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MISE À JOUR DU
MARDI 15 JUIN 2021

 

Abbayes de Belgique. Guide. Groupe Clio 70. Bruxelles, Dewincklear, [1973]. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 487 p., nombreuses illustrations, exemplaire en bon état.
Sur la jaquette :
   La Belgique fut une terre d'abbayes. Les séismes culturels et les ruptures de civilisation n'ont pu avoir entièrement raison de ses ensembles monumentaux religieux d'Ancien Régime. Ceux-ci se comptent encore par dizaines et continuent de marquer ses paysages quotidiens. Mais ils sont devenus dans nos environnements des entités énigmatiques, points d'interrogation inscrits sans réponse sur des horizons profanés.
   Nos temps libres, en extension, nous mènent de plus en plus fréquemment dans les parages de ces survivants désuets qui ne cessent de nous inquiéter dans la mesure même où nous ne les comprenons plus.
   Le groupe Clio 70 a sélectionné une vingtaine de ces complexes monumentaux, parmi les plus complets et les plus suggestifs. Il les présente dans ce guide qui, par le texte et l'image, devrait permettre à quiconque est désireux de se cultiver, d'aboutir au site et au sens des abbayes les plus belles de ce pays.
   Chaque ensemble est décrit suivant une démarche identique. Énumération brève des dates et noms importants, repères indispensables de l'histoire de la communauté qui occupa les bâtiments. Présentation, par le texte et des hommes par qui et pour qui ces constructions furent réalisées. Description du type d'activité et de vie quotidienne qui se déployèrent dans les locaux et les sites. Analyse des bâtiments : extérieurs et intérieurs ; genre ; fonction ; originalité technique et esthétique.
   Conçu comme outil d'exploration et de réflexion, ce livre s'adresse aux hommes de cette fin de siècle désireux de vivre le plaisir de la découverte et d'utiliser une partie de leurs loisirs à trouver leurs racines et à situer leurs tenants.

15 euros (code de commande : 31040 - vendu).

 

ARASSE (Daniel) — Le détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture. Paris, Flammarion, 2008. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 383 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état, épuisé dans ce format (220 x 295 mm.) au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Saint Luc peignant la Vierge (Martin Van Heemskerck, vers 1532). Daniel Arasse ouvre, avec cette œuvre emblématique, l’un de ses textes fondamentaux, aujourd’hui réédité dans une version enrichie de nombreuses images.
   Par cette mise en abyme, il nous propose un programme qui va bien au-delà d’une simple « histoire du détail ». C’est à une relecture en profondeur de l’histoire de la peinture occidentale, à l’aune du détail, qu’il se livre ici avec brio. Qu’il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d’appréhender la peinture.
   Grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine. Dès lors, ce sont les traditionnelles catégories de l’histoire de l’art, établies « de loin », qui sont remises en question. Sans que jamais l’érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les « fêtes de l’œil »...

45 euros (code de commande : 31044).

 

BAUDHUIN (Fernand)Histoire économique de la Belgique 1914-1939. Tome premier : Grandeurs et misères d'un quart de siècle. Tome second : Évolution des principaux facteurs. Bruxelles, Bruylant, 1944. Deux forts in-8° brochés, 433 et 493 p., tableaux, index, dos passés et couverture du tome II défraîchie.
Préface :
   On ne saurait contester qu'une phase importante de l'histoire nationale se soit close en 1939, avec le déclenchement de la guerre européenne appelée à se transformer plus tard en une nouvelle guerre mondiale.
   Il était donc intéressant de fixer les traits offerts par le pays à la veille de ce cataclysme. Non certes que l’année 1939, marquant l'aboutissement d’une longue évolution, puisse être regardée comme l'idéal ou la normale à laquelle on doive tendre : cette façon de voir, qui a fait jadis considérer 1913 comme une année-type, doit être radicalement écartée aujourd'hui. Mais du moins l’année 1939 constituait un moment de calme relatif, où les forces internes et externes se présentaient en un certain équilibre. Il est infiniment probable qu’à certains égards, nous retournerons vers une situation offrant certaines analogies avec celle qui disparut alors. On aimera plus tard se reporter à 1939, pour y trouver des points de comparaison.
   L’année 1939 présente un autre intérêt : elle marque l'échéance d’un quart de siècle depuis le début de la première guerre mondiale. C'est une étape après laquelle on est en droit de se retourner pour mesurer le chemin parcouru.
   D'autre part, la constatation des erreurs commises après la guerre de 1914-1918 offre une réelle utilité. Après l’épreuve que nous traversons, certains problèmes semblables se rencontreront. Nous devrons les résoudre d’une manière plus correcte.
   Quant à la façon de concevoir notre histoire, elle est simple. Économiste, nous n'avons à traiter les questions politiques que dans leurs rapports avec la science qui est la nôtre. Nous aurons sein, au surplus, de ne nous y engager que dans la mesure strictement indispensable. Par ailleurs, nous voulons que notre ouvrage réponde à une double préoccupation. Il doit être en premier lieu un livre de référence, auquel on puisse se reporter ; il doit être en second lieu une interprétation, dépassant le cadre des chiffres et des faits. Notre effort vise à demeurer dans la juste mesure, en évitant les sèches nomenclatures, comme aussi les développements démesurés de nos opinions personnelles.
   Nous n'avons pas perdu de vue que l'histoire économique de la première guerre mondiale a été écrite déjà par les excellentes monographies de la Dotation Carnegie, et par le bel ensemble de La Belgique Restaurée. Mais ces deux publications s'arrêtent aux premières années qui ont suivi la guerre mondiale. De plus, nous allons étudier ces questions à la lumière d'une expérience poursuivie pendant quinze ou vingt ans de plus. Nous pouvons donc les traiter sous un autre aspect, et nous n'y manquerons pas.
   Le quart de siècle que nous allons étudier se divise fort naturellement en cinq périodes :
      - La première guerre mondiale 1914-1918.
      - La restauration 1919-1926.
      - Le « boom » 1927-1930.
      - La grande crise économique 1931-1934.
      - De la dévaluation à la guerre 1935-1939.
   Nous avons donc divisé notre étude en cinq parties. Toutefois, la vie économique, bien que centrée sur certains événements, ou subissant certaines tendances générales, ne se laisse pas fractionner aussi nettement en périodes ; au surplus, la présentation souffrirait souvent d'un compartimentage qui obligerait à découper en autant de tranches la vie d'institutions et même de personnalités.
   Tout en adoptant le plan général esquissé ici, nous ne l'avons donc pas suivi servilement. Lorsque la matière le suggérait, nous avons retracé l'évolution de tel ou de tel secteur durant le quart de siècle tout entier. C'est ainsi que notamment ce qui concerne l'industrie et la finance, de même que les biographies de capitaines d'industrie ou de financiers, ne tiennent pas compte de la division de notre histoire en cinq périodes. Il en va de même de notre exposé du mouvement des idées. L'ensemble de ces synthèses a été réuni en un volume spécial qui constitue le tome II de notre histoire. Celui-ci contient également nos conclusions générales.
   C'est délibérément que nous avons laissé en dehors de notre champ d'observation l'histoire du Congo, dont nous ne parlons ici qu'occasionnellement. Le développement de notre colonie mérite une étude spéciale ; celle-ci exige au surplus une documentation impossible à réunir au moment où nous écrivons cet exposé.
   Au cours de l'élaboration du présent ouvrage, nous avons été amené à demander le concours d'un grand nombre de témoins, et en particulier de techniciens des différentes industries, qui ont bien voulu faire certaines recherches et rédiger des notes à notre intention. Leur aide nous fut extrêmement précieuse, et nous lui devrons en grande partie d'avoir pu dégager les traits essentiels de l'évolution de ce quart de siècle. Qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de notre gratitude. Qu'ils veuillent bien aussi ne pas s'étonner en constatant que leur contribution a été condensée par nous, au point que seuls les traits essentiels en ont été conservés. L'élaboration d'une étude comme celle-ci suppose une vaste documentation, qui doit avant tout former l'opinion de l'auteur, et dont seule la synthèse est soumise au lecteur.
   ... Nous nous attendons à ce que l'on juge notre tentative téméraire : n'est-il pas trop tôt pour écrire dès maintenant l'histoire de cette période ? Ne risque-t-on pas certaines déformations inconscientes ? N'est-on pas trop engagé encore par des attitudes personnelles ? Ne manque-t-on pas du recul nécessaire au dégagement des perspectives ? L'information ne sera-t-elle pas incomplète en raison des dossiers qui ne pourront encore être ouverts ?
   Peut-être bien en effet notre travail souffrira-t-il de ces faiblesses. Mais à tout le moins, il constituera un premier essai, que d'autres ou nous-même pourrons améliorer. Au surplus, notre tentative offre, à côté des inconvénients mentionnés, un gros avantage : celui d'être faite par quelqu'un qui a été témoin de toute l'histoire qu'il entreprend d'écrire, et qui a pu en interroger les principaux acteurs. C'est là un privilège qui rend fort mélancolique, mais dont il faut à tout le moins garder le profit, que d'avoir déjà assez vécu pour être mêlé à l'histoire d'un quart de siècle.
   ... Ce livre est le témoignage d'un spectateur attentif, désintéressé, et de sang-froid. Même s'il est prématuré, il demeurera sans doute une contribution utile à l'histoire d'une période qui eut ses faiblesses mais aussi ses mérites.
   Louvain, septembre 1940-septembre 1942.
   La présente histoire économique, élaborée durant les premières années de l'occupation allemande, a été revue et complétée dans les derniers mois de celle-ci. Il nous a été possible ainsi de tenir compte d'un supplément appréciable d'informations.
   En mettant enfin notre étude sous les yeux du public, nous avons le devoir de remercier les Établissements Bruylant, qui ont bien voulu prendre sur eux le risque de composer ces volumes dès le temps de guerre. Grâce à cet acte de foi dans l'avenir de la Belgique, il a été possible de faire sortir rapidement de presse un ouvrage où nous croyons que l'on trouvera notamment des enseignements utiles sur la façon de diriger une économie d'après-guerre.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 31010).

 

BAUDHUIN (Fernand)L'économie belge sous l'occupation 1940-1944. Bruxelles, Bruylant, 1945. Fort in-8° broché, 435 p., tableaux, dos passé, bon exemplaire.
Préface :
   La Belgique sort d'une épreuve qui comptera parmi les plus douloureuses de son histoire. Rien ne lui a été épargné : les souffrances de la famine, l'arrogance des traîtres, l'incompétence et la concussion des complices ont fait pendant à un régime de basse terreur policière, de délation, de pillage et d'assassinat.
   Nous n'avons pas l'ambition de dépeindre complètement ce que furent ces quatre années de misère et de malheur ; nous sortirions de notre domaine. Mais nous avons essayé de dire comment cette période s'est écoulée au point de vue économique.
   Le moment, cependant, n'est pas encore venu d'écrire l'histoire de l'occupation. Trop de données ne sont pas encore connues, trop de dossiers demeurent encore fermés, et le recul du temps manque encore. Aussi nous sommes-nous abstenu de donner à cet ouvrage le titre d'Histoire de l'économie belge sous l'occupation.
   Néanmoins, il est grandement utile que l'on sache ce qui s'est passé exactement durant cette période, même si sur certains points des obscurités subsistent, si quelques chiffres risquent de devoir être réformés, ou si sur beaucoup d'événements on ne peut porter qu'un jugement tout provisoire. Il est indispensable qu'au sortir des années troublées que la Belgique a vécues, on possède des bases d'appréciation objective, établies par un observateur consciencieux, même si celui-ci doit se réserver le droit de modifier ultérieurement certaines de ses conclusions. On pourra considérer cet exposé comme une contribution mise à la disposition de ceux qui plus tard voudront encore écrire l'histoire proprement dite de cette période.
   Par ailleurs, on ne peut vouloir tout dire, même si sur certains points on possède des éléments d'information utiles. Les premiers essais doivent être des œuvres de synthèse, dont le but est de fournir une vue d'ensemble sur les événements. Il convient de laisser pour plus tard les monographies fouillées.
   On admettra d'ailleurs sans peine que le manque de documentation a été plus fréquent que l'abondance. Pour la partie antérieure à mai 1940, beaucoup de dossiers nous sont demeurés inaccessibles ; certains, parmi les plus précieux, furent détruits. Un grand nombre des témoins que nous aurions volontiers interrogés étaient absents du pays – outre-mer ou en captivité. Pour la partie postérieure à l'entrée en guerre de la Belgique, les statistiques les plus élémentaires ont cessé d'être publiées, et la plupart des chiffres intéressants ont été systématiquement cachés. Les exposés officiels ne furent que des documents de propagande, tendancieux sinon fallacieux.
   Ceci nous amène à formuler des réserves quant à l'exactitude des faits que nous avançons. Nous avons fait de notre mieux, mais nous n'avons pas toujours pu arriver à des données offrant des garanties analogues à celles figurant dans nos autres ouvrages. Pour qu'il en fût autrement, nous aurions dû différer longtemps la publication du présent volume, alors que nous attachions un grand prix à ce que le public soit mis au plus tôt en possession de son contenu.
   ... C'est dans cet esprit que nous avons essayé de décrire ce qui s'est passé depuis quatre ans en Belgique. Nous l'avons fait en demeurant dans notre spécialité d'économiste, mais sans nous refuser cependant à jeter un regard en dehors de celle-ci, lorsque les matières s'enchevêtraient d'une façon inextricable. C'est ainsi que l'on trouvera à certains endroits des considérations d'ordre militaire et à d'autres endroits des considérations d'ordre politique.
   Nous nous sommes cependant efforcé de ne faire ces incursions que lorsqu'elles étaient réellement nécessaires et, pour tout dire, elles sont demeurées exceptionnelles. Nous serions heureux si les spécialistes des questions militaires et politiques n'empiétaient pas plus sur le domaine économique que nous ne l'avons fait nous-même sur leur terrain respectif.
   Nous considérerons au surplus que la tâche de l'historien et de l'économiste retraçant des faits ou une évolution, ne peut se limiter à un simple exposé absolument impersonnel. On doit leur demander d'établir des relations de cause à effet, et d'apprécier au moins sommairement ce qui s'est passé. Les faits n'intéressent qu'en raison de leurs conséquences ou des conclusions qu'on en tire.
   Nous avons voulu cependant éviter le travers dans lequel tombent facilement les généraux battus, qui, après réflexion, gagnent infailliblement leur bataille. En formulant nos appréciations, nous nous sommes abstenu de considérer les choses à la lumière des résultats acquis. Après coup, on voit, souvent comment il eut fallu faire, mais ceci ne nous autorise pas à condamner ceux qui, au moment même, ont pris d'autres décisions. Pour apprécier la conduite des hommes, et surtout des dirigeants, il faut juger uniquement en se basant sur les éléments disponibles au moment où ils ont pris parti. Il faut donc tenir compte de toutes les circonstances.
   Et ceci nous amènera, ainsi qu'on le verra, à juger avec beaucoup de compréhension et de sérénité ce qui s'est passé en Belgique au cours des années tragiques que nous venons de vivre. Les dédicaces du présent volume montrent que cette objectivité n'est pas sans mérite.
   Nous ne ferons cependant à cette règle qu'une exception. Elle est justifiée parce qu'à l'avance on possédait tous les éléments d'appréciation nécessaires et que l'on pouvait parfaitement prendre des décisions correctes. Ne pas l'avoir fait est réellement impardonnable, et nous pouvons le démontrer sans sortir de notre spécialité.
   Nous avons en vue ici le cas de M. De Winter, secrétaire général du département de l'Agriculture et du Ravitaillement. Si peu désireux que nous soyons de faire des personnalités et tout en nous abstenant de juger sa conduite au point de vue politique, ce qui nous ferait sortir de notre domaine, nous devons montrer comment il a failli à sa tâche et quelles responsabilités pèsent sur ses épaules. On doit considérer qu'il est cause de la famine qui a sévi en Belgique pendant cette période.
   Il faut en effet que certaines choses soient dites. Il faut que devant l'histoire M. De Winter soit mis au pilori, pour servir d'exemple à tous ceux qui se chargeraient encore de fonctions pour lesquelles ils ne sont pas faits, et à tous les dirigeants qui, par leur incompétence et par la présomption avec laquelle ils accepteraient des postes de commande, plongeraient le pays dans une misère indicible.
   Il restera à M. De Winter de dire qu'il n'a pas fait ce qu'il a voulu et que, par exemple, les autorités allemandes n'auraient pas permis de pratiquer la politique indispensable. À nos yeux, c'est là une misérable excuse, sans aucune valeur. Tout d'abord, rien ne dit que les Allemands n'auraient pas admis cette politique, si elle leur avait été présentée avec la fermeté nécessaire, parce qu'elle était conforme à leur intérêt, qui était de ne pas fournir des céréales à la Belgique et de voir celle-ci mieux nourrie. Mais surtout nous considérons que celui qui occupe un poste de direction et à qui l'on refuse le moyen d'assurer convenablement celle-ci, a le devoir élémentaire et impérieux de donner sa démission. Que dirait-on d'un mécanicien de locomotive, qui accepterait la responsabilité de conduire un convoi, alors qu'on lui enlève le soin de veiller aux signaux et d'actionner les freins ?
   M. De Winter doit figurer dans l'histoire à côté des hommes les plus néfastes que le pays ait jamais connus. Nous manquerions à notre devoir si nous ne disions pas ici, avec la modération nécessaire et en refrénant une indignation cependant légitime, tout le mal qu'il a fait au pays.

30 euros (code de commande : 31011).

 

[BELGIQUE - LITTÉRATURE]. La Belgique fin de siècle. Georges Eeckhoud, Camille Lemonnier, Maurice Maeterlinck, Georges Rodenbach, Charles van Lerberghe, Émile Verhaeren. Romans - Nouvelles - Théâtre. Édition établie et présentée par Paul Gorceix. Bruxelles, Éditions Complexe, 1997. In-8° collé, 1160 p., (collection « Bibliothèque Complexe »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   La vie littéraire et artistique de la Belgique fin de siècle fut si intense, qu'on a pu la comparer aux modernités viennoises.
   « Il semble, écrit Stefan Zweig que tout ce pays déborde de vie. Chaque ville, chaque métier, chaque classe de la société a suscité un poète ou un peintre pour l'immortaliser, comme si toute la Belgique ait uniquement voulu se symboliser dans les œuvres d'art... Le génie des vieilles villes germaniques : Bruges, Courtrai, Ypres n'est-il pas passé tout entier dans les strophes de Rodenbach... Une ardente ivresse ne flambe-t-elle pas dans les descriptions de Georges Eekhoud ? L'art mystique de Maeterlinck et de Huysmans a sa source profonde dans la paix des cloîtres et des béguinages... C'est la démarche gracieuse des jeunes filles et le chant des carillons qui se sont harmonisés dans les poèmes du doux Charles Van Lerberghe... Mais voici qu'arriva le plus grand entre tous, Verhaeren... Il a eu le sentiment très vif que cette Flandre n'était pas une simple province, mais bien le cœur de l'Europe. Sous son impulsion, comme un échange de sang vigoureux s'est fait entre elle et les nations. »
   Il revint à une nouvelle génération d'écrivains et de poètes de donner à la Belgique, en un peu plus de deux décennies, une place centrale dans l'histoire des Lettres françaises. Naturalistes et symbolistes manifestèrent une sensibilité capable de refléter une identité littéraire commune qui s'ébauchait à mesure qu'elle donnait ses fruits.

