Nouvelles entrées sur le site

 Page proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander

    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

Cliquez sur l'image pour effectuer
une visite virtuelle de la librairie

prénom et nom :
pays de résidence :
adresse électronique :
et cliquez sur

 

Pour commander


MISE À JOUR DU
MARDI 15 OCTOBRE 2019

 

Albums de Croÿ. Tome VI : Comté de Hainaut III. Prévôtés de Mons et de Soignies. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 277 p., illustrations en noir et en couleurs dont 98 planches à pleine page, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La prévôté de Mons (fin XVIe-début XVIIe siècle), par Christiane Piérard.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Gérard Bavay, Christiane Piérard, Christiane Van den Bergen-Pantens : 1. Page de titre annonçant le contenu du volume originel - 2. Armes des villes de Mons, Valenciennes et Ath - 3. Armes de la ville de Mons - 4. Page de titre annonçant la prévôté de Mons - 5. Page de titre annonçant les villages de la prévôté de Mons - 6. Hornu - 7. Louvignies et Chaussée-Notre-Dame - 8. Ihy, à Havay - 9. Lens - 10. Cambron-Saint-Vincent - 11. Havré - 12. Dour - 13. Neufmaison - 14. Sirault - 15. Ghislage-sous-Havré - 16. Erbisœul - 17. Neufvilles - 18. Montignies-lez-Lens - 19. Masnuy-Saint-Pierre - 20. Masnuy-Saint-Jean - 21. Saint-Symphorien - 22. Harveng - 23. Jurbise - 24. Erbaut - 25. Hautrage - 26. Villerot - 27. Saint-Antoine en Barbefosse, à Havré - 28. La Requête, à Casteau et à Thieusies - 29. Casteau - 30. Montrœul-sur-Haine - 31. Maisières - 32. Nimy - 33. La Saisinne, à Thieusies - 34. Thieusies - 35. Fayt-le-Franc - 36. Marchipont - 37. Onnezies - 38. Montignies-sur-Roc - 39. Ghlin - 40. Wihéries - 41. Bougnies - 42. Havay - 43. Autreppe - 44. Angreau - 45. Noirchain - 46. Frameries - 47. Nouvelles - 48. Asquillies - 49. Genly - 50. Boussu - 51. Wasmes - 52. Warquignies - 53. Quiévrain - 54. Hensies - 55. Baisieux - 56. La Farvaque, à Ciply - 57. Horrues - 58. Élouges - 59. Athis - 60. Erquennes - 61. Audregnies - 62. Angre - 63. Blaregnies - 64. Gœgnies-Chaussée - 65. Blaugies - 66. Ciply - 67. Eugies - 68. Quévy-le-Grand et Quévy-le-Petit - 69. Spiennes - 70. Harmignies - 71. Hyon - 72. Mesvin - 73. Jemappes - 74. Cuesmes - 75. Quaregnon - 76. Baudour - 77. Thulin - 78. Hainin - 79. Aulnois - 80. Thivencelle - 81. Crespin - 82. Saint-Aybert - 83. Harchies - 84. Le Préau, à Harchies - 85. Pommerœul, à Ville-Pommerœul - 86. Ville, à Ville-Pommerœul - 87. Stambruges - 88. Grandglise - 89. Sars-la-Bruyère - 90. Herchies - 91. Roisin - 92. Meaurain - 93. Saint-Denis - 94. Obourg - 95. Wasmuel - 96. Page de titre annonçant la fin de la prévôté de Mons - 97. Page de titre annonçant la prévôté de Soignies - 98. Armes de la ville de Soignies - 99. Horrues - 100. Chaussée-Notre-Dame - Annexes : 101. Château de Boussu - 102. Château de Boussu - 103. Château de Boussu - 104. Château de Boussu.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 28753).

 

BASTABLE (Jonathan) Paroles de combattants. le 6 juin 1944. Traduit de l'anglais par Suzanne Mpouli. Bruxelles, Luc Pire, 2008. In-8° collé, 362 p., quelques reproductions en noir.
En quatrième de couverture :
   « Impossible d'essayer de décrire le chaos total qui régnait à quelqu'un qui ne l'a pas vécu. Des tirs de mitrailleuse, de fusil, des fusées pleuvaient sur nous, depuis les casemates au sommet de la falaise. J'ai vu des bateaux d'assaut comme le nôtre essuyer des tirs directs. Les bateaux zigzaguaient pour éviter d'être touchés, ce qui a compromis tous les plans. Notre bateau a abaissé la passerelle de débarquement quelque part près des Moulins. Mon lieutenant, le premier à sortir, a reçu une balle dans la gorge et je ne l'ai pi us jamais revu. »
   Le 6 juin 1944, des milliers de soldats débarquent sur les plages normandes. Les Alliés sont en train de mener à bien la plus grande opération logistique jamais conçue, celle qui marquera le tournant décisif de la guerre et le début de la débâcle nazie.
   Grâce aux archives du National D-Day Museun à la Nouvelle-Orléans et en Grande-Bretagne ainsi qu'avec l'aide du Portsmouth D-Day Museum, Jonathan Bastable a recueilli et rassemblé les témoignages des hommes qui ont vécu le débarquement. Lettres écrites à l'époque, journaux intimes, interviews de survivants, sont à la base de cet ouvrage qui, à partir du vécu des témoins directs, retrace l'un des événements tes plus marquants de l'histoire du XXe siècle.
Table des matières :
   - 
La signification de D-Day.
   01 / L'Opération Overlord.
   02 / À la veille du grand jour.
   03 / La conquête d'Utah.
   04 / Omaha la sanglante.
   05 / À Gold.
   06 / La journée à Juno.
   07 / Traverser Sword.
   08 / La réaction des civils.
   09 / La plage et le bocage.
   10 / Sortir de Normandie.
   - Chronologie.
   - Glossaire.
   - Index des contributeurs.
   - Index général.

20 euros (code de commande : 28755 - vendu).

 

[BAUDELAIRE (Charles)]. BONNEFOY (Yves) Sous le signe de Baudelaire. Paris, Gallimard, 2011. In-8° collé, 410 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Tout à la fois un hommage à Baudelaire, un dialogue avec lui et une lecture de son œuvre, ce rassemblement chronologique de quinze essais d'Yves Bonnefoy sur Baudelaire s'échelonne sur plus de cinquante années, au cours desquelles Baudelaire n'a cessé de l'accompagner.
   À Baudelaire il doit, écrit-il, « d'avoir pu garder foi en la poésie ». Car « aucun, sauf Rimbaud », ne montre aussi fortement que l'espérance « peut survivre aux pires embûches de la conscience de soi. Aucun pour descendre avec tant de modestie exigeante des hauteurs intimidantes de l'intuition poétique, où pourtant il ne cesse de revenir, vers la condition ordinaire », « aucun », enfin, « pour encourager plus efficacement ceux qui croient en la poésie à ne pas décider trop tôt qu'ils sont indignes de son attente ». Ainsi, « les grands poètes sont ceux qui nous aident » « à nous diriger vers nous-mêmes ». Et « c'est même cette recherche de soi qu'ils attendent de nous, avec l'offre que nous partagions leurs soucis, leurs espoirs, leurs illusions, et le désir de nous guider, tant soit peu, vers là où nous découvrirons qu'il nous faut aller. Le vœu de la poésie, c'est de rénover l'être au monde, ce qui demande d'entrée de jeu l'alliance du poète et de ceux qui les lisent sérieusement. »

20 euros (code de commande : 28761 - vendu).

 

BOUISSOU (Sylvie)Vocabulaire de la musique baroque. [Paris], Minerve, 1996. In-8° broché, 239 p., quelques illustrations.
En quatrième de couverture :
   En raison de son ampleur, de sa production pléthorique de textes érudits et de son formidable développement musical (Monteverdi, Purcell, Lully, Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau...), l'âge baroque utilise une lexicographie particulièrement mouvante qui reflète l'évolution accidentée de ses formes, de son langage et de ses instruments.
   À partir des traités de l'époque, du corpus musical et des recherches actuelles en musicologie, l'auteur a tenté de résumer l'essentiel,
   À l'instar de toutes les révolutions culturelles, la musique baroque a pris le contre-pied de son modèle, la musique de la Renaissance, en adoptant des principes esthétiques nouveaux, comme le récitatif, la basse continue ou le style concertant, et en créant des formes majeures, comme l'opéra, l'oratorio, la cantate, la sonate, le concerto grosso et le concerto de soliste.
   En même temps qu'une incitation à la découverte d'une période étonnamment riche de l'histoire de la musique, ce vocabulaire se veut une réponse concise aux questions que peuvent se poser le musicien, l'étudiant et le mélomane.

15 euros (code de commande : 28766).

 

[BOUSSU]. Le château de Boussu. Namur, Ministère de la Région Wallonne, 1998. In-4° broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Études et Documents - Monuments et Sites », n° 8), exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   Préface.
   Chapitre 1.
      - L'architecte du château : Jacques Du Brœucq, par Isabelle Lecocq.
         - Chronologie, par Isabelle Lecocq.
   Chapitre 2.
      - Historique du château, par Marcel Capouillez.
   Chapitre 3.
      - L'environnement du château, par Marcel Capouillez, Krista De Jonge et Dirk Van de Vijver, avec la collaboration de Kristof Fatsar.
   Chapitre 4.
      - Restitution d'un château disparu, par Cécile Ansieau, Marcel Capouillez, Teresa Cristina Patricio, Krista De Jonge, avec la collaboration de Manolis Vourakis.
         - Description du château vers 1600, par Pierre Du Mont l'Ancien.
         - Analyse dendrochronologique d'échantillons provenant du château de Boussu, par David Houbrechts.
         - Restauration de la statue de Charles Quint, par Dominique Driesmans, Anne Lechat et Sylviane Mathieu.
         - Prospection glyptographique, par Jean-Louis Van Belle et Francis Tourneur.
         - L'investigation architecturale par techniques d'anastylose, par Teresa Cristina Patricio.
         - Les matériaux pierreux du château de Boussu, par Francis Tourneur.
   Chapitre 5.
      - Le langage architectural de Jacques Du Brœucq : entre Rome et Fontainebleau, par Krista De Jonge.
   Sources et bibliographie.

25 euros (code de commande : 28787).

 

CASIER (E.) — Les iguanodons de Bernissart. 2e édition. Bruxelles, Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, 1978. In-8° broché, 163 p., nombreuses illustrations, cartes, un tableau dépliant, on joint quelques coupures de presse, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Préface.
   I. Le gîte Wealdien de Bernissart et la découverte des iguanodons.
      - 1878, une date dans l'histoire de la découverte paléontologique.
      - Les conditions de gisement. Les « crans ».
      - Âge du gisement de Bernissart et particularités du terrain Wealdien.
   II. Extraction, montage et mise en œuvre des matériaux découverts.
      - Dégagement et préparation.
      - Montage et exposition.
      - Études faites sur le matériel.
   III. Les iguanodons.
      - Place des Iguanodons dans la phylogénie des Vertébrés inférieurs.
      - Historique des connaissances sur les Iguanodons.
      - Données morphologiques fournies par l'ensemble du matériel connu à ce jour.
      - Iguanodon bernissartensis et I. mantelli.
      - Structure osseuse.
      - Attitudes et mode de vie des Iguanodons.
      - Téguments externes.
      - Moyens de défense.
      - Nutrition.
      - Dimorphisme sexuel et reproduction.
      - Essais de reconstitution.
      - Remarques sur les relations phylogéniques des Iguanodons.
   IV. Écologie des iguanodons de Bernissart. Causes possibles de leur mort collective.
      - Reptiles.
      - Amphibiens.
      - Poissons.
      - Insectes.
      - Végétaux.
      - Coprolithes.
      - Tableau systématique de la Flore et de la Faune du Wealdien de la Fosse Sainte-Barbe, à Bernissart.
      - Le biotope wealdien de Bernissart.
      - Causes possibles de la mort des Iguanodons à Bernissart.
   V. L'extinction des dinosauriens et les problèmes de l'évolution biologique.
      - Les Iguanodons et l'évolution des Vertébrés.
      - Extinction des Dinosauriens. Ses causes probables.
      - Les Iguanodons et l'adaptation.
      - Rapprochement de la disparition des Dinosauriens avec des faits physiographiques de la biosphère.
      - La Paléontologie et les problèmes que pose encore l'évolution.
   Conclusion.
   Plan du palier du crétacé inférieur de Belgique et notices de L. Dollo.
   Bibliographie.

20 euros (code de commande : 28795).

 

CATHERINE II (Impératrice de Russie)Les lettres de Catherine II au Prince de Ligne (1780-1796). Publiées avec quelques notes par la Princesse Charles de Ligne. Bruxelles, Van Oest, 1924. In-8° broché, 236 p., un portrait, index des noms cités.
29 lettres sont ici reproduites.
Avant-propos :
   Les lettres du prince de Ligne à Catherine II figurent pour la plupart dans les mémoires laissés par le Feld-Maréchal. Celles de la grande impératrice de toutes les Russies qui y répondent, n'ont jamais été publiées, à l'exception de quelques-unes trouvées en copie dans les archives de Saint-Pétersbourg.
   Cependant le privilégié auquel elles étaient adressées avait, à diverses reprises, témoigné de son désir de les faire connaître au public, estimant qu'elles étalent tout à l'éloge de cette puissante souveraine.
   Ne doit-on pas ajouter qu'elles sont également à son honneur à lui ?
   Ce sont ces considérations qui, jointes à de vives instances, m'ont décidée à faire sortir du « sachet » dans lequel le vieux Prince les conservait, les autographes, si précieux à ses yeux, datés de Pétersbourg ou de Czarskocelo.
   J'ai cru devoir accompagner cette correspondance d'un commentaire qui n'a d'autre but et d'autre prétention que d'aider le lecteur, car il se trouve souvent sous la plume de Catherine-le-Grand des digressions assez diffuses ou des plaisanteries réclamant quelques éclaircissements et dont le sens, même à ses yeux, était assez difficile à pénétrer pour qu'elle écrivit au prince de Ligne : « Ne faudra-t:il pas, plus tard, un long commentaire pour comprendre nos lettres ? »
   Ces notes explicatives que j'ai réduites le plus possible, ont pour source les Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires du prince Feld-Maréchal, les biographies qui lui ont été consacrées par Crez, Gilbert, etc., les savants ouvrages de Waliszewski sur Catherine II et quelques livres plus anciens.

25 euros (code de commande : 28769 - vendu).

 

[CHARLEROI]. Plan de Charleroy. Avec les attaques commencées 1e 16 Septembre 1693 et poussees jusqu'au... d'Octobre de la même Année que la Place se rendit. Gravure collée sur une feuille de papier fort, rare.
  Carte extraite du tome IV (planche 76) de Les Forces de l'Europe, Asie, Afrique et Amerique, ou description des principales villes, avec leurs fortifications : Dessignées par les meilleurs ingenieurs, particulierement celles qui sont sous la domination de la France, dont les plans ont esté levez par Monsieur de Vauban, avec la description de tous les instrumens servans à la fortification, à l'attaque & deffense des places, ensemble ceux qui servent pour l'artillerie, des magasins ; la maniere de dresser un camp devant une ville assiegée, &c. Et ornées de plusieurs superbes edifices. Necessaire pour toutes sortes de personnes, publié à Amsterdam, chez Pierre Mortier, vers 1702. La plupart des gravures contenues dans ce recueil sont des copies de celles publiées dans les recueils Les forces de l'Europe et Le théâtre de la guerre que Nicolas de Fer fit éditer à Paris en 1693-1697.
Dimensions :
   - Image : 286 x 234 mm.
   - Cuvette : 294 x 239 mm.
   - Feuille : 341 x 289 mm.
   - Collé sur une feuille de 425 x 360 mm.

Relation du siège de 1693 par Jean Godet :
   Vainqueur à Neerwinden le 29 juillet 1693, le maréchal duc de Luxembourg, se présente devant Charleroi le 10 septembre suivant. Placés sous les ordres du marquis del Castillo de Villadurias, 4.500 Espagnols vont défendre la place.
   Les troupes françaises d'investissement sont fortes de 30 bataillons et de 32 escadrons dont Messieurs de Guiscard et de Ximénès, principaux sous-ordres du maréchal, se partagent le commandement. À l'illustre Vauban est confiée la direction des travaux du siège. Le 15 septembre, les assiégeants ouvrent la tranchée.
   Sous les hauteurs de la Garenne, les Espagnols occupent deux postes fortifiés. Dès la prise de ces postes par les Gardes françaises, les pionniers commencent à creuser deux attaques. Ces tranchées en zig-zag doivent se rejoindre « contre la partie de la place » devant laquelle se trouve un étang qui couvre en partie la ville. Tirant leur nom du côté d'où elles viennent, l'une des attaques est dite de Dampremy, l'autre de la Garenne.
   Le 16, alors que les assiégés font une sortie, cinquante carabiniers et trois compagnies de grenadiers français « prennent l'épouvante ». Il faut qu'avec d'autres troupes interviennent Messieurs de Vigny et de Sainte-Hermine pour que les Espagnols se replient et rentrent dans la ville.
   Arrivée de Mons, ou par eau de Maubeuge et Namur, l'artillerie du siège compte 210 bouches à feu, canons ou mortiers. Parmi les canons – il y en a 149 – on en dénombre 12 de « nouvelle invention ». Le 17, le feu de quelques pièces prélude au bombardement intensif de la place.
   Le 24, sur l'ordre de Monsieur de Pontis, capitaine des Vaisseaux du Roi, six petits chalands « ramassés sur la Sambre » et amenés par chariot sont mis à l'eau « à la queue de l'étang ». Des soldats s'activent à les transformer en radeaux. Ils les attachent deux par deux, côte à côte, et terminent l'opération en posant sur chaque couple une plate-forme en planches. Commandés par deux capitaines des galiotes, 20 hommes embarquent sur chacun des radeaux. Soutenue par le tir de deux petites batteries d'artillerie et par celui de 300 fusiliers postés sur la rive, la flottille, propulsée à la rame, vogue hardiment vers la redoute de l'étang.
   Ayant perdu 33 des leurs depuis le début du siège, les défenseurs du poste lacustre ne sont plus que 17. Complètement découragés en voyant s'avancer vers eux « l'escadre ennemie », ils ne tirent même pas quelques coups de feu pour sauver l'honneur mais hissent en hâte le drapeau blanc.
   Le 26 septembre « vers les deux heures du soir », l'artillerie française tire 5 salves de 14 petites bombes. À ce signal, huit compagnies de grenadiers sortent des tranchées et marchent en silence à l'attaque de la redoute de Dampremy. Bondissant dans le chemin couvert, les assaillants trouvent les défenseurs « sur le ventre ». Sans s'attarder à faire des prisonniers, les grenadiers s'élancent à l'assaut de la redoute qu'ils emportent au cri de « Vive le Roi ».
   Après la prise de la redoute de Dampremy, Monsieur de Vauban fait activer les travaux d'approche. On lit dans l'Histoire militaire de Flandre, que dans l'après-midi du 4 octobre « on voulut se faire un passage sur le bord de l'étang afin que les deux attaques puissent se communiquer ». Douze compagnies de grenadiers français délogent un détachement espagnol retranché derrière de petits parapets, mais les vainqueurs sont eux-mêmes attaqués par d'autres Espagnols sortis d'un ouvrage à corne. Après avoir déchargé leur mousquet et fait exploser trois mines sous les pieds de l'ennemi, les assiégés se replient quelque peu en désordre.
   Plusieurs brèches ayant été faites dans les défenses de la place et l'artillerie ennemie se préparant à les agrandir, les assiégés capitulèrent le 11 octobre. Réduite à 1.500 hommes, la garnison obtint les honneurs de la guerre. Avec quatre canons et un mortier, elle sortit le 13 de la forteresse.
   Pour assiéger Charleroi, les Français avaient une dotation de 96.921 boulets, dont 66.814 furent lancés sur la place. En outre, sur une réserve de 16.919 bombes et 19.000 grenades, ils en utilisèrent respectivement 11.389 et 6.000.
   Grâce à l'extraordinaire énergie du marquis del Castello de Villadurias, les Espagnols firent des prodiges de valeur ; il n'y eut que de rares défaillances. Le colonel Sir James Carmichael-Smyth (9) écrit d'ailleurs que « la défense fut très belle et très remarquable ».
   Après le départ de la garnison vaincue, trois bataillons français prirent possession de Charleroi. C'est aussi dans cette localité ruinée que s'installa le duc de Villeroi chargé de faire boucher les brèches et combler les tranchées.
Bibliographie :
   - Godet (Jean), Hainaut, terre de batailles, t. I, pp. 134-136.

80 euros (code de commande : 28796).

 

COLINET (Paul) et MARIËN (Marcel) — L'histoire des deux lampes. Dessins de Paul Colinet. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1990. In-8° broché, 175 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La première lampe s'explique par l'intérêt que Colinet paraissait porter à cet objet, au point d'en écrire les histoires.
   La seconde me concerne. Elle remonte au jour où je fis, en même temps, la connaissance de Colinet et de Magritte. Il me fut rapporté, qu'après mon départ, Colinet me décrivit à Magritte comme une lampe à eau, évocation que je crois assez juste de mon aspect « éteint », aspect que je crois avoir conservé, bien qu'aujourd'hui coloré d'une sorte de maussaderie excédée.

30 euros (code de commande : 28792).

 

COPI (Raúl Damonte Botana, dit) — L'Internationale Argentine. Roman. Paris, Belfond, 1988. In-8° collé, 130 p., on joint la bande d'annonce (un peu défraîchie).
En quatrième de couverture :
   Nicanor Sigampa s'est fixé à Paris, où il dirige et finance une société secrète, L'Internationale Argentine.
   Mais Nicanor ne passe pas inaperçu : il est noir et mesure deux mètres ; milliardaire, il roule en limousine et distribue les chèques de 500 000 F comme d'autres les poignées de main.
   Or, Nicanor a jeté son dévolu sur un réfugié argentin, un poète famélique nommé Copi.
   Séduit par l'obscurité absolue de ses odes, Nicanor a décidé de faire de Copi le prochain président de la République argentine...
   Derrière les provocations et les quiproquos d'un humour acide, L'Internationale Argentine constitue la plus sérieuse des satires politiques. Bohèmes et nantis, travestis et femmes du monde, diplomates de carrière et arrivistes professionnels s'y pressent et s'y bousculent.
   Ce roman est peut-être le plus gai de tous les livres de Copi. C'est-à-dire le plus désespéré. Quelques semaines avant sa mort, à l'occasion d'une ultime relecture, il en avait dessiné la couverture. Son dernier dessin.

