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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 16 JUILLET 2019

 

Anges et démons en Ardenne et Luxembourg. Bastogne, Musée en Piconrue, 2009. In-8° carré broché sous couverture rempliée, 282 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne.
En quatrième de couverture :
   S’ils animent nos traditions locales d’Ardenne et de Luxembourg, les anges et les démons appartiennent surtout à l’imaginaire collectif mondial.
   Souriants et grimaçants sous leurs formes allégoriques multiples, ils sont présents dans les expressions de joie ou de douleur des humains tout comme dans de nombreux mythes ou écrits fondateurs des religions.
   De l’Antiquité à nos jours, l’album Anges et Démons en Ardenne et Luxembourg décortique les manifestations de ces êtres intermédiaires dans les croyances et les comportements humains, dans l’art et la littérature.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction. Anges et démons. Un monde d'entre-deux, tourbillonnant et sulfureux, par Jean Pirotte.
   Chapitre I. L'Antiquité.
      - Anges et démons dans la Bible, par André Wénin.
      - Les « Amours » dans l'iconographie gallo-romaine de la région trévire, par Jean Krier.
   Chapitre II. Le Moyen Âge.
      - Diables et démons dans quelques Vies médiévales de saints d'Ardenne (VIe-XIIe siècles), par François De Vriendt.
      - Anges et démons dans les manuscrits du Moyen Âge : textes, images et imaginaire luxembourgeois, par Thomas Falmagne.
   Chapitre III. Au temps de la Contre-Réforme.
      - Autour d'une gravure de Jean Valdor l'Aîné (1622). Une « évasion » diabolique à l'abbaye de Saint-Hubert d'Ardenne, par Jean-Marie Doucet.
      - Anges et démons à l'époque baroque, par Alex Langini.
   Chapitre IV. XIXe et XXe siècle.
      - Anges et démons dans la liturgie catholique aux XIXe et XXe siècles, par André Hasquin.
      - Anges et démons dans la tradition juive, par Philipe Pierret.
      - La reconstitution du tour angélique, par Luc Knapen et Agnès Guiderdoni-Bruslé.
      - Le diable est-il ardennais ?, par Alain Collignon.
      - Anges et démons dans les expressions populaires (wallon d'Ardenne), par Georges Pècheur.
      - Prête-moi ta plume. L'aile, les noms et les mots, par Maurice Gillet.
   - Épilogue.
      - La seconde chute des anges ? L'avenir des anges et des démons dans la culture contemporaine, par Jean Pirotte.
      - Appeler les anges par leurs noms propres - Appeler diable et démons par leurs petits noms, par Jean Pirotte.
   - Bibliographie générale.

13 euros (code de commande : 28454 - vendu).

 

Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines. Avant-propos de Yasushi Inoué. Édition revue et complétée. [Tome I]. Paris, Gallimard, 2014. In-8° collé, 557 p., (collection « Du Monde Entier »).
Nous joignons la suite :
Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines. Tome II. Paris, Gallimard, 1989. In-8° broché, 590 p., (collection « Du Monde Entier »)., première édition.
En quatrième de couverture du tome I :
   Voici trente nouvelles qui chronologiquement embrassent la production littéraire japonaise depuis le début du siècle jusqu'à l'après-guerre.
   Si certains des auteurs sont bien connus en Occident, tels Tanizaki, Akutagawa, Kawabata, Mishima ou Ôe, d'autres – la majorité – n'ont encore jamais été traduits en français et offriront au lecteur le plaisir de la découverte.
   Cette anthologie, grâce à son ampleur, témoigne d'une grande diversité d'inspiration et de style chez les écrivains japonais. Néanmoins, par-delà cette diversité, transparaît une coloration historique – gage, peut-être, de la modernité – où se reflètent les enjeux majeurs du temps.
   Se révèle alors comme en contre-jour une perception du monde à la fois discrète et insistante – un certain sentiment du tragique...
En quatrième de couverture du tome II :
   Le lecteur qui aura effectué un premier survol de la littérature japonaise contemporaine trouvera dans cette seconde anthologie trente autres nouvelles pour compléter ce paysage des lettres japonaises.
   En dehors de Sôseki Natsume, Katai Tayama, Ango Sakaguchi ou Kôbô Abe, déjà bien connus du public français, la plupart des auteurs présentés ici sont à découvrir.
   Du naturalisme, qui marque les textes du début du siècle, au lyrisme abstrait dont sont empreintes certaines nouvelles des années cinquante, en passant par des récits qui, tels ceux de Aya Kôda ou de Fumiko Hayashi, échappent à toute définition scolaire et manifestent une sensibilité absolument originale : on ne restera pas indifférent à cette variété d'inspiration, et tout lecteur, à n'en pas douter, rencontrera ici une œuvre qui comblera ses goûts et son attente.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 28463 - vendu).
Prix neuf : 58,10

 

[ARDENNE]. Entre vêpres et maraude. L'enfance en Ardenne de 1850 à 1950. Bastogne, Musée en Piconrue, 2008. In-4° broché sous couverture rempliée, 401 p., nombreuses illustrations en noir, bel exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Préface, par André Neuberg.
   - Visions de l'enfance au fil de l'histoire, de la littérature et de la démographie.
      - Au pays changeant des mille et une enfances. Les perceptions de l'enfance à travers les siècles, par Jean Pirotte.
      - Enfance rurale et paysanne en lisière de l'Ardenne et de la Famenne. Les témoignages de deux écrivains : Joseph Calozet et Pierre-Joseph Dorsimont, par Georges Pècheur.
      - Régime démographique et jeunesse au Luxembourg au XIXe siècle, par Jean-Paul Sanderson e Thierry Eggerickx.
   - L'enfance et ses éducateurs.
      - L'enfance, l'apprentissage des valeurs et l'initiation à la foi chrétienne. Une rupture de transmission ?, par Jean Pirotte.
      - La famille et l'éducation. Quelques lignes de force des XIXe et XXe siècles, par Paul Servais.
      - La paroisse et l'éducation religieuse des enfants aux XIXe et XXe siècles, par André Haquin.
      - L'enfant et l'école (1830-1914), par Jacques Lory.
      - L'architecture scolaire en Ardenne au XIXe siècle, par Jean-Marie Doucet.
      - Éduquer à la baguette, par Jean-Marie Doucet.
      - Les cahiers d'écoliers : patriotisme, morale et chrétienté, par Martine Fautré.
      - Rythme scolaire et rythme de vie. Les congés dans les écoles primaires en Belgique, par Isabelle Poncelet.
      - L'influence des Congrégations en Luxembourg belge (1830-1970), par Paul Wynants.
      - L'imagerie scolaire en Belgique : quelques jalons..., par Dominique Lerch.
      - Les enfants du voyage, par Alain Reyniers.
      - L'enfance foraine et sa scolarisation, par Jean-Marie Doucet.
   - La vie enfantine au quotidien.
      - L'école buissonnière. Une école de transgression ?.
      - Les jeux et les jouets, par André Dehant.
      - Jeux et jouets religieux, par Anne Morelli.
      - Les formulettes d'Ardenne, par Roger Pinon.
      - L'enfant et l'enfance au prisme des proverbes wallons, par Jean Germain.
      - Une langue wallonne éclaboussée d'images. Comparaison et identification, deux modes d'expression qui s'appliquent au monde de l'enfance, par Georges Pècheur.
   - Les grands rites de passage.
      - La communion privée et la communion solennelle hier et aujourd'hui, par Marcel Pignolet.
      - Du berceau à la profession de foi : rites de passage dans le judaïsme, par Philippe Pierret.
   - L'enfance à l'épreuve.
      - Les œuvres sociales pour l'enfance en Luxembourg (1918-1940), par Guy Zélis.
      - Les enfants oubliés. L'accueil de l'enfance malheureuse dans la province de Luxembourg, par Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
      - Si proches, si lointains : les enfants de la Hilfschule au Grand-Duché de Luxembourg en 1920, par Dominique Lerch.
      - « À la grâce des dieux... » L'enfance et la maladie dans l'Ardenne traditionnelle, par Alain Colignon.
     - Regard d'enfant sur l'offensive allemande, par Henri Lochy.
      - Nos anges, par Carlo Kockerols.
   - La sortie de l'enfance.
      - Enfin ou déjà... Sortir de l'enfance. Rites. Changements. Passages. Apprentissages, par Jacques Charneux.

30 euros (code de commande : 28465 - vendu).

 

Artistes belges en 1914-1918. 80ème anniversaire de l'Armistice du 11 novembre. Avant-propos par Michel Debauque. La Louvière, Musée Ianchelevici, 1998. In-4° broché, 43 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bon exemplaire, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Ianchelevici, à La Louvière, du 30 octobre au 29 novembre 1998.
Extrait de l'avant-propos :
   Cette présente exposition et le catalogue qui l'accompagne envisagent l'évolution des peintres en exil en Hollande ; la vie des artistes exilés en Angleterre et en France ; l'orientation des créateurs demeurés en Belgique occupée à Bruxelles, Anvers, en Flandre et en Wallonie ainsi que l'activité des peintres-soldats qui ont travaillé au front.
   Le panorama ne se veut pas exhaustif. Il évoque au travers plus de deux cents œuvres d'artistes choisis les options prises par chacun, dès 1914, pour dépasser les limites de l'esthétique impressionniste et luministe, menacée de devenir une formule par trop répétée.
   Notre propos s'attache à mettre en évidence les influences que les amitiés et le milieu dans lequel évoluaient les artistes eurent sur leur sensibilité. Nous avons tenté de confronter des œuvres représentatives des principaux mouvements artistiques – expressionnisme, cubisme, futurisme, qui se sont simultanément rencontrés au cours de ces années et essayé d'illustrer les recherches menées par chacun des artistes pour assimiler la leçon de ces courants modernistes venus de l'étranger.
   Ce faisant, nous souhaitons offrir une vision claire du foisonnement artistique qui à l'époque se perdait dans une quantité d'événements.
   Enfin, nous avons voulu retracer le climat passionnel de l'époque envers l'occupant au travers de dessins et de caricatures et, par de nombreuses affiches, relever l'élan patriotique alors encouragé par voie d'affichage.

20 euros (code de commande : 28470 - vendu).

 

BAUSCH (Richard) — Les puissances rebelles. Roman. [Titre original : Rebel Powers.] Traduit de l'anglais par Serge Chauvin. Paris, Gallimard, 1995. In-8° collé sous jaquette d'éditeur (dos insolé), 414 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   À l'approche de la quarantaine, Thomas Boudreaux tente de reconstituer l'événement qui a bouleversé son existence. L'incarcération de son père, militaire modèle et héros du Vietnam, pour un délit mineur, condamne ses proches à la honte et à l'exil. L'adolescent d'alors, absorbé par sa propre quête d'identité, s'efforce maladroitement d'être l'homme de la famille auprès de sa mère, Connie, décidée à assumer seule la situation. Mais il ne perçoit pas toute l'usure qui mine le couple, aggravée par les différences sociales. Connie entraîne ses enfants à l'autre bout du pays pour se rapprocher de son mari et tenter de sauver leur ménage. Et puis, dans la pension de famille étouffante où ils résident, fait irruption Penny, militante et mythomane, apportant avec elle le vent de contestation qui balaie l'Amérique de 1968. Elle va précipiter l'éclatement de la famille...
   Ainsi les tribulations des Boudreaux sont-elles rythmées par les convulsions d'une histoire dont la rumeur vient troubler cette Amérique provinciale qui se voudrait immuable. Avec un lyrisme pudique, Richard Bausch parvient à évoquer cette période tourmentée sans jamais perdre de vue ses personnages. Il excelle à restituer leur tendresse, leur dignité et leur courage quotidien, ces sentiments ténus et si peu exprimés qui forment la trame des liens entre les êtres.
   Né en 1945 en Virginie, Richard Bausch a su s'attirer l'admiration de ses pairs, de Richard Ford à Tobias Wolff, tant pour ses romans que pour ses nouvelles, plusieurs fois couronnées, où il brosse le tableau d'une Amérique méconnue et attachante. Ses nouvelles ont été publiées par The Atlantic Monthly, Esquire, The New-Yorker et The Best American Short Stories 1990. Les puissances rebelles est son sixième roman.

10 euros (code de commande : 28459 - vendu).

 

[BOCARMÉ (affaire judiciaire)]. [LABARRE (Louis)] — Le drame du château de Bury. Procès de Bocarmé. Édition illustrée de vues, plans, portraits, etc. etc. Mons, Hoyois, 1851. [Mons, / Emm. Hoyois, Imprimeur-Libraire-Éditeur. / Rue de Nimy, vis-à-vis du Palais de Justice. / M. DCCC. LI.] In-8° demi-veau rouge à coins, dos lisse orné de fers dorés, 260 p. (les seize pages des 32e et 33e livraisons sont numérotées en chiffres romains, de I à XVI), illustrations (voir détail ci-dessous), exemplaire en bel état dans lequel sont également reliés :
   - Le Procès Bocarmé et l'Histoire du Chat gris, complets en 101 couplets sur l'air de : Larifla. Bruxelles, Sacré, 1851.
[Bruxelles. / Imprimerie de Josse Sacré, / rue des Carrières, 19. / Mai et Juin 1851.] In-8°, 13, [3] p., illustrations.
   - Affaire Bocarmé. Le chat gris du château. Bruxelles, Sacré, [1851]. Grande planche (300 x 474 mm.) à déplier, 39 couplets, sur l'air de Fualdès, agrémentés d'illustrations.
   - Affaire Bocarmé. Complainte épouvantable sur ce triste sujet. Mons, Levert, [1851].
[Mons - Imprimerie de F. Levert, / Marché-aux-Herbes, 2.] In-8°, [8] p., 44 couplets sur l'air de Larifla.
   - Complainte philosophique sur l'affaire du comte de Bocarmé, exécuté sur la Grand'place de la ville de Mons, le 19 juillet 1851. Bruxelles, Sacré, [1851]. Grande planche (234 x 313 mm.) à déplier, 12 couplets sur l'air de Ah ! si les morts sortaient de leurs tombeaux.
Rare et bel ensemble.
Détail des illustrations :
   Page 2 (frontispice) : Vue du château de Bitremont (De Doncker - Mercier).
   Page 3 (titre) : vignette.
   Page 7 : cul-de-lampe (table des lois).
   Page 8 : cul-de-lampe (une des marques typographiques d'Em. Hoyois).
   Page 9 : Château de G. Fougnies, à Grandmetz (De Doncker - Mercier).
   Pages 12-13 : Plan gémométral du bâtiment principal et de ses dépendances (lith. de Quinet, rue des Berlneux, 20 à Mons).
   Page 15 : Plan géométral de l'étage.
   Page 16 : cul-de-lampe (nœud de serpents).
   Page 17 : Portrait de M. Gustave Fougnies.
   Page 24 : Maison de M. G. Fougnies, à Péruwelz.
   Page 40 : cul-de-lampe (serpent).
   Page 140 : cul-de-lampe (instruments de chimie).
   Page 148 : cul-de-lampe.
   Page 192 : cul-de-lampe (allégorie de la Science).
   Page 228 (placée en regard de la p. 225) : Parquet de la salle à manger (lith. de Quinet).
   Page 230 : Salle de la Cour d'Assises du Hainaut (C. Mamès), (cette illustration devrait trouver sa place en regard de la p. 32).
   Page 231 : Salle à manger.
   Page 233 : portrait de Lydie Fougnies, comtesse de Bury.
   Page 236 : portrait du comte de Bury (Belleroche).
   Page VIII (= 244) : cul-de-lampe (instruments de chimie).
   Page XVI (= 253) : cul-de-lampe (stèle funéraire portant la date du 20 novembre 1850).
   Page 260 : cul-de-lampe de fin.
Il s'agit de la transcription des débats qui se sont déroulés à la Cour d'Assises du Hainaut, en 1851, à l'occasion de ce qui fut l'une des plus retentissantes affaires judiciaires du XIXe siècle en Belgique : l'empoisonnement par le comte Visart de Bocarmé et son épouse, Lydie Fougnies, de leur beau-frère et frère Gustave Fougnies. Le 14 juin, la comtesse fut mise en liberté quant au comte, il fut condamné à la peine capitale. Le 16 juillet, son pourvoi en cassation fut rejeté ; il fut exécuté sur la place de Mons quatre jours plus tard.
   Le compte-rendu est l'œuvre du journaliste Louis Labarre, il était vendu en livraisons imprimées au jour le jour. Certains commentaires de Labarre ainsi rapidement diffusés dans le public lui valurent d'être expulsé du prétoire par le président qui fut ensuite l'objet de bien des critiques de la presse belge craignant pour sa liberté et sa dignité (ces articles sont reproduits en fin de volume).
   La contrefaçon prévisible et annoncée de ce qui devait être un livre à succès provoqua une réaction virulente d'Emmanuel Hoyois. Il plaça en tête du volume (p. 8) un avis dans lequel il dénonçait « un fait sans exemple dans les annales de la librairie : la contrefaçon pure et simple de notre prospectus et de nos affiches, littéralement copiés, avec le même titre, dans le même format, à l'aide de caractères pour la plupart identiques. » Il prévenait également les souscripteurs que ce « vol à l'annonce » présageait la contrefaçon de l'ensemble des livraisons qui devaient paraître.
   En fin de volume, Emmanuel Hoyois, fâché du vol dont il fut victime et pour justifier la qualité de son édition, inséra un second avis :

À nos souscripteurs.
Ainsi finit notre publication.
Nous avions annoncé huit à dix planches, nous en donnons onze : Certain éditeur n'en donne que sept. Nous avons en plus quinze articles se rattachant au procès qui, dans sa publication brillent par leur absence et dont tiennent lieu une trentaine de pages blanches.
Enfin la grande édition, dont les livraisons se composent de huit pages compactes, grand in-8, à deux colonnes, avec quatre sténographes officiels, coûte 6
FRANCS 75, tandis que la nôtre ne coûte que 4 FRANCS 95.
A nos souscripteurs de décider si nous avons tenu scrupuleusement, religieusement les promesses de notre prospectus.
A eux de juger du mérite des deux publications ;
A eux aussi d'apprécier à leur juste valeur les attaques mercantiles dont nous avons été l'objet de la part de prétendus concurrents ;
A eux enfin de faire justice de ces phrases de crocheteurs où la grossièreté de la forme le dispute à la niaiserie, au ridicule du fond. Nous citons textuellement :
« Respectant la justice, les accusés mêmes et nos lecteurs auxquels nous demandons d'être
PATIENTS et d'avoir en nous UNE CONFIANCE DONT ILS N'AURONT PAS A SE REPENTIR , nous nous faisons un devoir de déclarer que nous ne distribuerons JAMAIS de pages d'amorces ; des vues renversées (???), des vignettes de bric-à-brac (toute espèce de vignettes leur faisant également défaut), ni des explications intempestives ou hasardées à propos d'une poursuite criminelle aussi sérieuse que celle qui va nous occuper.
Notre entreprise, commencée
HONORABLEMENT, suivie avec conscience, ne finira point par du CAMÉLOTAGE ! »
   A nos souscripteurs, disons-nous, de juger de quel côté se trouve le camélotage, puisque force nous est bien en terminant de reproduire cette expression aussi recherchée que pittoresque, empreinte surtout de cet atticisme qui caractérise si éminemment notre estimable confrère. »

   L'estimé confrère n'était autre que le libraire montois Théophile Leroux-Lammers qui fit imprimer son édition à Bruxelles sous le titre de Procès du comte et de la comtesse de Bocarmé.
Bibliographie :
   - Devilllers (Léopold), Supplément à la Bibliographie montoise, p. 102, n° 269.
   - De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 345 (332).

