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MISE À JOUR DU
MARDI 15 MAI 2018

 

En vente à la librairie
à l'occasion de l'exposition en cours
à la Salle du Bélian, à Mons :

DRUEZ (Laurence) — Chaque maison a son histoire. Guide des sources relatives au patrimoine immobilier privé. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2016. In-8° broché, 232 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Les Dossiers de l'IPW », n° 19).
En quatrième de couverture :
   Ce livre abondamment illustré invite le lecteur à un parcours à travers les différents types de sources permettant de retracer l'évolution d'un bien immobilier privé, de sa conception, de son environnement, de ses affectations et de ses occupants successifs. Au départ de la situation la plus récente attestée par un acte notarié ou une déclaration de succession, il présente en deux parties de nombreuses options de recherches en procédant à rebours, du XXIe siècle à la Révolution française d'une part, sous l'Ancien Régime de l'autre. Le lecteur y découvrira toute la variété et la richesse des documents – écrits ou figuratifs – exploitables pour mieux comprendre l'histoire matérielle et humaine d'une maison en Wallonie.
Exposition à Mons :
   Chaque maison a son histoire.
   Découlant directement du livre de Laurence Druez, cette exposition invite le visiteur à un parcours entre les différents types de sources permettant de retracer l'évolution d'un bien immobilier privé, de sa conception, de son environnement, de ses affectations et de ses occupants successifs. En partenariat avec les Archives de l'État à Mons, la Faculté d'Architecture et d'Urbanisme de l'UMons et la Ville de Mons, l'Agence wallonne du Patrimoine vous convie à partir à la découverte de la richesse et de la diversité de ces documents, écrits ou figuratifs, connus et moins connus, et dont certains ne sont nullement dénués de qualités esthétiques.
   Salle du Bélian (rue d'Havré, 88 à Mons).
   Du jeudi 26 avril 2018 au dimanche 17 juin 2018.
   Ouvert du jeudi au dimanche de 12h à 18h.
   Fermé le samedi 26 mai, le dimanche 27 mai et le jeudi 7 juin.
Table des matières :
   - Préface, par Sébastien Dubois et Freddy Joris.
   - Introduction.
   - Première partie. L'époque contemporaine.
      - Le transfert de propriété : l'acte de référence.
         - L'acte notarié.
         - La déclaration de succession.
      - L'administration fiscale.
         - L'Enregistrement.
         - Les Hypothèques.
         - Le Cadastre.
            - Les plans Popp.
         - Le cadastre « primitif ».
            - Le cas particulier des cantons de l'Est, par Els Herrebout.
               - Le registre foncier allemand et les dossiers fonciers.
               - Le rôle de ferme héritée (Erbhofrolle) et le dossier de ferme héritée [Erbhofakte).
      - Les archives communales.
         - Les permis de bâtir.
         - Les ventes de terrains communaux.
         - La fiscalité communale.
         - Les registres de population.
      - Les archives architecturales.
      - L'iconographie.
         - Les éléments décoratifs : les vitraux.
      - Les maisons sinistrées.
         - Les dommages de guerre
            - Première Guerre mondiale.
           - Seconde Guerre mondiale.
         - Mon abri de jardin a aussi une histoire les « maisons du comité » en province du Luxembourg, 1914-1918, par Thierry Scholtès.
         - Les dégâts miniers.
         - Les catastrophes naturelles.
         - Schéma de recherches pour l'époque contemporaine.
   Deuxième partie. L'ancien Régime.
      - Remarque liminaire.
      - État des sources.
         - Institutions centrales et locales.
      - Localiser et contextualiser : la géographie historique.
         - Exemple de « carte d'identité spatio-temporelle » : le village de Chaumont, dans le Brabant, par Marie Van Eeckenrode.
      - Le cadastre thérésien.
      - L'Ancien Régime à reculons : les premières sources écrites.
         - La politique de Joseph II et les mesures révolutionnaires.
         - L'application des mesures républicaines françaises.
         - La vente des biens nationaux.
            - Procès-verbal d'expertise d'une maison ayant appartenu au chapitre de la cathédrale Saint-Lambert et située a Liège, entre la place Verte et celle aux Chevaux, portant le n° 41, 14 décembre 1796.
      - Les notaires.
      - Les cours foncières.
         - L'exemple du village de Saintes, par Marie Van Eeckenrode.
         - Les sermentages.
         - Scabmatus 4000 : du manuscrit à l'internet. Une clé d'accès et de navigation dans les registres aux œuvres de la Souveraine Justice des Échevins de Liège, par Geneviève Coura.
         - Les rendages proclamatoires.
         - La pratique des rentes.
      - Les archives ecclésiastiques et hospitalières.
      - Les sources fiscales.
         - La taille.
         - La capitation.
         - Les impôts sur les signes extérieurs de richesse.
      - La législation et les sources contentieuses en matière immobilière.
      - Les archives de famille.
      - L'approche archéologique du bâti.
      - Un moyen de répression : la confiscation des biens immobiliers.
   - Conclusion.
   - Bibliographie sélective.

20 euros (code de commande : 26858).

 

[ACTIVISME]. WULLUS-RUDIGER (Jacques-Armand) — La trahison activiste au front belge. Lettre ouverte au Roi par Rudiger (A. Wullus). Bruxelles, Imprimerie Scientifique et Littéraire, 1925. In-8° agrafé, 49, [14 (documents)] p., exemplaire en bon état malgré des rousseurs à la couverture.
   Supplément au n° 6 du mois de juin 1925 du journal Pour l'Unité.
Extrait :
   Sire,
   Qu'il me soit permis de rappeler ces heures terribles de la guerre, que j'ai retracées dans mon livre [Flamenpolitik, édité en 1921].
   On avait vu naître, au front belge, une entreprise criminelle, le Frontpartij, dirigée par le « Ruwaard » Adiel Debeuckelaere. Elle réussit à nouer des intelligences avec Le Havre, avec Berlin, avec Bruxelles, avec La Haye, avec le Vatican. Elle faisait fond sur certaines complaisances dans une partie du clergé, sur certaines faiblesses de personnalités politiques, voire ministérielles, aussi imprévoyantes que haut placées. Et pourtant l'activité du Frontpartij n'aboutissait à rien moins qu'à jeter nos braves soldats flamands dans les bras de l'Allemagne !
   Cette entreprise criminelle atteignit son apogée au moment le plus redoutable de la Kaiseroffensive, au moment où se jouait le sort de la guerre : les Allemands étaient à Amiens et sur la Marne ; ils s'apprêtaient à porter le coup décisif sur le front de Flandre.
   Dans la nuit du 1er mai 1918, le caporal J. Charpentier, délégué officiel du Frontpartij, porteur des instructions du « Comité d'Armée » (Legerkommissie), passe à l'ennemi.
   Il est accompagné du caporal K. de Schaepdrijver et du brancardier V. Haesaert. Deux autres déserteurs, M. Torreele et B. Coolen, leur ont servi de guides.
   Les transfuges dévoilent, d'abord aux Allemands, comme de vulgaires espions, toute l'organisation militaire de la 1re Division belge d'armée. Ils exposent ensuite au chef du Bureau de renseignements de la 4e armée allemande, le capitaine Wilhelm Staehle, en quoi consiste le mouvement activiste au front et quel est le champ d'activité de ce mouvement. Enfin, de concert avec les services d'espionnage allemands, ils étudient comment la propagande activiste et défaitiste pourrait être le mieux conduite au front belge et dans la Belgique occupée.
   Le Frontpartij leur avait donné mandat de se mettre en rapports avec des chefs activistes qui leur avaient été désignés, tels le professeur Dosfel, le Dr Depla, etc. Ils avaient mission également de rechercher si une collaboration ne pourrait être établie entre le Frontpartij et les activistes de Belgique.

15 euros (code de commande : 26850 - vendu).

 

ANSAY (Pierre) et SCHOONBRODT (René) — Penser la ville. Choix de textes philosophiques. Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1989. In-8° broché sous couverture rempliée, 479 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire.
   Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assignée de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ?
   Au premier regard, la ville – cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu – ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse se son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passe et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étrange car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, ni Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement.
   Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D'« établissement commun » qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'État, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en œuvre de grands projets culturels.
   Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?

13 euros (code de commande : 26867 - vendu).

 

BASTIN (Norbert) — L'architecture civile à Namur (XVIe-XXe s.). Gembloux, Duculot, 1977. In-8° broché, 79 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 40).
Extrait de l'introduction :
   L'auteur étudie l'architecture civile à Namur seulement, mais il s'agit d'une enquête poussée en profondeur et qui prend son départ au XVIe siècle pour se poursuivre jusqu'au XXe siècle inclusivement. Pendant plusieurs années, l'auteur s'est livré à une enquête d'une grande ampleur. Il a entrepris le relevé complet des maisons anciennes de Namur, et celles-ci, il les a étudiées de fort près, non seulement en ce qui concerne leurs extérieurs (portes, façades, fenêtres, toitures), mais il les a visitées à fond (cours, caves, greniers), à la recherche de détails caractéristiques, d'indices lui permettant des datations. Souvent, il a été récompensé de ses peines. Que de surprises lui ont réservées ses investigations poussées dans le détail !
   Son volume débute par un aperçu sur l'histoire de Namur ; ce n'est pas un hors-d'œuvre. Il importait d'avoir des notions précises sur le passé namurois. Par exemple, l'importance stratégique de la place-forte de Namur, où l'intérêt militaire a fini par tout primer ; ses sièges mémorables auront des répercussions sur la vie locale et combien les dépenses d'ordre militaire ont pesé sur les finances communales !
   L'auteur s'en est tenu à l'architecture civile, mais n'a pas négligé l'architecture religieuse chaque fois que celle-ci a eu des influences certaines.
   Ce travail est d'une richesse documentaire remarquable. Il porte sur cinq siècles (XVIe-XXe siècles). Namur, ville très ancienne cependant, n'a pas conservé de demeures remontant au Moyen Âge. Comme je l'ai déjà souligné, on trouve dans ce travail un véritable recensement des vieilles maisons qui existent encore dans plusieurs quartiers de la ville ; ces maisons (plus nombreuses qu'on ne s'y attendait) font l'objet de descriptions minutieuses, et toujours dans le cadre de leur époque. À Namur, on a suivi, de plus ou moins près, et parfois avec un certain retard, les grands styles en faveur ; on a subi leurs influences. Mais des traditions, des particularités locales se révèlent, s'affirment. Assurément, on peut parler d'un style namurois.
   Aussi, ce livre composé con amore, n'intéressera-t-il pas seulement les archéologues, les artistes, il sera précieux pour les architectes d'aujourd'hui, en vue de leurs restaurations, voire de leurs créations. Il ne manquera pas aussi de captiver le grand public. L'auteur souhaite que son œuvre obtienne une large audience et c'est à l'intention des non-initiés qu'il donne, en annexe, un glossaire des termes usités en architecture.

12 euros (code de commande : 26869 - vendu).

 

BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin Caron de) — Mémoires de M. Caron de Beaumarchais, Ecuyer, Conseiller-Secrétaire du Roi, Lieutenant-Général des Chasses au Bailliage & Capitainerie de la Varenne du Louvre, grande Vénerie & Fauconnerie de France, accusé de corruption de Juge. Contre M. Goëzman, Conseiller de Grand-Chambre au Parlement de Paris, accusé de Subornation & de Faux. Mme. Goëzman, & le Sieur Bertrand, accusés. Le Sieur Marin, Gazetier de France, & le Sieur Darnaud-Baculard, Conseiller d'Ambassade, assignés comme Témoins. Paris, 1774. [A Paris. / M. DCC. LXXIX.] In-12 demi-veau à coins d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, coins émoussés, reliure frottée et usagée, mors partiellement fendus, manques de cuir en queue, 499, [1 bl.] p.
Ce volume contient :
   - Mémoire à consulter, pp. 3-62.
   - Supplément au Mémoire à consulter, pp. 63-166.
   - Addition au Supplément du Mémoire à consulter, pp. 167-288.
   - Requête d'atténuation pour le Sr. Caron de Beaumarchais, pp. 289-317.
   - Quatrième Mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, pp. 319-490.
   - Réponse pour le Sieur J. J. Gardane, pp. 491-499.
Bibliographie :
   - Cordier (Henri), Bibliographie des œuvres de Beaumarchais, n° 365.

30 euros (code de commande : 26842 - vendu).

 

BLOCH-MICHEL (Jean) — Une révolution du XXe siècle. Les journées de mai 1968. Paris, Laffont, 1968. In-12 collé, 126 p., (collection « Contestation »).
En quatrième de couverture :
   La France se trouve à la croisée des chemins : elle doit choisir entre la mutation et le sous-développement. Les événements de mai représentent-ils une nouvelle forme de révolution qui serait propre au XXe siècle ?
Jean Bloch-Michel s'interroge à ce sujet.

10 euros (code de commande : 26873).

 

BOUSSU (Gilles-Joseph de) — Histoire de la Ville de Mons, ancienne et nouvelle ; contenant tout ce qui s'est passé de plus curieux depuis son origine 650. jusqu'à present 1725. La chronologie des comtes de Hainau, la liste des Grands-Baillis, des Conseillers, des Prevôts, des Magistrats ; avec un très-grand nombre de décrets des Souverains, concernant les privileges de cette Ville, les attributs des Echevins, & quantité d'autres pieces très-curieuses & utiles ; une ample description de l'etablissement des sieges de judicature, des chapitres, des paroisses, des couvents, des corps-de-stile, des fondations & des principaux edifices de cette Ville ; son ancien circuit, son agrandissement, ses guerres, ses sieges, ses blocus, ses ruines, ses rétablissemens, ses incendies, ses tremblemens de terre, & autres évenemens surprenans. Par Gilles-Joseph de Boussu, Ecuyer, Licencié en Droit. Mons, Varret, 1725. [A Mons, Chez Jean-Nicolas Varret, Imprimeur de Messeigneurs les Etats, & de Messieurs du Magistrat, ruë de la Clef. 1725. Avec Approbation & Permission.] In-4° plein veau brun d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure frottées, coins émoussés, mors du premier plat fendu, [1 (titre)], [1 bl.], [4], 435, [1 bl.], [36 (table, errata)] p., exemplaire bien complet des trois gravures de Kraft (titre frontispice – présentant des mouillures –, Mons ancien 650 et grande vue à déplier de la ville), deux petits cachets humide ex-libris, et une mention manuscrite : « Ex libris Sta Genovesae parisiensis 1732 » à la page de titre.
   
Historien et littérateur, né à Mons le 13 octobre 1681, y décédé le 9 mai 1755. Il était licencié en droit, et remplit, en 1714, 1732 et 1737, les fonctions d'échevin de sa ville natale. Il fut député des États du Hainaut et ses lettres de noblesse lui furent octroyées par Charles VI le 30 juillet 1717. Il s'adonna d'abord à la littérature et publia plusieurs tragédies en vers d'une conception et d'un style médiocre. C'est par des publications historiques que cet écrivain s'est fait remarquer ; on lui doit la célèbre Histoire de la ville de Mons, présentée ici ; une Histoire de la ville de Saint-Ghislain, publiée en 1737 et une Histoire de la ville d'Ath, parue en 1750.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 566.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 63.


400 euros (code de commande : 26857 - vendu).

 

[BRUGELETTE]. Coule l'histoire à l'eau de ma fontaine... Brugelette, Association Marcel Thémont pour la Défense du Patrimoine Brugelettois, 1990. In-8° agrafé, 44 p., illustrations, (collection « Monographies Brugelettoises », n° IV), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface, par Ernest Mourin.
   - La fontaine Xavier Riche aux Montils de Brugelette, par Christian Cannuyer.
   - Xavier Riche, bourgmestre de Brugelette (1802-1880), par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Note relative à la famille Riche, par Marcel Plissart.
   - La « Ferme Xavier Riche » ou ancienne « Hostellerie de la Couronne » à Brugelette, par Marcel Plissart.
   - La fontaine... et chapelle du Grand-Marais de Mévergnies, par Georges Despinoy.

10 euros (code de commande : 26837).

 

[BRUGELETTE]. CARION (Alain), THÉMONT (Marcel) et CANNUYER (Christian) — Les noms de lieux de Brugelette. Première promenade toponymique et historique. 1. La Grand-Place, Bragues et environs. Brugelette, Association Marcel Thémont pour la Défense du Patrimoine Brugelettois, 1990. In-8° agrafé, 45 p., illustrations, une carte à déplier, (collection « Monographies Brugelettoises », n° V), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
      - Origine et dessein de ce livre.
      - La toponymie ou l'étude des noms de lieux.
   - Brugelette : Introduction historique et topographique.
      - Histoire ancienne.
      - Histoire spirituelle.
      - Activités économiques.
      - Éléments de topographie locale.
   - Le parler de Brugelette.Situation linguistique.
      - Écrire le brugelettois ?
   - Le répertoire des noms de lieux de Brugelette. Guide d'utilisation pour le lecteur-promeneur.
      - La présentation des toponymes.
      - Utilisation de la carte en fin de ce volume.
   - Notre première promenade toponymique. 1 : La Grand-Place, Bragues et environs.
      - Brugelette.
      - Le fief en terre de la chapelle castrale.
      - Chemin du bois de la Marquise.
      - Sentier du ruisseau de Brune.
      - Sentier de Bragues.
      - La ferme de Bragues.
      - Avenue de Bragues.
      - Rue du Bon Dieu.
      - Pont Pourceau.
      - Rue des Combattants.
      - Avenue de l'église.
      - Sentiers des Sammes.
      - Sentier Jaubert.
      - Sentier du tordoir.
      - Le Bosquet Liénar(d).
      - Pont Bleeckx.
      - Rue de la Dendre.
      - La Dendre.
      - Sentier du mitron.
      - La Grand-Place.
      - Rue Colonel Daumerie.
      - Place Maurice Sébastien.
      - Sentier de la pépinière.
      - Avenue Gabrielle Petit.
      - Parc Communal.
      - Sentier de la Chevauchoire.
      - (Vieux) Chemin d'Attre.
      - Pont-rail de la Marquise.
      - Rue des Déportés.
      - La Brune.
      - Le Bosquet Prosper.
      - Chemin du Bois de la Marquise.
      - Le Bois de la Marquise.

12 euros (code de commande : 26838).

