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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 4 JUIN 2019

 

[ART ANIMALIER]. [HAINARD (Robert)]. BLANCHET (Maurice)Robert Hainard. Avec une biographie, une bibliographie et une documentation complète sur le peintre et son œuvre. Seconde édition. Genève, Cailler, 1959. In-8° carré broché, 31 p., 40 planches en noir ou en couleurs, exemplaire dédicacé par l'artiste, complété par une photo signée ainsi qu'une lettre autographe signée, en date du 27/08/1969, adressée à Robert Dascotte, bel ensemble.
Extrait :
   Il est de taille moyenne, de corpulence moyenne. Lui et sa famille sont vêtus de tons neutres : gris vert, kaki, lichen, feuille morte, sable, rocher, écorce, afin de passer inaperçus dans la nature. Notre animalier y parvient si bien qu'on sursaute au moment de l'enjamber quand on le trouve à l'affût au flanc d'un ravin. On le prendrait alors pour un soldat suisse oublié depuis des années dans une forêt, resté fidèle à son poste, l'uniforme un peu jauni par les intempéries. On hésite à lui apprendre que la mobilisation n'est plus qu'un lointain souvenir, de peur de lui donner un choc fatal.
   Quand il est assis dans son sac de couchage, il a l'air d'une reine de termites abandonnée par ses sujets. À côté de lui est son sac de montagne, où tout son matériel est disposé de telle sorte qu'il peut mettre la main dessus sans détourner le regard de sa proie, et sans le moindre froissement. Ses longues jumelles sont au chaud sous sa veste, pour éviter la buée qui se déposerait sur des lentilles froides.
   Durant les longues heures d'attente, il mange pour passer le temps, avec un sérieux impressionnant. Ses mâchoires font alors entendre un craquement rythmique, à cause, sans doute, d'une légère différence de pointure entre les deux mandibules. On n'a pas idée de l'importance que peuvent prendre ces détails dans le silence et la solitude.

40 euros (code de commande : 28335).

 

[ART BRUT]. PRINZHORN (Hans). La beauté insensée. Collection Prinzhorn - Université de Heidelberg. 1890-1920. Charleroi, Ville de Charleroi, 1995. Grand in-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Palais des Beaux-Arts, à Charleroi, du 14 octobre 1995 au 28 janvier 1996.
En quatrième de couverture :
   En 1920, Hans Prinzhorn est assistant à l'Institut Psychiatrique de la Clinique de l'Université de Heidelberg.
   L'importance de l'expression artistique des malades internés dans des institutions psychiatriques ne lui échappe pas. Entre 1919 et 1921, il recueille ainsi une collection unique de 6000 peintures, dessins, manuscrits, collages, montages, sculptures et objets créés par les patients, en provenance de différents établissements européens. Cette collection fit l'objet d'une publication en 1922, Bildernei der Geisteskranken, considérée encore de nos jours comme un ouvrage de référence.
   La valeur intrinsèque de ces œuvres d'art fut reconnue avec enthousiasme par les avant-gardistes de l'époque. Max Ernst, Paul Klee, Alfred Kubin... ont été émerveillés par ces œuvres. Ils ont tenu à saluer comme leurs pairs, ces créateurs anonymes reclus derrière les murs des asiles.
   Ce livre est une découverte réelle de la valeur artistique de ces malades mentaux pour la plupart autodidactes.
   Une interrogation dramatique et passionnée sur la raison de vivre et sur le destin de l'humanité.

60 euros (code de commande : 28334).

 

BOUSSU (Gilles-Joseph de) — Histoire de la Ville de Mons, ancienne et nouvelle ; contenant tout ce qui s'est passé de plus curieux depuis son origine 650. jusqu'à present 1725. La chronologie des comtes de Hainau, la liste des Grands-Baillis, des Conseillers, des Prevôts, des Magistrats ; avec un très-grand nombre de décrets des Souverains, concernant les privileges de cette Ville, les attributs des Echevins, & quantité d'autres pieces très-curieuses & utiles ; une ample description de l'etablissement des sieges de judicature, des chapitres, des paroisses, des couvents, des corps-de-stile, des fondations & des principaux edifices de cette Ville ; son ancien circuit, son agrandissement, ses guerres, ses sieges, ses blocus, ses ruines, ses rétablissemens, ses incendies, ses tremblemens de terre, & autres évenemens surprenans. Par Gilles-Joseph de Boussu, Ecuyer, Licencié en Droit. Mons, Varret, 1725. [A Mons, / Chez Jean-Nicolas Varret, Imprimeur de Messeigneurs les Etats, & / de Messieurs du Magistrat, ruë de la Clef. 1725. / Avec Approbation & Permission.] In-4° plein veau brun d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure frottée, coins émoussés, épidermures, [1 (titre)], [1 bl.], [6], 435, [1 bl.], [36 (table, errata)] p., exemplaire bien complet des trois gravures de Kraft (titre frontispice, Mons ancien 650 et grande vue à déplier de la ville), bon exemplaire.
   
Historien et littérateur, né à Mons le 13 octobre 1681, y décédé le 9 mai 1755, Gilles-Joseph de Boussu était licencié en droit, et remplit, en 1714, 1732 et 1737, les fonctions d'échevin de sa ville natale. Il fut député des États du Hainaut et ses lettres de noblesse lui furent octroyées par Charles VI le 30 juillet 1717. Il s'adonna d'abord à la littérature et publia plusieurs tragédies en vers d'une conception et d'un style médiocre. C'est par des publications historiques que cet écrivain s'est fait remarquer ; on lui doit la célèbre Histoire de la ville de Mons, présentée ici ; une Histoire de la ville de Saint-Ghislain, publiée en 1737 et une Histoire de la ville d'Ath, parue en 1750.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 566.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 63.
   - 
Trivière-Falau (Annie), La vie et l'œuvre littéraire du Montois Gilles-Joseph de Boussu, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 66.

400 euros (code de commande : 28299 - vendu).

 

BURROUGHS (William S.) et GYSIN (Brion) — Œuvre Croisée. [Titre original : The First Mind.] Traduit de l'anglais (US) par Gérard-Georges Lemaire et Christine Taylor. Paris, Flammarion, 1976. In-8° collé, 246 p., illustrations, exemplaire du Service de Presse, en excellent état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Œuvre Croisée n'est pas une pure et simple collaboration littéraire, mais bien le croisement et l'interpénétration des conceptions littéraires et plastiques de deux auteurs qui désiraient alors se fondre en une seule personnalité. Cut-up (découpage), fold-in (pliage), permutations, montage, saturation, permettent aux textes de s'évader de l'espace-temps traditionnel de la lecture. Apparue à l'époque comme un véritable défi, Œuvre Croisée, quatre décennies plus tard, n'a rien perdu de son caractère novateur et reste l'un des repères importants de l'histoire moderne de la littérature.
   Né à St Louis, Missouri, en 1914, W. S. Burroughs est l'un des écrivains phare de la Beat Génération.Toxicomane, aventurier, Burroughs se libère de la servitude de la drogue en décidant de vouer son existence à l'écriture. La parution en 1959 de son second roman, Le Festin nu, le rend célèbre aux États-Unis et en Europe. Installé à Paris en 1958, il travaille avec le peintre et écrivain Brion Gysin à l'élaboration de nouvelles méthodes littéraires. Les textes ainsi conçus, regroupés dans cette Œuvre Croisée, sont d'abord publiés en France. W. S. Burroughs est mort en 1997.
   Après de nombreuses années passées en France, où, dès les années trente, il participe aux mouvements d'avant-garde, Brion Gysin (1916-1986) retourne aux États-Unis pendant la guerre, puis s'installe à Tanger. Pionnier dans le domaine de la poésie sonore au cours des années soixante, Gysin a également poursuivi une œuvre picturale considérable. Et c'est d'ailleurs pour faire valoir ses qualités de peintre qu'il se fixe à nouveau à Paris en 1973.

30 euros (code de commande : 28309).

 

COURCY (Pol de) — Le combat de trente Bretons contre trente Anglais, d'après les documents originaux des XIVe et XVe siècles suivi de la biographie et des armes des combattants. Paris, Guénégaud, 1976. In-4° broché sous couverture rempliée, 72 p., un frontispice en couleurs et deux planches hors texte, ex-libris manuscrit à la page de titre, peu courant.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée chez l'auteur, en 1857.
Extrait de l'ouvrage d'auguste Molinier :
   Combat livré entre trente Anglais et trente Breton ; il eut lieu le 26 mars 1351, au lieu-dit la Mie-Voie, entre Ploërmel et Josselin. Il en est parlé dans les chroniques du temps, comme d'un fait d'armes célèbre, et la victoire de Beaumanoir a fait l'objet d'un petit poème en 519 vers, publié dès 1819 par le chevalier de Fréminville, puis par Crapelet en 1827 et enfin, par Pol de Courcy [c'est l'ouvrage présenté ici].
Bibliographie :
   - Molinier (Auguste), Les sources de l'histoire de France des origines aux guerres d'Italie (1494), n° 3246.

25 euros (code de commande : 28320 - vendu).

 

CROQUET (Abbé J.-B.J.)Histoire de Grandmetz (Hainaut). Lille, Société d'Études de la Province de Cambrai, 1930. In-8° broché, 216 p., illustrations, une carte à déplier, (collection « Recueil », n° 32), étiquettes et cachet de bibliothèque sinon bon exemplaire.
Extrait de la préface :
   Les données d'histoire locale sur Grandmetz qui vont suivre sont puisées en grande partie dans les archives paroissiales et les actes scabinaux de cette terre féodale.
   Soustraits au pillage révolutionnaire par les derniers seigneurs de Grandmetz, ces précieux documents se trouvaient dispersés, après la tourmente, dans les diverses branches de la famille Errembault de Dudzeele. Au prix de nombreuses démarches et avec une louable patience M. Armand del Fosse et d'Espierres parvint à les rassembler. Il me les confia pour les classer et, selon son désir, les tirer de l'oubli, dans une notice monographique sur la Seigneurie de Grandmetz que ses ancêtres avaient possédée. [...]
   L'histoire de Grandmetz se divise en trois parties :
      I. Nous établissons la généalogie des Seigneurs, et l'étendue du pouvoir de cette terre féodale. La plupart des familles du Tournaisis et du Nord y sont citées avec leurs armoiries.
      II. Une seconde partie est consacrée à la paroisse, à son église et à ses institutions religieuses et charitables.
      III. La troisième est réservée aux Annales de Grandmetz.

35 euros (code de commande : 28314 - vendu).

 

CUMMINGS (Edward Estlin) — Indignes paquets d'expression. Lettres 1899-1962. Édition établie par F.W. Dupee et George Stade. Traduit de l'américain par Patrice Repusseau. Paris, Mercure de France, 1975. In-8°broché, 379 p., illustrations hors texte, épuisé.
Extrait de l'introduction :
   La correspondance que voici a été établie à partir des quelque mille lettres d'Edward Estlin Cummings que les responsables de cet ouvrage ont pu récupérer et passer en revue. Il va sans dire qu'il reste encore à rassembler et à publier de nombreuses lettres dans une édition future plus complète accompagnée d'une documentation riche en conséquence. Le présent recueil a été conçu et composé pour le plaisir et l'instruction du simple lecteur.
   En général, il semble que Cummings n'ait considéré la correspondance ni comme un art conscient ni comme le véhicule d'une impulsion qui le poussait à se confesser. Il ne manque jamais de dire ce qu'il pense avec délices et, la plupart du temps, c'est avec la même candeur qu'il encense ou qu'il blâme l'esprit, l'œuvre et le comportement d'autrui. Mais il est rare qu'il accède aux hauteurs d'une introspection prolongée ou qu'il plonge dans les profondeurs de la pure médisance, que ce soit lui ou bien un autre que l'on dénigre. Une chose est sûre, il est loin d'être un correspondant fleur-bleue ou superficiel ; et les premiers et seconds brouillons d'un grand nombre de ses lettres qui ont survécu, témoignent du soin qu'il mettait à rédiger quand il voulait s'en donner la peine. Pour autant qu'il soit possible de détecter un art conscient dans ses lettres, cet art s'apparente évidemment à l'art de ses vers et de sa prose, étant donné qu'il était tout d'une pièce, comme tout grand poète célèbre qui se respecte.
   Dire cela n'est pas minimiser l'extrême importance qu'ont eue la méthode et le talent acquis, c'est-à-dire « la technique », sur sa manière d'écrire spontanée. De ce sujet, dont on a parfois exagéré l'importance, nul n'a parlé avec plus de précision que Cummings lui-même, dans un essai de jeunesse sur T. S. Eliot : « Par technique nous entendons une seule chose : la haine vigilante de la normalité qui, au moyen des lèvres de l'aventure tactile et cohésive, affirme que personne en général et que n'importe qui en particulier est incorrigiblement vivant et activement vivant. » On retrouve ce genre d'aventure tactile et cohésive dans presque tous les poèmes de Cummings. Tout ce que l'esprit peut isoler en vue d'une analyse du poème, y compris l'espacement des lettres apparemment arbitraire et le mauvais usage calculé des majuscules, affirme que le poète est incorrigiblement et activement vivant. Il est possible que le lecteur constate que des techniques analogues sont mises en œuvre dans beaucoup de ses dernières lettres et existent peut-être à l'état latent dans l'exubérance graphique et verbale de beaucoup des premières. Le véhicule est notablement différent mais la voix, avec sa spontanéité contenue, est la même.

20 euros (code de commande : 28310).

 

DELATTE (Ivan) — La vente des biens nationaux dans le département de Jemappes. Bruxelles, Palais des Académies, 1938. In-8° broché, dos renforcé et toilé, 133 p., tableaux, (collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques - Mémoires, collection in-8° », tome XXXIX, fasc. 2), cachet humide de bibliothèque à la couverture et à la page de titre, ex-libris, ouvrage devenu rare.
Extrait de l'avant-propos :
   
En décrétant la nationalisation des biens du clergé et leur mise en vente au profit de la Nation, la Constituante ouvrait la voie au plus grand transfert de propriété qui se soit produit en Occident depuis le début des temps modernes.
   Les cadres de cette opération se trouvèrent singulièrement élargis par la décision de la Convention du 2 juin 1793, qui attribuait à l'État la propriété des biens appartenant aux émigrés.
   Les victoires des armes républicaines transportèrent dans les pays soumis à la France les innovations de la Révolution. Notre pays, annexé à la France par le décret du Directoire du 31 octobre 1795, n'allait pas tarder à les subir à son tour.
   Cette étude se présente comme une contribution à l'histoire religieuse, financière et sociale de la France révolutionnaire, tout particulièrement pendant la période du Directoire.
   Nos recherches aboutissent à mieux faire connaître la politique religieuse du Directoire ; elles envisagent, en effet, un problème qui se rattache directement à la question religieuse et à propos duquel l'attitude du gouvernement fut des plus curieuse et des moins connue. L'histoire financière du Directoire s'enrichit de nombreux éléments nouveaux. Nous nous efforçons de déterminer de façon aussi précise que possible le montant et la nature du profit que les finances du Directoire ont retiré des ventes faites dans le Département. Nous avons tenu à mettre en évidence l'action des contingences politiques et financières sur le rendement de l'opération. Nous avons aussi relevé et groupé de nombreux renseignements qui sont de nature à mieux faire saisir la composition et le rôle des compagnies commerciales et financières dont l'activité est si grande et si inquiétante durant cette période troublée. Il va de soi que nous avons apporté une attention toute particulière au problème social. Dès le début de la Révolution, nombreux furent les économistes et les hommes politiques qui crurent à la possibilité d'obtenir par la vente des biens nationaux une meilleure répartition de la propriété, en la considérant comme le moyen initial de faire accéder de nombreux cultivateurs à la propriété du sol. Aussi avons-nous consacré la plus grande partie de nos recherches à déterminer de façon aussi exacte que possible ce qu'avaient été la participation et le bénéfice des diverses classes sociales. L'importance de ces considérations ne nous a pas fait perdre de vue certains aspects de la question qui, bien que secondaires, méritent de retenir l'attention des historiens.

25 euros (code de commande : 28340 - vendu).

 

DEMART (Pierre) — À la lueur de mon quinquet. Préface de Louis Piérard. Bruxelles, Sobeli, 1951. In-8° broché, 236 p., illustrations in et hors texte, hommage de l'auteur, rare.
Avant-propos :
   L'auteur regrette l'obligation dans laquelle il s'est trouvé de développer, dans les récits qui vont suivre, un peu de technique minière. Il espère toutefois que le lecteur, bientôt intéressé par l'exposé des déboires journaliers du mineur, excusera les ternies de son métier.
   En outre, le conteur a cru indispensable de citer sans y rien modifier, les excellentes expressions patoises de ses personnages afin de conserver la saveur toute gauloise et la couleur locale spécifiquement boraine de leur langage.
   Comment retracer d'ailleurs les difficultés journalières rencontrées autrefois par les agents de maîtrise de nos fosses, sans utiliser, pour les décrire, leur patois – rocailleux sans doute – mais si imagé, leur vocabulaire si expressif mais si malaisément transposable.
   Peut-on se figurer un chef porion s'adressant à un sclauneur autrement qu'en wallon ? Voyez-vous ce dialogue traduit en un français académique ?
   Évidemment, s'astreindre pendant la lecture à couper le fil du récit pour recourir aux traductions est particulièrement désagréable, mais, en compensation, quelle vigueur dans l'expression citée telle quelle jaillit de la bouche de nos braves charbonniers.
   C'est pourquoi il a été estimé que le récit fidèle de faits authentiques ne pouvait s'accommoder que du vocable exact employé par les héros de ces événements.
   Autre information au lecteur : quelques-uns des acteurs mis en jeu dans À la lueur de mon quinquet étant encore en vie, il a été procédé à de légères déformations et de leur nom et de ceux des localités où ils évoluaient, ceci pour donner aux exposés plus d'aisance et aux jugements plus de liberté.

25 euros (code de commande : 28333).

 

DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, envoi de l'auteur, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. La bataille.
      1. Engagement de Boussu.
      2. Rappel de la bataille de Jemappes.
      3. Évocation de la personne de Dumouriez.
      4. Des militaires d'origine belge dans l'armée française.
      5. Essai de réhabilitation de Dumouriez.
   3. Souvenirs de la bataille. Évocation par...
      1. Les sculpteurs.
      2. Un petit tour en Autriche.
      3. Retour en Belgique et en France.
      4. Les écrivains.
      5. La musique.
      6. L'affiche.
      7. Les peintres.
      8. L'armée française. Les drapeaux.
   4. Le monument de Jemappes.
      1. L'idée.
      2. Les Amitiés françaises.
      3. L'inauguration de 1911.
      4. Et l'opposition...
   5. La guerre 1914-1918.
     1. La destruction.
      2. Jemappes et la guerre.
      3. La reconstruction, l'inauguration de 1922.
   6. La guerre 1940-1945.
   7. Les commémorations.
      1. Aspect particulier du 160e anniversaire.
      2. Et l'opposition...
      3. Autres commémorations et le Coq aujourd'hui.
   8. Les morts de la bataille.
      1. Le vide autour de leur mémoire.
      2. Questions et réponses au sujet des fosses communes.
   9. Supplément inédit. Histoire de la bataille par ceux qui y prirent part.
   10. Conclusion.
   11. Bibliographie.
   - Tables.

12 euros (code de commande : 28337).

 

[LE DRAPEAU ROUGE]. Pages glorieuses de l'Histoire du Parti communiste de Belgique. Le Drapeau Rouge clandestin. Préface de Jean Terfve. Bruxelles, Fondation Joseph Jacquemotte, 1971. In-4° collé, 232 p., couverture un peu défraîchie.
Préface :
   À l'occasion du 50e anniversaire de la fondation du Parti Communiste de Belgique, il nous a semblé intéressant et utile de reproduire, rassemblée dans un seul volume, la collection complète des numéros du Drapeau Rouge, organe du Comité Central de notre parti, édités et diffusés clandestinement pendant la période de l'occupation hitlérienne.
   Intéressant, parce que la collection complète des 73 numéros qui s'échelonnent de février 1941 à août 1944 est actuellement quasi introuvable.
   Nous remercions d'ailleurs M. J. Vanwelkenhuyzen, Directeur du Centre des Recherches et Études historiques de la 2èmé guerre mondiale, qui nous a permis d'assurer une reproduction convenable des numéros 1, 7, 35 et 36 dont nous ne possédions que des exemplaires en très mauvais état.
   Utile, parce que la lecture attentive de toute la série des Drapeau Rouge clandestins permet de saisir et de comprendre quelle a été la politique du Parti Communiste pendant la guerre, quels ont été les objectifs successifs sur lesquels a été centrée son action et en même temps quelle a été l'ampleur et l'originalité du rôle qu'il a rempli dans la résistance à l'occupant.
   La lecture des textes originaux contribuera à rétablir une vérité odieusement malmenée par la meute des anticommunistes de toutes tendances et fera comprendre pourquoi, aux heures exaltantes de la libération en septembre 1944, le Parti Communiste apparaissait à juste titre aux yeux des travailleurs et d'une partie importante des patriotes comme ayant été une des forces organisées essentielles de la lutte contre le fascisme et l'occupation étrangère.
   Le Drapeau Rouge n'a pas été la seule publication clandestine du Parti. Une quantité extrêmement importante de tracts, de journaux locaux, de journaux d'entreprises, de publications destinées aux diverses catégories sociales a été rédigée et diffusée par nos soins.
   Mais le Drapeau Rouge dont la parution a été assurée d'une façon quasi ininterrompue de février 1941 à août 1944, en dépit d'une répression féroce qui a coûté au Parti plusieurs milliers de militants, a rempli le rôle essentiel de moniteur de l'action.
   C'est lui qui a fait connaître la ligne générale de la politique voulue par le Parti, c'est lui qui l'a portée à la connaissance de tous les militants séparés les uns des autres par les dures nécessités de la lutte clandestine, c'est lui qui a permis aux communistes de mener pendant 4 ans une lutte cohérente, dans une orientation déterminée et sur des mots d'ordre précis appropriés aux modifications de situations.
   Constituant en lui-même par la régularité et la permanence de sa parution la démonstration de la nécessité et de la valeur de l'organisation, il transmettait à tous cette volonté d'organisation que le Parti considérait comme un élément essentiel du succès de la lutte.
   Cette volonté elle s'est affirmée dès le premier jour lorsque le Parti seul, prenant le contrepied de la résignation des autres formations politiques du pays, a proclamé sa détermination de se maintenir comme Parti, nonobstant les conditions de l'occupation étrangère.
   Elle est apparue d'une façon constante et dans tous les secteurs : pour le développement de la lutte armée, avec l'Armée Belge des Partisans ; pour la lutte à l'échelon des entreprises, avec les Comités de lutte syndicale (C.L.S.) ; pour la lutte à la campagne, avec les Comités de Défense paysanne ; pour la défense concrète des juifs, avec le Comité de Défense des Juifs (C.D.J.) ; pour l'unification de toutes les forces de la résistance, avec le Front de l'Indépendance.
   Parallèlement le Drapeau Rouge a été en permanence le porteur de la volonté d'action qui animait le Parti.
   On oublie trop aisément que pendant la guerre l'entraînement à la lutte réelle contre l'occupant ne fut pas un phénomène spontané. Si des milliers d'hommes, venus de tous les horizons, ont multiplié pendant quatre ans des actes de courage et d'audace héroïques il n'en demeure pas moins que le combat contre la résignation d'abord, contre l'attentisme ensuite fut une nécessité permanente.
   Convaincre les travailleurs dès 1941 que la lutte revendicative à l'entreprise – allant jusqu'à la grève de masse – était possible et nécessaire même sous occupation étrangère, c'était aller contre un courant dont les cadres politiques et syndicaux traditionnels portaient la responsabilité.
   Passer de la résistance passive au sabotage organisé et à la lutte armée contre les collaborateurs et les occupants, faire accepter que cette lutte était possible et nécessaire, nonobstant les mesures de répression qu'elle pouvait entraîner, était une tâche ardue et difficile.
   Et durant la dernière période de l'occupation tenter de surmonter les courants centrifuges, provoquer le regroupement de toutes les forces dispersées de la résistance et surtout entraîner ces forces dans une action propre de libération, dans un véritable soulèvement national, cela impliquait une volonté consciente et un effort de tous les instants.
   Nous revendiquons l'honneur en tant que communistes d'avoir été en permanence aux avant-postes dans la lutte pour l'organisation et pour l'action, et d'avoir ainsi imprimé à la Résistance une orientation qui fit sa force.
   Les 73 numéros du Drapeau Rouge clandestins qui constituent ce recueil en sont l'irréfutable témoignage.

