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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 19 FÉVRIER 2019

 

AUJOULAT (Norbert)Lascaux, le geste, l'espace et le temps. Paris, Seuil, 2013. In-4° broché sous couverture rempliée, 273 p., nombreuses reproductions en couleurs, (collection « Arts Rupestres »), bel exemplaire.
Sur le rabat de la couverture :
   Pendant une dizaine d'années j'ai eu l'intense privilège d'effectuer des recherches sur l'art pariétal de la grotte de Lascaux. Le travail achevé je m'attardais quelques instants, soit au pied des Grands Taureaux de la Rotonde, soit sur les marches qui précèdent l'accès à l'Abside. C'est pendant ces brefs instants que le contact avec ce monde si particulier était le plus émouvant, que l'imaginaire venait à ma rencontre, imperceptiblement d'abord, pour ensuite me submerger, au point que certains jours il me fallait écourter cette contemplation tant l'émotion suscitée par ces témoignages me déroutait. Lascaux tire sa puissance suggestive de la présence permanente de l'image : quel que soit le site d'observation, un animal vous regarde, vous interroge. Aurochs, chevaux, cerfs, bisons et bouquetins sont omniprésents, et, à travers eux, l'empreinte dominante de l'homme. De l'entrée jusqu'au tréfonds de la grotte se déroule le grand livre des mythologies premières, leurs fondements mêmes, avec comme thème central la création de la vie, et, au-delà, la genèse du monde.

18 euros (code de commande : 27897).

 

[AVIATION]. Les Belges à la conquête de l'air. Bruxelles, Hayez, 1976. In-4° broché sous couverture rempliée, 137 p., nombreuses illustrations sépia, bel exemplaire.
   Ont participé à la rédaction de cet ouvrage : S.A. Le Prince de Ligne, Albert Colpaert, Pierre Delfeld, Michel Donnet, jean-Marie Dubreucq, Willy Grandjean, André Hauret, Albert Penninckx, Michel Terlinden, Albert Van Hoorebeeck.
Table des matières :
   - Préface.
   - Les précurseurs.
   - Les pionniers de l'Afrique.
   - Les Belges et l'aérostation.
   - Développement de l'aviation militaire belge 1910-1940.
   - La guerre 1940-1945.
   - L'aviation commerciale.
   - L'aviation militaire de 1946 à 1975.
   - Le vol à voile.
   - L'aviation de tourisme.
   - L'aéromodélisme.
   - Le parachutisme.
   - Les constructeurs aéronautiques.
   - Florilège des ailes belges.
   - Postface.

20 euros (code de commande : 27909).

 

BERNARD (Frédéric) — Les bords du Rhin par Frédéric Bernard. Ouvrage illustré de 70 vignettes dessinées d'après nature par Daubigny, Lancelot, etc. et accompagné de cartes et de plans. Paris, Hachette, 1854. [Paris / Librairie de L. Hachette et Cie / Rue Pierre-Sarrazin, N° 14 / 1854] In-8° demi-veau brun d'époque, dos lisse, VI, 277, [1 bl.] p., 5 planches hors texte (plans de Cologne et de Francfort, carte des chemins de fer du Nord, carte des chemins de fer de Paris à Strasbourg et de Strasbourg à Bâle, carte en couleurs à déplier du cours du Rhin), (collection « Guides-Cicerone »), rousseurs, peu courant.
Avant-propos :
   L'établissement de trains de plaisir pour les bords du Rhin a considérablement augmenté depuis quelques années le nombre de ceux qui visitent ce beau pays. Les chemins de fer de l'Est et du Nord délivrent, pour la somme de 120, 110, 90 et 85 francs, des billets dits de parcours circulaire, valables pendant un mois, et qui permettent de s'arrêter à Bruxelles et à Liège, dans toutes les localités des bords du Rhin, et, selon l'itinéraire que l'on croit devoir préférer, à Strasbourg, ou à Metz, et à Nancy.
   On peut à volonté partir par le chemin de fer de Strasbourg et revenir par celui du Nord, ou bien partir par le chemin du Nord et revenir par celui de Strasbourg.
   C'est ce dernier itinéraire que nous avons suivi ; voici le motif de notre préférence. La partie la plus intéressante du voyage est le trajet de Cologne à Mayence par le Rhin ; c'est dans ce parcours que ce beau fleuve présente ses sites les plus pittoresques et les plus variés. En partant par Strasbourg, on descend le Rhin, et le bateau à vapeur, emporté par le courant, laisse à peine le temps d'apercevoir d'un coup d'œil rapide ces villes et ces ruines curieuses, ces paysages délicieux. En remontant le fleuve, au contraire, le voyage se fait un peu plus lentement ; on a le temps de voir et d'admirer. C'est ce qui doit déterminer, selon nous, à partir par le chemin de fer du Nord et à revenir par Metz ou par Strasbourg.
   Nous ne nous sommes pas borné cependant à cette partie du voyage qu'autorisent les billets de parcours circulaire. Nous avons poussé notre excursion jusqu'à Constance, en traversant Fribourg, Bâle et Schaffouse, et nous sommes revenu à Strasbourg par le chemin de fer d'Alsace.
   Nous avons placé dans l'Index qui termine ce volume les renseignements nécessaires au voyageur sur les hôtels, les monnaies, les passe-ports, etc.


Carte du cours du Rhin.

80 euros (code de commande : 27935).

 

BON PAPA & JACOB (Raymond)Totor et Titine. Les enfants du pays noir. Farciennes, José Henin, s.d. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 56 p., exemplaire en bel état, rare.
   Bande dessinée en noir et blanc. Il semble que la première édition fut publiée dans les années '40 avec un dos rouge et un papier épais. Il s'agirait ici d'un retirage des années '50, avec le dos bleu et la maquette de la couverture modifiée.
   Les deux enfants sont confrontés à un accident d'effondrement dans la mine dans lequel leur papa est bloqué. Leur but est donc d'essayer de sauver leur papa. Et tout est bien qui finit bien !

   

50 euros (code de commande : 27899).

 

BUFFON (Georges-Louis Leclerc, comte de) — Le cheval. Édition ornée de vignettes dessinées et gravées sur bois par Auguste Roubille. Paris, Léon Pichon, 1926. In-4° broché sous couverture rempliée, 99 p., 15 illustrations (1 tête de chapitre, 12 vignettes, 1 lettrine, 1 cul-de-lampe), exemplaire numéroté sur vélin à la forme des papeteries d'Arches (n° 103), rousseurs éparses.
   Ce texte est extrait du tome IV de l'Histoire naturelle, générale et particulière.

   

50 euros (code de commande : 27900).

 

[CHARBONNAGES - CATASTROPHE DU FIEF DE LAMBRECHIES]. Pâturages. Anvers, Patria, [1934]. In-4° agrafé, [48] p., très nombreuses illustrations, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire en bel état, rare.
   Numéro spécial de l'hebdomadaire Tout. Hormis la couverture, ce numéro est semblable à celui-décrit ci-dessous.
Extrait :
   Pâturages, 18 mai [1934]
   La désolation qui plane sur tout le village semble encore accrue si possible depuis hier. Le drapeau noué d'un crêpe, est en berne à tous les bâtiments publics, aux écoles, aux maisons du peuple. Ça et là, on voit une modeste demeure dont les volets sont fermés. Sur la porte une lettre de faire part, bordée de noir. À l'intérieur, les familles qui pleurent autour de la bière contenant le cadavre d'un époux ou d'un fils...
   Nous nous rendons aux bureaux du Charbonnage « Fief de Lambrechie » où l'on s'occupe de dresser les listes exactes des manquants. Ici également, la même impression de tristesse et de consternation. Un chef de bureau, des plus aimables, nous renseigne.
   On a déjà commencé à fermer la mine définitivement abandonnée. Aujourd'hui, l'accès au charbonnage est rigoureusement interdit. C'est pourquoi on nous donne un laissez-passer portant la signature du directeur. Muni de ce document, nous nous frayons un chemin à travers de la foule compacte de curieux qui s'est massée autour des bureaux et qui semble décidée à rester là définitivement...
   La mine est fermée.
   La consigne est sévèrement observée. C'est à grand' peine que nous pouvons arriver jusqu'à la salle de douches, où une dizaine de cercueils vides rappellent encore les scènes horribles qui s'y déroulèrent, voilà quelques heures seulement.
   Ce matin même, les cadavres des ingénieurs Van Molle et Sostiaux ont été emportés et conduits à leurs demeures. Tous ceux qui attendent sont encore sous l'impression de ce qu'ils ont vu hier. Un gendarme nous donne cette description :
   – Ici, se trouvait ce pauvre homme, mortellement blessé. Tout à coup, malgré ses plaies, il se leva, et dans son délire se dirigea vers la cour, où il s'affaissa, épuisé, masse de chair inerte et grillée...
   Après le récit du gendarme il y en a d'autres, pas moins affreux, qui suivent. La venue de l'ingénieur Blauwart nous force à quitter les narrateurs ; il nous conduit, en compagnie de l'ingénieur en chef Filleul au puits fatal.
   L'ingénieur Filleul est déjà pensionné, mais par suite du décès tragique de l'ingénieur en chef Allard il a repris ses fonctions et la direction de la mine, pour autant qu'on puisse encore parler de direction... La mine apparaît totalement déserte ! Mais à y regarder de plus près, on voit encore quelques ouvriers qui enlèvent définitivement les cages du puits pendant que la terre amenée sur wagonnets disparaît avec un bruit sourd dans le gouffre. En haut de la tour, quatre ouvriers manœuvrent ces wagonnets. C'est de cette façon que la tombe de dizaines de travailleurs sera comblée. La plus grande tombe qu'on ait jamais vue.

25 euros (code de commande : 27937).

 

[CHARBONNAGES - CATASTROPHE DU FIEF DE LAMBRECHIES]. Pâturages. Album au profit des victimes - Ten voordeele der slachtoffers. Anvers, Patria, [1934]. In-4° agrafé, [48] p., très nombreuses illustrations, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire en bel état malgré une petite déchirure (sans perte) au second feuillet de la couverture, rare.
   Numéro spécial de l'hebdomadaire Tout. Hormis la couverture, ce numéro est semblable à celui-décrit ci-dessus.
Extrait :
   Pâturages, 18 mai [1934]
   La désolation qui plane sur tout le village semble encore accrue si possible depuis hier. Le drapeau noué d'un crêpe, est en berne à tous les bâtiments publics, aux écoles, aux maisons du peuple. Ça et là, on voit une modeste demeure dont les volets sont fermés. Sur la porte une lettre de faire part, bordée de noir. À l'intérieur, les familles qui pleurent autour de la bière contenant le cadavre d'un époux ou d'un fils...
   Nous nous rendons aux bureaux du Charbonnage « Fief de Lambrechie » où l'on s'occupe de dresser les listes exactes des manquants. Ici également, la même impression de tristesse et de consternation. Un chef de bureau, des plus aimables, nous renseigne.
   On a déjà commencé à fermer la mine définitivement abandonnée. Aujourd'hui, l'accès au charbonnage est rigoureusement interdit. C'est pourquoi on nous donne un laissez-passer portant la signature du directeur. Muni de ce document, nous nous frayons un chemin à travers de la foule compacte de curieux qui s'est massée autour des bureaux et qui semble décidée à rester là définitivement...
   La mine est fermée.
   La consigne est sévèrement observée. C'est à grand' peine que nous pouvons arriver jusqu'à la salle de douches, où une dizaine de cercueils vides rappellent encore les scènes horribles qui s'y déroulèrent, voilà quelques heures seulement.
   Ce matin même, les cadavres des ingénieurs Van Molle et Sostiaux ont été emportés et conduits à leurs demeures. Tous ceux qui attendent sont encore sous l'impression de ce qu'ils ont vu hier. Un gendarme nous donne cette description :
   – Ici, se trouvait ce pauvre homme, mortellement blessé. Tout à coup, malgré ses plaies, il se leva, et dans son délire se dirigea vers la cour, où il s'affaissa, épuisé, masse de chair inerte et grillée...
   Après le récit du gendarme il y en a d'autres, pas moins affreux, qui suivent. La venue de l'ingénieur Blauwart nous force à quitter les narrateurs ; il nous conduit, en compagnie de l'ingénieur en chef Filleul au puits fatal.
   L'ingénieur Filleul est déjà pensionné, mais par suite du décès tragique de l'ingénieur en chef Allard il a repris ses fonctions et la direction de la mine, pour autant qu'on puisse encore parler de direction... La mine apparaît totalement déserte ! Mais à y regarder de plus près, on voit encore quelques ouvriers qui enlèvent définitivement les cages du puits pendant que la terre amenée sur wagonnets disparaît avec un bruit sourd dans le gouffre. En haut de la tour, quatre ouvriers manœuvrent ces wagonnets. C'est de cette façon que la tombe de dizaines de travailleurs sera comblée. La plus grande tombe qu'on ait jamais vue.

25 euros (code de commande : 27938).

 

[CHARBONNAGES]. Société anonyme des Charbonnages du Levant du Flénu Cuesmes. Bruxelles, Photo Fosset, [avant 1932]. In-8° oblong agrafé, 21 (sur 23 ?) planches à pleine page, cachet ex-libris à la page de titre, couverture un peu défraîchie (au premier feuillet, une déchirure (sans perte) restaurée avec de l'adhésif), reproduisant des photos des sièges, des bâtiments, des installations, du matériel, rare.
Liste des photographies :
   1. Entrée du siège social.
   2. Siège n° 14.
   3. Siège n° 14 - Salle de la machine d'extraction.
   4. Siège n° 14 - Salle des chaudières.
   5. Siège n° 14.
   6. Ateliers de réparations.
   7. Passerelle reliant le siège n° 4 au triage-lavoirs.
   8. Panorama.
   9. Siège n° 15.
   10. Lavoirs et triage.
   11. Siège n° 19.
   12. Siège Héribus - Vue générale.
   13. Siège Héribus - Conciergerie et bureaux.
   14. Siège Héribus - Infirmerie.
   15. Siège de l'Héribus - Vue d'ensemble.
   16. Siège Héribus - Une salle de machines d'extraction.
   17. Siège Héribus - Recette.
   18. Siège Héribus - Passerelle reliant les puits n° 1 et 20 et le triage-lavoirs.
   19. Siège Héribus - Centrale électrique.
   20. Siège Héribus - Salle des compresseurs et ventilateurs.
   21. Siège Héribus - Lavoirs à charbons.

50 euros (code de commande : 27917).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement Judiciaire de Charleroi. Tome IV. Mons, Manceaux, 1871. In-8° broché, dos cassé, LX, 563 p., XIII planches hors texte, rare.
Outre la partie administrative, l'ouvrage contient :
   - Documents et analectes.
      - Notice topographique sur les cinq cantons de l'arrondissement administratif de Thuin.
      - Fiefs brabançons (suite).
      - Remarques sur quelques charges féodales.
      - Recueil des titres sur la souveraineté dans la terre de Jumet
, par Cam. Lyon.
      - Collection des actes de franchises, de priviléges, octrois, ordonnances etc., donnés à la ville de Charleroi, par D.A. Van Bastelaer.
   - Mélanges paléontologiques, archéologiques et historiques.
      - Pierre gravée trouvée près de Brunehaut.
      - Succession des princes des quatre anciennes souverainetés, dont le territoire démembré constitue l'arrondissement de Charleroi, par C. Vander Elst.
      - Contestations politiques et religieuses survenues pendant les XVIIe et XVIIIe siècles entre la principauté de Liége et les Pays-Bas, au sujet du territoire de la Ville-Basse de Carleroi (suite), par C. Lyon.
      - Notices historiques sur l'ordre des Franciscains dans l'arrondissement de Charleroi (suite).
      - Notice sur Barbençon, par T. A. Bernier.
      - Date de la fondation du Prieuré de Chapelle-lez-Herlaimont, par C. Lemaigre.
      - Recherches sur l'étymologie du mot Bordia. - Charbonnage du Grand Bordia à Gosselies-Courcelles, par C. Lemaigre.
     - Histoire métallique de Charleroi, accompagnée de la description et du dessin des médailles, par T. Van Bastelaer.
   - Variétés et extraits.
      - Lettre de Louis XV après la prise de Charleroi en 1746.
      - Note sur Charleroi extraite des manuscrits nos 6628 et 6674 à la bibliothèque de Bourgogne.
      - Charleroi, Beaumont, Chimay et Thuin, en 1696, par L. Devillers.
      - Anciens seigneurs du quartier d'Entre-Sambre-et-Meuse dans la province de Namur, par Cam. Lyon.
      - Féaux Châtelains.
      - Nobles et vaillants Thudinois.
      - Soixante ans avant nous
      - Les chefs de l'administration du Hainaut. (1794-1871.).
      - Répartition des impôts dans les communes du canton de Thuin à la fin du dernier siècle, par D.A. Van Bastelaer.
      - Comment on respectait la force armée à Libre-sur-Sambre, en l'an VIII de la République, par D.A. Van Bastelaer.
      - Ruines de l'abbaye d'Alne, par Falise.
      - Concours de l'Académie d'Archéologie de Belgique pour 1872.
      - Concours de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
      - Nécrologie.
      - Suite du catalogue des livres de la bibliothèque.

