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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 20 AOÛT 2019

 

VIENT DE PARAÎTRE
(édition tirée à 50 exemplaires)

 

FINET (Michel) — 368th Fighter Group dans la poche de Mons. Frameries, Chez l'auteur, 2019. In-4° collé, 128 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Septembre 1944, après leur défaite en Normandie, les colonnes allemandes remontent vers la Belgique. Les ordres d'Hitler sont clairs, il est indispensable de regagner au plus vite la mère patrie pour la défendre derrière la ligne Siegfried. Dans le Nord de la France et dans le Hainaut belge, plus précisément entre Bavay et Mons, la rencontre entre forces alliées et allemandes donnera lieu à des engagements importants repris sous l'appellation de la bataille de la poche de Mons. L'appui de l'aviation alliée omniprésente contribuera au succès des troupes au sol et on assistera dans les villages belges frontaliers à l'une des plus spectaculaires attaques de cette aviation qui est la marque de la suprématie aérienne alliée dans ces derniers mois de conflit.
Extrait de l'article de Pascal Tierce :
   Le 3 septembre 1944, sept missions importantes seront conduites à partir de la base de Chartres par le 368th Fighter Group comprenant trois escadrilles de 12 avions. En effet le 2 septembre les blindés américains étaient à Blaregnies, Ghlin, dans les faubourgs de Mons et en soirée à la place de Flandre à Mons.
   Mais de nombreux soldats allemands ont réussi à s'échapper de la poche dans la nuit du 2 au 3 septembre par l'ouverture à l'est suite au manque de troupes alliées pour contrôler la zone entre Maubeuge et Mons.
   Le lieutenant-colonel Meyers, commandant du 368th Fighter Group, précipite alors ces missions du 3 septembre pour que ses avions viennent en aide aux troupes américaines au sol. Les avions détruiront un nombre important de véhicules faisant beaucoup de victimes dans les rangs allemands sur Gœgnies, Aulnois, Blaregnies et Sars-la-Bruyère.
   Pour cette étude minutieuse, Michel Finet a commencé ses recherches en Normandie puis en Alsace avant de s'attaquer aux documents américains déclassifiés.
Bibliographie :
   - Tierce (Pascal), Scènes de carnage à Sars-la Bruyère, dans La Province, 31 mars 2019.

25 euros (code de commande : 28554).

 

 

ADAM (Gérard) — La lumière de l'archange. Roman. Lausanne-Dour, Luce Wilquin, 1992. In-8° collé, 319 p., envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   1999. Pierre Lhermitte, spécialiste français des maladies virales, prix Nobel de médecine pour le vaccin contre le sida, fondateur d'une confrérie de scientifiques, est victime du virus qu'il étudie, redoutable mutant surgi dans les forêts centrafricaines. Tenu en quarantaine dans son propre service, soutenu par ses amis du monde entier, il participe à la course de vitesse entre l'épidémie et la recherche, tout en prenant conscience d'un monde contemporain dont il s'était jusqu'alors abstrait et qu'ébranlent de profonds bouleversements sociaux ou géopolitiques, ainsi que l'avènement de mouvements millénaristes en cette dernière année du XXe siècle. Mais d'étranges modifications psychiques apparaissent chez les rescapés. Le développement de la vie serait-il à un carrefour ? Pierre Lhermitte sera entraîné simultanément dans une aventure exceptionnelle et dans une quête intérieure, psychologique, métaphysique et spirituelle.
   Un roman d'aventure, d'anticipation revisitée par la médecine, où s'inscrivent en filigrane toutes les interrogations de notre époque.
   Oubliez tous vos préjugés et laissez-vous emporter par cette langue extrêmement riche et ce torrent d'idées !
   Gérard Adam est né en Belgique en 1946. Médecin militaire, spécialisé en médecine des catastrophes et en acupuncture, il a été coopérant au Zaïre et a participé à l'opération Kolwezi. Il a obtenu en 1989 le prix NCR de la vocation littéraire pour L'Arbre Blanc dans la Forêt Noire.

15 euros (code de commande : 28567).

 

[ANNE DE FRANCE] — Les enseignements d'Anne de France, duchesse de Bourbonnois et d'Auvergne à sa fille Susanne de Bourbon extrait d'une épistre consolatoire à Katerine de Neufville, Dame de Fresne, sur la mort de son premier et seul fils, texte original publié d'après le ms. unique de Saint-Pétersbourg, et suivi des catalogues des bibliothèques du Duc de Bourbon existant au XVIe siècle tant à Aigueperse qu'au château de Moulins, et d'un glossaire, par A.-M. Chazaud, archiviste de l'Allier. Reproduction des miniatures originales d'après les dessins de M. A. Queyroy. Moulins, Desrosiers, 1878. [Moulins / C. Desrosiers, Imprimeur-Éditeur / MDCCCLXXVIII] In-4° plein chagrin rouge, dos lisse orné de fers dorés, plats richement décorés de filets et de fers dorés, tranches dorées, (relié par Smeers), reliure un peu frottée, coins très légèrement émoussés, manque à la coiffe, [2 bl.], [1 (faux-titre en rouge et noir)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XXXIX, [1 (errata)], 338, [2 (table, vignette)], [2 bl.] p., une chromolithographie en frontispice, 4 planches hors texte (la première avec sa serpente légendée), nombreuses vignettes en noir dans le texte, texte encadré de filets rouges, rare.
Extrait de l'étude de Tatiana Clavier :
   Malgré l'importance du rôle politique et culturel qu'elle a joué au tout début de la Renaissance, Anne de France, fille aînée de Louis XI, est une figure historique encore trop méconnue. Née dans une France encore féodale en 1462, elle s'éteint en 1522 sous le règne de François Ier. Le fin stratège qu'était son père l'a très vite initiée aux méandres de la politique puisque c’est à elle, « femme la moins folle de France », qu’il confie sur son lit de mort en 1483 la garde du dauphin et implicitement celle du trône. Pendant une dizaine d'années, elle gouverne l'État d’une main de fer, faisant taire les révoltes des grands seigneurs qui contestent sa régence et menacent l’autorité du jeune roi Charles VIII. Puis, après avoir initié le rattachement du duché breton à la couronne de France par le mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491, elle se retire dans son duché de Bourbon où elle donne naissance à sa fille unique, Suzanne. En 1505, alors qu'elle est veuve, c’est à l'occasion des noces de sa fille et du Connétable Charles de Montpensier, qu'elle lui offre le texte qui nous intéresse.
   Les Enseignements d'Anne de France à sa fille Suzanne de Bourbon, texte fort méconnu de nos jours, a pourtant été publié à deux reprises au XVIe siècle, ainsi qu'une fois au XIXe siècle par un archiviste de l'Allier. Somme de conseils qu'elle pense nécessaires de dispenser à sa fille alors au seuil de sa vie adulte, ce traité d'éducation a trop souvent été réduit à un témoignage de l'austérité des mœurs de l'ancienne régente de France. Son titre, calqué sur Les Enseignements de Saint Louis à sa fille Isabelle, indique certes que le texte s'inscrit dans une tradition moraliste austère. Pourtant, derrière l'humilité et la chasteté qui y sont prêchées sans surprise, une lecture plus attentive permet de découvrir une grande originalité, et autre chose que des conseils de repli, d'obéissance et de soumission. C’est qu’il est difficile pour elle, en pleine « querelle des femmes », de parler ouvertement. Un examen attentif du texte permet notamment de voir que, derrière le titre et au-delà des innombrables mentions des docteurs de l'Église, l'un des principaux modèles d'Anne – jamais avoué – est Christine de Pizan. Sous les apparences d’un discours bien plus lisse et résigné que celui de sa devancière, Anne de France partage en effet à la fois son analyse de la situation des femmes, et sa volonté farouche de résistance à leur marginalisation.
Bibliographie :
   - Clavier (Tatiana),
Les enseignements d'Anne de France et l'héritage de Christine de Pizan, dans Lectrices d'Ancien Régime, pp. 23-31.
   - Garnier (Ed.), Les Enseignements d'Anne de France, dans Bibliothèque de l'École des chartes, Année 1879, t. 40, pp. 219-221.

35 euros (code de commande : 28576 - vendu).

 

ARRABAL (Fernando) — Ciudad Rodrigo. [Nice], Galerie Matarasso, 1991. In-8° en ff. sous couverture rempliée imprimée sur papier chiffon Moulin de Larroque, [16] p., deux xylogravures dont une en frontispice de Michel Sicard, tirage à 127 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, celui-ci est l'un des dix numérotés et signés par Fernando Arrabal et Michel Sicard (n° 4) sortis des presses typographiques de Michael Caine (Atelier de la Cerisaie) à Paris, enrichis d'un dessin original de Michel Sicard, édition originale, bel exemplaire de ce très rare ouvrage.

      
La couverture, le dessin orignal de Michel Sicard et la signature de l'artiste au verso du dessin.

   
Un aperçu de la mise en page typographique et le colophon.

500 euros (code de commande : 28586).

 

La Belgique autrichienne, 1713-1794. Les Pays-Bas méridionaux sous les Habsbourg d'Autriche. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 539 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion des manifestations « Europalia 1987 Österreich ».
Table des matières :
   - Préface, par François Narmon.
   - En guise d'introduction : La modernité du XVIIIe siècle, par Hervé Hasquin.
   - Les prétentions autrichiennes à l'héritage des Habsbourg d'Espagne. Les Pays-Bas du Sud pendant la Guerre de Succession d'Espagne 1700-1716, par Reginald De Schryver.
   - Vienne et Bruxelles : une tutelle qui n'exclut pas une large autonomie, par Piet Lenders.
   - Le temps des assainissements (1715-1740), par Hervé Hasquin.
   - Une révolution agricole introuvable ?, par Claire Billen.
   - Les débuts de la révolution industrielle, par Michel Dorban.
   - L'essor démographique, par Claude Bruneel.
   - Le joséphisme et ses racines, par Hervé Hasquin.
   - Livres, idées, sociétés dans la « Belgique » autrichienne, par Michèle Mat.
   - La littérature de langue française, par Roland Mortier.
   - De la tradition au renouveau : la littérature néerlandaise dans les Pays-Bas autrichiens, par Jozef Smeyers.
   - Les arts : du baroque au néoclassicisme, par Paul Philippot.
   - La vie scientifique, par Annette Félix.
   - Liège et Bruxelles : de la rivalité à la symbiose, par Étienne Hélin.
   - La fin de l'Ancien Régime et les révolutions, par Jean-Jacques Heirwegh.
   - Regards étrangers sur les Pays-Bas autrichiens, par Eddy Stols.
   - En guise de conclusion : Joseph II et la Révolution française : convergences et rupture, par Hervé Hasquin.

80 euros (code de commande : 28595 - vendu).

 

BRULET (Raymond) — Liberchies gallo-romain. Rempart de la romanité. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 56 p., 21 illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 30).
Table des matières :
   I. Liberchies.
   II. Historique des recherches.
   III. Cadre historique.
   IV. Les origines
   V. L'agglomération du Haut-Empire.
      - La voirie.
      - Les habitations.
      - La Fontaine des Turcs.
      - Les thermes.
      - Le quartier des potiers.
   VI. Le déclin.
      - Le trésor d'aurei.
      - Le fortin du IIe siècle.
   VII. Le castellum du Bas-Empire.
   - Orientation bibliographique.

12 euros (code de commande : 28577 - vendu).

 

Bulletin de la Société d'Anthropologie de Bruxelles. Tome XLIII - 1928. Bruxelles, Dykmans, 1928. In-8° broché, XV, 270 p., illustrations.
Table des matières :
   - Statuts.
   - Liste des membres.
   Séance du 30 janvier 1928.
      - Enquête sur la distribution géographique du silex du Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), par Em. de Munck.
      - Discussion sur la communication de M. Rahir sur les fouilles de La Panne : MM. Em. de Munck, E. van den Broeck, Tahon, Rahir, Stroobant, Cumont.
      - La métallurgie préhistorique belge, par Victor Tahon.
      - À propos de Glozel, par E. Rahir.
   Séance du 27 février 1928.
      - Enquête sur la distribution géographique du silex du Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), par Marcel De Puydt.
      - La taille des trapèzes tardenoisiens. Deuxième note, par L. Siret.
      - Rapport du secrétaire général.
   Séance du 28 mars 1928.
      - Enquête sur la distribution géographique du silex du Grand-Pressigny, par Em. de Munck.
         - Discussion : MM. L. Dekeyser, Ed. Willems, Em. de Munck.
      - Les fouilles de Glozel, par M. Tricot-Royer.
   Séance du 30 avril 1928.
      - Les ravinements de la forêt de Soignes, par E. Devadder, F. Hallet, E. Rahir.
         - Annexe, par E. van den Broeck.
         - Discussion : Em. de Munck.
   Séance du 4 juin 1928.
      - L'importance des blastotcxies en anthropologie criminelle, par L. Vervaeck.
   Séance du 25 juin 1928.
      - Silex du Grand-Pressigny en Hollande, par F.-C. Bursch.
   Séance du 24 septembre 1928.
      - Les silex premesviniens à faciès néolithique de Saint-Symphorien (Hainaut), par Em. de Munck.
         - Discussion : MM. L. Dekeyser, Rahir, Breuer, Huet, Em. de Munck.
      - Introduction à l'étude de la patine des silex, par E. van den Broeck.
      - Le Congrès archéologique et historique de Mons, par E. Devadder.
   Séance du 29 octobre 1928.
      - Sur quelques fouilles faites dans les dunes de La Panne, par K. Loppens.
         - Discussion : MM. Hasse, Rahir, van den Broeck, Devadder.
      - Gouge en silex du Grand-Pressigny, par G. Hasse.
         - Discussion : MM. Em. de Munck, L. Dekeyser, Hasse.
      - À propos de taques, par M. Lombaert.
      - Houthulst préhistorique, par M. Lombaert.
      - Note sur l'aspect et la patine des silex de la région du Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), par Em. de Munck.
   Séance du 26 novembre 1928.
      - Le faux culte de Priape en Belgique, par G. Hasse.
         - Discussion : MM. Em. de Munck, L. Dekeyser, Breuer.

15 euros (code de commande : 28574).

 

CALASSO (Roberto) — Les quarante-neuf degrés. [Titre original : I Quarantanove Gradini.] Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro. Paris, Gallimard, 1995. In-8° collé, 321 p., (collection « NRF Essais »).
En quatrième de couverture :
   « Jamais je n'ai pu chercher et penser autrement que dans un sens, si j'ose ainsi parler, théologique, c'est-à-dire conformément à la doctrine talmudique des quarante-neuf degrés de signification de chaque passage de la Torah. » Ainsi parlait Walter Benjamin, tel est le postulat de l'enquête que conduit ici Roberto Calasso, dans la continuité d'une œuvre inaugurée avec La ruine de Kasch et Les noces de Cadmos et Harmonie.
   À l'image de ses précédents ouvrages, Les quarante-neuf degrés dévoile, derrière des mots et des lieux, un lien subtil qui ne cesse de tous les tenir. Les univers clos, paradisiaques et infernaux de Robert Walser et de Frank Wedekind ; le regard de Nietzsche tourné vers soi-même ; l'imposante muraille de mots dressée par Karl Kraus ; le bleu sacrilège, corrosif de Gottfried Benn ; l'histoire de ces livres monstrueux – les Mémoires de Schreber ou L'unique de Stirner – qui se sont transformés dans l'esprit de leurs lecteurs ; ou bien encore Léon Bloy, Paul Léautaud, Flaubert, silhouettés par la pointe du physionomiste : tout laisse deviner, livré au cours de ses métamorphoses, cet objet indéfini qui s'appelle « littérature ».

15 euros (code de commande : 28569).

 

CHAILLOU (Michel) — Mémoires de Melle. Roman. Paris, Seuil, 1993. In-8° collé, 324 p., (collection « Fiction & Cie »), hommage de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Un jeune homme au cœur d'âne. Enfant, il fut voleur ; adolescent, il aime comme on respire, s'efforçant d'entrer par effraction dans le sentiment des femmes, dans la chambrée obscure de leur sexe. Devant elles, il perd souvent le nord. Justement le voilà à Niort au terme de ce livre, enfin à côté, à Melle, plaisante bourgade des Deux-Sèvres. Mais Melle, prononcé à l'arabe, « Melh », signifie sel. Notre héros qui arrive du Maroc comme on tombe de la lune n'est pas dépaysé. Mémoires de Melle, mémoire du sel, de cette blancheur qui active, réjouit le sang, toute une somme d'événements cuisants, le sel d'aventures passées, égrené, compulsé à Melle. Samuel Canoby en brûle, se rappelle : il revit, de quatorze à dix-neuf ans, ses cinq années d'âne à Casablanca, dans les années cinquante. Le Maroc retrouvait son indépendance, un jeune homme s'efforçait de gagner la sienne. Les Mille et Une Nuits de ses désirs, de ses frayeurs, de son émoi grandissant devant l'Atlantique, ce grand intempérant qui donne l'accolade aux plages. Samuel se revoit dans le hasard des rues, des places, des carrefours. Que cherche-t-il dans les cages d'escalier ? Il en rougit, coup de soleil, coup de chagrin. Il forcit, aucun vêtement ne résiste à sa croissance. « Qu'est-ce que tu uses ! » déplore sa mère, une enfant d'à peine trente ans. Toutes ces heures au pain et à l'eau, les démêlés de Charlotte Canoby, de son fils Samuel avec la misère qui les matraque, et autour d'eux la meute des amants voltigeurs, toute cette mêlée confuse criblée d'oublis (les haillons du souvenir) et cette foule étrangère qui dans une autre langue muettement les regarde. Un jour au Maroc, une jeune femme et son ânon pas très vieux...

