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   Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

 

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MISE À JOUR DU
MARDI 27 JUIN 2017

 

Almanach rétrospectif 1916. Actualités 1914-1915. Première année. 8e tirage. Bruxelles, Brian Hill, [1916]. In-8° broché, 128 p., nombreuses publicités bruxelloises, rousseurs à la couverture sinon très bon exemplaire, peu courant.
Avis aux lecteurs :
   En publiant ce premier Almanach qui a exclusivement rapport aux événements actuels, nous avons eu en vue de grouper pour nos lecteurs, à un prix minime, un ensemble de faits, anecdotes, chroniques et recettes divers ayant trait à notre situation depuis Août 1914.
   Nous avons renoncé à la note habituelle, d'ensemble de farces et mots pour rire qui n'étaient pas toujours des plus spirituels, qu'abordaient d'habitude les almanachs. Notre genre aura du reste bien des motifs pour être observé encore quelques années.
   Nous présentons, à nos annonciers et lecteurs, avec nos remerciements pour le bon accueil qu'ils nous ont réservé, nos meilleurs vœux pour 1916. Que l'année nouvelle nous apporte au plus tôt : La Paix.
Sommaire :
   - Faits de guerre au jour le jour du 28 juin 1914 au 1er août 1915.
   - Lettres de soldats.
   - Récits de guerre.
   - Le général Leman.
   - Autour de la guerre.
   - Les œuvres de charité pendant la guerre.
   - Un peu de littérature.
   - Les loyers.
   - Agriculture.
   - Chronique de la mode.
   - Hygiène
   - Plats de guerre.
   - La Vie pratique.

20 euros (code de commande : 25708 - vendu).

 

[ANVERS - EXPO 1930]. Aandenken der Wereldtentoonstelling Antwerpen 1930. 10 officieele afscheurbare zichtkaarten - Souvenir de l'Exposition d'Anvers 1930. 10 cartes vues officielles détachables. S. 1. S.l. Potié, 1930. Carnet 150 x 95 mm., bien complet des dix cartes postales en accordéon à détacher, cachet humide ex-libris à la quatrième page de couverture, bel exemplaire.
   L'Exposition Internationale Coloniale, Maritime et d'Art flamand - Anvers 1930 fut inaugurée le 26 avril 1930 et se termina le 4 novembre de la même année.
   Les dix cartes contenues dans ce carnet sont :
   1° L'Arc de Triomphe.
   2° Panorama.
   3° Pavillon des Pays-Bas.
   4° Une vue du pavillon français.
   5° Pavillon des colonies françaises.
   6° Pavillon de la Ville de Paris.
   7° Pavillon du Danemark.
   8° Section anglaise.
   9° Pavillon du Canada.
   10° Luna park - Oberbaiern.

12 euros (code de commande : 25679).

 

[BLATON]. Blaton. Son histoire, son église. [Blaton], Syndicat d'Initiative, 1970. Grand in-8° carré broché, 72 p., illustrations, un plan hors texte à déplier, envoi de l'éditeur, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Invitation à l'arrêt.
   Chapitre I. Aperçu général.
      1. Étymologie et origines.
      2. Armoiries et sceau communal.
      3. Situation géographique et administrative : bornes, communications, etc.
      4. Superficie, plan, lieux-dits et rues.
      5. Relief et géologie.
      6. Situation économiques (hier et aujourd'hui) : agriculture, moulins, charbonnages, industries.
      7. Blaton, le village aux trois canaux.
      8. Démographie : population, fêtes et sociétés - Niveau social - La Toussaint à Blaton - L'enseignement.
   Chapitre II. Blaton et son histoire.
      1. Préhistoire.
      2. Période gallo-romaine (fouilles).
      3. Période franque (mérovingienne : fouilles).
      4. Période féodale et communale (11e-15e s).
         - Vestiges historiques : le château.
         - Premiers seigneurs et abbaye de Saint-Ghislain.
         - Seigneurie de Blaton-Feignies.
         - Philippe le Noble - Le sort de la seigneurie.
         - Événements divers.
      5. Blaton du 16e au 19e s.
         - Le dernier âge de la seigneurie.
         - Événements divers : Inondations (1625) - Assassinat du curé (1648) - Bornes de Croÿ (1751).
      6. Blaton de 1789 à nos jours.
         - La révolution française.
         - Travaux publics des deux derniers siècles.
         - Événements divers.
         - Souvenirs des deux guerres.
   Chapitre III. Blaton et son église.
      1. L'église et son histoire.
         - Les origines.
         - Les transformations diverses (nef - clocher ; chœur et pierres tombales ; vitraux et cloches).
         - Les derniers travaux de restauration.
      2. Description de l'église actuelle.
         - Extérieur et clocher.
         - Intérieur : colonnes et chapiteaux - charpente - transept et chœur - niches gothiques.
      3. Le culte à tous les saints.
         - Le pèlerinage.
         - Les reliques.
         - Tableaux et inscriptions.
         - Autres objets d'art.
   4. Bénéfices, chapelles et confréries : Chapelle N.-D. de la Bruyère.
   - Annexes :
      1. Évolution du nom des rues.
      2. Liste des baillis et receveurs.
      3. Liste des bourgmestres et curés.
      4. Les anciens noms de famille.
      5. Les sobriquets de Blaton.
      6. Textes divers en wallon.
      7. Plan de Blaton.

8 euros (code de commande : 25698).

 

BLAVIER (André) — Les Fous Littéraires. Édition nouvelle revue, corrigée et considérablement augmentée. [Paris], Éditions des Cendres, 2001. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 1147 p., rare et bel exemplaire.
   Deuxième tirage limité à 1500 exemplaires.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Annexes (notes A à Q).
   - Avertissement.
   - Myth(étym)ologie.
   - Cosmogones, Philosophes de la « Nature ».
   - Prophètes, Visionnaires & Messies.
   - Les Quadrateurs.
   - Astronomes & Météorologistes.
   - Persécutés, Persécuteurs & Faiseurs d'Histoire(s).
   - Les Savants.
   - Médecins & Hygiénistes.
   - Inventeurs & Bricoleurs.
   - Candidats.
   - Philanthropes, Sociologues & Casse-Pieds.
   - Romanciers & Poètes.
   - La Condition Asilaire.
   - Pour en Finir... (Provisoirement).

   - Index des noms cités.

100 euros (code de commande : 25693).

 

Bois du Cazier. Marcinelle 1956. Évocation de Christian Druitte. Photographies Camille Detraux et Raymond Paquay. [Charleroi], Archives de Wallonie, 1987. In-8° carré broché, 108 p., nombreuses reproductions photographiques.
Introduction :
   Dans les années 50, la place que tient la photographie dans la presse quotidienne est plus importante qu'aujourd'hui. Il faut illustrer. La télévision n'est pas encore très présente. Les photographes attachés au « Journal » travaillent sans relâche. Il faut tout faire, les prises de vues, les développements, les tirages, et si aucun rédacteur n'est sur place, il faut prendre quelques lignes de commentaire. La belle image n'est guère appréciée et les ciseaux de la rédaction respectent rarement l'idée du photographe.
   À huit heures ce matin-là, Camille Detraux se prépare a une journée comme les autres. Au Journal, Nelly Villain, la secrétaire de Marcel Des Essarts lui donne le programme de la journée. Il y aurait sans doute un goûter de pensionnés, une réception a l'Hôtel de Ville, ou l'arrivée d'une course cycliste.
   Mais a huit heures dix, le téléphone sonne. Il y a un incendie au Bois du Cazier. Cette journée du 8 août 1956 Camille Detraux ne pourra pas l'oublier. Il prend son Rolleicord, le lourd flash et sa batterie, fourre quelques films en poche, saute dans sa petite voiture – une Isard – se presse vers Marcinelle, se gare a cinquante mètres de la grille. Il sent que c'est grave. Des fumées s'échappent du charbonnage. Déjà, des gens se sont assemblés. Il y a des gendarmes. Il monte à l'étage d'une maison, fait une vue d'ensemble, redescend, franchit les grilles. Il est le premier photographe sur place. Il rencontre un sauveteur. « Y a-t-il de l'espoir de retrouver des rescapés » ? « Il y en a bien peu », dit l'homme.
   Il n'est pas neuf' heures. Lucien Harmegnies, alors rédacteur au « Journal », est là, lui aussi. Il y a peu d'information. Il n'y a pas grand-chose à voir. Les sauveteurs. La foule Mais tout le monde sait le drame, là, au fond.
   « Le pire, c'était l'attente, interminable. Dans la soirée du premier jour, on a vu quelques rescapés. L'espoir revenait. Mais il s'amenuisa ensuite, de jour en jour. J'avais vécu d'autres catastrophes minières, des coups de grisou, des éboulements. Mais ceci dépassait l'imagination. Impossible de ne pas penser au nombre de ces mineurs, à leur impuissance devant l'incendie. Je suis resté là trois jours et trois nuits. Je passais mes films à un ouvrier photograveur pour qu'il les développe. Nous parlions parfois, entre photographes. Un étranger me proposait d'acheter des photos des premiers moments. Nous n'osions pas quitter les lieux. S'il se passait quelque chose ! Mais il n'y a pas eu de miracle Il ne s'est rien passé que le travail des sauveteurs, inlassables, et celui des équipes médicales, de l'armée, de la Croix-Rouge, qu'animait Mademoiselle Ladrière.
   J'ai photographié tout cela, j'ai fait mon travail de photo-journaliste. Mes images, ce sont les regards des sauveteurs, la remontée des rescapés. Ce sont aussi les visites des personnalités – le roi, les ministres, l'évêque. Mon collègue, Raymond Paquay poussait parfois une pointe à l'extérieur, jusqu'aux cités de baraquements où l'on distribuait de la nourriture. Ce qui m'était le plus pénible était de photographier les familles des mineurs. J'évitais ces regards que l'espoir avait fui. Faire ce genre de photographies n'est pas dans ma nature. J'étais bouleversé. Je tournais mon appareil vers le ciel, vers le noir châssis et je faisais une belle photo qui traduisait mes sentiments... »
   La discrétion de Camille et de Raymond Paquay leur a interdit de rechercher le sensationnel. Il ont rejeté l'effet facile, les images choc. Leurs photographies sont belles, dans leur simplicité émouvante. À ce titre, elles font partie de l'Histoire. Celle du travail, celle des hommes.

12 euros (code de commande : 25705 - vendu).

 

CAPA (Robert)Images de guerre. Texte français de J. Peltier. Paris, Hachette, 1966. In-4° sous cartonnage et jaquette défraîchie d'éditeur, 175 p., petit cachet humide ex-libris au bas de la page de titre, cachet du Service de Presse (SP) au bas de la dernière page.
   L'édition originale a paru à New York chez Grossman en 1964. Il s'agit de la première édition française.
Table des matières :
   - Robert Capa, par John Steinbeck.
   - Semences de guerre.
   - L'Espagne.
   - La Chine.
   - L'Angleterre.
   - L'Afrique du nord.
   - L'Italie.
   - Naples.
   - Le débarquement.
   - La France.
   - L'Allemagne.
   - Israël.
   - L'Indochine.

30 euros (code de commande : 25712 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Décoctions. Dessin de couverture de Jan Voss. La Louvière, Daily-Bul, 1990. In-8° broché, [110] p., couverture frottée et passée.
Table :
   - Poison d'avril.
   - Contrescarpe.
   - L'heure qu'il est.
   - Ouiche.
   - Quel sale temps.
   - Ah misère !
   - Il ne faut jamais trop insister.
   - Et vous en conviendrez.
   - Que Dieu me le pardonne.
   - Pardi.
   - À n'en plus jamais finir.
   - Sans le moindre scrupule.
   - Fichtre.
   - Coucou.
   - Ce qu'on peut en avoir marre.
   - Ne vous en déplaise.
   - Restez assis.

12 euros (code de commande : 25674 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Le sablier d'Absence. Dessins de Jacques Matton. [Bruxelles], EDDA, 1964. In-8° broché, 43 p., 5 illustrations en noir dans le texte, (collection « Le Domaine d'Arnheim », n° 2), couverture passée, un peu défraîchie.

   
   Couverture et illustration et texte des pp. 6 et 7.

25 euros (code de commande : 25676).

 

[CHAVÉE (Achille)]. PIROTTE (Ernest) — Achille Chavée avocat ou la Mammifération des libellules. La Louvière, Le Daily-Bul, 1969. In-8° broché, XXVI p., 26 photos en noir et blanc contrecollées, (collection « Le Monographe »), un des 500 exemplaires numérotés sur papier orange (n° 383), en très bel état.

   
   Couverture et photographie en regard de la p. XI.

28 euros (code de commande : 25675).

 

DARDENNE (E.-J.) — 1830-1880. Petite histoire populaire contemporaine de la Belgique par E.J. Dardenne Professeur à l'Ecole moyenne et à l'Ecole normale d'Andenne Membre correspondant de la Commission royale des Monuments. Deuxième édition. Bruxelles, Muquardt, [1879]. [Bruxelles / Librairie Européenne C. Muquardt, / Merzbach & Falk, Éditeurs / Libraires de la Cour / 45, rue de la Régence, 45 / Même maison à Leipzig / Tous droits réservés.] In-12 broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], 180 p., bel exemplaire, peu courant.
Préface des éditeurs :
   La Belgique se prépare à fêter dignement le cinquantième anniversaire de son indépendance. Nous avons pensé que le meilleur moyen d'associer la nation à cette grande solennité, était de lui présenter un tableau succinct de notre histoire pendant cette période. De là, la publication du présent livre. – L'auteur n'a pas la prétention d'avoir fait une œuvre d'érudition ; loin de là, il a mis largement à contribution les travaux des historiens éminents qui ont écrit sur cette époque. Son unique but a été de condenser en quelques pages les faits les plus importants de nos annales et de mettre son récit à la portée de la jeunesse de toutes nos écoles et de la grande masse de ses compatriotes qui ne disposent que de peu de temps pour des lectures de ce genre. Il ose espérer que ses intentions le feront absoudre des imperfections de son modeste essai.
   Quant à nous, nous l'offrons avec confiance au peuple belge.

20 euros (code de commande : 25704 - vendu).

 

DAUBY (Jean) — Le livre du « Rouchi » parler picard de Valenciennes. Amiens, Musée de Picardie, 1979. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 417 p., (« Collection de la Société de Linguistique Picarde », n° XVII), édition originale, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Bibliographie.
   - Introduction.
   - Notes de grammaire : - phonétique - morphologie - syntaxe.
   - Glossaire littéraire « rouchi ».
   - Index français-rouchi.
   - Onomastique.
   - Anthologie :
      - Aspects de la littérature dialectale dans le Valenciennois.
      - Benjamin Desailly - Alphonse Delbauve - Julien Quertinier - Dodore l'Aoûteux - Amand Pantignies - Georges Fidit - Jules Mousseron - Gustave Thery - Charles De Decker - Florent Lesage - Florian-Parmentier - Gabriel Lermusiaux- Camille Dufresnes - Léon Plez - Édouard Turbie - Lucien Bertrand - Paul Boutique - Claude Hemez - Renée Pierre-Lambert - Émile Morival - Paule Morelle - Jean Dauby - François Fontaine - René Ducorron - Paul Mahieu - Pierre Picques - Alfred Lecocq - Guy Ville - Jean Pottiez - Michèle Descatoire - Paul André.

25 euros (code de commande : 25673 - vendu).

 

DE JONG-KEESING (Elisabeth Emmy) — De Economische crisis van 1763 te Amsterdam. Academisch proefschrift ter verkrijnging van de graad van doctor in de letteren en wijsbegeerte aan de Universiteit van Amsterdam, op gezag van den rector magnificus Mr. P.A.J. Losecaat Vermeer, hoogleraar in de Faculteit der Economische Wetenschappen, in het openbaar te verdedigen in de aula der Universiteit, op dinsdag 28 februari 1939, des namiddags te 4 uur. Amsterdam, Intern. Uitgevers en H. Mij, 1939. In-8° broché, 236 p., deux tableaux hors texte à déplier, bon exemplaire.
Table des matières :
   I. De economische terugslag van de Zevenjarige Oorlog in ons land.
   II. Gegevens betreffende de grenzen en mogelijkheden van het credietwezen in Amsterdam, voor en tijdens de Zevenjarige Oorlog.
   III. De crisis van 1763 en haar slachtoffers.
   IV. Gevolgen en betekenis van de crisis van 1763.
   V. De crisis van 1763 in andere land en het verband daarvan met Amsterdam.

25 euros (code de commande : 25682).

 

DELEUZE (Gilles)L'île déserte et autres textes. Textes et entretiens 1953-1974. Édition préparée par David Lapoujade. Paris, Minuit, 2002. In-8° broché, 416 p., (collection « Paradoxe »), petites taches sur la couverture.
En quatrième de couverture :
   
« Quoi de plus gai qu’un air du temps ? (...) Il y a actuellement beaucoup d’études profondes sur ces concepts de différence et de répétition. Tant mieux si j’y participe, et si, après d’autres, je pose la question : comment faire en philosophie ? Nous sommes à la recherche d’une « vitalité ». Même la psychanalyse a besoin de s’adresser à une « vitalité » chez le malade, que le malade a perdue, mais la psychanalyse aussi. La vitalité philosophique est très proche de nous, la vitalité politique aussi. Nous sommes proches de beaucoup de choses et de beaucoup de répétitions décisives et de beaucoup de changements. »
      (Gilles Deleuze, mars 1968.)

15 euros (code de commande : 25665).

 

DERRIDA (Jacques) — L'animal que donc je suis. Édition établie par Marie-Louise Mallet. Paris, Galilée, 2006. In-8° broché, 218 p., (collection « La Philosophie en Effet »), bel exemplaire avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis – et qui je suis au moment où, surpris nu, en silence, par le regard d'un animal, par exemple les yeux d'un chat, j'ai du mal, oui, du mal à surmonter une gêne.
   Pourquoi ce mal ?
   J'ai du mal à réprimer un mouvement de pudeur. Du mal à faire taire en moi une protestation contre l'indécence. Contre la malséance qu'il peut y avoir à se trouver nu, le sexe exposé, à poil devant un chat qui vous regarde sans bouger, juste pour voir. Malséance de tel animal nu devant l'autre animal, dès lors, on dirait une sorte d'animalséance l'expérience originale, une et incomparable de cette malséance qu'il y aurait à paraître nu en vérité, devant le regard insistant de l'animal, un regard bienveillant ou sans pitié, étonné ou reconnaissant. Un regard de voyant, de visionnaire ou d'aveugle extra-lucide. C'est comme si j'avais honte, alors, nu devant le chat, mais aussi honte d'avoir honte. Réflexion de la honte, miroir d'une honte honteuse d'elle-même, d'une honte à la fois spéculaire, injustifiable et inavouable. Au centre optique d'une telle réflexion se trouverait la chose – et à mes yeux le foyer de cette expérience incomparable qu'on appelle la nudité. Et dont on croit qu'elle est le propre de l'homme, c'est-à-dire étrangère aux animaux, nus qu'ils sont, pense-t-on alors, sans la moindre conscience de l'être.
   Honte de quoi et nu devant qui ? Pourquoi se laisser envahir de honte ? Et pourquoi cette honte qui rougit d'avoir honte ?
   Devant le chat qui me regarde nu, aurais-je honte comme une bête qui n'a plus le sens de sa nudité ? Ou au contraire honte comme un homme qui garde le sens de la nudité ? Qui suis-je alors ? Qui est-ce que je suis ? À qui le demander sinon à l'autre ? Et peut-être au chat lui-même ?

20 euros (code de commande : 25692 - vendu).

 

DESNOS (Youki) Les confidences de Youki. Dessins originaux de Foujita et de Robert Desnos. Paris, Arthème Fayard, 1957. In-8° broché, 238 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
En quatrième de couverture de la réédition de 1999 :
   Née en 1903, Lucie Badoud, désireuse de faire du cinéma ou du théâtre, s'installe à Paris à l'âge de dix-huit ans. Séduit par sa grande beauté, le poète Robert Salomon l'introduit très vite dans le milieu journalistique et théâtral. Reine de la nuit, elle inspire nombre de poètes et d'artistes. Au café de la Rotonde, elle rencontre le peintre japonais Foujita, et s'installe avec celui qui la rebaptisera Youki : Neige rose. Le couple fréquente tout le milieu littéraire, artistique et politique des années trente à la Closerie des Lilas ou au Bœuf sur le toit : Cocteau, Radiguet, Picabia, les surréalistes, Antonin Artaud, Soutine...
   En 1930, elle se sépare de Foujita et devient la muse de Robert Desnos. Ils ne se quitteront plus jusqu'à l'arrestation du poète en 1944, qui mourra un an plus tard, en dépit des multiples démarches effectuées par Youki.

25 euros (code de commande : 25667 - vendu).

