses de la Renaissance, 1992. In-8° broché, 287 p., (collection « Les Essais »), exemplaire du Service de Presse, en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Qui est James Hadley Chase ? Apparemment, le pseudonyme d'un certain René Brabazon Raymond, personnage discret que peu de journalistes ou de curieux ont pu approcher. Mais la vie, comme les romans, est remplie d'énigmes, et les rumeurs les plus étranges fleurissent. Chase est – peut-être – la face cachée d'un autre écrivain célèbre dont le lecteur découvrira – peut-être – l'identité au fil des pages. À moins que les apparences, pour une fois, ne trompent pas.
   Qui est James Hadley Chase ? Surtout l'auteur d'une œuvre vénérée par des millions de lecteurs. Une œuvre magistralement analysée ici, et qui peut soutenir la comparaison avec celle des plus grands noms de la littérature. Des romans qui, comme la vie, sont remplis de traitements de choc, de chairs et d'orchidées, de traquenards, de vipères et de corbillards. Un imaginaire structuré comme une horloge impitoyable et fatale.

15 euros (code de commande : 29579 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Au jour la vie. Poèmes. Avec un dessin de l'auteur gravé par Louis Van de Spiegele. Mons, Haute Nuit, 1950. In-8° broché, 59 p., un des 250 exemplaires numérotés sur pur fil (n° 121), dédicace de l'auteur à Louis Van de Spiegele, ex-libris manuscrit à la troisième page de couverture, couverture légèrement frottée, rare édition originale.
   Le recueil rassemble cinquante-trois poèmes écrits du 24 juillet au 23 août 1944.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Dans les recueils qu'Achille Chavée a publiés après 1946, Écorces du temps (1947), De neige rouge (1948), Écrits sur un drapeau qui brûle (1948), Au jour la vie (1950), lorsqu'il évoquait épisodiquement la femme et l'amour, c'était le plus souvent pour exprimer une attente : « ... en attendant / la nuit grisouteuse d'amour ». Blasons d'amour semble témoigner que cette attente a été comblée (« je t'ai cherchée / je t'ai trouvée »), car il est le seul recueil intégralement inspiré par la passion amoureuse. Chavée a une conception très épurée de la femme qu'il désire, cette pureté éclate dans le regard et, dans plusieurs textes, cette aspiration à la pureté s'exprime, une fois de plus, par le symbole de la neige (« tes yeux aux postulats de neige »). Cela ne signifie pas que la sensualité est absente, mais ses domaines les plus intimes et les plus secrets sont suggérés de façon très elliptique : « Dans la vaste nuit usuelle / (...) aux grandes marées de silence / qui s'évase entre deux soleils / une fourrure de caresse... » Le rêve de caresse se métamorphose en « Lourd collier d'oiseaux vivants / sur la poitrine de la chaste ».
   On remarque que Chavée recherche toujours davantage la sobriété et la concision. Celle-ci culminera dans les Quatrains pour Hélène (1958). Le poète, dans sa pleine maturité, économise les mots, mais a soin de les choisir en vertu de leur capacité de toucher les cordes sensibles du lecteur et de les faire vibrer.
Bibliographie :
   - Poupart (René), Blasons (sic) d'amour, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 66.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 301.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

120 euros (code de commande : 29578).

 

CHMÉLIOV (Ivan) — Le Soleil des morts. Traduit du russe par Denis Roche. Préface de Thomas Mann. Postface de René Guerra. Paris, Éditions des Syrtes, 2001. In-8° collé, 353 p., exemplaire avec sa bande d'annonce, couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   « La vérité du Soleil des morts est telle qu'elle déborde le cadre de la littérature », dit Alexandre Soljénitsyne.
   Écrit en 1923, ce texte relate le dernier séjour des Chméliov en Crimée, lieu de vacances qui fut jadis paradisiaque. Mais la terreur rouge, suivie d’une famine dévastatrice, en a fait le théâtre d’une tragédie apocalyptique. La grâce avec laquelle est dépeint cet enfer rappelle Dante. Le romancier s'incline alors devant l'infinie souffrance de l'Homme.
   Bouleversant hommage à la Russie martyrisée, d’une authentique poésie, cet ouvrage est sans nul doute l'un des chefs-d'œuvre de la littérature russe.
   Ivan Chméliov (1873-1950) est un auteur célèbre lorsqu'il quitte la Russie soviétique en 1922. Le Soleil des morts est le premier texte qu’il publie en exil.
   Le Soleil des morts est précédé du texte de Thomas Mann « Chez Ivan Chméliov » et suivi d’une postface de René Guerra, spécialiste de la littérature russe de l'émigration.

10 euros (code de commande : 29558).

 

COMBLEN-SONKES (Micheline) — The Collegiate Church of Saint Peter Louvain. With the collaboration of the Royal Institute of Cultural Heritage. Translation by John Cairns. Tomes I (texte) et II (planches). Bruxelles, Centre International d'Étude de la Peinture Médiévale des Bassins de l'Escaut et de la Meuse, 1996. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, X, 190 p., CCLXXIV planches en noir et 16 en couleurs, (collection « Corpus of Fiftheenth-Century Painting in the Southern Netherlands and the Principalty of Liège », n° 18), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Preface.
   - Explanations.
   - Paintings studied :
      - Group Bouts, Triptych of the Holy Sacrament ; Centre Panel : The Last Supper, Left Wing : Abraham and Melchizedek and Passover, Right Wing : Gathering of the Manna and Elijah in the Wilderness.
      - Group Bouts, Triptych of the Martyrdom of Saint Erasmus ; Left Wing : Saint Jerome ; Right Wing : Saint Bernard.
      - Group Weyden, Triptych of the Descent from the Cross ; Left Wing : William Edelheereand his Two Sons presented by Saint James the Great (?) ; Right Wing : Adelaide Cappuyns and her Two Daughters presented by Saint Adelaide ; Reverse : The Holy Trinity and Swooning Virgin supported by Saint John.
   - Tables.
   - Supplement :
      - Opinion personnelle de l'auteur concernant les trois tableaux étudiés.
      - Persoonlijke mening van de auteur betreffende de drie bestudeerde schilderijen.
   - Plates.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 29594).

 

[CONGO - RWANDA]. Guide du voyageur au Congo Belge et au Ruanda-Urundi. Deuxième édition - Août 1951. Bruxelles, Office du Tourisme du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, 1951. In-8° sous reliure de toile grise sous jaquette d'éditeur, XXXIX, 828 p., nombreuses illustrations in et hors texte (ces dernières en couleurs), bien complet de ses cartes et plans à déplier, exemplaire en très bon état.
Préface d'André Dequae, Ministre des Colonies :
   La première édition du Guide du Voyageur au Congo Belge et au Ruanda-Urundi a été épuisée en moins d'un an.
   Dans la présentation de l'ouvrage, le dynamique président de l'Office du Tourisme colonial affirmait « qu'il ne considérerait le succès de son entreprise comme assuré que lorsque le public lui imposerait une nouvelle édition, corrigée et augmentée ». C'est cette dernière que déjà il nous demande de préfacer ! Rarement une telle preuve aura été donnée, non seulement de l'opportunité mais aussi de la parfaite réalisation d'une initiative difficile et hasardeuse. Qu’il soit donc permis au Ministre des Colonies de féliciter chaleureusement tous ceux qui y ont contribué.
   Un humoriste affirmait un jour que « l'indicateur des chemins de fer était le plus passionnant des romans d'aventures, car c'était celui qui fournissait à l'imagination le plus vaste champ, tout en lui procurant le maximum de précisions pour réaliser ses rêves. » Sans aucun humour cette fois on peut dire que les réalisateurs du Guide du voyageur au Congo ont réussi ce tour de force, sans doute unique, de faire d’un ouvrage essentiellement pratique une œuvre attachante qui retient son lecteur et guide l'imagination sans jamais la combler. Ainsi se trouve réalisé le double but poursuivi par les auteurs : « qu'ayant guidé le lecteur dans la poursuite de l'effort nécessaire à la pénétration de la nature et de ses secrets, ils ne l'aident pas seulement à satisfaire cette aspiration à l'évasion et au dépaysement qui peut avoir déterminé son départ, mais qu'ils contribuent aussi à l'enrichissement de son expérience, de ses connaissances et par conséquent de sa personnalité. »
   Deux problèmes sont étroitement liés à l'essor du tourisme au Congo et au Ruanda-Urundi. Celui des communications d'abord. Il faut rendre le Congo accessible à des touristes toujours plus nombreux et il faut leur donner, en facilitant leurs déplacements à l'intérieur de la Colonie, l'occasion
de profiter au maximum d’un voyage long et coûteux quel que soit leur pays d'origine.
   De bonnes communications exigent de bonnes routes, un matériel de transport ferroviaire et fluvial accru et amélioré. C’est sur ces points que portent les efforts du Département des Colonies. L'extension du réseau routier prévu au Plan Décennal et l'amélioration de nombreuses routes existantes sont en voie d'exécution. Les grandes sociétés d'exploitation des transports publics procèdent à un accroissement et une modernisation de leur matériel, qui garantissent au voyageur un confort inattendu en ces régions. On se doute enfin qu'en raison de la place de plus en plus grande de l'aviation dans les déplacements à longues distances (et Dieu sait si elles le sont au Congo) un effort spécial est consenti pour l'aménagement d'aérodromes accessibles aux avions les plus lourds et les plus confortables.
   Le développement de l'industrie hôtelière est un autre grave souci. On s'est rendu compte qu’il fallait offrir au voyageur des hôtels et des gîtes où, sans rien trouver de choquant par rapport à l'ambiance du pays, il puisse jouir du confort indispensable dans l'accomplissement de randonnées d'une telle ampleur. Une commission pour le développement de l'industrie hôtelière, à laquelle nous avons donné notre appui, veillera à ce que ce but soit atteint là où il ne l'est pas encore, car déjà actuellement nombreux sont les centres touristiques pourvus d’une hôtellerie parfaitement organisée. Des mesures fiscales ont, d'autre part, été prises en faveur de l'aménagement d'hôtels nouveaux destinés à rendre possible le séjour dans certaines régions jusqu'ici plus délaissées.
   Les résultats obtenus à ce jour prouvent les immenses possibilités touristiques de 1'Afrique belge. Puisse la deuxième édition de ce guide contribuer au développement du tourisme au Congo Belge. Ce serait la grande récompense de tous ceux qui se sont dévoués pour cette publication.

40 euros (code de commande : 29564 - vendu).

 

DELVIN (Dominique) — Une brochure pour tout le monde. Le Code du piéton. Remèdes pratiques contre les accidents de roulage. Mons, Dequesne, [post 1922]. In-8° broché, 31 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état. Belle curiosité !
Avant-propos :
   « Chaque époque, dit L. de Carné, a son problème vital à résoudre, son sphinx dont il faut triompher, sous peine de périr enlacé par ses étreintes. » Notre époque, elle, a de multiples problèmes capitaux à résoudre. Celui de la circulation pédestro-véhiculaire est du nombre, et il importe de le solutionner au plus tôt, dit-on, « par une sévère observation des règlements, par l'éducation du public, etc., etc. ».
   L'augmentation des accidents de roulage est imputable, entend-on dire, aux automobilistes et aux vélocipédistes qualifiés, pour une notable partie, de chauffards et de vélocipédards.
   Quant à la prétention que la plupart des accidents sont dus à l'imprudence de ces mêmes conducteurs, cela n'est pas tout à fait vrai ; l'insouciance et l'ignorance des piétons y sont certes pour une bonne part. Car il y a, en effet, des gens qui veulent marcher, c’est le cas de le dire, à travers tout et qui prétendent ne rien changer à leurs funestes habitudes de se ficher des graves leçons que nous donnent journellement les nombreux cas d'accidents.
   « Les piétons doivent absolument se détromper, dit H. C. un excellent collaborateur au Bulletin du Touring- Club de Belgique, s'ils croient de bonne foi que la voie publique – rues, chaussées, trottoirs, accotements – leur appartient entièrement, qu'ils peuvent en disposer à leur guise, suivant leur fantaisie du moment ; qu'ils ne doivent pas éviter les véhicules et que ce sont ceux-ci qui doivent se garer des piétons n'importe où ils se trouvent.»
   Pour ce qui concerne l'éducation du public, elle devrait consister à prendre les meilleures précautions dans tous les cas de circulation, selon les dispositions indiquées dans ce Code, dont le premier projet est dû à la direction du T. C. B., toujours préoccupé des questions de circulation et qui, en 1912, organisa pour sa composition un concours primé, mais dont le résultat fut à peu près négatif, ce qui força notre Société royale de rédiger elle-même un manuel d'après ses propres indications et celles recueillies par les auteurs de la proposition et les membres du jury. M. Paul Duchaine, conseiller général, voulut bien se charger de ce travail, dont nous avons pris quelques extraits. Nous sommes heureux de pouvoir féliciter ici l’auteur du premier Code du Piéton, ainsi que l'Administration du T. C. B., pour tout ce qu'elle fait dans l'intérêt de la circulation.
   Nous formons le vœu suppliant de voir enfin et Piétons, et Conducteurs véhiculaires montrer de la bonne volonté dans la grave question de la circulation, en prenant scrupuleusement toutes les mesures de sécurité et en observant le sens unique : à droite.
   Nous recevrons avec reconnaissance tout renseignement concernant l'amélioration de cette publication.

18 euros (code de commande : 29575 - vendu).

 

DEMEULDRE (Pierre) — Histoire de Ladeuze. Chièvres, Delzenne, 1924. In-8° broché, VIII, 205 p., illustrations, deux grands plans à déplier, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   Chapitre I.
      1. Topographie. - Le Nom de Ladeuze et variantes. - Étymologie.
      2. Toponymie. - Coutures et Lieux-dits.
      3. Hydrographie.
   Chapitre II. - Les origines.
      1. Époque belgo-romaine.
      2, Ladeuze possession de l'abbaye de Lobbes en 866.
   Chapitre III. La seigneurie.
      1. La seigneurie de Ladeuze dans ses éléments constitutifs.
      2. Les seigneurs.
      3. L'habitation seigneuriale.
      4. Les baillis.
      5. Fief et arrière-fiefs de la terre de Ladeuze.
   Chapitre IV. La chapelle et l'église.
      1. La chapelle.
      2. L'église (érection - restauration - les Curés. Les Prêtres natifs de Ladeuze).
   Chapitre V. La commune.
      1. Origine et organisation.
      2. Liste des mayeurs, bourgmestres et échevins.
      3. Finances communales.
      4. Procès.
      5. Sceau échevinal et armoiries.
      6. Mesures anciennes.
      7. L'enseignement.
      8. Industries locales.
      9. Corps de garde
      10. Nécrologie sous l'Empire.
      11. Les archives.
      12. Croyances populaires.
   Chapitre VI. 1914-1918.
   - Notes annexes.
      1. Monnaies découvertes à Ladeuze en 1882.
      2. Les Strépy.
   - Annexes.
      1. Acte de fondation d'obits par Jacques de Saint-Genois.
      2. La pierre tombale de Jacques de Saint-Genois.
      3. Testament d'Anne-Marguerite de Jausse.
      4. Acte de fondation d'obits par Marie-Philipotte et Marguerite d'Ongnies.
   - Corrections et additions.

35 euros (code de commande : 29562 - vendu).

 

DES OMBIAUX (Maurice)La Thudinie. Guide de Thuin, Lobbes, Aulne, Landelies, Montignies-St-Christophe et Beaumont. 1re édition. Bruxelles, Touring Club de Belgique, 1908. In-8° broché, 88 p., illustrations, exemplaire en bon état, peu courant.
Extrait :
   Thuin se dresse sur une roche escarpée, sorte de promontoire, au confluent des vallées de la Sambre et de la Biesmèle. Au nord, la colline descend presque à pic jusqu'à la ville basse, qui se développe le long de la rivière. Au sud et à l'ouest, les jardins en terrasse vont des maisons au ruisseau. À l'est, c'est le plateau. Un système de fortifications, à l'endroit qui a gardé le nom de Demi-Lune, défendait la ville de ce côté.
   Soit qu'on arrive par le chemin de halage, ayant suivi la Sambre en ses nombreux méandres, soit qu'on ait dévalé par le hameau des Waibes, l'aspect est saisissant quand on passe le pont-levis : là-haut, c'est l'énorme beffroi, qui domine tout l'alentour; puis le clocher pointu de l'église, le gracieux campanile du collège de l'Oratoire, avec sa girouette héraldique, la flèche du couvent des sœurs de Notre-Dame, les toits d'ardoise des maisons, les murailles des remparts et celles de l'ancien château fort, bâties en moellons bruns et violets, qui, au soleil, prennent des tons d'amarante et de carmin mouillé.
   Au sortir du pays industriel hérissé d'usines, de terris noirs, de cheminées dont les fumées cachent le ciel, après quelques paysages d'églogue, c'est une évocation du Moyen Âge. L'antithèse est frappante.