40 euros (code de commande : 27941).

 

[COCTEAU (Madeleine)]. Madeleine Cocteau. Catalogue de l'œuvre lithographié 1968-2000. Pastels. Mosaïques. [Maubeuge], Malbodium Museum, 2001. In-4° broché, 85 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 400 exemplaires.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Culturel de l'Arsenal, à Maubeuge, du 2 février au 18 février 2001.
   Textes de Bruno Vouters et Jean-Marie Bédoret
   
Catalogue établit par Roland Plumart.
Biographie :
      Madeleine Cocteau est née le 6 septembre 1934 à Tréloup dans l'Aisne.
   Enfance dans son village natal et études à l'École Normale de filles de Laon.
   Sa rencontre en 1954 avec Charles Gadenne sera déterminante. Après des « études » d'histoire de l'art agrémentées de surveillance d'externat, elle se consacre à l'enseignement du dessin au Lycée Jean Bart de Dunkerque et de céramique à l'Académie des Beaux-Arts de Dunkerque.
   En 1974 elle abandonne ces disciplines pour se vouer entièrement à son œuvre de mosaïste et de lithographe.
   De 1969 à 1979 elle est secrétaire du célèbre « Groupe de Gravelines », alors très actif.
   En 1968 création, avec Charles Gadenne, de l'atelier de lithographie et de l'atelier de fonderie à Saint-Pol-sur-Mer. Ces deux activités s'identifient, pour la première par le cachet « Lithographie originale tirée à la presse à bras - Atelier Charles Gadenne-Madeleine Cocteau », pour la seconde par le cachet « Cire perdue - Gadenne-Cocteau ».
   Ajoutons le statut de « modèle au foyer » pour Gadenne de 1954 à 1984 et sa participation aux travaux de fonderie, ceci pour expliquer les périodes creuses dans sa création, tant en lithographie qu'en mosaïque.

15 euros (code de commande : 27896).

 

CORNU (Eric)Destination terminus. Dour, Roisin-Autreppe, la France... [Honnelles], Les Amis de la Ligne 98a, 2004. In-8° collé, 49 p., 16 feuillets d'illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Extrait de la préface :
   Ce livre emmène le lecteur en balade sur une ligne de chemin de fer qui n'existe plus. Plus de traces, si ce n'est quelques bâtiments des gares, souvent conservés dans leur style d'origine, quand ils n'ont pas été démolis... La ligne Dour-Roisin-Autreppe a connu une histoire passionnante, de quelque 80 ans. Sa destinée première, fière, était internationale. Les deux conflits mondiaux en ont décidé autrement. Et la ligne est morte, arrachée à ses racines, une mort annoncée par la fermeture des charbonnages du Borinage et par la montée en puissance du transport par route.
   Ce livre a été réalisé par un groupe d'amis, d'amoureux du chemin de fer, qui se sont décidés, un beau matin de janvier 2003, à remonter le cours de l'histoire de cette ligne 98a. Ils ont parcouru à pied cette ligne « du bout du monde » de a à z, chassant les quelques maigres témoins physiques encore existant aujourd'hui. La fabuleuse mémoire de l'un, l'immense connaissance du rail d'un autre, l'objectif d'un chasseur d'émotion, la plume d'un curieux... ont généré, en toute modestie, ces quelques pages. De grands moments de vie intense que nous vous invitons à partager.

15 euros (code de commande : 27918).

 

DAMBLY (Phil) — Vapeur en Belgique. Tome 1 : Des origines à 1914. Bruxelles, Blanchart & Cie, 1989. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 244 p., nombreuses illustrations en noir, bel exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Un peu d'histoire.
   - La locomotive à vapeur.
      - La chaudière.
      - Le moteur.
      - Le véhicule.
      - Le tender.
   - Constructeurs belges de locomotives à vapeur.
   - Style et décoration.
      - L'aspect des locomotives.
      - Les livrées.
   - Classification et numérotation.
   - Période Stephenson (1835-1853).
   - Période expérimentale (1853-1860).
   - Première période Belpaire (1860-1884).
   - Locomotives des compagnies reprises de 1871 à 1882.
      - Société Générale d'Exploitation.
      - Grande Compagnie du Luxembourg.
      - Société Hesbaye-Condroz.
      - Compagnie de Saint-Ghislain à Erbisœul.
      - Compagnie de Virton.
      - Société de Turnhout.
   - Les voitures à vapeur Belpaire.
   - Deuxième période Belpaire.
   - Locomotives des compagnies reprises de 1896 à 1912.
      - Grand Central Belge.
      - Liégeois-Limbourgeois.
      - Compagnie d'Anvers à Gand.
      - Compagnie de Liège à Maestricht.
      - Société de la Flandre Occidentale.
      - Compagnie de Termonde à Saint-Nicolas.
      - Compagnie de Hasselt à Maeseyck.
   - Période Mclntosh (1898-1914).
   - Période de transition entre Belpaire et Flamme (1898-1905).
   - Période Flamme (1905-1914).

40 euros (code de commande : 27919).

 

DEPREZ (René) — La Grande Grève décembre 1960 - janvier 1961. Ses origines. Son déroulement. Ses leçons. Bruxelles, Fondation J. Jacquemotte, 1963. In-8° broché, 337 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Phase préliminaire.
      Première partie.
         I. La situation économique à la veille de la grève de 1960-1961.
         II. Les antécédents politiques et la crise du Congo.
         III. Le remaniement ministériel et la Loi unique.
            a) Le remaniement ministériel.
            b) La Loi unique.
         IV. La Loi unique et les monopoles.
         V. Les partis gouvernementaux.
            1. Le parti libéral.
            2. Le parti social chrétien.
         VI. La politique des amendements.
            1. La Confédération des syndicats chrétiens.
            2. Les syndicats libéraux.
      Deuxième partie.
         I. L'opposition au plan d'austérité et à la Loi unique.
            1. Avant le 8 novembre (Le parti socialiste belge - Le parti communiste de Belgique - La Fédération générale du travail de Belgique - L'Action commune).
            2. Du 8 novembre au 18 décembre (La manifestation liégeoise du 21 novembre - La journée nationale d'action du 14 décembre).
         II. L'unité d'action avec les chrétiens.
   Chapitre II. La grande grève. Son déroulement.
      Première phase : du 19 au 22 décembre. Déclenchement massif de l'action.
      Deuxième phase : du 23 au 28 décembre. Élargissement ralenti et premières ripostes du gouvernement et de ses alliés. Organisation de la répression policière.
      Troisième phase : du 29 décembre au 2 janvier. Plafonnement progressif. Préparation du rendez-vous parlementaire.
      Quatrième phase : du 3 au 9 janvier. Addition d'objectifs nouveaux et négociations politiques. Rigueurs policières et premières sanctions administratives.
      Cinquième phase : du10 au 15 janvier. Premières brèches importantes. Relance du problème wallon. Abdication du parti socialiste belge.
      Sixième phase : du 16 au 23 janvier. La semaine du bataillon de fer. Rentrées disciplinées.
   Chapitre III. Conclusions et Annexes.

20 euros (code de commande : 27923).

 

[DETRY (Arsène)]. Arsène Detry, peintre de l'École de Mons. [Mons], Ateliers des Arts - Direction Générale des Affaires Culturelles du Hainaut - Hainaut Tourisme - Maison de la Culture de la Région de Mons - Groupe Polyptyque - CGER, 1982. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 104 p., illustrations en noir et en couleurs, feuillet volant à déplier du catalogue de l'exposition, exemplaire numéroté de souscription (n° 416), en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective Arsène Detry organisée au Musée des Beaux-Arts de Mons, du 25 février au 3 avril 1983.
Introduction par Stéphane Rey :
   
C'est un grand artiste, bien injustement méconnu, que l'on célèbre aujourd'hui. On ne dira jamais assez ce que la peinture wallonne doit à ce maître incontesté de l'École de Mons, tant la discrétion, le métier, la fidélité à lui-même et à son terroir d'adoption sont exemplaires.
   Arsène Detry n'a rien d'un remuant batteur d'estrade, ni d'un rénovateur de l'art, gommant à grands coups le passé, pour inscrire son nom sur la page blanche.
   Peintre des paysages industriels du Borinage, il a su, en les évoquant avec noblesse et fidélité, leur conférer une poésie émouvante et grave. Ces maisons toutes simples, ces rues mal pavées, ces ponts, ces poteaux téléphoniques, ces gares industrielles, ces « cachis à moulètes » ont une présence où la rigueur de la composition s'adoucit d'une étrange sensibilité. On perçoit dans l'évocation discrète de ces sites silencieux, tout ce qui, dans le sous-sol, fait la magie mystérieuse de la mine.
   Sans qu'il y apparaisse jamais, l'homme est toujours présent dans l'œuvre de Detry. C'est lui qui a repeint ce mur blanc, gratté le sol de ce petit potager, accroché ces wagons immobiles, actionné ce pont-levis, retapé cette remise branlante, clos la grille du charbonnage...
   Nous ne l'apercevons pas, ce Borain au parler rude, au grand cœur, à la tête dure, mais nous devinons partout sa tendresse bourrue, son amour pour les lieux défavorisés qui sont ceux de son enfance.
   Arsène Detry nous le raconte, sans nous le montrer, et l'on apprécie la pensée secrète de cet artiste digne, grave, porteur d'un message, qui ne se prit point pour un prophète, ni pour l'incarnation de la conscience du Borinage.
   On aimera sa façon simple et directe de dire des choses, sa sobriété, son langage franc, sans passion et sans insistance. Tout est contenu dans son œuvre qui n'a nul besoin de pathos et qui se passe de cortèges bruyants et de funérailles dramatiques. Et cependant, la dure condition du travailleur du Pays Noir est ici célébrée plus éloquemment que partout ailleurs, par la seule absence de personnages, par le silence de ces rues désertes, de ces gares où la vie est suspendue, par ces petits jardins traversés d'un ruisseau étroit, par ces mares où se reflète le ciel, par ces poulaillers branlants, ces hautes cheminées au loin, couronnées de fumée...
   Coloriste réservé et chaud cependant, maître des contrastes lumineux habilement dosés, Arsène Detry est un artiste rare, distingué, cordial, dépositaire de toutes les sagesses et assuré d'être reconnu par la postérité.
   Son nom restera associé à celui des communes wallonnes de la grande époque industrielle : Flénu, Bougnies, Cuesmes, Jemappes et tant d'autres, dont il restera le témoin et le chantre discret mais inégalé.

35 euros (code de commande : 27934).

 

DIMITRIJEVIC (Braco)The Man of Lascaux. Ljubljana, Moderna Galerija / Museum of Modern Art, 1996. In-4° collé, 95 p., illustrations en noir et en couleurs, édition trilingue (slovène-anglais-français), peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Mala galerija - Moderna galerija, à Ljubljana, du 2 au 26 avril 1996.
Sommaire :
   - En l'honneur des gardiens du Feu, par Braco Dimitrijevic.
   - Les images de Lascaux.
   - Le Louvre est mon atelier, la rue mon musée, Entretien avec Braco Dimitrijevic, par Jean-Hubert Martin.
   - Museum post historicum.
   - Diagram.
   - Biographie.
   - Expositions.
   - Publications.

25 euros (code de commande : 27898).

 

[ÉCAUSSINNES - CARRIÈRE]. Pierre François Rombaux, successeur de Mrs C. & A. Dubois, Maître de Carrière, Ecaussinnes. Très rare carton publicitaire lithographié, dans les années 1851-1853, par J.B. Ieslein, rue de la Vierge Noire, 22 à Bruxelles, d'après un dessin de J. Vandendaelen, 110 x 79 mm., en bel état.
   Le maître carrière Pierre-François Rombaux naquit à Soignies, le 10 novembre 1801 et mourut à Horrues, le 19 juillet 1857.
   En 1841, un arrêté royal autorisa la formation de la Société Anonyme dite Société pour l'exploitation des carrières Rombaux dont le siège était à Soignies et dont le directeur-gérant était Pierre-François Rombaux, propriétaire d'une carrière à Horrues.
   Marie-Christine Claes précise que l'activité lithographique de Jean-Baptiste Ieslein s'est déroulée de 1851 à 1865, d'abord au n° 22 de la rue de Vierge-Noire puis, à partir de 1853, au n° 16 de la même rue, ce qui permet de penser que cette carte a été imprimée avant 1853.
Bibliographie :

   - Claes (Marie-Christine), Ieslein, J - B. [1851-1865], dans Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865).

25 euros (code de commande : 27915).

 

[FACÉTIE LITTÉRAIRE]. Comme quoi le Dragon de Wasmes, tué par Gilles de Chin, n'avait pas de sexe. Dissertation historico-zoologique par deux Curieux de la nature. Mons, 1825 [la date réelle de publication est révélée dans l'ouvrage de Léon Losseau]. In-8° en ff., 15, [1 bl.] p., exemplaire non coupé et en très bel état de cet brochure tirée à 57 exemplaires dont quatre sur papier vert.
On joint :
LOSSEAU (Léon) — Les auteurs et la date de la Facétie relative au sexe du Dragon de Wasmes tué par Gilles de Chin. Bruxelles, L'Imprimerie, 1920. Grand in-8° agrafé, 20 p., rousseurs, quelques annotations marginales.
   Extrait de l'Annuaire de la Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique pour l'année 1916.
Extrait :
   Au cours de notre séance du 7 décembre 1915, à propos d'une autre facétie au sujet de laquelle je sollicitais de vous quelques renseignements, j'ai fait incidemment mention d'une supercherie relative au sexe du dragon de Wasmes tué par Gilles de Chin, et immédiatement, deux de nos confrères particulièrement érudits l'ont attribuée, tous deux avec la même assurance, l'un à Renier Chalon, l'autre à Delmotte père. – L'on ne prête qu'aux riches. –
   Et grand fut leur étonnement de m'entendre contredire l'une et l'autre de ces attributions.
   Je leur ai promis de vous reparler plus en détail de cette curieuse supercherie...

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 27910).

 

FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° broché, 358 p., couverture légèrement défraîchie, exemplaire non coupé.
Préambule :
   De belles pages ont été écrites sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes poésies et les anciennes légendes ; les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage, j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
   Il m'a semblé qu'un travail qui aurait pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation, de son évolution, de ses activités, de ses réalisations dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement, de la politique et de ses organisations économiques et professionnelles devait présenter un attrait tout particulier pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt irrésistible pour le public.
   Mêlé intimement à sa vie, témoin intéressé de son évolution, l'idée nous en était déjà venue il y a une dizaine d'années.
   Alors, déjà, il nous semblait que, pénétrer profondément dans l'étude de cette région, en examiner la position au point de vue politique et social, eût été d'un incontestable enseignement.
   Les mouvements populaires français, depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage. Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années 1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la grande enquête sur la situation de la classe ouvrière et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait à l'esprit attentif considérablement changé. Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble de faits, certaines répercussions très marquées sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux, sur la vie économique et morale. Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais réelles.
   Il y eut la guerre.
   Dix années nous en séparent. Les événements, les bouleversements de tous ordres se sont opérés avec une rapidité étonnante, mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres. L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique, la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la direction des sociétés anonymes charbonnières est indiscutable.
   Une controverse s'élève à l'heure présente, qui tend à établir un désaccord irrémédiable entre des doctrines économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution, oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
   Laissons les philosophes et les économistes à ce jeu d'exégètes et de prophètes. Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est dégagé de l'étreinte de la misère matérielle et morale d'un long passé.
   Pour ce travail, nous avons résolu de ne nous adresser qu'aux faits.
   Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui, de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer maints faits et constatations qui abondent en enseignements de tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à l'administration d'une des plus importantes communes boraines, ayant pu pénétrer plus sûrement encore les faits qui sont propres à la population et à ses phénomènes divers, ayant décelé les problèmes qui occupent la société moderne, voilà ce qui fut déterminant.
   Certes, l'on objectera que, visant un but aussi considérable, une certaine garantie de neutralité est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement, est un non sens.
   Nous tenons à dire que ce travail est, avant tout, un exposé de faits.
   Nous nous sommes efforcé de dresser, en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures. Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et cependant, nous devons reconnaître que les matériaux existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires à certaines recherches, même d'ordre purement statistique, font aussi trop souvent défaut.
   Néanmoins, nous croyons avoir réuni et situé suffisamment de matériaux pour permettre les comparaisons utiles.
   Nous osons espérer que l'on ne nous accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi à nous en tenir à une objectivité rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons formulées dans la plénitude la plus absolue de notre indépendance.
   Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ; mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise et de la sincérité.
   Nous avons contracté, vis-à-vis de fonctionnaires et d'employés de nos administrations publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de reconnaissance. À défaut des renseignements qui nous ont été prodigués de la manière la plus obligeante, il nous eût été impossible de publier ce travail.
   Que tous ceux qui nous ont fourni les documents, les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
Chapitre I : Définition et origine.

