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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 17 NOVEMBRE 2020

 

AIMÉ-MARTIN (Louis) — Plan d'une bibliothèque universelle. Études des livres qui peuvent servir à l'histoire littéraire et philosophique du genre humain. Suivi du catalogue des chefs-d'œuvre de toutes les langues et des ouvrages originaux de tous les peuples. Par L. Aimé-Martin. Paris, Desrez, 1837. [Paris, / A. Desrez, Libraire-Éditeur / Rue Saint-Georges, 11. / 1837] In-8° débroché, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 541, [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.] p., couverture défraîchie, rousseurs.
Extrait du chapitre II, où l'auteur dévoile son intention :
   Persuadé que les plus hautes pensées de la plus haute morale sont intelligibles aux hommes de toutes les classes ; persuadé que, dans la situation actuelle de l'Europe, on ne peut ramener les esprits à l'unité d'opinion que par la vérité, car elle seule est une, nous avons conçu le projet de coopérer à cette régénération tant souhaitée, en formant une bibliothèque complète des chefs-d'œuvre de l’esprit humain et en leur faisant parler à tous la même langue. Le but de cette entreprise est de fonder l'éducation nationale sur l'étude de tous les beaux génies qui ont éclairé le monde. Certes ce ne peut être une idée trompeuse que de renouveler les peuples avec les livres mêmes qui nous ont moralises ou civilises,
   Le Panthéon littéraire, bibliothèque universelle, n'est pas seulement une entreprise de libraire, la plus grande qu'on ait encore tentée, c’est une conception de haute morale publique, un essai d'instruction nationale dont la fin suprême est de réunit dans les mêmes principes toutes les classes de la société. Il s'agit d'habituer les esprits les plus vulgaires aux images du beau et du bon, de jeter dans la circulation une grande masse d'idées civilisatrices, de détruire partout l'erreur par la présence de la vérité, et, pour tout résumer en un mot, de rendre les plus sublimes pensées du génie communes à tout un peuple !
   L'instruction ne donne pas l'intelligence, elle la meuble et la développe ; elle nous ajoute les idées des autres et nous grandit de tout ce qu'elle nous ajoute ; elle met en nous Socrate, Platon, Newton, Fénelon, et nous permet de les égaler, non dans leurs vastes conceptions, mais dans leur charité évangélique, ce qui est plus beau et plus heureux. C’est ainsi que, par l'étude délicieuse de la vie et des œuvres de ces bienfaiteurs des hommes, l'âme d’un peuple peut s'élever à une perfection, où sans leur secours elle ne fût jamais arrivée. Les plus humbles et les plus pauvres sont appelés comme les autres à la possession de ces trésors qui autrefois n'appartenaient qu'aux riches, mais dont l'imprimerie a fait la propriété du genre humain ! [...]
   Ainsi le Panthéon littéraire, véritable bibliothèque universelle, se composera des chefs-d'œuvre de toutes les littératures, des ouvrages originaux de toutes les langues, des livres sacrés et primitifs de tous les peuples ; poésie, philosophie, histoire, politique, morale, géographie, voyages, nous n'oublierons rien de ce que le temps a consacré. Le Panthéon littéraire, c’est le recueil de tout ce que l'homme a pu découvrir sur Dieu, sur la nature et sur lui-même ; c’est le livre des pensées du genre humain. Vous y verrez les prodiges de l'intelligence pour arriver au bien-être matériel, et les efforts de l'âme pour échapper à la matière, pour en percer les ténèbres. Livre immense dont chaque feuillet porte la date d’un siècle et le nom d’un homme de génie, et dont l'ensemble représente le travail intellectuel de l’humanité depuis quatre mille ans.
   Notre travail à nous est de recueillir ces trésors, d'en dresser le catalogue, d'en suivre la chaîne et d'y établir l'ordre ; non pas seulement cet ordre de petits détails qui isole les œuvres de chaque individu et de chaque époque, afin d'en diviser la gloire, mais l'ordre d’un vaste ensemble qui dans les œuvres de tous les peuples ne voit que le travail du genre humain. Celui-là est le seul vrai, le seul philosophique, les nations anciennes et les nations modernes y apparaissent, marchant vers le même but, et accomplissant avec lenteur un fait mystérieux que nous commençons seulement à entrevoir, le fait de leur transformation morale par la recherche et la découverte de la vérité !

25 euros (code de commande : 30205 - vendu).