20 euros (code de commande : 28345 - vendu).

 

[FRIST (E.)] — Maisières le village où s'est installé le SHAPE. Voyage à travers les siècles. Préface de Marcel Stiévenart. Maisières, Le Maisières, [1968]. In-8° carré broché, 76 p.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre I. Un atelier de tailleur de silex et un mégalithe.
   Chapitre II. Des souvenirs romains et gallo-romains par milliers.
   Chapitre III. Et voici qu'apparaît « Maisières ».
   Chapitre IV. Combats sanglants, première église et maïeur de Maisières.
   Chapitre V. Un seigneur de Maisières, l'origine de la Procession du Car d'Or.
   Chapitre VI. Inondations et guerres.
   Chapitre VII. Une charte-loi - Une école.
   Chapitre VIII. Désordres et morts.
   Chapitre IX. Grande-route et Bruyères des onze villes.
   Chapitre X. Plaine d'exercice et autonomie retrouvée.
   Chapitre XI. Du début du XXe siècle jusqu'à l'installation du S.H.A.P.E.
   Annexe I. Serviteurs de la commune.
   Annexe II. Un grand nom [Vilain XIIII].

10 euros (code de commande : 28341 - vendu).

 

GARNIR (George) — Le Commandant Gardedieu. (Mœurs montoises d'avant-guerre.) Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, 196 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans un précédent volume, le signataire du présent livre a exposé comment, au début de 1927, il avait acquis un lot de papiers manuscrits, au cours d'une vente « par suite de décès » qui avait eu lieu à Mans, dans une petite maison de la rue des Blancs-Mouchons, abandonnée depuis le début de la guerre. Ces manuscrits étaient le Journal de Gédéon Gardedieu et le Mémorial de Tartarin. Nous avons relaté comment, s'ennuyant à mourir à Beaucaire, où A. Daudet l'avait laissé, Tartarin s'était acheminé vers le Nord, quelques années avant la guerre et avait élu domicile à Mons. Nous avons conté comment Mons l'adopta et les aventures qui lui advinrent dans la cité du Doudou, ainsi qu'à son ami Gédéon Gardedieu, commandant du bataillon des Chasseurs éclaireurs. Nous avons dit aussi à la suite de quels événements Gédéon Gardedieu avait supplié Tartarin de quitter cette ville de Mons qui, transformée à l'image du héros tarasconnais, se grisait d'imaginations, de craques et de vantardises : avec un entraîneur comme Tartarin, les Montois., ces Tarasconnais du Nord, étaient – sauf respect – en train de battre le record de la Menterie.
   Alarmé, le commandant Gardedieu avait compris qu'il était temps d'enrayer et, de Tarascon où il s'était rendu pour enquêter sur le passé de Tartarin, il lui avait écrit :
   « ....voilà pourquoi, en conclusion de cette lettre, je suis obligé de vous parler gravement : Mons n'est plus Mons, Tartarin ; ou plutôt Mons, le Mons de l'heure présente, est dangereusement transformé par la louffoquerie de votre Midi. Je vous accorde que le terrain était préparé, que le bouillon de culture était un consommé unique. Mais, tout de même, je suis en droit de vous dire, moi qui représente, dans mon cher petit trou de ville, la tradition : « Tartarin, qu'avez-vous fait de mes Montois ? »
   Écoutez-moi, mon cher et bon ami : je remplis un devoir ! Je viens vous demander, au nom de ma cité natale, au nom de mon pays, dont la réputation de sagesse et d'équilibre est mondiale : « Ne croyez-vous pas, Tartarin, que le moment est venu d'aller exercer ailleurs votre joyeuse mais coupable industrie ? »
   Tartarin, noblement, avait répondu :
   ... Je quitterai Mons, Gédéon. Le temps de faire mes malles... Quand vous y reviendrez, vous ne m'y trouverez plus. Je laisserai dans votre petit trou de ville une partie de moi-même, la meilleure : un morceau de mon cœur ; mais, puisque vous croyez que je ferais du mal aux vôtres en y restant... Tartarin n'a jamais voulu et n'a jamais fait de mal à personne.
   J'emmènerai avec moi mon fidèle Aimé Bouton, mon disciple : ses facultés d'« inventioneux » – comme il aime à se qualifier lui-même – ont d'ailleurs compromis son commerce et renfoncé son petit ventre plat (en sorte que, si ça devait continuer, la peau de son ventre collerait bientôt à celle de son dos) et dégarni les moustaches gauloises de ses sourcils. Il est devenu – et je m'en accuse s'il se doit – un bienheureux ivrogne de l'Imaginative. Si nous devions être désargentés quelque jour, nous connaissons déjà le vin que nous boirions de compagnie – le vin qui fait oublier et qui ne coûte rien. Mais nous trouverons bien, grâce à Daudet ou à sa descendance, un bureau de tabac, quelque part sur le Rhône... Et nous parlerons souvent de Mons, au comptoir, en débitant du Caporal.
   ...Adieu, Gédéon ! Vous m'avez écrit des paroles dures. Je vous les pardonne, parce que je vous aime. Épousez la femme montoise que votre cœur choisira et, quelquefois, quand, vos enfants ayant gagné leur chambre, vous serez seuls, à deux, sous la lampe amie, dans la vieille maison paternelle et que sonnera la grosse cloche du Château, donnez une pensée – sinon une larme à votre vieil ami,
      Tartarin.
   Nos renseignements sur Gédéon et Tartarin en étaient restés là et nous nous proposions d'aller à Mons interroger « la commune renommée », quand de nouveaux documents furent découverts dans le grenier de la maison de la rue des Blancs-Mouchons.
   C'est la suite du journal de Gédéon.
   Nous avons patiemment inventorié ces papiers : de pittoresques épisodes se sont ainsi dégagés qui font connaître tels traits nouveaux de l'âme montoise en général et l'âme de Gédéon Gardedieu en particulier.
   Daigne le lecteur s'intéresser ici au récit de ces avatars inédits du grand homme montois, comme il a bien voulu s'intéresser aux épisodes qui lui furent déjà comptés.

12 euros (code de commande : 28331 - vendu).

 

GATTI (Armand) — La parole errante. Préambule par Michel Séonnet. Lagrasse, Verdier, 1999. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 1757 p., exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préambule. Nous en marche vers l'univers, par Michel Séonnet.
   - Notule adventice avec mode d'emploi et de contre-emploi.
   - Bas-relief pour un décapité.
   - Deux tibias humains plantés sur la plaine que domine le niveau de la mer.
   - Les pages.
   - Les chapitres.
   - Plainte du manuscrit à l'encontre de l'auteur.
   - Interface.
   - Les possibilités du livre à venir.
   - URSS, pays qui n'existe pas.
   - Trois samizdatsà la recherche du mot baleine.
   - Cuba (par nous).
   - Les feuilles et la veillée funèbre.
   - Berlin.
   - Montbéliard.
   - Le 4e trajet ou la traversée des Pyrénées.
   - Saint-Nazaire et le langage de la mer.
   - Dialogues sous la tempête, éclatés et à reconstruire à l'infini, jusqu'à l'internationale parabole d'une scission continuelle entre paroles et idées.
   - La route d'Irlande.
   - De nouveau le trajet des matricules, ou la tentative d'écrire le livre par Paul Engoulevent II.
   - Ce n'était qu'un jeu de mots ou l'histoire de Chicago.
   - La piste nord-américaine.
   - Le livre d'Auguste, selon les mots des matricules.
   - Au pays du milieu.
   - Sans-titre (le livre des probables avortés).
   - Les chats de Schrödinger.
   - Le livre des oiseaux.
   - Léonard de Vinci plébiscité auteur du roman des mots qui se racontent par les mots eux-mêmes.
   - Épilogue.

28 euros (code de commande : 28318).
Prix neuf : 42,60

 

GENET (Jean) — L'Ennemi déclaré. Textes et entretiens. Édition établie et annotée par Albert Dichy. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 425 p., illustrations hors texte, (collection « Œuvres Complètes », n° VI), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Articles, entretiens, déclarations, préfaces, manifestes ou discours, les textes des interventions de Genêt, ici rassemblés, témoignent d'un paradoxe : celui qui fut l'écrivain le plus solitaire, le plus retranché de son temps fut aussi, durant les vingt dernières années de sa vie, l'un des plus présents sur la scène publique. De Chartres à Chicago, de la Goutte-d'Or au camp de Chatila, des rives du Jourdain aux ghettos noirs d'Amérique, ce livre retrace l'aventure littéraire et politique, menée aux frontières de l'Occident, aux côtés des exclus du monde et des peuples en révolte, par un poète qui n'a jamais revendiqué d'autre titre que celui de vagabond.

15 euros (code de commande : 28308).

 

GOURÉVITCH (Anatoli) — Un certain monsieur Kent. Paris, Grasset, 1995. In-8° collé, 315 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état et avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Officier de renseignement dans l'Armée rouge, Anatoli Gourévitch a été infiltré à l'Ouest, juste avant la Seconde Guerre mondiale. Adjoint de Léopold Trepper, que la légende a présenté comme le grand chef d'un « Orchestre rouge » mis en place par l'URSS dans toute l'Europe, Gourévitch, sous le nom de Kent, sera le vrai responsable de ce réseau d'espionnage en Belgique, puis en France, une fois la guerre déclarée.
   Arrêté fin 1942 par la Gestapo, Kent-Gourévitch feint d'accepter d'intoxiquer Moscou en envoyant de faux messages à sa centrale. En réalité, il joue un triple jeu dont, en dernier ressort, l'URSS est bénéficiaire. Si bien qu'aux derniers jours de la guerre il réussit à convaincre le Sturmbann-fùhrer SS Pannwitz, l'un des principaux responsables de la lutte contre l'espionnage soviétique, de l'accompagner jusqu'à Moscou.
   Pourtant, ce n'est pas le héros que les autorités soviétiques accueillent. Immédiatement arrêté et enfermé à la Loubianka, la sinistre prison du NKVD, on lui reproche, comme à d'autres grands espions soviétiques, d'en savoir trop sur les négligences de l'état-major communiste, et surtout de Staline surpris par l'attaque allemande de juin 1941 malgré les avertissements de dizaines d'agents dans le monde, dont lui, Kent.
   Condamné au goulag, il n'en sortira que début 1960, mais il lui faudra encore attendre trente ans pour être réhabilité et rétabli dans ses droits et titres.

13 euros (code de commande : 28322 - vendu).

 

GUATTARI (Félix) — La révolution moléculaire. Fontenay-sous-Bois, Recherches, 1977. In-8° broché, 391 p., (collection « Encres »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Que les marginaux cessent de s'inquiéter, on leur donnera le « droit à la parole ». Mais à la condition qu'ils se tiennent à leur place, qu'ils ne menacent jamais sérieusement l'ordre établi. On a bien fini par s'entendre avec les classes ouvrières – tout au moins avec leurs bureaucraties –, par s'associer avec les politiciens du « tiers monde », pourquoi ne pas prendre en compte, aujourd'hui, les revendications du « quart monde » ?
   Mais que se passera-t-il si la marginalité sort de la marge, si les minorités submergent les consensus majoritaires ? Les vieilles luttes de classe sont à bout de souffle ; elles n'auront abouti, en fin de compte, qu'à consolider les rapports de production capitalistes et à fonder des empires bureaucratiques d'une cruauté implacable. Cependant, la révolution se cherche d'autres voies, à la fois plus internationales et plus moléculaires. Elle passe à travers les nations, les races, les sexes, les classes d'âge... Ses mots d'ordre ne cristallisent plus seulement sur des questions de « niveau de vie », mais également de mode de vie, d'environnement, de corps, de désirs... Plus personne, dès lors, ne pourra parler en son nom. Les classes ouvrières des pays industriels y trouveront sans doute leur place, mais aux côtés et non plus à côté de la masse des déshérités du monde entier, de la masse des femmes surexploitées, des enfants prisonniers des ghettos familialistes, des jeunes traités comme de la chair à saucisse sémiotique...
   Ce livre réunit des articles où l'auteur s'est efforcé de repérer, au fil de l'actualité, les indices de cette nouvelle révolution moléculaire. Il présente également quelques ébauches théoriques susceptibles d'être reprises à d'autres niveaux.

20 euros (code de commande : 28303).

 

[HAINAUT - GRAVURE]. HOMANN (Johann Baptist)Comitatus Hannoniæ in suas quasque Castellanias Balliviatus Praefecturas et Territoria accuratè divisi descriptio exhibita à Ioh. Bapt. Homanno Noribergæ. Nuremberg, Homann, [ca 1705-1714]. Grande gravure coloriée, papier plissé dans le coin inférieur droit et quelques petites déchirures (sans perte) dans les marges.
Dimensions :
   - Dessin : 578 x 484 mm.
   - Cuvette : 594 x 494 mm.
   - Feuille : 605 x 526 mm.
   C'est en 1702 que Johann Baptist Homann (1663-1724) fonda son entreprise de gravure. En 1715, Charles VI lui octroya le titre de Géographe impérial. Il doit sa notoriété à la publication, en 1716, de son Grosser Atlas ueber die ganze Welt. Après sa mort, son entreprise fut poursuivie par son fils Christoph (1703-1730) et cessa son activité en 1848.
   La carte du Hainaut est très décorative et est enrichie d'un très beau cartouche aux armes du comté. Très détaillées, elle est bordée au nord par les villes de Renaix, Grammont et Hal ; à l'ouest par Tournai, Douai et Cambrai ; au sud par Landrecies, Avesnes et Rocroix et à l'est par Mariembourg, Philippeville et Charleroi. On y trouve dans la partie centrale, les plans des villes de Mons, Valenciennes, Condé, Le Quesnoy, Maubeuge, Ath, etc.
Bibliographie :
   - Brüggemann (Theodor), Handbuch zur Kinder- und Jugend-literatur von 1570 bis 1750, col. 1419-1420, n° 440.

140 euros (code de commande : 28329).

 

HIMES (Chester) — Black on Black. Nouvelles traduites de l'américain par Yvonne et Maurice Cullaz. Paris, Éditions des Autres, 1979. In-8° collé, 241 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Black on Black : 16 nouvelles inédites en français de Chester Himes. Des champs de coton du Sud à la touffeur de Harlem, l'univers émouvant et violent du grand écrivain noir Américain.
Ce recueil contient :
   - L'argent pour la mission (1949).
   - Un pauvre con de nègre (1937).
   - La nuit est faite pour pleurer (1937).
   - Le paradis des côtes de porc (1938).
   - Maître d'hôtel (1938).
   - Un déjeuner au Ritzmore (1942).
   - Dans la nuit (1942).
   - Le ciel a changé (1943).
   - Le coton va encore me tuer (1944).
   - Tous les enfants du Bon Dieu ont leur fierté (1944).
   - Le cadeau de Noël (1944).
   - Il ne lui manque que les pieds (1945).
   - Encore une façon de mourir (1946).
   - Rire noir (1946).
   - Da-Da-Di-I-I (1948).
   - Tang (1967).
   - Prédiction (1969).

10 euros (code de commande : 28307).

 

HUISMAN (Bruno) et RIBES (François) — Les philosophes et le corps. Paris, Dunod, 1992. In-8° broché, 444 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Mépriser son corps ou du moins ne pas en tenir compte ; préférer toujours la noblesse de l'âme et de la pensée à la bassesse du corps et de la chair ; faire comme si le corps n'existait pas : tel fut longtemps le credo que l'opinion attribua aux philosophes dans la pensée du corps.
   L'opinion ne se trompe jamais tout à fait : la relation du philosophe au corps est essentiellement ambiguë. Même quand il admire la perfection de la machine corporelle, il déplore sa finitude et le caractère servile de son existence.
   Mais la philosophie est plurielle : il y a aussi des philosophes, et non des moindres pour affirmer la prééminence du corps, pour faire l'apologie de sa dimension sensuelle et pour situer dans sa corporéité la grandeur de l'homme.
   À travers les antagonismes, la question de l'union de l'âme et du corps nous revient sans cesse : comment un corps peut-il penser ? Comment y a-t-il de la pensée dans du corps ?

13 euros (code de commande : 28304).

 

[LAERMANS (Eugène)]. MARET (François) — Eugène Laermans. Bruxelles, Elsevier, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 13, [3] p., une illustration en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 248), en bel état.
Extrait :
   Eugène Laermans occupe une place de tout premier plan parmi les peintres de l'École belge contemporaine. Né en 1864, il appartient à cette génération, riche en talents divers, dont l'activité débute, grosso modo, avec le dernier quart du XIXe siècle, – avec ce renouveau de nos lettres qu'on a appelé « la Jeune Belgique », – pour s'étendre jusqu'à la Première Guerre mondiale, et même au-delà. Parmi cette génération, celle de l'Impressionnisme triomphant, Laermans fut précisément un de nos rares peintres d'envergure qui surent résister à l'envahissement de la mode.
   Il était le cadet d'une famille bourgeoise, – la mère bouchère, le père caissier de banque et conseiller communal, – installée à Molenbeek, faubourg de Bruxelles, à la lisière de la zone rurale. Rien ne faisait prévoir que ce milieu terre à terre allait donner le jour à un grand artiste.

10 euros (code de commande : 28321).

 

LAPLACE (Pierre-Simon de) — Exposition du système du monde ; par M. le Marquis de Laplace, Pair de France, Grand-Officier de la Légion-d'Honneur, de l'Académie française, membre du Bureau des Longitudes de France, des Sociétés royales de Londres et de Gottingue, des Académies des sciences de Russie, de Danemarck, de Suède, de Prusse, des Pays-Bas, d'Italie, etc. Garantie conforme à la cinquième édition, de Paris, revue et augmentée par l'auteur. Bruxelles, De Vroom, 1826. [Bruxelles, / Imprimerie de P.-M. de Vroom, Libraire-Éditeur, / Rue de Louvain, près le boulevart. / 1826.] In-8° demi-veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre beige, reliure frottée, petits accrocs à la coiffe et à la queue, VIII, 552 p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par Lavigne.
Extrait de l'étude de Marco Segala :

   L’Exposition du système du monde (1796) est, parmi ses ouvrages, le livre qui couronne les intentions de Laplace comme scientifique et comme auteur : faire progresser la connaissance, la partager, et passionner les lecteurs pour la vision scientifique du monde et la recherche bien conduite. [...]
   L’occasion qui donna à Laplace la volonté de composer l’Exposition fut le cours en sciences exactes qu’il dispensa à l’École normale entre janvier et avril 1795. C’était l’époque de la composition de sa monumentale Mécanique céleste, et Laplace avait pour projet d’introduire auprès des étudiants certains des résultats de ses recherches en mécanique rationnelle et en astronomie. Mais l’expérience d’un public fortement hétérogène et la fermeture soudaine et inattendue de l’École le conduisirent à procéder à la préparation d’un manuel de référence qui ne demandât pas l’emploi des mathématiques et qui se proposait d’offrir, selon le titre original, la Description du système du monde.
   Le titre fut changé à la parution de l’ouvrage, l’année suivante. Le succès fut immédiat. La manière rigoureuse de traiter les sujets et l’introduction des contenus les plus récents donnèrent rapidement à l’ouvrage le statut d’un classique. Organisé en cinq livres, il commençait en décrivant le ciel comme il est observé et les mouvements apparents des planètes, de la lune, du soleil, des comètes et des étoiles. Aux mouvements réels des corps célestes était consacré le livre second, tandis que le troisième présentait les lois de la mécanique et un résumé des principaux résultats de la mécanique rationnelle au XVIIIe siècle. Les lois de la gravitation et les résultats des recherches de l’auteur faisaient l’objet du quatrième livre, qui n’épargnait pas au lecteur l’analyse des perturbations gravitationnelles et de leur action sur le mouvement et la forme des corps célestes. Enfin, le cinquième livre présentait un Précis de l’histoire de l’astronomie qui se concluait par le chapitre qui est devenu le plus célèbre et le plus cité des ouvrages scientifiques, où Laplace proposait une hypothèse sur l’origine du système solaire (souvent fautivement nommée « hypothèse nébulaire ») et une autre sur la nature de l’univers, considéré comme une immense collection d’étoiles comme le soleil groupées dans des nébuleuses.
   Le succès de l’Exposition convainquit Laplace de l’importance de mettre à jour les contenus de l’ouvrage pendant les années suivantes, un engagement qu’il gardera toute sa vie. Il prépara cinq autres éditions, qui parurent en 1799, 1808, 1813, 1824 et 1835 (posthume).
Introduction :
   De toutes les sciences naturelles, l'Astronomie est celle qui présente le plus long enchaînement de découvertes. Il y a extrêmement loin de la première vue du ciel, à la vue générale par laquelle on embrasse aujourd'hui les états passés et futurs du système du monde. Pour y parvenir, il a fallu observer les astres pendant un grand nombre de siècles ; reconnaître dans leurs apparences, les mouvemens réels de la terre ; s'élever aux lois des mouvemens planétaires, et de ces lois, au principe de la pesanteur universelle ; redescendre enfin de ce principe, à l'explication complète de tous les phénomènes célestes, jusque dans leurs moindres détails. Voilà ce que l'esprit humain a fait dans l'Astronomie. L'exposition de ces découvertes et de la matière la plus simple dont elles ont pu naître et se succéder, aura le double avantage d'offrir un grand ensemble de vérités importantes, et la vraie méthode qu'il faut suivre dans la recherche des lois de la nature. C'est l'objet que je me suis proposé dans cet Ouvrage.
Bibliographie :
   - Gillispie (Charles Coulston, dir.), Pierre-Simon Laplace, 1749-1827 : A Life in Exact Science, B, p. 282.
   - Hahn (Roger), Le Système du monde - Pierre Simon Laplace, un itinéraire dans la science.
   - Segala (Marco), La genèse de la troisième édition de l’Exposition du système du monde, dans Genesis (Manuscrits - Recherche - Invention), n° 34 - 2012, pp. 123-134, § 6, 7 et 8.

120 euros (code de commande : 28295).

 

LARBAUD (Valery) — D'Annecy à Corfou. Journal 1931-1932. Édition établie et annotée par Claire Paulhan et Patrick Fréchet. Paris, Claire Paulhan - Éditions du Limon, 1998. In-8° broché sous couverture rempliée, XIX, 370 p., édition originale, exemplaire numéroté (n° 550), en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Valery Larbaud a tenu un Journal pendant presque toute sa vie valide ; il en a détruit certaines parties, publié ou conservé d'autres, qu'il a faits relier : ce « giornaletto » 1931-1932 que nous publions intégralement aujourd'hui, illustré de documents provenant des archives de l'écrivain, forme son carnet de bord de sa cinquante-et-unième année : il y a noté les choses vues et entendues, les rencontres, le courrier reçu et expédie, les sollicitations des fâcheux et autres « Pelmazoïdes », les livres ou manuscrits en cours de lecture, ses recherches littéraires, ses " works in progress " – en l'occurrence, L'Amour et la Monarchie qui restera inachevé, Le Vaisseau de Thésée, La Chartreuse de Grenade... Depuis Annecy – sur les traces de ses ancêtres proscrits –, jusqu'à l'île de Corfou – qui fut vénitienne, française, russe et anglaise –, en passant par Genève, Paris, Valbois, Vichy, Milan, Gênes, Rome, Naples..., Valery Larbaud voyage et villégiature en compagnie de la femme camée, Maria Angela Nebbia.

15 euros (code de commande : 28327).