      - Étendue territoriale.
      - Le sous-sol.
      - Historique.
      - L'Homme.
      - Le Patois.
      - L'Habitation.
      - Le Village.
   Chapitre II : Démographie.
      - Mouvement de la population.
      - Densité de la population.
      - État Civil.
      - Les divorces.
      - Répartition d'après les langues parlées.
      - Logements.
      - Abandon d'enfants.
   Chapitre III : État agricole, industriel et commercial.
      - Agriculture.
      - Artisanat.
      - Industrie.
      - Les Mines.
      - Le Commerce.
Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
      - La femme et l'enfant dans l'industrie.
      - La femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
      - L'apprentissage.
      - La durée du travail.
      - Les accidents du travail et leurs suites.
      - La longévité ouvrière.
      - Les grèves.
      - Le Borinage dans la législation industrielle, minière, sociale.
   Chapitre V : La Guerre - Problèmes économiques.
      - La Guerre.
      - Reconstruction et crise.
      - La situation matérielle des travailleurs.
      - Le coût de la vie.
      - Les salaires.
      - Les pensions ouvrières.
   Chapitre VI : La vie économique, politique et sociale.
      - Les sociétés coopératives.
      - Les mutualités.
      - Les unions professionnelles.
      - Les organisations politiques.
      - La position des partis.
      - L'Enseignement.
      - Les activités intellectuelles et éducatives.
      - Situation matérielle et morale.
      - Conclusion.
      - Index.

20 euros (code de commande : 27916).

 

FIGUIÈRE (Eugène) — De l’ambition. Illustrations de Stab. Paris, Eugène Figuière & Cie, [ca 1920]. In-16 broché, 34, [4 (catalogue de l'éditeur)] p., 3 illustrations en couleurs hors texte, (collection « Petits Livres d’Heures - Les Petits Bréviaires »), exemplaire non coupé.
Extrait :
   Je veux tout de suite écarter toute équivoque, car, désirant louer ici l'Ambition, je me dois d'orner immédiatement ce mot de la noblesse que j'y attache, et d'écarter de lui le sens péjoratif dont on a coutume de le noircir. Je n'entends point par ambition ce vil désir qui ronge les faibles aussi bien que les forts, ceux qui arrivent ou ceux qui restent en chemin, désir sans grandeur vraie, sans allure et sans beauté et qui ne rêvent d'être en haut que pour le plaisir pauvre de jeter en bas des regards de mépris.
   Cette ambition pouvait jadis naître au cerveau d'un aspirant-César de la décadence, et risque aujourd'hui encore de fêler les méninges d'un commis de banque avide de pénétrer les secrets de l'agio pour faire une grosse fortune. Mais elle n'était pas celle d'un Napoléon, d'un Carnegie, ou du moins si une lueur d'un tel genre s'égara dans ce cas, sur elle, quelque chose la sauvait, hier, en laurant de génie les tempes de l'Unique Empereur, aujourd'hui en illustrant le vieux Yankee assez sage pour rendre à l'intellectualité l'or qu'il râcla sur les routes américaines.
Présentation de la collection :
   Il appartenait aux éditeurs E. Figuière et C'e, renommés pour leur esprit de progrès et d'initiative, d'instituer la mode charmante des petits livres donnés en cadeaux, ou envoyés à un ami, en témoignage de sympathie, ou laissés en souvenir du passage dans une ville dont l'hôte vous reçut aimablement. On met à la première page une dédicace aimable, une protestation de dévouement... ou d'amour s'il s'agît d'une personne très chère, un mot courtois, une pensée du cœur, et cette attention délicate est infiniment appréciée entre amis, entre mondains, entre fiancés... Il fallait, pour que ces éditions pussent plaire, qu'elles fussent dans le bon goût français, coquettes, élégantes, délicieuses par l'aspect comme par le contenu, et pouvant se mettre dans toutes les mains.
   C'est à quoi les Petits Livres d'Heures répondent, séduisants de texte et de présentation, ornés de dessins en couleurs, brochés sous couverture riche, ou mieux encore, reliés avec un luxe discret.

18 euros (code de commande : 27903).

 

[GHISOLAND (Norbert)]. D'HOOGHE (Alain) — Norbert Ghisoland. Fragments de vies ordinaires. Bruxelles, La Lettre Volée, 2002. In-8° carré broché sous couverture rempliée, [192] p., nombreuses reproductions, (collection « Vu d'Ici »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Norbert Ghisoland, né en 1878 à La Bouverie (Belgique), s'est installé en 1902 dans une boutique-studio à Frameries, au cœur du Borinage. Jusqu'à sa mort en 1939, c'est par dizaines de milliers qu'il a photographié ses contemporains, principalement les habitants de Frameries et des villages voisins. Ce corpus inestimable à plus d'un titre nous donne littéralement à voir la population d'une région marquée par l'exploitation du charbon à un moment précis de son histoire – les années 1920 et 1930 principalement. Outre son indéniable intérêt historique et sociologique, le portrait collectif patiemment constitué par Ghisoland surprend et séduit par sa cohérence formelle, esthétique. Ceux qui posaient pour lui étaient pour la plupart issus du monde ouvrier et, plus encore que pour les classes sociales plus aisées, se rendre chez le photographe constituait un acte solennel, une manière tangible de marquer pour la postérité les actes importants de l'existence. On venait chez Ghisoland à la faveur d'une naissance, d'une communion, d'un mariage, d'un diplôme, d'une promotion, d'une victoire sportive. Pour l'essentiel, on constituait, pour soi-même et pour ses proches, un album où n'étaient repris que les bons souvenirs. Et Norbert Ghisoland, inlassablement, s'est employé à traduire en images ces petits bonheurs, ces petites fiertés, rendant ainsi un hommage implicite à la grandeur ordinaire de ses semblables.

25 euros (code de commande : 27895).

 

GIONO (Jean) — Les vraies richesses. Illustré de 112 photographies par Gerull Kardas. Paris, Grasset, 1954. In-8° broché sous couverture rempliée, X, 992, 112 p.
Extrait de la préface :
   Dans : Les Vraies richesses j'ai marqué tout ce que j'avais gagné, véritablement ma richesse. La seule que je vous souhaite, camarades. Vous m'interrogiez sur la joie : à quoi servirait de vous répondre si vous ne saviez pas en même temps de quoi je suis riche, si vous ne saviez ce que je désire pour vous. À partir de ces champs dont je vais vous parler, mêlée à la sérénité des herbes et des vergers, dans la paix de ces maisons armurées de ruches gronde chaque jour la loi de Dyonisos qui fait lutter les hommes avec ivresse contre le travail. Mais, dès que vous entrerez dans ce monde, vous trouverez tout de suite une joie : celle des gestes naturels.
   L'autre, continuons à la chercher. Rien n'est têtu comme un paysan. Tout est détruit, il recommence ; tout s'effondre, il reconstruit ; il n'a plus rien, ses mains sont vides. Ah ! cette fois, plus d'espoir ? Non. D'où sont venues ces graines qui germent déjà entre ses doigts, ces semences qu'il semble s'arracher de son corps et qui ruissellent déjà sur les champs « au-dessus desquels – dit-il – est la mauvaise fortune du ciel, mais aussi la bonne. » Alors, s'il y a tant de ressources en nous quand nous n'avons plus rien, de quoi ne serons-nous pas capables quand nous avons quelque chose ? Et cette joie dont je vous parle est plus riche d'espoirs que la naissance d'un enfant. Pour ceux qui m'ont accompagné dans la montagne de Lure, ceux qui ont vécu avec moi, ceux que j'appelle « du Contadour », ça n'est pas difficile de le leur rappeler. Je n'ai qu'à mettre ma main sur leur épaule, à leur dire, venez : « marchons ». Je sais qu'ils sont prêts. Nous avons trop de ciels, de terres, de chemins, de forêts et de pain communs. Mais je veux également avoir tout en commun avec les autres ; pour les préparer, pour les gonfler de cette force du coureur qui enfonce la pointe de ses pieds dans le sable de la piste, touche la terre du bout des doigts, avance l'épaule, darde la tête, regarde le but. Équilibre, il va s'élancer devant lui.
   C'est pourquoi on trouvera dans ce livre une centaine de photographies : le visage de ce monde qui est également ma richesse. Ce travail particulier ne pouvait pas être fait au hasard. J'ai perpétuellement besoin de sincérité totale. J'ai refait pas à pas tout l'itinéraire, depuis Colline jusqu'à Que ma joie demeure. Tous les champs que j'ai aimés, toutes les montagnes et les collines qui sont ma chair, tous les ruisseaux et les fleuves qui m'irriguent plus violemment que mes artères et mes veines. Il y a longtemps que je pensais à ce travail. Je ne l'avais jamais entrepris ; il fallait pour l'accomplir un technicien dont la technique ne soit pas tout. Je pensais toujours à cette émotion, plus farouche qu'un aigle qui saute sur moi dès que je m'approche de ces images sacrées. Si je suis seul les aigles s'envolent de dessous les plus petites touffes d'herbes. Si celui qui est avec moi n'est pas mon frère, les herbes dorment. Kardas est resté trois ans avec moi avant de partir sur les chemins.
   Je donne ce que j'aime à ceux que j'aime. Pour que nous ayons des sacs également chargés sur la route. Vers la joie.

25 euros (code de commande : 27927).

 

GOGOL (Nicolas) — Le Révizor suivi de Mariage. Traduit du russe par Marc Semenoff. Paris, Plon, 1952. In-8° broché, 221 p., exemplaire en très bel état.
Présentation à l'occasion d'une réédition chez Gallimard :
   Jouée pour la première fois à Saint-Pétersbourg en 1836, cette pièce est la plus célèbre du théâtre russe.
   Un freluquet sans scrupules se fait prendre par les autorités d'une petite ville de Russie – le gouverneur en tête – pour le révizor (inspecteur général), envoyé en secret pour enquêter sur les abus de l'administration municipale, où la concussion est de règle. « Tout le monde en a pris pour son grade, et moi le premier ! » se serait exclamé à l'issue de la représentation le tsar Nicolas Ier, pourtant enchanté d'un spectacle qu'il avait autorisé. C'était sous-estimer l'immense portée satirique d'une comédie qui marquait les débuts de la « période gogolienne » de la littérature russe, désormais instrument irremplaçable de critique sociale.

10 euros (code de commande : 27933).

 

GUILLAUME DE LORRIS et JEAN DE MEUNG — Le Roman de la Rose, par Guillaume de Lorris et Jean de Meung, dit Clopinel. Édition faite sur celle de Lenglet Dufresnoy, corrigée avec soin, et enrichie de la Dissertation sur les Auteurs de l'ouvrage, de l'Analyse, des Variantes et du Glossaire publiés en 1767 par J. B. Lantin de Damerey. Avec figures. Tomes I, II, III, IV et V (complet). Paris, Fournier et Didot, 1799. [A Paris, / Chez J.B. Fournier et Fils, Libraires, rue Hautefeuille, n°. 27. / P.N.F. Didot, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 22. / An septième.] Cinq volumes in-8° plein veau marbré d'époque, dos lisses ornés de fers dorés, pièces de titre et de tomaison rouges et noires, filets et roulettes dorés encadrant les plats, tranches mouchetées, t. I : 435 (faux-titre et tritre compris), [1 bl.] p., 2 planches hors texte, t. II : 410 (faux-titre et tire compris), [2 bl.] p, 1 planche hors texte, t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 365, [3 bl.] p., t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 352 p., t. V : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 352 (on ajoute le feuillet de titre du Supplément au glossaire intercalé entre les pp.122-123) p., exemplaire bien complet des quatre planches hors texte gravées par Charles Emmanuel Patas d'après Charles Monnet, bon exemplaire sur beau papier vergé.
Répartition des xx gravures :
   Tome I.
      Planche I. Portrait de Jehan de Meung en frontispice.
      Planche II. ... couchié m'estoye..., en regard de la p. 74.
   Tome II.
      Planche III. Toutes estes, serés, ou fustes..., en regard de la p. 67.
   Tome III.
      Planche IV. Par les mais saisi le Rosier, en regard de la p. 236.
Table des matières :
   Tome I.
      - Préface, pp. 5-46.
      - Préface de Clément Marot, pp. 47-56.
      - Vie de Jean Clopinel, dit de Meung, par André Thévet, pp. 57-72.
      - Le Roman de la Rose, pp. 73-435.
   Tome II.
      - Le Roman de la Rose (suite), pp.5-410.
   Tome III.
      - Le Roman de la Rose (suite et fin), pp. 1-240.
      - Notes sur le Roman de la Rose, pp. 241-258.
      - Le codicille de Maistre Jean de Meung, pp. 259-365.
   Tome IV.
      - Le testament de Maistre Jean de Mung, pp. 1-81.
      - Les remontrances de nature à l'alchymiste errant, par l'autheur Jean de Meung, pp. 83-128.
      - La response de l'alchymiste à nature, pp. 129-166.
      - Testament attribué à Arnauld de Villeneuve, pp. 167-168.
      - Petit traicté d'alchymie, intitulé Le Sommaire philosophique de Nicolas Flamel, pp. 169-198.
      - Autres vers touchant le mesme art, L'Autheur desquelz n'est pas nommé, pp. 199-200.
      - La Fontaine des amoureux de sciences, Composée par Jean de la Fontaine, de Valenciennes en la Comté de Henault, pp. 201-249.
      - Balade du secret des philosophes, pp. 251-252.
      - Glossaire ou Explication des anciens mots du Roman de la Rose, et autres Poésies de Jean de Meung, pp. 253-352.
   Tome V
      - Dissertation sur le Roman de la Rose, pp. 1-51.
      - Analyse du Roman de la Rose, pp. 53-116.
      - De l'utilité des glossaires, pp. 117-121.
      - Supplément au glossaire du Roman de la Rose, pp. 123-318.
      - Variantes du Roman de la Rose, pp. 319-349.
      - Table des auteurs et des ouvrages cités dans la Dissertation et dans le Supplément au Glossaire du Roman de la Rose, pp. 350-352.

Les cinq volumes : 250 euros (code de commande : 27906).

 

JUMEAU-LAFOND (Jean-David) — Les peintres de l'âme. Le Symbolisme idéaliste en France. Gand - Anvers, Snoeck-Ducaju & Zoon - Pandora, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Ixelles, du 15 octobre au 21 décembre 1999.
Extrait de l'introduction :
   L'exposition Les Peintres de l'âme réunit pour la première fois un ensemble significatif d'œuvres d'artistes français, ou d'artistes étrangers ayant durablement œuvré en France, appartenant au mouvement symboliste-idéaliste de la fin du XIXe siècle. Un certain nombre d'expositions ont, depuis les années 1970, abordé le Symbolisme français ou européen de manière étendue et générique ; d'autres se sont attachées à l'un ou l'autre artiste et à son entourage, mais sans en épuiser la liste ; il a enfin été fait un sort magnifique et légitime à des œuvres « phare » et désormais bien connues comme celles de Gustave Moreau, Puvis de Chavannes et Odilon Redon. Il n'est pas question, aujourd'hui, de rééditer ces entreprises, mais d'apporter un jour nouveau à une tendance peu ou pas étudiée, celle d'artistes qui tentèrent de répondre aux incertitudes de leur temps par une recherche plastique mais aussi spirituelle, morale ou philosophique. Les trois grands maîtres cités plus haut, précurseurs du Symbolisme tant par l'appartenance à une génération antérieure que par certains aspects de leur œuvre, figurent donc ici à titre d'introduction ; c'est pourquoi leur présence, bien que significative (avec le généreux prêt du Musée Gustave Moreau et la présentation exceptionnelle de l'imposant carton de Puvis de Chavannes conservé au Musée d'Art et d'Histoire de Bruxelles), reste volontairement modeste. Autour de ces figures vénérées par toute une génération, se trouvent réunis cent cinquante peintures et dessins et quinze sculptures (parmi lesquels beaucoup d'œuvres inédites) d'artistes de la fin du siècle dont la connaissance reste inégale. Si des monographies ou catalogues ont été consacrés à un Henri Martin, un Carlos Schwabe, un Charles Lacoste ou un Georges de Feure, la plupart des artistes ne bénéficient encore d'aucun travail sérieux ou approfondi. Cette présentation permettra, entre autres par un dépouillement de la presse et d'archives, de mettre au point des données biographiques et documentaires (par exemple pour Charles Guilloux), de révéler certains artistes (telle Jeanne Jacquemin dont on ignorait l'importance et jusqu'aux dates de naissance et de décès), de mettre en lumière certains aspects inédits (les liens de Séon avec le milieu coopératif ; la bourse ministérielle de voyage accordée à Armand Point), de découvrir ou identifier tel sujet (le portrait de Nellie Melba de Gervex et celui de Suzanne Reichenberg de Lévy-Dhurmer, la Pandore d'Ary Renan, etc.), de confirmer l'importance du paysage symboliste (Guilloux, Dulac, Chabas...) d'introduire enfin, par un dépouillement de la presse, un ensemble de textes critiques en grande partie inédits susceptibles de révéler non seulement la vie des œuvres mais aussi les liens entre les artistes et l'ambiance des Salons idéalistes. En dépit d'une tendance muséographique qui privilégie depuis quelques années des catalogues associant quelques articles théoriques à un répertoire d'images non documentées, nous avons souhaité que chaque œuvre fût pourvue d'une notice détaillée, afin de fournir un ensemble documentaire propice aux recherches à venir.