 

[ART EN ALLEMAGNE]. Schilderkunst in Duitsland 1981 Peinture en Allemagne 1981. Bruxelles, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 1981. In-4° broché, 235 p., nombreuses illustrations en noir, et quelques-unes en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), rare.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée du 27 mai au 12 juillet 1981, dans le cadre de l'accord culturel belgo-allemand, avec la collaboration des Ministères de la culture flamande et de la Communauté française et du gouvernement de la République fédérale d'Allemagne ainsi que du Goethe Institut de Bruxelles.
Sommaire :
   - Une bonne œuvre d’art est nationale, mais l’œuvre d’art national est mauvaise, par Johannes Gachnang.
   - La nouvelle peinture allemande, par Siegfried Gohr.
   - Georg Baselitz, par Théo Kneubühler.
   - Antonius Höckelmann, par Théo Kneubühler.
   - Jörg Immendorff : « Café Deutschland », par Dieter Koepplin.
   - Anselm Kiefer, par Günther Gercken.
   - Per Kirkeby: Liberté sur le papier, par Troels Andersen.
   - Vers une nouvelle image. Eléments pour une histoire de la peinture de Markus Lüpertz, par Siegfried.Gohr.
   - Penck ou les possibilités stratégiques de la peinture, par Siegfried Gohr.
   - Qui est est Eugen Schönebeck ?, par Christos M. Joachimides.
   - Biographies - Bibliographies.
   - Liste des œuvres.

40 euros (code de commande : 30211).

 

BASHÔ — Cent onze haiku. Traduits du japonais par Joan Titus-Carmel. Lagrasse, Verdier, 2003. In-8° broché, 111, [8] p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Basho est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son œuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l’esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c’est l'instant révélé dans sa pureté.
   La vie de ce fils de samouraï, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Âgé de treize ans, il apprend auprès d’un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un basho, offert par l'un de ses disciples – ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un basho.

10 euros (code de commande : 30248 - vendu).

 

BLASCO-IBANEZ (Vicente)La Femme Nue de Goya. [Titre original : La Maja desnuda.] Traduction de l'espagnol par Alfred de Bengoecha. Illustrations de Philippe Swyncop. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Éditions du Nord, 1929. Deux volumes in-8° brochés sous couvertures rempliées, 224 et 223 p., 100 illustrations en couleurs (16 bandeaux de tête de chapitre, 67 vignettes dans le texte et 17 à pleine page), (collection « Les Gloires Littéraires »), un des 1000 exemplaires numérotés sur vélin (n° 122), petit manque au dos sinon en très bon état.
Note du traducteur :
   La Maja Desnuda (la Maja nue), tel est le titre espagnol de ce roman et, comme on le sait, le nom d’un des tableaux les plus célèbres de Goya. L'adjectif majo (féminin : maja) n'a pas d’équivalent exact en français. Il signifie à peu près : beau, élégant d'allure, mais avec une nuance d'ostentation. À la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, c’est à peu près exclusivement aux femmes du peuple habillées avec une certaine élégance que le mot maja s'est appliqué. Le costume de la Maja, qui consiste en une jupe étroite recouverte d’une résille de soie, avec une ample mantille enveloppant la tête et le buste, a été adopté, au temps de Goya, par les femmes de la plus haute aristocratie madrilène, et il a été considéré depuis, dans le reste de l'Europe, comme le costume national des Espagnoles. La traduction exacte du mot maja étant impossible, nous avons choisi comme titre La Femme nue de Goya. On se rendra compte, d'ailleurs, de l'importance du rôle tenu dans le présent roman par cette toile fameuse. Considérée en elle-même ou conçue comme symbole, on peut bien dire quelle domine toute l'œuvre puissante dont on va prendre connaissance.
   Quelles que puissent être les différences profondes qui séparent la Femme nue d’Henry Bataille, de la Femme nue de Goya de Blasco Ibáñez, nous nous serions fait scrupule d'adopter ce titre, si l'œuvre espagnole n'avait précédé de deux ans l'œuvre française.
   Le succès littéraire que les critiques ne manquèrent pas de faire à la Maja Desnuda lors de son apparition fut, en quelque sorte, doublé d’un succès de curiosité dans la haute société. Bien des gens crurent en effet se trouver en présence d'une œuvre à clefs. On considéra qu'un grand peintre espagnol, encore vivant, et une dame, célèbre, à Madrid, à cette époque, avaient inspiré à l’auteur ses personnages principaux. Nous pouvons affirmer l'absolue inexactitude de ces suppositions.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 30225).