25 euros (code de commande : 29560 - vendu).

 

[DU BRŒUCQ (Jacques)]. Jacques Du Brœucq. Sculpteur et architecte de la Renaissance. Recueil d'études publié en commémoration du quatrième centenaire du décès de l'artiste. Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut - Ville de Mons, 1985. Grand in-8° carré broché, 298 p., illustrations en noir, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la collégiale Sainte-Waudru, à Mons, du 1er octobre au 24 novembre 1985 dans le cadre des manifestation d'Europalia 85 España.
Table des matières :
   - 
In memoriam Jean Huvelle.
   - À la (re)découverte de Jacques du Brœucq, par Michel De Reymaeker.
   - Les œuvres du sculpteur Jacques du Brœucq, par Robert Didier.
   - L'altération et le traitement des albâtres de Jacques du Brœucq, par Chantal Fontaine-Hodiamont et Pierrik de Henau.
   - La conception de l'espace dans les reliefs de Jacques du Brœucq, par Lydie Hadermann-Misguich.
   - Échos de l'antiquité romaine dans l'œuvre de Jacques du Brœucq, par Jacques Debergh.
   - Incidence de l'œuvre de Jacques du Brœucq sur la Sculpture hainuyère, par Josée Mambour, Michel De Reymaeker et Étienne Duyckaerts.
   - Une renaissance de l'ornement, par Ignace Vandevivere.
   - Historique et description des châteaux de Boussu, Binche et Mariemont, par Marcel Capouillez.
   - Les « triomphes » de Binche, en août 1549, par Samuel Glotz.
   - L'architecture à Mons, à l'époque de Jacques du Brœucq, par Christiane Piérard.
   - Les vitraux anciens de la collégiale Sainte-Waudru à Mons, par Yvette Vandenbemden.
   - L'orfèvrerie au XVIe siècle dans nos régions, par Jean-Marie Lequeux et Michel De Reymaeker.
   - L'imprimé et l'imprimerie à Mons à l'époque de Jacques du Brœucq, par Christiane Piérard.
   - La vie musicale au XVIe siècle dans les Pays-Bas du sud, par Michèle Leclercq-Friche.
   - L'art à Liège au XVIe siècle. De l'héritage médiéval aux premiers souffles baroques, par Marylène Laffineur-Crépin.

10 euros (code de commande : 29554).

 

EVTOUCHENKO (Evguéni) — Les baies sauvages de Sibérie. Roman. Traduit du russe par Alain Préchac. Paris, Plon, 1982. In-8° collé, 415 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Mondialement célèbre, Evtouchenko est sûrement le plus grand poète russe de sa génération, celle qui s'est imposée lors du fameux « dégel » littéraire des années soixante. On se rappelle d'ailleurs son passage en France, à cette époque. Evtouchenko nous donne aujourd'hui un livre exceptionnel, une fresque large et magnifique qui renoue, à sa manière, avec la tradition du grand roman russe. « C’est, dit-il, le plus important de mes livres. J’ai voulu écrire un roman total. » Et il n'est pas osé d'évoquer à propos de cette œuvre Dostoïevski ou le « Docteur Jivago ».
   On rencontrera dans ce roman une foule de personnages : des paysans, des géologues, des étudiants, de jeunes poètes russes et des chanteurs américains de musique pop, et même un astronaute qui, du haut de son orbite, contemple les choses absurdes de la Terre : les guerres, les bureaucraties, les querelles politiques et les frontières. Cette chronique de toute une époque, qui va de la Guerre civile au monde le plus actuel, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la guerre du Vietnam ou l'assassinat du président Allende, est une extraordinaire image de la société soviétique contemporaine. Des êtres de chair y vivent et y souffrent d'amour, de solitude ou des blessures d’une « faute » passée. Les confessions les plus intimes se mêlent aux tourbillons de ('Histoire, aux menaces du présent et de l'avenir. Nous y retrouvons ces « noires profondeurs » de l’humain que seul le roman russe peut sonder avec cette force incomparable.
   Tout cela se passe, pour l'essentiel, dans l'immense Sibérie. Et cette Sibérie n'est pas seulement celle du Goulag ; c’est aussi celle des baies sauvages, à la fois douces et amères, que l'on cueille dans la taïga profonde...

10 euros (code de commande : 29557 - vendu).

 

FLAMENT (Alexandre) — Les contes de la houillère. Écrits pour les enfants de tout âge par Alex Flament. Deuxième édition - Deuxième mille. Préface par Émile Greyson. Dour, Vaubert, 1894. [Dour / A. Vaubert, Éditeur / 1894] In-8° broché, [2 bl.], 118, [1 (colophon)], [3 bl.] p., couverture défraîchie, très rare.
Table des contes :
   - Le vainqueur des lutteurs.
   - Le couard.
   - Le Charbonnier.
   - Lépine, le mécanicien.
   - Le mourdreux.
   - Le petit ramasseur.
   - La famille du père Hue.
   - Le père de l'avocat.
   - Âmes probes.

25 euros (code de commande : 29555- vendu).

 

FREINET (Élise) Naissance d'une pédagogie populaire. Historique de l'école moderne (pédagogie Freinet). Paris, François Maspero, 1978. In-8° broché sous couverture à rabats, 359 p. (collection « Texte à l'Appui - Série Pédagogie »).
Avant-propos :
   Ce livre est le livre des faits, des actes authentiques d'une équipe d'instituteurs de la base, organisés en francs-tireurs, en marge de l'orthodoxie enseignante et œuvrant à contre-courant, souvent clandestinement, pour la rénovation de l'école du peuple.
   Dans les dures réalités des inégalités sociales et des incompréhensions, tout ce qui fut gagné le fut de haute lutte, parmi les risques et les périls qui inévitablement sont le lot de tous les novateurs.
   Il ne s'agit, en apparence, que de la mise au point d'une pédagogie élémentaire pour les classes élémentaires d'une école vouée inexorablement à son destin primaire. Mais, à y regarder de près, ce terme d'élémentaire porte avec lui la solidité des éléments premiers, ceux dont on peut dire qu'ils sont des événements, matière initiale des constructions à venir.
   À la fin d'une longue marche poursuivie sans défaillance pendant près d'un demi-siècle, il est dans le cours des choses que le chef de cordée prenne la parole une dernière fois pour faire le point de la grande aventure. Pour en retracer la ligne du passé et en pressentir la trajectoire d'avenir dans le complexe de l'histoire du peuple. Pour redire la nécessité de prendre au sérieux les travaux des chercheurs qui poussent leurs investigations dans les terrains vagues d'une nature encore si partiellement explorée. Alors qu'aucun esprit encyclopédique ne serait capable de dominer la totalité de la science, des bricoleurs d'idées peuvent, sur le tas, ouvrir les voies de nouvelles sciences qui, en apprenant à penser de façon libre, tiennent en elles les promesses d'une révolution philosophique.
   C'est là le sens des quelques pages écrites par Freinet comme une sorte de testament spirituel, peu de temps avant de passer le flambeau à ceux qui en sont dignes.

12 euros (code de commande : 29591 - vendu).

 

FERMIGIER (André) — Chroniques d'humeur. Avant-propos de Pierre Nora. Préface et choix de Jean-Michel Gardair. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, XIII, 388 p., rousseurs à la couverture.
En quatrième de couverture :
   André Fermigier laissait à sa mort, en 1988, une œuvre importante de chroniqueur et critique d'art, parue pour l'essentiel dans l'Observateur puis dans Le Monde. Bien des lecteurs se réjouiront de retrouver ou de découvrir son extraordinaire talent d'écrivain.
   Chargé par lui de publier ses articles, j'ai cru pouvoir les répartir en trois ouvrages différents. L'un qui, présenté par François Loyer dans la collection « Le Débat » sous le titre La Bataille de Paris, retrace ses courageuses campagnes pour défendre des Halles, la gare d'Orsay, le patrimoine du XIXe siècle, jusqu'à la bataille perdue contre la Pyramide du Louvre. L'autre, dans la collection « Art et Artistes », où Françoise Cachin regroupera prochainement ses grandes chroniques d'art et ses principaux comptes rendus d'exposition.
   Et le troisième, que voici. Jean-Michel Gardair y a sélectionné le plus éclatant de Fermigier, le plus intelligent, le plus gai, le plus comique et le plus féroce. Il passe avec la même virtuosité du petit musée de province aux étoiles du Michelin, de la Callas à Viollet-le-Duc, de la défense de l'école républicaine à la charge contre toutes les avant-gardes, des Batignolles d'avant-guerre aux circuits enchantés de la France profonde, dans un festival d'art, de gastrologie, de critique littéraire et d'évocations de paysages. Une lecture tonique.

10 euros (code de commande : 29596).

 

GODARD (Claude, dit Godard d'Aucour) — Contes de Godard d’Aucour fermier général. Mémoires turcs. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1883. [Paris / A. Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit, 7 / 1883] IIn-8° (148 x 210 mm.) broché, [4 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XX, 290, [2 (table, colophon)], [4 bl.] p., un bandeau gravé et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de Godard d'Aucour gravé par de Los Rios en frontispice et une gravure de Gaujean), (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé, décharges d’adhésif aux pages de garde.
Extrait de la notice d'Octave Uzanne :
   Le succès des Mémoires turcs ne s’est point démenti un seul instant pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, le nombre et la date des éditions sont là pour le constater. En 1787 ce roman obtint même les applaudissements de la scène, en étant porté par deux faiseurs dramatiques, sur le théâtre du Palais-Royal sous ce titre : la Loi de Jatab, ou le Turc à Paris.
   Nous avons suivi dans cette édition nouvelle, qui mérite d’être accueillie comme ses lointaines devancières, le texte de l'édition de 1776 que nous avons revu soigneusement tout en conservant le caractère général, c'est-à-dire l’ensemble de son orthographe.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 956.

25 euros (code de commande : 29599).

 

[JEMAPPES - LAMINOIRS]. La fabrication de l'acier dans le Borinage. Première coulée à l'Aciérie Martin des Forges et Laminoirs de Jemappes. Le lundi 24 mars 1941. La Louvière, Imprimerie Commerciale et Industrielle, [1941]. In-4° agrafé, [20] p., portraits en frontispice et 10 photographies à pleine page, rare.
Extrait :
   La région occupant le versant sud de la vallée de la Haine, délimitée a l’Est par la ville de Mons, au Sud et à l’Ouest par la Frontière française, au Nord par le canal de Mons à Condé, et connue sous le nom de Borinage, n’avait pas d’industrie sidérurgique il y à 75 ans.
   L’extraction de la houille qui y était cependant très ancienne et qui donnait du charbon gras à longue flamme, incita Monsieur Victor Demerbe, Maître de Forges, originaire du vieux centre sidérurgique d'Acoz, à fonder, en 1869, la Société dénommée alors « Laminoirs, Forges et Fonderies de Jemappes, V. Demerbe et Cie ».
   Monsieur Victor Demerbe était mort en 1910 et, la guerre de 1914-1918 survenant ensuite, il ne s’agissait plus après celle-ci que de reconstitution et de réadaptation. Monsieur Arthur Demerbe, sous l’administration.de qui la Société Anonyme A. Demerbe et Cie avait été fondée en 1920, disparut lui-même en 1927. Il était, depuis 1925, aidé par son fils, Monsieur Georges Demerbe, Ingénieur A. I. Ms, qui le remplaça comme Administrateur-Gérant et qui, ayant eu la chance de profiter de l’enseignement de l’éminent professeur Monsieur Sylvain Perin, dont le rapport officiel sur la nécessité d’étendre la fabrication de l’acier Martin a fait école, ne cessa de penser à créer cette nouvelle branche d’activité.
Malgré la crise aigüe de 1939 à 1936, le développement de la division de laminage à froid, lui avait permis d’étudier de près les multiples usages et le comportement du métal Martin.
Cette même crise, cependant, interdisait de songer à une installation aussi coûteuse à ce moment. Ce qui n’empêcha que toutes les études furent faites et à la fin de l’automne 1939, le Conseil d’Administration décida cette construction.
   Le 24 mars [1941], à 14 heures, se trouvaient réunis dans les bureaux de l’aciérie, MM. les Administrateurs et Commissaires, les principaux fournisseurs des installations, ainsi que de nombreux amis et des délégués du personnel. [...]
   À 15 heures, l’acier coulait à flots dans la poche de 30 tonnes de capacité, et le Borinage, dont le dépérissement était, il y a quelques années considéré comme certain, voyait, pour la première fois dans son histoire, la première coulée d’acier.

50 euros (code de commande : 29573 - vendu).

 

JURDANT (Louis-Thomas) — Images de mon Pays. Contes. Bruxelles, Durendal, 1955. In-8° broché, 145 p., (collection « Durendal », Série 1955 - Janvier - N° 3), exemplaire non coupé et en très bon état.
Introduction :
   C’est peut-être parce que je suis loin de ma ville et de ma terre, que je réalise depuis quelque temps, beaucoup mieux, certaines choses de mon pays : ses vertus et ses faiblesses, ses joies et ses peines. Il m'arrive de comparer tout cela avec les joies et les peines et les vertus de ce pays où je vis maintenant. Je ne comprends pas toujours très bien cette âpre terre d'Alsace, mais je saisis mieux le sens des images qui hantent mon souvenir.
   Mon pays, c’est la Meuse qui rit au soleil ou gémit sous la brume, de Givet à Maestricht ; c’est le haut fleuve avec ses berges boisées et ses rochers, avec ses villas et ses cités, ses usines et ses ports, ses charbonnages dont les terrils couronnent les collines liégeoises, ses îlots, ses barrages, ses ponts et ses quais.
   Mon pays, c’est aussi la Hesbaye et le plateau de Herve où l'herbe au printemps est un gazon de velours, c’est les rivières qui descendent vers la Meuse et particulièrement l’Ourthe, l’Amblève, la Vesdre, le Geer et ce ruisseau, – qui m'est plus cher que les autres, – la Magne serpentant à travers les prairies de Herve à Nessonvaux.
   Mais mon pays, surtout, ce sont les gamins avec qui je fus gamin à l'école, les vieux et les vieilles de mes villages, le doux parler de Liège, l'exubérance et la tendresse wallonnes, le rire des filles de chez nous, si léger, qu’il fait penser aux fleurs des terres du Midi.
   Et c’est tout cela qui chante dans mon cœur, plus qu'avant, peut-être, depuis que je suis loin. C’est tout cela que j'essaie de faire vivre dans ces images de mon pays.

13 euros (code de commande : 29580).

 

KAFKA (Franz) La colonie pénitentiaire. Nouvelles suivies d'un Journal intime. Traduction et préface par Jean Starobinski. Paris, Egloff, 1945. In-8° broché, 335 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale de cette première traduction française, petit manque au coin de la coiffe, rousseurs sur la couverture, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction.
   - La Colonie pénitentiaire.
   - Le Terrier.
   - Construction de la Muraille de Chine.
   - Les Armes de la Ville.
   - Le Chasseur Gracchus.
   - Le Voisin.
   - À Cheval sur le Seau à Charbon.
   - Le Pont.
   - Retour au Foyer.
   - Journal intime (1917-1923).
   - Lettre à Robert Klopstock.
   - Considérations sur le Péché, la Douleur, l’Espoir et la Véritable Voie.

20 euros (code de commande : 29581 - vendu).