18 euros (code de commande : 31039 - vendu).

 

[BISMARCK (Otto von)]. GALL (Lothar) Bismarck. Le révolutionnaire blanc. [Titre original : Bismark - Der weisse revolutionär.] Traduit de l'allemand par Jeanne-Marie Gaillard-Paquet. Paris, Fayard, 1984. Fort in-8° broché sous couverture à rabats, 845 p., le pelliculage s'est en partie décollé, sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans quelle mesure Bismarck a-t-il été l'instrument des changements politiques, culturels et sociaux de la seconde moitié du XIXe siècle en Allemagne auxquels son nom est constamment associé ? Est-il, comme le pensaient déjà beaucoup de ses contemporains, le personnage clef d'une époque qui a donné à la nation allemande son « identité », celui sans qui rien n'aurait pu se faire ? A-t-il – autre interprétation – engagé son pays dans la voie funeste qui aboutit finalement à 1933 ? Représente-t-il véritablement les forces et tendances dominantes de son époque, et sa réussite n'est-elle pas due au fait qu'il sut capter cette époque, la traduire en des formes qui, à bien des égards, correspondent à l'évolution historique de cette partie de l'Europe ?
   Telles sont les questions que pose l'ouvrage de Lothar Gall. Dépassant de beaucoup le cadre de la biographie au sens étroit du terme, ces questions nous mènent au cœur des problèmes fondamentaux de l'histoire allemande et européenne de l'ère bismarckienne, tout en replaçant le protagoniste dans la problématique hégélienne du grand homme dans l'Histoire.

18 euros (code de commande : 31043).

 

BRAUDEL (Fernand) — Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle. Tome 1 : Les structures du quotidien : le possible et l'impossible. Tome 2 : Les jeux de l'échange. Tome 3 : Le temps du monde. Paris, Armand Colin, 1979. Trois volumes in-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 543, 599 et 606 p., illustrations, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   
Œuvre capitale de Fernand Braudel. Civilisation matérielle, économie et capitalisme est une introduction à l'histoire du monde du XVe au XVIIIe siècle.
   Le premier tome, sous un titre différent, parut en 1967 ; enrichi dans son texte et dans son illustration, il est devenu Les Structures du quotidien. Deux nouveaux tomes Les Jeux de l'échange et Le Temps du monde achèvent aujourd'hui cette œuvre dont chacun des livres possède son originalité.
   Les Structures du quotidien, c'est l'évocation d'une culture matérielle, celle des objets, des outils, des gestes au jour le jour du commun des hommes, nourritures, cadres de vie, techniques, monnaies, villes... C'est là que nous observons dans leurs différences et leurs oppositions la trame des civilisations.
   Au sein de cette vie matérielle sourd l'activité économique avec les colporteurs et les marchands, les échoppes et les boutiques, les marchés et les foires. En même temps, les grandes compagnies commercent au loin, les bourses abritent les opérations des échanges internationaux. À travers Les Jeux de l'échange, on peut suivre ces deux champs d'activité, de l'économie de marché et du capitalisme, voir en quoi, mêlés, ils se distinguent ou même s'opposent.
   Cette dualité, les inégalités qu'elle entraîne, Le Temps du monde les retrouve à travers l'histoire des flux et reflux des dominations à l'échelle internationale : prépondérances urbaines successives de Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam ; avènement des économies nationales de la France et de l'Angleterre ; enfin conquête britannique du monde appuyée sur la Révolution industrielle, profonde rupture dont nous vivons les conséquences. Mais tout est-il transformé ? Ou bien les accidents et mutations du capitalisme pré industriel sont-ils déjà à l'image de nos expériences actuelles ?

Les trois volumes : 120 euros (code de commande : 31028 - vendu).

 

BRION (Marcel)Art abstrait. Paris Albin Michel, 1956. In-8° broché sous couverture rempliée, 315 p., nombreuses planches hors texte reproduites en couleurs et en héliogravure, décharge d'adhésif sur les gardes, sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   
I. Nature et caractère de l'art abstrait.
      - Qu'est-ce que l'art abstrait.
   II. L'abstraction, constante de l'esprit humain.
      - Dès l'origine de l'art.
   III. Formation d'une esthétique abstraite contemporaine.
      - Les voies nouvelles de la peinture.
      - La sculpture à la recherche de formes et d'espaces nouveaux.
   IV. Une esthétique du temps et du mouvement.
      - Parmi les arts.
   V. Les grands courants de la peinture abstraite.
      - Nous retrouvons dans la peinture...

20 euros (code de commande : 31058 - vendu).

 

Bulletin de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de la Classe des Beaux-Arts 1904 - N° 5. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1904. In-8° broché, [232 (pp. 139-370] p., exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Séance du 9 mai 1904.
      - Correspondance.
         - Remerciements pour les invitations à la séance publique. - Prix quinquennal de littérature française (Exemplaires du rapport du jury). - Billet cacheté déposé par M. Mathieu Charles, à Watermael. - Association internationale des Académies (L'Institut de France envoie dix exemplaires du rapport à présenter à l'Assemblée de Londres, sur la publication internationale des œuvres de Leibnitz.) - Ouvrages offerts. - Travail manuscrit à l'examen.
      - Bibliographie.
         - Le pape Clément IX et la guerre de Candie (/667-1669), d'après les archives secrètes du Saint-Siège (Ch. Terlinden) ; note par T.-J. Lamy.
         - L'Évolution démocratique de Victor Hugo, 1848-1851 (Jules Garsou) ; note par Ern. Discailles.
         - Vocabulaire du dialecte de Stavelot (J. Haust) ; note par Maurice Wilmotte.
      - Jugement du Concours annuel de 1904.
         - Rapports de MM. Discailles, Duvivier et Pirenne : (Mémoire couronné sur Tournai et le Tournaisis au XVIe siècle ; par Adolphe Hocquet).
         - Rapports de MM. Denis, Brants et Waxweiler : (Mémoire couronné sur le rôle des trusts dans l'organisation économique actuelle ; par Georges De Leener).
         - Rapport de MM. Rolin, Nys et le chev. Descamps : (Mémoire sur les causes de guerre dans l'histoire moderne et dans l'histoire contemporaine).
         - Rapports de MM. Mercier, De Greef et P. de Paepe : (Mémoire sur la nature de l'espace, d'après les théories modernes depuis Descartes).
         - Rapport de MM. Nys, P. de Paepe et le chev. Descamps : (Mémoire sur les grandes puissances et le système public international depuis 1814).
         - Rapports de MM. Mercier, De Greef et P. de Paepe : (Mémoire couronné sur le déterminisme entendu dans son acception la plus générale... ; par Léon Noël).
         - Rapports de MM. Lameere, De Smedt et le chev. Descamps : (Mémoire sur les coutumes et la législation relatives au duel, principalement en Belgique).
      - Élections.
         - Élections aux places vacantes.
         - M. Mesdach de ter Kiele réélu délégué auprès de la Commission administrative.
      - Préparatifs de la séance publique.
   - Séance publique du 11 mai 1904.
      - Le différend anglo-congolais, discours par Éd. Descamps.
      - Les explorateurs du Spitzberg, par Jules Leclercq.
      - Rapport du jury chargé de juger la seconde période du XIIe concours pour les prix De Keyn (Enseignement moyen et art industriel), par Maurice Wilmotte.
      - Proclamation des résultats des concours et des élections.
   - Séance générale des trois classes du 10 mai 1904.
      - Rapport sur les travaux de la Commission de la Biographie nationale pendant l'année 1903-1904, par Ferd. vander Haeghen.
      - Question des bustes et Publication des mémoires de l'Académie en deux séries distinctes.
      - Liste des travaux publiés par l'Académie de mai 1903 à mai 1904.
   - Classe des Beaux-Arts - Séance du 11 mai 1904.
      - Correspondance.
         - Remerciements de M. Léon Hennebicq pour les condoléances de l'Académie. - Prix de Rome (Premier rapport de M. Biarent et quatrième rapport de M. V. Dieu (avec envoi réglementaire) soumis à l'examen. - Ouvrages offerts.
      - Comité secret.
         - Listes des candidatures présentées pour les places vacantes par les Sections de peinture, d'architecture et de musique.
      - Liste des ouvrages présentés.

15 euros (code de commande : 31017).

 

CHANTERANNE (David) et FAGET (Renaud) — Austerlitz. Paris, Perrin, 2005. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur (petite déchirure sans perte), 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Austerlitz illustre le génie stratégique à la française, fondé sur la vitesse d'exécution et le sens du
contretemps.
   C'est en effet contre les pronostics de ses adversaires austro-russes et les conseils de ses généraux que Napoléon fait franchir à ses troupes la France dans sa largeur, en cinq semaines, et vient casser à Ulm la tenaille ennemie.
   C'est aussi contre les habitudes militaires de combiner une opération tactique et une autre d'intoxication psychologique. Moyennant quoi, Napoléon attire, en dix jours, l'adversaire l'a où il a choisi de donner le combat, et celui-ci est persuadé qu'il s'avance vers des troupes fatiguées, au bord de la retraite.
   C'est enfin un opportunisme génial qui incite l'Empereur à profiter du brouillard et de la nuit pour faire manœuvrer en silence ses troupes, combiner les points de fixation de Davout avec les charges de
Murat et de Rapp, pour disloquer 100 000 adversaires et s'emparer de 278 canons.
   Il ne manque même pas la légende : un an exactement après son couronnement, Napoléon devient, ce 2 décembre 1805, le maître stratège de l'Europe.

20 euros (code de commande : 31052).

 

CHAVÉE (Achille) — Au jour la vie. Poèmes. Avec un dessin de l'auteur gravé par Louis Van de Spiegele. Mons, Haute Nuit, 1950. In-8° broché, 59 p., un des deux exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (marqué aux initiales L.V.), dédicace de l'auteur à Louis Van de Spiegele, rare édition originale.
   Le recueil rassemble cinquante-trois poèmes écrits du 24 juillet au 23 août 1944.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Dans les recueils qu'Achille Chavée a publiés après 1946, Écorces du temps (1947), De neige rouge (1948), Écrits sur un drapeau qui brûle (1948), Au jour la vie (1950), lorsqu'il évoquait épisodiquement la femme et l'amour, c'était le plus souvent pour exprimer une attente : « ... en attendant / la nuit grisouteuse d'amour ». Blasons d'amour semble témoigner que cette attente a été comblée (« je t'ai cherchée / je t'ai trouvée »), car il est le seul recueil intégralement inspiré par la passion amoureuse. Chavée a une conception très épurée de la femme qu'il désire, cette pureté éclate dans le regard et, dans plusieurs textes, cette aspiration à la pureté s'exprime, une fois de plus, par le symbole de la neige (« tes yeux aux postulats de neige »). Cela ne signifie pas que la sensualité est absente, mais ses domaines les plus intimes et les plus secrets sont suggérés de façon très elliptique : « Dans la vaste nuit usuelle / (...) aux grandes marées de silence / qui s'évase entre deux soleils / une fourrure de caresse... » Le rêve de caresse se métamorphose en « Lourd collier d'oiseaux vivants / sur la poitrine de la chaste ».
   On remarque que Chavée recherche toujours davantage la sobriété et la concision. Celle-ci culminera dans les Quatrains pour Hélène (1958). Le poète, dans sa pleine maturité, économise les mots, mais a soin de les choisir en vertu de leur capacité de toucher les cordes sensibles du lecteur et de les faire vibrer.
Bibliographie :
   - Poupart (René), Blasons (sic) d'amour, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 66.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 301.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

200 euros (code de commande : 31013).

 

CHOISY (François-Timoléon, abbé de) — Mémoires de l'abbé de Choisy. Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV. Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme. Édition présentée et annotée par Georges Mongrédien. Paris, Mercure de France, 1966. In-8° broché sous couverture à rabats, 412 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° VII), exemplaire poinçonné du Service de Presse du Mercure (M.F.), un peu usagé sinon en bon état.
En quatrième de couverture :
   Singulier abbé que François-Timoléon de Choisy. Abbé comme vous et moi : fort peu. Assez du moins pour souper en ville et recevoir les écus de Dieu. Mais non pour préférer un salut incertain aux satisfactions du cœur, du corps et de l’esprit. Non pas qu’il fut homme de robe : c’est le vêtement qu’il préférait, à condition qu’elle fût féminine. Chez lui, à la cour même, il vécut en travesti. On lui disait Madame, il en était ravi ; entre Madame et ses soubrettes qui la rejoignaient dans son lit pour l’aider à se déshabiller, on peut imaginer d’étranges conversations. Il eut d’ailleurs d’autres goûts, comme celui du pouvoir et de la diplomatie, qui le conduisit en ambassade au Siam. Tout cela revit dans ses mémoires – et un visage du grand siècle plus ambigu qu’on ne pensait. Sans indécence au demeurant ; ni pudeur. Pourquoi cacher quoi que ce soit ? L’élégance et le charme ici ont raison de tout.

15 euros (code de commande : 31012).

 

CHRISTOPHE (Claude) — 1940-1944. Mons en images. Bruxelles, Libro-Sciences, 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 87 p., nombreuses illustrations, exemplaire en très bon état.
Avertissement :
   Ce livre n'est pas un livre d'histoire. Il ne défend aucune thèse. Il n'a pas été écrit dans le but de rendre hommage à un quelconque personnage, héros de la résistance ou combattant de la première heure. Il illustre simplement ce qu'a pu être la vie de tous les jours des habitants de la Ville de Mons et de ses environs immédiats pendant cette période troublée de notre histoire.
   Pour ce faire, nous avons donc à dessein, d'une part, accordé une priorité absolue aux documents : témoignages, journaux, lettres, livres, rapports divers, etc ... en donnant souvent de larges extraits, et d'autre part, écarté une chronologie rigoureuse ainsi que des digressions sur les événements nationaux et internationaux sauf lorsque l'une ou les autres étaient nécessaires pour situer les événements. Le lecteur d'aujourd'hui, pourra donc tout comme le contemporain de cette époque, serrer les faits au plus près.
   Certains en relisant ce manuscrit, nous ont reproché une approche superficielle des événements. D'autres nous ont dit que nous percevions mal la mentalité montoise. Aux premiers, nous répondrons au risque de nous répéter que nous n'avons rien fait d'autre que de donner quelques instantanés de la vie du moment. Aux seconds, nous leurs rappellerons que nous sommes nés à Wasmuël et que nous avons voulu faire œuvre objective, dépouillant les documents que nous avions à notre disposition et les impressions que nous ressentions à leur lecture de tout contexte passionnel.
Table des matières :
   - Avertissement.
   - Les premiers jours de guerre.
   - La collaboration.
   - Le problème n° 1 : le ravitaillement.
   - La vie de tous les jours.
   - La résistance.
   - Les crimes de guerre.
   - La Libération.
   - En guise de conclusion.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 31030 - vendu).

 

CLAUDEL (Paul) — L'endormie. Neuchâtel - Paris, Ides et Calendes, 1947. In-8° broché sous couverture rempliée, 75 p., une illustration en frontispice, (collection « Le Fleuron », n° 7), impression en rouge et noir, exemplaire en très bon état, marqué du Service de Presse.
   Dans la justification du tirage, l'éditeur précise : « En 1925, il a été tiré à Paris, par les soins d'Edouard Champion et de Daniel Jacomet, cent-trente fac-similés du manuscrit autographe de cet ouvrage. Le présent tirage constitue donc la première édition typographique de L'Endormie. »
Extrait de la notice de Sever Martinot-Lagarde :
   Première pièce connue de Claudel, L’Endormie fut rédigée probablement vers 1886-1887. Claudel, qui avait alors environ dix-huit ans, envoya son manuscrit au comité de lecture du Théâtre de l’Odéon. Le manuscrit, tombé dans l’oubli, fut retrouvé en 1925 et publié en fac-similé. [...] Farce symboliste, L’Endormie se déroule dans une atmosphère féerique, poétique et bouffonne proche du Songe d’une nuit d’été.
   Dans une clairière illuminée par la lune, de jeunes faunes s’ébattent tandis que le vieux Danse-la-Nuit évoque la nymphe Galaxaure : telle la Belle au bois dormant, elle attend que son prince charmant vienne la tirer de son sommeil. C’est alors que fait irruption la faunesse Volpilla. Cette farceuse joue un tour à Strombo, une vieille ivrogne, à qui elle promet du vin pour la faire courir et la précipiter dans un trou. Puis entre en scène le Jeune Poëte. Porté par ses rêves poétiques et érotiques, il s’est introduit dans ce monde faunesque en poursuivant l’horrible Strombo qu’il avait prise pour une jolie nymphe. Volpilla en profite pour le tromper à son tour. Lui parlant de Galaxaure, Volpilla et Danse-la-Nuit font croire au jeune homme qu’il est l’élu dont les pouvoirs poétiques doivent réveiller la belle endormie. Ils font chanter le poëte devant le trou où Strombo cuve son vin et le jettent dans les bras de l’énorme femelle, ce qui provoque la fureur du jeune homme. La pièce se conclut sur une farandole de faunes qui font d’ultimes agaceries au Jeune Poëte berné.
Bibliographie :
   - Martinot-Lagarde (Sever), L’Endormie, résumé, dans Société Paul Claudel (ressource en ligne).

18 euros (code de commande : 31022 - vendu).