 

BROU (Willy et Marcel) — Les mégalithes de Gaule Belgique. Nos pierres et leurs légendes. Bruxelles, Éditions Techniques et Scientifiques, 1988. In-8° collé, 317 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - L'ère mégalithique.
   - Les mégalithes des provinces belges.
   - Dans le Limbourg hollandais.
   - Les mégalithes du Grand-Duché de Luxembourg.
   - Les mégalithes de l'Eifel allemand (R.F.A.).
   - Les mégalithes des départements du nord de la France.
   - La civilisation mégalithique.
   - Index des mégalithes existants ou disparus.

25 euros (code de commande : 30233 - vendu).

 

BÜCKEN (Véronique) — Le château de Seneffe. Centre de l'orfèvrerie de la Communauté française. Collection d'orfèvrerie européenne Claude et Juliette D'Allemagne. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° broché, 127 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 33), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Historique du château de Seneffe.
   - Le château.
   - Le parc.
   - Histoire d'un musée.
   - Les collections d'art décoratif.
   - Orfèvrerie.
   - L'orfèvrerie dans les anciens Pays-Bas et la principauté de Liège.
   - L'orfèvrerie à Paris et en France.
   - L'orfèvrerie à Londres et en Angleterre.
   - L'orfèvrerie en Europe.
   - Bibliographie succincte.

15 euros (code de commande : 30222).

 

Calendrier de la Cour de Son Altesse Royale, le Duc Charles-Alexandre de Lorraine & de Bar Lieutenant, Gouverneur & Capitaine Général des Pays-Bas. Pour l'année Mil sept-cent soixante-dix-huit. Bruxelles, t'Serstevens, 1778. [A Bruxelles, / Chez François t'Serstevens, / Imprimeur de la Ville & Libraire / dans la Bergh-Straet.] In-12 plein veau d'époque, dos à cinq nerfs, reloure frottée, manques à la tête et à la queue, [1 (titre)], 178, [36 (Tarif des monnaies)] p.

50 euros (code de commande : 30252).

 

[CAMUS (Gustave)]. WAUTHIER (Jean-Luc) — Gustave Camus, l'épanouissement de l'espace. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1981. In-8° carré broché, 117 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture un peu jaunie.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Gustave Camus, peintures de 1939 à 1980 » organisée à la Galerie Albert Ier, à Bruxelles, du 20 mars au 8 avril 1981.
Sommaire :
   - L'art et le temps.
   - La période intimiste (1930-1945).
   - L'apport breton (1946-1950).
   - Les influences nourricières.
   - Un homme d'action.
   - L'artiste et l'artisan.
   - Pour une morale de l'inquiétude.
   - Instinct et méditation.
   - La sensibilité décantée.
   - Topographie du corps humain.
   - L'espace repensé.
   - Où le biographe interroge son modèle.

20 euros (code de commande : 30209).

 

CELAN (Paul) — Poèmes. 2e édition. Traduits et présentés par John E. Jackson suivis d'un essai sur la poésie de Paul Celan. Paris, Corti, 2007. In-8° broché, 244 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La place de Paul Celan en France aujourd'hui n'a rien de commun avec celle qui était la sienne à sa mort en 1970. Pourtant, malgré l'existence de traductions de plus en plus nombreuses, il m'a semblé qu'un peu à la manière de ce qui se passait pour Hölderlin, le nom de Celan, ou si l'on préfère l'aura qui entoure ce nom tendait à prendre la place d’une connaissance plus précise de sa poésie.
   C’est pourquoi, outre un choix de textes assez large, j’ai voulu cette fois offrir au lecteur une documentation suffisante pour qu’il puisse comprendre le contexte dans lequel cette œuvre a vu le jour.
   De Czernowitz à Paris en passant par Vienne, de l'amour pour l'allemand transmis par la mère à la réappropriation juive de cette langue, devenue entre-temps la langue de ses bourreaux, les poèmes de Celan retracent le chemin de l'une des œuvres poétiques majeures de l'après-guerre en Europe.

12 euros (code de commande : 30247 - vendu).