40 euros (code de commande : 27893).

 

[LALAING]. BORN (Robert) — Les Lalaing. Une grande « Mesnie » hennuyère, de l'aventure d'Outrée au Siècle des Gueux (1096-1600). Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 379 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Qui sont les Lalaing ?
   Ne faites pas la moue, Monsieur le Censeur, en découvrant qu'il s'agit d'une vieille famille aristocratique de chez nous ! Car qui veut rechercher les ferments du prodigieux bouillon de culture dans lequel a baigné le Hainaut ancien, n'a pas le choix : dans sa quête jusqu'à l'aube du Moyen Âge, l'historien ne dispose d'autres pistes que la dynastique, la monastique et celles qui ont laissé des traces dans la chair du Hainaut, imprimées grâce à la matrice des grandes maisons, les Ligne, les Lannoy, les Trazegnies, les Roisin, les Halewijn, les Croÿ et les Lalaing.
   Ces Lalaing nous fournissent le plus étonnant des microcosmes depuis leur irruption dans l'histoire hennuyère dès les premières Croisades. Ils défilent dans l'histoire en une théorie brillante de chevaliers, de gouverneurs, d'aventuriers, de saintes femmes, de tournoyeurs, d'hommes de Dieu, de chefs de guerre, de diplomates, d'esthètes et de savants : douze chevaliers de la Toison d'Or, sept baillis ou grands baillis du Hainaut et trois stadhouders de Hollande. Un extraordinaire palmarès !
   Vous avez le goût de l'exploit sportif ? Vous aimeriez connaître quelques-unes des idoles qui faisaient courir les foules du Moyen Âge ? Écoutez les hérauts des plus célèbres tournois, ceux de Compiègne en 1238, de Chauvency en 1285, de Mons en 1310 : vous les entendrez clamer aux quatre vents, à l'entrée dans les lices des Simon, Simars et Nicolas, leurs cris de guerre : « Lalaing ! Lalaing ! »
   Découvrez Jacquet de Lalaing, le bon chevalier sans Peur et sans doubte, l'émule bourguignon de Du Guesclin et de Bayard, plus célèbre en son temps que toutes nos vedettes sportives d'aujourd'hui ; vous le trouverez à Nancy, croisant le fer sous l'œil énamouré de sa « Non Pareille », la duchesse de Clèves, ou, tenant à Châlon le Pas de la Fontaine des Pleurs, caracolant sur son destrier rouan, appelé Calabre.
   Aimez-vous la rocambole ? Suivez donc ce Rodrigue de Lalaing, lieutenant de l'Imposteur Magnanime, le Tournaisien Perkin Warbecque, qui se fit passer pour le duc d'York, le fils cadet d'Edouard IV étouffé sous un oreiller, et qui disputa à Henri VII le trône d'Angleterre ! Ou encore cet Antoine de Lalaing, le « bastard », compagnon d'aventure du turbulent Philippe de Clèves avec qui il alla assaillir Mitylène et fit naufrage sur les rochers de Cythère, l'île d'amour.
   Rêvez-vous de grands capitaines ? Voyez Simon de Lalaing sous les murs d'Orléans en face de Jeanne d'Arc et les quatre Lalaing qui accompagnèrent Charles le Téméraire à Montlhéry.
   Préférez-vous les hommes d'État de stricte observance ? Regardez le somptueux Antoine de Lalaing, 1er comte d'Hoogstraeten, officier à Malines comme chevalier d'honneur de Marguerite d'Autriche, ou le scrupuleux Charles II de Lalaing, le bras droit de Marie de Hongrie !
   Si vous lancez un coup de filet dans leur généalogie, vous ne ramènerez guère d'exemplaires de l'espèce escargotière mais bien quelques marginaux sympathiques, un insurgé comme Antoine, le 3ème comte d'Hoogstraeten, et un transfuge repenti comme Georges de Lalaing, le comte de Ville, lesquels tiraillés entre leurs appartenances traditionnelles et leur résistance à l'oppression espagnole, vécurent sous le signe de la contradiction.
   Telle est cette « mesnie » des Lalaing, fourmillante de mille personnages divers. Elle a inscrit un pan d'histoire qu'il ne convenait pas de laisser sombrer dans l'oubli.

50 euros (code de commande : 27908).

 

LE ROY LADURIE (Emmanuel)Parmi les historiens. Articles et comptes rendus. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 445 p., (collection « Témoins »).
En quatrième de couverture :
   Au cours des quinze ou vingt dernières années, Emmanuel Le Roy Ladurie a rendu compte en divers journaux, principalement dans Le Monde et Le nouvel Observateur, de très nombreux ouvrages d'histoire. Le présent recueil rassemble ces chroniques.
   Les œuvres de plus de cent vingt auteurs sont évoquées, résumées, critiquées. Beaucoup, parmi ceux-ci, sont historiens professionnels ; d'autres, à l'occasion d'un livre, se sont faits historiens à part entière, ou simplement incomplète et marginale ; quitte à reprendre ultérieurement leur profession usuelle de sociologues, hommes politiques, journalistes, etc. Les thèmes envisagés sont divers ; ils ne sont pas, pourtant, aléatoires. Les sacralités, l'économie, l'État, le monde rural, les diverses sciences humaines, les méthodes historiques, l'événement et la longue durée sont convoqués tour à tour.
   Ce Parmi les historiens donne un aperçu, nécessairement partiel et subjectif mais très vaste, de ce que fut, pendant près de deux décennies, notre École historique, l'une des premières du monde. Elle glissa, pour le meilleur ou non, de l'histoire des quantités à celle des mentalités.

8 euros (code de commande : 27931).

 

LUMLEY (Joanna) — Forces Sweethearts. Foreword by Jilly Cooper. London, Bloomsbury, 1993. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Wartime romance represents the human side of war, a side that is often obscured by the conventional images of battlefield action and technological might. Forces Sweethearts explores the special nature of relationships between men and women in wartime : the way in which war brings some couples together and pulls others apart ; how love survives while partners are separated by thousands of miles; and how people cope with the constant fear that loved ones might never return.
   Drawing on an inspiring variety of both archive material and contributions from the public, Joanna Lumley looks at every aspect of this fascinating and many-faceted subject : romance as excitement, a means of escape and a symbol of hope during the dark days of war ; the particular poignancy of meetings and partings ; the mixing of nationalities and relaxing of inhibitions ; the role of pin-ups as morale-boosters or reminders of home ; the adoption of women as idolised fantasy figures, from Betty Grable to the Princess of Wales ; the inevitable strains on relationships and the vital part played by correspondence, which was often all that kept them going; the temptations and unfaithfulness, as well as abiding loyalty ; and the tragedy of affairs broken off and sweethearts killed in battle.
   Published to coincide with a major exhibition at the Imperial War Museum in London, Forces Sweethearts is lavishly illustrated with some 150 photographs and facsimiles of letters, postcards, telegrams, diaries, drawings, Valentine cards, honeymoon hotel bills, concert programmes, cartoons and press cuttings – all the ephemera of wartime life that survive because of their enduring sentimental value. In combination with Joanna Lumley's sensitive and evocative text, they make Forces Sweethearts a stylish, nostalgic volume to be savoured and treasured.

10 euros (code de commande : 27912).

 

MARIËN (M.E.) — À travers la Belgique ancienne. Par la chaussée Brunehaut de Bavai à Cologne. 2e édition revue et augmentée. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1967. In-8° broché, 128 p., nombreuses illustrations dont quelques-unes en couleurs.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Bavai.
   - De Bavai au Piéton.
   - Du Piéton au tumulus de Penteville.
   - De Penteville à Tongres.
   - Tongres.
   - De Tongres au Rhin.
   - Ouvrages et articles choisis.

20 euros (code de commande : 27907).

 

MARX (Karl) et ENGELS (Friedrich) — La Sainte Famille ou Critique de la Critique critique. Contre Bruno Bauer et consorts. Traduction d'Erna Cogniot présentée et annotée par Nicole Meunier et Gilbert Badia. Paris, Éditions Sociales, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 256 p., exemplaire en bel état, peu courant.
Extrait de l'avant-propos :
   La Sainte Famille est le premier ouvrage que Marx et Engels aient rédigé et publié en commun. À vrai dire, il était déjà arrivé que leurs signatures voisinent : dans la Rheinische Zeitung (Gazette rhénane) d'abord, dans les Deutsch-Französische Jahrbücher (Annales franco-allemandes) ensuite, et Marx fera fréquemment référence à cette revue dans La Sainte Famille, précisément. Mais avec La Sainte Famille il s'agit d'une véritable collaboration. Et cette collaboration, on le sait, se poursuivra désormais sans interruption entre les deux amis, jusqu'à ce que la mort de Marx vienne y mettre un terme.
   Marx et Engels se rencontrent à Paris à la fin d'août 1844. Au cours des dix jours qu'ils passent ensemble, ils décident d'écrire en commun un ouvrage polémique contre les frères Bauer et leurs partisans, qui éditent une revue, l'Allgemeine Literatur-Zeitung [Gazette littéraire universelle]. Le livre s'intitulera Kritik der kritischen Kritik. Gegen Bruno Bauer und Consorten [Critique de la Critique critique. Contre Bruno Bauer et consorts]. Ils se répartissent aussitôt les chapitres et rédigent la préface sans plus tarder. Engels se met immédiatement au travail et écrit sur-le-champ sa part de ce qui, au début, semble ne devoir pas dépasser l'ampleur d'un bref pamphlet. Engels parti, Marx travaille sur le sujet jusqu'à la fin novembre et de semaine en semaine, sous sa plume, l'ouvrage s'enfle sans cesse : Marx utilise pour cette rédaction une partie de ses notes, les Manuscrits économico-philosophiques, qu'il venait de jeter sur le papier au printemps et à l'été 1844 ; il se servira également de ses notes sur la Révolution française.
   L'ouvrage définitif est donc pour l'essentiel l'œuvre de Marx. Engels n'en a pas écrit le dixième.
   La brochure initiale était devenue un véritable livre qui, en petit format, dépassait vingt placards. Du coup, il n'avait pas besoin, selon les règlements en vigueur dans plusieurs États allemands, d'être soumis préalablement à la censure.
   Au moment d'envoyer le manuscrit à l'imprimeur, Marx lui donne son titre définitif : La Sainte Famille ou Critique... etc. L'ouvrage, imprimé sans retard, sort en février 1845, des presses de la Literarische Anstalt (J. Rütten), à Francfort-sur-le-Main.
   La Sainte Famille est une façon plaisante de désigner les frères Bauer et leurs partisans jeunes-hégéliens qui se groupaient autour de l'Allgemeine Literatur-Zeitung. Marx et Engels critiquent les conceptions idéalistes des frères Bauer, leur éloignement de la vie réelle et leur penchant à mener des joutes oratoires abstraites dans les domaines de la philosophie et de la théologie. Ces Jeunes-hégéliens, qui inclinaient au subjectivisme, ne voyaient dans les masses populaires qu'une matière inerte, un poids mort dans le processus historique, proclamant en revanche que les personnalités élues, et eux-mêmes en particulier, porteurs de « l'esprit », de la « critique absolue », étaient les créateurs de l'histoire. Ils voyaient l'obstacle décisif sur le chemin d'une évolution progressive de l'Allemagne, non dans l'ordre social réactionnaire qui y régnait alors, mais seulement dans les idées dominantes, en particulier dans la religion. De ce fait, ils ne s'élevaient pas contre cet ordre social, mais seulement contre les idées dominantes.
   La Sainte Famille est donc à l'origine essentiellement une œuvre polémique, un pamphlet. Elle souffre, comme L'Idéologie allemande, qui est de la même veine et vise, pour une bonne part, les mêmes adversaires – d'ailleurs bien des pages de ces deux œuvres rendent un son très voisin – de cette origine. D'abord parce que sont oubliés ou inconnus aujourd'hui les textes que Marx et Engels discutent, réfutent ou ridiculisent. Pour le lecteur actuel, La Sainte Famille souffre de la minceur de ces prétextes. Qui lit encore les brochures d'Edgar ou même de Bruno Bauer ? Qui, en Allemagne ou en France, s'intéresse aux commentaires détaillés qu'inspira à Franz Zychlin von Zychlinski (Szeliga) l'ouvrage d'Eugène Sue : Les Mystères de Paris ? Même ceux qui sourient ou s'attendrissent encore à la lecture des malheurs de Fleur-de-Marie, du Chourineur ou du Maître d'École, hésiteraient à considérer que ces héros de mélodrame expriment exactement le comportement, le mode de penser et d'agir de telle ou telle couche sociale de l'époque, au point qu'en faisant leur critique on s'attaque à la société dont ils sont issus et qu'ils reflètent.

30 euros (code de commande : 27904).

 

[MASEREEL (Frans)]. AVERMAETE (Roger) — Frans Masereel. Bibliographie Pierre Vorms et Hanns-Conon von der Gabelentz. Anvers, Fonds Mercator, 1975. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées).
Extrait de la préface :
   Frans Masereel taillait et gravait le bois de ses propres mains, directement, partant de quelques repères schématiques apportés au pinceau ou à la plume. Peu l'avaient fait avant lui. Telle était la qualité et la force de son expression artistique, que, souvent sans son autorisation préalable, nombre de publications lui faisaient porter leur bannière et maint mouvement progressiste ou rénovateur en reproduisant les œuvres de Masereel trouva sa propre expression dans les planches diffusées par l'artiste ou par ses éditeurs.
   Dans tous les pays d'Occident, où les éditions originales de ses bois virent le jour, Frans Masereel n'était connu que d'une élite, encore que, avant 1933, notamment en Allemagne, certaines éditions populaires aient atteint des tirages dépassant les cent mille exemplaires ; dans les pays de l'Est comme l'Union Soviétique et la Chine, les maisons d'éditions de l'État utilisèrent et utilisent toujours au maximum les possibilités de diffusion propres à la technique de l'impression du bois et ont adopté Frans Masereel en tant qu'artiste du peuple et pour le peuple.
   Rares sont ceux qui, avec la force d'un Masereel, ont fait le procès impitoyable de la laideur dans l'homme et si bien chanté ce qui fait sa beauté.
   Rares sont ceux qui, avec la même force, ont taillé l'image de la misère que l'homme, dans l'attente de sa propre perte, attire sur lui mais qu'il pourrait prévenir.
   Rares sont ceux enfin qui, à l'échelle de Masereel et avec l'intensité qui le caractérise, ont glorifié l'être humain dans une société – utopique peut-être – où tous les hommes seraient des frères.

60 euros (code de commande : 27940).

 

MASSART (Daniel)La gobeleterie belge (Aperçu économique de 1923 à nos jours). Seneffe, Société de Recherche Historique et Folklorique de Seneffe, 1989. In-4° agrafé, 115 p., illustrations en noir, tableaux, graphiques, envoi de l'auteur.
Extrait de l'introduction :
   Pendant les trente premières années du XXème siècle, vingt-quatre gobeleteries furent fondées. Nous en comptons vingt et une pour la région du Centre qui détint ainsi le monopole du « verre creux », alors que Charleroi garda celui du « verre plat ».
   La commune de Manage vit s'ériger sur son sol le plus grand nombre de gobeleteries. Cette industrie fit sa prospérité.
   Certaines gobeleteries eurent une vie bien éphémère ; d'autres, en général les plus importantes dès leur èrection, celles qui furent dirigées par des hommes doués d'une grande intelligence et du sens des affaires (MM..Edmond Paul, Edgard Wauty, Georges Sacré, Gustave Michotte, Léopold Tastelain , etc.) fonctionnèrent jusque dans les années 1970. Les petites verreries, montées à la hâte, parfois en périodes de crise, périclitèrent rapidement, favorisèrent le chômage, entrèrent dans le système des usines mises à l'arrêt et indemnisées. Dès que l'occasion se présentait, les entreprises boiteuses étaient reprises et désaffectées ; la concurrence était ainsi éliminée. [...]
   De la lecture de tous ces textes [les procès-verbaux] couvrant des dizaines d'années, se dégage l'impression que la situation a toujours été tendue, que cette industrie a toujours souffert de la concurrence de la gobeleterie mécanique, du protectionnisme des états voisins, du désintérêt chronique des autorités belges à l'égard des gobeleteries au profit des autres branches verrières.

15 euros (code de commande : 27920).