200 euros (code de commande : 28453 - vendu).

 

BUSLIN (Hector) et PIÉRART-FINET (Marie-Thérèse) — Petite histoire des « fouilleurs de sol » du Couchant de Mons des origines à 1830. Monographies des exploitations dans les villages d'avant la fusion. [Cuesmes], [chez les auteurs], 1983. A4 photocopié agrafé, [6], 124 p., illustrations.
Table des matières :
   - Message, par Philippe Lermusieau.
   - Liminaire, par Pierre Corron.
   - La Ballade du mineur, par Hector Buslin.
   
Première partie. Les fouilleurs de sol.
      - La formation du terroir
         - Les fossiles. 
      - L'origine du charbon.
      - Les puits à charbon.
         - Les modes de translation.
         - L'exhaure des eaux.
         - L'aérage des chantiers miniers.
         - L'éclairage dans les mines d'autrefois.
      - Le mineur et sa lampe.
      - L'exploitation des mines boraines de jadis.
         - Vers le fond des trous.
         - Autour des trous.
         - Le cheval de mine.
      - Les multiples dangers des anciennes fosses.
         - Les accidents.
         - Les maladies.
      - Le coup d'eau.
      - Les charbonniers et mineurs du temps passé.
         - Les gueules noires.
         - Leurs compagnes.
         - Leur sainte patronne.
      - Quand les grilles se referment.
   Deuxième partie. Les monographies.
      - Angre, Angreau, Onnezies, Roisin - Asquillies - Athis - Audregnies - Aulnois - Autreppe.
      - Baisieux - Blaugies - Baudour - Blaregnies - Bougnies - Boussu.
      - Ciply - Cuesmes.
      - Dour.
      - Élouges - Eugies.
      - Fayt-le-Franc - Flénu - Frameries.
      - Genly.
      - Hainin - Hornu.
      - Jemappes.
      - La Bouverie.
      - Montignies-sur-Roc.
      - Noirchain - Nouvelles.
      - Pâturages.
      - Quaregnon - Quiévrain - Quévy.
      - Saint-Ghislain - Sars-la-Bruyère.
      - Thulin.
      - Warquignies - Wasmes- Wasmuël - Wihéries.
      - Tableau minier d'hier : le 18 de Sidia à Cuesmes.
   - Conclusion.
   - Annexe.
      - Condensé du passé du terroir de la préhistoire à la révolution belge de 1830.
      - Transition, par le professeur Lion.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 28480 - vendu).

 

[CHAGALL (Marc)]. DEHAN (Emmanuel) — Notre visite en Israël. Les vitraux de Chagall. Symboles des Douze Tribus d'Israël. Une nouvelle édition spéciale, revue, comportant des visites aux institutions nationales à Jérusalzem-Ouest et à Ein Karem – la patrie de st Jean-Baptiste.Tel-Aviv, Dehan, 1979. Grand in-8° agrafé, 32 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Table des matières :
   I. Le Centre médical Hadassah de l'Université hébraïque.
      - Hadassah - l'Organisation des Femmes Sionistes d'Amérique.
      - Cartes partielles de Jérusalem-est et ouest :
         - Le vieux Centre Médical Hadassah reconstruit sur le Mont Scopus.
         - Le nouveau Centre Médical Hadassah de l'Université Hébraïque à Ein Karem.
   II. Les Douze Tribus d'Israël.
      - Carte des Territoires assignés aux Douze Tribus
      - Les Douze Tribus d'Israël.
      - Les vitraux de Chagall au Centre Médical Hadassah.
   III. Les vitraux de Chagall - Symboles des Douze Tribus d'Israël.
      - Les Tribus de Ruben et Siméon.
      - Les Tribus de Lévi et Juda.
      - Les Tribus de Zabulon et d'Issacar.
      - Les Tribus de Dan et Gad.
      - Les Tribus d'Aser et de Nephthali.
      - Les Tribus de Joseph et Benjamin.
   IV. Visites aux institutions nationales à Jérusalem-Ouest.
      - Le Cimetière Militaire de Jérusalem.
      - Le Mont Herzl.
      - Le Mont du Souvenir (« Har Hazikaron ») - Yad-Vashem.
      - Le Mémorial John F. Kennedy.
   V. Ein Karem - La « ville dans le pays montagneux de Juda »
      - Le Monastère Franciscain et l'Église St Jean-Baptiste.
      - L'Église de la Visitation à Ein Karem.

5 euros (code de commande : 28455 - vendu).

 

CHEYNS-CONDÉ (Myriam)Métamorphose d'une forteresse médiévale. Le château de la Follie à Écaussinnes d'Enghien. Louvain, [Université Catholique de Louvain], 1976. In-8° broché, 171 p., illustrations en noir, une carte à déplier.
Avant-propos :
   Beaucoup de châteaux ont fleuri sur notre sol. Peu ont résisté au temps. Les uns, victimes des passions humaines, ne sont plus aujourd'hui qu'un amoncellement de ruines, que seules animent encore les rêveries des esprits romantiques. D'autres se meurent lentement, dans la solitude. Désertés par l'homme, ils livrent à la nature un combat obstiné et sans espoir : déjà l'oubli les a recouverts de son voile funeste. Certains, quoique inhabités, connaissent un sort meilleur. Réparés ou restaurés avec plus ou moins de bonheur, ils opposent leur masse indifférente aux regards émerveillés des promeneurs du dimanche. Ancrés dans un âge à jamais révolu, ils sommeillent, bercés par la terne mélopée d'un guide.
   Quelques-uns, enfin, vivent encore. Ils recueillent, dans leurs murailles épaisses, les cris et les murmures, les rires et les plaintes, les chants de deuil, d'amour et d'espoir. Ils voient naître, grandir et mourir les parents et les enfants. Ils sont un confident, un soutien, un refuge. En eux, le présent succède au passé comme le futur succédera au présent : sans heurts, sans révolte, sans déchirement. En eux se perpétue une tradition séculaire et toujours vivace, que chaque génération alimente d'un sang nouveau. En eux, l'homme retrouve quelque chose de sa propre nature : la volonté de perdurer, de s'adapter tout en ne perdant rien de son caractère propre, de survivre, envers et contre tout.
   Aussi ne doit-on pas les considérer comme une matière inerte, qu'il faut vaincre et dominer, mais comme des êtres vivants, qu'il convient de respecter, de comprendre et d'aimer. Ce n'est qu'à cette condition que la recherche se révélera fructueuse.
   Le château de la Follie, à Écaussinnes d'Enghien, est une de ces demeures privilégiées, qui ont conservé dans leurs murs comme une émanation de l'âme de ceux qui y ont vécu, combattu et souffert. Il est, depuis 1920, la propriété des comtes de Lichtervelde, qui ont toujours eu à cœur de préserver cet héritage du passé. Il se présente aujourd'hui comme une agréable résidence, respirant la quiétude et la douceur de vivre. De forme carrée, il s'élève au centre d'un vaste parc, que traverse le cours paisible de la Sennette, en route vers Henripont, Qu'on ne s'y trompe pas cependant. Né dans les brumes du Moyen Âge, il fut d'abord une forteresse redoutable, flanquée à chaque angle d'une tour épaisse, et retranchée derrière de larges douves. Ensuite, au cours des siècles, il eut à subir de nombreuses transformations, qui le privèrent peu à peu de son appareil militaire.
   Nous nous proposons, dans ce travail, de retracer cette histoire, de décrire les diverses étapes de cette lente métamorphose. Nous espérons contribuer ainsi pour une modeste part à rompre le silence qui entoure l'architecture civile de nos régions, trop souvent négligée au profit des édifices religieux.

20 euros (code de commande : 28451).

 

COENEN (Marie-Thérèse) — Syndicalisme au féminin. Volume I. 1830-1940. Bruxelles, Centre d'Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire, 2008. In-4° broché, 320 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les femmes sont un problème. Où sont-elles ? Pourquoi est-il si difficile de les syndiquer ? Sont-elles indifférentes à la solidarité ouvrière ? Ces questions traversent, comme un leitmotiv, toute l'histoire du mouvement syndical. Nous sommes parties à leur recherche et avons parcouru un siècle et demi d'actions sociales, à travers les auteurs classiques de l'histoire sociale, les archives, les travaux plus contemporains sur le travail féminin... et nous les avons trouvées partout. L'outil pédagogique Syndicalisme au féminin, publié en 1990, a servi de trame de départ mais il a été entièrement revisité et augmenté. Le premier volume va du pré-syndicalisme à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les travailleuses s'engagent mais pas n'importe comment, ni à n'importe quel prix. Elles font la grève, avec enthousiasme. Certaines, dans les organisations, sont des militantes accomplies. Mais les retours sont maigres. Le découragement les guette. La méfiance est de mise quand il s'agit de leur autonomie et quand elles revendiquent un espace spécifique qui, dans les différentes périodes étudiées, leur est bien souvent nécessaire pour oser s'affirmer. Les travailleuses sont considérées à la marge, comme étant de passage dans le champ professionnel. Mais progressivement, les esprits évoluent. Elles acquièrent petit à petit, cette double légitimité et sur le marché du travail et dans le mouvement syndical. Mais là, nous entrons déjà dans le deuxième volume qui traitera des années quarante à nos jours.

20 euros (code de commande : 28474 - vendu).

 

[DEFUISSEAUX (Alfred)]. DELATTRE (Achille) — Alfred Defuisseaux, un homme, une période. Préface de Léo Collard. [Charleroi], Institut Émile Vandervelde, 1959. In-8° broché, 191 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Les étapes du Suffrage Universel en Belgique.
   - Alfred Defuisseaux, sa famille.
   - La situation sociale en 1870.
   - Le peuple est conciliant mais sans résultat.
   - Le Procès d'Hornu et Wasmes.
   - La vengeance frappe aussitôt.
   - Alfred Defuisseaux se lance dans la bataille.
   - Les lieutenants d'Alfred Defuisseaux.
   - Le Catéchisme de Defuisseaux.
   - L'auteur du Catéchisme du Peuple est sévèrement condamné. Il passe à l'étranger.
   - La manifestation doit remporter la victoire Alfred Defuisseaux en exil.
   - La Chambre censitaire jette du lest.
   - Les agents provocateurs entrent en lice.
   - L'action, qui va se développant sans cesse, fait de plus en plus impression.
   - Victoire ! Mais le sang a de nouveau coulé.
   - Alfred Defuisseaux rentre et est incarcéré. Les élections du 14 octobre 1894.
   - Le Grand Complot d'un seul homme.
   - La Grande Voix du Peuple se fait entendre au Parlement.
   - Apothéose.

15 euros (code de commande : 28487*).

 

DELATTRE (Achille)À la gloire du mineur. Anthologie ornée de trente-trois illustrations. Cuesmes, Impricoop, 1958. In-8° broché, 211 p., illustrations hors texte, bon exemplaire.
   Achille Delattre réunit ici un choix de textes concernant la mine. On y trouve les noms célèbres de la littérature : Louis-Laurent Simonin, Émile Zola, Louis-Eugène Caustier, Georges Clemenceau, Laguerre, Alexandre E. Millerand, Hector-Henry Malot, Gilbert Cesbron, Upton Sinclair, A. J. Cronin, Gustav Morcinek, Otto Dunbier, A. Hans, Camille Lemonnier, Louis Delattre, Pierre Hamp, Jules Destrée, Louis Piérard, Jules Sottiaux, Constant Malva, Jean-Louis Vandermaesen, Valentin Van Hassel, Marius Renard, G. Delarge, Georges Rameackers, O. P. Gilbert, Henri Deligne, G. C. Rutten, Pierre Demart, Jean-Pierre Barrou, Marcel Sala, Jef Rens et Achille Delattre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est seulement vers la moitié du 19e siècle que des écrivains d'avant-garde commencèrent à décrire la vie des hommes attachés aux travaux des mines. À ce moment déjà, grâce à la vapeur et à la société anonyme qui permit de réunir les gros capitaux exigés par les nouvelles techniques, l'industrie houillère a déjà pris de considérables développements.
   Avant cette période, les allusions aux mines gué l'on trouve, se rapportent à la recherche du charbon et aux difficultés que rencontre sa mise à fruit.
   Mirabeau, à l'assemblée nationale française qui suivit la prise de la Bastille en 1789, disait dans un grand discours sur l'industrie charbonnière qui commençait à se développer dans le Nord de la France :
   « Le premier filon était à trois cents pieds et n'étail susceptible d'aucun produit. Pour y arriver, il avait fallu franchir un torrent intérieur qui couvrait tout l'espace dans une étendue de plusieurs lieues. On touchait la mine avec une sonde et il fallait, non pas épuiser cette masse d'eau, ce qui était impossible, mais la traverser. Une machine immense fut construite, c'était un puits doublé de bois ; on s'en servit pour contenir les eaux et traverser l'étang. »
   En 1867, Simonin, rompant avec cette espèce de tradition, publia son premier livre, La Vie souterraine qui eut immédiatement des imitateurs d'importance, tel Émile Zola.
   Les sujets ne manquaient pas : les catastrophes, les grèves violentes et souvent sanglantes mêlées à la misère des corons miniers étaient autant de sujets presqu'inépuisables qui se bousculaient sous la plume des auteurs.
   Par la suite, lorsque pareilles raisons venaient à manquer, les écrivains à sensation en trouvaient à volonté dans leur bénévole encrier.
   Le mineur a été très longtemps méprisé, considéré comme un perpétuel plaignant, un révolté sans motif.
   Mais ces premiers écrivains de la mine et des mineurs qui étaient des hommes de talent et d'audace leur rendirent justice, d'autres suivirent qui les présentèrent tels qu'ils sont véritablement : ardents au travail, courageux dans le danger, néanmoins amateur de franche gaîté.
   « Débarrassé de son masque noir, dit l'Académicien Louis Delattre, le houilleur redeviendra le Gaulois joyeux, pétillant, le frère de l'alouette fredonnante. »
   Le mineur est goguenard. : les curieux visiteurs de travaux souterrains ainsi que les amateurs de fortes sensations qui veulent tâter du métier pendant une courte période, sont parfois victimes de cette tournure d'esprit.
   Leurs farces et leurs blagues, ont cependant parfois des lendemains surprenants.
   C'est ainsi que l'un de ces amateurs de fortes émotions s'étant informé d'où venait l'eau qui tombait sur la cage et l'arrosait si désagréablement, reçut comme réponse « que c'était les camarades des étages supérieurs du vaisseau de fer qui leur « pissaient » sur la tête, histoire de les bénir. »
   Dans une brochure à sensation, le naïf curieux rapporta l'histoire ainsi que d'autres de même valeur qui lui avaient été versées dans l'oreille ; les auteurs de ces audacieuses trouvailles en rirent à gorge chaude.
   Les littérateurs de mines et de mineurs n'ont pas toujours cette naïveté ; la plupart, presque tous, peut-on dire, ont tenu à se documenter sérieusement avant de confier leurs constatations au papier.
   Mais les outrances et les invraisemblances ne sont pas rares dans la littérature minière.
   Nous nous sommes attachés à les éviter dans notre choix des textes et n'avons pas hésité à écarter de nos analyses, les récits par trop fantaisistes qui défiguraient visiblement la vérité.

20 euros (code de commande : 28486 - vendu).

 

DELATTRE (Achille) — Dans la bourrasque. Bruxelles, Labor, 1946. In-8° broché, 210 p., couverture défraîchie, cachet humide de la Bibliothèque Ouvrière de Wihéries appliqué sur plusieurs pages.
Avertissement :
   Non, ce travail n'est pas le produit d'une imagination plus ou moins féconde. C'est le résultat de recherches longues et souvent ardues, conduites en vue de faire connaître les développements de la technique, de l'économie et du social au cours du XIXe siècle, dans cette région tourmentée du Borinage.
   Pour la facilité du lecteur, nous avons adopté la forme du roman, mais les grands faits que nous rapportons sont tous absolument véridiques, comme la vie des populations, au cours de la période où se place notre récit, a été peinte avec toute la fidélité que permettent les nombreux documents consultés ainsi que les propos arrivés jusqu'à nous de cascade en cascade.
   Notre but est de faire connaître l'effort permanent d'une classe vers plus de vie, effort ponctué, presque régulièrement, de révoltes et de malheurs qui l'accablèrent souvent sans l'abattre jamais.

12 euros (code de commande : 28485 - vendu).