 

[CHINE - MAOÏSME]. La Chine Populaire et le Traité de Moscou. Lausanne, La Cité, 1963. In-8° broché, 134 p., exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Déclaration du Gouvernement chinois préconisant l'interdiction et la destruction complètes, totales, intégrales et résolues des armes nucléaires et proposant la convocation d'une conférence des chefs de gouvernement de tous les pays du monde (31 juillet 1963).
   - Lettre du Premier Ministre Chou En-Lai aux Chefs de Gouvernement de tous les pays du monde (2 août 1963).
   - Déclaration du porte-parole du Gouvernement chinois à propos de la déclaration du Gouvernement soviétique en date du 3 août (15 août 1963).
   - « Peuples du monde entier, unissons-nous, œuvrons pour l'interdiction complète et la destruction totale des armes nucléaires » (« Renmin Ribao », 2 août 1963).
   - Ceci s'appelle trahir le Peuple soviétique (« Renmin Ribao », 3 août 1963).
   - Note de la rédaction de l'agence Hsinhua concernant les nouvelles sur le traité de l'interdiction partielle des essais nucléaires.
   - Traité portant interdiction des expériences des armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra-atmosphérique et sous l'eau.
   - Le projet de traité américano-britannique - Projet du Traité sur l'interdiction des essais nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace cosmique et sous l'eau.
   - Discours de Kouznetsov prononcé le 29 août 1962 à Genève sur l'interdiction partielle des essais nucléaires.
   - Pourquoi le traité tripartite n'a-t-il que des inconvénients et aucun avantage ? (« Renmin Ribao », 10 août 1963).
   - La ligne générale de « coexistence pacifique » mène à la capitulation (anc. déclarations de Khrouchtchev contre les essais souterrains).
   - Anciennes déclarations du Gouvernement soviétique soutenant sa juste position d'alors.
   - L'historique de la capitulation du Gouvernement soviétique.
   - « Le Traité est avantageux pour les États-Unis » dit Kennedy.

10 euros (code de commande : 30217 - vendu).

 

COSYN (Maurice) — La Semois inférieure. Bruxelles, Guides Cosyn, [ca 1932]. In-8° agrafé, [4], 35, 42, 76 p., illustrations, cartes, une planche à déplier, nombreuses publicités hors texte, (collection « Guide des Ardennes Belges »), exemplaire en bon état.
Ce recueil contient quatre parties consacrées à :
   - Corbion.
   - Alle-sur-Semois.
   - Vresse-sur-Semois.
   - Bohan-sur-Semois. Préface de Thomas Braun.

20 euros (code de commande : 30249 - vendu).

 

COSYN (Paul) et COSYN (Maurice) — Anseremme. Le Parc national de Furfooz & la vallée de la Lesse. Bruxelles, Guides Cosyn, [ca 1936]. In-8° agrafé, 48, 8 [Le Parc national de Poilvache] p., illustrations et cartes, (collection « Les Ardennes »), notes manuscrites à la quatrième page de couverture, exemplaire en bon état.
Extrait :
   Anseremme fut jadis un village ignoré ; rien n'y annonçait le tourisme. Parfois un peintre, séduit par la douceur du paysage, installait son chevalet au bord de la Meuse et fixait sur la toile le charme agreste de ces rivages verdoyants. Le grand peintre Hippolyte Boulenger y vint vers 1870 et nous en laissa de prestigieux tableaux.
   De plus en plus, des peintres et des écrivains firent la découverte d'Anseremme ; Jean d'Ardenne nous a laissé le vivant récit, daté de 1873, de ces séjours d'artistes, souvent de fort belle humeur et jetant dans le paisible village une animation imprévue.
   Ce fut l'origine de la vogue d'Anseremme. Peu à peu, les hôtels s'y multiplièrent et, avec eux, ces charmantes terrasses verdoyantes établies au bord de la Meuse.
   Ces terrasses font un des charmes de l'endroit. On y découvre la large nappe du fleuve, traçant une vaste courbe vers la célèbre Roche à Bayard et la ville de Dinant toute proche. Sur les versants, le calcaire apparaît en masses grisâtres et claires. L'ensemble est verdoyant et, dans les replis, des gorges touffues abritent de minuscules torrents. La vallée est large, la vue étendue ; la Meuse est animée par la batellerie. Il s'en dégage une impression reposante de vie et de lumière.

12 euros (code de commande : 30250 - vendu).