 

KAFKA (Franz) La muraille de Chine. Traduit et présenté par Jean Carrive. Villeneuve-lès-Avignon, Seghers, 1944. In-12 broché, 91 p., exemplaire en bon état.
Extrait de la préface :
   À l'exception d'Un Vieux Parchemin et du Message Impérial, que Kafka a publiés en 1920 parmi les récits du Médecin de Campagne, les textes suivants font tous partie des papiers posthumes. J'ai rassemblé ici, épars dans trois des tomes des Œuvres Complètes, toutes les esquisses se rapportant à « la Muraille de Chine », et que des siècles auraient sans doute séparées, si le récit n'était resté à l'état de simple ébauche. Kafka y travaillait dans les années 1918-1920 ; il en a lui-même détruit une grande partie.
   Les fragments qui nous restent révèlent une des formes de la question où s'est trouvée engagée la pensée de Franz Kafka avec une intensité particulière : l'Homme aux prises avec le Transcendant, c'est-à-dire dans la période nietzschéenne de « la Mort de Dieu », avec la négativité, en quelque sorte, du Transcendant. Car, chez Kafka, Dieu reste innommé et n'apparaît pas (ou à peine, comme ici, dans d'obscures allégories). Comme une « Ombre Monstrueuse », il demeure à l'arrière-plan. Présent par Son Absence même, Il se révèle autant dans un insupportable sentiment de culpabilité que dans l'angoisse d'un inexplicable vide ou dans l'indéfinissable pressentiment d'un Oubli catastrophique– d'où l'ambiance de rêve, l'atmosphère d'inconditionné où baignent les créatures kafkaïennes.

18 euros (code de commande : 29582 - vendu).

 

[KAFKA (Franz)]. Kafka. Paris, Europe, 1971. In-8° broché, 273 p., illustrations hors texte.
   Il s'agit du n
uméro spécial 511-512 - Novembre-Décembre 1971 de la revue Europe - Revue littéraire mensuelle. Paris, consacrée à Franz Kafka.
Sommaire :
   - Franz Kafka est mort (1924), par Marie Pujmanova.
   - Écrit en 1924, par Jan Grmela.
   - Franz Kafka (1924), par Milena Jesenska.
   - La malédiction des meilleures qualités (1926), par Milena Jesenska.
   - « Le château » (1935), par Josef Hora.
   - À la recherche de Kafka, par Claude Prévost.
   - L'univers de Kafka, par Pierre Paraf.
   - Kafka et la Bohême, par Frantisek Kautmann.
   - Le labyrinthe de l'absence, par Jean-Noël Vuarnet.
   - La lecture du peintre, par Jean-Noël Vuarnet.
   - Sur Franz Kafka, par Raymond Grandjean.
   - Préparatifs pour les noces d'Ariane, par Mathieu Marcenac.
   - À travers le « Journal », par Franz Hellens.
   - Le « Journal » de Kafka, par Jean Morand.
   - K par K, par Nelly Stéphane.
   - Kafka ou la vie privée, par Michel Mouligneau.
   - Kafka solitaire ou solidaire, par Jacqueline Fastout.
   - Kafka ou la déchirure, par Lionel Richard.
   - La notion de fatigue, par Jean-Pierre Han.
   - Franz Kafka et Jakub Arbes, par Karel Krejci.
   - Kafka à la rencontre de Flaubert, par Albert Mingelgrun.
   - Kafka et quelques écrivains de langue espagnole, par Julian Garavito.
   - Welles et Kafka, par Guy Gauthier.
   - Kafka et le cinéma contemporain, par Philippe Pilard.
   - Chronologie de Kafka, par Nelly Stéphane.
   - Chroniques :
      - Le Message des trois frères, par Madeleine Barthélemy-Madaule.
      - « Les trois frères », par Pierre Paraf.
      - Un romantique de notre époque, par Rouben Melik.
      - Où va la civilisation ?, par Anouchka Von Heuer.
      - Les livres nouveaux, par Pierre Gamarra.
      - Le cinéma, par Mosco Boucault.
      - La musique, par Béatrice Didier.
      - Les arts, par Victoria Achères.
      - Vasarely à Cordes, par Christiane Mérigon.
      - Notes de lecture par : Roger Bordier, Maurice Bouvier-Ajam, Georges Dupeyron, Charles Gilbert, Gabrielle Gras, Joseph Reis, Louis Simon et Nelly Stéphane.

12 euros (code de commande : 29583 - vendu).

 

LASCH (Christopher) — Le moi assiégé. Essai sur l'érosion de la personnalité. [Titre original : The Minimal Self : Psychic Survival in Troubled Times.] Traduction de l'anglais (américain) de Christophe Rosson. Paris, Climats, 2008. In-8° collé sous couverture à rabats, 268 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Le désastre écologique, le sentiment d'insécurité, la prolifération nucléaire, la fragilisation de l'économie sont perçus comme autant de menaces transformant la vie en exercice de survie. Assiégé, le moi se resserre sur lui-même jusqu'à ne plus former qu'un noyau défensif, armé contre l'adversité.    Christopher Lasch analyse les us et abus de cette notion de survie, omniprésente dans le monde contemporain. Notre imaginaire est en effet envahi depuis plusieurs décennies par des images et une rhétorique de situations extrêmes désormais plaquées sur toutes sortes d'épreuves de la vie quotidienne. La problématique de la survie, qui surgit avec les témoignages des rescapés des camps de la mort, imprègne aujourd'hui toutes les investigations historiques consacrées aux minorités exposées à la persécution et à la discrimination. Elle imprègne aussi jusqu'à la psychologie du développement personnel et une grande part de la littérature populaire qui prend pour thème les pressions de la vie professionnelle, les rivalités et la concurrence dans la vie de tous les jours. La façon dont ce type d'expérience était vécu jusqu'alors s'en trouve modifiée et les individus sont conduits à ne plus fonder leurs choix existentiels que sur des critères émotionnels et indistincts renvoyant à l'enjeu de la survie.
   Dans cette étude de psychologie politique à la fois lucide et provocante, Christopher Lasch se penche sur cette confusion, de plus en plus répandue, entre lutte pour la préservation de l'intégrité personnelle et lutte pour la survie.

13 euros (code de commande : 29590).

 

LEBAS (Émile) — Notes sur le mouvement dramatique wallon à Mons. Mons, Boland, 1905. In-8° broché, 28 p., couverture défraîchie et fragile, rare.
En guise d'introduction :
   En cette année où l'on célèbre le 75e anniversaire de l'Indépendance nationale, chacun, dans sa sphère d'action, promène instinctivement un regard sur l'éclosion et le développement en Belgique des choses qui l'intéressent et retire de la constatation des projets échoués ou des progrès réalisés d'importantes leçons pour l'avenir.
   Faisant de même, il m'a semblé utile de jeter un coup d'œil rétrospectif sur le mouvement dramatique wallon montois et à l'occasion des représentations que donnent en notre ville, dans ces mois de juin, juillet et septembre, les sociétés « les XV », « Plaisir et Charité » et « Le Labeur », je livre au lecteur tout simplement ces quelques notes et réflexions, espérant qu'elles seront accueillies avec plaisir.
   Grâce à l'amabilité de plusieurs concitoyens et notamment de Jules Declève qui m'a communiqué de précieux renseignements, ce dont je le remercie bien amicalement, je crois pouvoir donner sur le sujet entrepris une étude assez documentée.

15 euros (code de commande : 29574).

 

[MAGRITTE (René)]. Festival mondial du film et des Beaux-Arts de Belgique. Bruxelles : du 1er au 30 juin 1947. [Bruxelles], Festival Mondial du Film et des Beaux-Arts de Belgique], 1947. In-12 agrafé, XXIII, 12, [36] p., quelques illustrations, rare.
   Il s'agit de l'agenda de ce festival qui fait écho à un nombre important d'événements culturels dans les villes de Belgique. René Magritte en avait dessiné l'affiche en couleurs, c'est sa reproduction en noir et blanc qui sert de couverture à la brochure présentée ici.
Bibliographie :
   - Schwilden (Tristan), Magritte livre l'image. Affiches, publicités et illustrations de 1918 à 1966. Essai de catalogue, n° 76.

50 euros (code de commande : 29569).

 

MAHY (Louis) — Le couvent de Wisbecq en Brugelette. Bruxelles, Van Campenhout, 1919. In-8° broché, 132 p., une planche hors texte, dos renforcé avec de l'adhésif, rare.
   Cette étude fut publiée dans le tome IV - 1919 des Annales du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Le hameau de Wisbecq et l'ancienne famille de ce nom.
   Chapitre II.
      § I. La maison hospitalière ou « l'hôpital » de Wisbecq.
      § II. Premières religieuses de Wisbecq.
   Chapitre III. Les Sœurs grises.
      § I. Le Tiers-Ordre de St-François d'Assise.
      § II. Wisbecq, pépinière du Tiers-Ordre.
      § III. Développement de cette institution.
      § IV. Quentine de Jauche-Mastaing.
      § V. Le vieux monument de Quentine de Jauche dans la chapelle de Wisbecq.
      § VI. Prospérité de l'ordre et services qu’il rendit.
      § VII. Inquisitions et vexations républicaines.
         - État des religieux supprimés dans le département de Jemappes, par la loi du 15 Fructidor an IV.
         - État des Biens et Revenus des Sœurs grises en 1796.
         - Recettes mobiliaires et immobiliaires actives de la communauté.
      § VIII. La suppression et mise en vente du Couvent.
      § IX. Un obituaire des Sœurs grises.
   Chapitre IV.
      § I. Le « Pensionnat » Carnoye.
      § II. Les dernières religieuses de Wisbecq.
   Chapitre V.
      § I. Fondation du Collège, évolution et histoire.
      § II. Coup d'œil sur le Collège des Jésuites.
      § III. Brugelette à vol d'oiseau.
      § IV. Les anciens élèves de Brugelette.
         - La Cloche de Brugelette.
      § V. Illustrations sorties de Brugelette.
      § VI. Liste d'élèves internes du Collège de Brugelette.
      § VII. Bilan social de ce Collège.
      § VIII. Monuments funéraires et épitaphes.
   Chapitre VI.
      § I. L'Orphelinat et les Religieuses de l'Enfant Jésus.
      § II. Le chanoine de Turck de Kersbeck.
      § III. Inscriptions recueillies à l'intérieur du Couvent.
   - Épilogue.
   - Bibliographie.
   - Errata et Addenda.

30 euros (code de commande : 29559 - vendu).

 

MAÏEU (Bernard) et PIERRARD (André) — Promenade dans la mémoire de l'Avesnois. Tome 1. Le cadre de vie. Dunkerque, Westhoek - Éditions des Beffrois, 1984. In-4° broché, 163 p., nombreuses reproductions de cartes postales anciennes, (collection « Mémoire Collective »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Dans le sud du Nord, jouxtant la Wallonie, la Picardie, le Cambrésis et le Valenciennois, l'arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe, vaste morceau du vieux Hainaut, a conservé des spécificités qui charment le voyageur et donnent aux habitants de l’Avesnois un air de famille s'accordant à la fraîcheur précieuse des vallons verdoyants.
   L’Avesnois, ce sont les cathédrales vertes de la forêt domaniale de Mormal, le bocage aux riches pâturages qu'illustre le fastueux « Maroilles », la fagne apparentée aux paysages ardennais, et mille rus et rivières qui ont donné la lente Sambre. Ce sont des travailleurs aux mains agiles, qui se souviennent ensemble, et disent : « Vouloir vivre et travailler au pays, c’est comme aimer sa mère. ».

20 euros (code de commande : 29566).

 

MARTINEZ-NOVILLO (Alvaro)Le peintre et la tauromachie. [Titre original : El pintor y la Tauromaquia.] Traduit de l'espagnol par Louis Audibert. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure, jaquette (manque à la coiffe) et étui d'éditeur, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Animal sacré, le taureau a toujours occupé un statut privilégié dans les civilisations anciennes, de l'âge des cavernes aux fresques de Cnossos. Puis, avec les temps modernes, c'est la confrontation entre l'homme et le taureau dans l'arène qui a exercé une fascination permanente sur les artistes. Il suffit de songer à Goya, à Manet ou à Picasso...
   L'ouvrage d'Alvaro Martinez-Novillo étudie dans le détail ce thème d'inspiration artistique à travers l'histoire, aussi bien dans la tradition espagnole, de Goya à Miró puis Arroyo, qu'en France, en Angleterre, ou en Allemagne, à travers le mouvement hispanique de la génération romantique. Mais loin de limiter son analyse à Delacroix, Gustave Doré ou Pharamond Blanchard, l'auteur élargit son étude à tous les courants artistiques, avec le cas majeur de Manet, et jusqu'au XXe siècle qui voit, à côté de Picasso, des artistes venus des horizons les plus divers, comme Braque, Masson, Picabia, Bacon, céder à la magie du duo sanglant de l'arène.

20 euros (code de commande : 29596a).

 

MORIN (Edgar) — L'Homme et la Mort dans l'histoire. Paris, Corrêa, 1951. In-8° broché, 335 p., exemplaire non coupé, couverture un peu salie.
Table des matières :
   - 
Introduction, générale. L'horreur de la mort. Le risque de mort. Le meurtre. L'immortalité. (Anthropologie de la mort).
      Chapitre I. Aux frontières du no man's land : la conscience de la mort.
      Chapitre II. La mort en commun et la mort solitaire.
         I. Mort et individualisation.
         II. La lutte des classes.
      Chapitre III. L’espèce et la mort.
      Chapitre IV. Le paradoxe de la mort : le risque de mort, le meurtre (Inadaptation-Adaptation à la mort).
      Chapitre V. Les fondements anthropologiques du paradoxe.
      Chapitre VI. La mort et l'outil.
   Première partie. Les conceptions premières de la mort.
      Chapitre I. La mort-renaissance. La mort maternelle.
      Chapitre II. Le « double » (Fantôme, Esprit).
      Chapitre III. Prolongement et résurgence des conceptions primitives de la mort.
         - L'occultisme et la mort.
         - Les métaphores esthétiques.
   Deuxième partie. Les cristallisations historiques de la mort.
      Chapitre IV. Le tournant historique : les morts nouvelles.
      Chapitre V. Le salut.
         - L'immortalité du salut.
         - Le salut chrétien.
      Chapitre VI. La mort cosmique. Brahman et Nirvana.
      Chapitre VII. « La mort est moins que rien » (Sagesse antique).
      Chapitre VIII. La mort et la culture (Sagesse moderne).
   Troisième partie. La crise contemporaine et la crise de la mort.
      Chapitre IX. La crise contemporaine et la « Crise de la Mort ».
   Quatrième partie. Les données contemporaines de la conscience et de l'action scientifique concernant la mort.
      Chapitre X. Mort et biologie. La pratique scientifique.
   - Conclusion.
      - Mort spécifique et mort cosmique.
      - « Chaque pouce de terrain que gagne l’humanité... »

18 euros (code de commande : 29572 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 7. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988. In-8° collé, 60 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Avant-propos :
   Depuis l'occultation de Luc Étienne, Régent de Contrepet et d’Astropoétique, Chef de Travaux Pratiques de Versification Holorime, Palindromade et Bouts Rimés, le flambeau de la poésie a été repris par une promotion d'élèves talentueux. La poésie en question n'est pas, bien entendu, la « Poésie poétique » contre laquelle Julien Torma mettait en garde, mais la « poésie » au sens où nous l'entendons au Cymbalum : palindromique, holorimante, mirlitonesque, poésie où les fables-express filent à toute allure sur les rails du calembour.
   Le florilège ci-après tire ses sources des productions de 1’E.DE.N. (École DE Nulpart), animée par Pierre Ziegelmeyer, de la série des Grands textes brefs de Jean-Louis Bailly et des travaux de Jacques Antel, à qui l'on doit notamment Le Tout de mon cru (J.J. Pauvert, 1975) et Mots croisés palindromiques (J.J. Pauvert, 1978).
   Nous y ajoutons un hommage à Georges Perec, par Pis Parol. Les lecteurs des Subsidia se souviennent de son hommage à Raymond Roussel publié dans le n° 16.
   Sa Magnificence le Docteur Irénée-Louis Sandomir a rappelé que « le mot de Poésie désigne une « naïveté » au sens propre ». Aussi a-t-on adjoint à l'ensemble quelques exercices potachiques, œuvres de jeunesse du regretté Régent Vasco Tartuca.