15 euros (code de commande : 28565).

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Hôtel de l'Univers ci-devant Hôtel du Nouveau Mouton Noir tenu par A. Hivert, rue Puissant, Charleroy. Carte-porcelaine (102 x 70 mm.) dorée imprimée par le lithographe J. Heger, à Bruxelles.

   L'imprimeur-lithographe Jules Héger exerça son métier, à Bruxelles, de 1840 à environ 1860, ce qui permet donc de dater approximativement la carte présentée ici.
   L'écrivain Maurice des Ombiaux, dans Visite souveraine, un des Contes du pays wallon, fait état de la visite de l'empereur Joseph Ier à Charleroi où il séjourna à l'hôtel du Mouton Noir.
Bibliographie :
   - Desportes (Jules), Le lithographe, journal des artistes et des imprimeurs, première année - 1838, p. XXXVI.
   - Institut Royal du Patrimoine Artistique (Bruxelles),
Répertoire des lithographes en Belgique (1816-1865).
   - Des Ombiaux (Maurice), Visite souveraine, dans Les Contes du pays wallon.

25 euros (code de commande : 28551).

 

CHEVALIER (Émile) — Seigneurs et Pérou. Aventures d'une bande de brigands. Ses crimes. Son procès devant la Cour de Justice criminelle du Département de Jemmape. 1793-1807. Bruxelles, Larcier, 1905. In-8° broché, 134 p., peu courant.
Avant-propos :
   Ceci n'est point un livre de vaine curiosité. L'auteur a tenté de découvrir un peu de cette vie si agitée, si troublante, si attachante du commencement du siècle dernier, de cette vie dont les palpitations, lorsqu'elles sont constatées sur des personnages réels, avec des faits authentiques, offrent toujours un caractère incontestablement instructif et intéressant.
   En suivant pas à pas les diverses phases d'un procès retentissant qui s'est déroulé, en 1807, devant la Cour de justice criminelle du département de Jemmape, l'ouvrage permettra de se faire une idée exacte de la législation répressive, de la procédure pénale et des mœurs judiciaires de cette époque ; comme aussi d'établir sans doute à ce sujet d'utiles comparaisons.
   En outre, quelques aperçus historiques, relatifs à la contrée du Hainaut où le récit se place, ont paru dignes d'intérêt. L'auteur n'a pas résisté à l'agréable tentation qui lui était offerte de les aborder.
   « La vertu politique, a dit Montesquieu, consiste dans l'amour de la patrie et de l'égalité. »
   « Si je pouvais faire en sorte, a-t-il dit aussi, que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu'on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l'on se trouve, je me croirais le plus heureux des mortels.
   Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu'ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels. »
   Belles pensées, dignes du Président philosophe ! Et comme tout citoyen devrait se sentir heureux de pouvoir, dans sa sphère, contribuer quelque peu à la pratique de telles vertus !

30 euros (code de commande : 28588).

 

[CROŸ]. BORN (Robert) — Les Croÿ. Une grande lignée hennuyère d'hommes de guerre, de diplomates, de conseillers secrets, dans les coulisses du pouvoir, sous les ducs de Bourgogne et la Maison d'Autriche (1390-1612). Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1981. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 420 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté (n° 576) dédicacé par l'auteur à Émilien Vaes, gouverneur de la province de Hainaut.
Sur la jaquette :
   Il y a la Grande Histoire et la petite. L'avers et l'envers. Les faits directoires et l'anecdote. La Geste et les gestes quotidiens.
   Nous nous sommes mis dans le sillage des Croÿ en enjambant deux siècles, le XVème et le XVIème, durant lesquels ils jouèrent sans arrêt les pique-bœufs aiguillonnant les tout Grands.
   Deux siècles de grand brassage.
   Qui virent une Pucelle bouter au nom de Dieu les Godons hors de France et les petits rois de Bourges damer le pion à leurs fastueux parents et vassaux, Valois comme eux, les ducs de Bourgogne, en coupant définitivement les ailes à leur rêve de bâtir un royaume d'entre-deux.
   Deux siècles au cours desquels s'éroda lentement l'édifice féodal, s'épanouit la Renaissance et naquit l'Humanisme.
   Deux siècles à l'issue desquels s'affrontèrent barbe à barbe François Ier et Charles Quint, front à front les Valois et les Habsbourg, face à face la France et l'Espagne triomphaliste de Philippe II.
   Deux siècles enfin qui virent le monde occidental s'abîmer dans des guerres fratricides de Religion et les Pays-Bas sombrer dans l'insurrection et la chienlit.
   En tentant cette fresque dans la foulée d'une grande famille, nous ne pouvions échapper aux redites : les familiers de cette époque-charnière voudront bien, en nous lisant, s'en accommoder.
   Mais il est une autre histoire des Croÿ à laquelle nous n'avons pas touché sans mitaines : celle des imagiers, des pamphlétaires, des folliculaires anonymes et des chroniqueurs plus friands de merveilleux que de vérité historique. Domaine interdit à l'historien ! Et cependant la tentation était grande d'y puiser tant elle foisonne de traits tragiques ou comiques, tendres ou graves, que l'on a prêtés à cette étonnante Maison !
   Aussi, au risque d'être accusé de trahir l'Histoire en mélangeant dangereusement les genres, oserons-nous une suggestion. En ce siècle où tout se raconte par l'image, pourquoi n'enfermerait-on pas dans les bulles de bandes dessinées, au lieu des niaises histoires d'Ovni ou de Martiens, la chronique colorée des Croÿ, des Lalaing, des La Marck ?
   Pour ce qui concerne les Croÿ, la matière ne manque pas à Hergé et à ses épigones !
   Ainsi l'histoire de l'origine royale des Croÿ, de ce fils de roi de Hongrie découvrant au bord des marais de Somme une Cendrillon et lui passant au doigt un anneau nuptial...
   Et celle de Jean de Croÿ, le chambellan de Philippe le Hardy, arrêté en 1411 par les gens de Charles d'Orléans, « lié et garotté comme un voleur, gehaygné en un chastel » puis libéré par un de ses fils, qu'à son tour il fera dans la suite évader d'une citadelle en payant grassement l'aumônier...
   Et celle, bien connue des Croÿ de Philippe le Bon, quand, pour les rejoindre, celui-ci s'égara dans la forêt de Soignes et dut passer la nuit dans la hutte d'un pauvre charbonnier...
   Et ce Jean de Croÿ à la fois « bel parloir et sage chevalier » et comte à la Housette que les Couvinois auraient tenu captif durant sept ans dans un cul de basse-fosse et qu'aurait libéré le pâtre Balzaire...
   Et cette cohorte de Lalaing, alliés aux Croÿ, ces « bons chevaliers sans peur et sans double » qui immortalisèrent dans l'un des leurs, Jacques, l'idéal de la chevalerie, Jacques que l'on a dit « beau comme Paris, pieux comme Énée, sage comme Ulysse et enflammé comme Hector »...
   Et ce 2ème comte de Chimay, Philippe de Croÿ, la « clochette du Hainaut », le réveille-matin des Français, qui, seul avec quelques gentilshommes reprit à Louis XI sa ville et son château de Chimay...
Et Charles, le 1er prince de Chimay, tenant le chiron au baptême de Charles Quint et lui offrant « un armet garny d'un phénix d'or qui se brusloit et espandoit de ses ailes grans estocs de feu »...
   Et Marie de Hamal, l'épouse du Sgr de Chièvres, veuve en premières noces d'Adolphe de la Marck, que son premier mari aurait enlevée enfant en la précipitant d'un pont de la Meuse sur une barge qu'il avait fait amarrer par dessous...
   Et ce sanglant tournoi de 1517, à Valladolid, où s'affrontèrent le Philippe de Croÿ qui va devenir le 1er duc d'Arschot, son cousin Adrien, son futur beau-frère Jacques de Luxembourg et Charles de Lannoy, celui-là même qui à Pavie mettra un genou en terre pour recevoir l'épée de François Ier fait prisonnier...
   Nous n'en finirions pas d'évoquer la petite histoire qui pimente la Grande histoire des Croÿ : ces trois colporteurs que Charles Quint en visite chez les Croÿ à Beaumont aurait fait pendre, ce mystère de Judith et Hollopherne que représenta à Tournai en 1549 une chambre de Rhétorique en l'honneur de l'Infant Philippe, au cours duquel on immola réellement un condamné à mort, la fin tragique de Charles, le 2ème duc d'Arschot, assassiné par un de ses gentilshommes, le jeu des chevaliers errants mimé à Binche, sur ordre de Marie de Hongrie, lors de la visite de Charles Quint et de son fils, et l'évasion rocambolesque du jeune Philippe de Croÿ, le 3ème duc d'Arschot qui, en 1556, s'enfuit de la forteresse de Vincennes en rampant dans un conduit de latrines...
   Sur le mode héroïque, on rappellerait la folle équipée des 700 Wallons qui, sous la conduite de Jean de Croÿ, comte du Rœulx, par une nuit d'orage de 1575, participèrent à la prise des îles de Duyveland et de Schouven en traversant tout un bras de mer et la résistance opiniâtre soutenue par Christine de Lalaing en l'absence de son mari, le prince d'Épinois, lors du siège de Tournai par Farnèse.
   Mais en voilà assez pour donner l'eau à la bouche de nos « imagyers » modernes. Qu'ils lisent donc les chroniques de Monstrelet, Chastellain, Molinet et Olivier de la Marche : elles fourmillent d'histoires sur « les Croyois ». Pour assaisonner leurs images de pittoresque ils pourront même puiser dans la Chronique du « Cucuche » du bon chanoine Le Tellier de Chimay. Encore qu'elle soit placée sous le signe d'un cochon chapeauté d'une couronne royale, cette œuvre à la fois édifiante et bénisseuse pour les seigneurs du lieu, ne manque pas de piquant, même si elle n'a avec l'Histoire savante que de lointaines accointances.

45 euros (code de commande : 28596 - vendu).

 

DE MAN (Henri) — Nationalisme et socialisme. Paris-Bruxelles, L'Églantine, 1932. In-8° broché, 100 p., couverture un peu défraîchie avec de petits manques au dos.
   Il s'agit du n° 1 - mai 1932 de la 2e série de la revue Équilibres
Extrait de l'avant-propos :
   Cette brochure a été traduite, par Paul Kenis, du texte original flamand, issu d'une conférence que j'ai faite en décembre 1931 à Gand et à Anvers.
   La Fédération anversoise du Parti Ouvrier belge m'avait demandé de venir exposer mes vues sur la question flamande, considérée dans le cadre des relations d'ensemble entre le nationalisme et le socialisme. Cette invitation était motivée comme suit : « De nombreux nationalistes flamands se prévalent de ce que vous, de Man, avez écrit dans votre livre Au-delà du Marxisme sur les liens entre le sentiment national et le socialisme ; ils se réclament de vous pour justifier un nationalisme qui va jusqu'à emprunter, dans certains cas, une nuance fasciste. D'autre part, beaucoup de nos camarades socialistes, surtout parmi les jeunes, s'appuient également sur vos écrits pour revendiquer une action socialiste plus nettement internationaliste, une répudiation plus énergique de toute espèce de nationalisme. Voulez-vous venir préciser votre pensée, en vous attachant particulièrement au problème des langues et des nationalités en Belgique ? »
   Il s'agit donc d'un exposé conditionné par un thème nettement délimité, et s'adressant à un public de socialistes flamands, familiarisés avec les situations et les mouvements à analyser. Et comme les organisateurs de ces deux conférences se joignirent au directeur de l'« Églantine », Pierre Landsvreugt, pour demander leur publication en brochure, je me rendis du meilleur gré à cette demande. Cela me fournit, d'ailleurs, l'occasion de m'étendre un peu plus sur certains aspects de mon sujet que ne l'avait permis l'exposé de vive voix.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Deux enfants du Capitalisme.
   - Nationalisme compétitif, Nationalisme autoritaire. Nationalisme libertaire.
   - Domination de langue et domination de classe.
   - Le besoin d'appréciation.
   - L'égalité linguistique, revendication socialiste.
   - La bifurcation des chemins.
   - Contre l'égoïsme national.
   - La tendance vers le nationalisme autoritaire.
   - La solution tchèque.
   - Masaryk comme père de la République.
   - La contre-épreuve polonaise.
   - L'Irlande et Bernard Shaw.
   - Et la Flandre ?
   - Fédéralisme et séparatisme.

15 euros (code de commande : 28582).

 