 

LAURENT (Emmanuel) — Les mystères de la mine. Marcinelle - Charleroi, Dupuis, Fils et Cie, [1943]. In-8° broché, 156 p., illustrations in et hors texte.
Table des matières :
   - Une forêt avant le déluge.
   - Les iguanodons de Bernissart.
   - Un herbier gigantesque.
   - L'exploitation des mines.
   - La baguette divinatoire.
   - Manières d'atteindre la houille.
   - Les détracteurs du charbon.
   - Vieux charbonnages liégeois.
   - La maladie du printee de Liège.
   - Les défenseurs du charbon.
   - La disette du bois.
   - L'essor de l'industrie houillère.
   - Le transport.
   - Les charbonniers contre l'impôt.
   - Vieux charbonnages borains.
   - Les cités ouvrières.
   - Les couches.
   - Les noms des veines.
   - Une mine, repaire de brigands.
   - Des veines de coke ?
   - Les dégagements instantanés.
   - Les montagnes embrasées.
   - Les cloches.
   - Descente dans les mines.
   - Le cuffat.
   - Une descente dans une mine en 1865.
   - Les échelles.
   - La Warocquière.
   - Inventeurs liégeois et suédois.
   - Les moyens modernes.
   - Chutes dans le bougnou.
   - L'exhaure des eaux.
   - La machine de Marly.
   - La pompe à feu de Bois-du-Luc.
   - Le coup d'eau de Gosselies (1860).
   - L'aérage.
   - La catastrophe de New Hartley Colliery.
   - Les explosifs.
   - L'éclairage.
   - Humphry Davy.
   - La première lampe Davy.
   - La seconde lampe Davy.
   - Les perfectionnements de la lampe Davy.
   - Le sauvetage et la lutte contre le grisou.
   - Une explosion singulière.
   - Un bilan horrifiant.
   - Les écoles des mines.
   - Maladies des mineurs.
   - Législation minière.
   - Une grève au XVIIIe siècle.
   - Ce que contient une gaillette.
   - Le gaz d'éclairage.
   - Le charbon, fixateur de la pensée, de la physionomie, et producteur d'électricité et de lumière.
   - Diamant et gaillette.
   - À la recherche de la pierre philosophale.
   - Du soleil en conserve.

25 euros (code de commande : 28332).

 

LEFÈVRE (Jean) — Saints familiers de Wallonie. Première série. Pays de Sambre, de Meuse, Ardennes, Hesbaye et Condroz. Illustrations de E. Barmarin. Tournai - Paris, Casterman, 1947. In-8° broché sous couverture rempliée, 150 p., illustrations, petit cachet humide ex-libris aux pages de garde et de faux-titre et à la p. 9, seul volume paru.
Table des matières :
   Préface.
   - Landelies sur la Sambre : Saint Landelin, abbé et brigand.
   - Lobbes sur la Sambre : Saint Ursmer, abbé et prédicateur.
   - Onhaye-sur-Meuse : Saint Walhère, prêtre et martyr.
   - Andenne-sur-Meuse : Sainte Begge, épouse et abbesse.
   - Huy-sur-Meuse : Saint Mort, le ressuscité, qui fut bûcheron et ermite, puis mourut - Saint Domitien, dompteur bénévole de dragons - Saint Jean l'Agneau, qui fut cultivateur, puis évêque - Sainte Yvette de Huy, veuve et recluse.
   - Amay-sur-Meuse : Sainte Ode d'Amay, princesse et assistante sociale.
   - Liège : Saint Lambert, évêque et sportif - Sainte Julienne de Cornillon.
   - Amberloup-en-Ardenne : Sainte Ode en Ardenne, d'abord religieuse, puis ermite.
   - Salnt-Hubert-en-Ardenne : Saint Hubert, chasseur, puis évêque et pêcheur.
   - Iwoix-en-Ardenne : Saint Walfroy, d'abord stylite, puis piéton.
   - Stavelot-en-Ardenne : Saint Remacle, abbé, qui fut plus malin que le diable.
   - Saint-Trond-en-Limbourg : Saint Trond, maçon d'occasion, abbé et prédicateur de la Hesbaye.
   - Nassogne-en-Ardenne : Saint Monon, ermite et sonneur.

13 euros (code de commande : 28306 - vendu).

 

[LÉNINE (Vladimir Ilitch Oulianov)]. Lénine tel qu'il fut. Par J. Staline, V. Molotov, K. Vorochilov, S. Ordjonikidzé, N.K. Kroupskaiä, O. Piatnitski, D. Manouilski, Marie Oulianova, M. Gorki, Clara Zetkin et autres. Paris, Bureau d'Éditions, 1934. In-8° broché, 272 p., illustrations, exemplaire non coupé, rousseurs à la couverture, rare.
Note de L. Guerero, auteur du recueil :
   Pour quiconque a lié sa vie à celle du prolétariat révolutionnaire et à sa lutte, l'existence de Lénine, où la théorie et l'action étaient indissolublement liées, présente un immense intérêt.
   On a beaucoup écrit et parlé sur Lénine. L'institut Marx-Engels-Lénine de Moscou possède près de 3.000 livres, brochures, discours, Mémoires, récits et poésies qui lui sont consacrés. Or, ce chiffre est loin d'épuiser la liste des ouvrages sur Lénine dans toutes les langues, ni celle des légendes, fables et chansons qui vivent dans les peuples de l'univers.
  Celui qui connaît ces écrits, conçoit qu'il est extrêmement difficile, et peut-être même tout à fait impossible, de réunir en un volume : un choix de fragments qui donneraient une idée plus ou moins nette de la personnalité de Lénine.
   Nous n'avons réuni là que quelques esquisses caractérisant sa vie et son activité dans tel ou tel domaine.
   Les matériaux publiés dans la première semaine qui suivit sa mort sont particulièrement abondants. Pas de journal russe ou étranger qui n'ait parlé de lui.
   De toutes les façons qui pouvaient être envisagées pour la composition de ce recueil, la plus juste m'a paru celle qui consiste à réunir les souvenirs des meilleurs léninistes, des bolcheviks qui ont toujours fermement et sans hésitation suivi la voie de Lénine et qui, aujourd'hui, sous la direction du meilleur léniniste, le camarade Staline, continuent l'œuvre de Lénine. Lénine est mort, mais le léninisme vit dans la ligne générale du Parti communiste de l'U. R. S. S., dans la force et la puissance de l'Union soviétique, dans le premier et le second plan quinquennal, dans toute l'activité de l'Internationale communiste.
   À notre grand regret, le cadre du présent recueil ne nous permet pas d'y inclure des souvenirs touchant toutes les étapes de la vie et du travail de Lénine, surtout celle où il ébauchait les plans d'industrialisation et d'électrification de l'U. R. S. S.
   Nous n'avons pas inclus, pour la même raison, les lettres et articles d'ouvriers et de paysans, publiés le jour même de sa mort et témoignant de l'amour touchant, unique, voué à leur chef et à leur meilleur camarade par les multitudes laborieuses.
   Le lecteur comprendra sans peine qu'il nous a été impossible de présenter la biographie complète de Lénine, dans un petit recueil de souvenirs abrégés, car cette biographie, c'est celle du Parti, c'est l'histoire du Parti bolchevik depuis sa fondation. Toutefois, pour donner une idée des étapes successives de la vie de Lénine, nous disposons les articles par ordre chronologique.
   Comme introduction, le chapitre : « V. I. Lénine », par Staline, où l'on trouve tout ce qui a été écrit de plus profond et de plus vrai sur Lénine.
   La première partie embrasse le début de son activité, la naissance du Parti, la prison et la déportation, la révolution de 1905, la première et la seconde émigration – jusqu'à février 1917.
   La deuxième partie contient des souvenirs sur la révolution de Février et sur la vie illégale de Lénine sous le Gouvernement provisoire.
   La troisième partie, la plus longue, réunit des souvenirs sur sa vie et son activité après l'établissement du gouvernement soviétique.
   La quatrième partie contient quelques souvenirs sur Lénine, chef de l'Internationale communiste.
   Le formulaire rempli par Lénine permet de juger de son étonnante modestie. Il est de notoriété publique que Lénine connaissait si bien l'allemand, le français et l'anglais qu'il pouvait faire des conférences en ces langues. Or, à la question : Connaissance des langues étrangères, Lénine répond : Mal.
   Les citations de Lénine ne sont pas destinées à embellir ce livre : il ne faut pas les isoler de la situation concrète, ni les concevoir hors du moment historique où elles furent formulées. Des trente volumes des œuvres complète de Lénine, nous n'avons tiré que quelques citations, quelques idées géniales de Lénine détachées de l'ensemble de ses œuvres immortelles.
   Ce recueil aura atteint son but s'il peut inciter le lecteur à étudier les œuvres de Lénine.

20 euros (code de commande : 28319).

 

LUXEMBOURG (Rosa) — Réforme ou révolution ? Suivi de La participation socialiste au pouvoir en France et de La grève générale. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1931. In-8° broché, X, 231 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 15), exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.
Extrait de la préface :
   Les œuvres de Rosa Luxembourg, présentées ici pour la première fois aux prolétaires français, n'ont pas seulement une signification historique dans la lutte contre le réformisme d'avant-guerre de Bernstein, de Jaurès et de Millerand. Elles ont aussi un grand intérêt actuel, soit pour l'appréciation des origines théoriques de la politique socialiste des partis de la IIe Internationale d'aujourd'hui, soit pour l'appréciation de l'aile gauche marxiste en Europe occidentale (des soi-disant « gauches radicaux » allemands), dont le chef idéologique incontestable était notre glorieuse B. Luxembourg.
   En vérité, nul ne peut nier maintenant que toute la doctrine du socialisme actuel sur 1'« économie dirigée », sur les fonctions d'un « État social » qui agit au-dessus des classes et réalise le socialisme d'État, sur la transformation paisible de la société, n'ait déjà produit en France le « ministérialisme socialiste » du millerandisme et du jauressisme qui ont marqué de leur empreinte néfaste tout le mouvement ouvrier français. La critique par R. Luxembourg des bases tout à fait antiouvrières et contre-révolutionnaires de cette tactique jauressiste, qui annihile l'indépendance du mouvement ouvrier de classe et réduit le Prométhée prolétarien à la taille de l'épicier « radical », jette une lumière crue sur l'ensemble des agissements des Blum, Déat et Longuet, non seulement vis-à-vis des cabinets radicaux-socialistes des Waldeck-Rousseau d'avant-guerre, mais aussi envers les formations cartellistes d'après-guerre !
   Qui peut douter aujourd'hui que les « prémisses » du socialisme de Bernstein visant à annihiler le contenu révolutionnaire du marxisme, les thèses mensongères et falsificatrices de ses confrères allemands et français sur l'« adaptation du capitalisme », le « contrôle ouvrier » par les syndicats réformistes dans le cadre du régime bourgeois, la prise du pouvoir par la voie démocratique et le vote parlementaire, n'aient fourni des armes efficaces aux social-démocrates, pour duper les masses ouvrières et les tenir à la remorque de la bourgeoisie ? Et cela, non seulement avant la première boucherie impérialiste, mais aussi après la guerre et après la révolution victorieuse d'Octobre !
   De même, les « prémisses » théoriques de Bernstein ont eu déjà avant la guerre comme conclusion les fusillades de grévistes par Millerand, les lois de Briand sur les cheminots, et surtout la politique du colonialisme et du militarisme, frénétiquement applaudie par les Noske d'Allemagne et qui marque la continuité depuis l'avant-guerre de la politique socialiste.
   « Ce que Bernstein a montré en Allemagne, Millerand l'a démontré en France », aimait à répéter Lénine, et il en tira cette conclusion que les divergences théoriques entre les réformistes et les marxistes révolutionnaires devaient se transformer, le moment venu, en véritable guerre civile.

20 euros (code de commande : 28294).

 

MARCUSE (Herbert) — La dimension esthétique. Pour une critique de l'esthétique marxiste. [Titre original : Die Permanenz der Kunst : Wider eine bestimmte Marxistische Aesthetik.] Traduit de la version anglaise – traduite et révisée par Herbet Marcuse sous le titre : The Aesthetic Dimension. Toward a Critique of Marxist Aesthetics – par Didier Coste. Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 82 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Le propos ? Ébranler, de l'intérieur du marxisme, le corps des dogmes qui s'y sont établis touchant l'art et la littérature.
   Réduire l'art à l'idéologie, au contenu, à la lutte des classes, c'était au fond reproduire l'enfermement et la clôture caractéristiques de la société unidimensionnelle. Il faut au contraire affirmer que l'œuvre d'art a une forme, et qu'elle parle de subjectivité : c'est précisément ce en quoi elle peut s'opposer à la massivité des valeurs dominantes, c'est là que se trouve la puissance révolutionnaire, libératrice, de la dimension esthétique.
   Contre les déceptions du monde, l'œuvre d'art rappelle sans cesse la promesse de vie,« souvenir du bonheur qui fut jadis et qui veut faire retour ». Elle maintient en lumière le but que doit se fixer la praxis, perpétuant, contre toutes les forces qui cherchent à la réprimer, « le souvenir du moment de jouissance » – ou son annonce.

10 euros (code de commande : 28301 - vendu).

 

MARGOT (G.)Thuin. Guide à l'usage du touriste. Géographie & histoire locales. Promenades. Renseignement pratiques. Thuin, Huaux, 1936. In-8° agrafé, 69, [48 (publicités)] p., illustrations en noir, bon exemplaire malgré le coin inférieur manquant (sans perte de texte) au dernier feuillet blanc et et au second feuillet de couverture, peu courant.
Avant-propos :
   Plusieurs notices relatives à notre ville ont paru. Depuis de nombreuses années elles sont épuisées et le touriste qui vient à Thuin est réduit à demander son chemin, à mendier des renseignements. Il s'en retourne alors avec la pénible impression de ne pas avoir été attendu.
   Nous voulons obvier à cet inconvénient et, par ce modeste guide, mettre quiconque viendra à Thuin en mesure de se diriger seul, et de goûter, sans l'indiscrète intervention d'un tiers, les beautés que recèle notre bonne cité.
   Nous espérons que notre humble contribution à faire connaître Thuin ne sera pas inutile et que le touriste gardera de notre vieille ville le meilleur souvenir.
   Après avoir fourni quelques notions de géographie locale, après avoir esquissé l'histoire de la ville, nous tracerons un itinéraire choisi et nous noterons des détails curieux sur les monuments rencontrés.
   Nous indiquerons ensuite, pour le touriste qui séjourne à Thuin, quelques promenades brièvement commentées.
  À part de brèves notes sur Lobbes, systématiquement nous ne parlerons que de Thuin, mais nos lecteurs trouveront, faisant suite à notre travail, une notice sur l'Abbaye d'Aulne. Un jour viendra, peut-être, où un guide combiné Lobbes - Thuin - Aulne, fera mieux connaître notre charmante région.
   Fuyant la froide érudition et la littérature descriptive gênante, nous donnerons les détails historiques et géographiques strictement nécessaires, laissant au visiteur tout le temps d'admirer à l'aise et de commenter selon son tempérament ou sa fantaisie.
   En appendice, les touristes trouveront des adresses et des renseignements utiles.

20 euros (code de commande : 28316).

 

MARIËN (M.E.) — La nécropole à tombelles de Saint-Vincent. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1965. In-4° broché, 168 p., une illustration en couleurs en frontispice et nombreuses illustrations en noir, planches à déplier in fine, (collection « Monographies d'Archéologie Nationale », n° 3), ex-libris manuscrit à la page de titre, peu courant.
Extrait de l'introduction :
   Exhumés il y a un demi-siècle, les matériaux provenant des fouilles du Grand-Bois de Saint-Vincent constituent toujours un des ensembles les plus cohérents que la section de la Belgique Ancienne puisse présenter comme témoins du Premier Âge du Fer. Toutefois, à part quelques brèves notices, aucune publication n'a été consacrée aux mobiliers de cette importante nécropole. La faute n'en est certes pas aux fouilleurs, car le baron de Loë avait préparé la description des sépultures et des conditions de découverte des pièces, Edm. Rahir avait dressé le plan général de la nécropole et exécuté des plans schématiques et des coupes d'une série de tombelles. Une série de photos, prises lors des fouilles, venait s'ajouter à cette documentation. Enfin, toutes les pièces avaient été pourvues d'un étiquetage minutieux qui permettait le regroupement des mobiliers.
   Dans ces conditions il était permis d'entreprendre la publication des matériaux archéologiques, pour rendre accessible les résultats d'une fouille ancienne, avec ses qualités et ses défauts. La technique des fouilles ne correspond certes plus à nos conceptions. Si les anciennes photos de fouilles ont été jointes ici au texte, c'est qu'elles peuvent parfois révéler quelque détail utile. D'autre part, les fouilles de contrôle, exécutées en 1964, se sont bornées à un seul objectif, vérifier l'absence de fossé d'enceinte à la base de quelques tombelles nettement identifiables. M. M. Couteaux a pu utiliser cette occasion pour prélever quelques échantillons palynologiques qui seront utilisés par lui dans une étude d'ensemble. En ce qui concerne la topographie générale de la nécropole, bien que le plan dressé par Edm. Rahir semble s'écarter quelque peu en certains endroits de la stricte réalité, il ne m'a pas semblé opportun de faire un nouveau relevé, car ceci aurait eu pour résultat de créer des difficultés insurmontables pour l'identification de toutes les tombelles et pour l'attribution des mobiliers y correspondant. Dans ce même ordre d'idées, bien que les fouilles de contrôle aient fait apparaître quelque désaccord avec les constatations anciennes, aucun relevé de coupe n'a été substitué aux anciens dessins.
   Les restes d'ossements incinérés que contiennent actuellement les urnes ou qui sont conservés dans les réserves de la section de la Belgique Ancienne, ont été soumis pour examen au Dr. F. Twiesselmann, Conservateur à l'Institut Royal des Sciences Naturelles, qui les a jugés peu utilisables pour des déterminations pouvant fournir des données sûres. De commun accord, nous avons donc laissé de côté tout examen des restes osseux.

25 euros (code de commande : 28305).

 

[MASCARENHAS (Jose Freire Monterroio)] — Négociation de la paix de Ryswick, où l'on examine les droits & prétentions du roi de France sur chacun des sérénissimes princes alliez. Et les droits & prétentions des princes alliez sur le roi de France. Par Mr. D*** Avec la description de la maison royale de Ryswick où se tiennent les conferences de la paix generale. Tomes I et II (complet). [La Haye], Chez l'auteur, 1697. [Imprimé pour l'Auteur en 1697.] Deux tomes en un volume in-8° plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, reliure frottée, [1 (titre du tome I)], [1 bl.], [12 (préface et tables)], 206, [1 (titre du tome II)], [1 bl.], 167 la dernière page est erronément numérotée « 181 »), [1 bl.] p., la planche manque, quelques mouillures, ex-libirs manuscrit de l'avocat Merlin, à Mons, daté de 1745.
Préface :
   Le Public s'interesse si fort aujourdui à voir terminer les demêlés qui regnent depuis tant d'années entre le Roi T.C. & les Princes Confederez, & qui ont enfin éclaté par une crüelle guerre qui dure de puis neuf ans, qu'on se persuade que l'impression de cet Ouvrage sera sans doute du gout de tout monde. L'Auteur en le faisant paroître n'a eu pour but que la tranquillité publique, & le repos de toute l'Europe qui doivent être les fruits de la Paix generalle qui se traite actuellement ; mais comme il ne s'agit pas ici de remedier simplement à des maux qui ont afligé la Chrêtienté depuis prés de cinquante ans par des malheureux Traités tels que le furent ceux des Pirennée,s & de Nimegue où tout se passa au gré de la France ; Il est donc trés important que les Plenipotentiaires dés Serenissimes Princes Alliez prennent toutes les precautions imaginables pour travailler à une Paix qui soit plus de durée.
   Pour cet effet il est necessaire qu'on examine à fond les differens interêts qui ont porté les Princes Alliés à prendre les Armes contre une Couronne dont l'ambition n'a jamais reconnu de bornes ; & qui ne s'attendoit à rien moins lorsqu'elle a declaré la guerre à tant de Princes Souverains, qu'à se rendre maitresse de leurs Etats & de leur liberté. Aprés avoir examiné les sources funestes de la guerre presente, & pesé, pour ainsi dire, à la balance les droits & pretentions de la France sur chaque Prince, nous examinerons les droits & pretentions de chaque Prince Allié sur cette Couronne ; afin qu on puisse rendre équitablement à chacun ce qui lui apartient. On a donc fait dans cet Ouvrage une recherche exacte de tous ces droits ; & l'Autheur se flatte qu'il n'a rien encore paru sur ce sujet qui aproche des soins qu'il a pris pour assembler & aprofondir des matieressi épineuses. On donne done ce Traité au public comme des Preliminaires qui doivent servir de fondement aux Conferences de la Paix de Ryswick ; parce qu'effectivement il peut donner de grandes lumieres aux Ministres qui assistent actuellement à cette celebre Negotiation. La sincerité avec laquelle on y traite de tant d'interêts diferens, & si dificiles à concilier, fairont l'apologie de son Autheur, & le mettront au dessus de l'envie du Vulgaire accoutumée à taxer de partialité lessentimens les plus desinteressés. Il seroit seulement à souhaitter que l'union des Serenissimes Princes qui combattent aujourdui pour la defence de leurs droits & pretentions contre la Couronne de France, fut inviolable, afin que l'on pût avec plus de loisir entrer dans une exacte discution de tous ces droits : ce seroit là l'unique moyen de jetter les fondemens d'une Paix solide & stable.
   Ce n'est pas assés d'avoir pris les armes & soûtenu jusqu'à present avec beaucoup de gloire les efforts d'un Ennemi redoutable; il faut outre cela de la constance & de la fermeté jusqu'à la fin de la guerre, sans quoi on ne faira jamais de Paix durable. Suivant ce principe nous pouvons dire que Victor Amedé II. Duc de Savoye a été trés-mal conseillé lorsqu'il a fait brêche à cette union : mais si ce Prince a mal connu ses veritables interêts, les autres Alliez doivent avoir de sentimens plus genereux. Leur conservation mutuelle, la Justice de leurs droits & pretentions sur la Couronne de France, l'occasion favorable qu ils ont de les faire valoir, & enfin le repos de leurs sujets dependent uniquement de leur union. Quelque enpressement que le Roi de France témoigne aujourdui pour la Paix generalle ; on ne doit cependant compter sur rien de positif & de réel par la fatalle experience de ce qui s'est passé dans tous les autres Traités. Les Princes Alliez sont suffisamment instruits de la politique & des vûës de ce Monarque, sans qu'il soit besoin d'en faire ici le détail. Nous reservons donc à en parler plus emplement dans le Corps de cet Ouvrage ; & nous finirons cette Preface en exhortant les Plenipotentiaires des Serenissimes Princes Alliez de vouloir soutenir les droits & pretentions de leurs Maîtres avec autant de Zele que nous l'avons fait avec toute sorte de desinteressement. Enfin nous ne demandons pour recompense des soins & des peines que nous avons pris, pour assembler les matieres d'un Ouvrage si laborieux, & les reduire dans l'ordre qu'elles sont, que la satisfaction d'avoir contribué, s'il est possible, à la reconciliation de tant d'Augustes Princes dont les differents semblent être à la veille de se voir terminés par une Paix generalle. Dieu veüille qu'elle soit de durée ; & que nous puissions veritablement dire avec le grand Charles Gustave : Quoque Amore Pacis bella terminantur.
Bibliographie :
   - André (Louis), Les sources de l'histoire de France. XVIIe siècle (1610-1715), n° 8444.
   - Le Deley (Éric), L’intemporalité des principes de négociation, analyse comparée des textes anciens et récents sur la négociation, pp. 43 et 225.

40 euros (code de commande : 28302).