10 euros (code de commande : 29584 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 8. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988. In-8° collé, 84 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Avant-propos :
   Depuis longtemps pressait l'envie qu'avaient les Cymbalistes d'un numéro consacré à la merdre. Sous les apparences d'un « varia » la présente livraison répond à ce vœu.
   De l'état des lieux du regretté Régent de Thermosophie qui ouvre la chasse jusqu'aux comptes rendus de la colique des colloques (on a choisi en priorité les pédagogues) qui la ferment, en passant par telles belles épistoles ou tels fragments de romances romanesques, par des spéculations sur James Joyce et Alexandre Vialatte ou par des études sur les lépidoptères, tout cet « abstersif block-note » témoigne, s'il en était besoin, que, suivant la formule torméenne, « le Verbe se fait chiard » toujours.
   Mais à cette « chute vers l'humide et le noir » répond une remontée. Comme le Père Ubu ressort du trou des gogues en vertu du principe d'Archimède, ce n ° 8 des Monitoires cul-mine par l'expression la plus fragrante (au nez du pataphysicien) du Verbe qu'est la Béatitude, avec laquelle est atteint le nirvana pataphysique. Cette assomption ramenant à la méthode de merditation du Sme Provéditeur-Équateur qui entame le numéro et à l'épigraphe de Léon Bloy qui le somme.

12 euros (code de commande : 29585 - vendu).

 

PETIT (Karl) — La ducasse de Mons. Mons, Fédération du Tourisme de la Province du Hainaut, 1984. In-8° carré broché, 127 p., illustrations, envoi de l'auteur, couverture partiellement insolée.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Abel Dubois.
   - Lettre ouverte au lecteur.
   I. Quand, à Sainte-Waudru, chantaient les chanoinesses.
   II. La procession multiséculaire de la Trinité.
      - Origine et développement de la procession de Mons.
      - Décadence et renouveau de la procession.
      - Le Car d'or et ses ancêtres.
   III. Le Lumeçon depuis ses origines.
   IV. Les acteurs du Lumeçon.
      - Saint-Georges.
      - Les dragons et le dragon.
      - Les chinchins.
      - Les diables.
      - Les hommes sauvages.
      - Les hommes blancs.
      - Avec les pompiers.
   V. Le Lumeçon expliqué.
   VI. Folklore de ducasse.

12 euros (code de commande : 29570 - vendu).

 

RICHE (R.) — La vie à Blaugies. Hier et aujourd'hui. Chez l'Auteur, 1945. In-8° dactylographié agrafé, 94 p., exemplaire en bel état, rare.
Table des matières :
   Livre I. Histoire de Blaugies.
      Chapitre I. Données générales.
      Chapitre II. Juridictions à Blaugies sous l'ancien régime.
         1° L'abbaye de St. Ghislain.
         2° La seigneurie de Blaugies.
         3° Le régime sous les seigneuries.
      Chapitre III. Le siècle de malheur (Malplaquet 11 septembre 1709).
      Chapitre IV. Les occupations française et hollandaise.
      Chapitre V. La Belgique indépendante.
      Chapitre VI. Toponymie de Blaugies.
      Chapitre VII. La population.
   Livre II. La vie religieuse : paroisse, institutions.
      Chapitre I. La paroisse.
      Chapitre II. L'église, le clergé et la fabrique d'église.
         Article I. L'église St. Aubin.
         Article II. Le cimetière paroissial, la chapelle N.D. des 7 Douleurs, le calvaire monumental.
         Article III. Les curés de Blaugies.
         Article IV. La fabrique de l'église St. Aubin.
      Chapitre III. Les chapelles de la paroisse.
         Article I. La chapelle N.D. de la Paix.
         Article II. La chapelle N.D. de Bon Remède.
         Article III. La chapelle N.D. de Tongre.
         Article IV. La chapelle N.D. du Bon Conseil.
         Article V. La chapelle St. Aubin.
         Article VI. La chapelle du Coron.
      Chapitre IV. Les institutions et faits mémorables de la paroisse.
         Article I. Le couvent.
         Article II. Les confréries et associations pieuses.
         Article III. Les cercles de formation chrétienne.
         Article IV. Les événements et cérémonies mémorables.
   Livre III. Les différents autres aspects de la vie à Blaugies.
      Chapitre I. L'instruction à Blaugies.
      Chapitre II. La bienfaisance à Blaugies (Charité privée - Charité officielle - La Croix-Rouge - Le Secours d'Hiver).
      Chapitre III. La vie civique, sociale, économique et folklorique.
         Article I. La vie civique et sociale.
            1° La politique.
            2° Les services publics.
            3° Associations diverses.
         Article II. La vie économique.
         Article III. La vie folklorique.

25 euros (code de commande : 29567 - vendu).

 

RICHIR (Marc) — Phantasia, imagination, affectivité. Phénoménologie et anthropologie phénoménologique. Grenoble, Millon, 2004. Grand in-8° collé, 533 p., (collection « Krisis »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Que quelque chose de notre « nature humaine » se trouve étrangement éclairé par l'analyse phénoménologique des rapports complexes entre phantasia, imagination et affectivité, telle est l'énigme qui traverse ce livre comme un fil rouge. Autant la phénoménologie comme telle s'occupe des phénomènes en leur statut transcendantal, autant la précision qui leur est apportée par la prise en compte de leur dimension imaginative et affective, conduit-elle à délimiter, à l'intérieur de la phénoménologie, le champ de l'anthropologie phénoménologique. Et, à l'intérieur de ce champ, les psychopathologies sont un véritable révélateur.
   Les analyses phénoménologiques qui en sont proposées ici conduisent à prendre la mesure, souvent démesurée, de l’homme, et à affiner en retour les structures que la phénoménologie dégage pour sa part. Analyses en zigzags ou en spirale qui permettent de voir et de décrire les rivages d’une terre, mais qui est une terra incognita : la nôtre.
   Voyage long, difficile, aventureux où l'énigme reste entière mais a changé de visage. Alors qu’il y a quelque chose de non humain dans la rationalité, et qui a tant séduit la tradition philosophique, dans le champ qui se découvre ici, l'imagination, dans ses rapports complexes avec l'affectivité, paraît, en écho à Nietzsche, humaine, trop humaine. Lieu d'illusions multiples, affectives, mais aussi axiologiques, au plus loin de toute idéologie et de toute évaluation, toutes deux ratiocinantes, au plus près d’une reprise lucide des horizons symboliques de l'institution symbolique dans laquelle nous vivons et qui nous fait vivre. La question est peut-être finalement : qu'est-ce que vivre, et vivre humainement ? Vivre, et non pas être ?

20 euros (code de commande : 29588).

 

SCHÜTZ (Alfred) — Le chercheur et le quotidien. Phénoménologie des sciences sociales. [Titre original : Collected Papers.] Traduit par Anne Noschis-Gilliéron. Postface et choix de textes par Kaj Noschis et Denys de Caprona. Préface de Michel Maffesoli. Paris, Klincksieck, 2008. In-8° collé, XVI, 286 p., (collection « Méridiens »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Passer du concept à l'objet. Voilà ce à quoi s'emploie, avec une obstinée rigueur, la démarche phénoménologique en général, celle de Schütz en particulier. C’est bien ce à quoi il convient d'être attentif quand on sait comment la sociologie est la cible, de nos jours, de nombreuses critiques. Toutes, d'ailleurs, ne sont pas infondées. Car, outre les lassantes et puériles querelles qui la déchirent, il faut bien reconnaître qu'elle a une fâcheuse tendance à être en retard d’une guerre concernant ce que Durkheim appelait les caractères essentiels de la vie sociale. Nombreux étant ceux qui en son sein continuent avec lassitude, ennui ou cynisme, à développer des thématiques éculées n'intéressant plus personne si ce n'est eux-mêmes.
   Il y a donc un défi, et quelques moyens de le relever. Le Chercheur et le Quotidien est du nombre et toute l'œuvre d'Alfred Schütz pourrait être comprise comme une réponse à la lumineuse remarque de Max Weber : comment être à « la hauteur du quotidien » ? L’intérêt d'à présent, la thématique du quotidien, c’est bien cela qu'on va lire tout au long de ces pages, et c’est cela qui peut redonner à la sociologie une nouvelle dynamique. Non pas comme un nouvel objet à étudier, encore moins comme un nouveau système à appliquer, mais bien comme une mise en perspective, une assomption de ce qui se donne à voir.

15 euros (code de commande : 29589).

 

SOROKINE (Vladimir) — Le lard bleu. Traduit du russe par Bernard Kreise. [Paris], Éditions de l'Olivier, 2007. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 417 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Le « lard bleu » est une matière utilisée comme source d'énergie ou comme drogue, dont personne ne connaît le secret de fabrication, à part quelques scientifiques russes, retirés en 2068 dans un centre de recherches en Sibérie. Ces chercheurs ont mis au point un système de clonage, réservé à sept célébrités de la littérature – Tolstoï, Tchékhov, Nabokov, Pasternak, Dostoïevski, Akhmatova et Platonov –, et de production de « lard bleu » à partir de leur corps. Au cours d’un cocktail, la précieuse substance est volée puis transportée grâce à une machine à remonter le temps à Moscou en 1954. Staline, Khrouchtchev, Hitler deviennent alors les protagonistes d'une extravagante intrigue érotico-politique.
   Roman « carnavalesque », ce livre a valu à son auteur d'être poursuivi en justice pour pornographie et persécuté par le régime de Poutine. Au-delà des polémiques qu’il continue de provoquer, Le Lard bleu est un des nombreux signes du réveil de l'imaginaire russe, après plus d’un demi-siècle de stalinisme. Vladimir Sorokine y règle ses comptes avec la « grande » littérature russe – à moins qu’il ne règle son compte à la littérature elle-même, avec une sorte de jubilation froide.

13 euros (code de commande : 29556).

 

THYRION (Fulgence) — Histoire de l'ordre franciscain de l'Immaculée conception (ou des religieuses conceptionnistes) en Belgique. Sint-Truiden, Instituut voor Franciscaanse Geschiedenis, 1995. In-8° collé, 303 p., quelques illustrations, (collection « Instrumenta Franciscana », n° III), exemplaire en bon état.
   
Il s'agit du fac-similé de l'édition publiée chez Wesmael-Charlier, à Namur en 1909.
Avant-propos :
   Deux joyeux cinquantenaires, en l'honneur de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie, ont marqué le commencement du XXe siècle : d'abord, en 1904, celui de la proclamation du dogme de la Conception Immaculée, et ensuite en 1908, celui des Apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes. Heureux début qui nous fait espérer, selon la parole de saint Léonard de Port-Maurice, les plus abondantes bénédictions de Dieu sur son Église, au milieu des difficultés qu'elle traverse actuellement et qui tourneront à sa plus grande gloire.
   À l'occasion de ces deux cinquantenaires, bon nombre d'ouvrages remarquables ont paru pour glorifier la Vierge Immaculée. Le présent travail vient nous faire connaître l'histoire des anciens couvents, en Belgique, des Filles de l'Immaculée Conception, dites Conceptionistes, au XVIIe et au XVIIIe siècles, et leur rétablissement au XIXe siècle, après leur suppression en l'année 1796. Ce modeste ouvrage a été demandé à la suite d'une grâce insigne obtenue par l'intercession de la Vierge Immaculée.
   L'intention première était de ne donner que l'historique des couvents ; mais, sur le conseil de plusieurs personnes compétentes, on a donné un aperçu des travaux des Franciscains depuis plusieurs siècles, en faveur de la pieuse croyance à la Conception Immaculée de la Vierge Marie. On ne pouvait donc laisser dans l'ombre Jean Duns Scot, le vaillant défenseur de ce glorieux privilège, la Vénérable Dona Béatrix de Silva, la fondatrice d'un Ordre consacré à l'honneur de la Vierge Immaculée, le cardinal François Ximenès, le puissant protecteur de cet Ordre, et enfin, le P. Mathias Hauzeur, qui s'en fit le zélé propagateur en Belgique.
   Puissent ces humbles pages contribuer, dans la mesure du possible, à l'honneur de l'Immaculée Conception de la Vierge Mère et à l'extension de son Ordre privilégié.

15 euros (code de commande : 29587 - vendu).

 

[TOURNAI - CATHÉDRALE]. HARREWIJN (Jacques) — L'Eglise cathedrale de Notre Dame à Tournai. Liège, Bassompierre, 1769. Impression sur papier vergé, en bel état.
   Gravure de Jacques Harrewijn extraite du tome III de l'ouvrage de J. B. Chrystin : Les délices des Pays-Bas, ou Description géographique et historique des 17 provinces Belgiques, en regard de la p. 154.
Dimensions :

   - Illustration : 195 x 138 mm.
   - Feuille : 215 x 165 mm.

Extrait du volume des Délices des Pays-Bas :
   L'Eglise Cathédrale, dédiée à Notre-Dame, est d'une très belle architecture, elle a quatre clochers ; on y voit quantité de Chapelles richement ornées, comme aussi plusieurs tombeaux magnifiques, tant de marbre que de bronze. Son Chapitre a pour Dignitaires un Doyen, deux Archidiacres, l'un pour Tournay, & l'autre pour la Flandre ; un Chantre, deux Trésoriers, un Pénitencier, un Ecolâtre, un Théologal & un Chancelier. Il y a en tout quarante deux Prébendes, dont quarante sont à la disposition de l'Evêque ; & les deux autres, savoir celle d'Ecolâtre & du Chanoine Hôtelier, sont à la disposition du Chapitre. Le dernier est appellé Hôtelier, parce qu'à titre de sa Prébende, il est chargé de la direction de l'Hôpital de Notre-Dame, qui est de la dépendance du Chapitre. Les Chanoines doivent être Nobles ou Gradués ; ils montent à une Prébende meilleure par tour d'ancienneté, en laissant celle qu'ils avoient pour le nouveau venu. Ils ont une belle Bibliotheque, commencée par la libéralité de plusieurs Chanoines. Il y a encore douze Vicaires, qui doivent être bons Musiciens, & qui ont des revenus considérables. On croit que Childeric I, petit fils de Clodion, Roi de France a fondé & doté cette Eglise, en reconnoissance de ce que les Tournésiens l'avoient défendu contre ses Ennemis, qui l'assiégeoient dans Tournay. Ce qu'il y a de certain, c'est que ce Prince mourut, & qu'il fut enterré dans cette Ville, puisqu'on y trouva son tombeau, par hazard en 1655.
Bibliographie :
   - Le Bailly de Tilleghem (Serge), Tournai et le Tournaisis en gravures, pp. 48-49 (pour une copie de cette gravure).

45 euros (code de commande : 29597 - vendu).

 

VANDERKINDERE (Léon)Choix d'Études historiques. [Préface de G. Des Marez.] Bruxelles, Weissenbruch, 1909. In-8° broché, XII, 389 p., 3 cartes dépliantes et une carte hors texte, une illustration, couverture un peu défraîchie, sinon fort bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   - Préface.
   - De la méthode historique.
   - La condition de la femme et le mariage à l'époque mérovingienne.
   - Les origines de la population flamande. La question des Suèves et des Saxons.
   - Le capitulaire de Servais et les origines du comté de Flandre.
   - Richilde et Hermann de Hainaut.
   - Deux notes à propos d'Uccle :
       - Le Dieweg.
       - L'Échevinage d'Uccle.
   - La féodalité.
   - Notice sur l'origine des magistrats communaux et sur l'organisation de la marke dans nos contrées au Moyen Âge.
   - La première phase de l'évolution constitutionnelle des communes flamandes.
   - La politique communale de Philippe d'Alsace et ses conséquences.
   - Liberté et propriété en Flandre du IXe au XIIe siècle.
   - La notion juridique de la commune.

30 euros (code de commande : 29601).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. DUEZ (Georges) — Vincent Van Gogh au Borinage. « À la recherche du soleil et de soi-même... » Mons, Maison du Tourisme de la Région de Mons, 2002. In-8° carré agrafé, 83 p., illustrations en noir.
Avant-propos :
   En répondant à la demande du Secrétaire provincial au Tourisme du Hainaut, notre ami Raoul Dufour, nous espérons accomplir œuvre utile par cette étude sur Vincent Van Gogh.
   Nombreux sont les auteurs qui, avec plus ou moins de bonheur, se sont penchés sur la vie du génial Hollandais. À tous, nous tenons à rendre hommage.
   La littérature abondante souligne l'importance de Vincent Van Gogh dans l'évolution de la peinture.
   Acteur privilégié de la transition entre une époque antérieure, riche et variée, il ouvre les portes à une évolution picturale nouvelle. En peu d'années, il modifie son art, l'adapte aux circonstances d’une vie dramatique qu’il nous révèle dans une correspondance riche et précise. Cette correspondance, au style imagé, nous conduit au plus profond de l'âme de l'artiste.
   Plutôt que défaire appel à des témoignages indirects, il nous est apparu plus utile de nous tourner vers l'œuvre littéraire de l'artiste lui-même, en citant les références des lettres tirées de la Correspondance complète de Vincent Van Gogh.
   Une modeste étude Vincent au Borinage a déjà fait l'objet de deux éditions. Soucieux de présenter une étude plus approfondie, conscient de l'importance du passage de Vincent Van Gogh au Borinage, nous nous pencherons plus largement sur cette étape de la vie du peintre. Nous accorderons une place plus importante aux lettres se rapportant à cette période. Comme le peintre le faisait lui-même, afin d'éviter, selon ses propres dires, la consonance rocailleuse du nom Van Gogh, très souvent, nous emploierons simplement le nom de « Vincent » au cours de cette étude.
   Les extraits des lettres portent la numérotation notée dans la Correspondance complète de Vincent Van Gogh aux Editions Gallimard/ Grasset.