DOPPAGNE (Albert) — Les Sarrasins en Wallonie. [Gembloux], Duculot, 1977. In-8° broché, 72 p., 16 illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 39).
Introduction :
   Si l'on ne se fondait que sur les seules données de l'histoire, cette étude ne devrait même pas être entreprise : les Sarrasins n'ont jamais mis le pied dans nos régions. Les multiples mentions de tours, de châteaux, d'églises, de murs ou de champs de Sarrasins que nous notons en Wallonie relèvent donc d'un domaine différent de celui de l'histoire.
   Ceci nous amène à envisager d'autres champs de recherche que ceux de l'histoire proprement dite.
   Comme l'indiquent prudemment certaines signalisations touristiques, il s'agit, en effet, dans nos régions, de tours « dites » de Sarrasins, de trous « dits » de Sarrasins. Il y a, en marge de l'histoire, un phénomène de langue qui doit nous retenir et qui mérite investigation.
   Ce que la langue reflète pourra n'être que tradition populaire, légendes et croyances.
   Que faut-il entendre par Sarrasins ? Les auteurs eux-mêmes, selon les époques, selon les disciplines, sont-ils toujours d'accord entre eux ?
   Pour saisir dans son ensemble le phénomène « sarrasin », il est de la plus haute importance de ne pas négliger cet aspect, qui lui aussi, tout aussi bien que l'histoire, est un des aspects de la réalité : réalité linguistique et non plus réalité historique.
   Cette réalité linguistique nous introduit de plain-pied dans le troisième domaine : celui des traditions, des croyances et des légendes, celui de la littérature, qu'elle soit orale ou écrite. Il n'est guère concevable que le pays même qui, si l'on en croit la légende, a donné le jour à Charles Martel n'ait été également le théâtre de croyances et de traditions : Charles Martel est un héros de chez nous, la légende le fait naître à Andenne ; c'est à Andenne aussi qu'une fontaine commémore encore son premier exploit, sa victoire contre un ours.
   De Pépin de Landen à Charlemagne, toute la lignée des Pippinides gravite dans nos régions : Herstal, Jupille, Andenne, Seilles, Chèvremont, Nivelles en sont les plus hauts lieux.
   Or, Poitiers et la date de 732, sont inséparables du nom de Charles Martel et de celui des Arabes ou Sarrasins qui ne vont pas tarder à entrer dans la tradition populaire.
   Si notre objet se limite aux traditions relatives aux Sarrasins que nous pouvons noter en Belgique romane, nous ne pouvons nous dispenser de deux précautions indispensables : la première sera de ne pas ignorer les données historiques, la seconde de nous documenter sur les traditions linguistiques françaises afin de pouvoir, en dernière analyse, préciser ce qui est propre à notre pays et non pas commun à une bonne partie de la France.
   La définition même de Sarrasin est un problème compliqué. À titre de point de départ ; nous reproduisons celle que donne le volume 14 (1968) de l'Encyclopedia Universalis :
      « La dénomination de Sarrasins, Sarraceni, servit dès l'époque romaine tardive à désigner certaines populations arabes en contact avec l'Empire.
      » Au Moyen Âge, elle est l'un des nombreux noms que l'Occident latin applique aux musulmans.
      » L'historiographie moderne l'a réservée à ceux des musulmans qui, une fois achevée la grande poussée islamique des VIIe et VIIIe siècles, combattirent contre les chrétiens dans les divers pays du bassin occidental de la Méditerranée, sans y former d'établissements durables. Aux côtés des Vikings et des Hongrois, ils prennent part à la vague d'invasions déclenchée contre les États successeurs de l'Empire carolingien.
      » La majorité de leurs entreprises se place entre le début du IXe siècle et le milieu du XIIe, avec une culmination entre 850 et 1000 environ. Toutes n'ont pas encore fait l'objet d'études critiques satisfaisantes. »
   On le voit, le problème historique lui-même ne peut se libérer de considérations linguistiques ou sémantiques : que faut-il entendre, exactement, par Sarrasins ?
   En tenant compte des témoignages de Ptolémée, de Stephanos de Byzance, d'Ulpianos et d'Uranios qui, tous, parlent des
Sarakhnog on peut affirmer qu'à l'origine il s'agissait d'une tribu arabe nomade dont le berceau fut la presqu'île du Sinaï.
   Dès le IIIe siècle de notre ère, cette tribu avait imposé sa domination sur d'autres nomades dans les steppes de Syrie et l'appellation de Sarrasins s'étendait à toutes ces tribus.
   Au IVe siècle, selon les données fournies par Ammien Marcellin, tous les peuples de l'Arabie ne sont pas encore englobés sous cette appellation.
   Des témoignages chrétiens permettent de considérer comme Sarrasins les tribus arabes de la Jordanie orientale et de la Palestine du sud mais en s'arrêtant à la frontière de l'Arabie proprement dite.
   Ce sera le fait de l'époque byzantine d'établir l'extension définitive de l'appellation de Sarrasins à tous les peuples islamiques qui sont sous la domination des califes.
   De Byzance, cette acception va gagner tout l'Occident.
   Ce sont là des acquisitions de la science historique contemporaine. Jusqu'au XXe siècle, la notion de Sarrasin est restée relativement floue et il est indispensable, pour traiter notre sujet, de donner quelques détails au sujet des interprétations données au terme Sarrasin.
   L'étymologie est un luxe qui semble nécessaire aux anciens. Elle passionne le peuple qui croit et qui, surtout, veut y trouver une explication.
   Au IVe siècle, l'historien ecclésiastique Sozomène nous offre le premier exemple d'explication romanesque : les Sarrasins se seraient appelés ainsi « pour se donner une origine plus noble, ils voulaient faire croire qu'ils descendaient de Sara, femme d'Abraham, ayant honte de descendre d'Agar, sa servante » ; mais, ajoute Pierre Larousse qui rapporte cette proposition, les Arabes n'ont jamais rougi de se proclamer les descendants d'Israël et d'Agar.
   Autre explication facile et passionnée proposée par Scaliger : le mot sarrasin viendrait de l'arabe sarik, voleur, de la famille du verbe saraka, dérober. On aurait donné ce nom aux Sarrasins à cause de leurs vols et de leurs brigandages.
   Dans Bescherelle, nous trouvons en outre une explication par l'arabe sarak, désert, pauvreté.
   La science moderne, avec toutes ses possibilités, n'est pas encore parvenue à la certitude sur ce point, mais il paraît vraisemblable d'admettre pour origine du terme sarrasin le mot arabe charqîyîn, pluriel de charqî, et qui ne signifierait rien d'autre que oriental.
   Par une étrange coïncidence, la naissance de la langue française est contemporaine, aux VIIIe et IXe siècles, de grands chocs avec le monde arabe sur le front sud ; l'affirmation de la littérature française, à l'aube du XIIe siècle, est contemporaine d'autres grands chocs avec les musulmans sur le front de l'est : les croisades.
   Le fait est capital : la littérature épique et romanesque du Moyen Âge et des débuts de la période moderne est littéralement envahie, baignée par les Sarrasins. Depuis l'incident d'arrière-garde de Roncevaux jusqu'au théâtre de marionnettes liégeois du XXe siècle, le Sarrasin est un personnage permanent dans certains compartiments de la littérature française, compartiments parfois dominants, parfois secondaires, mais ce qu'il convient de reconnaître et d'affirmer, c'est un millénaire de tradition, que celle-ci soit savante ou populaire.
   Comme la littérature ne peut exister sans la langue, il sera presque impossible de distinguer, dans certains cas, ce qui est littéraire de ce qui est exclusivement linguistique.
   La conception que l'on se fera des Sarrasins va évoluer en fonction de divers facteurs : les rapports que l'on aura avec eux, la qualité de l'information à leur sujet.
   La langue française, à ses débuts, reçoit le concept de Sarrasin tel que nous l'avons vu diffusé par Byzance : l'ensemble des peuples musulmans. Nous allons voir la suite.
   Dans une première partie, nous verrons l'aventure sémantique du terme sarrasin, en la suivant d'abord d'une façon générale dans le domaine français tout entier, en l'étudiant de plus près ensuite pour ce qui concerne spécialement la Wallonie ou, plus exactement, la Belgique romane.
   Il nous est apparu que la seule étude du mot sarrasin ne couvrait pas la totalité du phénomène des rapports de nos régions avec le monde islamique ; une seconde partie complétera l'enquête : elle sera consacrée à Mahomet, à Allah et au Coran.

13 euros (code de commande : 28579).

 

[ENSOR (James)]. VAN DEN BUSSCHE (Willy) — Ensor et les avant-gardes à la mer. Bruxelles, Fonds Mercator, 2006. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 255 p., très nombreuses illustrations en couleurs, feuillet volant d'errata, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au PMMK, à Ostende, du 30 septembre 2006 au 25 février 2007.
Sur la jaquette :
   La côte belge a été source d'inspiration pour de nombreux courants d'avant-garde. Beaucoup d'artistes ont été attirés par la lumière du bord de mer. Parmi eux, certains sont nés à la côte, y ont séjourné ou y ont habité.
   James Ensor était du nombre. Il contribua considérablement à l'essor de l'avant-garde, dans son propre pays et à l'étranger. La lumière et les couleurs de la mer du Nord ont joué un rôle important dans l'imaginaire singulier et la liberté d'expression qui caractérisent son œuvre.
   Cette liberté dans l'expression picturale et dans une certaine forme de subversion culmine dans L'Entrée du Christ à Bruxelles (1889). C'est en fanfare qu'Ensor a exprimé l'entrée de son art à Bruxelles.
   Ensor et les avant-gardes à la mer présente également le travail d'artistes qui ont joué un rôle de premier plan dans l'évolution de l'histoire de l'art, du réalisme au surréalisme en passant par le symbolisme et l'expressionnisme ou encore le mouvement Cobra.
   Les œuvres reproduites – entre autres de Léon Spilliaert, Constant Permeke, Paul Delvaux, René Magritte, Auguste Daumier, Edvard Munch, Vincent Van Gogh, Salvador Dali, Asger Jorn, Pierre Alechinsky et Max Ernst – sont de première qualité et proviennent d'importantes collections publiques et privées du monde entier.

25 euros (code de commande : 28599).

 

FOUSS (Madeleine) — La vie romaine en Wallonie. Gembloux, Duculot, 1974. In-8° broché, 64 p., 19 illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 24).
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I.
La pénétration romaine.
      - Le réseau routier.
      - La romanisation des populations.
   II. Connaissance de la civilisation gallo-romaine.
      - L'importance des coutumes funéraires.
         - Les cimetières.
         - Les tumuli.
         - Les piliers funéraires.
   III. La vie gallo-romaine.
      - Les agglomérations.
      - Les villas, centres économiques.
      - La vie à la campagne.
      - L'artisanat.
      - Les échanges.
      - Les loisirs.
      - Les croyances religieuses.
   IV. La défense contre le monde barbare.
      - Les troubles de la paix romaine.

13 euros (code de commande : 28578).

 

FRÉMON (Jean) — Le jardin botanique. Roman. Paris, P.O.L., 1988. In-8° broché, 274 p., envoi de l'auteur, dos ridé, couverture un peu défraîchie, on joint une lettre autographe de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Dans le jardin botanique, une sorte de réserve naturelle dont la chronique est tenue par un conservateur en chef érudit, méticuleux et passagèrement obsessionnel, se côtoient les derniers spécimens de quelques espèces en voie de disparition, faune et flore, dûment étiquetées, et tout un petit monde, non moins étrange et menacé d'extinction : Sam, gardien de la ménagerie, un laconique bourru qui cultive le sarcasme, Gertrude, espiègle enjôleuse à la langue pointue, un peintre animalier en quête de modèles, une grappe de chercheurs excentriques : Soskine, fanatique du mimétisme, Dawkins, apôtre de la théorie des gènes égoïstes. Roman, géomètre des migrations, et leurs amis, un musicologue distingué aux manières fanées, un auteur dramatique qui aime prendre les gens au mot...
   Et puis, aux deux pôles de ce champ magnétique où tous s'agitent en pure perte, Clémence et Karl, comme deux planètes contraires, tenant l'ensemble sous leur influence.

15 euros (code de commande : 28566).

 

GADAMER (Hans-Georg) — L'héritage de l'Europe. [Titre original : Das Erbe Europas.] Traduit de l'allemand par Philippe Ivernel. Paris, Payot & Rivages, 1996. In-8° collé sous couverture rempliée, 157 p., (collection « Bibliothèque Rivages »).
En quatrième de couverture :
   Dans ce livre, Hans-Georg Gadamer, l'un des philosophes allemands les plus importants du XXe siècle, nous offre un abrégé vivant d'une somme philosophique en voie de se conclure, et entreprend de l'actualiser en la replaçant à l'horizon de l'Europe en train de se faire.

13 euros (code de commande : 28568).

 

GORLIA (Joseph) — Histoire de Braffe, village de la châtellenie d'Ath. Éditée sous les auspices du Cercle Archéologique de Mons. Mons, Delporte, 1949. In-8° broché, 260 p., planches hors texte, rousseurs à la couverture.
Table des matières :
   - Préambule.
   Première partie. Le Village.
      Chapitre I. Un peu de géographie : situation ; juridictions ; population ; sol ; agriculture.
      Chapitre II. Quelques familles marquantes.
      Chapitre III. Les noms de lieux - agglomérations chemins - waréchaix - cours d'eau et ponts - coutures - arbres et bois - champs - prairies - courtils et enclosures - fermes et maisons - chapelles et calvaires.
   Deuxième partie. La Seigneurie.
      Chapitre I. Sa description et son origine féodale.
      Chapitre II. Le château.
      Chapitre III. Les seigneurs successifs - familles du Quesnoy, d'Antoing, d'Enghien, de Mérode, Vilain de Gand, de Gaest, le Maistre d'Anstaing.
      Chapitre IV. Les fiefs sis à Braffe.
      Chapitre V. Les propriétés ecclésiastiques.
      Chapitre VI. Autres propriétaires terriens.
   Troisième partie. La Paroisse.
      Chapitre I. L'église.
      Chapitre II. La cure et ses biens.
      Chapitre III. Le presbytère.
      Chapitre IV. Les terres de l'église et des pauvres.
      Chapitre V. Le personnel paroissial : curés, vicaires, prêtres de Braffe, clercs.
      Chapitre VI. Les bénéfices - Chapelle N-D et Chapelle S. Jean.
      Chapitre VII. Les confréries.
      Chapitre VIII. Saint Géréon.
      Chapitre IX. Les anciens registres - coutumes - fondations - prénoms - sobriquets.
   Quatrième partie. La Commune.
      Chapitre I. La Loy - sa composition - ses attributions - mesures anciennes - les archives.
      Chapitre II. La tutelle des faibles - enfants trouvés - orphelins - fous.
      Chapitre III. Justice et police.
      Chapitre IV. La gérance des chemins et waréchaix. Le droit des plantis.
      Chapitre V. Les impôts. Cahier de vingtièmes de 1604.
      Chapitre VI. Les charges militaires - patrouilles - sauvegarde - réquisitions - soldats et déportés - Braffe mis à sac.
      Chapitre VII. Les comptes de l'église et ceux des pauvres. Les médecins.
      Chapitre VIII. Les écoles.
      Chapitre IX. Le personnel administratif - baillis - mayeurs et échevins - bourgmestres et conseillers - secrétaires communaux - gardes champêtres.

45 euros (code de commande : 28594 - vendu).

 

HASQUIN (René-Pierre) — De Charnoy village à Charleroi métropole. Jumet, IPH Éditions, 2002. In-8° carré broché sous couverture rempliée, 219 p., nombreuses illustrations, hommage de l'auteur, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   De Charnoy village à Charleroi métropole, c'est l'histoire d'un village, haut perché en bordure de la Sambre et qui, en 1666 seulement, va se voir confier un rôle dans le chapelet stratégique des maîtres de l'Europe de l'époque. Charnoy deviendra Charleroi qui, avec ses quelque 1000 habitants, de la fin du 17e siècle et ses quelque 23.000 citoyens des années 1970, deviendra le cœur et le moteur d'une entité (1976) de près de 300.000 habitants. En relatant cette épopée, l'écrivain-journaliste René-Pierre Hasquin, a donné une âme et une réputation à Charleroi. Le livre, édité en 1970 aux Éditions Labor (Bruxelles) a eu un retentissement suffisant pour que le Crédit Communal, attribue à son auteur le quadri-annuel Prix Procivitate.

25 euros (code de commande : 28561).

 

HASQUIN (René-Pierre) — Les grandes colères du Pays Noir. Tome I. Lodelinsart, Londot, 1972. In-8° broché, 160 p., CLXXXI planches hors texte.
En quatrième de couverture :
   On a dit de René-P. Hasquin, lorsqu'il a publié son premier roman en 1950, qu'il était un conteur merveilleux. Tout au long de sa carrière de journaliste, qui s'étale maintenant sur plus d'un quart de siècle, l'auteur de Il y aura encore des jours ensoleillés comme celui de De Charnoy-Village à Charleroi-Métropole, ouvrage qui lui valut de se voir décerner en 1970, le Prix Pro Civitate, n'a cessé d'affirmer un talent très particulier de narrateur. Avec René-P. Hasquin pour guide, on se trouve d'un bout à l'autre du récit, plongé au cœur de l'action ; les personnages vous deviennent familiers au point que vous avez l'impression de les avoir bien connus vous aussi.
   Mais cette fois, avec Les grandes colères du Pays Noir, l'auteur va plus loin : il fait non pas œuvre d'historien – il se défend d'ailleurs de l'être – mais il se comporte en témoin. L'ouvrage qu'il nous livre cette fois, porte sur la période allant des origines jusqu'en 1886. Il l'a reconstituée grâce à des témoignages, grâce à des documents puisés aux sources les plus sûres. Grâce à René-P. Hasquin, les travaux d'historiens et sociologues comme Chlepner, Louise Henneaux-Depooter, Hervé Hasquin et tant d'autres encore, sont mis à ta portée de tous ; c'est-à-dire qu'on aura certainement envie de les lire après avoir vécu le récit que fait l'auteur des Grandes colères du Pays Noir.
   Ce livre passionnant, qui se double d'un document d'une valeur à laquelle tous les critiques rendront certainement l'hommage qu'il mérite, nous fait revivre l'épopée des travailleurs de nos régions ; leurs luttes pour le droit au pain quotidien ; leurs luttes pour un minimum de justice sociale ; leurs combats pour échapper à l'asservissement ; leurs aspirations à plus d'égalité et de fraternité. C'est aussi, la naissance du syndicalisme, du socialisme, du libéralisme ; la fin de la conscription et du tirage au sort et du triomphe de la force sur le droit. Mais c'est aussi la naissance d'une grande espérance : celle qui, déçue par les tragiques événements de 1886, devra encore endurer les souffrances et les atrocités d'une guerre 1914-18, pour mériter le droit au Suffrage Universel.
   Grâce à la vivacité de son récit, grâce à son style si prenant et si particulier, grâce à l'incomparable richesse de sa documentation iconographique, l'ouvrage de René-P. Hasquin mérite plus qu'un succès de librairie : il doit forcer l'estime et le respect de tous ceux qui sont épris de vérité et de justice sociale.

20 euros (code de commande : 28557 - vendu).