 

CLAUDEL (Paul) — Partage de midi. Paris, Mercure de France, 1948. In-8° broché, 162 p., exemplaire non coupé et en très bon état.
Extrait de la notice d'Antoinette Weber-Caflisch :
   Partage de Midi est un drame en trois actes, qui porte partout les marques du haut style tout en mêlant avec la liberté du grand art plusieurs niveaux de langage. Il est écrit en vers libres, c’est-à-dire, selon Claudel lui-même, des vers qui, « s’ils ne peuvent se scander », présentent une unité respiratoire, musicale, intelligible, émotive (Claudel expose ces idées dans une lettre au premier critique de Partage, Eugène Marsan, que publie François Chapon).
   Ce drame met aux prises quatre personnages : Ysé – seule femme – et trois hommes : de Ciz, son mari, Amalric, son amant, et Mesa, sa passion. Son sujet, tel que la citation d’Osée (11, 4), qui en est la clé secrète, le donne à comprendre dans la Préface de 1948, est la souffrance du jeune Mesa qu’une passion amoureuse destructrice reconduit paradoxalement à Dieu, après qu’une fausse vocation monastique l’en avait éloigné.
   Le premier acte rassemble sur le pont d’un paquebot les quatre personnages qui se rendent en Chine. C’est midi et le soleil est aveuglant, mortel. Commence un huis clos symbolique. Quelque part au milieu de la mer et de la vie, quatre personnages passent la ligne sans retour. Trois aventuriers et un fonctionnaire aux beaux jours du colonialisme, croirait-on tout d’abord, car la pièce commence par une comédie de mœurs qui sert d’allumage au drame qui va suivre. Ciz s’apprête à exploiter le fonctionnaire qui s’intéresse à sa femme, tandis qu’Amalric, qui regrette de ne pas l’avoir épousée dix ans plus tôt, tente aussi sa chance, mais comprend vite que son heure n’est pas encore venue. Au contraire, Mesa se prend de passion immédiate et dévorante pour la blonde Ysé à qui il confie son désarroi : quand il a voulu se faire moine, Dieu l’a rejeté, et voilà que, le péché venant s’ajouter à l’humiliation, il s’éprend maintenant d’une femme interdite ! Or, comme cette femme véritablement fatale – et elle seule – a la clé de son âme, « le chemin de Dieu se trouve barré par un obstacle irréductible », écrit Claudel dans sa préface tardive. Cet obstacle est le sacrement du mariage. Ysé est une femme mariée.
   Le deuxième acte se passe quelques jours après le débarquement à Hongkong, dans un cimetière. Une référence claire à Hamlet, le collage de citations tirées tant de Pierre Loti que des Évangiles, et surtout une parenté troublante avec les amours adultères de David et de Bethsabée rendent l’arrière-plan moins évidemment réaliste que le navire de l’acte précédent. Tandis que Ciz hésite à risquer sa vie dans un voyage où l’attirent des affaires lucratives, mais louches et dangereuses, Mesa et Ysé se déclarent leur passion dans un grand duo opératique. Ils complotent contre Ciz, et parviennent à le décider à partir, espérant s’en débarrasser définitivement (comme le roi David s’arrange à faire mourir à la guerre Urie, le mari de Bethsabée). L’acte se termine sur une citation blasphématoire des Évangiles (Matt. 15, 28) qui achève de camper Mesa en faux ami et en traître, tandis qu’Ysé avait su retrouver, pour condamner son mari, les termes du reniement de saint Pierre (Matt. 26, 72). Dans cet acte, la passion survoltée des amants est donc entièrement soumise à l’attraction du mal et de la mort. C’est le moment où, comme dit l’auteur, « la chair désire contre l’esprit ».
   En dépit du bruit et de la fureur d’une insurrection qui menace les Européens du Sud de la Chine, le troisième acte transpose l’action sur le plan des fins dernières. La proposition essentielle du drame se fait jour : « la cause de l’esprit qui désire contre la chair » sera désormais plaidée « dans toute son atrocité » et « jusqu’à épuisement du dossier ». C’est le soir et bientôt la nuit. Retirée chez elle, Ysé attend le retour de son homme, cet Amalric avec qui elle s’est mise en ménage. On entend pleurer dans une autre chambre l’enfant qu’elle a eu de Mesa, un Mesa qu’elle a plaqué au moment où ils se sont résolus à se quitter momentanément pour qu’elle puisse cacher sa grossesse (les relations affichées du consul Claudel et de Mme Vetch avaient scandalisé dans la colonie française de Fou-tcheou). Ysé fait le point sur sa liaison passée – mortifère, mais flamboyante –, tandis qu’Amalric lui annonce qu’ils vont sauter tout à l’heure dans leur maison minée : mieux vaut mourir que de tomber aux mains des insurgés (les Boxers, sans doute). Il sort pour mettre la dernière main aux préparatifs de l’explosion, et c’est alors Mesa qui entre, venu on ne sait d’où pour la sauver, elle et leur fils. Il lui adresse les reproches les plus amers, auxquels elle oppose un mutisme total. La scène qu’on devine en soi interminable est finalement interrompue par le retour d’Amalric. Sommée de choisir entre ses deux amants, c’est lui qu’Ysé décide de suivre. Sa trahison est confirmée. Les deux hommes en viennent aux mains. Amalric a le dessus. Le couple opportuniste abandonne Mesa blessé après l’avoir dépouillé de son laissez-passer et s’être abaissé jusqu’à lui fouiller les poches. Au moment où elle veut l’emporter avec elle, Ysé s’aperçoit que son enfant est mort. Mesa, qui demeure seul dans la maison minée, s’adresse à Dieu en un monologue familier et sublime à la fois. Il s’interroge sur le sens de sa vie, de sa passion, examine sa conduite, confesse son péché, implore enfin de mourir. Ysé réapparaît soudain. Sur un coup de tête, semble-t-il, elle a abandonné Amalric. Comme entre-temps Ciz est mort, ce qui lève l’interdit qui pesait sur l’union des amants catholiques, ils s’épousent à l’article de la mort dans un rituel où la passion profane et profanatrice se mêle indissociablement à la foi la plus ardente et aux sacrements mêmes de l’Église. Le rideau tombe au moment où Mesa achève de dire cette « messe d’août » à laquelle ils fournissent, en mourant réellement, le corps et le sang d’un sacrifice symbolique. Le comble de l’exaltation amoureuse et religieuse est alors atteint en une véritable apothéose de l’amour, et personne ne doute, dans la salle, que de tels amants, qui jubilent de se livrer aux puissances du feu et de la nuit, sont entrés tout vifs dans l’au-delà.
Bibliographie :
   - Weber-Caflisch (Antoinette), Partage de midi, dans Société Paul Claudel (ressource en ligne).

10 euros (code de commande : 31023).

 

[COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE]. Compte rendu des séances de la Commission Royale d'Histoire ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième série. Tome sixième - Ier bulletin. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1878. In-8° broché, 146, [2 bl.] p.
Table des matières :
   Séance du 4 novembre 1878.
      - Hommage à la mémoire de M. Barthélemy Du Mortier.
      - Nomination et installation de nouveaux membres - Arrêté royal nommant M. Charles Piot membre effectif de la Commission.
      - Arrêté ministériel nommant M. Gilliodts-Van Severen membre suppléant.
      - Arrêté royal nommant M. Léopold Devillers membre effectif.
      - Correspondance. - Dépêches de M. le Ministre de l'Intérieur : Autorisation d'échanger les publications de la Commission contre celles de l'École française de Rome ; Demande faite pour la Bibliothèque de Londres ; Envoi au ministère des finances de la Collection des Chroniques ; Manuscrit demandé en prêt à la Bibliothèque d'Aix ; Manuscrit prêté par la Bibliothèque nationale, à Paris ; Demande particulière de quelques volumes des Chroniques.
      - Publications de la Commission. - État de l'impression des ouvrages en cours de publication.
      - Dépôt, par M. Edm. Poullet, de la copie du 2e volume de la correspondance de Granvelle.
      - Présentation, par M. Devillers, d'une liste supplémentaire de pièces pour le Cartulaire des comtes de Hainaut.
      - Résolution de proposer à M. le Ministre de l'Intérieur l'impression de ce Cartulaire.
      - Communications.
         I. Notes sur différentes publications faites à l'étranger concernant l'histoire de Belgique, par Charles Piot (pp. 9-24).
         II. La politique de l'Autriche au pays de Liège en 1791, par Charles Piot (pp. 25-84).
         III. Mémoire dressé en 1592 par le clergé du diocèse de Ruremonde sur la situation des Pays-Bas et les moyens d'y porter remède, par Edmond Poullet (pp. 85-116).
         IV. Hugues de Lannoy, 1384-1456, par Charles Potvin (pp. 117-138).
         V. Une page de l'histoire des franchises communales sous Philippe le Bon, par Arthur Duverger (pp. 139-146).

13 euros (code de commande : 31018).

 

DEGOUYS (Jacques) — Un grand procès d'Assises en 1900. L'affaire des Boulettes de Wasmes. Qui était Marie Boulette ? Colfontaineries. Préfaces par Thierry Hardy et Patrick Piérart. Postface par Francis Collette. [Colfontaine], [Chez l'Auteur], [2004]. In-8° broché, 136 p., illustrations, exemplaire en très bon état auquel on joint une coupure de presse du journal La Province, datée du 10 juillet 2004, peu courant.
Texte de l'interview par Gilbert Genbauffe :
   Au cours de sa longue carrière de correspondant de presse pour La Province, Jacques Degouys a amassé, une quantité importante de documents divers concernant l'histoire des communes dont il avait la charge : Wasmes, Pâturages et Warquignies qui forment aujourd'hui l'entité de Colfontaine. Ces documents lui permettaient souvent de répondre à des interrogations ponctuelles d'amis, de connaissances, voire de responsables de la bibliothèque. Il avait, à la demande, présenté quelques conférences sur le thème des « Boulettes de Wasmes ».
   - Quel déclic vous a poussé de passer de l'oral à l'écrit ?
   Depuis longtemps des amis me poussaient à écrire mes récits sachant que je voulais avant tout rétablir certaines vérités et tordre le cou à certaines confusions, à des erreurs assez répandues dans le grand public comme, par exemple, confondre « Marie Boulette » et l'histoire des « Boulettes de Wasmes ». L'ancien maïeur Marcel Busieau m'avoua naguère, après une de mes conférences, ne pas connaître mon récit. Le temps m'avait toujours manqué pour passer à l'acte ; mes occupations ne me laissaient pas l'occasion de m'appliquer sérieusement à ce travail. Il y a un peu plus de deux ans, à partir de mars 2002, une longue convalescence me donna l'opportunité de me mettre au travail.
   Quel est le point de départ de votre travail ?
   Je possédais un exemplaire du Journal de Mons de 1901 qui relatait, en long et en large les débats de ce procès d'assises, un fait assez rare à l'époque, qui, dans la région, fit grand bruit alors mais sans en donner le jugement. Quelques temps plus tard, un ami qui possédait ce jugement me l'a confié et m'a ainsi permis de clôturer ce dossier de l'affaire d'empoisonnement des boulettes de Wasmes. J'ai donné des conférences un peu partout, Saint-Ghislain, Mons,... Les gens continuaient de confondre Marie Boulette et les boulettes empoisonnées. En ce temps-là, une certaine Marie Bourette, à Paris, avait empoisonné le ténor Godard. Le bouche à oreille, le temps faisant le reste, les confusions pouvaient prendre corps. Outre le récit de ce procès d'assises, le livre contient aussi des « Colfontaineries ».
   Que sont ces dernières ?
   Je n'ai pas voulu réécrire l'histoire des communes de l'entité de Colfontaine ; d'autres l'ont déjà fait avant moi : Emmanuel Laurent et Gérard Dumortier pour ne citer qu'eux. Mais ils se sont surtout attachés au passé de Wasmes sans s'intéresser à Pâturages, village sur lequel on ne trouve pas grand-chose. J'ai voulu un peu combler cette lacune sans en écrire une monographie. Me basant sur des documents expliquant la création de la commune de Pâturages peu avant l'indépendance de la Belgique, j'y explique sa délimitation, la création des paroisses tant catholiques que protestantes, la signification du « Cul du Q'vau ».
   On y croise de grands hommes qui ont laissé leur nom à nombre de rues ou non, la liste des charbonnages, celle des associations instrumentales et chorales, quelques photos anciennes. Pour Wasmes, on trouvera quelques grands noms qui ont marqué son histoire comme Vincent Van Gogh, Marius Carion, Fernand Carion, Marcel Busieau, Yvon Biefnot et bien d'autres.
   Le Tour de Wasmes, la Pucelette, l'Abbaye de la Court ne sont bien sûr pas oubliés comme n'est pas oubliée Warquignies.

20 euros (code de commande : 31014 - vendu).

 

FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° broché, 358 p., exemplaire non coupé.
Préambule :
   De belles pages ont été écrites sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes poésies et les anciennes légendes ; les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage, j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
   Il m'a semblé qu'un travail qui aurait pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation, de son évolution, de ses activités, de ses réalisations dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement, de la politique et de ses organisations économiques et professionnelles devait présenter un attrait tout particulier pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt irrésistible pour le public.
   Mêlé intimement à sa vie, témoin intéressé de son évolution, l'idée nous en était déjà venue il y a une dizaine d'années.
   Alors, déjà, il nous semblait que, pénétrer profondément dans l'étude de cette région, en examiner la position au point de vue politique et social, eût été d'un incontestable enseignement.
   Les mouvements populaires français, depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage. Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années 1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la grande enquête sur la situation de la classe ouvrière et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait à l'esprit attentif considérablement changé. Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble de faits, certaines répercussions très marquées sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux, sur la vie économique et morale. Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais réelles.
   Il y eut la guerre.
   Dix années nous en séparent. Les événements, les bouleversements de tous ordres se sont opérés avec une rapidité étonnante, mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres. L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique, la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la direction des sociétés anonymes charbonnières est indiscutable.
   Une controverse s'élève à l'heure présente, qui tend à établir un désaccord irrémédiable entre des doctrines économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution, oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
   Laissons les philosophes et les économistes à ce jeu d'exégètes et de prophètes. Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est dégagé de l'étreinte de la misère matérielle et morale d'un long passé.
   Pour ce travail, nous avons résolu de ne nous adresser qu'aux faits.
   Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui, de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer maints faits et constatations qui abondent en enseignements de tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à l'administration d'une des plus importantes communes boraines, ayant pu pénétrer plus sûrement encore les faits qui sont propres à la population et à ses phénomènes divers, ayant décelé les problèmes qui occupent la société moderne, voilà ce qui fut déterminant.
   Certes, l'on objectera que, visant un but aussi considérable, une certaine garantie de neutralité est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement, est un non sens.
   Nous tenons à dire que ce travail est, avant tout, un exposé de faits.
   Nous nous sommes efforcé de dresser, en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures. Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et cependant, nous devons reconnaître que les matériaux existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires à certaines recherches, même d'ordre purement statistique, font aussi trop souvent défaut.
   Néanmoins, nous croyons avoir réuni et situé suffisamment de matériaux pour permettre les comparaisons utiles.
   Nous osons espérer que l'on ne nous accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi à nous en tenir à une objectivité rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons formulées dans la plénitude la plus absolue de notre indépendance.
   Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ; mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise et de la sincérité.
   Nous avons contracté, vis-à-vis de fonctionnaires et d'employés de nos administrations publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de reconnaissance. À défaut des renseignements qui nous ont été prodigués de la manière la plus obligeante, il nous eût été impossible de publier ce travail.
   Que tous ceux qui nous ont fourni les documents, les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
   Chapitre I : Définition et origine.

      - Étendue territoriale.
      - Le sous-sol.
      - Historique.
      - L'Homme.
      - Le Patois.
      - L'Habitation.
      - Le Village.
   Chapitre II : Démographie.
      - Mouvement de la population.
      - Densité de la population.
      - État Civil.
      - Les divorces.
      - Répartition d'après les langues parlées.
      - Logements.
      - Abandon d'enfants.
   Chapitre III : État agricole, industriel et commercial.
      - Agriculture.
      - Artisanat.
      - Industrie.
      - Les Mines.
      - Le Commerce.
   Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
      - La femme et l'enfant dans l'industrie.
      - La femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
      - L'apprentissage.
      - La durée du travail.
      - Les accidents du travail et leurs suites.
      - La longévité ouvrière.
      - Les grèves.
      - Le Borinage dans la législation industrielle, minière, sociale.
   Chapitre V : La Guerre - Problèmes économiques.
      - La Guerre.
      - Reconstruction et crise.
      - La situation matérielle des travailleurs.
      - Le coût de la vie.
      - Les salaires.
      - Les pensions ouvrières.
   Chapitre VI : La vie économique, politique et sociale.
      - Les sociétés coopératives.
      - Les mutualités.
      - Les unions professionnelles.
      - Les organisations politiques.
      - La position des partis.
      - L'Enseignement.
      - Les activités intellectuelles et éducatives.
      - Situation matérielle et morale.
      - Conclusion.
      - Index.

20 euros (code de commande : 31024).

 

[HAINAUT]. Le Hainaut. Tomes I et II. Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1989-1990. Deux volumes in-8° brochés, 229 et 262 p., nombreuses illustrations, (collection « Tradition Wallonne - Ethnographie - Dialectologie - Onomastique », n° 6 et 7), exemplaire en parfait état.
Table des matières du tome I :
   - Avant-propos, par Valmy Féaux.
   - Introduction, Maurice Arnould et la Commission royale belge de Folklore, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - « Jours enfuis », par Marcel Warniod (= Maurice Arnould).
   - L'histoire du Borinage, par Maurice-A. Arnould.
   - Les cougnoles de Noël, par Maurice-A. Arnould.
   - Quelques attestations anciennes de la taille (kerfstok), moyen de preuve et procédé de calcul, par Maurice-A. Arnould.
   - Mangin, le marchand de crayons, était-il « de Merbes-le-Château » ?, par Maurice-A. Arnould.
   - Théâtres de marionnettes et Bètièmes montois, par Maurice-A. Arnould.
   - Les plus anciens textes en patois de Mons, par Maurice-A. Arnould.
   - Le Tour Saint-Vincent de Soignies ou l'histoire inscrite dans le paysage. Signification et évolution topographique d'une dévotion populaire d'origine médiévale, par Gérard Bavay.
   - Toponymie et Tradition populaire : La « rue du Bon Dieu » à Brugelette, par Christian Cannuyer.
   - Les sources guérisseuses dans la région du Centre, par Robert Dascotte.
   - La porteuse d'eau, la brodeuse et la jeune fille riche. Le Hainaut au début du XVIe siècle à travers trois représentations tirées d'un recueil de costumes conservé à Nuremberg, par Jean-Marc Depluvrez.
   - Victor Lucas, Mad'léneû èt côpeû, par Jean-Luc Fauconnier.
Table des matières du tome II :
   - Femmes et marches : un mariage difficile, par Pierre-Jean Foulon et Joseph Châtelain.
   - Les joutes nautiques à Thuin, par Roger Foulon.
   - Soumonce et Soumon'za, deux mots du lexique carnavalesque binchois, par Samuel Glotz.
   - Les « Marches » en Hainaut, par Roger Golard.
   - Fêtes de Faubourgs et de quartiers à Ath, par René Meurant et Jean-Pierre Ducastelle.
   - Témoignage sur la ducasse d'Ath, par Serge Meurant.
   - Le « triomphe » des étudiants lauréats, à Mons, par Christiane Piérard.
   - Une rencontre avec le dernier cloutier du pays de Charleroi, par Michel Revelard.
   - Quatre contes borains, par Pierre Ruelle.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 31046).