 

[DESNOS (Robert)]. EGGER (Anne) Robert Desnos. Paris, Fayard, 2007. In-8° sous reliure souple d'éditeur, XIV, 1165 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Robert Desnos revisité au jour le jour ! Deux immenses yeux ouverts posés sur le monde qu'il traverse à grandes enjambées ! De quoi rompre définitivement avec l'image d'un poète si curieux de tout, qu'il passe pour désinvolte. L'homme est étonnant et son caractère bien trempé. Secret et tonitruant, il déborde d'énergie et mène une vie exaltante dans le Paris d'entre les deux guerres. Une existence sans vide !
   Autodidacte et érudit, Desnos est un titi parisien, fils de la Bastille et des Halles. Enfant, il aime la littérature et le cinéma. Ses idoles sont Hugo, Gustave Aimard et Musidora. Ce poète surréaliste, déclaré « prophète » du mouvement dès 1922, amoureux d'une diva qui le dédaigne, fait un voyage à Cuba en 1928 qui bouleverse sa vie. Il s'ouvre au monde en traversant l'Atlantique et, pour l'amour d'une rumba et d'une île lointaine, se libère d'une passion malheureuse et d'un surréalisme alors préoccupé de politique, pour devenir un homme de média. La musique désormais gouverne sa vie. Tout à la fois moderne et visionnaire, il parle – ou chante (faux) – plus qu'il n'écrit.
   Journaliste, animateur et publicitaire à la TSF, critique de cinéma et de disques, chansonnier, créateur de scénario et de cantates, écrivain, peintre, Desnos explore tous les moyens d'expression et toutes les cultures de son époque, avec le secret espoir de les métisser. Il laisse une œuvre hybride, dont les écrits ne sont que la partie immergée de l'iceberg.
   Desnos est de toutes les aventures intellectuelles et humaines de son temps. C'est un exemple de fidélité et d'engagement en amour comme en amitié. Des amis qui ont pour nom Barrault, Carpentier, Breton, Prévert, Garcia Lorca, Éluard, Leiris, Jeanson, Deharme, Foujita, Aragon, Bataille, Neruda, Hemingway, Milhaud, Dos Passos, Honegger, Mouloudji,... et tant d'autres.
   Rebelle et passionné, il se soucie moins de laisser un nom en poésie que d'être libre de tout faire et de tout dire. « Ce qui importe, ce n'est pas ce qui reste mais ce que l'on est », écrit-il en 1940, peu de temps avant d'entrer en résistance contre 1'envahisseur. Un courage qui ne l'abandonne pas quand, arrêté et déporté, Desnos découvre Auschwitz, Buchenwald, Flossenburg, Flöha. Il est mort « libre » le 8 juin 1945 au camp de Terezin. Martyr du nazisme, il est figé dans un tombeau sans nom. Ci-gît pourtant Robert Desnos 1900-1940.

25 euros (code de commande : 25670 - vendu).

 

[DUBOIS DE NEHAUT (Louis-Pierre-Théophile)]. JOSEPH (Steven F.) et SCHWILDEN (Tristan)Le Chevalier L.P.T. Dubois de Nehaut 1799-1872. Sa vie et son œuvre. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° broché, 103 p., reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris sur la page de titre dont l'encre a déchargé, sinon fort bon exemplaire, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Museum voor Fotografie, à Anvers, du 10 avril au 17 mai 1987.
Sur le rabat de couverture :
   Le Chevalier Louis-Pierre-Théophile Dubois de Nehaut, né à Douai en 1799, mort à Bruxelles en 1872. Ancien magistrat français, pionnier de la photographie en Belgique dans les années 1850, spécialiste de l'instantané, amateur du patrimoine artistique belge et l'un des créateurs d'un nouveau langage visuel : le photoreportage.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Préface.
   - Le chevalier L-P-T Dubois de Nehaut (1799-1875) : sa vie et son œuvre.
      - Promenade aux environs de la Place de Cologne.
      - Le Jardin Zoologique de Bruxelles, 1854.
      - Les cérémonies et fêtes de Bruxelles, 1856.
      - Revue de la garde du Bois de Boulogne, juin 1857.
      - Les trésors de l'art ancien dans les Flandres, 1859.
      - Les dernières années.
   - L'œuvre photographique du Chevalier L.P.T Dubois de Nehaut.
   - Catalogue.

25 euros (code de commande : 25672).

 

DU CERCEAU (Jean-Antoine) — Poésies du Père Du Cerceau. Nouvelle édition. Tomes I et II (complet). Paris, Onfroy, 1785. [A Paris, / Chez Eugène Onfroy, Libraire, rue du / Hurepoix, près du pont S. Michel, n° 17. / M. DCC. LXXXV. / Avec approbation, et privilège du Roi.] Deux volumes in-12, plein veau granité, dos lisses ornés de roulettes dorées, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches jaunes, petits manques de peau au bas du premier plat du tome I et du second plat du tome II, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 324, [4 (approbation et privilège, avec la mention « De l'Imprimerie de Monsieur, 1785 »)] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 288 p., bon exemplaire dont les pages de titre portent l'ex-libris manuscrit de « Théophile Massart, de Binche ».
   Le père jésuite Jean-Antoine du Cerceau naquit à Paris en 1670. On lui doit des vers mais c'est surtout pour son œuvre dramatique qui lui fit acquérir une grande popularité, que son nom reste attaché à la littérature française. Il fut précepteur de Louis-François de Bourbon-Conti dont le prince de Ligne dit qu'il était « propre à tout et capable de rien », à tel point qu'en 1730, il tua le père du Cerceau (accidentellement) d'un coup de fusil...
   Brunet décrit une édition de 1785, chez Didot.
   Le Théophile Massart (1840-1904) qui laissa sa marque sur les pages de titre de ces Poésies, n'est autre que le célèbre militant socialiste de la Première Internationale qui fut, notamment, l'un des fondateurs, dans la région du Centre, de la coopérative Le Progrès, d'associations mutuellistes et de la première Maison du Peuple ouverte à Jolimont.
Bibliographie :
   - Brune (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 853.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 25687).

 

EEMANS (Marc) — L'art moderne en Belgique. Bruxelles, Meddens, 1974. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d’éditeur, 204 p., illustrations en couleurs contrecollées et illustrations en noir in fine, petit cachet humide ex-libris sur la page de titre.
Table des matières :
   - 
Introduction.
   Chapitre I. L'art belge avant la naissance de la Belgique.
      - La peinture néo-classique - L'architecture néo-classique.
   Chapitre II. Du romantisme en peinture à l'éclectisme en sculpture et en architecture.
      - La peinture romantique - La sculpture éclectique - L'architecture éclectique.
   Chapitre III. Du réalisme en peinture à l'italianisme et au baroquisme en sculpture et à l'apogée de l'éclectisme en architecture.
      - L'avènement de la peinture réaliste - L'« École de Tervuren » - Les « Écoles » de Kalmthout et de Termonde - La « Société libre des beaux-arts » - L'italianisme et le baroquisme en sculpture - L'apogée de l'éclectisme en architecture - Léopold II, le « Roi urbaniste ».
   Chapitre IV. L'avènement de l'art nouveau et du « modem style ».
      - Le « Groupe des XX » - Les peintres symbolistes - Impressionnisme, plein-airisme et post-impressionnisme - Le « fauvisme brabançon » - Les peintres rebelles à l'impressionnisme - La sculpture réaliste, symboliste et impressionniste - L'architecture « Modem style » - L'art de la gravure et de l'affiche.
   Chapitre V. De l'expressionnisme, de l'animisme, de la « plastique pure » et du surréalisme en peinture et en sculpture à l'architecture fonctionnelle.
      - L'École de Laethem-Saint-Martin - L'expressionnisme anversois - L'expressionnisme brabançon - L'expressionnisme wallon - Le groupe « Nervia » - Les peintres « animistes » - Les peintres de la « plastique pure » - Les peintres surréalistes - La sculpture expressionniste et néoclassique - La gravure et le renouveau de la xylographie - L'architecture fonctionnelle.
   - Illustrations documentaires.
   - Qui fut et qui est qui ?
   - Index.
   - Bibliographie sommaire.

25 euros (code de commande : 25678 - vendu).

 

FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° broché, 358 p., exemplaire non coupé.
Préambule :
   De belles pages ont été écrites sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes poésies et les anciennes légendes ; les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage, j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
   Il m'a semblé qu'un travail qui aurait pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation, de son évolution, de ses activités, de ses réalisations dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement, de la politique et de ses organisations économiques et professionnelles devait présenter un attrait tout particulier pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt irrésistible pour le public.
   Mêlé intimement à sa vie, témoin intéressé de son évolution, l'idée nous en était déjà venue il y a une dizaine d'années.
   Alors, déjà, il nous semblait que, pénétrer profondément dans l'étude de cette région, en examiner la position au point de vue politique et social, eût été d'un incontestable enseignement.
   Les mouvements populaires français, depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage. Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années 1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la grande enquête sur la situation de la classe ouvrière et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait à l'esprit attentif considérablement changé. Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble de faits, certaines répercussions très marquées sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux, sur la vie économique et morale. Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais réelles.
   Il y eut la guerre.
   Dix années nous en séparent. Les événements, les bouleversements de tous ordres se sont opérés avec une rapidité étonnante, mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres. L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique, la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la direction des sociétés anonymes charbonnières est indiscutable.
   Une controverse s'élève à l'heure présente, qui tend à établir un désaccord irrémédiable entre des doctrines économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution, oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
   Laissons les philosophes et les économistes à ce jeu d'exégètes et de prophètes. Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est dégagé de l'étreinte de la misère matérielle et morale d'un long passé.
   Pour ce travail, nous avons résolu de ne nous adresser qu'aux faits.
   Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui, de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer maints faits et constatations qui abondent en enseignements de tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à l'administration d'une des plus importantes communes boraines, ayant pu pénétrer plus sûrement encore les faits qui sont propres à la population et à ses phénomènes divers, ayant décelé les problèmes qui occupent la société moderne, voilà ce qui fut déterminant.
   Certes, l'on objectera que, visant un but aussi considérable, une certaine garantie de neutralité est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement, est un non sens.
   Nous tenons à dire que ce travail est, avant tout, un exposé de faits.
   Nous nous sommes efforcé de dresser, en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures. Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et cependant, nous devons reconnaître que les matériaux existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires à certaines recherches, même d'ordre purement statistique, font aussi trop souvent défaut.
   Néanmoins, nous croyons avoir réuni et situé suffisamment de matériaux pour permettre les comparaisons utiles.
   Nous osons espérer que l'on ne nous accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi à nous en tenir à une objectivité rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons formulées dans la plénitude la plus absolue de notre indépendance.
   Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ; mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise et de la sincérité.
   Nous avons contracté, vis-à-vis de fonctionnaires et d'employés de nos administrations publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de reconnaissance. À défaut des renseignements qui nous ont été prodigués de la manière la plus obligeante, il nous eût été impossible de publier ce travail.
   Que tous ceux qui nous ont fourni les documents, les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
Chapitre I : Définition et origine.

      - Étendue territoriale.
      - Le sous-sol.
      - Historique.
      - L'Homme.
      - Le Patois.
      - L'Habitation.
      - Le Village.
   Chapitre II : Démographie.
      - Mouvement de la population.
      - Densité de la population.
      - État Civil.
      - Les divorces.
      - Répartition d'après les langues parlées.
      - Logements.
      - Abandon d'enfants.
   Chapitre III : État agricole, industriel et commercial.
      - Agriculture.
      - Artisanat.
      - Industrie.
      - Les Mines.
      - Le Commerce.
Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
      - La femme et l'enfant dans l'industrie.
      - La femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
      - L'apprentissage.
      - La durée du travail.
      - Les accidents du travail et leurs suites.
      - La longévité ouvrière.
      - Les grèves.
      - Le Borinage dans la législation industrielle, minière, sociale.
   Chapitre V : La Guerre - Problèmes économiques.
      - La Guerre.
      - Reconstruction et crise.
      - La situation matérielle des travailleurs.
      - Le coût de la vie.
      - Les salaires.
      - Les pensions ouvrières.
   Chapitre VI : La vie économique, politique et sociale.
      - Les sociétés coopératives.
      - Les mutualités.
      - Les unions professionnelles.
      - Les organisations politiques.
      - La position des partis.
      - L'Enseignement.
      - Les activités intellectuelles et éducatives.
      - Situation matérielle et morale.
      - Conclusion.
      - Index.

20 euros (code de commande : 25706).

 

[FLEURUS]. Les moulins des communes de Fleurus. Fleurus, Société d'Histoire, Arts et Folklore des Communes de Fleurus, 1987. In-8° broché, 64 p., illustrations, exemplaire en très bel état, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction, par Charles Mathieu.
   - Généralités, par André Heyrman.
   - Les Moulins :
      - Brye, par Paul Jacquemin.
      - Fleurus, par Charles Mathieu.
      - Heppignies, par madame Henriet-Étienne.
      - Lambusart, par Thierry Lebrun.
      - Saint-Amand, par Roger Évrard et Paul Jacquemin.
      - Wagnelée, par Paul Jacquemin.
      - Wanfercée-Baulet, par Paul Jacquemin.
      - Wangenies, par Yves Robert.
      - Abbaye De Soleilmont, par madame Serlet-Dubay.

18 euros (code de commande : 25699 - vendu).

 

[HAINAUT - ORTELIUS]. Hannonia - Henault. Gravure coloriée extraite de l'Abrege du Theatre d'Ortelius, contenant la description des principales parties & regions du Monde, representees en petites cartes, & illustrees de sommaires expositions, publié à Anvers, chez Vrients, en 1602, p. 44.
   Cette carte fut publiée pour la première fois dans l'Epitome du théatre du monde d'Abraham Ortelius auquel se représente tant par figures que charactères la vraye situation, naturelle & propriété de la terre universelle, édité par Michel Coignet, à Anvers, chez Plantin, en 1588.
   Le texte imprimé au verso (p. 45) est celui de la description du comté d'Artois.
Dimensions :
   - Image : 105 x 80 mm.
   - Feuille : 147 x 110 mm.

Texte accompagnant la gravure (p. 43) :
   La Comté de Haynault est de grande estendue, & contient souz soy une Principauté qui est Chimay, appertenant au Duc d'Archot, & en porte son filz tiltre de Prince. A aussi plusieurs Comtés, telles que sont Mons, Bouchain, Lalaing, Bossu, & autres. Plusieurs Baronnies, douze Pairs, un Mareschal, un Senerchal, un grand Veneur & grand Chambellan, & autres semblables Officiers hereditaires. Elle a son nom de la principale riviere qui l'arrouse, dite Haysne, & d'une diction Alemande Auwe (qui signifie pré ou prairie) pour estre riche de bonnes prairies & pasturages ; comme aussi elle est, autant qu'une autre region en toute celle contrée, de plaisants bois, forests, lacs, & fontaines. Les principalles villes sont Mons & Valenciennes sur l'Escaut (où ceste riviere commence à estre navigable) ville tres ample, & forte de murs & fossez. Mons est sur la Trouille presque au milieu de Haynault, ville tres forte & bien munie contre tout assaut de l'ennemy. Les citoyens sont riches, faisans grand traficq de Sayettes, lesquelles s'y tissent en fort grand abondance. Il y a d'avantage entre plusieurs autres Bavais, au marché de laquelle il y a une colomne de pierre, soubs laquelle, comme les citoyens racontent, se commencent tous les chemins, qui d'icelle tirent droit vers les principalles villes de Frances. Lesquels chemins on dit avoir esté faits par le commandement & despens de Brunehaut, dont ils sont appellez Chemins ou chaussees de Brunehaut : mais à present on n'en trouve que bien peu de reliques & encore ruinées. C'est une region riche en mines de plomb, en pierres blanches & bleuës, en marbres de diverses couleurs, chaux vive, & de la houille, dont on use en lieu de bois pour se chauffer. A lendroit de Barbençon se sont les plats de verre, dont on fait les verrieres, & est le plus excellent qu'on puisse trouver. Aussi y fait on toute sorte de vaiselle de verre.

40 euros (code de commande : 25681 - vendu).

 

Haro ! Noël ! Oyé ! Pratiques du cri au Moyen Âge. Sous la direction de Didier Lett et Nicolas Offenstadt. Paris, Publications de la Sorbonne, 2003. In-8° broché, 248 p., (collection « Histoire Ancienne et Médiévale », n° 75), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La victime détroussée par un voleur ou les témoins qui assistaient au délit se mettaient à hurler « haro ». Le crieur public, installé aux carrefours ou en tout autre lieu « accoustumé à faire cry », introduisait à haute voix son information par « Oyé, bonnes gens, on vous fait savoir... » Les sujets du royaume de France qui assistaient à une entrée royale ou à 1a conclusion de la paix s'écriaient « Noël ». On pourrait sans peine allonger la liste de ces cris médiévaux régulateurs des liens sociaux. Le Moyen Âge était très bruyant et les cris, spontanés ou ritualisés, fréquents. Nous l'avions peut-être oublié. Cet ouvrage vient nous le rappeler.
   Résultat d'un véritable travail de groupe, les études rassemblées dans ce volume visent à montrer que le cri, forme particulière de la parole représente, dans une société largement dominée par l'oralité, un « acte de langage », une expression spécifique des sentiments et des émotions, un outil fréquent de l'interaction et un enjeu crucial dans les systèmes de communication. Ce que nous entendons aujourd'hui comme un cri est-il perçut comme tel au Moyen Âge ? Quels sont les mots qui signalent le cri ? Quels sont les lieux, les temps, les groupes où cette parole bruyante et créatrice est souhaitée, autorisée, tolérée ou interdite ? Les auteurs insistent ainsi sur la forte présence du cri lors des rites de passage, politiques, guerriers sociaux et familiaux. Ils étudient également les crieurs, saisis dans leurs pratiques : les cris des marchands ambulants qui résonnent et se répondent dans les rues ou ceux du crieur public, au rôle politique central. Pour le roi, le seigneur ou la ville, posséder le cri est en effet la manifestation de son pouvoir et de sa capacité à maîtriser l'espace.
   En contrepoint de ces études sur l'époque médiévale, la parole été donnée à une historienne de l'Antiquité et un historien du temps présent pour ouvrir ce travail novateur à d'autres périodes de l'histoire, afin de montrer que le cri relève aussi d'une construction culturelle variant dans l'espace et dans le temps.
Table des matières :
   - Les Pratiques du cri au Moyen Âge, par Didier Letftet Nicolas Offenstadt.
   - Le cri du nouveau-né, la famille et la terre, par Robert Jacob.
   - Cri et crieurs dans l'image, par Christine Bellanger.
   - Le cri dans le paysage sonore de la mort à la fin du Moyen Âge, par Murielle Gaude-Ferragu.
   - Cris et trompettes. Les échos de la guerre chez les historiens et les chroniqueurs, par Isabelle Guyot-Bachy.
   - Vox clamantis in ecclesia. Contribution des sources liturgiques médiévales occidentales à une histoire du cri, par Pascal Collomb.
   - Les cris du démoniaque. Exorciser les possédés dans les récits hagiographiques des XIIe et XIIIe siècles, par Florence Chave-Mahir.
   - L'élaboration, la publication et la diffusion de l'information à la fin du Moyen Âge (Bourgogne ducale et France royale), par Thierry Dutour.
   - De la voie accusatoire à la voie législative. Contrôle et utilisation du cri à Saint-Quentin aux derniers siècles du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles), par Sébastien Hamel.
   - Cri de peur et cri de haine : haro sur le voleur. Cri et crime en France à la fin du Moyen Âge, par Valérie Toureille.
   - Éclats de la voix, langage des affects et séductions du chant. Cris et interjections à travers la philosophie, la grammaire et la littérature médiévales, par Christopher Lucken.
   - Autres temps, autres cris...
     - Cris de femmes, cris d'hommes. Éléments de critique pour l'interprétation du cri en Grèce ancienne, par Violaine Sébillotte-Cuchet.
      - Crier la Libération en France (1944-1945), par Fabrice Virgili.
      - Conclusion, par Claude Gauvard.
   - Présentation des auteurs.
   - Index des cris.

15 euros (code de commande : 25680 - vendu).

 

HENNING (René) — Les déportations de civils belges en Allemagne et dans le Nord de la France. Bruxelles, Vromant, 1919. In-8° broché, 216 p., XIV planches hors texte, un cahier de 10 photographies in-fine, table onomastique, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction juridique
   Première partie.
      Chapitre I. Le chômage.
      Chapitre II. Systématiquement l'Allemagne étend le chômage.
      Chapitre III. Les déportations sont décrétées.
      Chapitre IV. En Allemagne ou en France.
      Chapitre V. Le départ.
      Chapitre VI. En Allemagne.
      Chapitre VII. L'édit impérial du 9 mars 1917.
      Chapitre VIII. Dans le Nord de la France.
      - Conclusions.
   Deuxième partie.
      - L'enquête.
      - Récits des déportés.
   Troisième partie.
      - Photographies prises au moment du retour de quelques déportés.

25 euros (code de commande : 25709 - vendu).

