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MISE À JOUR DU
MARDI 19 SEPTEMBRE 2017

 

L'Apocalypse de Saint-Sever. Manuscrit latin 8878 de la Bibliothèque Nationale (XIe siècle). Notice descriptive par Émile-A. Van Moé. Paris, Éditions de Cluny, 1942. In-f° en ff. sous chemise et farde à lien (un peu défraîchie), 24, [8] p., exemplaire bien complet des 29 planches en couleurs lithographiées (dont quatre à déplier) par Fernand Mourlot.
Extrait :
   Sous le numéro 8878 du fonds latin des manuscrits de la Bibliothèque nationale, se trouve un des livres les plus remarquables qui soient. Il est rempli d'images, et la violence des coloris de leurs scènes farouches ne saurait être oubliée de quiconque l'a entrevue, ne serait-ce qu'une seule fois. Dans L'art religieux du XIIe siècle en France, M. Émile Mâle l'a placé en tête de ceux qui ont influé sur la renaissance de la sculpture monumentale disparue depuis la fin du monde antique. Il en a fait une clé permettant de retrouver un secret perdu depuis près de cinq siècles. La technique de ses illustrations, comme l'a fait remarquer l'excellent peintre Daniel Octobre, est à la rencontre de celles de plusieurs autres arts du dessin. Les personnages qui se détachent sur des fonds unis font penser à ceux des fresques. Mais, d'autre part, les séparations des teintes rappellent plutôt les procédés de l'émail, à moins que les filets épais qui limitent les couleurs ne fassent penser aux plombs des artistes du vitrail. Cependant cette œuvre capitale est encore trop peu connue. On hésite à mettre en mains et à laisser examiner sans cesse un tel trésor. De là l'idée d'une description complète d'abord, d'une reproduction aussi exacte que possible ensuite du manuscrit.

95 euros (code de commande : 25942).

 

AUDOUARD (Yvan) — Les secrets de leur réussite. Interviews presque imaginaires. Paris, Pauvert, 1967. In-8° broché, 233 p., couverture un peu défraîchie.
Table :
   - Mode d'emploi.
   Première partie. Les jeanfoutres.
      - Paul Guth ou Le Révolver à confiture.
      - Guy Lux ou La Suffisance dans l'Insuffisance.
      - Léon Zitrone ou l'Odeur des Roses.
      - Frédéric Dupont ou Le Parfait Imbécile.
      - Yvon Bourges ou Rien.
      - Carmen Tessier ou La Poubelle à Pierrot.
      - Jules Romains ou La Demi-Fesse.
      - Bleustein-Blanchet ou Mon Récuré chez les Mémères.
      - Bloch-Dassault ou L'Argent ne fait pas le bonhomme.
      - Chaban-Delmas ou Le Raté de la Ve.
      - Raymond Oliver ou Le Haut Fourneau.
      - Eddie Barclay ou l'American way of life.
      - René Simon ou Cabot Lodge.
      - Robert Manuel ou Le Théâtre aux Aimées.
      - Georges Cravenne ou l'Imprésario de soi-même.
      - Michel Droit ou Le Bon Petit Jeune Homme.
      - Maurice Druon ou La Vieille Dame du Quai Conti.
      - Pierre-Henri Simon ou l'Académicien inconnu.
      - André Soubiran ou La Difficulté de Paraître.
      - Maurice Papon ou La Philosophie dans le Foutoir.
      - Christian Fouchet ou Le Kamikaze à Caser.
      - Jacques Chabannes ou L'Exemplaire.
      - Jean Dutourd ou Esprit es-tu là ?
      - Marcel Achard ou Le Bicorne d'Abondance.
   Deuxième partie. Les crocodiles (Brève mise au point).
      - Pierre Lazareff ou As-tu bien déjeuné, Coco ?
      - Jean Cau, c'est un ca ou Le Cas Cau.
      - Paul-Émile Victor ou Le Pôle à Pleyel.
      - Louis Pauwels ou Le Cosmonaute alimentaire.
      - Georges Pompidou ou Le Baron des Barons.
      - Michèle Arnaud ou Quoi ?
      - Roger Vadim ou La Mise sur Orbite.
      - Candide ou Le Trou du Cul.
      - François Mauriac ou l'Opération Survie.
   Troisième partie. Les anges radieux.
      - Audiberti ou Mon Oncle.
      - Marcel Aymé ou Mon autre Oncle.
      - Jacques Prévert ou Mon Oncle Aussi.
      - Jean Galtier-Boissière ou Mon Grand Frère.
      - Henri Jeanson ou Mon jeune Frère Aîné.
      - Antoine Blondin ou Mon Fils.
      - Marcel Pagnol ou Mon vieux Père.
   - The Happy End.

10 euros (code de commande : 25925 - vendu).

 

AUSTER (Paul) — Trilogie new-yorkaise. Tome I : Cité de verre. [Titre original : City of Glass.] Tome II : Revenants. [Titre original : Ghosts.] Tome III : La chambre dérobée. [Titre original : The Locked Room.] Illustration des couvertures par Christine Le Bœuf. Romans traduits de l'américain par Pierre Furlan. Arles, Actes Sud, 1987-1988-1988. Trois volumes in-8° brochés, 174, 86 et 164 p., édition originale de la traduction.
En quatrième de couverture du tome I :
   Un coup de fil reçu au milieu de la nuit plonge Quinn, un auteur de série noire, dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu'il aurait pu imaginer. De cette aventure (dont les critiques américains ont dit qu'elle alliait un humour kafkaïen à un sens du suspense digne de Hitchcock), la ville illimitée, insaisissable – New York –, est le théâtre au sens le plus accompli du terme : c'est à la fois le lieu privilégié des rencontres aléatoires et la scène de l'incongruité métaphysique. Cité de Verre est le premier volume d'une trilogie new-yorkaise qui a tout récemment valu à Paul Auster d'être désigné aux États-Unis comme un chef de file de la nouvelle génération. Et s'il est vrai – nous le pensons depuis bientôt dix ans (1978-1988) – qu'éditer c'est découvrir, alors la découverte de Paul Auster marque une date importante dans notre activité d'éditeurs.
En quatrième de couverture du tome II :
   Pour ce deuxième livre de sa trilogie new-yorkaise, Paul Auster met en scène d'autres personnages que ceux de Cité de verre. Les protagonistes ici se nomment Blanc, Bleu et Noir. Mais deux d'entre eux sont à nouveau des détectives privés et leurs tribulations à New York mettent une fois encore en évidence la précarité de l'identité en même temps que les très pervers effets de miroir du destin. De telle sorte que l'impitoyable filature, à laquelle on demeure suspendu comme dans les meilleurs thrillers, nous ramène aux interrogations du premier livre. Avec, cette fois, une intensité croissante dans le tragique. On comprend après cela que l'ascension de Paul Auster, parmi les écrivains de sa génération, ait été aussi irrésistible que la métaphysique angoisse où il nous plonge.
En quatrième de couverture du tome III :
   Fanshawe a disparu, laissant derrière lui, à New York, une femme (Sophie), un fils (Ben) et une série de manuscrits dont il veut que le destin soit confié à la discrétion d'un ancien condisciple (le narrateur). Une immense aventure commence sitôt que les pions sont ainsi disposés sur l'échiquier : le narrateur va conduire l'œuvre de Fanshawe au succès, épouser Sophie, adopter Ben, et... Mais il ne faut pas en dire davantage, la part du mystère n'est pas la moindre chez Paul Auster.
   Vers la fin de La Chambre dérobée, parlant de Cité de verre, de Revenants, et de la Trilogie new-yorkaise qui ainsi s'achève, Paul Auster écrit que les trois récits sont une seule et même histoire considérée à des stades différents de la conscience qu'il a pu en avoir. Et d'ajouter : « Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose... » Or il est vrai que La Chambre dérobée est un somptueux roman de la dépossession, où l'amour seul oppose sa résistance à la déchirure. On saura désormais en France quel romancier considérable est Paul Auster.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 25931 - vendu).

 

BENZI (Marino) — Les derniers adorateurs du peyotl. Croyances, coutumes et mythes des Indiens Huichol. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché sous couverture rempliée, 446 p., 16 planches hors texte, une carte, petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, bon exemplaire avec sa bande d'annonce.
Sur le rabat de la couverture :
   Les Indiens Huichol ou Wirárika, ignorés des anciens chroniqueurs, peu connus des chercheurs en raison des difficultés d'accès à leur territoire, présentent un remarquable intérêt pour l'ethnologue. Isolés dans les sauvages montagnes de la Sierra Madre occidentale du Mexique, ils ont pu garder vivantes les coutumes et les croyances ancestrales, et leur mythologie, transmise oralement de génération en génération, est probablement une des mieux conservées de l'Amérique indigène.
   Les Huichol nous offrent surtout le très rare exemple d'une société « primitive » où le culte d'une plante magique de l'Antiquité précolombienne, le cactus hallucinogène peyotl, s'est perpétué jusqu'à nos jours.
   L'auteur, qui a séjourné pendant près d'un an dans la Sierra Huichol, consacre les deux premiers chapitres de son ouvrage à la présentation des Wirárika. Après un bref aperçu sur la conquête espagnole de la Sierra Madre, sur la langue et l'origine de la tribu, il situe les Huichol dans leur cadre géographique, social et culturel. Il présente leur cosmogonie et introduit les « Grandes Puissances » qui régissent l'univers huichol : le Feu, le Soleil, le Vent, la Terre et l'Eau, ainsi que les nombreuses divinités de la chasse, du peyotl, du maïs.
   De nombreux récits, recueillis auprès des informateurs indiens, illustrent les croyances des Wirárika et nous initient à leur pensée. Le troisième chapitre est consacré à la mythologie, modèle dont s'inspire la vie sociale et religieuse de la tribu, clé d'accès à l'univers huichol.
   Les trois derniers chapitres sont centrés sur le peyotl. Après avoir situé la plante sacrée dans son contexte « historique » et mythique, et mis en relief ses propriétés hallucinogènes, l'auteur aborde un sujet essentiel, et presque inconnu : le pèlerinage annuel à la Terre du Peyotl, où les Wirárika vont récolter les précieux cactus.
   L'auteur aborde enfin un sujet nouveau : les expériences visionnaires des Huichol provoquées par l'ingestion de peyotl. Les hallucinations visuelles et auditives qu'ils ont sous l'effet de la drogue sont interprétées par les Indiens comme des manifestations des Forces surnaturelles et revêtent donc une importance culturelle capitale.

20 euros (code de commande : 25943 - vendu).

 

Charleroi, Mons, Valenciennes. Villes de la frontière. Institut français d'Architecture. Sous la direction de Maurice Culot. Paris, Norma, 2001. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 381 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de la Frontière »), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Le Hainaut. Froissart, le poète, le chroniqueur du temps de la guerre de Cent Ans, y est chez lui. Stevenson descend les rivières du Nord en canoë avant d'aborder sur l'Île au trésor. Zola dresse les tréteaux de Germinal dans les corons de Valenciennes. Rimbaud se régale d'une assiette de jambon tiède et goûte un rare moment de bonheur à Charleroi. Verlaine voit dans sa prison de Mons « le meilleur des châteaux ». À Marchienne, Marguerite Yourcenar, confrontée aux portraits de ses ancêtres, dessine celui de Saint-Just, qui fit incendier les grandes abbayes hennuyères. Chez tous ces écrivains, l'écriture est entraînée par la force de suggestion des architectures, des villes, des paysages.
   Ce livre se présente comme une critique en plein air, un itinéraire en zigzag, là où la frontière croise à angle droit l'axe du charbon et de l'industrie, confrontant le tentaculaire et le bucolique, le noir et le vert, l'eau impassible de canaux pourvus d'ascenseurs et celle des ruisseaux, des rivières et des fleuves, l'Oise, la Scarpe, la Sombre, l'Escaut.
   Ici, tout est entremêlé et à découvrir: les chefs-d'œuvre d'ingénierie, les perles de l'Art nouveau et de l'Art déco, les cités minières emblématiques – Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Wallers... – et un florilège de réalisations contemporaines, architectures-sculptures de Székély, rougeoyant théâtre du Phénix à Valenciennes, Mundaneum de Mons, cet insolite musée du courant mondialiste sorti d'une bande dessinée de Peeters et Schuiten, ou Parc d'aventures scientifiques de Frameries dû à la virtuosité mimétique de Jean Nouvel.
Sommaire :
   - À l'espoir de l'Europe, par Maurice Culot.
   - L'amour, la poésie, les armes, par Dominique Delaunay.
   - Variations territoriales du « Petit Pays », par Éric Furlan.
   - Le Hainaut partagé, par Jean Clinquart.
   - Charleroi, une ville-territoire, par Jean-Louis Delaet.
   - Mons, de la cité à la communauté urbaine, par Robert André.
   - Valenciennes, chronique d'un siècle de mutations, par William Maufroy.
   - Promenades en Hainaut, par Maurice Culot et Dominique Delaunay.
      - De l'Oise à l'Escaut.
      - De Charleroi à Valenciennes.
   - Repères biographiques.
   - Orientation bibliographique.
   - Index.

22 euros (code de commande : 25935 - vendu).

 

CHEVALIER (Louis-Robert) — Le crime du hameau des Aulnois à Neufmaison. 2 au 3 mars 1899. Herchies, Chez l'Auteur, 1985. In-8° agrafé, 102 p.
Extrait de l'introduction :
   La petite commune rurale qui va nous occuper s'appelle Neufmaison. Elle est située le long de la route qui mène de Saint-Ghislain à Ath ; c'est à une distance approximativement égale de, ces deux villes. II faut signaler que depuis la fusion des communs, cette petite bourgade fait partie intégrante de la ville de Saint-Ghislain.
   Il existe à Neufmaison, un hameau presque insignifiant appelé les « Aulnois », situé à la couture de Willausart. Cette dénomination dérive du mot « aulnaie » ou « bois d'aulnes » (du latin alnetum).
   C'est ce hameau qui va nous intéresser. Les exploits de la bande des « Signeurs et Pérou » étaient à peine oubliés qu'une autre affaire criminelle allait mettre en émoi la région.
   En effet, au milieu du chemin « Chasse Tounette », actuellement rue des Aulnois, à gauche, lorsque l'on se dirige vers le Point du Jour, se trouve une demeure isolée où vivaient en 1899 deux hommes : Jules Loiselet, petit cultivateur et Charles-Louis Fontaine, son domestique. Jules Loiselet avait pour sobriquet « Gros Martin » et Charles-Louis Fontaine « Bronque ».
   La nuit du 2 au 3 mars 1899, exactement le 2 mars vers 20 h. 30 ces deux êtres paisibles qui ne demandaient qu'à vivre tranquillement au milieu de cette région agricole, furent lâchement assassinés par un individu sans scrupule, accompagné de deux complices. Ces braves gens furent abattus à coups de fusil de chasse tirés par la fenêtre de leur habitation. Célisaire ou Pélisaire ou Sélisaire (on retrouve ces trois prénoms dans le dossier, celui cité dans son acte de naissance est Bélisaire) Cauvain, Émile Gosselin et Théophile Dessoignies, plus communément appelés « le sans bras ou le manchot », « le Bustiau » et le « grand du Toque » avaient signé ce crime ignoble dont le mobile était le vol.
   Ce crime aurait pu rester impuni, si un incident familial ne s'était produit trois ans après le drame, incident qui permit à la Justice de procéder à l'arrestation des coupables.
   J'ai essayé de découvrir un peu de cette vie si troublante et si attachante de cette « belle époque ». Cette vie dont les palpitations, lorsqu'elles sont constatées sur des personnages réels avec des faits authentiques, offrent toujours un caractère incontestablement instructif et intéressant.
   En suivant, pas à pas, les diverses phases d'une enquête difficile et ardue, qui s'est déroulée de 1899 à 1902, nous mène au coup de théâtre du 1er février 1902, provoquant l'arrestation des coupables.
   Le mutisme du chef de bande, qui n'a jamais avoué son crime, démontre bien qu'on a affaire à un homme endurci et au caractère insondable. Sa vie troublée situe bien le personnage. Cela ne l'a pas empêché d'être traduit devant la Cour d'Assises du Hainaut.
   Ce procès permettra de se faire une idée exacte des moyens dont disposait la justice à cette époque, pour procéder aux enquêtes criminelles. On pourra, sans doute, établir d'utiles comparaisons au sujet des pouvoirs d'investigations dont disposent actuellement les différents corps de police et les moyens désuets qui étaient en vigueur en 1900.
   La juridiction répressive étant à peu de chose près, identique à celle de nos jours.

10 euros (code de commande : 25933 - vendu).

 

Cirque Divers. Tome I. Bruxelles, Lebeer Hossmann, 1986. Grand in-4° broché, [216] p., nombreuses illustrations, une planche pop up volante.
   Ouvrage élaboré par Michel Antaki, Pierre Kroll, André Stas, Carmelo Virone et bien d'autres. On y trouve des textes de Karole Armitage, Eugenio Barba, André Blavier, William Cliff, Gaston Compère, Jacques Dubois, Léon Ectors, Willem Flusser, Eugène Guillevic, Jacques Izoard, François Jacqmin, Irène Jarsky, Ingemar Lindh, Joseph Orban, Marcel et Gabriel Piqueray, Henri Pousseur, Victoria Santa Cruz, Eugène Savitzkaya, Jean-Pierre Verheggen et Alain de Wasseige.
À propos du Cirque Divers :
   - Forme juridique : A.S.B.L.
   - Année de fondation : 1977.
  - Objectifs : Le Cirque Divers, Grand Jardinier du Mensonge et du Paradoxe Universels, se veut :
      - un entonnoir-couloir où les rencontres se souderont en une goutte,
      - une scène où les gestes quotidiens seront théâtralisés,
      - une piste où les clowns se tordront entre le Rire et la Mort,
      - un miroir où se reflétera le monde spectaculaire dans sa béatitude (bête attitude).
   - Moyens : Le Cirque Divers met sur pied une infrastructure culturelle accessible à un public le plus diversifié possible. Cette infrastructure qui comporte plusieurs secteurs différents, tourne autour d'un cabaret-théâtre (mini-musée de la bière) ouvert chaque jour à partir de 19.30 heures, où l'on peut consommer jusqu'à 80 sortes de bières différentes.
   - Activités : Animations, invitations, édition, imprimerie, théâtre et séminaires, musique, club de jazz, vidéo, galerie d'art, radio.
   - Publications : Programme mensuel, plaquettes de synthèse, bande dessinée, littérature, poésie, possibilités d'autres publications de type artistique.
   - Productions : Concerts de musique, théâtre, vidéo, émissions radio (en collaboration avec la RTBF Liège}.
   - Caractéristiques politiques ou idéologiques : Le Cirque Divers est une scène parallèle-politique coloriée (du côté cœur : moment historique).
   - Public : Divers dans tous les sens du terme.
   - Conditions d'accès : Aucune.
   - Texte libre :
      Le Cirque Divers n'est pas seulement un organisme d'éducation permanente. En effet, s'il répond à tous les critères de tels organismes – proposant une infrastructure, organisant divers types d'activités, se préoccupant du public et de ses loisirs, etc. – sa prétention ne s'arrête pas là, parce qu'il se veut aussi structure artistique, c'est-à-dire, productrice d'œuvres comportant une démarche spécifique, un point de vue subjectif ou simplement une recherche.
      Cette particularité de l'asbl Cirque Divers nous semble importante à signaler dans la mesure où le fonctionnement de l'organisation s'en ressent : la programmation dépend souvent de ce parti-pris ainsi que sa présentation, les animations, les diverses modalités ou encore les personnes (bénévoles) y travaillant.

55 euros (code de commande : 25922 - vendu).