 

MIKHAILOV (Boris)Look at Me I Look at Water. Or Perversion of Repose. Göttingen, Steidl, 2004. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [132] p., reproductions en couleurs, première édition, très bon exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
   Tous les ouvrages de Michaïlov publiés par Steidl sont actuellement épuisés.
Biographie de l'artiste :
   
Boris Mikhailov was born in 1938 in Kharkov, Ukraine, and today lives and works in the Ukraine and Berlin. His work has been important in documenting the effects of the break-up of the Soviet Union on social structures and the human condition. Mikhailov has exhibited extensively, at institutions including the Kunsthalle Zurich and the Museum of Modern Art in New York. In 2000 he was awarded the Hasselblad Award.
Preface :
   This collection, or book, was composed in 1999 at the suggestion of the Heiner Muller Society ; my name had been found in one of Heiner Muller's notebooks. I can't claim that Heiner Muller's style is preserved throughout the book, but it seems to me that many of the photographs can be set alongside his writings.
   Despite the evident quantity of surface trivia here, the inner tension, the overall mood and the combination of different elements (apart, that is, from Muller's epic quality) remind me of his aesthetic approach.
   This was a time in my life of much travelling – from East to West, and back again – and it coincided with a certain loss of identity. It was a time in which moral qualities seemed shaken : the focus of my attention altered, latching onto the possibility of moral changes. The gaze which searches over the surface of things held sway over a more analytical response to the visual. I feel that this book may be of interest, trying as it does to reflect the initial period associated with the processes of emigration. The pictures describe a range of unstable states, and also the intensity of some obscure quest, a quest which is also a sort of experiment.
   From the aesthetic point of view, the choosing of combinations of photographs is something of a curator's project, reflecting a weariness with the domination of one accepted form of presentation for all sorts of different photographs. Here you can see a throwback to the time when photographers still walked the streets with their camera.
Le mot de l'éditeur :
   Rarely has anyone photographed reality in such an unprettified way as Boris Mikhailov. He captures the unadorned and the natural ; in pictures devoid of aesthetic exhaltation, he concentrates on people and their living conditions. On his journeys through Russia, Germany, and his Ukrainian homeland, Mikhailov has equally observed the poor, the well-to-do, the outcasts, and the homeless. Look at Me, I Look at Water was composed in 1999 at the suggestion of the Heiner Müller-Society when Boris Mikhailov's name was found in one of Heiner Müller's notebooks. With this book Mikhailov is continuing, thematically and conceptionally, what he began with his artist's book Unfinished Dissertation in 1985. The photographs are accompanied by handwritten Russian commentaries, which together give the impression of a private album which narrates stories from a chapter in the artist's life.

30 euros (code de commande : 27894).

 

[MONS - SIÈGE DE 1746]. Siege de Mons. 1746. Par l'Armée du Roy commandée par S.A.S. Monseigneur le Prince de Conty. Attaque de Nimy. Plan français manuscrit, tracés à l'encre en noir et rouge et lavis à l'encre verte et grise, titre manuscrit au verso, un petit manque (sans perte pour le dessin) dans la marge supérieure et décharges d'adhésif dans les angles supérieurs gauche et droit.
Dimensions :
   - Dessin : 460 x 357 mm.
   - Feuille : 487 x 376 mm.
   Beau plan, en bel état, particulièrement précis sur le plan du dessin de la fortification de la porte de Nimy et de l'emplacement des pièces d'artillerie et qui vient éclairer le récit du siège de Mons, au jour le jour, publié dans le Mercure de France.
   L'identification des lieux est malheureusement sommaire et peut même laisser un doute : le « chemin de Maubourg » désigne-t-il la route vers Obourg ou bien l'itinéraire qu'aurait pu emprunter le marquis de la Tour-Maubourg, alors lieutenant-général, pour relier l'attaque de la porte de Bertaimont à celle de la porte de Nimy ?

À propos du siège de la ville de Mons du 24 juin au 10 juillet 1746 :
   L'attaque française porte sur deux fronts, principalement sur celui de Bertaimont et, secondairement, sur celui de Nimy. [Pour l'attaque de la porte de Nimy], la nuit du 24 au 25 juin, on creuse au pied du mont Saint-Lazare [sur le plan indiqué sous le nom de hauteur de letierne landrigué] la première parallèle qui est pourvue de cinq batteries [...]. Au cours des nuits suivantes, les assiégeants creusent d'abord une deuxième parallèle sur laquelle on installe deux batteries de mortiers et de pierriers, et ensuite des tranchées d'approche qui enveloppent la tête du premier ouvrage à cornes. Ils envahissent progressivement les chemins couverts de celui-ci pour y placer des batteries de brèche. Les assaillants prennent aussi la « redoute » Dumont. Ils y installent une batterie [...]. Ils franchissent le fossé qui les sépare de la demi-lune et de l'ouvrage à cornes dont ils occupent rapidement le chemin couvert. De là, ils ouvrent une brèche dans le mur dudit ouvrage dont ils s'emparent avant d'y dresser des batteries de mortier et de brèche. Ils s'établissent par ailleurs dans le chemin couvert qui relie la « redoute » Dumont au pont qu'emprunte le chemin conduisant à la ville. La nuit du 9 au 10 juillet, ils comblent le fossé existant entre le premier ouvrage à cornes et le second, et forcent les assiégés à battre la chamade.
Bibliographie :
   - Journal du siège de Mons, dans Mercure de France dédié au Roi. Juin 1746, pp. 153-174.
   - De Keyzer (Walyer) et Van Mol (Bruno), Le siège de Mons par les Français en 1746. Les attaques aux portes de Bertaimont et de Nimy, dans, Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, p. 179.

450 euros (code de commande : 27939).

 

NIJS (Geert et Sara) — Jeu de crosse, crossage à travers les âges. Saint-Bonnet en Bresse, Choulla et Clava, 2012. In-8° collé, 282 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Il aura fallu attendre presque mille ans, avant qu'une recherche approfondie soit entreprise, sur un jeu remarquable, et pratiquement oublié, semblable au golf, appelé « Jeu de Crosse » ou « Crossage ».
   Le monde des historiens du golf connaît le nom de ce jeu, car il est souvent mentionné dans les livres sur l'histoire du golf écossais. Cependant, en dehors de la région frontalière franco-belge, l'ancien comté du Hainaut, où il est encore pratiqué de nos jours, peu de gens savent en quoi il consiste.
   Pendant sept ans, Geert & Sara Nijs, historiens de sport, ont étudié en profondeur, le passé et le présent du jeu, ses joueurs et l'environnement où il est pratiqué. [...]
   Le livre esquisse une image du passé et du présent de ce jeu remarquable dans son milieu historique, démographique, culturel, économique et religieux.
Table des matières :
   
- Introduction.
   - En quoi consiste le jeu de crosse ?
   - Un match comme tous les dimanches.
   - À travers les âges.
   - Le nom.
   - La saison.
   - Le parcours.
   - La crosse.
   - La choulette.
   - Les joueurs.
   - Les vêtements.
   - La nourriture.
   - Les tournois.
   - La religion.
   - Le carnaval.
   - Les batailles.
   - Les images.
   - Littérature.
   - Expressions, proverbes, chansons et poèmes.
   - Postface.
   - Annexes - Les règles du jeu.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 27924).

 

PHILIPPART (Solange) — Bonsecours au fil du temps... Illustration : Jean-Pierre Paemelaere. Bonsecours, Paroisse Notre-Dame de Bon Secours, 1985. In-8° broché, 184 p., illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   
I. De l'arbre à la chapelle.
   II. Le temps des chapelles.
   III. Le temps des malheurs.
   IV. La naissance du hameau.
   V. Le temps des révolutionnaires.
   VI. Le temps de la croissance.
   VII. Le temps des conflits.
   VIII. La nouvelle église.
   IX. L'irrésistible essor.
   X. Bonsecours, commune.

20 euros (code de commande : 27921).

 

[POÉSIE]. Bruxelles 1958. Anthologie poétique de l'Exposition. [88 poètes belges de langue française.] Bruxelles, Éditions de la Maison du Poète, 1958. In-8° broché, 452 p., ouvrage dédicacé par Paul-Louis Flouquet, éditeur, à Luc Hommel.
Liste des auteurs :
   - André Allard l'Olivier, Francis André, Albert Ayguesparse.
   - Henry Baucbau, Armand Bernier, Charles Bertin, Roger Bodart, Alain Bosquet de Thoran, Pierre Bourgeois, Thomas Braun, Constant Burniaux.
   - Maurice Carême, Achille Chavée, Lucien Christophe, Henri Coppieters de Gibson, Henri Cornélus, Gab Costalas.
   - Guy de Bosschère, Ernest Degrange, Arnold de Kerchove, Pierre della Faille, Joseph Delmelle, Carlos de Radzitzky, Robert de Saint-Guidon, Roger Desaise, Paul Desmeth, Lucienne Desnoues, Paul Dewalhens, Marie Dominique, Françoise Dony, Marie-Claire d'Orbaix, Hélène Du Bois, Hubert Dubois, Louis Dubrau, Jean Dypréau.
   - Paul Février, Pierre-Louis Flouquet.
   - André Gascht, José Gers, Robert Gofiin, Georges Guérin, Robert Guiette.
   - Arthur Haulot, Franz Hellens, Paul Hellyn, Marcel Hennart, Luc Henri.
   - Adrien Jans, Philippe Jones, Hubert Juin.
   - Anne-Marie Kegels, Roger Kervyn de Marcke ten Driesscbe,Frédéric Kiesel.
   - Michel Lambiotte, Marcel Lecomte, Théo Léger, Géo Libbrecht, Georges Linze.
   - Carlo Masoni, René Meurant, André Miguel, Jules Minne, Nestor Miserez, Jean Mogin, Hubert Mottart, Jeanine Moulin.
   - Paul Neuhuys, Norge, Pierre Nothomb.
   - Paul Palgen, Marian Pankowski, Gérard Prévôt, Hélène Prigogine.
   - Raymond Quinot.
   - Adrienne Revelard, André Romus, Noël Ruet.
   - Jacques-André Saintonge, David Scheinert, Andrée Sodenkamp, Geo Soetens, Jean Stiénon du Pré.
   - Marcel Thiry, Jean Tordeur.
   - Edmond Vandercammen, Lily Van de Woestijne, Fernand Verhesen.
   - Elie Willaime, Liliane Wouters.

25 euros (code de commande : 27914).

 

POINCARÉ (Raymond) — Du patriotisme. Discours prononcés à la Présidence de la République. Illustrations de Stab. Paris, Eugène Figuière & Cie, [ca 1920]. In-16 broché, 33 p., illustrations en couleurs hors texte, non coupé, (collection « Petits Livres d’Heures - Les Petits Bréviaires »), catalogue de l'éditeur in fine.
Avis aux lecteurs :
   Pouvait-on souhaiter plus beau Bréviaire du Patriotisme qu'un recueil des discours prononcés pendant la guerre par M. le Président Raymond Poincaré ? En nous autorisant à publier ces pages qui exaltent, en un langage tour à tour lyrique et dramatique, les plus belles qualités de notre race, M. Raymond Poincaré a fait un geste qui est celui d'un véritable Français.
Présentation de la collection :
   Il appartenait aux éditeurs E. Figuière et C'e, renommés pour leur esprit de progrès et d'initiative, d'instituer la mode charmante des petits livres donnés en cadeaux, ou envoyés à un ami, en témoignage de sympathie, ou laissés en souvenir du passage dans une ville dont l'hôte vous reçut aimablement. On met à la première page une dédicace aimable, une protestation de dévouement... ou d'amour s'il s'agît d'une personne très chère, un mot courtois, une pensée du cœur, et cette attention délicate est infiniment appréciée entre amis, entre mondains, entre fiancés... Il fallait, pour que ces éditions pussent plaire, qu'elles fussent dans le bon goût français, coquettes, élégantes, délicieuses par l'aspect comme par le contenu, et pouvant se mettre dans toutes les mains.
   C'est à quoi les Petits Livres d'Heures répondent, séduisants de texte et de présentation, ornés de dessins en couleurs, brochés sous couverture riche, ou mieux encore, reliés avec un luxe discret.

18 euros (code de commande : 27902).

 

Revue belge d'Histoire militaire. Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis. N° XXX-2. Juin 1993. Bruxelles, Société Royale des Amis du Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, 1993. In-8° broché, [80 (pp. 81 à 160)] p., exemplaire en très bel état.
Outre les comptes-rendus, ce volume contient :
   - 
Le passage des troupes wallonnes à travers les Alpes suisses dans les années 1617 et 1619, par R. Bolzern.
   - Wase patriotten in dienst van de Brabantse Revolutie in het bijzonder het Vrijwilligerskorps van Haasdonk (1790), par A. De Witte.
   - Les Gardes d'Honneur du Département de l'Ourthe, 1803-1814, par J.S. Vaessen (à suivre).

8 euros (code de commande : 27929).

 

Revue belge d'Histoire militaire. Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis. N° XXX-6. Juin 1994. Bruxelles, Société Royale des Amis du Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, 1994. In-8° broché, [88 (pp. 389 à 476)] p., quelques illustrations, exemplaire en très bel état.
Outre les comptes-rendus, ce volume contient :
   - 
De rol van de ruiterij in de Middeleeuwse oorlogvoering, par J.F. Verbruggen.
   - Les archers de Saint-Martin à Moustier au XVIe siècle : vision de l'organisation d'une confrérie militaire au travers d'un document normatif, par Ph. Desmette.
   - La Campagne de 1940 en Belgique. La journée du 10 mai dans le sous-secteur de couverture du 1er Lanciers, entre la frontière allemande et la position Royompré-Hockai-Stavelot, par A. Bikar (fin).

8 euros (code de commande : 27930).

 

Revue du Nord. Tome LXXVIII - n° 315 - avril-juin 1996. Études d'histoire picarde offertes à Pierre Desportes. Villeneuve d'Ascq, Revue du Nord, 1996. In-8° collé, [208] p., quelques illustrations.
Table des matières :
   - Études d'histoire picarde offertes à Pierre Desportes.
      - Préface, par Nadine-Josette Chaline.
      - Liste des publications de Pierre Desportes.
      - La Picardie existe-t-elle dans l'Antiquité ?, par Jean-Louis Cadoux.
      - Prieurés clunisiens, bourgs et cités (milieu du XIe - milieu du XIIIe siècle), par Philippe Racinet.
      - Les élites urbaines et le pouvoir municipal : le « cas » de la bonne ville de Lille aux XIVe et XVe siècles, par Denis Clauzel.
      - 17 février 1454 : le Banquet du Vœu du Faisan, fête de cour et stratégies de pouvoir, par Marie-Thérèse Caron.
      - Amiens, ville ligueuse : le sens d'une rébellion, par Marie-Louise Pelus-Kaplan.
      - Les villes picardes, citadelles du catholicisme, par Olivia Carpi-Mailly.
      - Grands notables et « électeurs à chaudrons » : le petit monde des censitaires dans la Somme sous Louis-Philippe, par Jean-Marie Wiscart.
      - L'église de Beauval et la famille Saint, par François Lefebvre.
      - Le Sillon dans le diocèse d'Amiens, par Nadine-Josette Chaline.
      - Oublis et non-dits de l'histoire de la Grande Guerre, par Stéphane Audoin-Rouzeau.
      - Amiens au lendemain de la Libération d'après la presse locale (1944-1945), par Alain Trogneux.
   - Comptes rendus.
      - Moines et moniales face à la mort, par B. Delmaire.
      - P. Lefebvre, O. Praeam, Ph. Godding et F. Godding-Ganshof, Chartes du chapitre de Sainte-Gudule à Bruxelles, 1047-1300, par B. Delmaire.
      - Der Briefwechsel Karls des Kühnen (1433-1477) ; Inventar, Herausgege-ben von Werner Paravicini, par M, Sommé.
      - J. Paviot, La politique navale des ducs de Bourgogne 1384-1482, par M. Sommé.
      - Portugal et Bourgogne au XVe siècle. Recueil de documents extraits des archives bourguignonnes (1348-1482), par M. Sommé.
      - C. Dauphin, P. Lebrun-Pezerat, D. Poublan, Ces bonnes lettres. Une correspondance familiale au XIXe siècle, par R. Grevet.
      - Culture et société dans l'Europe moderne et contemporaine, éd. D. Julia, Histoire et Civilisation, par R. Grevet.
   - Informations diverses.
      - Résumés (français, anglais, néerlandais).

20 euros (code de commande : 27928).

 

REYNOLDS (David) — Rich Relations. The American Occupation of Britain, 1942-1945. London, Phoenix Press, 2000. In-8° broché, XXX, 555 p., illustrations hors texte, quelques annotations.
En quatrième de couverture :
   David Reynolds' readable and scholarly yet entertaining book explores the rich variety of relations between pushy, homesick American GIs, famously lampooned as « over-paid, over-sexed, overfed and over here » and their British hosts – « under-sexed, under-paid, under-fed and under Eisenhower » – during the Second World War.
   This thrilling blend of military and social history is the result of relentless research of massive archival and oral sources. David Reynolds balances his study of government and military policies with a vivid, impressionistic account of the formal and informal relationships between the occupiers and the occupied.

12 euros (code de commande : 27911).