 

KERCHACHE (Jacques), PAUDRAT (Jean-Louis) et STÉPHAN (Lucien) — L'Art Africain. Les principales ethnies de l'art africain, par Françoise Stoullig-Marin. Paris, Mazenod, 1988. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 619 p., nombreuses reproductions en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 18), petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, dos de la jaquette légèrement jauni, sinon fort bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Ce livre nous invite à une redécouverte. Grâce au travail des ethnologues sur le terrain et à la sortie d'Afrique de pièces capitales, notre vision de l'art africain s'est profondément modifiée au cours des vingt dernières années. Remises en question et découvertes nous ont amenés à étudier ces œuvres longtemps considérées comme grossières ou exclusivement magiques avec le même regard que celui que l'on porte aux chefs-d'œuvre de la sculpture grecque, romaine, médiévale ou renaissante. Cette redécouverte était donc nécessaire.
   Plusieurs auteurs y ont participé : Lucien Stéphan (maître de conférences à l'Université de Rennes) qui, en posant une série de questions faussement innocentes, modifie progressivement mais très profondément notre regard. En esthéticien et philosophe il étudie, décape et éclaire nos réflexes culturels, modes de pensées et autres clichés face à cette civilisation semblable et différente. En démontrant l'alternance du naturalisme et de l'expression, il mène une enquête tout à la fois comparative et pluraliste qui fera date.
   Jacques Kerchache (expert en arts premiers) a, avec les objets, une familiarité et une sûreté de jugement reconnues. En faisant le choix des œuvres, il n'a retenu que les critères les plus sévères de qualité et d'authenticité. Il réunit ici les éléments d'un corpus idéal de la sculpture africaine, en préservant la diversité et la pluralité de cet art désormais universel.    Jean-Louis Paudrat, (maître de conférences à l'Université de Paris I), définit magistralement dans une large synthèse l'apport respectif des auteurs de ce livre. Entre « les pièces à conviction de l'ethnographie et les pièges de la séduction de l'esthétisme », une autre approche reste possible.
   En situant l'art africain à un niveau universel, cet ouvrage, par son ampleur et sa rigueur, restera pour longtemps un classique irremplaçable.

120 euros (code de commande : 25689).

 

LARBAUD (Valery) Lettres à André Gide. Introduction et notes de G. Jean-Aubry. Paris & La Haye, Stols, 1948. In-8° broché, 186 p., bel exemplaire de cet ouvrage dont le tirage est limité à 1050.
Introduction :
   On peut se féliciter que M. André Gide, – à qui nous en devons la communication, – ait pris soin de conserver, dès les tout premières, les lettres du futur auteur de Barnabooth : ce n'était pourtant alors que celles que lui adressait, de Tunis et de Marseille ou il ne se trouvait qu'en passant et pour la première fois, un jeune provincial tout à fait inconnu, n'ayant encore publié qu'un article dans une revue assez obscure de Paris, un an auparavant, et qu'une imparfaite traduction de Coleridge, quatre années plus tôt. On pourrait donc s'étonner que ces premières lettres aient été préservées, si l'on ne savait qu'en 1905 les témoignages d'intérêt et d'admiration à l'endroit des ouvrages de M. André Gide n étaient point encore fort nombreux : quelques jeunes lecteurs de province se hasardaient des premiers à manifester par écrit leur tout neuf enthousiasme pour Paludes et pour les Nourritures Terrestres qui avaient paru pourtant près de dix ans auparavant. Il y eut bien quelques précurseurs isolés au cours des années précédentes, mais les historiens littéraires pourront dater de cette année 1905 le début de la notoriété de M. André Gide. Celle de M. Valery Larbaud ne devait commencer à poindre que trois ans plus tard avec l'apparition, encore assez confidentielle, des Poèmes par un Riche Amateur.
   Lorsque commença cette correspondance, M. Valery Larbaud était dans sa vingt-quatrième année. M. André Gide dans sa trente-sixième.
   On trouvera aux Notes, dont nous avons lait suivre ces Lettres, des précisions sur les circonstances qui enhardirent ce jeune homme à écrire à son ainé. L'intérêt immédiat que celui-ci lui manifesta et la marque d'estime particulière qu'il lui donna, trois ans plus tard, quand parurent les premières poésies de A. O. Barnabooth, firent naître une amitié toujours vive que ne pouvaient que renforcer et renouveler maints communs choix littéraires.

18 euros (code de commande : 25677 - vendu).

 

LE MAISTRE D'ANSTAING (Idesbald) — Recherches sur l'histoire et l'architecture de l'église cathédrale de Notre-Dame de Tournai, par I. Le Maistre d'Anstaing, Membre de la commission chargée des travaux de restauration de cette église. Tomes I et II (complet). Tournai, Massart et Janssens, 1842-1843. [Tournai, / Massart et Janssens, Imprimeurs-Libraires. / 1842. - 1843.] Deux volumes in-8° demi-toile grise à coins, couvertures conservées, t. I : XXVI, 403, [1 bl.] p., une vue en frontispice et 3 planches hors texte, t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 376 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   Tome I.
   - Introduction.
   Chapitre I. Origine du Christianisme à Tournai. - Fondation de la cathédrale de Notre-Dame. - Église romane. - Sa description. - Époque de sa construction.
   Chapitre II. Construction du chœur ogival. - Accroissements successifs. - Décoration intérieure.
   Chapitre III. Des chapelles et des autels de l'église de Notre-Dame.
   Chapitre IV. Des portails de l'église de Notre-Dame.
   Chapitre V. Des vitraux peints de l'église.
   Chapitre VI. Itinéraire de l'église, ou description des objets rares et curieux qu'elle renferme.
   Tome II.
   Chapitre I. Notice sur les évêques de Tournai.
   Chapitre II. Chapitre de Notre-Dame. - Son organisation, ses dignités, ses droits et privilèges. - Son origine et sa fin.
   Chapitre III. Coup-d'œil sur l'histoire de Notre-Dame. - Événements divers dont l'église a été témoin. - Entrées royales, profanations, restaurations.
   Chapitre IV. Notice biographique sur les membres du chapitre de Notre-Dame, qui se sont distingués par leurs vertus ou leurs talents.
   Chapitre V. Des sépultures, pierres funéraires et épitaphes que renfermait anciennement l'église de Notre-Dame.

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 25700).

 

LEMAÎTRE (Alain J.) — Florence et la Renaissance. Le Quattrocento. Photographies d'Erich Lessing. Paris, Terrail, 1992. In-4° broché, 223 p., nombreuses illustrations en couleurs, couverture partiellement insolée.
Sur le rabat de la couverture :
   Florence doit l'essentiel de son paysage monumental à l'ère de Dante et de Giotto. Mais c'est au XVe siècle qu'elle devient pour les maîtres italiens un centre privilégié où s'épanouissent les arts et les sciences sur des bases résolument nouvelles. Regroupés en ateliers et en corporations, portés par le mécénat de grandes familles, recherchant en particulier la protection des Médicis, architectes et sculpteurs, peintres et orfèvres participent à cette Renaissance avec bonheur et fierté.
   Ils puisent dans le génie romain une énergie féconde, critiquent la représentation traditionnelle du monde forgée au Moyen Âge et manifestent une exigence neuve en inventant la perspective. L'art du Quattrocento tout entier procède de cette aspiration que manifestent d'abord Brunelleschi dans l'architecture et Masaccio dans la peinture, et que l'on retrouve avec éclat chez des peintres comme Paolo Uccello et Piero della Francesca, ou des sculpteurs comme Ghiberti et Donatello. Cependant, avant la fin du siècle, Filippo Lippi et surtout Sandro Botticelli s'écartent de cette voie nouvelle où l'art et la connaissance sont étroitement liés pour jouer plus librement sur les vibrations lumineuses et la mélodie des lignes et engager la peinture vers un mouvement lyrique.

15 euros (code de commande : 25714).

 

LEMAL (Augusta) — Goutroux. Regard sur le passé. Goutroux, Lemal, 1979. In-4° collé, 132 p., illustrations, exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata et en très bel état.
Avant-propos :
   Goutroux n'a aucune réputation historique, aucun édifice prestigieux et cependant, son histoire méconnue mérite aussi d'être contée à ses habitants.
   J'entreprends cette tâche avec l'espoir d'intéresser mes concitoyens à la vie de tous ceux qui ont animé, autrefois, le cadre où nous évoluons aujourd'hui.
   Il y a 120 ans, le territoire qui deviendrait plus tard le village de Goutroux, était couvert d'un bois épais où serpentaient rus et piedsentes. Dans ce bois qui se prolongeait sur Fontaine par celui de la Charbonnière et sur Monceau par ceux de la Pairotte, de Briquelet et du Rognac, il n'y avait que deux bâtisses : deux fermes disposant d'une trentaine d'hectares de terres cultivées.
   Cependant, une certaine activité y régnait déjà car l'exploitation de « cayats » était en cours.
   Or, la commune, érigée 40 ans plus tard, comptait 923 habitants dont 220 chefs de famille répartis en 150 maisons approximativement.
   De cette arrivée massive d'immigrants et de leur vie sociale, nous ne connaissions que des récits confus, parfois exagérément folkloriques, transmis verbalement.
   Avec la disparition de nos habitants du 19e siècle et de leurs proches descendants, les témoignages devenaient de plus en plus imprécis.
   Un des buts du présent travail est de restituer son authenticité à une étape importante et décisive de notre histoire locale afin que chacun de nous puisse se faire une opinion plus objective sur les conditions d'existence de ces paysans-ouvriers venus de tous les horizons et généralement avec leur seul courage pour toute fortune. À ces pionniers qui sont les grands-parents et arrière-grands-parents d'une partie de notre population actuelle et à tous ceux qui ont œuvré pour la promotion du village, les pages qui suivent sont dédiées.
   En évoquant le lent cheminement social de nos villageois dans le passé, nous pourrons méditer sur le développement progressif des générations successives et comprendre que la physionomie actuelle du village est le résultat des efforts continus, des luttes âpres et persévérantes que chacun a dû soutenir.
   Replacés dans le contexte de l'histoire générale qui ne les avait pas choyés mais astreints à un incessant labeur dès leur plus tendre enfance, nos prédécesseurs apparaîtront comme les artisans de notre évolution.
   Certes, des erreurs de parcours ont parfois été commises ! Que celles-ci servent plutôt de leçons que de sujets de reproches.
   Il faut comprendre, en effet, que les « anciens » avaient rigoureusement été conditionnés par leur milieu, leur époque, leurs obligations, leur éducation, mais que nombre d'entre eux sont parvenus quand même à nous ouvrir des horizons plus larges en nous donnant les possibilités de sortir de l'ignorance. C'est leur plus grand mérite !
   Cette étude n'a aucune prétention d'érudition mais elle rassemble le maximum de matériaux traitant de notre localité et tente de répondre à maintes questions sur ce sujet. Évidemment, comme dans toute histoire locale, il reste des points obscurs à élucider. Mais, tel qu'il se présente, ce timide essai n'a été réalisé qu'après de longues recherches et la consultation de nombreux documents et ouvrages. La liste de ces derniers est reprise dans la bibliographie.
   Les autres sources proviennent principalement des dépôts d'archives de Mons, Liège et Namur, des annales des Sociétés d'histoire et d'archéologie de Charleroi, Namur, Nivelles, des mémoriaux administratifs, des archives communales de Goutroux, Landelies, Monceau et Yves-Gomezée, des registres paroissiaux de Goutroux, des protocoles conservés par les notaires Maîtres Ligot de Charleroi, Noirsent et Coppée de Marchienne-au-Pont, Gobaux et Lambin de Fontaine-l'Évêque ainsi que de documents recueillis auprès de nombreux collaborateurs et concitoyens.

25 euros (code de commande : 25696 - vendu).

 

MAIGRET DE PRICHES (Gaspard) — Les de Priches dans l’ancien comté de Hainaut (1295-1710). Mons, Delporte, 1950. In-8° broché, 49 p., quelques illustrations hors texte.
   Ouvrage édité sous les auspices du Cercle archéologique de Mons.
Avant-propos :

   La famille de Priches, Prisches, Prices ou Pris était établie dans le comté de Hainaut au commencement du XIIIe siècle, spécialement à Mons et à Binche.
   La pénurie d'archives à une époque aussi reculée ne nous a pas permis d'établir de façon péremptoire quel était le berceau de cette famille, et l'origine de son nom ; mais tout porte à croire qu'elle le tire du village et ancienne seigneurie de Prisches : Prices (1169), Prisches (1237), Priches (1290).
   La seigneurie de Prisches était située à 8 kilomètres de Landrecies, dans l'ancienne prévôté de Maubeuge et pairie d'Avesnes.
   Or, parmi tous les fiefs que les de Priches possédèrent dans le comté de Hainaut, il est à remarquer qu'ils en tinrent plusieurs dans les environs immédiats de Prisches pendant plusieurs générations :
      1) un fief à Landrecies (pairie d'Avesnes) de 1380 à 1500 ;
      2) un fief à Waudrechies (pairie d'Avesnes) de 1473 à 1514 ;
      3) et un autre à Hargny (pairie de Longuevelle) avant 1473 jusqu'en 1515.
   Une branche de cette famille connue pendant plusieurs générations sous le nom de de Priches dit de Haynaut était fixée à Mons vers 1285 et y occupe pendant plus de trois siècles une position sociale élevée.
   Un rameau de cette famille se fixa à Maubeuge (pairie d'Avesnes) et avait pour représentant en 1473 Christophe de Priches, seigneur du fief de Hargny (pairie de Longueville) ; d'un fief à Grand-Reng (prévôté de Binche). Décédé à Maubeuge en 1502, il laissa une descendance restée inconnue qui possédait encore ces fiefs après 1502 et 1515.
   On retrouve enfin la famille de Priches, Prisches, Prices ou Pris fixée pendant 5 siècles à Binche (15 km de Mons et 18 km de Maubeuge) depuis le milieu du XIIIe siècle.
   Elle semble avoir donné son nom au bois et terre de Priches, Prisches ou Prices situé près des remparts de la ville de Binche, qui devint au XIVe siècle la « Curtis » de Priches, relevant des abbés de Marchiennes, érigée au XIVe siècle en prévôté et rattachée à la seigneurie de Battignies, pour devenir la seigneurie et terre franche de Priches et Battignies.
   La possession de plusieurs fiefs ou seigneuries de haute justice pendant 5 générations consécutives, le port public d'armoiries de famille, les alliances avec plusieurs famille nobles, l'exercice de fonctions élevées, et des qualificatifs étant les indices d'une existence noble se combinant l'un par l'autre pendant plusieurs siècles, font que les de Priches peuvent être considérés, surtout à une époque aussi reculée, comme ayant accédé à la noblesse par possession d'état.
   Nous donnerons successivement connaissance des de Priches que nous avons trouvés mentionnés en Hainaut et Cambresis puis de ceux qui sont cités à Mons et à Binche dont il a été possible de reconstituer la filiation presque complète.
Table des matières :

   - Avant-propos.
   - Les de Priches en Hainaut et Cambresis.
   - Les de Priches à Fions.
   - Rameau de Baudour. Branche non rattachée.
   - Les de Priches à Binche.
   - Note sur les sceaux.

15 euros (code de commande : 25703 - vendu).

 

[MARIN (Louis)]. Frontières d'Asie. Photographies et notes du voyage du fonds Louis Marin. Présentation par Jérôme Ghesquière. Texte de Kenneth White. Paris, Musée National des Arts Asiatiques-Guimet - Imprimerie Nationale, 1993. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 211 p., nombreuses reproductions en noir, jaquette légèrement jaunie, sinon bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Il est toute sorte de voyageurs. Louis Marin (1871-1960) fut de ceux dont l'étude méthodique des peuples et de leur civilisation était l'un des grands desseins. Figure essentielle de la vie politique et de la science sociale française sous la IIIe République –  il fut plusieurs fois ministre, et de longues années le président de l'Institut international d'anthropologie et de la Société d'ethnographie –, il sillonne, encore jeune homme, l'Europe et l'Afrique du Nord, mais surtout l'Asie, à deux reprises pendant près d'un an, photographiant lui-même et collectionnant sans relâche photographies ethnologiques, documentaires ou d'apparat des ateliers locaux. De cette collection unique de plusieurs milliers de photographies – positifs sur papier et plaques de verre simples ou stéréoscopiques –, léguée au musée Guimet et à la Société de Géographie, Frontières d'Asie choisit cent soixante épreuves inédites de la fin du siècle dernier et du début du XXe siècle : dans leur mouvement et leurs séquences, elles invitent à découvrir l'immensité de ce continent en pleine transformation, et les peuples innombrables qui l'habitent. La civilisation, industrielle s'impose alors que de nombreuses petites peuplades vivent des ressources de leur environnement immédiat.
   Avant la guerre russo-japonaise de 1905 et les bouleversements qu'elle fera naître, aux conséquences incalculables pour le continent eurasiatique, nous sommes témoins des luttes entre grandes puissances et des chocs entre les peuples d'Europe et d'Asie.
   Un siècle plus tard, quand tout a basculé et que ressurgissent les passions nationalistes, cet ouvrage étonne par son acuité et réveille l'immémoriale fascination de l'Occident pour l'étrangeté de l'Orient lointain.

25 euros (code de commande : 256902 - vendu).

 

MARQUET (Léon) et ROECK (Alfons)Légendes de Belgique. Illustrations de Henri Lievens. Préface de A. Doppagne et J. Van Haver. Antwerpen, De Vlijt, 1980. In-4° carré sous cartonnage et jaquette (en partie jaunie) illustrée d'éditeur, 317 p., petit cachet ex-libris en bas de la page de titre, sinon fort bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Un voyage dans le monde irrationnel des légendes populaires.
   Un monde de sorcières malfaisantes, de morts vindicatifs, de feux follets malicieux, de diables dupés, de seigneurs impitoyables et de Fils Aymon vaillants, de trésors cachés et de cloches englouties, de nutons secrets et de spectres, de Brabo, Antigon et des Dames de Crèvecœur, de loups-garous effrayants et de la Bête du Staneux, des redoutables chevaucheurs de boucs, de châteaux hantés, mais aussi de sainte Gertrude, saint Hubert, saint Remacle et de saints et saintes auteurs de miracles étonnants.
   Des dizaines de légendes notées en Wallonie et en Flandre aux 19e et 20e siècles, d'où le titre « Légendes de Belgique », et dont un certain nombre sont inédites.
   Les auteurs ne se bornent pas à transcrire des légendes, mais replacent leur sélection dans un arrière-plan historique, culturel ou folklorique qui donne au lecteur une idée des sentiments qui ont animé pendant des siècles l'homme du peuple et lui ont inspiré l'effroi ou la révérence.
   Ce monde fantastique a reçu une forme concrète grâce au talent et à la fantaisie de l'illustrateur dont les dessins originaux rehaussent l'intérêt de cet ouvrage.
   Les nombreuses localisations des légendes offrent au lecteur le prétexte d'excursions touristiques dans les différentes régions de notre pays.

30 euros (code de commande : 25668 - vendu).

 

MEURISSE (Paul-Clovis) — Les Révolutions à Binche (1790-1803). Bruxelles, Annales du Prince de Ligne, 1936. In-8° agrafé, [14] p., illustrations volantes.
   Extrait du tome XVIII, pp. 82-95, des Annales du Prince de Ligne.
Extrait :
   La fin du dix-huitième siècle marque le passage de ce qui a été appelé « l'ancien régime » vers d'autres méthodes de gouvernement que nous voyons aujourd'hui s'agiter, comme dans les soubresauts de l'agonie.
   Quelle était la mentalité de nos ancêtres à cette époque ? Quel était leur genre de vie ? Et comment fut amené le nouvel état de choses ?
   Je ne sais si l'on a suivi d'assez près les réactions de cette période si importante. Il faudrait pour cela avoir étudié soigneusement ce qui se passa dans les diverses régions du pays. Les catalogues de bouquinistes renseignent bon nombre de petites publications en langue flamande (je ne l'ai malheureusement pas apprise) ; mais l'on connaît peu de choses sur les provinces wallonnes. Le dernier cahier du tome VI des Annales du Cercle Archéologique de Soignies (1935) vient de publier des extraits des procès-verbaux des séances de la municipalité : Soignies sous la tourmente. (novembre 1792 à l'an VIII), par Léon Destrait.
   Nous trouvons à Binche deux illustres personnages, deux héros, de mentalité absolument différente ; l'examen de leurs exploits nous aidera à comprendre ce qui s'est passé dans notre petite ville de province.
   En citant le maréchal de Clerfayt et le général baron André Boussart, j'exprimerai tout d'abord le regret de ne pas voir leurs noms figurer dans les livres d'histoire à l'usage de nos écoliers. Ils le méritent cependant, et l'étude de cette période contemporaine n'est évidemment pas sans intérêt.
   Lorsqu'en 1933, la commune de Waudrez commémora (et elle le fit brillamment) le deuxième centenaire du maréchal comte de Clerfayt (le vaincu de Jemmapes), l'on entendit critiquer ces fêtes en l'honneur d'un Autrichien ; qui plus est, d'un noble autrichien. Et si nous voulons rappeler le mémoire d'André Boussart, cet autre enfant de Binche, qui conquit, lui, ses premiers grades sur ce même champ de bataille de Jemmapes, nouvelle levée de boucliers et nous voilà traité de francolâtre (ou de séparatiste). Que fera donc l'historien au milieu de ces divergences d'interprétation ?
   De toute évidence, pour écrire l'Histoire il faut être absolument impartial ; et nous nous efforcerons de rester fort objectif.