 

[CORÉE]. L'impérialisme US, provocateur de la guerre en Corée. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1977. In-8° collé, 312 p., un cahier d'illustrations hors texte in fine, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos.
   1. La politique de l'impérialisme américain pour l'hégémonie mondiale après la Seconde Guerre mondiale ; l'occupation de la Corée du Sud par les impérialistes américains et la mise en pratique de leur « administration militaire ».
      1) La politique de l'impérialisme américain pour l'hégémonie mondiale, et la Corée.
      2) L'occupation de la Corée du Sud par les impérialistes américains ; la mise en pratique de leur domination militaire coloniale.
      3) La mise sur pied d'un régime fantoche en Corée du Sud.
      4) La consolidation de la base démocratique révolutionnaire qu'est la moitié nord de la Corée ; la lutte du peuple coréen pour la réunification indépendante et pacifique de sa patrie.
   2. L'intensification ouverte de la préparation d'une guerre d'agression pour la « Marche sur le Nord ».
      1) La crise économique aux États-Unis.
      2) L'organisation de l'armée fantoche et l'accroissement de son équipement.
      3) Le prélude de la provocation d'une guerre, campagne frénétique pour l'« expédition vers le Nord ».
      4) L'achèvement du plan d'« expédition vers le Nord ».
      5) Une « petite guerre » dans les parages du 38e parallèle.
      6) Le plan revisé pour la provocation de la guerre.
      7) Une grande campagne de « purge » pour la « stabilisation de l'arrière ».
      8) Les préparatifs de guerre aux États-Unis propres et au Japon.
   3. La provocation de la guerre de Corée par l'impérialisme américain et ses atrocités odieuses contre le peuple coréen.
      1) La provocation de la guerre d'agression par l'impérialisme américain.
      2) Le massacre atroce des Coréens par les impérialistes américains.
      3) Les opérations de « terre brûlée » et d'« étranglement ».
      4) La guerre bactériologique.
   4. La défaite militaire, politique et morale des impérialistes américains dans la guerre de Corée.
      1) La défaite militaire des impérialistes américains dans la guerre de Corée.
      2) La défaite politique et morale des impérialistes américains dans la guerre de Corée.
   - Conclusion.

20 euros (code de commande : 25959 - vendu).

 

DE LAUNOY (Jane) — Infirmière de guerre en service commandé (Front de 14 à 18). Préface du général Médecin Étienne Henrard. Bruxelles, L'Édition Universelle, 1936. In-8° broché, 273 p., 33 planches hors texte, rousseurs à la couverture sinon fort bon exemplaire, peu courant.
Préface :
   Encore un livre sur la guerre vingt-trois ans après le début de celle-ci. Mademoiselle de Launoy a bien fait de l'écrire car on ne redira jamais assez les peines que nous avons souffertes, afin de mettre tout en œuvre pour éviter leur retour et surtout apporter un solennel hommage à ceux qui se sont dévoués pour le bien de la Patrie. L'auteur a réussi dans cette tâche en montrant tout le bien que l'on doit penser de l'œuvre magistrale d'Antoine Depage qui fut le promoteur des Ambulances du front dénommées « Océan » et fixées à La Panne et à Vinckem et l'inégalable organisateur de la tentative unique et hardie qui unissait les avantages des grands hôpitaux universitaires fixes à ceux des formations mobiles du front aisément évacuables. Les deux ambulances de Depage furent citées à l'ordre du jour de l'armée pour les deux offensives finales de 1918.
   L'auteur a aussi réussi si elle a voulu rappeler l'admirable dévouement du roi et l'inlassable activité de la Reine au chevet des blessés ; elle a bien fait de rappeler le labeur incessant de nos chirurgiens et les grands services rendus par leurs précieuses collaboratrices : les infirmières du front.
   Mademoiselle de Launoy était toute désignée pour écrire ce carnet de route qui fait revivre de façon tangible le rôle des femmes dans les ambulances pendant la grande guerre. D'une culture générale forte, déjà régente scientifique et sortie de l'académie de Louvain avec ses diplômes pour le dessin, elle suivit, l'année même de sa fondation, les cours de l'école Saint-Camille. En 1907 elle obtint son diplôme d'infirmière et continua ensuite à suivre des cours spéciaux et à s'occuper d'œuvres sociales à Bruxelles. Au moment de la déclaration de guerre elle suivait encore une série de cours d'Art et de Musique qui l'avaient détournée pour toujours – croyait-elle – des hôpitaux. L'homme propose... et Dieu dispose ! La guerre éclata. Livrée à elle-même au début des hostilités pendant la période de mouvements, elle entra chez Depage après avoir traversé les lignes, et y resta jusqu'à la fermeture mais son journal se termine à l'armistice. En 1919 la Croix Rouge de Genève nous fit savoir qu'elle tenait à notre disposition, pour les quatre ans de guerre, deux décorations Florence Nightingale. Nous envoyâmes huit noms, en deux listes. – Une première était réservée aux étrangères, sur la seconde Edith Cavell et Marie Depage, mortes en service commandé, puis K. Schandeler et J. de Launoy qui avaient le maximum de présence à l'Océan et qui appartenaient aux deux écoles principales de Belgique. Miss Astley-Campbell
et K. Schandeler reçurent le bijou qui ne fut pas donné à titre posthume. Le seul fait d'avoir été l'une des huit sur la liste de Genève indique suffisamment la confiance et l'estime que Depage accordait à l'auteur.
   Le livre nous conduit d'une ambulance à l'autre : des ambulances auxiliaires aux trains sanitaires, des ambulances divisionnaires aux ambulances maritimes pour arriver en finale aux célèbres « Z 154 » qui sont l'« Océan » de La Panne et de Vinckem.
   Les multiples anecdotes du livre sont l'œuvre d'un « reporter » averti, quelquefois peut-être un peu trop sincère.
   Celles et ceux qui ont vécu l'« Océan », ceux qui y ont été hospitalisés, ceux qui l'ont visité liront avec intérêt cette histoire bien présentée d'une grande ambulance de guerre en zone de front au cours de la campagne 1914-1918.
   Et pour avoir pu sauver de l'oubli ces heures tragiques Mademoiselle de Launoy sera dédommagée de l'effort qu'elle a accompli.
   Si tout a été vérifié... les témoignages confrontés... rien n'a été oublié et tout est écrit d'une plume vivante et alerte.

20 euros (code de commande : 25956 - vendu).

DELIGNY (Fernand) — Œuvres. Édition établie et présentée par Sandra Alvarez de Toledo. Paris, L'Arachnéen, 2007. In-8° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 1845 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Ce recueil des Œuvres de Fernand Deligny (1913-1996) paraît un peu plus de dix ans après sa mort. Il reconstitue en 1848 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d'une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans patente de la lutte contre l'institution « Sauvegarde de l'enfance » à une approche expérimentale de l'autisme. Il rassemble pour la première fois l'essentiel de son œuvre, éditée et inédite : de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l'image des années 1980. Il s'achève sur quelques pages manuscrites de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, L'Enfant de citadelle.
   L'écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d'éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l'« encastrement » institutionnel et la compassion philanthropique qui animent la politique rééducative de l'après-guerre. À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la loi du langage et pour une définition de l'humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente de toutes pièces un dispositif de prise en charge : un réseau d'aires
de séjour, des éducateurs comme lui non-spécialistes, un « coutumier » ritualisé à l'extrême, inspiré de l'agir et de l'immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses « lignes d'erre », se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de « l'homme-que-nous-sommes ».
   Textes (réédités et inédits), articles, films, sont précédés d'introductions qui les situent à l'intérieur du parcours de Deligny. Accompagnées de cinq textes historiques et critiques, de la première chronologie de son œuvre, d'une bibliographie exhaustive et d'une iconographie documentaire et librement interprétative, ces introductions retracent la biographie du personnage. Sans chercher à défaire la part de légende qu'il a volontairement entretenue, elles rétablissent une partie des faits historiques sur le fond desquels son action et son œuvre apparaissent dans leur pleine singularité.

50 euros (code de commande : 25941).

 

DEMANY (Fernand) — Le bal noir et blanc. Regards sur le Congo. Bruxelles, Labor, 1955. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 215 p., hommage de l'auteur, bel exemplaire.
Table des matières :
   - La nuit de Léopoldville.
   - Découverte de Léopoldville.
   - Brazzaville, la cité d'en face.
   - Nostalgie des chicotes et parade mondaine.
   - Matadi, la peine des hommes et l'aventure moderne.
   - Le problème scolaire au bord du fleuve Congo.
   - Les naufragés de la mer de sable.
   - Kamina et la ville de la peur.
   - Coquilhatville ou le retour à la nature.
   - Le Congo belge, parc national du capitalisme.
   - Élisabethville ou la cité sans casques.
   - Congo, paradis ou terre d'exil ?
   - Le rouge et le noir.
   - L'apostolat syndical.
   - Les défricheurs de brousse.
   - Usumbura ou la danse des demi-dieux.
   - C'est le premier matin du monde.
   - L'avenue Louise au bord du lac Kivu.
   - La vie intérieure de Joseph Mondé, le peintre adolescent.
   - Le monde en noir et blanc.
   - Le rendez-vous du Parc Albert.
   - Adieu, Congo.
   - Du bruit des gros sous au battement des cœurs.
   - Notre message.

15 euros (code de commande : 25955).

 

DONNAY (Guy) — Le Musée Royal de Mariemont. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 128 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 5), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Introduction :
      - Un musée pas comme les autres.
      - Du faste royal au luxe bourgeois.
      - Raoul Warocqué, collectionneur, philanthrope et mécène.
   Le Parc.
   Le musée :
      - Un écrin d'une sobre élégance.
      - À la rencontre de l'homme... d'ici et d'ailleurs.
   Les collections :
      - L'archéologie et l'histoire régionales.
      - La porcelaine de tournai et les arts décoratifs.
      - Les antiquités classiques : Égypte, Grèce, Rome.
      - Les antiquités d'Extrême-Orient.
      - La bibliothèque.

15 euros (code de commande : 25938 - vendu).

 

DROIT (Roger-Pol) — Le culte du néant. Les philosophes et le Bouddha. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 361 p., index, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La vogue du bouddhisme fait oublier combien sa découverte par l'Occident est récente. L'Europe commence à entrevoir le Bouddha vers 1820 seulement. Les orientalistes assemblent alors assez vite les diverses pièces – mongoles, chinoises, indiennes, tibétaines... – de ce puzzle culturel. L'émergence d'un tel continent, jusqu'alors presque inconnu, commence par surprendre et par inquiéter.
   La plupart des philosophes allemands et français du XIXe siècle trouvent en effet dans le bouddhisme matière à épouvante. Ils y voient une religion où « l'homme doit se faire néant » (Hegel). Cette volonté de destruction, ce « culte du néant » (Victor Cousin), célébré par une « Église du nihilisme » (Renan), constituent une menace pour l'ordre établi. Dans l'imaginaire philosophique européen, le bouddhisme représente d'abord la négation de la vie, la destruction de soi. En retraçant l'histoire de la découverte du bouddhisme, Roger-Pol Droit écrit une page oubliée de l'histoire du nihilisme moderne.
   En effet, à propos de l'Asie bouddhiste, les textes de Schopenhauer ou de Nietzsche, de Gobineau ou de Renouvier décrivent l'Europe d'après la Révolution française. Finalement, c'est l'Occident qui imagine une religion de l'anéantissement au moment où lui-même découvre l'effondrement de ses valeurs, de ses hiérarchies traditionnelles. Le spectre de l'athéisme, les révoltes sociales, la montée de la haine raciale, le pessimisme sont au rendez-vous.
   Si nous pensons au temps présent en lisant cette enquête, n'est-ce pas que notre histoire s'est en partie préparée dans ce laboratoire méconnu de l'Occident, le culte du néant ?

12 euros (code de commande : 25962).

 

Études financières sur les Sociétés de Charbonnages et de Fours à Coke. Bruxelles, Édition de l'Écho de la Bourse, janvier 1938. In-8° broché, 453 p., couverture légèrement défraîchie.
   Très intéressante source économique pour notre histoire industrielle. Chaque charbonnage est décrit minutieusement : historique, capital, emprunts, exploitation, production, résultats fianciers.
Liste des sociétés étudiées :
   Charbonnages d'Abhooz et Bonne-Foi-Hareng, d'Aiseau-Presle, d'Alexinatz, d'Amercœur, houillères d'Anderlues, charbonnages André-Dumont, d' Ans et de Rocour, d'Argenteau, du Bassin de Budapest, de Beeringen, de Bernissart, du Bois d'Avroy, du Bois de Micheroux, de Bonne-Espérance, Batterie et Violette, de Bonne-Espérance, à Lambusart, de Bonne-Fin, du Bonnier, du Carabinier, du Centre de Jumet, des Chevalières et de la Grande Machine à Feu de Dour, de Courcelles-Nord, société de recherches et d'exploitations « Eelen-Asch », charbonnages Elisabeth, de l'Espérance et Bonne Fortune, société générale de fours à coke Systèmes Lecocq, charbonnages de Gosson-la-Haye et Horloz réunis, du Gouffre, de la Grande Bachure, du Hainaut, du Hasard, de Helchteren et Zolder, d'Hensies-Pommerœul, d'Hornu et Wasmes, les Houillères Réunies du bassin de Charleroi, charbonnages de Kessales et la Concorde réunis, de La Louvière et Sars-Longchamps, charbonnahges réunis Laura et Vereeniging, charbonnages du Levant et Produits de Flénu, Limbourg-Meuse, de Mariemont-Bascoup, de Maurage, charbonnages réunis de la Minerie, charbonnages de Monceau-Fontaine, de Noël-Sart-Culpart, du Nord de Charleroi, du Nord de Gilly, de Patience et Beaujonc réunis, du Petit Try, du Poirier, des Quatre-Jean de Retinne et Queue-du-Bois, de Ressaix, Leval Péronnes, Sainte-Aldegonde et Genk, charbonnages réunis de Charleroi, du Rieu du Cœur et de la Boule réunis, charbonnages réunis de Roton-Farciennes et Oignies-Aiseau, charbonnages de Sacré-Madame, de Strépy-Bracquegnies, de Tamines, du Trieu-Kaisin, charbonnages unis de l'Ouest de Mons, charbonnages de Wérister, Willem-Sophia, de Winterslag.

25 euros (code de commande : 25963 - vendu).

 

FOULON (Roger) — Charmes de mon Pays. Jumet, IPH Éditions, 2009. In-8° broché, 149 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Poète et romancier, journaliste et animateur culturel, Roger Foulon (1923-2008) a toujours vécu à Thuin, petite ville sambrienne qu'il a célébrée dans nombre de ses écrits. Après une carrière d'« instituteur de campagne » dans le village de Strée (Beaumont), Roger Foulon a exercé la présidence de l'Association des écrivains belges de langue française de 1973 à 1994. Il a été élu membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises en 1999. Il était également directeur de la revue littéraire Le Spantole, publiée par l'association des Artistes de Thudinie dont il fut président pendant un demi-siècle.
   L'ouvrage posthume Charmes de mon Pays est un recueil de souvenirs d'enfance et d'adolescence rassemblés par un écrivain devenu octogénaire. À travers des pages rédigées en un style alerte et vif, empreintes de nostalgie, de ferveur maïs aussi de tendre ironie, c'est non seulement tout un passe familial qui resurgit mais aussi, de manière beaucoup plus vaste, la vie pendant l'Entre-deux guerres, d'une petite cité wallonne et de la région qui l'entoure, la Thudinie, dite aussi « Pays de Liège ». Vieux métiers, personnages pittoresques, manifestations populaires, coutumes anciennes, sites et monuments remarquables sont ainsi évoqués aux détours d'une quinzaine de chapitres redonnant vie à ce que d'aucuns, aujourd'hui, appellent « le bon vieux temps ». L'ouvrage est illustré de nombreuses photographies d'époque.

25 euros (code de commande : 25923).

 

Graphica. Édition de propagande de la Fédération patronale belge des industriels du Livre et de l'Union belge des maîtres imprimeurs lithographes. Numéro spécial. Bruxelles, Fédération Patronale Belge des Industriels du Livre et de l'Union Belge des Maîtres Imprimeurs Lithographes, 1932. In-4° broché, [82] p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs (offset, lithographies, héliogravures), spécimens de papier, publicités, couverture un peu passée.
Texte de A. Stiels, président de la Fédération des Industriels du Livre :
Nul n'est prophète en son pays.
   L'adage qui forme le titre de cet article trouve son application aussi bien dans le temps que dans l'espace.
   On serait même tenté de dire qu'il est l'expression d'une loi à laquelle l'humanité entière est, depuis toujours, soumise d'une façon inéluctable.
   Aussi les imprimeurs belges qui collaborèrent au premier numéro spécial de Graphica peuvent-ils être fiers d'avoir fait mentir le proverbe. De tous côtés, en effet, leur sont parvenus des éloges.
   La grande Presse a approuvé sans réserve la campagne entreprise et félicité les éditeurs.
   Les industriels se sont montrés enthousiastes de l'initiative, que d'aucuns ont reprise pour leur compte, bien que sous une forme différente : la prospection systématique des possibilités du marché belge.
   Les Pouvoirs publics eux-mêmes n'ont pas ménagé leurs encouragements, nous engageant à persévérer dans nos efforts.
   Et tous ces éloges, toutes ces félicitations, convergent vers une même idée : celle précisément dont la Fédération a poursuivi la réalisation par l'édition de son album de propagande. Certaines lettres devraient être reproduites intégralement. Elles montrent que d'autres que nous ont compris que le salut de l'industrie belge, quelle qu'elle soit, ne peut être réalisé que par la concorde, l'intercompréhension, l'estime mutuelle, l'effort commun.
   On peut dire qu'ils ont bien mérité du pays, ceux qui émirent la première idée de cette réclame collective. Répétons que jamais ils n'eurent l'intention de jeter l'exclusive contre les produits étrangers ; qu'ils n'ont pas voulu fausser le principe de la saine concurrence basée essentiellement sur la qualité des produits ; que leur seul but a été de démontrer – et ils ont parfaitement réussi – qu'en Belgique les travaux d'impression sont d'une valeur égale à ceux de l'étranger et que, partant, il y a lieu de donner aux nationaux la préférence, toutes conditions de prix égales. C'est, en somme, lutter à visage découvert contre la mentalité, aussi peu patriotique que préjudiciable, de certains acheteurs qui donnent systématiquement la préférence aux produits d'outre-frontière.
   Certes, des critiques nous parvinrent, critiques où nous voyons, à tout prendre, des éloges. Nous avons notamment sous les yeux une lettre qui dit en substance : « Si bien réussi que soit votre album, il n'est pas supérieur à ce qui se fait en France, en Angleterre, en Allemagne, en Amérique. »
   Sachez, cher correspondant, que les éditeurs de cette publication n'ont nullement émis la prétention de créer de « l'inégalé ». Dire qu'ils peuvent être mis en parallèle avec l'étranger, c'est dire qu'ils ont entièrement réussi la démonstration qu'ils avaient en vue.
   Et cependant, notez-le, les contingences ne sont guère en leur faveur. Nulle part le nombre d'imprimeurs, par rapport à la population, n'est aussi élevé qu'en Belgique. Il résulte de là une dispersion des forces patronales qui contrarie vivement leurs entreprises. Et, d'autre part, quand on consulte les statistiques, on constate que, parmi les peuples qui nous entourent, la Belgique est le pays où, par rapport à la population, la consommation de papier est la moins importante.
   La conclusion qui s'impose est que le Belge est moins « liseur », moins enclin à faire de la réclame que ses voisins. Il s'ensuit que les industriels du livre disposent d'un marché intérieur moins important que leurs concurrents étrangers. Est-il exagéré de dire que si, dans ces conditions nettement défavorables, nos produits égalent ceux de nos voisins, le mérite en revient entièrement à l'esprit d'entreprise des patrons ; aux sacrifices qu'ils ont consentis pour maintenir leur matériel au niveau des plus perfectionnés ; à la somme de travail qu'ils savent fournir d'une façon ininterrompue ; au goût sûr qui préside à leurs créations ; aux soins qu'ils apportent à la réalisation de celles-ci ?
   Ce sont là assurément des raisons suffisantes pour qu'à l'avenir, en toute circonstance, l'industriel, le savant, le commerçant, bref tous ceux qui usent largement d'imprimés, s'adressent aux disciples belges de Gutenberg en s'abstenant, s'ils veulent des produits soignés, de ne considérer que le prix facturé, tandis que, ô paradoxe ! ils ne retiennent que la qualité, sans songer au prix, pour les offres venant de l'étranger.
   Nous ne doutons pas qu'ils ne se rendent au bien-fondé de nos remarques. Aussi, envisageons l'avenir avec confiance, décidés d'ailleurs à poursuivre jusqu'au bout la campagne entreprise, quelques sacrifices qu'elle puisse demander. Et si, par impossible, elle ne devait pas porter les fruits que nous pouvons légitimement escompter, au moins aurons-nous la satisfaction de nous dire qu'aucun reproche ne peut nous être adressé ; que nous avons fait, dans les limites de nos possibilités, l'effort voulu pour que refleurisse, en Belgique, une industrie méritoire entre toutes, occupant un grand nombre d'ouvriers spécialisés, dans laquelle sont investis des capitaux considérables et qui, de tout temps, a joui, même à l'étranger, d'une réputation de bon aloi.
   Les buts à atteindre sont divers, les moyens employés seront adéquats aux buts poursuivis. Et c'est ainsi qu'après avoir donné au premier fascicule une allure d'un classicisme modernisé, – les termes paraissent inconciliables et répondent cependant d'une façon exacte à notre pensée, – nous avons donné au n° 2 une physionomie plus nettement publicitaire. Puisse cet effort rencontrer auprès de tous ceux qui s'intéressent à l'Art – si même mineur – de l'imprimerie, dont les visages sont multiples, le même accueil que celui qui fut réservé au n° 1 de Graphica spécial. Nous estimerons alors avoir répondu d'une façon adéquate aux besoins nouveaux, nés des circonstances si anormales qui caractérisent notre époque.

