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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 13 AVRIL 2021

 


VIENT DE PARA
ÎTRE

 

ROBERT (Claude) — Du Waux-Hall à Sainte-Waudru. Souvenirs de guerre d'un jeune Montois de 8 à 12 ans. [Baileux], Chez l'auteur, 2021. In-8° collé, 127p., quelques illustrations.
Présentation de l'ouvrage :
   La traversée complète de la ville de Mons, quatre fois par jour, alors qu’il a de sept ans et demi à douze ans durant l’occupation lui a fourni de nombreuses anecdotes. Souvent on rit, parfois on frôle la tragédie. C’est toute une époque qui resurgit ainsi. Un émouvant témoignage de visu.

6 euros (code de commande : 30839).

 

AIKEN (Conrad) — Au-dessus de l'abysse. [Titre original : Blue Voyage.] Traduit par Patrice Repusseau. Présenté par Michel Gresset. Paris, Mercure de France, 1994. In-8° collé, 452 p., (collection « Bibliothèque Américaine »), envoi de Michel Gresset à Jacques de Decker, dos insolé, épuisé dans cette édition.
En quatrième de couverture :
   La trame narrative de Au-dessus de l'Abysse n'est pas le principal sujet du roman. William Demarest, auteur dramatique, va faire jouer ses pièces à Londres. Sur le paquebot qui traverse l'Atlantique, des États-Unis vers l'Angleterre, il rencontre diverses femmes. La relation qu'il entretient avec elles constitue l'essentiel de « l'action ».
   En vérité, ce qui intéresse surtout Conrad Aiken est la mise en scène – ou mise en parole – des démons du langage. Sa virtuosité joue sur divers modes romanesques, une subtile correspondance entre la fragmentation et la prolixité, et une jubilation dans la futilité délibérée des propos échangés.
   Né en 1889 en Géorgie, Conrad Aiken y mourut en 1973. Il commença à publier, dès 1914, de nombreux recueils de poésie, romans et nouvelles. Il exerça sur Malcolm Lowry une grande influence ; et ce dernier le considérait comme un « père spirituel ».

13 euros (code de commande : 30774).

 

ALAIN-FOURNIER (pseudonyme d'Henri-Alban Fournier) — Lettres au petit B. précédées de La fin de la jeunesse par Claude Aveline. Mention de Nouvelle édition sur la couverture. Paris, Émile-Paul, 1936. In-8° broché, 192 p., rousseurs sur la couverture et papier jauni, exemplaire numéroté (n° 4513).
Extrait de la chronique d'André Bourdin :
   Le « petit B. » se nommait René Bichet. S'il fut longtemps relégué dans l'ombre, c'est à cause d'un drame dont il fut la pitoyable victime. Il était né à Pithiviers, la même année, sans doute, qu'Alain-Fournier. Son père, qui était un modeste ouvrier typographe, lui permit, non sans de grands sacrifices, de faire de brillantes études, au lycée d'Orléans d'abord, puis à Lakanal, où il se lia d'amitié avec Jacques Rivière et celui qui ne s'appelait encore que Henri Fournier. Il avait vingt ans quand il fut admis à Normale supérieure ; quatre ans plus tard, il était reçu premier à l'agrégation. « Pas très grand, trapu, brun, écrit Isabelle Rivière, le front marqué de trois grosses rides, les sourcils épais et noirs, qui dessinaient sur son visage presque carré un arc double et continu, auquel correspondait l'arc remontant de la grosse moustache, il était parmi nous, malgré cet aspect au premier coup d'œil presque bourru, une présence douce et discrète, une gaieté légèrement voilée, un enthousiasme profond mais assourdi, et comme déjà détaché, une gentillesse un peu fermée. »
   Dans le groupe intime qu'il formait avec ses amis, il était le petit poète qui composait « des vers tout simplement très beaux », évoquant une vie toute simple et quotidienne. Et voici qu'un dernier jour du mois de décembre 1912, alors qu'il avait déjeuné la veille chez les Rivière, on apprit l'affreuse nouvelle : « Bichet est mort ! » À l'issue d'un dîner trop bien arrosé avec les anciens de Normale, il s'était laissé entraîner « aux délices de la morphine », et la dose, trop forte, l'avait tué. Les journaux parlèrent de la mort d'un jeune morphinomane, ce qu'il n'était point en réalité. Pour son père, hébété par cette soudaine disparition, c'était la honte. Et l'on parla le moins possible du « petit B. ».
   Il revit, désormais, dans ses lettres, où l'on découvre son attachante personnalité. Soyons reconnaissant à Alain Rivière de le faire apparaître enfin à visage découvert et de l'associer pour toujours, en cette année anniversaire, à ses amis les plus chers.
Bibliographie :
   - Bourdin (André), Le centenaire d'Alain-Fournier, dans Revue des deux mondes, 1986, pp. 194-199.

9 euros (code de commande : 30755).

 

[ANTONOV (Sergueï)]. Libérez Antonov. Sofia, Agence Télégraphique Bulgare - Agence « Sofia-Presse », 1983. In-8° broché, 131 p.
Extrait de l'avant-propos :
   Libérez Antonov ! présente le dossier apparemment embrouillé d'une tumultueuse affaire [l'attentat perpétré par Mehmed Ali Agca contre le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981. Agca avait ouvert la « filière bulgare » en affirmant que Sergueï Antonov avait participé à la préparation de cet attentat]. Notre première intention était de relater toute l'histoire, mais en cours d'élaboration une autre conception s'imposa. Il est difficile pour le conteur de séparer les événements de son propre jugement. Nous avons alors choisi de proposer les faits et les opinions dans leur nudité afin que chacun puisse se faire sa propre idée. Nous avons rassemblé dans ce recueil les informations, analyses et appréciations dont il a été fait état entre le 1er mars et le 30 juin 1983. En outre, il ne s'agit pas d'une simple compilation des prolongements de cette affaire. Nous y apportons un éclairage nouveau. Jusqu'en février, le maintien d'Antonov en prison pouvait s'expliquer par la lenteur de la procédure italienne. Mais aujourd'hui ce n'est plus suffisant. Il est maintenant clair qu'il s'agit du premier essai, en grandeur nature, de la stratégie visant à flétrir les pays socialistes en les accusant de terrorisme international.

12 euros (code de commande : 30758).

 

BANKS (Russel) — L'ange sur le toit. [Titre original : The Angel on the Roof.] Nouvelles traduites de l'américain par Pierre Furlan. Arles, Actes Sud, 2001. In-8° collé, 205 p., (collection « Lettres Anglo-Américaines »).
En quatrième de couverture :
   « L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière. C'est pourtant ce que nous voulons tous dire les uns aux autres – à nos enfants, à nos parents, à nos compagnons, à nos amis et à des inconnus – en ne l'osant que rarement. Peut-être même surtout à des inconnus qui n'ont ni de bonnes, ni de mauvaises raisons de nous aimer. C'est pour cela que nous échangeons des histoires en priant que cet ange sur le toit les transforme au cours de la narration, qu'elles deviennent crédibles et parlent de nous tous, qui que nous soyons les uns pour les autres. »
   Après son grand roman, Pourfendeur de nuages, Russell Banks renoue ici avec cette attention sans égale qu'il sait porter à des relations humaines que le quotidien menace de prendre dans ses glaces.
   Tendresse, décence, grâce : c'est sous ce triple signe que se placent ces nouvelles où une humanité exilée dans ses solitudes se voit parfois offrir la possibilité d'une rédemption.
   Né en 1940 en Nouvelle-Angleterre, Russell Banks est l'auteur d'une œuvre qui l'impose comme l'un des écrivains les plus accomplis de sa génération. En 1998, Russell Banks a été nommé membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters. Il a depuis peu succédé à Wole Soyinka comme président du Parlement international des écrivains.

8 euros (code de commande : 30773).

 

[BELGIQUE, NORD DE LA FRANCE ET LUXEMBOURG]. JANVIER (Jean Denis)Partie méridionale des Pays Bas, Comprenant les Provinces de Brabant, Gueldre, Limbourg, Haynaut, Namur, Flandre, Cambresis et Artois. Dressée par le Sr. Janvier, Géographe. Paris, Lattré, [1762]. [A Paris / chez Lattré graveur, rue St Jacques à la Ville de Bordeaux / avec privilege du Roy.] Carte aux limites coloriées extraite de l'Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre. Carte ornée dans le coin supérieur gauche d'un élégant cartouche gravé par Pierre-Philippe Choffard.
Dimensions :
   - Dessin : 445 x 306 mm.
   - Cuvette : 470 x 327 mm.
   - Feuille : 523 x 384 mm.

   La permission de publier l'Atlas moderne dans lequel était insérée cette carte fut donnée par Joseph-Balthasar Gibert le 6 mars 1762 ; l'ouvrage fut republié par la suite.
   La carte détaille, notamment, avec précision le réseau hydrographique.
Extrait de l'Avertissement de l'éditeur de l'Atlas moderne :
   Depuis longtems on se plaint de la forme des Atlas. Les uns, par leur poids énorme, ne sont point d'un usage facile : les autres, sont à la vérité d'un format plus commode ; mais ils resserrent les objets dans des bornes trop étroites, et rebutent, par la finesse excessive des caracteres.
   Nous nous flattons d'obvier à ce double inconvénient, en présentant au Public un Atlas dont la forme n'excéde pas celle des in-folio ordinaires ; et dont les Cartes néanmoins contiennent, à peu de choses près, ce que renferment de plus grandes. Ces Cartes réunissent encore l'avantage des plus petites : elles rassemblent les objets sous un même point de vûe, et n'obligent pas de changer de situation pour en apercevoir tout le Champ.
   Les Cartes de ce Recueil sont le fruit des travaux de plusieurs Sçavans, déjà connus par des productions estimées. On y trouvera tous les développemens nécessaires pour étudier à fond la Géographie, lire utilement l'Histoire, et suivre les Voyageurs dans toutes leurs courses.
   Quant à la Gravûre, on n'a rien négligé pour lui donner de la précision et de la propreté.

70 euros (code de commande : 30798).

 

BOSQUET (Émile) — Guide Manuel théorique et pratique de l'ouvrier ou praticien doreur sur cuir et sur tissus à la main et au balancier. Contenant dans toutes leurs parties : La dorure sur cuirs et sur tissus de tous genres - La dorure sur tranches - La ciselure et l'ornementation des tranches - La marbrure sur cuir et sur tranches. Suivi d'une notice sur l'art, la théorie et la pratique du cuir ciselé - Précédé d'une notice historique sur l'art de la reliure depuis l'origine jusqu'à nos jours. Paris, Béranger, 1903. In-8° demi-maroquin olive à coins, 241 p., quelques illustrations en noir, mors, coupes et coins frottés.
Préface :
   Nous avons dans la préface placée en tête de la première partie du présent ouvrage, défini le but que nous nous sommes proposés en le publiant ; mettre à la portée de tous, depuis le débutant ou modeste praticien désireux d'acquérir les notions élémentaires du métier, la connaissance des méthodes exactes, simples et pratiques, formant la base de l'éducation d’un bon ouvrier et aussi de l'ouvrière, jusqu'aux formules utiles à ceux qui, à un titre quelconque, sont appelés à concourir à la perfection du travail, à l'ornementation de la couverture du livre relié, etc., à exercer certaines spécialités relatives à l'art ou métier de relieur.
   Le bibliophile et l'amateur de reliure y trouveront des indications ou notions qui leur seront sinon utiles, tout au moins propres à satisfaire leur curiosité relatives à l'art qui leur est cher à plus d’un titre.
   Nous avons tracé à la suite de cette préface, une définition de la reliure ; il nous a semblé utile de placer en tête du présent volume, une esquisse historique relative à la reliure. La connaissance de l'histoire de notre art étant non seulement utile mais indispensable à ceux qui, à un titre quelconque sont appelés à concourir à l'édification et surtout à l'ornementation du livre relié.

30 euros (code de commande : 30763 - vendu).

 

BRASILLACH (Robert) — Les sept couleurs. Roman. 5e mille. Paris, Plon, 1939. In-8° broché, II, 244 p., couverture défraîchie (rousseurs et auréoles)
En quatrième de couverture :
    Robert Brasillach a écrit sept romans. Textes mineurs, certes, si on les compare au Voyage au bout de la nuit ou encore à Gilles, mais textes qui se lisent encore, puisqu'en 1970 les ventes en éditions de poche atteignaient déjà 325 000 exemplaires. Tous ces romans, estime Luc Rasson, même les plus innocents en apparence, œuvrent pour une collusion harmonieuse de la littérature et du fascisme, bien davantage que ceux de Céline ou de Drieu la Rochelle.
   Ceux de la première période – du Voleur d'étincelles (1932) à Comme le temps passe (1937) – ressortissent à un projet encore flou d'esthétisation du réel, démarche que leur auteur appelle une transfiguration et qui prélude à l'avènement du fascisme. Avec Les sept couleurs, en 1939, ce projet aboutit, la nébuleuse politique se dissipe, et le fascisme apparaît en pleine lumière comme le processus qui permettra de régénérer la société affaiblie par le système démocratique. Si on compare le récit du congrès de Nuremberg inséré dans ce roman avec celui que Brasillach journaliste avait publié en octobre 1937 sous le titre Cent heures chez Hitler dans la Revue universelle, on ne peut qu'être frappé par le changement de ton : toute trace de réticence a disparu, c'est une acceptation enthousiaste du phénomène national-socialiste et de l'emprise – pour ne pas parler du charisme – du chancelier Hitler qu'exprime le narrateur en termes éblouis.
Bibliographie :
   - Chalon (Louis), Rasson (Luc). Littérature et fascisme. - Les romans de Robert Brasillach, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1993 71-3 p. 796.

10 euros (code de commande : 30762 - vendu).

 

CASTELLAN (Antoine-Laurent) — Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople, faisant suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan. Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même, et deux Plans. Première et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811. [A Paris, / chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire, / rue des Poitevins, n° 6. / 1811.] Deux parties en un volume in-8° (137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes dorées, pièce de titre noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171, [1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des 20 gravures hors texte et des deux plans à déplier, bel exemplaire.
   Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier, 1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement connu pour ses peintures de paysages. Il était membre de nombreuses sociétés dont l'Académie royale des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :

   Avant-propos.
   Lettre I. Tableau de l'Archipel ; les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros, Négrepont ; digression au sujet de cette île ; rocher du Caloyer ; occupations des matelots grecs à la fin du jour.
   Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin et Ténédos ; côte de Troye ; cap Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ; accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
   Lettre III : Description de la ville de Gallipoli ; bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ; ruines de monumens antiques ; visite chez un Grec.
   Lettre IV : Description de Lampsaki ; usages et mœurs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ; barbiers turcs.
   Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ; moulins à eau ; moulins à vent.
   Lettre VI : Découverte d'un temple antique ruiné ; aspect développé de l'Hellespont ; souvenirs historiques.
   Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ; description de ce bourg ; écurie bâtie avec des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
   Lettre VIII : Effet des vents contraires dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal, beaucoup plus praticable en tout tems.
   Lettre IX : Arrivée d'une escadre turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la côte ; départ de Lampsaki, et retour à Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
   Lettre X : Entrée dans la mer de Marmara ; relâche à Koutali ; îles de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
   Lettre XI : Arrivée à Constantinople ; aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
   Lettre XII : Caractère, mœurs et usages des marins grecs.
   Lettre XIII : Description du faubourg de Péra et de notre habitation.
   Lettre XIV : Caïques turques ; échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ; Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
   Lettre XV : Grande citerne ; singularités de sa construction.
   Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ; son palais ; détails sur notre réception ; usages comparés ; Isaac Bey.
   Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ; jeux et amusemens des Turcs.
   Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse grecque.
   Lettre XIX : Incendie à Péra ; manière de l'éteindre.
   Lettre XX : Champs des morts.
   Lettre XXI : Buyukdéré ; rives du Bosphore ; trait de mœurs.
   Lettre XXII : Observations sur la peste.
   Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ; Sérail ; tour de Léandre ; vue générale du Bosphore.
   Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour de la Fille).
   Lettre XXV : Mœurs et usages des Turcs.
   Lettre XXVI : Départ de Constantinople.

Détail des gravures :
  Première partie :

   - Vue du Château d'Europe aux Dardanelles, en regard de la p. 40.
   - Place de la grande Mosquée et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
   - Constructions antiques à Gallipoli, en regard de la p. 62.
   - Vue générale de Gallipoli, en regard de la p. 63.
   - Moulin à eau de Lampsaque, en regard de la p. 95.
   - Moulin à Lampsaki, en regard de la p. 98.
   - Moulins à vent Grecs, en regard de la p. 99.
   - Ruines du Temple de Priape, à Lampsaque, en regard de la p. 103.
   - Vue de Lampsaki et de l'Hellespont, en regard de la p. 109.
   - Mosquée de Schardak, en regard de la p. 129.
   - Plan des villages de Tchardak et Lampsaki, en regard de la p. 135.
  Deuxième partie :
   - Plan de Constantinople, en regard de la p. 1.
   - Illumination de la Mosquée dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
   - Mosquée du Sultan Achmet, en regard de la p. 7.
   - Vue de Constantinople, prise des fenêtres du Palais de France, en regard de la p. 21.
   - Porte et fontaine du Serail, en regard de la p. 37.
   - Citerne antique à Constantinople, en regard de la p. 49.
   - Tombeau du Sultan Soliman, en regard de la p. 137.
   - Champ des morts, en regard de la p. 143.
   - Prairie de Buyukderé, en regard de la p. 158.
   - Indgirly-Kienschk (le Pavillon des Perles), en regard de la p. 184.
   - Kiz-Koullessy (Tour de la fille), en regard de la p. 187.

Bibliographie :
   - Gabet (Charles), Dictionnaire des artistes de l'École française, au XIXe siècle, p. 122.
   - Chadenat (Charles), Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages - atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 787.

350 euros (code de commande : 30797).

 

CASTILLON (Jean-Baptiste-Louis de) — Sacra Belgii chronologia in duas partes distributa. Prima continet ordine alphabetico omnium fere Metropolitanarum,Catheralium & Collegiatarum Ecclesiarum Origines & Fundatores. Altera Novarum omnium & quarundam Antiquarum Diœcesium series Episcoporum. Usque ad præsentem annum M. DCC. XIX. Adjectis non paucis quæ eorum gesta & mores ac temporis Historiam concernunt. Studio Joannis Baptistæ Ludovici de Castillion Præpositi Insignis Ecclesia Collegiatæ S. Pharaildis ad Divum Nicolau Gandavi. Gand, Goesin, 1719. [Gandavi / Typis Petri de Goesin, Typoraphi & / Bibliopolæ viâ dictâ de Veltstraete. 1719.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure très usagée, mors fragiles, épidermures, manques à la coiffe et à la queue, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [23 (épître dédicatoire, préface, tables)], [1 bl.], 544 (le titre de la seconde partie, imprimé en rouge et noir est à la p. 157) p., titre frontispice gravé par Harrwijn et une gravure à déplier en regard de la p. 87, le corps de l'ouvrage est en bon état, bien imprimé et avec de bonne marges.
Notice de la Biographie nationale :
   Quinzième évêque de Bruges, né à Bruxelles, le 21 septembre 1680, d'une famille noble, mort le 26 juin 1753, il étudia la théologie et le droit à l'université de Louvain, où il obtint le grade de licencié dans les deux droits. Après avoir été successivement protonotaire apostolique (1706), secrétaire de Philippe Érard Vander Noot, évêque de Gand, qui le fit nommer prévôt de Sainte-Pharailde de cette ville (1714), puis vicaire général (1722), il fut désigné par l'impératrice Marie-Thérèse pour le siège de Ruremonde, le 21 juillet 1742. Benoit XVI le préconisa dans le consistoire du 24 septembre suivant ; mais avant sa consécration, Castillion reçut, le 20 mars 1743, de nouvelles bulles apostoliques qui l'appelèrent à l'évêché vacant de Bruges. Sacré à Malines, le 14 juillet suivant, il prit possession de son siège le 21 du même mois. Cet évêque montra dans l'administration de son diocèse un véritable zèle apostolique et consacra tout son temps à ses devoirs pastoraux. Il avait la coutume de dire que tous les moments qu'un prêtre n'employait pas à l'exercice de son saint ministère, devaient être employés à l'étude de l'Écriture sainte ; on peut ajouter à sa louange qu'il prêcha d'exemple. Il était infatigable et voulait tout voir par ses propres yeux, tout connaître par lui-même ; il ne se bornait pas à signaler les abus qu'il pouvait rencontrer, mais il désignait en même temps les moyens d'y remédier. Sa charité fut inépuisable ; on lui doit diverses et utiles fondations. Il créa entre autres, au profit de quelques églises de sa ville épiscopale, des rentes pour pourvoir à l'instruction chrétienne des enfants du peuple. Il a publié : Sacra Belgii chronologia, studio Joannis-Baptistæ-Ludovici de Castillion, prœpositi Insignis Ecclesite collegiatæ S. Pharaildis ad divum Nicolaam Gandavi. Gand, De Goesin, 1719, in-12 ; il existe des exemplaires portant pour adresse : Bruxellis, typis Joannis-Leonardi, 1719. Il publia aussi des lettres pastorales et fit réimprimer en 1746 des conférences à l'usage de son séminaire et de son clergé, sous le titre de : Conferentia clericales, ainsi que les statuts du même séminaire. Il mourut, âgé de septante-trois ans, après dix années de prélature. Les échevins de Bruges, voulant rendre un dernier hommage à leur digne évêque, assistèrent en corps à ses funérailles, revêtus de leurs manteaux noirs. Son corps fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, où un monument funéraire, dû au ciseau du sculpteur Pulinx de Bruges, fut érigé en 1758. La statue de marbre blanc montre l'évêque assis, la main sur son cœur ; près de lui se trouvent Saint-Jean-Baptiste, son patron, et un ange qui éteint une torche. Au bas des armoiries, on lit sa devise : Comite candore. Ce monument, conservé lors de la démolition de l'ancienne cathédrale, se trouve aujourd'hui à Saint-Sauveur, du côté de l'évangile.
Bibliographie :
   - Vander Haeghen (Ferdinand François Ernest), Bibliographie gantoise, n° 2601.
   - Vander Meerssh (Auguste), Castillon (Jean-Baptiste-Louis de), dans Biographie nationale, t. III, col. 372-373.