10 euros (code de commande : 25702 - vendu).

 

[MONS - COLLÉGIALE DE SAINTE-WAUDRU]. HAGHE (Louis) Gothic Altar. Church of St Vaudrue. Mons. Londres, Graves, 1845. [London, Henry Graves & Co., Print Sellers & Publishers To Her Majesty the Queen, & His Royal Highness Prince Albert, 6, Pall Mall 1845.] Lithographie de Louis Haghe représentant le retable des Féries Notre-Dame de la collégiale de Sainte-Waudru, à Mons, extraite du recueil Sketches in Belgium and Germany. Second series.
Dimensions :
   - Dessin : 270 x 399 mm.
   - Feuille : 380 x 560 mm.
Importantes rousseurs dans les marges.
   Louis Haghe (Tournai, 1806 - Stockwell, 1886) était le fils d’un architecte tournaisien. Il fut élève à l’Académie de Tournai et fut initié à la lithographie par le chevalier de la Barrière et Antoine Dewasme. Il s’installa à Londres en 1828 où il fonda un établissement lithographique. Il s’associa avec William Day avec qui la société « Day & Haghe » devint l’imprimerie lithographique la plus réputée du pays et qui, en 1838, leur conféra le titre de « Lithographers to the Queen ». Il imprima de luxueux ouvrages comme Egypt and Nubia et Sketches in Belgium and Germany, « suite qui débute en 1840 et est aussitôt reproduite par François Stroobant. »
   On remarque que l’artiste a enrichi les niches basses du retable de sculptures qui avaient disparu à l’époque et « qu’il a lambrissé la chapelle au moyen de panneaux qui ne quittèrent jamais la chapelle voisine. »
Extrait de la note de Jules de Saint-Genois à propos de la première série du recueil :
   « Depuis quelques années, la lithographie a fait des progrès immenses ; il y a à peine une trentaine d’années que l’art de reproduire des dessins sur la pierre est inventé, et déjà on est parvenu à exécuter de cette manière de véritables tableaux. On en doit l’introduction en Belgique à M. Jobard. Depuis cette époque, deux artistes belges de haut mérite se sont particulièrement distingués dans cette partie, MM. Madou et Simoneau. On connaît les œuvres remarquables de ces deux artistes, on admire surtout les belles planches des Scènes de la vie des Peintres du premier. M. L. Haghe, de Tournai, qui habite aujourd’hui Londres, vient de se mettre d’un seul coup au premier rang des lithographes modernes en publiant un recueil d’esquisses architecturales, dessinées sur pierre, qu’il a intitulées Sketches in Belgium and Germany. C’est certes la production la plus remarquable en ce genre qui ait été publiée depuis long-temps ; la manière de cet artiste diffère surtout de celle de ses devanciers ; par l’art qu’il a mis dans la distribution de la lumière et du clair-obscur et dans la fusion des couleurs noires et jaunes dont il se sert, ce qui augmente prodigieusement l’effet de la perspective et donne à chacune de ses planches l’apparence d’un vaste tableau [...]
   N’oublions pas de dire que l’artiste qui nous occupe est manchot ; on peut donc dire qu’outre la beauté de l’exécution, c’est encore la difficulté vaincue. »
Bibliographie :
   - Saint-Genois (Jules de), Sketches in Belgium and Germany, par L. Haghe, dans Messager des Sciences historiques de Belgique, année 1841, pp. 420-421.
   - Haghe, Louis [1823-1850], dans Lithographes – Fiches, du site internet de l’Irpa.
   - Tondreau (Lucy), Le retable des « Féries Notre-Dame » dans la collégiale Ste Waudru à Mons, dans Hainaut Tourisme, n° 140 – Juin 1970, pp. 91-95.

80 euros (code de commande : 25684 - vendu).

 

NEUFORT (André) — Histoire succincte de la ville de Charleroi et bref historique du 2e régiment de Chasseurs à pied. Gerpinnes, Neufort, 1980. In-4° sous reliure d'éditeur, 155 p., illustrations, planches à déplier, envoi de l'auteur.
Texte de l'article du journal Le Rappel, du 26 juin 1980 :
   André Neufort est une personnalité carolorégienne en sa qualité de commissaire d'arrondissement. Mais il est aussi connu pour sa passion de la littérature, une passion qui lui dévore tous ses moments de loisirs. Homme de lettres, il est également historien et ses ouvrages constituent de véritables documents, rédigés avec minutie. Sa dernière œuvre s'intitule : Histoire succincte de la ville de Charlerol et bref historique du 2e régiment de Chasseurs à pied. Ce livre relate l'histoire de notre bonne ville, de Carnoy à Charleroi grande ville, y compris les quatorze communes qui en font actuellement partie.
   La fusion des communes de 1977 constitue d'ailleurs un chapitre important de l'ouvrage, émaillé de plusieurs coupures de presse.
   Deuxième volet de ce recueil : l'historique du 2e régiment de Chasseurs à pied. Figure marquante de la résistance, André Neufort a pu réunir de nombreux documents très intéressants sur ce glorieux régiment. Toutes les photos qui illustrent son livre, dans ses deux parties, rappelleront maints souvenirs aux Carolos de vieille souche et éclaireront les autres sur le passé de notre cité.
   En fait, André Neufort a appliqué la formule qui veut que la chronique d'aujourd'hui soit l'histoire de demain.

30 euros (code de commande : 25695 - vendu).

 

NEWTON (Helmut) — White Women. Designed by Bea Feitler. Introduction par Philippe Garner. New York, Stonehill, 1976. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [128] p., 107 reproductions en noir et en couleurs.
Première édition du premier livre de l'artiste. L'édition française a paru la même année sous le titre Femmes secrètes.
Extrait de l'introduction :
   Newton is a master at achieving a balance in his images between the figures and the design element, and the background always makes a strong contribution without overpowering the models. The graphic quality of Newton's photographs, however, involves other elements than the clinically perfect sets. Newton's fondness for long-focus lenses unwittingly contributes to the 'picture' making, as the lenses have a flattening effect, breaking up the three-dimensional reality before them into the flat jig-saw puzzle pieces of the composition with which Newton presents us. No picture conveys this quality better than the superb Piscine III (Melbourne, 1973) in which the pool water with its floating figure, the black and white patterns of the girl lounging on the zebra sofa and the almost black, dense foliate background are laid out in the cool, flat, graphic style of canvas by David Hockney.
   So often, also, Newton conjures forth colors; unbelievably rich, even azure skies, the brilliant crisp blues of water, the synthetic green of a Haitian hotel's plastic grass or the vulgar acid red of a pair of high-heeled shoes, they evoke a world, not of tawdry and perishable realities, but of crude acrylic paints and hard gloss varnishes. And the hard flatness is often accentuated still further by the cruel light of direct flash, though Newton would now seem to be moving away from flash light and facing a bigger challenge-that of using available light to create an equally characteristic « Newton » world. The Villa d'Este series is the proof that this is possible.
   Newton has proved himself a master of photographic technique, and in the true sense of the word master ; for technique never enslaves him, never becomes the raison d'etre of a photograph. If Newton is slave to anything, then it is as a willing slave to his unique and incorrigible imagination. It is his visual inventiveness that makes the images memorable.
   However great Mr. Newton's success in expressing himself and in evoking the flavor of his epoch, no appraisal of his work would be fair or even complete if it did not embrace the beautiful, enchanting and constantly surprising succession of superb models whose qualities are captured and made eternal through Newton's lens.

45 euros (code de commande : 25713).

 

[PINON (Roger)] Les cris des marchands de comestibles en Wallonie. Bruxelles, Ministère de la Culture Française, 1977. In-8° broché, 228 p., illustrations, (collection « Commission Royale Belge de Folklore - Contributions au Renouveau du Folklore en Wallonie », volume VI), exemplaire en bel état.
Introduction :
   C'est la quatrième fois que j'aborde le problème des cris de la rue en Wallonie. Une première fois, dans les Chansons populaires de l'Ancien Hainaut, je tentai de trouver un classement aux cris et je fournis une bibliographie en vue de leur étude historique. La deuxième fois, dans les Chansons populaires de la Flandre wallonne, je mis l'accent sur la nécessité absolue de noter la mélodie de ces cris. Le motif en était que la plupart des cris de Mouscron avaient été publiés par Léon Maes dans son article sur Les petits métiers en Flandre wallonne, paru dans les Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne ; mais il n'en donnait pas la mélodie. Par chance, Maurice Vaisière de Gilly, qui avait enseigné à l'athénée royal de Mouscron pendant deux années, s'était intéressé à ces cris, sur mon instigation, et il avait noté la mélodie de la plupart d'entre eux. Sur le plan méthodologique, cette insistance, qui va de soi, n'est cependant pas évidente pour tout le monde : peu d'études consacrées en France ou en Grande-Bretagne aux plus célèbres des cris de la rue, ceux de Paris et de Londres, fournissent des notations musicales ou des indications sur les airs sur lesquels on profère ces cris. Enfin, une troisième étude des cris de la rue figure dans mon travail de Contributions au folklore poético-musical de la ville de Charleroi, en hommage à son tricentenaire, et que la Commission royale belge de Folklore a bien voulu publier, en 1972. Dans cette étude, je déploie quelque érudition historisante sur les cris de la rue de ma ville natale et je perfectionne quelque peu le classement des cris de la rue en général.
   Je ne suis naturellement pas le premier qui ait consacré quelque attention aux cris de la rue en Wallonie. Le premier fut Auguste Hock dans le Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne, dans son article Us et Coutumes. 1823 à 1833. La rue Neuvice, à Liège. Puis vint un article d'Auguste Leroy, dans Les Étrennes Tournaisiennes de 1884, qui contient des notations musicales. Par contre Joseph Kinable, dans Les cris des rues de Liège, parus dans le Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne, ne fournit aucune notation de mélodie, mais il s'étend sur divers aspects pittoresques et anecdotiques de ces cris, comme le faisait Auguste Hock. Mais Camille Feller, de Verviers, fut bien meilleur dans son Ava lès rawes du Vervî, que publia le même bulletin : il nota, en effet, les mélodies de huit des cris recueillis. Si le mérite de cet auteur est grand pour son temps, comme l'était celui de son prédécesseur tournaisien, soulignons que la publication des mélodies fait honneur à la Société de Littérature wallonne, dont la largeur d'idées en accueillant et peut-être en suscitant ces notations, est aussi loin en avance sur son temps.
   Dans le cadre de mes travaux sur la gastronomie populaire, j'ai l'intention de faire ressortir ce qu'apporté l'étude de ces cris sur les plans ethnographique, économique et sociologique, sans négliger quelques aspects formels des cris de la rue en général.

15 euros (code de commande : 25683 - vendu).

 

POIVERT (Michel)Le pictorialisme en France. Paris, Hoëbeke - Bibliothèque Nationale, 1992. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 108 p., nombreuses reproductions, (collection « Le Siècle d'Or de la Photographie »), bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Il y a tout juste cent ans surgit un mouvement artistique nouveau : le pictorialisme. Ses initiateurs, des photographes, entendent forcer la porte des beaux-arts injustement fermée à la photographie, et s'affirmer comme des artistes à part entière. La « prise de vue » peut être plus qu'un simple enregistrement de la réalité : elle doit servir des émotions, accomplir des sensibilités. Et la facture de « l'épreuve photographique », comme celle d'un dessin ou d'une gravure, relève de l'esthétisme.
   L'ambition des servants de l'objectif ne va pas de soi dans une société captivée par les peintres et leurs tumultueux Salons. Pour s'imposer, les pictorialistes promènent partout leurs fragiles boîtes noires. Ils maîtrisent l'alchimie nouvelle de la gomme bichromatée, du charbon-velours et du charbon-satin. En plus, ils formulent leurs idées, organisent leurs Salons, affirment socialement leur art. Les États-Unis, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la France sont en même temps le théâtre de cette lutte artistique, ferment heureux de la « Belle Époque ».
   Michel Poivert retrace en connaisseur l'histoire du pictorialisme français et de son cercle, le Photo-Club de Paris, temple du mouvement de 1892 à 1914. Il en fait revivre les figures : Robert Demachy. Constant Puyo. Ferdinant Coste. Mais plus que tout, il nous offre le meilleur de la merveilleuse moisson d'images que l'on doit à leur passion communicative pour un art de la photographie. Scènes intimistes, vues pastorales, figures mélancoliques, brumeux paysages. architectures spectaculaires témoignent de leur victoire esthétique.

20 euros (code de commande : 25688 - vendu).

 

POUMON (Émile) — Le Hainaut. Les retables. Vilvorde, Mees, 1948. In-8° agrafé, 32 p., exemplaire bien complet des XIX planches volantes, exemplaire numéroté (n° 126), ex-libris manuscrit à la page de faux-titre.
Table des matières :
   - Généralités.
   - Retables du Hainaut belge :
      - Retables de Bienne-lez-Happart, Blaugies, Boussu, Braine-le-Comte, Buvrinnes (2), Écaussines d'Enghien, Enghien (3), Estinne-au-Mont, Flobecq-Bois, Givry, Ham-sur-Heure, Beaulieu par Havre, Horrues, Mons (2), Renlies, Villers-Poterie, Vezon, de Liessies ou de Wannebecq, Audregnies, fragments de retables.
   - Retables du Hainaut français :
      - Retables de Ramousies (2), Roubaix, abbaye de Liessies, Beauvois, Vertain, Wattignies, La Flamengrie (3), St-Germain-l'Auxerrois à Paris.
   - Conclusions.
   - Retables en pierre, retables en bois.
   - Notes.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 25701 - vendu).

 

QUIGNARD (Pascal)La nuit sexuelle. Paris, Flammarion, 2007. In-8° oblong sous reliure et jaquette d'éditeur, 279 p., illustrations en couleurs sur papier noir, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Quand on sonde le fond de son cœur dans le silence de la nuit on a honte de l'indigence des images que nous nous sommes formées sur la joie.
   Je n'étais pas là la nuit où j'ai été conçu.
   Une image manque dans l'âme.
   On appelle cette image qui manque « l'origine ».
   Nous cherchons cette image inexistante derrière tout ce qu'on voit.
   Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l'effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu'ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde.
   Si derrière la fascination, il y a l'image qui manque, derrière l'image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit.
   Il y a trois nuits.
   Avant la naissance ce fut la nuit. C'est la nuit utérine.
   Une fois nés, au terme de chaque jour, c'est la nuit terrestre. Nous tombons de sommeil au sein d'elle. Comme le trou de la fascination absorbe, l'obscurité astrale engloutit et nous rêvons en elle. Et si c'est par la nuit qui est en nous, interne, que nous nous parlons, c'est dans la nuit externe, quotidienne, qui semble à nos yeux venir du ciel, que nous nous touchons.
   Enfin, après la mort, l'âme se décompose dans une troisième sorte de nuit. La nuit qui régnait à l'intérieur du corps se décompose à son tour dans un effacement que nous ne pouvons anticiper. Cette nuit n'a plus aucun sens pour s'aborder. C'est la nuit infernale.
   Ainsi y a-t-il une nuit totalement sensorielle qui précède l'opposition astrale du jour et de la nuit. Nous procédons de cette poche d'ombre. L'humanité transporta cette poche d'ombre avec elle, où elle se reproduisit, où elle rêva, où elle peignit. Elle pénétra irrésistiblement dans les grottes obscures où elle tourna son visage vers des écrans blancs de calcite sur lesquels des images involontaires surgissaient et se mouvaient par la projection de la flamme d'un flambeau. Des millénaires passent. Elles continuent de défiler dans des salles étranges, édifiées dans le sous-sol des villes, où la ténèbre n'est plus divine mais produite artificiellement.

20 euros (code de commande : 25686 - vendu).

 

QUIGNARD (Pascal)Le sexe et l'effroi. Paris, Gallimard, 2002. In-8° oblong broché, 316 p., illustrations en couleurs sur papier noir, bel exemplaire, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   
Quand Auguste réorganisa le monde romain sous la forme de l'empire, l'érotisme joyeux, anthropomorphe et précis des Grecs se transforma en mélancolie effrayée.
   Des visages de femmes remplis de peur, le regard latéral, fixent un angle mort.
   Le mot phallus n'existe pas. Les Romains appelaient fascinus ce que les Grecs appelaient phallos. Dans le monde humain, comme dans le règne animal, fasciner contraint celui qui voit à ne plus détacher son regard. Il est immobilisé sur place, sans volonté, dans l'effroi.
   Platon faisait de l'effroi le premier présent de la beauté. Tout homme, toute femme sont passifs quand arrive la jouissance. L'amante relève les bras dans la passivité originaire. Il y a dans la jouissance un effroi devant ce qui fait irruption, devant l'émotion intruse. Sa surprise est la surprise. La jouissance ne peut jamais distinguer de façon absolue la peur de la pâmoison.
   Pourquoi, durant tant d'années, ai-je écrit ce livre ? Pour affronter ce mystère : c'est le plaisir qui est puritain.
   La jouissance arrache la vision de ce que le désir n'avait fait que commencer de dévoiler.

25 euros (code de commande : 25685).

 

REGUARDATI (C.M. de) — Sart-les-Moines et Ransart. Ransart, Cercle de la Vie Locale et de l'Histoire de Ransart, 1995. In-8° broché, 159 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Bibliographie.
   - Préliminaires.
   - Les origines.
   - Les premiers siècles.
   - La réforme de Louis de Blois.
   - Le Prieuré du XVIIe siècle à nos jours.
   - Les bois et houillères du Prieuré.
   - Annexes :
      - Les prieurs, chapelains et administrateurs du Prieuré.
      - Le Piéton.
      - Toponymie.
      - Lieux-dits et propriétés de Sart-les-Moines.
      - Traduction libre des passages du texte en latin.

20 euros (code de commande : 25694 - vendu).

 

RUSSELL (Bertrand) — Introduction à la philosophie mathématique. Traduit de l'anglais par G. Moreau. Paris, Payot, 1951. In-8° broché, 244 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), cachet humide ex-libris sur la couverture et sur la page de titre, sinon bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avertissement.
   I. Série des nombres naturels.
   II. Définition du nombre.
   III. Le fini et l'induction mathématique.
   IV. Définition de l'ordre.
   V. Les diverses espèces de relations.
   VI. Similitude des relations.
   VII. Les nombres rationnels, réels et complexes.
   VIII. Nombres cardinaux infinis.
   IX. Séries infinies et nombres ordinaux.
   X. Limites et continuité.
   XI. Limites et continuité des fonctions.
   XII. Les sélections et l'axiome de multiplication.
   XIII. L'axiome de l'infini et les types logiques.
   XIV. De l'incompatibilité et de la théorie de déduction.
   XV. Fonctions propositionnelles.
   XVI. Descriptions.
   XVII. Classes.
   XVIII. Mathématiques et Logique.

15 euros (code de commande : 25711).

 

[SAINT AUGUSTIN]. Œuvres de Saint Augustin. Deuxième série : Dieu et son œuvre. Les Confessions. Tome I : Livres de I-VII. Tome II. Livres VIII-XIII. Texte de l'édition de M. Skutella. Introduction et notes par A. Solignac. Traduction de E. Tréhorel et G. Bouissou. Paris, Institut d'Études Augustiniennes, 1992-1996. Deux volumes in-12 plein simili d'éditeur, 713 et 694 p., texte original en latin avec la traduction en juxtalinéaire, (collection « Bibliothèque Augustinienne », n° 13 et 14), bel exemplaire.
Table des matières de l'introduction :
   Chapitre I. Problèmes littéraires posés par les Confessions.
   Chapitre II. Historicité des Confessions.
   Chapitre III. La formation philosophique d'Augustin.
   Chapitre IV. Histoire spirituelle de saint Augustin jusqu'à sa conversion.
   Chapitre V. La doctrine spirituelle des Confessions.
   Chapitre VI. Essai de chronologie de la vie d'Augustin jusqu'à sa conversion.
   Chapitre VII. Le style des Confessions.
   Chapitre VIII. Manuscrits, éditions et traductions.
   Chapitre IX. Bibliographie.

Les deux volumes : 70 euros (code de commande : 25710 - vendu).
(Nous précisons que le prix neuf est de 110,52 euros.)