 

HEUPGEN (Paul) — La Bonne Maison des Orphelins de Mons. Mons, Dequesne, 1913. In-8° broché, 106 p., illustrations et plans hors texte, couverture un peu défraîchie.
Introduction :
   Le 6 novembre 1902, décédait à Mons, M. Elie Lamir, laissant aux Hospices de Mons toute sa fortune, pour l'affecter à l'assistance des pauvres orphelins.
   Après une instruction longue et difficile, les Hospices furent autorisés, par Arrêté Royal du 30 août 1904, à recueillir cette fondation.
   Le nombre d'orphelins fut immédiatement augmenté. Et immédiatement aussi se posa la question de l'amélioration des locaux de l'orphelinat.
   Des projets d'aménagement furent étudiés : ils ne donnèrent pas satisfaction. Après bien des tâtonnements, on en vint a proposer la démolition complète de l'orphelinat, pour reconstruire sur son emplacement, un orphelinat entièrement nouveau. Ce projet souleva de vives protestations et, après de nouvelles études, il fut décidé de conserver l'ancien orphelinat pour l'affecter à une seule section, celles des garçons, un orphelinat entièrement nouveau devant être construit pour la section des filles.
   Au moment où cet établissement, échappant à la démolition, va subir un changement profond, il m'a paru utile de lui consacrer une étude rétrospective.
   Dans cette étude, il s'agira spécialement de l'orphelinat et non du service général d'assistance des orphelins : en effet, ce service d'assistance existait bien antérieurement à la fondation de l'orphelinat. Il était assuré par la « Commune Aumône des pauvres ». Mais le mode d'assistance appliqué par cette institution, c'était le placement en pension chez des nourriciers, système encore tant employé de nos jours. Tandis que par la création de l'orphelinat, le système d'assistance changeait : l'assistance se faisait en internat. Cet internat ne fut appliqué qu'aux orphelins de plus de 7 ans ; pour les plus jeunes, le placement en pension continua. Ce n'est qu'en 1912 que fut décidée la création d'une section maternelle pour les tout petits enfants.
   C'est donc de l'internat seul qu'il sera question ici et non de l'assistance de tous les orphelins.
   Nous avons tenu à faire cette remarque préliminaire, parce que l'on pense généralement, mais à tort, que l'assistance des orphelins, en notre ville, n'a commencé qu'en 1562, par la fondation de Bouzanton. Ce qui a commencé, c'est un mode particulier d'assistance, l'internat, l'établissement fermé tenant les enfants sous une discipline rigoureuse surtout au point de vue religieux.
   Il est assez intéressant de taire l'histoire d'une institution qui naît, vit, se développe, se transforme au cours des siècles.
   Depuis 1562, date de la fondation, que de changements se sont produits dans l'ordre politique des nations ! Et il est remarquable de constater combien ces événements politiques ont eu peu d'influence sur la vie privée, peut-on dire, de l'orphelinat. On pourrait mieux juger de l'état social de notre pays aux diverses époques par l'étude approfondie de la vie intime de cette institution, que par l'étude des grands événements historiques, guerres, traités, révolutions. Ces grands faits n'améliorent guère l'état des pauvres. Et dans la succession des comptes de la Bonne Maison des Orphelins, on voit l'existence se poursuivre indifférente aux grands drames politiques. Seule la révolution de 1789, dont la portée était plus sociale que politique, produit une répercussion importante dans la vie intérieure de l'hospice. Mais encore, ce trouble ne fut que temporaire, et l'œuvre se poursuivit, reflétant toujours la vie sociale ambiante, quelle que fut la situation politique. Néanmoins, comme l'histoire que tous nous avons apprise, celle qui nous paraissait la seule histoire digne de ce nom, c'est l'histoire des événements politiques, des rois, des traités, il n'est pas mauvais de situer l'histoire de l'orphelinat dans l'histoire telle que nous la concevons. Et tout d'abord, il convient de préciser la date à laquelle commence cette histoire.
   Le 20 janvier 1562, la fondatrice achète l'hôtel qui doit devenir l'orphelinat.
   C'était donc avant la réforme du calendrier, avant l'adoption du calendrier grégorien qui eut lieu en novembre 1582.
   À cette époque, en Hainaut, l'année ne commençait pas au 1er janvier, mais la veille de Pâques, le samedi saint « après chiron béni » (bénédiction du cierge), expression que l'on retrouve dans le premier compte de la maison.
   Dans la numération des années selon « le vieux style » l'année 1562 correspond donc à l'année 1563 « nouveau style » pour toutes les dettes postérieures au 1er janvier. C'est ainsi qu'en réalité la fondation date de 1563.
   C'est pour cela que les centenaires de cette fondation furent célébrés en 1663, 1763, 1863.
   Les dates qui seront indiquées dans cette étude pourront, par le tableau ci-dessous, être facilement rattachées aux situations politiques contemporaines de l'histoire de Mons, mais en notant que l'histoire de Mons n'est pas celle de la Belgique, ni même du Hainaut entier.
   1562-1697 : Domination espagnole.
   En 1572, du 24 mai au 21 septembre, occupation de Mons par Louis de Nasseau.
   1691-1695 : Domination française.
   1697-1701 : Domination autrichienne.
   1701-1709 : Domination française, nominalement espagnole.
   1709-1746 : Domination autrichienne.
   1746-1749 : Domination française.
   1749-1790 : Domination autrichienne.
   1790-11 mois : Confédération des États-Belgique.
   1790-1792 : Domination autrichienne.
   1792-1793 : Domination française.
   1793-1794 : Domination autrichienne.
   1794-1814 : Domination française.
   1814-1830 : Union avec la Hollande.
   1830 à nos jours. Période de l'Indépendance de la Belgique.

25 euros (code de commande : 28591 - vendu).

 

[HILLESUM (Etty)]. LEBEAU (Paul) — Etty Hillesum. Un itinéraire spirituel. Amsterdam 1941 - Auschwitz 1943. Troisième édition revue. Namur - Bruxelles, Fidélité - Racine, 2000. In-8° collé, 211 p., quelques illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   En juin 1942, alors que se précisaient les signes de l'anéantissement de la communauté juive des Pays-Bas, une jeune femme de 27 ans écrivait dans une chambrette d'Amsterdam : « Ce que je vis intérieurement, et qui n'est pas seulement de moi, je n'ai pas le droit de le garder pour moi seule. Suis-je, dans ce petit morceau d'histoire de l'humanité, un des nombreux récepteurs qui doit ensuite émettre plus loin ? »
   Ce message qu'elle confiait régulièrement à de modestes cahiers d'écolier nous touche aujourd'hui d'autant plus profondément qu'il nous parvient, comme par miracle, à travers un demi-siècle de silence. Ce n'est qu'en 1981 qu'un éditeur a exhumé pour la première fois des extraits qui ont été, depuis, traduits en quatorze langues. On se trouvait tout à coup, non seulement « en présence d'un des sommets de la littérature néerlandaise », selon l'écrivain Abel Herzberg, mais aussi d'un cheminement intérieur d'une intensité bouleversante. Ainsi qu'Etty en eut elle-même le pressentiment, avant de disparaître, le 15 septembre 1943, dans le tragique anonymat d'Auschwitz : « Il faudra bien que quelqu'un survive pour témoigner que Dieu était vivant dans un temps comme le nôtre. Et pourquoi ne serais-je pas ce témoin ? »
   Ce témoignage intensément personnel, qui se crée son propre langage en l'absence de références explicites à toute tradition confessionnelle, est aussi d'une singulière modernité, et anticipe sur ce qu'on a appelé, bien des années plus tard, la « théologie de l'après-Auschwitz ».

12 euros (code de commande : 28550 - vendu).

 

HOURTOULLE (François-Guy) — Franc-Maçonnerie et Révolution. Paris, Carrère, 1989. In-8° broché sous couverture rempliée, 506 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Au Moyen Âge, les bâtisseurs de cathédrales formaient une caste munie de privilèges : les francs-maçons. De cette « maçonnerie opérative » se déclare issue, dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle, une étonnante société secrète tournée vers la philosophie et l'ésotérisme : la « maçonnerie spéculative ».
   Bientôt, l'engouement est tel que tout ce que la France compte d'esprits éclairés – ou presque – est frère.
   Et ce sont ces hommes pétris d'humanisme chrétien et de scepticisme spirituel qui vont se trouver par la force des événements les acteurs du plus grand bouleversement social de l'Histoire moderne, la Révolution française.
   Chevaliers Rose-Croix ou Élus des Quinze, Terribles ou Tuileurs, Maîtres à Tous Grades ou Vénérables, il aura fallu des années de patientes recherches à R-G. Hourtoulle pour les rassembler enfin dans un tableau complet de la Franc-Maçonnerie française à l'aube de 1789. Il montre ainsi de façon impartiale le rôle des loges dans la diffusion des idées nouvelles, leurs liens avec les « Illuminés » ou la trace des maîtres de poste francs-maçons dans la propagation de la Grande Peur.
   Et comment les « sublimes bagatelles » de la Franc-Maçonnerie pouvaient conduire à la guillotine...

20 euros (code de commande : 28555).

 

[IXELLES - MUSÉE]. Le Musée communal d'Ixelles. Par Nicole Huart et Bruno Fornari. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 127 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, index des noms d'artistes, (collection « Musea Nostra », n° 30), bel exemplaire
   Après un historique succinct, le catalogue est établi par artistes et contient pour chacun une biographie, ainsi que le commentaire des œuvres.
Extrait :
   Le Musée communal d'Ixelles fut fondé en 1892 à la suite d'un don d'une centaine d'œuvres du peintre et collectionneur Edmond de Pratere et de nombreux objets d'art lui ayant appartenu. Edmond de Pratere (1826-1888), Courtraisien d'origine, qui vécut ses quinze dernières années à Ixelles, était un peintre animalier œuvrant dans la tradition d'Alfred Verwee et jouissant d'une notoriété locale ; ses héritiers, auteurs de ce don, exigèrent que celui-ci fût exposé « en un local approprié à cette fin et accessible au public ».
   Après un examen minutieux et de longs débats, le bourgmestre Albert Leemans et le collège échevinal acceptèrent la donation à l'unanimité. C'est alors que le conseiller communal Émile Duray, convaincu de la valeur de cette collection, mais trouvant fort onéreuse la construction d'un musée, fit une proposition inattendue : puisqu'il s'agissait d'exposer les œuvres d'un peintre animalier, pourquoi ne pas transformer l'abattoir communal désaffecté ! Fermé depuis 1890 par mesure d'hygiène, l'abattoir, dont Jean Van Volsem était le promoteur, avait été construit en 1850 par Louis Spaak, architecte voyer de l'arrondissement de Bruxelles et Gustave Deman, architecte communal d'Ixelles. Il fut repris en 1870 par la commune. Il consistait en un corps de bâtiment d'une longueur de 40 mètres, présentant une entrée centrale flanquée de part et d'autre de deux salles carrées d'environ 9 mètres de côté.
   Ne tenant pas compte de la récrimination d'un échevin – « On n'érige pas un abattoir en sanctuaire de l'art » – et de la situation de ce musée dans un quartier assez déshérité, on entreprit les travaux. Ixelles allait être la première commune de l'agglomération à se doter d'un musée. Un subside de cinq mille francs du conseil provincial devait aider à couvrir les dépenses d'installation. Si aucun luxe ne fut déployé, les locaux répondaient cependant parfaitement à leur fonction muséale ; rien ne trahissait plus leur destination première.
   Le 31 mai 1892 eut lieu l'inauguration officielle, en présence du roi Léopold II, de la reine Marie-Henriette et de la princesse Clémentine. Tout le quartier était de la fête. La collection De Pratere était mise à l'honneur dans l'ancien abattoir rénové, tandis qu'une exposition temporaire d'artistes ixellois, contemporains pour la plupart, se tenait dans une grande galerie nouvellement construite à l'arrière des locaux existants ; le tout représentait une surface de 750 mètres carrés.

13 euros (code de commande : 28598).

 

LABITTE (Alphonse) — Les manuscrits et l'art de les orner. Ouvrage historique et pratique illustré de 300 reproductions de miniatures, bordures et lettres ornées. Paris, Mendel, 1893. [Paris / Charles Mendel, Éditeur / 118 bis, rue d'Assas, 118 bis / 1893 / Tous Droits réservés.] In-4° demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, couverture conservée, XI, [1 bl.], 398, [1 (table)], [1 bl.] p., illustrations dans le texte, bel exemplaire exempt de rousseurs.
Extrait de l'avertissement :
   En écrivant ce livre qui, dans une certaine mesure, n'est qu'un travail de recherches générales et comparatives, mais qui est aussi le résultat d'études personnelles, en ce sens que nous y avons fait pénétrer de nombreuses descriptions et reproductions de manuscrits encore inédits, nous avons eu comme but principal d'apporter une aide effective à la connaissance des manuscrits et de leur ornementation.
   D'autres avant nous se sont plus savamment et plus longuement occupés de l'historique des manuscrits, spécialisant telle ou telle école, telle ou telle provenance, etc., apportant à leur œuvre des détails très intéressants et d'une réelle importance ; nous nous sommes plutôt et surtout attaché à reproduire fidèlement des pages de ces livres exécutés dans différents siècles. En les décrivant, nous avons essayé d'aider celui qui a le goût de ces monuments du Moyen Âge, et de lui faciliter les moyens de connaître et de discerner les époques de leur création, leur genre, leur style, en comparant siècle par siècle, les ornements, miniatures, lettrines et écritures qui les composent.
   Nous avons pensé que cette manière de présenter notre travail était la plus simple et la plus pratique.
   Nous pensons aussi que ce livre pourra servir de guide, non seulement à l'amateur, mais encore à l'artiste, à l'étudiant, au libraire, au bibliophile qui pourront y puiser des renseignements qu'ils sauront apprécier.
   C'est pour cette raison, qu'à l'inverse de nos devanciers, nous avons donné plus de documents provenant de manuscrits d'une valeur moyenne, qu'on rencontre encore assez fréquemment et qu'on est susceptible d'acquérir dans des conditions abordables, en librairie ou dans les ventes publiques, que des spécimens de livres merveilleux, mais rares, et que les grandes bourses, seules, peuvent s'offrir.
   Si nous avons décrit et publié quelques spécimens de ces œuvres de luxe, c'est parce qu'ils rentraient par leur exécution ou leur ornementation dans le cadre du renseignement nécessaire à la connaissance d'une époque.
   C'est à dessein que nous avons laissé la reliure de côté, très peu de manuscrits anciens ayant conservé leur enveloppe primitive.
   Nous le répétons : en publiant cette étude, nous n'avons qu'un désir : faire pénétrer un peu partout, d'une manière pratique, en même temps que profitable et instructive, le goût des admirables livres calligraphiés et enluminés de toutes les époques, toujours différents, toujours curieux, originaux même parfois dans leur modestie et dans leur naïveté, et qui renferment des milliers de documents importants au point de vue de l'histoire, de la religion et de l'art.
   On peut le dire hardiment, toutes les connaissances humaines que possédaient nos ancêtres sont contenues dans ces œuvres de goût et de patience des siècles passés ; chacun peut y puiser à pleines mains et y recueillir des avis, des préceptes, des modèles et des leçons.
   Les manuscrits sont la partie la plus noble et la plus savante que nous aient léguée les temps écoulés ; ils sont non-seulement un produit du travail de l'homme, mais l'homme intellectuel et moral lui-même « matérialisé, pour ainsi dire, et éternisé ». C'est sa pensée, ce sont ses sentiments et ses passions, ses joies et ses douleurs. Et, comme l'a dit un écrivain, si, considéré sous ce rapport, le livre, en général, devient profondément intéressant, que sera-ce donc des manuscrits, qui, grâce à leurs miniatures, à leurs décorations, à côté de l'homme moral nous montrent l'homme extérieur tout entier ? Que sera-ce si, en même temps que la pensée qui a composé et conduit à l'exécution de l'ouvrage, nous retrouvons l'artiste lui-même, auteur, scribe ou enlumineur; si nous voyons son époque tout entière avec ses monuments, ses costumes, ses usages ?
   Les manuscrits peuvent encore invoquer un autre titre à notre sollicitude : ils nous permettent, d'après leur ornementation, de nous instruire et de juger du degré des connaissances artistiques de nos aïeux, en même temps qu'ils nous donnent un enseignement philosophique nous montrant les tendances intellectuelles, morales et sociales d'époques lointaines, qu'on ne saurait trouver ailleurs.
   Les ornements qui décorent ces livres charmants, la composition des peintures, les bordures avec leurs grotesques, leur flore, leurs rinceaux sévères ou capricieux, les lettres ornées avec leurs entrelacs et leur originalité, nous en disent davantage, bien souvent, que les textes qui les ont motivés.
   Dans le manuscrit le plus médiocre existe presque toujours, à un titre quelconque, un intérêt artistique. Quelques-uns, appartenant aux époques rapprochées de la nôtre, sont appréciés par leur beauté respective et au point de vue de l'esthétique pure ; d'autres, qui parlent moins aux yeux du vulgaire, mais qui sont infiniment plus précieux, sont les seuls monuments qui nous donnent des spécimens de l'art, de la peinture et de l'ornementation des temps primitifs ou déjà éloignés, lesquels ne nous ont laissé aucun autre vestige que les décorations contenues dans les antiques papyrus décrits par Champollion ou dans les évangéliaires des premiers siècles de l'ère chrétienne.

50 euros (code de commande : 28553 - vendu).