35 euros (code de commande : 25966).

Graphica. Pour l'année nouvelle. Numéro exceptionnel de la propagande de la Fédération patronale belge des industriels du Livre et de l'Union belge des maîtres imprimeurs lithographes. Bruxelles, Fédération Patronale Belge des Industriels du Livre et de l'Union Belge des Maîtres Imprimeurs Lithographes, 1934. In-4° broché, [96] p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs (offset, lithographies, héliogravures), spécimens de papier, publicités, couverture dorée tachée.
 Parmi les reproductions, on trouve celle, en héliogravure 3 couleurs, de La Madone au Cyclamen, du peintre Louis Buisseret.
Articles :
   - Les métiers nobles, par Oswald Moretus Plantin de Bouchout.
   - La beauté et la technique, par Marius Renard.
   - Les imprimés publicitaires, par Ernest Fr. de Roy.

35 euros (code de commande : 25967).

 

[HAINAUT]. Province du Hainaut. Secrétaire d'édition Gilbert Menne. Rédacteur en chef Emmanuël Brutsaert. Mission photographique Johan De Meester. Bruxelles, Racine, 2009. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 607 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Histoire & Patrimoine des Communes de Belgique »), exemplaire en très bel état, épuisé.
Avant-propos :
   Réalisée grâce à la collaboration de Dexia, la collection Histoire & Patrimoine des Communes de Belgique propose – par le texte et l'iconographie – la carte d'identité des dix provinces de Belgique.
   Le présent volume retrace l'histoire et répertorie le patrimoine culturel et naturel de toutes les communes de la province du Hainaut.
   La rédaction a été confiée à une nombreuse équipe d'auteurs locaux, différents pour chaque commune. Une série de thèmes transversaux – de la romanisation du Hainaut au patrimoine hydraulique et industriel hainuyer, en passant par Jacques du Brœucq, la céramique ou la BD en Hainaut – sont en outre traités par des auteurs spécialisés sous forme d'encadrés hors texte.
   L'iconographie – quelque 750 photos inédites – a été spécialement réalisée pour cet ouvrage.
   Un cahier de cartes à l'échelle 1 : 100 000 reprend toutes les communes et localités fusionnées, jusqu'au plus petit hameau.
   L'index détaillé mentionne, à côté des noms des communes et localités, ceux des principales curiosités et de tous les monuments et sites classés de la province.

45 euros (code de commande : 25936).

 

HOMÈRE — L'Iliade et l'Odyssée. Illustrations de Mimmo Paladino. Préface de Dieter Koepplin. Paris, Diane de Selliers, 2001. Deux volumes in-4° sous reliures toilées bleue ornées d'un décor rouge et or et sous étui imprimé d'éditeur, 350 et 288 p., tirage limité à 300 exemplaires numérotés (n° 232), en très bel état.
Commentaire de l'éditeur :
   Le Livre.
   
« Prince des poètes » selon Platon, « sans rival dans la diction et dans la pensée » selon Aristote, Homère exerce toujours une influence considérable dans notre civilisation occidentale.
   Ses épopées placent l’homme face à son destin : l’Iliade relate la guerre de Troie où dominent valeur, courage, honneur et gloire ; l’Odyssée raconte le périple d’Ulysse regagnant sa patrie, osant ainsi le voyage intérieur, initiatique et solitaire, qui l’entraînera à la recherche de lui-même.
   Jamais cette œuvre n’avait été illustrée dans sa totalité. Il fallait à ces textes le regard, l’empreinte d’un artiste dont la culture fût méditerranéenne et universelle, et dont la sensibilité répondît à celle du poète.
   L'Iconographie.
   - Les 202 dessins de Mimmo Paladino.

   Mimmo Paladino est né à Benevento, près de Naples, où il vit et travaille. Dessinateur, peintre, sculpteur internationalement reconnu, il a atteint la pleine maturité de son art et ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Mimmo Paladino a été associé au groupe Transavant-garde, mouvement né en Italie au début des années '80. Pour la première fois depuis leur création, les deux épopées d’Homère sont entièrement illustrées : Mimmo Paladino a posé son regard contemporain sur le texte antique et a réalisé quatre ou cinq œuvres peintes pour chaque chant.
   - L’alliance de l’antique et du contemporain.
   Mimmo Paladino a cette compréhension essentielle, cette liberté, la puissance et le souffle qui s’imposent pour illustrer les épopées d’Homère, pour offrir au regard un émerveillement qui renforce le plaisir de la lecture. Respectueux des contraintes – le temps, l’espace, la lecture –, Mimmo Paladino a ainsi exprimé la richesse et la noblesse des épopées à travers des matières et des techniques différentes : aquarelle, gouache, crayon, pastel, encre de Chine, collage, grattage, brûlage, feuille d’or... Cette alliance de l’antique et du contemporain provoque à chaque page une émotion nouvelle, un enchantement.
   - L’émotion vraie d’œuvres épurées.
   Cette très grande variété technique s’accorde avec une homogénéité stylistique au graphisme souvent simple et dépouillé. Ses œuvres témoignent d’une nette influence des arts primitifs où la simplification des traits transmet une émotion vraie empreinte d’une grande sensibilité. Mimmo Paladino a donné une illustration à la fois profonde et épurée de ces premières épopées de la littérature occidentale.
   Le texte.
   - L’Iliade, la gloire des guerriers.

   Écrite vers le début du VIIIe siècle av. J.-C., presque quatre siècles après les événements qu’elle est supposée relater, l’Iliade est composée de 15537 vers et divisée en 24 chants. L’Iliade raconte un épisode de quelques jours seulement de la guerre de Troie où batailles et fureur guerrière dressent des héros valeureux poussés par un désir exacerbé de gloire et d’honneur les uns contre les autres. Ces épisodes, dont l’un des plus célèbres reste le duel entre Achille et Hector, ont fortement contribué à construire la représentation littéraire de la bataille épique : sanglante, héroïque, glorieuse et merveilleuse car tout est entre les mains des dieux.
   - L’Odyssée, l’épopée d’un homme seul.
   L’épopée est divisée en 24 chants (12109 vers) et relate le retour d’Ulysse dans sa patrie après la guerre de Troie. L’existence de trois parties assez nettes dans le récit corrobore l’hypothèse de trois poèmes primitifs réunis postérieurement en un seul. Le personnage central déploie ses qualités physiques et intellectuelles et évolue du point de vue psychologique. Ulysse connaît un voyage intérieur et initiatique, en quête de ses racines et de lui-même. Le récit n’est pas chronologique, car il suit les errances de la mémoire. Ulysse raconte ses aventures sous forme de retours en arrière, sans ordre apparent, sans respect de la durée réelle des faits : sept ans dans l’île de Calypso tiennent moins de place qu’un an chez Circé ou qu’une nuit chez le cyclope. Vingt ans d’absence ne sont rien, lorsque, à un seul signe, Pénélope retrouve Ulysse. Alors que l’Iliade glorifiait une collectivité de valeureux guerriers, l’Odyssée est le roman d’un survivant solitaire.
   - Les traductions de Paul Mazon et Victor Bérard.
   Ce sont les traductions de deux éminents spécialistes d’Homère et de la littérature antique, Paul Mazon pour l’Iliade et Victor Bérard pour l’Odyssée, que nous avons choisies pour cette édition. Le développement des sciences de l’Antiquité en France leur doit beaucoup.
   Ces traductions d’Homère constituent l’un des travaux majeurs de la philologie française. Elles firent date et donnèrent aux lecteurs français une première traduction raisonnée que l’on ne trouvait jusqu’alors qu’à l’étranger, notamment en Allemagne.
   Publiées sous le patronage de l’Association Guillaume-Budé dont le but est de défendre et promouvoir la culture classique, ces traductions furent établies d’après les manuscrits reconnus les plus importants et constituent de véritables éditions critiques. Les traductions s’efforcent d’être à la fois exactes et littéraires car l’Association Guillaume-Budé a jugé qu’il fallait s’efforcer avant tout de reproduire le mouvement, la couleur et le ton du texte antique.
   À la fin de chaque volume, un appareil de notes rédigé par le traducteur permet au lecteur de se repérer dans l’œuvre d’Homère, de parfaitement pénétrer le texte, de mieux comprendre les interférences du texte et de la mythologie, de situer les événements et les personnages historiques ou légendaires.

200 euros (code de commande : 25965).
Prix neuf : 310 €.

 

IENAGA (Saburô)Le développement d'une logique de négation dans l'histoire de la pensée japonaise. 2e édition. Texte français de Matsuzaki Hiroshi et Bruno Smolarz. [Beaune], la Toison d'Or, 2006. In-8° collé, 167 p., exemplaire à l'état de neuf, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
L'auteur, Ienaga Saburô (1913-2002), est l'un des historiens les plus éminents du XXe siècle ; pendant plus de trente ans il a lutté devant les tribunaux de son pays contre la censure imposée par les autorités aux livres scolaires destinés aux lycéens. Il entendait ainsi, non seulement faire rétablir la vérité historique, mais aussi montrer quel était le véritable rôle d'un historien, quel que soit le pays auquel il appartient et quels que soient les événements dont il traite ; que la justice de son pays ait finit par ne lui donner que partiellement raison montre bien les limites que ne peuvent dépasser les gouvernements dits démocratiques.
   À propos de Développement d'une logique de négation dans l'histoire de la pensée japonaise, son premier livre, publié en 1940, à vingt-sept ans, Ienaga écrit : « En tant que chercheur en sciences historiques, j'ai choisi comme domaine de spécialisation l'histoire des idées. Mon intérêt s'est concentré plus particulièrement sur le problème du « salut » qui peut être atteint par une négation catégorique, et de sa propre initiative, de la réalité. De sorte que, par un cours naturel des choses, mon étude a porté, principalement, sur les idées religieuses. [...] Non seulement ce livre montre clairement la conscience que j'avais à l'époque des problèmes scientifiques, mais c'est aussi devenu le prototype de la méthodologie que j'ai adoptée dans l'étude de l'histoire. »
   Conscient du fait que les voix douloureuses des Anciens souffrant de la fînitude insurmontable de l'être humain et de la gravité de leurs péchés rencontrent un écho significatif à notre époque même, lenaga cite de nombreux documents originaux, textes ou peintures, pour assurer le maximum d'objectivité à son essai, mais aussi pour leur faire raconter l'histoire.

15 euros (code de commande : 25964).

 

[JEMAPPES]. Bataille de Jemmapes. 6 Novemb. 1792. Eau-forte et burin de Pierre-Eugène Aubert d'après un dessin de Léopold Massard reproduisant le tableau de Vernet par diagraphe et pantographe. Extrait de la Galerie historique de Versailles, série V, 1838. Petite déchirure, sans perte, restaurée.
Dimensions :
   - de l'image : 298 x 132 mm.
   - de la feuille : 349 x 217 mm.

   Jean-Marie-Raphaël-Léopold Massard (1812-1889) était le fils du graveur Jean-Baptiste Massard. Il fit ses débuts au Salon de 1845 et, parmi ses nombreuses œuvres, on trouve La Bataille d'Isly et La Prise de la Smala d'après Horace Vernet.
    Pierre-Eugène Aubert (1788-1847) fut l'élève de Schender et obtint la médaille d'or pour la gravure au Salon de 1827. Il travailla notamment pour les vues des Campagnes d'Italie et, pour sa dernière participation au Salon, en 1844, il reproduisit une marine de Vernet.
   On utilisa assez souvent la complémentarité des procédés diagraphiques et pantographiques pour reproduire des tableaux. Le diagraphe est un instrument d'optique utilisant le principe de la chambre claire (ou camera lucida) mis au point par Wollaston en 1804 et perfectionné par l'éditeur Jacques Gavard. Quant au pantographe, il est de conception bien plus ancienne puisqu'il fut utilisé à la fin du XVIe siècle par le peintre Georges de Dillingen ; constitué de règles de dimensions variables articulées sur des points fixes, le pantographe permettait de reproduire des figures en grandeur égale ou en les agrandissant ou en les diminuant. Outre la Galerie historique de Versailles (publiée en livraisons de 1837 à 1847), Gavard en édita le Supplément (de 1843 à 1847), la Galerie Napoléon, etc...

35 euros (code de commande : 25971).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. CARADEC (François) — Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Édition revue et augmentée. Paris, Gallimard, 1975. In-12 collé, 380 p., (collection « Idées », n° 330).
En quatrième de couverture :
   On a tant écrit et répété qu'on ne savait rien de sa vie, qu'on avait fini par le croire. Il n'y a pas de « mystère Lautréamont » : on en sait plus aujourd'hui sur Isidore Ducasse, poète mort à vingt-quatre ans, il y a un peu plus d'un siècle, que sur la jeunesse de la plupart de nos grands écrivains.
   Autour de découvertes nouvelles et contrôlées, François Caradec trace à la fois la biographie de cette œuvre et l'évolution de la pensée et de l'écriture de Lautréamont, fait revivre les milieux qu'il a traversés, les amis dont il s'entourait, et publie pour la première fois toutes les pièces d'archives, françaises et uruguayennes.

8 euros (code de commande : 25930).

 

LEUSSAUCH (Jacques de) — Hannoniae urbium et nominatiorum locorum, ac cœnobiorum, adjectis aliquot limitaneis, ex annalibus, anacephalæosis. Carminum tumultuaria farrago : Jacobo Lessabæo Marcenensi autore. Anvers, Hillenius, 1534. [Antverpiæ apud Michaelem Hillenium in Rapo. Anno M. D. XXXIIII.] In-8° sous cartonnage du XIXe siècle, [72] p., très rare.
Article d'Ernest Matthieu :
   Humaniste, poète et annaliste, [Jacques de Leussauch] naquit à Marchiennes, près de Douai, dans les dernières années du XVe siècle. Suivant la coutume de son temps, il 1atinisa son nom sous la forme de Jacobus Lessabeus ; les biographes en ont fait Lessabé, sous lequel il est connu. Il était fils de Jean de Leussauch et d'Ysabeau du Trescault, pour lesquels il fonda, le 22 octobre 1535, deux obits en l'église paroissiale de Marchiennes. Notre écrivain est cité par plusieurs auteurs comme originaire du Hainaut ; il semble lui-même indiquer ce pays comme sa patrie ; d'autre part, dans la dédicace de son livre à Roland Bouchier, il nous apprend que le Hainaut ne fut pas son berceau, mais qu'il y a passé ses premières années et qu'il y a reçu l'instruction. On trouve dans le travail qu'il a publié une explication très simple de cette contradiction apparente ; le village de Marchiennes, situé à deux lieues de Douai, est divisé par l'Escaut en deux parties ; le territoire au delà de l'Escaut dépendait du comté de Hainaut ; en deçà, il appartenait, avec Lille et Douai, à la Flandre. Les écrivains qui se sont occupés de lui ne nous ont conservé aucun détail sur sa vie. Nous venons de voir, d'après ce que lui-même a écrit, qu'il fut élevé dans le Hainaut, peut-être à Mons. Il entra ensuite dans les ordres sacrés, et se concilia l'amitié et la protection de dom Jacques Coene, abbé de Marchiennes ; il se lia aussi avec le carme Roland Bouchier. En 1580, la charge d'écolâtre ou de maître de la grande école de Mons étant devenue vacante, par suite du décès de maître Jean Ghobelet, Jacques de Leussauch sollicita cette importante fonction. Il eut pour compétiteur maître Jean Baldricus, prêtre, né à Soignies. La nomination devait se faire de commun accord par les échevins de Mons et par le chapitre de Saint-Germain, mais les échevins appuyaient le second candidat, tandis que de Leussauch avait obtenu les suffrages des chanoines. Ce dernier finit par être nommé le 25 juin 1530, comme le plus « ydosne », les échevins ayant reconnu qu'il était « homme arresté et propice ». Il remplit jusqu'à la fin de l'année 1536 la charge de maître de la grande école de Mons, qui était alors un établissement d'instruction moyenne divisé en trois classes et très florissant. Ce fut pendant ces années de professorat qu'il put constater combien l'idiome en usage parmi les habitants du Hainaut était plus incorrect que celui de ses voisins de France ; il signale le défaut qu'ils avaient de faire sentir 1's d'une manière sensible. La direction de la grande école appartenait, comme nous l'avons dit, au magistrat de Mons et au chapitre de Saint-Germain ; cette situation provoqua entre ces deux autorités de fréquentes discussions ; un conflit était à peine apaisé par un arrangement qu'une nouvelle contestation surgissait. Ce fut, semble-t-il, à cause d'une querelle entre les deux pouvoirs, que Jacques de Leussauch, prêtre au caractère pacifique, notifia, le 27 octobre 1536, aux échevins sa résolution de renoncer à la direction de la grande école. Sa démission fut acceptée. De Leussauch passa les dernières années de sa vie à Tournai, où il mourut le 1er juillet 1557. De son temps, il avait joui d'une certaine réputation. Le bénédictin dom de Beauchamps voit en lui un personnage très remarquable par son érudition et la pureté de sa vie. Un poète contemporain, Lucas Bruière ou Bruierius, l'a célébré dans ses vers comme un écrivain aussi distingué dans l'histoire que dans la littérature et la poésie.
Il ne nous reste de lui qu'un opuscule, fort rare, intitulé : Hannonies urbium et nominatiorum locorum ac cœnobiorum, adjectis aliquot limitaneis, ex annalibus anacepltalœosis. Penias declamatiuncula. Carminum tumultuaria farrago. Anvers, Michel Hillenius, 1534 ; in-8°, 36 ff. non paginés. Il comprend un résumé historique et géographique du comté de Hainaut et un certain nombre de poésies assez médiocres. La description topographique du Hainaut a de la valeur ; elle a été rééditée, en 1844, par le baron de Reiffenberg et traduite, en 1885, par G. Decamps et A. Wins, pour la Société des bibliophiles belges de Mons. De Leussauch a fait paraître son opuscule en 1534, alors qu'il était à la tête de la grande école de Mons. Il se pourrait donc qu'il ait été destiné à faciliter à ses élèves l'étude de l'histoire et de la géographie du Hainaut. La concision de son travail vient encore étayer cette hypothèse, ainsi que sa rareté, qualité commune à tous les manuels classiques du XVIe siècle.
Bibliographie :
   - Matthieu (Ernest), Leussauch (Jacques de), dans Biographie Nationale, t. XII, col. 34-36.

350 euros (code de commande : 25954 - vendu).

 

Le livre et les arts graphiques. Numéro Spécial 5/6 1948 - Dixième année de la revue Formes et couleurs. Lausanne, Formes et Couleurs, 1948. In-4° collé sous une couverture de Roland Oudot, [10 (publicités)], [102], [14 (publicités)] p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ce numéro est bien complet de deux illustrations originales :
   -  la lithographie de Robert Lotiron (344/500).
   - l'eau-forte de René Mendès-France (200/300).
Sommaire :
   - Écrire, par Jacques de Lacretelle.
   - Les Géorgiques ou le livre de vérité de Dunoyer de Segonzac, par Claude Roger-Marx.
   - Du tableau à la reproduction en couleurs, par H. Schellenberg et André Held.
   - Simples notes sur quelques beaux livres, par André Kuenzi.
   - L'illustration originale au service de la bibliophilie contemporaine, par F.-C. Longchamp.
   - Grands papiers d'hier et d'aujourd'hui, par M. Vidal.
   - Hostia, conte de C. Mavromichalis.
   - Matthew Smith ou la peinture comestible, par Paul Budry.
   - Hommage à Chrsitian Bérard, par Nesto Jacometti.
   - Les livres - Les disques.

35 euros (code de commande : 25968).