 

HAUSSY (André)Du Hainaut au Mississippi. En 1720 des Hennuyers en Louisiane. English summary at the end of each chapter. Tableau des engagés et notices généalogiques - Chart of the Indentured Persons and Genealogical Notes. Deuxième édition revue et augmentée. Préface de Philippe Guignet. [Chez l'Auteur], 1999. In-8° broché, 204 p., illustrations en noir, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avertissement au lecteur (deuxième édition).
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Sources.
   - Introduction.
   Chapitre I. L'acte d'engagement.
      - Conditions générales de l'engagement.
      - Personnel engagé.
      - Origine des engagés.
      - Période et durée de l'engagement.
      - Professions des volontaires.
      - Signature des contrats.
      - Prime d'engagement et gages.
      - Pourquoi Maubeuge comme lieu d'engagement ?
      - The Indenture Records - Summary.
   Chapitre II. Le voyage.
      - Les motifs de l'engagement.
      - De Maubeuge à Lorient.
      - La traversée de l'Atlantique.
      - The Voyage - Summary.
   Chapitre III. L'implantation.
      - L'arrivée.
      - L'installation.
         - La concession de Sainte-Reyne.
         - La concession de Sainte-Catherine.
      - L'évolution.
      - The Settlement - Summary.
   Chapitre IV. Une nouvelle vie.
      - Le massacre de Natchez.
      - L'amélioration des conditions de vie.
      - A New Life - Summary.
   Chapitre V. Nos cousins d'Amérique.
      - Un boulanger de Taisnières-sur-Hon s'installe à La Nouvelle-Orléans.
      - La réussite des descendants d'un forgeron de Maubeuge.
      - Our Cousins from America - Summary.
   - En guise de conclusion.
   - Tableau récapitulatif des engagés - Chart of the Indentured Persons.
   - Notices généalogiques.
   - Compléments à la première édition.
      - Sur l'engagé Pierre-Joachim de Haussy et sa famille.
      - Sur les organisateurs du départ.
      - Sur la vie des colons à Pointe-Coupée.
   - Annexes.
      - Les Grandes Compagnies.
      - La Nouvelle-Orléans.
      - Sur les motifs de l'engagement.
      - À propos de quelques personnages : la famille Le Moyne, le Père Louis Hennepin, le Père Jacques Marquette, John Law.
      - Le massacre de Natchez.
      - Pour en savoir plus.
   - Index des noms de personnes et de lieux.

20 euros (code de commande : 31049 - vendu).

 

[HUSSERL (Edmund)]. DEPRAZ (Natalie) — Lire Husserl en phénoménologue. Idées directrices pour un phénoménologie (I). Paris, Presses Universitaires de France, 2008. In-8° broché, 246 p., (collection « Série Philosophique »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Il y a un pari d’envergure, presque une provocation, à montrer l’ampleur et l’acuité des méthodes pratiques qui tissent le propos de Husserl dans un texte qui a été considéré par ses interprètes comme le livre le plus « métaphysique », à savoir celui où l’auteur prend parti pour une thèse philosophique souvent jugée éculée : l’idéalisme. Tout le destin de la phénoménologie s’est joué autour d’une prise de position contre son « tournant idéaliste » en 1913, Heidegger ayant ouvert les hostilités, suivi par Sartre, Ricœur, Derrida et Levinas. À rebours de cette herméneutique constitutive de la critique philosophique, l’auteur cherche ici à faire voir un Husserl « praticien », « épistémologue », c’est-à-dire peu soucieux de défendre une position métaphysique. Cette épistémologie pratique de la phénoménologie peut être caractérisée comme un « empirisme transcendantal ». Par là, un sens de la vérité émerge, qui puise sa validité dans l’expérience native du lecteur, c’est-à-dire dans son aptitude à vérifier par lui-même l’accord du concept en relation avec son vécu. La lecture expérientielle proposée prend alors un tour pragmatique, à l’horizon d’un renouvellement de la phénoménologie comme pratique.

10 euros (code de commande : 31057 - vendu).

 

LAURENT (J.), DE FAYS (R.) et DAMBRAIN (M.) — Le canal du Centre. [Bruxelles], [Ministère des Travaux Publics], 1988. In-4° broché, 81 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Histoire des Voies Navigables »), exemplaire en bon état.
   Il s'agit du n° 6 - 1988 des Annales des Travaux Publics de Belgique.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Ire partie. Introduction.
      1. Le rôle de la Haine.
      2. Vers un réseau de voies navigables.
      3. L’Est d’abord.
      4. L’Ouest ensuite.
      5. Le Centre enfin.
   IIe partie. Historique de différents projets.
      1. Le projet Hageau (1811).
      2. Le projet Tarbé (1812).
      3. Le projet De Puydt (1826).
      4. Le projet Vifquain (1834).
      5. Le projet Van der Elst (1835).
      6. Le projet Dubois-Nihoul (1840).
      7. Le projet A. Vifquain (1841).
      8. Le projet Denis (1847).
      9. Le deuxième projet Dubois-Nihoul (1860).
      10. Le projet Missale (1861).
         1. Le canal du Thiriau.
         2. Embranchement de Mariemont.
         3. Canal de Mariemont à la Sambre.
      11. Demande de concession de Sainctelette et Michelet (1841).
      12. Le projet gouvernemental (1871).
         1. Genèse d’une décision.
         2. Tracés généraux des projets exécutés.
            A. Partie aval du canal.
            B. Partie amont du canal (Tracé sud - Tracé nord - Tracé médian).
         3. Embranchement particulier.
      13. Le projet de plan incliné de Peslin (1885).
   IIIe partie. L’ascenseur n° 1 de Houdeng-Gœgnies.
      1. Historique de l’étude et de la réalisation.
      2. Description de l’ascenseur n° 1.
         1. Principe de fonctionnement.
         2. Les sas.
         3. Les pistons.
         4. Les presses.
         5. Le guidage.
         6. La machinerie.
         7. Les portes.
         8. La jonction étanche parties fixes et mobiles.
         9. Les pompes de vidange.
         10. Le système de sécurité.
         11. Les accès.
         12. Manœuvre et mouvement.
   IVe partie. L’exécution des travaux : difficultés et retards.
   Ve partie. Les écluses.
      1. Généralités.
      2. Les vannes cylindriques.
      3. Les bassins d’épargne.
      4. Les perfectionnements.
   VIe partie. Les ascenseurs n° 2, 3 et 4.
      1. La suppression des ponts-canaux métalliques.
      2. Le guidage.
      3. Les presses et les pistons.
      4. Les sas.
      5. L’étanchéité entre sas et bief.
      6. Les portes.
      7. Les presses des portes.
      8. La pompe d’épuisement.
      9. Les machines.
      10. Les turbines et pompes.
      11. Le fonctionnement.
      12. La durée de la manœuvre.
   VIIe partie. Hier, Aujourd’hui, Demain.
   Annexe : Aperçu de différents autres types d’élévateurs à bateaux en Europe.
      1. Système Weldon (1792).
      2. Élévateur funiculaire du Grand Western canal (1841).
      3. Ascenseur à trois flotteurs (1863).
      4. Sas à radier mobile (1865).
      5. Ascenseur funiculaire à deux sas (1897).
      6. Ascenseur funiculaire à un sas (1897).
      7. Ascenseur d’Henrichenburg (1899).
      8. Ascenseur à balancier (1902).
      9. Projet Maschinen Fabrik (1906).
      10. Projet Beuchelt (1906).
      11. Ascenseur Holzmann (1918).
      12. Ascenseur Burkhardt (1918).
      13. Ascenseur Jacquinot-Gallot (1918).
   - Bibliographie sommaire.
   - Samenvatting.

20 euros (code de commande : 31048 - vendu).

 

LECOUTEUX (Claude) Dictionnaire de mythologie germanique. Odin, Thor, Siegfried, & Cie. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Imago, 2007. In-8° collé, 261 p., illustrations en noir, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Siegfried, Odin, la Lorelei, le Roi des Aulnes, voilà des personnages mythiques bien connus. Pourtant, s'étendant de l'Allemagne à l'Islande, la mythologie germanique, et plus précisément germano-scandinave – souvent victime de préjugés, sans doute en raison de fâcheuses récupérations historiques –, reste dans l'ensemble trop ignorée.
   Du Moyen Âge à nos jours, s'appuyant notamment sur les Eddas, les Sagas, les légendes et les traditions populaires, ce dictionnaire nous invite à arpenter des espaces enchantés où foisonnent dieux, fées, elfes, lutins, revenants, nains et géants... Il nous décrit, par exemple, les cultes rendus aux sources et aux arbres, maints rituels magiques, nous conte l'éternelle errance du Chasseur maudit, l'étrange aventure de Peter Schlemihl et de nombreuses autres histoires fabuleuses...
   Unique en son genre, œuvre d'un éminent spécialiste, cet ouvrage nous fait découvrir ainsi toute la richesse et la poésie d'une des plus grandes cultures européennes.

15 euros (code de commande : 31042 - vendu).

 

LEGRAND (Francine-Claire)Le symbolisme en Belgique. Bruxelles, Laconti, 1971. Grand in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 277 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Belgique, Art du Temps »), très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Un état d’âme.
   II. L’aube du symbolisme pictural : Wiertz, Rops, Mellery.
   III. Les Initiés.
      - Le groupe des idéalistes.
   IV. Deux isolés : James Ensor et Léon Spilliaert.
   V. La synthèse mystique.
      - Laethem, carrefour symboliste.
   VI. La contagion symboliste.
   - Notes.
   - Index des œuvres citées.
   - Notices biographiques.
   - Bibliographie sommaire.
   - Index des noms cités.

30 euros (code de commande : 31038).

 

[LEUZE - CARTE PORCELAINE]. Fabrique de bonneterie en laine et coton tricotés et tissés fantaisies et nouveautés filature de laine peignée Loiselet-Bouvart à Leuze Hainaut. Carte-porcelaine (103 x 70 mm.) en couleurs imprimée par le lithographe H. J. Hahn, à Verviers, au milieu du XIXe siècle.

   Le Centre culturel leuzois nous indique que le bâtiment dans lequel le situait la fabrique était situé dans une maison de maître qui remonte au XVIIIe siècle, au n° 31 de la rue d’Ath.
   Nous apprenons également que « c’est à l'occasion de son mariage, le 17 février 1830, avec Madame Claire Bouvart, bonnetière, que Monsieur Pierre François Loiselet, né à Ath le 13 mars 1797, écrivain et combattant de la Révolution Belge de 1830, devint Leuzois. Le 2 décembre 1838, ils achetèrent le bâtiment de la rue d'Ath 31 et firent bâtir une fabrique de bonneterie attenante à la maison.
   Doué pour les affaires, Monsieur Loiselet occupa une place très importante parmi les industriels bonnetiers de la région.
   Son caractère d'homme public ne le laissa pas étranger à la politique. Il fut élu au poste de Conseiller Communal le 25 octobre 1839, puis fut nommé échevin le 25 mars 1843, enfin, il occupa les fonctions de bourgmestre de la commune de Leuze pour laquelle il se dévoua sans compter, du 16 février 1857 au 23 janvier 1864.
   La carte porte, dans le coin inférieur gauche, la signature d'Hubert Joseph Hahn. Avec son frère cadet Jean-Pierre, les imprimeurs lithographes verviétois imprimèrent « notamment des cartes porcelaine, certaines signées Jean-Pierre Hahn, d'autres Hub. Jos. Hahn ».
   Marie-Christine Claes nous apprend que l'activité d'Hubert Joseph se déroula de 1842 à 1856 environ, après cette date il semble s'être installé à Bruxelles.
Bibliographie :
   - Le Moniteur belge. Journal officiel, 24e année - N° 1 - Dimanche 1er janvier 1854, p. 5.
   - Centre Culturel de Leuze, La naissance du Centre culturel leuzois, ressource en ligne.
   - Claes (Marie-Christine), Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), ressource en ligne.

15 euros (code de commande : 31025).

 

LORRY (François) — D. Justiniani imperatoris P.P. Augusti. Institutionum juris civilis expositio methodica. Francisci Lorry, Antecessoris Parisiensis, Opus posthumum. Paris, Desaint et Saillant - Vincent, 1757. [Parisiis, / Apud Desaint & Saillant, viâ Sancti Joannis / Bellovacensis. / Vincent, viâ Sancti Severini, sub signo Angeli. / M DCC LVII. / Cum approbatione, et privilegio Regis.] In-4° plein veau d'époue, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, pièce de titre manquante, reliure usagée et frottée, épidermures, mors fendus, XVIII, 556 p.
Extrait du Journal des savants :
   Il y a peu de livres qui ayent été autant traduits, abregés, refondus & commentés que les institutes de l'Empereur Justinien ; chaque professeur s'est crû plus clair, plus méthodique que le Legislateur, & l'amour propre lui dictant des cahiers obscurs & diffus, il en inonde le public, aprés en avoir excédé ses écoliers. [...]
   De tous les commentateurs des Institutes, Vinnius est sans contreredit le meilleur, le plus méthodique, le plus sçavant, & en même temps le plus simple : mais malgré toutes ces qualités que nous croyons que personne ne lui disputera, il est peut-être meilleur pour ceux qui sont déja initiés dans l'étude du Droit Romain que pour ceux qui ne font que commencer.
   Celui qu'on donne aujourd'hui au Public, joint au mérite du Comnemmentaire de Vinnius, celui d'avoir parfaitement saisi le milieu entre la longueur fastidieuse du sçavant sans discernement & la sécheresse dangereuse de l'Ecrivain superficiel & ignorant. La réputation de ce Commentaire étoit déja faite depuis longtemps : M Lorry, Professeur en Droit, dictoit dans les Ecoles cette excellente explication des Institutes ; la méthode & la simplicité qui y régnent avoient engagé beaucoup de personnes à en conserver des copies ; mais le Public n'en auroit pas profité sans les soins de M. Lorry l'un de ses fils, qui suit avec applaudissement la même carriére que son pere, & qui malgré la légéreté du goût de notre siécle qu'il n'ignore pas, & l'éloignement qu'on a pour les livres Latins, a eu le courage de nous faire part de celui.ci
   Il a mis à la tête de l'ouvrage une Préface Latine, écrite avec la plus grande pureté & la simplicité la plus élégante ; les louanges qu'il donne à l'ouvrage de M. Lorry, sont sages & modérées, mais elles portent un caractére de vérité qui fait voir qu'elles partent bien moins de l'affedion particuliére qu'il doit avoir naturellement pour cet ouvrage, que de la persuasion intime où il est de sa bonté. [...]
   [La simplicité] fait le mérite principal [de l'ouvrage], sans rien ôter à celui qu'il peut tirer du fond des choses ; il est à la portée des gens les moins instruits, il est digne des plus sçavans, & l'on voit partout en le lisant un homme qui n'a point perdu de vûe son objet, d'instruire des jeunes gens, & qui pour le bien remplir a toujours mis un frein à l'élévation de son esprit, & à la force de ses expressions de peur de leur présenter un ouvrage qui trop fort pour leur conception les eût étonnés & ne les eût point instruits.
   On trouve à la tête du livre une Histoire abregée du Droit Civil, qui quoique très courte, en donne néanmoins des idées fort nettes.
   Ensuite est une table des titres des Institutes fort utile pour en faire voir d'un coup d'œil l'enchaînement & la suite.
   M. Lorry a cru devoir mettre sous les yeux du Lecteur, le texte entier de chaque titre & son Commentaire à la suite, sans interruption, à la différence de plusieurs autres Commentateurs qui divisent les les paragraphes, & qui ensuite sur chaque mot donnent une explication. Mais cette méthode lui a paru plus capable de détourner l'attention, & de faire perdre la suite du titre que l'on commente, dont toutes les parties ont entr'elles un rapport nécessaire.
   C'est par la lecture du livre même qu'il faut se convaincre de tout son prix, il ne nous est pas possible de le faire sentir au Public comme nous le sentons nous-mêmes ; mais nous nous contenterons en témoignant notre reconnoissance à l'Editeur d'un si bon ouvrage, de le prier de ne pas nous priver longtemps du travail que son pere lui a laissé sur les loix du Digefte, & qu'il nous annonce dans la Préface.
Bibliographie :
   - Le Journal des sçavans, pour l'année M. DCC. LVII. Mars, pp. 182-185.

40 euros (code de commande : 31059 - vendu).

 

[MELVILLE (Herman)]. MUMFORD (Lewis)Herman Melville. Traduit de l'américain par Nicolas Blanc-Aldorf, Patrick Chartrain, Irénée D. Lastelle et Fanny Tirel. La Rochelle, Sulliver, 2006. In-8° broché, 412 p., (collection « Maelström »), épuisé au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf.
   Première traduction française.
Commentaire de l'éditeur :
   « Il avait quitté l'Amérique à la recherche d'aventures, et il les avait vécues. Il était maintenant prêt à aller de l'avant, à quitter la nonchalance des mers du Sud, à renoncer aux joies et aux misères des chasseurs de baleines pour poursuivre sa quête bien plus loin encore, et à la porter à un degré plus élevé. »
   Plus encore que la vie et l'œuvre de Melville, c'est la vision du monde du Titan américain que nous découvrons ici, presque deux cents ans après la naissance de l'auteur de Moby Dick.
   Éditée en 1929 à New York – et inédite en français – cette biographie est une approche empathique de la pensée et de l'art de celui qui fut « le plus grand écrivain d'imagination que l'Amérique ait enfanté ».

30 euros (code de commande : 31037 - vendu).

 

[MONS - FRANC-MAÇONNERIE]. Tableau des FF.·. composant la R.·. L.·. de St.·. Jn.·., Sous le titre distinctif de la Concorde, à l'O.·. de Mons, à l'époque du 1er. Jour du 6me. mois de l'an de la V.·. L.·. 5814. Mons, [ca 1814]. In-plano, 412 x 510 mm., six plis (trois horizontaux et trois verticaux), quelques rousseurs, très rare document.
   Il fallut attendre la fin de la tourmente révolutionnaire pour que « le 9 mai 1800, [...] un groupe important de Maçons montois décidèrent de fonder une loge nouvelle, dont ils élurent aussitôt les officiers dignitaires. Ils donnèrent à cet atelier le titre distinctif de « La Concorde » et prirent la résolution de réclamer des constitutions au Grand Orient de France [...]. »
   C'est vers mars 1800 que les membres de « La Vraie et Parfaite Harmonie » et de ceux de « La Parfaite Union » prirent la décision de se réunir en une loge unique qu'ils baptisèrent « La Concorde » dans l'espoir de voir aboutir une réconciliation de frères qui, durant la Révolution, avaient « adopté parfois des orientations politiques [très] divergentes ». Le nom fut abandonné « en 1838 pour reprendre, tout en changeant de local, celui de « La Parfaite Union. »
Bibliographie :
   - Arnould (Maurice-A.), La reprise d'activité maçonnique à Mons et dans le département de Jemappes sous le Consulat et l'Empire, dans, Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 74, pp. 1-39.