 

DELHAYE (Willy) — Histoire d'un bourg rural. Frasnes-lez-Buissenal des origines au début du XXe siècle. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1993. In-8° broché, 326 p., illustrations, (collection « Annales du Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois », t. LIII - 1992-1993), rare.
Table des matières :
   - Avant-propos - Sources.
   I. Le cadre géographique et toponymique.
      A. Présentation de la localité.
      B. Promenade parmi les lieux-dits de Frasnes.
      C. Lieux habités, friches et bois.
   II. De la préhistoire à l'époque franque.
   III. Le Haut Moyen Âge.
   IV. Les premières mentions de Frasnes.
   V. Sous le régime féodal.
      A. Seigneuries, hommes et propriétés foncières.
      B. Organisation de la communauté.
      C. Un phénomène annexe : les bourgeois forains d'Ath.
      D. Histoire et organisation féodales.
      E. Histoire et composition des principales seigneuries.
      F. Église et paroisse.
   VI. Démographie et vie locale jusqu'au XVe siècle.
      A. Démographie à Frasnes : un village déjà populeux.
      B. L'agriculture : l'activité de base.
      C. Des activités qui furent d'abord annexes.
      D. La vie quotidienne : la tête près du bonnet.
      E. Encore de l'agitation au XVe siècle.
   VII. Le XVIe siècle.
      A. Le sommet de la croissance.
      B. Insécurité dans nos campagnes.
      C. Pendant les troubles de la Réforme.
      D. La structure sociale.
   VIII. L'âge moderne.
      A. Le XVIIe siècle : le siècle des malheurs.
      B. La période autrichienne.
      C. La population frasnoise aux XVIIe et XVIIIe siècles.
      D. Parlons d'impôts.
      E. L'agriculture reste l'activité de base.
      F. Image de la société frasnoise.
      G. Activités industrielles et artisanales.
      H. Les institutions sociales.
      I. L'enseignement jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
   IX. Apres la révolution française.
      A. Sous le régime français.
      B. La période hollandaise.
      C. La situation économique vers 1830.
   X. Après la révolution de 1830.
      A. Vers le mi-siècle : la grande misère.
      B. État sanitaire de la population et hôpitaux.
      C. La situation économique vers le milieu du siècle : l'agriculture garde son importance.
      D. Industries et commerces.
      E. La construction des routes principales.
      F. La seconde moitié du siècle : vers le progrès.
      G. La situation économique après 1860.
      H. Les transports en commun.
      I. Maire et administration communale.
      J. L'enseignement au XIXe siècle.
      K. Progrès et mécanisation de l'agriculture.
      L. Festivités et réjouissances.
   XI. Histoire des industries et métiers ruraux.
      A. Les industries textiles.
      B. Les industries alimentaires.
      C. Les métiers du cuir.
      D. Les métiers du bois.
      E. Les métiers de la terre cuite.
      F. Les métiers de la cire.
      G. Les industries du métal.
   XII. En bref.
   Annexe I. Tableaux divers.
   Annexe II.
      1. Cens et rentes dus au comte de Hainaut en 1265-78.
      2. Précisions et compléments sur les fiefs frasnois.
   Annexe III. Les francs-alleux de Frasnes.

40 euros (code de commande : 28493).

 

DENNETT (Daniel C.) — La stratégie de l'interprète. Le sens commun et l'univers quotidien. [Titre original : The Intentional Stance.] Traduit de l'anglais par Pascal Engel. Paris, Gallimard, 1990. In-8° collé, XVI, 493 p., (collection « NRF Essais »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Pourquoi publie-t-on un ouvrage sinon parce qu'on a le désir d'être lu ? Pourquoi les jours de pluie prend-on son parapluie sinon que l'on espère ne pas être mouillé ? Pourquoi demande-t-on son chemin à un inconnu si on ne croyait qu'il saura nous l'indiquer ?
   Notre univers quotidien est ainsi fait de milliers d'actes qui tous révèlent une psychologie spontanée sur laquelle nous réglons nos rapports à autrui : chacune de nos décisions, même la plus élémentaire, répond à un calcul, à une prévision en termes de désir, de croyance, d'attente, de compréhension. C'est ce que, ordinairement, on appelle le « sens commun ».
   Concernant le monde des objets physiques, nous avons un système de savoirs et d'attentes, sorte de « physique populaire », dont on n'ignore pas qu'elle n'a plus guère à voir avec la physique scientifique. Pour ce qui concerne le monde de la coexistence de soi avec autrui, notre sens commun est-il plus fiable ? Peut-il même être l'objet d'une réflexion philosophique ?
   À cette question, Daniel C. Dennett s'est attaché, démontrant que le sens commun est notre seule capacité générale à interpréter nos semblables, à la condition qu'on le comprenne en termes de perspective intentionnelle. Le sens commun est notre stratégie prédictive qui définit, grâce à la notion de croyance, nos horizons d'attente dans nos rapports de tout instant avec autrui. Voilà une réponse – développée dans le domaine, en plein bouleversement, de la philosophie de l'esprit – qui, sans en avoir l'air, ébranle bien des certitudes en sciences humaines.

15 euros (code de commande : 28471 - vendu).

 

[DONNAY (Jean)]. Hommage à Jean Donnay 1910-1980. 70 ans d'aquarelles, dessins, gravures, lavis. Préfaces de Françoise Clercx-Léonard-Étienne et Jacques Parisse. Tête-à-tête avec Jean Donnay par Jean Otten. Liège, [Arts 80], 1981. In-8° carré broché, [74] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, une coupure de presse, exemplaire en bel état et portant la signature de l'artiste à la page de garde.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par Jean Otten, et présentée aux Chiroux et aux Dominicains, à Liège.
Extrait de la préface de Jacques Parisse :
   Ainsi qu'il convient en matière de critique d'art j'ai connu l'œuvre avant de connaître son auteur. Ma première rencontre avec Jean Donnay en personne date des premiers mois de 1961. J'avais peu de jours avant fait paraître une chronique à son propos. Je circulais rue des Clarisses ; une petite Volkswagen noire s'arrête à ma hauteur au milieu de la chaussée. Jean Donnay sort, me remercie avec gentillesse et courtoise ironie. Un quidam automobiliste accroche sa voiture. Je l'en avertis. Sans émoi, calmement, il prend congé comme on dit et s'en va tout aussi calme voir ce qu'il en est...
   Depuis lors Jean Donnay a fini de nous étonner. Tant de rencontres organisées ou fortuites (aux « mardis » de Georges Comhaire, aux cimaises, aux rayons des librairies, dans son atelier-phare de Cheratte) n'ont pas manqué de nous confirmer le personnage qu'il est. En lui se rassemblent la force morale, la discrétion sur lui-même, l'intérêt et l'amitié pour les autres et leur œuvre, l'ouverture d'esprit et cette culture profonde et réfléchie qui fait de lui un humaniste de notre époque.
   Que dire, dès lors, de l'œuvre qui n'ait été dit et écrit ? Comme pas un il maîtrise la gravure « classique », entendons par là celle qui peut tout exprimer sans expérimenter la « nouvelle cuisine ». Il s'est donné Rembrandt pour maître. Comme l'immense Hollandais le maître de Cheratte conduit son trait là où il veut, comme il veut aussi bien dans le fouillis organisé, serré, dramatique au cœur de l'usine noire, que sur un chemin de croix ou dans la paix des pâtis du plateau de Herve : quelques traits plus caresses que griffures décrivent la haie et l'arbre, la charrue au repos, le voyageur biblique qui surplombe la Basse-Meuse. Pas d'éclat, pas d'esbrouffe, jamais la science (il connaît tout de la gravure : il l'a enseignée succédant à François Maréchal, précédant Georges Comhaire) ne s'étale. Il nous laisse le soin de voir et d'ajouter notre propre rêverie. Chacune des planches de Jean Donnay (un millier) a son poids d'âme, de sensibilité, d'amour, de complicité avec l'homme an travail ou dans la paix précaire.
   Notre vieux maître Arsène Soreil a bien dit dans la monographie consacrée à Jean Donnay l'importance du peintre. Le maître de Chenille n'est pas parent de son homonyme Auguste Donnay, le maître de Mery, mais que d'affinités néanmoins : une idéalisation teintée de mysticisme, un même goût de la nature organisée pour et par l'homme, une économie de matière et de couleurs savantes, le dédain du « grand sujet » au bénéfice exclusif de la sincérité et de l'humanité. L'art enfin tout autant chez le graveur que chez le peintre de dire beaucoup mine de rien.

10 euros (code de commande : 28469).

 

ENZENSBERGER (Christian) — Essai de quelque envergure sur la crasse. [Titre original : Grösserer versuch über den schmutz.] Traduit de l'allemand par Raymond Barthes. Paris, Gallimard, 1971. In-8° broché sous couverture rempliée, 198 p., (collection « Du Monde Entier »), première édition.
En quatrième de couverture :
   Essai : c'est ainsi que l'auteur désigne son livre. Et en effet, l'ouvrage met en œuvre des concepts, développe des analyses, avance des thèses. Le principal de ces concepts, autour duquel s'agencent les autres, est celui de saleté, ou crasse. La thèse dominante serait qu'identifier la civilisation à la propreté (la Sauberkeit, qui serait l'idéal premier de l'Allemagne actuelle) est en soi-même chose malpropre.
   Essai donc, l'ouvrage est néanmoins tout autre chose qu'une méditation suivie. Puzzle où la parole est distribuée entre plusieurs voix : lui, plus théorique, elle, plus proche de l'expérience vécue, voix d'ailleurs interrompues elles-mêmes par de constantes citations-collages (de la Bible à Sade, Burroughs, Sartre, Beckett, Marx, Genet, toute la « culture ») défile ainsi dans l'angle de vue qui est celui du livre, celui de la crasse toujours). Il s'agit en fait d'un surprenant montage descriptif-humoristique du « monde moderne » vu comme celui de la pollution généralisée, délirante.
   La froide « énormité » des propos, l'imperturbable obstination mise à développer un thème unique et en apparence limité ne sont pas sans évoquer un autre écrivain, le plus moderne des classiques il est vrai : Swift, que la « saleté » aussi obséda.

10 euros (code de commande : 28466).

 

[GACHET (Paul)]. Un ami de Cézanne et de Van Gogh : le docteur Gachet. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1999. In-4° broché, 301 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 28 janvier au 26 avril 1999 ; au Metropolitan Museum of Art, à New York, du 17 mai au 15 août 1999 et au Van Gogh Museum, à Amsterdam, du 24 septembre au 5 décembre 1999.
En quatrième de couverture :
   Le nom du docteur Gachet est familier à ceux qui savent – et ils sont nombreux – qu'il a accueilli Vincent van Gogh à Auvers-sur-Oise, où l'artiste a passé les dernières semaines de sa courte vie. On sait moins que le médecin était peintre lui-même et qu'il s'est toujours intéressé à l'art. Il a même été l'un des premiers amateurs de Cézanne, Pissarro et Guillaumin, puis de Renoir et Monet. Son fils, qui hérita de sa passion en même temps que de sa collection, a contribué à le faire connaître par ses somptueuses donations aux Musées nationaux, révélant au monde des chefs-d'œuvre jusqu'alors restés cachés dans la maison familiale, comme Une moderne Olympia de Cézanne ou le Portrait clé l'artiste et L'Église d''Auvers de Van Gogh.
   Ce catalogue évoque, à partir de documents souvent inédits, la personnalité des Gachet père et fils, leur travail de peintre et leur rôle de collectionneur. Un dossier constitué par le Laboratoire de recherche des musées de France analyse les œuvres de Cézanne et Van Gogh et leurs copies par les Gachet, permettant de mieux définir les techniques respectives des artistes. Enfin, l'étude des œuvres données au musée d'Orsay est complétée par une reconstitution de la collection dans son intégralité.
Table des matières :
   - Gachet père et fils, par Anne Distel.
   - Paul Gachet, d'après des documents et des souvenirs, par Michael Pakenham.
   - Chronologie.
   - Les questions posées au Laboratoire de recherche des musées de France à propos des œuvres de Cézanne et de Van Gogh de la collection Gachet, par Jean-Pierre Mohen.
   - L'analyse radiographique dans l'étude de la collection du docteur Gachet, par Élisabeth Ravaud.
   - Une moderne Olympia. Étude comparée du tableau de Cézanne et de la copie de Paul Van Ryssel (docteur Paul Gachet), par Danièle Giraudy.
   - La décoloration de couleurs rosés et pourpres dans des tableaux de Van Gogh peints à Auvers-sur-Oise, par Jean-Paul Rioux.
   - Catalogue, par Anne Distel.
   - Iconographie du docteur Gachet et de ses enfants, par Anne Distel.
   - La donation Gachet dans son contexte : les collections connues et méconnues du docteur Gachet, par Susan Alyson Stein.
   - La grande collection vue par Paul Gachet fils, par Susan Alyson Stein.
   - Liste des artistes et des œuvres dans la collection Gachet, par Julie Steiner.
   - Le catalogue inédit de Paul Gachet fils. Établi par Susan Alyson Stein avec l'aide de Julie Steiner.
   - Liste des copies faites d'après des œuvres de Van Gogh, de Cézanne et d'autres artistes du xixe siècle dans la collection Gachet, par Susan Alyson Stein.
   - Extrait de l'inventaire après décès de Mme Gachet.
   - Vincent van Gogh à Auvers-sur-Oise : lettres de l'artiste et de son entourage.
   - Liste des expositions.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28488 - vendu).

 

GADENNE (Paul) — L'Avenue. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 259 p., exemplaire en bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Beaucoup plus qu'un roman, L'Avenue est une méditation sur quelques-uns des thèmes fondamentaux de la vie humaine. L'action est à peine située dans une petite ville de la zone sud où Antoine Bourgoin, après avoir été blessé pendant l'exode, s'installe. Antoine est sculpteur : il a trouvé ici une retraite où il peut travailler à une figure d'Ève. Il a déjà exécuté une œuvre sur le même sujet, à ses débuts, œuvre d'où est parti son succès. Mais lorsqu'il en regarde l'image, il se rend compte à la fois de l'évolution de son art et de son évolution intérieure.
   Dans cette petite ville, où apparaissent au passage les silhouettes précises des habitants, il y a une avenue, qui mène à une construction inachevée, dont tout le monde parle, que chacun critique ou approuve, interprète à sa façon.
   C'est pourquoi Antoine est amené à réfléchir, à la fois sur son Ève et sur la Construction : c'est-à-dire sur les voies de son art, sur la réalisation intérieure par l'œuvre d'art, sur l'équilibre de la matière charnelle et de l'esprit qu'une telle réalisation implique ; et, simultanément, sur cette Construction (par l'importance même qu'elle a prise dans l'esprit des habitants comme dans le sien), sur cette Résidence jamais achevée, où conduit l'Avenue et où, semble-t-il, régneraient l'harmonie, l'équilibre et la paix, autre modèle de construction intérieure qui pourrait être social ou religieux. Et l'on pressent qu'Antoine s'engage sur la voie religieuse, sinon chrétienne, qui peut donner son achèvement, son sens final à l'existence.

18 euros (code de commande : 28468).

 

[GAILLARD (Pierre Alexandre, dit Gaillard de la Bataille) — Vie et mœurs de Mademoiselle Cronel dite Frétillon. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Gay, 1883. [Bruxelles / J.-J. Gay, Éditeur / 1883] Deux volumes in-12 (120 x 180 mm.) demi-chagrin marron (mors frottés) à coins, dos lisses ornés de filets, pointillés et fers dorés, tranches dorées, t. I : [1 (faux-titre et titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XXIV, 205, [1 bl.] p., t. II : 234, [2 bl.] p., chaque volume contient un titre-frontispice gravé à l'eau-forte par Jules-Adolphe Chauvet.
   La première édition de ces aventures de l'actrice Mademoiselle Clairon fut publiée à Rouen en 1739-1740.
Avis de l'éditeur :
   Le comédien Gaillard de la Bataille, qui avait été héros et témoin des premiers exploits de la célèbre Clairon, furieux d'avoir été quitté par elle, publia ce roman qui parut, la première fois, sous le titre : Histoire de la vie et des mœurs de Mademoiselle Cronel, dite Frétillon ; ensuite sous celui d'Histoire de Mademoiselle Cronel, dite Frétillon, actrice de la Comédie de Rouen, écrite par elle-même.
   C'est l'histoire, vraie ou supposée, des premières amours de cette femme célèbre qui, dès l'âge de 13 ans débuta dans la carrière galante, à Paris, où l'avait amenée sa mère pressée de tirer parti des charmes naissants de sa fille.
   Une cinquième partie, devenue rare, a été publiée à La Haye, en 1750, sous le titre de Mémoires pour servir à l'histoire de Mademoiselle Cronel dite Frétillon, ci-devant actrice de la Comédie à Rouen, et présentement de la Comédie à Paris.
   Claire-Joséphine Leyris de La Tude, dite Mlle Clairon, née près de Condé, dans les Flandres, en 1723, avait seize ans en 1739 lorsque parurent les quatre premières parties de ces Mémoires, et 26 ans, lors de la publication de la cinquième partie.
   Ayant débuté, sans succès, à Paris, au théâtre des Italiens, elle passa ensuite à Rouen, puis à Lille où elle se trouvait en 1739.
   Dans ses Mémoires, publiés à Paris, l'an VII (1799), Mlle Clairon se pose en vestale et rejette avec mépris ce roman pamphlétaire.
Bibliographie :
   - Gay (Jules), Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes, au mariage et des livres facétieux, pantagruéliques, scatologiques, satiriques, etc., t. II, col. 521-522 (pour les éditions du XVIIIe siècle).

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 28496).

 

GARIN (Adelson) — Binche et le carnaval. Binche, cité impériale, son histoire, son folklore, ses richesses et ses traditions. Charleroi, [Province de Hainaut], 1998. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire dédicacé, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion du centième anniversaire de la Société Royale des Récalcitrants.
En quatrième de couverture :
   Adelson Garin invite à jeter un regard tout neuf sur Binche, cité impériale, enfermée dans ses remparts.
   L'auteur a écouté le chant des poètes et des gens de lettres ; il est allé à la recherche des grands moments de la vie de la cité comme de ses coutumes et de ses traditions.
   Après avoir dévoilé les riches monuments qui, voici un siècle, ont fait de Binche une ville de rêve, il a visité les ateliers des peintres, sculpteurs et artisans qui ont magnifié son folklore, tout en conviant le lecteur à fredonner les airs et chansons du cru, à lever le rideau sur sa vie théâtrale et musicale.
   Adelson Garin a puisé, à pleines mains, dans le trésor de la ville éternelle du Carnaval ; il en fait partager les richesses...

20 euros (code de commande : 28479*).

 

[GAULE - GRAVURE]. BONNE (Rigobert) — Gallia Vetus. A R[igober]to Bonne, Primario Hydrographo Navali. Paris, Hôtel de Thou [Panckoucke], 1787. Gravure réalisée par Gaspard André, coloriée, extraite de l'Atlas encyclopédique, contenant la géographie ancienne, et quelques cartes sur la géographie du Moyen age, la geographie moderne, et les cartes relatives à la géographie physique de Rigobert Bonne et Nicolas Desmarets. Marges un peu salies et restauration à l'adhésif dans la partie inférieure du pli central (sans dommage pour la gravure). Un portrait de profil a été crayonné dans la partie supérieure de la marge droite.
Dimensions :
   - Illustration : 345 x 233 mm.
   - Cuvette : 364 x 252 mm.
   - Feuille : 463 x 314 mm.

   Le mathématicien et géographe Rigobert Bonne (Raucourt, 1727 - Paris, 1795) fut nommé cartographe royal du Service Hydrographique de la Marine en 1775. Ses cartes très appréciées furent, notamment, publiées dans l'Atlas maritime, en 1762, dans l'Atlas de Toutes Les Parties Connues du Globe Terrestre de l'abbé Raynal, en 1780 et dans l'Atlas encyclopédique, en 1787.

70 euros (code de commande : 28484).