 

SABATIER (A.-J.) et VELAY (E.) — Dictionnaire classique étymologique des mots les plus usuels de la langue française dérivés du grec, à l'usage des gens du monde et des maisons d'éducation. Par M. A-J. Sabatier, chef d'institution de l'Académie de Paris, et par E. Velay, professeur de littérature, d'histoire et de géographie, membre de plusieurs sociétés savantes et littéraires. Paris, Hachette - Mansut - Delalain - Maire-Nyon, 1857. In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, plats encadrés d'une roulette gaufrée et de filets dorés, tranches marbrées, reliure passée et insolée, [3 (faux-titre, annonce de parution, titre)], [1 bl.], [5], [1 bl.], [3], [1 bl. ], [1], [1 bl.], 269, [1 bl.], [1 (errata)], [3 bl.] p., ex-libris.
But de l'ouvrage :
   Notre langue, indépendamment de la nomenclature des sciences qu'elle a empruntée du grec, compte aussi un grand nombre de mots du langage usuel qui ont la même origine. Il est certain que les personnes qui n'ont point étudié le grec, ne peuvent avoir qu'une connaissance incomplète de la véritable signification des mots français qui en dérivent. De cette ignorance découlent nécessairement une multitude d'erreurs dans l'emploi de ces mots, ou du moins une incertitude de l'esprit, qui gêne le développement de la pensée, et force à recourir à des périphrases pour rendre une idée que le mot propre exprimerait avec beaucoup plus d'exactitude et de concision. Notre but, en publiant un Dictionnaire étymologique des mots les plus usuels de la langue française, dérivés du grec, a été de venir au secours de ceux dont les études n'ont point embrassé cette langue, à laquelle la nôtre fait chaque jour de nouveaux emprunts. Nous nous sommes bornés aux mots du langage usuel, laissant de côté ceux qui forment le dictionnaire des sciences ; car il ne s'agissait pas pour nous de donner la totalité des mots de la langue française dérivés du grec, mais seulement de faciliter à tout le monde l'intelligence d'une multitude de mots qui s'emploient vulgairement dans la conversation. Rien de plus facile que de rendre commun à tous l'usage de notre petit dictionnaire. Il faut seulement exercer les élèves à lire les caractères grecs ; c'est tout au plus l'objet de deux ou trois leçons. Avec un peu de volonté, on peut même, à l'aide de l'alphabet placé en tête de l'ouvrage, se passer du secours du maître, et se former soi-même très rapidement à la lecture des mots grecs. Cette difficulté vaincue, voici comment nous pensons qu'on peut faire usage de notre livre : donner quelques mots du dictionnaire à apprendre chaque jour par cœur, et exiger que les mêmes mots soient copiés par l'élève avec exactitude, à la suite de son devoir de français. Ainsi se graveront dans la mémoire et l'intelligence des élèves et les mots et leur véritable signification ; ainsi l'expression de la pensée s'enrichira de signes nouveaux. Notre livre doit être surtout d'une grande utilité aux jeunes Demoiselles, et. nous osons espérer que Mesdames les Institutrices l'accueilleront avec faveur.
   Nous n'avons pas la prétention d'avoir fait un ouvrage parfait ; nous craignons au contraire que d'assez nombreuses omissions, que quelques erreurs peut-être soient signalées dans notre dictionnaire, bien que nous ayons mis tous nos soins à le rendre aussi complet et aussi exact que possible. Nous recevrons avec reconnaissance toutes les observations qu'on voudra bien nous adresser ; mais ce que nous demandons, c'est qu'on ne perde pas de vue le but que nous nous sommes proposé, c'est qu'on n'exige pas de nous au-delà de ce que nous avons voulu donner.

60 euros (code de commande : 27892).

 

[SÉVILLE]. Conmemoración del VII centenario de la conquista de Sevilla y de la fundación de la Marina Castellana. 1248-1948. [Vitoria], [Hijos de Ignacio Fournier], 1948. In-4° agrafé, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture un peu défraîchie.

10 euros (code de commande : 27901).

 

SOLLERS (Philippe) — La guerre du goût. Paris, Gallimard, 1994. In-8° collé, 642 p.
En quatrième de couverture :
   Ce travail, car c'en est un (et il ne suffit pas que l'auteur dirige une revue littéraire, soit conseiller dans une maison d'édition ou apparaisse, par intermittence, dans les médias pour en douter sérieusement), ne vise à aucune respectabilité institutionnelle. Il n'est pas un « recueil » de textes déjà publiés mais un véritable inédit puisqu'il a toujours été calculé pour avoir, trait par trait, sa signification comme ensemble. Il n'appartient à aucun parti ; ne prêche aucune issue collective ; n'incarne ni le Juste ni le Bien ; ignore la corruption ; ne défend qu'une immense minorité menacée, celle des créateurs de tous les temps. Il est habitué depuis longtemps, ce travail, à être traité comme secondaire ou superflu par les pouvoirs économiques et politiques, par le réflexe paternaliste ou la dérision populiste. Que l'auteur ait été tenu tour à tour, et parfois de façon réversible, pour précoce, classique, moderniste, maoïste, insignifiant, farceur, imposteur, schizophrène, paranoïaque, infantile, nul, libertin, papiste, voltairien, et j'en passe, n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'il se propose de faire entendre. Le préjugé veut sans cesse trouver un homme derrière un auteur : dans mon cas, il faudra s'habituer au contraire.

10 euros (code de commande : 27926).

 

Sur les traces des premiers hommes. Édité par Charles Susanne. Bruxelles, Crédit Communal, 1984. In-4° broché sous couverture rempliée, 168 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'Hôtel de Ville de Bruxelles en commémoration du 150e anniversaire de l'Université Libre de Bruxelles.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Adam et Ève ou adams et èves ?
      - Un précurseur belge : Philippe-Charles Schmerling (1791-1836), par R. Orban.
   - Les grandes lignes de l'évolution.
   - L'homme et ses cousins.

      - Les chromosomes des primates, par M. Kirsch-Volders.
      - Évolution moléculaire, par W. van der Loo.
   - L'homme et les grands singes : ressemblances et différences.
   - Comment dater ?
   - Ces singes qui vont devenir des hommes.
   - Premiers pas.

      - L'homme : une définition difficile, par C. Susanne.
      - Des buts et des méthodes de l'archéologie préhistorique, par D. Cahen.
      - Aux origines de la culture : la préhistoire africaine, par P. de Maret.
   - Nouveaux horizons.
      - Variations climatiques pendant le quaternaire, par R. Paepe.
      - Changements de paysages pendant le quaternaire, par R. Paepe.
   - Nos ancêtres immédiats.
      - Peut-on faire le portrait de nos ancêtres ?, par M. A. de Spiegeleire.
   - L'homme moderne.
      - Évolutions culturelles, par P. Bonenfant.
      - L'évolution de l'homme et « Le Pouce du Panda », par R. Orban.
   - Adams et èves.

20 euros (code de commande : 27925).

 

[VAN RYSSELBERGHE (Théo)]. MARET (François) — Théo Van Rysselberghe. Anvers, De Sikkel, 1948. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches en noir hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), petite déchirure (sans perte) à la jaquette.
Extrait :
   On a reproché à Théo Van Rysselberghe l'emploi « d'une formule ». Ne faudrait-il pas plutôt louer la foncière honnêteté qui ne lui a pas permis de l'abandonner avant d'en avoir épuisé les possibilités ? Des trois grands néo-impressionnistes, Seurat est mort trop jeune pour que nous sachions à quoi leur formule aurait abouti avec lui. Signac seul lui est resté fidèle, mais en élargissant sa touche, qui aurait fini par lui devenir insupportable, pour tomber dans un schématisme dont le but n'était plus que l'orchestration de couleurs, monotones à la longue dans leur éclat, en une arabesque qui valait par elle-même, abstraction faite de son pouvoir de représentation.
   Van Rysselberghe, au contraire, – et en cela il était bien de chez nous, – refusa de s'en tenir à cette pure ligne intellectuelle. Chez lui le procédé n'était pas un but, mais un moyen. Dès qu'il le domine il le simplifie, puis l'abandonne, dans l'ivresse clairvoyante de rendre adéquatement un monde qu'il aime. Cette fidélité à la chose est éminemment flamande. Alors que les œuvres de Signac sombraient dans le cérébralisme, celles de notre peintre se chargeaient de plus en plus d'humaine allégresse. La rigueur pseudo-scientifique du néo-impressionnisme risquait, en fin de compte, de faire de l'artiste une machine à calculer. Théo Van Rysselberghe a su s'en dégager parce que, avec un intellect robuste, il avait, non seulement un œil pour voir, mais aussi un cœur, pour s'émouvoir de l'éternelle beauté.

10 euros (code de commande : 27936).

 

VERRIER (Jean) — La broderie de Bayeux dite Tapisserie de la Reine Mathilde. Reproduction intégrale au cinquième de l'original accompagnée de huit planches en couleurs. [Paris], Tel, 1946. Grand in-8° oblong sous couverture rempliée, IV, 40 p., 8 planches hors texte en couleurs, édition bilingue (français - anglais).
Extrait de l'introduction :
   On a beaucoup écrit sur la célèbre broderie qu'on appelle traditionnellement la tapisserie de Bayeux ou tapisserie de la Reine Mathilde. La bibliographie des livres et des articles dont elle fait la matière formerait elle-même un petit volume depuis le tome II des « Monuments de la Monarchie française » de Dom Bernard de Montfaucon, paru en 1730 et le « Mémoire » de Lancelot à l'Académie des Inscriptions en 1733, jusqu'à la publication de A. Levé, parue en 1919 et à la communication de H. Prentout à la même Académie des Inscriptions en 1933 : deux siècles de recherches, de controverses qui peu à peu semblent bien avoir résolu la plupart des principaux problèmes que soulève l'œuvre, ses origines, son histoire, sa date, les faits qu'elle rapporte, les personnages qu'elle représente, les costumes et l'armement de ceux-ci, la graphie et les particularités linguistiques des inscriptions qui accompagnent les scènes.
   Sans doute subsiste-t-il encore bien des obscurités sur des points de détails et trouvera-t-on matière à de savantes dissertations et à d'ingénieuses hypothèses ; peut-être une connaissance plus approfondie des événements si graves qui se déroulèrent lors de la succession au trône d'Angleterre du roi Edouard et de la conquête du duc Guillaume permettra-t-elle de rectifier certaines des interprétations des scènes figurées par les brodeuses, mais l'essentiel nous semble établi et nous n'avons nullement la prétention de reprendre la controverse ni de renouveler la discussion.
   En publiant une nouvelle reproduction intégrale de la broderie de Bayeux, au cinquième environ de l'original, en y ajoutant un certain nombre de planches en couleur qui permettent de juger de la qualité de chacune des tonalités et des unes par rapport aux autres, en accompagnant ces reproductions du récit qu'elles illustrent, nous avons voulu mettre à la disposition des savants et du grand public, qui chaque jour s'intéresse davantage aux œuvres d'art de notre passé, un album qui rendra possible aux premiers des études aussi minutieuses que le permettrait l'examen de l'œuvre même et aux seconds une vision exacte et attrayante, grâce aux ressources actuelles de la photographie et à la qualité des reproductions, d'un monument unique de notre art national.

20 euros (code de commande : 27905).

 

[VIEUCHANGE (Michel)]. DE MEAUX (Antoine) — L'ultime désert. Vie et mort de Michel Vieuchange. Paris, Phébus, 2004. In-8° broché, 262 p., (collection « D'Ailleurs »), exemplaire en très bel état, épuisé dans ce grand format.
En quatrième de couverture :
   Nombreux sont aujourd'hui ceux qui considèrent Smara (1932) de Michel Vieuchange comme « LE » livre parmi ceux qui ont été écrits sur le désert. Un livre pour ainsi dire arraché à la fournaise et aux sables par un garçon de vingt-six ans parti se brûler les ailes dans la zone interdite de l'El-Gaada mauritanien. Un livre qui fascina des esprits aussi divers que Claudel, Massignon, Cocteau, Paul Bowles ou Théodore Monod.
   Mais sur l'auteur de ce livre, Michel Vieuchange (1904-1930), avouons qu'on savait peu de chose. Antoine de Meaux, dont ce sont ici les débuts en littérature, se garde bien – tant mieux – de re-raconter l'incroyable aventure de Vieuchange au désert (Smara suffit à cela). Ayant eu accès aux archives de la famille et à nombre de documents étonnants, il parvient à nous faire revivre comme de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à ce qu'on appelle un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là : en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé, cravaté, plein de santé, se transmue d'impossible façon en une sorte de démon ou d'archange, ravagé par l'incendie intérieur, dardant sur le monde un regard de foudre... D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé ?
   C'est à cette question qu'a voulu répondre le livre d'Antoine de Meaux : « J'ai souhaité rassembler, précise-t-il, les éléments épars de cette vie, tâcher de comprendre ce que Michel avait tenté de nous dire en allant se perdre au désert. J'ai été au Maroc, au cimetière d'Agadir où il repose, et jusqu'à Smara. Ma biographie est en fait une sorte de pèlerinage, entre quête et enquête, un cheminement vers ce prodigieux visage de la fin que le temps risquait d'effacer de nos mémoires, et dont j'étais convaincu qu'il avait un secret à révéler. »

12 euros (code de commande : 27913).

 

VOLTAIRE — Candide ou l'Optimiste. Illustrations originales en couleurs de Berthommé Saint-André. Paris, Rombaldi, 1939. In-8° broché sous couverture rempliée, 181 p., 5 planches hors texte en couleurs, exemplaire numéroté (n° 739), en bel état.
Note de présentation d'une réédition chez Flammarion :
   Tout acquis aux leçons de l'optimiste docteur Pangloss – selon qui tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles –, Candide mène une existence heureuse dans le château de Thunder-ten-tronckh. Mais un jour, pour avoir embrassé la belle Cunégonde, il est chassé de son paradis terrestre.
   De la Westphalie jusqu'en Turquie, en passant par la Hollande ou les Amériques, il découvre une réalité odieuse, où la barbarie des hommes n'a d'égale que l'horreur provoquée par les catastrophes naturelles.
   Instaurant un dispositif satirique d'une méchanceté inouïe à l'encontre des métaphysiques stériles, Voltaire rédige le plus noir mais aussi le plus enjoué de ses contes philosophiques.

20 euros (code de commande : 27932).

 

[YOURCENAR (Marguerite)]. HALLEY (Achmy) — Marguerite Yourcenar en poésie. Archéologie d'un silence. Amsterdam - New York, Rodopi, 2005. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 604 p., (collection « Faux Titre », n° 268), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Marguerite Yourcenar en poésie est la première étude critique consacrée aux rapports complexes et féconds entretenus par une figure singulière de la littérature française du XXe siècle avec la poésie. Lectrice fervente dont la bibliothèque témoigne de la diversité de ses passions poétiques, traductrice et critique de plusieurs grandes figures de la poésie universelle mais aussi poète fidèle à la tradition française héritée de Hugo et de Baudelaire, Yourcenar n'a cessé de questionner le fait poétique, véritable source souterraine qui irrigue l'ensemble de son œuvre. De sa découverte de la poésie à ses choix esthétiques à contre-courant des avant-gardes qui ont marqué son époque, du décryptage de ses propres poèmes à sa pratique de la traduction comme réécriture complice, de ses relations avec les poètes de son temps à l'analyse de son activité de critique, pour la première fois, l'auteur retrace l'itinéraire intime de Marguerite Yourcenar à la fois au cœur et en marge de la grande poésie du XXe siècle. Nourri de nombreux textes et témoignages inédits et explorant des domaines encore en friche, comme l'analyse génétique de la bibliothèque de Marguerite Yourcenar, l'essai d'Achmy Halley lève le voile sur un pan non négligeable de l'œuvre de l'auteur de Mémoires d'Hadrien, laissé jusqu'alors dans l'ombre. En proposant, selon la belle formule de Michel Foucault, une « archéologie du silence » qui entoure la relation de Yourcenar avec la poésie, l'auteur redonne à l'acte poétique la place qui lui revient au cœur du processus d'écriture de celle qui se considérait avant tout comme poète.

80 euros (prix neuf : 168 €) (code de commande : 27922).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 5 mars 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(5 février 2019)

 

BEAUBERNARD (Robert) — Montceau les Mines. Bourg-en-Bresse, La Taillanderie, 1990. In-8° broché, 239 p., illustrations, (collection « Histoire en Région »), exemplaire en très bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   Montceau-les-Mines – on l'ignore encore trop – fut, au siècle dernier, un véritable laboratoire social. Un sociologue ne pourrait rêver mieux comme conditions d'observations. Conditions, à vrai dire, si privilégiées qu'elles en sont presque caricaturales : ville industrielle construite « ex nihilo », (une des plus jeunes villes de France, 1856) ; patronat répondant au schéma classique : sorti de l'obscurité par la robe, enrichi par le négoce, établi par la spéculation ; capitalisme d'abord jalousement familial puis immobilier par actions sous la poussée formidable des nécessités ; main-d'œuvre docile devenant peu à peu révolutionnaire ; il y a tout cela dans l'histoire qu'on va lire. Quant aux idées qui firent fermenter la cuve, ce sont, on s'en doute, celles que l'on connaît bien : capitalisme de droit divin (je n'aime pas beaucoup cette expression, mais elle est si répandue que je ne puis que la reprendre), libéralisme, christianisme social, anarchisme ou socialisme révolutionnaire. Il est intéressant de voir ces doctrines à l'œuvre dans des conditions parfaitement définies dans le temps (XIXe siècle) comme dans l'espace (vallée de la Bourbince, en Saône-et-Loire). On me pardonnera d'avoir négligé les aspects techniques. D'autres en ont parlé auxquels je renvoie volontiers. Mais ce livre soulève plus de questions qu'il n'en résout. C'est un essai, un simple essai. De nombreuses années seront probablement encore nécessaires pour écrire la véritable « Histoire de Montceau-les-Mines ».