150 euros (code de commande : 31019 - vendu).

 

[MONS - GRAVURE]. Mons. Copie de la gravure publiée dans Les Forteresses des Pays-Bas royal, édité à Anvers, chez Jacques Peeters, entre 1711 et 1720.
Dimensions :
   - Dessin : 175 x 140 mm.
   - Cuvette : 193 x 157 mm.
   - Feuille : 270 x 225 mm.

   Christine Gobeaux, dans sa description de la gravure dont la mise en scène des canons est signée Harrewijn, précise que « cette planche s'inspire du premier plan de Mons édité par Nicolas de Fer.. Les éditeurs ont repris le plan de Mons, la légende et la mention de l'« ouvrage à corne imparfait » dans une mise en scène différente. »
   Le premier plan de Nicolas de Fer fut publié dans l'atlas des Forces de l'Europe, ou Description des principales villes avec leurs fortifications.
   La gravure que nous présentons ici est une copie de celle décrite par Christine Gobeaux et publiée dans
Les Forteresses des Pays-Bas royal, édité à Anvers, chez Jacques Peeters, entre 1711 et 1720. La plaque de cuivre utilisée est de plus grandes dimensions ; le dessin est réalisé de manière plus grossière ; des différences apparaissent dans les commentaires : « Eschelle de 130 Toises » dans la gravure éditée chez Peeters, « 130 Toises » dans la nôtre ou encore « Ouvrage à corne imparfait par lequel la ville a esté prise » contre « Ouvrage à corne par lequel la ville a été prise », etc.
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), De la « vue à vol d'oiseau » au « plan géométral ». Les plans de Mons édités dans les atlas hollandais et français (1649-1736), dans Mons & le Hainaut, pp. 44-50, ill. 17.

25 euros (code de commande : 30203 - 31056).

 

NODIER (Charles) — Contes choisis. Introduction, choix & notes de R.-N. Raimbault. Angers, Petit, 1941. In-8° demi-parchemin à coins, couverture conservée, LXV, 295 p., illustrations hors texte, (collection « Les Lettres & la Vie Française), cachet humide ex-libris à la couverture et à la page de titre.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les Proscrits.
   - Thérèse Aubert.
   - Trilby.
   - Trésor des Fèves et Fleur des Pois.
   - Histoire du chien de Brisquet.
   - Jean-François-les-Bas-Bleus.
   - Franciscus Columna.

20 euros (code de commande : 31055).

 

NOËL (Bernard)Les peintres du désir. Paris, Belfond, 1992. Grand in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 214 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire à l'état de neuf, peu courant.
Sur le rabat de la jaquette :
   Tout l'arrière-pays de l'histoire du corps est un secret détenu par la chair, écrit Bernard Noël. L'histoire de la peinture tente d'exprimer cet espace mental qui toujours ressemble éperdument à l'espace visuel.
   Le tableau, de la Renaissance à la fin du vingtième siècle, est le champ d'une opération où le regard sans cesse métamorphose l'une en l'autre illusion et réalité, impression et pensée, pour transmettre ou bien absorber l'activité mentale et devenir le corps en train de la former.
   De cette immédiateté de la peinture, naît une manière de coït visuel entre la matière picturale et l'espace mental, une décharge réciproque d'émotion et de pensée.
   Mais tenter de cerner le désir à l'œuvre dans la peinture, suivre son évolution, porter attention à ses états successifs, c'est aussi souligner combien le mot est lui-même tout à la fois précis et illimité. Toujours débordant son objet, il applique sur lui des images qui l'excèdent et l'emportent vers l'imaginaire.
   Et par un somptueux et singulier cheminement au travers de l'histoire de l'art en Occident, Les Peintres du désir nous entraînent dans des représentations où cet élan obscur ne peut pas toujours se satisfaire d'une seule mise en scène des corps. Il doit alors recourir à de multiples et inattendues métamorphoses.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Le désir et la peinture.
   - Le corps sublime.
   - Le corps fabuleux.
   - Le corps en gloire.
   - Le corps obscur.
   - Le corps retrouvé.
   - Le corps uni.

50 euros (code de commande : 31053 - vendu).

 

La Nouvelle Revue internationale. Problèmes de la paix et du socialisme. 3e année - N° 7 - Juillet 1960. Paris, Société Parisienne d'Édition et d'Information, 1960. In-8° broché, 204 p.
Sommaire :
   - Les communistes, la coexistence pacifique et la lutte pour la paix.
   - Tendances et perspectives de la politique extérieure des U.S.A., par N. Inozemtsev.
   - À propos de la politique d'alliances, par Enrico Vercellino.
   - Les communistes et les nationalisations, par Friedl Furnberg.
   - La grande solidarité des peuples d'Asie et d'Afrique, par K. Broutentz.
   - Lénine et l'humanisme, par Jack Lindsay.
   - L'idéologie et la science, par V. Ruml.
   - Pages d'histoire.
      - Les leçons du VIIe Congrès de l'Internationale communiste, par Maurice Thorez.
   - Échange d'opinions - Le rôle de l'État dans l'économie socialiste.
      - L'utilisation par l'État des lois économiques lors de l'édification du communisme, par K. Ostrovitianov.
      - La collaboration économique des pays socialistes, nouvelle fonction de l'État socialiste, par F. Stransky.
      - Le rôle de l'État dans la transformation des rapports de production sous la dictature du prolétariat, par Sung Ye-Fang.
      - L'État socialiste et la division internationale du travail, par S. Kuzinski.
      - Les bases théoriques de la coordination des plans économiques des pays socialistes, par O. Bogomolov.
      - Problèmes du centralisme démocratique dans le domaine économique, par M. Pohorille.
      - Le rôle de l'État socialiste et celui de l'État capitaliste, par I. Rachmuth.
   - Chronique des partis communistes et ouvriers.
      - Corée. Le peuple de la Corée du Sud en lutte.
      - Nouvelle-Zélande. Sur le Congrès du Parti communiste.
      - République Démocratique Allemande. Qu'est-ce que la « Jugendweihe ».
      - Autriche. Une conférence du Parti communiste sur l'automatisation et la classe ouvrière.
      - Informations.
   - Contre la répression.
      - Au Paraguay.
      - En Iran.
   - Notes.
      - Le révisionnisme et la politique internationale, par I. Gartner.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 31016).

 

[PAULUS (Pierre)]. Exposition Pierre Paulus (1881-1959). Les couleurs de l'humanisme. [Charleroi], Charleroi Culture, 1998. In-4° carré broché sous couverture à rabats, X, 213 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Charleroi, du 19 septembre 1998 au 17 janvier 1999.
Table des matières :
   - Préfaces.
   - Hommage au baron Pierre Paulus de Châtelet.
   - Pierre Paulus (1881-1959). La grande famille humaine : réalité ou utopie, par Chantal Lemal-Mengeot.
   - L'homme à la fiasque de vin, par Coraly Aliboni.
   - Pierre Paulus, céramiste, par Marianne Fauconnier.
   - Pierre Paulus, Jules Destrée : une amitié en filigrane, par Patricia Vanerck.
   - Œuvre de schlamms, de flammes et de larmes, par Alain Forti.
   - Œuvres de Pierre Paulus et notices.
   - Inventaire des œuvres exposées.
   - Repères biographiques.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 31031 - vendu).

 

PORTO-RICHE (Georges de) — Bonheur manqué. Carnet d'un amoureux. Nouvelle édition entièrement revue. Paris, Société d'Éditions Littéraires et Artistiques - Librairie Ollendorff, 1905 [la couverture porte la date de 1908]. In-8° broché, III, 85 p., envoi de l'auteur sur la première page de la couverture.
Préface :
   Bonheur manqué parut pour la première fois, il y a une quinzaine d'années. Presque dérobé à l'écrivain par un éditeur impatient, le volume plut beaucoup, malgré ses inégalités.
   Depuis, l'auteur plus exigeant pour lui-même, parlait de ce petit livre avec humeur. Il paraissait lui avoir gardé rancune de ses défauts, et sans lui tenir compte de sa réussite initiale, il se refusait obstinément à le laisser réimprimer.
   On a représenté au poète que la sincérité de son œuvre en rachetait peut-être l'imperfection ; et que d'ailleurs, il suffirait d'un peu de travail pour rendre ces pages moins indignes des lettrés.
   D'autre part, des esprits équitables ont pensé que les emprunts faits par quelques personnes habiles à ce volume oublié, étaient de nature à encourager sa réimpression.
   Après d'honnêtes perplexités, l'écrivain s'est incliné devant ces arguments ; et aujourd'hui, il confie à leur seconde fortune ces poésies légèrement améliorées.
   Comme La Chance de Françoise, Bonheur Manqué marque la rupture de l'auteur avec l'idéal romantique, et son acheminement aux études minutieuses du cœur. Les nouveaux amis de ce livre y découvriront sans peine les traits caractéristiques des œuvres postérieures de l'écrivain.
   On peut même hasarder qu'Amoureuse et le Passé sont virtuellement contenus dans Bonheur Manqué. On est frappé de cette ascendance, lorsqu'on s'attache aux dernières pages du volume, celles où le triste héros de cette histoire détaille complaisamment ses infirmités morales. Mis en présence de créatures plus passionnées ou plus réelles que l'inconnue de Bonheur Manqué, cet homme-là provoquera sûrement les désespoirs et les désastres qui traversent les deux comédies décisives de l'auteur.

25 euros (code de commande : 31015).

 

POUMON (Émile) — Vieilles cités du Hainaut. Mons, Ath, Binche, Braine-le-Comte, Chièvres, Enghien, La Louvière, Le Rœulx, Saint-Ghislain, Soignies. 150 dessins de Marcel Depelsenaire. Chaumont-Gistoux, Éditions du Brabant Wallon, 1970. In-8° broché, 97 p., illustrations en noir, cote de bibliothèque manuscrite sur la couverture, cachet humide de bibliothèque sur la page de titr

   

15 euros (code de commande : 31047).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Rare affiche du Cinéma Palace (rue d'Havré 78). [Mons], [Imprimerie Boland], [1916 ?]. Affichette au format 139 x 365 mm., en parfait état.
   Parmi les affiches du cinéma Palace que nous avons eu l'occasion de détenir, nous avons constaté que les programmes étaient renouvelés les dimanches. Si cela devait s'appliquer pour l'affiche présentée ici, le seul dimanche 6 août de la Première Guerre mondiale fut en 1916.

20 euros (code de commande : 31050 - vendu).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Arrêté sur la circulation et les relations avec les troupes. [Mons], [Administration de la Ville de Mons], 1914. Placard imprimé sur un papier au format 503 x 650 mm., trois plis horizontaux et un pli vertical, en bon état malgré la fragilité du papier.
   Publication, le 22 août 1914, par Jean Lescarts, Bourgmestre de la Ville de Mons, à la demande des autorités militaires britanniques, de l'avis interdisant à la fois toute circulation dans la ville de Mons pendant le passage des troupes et les dons aux militaires.

30 euros (code de commande : 31051).

 

[PROUST]. LE PICHON (Yann) — Le musée retrouvé de Marcel Proust. Avec la collaboration de Anne Borrel. Préface de François Mitterrand. Paris, Stock, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 270 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Le Musée Retrouvé »), dos passé exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « C'est ainsi que j'aurais dû écrire... passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune » se dit, devant la Vue de Delft, Bergotte, un des doubles de Marcel Proust.
   Ce « petit pan de mur jaune », mythique depuis la parution d'À la recherche du temps perdu, donne la clef des secrets de l'écriture de Proust, auteur pictural qui fut et reste le premier écrivain impressionniste. Devenu un amateur d'art éclairé après sa rencontre avec l'œuvre de John Ruskin, critique d'art et essayiste anglais, Proust s'est épris de certains grands peintres jusqu'à s'identifier à eux. Rarement hommages littéraires auront été aussi subtilement et spirituellement rendus aux plus grands maîtres de la peinture, Tels que Vermeer, Giotto, Botticelli, Rembrandt, Turner, Monet, Gustave Moreau, et même Picasso... que par leur admirateur qui avait l'art d'écrire sur l'Art.
   Composé par Yann le Pichon, cet ouvrage constitue à la fois le vrai « musée imaginaire » de Marcel Proust et le recueil de ses plus beaux textes sur l'art, présentés en regard des tableaux qu'il gardait en mémoire. »

30 euros (code de commande : 31041 - vendu).

 

RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas Edme Restif, dit) — Mes amours à vingt ans. Illustrations de Jacques Tournebroche (pseudonyme de Sylvain Sauvage). Tomes I et II (complet). Paris, Éditions du Moustié, 1947. Deux volumes in-8) en ff. sous chemises et étui d'éditeur (dos passés, étui un peu frotté), 129 et 109 p., 24 gravures en couleurs, un des quelques exemplaires d'artiste sur vélin de Lana portant sa signature.
   Ce volume est constitué d'extrait choisis du texte publié sous le titre Monsieur Nicolas : ou, Le cœur humain dévoilé.
Bibliographie :
   - Restif de la Bretonne (Nicolas Edme, dit), Monsieur Nicolas : ou, Le cœur humain dévoilé (enfance et jeunesse), édition de John Grand-Carteret (Paris, Michaud, 1910).

  
Une des illustrations et le colophon.

les deux volumes : 70 euros (code de commande : 31035).

 

RICHEPIN (Jean) — La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice Dreyfous, [ca 1881-1883]. [Paris / Maurice Dreyfous, Éditeur / 13, faubourg Montmartre, 13 / Tous droits réservés] In-12 demi-percaline, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.
En quatrième de couverture d'une réédition chez Corti :
   La Glu (1881) est, avec Miarka, le roman de Richepin (auteur bien oublié aujourd’hui, malgré une réédition récente des Morts bizarres à L’arbre Vengeur), qui fut le plus populaire.
   Rebelle, bien que normalien, avec la volonté délibérée de sortir des sentiers battus, La chanson des Gueux lui vaudra la célébrité et un emprisonnement, mais rattrapé par les honneurs et le succès (il siègera à l’Académie française), Richepin fut classé dans les Indépendants de l’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret à qui il écrivit :
    « Il me semble que c’est après coup, longtemps après, quand elle est terminée, qu’une évolution littéraire peut donner matière à une enquête sérieuse. On la juge alors, non sur les théories, qui passent, mais sur les œuvres qui restent, s’il en reste. Pour le moment, votre enquête ne m’a pas appris grand’chose. Elle m’a seulement évoqué le tableau d’un marécage pestilent, aux eaux de fiel, où se dressent quelques taureaux et où ruminent quelques bœufs, tandis qu’entre leurs pieds s’enflent des tas de grenouilles coassant à tue-tête : "Moi, moi, moi !". »
   Gageons que La glu restera. Jean Richepin y dresse le portrait d’une femme fatale aussi fascinante que celles des fins-de-siècle. Jean Richepin sait jouer avec les poncifs (la vie provinciale au Croisic et la vie parisienne facile, la bourgeoisie et la classe ouvrière, l’amour bourgeois et l’amour fou).

10 euros (code de commande : 31054 - vendu).

 

ROBERTS-JONES (Philippe) — Du Réalisme au Surréalisme. La peinture en Belgique de Joseph Stevens à Paul Delvaux. Bruxelles, Laconti, 1969. Grand in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 199 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Belgique, Art du Temps »), bel exemplaire.
Introduction :
   La peinture en Belgique de 1848, date majeure dans l'œuvre de Joseph Stevens, à 1934, moment où Paul Delvaux découvre son univers particulier, est à ce point riche qu'il ne peut être question, ici, d'en examiner tous les aspects.
   Ces pages ne répondent, dès lors, ni à l'ambition d'une étude exhaustive, ni à la prétention d'un essai. Partant du réalisme pour aboutir au surréalisme, la courbe tracée s'efforce de suivre le mouvement parfaitement logique de l'évolution artistique d'un siècle et de relier entre eux les sommets qui en jalonnent l'histoire. L'art de nos régions, à cette époque, connaît un rythme d'une remarquable continuité et d'une ampleur exceptionnelle. Nous nous sommes donc laissé entraîner par lui afin de rendre compte, sauf erreur ou omission, de sa vigueur et de son originalité.
   Sauf erreur ou omission, celles-ci existent évidemment comme dans toute œuvre humaine et qui se veut, en l'occurrence, l'affirmation d'un goût, d'une conviction, plus précisément encore d'une profonde amitié.
   La fréquentation de certaines œuvres, au sens le plus quotidien du terme, leur étude ensuite et leur enseignement, puis l'effort de communiquer ces matières, ont créé des liens qui dépassent souvent, au propre et au figuré, ceux de la simple et objective connaissance des faits. Mais l'art s'il vit, s'il existe et, par conséquent, nous concerne, ne peut se réduire à une étiquette, à un millésime.
   L'énumération est toujours édifiante ; nous lui avons préféré cependant l'itinéraire, plus sélectif, tout en laissant à chacun, par des indications bibliographiques, la possibilité de rayonner et de combler ainsi les omissions qui ne sont pas, en soi, des jugements de valeur.
   Cet aperçu de vitalité artistique n'est, en fait, qu'une préface au contenu qu'il évoque, à de multiples paysages du cœur et de l'esprit, et que viendront compléter, préciser ou souligner d'autres volumes dans une collection qu'un éditeur, épris des mêmes voyages, nous a demandé de guider.

25 euros (code de commande : 31032).