 

Les grandes voix du Hainaut à l'époque du 78 tours. Bruxelles, Lebeer-Hossmann - Grand-Hornu-Images, 1985. In-4° broché sous couverture rempliée, 184 p., très nombreuses illustrations en noir, le double disque qui accompagnait la publication manque, sinon bel exemplaire, peu courant.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Claude Durieux.
   - Vieilles cires, par Fernand Leclercq.
   - Le disque 78 tours, reflet d'une époque, par Yves Becko.
   - Scènes internationales, une école du chant ?, par Antoine Livio.
   - Le milieu musical, par Robert Wangermée.
   - Une vie d'artiste ?, par Michèle Leclercq-Friche.
   - Biographies, par Michèle Leclercq-Friche.
   - Liste des œuvres.

35 euros (code de commande : 28464).

 

GRASSET (Bernard) — La chose littéraire. Dix-neuvième édition. Paris, Gallimard, 1929. In-8° broché, IX, 206 p.
Extrait de la préface :
   En écrivant les articles que je réunis ici, j'eus avant tout le souci de me faire entendre du large public qui m'était offert. C'est assez dire qu'ils pourraient bien ne point satisfaire les plus délicats. Je le publie néanmoins tels qu'ils parurent, sans y rien changer, pour la raison qu'ils me semblent précisément tirer tout leur prix des circonstances auxquelles je dus me plier.
   Un amour profond des Lettres m'inspira ces articles. Avant de m'en reprocher les vivacités, comme certains déjà n'y manquèrent, que l'on songe aux difficultés que rencontre, de nos jours, un éditeur qui aime les Lettres. Notre temps a perdu le respect de la chose écrite. Quand, il y a bientôt vingt-cinq ans, j'abordai l'édition, le livre n'était encore l'audace que d'un petit nombre. Y prétendre, c'était alors témoigner, pour le moins, de quelque besoin de dire. Sans doute, certains s'étaient déjà avisés qu'après tout, pour qu'un livre parût, il suffisait que quelqu'un en payât l'impression, & ceux-là n'avaient pas manqué de tirer profit de leur découverte ; mais, n'étant pas encore le nombre, ils se sentaient mal à l'aise sur le terrain de l'esprit. Ce fut à la complicité de leur temps, de notre temps, qu'ils durent s'y installer en maîtres, et non pas seulement, comme certains affectent de le croire, à des complaisances d'éditeur, trop nombreuses il est vrai, mais qui eussent été impuissantes à fonder le succès.
   Ces nouveaux venus devaient en effet trouver une indulgence toute prête à justifier leur audace – voire même à la consacrer – dans un public, nouveau lui aussi, et tous les jours plus étendu, que, comme eux, le seul besoin de paraître avait gagné aux choses de l'esprit & qui s'était arrogé le droit d'en débattre. Dès lors qu'il appartenait de juger le talent à qui savait le reconnaître, on pouvait se croire dispensé d'en témoigner. Ainsi tombèrent les derniers scrupules & s'ouvrit une ère d'u-inflation littéraire qui n'a pas encore pris fin.

13 euros (code de commande : 28497).

 

HEISS VON KOGENHEIM (Johann) — Histoire de l'Empire, contenant son origine ; son progrès ; ses révolutions ; la forme de son gouvernement ; sa politique ; ses alliances ; ses négociations ; & les nouveaux réglemens qui ont été faits par les Traités de Westphalie. Par le Sieur Heiss. Premiere partie. Troisiéme edition augmentée de plusieurs remarques. Histoire de l'Empire, contenant l'Etat present de l'Empire selon qu'il a été changé, & reglé par les Traitez de Westphalie. Par le Sieur Heiss. Seconde partie. Troisiéme edition augmentée de plusieurs remarques. La Haye, Van Bulderen, 1694. [t.  I : A La Haye, / Chez Henri van Bulderen, Marchand / Libraire, dans le Pooten, à l'Enseigne / de Mezeray. / M. DC. XCIV. t.  II : A La Haye, / Chez Henri van Bulderen, Marchand / Libraire, dans le Pooten, à l'Enseigne de Mezeray. / M. DC. XCIV. ] Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches mouchetées, t. I : [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [8 (épître, avertissement, table des chapitres)], 600, [38 (table)] p., titre-frontispice gravé par Abraham de Blois, t. II : [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [4 (table des chapitres)], 493, [7 (table)] p., 2 planches à déplier, ex-libris de la bibliothèque du château de Nordkirchen, exemplaire en bel état.
   Pierre Larousse nous apprend que Jean de Heiss, seigneur de Kogenheim était « un historien allemand, né vers 1615 et mort à Paris en 1688. Il fut successivement résident de l'électeur palatin à la cour de France, intendant de l'armée française en Allemagne, envoyé de Louis XIV près du cardinal de Furstenberg. On lui doit le premier résumé un peu lucide de l'histoire d'Allemagne... »
   L'ex-libris est celui du comte Nikolaus Maria Franz Esterházy de Galántha (1804-1885), propriétaire du château de Nordkirchen, qui épousa la comtesse Maria von Plettenberg en 1833. En 1903, le « Versailles westphalien », comme était surnommé le château en raison des jeux d'eau dont il disposait, fut vendu au duc Engelbert-Marie d'Arenberg (1872-1949). On pourrait imaginer que la signature « F. B. de Plettenberg » qui apparaît sur chaque page de titre soit celle du comte Friedrich Bernhard Wilhelm von Plettenberg (1695-1730).
Bibliographie :
   - Larousse (Pierre), Heis (Jean de), dans Grand dictionnaire universel, t. IX, , p. 142.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 28452).

 

JARRY (Alfred) — Œuvres poétiques complètes. Textes réunis par Henri Parisot. Préface d'André Frédérique. Paris, Gallimard, 1945. In-8° sous cartonnage d'éditeur (maquette de Mario Prassinos), 254 p., exemplaire numéroté (n° 205).
Extrait de la préface :
   Les vers chez Jarry fleurissent au milieu de la prose non seulement dans des ouvrages comme les Minute, de Sable Mémorial qui les préparent et où ils s'épanouissent en parfaites cristallisations, mais dans ses romans où rien ne les fait prévoir. Pour un familier de Jarry, les réunir leur donne un nouvel éclairage. Aussi peu homme de lettres que possible, il les a lâchés au hasard de l'inspiration, sans souci pour leur sort. Rares sont ceux, que publièrent isolés des revues. Leur résonance multiple, dans l'entraînement de la prose, les a fait parfois défiler trop vite dans notre esprit. Nous n'attendions pas toujours tant d'ampleur.
   Son ouvrage poétique le plus long, les Minutes, composé avec une rigueur toute particulière qui échappe à la première lecture, où s'enchevêtrent des poèmes en prose et en vers d'une densité remarquable dans lesquels « l'humide et le noir s'épandent en libations », met au jour un monde larvaire qui grouillait dans d'opaques profondeurs. Nos yeux voient sous une lumière glauque s'animer suivant des lois magiques les constructions binaires ou ternaires qu'il affectionne : les oppositions se répondent, le blanc et le noir, la lumière et les ténèbres ; des énigmes ambivalentes résolvent en arborescences hâtives un foisonnement d'images surgi de l'inconscient :
      La sirène minérale tient son bien-aimé par la tête...
Bibliographie :
   - Huret (Jean-Étienne), Les cartonnages NRF. Bibliographie.

80 euros (code de commande : 28498).

 

KLIMA (Ladislav) — Le monde comme conscience et comme rien. [Titre original : Svet jako vedomi a nic.] Traduit du tchèque par Erika Abrams. Paris, La Différence, 1995. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 211 p., (collection « Philosophia Perennis »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Publié en 1904, anonymement et à compte d'auteur, sous un titre-clin d'œil à Schopenhauer mais selon une recette aphoristique plus proche de Nietzsche, le Monde comme conscience et comme rien est le premier livre d'un Klima qui, pour en être encore à se chercher lui-même, ne perd rien en force de provocation. Métaphysique, chimie, botanique, zoologie, génétique, psychologie, physiologie et physiognomonie, axiologie et « actiologie », éthique, esthétique, anthropologie, sociologie et science politique, tout y passe dans une volée de mots verts dont l'auteur ne peut assez louer « l'originalité, l'extravagance et l'excentricité ». Frappant toujours, caricatural parfois, entassant fiction sur fiction, mais vrai jusque dans ses poses et ses paradoxes les plus outrés, c'est un grandiose château de cartes à parcourir selon le fil conducteur ludique d'une démiurgie nihiliste, avec le même plaisir que les délires romanesques dans lesquels, quelques années plus tard, le « monstre » que se croit le penseur osera le saut de l'absurde dans l'absolu.
   Né en 1878 à Domazlice (Bohême occidentale), mort à Prague en 1928, Ladislav Klîma fait de sa vie une « déviation systématique par rapport à toute norme humaine ». Solipsiste convaincu, inventeur d'une foule d'« ismes » jamais vus, il pousse la pensée de Schopenhauer et de Nietzsche au-delà de ses plus extrêmes limites, publie trois volumes de fragments théoriques et laisse une immense œuvre inédite.

20 euros (code de commande : 28472 - vendu).

 

LACHOUQUE (Henry) Le secret de Waterloo. Paris, Amiot-Dumont, 1952. In-8° broché, 329 p., plans, (collection « Présence de l'Histoire »), exemplaire en bon état malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. La situation politique.
   Chapitre II. Les forces - Les chefs.
   Chapitre III. Les plans - Les décisions.
   Chapitre IV. Préparation du coup d'éclat - 15 juin.
   Chapitre V. Victoire. Mais... (16 juin).
   Chapitre VI. Les occasions perdues - 17 juin.
   Chapitre VII. Dimanche 18 juin.
   Chapitre VIII. L'agonie.
   Chapitre IX. Le sauvetage de l'aile droite - 19 juin.
   - Conclusion. La fin d'un monde.
   - Annexe. Ordre de bataille des Armées.
      - Armée du Nord.
      - Armée des Pays-Bas.
      - Armée du Bas-Rhin.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28450 - vendu).

 

LENGRAND (Louis) et CRAIPEAU (Maria) — Louis Lengrand mineur du Nord. Paris, Seuil, 1974. In-8° broché, 188 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Louis Lengrand est né en 1921 à Abscon, dans le Nord ; il a commencé à travailler à la mine à 13 ans. Au bout de 30 ans de service, il a bénéficié d'une retraite anticipée : il est silicosé à 80 %. Sur les 50 enfants qui firent jadis leur communion avec lui, 45 devinrent mineurs : à 52 ans, il reste parmi les quatre ou cinq survivants.
   Son histoire n'est ni exceptionnelle ni édifiante : s'il peut nous la raconter, c'est qu'il a appris le français voici deux ans. Ses camarades qui n'ont pas été comme lui en sanatorium ne s'expriment encore qu'en chtimi.
   Passant de la révolte à l'humour, de la dureté à une certaine tendresse, Louis Lengrand parle d'une France que nombre de Français ne connaissent guère.
   Dans le Midi où ses poumons réapprennent à respirer et où il rêve d'une seconde vie, il a découvert un autre monde. Puisse son récit aider à faire connaître le monde qui a été le sien et celui de ses pareils – les mineurs du Nord.

12 euros (code de commande : 28458 - vendu).

 

[LESSINES]. Annales du Cercle d'Histoire de l'Entité lessinoise. Tome I - 1986. Lessines, Cercle d'Histoire de l'Entité Lessinoise, 1986. A4° agrafé dactylographié, 232 p., illustrations, couverture partiellement insolée.
Table des matières :
   - Une consécration..., par F. Delmotte.
   - Avant-propos, par Léon Jous.
   - Introduction, par Claudy Druez.
   - Splendeur et décadence d'une activité locale : « La chicorée à café », par Raymond Duhaut.
   - Une jeune héroïne lessinoise : Gabrielle Richet, par Raymond Duhaut.
   - La population lessinoise en 1800, par Raymond Duhaut.
   - Exposé de la situation de la Ville de Lessines sous le rapport de son administration, présenté au Conseil communal par le Collège des Bourgmestre et Echevins, conformément à l'article 70 de la Loi communale (exercice 1865). (Extraits du journal Le Postillon).
   - Généalogie de la Famille d'Yve à Bois-de-Lessines, par Henri de Saint-Martin.
   - Nouvelle histoire de la Carrière des Sarts ou « des Français », à Lessines, par Michel Duhaut.
   - La Fabrique de tuiles, briques et carreaux « Rousseau-Dejehansart-Mercenier », par Raymond et Michel Duhaut.

20 euros (code de commande : 28478).

 

LIGNE (Albert de)Histoire généalogique de la Maison de Ligne. Bruxelles, La Caravelle, 1957. In-4° sous cartonnage rouge d'éditeur, couverture conservée, 188 p., portraits hors texte, tirage limité à 510 exemplaires numérotés sur Alfa mousse (n° 355), traces d'humidification à la couture, rare.
Table des matières :
   - Préface.
   - Origine de la Maison de Ligne.
   - Généalogie.
   - Branches cadettes.
   - Les bâtards de Ligne.
   - Les sépultures.
   - Armoiries.
   - Principales maisons alliées.

35 euros (code de commande : 28495 - vendu).

 

[LIGNE (Charles Joseph de)]. Le prince de Ligne et son temps. Belœil, Château de Belœil, 1982. In-8° carré broché, 132 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au château de Belœil 8 mai au 19 septembre 1982.
   Carlo Bronne signe l'introduction. Suit le catalogue dont les notices sont rédigées par Georges et Martine Englebert.
Extrait de l'introduction :
   Paul Morand écrit : « La ligne droite qui est la devise parlante des Ligne fut pour le maréchal une ligne brisée comme sa carrière. » Entendons-nous. S'il attendit longtemps le grade suprême, nul ne conteste son courage ni sa compétence ; il fut le premier à s'intéresser au rendement du soldat et Napoléon admirait ses conceptions militaires. La devise des siens ne signifiait pas arriver vite et à travers tout mais droiture morale et loyauté.
   En dépit des jugements critiques qu'il portait sur des généraux contemporains qui ne le valaient pas, il ne considérait pas qu'il eût manqué sa vie. Il l'avait, au contraire, vécue intensément grâce à sa vigueur physique qui lui permettait toutes les audaces et toutes les fatigues et grâce à sa curiosité d'esprit qui le mettait en contact avec tous les gens dont l'intelligence ou la beauté méritaient son attention. Ouvert au monde des cours, des camps et des lettres, il ne s'en laissait pas imposer par l'orgueil auquel il opposait son impertinence m par la sottise que dénonçait sans tarder sa lucidité.
   « Prince chéri », « prince charmant », « prince rosé, comme sa livrée et la reliure de ses livres », « Cyrano mâtiné de Watteau », il fut aussi un homme libre qui n'hésita pas à braver l'imposture, à secourir ceux que leur vérité exposait aux poursuites du conformisme. Pour ses rigueurs encore plus que pour ses séductions, il a droit à l'hommage qui lui est rendu.

13 euros (code de commande : 28494 - vendu).

 

Listes des titres de noblesse, chevalerie et autres marques d'honneur, accordées par les Souverains des Païs-Bas, depuis l'année 1659 jusqu'à la fin de 1782, précédées d'une table alphabétique des noms de ceux qui les ont obtenu. Avec une liste des villes, bourgs, villages, &c. du Duché de Brabant, et des Seigneurs qui les possédent actuellement. Et d'un recueil chronologique de tous les placards, édits, et ordonnances, qui se trouvent dans la Collection complette des Placards de Brabant & de Flandres, ainsi que dans le livre intitulé : Jurisprudentia Heroïca de Christyn, comme aussi de ceux émanés depuis 1768 jusqu'à présent, concernant les titres & marques d'honneur ou de noblesse, port d'armes, armoiries & autres distinctions. Bruxelles, Ermens, 1784. [A Bruxelles, / Chez Jos. Ermens, Imprimeur-Libraire / Marché aux Charbons. / M. DCC. LXXXIV.] In-8° plein veau raciné d'époque, dos lisse orné de fleurons dorés (une des deux pièces de titre manque), tranches rouges, petit manque à la coiffe, mors frottés, [1 (titre)], [1 bl.], [4 (catalogue de l'éditeur)], LXIV, 302, 31, [1 bl.] p.
   Delecourt émet l'hypothèse que l'auteur de ce recueil soit l'éditeur Ermens.
Avertissement de l'éditeur :
   L'Imprimeur de cet Ouvrage ayant observé que depuis l'Edition précédente, imprimée à Bruxelles en 1771, chez George Fricx, qui ne s'étend que jusqu'au 26 Novembre 1762, il y avoit encore une augmentation notable de Titres de Noblesse, Chevalerie & autres Marques d'Honneur accordées par feu Sa Majesté l'Impératrice-Reine, Marie-Thérèse, de Glorieuse Mémoire, ainsi que par Sa Majesté l'Empereur & Roi ; il s'est déterminé à la réimprimer & completer jusqu'à la fin de l'année 1782, en l'augmentant (pour l'aisance des Curieux) d'une Table Alphabétique des Noms des Personnes qui les ont obtenu : & comme l'Edition précédente renferme aussi une Liste des Villes, Bourgs, Villages, &. du Duché de Brabant & des Seigneurs qui les possédoient en ce tems-là, depuis quelle Epoque d'environ douze ans, il est survenu un changement d'au-delà d'un tiers parmi eux ; on la trouvera dans la présente, rectifiée des Noms de leurs Possesseurs actuels.
   Et quant aux Placards insérés dans ladite Edition, on les a retranché de celle-ci, pour ne point l'augmenter inutilement, eut égard au nombre infini de ceux qui les ont précédés & suivis ; mais on y a substitué le Recueil Chronologique imprimé à la fin de cette présente Edition, afin que les Amateurs & les Curieux puissent plus facilement, & sans devoir recourir à d'autres Ouvrages, être instruits d'un trait, de tout ce qui a été statué aux Païs-Bas, sur les Titres & Marques d'Honneur ou de Noblesse, port d'Armes, Armoiries & autres Distinctions, depuis le 27 Novembre 1431, où commence ce Recueil, jusqu'à la fin de l'année 1783.
Bibliographie :
   - Delecourt (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 584 [703].

90 euros (code de commande : 28449 - vendu).