 

[CIMETIÈRES MILITAIRES]. The War Graves of the British Empire. The Register of the names of those who fell in the Great War and are buried in Cemeteries and Churchyards in the Administrative County of Gloucester (including the whole of the County Borough of Bristol). London, Imperial War Graves Commission, 1930. In-4° broché, 90 p., quelques annotations à l'encre.
Introduction :
   This group of Registers covers the Administrative County of Gloucester and those parts of the County Borough of Bristol which are in Somerset. They deal with 217 Cemeteries and Churchyards, containing 1,593 War Graves ; and these graves may be classified as follows :
   - Soldiers of United Kingdom units : 1,241.
   - Royal Navy : 108.
   - Royal Air Force : 59.
   - Overseas Military Forces of Canada : 49.
   - Australian Imperial Force : 46.
   - Australian Flying Corps : 25.
   - Royal Marines : 20.
   - German Army : 15.
   - Belgian Army : 11.
   - South African Expeditionary Force : 4.
   - Queen Mary's Army Auxiliary Corps : 3.
   - Indian Army (British soldiers) : 2.
   - Merchant Navy : 2.
   - South African Native Labour Corps : 2.
   - German interned civilians : 2.
   - Territorial Force Nursing Service : 1.
   - New Zealand Expeditionary Force : 1.
   - Royal Newfoundland Regiment : 1.
   - Women's Royal Air Force : 1.
   Of the British soldiers, 294 belonged to the Gloucestershire Regiment and eleven to the Royal Gloucestershire Hussars. The Gloucestershire Regiment sent sixteen Battalions to service overseas. The Royal Gloucestershire Hussars served on Gallipoli and in Egypt and Palestine.
   The Registers are arranged under the names of the Boroughs and Urban and Rural Districts in which the Cemeteries and Churchyards are situated. In the Rural Districts, the name of the Civil Parish is added where it differs materially from that of the burial ground.
   The Registers record particulars of 1,565 War Graves.

15 euros (code de commande : 26854).

 

CRÉBILLON (Claude-Prosper-Jolyot de) — Contes dialogués de Crébillon-fils censeur royal. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit / 1879] In-8° (150 ´ 213 mm.) broché, [4 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], LXXXII, [1 (titre)], [1 bl.], 283, [1 bl.], [1 (table], [1 bl.], [1 (colophon)], [5 bl.] p., un bandeau gravé et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampes, deux gravures hors texte (portrait de Crébillon-fils gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Gaujean), un fac-similé dépliant d'autographe de Crébillon-fils, (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé, dos passé.
Table des matières :
   - Notice.
   - Les Matines de Cythère.
   - Le Hasard au coin du feu.
   - Le Sylphe.
Bibliographie :
   Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 955.

25 euros (code de commande : 26855).

 

[DARSCOTT (Célestine)]. Célestine ou L'aveugle de Pâturages. Précédé d'une notice et de documents historiques concernant l'église de Dour et ses trois premiers pasteurs. Dour, Bauduin, 1914. In-8° broché, 72 p., exemplaire en bel état.
Extrait :
   À deux lieues sud-ouest de Mons et à cinq de Valenciennes, est un village, qui, il y a quelques siècles, n'était composé que d'un petit nombre de chaumières habitées par des pâtres. Cet endroit, aujourd'hui si florissant et si peuplé, n'était alors qu'un vaste pâturage pour les nombreux troupeaux des environs. De là le nom de Pâturages qu'il a conservé malgré les changements que le temps et l'industrie y ont opérés. Ce village, qui contient huit à neuf mille habitants, peut être considéré comme l'un des plus beaux de la Belgique par sa situation pittoresque et variée. Bâti sur plusieurs collines, il offre de tous côtés des points de vue charmants. Au sud, c'est un immense amphithéâtre couvert d'habitations, qui de loin ne semblent séparées que par des bouquets d'arbres fruitiers, et dont les unes sont enfoncées à quelques centaines de pieds, tandis que d'autres paraissent comme suspendues dans les airs. Les splendides demeures du commerçant, du cultivateur et du propriétaire des riches houillères qu'on y exploite, se font remarquer les premières ; puis les groupes nombreux des modestes maisons des ouvriers mineurs, parmi lesquelles beaucoup de cabanes, dont la vétusté décèle la retraite de l'indigence. C'est dans l'une de ces cabanes que je fis il y a douze ans la connaissance d'une femme aveugle qui paraissait avoir passé le méridien de la vie. Elle demeurait seule, et n'occupait qu'une seule pièce de quatorze à quinze pieds carrés, dont le parquet était la terre nue et la couverture l'humble chaume. Un lit de paille, un coffre, quelques chaises et quelques bancs, en formaient tout l'ameublement, et le jour n'y pénétrait que par une petite fenêtre. Le foyer où ne brûlait pour l'ordinaire qu'un petit feu, attestait la pauvreté et l'économie de l'habitante de cette chaumière, qui, à la lettre, n'avait pour subsistance, que ce que daignait lui envoyer, jour par jour, Celui qui nourrit les oiseaux de l'air. Dans de pareilles circonstances, l'on aurait pu s'attendre à un visage triste et à. des plaintes continuelles de la part de cette femme, et ceux qui ne connaissent d'autres joies que celles qu'offre le monde, n'auraient pas hésité à la regarder comme la plus malheureuse du village. Il n'en était pourtant pas ainsi ! L'on trouvait dans ce réduit, ce que l'on cherche souvent en vain dans les palais : la paix, le bonheur, quelquefois même l'expression d'une vive joie. La plus douce occupation de Célestine dans sa solitude, étant la prière et le chant des louanges de Dieu. Il n'était pas rare de voir le passant s'arrêter devant sa cabane, pour entendre les sons mélodieux qui s'en échappaient. Il faut ajouter que pendant sept ans et demi elle avait abrité les humbles et obscurs chrétiens de Pâturages, pour la célébration de leur culte religieux ; ce que l'on aura peine à croire dans les pays où le nom de Dieu est en honneur et où ses enfants jouissent de tous leurs privilèges. Et maintenant que l'on avait trouvé pour cet objet un lieu plus convenable, les fidèles n'avaient pas oublié le chemin de leur tranquille retraite. Chaque dimanche ils se rendaient encore le matin et l'après-midi sur la petite éminence où elle est située. Là on les voyait en habits de fête recevoir d'un air joyeux les amis qui se joignaient à eux ; là ils s'entretenaient paisiblement de leurs intérêts spirituels ; c'est là que nous les avons vus mainte fois nous sourire de loin, puis entrer avec nous dans la chaumière pour lire la parole et chanter les louanges de Dieu, avant de se rendre au culte public ; c'est là qu'on se réunissait encore après le culte pour les mêmes exercices d'édification mutuelle, et c'est ainsi que se passait le jour du Seigneur ; jour où Célestine paraissait surtout heureuse. Elle recevait avec une égale reconnaissance le vieillard qui venait lui lire les Écritures, le jeune homme qui lui en demandait l'explication, la mère de famille pour l'aider de ses conseils, et l'enfant qu'elle prenait plaisir à exercer au chant, sacré, ce dont elle s'acquittait d'autant mieux, qu'elle avait la voix belle et juste. Les personnes peu avancées dans la lecture, pouvaient en tout temps s'y perfectionner auprès d'elle, pourvu qu'ils se servissent de la Bible, ou de quelque livre qu'elle eût entendu auparavant. Il était admirable de voir comment, quoique privée de la vue, elle les reprenait, les aidait dans les mots difficiles, ne s'aidant elle-même que de son oreille et de sa mémoire. C'est ainsi que Célestine savait utiliser son talent, pour la petite église dont elle faisait partie, en sorte que la plupart de ceux qui la composent aujourd'hui, peuvent témoigner du bien qu'elle leur a fait.

13 euros (code de commande : 26849 - vendu).

 

[DEGAS (Edgar)]. DEVONYAR (Jill) et KENDALL (Richard) — Degas et la danse. Paris, La Martinière, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 303 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Degas and the Dance organisée au Detroit Institue of Arts, du 20 octobre 2002 au 12 janvier 2003, puis au Philadelphia Museum of Art, du 12 février au 11 mai 2003
Sur la jaquette :
   Edgar Degas était surnommé de son vivant « le peintre des danseuses ». L'artiste a en effet consacré plus de la moitié de son œuvre à la danse. Il a su observer les danseuses, les dessiner ou les peindre autant en représentation sur la scène que dans l'intimité chaleureuse des coulisses et des répétitions.
   Un long travail de dépouillement des archives de l'Opéra de Paris a permis à Richard Kendall et Jill DeVonyar, tous deux historiens d'art et conservateurs, de replacer le travail de Degas sur la danse dans son contexte historique et sociologique. À travers une analyse en profondeur de l'œuvre du peintre, cet ouvrage invite aussi à la découverte de l'Opéra de Paris et de l'univers de la danse et du ballet au XIXe siècle. Edgar Degas apparaît ici comme un artiste fasciné et passionné par le monde, mais également comme un homme sensible et proche de ses modèles.

40 euros (code de commande : 26878).

 

[DELVAUX (Paul)]. CARELS (Guy) et VAN DEUN (Charles) — Paul Delvaux. Sa vie. Saint-Idesbald-Koksijde, Fondation Paul Devaux, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 272 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Introduction :
   Au moment d'ouvrir son livre, le biographe inventorie l'existence de l'élu, étudie ses origines, sa formation, ses actes publics autant que sa vie intime. S'imposent à lui l'humilité et la patience, tant la personne humaine reste complexe et toujours à découvrir. Dans le cas de l'artiste, la gageure est complète car réduire sa pensée, son moi profond, les fixer, reviennent à les éliminer, ou du moins, à les amoindrir définitivement. Ce mystère, Delvaux l'a évoqué dans son commentaire de La messagère du soir peint à 83 ans : « Elle vient d'une ville éloignée et est reçue avec tout le respect que l'on doit à une messagère, mais je ne sais pas ce qu'elle vient annoncer ; évidemment, sinon il n'y aurait plus de tableau. »
   Ce dépassement de l'artiste par son œuvre est le signe de sa grandeur, de la portée universelle de son art. Il en est de même pour la musique dont Delvaux dit qu'elle nous aide à vivre.
   À quatre-vingt-dix ans, le peintre, désœuvré par sa vue affaiblie mais toujours lucide et jouissant d'une fabuleuse mémoire, s'est mis à se raconter lui-même, simplement. Le témoignage qui suit se fonde sur de nombreuses rencontres et conversations, ici groupées suivant leurs centres d'intérêt. C'est un long dialogue de Delvaux avec lui-même.
   Le talent de l'artiste fut si inventif et personnel que nous avons choisi d'illustrer par le dessin le récit de sa vie. Nous y avons joint des aquarelles d'endroits qu'il aimait, des improvisations, esquisses et études préparatoires aux tableaux. C'est là qu'éclate la richesse de son intériorité dont il parlait si peu.
   Une biographie se lit comme un roman, mais se compose comme un livre d'Histoire. De nombreux éléments biographiques proviennent de la Fondation Paul Delvaux, des souvenirs de son frère André, de son cousin, le docteur Walter Delvaux, de sa cousine Mariette Grayet, de ses amis Robert Giron, Paul De Bock et des nôtres.
Sommaire :
   - Introduction.
   - Les origines.
   - L'enfance et l'adolescence.
   - Les prémices.
   - Le peintre.
   - Delvaux et le surréalisme.
   - La maturité.
   - Le crépuscule et ses voiles.
   - Bibliographie.
   - Filmographie.

60 euros (code de commande : 26877 - vendu).

 

[DISNEY (Walt)]. Il était une fois Walt Disney. Aux sources de l'art des Studios Disney. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2006. In-4° broché sous couverture rempliée, 355 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 16 septembre 2006 au 15 janvier 2007 puis au Musée des Beaux-Art de Montréal, du 8 mars au 24 juin 2007.
Sommaire :
   - Walt Disney au musée ?, par Bruno Girveau.
   - Les collections et les missions de l'ARL, par Lella Smith.
   - Walt Disney, démiurge du dessin animé, par Pierre Lambert.
   - La formation des artistes Disney : Don Graham et la Chouinard Art School, par Charles Solomon.
   - Les sources européennes de Disney, par Robin Allan.
   - Au-delà du miroir : littérature et cinéma chez Walt Disney, par Bruno Girveau.
   - La nostalgie bâtisseuse. Architecture et décor chez Disney, par Bruno Girveau.
   - Dali et Disney, par Charles Solomon.
   - Disney et le Pop Art, par Holly Crawford.
   - Disney remployé, par Dominique Païni.
   - Annexes.
      - Filmographie, par Pierre Lambert.
      - Biographies.
      - Glossaire.
      - Bibliographie.
      - Liste des œuvres.
      - Index.

30 euros (code de commande : 26862 - vendu).

 

DRUEZ (Léonce) — Chronique des Cosaque. Orties boraines. Bruxelles, Cuypers, 1946. In-8° broché, 355 p., un des 20 exemplaires hors commerce numérotés (n° X), hommage de l'auteur, exemplaire en grande partie non coupé, cachet humide effacé au tipex aux pages de garde et à la p. 13.
Avant-propos :
   Au moment où le dialecte borain semble en voie de disparition, nous présentons au public un recueil romancé de dictons, idiotismes, étymologies curieuses, termes de la flore et de la faune, ariettes, jurons, parlotes d'oiseaux, distiques, corruptions de forme et de sens caractérisant ce dialecte. On comprendra aisément l'extraordinaire difficulté que présente la mise dans un contexte unique de ces curiosités philologiques. Puisse le lecteur apercevoir davantage les bienfaits que les défauts résultant d'un tel souci.
   Le récit même n'est pas de pure imagination et nous nous sommes trouvé mêlé à plus d'un épisode. Mais si tous les sobriquets cités existent effectivement au Borinage, ils ont ici changé de possesseur. Il n'entre pas dans nos intentions de calomnier ni d'offenser qui que ce soit.
   On voudra bien nous passer certaines saillies de goût douteux notées par souci d'exactitude : le dialecte borain en effet est entaché de trivialité. Il n'est point destiné aux ouïes délicates. Nous n'avons pu nous résoudre à trahir la vérité en l'édulcorant. C'est contraint et forcé que nous avons adopté par endroits un ton rabelaisien ; le borain est fortement imprégné d'esprit gaulois, ainsi que le lecteur pourra s'en rendre compte par de très nombreux idiotismes. Sans gauloiseries, le Borinage ne serait pas le Borinage.
   On excusera l'emploi dans le texte français de quelques termes donnés pour vieux par le Nouveau Larousse, mais d'usage très courant en dialecte : engraver, aronde, macquer, mitan, bailler, bégaud, ramentevoir, mignot, ouvrer, vacque, musser, ramon, mie (négation), ord, faire la buée, etc...
   On remarquera que nous avons volontiers fait usage de vocables qui, étant d'usage courant en dialecte, sont considérés à tort comme non-français par le Borain moyen : sabouler, patar, giries, engueuser, payelle, chopper, barguigner, dosse, couverte, s'affûter, piane-piane, brayette, escamper, plaquette, touiller, tine, escarole, calotte (tape), cabas, endêver, torque, flache, venette, pilot, dépiauter, cache, jaffe, emblavé, tette, être à joc, cloque, à la grosse mordienne, grillade, locher, de bric et de broc, marabout, dodiner, fouée, gadoue, liavet, esbroufe, faire (la) figue, chanteau, barrot, seilleau, etc.
   Les expressions boraines qui se trouvent ici au complet, ou peu s'en faut, sont souvent rapportées en discours indirect et traduites littéralement en français, ceci pour éviter de créer la fatigue par l'accumulation de termes patois. Une telle traduction se reconnaîtra à l'impression en caractères italiques. Notre commentaire s'appliquant à ces expressions est inséparable du texte. S'il n'est pas parfait, on lui concédera du moins la mérite de provoquer la discussion : cette chronique – gageure étrange certes – est du point de vue philologique un travail de défrichement, et un travail de défrichement peut renfermer des erreurs.
   Nous remercions vivement M. Alphonse Roland, professeur et compositeur de musique, membre de l'Académie de Montauban, pour sa précieuse collaboration. (Voir en appendice les mesures initiales des complaintes, berceuses, pas-redoublés, rondes et chants d'oiseaux.)
   Nous remercions de même instituteurs (surtout M. Dumortier, de Wasmes), travailleurs de la mine, et toutes les vieilles et tous les vieux, qui nous sont venus en aide si spontanément.

20 euros (code de commande : 26847).

 

DUPONT (Jean A.) — Toponymie des communes de Nimy & Maisières. Mons, Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, 1983. In-8° collé, [90] p., une carte hors texte à déplier et bien complet du feuillet volant de compléments.
   Extrait du 92e volumes des Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Titre I. Le nom des communes.
      1. Formes anciennes.
      2. Interprétation des toponymes.
   Titre II. Les lieux-dits. Microtoponymie.
      Chapitre I. Les dénominations de quartiers ou de cantons.
         I. Dénominations anciennes.
         II. Dénominations récentes.
      Chapitre II. Dénominations spécifiques.
         Section I. Les terres.
         Section II. Les prés.
         Section III. Les bois.
         Section IV. Les essarts.
         Section V. Les bruyères.
         Section VI. Les eaux.
         Section VII. Chemins anciens.
      Chapitre III. Points de repères figurant sur la carte.
   - Table des toponymes.

12 euros (code de commande : 26836 - vendu).

 

ENCREVÉ (Pierre) et BRAUDEAU (Michel) — Conversations sur la langue française. Paris, Gallimard, 2007. In-8° collé, 191 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Depuis plus d'un millénaire, au fil des siècles, s'est formée « la langue française », dont l'usage ne s'est jamais limité au seul territoire de la France. Langue officielle, langue de la littérature, langue de l'école, mais aussi langue des locuteurs ordinaires, largement plurilingues, en France, en Wallonie, en Suisse romande, au Luxembourg, au Québec, elle est aujourd'hui la langue maternelle de quatre-vingts millions de personnes. Quand la France dominait l'Europe, le français s'y imposait aux aristocrates, aux diplomates, aux intellectuels. Comme la France, le français, au XXe siècle, a perdu beaucoup de son empire. Sous sa forme étatique, administrative, juridique ou judiciaire, il est souvent obscur aux Français eux-mêmes ; son orthographe n'est maîtrisée que par une minorité de ceux qui l'écrivent ; la fable de sa « clarté » ne convainc plus personne. Pour autant, concurrencée par l'anglais, bientôt par l'espagnol ou le chinois, la langue française est-elle en danger de mort prochaine ? Certainement pas. Elle n'a jamais été autant parlée ni écrite, en France et dans le monde. Elle est diverse, multiple, elle change et s'enrichit sans cesse. L'ensemble francophone manifeste une créativité prometteuse. De Du Bellay à Proust et au-delà, il n'est d'autre défense et illustration de la langue française que de favoriser la « vie vertigineuse et perpétuelle » que cache son « apparente immobilité ». Son futur dépend de notre désir et de notre liberté.

10 euros (code de commande : 26846 - vendu).

 

[ENSOR (James)]. MARTROYE (Katia) — James Ensor, derrière le masque. Thy-le-Château, Olivier, 1999. In-8° broché, 124 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre d'Ensor s'inscrit dans son temps, au point de jonction de différentes influences : les courants artistiques de l'époque, le lieu dans lequel elle a été réalisée, la famille qui l'a nourrie.
   L'époque : les impressionnistes développent leur influence en. Europe, l'expressionnisme allemand est à nos portes et la Belgique, grâce au Groupe des XX, devient une plaque tournante de l'art moderne.
   Le lieu de vie de l'artiste : la côte belge, la mer, ses coquillages, ses habitants ; Ostende, ses bars, ses promenades...
   La famille de l'artiste, peu conventionnelle : un père désarmé, une mère et une grand-mère dominantes...
   À partir d'une grille inspirée de théories psychanalytiques, Katia Martroye analyse une vingtaine d'œuvres de l'artiste, confrontant leur contenu avec les écrits d'Ensor et les témoignages de contemporains.