12 euros (code de commande : 28772).

 

CROOŸ (Louis et Fernand) — L'orfèvrerie religieuse en Belgique depuis la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution française. Bruxelles - Paris, Vromant & C°, [1911]. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 191 p., bien complet des 40 planches hors texte.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. Les poinçons belges d'orfèvrerie antérieurs à la Révolution.
      - Introduction.
      - Généralités.
      - Poinçons de villes :
         - Anvers, Alost, Ath, Audenarde.
         - Bruges, Bruxelles.
         - Courtrai.
         - Dinant.
         - Gand, Grammont.
         - Liège.
         - Malines, Mons.
         - Namur, Nivelles.
         - Termonde, Tongres, Tournai.
         - Virton.
         - Ypres.
   Deuxième partie. L'orfèvrerie ancienne au point de vue des formes et de la décoration.
      - Introduction.
      - Les styles en orfèvrerie.
      - Calices.
      - Ostensoirs à cylindre.
      - Ostensoirs-soleils.
      - Ciboires d'exposition.
      - Ciboires-ostensoirs.
      - Ciboires d'administration.
      - Chrismatoires.
      - Châsses.
      - Reliquaires.
      - Encensoirs.
      - Croix.
      - Chandeliers.
      - Plateaux et burettes.
      - Carillons.
      - Couvertures de missel.
      - Tranches et rebords.
      - Mérites du travail et de la décoration.

40 euros (code de commande : 28781 - vendu).

 

[CROŸ (Emmanuël de)]. DELCOURT (André)Un grand seigneur au Siècle des Lumières. Le duc de Croÿ, maréchal de France (1718-1784). Préface de Maurice Shumann. Saint-Amand-Les-Eaux, chez l'Auteur, 1984. In-8° broché sous jaquette, 398 p., quelques illustrations en noir, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre I. Petite enfance en Hainaut - La colossale maison de Croÿ.
   Chapitre II. 1728-1740 - Premières études, premières armes - premiers voyages.
   Chapitre III. 1741-1744 - Mariage - Départ en guerre - Cruel veuvage.
   Chapitre IV. 1745 - L'année de Fontenoy.
   Chapitre V. 1746-1748 - De la prise de Bruxelles à la paix d'Aix-la-Chapelle.
   Chapitre VI. 1749-1754 - Divisions dans le royaume et menaces sur l'empire colonial.
   Chapitre VII. 1755-1756 - Approche et début de la guerre de Sept Ans.
   Chapitre VIII. 1757 - L'affaire Damiens.
   Chapitre IX. 1758-1751 - Suite de la guerre de Sept Ans.
   Chapitre X. 1762-1764 - Fin de la guerre de Sept Ans et du règne de Mme de Pompadour.
   Chapitre XI. 1765-1768 - Sciences et voyages.
   Chapitre XII. 1769-1773 - Sous le règne de madame du Barry.
   Chapitre XIII. 1774-1776 - Mort de Louis XV et débuts du règne de Louis XVI.
   Chapitre XIV. 1777 - À Paris avec l'empereur Joseph II.
   Chapitre XV. 1778-1780 - Guerre maritime et guerre secrète.
   Chapitre XVI. 1781-1782 - Fin de la guerre d'Amérique.
   Chapitre XVII. 1783-1784 - Maréchal et derniers jours.
   - Appendice.
   - Sources et Bibliographie.

25 euros (code de commande : 28775 - vendu).

 

DELMER (A.) — Le Canal Albert. Tomes I et II (Atlas). Liège, Georges Thone, 1939. Deux volumes in-8° brochés, t. I : 383 p., illustrations, t. II : XIX planches à déplier, cachet sur la couverture, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Notice historique sur les communications par eau entre la Meuse et l'Escaut.
   Chapitre II. Les raisons économiques et politiques de construire le canal Albert.
   Chapitre III. Le canal Albert et la défense du territoire.
   Chapitre IV. Le nœud du problème. Le canal entre la Meuse et le Démer. Les difficultés d'ordre géologique.
   Chapitre V. L'organisation financière et administrative.
   Chapitre VI. Les caractéristiques du canal Albert.
   Chapitre VII. L'alimentation du canal Albert. Le procès des prises d'eau.
   Chapitre VIII. Description des différentes sections du canal.
   Chapitre IX. Description des annexes du canal Albert.
   Chapitre X. Quelques données statistiques.
   Chapitre XI. Le prix de revient du canal. Le planning.
   Chapitre XII. Les résultats.
   Chapitre XIII. Conclusion.
   Annexe I. Bibliographie.
   Annexe II. Les ponts du canal Albert.
   Annexe III. Les principales sociétés d'entreprises qui ont coopéré à la construction du canal Albert.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28783 - vendu).

 

DESBORDES-VALMORE (Marceline)Œuvre poétique intégrale. Textes versifiés, publiés & inédits établies & rassemblés par Marc Bertrand. [Lyon], Jacques André, 2007. Fort in-8° collé à l'italienne, 522 p., texte sur deux colonnes, exemplaire en très bel état.
Présentation de l'éditeur :
   Marc Bertrand, professeur émérite des Universités, a enseigné la stylistique à l'Université Stendhal de Grenoble. Mais il a surtout consacré l'essentiel de sa carrière et de sa recherche à Marceline Desbordes-Valmore. Le présent ouvrage est l'aboutissement de ce travail, avec plus de 700 poèmes en vers ou en prose, connus ou inédits, expression quasi-parfaite de l'art de la versification romantique. Une écriture vibrante qui ne cache pas l'émotion d'une femme révoltée par l'injustice sociale, atteinte au plus profond de sa chair par les désarrois de l'amour et les difficultés de l'existence ; une œuvre resplendissante, reflet de la vie sombre d'une poétesse qui se voulait libre et fière.

30 euros (code de commande : 28762 - vendu).

 

[FRANC-MAÇONNERIE]. La Franc-Maçonnerie et l'Europe du XVIIIe siècle à nos jours. Liège, Éditions du Perron, 1993. In-4° broché, 176 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition organisée au Musée maçonnique, à Bruxelles, du 22 mai au 18 juin 1993.
Table des matières :
   - Présentation, par Charles L. Tomas.
   - Avant-propos, par Guy Vlaeminck.
   - Introduction. Europe et franc-maçonnerie du XVIIIe siècle à nos jours. Quelques lignes de faîte, par André Uyttebrouck.
   - Légendes et protohistoire, par Daniel Ligou.
   - L'expansion de la franc-maçonnerie en Europe occidentale, par Daniel Ligou.
   - L'expansion de la franc-maçonnerie en Europe centrale et de l'Est. L'impact de la pensée maçonnique sur la création artistique et spirituelle en Hongrie, par Janos Frühling.
   - Moments importants de la vie maçonnique dans les pays nordiques, par Eero Ekman.
   - Les idéaux de la franc-maçonnerie, par Jean-Jacques Hoebanx.
   - Le décor maçonnique sur les objets, le rapport avec les idéaux maçonniques, par Philippe Morbach.
   - Les femmes en franc-maçonnerie, par Andrée Despy-Meyer.
   - La musique maçonnique rituelle en Finlande, par Paavo Reinikainen.
   A. Les îles Britanniques.
   B. Expansion en Europe occidentale.
   C. Expansion en Europe méridionale.
   D. Expansion en Europe centrale.
   E. Expansion en Europe orientale.
   F. Expansion en Scandinavie.
   G. Idéaux et vertus. Généralités.
   H. Idéaux et vertus. Amour de la science...
   I. Idéaux et vertus. Charité.
   J. Idéaux et vertus. Amour, fraternité, amitié, candeur.
   K. La franc-maçonnerie, l'éducation et l'enseignement.
   L. Cérémonies, rites et rituels.
   M. Les loges d'adoption, les maçonneries mixte et féminine.
   N. Les hauts grades.
   O. Église et franc-maçonnerie.
   P. Condamnations. Antimaçonnisme.
   Q. Les relations maçonniques internationales.
   R. Les francs-maçons dans les conflits internationaux.
   S. Les francs-maçons célèbres : artistes.
   T. Les francs-maçons célèbres : savants et lettrés.
   U. Les francs-maçons célèbres : hommes politiques, militaires, industriels.
   V. Les francs-maçons célèbres : dynasties et familles régnantes.
   W. Objets divers.
   - Petit glossaire maçonnique.

20 euros (code de commande : 28780 - vendu).

 

FROMAGET (Nicolas) — Contes de Fromaget. Le cousin de Mahomet. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1882. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit, 7 / 1882] In-8° (150 x 213 mm.) broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XIV, [1 (titre)], [1 bl.], 283, [1 bl.], [1 (table], [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé par Gaujean et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de Fromaget gravé par de Los Rios en frontispice et une gravure de Gaujean), (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé, dos passé, décharges d’adhésif aux pages de garde, couverture partiellement insolée et décharges d’adhésif sur les gardes.
Extrait de la notice d'Octave Uzanne :
   Tel qu'il se présente, je tiens le roman du Cousin de Mahomet pour l'une des petites œuvres les plus remarquables de l'époque – c'est du Casanova dans l'esclavage musulman, – et ce n'est pas un miche éloge que j'adresse là à ces mémoires d'un joueur de flageolet.
   L'édition que voici a été imprimée sur celle de 1750, avec des corrections nécessitées par une orthographe et une ponctuation des plus désordonnées.
   En tel état qu'il se présente, et sans insister sur sa valeur, puisse ce livre charmant retrouver, auprès du public que n'étouffe pas un rigorisme trop austère, une sorte de regain du succès intime qui l'accueillit jadis dans les boudoirs de nos spirituelles et rieuses grand'mères, alors que la pruderie ne pontifiait pas derrière les Éventails et qu'on aimait en Art et en Littérature le joli qu'on se gardait bien de maladroitement confondre avec le beau.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 956.

25 euros (code de commande : 28797).

 

GAUTIER (Judith)Le Japon (Merveilleuses histoires). Préface de Jean Aicard. Vincennes, Les Arts graphiques, 1912. In-8° sous cartonnage défraîchi d'éditeur, 115 p., bien complet des 12 planches en couleurs et de la carte, (collection « Les Beau Voyages »), rousseurs.
Table des matières :
   - Préface.
   - Le Japon.
      - Ses origines.
      - L'histoire.
      - Les noms.
      - Tokio.
      - Le Fousi-Yama.
      - Les temples.
      - Des différents types.
      - Les costumes anciens.
      - L'heure japonaise.
      - De la force physique.
      - La loi.
      - Les fêtes.
      - Les jardins.
      - L'art.
      - Fabrication de la laque.
   - Contes et légendes.
      - La cérémonie du thé.
      - Une fête chez le Mlkado.
      - La colline du printemps.
      - Le mariage de Yamata (I).
      - Le mariage de Yamata (II).

13 euros (code de commande : 28756 - vendu).

 

GOFFIN (René)Généalogies Enghiennoises. Livres I-III (sur VII). Grandmetz, Fonds Paternostre de la Mairieu, [ca 1974]. Trois volumes in-8° brochés, t. I : 208 p., planches hors texte, t. II : 310 p., une planche hors texte, t. III : 358 p., planches hors texte, un des 200 exemplaires numérotés (n°197), en bon état.
   Ces trois volumes constituent les Recueils III, IV et V des Tablettes du Hainaut.
Tables des matières :
   Tome I :

      - Avertissement.
      - La Maison d'Enghien. Branches aînée, de Ramerut, de Sottegem, de Préaux, d'Havré, de Braine, de Kestergat, bâtarde de Ramerut, bâtarde d'Havré.
      - Non rattachés.
   Tome II :
      - Familles d'Aix, Anthoine dit d'Antoing, Baccart, Back, Barrès dit Barré, de Behault, Benoit, de Blocq, de Bocq dit le Boucq, des Bois, dou Bois dit le Struve, Bouchet, de Bourgoigne-Herlaer, de Brabant, van Bredam, de Brimeu, van der Brugghen dit du Pont, van Bueren dit de Bueres, Bureau.
   Tome III :
      - Familles de Calverschaete, de Cavenere, Colins, Cooman, le Corduanier, Cornet, de Corte, de Coussener, le Cousturier, de la Croix de Wachin, des Crolières, Cuvelier, van den Daele dit Daelman, Daminet, Denis, Droogbroot, le Duc.

Les trois volumes : 50 euros (code de commande : 28750 - vendu).

 

GOURGAUD (Gaspard) — Campagne de dix-huit cent quinze ou Relation des opérations militaires qui ont eu lieu en France et en Belgique, pendant les Cent Jours ; écrite à Sainte-Hélène, par le général Gourgaud. Bruxelles, Wahlen, 1818. [Bruxelles, / Aug. Wahlen et Compe., Imp.-Libraires. / 1818.] In-8° modeste demi-basane d'époque, [3 (faux-titre, liste des libraires diffusant le livre, titre)], [1 bl.], IV, 202, [3 (table)], [1 bl.] p., une carte et deux planches à déplier, ex-libris Henry Ratinckx, mouillures.
Préface :
   L'Empereur Napoléon ayant daigné me faire connaître son opinion sur les principales opérations de la campagne de 1815, je profitai de cette circonstance favorable, et des souvenirs de la grande catastrophe dont j'avais été témoin, pour écrire cette relation.
   Depuis mon retour en Europe, j'ai lu beaucoup d'écrits sur le même sujet. La plupart des auteurs m'ont paru n'avoir été guidés que par la passion ou la haine ; d'autres ont été aveuglés par un excessif amour propre national : bien peu ont cherché à donner une idée juste des événemens.
   L'erreur, à force d'être répétée, finit souvent par être prise pour la réalité : j'ai pensé que, pouvant la détruire, un silence plus prolongé de ma part serait blâmable. Cette raison seule a pu vaincre ma répugnance à m'exposer à la critique littéraire.
   Militaire, je ne parle des événemens politiques que pour expliquer comment une seule bataille a suffi pour soumettre la nation française, gouvernée par le premier capitaine des temps modernes. Ce n'est pas à moi d'essayer de traiter cette grande question : la bataille de Waterloo a-t-elle affermi ou ébranlé tous les trônes ; a-t-elle assuré la tranquillité de l'Europe, ou en a-t-elle sapé toutes les bases ? L'avenir y répondra.
   Le public trouvera dans cet ouvrage un récit simple, mais fidèle ; les militaires, les renseignemens indispensables pour apprécier les fautes qui ont été commises et les talens qui ont été déployés ; les Français, une nouvelle preuve que, malgré leurs malheurs, leur réputation guerrière n'a pas été ternie dans les champs de Waterloo.
   Peut-être les ministres des puissances ennemies de la France frémiront-ils en voyant le danger qu'ils ont couru ; et combien leurs plans, leurs projets ont été près d'échouer. Tout à dépendu du sort d'une bataille ; et quel général peut être sûr du succès ? César, après vingt années de victoires, est, à Munda comme à son premier combat, forcé de courir toutes les chances de la fortune.
   Le hasard exerce bien moins d'influence sur les opérations qui précèdent et conduisent à une bataille ; c'est par elles qu'un général établit toute sa supériorité. Aussi, dans cette funeste campagne, voit-on Napoléon, quoique avec une armée d'une infériorité effrayante, rencontrer ses ennemis presque à forces égales, sur tous les champs de bataille. Son habileté seule rétablit partout l'équilibre : l'ennemi surpris dans ses cantonnemens, avec ses troupes disséminées à vingt lieues à la ronde, est forcé de se battre isolément, et réduit enfin à recevoir le dernier combat dans une position telle, que s'il est battu il est perdu sans ressources. La grande lutte n'est plus qu'une bataille ordinaire : c'est là que la question doit se décider.
   Toutes les probabilités de la victoire sont pour les Français. Tout est bien combiné, tout paraît prévu ; mais que peut le plus grand génie contre le destin ? Napoléon est vaincu !....
   Triste exemple des vicissitudes humaines ! Autant, dans d'autres temps, la fortune s'était plu à le favoriser, autant à présent elle semble prendre plaisir à l'accabler. Trahi par les hommes sur lesquels il était le plus en droit de compter, abandonné par ceux qu'il a comblé de bienfaits, il quitte la France. Il croit que son ennemi le plus grand doit être le plus généreux...
   Ah ! Napoléon, que n'as-tu trouvé la mort à Waterloo !

80 euros (code de commande : 28784 - vendu).

 

GRACIAN (Baltasar) — Le politique Dom Ferdinand le Catholique. [Titre original : El Politico Don Fernando el Catholico.] Traduit de l'espagnol, présenté et annoté par Joseph de Courbeville. Paris, Lebovici, 1984. In-8° broché sous couverture rempliée, 98 p., exemplaire en très bel état.
Extrait de la préface du traducteur :
   La Politique du Roi Dom Ferdinand le Catholique est un ouvrage célèbre ; c'est le meilleur de cet auteur, au sentiment des gens judicieux, dit un écrivain espagnol : « Célèbre la Politica del Rey Don Fernando el Catholico, que a votos de juizimozos es lo mejor deste Autor. » C'est peut-être sur ce texte qu'un de nos écrivains critiques intitula l'un de ses ouvrages : La Politique de Ferdinand le Catholique. Quoi qu'il en soit, Varillas et Gracian n'ont entre eux d'autre ressemblance que par cet endroit. El Politico Don Fernando el Catholico est le titre de l'auteur espagnol, que l'on ne saurait changer, sans donner le change au public sur le caractère de l'ouvrage. En effet, Gracian annonce d'abord et son dessein, lequel est l'éloge de Ferdinand, et la manière dont il prétend l'exécuter. « J'oppose un roi à tous les rois qui l'ont précédé ; je propose un roi à tous les rois qui viendront après lui : c'est Dom Ferdinand le Catholique, ce grand maître en l'art de régner, le plus grand oracle de la raison d'État. » (« Opongo un rey a todos los passados : propongo un rey a todos los venideros... »).

12 euros (code de commande : 28770).

 

HETMANN (Frederik) Ces terribles Desperados qui bâtirent l'Amérique. La Saga du Nouveau Monde. [Titre original : Amerika-Saga von Cowboys, Tramps und Desperados.] Version française de Fernand Lambert. Paris, Alsatia, 1968. In-8° broché sous couverture rempliée, 416 p., illustrations, une carte.
En quatrième de couverture :
   Le folklore américain !
   Par le cinéma, le jazz, la chanson et spécialement par le négro-spiritual, il nous est déjà assez familier. Pourtant, bien au-delà de la Littérature, de l'Histoire et des personnages de l'écran, il y a la vie.
   Il y a surtout quantité d'histoires vraies, plus passionnantes les unes que les autres, qui datent du temps des chariots bâchés, des longs convois marchant vers l'Ouest, au travers des hordes hurlantes d'Indiens en peintures de guerre, des saloons aux hommes bardés de cuir, et aussi du temps où des milliers d'esclaves travaillaient sans espoir dans les plantations de coton, sous le fouet des contremaîtres.
   La véritable Histoire des USA, c'est à travers ces légendes et ces tranches d'aventures racontées par ceux-là même qui les ont vécues, qu'on la découvre. Plus que par de sévères manuels, nous apprenons par elles la naissance d'une nation, qui, à travers sang et feu, s'est forgé un idéal de liberté, hérité de notre grande Révolution, et qui a finalement conquis le monde.
   Plus passionnant que le plus passionnant des films d'aventure, voici La Grande saga du monde.

15 euros (code de commande : 28754).

 

HOREMANS (Jean-Marie) Thuin. Tomes I et II. Joué-lès-Tours - Stroud, Sutton - Tempus 1997-2005. Deux volumes in-8° collés, 128 et 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), bon exemplaire malgré un pli au second feuillet de couverture du tome I.
En quatrième de couverture :
Tome I :
   À deux lieues de la France dont elle garde la nostalgie dans son folklore, la ville de Thuin regroupe désormais sept villages proches au sud de la Sambre. Elle v a trouvé un supplément d'art et d'histoire, un supplément d'âme. À la tour Notger, à son beffroi médiéval ou à son église roman, elle ajoute les églises classées de Donstiennes, de Thuillies ou de Ragnies, le châteaux de Biesme, d'Ossogne ou du Fosteau... Mais, surtout, elle a hérité du patrimoine irremplaçable de l'abbaye cistercienne d'Aulne, incendiée en 1794.
   Les cartes postales, les photos d'archives, les gravures qu'a réunies Jean-Marie Horemans, comme une promenade dans l'espace et le temps, montrent les décors désuets, les visages disparus d'une cité et de ses satellites, saisis entre la fin du XIXe siècle et la Deuxième Guerre mondiale. L'histoire au quotidien de ce coin d'Entre-Sambre-et-Meuse qui fut une épine de la principauté de Liège, fichée dans l'ancien comté de Hainaut, incite à la découverte.
Tome II :
   À travers une sélection de 200 photographies anciennes, Jean-Marie Horemans vous invite à un voyage dans le temps et à découvrir quelques aspects de la vie d'autrefois à Thuin.
   Ce second volume de Mémoire en Images consacré à Thuin et à son entité, diffère sensiblement du précédent par un recours plus systématique aux photos d'archives et aux photos de correspondants de presse : fêtes, groupes folkloriques, scolaires ou sportifs interpelleront les lecteurs qui y chercheront des visages connus.
   Les grands travaux (route des Remparts, viaduc, quartier du Beffroi, fouilles archéologiques), comme les catastrophes évoqueront l'histoire récente de la petite cité sambrienne, alors que les reproductions d'œuvres d'art, réunies par le Centre d'histoire et d'art de la Thudinie, rappelleront que jusqu'à nos jours Thuin et sa région furent inspiratrices d'artistes locaux ou étrangers.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28752).