 

MANDELSTAM (Ossip E.) — Le bruit du temps. Traduit et anoté par Edith Scherrer. Préfacé par Nikita Struve. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1972. In-8° broché sous couverture rempliée, VII, 127 p., (collection « Classiques Slaves », n° 11).
En quatrième de couverture :
   « La littérature – c'est la bête. Lédepeceur – c'est la nuit et l'hiver. » Ce Bruit du temps qui s'achève sur cette sombre et sarcastique image est bien plus, bien moins qu'une autobiographie. Le je qui parle ici est un je passif par où s'exprime l'époque. Le livre parut en 1925. Il fut réédité trois ans plus tard avec Le Sceau Égyptien. Petits chapitres tendus, précis, cruels : il monte de ce livre laconique une musique aigrelette et insistante, le bruit d'une époque qui meurt. Mandelstam observe avec une acuité sans indulgence ce passé qu'il ne veut pas rapprocher, mais éloigner. Car la mémoire de Mandelstam n'est pas amie, mais ennemie du temps. Sa chronologie d'odeurs, de modes, de bribes de concert est plus sûre que celle des manuels. Le siècle au bec-de-lièvre achevait de balbutier en pleurant sur la poésie douceâtre de Nadson. La parole mutilée, rien ne viendra la guérir, surtout pas la Révolution « au gosier sec ». Historiographe, Mandelstam l'est autant des choses que des gens. Il y a toujours cette secrète « Égypte des choses » protégée par le chaos hébraïque. Mais aussi des « promenades » de Nicolas II aux liturgies « protestantes » des mises en scènes de la Kommissarjevskaïa, il y a l'époque entière, avec son byzantisme révolutionnaire, ses fols-en-Christ de la Révolution, les « répétiteurs » moroses du grand bouleversement... C'est un diagnostic assez sybillin et irrévocable, énoncé avec la « hargne » littéraire que Mandelstam appréciait tant chez Léontiev ou Rozanov.
   Aigu est le plaisir de lire Mandelstam, de se laisser blesser par ses définitions paradoxales et ses métaphores narquoises. Prose de poète, bien sûr. C'est-à-dire incorporant au nerf de la prose les enjambements métaphoriques de la poésie...
   Pour que la « hargne littéraire » fût parfaitement savourée, il fallait un commentaire critique. Les notes de cette édition décryptent le réseau des allusions, et les renvois multiples à la chronique des choses et des événements. Ces notes sont le négatif du texte. Soumises au désordre mandelstamien, elles reconstituent comme un puzzle l'annuaire de l'époque. Neutre et précis, le commentaire n'est qu'une vieille bande d'actualités. Celles dont Mandelstam s'est servi pour monter son bref, dur et pur poème de l'époque qui, en mourant, en préparait une autre...

13 euros (code de commande : 28460 - vendu).

 

MAO ZEDONG — Écrits militaires de Mao Tse-Toung. Pekin, Éditions en Langues Étrangères, 1969. In-12 sous reliure plastifiée d'éditeur, 461 p., portrait de l'auteur en frontispice, exemplaire en très bel état de cette première édition en format de poche.
Table des matières :
   - Pourquoi le pouvoir rouge peut-il exister en Chine ? (5 octobre 1928).
   - La lutte dans les monts Tsingkang (25 novembre 1928).
   - L'élimination des conceptions erronées dans le Parti (décembre 1929).
   - Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine (5 janvier 1930).
   - Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine (décembre 1936).
   - Problèmes stratégiques de la guerre de partisans contre le Japon (mai 1938).
   - De la guerre prolongée (mai 1938).
   - Problèmes de la guerre et de la stratégie (6 novembre 1938).
   - Bilan de la victoire remportée sur la deuxième campagne anticommuniste (8 mai 1941).
   - Le tournant de la Seconde Guerre mondiale (12 octobre 1942).
   - Du gouvernement de coalition (« La guerre populaire » et « L'armée du peuple ») (24 avril 1945).
   - De la production par l'armée des biens nécessaires à ses besoins et de l'importance des deux grands mouvements pour la rectification du style de travail et pour le développement de la production (27 avril 1945).
   - Concentrer une force supérieure pour anéantir les forces ennemies une à une (16 septembre 1946).
   - Bilan de trois mois (1er octobre 1946).
   - Directives pour les opérations sur le théâtre de guerre du Nord-Ouest (15 avril 1947).
   - Stratégie pour la deuxième année de la guerre de libération (1er septembre 1947).
   - Manifeste de l'Armée populaire de libération de Chine (octobre 1947).
   - Instructions du Haut Commandement de l'Armée populaire de libération de Chine à l'occasion d'une nouvelle proclamation des trois grandes règles de discipline et des huit recommandations (10 octobre 1947).
   - La situation actuelle et nos tâches (sections I, II, III) (25 décembre 1947).
   - Le mouvement démocratique dans l'armée (30 janvier 1948).
   - Sur la grande victoire dans le Nord-Ouest et le mouvement d'éducation idéologique de type nouveau dans l'Armée de libération (7 mars 1948).
   - Directives pour les opérations de la campagne de Liaosi-Chenyang (septembre et octobre 1948).
   - Directives pour les opérations de la campagne de Houai-Hai (11 octobre 1948).
   - Changement capital dans la situation militaire en Chine (14 novembre 1948).
   - Directives pour les opérations de la campagne de Peiping-Tientsin (11 décembre 1948).
   - Mener la révolution jusqu'au bout (30 décembre 1948).
   - Faire de l'armée un corps de travail (8 février 1949).
   - Ordre à l'armée pour une avance générale dans tout le pays (21 avril 1949).
   - Proclamation de l'Armée populaire de libération de Chine (25 avril 1949).

13 euros (code de commande : 28476).

 

MATTIATO (Eugène)La légion du sous-sol. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1958. In-12 broché sous jaquette d'éditeur présentant une trace d'humidification, 204 p., (collection « Terres et Visages »).
Sur la jaquette :
   Eugène Mattiato est né à Essen, de parents alors autrichiens, devenus italiens à la suite de la guerre de 14. Mineur dès l'âge de 14 ans, il fut porion à 17. Sélectionné par le Grand Prix Vérité du Parisien Libéré, en 1950, avec Houilleurs de Belgique qui est encore inédit, il est actuellement rédacteur à la Tribuna del Minatore de l'hebdomadaire L'Action.
   L'auteur qui cite volontiers cette phrase de Guéhenno : « La Littérature qui compte n'est qu'un ensemble de témoignages », répond aux exigences de cette littérature.
   Son livre tout entier en est une illustration. La légion du sous-sol est le roman d'une expérience vécue. Voici assurément une des œuvres les plus représentatives de la littérature prolétarienne. Le récit est vivant et porte à chaque page la marque d'un talent robuste. Eugène Mattiato a su tirer un profit remarquable de sa longue expérience de mineur.
   La peinture des corons, des joies et des angoisses des mineurs étrangers, de leurs rapports avec les ouvriers belges et leurs patrons est frappante de vérité. On sent à travers La légion du sous-sol la grandeur du travail, cette solidarité aussi qui unit les hommes attachés au même sort. Plus qu'une œuvre d'art, ce livre est un témoignage.

18 euros (code de commande : 28457).

 

Revue belge d'Histoire militaire. Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis. N° XXIX-1. Mars 1991. Bruxelles, Société Royale des Amis du Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, 1991. In-8° broché, 80 p.
Outre les comptes-rendus, ce volume contient :
   - 
Une ordonnance militaire inédite de Charles le Téméraire (26 mars 1473), par B. Schnerb (avec un résumé en néerlandais).
   - Les Mémoires de Charles du Ry, volontaire statiste et diplomate à Berlin, 1789-1790 (fin), par P. Lierneux (avec un résumé en néerlandais).
   - De Belgische oorlogsindustrie in de Eerste Wereldoorlog (slot), par G. Plekmans (avec un résumé en français).

8 euros (code de commande : 28481).

 

Revue belge d'Histoire militaire. Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis. N° XXIX-3. Septembre 1991. Bruxelles, Société Royale des Amis du Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, 1991. In-8° broché, [88 (pp. 145 à 232)] p.
Outre les comptes-rendus, ce volume contient :
   - 
Aperçus de l'état militaire de nos ancêtres des Pays-Bas autrichiens et des autres territoires qui ont constitué plus tard la Belgique, depuis le début du 18e siècle jusqu'aux révolutions de 1789 (à suivre), par A. Bikar.
   - De Franse « École du Génie Maritime » te Antwerpen (1810-1814) en haar directeur Pierre Lair, par L. Baudez (avec un résumé en français).
   - De vijand : een portret door De Legerbode (1914-1918) (slot), par M. Helaers (avec un résumé en néerlandais).
   - La guerre du silence ou le journal de la comtesse d'Outremont (1914-1918) (fin), par C. Sorgeloos et G. Veirman (avec un résumé en néerlandais).

8 euros (code de commande : 28482).

 

ROOSENS (Antoon) — De Vlaamse kwestie. « Pamflet » over een onbegrepen probleem. Leuven, Kritak, 1981. In-8° broché, 141 p., couverture partiellement insolée, rare
En quatrième de couverture :
   Hoe meer een probleem passies opwekt, hoe minder inspanning er wordt gedaan om het te ontleden. Dat gaat zonder meer op voor de « taalpro-blematiek » in België. Getuigenissen genoeg, maar geen interpretatie, geen verklaring. Want de Vlaamse kwestie afdoen als zomaar een taalprobleem is op zijn minst erg simpel. Hoe Antoon Roosens de Vlaamse strijd vanaf de taalwetten van 1932 tot het Egmontpact, vijftig jaar later, vastpint op het complexe krachtenspel tussen sociale groepen en klassen en projecteert tegen de achtergrond van de evoluerende economische structuur, is wel uniek te noemen.
   Antoon Roosens was secretaris van het Vlaams Aktiekomitee voor Brussel en Taalgrens (1959), betrokken hij de Vlaamse Demokraten (1964) en mede-oprichter van het Egmontkomitee (1977). Hij is tevens nationaal voorzitter van het Frans Masereel Fonds.

20 euros (code de commande : 28475).

 

[ROUSSEAU (Henri)]. HUGONOT (M.C.) — Henri Rousseau. Paris, Henri Scrépel, 1984. In-8° carré sous cartonnage d'éditeur, 96 p., reproductions en couleurs, (collection « De la Peinture »), bon exemplaire.
Table des matières :
   - Des débuts anonymes.
   - Un amateur qui joue au professionnel.
   - Une retraite animée.
   - Coupable de naïveté.
   - Le don Quichotte de la peinture.
   - Visite à l'atelier.
   - Retour aux sources.
   - Un esprit curieux de tout.
   - Une logique enfantine.
   - Une gloire mythique.

15 euros (code de commande : 28491).

 

[SOMVILLE (Roger)]. Somville au Grand Hornu. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 79 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état auquel on joint la liste des œuvres exposées ainsi que le communiqué de presse.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée, au Grand-Hornu, du 17 octobre au 13 novembre 1988.
En quatrième de couverture :
   Somville (Roger), peintre belge (Bruxelles 1923). Dès les années 50, il affirme un style expressif et monumental, attentif aux réalités du monde contemporain et inspiré à la fois par les muralistes mexicains et par le Picasso de l'après-cubisme (le Mineur bleu, 1955, Ermitage, Leningrad ; le Café de nuit, 1966, coll. de l'État belge). Préoccupé de l'aspect social de la peinture, il prend une part active au renouveau, en Belgique, de la tapisserie, de la céramique et de la peinture murale (mural Notre temps, métro de Bruxelles, 1974-1976). Fondateur du « Mouvement réaliste » (1968), il est l'auteur d'un livre-manifeste, Pour le réalisme, un peintre s'interroge (1970).
   (Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse, édition 1985.)
Table des matières :
   - Un homme et son œuvre, par Gita Brys-Schatan.
   - Somville et l'architecture, par Henri Guchez.
   - Somville en Borinage, par Maurice Willam.
   - Catalogue.
   - Le Borinage.
   - Rétrospective.
   - Quelques repères.

15 euros (code de commande : 28462 - vendu).

 

[STALINE (Joseph)]. BENOÎT (Jean) — Staline. Paris, Maspero, 1973. In-12 broché sous couverture rempliée, 186 p., (collection « Petite Collection Maspero », n° 117), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   1. Antiportrait.
   2. Un Asiatique au pied fourchu.
   3. Du séminaire à la révolte.
   4. L'agitateur professionnel.
   5. L'homme d'acier.
   6. L'apparatchik.
   7. L'insurgé d'Octobre.
   8. Le « héros de Tsaritzyne ».
   9. Dictature du prolétariat.
   10. La montée au pouvoir.
   11. Après Lénine : le socialisme dans un seul pays.
   12. Deux drames.
   13. Les procès de Moscou.
   14. Pacte avec Hitler.
   15. Le généralissime.
   16. De Moscou à Stalingrad.
   17. Pacte franco-soviétique.
   18. Le partage de Yalta.
   19. La « construction du socialisme ».
   20. Déstalinisation.
   21. Staline aujourd'hui.
   - Bibliographie.

8 euros (code de commande : 28477).

 

STIERLIN (Henri) — Angkor. Fribourg, Office du Livre, 1970. In-8° carré sous cartonnage illustré d''éditeur, 192 p., nombreuses reproductions en héliogravure, (collection « Architecture Universelle »), plats un peu jaunis sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   - 
Introduction.
   Chapitre 1. Fondements de la civilisation khmère.
   Chapitre 2. De l'usine à riz à l'urbanisme khmer.
      - Les étapes de l'équipement angkorien.
      - Deux exemples : Yasodharapura et Angkor Thom.
   Chapitre 3. Sources et principes de l'architecture khmère.
      - Le langage plastique de l'architecture khmère.
      - Les techniques de construction.
      - Principales lois régissant la composition des édifices.
   Chapitre 4. Les monuments khmers et l'évolution des formes architecturales.
      - Les monuments pré-angkoriens.
      - Les premières créations angkoriennes.
      - La révolution de Koh Ker.
      - Le Banteay srei : l'éclosion du décor classique.
      - Deux grands temples à plan axé : Preah Vihear et Vat Phu.
      - Angkor Vat : l'apothéose classique.
   Chapitre 5. L'efflorescence baroque des monuments fondés par Jayavarman VII.
   - Tableau chronologique.
   - Glossaire.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 28489).

 

STRAUSS (Botho) — Raffut. [Titre original : Rumor.] Traduit de l'allemand par Eliane Kaufholz. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 177 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À quarante-deux ans, Bekker songe à retrouver un poste à l'« institut d'informations » qu'il a déjà quitté plusieurs fois. Il y songe, mais quelque chose, en lui, s'y refuse : sans doute le dégoût de l'arrivisme et de la bêtise qui régnent dans cet institut, sous le couvert de l'efficacité.
   Sa fille, Grit, l'accueille, part en vacances avec lui, tombe gravement malade et subit une opération. À son retour de la clinique, Bekker tient le ménage de Grit, mais ses rapports avec elle se gâtent. Il boit, son cerveau s'embrume, c'est le brusque vieillissement. Excédée et désespérée, Grit finit par le chasser de chez elle.
   Cette histoire de la déchéance d'un homme serait banale si, comme le montre Botho Strauss dans ce roman d'une rare violence, on savait encore ce que c'est qu'un homme dans notre société semblable à une machine folle, qui tourne à vide, où l'agitation privée de sens arrive de moins en moins à couvrir la rumeur souterraine, le raffut précurseur du chaos. Une œuvre choquante au meilleur sens du terme, mise en question de la « civilisation » moderne, mise à nu de ce qui se cache de monstrueux au fond des êtres et qui remonte parfois à la surface, irrépressiblement.

10 euros (code de commande : 28467 - vendu).

 

Le Symbolisme et la Femme. Paris, Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris, 1986. Grand in-8° broché, 119 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cinq feuillets volants hors catalogue, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Paris, en février-avril 1986, à Toulon, en mai-juin 1986, à Pau, en juillet-août 1986 et à la Fondation Septentrion, à Marcq en Barœul, en septembre-novembre 1986.
Table des matières :
   - Chronologie de l'époque symboliste.
   - Le Symbolisme et la Femme, par J.-R. Soubirou.
   - La liberté pour l'Art, par Béatrice de Andia.
   - Avant-propos, par Ian Millman et Delphine Montalant.
   - Artistes : E. Aman-Jean, V. Besnard, A. Besnard, E. Carrière, M. Chabas, G. Clairin, W. Degouve de Nuncques, G. de Feure, H. de Groux, L.-V. Guirand de Scevola, L.W. Hawkins, F. Khnopff, L. Lévy-Dhurmer, H. Martin, E. Maxence, E.-R. Ménard, G.-A. Mossa, A. Osbert, A. Point, P.-E. Ranson, C.-E. Schuffenecker, C. Schwabe, A. Séon.

25 euros (code de commande : 28490).

 

TODOROV (Tzvetan) — Mémoire du mal, tentation du bien. Enquête sur le siècle. Paris, Laffont, 2000. In-8° collé, 355 p.
En quatrième de couverture :
   Que nous a apporté le XXe siècle ?
   Le pire : un régime politique inédit, le totalitarisme, dont les deux variantes, communisme et nazisme, ont provoqué la mort de millions d'êtres humains, la torture, la déportation, l'humiliation de millions d'autres ; pourtant, ses protagonistes aspiraient au bien, non au mal. Heureusement pour nous, la démocratie l'a vaincu ; mais elle-même n'est pas immunisée contre la tentation du bien, qui peut la conduire à cultiver chez soi le « moralement correct », et, à l'étranger, à larguer ses bombes, atomiques ou « humanitaires ».
   Le meilleur : quelques individus au destin dramatique, à la lucidité impitoyable, sillons lumineux dans un siècle de ténèbres, qui ont continué malgré tout de croire que l'homme mérite de rester le but de l'homme ; ils nous aident aujourd'hui à ne pas désespérer. Vassili Grossman et Margarete Buber-Neumann, David Rousset et Primo Levi, Romain Gary et Germaine Tillion nous montrent qu'on peut résister au mal sans se prendre pour une incarnation du bien.
   Ce livre décrit l'un et l'autre.
   Le bon usage de la mémoire est celui qui sert une juste cause, non celui qui se contente de reproduire le passé.

10 euros (code de commande : 28473).