 

LENIENT (Edmond) Études Historiques et Stratégiques. La solution des énigmes de Waterloo. Paris, Plon-Nourrit, 1915. In-8° broché, XVI, 583 p., bon exemplaire malgré les rousseurs à la couverture.
L'opinion du docteur Cabanès à propos de cette étude :
   C’est un des plus graves problèmes qu'aient agité les historiens, celui de rechercher comment un grand capitaine, « génie prodigieux entre tous », a pu subir une défaite aussi complète, aussi irrémédiable que fut le désastre de Waterloo.
   À la solution de cette énigme se sont appliqués non seulement les historiens, mais encore les hommes de métier, les militaires. L’auteur du livre que nous analysons est un officier, retraité pour blessure de guerre, deux ans après sa sortie de Saint-Cyr, mais qui n'a jamais perdu de vue la science stratégique qui fut la principale préoccupation de sa vie.
   M. E. Lenient passe en revue les différentes hypothèses proposées par ceux qui se sont occupés avant lui de la question ; nous les résumons rapidement.
   Pour Thiers, c’est la « fatalité » qui est en cause : mot sonore mais creux, et qui n'explique rien.
   Jomini, remarquable tacticien, hésite à se prononcer.
   Clausewitz représente l'Empereur comme « un joueur désespéré, qui ne calcule pas ».
   Si sa présence d'esprit habituelle ne lui eût fait défaut, conclut Henry Houssaye, s'il n'avait été « déconcerté jusqu'au trouble », Napoléon n'aurait pas perdu la partie.
   M. Ch. Malo déclare que beaucoup des événements de 1815 restent incompréhensibles, si l'on n'a pas la conviction, qu’il essaie de faire partager, que l'Empereur ne possédait plus « la confiance en soi-même ». Pour le colonel Charras, comme pour le lieutenant-colonel Grouard, Napoléon n'était pas en possession de tous ses moyens physiques : son état de maladie expliquerait l'incertitude de ses décisions. Les lecteurs de la Chronique doivent se souvenir que ce fut la thèse soutenue ici par notre regretté collaborateur Georges Barral, et que nous avons reprise sur nouveau fonds un peu plus tard, dans nos Indiscrétions de l'histoire, t. VI.
   M. Lenient se défend de se rallier à cette opinion. Il n'accepte pas le facteur pathologique, pas plus que le point de vue de ceux qui rejettent la responsabilité de l'échec sur les lieutenants de l'Empereur. Non seulement, pour notre auteur. Napoléon a toujours conservé un incurable optimisme, mais, même devant l'évidence, il ne voulait s'avouer vaincu.
   M. Lenient opine que cet état d'esprit remontait loin. Sa conviction est que « la première sensation du pouvoir absolu et sans limite » avait jeté un trouble profond dans la mentalité du premier Consul.
   1805-1806-1807, c’est la période triomphale : le vertige croit avec les succès : « l'optimisme et l'orgueil se développent outre mesure. »
   En 1809, Napoléon n'accepte plus aucun avis différent de sa conception personnelle. À la fin de 1809, un des hommes qui lui sont le plus dévoués laisse échapper cette boutade : « L'Empereur est fou, tout à fait fou, et nous jettera tous tant que nous sommes c... par-dessus tête, et tout cela finira par une épouvantable catastrophe. »
   1813, Leipzig ! Napoléon ne peut admettre qu’il soit possible de le battre, qu'on ait même osé l'attaquer en personne ! « L'orgueil, poussé jusqu'au paroxysme, peut seul éclaircir ce désastre. » Cependant, en 1815, nouvelle évolution (nous suivons toujours la thèse de M. Lenient) : « L'Empereur s'est assagi et renouvelé. »
   Nous avouons ne pas être convaincu. Il est hors de doute pour nous que l'Empereur était déprimé, physiquement et mentalement (Cf. le Déclin de Napoléon, de lord Wolseley, que M. Lenient paraît ignorer), à la veille de Waterloo et le jour de la bataille. M. Houssaye convient lui-même que « la santé de l'Empereur n'était pas parfaite et que sa résistance à la fatigue était fort limitée. »
   Mais M. E. Lenient ne veut pas en convenir. Avec le général Bonnal, il explique l'inaction de Napoléon par un incurable optimisme et un mépris complet de l'adversaire. L'orgueil fut la « folie qui emportait l'Empereur vers sa ruine ». C’est une hypothèse, ajoutée à beaucoup d'autres, mais elle ne nous donne pas le mot de l'énigme ou des énigmes de Waterloo. Nous persistons, pour notre compte, à nous ranger à l'opinion de Charras, ou plutôt à celle du colonel Grouard : l’esprit de Napoléon était, contrairement à ce que semble croire M. Lenient, devenu paresseux comme son corps. L'Empereur n'était pas encore atteint de la maladie à laquelle il devait succomber ; il s'agit d’un tout autre mal, accidentel, mais qui influa singulièrement sur le moral. Nous en avons trop longuement parlé, ici ou ailleurs, pour nous étendre davantage sur ce sujet.
   Nous n'en louons pas moins M. Lenient, pour avoir écrit un fort savant ouvrage, où, très impartialement, il s'est efforcé d'exposer toutes les doctrines et de les discuter avec une parfaite courtoisie. À ce point de vue, son livre mérite d'être lu et conservé. Depuis le 1815 de Henry Houssaye, il n'en avait pas paru de plus remarquable, sur un sujet qui sera, longtemps encore sans doute, discuté.
Bibliographie :
   - Cabanès (Augustin), E. Lenient - La solution des énigmes de Waterloo, dans La Chronique médicale, n° 23 - 1916, pp. 125-127.

30 euros (code de commande : 28585).

 

LÉONARD (Lucien) — Lexique namurois. Classement idéologique. D'après le dialecte d'Annevoie (D3), Bioul (D2) et Warnant (D19). 2e tirage. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 1987. Fort in-8° broché, 964 p., (collection « Bibliothèque de Philologie et de Littérature Wallonnes », n° 3), ex-libris à la page de garde, exemplaire en bon état.
Extrait de l'introduction :
   Il y a une trentaine d'années, un ami de notre famille, Alexandre Daoust, encouragé par le succès de deux recueils d'Eugène Gillain qu'il avait illustrés (Au Culot do Feu, Sovenances d'on Vî Gamin), nous suggéra la première idée de cette publication. Voici quinze ans, notre lexique prenait forme, pour aboutir au résultat actuel.
   Tout en souhaitant mieux connaître les ressources de notre parler rural, nous voulions aussi fournir aux écrivains wallons un instrument de travail. Pour atteindre ce double but, nous sommes parti des données suivantes, soigneusement critiquées :
   1. Parler familial : entre eux, nos parents, et nos oncles et tantes, tous issus de la région étudiée, ne parlaient que le wallon ; c'est aussi dans cette langue que tous, ou peu s'en faut, s'adressaient à nous ; dans la suite, cette pratique s'est renforcée jusqu'à devenir exclusive. Aucune restriction non plus aux échanges wallons lors de nos jeux d'école.
   2. Textes namurois : le Dictionnaire wallon-français, dialecte de Namur, 2e édition, de L. Pirsoul, et la plupart des ouvrages publiés en namurois. Tous les termes inconnus ou peu connus ont été discutés avec tel ou tel de nos témoins. Certains mots, ignorés chez nous, furent incorporés au lexique, précédés de deux astérisques, et (ou) suivis de l'indication de leur origine ; toutefois, pour éviter la surcharge, nous en avons écarté un bon nombre. Quant aux termes de notre dialecte non signalés par Pirsoul, nous les avons fait précéder d'un astérisque.
   3. Apports techniques de témoins sérieux (issus de notre région ou de régions voisines) pour la botanique et l'ornithologie, et pour le chapitre « travail et travailleurs ».
   4. Textes wallons des diverses régions de l'Est et de l'Ouest, au titre de comparaison.
   La première version fut établie d'après le schéma du livre d'A. Masson, Pour enrichir son Vocabulaire. À la demande de L. Remacle, elle fut transformée et refondue suivant le plan de R. Hallig et W. von Wartburg, Begriffssystem als Grundlage für die Lexikographie. Cependant, pour éviter un remaniement d'utilité parfois contestable, nous avons gardé leur allure primitive aux secteurs suivants : le corps et les membres ; le mouvement ; l'âme et l'intellect ; l'agriculture (d'après L. Remacle, Le parler de La Gleize) ; le maréchal-ferrant (d'après W. Bal, Lexique du parler de Jamioulx).
   Chaque titre se divise normalement en 3 alinéas (qui peuvent, pour une meilleure étude du détail, se subdiviser à leur tour) :
      1. mots (titre, variantes, synonymes, dérivés, composés, éléments attenants).
      2. expressions.
      3. proverbes et locutions typiques.

45 euros (code de commande : 28562 - vendu).

 

LOON (Gerard van) — Inleiding tot de heedendaagsche penningkunde Ofte Verhandeling van den oorsprong van 't geld, opkomst en onderscheid der gedenkpenningen ; den aard, en rekenwyze der legpenningen ; De wyze van 't Cyfferen der Ouden, den oorspronk der cyferletteren, toverpenningen en noodmunten. - G. van Loon - Te Amsterdam By Pieter de Coup boekverkoop, 1717. Amsterdam, De Coup, 1717. [Te Amsterdam, / By Pieter de Coup, Boekverkooper. / MDCCXVII.] In-8° plein parchemin d'époque, [1 bl.], [1 (explication du frontispice)], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [18 (avant-propos, table et avis au relieur)], 185, [10 (table)], [1 bl.] p., 25 gravures (1 titre-frontispice, 16 hors texte dont 9 à déplier, 5 culs-de-lampes) et 8 ornements typographiques, exemplaire présentant des traces de mouillure, la planche en regard de la p. 62 a été anciennement renforcée avec de l'adhésif.
Extrait de l'article d'Edward ven Even :
   Dès leur plus jeune âge, les Hollandais cherchaient à collecter des jetons anciens et nouveaux. Au XVIIIe siècle, il existait de nombreuses collections de cette nature dans nos régions. Van Loon, qui avait compris tous les enseignements de cet agréable loisir, a ressenti le désir de contribuer à son développement scientifique. En 1717, il fit publier son Inleiding tot de heedendaagsche penningkunde. Ce livre, qui témoigne d'un apprentissage approfondi dans le domaine de la numismatique, a été reçu avec intérêt. Plus tard, en 1732, il en fit imprimer une édition révisée, sous le titre de Hedendaagsche Penningkunde, une livre qui, malgré les 140 années écoulées, peut toujours être consulté avec fruit.
   Très tôt, van Loon avait envisagé les monnaies et médailles néerlandaises d'un point de vue philosophique. Elles avaient, pour lui, une grande valeur nationale ; elles étaient « les coffres-forts de notre pays ». Il pensait qu'elles étaient importantes non seulement pour leur utilité, leur signification et leur durabilité, mais ssurtout parce qu'elles mettaient en évidence et en valeur les événements glorieux du pays.
Bibliographie :
   - Van Even (Edward), Gerard van Loon, dans De Dietsche Warande, Jaargang 9 (1871), pp. 205-206.
   - Cumont (Georges), Bibliographie générale et raisonnée de la numismatique belge, 2085.


Le titre-frontispice et son explication.

120 euros (code de commande : 28597 - vendu).

 

LOUANT (Armand) — Arnould Lison, orfèvre montois († 1638). Son activité professionnelle, sa clientèle, d'après son Régistre aux livraisons. Bruxelles, Palais des Académies, 1960. In-8° broché, 237 p., index, (Collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Beaux-Arts - Mémoires - Collection in-8° », tome XI, fascicule 2), couverture partiellement insolée, ex-libris manuscrit rayé à la page de titre.
Table des matières :
   - Introduction.
   I. Le « Registre aux livraisons » et son auteur.
   II. Les méthodes commerciales.
   III. La clientèle.
      1° Les institutions religieuses.
      2° Les églises paroissiales.
      3° La noblesse.
      4° Les « cousins » d'Arnould Lison.
      5° Les bourgeois.
      6° Les manants.
      7° Les confrères.
   IV. La production et les prix.
      1° L'orfèvrerie.
      2° La joaillerie.
      3° Garnissages et gravure.
      4° Fournitures de pierreries et de perles.
      5° Les réparations et travaux accessoires.
   V. Essai d'attributions.
      1° Le ciboire de Saint-Julien, d'Ath.
      2° Le calice de Notre-Dame de Messines.
   - Conclusions.
   - Annexe. Le registre aux livraisons. Texte intégral.
   - Glossaire des termes techniques.
   - Index des noms propres.

25 euros (code de commande : 28589 - vendu).

 

MAETERLINCK (Maurice) — La vie des abeilles. Paris Fasquelle, 1953. In-8° broché, 319 p., (collection « Bibliothèque Charpentier »), rousseurs sur les tranches sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   Livre I. Au seuil de la ruche.
   Livre II. L'essaim.
   Livre III. La fondation de la cité.
   Livre IV. Les jeunes reines.
   Livre V. Le vol nuptial.
   Livre VI. Le massacre des mâles.
   Livre VII. Le progrès de l'espèce.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 28580).


MAETERLINCK (Maurice) — La vie des fourmis. Paris Fasquelle, 1953. In-8° broché, 255 p., (collection « Bibliothèque Charpentier »), couverture passée.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Notions générales.
   - Le secret de la fourmilière.
   - La fondation de la cité.
   - Les nids.
   - Les guerres.
   - Communications et orientation.
   - Pastorales.
   - Les champignonnistes.
   - Les fourmis agricoles.
   - Les parasites.
   - Épilogue.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 28581).

 

MELIS (Federigo) — La Ragioneria nella civiltà minoica. Dalle iscrizioni Venute alla luce in Creta (Secoli XIX-XIV a. C). Roma, Rivista Italiana di Ragioneria, 1948. In-8° broché, 58 p., illustrations, hommage de l'auteur au professeur Jean Dhondt.
Table des matières :
   Capitolo I : La civiltà minoica.
      1. Miti e leggende della Creta preistorica.
      2. Le grandi conquiste dell'Archeologia in Creta.
      3. Definizione di « civiltà minoica ».
      4. Cronologia minoica.
      5. Tratti caratteristici della civiltà minoica.
      6. Agricoltura, industria, commercio e comunicazioni minoici.
   Capitolo II : I sistemi di scrittura minoici.
      1. Dalla pittografia al sistema geroglifico.
      2. Il sistema geroglifico cretese.
      3. Il sistema lineare.
      4. I sistemi numerici minoici.
      5. Le iscrizioni minoiche non sono state ancora interpretate.
   Capitolo III : La Ragioneria minoica.
      1. I ritrovamenti che interessano la Ragioneria.
      2. La Ragioneria a Festo.
      3. La Ragioneria ad Hagia Triada.
      4. La Ragioneria a Cnosso.
      5. La Ragioneria minoica nella Storia della Ragioneria.

12 euros (code de commande : 28556).

 

[METZ - PROSTITUTION]. Ordonnance de police, concernant les filles publiques. Metz, Collignon, 1829. In-4° en ff., [3], [1 bl.] p., rousseurs.
   Cette ordonnance prise par le maire de Metz, Joseph de Turmel, le 12 janvier 1829, fut approuvée par le vicomte de Suleau, préfet de la Moselle, le 13 janvier 1829.
   Le considérant précise « que pour completter les mesures prescrites par l'arrêté en date de ce jour, sous le rapport de l'ordre public relativement à la police des femmes et des filles livrées à la prostitution, il importe d'assujettir ces femmes à une surveillance sanitaire que réclame l'intérêt de la santé des habitans et de la garnison. »
   Suivent les sept articles de l'arrêté qui précisent les modalités de la visite sanitaire à laquelle les « femmes et filles publiques » devront se soumettre deux fois par mois.
   L'article 5 prévoit également que « Tout individu logeant habituellement des filles et femmes livrées à la prostitution, sera responsable de la visite des femmes qu'il logera. »

25 euros (code de commande : 28571 - vendu).

 

MOLITOR (André) — La fonction royale en Belgique. Bruxelles, Centre de Recherche et d'Information Socio-politiques, 1979. In-8° broché, 184 p.
En quatrième de couverture :
   De nombreux ouvrages ont étudié la monarchie belge dans le cadre de notre droit public. Le livre d'André Molitor sur la Fonction Royale en Belgique se situe dans une perspective différente. Sans négliger, naturellement, les aspects constitutionnels du sujet, il étudie plutôt le rôle du Roi sous l'angle de la science politique. Son but est avant tout d'expliquer l'action personnelle du Roi au sein du pouvoir exécutif comme dans la vie nationale, et de décrire ce qu'on pourrait appeler la pratique de la fonction royale. Il y a là un domaine mal connu. Le public se pose souvent à son sujet des questions qui prouvent la nécessité de mieux le mettre en lumière. Et c'est ce qui donne à ces pages leur originalité. Disposant d'une information de première main en raison des fonctions qu'il a exercées, l'auteur examine successivement le contenu de la fonction royale, les modes d'action du Roi, et ses moyens d'action. La fonction royale présente deux faces, l'une proprement politique, l'autre symbolique et représentative. Comment peut-on les définir concrètement ? C'est ce que l'auteur s'efforce d'abord d'expliquer et de décrire. Les modes d'action du Roi sont nombreux et variés : dialogue avec les ministres, contacts avec les dirigeants du pays et avec la population, déplacements et visites, discours, etc. Comment tout cela est-il organisé ? L'ouvrage répond également à cette question. Enfin, outre l'aide que lui apportent le Gouvernement et l'Administration pour l'accomplissement de sa tâche, le Roi dispose de moyens d'action propres, en particulier des collaborateurs personnels qui constituent sa Maison : Département du Grand Maréchal, Cabinet du Roi, Maison militaire ; Liste civile... La composition et la mission de ces divers rouages font l'objet d'une analyse détaillée. L'ensemble de l'ouvrage permettra au lecteur de se faire une idée précise du fonctionnement interne de l'institution monarchique et de sa place exacte dans notre système politique et social.

13 euros (code de commande : 28558 - vendu).

 

[MONS - CARTE POSTALE]. Souvenir de Mons. Carte postale en couleurs à système sans nom d'éditeur ni date d'édition. 140 x 88 mm., avec dix vues en noir dans le dépliant inséré sous la portière de l'automobile, rare et en bel état.   

   

30 euros (code de commande : 28587).

 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Mons, Hannoniae urbs potens et ampla, a Carolo Magno Metropolitan mun[e]ze et caesareis privilegijs donato Trulla flu. alvitur propugnaculis et natura loci munitissima Gens humana et opulata, Saginariae negatiatione dedita. Gravure d'une des éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Lodovico Guicciardini, éditée à Anvers et Amsterdam, chez Blaeu et Janssonius, de 1612 à 1648. Exemplaire en bel état.
Dimensions :
   - Dessin : 311 x 232 mm.
   - Cuvette : 313 x 234 mm.
   - Feuille : 351 x 310 mm.