 

[MONS]. Archéologie de la région de Mons. Le bassin de la haine de la Préhistoire au mérovingien. Mons, Maison de la Culture, 1973. In-8° broché, 112 p., XVII planches en noir in fine.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Maison de la Culture, à Mons, du 1er au 30 septembre 1973.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - La découverte des hommes fossiles.
   Introduction au Paléolithique du Bassin de la Haine.
      1. Spiennes - carrière-Hélin.
      2. Obourg - Bois-du-Gard.
      3. Masnuy-Saint-Jean - Paléolithique inférieur.
      3bis. Peissant - gisement moustérien.
      4. Maisières - Site périgordien.
   L'Épipaléolithique (Mésolithique).
      5. Obourg - Site mésolithique.
      6. Mons - vestiges maglemosiens.
      7. Obourg - vestige maglemosien.
      8. Pommerœul - vestige maglemosien.
      9. Bernissart - vestige maglemosien.
      10. Hyon - vestiges tardenoisiens.
      11. Obourg - vestiges mésolithiques.
      12. Erbisœul - vestiges mésolithiques.
      13. Masnuy-Saint-Jean - Tardenoisien.
   Le Néolithique.
      14. Givry - Bosse de l'Tombe.
      15. Ellignies-Sainte-Anne - village roessen.
      16. Mesvin - minières néolithiques.
      17. Obourg - minières néolithiques.
      18. Douvrain - exploitation de silex.
      19. Spiennes - minière du Camp à Cayaux.
      20. Spiennes - minière de Petit-Spiennes.
      21. Spiennes - les ateliers néolithiques.
      22. Spiennes - camp michelsberg.
      23. Casteau-Thieusies - camp michelsberg.
      24. Spiennes - fin du Néolithique et Chalcolithique.
      25. Villers-Saint-Ghislain - Chalcolithique.
      26. Saint-Symphorien - Chalcolithique.
      27. Baudour - Chalcolithique.
   Âge des métaux.
      28. Harmignies - habitation de l'âge du Bronze.
      29. Spiennes - âge du Bronze.
      30. Jemappes - âge du Bronze ancien.
      31. Cuesmes - Bronze récent.
      32. Spiennes - âge du Fer.
      33. Cuesmes - âge du Fer.
      34. Ciply - tombes de l'âge du Fer.
   Époque romaine. Un centre de romanisation en Gaule Belgique. « Bavai, Cité des Nerviens. »
      35. Bavai - Cité des Nerviens.
      36. Nimy-Maisières - vicus gallo-romain.
      37. Waudrez-lez-Binche - vicus gallo-romain.
      38. Baudour - occupation gallo-romaine.
      39. Givry - vicus gallo-romain.
      40. Nouvelles - villa romaine.
      41. Mons - Petit-Nimy - cimetière.
      42. Wasmuel - cimetière.
      43. Havre - tombe à incinération gallo-romaine.
      44. Ciply - Bas-Empire.
   Époque mérovingienne.
      45. Obourg - cimetière mérovingien.
      46. Cuesmes - cimetière du Tir-aux-Pigeons.
      47. Harmignies - cimetière.
      48. Havré - cimetière.
   Index des noms de lieux.

12 euros (code de commande : 28339 - vendu).

 

MOREAU (Marcel) — Grimoires & moires. Linogravures de Michel Liénard. Bruxelles, Altamira, 1992. In-8° plein maroquin lie-de-vin (voir la description ci-dessous) sous boîtier d'éditeur un peu frotté et insolé (270 x 260 mm.), [82] p., 13 linogravures polychromes, un des 30 exemplaires numérotés et signés (n° 5), ce coffret contient également un cahier agrafé de 24 p., intitulé : Marcel Moreau, entretien avec Luc Herman.
Présentation par l'éditeur :
   L’écriture de Marcel Moreau est l’objet de ce livre.
   Pendant des semaines, l’écrivain a observé la naissance de ses mots et traqué les gestes et les résonances de ses inscriptions ; sans concertation, Michel Liénard scrutait alors les contreforts de quelques manuscrits, et bourrait ses cartons de leurs pleins et déliés, de leurs phrases démembrées. Ont survécu à cette dissection treize textes et autant d’images : les vingt-six « pièces » de Grimoires & Moires évoquent cette nature double – spirituelle et graphique – de l’écriture.
   Ce livre renferme 13 linogravures polychromes originales hors texte de Michel Liénard imprimées sur vélin d’Arches 250 gr., aquarellé à la main et rehaussé d’un décor sérigraphié ; une préface, une postface et treize textes inédits de Marcel Moreau imprimés en typographie manuelle aux casses Garamond 18 et 28 sur les presses de Alain Regnier.
   La reliure est un plein maroquin pur chèvre rehaussée d’un décor à la pâte oeser, tranchefiles originales en soies colorées.
   Ouvrage tiré à 60 exemplaires se répartissant comme suit : 30 exemplaires numérotés de 1 à 30 et signés par les auteurs, 15 exemplaires de chapelle marqués aux initiales des collaborateurs et numérotés de I à XV et. 15 exemplaires non numérotés et non signés.

 

480 euros (code de commande : 28328).

 

PARISEL (Émile) — Notions élémentaires d'agriculture & d'hygiène à l'usage des écoles primaires par E. Parisel répétiteur à l'Institut agricole de l'État. Namur, Lambert-De Roisin, 1875. [Namur. / Typ. Lambert-De Roisin, Libraire-Éditeur, / 22, rue de l'Ange, 22. /1875.] In-12 (110 x 170 mm.) plein maroquin rouge, dos muet à 4 nerfs orné de filets et de pointillés dorés, titre doré sur le premier des plats richement ornés de guirlandes et de roulettes dorées, roulette dorée sur les coupes et chasses ornées de roulettes dorées, tranches dorées, [4 bl.], VI, 84, [3 (table)], [3 bl.] p., petites traces d'usure, sinon charmant exemplaire.
Avant-propos :
   Depuis quelque temps l'on s'occupe beaucoup, en Belgique, de l'enseignement de l'agriculture dans les écoles primaires. Il a été reconnu que l'un des meilleurs moyens de donner aux jeunes élèves quelques connaissances agricoles, était l'emploi d'un livre de lecture renfermant les notions élémentaires d'agriculture et d'hygiène.
   Le Conseil provincial de Namur a mis au concours la rédaction d'un petit traité de ce genre.
   Nous donnons ci-après le programme de ce concours.
   Nous nous sommes attaché scrupuleusement à remplir les conditions du programme, et le succès a couronné nos efforts.
   Le présent ouvrage a mérité le premier prix ; le second prix n'a pas été décerné.
   Le livre que nous publions est uniquement destiné aux enfants ; les notions qu'il renferme sont exposées aussi simplement, aussi succinctement qu'il nous a été possible. Les lecteurs instruits, qui seraient tentés de trouver ce livre insignifiant, doivent se rappeler qu'il n'est pas fait pour eux. Si l'ouvrage a quelque mérite, c'est précisément parce que nous avons cherché à le mettre à la portée des jeunes intelligences en résumant d'une manière claire et concise les principes généraux de l'agriculture et de l'hygiène.
   Nous comptons sur le zèle et le talent des instituteurs pour développer ces notions selon les besoins des localités.
   Nous serons heureux si notre modeste travail contribue à répandre de plus en plus l'étude de l'agriculture, l'amour de la vie des champs, au sein de nos populations rurales.

40 euros (code de commande : 28325 - vendu).

 

PINOT DUCLOS (Charles) — Contes de Charles Pinot Duclos de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit, 7 / 1880] In-8° (150 ´ 213 mm.) broché sous couverture rempliée,[2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XC, [1 (titre)], [1 bl.], 251, [1 bl.], [1 (table], [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampes, deux gravures hors texte (portrait de Duclos gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Marius Perret), un fac-similé dépliant d'autographe de Duclos, (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé, dos passé, décharges d’adhésif aux pages de faux-titre et de garde.
Table des matières :
   - Notice.
   - Confession du comte de ***.
   - Acajou et Zirphile.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 956.

25 euros (code de commande : 28326).

 

PRIGOGINE (Ilya) et STENGERS (Isabelle) — Entre le temps et l'éternité. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, 222 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Une énigme marque la physique depuis Galilée. Pourquoi cette science a-t-elle, dès l'origine, fait le choix de l'éternité contre le temps du devenir ? Pourquoi de la dynamique classique aux sciences de notre siècle – la relativité et la mécanique quantique –, a-t-elle répété la plus paradoxale des négations, celle de la flèche du temps, qui traduit pourtant la solidarité de notre expérience avec le monde où nous vivons ?
   La question du temps a créé une tension sans cesse renaissante entre l'idée d'un monde régi par des lois intemporelles et déterministes et l'expérience humaine, mémoire du passé, ouverture de l'avenir. Elle a également opposé la physique aux autres sciences, et les lois « fondamentales » aux descriptions phénoménologiques qui, elles, traduisent la flèche du temps.
   Mais aujourd'hui se dessine une cohérence nouvelle qui ouvre la physique aux interrogations du devenir, à l'émergence du nouveau qu'elle avait niée. La question du temps, un et multiple, articule notre besoin de construire une conception plus unifiée du monde avec la multiplicité des regards que ce monde exige de nous.
   Entre le temps et l'éternité explore ce renouvellement du savoir, depuis le monde des processus dissipatifs, où l'ordre émerge du chaos, jusqu'à la mécanique quantique et la cosmologie. Au terme de cette exploration, la flèche du temps s'inscrit à tous les niveaux, du plus simple des objets quantiques – l'atome hydrogène –, à l'Univers lui-même, né d'une formidable explosion entropique. Cette exploration est aussi la découverte d'une science créatrice de significations, délivrée de l'utopie d'un savoir infini, science qui s'affirme œuvre humaine, située elle-même entre le temps et l'éternité.

15 euros (code de commande : 28343 - vendu).

 

RAVELINE (Henry, pseudonyme de Valentin Van Hassel) — Conte borains. Volume I. Pou dîre à l'èscriène. Édition, traduction et notes par André Capron. Illustrations de Nelly Vaeremans. Liège, Société de Langue et Littérature Wallonnes, 2007. In-8° broché, 211 p., illustrations, (collection « Classiques Wallons », n° 2), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le docteur Valentin Van Hassel (Pâturages 1852-1938) a connu une carrière particulièrement féconde, non seulement comme généraliste et chirurgien, mais également comme littérateur. Il a écrit aussi bien en français qu'en picard borain, le parler qu'utilisaient la majorité de ses patients et que lui-même maîtrisait parfaitement.
   Sous le pseudonyme de Raveline (la raveline était le pic à deux pointes utilisé par les houilleurs), il a produit une trentaine de pièces pour le théâtre et une soixantaine de contes.
   Pou dire à l'èscriène (« Pour dire à la veillée »), son premier recueil de contes, fut publié en 1908.
   Les personnages de ces délicieux récits sont des Borains et des Boraines comme il les a connus, avec leurs qualités, qu'il magnifie, et leurs défauts, qu'il stigmatise. Ces qualités et ces défauts ne sont bien sûr pas spécifiquement borains.
   L'environnement que Raveline crée dans ses récits est un miroir fidèle de ce que le Borinage était à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Il nous dresse un tableau particulièrement fidèle de la vie rude de cette population laborieuse à cette époque.
   Les textes ont été transcrits dans une orthographe normalisée (« système Feller »). Ils sont accompagnés d'une traduction française et d'explications qui facilitent l'accès à ces contes borains.

12 euros (code de commande : 28342).

 

RAVEZ (Walther)Tournai évoqué par la chanson. Tournai, Lesage et Bontemps [mention recouverte par l'étiquette Publications des Amis de l'Art Wallon], 1912. In-8° broché, 133 p., feuillet volant d'errata, rousseurs à la couverture sinon bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   - Dédicace.
   - Soir de chansons.
   - Titres de gloire.
   - Au fil des rues.
   - Souvenirs qui s'en vont.
   - Du berceau à l'hospice.
   - En société.
   - Éphémérides populaires.
   - Aux chansonniers.

35 euros (code de commande : 28312).

 

[RENARD (André)]. André Renard écrivait. Recueil d'articles 1936-1962. Liège, Impredi, [1962]. In-8° broché, 343 p., pelliculage partiellement décollé au dos.
Introduction :
   André Renard est mort le 20 juillet 1962, à l'âge de 51 ans.
   Il était de ceux qui n'attendent pas la vieillesse pour être eux-mêmes.
   Dès leur première maturité ceux-là savent ce qu'ils veulent et ils veulent ce qu'ils seront.
   Ayant anticipé très tôt sur leur avenir, leurs actions successives ne sont plus que l'accomplissement d'un serment de jeunesse.
   La vision claire de ce qu'ils feront leur donne alors cette foulée rapide, ce rythme accéléré, cette impatience qui caractérisent ceux pour qui le temps est une forme malléable de la durée.
   Ainsi vivent-ils le temps de dix années d'une vie ordinaire en une seule ; le temps de dix existences sans histoire en une seule qui participe, elle, à l'Histoire.
   Ces hommes ne flottent pas au gré des vagues.
   Dès l'ancre levée, ils ont la main à la barre.
   André Renard fut de ceux-là.
   Si la vie d'un homme vaut par sa signification, alors la vie d'André Renard fut une vie accomplie.
   Vie trop brève, bien sûr, pour ceux qui luttèrent avec lui et qui l'aimèrent.
   Trop brève aussi, probablement, pour certains de ceux qu'il affronta, en vertu de cette catégorie particulière de sentiments qui – en de certains combats – lie, plus qu'elle n'éloigne, les adversaires.
   Mais vie suffisante, d'abord par les innombrables enseignements qu'elle comporte, ensuite par les charges d'énergies qu'elle a déposées – pour une ou deux générations au minimum – dans la conscience de tout un peuple de travailleurs.
   Ce premier livre est un recueil d'articles rédigés par André Renard pendant la période 1936-1962.
   Un des traits essentiels de la personnalité d'André Renard était de susciter la rapidité dans l'exécution.
   La parution de ce livre répond à ce style cursif qui était le sien, style de vie, style d'écriture, style parlé, style de l'action.
   Paraissant quatre mois après sa mort ce recueil ne pouvait prétendre ni à de minutieuses analyses, ni même à une reconstitution détaillée de la vie ou, de l'action d'André Renard.
   On a pensé qu'en livrant un choix d'écrits couvrant une période de 26 années, on ne risquait pas d'entraver la parution d'ouvrages plus longuement élaborés qui seront publiés, on le souhaite, dans l'avenir, tout en apportant une contribution, modeste sans doute, mais valable puisque le lecteur pourra lui-même retrouver André Renard tel qu'il se projetait sur la page, avant de se projeter dans l'action, ou après s'y être trempé avec ses camarades de combat.
   Il était matériellement impossible de réunir dans un seul volume la totalité des brochures et des articles publiés, des conférences et des discours prononcés par André Renard.
   La sélection a été faite par une institution scientifique, le Centre de Recherche et d'Information Socio-Politiques (C. R. I. S. P.) qui a tenu – en dehors de toute considération idéologique – à contribuer à la première présentation de documents relatifs à l'une des personnalités les plus marquantes de la vie politique, économique et sociale belge d'après-guerre. Ce travail du C.R.I.S.P. – qui doit être remercié pour sa très précieuse collaboration – a donc visé à retenir les écrits les plus significatifs et les plus révélateurs de certains grands thèmes qui ont inspiré l'action du leader syndicaliste wallon.
   Les textes de liaison n'ont d'autre but que de faciliter la lecture en suivant les grandes étapes de la vie et de la carrière d'André Renard et en restituant très rapidement les événements auxquels il est fait allusion. Ces textes de liaison sont donc, pour la plupart, très brefs.
   Un choix de textes est inévitablement – en quelque sens – arbitraire.
   Le lecteur peut toujours prétendre que l'anthologie aurait pu être faite selon un autre canevas.
   La présentation selon l'ordre chronologique a été adoptée parce qu'elle permet d'esquisser – sans la faire expressément – une biographie intellectuelle d'André Renard qui a quelque chance de se rapprocher de la réalité puisque c'est du fond des textes eux-mêmes que le lecteur verra s'avancer vers lui, selon une perspective de plus en plus prenante, celui qui fut, celui qui est, celui qui sera André Renard...

20 euros (code de commande : 28344).

 

RODIN (Auguste) — À la Vénus de Milo. Préface de A.-H. Martinie. Paris, La Jeune Parque, 1945. Petit in-4° broché, IX, 20 p., 6 reproductions en couleurs d'aquarelles de Rodin hors texte, un des 2500 exemplaires numérotés sur vélin de Lana (n° 961), non coupé et en bel état.
En quatrième de couverture :
   « Tu entends encore nos clameurs, Vénus immortelle ! Après avoir aimé tes contemporains, tu es à nous, maintenant, à nous tous, à l'univers. Il semble que les vingt-cinq siècles de ta vie aient seulement consacré ton invincible jeunesse. »
   Ainsi parle, ainsi chante Rodin dans son hymne À la Vénus de Milo, publié pour la première fois ici. Tout de suite on comprend que, pour lui, Vénus ce n'est pas un mythe et le ton enflammé de ses louanges indique bien qu'il s'agit d'un être réel, d'une réalité vérifiable pour chacun : « Tu es à nous, maintenant, à nous tous, à l'univers ! » La puissance de possession est telle chez lui qu'il la partage sans jalousie, assuré qu'il est de dominer tous les autres au point que l'idée de rivalité ne l'effleure même pas : il n'est soumis à Vénus en apparence que pour mieux la conquérir.
   Sur ce plan, que lui importe la distinction platonicienne entre la Vénus Ouranos et la Vénus Pandemos ? À ses yeux, Vénus n'est ni Ouranos ni Pandemos, elle n'est pas davantage « quelque irréelle déesse de l'Empyrée. Prête à l'action, tu respires, tu es Femme et c'est là ta gloire... » Dès lors, à quoi bon les abstractions, la métaphysique, puisque la réalité est devant chacun de nous ? « Ta vérité est à la portée de tous : c'est la Femme que chacun croit connaître, la compagne familière de tous les hommes... » C'est pourquoi, logique avec lui-même, il ne fut pas l'homme d'un amour, mais de l'amour ; et non pas à la manière de Don Juan, qui n'est peut-être qu'un amateur superficiel sans grande puissance de volupté, mais à la manière du satyre dont l'instinct ne s'accorde pas le loisir du choix.
   Il vibre donc dans un mysticisme charnel qui divinise tout ce qui vit et qui se retrouve avec la même ardeur dans une grande partie de son œuvre. De ce sentiment frénétique, en effet, sont issus nombre de groupes dont plusieurs avec des variantes : l'Emprise, Faunesse et Satyre, l'Éternelle idole, Pan et Nymphe, les Métamorphoses d'Ovide, le Minotaure, Daphnis et Lycénion, Pygmalion et Galatée, Psyché et l'Amour, le Baiser, etc. L'inspiration païenne règne évidemment dans ces ouvrages, mais une égale intensité se retrouve dans le Péché, les différents Paolo et Francesca de Rimini ou Roméo et Juliette, ainsi que dans nombre de figures isolées et même de portraits.

25 euros (code de commande : 28323*).

 

RUELLE (Pierre) — Chartes en langue française antérieures à 1271 conservées dans la province de Hainaut. Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, 1984. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, XXVIII, 216 p., une carte hors texte à déplier, (collection « Documents, Études et Répertoires - Documents Linguistiques de la Belgique Romane », n° I), belle dédicace de l'auteur à Marcel Lobet, bon exemplaire.
Avant-propos :
   C'est en 1962 que, répondant à une suggestion de M. Jacques Monfrin, j'ai commencé à rassembler les actes de ce recueil. Pendant longtemps, ma plus grande crainte a été de laisser échapper quelque document enfoui dans des archives privées ou dans celles d'institutions religieuses. J'ai heureusement bénéficié de l'aide d'archivistes connaissant parfaitement les dépôts du Hainaut : M. Armand Louant, conservateur des Archives de l'État à Mons ; M. Maurice-A. Arnould, professeur à l'Université de Bruxelles et ancien archiviste aux Archives de l'État à Mons ; M. Gabriel Wymans, conservateur aux Archives de l'État à Tournai d'abord, à Mons ensuite ; M. le chanoine Jean Dumoulin, conservateur des archives du chapitre cathédral du Tournai ; feu M. André Lavrillé, conservateur des archives de l'hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines ; Mlle Andrée Scufflaire, chef de département aux Archives générales du Royaume, chargée de classer les archives du château de Belœil. M. Wymans a poussé l'obligeance jusqu'à me confier ses propres copies des actes du chartrier de Saint-Feuillien du Rœulx et du fonds de l'abbaye de Prémy, que j'ai pu comparer avec les miennes. Je garde avec émotion la mémoire de M. Lavrillé et je prie tous les autres dont j'ai cité les noms de trouver ici l'expression de ma gratitude.
                                                                                                                                                                   Pierre Ruelle.

   Comme l'écrit M. Pierre Ruelle, voici plus de vingt ans que nous nous sommes rencontrés autour des plus anciennes chartes en langue française. Pendant la période où je m'efforçais de mettre au point les principes de choix et de présentation du Corpus dont paraît aujourd'hui le troisième volume, nous avons souvent réfléchi ensemble sur les options à prendre, et il n'a jamais cessé d'être associé à nos décisions. Je voudrais lui dire, d'abord, toute ma reconnaissance.
   M. Ruelle nous a remis un manuscrit tout à fait au point. Il a suivi avec scrupule les conventions retenues pour les volumes consacrés à la Haute-Marne et aux Vosges, ce qui a évité toute difficulté lors de la révision, assurée par moi-même et surtout par Mme L. Fossier. Celle-ci s'est pratiquement chargée seule, en relation avec l'auteur, de la mise en forme définitive des analyses et de l'index des noms de personne et de lieu. Nous avons cependant discuté entre nous, puis avec M. Ruelle, tous les points qui faisaient difficulté.
   Ce volume présente cependant quelques particularités. Et d'abord son titre. Il a paru convenable que soit modifié un libellé qui faisait référence aux frontières d'un État. Les Documents linguistiques de la Belgique romane constitueront une série parallèle à la Série française des Documents linguistiques de la France. Elle ne sera pas la seule. M. Ernest Schiile, professeur à l'Université de Neuchâtel, qui fut longtemps directeur du Glossaire des Patois de la Suisse romande, nous a offert sa collaboration pour une suite de volumes qui s'intitulerait Documents linguistiques de la Suisse romande. La « couverture » de l'espace francophone serait ainsi complète.
   Les documents en langue française provenant des dépôts d'archives de l'actuelle Belgique peuvent, en gros, se répartir en trois groupes ; ceux qui proviennent de la partie picarde du Hainaut, ceux qui proviennent du reste de la Wallonie, y compris éventuellement les régions de dialecte lorrain et champenois, enfin ceux qui ont été écrits en pays flamand. Nous sommes encore très mal renseignés sur les chartes proprement wallonnes, malgré les publications anciennes de Maurice Wilmotte ; il se trouvera, en Belgique, je l'espère, quelqu'un pour reprendre le travail du vieux maître liégeois. En revanche, Mlle Reine Mantou, professeur à l'Université libre de Bruxelles et à la Vrije Universiteit Brussel, a préparé un volume qui rassemble toutes les pièces du dernier groupe ; la plupart ont été rédigées à la chancellerie du comte de Flandre, ou parfois dans celles des villes flamandes.
   On retrouve dans le présent volume consacré au Hainaut le lot habituel des actes intéressant seigneurs ou abbayes. Je soulignerai cependant que nous publions pour la première fois un gros dossier d'actes d'échevinage (47 pièces) de la petite localité de Chercq (arr. de Tournai), s'échelonnant de 1244 à 1270. Il s'agit de menues affaires de ventes de terres, plus rarement de rentes ou d'arrentements ; quelques actes règlent des problèmes soulevés par des successions échues ou à venir. On notera les dispositions testamentaires prises par des époux avant de partir en voyage (fév. 1264) et une reconnaissance de dette souscrite par un père en faveur de son fils qui part outre-mer. L'acte est, suivant l'habitude, daté du seul mois (avril 1270) sans indication du quantième ; il a pu être passé soit du 1er au 4 avril 1271, soit du 13 au 30 avril 1270 ; dans cette dernière hypothèse, il est probable que ce Gilles, fils de Sohier de sur le Pont le Fruitier, quittait Chercq pour rejoindre les troupes de Louis IX, qui prirent la mer le 1er juillet.
   M. Ruelle évoque les destructions de mai 1940 à Mons et à Tournai. Il donne, en appendice, un acte de 1206-1207 d'après une photographie publiée à la veille de la guerre. On pourra se faire une idée de ce qu'étaient les collections de chirographes autrefois conservés à Tournai d'après l'Étude sur le dialecte du Tournaisis au XIIIe siècle d'après les chartes de Tournai, d'A. d'Herbomez, parue en 1881. Les pièces publiées en annexe de cet ouvrage ont été revues soigneusement et sont utilisables, même dans le détail. Les Trente et un chirographes tournaisiens (1282-1366) imprimés en 1962 par M. Ruelle lui-même permettent, malgré leur date un peu postérieure, de dégager les habitudes graphiques des scribes de la région et offrent un moyen de contrôle. Ces chirographes ne sont certainement pas les seuls qui aient été distraits du dépôt de Tournai, au cours des siècles, et qui aient ainsi échappé à l'incendie. On peut espérer que quelques lots réapparaîtront ici ou là ; rien ne remplacera l'imposante série qui aurait permis une étude diachronique comme on a rarement l'occasion d'en mener.
   Il a été admis que le style en usage était celui de Pâques, mais aucune pièce du recueil ne fournit des éléments de datation qui permettent de préciser. On relèvera aussi que certains parchemins portent deux actes d'époque différente, le plus ancien ayant été copié à titre de pièce justificative de l'autre. La mise en forme de chaque acte peut être assez nette pour qu'une présentation séparée soit possible ; la rédaction est parfois telle que le départ est impossible à faire ; il a fallu user d'un système assez souple pour ne pas forcer la réalité.
   L'index des noms de personne et de lieu est conforme à celui du volume des Vosges. En revanche, une modification radicale est intervenue dans la conception du glossaire. Je la laissais prévoir dans l'Introduction générale (Haute-Marne). Je ne regrette pas le lent travail de relevés manuels, qui nous ont permis de nous imprégner de la substance des textes, de leur présentation et de leur langue, d'être attentifs à mille détails, dont quelques-uns sont extrêmement éclairants. Mais il est temps, désormais, de dissocier l'indexation du texte – opération qui devra faire l'objet d'un traitement informatique et probablement concerner toutes les occurrences – et l'explication des mots et des tours difficiles ou rares. Il s'agit là d'un véritable commentaire. M. Ruelle est éditeur de textes médiévaux, il est aussi dialectologue et n'ignore rien des patois du Borinage, qui sont chose vivante pour lui ; nul n'était mieux préparé à rédiger les quinze pages d'observations (p. 163-178) que nous continuons à appeler Glossaire.
                                                                                                                                                        Jacques Monfhin.