 

HYDE (George E.) Histoire des Sioux. Le peuple de Red Cloud. [Titre original : Red Cloud's Folk, a History of the Oglala Sioux Indians.] Traduit de l'américain par Philippe Sabathe. Monaco, Éditions du Rocher, 1994. In-8° collé, 473 p., une carte, un cahier d'illustrations en noir, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Cette histoire des Sioux début 1790, à l'époque où ils entament leur migration vers l'Ouest, du Minnesota vers le Dakota et le Montana. Une période ignorée des historiens qui, avant Hyde, ne s'intéressaient qu'aux Indiens hostiles et aux luttes de la seconde moitié du XIXe siècle. Ainsi pouvons-nous suivre pas à pas les déplacements des clans sioux, leurs discordes, leurs mutations sociales et l'évolution de leurs techniques guerrières.
   Des premières migrations à l'asservissement final dans les réserves, c'est bien plus que l'épopée de ces seigneurs des Plaines qui se déploie ici, avec son cortège de batailles, de conciliabules, de complots et de renversements d'alliance. Bouleversant toutes les idées reçues sur le comportement et la personnalité des acteurs de cette histoire, ce livre révèle la véritable mentalité des Indiens, mais aussi celle des marchands de la Frontière, des trappeurs et des colons de l'Ouest qui souhaitaient voir ces tribus neutralisées au plus vite. Plus étonnant encore, il porte un coup fatal à quelques mythes durables, ceux qui avaient fait de Sitting Bull et de Crazy Horse les seuls chefs de la nation sioux ; on avait oublié qu'il y avait d'autres leaders qui se nommaient Spotted Tail et Red Cloud. Hyde montre comment ce dernier put devenir si populaire dans l'opinion publique des états de l'Est et rappelle le rôle politique fondamental des « Amis des Indiens » dans cette affaire.

18 euros (code de commande : 28768).

 

 HYON - VIENT DE PARAÎTRE

DUPRET (Marcel-Étienne, dir.) — Hyon. Avec la collaboration de Jérémy Cenci, François Collette, Isabelle De Smet, Nicolas Dupont, Christian Provost, Mons, Mon's Livre, 2019. In-8° carré collé, 154, [14] p., illustrations en noir dans le texte et en couleurs in fine, (collection « À la Découverte de ma Commune », n° 8).
Présentation de l'ouvrage par Catherine Hocquet :
   Huitième livre de la collection « À la découverte de ma commune », lancée en 2011, le présent ouvrage nous entraîne à Hyon. Le territoire de cet ancien village, aujourd'hui englobé presque entièrement dans la ville de Mons, est certes de taille réduite (367 ha à peine), mais il a joué un rôle important en raison de son intérêt stratégique. Hyon, lieu où convergent la Trouille et ses deux affluents, est en effet la porte d'eau de la ville ; les aménagements réalisés sur place ont joué un rôle considérable sur les plans économique et défensif, faisant du village un poste-clé lors des différents sièges que Mons a subis. De cet enjeu témoigne encore l'ouvrage d'art le plus important d'Hyon, la cascade.
   Autre particularité d'Hyon : l'inclusion relativement précoce d'une partie de son territoire dans les faubourgs de Mons. Après la démolition des fortifications de la ville en 1861, le village s'est peu à peu transformé en banlieue, puis en zone résidentielle. Ce processus d'urbanisation particulier explique la coexistence, si frappante aujourd'hui, de maisons de village traditionnelles avec des constructions caractéristiques des avant-gardes architecturales du XXe siècle.
   Face à cette irruption de la modernité, Hyon a su maintenir une identité forte, dont témoignent encore la procession Saint-Fiacre et les textes poétiques, en français ou en wallon, composés par plusieurs auteurs de la région, notamment Marcel Gillis et Claude Gérin. Et d'autres personnalités se sont signalées, parmi lesquelles on ne peut passer sous silence le bourgmestre Charles Auguste Houzeau de Lehaie, qui a joué un rôle important aux niveaux régional et national, voire international avec la fondation de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye.
   L'ouvrage est le fruit d'une heureuse collaboration entre plusieurs auteurs : Nicolas Dupont, qui a étudié la géographie, le sous-sol et les industries extractives d'Hyon ; Christian Provost, président de l'association Hyon cadre de vie, qui a évoqué plusieurs facettes historiques, pittoresques et poétiques de l'histoire du village ; François Collette, qui a scruté les méandres du réseau hydrographique et les particularités du développement urbain au XIXe siècle ; Jérémy Cenci et Isabelle De Smet, qui en ont présenté le prolongement architectural si particulier au XXe siècle ; et enfin Marcel-Étienne Dupret, qui a dirigé l'ouvrage dans son ensemble et exploré les documents d'archives émanant du Conseil communal. Cette combinaison de démarches a permis de projeter une belle lumière sur le village d'Hyon et son histoire, afin d'offrir aux lecteurs d'aujourd'hui un livre riche en informations inédites.
Table des matières :
   - Préface, par Nicolas Martin.
   - Le mot de la Présidente, par Catherine Hocquet.
   - Tracé de la commune, armoiries et sceaux.
   - Aperçu géographique et géologique, par Nicolas Dupont.
   - Introduction à l'histoire du village d'Hyon, par Christian Provost.
   - Hyon, porte d'eau de la ville de Mons, par François Collette.
   - Liste des bourgmestres :
      - Vanderbelem, Jean Baptiste (1816-1859).
      - Hot, Alphonse (1860-1868).
      - Houzeau de Lehaie, Auguste (1868-1878).
      - Lemiez, Xavier (1879-1894).
      - Joly, Joseph Désiré (1894-1896).
      - Houzeau de Lehaie, Auguste (1896-1900).
      - Joly, Joseph Désiré (1900-1904).
      - Lemiez, Auguste (1904-1923).
      - Codin, Victor (1923-1925).
      - Hoyois, Philippe Jules (1926-1933).
      - Flament, Maurice (1933-1953).
      - Pottier, Edgard (1953-1958).
      - L'Allemand, Albert (1959-1971).
   - Hyon, du village au faubourg : 1801-1860, par François Collette.
   - La ducasse d'Hyon, par Christian Provost.
   - L'église Saint-Martin, par Christian Provost.
   - Hyon, du village au faubourg : 1860-1900, par François Collette.
   - Les chapelles d'Hyon, par Christian Provost.
   - Le secret des caves du château Goffinet, par Christian Provost.
   - Hyon pendant la Grande Guerre, par Christian Provost.
   - Les industries extractives, par Nicolas Dupont.
   - Les engrais Semaille.
   - Hyon en poésie et en patois, par Christian Provost.
   - Urbanisme et architecture moderne à Hyon, par Jérémy Cenci et Isabelle De Smet.
   - Courses cyclistes, sports et jeux divers.
   - Orientation bibliographique.

20 euros (code de commande : 28759).

 

[JOSEPH (Hin-mut-too-yah-latkekht, dit Chef Joseph]. HOWARD (Helen Addison) — Joseph, chef des Nez-Percés. [Titre original : Saga of Cjief Joseph.] Traduit de l'américain par Karin Bodson. Cartes de George D. McGrath. Monaco, Éditions du Rocher, 1995. In-8° collé, 428 p., une carte, (collection « Nuage Rouge »), petit pli au premier feuillet de la couverture.
En quatrième de couverture :
   La politique expansionniste des autorités américaines, au milieu du XIXe siècle, sonne le glas d'une paix relative avec les Nez Percés. Non content de coloniser les territoires du Nord-Ouest, le gouvernement remet en cause, aussitôt signés, tous les traités. Acculés à la révolte pour garder leurs terres, les Nez Percés, sous la conduite de chefs comme Looking Glass, White Bird et Chef Joseph, prennent les armes après avoir épuisé les moyens de la diplomatie. Commence alors, dès 1856, la guerre du Bassin de Columbia, suivie d'épopées et de tragédies inouïes – comme les batailles de Clearwater, de la Big Hole, de Camas Meadows.
   L'incroyable « Longue Marche » de Chef Joseph, qui emmena les siens sur plus de 2000 km, déjouant magistralement les plans des généraux Miles et Howard, et sa reddition en 1877, resteront dans l'histoire. Déportés dans le Territoire indien de l'Oklahoma, les Nez Percés sont autorisés à revenir dans leur cher Nord-Ouest en 1885, sur la réserve de Lapwai.
   Très bien documentée, l'auteur évoque avec justesse la vie quotidienne de cette tribu et apporte des informations, jusqu'alors inédites en langue française, sur ses traditions. Elle dresse en outre un portrait vivant et fidèle du célèbre Chef Joseph.

18 euros (code de commande : 28767).

 

LA JONQUIÈRE (Christian de) — La bataille de Jemappes. Bruxelles, Éditions du Miroir, 1982. In-8° broché, 253 p., trois cartes hors texte à déplier, tirage limité à 350 exemplaires numérotés (n° 13), en bel état.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée à Paris, par la Librairie Militaire R. Chapelot et Cie, en 1902, sous la direction de la Section historique de l'État-Major de l'Armée.
Avant-propos :
   La bataille de Jemappes marque le point de départ de ces étapes victorieuses que le drapeau tricolore devait, pendant plus de vingt ans, parcourir à travers toute l'Europe.
   Déjà, Valmy avait révélé la force défensive de l'armée nouvelle. Les jeunes bataillons de volontaires avaient rivalisé de bravoure avec les vieux régiments de ligne qui les encadraient et les soutenaient de leur exemple ; devant leur attitude, l'invasion prussienne avait dû s'arrêter, impuissante à les entamer.
   Toutefois, si les conséquences stratégiques et politiques de cette journée étaient immenses, l'action sur le champ de bataille s'était réduite à peu de chose. La question restait d'ailleurs incertaine de ce que vaudraient, pour des opérations plus actives, ces éléments divers, imparfaitement liés ensemble. Quand ils se heurteraient, à leur tour, contre des troupes solides, bien instruites, manœuvrières, auraient-ils assez d'énergie offensive et de cohésion pour les rompre ?
   La victoire de Jemappes dissipa bientôt ces préoccupations. Elle montra que la France possédait un instrument, non seulement de défense, mais d'attaque ; après avoir repoussé les envahisseurs, elle était en mesure de les chercher et de les vaincre sur leur propre territoire. Dès lors, une phase nouvelle pouvait s'ouvrir, et la guerre d'expansion succéder à la guerre d'indépendance.
   Nous n'avons pas à étudier ici l'évolution, si bien mise en lumière par M. Albert Sorel qui se produisit dans la politique extérieure de la France et qui ne tarda pas à imprimer un caractère tout nouveau à la lutte contre l'Europe coalisée. Nous ferons simplement remarquer que, pour déterminer cette évolution, et même pour la rendre possible, il fallait un éclatant succès offensif : ce fut Jemappes. On s'explique ainsi l'énorme retentissement de cette victoire en France et dans toute l'Europe ; retentissement qui semblerait excessif à celui qui se contenterait d'envisager les faits d'ordre purement militaire et les résultats tactiques ou stratégiques. Pour apprécier avec exactitude les événements de guerre et leur influence dans l'histoire, il faut tenir compte de leurs conséquences morales et lointaines, non moins que de leurs conséquences matérielles et immédiates ; les premières sont souvent les plus profondes, les plus durables. C'est à ce titre que la bataille de Jemappes offre une importance toute particulière et fournit des enseignements d'un grand intérêt historique.
   Dans la présente étude, nous montrerons comment, dès le lendemain de Valmy, fut résolue et préparée l'invasion de la Belgique ; nous résumerons les mouvements de troupes exécutés de part et d'autre, et les opérations préliminaires, nous attachant surtout à faire ressortir les conditions dans lesquelles les deux armées devaient se trouver en présence. Nous étudierons ensuite la bataille même, d'une façon aussi détaillée que le permettent les documents français et autrichiens. Enfin, après avoir montré les conséquences de la victoire, nous examinerons quelques-unes des conclusions d'ordre militaire formulées à propos de cet événement.

15 euros (code de commande : 28786 - vendu).

 

LANGLADE (Vincent de)Ésotérisme, médiums et spirites du Père-Lachaise. Paris, Vernet, 1988. In-8° broché, 295 p., un grand plan volant à déplier, (collection « Cimetières de Paris et d'Ailleurs »), exemplaire en bel état.
Avis liminaire :
   Certes, le « Père-Lachaise » a principalement vocation de cimetière.
   Et, pourtant, plusieurs milliers de visiteurs, chaque jour, le parcourent en tous sens, s'amusant du charme désuet d'une architecture au style dépassé, mais qui n'en est pas moins le reflet de toute une époque, admirant la délicatesse ou la somptuosité d'un bronze finement ciselé, quelquefois se pâmant d'aise en découvrant au hasard du chemin, la tombe d'une vedette de la chanson – Yvette Guilbert, Marie Dubas, Jim Morrison –, d'un écrivain célèbre – Marcel Proust, Colette, Jules Romains –, d'un grand compositeur – Georges Bizet, Gustave Charpentier, Reynaldo Hahn –, ou d'un illustre militaire – Maréchal Ney, Général Ferrié, Colonel Maubert – ...
   Certains de ces visiteurs, faute de guide, de plan, de poteaux indicateurs détaillés, repartent souvent au bout de quelques instants d'une infructueuse recherche, découragés devant l'étendue de ces 43 hectares de nécropole, et comprenant vite que trouver la sépulture de Chopin, de Papus ou d'Edith Piaf, demande un bon sens de l'orientation, une forte dose de courage et pas mal de chance...
   Devant le nombre toujours croissant des touristes et amateurs de « passé », et considérant qu'il est impossible en quelques heures de voir les deux à trois mille sépultures offrant un quelconque intérêt historique, artistique, architectural, émouvant, culturel, etc., j'ai pensé qu'il serait utile de proposer une série de « parcours thématiques » permettant à chacun de trouver sans peine les dernières demeures des personnalités qui l'intéressent.
   Ainsi Madame X..., aimant la peinture, pourra directement aller se recueillir devant les restes de Seurat, Pissaro, Ingres, Corot, Delacroix, etc. tandis que son époux, passionné d'aéronautique, en un parcours parallèle, découvrira rapidement les tombes de Morane, Charles, Tissandier, Villemin, Vanier, Mesmin, Mouchotte, etc. Se retrouvant à la sortie, ils pourront échanger leurs impressions et... pourquoi pas, leurs parcours, en vue d'une nouvelle visite !

15 euros (code de commande : 28757 - vendu).

 

LANGLAIS (Xavier de) — La technique de la peinture à l'huile. Histoire du procédé à l'huile, de Van Eyck à nos jours. Éléments, recette et manipulations. Pratique du métier. Suivie d'une étude sur la peinture acrylique. Paris, Flammarion, 1990. In-8° broché, 493 p., illustrations hors texte, épuisé au catalogue de l'éditeur, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
La Technique de la peinture à l'huile de Xavier de Langlais est depuis longtemps un ouvrage de référence. On trouve dans son traité, d'une part, des renseignements très précis sur la peinture à l'huile telle que la comprenaient les anciens et, d'autre part, l'exposé d'une méthode moderne, inspirée de la tradition, mais adaptée aux exigences de notre temps, c'est-à-dire simplifiée et assouplie. Les supports, les colles, les enduits, les huiles, les siccatifs, les couleurs, les vernis, la restauration des tableaux, le matériel du peintre y font tour à tour l'objet d'une étude aussi complète que possible.
   Toutes les préparations, toutes les recettes, toutes les manipulations que Xavier de Langlais préconise ont été essayées par lui et soumises à un contrôle rigoureux. Cette Technique de la peinture à l'huile met donc à la disposition des élèves des écoles d'art, aussi bien que des peintres professionnels ou amateurs, une somme d'observations précises et d'indications éprouvées qui leur assureront la base indispensable à la pratique d'un métier qui, comme l'écrivait Fromentin, « s'apprend et, par conséquent, peut et doit être enseigné ».
   Enfin, certains chapitres de cet ouvrage (notamment les chapitres consacrés à l'histoire du procédé, à la technique des vieux maîtres et à la restauration des tableaux) ne concernent pas seulement les peintres mais sont également accessibles à un très large public d'amateurs d'art, désireux de s'informer pour mieux comprendre l'art pictural.

15 euros (code de commande : 28777).

 

LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de) — Œuvres complètes. Les Chants de Maldoror - Poésies - Lettres. Avec les préfaces de L. Genonceaux, R. de Gourmont, Ed. Jaloux, A. Breton, Ph. Soupault, J. Gracq, R. Caillois, M. Blanchot, les portraits imaginaires de S. Dali et F. Vallotton, des fac-similés de correspondance et une bibliographie. Paris, Corti, 1956 (14e mille). In-8° broché, 435 p., dos passé, légères rousseurs sur la tranche.
À propos de cette édition, par André Rousseaux (publié en 1954) :
   Les Œuvres complètes de Lautréamont (Les Chants de Maldoror, Poésies et Lettres), après l'édition historique de 1938, comprend les préfaces de leurs éditions successives et une abondante bibliographie.
   C'est une remarquable édition de Lautréamont que vient de nous donner José Corti. Les œuvres complètes de Lautréamont y sont précédées de huit préfaces, écrites à diverses époques par divers écrivains, pour des éditions précédentes (...). Cela fait au total un commentaire long et varié
– sinon contradictoire – à travers lequel on pourrait suivre le fil de la connaissance progressive de Lautréamont depuis sa première publication jusqu'à nos jours. On voit d'abord comment cette œuvre est lente à se manifester. On a comparé son apparition à une explosion volcanique, mais les volcans littéraires ne font pas éclater sans résistance la croûte des habitudes intellectuelles.
   Y a-t-il beaucoup de lecteurs qui aient abordé Lautréamont sans dresser entre eux et lui une barrière qui ne vient que d'eux-mêmes ? Si nous comprenions les poètes mieux que nous croyons le savoir, et celui-là en particulier, nos yeux s'ouvriraient à cette vérité que le problème est en nous. Le monstre le plus étrange n'est pas celui qu'on pense : sinon l'homme moderne se ferait peur à lui-même. J'imagine qu'un jour viendra où Les Chants de Maldoror apparaîtront comme un de ces phénomènes qui sur la terre fulgurent et retentissent pour signaler quelque bouleversement naturel.

18 euros (code de commande : 28763 - vendu).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. BACHELARD (Gaston) — Lautréamont. Nouvelle édition augmentée. 10e réimpression. Paris, Corti, 1956. In-12 broché, 156 p., rousseurs éparses.
Table des matières :
   Chapitre I : Agression et poésie nerveuse.
   Chapitre II : Le bestiaire de Lautréamont.
   Chapitre III : La violence humaine et les complexes de la culture.
   Chapitre IV : Le problème de la biographie.
   Chapitre V : Lautréamont : Poète des muscles et du cri.
   Chapitre VI : Le complexe de Lautréamont.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 28764).

 

LECHERBONNIER (Bernard) Bourreaux de père en fils. Les Sanson 1688-1847. Paris, Albin Michel, 1989. In-8° collé, 387 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Plus de 2 700 exécutions en une seule vie... voici le surprenant record de Charles-Henri Sanson. Bourreau, fils et père de bourreau Charles-Henri fit tomber la tête de Louis XVI, de Marie-Antoinette, des Girondins, de Danton, des victimes de la Terreur, de Robespierre et de Fouquier-Tinville. En 1795, une caricature circule dans Paris : Sanson, seul parmi les morts, s'y guillotine lui-même. L'exécuteur est devenu le symbole de la répression politique.
   Étrange plaisanterie du sort qui précipite son ancêtre, Charles Sanson, par un mariage d'amour en 1675, dans le monde clos des exécuteurs des jugements et sentences criminelles. Avec lui naît une dynastie qui, de père en fils, exercera cette charge jusqu'au milieu du XIXe siècle.
   En les suivant au cours de ces temps de violence, Bernard Lecherbonnier retrace l'histoire du châtiment sous toutes ses formes, des plus sadiques tortures à la naissance de la guillotine. Hurlante ou silencieuse, fascinée et avide, la foule juge le condamné et juge le bourreau. Malheur à celui qui, maladroit, la déçoit ou l'indigne !
   Bourreaux du roi, bourreaux du peuple, les Sanson, tels des intouchables, traversent les siècles en exerçant sans faille leur sinistre office.

10 euros (code de commande : 28776 - vendu).

 

LESNEUCQ (Théodore)Monographie des communes d'Ogy & de Ghoy. Mons, Janssens, 1897. [Mons / Imprimerie Victor Janssens,rue de Nimy, 34 / 1897] In-8° demi-simili brun moderne, couverture conservée, 72 p.
   Tiré-à-part du tome XXVIII des Annales du Cercle archéologique de Mons ; l'ouvrage présenté ici ne contient que la partie consacrée à Ogy, celle consacrée à Ghoy n'a pas été reliée dans ce volume.
Table des matières :
   - Préliminaires. Le canton de Lessines et l'arrondissement de Soignies.
   - Ogy.
      Chapitre I. Origine.
      Chapitre II. Population - Territoire - Géologie - Hydrologie - Agriculture - Industrie.
      Chapitre III. Administration - Institutions diverses.
      Chapitre IV. L'église.
      Chapitre V. Fiefs et seigneuries.
      - Annexes. Chartes-lois d'Ogy et d'Ysier.

25 euros (code de commande : 28778 - vendu).

 

LIÉGEOIS (Fernand)Soignies en cartes postales anciennes. Deuxième édition. Zaltbommel, Bibliothèque européenne, 1986. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, [4] p., 76 reproductions photographiques, bon exemplaire.
Introduction :
   Que la localité de Soignies se soit formée autour de l'emplacement de la collégiale Saint-Vincent, rien de plus certain puisqu'aujourd'hui encore toutes les rues principales s'y rejoignent. Par leur tracé en forme de courbes ou de droites, ces voies d'accès précisent leur imdennité en se situant en deçà et au-delà de la limite des remparts.
   La collégiale apparaît à chaque échappée. En parcourant la cité millénaire, on a l'impression d'être en pays de contrastes et d'histoire. Comme le bourg était parti de l'église, les maisons se groupent autour d'elle en ruelles étroites et pressées.
   Ainsi toutes les époques ont déposé d'immenses souvenirs dans les quartiers, les façades, les sculptures, les anciennes communautés en commençant par la collégiale de style roman de Normandie. Ce mélange d'activité et de génie local imposa avec le temps un déplacement des communications. De nos jours, le plateau de la gare est le centre nerveux de la ville si l'on excepte l'animation des places le mardi où se tient le marché hebdomadaire.
   Le Sonégien ou l'étranger qui désire remonter le temps et découvrir ce que chaque rue garde encore de son visage d'hier, partira de préférence de la gare. Cité ancienne, ville moderne, voilà Soignies dans son aspect actuel.