20 euros (code de commande : 27868).

 

BOSIO (Antonio) et ARINGHI (Paolo) — Roma subterranea novissima, in qua antiqua christianorum et præcipue martyrum cœmeteria, tituli, monimenta, epitaphia, inscriptiones, ac nobiliora sanctorum sepulchra, tribus libris distincta, Fideli enarratione pariter ac graphicis iconibus, ceu gemina face illustrantur ; plurimæque inde Res Ecclesiasticæ declarantur : ex absolutissime opere Pauli Aringhi in hanc portatielm formam concinnata, cun indice capitum & rerum exactissimo. Arnhem, Hagen, 1671. [Arnhemiæ, / Apud Joan. Fridericum Hagium, / Anno M. DC. LXXI.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, mors fragiles, manques à la coiffe et à la queue, [1 (titre)], [1 bl.], [20 (avis au lecteur, table, calendrier)], 630, [29 (index)], [1 bl.] p. nombreuses figures dans le texte et bien complet des 53 gravures hors texte dont le titre-frontispice et une carte à déplier, bon exemplaire.
   Antonio Bosio (Malte, 1575 ou 1576, Rome, 1629), considéré comme « le père de l'archéologie chrétienne », consacra l'essentiel de ses recherches historiques aux catacombes de Rome. L'ouvrage qui en résultat fut publié, de manière posthume, en 1632-1635, sous le titre Roma Sotterranea. En 1651, Paolo Aringhi (Rome, 1600-1676) en fit éditer, au format in folio, une traduction latine qu'il augmenta de commentaires.
Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, col. 1124-1125.

500 euros (code de commande : 27891).

 

CHARDONNE (Jacques) — L'Épithalame. Édition définitive. Paris, Les Compagnons du Livre, 1953. In-8° sous une reliure d'éditeur ornée des fers originaux en trois tons d'après la maquette de Jean Mohler,438 p., exemplaire numéroté sur Vélin supérieur des Papeteries de Vizille (n° 617), décharges d'adhésif sur les gardes.
Présentation par Denis Tillinac pour une réédition chez Albin Michel :
   La première partie de son œuvre, inaugurée par l'Épithalame (1921), dessine autour du lien conjugal des arabesques merveilleuses.
  Dans la promiscuité conjugale, homme et femme peuvent se modeler, ou se détruire, ou les deux ensemble. Ils écoutent la mélodie de la solitude, qui est très suave et très cruelle. Ils s'épient, se sourient, se narguent. Il y a de la tendresse dans leur exaspération, de l'ironie dans leur tendresse, du désespoir dans leur ironie. Jamais les époux de Chardonne ne fusionnent, car jamais ils ne couchent ensemble. Pourtant ses héroïnes sont désirables ; un feu intérieur les embrase, qui ressemble à de l'hystérie contenue. Ce dédale conjugal, cette moiteur, cet inachèvement nous sont restitués en phrases courtes et sèches, baignées d'une clarté lunaire. Petites phrases en forme d'aquarelles qui glissent comme fait la pluie sur une fenêtre, un dimanche après-midi, dans une maison bourgeoise et provinciale, à Barbezieux ou ailleurs...

10 euros (code de commande : 27843).

 

Charleroi, Mons, Valenciennes. Villes de la frontière. Institut français d'Architecture. Sous la direction de Maurice Culot. Paris, Norma, 2001. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 381 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de la Frontière »), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Le Hainaut. Froissart, le poète, le chroniqueur du temps de la guerre de Cent Ans, y est chez lui. Stevenson descend les rivières du Nord en canoë avant d'aborder sur l'Île au trésor. Zola dresse les tréteaux de Germinal dans les corons de Valenciennes. Rimbaud se régale d'une assiette de jambon tiède et goûte un rare moment de bonheur à Charleroi. Verlaine voit dans sa prison de Mons « le meilleur des châteaux ». À Marchienne, Marguerite Yourcenar, confrontée aux portraits de ses ancêtres, dessine celui de Saint-Just, qui fit incendier les grandes abbayes hennuyères. Chez tous ces écrivains, l'écriture est entraînée par la force de suggestion des architectures, des villes, des paysages.
   Ce livre se présente comme une critique en plein air, un itinéraire en zigzag, là où la frontière croise à angle droit l'axe du charbon et de l'industrie, confrontant le tentaculaire et le bucolique, le noir et le vert, l'eau impassible de canaux pourvus d'ascenseurs et celle des ruisseaux, des rivières et des fleuves, l'Oise, la Scarpe, la Sombre, l'Escaut.
   Ici, tout est entremêlé et à découvrir: les chefs-d'œuvre d'ingénierie, les perles de l'Art nouveau et de l'Art déco, les cités minières emblématiques – Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Wallers... – et un florilège de réalisations contemporaines, architectures-sculptures de Székély, rougeoyant théâtre du Phénix à Valenciennes, Mundaneum de Mons, cet insolite musée du courant mondialiste sorti d'une bande dessinée de Peeters et Schuiten, ou Parc d'aventures scientifiques de Frameries dû à la virtuosité mimétique de Jean Nouvel.
Sommaire :
   - À l'espoir de l'Europe, par Maurice Culot.
   - L'amour, la poésie, les armes, par Dominique Delaunay.
   - Variations territoriales du « Petit Pays », par Éric Furlan.
   - Le Hainaut partagé, par Jean Clinquart.
   - Charleroi, une ville-territoire, par Jean-Louis Delaet.
   - Mons, de la cité à la communauté urbaine, par Robert André.
   - Valenciennes, chronique d'un siècle de mutations, par William Maufroy.
   - Promenades en Hainaut, par Maurice Culot et Dominique Delaunay.
      - De l'Oise à l'Escaut.
      - De Charleroi à Valenciennes.
   - Repères biographiques.
   - Orientation bibliographique.
   - Index.

20 euros (code de commande : 27865).

 

[FIÉVEZ (Maurice)]. Un martyr de Flossenburg. L'abbé Maurice Fiévez curé de Pont-à-Celles. [Pont-à-Celles], Œuvres de l'Abbé Fiévez, [1946]. In-8° broché, 123 p., quelques illustrations hors texte, rousseurs, peu courant.
Table des matières :
   - Quelques mots de Mgr Louis Delmotte (évêque de Tournai).
   - Servir - Les grandes lignes d'une vie.
   - Son journal à la prison de Charleroi.
   - Oraison funèbre prononcée au service solennel chanté à Pont-à-Celles, le 11 juin 1945, par M. l'abbé Marcq.
   - Oraison funèbre prononcée au service solennel chanté à Frasnes-lez-Buîssenal, le 12 juin 1945, par M. l'abbé Bracaval.
   Compte rendu du service religieux célébré à Pont-à-Celles le 11 juin 1945.

20 euros (code de commande : 27866).

 

[GIACOMETTI (Alberto)]. DUFRÊNE (Thierry) — Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité. Genève, Skira, 1994. In-8° broché sous couverture rempliée, 221 p., planches en noir et en couleurs in fine, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Introduction.
   - La dimension intérieure (1925-1930).
      - Giacometti à la Grande Chaumière.
      - Entre « choses pleines et calmes » et formes « aiguës et violentes ».
      - Du volume à la sculpture-espace.
      - La dimension intérieure et l'abstraction.
   - Les objets surréalistes.
      - Modèles réduits de la vie intérieure.
      - Les figures concrètes de la pensée.
      - Les « mondes » surréalistes.
      - Le palais à quatre heures du matin.
      - La vie continue.

   - Les dimensions de la perception.
      - La sortie du surréalisme.
      - « L'image qui devient consciente. »
      - De Cézanne à Giacometti : l'apparence épinglée.
   - La démesure.
      - Les petites figures et le « point d'Archimède ».
      - Tropismes des années 1930-1940 : l'ascèse du regard et le « misérabilisme ».
      - Giacometti et Merleau-Ponty ou « La présence à la racine du phénomène ».
      - La profondeur existentielle.
      - Sartre et Giacometti : des expériences voisines.
   - La variable créatrice.
      - Les « places ».
      - D'une dimension l'autre.
      - Le monumental à rebours.
      - Le panorama en mouvement.
   - Conclusion.
   - Biographie.
   - Écrits de l'artiste.
   - Entretiens publiés.

12 euros (code de commande : 27888 13405).

 

HIRSOUX (Guy) — Les larmes noires. [Bois du Cazier - Parent - Bas Longs Prés - Pechon - Cerisier - Courcelles - Nord n° 8 - Martinet - Gouffre - Bascoup n° 6 - Forte Taille - Mambourg - Sacré Français - Saint-André... Histoire d'un monde disparu, celui de la mine et des mineurs au Pays de Charleroi.] Préface de Mirello Bottin. Bastogne, Schmitz, 1994. In-4° collé, 515 p., illustrations, exemplaire en bel état, rare.
En quatrième de couverture :
   Un jour, un enfant posera cette curieuse question à son père : « Papa, pourquoi dit-on que nous sommes des gens du Pays Noir ? »
   Ne souriez pas !
   Lorsque l'on constate ce qu'il reste de notre exploitation minière récente, il se pourrait que cette question nous soit posée sous peu !
   Le Roton, dernier charbonnage actif de notre région, n'est fermé que depuis... dix ans !
   Il faut vivre avec son temps, notre industrie houillère n'était plus rentable. Il est impossible de prospérer avec un secteur en perpétuel déficit.
   Mais, si les fermetures peuvent s'expliquer et être admises, il est moins aisé d'accepter ou comprendre l'ardeur que l'on met à effacer la mine et les mineurs de la mémoire.
   Plus de trente mille mineurs, des hommes, des femmes et des enfants, ont trouvé la mort dans les mines de Belgique. Comme d'autres, mais sans armes à la main, ils sont morts pour que vive la Belgique ! Aucun mausolée n'est élevé à leur mémoire. L'Histoire semble les oublier.
   Pire encore, de tous les bassins miniers belges, celui de Charleroi est celui qui veuille le plus effacer son récent passé minier de sa mémoire.
   La Belgique est fière de sa démocratie et de ses acquis sociaux. Notre bien-être nous a été donné en héritage par les mineurs du siècle passé. L'intégration des Italiens est un exemple pour tous. Elle s'est faite dans les galeries profondes de nos charbonnages.

25 euros (code de commande : 27869).

 

[LE SCOUËZEC (Maurice)]. LE SCOUËZEC (Gwenc'hlan)Le Scouëzec 1881-1940. Montparnasse. La Bretagne. L'Afrique. [Introduction par Gérard Bonicel.] Le Mans, Cénomane, 1998. In-4° broché, 159 p., nombreuses illustration la plupart en couleurs, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Maurice Le Scouëzec », organisée à l'Abbaye de l'Épau, au Mans, en septembre-octobre 1998.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Roland du Luort.
   - Introduction, par Gérard Bonicel.
   - Repères biographiques.
   - L'œuvre.
      - La jeunesse, 1895-1902.
      - La période militaire, 1902-1917.
      - La première période de Montparnasse, 1917-1921.
      - La deuxième période de Montparnasse, 1921 -1925.
         - La période de Montparnasse, planches
      - L'Afrique de 1925.
      - La troisième période de Montparnasse, 1925-1934.
      - La Suisse, 1927-1928.
      - L'Afrique de 1928.
         - L'Afrique, planches.
      - Le voyage de Madagascar, 1930-1931.
         - Le voyage de Madagascar, planches.
      - Les gravures.
      - Les fresques de Normandie, 1932-1933.
      - Douarnenez, 1936-1940.
      - La Bretagne.
         - La Bretagne, planches.
   - Expositions.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 27885).

 

McDOUGALL (Joyce) — Éros aux mille et un visages. La sexualité humaine en quête de solutions. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 308 p., (collection « Connaissance de l'Inconscient »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Nos vies seraient assurément plus simples – mais aussi plus pauvres – si notre sexualité était comme chez l'animal réductible à un instinct préformé qui connaît son objet, sa finalité, ses modes de satisfaction. Comme nous serions plus assurés si notre sexe anatomique garantissait notre identité sexuelle.
   Or le polymorphisme et la persistance de la sexualité infantile antérieure à la maturation des organes génitaux, la bisexualité psychique, les conflits d'identification, l'existence de cet énigmatique X nommé libido, capable de migrer là où on l'attend le moins, compliquent sérieusement le tableau. Éros ne nous laisse pas en paix, au point que Joyce McDougall peut ouvrir son livre avec cette affirmation : « La sexualité humaine est essentiellement traumatique. »
   Ce sont les multiples visages d'Éros que l'auteur scrute avec le talent qu'on lui connaît, renouvelant, entre autres, au cours de son exploration, nos vues sur la féminité et l'homosexualité féminine, sur les perversions et l'addiction, ou encore sur les diverses formes des éclosions psychosomatiques.
   L'étendue et la fraîcheur de l'expérience clinique, ici largement convoquée, font du lecteur un compagnon de ce que Joyce McDougall aime appeler le « voyage psychanalytique ».

15 euros (code de commande : 27877).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Ma nuit au jour le jour. Introduction de Bruno Mattéi. Paris, Maspero, 1978. In-8° broché sous couverture rempliée, 203 p., (collection « La Mémoire du Peuple »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « Pour savoir ce que c'est que la vie de mineur, il faut se dire qu'on y est condamné jusqu'à la mort, malgré les coups durs, les dangers, la misère. Faire une année de travaux forcés, ce doit être terrible, mais y être condamné à perpétuité... »
   Ainsi s'exprime Constant Malva dans Ma nuit au jour le jour, écrit en 1937 et publié seulement quinze ans plus tard – et d'abord, en extraits, dans Les Temps modernes en 1947.
   De son vrai nom Alphonse Bourlard, Constant Malva est né en 1903 dans le Borinage en Wallonie. Fils de mineur, toute sa vie a été marquée par la mine : il a passé vingt ans dans la fosse et il est mort en 1969 des suites de la maladie professionnelle de la mine, la silicose. N'ayant même pas son certificat d'études primaires, il a voulu écrire, pour témoigner, avec obstination : « Écrire est un moyen de m'épancher, c'est une longue confidence à mes frères anonymes perdus dans la même nuit. »
   Ma nuit au jour le jour est un des grands livres produits par le groupe des « Écrivains prolétariens » qui s'est constitué dans les années 1930. Mais c'est surtout un témoignage, un réquisitoire, sur la vie des mineurs du Borinage. « J'ai voulu démystifier ceux qu'on appelle les "héros du sous-sol". Quelle invraisemblance ! Il est difficile d'être un héros en consentant au sort d'esclave. »
   L'introduction de Bruno Mattéi replace dans le contexte historique et social de l'époque, Constant Malva et son récit « au ras des gestes » à l'encontre de toute l'imagerie traditionnelle.

15 euros (code de commande : 27872).

 

MARC AURÈLE — Pensées de Marc Aurèle. Traduction de G. Michaut. Titre, portrait, fleurons gravés par I.-L. Perrichon. Lettre-préface par Gabriel Séailles. Paris, Pelletan, 1919. In-8° broché, XIV, 223 p., tirage limité à 750 exemplaires numérotés (n° 633 H.C.).
Extrait de la lettre-préface :
   Vous avez, mon cher ami, dédié pieusement votre édition des Pensées de Marc Aurèle à la mémoire d'Eugène Carrière. Nul hommage n'eût été plus sensible à celui qui en est l'objet, nul aussi n'est plus justifié. Il ne rapproche pas deux noms au hasard d'un choix arbitraire ; il rapproche deux hommes qui, dans les conditions les plus différentes, à des siècles d'intervalle, ont trouvé dans la vie le même enseignement, & par leurs sentiments, par leurs actes, ont apporté à l'humanité les mêmes raisons de ne pas désespérer d'elle-même. [...]
   L'optimisme de Marc Aurèle est le refus d'avouer le mal dans le désespoir d'y porter remède ; l'optimisme de Carrière est fait d'amour & de confiance, il est la foi dans l'action universelle que l'homme poursuit & dans les fruits de justice que doit mûrir la dernière montée de sève dans l'arbre de la vie. Unité de la raison, conformité à la nature, résignation, bienveillance, action sur soi-même, solidarité des hommes, toutes ces vérités, chez Carrière, se transfigurent, parce qu'elles sont vues dans le rayonnement de l'espérance.

20 euros (code de commande : 27844).

 

[MERCIER (Cardinal Désiré-Joseph)]. SIMON (A.) — Le cardinal Mercier. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1960. In-8° sous reliure d'éditeur, couverture conservée, 180 p., un portrait en frontispice, (collection « Notre Passé »), exemplaire en très bel état, note manuscrite à la page de garde.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Les préparations.
   II. L'universitaire.
   III. L'évêque.
   IV. Le citoyen.
   V. Signification du Cardinal Mercier.
   - Orientation bibliographique.