80 euros (code de commande : 30804).

 

CLÉMENT (Gaston)Un choix de pâtisseries, glaces, boissons américaines [cocktails]. Bruxelles, Le Sphinx, 1950. In-8° pleine toile orange (tachée) et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 158 p., (collection « Gaston Clément »).
Abrégé de la table des matières :
   - La pâtisserie.
      - Conseils préliminaires.
      - Produits employés en pâtisserie.
      - Les ustensiles.
      - Le travail des pâtes.
      - La question des pâtes - Les pâtes.
      - Tartes et gâteaux.
      - Variétés.
      - Riz et semoule.
      - Les puddings.
      - Flans, crèmes et œufs.
      - Quelques gaufres et galettes.
      - Les crèmes.
      - Bonbons et caramels.
      - Quelques fantaisies.
   - Les glaces.
      - Quelques formules pour obtenir des glaces au lait et aux fruits.
      - Les meringues.
   - Boissons américaines.
      - Fantaisies au yoghourt.
      - Divers.

15 euros (code de commande : 30796).

 

DE BRUYCKER (Charles)Histoire de Blicquy. Leuze, Van Geebergen-Warny, 1911. In-8° broché, 228 p., bien complet des illustrations hors texte en noir, couverture salie et très fragile, très rare.
Table des matières :
   Avant-propos.
   - Introduction.
      1. Nom.
      2. Situation.
      3. Géologie.
      4. Hydrographie.
      5. Les ponts.
      6. Territoire.
      7. Toponymie.
      8. Population.
      9. Agriculture.
      10. Commerce et industrie.
      11. Mesures anciennes.
      12. Usages et coutumes.
      13. Sociétés.
      14. Professions.
   Chapitre I. La châtellenie d’Ath.
      1. Généralités historiques.
      2. Organisation féodale.
      3. Les comtes de Hainaut.
      4. La pairie de Silly.
      5. Les châtelains d’Ath : Historique - Fonctions du châtelain - Liste des châtelains.
      6. Les baillis de Blicquy : Liste des baillis - Acte de nomination d’un bailli.
   Chapitre II. Faits militaires.
      1. Fortifications de 1150.
      2. Incendie du château en 1478.
      3. Incendie du Ridoux en 1683
      4. Campement des armées en 1690-1692.
      5. Combat de la Catoire en 1691.
   Chapitre III. La seigneurie principale.
      1. Possesseurs du XIe au XVe siècle.
      2. Famille de Lysacq.
      3. Famille de Rubempré.
      4. Famille de Crécy.
      5. Famille de Hennin-Liétart.
      6. Famille de la Bastide.
      7. Famille du Roy.
   Chapitre IV. Seigneuries secondaires.
      1. Seigneurie d’Andricourt.
      2. Seigneurie d’Anfroidpont.
      3. Seigneurie d’Autreppe ou la Motte.
      4. Seigneurie de la Catoire.
      5. Seigneurie du Grand Courtil.
      6. Seigneurie de Moulbaix.
      7. Seigneurie du Quesnoy.
      8. Seigneurie de Ridoux.
   Chapitre V. La commune.
      1. Mayeurs, maires et bourgmestres.
      2. Révocation d’un mayeur.
      3. Une élection sous la République ou l’Empire.
      4. Lettre du maire au percepteur.
      5. Assemblées de 1796.
      6. Lettre du maire au préfet.
      7. Protestation du 14 fructidor an IX.
      8. Corps de garde.
      9. Conseillers communaux.
      10. Élections de 1836 à 1911.
      11. Greffiers, secrétaires et receveurs.
      12. Messiers et gardes-champêtres.
      13. Garde civique non active.
      14. Conscrits de l’an XI et XII.
      15. Lettre du maire au directeur des postes.
      16. La Maison communale.
      17. Nécrologue sous l’Empire.
      18. L’Arbre de la Liberté.
   Chapitre VI. La paroisse.
      1. Historique : Charte de Manassès - Déclaration de 1604 - Dénombrement de 1787 - Séparation d’Autreppe.
      2. L’ancienne église.
      3. La nouvelle église.
      4. Le trésor et les cloches.
      5. Curés et vicaires.
      6. Marguilliers et membres du Conseil de Fabrique.
      7. Clercs-Chantres.
      8. L’ancien couvent.
      9. Directeurs et supérieures du couvent.
      10. Le couvent actuel.
      11. Le cimetière.
      12. Les chapelles locales.
      13. Confréries et processions
   Chapitre VII. La bienfaisance.
      1. Généralités.
      2. Membres du Bureau de Bienfaisance.
      3. Membres de l’Hospice Civil.
   Chapitre VIII. Les finances communales.
      1. Généralités.
      2. Contribuables de 1420 et 1539.
      3. Finances au XVIIe siècle.
      4. Prestations militaires de 1689 à 1694.
      5. Impôts du XVIIIe siècle.
      6. Pendant la Révolution Française.
   Chapitre IX. Procès communaux.
      1. Droit de pâturage.
      2. Banalité du moulin et taille d’héritage.
      3. Règlement de comptes.
      4. Pâturage des cent bonniers.
      5. Taille d’héritage.
      6. Le banc d’Église.
      7. Le cimetière et le lutrin.
      8. Les dîmes de tabac, de trèfle et de pommes.
      9. La menuiserie dans l’église.
      10. Plantations et droit de parcours.
   Chapitre X. L’enseignement.
      1. L’école primaire autrefois.
      2. L’école pendant le XIXe siècle.
      3. Instituteurs et institutrices communales.
      4. Budgets scolaires.

50 euros (code de commande : 30786 - vendu).

 

DELANGRE (Agathon)Le théâtre et l'art dramatique à Tournai. Tournai, Vasseur -Delmée, 1905. In-8° broché, XIV, 323 p., tirage limité à 200 exemplaires, bon exemplaire, rare.
   L'auteur détaille, dans cette étude très fouillée, les directions, les répertoires, l'exploitation.
Table des matières :
   - 
Introduction.
   - Prologue.
   Première partie. Le théâtre du Moyen Âge.
   Deuxième partie. Le théâtre régulier. Depuis l'ouverture de la première salle de la rue Perdue en 1745, jusqu'à son incendie en 1852.
   Troisième partie. Le théâtre contemporain depuis la reconstruction de la salle de spectacle jusqu'en 1905.
   Quatrième partie. Le théâtre d'amateurs.
   - Le théâtre des « Poriginelles » [théâtre de marionnettes].

75 euros (code de commande : 30790).

 

DERAMAIX (Isabelle, dir.) et DASSELER (Sylvie, dir.) — Les recherches archéologiques menées dans la zone d'activité économique d'Ath/Ghislenghien. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2014. In-4° collé, 386 p., illustrations en couleurs, (collection « Études et Documents - Archéologie », n° 31), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   L'histoire des villages de Meslin-l'Évêque et de Ghislenghien sur l'entité d'Ath n'est documentée par des archives qu'à partir du 12e siècle. Pourtant, elle débute bien avant l'Antiquité. C'est ce qu'ont révélé les fouilles préventives menées dans la zone d'activité économique de Ghislenghien. Deux extensions de celles-ci, réparties chacune sur ces localités, ont été explorées entre 1993 et 1997. Il s'agissait d'une première en Wallonie pour ce genre d'intervention.
   Les occupations les plus anciennes attestent d'un habitat remontant à l'Âge du Bronze ancien/moyen. Ensuite, des enclos fossoyés témoignent d'une vocation rituelle des lieux à l'extrême fin de l'Âge du Bronze-début de l'Âge du Fer. De cette période appartient aussi une enceinte partiellement repérée au sein de la zone industrielle. À la transition Hallstatt-La Tène se développe à nouveau une occupation domestique étendue sur l'ensemble du site.
   Les principaux vestiges datent de la période romaine et s'échelonnent du début du 1er siècle aux premières décennies du 3e siècle apr. J.-C. Ils illustrent la diversité des établissements ruraux de cette époque. Fermes ancrées dans la tradition gauloise et villa dont l'architecture et le statut social reflètent le niveau de romanisation de son propriétaire se succèdent et coexistent sur un territoire restreint. Cette dualité n'avait pas été franchement identifiée en Belgique auparavant, faute de fouilles suffisamment extensives.
   Ces occupations romaines ont laissé leur empreinte dans le paysage tant sur le plan local que régional et ce, à divers niveaux, notamment environnemental et structurel.

25 euros (code de commande : 30770 - vendu).

 

DEWERT (Jules) — Les moulins du Hainaut. Tome I. Généralités. Charleroi, Province de Hainaut, 1930. In-8° broché, 170, II p., illustrations hors texte, (collection « Province de Hainaut - Comité des Correspondants de la Commission Royale des Monuments et des Sites », Inventaires, 2e série), rousseurs.
Table des matières :
   1. La genèse de cet ouvrage.
   2. Les sources.
   3. Le Hainaut.
   4. Le plan de cet ouvrage.
  I. Historique des moulins.
   II. De l'ancienneté des moulins à vent en Hainaut.
   III. Les moulins domaniaux du comte de Hainaut au XVIIe siècle.
   IV. Noms et espèces de moulins.
   V. Le meunier et le métier des meuniers.
   VI. Toponymie.
   VII. L'octroi.
      - La durée de l'octroi.
      - La reconnaissance.
      - Doublement de la reconnaissance.
      - Surenchère.
      - Retard dans le paiement.
   VIII. Le rendage ou fermage.
      - Commencement de bail.
      - Durée de bail.
      - Paiements.
      - Modération.
      - Caution.
      - Folle enchère.
   IX. Valeur des moulins.
   X. Transfert de moulin.
   XI. La fraude à la frontière.
   XII. La relivrance.
   XIII. Le fonctionnement des moulins.
   XIV. Les meules.
      - Le blutoir.
      - Chômage des eaux.
      - Temps pour moudre et consommation des habitants.
   XV. Le droit de mouture.
      - Le droit de moulage.
      - La priorité de moulage.
      - Le personnel.
      - Le pas de cheval.
      - L'œil du moulin.
   XVI. Les charges des moulins.
      - Visite des moulins.
   XVII. Mesures, poids et balances.
   XVIII. Les hauts justiciers et le droit d'octroi.
   XIX. La banalité.
   XX. Météorologie, épidémies, guerres.
   XXI. Le moulin dans l'héraldique.
   XXII. La société.
   - Annexes.
      A. Baux.
      B. Relivrances.
      C. Construction ou reconstruction de moulins.

25 euros (code de commande : 30780 - vendu).

 

[ERNI (Hans)]. Erni. Rétrospective. Martigny, Fondation Gianadda, 1999. In-8° carré broché, 245 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - allemand).
Table des matières :
   - Hans Erni : art et histoire, par Andres Furger et Marco Obrist.
   - Close Encounters : le jeune Hans Erni et l’avant-garde, par Marco Obrist.
   - Évolution d’une œuvre, tribulations d’un homme, par Jean-Charles Giroud.
   - Dans le champ de tension de la guerre froide, par Mathias Steinmann.
   - Hans Erni - Les affiches, par Willy Rotzler.
   - Hans Erni - un artiste dans la tradition de l’historisme. Premières œuvres dans l’espace public et semi-public, par Jochen Hesse.
   - Hans Erni ou l’antiphotographe. Quelques notes impressionnistes pour servir d’introduction à son œuvre ethnographique, par Roland Kaehr.
   - Le Minotaure au Labyrinthe : une installation à la Fondation Pierre Gianadda, par Paola von Wyss-Giacosa et Sandi Paucic.
   - Labyrinthe, par Hans Erni.
   - Catalogue.
   - Biographie.
   - Bibliographie choisie.

20 euros (code de commande : 30792).

 

FLANAGAN (Barry) — Estampes. Paris - Caen, Bibliothèque Nationale de France - Musée des Beaux-Arts de Caen, 1996. In-4° broché, 64 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition organisée à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, du 7 mars au 18 mai 1996, puis au Musée des Beaux-Arts, à Caen, du 1er juin au 5 août 1996.
Sur la couverture :
   Une centaine de gravures de Barry Flanagan seront présentées à la Bibliothèque nationale de France puis au musée des Beaux-Arts de Caen. Dans leur majeure partie, ces œuvres ont été données par l'artiste lui-même à la Bibliothèque nationale de France. Couvrant vingt ans d'activité, elles constituent la première rétrospective française des gravures de Barry Flanagan.
   Né à Prestatyn au pays de Galles, Barry Flanagan est l'un des représentants majeurs de la nouvelle sculpture anglaise. S'étant d'abord fait connaître par son emploi des matériaux mous et « pauvres » (toiles, sable, cordes), il se tourne dans les années soixante-dix vers la pierre et le bronze, matériaux dans lesquels il sculpte ou moule une imagerie très personnelle, volontiers humoristique et irrévérencieuse à l'égard de la statuaire héroïque. Membre de la Société zoologique de Londres, Flanagan a constitué un bestiaire sculpté où le lièvre occupe une place de choix, au côté du singe, du cheval et de l'éléphant.
   Choisie pour représenter la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise de 1982, présentée dans les grands musées du monde, la sculpture de Flanagan a fait l'objet de deux rétrospectives en France, la première au musée national d'Art moderne en 1 983, la seconde au musée des Beaux-Arts de Nantes en 1 994.
   La gravure de Flanagan est d'abord un art d'observation. Parmi les nombreux portraits qu'il exécute en 1972, on retrouve des artistes, des critiques d'art, des poètes, des musiciens de jazz qui, célèbres ou inconnus, ont en commun d'être proches de l'artiste, d'appartenir au cercle des familiers. Il les croque sur le vif, comme on prend des notes. Les gravures en retirent une rare fraîcheur : elles sont tracées d'un seul trait, sans reprises.
   Au cours de ses voyages, Flanagan a confié ses impressions au cuivre ou au linoléum. On retrouvera dans ses paysages gravés les régions qui lui sont chères : Écosse, Irlande, pays de Galles. Lieux peuplés de noms celtiques qui donnent leurs titres aux gravures : Llandudno, Loch Tarff, Killary Bay. Souvent tirées en couleurs – « dans le ton de la distillation écossaise » commente Flanagan –, ces planches nous révèlent un coloriste ardent.
   L'humour n'est jamais loin. Il peut prendre la forme d'un rébus, d'un calembour visuel où Flanagan évoque, sur un mode caustique, la condition de l'artiste dans notre société. Qu'on ne s'étonne pas de rencontrer la figure de W. C. Fields ou celle d'Alfred Jarry, au détour de ces images : Flanagan partage avec eux la conviction que l'art et l'humour font bon ménage. « Si on rit en voyant mes œuvres », déclare l'artiste, « je m'estime flatté et même comblé. »

13 euros (code de commande : 30803).

 

GILLAUX (Max) — Les Violettes acides. Couverture de Gianni Bertini. Bruxelles, Phantomas, [1959]. In-12 broché, 49 p., (collection « Bibliothèque Phantomas », n° 1), un des XX exemplaires numérotés à la presse (n° XVII), envoi de l'auteur, on joint la critique de Franz Hellens, rare.
Texte de l'article de Franz Hellens :
   Voici le premier volume d’une petite collection poétique, qui promet quelques surprises. Heureuses ? S'il faut en juger par ces poèmes d’un débutant, je le crois, car il y a là quelques belles pousses, des jets, des plantes et une floraison, non de culture, de parterre, mais de plus haut et de plus bas; des coteaux sauvages, des vallées creusées par le torrent, bref de ces contrées inexplorées que seuls ont foulées les biches, les loups et de plus menues bêtes : le hérisson, que sais-je ? C’est de cette poésie qu'on pourrait nommer instantanée, et par endroits, explosive.
   Mais on aurait tort de croire que pour ses débuts Max Gillaux nous a donné en vrac des poèmes d’une improvisation lâchée, sans aucune surveillance, sans égard à la justesse du rythme, à la précision du trait, ni au contour de la pensée ou du rêve. On le jugerait mal. On ne verrait pas combien ces poèmes très courts, très ramassés, d’une forme au premier aspect libre (et les plus beaux vers ne sont-ils pas toujours libres ?) Oui libres, mais de cette liberté de forme et d'allure que prennent justement ces créatures dites sauvages, et qui ne sont que mesure, sobre harmonie, nécessité vitale.
   Celui qui décrit « sa chambre » avec une désinvolture si heureuse :
      Ma chambre dans sa robe d'été
      a des jambes d'églantine.
      Je dors
      dans la moelle végétale du sureau ;
      j’ai des baies plein les mains.
      Sur mes deux plus hautes épines
      un oiseau est venu poser
      sa couronne d’œufs.
      Et le soleil
      a mis
      ses espadrilles de nuit...
   Celui-là, il me semble, n'est pas poète comme les autres. Il est marqué du don céleste. Il n'habite plus les lieux cernés de murailles étanches. Celui-là a pris son vol et rien ne pourra le retenir.
   Mais ce que j'aime et ce que je tenais à montrer d’un doigt certain de ne pas se tromper, c’est que ce vol, ce survol, n'est pas voué au hasard d’un simple caprice. Gratuit peut-être, mais pas insignifiant. Capable de résumer sa vue, de la rassembler et de l'exprimer en syncopes accomplies, en volutes à la manière du vautour ou d’un moindre rapace ; mais peu soucieux des voies et des proies ordinaires, ne songeant qu’à parfaire, à se parfaire, dans les phases successives d’un beau contrepoint poétique.

35 euros (code de commande : 30756).

 

[GOUJON (Jean)]. DU COLOMBIER (Pierre) — Jean Goujon. Paris, Albin Michel, 1949. In-4° broché, VII, 197 p., 80 planches en phototypie hors texte, un des 1650 exemplaires numérotés sur alfa (n° 959), en bel état.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La figure de Jean Goujon.
   Chapitre II : Rouen et les origines.
   Chapitre III : Saint-Germain l'Auxerrois et Ecouen.
   Chapitre IV : La Fontaine des Innocents.
   Chapitre V : Travaux parisiens.
   Chapitre VI : Le Louvre.
   Chapitre VII : La fin de Jean Goujon.
   Conclusion.
   Appendices. Notes - Bibliographie - Chronologie de la vie et des œuvres - Index.  

15 euros (code de commande : 30802).