15 euros (code de commande : 28751).

 

[LOUIS XVI]. CLÉRY (Jean-Baptiste-Antoine Hanet) — Journal de ce qui s'est passé à la Tour du Temple, pendant la captivité de Louis XVI, roi de France. Par M. Cléry, valet de chambre du Roi. Londres, Baylis, 1798. [À Londres : / De l'Imprimerie de Baylis, Greville-Street. / Se vend chez l'Auteur, N°. 29, Great Pulteney-street, / Golden-square, & chez Messieurs les Libraires de Lon- / dres & des principales Villes de l'Europe. / 1798.] In-8° demi-vélin à coins de l'époque, dos lisse, pièce de titre brune, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 239, [2 bl.], [1 (note)], bien complet des deux planches hors texte et du fac-similé, bon exemplaire ne contenant pas la liste des souscripteurs.
Extrait de la bibliographie de Maurice Tourneux :
   Véritable édition originale de ce livre célèbre : en dépit de la cote assignée par le Catalogue de la B[ibliothèque] N[ationale], à cet ex[emplaire], cote motivée par un don relativement récent, il ne saurait y avoir de doute à cet égard. Eckard, auteur de la seule notice véritablement critique publiée sur Cléry, dit expressément que le premier tirage se distingue des éditions subséquentes par la liste des souscripteurs (elle n'a pas en effet été reproduite) et ajoute qu'il se vendit en trois jours six mille ex[emplaires] du Journal. Il fut immédiatement réimprimé.
   Cléry est-il réellement l'auteur du récit publié sous son nom ? La paternité lui en a été plusieurs fois contestée. Lafont d'Aussonne, dans ses Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France (1824), prétend qu'ils ont été rédtgés par M. de La Fare, évéque de Nancy ; Barbier nomme la comtesse de Schomberg, sœur de Dumouriez, sans alléguer aucune preuve à l'appui de son dire ; une note.reIevée par de Manne sur un ex[emplaire] des Dernières années de Louis XVI, de Hue, laisse entendre qu'un sieur Mariala, homme d'affaires du prince d'Aremberg, aurait été le teinturier de Cléry ; enfin Sauveur Le Gros, secrétaire du prince de Ligne, poète ingénieux et graveur assez habile, terminait l'énumération de ses titres à la décoration de la Légion d'honneur par la déclaration suivante :
   « J'ai rédigé le journal de Cléry où j'ai été assez heureux pour ne rien gâter par l'enflure du style que la douleur ne peut pas toujours éviter. J'en ai fait des lectures déchirantes dans les plus grandes sociétés de Vienne et j'ose dire que le lecteur eut aussi son mérite » (lettre du 9 avril 1821, citée par Quérard).
   Eckard tient pour matériellement inexactes les assertions de Lafont d'Aussonne et de Barbier, les seules qu'il ait pu connaître ; il assure qu'il a vu le manuscrit autographe sur lequel le comte de Provence avait écrit de sa main l'épigraphe Animus meminisse horret (Virgile). Il ajoute que les petites-filles de l'auteur, Mlles de Gaillard, conservaient également une copie faite à Strasbourg par Mlle Kugler (depuis Mme Dupreuil) qui, peu familière avec la langue française, avait respecté jusqu'aux légères fautes d'orthographe de l'original. Celui-ci présentait, toujours selon Eckard, une particularité omise, on ne sait pourquoi, dans le texte imprimé, dont il n'avait pu obtenir copie et qu'il cite de mémoire : une exclamation de Madame Elisabeth lors d'une partie d'échecs où Marie-Antoinette fit observer à Louis XVI qu'il avait manqué enfermer le Roi : « Mon frère est trop bon pour cela ! » s'écria-t-elle. Ce passage ne se trouve en effet que dans l'édition de 1861. Eckard cite également une note ajoutée par Cléry à son manuscrit sur l'effet produit par la lecture qu'il en fit à Blanckenburg, en présence du comte de Provence et de sa nièce, note manquant à toutes les éditions antérieures à celle de 1825.
   Après cette lecture, Cléry était passé à Vienne, où il se vit refuser l'autorisation d'imprimer son livre dans tout pays soumis à la domination de l'Autriche, interdiction motivée, suivant Eekard, par la récente signature du traité de Campo-Formio. C'est alors que Cléry se rendit à Londres où la publication ne souffrit aucune difficulté.
Bibliographie :
   Tourneux (Maurice), Bibliographie de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, t. I, n° 3551.

80 euros (code de commande : 28790).

 

LUSY (Antoine de) — Le journal d'un bourgeois de Mons 1505-1536. Édité par Armand Louant. Bruxelles, Palais des Académies, 1969. In-8° broché, CXVI, 484 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en bon état.
Avant-propos :
   Le manuscrit original, objet de la présente édition, est l'œuvre d'un Bourguignon établi a Mons. Le document ne porte aucun titre ; celui de Journal d'un bourgeois de Mons est factice. Ce texte est sans doute le premier du genre connu en Belgique et parait d'une importance exceptionnelle pour l'histoire de ces années lourdes d'événements, de peines, de craintes, d'espoirs et d'enthousiasmes dont furent marqués la fin du règne de Philippe le Beau, les vingt premières années de celui de Charles Quint, la régence de sa tante, l'infortunée et très lettrée Marguerite d'Autriche, et le début du gouvernement de l'honnête Marie de Hongrie. C'est l'époque où se joua le destin des Habsbourgs et de leur politique européenne. Se limitant aux années comprises entre 1505 et 1536, le Journal couvre une période des plus exaltantes du siècle de la Renaissance.
   Les heurs et malheurs des souverains et de leur entourage ont été racontés par le menu ; on a presque tout dit des victoires et des défaites des rois ; on a percé les secrets de la diplomatie d'autrefois, étudié la vie religieuse et artistique, décrit et discuté l'origine, le mécanisme et la variation des institutions, mais on sait peu du petit peuple. Sans doute connait-on ses grandes réactions, car sans elles, il n'y aurait ni soulèvements ni révolutions et, cependant, faute de sources d'information, on ignore beaucoup du comportement journalier des travailleurs modestes, de leurs mœurs et surtout de leur jugement sur les dirigeants, sur les petits incidents quotidiens : en bref, on est mal informé sur l'opinion publique locale. Sous ce rapport, la découverte du Journal d'un bourgeois de Mons constitue un événement historiographique pour le Hainaut : les quelques centaines d'articles dont il se compose permettent de pénétrer dans l'intimité des sentiments populaires d'une ville et d'une région, de déborder de ce cadre étroit et de situer la masse des détails dans un contexte plus vaste s'étendant jusqu'aux confins de l'Europe. On apprend ainsi les nouvelles parvenues aux Montois et aux Hennuyers de toutes conditions et on peut discerner celles qui frappèrent le plus l'imagination, provoquant joie, crainte ou colère.
   Le mérite d'avoir sauvé ce précieux document de l'oubli revient au baron Alphonse de Moreau, de Hody, qui l'acquit, le lut, en comprit l'intérêt et eut la générosité de le céder aux Archives de l'État a Mons. Il fit plus : malgré de réelles difficultés de lecture, il le copia avec assez de soin pour qu'un collationnement attentif ait suffi pour établir un texte sûr et fidèle.

20 euros (code de commande : 28779 - vendu).

 

LUXEMBOURG (Jean de) — Le triomphe et les gestes de Mgr Anne de Montmorency Connétable Grand Maître et Premier Baron de France. Poème de Jean de Luxembourg publié d'après le manuscrit original de l'ancienne librairie de Chantilly appartenant à M. le marquis de Lévis. Préface par L. Delisle. Paris, Imprimerie Nationale, 1904. In-4° sous plein simili d'éditeur, XXVI, 65 p., une grande planche hors texte.
Table des matières :
   - Préface.
      I. Le Triomphe d'honneur du Connétable de Montmorency : poème de Jean de Luxembourg.
      II. Notes sur la vie de Jean de Luxembourg.
      III. Œuvres de Jean de Luxembourg. Traduction des Verrines de Cicéron.
      IV. Épître en vers sur la beauté de l'âme et du corps.
      V. Traduction du Phédon de Platon.
      VI. La Remontrance d'Anne de Clèves, indûment appelée Marie de Clèves.
      VII. Les impressions datées de Larrivour. L'Institution du Prince, de Guillaume Budé.
      VIII. Oraison funèbre datée de 1547.
      IX. Deux romans attribués à Jean de Luxembourg.
   - Texte du Triomphe et les gestes...

80 euros (code de commande : 28782).

 

[MASSART (Robert)]. BOSMANT (Jules) — Robert Massart. Bruxelles, Elsevier, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 15, [2] p., un frontispice, un portrait de l'artiste et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Robert Massart est né à Trooz, à quelques kilomètres de Liège, en 1892.
   Les Liégeois, au cours du dix-neuvième siècle, avaient joué un rôle éminent dans l'histoire de la sculpture belge.
Depuis Rutxhiel, « Sculpteur des enfans de France », passant par Louis Jehotte, Eugène Simonis, Drion, Halkin, Halleux, Adolphe Fassin (qui, lors du Salon de 1866, devait ouvrir les voies du naturalisme à la statuaire belge tout entière), Mignon (l'auteur du Torè), de Tombay, Paul Dubois, ils n'avaient cessé d'occuper une grande place dans l'École nationale, et leur œuvre, au contraire de celle des peintres, ne fut jamais marquée des accents du terroir.
   Après la Première Guerre mondiale, il semble bien que les sculpteurs wallons perdent peu à peu la place conquise par leurs aînés. Il apparaît aussi que les derniers courants du dix-neuvième siècle, le Symbolisme, l'Impressionnisme, l'influence tardive de Rodin, qui, comme il est de coutume en province, les atteint après un délai de dix années, contribuent à les incliner au défaut local qu'ils avaient jusqu'alors évité : le sentimentalisme, l'intellectualisme, la tendance à confondre les genres au détriment de l'essentiel, j'entends, le plaisir, la volupté proprement plastiques.
   Joseph Rulot, « démolisseur de son œuvre », ainsi que le définissait Auguste Donnay, personnifie admirablement cette race inquiète et fiévreuse. Tourmenté d'un désir d'impossible perfection, et de surcroît, poète gagné au Symbolisme, il s'épuise à vouloir exprimer plastiquement l'ineffable et l'intraduisible et, acharné contre son œuvre, s'en fait le propre bourreau. C'est le type même du grand artiste qui ne sait pas être un grand ouvrier.
   Est-ce parce qu'il fut, à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, l'élève de Joseph Rulot que Robert Massart, réagissant violemment mais sans hargne, car il ne cessa de révérer son vieux maître, voulut être avant tout un créateur de formes ? Ce fut un sculpteur au beau sens praticien du mot, avec ce qu'il comporte de goût des choses volumineuses, denses, lourdes, résistantes, indociles, qu'on apprivoise cependant et qu'on soumet, parce qu'on a l'œil, le tour de main, la façon de faire, et qu'on sait, avec la matière, établir des complicités qui la font, tout à coup, obéissante à la main qui la pétrit. Ce Wallon solide, court, râblé, montrant un goût vif de la réalité, était aussi éloigné que possible de l'attitude romantique, de l'imaginatif qui rêve son œuvre plutôt qu'il ne l'édifie, et échafaude d'autant plus volontiers des théories qu'il les met rarement à l'épreuve. Il ne se payait pas de mots. Il ne posait pas au cérébral, il ne baladait pas « La divine Comédie » dans la poche de son veston de velours. Il était sculpteur et ne se voulait que cela. Mais ce doux, ce pacifique, le voulait pleinement, sans compromission, avec une énergie totale et un amour exclusif. Et, comme on ne transige pas avec une vocation si jalouse, il accepta, pour la satisfaire, une existence difficile et constamment précaire.

10 euros (code de commande : 28794).

 

[MONS - AFFICHE]. Grande fête champêtre au bénéfice de l'Œuvre de la Soupe Scolaire. Mons, [Administration Communale de la Ville de Mons], 1943. In-plano 546 x 727 mm., exemplaire en bel état malgré quelques petites déchirures (sans perte) dans les marges dues à la fragilité du papier, rare.
   Cette très rare affiche fut imprimée par Ad. Brunin-Libert & Cie, Brunin, Bultez & Cie, Successeurs, S.P.R.L., 8 Croix-Place, à Mons.
   La décision fut prise par le Collège communal en séance du 23 août 1943 et porte les signatures du Secrétaire communal Maurice Degroot et du Bourgmestre Ernest Strack ; ce dernier fut désigné par l'occupant allemand.

30 euros (code de commande : 28789 - vendu).

 

[MONS - GRAVURE] BAILLEUL (Gaspard) — Plan de Mons. Ville forte capitale du comté d'Hainaut. Paris, Bailleu, [ca 1708]. [A Paris chez le Sr. Bailleu geographe au bout du / pont au change vis a vis lorloge du palais au Neptune / François]
Dimensions :
   - Dessin : 492 x 373 mm.
   - Cuvette : 502 x 380 mm.
   - Feuille : 603 x 460 mm.

   Le graveur Gaspard Baillieul (ou Bailleul, Baillieu, Bailleux – il utilisa les quatre orthographes) se qualifiait d'ingénieur-géographe. « Il éditait ses propres productions et les vendait soit au Soleil d'Or, soit au Neptune Français. Il publia ses cartes et plans de ville qui sont nombreux de 1702 à 1747 environ. Il dut les graver lui-même jusqu'au moment où son fils fut en état de le suppléer dans cette partie du travail.
   Notre plan montre la situation de la ville de Mons au début du XVIIIe siècle, alors que les travaux d'aménagement de la fortification selon les instructions de Vauban étaient achevés.
À propos de la fortification de Vauban, par Walter De Beyzer et Bruno Van Mol :
       Après le siège de Mons, Louis XIV charge Vauban de renforcer les défenses de la cité. Celui-ci rédige en un temps fort court – deux mois et demi – un mémoire intitulé Projet général de la fortification de Mons dans lequel il décrit en détail les modifications à apporter. Il se réfère au plan dressé par des ingénieurs militaires français et gravé par Pierre Le Pautre. Un plan en relief – aujourd'hui disparu – est réalisé à Versailles pour permettre au roi de suivre le déroulement des travaux.
   Vauban renforce par un nouvel ouvrage à cornes la porte de Bertaimont qui avait beaucoup souffert durant le siège. Il transforme les ouvrages en queue d'aronde des portes du Parc et des Guérites en de puissants ouvrages à cornes avec demi-lunes. Il perfectionne également l'ouvrage à cornes de la porte d'Havré. Pour assurer une meilleure défense face au mont Saint-Lazare qui domine la ville, il ajoute trois ouvrages à cornes échelonnés qui viennent s'appuyer sur le système défensif existant de la porte de Nimy. Il ajoute quatorze bastions détachés et amplifie ceux qui existaient devant la porte de Bertaimont. Il prévoit en outre neuf redoutes pentagonales entourées d'eau pour soutenir les ouvrages extérieurs et défendre les accès de la place. Quatre d'entre elles seront construites dont deux encadrent la porte du Rivage et deux autres, celle de Bertaimont. De plus, quatre redoutes carrées doivent défendre le canal de dérivation de la Haine depuis la prise d'eau de Nimy jusqu'aux fossés de la ville. Sur la Trouille, un ouvrage défensif, élevé à proximité du moulin Saint-Pierre, contrôle les inondations à l'est de la cité. Pour accéder aux redoutes isolées dans les marais bordant la place, Vauban prévoit un système de navette au moyen de petites barques plates, halées sur le canal reliant chaque redoute au fossé. Quant au moulin d'Épinlieu situé à l'ouest de la cité, il est protégé par un ouvrage à cornes contrôlant le pont sur la Haine qu'emprunte le chemin allant de Mons à Tournai. Deux redoutes carrées viennent compléter ce dispositif.
  À l'intérieur des fortifications, Vauban ajoute aux casernes existantes six casernes de cavalerie et trois d'infanterie. Cinq d'entre elles sont construites à côté des casernes espagnoles édifiées en 1676 non loin de la porte de Nimy. [...] Deux d'entre elles sont établies près de la porte du Parc et les deux dernières, près de celle d'Havré. La capacité d'hébergement est ainsi portée à 7 400 fantassins, qui occupent des lits de deux à trois places, et à 2 500 cavaliers et leur monture.
   Vauban envisage encore la construction d'une citadelle polygonale, adossée au rempart médiéval et destinée à « contenir la bourgeoisie quand une garnison sera foible et de renfermer toutes les grosses munitions de la place et des vivres dedans. » Des terrains bas, qui s'étendent au sud de la Trouille et englobent l'abbaye du Val-des-Écoliers ainsi que le béguinage de Cantimpret, lui semblent les plus appropriés, car ils constituent 1'« espace le plus vuide, le moins habité, le plus mal sain et le plus inutile de la ville, puisqu'il n'est peuplé que de moines et de jardins. » Le projet qui apparaît ici comme sur de nombreux plans contemporains, ne sera pas exécuté en raison de son coût exorbitant. Fort heureusement d'ailleurs, car il aurait nécessité l'arasement de la butte du château pour constituer l'assise de la citadelle. En 1696, Vauban propose sans plus de succès d'établir un camp retranché sur le mont Panisel et le Bois-de-Mons.
   Les travaux sont presque menés à leur terme lorsqu'en 1697 les Français quittent la ville que le traité de Rijswijk rend à l'Espagne.
   Dans son ouvrage intitulé De l'attaque et de la défense des places, Vauban reconnaît la position particulière de Mons. Il y explique les difficultés rencontrées au cours du siège de 1691 pour tenter d'atténuer les effets des inondations et mentionne la cité hainuyère comme exemple de « place située dans un marais ».
Bibliographie :
   - Dainville (François de), Cartes anciennes de l'Église de France, p. 223.
   - De Keyzer (Walter) et Van Mol (Bruno), Les fortifications françaises. Le projet Vauban, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, p. 175.

120 euros (code de commande : 28788 - vendu).

 

[MONTEVERDI (Claudio)]. TELLART (Roger)Claudio Monteverdi. Paris, Fayard, 1997. Fort in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 667 p., (collection « Bibliothèque des Grands Musiciens »), exemplaire à l'état de neuf.
Sur le rabat de la jaquette :
   Sans doute aucun, Monteverdi compte parmi les créateurs les plus inventifs de toute l'histoire de la musique. Pourtant, la postérité s'est longtemps montrée injuste à son égard : le vent de l'oubli a soufflé sur son œuvre pendant près de deux siècles et demi, jusqu'à ce que musicologues et interprètes – les deux parfois se confondant – la restituent progressivement dans tout son éclat et sa splendeur émotionnelle, et sous ses habits sonores d'origine.
   Monteverdi a vécu au carrefour de deux univers culturels et musicaux : celui de la Renaissance tardive, lors des années passées à la cour fastueuse du duc de Mantoue, et celui du Baroque naissant, dans la seconde moitié de son existence, lorsqu'il exerça la charge de maître de chapelle de la basilique Saint-Marc à Venise.
   Compositions religieuses et profanes jalonnent à parts presque égales cette production exemplaire, au fil d'une floraison de chefs-d'œuvre où l'auteur porte à son point suprême de raffinement expressif l'art du madrigal, avant de donner ses lettres de noblesse à l'opéra (l'Orfeo qui en est eomme l'acte de naissance, puis Le Retour d'Ulysse et Le Couronnement de Poppée), à l'aube de sa triomphale carrière. Et l'on ne saurait oublier la formidable nouveauté des Vêpres de la Vierge qui scellent la rencontre de l'ancienne polyphonie et de la modernité à l'église.
   Ce livre revisite ainsi la vie et l'œuvre – ici étroitement imbriquées – d'une des figures fondatrices de notre histoire musicale, à la lumière des découvertes musicologiques des cinquante dernières années et de sa correspondance jusqu'ici inédite en France. Atout supplémentaire de cet ouvrage, véritable somme monteverdienne : l'œuvre est commentée pour la première fois dans sa totalité.

22 euros (code de commande : 28765).

 

[PRIMITIFS FLAMANDS]. The Flemish Primitives. Volume III. The Hieronymus Bosch, Albrecht Bouts, Gerard David, Colijn de Coter, Goossen van der Weyden groups. Par Cyriel Stroo, Pascale Syfer-d'Olne, Anne Dubois, Roel Slachmuylders et Nathalie Toussaint. Traduit par Michael Lomax et Tony Langham. Bruxelles, Brepols, 2001. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 392 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Catalogue of Early Netherlandish Painting in the Royal Museums of Fine Arts of Belgium »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Foreword, par Eliane De Wilde.
   - Catalogue.
      - Hieronymus Bosch.
         1. Hieronymus Bosch, Crucifixion with a Donor and Saint Peter.
         2. Workshop of Hieronymus Bosch, Temptation of Saint Anthony Triptych.
         3. After Hieronymus Bosch, Nativity.
      - Albrecht Bouts.
         4. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin Triptych.
         5. Albrecht Bouts, Penitence of Saint Jerome.
         6. Albrecht Bouts, Jesus in the House of Simon.
         7. Albrecht Bouts, Donor with Saint James Major and Donatrix with Saint Barbara.
         8. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin.
         9. Albrecht Bouts, Holy Sacrament Altarpiece.
         10. Albrecht Bouts, Crucifixion.
         11. Workshop of Albrecht Bouts, Christ Crowned with Thorns / Skull.
      - Gerard David.
         12. Gerard David, Adoration of the Magi.
         13. Gerard David, Virgin and Child with the Milk Soup.
         14. Follower of Gerard David, Pietà.
      - Colijn de Coter.
         15. Colijn de Coter, Saint Michael and Virgin with Four Apostles (two fragments of a Last Judgment).
         16. Colijn de Coter, Johanna van Maerke Triptych.
      - Goossen van der Weyden.
         17. Goossen van derWeyden, Portraits of Francois Colihrant and Lysbeth Biers.
   - Bibliography.
      - Works and Articles.
      - Exhibition Catalogues.
      - Sales Catalogues.
   - Concordance of Old/New Attributions.
   - Index of Works.