12 euros (code de commande : 26874 - vendu).

 

GARNIR (George) — Le Commandant Gardedieu. (Mœurs montoises d'avant-guerre.) Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, 196 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans un précédent volume, le signataire du présent livre a exposé comment, au début de 1927, il avait acquis un lot de papiers manuscrits, au cours d'une vente « par suite de décès » qui avait eu lieu à Mans, dans une petite maison de la rue des Blancs-Mouchons, abandonnée depuis le début de la guerre. Ces manuscrits étaient le Journal de Gédéon Gardedieu et le Mémorial de Tartarin. Nous avons relaté comment, s'ennuyant à mourir à Beaucaire, où A. Daudet l'avait laissé, Tartarin s'était acheminé vers le Nord, quelques années avant la guerre et avait élu domicile à Mons. Nous avons conté comment Mons l'adopta et les aventures qui lui advinrent dans la cité du Doudou, ainsi qu'à son ami Gédéon Gardedieu, commandant du bataillon des Chasseurs éclaireurs. Nous avons dit aussi à la suite de quels événements Gédéon Gardedieu avait supplié Tartarin de quitter cette ville de Mons qui, transformée à l'image du héros tarasconnais, se grisait d'imaginations, de craques et de vantardises : avec un entraîneur comme Tartarin, les Montois., ces Tarasconnais du Nord, étaient – sauf respect – en train de battre le record de la Menterie.
   Alarmé, le commandant Gardedieu avait compris qu'il était temps d'enrayer et, de Tarascon où il s'était rendu pour enquêter sur le passé de Tartarin, il lui avait écrit :
   « ....voilà pourquoi, en conclusion de cette lettre, je suis obligé de vous parler gravement : Mons n'est plus Mons, Tartarin ; ou plutôt Mons, le Mons de l'heure présente, est dangereusement transformé par la louffoquerie de votre Midi. Je vous accorde que le terrain était préparé, que le bouillon de culture était un consommé unique. Mais, tout de même, je suis en droit de vous dire, moi qui représente, dans mon cher petit trou de ville, la tradition : « Tartarin, qu'avez-vous fait de mes Montois ? »
   Écoutez-moi, mon cher et bon ami : je remplis un devoir ! Je viens vous demander, au nom de ma cité natale, au nom de mon pays, dont la réputation de sagesse et d'équilibre est mondiale : « Ne croyez-vous pas, Tartarin, que le moment est venu d'aller exercer ailleurs votre joyeuse mais coupable industrie ? »
   Tartarin, noblement, avait répondu :
   ... Je quitterai Mons, Gédéon. Le temps de faire mes malles... Quand vous y reviendrez, vous ne m'y trouverez plus. Je laisserai dans votre petit trou de ville une partie de moi-même, la meilleure : un morceau de mon cœur ; mais, puisque vous croyez que je ferais du mal aux vôtres en y restant... Tartarin n'a jamais voulu et n'a jamais fait de mal à personne.
   J'emmènerai avec moi mon fidèle Aimé Bouton, mon disciple : ses facultés d'« inventioneux » – comme il aime à se qualifier lui-même – ont d'ailleurs compromis son commerce et renfoncé son petit ventre plat (en sorte que, si ça devait continuer, la peau de son ventre collerait bientôt à celle de son dos) et dégarni les moustaches gauloises de ses sourcils. Il est devenu – et je m'en accuse s'il se doit – un bienheureux ivrogne de l'Imaginative. Si nous devions être désargentés quelque jour, nous connaissons déjà le vin que nous boirions de compagnie – le vin qui fait oublier et qui ne coûte rien. Mais nous trouverons bien, grâce à Daudet ou à sa descendance, un bureau de tabac, quelque part sur le Rhône... Et nous parlerons souvent de Mons, au comptoir, en débitant du Caporal.
   ...Adieu, Gédéon ! Vous m'avez écrit des paroles dures. Je vous les pardonne, parce que je vous aime. Épousez la femme montoise que votre cœur choisira et, quelquefois, quand, vos enfants ayant gagné leur chambre, vous serez seuls, à deux, sous la lampe amie, dans la vieille maison paternelle et que sonnera la grosse cloche du Château, donnez une pensée – sinon une larme à votre vieil ami,
      Tartarin.
   Nos renseignements sur Gédéon et Tartarin en étaient restés là et nous nous proposions d'aller à Mons interroger « la commune renommée », quand de nouveaux documents furent découverts dans le grenier de la maison de la rue des Blancs-Mouchons.
   C'est la suite du journal de Gédéon.
   Nous avons patiemment inventorié ces papiers : de pittoresques épisodes se sont ainsi dégagés qui font connaître tels traits nouveaux de l'âme montoise en général et l'âme de Gédéon Gardedieu en particulier.
   Daigne le lecteur s'intéresser ici au récit de ces avatars inédits du grand homme montois, comme il a bien voulu s'intéresser aux épisodes qui lui furent déjà comptés.

12 euros (code de commande : 26828).

 

GAUTHIEZ (Bernard) — Espace urbain. Vocabulaire et morphologie. Paris, Centre des Monuments Nationaux - Monum, Éditions du Patrimoine, 2003. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 493 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Vocabulaires »), exemplaire en bel état, rare et recherché.
Sur la jaquette :
   Ce vocabulaire de l'Espace urbain s'inscrit dans la lignée du vocabulaire de l'Architecture de Jean-Marie Pérouse de Montclos, et de celui plus récent du Jardin de Marie-Hélène Bénetière.
   Il a pour ambition de mettre à la disposition des acteurs et concepteurs de l'urbain, des élus, des chercheurs et de tout public un outil complet de description des espaces de la ville. Il réunit les termes les plus anciens et ceux apparus en grand nombre depuis un siècle. Chaque mot est défini et assorti d'une notice.
   Sous des allures immuables, l'espace urbain est toujours en mouvement. Il se caractérise par l'accumulation, au fil d'interventions plus ou moins planifiées. Cet ouvrage s'attache à montrer cette évolution à travers les aménagements liés à l'espace public, au mobilier urbain, à l'architecture et au parcellaire.
   La riche iconographie souligne la complexité des échelles et des transformations, pas toujours heureuses, de la réalité urbaine. Une importance particulière est donnée à l'espace public. Car ce qui définit le mieux la ville, ce sont les lieux où les pratiques individuelles s'effacent au profit de pratiques communes. Des lieux où la mémoire collective, le politique et le festif sont physiquement exprimés.

100 euros (code de commande : 26864).

 

[GILGAMESH]. L'Épopée de Gilgames. Le grand homme qui ne voulait pas mourir. Traduit de l'akkadien et présenté par Jean Bottéro. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé, 295 p., quelques illustrations hors texte, (collection « L'Aube des Peuples »).
En quatrième de couverture :
   Vieille de quelque trente-cinq siècles et de loin antérieure à l'Iliade et au Mahâbhârata, l'Épopée de Gilgames est la première œuvre littéraire connue à qui son ampleur, sa force, son souffle, sa hauteur de vision et de ton, l'éminent et l'universel de son propos aient valu, dans tout le Proche-Orient ancien, une célébrité millénaire et, dans notre jugement à nous, le titre d'« épopée ».
   Elle conte l'histoire d'une grande amitié, source de surhumaines réussites, mais qui, tragiquement amputée par la mort, jette le survivant, le grand roi Gilgames, dans une recherche désespérée, mais vaine, du moyen d'échapper au trépas.
   Sur ses tablettes d'argile, depuis qu'au propre berceau de l'assyriologie, voici moins de cent cinquante ans, on en avait retrouvé les premiers lambeaux, le texte de cette composition fascinante n'a cessé, d'année en année, de se compléter de trouvailles nouvelles, et de se mieux entendre, replanté dans son dense et profond humus culturel natif.
   Il fallait qu'un assyriologue, vieilli dans son métier, en mît au net la teneur la plus complète possible ; en revît la traduction, à la hauteur de son lyrisme auguste ; en expliquât, d'un mot, mais clairement, les exotismes, les silences et les subtilités, livrant ainsi au public de langue française démuni une édition à jour pour lui révéler au mieux ce chef-d'œuvre admirable et presque secret. Son travail n'ouvre pas seulement une grand-porte dans les puissants remparts qui défendent l'altière civilisation mésopotamienne, notre plus vieille aïeule ; il permettra aussi d'y retrouver, dans un discours et un imaginaire pourtant bien loin des nôtres, deux ou trois grandes valeurs universelles de notre condition humaine, qui comptent toujours à nos yeux : le prix de l'Amitié, même si nous la savons périssable, comme tout, ici-bas ; et le sens de la Vie, même si elle ne nous est accordée que pour se trouver, elle aussi, trop vite effacée par la Mort. 

15 euros (code de commande : 26840 - vendu).

 

[GILLIS (Marcel)]. GILLIS (Jean) — Marcel Gillis, mon père. Peintre, poète, chansonnier montois. Mons, Les Amis de Marcel Gillis de l'Association des Montois Cayaux, 1985. In-4° broché, 138 p., illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
   Il s'agit d'un ouvrage sur la vie et l'art de mon père. L'une et l'autre sont liés par des événements, des aspirations, par l'Inspiration aussi, par des questions et surtout par des joies.
   Je me suis donc refusé de dissocier le peintre du poète, le chansonnier de l'homme de foi.
   Cette biographie illustrée par son œuvre même n'est pas un « Précis sur l'évolution de la Technique des coloris de la peinture de Marcel Gillis » (avec vocabulaire ésotérique ad hoc) à l'usage des diplômés de l'enseignement artistique.
Postface :
   Marcel Gillis, l'artiste dans toute l'acception du terme :
      le chansonnier, qui a chanté sa ville, ses traditions, son folklore avec une verve toute wallonne, pleine d'humour et de psychologie observatrice,
      le poète, humain, sensible, émotionnant,
      le peintre, créant des satisfactions artistiques profondes et enrichissantes.
   Nous ne saurons jamais assez remercier et féliciter Jean Gillis d'avoir su recréer d'une manière aussi vraie et aussi humaine le portrait complet de son père, aux facettes multiples et pleines d'intérêt. Je le revois, Marcel Gillis, arpentant les rues de notre ville, coiffé de son grand chapeau noir d'artiste, un fin sourire au coin des lèvres, qui en disait long sur sa faculté extraordinaire de croquer tous les personnages qui animent une ville, leurs réactions, leur comportement humain, atteignant ainsi l'universel.
   Je dois à Marcel Gillis d'avoir été marqué d'une empreinte montoise indélébile en l'entendant réciter son Ode au Ropieur lors de l'inauguration de la statue en septembre 1937, ce poème, d'une densité anthologique parfaite, qui m'a fait connaître l'essentiel de la richesse artistique, culturelle et historique de notre bonne ville de Mons.
   Ce message, reçu en pleine jeunesse, a déclenché l'amour de ma ville et ma reconnaissance à l'auteur pour cet enrichissement. Celui qui a écrit L'procession et tant d'autres poèmes et chansons inoubliables ne pouvait tomber dans l'oubli.
   D'où, au lendemain de sa mort, la création d'un Comité Marcel Gillis pour l'érection de son monument dans le jardin du Maïeur en face du Ropieur qu'il a immortalisé.
   Et ensuite, la constitution de l'A.S.B.L. des « Montois Cayaux » et du groupe « Les Amis de Marcel Gillis » pour perpétuer et faire connaître à tous le patrimoine culturel, artistique et folklorique de la Ville de Mons, en somme poursuivre en groupe l'œuvre qu'il avait si bien illustrée et chantée.
   Ce livre était indispensable et arrive bien à propos. Puisse cette action culturelle si riche de saveur wallonne se poursuivre sans relâche en pensant à lui, comme à un Maître qu'il était.

45 euros (code de commande : 26830).

 

GOUBERT (Pierre) — Un parcours d'historien. Souvenirs 1915-1995. Paris, Fayard, 1996. In-8° collé, 314 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Issu du monde des humbles et né durant la Grande Guerre, élevé au cœur du vieux Saumur (dans la rue qui avait été celle d'Eugénie Grandet), Pierre Goubert a vraiment vécu au cours des années vingt de ce siècle ce que Péguy avait déjà observé sur sa propre enfance : il a « littéralement touché l'ancienne France, l'ancien peuple tout court ». Dans l'Anjou de 1'entre-deux-guerres, une voiture était forcément attelée, l'école maternelle se nommait asile, et les enfants portaient des galoches...
   Voilà peut-être pourquoi le parcours de l'un des meilleurs historiens de notre temps est aussi peu classique que possible : a-t-on souvent vu un boursier non bachelier revêtir une toge de professeur à la Sorbonne en n'ayant presque jamais mis les pieds dans une université ? Il faut dire que Pierre Goubert aura entre-temps écrit quelques-uns des quinze ou vingt livres d'histoire majeurs publiés depuis la Libération, qu'il aura été le disciple, le collègue, le maître des plus grands – les Bloch, Febvre, Labrousse et autres Braudel –, se sera fait l'ambassadeur de la recherche française dans une bonne quinzaine d'universités étrangères prestigieuses et aura, par ses vues non conformistes sur l'Ancien Régime, fait progresser de façon décisive notre compréhension de ce type de société.
   Plutôt qu'un nouvel essai d'ego-histoire, ces Souvenirs sont une plongée dans une succession de mondes disparus : le Saumurois de l'entre-deux-guerres comme le Beauvaisis du XVIIe siècle, l'enseignement sous la IIIe République comme l'Université d'avant 68. Leur saveur particulière tient certes à la truculence d'un homme aux goûts et aux dons multiples mais aussi à ce métier d'historien qui enseigne à séparer la paille et le grain : le destin personnel et ce qui procède de l'expérience collective.

10 euros (code de commande : 26845).

 

HADDAD (Michèle) — La divine et l'impure. Le nu au XIXe. Avant-propos de Geneviève Lacambre. Paris, Éditions du Jaguar, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
Avant-propos :
   Comme celui des deux Persans de Montesquieu, le regard du jeune Japonais de vingt-cinq ans, Kuroda Seiki, étudiant à Paris la peinture auprès de Raphaël Collin, est révélateur, sous une apparente naïveté, de ce qu'est le nu féminin dans la peinture occidentale. En effet, Kuroda écrit à son père le 17 avril 1890 : « Ici [en France], la figure humaine est utilisée pour présenter une idée. Dans une peinture de mon professeur intitulée Printemps par exemple, une belle femme bien en chair est peinte couchée dans un pré fleuri, mâchant un brin d'herbe. Les ignorants, voyant cette peinture, ne penseraient à rien d'autre qu'à une femme nue dans l'herbe. Ils pourraient lui faire d'absurdes critiques, arguant qu'en Europe les femmes, en réalité, ne se couchent pas nues dans les prairies. En d'autres termes, ce Printemps est un printemps qui existe seulement dans le cœur humain... » Il s'agit en fait de Floréal que Raphaël Collin exposa au Salon de 1886, maintenant au musée d'Arras, après avoir eu les honneurs du Musée du Luxembourg. Kuroda lui-même s'exerça à peindre le nu et présenta au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1893 une Toilette du matin, au sujet naturaliste, une jeune femme, nue, debout, se coiffant devant une glace, représentée ainsi de dos et, en reflet, de face. Retourné au Japon, Kuroda exposa ce tableau à Tokyo en 1894 et suscita dans la société de Meiji, pourtant avide de nouveautés occidentales, un scandale digne de celui de l'Olympia près de trente ans plus tôt à Paris. Par la suite, Kuroda affina sa vision triptyque qu'il envoya à l'Exposition universelle de 1900 à Paris sous le titre Études de femmes et qui représente trois nus de face dont les gestes des bras signifient Sagesse, Impression, Sentiment... Puis il enseigna la peinture occidentale à l'École des Beaux-Arts de Tokyo.
   Ce cas extrême est bien de nature à nous faire saisir que la période étudiée – le XIXe siècle – est particulièrement riche et significative, car on y assiste aux derniers beaux jours d'une esthétique héritée de l'antiquité grecque et de la Renaissance italienne, tandis qu'apparaissent les germes de sa remise en cause : ils devaient aboutir au démembrement du nu par Picasso, dès 1907, avec Les Demoiselles d'Avignon, en un temps où il est fasciné par la stylisation nouvelle de la sculpture nègre.
   Il importait donc d'analyser les multiples aspects de ce sujet central dans l'art du XIXe siècle, du point de vue des peintres comme de celui de leur public. C'est ce que fait d'une manière pertinente Michèle Haddad, proposant tour à tour diverses lectures où s'entrecroisent, pour notre plaisir, celles qu'en ont données les écrivains du temps. Zola, Huysmans, D.H. Lawrence ou, fort justement rappelé, ce témoin capital que fut Pierre Larousse, tandis que n'est pas oublié celui dont les préceptes étaient toujours – directement ou indirectement – dans la mémoire des artistes, l'auteur, en 1593, d'une Iconologie, maintes fois rééditée jusqu'à la fin du XVIIe siècle, Cesare Ripa. C'est dire que le problème du nu y est abordé sous l'angle de l'histoire de l'art.
   L'esprit ainsi éveillé aux motivations des peintres, le lecteur pourra d'autant mieux se délecter dans la contemplation des illustrations, où il retrouvera quelques chefs-d'œuvre familiers et fera de surprenantes découvertes.

25 euros (code de commande : 26859 - vendu).

 

[HAINAUT]. Le Guide du Hainaut. Illustré de 28 documents photographiques. [Mons], Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, [1948]. In-8° broché, 112, [16 (publicités)] p., illustrations hors texte.
Avant-propos :
   La Fédération du Tourisme du Hainaut, après avoir édité un dépliant et une affiche, a décidé l'édition d'un bulletin mensuel et d'un guide.
   Nous nous sommes efforcés, dans un temps extrêmement limité, de réunir une documentation aussi complète que possible à mettre à la disposition du touriste dès le début de la saison 1949.
   Pour la rédaction de cet ouvrage, nous avons pris comme base le Guide du Hainaut édité avant-guerre par les Amis du Hainaut.
   Nous remercions les Administrations Communales qui ont bien voulu se charger de nous transmettre la documentation que nous avons sollicitée. Elles nous ont aidés d'une manière appréciable dans notre travail. Les renseignements souvent importants qu'elles nous ont communiqués et qui n'auraient pu trouver place dans le guide sont restés en notre possession et nous serviront très utilement à l'occasion d'éditions ultérieures.
   Les délais extrêmement courts dont nous avons disposé pour la rédaction de ce guide en excuseront les lacunes éventuelles. Nous savons que certains centres méritent d'y figurer d'une manière plus importante. Le temps nécessaire à parfaire notre documentation en aurait trop retardé l'édition. Mais nous nous mettons immédiatement à la tâche pour présenter bientôt d'autres ouvrages plus complets encore afin de mettre en valeur la richesse du patrimoine historique, archéologique et artistique et l'intérêt des sites hennuyers.