   Christine Gobeaux précise que « la gravure figure dans les différentes éditions de la Description de tous les Pays-Bas de Guicciardini, imprimées par les éditeurs néerlandais Blaeu et Janssonius. Il s'agit du deuxième état du cuivre car les gravures comportent le numéro 84 dans l'angle inférieur droit. »
   Elle ajoute : « À première vue, la gravure [...] peut paraître identique à celle parue dans les éditions plantiniennes. Cependant un examen approfondi permet d'affirmer qu'il s'agit d'un nouveau cuivre. Tout d'abord, le dessin des maisons et des arbres diffère. Le titre, situé dans le cartouche au-dessus du plan, ne se termine plus par un point. Le texte latin du cartouche n'est pas composé de la même manière. Les fins de lignes ne comportent pas le même mot et le texte se termine par un ornement typographique. Le dessin de l'encadrement intérieur du cartouche et du personnage a été modifié. Les blasons ne sont pas identiques. Au niveau des inscriptions sur le plan, l'emplacement des noms diffère. Ainsi la porte de « Bertemont » est inscrite ici à l'extérieur de la ville. Le nom de l'église Saint-Nicolas manque sur ce plan. Au niveau de la porte du Rivage, toute une rangée de maisons a été supprimée. S'il s'agissait du même cuivre, des traces de celles-ci seraient visibles à la loupe. Or ce n'est pas le cas. À part cet élargissement à la porte du Rivage, le tracé des rues n'a subi aucune modification.
   Le cuivre de cette gravure comporte deux états. [Le] premier sans numéro de planche a été très peu utilisé.
   En conclusion, ce plan reflète toujours la même situation au niveau topographique. L'éditeur n'a pas jugé nécessaire de l'actualiser puisqu'il est censé illustrer une œuvre qui décrit les Pays-Bas au XVIe siècle. D'autre part, le souci d'offrir un plan correct au niveau topographique n'est pas l'objectif de ce type de publication. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, P.008.B, pp. 422-433.

150 euros (code de commande : 28584 - vendu).

 

MOSCATI (Antonella) — Verbali. Préface de Jean-Luc Nancy. Traduit de l'italien par Claude Galli. Paris, Léo Scheer, 2000. In-8° broché, 139 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Verbali est le procès-verbal (c'est le sens de ce mot en italien) cocasse et fascinant d'un délire singulier.
   Verbali c'est aussi une langue à la fois étrange et précise : « Les morts vont dans un autre monde et, là, ils poursuivent leur vie à partir du point où elle s'était brisée. S'ils sont très vieux, ils recommencent depuis le début, naissant à nouveau mais dans un monde changé. C'est ainsi qu'il est permis à chacun de voir la totalité des temps [...] Et à tous il serait donné de revenir au moment opportun : au nouvel an du siècle, lors d'un événement, d'une fête, peut-être d'un tremblement de terre ou de l'éruption du Vésuve, et nous serions sauvés tous ensemble, et nous aurions la possibilité de revoir tous nos morts. Pour tous ceux dont la vie avait croisé la mienne, de quelque façon que ce soit, ne serait-ce que par hasard et fugitivement, dans un autobus ou dans un train, à tous ceux-là, le salut devait être accordé. Telle était dorénavant ma condition de minuscule messie [...] »
   Verbali est le livre, inédit, d'une jeune philosophe qui vit et enseigne en Italie, à Sienne.

13 euros (code de commande : 28570).

 

NEUT (Amand) — Attentats de la Franc-Maçonnerie à l'ordre social, par Amand Neut. Gand, Neut, 1868. [Gand, / Typographie de A. Neut, rue du Gouvernement, 11. / Août 1868.] In-8° broché, 139, [1 (table)] p., couverture défraîchie, dos fragile, rare.
Avant-propos :
   On a dit que « l'homme est de glace pour la vérité et de feu pour le mensonge. » L'expérience de tous les jours démontre le bien fondé de ce jugement : tous les jours on voit la vérité méconnue, et le mensonge triomphant ; on voit des gens se jouer de la bonne foi au profit de la déloyauté et s'exposer, de gaîté de cœur, avec leurs dupes, aux conséquences funestes du culte qu'ils ont voué à l'erreur.
   Cette situation déplorable impose de grands devoirs au publiciste catholique : il importe de tenir constamment le flambeau de la vérité près des couches de glace qui l'entourent, afin qu'elles se fondent sous sa chaleur vivifiante et que la lumière offusque ses détracteurs mêmes ; il importe de ne donner au mensonge ni repit ni trêve, mais de le poursuivre l'épée dans les reins partout où il se montre ; il faut obéir à la voix de St.-Paul écrivant à Timothée : Insta opportune, importune, argue, obsecra, increpa in omni patientia et doctrina. À ceux qui désirent sincèrement connaître la vérité, comme à ceux qui tournent le dos après avoir demandé ce qu'elle est, comme à ceux encore qui la combattent et l'insultent, il faut ouvrir les sources du vrai et du juste, et, par une démonstration claire et palpable, leur faire sentir la lourde servitude de l'erreur et du mensonge.
   C'est le but que nous sommes proposé en écrivant cet ouvrage : après avoir entendu contre l'ennemie mortelle de la vérité, la Franc-Maçonnerie, les témoins qu'elle-même a désignés ; après avoir trouvé, dans ses aveux, dans ses écrits, dans ses actes, le plus éloquent et le plus péremptoire acte d'accusation qui ait jamais vu le jour, nous avons voulu le développer et résumer les débats, afin de permettre au lecteur impartial de prononcer son arrêt en pleine connaissance de cause.
   Il dira si nous avons réussi dans l'effort que nous avons tenté. Le triste état politique dans lequel se trouve l'Europe, à la suite des coupables manœuvres des sociétés sécrètes ; l'incarnation de la Franc-Maçonnerie dans la révolution, le faisceau de nouvelles preuves que nous apportons à l'appui de l'accusation, l'interrogatoire que nous faisons subir à la secte en la plaçant sur la sellette' tout cela jettera – nous l'espérons – dans son âme une juste et grande émotion ; sa conscience alarmée poussera le cri de détresse, et Dieu, par qui est toute chose, augmentera ainsi le nombre des défenseurs de la vérité.
   Nous en voulons surtout à la Franc-Maçonnerie, parce qu'une étude sérieuse et approfondie nous a appris qu'elle est le fons et origo malorum, la cause et l'auteur des graves perturbations auxquelles le monde est en proie ; parce que l'Église, ne pouvant se tromper ni être trompée, l'a proclamé par la bouche de cette longue et illustre pléiade de saints et grands Pontifes qui se sont succédé depuis Clément XII en 1738 jusqu'à Pie IX en 1868.
   La culpabilité de cette secte secrète ne saurait être mise en doute : les attentats qu'elle a commis contre l'ordre social sont là : nous les trouvons dans les documents émanés de la Maçonnerie, que longtemps elle a cachés, mais que nous avons soumis au grand jour de la publicité, lequel constitue pour le Maçon le grand jour de jugement et de la condamnation.
   Au reste, si elle veut ouvrir le débat, soumettre le procès à révision, nous ne demandons pas mieux, et d'avance, nous nous engageons à ne puiser des pièces de conviction que dans l'arsenal de nos adversaires. Leurs attestations nous suffisent.
   Mais une longue expérience nous l'a appris : ce défi ne sera point relevé ; les Francs-Maçons sont sourds et muets, et ce qui pis est, de ces sourds qui ne veulent pas entendre, de ces muets qui ne veulent point parler.
   Néanmoins, leurs aveux, leurs écrits, leurs documents, parleront en leur lieu et place ; et nous espérons qu'avec l'aide de Dieu, la vérité qui en jaillira, illuminera beaucoup de ceux qui sont assis dans les ténèbres de l'erreur. C'est notre vœu le plus cordial, notre désir le plus fervent.
Bibliographie :
   - Fesch (Paul), Bibliographie de la Franc-Maçonnerie et des sociétés secrètes, col. 1008.

60 euros (code de commande : 28583).

 

NEVE (André) et LAMBRECHT (Firmin)La base aérienne de Chièvres des origines à 1967. Chièvres Air Base, Historical Summary in English. Chez les Auteurs, 1984. In-8° collé, 280 p., illustrations, résumé en anglais, exemplaire en bel état.
Préface :
   Chièvres est une petite cité du Hainaut située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Mons. Son passé historique est fort riche. Elle fut habitée dès l'époque romaine. Elle devint un centre administratif et religieux au haut Moyen Âge.
   Dotée d'une charte-loi 1194, elle devint « une bonne ville » du comté de Hainaut. Son développement fut cependant bloqué par la concurrence d'Ath et par une série de calamités aux XIVe et XVe siècles. Son église ogivale, les vestiges de ses remparts et ses chapelles romanes (Ladrerie et Saint-Jean) rappellent sa richesse médiévale.
   Cette paisible ville était peu connue jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. À cette époque, les armées, tant alliées qu'ennemies, choisirent sa magnifique plaine (ne présentant pas de reliefs accentués, dont l'altitude varie entre 60 et 80 mètres) pour établir un champ d'aviation militaire important qui occupe une grande partie de son territoire depuis 1940.
   Ce livre traite de toutes les faces et de tous les aspects des opérations militaires aériennes et terrestres se rapportant à l'aérodrome de Chièvres, de sa création à fin 1967.
   Nous nous sommes attachés à explorer les archives et documents des armées anglo-américaine, belge, française, canadienne, allemande et italienne.
   Nous avons interrogé de nombreux témoins ayant participé de près ou de loin à la vie de cette base aérienne.
   Nous n'avons certes pas la prétention d'écrire une étude exhaustive. Notre espoir est de fournir objectivement au lecteur les données essentielles que nous avons pu recueillir après de nombreuses années de recherches.

25 euros (code de commande : 28593 - vendu).

 

O'CONNOR (Flannery) — Et ce sont les violents qui l'emportent. [Titre original : The Violent Bear it Away.] Traduit de l'anglais par Maurice-Edgar Coindreau. Préface de J.M.G. Le Clézio. Paris, Gallimard, 1965. In-8° broché sous couverture rempliée, 246 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Le jeune Francis Marion Tarwater habite avec son grand-oncle dans une clairière au fond des bois : le vieillard, atteint de folie mystique, entend faire de l'enfant un prophète. Il a tenté la même expérience avec son neveu George F. Rayber, mais sans succès. Il n'a pas réussi non plus à baptiser Bishop, un petit idiot, fils de Rayber. Avant de mourir (aux premières pages du livre) il demande à Francis Tarwater de baptiser son cousin à sa place. Tarwater obéira-t-il et, après la mort du vieillard, restera-t-il prisonnier de ce fou dangereux, ou finira-t-il par secouer le joug et oublier les enseignements pernicieux de son grand-oncle ? Tel est le sujet de ce roman où Flannery O'Connor, avec plus de férocité encore que dans La Sagesse dans le Sang, part en guerre contre les évangélistes, faux prophètes et illuminés qui infestent non seulement sa Géorgie natale mais l'Amérique entière, particulièrement le Sud et la Californie.
   Flannery O'Connor nous fait suivre le chemin de croix du jeune garçon qui, malgré son désir de libération, ne peut se détacher de l'emprise néfaste du grand-oncle fou. Elle traite son lecteur sans la moindre pitié, accumulant les crimes et les horreurs, présentant les scènes les plus sinistres avec cet humour noir impitoyable qui n'appartient qu'à elle. Sa mort, au début d'août 1964, a enlevé à la littérature américaine un de ses écrivains les plus puissants et les plus originaux.

15 euros (code de commande : 28573).

 

RENARD (Jules) — Toponymie de la commune de Wiers accompagnée d'une carte topographique. Liège, Vaillant-Carmanne, 1925. In-8° broché, 82 p., une grande carte à déplier, couverture partiellement insolée, dos titré manuscritement.
   Extrait du t. 59 du Bulletin de la Société de Littérature wallonne.
Table des matières :
   I. Coup d'œil général sur la commune et sur la région.
   II. Hydrographie et divisions territoriales.
   III. Quelques particularités locales.
   IV. Glossaire toponymique.
   Pour l'exposé de la toponymie, nous adoptons l'ordre alphabétique, qui offre l'avantage d'unifier de nombreux articles et d'éviter les redites.
   Nous ne dérogeons à cet ordre que pour le nom de la commune qui vient en tête de la liste.
   Nous groupons donc sous une même rubrique les dénominations de même vocable, quoique de nature différente. Ainsi, Vergne ou Verne désigne plusieurs cours d'eau, un hameau, un lieu-dit, une place, un champ, un chemin, un château et un charbonnage. Au lieu de diviser en catégories, nous condensons le tout.
   Partant de ce principe, nous réunissons dans un même article les appellations qui peuvent être comprises dans une définition collective. Il en est ainsi pour les aulnois, courtils, fiefs, fontaines, frètes, mortiers, pâtures, trieux, warékaix, etc.
   Les noms modernes de lieu que nous mentionnons sont ceux qui ont acquis droit de cité par un usage de plusieurs générations et dont la disparition ne semble pas prochaine. Les termes nouveaux, exposés à avoir une vie éphémère, sont exclus sans réserve.
   Avant d'interpréter la valeur d'un vocable, nous en donnons les variantes principales avec la mention de leur date et de la source d'où elles ont été extraites, mais en rejetant les formes notoirement viciées par l'ignorance ou la négligence des copistes.
   Toutes les dates sont exactes ; celles d'ancien style ont été mises en concordance avec le nouveau.

25 euros (code de commande : 28592 - vendu).

 

[RÉVOLUTION BRABANÇONNE - COMITÉ GÉNÉRAL DU HAINAUT]. Extraits des délibérations & résolutions du Comité général du Hainau. [Mons], [Bocquet], 1789. In-8° en ff., 7, [1 bl.] p.
   Ce document contient les textes des arrêts des 28 et 19 décembre 1789, signés par Latteur, membre & secrétaire du Comité.
   Ces arrêts ont pour objet de lutter contre les publications contre-révolutionnaires et leurs auteurs.
À propos de la formation du Comité général du Hainaut, en 1789, Suzanne Tassier écrit :
   « [...] spontanément surgissaient, dans les différentes provinces, au fur et à mesure de leur délivrance, des comités locaux dont la composition variée ne correspondait plus au cadre traditionnel des États. C'est là un fait général sur lequel ne se sont pas arrêtés les historiens de la Révolution Brabançonne et pourtant il est plein de signification. Il est la preuve que les idées défendues par Vonck ne représentaient pas seulement les désirs d'un groupe restreint mais traduisaient les aspirations jusqu'alors inexprimées, faute d'une occasion propice, d'une quantité de personnes, négociants, petits propriétaires, avocats, qui désiraient participer à la vie politique, s'intéresser directement aux affaires publiques et ne pouvaient le faire faute d'une représentation dans les assemblées provinciales et communales. [...]
   Dans le Hainaut, le Comité patriotique se constitue à Mons le 21 novembre, après une sorte d'élection à laquelle la bourgeoisie a été convoquée au son de la trompe ; bientôt il se subdivise en trois sections, l'une pour traiter des affaires supérieures ; l'autre des affaires de police ; la troisième des affaires militaires [...] les comités des petites villes du Hainaut envoient chacun deux membres à Mons, et le 15 décembre, le Comité patriotique se transforme en Comité général du Hainaut. Celui-ci convoque les députés des États et prépare le travail de l'assemblée. Le dimanche 20 décembre, les membres des États, réunis à Mons, entendent une messe solennelle côte à côte avec les membres du comité et le lendemain commencent à délibérer, les trois ordres étant réunis dans la même salle.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 1004 (p. 553 - 28 décembre).
   - Journal historique de la Révolution du Hainaut, pp. 16-17.
   - Tassier (Suzanne), Les Démocrates belges de 1789, pp. 197-198 et 200-201.
   - Gahide (Renaud), Inventaire des pamphlets de la Révolution brabançonne conservés au Musée royal de l'armée, n° 251.

25 euros (code de commande : 28564 - vendu).

 

SALLES (Catherine) — Lire à Rome. Appendice par René Martin. Paris, Payot & Rivages, 1994. In-8° collé, 315 p., (collection « Petite Bibliothèque Payot », n° 196), ex-libris.
En quatrième de couverture :
   Une approche originale de l'histoire ancienne et de l'univers de la Rome antique. L'auteur s'attache à un sujet spécifique, l'écriture et la lecture, non pas de manière abstraite, mais dans leur dimension sociale, à l'aide de la relation entre l'écrivain, le livre et le public. Le livre, en effet, tient une place particulièrement importante dans la société romaine du r siècle de notre ère, et l'écrit y connaît une sorte d'apogée. La création littéraire se développe, de même que les lectures publiques, les grandes bibliothèques. L'écrivain y acquiert un statut original et prestigieux, aussi bien dans ses rapports avec le pouvoir qu'avec son public. Des cercles littéraires se créent, le commerce des livres se développe, le public, ou plutôt les publics, se passionnent. Les premiers concours littéraires – ancêtres de nos prix – sont créés, mais l'écrivain garde le contrôle de la diffusion de ses ouvrages, même si une première ébauche de distribution se constitue.
   Voici un livre qui nous fait entrer dans la civilisation romaine en ce qu'elle a de plus spécifique.