12 euros (code de commande : 29568- vendu).

 

VERRIEST (Léo) — Le régime seigneurial dans le comté de Hainaut du XIe siècle à la Révolution. Louvain, Smeesters, 1956. In-8° broché, XVI, 428 p., illustrations hors texte, cartes, plans dont certains à déplier, (collection « Histoire des Institutions et du Droit Belges »), bon exemplaire malgré une déchirure à la page de faux-titre destinée à faire disparaître un ex-libris manuscrit.
Introduction :
   En commençant les recherches qui ont abouti à la rédaction de ce livre, j'avais en vue l'étude du régime seigneurial en Hainaut au XVIIIe siècle, ou, plus exactement, à la veille de 89. Je me proposais d'observer le fonctionnement, à cette époque, des institutions rurales et voulais savoir, notamment, si les griefs formulés contre elles en France se retrouvaient chez nous, si l'évolution du système avait produit les mêmes résultats qu'ailleurs, si les doctrines enfin des philosophes et des économistes français avaient trouvé écho, et dans quelle mesure, parmi nos « vilains ». Or, j'acquis très vite la conviction qu'envisagée uniquement avec cet objectif, la question était trop étroite et qu'il fallait l'étudier dans un cadre beaucoup plus vaste, l'examiner non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps ; qu'il était indispensable de remonter à l'époque classique du régime féodal et de suivre pas à pas ses transformations successives et les mouvements de l'opinion ; qu'il fallait, enfin, ne pas se contenter de projeter en quelque sorte sur un écran le tableau des institutions seigneuriales de l'ancien régime, mais bien en observer la vie et les variations en les déroulant comme au moyen d'un film cinématographique. Dès lors, je ne pouvais hésiter quant à la détermination de la limite chronologique jusqu'à laquelle il y avait lieu de se reporter en arrière : le XIe siècle était tout indiqué, non pas seulement parce que c'est alors que le régime seigneurial a atteint son plein épanouissement, mais aussi parce que les transformations économiques et sociales qui devaient amener l'évolution juridique du XIIe et du XIIIe siècle commencent alors à se manifester nettement ; de plus, ce n'est guère qu'avec le XIe siècle que la documentation est suffisamment riche pour qu'on y puisse chercher des données précises et une conviction solidement étayée.
   J'ai limité mes recherches, comme précédemment pour l'étude du Servage, à l'ancien comté de Hainaut, c'est-à-dire à une partie du Hainaut belge et du Sud du Brabant actuels et aux riches territoires français des anciens pagi Hainoensis minor et Fanomartensis. C'est qu'il importe de procéder à des travaux régionaux avant qu'il puisse être question d'écrire une étude synthétique, appuyée sur des résultats scientifiques sérieux, des vieilles institutions et du vieux droit de nos provinces. Beaucoup d'ailleurs, presque tout dirais-je même, est à faire à cet égard, et notre jeune école historique, à part quelques remarquables exceptions, semble dédaigner ces matières ; cela tient d'ailleurs, en grande partie, à ce que, dans nos Universités, on n'a pas fait jusqu'à présent à l'enseignement de l'histoire du droit la place qu'il mérite, celle que réclama jadis le savant maître Charles Duvivier, celle qu'on lui accorde si généreusement à l'étranger.
   Les sources qui s'offraient à mes investigations étaient extrêmement abondantes et il m'a fallu plusieurs années de laborieuses recherches pour venir à bout des principales d'entre elles : mes références témoignent d'ailleurs de l'ampleur de ma documentation. Les chartes, publiées en grand nombre par les soins de Devillers, de Duvivier, de De Smet, de de Reiffenberg, de d'Herbomez et de beaucoup d'autres, m'ont naturellement été des plus précieuses ; j'ai t'ait largement usage aussi des textes de toute première valeur que sont les polyptyques du XIIIe siècle, et notamment de celui du comte de Hainaut, de celui de S. Waudru et de celui du sire d'Audenarde dont les importants domaines s'étendaient jusqu'à Flobecq, Ellezelles et Lessines ; j'ai également puisé beaucoup dans les archives administratives et judiciaires seigneuriales et surtout dans les documents de la pratique, dans les comptes des seigneuries notamment, qui reflètent si excellemment la vie de ces organismes ; enfin, les archives des grandes cours de justice, du Conseil souverain de Hainaut en particulier, m'ont fourni des données très importantes.
   J'ai cru devoir illustrer mon texte d'un ensemble de plans, de vues et de dessins qui appuient mes opinions ou mes observations : on en appréciera, je l'espère, tout l'intérêt.
   Ce livre doit être considéré comme le deuxième – mon « Servage » étant le premier – d'une série d'études relatives aux institutions et au droit de l'ancien Hainaut ; j'ai mis sur le métier un troisième mémoire concernant l'Alleu, et je compte le faire suivre notamment d'un quatrième relatif à la propriété foncière rurale.

90 euros (code de commande : 29561 - vendu).

 

VILLETTE (Étienne-Nicolas) — Histoire de Nôtre-Dame de Liesse. Par M. Villette, Prêtre, Docteur de Sorbonne, Chanoine & Grand Archidiacre de l'Eglise de Laon, Chapellain de la Chapelle Royale de Nôtre-Dame de Lieffe, Vicaire général & Official de Monseigneur l'Evêque Duc de Laon. Laon - Paris, Rennesson - Warin, 1708. [A Laon, / Chez A. Rennesson, Imprimeur du Roy, & / de Monseigneur l'Evêque, proche le Cloître / de Nôtre-Dame. / Et se vend / A Paris, / Chez Antoine Warin, ruë Saint Jacques, / prés la Fontaine S. Severin, au S. Scapulaire. / M. DCC. VIII. / Avec Approbation & Privilege du Roy.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure très frottée et usagée, [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître, approbation et privilège, préface)], 102, [2 bl.], 134 p., 5 gravures hors texte de Simon Thomassin d'après Jacques Stella, dont une à déplier.
   Le nombre de gravures reliées dans cet ouvrage varie selon les exemplaires ; le nôtre est semblable à celui conservé à la bibliothèque de l'Université de Gand.
Préface :
   Ce petit Ouvrage est composé de trois parties. La prémiére contient un discours préliminaire sur l'Histoire de l'Image miraculeuse de Nôtre-Dame de Liesse, & sur l'antiquité de la Chapelle de Liesse. La seconde, l'Histoire de l'Image miraculeuse de Nôtre-Dame de Liesse. La troisiéme, l'Histoire des faveurs & des graces obtenuës par l'intercession de la même Nôtre-Dame de Liesse.
   Je raporte en la prémiére partie les preuves que nous avons de la vérité de l'Histoire de Nôtre-Dame de Liesse, & je les donne telles qu'elles sont, sans vouloir les faire passer pour ce qu'elles ne sont pas. J'appuye autant que je le dois sur la Tradition, sur les sources d'où elle est venuë jusques à nous, sur les Auteurs qui en ont parlé, & sur tout je me garde bien d'imposer à personne le joug d'une déference & d'un aquiescement nécessaire à ces preuves. Quant aux Actes par lesquels je justifie l'antiquité de la Chapelle de Liesse, je ne crois pas qu on puisse les contester, êtant desTitres autentiques, & dont on ne peut revoquer la vérité & la certitude en doute.
   Je ne dirai rien de la seconde partie qui contient l'Histoire de l'Image miraculeuse de Nôtre-Dame de Liesse, sinon qu'en suivant l'ancienne Histoire, j'ai tâché de l'épurer de tout ce que les Editions qu'on a faites jusques ici, pouvoient avoir de grossier & de fastidieux.
   Pour ce qui est de la troisiéme partie qui est une espéce d'Histoire abregée des faveurs & des graces que le Seigneur a accordées, ou dans la Chapelle de Liesse, ou par l'intercession de Nôtre-Dame de Liesse, j'ai crû devoir laisser toutes celles des siécles passés, quoi que raportées dans les anciennes Editions, à l'exception néanmoins de quelques-unes qui sont trés-distinguées, & je me suis contenté de parler de celles des derniers tems dont il y a des preuves & des témoignages autentiques, soit dans les Monumens que l'on trouve encore dans la Chapelle de Liesse, soit les Procés Verbaux, Certificats & Déclarations en bonne forme que j'en ai trouvés dans les Archives de Liesse. J'ai crû même pour en rendre le recit plus autentique, & afin qu'on ne m'en crût pas sur ma bonne foi, devoir le faire autoriser par des Actes du Trésorier & des Juges de Liesse, qui aprés l'avoir collationné avec les Monumens, les Procés Verbaux, Certificats & Déclarations d'où il est tiré, certifient au Public qu'il y est entiérement conforme.
   J'ai ajoûté au recit des faveurs & des graces, un autre des dons & des oblations les plus considérables qui ont été faites à la Chapelle de Liesse, & dont la mémoire & la connoissance sont venuës jusques à nous,
   Enfin je dis un mot sur l'excellence de la sainte Vierge, sur la vénération que les Fidéles doivent avoir pour elle, sur la confiance qu'ils doivent prendre en sa protection & en sa clémence, sur l'utilité des Pélérinages, & sur la maniére dont on doit s'y conduire pour les faire selon l'Esprit de l'Eglise.

100 euros (code de commande : 29598).

 

VISART (Amédée) — La Belgique bilingue. Bruxelles-Bruges, Desclée de Brouwer, 1919. In-8° broché, 126 p., rousseurs à la couverture frottée.
Avant-propos :
   « La question linguistique a, dans ce moment, en Belgique, une grande importance et une grande actualité. Elle est capitale au point de vue national. L'auteur de cet opuscule, se trouvant dans des conditions favorables pour l'examiner avec impartialité et avec quelque compétence, s'est efforcé d'apporter une contribution modeste à l'étude et à la solution d'un problème dont l'opinion publique se préoccupe vivement.
   Cet ouvrage est écrit en français parce qu'il importe surtout de montrer à nos compatriotes wallons leur véritable intérêt, parfaitement compatible avec le respect des droits de leurs frères flamands. »
Table des matières :
   Chapitre I : Histoire linguistique de la Belgique.
   Chapitre II : Unité ou pluralité des langues.
   Chapitre III : La situation linguistique actuelle en Belgique.
   Chapitre IV : Le programme des études au point de vue linguistique. Écoles primaires. Enseignement moyen.

20 euros (code de commande : 29600- vendu).

 

WAILLIEZ (Léon) — Au Gardin du Maïeur. [Namur], Éditions des Cahiers Wallons, [1943]. In-8° agrafé, 36 p., linogravure de Joseph Gillain, dit Jijé en couverture.
Ce recueil contient :
   - Au « Catiau ».
   - Si no p'tite Trouye aroit voulu...
   - À l'Wallonie.
   - El' Tiouque.
   - À m'pipe.
   - El' commissionnaire.
   - Pou mes cinquante ans.
   - Les deux z'amisses.
   - Les quiés éié l'porteur au sac.
   - El' Lumaçon èiè l'ernard.
   - Sonnet pou no patois.
   - Sonnet pou n'pauffe èglise.
   - L'erculot.
   - Canson d'Noé.
   - Pèlèrinage.
   - L'Ropieur, divinité montoise.
   - Au Gardin du Maïeur (petite pièce en trois scènes).
   - Glossaire.
Notice de Laurence Piéropan :
   Fonctionnaire et homme de lettres [Léon Wailliez] passe son enfance dans un quartier populaire montois et, lors des longues soirées d'hiver, il écoute les Armonaques du curé Charles Letellier. Encore élève au collège, il lit fidèlement L'Ropïeur, et n'hésite pas à lui envoyer quelques proses, stimulé par le prix décerné à son frère Alfred lors d'un concours littéraire wallon (vers 1893). Son métier de receveur des contributions à Walcourt et à Mont-sur-Marchienne, puis d'inspecteur au ministère des Finances, ne l'empêche pas de titiller la muse. En 1902, un cercle d'amis joue deux fois sa première comédie en un acte Ein mayeur nouviau geare. Vers 1906, sa collaboration au Ropïeur s'accentue avec des publications en prose, pour devenir régulière au lendemain de l'armistice de 1918. Sous le pseudonyme de Virwelle, il y signe des textes aussi variés que des nouvelles, des fautes (fables), des chansons, des poèmes. La critique de l'époque relève l'originalité et la verve de ses écrits en patois, mais aussi une poésie débordante de couleur et une prose pleine de poésie. Ses vers allègres et pittoresques jaillissent dans Si no p'tite Trouye aroit voulu, une Canson d'Noée, À m'pipe ; tandis qu'il donne en prose El petit Jésus dés Wallons, Canson d'Avri, des Avertances [avertissements], des chroniques de ducasse et des croquis du pays noir (entre autres Souvenirs de la rue des Sars, à l'occasion du décès du chanoine Edmond Puissant). Son lyrisme s'épanouit également dans Ode à la Wallonie, Au Co de Jemappes, Quand on a 50 ans. Il publie aussi en français Aquarelles, en 1958. Ses œuvres sont couronnées par la Ligue wallonne du Brabant et par la Société de littérature wallonne de Liège.
Bibliographie :
   - Pieropan (Laurence), Wailliez Léon (Mons, 1884 - 1970), dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 782.

15 euros (code de commande : 29576 - vendu).

 

[WANSART (Joseph)]. KERELS (Henri) — Adolphe Wansart. Anvers, De Sikkel, 1955. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Le teint chaud, l'œil bleu plein de malice, la parole aisée, Adolphe Wansart était un homme fin, spirituel, modeste, dynamique et jeune malgré son grand âge. Quelques jours avant sa mort, alors qu'il allait avoir quatre-vingt-un ans, il organisait un voyage en Italie qu'il eut certainement fait si l'heure de déposer l'ébauchoir n'avait brusquement sonné. C'est que, jeune d'esprit et de caractère, il était encore gonflé du désir de s'instruire afin de porter plus haut son œuvre. Il est des hommes que la mort doit abattre net, comme d'un coup de hache, sans quoi elle n'aurait jamais raison d'eux.
   Bien bâti, fort sans être corpulent, solidement planté sur des jambes légèrement arquées, Adolphe Wansart offrait la silhouette d'un robuste marin à la démarche roulante. Un bonnet alpin tiré sur le front, une cigarette s'achevant au coin des lèvres, une grosse écharpe de laine nouée autour du cou, bohème d'aspect, on le rencontrait aux vernissages ou en ville. De loin il vous accueillait en souriant, lançant un cordial bonjour d'une voix claire qu'un léger accent de Verviers rendait plus chantante encore. Il était un excellent camarade, ne critiquant méchamment personne, mais regardant avec une certaine inquiétude les excès, sympathiques cependant, de la jeunesse.
   Wansart a beaucoup travaillé, beaucoup médité, et sa production est quasi sans déchet. Ce qui frappe en premier lieu lorsqu'on jette un regard sur l'ensemble de sa production, c'est que, dans toute l'acception du terme, cet artiste était un véritable sculpteur de plein air. Ses œuvres, portraits ou compositions monumentales, sont conçues dans un large esprit architectonique. Il a justement dosé la valeur des reliefs et des creux afin que la lumière du dehors, que celle-ci soit forte ou faible, puisse donner la pleine signification aux volumes.
   La sculpture de Wansart est volontaire, mais elle est surtout étonnamment calme et par là d'une reposante sérénité. Il n'y a dans ses réalisations rien de grandiloquent, de théâtral, de voulu pour étonner, de cherché pour se singulariser : il s'est toujours tenu sur un plan supérieur.
   Le véritable Wansart, le plus complet, pourrait bien être celui que l'on découvre dans ses portraits, ces admirables bustes d'amis, construits comme des architectures. Ceux-ci, ainsi que les grandes compositions, ont été des problèmes que l'artiste a résolus suivant une ligne de raisonnement qui ne s'est jamais départie de la plus stricte logique sculpturale. Les plans simples, les formes schématisées, le mouvement le plus souvent retenu sont les caractéristiques de la sculpture d'Adolphe Wansart. Ces données constituent des éléments qui prouvent qu'il est un des rares statuaires belges possédant une juste compréhension du rôle de la sculpture.