10 euros (code de commande : 26853).

 

HEIDEGGER (Martin) — La « Phénoménologie de l'esprit » de Hegel. Texte établi par Ingtraud Görland. Traduit de l'allemand par Emmanuel Martineau. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 238 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie - Œuvres de Martin Heidegger », Section II : cours 1923-1944 »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Ce que nous voulons, ce ne peut être que ceci : apprendre à comprendre que nous tous sommes aujourd'hui tenus avant tout de percer jusqu'à ce lieu où le Dasein nous donne la liberté de réveiller en nous la disposition à la philosophie, c'est-à-dire la liberté de nous préparer complètement à l'œuvre philosophique de Hegel et des autres avant lui, mieux des autres avec lui. Et ce qu'il nous faut alors apprendre à comprendre, c'est que cette préparation ne saurait s'accomplir ni en se livrant à de quelconques entreprises littéraires, ni en invoquant la prétendue supériorité de la postérité. Car en philosophie « il n'y a ni devanciers, ni successeurs » (Hegel), ce qui signifie non pas que tout philosophe est indifférent à tout autre philosophe, mais au contraire que tout philosophe véritable est le contemporain de tout autre, précisément parce qu'il est lui-même, au plus intime, la parole de son temps.

20 euros (code de commande : 26841).

 

[JEMAPPES - VALMY] — Vous voyez a gauche le Général Dumouriez et son aide de camp. Lithographie imprimée par Becquet, publiée par Aubert dans le n° 312 de la revue Le Charivari, de Charles Philipon, le 8 décembre 1833.
Dimensions :
   - Dessin : 285 x 230 mm.
   - Feuille : 333 x 241 mm.
Description de la planche (col. 4 du numéro de la revue) :
   « Cette lanterne magique que montre au peuple le Système matérialisé, est sans doute celle que le prince de Metternich a donnée au roi des Français. Il paraît qu'au moment où l'article place cette scène, les spectateurs voient à gauche l'aide-de-camp du général Dumouriez. Mais ce n'est pas sans doute la seule chose qu'ils y aperçoivent : car le Système est bien capable de leur en faire voir de toutes les couleurs. »


Extrait de l'étude d'Élise Meyer :
   Louis-Philippe est ici un montreur d’images, qu’il diffuse au moyen d’une lanterne magique, c’est-à-dire l’ancêtre du projecteur de diapositive. Il commente pour les badauds : « Vous voyez à gauche le général Dumouriez et son aide de camp ». On peut remarquer que, parmi les passants, se trouve un demi-solde à la jambe de bois, qui peut rappeler le soldat amputé auquel Louis-Philippe a rendu sa pension lors de sa visite sur le champ de bataille de Valmy en 1831.

  Cette lithographie fut adaptée quelques années plus tard – probablement en 1848 – dans une série intitulée « L'exil de Louis-Philippe »

Bibliographie :
   - Meyer (Élise), Valmy, la naissance d’un mythe orléaniste et républicain (1830-1848), p. 126.
   - Hornstein (Katie), Picturing War in France, 1792- 1856, pp. 89-90.

50 euros (code de commande : 26843).

 

LAMALLE (U.) et LEGEIN (F.) — La locomotive. Description raisonnée de ses organes à l'usage des ouvriers. Troisième édition. Bruxelles - Paris, Ramplot - Dunod, [ca 1935]. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 498p., illustrations, 2 planches hors texte, peu courant.
Préface de la première édition :
   Ce livre s'adresse au personnel ouvrier du service de la traction des chemins de fer en général et plus particulièrement aux machinistes, chauffeurs, hommes de métier et agents de surveillance de l'État belge.
   Nous avons voulu procurer à ceux-ci un manuel dans lequel ils trouveraient, mise à leur portée, la description raisonnée des organes de la locomotive.
   Afin que l'ouvrier retrouve à chaque page la locomotive qu'il entretient ou qu'il conduit, la plupart des figures de l'ouvrage ont été empruntées aux plans mêmes des locomotives des chemins de fer de l'État. Dans le même esprit, nous n'avons pas craint – chose qui pourrait paraître fastidieuse à d'aucuns – d'énumérer les types de machines dont la construction s'inspire de la même conception ou sur lesquels se retrouvent les mêmes appareils.
   Enfin, si nous nous sommes étendus quelque peu sur l'histoire des origines de la locomotive, c'est en raison de l'intérêt qu'il y a, lorsqu'une invention a atteint son plein développement, de remonter à la source et de reprendre le processus de l'idée. À ce point de vue, l'histoire si attachante de la locomotive incline à faire aimer davantage ce merveilleux instrument de transport et conséquemment à en rendre l'étude moins aride.
   En publiant ces pages, nous avons cherché à rendre service à des travailleurs dont nous avons tant de fois apprécié le profond dévouement et le vif désir de s'instruire ; nous mesurerions notre propre satisfaction à l'aide que nous leur aurions procurée dans les efforts si louables qu'ils font pour exercer leur profession avec plus de compétence, contribuant ainsi à la porter sans cesse à un niveau plus élevé.

80 euros (code de commande : 26870).

 

LANGUI (Émile) — L'expressionnisme en Belgique. Bruxelles, Laconti, 1970. Grand in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 231 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Belgique, Art du Temps »), bel exemplaire.
Avant-propos :
   L'Expressionnisme en Belgique et plus spécialement la glorieuse aventure de l'École de Laethem-Saint-Martin, ont fait l'objet d'une littérature aussi sérieuse qu'abondante, mais celle-ci n'a pas trouvé à l'étranger la résonance qu'elle mérite. Elle partage par ailleurs le sort de notre peinture moderne qui, malgré son contenu hautement humain et ses qualités plastiques incontestables, ne conquiert que péniblement la place qui lui revient au niveau international le plus élevé.
   La plupart des études, des essais et des monographies, parmi lesquels on compte plusieurs ouvrages qui font autorité, ne traitent cependant qu'une partie, qu'un aspect d'un vaste mouvement qui a englobé tout le pays et qui a été porté par un puissant courant européen, déterminé par les éléments les plus vitaux de l'art du vingtième siècle.
   Il entre dans nos intentions de brosser – dans la mesure du possible – un tableau d'ensemble de l'unité spirituelle au sein de laquelle se sont manifestées tant de diversités artistiques. C'est pourquoi nous avons inclus dans notre étude le brillant apport des peintres brabançons, anversois, wallons et étrangers qui a fécondé un art qui n'est pas né aux seuls bords de la Lys et qui, par surcroît, s'inscrit harmonieusement dans un contexte international : deux aspects du problème qui, d'après nous, ont été sous-estimes.
   Nous nous sommes efforcés de fixer l'histoire de notre Expressionnisme en respectant l'évolution chronologique des faits et en accordant à ces derniers la priorité sur nos propres appréciations qui, forcément, restent subjectives. Puisse ce livre combler une lacune et constituer un instrument utile à l'étude plus approfondie encore d'une période particulièrement florissante de notre histoire de l'art.

25 euros (code de commande : 26875).

 

LANOUX (Armand) — Paris 1925. Paris, Robert Delpire, 1957. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 106 p., illustrations en héliogravures et quelques-unes en couleurs, (collection « Encyclopédie Essentielle - série Histoire », n° 1), exemplaire en bel état.
   Les documents photographiques sont, notamment, issus des collections de Michel de Brunhoff, Romi, Georges Lepape, Georges Besson, Marcel l'Herbier, Tristan Tzara, Henri Sauguet, Roudinesco, Moltzau, etc.
Colophon :
   La couverture reproduit une gouache d'Iribe et une photographie d'Inge Morath, spécialement posée par Zizi Jeanmaire dans une robe de Tom Keogh.
   Le caractère employé pour le titre est le Bifur, dessiné par A.-M. Cassandre en 1929.

25 euros (code de commande : 26833 - vendu)

 

LEDRUT (Raymond) — L'espace social de la ville. Problèmes de sociologie appliquée à l'aménagement urbain. Paris, Anthropos, 1969. In-8° broché sous couverture rempliée, XVII, 370 p., illustrations in et hors texte, (collection « Société et Urbanisme »), cachet humide de bibliothèque au verso de la page de titre, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce que les villes ? Des lieux et des hommes. Ces lieux différenciés et liés, ces hommes, diversement groupés, ont des rapports étroits les uns avec les autres. Pour saisir ces rapports il ne suffit pas de s'attacher à l'étude des implantations et des constructions humaines, de la manière dont les populations occupent le sol et s'y déplacent. Il faut atteindre cette unité de l'homme et des lieux qu'est l'espace social : réseau de communication entre des hommes qui s'installent et se meuvent de multiples façons. Les espaces sociaux des villes forment des réseaux de cet ordre. Le propos de cet ouvrage est de jeter les bases d'une science de l'organisation de l'espace social et plus particulièrement de l'espace social urbain. À partir de recherches empiriques, effectuées dans une perspective toute expérimentale, l'auteur s'efforce de saisir non des situations concrètes et transitoires mais à travers elles des relations, des mécanismes, des processus, des structures. Sans le développement d'une science positive de l'organisation de l'espace social, l'aménagement et l'urbanisme en resteront au tâtonnement et à la spéculation. La pratique moderne de l'espace ne peut se contenter de l'alliance, générale à l'heure actuelle, des constructions a priori, des intuitions esthétiques, et des décisions autoritaires. Mais nos sociétés sont-elles prêtes à passer du discours incertain sur les figures de l'espace à la recherche des lois de l'organisation effective de l'espace social ?

20 euros (code de commande : 26866).

 

LERMONTOV (Mikhaïl Iourievitch) — Un héros de notre temps. Roman. Traduction de Pierre Josse. Paris, Éditions du Chêne, 1946. In-8° broché, 256 p., (collection « Littérature Russe »), exemplaire en bel état.
Préface de l'auteur :
   Dans tout livre la préface est la première et, en même temps, la dernière des choses. Elle sert, ou bien à expliquer le but de l'ouvrage, ou bien à le justifier et à répondre aux critiques. Mais l'intérêt, pour les lecteurs, ne réside généralement pas dans le but moral de l'ouvrage non plus que dans les attaques de la presse, et voilà pourquoi ils ne lisent pas la préface. Pourtant il est bien regrettable qu'il en soit ainsi, et particulièrement chez nous ! Notre public est encore si jeune et si ingénu qu'il ne comprend pas les fables si, à la fin, il n'y trouve pas la moralité. Il ne devine pas les plaisanteries, ne sent pas l'ironie ; il est, tout simplement, mal éduqué. Il ne sait pas encore que, pas plus dans une société convenable que dans un livre convenable, des grossièretés manifestes ne peuvent trouver place ; que la culture actuelle a découvert une arme plus acérée, presque invisible, et qui n'en est pas moins mortelle, lorsque, sous le couvert de la flatterie, elle porte des coups inévitables et sûrs. Notre public ressemble à ce provincial qui, entendant la conversation de deux diplomates appartenant à des cours ennemies, demeurerait persuadé que chacun d'eux trompe son gouvernement dans l'intérêt d'une tendre et mutuelle amitié.
   Ce livre a éprouvé sur lui-même, assez récemment, de la part de certains lecteurs, et même de certains journaux, les effets d'une malheureuse crédulité au sens littéral des mots. Certains se sont terriblement offensés – et cela sans rire – qu'on leur donnât en exemple un homme d'un caractère aussi immoral que « Un Héros de notre Temps » ; d'autres encore ont remarqué très finement que l'auteur avait dessiné son propre portrait et celui de ses connaissances... Vieille et pitoyable plaisanterie ! Mais, apparemment, la Russie est ainsi faite que tout en elle se renouvelle, sauf ces sottises. Le plus féerique des récits féeriques échappe à peine chez nous à l'accusation de tentative d'outrages envers des personnes.
   « Un Héros de notre Temps », mes chers messieurs, est effectivement un portrait, mais ce n'est pas celui d'un homme ; c'est l'assemblage des défauts de toute notre génération, dans toute la plénitude de leur développement. Vous me rétorquerez encore qu'un homme ne peut pas être aussi méchant ; mais moi, je vous dirai que, si vous êtes persuadés que peuvent exister tous les scélérats des tragédies et des romans, pourquoi donc ne croyez-vous pas à l'existence de Petchorine ? Si vous avez admiré des fictions bien plus affreuses et bien plus monstrueuses, pourquoi donc ce caractère, même considéré comme une fiction, ne trouve-t-il pas grâce, devant vous ? Ne serait-ce donc pas qu'il renferme plus de vérité que vous ne le désiriez ?
   Vous direz que la vertu n'a rien à gagner à cela ? Pardon. Assez de gens se sont nourris de douceurs : leur estomac s'en est gâté ; il leur faut des remèdes amers, des vérités piquantes. Mais n'allez pourtant pas penser, après cela, que l'auteur de ce livre a eu, à un moment donné, l'orgueilleuse illusion de se faire le redresseur des défauts humains. Dieu le protège d'une telle inconvenance ! Il s'est tout simplement diverti à peindre un contemporain tel qu'il le conçoit et tel que, pour son malheur et pour le vôtre, il en a trop souvent rencontré. Il s'ensuit que la maladie sera ainsi décrite, mais, pour ce qui est de la guérir, cela Dieu seul le sait !

13 euros (code de commande : 26832).

 

LESOUALC'H (Theo) — Érotique du Japon. Paris, Pauvert, 1968. In-8° carré sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 244 p., illustrations en noir dans le texte et quelques planches en couleurs hors texte, (collection « Bibliothèque Internationale d'Érotologie », n° 19).
Table des matières :
   I. L'âme du Japon.
   II. La femme dans l'histoire du Japon.
   III. Un Japon occidental.
   IV. Physiologie de l'érotisme.
   V. L'angoisse du Japon. À la recherche d'un enfer possible.

25 euros (code de commande : 26868 - vendu).

 

LIEBMAN (Marcel) — Les Socialistes belges 1885-1914. La révolte et l'organisation. Bruxelles, Vie Ouvrière, 1979. In-8° sous reliure et jaquette (défraîchie et partiellement insolée) d'éditeur, 299 p., (collection « Histoire du Mouvement Ouvrier en Belgique », n° 3).
Sur la jaquette :
   Ce livre poursuit un projet ambitieux : saisir, dans ses diverses formes d'activité, la vie d'une classe qui s'arrache lentement à sa misère et se donne une organisation politique ainsi que des institutions sociales et économiques.
   Elle y parvient à travers une débauche d'efforts qui sont autant de révoltes. Des grèves générales lancées par la masse des travailleurs jusqu'aux initiatives politiques prises par le Parti ouvrier, tout est ici observé avec acuité. Les manifestations de rues tiennent, dans le récit et l'analyse, autant de place que les négociations d'état-major, les débats houleux où interviennent les grands noms de l'histoire politique belge et, tout aussi souvent, d'obscurs militants arrachés à l'anonymat.
   Comment se nouent entre tes dirigeants d'un grand parti ouvrier et ses membres des rapports où l'on trouve un mélange de confiance et de suspicion, comment s'ébauchent une tactique, une revendication, une offensive sociale. Comment des forces tentent de la réprimer, de l'encadrer, de la freiner et de la relancer. Voilà autant de questions auxquelles ce livre cherche à trouver une réponse.
   Les grands chapitres de l'ouvrage : classiques (mais renouvelés) avec la lutte pour le Suffrage universel ou les rapports entre socialistes et libéraux ; entièrement inédits avec, par exemple, l'attitude des socialistes belges devant les problèmes de la condition féminine.
   Commentant un précédent ouvrage de Marcel Liebman (Le léninisme sous Lénine), Michel Rocard écrivait : « Nous connaissions le léninisme embaumé et le léninisme caricaturé. Le livre remarquable de Marcel Liebman nous ouvre enfin un autre horizon : le léninisme vivant. » On peut en dire autant des Socialistes belges : nous connaissions le socialisme (belge) encensé et le socialisme (belge) caricaturé. Le livre de Marcel Liebman nous ouvre enfin un autre horizon : le socialisme (belge) vivant.

25 euros (code de commande : 26872 - vendu).

 

LOUŸS (Pierre) — Aphrodite. Mœurs antiques. Cinq illustrations originales en couleurs de A. Calbet. Paris, Rombaldi, 1937. In-8° broché, [1 bl.], [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], [VI], [1], [1 bl.], 241, [1], [1 bl.] p., bien complet des 5 illustrations hors texte en couleurs, (collection « Les Contemporains »), exemplaire numéroté (n° 1841) sur vergé de Voiron.
   L'achevé d'imprimer est daté du 15 avril 1937.
Extrait du Dictionnaire des œuvres :
   Ce roman de Pierre Louÿs (1870-1925), fut publié en 1896. L'histoire se passe dans l'antique Alexandrie au temps de la reine Bérénice, sœur de Cléopâtre. Le sculpteur Démétrios amant de la reine, et l'idole de toutes les belles de la ville, rencontre un soir, près de la statue d'Aphrodite-Astarté (celle de ses œuvres qu'il préfère entre toutes), une des plus belles courtisanes d'Alexandrie, la galiléenne Chrysis. Il en tombe amoureux et cède au caprice de l'ambitieuse qui lui demande, pour prix de ses caresses, trois objets : le miroir de la courtisane Bacchis, le peigne de la femme du Grand-Prêtre et le collier de la déesse Aphrodite. Démétrios jure. Il vole le miroir de Bacchis, ce qui vaudra à l'innocente esclave Aphrodisia d'être crucifiée, car on la croît coupable du vol. Puis le sculpteur surprend Touni, la femme du Grand-Prêtre qui est éprise de lui. Il la tue et s'empare du peigne. Enfin, s'étant introduit dans le temple d'Aphrodite. Démétrios enlève à la statue de la déesse le collier à sept rangs de perles fines. Après quoi, Démétrios fait un rêve étrange : son désir de Chrysis est assouvi. Elle qui a assisté impassible au supplice d'Aphrodisia est fière d'avoir triomphé de l'homme d'Égypte le plus orgueilleux et le plus recherché. Mais à présent Démétrios la repousse, car il lui suffit de l'avoir possédée en songe. Aux supplications de Chrysis, il répond en exigeant d'elle un serment : qu'elle porte les objets pour la possession desquels elle n'a pas craint de lui faire commettre trois crimes. Sur le rocher du phare d'Alexandrie. Chrysis s'avance dans toute sa nudité, parée du miroir, du peigne et du collier. La foule croit voir Aphrodite en personne, mats l'erreur est bientôt reconnue. La courtisane est condamnée à boire la ciguë dans sa prison. Devant son corps si beau, encore tiède, Démétrios modèle dans l'argile une statue qui sera son chef-d'œuvre immortel. Trop recherché dans sa forme, oiseux, voire décadent dans le fond, ce roman connut un certain succès dans le monde des esthètes ; le grand public ne goûta que les pages purement licencieuses, La critique considéra Aphrodite comme le roman « parnassien » le plus réussi. Mais trop de minutie dans les détails et trop de luxuriance dans les descriptions n'ont pas été sans nuire à l'ouvrage, si bien que les personnages de Démétrios et de Chrysis ne sont guère plus que de pâles fantômes.
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. I, p. 203.