 

RORIVE (Jean-Pierre) — La guerre de siège sous Louis XIV en Europe et à Huy. Préface par André Corvisier. Bruxelles, Racine, 1998. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 299 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Pendant l'Ancien Régime, la guerre constitue l'ordinaire, tant des acteurs que de ceux qui la subissent. Sous Louis XIV (1668-1715), la guerre de bataille se mue en guerre de siège, plus lente et plus coûteuse. Huy-sur-Meuse est l'une des pièces de la vaste partie d'échecs que se livrent alors les grandes puissances. Sa forteresse est la principale de l'ancienne principauté de Liège, carrefour des armées d'Europe. Sa position stratégique est exceptionnelle et son enjeu international. Réputée « la plus disputée » de son temps, elle a battu tous les records en nombre, de sièges et d'occupations en moins de quarante ans.
   L'ampleur et l'exemplarité du sujet ont conduit l'auteur aux quatre coins de l'Europe. Pour la première fois en langue française, la guerre des villes au siècle de malheur est examinée sous toutes ses faces en un même livre. Celui-ci s'ouvre sur une vaste synthèse européenne, débordant largement Vauban et son pré carré. La seconde partie décrit de manière saisissante le cas de Huy. Toutes deux sont illustrées par une riche iconographie, souvent inédite (tableaux de batailles, estampes et dessins de places, portraits, cartes et plans...).
   « Si l'historien avait le droit d'employer le terme exhaustif, écrit André Corvisier, je n'hésiterais pas à le faire pour qualifier ce travail. »

40 euros (code de commande : 31027).

 

ROTH (François) La guerre de 1870. Paris, Fayard, 1997. Fort in-8° sous reliure souple d'éditeur, 778 p., index, cachet humide ex-libris sur la page de garde, un peu usagé.
En quatrième de couverture :
   Deux acteurs initiaux : une France sûre de son identité nationale et de sa place en Europe et une Prusse ambitieuse, confiante dans son armée et brûlant de réaliser l'unité politique de l'espace allemand. Le conflit débute entre deux États et s'achève entre deux nations : une France vaincue, diminuée et humiliée, une Allemagne nouvelle, victorieuse, s'affirmant en Europe et bientôt dans le monde.
   Les événements militaires se sont déroulés exclusivement sur le sol français. Conduite par Moltke, l'armée prusso-allemande remporte des victoires éclatantes. Elle mène une guerre de mouvement jusqu'à Orléans, Tours, Dijon, Le Mans, Rouen. Elle assiège Metz, Paris, Belfort. Après cent trente-deux jours de blocus, Paris capitule, vaincu par la famine et la puissance du feu adverse.
   Pourquoi la France a-t-elle été battue ? Pourquoi l'Allemagne a-t-elle gagné ? Difficiles questions auxquelles un recul suffisant et un examen serré des sources permettent d'apporter des réponses plus nuancées que celles des contemporains.
   Jusqu'en 1914, 1870 est restée la guerre par excellence, celle qui a fourni les références et influencé les comportements. Les Français sont émus par l'héroïsme des cuirassiers de Reichshoffen, ils détestent les Prussiens coiffés de casques à pointe, les sinistres uhlans et le traître Bazaine ; ils rêvent de la revanche pour reprendre l'Alsace-Lorraine. Les Allemands sont fiers des victoires « inoubliables » de Saint-Privat et de Sedan. Ils idéalisent Bismarck, Moltke et Guillaume Ier, les héros fondateurs. Au cœur de l'Allemagne nouvelle est installé un pouvoir militaire incontrôlé, puissance redoutable qui se prétend le garant des intérêts du Reich. La victoire allemande de 1870 est comme la matrice des deux guerres mondiales.

15 euros (code de commande : 31036 - vendu).

 

STRUYE (Paul) et JACQUEMYNS (Guillaume) — La Belgique sous l'Occupation allemande (1940-1944). Édition préfacée et annotée par José Gotovitch. Bruxelles,Complexes - Ceges, 2002. In-8° collé, 439 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Histoires Contemporaines »), exemplaire en très bon état.
   Ce livre réédite les deux textes suivants : L'Évolution du sentiment public en Belgique sous l'Occupation allemande, par Paul Struye, publié en 1945 aux Éditions Lumière et La Société belge sous l'Occupation allemande (1940-1944). Privations et espoirs, par Guillaume Jacquemyns, publié en 1945 à l'Office de Publicité.
En quatrième de couverture :
   
Connaître vraiment les courants profonds qui traversèrent la société belge sous l'Occupation 1940-1944 ? Au-delà des faits saillants, des crimes et des actes héroïques, de la résistance et de la collaboration, des déportations et du génocide, du mariage du Roi, une société entière endura durant quatre longues années une situation inédite, faite de gestes quotidiens, de peurs, mais aussi de joies éphémères, d'aspirations multiples, de projets, d'indignations, de rage, d'indifférence... Beaucoup, la plupart, eurent froid, eurent faim, mais certains mangèrent bien, passèrent des vacances, poursuivirent leurs « dîners en ville »... La société ne s'est pas endormie pendant quatre ans.
   Mais quelles traces laissent dans l'histoire les émotions, les élans, les opinions quand la presse est censurée, l'expression libre traquée, quand la méfiance est reine ? Et quelles distorsions des réalités subissent les souvenirs construits quand la fin de l'histoire est connue, quand on a rejoint le camp des vainqueurs ?
   Deux témoins exceptionnels nous rapportent de cette période des analyses insoupçonnables, incontournables. Paul Struye, avocat de cassation, journaliste, grand bourgeois catholique, fondateur de La Libre Belgique clandestine en 1940, introduit dans tous les cercles du pouvoir, politique, économique, judiciaire, a établi tous les six mois une synthèse des courants qu'il a perçus dans l'opinion publique. Il décrit les gens qu'il rencontre et n'épargne personne, surtout pas ceux de sa classe, quand il dresse le tableau des accommodements avec les idées d'« Ordre nouveau ». À travers son enquête, nous suivons toute l'évolution d'une opinion qui a très fortement varié, dans tous les domaines, notamment à propos du Roi, au cours de la guerre.    Seul le monde ouvrier échappait à sa loupe. Or, une exceptionnelle enquête menée dans quelques milliers de foyers ouvriers de la grande industrie entre 1941 et 1944 par le fondateur en Belgique des sondages et enquêtes sociologiques, le professeur Guillaume Jacquemyns de l'ULB, nous livre avec la précision du scientifique l'évolution des conditions de vie de ces travailleurs. Mais le chercheur ne s'est pas arrêté aux données quantifiables : il a noté l'évolution des mentalités, des rapports hommes/femmes, des aspirations, des rêves et des colères.
   Publiés en 1945, ces deux ouvrages particulièrement passionnants, qui constituent encore la base de tous les travaux sur la période, étaient devenus introuvables.

25 euros (code de commande : 31026 - vendu).

 

THÉVENIN (René) et COZE (Paul) Mœurs et histoire des Indiens Peaux-Rouges. Seconde édition revue et corrigée. Paris, Payot, 1929. In-8° sous une modeste reliure, 343 p., planches in et hors texte en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Lettre du général Sherman.
   Ire partie. Les mœurs.
      Chapitre I. Les origines.
      Chapitre II. Le pays, sa flore, sa faune.
      Chapitre III. Vie matérielle.
      Chapitre IV. Organisations sociales.
      Chapitre V. Vie psychique.
   Ile partie. L'histoire.
      Chapitre I. Les pionniers.
      Chapitre II. Les colons.
      Chapitre III. Les soldats.
      Chapitre IV. Les guerriers.
      Chapitre V. Les vaincus.
   Appendice I.
      1. Les habitations.
      2. Outillage-utilité du bison.
      3. Outillage, navigation.
      4. Les berceaux, les jeux.
      5. Ornementation de la chevelure.
      6. Les calumets.
      7. Les signes pictographiques et autres.
      8. Le langage par signes.
      9. « Winter-Counts », calendrier.
      10. Le langage de la robe.
      11. La bataille de Big-Horn, pictographies.
      12. Signes d'exploits individuels.
      13. La parure.
      14. Les scalps, les sépultures.
      15. La musique.
      16. Procédés de guerre et de chasse.
   Appendice II. Table explicative des planches photographiques.
   Appendice III. Tables des illustrations.
   Appendice IV. Classification des tribus.
   Appendice V. Bibliographie.

25 euros (code de commande : 31045).

 

VANDEN BEMDEN (Yvette) Les vitraux de la première moitié du XVIe siècle conservés en Belgique. V. Province du Hainaut, Fasc. 1. La collégiale Sainte-Waudru, Mons (Corpus vitrearum, Belgique V). Namur, Presses Universitaires de Namur, 2000. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 409 p., 191 illustrations en noir et 46 en couleurs, (collection « Histoire, Art et Archéologie », n° 3), exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Bibliographie générale.
   - Avertissement.
   - Introduction générale.
   - La ville de Mons.
      - Contexte historique et artistique.
      - Les verriers.
   - La collégiale Sainte-Waudru à Mons.
      - Historique.
      - Les verriers et les vitraux.
      - Histoire matérielle des vitraux.
   - Les vitraux du chœur.
      - Historique.
      - Programme formel des vitraux.
      - Programme iconographique des vitraux.
      - Histoire matérielle des vitraux.
      - Couleurs.
      - Technique.
      - Style.
      - Attribution.
      I. Les verrières de l'abside.
         - Les armoiries.
         - Les donateurs.
         - Style.
         - Datation.
         - Attribution.
         - Répertoire n° 1. Fenêtre I. Vitrail de la Crucifixion.
         - Répertoire n° 2. Fenêtre NII. Vitrail du Christ au temple retrouvé par ses parent.
         - Répertoire n" 3. Fenêtre SII. Vitrail du Christ apparaissant à la Vierge.
         - Répertoire n° 4. Fenêtre NIII. Vitrail de la Fuite en Égypte.
         - Répertoire n° 5. Fenêtre SIII. Vitrail de l'Ascension.
      II. Les autres vitraux du chœur.
         - Répertoire n° 6. Fenêtre NIV. Vitrail de la Présentation au temple.
         - Répertoire n° 7. Fenêtre SIV. Vitrail de la Pentecôte.
         - Répertoire n° 8. Fenêtre NV. Vitrail de l'Adoration des Mages.
         - Répertoire n° 9. Fenêtre SV. Vitrail de l'Assomption.
         - Répertoire n° 10. Fenêtre SVI. Vitrail de la Trinité.
         - Répertoire n° 11. Fenêtre NVII. Vitrail de la Visitation.
         - Répertoire n° 12. Fenêtre NVIII. Vitrail de l'Annonciation.
   - Les vitraux du transept.
         - Répertoire n° 13. Fenêtre NIX. Vitrail de saint Antoine et de saint Donat.
         - Répertoire n° l4. Fenêtre SIX. Vitrail de l'Annonciation.
         - Répertoire n° 15. Fenêtre NX. Vitrail de la Déploration du Christ.
         - Répertoire n° 16. Fenêtre NXI. Vitrail de la Mort de la Vierge.
         - Répertoire n° 17. Fenêtre SXI. Vitrail du Baptême du Christ.
   - Les vitraux de la nef.
         - Répertoire n° 18. Fenêtre SXVII. Vitrail de Jean Després.
   - Index.

50 euros (code de commande : 31029 - vendu).

 

WATTIER (Hubert) — Le Collège Saint-Stanislas. 1853-1979. Jemappes, Bultez, [1979]. In-8° collé, 93 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Liminaire.
   - Introduction. Un cadre.
   Chapitre I. La Résidence et le premier Collège (1581-1773).
   Chapitre II. Des Dominicains aux Jésuites (1620-1850).
   Chapitre III. Le Collège ouvre ses portes (1851-1892).
   Chapitre IV. La catastrophe et ses lendemains (1893-1900).
   Chapitre V. À l’aube d’un siècle (1900-1913).
   Chapitre VI. La première tourmente (1914-1918).
   Chapitre VII. La vie recommence (1919-1939).
   Chapitre VIII. Encore la guerre (1940-1945).
   Chapitre IX. Le Centenaire (1946-1951).
   Chapitre X. Le Collège évolue (1951-1965).
   Chapitre XI. Démolir et reconstruire (1965-1978).
   Chapitre XII. Aujourd’hui et demain (1978- ).
   Annexe 1. Listes des Recteurs, des Préfets de discipline, des Professeurs de rhétorique, des Présidents de Association des Anciens et des Parents.
   Annexe 2. Liste des pièces de théâtre.
   Annexe 3. Population scolaire - Corps enseignants éducatifs - Pourcentages de réussites & d’échecs en 76/77 - Résultats en première année d’université pour les 5 dernières années - Quelques résultats.
   - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 31020).

 

WATTIER (Hubert) — Les anciens de Saint-Stanislas. 1897-1997. Préface par Jacques Walravens. Mons, Association Royale des Anciens Élèves du Collège Saint-Stanislas de Mons, 1997. In-8° broché, 152 p., illustrations, couverture un peu défraîchie.
Avant-propos :
   En traversant son siècle d'existence, l'Association des Anciens Élèves de Saint-Stanislas a joué un rôle de lien entre des milliers d'hommes et de femmes ayant passé leur jeunesse sur les bancs du Collège. On ne saurait donc prétendre à raconter par le menu la toile d'araignée de toutes ces vies dans le cadre d'une plaquette d'une centaine de pages seulement. La présente brochure se veut donc plus modestement une esquisse des événements de ce siècle (un « glane » comme aurait dit Raymond Pilette), épingles grâce aux nombreux documents que conserve l'Association.
   Pour rédiger cet ouvrage, nous nous sommes donc inspirés de ces sources qui mériteraient cependant une analyse plus approfondie : les bulletins de l'Association, en particulier, fourmillent de précieux renseignements qui pourraient aider des biographes, et ils recèlent maints discours dont l'étude est susceptible d'éclairer l'évolution des mentalités de 1897 à nos jours. Le lecteur sourira d'ailleurs en découvrant ici et là des propos qui lui apparaîtront, selon ses propres critères de jugement, emphatiques, conquérants, naïfs ou tout simplement désuets : ils sont représentatifs d'époques bien différentes de la nôtre.
   Nous avons renoncé à une présentation systématiquement chronologique : nous aurions couru le risque d'être fastidieux à cause d'événements cycliques comme les assemblées générales ou de thèmes récurrents comme l'aide aux élèves du Collège. Renoncer totalement à la chronologie et privilégier uniquement une approche thématique aurait par contre été de nature à oblitérer la lisibilité des faits. Nous avons donc tenté de pratiquer l'art du compromis en articulant notre propos en deux parties.
   La première, intitulée « Un siècle d'existence », présente l'histoire de l'Association par périodes dont la durée varie de un à dix ans, mais les quatorze chapitres abordent fréquemment dans leur contenu les faits suivant différents sujets. La seconde partie a pour titre « Des hommes pour les autres », en référence explicite au mot du Père Arrupe, l'ancien général des Jésuites. Nous y abordons des thèmes comme les statuts, les dons, les publications, les conférences ou encore les œuvres annexes, sans oublier des notices sur les présidents et les Jésuites qui les assistèrent dans l'ombre. Compte tenu des fréquentes citations, notre texte ne comporte pas de notes infra-paginales : nous renvoyons en fin de volume à la bibliographie et au détail des bulletins successifs.
   Notre propos ayant été de raconter l'histoire de l'Association et non celle du Collège, nous avons limité les éléments concernant ce dernier, même si, dans les faits, les deux sont évidemment liés : on trouvera donc la vie du Collège en filigrane de celle de l'Association. Nous invitons le lecteur désireux d'en savoir plus à consulter notamment notre plaquette publiée en 1979 dans la foulée du 125ème anniversaire de la réouverture du Collège... ou à patienter jusqu'à l'an prochain, lorsque notre Association éditera un ouvrage dans le cadre du 400ème anniversaire de l'ouverture du premier Collège.

18 euros (code de commande : 31021).

 

[WEIL (Simone)]. DAVY (M.-M)Introduction au message de Simone Weil. Paris, Plon, 1954. In-8° broché, IX, 281 p., (collection « L'Épi »), rousseurs sur la couverture et papier jauni.
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre I. Le sceau de l'éternel.
   Chapitre II. Procédés de pensée et d'écriture. L'élève d'Alain.
   Chapitre III. Préfigurations et recherche de ponts.
   Chapitre IV. Présence de Jésus-Christ.
   Chapitre V. Orientation de l'amour et Compassion.
   Chapitre VI. Décréation et retour à Dieu.
   - Conclusion.
   - Biographie et Œuvres.
   - Index des questions traitées.
   - Index des noms propres.

15 euros (code de commande : 31033 - vendu).

 

[WEIL (Simone)]. Réponses aux questions de Simone Weil. Préface de J.-M. Perrin. Paris, Aubier Montaigne, 1964. In-8° broché, 197 p.
Table des matières :
   - Préface, par J.-M. Perrin.
   - Hellénisme, judaïsme, christianisme, par J. Daniélou.
   - Attente et refus du baptême, par C. Durand.
   - Expérience mystique de Simone Weil et Foi théologale, par J. Kaelin.
   - Simone Weil et l’Église, par le L. Lochet.
   - Israël et l’Église, par B. Hussar.
   - Simone Weil et mon baptême, par J.-M. Emmanuelle.
   - Conclusion : Réponses de l’Église.
      - Primat de la conscience.
      - La liberté des consciences, par le cardinal Bea.
      - Anathème et miséricorde, par Jean XXIII.
      - Dialogue avec les non-catholiques, par Paul VI.
   - Chronologie des principaux écrits concernant la recherche religieuse de Simone Weil.

15 euros (code de commande : 31034).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 29 juin 2021.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(1er juin 2021)

 

BOTTU DE LA BARMONDIÈRE (Claude) — Histoire de la vie et passion de nostre sauveur Jesus Christ avec les figures, et quelques réflections sur les principaux mystères. Paris, Loison, [ca 1669 ?] [A Paris. / Chez Jean Baptiste Loison au Palais devant / la Ste Chapele. Avec privil du Roy.] In-4° plein parchemin, impression anapistographique, 3 ff. (titre gravé, avis au lecteur, approbation), ff. 4 à 74, et ff. 4 à 58, 2 ff. intercalés l'un entre les ff. 33 et 34 et l'autre entre les ff. 34-35, mouillures et restaurations anciennes (sans dommage pour le texte ou les gravures) des 3 ff. préliminaires et des ff. 4 à 13, bon exemplaire bien complet de toutes les 126 figures gravées sur cuivre au burin et légendées par Jean Matheus, Michael Natalis et Louis Spirinx. Rare en cette condition.
   Certaines des illustrations sont des copies inversées de celles du recueil Evangelicae Historiae Imagines de Jérôme Nadal, réalisé en 1593. Claire Bosc-Tiessé nous indique que ces copies furent éditées à Paris, chez la veuve Joron qui reçut l'approbation en 1663 et procéda à la publication au plus tard en 1665 sous le titre d'Abrégé de la Vie et Passion de Nostre Sauveur Iesus Christ, avec les figures, et quelques réflections sur les principaux mystères. L'Homme de Douleur, ou la Vie, Miracles, Mort, et Passion de nostre Seigneur Iesus-Christ. Représentées en cent quarente-quatre Figures en taille-douce, avec des Reflexions Morales sur chaque, & leurs explications. Le tout tiré sur le dessein d'un Religieux de la Compagnie de Iesus.
   La date [indiquée dans le privilège] commence ainsi : « A Paris ce 9. mars » et l'année a été grattée, on peut cependant deviner 1666 et peut-être 9. Il s'agirait donc d'une réimpression du recueil déjà paru chez la veuve Joron. La fin de cette page donne une indication supplémentaire sur le nom du graveur qui ne figurait pas dans l'ouvrage imprimé chez la veuve Joron : huius operis literas insculp. F. Lapointe. Un François Lapointe est connu comme graveur de cartes, plans et lettres, ayant travaillé à Paris de 1666 environ à 1696 au moins.
Bibliographie :
   - Bosc-Tiessé (Claire), Les îles de la mémoire. Fabrique des images et écriture de l'histoire dans les églises du lac Tana, Éthiopie, XVIIe-XVIIIe siècle , pp. 315-316.