 

DE BETTIGNIES (Charles) et ROUSSELLE (Charles) — Les rues de Mons. Promenades et recherches historiques. Préface et mise à jour des rues de Mons en 1982 par Christiane Piérard. Réédition augmentée de deux plans de Mons en 1882 et 1982. Mons, Charles Jottrand, 1982. In-8° collé, 375 p., bien complet de la feuille volante contenant les deux plans, exemplaire en très bon état, rare.
   Il s'agit de la réimpression de À travers les rues de Mons. Promenades historiques par Charles de Bettignies, publié en 1864, et de Les rues de Mons recherches historiques, suivies d'un indicateur général des voies publiques actuelles de cette ville et de sa banlieue par Charles Rousselle, publié en 1882. Christiane Piérard détaille tous les changements opérés pendant un siècle (122 pages).
   Indispensable pour la connaissance de l'histoire de Mons.

35 euros (code de commande : 30226 - vendu).

 

DEFOURNEAUX (Marcelin) — La vie quotidienne au temps de Jeanne d'Arc. Paris, Hachette, 1957. In-8° broché, 314 p., collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en très bon état.
Introduction :
   Depuis un siècle et demi – et surtout au cours des cinquante dernières années – les progrès de la technique ont modifié si rapidement les conditions matérielles de la vie des hommes que, d'une génération à l'autre, le « climat » de l'existence individuelle et sociale, son cadre extérieur, son rythme subissent des bouleversements profonds. La « belle époque » de 1900 ne nous paraît-elle pas appartenir déjà à un lointain passé ?
   Les siècles du « Moyen Âge » n'ont pas connu de changement aussi brusque ; entre le XIIe et le XVe siècle, les conditions de l'existence humaine ne se sont modifiées que lentement, en sorte que bien des aspects de la vie quotidienne au temps de saint Louis, évoqués par Edmond Faral dans un autre ouvrage de la présente collection, sont restés à peu près inchangés jusqu'au temps de Jeanne d'Arc et de François Villon. Sans doute aucune société humaine ne demeure-t-elle immuablement figée dans sa structure et ses modalités d'existence : la condition du paysan, de l'artisan, du bourgeois, et la place relative des différents groupes sociaux – clergé, noblesse, peuple – dans la cité humaine, se sont insensiblement modifiées au cours de ces trois siècles. Mais cette évolution, discernable pour l'historien qui, avec le recul du temps, confronte témoignages et documents, échappe presque entièrement à l'étude de la vie quotidienne d'une époque, coupe verticale à travers l'écoulement des générations.
   Mais la civilisation n'est pas faite seulement d'éléments matériels, et ceux-ci ne peuvent donner qu'une idée imparfaite de la vie d'une époque. Si pesante que soit la contrainte des réalités économiques ou politiques, elles n'envahissent pas tout le domaine humain. Il ne suffit pas de connaître comment les hommes ont mangé, se sont vêtus ; il est plus important peut-être de savoir comment ils ont pensé, aimé, prié. Souvent, en effet, l'esprit cherche à s'évader des réalités matérielles qui l'oppriment, ou à les peindre d'artificieuses couleurs ; et l'un des traits essentiels de l'« automne du Moyen Âge » est, comme l'a montré J. Huizinga en disséquant l'esprit et le cœur de ce temps, le désir d'évasion, l'embellissement artificiel de la vie, en contraste avec la brutale réalité quotidienne, faite de violence, de peur et de parjure :
      Temps de douleur et de tentation,
      Âge de pleurs, d'envie et de tourment.
      Temps de langueur et de damnation,
      Temps plein d'horreur qui fait tout faussement....

   De cette sombre époque, le temps de Jeanne d'Arc – de 1407, date de l'assassinat de Louis d'Orléans par son cousin Jean sans Peur, à 1437, date du retour de Charles VII dans sa capitale reconquise – constitue la partie la plus sombre. Aux causes générales de désordre et d'inquiétude qui, depuis le milieu du XIVe siècle, affectent toute l'Europe – stagnation ou régression économique, revendications sociales, décadence de l'Église et désir de réforme – s'ajoutent pour la France la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons, l'invasion anglaise, l'occupation étrangère d'une grande partie du territoire. Si ces épisodes sont eux-mêmes extérieurs au domaine de la « vie quotidienne », ils l'affectent cependant par leurs répercussions sur l'existence matérielle et morale des contemporains. C'est pourquoi il nous a paru nécessaire, après l'étude des conditions et des mœurs, de faire une place à la « douloureuse danse » dont parle le « Bourgeois de Paris », contemporain de Jeanne d'Arc, à ce tournoiement tragique qui, comme la Danse macabre peinte à cette époque au cimetière des Innocents, entraîne dans sa ronde souverains, clercs, seigneurs, paysans et bourgeois.