25 euros (code de commande : 26829YB).

 

MARCUSE (Herbert) — L'homme unidimensionnel. Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée. [Titre original : One-Dimensional Man. Studies in the Ideology of Advenced Industrial Society.] Traduit de l'anglais par Monique Wittig et l'auteur. Paris, Minuit, 1971. In-8° broché sous une couverture rempliée, 281 p., (collection « Arguments », n° 34), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction. L'engourdissement de la critique : une société sans opposition.
   - La société unidimensionnelle.
      1. Les formes nouvelles de contrôle.
      2. L'enfermement de l'univers politique.
      3. La conquête de la conscience malheureuse : une désublimation répressive.
      4. L'univers du discours clos.
   - La pensée unidimensionnelle.
      5. La pensée négative : mise en échec de la logique de la contradiction.
      6. De la pensée négative à la pensée positive : la rationalité technologique et la logique de la domination.
      7. Le triomphe de la pensée positive : la philosophie unidimensionnelle.
   - Perspectives d'un changement historique.
      8. La philosophie et son engagement historique.
      9. La catastrophe de la libération.
      10. Conclusion.

10 euros (code de commande : 26834 - vendu).

 

MELLOTTÉE (Paul) — Histoire économique de l'imprimerie. Tome I [seul paru]. L'imprimerie sous l'ancien Régime. 1439-1789. Paris, Hachette, 1950. In-8° demi-chagrin, dos à 4 nerfs (passé), 531 p., illustrations in et hors texte, un des 250 exemplaires numérotés sur vélin (n° 271).
Table des n quatrième de couverture :
   - Préface.
   - Introduction.
   Première partie. Rapports de l'imprimerie et de l'autorité royale.
      Chapitre I. Attitude générale de la royauté à l'égard de l'imprimerie.
      Chapitre II. Les permissions d'imprimer et la censure des livres.
      Chapitre III. Les exceptions et les permissions tacites.
      Chapitre IV. Les privilèges.
      Chapitre V. La police des livres.
   Deuxième partie. L'imprimerie et le régime corporatif.
      Chapitre I. La réglementation corporative.
      Chapitre II. Les libraires et imprimeurs avant leur formation en communauté
      Chapitre III. Les confréries des libraires imprimeurs.
      Chapitre IV. La communauté des libraires imprimeurs.
         I. La lutte contre les relieurs.
         II. La lutte des imprimeurs et des libraires.
      Chapitre V. Les apprentis.
      Chapitre VI. Les alloués.
      Chapitre VII. Les compagnons.
      Chapitre VIII. Les maîtres imprimeurs.
   Troisième partie. L'organisation du travail.
      Chapitre I. Le contrat de travail.
      Chapitre II. Les salaires.
      Chapitre III. Grèves et coalitions.
         I. Les grèves de Lyon et de Paris, 1539-1544 et 1544-1572.
         II. Les revendications des compagnons aux XVIIe et XVIIIe siècles.
      Chapitre IV. L'atelier et les presses.
      Chapitre V. Les caractères. L'encre. Le papier.
      Chapitre VI. La technique de l'époque.
      Chapitre VII. Les productions de l'imprimerie et leurs prix.
      Chapitre VIII. État général de l'imprimerie sous l'ancien régime.
   - Conclusion.
   - Bibliographie.

80 euros (code de commande : 26835 - vendu).

 

MENUHIN (Yehudi) — La légende du violon. Avec le concours de Catherine Meyer. Paris, Flammarion, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 301 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Légende »).
Sur la jaquette :
   Musicien mythique, Yehudi Menuhin partage ici avec nous sa fascination pour le violon, pour la pureté de sa ligne mélodique et la puissance évocatrice de son chant qui nous élèvent au-dessus de la disharmonie bruyante du monde.
   Il nous présente le violon, ses ancêtres et ses cousins, et nous montre combien ils sont de toutes les civilisations, de toutes les époques, de toutes les cultures. Avec lui nous suivons le long périple de cet instrument qui le mène des sociétés préhistoriques aux salons cultivés, du simple arc musical à la perfection d'un stradivarius, en passant par toutes sortes de vielles, violes et autres rebab. Nous comprenons comment le violon, compagnon d'élection des gens du voyage, a acquis une universalité qui fait de lui un instrument privilégié de rencontre et d'échange : musique populaire, folklore, musiques élaborées d'Orient et d'Occident se partagent son répertoire et s'enrichissent mutuellement.
   Yehudi Menuhin évoque aussi les hommes qui font le violon : compositeurs, interprètes, chefs d'orchestre, luthiers, professeurs... Il nous raconte ainsi les multiples rencontres qui ont jalonné sa vie de virtuose, rassemblant, dans une impressionnante galerie de portraits, des personnalités aussi diverses que Igor Stravinski, Benjamin Britten, Eugène Ysaye, Edward Elgar, Étienne Vatelot, David Oïstrakh, Mstislav Rostropovitch, Ravi Shankar, Stéphane Grappelli... pour n'en citer que quelques-uns.
   Et, tel un nouvel Orphée, Yehudi Menuhin parcourt le monde avec un message de paix : facteur d'équilibre et d'épanouissement, la musique nous permet d'accéder au cœur de la vie, elle révèle le désir de pureté qui vibre au fond de chacun, elle tisse les fils qui relient les cœurs et les hommes.

25 euros (code de commande : 26861 - vendu).

 

[MODIGLIANI (Amedeo)]. Modigliani. L'ange au visage grave. Milan - Paris, Skira - Seuil, 2002. In-4° broché sous couverture rempliée, 426 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Luxembourg, à Paris, du 23 octobre 2002 au 2 mars 2003.
Sommaire :
   - Modigliani, « l'ange au visage grave » : entre résurrection d'une œuvre et questions d'authenticité, par Marc Restellini.
   - Modigliani : artiste d'avant-garde ou « peintre schizophrène » ?, par Marc Restellini.
   - Les portraits, par Werner Schmalenbach.
   - « La dangereuse grâce » de Modigliani, par Jacqueline Munck.
   - Picasso et Modigliani, par Pierre Daix.
   - Modigliani et Picasso à Montparnasse, par Billy Klüver.
   - Modigliani et l'Italie entre les années 1920 et 1930 : de l'incompréhension à la consécration, par Mariastella Margozzi.
   - Catalogue des œuvres, par Marc Restellini.
   - Paul Alexandre : le médecin mécène.
      - Paul Alexandre et l'aventure de la rue du Delta, par Marc Restellini.
      - L'aventure du Delta 1906-1911.
      - Le « Temple de la Volupté » : les Cariatides 1911-1913.
      - Sculptures de peintres, par Bernard Dorival.
   - Paul Guillaume : le marchand collectionneur.
      - Modigliani et Paul Guillaume, par Marc Restellini.
      - Le difficile retour à la peinture 1914-1915.
      - Le « cubisme » 1915.
      - Le visage : masque de l'âme 1916-1917.
   - Zborowski : le marchand poète.
      - Le cas Zborowski, par Marc Restellini.
      - La « plénitude » 1917-1918.
      - Le séjour à Nice 1918-1919.
      - La fin d'un « météore » 1919-1920.
   - Les grands collectionneurs de Modigliani en 1920, par Francis Berthier et Marc Restellini.
   - Annexes.
      - Biographie.
      - Principales expositions individuelles.
      - Principales expositions collectives.
      - Bibliographie sélective.

60 euros (code de commande : 26856).

 

NEUER (Roni), LIBERTSON (Herbert) et YOSHIDA (Susugu) — Ukiyo-E. 250 ans d'estampes japonaises. Traduit de l'anglais par Catherine et Jean-François Allain. Paris, Flammarion, 1985. In-4° broché, 390 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Avant-propos :
   Forme majeure de l'art japonais, l'ukiyo-e (littéralement « image (e) du monde flottant (ukiyo) ») constitue une sorte de chronique de la vie quotidienne au Japon entre le XVIIe et le XIXe siècle.
   L'art, dans ce pays, resta longtemps l'apanage de la classe dominante, mais avec la production en série qu'autorisait la xylographie, les estampes ukiyo-e se répandirent dans les masses dont elles reflétèrent la diversité des plaisirs et des amusements. Ces estampes servirent d'illustrations de livres, d'affiches de théâtre ou d'annonces de spectacles, et immortalisèrent les scènes colorées du théâtre kabuki en représentant les acteurs et lutteurs en vogue. Les portraits de courtisanes célèbres, particulièrement populaires, contribuèrent pour leur part à idéaliser une certaine image de la beauté féminine.
   Le présent ouvrage retrace l'évolution du mouvement ukiyo-e en le replaçant dans le contexte historique, social, politique et économique qui en favorisa le développement. L'Orient et l'Occident unissent ici leurs efforts pour rendre hommage à cette forme accomplie de l'art japonais : Susugu Yoshida est un célèbre historien de l'art ; Roni Neuer et Herbert Libertson dirigent à New York la plus grande galerie d'estampes japonaises des États-Unis.
   L'importance de l'iconographie fait de cet ouvrage un document historique et artistique de premier ordre. Les reproductions d'estampes, accompagnées d'une longue introduction, de notes biographiques sur chaque artiste et d'un chapitre sur la technique de la gravure sur bois, se font le miroir du monde de l'époque tout en révélant la maîtrise technique et esthétique qui imprègne ce courant artistique.
   Ainsi le « monde flottant » des artistes de l'ukiyo-e prend-il vie sous nos yeux, avec ce romantisme délicat toujours empreint d'une certaine sensualité, célébrant et glorifiant les plaisirs éphémères de la vie.

25 euros (code de commande : 26863 - vendu).

 

[PEINTURE FLAMANDE]. La peinture flamande dans les musées d'Amérique du Nord. Choix des œuvres Guy C. Bauman et Walter A. Liedtke. Introduction Walter A. Liedtke. Rédaction Hans Vliehe. Anvers, Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 383 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Flandria Extra Muros », n° 3), exemplaire en parfait état.
Extrait de la préface :
   Voici le troisième volume de la série Flandria Extra Muros, dirigée par Hans Vlieghe, Cari Van de Velde et Arnout Balis. Par sa nature même, l'entreprise était plus complexe que dans le cas des volumes précédents consacrés à un seul musée, le Kunst-historisches Museum de Vienne et le Prado de Madrid. Cette fois, il s'agissait de présenter les peintures flamandes (d'environ 1400 à 1700) conservées dans les collections d'Amérique du Nord, c'est-à-dire dans une centaine d'institutions publiques et privées. Le Fonds Mercator mérite toute notre gratitude et nos félicitations : l'éditeur et son équipe sont parvenus à mener à bien un projet qui, malgré leur expérience considérable dans le domaine de la publication de livres d'art prestigieux, les confrontait à des problèmes nouveaux.
   Il y a cinq ans environ, je fus invité à sélectionner cinq cents tableaux flamands conservés aux États-Unis. Il m'apparut aussitôt qu'une seule personne ne pouvait mener une telle tâche à bien. L'étude de l'art flamand des XVe et XVIe siècles a atteint aujourd'hui un tel stade de spécialisation et cette période est si bien représentée aux États-Unis qu'il fallait envisager la collaboration d'un spécialiste des Primitifs flamands, un homme amené quotidiennement à fréquenter leurs œuvres et à se pencher sur les problèmes de qualité, d'attribution et de conservation qu'elles posent. Par ses nombreuses contributions aux catalogues du Metropolitan Muséum, Guy Bauman, mon nouveau collègue du département de Peinture européenne au Metropolitan Muséum, me parut la personne toute désignée pour s'atteler à ce projet. En outre, sa participation nous assurait la collaboration d'autres spécialistes américains.
   Guy Bauman et moi-même avons passé de nombreuses heures à soupeser quels tableaux devraient figurer sur notre liste, et, tâche encore plus délicate, à sélectionner parmi ceux-ci la centaine d'œuvres qui méritaient une reproduction en couleurs et un article dans le catalogue. Nous convînmes qu'environ soixante pour cent des tableaux devaient appartenir au XVIIe siècle, ce qui est à peu près représentatif des acquisitions américaines et de l'ensemble des œuvres d'art flamand conservées. En réalité, la proportion de peintures du XVIIe siècle aurait pu être plus importante, mais l'Amérique est riche en œuvres maîtresses des Primitifs flamands et le Fonds Mercator a toujours manifesté pour les siècles de Van Eyck et de Bruegel un intérêt au moins aussi grand que pour la période de Rubens et de Van Dyck.
   La balance pencha légèrement vers le XVIIe siècle lorsque, en 1990, les musées américains acquirent deux peintures importantes de Rubens. C'est ainsi que La Chute de Phaéton, une œuvre de jeunesse, et Une forêt à l'aube, conservées à New York, rejoignirent la liste des cent planches couleur et celle des articles du catalogue. Quatre cents autres peintures sont reproduites en noir et blanc avec une description succincte de leurs caractéristiques. Le nombre total est ainsi porté à cinq cent deux œuvres, chiffre qui révèle bien (comme les médias pourraient l'exprimer) que l'Amérique pense encore affaires lorsqu'il s'agit d'art flamand.
   Pour opérer notre sélection, nous nous sommes fiés à notre mémoire, mais nous nous sommes appuyés aussi sur les notes réunies au fil des ans dans les musées, nous avons passé au peigne fin les catalogues, monographies et autres ouvrages spécialisés, pris l'avis des spécialistes et échangé un courrier abondant avec les musées. Il se trouve qu'une autre personne, inspirée par le guide consacré par Peter Sutton à l'art flamand et hollandais en Amérique, ainsi que par la culture de son pays natal, écrivait de son côté aux mêmes musées et à de nombreuses autres institutions. Robert Coppenrath, président d'Agfa-Gevaert Inc. aux États-Unis, avait mobilisé son bureau pour contacter littéralement tous les musées et collections mentionnés dans les répertoires publiés. Cette tactique lui permit de découvrir des œuvres de maîtres flamands là où un professionnel ne les aurait jamais soupçonnées. Elle nous valut également de recevoir des lettres singulières demandant si nous, Bauman et Liedtke, n'étions pas déjà allés frapper aux mêmes portes. Ainsi avons-nous fini par rencontrer M. Coppenrath, lequel nous communiqua gracieusement les résultats de sa quête. Nous lui en sommes profondément reconnaissant ainsi qu'au Gouverneur de la province d'Anvers, M. Andries Kinsbergen, qui lui prodigua tous ses encouragements.
   Au bout de deux ans, nous disposions d'une liste de quelque quinze cents tableaux, dont près de la moitié méritaient de figurer dans le catalogue. Cette abondance nous incita à retirer du catalogue les tableaux provenant de collections privées, même si nous devions pour cela sacrifier plusieurs œuvres majeures. La sélection finale s'opéra selon plusieurs critères dont le premier était la qualité. Nous souhaitions à la fois maintenir une certaine parité dans la représentation des grands artistes et grands musées, et suggérer quels peintres (par exemple Van Dyck et Teniers) et quels genres (portraits, tableaux de genre) avaient été particulièrement en vogue aux États-Unis. Parallèlement, nous avons tenu à mentionner tout artiste flamand digne d'intérêt et à privilégier les institutions plus modestes lorsque celles-ci possédaient des œuvres aussi prestigieuses que celles des grands musées. De cette manière nous espérions intéresser des spécialistes étrangers et même américains qui ignoraient peut-être l'existence de telle ou telle œuvre ou celle de certaines galeries universitaires ou de petits musées municipaux. Il fut décidé d'inclure à ce volume les collections canadiennes, dans la mesure où le passé culturel de cette nation est étroitement lié à celui des États-Unis. Guidés par ces mêmes considérations, nous avons tenu à l'écart le Mexique, l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud, où de premières investigations n'avaient d'ailleurs donné que de maigres résultats. Toutefois, Porto Rico mérite d'être pris en considération pour des raisons politiques mais aussi parce que le musée de Ponce, sur les conseils de Julius Held, a acquis un grand nombre de peintures flamandes importantes.
   Enfin, nous nous sommes adressés à des spécialistes afin de rédiger les articles du catalogue, nous réservant la rédaction de quelques-uns d'entre eux, principalement ceux concernant les tableaux conservés au Metropolitan Muséum. Les directeurs de publication eurent l'amabilité d'accepter ces dispositions et nous proposèrent des spécialistes belges pour la rédaction des articles encore en mal d'auteur. À ce stade relativement avancé du projet, on apprit que Guy Bauman était gravement malade. Sa disparition en février 1990, qui a privé sa famille et ses amis d'un compagnon très cher, signifie pour le Musée et notre profession la perte d'un spécialiste extraordinairement doué. On peut s'en rendre compte en lisant les publications de Guy Bauman, telles que ses remarquables articles dans les catalogues de la collection Jack and Belle Linsky (1984) et de la collection princière de Liechtenstein (1985). Parmi ses écrits les plus importants, épinglons celui consacré au portrait chez les Primitifs flamands paru dans le Metropolitan Museum of Art Bulletin (printemps 1986), qui fit l'admiration des spécialistes. Cependant, un aspect de sa personnalité n'apparaît pas dans toute son ampleur à la lecture de ses publications : je veux parler de l'étendue de ses connaissances et de sa maîtrise dans tous les autres domaines de sa spécialité. Dès le début de sa carrière, il fut tenu en haute estime par ses collègues du musée ainsi que par ses collègues spécialistes de l'art flamand. Guy Bauman n'affichait pas son savoir, il le partageait comme un secret entre amis. De toutes ses qualités d'historien de l'art, la plus frappante, et sans doute aussi la plus rare, était son humilité face aux œuvres qu'il étudiait.

60 euros (code de commande : 26876 - vendu).