240 euros (code de commande : 31000).

 

CHAVÉE (Achille) — De neige rouge. Poèmes. Mons, Haute Nuit, 1948. In-8° broché, 51 p., un des 10 exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (n° I), dédicace de l'auteur à Louis Van de Spiegele, rare édition originale.
   Le recueil comprend quarante-cinq poèmes écrits entre janvier et juillet 1944.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Dans les recueils qu'Achille Chavée a publiés après 1946, Écorces du temps (1947), De neige rouge (1948), Écrits sur un drapeau qui brûle (1948), Au jour la vie (1950), lorsqu'il évoquait épisodiquement la femme et l'amour, c'était le plus souvent pour exprimer une attente : « ... en attendant / la nuit grisouteuse d'amour ». Blasons d'amour semble témoigner que cette attente a été comblée (« je t'ai cherchée / je t'ai trouvée »), car il est le seul recueil intégralement inspiré par la passion amoureuse. Chavée a une conception très épurée de la femme qu'il désire, cette pureté éclate dans le regard et, dans plusieurs textes, cette aspiration à la pureté s'exprime, une fois de plus, par le symbole de la neige (« tes yeux aux postulats de neige »). Cela ne signifie pas que la sensualité est absente, mais ses domaines les plus intimes et les plus secrets sont suggérés de façon très elliptique : « Dans la vaste nuit usuelle / (...) aux grandes marées de silence / qui s'évase entre deux soleils / une fourrure de caresse... » Le rêve de caresse se métamorphose en « Lourd collier d'oiseaux vivants / sur la poitrine de la chaste ».
   On remarque que Chavée recherche toujours davantage la sobriété et la concision. Celle-ci culminera dans les Quatrains pour Hélène (1958). Le poète, dans sa pleine maturité, économise les mots, mais a soin de les choisir en vertu de leur capacité de toucher les cordes sensibles du lecteur et de les faire vibrer.
Bibliographie :
   - Poupart (René), Blasons (sic) d'amour, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 66.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 299.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

150 euros (code de commande : 30973).

 

[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 22. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2010. Grand in-8° broché, 180 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préface, par Robert Tollet et Pierre Gilissen.
   - Un siècle d'architecture commerciale. Les grands magasins dans les villes de Liège et de Charleroi (1855-1967), par Sarah Gaillart.
   - Verviers et ses grands magasins, par Caroline Hermann.
   - Le Passage Lemonnier au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Histoire d'une construction, par Édith Micha.
   - Le Passage Lemonnier. Les transformations de Henri Snyers au XXe siècle, par Thomas Moor.
   - Le Passage Lemonnier. De la table ronde à aujourd'hui. Des lendemains qui chantent, par Sébastien Charlier.
   - « Passage périodique ». Le Passage Lemonnier et la presse (1839-2009), par Sébastien Cokaiko.
   - À Charleroi : le Passage de la Bourse, joyau d'architecture urbaine de la Ville Basse, par Anne-Catherine Bioul.
   - Pour une architecture radieuse : briques, dalles et pavés de verre (1886-1940), par Monique Merland.

15 euros (code de commande : 30965).

 

DEBOST (Louis-Marie) Les prisons de Bourg et de Lyon pendant la Terreur. Une agonie de soixante-quinze jours. Journal inédit de Louis-Marie Debost, procureur au Présidial de Bourg-en-Bresse. Août 1793-Avril 1794. Avant-propos et notes de G. Lenotre. Deuxième édition. Paris, Perrin, 1932. In-8° broché, VIII, 321 p., un portrait en frontispice, bon exemplaire peu courant.
   
Très intéressant témoignage d'un sympathisant de la Révolution et qui perdit au fur et à mesure ses illusions et voit s'installer la Terreur après l'acceptation mitigée de la nouvelle Constitution.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Voyage à Paris.
   Chapitre II. La prison des Claristes et de Pierre Châtel à Bourg.
   Chapitre III. Détention à Ambronay.
   Chapitre IV. La prison de Roanne à Lyon.
   Chapitre V. À Lyon : l'Hôtel de ville.

18 euros (code de commande : 30990).

 

[DEUXIÈME GUERRE MONDIALE - RÉSISTANCE]. Sur la résistance au fascisme 1940-1945. Le Front de l'Indépendance dans la région de Liège - Ourthe/Amblève. Avant-propos de Francis Balace. [Seraing], Institut d'Histoire Ouvrière Économique et Sociale, 1993. In-8° agrafé, 63 p., illustrations, bien complet de la planche volante à déplier sur la presse clandestine, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   La création à Liège, en août 1941, du Front Wallon pour la libération du pays marque l'histoire de la Résistance par le large regroupement d'hommes et de femmes venus d'horizons très divers mais déterminés à chasser l'occupant.
   Le Front de l'Indépendance lui succède en juillet 1942. Il poursuivra la lutte dans les secteurs aussi variés que la solidarité envers réfracta ires et clandestins, juifs ou prisonniers russes, l'organisation des paysans, la reconstruction d'un syndicalisme de combat (C.L.S.) sans oublier bien sûr l'énorme effort de propagande par la presse clandestine et la lutte armée menée par les Partisans contre l'occupant et ses collaborateurs.
   Ce livre retrace ce vaste mouvement populaire à partir de documents et illustrations largement inédits. Il présente aussi les événements et les idées qui, au cours des années de crise et de montée du danger fasciste, ont contribué à forger l'esprit de Résistance. Il s'achève sur le rôle et la place occupée par la Résistance dans la libération et jusqu'à la fin de la guerre.

12 euros (code de commande : 30978).

 

FALLON (Henri) — Namur. Paroisse de Saint-Jean-Baptiste. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1981. In-8° broché, 192 p., cachet humide ex-libris à la deuxième page de couverture, pli au coin supérieur du premier feuillet de la couverture.
   Réimpression de l'ouvrage paru à Namur, chez Servais, en 1907-1909, dans la collection « Les Communes Namuroises - Monographies historiques ».
Table des matières :
   - Sources.
   Chapitre I. La Paroisse.
      § 1. Formation de la paroisse.
      § 2. Circonscription de la paroisse.
      § 3. Administration de la paroisse.
   Chapitre II. L'église. Son mobilier. Ses annexes.
   Chapitre III. Les curés.
   Chapitre IV. Les confréries.
      § 1. Confrérie du Saint-Sacrement.
      § 2. Adoration perpétuelle.
      § 3. Association des Adorateurs.
      § 4. Confrérie des Cinq Plaies du Sauveur.
      § 5. Confrérie de N.-D. de Lorette.
      § 6. Confrérie du Perpétuel Secours.
      § 7. Confrérie de la Sainte Famille.
   Chapitre V. Les ermitages de la paroisse.
      § 1. Ermitage Saint-Adrien.
      § 2. Ermitage Saint-Georges.
      § 3. Ermitage Saint-Hubert.
      § 4. Ermitage Saint-Fiacre.
   Chapitre VI. Les bénéfices.
      § 1. Bénéfice N.-D., SS. Pierre et Paul.
      § 2. Bénéfice SS. Benoît et Christophe.
      § 3. Bénéfice Saint-Nicolas.
      § 4. Bénéfice Saint-Georges.
      § 5. Bénéfice Saint-Georges à l'Ermitage.
      § 6. Bénéfice Saint-Thomas.
      § 7. Bénéfice SS. Michel et Roch.
      § 8. Bénéfice SS. Jacques et Fiacre.
      § 9. Bénéfice Sainte-Barbe.
   Chapitre VII. Les fondations et coutumes.
      § 1. Messes hebdomadaires.
      § 2. Offices.
      § 3. Fêtes des Corporations.
      § 4. Processions.
      § 5. Musique.

20 euros (code de commande : 30977).

 

FERNANDEZ (Dominique) — La course à l'abîme. Roman. Paris, Grasset, 2003. In-8° collé, 638 p., exemplaire en bon état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Rome, 1600. Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale et, en quelques tableaux d'une puissance et d'un érotisme inouïs, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur : il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l'Église. Mais voilà : c'est un marginal-né, un violent, un asocial, l'idée même de « faire carrière » lui répugne. Au mépris des lois, il aime à la passion les garçons, surtout les mauvais garçons, les voyous. Il aime se bagarrer, aussi habile à l'épée que virtuose du pinceau.
   Condamné à mort pour avoir tué un homme, il s'enfuit, erre entre Naples, Malte, la Sicile, provoque de nouveaux scandales, meurt à trente-huit ans sur une plage au nord de Rome. Assassiné ? Sans doute. Par qui ? On ne sait. Pourquoi ? Tout est mystérieux dans cette vie et dans cette mort.
   Il fallait un romancier pour ressusciter, outre cette époque fabuleuse de la Rome baroque, un tempérament hors normes sur lequel on ne sait rien de sûr, sauf qu'il a été un génie absolu, un des plus grands peintres de tous les temps.

10 euros (code de commande : 30974 - vendu).

 

HOUBRECHTS (David) — Le logis en pan-de-bois dans les villes du bassin de la Meuse moyenne (1450-1650). Préface par Robert Tollet et Pierre Gilissen. Avant-propos par Philippe Mignot. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région Wallonne, 2008. In-4° broché, 314 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Dossier de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles », n° 12), épuisé, exemplaire en très bon état.
Préface :
   Dans la droite ligne de sa politique de publications scientifiques, la Commission royale propose aujourd'hui au lecteur averti un ouvrage dans sa série « Dossiers de la CRMSF » consacré aux logis en pan-de-bois de nos pays mosans (au sens large du terme) du milieu du XVe siècle au milieu du XVIIe siècle, soit cette période troublée, marquée par les guerres et leurs lots de destructions, qui court du Moyen Âge finissant au cœur du Grand Siècle.
   Les professionnels de la restauration (archéologues, architectes, historiens de l'art, historiens...), les enseignants et les étudiants, mais aussi les simples amateurs d'architecture ancienne ou les curieux d'histoire urbaine, trouveront dans cette étude, chacun pour ce qui les concerne, de quoi satisfaire leur soif de connaissance sur un sujet peu étudié jusqu'aujourd'hui.
   Grâce en soit rendue à l'auteur de cette étude, Monsieur David Houbrechts, Docteur en Histoire de l'Art et Archéologie de l'Université de Liège, qui nous présente ici le fruit de ses longues et fructueuses recherches.
   Le phénomène de l'architecture en pan-de-bois est ici remis dans son contexte socio-économique, notamment par rapport à l'exploitation et au commerce du bois. Dans une vallée ponctuée de villes et bordée de forêts, où la Meuse – de Givet à Maastricht – joue pleinement son rôle de transport des biens et des marchandises, mais aussi de transfert des technologies, cette étude nous permet d'appréhender l'ensemble des opérations que sont le débitage, l'équarrissage, le sciage et le marquage des bois, suivies du façonnage et de l'assemblage de la charpente, avant son remontage in situ, le tout successivement aux soins des Bons Métiers des Naiveurs, des Mairniers, des Soyeurs et des Charpentiers.
   À la lecture du texte, on comprend mieux le caractère fondamental de l'architecture à pan-de-bois dans l'urbanisme médiéval et post-médiéval, véritable industrie du « préfabriqué » avant l'heure, dans un contexte urbain au parcellaire compliqué et étriqué, où les bâtiments « en dur », de pierre et de briques, restent encore l'exception jusqu'à la fin du XVIIe siècle.
   Les formes du logis en pan-de-bois, tant pour les façades, les pignons et les toitures, mais aussi pour la décoration tant extérieure qu'intérieure, sont ici brillamment décrites, analysées et systématisées.
   Quelques articles complémentaires, mettant en exergue des recherches et des découvertes récentes en la matière, à Liège, Dinant, Andenne, Manhay et Maastricht, viennent utilement compléter cette étude en l'actualisant. Que leurs auteurs, Mesdames Caroline Bolle, Birgit Dukers, Florence Pirard et Mallorie Duplouy, ainsi que Messieurs Jean-Marc Léotard, Olivier Berckmans, Guillaume Mora-Dieu, Jean-Louis Javaux et Denis Henrotay, soient ici chaleureusement remerciés pour leur apport à cette publication dont nous espérons sincèrement qu'elle rencontrera un grand succès.

35 euros (code de commande : 30967).

 

LOUŸS (Pierre) — Les aventures du Roi Pausole. Cinq illustrations originales en couleurs de Touchet. Paris, Rombaldi, 1937. In-8° broché, [1 bl.], [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 302, [1 (fin de la table)], [1 bl.] p., bien complet des 5 illustrations hors texte en couleurs, (collection « Les Contemporains »), exemplaire numéroté sur vergé de Voiron (n° 1975), couverture un peu brunie sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture de l'édition chez Flammarion :
   Le Roi Pausole, souverain débonnaire, indécis et rêveur, mène une vie paisible à la tête de son harem de trois cent soixante-six femmes, jusqu’au jour où sa fille Aline s’enfuit avec une jolie danseuse déguisée en prince charmant. Accompagné de Giglio, page séducteur, et du Grand-Eunuque Taxis, qui incarne l’ordre moral et cite la Bible à tout propos, Pausole se lance sur les traces de la jeune femme…
   Ultime roman paru du vivant de Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole (1901) est aussi la plus fantaisiste, la plus malicieuse, la plus drôle de ses œuvres. Raillant tour à tour la bureaucratie, l’autorité injuste et le puritanisme, Louÿs, qui fut l’un des écrivains les plus subversifs de son temps, y propose une vibrante exaltation du plaisir et de la sensualité. Utopie libertine, conte satirique et récit autobiographique tout à la fois, cet incroyable petit roman fut salué à sa sortie par Alfred Jarry et par Claude Debussy, qui en fit l’éloge : « Ça vous a une façon hautaine de garder ses distances, qui me plaît infiniment. C’est surprenant de délicatesse. »

35 euros (code de commande : 30962).

 

MOUFFE (Michel) — Petit dialogue avec l'ange. Gerpinnes, Tandem, 2001. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 59 p., (collection « Alentours », n° 11), édition bilingue (français - anglais), exemplaire en parfait état.
   Il s'agit du texte de la conférence donnée à Séoul, en 1996, à Canterbury et à Bruxelles, en 1998 et à Herbuchenne, en 1999.
Extrait :
   [...] comme le dit Anne Cauquelin : « notons que l'ange en peinture dément extrêmement le faux espoir imbécile d'un autre monde. Tout ce qui est à voir est là, dans la forme de l'apparition.
   Quand bien même le sujet du tableau est une annonciation de l'Ange à Marie – de ce qu'on sait déjà ? – le tableau est une forme d'annonce », un objet peint qui ne donne à voir que lui-même, c'est-à-dire la peinture. Vouloir s'intéresser à la peinture, c'est s'intéresser à sa spécificité, et scruter la spécificité de la peinture, c'est s'exercer à ses limites. Et cela n'a rien à voir avec la question du « pourquoi peindre », mais bien avec la question « comment peindre ? ».
   Le pourquoi n'a pas de réponse ultime on le sait bien, à moins de croire et d'oublier la raison. Le seul sens compréhensible du pourquoi est son effet qui nous intéresse : l'être, l'humain, nous. Il s'agit bien du comment être et du comment peindre.

7 euros (code de commande : 30980).

 

[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours / Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires / M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, petit cachet humide ex-libris de la « Maison Mère de la Miséricorde Séez », bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace, mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

30 euros (code de commande : 30996).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 13. Théorie de la prétention. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1989. In-8° agrafé, 64 p., illustrations, exemplaire numéroté sur papier couché (n° 144), avec sa bande d'annonce et en très bon état.
Avant-propos par les Sous-Commission des Promulsidaires et des Implications et Embrelages :
   Ce n'est pas à l'Histoire, mais à l'histoire, la « petite histoire » dont se repaissent le populaire et les académiciens, que sacrifie résolument le présent numéro des Monitoires. Il n'y sera pas question des vedettes du genre que sont Louis XVII et la Grande Duchesse Anastasia, trop connues pour qu'ici on y revienne, mais de plus obscurs n'appartenant pas même à la petite, mais bien à la toute petite histoire !
   C'est en effet des Prétendants à la fonction politique suprême (à la monarchie, pas à la députation) qu'il sera ici question et l'on sait que, bien plus que les bergères, les princes et la légitimité de la filiation sont les ressorts puissants de l'imaginaire du bon peuple comme en témoignent les magazines des salons de coiffure, les ouvrages érudits de M. Arnaud Chaffanjon, les romans-feuilletons de nos pères ou leurs équivalents contemporains, les films à grand spectacle.
   Résolument populaire donc, dans son élitisme, le présent numéro des Monitoires est également anniversaire. Le bicentenaire de 1789 est, dans Landernau, célébré cette année vulgaire. À la Tour Eiffel d'hommages et aux neuvaines de déplorations, le Cymbalum a voulu joindre la voix objective de la Science. Mais il a tenu à se disjoindre de la troupe en célébrant non le 14 juillet ou le 4 août, mais les 5 et 6 octobre, c'est-à-dire l'anniversaire du « retour du roi » à Paris.
   En cette célébration de la Révolution, avec un grand air, événement de l'Histoire la plus majuscule, par un défilé des nostalgiques du trône, fumistes, illuminés, escrocs, ou simplement laissés-pour-compte de l'évolution qui furent sans aucun impact sur le devenir de l'humanité, il ne faut voir aucune volonté de paradoxe ou de provocation, mais bien l'aperception que Révolutions et Restaurations sont deux aspects de l'Ubuisme qui transcendent ce que le grand nombre tient pour opposition.
   Ubu, à qui il faut toujours revenir en matière de politique (le vulgaire lui-même en est convaincu), n'est-il pas l'archétype du Prétendant (Ubu Roi) et de son envers le Résignant (Ubu enchaîné) ? Ubu fut tout à la fois l'« anarchiste parfait » – mais pas tout à fait – et « le Bourgeois » – mais pas exactement, car sa formidable gidouille fait éclater les cadres sociaux et les catégories politiques étriquées. Sphérique, il englobe ; il est la citadelle vivante autour de laquelle (Ubu Roi IV, 3) tout gravite en cercle : révolutions ! Et il est le Roi sous lequel s'écroule le trône, cf. Ubu cocu IV, 4:
      « Sans mot dire il prend siège. Tout s'effondre ».
   Mais, « très simple et digne, en costume devenu plus sombre », il en ressort en vertu du principe d'Archimède.
   Tel est, vu d'un peu haut – du point de vue de la petite histoire ou de la partie supérieure de la lunette – le panorama des trônes, des révolutions et des restaurations.