10 euros (code de commande : 29595).

 

WITTGENSTEIN (Ludwig) — Les cours de Cambridge. 1932-1935. Établis par Alice Ambrose à partir des notes d'Alice Ambrose et de Maragret Masdonald. Traduits de l'anglais par Elisabeth Rigal. Mauvezin, Trans-Europ-Repress, 1992. In-8° collé, 267 et 267 p., édition bilingue (anglais - français), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Outre les notes prises par Alice Ambrose et Margaret Macdonald aux différents cours donnés par Wittgenstein entre 1932 et 1935, on trouvera dans ce volume Le Cahier Jaune. Celui-ci a un statut quelque peu particulier, puisqu'il consigne les cours et discussions informelles qui précédèrent les différentes séances de dictée du Cahier Bleu. On ne sera donc pas surpris qu'il recroise très largement les questions instruites par ce dernier, où l'on s'accorde à reconnaître le coup d'envoi des « nouvelles pensées ». Et pourtant il n'en est pas la simple doublure, puisqu'il précise de façon parfois décisive certains points centraux, et qu'il permet de mieux cerner le réseau conceptuel complexe dans lequel sont apparus les concepts-clefs de la seconde manière wittgensteinienne : la notion de jeu de langage et la question de l'usage.
   En réalité, Les Cours de 1932-1935, qui couvrent une période particulièrement féconde, nous mettent en présence d'un work in progress, dont les textes élaborés par Wittgenstein, ramassés à l'extrême, ont effacé bien des traces. À travers la critique de la « forme générale de la proposition », la mise-à-plat du symbolisme quantificationnel, et l'examen serré de la question de la définition, le concept même de logique est profondément renouvelé ; il permet désormais de défricher et d'explorer de nouveaux chemins de pensée, lesquels reviennent immanquablement sur deux trains de questions, celles, canoniques, de la métaphysique classique (le temps, le « Je », ...) et celles, plus techniques, qui ont trait aux fondements des mathématiques (le nombre et les nombres, l'infini, la non-contradiction).

25 euros (code de commande : 29592).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 2 juin 2020.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(5 mai 2020)

 

[ALBANIE]. Réponses aux questions sur l'Albanie. Tirana, Éditions « Naim Frashëri », 1969. In-8° collé, 472 p., couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Notions géographiques.
   - Le peuple albanais a frayé son chemin dans l'histoire l'épée au poing.
   - L'ordre étatique dans la République Populaire d'Albanie.
   - Principales caractéristiques du développement de la base matérielle et technique du socialisme.
   - Le développement de l'industrie socialiste dans les années de pouvoir populaire.
   - La position et le rôle des masses dans le processus de l'édification socialiste du pays.
   - L'agriculture albanaise sur la voie du développement socialiste.
   - Le commerce socialiste au service du peuple.
   - L'instruction et la culture - Patrimoine des masses.
   - Tout pour la protection de la santé du peuple et le relèvement du bien-être des masses travailleuses.

12 euros (code de commande : 29510 - vendu).

 

ANGOT (Christine) — Les autres. Roman. Paris, Fayard, 1997. In-8° collé, 166 p., exemplaire du Service de Presse, en très bon état.
En quatrième de couverture :
   « Ils sont saturés de mon ironie, de mes sarcasmes. Exercez donc vos talents ailleurs que sur nous. Vous en trouverez d'autres. Ils sont partis en claquant la porte. J’ai voulu me mettre à la machine. J’ai voulu écrire. Je n'avais plus d'idée. J’ai demandé aux autres de me parler. Ils ont des vies qu'on doit pouvoir raconter. Je me disais. Les autres. »
   « Ils ont deux types d'excitation. Une vague, brutale qui les terrasse de désir brut. Trop forte, elle occulte l'autre vague, lente à venir. Qui apparaît parfois, au bout de deux-trois heures. Qu'ils aient joui ou pas, il se passe des choses après deux-trois heures. Des caresses ordinaires, là les bouleversent, un baiser dans le cou. Alors qu'au début ils n'ont qu'une hâte. Qu'on leur touche le sexe. Quand le temps a passé, ils découvrent et préfèrent même, les bisous dans le cou. Une fois calmés, la pornographie permet d'accéder à ce deuxième degré. Je continue ? »

10 euros (code de commande : 29515).

 

BARJONET (André) — L'exploitation capitaliste (plus-value et salaire). Paris, Éditions Sociales, 1961. In-8° broché, 174 p.
En quatrième de couverture :
   Sur la base d'un précédent ouvrage : Plus-value et salaire, depuis longtemps épuisé, André Barjonet, membre du Conseil économique et social et auteur de Qu'est-ce que la paupérisation ?, publie ici une étude remarquable et pleine d'actualité.
   Il soumet à l'analyse scientifique et à la vérification des faits certains problèmes importants et souvent controversés que pose le capitalisme. C'est ainsi qu'il apporte une réponse claire, argumentée aux questions suivantes :
   - Qu'est-ce que le capitalisme ?
   - Sur quelle base se réalise le profit ?
   - Le salaire représente-t-il la valeur du travail de l'ouvrier ?
   - L'harmonie entre le Capital et le Travail est-elle possible ?
   - Peut-on augmenter les salaires sans augmenter les prix ?
   Il étudie également les diverses formes de salaires appliquées dans différentes entreprises et dans différents pays, pour en dégager les mobiles et les buts.
   Ce livre, par son sérieux et sa qualité, ne peut laisser indifférent aucun économiste. La nature, l'actualité des problèmes qu’il analyse le rendent précieux pour tous les travailleurs. Ils y puiseront une documentation, des enseignements qui répondent à leurs préoccupations quotidiennes.

12 euros (code de commande : 29506).

 

BEAURAIN (chevalier de) — Carte des camps de Walef St. Pierre et Walef St. Georges et de Vignamont Les 18. et 19 Juillet 1693. Avec les trois Camps des Troupes qui formoient la Circonvalation d'Huy. Corrigée et augmentée par le Chevalier de Beaurain Géogr. ord[inai]re du Roi. Planche 12 du tome IV de Histoire militaire de Flandre, Depuis l'année 1690. jusqu'en 1694. inclusivement. Paris, Beaurain - Poirion - Jombert, 1755.
Dimensions :

   - Illustration : 310 x 312 mm.
   - Cuvette : 320 x 323 mm.
   - Feuille : 514 x 394 mm.

Extrait de l'ouvrage du chevalier de Beaurain (pp. 279-280) :
   La marche se fit sur dix colonnes.
   Le bouteselle & la générale à la pointe du jour, à cheval & l'assemblée une heure après.
   L'aile gauche de cavalerie forma les deux colonnes de la droite ; elle défila par sa gauche, la premiere ligne eut celle de la droite : elles marcherent toujours en se côtoyant, & laisserent Bref, à droite, & l'arbre de Holdin & celui de Tourine à gauche ; delà elles passerent à vieux Walef, & continuant leur marche entre Vaux & la Tombe, qu'elles laisserent à deux cens pas sur leur gauche, elles allerent sur la bruyere de Warmont, d'où laissant la Tombe de la Bourlotte à gauche, elles passerent aux Tombes de Warmont, & delà elles entrerent dans la plaine du camp.
   La troisieme colonne fut pour les menus bagages de l'aile gauche de cavalerie & d'infanterie, lesquels coulerent le long de la cavalerie pour aller à l'arbre de Tourine & à la Tombe de Vaux ; delà laissant Borsée & la Tombe de la Bourlotte à gauche, ils entrerent dans la plaine du camp.
   Les quatrieme & cinquieme colonnes furent pour l'aile gauche d'infanterie, qui défila par la gauche : la premiere ligne eut la colonne de la droite ; ces deux colonnes se côtoyant dans leur marche, passerent auprès de Tourine, qu'elles laisserent à gauche, pour venir à Borsée, qu'elles laifferent à droite ; elles marcherent fort près des haies de ce village, & allerent à la Tombe de la Bourlotte, & delà à Warmont, où fut leur camp.
   Les sixieme & septieme colonnes furent pour l'aile droite d'infanterie, laquelle défila par sa droite : la premiere ligne eut la colonne de la gauche ; ces deux colonnes prirent leur marche entre Tourine & Walef-Saint Pierre, passerent à Enef, qu'elles laisserent à gauche, coulerent le long des haies, laisserent les autres colonnes d'infanterie à leur droite pour aller à Chaponseré, qu'elles laisserent aussi à gauche ; delà elles marcherent à Vignamont, où fut leur camp.
   La huitieme colonne fut pour les menus bagages de l'aile droite de cavalerie & d'infanterie : cette colonne rasa les haies des deux Walef, laissa Henef & Chaponseré à droite, coula le long des haies de ce village, pour aller entre Vignamont & Viler, où elle se trouva dans le camp.
   Les neuvieme & dixieme colonnes furent pour l'aile droite de cavalerie, qui défila par sa droite : la premiere ligne eut la colonne de la gauche ; ces deux colonnes se côtoyant, passerent entre Walef & Selle, pour aller entre Henef & Serré-le-Château, qu'elles laisserent à gauche, ainsi que la cense de Quivietry, d'où elles se rendirent à Viler, où fut leur camp.
   L'artillerie, qui s'étoit avancée à Borsée, se mit en marche dès la petite pointe du jour, & marcha toujours en plaine, pour aller parquer en deçà de Vignamont.
  Les vieilles gardes firent à l'ordinaire l'arriere garde des colonnes.
   L'armée eut sa droite à Fisse-Fontaine, la gauche s'étendoit vers la Mehaigne, ayant Fameler derriere ; elle le quartier général fut à Vignamont.

40 euros (code de commande : 29552).

 

BIBBY (Geoffrey) — Des cavernes à l'Europe des Vikings. La vie en Europe du Nord de 15.000 ans avant Jésus-Christ à l'époque des Vikings. [Titre original : The Testimony of the Spade.] Traduit de l'anglais par Denise Meunier. Paris, Plon, 1958. In-8° sous reliure souple et jaquette d'éditeur, V, 474 p., illustrations in et hors texte, (collection « D'Un Monde à l'Autre »), quelques rousseurs.
En quatrième de couverture :
   Composé expressément pour faire suite à Des dieux, des tombeaux, des savants, qui révélait les extraordinaires richesses archéologiques du monde méditerranéen, l'ouvrage du grand archéologue britannique Geoffrey Bibby s'attaque, lui, au passé encore mystérieux de l'Europe septentrionale, depuis les fameuses grottes préhistoriques des Eyzies et de Lascaux, les villages lacustres de la Suisse, les migrations des tribus barbares décrites par César et Tacite, jusqu'aux étranges sépultures des navigateurs vikings enterrés avec leurs vaisseaux. Tout au long de la prestigieuse aventure archéologique retracée par Bibby, véritable « roman des fouilles », des peuples et des civilisations entières sortent de l'ombre. Les chefs-d'œuvre retrouvés de l'ivoire, de l'ambre et de l'or servent ici d'indices à la plus passionnante des enquêtes policières : celle qui nous livre aujourd'hui le secret de nos plus lointains ancêtres.

10 euros (code de commande : 29503 - vendu).

 

BINNEMANS (Charles-Louis) — Histoire d'un grand négoce. Vins & spiritueux en Belgique. Bruxelles, Glénat, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Préface de Henry Stroobant :
   Comme le dit dans son introduction, Charles-Louis Binnemans : « écrire aujourd'hui un livre sur le vin et sur l'armorial des produits qui l'entourent, tient quelque peu de la gageure ; avec cette réflexion à la clef. Tiens ! un livre sur le vin : un de plus !
   Lorsque Paul Miesse, Président de 1'« Affinité Vins » de notre Fédération, m'a demandé de préfacer cet ouvrage, c'est un peu la première impression qui me vint à l'esprit. J'en ai alors abordé la lecture et l'ai poursuivie d'une seule traite. Car, l'auteur, tout en donnant au vin, en toile de fond toujours présente, la majesté et l'opulence qui lui revient, a mis l'accent, à travers son récit, sur le caractère humain qui, nécessairement, se veut présider à toute épopée.
   Dans ce contexte d'un produit si chevillé au cœur des hommes, le rôle et la contribution de ces derniers n'est pas peu de chose. D'avoir mis cet aphorisme en lumière, c'est, à mon avis, ce qui fait le mérite et l'intérêt du travail sous revue.
   Dans une première partie, ce dernier nous retrace le cheminement des activités multiples, nous décrit la place importante qu'à toujours représenté le vin, au travers des préoccupations des habitants de nos régions, depuis les temps les plus reculés de la Gaule Romaine jusqu'à l'organisation de marché, telle qu'elle se présente aujourd'hui pour ce produit. Ce panorama, il le dresse dans une langue nerveuse, colorée, incisive où l'humour conserve tous ses droits et où l'ironie et l'affection pour son sujet font bon ménage.
   Dans une seconde partie, Charles-Louis Binnemans évoque ce que j'appellerai : « la galerie des personnages », les hommes qu'il a connus en fréquentant ce négoce si diversifié ; des hommes compétents, amoureux et soucieux de l'excellence du nectar qu'ils commercialisent et même parfois produisent. Cette peinture vient à son heure car le temps passe et les données de l'histoire, de la grande comme de la petite histoire, se bousculent sous nos yeux, qui s'accoutument sans plus les remarquer aux fiévreuses mouvances de la vie économique et culturelle d'aujourd'hui.
   Ces événements sont tellement loin des silences et de la pénombre dans lesquels dort le vin qui, au fond des celliers, opère sa mutation magique, avec la complicité de l'œnologue inspiré et la protection du bienveillant saint Vincent.
   C'est pourquoi, il est bon que, de temps à autre, soient ainsi remis à l'honneur, tant de science accumulée, tant de talents apparents ou cachés, tant d'amour d'un métier auquel personne ne conteste l'humanisme et la sociabilité.
   Ce livre constitue un hommage, mérité et fervent, à tous ces acteurs de l'histoire vinicole de notre pays, évoquée par la plume diserte de l'auteur. Cependant, si nombreux soient-ils, ils ne sont pas les seuls à avoir participé à cette saga, il y en a d'autres encore, demeurés dans l'anonymat, d'autres que la fuite du temps, l'accumulation de contingences diverses n'ont pas permis à notre ami d'évoquer.
   Nous en avons tous connus et c'est en pensant à eux aussi, que je veux, avec Charles-Louis Binnemans, rendre hommage à la profession tout entière. Dans une dernière partie, l'auteur évoque le futur de notre secteur d'activités. À l'aube des bouleversements que le Marché commun, devenant peu à peu réalité, ne manquera pas de susciter encore, il importe que le gouvernail de la profession soit fermement tenu. Il l'est, j'en suis convaincu.
   Chaque année, la Gilde de Saint-Vincent nous ressource à cette convivialité de la profession, si humaine et si enrichissante ; cette convivialité qui se doit de présider aux rapports sociaux de collègues réunis dans une même éthique : « du Bon et du Beau ».
   Il en fut ainsi dans le passé et il se doit qu'il en soit encore ainsi demain. C'est là, le vif souhait que me donne l'occasion de formuler, la lecture de l'ouvrage que je recommande.
   Que Charles-Louis Binnemans soit chaleureusement remercié pour ce travail où il a mis avec tant de talent, la science de son écriture, la recherche approfondie des sources de sa documentation, apparemment inépuisable et surtout son cœur qui est plein de ferveur pour son sujet.

20 euros (code de commande : 29550 - vendu).