VAN MALDEREN (Luc) et PUTTEMANS (Pierre) — Architectures industrielles en Belgique et ailleurs. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° oblong broché, 207 p., nombreuses reproductions photographiques, bel exemplaire.
Avant-propos :
   Un homme qui se promène dans un site industriel est un maraudeur, un voleur, peut-être même un assassin. Un homme qui se promène avec un appareil photographique est un photographe, sauf pour les chiens. Il est vrai qu'un chien aboie et mord mais n'a jamais rien compris à la photographie.
   Voilà quatre ans que je me promène et j'ai ainsi amassé plus de 6.000 clichés – en voici plus de trois cents.
   Vue de l'extérieur, loin des raisons évidentes, l'architecture industrielle est un assemblage savant (ou distrait) de formes géométriques, parfois de volumes quelconques mis en configuration originale. J'ai été surpris, troublé, cloué sur place quand au détour du chemin apparaissait « la chose » : un répertoire de formes pour les artistes en manque, une cascade de volumes, un rythme exemplaire ou alors la démence formelle (l'imagination éclate quand elle est bridée), les couleurs étalonnées au quart de ton et toujours la végétation asphyxiante. Il s'agit parfois de négocier le romantisme.
   On pourrait dire que c'est moins beau que Delphes ; mais c'est mieux que Corinthe. Canakkale ou Carthage. Je le jure.
   Nous voici donc sans préparation particulière, dans les zones que l'homme a domestiquées... pour un temps. Sitôt délaissé, un site industriel devient un lieu étrange. Qualité du silence.
   Rien ne s'y passe plus, parfois depuis quarante ans. La végétation reprend le pouvoir. Quelle énergie, quelle volonté !
   Il faudrait consacrer un paragraphe entier à la végétation sauvage qui surgit dans un lieu déserté. Presque simultanément fies mûriers et des bouleaux ; puis entre les ronces apparaissent une herbe pour chats et des plantes que l'on appelle familièrement les « arbres à papillons ». Le reste suit: chardons, chênes nains, camomilles et marguerites blanches... les orties arriveront plus tard. Les oiseaux sont là depuis longtemps.
   Les grands complexes industriels sont difficiles à cerner. Dans cette succession de lieux sans rapport de cause à effet, les hangars débarrassés des machines sont d'autant plus singuliers que les socles, les plates-formes et les soubassements subsistent. Un décor pour une liturgie inconnue. Sitôt une tour de réfrigération obsolète, se construit quelque chose de plus actuel, juste à côté. Parfois un bricolage « maison » déforme un silo ou une trémie.
   La poussière uniformise sans considération particulière : des endroits pour lire le temps par strates, mais quel désordre !
   Quelquefois les franges du site sont squattées par les marchands de ferraille, les collectionneurs de carcasses d'automobiles et de matériaux de construction.
   Les entrepôts servent de garage aux camions. Et puis un jour on démolit. Alors cela va très vite, le sol est nivelé et l'on plante quelques arbres de civilisé.
Je me suis attaché aussi aux constructions industrielles de modeste taille où la lecture ne fait pas problème. L'amabilité de I architecture y est évidente, l'appareillage de la brique un jeu magnifique. Ajoutons à cette collection éparse quelques engins locomoteurs ou de levage, quelques machines de transport. Ils ont tous été trouvés in situ.
   Il y a encore les édifices techniques, ceux qui reçoivent les bandes transporteuses, ceux qui comme les contenants blindés sont rangés au loin, et tous ces édicules dont la destination première échappe peut-être déjà aux contremaîtres. Beaux comme des sculptures minimalistes.
   L'architecture industrielle d'aujourd'hui est souvent anonyme. Le bardage cache les fonctions vitales des industries, un peu comme la peau du ventre cache les tripes et les boyaux. Il y en a qui le déplorent.
   Tous les pays industrialisés se préoccupent de près ou de loin (parfois de très loin) du devenir de leur patrimoine industriel. Qu'allons-nous sauver, qu'allons-nous restaurer ? Cela coûtera de l'argent, beaucoup d'argent mais la courroie de transmission passe par la population. L'action, c'est prioritairement vers elle qu'il faut la mener. Seuls les habitants peuvent défendre les sites industriels du passé, un peu comme ils faisaient il y a 500 ou 1.000 ans quand arrivaient les Huns ou les Normands.
   Répertorier, sauvegarder le patrimoine de la Belgique sont des tâches que la Fondation Roi Baudouin s'est assigné depuis longtemps déjà. Aujourd'hui c'est à l'architecture industrielle qu'elle prête son soutien. Il était bien et réconfortant de recevoir son appui.
   Nous lui en sommes reconnaissants.
   Vingt pour cent des constructions rassemblées ici ont peut-être disparu. Comment savoir ? Il faudrait revisiter des régions entières de France, d'Allemagne, d'Angleterre ; le Grand-Duché et bien sûr. requadriller la Belgique dans sa totalité. Cela fait beaucoup de travail.
   Un livre d'images sans légende est sans propos. L'information, comme le bâtiment, est caduque. Autour des sites industriels habitent souvent les immigrés. Comment voulez-vous qu'ils sachent ce qui se trouvait là, avant qu'ils n'arrivent ? Des personnes âgées circulent et répondent volontiers, mais voilà, la fiabilité est discutable : trop heureux de parler, ils disent simultanément ceci et cela.
   Les légendes sont donc laconiques, factuelles sans plus. Les noms des auteurs de projet (architectes et ingénieurs) sont absents. La situation géographique est correcte, les dates des prises de vue aussi. Les photographies sont sorties d'un Olympus AZ-330 (sauf une) entre 1988 et 1992 : je n'avais jamais pris de photos axant ces dates.
   Enfin cet ouvrage n'est pas un relevé scientifique, encore moins le parangon des typologies. Il ne constitue pas un panorama des architectures de genre ou de mauvais genre.
   C'est un livre-mémoire résolument partiel et partial.
   Je voulais encore parler de l'œuvre de Bernhard et de Ihlla Becher : voilà deux artistes grands comme deux maisons qui depuis 35 ans, méthodiquement et avec talent, nous donnent à voir l'encyclopédie du bâti industriel.
   Leur travail est exemplaire et a fourni une réflexion qui, depuis longtemps déjà, est une source inépuisable de notre savoir collectif.
   Je me suis promené humblement, et un peu inquiet, le long de leur itinéraire, consolé de mon outrecuidance en réalisant qu'un chevalement débarrassé de son environnement génère une image unique.
   Précieuse comme tout ce qui vit aujourd'hui et meurt au petit matin.

35 euros (code de commande : 28461 - vendu).

 

[VERGENNES (Charles Gravier, comte de)]. CHAMBRUN (Charles de) — À l'école d'un diplomate. Vergennes. Paris, Plon, 1944. Mention de 2e mille sur la couverture. In-8° demi-chagrin vert à coins (dos uniformément décoloré), dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture conservée (reliure signée R. Laurent), 430 p., illustrations hors texte, belle dédicace de l'auteur.
Table des matières :
   Chapitre I. Le chevalier de Vergennes, gentilhomme d'ambassade.
   Chapitre II. La faute de 1740.
   Chapitre III. Le chevalier de Vergennes à Trèves et à Hanovre.
   Chapitre IV. « L'heureux » emporte le futur ambassadeur vers les rives de la renommée.
   Chapitre V. Lettres de créance.
   Chapitre VI. Le chassé-croisé des alliances.
   Chapitre VII. La neutralité ottomane.
   Chapitre VIII. La disgrâce de Vergennes.
   Chapitre IX. Sa carrière s'étend à mesure qu'il y avance.
   Chapitre X. La révolution suédoise.
   Chapitre XI. La dernière négociation de Louis XV.
   Chapitre XII. Le comte de Vergennes, ministre des Affaires étrangères. Le bon sens règne à Versailles.
   Chapitre XIII. La paix de l'Europe. Le congrès de Teschen.
   Chapitre XIV. Les cloches de Philadelphie carillonnent l'indépendance.
   Chapitre XV. L'alliance du roi Louis XVI avec le docteur Benjamin Franklin.
   Chapitre XVI. La liberté des mers.
   Chapitre XVII. Yorktown.
   Chapitre XVIII. Les négociations de Versailles.
   Chapitre XIX. Par son humeur belliqueuse, Marie-Antoinette blesse Vergennes au cœur.
   Chapitre XX. Les ministres passent, la diplomatie demeure.
   - Appendice, sources originales, bibliographie.

15 euros (code de commande : 28456).

 

Vienne 1880-1938. L'Apocalypse joyeuse. Sous la direction de Jean Clair. Paris, Éditions du Centre Pompidou, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 794 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Pompidou, à Paris, du 13 février au 15 mai 1986.
Table des matières :
   Prologue.
      - Sissi ou la Vulnérabilité, par E.M. Cioran.
      - Le Flambeau d'Ewald, par Claudio Magris.
      - La Vienne de Freud, par Bruno Bettelheim.
      - Une modernité sceptique, par Jean Clair.
   I. La ville Potemkine.
      - Entre rêve et réalité, par Robert Waissenberger.
      - De la scène publique à l'espace privé, par Carl E. Schorske.
      - La mort dans la peinture autrichienne, par Werner Hofmann.
      - Hans Makart, par Werner Hofmann.
      - Anton Romako, par Gerbert Frodl.
   II. Malaise dans la civilisation autrichienne. « Le moi en perdition. »
      - Victor Adler et l'austromarxisme, par Félix Kreissler.
      - Ernst Mach et le « moi insaisissable », par Yves Kobry.
      - Les Minutes de la Société de psychanalyse, par Harald Leupold-Löwenthal.
      - Otto Weininger, l'anti-Freud, par Jacques Le Rider.
      - Theodor Herzl ou la Vienne délivrée, par Nike Wagner.
   III. La première génération. « Ver Sacrum. »
      - Les rêveurs dionysiaques, par William Mc Grath.
      - Les mécènes de la Sécession, par Bernard Michel.
      - Gustav Klimt, par Werner Hofmann.
      - Otto Wagner : de la « libre Renaissance » à l'art de construire, par Peter Haiko.
      - La ville blanche : « Au Steinhof » à Vienne, par Peter Haiko, Harald Leupold-Löwenthal et Mara Reissberger.
      - Josef Hoffmann, Adolf Loos et le Kulturgefälle Est-Ouest, par Eduard Sekler.
      - La Wiener Werkstatte (1903-1913) : le paradis terrestre et le chemin de la ruine, par Peter Vergo.
      - L'Âge d'or du graphisme viennois, par Michael Pabst.
      - La voie industrielle, par Karl Mang.
      - La mise en scène de théâtre, par Wolfgang Greisenegger.
      - Richard Teschner marionnettiste, par Jarmila Weissenböck.
      - Peter Altenberg, par Werner J. Schweiger.
      - La naissance de la théorie de l'art, par Günter Metken.
      - Les théories esthétiques de Sigmund Freud, par Ernst Gombrich.
      - Souvenirs de collaboration avec Ernst Kris, par Ernst Gombrich.
      - Amateurs et autres : histoire de la photographie (1887-1936), par Monika Faber.
   IV. La seconde génération. Expressionnistes-Rationalistes.
      - Sociologie et utopie d'un art autonome, par Michael Pollak.
      - Egon Schiele, par Jane Kallir.
      - La Vienne d'Arnold Schönberg..., par Jane Kallir.
      - Arnold Schönberg et Richard Gerstl, par Jane Kallir.
      - Oskar Kokoschka, par Serge Sabarsky.
      - Oskar Kokoschka / Choix de lettres, par Günter Metken.
      - Karl Kraus et « Les Derniers jours de l'humanité », par Gerald Stieg.
      - Les maisons de Loos ou l'espace en projet, par Françoise Véry.
      - Wittgenstein et l'architecture, par Jacques Bouveresse.
      - La Maison de Wittgenstein, par Bernhard Leitner.
   V. « Peris-Vienne. »
      - Passe, impasse et manque, par Pierre Boulez.
      - Paul Poiret à Vienne, Emilie Flöge à Paris, par Wolfgang Georg Fischer.
      - La Sécession et Auguste Rodin (1897-1905), par Danièle Gutmann.
      - Sigmund Freud, Jean-Martin Charcot, par Debora Silverman.
      - Les années parisiennes d'Adolf Loos (1922-1928), par Yvonne Brunhammer.
   VI. De Vienne la Rouge à la fin de la République. « Les Somnambules. »
      - Politique communale à Vienne la Rouge, par Wolfgang Maderthaner.
      - L'utopie construite : le logement à Vienne la Rouge (1919-1934), par Sokratis Dimitriou.
      - Josef Frank et l'architecture viennoise, par Friedrich Achleitner.
      - L'École des Arts appliqués du Musée autrichien d'art et d'industrie, par Gabrielle Koller.
      - De la « bande familiale » à la pédagogie, par Dominique Jameux.
      - Une modernité optimiste : la voie abstraite, par Dieter Bogner.
      - Sur Robert Musil, par Elias Canetti.
      - « Les Somnambules » d'Hermann Broch, par Eliane Kaufholz.
      - Cinéma : le chemin de Vienne, par William Karl Guérin.
      - La fin d'une république : les années trente, par Michel Cullin.
   Finis Austriae.
      - Ernst Jünger, Alfred Kubin / Extraits de correspondance, par Henri Plard.
      - Fugue de la mort, par Paul Celan.
   - Biographies.
   - Glossaire.
   - Who's Who viennois.
   - Bibliographie.
   - Liste des œuvres exposées.
   - Index des noms cités.

50 euros (code de commande : 28492 - vendu).

 

[WATERLOO]. LE MAYEUR (Adrien Jacques Joseph, seigneur de Rogeries) — Ode sur la bataille de Waterloo, ou de Mont-Saint-Jean, suivie de remarques historiques relatives à cette bataille, à celle qui ont été livrées antérieurement dans les mêmes plaines, et aux monumens érigés jusqu'ici à Waterloo et dans ses environs ; par M. Le Mayeur, Secrétaire-général de la Faculté de Droit en l'Académie de Bruxelles, Auteur du Poëme national intitulé : Les Belges, etc. Bruxelles, De Mat, 1816. [A Bruxelles, / chez P. J. De Mat, Imprimeur-Libraire. / M DCCC XVI.] In-8° sous son brochage d'époque, 76 p., en frontispice, un portrait du prince Guillaume d'Orange Nassau dessiné et gravé par Ambroise Tardieu, dos cassé.
   Ouvrage peu courant dans lequel Adrien Le Mayeur (Gognies-Chaussée, 1761 - Mons, 1846), « se réjouit vivement de la fin de l’Empire et assure que « Godefroy [de Bouillon] vit dans Wellington. »
   La première partie de ce livre est consacrée à la poésie (pp. 1-26) et la seconde aux notes historiques (pp. 27-76).
Avertissement :
   La bataille de Waterloo parait être le terme des révolutions qui bouleversent notre continent depuis vingt-cinq ans. L'auteur de cette ode ayant profité des grands événemens de cette critique période pour plaider à ses frais, a ses périls, en prose et en vers, la cause des bons principes conservateurs ou restaurateurs des empires ; ayant, l'an 1814, célébré le rétablissement du bonheur de l'Europe, suite de la victoire remportée au loin à Leipzig, n'a pas cru pouvoir se dispenser de célébrer cette année le second rétablissement de ce bonheur par la victoire de Waterloo, gagnée dans son pays, presque sous ses yeux. Il espère que ce sera là le dernier événement de cette nature qui viendra l'occuper ; et en chantant pour la seconde fois, sur le ton lyrique, arma virosque, il adresse de bien bon cœur aux peuples de ce continent cette exhortation parodiée d'un autre chant du cygne de Mantoue :
      Claudite nunc Janum, Fratres, sat regna biberunt
      Sanguinis, optatae tempora pacis eant.
.
Bibliographie :
   - Seth (Catriona), La poésie sur-le-champ (de bataille). Waterloo vu de part et d’autre de la Manche, dans « La chose de Waterloo »
Une bataille en littérature
, p. 177.

25 euros (code de commande : 28483 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 30 juillet 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(18 juin 2019)

 

ANTONINI (Annibale) — Grammaire italienne, pratique et raisonnée. Par M. l'Abbé Antonini. Nouvelle Edition, revue & corrigée par M. Conti. Lyon, Duplain, 1763. [A Lyon, / Chez Pierre Duplain ainé, Libraire, / grande rue Merciere. / M. DCC. LXIII. / Avec Approbation & Privilege du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, pièce de titre, tranches rouges, [1 (titre)], [1 bl.], 430, [2 (approbation et privilège)] p., exemplaire en très bel état.
Extrait de la préface :
   Trois choses m'on engagé à composer une nouvelle Grammaire Italienne. La premiere, & sans doute la principale, est le devoir secondé de l'inclination. Je l'ai fait, pour obéir à une personne, dont je m'estime honoré de recevoir les ordres, heureux de pouvoir les exécuter, & à qui je souhaiterois être en état de marquer mieux, & d'une maniere plus éclatante, la juste ambition que j'ai de lui plaire. La seconde, est mon zèle pour l'honneur de ma Nation. Il est certain que l'on juge du génie des Peuples par la qualité de leur langage. Cicéron, qui étoit en cela un grand connoisseur, & un très-bon juge, attribuoit la grossiéreté du langage des Phrygiens, à celle de leurs mœurs ; & au contraire il ne jugeoit favorablement des Athéniens, que par la politesse & l'élégance de leur maniere de parler, la regardant comme une preuve certaine de la solidité de leur jugement, aussi-bien que de la finesse & de la délicatesse de leur goût. L'on n'auroit pas de nous, ni de notre Langue une opinion fort avantageuse, si l'on en jugeoit par les Grammaires qui en ont paru en France jusqu'à présent. Quand celle-ci ne seroit pas dans sa derniere perfection, elle peut au moins engager d'autres Ecrivains à nous en donner une meilleure ; & j'estimerai mon travail bien employé, & mes peines bien récompensées, si elles peuvent nous la procurer.
   Le derniier motif qui m'y a porté, est mon propre avantage. Persuadé qu'il ne convient point d'apprendre les Langues étrangeres, & de négliger la sienne, je me suis appliqué toute ma vie à la Langue Italienne ; j'au cru, qu'en écrivant sur cela pour les autres, je mettrois les matieres dans un meilleur ordre, & que je les approfondirois encore, & m'y perfectionnerois davantage. La chose m'a réussi, comme je l'avois prévu. En composant cet Ouvrage, j'ai fait un si grand nombre de réflexions, que je ne sçai si aucune autre route eût jamais pû me conduire à toutes ces connoissances.

70 euros (code de commande : 28402).

 

Au chant du coq. Autour de la collection de Jean-Claude Van Cauwenberghe. Sous la direction de Jean-Louis Delaet et Christelle Dethy. Photographies de Paul Louis. Bruxelles, Luc Pire, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Belles Voix »).
Sur la jaquette :
   Coq symbole universel, coq symbole religieux, coq de combat, chant de coqs, coq comme sujet de création... Autant d'aspects représentés par de nombreuses pièces rares ou originales dont le rassemblement en un même ouvrage revêt un caractère assez exceptionnel. Qu'il soit chantant, hardi ou combattant, en métal, en verre ou en bois, le coq peut satisfaire le plus exigeant des collectionneurs.
   Et s'il est bien un symbole de la Wallonie, un élément qui la représente, une référence qui l'identifie, c'est inévitablement le coq. Saviez-vous que le coq dut affronter le sanglier, l'alouette, l'étalon et l'écureuil avant de s'imposer ? Bref, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'emblème de la Wallonie, sans pouvoir oser le demander, vous sera révélé dans ce beau livre.
Table des matières :
   - Préface.
   - Le coq, symbole de la Wallonie, par Jean-Claude Van Cauwenberghe.
   - Le coq, symbole universel, par Yves D. Papin.
   - Les coqs de clocher, par Guy De Plaen.
   - Les combats de coqs, par Pierre Mory.
   - Les chants de coqs, par Christelle Dethy.
   - Le coq dans l'imaginaire, par Jean-Louis Delaet.
   - Conclusion.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28418*).