30 euros (code de commande : 28311).

 

RUELLE (Pierre) — Pierre Ruelle et le Borinage. Recueil de textes de Pierre Ruelle traitant du parler borain, du Borinage et de ses habitants, suivi de six contes en borain présentés par André Capron. Avant-propos de Daniel Droixhe. Charleroi, MicRomania, 2004. In-8° broché, XXXVIII, 329 p., (collection « Lingua », n° 7), il manque la jaquette sinon exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos : Pierre Ruelle, du borain à l'ancien français, par Daniel Droixhe.
   - Préface, par Maurice Lapôtre.
   - Introduction, par André Capron.
   - Références des textes - Abréviations.
   - Notice biographique.
   Le borain, les Borains, le Borinage :
      1. Le patois borain.
      2. Notes sur quelques mots borains.
      3. Notes sur la négation en borain.
      4. Nouvelles notes sur quelques mots borains.
      5. Les proverbes borains.
      6. Les dialectes dans le Hainaut.
      7. Mots latins en borain.
      8. Notes sur des mots borains.
      9. Notes sur d'autres mots borains.
      10. Mots borains.
      11. Mots borains désignant des objets indéterminés.
      12. Les jurons borains.
      13. Dites-moi, d'où viennent donc ces mots borains ?
      14. Les archaïsmes syntaxiques en borain.
      15. Les termes de comparaison en borain.
      16. Les noms des parties du corps en borain.
      17. L'expression du doute, de l'incrédulité, de l'incertitude en borain.
      18. Morphologie et syntaxe verbales dans le borain : Ça n'li rgâr gné.
      19. Le genre grammatical. Opposition borain-français.
      20. Toponymie souterraine d'un bassin houiller : les noms de veines de charbon dans le Borinage (XVe-XXe s.).
      21. Des noms de famille de Quaregnon.
      22. L'origine du toponyme « Quaregnon ».
      23. Les noms des communes du Borinage.
      24. Une enfance boraine vers 1920.
      25. Les warechaix de Pâturages, une survivance médiévale au XXe siècle ?
      26. Le Borinage de 1925 à 1935. Un paysage intellectuel oublié.
      27. Introspection d'un intellectuel patoisant.
      28. Le borain. Les Borains. Le Borinage.
      29. Le Borinage au début du siècle. Croyances et traditions.
   Contes en borain :
      1. El carbau de mn' onke Lixite.
      2. Les sorcières de Warquegnie.
      3. L'ûrée don Nwâr Bonome.
      4. Les twâs leûs-waroûs.
      5. Én drole de reveyon.
      6. El Créasyon dou Monde.

30 euros (code de commande : 28336 - vendu).

 

[SAINT-DENIS EN BROCQUEROIE]. Trésors d'art de Saint-Denis en Brocqueroie. [Bruxelles], [Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture Française], 1968. In-8° broché, 120 p., illustrations, feuillet volant d'errata.
   Catalogue de l'exposition présentée à la salle Saint-Georges à Mons du 27 septembre au 3 novembre, 1968.
Extrait de l'avant-propos de J. de Borchgrave d'Altena :
   L'exposition que j'ai l'honneur de présenter a été réalisée par un groupe de chercheurs et s'inspire de manifestations artistiques analogues qui ont eu lieu ces dernières années à Stavelot en 1965 et en 1968, en 1966 à Rochefort et au Val Dieu, l'année suivante à Tongres et cette année même à Gaasbeeck.
   C'est le résultat d'une exploration systématique des paroisses qui relevèrent de l'abbaye de Saint-Denis-en-Broqueroie à des titres divers. L'enquête a été menée par Madame Mambour et par nous-même avec un groupe de membres de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles. Des notes ont été prises pendant ces excursions, grâce aux soins de Madame Mahieu.
   La partie archéologique de notre travail a été basée sur des travaux historiques, principalement ceux de Monsieur Michel Révelard, élève de Monsieur M.A. Arnould, professeur à l'U.L.B.
   Monsieur Révelard s'est occupé plus spécialement des notices historiques de chaque paroisse, de la fondation et des divers problèmes économiques relatifs à un monastère qui doit son origine à un autre, celui de Sainte-Sauve lez Bordeaux, et dont le nom, Saint-Denis-en-Broqueroie, a des résonnances qui sont bien du royaume de saint Louis.
   Tandis que Monsieur Paul Meurice a mis à notre disposition ses vastes connaissances en matière d'héraldique et que Mademoiselle Lucy Tondreau,
si dévouée à tout ce qui est hennuyer, nous a fait bénéficier de son érudition dans le domaine des manuscrits.
   Monsieur F. Leclercq, Vice-Président du Tribunal, s'est intéressé aux détails de la vente de l'abbaye.
   Pour évoquer le lointain passé du site Obourg-Saint-Denis, Monsieur Lefrancq a bien voulu choisir et commenter quelques objets provenant des fouilles réalisées.

15 euros (code de commande : 28338 - vendu).

 

SCHAEFER (Jack) — Shane. L'homme des vallées perdues. Roman. [Titre original : Shane.] Traduit de l'anglais par Éric Chédaille. Préface de Michel Le Bris. Paris, Phébus, 1997. In-8° broché, 188 p., (collection « D'Aujourd'hui - Étranger »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce court roman (1946), considéré comme le modèle absolu du « western » en littérature, traduit en une trentaine de langues, n'avait fait l'objet en français que d'une adaptation « pour la jeunesse » (en 1953, au moment où sortait sur les écrans L'Homme des vallées perdues, le film tiré du livre).
   L'action – décrite à travers le regard d'un gamin – a la force et la netteté d'une épure. Un cavalier inconnu fait halte l'espace d'une saison (l'été de 1889) dans une ferme du Wyoming. Il est le seul homme du coin à ne pas porter de revolver, et cela se remarque. Sommé de prendre parti dans la sale guerre qui oppose petits fermiers et gros éleveurs, il paraît d'abord vouloir éluder l'affrontement et n'est pas loin de passer pour un lâche... jusqu'à ce que, poussé dans ses retranchements, il se décide enfin à montrer au monde qu'il sait aussi se servir d'une arme. Une balle, une seule, lui suffira.
   Tout le livre, d'un exemplaire dépouillement, est à l'image de cette conclusion : rien n'est jamais dit, mais la force de suggestion est telle qu'on est soi-même comme empêché de respirer au long de ces pages où plane une indicible menace. Aucun mot plus haut que l'autre, et pourtant un récit d'un romantisme absolu. « Inoubliable ! » avait clamé le critique du Chicago Tribune à la sortie du roman, avant que la glose universitaire ne s'empare de cette œuvre aussi lisse qu'un caillou (l'une des plus commentées de la littérature de l'Ouest) et n'en fasse ce qu'elle était de toute façon destinée à devenir : un classique.

13 euros (code de commande : 28298 - vendu).

 

[SOCIALISME]. 1885/1985. Cent ans de socialisme. Bruxelles, [Comité National du Centième Anniversaire du Parti Ouvrier Belge], 1985. In-8° broché, 279 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition du même nom qui s'est tenue à la Bibliothèque Royale, à Bruxelles, en 1985.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Henri Lemaire.
   - Introduction, par François Pirot.
   1. La révolution industrielle, ses conséquences économiques et sociales.
   2. Révoltes et organisation (1830-1894).
      - L'éveil socialiste (1830-1872).
      - Vers le P.O.B. (1872-1894).
   3. L'émancipation (1894-1914).
      - Un mouvement de masse...
      - ... à la conquête de ses droits.
   4. L'entre-deux-guerres.
      - Premières participations au pouvoir.
      - Le monde socialiste.
      - De la crise à la guerre.
   5. La résistance socialiste (1940-1944).
   6. Trente ans de P.S.B. (1944-1974).
   7. Permanence et renouveau (1974-1985).
      - Défense des communautés et des régions.
      - Des alternatives face à la crise.
      - Pour un nouvel internationalisme.

15 euros (code de commande : 28297*).

 

STAROBINSKI (Jean) — Action et Réaction. Vie et aventures d'un couple. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 450 p., (collection « La Librairie du XXe Siècle »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Pourquoi, dans la vie quotidienne, affirme-t-on qu'une situation intolérable appelle une réaction ? Comment les biologistes en sont-ils venus à penser les rapports du vivant et du milieu en termes d'interaction ? Pour quelle raison la psychiatrie a-t-elle adopté, il y a un siècle, la catégorie des affections réactionnelles ? Pourquoi le concept d'abréaction fut-il inventé puis abandonné par la première psychanalyse ? Que veut-on faire entendre, quand on déclare qu'une politique est réactionnaire ? Dire que le totalitarisme nazi fut une réaction au totalitarisme communiste, n'est-ce pas l'excuser ? Le mot « réaction » et ses dérivés offrent leurs services pour l'explication causale comme pour la compréhension par sympathie. Ils nous viennent à l'esprit quand nous cherchons des réponses à nos problèmes. Or ces mots, précisément, ne font-ils pas problème ?
   C'est l'occasion, pour Jean Starobinski, d'examiner les filières intellectuelles à travers lesquelles le mot « réaction » et ses dérivés nous sont parvenus. Ce livre remonte au rôle que leur attribua la scolastique, mais aboutit aux interrogations qui entourent aujourd'hui la notion de progrès, sans laquelle la réaction politique ne peut être pensée. Il convoque aussi bien les philosophes (Aristote, Leibniz, Kant, Nietzsche, Jaspers), que les savants (Newton, Bichat, Claude Bernard, Bernheim, Freud) et les écrivains (Diderot, Benjamin Constant, Balzac, Poe, Valéry). L'ouvrage est une traversée originale de la culture occidentale : il éclaire successivement les fondements de la science et la protestation des poètes, parcourant ainsi les chemins qui conduisent à nos perplexités présentes.

15 euros (code de commande : 28300).

 

[VALENCIENNES]. Récits d'un bourgeois de Valenciennes. (XIVe siècle). Publiés pour la première fois d'après un manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris par M. le baron Kervyn de Lettenhove Membre de l'Académie royale de Belgique, Correspondant de l'institut de France, de l'Académie de Munich, etc. Louvain, Lefever, 1877. [Louvain / Imprimerie de P. et J. Lefever / 30 - rue des Orhelins - 43 / 1877] In-8° broché, X, 425, [3 bl.] p., index, exemplaire non coupé, peu courant.
Extrait de l'introduction :
   La chronique anonyme que nous publions aujourd'hui, est empruntée à un manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, que M. Paul Lacroix a bien voulu nous confier avec la plus graieuse obligeance.
   Déjà en 1838, M. Buchon avait fait imprimer quelques chapitres de cette chronique, et malheureusement ceux qu'il avait choisis, ne pouvaient être cités comme les plus intéressants. Plus récemment nous y avons largement puisé dans les notes jointes à notre édition de Froissart ; mais ces citations mêmes nous ont convaincu que cette relation historique méritait d'être mise au jour d'une manière régulière et complète.
   En effet ce n'est pas seulement une source féconde d'informations précieuses et de détails nouveaux sur les mémorables événements du XIVe siècle ; c'est aussi (et nous l'insérons à ce titre dans notre collection) une œuvre remarquable par la netteté et l'élégance de la forme, digne assurément de prendre place parmi les monuments littéraires du Hainaut.
   S'agit-il des grandes luttes de la chevalerie ? Le tableau qui nous est offert des sanglantes journées de Crécy, de Poitiers, de Cocherel, d'Auray, n'est guères inférieur à celui que nous devons aux plus célèbres chroniqueurs contemporains, et rien n'est plus beau que l'épisode de Richard Fitz-Simon chargé par Edouard III de veiller sur les jours du prince de Galles et plaçant sous ses pieds sa bannière pour qu'on ne pût la lui arracher, au moment même où il criait de toutes ses forces : « Saint-Georges au fils du roi ! »
   D'autre part on trouve sans cesse un sentiment profond des misères du peuple, une vive réprobation contre les gabelles et contre les maltotes dont on l'accable, et de là une sympathie peu dissimulée pour les communes de Flandre et même pour Edouard III qui avait promis de rendre à la France les vieilles libertés du règne de saint Louis.
   Le chroniqueur qui habite à Valenciennes et qui évidemment n'est point étranger à la puissante bourgeoisie de cette cité, ne nous a point fait connaître son nom ; mais on peut, sans se tromper, affirmer qu'il appartenait ou touchait de fort près à la famille des Bernier, citée par Froissart et associée dans une large mesure aux négociations les plus importantes des villes du Hainaut.
   Il est plus difficile de déterminer jusqu'à quelle époque s'étendait cette œuvre. Le manuscrit que nous reproduisons, l'interrompt au moment du départ des compagnies pour l'Espagne sous la conduite de Bertrand du Guesclin en 1366 ; mais la dernière phrase indique qu'elle ne devait pas s'arrêter là. Des circonstances que nous ignorons, ont-elles limité la tâche de l'auteur ? N'avons-nous sous les yeux qu'un texte incomplet ? La dernière hypothèse nous sourirait davantage, car elle nous laisserait quelque espoir de retrouver ce qui aurait été perdu.

35 euros (code de commande : 28317 - vendu).

 

VERCHEVAL (Henri)Dictionnaire du violoniste. Suivi d'une liste des Violonistes célèbres et des Luthiers les plus connus depuis l'origine du violon, jusqu'à la fin du XIXe. Préface et portrait d'Eugène Ysaÿe. Paris-Saintes, Fischbacher - Chez l'Auteur, 1923. In-8° broché, 192 p., bon exemplaire, peu courant.
Extrait de la préface :
   Le violon et ses origines ont fait l'objet d'une quantité considérable d'études que nous pouvons consulter aujourd'hui dans les travaux de Barney, Hawkins, Arthur Pougin, Fétis, Schelcher, Qrove, Oulibisheff, pour ne citer que les principaux hommes de lettres et artistes qui se sont occupés plus spécialement de l'art du violon.
   Pourtant, après ces travaux considérables, il nous manquait un ouvrage qui traitât d'une manière générale et plus détaillée les éléments qui constituent à la fois l'art de jouer du violon, sa formation en tant qu'ouvrage de lutherie, et, en un mot toutes les expressions techniques qui s'y rapportent. Il manquait, pour mieux dire, une sorte de dictionnaire où l'artiste et l'amateur pussent se renseigner et puiser à une source bien documentée les éléments nécessaires à leurs études.
   Jusqu'à nos jours, ce genre d'ouvrage n'avait pas paru, et, hormis le Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau et l'œuvre plus récente de M. Alberto Bachmann, je ne connais rien qui fût similaire au travail que M. Vercheval vient d'accomplir si heureusement.

25 euros (code de commande : 28315 - vendu).

 

VERRIEST (Léo) — Le servage dans le comté de Hainaut. Les sainteurs - Le meilleur catel. Bruxelles, Hayez, 1910. In-8° broché, 735 p., (collection « Mémoires de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politique et Classe des Beaux-Arts, deuxième série, tome VI), adhésif au dos et à la couverture, sinon bon exemplaire.
Préface :
   On demande une étude sur les conditions dans lesquelles s'est réalisée, dans une région déterminée de la Belgique, l'extinction du servage.
   « Le, mémoire indiquera ce qu'était le servage dans l'un des anciens territoires de la Belgique. Il mettra en relief les efforts accomplis pour l'adoucir et le faire disparaître. Il insistera particulièrement sur les droits et prestations successivement établis jusqu'à la fin du XVIIIe siècle en remplacement ou en représentation de la servitude. Le mémoire mentionnera également les mesures qui furent prises pour arriver à la suppression de ces droits et prestations, lors de l'application en Belgique des lois abolitives de la féodalité. »
   En proposant ce sujet, l'Académie de Belgique a évidemment eu en vue combler une lacune de notre littérature historique. Tandis qu'en France et en Allemagne d'assez nombreux travaux – de valeur inégale, il est vrai – ont été consacrés à la classe servile et, en général, aux classes rurales, on ne possède chez nous aucune étude spéciale concernant le servage proprement dit, à part l'insipide et grotesque livre qu'a écrit, en 1819, Hoverlant de Beauwelaere.
   Cet ouvrage embrassait l'ensemble des anciennes provinces des Pays-Bas. L'Académie a pensé – avec infiniment de raison – qu'il fallait renoncer à envisager le servage dans un cadre aussi vaste, et c'est pourquoi elle a limité la question à « l'un des anciens territoires de la Belgique ».
   Nous avons choisi le Comté de Hainaut.
   Le Hainaut se prêtait admirablement, nous semblait-il, à l'étude du servage : d'une part, une région essentiellement agricole devait être préférée à toute autre, afin qu'on eût chance de suivre la classe servile jusque dans des temps assez rapprochés de nous pour pouvoir observer de près son évolution finale ; d'autre part, les documents s'offraient aussi nombreux que variés ; enfin, on disposait d'importantes publications de textes parmi lesquelles figuraient en première ligne celles de M. Charles Duvivier : le volumineux Codex diplomaticus annexé aux Recherches sur le Hainaut ancien et le tome II des Actes et documents anciens, notamment, constituaient en effet des sources extrêmement précieuses. Nous n'avons pas manqué d'y puiser à pleines mains.
   Il s'agissait donc de rechercher « ce qu'était le servage » dans le comté de Hainaut et comment il avait disparu. Pour cela, un travail préalable s'imposait : les serfs ne pouvant être étudiés isolément, il importait de reconstituer tout d'abord le milieu dans lequel la classe servile avait vécu et devait parcourir son évolution ; c'est pourquoi nous avons consacré notre première partie à une vue d'ensemble de l'état des classes rurales du XII au XIVe siècle : nous y envisageons, d'une part, le régime seigneurial tel qu'il s'était progressivement établi sur les ruines de l'Empire carolingien et, d'autre part, les modifications essentielles apportées à ce régime, entre le XIIe, et le XIVe siècle, grâce à l'évolution du droit domanial et de par les chartes rurales.
   Avec notre deuxième partie, nous entrons dans le cœur de notre sujet : nous y étudions le servage sous ses différents aspects, en mettant en relief les règles de ce qu'on pourrait appeler le droit servile – qui offre des caractères nettement distincts dans l'ensemble du droit domanial – et en ne perdant jamais de vue le but principal qui nous est assigné montrer comment et pourquoi le servage a disparu.
   Notre troisième partie est consacrée aux Sainteurs : une étude de cette classe de personnes s'imposait, non pas parce que, comme on le croit communément, les sainteurs étaient de véritables serfs [d'église], – aucune comparaison n'est, en effet, possible entre la condition juridique des premiers et celle des seconds –, mais uniquement parce qu'ils ont été recrutés en partie parmi les serfs affranchis. Dans la classe des sainteurs, il était impossible de séparer les anciens serfs des autres éléments qui l'avaient constituée : nous avons donc fait une étude détaillée de l'ensemble de cette classe et nous en avons suivi les destinées jusqu'à la fin de l'ancien régime.
   Enfin, notre quatrième partie traite du meilleur catel. Là., nous avons élargi considérablement le cadre de la question posée par l'Académie : en effet, nous avons été amené à envisager le meilleur catel, non pas seulement en tant que redevance personnelle dérivant de la condition servile, mais aussi comme redevance réelle et comme droit seigneurial. Des considérations scientifiques justifient cette extension. Au reste, si nous avions dû renoncer à traiter du droit seigneurial de meilleur catel, la question, telle qu'elle a été formulée par l'Académie, n'eût semblé résolue qu'en partie, attendu que, comme on le verra, le droit de meilleur catel établi en représentation de la servitude a disparu dans la pratique bien avant la fin du XVIIIe siècle et que, par conséquent, il n'eût pu être question de s'occuper de sa suppression lors de l'application en Belgique des lois abolitives de la féodalilé.
   Nous avons tenu à illustrer par des exemples et à étayer de preuves nombreux, toutes les règles juridiques que nous avons énoncées et toutes les théories que nous avons formulées : il nous a semblé que l'abondance des notes – en témoignent des efforts que nous avons faits pour ne laisser échapper aucune source d'information – s'imposait dans un travail consacré en grande partie au Moyen Âge.

35 euros (code de commande : 28313 - vendu).

 

WILLCOX (Donald J.)Évolution du bijou. Paris, Dessain et Tolra, 1974. In-8° carré sous cartonnage d'éditeur,119 p., illustrations en noir, (collection « Idées et Tendances Contemporaines »).
Table des matières :
   - Un style nouveau.
      - Place du créateur dans la société.
      - Nouveaux matériaux, nouvelles frontières.
   - Éléments de création.
   - Les matériaux et leur utilisation.
   - Fonction et mode du bijou.
      - Bagues.
      - Colliers et bracelets.
      - Boucles d'oreilles et diadèmes.
      - Boucles et bijoux corporels.
      - Bijoux masculins.
   - Un mot aux esprits conservateurs.
   - Créations remarquables.
   - Bagues.
   - Pendentifs et colliers.
   - Bracelets.
   - Broches.
   - Boucles d'oreilles.
   - Diadèmes.
   - Boucles et bijoux corporels.
   - Bijoux masculins.

15 euros (code de commande : 28324).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 18 juin 2019.aint-denis

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(28 mai 2019)

 


VIENNENT DE PARAÎTRE

 

Saint Georges et le dragon. Genèse et génération de récits. Sous la direction de Michèle Ballez, Jean-Luc Depotte et Benoît Kanabus. Louvain-la-Neuve, Presses Universitaires de Louvain, 2018. In-8° collé, 124 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Il s'agit du volume d'Actes du colloque international organisé à Mons du 24 au 26 novembre 2015, dans le cadre de Mons capitale européenne de la culture 2015 et à l'occasion du dixième anniversaire de la reconnaissance de la Ducasse rituelle de Mons comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO.
En quatrième de couverture :
   On l'a vu peint ou sculpté dans les galeries du monde entier, dans cet hôtel de ville de province ou dans cette chapelle le long de la route. On a moins souvent lu sa légende et les récits littéraires qu'elle a générés. Archétype du héros sauroctone, littéralement « tueur de lézards », son image parcourt les productions narratives les plus contemporaines. Allégorie du combat apocalyptique du Bien contre le Mal, mais plus proche de nous car souffrant et combattant avec un cœur d'homme, saint Georges devient un héros de propagande et une image inépuisable dès qu'il s'agit de dire les luttes, de l'époque des Croisades jusqu'aux derniers conflits mondiaux. Cet ouvrage collectif propose un panorama de la genèse et de la génération de récits du combat de saint Georges contre le dragon, là où un culte vivace fut rendu au saint chevalier, du Caucase à l'Europe occidentale, en passant par la Grèce et la Russie. Il est illustré par une riche iconographie.
Table des matières :
   - Préface, par Michèle Ballez, Jean-Luc Depotte et Benoît Kanabus.
   - Introduction, par Michèle Ballez, Jean-Luc Depotte et Benoît Kanabus.
   - Saint Georges vainqueur du dragon : culte, images et récits en Géorgie aux Vle-Xle siècles, par Nina lamanidzé.
   - Saint-Georges des Manganes et la figure du Tropaiophore au XIe siècle byzantin, par Jean Lempire.
      1. Saint-Georges des Manganes : un monastère somptueux.
      2. Vénération et fonctions de saint Georges à Byzance.
         2.1. Le combattant Georges, premier d'entre les martyrs.
         2.2. Le Tropaiophore, saint militaire et patron de l'empereur.
         2.3. « Athlète » du Christ.
         2.4. La Saint-Georges, une fête à l'image de Pâques.
   - Les interventions miraculeuses de saint Georges dans les batailles au Moyen Âge. Relevé et réflexions, par François De Vriendt.
   - L'image du combat de saint Georges contre le dragon dans l'ouest du royaume de France au XIIe siècle, par Joséphine Barthelet.
      1. Du guerrier anonyme au saint combattant.
      2. Le combat dans l'image : les choix iconographiques et l'art du détail.
      3. L'image dans le réseau visuel de l'ecclesia.
   - Du dragon au Léviathan. Voragine (1261), relu à partir de Bodin (1576) et de Hobbes (1651), par Benoît Kanabus.
      1. Du mauvais roi et du bon chevalier.
      2. De la loi d'exception et du sacre royal.
      3. Du dragon et du Léviathan.
   - Saint Georges et les héros sauroctones des contes traditionnels, par Michèle Ballez.
   - Héros par l'attitude, saint par le regard. Saint Georges et le dragon, par Patrick Absalon.
      1. Héroïsme de saint Georges en temps de guerre.
      2. Saint Georges après la bataille.
      3. En guise d'épilogue.
   - Saint Georges au pays des soviets, par Alixe Constant-Hanon de Louvet et Jean-Maurice Rosier.
      1. Le Dragon d'Evgueni Schwartz.
      2. Sur les contes populaires.
      3. Saint Georges en expansion.
      4. Conclusion.
   - St George and the Dragon or the Self and the Other, par Michael Singleton.
   - Notices biographiques des auteurs.