 

BRUNEAU (Florimond) — Contes et légendes du Pays d'Ath. Préface de Michel de Ghelderode. Bruxelles, Durendal, 1954. In-8° broché, 207 p., illustrations, ex-libris manuscrit à la page de garde, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   - Le voyage à Tournai.
   - Le Fossé de la Sangsue.
   - Lisa.
   - La princesse de Babylone.
   - « Cat d'Puche ».
   - Les problèmes.
   - Le marquis de Blicquy.
   - Le sépulcre.
   - Les censiers du Farcieux.
   - Réminiscences pascales.
   - Capotte, le colporteur.
   - Gens d'autrefois.
   - Le clerc de Moulbaix.
   - Le pasteur protestant.
   - Mon oncle Xavier.
   - « Patrie », le chiffonnier de Leuze.
   - Les chenilles du Mayeur.
   - Grand'mère Léonie.
   - Le coq d'août.
   - Le gramophone.
   - Pronne, le justicier.
   - Nos Marseillais.
   - Grand'mère Marie-Rose.
   - Aimé Mildache.
   - Lagache le Magnifique.
   - Les braconniers.
   - Un artisan d'autrefois.
   - Les trois clercs.
   - Les sorcières.
   - Le « Pardieu » et les « Bonans ».
   - Ducasse à tripes.
   - Billets des Rois.

20 euros (code de commande : 29528 - vendu).

 

[CASSART (Jean)]. Mélanges offerts au chanoine Jean Cassart à l'occasion de son 75e anniversaire. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1984. In-8° collé, 622 p., illustrations, (collection « Mémoires », Tome IV - 1983-1984), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - L'oratoire Saint-Charles de 1895 à 1905 ou les débuts de Dom Bosco à Tournai, par Victor Biefnot.
   - Mes souvenirs de la guerre 1940-1945, par Jean Cassart.
   - Biographie de l'abbé Georges-Louis Dropsy, par Jean Delestrain.
   - Description du chœur de la cathédrale de Tournai au XVe siècle, par Jean Dumoulin.
   - Un sceau de l'évêque de Tournai Guy de Boulogne appendu à une charte de 1317 pour l'hôpital de Comines, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La fondation Marie-Catherine Oursin et l'enseignement des jeunes filles pauvres à Antoing (1681-1806), par Renaud Gahide.
   - Iconographie des SS. Piat et Éleuthère, par Jean Huvelle.
   - La grande statue de Sainte-Thérèse exécutée à la manufacture de porcelaines de Tournai en 1756, par Mireille Jottrand.
   - Les Casterman(t) d'Écaussinnes à Tournai... Essai généalogique, par Léon Jous.
   - Vocabulaire néo-médiéval et monuments funéraires dans les cimetières du Grand Tournai. Approche typologique, par Serge Le Bailly de Tilleghem.
   - Aperçu synoptique, bilan et essai de classement des orfèvreries répertoriées dans l'entité de Tournai, par Jean-Marie Lequeux.
   - Bibliographie du chanoine Jean Cassart (1938-1982), par Albert Milet.
   - Un sauvetage inespéré. La cathédrale de Tournai de 1798 à 1799, par Albert Milet.
   - Saint Badilon à Leuze : les origines d'un culte insolite, par Jacques Nazet.
   - De l'usage en démographie historique des registres paroissiaux conservés aux Archives de l'État à Tournai : l'exemple du registre des morts de 1781 de Saint-Pierre de Lessines, par Christiane Piérard.
   - Un jésuite résistant à Tournai (1915-1918). Édition du rapport du Père Henri Philippart, par Gaston Preud'Homme.
   - Le chanoine trésorier et la fabrique de la cathédrale de Tournai dans la première moitié du XIIIe siècle d'après des documents inédits, par Jacques Pycke.
   - Monseigneur Dumont et l'Institut Communal de Demoiselles à Tournai (1875-1878), par Jean-Luc Soete.
   - Broderies lithurgiques données au XVe siècle à la cathédrale de Tournai, par Marie-Françoise Tilliet-Haulot.
   - Peintures de François Pourbus pour Saint-Martin de Tournai, par Lucy Tondreau.
   - L'inhumation clandestine de Monseigneur Gaspard-Joseph Labis dans la cathédrale de Tournai le 18 novembre 1872, par Théo Verheyden.

30 euros (code de commande : 29533).

 

CHARLES (Jean-Léon) et DASNOY (Philippe) — Les secrétaires généraux. Face à l'occupant. Procès-verbaux des réunions du comité des secrétaires généraux (1940-1944). Bruxelles, De Meyer, 1974. In-8° broché sous couverture à rabats, 309 p., illustrations hors texte, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   En mai 1940, dès l'instauration du régime d'occupation en Belgique, les Secrétaires généraux, c'est-à-dire les plus hauts fonctionnaires des différents ministères, se trouvèrent placés dans une situation difficile et dangereuse.
   Leur devoir était clairement défini : ils devaient rester à leur poste, limiter autant que possible la mainmise de l'occupant sur l'Administration du pays et défendre au mieux les intérêts de la population.
   De ce devoir, ils avaient pleine conscience, mais quels étaient leurs droits, et quels étaient leurs pouvoirs ?
   Les lois à cet égard étaient vagues et sujettes à interprétation. Confrontés à une situation sans précédent, incertains des limites de leur pouvoir, ces hommes se trouvèrent, du jour au lendemain, seuls face à l'Administration militaire allemande.
   Afin de mieux coordonner leur action, ils transformèrent leur Comité en un organe officieux au sein duquel étaient débattues les questions d'intérêt national.
   Les procès-verbaux des 331 séances du Comité des Secrétaires généraux n'ont jamais été publiés.
   De cette masse de documents du plus haut intérêt, le professeur Jean-Léon Charles et le journaliste Philippe Dasnoy ont sélectionné les extraits les plus significatifs.
   Ces textes révéleront au public bien des aspects inconnus de cette sombre période de notre histoire.

18 euros (code de commande : 29549).

 

CORNER (Julia) Histoire de l'Inde, par Miss Corner. Bruxelles, Devroede, 1847. [Bruxelles. / Librairie Historique et d'Éducation, / V. Devroede, Éditeur. / 1847.] In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre)], [1 bl.], IV, 245, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bien complet de ses quatre gravures, (collection « Bibliothèque Illustrée - Série Historique », V - Tome sixième), bon exemplaire exempt de rousseurs, dos recollé proprement, un petit coup au mors supérieur, rare sous cette forme.
   Il s'agit de la traduction française de l'ouvrage publié à Londres, chez Washbourne, en 1846, sous le titre The history of India : pictorial and descriptive.
   Julia Corner (Londres, 1798 - Notting Hill, 1875), se fit connaître sous le nom de « Miss Corner » comme l'auteur de livres d'Histoire et d'ouvrages d'éducation destinés à la jeunesse.
Table des chapitres :
   - Préface.
   - Introduction. Temps primitifs.
   Chapitre I. Invasion des Grecs.
   Chapitre II. Invasion des Arabes et des Afghans.
   Chapitre III. Conquêtes des musulmans.
   Chapitre IV. Domination dans l'Inde des Patans ou rois afghans.
   Chapitre V. Invasion des Mongols.
   Chapitre VI. Colonies portugaises dans l'Inde.
   Chapitre VII. Empire des Mongols.
   Chapitre VIII. Splendeur de l'empire mongol.
   Chapitre IX. Origine de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre X. Décadence de l'empire mongol, accroissement de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre XI. Élévation de l'empire mahratte sur les ruines de l'empire mongol.
   Chapitre XII. Les Français et les Anglais dans l'Indostan, grandeur des Mahrattes.
   Chapitre XIII. Établissement de l'empire britannique dans l'Inde.
   Chapitre XIV. Grandeur et chute de l'empire de Mysore.
   Chapitre XV. Gouvernement britannique.
   - Conclusion.
   - Appendice.   

  

40 euros (code de commande : 29545).

 

Études sur le XVIIIe siècle. Tome X. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 184 p.
Table des matières :
   Section Philosophie.

      - Liberté et Nécessité : l'opposition de Reid au compatibilisme de Hume, par E. Griffin-Collart.
      - Auguste Comte et les « philosophes » de l'âge métaphysique, par R. Trousson.
      - Un « père conscrit » du luthéranisme éclairé : Johann Joachin Spalding (1714-1804), par H. Plard.
   Section littérature.
      - Une fiction politique de l'Ancien Régime : l'Histoire d'un Pou français, par R. Mortier.
      - Le type du maître d'école chez Jean Paul Friedrich Richter et J.M.R. Lenz, par A. Préaux.
   Section Beaux-Arts.
      - Les toiles en façon de tapisserie de l'Hôtel de Coninck à Gand, par M. Fredericq-Lilar.
   Section histoire.
      - Aperçu bibliographique sur la noblesse « belge » (Pays-Bas, Principauté de Liège, Duché de Bouillon) au XVIIIe siècle, par M. Mat-Hasquin et J.-J. Heirwegh.
      - L'héritage archivistique du Président des États de Flandre J.J.P. Vilain XIIII. Sa destruction par les autorités (1778), par P. Lenders.
      - Les premières fabrications de cristal dans les Pays-Bas autrichiens, par B. D'Hainaut.
      - Pierre le Grand et la conception de l'État en Russie à l'aube des Lumières, par E. Donnert.
      - La polémique autour du Saint-Office à Naples (1688-97) et le libertinage érudit, par I. Comparato.

15 euros (code de commande : 29524).

 

GIFFORD (Barry) — Le père fantôme. Souvenirs. [Titre original : The Phantom Father.] Traduit de l'américain par Jean-Paul Gratias. Paris, Rivages, 1998. In-8° collé, 253 p., illustrations, (collection « Écrits Noirs »); couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Rudy Winston, le père de Barry Gifford, tenait à Chicago un drugstore ouvert toute la nuit, où l'on vendait de l'alcool. Le samedi après-midi, son fils Barry venait regarder les danseuses du club Alabam qui répétaient dans l'immeuble voisin. Il prenait parfois son petit-déjeuner au comptoir du drugstore, trempant ses beignets dans la même tasse de café que le singe du joueur d'orgue de Barbarie. Certains jours. Barry accompagnait son père en Illinois et l'attendait dans un quelconque diner tandis qu’il se rendait à de mystérieux rendez-vous. Dans les années trente et quarante, toutes les personnalités en vue de Chicago, La Nouvelle-Orléans ou La Havane connaissaient Rudy Winston.
   Celui qui le connaissait le moins était son propre fils. Barry n'avait que douze ans lorsque son père mourut. Adolescent, il entendit un jour un ami lui demander : « C’est vrai que ton père était un tueur ? »
   C’est à cette question qu'essaie de répondre Barry Gifford aujourd'hui, dans ce livre qui se nourrit de souvenirs épars et nous permet de comprendre pourquoi ce père fantôme a eu tant d’influence sur la vie de son fils.

10 euros (code de commande : 29513).

 

HOWLETT (Jacques) — Le théâtre des opérations. Roman. Paris, Buchet/Chastel Corrêa, 1959. In-8° broché, 228 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La construction du livre est symphonique : sur de grands ensembles orchestraux, qui décrivent la ville et ses environs, à différents moments du jour, sous différents ciels, se greffent des soli alternativement confiés aux différents personnages : ouvriers, cheminots, cafetiers, consommateurs. Un double chœur, constitué par les habitués, riches et civilisés, des bars de la ville, et ceux, pauvres et primitifs, des bistros, commente l'action.
   La tonalité du roman frappe d'emblée par son caractère majestueux. Quoique les problèmes sociaux et politiques jouent ici un grand rôle, l’auteur ne s'inscrit nullement dans la tradition du réalisme socialiste. Il a voulu faire œuvre de poète. Son écriture fait penser, dans l'ordre du roman, à Melville, dans l'ordre de la poésie à Saint John Perse. Elle a du souffle et de l'éclat. En contrepoint avec des passages majestueux, les pages qui décrivent l'existence monotone des Fribervillois, les dialogues des habitués des bars et des bistros rappellent, par leur ironie acerbe et la justesse de l'observation, les tentatives de Queneau et de Ionesco.
   On entend, tout au long de ce livre, une interrogation angoissée sur le sens de la vie, sur les contradictions de la politique, sur les exigences de l’« être », qui frappe par sa chaleur, son authenticité. Hewlett excelle à décrire le sentiment d'attente qui envahit l'individu à l'approche des réalités essentielles. Il met aussi parfaitement en évidence la vanité aimable et têtue des occupations quotidiennes, le pathétique désespéré de l'instant.

10 euros (code de commande : 29516).

 

IONS (Veronica) — Le grand livre des mythologies. [Titre original : The World's Mythology in colour.] Traduction de Joseph Aymard. Préface de Jacquette Hawkes. Paris - Bruxelles, Elsevier Séquoia, 1976. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 350 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bon état.
Sur la jaquette :
   La mythologie est commune à toutes les races, et toute tentative visant à dresser le schéma de l'évolution humaine doit en tenir compte. Elle exprime les premiers efforts de l’homme pour expliquer le monde où il vivait, les forces qui gouvernaient son existence, et la nécessité de leur assigner le bien ou le mal qui lui survenaient, s'engageant ainsi insensiblement sur le chemin qui mène à la ritualisation des croyances et même des religions.
   Les dieux, démons, héros et monstres nés de cette démarche, de Wotan à Jupiter, de Satan aux Valkyries, de Krishna à Quetzalcoatl, de Gilgamesh aux grands Troyens, apparaissent aussi variés que les sociétés dont ils étaient issus, du plus primitif au plus élaboré, et la mythologie se présente à nous comme la grande source de pensée, à l'origine des tragédies sublimes de Sophocle ou du classique Râmayana indien aussi bien que des récits folkloriques familiers qui peuplent nos contes et légendes.
   L'univers multiple de la mythologie est ici offert au lecteur de la façon la plus séduisante qui soit. L’auteur éclaire ses articles, intelligibles et érudits, d’une généreuse illustration en couleurs : représentation des divinités dans leurs expressions artistiques les plus attachantes, mais aussi des sites qui virent naître et s'établir leur culte, et de la vie quotidienne des peuples et des régions dans lesquels elles s'inscrivent : introduction idéale à un monde fascinant, aussi riche, aussi divers, aussi vieux que l’homme lui-même.
Sommaire :
   - Mythe et humanité, par Jacquetta Hawkes.
   - Le Proche-Orient.
   - L'Egypte.
   - La Perse.
   - L'Inde.
   - La Grèce.
   - Rome.
   - Les Celtes.
   - La Scandinavie.
   - La Chine.
   - Le Japon.
   - Les Indiens d'Amérique du Nord.
   - Le Mexique et l'Amérique centrale.
   - L'Amérique du Sud.
   - Le Pacifique Sud et l'Australie.
   - L'Afrique.
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 29512 - vendu).

 

[IRLANDE]. Le monde irlandais. Histoire et civilisation du peuple irlandais. Sous la direction de Brian De Breffny. [Titre original : The Irish World.] Traduit de l'anglais par Anne Fillon. Anvers, Fonds Mercator, 1978. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 296 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Brian De Breffny.
   - Introduction. Les Irlandais. Vérité et fiction, par E. Estyn Evans.
   1. L'Irlande préhistorique. Depuis les premières migrations jusque vers 500 de notre ère, par E. Estyn Evans.
   2. L'Église primitive irlandaise. De l'avènement du christianisme à la fin de l'époque Viking, par Kathleen Hughes.
   3. Le long Moyen Âge. Du douzième siècle à la Réforme, par Roger Stalley.
   4. La fin de l'Ancien Régime. De la Réforme à la défaite jacobite, par Brian De Breffny.
   5. La nouvelle culture.
      - La vie domestique et les arts, 1680-1830
, par Rosemary Folliott.
      - La peinture et la sculpture, par Anne Crookshank.
   6. La société en détresse. Lutte pour l'émancipation et l'indépendance, 1801-1918, par Gearoid O Tuathaigh.
   7. La renaissance celtique.
      - Littérature et théâtre
, par Philip L. Marcus.
      - Les arts plastiques, par Jeanne Sheehy.
   8. Les Irlandais en Amérique. Famines, luttes et réussites, par William V. Shannon.
   9. L'Irlande moderne. Naissance et essor du nouvel État, par Kevin B. Nowlan.
   - Carte.
   - Bibliographie.
   - Index.

25 euros (code de commande : 29538).