 

[MALET (Léo)]. Enigmatika 18 - spéciale 81. Édition agrémentée de « suppléments ». Paris, La Butte aux Cailles, 1982. In-8° collé, 223 p., illustrations.
Éditorial :
   Après Stanislas André Steeman et Pierre Very, c'est au tour de Léo Malet d'être célébré par un numéro spécial d'Enigmatika. Ce n'est d'ailleurs que justice. Avec ces trois auteurs, et quelques autres dont nous parlerons bientôt dans la revue, le roman policier français n'a rien à envier à l'anglo-saxon...
   Dans ce numéro, peu d'études. (Et bigrement marquées du signe de la passion, d'où leur intégration à la tonalité de l'ensemble). Non point que l'œuvre de Léo Malet ne s'y prête point : elle est au contraire d'une extrême richesse et pourrait s'aborder d'une quantité de façons.
   Mais la personnalité de Léo Malet, les rapports d'amitiés et d'affection qui le lient à certains d'entre nous, l'intérêt qu'il a toujours manifesté aux travaux de l'Oulipopo et à la revue amenaient tout naturellement à un sommaire moins encyclopédique qu'affectif.
   Au début, l'idée d'un spécial Nestor Burma ; puis le Burmalet s'imposa pour donner ce numéro où le personnage n'éclipse pas son géniteur, lequel ne se résume pas, loin s'en faut, à cette paternité.
   Bien sûr, nous n'en avons pas fini avec Léo Malet que nous retrouverons sans doute un jour ou l'autre au sommaire d'Enigmatika. Mais ce premier état s'imposait Interviews, vraies ou fausses, articles d'humeur et d'approche, bribes. Et surtout, une partie importante consacrée aux textes de Léo Malet, inédits ou rares, qu'il nous a autorisé à reproduire, et dont certains ont été retrouvés par l'infatigable Patrice Caillot.

20 euros (code de commande : 25932).

 

[MALEVITCH (Kasimir)]. MARCADÉ (Jean-Claude) — Malévitch. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1990. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 279 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   La peinture de Kazimir Malévitch s'inscrit dans le champ des interrogations les plus hautes de la pensée universelle. Son œuvre flamboie au sommet de l'évolution esthétique et spirituelle européenne. À la recherche du « point suprême », il a créé un véritable système ontologique visant à la vérité de l'être. Le carré blanc sur fond blanc dévoile le rien devenu question.
   Le présent ouvrage, premier de cette importance jamais consacré à ce génie, répertorie de façon quasi exhaustive la logique d'un enchaînement, qui de créations en créations, nous mène à la compréhension de ce qui constitue les bases de l'art moderne. L'influence de Malévitch sur les artistes du XXe siècle est fondamentale. On assiste à une véritable leçon de peinture qui va du Cézannisme Géométrique Futuriste à la démultiplication du mouvement, au réalisme trans-mental, au cubisme analytique, à l'Alogisme pour aboutir au Suprématisme sous toutes ses formes : statique, dynamique, magnétique, cosmique...

45 euros (code de commande : 25957).

 

MANIGLIER (Patrice) — La vie énigmatique des signes. Saussure et la naissance du structuralisme. Paris, LéoScheer, 2006. In-8° broché, 512 p., (collection « Non & Non »), exemplaire à l'état de neuf, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
Le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure, texte fondateur dont se revendiqueront Lévi-Strauss, Lacan, Barthes et tout le mouvement connu sous le nom de structuralisme, est pourtant un texte mystérieux, rédigé par des disciples après sa mort à partir de notes de cours. Montrant que cette énigme de Saussure n’est autre que celle des signes eux-mêmes, qui se transforment à mesure qu’on les utilise, ce livre reconstitue dans toute son ampleur et dans toute son actualité la pensée fragmentée du maître du structuralisme.
   On comprend alors comment une obscure découverte linguistique de la fin du XIXe siècle a ouvert aux grandes œuvres de la philosophie française des années 50 et 70. Loin d’être un ouvrage d’érudition, ce livre plaide en faveur d’une réouverture des questions du structuralisme. Il nous apprend que parler, c’est toujours parler une langue en train de se transformer. Par les signes, nos pensées nous échappent et se mettent à vivre d’une vie propre – nous entraînant dans une histoire dont nul n’est jamais maître.

25 euros (code de commande : 25958 - vendu).


MARIËN-DUGARDIN (A.-M.) — Faïences fines.
2eme édition revue et augmentée. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1975. In-8° broché, 279 p., nombreuses reproductions en noir, index des marques, très bon exemplaire.
L'auteur précise :
   Nous avons classé les manufactures par pays, mettant en tête du catalogue l'Angleterre et la France qui avaient été les premiers à exploiter les formules de faïence fine.
   Ensuite vient le Grand-Duché avec sa célèbre manufacture de Luxembourg qui a influencé et suscité la création de tant de manufactures dans notre pays.
   Puis viennent les produits de nos régions, pour lesquels nous n'avons pas toujours suivi l'ordre chronologique, ne voulant pas dissocier, par exemple, les ateliers d'un même centre comme Andenne.
   Pour chaque pays, les manufactures se succèdent par ordre chronologique, d'après leur entrée en activité ou d'après le moment à partir duquel on sait avec certitude qu'elles fabriquèrent de la faïence fine.

20 euros (code de commande : 25961 - vendu)



Mémoires d'Orient. Du Hainaut à Héliopolis. Sous la direction de Marie-Cécile Bruwier. Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont, 2010. Fort in-4° broché, 540 p., nombreuses reproductions en couleurs, bel exemplaire.
   Très riche publication publiée à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée royal de Mariemont, à Morlanwelz, du 7 mai au 17 octobre 2010.
Table des matières :
   -
Introduction. Mémoires d'Orient. Du Hainaut à Héliopolis..., par Chr. Cannuyer.
   - Préambule. La lignée des Bavo, rois orientaux du Hainaut, par Chr. Cannuyer.
   I. Cultes orientaux antiques en Hainaut.
      - Réception des dieux de l'Orient en Hainaut, par M.-C. Bruwier.
      - Dieux de l'Orient en Hainaut à l'époque romaine, par R. Veymiers.
      - Pierres égyptiennes au lieu-dit « Ville d'Anderlecht » à Blicquy, par E. Warmenbol.
      - Saint Chrysole, apôtre arménien de Comines, par Chr. Cannuyer.
      - Des objets orientaux en Hainaut à l'époque mérovingienne ? Un constat de carence, par A. Dierkens.
   II. Croisades et pouvoirs.
      - Croisés et seigneurs hainuyers en Orient : mirages et réalités, par G. Docquier.
      - Une grande illusion ? Les États latins d'Orient (fin XIe-fin XIIIe s.), par J.-M. Cauchies.
      - Les Hainuyers dans l'Empire latin de Constantinople, par J. Paviot.
      - Les Hainuyers en Morée franque, par L. Nys.
      - « Qui se patrem meum fecit appellari » : l'affaire du faux Baudouin (1225), par J.-M. Cauchies.
      - Littérature des croisades : le Hainaut avait la tête épique, par J.-Ch. Herbin.
      - Un « Thermopyles » en Terre sainte chanté en vers et en couleurs. Le Pas Saladin dans l'art et la littérature en Hainaut à la fin du Moyen Âge, par L. Nys.
      - Les ordres militaires et l'ordre trinitaire, par D. Dereck.
   III. L'Orient prié, L'Orient rêvé.
      - 
Quand le Hainaut médiéval rencontre l'Orient : entre fascination, répulsion et dévotion, par B. Goffin.
      - Les pèlerins hainuyers au Moyen Âge, par J. Paviot.
      - Le culte des saints et la vénération de leurs reliques, par M. Maillard-Luypaert.
      - Images orientales en Hainaut. Entre culte public et dévotion privée à la fin du Moyen Âge, par F. Veratelli.
      - Quand la piété des nobles exhalait un je-ne-sais-quel parfum d'Orient rêvé : saint Georges et saint Antoine, si différents et pourtant si proches, en un étrange dialogue hainuyer !, par L. Nys.
      - Quand l'Hyperborée et l'Orient se donnaient rendez-vous à la cour de Hainaut : ours polaires, lions et dromadaires, par L. Nys.
      - Des sarrasins à la cour de Hainaut, par L. Nys.
      - La présence des Juifs en Hainaut, par G. Waelput.
      - Le « miracle » de Notre-Dame de Cambron, par M. Maillard-Luypaert.
      - La légende du Juif Jonathas et des hosties profanées de Bruxelles, par J.-L. Vanden Eynde.
      - Le status imperii iudaici, par Chr. Cannuyer.
      - Des « Égyptiens » en Hainaut à l'époque de Robert Campin, par L. Nys et J. Paviot.
      - Une ordonnance contre les « égyptiens » ou « bohémiens » (1500), par J.-M. Cauchies.
      - D'une relique, l'autre..., par M.-C. Bruwier.
    IV. L'Orient des pèlerins, des voyageurs et des érudits hainuyers.
      - Voyageurs et érudits du Hainaut en Orient : passeurs de mémoire, passeurs d'imaginaire, par G. Docquier.
      - Des rives de la Sambre au royaume de Jérusalem : Jacques de Vitry, évêque de Saint-Jean d'Acre (1160/70-1240), par Chr. Cannuyer.
      - Ghillebert de Lannoy (v. 1386-1462), par J. Paviot.
      - Thierry de Hennin-Liétard, funeste retour d'un pèlerin de Terre sainte, par B. Goffin.
      - L'étape égyptienne du pèlerinage de Georges Lengherand en Orient, par M.-C. Bruwier.
      - L'humaniste Ogier Ghiselin de Busbecq, ambassadeur à Constantinople, par P. Doignies et M.-C. Bruwier.
      - Jean Zuallart, mayeur d'Ath et pèlerin de Jérusalem, par Chr. Cannuyer.
      - Alexandre Laisné et l'Orient, par J.-Ch. Ducène.
      - Charles-Joseph de Ligne et l'Orient, par J.-Ch. Ducène.
      - L'œuvre d'Émile Prisse d'Avennes, égyptologue, par M.-C. Bruwier.
      - Le voyage en Égypte et au Proche-Orient de Juliette de Robersart, par M.-C. Bruwier.
      - Les Hainuyers et l'orientalisme en Belgique, par Chr. Cannuyer.
   V. Des industriels et des mécènes.
      - Les relations commerciales Hainaut par Orient, des ponts établis entre deux rives..., par B. Goffin.
      - De la Haine au Nil, ou sur les traces du géant industriel Baume & Marpent, par K. Haoudy.
      - Le groupe Empain en Égypte, par J. Simar.
      - La Boulangerie Mécanique et Hygiénique d'Égypte, par J. Simar.
      - Édouard Empain ou la genèse d'Héliopolis, ville nouvelle en plein désert, par B. Goffin.
      - La collection d'Arenberg, par E. Warmenbol.
      - Antiquités égyptiennes, collection et mécénat, par M.-C. Bruwier.
      - L'Orient musulman d'un bibliophile hainuyer : entre rêves et réalités, par S. Laghouati.
   VI. Traditions populaires hainuyères d'inspiration orientale.
      - Le combat du bien et du mal, ou les épisodes historiques, par J. Legge.
      - Goliath et Samson : figures bibliques au cœur de la ducasse d'Ath, par Chr. Cannuyer.
      - Flobecq en Orient : du tour Saint-Christophe aux Antoniades, par Chr. Cannuyer.
      - Les géants tournaisiens Léthalde et Engelbert, par J. Legge.
      - La figure du dragon : des rives du Nil... à la Grand-Place de Mons, par B. Goffin.
      - La présence de l'Orient dans les cavalcades athoises, par J.-P. Ducastelle.
   VII. Inspiration orientale des monuments et temples.
      - Une inspiration venue d'Orient, par E. Warmenbol.
      - Influences proche-orientales dans les jardins du Hainaut, par J.-L. Vanden Eynde.
      - Les loges maçonniques : un peu plus à l'Ouest, par E. Warmenbol.
      - Une cité à l'Orient : le plateau Warocqué, par L. Recchia.
      - Motifs égyptiens dans la salle maçonnique du château de Mariemont, par M.-C. Bruwier.
      - Boiseries égyptisantes au château d'Enghien, par M.-C. Bruwier.
      - Réminiscences orientales en Hainaut : le château du Bouly, une singulière demeure directoriale, par K. Haoudy.
      - Quelques monuments évoquant l'Égypte, à Ath, Mons et Tournai, par J. Legge.
   VIII. Regards réciproques.
      - Le Hainaut chez les érudits orientaux, par J.-Ch. Ducène.
      - La visite des Éts Sainte-Marie d'Oignies à Aiseau, par Idrîs al-Dju'aydî al-Salwî, premier secrétaire d'ambassade marocain, par J.-Ch. Ducène.
      - Les Tribunaux mixtes d'Alexandrie et du Caire, par H. Safar.
      - Regards sur l'Orient en Hainaut à travers l'onomastique et la dialectologie. Une approche typologique, par A. Dupont.
      - Le Hainaut, terre d'accueil, terre de projets, par H. Safar.
   Catalogue.
      I. Mémoires d'Orient...
      II. Traces d'Orient.
      III. Conquêtes d'Orient.
      IV. Cabinet de curiosités.
      V. Retours d'Orient.
      VI. Voyages en Orient.
      VII. Perceptions d'Orient.
      VIII. Inspirations d'Orient.
      IX. Entreprendre en Orient.

35 euros (code de commande : 25953).

 

[MONS]. Loix, chartres et coutumes du chef-lieu de la Ville de Mons, et des villes et villages de son ressort, avec les Décrets qui y sont relatifs. Nouvelle edition revûe & très-exactement corrigée à la lettre (d'après l'original) d'une infinité de fautes qui se trouvoient dans les Editions précédentes. Et augmentée de plusieurs Décrets, Privilèges & Ordonnances ; de même que d'une premiere edition très-correcte de la Moderation desdites Chartes, vulgairement nommé Charte preavisée. Mons, Wilmet, 1761. [A Mons, / Chés Matthieu Wilmet, Imprimeur / ordinaire de S. M. I. & R. A. / sur la grand'Place. 1761. / Avec permission.] In-8° plein veau moucheté d'époque, dos restauré à 5 nerfs, tranches rouges, [1 (titre)], [1 bl.], IV, 98, [5 (table)], [1 bl.], 112, 234 (Modération des Chartes), [6 (table)] p., cachet humide à la page de titre, bon exemplaire.
Extrait de l'étude de Bertrand Federinov :
   « La coutume du chef-lieu de Mons de 1534 ayant rapidement montré ses lacunes, il avait été décidé d'en rédiger une mouture améliorée avant de la présenter à la sanction royale. Ce texte, connu sous le nom de Charte Préavisée, a bel et bien vu le jour mais, en raison de circonstances politiques et religieuses défavorables, il n'a jamais été homologué. Il n'empêche que pour pallier aux manquements de la première version, les hommes de loi s'y référaient fréquemment via de nombreuses copies manuscrites, souvent erronées. Ce n'est qu'en 1761 que son impression avait été sollicitée par le Magistrat et les États de Hainaut auprès de Mathieu Wilmet. Ce dernier l'avait insérée à la suite d'une nouvelle édition des Loix, chartes [sic] et coutumes du chef-lieu de la ville de Mons et des villages de son ressort, avec les décrets qui y sont relatifs.
   Les trois exemplaires conservés dans notre bibliothèque [Musée royal de Mariemont] sont de véritables curiosités bibliographiques. Un examen minutieux de leur mise en page et de leur contenu révèle trois éditions composées à des époques différentes. En effet, nous y observons un décalage systématique entre les signatures et le texte, de même l'utilisation de vignettes, de lettrines et de culs-de-lampe dissemblables. »
   L'exemplaire présenté ici est une quatrième version de cet ouvrage et rejoint les trois autres au rang des curiosités bibliographiques...
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 606.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, pp. XLV-XLVI, 80.

200 euros (code de commande : 25969).

 

[MONS]. Mons. 6 chantiers muséaux. Bruxelles, Centre International pour la Ville, l'Architecture et le Paysage, 2012. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 101 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Dans le cadre de 2015, Mons capitale européenne de la Culture, la Ville ouvrira 6 nouveaux lieux museaux. Elle a confié la mission à des architectes et à des spécialistes renommés de sublimer six lieux emblématiques de la mémoire montoise. Le beffroi et les minières néolithiques de Spiennes ainsi que la ducasse rituelle de Mons par le biais d'un espace dédié au mythe de Saint-Georges et du Dragon (Mont-de-Piété), reconnus patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO mettront en évidence leur histoire au travers de centres d'interprétation. La chapelle des Ursulines accueillera l'Artothèque, la Machine à eau, le Centre d'interprétation d'histoire militaire et la Maison Jean Lescarts, l'Historium. C'est ce patrimoine riche et diversifié ainsi que la nouvelle politique culturelle de la ville de Mons que ce livre valorise par une diversité de propos et d'illustrations.

15 euros (code de commande : 25939).

 

NITSCHKE (Günter) — Le jardin japonais. Angle droit et forme naturelle. Traduction de l'allemand par Wolf Fruhtrunk. Cologne, Taschen, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 319 p., nombreuses reproductions, plans, en noir et en couleurs, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Comme tous les jardins, le jardin japonais n'est pas nature, il veut être une nature créée et formée par la main de l'homme. Il participe de l'architecture, et le meilleur de la tradition japonaise le considère comme un art de la nature. C'est la création consciente qui confère sa signification au jardin. Chaque phase de son histoire porte l'empreinte d'une recherche de l'homme : celle de sa position au sein et par rapport à la nature. Les transformations dans l'aménagement des jardins permettent de reconnaître la trace des évolutions socio-économiques et des courants philosophico-religieux, en un mot, du climat spirituel dans lequel se développe l'architecture.
   À côté des différences qui caractérisent et différencient chacune des cinq grandes périodes histoires de l'art du jardin japonais, l'auteur nous initie à l'unité du jardin japonais, qui représente la tentative permanente de parvenir à l'unité de la beauté aléatoire de la nature et la forme perfectionnée par la main de l'homme, la tentative de parvenir à une symbiose esthétique entre l'angle droit et l'apparente absence de lois de la nature.

30 euros (code de commande : 25952 - vendu).

 

OWEN (Thomas) — Les Espalard. Roman. Avec un frontispice de Pringels. Mention de 3e mille à la couverture. Bruxelles, De Kogge, 1943. In-8° broché, 190 p., couverture partiellement insolée, rousseurs.
   En 1942, Thomas Owen publiait L'initiation à la peur, « roman qui amorce déjà un tournant dans l'œuvre d'Owen car, sur un canevas policier traditionnel, il greffe maints éléments entachés de fantastique grand-guignolesque. L'évolution est encore plus sensible dans Hôtel meublé (1943), où les détails alarmants occultent de manière spectaculaire le crime qu'ils étaient censés mettre en évidence.
   Conscient de cette dérive et fatigué des fins logiques du genre policier, Owen décide, après un roman-parenthèse de type mauriacien (Les Espalard), de se consacrer tout entier à la littérature fantastique.

12 euros (code de commande : 25929).

 

OWEN (Thomas) — L'Initiation à la Peur. Roman. Bruxelles, Les Auteurs Associés, 1942. In-8° broché, 199 p., (collection « Les Meilleurs romans Policiers », n° IV), rousseurs, ex-libris manuscrit à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture de la réédition chez Rivages :
   « Si vous voulez voir le vampire, passez donc au 12 de la rue des Corbeaux… »
   C'est en ces termes que l'étrange Nazim Sobol invite son voisin, le colonel Bruck, à un rendez-vous avec la peur, après s'être longuement présenté : « N comme Nécrophage, A comme Alibi, Z comme Zombie, I comme Ichor, M comme Mandragore, S comme Sanguinolent, O comme Ossements, B comme Bacille, O comme Obsèques, L comme Les oiseaux... »
   Le brave colonel à la retraite, plus amateur de tulipes que de sensations fortes, se rend néanmoins rue des Corbeaux où l'attend un étrange spectacle et où l'illusion cache une inquiétante réalité.

15 euros (code de commande : 25927).

 

OWEN (Thomas) — Le jeu secret. Roman. Dessins de Anna Starisky. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1950. In-8° broché, 174 p., cinq illustrations hors texte, (collection « Miroirs », n° 2), édition originale, exemplaire numéroté sur vergé (n° 1915).
En quatrième de couverture de la réédition dans la collection « Espace Nord » :
   Tout commence par un jeu d'enfants qui tourne mal.
   Quand trois gamins, pris par l'attrait de l'interdit et l'effet de groupe, s'amusent à lapider un chat. Mais l'un d'eux ne sortira pas indemne de cette confrontation. Dès lors, mû par une pulsion animale qui le dépasse, il n'aura de cesse d'obéir à l'inexorable vengeance qui semble par son truchement devoir s'accomplir.
   Le jeu secret est un jeu cruel. On y retrouve le thème cher à l'auteur de la violence douloureuse des émotions du jeune âge, mais également un des ressorts de l'écriture owenienne : la fatalité.