10 euros (code de commande : 30963).

 

RENARD (Claude) — La conquête du suffrage universel en Belgique. Bruxelles, Fondation J. Jacquemotte, 1966. In-8° broché, 310 p.
Extrait de l'avant-propos :
   La place et le rôle qui reviennent au suffrage universel dans les luttes du mouvement ouvrier international ont soulevé bien des discussions depuis les débuts de ce mouvement.
   Alors qu'en Allemagne, les marxistes eurent à combattre très tôt l'illusion lassallienne selon laquelle le suffrage universel ferait jouer automatiquement la loi du nombre en faveur des travailleurs, dans tous les pays latins et en Belgique, l'abstention politique préconisée par les anarchistes fut longtemps le principal obstacle au développement d'une organisation ouvrière indépendante. Si bien que, lors de la formation des premiers partis ouvriers dans ces pays, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la reconnaissance de la nécessité de conquérir et d'utiliser le droit de suffrage put être interprétée par les marxistes comme une victoire décisive du socialisme scientifique sur le proudhonisme.
   L'utilisation pratique du suffrage universel posa ensuite à tous les partis ouvriers, directement ou indirectement, une série de questions nouvelles, liées aux appréciations que l'on portait, en réformistes ou en révolutionnaires, sur les possibilités que recelait l'institution, du point de vue de la réalisation des objectifs socialistes. La conquête de la majorité absolue était-elle possible ? Permettrait-elle, une fois acquise, de réaliser graduellement le socialisme et de faire ainsi l'économie d'une révolution violente ? Quels devaient être les rapports entre l'action parlementaire et l'action « directe » ? Laquelle devait avoir le pas sur l'autre ? etc. Autant de questions qui ont animé les luttes de tendances à l'intérieur des partis ouvriers avant 1914. Et les divergences qu'elles suscitaient ont compté parmi les causes de la rupture profonde qui se produisit, après la révolution russe, entre socialistes et communistes.
   Avec les révolutions prolétariennes, l'Histoire a commencé de répondre à ces questions, souvent en corrigeant et en renouvelant les termes dans lesquels on les avait formulées antérieurement et, toujours, en exigeant des partis ouvriers, qu'ils fussent bien ou mal préparés à cette tâche, de nouveaux efforts de recherche tenant mieux compte de l'originalité des expériences et de la diversité des situations. Nous vivons encore cette recherche difficile qui revêt une importance capitale pour l'avenir du mouvement dans les pays capitalistes, pour la reconstitution de son unité, car il s'agit maintenant de faire déboucher sur des positions de pouvoir toutes les expériences accumulées et tous les résultats obtenus en commun par la classe ouvrière dans sa pratique du suffrage universel, des institutions représentatives, de la démocratie politique.
   Aussi l'histoire de la conquête du suffrage universel en Belgique n'est-elle pas un sujet inactuel, purement historique. C'est encore un problème à la fois politique et théorique, problème que l'on ne peut élucider par des considérations générales valables pour tous les pays, en dehors de l'analyse des conditions concrètes dans lesquelles il est devenu un objet de luttes politiques et de réflexions théoriques.
   Le cas de la Belgique est d'ailleurs un cas idéal pour l'étude de ce problème, en raison de ses particularités historiques.
   La conquête du droit de vote, puis du suffrage universel pur et simple, a été pour la classe ouvrière belge l'aboutissement d'une lutte particulièrement longue et difficile. Cette lutte est si intimement liée à toute l'histoire du mouvement ouvrier et démocratique en Belgique, de ses débuts à 1914, que l'on ne peut considérer aucun des aspects particuliers de ce développement sans retrouver, d'une manière ou d'une autre, la revendication du suffrage universel.

15 euros (code de commande : 31007*).

 

[ROCHEFORT]. Cercle culturel et historique de Rochefort. Cahier n° 40. Rochefort, Cercle Culturel et Historique, 2005. In-8° broché, 167 p., illustrations.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Christian Limbrée.
   - Octave Joseph Denis, de Forzée, au Collège belge de Rome (1869-1872), par Marc Belvaux.
   - Le moulin de Behogne (des origines à la Révolution française), par Amand Collard.
   - Jean Charlier mort à bord du Chilier, par Amand Collard.
   - Souvenirs et histoires d'autrefois, par Philippe Collignon.
   - Récit d'un voyage de 80 jours en Hitlèrie, par Alain de Brabant.
   - Une plongée de quatre mille ans, par Marc Jasinski.
   - Rochefort - Murailles, ponts, routes et sentiers, par Jules Delhaise.
   - La villa « les Rochettes » à Rochefort, par Amand Collard.
   - Sort de presse...
      - Yvan Lebrun. Les ducs d'Arenberg et Champlon-Famenne, rectificatif.
      - Christian Sépulchre de Solières. Les Desandrouin et les Bleret en Famenne, deux familles, deux destins, présenté par Amand Collard.

10 euros (code de commande : 31006).

 

STEINBERG (Maxime) — L'étoile et le fusil. 1942. Les cent jours de la déportation des Juifs de Belgique. Bruxelles, Vie Ouvrière, 1984. In-8° broché, 247 p., illustrations hors texte, (collection « Condition Humaine »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Été 1942, c’est le drame... La persécution antisémite soudain se déchaîne et d’emblée, elle atteint son paroxysme. En 100 jours, 17.000 hommes et femmes, enfants et vieillards sont déportés de Belgique et, dès leur arrivée à Auschwitz, pour la plupart, assassinés. Dans le pays pourtant, il n’est pas question de cela. Les Allemands parlent d’une « mise au travail » à l’Est. Comment les autorités belges réagissent à la déportation quand l’occupant a l’habileté d’en excepter les citoyens d’origine juive ? Les notables juifs pratiquent sur leur conseil une politique de présence depuis l’invasion allemande. Jusqu’où pousseront-ils le « moindre mal » ? Que fait la résistance juive ? L’incendie du fichier de l’« Association des Juifs en Belgique » créée par l’occupant est-elle une provocation machiavélique ou une action des partisans juifs contre la déportation ? La mort du chef juif de la « mise au travail » est-elle un prétexte pour déclencher les rafles ? Les SS des affaires juives les organisent, mais qui les opère ? Les Allemands ? La police belge ? Les milices belges de l’ordre nouveau ?
   Maxime Steinberg répond à ces questions et à bien d’autres dans Les Cent jours de la déportation, suite chronologique de La question juive 1940-1942, premier tome de L’Étoile et le Fusil. L’auteur entre ici dans le vif du sujet et présente une version inédite du drame juif sous l’occupation dans notre pays.

12 euros (code de commande : 31004 - vendu).

 

STEPHANY (Pierre) — 1941. Les misères et les chagrins de l'année la plus noire. Bruxelles, Legrain, 1991. In-8° collé, 317 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les jours faisaient des semaines, les semaines des mois et les mois des années. En septembre 1941, on en sera déjà à la troisième année de guerre. Dire ce temps qui n'en finit pas de passer, ces saisons qui se succèdent et se ressemblent, c'est un peu l'ambition de ce livre, de celui qui l'a précédé et de ceux qui, si possible, le suivront.
   Il commence au cœur d'un nouvel hiver, au milieu d'une semaine dont c'est seulement par dérision que l'on dit qu'elle est celle des « fêtes ». Il s'achève au moment où tout indique que le printemps est encore loin. Ce ne fut pas l'année la plus longue : 1940 était bissextile, elle avait 366 jours ! Mais 1941 fut peut-être l'année la plus noire, celle où la faim, le froid et l'angoisse parurent les plus profonds.
   Des événements considérables s'y produisirent : l'Allemagne attaqua la Russie, les États-Unis entrèrent dans la bataille pour la liberté – et d'autres ne s'y produisirent pas : l'Allemagne n'obtint pas la maîtrise des mers, l'Angleterre refusa de céder.
   Des hommes, des femmes et des enfants descendirent plus profond encore dans la misère et le chagrin. Les juifs furent chassés de chez eux, les Allemands réquisitionnèrent le nickel de nos pièces de monnaie et le cuivre de nos boutons de porte, les premières affiches noires et blanches apparurent dans le petit matin avec les noms des premiers fusillés, la ration de viande tomba à 35 grammes par jour et par personne. Il fut interdit de danser, de manifester – mais on dansa quand même, et sur les murs se mirent à fleurir les V insolents et narquois disant que l'espoir n'était pas vaincu.
   Raconter comment, voici cinquante ans, les Belges ont vécu le cours de l'Histoire et le fil des jours est aussi l'objet d'un ouvrage qui espère contribuer à garder le souvenir et à nourrir la réflexion.

13 euros (code de commande : 30997).

 

TILLIÈRE (Nicolas) — Histoire de Jamoigne. Arlon, Bruck, 1909. In-8° demi-toile bleue, 254 p., illustrations hors texte.
   Extrait des Publications de l'Institut Archéologique du Luxembourg, 1909. Tome XLIV des Annales.
Table des matières :
   Chapitre I. Temps préhistoriques.
   Chapitre II. Paroisse de Jamoigne.
   Chapitre III. Incorporation de l'église.
   Chapitre IV. Affranchissement de Jamoigne.
   Chapitre V. Premiers curés connus.
   Chapitre VI. Filiales et sous-filiale.
   Chapitre VII. Bois communaux.
   Chapitre VIII. Noblesse.
   Chapitre IX. Clergé.
   Chapitre X. Institutions.
   Chapitre XI. Révolution française.
   Chapitre XII. Jamoigne contemporain.
   - Appendices.

30 euros (code de commande : 31008).

 

[TILLY (Alexandre de)] — Mémoires du comte Alexandre de Tilly pour servir à l'histoire des mœurs de la fin du XVIIIe siècle. Édition présentée et annotée par Christian Melchior-Bonnet. Paris, Mercure de France, 1965. In-8° broché, 469 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° III), un peu usagé sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Grand séducteur, Tilly observe le XVIIIe siècle en sceptique et en mondain. D'où la séduction, aussi, de ses mémoires : un charme subtil et ambigu qui est celui des salons de l'époque, des « mots » spirituels et méchants – et d'une société qui se grise de courir à sa propre ruine. Les aventures galantes sont nombreuses. Tilly nous les conte avec verve et n'hésite pas à se montrer lui-même en fâcheuse posture. Aucun document érudit ne vaut ce témoignage sur la cour et le roi, sur Marie-Antoinette et les Polignac, sur Laclos et Rivarol, sur Paris et son peuple, sur l'émigration. Lecture irrésistible : c'est celle d'une époque ; c'est cette jeunesse, cette élégance et ce tourbillon qui ne veut pas finir.
   Tilly pourtant le verra finir. Il se suicide en 1816. Mais non pas sans en avoir retenu les fastes les plus précieux, dans ses Mémoires, comme en un grand salon éblouissant que nous ne pouvons plus quitter.

12 euros (code de commande : 30992).

 

VERSTEGEN (Vedastus) — Lokeren onder de franse overheesing. Lokeren, Stadbestuur, 1977. In-8° collé, 367 p., un portrait et deux illustrations, exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata.
Table des matières :
   I. De eerste Franse bezetting.
   II. De tweede Oostenrijkse restauratie, 1793-1794.
   III. Van bezetting tot inlijving, 1794-1796.
   IV. De boerenkrijk.
   V. De militaire conscriptie, 1798-1800.
   VI. Soldaten voor Napoleon.
   VII. De gedwongen lening van 1795.
   VIII. Van Franse naar Hollandse tijd, 1814-1815.
   IX. De teelt van suikerbieten. Nationale feestdagen.
   X. De fiscae en finantiële wetgeving.
   XI. De finantiële toestand.

10 euros (code de commande : 30999).

 

VON HASE (Georg) — La bataille du Jutland vue du « Derfflinger ». Traduit de l'allemand par Edmond Delage. Annoté par le Service historique de l'État-Major de la Marine. Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 192 p., illustrations hors texte, (collection « Mémoires, Études et Documents pour Servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre écrit par le capitaine de corvette Georg von Hase, directeur de tir du Derfflinger, offre un intérêt vraiment exceptionnel, et nous devons exprimer notre vive gratitude à .V. E. Delage pour l'excellente traduction qu'il nous présente de cet ouvrage.
   Destiné à l'édification de la jeunesse allemande, ce livre n'intéressera pas seulement les professionnels, maïs aussi tous les jeunes gens qui, dans notre pays, se sentent attirés vers les choses de la mer.
   L’ouvrage comprend deux parties d'inégale importance. L’une est consacrée au récit d’une visite de la 2e escadre anglaise à Kiel au mois de juin 1914.
   Nous connaissons la cordialité facile qui caractérise ces réunions. Von Hase a un faible pour les Anglais. Il se le reproche, mais ne réussit pas à s'en défendre. Et cette prédilection résulte d’une curieuse découverte ethnique dont la révélation lui vient d’une réunion internationale, à bord du croiseur Breslau, dans quelque obscure rade albanaise.
   Mais la partie capitale du livre est consacrée à l'artillerie du Derfflinger et au rôle de ce croiseur dans la bataille du Jutland. Ce qui donne une valeur particulière au témoignage de von Hase, c’est son exceptionnelle précision. Frappé par la difficulté, si souvent constatée, de reconstituer exactement les phases d’une action de guerre, Hase avait organisé dans les divers postes de commandement de l'artillerie un service d'enregistrement et de contrôle qui semble avoir admirablement fonctionné. Son récit, très précis et vivant, des diverses phases de la bataille offre un intérêt passionnant. Von Hase est certainement un virtuose de la direction du tir, un canonnier très épris de son métier dans lequel il a acquis une rare expérience. Quel officier de tir lira sans émotion le récit du premier réglage du Derfflinger, quand l'aspirant Stachow oublie de faire un des bonds ordonnés, et la description émouvante des explosions successives de la Queen Mary et de l'Invincible. Bien que le matériel de direction de tir employé par le Derfflinger soit déjà périmé, les remarques de Hase sur l'importance de l'éclairage, les difficultés de l'observation des points de chute, le trouble apporté par les évolutions, conservent tout leur intérêt pour l'avenir. Enfin, le récit de Hase éclaire bien des circonstances de cette mémorable rencontre. Il nous montre en quel état se trouvaient les croiseurs de bataille allemands au moment décisif de la bataille, et quelle occasion de victoire échappa à la flotte anglaise, quand elle s'éloigna des Allemands, sous la menace de quelques torpilleurs.
   Von Hase, qui est sincère, n'essaie pas de dissimuler l'indicible sentiment de soulagement qu’il éprouva le lendemain quand il sentit le Derfflinger en sécurité derrière les champs de mines d’Héligoland. Bien qu’il ait, à la différence de beaucoup de ses compatriotes, le goût et le sens de la mesure, il ne peut résister au plaisir de hausser le ton et de prendre des poses avantageuses, mais reconnaissons qu’il le fait sans excès de jactance et s’efforce de rendre un hommage impartial à la valeur de l'adversaire.
   Telle est l'œuvre que nous avons accompagnée, d'après les intentions et au nom du Service historique de l’état-major de la marine, de quelques annotations destinées à mettre en lumière, au point de vue technique, les enseignements les plus intéressants qui résultent de ce récit de la bataille du Jutland.

10 euros (code de commande : 30979).

 

WARESQUIEL (Emmanuel de) et YVERT (Benoît) — Histoire de la Restauration, 1814-1830. Naissance de la France moderne. Paris, Perrin, 1996. In-8° collé, 499 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La Restauration est l'une des périodes les plus mouvementées de notre histoire de France. Les événements s'y bousculent : la campagne de France, les adieux de Fontainebleau et la première abdication de Napoléon en 1814, le retour de Louis XVIII à Paris après vingt-cinq années d'exil, le vol de l'Aigle et les Cent-Jours, Waterloo et la seconde abdication, la France occupée à deux reprises par les troupes russes, autrichiennes et anglaises, le retour de la paix et de la prospérité, le dernier sacre d'un roi à Reims, les fastes de la Cour, la charbonnerie et les complots libéraux, la révolution de 1830 ; mais aussi, à l'extérieur, la campagne d'Espagne de 1823, l'expédition de Morée qui favorise l'indépendance de la Grèce, la conquête d'Alger en 1830. Au-delà de la chronique des événements, la Restauration, trop longtemps perçue comme une sorte d'annexe indéfinissable de l'Ancien Régime, marque aussi les débuts de la France contemporaine, à la suite de la Révolution : égalité des droits, libertés fondamentales, naissance de la représentation et du parlementarisme, des partis et de tous les grands courants de pensée du XXe siècle, droit d'intervention extérieure et décentralisation.
   Aux confins de deux époques, « prise entre deux fleuves », pour reprendre l'image célèbre de Chateaubriand, elle connaît la rencontre, et souvent l'affrontement, entre les plus grands écrivains du temps, qui sont aussi des politiques : Chateaubriand, Hugo, Mme de Staël, Benjamin Constant, pour citer les plus célèbres.
   C'est à une redécouverte passionnante de la France de Louis XVIII et de Charles X que nous invite cet ouvrage réellement neuf, fruit de près de dix ans de recherches menées conjointement par Emmanuel de Waresquiel et Benoît Yvert.

15 euros (code de commande : 30985 - vendu).

 

WEIL (Simone) — La source grecque. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché, 162 p., (collection « Espoir », dirigée par Albert Camus), papier jauni et rousseurs éparses, rare.
Table des matières :
   Première partie.
      - L'Iliade, ou le poème de la force.
      - Zeus et Prométhée.
      - Plaintes d’Electre et reconnaissance d’Oreste.
      - Antigone.
      - Printemps de Méléagre.
   Deuxième partie.
      - Platon.
         - Dieu dans Platon.
         - Sur le Théétète.
         - Sur le Phèdre.
         - Sur le Phèdre et le Banquet.
         - Extraits du Phèdre.
         - Sur la République.
      - Héraclite.
         - Traduction des fragments.
         - Dieu dans Heraclite.
      - Notes sur Cléanthe, Phérécyde, Anaximandre et Philolaos.

25 euros (code de commande : 30983 - vendu).

 

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