 

SANSEN (René) — Ath autrefois. Lessines, Fondation Louis Hennepin - Van Cromphout, 1965. In-4° broché, 127 p., illustrations in et hors texte, un grand plan à déplier in fine, bon exemplaire.
Table des matières :
   - La Fondation Louis Hennepin.
   - Avertissement aux lecteurs.
   - Conseils aux professeurs, étudiants et chercheurs.
   - L'Histoire d'Ath vue à travers sa topographie.
   - Ath d'autrefois :
      - La Grand'Place.
      - L'Hôtel de Ville.
      - La Chapelle St-Jacques.
      - Le Marché aux Toiles ou l'Estampoir vers 1570.
      - La Halle des Bouchers et le Château d'Ath vers 1430.
      - Le Marché aux Poissons.
      - La rue aux Cadres, côté Ouest.
      - Le Quartier du Pont Carnail.
      - Le site du Pont de la Herse.
      - L'Écluse de la Broche.
      - Les rames.
      - La rue des Hauts Degrés.
      - Le Couvent des Capucins et le Calvaire.
      - Le Moulin et le Couvent de Nazareth.
      - Les rues tenant à la Croix Gaillart.
      - Le Quartier des Récollets.
      - Le Quartier de St-Julien.
      - Index des sujets.
      - Carte des enceintes superposées.

25 euros (code de commande : 25707 - vendu).

 

SAULNIER (Tony) — Les papous coupeurs de têtes. 167 jours dans la préhistoire. Paris, Éditions du Pont Royal, 1960. Petit in-4° sous cartonnage illustré et étui d'éditeur, 305 p., très nombreuses photos en noir et couleurs, petit cachet ex-libris en bas de la page de titre, couverture ridée.
En quatrième de couverture :
   Apres celte aventure il n'y a plus de surface blanche sur les cartes.
   Ainsi au moment même où l'homme faisait ses premiers pas dans l'espace, les derniers qu 'il ait faits sur la terre lui ont fait rencontrer les plus vieux habitants du monde. les Papous coupeurs de têtes. Sept explorateurs ont forcé le cœur de la Nouvelle-Guinée. Ils ont eu faim. Ils ont eu soif. Le monde les a cru perdus.
   Cet album permet à l'homme d'aujourd'hui de se mesurer à l'échelle du progrès, de se comparer à ses ancêtres miraculeusement demeurés au stade de la préhistoire.

25 euros (code de commande : 25669).

 

Souvenir du Rhin. Collection de vues pittoresques. Ems, Kirchberger, [ca 1850]. In-8° oblong sous reliure de percaline verte, dos lise, plats ornés d'un décor romantique doré encadrant le titre au premier plat, 28 gravures par J.J. Tanner (celles portant le titre La Chapelle Katholique, La Fonderie d'argent et Château de Spurkenburg ont été gravées d'après des dessins de G. Boulangé), serpentes de couleur, bon exemplaire de ce très rare recueil malgré des rousseurs inégalement réparties et, sauf pour quatre gravures, affectant principalement les marges.
Les vues contenues dans ce recueil sont :
   Mayence - Bieberich - Rüdesheim - Bingen - Rheinstein - Bacharach - Pfalz, Caub et Gutenfels - Oberwesel - Lorelay - St-Goar et Rheinfels - Welmich - Sternberg et Liebenstein - Braubach et le Marxbourg - Stolzenfels - Coblenz et Ehrenbreitstein - Das Herzogliche Kurhaus in Ems - La Chapelle Katholique (Spiess) à Ems - Lindenbach près d'Ems - La Fonderie d'argent près d'Ems - Château de Spurkenburg près d'Ems - Les ruines de Nassau et de Stein - Andernach - Apollonarisberg - Nonnenwerth Rolandseck et Drachenfels - Godesberg et le sept monts - Ems - Ems - Cologne.

500 euros (code de commande : 25691).

 

STERN (Anne-Lise)Le savoir-déporté. Camps, histoire, psychanalyse. Précédé de Une vie à l'œuvre par Nadine Fresco et Martine Leibovici. Paris, Seuil, 2004. In-8° broché, 335 p., (collection « Librairie du XXIe Siècle »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Naître, c'est naître après. « Pour tout un chacun des générations post-nazies, la petite et la grande histoire se sont nouées dans la poubelle des camps. »
   La femme qui parle ainsi appartient, elle, à une génération précédente. Anne-Lise Stern avait en effet vingt-deux ans lorsqu'elle fut déportée à Auschwitz-Birkenau au printemps de 1944. Ce « nouage entre le privé et le public » a d'abord été pour elle une réalité.
   Quand, plus tard, elle est devenue psychanalyste, la confrontation de l'expérience du camp et de sa pratique clinique, de ce qu'elle avait vécu là-bas et de ce qu'elle a entendu ici, dans diverses institutions de soins et sur son divan, l'a conduite à élaborer la notion qui donne son titre à ce livre : le savoir-déporté.

13 euros (code de commande : 25666 - vendu).

 

Verreries en Wallonie. Photographies d'hier et d'Aujourd'hui. Charleroi, Photographie Ouverte, 1983. In-8° broché, 156 p., (collection « Archives de Wallonie », n° 1).
En quatrième de couverture :
   Au début du siècle, quelque 30.000 personnes en Wallonie assuraient un cinquième de la production mondiale du verre. L'industrie du verre est restée importante. Son histoire fait partie de notre patrimoine social et culturel. Par les photographies d'hier que nous avons recueillies, celles d'aujourd'hui qu'une équipe de photographes a réalisées, par les témoignages qui y figurent, ce livre de photographies est un hommage aux verriers et à tous ceux qui sont liés à l'avenir industriel de la Wallonie.
Sommaire :
   - Photographies anciennes.
   - Du prestige à l'incertitude.
   - Les manufactures.
   - Verreries du Hainaut.
   - Cristalleries de Boussu.
   - Les Cristaux du Val-Saint-Lambert.
   - La gobeleterie - Durobor.
   - Le verre creux - Bouteillerie - Flaconnerie.
   - Verlipack.
   - Le verre plat : Saint-Roch.
   - Le verre plat : Glaverbel.
   - Historique.
   - L'Union Verrière - les syndicats.
   - Économie.
   - Témoignages.
   - Les artisans.

25 euros (code de commande : 25671 - vendu).

 

WATELET (Marcel) — Aux origines du Ministère des Travaux Publics. Cartographie et politique dans la Belgique du XIXe siècle. Matériaux pour l'histoire nationale et locale. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 271 p., nombreuses reproductions en couleurs, (collection « Histoire - Série In-4° », n° 14), ex-dono à la page de garde, bel exemplaire.
   Ouvrage édité à l'occasion du 150e anniversaire du Ministère des Travaux Publics.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Louis Olivier.
   - Préface, par François Narmon.
   - Introduction.
   - Création du ministère.
      - Un nouveau ministère pour la société belge.
         - Histoire politique de sa naissance.
         - Dynamique et enjeux du ministère.
      - Une personnalité constructive : Jean-Baptiste Nothomb.
         - Un homme sorti de la Révolution.
         - Une mission de progrès économique et sociale.
   - Cartographie et prospective.
      - La cartothèque de Jean-Baptiste Nothomb.
         - L'invention du fonds cartographique.
         - Constitution, histoire, conservation du fonds.
         - Un patrimoine à préserver.
      - Cartographie, politique et diplomatie.
         - Les fondements de l'esprit cartographique.
         - Les cartes : instruments de politique.
         - Enjeux diplomatiques et voyages.
         - Repères chronologiques.
   - Atlas thématique.
      - Cartographie et travaux publics.
         - Chemins de fer : le programme Nothomb.
            - Le développement du réseau : vers Allemagne, vers la France.
            - Stations et topographie urbaine : Bruges en 1837-1838 : station intra-muros - Charleroi : la ligne du midi - Courtrai : l'effet de la loi du 26 mai 1837 - Gand : station principale - Louvain : section secondaire - Namur : extension du réseau - Tirlemont : station intermédiaire - Tournai : embranchement des Flandres.
            - Canaux et voies navigables : l'effet Vifquain.
               - Héritages français et hollandais : Le Canal de Mons à Condé, héritage de l'Empire - Le Canal de Pommerœul à Antoing, héritage hollandais - Le canal de Charleroi à Bruxelles, rachat et embranchements - La Sambre canalisée : améliorations.
               - Projets réalisations échecs : La jonction Escaut-Lys : choix multiples - La jonction Escaut-Meuse-Rhin : l'échec d'un rêve millénariste - Irrigation et navigation en Luxembourg. - Canalisation de la Campine.
               - Les conséquences révolutionnaires : Polders de Lillo et de Borgerweert : réendiguement - Canal de Zelzate : reprise et atermoiement - Canal de Maestricht à Bois-le-Duc : prises d'eau à Hocht.
            - Le réseau routier : Un développement différentiel - En Luxembourg : le système des compensations.
            - Des villes et des projets : Arlon : Traité de 1839 et urbanisation - Bruxelles : échec du projet Vanderstraeten - Ostende : aboutissement occidental du réseau - Liège : dérivation de la Meuse - Nieuport : fin d'une espérance.
      - Diplomatie et voyage : l'esprit européen.
         - Vienne - Grande-Bretagne et Irlande - Moscou - Saint-Pétersbourg - Dantzig - Athènes - Hanovre - Norvège - Italie - Florence - Lyon - Rotterdam - Prague.
   - Sources.
   - Bibliographie.

35 euros (code de commande : 25697 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 4 juillet 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(13 juin 2017)

 

[AFRIQUE DU NORD]. Débarquement de l'armée française en Afrique. (14 juin 1830). Gravure d'Édouard-Henri Girardet d'après Denis-Auguste-Marie Raffet, extraite du Musée de Versailles ou Tableaux de l'histoire de France (Paris, Furne, 1858), quelques rousseurs.
Dimensions :
   - Image : 221 x 155 mm.
   - Feuille : 297 x 221 mm.

Texte accompagnant la gravure :
   Le dey d'Alger, dans sa colère au sujet d'une réclamation pécuniaire à laquelle on n'avait pas fait droit assez promptement, s'était emporté jusqu'à insulter la France dans la personne de son consul, en frappant cet agent d'un coup de chasse-mouches. Ce fut là le prétexte ; il en fallait un et la gloire même devait être de complicité dans le projet que le roi Charles avait conçu sous l'inspiration malheureuse de ses idées rétrogrades.
   La France arma en 1830 contre Alger, et bientôt une expédition formidable, montée par trente-cinq mille hommes de troupes et abondamment pourvue de tout ce qui est nécessaire à des attaques par terre et par mer, mit à la voile du port de Toulon. L'amiral Duperré commandait la flotte ; le comte de Bourmont, ministre de la guerre, prit le commandement général. L'expédition entra le 13 juin dans la rade de Sidi Ferruch, à vingt kilomètres d'Alger, Hussein dey d'Alger, se tenait prêt à défendre sa capitale, mais ne fit rien pour empêcher le débarquement des troupes françaises, qui commença, le lendemain, à Torre-Chica.
   Le 19, l'armée française emporta à la baïonnette le camp de Staouëli. Le 24, on se battit à Sidi-Kalef, et cinq jours après, lorsque toute l'artillerie eut été débarquée, nos soldats enlevèrent les batteries érigées sur les hauteurs de Sidi-Benati. De là on se porta sur Alger. Des redoutes furent bientôt établies pour battre le fort l'Empereur. Dès lors rien ne pouvait soustraire Alger au sort qui l'attendait. Les habitants, au désespoir, envoyèrent, le 3 juillet, un parlementaire à M. de Bourmont ; mais il leur fut répondu que si la ville ne se rendait pas, on allait la réduire en cendres. Cependant les travaux continuaient avec la plus grande activité ; ils furent terminés dans la nuit du 3 au 4, et, dès trois heures et demie du matin, nos batteries, démasquées simultanément, commencèrent à bombarder le fort.
   « La nuit était belle, l'air agité seulement par une légère brise. Tout à coup la détonation de quelques fusées à la Congrève donne le signal de l'attaque. Toutes nos batteries éclatent à la fois ; le fort répond par le feu des siennes. Des nuages de fumée s'élèvent au-dessus de la forteresse et l'environnent de toutes parts, mais à chaque instant des masses de feu viennent en percer l'obscurité. De tous les points du cercle formé par notre artillerie partent des éclairs et des détonations dont la force égale celle de la foudre. Des lignes de feux paraboliques marquent le passage de nos bombes et vont toutes converger vers le même point. Mais le soleil se lève ; alors la scène change, et bientôt on ne peut plus distinguer que la fumée qui s'élève et se condense.
   « À dix heures, une épouvantable explosion se fait entendre, et, en jetant les yeux du côté du fort, on voit un nuage immense de fumée et de poussière poussé lentement vers le sud. C'était le fort l'Empereur que les Turcs ne pouvaient défendre et qu'ils avaient eux-mêmes fait sauter. »
   Hussein-Dey, n'attendant plus rien de la résistance, conclut une capitulation par laquelle il consentait à livrer aux Français, dans la même matinée, la citadelle de la Casauba, les autres forts et le port d'Alger, et à se retirer, avec son trésor particulier, dans la résidence qu'il choisirait. Il stipula que les propriétés des habitants et des soldats turcs seraient respectées, ainsi que la liberté de tous les individus et l'exercice du culte musulman. Peu d'heures après, les Français étaient maîtres de la ville et comptaient un maréchal de plus, dont le nom, placé entre deux grands souvenirs, ne fit point oublier Waterloo par la prise d'Alger.

12 euros (code de commande : 25628).

 

[AYTTA (Viglius d')]. RAOUX (Adrien-Philippe) — Essai d'un éloge historique de Viglius de Zuichem, d'Aytta, Chef & Président du Conseil Privé aux Pays-Bas, sous les Regnes de Charles V & de Philippe II, Proposé par l'Académie Impériale & Royale des Sciences & Belles-Lettres de Bruxelles, pour Prix d'Eloquence de 1780. Par M. Raoux, Avocat au Conseil souverain de Hainaut. Bruxelles. 1787. [Bruxelles. M. DCC. LXXXVII.] In-8° sous son brochage d'époque, 39, [1 bl.] p., bon exemplaire
Avertissement de l'auteur :
   L'Académie de Bruxelles n'a trouvé aucun des Éloges envoyés à son concours, digne du prix qu'elle avoit proposé extraordinairement en 1779. Je ne publie celui-ci en 1787, que parce que les circonstances du temps semblent m'y inviter. Les règnes de Philippe II & de Joseph II seront les plus remarquables dans les annales des Pays-Bas ; fasse le Ciel qu'ils n'aient pas des suites également fâcheuses !
   Notre Auguste Souverain s'est déclaré partisan de la Tolérance autant que le Monarque Espagnol l'étoit de l'Inquisition ; puisse-t-il aussi par un même contraste, & pour le repos de nos Provinces, déployer des sentiments de modération & de clémence autant que son Prédécesseur du 16e siecle témoigna de rigueur & d'inflexibilité !
   Je publie cette pièce telle que je la retrouve dans mon porte-feuille ; & comme je me retrouve aussi dans tous les mêmes sentiments que lorsque je lui ai donné l'être en 1780, je ne me suis permis d'y rien changer, pas même d'y ajouter aucune période. Je n'avois à cette époque tout au plus que 22 ans, & la grace que je demande à mes Lecteurs, c'est qu'ils veuillent bien mesurer leur indulgence à la foiblesse de cet âge & de mes talens.
Notice biographique par Théodore Juste :
   Le jeune Viglius, après avoir terminé ses premières études à Deventer et à Leyde, reçut la tonsure cléricale le 19 septembre 1522. Il se rendit bientôt à l’Université de Louvain et y demeura pendant près de quatre ans, se livrant avec ardeur à l’étude du droit. De Louvain il alla à l’Université de Dôle, où il passa trois ans, d’abord comme élève puis comme professeur particulier. Il compléta ses études à Avignon, où il suivit les leçons du célèbre André Alciat, et à Valence, en Dauphiné, où il reçut le bonnet de docteur, le 8 mai 1529. On le trouve ensuite à Bourges, remplaçant Alciat dans la chaire confiée à ce professeur eminent, et travaillant à son premier ouvrage, intitulé : De Institutione jurisconsulti. Enfin, en 1531, il passe les monts et obtient la chaire des Institutes à l’Université de Padoue. Ce ne fut pas pour longtemps, car il ne tarda point à être nommé official de François de Waldeck, prince-évêque de Munster. Après la défaite des anabaptistes, qui s’étaient rendus maîtres de cette ville, Viglius quitta François de Waldeck et accepta de l’électeur de Bavière, avec le titre de conseiller, la chaire de droit à l’Université d’Ingolstadt. Mais le moment était venu où il allait mettre au service de sa patrie sa grande intelligence et sa science profonde. Depuis longtemps le gouvernement des Pays-Bas cherchait à s’attacher le jurisconsulte que se disputaient les princes de l’Allemagne. En 1541, par l’intervention de Marie de Hongrie, Viglius fut nommé membre du conseil privé. On l’employa tout aussitôt dans une négociation épineuse avec le duc de Clèves, qui disputait à Charles-Quint le duché de Gueldre et le comté de Zutphen. Deux voyages à Nuremberg n’ayant eu aucun résultat, Viglius défendit, dans un écrit apologétique, les droits de l’Empereur, justifiant ainsi les efforts de Charles-Quint pour compléter, par l’annexion de la Gueldre et de Zutphen, la réunion des dix-sept provinces qui formèrent désormais les Pays-Bas. Viglius préférant une retraite studieuse à la carrière diplomatique, sollicita bientôt (1543) et obtint son agrégation au grand conseil de Malines. Mais Charles-Quint ne tarda point à le rappeler à la cour et voulut qu’il l’accompagnât à la diète de Spire. Avant d’entreprendre ce nouveau voyage, Viglius épousa, à Malines, Jacqueline Damant, dont le père était conseiller et trésorier de l’Empereur. Nous le trouvons, l’année suivante, à la diète de Spire (1544), où il fut le principal négociateur du traité d’alliance conclu entre Charles-Quint et le roi de Danemark. Sa participation à la diète de Worms ne fut pas moins active, soit qu’il s’efforçât d’aplanir les différends survenus dans la famille impériale, soit qu’il intervînt dans les délibérations que nécessitait l’attitude menaçante des protestants d’Allemagne, naguère ligués à Smalkade. Charles-Quint, ayant triomphé des confédérés, réunit (1548) une nouvelle diète à Augsbourg, où Viglius fut de nouveau appelé pour donner un avis sur les grandes questions soulevées par l’Empèreur victorieux. Il avait obtenu précédemment la charge de conservateur des archives de la Flandre, qui étaient déposées dans la forteresse de Rupelmonde. Mais Charles-Quint lui réservait une récompense plus éclatante. En 1549, il fut élevé à la dignité de président du conseil privé et de garde des sceaux. Le nouveau président accompagna, dans les différentes provinces des Pays-Bas, le prince Philippe, lorsque, pour se conformer au désir de son père, il se fit inaugurer comme héritier présomptif. Viglius, dit-on, prit la plus grande part à la rédaction du fameux édit par lequel Charles-Quint voulut, en 1550, arrêter les progrès toujours croissants de la réforme dans les Pays-Bas. Mais si Viglius était l’inflexible défenseur des principes dont s’autorisait l’Empereur pour vouer au fer et au feu les adversaires du catholicisme, il admettait toutefois quelques tempéraments dans l’exécution. C’est ainsi qu’il s’efforça d’exempter de la proscription les négociants étrangers dont la présence contribuait tant à la splendeur d’Anvers. « J’ai travaillé de tout mon pouvoir, écrivit-il lui-même, à faire adoucir les articles qui avaient besoin d’être mitigés. »
   Viglius, qui avait été également élevé à la présidence du conseil d’État, voulut terminer sa carrière le jour où Charles-Quint abdiqua la souveraineté des Pays-Bas. Il avait, en conséquence, demandé la démission de ses différents emplois. Mais les sollicitations de Marie de Hongrie et les exhortations de Charles-Quint lui-même modifièrent sa première résolution. Il consentit à servir Philippe II. Depuis 1552, il avait perdu Jacqueline Damant, sa femme, et, n’ayant point d’enfants, il voulut, en prenant les ordres sacrés, réaliser un dessein qu’il avait formé dans sa jeunesse. Il avait, du reste, la certitude d’obtenir par là une position éminemment lucrative, celle de coadjuteur ou de successeur désigné de Luc Munich, dernier abbé de Saint-Bavon et premier prévôt de la collégiale qui avait remplacé cette abbaye. En 1556, Viglius obtint à cet effet l’assentiment de Philippe II, mais à la condition de ne point abandonner le service du souverain. Cette autorisation lui fut accordée par le saint-siége, lorsque, en 1562, après la mort de Luc Munich, Viglius eut pris possession de la prévôté et reçu les ordres majeurs des mains de Granvelle, archevêque de Malines. Prévôt de Saint-Bavon, président du conseil privé et du conseil d’État, maître des requêtes en Hollande, etc., Viglius fut encore investi des importantes fonctions de chancelier de l’ordre de la Toison d’or. Il n’avait donc rien perdu de la haute faveur dont il jouissait sous le règne de Charles-Quint. En effet, Philippe II, lorsqu’il s’éloigna des Pays-Bas, l’avait placé, avec Granvelle et le comte de Berlaymont, dans le comité secret ou consulte qui devait diriger et surveiller Marguerite de Parme, nommée gouvernante générale. Mais bientôt l’influence occulte de cette consulte indisposa les autres membres du conseil d’État et contribua à la formation du parti national à la tête duquel se placèrent Guillaume d’Orange, ainsi que les comtes d’Egmont et de Hornes. Le Taciturne allait triompher : Granvelle reçut l’ordre secret de sortir des Pays-Bas. Alors une nouvelle lutte s’engagea entre les trois seigneurs ligués et les cardinalistes, c’est-à-dire les anciens amis de Granvelle, lutte tantôt sourde et tantôt ouverte, dans laquelle Viglius montra de l’habileté, mais qui était au-dessus de ses forces. La fermeté et l’énergie n’étaient point les qualités dominantes du célèbre président : c’était plutôt un politique méticuleux, un homme timide qui courbait la tête sous la tempête et qui rusait avec les événements. Après avoir d’abord accueilli avec faveur le choix du duc d’Albe comme successeur de Marguerite de Parme, il eut soin de ne point se compromettre : aussi se gardait-il de coopérer aux actes les plus tyranniques du nouveau gouverneur. Il refusa de siéger au conseil des troubles. Il protesta contre l’établissement du dixième denier. D’un autre côté, il alléguait sans cesse son grand âge et sa mauvaise santé pour obtenir la démission de ses emplois. Enfin, en 1569, Philippe II nomma Charles de Tysnacq chef et président du conseil privé, mais il retint Viglius en la charge de président du conseil d’État.
   Sous l’orageuse administration du grand commandeur Requesens, successeur du duc d’Albe, Viglius tâcha de s’effacer autant que possible. Mais Requesens étant mort presque soudainement, le conseil d’État dut prendre les rênes du gouvernement. Or Viglius fut loin, en ces conjonctures, de seconder le mouvement national qui avait pour but d’affranchir les Pays-Bas de la tyrannie espagnole. Dans le conseil d’État, il fit partie de la minorité ultra royaliste et refusa en conséquence de sanctionner la proscription ou mise hors la loi des vieilles bandes du duc d’Albe, qui s’étaient insurgées et qui, après avoir échoué dans leurs tentatives contre Bruxelles, venaient d’emporter Alost d’assaut. Accusé de trahison, Viglius fut arrêté, le 4 septembre 1576, avec les comtes de Mansfeldt et de Berlaymont, conduit sur la Grand’Place, et emprisonné dans l’édifice où les comtes d’Egmont et de Hornes avaient passé leur dernière nuit. Le sort de Viglius et de ses deux collègues fut moins tragique. Viglius avait recouvré sa liberté lorsque don Juan d’Autriche, après s’être accordé avec les états généraux, fit son entrée solennelle à Bruxelles. Le vieux conseiller de Charles-Quint et de Philippe II montrait d’ailleurs peu de confiance dans le vainqueur de Lépante et prédisait de nouveaux orages. Il ne les vit point, car il mourut à Bruxelles, le 8 mai 1577, sept jours après l’installation de don Juan. Le 14 mars précédent, Viglius, âgé de soixante et dix ans, avait dicté un volumineux testament dans lequel il exprimait formellement le vœu d’être inhumé dans l’église de Saint-Bavon, à Gand. Ce vœu fut accompli par ses exécuteurs testamentaires. Viglius trouva le repos éternel dans la crypte de la célèbre cathédrale. Il avait été constamment fidèle à sa devise : Vita mortalium vigilia. Peu d’hommes ont marqué leur vie par des veilles plus laborieuses. La liste des ouvrages ou élucubrations de Viglius remplit trois pages des Analectes de Hoynck Van Papendrecht, qui a, du reste, consacré un volume tout entier à cet homme eminent. Mais pour qui veut bien connaître Viglius, mieux vaut lire sa correspondance que des ébauches souvent indigestes.
Bibliographie :
   - Juste (Théodore), Aytta, Viglius D', dans Biographie nationale de Belgique, tome I, col. 590-594.