 

PENANT (Daniel) et BARBERA (Arthur) — Malplaquet 1709. Relations écrites des principaux officiers présents : la plupart inédites. Chez les auteurs, [1996]. In-4° agrafé, 48 p., illustrations.
Sommaire :
   - Introduction.
   - De 1700 à 1709.
   - Disposition de l'armée Française à Malplaquet.
   - Disposition des armées Alliées à Malplaquet.
   - Relation de la bataille de Malplaquet, par le Chevalier de Folard.
   - Lettre du Général-Comte de Tilly à Leurs Hautes Puissances, le 11 septembre 1709, du camp à la chapelle de Malplaquet.
   - Lettre du Lieutenant-Général Marquis de Saint-Hilaire, au duc du Maine, au Quesnoy le 12 septembre 1709.
   - Lettre du Comte Albermarle à Hensius, Député Hollandais, au camp de Bognies, le 12 septembre 1709.
   - Le Chevalier du Rozel de Cagny au duc du Maine, de l'armée de Flandre, le 12 septembre 1709.
   - Extrait de la lettre du Comte de Lagnasc à l'Électeur de Saxe, roi de Pologne, du champ de bataille de Taisnières, le 12 septembre 1709.
   - Lettre du Major Severin de Hiorth, du régiment de Seelande, au ministre de la guerre du Danemarck, du champ de bataille de Hon et Longueville, le 12 septembre 1709.
   - Monsieur de Bouzols à Voisin, ministre de la guerre, au camp près du Quesnoy, le 13 septembre 1709.
   - Le Comte Dauger au duc du Maine, le 14 septembre 1709, au camp proche du Quesnoy.
   - Relation du Lieutenant-Colonel Graham, aide de camp du duc de Marlborough.
   - Le Marquis de La Frezelière au duc du Maine, au camp de Ruesnes, le 15 septembre 1709.
   - Lettre du duc Charles-Rodolphe de Wurtemberg, au roi de Danemarck, au camp de Quaregnon, le 15 septembre 1709.
   - Relation de la bataille de Malplaquet par Monsieur des Bournays, aide de Camp du Maréchal de Boufflers, au Duc de Maine.
   - Lettre adressée au Roi de Prusse par le Général Grumbkow, au camp de Belian, le 15 septembre 1709.
   - Le Marquis de Goesbriand au duc du Maine, au camp de Ruesnes, le 17 septembre 1709.
   - Le Lieutenant-Général Comte de Wackerbarth à l'Électeur de Saxe, Roi de Pologne, du camp devant Mons, le 21 septembre 1709.
   - Le cas des blessés et des morts.
   - Une triste lettre.
   - Les pertes.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 26839 - vendu).

 

PFEIFFER (Robert) et LADRIÈRE (Jean) — L'aventure rexiste. Bruxelles, De Meyere, 1966. In-8° broché, 181 p., quelques annotations et couverture insolée.
En quatrième de couverture :
   Un à un, ils disparaissent, les derniers témoins de la folle aventure rexiste ; ou, comme Camille Huysmans et Fernand Brunfaut, ils sont chassés de la scène politique. L'oubli, le silence et la mort augmentent les distances : elles semblent si loin de nous, les années 35, 36, 37... Et pourtant que d'événements comiques, insolites, grotesques, passionnants, tragiques aussi, se sont passés durant cette époque !
   Robert Pfeiffer et Jean Ladrière ont tenté d'en écrire l'histoire. Ils racontent la vie du mouvement rexiste depuis sa naissance jusqu'à la Libération : l'enfance de Degrelle, Degrelle à Louvain, le Congrès de Courtrai, les élections de 1936, les Rexistes au Parlement, Degrelle contre Van Zeeland et contre le Cardinal Van Roey, les élections de 1939, la guerre de 1940, l'occupation, les collaborateurs et les résistants.
   Il faut que ces années, pendant lesquelles le régime parlementaire a failli être jeté bas, soient mieux connues.
   Les auteurs de ce livre ont eu un but : l'information, un souci : l'objectivité.
   À l'heure où les gouvernements se font et se défont, où d'aucuns ont la nostalgie d'un pouvoir fort, où la Belgique est appelée à se transformer profondément, il est indispensable de lire L'Aventure Rexiste, qui est aussi passionnante qu'un roman.

13 euros (code de commande : 26871 - vendu).

 

POPESCU (Marius Daniel) — La symphonie du loup. Troisième tirage. Paris, Corti, 2008. In-8° broché, 399 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Dès l'ouverture, limpide et poignante, de cette chronique polyphonique que constitue La Symphonie du Loup, le lecteur est saisi par la puissance expressive et narrative de l'auteur, évoquant initialement la scène capitale de son adolescence, au jour où lui fut annoncée la mort accidentelle de son père. D'emblée aussi, la modulation vocale du récit, par le truchement de la voix du grand-père paternel, figure tutélaire faisant pendant à celle du père disparu, inscrit cette remémoration dans le flux et les rythmes d'une véritable épopée personnelle au temps du Parti unique. Dans cette Roumanie de la dictature du « socialisme réel » dont nous découvrons peu à peu le décor déglingué et la vie quotidienne, avec une frise de personnages hauts en couleurs dont la vitalité expansive colore et réchauffe un univers teinté d'absurde, Marius Daniel Popescu puise une substance romanesque effervescente, que son talent de romancier fixe en visions inoubliables, comme celle du cheval martyrisé. En contrepoint de ses rhapsodies « gitanes » proches parfois de la transe, se dessine le motif tout de douceur et de délicatesse de la vie présente de l'écrivain, où le fils éperdu se reconstruit dans son rôle de père attentionné et de « loup » pacifié.
   Il y a comme une « chronique européenne » en raccourci dans ce grand récit alterné, profus et généreux, qui brasse plusieurs cultures et les expériences de plusieurs générations, finalement ressaisi dans l'unité d'une langue-geste originale.

10 euros (code de commande : 26831 - vendu).

 

Rêves d'alcôves. La chambre à coucher au cours des siècles. Paris, Union Centrale des Arts Décoratifs - Réunion des Musées Nationaux, 1995. In-4° broché sous couverture rempliée, 230 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, pli au second feuillet de couverture, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 10 janvier au 30 avril 1995.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Pierre Arizzoli-Clémentel.
   - Des chambres avant la chambre, par Florence Dupont.
   - La domestication de la chambre à coucher, par Pascal Dibie.
   - Du XIe au XVIe siècle.
      - La chambre à coucher en France au Moyen Âge et à la Renaissance, par Monique Blanc.
   - Les XVIIe et XVIIIe siècles.
      - De l'apparat à la naissance de l'intime, par Nadine Gasc.
      - Des devoirs et des désirs, par Denise Jodelet.
   - Le XIXe siècle.
      - La création de la chambre conjugale, par Odile Nouvel-Kammerer.
      - Théâtre de bravoure entre le corps et l'âme, par Jean-Marie Lhôte.
      - La chambre à coucher dans les sociétés juives, par Patricia Hidiroglou.
   - Le XXe siècle.
      - La chambre contemporaine ou la disparition, par Françoise Jollant-Kneebone.
      - Des chambres de parents, des nuits d'enfants, par Lya Tourn.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

50 euros (code de commande : 26860 - vendu).

 

SAINT-HILAIRE (Paul de) — Les saints guérisseurs entre la Mer du Nord et les Ardennes. Guide de leurs attributs et symboles. Bruxelles, Sympomed - Edimed, 1991. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 263 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Introduction :
   Bien sûr, chacun connaît Lourdes, Beauraing, Banneux, sainte Thérèse à Lisieux, dont les miracles déplacent les foules. Mais derrière ces têtes d'affiches, se cache dans les coulisses une troupe d'humbles petits saints, portant souvent des noms insolites, dont les pouvoirs sont moins spectaculaires et les prouesses réalisées sans grandes orgues ni déclamations.
   Au nombre de plusieurs centaines, sinon des milliers, ils forment en définitive la seule corporation médicale, les seuls praticiens pour qui la publicité soit autorisée. Mais où les trouver ? comment les reconnaître ? et de quelle manière obtenir leurs faveurs ?
   Ils guérissaient pourtant, affirmait-on, les rhumatismes, les ulcères, les rages de dents, le croup ou les coliques. On portait à leurs pieds les enfants « noués » ou ceux qui ne se tenaient pas droit sur leurs jambes. Ils les faisaient rire et marcher. On leur conduisait des borgnes et voilà qu'ils voyaient, des estropiés et ils jetaient leurs béquilles. Il n'y avait pas de maladie qui ne fut du ressort de l'un, de l'une ou de l'autre d'entre eux.
   On se rendait à pied à leurs sanctuaires, leurs chapelles, leurs fontaines, aussi loin qu'il fallait marcher. Compatissant aux maux dont ils avaient eux-mêmes souffert, compétents pour les affections dont quelquefois ils étaient morts, on n'était jamais déçu, selon les hagiographies, quand on avait recours à eux.
   Certains usaient de jeux de mots pour proposer leurs remèdes, tel saint Liboire qui vantait l'eau de sa fontaine, tenant une balance, signe zodiacal des reins, et pesant trois pierres sur un des plateaux... Pour obtenir guérison, on les honorait parfois de rites étranges. C'étaient des ablutions nocturnes dans quelque fontaine sacrée, à la pleine lune ou à minuit pile. On leur offrait des poules blanches ou des souliers, des chaussettes comme à Begghe d'Andenne, ou à Erkembode, l'audomarois.
   On lui plantait un clou dans un arbre comme pour l'ermite Antoine en Hainaut, on lui offrait des jambes en cire, des cheveux, des fers ou des petits cochons façonnés dans de la terre à pipe. Les pansements tachés de pus, les bandages sanguinolents restent toujours accrochés devant certaines chapelles. Et l'on va contre les maux d'estomac, gratter la pierre tombale de saint Mort, le hutois, et en avaler la poussière sans sourciller.
   N'en rions pas trop, écrivait le docteur Navatte à propos des saints bretons. « Cette magie sympathique était parfois efficace. À l'époque où les médecins ne connaissaient que la purge et la saignée, les saints avaient des résultats. On ne disait pas guérison psy ni médecine psychosomatique. On disait simplement grâce, prières, mérites, offrandes et oraisons. Et l'on guérissait. On ne savait pas pourquoi mais, en dépit des incrédules et des sceptiques, et d'une manière a priori bien étonnante, on obtenait des guérisons. Il aura fallu la fin de ce siècle pour comprendre que par l'intermédiaire du système neurovégétatif, bien des maladies peuvent avoir une genèse psychologique. »
   Pourquoi ne pas reprendre aujourd'hui avec d'autres yeux le chemin des fontaines, des chapelles et des pierres sacrées ? Il n'est jamais inutile de retourner à ses origines. C'est une quête qui peut, même pour les scientifiques que nous sommes, s'avérer passionnante, pleine d'imprévus et d'enseignements.
   Il manquait un guide pour diriger les pas de nos modernes pèlerins en Avalterre ou si vous préférez, à travers les Pays-Bas du Sud. J'ai voulu réparer cette lacune. Et, tant pour la commodité du voyageur qu'à cause de la dispersion géographique des saints, j'ai voulu répartir les sites miraculeux d'après les cinq grands évêchés qui se partageaient ces régions jusqu'au seizième siècle, à savoir : Thérouanne, Tournai, Cambrai, Liège et Trêves.
   D'autre part, tant de saints, tant de Vierges ont opéré en tant de lieux qu'il m'était impossible de les citer toutes et tous. J'ai choisi celles et ceux qui me paraissaient les plus propres à illustrer mon dessein. Que les autres veuillent bien me pardonner.

15 euros (code de commande : 26848 - vendu).

 

THURNWALD (Richard) — L'économie primitive. Préface et traduction de Charles Mourey. Paris, Payot, 1937. In-8° broché, 390 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »).
Préface du traducteur :
   Le sujet qui fait la matière du livre dont nous présentons aujourd'hui la traduction n'avait jamais été jusqu'à ce jour traité, dans son ensemble et systématiquement, ni en français ni, croyons-nous, dans aucune autre langue. La chose a d'abord de quoi surprendre, car on s'est beaucoup occupé des « sauvages », comme on disait jadis ; mais à parcourir les listes d'ouvrages consacrés à décrire les populations primitives, on s'aperçoit bien vite qu'aucun d'eux n'a essayé de réaliser la synthèse que M. Thurnwald a tentée à la demande de cet Institut International des Langues et Civilisations africaines, à l'activité et à l'initiative duquel nous devons déjà tant de précieux travaux.
   Les ouvrages consacrés à l'ethnographie des primitifs sont innombrables et la plupart de leurs auteurs n'ont, certes, pas négligé l'étude des phénomènes économiques ; ils nous décrivent minutieusement les modes de vie, la façon de se nourrir, l'outillage des « peuples de nature », mais ils se bornent en général à décrire sans chercher à relier ces gestes ou ces comportements aux autres manifestations de la vie sociale.
   D'autre part, les sociologues ont, depuis Herbert Spencer, largement utilisé – avec quelque abus parfois – les matériaux qu'avaient réunis les ethnographes et s'en sont servi pour élever les grandes constructions qu'ils ont consacrées soit à la sociologie générale, soit à la sociologie religieuse ; mais, ici encore, si nous nous en tenons aux travaux de l'école française, dont l'activité scientifique a été si féconde, nous serons frappés de voir quelle faible place y occupe l'étude de l'économie primitive.
   Quant aux économistes, ils ont généralement négligé le problème des origines ou, quand ils ont essayé de le traiter, c'est en partant d'un homo economicus abstrait, pure création de l'esprit et frère de l'homme qui a signé le Contrat Social de Rousseau, et non en partant de l'observation du concret. Peut-être, mais insister sur ce point serait sortir du cadre de cette préface, cette tournure d'esprit est-elle due chez eux au fait que l'économie politique est toujours, en France tout au moins, une branche des études de droit et qu'elle est encore toute imprégnée d'esprit juridique.
   M. Thurnwald était, il faut le reconnaître, particulièrement préparé pour combler la lacune que nous venons de signaler. Professeur, à l'Université de Berlin, d'ethnologie et de sociologie, ces deux disciplines qu'il est, en ce qui concerne l'étude des primitifs, si dangereux de dissocier, il a eu la bonne fortune de pouvoir compléter ses recherches personnelles par des voyages d'études dont l'un, notamment, l'a conduit, il y a quelques années, dans les anciennes colonies allemandes de l'Océanie. Et son travail se ressent heureusement de ce contact avec la réalité vivante. Mais là ne se borne pas l'originalité de son livre ; elle réside surtout dans la méthode qu'il a employée et qui lui a permis de rechercher les connexions entre les faits, les relations causales entre les phénomènes, bref d'ajouter à la simple description des données fondamentales de l'Économie Primitive un essai d'interprétation et l'étude du jeu des actions et des réactions. Il a fait, comme il convenait, une large place au rôle que joue le social – rôle essentiel – dans l'économie primitive, à l'action que la structure de la société exerce sur le type d'activité économique qui assure la subsistance. Qu'il s'agisse de l'origine de la division du travail entre les sexes d'abord, puis entre les divers groupes sociaux ; qu'il s'agisse des débuts de l'esclavage ou de la propriété, ou encore de ce communisme primitif dont on a si souvent exagéré l'importance ou encore des premiers essais de domestication des animaux; sur tous ces sujets – et nous ne citons que quelques litres de paragraphes pris au hasard – M. Thurnwald apporte des solutions ingénieuses, appuyées sur des exemples choisis, non seulement chez les peuplades demeurées jusqu'à nos jours à l'état primitif, mais encore dans l'histoire des grandes monarchies despotiques de l'Orient ancien ou des empires de l'Amérique précolombienne.
   Dans bien des cas, M. Thurnwald, qui ne pouvait songer à faire en un volume si bref une œuvre définitive, s'est borné à amorcer certaines questions et à tracer le cadre des recherches ultérieures. Tel qu'il se présente, un peu comme un simple essai de coordination de matériaux demeurés jusqu'ici épars, il mérite de retenir l'attention de tous ceux qui s'intéressent aux origines de nos institutions, mais aussi de ceux que préoccupent les problèmes que soulève la mise en valeur de la planète. Un grand nombre, parmi les producteurs de ces matières premières que les grands pays d'Europe sont à la veille peut-être de se disputer, sont demeurés des primitifs et il n'est pas indifférent de savoir comment ils pourront réagir devant les exigences de l'économie mondiale moderne.

10 euros (code de commande : 26852 - vendu).

 

Trumpet and Bugle Sounds for the Army with Instructions for the Training of Trumpeters and Buglers. 1914. London, Harrison and Sons, [1914]. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 155, [19 (catalogue de l'éditeur)] p., airs notés, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   The following Trumpet and Bugle Sounds are to be strictly adhered to on all occasions, and no others used in His Majesty's Service.
   General Officers Commanding may, at their discretion, order all or any of the Peace Calls to be used on Active Service.

15 euros (code de commande : 26851 - vendu).

 

VAN DE VELDE (Henry) — Les formules de la beauté architectonique moderne. Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1978. In-8° carré broché sous couverture rempliée, 90 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Issu d'une famille bourgeoise anversoise, Henry van de Velde fut attiré par la musique, la littérature, la peinture, avant de s'orienter vers l'architecture. En 1893, à l'exemple de William Morris, il abandonne la peinture et s'oriente vers l'illustration et les métiers d'art. Il passe à la troisième dimension en 1894 en créant ses premiers meubles, ultime étape avant d'aborder l'architecture. En 1895 il construit sa propre maison, le « Bloemenwerf » à Uccle-lez-Bruxelles. Maison-manifeste qui procède d'un retour à une conception rationnelle et tend à faire apparaître dans tous les domaines une logique sans compromis dans l'emploi des matériaux et le rejet de tout ornement inspiré des styles ou de la nature. La ligne ondoyante du « Style Nouveau » est chez van de Velde révélatrice de « l'ornement structure-linéaire et dynamographique, considéré comme le complément adéquat des formes conçues selon le principe de la conception rationnelle et conséquente ». Cette ligne n'est rien d'autre que la matérialisation de la résultante « du jeu des forces intérieures que nous pressentons dans toutes les formes et dans toutes les matières ». Formulation inspirée par la théorie néo-romantique de l'Einfühlung de Lipps (1903).
   La deuxième phase de la carrière de van de Velde s'ouvre avec la fondation et la construction de la Kunstgewerbeschule de Weimar en 1906. Le programme qu'il met en application dans la nouvelle école d'art proscrit l'étude des styles et est fondé sur la culture immédiate de la sensibilité ; il en appelle à la faculté innée de l'invention telle qu'elle lui paraît fondée sur une rigoureuse logique.
   La guerre de 14-18 annonce la troisième et dernière phase de la carrière du maître. Après un séjour en Suisse où il se lie d'amitié avec Romain Rolland, il s'installe en Hollande où la famille Kröller-Müller l'a chargé d'élaborer les plans d'un musée susceptible d'abriter la collection d'art qu'elle a constituée. En 1925, il rentre à Bruxelles pour y diriger, jusqu'en 1935, l'Institut des Arts Décoratifs de la Cambre, fondé à l'initiative du ministre socialiste K. Huysmans afin de lui permettre de poursuivre l'expérience pédagogique entamée à Weimar. En 1947, il s'établit en Suisse où il s'attache à la rédaction de ses mémoires.
   Son œuvre reste dominée par ses écrits, ardents, combattifs, pénétrants. Sa pensée est condensée dans les Formules de la Beauté architectonique moderne (Weimar 1916-17). Cet ouvrage peut être considéré comme étant à l'architecture du début du XXe siècle ce que sont les Théories de Maurice Denis (1890) à la peinture de la même époque.