30 euros (code de commande : 28793).

 

SARTOR (Marguerite) — Les tapisseries, toiles peintes & broderies de Reims. Préface de Jules Guiffrey. Reims, Michaud, 1912. In-4° broché, 190 p., illustrations dans le texte et 10 planches hors texte, tirage limité à 500 exemplaires numérotés (n° 347), couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Nomenclature des tapisseries :
      - Cathédrale :
         - Histoire du roy Clovis (XVe siècle).
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle).
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle).
         - Actes des Apôtres (XIXe siècle).
      - Palais archiépiscopal :
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle) [suite].
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle) [suite].
         - Tapisseries dites du « Cantique des Cantiques » (XVIIe siècle).
         - Tapisseries d'Aubusson (XVIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie de Beauvais (XVIIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie des Gobelins (XIXe siècle).
      - Église Saint-Jacques : Histoire de saint Jacques (XVIIe siècle).
      - Église Saint-Remi : Histoire de la vie de saint Remi (XVIe siècle).
      - Hôpital civil :
         - Tapisserie de chasse (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle).
         - Toiles brodées (XVIIe siècle).
      - Hôpital général :
         - Histoire de saint Jean-Baptiste (XVIe siècle).
         - Histoire de Joseph (XVIIe siècle).
         - Fragments (XVIIe siècle).
         - Tapisserie à petits personnages (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle) [suite].
      - Musée :
         - Broderie en tapisserie (XVIe siècle).
         - Broderie en tapisserie (XVIIe siècle).
         - Tableau en tapisserie (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVe siècle).
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 28798).

 

SCUDERY (Georges de) — Alaric, ou Rome vaincue. Poëme heroïque. Dedié ä la serenissime reyne de Suede. Par Monsieur de Scudery, Gouverneur de Notre Dame de la Garde. Paris, Courbé, 1655. [Jouxte la copie, / A Paris, / chez Augustin Courbé, dans la petite Salle / du Palais, à la Palme. / M. DC. LV.] In-12 demi-veau d'époque, dos orné de fers dorés, manques à la tête et à la queue, tranches dorées et peintes, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [37 (deux épîtres et préface)], [1 bl.], 380, [15 (tables)], [1 bl.] p., 10 gravures (portrait en frontispice gravé par Peeter Clouwet), et une gravure pour chaque livre).
   Alphonse Willems décrit cette édition comme étant « la plus jolie de toutes celles qui ont été faites de l'Alaric » et il poursuit en écrivant qu'elle fut « imprimée par Foppens. Elle est citée avec l'adresse de Bruxelles dans le catal[ogue] de Blaeu de 1659 et dans celui de D. Elzevier de 1674. »
   La première des deux épîtres « A la Serenissime Reyne de Suede » est signée par F. Foppens, à Bruxelles, en date du « 18 Aoust ».
Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. V, col. 249.
  - Willems (Alphonse), Les Elzevier, histoire et annales typographiques, n° 1973.

   
Gravures en frontispice des livres II et VI.


Tranche peinte.

150 euros (code de commande : 28774).  

 

SCUTENAIRE (Louis) — Mes inscriptions 1974-1980. S.l, Le Pré-aux-clercs, 1984. In-8° broché, 261 p., couverture un peu jaunie sinon très bon exemplaire, édition originale.
En quatrième de couverture :
   Né en 1905 à Ollignies-Lessines, rude pays de carrières aux mœurs libres, Louis Scutenaire, picard, belge de nationalité et surréaliste de la tête et des épaules, prend bravement dès 1940 le relais de Lichtenberg et de Jules Renard.
   Notant n'importe où, à n'importe quel moment, une phrase ou un groupe de phrases qui se présentaient à son esprit, il se trouva posséder un manuscrit qu'il baptisa Mes Inscriptions. En 1944, le cahier tombe sous les yeux de Paul Éluard, qui le présente aux éditions Gallimard, avec l'appui de Jean Paulhan et Raymond Queneau. Les premières Inscriptions sont publiées en 1945. Les suivantes le seront plus tard aux éditions Brassa, et les dernières nous arrivent enfin aujourd'hui.
   Aphorismes, maximes, déclarations d'enthousiasme, poèmes, petits bonheurs du jour et de la nuit, Louis Scutenaire n'apprécie que le bon sens total, avec quelques fissures...
   Mes Inscriptions est aussi un hommage à Rétif de la Bretonne qui, le premier, utilisa ce genre littéraire.

25 euros (code de commande : 28791 - vendu).

 

SU WENMIN — Le XIIIe Congrès du PCC et la réforme en Chine. Beijing, Beijing Information, 1987. In-8° collé, 113 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
Avis aux lecteurs :
   Le XIIIe congrès du Parti communiste chinois qui s'est déroulé du 25 octobre au premier novembre 1987 à Beijing a suscité l'attention générale du public étranger, cela non seulement parce qu'il s'agit d'une réunion importante de l'organe suprême du PCC qui se tient tous les cinq ans, mais plus particulièrement parce que ce congrès a fait un grand pas en avant pour réaliser le rajeunissement des dirigeants du PCC et avancé un programme audacieux, mais réaliste, d'approfondissement de la restructuration économique et politique. Ce programme, qui va se réaliser dans le pays dont la population est la plus nombreuse du monde, a été formulé sur la base de l'expérience acquise au cours des réformes de ces neuf dernières années et de la théorie de l'étape primaire du socialisme.
   Cette brochure fournit aux lecteurs des renseignements concernant le XIIIe congrès du PCC et les réformes en Chine, en s'appuyant sur des documents qui font autorité, comme le rapport de Zhao Ziyang et d'autres documents du congrès et les discours prononcés par certains dirigeants et hauts fonctionnaires chinois lors des conférences de presse données à l'occasion du congrès.
   Les listes des membres du Bureau politique du Comité central, du Comité permanent du Bureau politique, du Secrétariat du Comité central, et des dirigeants de la Commission militaire du Comité central, de la Commission centrale des conseillers et de la Commission centrale de contrôle de la discipline du PCC, ainsi que les biographies de certains dirigeants du PCC se trouvent dans les annexes à cette brochure.

10 euros (code de commande : 28800).

 

[THOMAS (Henri)]. JAY (Salim) — Avez-vous lu Henri Thomas ? Paris, Éditions du Félin, 1990. In-8° collé, 158 p., (collection « Essai »), couverture partiellement insolée et frottée.
En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui, Henri Thomas, le jeune patriarche des lettres françaises, attire la curiosité de la télévision : l'émission Océaniques a rendu hommage à cet ami d'Antonin Artaud et d'Arthur Adamov, à ce poète et romancier qu'aimait Gide, au grand traducteur de Shakespeare, de Pouchkine, de Jünger. « Belle présence baudelairienne ; blotti en lui-même comme un chat », disait Perros de l'auteur du Seau à charbon (1940), de La Nuit de Londres (1956) et du Goût de l'éternel (1990).
   Souvent considéré comme un écrivain pour écrivains, Henri Thomas est irrépressiblement un auteur aimé par tous ceux qui vivent la lecture comme une co-création. Il a déclenché des enthousiasmes à la mesure des grandes amitiés qu'il a vécues : Jean Paulhan, Armand Robin, Armen Lubin, Jean-Paul de Dadelsen, Jean Follain. Poète de la rencontre et de la solitude, romancier de la désertion et de la rémanence, Henri Thomas est un de nos contemporains capitaux les plus secrets mais les plus proches. Jean Grosjean l'a bien compris, qui nous dit : « Les cinq continents nous inondent de vedettes de tous ordres pour nous empêcher de lire Henri Thomas. Les cinq continents savent ce qu'ils font : Henri Thomas est dangereux, il cherche la vérité. Il est sur la piste. Il y est presque seul, mais ça lui est presque égal. »
   Depuis 1979, Henri Thomas a conquis un lecteur farouche et fasciné. Jour après jour, pendant dix ans, Salim Jay a construit une admiration qui l'habite comme une alliance et dont il s'enchante comme d'une énigme. Pour bien se préparer à saluer Henri Thomas, l'auteur de cet essai a publié auparavant douze livres, dont un sur Bernard Frank et un sur Michel Tournier.

8 euros (code de commande : 28773).

 

TRÉDÉ-BOULMER (Monique) Kairos. L'à-propos et l'occasion ; le mot et la notion, d'Homère à la fn du IVe siècle avant J.C. Paris, Les Belles Lettres, 2015. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 361 p., (collection « Études Anciennes - Série Grecque », n° 100), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   
Le mot grec kairos désigne à l'époque d’Homère un lieu névralgique du corps, un point critique. Comment en est-il venu à signifier bientôt l’occasion, et, en grec moderne, le temps ? Quand, dans la Grèce du Ve siècle avant J.-C., naissent les sciences humaines – médecine, politique, rhétorique –, elles cherchent à élaborer un art de la prévision et du pronostic et voient dans la maîtrise du kairos la clé du succès. Par quelles voies médecins et orateurs tentent-ils de capturer ce kairos multiforme et insaisissable ? Telles sont quelques-unes des questions à l’origine de cette étude.
   Dans ce monde grec classique qui ignore encore largement l’art de la mesure, on assiste aux premières tentatives de la pensée occidentale pour tracer l’ébauche d’une logique de la qualité – quête toujours actuelle dont témoignent les efforts de la science contemporaine.

30 euros (code de commande : 28758).

 

TRISTAN (Frédérick) — Journal d'un autre. Roman. Paris, Bourgois, 1975. In-8° broché sous couverture rempliée d'éditeur, 252 p., exemplaire jauni.
En quatrième de couverture :
   Après le grand roman libérateur et cosmique du Singe égal du ciel, le Journal d'un autre, sous le masque d'un étrange exercice de style, est la description d'une solitude à l'humour désespéré, l'analyse par l'intérieur d'une maladie très profonde et qui n'est pas seulement celle d'un homme.
   Un monde, ici, réellement bascule et s'effondre dans la poussière. C'est le nôtre naturellement.

10 euros (code de commande : 28760).

 

VAN DER MEER (Philippe) — L'Apocalypse dans l'art. Anvers, Fonds Mercator, 1978. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 368 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Extrait de la préface :
   Dans cette étude Frits Van der Meer se promène à travers les œuvres d'art inspirées par ce petit livre visionnaire et énigmatique de la littérature religieuse judéo-chrétienne : l'Apocalypse de Saint Jean. Son regard se pose longuement sur les mosaïques des basiliques romaines ou scrute les pages enluminées du Codex de Trèves et des miniatures flamandes et anglaises. Il analyse d'un œil perçant les fresques romanes et les compositions sculpturales gothiques des cathédrales françaises. Il savoure le déploiement monumental et bigarré des tapisseries médiévales et feuillette respectueusement les gravures sur bois d'Albrecht Dürer. Passant d'émerveillement en émerveillement il s'extasie devant le retable gantois de Jean van Eyck.
   Il découvre ainsi que l'Apocalypse de Saint Jean, qui sembla n'avoir inspiré qu'une imagerie disparate et souvent maladroite, a donné naissance à une solide tradition iconographique dont l'évolution ininterrompue et limpide constitue un apport précieux à l'héritage culturel de l'Occident. Ses très riches heures de contemplation, d'admiration et d'enthousiasme étonné, Frits Van der Meer les revit dans ces pages qui tout en prétendant n'être qu'un commentaire avisé et justifié, ne constituent pas moins une œuvre littéraire de haute qualité. Frits Van der Meer est passé maître dans l'art de composer une symphonie verbale dont le lyrisme est endigué par l'analyse rigoureuse des données historiques. L'Apocalypse de Saint Jean a inspiré tant d'artistes et tant de chefs-d'œuvre. Ces chefs-d'œuvre à leur tour ont inspiré Van der Meer. Son livre s'ouvre sur une page brillante dans laquelle il nous décrit sa vision personnelle de l'Apocalypse. Il y retrace les données fondamentales de la vision johannique et l'inspiration mystique de l'évangéliste. Van der Meer est un catholique fervent, un prêtre profondément croyant. Mieux que quiconque il est à même de pénétrer les dimensions spirituelles de ces œuvres et de les assumer intérieurement.
Table des matières :
   - Préface.
   - Le texte de l'Apocalypse.
   - Introduction.
   - Le livre et les commentaires L'illustration.
      1. L'Agneau et les agneaux.
      2. Les Quatre Vivants et les vingt-quatre Vieillards.
      3. Curiosités carolingiennes.
      4. Apocalypse en sourdine : le manuscrit de Trêves.
      5. Un expressionniste de la première heure : le maître de Bamberg.
      6. « Beatus in Apocalipsin » : des primitifs de génie.
      7. L'Apocalypse de Saint-Sever.
      8. Le « Liber floridus » de Wolfenbüttel.
      9. Les cathédrales.
      10. L'Apocalypse de la reine Eléonore.
      11. Le « beau tapis de monseigneur d'Anjou ».
      12. Giotto, le baptistère de Padoue et les panneaux de Stuttgart.
      13. La plus ancienne Apocalypse néerlandaise.
      14. Jan van Eyck.
      15. Memling.
      16. La première Apocalypse xylographique.
      17. Durer.
      18. Les tapisseries bruxelloises.
      19. La coupole du Corrège.
   - Glossaire, index.

50 euros (code de commande : 28799).

 

VAN LENNEP (Jacques) — Alchimie. Contribution à l'histoire de l'art alchimique. Bruxelles, Crédit Communal, 1984. In-4° broché sous couverture rempliée, 447 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Passage 44, à Bruxelles, du 19 décembre 1984 au 10 mars 1985.
Table des matières :

  Préface.
   Introduction.
   Chapitre I : Clés du Musée d'Hermès.
      - Un art sans histoire ? - origine du mot « alchimie ».
      - Histoire et légende - les premiers alchimistes gréco-égyptiens ; leurs successeurs arabes et byzantins ; l'alchimie dans l'Occident médiéval ; influence de l'imprimerie et de la philosophie hermétique sur son développement ; les satires et les alchimistes suspects ; les rose-croix ; déclin.
      - Le grand-œuvre - la pierre philosophale ; le soufre et le mercure ; les opérations et les trois œuvres ; vases et fourneaux.
      - L'alch'image - sujets d'inspiration religieuse ; sujets inspirés par la mythologie ; les métaux et les planètes ; l'œuf, l'ouroboros et le vase ; l'éros chimique ; le jardin des philosophes, sa fontaine, ses plantes et son bestiaire ; les signes.
   Chapitre II : Images des manuscrits.
      - Ma dame alchimie - apparition d'une iconographie symbolique dans la seconde moitié du XIVe siècle (manuscrit de Vienne) ; les feuillets de Cracovie.
      - L'Aurore, heure d'or - l'Aurora Consurgens : le manuscrit de Zurich et sa filiation ; son iconographie.
      - Une médecine pour l'empire - le Livre de la Sainte Trinité : son auteur et le milieu où il fut composé ; son iconographie.
      - Le vase et le philosophe - le traité pseudo-lullien de Florence ; le codex d'Oldanis de Milan ; l'Ordinal of Alchemy de Norton ; le Donum Dei ; le traité de Ioannes conservé à Florence ; le Ripley Scrowle ; remontrances de Nature à l'Alchimiste errant.
      - Les manuscrits de la reine Christine - le De Alchimia, une bande dessinée alchimique ; d'autres manuscrits de Leyde ; comment Isaac Vossius hérita de ceux-ci ; le Viatorium spagyricum ; le Rosarium philosophorum.
      - La splendeur du soleil - Salomon Trismosin, auteur du Splendor Solis ; ses nombreuses copies ; milieu dans lequel fut illustré ce chef-d'œuvre ; son iconographie ; un exemplaire français du XVIIIe siècle.
      - Les dernières images chimiques - deux manuscrits du Vatican et deux autres du British Muséum ; les manuscrits de l'Arsenal et du Fonds Ferguson ; les Figures du Livre d'Abraham le Juif ; identité entre un manuscrit de Saint Andrews et le traité de Molinier ; autres manuscrits de l'Arsenal dont les Cinq Livres de Valois ; l'A.B.C. de Bruxelles.
   Chapitre III : Le grand-œuvre gravé.
      - Des incunables au « Rosier des Philosophes » - premières illustrations dans des traités sur la distillation ou la métallurgie ; premières gravures symboliques dans des traités de Beringuccio et Bonus ; le cycle du Rosarium philosophorum ; l'incomparable Thurneysser ; Nazari chimiste et archéologue ; la Pandora de Reusner ; l'Aureum vellus de Trismosin ; le Ritter Krieg de Sternhals.
      - Stéganographie, musique et kabbale - Béroalde de Verville et le roman alchimique ; Libavius ; Le Chevalier impérial ; l'Amphithéâtre de Khunrath et ses planches kabbalistiques ; la musique alchimique ; la Cabala de Michelspacher.
      - Les emblèmes de Michael Maier - la mode des emblèmes ; le rôle de deux éditeurs, De Bry et Jennis ; celui de l'ordre des rose-croix ; personnalité et œuvres de Maier ; son traité Symbola aureae.
      - « Atalante », un essai d'oeuvre totale - image et musique dans ce traité de Maier ; ses cinquante emblèmes ; autres traités de Maier.
      - L'énigmatique Basile Valentin - la vie légendaire de ce moine et les hypothèses qu'elle suscita ; son traité Les Douze Clefs ; son traité Azoth.
      - Jardins, forêts d'images - le traité Philosophia reformata de Mylius ; celui de Stolcius, Viridarium chymicum ; le Musaeum hermeticum ; traités de Lambsprinck, Norton, Ashmole, Kelley et Van Vreeswyk.
      - D'un livre à un art muets - hypothèses quant à l'auteur du Mutus Liber ; les planches de ce traité ; ouvrages de Cooper et Eleazar ; l'Escalier des Sages de Coenders Van Helpen ; Éléments de Chimie par Barchusen ; quelques frontispices.
   Chapitre IV : Pierres philosophales.
      - La cathédrale : bible et grimoire - Dire du sieur Esprit Gobineau, de Denis Zachaire et De Laborde sur Notre-Dame de Paris comme rendez-vous des alchimistes ; une tradition qui se perpétue depuis Victor Hugo en passant par Fulcanelli ; quelques-unes des sculptures de Notre-Dame de Paris comme œuvres alchimiques ainsi que d'autres églises ; leurs labyrinthes.
      - Nicolas Flamel, un alchimiste ? - « Le Livre des Figures » et l'arche du cimetière des Innocents à Paris ; débat entre l'abbé Villain et dom Pernety sur la personnalité de Flamel et l'auteur présumé du « Livre » ; Arnauld de la Chevallerie ; l'origine de la fortune de Flamel est-elle alchimique ?
      - Finances et emblèmes énigmatiques - les demeures avec décors alchimiques n'étaient pas rares ; liens entre une occupation financière et une réputation alchimique ; le plafond de Plessis ; le palais de Jacques Cœur à Bourges ; l'hôtel Lallemant à Bourges ; la cheminée de Louis d'Estissac qui évoque la personnalité de Rabelais ; la loggia de Dampierre sur Boutonne ; Thomas Tollet sculpteur liégeois ; le couvent de Cimiez ; la porta alchimica de Rome.
      Chapitre V : Peintres et philosophes.
      § 1. Des artistes arcanistes ?
      - Art et Spagyrie
- recettes de peintre dans les traités alchimiques : les Gréco-Égyptiens, les traités médiévaux (Mappae Clavicula, Heraclius, Cennini, etc.), tradition ultérieure jusqu'au XVIIe siècle.
      - L'alchimiste Jean Van Eyck - révélation de Vasari et d'autres ; hypothèses sur la découverte de Van Eyck ; le rôle de l'essence ; interrogations soulevées par quelques-uns de ses tableaux ; propagation du secret.
      - Le Parmesan et la Fille des Persans - quelques artistes alchimistes dont Le Parmesan ; l'affaire de la Steccata ; quelques-unes de ses œuvres supposées être alchimiques ; son rôle dans l'invention de la gravure à l'eau-forte ; liens entre ce procédé, l'orfèvrerie et l'alchimie.
      - Ange noir et Vierge mercurielle - la mélancolie saturnienne ; sa représentation par Durer, Cranach, Beham et d'autres ; intérêt des humanistes pour l'alchimie ; Giorgione et Baldung Grien ; le tableau de Reims.

      § 2. Bosch : Chimie et hiéroglyphes.
      - Un Art hérétique ? - une œuvre qui suscite une succession d'hypothèses ; situation de l'alchimie à son époque.
      - Les Noces chimiques - symboles alchimiques majeurs utilisés par Bosch ; son tableau les Noces de Cana considéré comme une messe alchimique ; le thème de la coniunctio, du soufre et du mercure dans le Jardin des Délices.
      - Le Feu saint Antoine - l'ergotisme, l'ordre des antonins et l'alchimie ; mélancolie dans la Tentation de saint Antoine ; l'égyptianisme et le langage hiéroglyphique ; les épigones.