 

HANUT (Frédéric) et PLUMIER (Jean) — La nécropole gallo-romaine de la place de la Wallonie à Jambes (Namur). Tome I : Textes. Tome II : Catalogue. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2014. Deux volumes in-4° broché, 207 et 283 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Études et Documents - Archéologie », n° 33 et 34), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Au début des années 1990, l'ancien Hôtel de Ville de Jambes, devenu obsolète depuis la fusion des communes en 1977, est détruit au profit de la construction de nouveaux bâtiments administratifs de la Région wallonne et de la création de l'actuelle place de la Wallonie. Sur une surface d'environ 75 ares, trois campagnes de fouilles préventives (1991-1993), menées par le service de l'archéologie (Direction de Namur) du Service public de Wallonie, mirent au jour 87 tombes à incinération et plusieurs dizaines de structures secondaires (fosses à cendres) ainsi que l'emplacement d'un bûcher collectif ou ustrinum. Il s'agit d'une vaste zone funéraire sur la rive droite de la Meuse, en face du vicus de Namur. En 1888, la construction des écoles communales de Jambes, dans une parcelle voisine, avait déjà entraîné la découverte de plusieurs tombes à incinération du Haut-Empire et de l'Antiquité tardive.
   Aménagées à l'est d'un chemin antique orienté nord-sud, les sépultures consistent en simples fosses, creusées en pleine terre. Certaines étaient alignées le long de la voie. La fondation du cimetière est datée du milieu ou du troisième quart du 1er siècle apr. J.-C. L'analyse de l'assemblage céramique des tombes met en évidence quatre phases chronologiques. La première phase (50-120/130 apr. J.-C.) regroupe le plus grand nombre de sépultures. Les phases II (110/120-170/180 apr. J.-C.) et III (170/180-250 apr. J.-C.) couvrent les 2e et 3e siècles. Trois tombes de l'Antiquité tardive (phase IV) ont été retrouvées à une distance appréciable des incinérations du Haut-Empire. Cette monographie est le résultat d'une étude pluridisciplinaire associant archéologues, dessinateurs, infographistes, photographes et spécialistes de l'Institut des Sciences naturelles pour l'étude des ossements animaux et des restes humains incinérés retrouvés dans les sépultures.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 30783).

 

HOFFMANS (Landelin) Le beau retable de la Vierge de la Chapelle du parc d'Enghien surnommée « La Chapelle des merveilles ». Enghien, Delwarde, 1963. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 155 p., illustrations en noir, tirage limité à 200 exemplaires numérotés (n° 91), très bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Le Retable de la Chapelle du Parc d’Enghien.
   - Lieu de conservation.
   - Sa composition.
   - État de conservation.
   - Provenance.
   - Où et comment ce retable a-t-il été acquis ?
   - L’iconographie du retable.
   - La légende de la parenté de sainte Anne.
   - La légende.
   - Les sources littéraires.
   - La tradition iconographique.
   - L’offrande repoussée.
   - La rencontre à la Porte d’or.
   - La nativité de la Sainte Vierge.
   - La présentation de la Vierge.
   - L’épisode de la Houssine.
   - La suprême salutation.
   - Le cortège funèbre.
   - Le tombeau vide.
   - L’assomption.
   - Le panneau central en bois sculpté et polychromé.
   - Les épousailles de la Sainte Vierge - L’adoration des bergers.
   - L’adoration des mages - La circoncision.
   - La présentation de Jésus au temple.
   - La mort de la Sainte Vierge.
   - Le couronnement de la Vierge.
   - Interprétation allégorique des scènes des volets fermés.
   - Le cantique des cantiques.
   - « Hortus conclusus » - « Le Jardin fermé ».
   - À l’ombre du pommier.
   - Sous le figuier.
   - Le plat de raison et la coupe.
   - Le groupe de l’enfant avec l’agneau.
   - L'enfant.
   - L'agneau.
   - Son histoire.
   - Les portraits.
   - Jean Tielmann, curé de Thollembeek.
   - Jacques de Savoie, comte de Romont.
   - François de Bourbon, comte de Vendôme.
   - Marie de Luxembourg, comtesse de Vendôme et de Marie Charles de Bourbon, comte puis duc de Vendôme Françoise d'Alençon, dame de la Flèche.
   - Henri de Nassau-Siegen et Marie-Françoise de Savoie.
   - Claude de Lorraine, premier duc de Guise.
   - Antoinette de Bourbon.
   - La topographie - Le cadre architectural et le paysage.
   - Plan et organisation des Chartreuses.
   - Porte d'entrée de la Chartreuse d'Hérinnes et le quartier des Dames.
   - Les armes du Christ.
   - Le porche de l'église antérieure des moines.
   - L'hôtellerie des étrangers.
   - La chapelle extérieure de la Vierge.
   - Visites de Marguerite d'York à la Chartreuse d'Hérinnes.
   - Le paysage.
   - Panorama du paysage du Schibbeek.
   - La Cense de l'Ezelenberg.
   - L'auteur - Témoignage de Jean Ammonius.
   - La partie centrale sculptée - La peinture des volets.
   - L'arbre de Jessé - Les costumes.
   - La date du retable - Les influences extérieures.
   - Conclusion.
   - Dessin du sceau de la Chartreuse d'Hérinnes.
   - Appendice.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 30791 - vendu).

 

[LANDUYT (Octave) et SZYMKOWICZ (Charles)] — Octave Landuyt - Charles Szymkowicz. À corps perdu corps retrouvé. Mons, Musée des Beaux Arts, 1996. In-4° broché sous couverture à rabats, 254 p., nombreuses reproductions en couleurs à pleine page, très bon exemplaire, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 17 février au 31 mars 1996.
Table des matières :
   - Les artistes, par Léo Ferré.
   - Fraternellement, par Étienne Van Bastelaer.
   - À Mons. À corps perdu corps retrouvé, par Maurice Lafosse.
   - Les poètes Octave Landuyt et Charles Szymkowicz, par Jan d'Haese.
   - Langsheen Octave Landuyt en Chales Szymkowicz, par Jan d'Haese.
   - Landuyt à vol d'oiseau, par Élie Saegeman.
   - Avec ses yeux d'aigle, par Léo Ferré.
   - Szymkowicz. L'enfant de la méoire, par Paul Caso.
   - Octave Landuyt.
   - Charles Szymkowicz.

40 euros (code de commande : 30795).

 

LECOCQ (Isabelle) et VANDEN BEMDEN (Yvette) — La conservation et la restauration des vitraux. Recommandations pour l'élaboration d'un cahier des charges. Avec la collaboration de Carole Carpeaux, Jean-Pierre Delande, Christine Herman et Jean-Marie Pirotte. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2010. In-4° broché, 154 p., illustrations en couleurs.
Introduction :
   La méconnaissance générale des principes de conservation et de restauration des vitraux en Belgique avait motivé la note technique de 1987. Après les réparations des dommages de la Seconde Guerre mondiale, peu de restaurations avaient été entreprises, ce qui avait entraîné une perte des connaissances et du savoir-faire dans ce domaine. La publication de ce document permit d'offrir un outil technique de référence en matière de conservation-restauration de vitraux. Il était temps de l'actualiser.
   Depuis quelques années, les différentes instances publiques qui ont le Patrimoine dans leurs compétences sont devenues plus attentives à la conservation des vitraux anciens. Les administrations, les architectes, les fabriques d'église et les propriétaires publics et privés sont aussi mieux sensibilisés à cette problématique. Des études préalables, imposées par les procédures sur les monuments classés, précèdent à présent les chantiers. Le choix du restaurateur se fait avec davantage de circonspection et le suivi attentif des interventions garantit la qualité de celles-ci.
   De très nombreux vitraux non classés des XIXe et XXe siècles ne bénéficient généralement pas des mêmes attentions ; leur intérêt et leurs qualités artistiques sont encore méconnus. Leur restauration est souvent laissée à la seule appréciation du propriétaire, de l'architecte ou de l'entrepreneur qui peut décider de supprimer ces vitraux ou d'en confier les travaux de conservation à des verriers moins qualifiés, pour des raisons budgétaires. Par ailleurs, certains cahiers des charges inadaptés entraînent des interventions qui ne satisfont pas aux critères de qualité et ne proposent pas de solutions adéquates.
   Toute opération de conservation-restauration exige des intervenants compétents. Malheureusement, peu d'enseignements supérieurs existent au niveau européen pour la conservation du vitrail. On peut surtout citer ceux qui sont dispensés à la Artesis Hogeschool Antwerpen (Belgique), à l'Université d'Erfurt (Allemagne), à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne (France) et à l'Université de York (Grande-Bretagne). Des formations plus restreintes, des recyclages et des journées d'information sont organisées mais elles ne remplacent en aucun cas les enseignements supérieurs. Enfin, certains maîtres verriers, formés sur le terrain, ont acquis une solide expérience dans le domaine de la conservation-restauration. Dans tous les cas, il importe d'adapter le choix de l'intervenant à la nature du travail à accomplir.
   Les présentes recommandations sont adaptées à la situation belge : peu de vitraux anciens conservés in situ, importance des restaurations du XIXe siècle tant pour les verrières que pour les armatures et les pierres, état relativement satisfaisant de beaucoup de verres. Elles ont pour but d'éclairer les acteurs concernés sur les exigences d'une intervention respectueuse et pérenne sur les vitraux. Elles visent aussi à faciliter la rédaction des cahiers des charges. Il ne s'agira jamais de les reprendre telles quelles, avec leurs différentes alternatives – comme on l'a malheureusement constaté à maintes reprises avec la note technique de 1987 –, mais de les adapter au cas par cas. Chaque acte de conservation-restauration pose des problèmes spécifiques. Il est donc exclu de proposer des recettes qui, utilisées sans discernement, peuvent occasionner des dégâts. Il s'agit plutôt d'exclure clairement ce qui ne peut jamais être fait, de fournir des pistes d'intervention, de guider la réflexion et le choix des solutions les plus adéquates pour les cas qui ne posent pas de questions particulières.
   Les verres archéologiques ne sont ici pas pris en compte car ils nécessitent des traitements spécifiques, qui sortent du cadre du présent document.
   Une dépose de vitraux et des opérations de conservation-restauration doivent toujours être mûrement réfléchies et justifiées, étant donné leur coût généralement élevé. La philosophie du présent document – la conservation préventive et l'intervention minimale visant à garantir l'authenticité de l'œuvre et à la maintenir dans les meilleures conditions – répond aux principes largement défendus par la « Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites », dite « Charte de Venise », de 1964.
   Pour les questions générales de technologie du vitrail et de conservation, le lecteur consultera utilement la bibliographie en fin de volume.

15 euros (code de commande : 30771).

 

LIBERA (Alain de) — Archéologie du sujet. III. L'acte de penser. I. La double révolution. Troisième tirage. Paris, Vrin, 2014. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 688 p., jaquette, (collection « Histoire de la Philosophie »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Qu'appelle-t-on penser ? La pensée est-elle un acte ? Une action ? Pensée et conscience vont-elles de pair ? Toute pensée est-elle consciente ? Personnelle ? Subjective ? Immanente ? Le sujet de la pensée est-il psychique ou corporel ? Unique ou multiple ? Âme ou esprit ? Esprit ou corps ? Avec ce troisième tome commence, scandé par les interventions successives de l'Université (condamnations parisiennes de 1270 et 1277) et du Magistère (concile de Vienne, 1312, et de Latran V, 1513), la relation d'un débat de plus de cinq siècles sur l'aptitude de l'homme à revendiquer le statut de sujet-agent psychique. Tout gravitant autour d'Aristote et de Descartes, on monte vers ce dernier en historiens du Moyen Âge et descend vers lui en archéologues de la modernité – d'où l'image de l'escalier à double vis. La description heideggérienne du « moment » cartésien de l'invention de la subjectivité ne suffisant pas à décrire le passage à la modernité, dans la mesure où elle ne livre que l'histoire allemande, idéaliste, transcendantale, bref « kantienne » de l'invention du sujet, on s'attache à l'autre source de la modernité en psychologie et philosophie de l'esprit : empiriste, autrichienne (Brentano), mais aussi anglaise (Locke) et écossaise (Reid, Hamilton). L'Acte de penser comporte donc deux volumes. La Double révolution va d'Aristote à Reid, avec Averroès, Siger de Brabant, Thomas d'Aquin et Olivi. L'Empire du sujet revient au Moyen Âge à partir de la modernité.

18 euros (code de commande : 30781).

 

LIGNE (Eugène Lamoral, prince de) Souvenirs & portraits 1830-1856. Publiés avec une introduction et des notes par Félicien Leuridant. Bruxelles - Paris, Librairie Nationale d'Art et d'Histoire, 1930. In-8° broché, 147 p., un portrait en frontispice, un des 30 exemplaires numérotés sur Arches (n° 24), cachet humide de la Régie touristique du château de Belœil à la page de faux-titre, couverture défraîchie et humidifiée.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Préface.
   I. Guillaume Ier, roi des Pays-Bas et introduction à son règne.
   II. Guillaume, prince d'Orange.
   III. Lord Palmerston.
   IV. MM. Thiers et Guizot, historiens, orateurs, hommes d'État. Comparaison entre ces deux célébrités contemporaines de leur pays et l'action qu'ils y ont exercée.
   V. M. de Lamartine.
   VI. M. Jules Bastide, ministre des Affaires Étrangères sous la Commission executive et le général Cavaignac.
   VII. Le général Cavaignac.
   VIII. Le général Changarnier.
   IX. Le Pape Pie IX à Gaëte.
   X. Ferdinand II, roi des Deux-Siciles.
   XI. Charles-Albert, roi de Sardaigne.
   XII. Léopold, grand-duc de Toscane.
   XIII. Alexandre II, empereur de toutes les Russies.

15 euros (code de commande : 30782).

 

LORDAT (Jean-Charles-Marie-Roger de) — Heurs et malheurs languedociens. Préface du duc Lévis-Mirepoix. Toulouse, Privet, 1957. In-8° broché, 254 p., (collection « Visions Méridionales »), exemplaire du Service de Presse, non-coupé.
Sur la couverture :
   De formation et de tradition languedociennes, l'auteur, resté profondément uni aux deux Languedoc pyrénéen et méditerranéen, s'est plu à évoquer en six études les grandes heures de sa Province dans la joie et dans l'épreuve.
   Le premier de ses essais (Le trésor Cathare) retrace précisément la vie de cette grande civilisation occitane qui, à une heure de son histoire, aurait pu prétendre à la primauté nationale. Qu'elle ait dû s'incliner au lendemain du drame cathare ne donne que plus de prix à son ralliement sans réserve à l'unité française.
   C'est bien au-delà de cette coupure historique que portent trois autres études révélant l'appel ancestral de l'âme languedocienne vers le large (Marins d'autrefois), sa part active à l'élaboration d'un monde nouveau au lendemain de 1789 (Cinquante années d'évolution) et à la défense de la culture et de l'esprit français dans les luttes du XXe siècle (Hommage aux soldats diffamés du Languedoc et du Roussillon).
   Les deux derniers essais enfin évoquent deux grandes rencontres du destin français avec le domaine languedocien dans l'histoire littéraire (Racine à Uzès) et dans l'histoire nationale (Quand le roi de France portait un nom languedocien).
   Réunies très librement sans aucun souci de coordination artificielle, pour une large part appuyées sur des documents inédits, ces études procèdent d'une même inspiration profonde : la foi en la mission d'avenir d'une province dont le passé a permis d'établir les assises de la plus grande France.

10 euros (code de commande : 30757).

 

LOUŸS (Pierre) — Les chansons de Bilitis. Traduites du grec par Pierre Louÿs. Illustrées par Suzanne Ballivet. Bruxelles, Éditions du Carrefour, 1943. In-8° broché sous couverture à rabats, 209 p., bien complet de ses 16 planches hors-texte en couleurs, exemplaire numéroté sur Featherweight (n° 841), dos ridé présentant une petite mouillure à la queue.
Extrait du Dictionnaire des œuvres :
   Publiés à Paris en 1894. Il s'agit d’un recueil de petits poèmes que l’auteur prétendit avoir découvert et traduit, d'après une poétesse grecque contemporaine de Sapho. En vérité, l'apparente retenue qui caractérise ces Chansons, leur enlève toute prétention classique, et les place plutôt sous le signe des écrivains postérieurs au Parnasse, et rappelle tout spécialement les auteurs d'épigrammes de l'Anthologie Palatine, depuis Méléagre de Gadara (dont Louÿs fut le traducteur) jusqu'à Paul le Silentiaire. Il s'agit donc d’une inspiration purement alexandrine ; d'ailleurs le goût des parnassiens héllénisants fut plus alexandrin que classique. L’auteur imagine que Bilitis est née vers le VIe siècle av. J.-C. dans la Pamphylie orientale. S'étant transférée à Mytilène dans l’île de Lesbos, elle y aurait connu Sapho, laquelle lui aurait appris l'art du chant et de la poésie. Le noyau central des poèmes de Bilitis est composé par une trentaine d'élégies (que l'on suppose avoir été écrites à Mytilène), sur l'amitié de Bilitis pour la jeune Mnasidika, amitié brusquement interrompue par le départ de Bilitis pour Chypre.
   La première partie de ce recueil a un caractère éminemment bucolique : « Bucoliques en Pamphylie », et évoque, entre autres choses, les amours pastorales de Bilitis avec le jeune Lykas. La deuxième partie, qui contient les « Élégies » consacrées à Mnasidika (ce nom est emprunté à un fragment de Sapho), est la plus ardente et, au point de vue littéraire, la plus parfaite. La troisième partie comprend un certain nombre d'épigrammes, « Épigrammes dans l’île de Chypre », au style très élégant, où Bilitis chante ses dernières amours et le déclin de sa propre beauté : « Le tombeau de Bilitis ». Ces petits poèmes ne sont pas écrits en vers, mais dans une prose poétique qui s'adapte mieux aux possibilités de l’auteur et aux nécessités de sa fiction. Des descriptions de paysages, très précieuses, et souvent maniérées, alternent avec des scènes spécifiquement érotiques. Cet ouvrage peut être considéré comme un des moments les plus heureux, mais aussi comme le couronnement et la conclusion du mouvement parnassien.
L'avis de Robert Desnos :
   « L'érotisme de Pierre Louÿs, c’est celui qu'on entrevoit le soir, à la clarté des réverbères, qu'on imagine dans les ports cosmopolites... celui qui suscitera toujours, malgré tout, notre tendresse pour ces femmes, héroïnes à leur manière d’un roman banal et mouvementé par monotonie. Qu’il se retrouve aux mains de la dactylo, le soir dans un train de banlieue ou sur la table de nuit de la chambre d'hôtel où dort la grue, Aphrodite ou les Chansons de Bilitis gardent leur pouvoir d'évocation ou d'invitation à l'amour, au sens héroïque. »
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. I, p. 651.
   - Pauvert (Jean-Jacques), Anthologie historique des lectures érotiques, t. II, p. 926.

50 euros (code de commande : 30761).