15 euros (code de commande : 25928).

 

[PARIS]. MERCIER (Louis Sebastien) — Tableau de Paris. Tomes I et II (complet). Édition établie sous la direction de Jean-Claude Bonnet. Paris, Mercure de France, 1994. Deux volumes in-8° sous reliure toilée rouge et jaquette d'éditeur, CC, 1908 et 2061 p. On joint la suite : Le Nouveau Paris. Édition établie sous la direction de Jean-Claude Bonnet. Paris, Mercure de France, 1994. In-8° sous reliure toilée rouge et jaquette d'éditeur 1889 p. ainsi que Le Paris de Louis Sébastien Mercier. Cartes et index toponymique. 172 p. Bel ensemble rare et recherché dans cette édition très soignée (Massin).
Extrait de l'introduction :
   Par les hasards de l'édition, de nombreuses œuvres importantes de notre patrimoine ne sont pas encore disponibles pour le public. La situation particulièrement étonnante sur ce point de Louis Sébastien Mercier (1740-1814), dont les livres majeurs (excepté l'An 2440) n'ont jamais été réédités depuis deux siècles, apparaît comme un véritable mystère bibliographique. Que même le Nouveau Paris, ouvrage pourtant si précieux pour la période révolutionnaire, ne l'ait pas été à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française en dit long sur le sort en général réservé à cet écrivain, un des derniers sans doute, parmi ceux qui comptent indiscutablement au XVIIIe siècle, à n'avoir pas été effectivement republié selon les critères habituels de l'édition de texte et dans la continuité de ses écrits.
   La présente entreprise peut donc s'annoncer légitimement comme un événement. Il s'agit d'arracher une œuvre à la fatalité de l'anthologie et du montage, à laquelle elle a été vouée depuis le début, en procurant la première édition non seulement complète mais scientifique du Tableau de Paris puisque le texte a été établi méthodiquement et qu'il est accompagné d'un important apparat critique. À quoi s'ajoutent des études sur l'histoire du texte et sur la fabrication de l'ouvrage à Neuchâtel (à partir des archives de la Société typographique) ainsi qu'une description de bibliographie matérielle. Mais l'aspect principal de ce travail consiste en l'annotation d'un livre présenté par son auteur comme un bilan du siècle et dont la publication en douze tomes s'échelonna de 1781 à 1789. « Qu'il fait bon vivre pour voir bien des choses et pour bien voir les choses », écrit Mercier en 1799 après avoir publié le Nouveau Paris. Né en 1740, il se montre dans le Tableau de Paris un témoin irremplaçable à la fois de l'époque des Lumières et de la fin de l'Ancien Régime. L'annotation éclaire donc les problèmes de toutes sortes et les points d'érudition soulevés en offrant les synthèses nécessaires à une meilleure compréhension de l'œuvre et par conséquent du XVIIIe siècle. L'étude des sources révèle l'usage réel que l'auteur fait de la bibliothèque et sa façon de travailler, qu'on peut dès lors confronter à ses positions de principe. Ces notes, dans lesquelles on ne s'interdit pas le commentaire, proposent aussi maintes perspectives de lecture pour faciliter la découverte d'une œuvre immense. Cette édition a été réalisée par une équipel du Centre d'étude de la langue et de la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles de la Sorbonne associé au Centre national de la recherche scientifique.

Les quatre volumes : 300 euros (code de commande : 25951).

 

PÉLIGOT (Eugène-Melchior) — Le verre. Son histoire, sa fabrication par Eug. Peligot membre de l'Institut (Académie des Sciences). Paris, Masson, 1877. [Paris / G. Masson, Éditeur / Librairie de l'Académie de Médecine / Boulevard Saint-Germain, en face de l'École de Médecine / M DCCC LXXVII] In-8° demi-toile grise à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 495, [1 bl.] p., illustrations, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Statistique de l'industrie verrière en France.
   Chapitre premier.
      - Classification et propriétés générales des différentes espèces de verres.
      - Matières premières employées dans la fabrication du verre.
      - Propriétés de la silice et des silicates.
      - Nature chimique des verres.
      - Action de la chaleur sur les verres. – Trempe et recuit du verre.
      - Verre durci. – Verre incassable.
      - Cristallisation du verre ; dévitrification.
      - Action de la lumière sur les verres.
      - Action de l'eau sur les verres.
      - Action des acides et des alcalis.
      - Action de l'acide fluorhydrique sur le verre.
      - Gravure du verre au moyen du sable.
      - Composition et analyse des différentes espèces de verre.
   Chapitre deuxième. Poterie et fours de verrerie.
      - Fabrication de la poterie : des pots ou creusets pour fondre le verre ; des briques servant à la construction des fours.
      - Briques pour la construction des fours.
      - Fours de fusion.
      - Fours ordinaires.
      - Fours de MM. Siemens.
      - Four Boétius.
      - Fours à vannes et à cuvette.
      - Fonte des matières qui fournissent le verre.
   Chapitre troisième.
      - Silicates alcalins. – Verres solubles.
   Chapitre quatrième. Verre à vitre.
      - Historique.
      - Procédés de fabrication du verre à vitre.
      - Verres à vitre soufflés en cylindres ou en manchons.
      - Fonte et soufflage du verre à vitre.
      - Étendage des manchons.
      - Fabrication du verre à vitre en plateaux.
      - Verre cannelé.
      - Verre à vitre dépoli.
      - Verre mousseline.
      - Verres à vitre de couleur.
      - Verre bleu.
      - Verre bleu doublé.
      - Verre violet.
      - Verres jaunes.
      - Verres verts.
      - Verre rouge ou pourpre.
   Chapitre cinquième. Glaces.
      - Historique.
      - Glaces soufflées.
      - Fabrication des glaces coulées.
      - Étamage et argenture des glaces.
      - Platinage des glaces.
      - Dorure, du verre.
   Chapitre sixième. Bouteilles.
      - Historique et fabrication.
   Chapitre septième.
   - Verrerie de luxe et verrerie commune. Gobeleterie en verre et en cristal.
      - Historique.
      - Verrerie romaine.
      - Verrerie chrétienne.
      - Verrerie chez les Grecs du Bas-Empire.
      - Verrerie du Moyen Âge et de la Renaissance.
      - Verreries de Venise.
      - Verrerie de Bohême.
      - Verrerie anglaise. – Cristal.
   - Composition du verre et du cristal chez les anciens.
      - Verre ordinaire.
      - Verre plombeux. – Cristal.
   - Fabrication de la gobeleterie à base de soude.
   - Verre de Bohême.
   - Cristal.
   - Verres et cristaux de fantaisie, translucides, opaques, incolores ou colorés.
      - Verre opale.
      - Verres semi-opaques.
      - Émail.
      - Verres colorés dans la masse.
      - Verres colorés pour doubler ou tripler le verre blanc.
      - Verre craquelé.
      - Taille et gravure des verres et des cristaux.
      - Dorure et peinture.
      - Verres façon de Venise.
      - Verres rubanés.
      - Serre-papiers en millefiori.
      - Aventurine.
      - Aventurine de chrome.
      - Strass. – Imitations du diamant et des pierres précieuses.
      - Perles de verre.
      - Mosaïques.
   Chapitre huitième. Verres de montre.
   Chapitre neuvième. Verres pour l'optique, crown-glass et flint-glass.

40 euros (code de commande : 25970 - vendu).

 

REATO (Danilo) — Les masques de Venise. [Titre original : Le maschere veneziane.] Traduit de l'italien par Denis-Armand Canal. Paris - Binche, Herscher - Musée International du Carnaval et du Masque, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 99 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur le rabat de la couverture :
   Du XIIIe au XVIIe siècle, les Vénitiens ont poussé au degré extrême l'art de se masquer et de se déguiser : pour leurs plaisirs, pour leurs affaires, pour tromper la mort même, parfois, et pour cent autres raisons que vous apprendrez dans ce livre.
   « Un masque raconte beaucoup plus qu'un visage », disait Oscar Wilde, orfèvre en la matière. Sur la vie ordinaire et extraordinaire des Vénitiens et de leurs femmes, de leurs comédiens et de leurs moines, de leurs politiques et de leurs prostituées – mais qui est vraiment sous le masque ? Vous trouverez ici, derrière le volto ou la moretta, ce que vous iriez chercher vainement dans un livre d'images. Quelques raisons supplémentaires d'aimer Venise, une Venise protéiforme, exubérante et secrète, amoureuse et traîtresse, pudique et dévergondée... la Venise des masques.
   En route donc : votre bauta vous attend et le domino frémit dans la gondole. Car il y a quand même des canaux et des gondoles à Venise, bien sûr ; le tout est de les connaître. Ce livre, sérieux et narquois, vous propose quelques cheminements historiques et toujours actuels. Gare aux œufs parfumés des mattacini : les senteurs en sont parfois surprenantes...

20 euros (code de commande : 25950).

RICHÉ (Pierre)Les Carolingiens. Une famille qui fit l'Europe. Paris, Hachette, 1983. In-8° broché, 438 p., papier un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   Au VIIe siècle, alors que s'affrontent encore les héritages celte, gréco-romain et germanique, la première civilisation et la première unité européennes voient le jour. Elles sont l'œuvre d'une famille aristocratique, les Carolingiens, qui mène une habile et patiente stratégie d'alliances et de mariages, très efficace à la longue, en multipliant les liens de parenté avec toutes les familles au pouvoir dans les territoires voisins des leurs.
   Dès lors le destin de la famille carolingienne coïncide avec celui de l'Europe.
   Maître de l'Austrasie, puis de la Gaule, son empire regroupe pendant un siècle une grande partie des territoires de l'Occident. Cet empire engendre à son tour les royaumes et principautés ancêtres des nations modernes.
   Les Carolingiens mettent en place les institutions politiques, sociales et religieuses qui caractérisent le Moyen Âge : conception religieuse de la royauté, État pontifical, vassalité, etc. Cette remise en ordre unificatrice s'accompagne d'un renouveau culturel et artistique. De ce fonds culturel commun surgira la civilisation occidentale.

13 euros (code de commande : 25949 - vendu).

RUELLE (Pierre)Le vocabulaire professionnel du houilleur borain. Étude dialectologique. Illustrations de Samuël Jadon. 2e édition. Bruxelles, Palais des Académies, 1981. In-8° broché, XLIV, 213 p., illustrations, (collection « Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique »), exemplaire non coupé et en très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Les patois se meurent, la chose est entendue. Mais du moins, l'agonie de certains se prolongera-t-elle encore longtemps. Le borain semble bien être un de ceux-ci. Et même le jour où il ne sera plus que du français régional, un domaine subsistera cependant qui conservera encore une partie du vocabulaire dialectal. C'est le domaine de l'industrie houillère. De même que le paysan gallo-romain a continué à parler de ses techniques propres avec nombre de mots des aïeux gaulois, de même le bouilleur borain, pendant une durée indéterminée mais probablement longue encore, continuera d'employer les termes traditionnels. Car l'enseignement obligatoire, la radio, la presse et le snobisme, fourriers ordinaires de la langue française chez les patoisants, sont bien empêchés de fournir, dans ce domaine, des vocables de remplacement. A part un nombre somme toute restreint de termes généraux dispensés par les écoles techniques, porions et ingénieurs emploient les mots des ouvriers : il n'en existe pas d'autres.
   L'extraction de la houille dans le Borinage, malgré le pessimisme de certains, n'est sans doute pas près de cesser. De gros capitaux ont été, depuis la guerre, investis dans certaines exploitations. L'énergie atomique, au dire des techniciens, ne paraît pas pouvoir être employée dans le domaine industriel avant plusieurs décades. Enfin, il est peu probable que les accords internationaux en préparation marquent l'arrêt complet de l'extraction de la houille dans le Borinage.
   Une étude comme celle-ci n'aurait donc rien d'urgent, n'étaient les progrès de la technique extractive. Les procédés d'exploitation se renouvellent rapidement, l'ancien outillage disparaît. Des outils d'usage courant voici trente ans achèvent de se rouiller dans les greniers avant de disparaître dans la charrette du marchand de ferraille. Et ce qui est nouveau est désigné par un vocable français, plus ou moins déformé, il est vrai, ou par une expression imagée, souvent pittoresque mais sans histoire. Il faut donc se hâter de fixer l'ensemble du vocabulaire de la houillerie dans le Borinage ; qui sait si tel terme communément employé aujourd'hui ne sera pas désuet demain.
   Sans prétendre à être complet, je me suis efforcé de recueillir le plus grand nombre possible de mots et de noter les phrases les plus typiques. Je me suis borné à l'usage actuel. J'entends par là le vocabulaire employé, ou seulement connu, par des mineurs d'aujourd'hui. Cette définition englobe donc des termes, peu nombreux du reste, qui ne vivent plus que dans la mémoire des vieillards.
   Faut-il dire que le modèle que je me suis imposé en cette matière a été La Houillerie Liégeoise de Jean Haust ? C'est d'ailleurs à ce Maître regretté que je dois l'idée de mon enquête. En 1945, en effet, il avait demandé à Mademoiselle Julia Bastin, professeur à l'Université Libre de Bruxelles, si parmi ses élèves originaires du Borinage il s'en trouvait un qui voulût étudier le vocabulaire des bouilleurs de cette région. La présente étude répond ainsi à un vœu exprimé à plusieurs reprises. [...]
   J'ai fait précéder le Vocabulaire d'un Aperçu grammatical sur le patois de Pâturages.
   Le Vocabulaire lui-même présente dans l'ordre alphabétique les matériaux recueillis. Le classement par « centres d'intérêt » ou selon le voisinage des objets et des phénomènes décrits aurait peut-être donné plus d'attrait à l'ouvrage, la lecture en aurait peut-être été rendue plus aisée au profane, mais la philologie y eût perdu quelque chose à supposer que le pittoresque y eût gagné. Après tout, il ne s'agissait pas d'écrire un reportage mais un lexique facile à consulter et c'est pourquoi, voulant faire œuvre dialectologique immédiatement utilisable, j'ai adopté la formule simple et usuelle du classement alphabétique. On trouvera pour chaque terme du Vocabulaire les renseignements suivants dans l'ordre indiqué : la notation phonétique, la nature grammaticale précisée par les indications d'usage, les différentes acceptions énoncées dans l'ordre de leur fréquence et accompagnées d'exemples, l'étymologie à moins que la traduction française n'ait indiqué suffisamment que le mot borain et le mot français ont même origine.

13 euros (code de commande : 25948).

 

SADE (Donatien Alphonse François de) — Histoire secrète d'Isabelle de Bavière Reine de France. Publiée pour la première fois sur le manuscrit autographe inédit avec un avant-propos par Gilbert Lely. 3e édition. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché, 332 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   C'est en 1764 que le marquis de Sade découvrit à Dijon, au couvent des Chartreux, les antiques parchemins qui devaient lui permettre, cinquante années plus tard, de répandre une lumière nouvelle sur le rôle d'agent suprême tenu par Isabelle de Bavière dans les événements sanglants de son époque. Il faut dire que cette reine, préfiguration de Juliette et de Lady Clairwill, réunissait dans sa personne toutes les conditions propres à exalter l'imagination du jeune marquis : elle était belle, elle régnait, la cruauté faisait ses délices et le nombre de ses amants égalait celui de ses crimes.
   Par la richesse de ses matériaux inédits et l'ampleur de sa vision, par les teintes noires et inquiétantes dont il a soutenu le tableau des crimes de la reine, par la profondeur de ses réflexions touchant à la psychologie, tant individuelle que collective, l'auteur d'Isabelle de Bavière mérite de prendre place au nombre des meilleurs historiens qui ont précédé l'ère romantique. Dans un autre ordre, on observera à quel haut degré d'évidence les actes de la reine Isabelle viennent justifier et couronner la psychopathia sexualis en quoi consistent tout d'abord les principaux ouvrages du marquis. Que de traits, chez l'épouse de Charles VI, s'inscrivent dans la fascinante horreur du personnage de Juliette ! Nous n'en donnerons pour exemple que l'épisode où Isabelle de Bavière se livre une dernière fois au duc d'Orléans, tandis que le guettent aux environs les assassins qui, sur 1'ordre de cette princesse, vont l'égorger dans un instant.
   Quant au style du dernier en date des ouvrages du marquis de Sade, loin de se ressentir de la vieillesse de leur auteur, il se montre d'une netteté, d'une vigueur et d'un éclat qui ne le cèdent nullement à ses autres productions avouées.

10 euros (code de commande : 25926 - vendu).

 

SHARPE (Tom) — Le cru de la comtesse. [Titre original : Vintage Stuff.] Traduit de l'anglais par Henri Loing. Paris, Luneau Ascot, 1987. In-8° collé, 280 p., édition originale de la traduction, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Contrairement à ce que pense sa mère, Pèlerin n'est pas un petit génie. Aucun collège digne de ce nom n'en veut pour élève ; aucun sauf Groxbourne. Mais est-ce bien un collège ? Car si les élèves sont là faute de pouvoir être ailleurs, il en va de même pour les professeurs, et en particulier pour Glodstone, duquel Pèlerin va apprendre beaucoup.
   Il tire comme James Bond, traverse sans problème des torrents à la nage, crapahute des heures entières sans fatigue.
   Glodstone rêve d'aventures. Sans l'avoir jamais rencontrée, il est amoureux de la mère d'un élève la comtesse de Montringlay.
   Slyman, dit « la Limace » professeur de géographie, a découvert ce secret ; exaspéré par les moqueries de son confrère, il va monter un piège diabolique dans lequel Glodstone va foncer tête baissée, et entraîner dans cette aventure, Pèlerin qui de l'Angleterre à la Dordogne, va semer la panique.
   Résumer un livre de Tom Sharpe est impossible ; il emmêle les fils, met ses héros dans des situations inextricables, manie la farce, l'humour, le rire énorme,|pour notre plus grand bonheur.
   Tom Sharpe a reçu en 1986 le Grand Prix de l'Humour Noir pour l'ensemble de son œuvre, et c'est justice.

10 euros (code de commande : 25934).

 

[TÀPIES (Antoni)]. SCHMALENBACH (Werner) — Antoni Tàpies. Signes et structures. Traduction française d'Hélène Perre. Genève, Weber, 1975. Grand in-4° sous reliure toilée et illustrée d'éditeur, 152 p., très nombreuses illustrations en couleurs à pleine page, bel exemplaire, peu courant.
Extrait :
   [Tàpies] conçoit l'art et il fait de l'art. Mais il refuse de fournir son décor à ce monde, même si ce monde usurpe son œuvre pour en faire un décor et lui passe parfois de grosses commandes. Ce qu'il faut à cette société, à ses façades et à ses foyers, c'est un art qui reproduise en clair le rythme de ses façades et de ses foyers ; il lui faut les structures géométriques de l'ordre, le prestigieux déploiement de la couleur, le chatoiement du métal, du verre et de la lumière, il lui faut un art du superflu. C'est dans cet art que notre temps se reconnaît aussitôt, qu'il voit son propre reflet, art où l'emploi architectonique réponde à la consommation qu'en fait la société. Chez Tàpies, l'accent porte sur la production : son art est déterminé par le processus créateur. Il n'est pas anonyme comme celui dont on vient de parler, il porte au contraire, par chacune de ses pièces et dans chacun de ses traits, la signature et la responsabilité de l'artiste. Il est individuel au plus haut point – contrairement aux structures et aux formes supra-individuelles de l'art voué à la consommation –, est c'est ainsi qu'il exemplifie l'exigence du moraliste Tàpies en quête du plus libre épanouissement possible de l'homme. Art qui n'est pas affirmation – contrairement à l'autre, encore une fois –, qui ne tient pas à confirmer par son rythme le monde existant ; art critique et provocateur, art de désintégration en opposition aux multiples formes de l'intégration conservatrice où l'avant-garde a abouti. Cette fonction de désintégration a pour la société une portée au moins aussi valable que celle de l'intégration : elle a moins à maintenir les choses telles qu'elles sont qu'à soulever, qu'à changer la conscience, mais tout en respectant les valeurs de l'esprit, de l'homme et de l'art. À ce pôle-là de l'événement artistique, en cette seconde moitié du siècle, Antoni Tàpies n'est certes pas seul, mais il est singulièrement unique.