      § 3. Bruegel, l'Al-ghemist ?
      - Vices et folies - l'alchimie en Brabant à l'époque de Bruegel ; notre hypothèse et les opinions qu'elle provoqua ; les vices et vertus par rapport à l'alchimie ; Dulle Griet et le concept de l'excrément ; le rôle de la philosophie hermétique ; l'Alchimiste adepte ou souffleur.
      - La sagesse du laboureur - La Résurrection et l'analogie lapis-Christ ; le mythe du soleil levant ; la Chute d'Icare ou la recherche périlleuse de la pierre philosophale ; le Misanthrope ; la scène d'alchimie dans la peinture de genre après Bruegel.
   Chapitre VI : Arts du feu.
      § 1. Chrysopée et argyropée.
      - L'or et le basilic - techniques d'imitation de l'or ; recette du moine Théophile ; chandeliers alchimiques de Bernard d'Hildesheim ; Gillebert l'abbé d'or.
      - La monnaie alchimique - attitudes de l'Église et des rois vis-à-vis de celle-ci ; exemples de monnaies alchimiques : nobles à la rosé, thalers d'Auguste de Saxe, thalers d'Erfurt, ducats de Gustave-Adolphe de Suède et de Christian IV de Danemark ; thalers d'Ernest-Louis de Hesse.
      - Médailles et histoires de transmutations - intérêt des monarques espagnols et des princes allemands pour la transmutation ; médailles des Pays-Bas ; la « table de marbre » de Prague ; médailles de Ferdinand III notamment avec la poudre de Richthausen ; médailles de Léopold Ier transmutées par Becher et von Reinburg ; médailles de von Krohneman pour les Brandebourg-Bayreuth ; médailles de Frédéric de Saxe-Gotha ; le comte de Gajetano ; médaille d'Auguste de Saxe ; les ducats de Paykiill pour Charles XII de Suède ; médaille de Charles Philippe de Bavière ; médailles rosicruciennes ; jeton de Delisle ; les supercheries dévoilées par Geoffroy l'aine.
   § 2. L'art du potier & le très noble art du verre.
      - Le secret de la porcelaine - recherches du procédé chinois ; les tentatives de maître Antonio et de Camillo da Urbino ainsi que le rôle de François II de Médicis ; la découverte du procédé par Böttger à la suite d'une histoire de perruque.
      - Rustiques figurines et autres poteries - les glaçures ; Bernard Palissy, un adepte contestataire ; intérêt des alchimistes Biringuccio et Piccolpasso pour la poterie.
      - L'esprit des gemmes - le pouvoir des pierres précieuses et de la pierre philosophale qui leur est comparée ; technique de coloration du verre et du vitrail.
      - L'alchimiste de Murano - les Barovieri et les Ballarini détenaient leurs secrets d'un alchimiste ; la place du verre dans les traités alchimiques jusqu'à Neri, Kunckel et Haudicquer de Blancourt ; le cristal.

   Conclusion.
      - L'image de l'image - l'image alchimique a-t-elle une signification chimique ; mécanisme de cette image comme expression d'un imaginaire scientifique.
      - L'image du mage - rôle du XIXe siècle dans la transmission d'une conception de l'alchimiste comme d'un être maudit, du romantisme au symbolisme : Gœthe, Novalis, Hugo, Bertrand, Nerval, Baudelaire, Rimbaud ; intérêt de Breton et des surréalistes pour l'alchimie.

   Bibliographie - Origine des œuvres reproduites - Index symbolique - Index des noms et titres.

35 euros (code de commande : 28785).

 

WASSERMANN (Jakob) — L'affabulateur. [Titre original : Der Aufruhr um den Junker Ernst.] Roman. Traduit de l'allemand par Dina Régnier Sikiric et Nathalie Eberhardt Préface de Stéphane Michaud. [Strasbourg], La Dernière Goutte, 2010. In-8° broché, 169 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Étrange don que celui d'Ernest. Fils d'une baronne écervelée au point d'en oublier qu'elle l'a un jour enfanté, il est doté d'une imagination hors du commun et capable de subjuguer son auditoire en contant de fabuleuses histoires. Il ensorcelle tous les cœurs : des cohortes d'enfants l'acclament, les adultes se languissent de lui. Jusqu'au jour où les exploits du facétieux jeune homme parviennent aux oreilles de son oncle, évêque fanatique qui expédie dans l'au-delà sorcières supposées et incroyants de tout poil, après les avoir confiés aux mains expertes de la Sainte Inquisition.
   Lucide et caustique, Wassermann dépeint dans ce Moyen Âge fictif le combat du conformisme et de la liberté, du pouvoir politique et de la poésie. L'inventivité du saltimbanque se rit de l'arrogance des puissants. L'énergie de l'enfance se joue de l'injustice et de l'intolérance.
   Ami de Thomas Mann, d'Arthur Schnitzler, de Rainer Maria Rilke et de Hugo von Hofmannsthal, qui l'admiraient, Jakob Wassermann (1873-1934) est une figure majeure de la littérature allemande du XXe siècle.

10 euros (code de commande : 28771).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 29 octobre 2019.

Retour au début


 

Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(1er octobre 2019)

 

 

AÏTMATOV (Tchinguiz) — Djamilia. Roman traduit du kirghiz par A. Dimitieva et Louis Aragon. Préface de Louis Aragon. Paris, Denoël, 2001. In-8° collé, 32 p., (collection « Denoël & d'ailleurs »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Djamilia était vraiment très belle. Élancée, bien faite avec des cheveux raides tombant droit, de lourdes nattes drues, elle tortillait habilement son foulard blanc, le faisant descendre sur le front un rien de biais, et cela lui allait fort bien et mettait joliment en valeur la peau bronzée de son visage lisse. Quand Djamilia riait, ses yeux d'un noir tirant sur le bleu, en forme d'amande, s'allumaient... Et j'étais jaloux d'elle, comme les jeunes frères sont jaloux de leurs sœurs...
   « Alors, sur le point de dire de Djamilia ce que j'en pense, j'hésite et pourtant, oui, pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde [...]
   « Le récit de Djamilia, je l'ai dit, c'est un enfant qui nous le fait et pour lui la découverte de ce qui se passe dans l'âme d'un couple, le drame du couple qui s'ignore encore, c'est aussi la découverte du sentiment même, c'est l'oaristys de l'esprit, tout est pour cet enfant à réinventer et voilà pourquoi il nous montre l'amour, comme un métal très pur, à l'état naissant. » (Louis Aragon.)

13 euros (code de commande : 28733).

 

AUDIN (Alain) — Mons - Borinage. Bruxelles, Legrain, 1989. In-8° collé, 267 p., illustrations, (collection « Mémoire de la Wallonie »), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Aux origines : Waudru, Ghislain, Gilles de Chin.
   - Mons, son folklore et ses joyaux.
   - Le bruit des armes.
   - Le purgatoire vu du paradis.
   - Le Borinage.
   - L'autre richesse industrielle.
   - Quelques professions d'autrefois.
   - Les communications.
   - Une époque et ses mentalités.
   - Le dialecte et ses expressions.
   - L'école.
   - L'âme de l'art.
   - Usages et traditions.
   - Les loisirs.
   - Le contexte matériel.
   - Montois et Borains à table.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 28734).

 

BELHAJ KACEM (Mehdi) — Esthétique du chaos. Auch, Tristram, 2000. In-8° collé, 365 p., exemplaire en très bel état, épuisé.
Extrait de l'article d'Éric Loret dans Libération (9 mars 2000) :
   Face à cette « corporellisation » ou réquisition mortifère du corps par le politique, MBK tente de penser le corps dans son rapport au « chaos », à « l'aliénation originaire » (« L'intercept », « L'horizon d'in-discernement », « Analytique corporale »). L'Esthétique du chaos aura pour tâche, prolongeant l'ontologie heideggerienne et bifurquant à partir d'elle, d'interroger non ce qui habite la dispersion (l'être) « mais cette demeure même dispersionnelle ». On est loin de la définition classique de l'esthétique : ici, il faut « se précipiter au cœur même de la déterminité monstrueuse de l'éclatement erratique où le temps lui-même fait tomber tout existant ». En quelque sorte : se désintégrer. Vient ensuite « L'expérience du chaos », chapitre qui prend une forme fragmentaire pour « avancer dans le langage/ frayer dans un charnier ». Ce mouvement (comme on dit en musique) atteint une sorte de plénitude, embrasse dans l'effondrement ces « déchets de la signifiance que vous êtes tous, comme moi ». L'écriture se fait « voix », chant, afin de nous « toucher, à la membrane, de monade corporale à monade corporale ». On y trouve des analyses magistrales, drôles et mordantes sur la stupidité ou sur le couple allusion/provocation, qui sont la fourchette et le couteau du « banquet cannibale de l'information » contemporaine. Cette sémiologie du quotidien évoque pêle-mêle le suicide, Freaks, Dutroux, le magazine Voici ou la malicieusement nommée « Mlle » Breillat. L'avant-dernier chapitre, « L'assomption », voit l'auteur vomir telle « connasse sclérosée dans ses poses durassiennes » et quelques « romancières cruelles » faisant savoir qu'elles lisent Thomas Bernhard au petit-déjeuner ». Mais l'essentiel est ici d'inventorier les formes de « sacrifice », de « dépense » bataillienne, bref de « reste » à expérimenter ou réinventer (la perversion, la transgression) : c'est le manuel de combat du « penseur martial » qui va, grâce au « virus de l'énoncé » dynamiter par contagion la syntaxe et le monde. Quant au « Pacte » final, il semble être la dépression après le zénith, lorsque « l'impossibilité radicale où se trouve chacun de nous de rejoindre l'autre est bien moins accentuée que l'impuissance quasi biologique où nous sommes de nous en disjoindre absolument, comme si la moindre pensée, la moindre affection, le moindre signe qu'on émet, y compris dans le plus enfoui de son for, tirait encore quelque chose comme une nervure subtile, souvent d'autant plus indénouable que torse et sinuée, nous faisant remonter, non seulement à un autre, à l'autre, voire à tous les autres et même au monde tel qu'on veut bien se le figurer. »

15 euros (code de commande : 28735).

 

BURROUGHS (William Seward) — Havre des saints. [Titre original : Port of Saints.] Traduit de l'anglais (US) par Philippe Mikriammos. Paris, Flammarion, 1998. In-8° collé, 285 p., exemplaire du Service de Presse, en bel état.
En quatrième de couverture :
   Havre des Saints est paru pour la première fois en Angleterre en 1980. On y retrouve les personnages équivoques des Garçons Sauvages (1971) et d'Exterminateur (1976) : vieux camés, gentlemen vicieux, jeunes homosexuels mexicains, agents de la CIA et du FBI, marins de navires coulés corps et biens, gangsters des années vingt, spécialistes de la guérilla et hordes de garçons superbes menaçant tous les ordres existants.
   L'action se déroule partout et nulle part : à Mexico comme à Marrakech, aux Indes Occidentales comme à San Fransisco. Lieu de tous les possibles, Havre des Saints s'ouvre et se referme, des mondes imaginaires jaillissent, fulgurants, puis s'évanouissent, des fantasmes traversent les phrases en un éclair.

10 euros (code de commande : 28725).

 

CALOT (Frantz) et THOMAS (Georges) — Guide pratique de bibliographie. 2e édition, refondue avec le concours de Clément Duval. Paris, Delagrave, 1950. In-8° pleine toile brune, couverture conservée, 278 p., (collection « Bibliothèque des Chercheurs et des Curieux »), petit cachet humide ex-libris du professeur M.A. Arnould à la page de faux-titre, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos.
   - Avertissement de la première édition.
   Chapitre I. La bibliographie.
      - Remarques préliminaires. - Définitions. - Divisions.
   Chapitre II. Encyclopédies et dictionnaires encyclopédiques.
      - France, Allemagne, Angleterre et États-Unis, Italie, Espagne et Amérique latine.
   Chapitre III. Biographies.
      - Universelles. - Nationales : France, Allemagne, Angleterre, Belgique, États-Unis.
   Chapitre IV. Histoire.
      - Histoire universelle. - Bibliographies historiques universelles, par époques, périodiques. - Histoire de l'antiquité classique. - Histoire de France, archéologie, dictionnaires, guides, sources, bibliographie de l'histoire de France, de l'histoire de Paris. - Histoire de Belgique, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie, d'Espagne, de l'Amérique latine, des États-Unis, de Russie, diverses.
   Chapitre V. Sciences religieuses.
      - Traités généraux. - Encyclopédies générales. - Christianisme. - Judaïsme. - Islamisme. - Bibliographies. - Périodiques.
   Chapitre VI. Littératures.
      - Littératures classiques. - Littérature française ; bibliographie, périodiques. - Littérature provençale ancienne, belge, canadienne, suisse de langue française, anglaise, américaine, allemande, italienne, espagnole, comparée.
   Chapitre VII. Linguistique.
      - Langues indo-européennes, généralités. - Langues classiques. - Langues romanes : français, provençal, espagnol, catalan, portugais, roumain. - Langues germaniques : anglais, allemand.
   Chapitre VIII. Beaux-arts.
      - Encyclopédies. - Dictionnaires. - Biographies. - Architecture. - Peinture. - Sculpture. - Gravure. - Arts décoratifs. - Périodiques d'art. - Beaux-Arts (France). - Art étranger. - Musique.
   Chapitre IX. Philosophie.
      - Généralités. - Histoire. - Logique et méthodologie. - Psychologie. - Esthétique. - Morale et sociologie.
   Chapitre X. Sciences juridiques, économiques et sociales.
      - Bibliographie générale. - Législation. - Jurisprudence. - Répertoires. - Droit civil, commercial. - Banque et bourse. - Assurance. - Propriété Industrielle et commerciale. - Travail et Sécurité sociale. - Sociétés. - Droit international privé, pénal, administratif, d'Outre-mer. - Législation financière. - Droit public. - Histoire du droit. - Droit romain. - Droit étranger et comparé. Économie politique et sociale. - Statistique.
   Chapitre XI. Sciences.
      - Généralités. - Répertoires de périodiques scientifiques. - Mathématiques. - Astronomie. - Physique. - Météorologie. - Physique médicale. - Techniques de laboratoire. - Chimie physique. - Tables de constantes. - Chimie. - Minéralogie. - Géologie. - Paléontologie. - Préhistoire. - Géographie. - Botanique. - Zoologie. - Sciences biologiques. - Chimie biologique. - Sciences pharmaceutiques. - Physiologie. - Médecine. - Chirurgie. - Psychiatrie. - Bactériologie et microbiologie. - Bibliographies et périodiques médicaux.
   Chapitre XII. Bibliographies nationales.
      - France. - Anonymes et pseudonymes. - Périodiques et journaux. - Belgique. - Suisse. - Canada. - Allemagne. - Angleterre. - États-Unis. - Italie. - Espagne et Amérique latine. - Bibliographie des thèses : France, Allemagne, Suisse, États-Unis.
   Chapitre XIII. Bibliographies universelles.
      - Catalogues des grandes bibliothèques. - Répertoires universels de périodiques. - Incunables.
   Chapitre XIV. Bibliographies de bibliographies.
      - Manuels de bibliographie générale. - Guides de références.
   Chapitre XV. Bibliographie descriptive et bibliophilie
      - Choix de livres précieux. - Répertoires spéciaux à une catégorie de livres ou à une époque (France). - Généralités sur le livre et la reliure.
   - Index des auteurs et des anonymes.
   - Index alphabétique des matières.

12 euros (code de commande : 28701).

 

CANNONE (Belinda) — Dernières promenades à Petrópolis. Roman. Paris, Seuil, 1990. In-8° collé, 224 p., (collection « Fiction & Cie », n° 126), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Pourquoi Stefan Zweig s'est-il suicidé, au faîte de la gloire littéraire, au Brésil à l'abri de la guerre ? La raison en est évidente, se dit Marthe : pour une grande conscience européenne, en 1942, l'Europe avait de quoi faire désespérer à jamais de l'humanité. Pourtant, comment croire que cet homme et sa femme se soient suicidés sans raisons personnelles ?...
   C'est sans raison personnelle d'ailleurs, que Marthe s'interroge sur cette mort et entreprend de raconter les derniers mois de Zweig à Petrópolis. Heureuse, avec son amour, sa jeunesse, son calme, cinquante ans après la Seconde Guerre mondiale.
   Un autre personnage était là en 1942, sur lequel les biographes sont à peu près silencieux : le fils adoptif de la poétesse Gabriela Mistral, Yin Yin, qui se suicidera – pourquoi ? – en 1945.
   Marthe, Zweig, Yin Yin, trois histoires tressées pour essayer de comprendre comment se nouent l'aptitude au bonheur et la sympathie pour la douleur des autres.

10 euros (code de commande : 28738).

 

COON (Carleton) — Climate and Race. Washington, Smithsonian Institution, 1954. In-8° agrafé, [22] p.
   Extrait du Smithsonian Report for 1953, pp. 277-298.
Extrait :
   Three-quarters of a century ago, in 1877, J. A. Allen, a zoologist at the American Museum of Natural History, wrote, in an article reprinted, like this one, in a Smithsonian Annual Report : « The study of man from a geographical standpoint, or with special reference to conditions of environment, offers a most important and fruitful field of research, which, it is to be hoped, will soon receive a more careful attention than has as yet been given it » (Allen, 1877, p. 399). Allen's paper dealt with geographically correlated variations in North American animals and birds, on three axes : color, general size, and the relative size of the peripheral parts ; or more simply, color, size, and form. The first of these had already been studied in 1833 by Gloger, the second by Bergmann in 1847. Only the third was new with Allen. Wholly apart from the study of man, few scientists in the zoological field have concerned themselves, since Allen's day, with the subject of geographical variations within species. An outstanding exception is Rensch (1936-37) who, during the late twenties and thirties tested these rules and added several observations of his own ; but even with this work available, Ernst Mayr (1942, p. 93) was moved to state : « The study of these ecological correlations and the establishment of definite rules is such a new field that we may consider ourselves at the beginning of the work. »

5 euros (code de commande : 28704).

 

[DAMBIERMONT (Mary)]. Le bestiaire de Mary Dambiermont. Mary's blue Ark. Présenté par Paul Caso. Bruxelles, Éditions d'Art Lucien De Meyer, 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 119 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »).
Sur le rabat de la jaquette :
   
En feuilletant cet album de dessins de Mary Dambiermont, comment ne pas s'imaginer que l'artiste a vu le jour dans une bergerie ou dans l'Arche de Noë, au bout du quarantième jour ? Alors, selon la Genèse, Noë ouvrit la fenêtre qu'il avait faite dans l'Arche et il lâcha le corbeau, qui alla et vint jusqu'à ce que les eaux aient séché sur la terre. Enfin, Noë lâcha la colombe qui revint avec un rameau d'olivier.
   L'artiste se sent naturellement plus proche des animaux que des gens. Elle n'a pas besoin de discours pour s'expliquer avec les espèces vivantes qui ne cherchent pas les vaines conquêtes de l'orgueil. Les bêtes savent mieux que nous ce que sont la vie et la mort...
   Entre ces deux bornes fatales, elles attendent le secours de notre émerveillement, et, en altitude, celui de notre tendresse.
   L'album de dessins de Mary Dambiermont n'est pas un livre d'images ; c'est un album de philosophie émue. Louons l'artiste de ne point avoir fouillé ses tiroirs pour le réaliser, mais de l'avoir conçu comme un tout, un peu à la manière du cinéaste qui « greffe » sur la beauté sereine de l'horizon nostalgique, des gros-plans, des rappels de la mémoire, des scènes qui n'ont pas besoin de la parole pour exprimer l'ineffable.

25 euros (code de commande : 28747).

 

[DASNOY (Albert)]. LEPLAE (Charles) — Albert Dasnoy. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), exemplaire en très bel état.
Extrait :
   Albert Dasnoy est né à Lierre. Par basard, pourrait-on dire, car son père, fonctionnaire des contributions, fit des séjours dans toute la Belgique. Il finit même, après avoir entraîné sa famille, qui sans cesse s'accroissait, à Lillo, à Louvain, à Courtrai et à Bruges, par terminer sa carrière dans un poste élevé de l'Administration des Finances : celui de Directeur de l'Hôtel des Monnaies. C'est dans l'immense bâtiment, aux couloirs vides et mornes, qu'Albert Dasnoy, pour qui tout cet argent que l'on fabriquait sous ses yeux fut sa vie durant un perpétuel problème, passa sa sévère adolescence. À l'âge, pour d'autres des folies de la jeunesse, il connut l'austérité. On pourrait expliquer qu'il vécut à l'envers : sombre et solitaire à vingt ans, sociable et aimé de tous à cinquante. Il a dit de moi que sous des apparences sereines les sculpteurs cachaient souvent beaucoup de tourments et de doutes. Je pourrais dire de lui que, malgré les airs effacés qu'il a, sa silhouette un peu désuète et son front triste (qui préoccupe ceux qui le connaissent mal), il possède l'esprit le plus ferme et peut-être le plus heureux qui soit.
   Il découvrit pourtant, Dieu sait pourquoi, la peinture dans l'atelier du peintre Richir. Il est bien curieux de voir débuter dans le milieu de l'art le plus mondain celui dont les forces devaient être consacrées aux audaces, parfois sauvages, de son époque. Je l'ai rencontré pour la première fois chez Paul Haesaerts, rue de la Charité. C'était la rue voisine de l'atelier où s'imprimait Flandre. Dans l'excitation de la correction forcenée des épreuves, qui ahurissait les garçons de l'imprimerie, à côté de Luc Haesaerts, qui de ce temps fumait la pipe sans arrêt, sans barbe encore je pense, et maigre comme une momie, je vis pour la première fois le grand front d'Albert Dasnoy et ses cheveux mal coupés. Il portait une chemise à grand col ouvert qui lui donnait l'air d'un collégien en vacances. Il était, alors déjà, partagé entre le désir d'écrire et celui de peindre. À ce moment, il menait campagne pour les expressionnistes dans Le Rouge et le Noir (il s'était fait mettre à la porte d'un grand quotidien pour avoir défendu Gustave de Smet). Depuis lors, il a été de toutes les luttes et l'ami de tous. L'ami de Tytgat, de Permeke, de Jean Brusselmans, le grand ami de Spilliaert et le très grand ami de Daeye. Il était le plus jeune des Compagnons de l'Art, ou bien était-ce moi, j'ai oublié.
   De ce temps-là, il n'y avait pas seulement une façon de peindre. Le monde entier et tous ses continents n'avaient pas encore découvert que le problème de l'art se résolvait par une formule unique.
   Il n'y avait d'intransigeance que dans le courage que l'on exigeait d'un artiste, car ces aînés, qui presque tous sont morts, formaient moralement une génération admirable.