 

MAETERLINCK (Louis) — La pénétration française en Flandre. Une École Préeyckienne inconnue. Paris - Bruxelles,Van Oest, 1925. In-4° demi-veau brun à coins, dos à 4 nerfs, pièces de nom d'auteur et de titre, couverture conservée, dos usagé et craquelé, 124 p., LXXXV planches en noir hors texte, rousseurs.
Préface :
   Les écoles primitives de Bruges, de Tournai, de Bruxelles et d'Anvers ont trouvé, en grand nombre, des historiens d'art pour vanter leurs mérites. Le silence a jusqu'ici été gardé, comme par le fait d'une véritable conspiration, au sujet de l'école gantoise. Pourquoi ?
   Gand, la vieille cité, est cependant le centre d'art le plus ancien comme aussi le plus actif de la Belgique et des Pays-Bas ; tout prouve qu'elle surpassa en richesse, en luxe et en art les autres villes de la région ; il est avéré que les peintures murales gantoises du XIIe siècle, découvertes dans le réfectoire de l'abbaye de Saint-Bavon sont, avec celles de Liège, les plus anciennes de tout le Nord de l'Europe ; on connait, datant du XIIIe siècle, les fresques si importantes de la « Byloke » et celles de l'ancien hospice de Saint-Jean et Saint-Paul, dit la « Leugemeete » ou la Menteuse, datant de la première moitié du XIVe siècle, et qui méritent une place d'honneur parmi les plus remarquables de l'Europe entière à cette époque.
   Malgré cela l'histoire de l'école gantoise reste encore à faire ; peut-être, ici aussi, les derniers sont-ils destinés à être, un jour, les premiers. En attendant voici, commentées, une série d'admirables peintures portatives préeyckiennes datant du XIVe siècle ou des toutes premières années du XVe : elles prouvent, de la façon la plus péremptoire, que l'Adoration de l'Agneau mystique des frères Van Eyck ne naquit nullement, comme le disait Fromentin, « au milieu de balbutiements » ; bien au contraire, les illustres frères trouvèrent-ils à Gand des artistes peignant à l'huile et créant des chefs-d'œuvre dans tous les genres, auxquels il ne restait plus rien à apprendre.
   Le malheur est que de ces peintures si précieuses pour l'histoire artistique de Gand, il ne soit rien resté dans la ville qui les a vues naître et d'où elles disparurent par suite de diverses circonstances : l'exode des plus belles en effet commença de bonne heure et devint intense vers la fin du XIVe siècle : à cette époque les rois de France et les princes français envoyaient en Flandre et en Lombardie des émissaires attitrés chargés d'enlever à tout prix du pays les chefs-d'œuvre dignes de parer leurs « chambres de merveilles » ; d'autre part, les foires franches et les marchés de la capitale de la Flandre étaient fréquentés par des marchands étrangers dont la demande d'œuvres d'art allait jusqu'à dépasser l'offre ; et les chefs-d'œuvre de l'art primitif gantois étaient emportés à fin d'enrichir les collections particulières des princes et des riches banquiers de l'Italie et de l'Allemagne ; mais, plus que ces manœuvres, il faut accuser les destructions d'œuvres gothiques perpétrées par les iconoclastes, les séides des de La Khetulle et de Hembyse; ceux-ci, inaugurant le système des teutonnes « Centralen », vendirent ou ruinèrent les dernières œuvres épargnées lors des premiers troubles religieux, transformèrent les riches églises et les chapelles des couvents de Gand en casernes et en écuries où leurs soudards eurent tôt fait de consommer le crime. Si l'on songe que cette iconoclastie officielle a duré vingt ans, on ne s'étonnera pas que jusqu'au souvenir de la brillante école gantoise primitive ait fini par s'effacer. On l'oublia même d'autant plus volontiers, qu'à l'époque de ce désastre le triomphe des « romanisants » était complet, faisant considérer les œuvres des écoles primitives comme barbares, indignes d'être sauvées et à plus forte raison, regrettées.
   Mais revenons à l'affirmation précoce de l'art gantois : son épanouissement s'explique aisément, rien que par la situation géographique et politique de son berceau d'éclosion : Gand, placé au confluent de l'Escaut et de la Lys, « ces chemins qui marchent » venant de France, constituait un lieu d'échanges intellectuels et artistiques avec les provinces françaises, singulièrement favorable ; en outre c'était la résidence et la capitale des comtes de Flandre et des premiers ducs de Bourgogne, tous d'origine française ; ceux-ci y séjournaient fréquemment au milieu de leurs parents et de leur cour, important dans la ville résidentielle les goûts esthétiques et les modes de Paris suivis, alors comme aujourd'hui, par les familles patriciennes qu'avaient enrichies l'industrie et le commerce si prospères à Gand au Moyen Âge.
   Dans ce nouveau livre on trouvera donc, amplement commentées, de très nombreuses reproductions, documents du plus haut intérêt, d'après les chefs-d'œuvre préeyckiens gantois actuellement dispersés dans les principaux musées de l'Europe et de l'Amérique. Puisse cet ouvrage, œuvre de reconstitution d'un état de choses digne d'être réhabilité, à l'élaboration de laquelle n'ont présidé que des sentiments de bonne foi et de justice, être bien accueilli de tous : car tous les esprits impartiaux doivent souhaiter que les primitifs gantois retrouvent, dans l'histoire de fart belge, la place d'honneur qui fut la leur, en réalité ; pour reprendre, en guise de conclusion, le sens de l'épigraphe ci-dessus empruntée à M. Pirenne, l'école pré-eyckienne gantoise a dû exister, car elle est le chaînon perdu qui rétablira la liaison authentique de l'esthétique du siècle d'Artevelde à l'éblouissante école primitive belge du siècle des Van Eyck.

25 euros (code de commande : 30764).

 

[MONS]. Le Mons d'hier. Évolution de six quartiers. Mons, Association des Montois Cayaux, 2003. In-4° broché, VII, 83, [8 (planches en couleurs)], [4 (table)] p., (collection « À la Recherche du Temps Passé... »), on joint une coupure de presse.
Article paru dans Sud-Presse du lundi 1er décembre :
   Beaucoup d'habitants de la cité du Doudou et des environs découvriront avec ravissement et émotion la dernière née des publications de l'Association des Montois Cayaux. Dans la collection « À la recherche du temps passé... », l'asbl vient en effet de sortir un très beau livre intitulé Le Mons d'hier : évolution de six quartiers. Comportant 150 illustrations puisées dans le Fonds d'Archives iconographiques (photos, cartes postales, plans, affiches, etc.) de l'association précitée ou encore prêtées par le Cercle des Cartophiles du Borinage et de Mons, cet ouvrage de 100 pages a bénéficié des commentaires fouillés et éclairés de l'historienne Christiane Piérard, Conservateur honoraire de la Bibliothèque publique de Mons.
   « Il s'agit en quelque sorte du catalogue de luxe de l'exposition « Arsouv'nances » (conçue par Odon Dupire, Lucette François et René Lemur) organisée à l'occasion de la Ducasse 2002 », explique Claude Gérin, Président des Montois Cayaux. [...] Ce livre est aussi le fruit d'une collaboration efficace établie avec d'autres associations telles que le Cercle des Cartophiles de Mons-Borinage et le Photo-Club Montois. « Cet ouvrage ne livre pas le portrait complet des transformations intervenues dans la ville. Nous n'avons retenu que six quartiers en fonction du nombre et de la qualité des documents mis à notre disposition », souligne Claude Gérin.
   Pour Christiane Piérard, au lieu de parler d'une « évolution de six quartiers », il aurait été plus exact de qualifier cette démarche... d'« évocation ». « Nous avons choisi ces sites en nous basant sur des documents inédits ou fort peu connus, des photos bien sûr, mais également des dessins, des peintures, des gravures... Nous les avons regroupés pour obtenir quelque chose de cohérent », note l'historienne. Le résultat ne décevra pas.

30 euros (code de commande : 30767).

 

[MONS - PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Concitoyens - Quelques actes répréhensibles... Mons, Administration Communale, 1914. Placard imprimé sur un papier au format 364 x 525 mm., au filigrane de la Ville de Mons, deux plis centraux l'un vertical, l'autre horizontal, en très bon état.
   Suite à des actes répréhensibles survenus le 25 août 1914, le bourgmestre Jean Lescarts invite la population à garder son calme...

20 euros (code de commande : 30863 - vendu).

 

[MONS - PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Éclairage au gaz - Avis. Mons, Administration Communale, 1914. Placard imprimé sur un papier au format 322 x 501 mm., pli horizontal central, en très bon état malgré la fragilité du papier.
   Le 26 août 1914, le bourgmestre de la ville de Mons invite la population à consommer modérément le gaz et à l'utiliser avec prudence.

20 euros (code de commande : 30862 - vendu).

 

NODIER (Charles) — Examen critique des dictionnaires de la langue françoise, ou Recherches grammaticales et littéraires sur l'orthographe, l'acception, la définition et l'étymologie des mots, faisant suite au dictionnaire de P. C. V. Boiste. Par Charles Nodier, chevalier de la Légion-d'honneur, bibliothécaire du Roi à l'Arsenal. Bruxelles, Librairie Romantique, 1829. [Bruxelles, / A la Librairie Romantique, / rue de la Madelaine, N° 458. / M. DCCC. XXIX.] In-8° plein chagrin noir, dos à 4 nerfs, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], VI, 153, [1 bl.] p., un portrait lithographié de l'auteur en frontispice, quelques rousseurs, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   L'ouvrage de Charles Nodier Examen critique des dictionnaires de la langue françoise (1828) est un travail de caractère métalexicographique qui détaille de façon critique les entrées de plus de 30 dictionnaires. Cependant, en dépit de la rigueur linguistique de la plupart des commentaires de Nodier, certains montrent des imprécisions, surtout en ce qui concerne les observations étymologiques. Cette étude présente les points forts et les points faibles d'un travail de lexicographie critique du XIXe siècle écrit avec un ton ironique et tatillon, mais d'un inégalable intérêt pour les études métalexicographiques.
Bibliographie :
   - Trujillo-González (Verónica C.), Charles Nodier métalexicographe: aperçu de « Examen critique des dictionnaires de la langue françoise » (1828), dans Neuphilologische Mitteilungen, vol. 115, n° 2, 2014, pp. 187–201.
   - Escoffier (Maurice), Le mouvement romantique, 1788-1850 : essai de bibliographie synchronique et méthodique, n° 799.

80 euros (code de commande : 30765).

 

PAPADAKIS (Andreas) — L'architecture aujourd'hui. Avec la collaboration de James Steele. Paris, Terrail, 1991. In-4° broché sous couverture à rabats, 224 p., nombreuses illustrations, exemplaire en bon état.
Sur le rabat de la couverture :
   La réhabilitation de l'architecture comme art majeur, et son irruption dans le champ médiatique, sont des phénomènes nouveaux et visibles.
   Les années 80 ont vu toute une nouvelle génération d'architectes plaider pour une architecture riche et pluraliste, complexe et contradictoire, et prouver, dans leurs œuvres bâties, sa vitalité.
   Ce livre rassemble les travaux de plus de quarante architectes internationalement reconnus et représentatifs de ce renouveau : la Tradition et le Classicisme ont retrouvé leur vitalité avec l'Américain Robert Stem, le Britannique Quinlan Terry, l'Italien Aldo Rossi ; l'Anglais Norman Foster, l'Américain Richard Meier, la Japonaise Itsuko Hasegawa, le Français Jean Nouvel portent haut le flambeau du Modernisme et du High Tech ; les valeurs populistes et ironisantes du Post Modernisme se sont concrétisées dans les œuvres flamboyantes de l'Américain Michael Graves, l'Autrichien Hans Hollein ou l'Espagnol Ricardo Bofill ; l'Irakienne Zaha Hadid, l'Américain Franck Gehry et le Groupe hollandais OMA offrent une vision renouvelée et provocante de la modernité.

13 euros (code de commande : 30768).

 

['PATAPHYSIQUE]. Briefve déclaration d'aucunes dictions plus obscures éparses dans l'Opus Pataphysicum de sa feue Magnificence le Dr Irénée Louis Sandomir à l'usage et proufit des analphabètes et catalphabètes par l'Intermission des Commodités Imaginaires mandatée par la Commission Secrète des Ellipses, Éclipses et Anesthésies. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1995. In-8° agrafé, 84 p., illustrations, (collections « L'Expectateur », n° 7 et « Monitoires », n° 50), exemplaire en parfait état revêtu de l'infamant escargot.
Introduction :
   À maints égards, et de même que « Tout est dans Faustroll », tout a été dit par Sa Magnificence le Docteur Irénée-Louis Sandomir dont le Verbe est au commencement. Mais tout a-t-il été entendu de son Opus Pataphysicum en lequel le Sme Provéditeur-Inquisiteur Général Louis Barnier voyait le seul Traité de 'Pataphysique possible avec les Gestes et Opinions du Docteur Faustroll ? Et il ne s'agit précisément pas de traités !
   Si les gloses ont éclairé, autant que faire se peut, l'œuvre phare (« phare obscur [...] comme après avoir trop regardé le soleil ») de Jarry, il n'en va pas de même pour l'Opus Pataphysicum. Et d'abord parce que le texte en est malaisément accessible matériellement. Ensuite, parce que son intelligence exige une gymnastique intellectuelle à laquelle les spectacles télévisés politiques ou sportifs, la lecture de Régis Debray, de Bernard Clavel, de la Quinzaine littéraire ou des albums de Tintin (ou même de L'Expectateur) n'ont pas accoutumé les jeunes couches cymbalistes.
   Certes, suivant la formule d'un fabuliste cher à Jarry, « Sans un peu de travail, on n'a pas de plaisir ». Mais, dans un souci propédeutique et en vue du troisième millénaire, la Sous-Commission des Promulsidaires a décidé de publier, à l'usage des prosélytes (que nous sommes tous aux yeux de Faustroll), ce glossaire des termes sandomiriens n'appartenant pas au pidgin de la tribu. L'utile, auquel vise ledit glossaire, est un objet de spéculation pataphysique aussi fécond qu'un autre, comme on aura l'occasion de le constater lors des deux dernières séries de publi-cations du Cymbalum.

13 euros (code de commande : 30785 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Organographes du Cymbalum Pataphysicum. N° 11. [Paris], Cymbalum Pataphysicum, 1979. In-8° collé, 64 p., illustrations.
Sommaire :
   - La parodie.
      - Adoré Floupette : Sonnet à triple sens, retrouvé et présenté par Luc Étienne, R., avec trois exégèses d'époque, des fragments du Journal de Marius Tapora, pharmacien de deuxième classe, et une Note du Président de la Sous-Commission des Solutions Imaginaires.
      - Haiku (Namigata).
      - Malpertuis (Sous-Commission des Paraphrases).
      - Les Scriptuae de populis consociatis Americae septentrionalis de Tacite (Fr. Rolfe, baron Corvo).
      - Qui Esquif ? (Pierre David, R.).
      - Béatitudes.
   - Gestes et opinions.
      - Du bon usage du calendrier.
      - Chronique diéxodologlque.
      - Addenda, errata.
      - Chronique opératoire.
      - Belles-Lettres.
      - Le père Ubu tenant la gidouille (Joan Miró, S.).
      - À travers le monde.
      - Revues.
      - La Grève générale.

10 euros (code de commande : 30784 - vendu).

 

PETIT (Louis-Alphonse-Joseph)Histoire de la ville de Peruwelz. [Mons], [Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut], [1871]. In-8° broché sous une couverture factice, [114] p., une planche hors texte et une illustration, rare.
   Extrait du volume VI de la IIIe série (1870-1871) des Mémoires et Publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, pp. 99-213.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. La Seigneurie.
   Chapitre II. La Commune.
   Chapitre III. La Paroisse et l'Église. - Liste des curés.
   Chapitre IV. L'Hôpital
   Chapitre V. L'enseignement public.
   Chapitre VI. La Chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours. - Chapelains et desservants.
   Chapitre VIL La communauté des Brigittins.
   Chapitre VIII. Éphémérides péruwelziennes.
   Chapitre IX. Aperçu statistique sur la ville.
   - Annexes.

30 euros (code de commande : 30793).

 

PICHOT (André)Petite phénoménologie de la connaissance. Paris, Aubier, 1991. In-8° broché, 222 p., (collection « Philosophie »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Diverses disciplines reprennent actuellement l'étude de ce qui fut longtemps l'apanage de la philosophie : la théorie de la connaissance. Elles prétendent renouveler ce très vieux genre en en faisant une (ou des) science(s), les sciences cognitives. Une théorie de la connaissance qui serait scientifique et non plus philosophique. On sent là l'influence des philosophies « anglo-saxonnes » (positivisme logique, philosophie analytique).
   Sciences cognitives, ou techniques de traitement de l'information ? La question nous entraînerait trop loin. Voyons d'abord ce qu'est la connaissance, puisque c'est ce qu'il s'agit de théoriser, ou de simuler. Et voyons-la en phénoménologue, car la phénoménologie, par ses divergences avec la philosophie spontanée et implicite des sciences cognitives, est la plus à même d'en parler utilement, sans les paraphraser.
   Sous les processus langagiers et logiques étudiés par les sciences cognitives, apparaissent alors deux aspects oubliés de la connaissance : son enracinement dans la vie et l'omniprésence du corps.

12 euros (code de commande : 30760).

 

PIERSON-PIÉRARD (Marianne)D'enfance et d'ailleurs. Couverture et frontispice de Taf Wallet. Bruxelles, Louis Musin, 1978. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, 98 p., bon exemplaire dont le tirage fut limité à 1000, peu courant.
Sur le rabat de la couverture :
   Un recueil de nouvelles de Marianne Pierson-Piérard est toujours un régal. Après le très beau livre Les cloches d’Ostende illustré par Serge Creuz que nous avons eu le plaisir d'éditer, nous sommes heureux de présenter au lecteur D'enfance et d'ailleurs rehaussé d’une couverture et d’un frontispice de Taf Wallet.
   On retrouvera dans ce recueil ce qui fait le charme de la nouvelliste, ce talent intimiste qui transforme chaque récit en un instant d'existence.
   L'enfance n'est pas un temps mais un lieu où nous cherchons toujours à revenir. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le retour en arrière, ici, n'est pas un jeu gratuit. Il est le fruit de toute une vie d'adulte.
   Dans ces dix récits variés, l’auteur a su mêler avec brio le passé et le présent.
Table des nouvelles :
   - 
Les révélations.
   - O saisons !
   - La fin du monde.
   - Une plage avec des coquillages.
   - Premier bal.
   - Les trois Maurice.
   - La voisine.
   - La petite enfance.
   - La nuit de Verdun.
   - Le roi de Billiton.

10 euros (code de commande : 30787).

 

PIRON (Maurice) — Aspects et profil de la culture romane en Belgique. Liège, Éditions Sciences et Lettres, 1978. In-8° broché, 163 p.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie.
      I. La langue française en Belgique : esquisse historique.
      II. Aspects du français de Belgique.
      III. Français et dialecte en Wallonie.
      IV. Grenailles errantes et tapis plain... Essai d’un inventaire lexical des belgicismes.
      V. Pour une contribution du français régional de Belgique au français universel.
   Deuxième partie.
      VI. Évolution et tendances des lettres françaises de Belgique.
      VII. Historiographie et conceptions de la littérature française de Belgique.
      VIII. Naissance et développement de la littérature wallonne.
      IX. Lettres françaises et lettres dialectales de Wallonie.
   Troisième partie.
      X. Le problème des littératures du domaine marginal français.
      XI. Vers un inventaire général des « usances » de la francophonie.

12 euros (code de commande : 30801 - vendu).

 

QUEFFÉLEC (Yann)Bretagne. Le soleil se lève à l'ouest. Photographies de Jean-Marc Durou. Paris, Laffont, 1994. In-4° sous reliure toilée et jaquette un peu frottée d'éditeur, 156 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs.
Sur le rabat de la jaquette :
   Voici ma Bretagne. Elle est natale, vivante, elle a mon âge en plus du sien, elle est en chair, en os, en eaux vives et granit, en souvenirs et futur. Elle veille sur ma liberté. Elle monte et reflue sur les grèves, elle s'évade au gré des ciels qui magnifient l'élan des cathédrales ou celui des pierres levées, ou celui des pierres versées par le chaos dans la mer. Elle patiente en haut des clochers, entre les pattes des crabes tapis au pied des môles barbus d'algues vertes.
   Je dédie ce livre au vent d'ouest, à l'Aber-Ildut, mon village d'enfance, à tous ces hauts-fonds sur lesquels j'ai failli plus d'une fois déchirer mes bateaux, à mes frayeurs de gamin pris dans la brume, à mes souvenirs et mirages, au Roch Melen, à la tante Sabote qui n'existe pas, aux tessons des bouteilles qui m'ont écorché les pieds, à ce besoin d'errer que j'éprouvais déjà petit garçon. C'est bien ce flottement que je veux tenter de formuler ici, cette oscillation propre aux Armoricains, du plus terrestre au plus voyageur, cette hantise de Tailleurs et d'un autre temps supposé réconcilier tous les âges, glorifiant la lumière créatrice au premier jour du monde, s'il eût jamais lieu. Enfin je dédie ce livre à petit frère alias moi-même : un moi suffisamment détaché pour qu'il symbolise une enfance où chacun peut puiser à son gré... Je dédie ce livre à mes illusions retrouvées.

15 euros (code de commande : 30778).