10 euros (code de commande : 27851).

 

MISONNE (Daniel) et DUVOSQUEL (Jean-Marie) — Le Hainaut dans les Albums du duc Charles de Croÿ. (Fin XVIeme - Début XVIIeme siècle) Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, 1980. In-8° broché, 36, [56 (illustrations en noir)] p.
Table des matières :
   Chapitre I. Le Duc Charles de Croÿ et ses Albums.
      a) Charles de Croÿ.
      b) Coup d'œil sur l'ensemble des Albums.
   Chapitre II. Les cinq Albums du Comté de Hainaut.
      a) La série primitive.
      b) La dispersion.
      c) L'inventaire des vues.
   Annexe : Inventaire des vues.
      1. Prévôté de Mons.
      2. Prévôté de Valenciennes.
      3. Châtellenie d'Ath.
      4. Prévôté de Maubeuge.
      5. Prévôté de Bavai.
      6. Prévôté de Binche.
      7. Prévôté du Quesnoy.
      8. Prévôté de Landrecies.
      9. Châtellenie de Bouchain.
      10. Châtellenie de Braine-le-Comte.
      11. Bailliage de Lessines.
      12. Bailliage de Hal.
      13. Bailliage d'Enghien
      14. Prévôté de Soignies.
      15. Bailliage du Rœulx.
   Chapitre III. Trois localités étrangères au Comté de Hainaut.
      - Localités du Hainaut dans les autres Albums.
      a) Localités du Comté de Hainaut.
      b) Localités aujourd'hui en Hainaut n'ayant pas appartenu au Comté.

10 euros (code de commande : 27858).

 

[MONS]. Mons, deux siècles d'art. Par Josée Mambour-Deboulle, Baudouin Hambye, Fernand Martin, Eugène Mottoul, Émile Poumon et Lucie Tondreau. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette (froissée) d'éditeur, 159 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1500 exemplaires.
Table des matières :
   - Préface, par Abel Dubois.
   - Introduction.
   Chapitre I. L'école de la peinture de Mons au XIXe siècle.
      - Du classicisme au naturalisme.
         - De Wauquière à Hennebicq (1856-1875).
         - Antoine Bourlard et son temps.
   Chapitre II. La peinture montoise de 1900 à 1950.
      - La peinture montoise de 1900 à 1930.
         - Du début du siècle jusqu'à la première guerre.
         - Après la première guerre jusqu'en 1930.
         - Après 1930.
      - Directeurs de l'Académie de Mons (1899-1949).
      - Les cercles d'art à Mons (Le Bon Vouloir - L'Essaim).
      - Mouvements nés entre les deux guerres (Le mouvement Nervia - Les Loups - Le Mouvement surréaliste à Mons).
   Chapitre III. La peinture à Mons de 1950 a nos jours.
      - De quelques épigones...
      - Autour de l'Académie des Beaux-Arts.
      - De 1969 à nos jours.
   Chapitre IV. L'École de gravure de Mons.
      - L'École de Mons après Danse.
      - Le déclin de l'École de gravure.
      - La lithographie montoise.
      - Les dernières années.
      - Appendice : Quelques notions indispensables - Quelques mots sur la gravure en couleur.
      Épilogue.
   Chapitre V. Les sculpteurs montois au XIXe siècle et au XXe siècle.
   Chapitre VI. Répertoire des artistes montois.
   Index.

45 euros (code de commande : 27864).

 

[MONS - COMMERCE]. École d'Équitation de P. Poot, Rue de Bertaimont N° 9, Près le pont des Récollets à Mons. Très rare carton publicitaire lithographié, 92 x 50 mm., en bel état.

25 euros (code de commande : 27886).

 

MULPAS (Georges) — Histoire d'Élouges. Tome I. - Annexes (complet). Thulin, Imprimerie R. Manteau, 1968. Deux volumes in-8° collés, 143 p., 16 planches hors texte (plans, tableaux, cartes, certains à déplier) et LX p., petit cachet ex-libris à la couverture.
On joint la réédition publiée la même année de l'ouvrage de :
DEBOVE (Charles) — Élouges, ses antiquités et son histoire. In-8° collé, 87 p., XXIII planches volantes faisant suite, bon ensemble bien complet.
   Les Annexes forment en réalité le tome II.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Christiane Piérard.
   - Avertissement.
   - Ouvrages consultés.
   - Charles Debove, sa vie, son œuvre.
   - Quelques trouvailles après Ch. Debove.
   - Étymologie d'Élouges.
   - Héraldique.
   - La Chapelle du Bon Dieu.
   - Les moulins.
   - Chemins et chausséage.
      - Octroi du 21 juin 1758.
      - Les barrières.
      - Dénomination des chemins.
      - Éclairage.
   - La chaux.
   - Le charbon, introduction.
      - Origine.
      - Des usages anciens à la législation du XIXe siècle.
      - Exploitation.
      - L'eau.
      - Air et lumière.
      - Relations d'accidents.
      - Des veines à la surface.
      - Situation sociale du mineur.
   - Évolution parallèle de l'industrie et de l'artisanat.
      - Habitation
      - Population.
      - Industries diverses.
   - Index onomastique.

L'ensemble : 35 euros (code de commande : 27855).

 

MUSSET (Alfred de) — On ne badine pas avec l'amour. Illustrations de Raymond Peynet. [Paris], Éditions du Bélier, 1946. Grand in-8° broché sous couverture rempliée, 87 p., 49 illustrations en couleurs (1 couverture, 4 à pleine page, 18 bandeaux en tête des actes, 20 vignettes dans le texte, 6 culs de lampe), exemplaire numéroté sur pur chiffon à la forme des papeteries de Lana (n° 1508), très bon exemplaire.
En quatrième de couverture d'une des rééditions chez Flammarion :
   On siffle sa première pièce ? Musset s'en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d'aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son « spectacle dans un fauteuil ». C'est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies et proverbes.
   Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancolique sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d'aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l'amour, connaît le dépit, la jalousie, l'égoïsme de la passion. Autour d'eux, s'agitent des personnages fantoches d'une cocasserie irrésistible. Dans ce théâtre féerique, on se croise, on se déchire, on s'ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu'à en mourir. Comme dans la vie.

40 euros (code de commande : 27845).

 

POUILLARD (Véronique) — La publicité en Belgique 1850-1975. Des courtiers aux agences internationales. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 2005. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 509 p., quelques illustrations, (collection « Mémoire de la Classe des Lettres », Collection in-8°, 3e série - Tome XXXVI - 2005), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La publicité, au carrefour de l'économique et du culturel, est un observatoire privilégié pour l'histoire des sociétés de consommation et de leur globalisation. Basé sur des sources inédites, ce livre retrace l'évolution d'un secteur controversé, entre modèle français et américain, entre art et commerce.
   C'est au XIXe siècle qu'apparaissent les premières entreprises spécialisées dans la réclame, dans le cadre des métiers de la presse, de l'édition et de l'affiche. Puis, vers 1900, surgissent les pionniers d'une profession nouvelle, la publicité, dont il faudra défendre la légitimité aux côtés des annonceurs et des médias.
   Le mouvement de rationalisation s'amplifie au cours de 1'entre-deux-guerres et s'accompagne de l'implantation d'agences américaines. La principale d'entre elles, J. Walter Thompson, devient en moins de dix ans la première agence de Belgique. La rupture de la Seconde Guerre mondiale donne ensuite lieu à une tentative sans précédent de contrôle de la publicité, par le biais d'une association corporatiste sous contrôle allemand.
   Au terme de la guerre, la Belgique s'inscrit dans un mouvement d'autodiscipline professionnelle dans lequel les associations belges vont progressivement adopter la représentation tripartite entre agences, annonceurs et médias. Du côté des agences, l'évolution se marque par une ouverture croissante au débat global/local, avec le développement du marché néerlandophone et la domination des groupes internationaux. Ce mouvement s'accompagne d'une diversification des activités des entreprises en direction d'un réinvestissement de la sphère publique.
   L'ouvrage s'achève sur un secteur qui a progressivement acquis son identité propre, et a élargi son expertise pour devenir central dans la mise en place d'une culture globale de communication et de consommation.

30 euros (code de commande : 27875).

 

Revue belge d'Histoire militaire. Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis. N° XXVIII-8. Décembre 1990. Bruxelles, Société Royale des Amis du Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, 1990. In-8° broché, [79 (pp. 641 à 719)] p., exemplaire en très bel état.
Outre les comptes-rendus, ce volume contient :
   - 
Les Mémoires de Charles du Ry, volontaire statiste et diplomate à Berlin, 1789-1790, par P. Lierneux (à suivre).
   - De Belgische oorlogsindustrie in de Eerste Wereldoorlog, par G. Pelkmans (wordt vervolgd).
   - La Campagne de mai 1940 en Belgique. La 5e Division légère de Cavalerie française (5eDLC) en Ardenne, du 10 au 12 mai, par A. Bikar (fin).

8 euros (code de commande : 27884).

 

ROMANELLI (Dominique) — Voyage à Pompéi, par M. l'Abbé Dominique Romanelli, Conservateur de la Bibliothèque publique de Naples, et associé de plusieurs Académies. Traduit de l'italien pour la première fois, par M. P***. Suivi d'une notice sur la découverte d'un temple romain, en 1822, à Avallon, en Bourgogne, avec lithographies. Paris, Houdaille et Veniger, 1829. [Paris, / Chez Houdaille et Veniger, Libraires, / rue du Coq Saint-Honoré, N° 6. / Et chez les marchands de nouveautés. / 1829.] In-12 demi-basane d'époque, dos lise orné de fers dorés, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [2 (extrait d'une notice de Chateaubriand)], 20 (notice sur le temple d'Avallon), III (avis de l'éditeur italien), [1 bl.], 324, [3 (table, erratum)], [1 bl.] p., 5 planches à déplier, petites épidermures à la coiffe et au pied, mors fragiles, rousseurs, sinon joli exemplaire.
Avis de l'éditeur italien :
   La bienveillance avec laquelle le public a accueilli le Voyage à Pompéi de l'abbé Romanelli ; le rapide débit de la première édition; les demandes continuelles que nous adressent tant les Italiens que les étrangers érudits, sont des motifs trés-convaincants qui nous ont déterminés à mettre au jour cette seconde édition. La manière neuve dont l'auteur a conçu cet ouvrage, lui a valu des témoignages de satisfaction mérités de la part du public. Que ce voyage soit une fiction ou une réalité, il n'en est pas moins vrai qu'en introduisant des interlocuteurs pour rendre plus vive et plus animée la visite faite à cette ville sortie de dessous terre, l'auteur a rencontré un moyen certain de procurer du plaisir à ses lecteurs, d'entrer dans des détails plus instructifs à l'aspect d ces précieux débris, et d'amener naturellement les voyageurs qui l'accompagnent à faire des demandes, des réponses, et à établir enfin une conversation. Descendus dans ces fouilles, n'ont-ils pas l'avantage d'y apprécier la vie civile, économique et domestique de ceux qui nous ont précédés de tant de siècles, et d'y confronter le texte des anciens auteurs en présence même des monuments qu'ils ont décrits ; monuments qui, après dix-huit cents ans, existent encore. Ainsi les habilans de cette ville célèbre sont pour eux comme s'ils étaient toujours pleins de vie. Ils les voient dans leurs demeures, dans leurs bains, dans leurs festins, à la toilette, dans les temples, dans les jeux, au théâtre ; ils les suivent, pour ainsi dire, jusqu'après leur mort dans leurs tombeaux. Il ne manquerait à l'illusion que de converser avec eux, et de leur demander si tout ce qu'on voit n'est pas un songe ? Mais les monuments présents attestent la vérité des faits. Tout est mis à découvert pour notre instruction ; leurs usages, leurs lois, les arts, les coutumes, les cérémonies religieuses, la culture qu'ils pratiquaient, et enfin le degré de civilisation auquel ils paient arrivés.
   L'auteur dans cette nouvelle édition a jugé à propos de faire des changements, et d'ajouter des notes intéressantes. En donnant une date plus récente au voyage, il y a placé toutes les nouvelles découvertes qui ont été faites jusqu'à ce jour.
   Rien n'a donc été omis pour rendre cette édition plus complète ; et si la première a été enlevée avec rapidité, celle-ci doit avoir encore plus d'attraits pour le public.

45 euros (code de commande : 27890).

 

[ROPS (Félicien)]. Félicien Rops. 1833-1898. [Bruxelles], Lebeer-Hossmann, 1985. Grand in-8° carré broché sous couverture rempliée, 264 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Botanique et aux Musées royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 1er mars au 28 avril 1985, au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 6 juin au 21 juillet 1985 et au Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, à Nice, du 31 juillet au 15 octobre 1985.
Sommaire :
   - Mort, où est ta victoire ?, par François Mathey.
   - Petit dictionnaire autour de Félicien Rops, par Gilbert Lascault.
   - Catalogue (Biographie - Peintures - Dessins - Gravures - Bibliographie), par Catherine De Croës et Astrid Mattard.

15 euros (code de commande : 27846).

 

[SARAH BERNHARDT (Henriette-Marie-Sarah Bernhardt dite)]. DELORME (René) — Sarah Bernhardt. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », Première série - n° 34), bel ensemble peu courant.
   Le cliché du portrait de Sarah Bernhardt par Joseph Tourtin a été imprimé en photoglyptie (87 x 115 mm.) et collé sur pa première page.
   Le cliché de Charles Marville de la sculpture de Sarah Bernhardt intitulée Après la tempête a été réalisé en photoglyptie (179 x 229 mm.) et collé sur un carton légendé.

 

   

120 euros (code de commande : 27889).

 

SOLLERS (Philippe) — Illuminations. À travers les textes sacrés. Paris, Laffont, 2003. In-8° collé, 191 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Dieu est-il mort ? Demi-vivant ? À naître ? Et si ces trois questions n'en formaient qu'une ?
   Pour y répondre, Philippe Sollers convoque textes, prières, méditations, musiques et poèmes issus de toutes les traditions et de tous les siècles. Jésus côtoie librement Zarathoustra ; Maître Eckhart Tchouang-tseu ; Angélus Silesius Lautréamont ; tous ensemble au Paradis du Verbe.
   Chaque auteur – Rimbaud ou Roumi, Parménide ou Shakespeare – éclaire un chemin d'autant plus étroit qu'il ne s'ouvre jamais que le temps bref d'une illumination.
   Quête du sacré défini sur le mode précis de la révélation, Illuminations se veut un livre d'heures pour temps de détresse : une manière de poser la question ultime : de quelle vérité l'homme est-il capable ? de quelle bonne nouvelle inattendue est-il porteur ?

10 euros (code de commande : 27881).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. VOUTERS (Bruno)Vincent et le docteur Gachet. Lille, La Voix du Nord, 1990. In-8° broché, 159 p., illustrations en noir, exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   Si l'on jette de la lumière aux visages des hommes, ils prennent peur. C'est comme risquer sa vie. En chacun de nous se cache quelque chose qui résiste et refuse le jour.
   Bruno Vouters, dans une écriture tendue entre le documentaire et le romanesque, part à la recherche du Vrai en l'Autre, comme si la subjectivité pouvait devenir un objet d'enquête. D'acuité.
   On a beaucoup fantasmé sur la mort de Vincent Van Gogh, et sur le personnage troublant de Paul Ferdinand Gachet, ce médecin né à Lille que le peintre vint consulter à Auvers-sur-Oise en mai 1890. Ce livre raconte-t-il l'histoire d'un échec thérapeutique ? Le portrait du docteur Gachet est-il un autoportrait ?
   Théo, Vincent et Paul Ferdinand sont frères d'un deuil, d'une Mélancolie qui les confond et les sépare en même temps. Lequel est aveugle, lequel est blessé, « quelque chose comme vous diriez de votre Christ au Jardin des Oliviers » ? Qui est la victime, le miroir de l'autre ? De quoi le docteur Gachet a-t-il accouché Vincent, sinon de sa propre mort, comme d'une délivrance, de retrouvailles enfin avec l'image, ce frère mort-né, cet autre Vincent, son double qu'il cherche comme un destin ?...
   Dans une écriture prenante, parce qu'elle est sobre, pondérée, ce récit nous porte au cœur et au-delà des faits, auprès d'un Vincent un peu plus dans son contexte – sa famille, la société, les tensions de l'époque – et un peu moins sur son nuage, dans le silence d'événements et de témoignages qui dessinent notre propre ambiguïté.

10 euros (code de commande : 27887).

 

YE JIANYING — Discours au rassemblement en l'honneur du 30e anniversaire de la République populaire de Chine (29 septembre 1979). Beijing, Éditions en Langues Étrangères, 1979. In-8° broché, 89 p., quelques soulignements.
Table des matières :
   - Trois grandes et glorieuses décennies.
   - Une grande bataille décisive pour l'avenir de l'État.
   - Avançons vers le grandiose objectif des quatre modernisations.

8 euros (code de commande : 27849).

 

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