 

[JANIN (Jules)]. VENDRYES (Charles) — Jules Janin. Paris, Baschet, 1876. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 45), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Jules Janin par Charles Bertall a été imprimé en photoglyptie (190 x 238 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
Extrait :
   Monsieur de Trégean était né heureux.... a dit Janin, dans un charmant ouvrage, plein de gaîté, de finesse, d'esprit, de douce philosophie, les Petits bonheurs, et dans ce M. de Trégean, il s'est personnifié lui -même.
   Nous verrons, en effet, que parti de la maison paternelle à peu près à l'âge où J.-J. Rousseau quittait son pays, ses parents, ses appuis, ses ressources, avec toutes les belles espérances de la jeunesse, qui, pour lui, devaient être si cruellement déçues Janin, tenant de sa mère, qui, nous dit-il, était une femme heureuse naturellement, devait rencontrer promptement une carrière facile, remplie de succès et de gloire.
   À quinze ans, Janin qui avait déjà fait d'assez fortes études au collège de Saint-Étienne, part pour Paris achever ses classes au collège Louis-le-Grand. Il quitte la modeste maison où il est né, à Condrieu, située sur les bords de l'eau, appartenant au Rhône toute entière, qui seigneur despote et fantasque, enlevait l'été, les fruits et les légumes du jardin, et l'hiver prenait ses ébats au rez-de-chaussée. Il laisse sa mère, qu’il voit pleurer pour la première fois de sa vie, et sa grande-tante qu’il l'avait élevé, adopté, son esclave attentive, patiente, soumise, toujours prête à tout souffrir de lui, et à laquelle, il devait fermer les yeux, lorsqu'elle s'éteignit à quatre-vingt-seize ans dans les bras de son cher enfant.
   Il arriva à Paris, ayant en poche une lettre d'introduction pour le collège royal de Louis-le-Grand et l'injonction de toute la famille d'avoir à remporter, l’année suivante, le prix d'honneur – ce vœu ne fut pas réalisé, étant de ceux dont le proviseur n'attendait rien au concours général. Il y passa trois années assez tristes et en sortit, sachant peu d'histoire, de mathématiques, de langues, mais sachant comment on a des amis et comment on les conserve. Quelques-uns de ceux-ci se nommaient : Cuvillier-Fleury, Lerminier, Boitard, Saint-Amand, Théodose Burette.

40 euros (code de commande : 29523).

 

MAUDUIT (Jacques A.) — 40.000 ans d'art moderne. Paris, Plon, 1959. In-8° sous reliure souple et jaquette d'éditeur, V, 324 p., illustrations in et hors texte, (collection « D'Un Monde à l'Autre »), quelques rousseurs.
En quatrième de couverture :
   Comme tous les organismes vivants et les sociétés dont il est le reflet, l'art naît, vit et meurt. Mais alors que nous n'ignorons plus rien de l'évolution des arts de l'Antiquité et des Temps Modernes, une obscurité profonde continue d'entourer les origines et les caractères des arts de la Préhistoire.
   Ce fut, très tôt, la pensée maîtresse de Jacques Mauduit de recenser nos connaissances encore éparses, sur ce sujet qui touche à la naissance même de l’humanité. L'occasion lui en fut donnée au cours de l'expédition « Panhard-Capricorne » qui s'était fixé pour objectif de traverser, d'un océan à l'autre, le désert de Kalahari, en Afrique du Sud. L'auteur devait en ramener les photographies de plusieurs centaines de fresques préhistoriques gravées sur les rochers et dans les grottes par les premiers Boschimans et dont la facture rappelle étonnamment certaines tendances de l'art moderne.
   L'étude de ces dessins de l'époque glaciaire permet de dégager les grandes lois qui seront celles de l'art et de son évolution. Jacques Mauduit a voulu s'attacher à la métamorphose des formes animales, aussi bien qu'à la psychologie des premiers créateurs. C’est pourquoi l'histoire de l'art et l'histoire de l’homme se confondent dans ce passionnant document.

10 euros (code de commande : 29504).

 

[MONS - ARMONAQUE]. Collection des Armonaques de Mons. An 1846 à 1855. Mons, Masquillier et Lamir, 1846-1855. 9 volumes sous une jolie demi-reliure d'époque, dos lisse orné de filets et de fers dorés, [1 (faux-titre manuscrit)], [1 bl.], [1 (titre manuscrit)], [1 bl.], 44, 64, 64, 62, [2], 63, [1], 62, [2], 78, [2], 70, [2], 71, [1], 72 p., ex-libris de l'avocat Le Tellier, exemplaire en très bon état.
   Il s'agit de la tête de collection du premier almanach de la littérature dialectale que Charles Letellier fit paraître en 1846. Durant de nombreuses années, il assura seul toutes les charges de sa réalisation : écriture, direction de l'édition, corrections et même, semble-t-iI, vente.
Bibliographie :
   - Charles Letellier. Curé, auteur patoisant et fondateur de l'Armonaque de Mons Mons, Anthologie Montoise, 1989.

100 euros (code de commande : 29544).

 

PESSOA (Fernando) — Antinoüs. Traduction et préface d'Armand Guibert. Frontispice de Luis Caballero. Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 1991. In-8° broché sous couverture à rabats, 57 p., édition bilingue (anglais - français), exemplaire non coupé et en parfait état.
   Ce texte a été publié pour la première fois, chez le même éditeur, en 1971.
Note de l'éditeur :
   Écrit en anglais en 1915, ce « long lamento de la passion meurtrie » où, pour la première fois de l’histoire, Antinoüs est le héros exclusif d’un livre, révèle non seulement l’œuvre anglaise de Pessoa, si mal connue et si peu traduite, mais encore, par sa sincérité et ses accents personnels, une face obscure de la personnalité du poète.

18 euros (code de commande : 29546).

 

PETOT (Pierre) — Registre des Parlements de Beaune et de Saint-Laurent-lès-Chalon (1357-1380). Publié avec une introduction. Paris, Recueil Sirey, 1927. In-8° broché, LXVIII, 375 p., (collection « Société d'Histoire du Droit »), bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La Société d'Histoire du droit accueille dans sa collection la présente édition du registre JJ 319 des Archives Nationales. Elle a pensé que la publication d'un texte plein d'enseignements sur le droit privé du duché de Bourgogne dans la deuxième moitié du XIVe siècle, sur son organisation judiciaire, sur les rapports des juridictions d'un grand fief avec les juridictions royales, ne serait pas inutile. [...]
   Dans cette édition, nous nous sommes contenté de suivre aussi exactement que possible, même dans ses particularités graphiques, le texte du registre JJ 319, sans rechercher les copies indépendantes qui peuvent subsister des arrêts qu'il nous fournit. Elles n'eussent rien ajouté au registre original. Faute de pouvoir respecter dans le détail la disposition du registre, nous avons distingué du texte proprement dit les mentions marginales adjointes aux présentations et aux arrêts par un caractère plus petit. Les nota ajoutés à quelques arrêts sont imprimés en italiques. Nous avons, dans un premier appendice, donné divers documents, extraits pour la plupart des registres du Parlement de Paris. Un deuxième appendice comprend quelques notes sur des membres des sessions parlementaires de Beaune'. Enfin, deux tables alphabétiques, l'une des matières, l'autre des noms de personnes et de lieux, rendront, nous l'espérons, l'usage de notre édition plus facile.

40 euros (code de commande : 29527).

 

PINEAU (Marie-Rose) — Les O. S.. Paris, Éditions Sociales, 1973. In-12 collé, 196 p., (collection « Notre Temps »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Cinq heures du matin... À Dunkerque, chez Usinor, le car dans l'ombre reprend son périple à l'intérieur de l'usine, tandis que le rougeoiement des hauts fourneaux se mêle aux premières lueurs de l'aube. Dans les ateliers les hommes « du matin » mal éveillés d'un sommeil trop bref sont déjà à leur poste. Derrière les vitres des voitures, les visages las de ceux qui s'en vont, burinés par la nuit passée dans la chaleur de l'aciérie...
   Près de Caen, dans la cité moderne d'Hérouville, Henriette, debout depuis 4 h. 30, met la dernière main au déjeuner de ses enfants, court derrière l'autobus qui l'emporte vers la Radiotechnique...
   À 6 h. elle doit être au pied de la machine dans l'atelier. Une demi-heure pour aller chercher les séries de pièces qu'elle préparera pour le four. « À 6 h. 30, la manœuvre commence... plus de 50 000 pièces. »

10 euros (code de commande : 29541).

 

ROOSES (Max) — Oud-Antwerpen - Le vieil Anvers. Aquarelles et dessins de Frans van Kuyck. Bruxelles, Lyon-Claesen, 1894. [E. Lyon-Claesen / Uitgever / Brussel / 1894 // E. Lyon-Claesen / Éditeur / Bruxelles / 1894] In-8° oblong broché, 96, [32 (publicités)] p., édition bilingue (néerlandais - français), texte sur deux colonnes, illustrations dans le texte, 10 planches hors texte (8 en noir et 2 en couleurs) et une planche à déplier, couverture un peu défraîchie, manques à la tête et à la queue.
Introduction :
   Au mois d'août 1892, Anvers était en fête. L'Académie d'Archéologie de Belgique, établie dans cette ville, célébrait le cinquantième anniversaire de sa fondation, et, à cette occasion, elle fît reproduire, avec le concours de quinze sociétés et de nombreux particuliers, le plus splendide cortège qui, dans les siècles passés, traversa nos rues : celui de l'Entrée des Chambres de Rhétorique, venant prendre part, en 1561, au Concours poétique ou Landjuweel, organisé par la Chambre de la Giroflée, fondée au sein de la Corporation de St-Luc. Trois fois, les Sociétés anversoises, représentant les anciens Rhétoriciens, sortirent en 1892, avec leurs princes et leurs chefs-hommes, leurs membres et leurs fous, leur musique et leurs drapeaux, et chaque fois des centaines de milliers de curieux affluèrent de tous côtés pour assister à ce magnifique spectacle.
   La dernière de ces journées de fêtes ne s'était pas écoulée que l'un des spectateurs, M. Jean Adriaensen, conçut le projet de les renouveler à l'occasion et dans l'enceinte de l'Exposition Universelle de 1894, dont à cette époque l'idée était déjà conçue et mûrissait. Il s'adressa à trois des principaux organisateurs du Landjuweel de 1892 : MM. Frans van Kuyck, artiste-peintre et professeur à l'Académie royale d'Anvers, Auguste Possemiers, chef du secrétariat de la ville et directeur des fêtes communales, et Max Rooses, conservateur du Musée Plantin-Moretus. Il s'entendit avec eux pour organiser non seulement le Landjuweel, mais encore les Joyeuses Entrées des princes, les cortèges annuels de l'ancienne ville, des représentations théâtrales, des danses et des concerts, dans un local situé dans le périmètre de l'Exposition et représentant un quartier du Vieil Anvers. Ces Messieurs s'adjoignirent deux des collaborateurs les plus actifs du Landjuweel, MM. Alphonse de Wolf et Florent Donners. Ensemble, ils se constituèrent en commission pour réaliser leur projet.
   Ils le soumirent à la Direction de la Société de l'Exposition, qui l'approuva et décida de le faire exécuter, pour son compte et sous sa surveillance, par la Commission qui venait de se former. Cette Direction décida, en outre, de se faire représenter auprès du groupe des organisateurs du Vieil Anvers par l'un de ses membres, M. le vicomte A. de Nieulant, qui, dès le premier jour, avait montré le plus vif intérêt pour l'entreprise et auquel la présidence de la Commission fut offerte.
   Après l'examen du plan proposé, qui fut adopté avec quelques modifications, on s'arrêta à l'idée de reproduire un quartier de l'Anvers du XVIe siècle, dans les habitations duquel les occupations et les métiers des bourgeois de cette époque seraient représentés, tandis que, dans les rues et sur les places publiques, les fêtes du temps seraient célébrées. En un mot, on voulait faire revivre « Anvers en fête au XVIe siècle, » dans la conviction que l'éclat et l'originalité des fêtes et le milieu pittoresque dans lequel elles devaient s'organiser constitueraient un puissant attrait poulies visiteurs de l'Exposition de 1894.
   Le plan terrier du quartier et la division du terrain, ainsi que la désignation des principaux bâtiments qui devaient y être élevés furent, après mûre délibération, arrêtés par la Commission. Celle-ci passa ensuite au travail commun de l'exécution. Elle s'adressa à la population anversoise et lui proposa de venir occuper les bâtiments du Vieil Anvers pour y exécuter son industrie et son commerce. Cette offre fut favorablement accueillie. Les concessionnaires du quartier couvrirent les frais de construction. Les bâtiments et les travaux de décoration furent exécutés d'après les dessins de M. Frans van Kuyck, membre de la Commission, qui fut assisté dans son travail par M. Eugène Geefs, architecte et professeur de l'Académie royale. Les plans des constructions furent approuvés par le Comité exécutif de l'Exposition universelle et on procéda à l'adjudication. La soumission de M. Victor Merckx-Verellen fut agréée et ce fut cet entrepreneur qui, sous la haute surveillance de M. Alphonse Hertogs, échevin des travaux publics de la ville et directeur général de la Société de l'Exposition, construisit les bâtiments du Vieil Anvers. L'exécution des ornements plastiques fut confiée à M. Jules Weyns, sculpteur, et à MM. Jean Kerckx, professeur à l'Académie royale d'Anvers, F. van Dievoort, J. van Stappen et L. Stynen, ornemanistes. La peinture décorative fut exécutée par MM. F. et A. Veranneman.


Une des deux planches en couleurs : La porte de Kipdorp.

18 euros (code de commande : 29511).

 

SERRES (Michel) — Rameaux. Paris, Le Pommier, 2004. In-8° collé, 236 p., (collection « Essais »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
    De quoi avons-nous peur, aujourd'hui ? Des nouveautés ? De nous laisser piéger par de dures contraintes ?
   Depuis leur avènement, l'Univers, les vivants et les hommes donnèrent sans cesse naissance à des lois nécessaires et à d'imprévisibles événements. Pour Michel Serres, la nouveauté jaillit cependant du format comme le rameau s'élance de la tige. Faible et inventif, le Fils sort du Père, qui dicte dogmes et lois.
   Œuvre de réconciliation, Rameaux propose une vivifiante relecture de l'histoire de la pensée où confluent enfin sciences, cultures, arts et religions.
   Chant de vie et message d'espoir pour les générations futures, ce livre aide à comprendre et à aimer l'inquiétude du présent.

8 euros (code de commande : 29507).

 

[SIGNAC (Paul)]. P. Signac. Commissaires de l'exposition : Françoise Cachin et Marina Ferretti-Bocquillon. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2003. In-4° broché, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 18 juin au 23 novembre 2003.
Table s des matières :
   - Un quart de siècle plus tard, par Léonard Gianadda.
   - Qui était Paul Signac ?, par Françoise Cachin.
   - Peintures, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Dessins, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Aquarelles, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Chronologie, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Principales expositions monographiques.
   - Bibliographie essentielle.

25 euros (code de commande : 29537).

 

SOLJENITSYNE (Alexandre) — La fille d'amour et l'innocent. Pièce en quatre actes et 11 tableaux traduite du russe par Alain Préchac. Paris, Laffont, 1971. In-8° broché sous couverture à rabats, 286 p., (collection « Pavillons »), couverture partiellement insolée.
Sur le rabat de la couverture :
   5 mars 1953 : Staline meurt. C’est l'explosion de joie, le soulagement décrit par Soljénitsyne dans plusieurs de ses œuvres. Dans les bagnes d'Europe et de Sibérie, les camps vont s'ouvrir. Pour le futur prix Nobel, mars 1953 n'est que la date à laquelle, et même avec un mois de retard, expire normalement sa condamnation à huit ans de camp pour avoir critiqué Staline dans une lettre privée. Et il est d'ailleurs, sans raison ni jugement, assigné à résidence en Asie centrale. C'est là, dans les moments de loisir que lui laissent ses cours de mathématiques, qu’il rédige sa première œuvre importante : La fille d'amour et l'innocent, dont Khrouchtchev faillit autoriser la représentation en 1962, après la réhabilitation de son auteur, mais qui n'a finalement été montée qu'en Amérique, récemment, avec un vif succès. En dehors de ses qualités dramatiques, la pièce est un document d'un réalisme poignant et d’une extraordinaire précision sur cet univers concentrationnaire où l'homme, pour survivre, se croit parfois obligé de redevenir une bête. Car, comme le dit l'un des héros : « Personne d'honnête n'est encore arrivé au bout de sa peine. » Cette bestialité, elle est naturelle aux « truands » que l'on a, par une férocité calculée, placés côte à côte avec les « politiques ». Heureusement il y a les « innocents » pour sauver, par leur pureté, une dignité de la condition humaine. Et qu'importe s'ils rencontrent l'amour dans de pauvres créatures réduites à se prostituer pour survivre elles aussi. Les larmes de la « fille d'amour » Marie-Madeleine n'ont-elles pas racheté bien des péchés ?

10 euros (code de commande : 29518).

 

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