50 euros (code de commande : 25947).

 

[THUMAIDE]. GORLIA (Joseph) — Histoire de Thumaide, village de la châtellenie d'Ath. Introduction du chanoine Th. Bondroit. Gembloux, Duculot, 1945. In-8° broché, VIII, 114 p., illustrations hors texte, envoi de l'auteur, cachet humide de bibliothèque à la page de titre.
   Il s'agit d'un extrait du tome 59 des Annales du Cercle archéologique de Mons.
Table des matières :

   - Introduction.
   Première partie. Le village de Thumaide.
      - Situation - Population - Industrie - Agriculture - Les lieu dits et leur histoire  chemins actuels ; chemins anciens ; arbres, , bois ; champs ; prairies ; courtils ; eaux ; sarts et waréchaix ; coutures ; maisons ; chapelles et calvaires ; hameaux ; autres lieux-dits.
   Deuxième partie. Thumaide féodal.
      - La seigneurie de Thumaide, ses baillis, ses droits, ses seigneurs successifs, son sort final.
      - Les fiefs. - Les biens ecclésiastiques, notamment ceux de la cure et ceux de l'église.
   Troisième partie. La paroisse.
      - La cure. Le saint patron. L'église. Le presbytère. Les curés. Les aumôniers. Les clercs. Les fondateurs d'obits. Coutumes religieuses.
   Quatrième partie. Le conseil communal.
      - Justice. Impôts. Maîneté. Massarderie. Église et pauvres. Écoles. Éclairage. Chemin de fer. Voirie. La guerre. Mayeurs et échevins. Bourgmestres et conseillers. Secrétaires. Sociétés, jeux, coutumes.
   - Index.

25 euros (code de commande : 25946 - vendu).

 

VANDEN BRANDEN (Jean-Pierre) — La Maison d'Erasme. Anderlecht. Bruxelles, Crédit Communal, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 28), bel exemplaire.
Extrait :
   Le Musée d'art et d'histoire d'Anderlecht fut officiellement inauguré le 24 septembre 1932 en la présence de Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Brabant, Léopold et Astrid.
   L'initiateur et le fondateur de cette institution muséale était Daniel Van Damme, fonctionnaire cultivé et amoureux du passé, qui rêvait depuis longtemps de créer un musée dans le vieux bâtiment connu sur les plans cadastraux et dans la tradition orale sous la dénomination de « Maison d'Erasme ». Deux ans à peine après le sauvetage du béguinage, le bourgmestre Félix Paulsen et son collège prirent le risque, en pleine crise économique mondiale, d'investir près de deux millions francs (de l'époque !) dans la remise en état de cette propriété de campagne mi entretenue et enlaidie par des constructions annexes qu'il fallut abattre.
   Le bâtiment et son environnement furent classés comme monuments historiques en 1937. Dès le début, le décor des salles fut réalisé grâce à un fonds important de mobilier (bahuts, tables, coffres, crédences, fauteuils, chaises, statues, chandeliers, lustres, étains, poteries) qui avait appartenu à un collectionneur célèbre du siècle dernier Jules Vandenpeereboom, ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes pendant près de vingt ans. Celui-ci avait accumulé dans sa Maison flamande – qui existe toujours en face de la collégiale des saints Pierre et Guidon – des trésors qui, à son décès survenu en 1917, furent répartis entre les musées nationaux. Une partie en fut heureusement récupérée et revint ainsi à son point de départ, car ce mobilier provenait de la vente des biens du chapitre d'Anderlecht à la Révolution française, en 1794.
   La collection des éditions anciennes d'Erasme commença par le cadeau spectaculaire d'un pasteur hollandais qui envoya à Anderlecht une vingtaine d'ouvrages par valise diplomatique, dans le but de récompenser la commune pour son initiative de consacrer un musée à la gloire de son compatriote de Rotterdam. Par contre, la période agitée qui s'étendit de l'inauguration du musée jusqu'à 1954 ne fut guère favorable à son enrichissement puisque la crise de 1929 et ses séquelles, l'avant-guerre, le conflit mondial de 1940-1945 et le lent réveil culturel de l'après-guerre rendirent les acquisitions très aléatoires, faute de moyens.
   L'association des « Amis de la Maison d'Erasme » fut la source constante de ces enrichissements grâce à la générosité fidèle de ses membres qui permit de dénicher des merveilles dans les ventes publiques ou chez des antiquaires et libraires du monde entier. L'administration communale d'Anderlecht engagea des sommes considérables dans l'achat de tableaux anciens. Des dépôts furent effectués par la fabrique d'église de la collégiale et quelques objets précieux furent offerts par des particuliers.
   Les collections (mobilier, œuvres d'art, gravures, livres et archives) constituent aujourd'hui un ensemble unique qui illustre divers moments de l'histoire européenne : la Renaissance, le règne de Charles Quint, le courant humaniste, l'essor de l'imprimerie, les conflits religieux naissants.
   Le charme de ce petit musée littéraire réside dans l'harmonie qui y règne entre l'écrin architectural et les objets de collection. L'atmosphère quiète, l'odeur de la cire, le discret parfum du chêne, le silence relatif de ces lieux privilégiés en font un endroit propice à la méditation comme Erasme dut le ressentir cinq siècles plus tôt.
   Ce musée peut satisfaire à la fois l'historien et le chercheur, l'esthète et l'amateur d'art, l'écolier et le visiteur de passage sensible aux vestiges des temps anciens. Cependant, malmené pendant plus de quatre siècles par les intempéries, les parasites du bois, l'humidité ascensionnelle, l'invisible pénétration des racines des arbres multicentenaires dans ses fondations et, enfin, par la pollution de l'air et la construction du tunnel du métro à quelque vingt mètres de son mur d'enceinte, le bâtiment était à ce point menacé qu'une campagne de restauration s'avéra absolument nécessaire. Celle-ci fut rendue possible grâce à la générosité de la société belge Petrofina qui accepta d'en supporter la lourde dépense.
   La Maison d'Erasme ferma ses portes le 1er avril 1986. Tous ses trésors furent mis à l'abri dans des locaux de la Banque Nationale de Belgique et le bâtiment fut recouvert d'un caisson métallique, en dessous duquel, pendant un peu moins de deux ans, œuvrèrent maçons, charpentiers et hommes de métier. La rénovation fut exécutée avec le plus grand respect des techniques anciennes. Le résultat est tel que le visiteur d'aujourd'hui, à peu de choses près, découvre la Maison avec les mêmes yeux qu'Erasme lorsqu'il pénétra pour la première fois dans cette demeure qui existait alors depuis six ans à peine. Tout y était propre et net, la lumière entrait à profusion par les hautes fenêtres gothiques. Une paix délicieuse régnait dans les jardins où il faisait bon se promener après un déjeuner frugal.
   Le destin de cette demeure n'est donc pas banal puisque la renommée ne lui est venue que bien après le séjour qu'y fit l'illustre Erasme. Pendant trois siècles, elle fut occupée par des chanoines. Vendue comme bien d'État lors de la Révolution, elle devint la maison d'été d'une famille aisée bruxelloise, séduite par la pureté de l'air de cette campagne à quatre kilomètres à peine du centre de la grande ville. Et, en 1932, elle inaugura une tout autre existence, celle d'un musée à nul autre pareil...

15 euros (code de commande : 25940).

 

Le Verre en Belgique des origines à nos jours. Sous la direction de Luc Engen. Préface de Pieter C. Ritsema van Eck. Anvers, Fonds Mercator, 1989. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 437 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, peu courant et recherché.
Table des matières :
   - Préface, par P.C. Ritseman van Eck.
   - Antiquité et Moyen Âge.
      - De la préhistoire à la fin de l'époque romaine, par M. Vanderhoeven.
      - Le haut Moyen Âge (Ve-VIIIe siècles), par J. Alenus-Lecerf.
      - Le verre creux au Moyen Âge, par M. Thiry.
      - Le vitrail médiéval, par Y. Vanden Bemden.
   - Temps Modernes.
      - Le contexte économique et social du XVIe au XVIIIe siècle, par R. Leboutte.
      - Les verreries du Hainaut, par M. Thiry.
      - Les verreries du Brabant wallon, par H. Fettweis.
      - Les verreries d'Anvers, par S. El Dekmak-Denissen.
      - Les verreries du Pays de Liège, par L. Engen.
      - Les verreries de Bruxelles, par H. Fettweis.
      - Les verreries de Namur, par N. Bastin.
      - Le vitrail aux Temps Modernes, par Y. Vanden Bemden.
   - Époque contemporaine.
      - Le contexte économique et social, par J. L. Delaet.
      - Les verreries hennuyères, par M. Thiry.
      - Les verreries namuroises, par N. Bastin.
      - Les verreries liégeoises, par I. Verhoeven.
      - L'Art Nouveau ou les débuts de la modernité, par L. Engen.
      - L'Art Déco, un esprit ou une époque, par A. Chevalier.
      - Le vitrail du XIXe siècle à la période art déco.
         - Le XIXe siècle, par J. van Cleven.
         - La tendance conservatrice, par M. Lefftz.
         - Le vitrail Art Nouveau, par C. Dulière.
         - Le vitrail Art Déco, par M. Lefftz.
      - Les palais de verre dans l'architecture du XIXe siècle, par M. Dubois.
      - La modernisation de l'industrie depuis 1945, par J. L. Delaet.
      - L'art verrier actuel, par M. Wilmotte.
      - Le vitrail aujourd'hui, par A. Calders et M. Lefftz.
      - L'architecture de verre, par M. Dubois.
      - Les Glaceries de Saint-Roch. Portrait d'une entreprise, par M. Wilmotte.
   - Bibliographie.

120 euros (code de commande : 25945 - vendu).

 

VILLIERS DE L'ISLE-ADAM (Auguste de) — Contes cruels. Illustrations de Paul Destez. Paris, Calmann-Lévy, 1909. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 107 p., illustrations, (collection « Nouvelle Collection Illustrée »).
Table :
   - Les Demoiselles de Bienfilâtre.
   - Duke of Portland.
   - Le convive des dernières fêtes.
   - La Reine Ysabeau.
   - Sombre récit, conteur plus sombre.
   - Les amies de pension.
   - La torture par l'espérance.
   - Sylvabel.
   - L'enjeu.
   - L'incomprise.
   - Sœur Natalia.
   - Le meilleur amour.

13 euros (code de commande : 25924).

VOS (Joachim)Lobbes, son abbaye et son chapitre, ou histoire complète du monastère de Saint-Pierre à Lobbes et à Binche et du chapitre de Saint-Ursmer à Lobbes et à Binche, avec cartes, vues te [sic] portraits ; par l'abbé J. Vos, vicaire à Lobbes, membre du Cercle archéologique de Mons et de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Culture et Civilisation, 1974. Deux volumes in-8° sous reliure simili bleu d'éditeur, XXVIII, 446 et 611 p., illustrations in et hors texte, bel exemplaire.
   
Il s'agit de la réimpression anastaltique de l'édition de Ch. Peeters, à Louvain, en 1865, augmentée d'illustrations.
Texte du bulletin d'annonce :
   L'histoire de l'abbaye Saint-Pierre de Lobbes, située à deux kilomètres de Thuin, dont les moines suivirent la règle de saint Benoît, fut essentiellement liée avec celle de l'Europe occidentale. Depuis sa fondation, vers le milieu du VIIe siècle sous le règne de Clovis II, par saint Landelin, disciple de saint Aubert, évêque de Cambrai, ses prélats ont joué un rôle important dans la vie religieuse, politique et culturelle et ce jusqu'à la destruction de leur illustre monastère en 1794, suivie de la suppression de leur chapitre de Saint-Ursmer à Binche.
   L'école monastique de Lobbes fut appelée « la plus illustre académie des Gaules ».
   Comme historien consciencieux, l'auteur a joint à son œuvre un Recueil des pièces justificatives (environ 200 pages), comprenant des diplômes des rois francs, des empereurs germaniques, des évêques de Cambrai et de Liège ; des polyptyques, des bulles papales et plusieurs chartes, qui nous renseignent sur la diversité des biens de l'abbaye et de leurs paroisses dans les « pagi » de la Sambre, de Lomme, de Namur, de la Hesbaie, du Brabant, d'Anvers, du Pays de Waas, des Flandres, du Hainaut, de la Thiérache, du Vermandois, Beauvais, Reims, Laon, etc. Pour terminer, citons une lettre adressée à l'auteur en 1865 : « Votre histoire de l'abbaye de Lobbes sera lue avec autant de plaisir que d'intérêt. Le style en est bon et vous présentez les faits d'une manière méthodique, en rappelant avec à propos les circonstances de l'histoire générale qui s'y rattachent. C'est un livre sérieux qui a exigé beaucoup de recherches et vous avez eu la bonne fortune de vous procurer quelques anciens manuscrits qui étaient demeurés jusqu'ici inconnus. »

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 25960 - vendu).

 

ZOLA (Émile) — Carnets d'enquêtes. Une ethnographie inédite de la France. Textes établis et présentés par Henri Mitterand. Introduction de Jean Malaurie. Avant-propos de Henri Mitterand. Paris, Plon, 1987. Fort in-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 686 p., 3 cahiers d'illustrations hors texte, (collection « Terre Humaine »), petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, bon exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Voici la révélation d'une œuvre inconnue d'Emile Zola : ses Carnets d'enquêtes.
   Zola romancier est aussi Zola ethnographe. Pour préparer chacun de ses Rougon-Macquart – La Curée, Le Ventre de Paris, L'Assommoir, Germinal, La Terre, La Bête humaine, etc. – il a accumulé les repérages et les reportages sur le terrain, passant des quais de la Seine aux Halles, de la rue de la Goutte-d'Or à Passy, des grands magasins aux corons, des terres de Beauce à la gare du Havre et au champ de bataille de Sedan.
   Deux mondes : Les honnêtes gens (« Quels gredins que les honnêtes gens », s'écrie Claude Lantier dans Le Ventre de Paris...), et « Le peuple, la terre, la guerre ». Douze chapitres, douze sociétés différentes, complémentaires et souvent antagonistes. Les beaux quartiers, la Bourse, les grands magasins, le monde des arts, la « haute cocoterie », les Halles, le Paris populaire, la mine, les cheminots, les paysans, les soldats... Partout, Zola accorde la vision du peintre et celle du sociologue, attentif à toutes les contraintes et à tous les rituels qui règlent la vie quotidienne d'un peuple.
   L'ensemble de ces « choses vues » forme une œuvre en soi, éditée pour la première fois dans son intégralité : une prise de vues tout à fait exceptionnelle, par son ampleur, sa cohérence et sa vigueur, sur la société française de la fin du XIXe siècle – c'est-à-dire sur les racines de notre époque. Et, de ce fait, une véritable contribution, encyclopédique à l'anthropologie culturelle de la France. Il n'existe rien de comparable, ni dans la littérature romanesque, ni dans la tradition ethnographique. C'est tout à la fois la clé des Rougon-Macquart et celle de notre mémoire collective.
   Henri Mitterand a regroupé ces textes non dans l'ordre de leur chronologie, mais selon un ordre thématique, plus profondément conforme à la vision globale de Zola. Il a éclairé d'une brève présentation chacun des chapitres et chacune des subdivisions. Une chronologie, une bibliographie et un index en permettent une lecture approfondie, ainsi qu'une relecture des Rougon-Macquart à leur lumière.
   Terre Humaine est un titre de collection que Zola aurait aimé. C'est tout naturellement que ses Carnets d'enquêtes, œuvre humaniste par excellence, y trouvent place.

20 euros (code de commande : 25944 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 3 octobre 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(5 septembre 2017)

 

[AFFAIRE CRIMINELLE - LAROCH (François)]. Notice historique sur la vie de François Laroch. S.l., [ca 1825]. In-12 en ff., 12 p., exemplaire à toutes marges, quelques rousseurs, très rare.
Extrait du jugement :
   Rendu par la cour spéciale de la province de Namur, séant à Namur, qui condamne à la peine de mort le nommé Fr[a]nçois Laroch, âgé de 31 ans natif de Vieu Sarre près Wavre, sans profession ni domicile, atteint et convaincu d'avoir le 20 du mois dernier volontairement et avec préméditation en état de vagabondage dans un chemin public de la commune de St. Servais assassiné à coups de bâton et de pierre Marie Thérèse Debouge, épouse Legrain, et Victoire Martin, sa belle fille âgée de 22 ans toutes deux de Bellegarde communes de Flavines près Namur et d'avoir ensuite volé tous les bijous 18 florins et effets d'habillements que portaient les dites Legrain et Martin.
   Vu par la cour spéciale de Namur, l'arrêt de la Cour supérieure de Justice séant à Liége, en date du 17 du mois dernier, vu l'arrêt de la Cour de cassation en date du 5 du mois dernier qui confirme, l'arrêt de l'envoi à lui mentionné, vû l'acte d'accusation sui les témoins produits par Mr. le procureur criminel, ouï Mr. le procureur criminel pour l'application, de la peine la cour a condamné François Laroch, à la peine de mort et aux remboursement des frais envers l'état, que les objets volés servant de conviction seront restitués aux propriétaires, que l'exécution en sera faite sur la grende place à Namur, fait et prononcé en séance publique de la cour spéciale de Namur, le 28 du mois dernier.
      Signé Plunus procureur criminel.
   Il a été exécuté le 24 du mois dernier à midi 1/4.

50 euros (code de commande : 25898).

 

Annales de l'Académie d'Archéologie de Belgique. XXV. 2e Série - Tome V - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Buschmann, 1869. Quatre volumes in-8° brochés, 934 p., planches hors texte dont certaines à déplier et en couleurs, dos des premier et second volumes cassés.
Table des matières :
   - Hospice des orphelines à Anvers, par Louis Torfs.
   - Broderies et tissus anciens trouvés à Tongres, par Ch.-M.-T. Thys .
   - Anvers au dixième siècle, par Louis Torfs.
   
Sandraudiga, une des divinités de la Toxandrie, son nom commenté et expliqué, par Louis Torfs.
   - J.-B.Van Helmont, ad judicem neutrum causam appellat suam et suorum Philadelphus, par C. Broeckx.
   - Ambassade de sir Thomas Challoner aux Pays-Bas et en Espagne sous Elisabeth, reine d'Angleterre, par J. Felsenhart.
   - Les relations des Pays-Bas avec le Portugal et l'Espagne, d'après un écrivain du XVIIe siècle
, par Émile Varenbergh.
   - Feesten en Feestijden. Natuur-, kerk- en volksfeesten in oorsprong en beteekenis, par D. Buddingh'.
   - Néologismes archéologiques. - Dolmen, Menhir, Cromlech, etc.
, par H. Schuermans.
   
Époque d'Odin, législateur Scandinave, par P.-C. Van der Elst.
   - Antwerpen's naamreden, par Louis Torfs.
   
Barthélémy Tort de Lasoude ou le négociant-négociateur, par Louis Torfs (en collaboration avec L. Galesloot).
   - Oude schependom van Antwerpen, par Louis Torfs.
   - De l'orientation symbolique des églises chrétiennes
, par A. Kempeneers.
   - Afgescheidene gemeenten in Anhverpen
, par Louis Torfs.

L'ensemble : 40 euros (code de commande : 25904).

 

AUQUIER (André) — À la recherche du temps perdu. Souvenirs de Quaregnon et Wasmuel. Préface par Yvonne Decot. Chez l'auteur, 1991. In-8° broché, 151 p., illustrations, (collection « Notre Passé »), mouillures.
Table des matières :
   - Préface.
   - Présentation.
   - Les charbonnages.
   - Mouvements sociaux.
   - Les moyens de transport.
   - Les industries et le commerce.
   - Les édifices.
   - Les divertissements et sociétés.
   - Quelques événements et souvenirs.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 25872).