 

ROLLAND (Paul) — La peinture murale à Tournai. Bruxelles, Cercle d'Art, 1946. In-8° broché sous jaquette (un peu frottée), 58 p., XLII planches hors texte en noir, (collection « L'Art en Belgique »).
Table des matières :
   - 
Introduction.
   I. Le milieu historique et artistique.
      1. Époque romane.
      2. Époque gothique.
   II. Les œuvres.
      1. La Crucifixion et la Légende de sainte Catherine.
      2. Buste d'homme.
      3. La Légende de sainte Marguerite.
      4. La Jérusalem céleste.
      5. L'Entrée de Jésus à Jérusalem.
      6. L'Annonciation de Robert Campin.
      7. Anges musiciens.
      8. Anges et évangélistes.
      9. Le miracle du pendu sauvé par saint Jacques.
      10. Buste de saint Simplicien.
   - Notes.

15 euros (code de commande : 30789).

 

SARTOR (Marguerite) — Les tapisseries, toiles peintes & broderies de Reims. Préface de Jules Guiffrey. Reims, Michaud, 1912. In-4° broché, 190 p., illustrations dans le texte et 10 planches hors texte, tirage limité à 500 exemplaires numérotés (n° 347), couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Nomenclature des tapisseries :
      - Cathédrale :
         - Histoire du roy Clovis (XVe siècle).
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle).
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle).
         - Actes des Apôtres (XIXe siècle).
      - Palais archiépiscopal :
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle) [suite].
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle) [suite].
         - Tapisseries dites du « Cantique des Cantiques » (XVIIe siècle).
         - Tapisseries d'Aubusson (XVIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie de Beauvais (XVIIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie des Gobelins (XIXe siècle).
      - Église Saint-Jacques : Histoire de saint Jacques (XVIIe siècle).
      - Église Saint-Remi : Histoire de la vie de saint Remi (XVIe siècle).
      - Hôpital civil :
         - Tapisserie de chasse (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle).
         - Toiles brodées (XVIIe siècle).
      - Hôpital général :
         - Histoire de saint Jean-Baptiste (XVIe siècle).
         - Histoire de Joseph (XVIIe siècle).
         - Fragments (XVIIe siècle).
         - Tapisserie à petits personnages (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle) [suite].
      - Musée :
         - Broderie en tapisserie (XVIe siècle).
         - Broderie en tapisserie (XVIIe siècle).
         - Tableau en tapisserie (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVe siècle).
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 30779).

 

SCHMITZ (François)Le Cercle de Vienne. Paris, Vrin, 2009. In-8° broché, 431 p., (collection « Analyse et Philosophie »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Au début du XXe siècle se déroulèrent deux « révolutions » scientifiques majeures : les théories de la relativité et la « nouvelle logique ». Les philosophes et scientifiques qui se réunirent à Vienne autour de M. Schlick entre 1924 et 1936 (constituant le « Cercle de Vienne ») tirèrent les leçons de ces deux révolutions et élaborèrent en conséquence aussi bien une « théorie de la connaissance » qu'une théorie du langage et une critique radicale de la philosophie traditionnelle. Souvent réduites à quelques formules lapidaires, les doctrines qu'ont développées les gens du Cercle ont été par la suite la cible de critiques virulentes, même si le « style » de philosophie qu'ils avaient inauguré a profondément marqué la philosophie de langue anglaise. C'est trop souvent au travers de ces critiques que les positions du Cercle ont été comprises.
   Cet ouvrage cherche à restituer toute la complexité de ces doctrines en entrant dans les détails techniques, qui seuls permettent d'en ressaisir la portée exacte, et en les mettant en perspective historique.

20 euros (code de commande : 30759).

 

SIMOËN (Jean-Claude) — Égypte éternelle. Les voyageurs photographes au siècle dernier. Paris, Lattès, 1993. In-4° broché sous couverture à rabats, 142 p., nombreuses reproductions photographiques en noir et en bistre, (collection « Anthologie du Regard »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
« Mais il y a en Égypte deux choses, l'Égypte proprement dite, la vallée, tout ce qui reçoit l'inondation, qui est plus vert que la Normandie, et immédiatement à côté le sable aride, le désert, de sorte que ces deux couleurs tranchent brutalement côte à côte. Dans la même vue, comme du haut des Pyramides, par exemple, vous voyez des champs, des prairies, des mosquées, et le désert, cette grande polissonne d'étendue qui est violette au soleil levant, grise en plein midi, et rose le soir. Ah ! tout cela est bien farce. »
Gustave Flaubert.
Cet ouvrage contient des reproductions de photographies de :
   - Aymard Athanase de Banville, Frédéric-Auguste Bartholdi, Antonio Beato, Henri Béchard, Félix Bonfils ;
   - Henry Cammas ;
   - Louis-Constantin-Henri-François de Clercq, Théodule Devéria, Maxime Du Camp ;
   - Francis Frith ;
   - Joseph-Philibert Girault du Prangey, Frédéric Goupil Fresquet, John Bulkey Greene ;
   - Pierre Gaspar Gustave Joly de Lotbinière, J.B. Gustave Le Gray, Jacob August Lorent ;
   - Auguste-Édouard Mariette, V. G. Maunier ;
   - Carlo Naya ;
   - John Shaw Smith ;
   - Félix Teynard ;
   - Émile-Jean Horace Vernet ;
   - C. & G. Zangaki.

13 euros (code de commande : 30794).

 

SLOTTE-DE BERT (Mme Nestor) — Folklore montois. La guirlande des mois. Fêtes, coutumes et chansons du terroir, vieux jardins de Mons, Chapitre noble et Royal de Sainte-Waudru, etc. Mons, chez l'auteur, [post 1925]. In-8° broché, 222 p., illustrations et planches hors texte, couverture défraîchie (taches, adhésif en pied et coiffe).
   Le titre décrit bien le contenu. On peut y ajouter, les légendes et les contes, Les cris de la ville, les fontaines publiques, le culte noble de la Vierge.
Avis au lecteur :
   Des usages, des coutumes, des croyances d'autrefois, bientôt le souvenir même, en sera éteint si les amis du passé ne les ecueillent, ainsi que fait le botaniste, classant dans son herbier, les fleurs cueillies dans ses promenades.
   C'est à cette tâche que je me suis livrée, en apportant ma modeste contribution à une œuvre, qui je l'espère rencontrera les sympathies.
   Il y aurait des chapitres de Folklore bien intéressants à écrire, rien qu'en rappelant les jeux d'enfants, les vieilles chansons, les formulettes, les couplets, les friandises, les expressions montoises, les coutumes d'antan. Suivons la succession des jours, des mois et arrêtons-nous à chaque date, à chaque époque caractérisée par des particularités folkloriques.

20 euros (code de commande : 30788 - vendu).

 

SOUPART (Auguste) — Le doyenné de Binche et ses paroisses au début du XVIIIe siècle (1700-175). Haine-Saint-Pierre, Cercle d'Histoire et de Folklore Henri Guillemin, 1999. In-8° carré broché, 111 p., illustrations, (collection « Publications du Cercle d'Histoire et de Folklore Henri Guillemin », n° XXXV), bel exemplaire.
Préface :
   Revenir un jour au village de son enfance, se retrouver devant l'église de son baptême, redécouvrir, vieilli, tel arbre sous lequel on s'est autrefois reposé, se faire la confidence : « Tiens, cette vieille maison est toujours là ! Tel monument a disparu ! » : qui d'entre nous n'a pas fait pareille expérience où les souvenirs remontent à la mémoire du cœur, souvenirs qui n'appartiennent qu'à chacun ?
   Cette plongée que nous faisons dans notre passé n'est vieille que de quelques années. L'abbé Auguste Soupart nous invite, lui, à redescendre beaucoup plus profond, à franchir d'un saut quelque deux cent cinquante ans. En parcourant le présent ouvrage, nous voyageons, à sa suite, dans une quarantaine de paroisses des environs de Binche au XVIIIe siècle et nous découvrons au fur et à mesure le cadre de la vie religieuse de nos ancêtres, à quelques années de la Révolution française : dans quelle église célébraient-ils ? De quels curés ont-ils été les ouailles ? Quel événement remarqué (ou remarquable...) ont-ils vécu ?... Notre curiosité ainsi éveillée, nous passons d'un village à l'autre, de découverte en découverte, nous attachant particulièrement à ces endroits que nous connaissons mieux et auxquels notre cœur s'est davantage attaché.
   Grâces soient rendues à l'abbé Éloi Rouneau, curé d'Estinnes-(au-Val), doyen de Binche de l'époque qui, de 1740 à 1743, visita les paroisses de son doyenné et nous laissa, pour chacune d'elles, des notes aussi fouillées qu'abondantes ! Celles-ci furent heureusement conservées et se trouvent aujourd'hui aux Archives de l'État à Mons.
   C'est principalement au déchiffrage de ces archives que l'abbé Soupart s'est patiemment appliqué. Avec la compétence que nous lui connaissons, il nous les restitue avec une admirable clarté, dans une présentation particulièrement agréable. Nous lui sommes reconnaissant pour ce travail méticuleux qui fait revivre le passé de cette population de la région au centre du Hainaut et nous permet de mieux connaître les sources de notre présent.
   Pareil travail met au jour quelques unes des énormes richesses contenues dans les archives de nos paroisses. Il nous rappelle le devoir que nous avons de les conserver avec le plus grand soin dans quelque endroit où elles sont légitimement entreposées. L'abbé Soupart, qui me précéda comme responsable du Service diocésain des archives paroissiales, ne me contredira certainement pas sur ce point !

10 euros (code de commande : 30776).

 

THOMAS (Willy) et AUQUIER (André) — Quaregnon-Wasmuel. Bruxelles, Sutton, 1999. In-8° broché, 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), pli au coin inférieur du premier feuillet de la couverture.
En quatrième de couverture :
   À travers une sélection de 200 photographies anciennes, le plus souvent d'auteurs anonymes, Willy Thomas et André Auquier vous invitent à découvrir quelques aspects de la vie d'autrefois des communes de Quaregnon et Wasmuel, aujourd'hui réunies en une même entité.
   Un peu plus d'un siècle est ainsi parcouru par l'illustration et le texte. Les années évoquées ont été le théâtre de nombreux bouleversements dans le cadre et le mode de vie. Les lieux de cultes, les bâtiments officiels et des voies de communication importantes, qui ont traversé ou traversent maintenant les deux communes, ont évolué. Des associations à but musical, sportif, culturel, folklorique ou religieux ont apporté des joies simples à toute la population.
   Les vies économique, industrielle et commerciale ont été bien différentes dans les deux localités, ce qui transparait dans les principales activités évoquées ici.
   Cet ouvrage permet à nos aînés de retrouver des souvenirs et aux plus jeunes de découvrir ce que fut la vie passée.
   Chacun y trouvera matière à son goût.

20 euros (code de commande : 30766).

 

TROCCHI (Alexander) — Young Adam. Traduit de l'anglais par Serge Quadruppani. Paris, Métailié, 1997. In-8° collé, 165 p., collection « Bibliothèque Écossaise »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Elle avait soudain surgi devant moi, une femme en train d'étendre le linge sur un fond de terrain vague et de cheminées d'usine : c'était comme si on avait versé de l'eau tiède sur ma nuque et qu'elle eût coulé sur mon front et continué jusqu'à l'intérieur de mes cuisses, le long de mes jambes et jusqu'aux chevilles. Mais la sensation persistait, me laissant l'impression de froid qu'aurait produit l'eau. Ça s'attardait sur la peau, ça me la rappelait. »
   Joe le marinier remarque la femme de son patron le jour même où il repêche un cadavre de femme dans le canal entre Glasgow et Edimbourg.
   Peut-être connaît-il l'inconnue du canal...
   Sur fond d'intrigue policière la sensualité éclate au cœur du quotidien.
   Plus qu'un polar écrit avec une économie d'effets remarquable, Young Adam est une réflexion sur le caractère irrésistible et éphémère du désir, sur la justice et la peine de mort dans la Grande-Bretagne des années 50.
   Alexander Trocchi est né à Glasgow en 1925 d'un père italien et d'une mère écossaise. Intéressé par les débats et les pratiques littéraires d'avant-garde, il a connu Samuel Beckett, Jean Genêt et Eugène Ionesco, avant de faire partie de la Beat Génération américaine, fréquentant, entre autres, Allan Ginsberg.
   Alexander Trocchi est revenu en Grande-Bretagne en 1961, entouré d'un parfum de scandale : drogues dures, prostitution et violence. Il était activement recherché par la police de New York. Il est mort d'une overdose en 1984.

9 euros (code de commande : 30772).

 

[VAN DER MEEREN (Willy)]. Willy Van Der Meeren. Ieder zijn Huis. Passé et futur d'une unité d'habitation à Evere. [Bruxelles], Civa, 2012. In-4° broché, 187 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Mille chambres avec vue, le futur des grands ensembles de logements » organisée du 8 juin au 14 octobre 2012.
Table des matières :
   -  Préface, par Christophe Pourtois.
   - « Entre contrainte et invitation », par Mil De Kooning.
   - Habiter toutes les dimensions. Un regard sur le bâtiment Ieder zijn Huis de Willy Van Der Meere, par Gérald Ledent.
   - La rénovation d'Ieder zijn Huis, Willy Van Der Meeren 1954-1960, par Charlotte Nys, Barbara Pécheur et Jan de Moffarts.
      - Introduction.
      - Description du bâtiment - situation existante.
      - Problématique.
      - Études préparatoires.
      - Valorisation du bâtiment.
      - Projet de restauration.
      - Coût et planning.
      - Who is Who.
      - Conclusions.
   - Sheffield, Evere, deux visions de la vie moderne, par Christophe Pourtois.
   - Origin et quelques exemples de rénovation.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 30769).

 

VAN ISTENDAEL (Geert) — Le labyrinthe belge. [Titre original : Het Belgisch labyrint.] Essai traduit du néerlandais (Belgique) par Monique Nagielkopf et Marnix Vincent. Préface de Jacques De Decker. Bordeaux, Le Castor Astral, 2004. In-8° broché, 277 p., (collection « Escales du Nord »).
En quatrième de couverture :
   Dans cet essai parlé (l'auteur nous entraîne dans ce qui ressemble aux méandres captivants d'une longue conversation, avec ses contradictions, ses moments de passion et ses hésitations), Geert van Istendael s'efforce de cerner ce phénomène complexe et irréductible qu'est la Belgique. La Belgique et son passé rocambolesque, sa défiance viscérale à l'égard de toute forme d'autorité, ses langues, ses joutes incompréhensibles, ses frontières intérieures, son sens ahurissant de l'architecture, son art de vivre, sa philosophie en forme de « oui mais non » et son talent unique pour le compromis. Que l'on se rassure : il restera bien des paradoxes à la fin de cet essai lumineux et pénétrant, qui connaît un succès considérable en Flandre et aux Pays-Bas et qui a été entièrement revu pour la présente édition.
   Geert van Istendael est né à Uccle (Bruxelles) en 1947. Sociologue et philosophe, chercheur en matière d'urbanisme, présentateur vedette du journal télévisé flamand, il se fait connaître ensuite comme poète, romancier, essayiste, polémiste et traducteur de Goethe, Heine, Bertolt Brecht et Jacques Brel.

10 euros (code de commande : 30777).

 

[VAN STRAELEN (Jan Antoon Emmanuel)] — La réforme électorale et la question flamande portées devant le Conseil provincial d'Anvers, session de 1852. Anvers, Van Uffelen, 1852. [A Anvers, / Librairie des Enfants Van Uffelen, rue Renders, N° 2554. / Juillet 1852.] In-8° broché, 56 p., exemplaire en très bel état et non coupé, très rare.
Extrait :
   Ce que les Flamands demandent (et l'on devra désormais compter avec eux), c'est qu'il soit mis un terme à la longue injustice qui pèse sur leur langue depuis vingt-deux ans ; c'est qu'ils soient eux-mêmes admis à la participation au droit public, en accordant à leur idiome les mômes prérogatives que celles dont le français n'a cessé de jouir.
   N'est-il pas étonnant, je dirai plus, n'est-il pas inconcevable qu'alors qu'on ne cesse d'exalter, en toute circonstance, le régime de sage liberté sous lequel nous avons le bonheur de vivre, l'on ne comprenne pas que, froisser dans ses sentiments les plus délicats, une partie des populations au profit d'une autre partie, c'est opprimer par la liberté ?

25 euros (code de commande : 30800 - vendu).

 

[WALLONIE]. Qu'attends-tu pour agir ? De n'être plus Wallon ? Affichette imprimée sur un papier jaune très fragile (une petite déchirure a été soigneusement restaurée avec du papier Japon), au format 248 x 324 mm.
   Il peut sembler probable que cette affichette fut éditée par le Mouvement Populaire Wallon.
   Elle reprend les vers du poète montois Putanier, cités dans Combat du 13 juillet 1961 :
      La Wallonie appelle, elle souffre, elle pleure,
      Comme en 1830, entends-tu sonner l'heure ?     
      Qu'attends-tu pour agir ?
      De n'être plus Wallon ?

12 euros (code de commande : 30799 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 27 avril 2021.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(30 mars 2021)

 

AUCLAIR (Marcelle) et PRÉVOST (Françoise)Mémoires à deux voix. Paris, Seuil, 1978. In-8° broché, 429 p., un cahier de reproductions photographiques in fine, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La plupart des histoires que raconte Marcelle Auclair à sa fille, Françoise Prévost les connaît déjà : elles font partie de la saga familiale. Depuis l’aventure du Père « compagnon charpentier du devoir de liberté » puis architecte au Chili où Marcelle Auclair vécut une jeunesse aimable jusqu’au jour où, changeant d’étoile, elle débarqua à Paris, chez Adrienne Monnier parce qu’il y avait ce nom sur la seule lettre d’introduction qu’elle n’ait pas déchirée.
   C’est là qu’elle rencontra Jean Prévost qu’elle devait épouser.
   C’est là que l’accueillit Valéry Larbaud qui guida ses premiers essais et l’introduisit dans ce monde d’auteurs, d’artistes, de journalistes qui, dans l’entre-deux guerres, firent de Paris une fête. Et puis, après les heures brillantes allaient venir les heures sombres, les difficiles années 40 et enfin le succès de la Vie de sainte Thérèse d’Avila, suivi de tant d’autres livres à succès...
   Ce que nous découvrons dans la complicité de la conversation enjouée d’une mère avec sa fille, c’est à quel point une vie apparemment comblée est lourde d’incertitudes, d’obstination, de courage.

10 euros (code de commande : 30735).

 

AURIÈRES (Albert) Le Service du restaurant. Des étages, du salon de thé, du bar. Paris, Flammarion, 1948. In-12 broché 214 p., croquis, planches hors texte, papier jauni.
   Un grand classique de nombreuses fois réédité.
Avertissement :
   On croit communément que la profession d'employé de restaurant est facile, qu’il y suffit d’un peu d'habileté, de beaucoup de souplesse d'échiné et qu'elle s'accommode d'assez peu de dignité.
   Cette appréciation est erronée. Et les caricatures qui se complaisent à représenter des Maîtres d'hôtel cassés en deux et la main tendue devant un client dédaigneux sont injustes et humiliantes pour une profession qui mérite mieux.
   Disons-le tout de suite bien haut : s'il est vrai qu'un métier suppose l'acquisition de connaissances solides, de règles rigoureuses d'exécution et même de nombreux tours de main ; si sa possession exige un apprentissage méthodique et des efforts soutenus, le travail du service de restaurant a le droit de s’honorer de ce beau titre de métier que certains, mal informés, hésitaient à lui accorder.
   Le système de rétribution par le pourboire personnel et direct, tel qu’il était généralement pratiqué autrefois et qui n'allait pas – il faut bien en convenir – sans porter quelque atteinte à la dignité du bénéficiaire, tend heureusement à disparaître. Il est de plus en plus remplacé, par le « service », anonyme, calculé en tant pour cent sur la note du client et qui, sous le nom de « tronc », est réparti ensuite entre les employés. Donc, en fait, aujourd'hui, le mode de rétribution de ces derniers se ramène à une participation au chiffre d'affaires de l'employeur. Le salaire est ainsi fonction du service rendu et la susceptibilité la plus ombrageuse ne peut en être froissée.
   Et cependant, il faut bien avouer qu'en dépit de cette évolution favorable, la formation professionnelle du personnel du, restaurant est trop souvent incomplète. Cet état de choses est regrettable, aussi bien pour les intéressés que pour leurs employeurs, et peut avoir de fâcheuses répercussions sur la clientèle étrangère que notre Tourisme s'efforce d'attirer en France.
   Cet ouvrage n'a pas d'autre ambition que de venir en aide aux apprentis. Certes, il serait absurde de prétendre enseigner le métier exclusivement par l'étude. Mais nous avons, par contre, la conviction – étayée par l’expérience – que l'étude prépare à la pratique, la complète, en facilite l'assimilation.
   La tâche que nous nous étions proposée, de rassembler en un manuel les règles de la technique du service, s'est heurtée à une double difficulté. Car non seulement ces règles varient avec la classe du restaurant, mais elles ne sont pas toujours identiques dans deux établissements analogues. Sans doute, au cours de nos recherches, nous nous sommes entourés d'avis particulièrement autorisés. Mais nous n'avons pas la fatuité de croire que toutes nos méthodes recevront, de la part des professionnels consacrés, une approbation unanime. Nous ne le souhaitons pas non plus et nous serons particulièrement heureux d'accueillir les observations qu'on voudra bien nous adresser.
   Quoi qu’il en soit, notre but sera atteint si ce modeste travail peut contribuer au perfectionnement de ceux qui aspirent à une véritable qualification professionnelle dans le service du restaurant.