8 euros (code de commande : 28560 - vendu).

 

Scriptorium. Revue internationale des études relatives aux manuscrits - International Review of Manuscrit Studies. Tome XL - 1986, n° 1 et 2 (complet). Bruxelles, Centre d'Étude des Manuscrits, 1986. Deux grands volumes in-8° brochés, 315, 198 p., 16 planches hors texte, cachet humide ex-libris de Léon Gilissen à la page de titre, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Fascicule 1.
      - Articles.
         - Un homéliaire quadragésimal du IXe siècle : le ms. CLM 14386, par Raymond Étaix.
         - William of Moerbeke, the Papal Greek Manuscripts and the Collection of Pappus of Alexandria in Vat. gr. 218, par Alexander Jones.
         - Les vicissitudes de la collection de manuscrits grecs de Guillaume Pellicier, par Annarosa Cataldi Palau.
         - Réflexions sur le manuscrit unique, ou un aspect du hasard en histoire, par Jean Stengers.
      - Notes et matériaux.
         - Un fragment d'un manuscrit inconnu (XIe siècle) de l'« Introductio ad syllogismes categoricos » de Boèce, par Gustave Noël.
         - British Library Royal 15 C.XI : A Manuscript of Plautus' Plays from Salisbury Cathedral (c. 1100), par Rodney M. Thiomson.
         - Some Modest Psalters from Thirteenth-century Flanders, par Kerstin Carlvant.
         - Readers and Owners of an Early Work of Giovanni Conversini da Ravenna : Oxford, New Collège, MS D. 155, par Benjamin G. Kohl.
         - Notes sur deux manuscrits cisterciens du diocèse de Liège, datant du XVIe siècle, par Richard Forgeur.
         - John Leland and the Contents of English pre-Dissolution libraries : Glastonbury Abbey, par James P. Carley.
         - Un ex-libris autographe du savant orientaliste Claude Hardy, par Françoise Briquel-Chatonnet.
      - Chronique.
         - Les manuscrits et leur histoire. À propos d'un Répertoire de catalogues de ventes, par Émile Van Balberghe.
         - Le Corpus du moyen-néerlandais ancien, par J. P. Gumbert.
         - Le septième Colloque international de paléographie latine. (Londres, 18-21 septembre 1985), par Monique-Cécile Garand.
      - Bibliographie.
         - Comptes rendus.
         - Bulletin codicologique.
   - Fascicule 2.
      - Articles.
         - Identification de bleu de lapis-lazuli dans six manuscrits à peintures du XIIe siècle provenant de l'abbaye de Corbie, par B. Guineau, C. Coupry, M. T. Gousset, J. P. Forgerit et J. Vezin.
         - Un copiste de Rhodes de la fin du XIIIe siècle : le prêtre Syméon Kalliandrès, par Paul Géhin.
         - Fragment d'un catalogue médiéval de la bibliothèque des Célestins de Paris, par Albert Derolez.
         - Catalogue des manuscrits de Jean et Pierre Bourdelot : Concordance, par Elisabeth Pellegrin.
      - Note et matériaux.
         - The Structure of the Exeter Book Codex (Exeter, Cathedral Library, MS. 3501), par Patrick W. Conner.
         - Reading Fifteenth-century Miniatures : the Expérience of the « Horloge de sapience » in MS. Brussels, B.R., IV. 111, par Peter Rolfe Monks.
         - The Manuscripts of John Capgrave's English works, par M. C. Seymour.
         - Pierpont Morgan Library MS. M.938 : A newly discovered copy of Giovanni del Virgilio's Prose Paraphrase of the Metamorphoses, par Frank T. Coulson.
         - De la difficulté à reconnaître des instruments de réglure : planche à régler (mastara) et cadre-patron, par Michèle Dukan.
         - An Inventory of the Manuscripts of Cleomedes, par Robert B. Todd.
         - Litanies of the saints in Anglo-saxon manuscripts : a preliminary List, par Michael Lapidge.
      - Chronique.
         - Les moyens d'investigation scientifiques et les manuscrits hébreux du Moyen Âge, par Colette Sirat.
      - Bibliographie.
         - Comptes rendus.
         - Bulletin codicologique.
         - Index, par Geneviève Grand.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 28575).

 

SOIL DE MORIAMÉ (E.J.) Inventaire des objets d'art et d'antiquité existant dans les édifices publics des communes de l'arrondissement judiciaire de Mons. IIe série - Tome quatrième. Cantons de l'Arrondissement Administratif de Mons - Boussu - Dour - Pâturages - Lens. Charleroi, Imprimerie Provinciale, 1931. In-8° broché, 293 p., illustrations, (Tome IX de la Collection des Inventaires du Hainaut).
Table des matières :
   - Canton de Boussu : Boussu - Hainin - Hautrage - Hensies - Hornu - Montrœul-sur-Haine - Quaregnon - Saint-Ghislain - Thulin - Villerot - Warquignies - Wasmes (Borinage) - Wasmuel.
   - Canton de Dour : Dour - Angre - Angreau - Athis - Audregnies - Autreppe - Baisieux - Blaugies - Élouges - Erquennes - Fayt-le-Franc - Marchipont - Montignies-sur-Roc - Onnesies - Quiévrain - Roisin - Wihéries.
   - Canton de Pâturages : Pâturages - Asquillies - Aulnois- Blaregnies - Bougnies - Eugies - Frameries - Genly - Givry - Gœgnies-Chaussée - Harmignies - Harvengt - Havay - La Bouverie - Noirchain - Quévy-le-Petit - Quévy-le-Grand - Sars-la-Bruyère.
   - Canton de Lens : Lens - Baudour - Bauffe - Cambron-Casteau - Cambron-Saint-Vincent - Caussée-Notre-Dame-Louvignies - Erbaut - Erbisœul - Herchies - Jurbise - Lombise - Masnuy-Saint-Jean - Masnuy-Saint-Pierre - Montignies-lez-Lens - Neufmaisons - Neufvilles - Sirault - Tertre.
   - Errata et addenda.

25 euros (code de commande : 28590).

 

STIENNON (Jacques) et DECKERS (Joseph) — Exposition Wibald, abbé de Stavelot-Malmédy et de Corvey (1130-1158). [Bruxelles], Ministère de la Communauté Française, 1982. In-4° collé, 109 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, cachet humide ex-libris à la p. 6.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée de l'ancienne Abbaye, à Stavelot, du 2 juillet au 26 septembre 1982.
Plan du catalogue :
   - La personnalité de Wibald de Stavelot et de Corvey. Une problématique
   I. Le cadre géographique et historique.
      A. Les voyages de Wibald en Occident et à Byzance.
      B. L'itinéraire de Conrad III (1138-1152).
      C. Les souverains germaniques (Lothaire III, Conrad III, Frédéric Ier Barberousse).
      D. L'évêque de Liège Henri de Leez.
      E. Les abbayes de Saint-Laurent de Liège, Waulsort-Hastière, Stavelot-Malmédy, Mont-Cassin et Corvey.
   II. Wibald scribe, rédacteur et inspirateur de chartes
      A. L'écriture de Wibald, scribe.
      B. Les diplômes royaux et impériaux.
      C. L'action de Wibald en faveur de Stavelot.
   III. Wibald et sa correspondance.
   IV. Wibald, les lettres classiques et les sciences de la nature.
   V. Le mécénat artistique de Wibald à Stavelot et à Corvey.
   VI. L'action de Wibald à Logne.
   VII. Souvenirs et documents de l'abbaye de Stavelot.
   - Annexes :
      1. Les fouilles dans l'ancienne église abbatiale. Rapport provisoire.
      2. Reconstitution d'un jardin monastique.
      3. Publications diverses relatives à Wibald.

15 euros (code de commande : 28563).

 

TERRASSE (Charles) — Musée du Louvre. Les primitifs français. Paris, Morancé, [1928]. Petit in-4° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, tête dorée, monogramme doré au bas du mors du plat avant, 25 p., 40 planches, (collection « Documents d'Art »), exemplaire en très bel état.
Compte-rendu de l'ouvrage :
   M. Marcel Aubert signale l'étude que vient de faire M. Charles Terrasse sur les Primitifs français.
   Depuis le portrait de Jean le Bon, qui date de 1350-1369, passé au Musée du Louvre à la suite d'heureuses négociations, jusqu'au portrait de Guillaume de Montmorency fait vers 1525, M. Charles Terrasse montre l'évolution de la peinture française, savante dès l'origine de la science des peintres-verriers et des miniaturistes, et il signale les grandes œuvres anonymes, comme le Parement de Narbonne, le Retable du Parlement, la Pieta d'Avignon, la Descente de Croix de Saint-Germain-des-Prés, si intéressante par le dessin précis qu'elle nous donne de l'église de Saint-Germain-des-Prés, du Louvre et de l'abbaye de Montmartre, et les tableaux conservés au Louvre d'Henri Bellechose, Jean Malouel, Nicolas Froment Jean Fouquet, le maître de Moulins et Jean Bellegambe.
   De bonnes reproductions en phototypie donnent des ensembles et des détails de chaque œuvre.
Bibliographie :
   - Deshoulières (François), Les primitifs français, dans Bulletin Monumental, tome 87, année 1928, pp. 393-394.

25 euros (code de commande : 28552 - vendu).

 

VAN DER CRUYSSE (Dierk) — Le noble désir de courir le monde. Voyager en Asie au XVIIe siècle. Paris, Fayard, 2002. In-8° collé, 562 p., quelques illustrations hors texte, ex-dono à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Les voyageurs qui découvrirent l'Asie au Grand Siècle ne ressemblaient guère aux touristes pressés et impatients que nous sommes devenus. Les uns s'entassaient sur d'inconfortables navires, les autres traversaient le désert avec des caravanes, et mille périls les guettaient pendant ces longues pérégrinations. Marchands, diplomates, mercenaires, missionnaires, protestants fuyant l'intolérance, curieux fortunés, aventuriers en rupture de ban avec l'a société, ils furent pourtant des centaines à se risquer sur les routes des Indes orientales, ou « Grandes Indes ». Au fil des pages de leurs récits de voyage, on les retrouve ici et là entre Constantinople et Batavia, en Perse, en Inde, au Siam, en Chine, où tout leur paraît différent : les paysages et les animaux, bien sûr, mais plus encore les hommes, leur langue, leurs coutumes, leur sexualité, leurs dieux et leurs démons.
   Les voyageurs du siècle classique cherchent des mots pour dire leur émerveillement. Ils s'interrogent sur des comportements et des façons de penser qui ne correspondent en rien à ce qu'ils ont appris, mais qui, mois après mois, modifient insensiblement leur regard sur la chrétienté. « Quelques-uns achèvent de se corrompre par de longs voyages et perdent le peu de religion qui leur restait », déplore La Bruyère. Les relations de leurs aventures rencontrent un succès croissant, car elles inspirent des débats religieux, philosophiques, anthropologiques, qui à leur tour font lentement progresser les idées de relativité culturelle et de tolérance.

18 euros (code de commande : 28559 - vendu).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. PIÉRARD (Louis) — La vie tragique de Vincent Van Gogh. Préface de Pierre Ruelle. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché sous couverture rempliée, 214 p., quelques illustrations hors texte.
   Réédition de l'ouvrage publié en 1946.
Table des matières :
   Avant-propos.
   - Enfance et adolescence.
   - La grande crise mystique.
   - Professeur de français en Angleterre.
   - Commis de librairie à Dordrecht.
   - Étudiant en théologie.
   - Parmi les mineurs du Borinage.
   - La révolte.
   - L'artiste s'éveille.
   - Nouvelle déception amoureuse.
   - L'élève de Mauve.
   - Une maîtresse.
   - Les premiers tableaux.
   - Les campagnes hallucinées.
   - Le Chardin de Nuenen.
   - Van Gogh à Anvers.
   - De l'atelier Cormon à la boutique du Père Tanguy.
   - En Provence.
   - Première crise de folie.
   - L'asile de Saint-Remy.
   - Auvers-sur-Oise : la fin.
   - L'œuvre.

12 euros (code de commande : 28572).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 3 septembre 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(30 juillet 2019)

 

[CHÊNEDOLLÉ (Charles-Julien Lioult de)] — Le martyrologe belgique. L'an de fer 1790. [Liège ?], 1791. [A la Vérité et à la Postérité. / 1791.] In-8° sous cartonnage moderne, couverture muette conservée, 152 p., ex-libris Jean Jadot, mouillures, très rare.
   Charles de le Court émet l'hypothèse que cet ouvrage ait été publié à Liège.
Avis aux lecteurs :
   Comme il ne seroit guere possible de soutenir la lecture douloureuse & continue des horreurs du fanatisme civil & Religieux, qui a fait des milliers de victimes, j'ai essayé de donner quelques idées préliminaires, sur les causes de la Révolution Belgique ; en attendant qu'une main hardie, prenne le vigoureux pinceau de l'Histoire & la peigne à grands traits.
Bibliographie :
   -  De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 616 (756).
   - Gahide (Renaud), Un répertoire des pamphlets de la Révolution brabançonne conservés au Musée royal de l'Armée, n° 1086.
   - Vercruysse (Jeroom), Les pamphlets de la Révolution belge (1787-1791) et les Lumières philosophiques, dans Revue belge de philologie et d'histoire, année 2013, 91-2, p. 319.

150 euros (code de commande : 28549).

 

HAMOIR (Éric) — Qualité princière et dignités nobiliaires. Essai comparatif sur les distinctions de dignités au sein du second ordre dans divers pays. Bruxelles, Librairie Encyclopédique, 1974. In-8° broché, VI, 240 p., index.
Avant-propos :
   Le hasard d'un livre de chevet abandonné dans une chambre d'enfant m'a fait découvrir les mémoires de Saint-Simon. J'avais alors huit ans ; conquis d'emblée, mon assiduité dans la lecture de ses œuvres ne s'est guère relâchée depuis lors. Elle est à la base du présent ouvrage.
   L'œuvre du duc de Saint-Simon est en effet trop profondément empreinte de la préoccupation des distinctions de dignités au sein du second ordre pour qu'un tel maître puisse y laisser indifférent le lecteur de ses mémoires. Saint-Simon pénètre le sens de la qualité princière et des dignités nobiliaires françaises du grand siècle avec passion, mais avec une perspicacité admirable et imagée. Son ambassade en Espagne est l'occasion pour lui de comparer les structures nobiliaires des deux royaumes. Comment ces dernières ont-elles évolué depuis le temps de Saint-Simon ? Que sont-elles dans d'autres pays ? Quels sont leurs principes communs de part et d'autre des frontières ? Quelles sont les modalités qui les différencient ?
   Le présent essai rassemble quelques informations et réflexions en vue de fournir une réponse à ces questions principalement à l'égard des pays européens. Certains sujets, comme la perte de la qualité princière et la jurisprudence sur la nature et la transmission des titres nobiliaires, n'ont été qu'effleurés. Notre vœu est de voir cet essai servir d'ébauche à un ouvrage qui serait le fruit de la collaboration des associations de noblesse nationales. Nous souhaitons aussi que d'autres auteurs l'étendent avec plus de détails aux civilisations non chrétiennes et notamment aux pays bouddhistes, musulmans et hindous dons les traditions aristocratiques méritent d'être mieux connues en Europe.
   Puisse enfin cette étude, avec les critiques qu'elle suscitera, apporter sa modeste contribution à la compréhension réciproque entre les noblesses des différents pays et faire ressortir, à travers la multiplicité de ses manifestations, l'universalité du besoin profondément humain de sanctionner dans la société l'hérédité de patrimoines moraux aristocratiques.

20 euros (code de commande : 28530).

 

LEBON (Philippe Maurice) — Mémoire sur les forestiers de Flandre, Par M. Lebon, Chevalier de Saint-Louis, Colonel d'infanterie en retraite, membre de plusieurs sociétés savantes, Couronné à la Séance solennelle du 15 décembre 1834. S. n., s.l., [1835]. In-8° sous son brochage d'époque (couverture titrée à la plume), 56 p., dos cassé.
   Cette étude a été réalisée en réponse à la question proposée par le Société des Antiquaires de la Morinie, pour le concours de 1834 :
   « A t-il réellement existé des Grands Forestiers de Flandre, considérés comme exerçant la puissance gouvernementale ? Par qui, et à quelle époque, ont-ils été institués ? Quelle était l'étendue de leur pouvoir et de leur juridiction ?
   Il est bien entendu que la réponse doit être appuyée sur des actes authentiques, et non sur le dire d'Oudegherst et autres chroniqueurs de Flandre du même genre. »
Extrait de la lettre de M. Lebon à la Société des Antiquaires de la Morinie :
   Mes opinions sur la question des Forestiers se trouvant opposées à celles qui ont été émises par plusieurs doctes historiens, à des époques différentes, j'avais cru devoir renoncer à ce travail, effrayé de la pensée d'entrer en lice avec des hommes cités comme autorités dans l'histoire de Flandre. Le désir de témoigner ma reconnaissance à la Société qui a bien voulu m'admettre dans son sein, et les encouragemens de quelques amis, m'ont engagé à reprendre la plume, pour leur donner une preuve de ma bonne volonté, quand même je ne parviendrais point à produire une notice digne d'être présentée à cette honorable compagnie.
   J'ai parcouru, de nouveau, les nombreux écrits publiés sur cette matière depuis le milieu du sixième siècle jusqu'à nos jours, et j'ai cru m'apercevoir que les controverses les plus dignes d'attention portaient plus spécialement sur la qualification de Forestier, Saltuarius, donnée à ces Grands Officiers, que sur la question de savoir, s'ils avaient réellement exercé le pouvoir, au nom des rois Francs de la première et de la deuxième race. Dès-lors, et sans m'arrêter davantage aux assertions sans critique, des auteurs modernes, j'ai composé le Mémoire que vous avez daigné honorer de vos suffrages : c'est une récompense singulièrement flatteuse dont je ne perdrai jamais le souvenir.