 

La Belgique et la guerre. Tome I : La vie matérielle de la Belgique durant la Guerre mondiale, par Georges Rency (Albert Stassart). Préface par Henry Carton de Wiart. Tome II : L'invasion allemande, par Joseph Cuvelier. Préface par Henri Pirenne. Tome III : Les opérations militaires, par le colonel Tasnier et le major R. Van Overstraeten. Tome IV : Histoire diplomatique 1914-1918, par Alfred de Ridder. Préface du baron Beyens. Bruxelles, Henri Bertels, 1920-1921-1923-1922. Quatre volumes in-4° sous cartonnage d'éditeur (reliure de Meersmans d'après la maquette de Paul Souze), tome I : XI, 390 p., tome II : VIII, 407 p., tome III : 406 p., tome IV : VII, 390 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et quelques-unes hors texte en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Tables des matières :
   Tome I :
      Préface.
      Introduction.
      Première partie :
      Chapitre I : Avant l'orage. - L'attentat de Sarajevo. - Les journées de juillet 1914. Le procès Caillaux. - Le procès Wilmart. - Les premiers symptômes de la tourmente. - L'assassinat de Jaurès. - Ironie des choses : une réunion a Paris pour la réconciliation franco-allemande. - La fièvre et l'angoisse à leur paroxysme.
      Chapitre II : La mobilisation en Belgique. - Scènes aux abords des casernes. - Les réquisitions. - L'orage se rapproche. - Le vote du Conseil communal de Bruxelles. - Alternatives d'espoir et de désespoir. - Optimistes et pessimistes.
      Chapitre III : L'ultimatum et la déclaration de guerre. - Aspect de la vie publique pendant ces journées mémorables.
      Chapitre IV : La panique financière. - Assignats et billets de banque. - Les files devant la Banque Nationale. - Les pièces de cent sous. - Pénurie de monnaie.
      Chapitre V : La panique alimentaire. - Nos ménagères. - Les provisions. - Assaut des épiceries. - Premiers accaparements. - Nos marchés. - Psychologie de l'acheteur et du vendeur.
      Chapitre VI : La capitale. Physionomie spéciale de Bruxelles. - Les réfugiés. - Les ambulances. - Les premiers blessés. - La gare du Nord. - Le rôle utile de la garde civique et de la garde bourgeoise.
      Chapitre VII : Les derniers jours. - Les derniers trains.
      Chapitre VIII : Le 20 août 1914. - Les troupes allemandes à Bruxelles. - Le bourgmestre Max.
      Chapitre IX : La fièvre obsidionale. - Les paniques. - Les bruits fantaisistes.
      Chapitre X : La terreur. - La « Kommandantur ». - Premiers procès politiques. - Miss Cavell. - L'héroïsme civil. - La Fête nationale en 1915.
      Chapitre XI : La Belgique a des loisirs. - Cours pour chômeurs ; jeux en plein air. - États-majors de quartiers. - Bibliothèques publiques.
      Chapitre XII : Les déportations. - La traite des blancs.
      Chapitre XIII : Les réquisitions. - Les laines. - Le cuivre.
      Chapitre XIV : L'activisme. - Les traîtres.
      Chapitre XV : La presse pendant l'occupation.
      Chapitre XVI : L'élan de charité. - Les comités d'entraide à l'œuvre. - Le groupement des initiatives éparses. - Interpénétration des classes. - Rapprochement social.
   Deuxième partie :
      Chapitre I : Un peu d'histoire économique. - Nos importations en temps de paix. - Provenance des denrées importées. - Anvers et son rôle en temps normal. - Situation de nos grands centres dès les premiers jours de la guerre.
      Chapitre II : Première tentative de ravitaillement officiel.
      Chapitre III : Création du Comité National.
      Chapitre IV : Les ministres protecteurs.
      Chapitre V : Les caractères du Comité National.
      Chapitre VI : Organisation du Comité National.
      Chapitre VII : L'organisation financière du Comité National.
      Chapitre VIII : Organisation provinciale du Comité National.
      Chapitre IX : La Commission for Relief in Belgium.
      Chapitre X : Les accords internationaux.
      Chapitre XI : Les relations du Comité National avec les autorités allemandes.
      Chapitre XII : Les « Secours ». - Principes et méthodes.
      Chapitre XIII : Le fonctionnement du département « Secours ». - Ses finances.
      Chapitre XIV : Le droit au secours.
      Chapitre XV : Le secours alimentaire.
      Chapitre XVI : Le vêtement. - Le chauffage.
      Chapitre XVII : Les œuvres de l'enfance.
      Chapitre XVIII : Le service de renseignements et de contrôle. - Les œuvres de secours aux soldats.
      Chapitre XIX : Les Restaurants économiques. - Cantines bourgeoises. - La coopérative « Les Magasins Communaux ».
      Chapitre XX : Œuvres de solidarité sociale.
      Chapitre XXI : La section agricole du Comité National.
      Chapitre XXII : L'alimentation et le Comité Hispano-Néerlandais. - Composition du Comité National de Secours et d'Alimentation de Belgique.
      Chapitre XXIII : Les réfugiés belges chez les alliés et chez les neutres.
   Troisième partie :
      Chapitre I : Les derniers jours de guerre. - L'offensive. - Les événements d'Allemagne. - Fuite des civils allemands. Le coup de théâtre du 10 novembre 1918. - L'évacuation. - La délivrance. - Journée triomphale du 22 novembre 1918.
      Chapitre II : Le gouvernement de l'Union nationale. - La vie chère. - Les syndicats La question des salaires. - Les fonctionnaires. - Le Comité National passe ses pouvoirs et ses fonctions au Ministre de l'industrie et du travail. - Prix des marchandises après quinze mois de paix. - Le change. - La reprise et la reconstruction.
      Chapitre III : La Conférence de la Paix. - Ce qu'obtient la Belgique.
      Chapitre IV : Études et travaux de restauration économique de la Belgique.
      Chapitre V : La Belgique ruinée par les Allemands.
      Chapitre VI : Les leçons de la guerre.      
   Tome II :
      Préface.
      Chapitre I : État des esprits en Belgique avant la guerre.
      Chapitre II : État des esprits en Allemagne avant la guerre.
      Chapitre III : Les francs-tireurs.
      Chapitre IV : Le gouvernement belge.
      Chapitre V : L'invasion de la province de Liége.
      Chapitre VI : L'invasion dans le Luxembourg.
      Chapitre VII : L'invasion dans le Limbourg.
      Chapitre VIII : L'invasion dans la province de Namur.
      Chapitre IX : L'invasion dans le Brabant.
      Chapitre X : L'invasion dans le Hainaut.
      Chapitre XI : L'invasion dans la province d'Anvers.
      Chapitre XII : L'invasion dans la Flandre orientale.
      Chapitre XIII : L'invasion dans la Flandre occidentale.
      Chapitre XIV : Conclusion.
   Tome III :
      Avant-propos.
      Introduction : La Belgique dans l'Europe en armes.
      Titre premier : L'armée belge isolée en face de la masse décisive des armées allemandes.
         Chapitre I : Les armées en présence, leurs forces, leurs plans.
         Chapitre II : Liége.
         Chapitre III : L'armée sur la Gette.
         Chapitre IV : Namur.
      Titre deuxième : Les opérations sous Anvers.
         Chapitre I : Anvers pivot d'opérations.
         Chapitre II : La défense d'Anvers.
      Titre troisième : La jonction de l'armée belge avec les armées des puissances garantes.
         Chapitre I : La veillée de l'Yser.
         Chapitre II : La bataille de l'Yser.
      Titre quatrième : La guerre d'attente sur le front retranché.
         Chapitre I : La guerre mondiale pendant les années 1915-16-17.
         Chapitre II : L'activité de l'armée belge.
         Chapitre III : Le front de l'Yser.
         Chapitre IV : La vie au front.
         Chapitre V : L'organisation des arrières.
      Titre cinquième : La campagne d'Afrique.
      Titre sixième : L'année de la victoire.
         Chapitre I : La campagne défensive de 1918.
         Chapitre II : L'offensive de la délivrance. 
   Tome IV :
      Préface.
      Introduction : La Belgique, la Prusse, la France et l'Angleterre de 1830 à 1914.
      Chapitre I : Les causes de la guerre.
      Chapitre II : Le jeu des alliances et les neutralités.
      Chapitre III : La violation de la neutralité belge.
      Chapitre IV : L'extension de la guerre et le second ultimatum allemand. La guerre au Congo. L'offensive calomniatrice.
      Chapitre V : Le pacte de Londres et la déclaration de Sainte-Adresse.
      Chapitre VI : L'entrée en guerre de l'Italie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Grèce et du Portugal.
      Chapitre VII : Les propositions de paix de 1916.
      Chapitre VIII : L'intervention des États-Unis de l'Amérique du Nord.
      Chapitre IX : Paix séparées : tentatives et réalisations. L'intervention pontificale.
      Chapitre X : L'armistice et la paix.

Les quatre volumes : 80 euros (code de commande : 25875).

 

[BRUXELLES]. Histoire de Bruxelles. Publiée sous la direction de Mina Martens. Toulouse, Privat, 1976. In-8° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 519 p., illustrations in et hors texte, exemplaire numéroté (n° 1494), en bel état.
Table des matières :
   - Introduction, par Mina Martens.
   I. Une agglomération en puissance, par Victor-Gaston Martiny.
   II. Du site rural au site semi-urbain (695-1040), par Mina Martens.
   III. Bruxelles centre d'un comté de type seigneurial (1040-1291), par Mina Martens.
   IV. une ville en expansion (1291-1374), par Claire Dickstein-Bernard.
   V. Bruxelles résidence princière (1375-1500), par Claire Dickstein-Bernard.
   VI. L'aménagement urbain de Bruxelles du XVe au XVIIIe siècle, par Victor-Gaston Martiny.
   VII. La domination espagnole (1506-1700), par Robert Wellens.
   VIII. Le XVIIIe siècle, par André Vanrie.
   IX. Une ville qui se cherche un visage de capitale (XIXe-XXe siècles), par Victor-Gaston Martiny.
   X. Années d'instabilité (1794-1830), par Jacques Willequet.
   XI. Bruxelles au cœur de l'État libéral (1830-1870), par Liane Ranieri.
   XII. Radicalisation des oppositions et montée de la démocratie (1870-1914), par Liane Ranieri.
   XIII. Deux guerres mondiales (1914-1945), par Jacques Willequet.
   XIV. Régionalisme et internationalisation, par Liane Ranieri.
   - Les grandes dates de l'histoire de Bruxelles.
   - Index.

25 euros (code de commande : 25910 - vendu).

 

[COLINET (Paul) et KINDS (Edmond)]. MONTAGNET ET DESGOSSES (Docteurs) — Dictionnaire de médecine amusante précédé d'un portrait-souvenir de Paul Colinet par Edmond Kinds. Couverture de Robert Willems. Bruxelles, De Rache, 1971. Grand in-8° broché, 60 p., exemplaire numéroté sur bouffant Da Costa (n° 070), en bel état.
Extrait du portrait-souvenir par Edmond Kinds :
   À propos de ce Dictionnaire, je comptais m'en tenir à quelques souvenirs sur notre épisodique collaboration, quelques notes sur la propension ludique de l'esprit de Colinet. Mais je m'aperçois que parler de son drolatisme – retenons plutôt ce mot qui était le sien – c'était l'évoquer lui-même dans toute sa grâce d'enfance originelle, sa fraîche et ingénieuse bonté de concevoir la vie, sa prédestination à une inéluctable gaieté – faveurs du sort subsistant intactes dans son œuvre, d'une authenticité si dénonciatrice. Un simple divertissement, certes, ce Dictionnaire, mais où se retrouvent – pour moi, en tout cas – quelques-uns de ses traits, de ses mots entre guillemets, de ses circonlocutions longuement conspirées. Nous voulions faire quelque chose d'une impénitente pédanterie. Et peut-être ceux qui furent ses intimes, et, comme on disait dans les préfaces d'autrefois, ses « amis lecteurs » – ils ne sont pas légion mais lui sont fidèles – reconnaîtront-ils quelque chose de son monde privilégié, en ce précis de thérapeutique où aucune maladie n'est mortelle ni même douloureuse. Une des dernières lettres qu'il m'adressa – portant la date du 28 juin 1957, quelques semaines après la mort de son ami Havrenne –, d'une écriture grande mais aux tracés légèrement ondulés, alors qu'il était entré en clinique, à peu près paralysé des jambes, semble poursuivre ce jeu précieux, de maladies à traiter par le sourire : « Je vous écris sur le dos, sous un perroquet dont, en le désignant ainsi, on a exagérément remplumé la pilule, car, en fait, il ne s'agit que d'un perchoir. Soit.
   ...Si vous aviez le temps de passer une seconde ici, à titre documentaire, avant jeudi prochain, j'aurais l'occasion de vous expliquer, de vive voix, pourquoi je suis, temporairement et pour des motifs plausibles, un allongé (par impossibilité de tenir debout). »
   Il garda son espoir jusqu'à la fin. « Ma guérison est fatale », me dit-il ; une rémission, inexplicable, s'était produite dans son état, mais elle fut brève. Peut-être, comme le petit maître d'école, encore, allait-il connaître une dernière vision d'enfance, à ce moment qu'il avait évoqué, en des termes dignes de Maria Wutz, par la voix de son Amédée-Providentiel Lerebond, – ultime coïncidence malgré la parodie inconnue : « Quand je dirai adieu au divin séjour de mes amours terrestres ; ... quand mes yeux, aveuglés à la longue par les spectacles inoubliables que j'ai accumulés sur mes pas, auront besoin, pour distinguer quelque chose, du secours d'appareils coûteux... »
   Cher Dr. Montagnet – « Cher Paul Colinet », comme Eluard libellait votre adresse sur ses enveloppes – je vous ai un peu retrouvé vous-même en achevant seul notre « Dictionnaire de Médecine amusante », attentif à ne pas trahir vos desseins, me demandant si vous auriez acquiescé à tel ou tel jeu de mots.
   De votre nom, Colinet, petite colline, vous aviez fait Dr. Montagnet. De mon nom, où se trouve la racine des langues germaniques signifiant enfant, vous aviez fait Desgosses. Je signe donc ce souvenir
         Dr. Desgosses
         alias Edmond Kinds.

18 euros (code de commande : 25885).

 

DANCKAERT (Lisette) — Plans et vues de dix-neuf villes belges. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1968. In-8° oblong broché, VI, 95 p., illustrations, 24 planches hors texte, exemplaire en très bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 10 janvier au 18 février 1968.
Introduction :
   Lorsque la réalisation d'une exposition consacrée aux documents représentant des villes belges fut décidée à la Bibliothèque royale de Belgique, plusieurs solutions se présentèrent. Il nous était loisible de retenir les plus beaux documents conservés dans les diverses sections, et de présenter ainsi un ensemble prestigieux, mais qui grouperait des pièces fort connues, ayant déjà été exposées ou jouissant d'une célébrité justement méritée ; tel le plan de Tailly pour Bruxelles, ou les vues de villes dues à Bruegel et à Hoefnagel. Il nous a paru préférable d'éviter cette relative facilité et de retenir principalement des documents, offrant un intérêt indéniable, mais généralement moins connus. Nous avons cherché à mettre en évidence certains aspects, parfois inattendus, de notre pays, tout en conservant les points de repère nécessaires à une identification aisée de la ville. Le choix s'est avéré ardu. En effet, dans la masse considérable de documents faisant partie des collections de la Bibliothèque Royale, un tri était indispensable et des sacrifices étaient inévitables. La richesse est telle, que plusieurs expositions ne suffiraient pas à montrer tous les aspects possibles. Or, quel que fût le critère d'élimination, il était nécessairement critiquable. Nous avons donc recherché une base de travail qui permettait de rassembler des documents de toutes les sections, sans pour cela couvrir l'ensemble du territoire belge, ni épuiser les possibilités futures. Il s'agit donc en quelque sorte d'un « Aperçu » de la diversité des collections dans un domaine fort à l'honneur à notre époque. D'autre part, il nous a paru peu judicieux de sembler entrer en compétition avec les Archives du royaume qui organisent des expositions consacrées aux villes. Nous avons donc éliminé tout ce qui se rapporte aux franchises urbaines, à l'histoire proprement dite des villes et à leurs divers rapports, pour lesquels nous ne pouvions souvent aligner que des copies ou des ouvrages de seconde main. Ainsi tout le domaine de la législation urbaine fut résolument écarté, malgré les nombreux volumes des XVIe et XVIIe siècles existant à la Bibliothèque Royale.
   Notre point de départ fut l'étude systématique des collections de plans conservés à la section des Cartes et Plans. Là, nous avons retenu des documents qui, à divers titres, offraient un intérêt particulier, soit par la beauté de la réalisation, soit par un détail remarquable. À ces plans se sont joints ceux conservés à la section des Manuscrits. Nous avons toutefois jugé utile de présenter certaines cartes beaucoup plus connues – celles de Jacob van Deventer, de Blaeu, etc. – car il est impossible de passer ces réalisations marquantes sous silence. Mais alors nous n'avons pas choisi les villes les plus célèbres. Le premier tri achevé, nous avions ainsi réuni un ensemble limité assez arbitrairement, reconnaissons-le, puisqu'il ne s'agissait pas d'une exposition purement cartographique, et qu'il fallait éviter de disperser l'intérêt par un nombre trop considérable de documents se rapportant à de nombreuses villes. Pour trois villes : Chimay, Huy et Termonde, la procédure fut toutefois différente au départ ; le choix fut basé sur un manuscrit d'un intérêt incontestable, et non sur un plan.
   Le total de dix-neuf villes étant arrêté, nous avons alors cherché à illustrer divers aspects des cités choisies, et ceci par des dessins, estampes, photographies, monnaies et médailles. Le choix et la description de ces dernières ont été assurés par Mademoiselle J. Lallemand et Monsieur J. Lippens, du Cabinet des Monnaies et Médailles. Derechef la matière était trop abondante. Il fut donc décidé d'éliminer les représentations d'édifices trop connus, à moins qu'elles ne fussent réalisées sous un angle inusité ou marquées d'un détail particulier. Les plus belles pièces, œuvres d'artistes célèbres, ne pouvaient souvent donner satisfaction du point de vue topographique, la mise en valeur artistique ne correspondant pas toujours à la réalité. Les œuvres exposées peuvent donc paraître assez médiocres comparées aux maîtresses pièces, elles n'en présentent pas moins une exactitude généralement supérieure.
   Une autre lacune de l'exposition est l'absence presque totale d'œuvres anciennes. Les miniatures des manuscrits reprennent assez souvent un quelconque détail urbain en arrière-plan. Mais, en général, la précision fait défaut ou les dimensions sont fort réduites. Et si tel n'est pas le cas, nous rencontrons une nouvelle fois l'écueil de la trop grande célébrité, à commencer par les admirables manuscrits à peintures de la Librairie de Bourgogne, dont les principaux témoins viennent d'ailleurs d'être exposés.
   En résumé, l'exposition tend à montrer une image de la Belgique urbaine, évoluant dans le temps. Il ne s'agit pas d'une démonstration cartographique soulignant l'extension considérable des cités, ni d'une recherche esthétique, mais très simplement d'une modeste tentative de défrichement des collections de la Bibliothèque Royale, qui groupent d'innombrables documents utiles à la géographie et l'histoire urbaines et à l'architecture. Des recherches plus poussées qui pourraient être entreprises dans ces domaines, déjà si riches, feraient apparaître dans certains cas des lacunes, dont il serait hautement souhaitable qu'elles puissent être comblées pour le plus grand bien de la Bibliothèque et du patrimoine national.

12 euros (code de commande : 25907 - vendu).

 

DESNOS (Robert) — Cinéma. Textes réunis et présentés par André Tchernia. Paris, Gallimard, 1966. In-8° broché, couverture rempliée, 212 p., exemplaire du Service de Presse, couverture partiellement jaunie.
Aux plis de la couverture :
   Il ne saurait être question de décerner à Desnos une place de critique dans l'histoire du cinéma, quelque part entre Delluc et Moussinac. La technique ne l'intéresse pas, l'art lui répugne. Il le dit lui-même : « Je me suis toujours efforcé de ne pas faire de critique. » Il n'agit de bien autre chose, et de plus grave. D'un certain usage de notre vie.
   Le cinéma a en effet ce privilège entre tous les arts de pouvoir être à proprement parler vécu par ses spectateurs. Voilà l'idée fondamentale de Desnos, d'où le reste tient sa source. Elle ouvre la voie au manifeste moral et poétique qu'on trouve chemin faisant dans ces pages. Car pour Desnos l'art de vivre (ou plus exactement la passion de vivre) veut qu'où soit capable d'épuiser dans leur pleine richesse le monde du jour et le monde tout aussi important de la nuit – nuit des rêves, de l'imagination ou du cinéma...
   Si une occasion favorable lui en avait été offerte, Desnos aurait sans doute aimé réaliser dans le domaine du cinéma une œuvre personnelle importante : en 1930, il répondait à Henri Mercadier de Maillan qui l'interrogeait pour Les Annales sur la poésie et le cinéma : « Le cinéma parlant est pour moi la seule forme d'expression qu'il m'intéresserait d'employer en ce moment... si l'on m'en donnait les moyens. »
   Desnos attachait de l'importance aux articles groupés dans ce recueil. Il les avait revus avec soin, titrés quand ils ne l'étaient pas et avait probablement eu l'intention de les publier.