 

[CASTERMAN]. Casterman 1780-1930. Le 150e anniversaire de la fondation de la Maison Casterman. Tournay, 5 octobre 1930. Tournai, Casterman, 1930. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 63 p., illustrations en noir, bon exemplaire malgré quelques rousseurs, peu courant.
Introduction :
   La Maison d'Édition et d'Imprimerie Casterman, fondée à Tournai, en 1780, par Donat-Joseph Casterman, est entrée, en 1930, dans sa 150e année d'existence.
   Il a paru aux dirigeants actuels de la Société Anonyme des Établissements Casterman, descendants du fondateur a la cinquième génération, que cet anniversaire ne pouvait passer inaperçu et qu'ils se devaient de commémorer l'œuvre accomplie par leurs devanciers, au cours de ce siècle et demi.
   Les membres du personnel de la Maison furent invités à s'associer à cette manifestation : ils accueillirent le projet avec enthousiasme ; un Comité fut donc constitué, qui prit la charge d'organiser les fêtes jubilaires.
   Celles-ci eurent lieu le dimanche 5 octobre 1930. Elles débutèrent par une messe solennelle, en l'église Saint-Jacques et se continuèrent par une manifestation organisée au siège de la Société et au cours de laquelle eut lieu l'inauguration du mémorial offert à la Maison par les membres du personnel ; un banquet réunit ensuite les chefs, employés et ouvriers de la firme jubilaire.
   « Ce fut une journée vraiment glorieuse », écrivit le Courrier de l'Escaut au lendemain de la fête ; journée inoubliable surtout, par les manifestations touchantes auxquelles elle donna lieu et la communauté de sentiments de tous ceux qui y participèrent.
   Ces pages ont été publiées afin de rendre plus durable le souvenir de cette commémoration ; elles constituent l'hommage de notre filiale reconnaissance envers ceux qui nous ont devancés ; à ceux qui nous suivront, elles enseigneront le respect des traditions et le culte du souvenir.

20 euros (code de commande : 28415).

 

Charleroi, ville d'architectures. Du temps des forteresses aux Années folles 1666-1940. Charleroi, Espace Environnement, 1992. In-4° broché sous couverture rempliée, 103 p., nombreuses illustrations en couleurs, très bon exemplaire auquel on joint le feuillet d'annonce de parution, peu courant.
Présentation de l'éditeur :
   Ce n'est un secret pour personne : en matière d'architecture, Charleroi n'est ni Bruges, ni Bruxelles, ni Paris... et encore moins Vienne ou Florence. Cependant, même si on a raison de sourire de ces comparaisons douteuses, on aurait tort de croire que dans notre ville il n'y a rien à voir, rien à découvrir, rien à apprécier, rien à protéger.
   En une centaine de pages et quelque 120 photographies, le livre publié aujourd'hui par Espace Environnement prouvera à tous ceux qui en doutaient encore, que notre ville recèle elle aussi quelques trésors. Des trésors à découvrir ou à redécouvrir : ce livre en étonnera certainement plus d'un. À commencer par les Carolos eux-mêmes !
   C'est donc avec une touche de provocation que l'ouvrage est intitulé « Charleroi, ville d'architectures ». Car il existe bel et bien, dans la métropole sambrienne, des architectures dignes d'intérêt, qui portent les traces de l'Histoire ; des architectures imprégnées de l'atmosphère spécifique de chaque époque, qui nous en apprennent un peu plus sur les hommes ayant vécu au « Temps des Forteresses », à la Belle Époque ou durant les « Années Folles » ; des architectures qui, très souvent, brillent tout simplement par leur beauté.

20 euros (code de commande : 28428).

 

CORNET (Joseph-Aurélien), DE CNODDER (Remi), DIERICKX (Ivan) et TOEBOSCH (Wim) — 60 ans de peinture au Zaïre. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire, rare.
Sur la jaquette :
   Pourquoi ce bilan de soixante ans de peinture au Zaïre ?
   Précisons d'abord qu'il s'agit de peinture moderne, c'est-à-dire d'une peinture post-traditionnelle.
   La peinture existe bel et bien dans la tradition, au Zaïre comme dans les autres pays négro-africains. Mais elle prend généralement la forme de décors de cases, ces habitations faites de matériaux éminemment périssables.
   La première étape clairement affirmée de la peinture que nous appelons « moderne » se situe chronologiquement entre les années 1927 et 1932. Les premières œuvres d'Albert Lubaki, l'artiste le plus représentatif de cette époque, datent de 1927. Ce fut cette date-repère qui servit de prétexte, en 1987, pour mettre en relief, par de nombreuses manifestations culturelles à Kinshasa et à Lubumbashi, les divers aspects d'un art de plus en plus dégagé des valeurs traditionnelles.
   Ce livre veut se faire l'écho d'une étape historique remarquable, dont l'apport fut original et riche de multiples perspectives.
   Les grandes phases d'évolution qu'il retrace peuvent se diviser en quatre périodes distinctes :
   La première se situe autour de l'initiative d'un Européen qui découvrit deux artistes très doués pour l'ornementation des cases et qui leur fournit du papier et des couleurs, en les encourageant à exercer leur art sur un support qui permettait de conserver leurs inventions.
   La deuxième étape est marquée par le passage à un enseignement donné par des professeurs occidentaux, soit en créant des ateliers où le talent des Noirs était tourné vers des créations nouvelles, soit en organisant un enseignement artistique proprement dit, aussi structuré que celui d'Europe, tout en ménageant les adaptations nécessaires.
   La troisième étape est caractérisée par l'ouverture des artistes de formation académique vers des styles européens qu'il leur paraissait possible d'adapter.
   Un quatrième volet de cette histoire artistique consiste dans une remarquable montée de l'art populaire, soutenue par la vogue universelle de l'art naïf et qui, après avoir abondamment profité d'une clientèle locale, a suscité l'intérêt de mécènes et d'amateurs tant européens qu'américains, c'est-à-dire d'une clientèle internationale.

100 euros (code de commande : 28429).

 

Les Cours de justice de Mons. Photographies de Pierre Peeters. Bruxelles, Luc Pire, 2008. In-4° carré cous cartonnage et jaquette d'éditeur, 132 p., très bon exemplaire, peu courant.
Sur la jaquette :
   Le 2 mai 2007, en présence de Son altesse royale le Prince Phillipe, les Cours de Justice de Mons furent inaugurées. Elles font partie d'un vaste programme visant à doter la « Justice » de nouvelles infrastructures et sans doute les « affaires » qui ont secouées [sic !] la Belgique dans les années nonante ont été le déclencheur pour une nouvelle image de la Justice.
   Jacques Van Belle précise dans son texte que « l'Institution judiciaire doit s'exercer, à l'instar de l'Institution civile ou religieuse, au cœur de la Cité – « Polis » au sens grec –, au milieu de l'activité urbaine. Les édifices publics comme l'Hôtel de Ville, le théâtre, le musée, l'église ou le Palais de Justice sont des lieux majeurs de la ville : ils représentent des signes, des points de repère et d'identification, liés à ses activités institutionnelles. Nier cela, c'est nier le sens de la ville. » Le site en friche de l'ancien abattoir de la Cité du Doudou fut choisi, et la rue du Marché au Bétail fut heureusement rebaptisée « rue des Droits de l'Homme ».
   Il fallait donc construire un complexe aux dimensions importantes dans l'intra-muros montois, défier le format triangulaire du terrain, intégrer la Tour valenciennoise – l'unique vestige hors sol de la deuxième enceinte médiévale –, offrir aux magistrats et autres gens de Justice un bâtiment à l'image de leur Institution, à la fois imposante et majestueuse mais avant tout accueillante. Tel fut l'énorme défi à relever pour les architectes.
   Le chantier a été dirigé par la Régie des Bâtiments, sous la responsabilité du directeur de la Province de Hainaut, l'architecte Jacques Van Belle, assisté de Jacqueline Fionville, ingénieur architecte de la Faculté polytechnique de Mons. Quant à l'auteur de projet, il s'agit du groupe A.U.R.A. (Atelier d'Urbanisme, de Réhabilitation et d'Architecture) constitué de trois architectes associés : Jean Barthélémy, professeur émérite d'architecture à la Faculté polytechnique de Mons et deux de ses anciens élèves Benoît Jonet et Michel Poulain. Dans cette équipe, c'est ce dernier qui, dès les premières esquisses du projet jusqu'à la réception provisoire, a joué le rôle d'associé principal, en parfaite symbiose avec le premier nommé, en véritable « cheville ouvrière » de ces Cours de Justice. Quant aux entreprises, elles étaient constituées autour d'un triumvirat formé des entreprises Galère, Dherte et Blaton.
   À travers le point de vue du Premier Président de la Cour d'Appel, d'une historienne de l'art, de l'architecte-concepteur, d'un sociologue et de l'architecte-directeur de la Régie des Bâtiment, ce bâtiment vous dévoilera une partie de ces secrets et de ces trésors architecturaux.
   Le photographe Pierre Peeters n'a pas voulu faire un livre conventionnel d'architecture, il nous entraîne avec ses images à regarder ce bâtiment où la lumière naturelle omniprésente fait vivre le bâtiment avec des jeux d'ombre et de lumière renforçant les lignes courbes exploitées à l'extrême par les architectes.
   Au visiteur, obligé ou non, des Cours de Justice de laisser courir son propre regard sur les murs noirs de la salle des pas perdus et de le laisser poursuivre son chemin au gré des lignes à la recherche des détails. Ce livre offre une clef de lecture. Les Cours de Justice de Mons resteront dans l'histoire de l'architecture moderne du 21e siècle un exemple des plus remarquables et qui répondent à la conception de la Justice d'aujourd'hui.
Table des matières :
   - Préface, par Hervé Hasquin.
   - Une cathédrale-spatiale, par André Stevens.
   - En guise d'introduction, par Jean Barthélemy.
   - Inauguration des Cours de Justice, par Jean Barthélemy.
   - Rêveries d'un juge solitaire, par Jean-Louis Franeau.
   - Un autre regard, par Colette Pierard.
   - Au commencement était..., par Colette Piérard.
   - À propos de l'atmosphère intérieure, par Jean Barthélemy.
   - Le parti pris architectural, par Colette Piérard.
   - Mons : des nouvelles infrastructures judiciaires à l'aube du 21e siècle, par Jacques Van Belle.
   - Deux réflexions complémentaires à propos des Cours de Justice, par Francis Hambye.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 28442).

 

DESANTI (Jean Toussaint) — La philosophie silencieuse ou Critique des philosophies de la science. Paris, seuil, 1975. In-8° broché, 283 p., (collection « L'Ordre Philosophique »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   C'est une question aujourd'hui bien embrouillée que celle du rapport entre les sciences et la philosophie, question pourtant fort inquiétante et qui témoigne de l'état de « vagabondage » dans lequel se trouve la pensée. « Philosophe » ou « savant », chacun cherche sa demeure. Mais à peine croit-il s'y installer, que d'un autre lieu survient un voyageur inconnu, que nul n'attendait, et qui l'en chasse.
   Discours dont le tissu est aujourd'hui déchiré, la « Philosophie » a perdu son lieu de naissance. Trop de voyageurs, et tellement d'étrangers, ont foulé son sol, de Nietzsche à Freud, de Marx à Cantor, de Planck à Godel (pour parler en vrac), qu'il ne s'y manifeste plus de traces lisibles. Voyageurs nourriciers cependant, en leur pays maîtres de vérité, montreurs de choses lointaines, ils n'avaient condamné personne au silence. Ils avaient simplement dessiné à neuf le domaine où pourrait s'inscrire la parole philosophique et où le philosophe pourrait chercher à retrouver un mince filet de voix.
   « Ce ne sera plus désormais la voix d'autrefois, celle qui, pour tous, proclamait la vérité. Il faut s'y résoudre, le philosophe n'énoncera plus le savoir. D'autres en ont pris la charge. Resterait à savoir ce que devient la philosophie dans l'éclatement des vérités, la multiplication des techniques, la spécificité et l'enchevêtrement des sciences. »

13 euros (code de commande : 28422).

 

Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. Sous la direction de Paul Aron et José Gotovitch. Bruxelles, André Versaille, 2008. In-8° collé, 527 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   En deux cents rubriques thématiques, ce dictionnaire passe en revue la plupart des faits de société survenus en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale. La période reste en effet un objet de curiosité aux dimensions multiples. La guerre et l'Occupation ne sont pas seulement affaires de stratégie militaire ou de chronique sociale, elles touchent à tous les aspects de la vie quotidienne, à la gloire, à l'héroïsme, comme à la veulerie, à l'horreur ou à la fraternité. Il s'agit donc d'interroger ces registres divers, du contenu de l'assiette quotidienne au nombre de fusillés, de la manière de circuler à celle d'aimer, ainsi que les groupes et les partis en présence, les idéologies en cause, les activités ludiques, sportives ou économiques du moment.
   Les auteurs de l'ouvrage synthétisent de manière claire le résultat des plus récents travaux scientifiques reconnus en la matière. Ils ont profité de surcroît de l'ouverture récente des archives essentielles de la période. Ainsi, le bénéfice ajouté de ce travail est qu'il offre la bibliographie sélective la plus efficace et la plus à jour qui soit. Il transmet en particulier au public francophone les apports des nombreux et importants travaux menés et publiés en Flandre qui n'ont pas trouvé (et ne trouveront sans doute pas) de traduction française.
   Chaque notice présente d'abord une définition ou une mise en situation. Elle s'enrichit ensuite d'un développement historique, dans lequel on a tenté de mettre systématiquement en évidence la portée de la période de l'Occupation, tant par rapport à l'avant-guerre que par rapport à la Libération. Ainsi chaque part de cet énorme puzzle se présente dans le contexte qui lui donne sa signification.

25 euros (code de commande : 28435).

 

FOREL (Alexis) — Voyage au pays des sculpteurs romans. Croquis de route à travers la France. Illustrations de Emmeline Forel. Tomes I et II (complet). Paris, Floury, 1934. Deux volumes in-4° demi-basane à coins, dos à 4 nerfs, pièces de titre et de tomaison rouges, couvertures conservées, reliures frottées et défraîchies présentant quelques épidermures, t. I : [8 (titre, introduction)], 236 p., t. : II : 245 p., illustrations in et hors texte, exemplaire numéroté (n° 1225).
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Le roman provençal.
      I. Le Rhône.
      II. Le cloître de Saint-Trophime.
      III. Le portail de Saint-Trophime.
      IV. Intérieurs provençaux et cloîtres secondaires (Montmajour et Vaison).
      V. Les portes de Saint-Gilles.
      VI. Valence et Romans.
      VII. Exode de la terre de Provence. Les Cévennes et le pont d'Espalion.
   Chapitre II. Les églises auvergnates.
      I. La sculpture extérieure.
      II. Les intérieurs.
      III. Les absides.
   Chapitre III. Uzerche.
      I. La porte Barachaude.
      II. Le clocher.
      III. La ville.
   Chapitre IV. Passage de l'Auvergne à la Saintonge et au Poitou.
      I. Saint-Savin.
      II. Le Dorat.
   Chapitre V. Les églises latines de l'ouest.
      I. Considérations générales.
      II. Aubeterre et Chalais.
      III. Châteauneuf-sur-Charente. Saint-Amand-de-Boixe. Lichères. Ruffec.
      IV. Civray (façade, intérieur).
      V. Aulnay de Saintonge.
      VI. Saint-Eutrope de Saintes (crypte, intérieur, absidioles).
      VII. Echebrune. Rétaud. Rioux.
      VIII. Ecurat. Pont-l'Abbé. Echillais.
      IX. Digression sur le port de La Rochelle.
      X. Surgères. Vouvant. Parthenay (Parthenay-le-Vieux, église Sainte-Croix, Notre-Dame de la Couldre).
      XI. Notre-Dame-la-Grande (façade, intérieur, clocher).
   Chapitre VI. Le roman bourguignon.
      I. Cluny.
      II. Le porche de Charlieu.
      III. Paray-le-Monial.
      IV. Beaune.
      V. Saulieu.
      VI. Autun. Dijon et Til-Châtel.
      VII. Digression sur Dijon au XVe siècle. À l'adresse des Suisses.
      VIII. La Charité-sur-Loire (le pont de la Charité, la ville et l'église Sainte-Croix).
      IX. Saint-Benoît-sur-Loire (narthex, intérieur, portail Nord).
      X. Fontgombault. Saint-Genou. Selles-sur-Cher.
      XI. Avallon (intérieur, portail.
      XII. Vézelay (ensemble de l'église, nefs, narthex, terrasse).
      XIII. Vermenton.
      XIV. Résumé du Roman bourguignon.
   Chapitre VII. Notre-Dame du Puy.
      I. L'intérieur.
      II. Le cloître.
      III. Le clocher.
      IV. La façade et la montée à l'église.
      V. Digression sur la Vierge protectrice du Musée du Puy.
   Chapitre VIII. Les porches et les cloîtres du Languedoc.
      I. Beaulieu sur la Dordogne (considérations générales, la ville, le porche, l'église de Beaulieu).
      II. Carennac sur la Dordogne.
      III. Souillac sur la Dordogne.
   Chapitre IX. Les églises à coupoles.
      I. Notre-Dame de Souillac.
      II. L'église de la Cité (Saint-Ëtienne) à Périgueux.
      III. Saint-Front de Périgueux.
      IV. Saint-Pierre d'Angoulême (intérieur, façade).
      V. Saint-Michel d'Entraigues et Trois-Palis.
      VI. Cognac et Châtres.
      VII. L'Abbaye des Dames à Saintes.
      VIII. Saint-Étienne de Cahors.
   Chapitre VIII (suite). Les porches et les cloîtres du Languedoc.
      IV. Le porche Nord de Saint-Étienne de Cahors.
      V. Digression. Le cloître de Cahors. La chapelle du Saint Sépulcre à Rodez. Le jubé d'Albi.
      VI. Saint-Pierre de Moissac (situation, porche, cloître).
      VII. Hugues de Châtillon et le cloître de Saint-Bertrand de Comminges.
      VIII. Toulouse (caractère toulousain, débris de portails et de cloîtres conservés au musée de Toulouse, Saint-Sernin de Toulouse).
      IX. Elne.
      X. Conques et la Graulière (Entraygues, Conques, Figeac, La Graulière).
   Chapitre X. Digression sur la Loire.
      I. Chenonceaux.
      II. Blois.
      III. Amboise.
      IV. Langeais. Ussé. Azay-le-Rideau.
      V. Saumur.
   Chapitre XI. Les routes de Chartres.
      I. Bourges (considérations générales, cathédrale, porches romans de la cathédrale).
      II. Loches (le château et la ville, l'église Saint-Ours).
      III. Angers (tapisseries de la cathédrale, portail de Saint-Maurice, baies de l'Abbaye de Saint-Aubin).
      IV. Le Mans (cathédrale de Saint-Julien, porche sud de la cathédrale).
      V. Saint-Loup-de-Naud et Provins.
      VI. Étampes.
      VII. Chartres (cathédrale, portail royal, considérations techniques, résumé des Routes de Chartres).
      VIII. Conclusions morales.
   - Termes techniques employés dans cet ouvrage.
   - Schémas d'une basilique et d'un portail romans. 