45 euros (code de commande : 25639).

 

BARRUOL (Guy) et ROUQUETTE (Jean-Maurice)Itinéraires romans en Provence. La Pierre-qui-ire, Zodiaque, 1978. In-4° collé, 109 p., cartes, reproductions en héliogravure, index des noms de lieux, (collection « Les Travaux des Mois », n° 18), très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Introduction.
   Itinéraire 1. Le Pays d'Arles.
   Itinéraire 2. La Montagnette et les Alpilles.
   Itinéraire 3. La Crau et le Pays d'Aix.
   Itinéraire 4. Le Comtats-Venaissin et les Baronnies.
   Itinéraire 5. Le Tricastin.
   Itinéraire 6. Le Pays d'Apt.
   Itinéraire 7. Le Pays de Forcalquier.
   Itinéraire 8. Le Pays de Lure.
   Itinéraire 9. Le Pays d'Albion.

13 euros (code de commande : 25623 - vendu).

 

[CHARLEROI]. Documents & rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l'Arrondissement Judiciaire de Charleroi. Tome XXXXIII. 1938. Couillet, Maison d'Éditions, 1938. In-8° broché, XXXV, 202 p., illustrations.
Table des matières :
   -
Avant-propos.
   - Tableau des membres de la Société.
   - Commémoration du 75e anniversaire de la Société - 28 juin 1938.
   - Nécrologie.
   - Cours élémentaire d'Archéologie de la Belgique comprenant les âges de la pierre, du bronze et du fer ainsi que les périodes belgo-romaine et franque, par E. Debaille.
   - Heinge-sous-Jumet. Histoire - Archéologie - Folklore, par Simon Brigode.

25 euros (code de commande : 25662 - vendu).

 

La Chine ardente. Sculptures monumentales contemporaines. Sous la direction de Michel Baudson et Fan Di'an. Mons, Fondation Mons 2015, 2015. In-4° collé, 184 p., nombreuses reproductions en couleurs, édition bilingue (français - chinois) avec résumé en anglais, bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux anciens Abattoirs, à Mons, du 4 juillet au 4 octobre 2015.
En quatrième de couverture :
   Découvrez l'univers des artistes contemporains chinois et leurs récentes sculptures monumentales. Donnant suite à l'empreinte des premières avant-gardes de la fin des années 70, ces artistes font preuve d'une extraordinaire effervescence créatrice qui marque notre époque. À l'image du Phénix, oiseau mythique doté du pouvoir de renaître en permanence de ses cendres, ils proposent une diversité formelle et créatrice en renouveau permanent.
   Ces œuvres sculpturales et ces installations mettent en évidence les relations nouvelles que les artistes chinois actuels entretiennent avec la tridimensionnalité de la sculpture et ses matériaux qu'ils soient d'origine industrielle, artisanale, minérale, naturelle, de récupération ou de synthèse, mais également avec les nouvelles technologies, développant une métamorphose artistique en lien avec ses sources et références culturelles et l'actualisation de leurs enjeux.

20 euros (code de commande : 25640).

 

[CLÉMENTINE DE BELGIQUE]. PAOLI (Dominique)Clémentine. Princesse Napoléon. Bruxelles, Racine, 1998. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 259 p., illustrations, très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Belle-sœur de l'archiduc Rodolphe, cousine de la reine Victoria, nièce par alliance de l'impératrice Eugénie, fille cadette du roi des Belges Léopold II, la princesse Clémentine n'en est pas moins une inconnue pour le grand public. Grande, fine, élégante, vraiment « royale », elle fut pourtant une sorte de « Diana avant l'heure ».
   Peu aimée de sa mère la reine Marie-Henriette, protégée par son père, elle dut néanmoins renoncer provisoirement à épouser le prince Napoléon, prétendant au trône impérial français, le roi s'y opposant catégoriquement pour des raisons politiques. Ennemie du scandale, elle attendit la mort de Léopold pour réaliser son mariage d'amour et connut un grand bonheur conjugal, couronné par la naissance de deux enfants, Louis, futur prince Napoléon, et Marie-Clothilde, future comtesse de Witt.
   Cette biographie s'appuie essentiellement sur plus de six cents lettres adressées par la princesse à sa sœur Stéphanie, durant 56 ans. Des documents totalement inédits qui jettent une lumière nouvelle sur de nombreux personnages. Ils révèlent le caractère sentimental, victorien, de la princesse et conduisent à regarder les grands événements de l'époque sous un angle inaccoutumé : les drames du Mexique, de Mayerling, de Sarajevo et ce grand tournant que fut la guerre de 1914.

10 euros (code de commande : 25634).

 

[CONDÉ (Princes de)]. AUMALE (Henri d’Orléans, duc d’) — Histoire des princes de Condé pendant les XVIe et XVIIe siècles par M. le Duc d'Aumale. Tomes I et II. Paris, Lévy, 1863-1864. [Paris / Michel Lévy Frères, Libraires Éditeurs / rue Vivienne, 2 bis et boulevard des Italiens, 15 / A la Librairie Nouvelle / 1863 - 1864 / Tous droits réservés.] Deux volumes in-8° plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné des armes du duc d'Aumale dans les entrenerfs et daté en queue, plats aux armes du duc d'Aumale encadrés de filets à froid, roulette et filets dorés sur les chasses, roulette dorée sur les coupes, tranches marbrées et dorées (reliure de Lortic), tome I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 580 p., un portrait gravé de Louis Ier de Bourbon en frontispice, tome II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 588 p., un portrait de Henri Ier de Boubron en frontispice et une grande carte à déplier in fine, bel exemplaire sur papier vergé.
Note de Fernand Drujon :
   « Cet ouvrage était déjà imprimé et sur le point d'être publié, lorsque le gouvernement impérial en interdit la publication et le fit saisir chez l'éditeur, le 19 juin 1863, par les soins du Préfet de police (M. Boittelle). De là procès retentissant intenté par l'illustre auteur du livre, conjointement avec son éditeur, contre les ministres de l'intérieur et des finances, les Préfets de police et de la Seine, le Directeur des Domaines, à l'effet d'obtenir la restitution en France, sans conditions ni restrictions des deux volumes saisis brochés et en feuilles, procès qui dura 6 ans et ne se termina, après l'épuisement de tous les degrés de juridiction, que par l'acquiescement du gouvernement aux prétentions des demandeurs. »
Préambule de l'auteur, daté de Palerme, le 20 mars 1869 :
   En soumettant au jugement du public des pages qui déjà peut-être sont jaunies par le temps et que je n'ai même pas sous les yeux, tandis que j'écris ces lignes, je pourrais être tenté de donner quelques explications ; car sept années me séparent du jour ou commença l'impression de ces deux volumes, et il est fâcheux pour un auteur de paraître devant un public « désheuré », comme disait le cardinal de Retz. Mais les circonstances qui ont amené ce long retard sont assez connues ; je n'y reviendrai pas.
   Je n'ai pas fait, je ne ferai pas de préface, n'ayant aucun système nouveau a exposer, aucun désir, aucun droit d'occuper le lecteur de ma personne. L'esprit de parti ne m'a pas inspiré, quand j'ai eu la pensée de profiter de nombreux documents que le bienfait du dernier des Condés avait mis en ma possession, et de raconter la vie de quelques-uns de ses vaillants aïeux ; j'ai essayé de rester fidèle à la devise de Montaigne, et je crois pouvoir répéter après lui : « Cecy est un livre de bonne foy. »
   Aussi, viens-je seulement accomplir un devoir de reconnaissance ; au moment de reprendre le cours d'un travail qu'une sorte de découragement m'avait fait interrompre, je veux saisir la seule occasion où je puisse remercier hautement les illustres avocats qui m'ont remis la plume en main. Fidèles aux glorieuses traditions du barreau français, MM. Hébert et Dufaure ont, par leur talent et leur persévérance, fait une fois de plus triompher la vieille cause : le droit.
Edmond de Goncourt juge Pierre-Marcellin Lortic :
   « Mais pour moi, – quand il est dans ses bons jours, – Lortic, sans conteste, est le premier des relieurs. C’est le roi de la reliure janséniste, de cette reliure toute nue, où nulle dorure ne distrait l’œil d’une imperfection, d’une bavochure, d’un filet maladroitement poussé, d’une arête mousse, d’un nerf balourd, – de cette reliure où se reconnaît l’habileté d’un relieur ainsi que l’habileté d’un potier dans une porcelaine blanche non décorée. Nul relieur n’a, comme lui, l’art d’écraser une peau, et de faire de sa surface polie la glace fauve qu’il obtient dans le brun d’un maroquin La Vallière ; nul, comme lui, n’a le secret de ces petits nerfs aigus, qu’il détache sur le dos minuscule des mignonnes et suprêmement élégantes plaquettes que lui seul a faites. Lortic est encore sans pair et sans égal pour jeter des fleurs de lis sur le plat d’une reliure, et la reliure de mon Histoire de Marie-Antoinette, où sur le semis d’or ressaute, dans le maroquin rouge, le profil d’argent d’une médaille de la Dauphine, est une reliure qui peut tenir à côté des plus parfaits ouvrages des relieurs anciens. »
Bibliographie :
   - Hauser (Henri), Les sources de l'histoire de France. XVIe siècle (1494-1610), n° 1563.
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 153-154.
   - Drujon (Fernand), Catalogue des ouvrages écrits et dessins de toute nature poursuivis, supprimés ou condamnés : depuis le 21 octobre 1814 jusqu'au 31 juillet 1877, p. 196.
   - Goncourt (Edmond de), La maison d'un artiste, t. I, p. 348.

Les deux volumes : 750 euros (code de commande : 25645).

 

COURTHION (Pierre)Paris d'autrefois. De Fouquet à Daumier. Genève, Skira, 1957. In-8° carré sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 149 p., reproductions en couleurs contrecollées, (collection « Le Goût de Notre Temps », n° 20). Nous joignons la suite : Paris des temps nouveaux. De l'Impressionnisme à nos jours. Genève, Skira, 1957. In-8° carré sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 142 p., reproductions en couleurs contrecollées, (collection « Le Goût de Notre Temps », n° 21).
Table des matières :
Tome I :
   - Introduction.
   - Les anciens « Paris ».
   - De l'école de Fontainebleau au Paris du Roi Soleil.
   - Au siècle des Lumières.
   - La Révolution et l'Empire.
   - Des romantiques aux réalistes.
   - Notes et références.
   - Bibliographie.
   - Index.
Tome II :
   - Préface.
   - Du réalisme à l'impressionnisme.
   - Atmosphère : brumes et fumées.
   - « Les plaisirs et les jeux ».
   - La ville néo-impressionniste.
   - Le long des rues.
   - Le quartier de Lautrec et de Bonnard.
   - Le Paris des fauves.
   - Le mur d'Utrillo.
   - Le faubourg du poète.
   - Transpositions de Paris.
   - Conclusion.
   - Notes et références.
   - Bibliographie.
   - Index des noms cités.

Les deux volumes 28 euros (code de commande : 25642).

 

DERRIDA (Jacques) — Chaque fois unique, la fin du monde. Présenté par Pascale-Anne Brault et Michael Naas. Paris, Galilée, 2003. In-8° broché, 413 p., (collection « La Philosophie en Effet »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage parut d'abord en anglais, aux États-Unis (The University of Chicago Press, 2001), sous le titre The Work of Mourning (« Le travail du deuil »). Pascale-Anne Brault et Michael Naas, Professeurs à l'université DePaul, à Chicago, en eurent l'initiative. Ils ont ainsi présenté et traduit tous les textes que Jacques Derrida aura publiés, au cours des vingt dernières années, en Europe ou aux États-Unis, à la mort de certains de ses amis qui furent aussi, dans l'espace public, des écrivains, des philosophes, des professeurs : Roland Barthes, Paul de Man, Michel Foucault, Max Loreau, Jean-Marie Benoist, Louis Althusser, Edmond Jabès, Joseph N. Riddel, Michel Servière, Louis Marin, Sarah Kofman, Gilles Deleuze, Emmanuel Lévinas, Jean-François Lyotard, Gérard Granel, Maurice Blanchot.
   La tristesse de ces réflexions est chaque fois vouée et dévouée à la mort de l'irremplaçable. Mais bien que de telles « adresses » soient ainsi tourmentées, dans leur destination même, par cette pensée de la fidélité à l'unique ou du deuil impossible, elles restent comme « enchaînées ». Enchaînées entre elles, tenues à leur signature commune, inévitablement. Une analogie sans répétition s'y fait donc insistante. Excédant chaque fois tout « travail du deuil », mettant la pensée au travail sur ce que signifie l'échec dudit « travail du deuil », elle contresigne l'engagement sans fin auprès de l'ami mort.
   C'est cette étrange « logique », ce sont ces apories que Pascale-Anne Brault et Michael Naas analysent dans une longue et admirable introduction. Celle-ci ne reconstitue pas seulement, pour l'éclairer de façon inédite, tout un réseau de textes consacrés par Derrida à la mort et au deuil (Glas, Fors, Mémoires - pour Paul de Man, Spectres de Marx, Donner la mort, Adieu à Emmanuel Lévinas, Politiques de l'amitié, etc.). Brault et Naas élaborent à leur compte, de façon fort originale, la question d'une « politique du deuil ».
   De précieuses biographies et bibliographies ont été mises au point par Kas Saghafi.
   L'ouvrage comporte enfin, dans cette édition française, un avant-propos de Jacques Derrida.

25 euros (code de commande : 25619 - vendu).

 

[DERRIDA (Jacques)]. Jacques Derrida - Saint-Augustin. Des confessions. Essais réunis par John D. Caputo et Michael J. Scanlon. Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Stock, 2007. In-8° collé, 495 p., (collection « L'Autre Pensée »), couverture légèrement insolée.
En quatrième de couverture :
   L'université de Villanova (centre mondialement réputé des études augustiniennes, mais aussi l'une des têtes de pont du postmodernisme et de la déconstruction aux États-Unis) invita Jacques Derrida, quelques jours après les événements du 11 septembre 2001, à débattre autour de l'un de ses livres les plus troublants : « Circonfessions » ; texte essentiel où l'expérience de sa mère mourante amène le philosophe à se replonger dans les Confessions de saint Augustin, au point d'y découvrir l'un des fils conducteurs de sa vie.
   Dans cet ouvrage, la voix unique de Derrida est constamment présente. On l'entend dialoguer in situ avec les plus grands spécialistes de la patristique mais aussi avec des philosophes contemporains, dont certains étaient ses amis les plus proches. Le dialogue est d'autant plus fécond que s'y ajoute un autre grand « augustinien » du postmodernisme français : Jean-François Lyotard. Ce livre montre comment la pensée de la confession de Derrida est propre à renouveler en profondeur l'histoire même de la tradition chrétienne et nous interpeller sur les questions d'actualité les plus brûlantes.

20 euros (code de commande : 25615 - vendu).

 

[DUDANT (Roger). DEMOL (Omer) — Roger Dudant. 35 ans de peinture. Tournai, Maison de la Culture, 1987. In-4° broché, 92 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Maison de la Culture de tournai, du 4 octobre au 8 novembre 1987.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre de Roger Dudant est à la fois connue et inconnue, monotone et variée, intuitive et savante, paysagère et architecturale, figurative et abstraite, à deux et à trois dimensions, géométrique et lyrique, picturale et musicale, classique et romantique.
Sommaire :
   - En lever de rideau..., par Norbert Gadenne.
   - Notes biographiques.
   - Roger Dudant. 35 ans de peinture.
      - Le creuset.
      - Les prémices.
      - Les paysages géométriques.
      - Les paysages lyriques.
      - Les paysages fantastiques.
      - Les paysages symboliques.
      - Les paysages atmosphériques.
      - Les dessins.
   - Les expositions de Roger Dudant.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 25649).