13 euros (code de commande : 25879 - vendu).

 

[LACOMBE (Jacques)] — Encyclopédie méthodique. Dictionnaire de toutes les espèces de pêches. Paris, Agasse, [1795]. [A Paris, / chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins. / N° 18. / L'an quatrième de la République française / une et indivisible] In-4° demi-veau brun, dos lisse, mors frottés et partiellement fendus, XV, [1 bl.], 336 p., rousseurs.
On joint :
Recueil de planches de l'Encyclopédie. Planches des pêches. Explication de cent trente-deux planches des Pêches, à cause de dix-huit doubles. Concernant : 1°. les pêches aux hameçons, haims, &c. ; 2°. différentes sortes de pêches ; 3°. les pêches aux filets ; 4°. les pêches de mer, de rivières, y compris les tableaux & vues relativement aux pêches, &c. Paris, Panckoucke, 1793.
[A Paris, / Chez Panckoucke, Libraire-Imprimeur, rue des Poitevins, N°. 18. / M. DCC. XCIII.] In-4° demi-veau brun, dos lisse, mors frottés, 32 p., exemplaire bien complet des 114 gravures (96 planches simples et 18 planches doubles).
   Charles-Joseph Panckoucke (1736-1798), fut l'éditeur de l’Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Si son projet de publier une suite à l'Encyclopédie n'aboutit pas (sauf un Supplément édité en 1776), son Encyclopédie méthodique, distribuée non plus par ordre alphabétique mais par sujet, fut un grand succès (le premier volume parut en 1782 et le dernier en 1832). Sa fille Antoinette Pauline ayant épousé Henry Agasse, ce dernier fut associé aux affaires de son beau-père. C'est ainsi qu'au décès de Panckoucke, Agasse devint propriétaire de l'Encyclopédie méthodique.
   Le volume de texte contient l'Avertissement, puis le dictionnaire alphabétique (pp. 1-297 et enfin l'Explication de plusieurs termes employés dans le Traité des pêches d'Henri Louis Duhamel du Monceau (pp. 299-336).
Extrait de l'avertissement :
   La pêche est devenue un art varié & partagé en un grand nombre de branches aussi curieuses qu'intéressantes. L'objet de ce dictionnaire doit donc être d'en développer toutes les parties d'après les ouvrages des savants naturalistes, & sur-tout par l'analyse du grand traité de Duhamel-Dumonceau qui s'est attaché à décrire toutes les sortes de pêches qui se font dans les étangs, dans les lacs, dans les rivières & à la mer. Nous faisons connoître avec le secours de ces guides éclairés toutes les espèces de poissons qui servent non-seulement à la subsistance de l'homme, mais encore à différens usages de commerce, des arts, & d'industrie. On trouve dans ce recueil les procédés employés pour conserver les poissons frais, ou salés, séchés, fumés, boucanés, marinés. La pêche aux hameçons ou haims qui se diversifie d'une infinité de manières, y est développée avec les détails suffisans. On y a décrit toutes les espèces de filets & la façon de s'en servir, ainsi que les pêches qui se font au harpon, à la fichure, à la fouane, au rateau &c. On y rapporte quantité d'inventions plus ingénieuses les unes que les autres pour aller chercher les poissons au fond des mers & dans les retraites où ils semblent à l'abri des entreprises des pêcheurs. Enfin le lecteur trouvera dans les 114 planches gravées, & dans les explications imprimées qui les précèdent tout ce qu'il importe de connoître relativement aux instrumens, machines, & apprêts des pêcheurs ; sans doute aussi qu'il parcourra avec quelque satisfaction les tableaux agréables & nombreux qui représentent les bâtimens divers & les manœuvres multipliées des pêcheurs.
Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 974.
   - Darnton (Robert), L'Aventure de l'« Encyclopédie » : 1775-1800 : un best-seller au siècle des Lumières.

Les deux volumes : 500 euros (code de commande : 25900).

 

[MISONNE (Eudore)]. Eudore Misonne 1891-1968. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 71 p., illustrations en noir et en couleurs, dos insolé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musées des Beaux-Arts, à Mons, du 16 septembre au 31 octobre 1988.
Table des matières :
   - Préface, par F. Narmon.
   - Biographie, par A. Misonne.
   - Chronologie.
   - La vision de Sophie, par S. Ryckmans.
   - Le bonheur familier d'un gentilhomme tranquille, par P. Vandromme.
   - L'apparence et sa vérité : la peinture d'Eudore Misonne, par J. Ladrière.
   - Huiles et gouaches.

15 euros (code de commande : 25912).

 

[MONS - GRAVURE]. Place de l'Hôtel de Ville à Mons. Lithographie bicolore (noir et jaune).
Dimensions :
   - Image : 124 x 83 mm.
   - Feuille : 231 x 142 mm.
    Cette lithographie a été réalisée pour les différentes éditions de l'ouvrage d'Alphonse Wauters, Les délices de la Belgique, ou Description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume, en 1844 et 1846. Dans ces éditions, la lithographie n'est pas encadrée par le filet ornemental qui orne notre exemplaire.

25 euros (code de commande : 25902).

 

PEIGNOT (Gabriel) — Les Bourguignons salés : diverses conjectures des savans sur l'origine de ce dicton populaire, recueillies et publiées avec notes historiques et philologiques ; par Gabriel Peignot. Dijon, Lagier, 1835. [Dijon, / Victor Lagier, Lib.-Édit., place Saint-Étienne. / M. DCCC. XXXV.] In-8° broché, 43, [1 bl.] p., tirage limité à 150 exemplaires, ex-libris manuscrit à la deuxième page de couverture, dos de la couverture manquant, rousseurs, rare.
Extrait :
   Depuis le seizième siècle, on a souvent agité la question de savoir d'où provient le dicton populaire Bouguignon salé ? Quelle est son origine ? quel événement y a donné lieu ? depuis quel temps il existe ? Nous avouons franchement qu'il ne serait pas facile de trouver à ces diverses questions une solution décisive, incontestable et satisfaisante, car tous les historiens, tous les philologues, qui en ont parlé et qui ont prétendu les résoudre, sont bien éloignés d'être d'accord entre eux. Mais si d'un côté, cette divergence d'opinion altère la confiance, de l'autre, elle excite la curiosité et peut être utile. On retire toujours quelque fruit à suivre les érudits dans le vaste champs des conjectures, même lorsqu'ils s'y égarent ; ce sujet n'est donc pas tout-à-fait à dédaigner. D'ailleurs qui sait si du choc de tant d'opinions diverses, suivies de nouvelles recherches, ne jaillira pas un jour quelque rayon de lumière qui nous présentera tout-à-coup le vrai Bourguignon salé si naturel, si palpable, que la tourbe ergotante des commentateurs et des antiquaires, d'accord pour la première fois, s'écriera : Oui, c'est cela, c'est bien lui, le voilà ! En attendant cet heureux moment, un peu éloigné sans doute, passons en revue toutes les opinions, toutes les conjectures hasardées sur ce singulier sobriquet ; et pour éviter toute confusion, présentons-les séparément et successivement, afin que l'on ne prête point à Pierre ce qui appartient à Paul.

50 euros (code de commande : 25899).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - CIMETIÈRES MILITAIRES]. The Tyne Cot Memorial Passchendaele. Part One. The names of those soldiers of the New Zealand Expeditionary Force who fell in Flanders, October, 1917, and have no known graves. Maidenhead, Commonwealth War Graves Commission, 1979. In-4° agafé, 61 p.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition londonienne de l'Imperial War Graves Commission, en 1926.
Introduction :
   Tyne Cot Cemetery, Passchendaele, iIs named from a barn which stood on the gently sloping ground about 2 Kilometres South-West from Passchendaele Church, A collection of ferro-concrete machine-gun shelters marked the spot when it was captured on the 4th October, 1917, by the 2nd Australian Division ; and among them, two days later, the first graves in the cemetery were dug. About 350 graves were there at the Armistice ; but the cemetery was greatly enlarged by concentrations from the battlefields, and it now contains the bodies of nearly 12,000 British and Dominion soldiers.
   The Eastern plots of Tyne Cot Cemetery are laid out in the form of a fan, with paths radiating to the « pill-box » in the centre. They are bounded by a semicircular flint wall, four metres high and about 152 metres long ; and at each end of the wall there is a domed chapel, carrying the stone figure of a kneeling The names of about 33,000 soldiers from the United Kingdom, who fell in Flanders and whose graves are not known, will be engraved on panels on this wall, in buildings behind it, or in two apses beyond the chapels ; and in the centre it is broken by a double row of columns leading back to the main apse, which is the New Zealand Memorial.
   The New Zealand Memorial bears the names of 1.179 officers and men « who fell in the Battle of Broodseinde and the First Battle of Passchendaele, October, 1917, and whose graves are known only to God. »
   The Ist and 4th Brigades of the New Zealand. Division came into the line on the 2nd October, 1917, to attack on the left and right respectively of Gravenstafel village. They advanced on the morning of the 4th ; after fierce fighting they captured all their objectives and 1,159 prisoners, and advanced beyond the valley of the Stroombeek. This was their share in the Battle of Broodseinde, in which nearly three-quarters of the Auckland and Wellington soldiers named on the Tyne Cot Memorial lost their lives.
   The 2nd and 3rd Brigades crossed the Stroombeek on the 10th October to renew the attack. They advanced on the morning of the 22th, under very unfavourable conditions. The enemy wire and « pill-boxes » had been little damaged by the preliminary bombardment, and the attack had to be abandoned with the loss of 2,700 officers and men. The Division was relieved in the week ending the 23rd October. The Canterbury and Otago Regiments and the Rifle Brigade owed more than four-fifths of their names on this Memorial to the fighting on the 12th October, the First Battle of Passchendaele.
   The Memorial is a paved apsidal court, open to the sky. The names and the dedicatory inscription are carved on Portland stone panels on the walls. The units of the Division are represented in the following numbers :
      - New Zealand Field Artillery 1.
      - New Zealand Engineers 3.
      - Auckland Regiment 175.
      - Canterbury Regiment 215.
      - Otago Regiment 287.
      - Wellington Regiment 178.
      - Rifle Brigade 270.
      - New Zealand Machine Gun Corps 36.
      - New Zealand Medical Corps 13.
      - New Zealand Chaplains Department 1.
   The Register records particulars of 1,166 New Zealand dead (ten soldier's graves having been found since the panels were made).

15 euros (code de commande : 25895).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - CIMETIÈRES MILITAIRES]. The War Graves of the British Empire. The Register of the names of those who fell in the Great War and are buried in the Adinkerke Group of Cemeteries Belgium. London, Imperiel War Graves Commission, 1979. In-4° broché, 57 p., plans.
Table des cimetières :
   - Adinkerke Churchyard Extension.
   - Adinkerke Military Cemetery, Furnes.
   - Bovekerke Churchyard.
   - Breedene Churchyard.
   - Clemskerke Churchyard.
   - Furnes Communal Cemetery.
   - La Panne Communal Cemetery.
   - Nieuport Communal Cemetery.
   - Ostende New Communal Cemetery.
   - Ramscappelle Road Military Cemetery, St. Georges.
   - Steenkerke Belgian Military Cemetery.

15 euros (code de commande : 25896).

 

Le Roman du Roi Arthur. Renouvelé par Xavier de Langlais. Tomes I à V (complet). Paris, Piazza - Les Heures Claires, 1982, 1979, 1980, 1980, 1980. Cinq volumes in-8° brochés, ornements décoratifs et couvertures dessinés par Xavier de Langlais, t. I : XV, 229 p., t. II : 277 p., t. III : 275 p., t. IV : 278 p., t. V : 372 p., exemplaire en bel état.
   Tome I. Le Roi Arthur.
   Tome II. Lancelot.
   Tome III. Perceval.
   Tome IV. La quête du Graal.
   Tome V. La fin des temps aventureux.

Les cinq volumes : 50 euros (code de commande : 25882).

 

ROSSET (Clément) — La force majeure. Paris, Minuit, 1986. In-8° broché, 105 p., (collection « Critique »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La joie est, par définition, illogique et irrationnelle. La langue courante en dit là-dessus plus long qu'on ne pense lorsqu'elle parle de « joie folle » ou déclare de quelqu'un qu'il est « fou de joie ». Il n'est effectivement de joie que folle ; tout homme joyeux est à sa manière un déraisonnant.
   Mais c'est justement en cela que la joie constitue la force majeure, la seule disposition d'esprit capable de concilier l'exercice de la vie avec la connaissance de la vérité. Car la vérité penche du côté de l'insignifiance et de la mort, comme l'enseignait Nietzsche et l'enseigne aujourd'hui Cioran. En l'absence de toute raison crédible de vivre, il n'y a que la joie qui tienne, précisément parce que celle-ci se passe de toute raison.

8 euros (code de commande : 25889).

 

SADE (Donatien Alphonse François de) — Lettre au citoyen Gaufridy. Frontispice de Jacques Herold. Saint-Pierre-Capelle, Lettera Amorosa, 1972. In-8° en ff., 20 p., tirage limité à 56 exemplaires, un des 35 numérotés sur vergé de Hollande filigrané à la ruche d'abeilles des papeteries Van Gelder (n° XLIV), en parfait état.

   
Couverture et frontispice.

150 euros (code de commande : 25919).

 

[SAINTENOIS (Jean-Pierre)] — Jean-Pierre Saintenois architecte - Itinéraires. Nivelles, Éditions de la Francité, 1998. In-4° carré broché, couverture rempliée, 84 p., illustrations en noir et en couleurs.
Au pli de la couverture :
   Né à Jemappes (Hainaut) le 29 janvier 1933.
   Diplôme d'architecte et d'urbaniste en 1957.
   Crée en 1963 son propre atelier et y a accueilli depuis, de nombreux collaborateurs. Son activité se partage entre des équipements publics (socio-hospitaliers, scolaires, socioculturels et sportifs), des logements et des équipements commerciaux et industriels, y compris pour des maîtres d'œuvres étrangers, des rénovations de bâtiments historiques de valeur. Il a participé également à de nombreux concours.
   A présidé l'Association des Architectes de l'Arrondissement de Mons et la Jeune Chambre Economique de la même ville.
   A été vice-président du Conseil de l'Ordre des Architectes de la Province de Hainaut et président de la Fédération Francophone des Sociétés d'Architectes de Belgique.
   Il a assumé la Présidence de la Société Centrale d'Architecture de Belgique et a accepté au printemps 95 une charge de professeur à l'Académie Internationale d'Architecture.

25 euros (code de commande : 25914).

 

STEIN (Gertrude) — Brewsie & Willie. [Titre original : Brewsie and Willie.] Préface et traduction de l'anglais par Marie-Claire Pasquier. Paris, Rivages, 1990. In-8° collé, 126 p., (collection « Littérature Étrangère »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Brewsie & Willie est le tout dernier livre de Gertrude Stein. Il a été publié à New York par Random House le 22 juillet 1946, et cinq jours plus tard, le 27 juillet, Gertrude Stein est morte à l'hôpital américain de Neuilly. Une de ses toutes dernières joies, racontera Alice Toklas à leurs amis, sera d'avoir reçu d'Amérique les deux premiers exemplaires du livre et d'avoir pu les montrer à ses visiteurs. Ainsi le dernier message de cette expatriée à vie aura-t-il été adressé à ses compatriotes pour leur dire : « J'ai toujours été patriote, j'ai toujours été à ma façon, un ancien combattant de la guerre de Sécession », et pour finir sur une de ces vérités simples, essentielles, qu'elle juge bonnes à dire et à redire : « Nous sommes américains. »
   C'est d'ailleurs, pour elle, la première chose qui différencie les soldats de « cette guerre-ci », les G.I., des soldats de « l'autre guerre »...
   L'année même où Gertrude Stein écrivait Brewsie & Willie, Beckett, cet autre expatrié, écrivait lui aussi un dialogue polyphonique qu'on pouvait jouer à jouer sur scène (comme ce fut le cas de Brewsie & Willie en 1952) : Mercier et Camier. On découvre aussi dans ce livre de Gertrude Stein, si admirable dans le jeu des dialogues contrastés, de surprenantes réminiscences de Bouvard et Pécuchet de Flaubert : une même cocasserie, un même bavardage, une même naïveté.

12 euros (code de commande : 25891).

 

Les voies navigables en Hainaut du Moyen Âge à nos jours. Publié sous la direction de Laurent Honnoré et Bruno Van Mol. Mons, Hannonia, 2012. Grand in-8° oblong collé, 117 p., illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons, en 2012.
Table des matières :
   - Préfaces, par Fabienne Capot, Yvon Loyaerts et Laurent Honnoré.
   Première partie. Les vois navigables du Hainaut. Monographies.
      1. L'Escaut sur le territoire du Hainaut français, par Maryse Boudard et Édouard Desplats.
      2. L'Escaut sur le territoire du Hainaut belge, par Bruno Van Mol.
      3. La Dendre, par Adrien Dupont.
      4. Le canal Blaton-Ath, par Didier Descamps, Adrien Dupont, José Laurent et André Nisolle.
      5. La Haine, par Yannick Coutiez.
      6. Le canal de Mons à Condé, par Laurent Honnoré.
      7. Le canal Pommerœul-Antoing, par Bruno Van Mol.
      8. Le canal Nimy-Blaton-Péronnes et le canal Pommerœul-Condé, par Bruno Van Mol.
      9. Le canal de l'Espierres, par Bruno Van Mol.
      10. La Lys, par Bruno Van Mol.
      11. La Haute Sambre, par Philippe Cnudde.
      12. La Basse Sambre, par Claude Coisman.
      13. Le canal Charleroi-Bruxelles, par Gérard Bavay.
      14. Le canal du Centre, par Isabelle Sirjacobs.
   Deuxième partie. Approches thématiques.
      15. Les bateaux sur la Haine durant l'Ancien Régime, par Yannick Coutiez.
      16. Les bateaux aux XIXe et XXe siècles, par Cécile Ansieau.
      17. Les ouvrages d'art, par Bruno Van Mol.
      18. Voies navigables, environnement et paysages, par Gérard Bavay, Olivier Latteur, Carole Ledent et Isabelle Parmentier.
      19. Professions, traditions et vie batelière, par Maryse Boudard.
      21. Les voies d'eau dans l'art : le cas de la Sambre, par Claude Coisman et Marcel Nihoul.
      22. Les voies navigables en Wallonie au XXIe siècle, par Marc Delaude.

12 euros (code de commande : 25917*).

 

[ZURBARÁN (Francisco de)]. MORENO (Arsenio) — Zurbarán. Traduit de l'espagnol par Christiane de Montclos. Paris, Gallimard, 1999. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 149 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Maîtres de l'Art »), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Le XVIIe siècle est sans aucun doute l'âge d'or de la peinture espagnole, tant par son importance quantitative que par son originalité. Cette époque, connue comme le Siècle d'Or, trouva en Francisco de Zurbarán (Fuente de Cantos, 1598 - Madrid, 1664) un de ses très grands maîtres.
   Sa carrière, commencée dans son pays natal, l'Estrémadure, a connu ses moments les plus créatifs à Séville. Elle s'acheva à Madrid, où la mort le surprit le 27 août 1664.
   Peintre du monde monastique, il nous a laissé une cohorte de moines, de saints et de saintes qui représentent sans doute la partie la plus féconde et la plus inspirée de sa production. Au fil des années, son ténébrisme, qui caractérise le début de sa carrière de peintre, évolue peu à peu vers le clair-obscur, avant de parvenir à un traitement clair et nuancé des formes.
   Zurbarán a peint le monde comme il le voyait, fort de sa simplicité humaine, de sa connaissance profonde de la spiritualité monastique, portant un regard contemplatif sur les êtres et les choses.
   Sa paix silencieuse, son naturalisme dépouillé, sa profonde spiritualité, ainsi que sa note très personnelle, nous touchent particulièrement et ils confèrent à son œuvre une importance fondamentale et inégalée dans son siècle, en Espagne comme dans le reste de l'Europe.
   Arsenio Moreno, spécialiste de l'art espagnol des XVIe et XVIIe siècles, ancien directeur des musées de Grenade et de Séville, a été commissaire de nombreuses expositions consacrées à la peinture espagnole et européenne.

45 euros (code de commande : 25918).

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Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.