19 euros (code de commande : 28330).

 

MARTIN (Fernand) — Au cœur du Haut-Pays : Angre et Roisin, un passé multiséculaire. Avant-propos par Jean-Marie Cauchies. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 2019. In-4° collé, 239 p., illustrations, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région », n° 18).
En quatrième de couverture :
   Dans ce recueil d'études associant unité dans l'espace et variété dans les objets, le regretté Fernand Martin, en connaisseur de l'histoire autant que du terrain, invite le lecteur à découvrir terres et hommes du Haut-Pays. Sources écrites, témoignages collectés, expérience personnelle à l'appui, il décrit l'imposante église d'Angre et en pousse la porte pour en répertorier le riche patrimoine mobilier. Il fait revivre le cheminement séculaire de la communauté villageoise tout entière et s'aventure aussi bien dans les coulisses de la politique locale que dans la narration des faits de guerre. Généalogiste autant qu'historien patenté, il reconstitue avec soin la composition et le parcours de familles de proue à Angre et Roisin avant de se pencher, au final, sur un autre type de « famille », une société de pompiers...
   D'une plume alerte et dans un style soigné, Fernand Martin a le mérite de livrer ici, à travers six études, une somme de connaissances et de réflexions souvent novatrices sur l'actuelle commune de Honnelles et le passé de ses composantes.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Jean-Marie Cauchies.
   - L'église et la paroisse d'Angre.
      - Annexes..
      I. Angrois ayant pris l'habit.
      II. Les curés d'Angre.
      III. Les vicaires d'Angre.
      IV. Hommes d'Onnezies ayant pris l'habit.
   - La vie civile et politique à Angre.
      - Annexes.
      I. Honnelles : bourgmestres et majorités.
      II. Liste des secrétaires communaux.
      III. Liste des receveurs communaux.
      IV. Composition de quelques conseils communaux au XXe siècle.
   - Une famille de notables ruraux à Thulin et Angre, du XVIIe siècle à nos jours : les Deronquier et les principales familles alliées.
   - Le château de la Locquetière à Angre.
   - Roisin : notice sur l'ancienne baronnie et la famille de La Tramerie (XVe - XVIIIe siècles).
   - Une société rurale de pompiers : Angre 1883-1925.

15 euros (code de commande : 28296).

 

AICHINGER (Ilse) — Un plus grand espoir. Roman. [Titre original : Die größere Hoffnung.] Traduit de l'allemand par Uta Müller et Denis Denjean. La grasse, Verdier, 2007. In-8° broché, 277 p., (collection « Der Doppelgänger »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Au plus fort de la Deuxième Guerre mondiale, dans une ville qui ressemble à Vienne, Ellen, une petite fille d'une douzaine d'années, tente d'obtenir un visa pour rejoindre sa mère réfugiée aux États-Unis. Autour d'elle, pour survivre, un groupe d'enfants juifs, ses amis, opposent à leur sort tragique un espoir « plus fort que la mort ». Un pied dans chaque monde (sa mère et sa grand-mère sont juives, mais son père ne l'est pas), Ellen tente de faire vivre cet espoir des deux côtés, accompagnant ses amis dans leurs jeux et leurs rêves. Vue par les yeux des enfants, la persécution nazie apparaît dans toute son insondable cruauté ; mais Ellen est aussi celle qui, inlassablement, interroge le monde qui l'entoure, et qui, en plein naufrage, réveille les adultes endormis avec ses questions insistantes, jusqu'aux dernières pages du livre où un « plus grand espoir » lui sera révélé. Son voyage halluciné dans l'hiver et la nuit apparaît alors comme une parabole sur la force des faibles et l'impuissance des forts.
   Avec ce livre paru en 1948, Ilse Aichinger, née en 1921 à Vienne, a donné à la langue allemande, longtemps avant Le Tambour de Günter Grass, la première fiction qui parlait du scandale des années de guerre. Nourri d'autobiographie savamment distanciée, Un plus grand espoir a rapidement fait figure de classique en Autriche et en Allemagne.

12 euros (code de commande : 28290).

 

ALECHINSKY (Pierre) et MACE (Gérard) — Choses rapportées du Japon. [Saint-Clément de Rivière], Fata Morgana, 1990. In-4° en ff. sous couverture à rabats et coffret (248 x 302 mm.) d'éditeur, [32] p., trois lithographies en couleurs à pleine page et trois eaux-fortes en couleurs hors texte, édition sur vélin d'Arches, un des cinquante exemplaires numérotés (n° 34), en parfait état.
Colophon :
   Achevé d'imprimer le 14 juin 1990 par l'Imprimerie de la Charité à Montpellier pour le texte, l'Imprimerie Clot, Bramsen et Georges pour les lithographies et l'Atelier Robert Dutrou pour les eaux-fortes, l'édition originale de Choses rapportées du Japon est tirée à cent vingt exemplaires sur vélin d'Arches, comportant tous trois lithographies en couleurs signées.
   Ils sont contenus dans un coffret de l'Atelier Duval recouvert d'une lithographie en couleurs.
   Les cinquante premiers sont accompagnés d'une suite de trois eaux-fortes en couleurs signées. Vingt exemplaires marqués HC sont réservés aux auteurs et aux collaborateurs.
Bibliographie :
   - Butor (Michel) et Sicard (Michel), Alechinsky. Travaux d'impression, n° 72.

2500 euros (code de commande : 28283).

 

AUDIN (Alain) et CAMBIER (Charles) — Au Pays de la Haine. Histoires, légendes et figures des bourgs du Couchant de Mons. Bruxelles, Louis Musin, 1976. Grand in-8° broché sous couverture rempliée, 240 p., illustrations, illustration de couverture par Claude Renard, (collection « Nos Héritages », n° 11), bel exemplaire.
Avant-propos :
   Une terre où un peuple humain a vécu une épopée grandiose s'étend à l'ouest de Mons, entre la capitale du Hainaut et la frontière française.
   L'histoire, ici, prend soudain le virage qui fait d'elle l'Histoire. Dans ces bourgs proches de Bavay, toutes les populations plongent leurs origines dans des sources lointaines et mystérieuses. Et quand le temps permet de garder le souvenir des événements du passé, on découvre l'œuvre civilisatrice de l'abbaye de Saint-Ghislain, marquée par toutes les forces et les faiblesses qui font l'homme. Boussu, au nom prestigieux, rappelle que, du temps de Charles Quint, elle influa sur la politique d'un empire sur les terres duquel le soleil ne se couchait jamais. Et Jemappes, la fière cité du Coq, dont le nom retentit jadis comme un coup de clairon annonçant la liberté aux peuples de l'Europe, que de titres n'a-t-elle à faire valoir sur les tablettes du passé des hommes ?
   Mais ces événements, ces œuvres civilisatrices même, ont pour toile de fond le travail : celui de la terre irriguée par la rivière Haine et ses affluents, mais surtout, au fur et à mesure où se développera la révolution industrielle, celui du sous-sol. Ici, les hommes ont forcé la terre pour en retirer les vestiges généalogiques charbonniers, et donner aux autres hommes la chaleur, et l'énergie qui amène le progrès. Ils l'ont payé cher, dans leur santé, dans leur vie parfois, tirant de la dureté de leur existence des colères amères. Elles causeront l'explosion d'un monde endormi, et déboucheront sur un mode de vie imparfait, sans doute, améliorable certainement, mais qui permet, au-delà du sacrifice, d'apprécier les douceurs de la vie. La région porte les stigmates de tout cela dans sa chair : dans ses longs corons alignés, dans le parler rocailleux de ses hommes et de ses femmes, dans ses terrils... Mais le Grand-Hornu, miraculeusement sauvé, atteste de sa longue marche vers une existence, disons, meilleure, tandis que Quaregnon a légué a jamais son nom à l'histoire sociale et politique du pays et de la Wallonie.
   L'histoire du Couchant de Mons, notre histoire, est passionnante. Sans doute avons-nous voulu, plutôt que de faire œuvre d'historien, présenter certains événements, des souvenirs, des tranches de vie dont l'objet est de faire sentir, une fois encore, aux gens d'ailleurs, la sensibilité des habitants de cette terre et des choses qu'ils ont engendrées. Quant aux Borains du Couchant, s'ils pouvaient se retrouver au fil des pages, ils feraient de nous des hommes heureux.
   Sans doute nous en sommes-nous tenus à un certain nombre de localités, choix arbitraire et critiquable puisque guidé par des raisons d'opportunité et de complémentarité. Mais les lieux négligés viendront plus tard, dans un contexte qui nous semble plus logique pour eux. La ronde des bourgs du Couchant de Mons baigné par la Haine, en ce que nous en avons retenu, commence à Baudour. Mais d'abord, suivons la Haine...

25 euros (code de commande : 28262*).

 

[BALTHUS (Balthasar Klossowski)]. Balthus 100e anniversaire. Commissaire de l'exposition : Jean Clair. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2008. Petit in-4° broché, 271 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 16 juin au 23 novembre 2008.
Table des matières :
   - 
Centenaire de Balthus - Trentième anniversaire de la Fondation, par Léonard Gianadda.
   - Avant-propos, par Jean Clair et Dominique Radrizzani.
   - Exergue, par Jean Clair.
   - Pour le 25e anniversaire de Balthus, par Jean Clair.
   - Balthus et Rilke : une enfance. De Genève à Soglio, par Jean Clair.
   - Notes sur l'innocence et la cruauté chez Balthus, par Dominique Radrizzani.
   - Les Beaux Jours, par Jean Starobinski.
   - Balthus à Fribourg, chez Louis de Chollet, au Guintzet, et chez lui, place Notre-Dame. Conversation avec Mme Odile Emery (née Bugnon), le modèle des Beaux Jours, par Frédéric Wandelère.
   - Visions d'égotisme. L'autoportrait chez Balthus, par Camille Viéville.
   - Balthus : Giacometti, par Raymond Mason.
   - « Maintenir à jamais ce qui disparaît déjà. » Sur Balthus et Rilke, par Robert Kopp.
   - Œuvres exposées
   - Une très jeune fille, une gomme très douce : les dessins, par Dominique Radrizzani.
   - Dessins.
   - Chronologie.
   - Table des œuvres.
   - Bibliographie sélective.

25 euros (code de commande : 28282).

 

[BARRAL (Pierre)] — Dictionnaire portatif, historique, géographique et moral de la Bible, pour servir d'introduction à la lecture de l'Ecriture Sainte. Paris - Auxerre, Musier - Fournier, 1756. [A Paris, / Chez Musier, Libraire, / Quai des Augustins, près la rue Pavée, / à l'Olivier. / Et à Auxerre, / Chez François Fournier, Imprimeur-Libraire, / près l'Horloge. / MDCCLVI. / Avec approbation et privilège du Roi.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, mors fendus en tête et en queue, VIII, 850, [3 (errata, approbation, privilège)], [1 bl.] p., bon exemplaire.
Avertissement :
   Il seroit inutile de relever ici le prix & la nécessité de l'étude de l'Ecriture Sainte ; l'un a toujours été universellement reconnu ; & l'autre, dans un siécle aussi éclairé que celui-ci, n'éprouve plus de contradicteurs. L'Ecriture Sainte est comme une Lettre que Dieu écrit aux hommes, suivant l'expression de saint Grégoire, ils sont donc obligés de la lire, & ce seroit un véritable crime de négliger une faveur si extraordinaire. Il n'y a personne qui ne puisse profiter de la lecture de l'Ecriture Sainte, dit saint Augustin, & en tirer de quoi remplir ses besoins, pourvu qu'il apporte à cette lecture les sentimens de dévotion & de piété que la Religion demande. C'est donc une vérité incontestable, que nulle étude n'est plus utile aux Chrétiens en général, que celle des Livres saints, qui nous découvrent les rnystères du royaume du Ciel, nous en enseignent le chemin, & qui, pendant que nous y marchons, répandent mille plaisirs secrets dans nos cœurs, selon ce que dit l'Apôtre : Quœcumque enim scripta sunt, ad nostram doctrinam scripta funt, ut perpatientiam & consolationem Scripturarum spem habeamus. C'est à cette vérité reconnue de tout le monde, que nous sommes redevables de ce grand nombre d'Ouvrages précieux qui ont tant contribué à répandre depuis un siécle, parmi les Fidéles, la connoissance & le goût de l'Histoire sainte. Le succès prodigieux qu'ils ont eu, prouve assez que ce qui concerne une matière aussi essentielle, intéresse la multitude des Chrétiens, & il nous est un sûr garant de l'accueil favorable que le Public fera à celui que nous osons lui préfenter. Nous le croyons utile sur-tout aux jeunes gens qui n'ont ni le tems de lire, ni les moyens de se procurer tous les Livres qui pourroient leur donner l'intelligence des Saintes Ecritures. Peut-être étoit-il nécessaire de leur en présenter un qui contînt lui seul ce qu'ils doivent essentiellement sçavoir. C'est donc principalement pour eux que l'on a entrepris celui-ci. On lui a donné la forme de Dictionnaire comme la plus commode & la plus relative au goût du tems. On a pris pour modèle les grands Dictionnaires sur la Bible qui ont paru jusqu'à présent, mais sans se permettre des écarts, des digressions, des épisodes étrangères, des conjectures qui ne feroient que grossir inutilement un Ouvrage de la nature de celui-ci. Nous avons cru devoir y substituer les rapports de la figure à la vérité, des réflexions morales, des explications pour conduire, comme par la main, les jeunes gens dans la lecture des Livres Saints, leur en ouvrir les trésors, leur en appliquer les maximes, leur en dévoiler les mystères, & les aider à y chercher la règle de leurs sentimens & de leur conduite. Cette partie si intéressante de l'Ouvrage, nous l'avons puisée dans des sources précieuses ; le travail admirable de deux Ecrivains aussi célèbres, par l'étendue de leurs lumières, que par leur tendre piété, nous a fourni à souhait tout ce dont nous avions besoin. Nous avons emprunté sans scrupule leurs propres expressions, parce qu'il eût été aussi vain que téméraire de vouloir dire mieux, & qu'il ne s'agit que d'être utile, sans prétendre d'autre mérite que cette utilité même. Nous en faisons l'aveu bien hautement, afin qu'on ne nous reproche pas de les avoir mis à contribution, sans les citer ; il auroit fallu le faire trop souvent, & surcharger les marges d'un embarras de citations multipliées. Les jeunes gens trouveront donc dans un volume portatif de près de 900 pages, tout ce qu'ils doivent essentiellement sçavoir fur l'histoire, l'esprit & la lettre de l'Ecriture. Plaise au Ciel répandre ses bénédictions sur un travail, qui n'a pour objet que d'éclairer & d'instruire cette portion des Chrétiens que Dieu chérit avec plus de tendresse, & qui mérite par préférence les soins de tout homme qui s'intéresse aux progrès de la Religion !
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 9650.

120 euros (code de commande : 28244).

 

BERGOUNIOUX (Frédéric-Marie) et GLORY (André) — Les premiers hommes. Précis d'anthropologie préhistorique. Toulouse - Paris, Didier, 1943. In-8° broché, 461 p., XXXVI planches hors texte, importantes rousseurs à la couverture.
Chronique de Lucien Febvre :
    La préhistoire est à l'honneur. Voici que reparaît, pour la quatrième fois, un gros précis abondamment illustré – et qui, en effet, mérite pleinement son nom de précis. Ce n'est pas à vrai dire un « manuel de préhistoire », puisque ses auteurs, MM. Bergounioux et Glory, se réclament essentiellement de l'anthropologie préhistorique. Leur livre commence par des « éléments d'anatomie humaine » qui rendront beaucoup de services aux anthropologues abandonnés à leurs seules forces ; il continue par l'étude des caractères raciaux et la revue rapide des races actuelles ; il met au point la question des singes fossiles et évoque le problème de l'origine de l'humanité.
   La seconde partie du livre est consacrée à l'étude analytique précise et détaillée des restes de l'homme fossile. Et voici les Pithécanthropes de Jaca, le Sinanthrope de Pékin, l'Africanthrope du lac Niarasa, etc. Puis Homo Neanderthalis. Et le déroulement des étages et des races consécutives. Jusqu'aux néolithiques classés sous, la rubrique : Stabilisation des races.
   Travail très méthodique, prudent, approfondi. Dans toute la mesure où la préhistoire est de l'histoire, – et qui peut commander l'histoire, même la plus récente, – ce bon précis rendra d'excellents services aux historiens. Il porte témoignage des rapides progrès d'une discipline qui, dans ses dernières années, s'est développée infiniment. Index, tables, croquis géographiques, bibliographies très soignés.
Bibliographie :
   - Febvre (Lucien), Anthropologie préhistorique, dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 8e année - n° 1 - 1953, p. 89.

12 euros (code de commande : 28246).

 

BRACONNIER (Alain) — Le sexe des émotions. Paris, Odile Jacob, 1996. In-8° collé, 209 p., (collection « Psychologie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Hommes et femmes connaissent-ils suffisamment les émotions qui les unissent et celles qui les séparent ? Pourquoi les hommes se cachent-ils pour pleurer ? Pourquoi les femmes savent-elles mieux que les hommes exprimer leurs émotions pour se faire entendre ? Non, l'orgueil masculin n'est pas un mythe ni l'intuition féminine une fable. Chaque sexe a sa propre culture affective. Les différences existent. Elles apparaissent même dès les premiers mois de la vie. Oui, les hommes sont plus portés à manifester leur colère et les femmes plus sujettes à l'angoisse. Il est temps d'essayer ensemble de mieux nous comprendre. Déchiffrer nos comportements, échanger nos émotions, apprendre à les exprimer sont autant d'impératifs à la vie en commun. Alors nous verrons que nos différences sont complémentaires et qu'elles sont autant de richesses à partager.

12 euros (code de commande : 28247).

 

CHAMOISEAU (Patrick) — Biblique des derniers gestes. Roman. Paris, Gallimard, 2001. In-8° collé, 788 p.
En quatrième de couverture :
   Jadis, au-delà de l'aurore et du crépuscule, les bois symbolisaient la demeure de la divinité, et ainsi de la Martinique. Mais les dieux sont partis laissant derrière eux, dans l'obscurité des siècles, des esprits qui enflamment toujours les racines des forêts, tandis que le temps poursuit sa route.
   Balthazar Bodule-Jules était né, disait-il, il y a de cela quinze milliards d'années – et néanmoins, en toutes époques, en toutes terres dominées et sous toutes oppressions. Alors que, désenchanté, il décide de mourir, il se souvient tout à coup des sept cent vingt-sept femmes qu'il avait tant aimées... Ces créatures mémorielles le ramènent au long cours de sa vie sur les rives de la Terre, parmi le fracas de ses guerres auprès du Che en Bolivie, de Hô Chi Minh au Vietnam, de Lumumba au Congo, de Frantz Fanon en Algérie...
   Dans ce vrac de mémoire, le vieux rebelle découvre la dimension initiatique de son enfance soumise à la grandiose autorité d'une femme des bois, Man L'Oubliée, seule capable de s'opposer aux damnations de la diablesse. Il prend la mesure des enseignements d'une ardente communiste que l'on croit être un homme ; puis il élucide enfin l'étrange douceur de celle qui lui paraissait la plus fragile de toutes : la céleste Sarah-Anaïs-Alicia...
   Le narrateur (Marqueur de paroles et en final Guerrier) s'identifie insensiblement à ce rebelle qui l'emplit d'une connaissance littéraire des temps anciens et des temps à venir. Car, au terme d'une vie dont il ne pensait retenir que l'échec, l'agonisant accède à une autre conscience : à ce deuxième monde qu'il avait cru longtemps inatteignable, cet amour-grand seul capable de relier les contraires...

13 euros (code de commande : 28277).

 

DE HEUSCH (Capitaine Waldor) — La tactique d'aujourd'hui et quelques mots de la tactique de demain par le capitaine Waldor de Heusch des Grenadiers, professeur à l'École Militaire de Bruxelles. Deuxième édition. Bruxelles, Spineux & Cie, 1888. [Bruxelles Spineux & Cie Librairie militaire 86, Montagne de la Cour, 86. Paris Berger-Levrault et Cie 5, rue des Beaux-Arts, 5. Madrid Fuentes y Capdeville 7, plaza de Santa Ana, 7. Amsterdam Feikma et Cie 231, Heerengracht, 231. Leipzig-Berlin-Vienne F.-A. Brockhaus. 1888. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], IV, 347, [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
   Définitions.
   La tactique d'aujourd'hui.
      Les précurseurs 1859-1866-1870 : Infanterie française. Infanterie belge. Cavalerie française. Cavalerie belge. Artillerie.
      Tactique élémentaire en Prusse : Infanterie. Cavalerie. Artillerie.
      Titre I : Tactique des armes séparées.
         - Infanterie.
         - Armement.
         - Feux : Feux de salve. Feux à volonté. Feux à cartouches comptées. Feux à répétition.
         - Formations, évolutions, mode de combat.
         - Formation de combat du bataillon encadré dans l'offensive : a. Force et fractionnement. b. Étendue du front. c. Nombre d'échelons. d. Rôle des échelons. Avant-ligne. Rôle de la réserve de bataillon. e. Profondeur de la formation.
         - Mode de combat du bataillon encadré dans l'offensive : Première phase : Formation des colonnes de compagnie. Deuxième phase : Formation préparatoire de combat. Troisième phase : Formation de combat. Quatrième phase : Ouverture du feu. Marche par bonds. Cinquième phase : Marche et renforcement de la chaîne jusqu'à l'ouverture du feu rapide. Sixième phase : Feu rapide. Représentation des six phases ci-dessus.
         - Attaque décisive ou assaut et conclusions.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en Allemagne : Formation fondamentale. Formation tactique. Évolutions. Formation de combat. Préparation de l'attaque. Exécution de l'attaque.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en France : Division en six phases. Colonne pour le combat. Marche de la colonne pour le combat de 300 mètres à 1500 mètres (croquis ). Marche de l'attaque de 1500 mètres à 400 mètres (croquis). Cinquième et sixième phases. Exécution de l'attaque. Assaut. Bataillon sur la défensive. Mode de combat. Reconnaissance et occupation de la position. Phase de la résistance. Contre-attaque. Poursuite ou retraite.
   Considérations sur la tactique de demain.
      Tactique du bataillon isolé.
      Cas particulier de combat.
      Tactique de l'infanterie contre la cavalerie.
      Tactiques des unités plus fortes que le le bataillon.
      Formations de combat des unités supérieures au bataillon : Nombre de lignes et leur rôle dans l'offensive. Densité de la formation. Distance entre les lignes. Formations dans la défensive. Quelques types de formations. Mode de combat des unités plus fortes que le bataillon.
   Tactique de la cavalerie.
      Considérations générales.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formations et évolutions de l'escadron. Formations et évolutions du régiment. Principales différences avec les règlements allemand et français. Mode de combat. La charge. Formations et évolutions de la brigade. Formation de combat de la division. Conduite de l'artillerie à cheval. Nouvelle tactique des lignes en Allemagne. Formation de combat d'une division (méthode allemande). Combat à pied.
   Tactique de l'artillerie.
      Généralités.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formation en bataille d'une batterie complète. Id. en batterie. Tir de l'artillerie. Vitesse du tir.
      Mode de combat dans l'offensive : Distances de tir. Choix des positions.
      Mode de combat dans la défensive.
   Titre II : La tactique appliquée.
      Étude de terrain au point de vue tactique et reconnaissances militaires.
         a. Formes générales du terrain : Polders. Terrains plats. Terrains ondulés. Terrains montueux.
         b. Obstacles, couverts, nature du sol.
         c. Influence des communications.
   Considérations sur le choix et l'occupation des positions.
      a. Du front. Étendue du front. Des flancs. Obstacles et couverts sur le front.
      b. Du terrain en avant et des abords : Postes détachés et postes avancés.
      c. Intérieur de la position.
      d. Terrain en arrière.
   Reconnaissances.
      1° Préparation.
      2° Opérations sur le terrain.
      3° Rapports sur les reconnaissances.
      Quelques détails d'exécution matérielle.
   Du commandement et de la combinaison des armes.
      Commandement.
      Combinaison des armes.
      Importance de combiner les armes.
   Différentes combinaisons tactiques de l'attaque et de la défense.
      Attaque de front.
      Attaque de flanc.
      Attaque combinée de front et de flanc ou attaque enveloppante.
      Attaque tournante ou à revers.
   Combat des unités générales.
      Combat d'une division.