 

DUMONT (Fernand, pseudonyme de Fernand Demoustier) — Dialectique du hasard au service du désir. Préface de Louis Scutenaire. Avec un portrait par Max Servais et huit documents inédits. Bruxelles, Brassa, 1979. In-8° broché, 291 p., rousseurs sur la couverture.
Préface :
   À l'heure d'aujourd'hui où vont se multipliant en matière de surréalisme les contrefaçons et les contrevérités, voici un ouvrage qui a sinon le mérite du moins la propriété d'être absolument surréaliste.
   À le relire après plus de trente ans, je suis tout content d'avoir écrit en 1943 :
   « Le seul homme qui m'ait donné la sensation (peut-être illusoire, je m'empresse de l'admettre) de la sincérité totale dans chacun de ses gestes, paroles et actions privés que je lui vis ou entendis est le poète Fernand Dumont, auteur d'une étonnante analyse personnelle qui a pour titre Dialectique du Hasard au Service du Désir.
   Cette sincérité m'effraie, d'abord pour moi qu'elle risque de blesser, puis pour Dumont lui-même, car je n'arrive pas à imaginer par où se sauve, lorsque sa façade est assiégée ou qu'elle s'obstrue, un homme qui n'a point de porte de derrière.
   Pour marcher une fois sur les traces de la sincérité dumontienne, j'avoue que celle-ci m'effraie pour lui avant de m'effrayer pour moi, et qu'une volonté de scandale et de cadence m'a seule fait écrire en un ordre contraire la phrase précédente. »
   Alors que tant de négociants qui doivent tout au surréalisme renient celui-ci ou même le vitupèrent, il est bien qu'un jeune audacieux qui n'est pas son débiteur ait fait l'effort de publier Dialectique du Hasard au Service du Désir, qui dormait dans des tiroirs en exemplaires dactylographiés.
   Il me semble réentendre Fernand Dumont qui me parle de son livre en cours d'écriture avec l'enthousiasme qu'il mettait en bien des choses. Et le revoir, pas grand, mince, bronzé, noir de poil et d'œil, passant du grave au plaisant avec l'agilité de l'épinoche glissant des herbes du ruisseau au courant dégagé, discourant avec science des livres qu'il aimait pour parler ensuite, humoreux, de son orchestre de jazz qu'il nommait le Boum Cha Cha ou pour entonner la superbe Chanson des Birouttes peu propre à charmer l'esprit des cuistres.
   Je le revois surtout à Nice, en 1940, ayant fui le Führer, accablé par l'éternel firmament bleu et pressé de retrouver Mons et les nuages gris qu'il aimait, s'embarquer dans le premier train possible pour un retour qui allait le conduire dans les prisons allemandes et à la mort, des prisons et une mort qu'il pouvait raisonnablement craindre étant donné ses activités antifascistes antérieures. Il avait un peu plus de trente ans.
   Qui écrit fait son propre portrait. Je ne sais pas de livre qui fasse mieux que Dialectique du Hasard au Service du Désir le portrait de son auteur, à la fois candide et roué, gamin et gentilhomme, ouvert et secret, pratique et romantique, précis comme l'enfant et inspiré comme celui qui a tout vu tout entendu, vivace, nerveux, plein de projets pour l'immédiat et de longues espérances. Dumont me laissait pantois, aussi à l'aise qu'il était avec ses confrères du barreau et de l'avouerie qu'avec le menuisier du coin ou le bouveleur du faubourg, ses compagnons du groupe « Rupture » ou les vieux colonels qui hantaient le beau café de la grand-place de Mons, caressant la tête du singe de la Grand-garde ou une édition originale d'André Breton. Il me semble aussi l'entendre passer sans heurt du français le plus pur au rouchi montois.
   Ne fût-ce que pour taquiner un brin son ombre je noterai que parmi ses ascendants était le longtemps célèbre Charles-Albert Demoustier, (descendant lui-même de La Fontaine et de Racine), mort en 1801, auteur notamment des Lettres à Emilie sur la Mythologie, ouvrage d'une écriture souvent précieuse mais ingénieux et plein de grâce, et dont le style me fait penser quelquefois aux travaux de son héritier, notamment dans Traité des Fées, ce qui, si on lui en faisait la remarque, ne manquait pas d'agacer mon ami.

35 euros (code de commande : 25632).

 

DUMONT (Fernand, pseudonyme de Fernand Demoustier) — L'étoile du berger. Avec une introduction de Paul Champagne. Bruxelles, Labor, 1955. In-8° broché, 140 p., rousseurs à la couverture, peu courant.
Extrait de l'introduction :
    C'est pour échapper à la geôle encore que Dumont recrée les libres jours de son adolescence dans l'Étoile du Berger qui se présente comme une autobiographie.
   Collégien encore, il nourrit dans sa ville natale aux horizons fumeux et dans les grands bois de Chiny où se passent ses vacances, de vagues rêves d'amour.
   Avec sa vive lucidité d'esprit et le recul des années, Dumont analyse ses états d'âme d'adolescent, le désir de la vierge lointaine entrevue dans une école voisine, rencontrée en de furtifs rendez-vous. Puis il dépeint la découverte de l'amour, son mélange de fervente pureté et de sensualisme qui s'ignore.
   Cette sensualité est dénoncée finalement comme rompant le charme de l'idylle, au cours de laquelle le jeune homme n'aura connu de l'éternel féminin que les sensations exquises, émouvantes de poésie, symbolisées dans la caresse d'un jeune sein.
   Ce récit rappelle à la fois Daphnis et Chloé, Tristan et Aucassin, par le thème essentiel – l'amour adolescent – par la fraîcheur du sentiment et la netteté de l'expression. Cette netteté s'accroît encore d'une analyse aiguë des réactions psychologiques. Si elle doit de sa perspicacité à l'influence surréaliste, cette analyse apparaît très classique, aussi classique que le style aux phrases impeccables, un peu longues, un peu trop oratoires, au jugement de certains, mais d'une musique parfois très suggestive...
   On sent que Dumont a fréquenté Stendhal, Laclos et Radiguet autant que Villiers de Lisle-Adam, Breton et Eluard.
   Après avoir cherché sa voie dans ses ouvrages antérieurs, qui sont surtout des essais de psychologie surréaliste, assez subtils et abstraits, il a dans sa prison, saisi avec bonheur un moment délicieux de sa vie, ou plutôt toute sa personnalité.
   Et celle-ci, il l'a exprimée avec clarté dans cette autobiographie aux contours nets et purs comme un bas-relief grec. J'y découvre une intelligence éprise de vérité, qui tient à la fois du philosophe et du juge d'instruction ; une sensibilité raffinée d'artiste avide de beauté; une âme aspirant à la pureté morale, regrettant les candeurs perdues, les recherchant dans des liaisons successives et condamnant, pour finir, l'égoïsme de la passion charnelle, qui brise l'enchantement des pures amours – c'est-à-dire la Poésie.

30 euros (code de commande : 25633).

 

GIUSTI (Annamaria)Le Baptistère de Florence. Firenze, La Mandragora, 2000. In-8° broché, 127 p., illustrations en couleurs, (collection « Guides Mandragora »), peu courant.
En quatrième de couverture :
   
Centre de la vie spirituelle de Florence dès l'origine, le baptistère constitue pour les touristes – mais aussi pour les spécialistes – à la fois une surprise et un défi. La décoration de ce chef-d'œuvre architectural extraordinaire sorti des siècles obscurs du Moyen Âge a vu la participation de plusieurs générations d'artistes, qui en ont fait le miroir des principales expériences de la ville: du revêtement roman en marbre blanc et vert au maniérisme des groupes sculptés, en passant par l'art byzantin et médiéval de la mosaïque et par l'aventure des grandes portes en bronze, où s'affirmèrent la sensibilité gothique d'Andréa Pisano et le génie protéiforme et raffiné de Lorenzo Ghiberti.
   L'auteur retrace le parcours artistique de cet édifice légendaire sans oublier les résultats des fouilles archéologiques, tout en mettant en évidence les liens profonds qui unissent depuis toujours le monument à l'histoire de la ville. De nombreuses illustrations permettent au lecteur d'apprécier des détails qui pourraient passer inaperçus devant la puissante impression d'ensemble suscitée par les éblouissants cycles narratifs en mosaïque. Enfin une section est consacrée aux trésors du baptistère (statues, orfèvrerie, mobilier liturgique et vêtements sacerdotaux) conservés dans les salles du musée de l'Œuvre de la cathédrale rénové récemment.

13 euros (code de commande : 25655).

 

 

HUBLARD (Émile) — Notes sur l'architecture des oiseaux et l'instinct par Émile Hublard. Mons, Dequesne-Masquillier et Fils, 1897. [Mons / Dequesne-Masquillier et Fils, Imprimeurs-Editeurs / 1897] In-8° broché, 49, [3 bl.] p., une planche hors texte en frontispice, exemplaire non coupé et avec un hommage de l'auteur sur la couverture, rousseurs.
   Extrait du tome X - Ve série des Mémoires et Publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
Sommaire :
   I. La collection de nids du Musée d'Histoire naturelle de la Ville de Mons.
   II. Considérations générales. Relation entre la couleur de l'oiseau et son nid.
   III. Variations dans l'emplacement, le plan et les matériaux du nid.
   IV. Théories sur l'origine et le développement de l'instinct.

12 euros (code de commande : 25629).

 

IBM. The Art of Technology. Avertissement par C.A. De Meyer. Bruxelles, IBM Belgium, 1983. In-folio sous chemise et étui (355 x 505 mm.), 4 p. et 24 planches en couleurs, exemplaire en très bel état de cet ouvrage peu courant.
Avertissement :
   La technologie ! Un univers fascinant où le mystère renvoie au quotidien, où la performance s'installe au cœur même de la matière. L'industrie informatique « consomme » aujourd'hui autant de technologie que les autres branches du savoir réunies. Les investissements qu'elle requiert sont énormes.
   Les dépenses annuelles d'IBM en recherche et développement ont dépassé les deux milliards de dollars en 1982, plus du double de ce que notre Compagnie y consacrait il y a huit ans à peine. Dans le monde entier, nos chercheurs traquent l'infiniment petit, raccourcissant à l'extrême le cheminement de l'électricité dans les circuits, organisant son parcours au travers de câblages microscopiques, diffusant l'énergie informatique à l'intérieur de matières nouvelles, installant leurs trouvailles dans un processus industriel rentable et efficace.
   La qualité ne souffre, dans cette démarche, aucun compromis.
   Pour pouvoir concentrer plus de 100.000 éléments, composés eux-mêmes de plusieurs motifs géométriques élémentaires, sur une surface de quelques dizaines de millimètres carrés, la largeur des tracés requiert une précision inférieure au micron. Mais c'est sans doute dans le passage de l'équipement de laboratoire à la production en grande série que la performance revêt sa signification la plus large. IBM a ainsi mis en œuvre l'impression de motifs par faisceaux d'électrons, la gravure en phase gazeuse, l'utilisation de matériaux nouveaux tels que le polysilicium et le contrôle automatique des microplaquettes. Si les modules à dissipation thermique actuels, les fameux TCM, peuvent proposer, sous une forme inférieure à neuf centimètres de côté, autant de circuits logiques qu'un ordinateur 370/148, c'est à cette extraordinaire convergence de techniques que nous le devons. De même pour les milliers de composants qui constituent les ordinateurs, pour les techniques de lecture/écriture des informations, pour les modes de transfert et d'affichage des données, pour les innombrables procédés et applications qui en découlent.
   Mais, par-dessus tout, et c'est là la raison de cet ouvrage, la technologie, si pragmatique soit-elle dans sa démarche, ne laisse pas de fasciner par l'incroyable éventail de formes et de couleurs qu'elle propose. Nous avons laissé nos photographes fixer sur pellicule ce que la technologie pouvait avoir de poétique, de surprenant, d'inhabituel. C'est sans doute un aspect inattendu de la réalité quotidienne de nos usines que nous vous proposons ici mais nous n'avons pas résisté au désir, mille fois exprimé, de pouvoir accrocher à vos cimaises ce qui fait l'intimité de nos machines. La technologie, c'est aussi la beauté.


Planche 4. Plaques de silicium rangées dans leur nacelle.

90 euros (code de commande : 25644).

 

Matière et Beauté. Verre - Reflets de feu. Par Annie Boucq, Gilles Quinif et Yves Quinif. Mons, Faculté Polytechnique de Mons, 2004. In-8° broché, 100 p., nombreuses illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Faculté Polytechnique de Mons, à Mons, en 2004.
En quatrième de couverture :
   Le visiteur d'une exposition est toujours désireux d'acquérir un ouvrage dédié à cette exposition. « Verre, reflets de feu » combine à la fois un aspect artistique ciblé sur la région du Centre, un aspect historique et un dernier scientifique. Ce livre ne pouvait donc être uniquement un catalogue. C'est pourquoi, tout en illustrant les pièces et matières exposées, il constitue un ouvrage autonome dont la lecture n'est pas inféodée à la visite de l'exposition. Néanmoins, le scénario reprend les thèmes présentés.
   Six chapitres se partagent le sujet. Le premier brosse une brève histoire du verre, depuis les Pharaons jusqu'aux maîtres de forge. L'histoire trouve son aboutissement avec le destin du verre en Wallonie. Le chapitre deux concentre l'attention sur la Région du Centre, mettant en exergue le mariage entre l'industrie et l'art. Le troisième chapitre détaille la technique du verre : de quoi est-il fait ? Comment le fabrique-t-on ? Quelles sont les matières de base ? Quels sont les outils, depuis la canne à souffler jusqu'aux gigantesques fours industriels modernes. Le chapitre quatre des techniques de décoration, là où la main de l'homme peut faire des miracles de beauté. Le chapitre cinq s'attarde sur les néo-technologies : nouvelles technologies pour une matière vieille comme le monde : verres de sécurité, anti-feu, chauffant, isolants, etc. Avec le chapitre six, nous revenons dans la Région du Centre au travers des artistes verriers, ceux dont les réalisations constituent la partie artistique de l'exposition. Enfin, le chapitre sept est l'énoncé des pièces exposées avec leurs principales caractéristiques.

25 euros (code de commande : 25641).

 

[MEHMED II]. CLOT (André) — Mehmed II. Le Conquérant de Byzance. 1432-1481. Paris, Perrin, 1990. In-8° collé, 331 p.
En quatrième de couverture :
   C'est curieusement la première fois qu'un historien français consacre un ouvrage à Mehmed le Conquérant (1432-1481), dont le règne fut pourtant un tournant de l'histoire du monde. Il était logique qu'après la vie de Soliman le Magnifique, André Clot rajoutât celle de son grand prédécesseur. L'échec de la dernière grande croisade devant Varna, en 1444, avait scellé le destin de l'Empire byzantin et ouvert aux Turcs la route de Constantinople. Mehmed, qui monte une première fois sur le trône à douze ans, rêve déjà de s'en emparer. Cinq ans plus tard, devenu sultan, il prépare ses armées pour cette immense entreprise. Le 29 mai 1453, après un siège long et difficile qu'André Clot décrit dans des pages passionnantes, il prend Constantinople, la « Cité gardée des dieux », que l'Europe chrétienne, désunie et indifférente, a été incapable de secourir. Ainsi l'empire de Constantin et de Justinien, la « Deuxième Rome », a disparu pour toujours. Le jeune vainqueur s'empare de la Serbie, de la Morée, de l'Albanie, de la plus grande partie de la Bosnie, de Trébizonde, dernier vestige de l'Empire byzantin. Les comptoirs génois de la mer Noire, bientôt un « lac turc », disparaissent. Le khan des Tartares de Crimée est son vassal. Il écrase Uzun Hasan, le souverain turkmène, son principal adversaire en Asie.
   « Sultan des Deux Continents », « Empereur des Deux Mers », il fait rebâtir et repeupler Constantinople, organise un empire à la fois autoritaire, centralisé, libéral et prospère. Curieux en tout, cultivé comme peu de souverains de son temps, poète, musulman tiède, entouré de mystères dans le palais qu'il a fait construire sur un des plus beaux promontoires du monde, il fait venir auprès de lui des savants et des artistes. Il donne à l'Empire ottoman les institutions et les traits qui seront les siens jusqu'au XIXe siècle. « Le Conquérant » – ainsi l'a surnommé son peuple – fait pendant seize ans la guerre à Venise. Il s'empare de presque toutes ses possessions en mer Égée, envoie des escadrons jusqu'en Istrie et au Frioul. Le « Dominateur mondial » qui rêve d'établir l'empire universel, meurt à quarante-neuf ans au moment où son armée se prépare à envahir l'Italie.
   L'Empire ottoman est alors une grande puissance qui dominera pendant plus de quatre siècles l'Europe orientale et le Proche-Orient, l'égale des empires et des royaumes de l'Occident.

13 euros (code de commande : 25635).

 

[MONS]. Mons. Mons et Frameries, Union des Imprimeries, 1928. In-8° broché, 191, 157 p., illustrations in et hors texte, exemplaire en partie non coupé.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion du Congrès Archéologique et Historique de Mons.
Table des matières :
   Mons, par Paul Faider et Henry Delanney.
      - Préface.
      - Bibliographie.
      Chapitre I. Coup d'œil sur la ville de Mons et l'historique de son développement.
         1. Panorama de Mons.
         2. Les grandes dates de l'histoire de Mons.
         3. Physionomie morale.
      Chapitre II. L'architecture militaire.
         1. Le château des comtes.
         2. Les enceintes fortifiées.
         3. Les établissements militaires.
      Chapitre III. L'architecture religieuse.
         1. Les églises paroissiales (Église Sainte-Waudru - Église Sainte-Élisabeth - Église Saint-Nicolas-en-Havré - Église N.-D. de Messine).
         2. Couvents et monastères.
         3. Refuges d'abbayes.
         4. Chapelles et « capelettes ».
      Chapitre IV. L'architecture civile de caractère public.
         1. L'Hôtel de ville.
         2. La tour du Château, ou beffroi.
         3. Constructions et établissements d'utilité publique (Édifices divers : Palais de Justice, Théâtre, etc. - Squares et jardins - Cimetière - Puits et fontaines - Statues et monuments commémoratifs.
         4. Institutions charitables et hospitalières.
         5. Établissements d'enseignement.
      Chapitre V. L'architecture privée.
         1. Hôtelleries.
         2. Maisons et hôtels privés.
         3. Anciennes enseignes.
         4. Intérieurs.
      Chapitre VI. Institutions scientifiques, musées, collections.
         1. Bibliothèque publique.
         2. Dépôt des Archives de l'État.
         3. Institut provincial et Musée d'hygiène.
         4. Musée d'histoire naturelle.
         5. Musée de peinture.
         6. Musée archéologique.
         7. Collections particulières.
      Conclusion.
   Les objets d'art et d'antiquité de la ville de Mons, par E.-J. Soil de Moriamé.
      - Monuments civils.
      - Hôtel du gouvernement provincial.
      - Hôtel de ville.
      - Beffroi.
      - Château des Comtes de Hainaut.
      - Palais de Justice.
      - Musées.
      - Archives de l'État et de la ville.
      - Bibliothèque communale, Mont de piété, édifices divers.
      - Hospices - Commission d'assistance publique.
      - École provinciale des mines.
      - Statues et monuments commémoratifs.
      - Monuments religieux.
      - Église collégiale de Sainte-Waudru (Le chœur - Les vitraux - L'œuvre de Dubreucq - Le transept - Chapelles du pourtour du chœur - Les nefs et leurs chapelles - Le trésor - Sacristies et dépendances).
      - Église de Notre-Dame de Messine ou de Saint-Nicolas en Bertaimont.
      - Église Sainte-Élisabeth.
      - Église Saint-Nicolas en Havré.
      - Couvent des sœurs Noires - Confrérie de Saint-Jean-Décollé.
      - Errata et Addenda.

30 euros (code de commande : 25658).

 

[MONS - NIMY]. Le moulin de Nimi, près de Mons. Bruxelles, Jobard, 1825.
   Lithogravure de Madou d'après un dessin de Otto von der Howen extraite de la 32e livraison de l'ouvrage de Jean-J. de Cloet, Voyage pittoresque dans le royaume des Pays-Bas, dédié à S.A.I. et R. la princesse d'Orange (planche 192).
Dimensions :
   
- Dessin : 202 x 135 mm.
   - Feuille : 310 x 237 mm.
Bibliographie :
   - Revue bibliographique du Royaume des Pays-bas et de l'étranger, ou indicateur général de l'imprimerie et de la librairie, vol. 4 (n° 4 - 10 mai 1825), n° 522.
   - Rousselle (Charles), Les vues gravées de la ville de Mons et de ses monuments, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, tome XXV, p. 314, n° 80).
   - Claes (Marie-Christine), B. A. M. Jobard (1792-1861) : visionnaire de nouveaux rapports entre l'art et l'industrie, acteur privilégié des mutations de l'image en Belgique au XIXe siècle, p. 163.

50 euros (code de commande : 25656).

 

ROUDINESCO (Elisabeth) Philosophes dans la tourmente. Paris, Fayard, 2005. In-8° collé, 273 p., (collection « L'Histoire de la Pensée »), très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   J'ai choisi de rendre hommage à six philosophes français – Canguilhem, Sartre, Foucault, Althusser, Deleuze et Derrida – dont l'œuvre est connue et commentée dans le monde entier, et qui ont eu pour point commun, à travers leurs divergences, leurs disputes et leurs élans complices, de s'être confrontés, de façon critique, non seulement à la question de l'engagement politique mais à la conception freudienne de l'inconscient. Ils furent tous des stylistes de la langue, passionnés d'art et de littérature.
   C'est bien parce qu'une telle confrontation est inscrite dans leurs œuvres et dans leur vie qu'ils peuvent être réunis ici. Ils ont tous refusé, au prix de ce que j'appellerai une traversée de la tourmente, d'être les serviteurs d'une normalisation de l'homme, laquelle, dans sa version la plus expérimentale, n'est qu'une idéologie de la soumission au service de la barbarie.
   Loin de commémorer leur gloire ancienne ou de m'attacher avec nostalgie à une simple relecture de leurs œuvres, j'ai tenté de montrer, en faisant travailler la pensée des uns à travers celle des autres, et en privilégiant quelques moments fulgurants de l'histoire de la vie intellectuelle française de la deuxième moitié du XXe siècle, que seule l'acceptation critique d'un héritage permet de penser par soi-même et d'inventer une pensée à venir, une pensée pour des temps meilleurs, une pensée de l'insoumission, nécessairement infidèle.