10 euros (code de commande : 28748).

 

[DE FUISSEAUX (Alfred)]. COLLARD (Léo) — Histoire des Temps héroïques. Un procès fameux. Le Grand Complot. Suivi du Catéchisme du peuple et de lettres et écrits d'Alfred De Fuisseaux, ainsi que de documents relatifs à sa vie et à son œuvre. Préface d'Achille Delattre. Cuesmes, Fédération Socialiste Républicaine du Borinage, [1931]. In-8° plein simili brun, 180 p., exemplaire en bel état.
Avertissement :
   Le volume que nous présentons au public ouvrier et socialiste, répond à un désir qu'il est aisé de définir : honorer la mémoire des pionniers du socialisme, et surtout de celui dont le nom est resté parmi les plus illustres : Alfred De Fuisseaux.
   Ce n'est pas que le peuple borain ait oublié son tribun dont, pour lui, la figure est incorporée à la légende des Temps Héroïques. Loin de l'amoindrir ou de l'éteindre, les années qui passent ne font qu'accroître cette gloire émouvante que le Peuple accorde à ses héros, et qui est faite de tendresse, d'admiration et de reconnaissance.
   Nous avons voulu surtout replacer, dans le cadre de son époque, le Défenseur des Ouvriers, et qu'il fût. à nouveau, un vivant parmi nous.
   Ceux de notre génération, lorsqu'ils prononcent le nom d'Alfred De Fuisseaux, ont peine à imaginer ce que furent ces temps où il lutta et souffrit, agité d'une indomptable passion. Pour eux, ce nom magique en invoque d'autres, dont il semble inséparable : le Grand Complot, le Catéchisme du Peuple. En réalité, rares sont ceux qui ont lu ce fameux Catéchisme ; et bien peu savent au juste ce que fut ce Complot mystérieux et dramatique.
   À l'aide d'éléments puisés aux sources les plus sûres, nous avons essayé de reconstituer les épisodes romanesques du Grand Complot pour que, replacé dans l'histoire du socialisme belge, animé de la vie de ses masses malheureuses et affolées de Justice, il acquière ce qui lui appartient : une valeur historique certaine.
   Quant au Catéchisme du Peuple, il porte bien la marque de son âge ; il a vieilli ; le suffrage universel est acquis ; la campagne républicaine n'est plus qu'un souvenir. Qu'on n'en tourne cependant les pages qu'avec émotion. La classe ouvrière y a appris à lire ; il a été son Credo inspirateur de cette foi qui déplace les montagnes ; il appartient désormais aux Archives du socialisme.
   Mais nous avons voulu en outre, à l'aide d'écrits émanés d'Alfred De Fuisseaux, ou se rapportant à lui, faire revivre non seulement le chef de parti, l'agitateur, le polémiste ; mais aussi l'ami, le père : l'homme en un mot.
   Nous avons dû, forcément, faire un choix très limité. Les écrits de De Fuisseaux sont innombrables ; inspirés des nécessités du moment, tous ont subi l'effet du temps. Articles de journaux, brochures, tracts, proclamations, etc., répondaient aux besoins pressants d'une lutte incessante, quotidienne, qui a accaparé la vie du Tribun. Pour lui écrire n'était qu'une des formes de l'action.
   À côté d'un récit anonyme de l'odyssée célèbre du cheval Cigarette, récit pittoresque et qui paraît fidèle, ainsi que de quelques documents relatifs à l'exil et à la mort de De Fuisseaux. il nous a paru intéressant de publier trois lettres envoyées de la prison de Mons en septembre 1894 et deux écrits qui connurent la popularité et sont aujourd'hui oubliés et d'ailleurs introuvables : « Mes Procès » et les « Contes Moraux à l'usage du Peuple », jadis édités par les soins de Maroille.
   Nous avons voulu les rendre au jour.
   « Mes Procès » parce qu'ils sont le cri de protestation véhémente d'une conscience, en face de critiques terribles que la mort n'a jamais entièrement apaisées.
   Quant aux « Contes Moraux » nous n'avons pas été guidés par leur valeur littéraire, qui est faible, ce dont Alfred De Fuisseaux ne tirait nul souci. Il écrivait pour les ouvriers d'alors ; son style était systématiquement dépouillé ; les symboles simplistes devaient frapper l'imagination fruste d'un peuple ignorant, en partie illettré, opprimé, et qui avait besoin de consolation et d'espoir plus que de littérature !
   À ce titre, les « Contes Moraux » nous ont semblé avoir la valeur d'un document ; à comparer la substance et la forme de la propagande d'alors et de celle d'aujourd'hui, l'on sera émerveillé de constater les progrès presqu'incroyables de l'éducation politique d'un peuple qui fut parmi les plus misérables et les plus arriérés.
   Et cela aidera peut-être à combattre bien des scepticismes.

30 euros (code de commande : 28745 - vendu).

 

DENBY (David) — À quoi sert la littérature ? [Titre original : Great Books.] Traduit de l'américain par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Robert Laffont, 1999. In-8° collé, 502 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment la littérature nous aide à nous découvrir nous-mêmes...
   À quarante-huit ans, David Denby, critique de cinéma las de 1'univers des médias, a choisi de retourner sur les bancs de son université pour trouver une réponse à ses doutes en suivant deux cours prestigieux d'introduction aux grands classiques occidentaux.
   Dans ces pages éloquentes, émouvantes, drôles, David Denby nous fait partager ses retrouvailles avec des auteurs comme Homère, Platon, saint Augustin, Montaigne, Rousseau, Nietzsche, Virginia Woolf et nous conte ses aventures d'homme adulte lâché au milieu d'un groupe d'étudiants de première année.
   Au terme de cette étrange année universitaire, comme des amis retrouvés après une trop longue absence, ces grands livres se seront révélés une nouvelle fois à David Denby dans leur fascinante splendeur.
   Une formidable introduction aux grands textes classiques, une réflexion pénétrante sur la place de la lecture dans la société contemporaine.

10 euros (code de commande : 28732).

 

DOTREMONT (Christian) — Œuvres poétiques complètes. Édition établie et annotée par Michel Sicard. Préface d'Yves Bonnefoy. Paris, Mercure de France, 1998. In-8° collé, 546 p., bon exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Note sur l'édition :
   Les sources qui ont servi à cette édition sont multiples. D'une part les plaquettes ou publications en revue que Christian Dotremont a pu contrôler lui-même. Et d'autre part les fonds d'archives, qui pour l'essentiel sont trois : 1. les manuscrits que possède Guy Dotremont, qui en communiqua la transcription établie sous sa responsabilité ; 2. les archives du Musée de la Littérature à Bruxelles ; 3. les manuscrits que possède Pierre Alechinsky, parmi lesquels quelque cinq cents lettres contenant nombre d'inédits et les papiers acquis de Paul Martin, peintre et photographe que Christian Dotremont avait connu à Paris en 1942.
   Les archives du Silkeborg Kunstmuseum (Danemark) ont été consultées, ainsi que les amis de Christian Dotremont à Paris ou en Belgique. L'ordre des textes dans ce volume est celui des moments où ils furent écrits, non de leur publication, qui fut parfois bien plus tardive (ainsi La reine des murs, de 1942, ne parut qu'en 1960). En revanche, lorsqu'une plaquette comporte des poèmes de datations différentes (comme c'est le cas pour Ltation exa tumulte, poèmes de 1960 à 1969), nous avons placé la plaquette à la date ultime de l'un d'eux. En trouvant à la page où débute chaque poème la note le concernant, le lecteur connaîtra d'emblée la date d'écriture et de publication.
   Comme les dates et les lieux des poèmes figuraient le plus souvent dans les manuscrits, quelquefois reproduits dans la publication définitive de la plaquette, quelquefois pas, pour harmoniser l'ensemble, sauf cas spécifique, nous avons reporté ces indications en début de chaque note. Lorsque les dates et lieux ne figurent pas dans l'édition originale, nous les avons indiqués entre crochets. Pour les inédits, ces dates et lieux apparaîtront en note lorsqu'ils figurent dans le manuscrit ; entre crochets, nous signifions que cette datation et localisation sont déduites d'un contexte découvert lors de nos recherches à travers la correspondance ou d'autres informations. Enfin la mention « non daté » apparaît lorsque nous ne sommes certain que de l'année.
   Les poèmes publiés par Christian Dotremont sont titrés. Pour les inédits qui ne l'étaient pas, nous avons recouru à l'incipit et, pour l'esthétique, sans les points de suspension d'usage.
   En ce qui concerne l'établissement du texte, nous avons pris, sauf cas particulier que nous signalons, la version dernière publiée par l'auteur, incluant les corrections de sa main, même s'il existait de notables différences – cela est peu fréquent – entre le manuscrit initial et le texte publié. De façon générale, les poèmes aboutis et publiés ne contiennent pas un immense travail de reprise sur épreuves, ou d'une édition à l'autre. En revanche, sur manuscrit, existent parfois de nombreuses versions. Pour tels inédits, nous avons retenu de préférence la version la plus travaillée et, en note, nous indiquons qu'il y a plusieurs variantes du même poème.
   En ce qui concerne les éditeurs, nous avons indiqué de façon précise leurs noms et lieux. Certains, comme « Le premier pas » ou « Éditions », sont des éditeurs ironiques – de fiction. Pour les reprises posthumes en recueil, nous indiquons les références entières de Fata Morgana, qui fut l'éditeur de Commencements lapons et Abstrates, à la première occurrence, puis les notations suivantes : Commencements lapons, suivi du numéro de la page. Abstrates, idem.
   Les dimensions des livres et plaquettes sont données : la largeur d'abord, la hauteur ensuite, comme d'usage ; en revanche, pour les œuvres (estampes, placards et affiches, dessins, logogrammes, etc.) nous donnons la hauteur d'abord. Le nombre de pages indiqué pour les plaquettes ne comprend pas les quatre pages de couverture, sur lesquelles quelquefois déborde le colophon et même le texte, et ce même quand le papier de couverture n 'est pas différent des pages intérieures.
   Bien que Dotremont insiste beaucoup sur la disposition typographique, jouant dans ses petites plaquettes avec les coupes de vers, notamment pour ces poèmes qui hésitent savamment entre le paragraphe et la strophe, nous avons harmonisé la typographie, indiquant par un retrait à la ligne (alors que Christian Dotremont utilise quelquefois le crochet-report en fin de ligne) la continuation du vers au-delà de la justification adoptée ici. De façon générale, le passage de la plaquette au présent recueil implique une certaine uniformisation de la typographie. Ont été supprimés les grands blancs, ainsi que les sauts de pages, les pages blanches, etc. Avantage : le poème surgira mieux dans son unité organique.
   En ce qui concerne les dessins-mots faits avec ses amis peintres, et dont nous avons repris les textes les plus longs, nous les avons retranscrits comme des poèmes en prose, sauf les vers manifestes, acrostiches, etc. : c'est le cas pour Les transformes, La chevelure des choses... Aussi n'avons-nous pas retenu les dessins-mots avec Mogens Balle, publiés en 1962, relevant davantage de la maxime que du poème, ni les Bouologismes, avec Serge Vandercam.
   Pour les logogrammes, ainsi que les dessins-mots, nous indiquons les dimensions du support, autant que faire se peut. Ces dimensions sont données en centimètres, d'abord la hauteur, puis la largeur. Figurent ensuite les principaux livres ou catalogues dans lesquels le lecteur les trouvera reproduits. Les collections ont été indiquées lorsqu'il s'agit de collections publiques.

30 euros (code de commande : 28712).

 

DUCASTELLE (Jean-Pierre) Ath Tomes I et II (Les villages). Bruxelles - Stroud, Sutton - Tempus, 1999 - 2005. Deux volumes in-8° collés, 126 et 128 p., très nombreuses reproductions photographiques, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
Tome I :
   C'est à partir du fond iconographique des Archives municipales que Jean-Pierre Ducastelle, conservateur et président du Cercle d'histoire et d'archéologie, nous invite à découvrir les images du passé de la ville d'Ath.
   À travers l'objectif des premiers photographes, nous revivrons l'apogée économique du début du XXe siècle avec l'industrie du bois et de la pierre, les moulins, les brasseries, l'activité fluviale et ferroviaire. Après le déclin de toutes ces activités pendant l'entre-deux-guerres, nous assisterons à la transformation de la ville qui devient un pôle administratif et commercial avec son grand marché hebdomadaire du jeudi.
   Nous terminerons cette balade nostalgique par le défilé de la ducasse qui permet aux habitants d'affirmer leur identité. Ces géants, ces chars et ces personnages pittoresques défilent sous nos yeux dans un grand enthousiasme général en perpétuant une tradition de plus de cinq siècles.
Tome II :
   
En 1977, la ville d'Ath a fusionné avec dix-huit villages du Pays Vert environnant.
   Jean-Pierre Ducastelle, Président du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région, présente ces dix-huit localités à travers plus de 200 documents soigneusement sélectionnés. Il a rassemblé des photographies anciennes et des canes postales qui montrent l'animation dans ces villages souvent voués à l'agriculture.
   Le lecteur y découvre les industries régionales : les carrières, les moulins, les brasseries, les sucreries, les poteries, les fabriques de céramique, les panneries ou les briqueteries.
   Le patrimoine architectural n'a pas été oublié avec les anciennes fermes, les châteaux ou les églises. Les fêtes locales souvent animées par des géants, ont aussi leur place dans cette évocation pittoresque et vivante.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 28741).

 

[ERTÉ (Romain de Tirtoff, dit)]. Erté : Œuvre graphique complet. Introduction et texte choisis par Erté. Préface de Jack Salomon. Paris, Albin Michel, 1982. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 223 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   
La stupéfiante carrière d'Erté, un des artistes les plus influents du XXe siècle, a franchi un nouveau jalon sur une voie aussi riche en sa diversité qu'elle est longue. 1982 marque la quatre-vingt-dixième année de sa vie et la soixante-dixième année de ses succès dans une variété phénoménale d'arts visuels.
   Après plus d'un demi-siècle de notoriété internationale comme créateur des décors et costumes de spectacles tels que ceux des Folies-Bergère, des Scandals de George White, de plusieurs films hollywoodiens, comme créateur aussi des dessins de mode et des couvertures qui donnaient au Harper's Bazaar le ton élégant qu'il représenta pendant les années vingt et trente – à un moment où la plupart des hommes se satisferaient de se reposer sur leurs lauriers – Erté entreprit la tâche passionnante mais exigeante de créer des images faites pour être publiées en éditions limitées. Comme l'écrivit John Ashbery, le critique d'art de Time : « Il est donné à peu d'artistes de connaître la gloire... et d'émerger à nouveau au soir de leur vie avec une gloire plus grande. »
   Ce livre contient des reproductions en pleine couleur des 208 dessins terminés au moment de l'impression du volume. Beaucoup de ces images n'ont pas encore été publiées et n'ont jamais été exposées en public. Certaines sont en cours de composition et seront publiées plus tard. Erté créera certainement d'autres images dans les années qui viennent. Dès maintenant il est possible d'étudier et d'apprécier l'œuvre graphique complet d'Erté jusqu'à cette date à marquer d'une pierre blanche, ses quatre-vingt-dix ans.
   Erté, responsable peut-être plus qu'aucun autre artiste du style Art déco, a écrit pour ce livre un essai charmant et révélateur où il parle de ses idées sur la création, de sa façon de travailler, de sa carrière et de certains des personnages marquants qui ont croisé sa route. Nous avons aussi réédité une douzaine des textes élégants que l'artiste donnait au Harper's Bazaar pour décrire ses illustrations de couverture (William Randolph Hearst, alors propriétaire du magazine, disait : « Comment savoir que c'est le Harper's Bazaar sans une couverture d'Erté ? »). Une chronologie détaillée résume les faits saillants de la carrière d'Erté, et un index alphabétique des œuvres donne pour chacune toutes les informations techniques. Une préface de Jack Solomon, imprimeur et éditeur d'Erté, replace l'artiste dans le monde des créateurs graphiques.
   En accord avec l'importance majeure de ce recueil d'œuvres choisies et avec la très grande exigence artistique d'Erté, ce livre a été conçu et fabriqué avec un soin extrême dans les matières les plus belles. Il est destiné à rester un objet de choix pour les collectionneurs, aussi recherché que les images créées par Erté.

60 euros (code de commande : 28730).

 

[ERTÉ (Romain de Tirtoff, dit)]. Erté : Sculpture. Texte et commentaires par Erté. Introduction d'Alistair Duncan. Photographies des sculptures en bronze de Lee Boltin. Photographies des Formes Picturales par le Studio f 28. Paris, Albin Michel, 1986. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 199 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Erté jouissait déjà d'une renommée internationale en tant que créateur de décors et de costumes de théâtre lorsqu'il se lança à 76 ans dans la publication de ses œuvres graphiques (l'ouvrage Erté : œuvre graphique complet connaît un grand succès). À 87 ans il décide de se tourner vers une nouvelle discipline : la sculpture, puisant son inspiration dans les dessins et couvertures qu'il avait conçus pour le Harper's Bazaar des années 1910, 1920 et 1930 : costumes créés pour les Folies-Bergère, les George White's Scandals, nombre d'autres productions théâtrales et cinématographiques ; robes dessinées notamment pour Mrs. William Randolph Hearst. Il commence une série de sculptures étonnantes en bronze polychrome dont l'immense succès n'étonna pas moins Erté lui-même que le monde artistique. Le nombre d'exemplaires de chacune dut passer de 250 à 500 pour satisfaire la demande et leur prix augmenta de façon impressionnante en fonction des ventes.
   Erté : Sculpture présente quarante et une sculptures de bronze dont les photographies en couleurs, sous deux ou trois angles différents, sont dues au beau travail de Lee Boltin, Erté a écrit lui-même un commentaire pour chacune d'elles. Sont également représentés les moules d'argile de vingt et une œuvres en cours d'exécution.
   Erté avait déjà créé, quelque vingt ans auparavant, une série de remarquables sculptures abstraites. Étendu au soleil, lors de vacances à Majorque, dans une sorte d'état extatique, il avait eu la vision de formes extraordinaires qu'il transmua en objets réels faits de métal, de bois, de pierre et de peinture, et baptisa Formes picturales, car ils associaient peinture et tridimensionnalité. Moins figuratives que ses autres œuvres, les Formes picturales portent néanmoins l'empreinte du style d'Erté : merveilleux sens des couleurs, flamboyance, vivacité, sensualité et imagination. Ces vingt créations, uniques, sont publiées ici pour la première fois, abondamment illustrées et accompagnées d'évocations poétiques dues à l'inspiration de l'artiste.
   Erté commente lui-même dans un texte captivant illustré de vingt-trois photos documentaires ses idées sur la sculpture et les problèmes techniques et esthétiques soulevés par le coulage du bronze.
   Une introduction d'Alastair Duncan, directeur des Arts décoratifs chez Christie's, situe Erté dans l'histoire de Ia sculpture, et se réfère tout particulièrement à ses contemporains Art déco et à ses précurseurs de l'Antiquité classique grecque et romaine.
   Erté : Sculpture comprend en outre une chronologie de l'incroyable carrière d'Erté, un index des œuvres illustrées dans l'ouvrage, chacune avec une notice technique, et une bibliographie.

50 euros (code de commande : 28729).

 

GANSHOF (François L.) — L'origine des constitutions urbaines en Flandre. À propos d'un livre récent. Paris, Champion, 1926. In-8° agrafé, 22 p., envoi de l'auteur.
   Extrait de la revue Moyen Âge, 2e Série, t. XXVI (septembre-décembre 1926).
n quatrième de couverture :
   Dans l'ouvrage qu'il a consacré à l'étude des institutions judiciaires des villes de Flandre, M. R. Monier (Les institutions judiciaires des villes de Flandre des origines à la rédaction des Coutumes) s'est proposé un double but : étudier les origines de l'organisation judiciaire et de la procédure dans les villes flamandes et décrire le fonctionnement du tribunal municipal dans ces mêmes centres urbains.
   On n'ignore point que le sujet avait été traité par le regretté Léon Vanderkindere et par M. Henri Pirenne ; l'on sait aussi que les deux érudits belges avaient abouti à des conclusions inconciliables. Aux yeux de Vanderkindere, les communes flamandes se sont développées contre l'État, ou tout au moins en dehors de lui ; leurs premiers gouvernements ont été des conseils de « jurés », magistrats autonomes, ne dépendant en rien du prince. L'administration des villes par des échevins représenterait une réaction du gouvernement comtal à la fin du XIIe siècle, sous le règne de Philippe d'Alsace. Pour M. Pirenne, au contraire, le développement des administrations urbaines autonomes se serait fait en plein accord avec le comte de Flandre ; les villes flamandes n'auraient jamais été gouvernées par des jurés ; les échevins chargés de les administrer auraient été, dès leur création, à la fois des agents du prince et des représentants de la commune.
   Sans partager toutes les opinions de Vanderkindere sur l'origine première des constitutions urbaines, c'est bien cependant aux tendances de cet érudit que se rattache M. Monier ; on le comprend d'autant mieux que les constructions du vigoureux esprit qu'était le savant professeur de Bruxelles présentent toutes une rigueur, une logique, une précision qui sont de nature à impressionner quiconque a reçu une formation juridique. Nous croyons cependant les explications de Vanderkindere, même rajeunies et mises au point par M. Monier, inconciliables avec les données fournies par un examen attentif des textes.

5 euros (code de commande : 28703).

 

GLUCKSMANN (André) — Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321 p., couverture un peu jaunie.
En quatrième de couverture :
   Toute la famille fait dans la politique. L'ainé, Johann Gottlieb Fichte, passait pour jacobin – un futur Lénine ? Hegel, un peu tout, un peu là, offre de devenir maître et possesseur non seulement de la nature (style Descartes) mais de la société. La domination de la terre, résume Nietzche. Ça ne se refuse pas.
   En cent ans, la pensée allemande est devenue mondiale. La dernière fleur de la métaphysique occidentale ? La première pousse du Goulag ? Une anémone, une fleur de vent, du vide glisserait Socrate.
   Panurge qui ne veut ni être battu, ni volé, ni trompé a droit au cocktail. Un rien de révolution française, un zeste d'économie politique anglaise et un vieux fond de science allemande recommandée par Marx. Cela n'a pas empêché les marxistes de battre et d'être battus, volés, cocus.
   L'ordre règne dans le siècle et l'obéissance dans les têtes. Face Est, le continent du grand mensonge, côté Ouest, les provinces du se mentir. À la porte, un vagabond, personne visiblement déplacée. Il y a quelque temps on eût dit : un juif. La famille prouve que Mai 68 est impossible. Et la révolte des jeunes Américains. Et la résistance des Russes qui kidnappent Pinochet pour l'échanger contre Brejnev. Quand il entend parler de contestation, Doc prépare la piqûre.