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 28404).

 

FROBENIUS (Léo) — Histoire de la civilisation africaine. Sixième édition. Traduit par H. Back et D. Ermont. Paris, Gallimard, 1936. In-8° broché, 370 p., 51 cartes, 181 figures dans le texte, 170 planches en héliogravure, importantes rousseurs à la couverture.
Avant-propos :
   C'est avec des proportions gigantesques et sans cesse croissantes qu'apparaît à l'homme vivant d'aujourd'hui, délivré des verres rapetissants qui ne lui laissaient voir que des fins définies, et sollicité par une conception nouvelle, – l'unité de la civilisation humaine.
  Le regard du chercheur distinguait jusqu'à présent
   ici la spiritualité grecque, là la spiritualité de l'ancien Mexique ;
   ici l'histoire de l'économie européenne, là les images de l'ère glaciaire ;
   ici la sculpture nègre, là le chamanisme ;
   ici la philosophie, là la construction des machines ;
   ici l'âme enfantine, là la politique.
   Ainsi donc des centaines d'éléments différents, dont chacun était considéré comme la matière d'études particulières et spécialisées, furent classés par les règlements des académies, des instituts de recherche, c'est-à-dire scientifiquement. L'Histoire mondiale fut soumise à la conception acquise par l'humanité à l'époque de Platon, et qui fait du destin humain une sorte de ville avec ses milliers de rues, de places, l'édifices. Cette conception obtint de merveilleux résultats. Tout fut étudié de fond en comble et jusque dans les moindres détails, tout fut examiné, quintessencié, tout finit par servir à des buts définis, et finalement la force créatrice, mise au service de cette spiritualité utilitariste, s'affaiblit de s'être consacrée exclusivement à des fins pratiques.
   En ce temps, nous avons appris, outre une infinité de connaissances de détail, le fait que la vie organique subit des fluctuations et des changements continuels. Maintenant seulement nous voyons clairement que des mondes entiers d'animaux se sont succédé au cours de l'histoire de la terre, les uns surgissant, les autres disparaissant, cette disparition procédant toujours du même phénomène : la sur-spécialisation. C'est par la sur-spécialisation qu'ont disparu les ammonites, les trilobites, les sauriens et d'autres espèces qui peuplaient jadis le monde.
   Sur-spécialisée est aussi la vision des hommes européens de notre époque : cette vision se flétrit comme se sont éteints jadis les trilobites. En nous luit la première aube d'une conception nouvelle. L'image de la ville immense avec ses milliers d'édifices s'évanouit. Nous commençons à percevoir les contours d'une autre image. La pensée sur-spécialisée dans la recherche des buts se meurt et fait place à une impulsion nouvelle vers la compréhension du sens de la vie.
   Au lieu de se perdre dans les détails, on se retrouve dans l'unité. L'édifice apparaît, avec ses proportions gigantesques et sans cesse croissantes, et son immensité dépasse toute imagination. Le respect et l'émotion nous font douter non seulement de la réalité de cette merveille, mais qu'elle soit même composée de faits solides. Il faut de la hardiesse et du courage pour contempler, à travers les fantômes d'idées des siècles passés, le monde grandiose qui surgit à l'horizon, et pour plonger alors son regard dans les profondeurs de ce monde. Comment l'observateur ne craindrait-il pas que le spectacle qui s'offre à ses yeux ne finisse par se dissiper comme une fumée ? Moi-même je ne suis pas libre de cette crainte. Mais, dans les pages qu'on va lire, j'ai osé me délivrer des derniers restes de l'ancienne conception et m'abandonner au besoin nouveau de saisir la signification. Ainsi s'est affirmée d'elle-même la nécessité de poser non seulement l'histoire de la civilisation d'un seul continent, mais les principes d'une histoire morphologique de la civilisation.

20 euros (code de commande : 28405).

 

[JODOIGNE]. Pétition présentée au Sénat et à la Chambre des Représentans par les Administrations communales du canton de Jodoigne, session de novembre 1834. Basse-Wavre, Lansel, 1834. [Basse-Wavre, / Imprimerie d'Alexandre Lansel et Comp. / 1834.] In 4° broché, 8 p., une carte à déplier (338 x 190 mm.) coloriée de l'arrondissement de Nivelles, traces d'humidité.
   Très intéressant document réalisé à l'initiative de la commune de Hamme-Mille et co-signé par les bourgmestres (ou leurs réprésentants) des communes de Nodebais, Tourinnes-Beauvechain, Saint-Jean Geest, Melin, Noduwez Linsmeau, Huppaye, Jauche, Glimes, Orp-le-Grand, Donglebert, Jandrain, Roux-Miroir, Folx les Caves, Opprebais, Ramillies, Bomal, Longueville et Piètrebais-Chapelle Saint Laurent.
   Ils réclament le rétablissement du canton de Grez qui, à la suite de l'occupation hollandaise, avait été supprimé et en relatent tout le développement historique.
   Ils insistent sur leur volonté de voir installer le siège du canton à Wavre de manière à faciliter la vie des citoyens en leur évitant de devoir effectuer leurs démarches administratives dans la ville de Nivelles, qui, pour certains citoyens habitant la zone est de l'arrondissement, comme le montre la carte de l'arrondissement de Nivelles, se trouve à 3 jours de marche...

45 euros (code de commande : 28403).

 

LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de) — Les chants de Maldoror. Poésies. Lausanne, Henri Kæser [la couverture porte la mention des Éditions du Grand-Chêne], 1946. In-8° broché sous couverture rempliée, 311 p., un des 1500 exemplaires numérotés (n° 1462), très bon exemplaire auquel on joint la facture adressée par la Librairie générale au peintre Arsène Detry, peu courant.

   
Couverture et facture de la Librairie générale, à Bruxelles, adressée au peintre Arsène Detry le 28 octobre 1948.

50 euros (code de commande : 28417).

 

McINERNEY (Jay) — Ransom. Traduit de l'anglais par Jacqueline Huet. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 285 p., exemplaire du Service de Presse, en bel état.
En quatrième de couverture :
   Kyoto, dans les années de l'« après-Vietnam ». Un jeune Américain, Christopher Ransom, partage son temps entre l'apprentissage du karaté et l'enseignement de l'anglais. Il passe ses nuits au Buffalo Rome, un bar où se retrouve la faune habituelle à ce genre d'endroit : paumés, routards à la dérive, et membres de la pègre locale à l'affût d'un coup. C'est là que son destin finit par le rattraper.
   Car Ransom, comme Lord Jim, a commis une faute. Depuis, rongé par la culpabilité, il attend le signe qui lui fera comprendre que le moment est venu de payer. Le prix est élevé. C'est sa propre vie. Il le découvre à la dernière page de ce roman d'action au style élégant et froid, comme l'acier d'un sabre japonais.

10 euros (code de commande : 28431).

 

NDAYWEI È NZIEM (Isidore)Histoire générale du Congo. De l'héritage ancien à la République Démocratique. Préface de Théophile Obenga. Postface de Pierre Salmon. Bruxelles, De Boeck-Larcier, 1998. Fort in-8° sous cartonnage d'éditeur, 955 p., cartes, illustrations in et hors texte, index, traits marginaux et quelques signes crayonnés, bon exemplaire, rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   Vaste pays au cœur de l'Afrique, le Congo représente aussi trois mille ans d'aventures humaines.
   Un cheminement qui a eu ses longues durées et ses accélérations, ses continuités et ses ruptures, ses dynamiques et ses récurrences, au travers d'une évolution globale qui se lit dans les trois étapes successives de la précolonisation, de la colonisation et de la postcolonisation. Cette trajectoire des Congolais, trop facilement maquillée par le théâtre des convulsions contemporaines, apparaît, à la lecture, comme une intelligence nouvelle de cette crise de maturation d'un pays qui demeure malgré tout, la pierre d'angle du décollage économique de l'ensemble de la région.
   Cette Histoire générale du Congo est une édition revue, complétée et actualisée à la lumière des événements récents en Afrique centrale d'une première Histoire du Zaïre.

150 euros (code de commande : 28438).

 

PLISNIER (Charles) — La Matriochka. Paris, Corrêa, 1949. In-8° broché sous jaquette (défraîchie) d'éditeur, 215 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
Sur la jaquette :
   « Un drame passionnel dans l'émigration russe. Un prince Ossokine tue sa maîtresse. Mourons ensemble ! Mais, ayant tué sa bien-aimée l'assassin se ravise. »
   C'est en ces termes que les journaux annonçaient le fait divers qui sera le point de départ de La Matriochka. Au dernier moment, le prince Ossokine soupçonné d'assassinat sera sauvé par une jeune fille qui, parce qu'elle l'aime, lui fournira un faux alibi.
   Il épouse cette jeune fille mais celle-ci ne parvient pas à lui donner le bonheur. Hanté par l'idée de pouvoir retourner en Russie et de jouer un rôle, il fait sauter l'immeuble occupé par un journal communiste pour, dit-il, venger sa patrie ; puis se constitue prisonnier. Encore une fois, malgré lui, il est sauvé par Francine. Il ne passera qu'en correctionnelle pour injures à un magistrat. Il aura tout raté, même sa mort.
   Rares sont les romans de Plisnier en un volume. Celui-ci où se mêlent intimement le policier et le psychologique, est assurément un des plus denses et des plus dramatiques.

10 euros (code de commande : 28407).

 

ROUDINESCO (Élisabeth) — Philosophes dans la tourmente. Paris, Fayard, 2005. In-8° collé, 273 p., (collection « Histoire de la Pensée »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   J'ai choisi de rendre hommage à six philosophes français – Canguilhem, Sartre, Foucault, Althusser, Deleuze et Derrida – dont l'œuvre est connue et commentée dans le monde entier, et qui ont eu pour point commun, à travers leurs divergences, leurs disputes et leurs élans complices, de s'être confrontés, de façon critique, non seulement à la question de l'engagement politique mais à la conception freudienne de l'inconscient. Ils furent tous des stylistes de la langue, passionnés d'art et de littérature.
   C'est bien parce qu'une telle confrontation est inscrite dans leurs œuvres et dans leur vie qu'ils peuvent être réunis ici. Ils ont tous refusé, au prix de ce que j'appellerai une traversée de la tourmente, d'être les serviteurs d'une normalisation de l'homme, laquelle, dans sa version la plus expérimentale, n'est qu'une idéologie de la soumission au service de la barbarie.
   Loin de commémorer leur gloire ancienne ou de m'attacher avec nostalgie à une simple relecture de leurs œuvres, j'ai tenté de montrer, en faisant travailler la pensée des uns à travers celle des autres, et en privilégiant quelques moments fulgurants de l'histoire de la vie intellectuelle française de la deuxième moitié du XXe siècle, que seule l'acceptation critique d'un héritage permet de penser par soi-même et d'inventer une pensée à venir, une pensée pour des temps meilleurs, une pensée de l'insoumission, nécessairement infidèle.

15 euros (code de commande : 28423).

 

Scriptorium. Revue internationale des études relatives aux manuscrits - International Review of Manuscrit Studies. Tome XXXI - 1977, n° 1 et 2 (complet). Anvers - Bruxelles, Standaard-Boekhandel - Érasme, 1977. Deux grands volumes in-8° brochés, 356, 241 p., 18 planches hors texte, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Fascicule 1.
      - Articles.
         - Le scriptorium de Guibert de Nogent, par Monique-Cécile Garand.
         - Le manuscrit Paris, B.N., N.A.Fr. 1158. Observations sur quelques œuvres de Mellin et d'Octovien de Saint-Gelais, par Jacques Lemaire.
         - Un manuscrit autographe inconnu de Francesco Filelfo, par Klaus Wagner.
      - Notes.
         - Two unstudied manuscripts of carolingian poems, par Chauncey E. Finch.
         - Some illustrations of the unicorn apologue from Barlaam and Joasaph, par Ruth Pitman et John Scattergood.
         - Two hitherto unidentified copies of the « Livre des Propriétés des choses », from the Royal Library of the Louvre and the library of Jean de Berry, par Donal Byrne.
         - Der Augsburger Tafelkatalog vom Jahre 1474, par P. F. J. Obbema.
      - Chronique.
         - M. R. James on the cataloguing of manuscripts : a draft essay of 1906, par Richard W. Pfaff.
      - Bibliographie.
         - Dissertationen zur Buchmalerei (1973-1976). (Bundesrepublik Deutschland, England, Österreich, Schweiz), par F. O. Büttner.
         - Ein Repertorium der Sangsprüche und Meisterlieder, par Horst Brunner et Burghart Wachinger.
         - Comptes Rendus.
         - La coutume de Bourgogne et ses manuscrits, par Claude Marchand et Michel Petitjean.
         - Bulletin codicologique.
   - Fascicule 2.
      - Articles.
         - A schoolteacher's hand in a Florentine manuscript, par Hans P. A. Oskamp.
         - Un fragment de bréviaire de Grasse du XIVe siècle, par Robert Amiet.
         - Greek manuscripts from the library of Giles of Viterbo, at the Biblioteca Angelica in Rome, par John Whittaker.
      - Notes.
         - A Greek grammar and a Greco-latin lexicon on St Paul (Rom., 2 Cor., Gai., Eph.), par Alfons Wouters.
         - Some observations on the opération of the monastic scriptorium, par William Gochee.
         - The anonymous commentary « De attributis personae et negotio » in Codex Vat. lat. 3862, par Valérie M. Lagorio.
         - Un livre de prières d'une princesse polonaise au XIe siècle, par Malgorzata-Hanna Malewicz.
         - Problems of transcription in the « Speculum Vitae » mss, par Venetia C. Nelson.
         - Un manuscrit inconnu de la bibliothèque de Bartolomeo Visconti : les Dialogi de Grégoire le Grand, par Richard O'Gorman et Rosalie Vermette.
         - La place du Vat. lat. 11600 dans la tradition de la traduction latine du commentaire « In Parmenidem » de Proclus, par Carlos Steel.
         - Individualschriften und ihre Bedeutung für die Erforschung des italienischen Humanismus, par Frank-Rutger Hausmann.
      - Chronique.
         - Une exploitation systématique des manuscrits médiévaux de la Péninsule ibérique : le Repertorio de historia de la ciencias eclesiásticas en España, par Raymond Macken.
         - Two poems by Fulbert among Photographs of Chartres mss, in the University of North Carolina Library, par Frederic Behrends.
         - Les manuscrits du fonds des Échangeables du Musée Benaki d'Athènes : provenance et identification, par E. Lappa-Zizicas.
         - Comptes rendus.
         - Bulletin codicologique.
      - Index, par Geneviève Grand.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 28399).

 

VANDENBROECK (Paul) — Le jardin clos de l'âme L'imaginaire des religieuses dans les Pays-Bas du Sud, depuis le 13e siècle. Avec des contributions de Luce Irigaray, Julia Kristeva, Birgit Pelzer et autres. Bruxelles, Société des Expositions, 1994. In-4° broché, 311 p., nombreuses illustrations en couleurs, pli central au premier feuillet de la couverture, exemplaire un peu jauni.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 25 février au 22 mai 1994.
Extrait de l'avant-propos :
   Ce livre accompagne une exposition d'œuvres d'art nées dans l'isolement.
   Cette exposition nous offre à voir un monde différent, éclipsé dès l'origine, dont les images révèlent tout l'univers psychologique et existentiel de nombreuses femmes ayant vécu en communauté. La plupart de ces œuvres ne sont pas seulement anonymes ; elles sont également restées à l'abri de tout regard, dans les communautés pour lesquelles elles avaient été créées. Rares sont ceux qui ont pu les entrevoir, puisqu'aujourd'hui encore, de nombreuses œuvres parmi elles remplissent encore leur fonction d'origine. C'est une des raisons pour lesquelles nous les présentons souvent dans l'état où nous les avons trouvées, sans les avoir rafraîchies, ni restaurées. Pourquoi ne pas montrer les œuvres telles qu'elles existent, en leur laissant les traces de leur histoire, d'autant plus que celles-ci nous donnent souvent une idée de leur signification ou de leur rôle au sein des communautés qui les conservent ?
   Cette culture iconographique des communautés de femmes n'est sans doute pas un phénomène qui, peu courant, limite à nos régions ; c'est cependant chez nous qu'elle est la plus ancienne, si l'on pense aux béguines. Les œuvres présentées à l'exposition proviennent presque toutes de collections belges, sans que cet aspect ait apporté une quelconque limite à l'étendue des thèmes évoqués. Bien au contraire, il semble que malgré cette restriction géographique, de nombreux thèmes « universels » se soient retrouvés. Étendre la provenance des œuvres à l'ensemble de l'Europe ou à l'Amérique latine n'aurait pas élargi le thème. Ne s'agit-il pas, au fond, de formes de représentation de quelques « thèmes universels », dictées par l'expérience de femmes, même si elles s'inscrivent dans la tradition du christianisme ? La sélection des œuvres a déterminé la structure et le parcours du visiteur dans l'exposition.
   Le Jardin clos de l'âme est une exposition particulière et précieuse. Dans le contexte actuel des expositions, elle se détache par son intention, parce qu'elle défend le rôle authentique de l'œuvre d'art : donner un sens aux préoccupations humaines. Une exposition qui montre des œuvres pour leurs qualités esthétiques ne remplit pas cette mission ; au contraire, elle contribue à mystifier l'œuvre d'art et lui enlève son contenu.
   La manière dont le sujet est traité met en question la notion de « qualité », comme le firent les artistes de l'avant-garde au début du siècle ou comme il arrive souvent lorsqu'on entre en contact avec une culture non-occidentale. Les organisateurs internationaux de grandes expositions de prestige ambitionnent généralement de pouvoir présenter les artistes les plus célèbres, les meilleures œuvres, les plus grandes collections... L'on ne considère plus que « la meilleure qualité », comme si la couche supérieure de la culture était représentative de l'ensemble.
   Le grand mérite de Paul Vandenbroeck, le commissaire de cette exposition, est sans doute de s'attacher à découvrir des volets de notre culture aussi importants qu'oubliés, d'en analyser tout le sens et la fonction et, ainsi resitués dans leur contexte, de les offrir au public.

40 euros (code de commande : 28419).

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