15 euros (code de commande : 25617).

 

ROUSSELLE (Hippolyte) — Les illustrations militaires du Hainaut, par M. Hippolyte Rousselle, Avocat, Président de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. Discours prononcé à la séance anniversaire de cette Société, le 9 octobre 1857. Mons, Masquillier et Lamir, 1858. [Mons. / Imp. de Masquillier & Lamir, Grand'Rue, 25. / 1858.] In-8° broché, tranches dorées, 44, [2 bl.] p., exemplaire imprimé sur papier rose, rare.
Extrait :
   Dans les annales de la civilisation européenne, la Belgique figure avec honneur parmi les nations les plus dévouées au culte des arts, des lettres et des sciences. Citée comme une des premières qui se soient mises à l'œuvre pour défricher le vaste champ des connaissances humaines, elle y a laissé une large trace de son persévérant et fécond labeur. Il est peu de progrès dans le monde intellectuel auxquels elle n'ait contribué ; aussi, doit-elle s'honorer de ses enfants et, embrassant d'un coup d'œil l'histoire des siècles, montrer avec un légitime orgueil ses artistes, ses historiens, ses poètes, ses savants.
   Fière de son concours à l'œuvre de l'intelligence, la Belgique peut se glorifier aussi des services qu'elle a rendus à la cause de la civilisation. N'est-ce pas elle, en effet, qui donna le signal de l'émancipation sociale au moyen-âge, et n'est-ce pas chez elle qu'apparut l'aube de la liberté communale ?
   Avides de gloire et jaloux d'indépendance, les Belges, chaque fois qu'il leur a fallu recourir à la force, ne se sont pas moins distingués dans la carrière militaire que dans les carrières pacifiques.
   De temps immémorial, à toutes les époques de leur histoire, ils ont été renommés pour leur incontestable bravoure. Sans remonter aux siècles reculés où, sous la bannière des Brennus, ils pénétraient en vainqueurs dans la Macédoine, la Thessalie, la Grèce, et où ils entraient victorieux dans Rome, nous les voyons, lors de l'expédition romaine dans les Gaules, mériter d'être appelés par César les plus braves parmi les braves Gaulois. De nos jours, Napoléon Ier les qualifiait d'invincibles. Glorieux témoignages des deux plus grands capitaines des temps anciens et des temps modernes !
   Si nous ne consultions que notre patriotisme, nous entreprendrions peut-être de faire passer sous vos yeux le magnifique tableau de la gloire militaire du pays tout entier ; mais nous devons renfermer notre discours dans un cadre plus étroit, et nous borner à vous parler aujourd'hui des illustrations militaires du Hainaut.

25 euros (code de commande : 25627).

 

SICARD (Michel) — Près des murs. Bei den Mauern. Illustrations de Jean Miotte. Poèmes inédits traduits en allemand par Ingrid Ernst. Paris - Berlin, 1994. In-folio (352 x 524 mm.) sous chemise et étui d'éditeur, [24] p., édition bilingue (français - allemand), 4 eaux-fortes originales en couleurs, tirage limité à 60 exemplaires numérotés sur Arches (n° 9) signés par l'auteur et l'artiste, en parfait état.


   Une des eaux-fortes.


Colophon.

600 euros (code de commande : 25643).

 

SOUPART (Auguste), HUWART (Paul) et BOURGEOIS (Marc) — Charleroi. Paroisse Saint-Éloi. [Charleroi], [Chez les Auteurs], 1981. In-8° collé, 126 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Histoire de la Paroisse St Éloi à Charleroi-Nord.
   Chapitre I. Charnoy - Charleroi.
   Chapitre II La vie au Faubourg autrefois.
      I. Naissance des faubourgs.
      II. Des cultivateurs. Houilleurs. Cloutiers.
      III. L'industrie charbonnière.
      IV. L'industrie verrière.
   Chapitre III. L'église et la paroisse.
      - Les cloches. Les vitraux. L'horloge.
   Chapitre IV. Les luttes ouvrières et le mouvement chrétien.
      - Évolution de l'industrie.
      - Le Comité central des œuvres sociales du Bassin de Charleroi.
      - Les Ouvriers Réunis.
      - Les Mutualités chrétiennes.
      - Tertou's Maison.
      - L'hôtel des ouvriers.
      - Les Aumôniers du Travail.
      - Les syndicats chrétiens.
   Chapitre V. Le clergé de Saint-Éloi.
      I. Quinze curés en un siècle.
      II. Les 25 vicaires.
   Chapitre VI. Les Ukrainiens.
   Chapitre VII. Les congrégations religieuses et les écoles paroissiales.
      I. L'école des garçons.
      II. L'école des filles.
      III. Les Sœurs de la Charité de Namur.
      IV. Les autres communautés.
   - La contestation au faubourg en 1874.
      - La bataille de l'eau.
      - À Messieurs les Bourgmestre, Échevins...
      - À Messieurs les Habitants du Faubourg.
   - Principales sources consultées.

15 euros (code de commande : 25661 - vendu).

 

SOUPART (Auguste) — Les seigneurs d'Ham-sur-Heure et de Nalinnes en la principauté de Liège. 850 ans d'histoire. Anderlues, Chez l'Auteur, 1982. In-8° agrafé, [108] p.
Introduction :
   L'histoire de l'humanité est jalonnée du nom de quelques hommes qui tentèrent par les armes d'unifier tous les peuples de l'univers et d'en devenir les maîtres : Cyrus de Perse, Alexandre de Macédoine, Jules César, Clovis, Charlemagne, Napoléon Bonaparte, Adolphe Hitler s'y essayèrent tout à tour et y réussirent plus ou moins bien, cependant que ces empires édifiés sur les souffrances et le sang de tant d'hommes, furent le plus souvent éphémères.
   Le 25 décembre 800, en la basilique Saint-Pierre à Rome, Charlemagne fut couronné empereur d'Occident pas le pape saint Léon III. Il établit sa capitale à Aix-la-Chapelle qui, pour le spirituel, relevait de l'évêque de Liège. À son décès survenu en 814, son fils Louis le Débonnaire parvint à maintenir l'unité de l'Empire, mais dès avant 840, année de sa mort, ses fils se disputèrent l'héritage paternel. C'est de cette époque que date la féodalité.
   Profitant de l'affaiblissement du pouvoir central consécutif aux querelles et aux rivalités des fils du Débonnaire, les agents impériaux, jusque-là simples fonctionnaires, se comportèrent en seigneurs indépendants sur des territoires plus ou moins vastes selon leurs appétits et leurs bonnes fortunes ; ils firent de leurs comtés des biens héréditaires dont ils prirent le nom : ainsi naquirent les plus anciennes familles princières de notre pays : comtes de Flandre dès 864, de Hainaut en 677, de Namur à partir de 910, de Luxembourg dès 960, de Brabant en 980.
   La parade imaginée par les successeurs de Charlemagne fut de susciter des principautés épiscopales, dont on ne pouvait concevoir qu'elles deviendraient héréditaires et à la tête desquelles l'empereur pourrait établir des princes à sa dévotion : ainsi naquit en 900 la principauté de Liège. Prisonniers du Droit qui leur refusait une postérité légitime, c'est par le Droit que les princes-évêques échappèrent à l'emprise impériale, le Concordat de Worms ayant reconnu au chapitre cathédral de Liège le droit d'élire librement son évêque qui se trouvait aussi être son prince.
   Les grands féodaux, ce sont d'abord ces princes laïques ou ecclésiastiques, mais ce sont aussi ces grands seigneurs tel Eilbert de Florennes dont les pouvoirs s'exerçaient au Xe siècle sur quelque cinquante villages de l'Entre-Sambre-&-Meuse. Vassaux des princes, les grands féodaux établissaient et consolidaient leurs pouvoirs dans leurs vastes domaines par l'intermédiaire de nombreux petits fieffés qui leur devaient conseil en temps de paix, « ost et chevauchée » en temps de guerre, mais qui, en retour bénéficiaient de pouvoirs plus ou moins étendus, et la jouissance de certaines terres moyennant des redevances en nature et en espèces fixées par le contrat féodal.
   À l'imitation de leurs suzerains, ces petits fieffés prirent tout naturellement le nom des villages dont ils étaient les protecteurs : ainsi voyons-nous aux XIe, XIIe et XIIIe siècles surtout, des hommes s'appeler « de Ham »,« de Nalinnes », « de Gourdinne », « de Berzée », « de Somzée », etc,qui ne furent jamais admis au rang des grands et de la noblesse.
   C'est l'histoire des grands féodaux qui furent, du Xe au XVIIIe siècle, les seigneurs d'Ham-sur-Heure et de Nalinnes, que j'ai l'intention d'évoquer dans ces notes. Tour à tour les Florennes, les Morialmé, les Condé, les Enghien et les Mérode se trouvèrent être les maîtres de ces deux villages dont l'histoire nous démontre que, malgré une interruption entre 1593 et 1725, ils eurent un passé commun et dont l'unité a été rétablie par la fusion des communes réalisée le 1er janvier 1977.

13 euros (code de commande : 25664 - vendu).

 

STAËL (Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein) — De l'Allemagne par Madame de Staël. Nouvelle édition, avec une préface par M. X. Marmier. Paris, Charpentier, 1841. [Paris, / Charpentier, Libraire-Éditeur, / 29, rue de Seine. / 1841.] In-12, demi-basane brune, dos à 4 nerfs orné de filet et de roulettes doré, tranches marbrées, reliure un peu usagée, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 623, [1 bl.] p.
Extrait de la préface :
   En 1810, je donnai le manuscrit de cet ouvrage sur l'Allemagne au libraire qui avait imprimé Corinne. Comme j'y manifestais les mêmes opinions, et que j'y gardais le même silence sur le gouvernement actuel des Français que dans mes écrits précédents, je me flattais qu'il me serait aussi permis de le publier : toutefois, peu de jours après l'envoi de mon manuscrit, il parut un décret sur la liberté de la presse d'une nature très-singulière ; il y était dit « qu'aucun ouvrage ne pourrait, être imprimé sans avoir été examiné par des censeurs. » – Soit ; – on était accoutumé en France, sous l'ancien régime, à se soumettre à la censure ; l'esprit public marchait alors clans le sens de la liberté, et rendait une telle gène peu redoutable ; mais un petit article, à la fin du nouveau règlement, disait que, « lorsque les censeurs auraient examiné un ouvrage et permis sa publication, les libraires seraient en effet autorisés à l'imprimer, mais que le ministre de la police aurait alors le droit de le supprimer tout entier, s'il le jugeait convenable. » – Ce qui veut dire, que telles ou telles formes seraient adoptées jusqu'à ce qu'on jugeât à propos de ne plus les suivre : une loi n'était pas nécessaire pour décréter l'absence des lois ; il valait mieux s'en tenir au simple l'ait du pouvoir absolu.
   Mon libraire cependant prit sur lui la responsabilité de la publication de mon livre, en le soumettant à la censure, et notre accord fut ainsi conclu. Je vins à quarante lieues de Paris pour suivre l'impression de cet ouvrage, et c'est là que, pour la dernière fois, j'ai respiré l'air de France. Je m'étais cependant interdit dans ce livre, comme on le verra, toute réflexion sur l'état politique de l'Allemagne ; je me supposais à cinquante années du temps présent, mais le temps présent ne permet pas qu'on l'oublie. Plusieurs censeurs examinèrent mon manuscrit ; ils supprimèrent les diverses phrases que j'ai rétablies en les désignant par des notes ; enfin, à ces phrases près, ils permirent l'impression du livre tel que je le publie maintenant, car je n'ai pas cru devoir y rien changer. Il me semble curieux de montrer quel est un ouvrage qui peut attirer maintenant en France sur la tête de son auteur la persécution la plus cruelle.
   Au moment où cet ouvrage allait paraître, et lorsqu'on avait déjà tiré les dix mille exemplaires de la première édition, le ministre de la police, connu sous le nom du général Savary, envoya ses gendarmes chez le libraire, avec ordre de mettre en pièces toute l'édition, et d'établir des sentinelles aux diverses issues du magasin, dans la crainte qu'un seul exemplaire de ce dangereux écrit ne pût s'échapper. Un commissaire de police fut chargé de surveiller cette expédition, dans laquelle le général Savary obtint aisément la victoire ; et ce pauvre commissaire est, dit-on, mort des fatigues qu'il a éprouvées en s'assurant avec trop de détail de la destruction d'un si grand nombre de volumes, ou plutôt de leur transformation en un carton parfaitement blanc, sur lequel aucune trace de la raison humaine n'est restée ; la valeur intrinsèque de ce carton, estimée à vingt louis, est le seul dédommagement que le libraire ait obtenu du général ministre.

50 euros (code de commande : 25637).

 

[TERVUEREN - MUSÉE]. Tervueren. Intérieur du Musée du Congo Belge - Binnenzicht van het Museum van Belgisch Congo - Inside the Museum of the Belgian Congo. 12 cartes vues - 12 zichtkaarten - 12 View Cards. Série 3. Bruxelles, Nels, s.d. Carnet 150 x 95 mm., bien complet des douze cartes postales à détacher et de leurs serpentes, en bon état.
En quatrième de couverture :
   Le Musée du Congo est consacré à la Colonie du Congo Belge : Ethnographie, Sciences Naturelles, Histoire, Productions.
   Édifié par S. M. le Roi Léopold II qui en fit don à la Nation ; le Musée du Congo Belge a été construit d'après les plans de M. l'architecte Girault de l'Institut de France. Il a été inauguré par S. M. le Roi Albert, le 30 avril 1910.

   Parc   

8 euros (code de commande : 25654).

 

VOISENON (Claude-Henri de Fusée, comte de) — Contes de l’abbé de Voisenon de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1878. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit / 1878] In-8° (150 x 210 mm.) broché, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XLVI, [1 (titre)], [1 bl.], 222, [1 (table)], [1 bl.], [1 (colophon)], [1 bl.] p., un bandeau gravé par Mongin et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampes, deux gravures hors texte (portrait de Voisenon gravé par Lalauze d'après Cochin en frontispice, une gravure de Mongin d'après Gravelot), un fac-similé dépliant d'autographe de Voisenon, (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé au filigrane de E. Desloye et Cie, couverture partiellement insolée et décharges d’adhésif sur les gardes.
Ce recueil contient huit contes :
   - Histoire de la félicité.
   - Tant mieux pour elle.
   - Zulmis et Zelmaide.
   - Il eut raison.
   - Il eut tort.
   - Ni trop ni trop peu.
   - Les à propos.
   - La navette d'amour.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 957-958.

30 euros (code de commande : 25631).

 

VROONEN (Eugène) Essai d'anthroponymie belge. Les noms de famille de Belgique. Tome I. Première partie : Histoire des patronymes. Seconde partie : Le sens des patronymes. Tome II. Dictionnaire étymologique des noms de famille de Belgique. Préface de Carlo Bronne. Bruxelles, Dessart, [1958]. Deux volumes in-8° brochés, 303 et 449 p., petit cachet ex-libris aux pages de titres, bon exemplaire.
Préface :
   S'il est difficile de se faire un nom, il est souvent malaisé de savoir ce que signifie celui qu'on a reçu en naissant. Le présent ouvrage satisfera cette curiosité légitime. Il s'adresse au grand public, d'abord parce que chacun a un patronyme et est enclin à s'intéresser aux questions que pose l'auteur, ensuite parce que, toute documentée qu'elle soit, l'étude reste accessible à tous.
   M. Eugène Vroonen n'est pas de ces spécialistes qui estiment de leur devoir de rendre leur spécialité hermétique. Les disciplines historiques et juridiques qui sont les siennes lui ont imposé une rigueur dans la critique et une patience dans la recherche qui font de son travail une véritable somme.
   Déjà en Orient, où il a vécu, l'auteur avait exercé ses investigations sur les noms de personnes, souvent si imagés, des Arabes, des Arméniens, des Coptes, des Libanais, des Turcs, des Syriens. Des articles nombreux ont été consacrés par lui aux patronymes allemands, britanniques, italiens, ibériques, slaves et Scandinaves. Cette fois, c'est dans le cadre de la communauté belge que M. Vroonen, grâce à sa parfaite connaissance des deux langues nationales, a scruté les origines des noms de nos compatriotes.
   Si les consonances changent, la méthode demeure la même. Pour n'en donner qu'un exemple, beaucoup de patronymes étrangers proviennent du pèlerinage que fit un ancêtre au loin. Les Musulmans l'avaient surnommé El Hag ; les Allemands, Sternefeld (Campo stellae ou Compostelle) ; les Anglais, Palmer ; et toute sa descendance s'est perpétuée dans le même souvenir. Il en est de même chez nous où tant de noms rappellent un voyage pieux : Pellegrin ou Pelgrims (pèlerin), Bourdon, Sépulchre, Staff, Romeux, etc.
   Victor Hugo, revenant d'Ardenne en 1838, tirait toutes sortes de conclusions, d'ailleurs discutables, de la lecture des enseignes : « L'épouse Debarsy, négociante. On sent, en voyant ceci, qu'on est dans un pays français hier, étranger aujourd'hui, français demain, où la langue s'altère et se dénature insensiblement, s'écroule par les bords et prend, sous des expressions françaises, de gauches tournures allemandes. Ces trois mots sont encore français, la phrase ne l'est déjà plus.
   « Crucifix-Piret, mercier. Ceci est bien la catholique Flandre... Crucifix serait introuvable dans toute la France voltairienne.
   « Menendez-Wodon, horloger. Un nom castillan et un nom flamand soudés par un trait d'union, n'est-ce pas là toute la domination de l'Espagne sur les Pays-Bas, écrite, attestée et racontée dans un nom propre ?
   « Ainsi voilà trois noms dont chacun exprime et résume un des grands aspects du pays : l'un dit la langue, l'autre la religion, l'autre l'histoire. »
   On entend bien que je me garde de faire miennes les observations du père Hugo qui étaient plus d'un poète que d'un linguiste. Si je le cite, c'est pour souligner ce qu'un simple nom peut suggérer à l'imagination. Quand à l'intuition du poète se joint l'érudition du savant, les perspectives qui s'ouvrent deviennent passionnantes.
   Non seulement le métier, l'habitat, telle particularité physique ou morale, telle fonction ou tel honneur ont leur part dans la naissance d'un patronyme mais celui-ci subit, au cours des âges, des transformations qui le rendent parfois méconnaissable. Le but de M. Vroonen était de reconnaître le visage primitif sous les rides du temps. Il y a parfaitement réussi et le lecteur trouvera, à le suivre, autant de plaisir que l'auteur en eut à découvrir la voie.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 25652).

 

WAHL (Jean) Vers le concret. Études d'histoire de la philosophie contemporaine, William James, Whitehead, Gabriel Marcel. Avant-propos de Mathias Girel. Deuxième édition augmentée. Paris, Vrin, 2004. In-8° broché, 222 p., (collection « Histoire de la Philosophie », nouvelle série), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Ces ? Études d'histoire de la philosophie contemporaine », publiées en 1932, cherchent dans des philosophies apparemment aussi diverses que celles de W. James, d'A. N. Whitehead et de G. Marcel les voies d'un unique et vaste mouvement de pensée dirigé vers le concret. Ces philosophies, présentées ici de façon synthétique et pénétrante, ont en effet en commun une volonté de prendre la mesure de la réalité « dans toute son épaisseur », les opposant aux grands systèmes idéalistes et dialectiques qui les ont précédées. C'est ainsi que ces trois penseurs convergent dans la pensée de l'espace comme volume, du temps comme durée, de l'irréductibilité et de l'indéductibilité de l'être. Par le rapprochement de ces parcours fort distincts mais nourris d'influences communes, Jean Wahl met au jour les traits d'un empirisme nouveau et subtil qui ne se réduit pas au sensationnalisme de ses prédécesseurs.
   La présente réédition rend à nouveau accessible une pièce importante du débat philosophique de l'entre-deux-guerres et, au-delà des convergences que Wahl détecte et rend visibles, elle permet d'éprouver un double mouvement vers le concret : un mouvement interne aux philosophies qu'il étudie, dans lequel la recherche du « concret » apparaît, chaque fois dans un contexte différent, comme structurante et comme dynamique, selon une lecture dont l'originalité n'a pas été épuisée par les redécouvertes récentes de James et de Whitehead ; un mouvement spécifique à l'œuvre de Jean Wahl lui-même, qui laisse ici apparaître pour la première fois ses propres principes.

15 euros (code de commande : 25625).

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