80 euros (code de commande : 28286).

 

DUBY (Georges) Le temps des cathédrales. L'art et la société 980-1420. Préface de Laurent Theis. Paris, Frane Loisirs, 1991. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 445 p., illustrations en noir hors texte, petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, très bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Le temps des cathédrales a été publié en 1976. Ce livre est, de tous ceux de Georges Duby, celui qui explore le mieux l'alphabet de la culture chrétienne de l'Occident. De l'enluminure à la parure, du vitrail à la sculpture, du monastère à la théologie, il analyse, avec une intuition sans égale, tout ce qui a constitué la mémoire de notre société. Il serait impossible désormais, d'entrer dans le Moyen Âge sans passer sous ce porche...

15 euros (code de commande : 28272).

 

Les Études classiques. Tome VIII - N° 1 - Janvier 1939 et N° 2 - Avril 1939. Namur, Les Études Classiques, 1939. Deux volumes in-8° brochés, 320 p.
Sommaire :
   N° 1.
   - Remarques sur quelques questions de grammaire latine, par L. Laurand.
   - Method in the exegesis of the Aeneid, par R. Mandra.
   - L'Office de la langue française, par J. Hanse.
   - À propos du Congrès international de géographie d'Amsterdam, par A. de Ghellinck.
   - Notes de géométrie élémentaire, par E. Heuchamps.
   - Les sciences naturelles en Humanités, par Ph. Sonet.
   Varia scolaires :
      - Directoire pratique pour les classes d'Humanités : classe de 3e, par A. Dethier.
      - Étrennes, par J. V. O.
      - Horace, Ode I, 3, par P. Colmant.
      - Le style pittoresque, par C. Hanlet.
   - Bibliotheca graeca : Sophocle.
   - Revue des revues - Revue des livres.
   N° 2.
   - La chronologie de la troisième guerre Sacrée, jusqu'en 352 avant J.-C., par P. Cloché.
   - À propos du troisième centenaire de Racine : Défense de la formule classique, par L. Stinglhamber.
   - L'Office de la langue française : Ses avis, par J. Hanse.
   - Notes de géométrie élémentaire, par E. Heuchamps.
   - Observations sur la discipline scolaire, par O. Leroy.
   Varia scolaires :
      - Ulysse chez les Cyclopes, par J. V. O.
      - La version latine en cinquième, par L. Derbaix.
      - Deux poètes de la Providence : La Fontaine et Lamartine, par C. Hanlet.
   - Bibliographie racinienne.
   - Revue des revues - Revue des livres.

Les deux volumes : 6 euros (code de commande : 28292).

 

GANSHOF (François-L.) — Qu'est-ce que la féodalité ? Quatrième édition revue et augmentée. Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, 1968. In-8° broché, 169 p., une planche en couleurs en frontispice, couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Le propos de l'auteur n'a pas été ici de considérer la féodalité sous son aspect politique et social, mais d'étudier le système des institutions féodo-vassaliques du point de vue juridique, depuis les origines, à l'époque mérovingienne, jusqu'au déclin, à la fin du XIIIe siècle ; en d'autres termes, de définir la notion de féodalité en son principe même, avec toutes celles qui s'y rattachent ; de suivre l'évolution de ce principe et des rapports de droit qu'il suscite ; de déterminer enfin l'action directe du mécanisme féodal sur la structure de l'État et de la société, et inversement.
   Spécialiste éprouvé d'histoire du droit et d'histoire médiévale, M. F. L. Ganshof était tout désigné pour traiter ce sujet difficile avec la maîtrise et la concision nécessaires. Son ouvrage, nourri d'exemples probants et caractéristiques, outre qu'il débrouille un des problèmes les plus complexes de l'histoire du Moyen Âge, offre une contribution importante à l'histoire du droit et à celle de la civilisation.

15 euros (code de commande : 28250).

 

GOYARD-FABRE (Simone) — Éléments de philosophie politique. Paris, Armand Colin, 1996. In-8° collé, 191 p., (collection « Cursus », série « Philosophie »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   L'émergence, le sens et la valeur de la politique constituent autant de questions que, depuis l'Antiquité, les philosophes du monde occidental ont examinées avec attention.
   Afin d'éclairer ces « problèmes fondamentaux », il est nécessaire de s'interroger sur les sources de la politique, car elles en livrent l'essence, d'en scruter l'organisation institutionnelle, car ces structures sont porteuses de signification, d'être attentifs enfin aux transformations dont elle est le lien, car elles sont l'indication, dans le monde contemporain, du progrès de la conscience politique et, tout ensemble, des crises qu'elle doit affronter.
  En explorant ces diverses perspectives, les plus grands philosophes ont enseigné aux hommes que, dans les vicissitudes de la politique, ne se joue rien moins que la destinée de l'humanité entière.

12 euros (code de commande : 28255).

 

HAYASHI (Fumiko)Nuages flottants. Traduit du japonais par Corinne Atlan. Monaco, Éditions du Rocher, 2005. In-8° collé, 417 p., bel exemplaire épuisé dans ce grand format.
En quatrième de couverture :
   1945. Yukiko rentre à Tokyo, dans un Japon dévasté, après plusieurs années passées en Indochine, comme secrétaire pour le ministère des Forêts. Elle espère y refaire sa vie avec Tomioka, employé du ministère avec qui elle a vécu une passion torride. Mais Tomioka, qui a retrouvé sa femme et ses enfants, n'est plus le même homme : malgré ses promesses, il n'a rien à offrir à Yukiko qu'une relation épisodique où la nostalgie a remplacé la passion d'autrefois...
   Ce superbe roman psychologique, qui dissèque avec lucidité et sensibilité la dissolution d'une passion amoureuse et le combat d'une femme pour survivre, face à l'égoïsme et à la lâcheté des hommes, est un texte majeur de la littérature féminine japonaise du XXe siècle.

13 euros (code de commande : 28264).

 

HEMPEL (Carl) — Éléments d'épistémologie. [Titre original : Philosophy of Natural Science.] Traduction de Bertrand Saint-Martin. Deuxième édition. Paris, Armand Colin, 1995. In-8° collé, VIII, 184 p., (collection « Cursus », série « Philosophie »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Comment la connaissance scientifique s'établit-elle, comment se transforme-t-elle ?
   Appliquée principalement aux sciences de la nature, mais étendue parfois aux sciences sociales auxquelles elle se compare, cette réflexion épistémologique analyse les éléments fondamentaux de la recherche scientifique.
   Ce grand classique de la philosophie, qui a connu de nombreuses rééditions, constitue une introduction stimulante à l'épistémologie.

12 euros (code de commande : 28256).

 

HÉNAUT (Gérard) — Thulin à travers l'Histoire. De 1792 à 1918. [Chez l'Auteur], [1989]. A4 collé, 207 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   1. Thulin, ci-devant Terre d'Empire !
   2. Veillons au salut de l'Empire !
   3. Thulin en Néerlande.
   4. Au temps des Bleuets et des Coquelicots.
   5. La Belle Époque.
   6. Les moissons sanglantes de 1914.
   7. Thulin. Etappengebied 292.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28263).

 

[KUPKA (Frantisek)]. Frantisek Kupka. La collection du Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne. Paris, Éditions du Centre Pompidou, 2003. In-4° broché sous couverture rempliée, 235 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Kunstmuseum Liechtenstein, à Vaduz, du 28 mars au 9 juin 2003 ; à la Fondation de l'Hermitage, à Lausanne, du 26 juin au 12 octobre 2003 ; au Musée d'art moderne et contemporain, à Strasbourg, du 7 novembre 2003 au 8 février 2004 ; au Musée Fabre, à Montpellier, du 1er mars au 30 mai 2004 et au Westfälisches Landsmuseum, à Münster, durant l'été 2004.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage constitue le premier catalogue complet et analytique des œuvres de Frantisek Kupka conservées dans la collection du Centre Georges Pompidou. Riche de cent soixante-six œuvres – soixante et onze peintures, quinze pastels et quatre-vingts dessins, gouaches et gravures –, largement issu de la donation faite en 1963 par la veuve de l'artiste, Eugénie Kupka, cet ensemble est le seul au monde à offrir, par son ampleur et sa diversité, une vision exhaustive de la production changeante et complexe de Kupka. Pour la période abstraite, qui a fait la renommée de l'artiste tchèque, son intérêt est même exceptionnel, car il compte les séries capitales des Plans par couleurs (1909-1911), des Ordonnance sur verticales (1911-1913) et des Plans verticaux (1912-1913), considérés par Alfred H. Barr comme « les premières abstractions géométriques pures de l'art moderne ». L'autre orientation majeure de la peinture abstraite de Kupka, fondée sur les « formes circulaires », entreprises parallèlement dès 1912, est somptueusement représentée par l'un des chefs-d'œuvre de la collection, le monumental panneau Autour d'un point, dont la réalisation, poursuivie pendant dix ans (1920-1930), témoigne d'un processus spécifique de reprises régulières du canevas original, révélateur d'un travail issu à la fois d'un profond mûrissement intellectuel et d'une inquiétude spirituelle qui font l'originalité et la grandeur de l'œuvre de Kupka.
   Avec une biographie illustrée de documents parfois inédits et des textes de spécialistes confrontant l'œuvre picturale aux écrits de Kupka, le catalogue fait le point sur les derniers apports de la recherche. Ils éclairent d'un jour nouveau la création et la personnalité d'un artiste hanté par « le trouble moderne », qui constituait pour André Breton la marque de notre temps.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Bruno Racine.
   - Préface, par Alfred Pacquement.
   - Kupka, « le rebelle, l'en dehors », par Brigitte Leal.
   - « Endossons donc le maillot des couleurs vives ». L'art de la couleur chez Frantisek Kupka, par Pierre Brullé.
   - Sur la réception de l'œuvre de Frantisek Kupka, par Friedemann Malsch.
   - Les écrits de Kupka, manifestation d'une pensée conceptuelle des formes et des destins de l'art, par Pierre Brullé.
   - Catalogue des œuvres.
   - Biographie.
   - Bibliographie.
   - Liste des expositions.
   - Liste des documents exposés.

60 euros (code de commande : 28284).

 

MERCIER (Louis-Sébastien) — Les Tombeaux de Vérone. Drame en cinq actes. Par M. Mercier. Neuchâtel, Société Typographique, 1782. [A Neuchatel, / De l'Imprimerie de la Société Typographique. / 1782.] In-8° sous son brochage d'attente de l'époque, [4 (titre, catalogue de l'éditeur, avertissement, personnages)], 140 p., exemplaire à toutes marges de cette rare édition originale.
Avertissement :
   Ce sujet touchant a été traité plusieurs fois ; mais il semble appartenir spécialement à l'auteur, parce qu'il porte, plus qu'aucun autre, le vrai caractère du drame ; genre auquel il s'est livré de préférence. Il vouloit d'abord mettre sur la scene le Roméo & Juliette, de Shakespeare ; mais bientôt il s'est apperçu qu'il falloit laisser à ce grand poëte ses dimensions & son originalité ; que vouloir le corriger, c'étoit l'anéantir.
   M. Ducis, de l'académie françoise, en a fait une tragédie, dans laquelle il a plutôt peint la vengeance de Montaigu que les amours de Roméo & Juliette. D'ailleurs, sa pièce imprime à ses personnages une physionomie étrangere. L'auteur de ce drame s'est attaché, au contraire, à tout ce que Roméo & Juliette lui offroient d'intéressant. Il a choisi des couleurs plus douces, & a donné à Benvoglio un caractere jusqu'ici inconnu sur la scene. D'après son plan, un nouveau dénouement devenoit nécessaire : il croit en avoir imaginé un du plus grand effet, & qui doit offrir au spectateur un tableau neuf, frappant & vraiment théatral.
Bibliographie :
   - Gury (Jacques),
Les tombeaux de Vérone de L.-S. Mercier ou Roméo et Juliette aux Lumières de l'Orient, dans Dix-Huitième Siècle, n° 7 - 1975, pp. 289-300.

100 euros (code de commande : 28245).

 

[MONS - LITHOGRAPHIE]. HOOLANS (Charles-Joseph) — Mons. Vue de l'abattoir. Bruxelles, Hoolans, [1853]. Lithographie en couleurs 253 x 181 mm. sous encadrement.
   
La lithographie porte, en bas à gauche, la mention « Ch. Sury, Architecte. » en bas au centre « Imp. Simonau & Toovey » et en bas à droite « Ih. Hoolans del. et lith. ».

   Charles-Joseph Hoolans (1814-1872) était originaire d'Anvers ; il résida quelques années à Lessines, où il fut qualifié de « maître de musique », avant de s'installer avec sa seconde épouse à Bruxelles, en 1848.
C'est en juin 1848 qu'il se décida à s'adonner au dessin et ses premières lithographies sortirent des presses de Simonau en 1850. Le succès de son entreprise l'incita à parcourir la Belgique et à réaliser des illustrations de la plupart des villes du pays.
La question de la datation de ces vues de Mons est facilement résolue grâce à Léo Verriest qui, pour les besoins de son article (voir dans la bibliographie, ci-dessous), a consulté la collection des dessins de Hoolans conservée à la Bibliothèque royale de Belgique ; les informations qu'il a recueillies lui ont permis d'établir l'itinéraire et le calendrier du voyage de Hoolans en Belgique et c'est ainsi qu'on peut affirmer qu'il dessina les vues de la ville de Mons entre les mois de mai et d'août 1853.
Bibliographie :
   - Verriest (Léo), Le dessinateur-lithographe C.-J. Hoolans, dans Feuillets d'histoire et de folklore des pays d'Ath et de Lessines - L'Écho de la Dendre, 26 novembre 1955 et dans le Bulletin d'information bimestriel du Cercle d'histoire de l'entité lessinoise, n° 160 (novembre-décembre 2008), pp. 13-18.

150 euros (code de commande : 28288).

 

NÉMIROVSKY (Irène) — Les Vierges et autres nouvelles. Rassemblées et présentées par Olivier Philipponnat. Paris, Denoël, 2009. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 227 p., exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Femmes terrassées par la fortune qui a cessé de leur obéir. Hommes brutalement dépouillés de leurs atouts. Mères abîmées dans le regret du « temps aboli ». Fils et filles hantés par la malédiction de l'hérédité. Rarement l'ironie d'Irène Némirovsky aura fait autant de ravages que dans ce volume plein d'« avertissements à distance ».
   Si fragile que soit le sort d'Anne, Marcelle ou Camille, un fil les relie à la vie. Il court d'un bout à l'autre de ces douze nouvelles, inédites ou introuvables, qui offrent un inattendu raccourci de son talent dans des domaines tels que le scénario ou l'histoire de fantômes.
   Interrogeant les caprices du destin à mesure que se joue le sien, l'auteur de Suite française teinte son art d'amertume avant de le retourner contre elle dans « Les vierges », dernier texte publié de son vivant : « Je suis seule comme vous à présent, non pas d'une solitude choisie, recherchée, mais de la pire solitude, humiliée, amère, celle de l'abandon, de la trahison... »

12 euros (code de commande : 28252).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Fifty Amazing Stories of the Great War. London, Odhams Press, 1936. In-8° sous cartonnage (défraîchi) d'éditeur, 767 p., illustrations.
Tables des matières :
   1. Wilfrid Ewart. A First Visit to the Trenches.
      A vivid picture of « everyday life » in the trenches during the first winter of the War.
   2. Philip Gibbs. The Last Stand of the Belgians.
      Swept from their country, their homes ruined, their land despoiled, who can know the bitterness of the men who made their last unavailing stand against the invader?
   3. George Brame. On the Belgian Coast.
      Life is cheap during a Big Push. George Brame endured the horror of war during such an advance, helping his wounded comrades and falling stricken into engulfing mud. Almost submerged and at his last gasp, a young soldier pulled him clear.
   4. F. Mitchell. The Only Way at Cambrai.
      Fighting against prejudice and apparent defeat, the gallant commander of the Tank Corps flung his despised machines into the battle front. Their victory turned the tide of war and established the Corps for all time.
   5. Marthe McKenna. A Journey to Brussels.
      A desperate plot to assassinate the Kaiser was being hatched. Marthe McKenna, one of the most famous spies of the War, was ordered to investigate and assist.
   6. Esmee Sartorius. August, 1914.
      What of the women ? The part played by the nursing profession during the War cannot be minimised.
   7. Anthony R. Hossack. The First Gas Attack.
      Unknown, unheralded, the first waves of gas swept over unprotected men as they stared in wonder at the advancing horror.
   8. Walter Wood. How Trooper Potts Won the V.C. on Burnt Hill.
      Twenty-two years old, wounded, yet brave enough to encourage his companion. Suffering incredible tortures for three ghastly days and nights, he saved his comrade's life by an extraordinary method.
   9. J. E. B. Seely. With the Canadian Brigade.
      An account of the heroic efforts of the Canadian Brigade during the terrible battles of the Somme. A story of the attack from the point of view of the men who directed it.
   10. A. O. Pollard. I Charge !
      A grim vignette, breathlessly told, of an infantry charge on a German trench.
   11. Geoffrey Malins. Filming the War : The Battle of St. Eloi.
      The cameraman risks his life for official records. He makes his « scoop » though shells burst over and round him; grim death is trapped by his lens for all time.
   12. Ex Private X. At Passchendaele.
      A bitter story of the hell endured by the men who bled and died in the shambles of Passchendaele.
   13. Compton Mackenzie. The Battle of the Fourth of June.
      A famous novelist describes his experiences during an attack on the Helles front.
   14. Mark Severn. Festubert 1915.
      A faithful picture of the days of early warfare and of the bitter hardships endured during the black days of 1914-1915. Only grim determination saved the Allied front during those vital months.
   15. Arthur Lambert. On the Ypres Salient.
     A vignette of the War from the infantryman's point of view.
   16. David Phillips. At a Sap-Head.
      With nerves strained to breaking-point men guarded the danger zone-but the relieving party brought safety too late for one tired brain.
   17. E. Keble Chatterton. An Historic Duel.
      Battered and shell torn, the two great ships struggled for victory. Taken by surprise the German ship had no chance to escape, and after an hour and a half of gruelling gunfire she capsized and sank.
   18. Harry Beaumont. Trapped in Belgium.
      A dramatic story of an escaping prisoner. During his flight he was helped by Nurse Cavell and spent a few days in her hospital.
   19. « Aquila » Under Fire.
      A vivid account of a young officer's first introduction to trench warfare, and a moving picture of what was to become an everyday experience.
   20. « Étienne » [Stephen King-Hall]. The Battle of Jutland.
      The detailed and authoritative account of one of the most dramatic combats in the War.
   21. Wallace Ellison. My First Escape from Ruhleben.
      The name of Germany's most famous prison camp will bring memories of the hardships endured by the prisoners of War.
   22. F. Mitchell. A Battle of Monsters.
      Through a barrage of pounding shells crawled an ugly squat-looking monster. « For the first time in history tank was encountering tank. »
   23. Guy Chapman. Storm Over Albert.
      A grim picture of the tension endured by an officer and his men. Here is no epic heroism but a stern execution of duty, though minds may crack beneath the strain.
   24. Harold Auten. A Fight to a Finish.
      Inviting death, the Commander lured the German submarine to close quarters. The enemy sank to her grave and her shell-torn opponent limped home only to founder a few miles from port.
   25. Philip Gosse. Rats.
      Of the many queer duties of the War, surely none can be so curious as Rat Officer to the Second Army.
   26. H. P. Muhlhauser. Q-Ship Result.
      Secret ships of the Navy swept the seas with never-ending vigilance. Here you may read of the superhuman bravery of those who waged war upon the submarine menace.
   27. Edwint T. Woodhall. Secret Service Days.
      Spies and counter-spies, disguises and adventure are the material from which is derived this yarn of the Intelligence Service during the earlier part of the War.
   28. Duncan Grinnell-Milne. Wings of Wrath.
      A saga of prison-breaking and the early days of war-time flying, culminating in the unique experience of a nose-dive on No-Man's-Land.
   29. George P. Clark. The Sinking of the « Audacious ».
      An eye-witness's account of what has been described as the greatest secret of the War.
   30. L.A. Strange. The Second Battle of Ypres.
      After hanging by his hands from an inverted plane out of control in a spin, the author managed to survive to tell the story.
   31. Bruce Bainsfather. Christmas in the Trenches.
      An account of an unofficial truce on Christmas Day.
   32. Francis Brett Young. In the African Bush.
      The author brings a vivid scene to life in this account of his medical duties during the War.
   33. A.F.B. Carpenter. The Attack on the Mole-and After.
      The Commander of the Vindictive tells the story of one of the most outstanding episodes in the history of Naval heroism.
   34. W.J. Blackledge. The Battle of Kut.
      This story enhances the brilliance of General Townshend's leadership and the indomitable courage of his men.
   35. A.P.G. Vivian. General for a Day.
      The « General » and his men were determined to reach their own line, but within reach of safety, machine-gun fire wounded the author almost to death.
   36. A.J. Evans. Exploits of the Escaping Club.
      Burying a living man to the neck in freezing soil and then covering him with loose sods of grass was only part of a carefully planned and successful coupe.
   37. C. S. Peel. The Daylight Raid.
      At home the Zeppelin raids made night hideous, but suddenly in broad daylight appeared a flight of black planes.
   38. Henry C. Day. A Padre in Salonika.
      Through the clamour of the guns the church sent its ministers. Rank and creeds were forgotten, the padre was a man among men, he shared their dangers.
   39. Anselm Marchal. Hoodwinking the Germans.
      From the first moment when the two officers walked out of Scharnhost disguised as German officers and wearing wooden swords, to the last when they crawled across the frontier, the story of this brilliant flight is packed with breath-taking thrills.
   40. Charles Douie. A City of the Dead.
      After the battle with the ceasing of gunfire, what remains ? A shattered town, shell-torn roads. The ruins lie in mute appeal, the ravished graves display their dead.
   41. A.R. Cooper. With the Foreign Legion in Gallipoli.
      Fierce fighting, such as men reckless to the point of indifference can execute, fills every page of this enthralling account.
   42. Herbert Read. In Retreat.
      Days of fighting, hunger, desperation, loss of life, all thrown away for no gain - the post is to be evacuated.
   43. H.G. Durnford. Escape at the First Attempt.
      Only the determination of desperate men made possible this dramatic escape.
   44. Harold Ashton. A Human Document.
      From the crashing weight of horror there rises a moment which brings relief to an almost overwhelming tension.
   45. T.B. Clayton. They Shall Grow Not Old.
      To all the men who suffered the years of 1914-1918, the name of Toe H. stands for peace and sanity.
   46. « Vigilant ». The Death of Richthofen.
      How the most famous and most gallant of German « Aces » met his end.
   47. Gordon Campbell. The Ship Wins the First V.C.
      Here is a first-hand account of the masterly action by which the Mystery Ship Pargust won the Victoria Cross.
   48. « Contact » [Alan Bott]. The Day's Work.
      A light-hearted account of early days in the Flying Corps.
   49. R.H. Mottram. A Personal Record.
      The author of one of the most famous war books, The Spanish Farm Trilogy, tells his own story of the War.
   50. Mark Severn. The Advance - 1918.
      This poignant description of the end of the War serves as a fitting epilogue to the stories in this book.