15 euros (code de commande : 30732).

 

[BELGIQUE]. État, accumulation du capital, et lutte des classes dans l'histoire de Belgique (1830-1980). Bruxelles, Contradictions, 1980. In-8° broché, 276 p., exemplaire en très bon état.
   
Il s'agit du n° 23-24 / 1980 de la revue Contradictions.
Sommaire :
   - État, accumulation du capital et lutte des classes dans l'Histoire de Belgique (1789-1980), par B. Piret.
   - Un siècle d'impérialisme militaire (1831-1925), par J. Jacqmain.
   - Le fractionnement de l'unité belge (1830-1980), par G. Carpinelli.
   - 1789. Note sur les mouvements révolutionnaires de 1789-1790, par T. Dodrimont.
   - 1789. Travail et Capital dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, par T. Dodrimont.
   - 1830. Rotschild et la Société Générale aux origines de l'État et de la dynastie belges, par W. De Bock.
   - 1850. Le rôle de l'État à l'apogée du libéralisme (1850-1886), par I. Cassiers.
   - 1850. Les débuts des pensées socialistes en Belgique. Le cas de César De Paepe (1841-1890), par P. Jonckheer.
   - 1885. Une fonction importante de l'État libéral : la création et la gestion des chemins de fer (1850-1914), par I. Cassiers.
   - 1885. M. Liebman: Les socialistes belges 1885-1914. La révolte et l'organisation (compte-rendu), par B. Piret.
   - 1918. L'entre-deux-guerres : quelques notes sur la régulation du capitalisme et le rôle de l'État, par I. Cassiers.
   - 1918. Réflexions sur les politiques économiques de 1934 à 1938, par D. Spaey.
   - 1945. La question royale dans les manuels d'Histoire, par M.-S. Dupont-Bouchat.
   - 1945. État, accumulation du capital et lutte des classes de 1945 à 1960, par A. Mommen.
   - 1960. Brève rétrospective illustrée de 20 années de Conjoncture Économique Belge (1960-1980), par Vlinn.
   - 1980. L'État, les groupes et les classes dans la structure actuelle du fait national belge, par G. Carpinelli.

10 euros (code de commande : 30716 - vendu).

 

[BOUCHER (Hélène)]. TESSIER (Rolland) — Hélène Boucher. Illustrations de Paul Lengellé. Paris, Flammarion, 1947. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 59 p., 28 illustrations (15 illustrations en couleurs (dont 8 à pleine page) et 13 en noir), (collection « Les Héros de l'Air en Images », n° 1), on joint une image chromo, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Extrait :
   – Maman, je veux être aviatrice !
   Ce furent là les premières paroles d'Hélène Boucher en rentrant chez elle, le soir, après son baptême de l'air. Mais sa mère ne l'entendait pas ainsi :
   – Tu n'y penses pas ! C'est d'abord dangereux et, ensuite, il faut de l’argent. En as-tu ? Non ! Alors, n’en parlons plus !
   – Non, Maman, ça n’est pas dangereux. Les accidents n’arrivent qu’aux imprudents. Vois tous les grands champions qui depuis des années et des années accomplissent des choses étonnantes ! Ils sont toujours vivants, n’est-ce pas ? Et puis, Maman, dans ce métier, tu es forcée d’arriver si tu as de la valeur ! C’est ta valeur qui t’assure le succès et non pas des compromissions...
   – Mais où cela te mènera-t-il, l’aviation ?
   – Où cela me mènera, Maman ? Mais voyons ! Il y a dans le monde de nombreuses aviatrices étrangères qui remportent beaucoup de succès. En France, au contraire, depuis que Léna Bernstein est disparue et qu’Adrienne Bolland s’est retirée, il ne reste plus guère que Maryse Bastié et Maryse Hilsz. Tu vois bien, Maman, que j’ai là une chance de plus de me faire une situation !
   Et Hélène gagna la partie... À force de volonté, de détermination, détruisant par ses arguments les obstacles qu’on lui opposait, elle arriva à faire naître chez ses parents, – sinon l’approbation complète, – du moins un consentement de principe qui la remplit de joie et d’espoir...

20 euros (code de commande : 30712).

 

[CHÂTELET - COUVENT]. Le Couvent de Châtelet. Esquisse historique. 1831-1931. Namur, Institut des Sœurs de Sainte-Marie de Namur, [1931]. In-8° agrafé, 72 p., quelques illustrations hors texte.
Table des matières :
   - De 1626 à 1828. Premières origines - Développements progressifs et période de prospérité - La tourmente révolutionnaire et ses conséquences - 1828 : Mort de la dernière des anciennes religieuses dominicaines.
   - Les Sœurs de Sainte-Marie à Châtelet. 1831-1931.
      - Longue période de pauvreté et de compression faute d'espace pour l'aménagement des classes nécessaires. 1834-1852.
      - Commencement des difficultés relatives aux propriétés partagées de l'ancien couvent.
      - Accroissement de la dévotion à Saint-Joseph dans tout l'Institut de Sainte-Marie et particulièrement à Châtelet.
      - 1864. Construction d'une école à Châtelineau.
      - 1866. Le Pensionnat de Châtelet paie son tribut au choléra.
      - 1867. Achat de la cité du Nouveau Monde.
      - 1868. Renouvellement de ferveur envers le Sacré-Cœur de Jésus.
      - 1868. Érection des classes externes en école communale.
      - 1868. Pose de la première pierre du Pensionnat.
      - 1868. Tombola pour l'agrandissement des classes gratuites.
      - 1869. Ouverture des classes du Faubourg.
      - 1870. Mort de Sœur Saint Charles, première maîtresse communale.
      - 1870. Guérison merveilleuse de Sœur Colombe.
      - 1871. Mort de Mère Claire. Calme avant la tourmente.
      - 1872. Mort chrétienne de M. Brichard, Bourgmestre de Châtelet.
      - 1873. Visite de Saon Altesse le Prince de Caraman Chimay, Gouverneur du Hainaut.
      - 1874. Mort de Monseigneur Wilmet.
      - 1875. Service funèbre pour le Prince d'Arenberg.
      - 1875. Construction d'une seconde école au Faubourg.
      - 1875. Construction d'une école ménagère et d'une nouvelle Chapelle.
      - 1877. Ouverture de l'école ménagère.
      - 1877. Jubilé de Sœur Marie-Antoinette.
      - 1878. École du Fonteny.
      - 1878. Nomination de Sœur Marie-Élie comme Supérieure à Châtelet. Ouverture des classes de la rue de Fleurus.
      - Monseigneur Bélin nommé Vicaire Général. Son remplacement par Monsieur l'abbé Pourbaix.
      - Érection de la Congrégation de la Très Sainte Vierge et du Vestiaire des Pauvres.
      - Années de calme. De 1880 à 1886.
      - Fausse alerte au sujet de grévistes : février 1886.
      - Nomination de Sœur M. Geneviève comme première maîtresse à l'école du Faubourg. 1893.
      - Mort de la Supérieure Générale, Mère Delphine.
      - Mort de Sœur Félicie, le 27 mars 1896.
      - Mort de Madame Henin. Avril 1896.
      - Grandiose manifestation le jour de l'Immaculée Conception, en 1904.
      - 1905. Mort de Monsieur l'abbé Louis Hermant, Aumônier du Couvent.
      - Jubilé de Sœur Fernande.
      - Les dernières années avant la guerre.
      - 1912. Jubilé de Sœur Marie du Saint-Esprit.
      - 1913. Nouvelle classe gardienne à Boubier.
      - 1914. La guerre. Organisation d'une ambulance.
      - Occupation du Couvent par les Allemands. Septembre 1918.
      - Armistice. 11 novembre 1918.
      - Intronisation du Sacré-Cœur, le 7 février 1919.
      - Nécrologie.
      - Établissement d'une école commerciale pour adultes.
      - Réorganisation de l'école professionnelle.
      - Jubilé de 50 années de vie religieuse de Sœur Ferdinande.
      - Esprit apostolique des élèves de Châtelet, suscité par les Missions Congolaises des Sœurs de Ste-Marie.
      - Bénédiction des nouvelles classes à Châtelineau.
      - 12 octobre 1925. Visite de Monseigneur Heylen à Châtelet.
      - 1926. Pose de la première pierre des nouvelles classes à Châtelineau - Fancy-Fair. Octobre 1927 : Bénédiction des nouvelles classes.
      - Organisation des réunions d'anciennes élèves.

13 euros (code de commande : 30730).

 

[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 23 - 2011. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2011. Grand in-8° broché, 130 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état avec le feuillet volant d'errata.
Table des matières :

   - In memoriam - Bernard Dethier.
   - Le 175e anniversaire de la Commission royale des Monuments, par Robert Tolet et Pierre Gilissen.
   - Les décors peints médiévaux de l'abbatiale Notre-Dame et Saint-Jean de Floreffe, par Aline Wilmet.
   - Étude archéologique et dendrochronologique des charpentes de l'église de la Sainte-Vierge à Chaussée-Notre-Dame (Soignies)
, par Gérard Bavay, Patrick Hoffsummer, Christophe Maggi et Dimitri Preud'homme.
   - Deux petites tours d'artillerie de la fin du XVe siècle à Namur
, par Philippe Bragard.
   - Les décors en plâtre au sein d'un ensemble d'hôtels de maître à Namur au XIXe siècle. Étude technique et analyse des ensembles ornementaux
, par Laura Goedert.

15 euros (code de commande : 30728).

 

DERRIDER (François) — Influence de la « Maison du Peuple » d'Élouges sur la population du village pendant trois quarts de siècle. S.l., chez l'Auteur, 1987. In-8° agrafé, 95 p., illustrations en noir.
Extrait :
   Quand Georges Sorel (Réflexions sur la violence) considérait le socialisme belge comme « une organisation fondée sur la boulangerie, l'épicerie et la mercerie, exploitée par des comités de parti et où l'ouvrier toujours inférieur se croit obligé de suivre les directives des gens qui lui vendent les produits dont il a besoin avec un léger rabais », il avait presque raison. Où il avait tort, c'est quand il considérait ce socialisme comme « tendant à constituer, dans une industrie d'État, une classe de travailleurs fonctionnaires solidement disciplinés sous la main de fer de chefs que la démocratie accepterait. »
   Jules Destrée a répondu à cette condamnation terre à terre et partisane : « Ce qui constitue l'apport de la coopération, c'est qu'elle conjugue l'individuel et le collectif, à la fois sur le plan économique et sur le plan social. La fin de l'institution coopérative est de relever la situation économique de ses membres ; mais, par les moyens qu'elle met en œuvre, par les qualités qu'elle demande à ses membres et qu'elle développe en eux, elle vise et atteint plus haut. Le but de la coopération est alors de faire des hommes responsables et solidaires, pour que chacun d'eux s'élève à une pleine vie personnelle et tous ensemble, à une pleine vie sociale. »
   Ainsi, issu de la colère contre le sort malheureux fait à la classe ouvrière, le socialisme de Destrée « n'oublie pas l'âme » et l'emploie à concilier le matériel et le spirituel.
   Cette coopération, dans notre commune d'Élouges, sera représentée par la société coopérative « Union, Ordre, Économie » et son cœur, son bastion, son symbole sera « â la Maison du Peuple ».
   Dans l'uniformité du désert, il suffit d'une toute petite pierre pour qu'au souffle du vent, une dune naisse et peu à peu s'élève et brise la monotonie du paysage. À Élouges, la Maison du Peuple fût cette petite pierre. Elle réveilla les consciences assoupies, asservies par des siècles de stupide obéissance aux us et coutumes ancestrales et à la puissance de 1'Argent et de l'Église. Elle fût à l'origine de l'éveil des esprits vers les idées nouvelles, de l'engagement vers un avenir nouveau. Elle sortit de la gangue moyenâgeuse la volonté de changement, le désir de libération, le sentiment de puissance d'un peuple d'ouvriers jusque là obéissant par habitude, par soumission – je dirais volontiers presque héréditaire – à une cadence de vie imposée par l'ignorance de sa force... et l'ignorance tout court.

12 euros (code de commande : 30722).

 

DIDEROT (Denis) — Quatre contes. Édition critique avec notes et lexique par Jacques Proust. Genève, Droz, 1964. In-12 broché, LXXIX, 211 p., (collection « Textes Littéraires Français », n° 108), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Il s'en faut que ces quatre contes, ou nouvelles, représentent toute la production de Diderot nouvelliste et conteur. Sa correspondance, ses romans même, recèlent un trésor d'anecdotes dont les plus développées constituent d'authentiques nouvelles, comme la fameuse histoire de Mme de la Pommeraye insérée dans Jacques le Fataliste. On pourrait concevoir une édition des contes de Diderot qui grouperait tous ces récits. Elle donnerait une fâcheuse impression de désordre et d'inachèvement. Mais surtout elle mutilerait gravement la lettre et l'esprit des textes. Car la moindre de ces anecdotes tient sa valeur exemplaire du contexte moral, philosophique, ou purement littéraire dont elle fait « organiquement » partie. Chacun de ces quatre contes, au moins, forme un tout parfaitement indépendant.
   Les Deux amis, Ceci n'est pas un conte, Mme de la Carlière, sont des contes moraux. Pourtant les seuls récits qui aient été édités sous ce titre du vivant de Diderot sont un conte proprement dit, et un dialogue – les Deux amis, l'Entretien d'un père avec ses enfants – parus pour la première fois en traduction allemande, avec des idylles de Salomon Gessner, dans le cinquième volume des œuvres de l'écrivain zurichois. De ces deux récits, nous avons écarté le second. D'abord parce qu'il n'est pas un conte, encore moins une nouvelle, mais une sorte de pot-pourri d'histoires illustrant une quête morale. C'est même un dialogue philosophique autant qu'un conte moral. À ce titre, M. Vernière a pu naturellement l'éditer chez Garnier avec les Textes philosophiques de Diderot. Comme son texte a de surcroît été conféré avec les meilleurs manuscrits, une réédition ne paraissait nullement nécessaire. En revanche il n'est pas contestable que plusieurs récits de Diderot diffusés par la voie de la Correspondance littéraire, ou gardés par lui en portefeuille, méritent par leur facture et par leur intention d'être réunis aux Deux amis. Ceci n'est pas un conte, Mme de la Carlière, sont des contes, des nouvelles. Et leur intention morale, transparente à la lecture, apparaît plus évidente encore si l'on songe qu'ils devaient, avec le Supplément au Voyage de Bougainville, composer une sorte de triptyque, dont le Supplément eût logiquement occupé le panneau central. Le Supplément ayant fait l'objet de deux éditions critiques excellentes et complémentaires, il était inutile de le publier de nouveau, alors que Ceci n'est pas un conte, Mme de la Carlière, connus seulement dans le texte établi par Assézat, attendaient depuis longtemps une édition critique que rendaient indispensable la découverte du fonds Vandeul, et la possibilité d'accéder aux diverses collections de manuscrits de Stockholm, de Leningrad, de Gotha, de Coppet, de Naples, où l'on en trouve copie. Et puis le Supplément, comme l'Entretien, ne ressortit que secondairement à l'art du conte et de la nouvelle.
   Bien que Mystification ne soit pas une nouvelle achevée, et que sa date même, 1769, ne permette pas de la rapprocher du triptyque de 1772-1773, il nous a paru utile de la faire figurer en tête de cette édition, comme d'un peintre les esquisses et les dessins préparatoires, en préface aux chefs-d'œuvre reconnus. De l'esquisse, Mystification a le caractère impromptu, la légèreté, la vie ; comme toute esquisse, elle suggère plus qu'elle ne dit. C'est un conte fait à plaisir, sans intention didactique, comme le sont souvent les anecdotes répandues dans la Correspondance. C'est encore, si l'on veut, un exercice de style, préludant aux autres contes ; et non seulement dans la forme, mais jusque dans les types qu'il met en action : la Dornet est du même monde que la Reymer, et Desbrosses ne dépare pas la collection des originaux que Diderot a commencé à rassembler dès le temps du Neveu de Rameau. Au reste, cette Mystification est trop peu connue. Elle a été publiée pour la première fois en 1954, par MM. Pierre Daix et Yves Benot, avec soin, avec exactitude. Mais éditée seule, l'histoire paraissait étrangement maigre ; elle prend tout son lustre si on la replace dans le corps de l'œuvre de Diderot nouvelliste.
   Toute considération d'opportunité mise à part, il y a en effet entre ces quatre contes une parenté, et même une unité profonde. Cette unité ne tient pas à l'intention moralisante ; ce n'est pas non plus la consanguinité qui lie les œuvres conçues dans un même mouvement créateur. Il s'agit plutôt d'une analogie de facture. Une même recherche de concentration dans le temps, et d'économie dans l'effet – rare au XVIIIe siècle et même chez Diderot – rend ces récits très proches de nos nouvelles modernes. Si l'on ajoute à cela que les protagonistes de Mystification, des Deux amis, de Ceci n'est pas un conte, de Mme de la Carlière, appartiennent à une même famille morale, on admettra que le groupement de ces quatre récits a quelque fondement.
   Enfin nous avouerons volontiers que tout souci d'érudition mis à part, c'est surtout pour notre plaisir que nous avons rassemblé ces quatre nouvelles. Notre excuse – mais devons-nous nous excuser ? – sera que Diderot lui-même, en les écrivant, cherchait d'abord à se distraire des tâches plus ingrates qui l'avaient absorbé tant d'années. 

13 euros (code de commande : 30742).

 

[FAÏENCE]. L'Europe de la faïence. XVIIe et XVIIIe siècles. Dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lille. Lille, Musée des Beaux-Arts, 1990. In-4° broché, 254 p., nombreuses reproductions en noir et quelques-unes en couleurs, relevé des marques (3 p.), bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée du 22 octobre 1990 au 28 janvier 1991 au Musée des Beaux-Arts, à Lille.
Sommaire :
   - Introduction
   - Espagne hispano-mauresque.
   - Italie : Faenza, Venise, Montelupo, Angarano, Ligurie, Castelli, Lodi, Le Nove, Alcora.
   - Pays-Bas : Delft, Harlingen.
   - France : Nevers, Rouen, Pays d’Auge, Moustiers, Marseille, Lyon, Sceaux, Aprey.
   - Nord de la France et Belgique : Aire-sur-la-Lys, Lille, Saint-Omer, Ferrière la Petite, Desvres., Sinceny, Saint-Amand, Tournai, Bruxelles.
   - Est de la France : Strasbourg, Niderwiller.
   - Allemagne : Oettingen-Schrattenhof, Dorotheenthal, Thuringe, Schrezheim.
   - Basse Autriche, Künersberg, Brunswick, Durlach.
   - Suisse : Heimberg, Winterthur.
   - Suède : Marieberg, Rorstrand.
   - Angleterre
   - Marques - Restauration - Bibliographie -Auteurs.

25 euros (code de commande : 30727).