20 euros (code de commande : 28519).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Correspondance 1933-1968. Édition établie et annotée par Yves Vasseur. Préface de Michel Ragon. Postface de Jean Puissant. Bruxelles-Paris, Labor-Nathan, 1982. In-8° broché, 364 p., illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   La correspondance de Constant Malva (1903-1969) éclaire de l'intérieur et en profondeur ce que furent la vie difficile et la singulière destinée d'une figure majeure de la littérature prolétarienne. Elle apporte des renseignements essentiels sur la genèse des œuvres du mineur devenu écrivain et sur ses rapports avec les différents milieux littéraires, dont celui de cette littérature prolétarienne dont elle retrace l'histoire de biais. Elle nous plonge également au cœur des grands drames de ce siècle, la misère de la classe ouvrière, ses espoirs déçus en la révolution, la deuxième guerre mondiale et son cortège de malheurs, l'après-guerre et ses désillusions.
   Écrites dans un style direct et incisif, ces lettres adressées par l'auteur de Ma Nuit au jour le jour à des amis proches ou à d'autres écrivains constituent un témoignage de premier ordre, non seulement sur l'homme et sur un secteur encore assez mal connu de la littérature, mais aussi sur notre Histoire récente.

15 euros (code de commande : 28507).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Ramentevoir. Récit. Préface de Jacques Cordier. Cuesmes - Liège, Éditions du Cerisier - Wallons-nous, 1989. In-8° collé, 173 p., illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Flénu-Produits !
   Une quinzaine de voyageurs descendirent du train vétuste venant de Mons : des ouvriers, des ouvrières, peut-être des employés, en tout cas, des gens de modeste condition. Le dernier, un homme d'une cinquantaine d'années, avait une toilette plus ou moins soignée et il portait une mallette.
   Sans doute rentrait-il de vacances : on était à la mi-juillet. Non, c'était plutôt le contraire. Alfred Rousseau, après une douzaine d'années d'absence, venait dans sa famille, une sœur et un frère qui habitaient Quaregnon.

5 euros (code de commande : 28508).

 

[MATISSE (Henri)]. NÉRET (Gilles) — Matisse. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 271 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »).
Sur la jaquette :
   L'œuvre de Henri Matisse est comme un hymne voluptueux dédié à la couleur. Cette couleur, à la fois violente et subtile, il l'apprivoise, la domine, la charge d'exprimer ses émotions devant la Vie, devant la Femme... Il lui donne mission de « réveiller le vieux fond sensuel des hommes ». Il s'en sert pour maîtriser les lignes, les arabesques, les volumes, la lumière, les transparences, les reflets, l'espace, n'hésitant pas à approcher parfois des limites de l'abstraction. Cette liberté conquise et mûrement réfléchie marque à la fois l'importance exceptionnelle de Matisse dans l'histoire de l'art moderne et son influence – tout aussi déterminante que celle de son rival Picasso – et qui va même au-delà dans la mesure où elle aboutit au but personnel qu'il s'est fixé : atteindre à la synthèse parfaite de la ligne et de la couleur.
   Une monographie qui retrace sa quête d'équilibre, de pureté et de bonheur tranquille, depuis les enthousiasmes chromatiques du temps de la « bande des Fauves » jusqu'aux ultimes papiers découpés « dessinés directement dans la couleur ». Ses chefs-d'œuvre y sont répertoriés et commentés dans leur complexité et jalonnent les étapes de cette exploration d'un paradis terrestre reconstitué en plein XXe siècle : Luxe, calme et volupté, La Danse, Les Odalisques, Jazz, La Tristesse du roi... jusqu'à la célèbre chapelle du Rosaire à Vence, « fleur parmi les fleurs », véritable testament du peintre.

35 euros (code de commande : 28528).

 

MEDIAVILLA (Claude)Calligraphie : du signe calligraphié à la peinture abstraite. Préfaces de Pierre Restany et Gérard Xuriguera. Paris, Imprimerie Nationale, 1993. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 332 p., riche iconographie, exemplaire à l'état de neuf.
Sur le rabat de la jaquette :
   
Qu'est-ce aujourd'hui que la calligraphie ? Outre le besoin de retrouver les gestes fondamentaux de notre culture, vers quelles formes nouvelles s'engage cet art à l'heure du CD-Rom et du multimédia ? Partant de la naissance de l'écriture pour aboutir à l'art contemporain, Claude Mediavilla montre les métamorphoses de la graphie latine au cours des siècles à travers l'Europe, donnant pour chaque période le contexte historique, les sources paléographiques, les planches d'étude nécessaires à l'apprentissage de chaque style, mais aussi les interprétations qu'en ont fait les calligraphes contemporains.
   Le premier chapitre détaille la morphologie de la lettre et ses conditions d'utilisation, le dernier analyse les caractéristiques de la forme et la composition. Peu à peu, le geste tend à effacer le sens littéral pour propulser l'œuvre dans l'histoire du signe. Dépossédant les lettres de leur valeur phonétique, des artistes – plasticiens, écrivains, graphistes – réinventent un langage idéographique. Nous en trouvons ici quelques clés.
   Claude Mediavilla invite son lecteur à copier chacune de ses vingt-deux planches d'étude, pour pénétrer l'esprit des lettres, depuis la capitale romaine, en passant par l'onciale, la Caroline, les gothiques, l'écriture de chancellerie, la ronde et la bâtarde, jusqu'à l'anglaise, qui marque, à l'ère industrielle, la fin de la calligraphie avant le renouveau contemporain. Il l'initie au choix des supports, des encres et des plumes, calâmes ou pinceaux, et livre les adresses des meilleurs fournisseurs.
  Cette histoire des styles, dans leur profusion même, leurs résonances, leurs mutations brusques ou leurs subtiles variations, soustend l'évocation de notre Histoire : spirituelle et politique aussi bien que sociale ou technique. L'écrit inscrit la loi, affiche les actes du pouvoir, sauvegarde, en temps de barbarie, la tradition sacrée et profane, fait renaître la liberté et l'invention... le choix d'une lettre ni sa forme ne sont jamais innocents.
   Claude Mediavilla commente ses sources, justifie ses choix d'archétypes, en un feu d'artifice d'images, alliant la somptuosité d'un livre d'art exceptionnel à la technicité aiguë du livre de référence.
   On trouvera en annexe un tableau récapitulatif de l'évolution morphologique de l'écriture au cours des siècles, ainsi qu'une très importante bibliographie sur le chiffre, la ponctuation, la lettre, la miniature et la calligraphie.

60 euros (code de commande : 28517).
Prix neuf : 91,20

 

[PAYS-BAS - GRAVURE]. Carte ancienne des Pays Bas et des environs du temps des Romains. Paris, Simon, 1757. Gravure coloriée réalisée par Jean Lattré (le cartouche est de Pierre-Philippe Choffard), extraite du tome II de l'Histoire générale des Provinces-Unies, de Bénigne Dujardin et Gottfried Sellius, publiée à Paris, chez Simon, en 1757. En très bel état.
Dimensions :
   - Illustration : 339 x 282 mm.
   - Cuvette : 355 x 296 mm.
   - Feuille : 459 x 316 mm.

   Belle carte très décorative des actuels royaumes de Belgique et des Pays-Bas à l'époque romaine, situant les divers peuples qui l'occupaient. Elle est signée Lattré sculp. dans le coin inférieur droit et le beau cartouche est signé P. P. Choffard 1756. Dans la marge supérieure, à gauche, figure la mention Tom. II. Pag. I.

120 euros (code de commande : 28518).

 

PÉLIEU (Claude) — Un amour de beatnik. Lettre et textes à Lula-Nash (1963-1964). Édition présentée et annotée par Benoît Delaune. Paris, Non Lieu, 2012. In-8° collé, 279 p., un cahier d'illustrations en couleurs, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Hiver 1963. Claude Pélieu et Lula se séparent. Ils ont vécu ensemble quatre ans d'amour passionné, d'écriture poétique et de voyages, à Brocéliande sur les traces de la légende arthurienne, sur l'Île de Ré ou dans le Var. Authentiques beatniks, ils ont pris la route et essayé de déjouer la pesanteur du quotidien dans cet après-guerre d'Algérie.
   Claude Pélieu écrit alors de déchirantes lettres d'amour à la muse dont il n'arrive pas à accepter le départ. Véritable journal-poème, Un amour de beatnik présente les lettres fulgurantes d'un poète qui trouve alors sa langue la plus novatrice, d'abord à Paris en 1963, puis en 1964 à San Francisco où il rencontre les poètes beat et les éditeurs d'avant-garde.
   Datés de décembre 1962-janvier 1963, les premiers textes poétiques de Claude Pélieu, témoignant de cette voix singulière qui fut celle de la beat génération, sont joints à cette correspondance miraculeusement préservée par Lula-Nash Pélieu.
   Trente ans plus tard, en 1993, Claude Pélieu et Lula se sont revus. En 2000, Lula lui a apporté à Norwich (USA) l'ensemble de textes rassemblés pour lequel ils avaient l'un et l'autre rédigé un éclairant « après dire ».

20 euros (code de commande : 28504).

 

Picasso / Miró / Dalí. Évocations d'Espagne. [Madrid], Ediciones El Viso, 1985. In-4° broché, 273 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux-Arts, à Charleroi, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España », du 26 septembre au 22 décembre 1985.
Table des matières :
   - Picasso Miró et Dalí : l'empreinte espagnole de trois artistes d'avant-garde.
   - Picasso en pensant à l'Espagne, par Julián Gállego.
   - Don José Ruiz Blasco et Pablo Picasso. Le père en tant que maître et modèle, par Jürgen Glaesemer.
   - Songe et Mensonge de Franco, par Werner Spies.
   - Joan Miró et la réalité catalane, par Jacques Dupin.
   - De Montroig à Varengeville, par Pere Gimferrer.
   - Salvador Dalí : Impressions d'Afrique, par Renilde Hammacher-Van den Brande.
   - Dalí-Lorca-Buñuel : chronologie, par Renilde Hammacher-Van den Brande.
   - La prédestination surréaliste de Salvador Dalí, par Francisco Calvo Serraller.
   - Dalí conquistador, par Robert Descharnes.
   - Catalogue Picasso.
   - Catalogue Miró.
   - Catalogue Dalí.
   - Biographies, par J. Miguel Morán.

20 euros (code de commande : 28525).

 

ROSE-LA-UPÉ — Dinant-Ruine. Poésies par Rose-la-Upé. Lauréat des Concours poétiques du Midi de la France. S.l., [ca 1879]. In-18 sous cartonnage d'éditeur, 95, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., six photographies originales contrecollées, ex-dono à la page de garde, rare.
   On trouve la trace d'une autre publication du même auteur : Guide. Les oasis de la Meuse aux environs de Dinant. Dinant, Anseremme, Waulsort, Hastière, Yvoir. Botanique, Paléontologie, Hommes célèbres, le dernier des Nutons, Une tête de Lion, Dans l’abbaye d’Hastière, Dinanderies. Dinant, Impr. Poncin-Fisette, s.d. (avant 1914).
Table des matières :
   - La Meuse.
   - Dinant-Ruine.
   - Montaigle et Poilvache.
   - Crève-Cœur .
   - Montfât.
   - Le Rocher Bayard.
   - Le Fort.
   - La Lesse, Walzin, Cavraine, Chaleux.
   - Château-Thierry, Freyr, Waulsort.
   - Montorgueil, vallée de Leffe.
   - La Ruine de Dinant (1466).
   - Ruines morales.
      - La Ruine du Bonheur. Le chant du Trouvère.
      -  La Ruine de l'Amour Celle que j'aimais.
      - L'Ancre de l'Espérance.
      - Au Lecteur.
   - Photographies : Vue de Dinant - Les Ruines de Poilvache - Le Rocher Bayard - Les ruines de Crève-Cœur, Bouvignes - Les Ruines de Montaigle - Walzin, Bords de la Lesse.
Bibliographie :
   - Quériat (Stéphanie), La mise en tourisme de l’Ardenne belge (1850-1914). Genèse et évolution d’un espace touristique. Processus, acteurs et territoires, p. 348.

45 euros (code de commande : 28506).

 

SCHOONHEERE (André)Histoire du vieux Comines. Lille, Raoust, 1951. In-8° broché, 206 p., deux illustrations, peu courant.
Table des matières :
   I. Linéaments.
   II. L'autel.
   III. Le donjon.
   IV. Le beffroi.
   V. Calamités et dynasties.
   VI. Messire Georges [d'Halluin].
   VII. L'autel menacé.
   VIII. Le donjon détruit.
   IX. Le beffroi restauré.
   X. Épilogue.

25 euros (code de commande : 28513).

 

SKVORECKY (Josef) — Une chouette saison. [Titre original : Prima Sezona.] Roman. Traduit du tchèque par François Kérel. Paris, Gallimard, 2011. In-8° collé, 328 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Danny Smiricky aime le jazz et les filles, mais s'il pratique bien la musique, ses visées amoureuses – que ce soit avec Irena, Marie, Karla-Marie, Kristyna ou Alena – se brisent toujours sur les contrariétés de la vie. Parfois les filles courtisées se montrent trop farouches ou trop jalouses (il faut dire qu'il arrive à Danny de garder « plusieurs fers au feu »), parfois les parents veillent au grain, parfois encore il subit les lois de la concurrence.
   Pourtant, Danny est prêt à tout pour gagner le cœur de ces demoiselles et ira jusqu'à prendre de vrais risques en défiant l'autorité nazie... Car nous sommes en Tchécoslovaquie, du temps de l'occupation allemande, et l'évocation des mésaventures de ce don Juan en herbe nous rappelle aussi un chapitre noir de l'histoire du XXe siècle. Le charme de ce roman de formation, entre légèreté et noirceur, n'en est que plus singulier.
   Né en 1924 à Nachod, Josef Skvorecky a été le traducteur des principaux écrivains américains contemporains. Auteur de scénarios, d'essais, de nouvelles et de romans, il quitte la Tchécoslovaquie après l'invasion soviétique de 1968 et vit actuellement au Canada. Avec Bohumil Hrabal et Milan Kundera, il est incontestablement l'un des plus grands auteurs tchèques de l'après-guerre.

12 euros (code de commande : 28514).

 

Splendeur des Sassanides. L'empire perse entre Rome et la Chine (224-642). Bruxelles, Crédit Communal, 1993. In-4° broché, 310 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, peu courant.
   
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 12 février au 25 avril 1993.
Avant-propos :
   L'exposition « Splendeur des Sassanides » est le résultat de la collaboration d'une vingtaine d'institutions qui ont accepté de se séparer pour un temps de leurs chefs-d'œuvre pour les réunir aux Musées royaux d'Art et d'Histoire.
   Elle constitue une première, non seulement par la qualité des œuvres réunies mais aussi par l'originalité du sujet qui n'a été que rarement abordé.
   Monsieur Louis Vanden Berghe, professeur émérite à l'Université de Gand, professeur honoraire à l'Université Libre de Bruxelles, commissaire scientifique et Monsieur Bruno Overlaet, commissaire scientifique adjoint et titulaire des collections iraniennes aux Musées ont su s'entourer d'une pléiade de chercheurs pour la rédaction de ce catalogue qui fait le point sur l'état actuel de la recherche dans le domaine sassanide. [...]
   Riche de quelque 180 chefs-d'œuvre, « Splendeur des Sassanides » offre au public une synthèse de cette période peu connue de l'histoire persane qui vit régner, de 224 à 642 de notre ère, une dynastie qui contrôla un vaste territoire, entreprit de grands travaux de génie civil, tira profit de sa position-clé sur la Route de la Soie et mena, pendant pratiquement toute la période, des guerres sur les fronts de l'Est et de l'Ouest.
Cette dynastie développa un art de cour somptueux, tout à la glorification de la puissance royale et qui s'exprima notamment dans l'architecture palatiale, les reliefs rupestres, les mosaïques, les décors de stuc, l'argenterie, la verrerie et les soieries ; autant d'aspects qui sont évoqués dans ce catalogue.

45 euros (code de commande : 28526).

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Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.