15 euros (code de commande : 28281).

 

REBOULLEAU, MAGNIER et ROMAIN (A.) Nouveau manuel complet de la peinture sur verre, sur porcelaine et sur émail, traitant de l'emploi des couleurs et des émaux sur le verre et sur la porcelaine ; de la gravure, de la dorure et de la décoration du verre, de la fabrication des émaux ; de l'émaillage sur métaux précieux et communs, et sur terre cuite ; des émaux artistiques et de la chimie des couleurs vitrifiables. Nouvelle édition entièrement refondue par H. Bertran. Paris, Malfère, 1929. In-12 broché, VIII, 602, [6 (catalogue de la collection)] p., illustrations dans le texte, (collection « Encyclopédie Roret »), couverture un peu défraîchie.
Préface :
   Ce manuel embrasse à la fois quatre professions, la peinture sur verre, la peinture sur porcelaine, la peinture sur émail, l'émaillage des métaux communs et de la terre cuite. Au premier abord, ces professions sont absolument distinctes, et en effet, dans l'industrie elles sont exercées par des corps d'état qui sont séparés les uns des autres ; mais cependant elles se touchent de la façon la plus intime, soit par les procédés d'exécution, soit par la nature des matériaux qu'elles mettent en œuvre. Une autre considération que celle qui résulte de cette première parenté, nous a encore conduit à les présenter l'une à côté de l'autre.
   Si l'émaillage des métaux communs n'est exécuté que par l'industrie proprement dite, la peinture sur verre, sur porcelaine, sur émail, pratiquée dans des ateliers considérables, dépendant de manufactures de première importance, forme aussi un art d'agrément pour un grand nombre d'amateurs, travaillant isolément, qui souvent, à cause même de la similitude de ces arts divers, se livrent à chacun des genres qu'ils comportent. D'ailleurs, la connexité intime qui existe entre les pratiques de ces divers arts, et surtout l'emploi de matières fondamentales identiques, exigent que les divers lecteurs qui se serviront de ce Manuel, trouvent réunies toutes les questions relatives à ces trois variétés. Ce mode, loin de nuire ou même d'être inutile, permettra au contraire des emprunts, des rapprochements d'un grand intérêt pour l'homme studieux, qui peuvent quelquefois aider dans la solution des nombreux problèmes, que les artisans, auxquels nous nous adressons, sont sans cesse amenés à résoudre.
   La division de ce Manuel résulte naturellement de ce qui précède.
   La première partie traite spécialement de la peinture sur verre, de la composition des couleurs en émail qui servent à ce travail, soit pour la fabrication des vitraux proprement dits, soit pour l'exécution plus restreinte de la peinture qu'on pourrait appeler d'agrément, ainsi que la confection de ces vitrages en verres de couleur, aujourd'hui si répandus, et qui, bien que dénommés également vitraux, ne doivent pas être confondus avec ces grandes peintures dont le Moyen Âge nous a laissé tant d'exemples précieux, et que l'on distingue aussi quelquefois sous le nom de verrières.
   À côté de la peinture proprement dite, nous nous sommes également préoccupé des procédés généraux d'ornementation du verre, qui forment, avec la peinture le moyen d'employer cette matière pour en tirer une foule de motifs de décoration. Telles sont les questions relatives à la gravure, à la dorure, à l'argenture du verre, etc.
   La seconde partie est consacrée à la peinture sur porcelaine. Nous avons suivi dans les divisions le même ordre que pour la partie précédente, en nous efforçant de réunir tous les documents utiles aussi bien à la pratique industrielle de cet art qu'à celle de l'amateur qui y trouve un si agréable passe-temps Bien que, généralement, ce dernier ne soit pas toujours à même de préparer lui-même les matériaux qui lui sont nécessaires, et que souvent il se les procure tout disposés chez les marchands spéciaux, l'étude des chapitres consacrés à leur préparation ne sera pas superflue pour lui, il pourra y trouver des notions utiles qui le guideront dans un emploi raisonné des matières vitrifiables, et qui lui assureront une meilleure réussite dans les effets qu'il cherche à obtenir.
   Dans la troisième partie, nous nous occupons de la peinture sur émail, c'est-à-dire de l'émaillage des métaux précieux et de la décoration des objets ainsi établis ; de plus, nous y avons adjoint l'émaillage des métaux communs et de la terre cuite. Car bien que ces deux industries soient absolument distinctes, il est impossible de les séparer l'une de l'autre, leur pratique étant aussi rapprochée que les résultats sont différents.
   La fabrication des matières vitrifiables employant tous les corps de la chimie, un traité sur cette matière était presque indispensable à ceux qui s'occupent de ces questions. Toutefois notre cadre ne nous permettant pas de nous étendre indéfiniment sur ces questions, que d'ailleurs on trouvera largement étudiées dans tous les traités spéciaux, nous avons cru pouvoir nous borner a l'exposé des renseignements indispensables pour comprendre et exécuter les manipulations que cette fabrication exige, en indiquant les propriétés principales des matières mises en œuvre. Cet abrégé fait l'objet de la quatrième partie.
   Au moyen de ce rapide exposé et à l'aide de la table des matières, qui a été détaillée autant qu'il a été possible, le lecteur trouvera dans ce manuel des renseignements précieux, qu'il eût dû chercher dans des traités volumineux et d'un prix élevé. Nous ne doutons pas que cette nouvelle édition soit accueillie avec autant de faveur que les précédentes ; c'est la récompense que nous ambitionnons pour notre travail qui a été long et consciencieux.

25 euros (code de commande : 28275 - vendu).

 

Revue du Nord. Tome XLVIII - N° 190 - Juillet-Septembre 1966. Lille, Revue du Nord, 1966. In-8° broché, [244 (pp. 273-516)] p.
Sommaire :
   - « Pauperes » et « Paupertas » dans le monde carolingien : ce qu'en dit Hincmar de Reims, par J. Devisse.
   - L'Orgue de l'Abbaye d'Auchin et son transfert à Douai : I, par M. Vanmackelberg.
   - Un essai inédit de Defauconpret (1793), par J. Bereaud et L. Machu.
   - Notes sur l'industrie roubaisienne et tourquennoise dans la première moitié du XIXe siècle, par J. Toulemonde.
   - Salvandy et les études juridiques, par L. Trenard.
   - Un grand bourgeois de Lille : Charles Kolb-Bernard (1798-1S88), par P. Pierrard.
   - Chronique :
      - Bulletin d'histoire de Belgique, 1964-1965, par J. Dhondt et ses collaborateurs.
   Comptes rendus :
      - Bibliotheca Belgica (C. Malbrancke).
      - H. Coppejans-Desmedt, Inventons van het archief van de Famille Desmanet de Bïesme en van de aanvermante familles (J. Godard).
      - G.C.J.J. Van den Bergh, Enkele wragen betreffende de Legis actio sacramento (J. Godard).
      - Tijdschrift voor geschiedenis, 1965, n° 4 (J. Godard).
      - J. Colpaert, Avelgem voor 1500 (J. Godard).
      - Verslagen omtrent's Rijks onde archieven 1963 (J. Godard).
      - .A.A.C. Bijdragen 13 (J. Godard).
      - M. Baelde, De collaterale radem ender Karel V, Filips (1531-1578) (J. Godard).
      - R. De Schryver, Jan Van Brouchoven, graaf van Bergeyck, 1644-1725 (J. Godard).
      - A. Gerschenkron, Economie Backvondness in Historical Perspective. A book of Essays (F. Crouzet).
      - G. Petit-Dutaillis, avec la collaboration de Henri Bernard, Le Crédit et les Banques (F. Crouzet).
      - B. Gille, Histoire de la maison Rothschild, Tome I : des origines à 1848 (J. Bouvier).
      - Documents diplomatiques belges (1920-1940) publiés par Ch. de Visscher et F. Vanlangenhove, La politique de sécurité extérieure, t. IV, 1936-1937 (L. Machu).
   - Notice nécrologique :
      - Hommage à Robert Fœwtier (1885-1966), par G. Fourquin.
      - Notes et Nouvelles.

10 euros (code de commande : 28274).

 

Rôle des traditions populaires dans la construction de l'Europe. Saints et dragons. Mons, CIEPHUM, 1997. In-8° broché, XV, 449 p., illustrations, (collection « Cahiers Internationaux de Symbolisme », n° 86-87-88), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Introduction, par Claire Lejeune.
   - Aspects des fondements culturels de la construction de l'Europe, par Jean Poirier.
   - Le renversement européen du dragon asiatique, par Chaoying Sun et Gilbert Durand.
   - Le dragon : mal manifeste ou force cachée ?, par Jean Dierkens.
   - Saints sauroctones et fêtes celtiques, par Bernard Sergent.
   - Saints populaires, calendrier et identité dans le Nord du Portugal. Le rôle du symbolisme religieux, par José Da Silva Lima.
   - Saint Georges et la Princesse, par Pierre Somville.
   - Serpents et dragons dans le Bestiaire sacré de Samuel Bochart ou le folklore dans la Bible, par Jean Fraikin.
   - Maisnie Hellequin. charivari, comedia dell' arte, par Ambrogio Artoni.
   - La neuvaine de saint Hubert : une pensée sauvage ?, par Paul-Pierre Gossiaux.
   - La naturalisation du dragon en Europe, par Jean-Loïc Le Quellec.
   - Saints et géants, une identification rare, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - La ducasse de Mons, par Benoît Van Caeneghem.
   - À propos du Lumeçon de Mons : coquilles et spirales, par Léon Marquet.
   - Prédictions calendaires agricoles des animaux mythiques, par Piercarlo Grimaldi.
   - La sainte et le Dragon, par Simone Vierne.
   - L'étrange cas de saint Georges en Catalogne, vieux laboureur ou jeune cavalier ?, par Jean-Louis Olive.
   - Saints et dragons, par Paolo Giardelli.
   - Saint Gengoult, sa femme et l'oiseau, par Colette Mechin.
   - Saint Jacques, vainqueur du serpent et de la reine Louve, par Manuel Mandianes.
   - Du diable au dragon : péripéties du légendaire de Saint Bernard de Menthon, par André Carenini.
   - Introduction à la Table ronde, par Daniel Stevens.

30 euros (code de commande : 28289).

 

RORTY (Richard) — L'homme spéculaire. [Titre original : Philosophy and the Mirror of Nature.] Traduit de l'anglais par Thierry Marchaisse. Paris, Seuil, 1990. In-8° collé, 438 p., (collection « L'Ordre Philosophique »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   L'Homme spéculaire tente de faire pour l'épistémè occidentale tout entière ce que Michel Foucault avait fait pour l'épistémè du XVIIe siècle dans Les Mots et les Choses. C'est dire l'ambition et l'ampleur de cet ouvrage.
   La métaphore fondamentale que Rorty découvre – et dont il démonte les effets – au sein de notre culture, est celle de l'Homme Miroir de la Nature. De là, découlent des pseudo-évidences séculaires dont nous ne sommes toujours pas affranchis : à commencer par l'existence de quelque chose comme l'esprit ; puis la définition de la philosophie comme théorie de la connaissance ; et la version occidentale de la vérité comme correspondance du reflet-dans-le-miroir à ce qu'il reflète.
   Mais l'apport de Rorty n'est pas seulement historico-critique. La philosophie ainsi délivrée du complexe du miroir ouvre sur le programme d'une nouvelle sophistique dont le modèle emprunte à la fois à Wittgenstein, à Heidegger et au pragmatisme. Et ce n'est pas une des moindres importances de ce livre que la rencontre qu'il amorce entre philosophies continentale et anglo-saxonne.

18 euros (code de commande : 28254).

 

[SAINT-GHISLAIN]. Billets de transports. Traces du passé saint-ghislainois. Saint-Ghislain, Ursidongue Éditions, 1989. In-4° collé, 139 p., illustrations en noir, feuillet volant d'errata.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Les routes.
      - Introduction. Origine des routes.
      Chapitre I. Évolution du réseau routier dans l'entité Saint-Ghislainoise.
      Chapitre II. Des droits de barrière au code de la route.
      Chapitre III. Du char à l'automobile.
      Chapitre IV. Diligences, malles-poste, chars à bancs & camionnage.
      Chapitre V. Le véhicule routier et les commerces locaux annexes.
   - Les voies navigables.
      - Introduction. Évolution des voies navigables.
      Chapitre I. La navigation sur la Haine.
      Chapitre II. Le canal latéral de la Haine ou de Mons à Condé.
      Chapitre III. Le canal de Caraman et le canal de Pommerœul à Antoing.
      Chapitre IV. La navigation sur le canal de Mons à Condé.
      Chapitre V. La construction navale.
      Chapitre VI. Mélanges.
   - Les chemins de fer.
      - Introduction. Le bassin du Couchant de Mons dans la première moitié du XIX* siècle.
      Chapitre I. Le transport de la houille du Grand-Hornu aux rivages de Saint-Ghislain.
      Chapitre II. Le chemin de fer de Saint-Ghislain et la maison Rothschild.
      Chapitre III. Le chemin de fer Hainaut-Flandres et Simon Philippart.
      Chapitre IV. Des chemins de fer de l'État belge à la S.N.C.B.
      Chapitre V. De la Deuxième Guerre mondiale à la fin de la vapeur.
   - Les chemins de fer vicinaux.
      - Introduction. Création du réseau vicinal.
      Chapitre I. Ligne Saint-Ghislain - Hautrage et extensions.
      Chapitre II. Ligne Baudour-Lens-Bauffe.
      Chapitre III. Ligne Baudour-Ghlin-Mons.
      Chapitre IV. Lignes vicinales du Borinage.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28265 - vendu).

 

Scriptorium. Revue internationale des études relatives aux manuscrits - International Review of Manuscrit Studies. Tome XXXII - 1978, n° 1 et 2 (complet). Anvers - Bruxelles, Standaard-Boekhandel - Érasme, 1978. Deux grands volumes in-8° brochés, 352, 253 p., 22 planches hors texte, bel exemplaire non coupé.
Table des matières :
   - Fascicule 1.
      - Articles.
         - The Irish script of the MS Milan, Biblioteca Ambrosiana, S. 45 sup. (ante ca. 625), par Bella T. Schauman.
         - The « Liber monstrorum » : an unpublished manuscript and some reconsiderations, par Ann Knock.
         - The illuminated Laudari MGL1 and MGL2, par Vincent Moleta.
      - Notes.
         - Un manoscritto fantasma nel fondo Reginense délia Biblioteca Vaticana : il Reg. lat. 1117, par Marcella Piacentini Levi Della Vida.
         - « Post-scriptum », par Antoine Dondaine.
         - South Netherlands books of hours made for England, par Edmund Colledge.
         - Urbano da Belluno and Copenhague GKS 1965, 4°, par Ole L. Smith.
         - Die Hamburger Handschrift des Ammonioslexicons (Q), par Klaus Nickau.
      - Chronique.
         - Schéma. II, par Jean Mallon.
         - Corpus Christianorum II, par Ludwig Bieler.
         - À propos d'une édition récente de l'Hymnarius Paraclitensis d'Abélard, par H. Silvestre.
         - Ricerche recenti sulla storia dell'Université di Padova. A proposito dei NN. 1-6 (1968-73) dei « Quaderni per la storia dell'Università di Padova », par Gian Maria Varanini.
      - Bibliographie.
         - Comptes rendus.
         - Bulletin codicologique.
   - Fascicule 12.
      - Articles.
         - Le Parisinus gr. 1477 et la détermination de l'origine des manuscrits italo-grecs d'après la forme des initiales, par Julien Leroy.
         - Les « Scriptores » du XIe siècle à Saint-Victor de Marseille, par Paul Amargier.
         - Codicologie et critique textuelle. Pour une étude du ms. Pamplona, catedral 51, par P.-M. J. Gils.
         - Winke fur die Sichtung und Zuordnung spatmittelalterlicher lateinischer Predigtreihen, par J. B. Schneyer.
      - Notes.
         - The scriptorium of the Wessobrunn Prayer manuscript, par Glenys A. Waldman.
         - Cronologia della maiuscola greca di tipo alessandrino. Contributo paleografico, par Silvio Bernardinello.
         - Codex Reg. lat. 1025 as a source for some verses of Smaragdus, par Chauncey E. Finch.
         - A Platonic fragment - Cod. Ven. gr. 511, par W. S. M. Nicoll.
         - A manuscript from Lucelle, par Charles P. Finlayson.
         - Pier della Vigna : a latin manuscript discovered in the Lilly Library at Indiana University, par Marie-Claire Gérard-Zai.
         - Francesco Filelfo et la ponctuation, par J. P. Gumbert.
      - Chronique.
         - Corpus Christianorum III, par Ludwig Bieler.
         - Le catalogue des manuscrits datés. État des volumes parus, par Jean Vezin.
         - Zur französischen Buchmalerei um 1500. Bemerkungen anlâsslich zweier Publikationen, par F. O. Butnner.
         - La codicologie latine au congrès d'Erevan (1977), par Ludmila Kisseleva.
         - L'exposition « Die Zeit der Staufer » : ses manuscrits. Stuttgart, 26 mars - 5 juin 1977, par Gérard Cames.
      - Bibliographie.
         - Corrections and additions to the catalogue of Visigothic manuscripts, par Barbara A. Shailor.
         - Warrnambool homiliary, par Robert Maloy.
         - Comptes rendus.
         - Bulletin codicologique.
      - Index, par Geneviève Grand.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 28293).

 

[SOLLERS (Philippe)]. CORTANZE (Gérard de)Philippe Sollers ou La volonté de bonheur, roman. Paris, Éditions du Chêne, 2001. In-4° broché sous couverture rempliée, 273 p., illustrations en noir, (collection « Vérité et Légendes »).
En quatrième de couverture :
   Dans L'année du tigre, Philippe Sollers note qu'il lui est impossible de faire lire les passages de ses livres où il parle de son enfance à Bordeaux pendant l'Occupation. Et que dire des événements les plus intimes de cette enfance ? Ce côté de son histoire reste à ce jour occulté, voire dénié. Cet essai – accompagné d'une iconographie inédite fournie par Philippe Sollers – brise le silence, entamant un voyage du côté de ce corps et de cette vie totalement méconnus. Récit des premières années d'un « "traître à sa classe" à qui il arrive tant de choses personnelles », cette biographie montre comment l'écriture « remonte d'une enfance » ; de Bordeaux à Paris, jusqu'au premier texte publié sous pseudonyme, puisque son auteur n'était pas encore majeur. 1936-1957 : le film peut commencer. Son titre Philippe Sollers ou la volonté de bonheur, roman. En exergue, une phrase de Montaigne : « Il faut étendre la joie, mais retrancher la tristesse. »

10 euros (code de commande : 28271).

 

[STÉVEN (Fernand)]. LINZE (Georges) — Fernand Stéven. Anvers, Elsevier, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 13 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 248), en bel état.
Extrait :
   Fernand Stéven s'efforça de dégager de notre époque un art qui l'exprime tout entière. Ce faisant, il a magnifié de simples outils et des appareils que l'on avait cru jusqu'alors, uniquement utilitaires. Par la magie de son talent, il les a haussés jusqu'à l'Art et a prouvé, une fois de plus, que la Poésie n'est que ce que les choses ordinaires ont d'extraordinaire. La machine élément révolutionnaire, n'est pas contre l'homme. Fernand Stéven l'a questionnée avec une confiance joyeuse. Il n'y a pas de déformation arbitraire, pas d'outrance dans cette beauté toute classique qui se contrôle sans cesse et n'a même pas besoin d'être comprise pour être aimée.
   L'Ouvrier et l'Enfant du Musée de Reims résume le don fraternel que nous a fait le peintre, tout au long de sa carrière. On y voit un homme de ce siècle, une sorte de génie ouvrier, au milieu de son univers d'acier, dans une aurore de roues et de vitesses tournoyantes. Mais à travers elles, apparaissent la campagne éternellement jeune et un enfant tout blanc qui tend des fleurs émouvantes au dieu du travail.

10 euros (code de commande : 28287).

 

TARTT (Donna) — Le Maître des illusions. [Titre original : The Secret History.] Roman. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Alien. Paris, Plon, 1993. In-8° collé sous jaquette, 705 p., (collection « Feux Croisés »), première édition française.
En quatrième de couverture :
   Par sa surprenante érudition et son sens percutant du suspense psychologique, par sa richesse des sentiments, des idées et de la langue, Le Maître des illusions fait une entrée remarquée dans le domaine du roman d'aventures.
   Il s'agit des confessions, des années plus tard, d'un jeune étudiant d'une petite université du Vermont ayant enfin accédé à cette vie intellectuelle privilégiée tant convoitée. Introduit dans le cercle très fermé de cinq étudiants sûrs d'eux-mêmes et du monde, choisis par un professeur charismatique de lettres classiques, Richard Papen s'initie avec eux aux mystères de la culture grecque ancienne et passe en leur compagnie de longs week-ends à lire, faire du bateau et jouir des journées ensoleillées de l'été indien.
   Magnétisé par ses nouveaux compagnons, Richard n'a pas connaissance du crime qu'ils ont commis au cours d'une bacchanale. Mais une fois mis dans la confidence, il s'incline devant l'inéluctable nécessité d'assassiner leur camarade de classe et ami qui pourrait trahir leur secret et compromettre leur avenir.
   D'une lecture irrésistiblement prenante, cette chronique de l'illusion et de la complicité, de l'abandon aux rites dionysiaques, de l'innocence corrompue par l'égoïsme et l'arrogance morale est aussi une histoire de culpabilité et de responsabilité.
   Ce premier livre audacieux révèle en Donna Tartt une jeune romancière de grand talent.

15 euros (code de commande : 28249).

 

TRISTAN (Frédérick) — L'énigme du Vatican. Roman. Paris, Fayard, 1995. In-8° collé, 356 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Un étrange manuscrit est découvert à la Bibliothèque Vaticane grâce au professeur Adrien Salvat. Est-ce une œuvre du XIe siècle racontant les aventures du fougueux Basophon dans la chrétienté primitive, un faux du XVIe siècle vénitien fabriqué par l'islam, ou un texte crypté par le K.G.B. pour déstabiliser la papauté ?
   Sur ce thème à résonance policière, Frederick Tristan décrit parallèlement les tribulations savoureuses d'un jeune chrétien des années 100 de notre ère à travers les croyances et les affabulations de la Méditerranée de l'époque, et celles d'un homme d'aujourd'hui mêlé à l'un des immuables et mystérieux canevas qui, à toutes les époques, font l'histoire des puissances et des puissants de ce monde.

10 euros (code de commande : 28291).

 

WAHA (Michel de)Du carolingien à la base aérienne, heurs et malheurs de Chièvres. Namur, Institut de Patrimoine wallon, 2010. In-8° agrafé, 64 p., illustrations en couleurs, (collection « Carnets du Patrimoine », n° 70), exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   - À partir de la Grand-Place.
      - La Grand-Place.
      - L'hôtel de ville.
      - Le château des comtes d'Egmont.
      - Le flanc sud de la place.
      - Le flanc nord de la place.
   - De l'église aux fortifications : Chièvres des XIVe et XVe siècles.
      - L'église.
      - Chièvres, église paroissiale Saint-Martin.
      - Chièvres dans le contexte politique et militaire des Xllle-XIVe siècles.
      - La fortification de Chièvres et le pouvoir souverain.
      - Le tracé de l'enceinte : les fossés.
      - Les terrées (Le rempart).
      - Les constructions en pierre : portes et tours.
      - Les portes.
      - Les ouvrages de génie hydraulique.
      - La tour de Gavre.
      - Un brillant XIIe siècle.
   - La grande époque de Chièvres : le XIIe siècle.
      - Castrum et burgus.
      - Le développement économique de Chièvres.
      - Les fondations pieuses.
      - La chapelle Saint-Jean-Baptiste ou chapelle des Hospitaliers, rue de la chapelle, n° 4.
      - La chapelle de la ladrerie, rue d'Ath.
      - Chièvres : un centre de pouvoir du haut Moyen Âge ?
      - Une implantation carolingienne.
      - Un centre de pouvoir et d'administration ?
      - La suite ?
   - Orientation bibliographique.

6 euros (code de commande : 28273).

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