9 euros (code de commande : 26865 - vendu).

 

VEYNE (Paul), LISSARRAGUE (François) et FRONTISI-DUCROUX (Françoise) — Les mystères du gynécée. Paris, Gallimard, 1998. In-8° broché, 323 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Le Temps des Images »), cachet humide ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Sexe, mystère et religion. Trois questions entrelacées, trois regards pour les démêler. Au départ la villa dite des Mystères à Pompéi et sa célèbre fresque. Faisant table rase des interprétations passées et des lectures pour initiés, Paul Veyne se livre à une enquête minutieuse qui replace ces peintures dans un monde féminin idéal, imprégné de poésie dionysiaque et qui débouche sur une phénoménologie du sentiment religieux chez les Anciens.
   Du côté des Grecs, en contrepoint de cette analyse, François Lissarrague nous fait entrer dans l'imagerie du gynécée avant d'emprunter un chemin plus fantaisiste, en compagnie des satyres, joueurs et voyeurs impénitents. Françoise Frontisi-Ducroux s'aventure ensuite dans le domaine de l'érotique grecque, pour s'intéresser aux modalités de regard dans les moments les plus intimes. Que peut-on en déduire sur les relations des sexes et des genres dans la société grecque ? Sur le point de vue qui préside à la création des images ? Y a-t-il place pour un regard féminin ?

20 euros (code de commande : 26844).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 29 mai 2018.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(2 mai 2018)

 

[CATALOGUE DE VENTE DE LIVRES]. Catalogue de livres et objets de curiosité, délaissés par feu monsieur Maurice, vicomte de Nieulant, et par d'autres défunts. Dont la vente publique aura lieu à la salle de S. George, rue Hauteporte à Gand, sous le ministère de l'huissier Van Dinter et par E. Regnaut, en francs et centimes (monnaie métallique) payable en trois mois, avec augmentation du 20e denier, le lundi 20 décembre 1819 et jour suivant, le matin à 9 heures et l'après-midi à deux heures. Sous la direction de P.F. de Goesin-Verhaeghe. Gand, Goesin-Verhaeghe, [1819] [A Gand, / de l'imprimerie de P.F. de Goesin-Verhaeghe, / Imprimeur de l'Université, rue Hauteporte N° 37. / Prix 25 centimes.] In-8° broché, [2 (titre, catalogue de l'imprimeur)], 53, [1 bl.] p., exemplaire en bon état, rare.
   
La première partie du catalogue décrit 368 livres et objets, la seconde partie 348 ; le catalogue se termine par 32 objets divers et 11 gravures.

10 euros (code de commande : 26822).

 

CHARPIN (François) — Le féminin exclu. Essai sur le désir des hommes et des femmes dans la littérature grecque et latine. Préface de Julia Kristeva. Paris, Michel de Maule, 2001. In-8° collé sous une couverture rempliée, 126 p., exemplaire en bel état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Les citoyens du troisième millénaire ne comprendront pas, nos enfants eux-mêmes ne comprennent déjà plus que, pendant de longs millénaires, la moitié de l'humanité – les femmes – ait été maltraitée dans la culture et exclue de la politique. Au train où vont les choses, ministres femmes et parité aidant, nous commençons à banaliser ce racisme immémorial qui met sans gêne au ban de l'humanité celles dont on fait pourtant les mères de l'espèce. Nous avons tendance à oublier que la conscience de cette exclusion ne s'exprime que depuis un siècle à peine, et d'abord dans les divers courants féministes. Puis chez certains observateurs, qui portent sur la culture un regard neuf, étonné, voire poliment scandalisé, pour tenter de proposer une histoire des mentalités attentive à cette exclusion. François Charpin est de ceux-là. Historien engagé ? Latiniste séduit par Simone de Beauvoir et mordu par le virus de la psychanalyse ? Pas vraiment.

15 euros (code de commande : 26797 - vendu).

 

DUVOSQUEL (J.-M) et LEMOINE-ISABEAU (Claire) La région de Comines-Warneton. Sept siècles de documents cartographiques et iconographiques. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 151 p., très nombreuses planches en couleurs, bel exemplaire auquel on joint le bulletin de souscription et l'affiche de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Le visage de Comines-Warneton au cours d'un demi-millénaire organisée à l'ancien Hôtel de Ville de Warneton, du 8 juin au 31 octobre 1980, dans le cadre du XLVe Congrès de la Fédération des Cercles d'Archéologie et d'Histoire de Belgique.
Table des matières :

   Préface, par Adriaan-E. Verhulst.
   Introduction, par J.-M. Duvosquel et Cl. Lemoine-Isabeau.
   Première partie : Documents cartographiques, par Cl. Lemoine-Isabeau.
      - XVIe et XVIIe siècle.
      - De l'origine à la carte de Fricx.
      - Les lignes de Comines.
      - Le canal d'Ypres à la Lys.
      - Les frontières du Nord.
      - Les enclaves.
      - Guerre de Succession d'Autriche.
      - Traité des Limites.
      - La carte de Ferraris.
      - La conquête française.
      - Depuis 1815.

   Deuxième partie : Plans et documents iconographiques, par J.-M. Duvosquel.
      - Comines
         - La ville médiévale.
         - Comines au XVIe siècle : Deventer et Lepoivre (1560-1579).
         - Les cadastres et les albums du duc Charles de Croÿ (1593-1609).
         - L'œuvre de Sanderus (vers 1640).
         - Les éditions illustrées pour le public lettré.
         - Les guerres de Louis XIV et les ingénieurs militaires français.
         - La cartographie au secours de la diplomatie au XVIIe siècle.
         - Plans et vues du XVIIIe siècle.
         - Deux Comines depuis la Révolution.
         - Conclusion.
      - Houthem.
      - Bas-Warneton.
      - Warneton.
         - Les fortifications.
         - Warneton, ville de garnison aux XVIIe et XVIIIe sicles.
         - Aux XIXe et XXe siècles.
         - Quelques notions de géographie historique et administrative.
      - Ploegsteert.

45 euros (code de commande : 26788).

 

[GAND]. Panoramisch gezicht op Gent in 1534. Met inleiding door Johan Devavele. Brussell, Pro Civitate, 1975. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 39 p., illustrations en noir dans le texte, une planche en couleurs à déplier avec sa serpente légendée et une grand planche volante en colueurs à déplier, (collection « Historische Uitgaven», reeks in-4° - n° 5), bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Gent, Duizend jaar Kunst en Cultuur, organisée à Gand, du 19 avril au 14 septembre 1975.
Extrait :

   Het stadsgezicht van 1534 is het eerste topografisch dokument waarop Gent volledig staat afgebeeld. Het toont ons de stad zoals zij er in grote trekken al ten tijde van de Artevelden moet hebben uitgezien. Het schilderij is tevens belangrijk omdat het voorgestelde stadsbeeld na 1534 grondige wijzigingen onderging, eerst door de oprichting van de Spaanse citadel van Karel V, later door het houwen van de nieuwe gebastioneerde stadsversterking.
   De uiteenzetting bevat vier paragrafen. Achtereenvolgens wordt het stadsgezicht gesitueerd in de ontwikkelingsgang van de kartografie (§ 1), wordt er ingegaan op de materiële beschrijving, de herkomst en de vraag naar het auteurschap (§ 2), worden de kopieën en reprodukties opgesomd en besproken (§ 3), en wordt er gepeild naar de waarde als topografisch dokument, waarbij tevens een uitgevoerde beschrijving volgt van het voorgestelde stadsbeeld (§ 4).

15 euros (code de commande : 26802).

 

HESKETH-PRICHARD (Hesketh) — Sniping in France. With Notes on the Scientific Training of Scouts, Observers, and Snipers. Foreword by Henry Horne of Stirkoke. London, Leo Cooper, 1994. In-8° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, II, 209 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Foreword.
   1. The genesis of sniping.
  2. Thesniper in the trenches.
   3. Early days with the XI. Corps and First Army.
  4. The First Army school of scouting, observation and sniping.
   5. Some sniping memories.
   6. An observer's memories.
   7. The curriculum and work at First Army school of S.O.S.
   8. Wilibaldthe Hun.
  9. The Cat.
   10. The training of the Portuguese.
   11. The modern scout.
   - Appendices.
      A. Programme for training observers.
      B. General course at First Army school of S.O.S.
      C.
         I. Care of arms, grouping and range practices.
         II. Patrolling and scouting.
         III. The stalking telescope.
         IV. Front line observation and reports.
         V. Some uses of scouts, observers and snipers in attack and defence and open warfare.
         VI. The Enflield 1914 pattern « Sniper's Rifle ».

13 euros (code de commande : 26810 - vendu).

 

ISOLLE (Jacques) — Chronique de Saint-Macé. Illustrations de Maurice Pouzet. Angers, Jacques-Petit, 1945. In-8° broché sous couverture rempliée, 61, [7] p., illustrations en couleurs, exemplaire numéroté sur vélin purfil de Lafuma (n° 907), couverture un peu défraîchie.
Introduction :
   Furetant, il y a quelque temps, dans l'antre obscur et poussiéreux d'une espèce de sorcière qui, parce qu'elle vit au milieu d'un amoncellement de vieux papiers, croit pouvoir inscrire sur sa porte : Librairie d'occasion, j'avisai, gisant dans un coin, un petit in-quarto, relié en vélin, dont le titre portait :
      Callimachi cyrenœi hymni
      (Cum suis scholiis græcis) et Epigrammata
      excudebat Henricus Stephanus
      anno MDLXXVII.
   Je feuilletai curieusement l'ouvrage, bel exemplaire d'une typographie ancienne où le grec cursif traçait d'élégantes arabesques. Par passe temps je marchandai. La sorcière me demanda dix francs. Elle ne savait pas le latin : dix francs pour un Estienne, fussent les hymnes de Callimaque, qu'assurément je ne lirais jamais, ce n'était pas cher ! Je payai et partis.
   Le volume alla, sur un rayon, rejoindre d'autres invalides de son âge. Mais la place était mesurée et je dus forcer ; un craquement se produisit et le dos se fendit dans toute sa longueur.
   Comme je contemplais le désastre d'un œil marri, j'entrevis par la déchirure de la peau des traces d'écriture ; écartant les bords de la plaie, je pus lire une phrase.
   Hélas ! Je n'aurais même pas l'avantage d'une découverte intéressante. Le texte était le suivant :
      ... Tibi semper et ubique gratias agere, Domine Sancte Pater Ommipotens. Sed...
   J'avais reconnu un fragment de la première phrase de la préface de la messe ; sans doute ma reliure était-elle faite de quelque fragment de missel. Cependant, tout à coup, un doute me vint. À force d'entendre chanter des grand'messes, les prières sacrées s'étaient fixées dans ma mémoire, et ce sed me paraissait bizarre.
   Sed ?... Sed ?... Je n'avais aucun souvenir de cet enchaînement de mots. Sur un rayon voisin, un vieux livre d'heures dormait entre les ors ternis de sa reliure ; je le feuilletai. Ma mémoire ne m'avait pas trompé : Aucune des diverses préfaces ne contenait de phrase débutant par Sed. Vérification faite dans la collection de livres de messe, euchologes, heures diverses que je possédais, la plupart pour leurs dorures, il n'existait, du XVe au XXe siècle, pas une préface où figurât ce sed qui commençait à m'agacer. Après de longues hésitations, je pensai que le relieur réparerait aussi bien une fente un peu plus large et décidai d'agrandir l'ouverture pour lire quelques mots de plus. Je lus, en effet, la ligne suivante et, de plus en plus intrigué, en arrivai, pour tout lire, à démonter peu à peu toute la couverture.
   Elle avait été faite d'une peau de vélin écrite d'un seul côté et qui devait être la dernière d'un in-folio de respectables dimensions, puisque la page était coupée en bas, à même le texte. En haut courait ce titre :
      Scti Mathei Monstrioli Historia.
   Outre la fin d'un texte auquel je ne compris rien parce qu'il n'y en avait que les deux dernières lignes, la page comportait deux récits et les trois quarts d'un troisième, le tout en assez mauvais latin d'une écriture facile à lire : œuvre sans doute de quelque moine lettré qui, préposé à la garde des rares manuscrits de son prieuré, occupait ses loisirs à rédiger la maigre chronique des menus incidents dont il était témoin.
   Le prieuré de Saint-Macé, disent les érudits que j'ai consultés, n'a pas d'histoire. Il en avait une, au contraire ; mais je comprends, par l'échantillon que j'en ai découvert, que les bons moines l'aient jugée plus utile à relier des livres qu'à transmettre leur souvenir aux siècles futurs.
   Sans plus de commentaires, voici, avec quelques indispensables arrangements, et traduits en français moderne, les récits du chroniqueur anonyme.

20 euros (code de commande : 26780).

 

JARRASSÉ (Dominique) — Synagogues. Une architecture de l'identité juive. Paris, Adam Biro, 2001. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 285 p., nombreuses illustrations, la plupart en couleurs, exemplaire en très bel état, peu courant.
Sur la jaquette :
   Refusant le parcours strictement géographique ou chronologique, Dominiquc Jarrassé aborde ici de façon extrêmement séduisante l'architecture des synagogues à travers le monde et au travers des siècles.
   L'accent est en effet mis sur la relation architecture-histoire, sur le lien entre l'architecture et la condition des Juifs.
   Ainsi la synagogue apparaît-elle comme un véritable symbole de l'identité juive, comme le miroir aux multiples facettes des craintes, des aspirations, des orientations d'un peuple face aux persécutions, à l'exil et à la dispersion, à l'intégration dans des pays d'accueil, voire à sa renaissance nationale en Israël...
   Un ouvrage de référence passionnant et une clef de lecture probante pour comprendre, par exemple, pourquoi les synagogues ont puisé dans tous les styles, pourquoi le peuple juif n'a jamais élaboré un art qui lui soit propre et comment, en matière de synagogues, il n'existe pas un style mais une infinité de styles architecturaux, reflet de la multitude d'événements qui touche le peuple juif depuis des siècles.

80 euros (code de commande : 26800).

 

JORIS (André) — Le visage de Huy. Choix et commentaire de documents iconographiques anciens XVe-XIXe siècles. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1976. In-4° broché sous chemise d'éditeur, 73 p., illustrations, 11 planches volantes dont certaines à déplier, (collection « Histoire Pro Civitate », série in-4°, n° 6).
Table des matières :
   Avant-propos.
   I. La ville médiévale.
      1. Évolution de la ville jusqu'au début du XVe siècle.
      2. Huy dans la « Nativité » du Maître de Flémalle - Essai de mise au point.
   II. Huy, ville forte de la Meuse (XVIe-début XVIIIe siècle).
      1. Peintures, gravures et dessins.
      2. Les cartes et les plans des ingénieurs militaires (1689-1715).
      3. Huy vers 1700 : la peinture de J. B. Juppin.
   III. Le nouveau visage de Huy (XVIIIe-XIXe siècle).
      1. Mutation du paysage urbain.
      2. Influence du goût romantique.
      3. Plans administratifs et fiscaux (1766-1860).
   Annexe I : Cartes et plans de Huy conservés aux Archives du Génie à Paris-Vincennes.
   Annexe II : Cartes et plans de Huy conservés à la Bibliothèque du Service Historique de l'Armée (EMAT) à Paris-Vincennes.
   Annexe III : Ingénieurs géographes français qui ont travaillé aux plans de la place de Huy (fin XVIIe-début XVIIIe siècle).

25 euros (code de commande : 26795).

 

[LANDRY (Pierre)] — La Sainte Messe Ou sont representés par les actions du Prêtre les Misteres de la Passion de Notre Seigneur Jesus-Christ avec les oraisons appliqué a chacun mistere. Ouvrage tres utile aux fideles pour assiter devotement a ce Saint Sacrifice. Paris, Jouenne, [ca 1690-1700], [A Paris / Chez François Jouenne / rue St. Jacques a limage St. Landry] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, mors fragiles et partiellement fendus, 73 ff. en impression anopisthographique (35 gravures de Landry et 38 pages de texte en lettres cursives entièrement gravé au burin : titre, 2 pages d'introduction et 35 pages de prières en regard de chaque gravure), ex-dono au premier contreplat d'Aimée Darras (née Fontaine) à Philippine Recq.
Tale des gravures légendées illustrant les différentes étapes de la messe :
   1. Quand le prêtre vient à l'autel - Jesus-Christ ayant l'ame triste, va au Jardin des Oliviers.
   2. Au commencement de la messe - Jesus-Christ arrive au jardin y fait sa priere.
   3. Au confiteor - Jesus-Christ prosterné süe du sang.
   4. Quand le prêtre baise l'autel - Jesus-Christ trahi par un baiser.
   5. Quand le prêtre va au côté de l'epitre - Jesus-Christ est pris & lié.
   6. A l'introite - Jesus-Christ est mené en la maison d'Anne.
   7. Aux Kyrie eleison - Jesus-Christ est renié trois fois de Pierre chez Caïphe.
   8. Le prêtre tourné vers les assistans dit Dominus vobis-cum - Jesus-Christ regardant Pierre luy fait pleurer son peché.
   9. A l'epitre - Jesus-Christ est mené à Pilate et accusé devant luy.
   10. Le prêtre couré au milieu de l'autel dit tout bas Munda cor ; etc. - Jesus-Christ, accusé devant Herode ne répond rien.
   11. A l'evangile - Jesus-Christ, est renvoyé d'Herode à Pilate.
   12. Quand le prêtre decouvre le calice - Jesus-Christ est depoüillé pour la flagellation.
   13. A l'oblation de l'hostie - Jesus-Christ est lié à une colonne et foüetté cruellement.
   14. Quand le prêtre couvre le calice après l'avoir offert - Jesus-Christ est couron[n]é d'épines.
   15. Quand le prêtre lave ses mains - Jesus-Christ est déclaré innocent par Pilate qui en lave ses mains.
   16. Quand le prêtre tourné vers le peuple dit orate fratres - Jesus-Christ paroist couvert d'un lambeau de pourpre.
   17. A la preface - Jesus-Christ est condamné a mourir en croix.
   18. Quand le prêtre joignant les mains prie pour les fidelles vivants - Jesus-Christ, porte sa croix allant à la mort pour nous faire vivre.
   19. Quand le prêtre couvre l hostie et le calice de ses mains - Jesus-Christ est rencontré par la Veronique et par d'autres fem[m]es.
   20. Quand le prêtre fait des signes de croix sur l'hostie et sur le calice - Jesus-Christ est attaché à la croix.
   21. A l'elévation de l'hostie - Jesus-Christ élevé en croix.
   22. A l'elévation du calice - Jesus-Christ répand du sang par ses plaies.
   23. Quand le prêtre prie pour les fidelles trêpassez, disant memento - Jesus-Christ prie son Pere pour ses ennemis.
   24. A Nobis quoque peccatoribus - Jesus-Christ promet le paradis au bon laron.
   25. Au Pater noster - Jesus-Christ donne à sa Mere saint Jean pour fils.
   26. Quand le prêtre rompt l'hostie - Jesus-Christ mourant sur la croix dépose son ame entre les mains de son pere.
   27. Quand le prêtre met dans le calice une partie de l'hostie rompue - L'ame de Jesus-Christ descend aux limbes.
   28. Quand le prêtre frappe sa poitrine, a la fin de l'agnus Dei - Plusieurs de ceux qui virent mourir Jesus-Christ se convertient.
   29. Quand le prêtre communie - Le corps de Jesus-Christ est mis dans un sepulcre neuf.
   30. Quand le prêtre fait l'ablution - Le corps de Jesus-Christ est embeaumé.
   31. A la poste communion - La resurrection de Jesus-Christ.
   32. Le prêtre tourné vers les assistans dit Dominus vobis-cum - Jesus-Christ s'apparoit a sa mere et a ses disciples.
   33. Au dernieres oraisons - Jesus-Christ pendant 40. jours visite souvent ses disciples et ses apôtres.
   34. A Ite missa est - Jesus-Christ monte au ciel en presence de ses disciples.
   35. Le prêtre donne la benediction aux assistans - Jesus-Christ envoye le saint Esprit à ses apostres.