 

FOCK (Heike) et CNOCKAERT (Laetitia) — La chapelle Saint-Barthélemy de Wiesenbach. De la légende à l'histoire. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2012. In-4° broché, 173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, planches volantes à déplier, (collection « Études et Documents - Archéologie », n° 26), exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Lieu de culte et centre de pèlerinage de temps immémorial, site d'un ancien sanctuaire païen dédié à la déesse Visuna, bâtie sur un cimetière d'époque Franque la chapelle Saint-Barthélemy de Wiesenbaeh (Saint-Vith) jouit d'une tradition historique emblématique. Faisant partie des plus anciens édifices classés de Belgique, décorée de splendides peintures murales du XVe siècle redécouvertes par hasard en 1982, son origine remonterait au IXe siècle.
   Les fouilles archéologiques et les recherches pluridisciplinaires menées depuis 1994 ont livré îles résultats inattendus. Remettant en question la plupart des données publiées auparavant, ils permettent de retracer l'évolution complexe de l'édifice qui – pourtant totalement isolé de tout habitat jusqu'il y a peu – a constamment fait l'objet d'importants travaux d'agrandissement et d'embellissement.
   La première occupation du site de Wiesenbaeh remonte au XIe siècle ; le cimetière alors aménagé est affecté aux hameaux de la vallée du Prümerbach, situés à trop grande distance de leur église-mère. Le plus ancien édifice identifié par les fouilles archéologiques, une petite chapelle à chevet plat, remonterait au milieu du XIIIe siècle. Au XIIIe ou au XIVe siècle, cette chapelle est pour la première fois rénovée : le chœur est agrandi, puis recouvert d'un enduit portant un décor de faux-joints ; la nef est en partie reconstruite. La seconde transformation débute après 1425 et s'achève peu après le milieu du XVe siècle. On construit un chœur polygonal et on modifie la nef, qui est pourvue de fenêtres-hautes. L'autel Saint Bartholomé est mentionné pour la première fois en 1575-1576, dans une enquête sur les biens et revenus du clergé luxembourgeois. La troisième transformation entamée avant 1680 ne cible cette fois que la nef, partie laïque de l'édifice. Interrompu par la guerre de Succession d'Espagne, le chantier s'achève au plus tôt en 1721. Le coût des travaux est alors probablement déjà financé grâce au pèlerinage à saint Barthélémy, dont une supplique inédite de 1730 témoigne indirectement. L'attachement inaltérable des pèlerins puis, plus tard, des habitants de Wiesenbaeh à la chapelle Saint-Barthélemy a ainsi assuré la pérennité tic l'un des monuments les plus remarquables de la région de l'Eifel.

20 euros (code de commande : 30746).

 

LELIÈVRE (Gilbert A.) et VAN OVERSTRAETEN (Daniel) — Topographie de la ville de Saint-Ghislain au XVIe siècle. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1967. In-8° agrafé, 32 p., illustrations, exemplaire en bon état.
   Tiré à part du tome 66 des Annales du Cercle archéologique de Mons, pp.311-342.
Introduction :
   Une histoire approfondie de la ville de Saint-Ghislain doit encore être écrite. Cette histoire plonge ses racines dans celle du monastère, qui fit naître la localité et lui laissa son nom. Mais les archives connues de cette institution, riches d'indications concernant le passé de la ville, ont été détruites quasi complètement pendant la dernière guerre ; quelques pièces conservées à Saint-Ghislain même, ainsi que des documents de toute nature éparpillés dans divers dépôts belges et étrangers ou chez des particuliers, permettent heureusement de suppléer en partie cette pauvreté. Les études sur la ville et l'abbaye de Saint-Ghislain sont donc encore possible aujourd'hui.
   Dans les lignes qui suivent, nous nous sommes penchés sur une série de pièces jusqu'ici peu étudiées pour Saint-Ghislain : les vues et plans anciens. En combinant leurs données avec celles des textes, nous avons essayé de retracer la topographie de la ville au XVIe siècle.
   Un tel essai déjà tenté pour d'autres localités, n'est pas sans intérêt puisqu'il contribue à faire connaître le cadre dans lequel se sont déroulés les faits. En outre, dans le cas de Saint-Ghislain, il s'appuie sur des croquis topographiques de l'extrême début du XVIe siècle, donc antérieurs d'un demi-siècle aux plans dressés par Jacques de Deventer, lesquels sont souvent les premiers documents topographiques connus pour une ville. On peut, grâce aux pièces réunies ici, se représenter de façon très concrète la configuration d'une petite ville du Hainaut à l'aube des temps modernes.

10 euros (code de commande : 30714*).

 

LÉOPOLD — Formulaire de tous les actes tant civils que commerciaux, que l'on peut passer sous seing privé, avec explications et observations sur chaque espèce d'acte ; précédé d'une instruction sur les actes en général, leurs formes, leurs effets et leur exécution et sur les personnes qui peuvent contracter des engagemens ; en deux parties. Ouvrage utile et nécessaire à toute espèce de personnes, et à l'aide duquel on peut sans le secours d'un homme de loi, rédiger soi-même tous les actes de la vie civile et régir ses affaires. Par M. Léopold, avocat. Nouvelle édition, revue et considérablement augmentée par un avocat belge. Bruxelles, Langlet, 1838. [Bruxelles, / Langlet et compagnie, Libraires-Éditeurs, / rue de la Madalaine, n° 87. / 1838] In-8° demi-veau brun d'époque, dos à 4 nerfs orné de motifs dorés et à froid, mors fragiles et partiellement fendus, tranches marbrées, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 272, 11 (table), [1 bl.] p., rousseurs importantes.
Extrait :
   On appelle acte, en général, tout écrit qui sert à prouver f justifier quelque chose.
   Les actes sont publics ou privés.
   Les actes publics sont :
      1° Les actes qui se font en justice pour parvenir à établir un jugement, ou pour l'exécution d'un jugement, et tous ceux de juridiction contentieuse : on nomme ces actes actes judiciaires ;-
      2° Les actes reçus par l’officier de l’état civil pour constater les naissances, les mariages et les décès : on nomme ces actes actes de l’état civil ;
      3° Les actes qui émanent d’une administration publique revêtue de quelque autorité par la loi : on nomme ces actes actes administratifs ;
      4° Les actes qui sont passés pardevant un ou deux notaires, par une ou plusieurs parties, qui contiennent des conventions, obligations et engagemens : on nomme ces actes actes notariés.
   Les actes privés sont ceux qui contiennent, comme les actes devant notaires, des conventions, obligations et engagemens ; mais qui sont rédigés et signés par les parties elles-mêmes sans l'intervention d’un officier public : on nomme ces actes actes sous seing privé.
   Les actes sous seing privé étant l’objet de cet ouvrage, pour donner dans cette instruction plus de développement aux principes qui les concernent, on n’est entré dans aucun détail sur les autres actes : on s’est attaché à l’examen des questions suivantes :
      1° Quels sont les actes qu’on peut faire sous seing privé ?
      2° Quels sont les actes qu’on ne peut pas faire sous seing privé ?
      3° Quelles personnes peuvent passer des actes sous seing privé ?
      4° Quelles personnes ne peuvent passer des actes sous seing privé ?
      5° Quelles sont les conditions nécessaires pour la validité des actes sous seing privé ?
      6° Quelles sont les formalités des actes sous seing privé ?
      7° Quand doivent être enregistrés les actes sous seing privé, et quels sont les droits d’enregistrement auxquels ils sont assujétis ?
      8° Quels sont les effets de l’acte sous seing privé ?
      9° Quels sont les effets de l’acte sous seing privé à l’égard des tiers ?
      10° Comment doit s'effectuer la reconnaissance ou la méconnaissance de l’écriture et de la signature des actes sous seing privé ?
      11° Comment s’interprètent les actes sous seing privé qui présentent du doute ou de l’ambiguité ?
      12° Comment s’exécutent les actes sous seing privé ?

80 euros (code de commande : 30752).

 

MOREAU (Madeleine, pseudonyme de Madeleine Biefnot) Le Tunnel suivi de La Naissance du Cerf. Couverture de Gianni Bertini. Bruxelles, Phantomas, [1959]. In-12 broché, 37 p., (collection « Bibliothèque Phantomas », 4), un des dix exemplaires marqués de A à J (G) contenant un dessin original à l'encre de Chine sur papier Japon, rare.
Extrait de l'étude de Jeannine Abrassart :
   Madeleine Biefnot est née le 25 novembre 1930 à Saint-Gilles. Après ses études, accomplies à l’Athénée de Binche, elle travaille pendant deux ans chez Bock à La Louvière (en laboratoire) puis, en tant que secrétaire-documentaliste, dans une bibliothèque d’enseignement technique située rue des Clercs, 31, à Mons et qui sera transférée dans les bâtiments des Écoles techniques féminines du Hainaut à Saint-Ghislain. Elle sera ensuite éducatrice et aide-soignante, se liera alors d’amitié avec Marie-Thérèse André. Elle réside un temps à Mons (au 24, rue d’Enghien, notamment) et se réinstalle en cette ville dès 2002 après un long séjour à Sirault.
   C’est à quinze ans qu’elle découvre la poésie en lisant Les villes tentaculaires et Les campagnes hallucinées d’Émile Verhaeren. Elle commence à écrire à l’âge de 17 ans.
   En 1952, elle se retrouve précocement veuve, avec une petite fille, à Estinnes-au-Mont.
   C’est deux ans plus tard qu’elle rencontre Franz Moreau dont elle deviendra la compagne. Trois enfants vont naître de cette union (en 1958, 1960 et 1961) mais, hélas, le poète meurt prématurément en 1962.
   Madeleine Biefnot a écrit des poèmes denses et bruissants de ferveur, d’une envoûtante musicalité, et légers comme la rosée. Ils contiennent un message de sagesse qui met en exergue la saveur de la vie, cette saveur que, le plus souvent, on laisse se perdre, se gaspiller dans le chapelet des soucis de tous les jours alors que cette saveur est aussi au cœur du quotidien ! Ses textes, dont les mots très simples sont parfois accolés en langage codé, traduisent une réalité émouvante, exaltante ou tragique.
   La poésie est, pour Madeleine Biefnot, un moment de grâce, une nécessité vitale, ce qui permet de continuer à respirer.
   Son œuvre se ressent de l’influence surréaliste mais reste très personnelle, unique. Simplicité, fantaisie, liberté, splendeur des images se mêlent harmonieusement. Rien n’est cherché ou forcé, tout coule de source. On y sent une profonde connivence avec la nature. C’est une écriture qui a un grand pouvoir d’évocation : quelques mots, jetés comme négligemment, peuvent résumer toute une philosophie, un art de vivre : « Deux frères se battent / mais la jonquille existe ».
Bibliographie :
   - Abrassert (Jeannine), Lettres lumeçonnes, t. I, pp. 83-85.

35 euros (code de commande : 30715 - vendu).

 

PAUVERT (Jean-Jacques) La Traversée du livre - Mémoires. Paris, Viviane Hamy, 2004.In-8° broché, 478 p., illustrations in et hors texte, index, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Boris Vian, c'est lui. Histoire d'O, c'est lui. À dix-neuf ans, il édite son premier livre : un texte de Sartre. Il publie Malraux, Gide, Marcel Aymé, Raymond Queneau. À vingt ans, il est le premier éditeur au monde à publier officiellement l'œuvre complète de Sade. Il est le dernier éditeur d'André Breton. Il met Georges Bataille à la place qui lui revient. Il ressuscite – entre autres – Raymond Roussel, Oscar Panizza, Georges Darien. Il révolutionne l'édition en lançant des maquettes surprenantes, une nouvelle édition du Littré, la célèbre collection « Libertés »... Privé de ses droits civiques, il accumule les procès contre les lois absurdes qui, depuis 1945, font l'armature de la censure française.
   Tout commence en 1942 quand, à quinze ans, mauvais élève renvoyé de partout, il a fait son entrée en tant qu'apprenti à la librairie Gallimard. Agent de liaison pour la Résistance, il se retrouve peu après dans une prison allemande. Il a seize ans.
   Sa carrière d'éditeur est tumultueuse. Au travers de fortunes multiples et d'initiatives hasardeuses, il se retrouve à la fin des années 60 patron et propriétaire d'une importante maison d'édition. Pendant ce temps, les métiers du livre changent. En quelque trois décennies mouvementées, dont il nous fait parfois une description insolite, le livre et la France ont passé, comme il le dit, « du XIXe siècle au XXe ».
   Récit d'aventures autour d'un métier mal connu, La Traversée du livre est aussi l'histoire d'une époque, jusqu'à l'explosion de mai 68.

18 euros (code de commande : 30750).

 

PIAGET (Jean) et INHELDER (Bärbel) — Mémoire et intelligence. Avec la collaboration de Hermine Sinclair-De Zwart et de dix-sept autres collaborateurs. Paris, Presses Universitaires de France, 1968. In-8° broché, VII, 487 p., (collection « Bibliothèque Scientifique Internationale »), petite mention manuscrite à la première page de couverture et traces de collage à deuxième page de couverture.
Préface :
   En terminant cet essai sur la mémoire, nous avouons être les premiers surpris d'en être venus à nous occuper d'un tel sujet, et nous devons sans doute quelque explication au lecteur. Étant admis que les opérations de la pensée portent sur les transformations d’un état en un autre, il importait d'étudier tôt ou tard la connaissance des états et de soulever à cet égard le problème de la représentation imagée, ce qui a été fait en notre dernier ouvrage (L'image mentale chez l'enfant). Mais en analysant les images mentales, nous nous sommes aperçus du fait que l'action favorise, en certains cas, plus que n'y parvient la seule perception, la formation et la conservation des images, ce qui soulevait le problème de la mémoire.
   Nous avons alors, à titre de sondages, examiné ce qui restait dans le souvenir après une heure ou une semaine, de situations ou d'états résultant d’un processus opératoire, par exemple une suite de transvasements impliquant une transitivité logique ou une configuration sériale déjà construite avant d'être présentée au sujet. Nous avons ainsi constaté, comme on pouvait s'y attendre, que les souvenirs des enfants traduisaient davantage la manière dont ils interprétaient le modèle, en fonction de leur niveau opératoire, que ce qu'ils en avaient perçu en tant que données objectives. Mais si ce résultat était assez normal (du moins dans une perspective opératoire et non pas associationniste), le hasard nous a servi, en permettant à l'un de nous de rencontrer après six mois un sujet qu’il avait déjà interrogé et auquel il a demandé, avant de passer à une nouvelle épreuve, s'il se souvenait de la présentation antérieure. Or, cet enfant se la rappelait, ce qui était déjà beau, mais avec une schématisation encore plus poussée. Il y avait donc là un problème : si, dans la mémoire à long terme, le souvenir est censé se détériorer ou tout au plus se conserver, les schèmes opératoires ne peuvent, au contraire, au cours du développement, que se maintenir ou progresser. Faut-il en ce cas admettre que les souvenirs suivront leur destinée ou leur chemin propres, sans relation avec l'intelligence, ou que, selon les situations (simples ou conflictuelles) et les niveaux de développement (éloignés ou proches de la solution du problème implicite en jeu) la mémoire s'appuiera sur les schèmes opératoires, en pouvant alors conduire, soit à des déformations systématiques mais explicables par le mécanisme des schèmes, soit paradoxalement à des améliorations du contenu du souvenir dues au progrès de l'intelligence elle-même ? Le lecteur constatera que tous nos résultats s'orientent dans le sens de cette interaction entre la mémoire et l'intelligence : tantôt des progrès spectaculaires de l'évocation entre une semaine et six mois sans nouvelle présentation du modèle (comme dans la mémoire des configurations sériales), tantôt des schématisations déformantes destinées à lever un conflit (comme entre les correspondances numériques et les grandeurs spatiales), etc.
   Le problème de la mémoire étant à l'ordre du jour, nous nous sommes alors risqués à quelques considérations générales sur les rapports entre l'élément figuratif du souvenir (de la récognition perceptive à l'image-souvenir) et ses éléments opératifs (les schèmes de l'intelligence, dont la conservation dépasse ce que l'on appelle ordinairement la mémoire au sens strict) : cette structuration nécessaire à la rétention mnésique semble, en effet, assez systématique et comporte même un sens biologique si, comme on tend à l'admettre, la mémoire suppose l'intégrité de l'ARN qui possède lui-même une structure. D'autre part, nous avons été conduits à insister sur l'importance fondamentale d'un palier mnémonique que nous appellerons mémoire de reconstitution et qui s'intercale entre le niveau élémentaire de la simple récognition et le niveau supérieur de la mémoire d'évocation.
   En bref, on trouvera dans cet ouvrage un certain nombre de faits d'expériences, mais aussi quelques essais théoriques dont l'avenir seul décidera du caractère aventureux ou fondé. Quoi qu'il en soit de ces derniers, il est en tout cas un aspect de ces recherches qui nous a à la fois rassurés et encouragés : c'est de retrouver avec une précision surprenante, en un domaine que l'on aurait pu considérer comme fort éloigné du mécanisme des opérations cognitives, le déroulement des stades opératoires jusque dans le détail de niveaux sur l'existence desquels nous aurions pu conserver quelques hésitations, à lire les travaux de contradicteurs qui ne croient pas, ou pas encore, à l'opération...