8 euros (code de commande : 28737).

 

GUARINI (Battista) — Le berger fidele. Traduit de l'italien de Guarini en Vers François. Bruxelles, De Smedt, 1705. [A Brusselles, / Chez Jean de Smedt, à la Conversion / de St. Augustin. 1705. / Avec Privilege du Roy.] In-16 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, reliure frottée, manques à la queue et à la coiffe, [1 bl.], [2 (titre-frontispice gravé par Harrewijn, titre)], [1 bl.], [12 (épîtres et première page de l'Argomento)], 471, [1 (privilège)] p., 5 gravures de Jacobus Harrewijn à pleine page au début de chaque acte, édition bilingue (italien - français), étiquette du libraire lillois Michel Henry et ex-libris Le Teller au premier contreplat, bon exemplaire.
   Cette « dernière traduction du Pastor Fido est due en 1664 à l’abbé [Antoine] de Torche, jésuite traducteur des trois grandes pièces italiennes, auteur en outre d’une tragédie intitulée l’Illuste prisonnier ou saint Roch (1657), et d’œuvres galantes. Il définit d’ailleurs ainsi la pièce : « les sentimens qui regnent dans cet Ouvrage, le plus galant et le plus delicat qui soit venu de delà les Monts ». C’est en amoureux de la culture italienne qu’il a entrepris de traduire l’ouvrage, soulignant que le Pastor Fido en est un des trois fleurons en France, avec l’Aminta du Tasse (qu’il traduit en 1666) et La Philis de Scire de Bonarelli della Rovere (traduite en 1669). Sa traduction du Pastor Fido dont chaque acte présente une dédicace différente, et qui déclare d’abord se passer du texte italien connaîtra plusieurs rééditions, ce qui en fait la seule véritable traduction d’importance au XVIIe siècle en France, avec la première de Roland Brisset. »
Bibliographie :
   - Thomas (David H.), An Annotated Checklist of Edition of the Works of Battista Guarini, 1705 - 1, p. 102.
   - Pelayo (Donato),
Le Biterrois Antoine de Torche, jésuite et libertin (ressource en ligne).
   - Giavarini (Laurence), La réception du Pastor Fido en France au XVIIe siècle : bref état des lieux de la recherche, dans Études Épistémè, n° 4 - 2003.

90 euros (code de commande : 28726).

 

Hautes Alpes. Gravure sur acier extraite du Petit atlas national publié à Paris, chez Blaizot, en 1833.
   Dimensions :
      - Dessin : 239 x 189 mm.
      - Feuille : 265 x 207 mm.

9 euros (code de commande : 28707).

 

HUGHES (Ted) — Birthday Letters. Traduit de l'anglais et préfacé par Sylvie Doizelet. Paris, Gallimard, 2002. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 242 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Quelques mois avant sa mort, Ted Hughes (1930-1998), l'un des plus grands poètes anglais du XXe siècle, publie Birthday Letters, un recueil de lettres-poèmes adressées à son épouse l'écrivain Sylvia Plath, disparue trente-cinq ans auparavant.
Accusé – parfois violemment – d'être responsable du suicide de la jeune femme, Ted Hughes avait toujours gardé le silence, refusant d'évoquer les sept années de leur vie commune. On découvre avec Birthday Letters qu'il n'a jamais cessé d'écrire à Sylvia, s'efforçant de garder intacte sa présence, se heurtant à l'incertitude des souvenirs, et à la hantise du « futur » qui les attendait et qu'ils n'auront pu vivre.
   Lors de sa publication en Angleterre et aux États-Unis, Birthday Letters a été vendu à plus de cinq cent mille exemplaires, événement sans précédent dans l'histoire éditoriale de la poésie.

12 euros (code de commande : 28723).

 

JULLIEN DE VINEZAC (Joseph-Xavier de) — Les époux malheureux, drame en trois actes et en vers ; suivi de pieces fugitives. Par M. de Julien de Vinezac. Amsterdam - Paris, Monory, 1780. [A Amsterdam, / Et se trouve, a Paris, / Chez Monory, Libraire de S.A.S. Monseigneur / le Prince de Condé, rue & vis-à-vis / l'ancienne Comédie-Française. / M. DCC. LXXX.] In-8° sous son brochage d'époque, pièce de titre manuscrite collée sur la première page de couverture, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (épître à Corylla)], [1 bl.], [1 (distribution des rôles)], 169, [1 bl.] p.
   Après s'être fait remarquer à la bataille navale d'Ouessant, en juillet 1778, le comte de Vinezac (Largentière en Ardèche, 1749-1814) s'engagea dans le Club des amis de la constitution monarchique, échappa à l'échafaud en fuyant Paris pour la Bretagne où il participa à la lutte des Chouans contre la Révolution française.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 34757.

45 euros (code de commande : 28702).

 

MASTERS (Edgar Lee) — Spoon River. [Titre original : Spoon River Anthology.] Traduit de l'américain par Michel Pétris et Kenneth White. Paris, Champ Libre, 1976. In-8° broché sous couverture rempliée, 263 p., couverture un peu frottée.
Sur le rabat de la couverture :
   L'auteur : Edgar Lee Masters, né dans le Kansas (à Garnett) en 1869. Père avocat, mère puritaine. Scolarité dans l'Illinois - Petersburg, puis Lewistown : l'enfant est nourri d'allemand, de grec et de latin (Goethe, Catulle, Sophocle). L'adolescent s'en va approfondir à l'université son goût des humanités. Au bout d'un an, devant les pressions familiales, il s'oriente vers le droit et obtient ses diplômes.
   Il exerce quelque temps au côté de son père à Lewistown, puis un jour sur un coup de tête prend la route de Chicago – la ville aux larges épaules (Karl Sandburg), le bouillon de culture de l'école réaliste américaine : Sherwood Anderson, Hemingway, Upton Sinclair...
   Dans cette ambiance effervescente. Masters exerce divers métiers et publie différentes œuvres, dont une lui vaudra la célébrité : Spoon River Anthology, avril 1915.
   Il meurt le 5 mars 1950 dans un hospice de Pennsylvanie.
   Le livre : un cimetière sur une colline dominant la rivière Spoon ; un éparpillement de pierres tombales porteuses d'épitaphes, par lesquelles les morts parlent et se répondent. Forgerons, lunetiers, dentistes, prêcheurs et pasteurs, poétesses délicates, cocottes mondaines, entrepreneurs de presse, rescapés de grandes expéditions guerrières, tricheurs, poivrots, fermiers pauvres et riches, spoliateurs et spoliés, maris trahis et femmes trompées.
   Masters ne s'en est jamais caché : l'idée est imitée de la fameuse Anthologie Grecque. Mais le décor est cette fois précisément planté : l'Amérique à la charnière du 19e et du 20e siècle – l'ère des pionniers se termine, les affaires commencent. Masters en est le chantre désenchanté.

12 euros (code de commande : 28722).

 

[MICHAUX (Henri)]. Henri Michaux. Sous la direction de Raymond Bellour. Paris, L'Herne, 1966. In-4° broché, 460 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Les Cahiers de l'Herne »), couverture légèrement défraîchie.
Extrait de l'avant-propos :
   Ce livre collectif a pour unique objet de faire la plus grande vérité possible sur l'un des seuls écrivains de ce temps qui se trouve parler au nom du vrai. L'hommage, s'il en est, est rendu à celui seul qui écrivit : Savoir, autre savoir ici, pas Savoir pour renseignements, Savoir pour devenir musicienne de la vérité. Ce serait trop que d'en venir ici à parler de musique, mais au moins avons-nous essayé que ce cahier critique puisse toujours être à la fois objet d'étude, objet de sympathie.
   Nous avons rassemblé dans un premier ensemble tous les textes, français ou étrangers, qui nous ont paru à la fois trop libres ou trop brefs pour relever vraiment de l'étude critique, les visions, les témoignages, les échos, ces éclairs indispensables dont la diversité dessine la géologie vibrante d'une sensibilité et d'un génie. Le hasard, ici, le bonheur de la rencontre, nous ont paru la plus heureuse des justifications.
   Inversement, nous avons tenté d'ordonner la double partie critique, française et étrangère, aussi strictement que nous l'avons pu. La première rassemble une suite d'études et quelques commentaires de textes : nous aurions voulu que dans cette entreprise collective aucun des articles ne risquât de trop venir empiéter sur tel ou tel autre, et que l'ensemble des textes ne vint pas à manquer de répondre à la totalité des questions soulevées par l'œuvre de Michaux. Nous avons, je pense, presque évité le premier risque, mais il a comme de lui-même engendré le second : quand certains textes souhaités sont venus à nous faire défaut pour les raisons les plus diverses, nous nous sommes trouvés démunis, avec le sentiment qu'un chapitre soudain venait manquer à notre livre de lui-même déjà si imparfait : nous regrettons ainsi particulièrement de n'avoir que trop peu d'éléments sur l'ensemble des aspects cliniques que l'expérience mescalienne oblige à prendre en considération (nous remercions d'autant plus vivement les deux médecins qui ont bien voulu nous apporter leur collaboration), de n'avoir d'autre part aucune étude qui témoigne de la proximité de Michaux avec les différents domaines de l'expérience spirituelle.
   Le dessein de la partie étrangère était sensiblement différent. Nous avons tenu, bien sûr, pour les ensembles les plus importants, l'allemand surtout, et l'américain, à conserver ce même souci d'élaboration intellectuelle. Mais il nous a semblé du plus grand intérêt de recueillir des témoignages issus de pays très divers et de publier certains textes dont la fraîcheur et la sympathie, augmentées d'une information précieuse, compensent largement le manque de souci critique ; ils témoignent à eux seuls de l'influence chaque jour plus profonde que Michaux ne cesse d'exercer dans les recherches expressives et la pensée des littératures étrangères. Nous regrettons vivement les participations anglaise, catalane et russe, trop tard demandées ou venues.
   Les textes consacrés à la peinture, études, témoignages, entretiens ont été rassemblés sous une seule rubrique, pour marquer à la fois la singularité de cette expérience dans l'œuvre de Michaux et sa relative autonomie dans un volume consacré surtout à la littérature. Les « Documents », enfin, comptent aussi bien une rubrique « Anthologie » qui rassemble des échos, des opinions, des critiques diverses, signes dispersés et déjà publiés qui viennent comme donner une réponse aux textes inédits groupés en tête du cahier, qu'un article sur les premières plaquettes de Michaux et des bibliographies : ils ne se veulent rien d'autre qu'un ensemble de références et un instrument de travail que nous aurions voulu aussi pratique et complet que possible. Nous avons malheureusement été contraints, par manque de place, d'éliminer certains éléments : une double bibliographie étrangère, l'une des œuvres de Michaux, l'autre critique, un index général des titres des textes de Michaux et un index des noms. C'est pourquoi la participation italienne fait défaut dans la partie étrangère : son caractère résolument bibliographique nous avait incité à l'inclure parmi ces éléments que nous espérons publier lors d'une prochaine édition. C'est également le seul manque de place qui nous a empêchés de reprendre un des plus beaux textes consacrés à Michaux, qu'un simple extrait n'aurait pu que trahir : « La Darçana d'Henri Michaux », de Gabriel Bounoure.

30 euros (code de commande : 28742).

 

NAMÈCHE (Léon) La ville et le comté de Gembloux. L'histoire & les institutions. Deuxième édition. Gembloux, Duculot, 1964. In-8° broché, VIII, 344 p., illustrations hors texte in fine, couverture un peu défraîchie.
Extrait de l'avant-propos :
   Nous n'avons pas la prétention d'offrir au lecteur une histoire définitive de Gembloux. Avant que pareille œuvre voie le jour, il reste bien des documents à découvrir, des lacunes à combler, des problèmes à résoudre. Mais un avis autorisé nous a engagé à ne pas différer davantage cet essai. « Je ne crois vas, a écrit M. Henri Pirenne, que l'historien doit attendre, avant de prendre la plume, que tous les détails de son sujet aient été étudiés : il est indispensable que de temps en temps les données des sources connues soient mises en œuvre et servent à constituer un tableau d'ensemble. »
   Une autre raison, peut-être plus immédiate et péremptoire, nous a décidé. Le Millénaire de l'Abbaye de Gembloux, célébré en cette année 1922, réclamait une étude de l'histoire de la petite ville qui doit au plus ancien monastère du Brabant son existence et son lustre. Nonobstant notre désir de poursuivre nos recherches pendant quelques temps encore, il nous était difficile d'échapper à l'impérieuse exigence de cette circonstance mémorable.

20 euros (code de commande : 28740).

 

PEETERS (Paul) — Figures bollandiennes contemporaines. Bruxelles - Paris, Durendal - Lethielleux, 1948. In-8° broché, 118 p., (collection « Durendal », n° 73), hommage de l'auteur.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Le R.P. Charles De Smedt.
   II. Le R.P. Albert Poncelet.
   III. Le R.P. Joseph Van den Gheyn.
   IV. Le R.P. François Van Ortroy.
   V. Le R.P. Hippolyte Delehaye.
   VI. Le R.P. Henri Bosmans.

8 euros (code de commande : 28706).

 

POWYS (John Cowper) — Les sables de la mer. [Titre original : Weymouth Sands.] Roman. Traduit de l'anglais par Marie Canavaggia. Préface de Jean Wahl. Paris, Bourgois, 1993. In-8° collé, VI, 509 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Comme l'écrivait P.J. Temple en 1973, la prose magnifique de J.C. Powys (1862-1963), touffue, fantastique, parfois lourde, souvent comique jusqu'au grotesque, permet de ranger ce grand écrivain parmi ces créateurs que leur génie solitaire condamne à une place d'exception. Il est de ces très rares artistes de la lignée des Thoreau, D.H. Lawrence, Henry Miller, dont les outrances constituent le génie même. Ce barde monolithique au physique rude, au profil d'aigle, hanté par ses phantasmes et ses doutes, et la peur sacrée du caché, était un prophète qui s'était trompé de siècle.
   C'est paradoxalement la raison de son importance et de son actualité.
   Jobber Skald parut en Angleterre, en 1934, chez Bodley Head et dans une traduction française de Marie Canavaggia, chez Pion en 1958.

10 euros (code de commande : 28724).

 

ROQUES (Mario) — Fragments d'un ms. du Roman de Renart (branches I et VII). Paris, Champion, 1910. In-8° agrafé, 11 p.
   Extrait de la revue Romania - Recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, n° 153 - Janvier 1910.
Extrait :
   Le volume qui porte le n° 5237 des Nouvelles acquisitions françaises de la Bibliothèque nationale est un recueil factice où ont été réunis, en 1890, des fragments de manuscrits en prose ou en vers de provenance variée. Le quatrième groupe de ces fragments comprend sous les cotes 11, 12-13, 12 bis-13 bis, trois fragments de parchemin provenant de la reliure du ms. latin 8580 de la Bibliothèque et détachés d'un même manuscrit du Roman de Renart ; l'écriture appartient à la seconde moitié du XIIIe siècle.

5 euros (code de commande : 28705).

 

TADIÉ (Jean-Yves) — Introduction à la vie littéraire du XIXe siècle. Paris, Dunod, 1994. In-8° collé, 146 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le XIXe siècle littéraire est une période de foisonnement qui s'accommode mal d'une présentation chronologique. Jean-Yves Tadié, en s'intéressant davantage à ce qui unit les générations qu'à ce qui les sépare, met au jour les grands thèmes communs à Chateaubriand et à Mallarmé, à Constant comme à Gide...
   L'affirmation de l'individu en réaction contre une évolution économique et sociale qui le dépasse, l'apparition des forces populaires comme sujet et des progrès scientifiques comme modèles, la présence obsédante de l'imaginaire... telles sont les idées qui structurent la vie littéraire du XIXe siècle.
   Mais surtout, au-delà des genres et de la division en écoles, s'imposent deux constantes fondamentales. La première est ce désir d'unicité, cette recherche d'une synthèse capable de résumer l'histoire humaine. La seconde réside dans une « désobéissance au réel » qui, à travers la prolifération des formes nouvelles, a fait naître un « langage prométhéen ».

8 euros (code de commande : 28731).

 

TURNER (William) — Accrington Pals Trail. Barnsley, Leo Cooper, 1988. In-8° collé, 192 p., illustrations, (collection « Battlegroung Europe »), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Foreword, by Peter Liddle.
   - Author's Introduction.
   Chapter 1. Private Fred Sayer's Story : August 1914 -March 1916.
   Chapter 2. The Somme : March 1916 - December 1916.
   Chapter 3. A Relatively Quiet Year : January 1917 - December 1917.
   Chapter 4. An Eventful Year : January 1918 - December 1918.
   Chapter 5. The « Pals Industry ».
   Chapter 6. The Pals Trail in Accrington.
   Chapter 7. The Pals Trail in Lancashire.
   Chapter 8. Camps & Billets in England & Wales - and Egypt.
   - Cemeteries, Memorials and Men.
   - Index.

10 euros (code de commande : 28716).

 

VAN NECK (Léon) — 1870-71 illustré. Campagne franco-allemande spécialement au point de vue de la Belgique. Préface du colonel Oswald Allard. Bruxelles, Lamberty, 1907. In-8° demi-simili vert à coins, couverture conservée, 312 p., nombreuses illustrations, bel exemplaire.
Avis au lecteur :
   Nous avons vu, par l'exposé des événements de la Révolution belge de 1830, comment un peuple conquiert son indépendance.
   Nous allons voir ce qu'il doit faire pour la conserver.
   Faute de s'être préparée à la guerre, la France, en 1870, a été cruellement vaincue ; elle a perdu, avec la prépondérance en Europe, 2 provinces et 150,000 soldats, l'élite de sa jeunesse ; elle a dû payer une indemnité de 5 milliards, sans compter les ruines accumulées sur le pays, son matériel militaire, etc., que l'ancien ministre de la guerre Boulanger, dans son livre L'Invasion, évalue à 9 milliards.
   Si vis pacem, para bellum.
   Plus vous vous préparerez à la guerre, pins la paix sera assurée.
   En 1870, la France n'était pas prête. Elle croyait qu'elle l'était parce que le général Lebœuf, ministre de la guerre, lui répétait avec une criminelle légèreté, « qu'elle était archiprête, qu'il ne manquait pas un bouton de guêtre ».
   C'est possible, « mais – a dit un humoriste – il manquait tout le reste » – Sauf le courage, bien entendu.
   Hélas ! cela ne suffit plus dans les guerres actuelles.
   Pourquoi, dira-t-on, revenir sur un sujet si pénible, si douloureux pour la France ?
   Parce que le malheur ne peut avoir qu'un seul bon côté : servir d'enseignement.
   Les Français eux-mêmes ont intérêt à rafraîchir de temps en temps leurs souvenirs.
   C'est en se gardant d'anciens errements qu'on en évite le retour.
   Rappeler hier, disent les frères Margueritte, c'est éclairer aujourd'hui.
   Or, en 1870, le pauvre et vaillant soldat de France avait tout contre lui : l'impéritie du gouvernement, la nullité des chefs, l'insuffisance des effectifs et des fortifications, l'infériorité de l'artillerie et de l'intendance !
   Et cependant il s'est battu avec ardeur, avec bravoure, avec toute son âme. Comme les Gaulois !
   Mais, encore une fois, le courage indomptable devait céder an nombre, à la discipline ; toute la fougue impétueuse et chevaleresque de Vercingétorix devait succomber devant la tactique froide et l'armement perfectionné des Romains.
   L'élan généreux, mais irréfléchi, des Français devait également se briser à Groninghe, sur les piques des communiers flamands ; à Azincomi, sur les flèches des archers anglais ; à Waterloo, sur les baïonnettes des carrés alliés.
   Ces leçons formidables ne peuvent manquer de produire enfin leurs effets.

25 euros (code de commande : 28700).

 

ZSCHOKKE (Matthias) — Maurice à la poule. [Titre original : Maurice mit Huhn.] Traduit de l'allemand par Patricia Zurcher. Carouge, Zoé, 2009. In-8° collé sous couverture rempliée, 258 p., exemplaire en parfait état, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   Maurice passe ses jours dans son bureau du quartier nord de Berlin, là où débarquent les habitants de l'Est, une zone déclarée « sensible ». Il écrit à son ami et associé Hamid à Genève, le plus souvent il ne fait rien. De l'autre côté de la cloison, quelqu'un joue du violoncelle, cela l'apaise, mais il ne réussit pas à dénicher le musicien tant le dédale des immeubles est inextricable. Il fréquente souvent le Café Solitaire, la Papeterie de Carole, passe devant le Bar à Films de Jacqueline, des lieux dont les propriétaires changent souvent pour cause de faillite.
   Dans ce roman fait de détails, d'esquisses et de lettres, Zschokke met en scène des existences sans gloire, des êtres blessés par la vie, pour qui il nourrit une tendresse sans limites.
   « Zschokke nous tient en haleine avec presque rien... Il raconte avec tant d'obstination et de dissimulation que l'on pense tantôt à Beckett, tantôt à Robert Walser. » (Béatrice von Matt, Neue Zürcher Zeitung.)
   Né à Berne, Matthias Zchokke s'est installé à Berlin en 1980. Écrivain, dramaturge, cinéaste, il a reçu le Prix Robert Walser pour son premier roman, Max, et le Prix Schiller pour Maurice à la poule.

10 euros (code de commande : 28718 - vendu).

 

Retour au début

 

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com
(en cas de problème de communication :
loiseaulire@hotmail.com) ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.