100 euros (code de commande : 26820).

 

LECORNU (Joseph) — La navigation aérienne. Histoire documentaire et anecdotique. Les précurseurs, les Montgolfier, les deux écoles, le siège de Paris, les grands dirigeables et le sport aérien. Paris, Nony, 1903. In-4° sous cartonnage d'éditeur de percaline verte orné d'un décor noir et or de Paul Souze, tranches dorées, VII, 484, [4] p., nombreuses illustrations, exemplaire en bel état de cette première édition.
Extrait de l'avant-propos :
   Lorsque, le 5 juin 1788, Joseph et Étienne de Montgolfier lancèrent pour la première fois en public leur machine aérostatique, un immense enthousiasme s'empara du monde entier ; jamais, sauf peut-être lors de la découverte de l'Amérique, aucun événement scientifique n'avait à ce point passionné les masses : il semblait qu'enfin l'homme eût conquis l'atmosphère ; il était le maître dans l'air comme il l'était déjà sur terre et sur mer ; l'espace lui appartenait, et, pour les plus ardents, aller dans la lune n'était plus qu'un jeu !
   Un siècle et plus s'est écoulé, et les espérances qu'avait fait naître l'invention des Montgolfier ne se sont pas encore réalisées, malgré les progrès considérables déjà faits. Est-ce à dire que les routes de l'atmosphère nous sont à jamais fermées ? Faut-il désespérer de suivre un jour l'aigle dans son vol, parce que cent vingt-cinq ans après la découverte des ballons l'homme ne peut encore se diriger à son gré dans l'espace ? Ce serait bien mal connaître l'histoire des inventions humaines, et ignorer que Dieu a imposé au génie humain un collaborateur, qui est le Temps.
   « Il a fallu bien des siècles, dit Dupuy de Lôme, pour transformer le radeau flottant en un rapide paquebot à hélice ; mais qu'est-ce qu'un siècle pour Dieu éternel qui conduit l'humanité ? »
   D'ailleurs, les services rendus par l'aérostation depuis son origine sont immenses, et quand bien même il ne resterait à l'actif des ballons que les services rendus par eux à la météorologie, à l'astronomie, à la physique, aux arts militaires, et, à nous Français, à la défense nationale pendant le siège de Paris, cela constituerait un assez beau fleuron à la couronne de gloire de notre pays ; car, ne l'oublions pas, l'aérostation, la navigation aérienne pour mieux dire, est science toute française, dans laquelle nous avons toujours eu le pas sur les autres nations.
   Mais le dernier mot n'est pas dit, et tout fait prévoir que le XXe siècle nous apportera la solution complète du problème. Sera-ce par les ballons dirigeables ? ou bien plutôt par les appareils d'aviation pure, plus lourds que l'air ? L'avenir nous l'apprendra bientôt, et notre but, dans cet ouvrage, n'est pas de trancher cette question ; nous ne voulons pas, en effet, faire œuvre didactique, en exposant des théories, mais bien faire œuvre d'historien, en exposant des faits.
   L'histoire de la navigation aérienne est des plus attachantes, abondante en anecdotes, riche en documents, et nous espérons retenir l'attention et captiver l'intérêt de nos lecteurs, non en leur exposant nos idées personnelles, mais au contraire en nous effaçant autant que possible et en laissant la plupart du temps la parole aux contemporains, aux inventeurs, aux témoins des faits que nous rapporterons et en substituant largement à notre prose l'image et la photographie. Nous sommes persuadés que nos lecteurs nous en sauront gré.

80 euros (code de commande : 26821).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE EN LANGUE FRANÇAISE]. Association des Écrivains belges de langue française. Répertoire bibliographique et documentation. Bruxelles, Association des Écrivains Belges, 1977. In-8° broché, 275 p.
On joint le Supplément au Répertoire 1977 (mai 1978). In-8° agrafé, 36 p., petit manque à la marge du premier feuillet de couverture.
Table des matières :
   - Introduction, par Jean Remiche.
   - En guise de préambule, par Roger Foulon.
   - Mémorial d'Honneur - Écrivains belges morts pour la patrie.
   1. L'Association des Écrivains belges de Langue française.
      - Amis de la Littérature.
      - Anciens présidents et anciens secrétaires généraux.
      - Bibliothèque.
      - Club des Écrivains.
      - Comptes chèques postaux.
      - Conseil d'Administration.
      - Donateurs.
      - Foyer des sociétés littéraires.
      - Maison Camille Lemonnier - Maison des Écrivains.
      - Membres protecteurs.
      - Musée Camille Lemonnier.
      - Siège social.
      - Soirées des Lettres belges.
      - Statuts de l'Association.
   2. Répertoire bibliographique des membres de l'Association des Écrivains belges de langue française.
   3. Les Prix littéraires.
      - Prix décernés par l'Association des Écrivains belges de langue française.
      - Prix décernés par l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises.
      - Prix du Ministère de la Culture française.
      - Autres prix littéraires.
   4. Les 75 ans de l'Association.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 26824).

 

MISHIMA (Yukio) — La Mer de la Fertilité. III. Le temple de l'aube. Traduit de l'anglais et annoté par Tanguy Kenec'hdu. Paris, Gallimard, 1981. In-8° collé, 355 p. (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Troisième volume de la tétralogie « La Mer de la Fertilité », Le Temple de l'Aube est la suite chronologique de Neige de Printemps et de Chevaux échappés.
   À l'évocation du Japon ancestral dans le premier roman, puis, dans le deuxième, des agitations politico-militaires de l'entre-deux-guerres, succède ici la peinture de la société nouvelle qu'engendré la défaite, suivie de l'occupation américaine.
   Le lecteur retrouve les personnages familiers de cette saga japonaise dont le fil conducteur reste le souvenir de Kiyoaki, mort d'amour à la fleur de l'âge, et d'Isao, le jeune conspirateur fanatique, réincarnés en l'énigmatique et voluptueuse princesse siamoise Ying Chan.
   Devenu personnage principal, un Honda enrichi et vieillissant poursuit ses étranges pérégrinations, tant réelles que psychologiques.
   Parallèlement à la complexité des esprits et des mœurs, Yukio Mishima excelle à décrire le cadre où évoluent ses personnages, décors éblouissants des tropiques, mégalopoles de l'après-guerre non moins que Bénarès, la ville sainte de l'Inde traditionnelle et ses enclos sacrés.

10 euros (code de commande : 26803).

 

NADEAU (Maurice) — Grâces leur soient rendues. Mémoires littéraires. Paris, Albin Michel, 1990. In-8° collé, 481 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Voici enfin les Mémoires de Maurice Nadeau, l'éditeur de Malcolm Lowry, de Gombrowicz, de Sciascia, mais aussi de Chalamov et de Georges Perec.
   En 1945, Maurice Nadeau publie son Histoire du Surréalisme et est engagé par Pascal Pia, directeur de Combat, pour « parler de livres ». Il publie en même temps son premier ouvrage d'éditeur : Les Jours de notre mort, de David Rousset. Depuis, il n'a cessé de mener une triple activité : de critique (Combat, France Observateur, L'Express), de directeur de publications (Les Lettres Nouvelles, La Quinzaine littéraire), d'éditeur. Parmi ses propres ouvrages, un Gustave Flaubert, écrivain obtient le Grand Prix de la Critique en 1969.
   Témoin privilégié d'un demi-siècle de la vie des idées et des lettres en France, Maurice Nadeau fait apparaître dans ces pages écrivains, journalistes, éditeurs, amis qui ont joué un rôle important dans l'histoire culturelle du XXe siècle : Adrienne Monnier, Gide, Antonin Artaud, les surréalistes André Breton et Benjamin Péret, son ami Roland Barthes, l'un de ses patrons d'édition, René Julliard, des écrivains qu'il a connus et admirés, de Maurice Blanchot à Raymond Queneau, Michel Leiris, Samuel Beckett.
   Le critique, l'éditeur, quelles que soient leur intuition et leur obstination, n'existent que par les autres : les écrivains. À tous ceux qui lui ont porté attention et qui, morts ou vivants, continuent de l'accompagner, Maurice Nadeau tient à ce que « grâces soient rendues ».

12 euros (code de commande : 26806).

 

[PEROT (Luc)]. CASO (Paul) — Luc Perot. 1922-1985. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1987. Grand in-8° carré sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 149 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Nos Artistes », n° 2).
Sur la jaquette :
   « Et qui, je vous le demande, qui, sinon les artistes de toute discipline, tendra au peuple de Wallonie le miroir où celui-ci se reconnaîtra ? » interroge Luc Perot en 1977. Et il poursuit : « Nous devons comprendre qu'un peuple est vivant aussi longtemps qu'il s'exprime et favorise réclusion de cette expression.» Rarement un grand peintre de notre région aura – de manière consciente, mais en toute liberté – été si présent aux yeux de sa communauté. Rarement, depuis sa disparition, un homme aura été si absent pour les siens. Technicien solide et puissant, Luc Perot restitue à toute image qu'il exprime, la force sensuelle et intérieure qu'il y a perçue pour nous et qu'il nous livre avec ferveur.
   C'est à cette lecture singulière de notre univers que nous convie Paul Caso, Professeur émérite à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Héritier de la pensée artistique de Richard Dupierreux, et donc de Jules Désirée, l'auteur d'Un, siècle de Peinture wallonne, de Félicien Rops à Paul Delvaux, confirme ici l'originalité et la profondeur de l'œuvre de Luc Perot, qu'il n'a cessé de souligner dans le journal Le Soir depuis plus de trente ans.
   Jeanne Salentiny, l'épouse de Luc Perot évoque, en une courte et sensible promenade, quelques moments de leur existence et de son métier. Quant à Hugo Brutin, Professeur de français à Courtrai et critique d'art dans de nombreux journaux flamands, il met en évidence, dans la préface, l'universalité poétique et mystérieuse de l'artiste wallon et l'harmonique de son œuvre.

25 euros (code de commande : 26819).

 

SAINTE-FOI (Charles, pseudonyme d'Éloi Jourdain) — Les heures sérieuses d'un jeune homme, par M. Charles Sainte-Foi. Paris, Poussielgue-Rusand, 1840. [Paris, / Poussuielgue-Rusand, Libraire, / rue Hautefeuille, n. 9. / 1840] In-16 (73 x 110 mm.) demie-basane bleue, dos à 3 nerfs orné d'un motif à froid et de filets et roulettes dorées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 380 p., ex-libris.
Extrait de la Notice de Louis Veuillot :
   « M. Eloi Jourdain [1805-1861], qu'on a connu dans les Lettres sous le nom de Charles Sainte-Foi, a été, durant trente ans, avec un grand courage et une parfaite modestie, l'un des plus dévoués ouvriers de l'Évangile. [...] Ferrme et vaste esprit, plus grand cœur. Dieu l'avait bien doué et il a bien cultivé et fait fructifier les dons divins. Il était par excellence l'homme de bonne volonté. »
   Il publia son premier livre en 1838, sous le titre : Le Livre des Peuples et des Bois. « Cet ouvrage, plein de bonnes idées et d'inexpérience, se ressent de l'époque, encore agitée des commotions de 1830, et du caractère de l'auteur qui avait été jusque-là un causeur, un chercheur et un mentor enthousiaste, beau
coup plus qu'un homme entré dans la pratique de la vie. [...]
   Il donna successivement, dans le même ordre d'idées et dans un style plus simple et plus mûr, les Conseils au peuple, les Heures sérieuses d'un jeune homme, les Heures sérieuses du jeune âge, les Heures sérieuses d'une jeune personne, les Heures sérieuses d'une jeune femme, les Heures pieuses d'un jeune homme, le Livre des âmes.
   Le titre de tous ces ouvrages en révèle la pensée et le caractère. On y trouve les réflexions et les directions d'un esprit ardent et pieux, et en même temps chaque jour plus modeste et plus sage, mais de plus en plus convaincu que la religion est la règle unique et parfaite des âmes, la lumière de toute raison et la source de tous biens. Les Heures sérieuses d'un jeune homme ont atteint leur but ; cet excellent livre est présentement [en 1862] à sa sixième édition. »
Bibliographie :
   - Veuillot (Louis), Notice sur Charles Sainte-Foi. Sa vie & ses écrits.

20 euros (code de commande : 26805).

 

VERMEERSCH (Valentin) — Bruges. Mille ans d'art. De l'époque carolingienne au néo-gothique 875-1875. Anvers, Fonds Mercator, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 445 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface, par Frank Van Acker.
   - Avant-propos.
   I. Une nouvelle cité comtale. Bruges carolingienne et romane (875-1200).
      - Une origine énigmatique.
      - Les constructions du premier noyau urbain.
      - L'architecture romane à Bruges : un patrimoine restreint.
      - Les autres arts à l'époque romane.
   II. La grandeur d'une commune gothique et d'un marché cosmopolite. Débuts et épanouissement de l'art gothique à Bruges (1200-1400).
      - Deux siècles d'architecture et de commerce intenses.
      - Églises nouvelles et couvents de la métropole.
      - L'architecture civile au service des bourgeois et des marchands.
      - La sculpture en pierre et en bois.
      - Diversité des arts appliqués.
      - La peinture brugeoise préeyckienne.
   III. La splendeur bourguignonne et la richesse flamande. Le gothique tardif à Bruges (1400-1500).
      - Le couronnement de l'œuvre.
      - Habitations seigneuriales et maisons bourgeoises.
      - Réalisme sculptural et pictural.
      - Raffinement et luxe dans les arts appliqués.
      - Les Primitifs brugeois.
      - Du livre manuscrit au livre imprimé.
   IV. Richesse ancienne et formes nouvelles. Bruges et la Renaissance (1500-1600).
      - Heurs et malheurs du XVIe siècle.
      - Une architecture à double visage.
      - Harmonie de bois et de pierre, de marbre et d'albâtre.
      - Nouvelles recherches formelles dans les arts appliqués.
      - Une nouvelle pléiade de peintres.
   V. L'envoûtement du Baroque. Bruges à l'époque baroque et rococo (1600-1775).
      - De la solennité mesurée à l'élégance architecturale.
      - La sculpture baroque et les sculpteurs Pulinx et Pepers.
      - Mobilier civil et métaux riches, étoffes précieuses et faïences fines.
      - À l'ombre de Rubens et du Caravage.
   VI. Inspiration classique et romantisme. Le néo-classicisme et le néo-gothique à Bruges (1775-1875).
      - Du classicisme à l'éclectisme.
      - Calloigne, Pickery et les arts appliqués.
      - Le triangle néo-classique Bruges-Paris-Rome et les nouveaux Primitifs flamands.
   - Chronologie.
   - Bibliographie.
   - Index des noms.

60 euros (code de commande : 26809).

 

[WALLONIE]. Histoire de la Wallonie. Publiée sous la direction de Léopold Genicot. Toulouse, Privat, 1973. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 502 p., illustrations in et hors texte, (collection « Univers de la France et des Pays Francophones », série « Histoire des Provinces »), exemplaire numéroté (n° 5200).
Table des matières :
   - Introduction.
   - Orientation bibliographique générale.
   I. Visage naturel du pays wallon, par G. Manil.
      - Structure physique d'ensemble.
      - La diversification régionale.
      - Les ressources naturelles.
      - Évolution du milieu physique au cours de l'Histoire.
   II. Présence de la préhistoire, par P. Bonenfant.
      - Racines préhistoriques de la Wallonie.
      - Néolithique ancien et moyen : prépondérance des apports rhénans.
      - Du Néolithique au Bronze.
      - La celtisation.
   III. Terre romane.
      - Rome, par A. Amand.
      - Contact avec le monde germanique et « marche romane », par A. Joris.
      - Un temps de mutations (Ve-VIIe siècles), par A. Joris.
      - Au cœur de l'Occident carolingien, par G. Despy.
   IV. Entre l'empire et la France (de 925 à 1429), par L. Genicot.
      - Destinées politiques.
      - Économie et société.
      - La part de l'esprit.
   V. Rester distincts, les Pays-Bas de 1421 a 1794.
      - Des principautés, enjeu des impérialismes européens, par P. Moureaux et J. Ruwet.
      - Les pouvoirs. Des options et des contraintes, par P. Moureaux.
      - Les hommes, par J. Ruwet.
      - L'économie : agriculture, par J. Ruwet ; industrie et commerce, par P. Moureaux.
      - Religion et philosophie, par J. Ruwet.
      - Arts et lettres : architecture, par L.-F. Genicot, peinture, par R. van Schoutte, autres arts, par R. Didier, musique, par P. Mercier, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron.
   VI. Les Liégeois et leurs « crestes ». De 1390 à 1794, par J. Stiennon.
      - Présentation du pays de Liège.
      - Un siècle de sang et de malheur (XVe s.).
      - Sous le signe de la Renaissance et du capitalisme (XVIe s.).
      - Un siècle de troubles et de guerres (XVIIe s.).
      - Sous le signe de la France (XVIIIe s.).
   VII. Unification politique, essor économique (1794-1914), par R. Demoulin.
      - Vicissitudes politiques et sentiments publics.
      - Transformations économiques.
      - La société.
      - Arts et lettres : arts plastiques, par A. Wankenne, musique, par J. Legrand, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron.
      - Conclusion.
   VIII. Les naissances de la Wallonie (1914-1972), par A. Boland.
      - Le temps des compromis (1914-1940).
      - Le temps des ruptures (1940-1972).
      - L'avenir de la Wallonie : politique et économie, par A. Boland, arts plastiques, par A. Wankenne, musique, par J. Legrand, littérature française, par J.-M. Klinkenberg et M. Piron, littérature wallonne, par A. Maquet et M. Piron, conclusion, par L. Genicot.
   - Les grandes dates de l'histoire de la Wallonie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 26808 - vendu).

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