12 euros (code de commande : 30720).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. La Belgique et la guerre. Deuxième édition. Tome I : La vie matérielle de la Belgique durant la Guerre mondiale, par Georges Rency (Albert Stassart). Préface par le comte Carton de Wiart. Tome II : L'invasion allemande, par J. Cuvelier. Préface par Henri Pirenne. Tome III : Les opérations militaires, par le colonel Tasnier et le major R. Van Overstraeten. Tome IV : Histoire diplomatique 1914-1918, par Alfred de Ridder. Préface du baron Beyens. Bruxelles, Henri Bertels, 1924-1924-1926-1925. Quatre volumes in-4° sous cartonnage d'éditeur (reliure de Meersmans d'après la maquette de Paul Souze), tome I : XI, 386 p., tome II : VIII, 407 p., tome III : 403 p., tome IV : VII, 390 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et quelques-unes hors texte en noir et en couleurs, rousseurs sur les tranches, bon exemplaire.
Tables des matières :
   Tome I :
      Préface.
      Introduction.
      Première partie :
      Chapitre I : Avant l'orage. - L'attentat de Sarajevo. - Les journées de juillet 1914. Le procès Caillaux. - Le procès Wilmart. - Les premiers symptômes de la tourmente. - L'assassinat de Jaurès. - Ironie des choses : une réunion a Paris pour la réconciliation franco-allemande. - La fièvre et l'angoisse à leur paroxysme.
      Chapitre II : La mobilisation en Belgique. - Scènes aux abords des casernes. - Les réquisitions. - L'orage se rapproche. - Le vote du Conseil communal de Bruxelles. - Alternatives d'espoir et de désespoir. - Optimistes et pessimistes.
      Chapitre III : L'ultimatum et la déclaration de guerre. - Aspect de la vie publique pendant ces journées mémorables.
      Chapitre IV : La panique financière. - Assignats et billets de banque. - Les files devant la Banque Nationale. - Les pièces de cent sous. - Pénurie de monnaie.
      Chapitre V : La panique alimentaire. - Nos ménagères. - Les provisions. - Assaut des épiceries. - Premiers accaparements. - Nos marchés. - Psychologie de l'acheteur et du vendeur.
      Chapitre VI : La capitale. Physionomie spéciale de Bruxelles. - Les réfugiés. - Les ambulances. - Les premiers blessés. - La gare du Nord. - Le rôle utile de la garde civique et de la garde bourgeoise.
      Chapitre VII : Les derniers jours. - Les derniers trains.
      Chapitre VIII : Le 20 août 1914. - Les troupes allemandes à Bruxelles. - Le bourgmestre Max.
      Chapitre IX : La fièvre obsidionale. - Les paniques. - Les bruits fantaisistes.
      Chapitre X : La terreur. - La « Kommandantur ». - Premiers procès politiques. - Miss Cavell. - L'héroïsme civil. - La Fête nationale en 1915.
      Chapitre XI : La Belgique a des loisirs. - Cours pour chômeurs ; jeux en plein air. - États-majors de quartiers. - Bibliothèques publiques.
      Chapitre XII : Les déportations. - La traite des blancs.
      Chapitre XIII : Les réquisitions. - Les laines. - Le cuivre.
      Chapitre XIV : L'activisme. - Les traîtres.
      Chapitre XV : La presse pendant l'occupation.
      Chapitre XVI : L'élan de charité. - Les comités d'entraide à l'œuvre. - Le groupement des initiatives éparses. - Interpénétration des classes. - Rapprochement social.
   Deuxième partie :
      Chapitre I : Un peu d'histoire économique. - Nos importations en temps de paix. - Provenance des denrées importées. - Anvers et son rôle en temps normal. - Situation de nos grands centres dès les premiers jours de la guerre.
      Chapitre II : Première tentative de ravitaillement officiel.
      Chapitre III : Création du Comité National.
      Chapitre IV : Les ministres protecteurs.
      Chapitre V : Les caractères du Comité National.
      Chapitre VI : Organisation du Comité National.
      Chapitre VII : L'organisation financière du Comité National.
      Chapitre VIII : Organisation provinciale du Comité National.
      Chapitre IX : La Commission for Relief in Belgium.
      Chapitre X : Les accords internationaux.
      Chapitre XI : Les relations du Comité National avec les autorités allemandes.
      Chapitre XII : Les « Secours ». - Principes et méthodes.
      Chapitre XIII : Le fonctionnement du département « Secours ». - Ses finances.
      Chapitre XIV : Le droit au secours.
      Chapitre XV : Le secours alimentaire.
      Chapitre XVI : Le vêtement. - Le chauffage.
      Chapitre XVII : Les œuvres de l'enfance.
      Chapitre XVIII : Le service de renseignements et de contrôle. - Les œuvres de secours aux soldats.
      Chapitre XIX : Les Restaurants économiques. - Cantines bourgeoises. - La coopérative « Les Magasins Communaux ».
      Chapitre XX : Œuvres de solidarité sociale.
      Chapitre XXI : La section agricole du Comité National.
      Chapitre XXII : L'alimentation et le Comité Hispano-Néerlandais.
      Chapitre XXIII : Les réfugiés belges chez les alliés et chez les neutres.
   Troisième partie :
      Chapitre I : Les derniers jours de guerre. - L'offensive. - Les événements d'Allemagne. - Fuite des civils allemands. Le coup de théâtre du 10 novembre 1918. - L'évacuation. - La délivrance. - Journée triomphale du 22 novembre 1918.
      Chapitre II : Le gouvernement de l'Union nationale. - La vie chère. - Les syndicats La question des salaires. - Les fonctionnaires. - Le Comité National passe ses pouvoirs et ses fonctions au Ministre de l'industrie et du travail. - Prix des marchandises après quinze mois de paix. - Le change. - La reprise et la reconstruction.
      Chapitre III : La Conférence de la Paix. - Ce qu'obtient la Belgique.
      Chapitre IV : Études et travaux de restauration économique de la Belgique.
      Chapitre V : La Belgique ruinée par les Allemands.
      Chapitre VI : Les leçons de la guerre.      
   Tome II :
      Préface.
      Chapitre I : État des esprits en Belgique avant la guerre.
      Chapitre II : État des esprits en Allemagne avant la guerre.
      Chapitre III : Les francs-tireurs.
      Chapitre IV : Le gouvernement belge.
      Chapitre V : L'invasion de la province de Liége.
      Chapitre VI : L'invasion dans le Luxembourg.
      Chapitre VII : L'invasion dans le Limbourg.
      Chapitre VIII : L'invasion dans la province de Namur.
      Chapitre IX : L'invasion dans le Brabant.
      Chapitre X : L'invasion dans le Hainaut.
      Chapitre XI : L'invasion dans la province d'Anvers.
      Chapitre XII : L'invasion dans la Flandre orientale.
      Chapitre XIII : L'invasion dans la Flandre occidentale.
      Chapitre XIV : Conclusion.
   Tome III :
      Avant-propos.
      Introduction : La Belgique dans l'Europe en armes.
      Titre premier : L'armée belge isolée en face de la masse décisive des armées allemandes.
         Chapitre I : Les armées en présence, leurs forces, leurs plans.
         Chapitre II : Liége.
         Chapitre III : L'armée sur la Gette.
         Chapitre IV : Namur.
      Titre deuxième : Les opérations sous Anvers.
         Chapitre I : Anvers pivot d'opérations.
         Chapitre II : La défense d'Anvers.
      Titre troisième : La jonction de l'armée belge avec les armées des puissances garantes.
         Chapitre I : La veillée de l'Yser.
         Chapitre II : La bataille de l'Yser.
      Titre quatrième : La guerre d'attente sur le front retranché.
         Chapitre I : La guerre mondiale pendant les années 1915-16-17.
         Chapitre II : L'activité de l'armée belge.
         Chapitre III : Le front de l'Yser.
         Chapitre IV : La vie au front.
         Chapitre V : L'organisation des arrières.
      Titre cinquième : La campagne d'Afrique.
      Titre sixième : L'année de la victoire.
         Chapitre I : La campagne défensive de 1918.
         Chapitre II : L'offensive de la délivrance. 
   Tome IV :
      Préface.
      Introduction : La Belgique, la Prusse, la France et l'Angleterre de 1830 à 1914.
      Chapitre I : Les causes de la guerre.
      Chapitre II : Le jeu des alliances et les neutralités.
      Chapitre III : La violation de la neutralité belge.
      Chapitre IV : L'extension de la guerre et le second ultimatum allemand. La guerre au Congo. L'offensive calomniatrice.
      Chapitre V : Le pacte de Londres et la déclaration de Sainte-Adresse.
      Chapitre VI : L'entrée en guerre de l'Italie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Grèce et du Portugal.
      Chapitre VII : Les propositions de paix de 1916.
      Chapitre VIII : L'intervention des États-Unis de l'Amérique du Nord.
      Chapitre IX : Paix séparées : tentatives et réalisations. L'intervention pontificale.
      Chapitre X : L'armistice et la paix.

Les quatre volumes : 80 euros (code de commande : 30738).

 

RAVEZ (Walter) — Le folklore de Tournai et du Tournaisis. Dessins originaux exécutés par Edmond Messiaen avec la collaboration de Jules Messiaen. Tournai - Paris, Casterman, 1949. In-8° sous reliure et étui d'éditeur, 506 p., illustrations in et hors texte, un des 400 exemplaires numérotés réservés aux souscripteurs (n° 376), bon exemplaire.
Avant-propos :
   Les auteurs s'accordent souvent la satisfaction de penser qu'en publiant une étude, ils ont comblé une lacune. Je serai obligé d'user de cette générosité vis-à-vis de moi-même, car l'unique préoccupation qui m'a inspiré en écrivant ce livre, dont ce sera sans doute le seul mérite, a été précisément d'apporter une pierre modeste, mais qui manquait, au magnifique édifice que les historiens et archéologues tournaisiens ont élevé à la gloire de leur cité. Leurs travaux ne devaient pas les conduire vers un examen attentif des menus faits de la vie domestique et privée ; uniquement pénétrés des événements politiques, des grands courants sociaux, des annales religieuses, ils ne pouvaient se soucier de noter les souvenirs qui touchent au cœur, à l'âme et à l'esprit du peuple. Certes, Tournai ancien et moderne restera le livre de chevet de tous les Tournaisiens curieux de leur passé ; mais les faits folkloriques qui émaillent cette abondante monographie locale ne forment qu'un accessoire dont Bozière ne cherchait pas à exagérer l'intérêt.
   Le folklore comptait-il d'ailleurs chez nous, il y a une trentaine d'années ? Le mot lui-même eût laissé indifférentes les masses qui n'en auraient compris ni le sens ni l'objet. Seuls quelques spécialistes en approfondissaient les phénomènes et les manifestations. Notre pays cependant, se laissant entraîner par l'exemple qui lui venait de toutes les nations européennes, se mit à considérer l'importance des faits qui se rattachent à la vie populaire ; des cercles d'études se créèrent, des revues à caractère scientifique ou anecdotal surgirent dans nos provinces ; des expositions furent organisées, des musées ouvrirent leurs portes et, peu à peu, l'opinion publique se rendit compte qu'une science qui se préoccupait de recueillir et d'analyser les documents relatifs aux mœurs, aux coutumes, aux légendes, aux divertissements, aux jeux, aux croyances, aux travaux, aux dictons météorologiques, aux remèdes, aux superstitions, offrait des sujets d'études passionnants et respectables qui n'étaient pas un passe-temps de dilettantes, mais une source d'émotions collectives : le folklore venait de toucher la sentimentalité de toutes les couches sociales.
   Le folklore de Tournai et du Tournaisis possède-t-il les insondables et troublantes richesses de celui des Ardennes et de la Flandre ? Aucunement. Nos mœurs se sont rapidement disciplinées et ont nivelé les particularités naïves et originales qui constituent la civilisation des simples. Mais notre folklore se traduit par des manifestations qui sont exclusivement de chez nous et, tel qu'il est, il représente l'héritage de nos aïeux que nous avons le devoir de sauver au moment où il n'est pas encore totalement disparu de toutes les mémoires. C'est pourquoi, sans prétention et sans souci de vaine littérature, mais avec la sincérité qu'il faut apporter dans l'analyse des faits d'observation, dans le rapport des usages révolus et la transcription des traditions orales, j'ai cherché à recueillir nos chers et pittoresques souvenirs tant que des vieux Tournaisiens, attachés à leurs coutumes, pouvaient encore nous renseigner sur la vie d'autrefois.
   Au fond, nos archives n'avaient pas été dépouillées sous cet aspect ; et pourtant, elles détenaient tous les secrets de l'existence et de la mentalité de nos aïeux. À présent qu'elles ont disparu dans l'irréparable et tragique tourmente de mai 1940, je dois à des notes que j'y avais puisées au hasard de mes recherches autant qu'aux précieux documents rassemblés au Musée de folklore, dont la bibliothèque a été providentiellement sauvée, la possibilité de vagabonder dans un domaine peu exploré jusqu'ici.
   J'aurai pleinement atteint mon but si je suis arrivé à fixer les principales expressions de la vie tournaisienne à des époques qui n'étaient ni sans charme ni sans grandeur ; à susciter chez les jeunes une réflexion qui ne devrait jamais être indifférente vis-à-vis de l'apport des générations qui les ont précédés ; à fournir à mes concitoyens une leçon de fidélité à leurs traditions, de respect pour leurs ancêtres, d'amour de la Cité ; à offrir enfin à mes collègues des éléments utiles pour les études comparatives qui constituent l'une des préoccupations les plus essentielles des folkloristes.

60 euros (code de commande : 30708*397).

 

RÉPESSÉ (Étienne Henri Louis)Mémoires d'un petit artisan. Illustrations de Jacques Touchet. Troisième édition. Paris, Berger-Levrault, 1949. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 75 p., bon exemplaire.
Extrait de l'avant-propos :
   Mes chers enfants, lorsque j'avais votre âge et que je voulais m'imaginer la vie au Moyen Âge, je me représentais volontiers un grand château, perché sur une colline, entouré de larges fossés remplis d'eau, ceint de hautes murailles dentelées de créneaux et dont le pont-levis abaissé livrait passage à un noble chevalier tout bardé de fer, chevauchant un palefroi caparaçonné, partant pour la croisade, entouré de ses écuyers, de ses archers et de ses hommes d'armes [...]
   Tout ce qu'imaginait là mon cerveau d'enfant était sans doute très joli, mais correspondait assez peu à la réalité. Certes, il y avait bien de nobles chevaliers qui partaient aux croisades, et de non moins nobles dames qui attendaient patiemment leur retour ; mais il y avait aussi une quantité de bons paysans qui se contentaient de cultiver leurs champs, de paisibles bourgeois qui exerçaient tranquillement leur commerce, d'honnêtes bourgeoises qui vivaient derrière leurs comptoirs et pour lesquels des lévriers et des ménestrels auraient été aussi encombrants que parfaitement inutiles. C'est l'existence de ces marchands, de ces ouvriers, de ces artisans, que j'ai voulu vous faire revivre, en recopiant pour vous les Mémoires de l'imagier Gile Fontennes, retrouvés par hasard au creux d'un vieux mur, au cours de la démolition d'une très ancienne maison du quartier Sainte-Geneviève...

15 euros (code de commande : 30731 - vendu).

 

[RICCIOTTI (Rudy)]. Ricciotti architecte. Ouvrage collectif sous la direction de Francis Rambert. Paris, Cité de l'Architecture & du Patrimoine - Le Gac Press, 2013. In-4° broché, 350 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Chaillot, à Paris, du 14 avril au 8 septembre 2013.
Extrait de la préface d'Aurélie Filippetti :
   Au-delà des mots qu'il aime ciseler pour affûter ses arguments, Rudy Ricciotti incarne l'architecte dans ce qu'il a de plus engagé. Engagé dans la mise à l'épreuve de la technique pour produire des bâtiments, simples comme des maisons, plus sophistiqués comme des musées, plus athlétiques comme des stades. Et le tout avec beaucoup de tendresse. Sans oublier ses combats pour sauver le patrimoine moderne, comme il le fit en préconisant la transformation, et non la destruction, des Grands Moulins de Paris pour installer l'université Paris VII.
   Grand Prix national d'architecture en 2006, Rudy Ricciotti développe, depuis le Stadium de Vitrolles construit en 1994, un vocabulaire qui lui est propre, et c'est dans le béton qu'il affectionne de travailler la matière « pour la faire parler ».
   Il attache une importance toute particulière aux gens qui fabriquent les bâtiments. L'art de construire n'a ainsi rien d'une belle formule chez lui ; il prend tout son sens dans la vérité du travail des ingénieurs – celui de son fils Romain en particulier – et des maçons, avec qui il collabore au plus près. Ainsi peut-il livrer, non sans fierté, « des bâtiments à fort coefficient de main d'œuvre ».
   Coïncidant avec l'ouverture du MuCEM de Marseille, l'exposition « Ricciotti, architecte » s'inscrit dans la série des monographies produites par l'Institut français d'architecture qui donnent à voir le travail d'un créateur à l'échelle de l'espace urbain dans
les espaces de la Cité de l'architecture & du patrimoine. Rudy Ricciotti succède ainsi à de grandes signatures telles que Christian de Portzamparc, Lacaton & Vassal, Claude Parent, Roberto Burle-Marx... Au milieu de moules de chantier, érigés en « pièces » d'exposition, le public découvre ainsi un processus de travail, avant de se laisser prendre par les images révélatrices de la puissance de son architecture.
   Collectionneur d'art contemporain avant qu'il ne devienne architecte, défenseur de la poésie contemporaine, Rudy Ricciotti n'est pas du genre à s'enfermer dans son métier. Ce livre qui accompagne l'exposition est dans la même veine. L'ouvrage est riche en contributions diverses (poète, écrivains, cinéaste, artistes, architectes), ce qui donne toute la mesure de cette grande figure du Sud, vue de Berlin, de Beyrouth ou de Paris.

25 euros (code de commande : 30743).

 

[ROMANTISME]. Les Romantiques allemands. Texte français par Armel Guerne. Avec des traductions de MM. Albert Béguin, Lou Bruder, J.-F Chabrun, René Jaudon, Robert Valançay, Mme Klee-Palvi et G. Socard. Paris, Desclée de Brouwer, 1963. In-12 sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 804 p., ("Bibliothèque européenne"), bon exemplaire.
En quatrième de couverture de la réédition chez Phébus en 2004 :
   Publié pour la première fois sous sa forme complète en 1963, ce recueil mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand. Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Chamisso, Hoffmann, La Motte-Fouqué, Kleist, soit les plus grands, sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l'on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés : Wackenroder, Contessa, Bettina von Arnim et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin). Sans oublier le cortège des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike...
   Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues, notamment celles d'Albert Béguin et d'Armel Guerne lui-même.

25 euros (code de commande : 30733).

 

[VAES (Walter)]. CORBET (August) — Walter Vaes. Anvers, De Sikkel, 1948. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., 24 planches en noir hors texte, un portrait de l'artiste et une planche en couleurs en frontispice, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire en bon état.
Extrait :
   Parmi les peintres flamands contemporains, Walter Vaes occupe une place de choix qui, les années passant, est devenue une véritable place d'honneur. Dans l'art flamand d'aujourd'hui, on reconnaît nettement sa manière personnelle : il est sans conteste le représentant le plus doué d'une puissante tradition séculaire, qui a marqué l'école anversoise et qui se caractérise par la traduction purement picturale de la beauté matérielle, par là purifiée et en quelque sorte immatérialisée.
   À cet égard, il s'intègre dans la chaîne qui, par son oncle Piet Verhaert, conduit aux gloires anversoises les plus pures du XIXe siècle : Charles Mertens, Jean van Beers, Charles Verlat, Joseph Lies, les deux Linnig, Henri Stobbaerts, Henri de Braekeleer et le baron Leys, père et chef de la renaissante école.
   Il est même possible de suivre cette origine plus haut dans le temps en remontant, au delà de la période moins florissante d'environ 1700 à environ 1850 (période qui a pourtant donné des peintres véritables comme Balthasar Ommeganck, Guillaume Herreyns et Balthasar Barbiers), jusqu'aux grands maîtres des XVIIe et XVIe siècles. Parmi eux, l'œuvre de Walter Vaes fait immédiatement évoquer les noms de Jean et Corneille de Heem, Nicolas van Verendael, Daniel Seghers, Van Kessel, David Teniers le Jeune, Osias Beert, Pierre Boel, Adrien van Utrecht, Jean Fyt, Frans Snijders, Jean Brueghel le Vieux et Pierre Aertsen.
   Les lettres de noblesse artistique qui lui furent délivrées par son destin auraient pu, par leur valeur inaccoutumée, être de nature à peser lourdement sur des épaules moins solides que les siennes : Walter Vaes ne les a jamais ni craintes ni trahies, il en est toujours resté digne.
Le peintre naquit à Borgerhout, près d'Anvers, le 12 février 1882, mais il passa sa prime jeunesse en Angleterre, où ses parents s'étaient temporairement établis. C'est là qu'il reçut sa première éducation. Bientôt cependant, il retournera à Anvers, où il subira de manière décisive, inéluctable, le charme du port exubérant. Car Walter Vaes, aussi bien dans son art qu'en dehors de celui-ci, est cent pour cent Anversois : c'est un Sinjoor convaincu. Dans la branche maternelle, son ascendance anversoise est d'ailleurs irréfutable : son grand-père, Florent Claes, peintre de mérite, fonda avec ses confrères Guffens, Swerts et Ignace van Regemorter, le Cercle artistique, littéraire et scientifique d'où devait naître plus tard le Cercle royal artistique qui existe encore.

10 euros (code de commande : 30729).

 

WALLON (Charlotte) — Le Moulin Frison. Moulin à eau situé à Hautrage, rue Octave Mahieu, 42. Hautrage, Maison Villageoise, 2006. In-4° sous reliure à spirale, 22 p., illustrations, édition anapistographique.
   Fascicule publié à l'occasion de Journées du Patrimoine des 9 et 10 septembre 2006.
Extrait :
   Le moulin doit son nom à la famille qui y a travaillé depuis 1728 (ou 1743 ?). Venus de Papignies, trois frères s'installent comme meuniers dans la région.
   En mettant en relation les notes de Monsieur B. Duhant et celles de Messieurs Gosselin et Rolland, on découvre que des criées ont eu lieu en 1729, en 1731 et en 1744 où le seigneur de Ligne mettait en location ses moulins d'Hautrage et de Stambruges. Les frères Frison déjà meuniers à Papignies ont pu s'installer à une de ces dates dans le moulin dont ils devenaient locataires.
   Première certitude historique sur place de l'existence du moulin, la généalogie de la famille Frison indique la présence en 1743 de Pierre-Joseph Frison comme meunier à Hautrage, en même temps qu’il l’était à Stambruges. Une étude parallèle de la famille Frison de Stambruges indique son arrivée entre 1728 et 1743.
   En 1788, Pierre-Joseph Frison donne à son fils Alexis comme « avantage gracieux » à l’occasion de son mariage avec Marie-Thérèse Manfroy, la jouissance du moulin d’Hautrage avec ses dépendances qu’il tenait en location du seigneur de Ligne. L’acte de mariage est daté du 12 juillet 1788. Les jeunes époux s’installèrent au moulin le 14 juillet.

10 euros (code de commande : 30724).

 

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En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.