10 euros (code de commande : 30216 - vendu).

 

DEKEERSMAECKER (A.) — Le daltonisme et les altérations du sens visuel en général chez les agents de l'Administration des Chemins de Fer. Rapport présenté à M. le Ministre des Travaux publics par le Dr A. Dekeersmaecker, oculiste, médecin-agréé des chemins de fer de l'État belge, délégué du Département des Travaux publics au Congrès international d'ophtalmologie (VIe session, Milan, 1880). Bruxelles, Manceaux, 1881. [Bruxelles, H. Manceaux, Libraire-Éditeur / Imprimeur de l'Académie royale de Médecine de Belgique / 12, rue des Trois-Têtes, 12 (Montagne de la Cour). / 1881]. In-8° plein chagrin bleu, dos lisse muet (passé), plats encadrés de filets et des fers dorés et de la mention dorée d'hommage à Sainctelette Ministre des Travaux publics, gardes de moire, tranches dorées (reliure de V. & A. Mercier), 30, [1 (annexe)], [1 bl.] p. quatre figures dans le texte.
   Hector Dubois d'Enghien mentionne l'activité de reliure de V. & A. Mercier, au n° 13 de la rue de l'Hôpital, à Bruxelles, en 1877.
Préambule :
   La question du daltonisme dans ses rapports avec l'exploitation des chemins de fer a été agitée depuis quelque temps, dans plusieurs pays. L'État belge, désirant entourer des meilleures garanties la sécurité du service des chemins de fer dont l'administration lui est confiée, a également mis à l'étude les moyens les plus sûrs et les plus pratiques de parer aux dangers qui peuvent résulter de la présence dans les cadres de son personnel d'agents atteints de daltonisme ou dont les facultés visuelles ne répondent pas aux exigences de leurs fonctions.
   Il y a quelques mois, j’ai eu l'honneur d'adresser à Monsieur le Ministre, une notice critique des méthodes d'exploration recommandées en Belgique. Les renseignements qu'en ma qualité de délégué du Département des Travaux publics, auprès du Congrès ophthalmologique de Milan, j’ai pu obtenir des spécialistes les plus autorisés en celte matière et mes recherches personnelles, me permettent aujourd'hui de soumettre à l'appréciation de Monsieur le Ministre des propositions complètes, en vue de donner à la question une solution pratique, qui, tout en étant en harmonie avec les principes de la science, tiennent compte des exigences spéciales à toute exploitation de chemin de fer.
Bibliographie :
   - Dubois d'Enghien (Hector), La reliure en Belgique au dix-neuvième siècle, p. 195.

50 euros (code de commande : 30244).

 

DE LIBERA (Alain) — La querelle des universaux. De Platon à la fin du Moyen Âge. Paris, Seuil, 2010. In-8° collé, 500 p., (collection « Des Travaux »), en très bon état, épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   La célèbre querelle médiévale des universaux est une figure du débat qui, depuis l'antiquité tardive, oppose et rassemble à la fois le platonisme et l'aristotélisme. Ce débat dure encore. Il y a aujourd'hui des « nominalistes » et des « réalistes ». Mais ce livre est d'abord un livre d'histoire. Et quelle histoire ! Comme le montre Alain de Libera, le problème des universaux est un condensateur d'innovations unique. Nul autre ne permet de voir se former, s'échanger et se codifier autant de langages théoriques, de modèles ou d'instruments analytiques nouveaux : l'invention de l'intentionnalité, la théorie du signe, la refonte des concepts d'essence et d'existence, etc. Toutes ces « percées » typiquement médiévales trouvent, à partir de cet observatoire, l'horizon qui fait d'elles autant de points de frayage de la modernité et de l'Âge classique le vrai Moyen Âge, celui qui espace, sépare et surtout interrompt.
   Un livre destiné à renouveler profondément les études médiévales et leur place dans l'histoire de la philosophie.

18 euros (code de commande : 30245 - vendu).

 

DESANTI (Jean-Toussaint) — Les idéalités mathématiques. Recherches épistémologiques sur le développement de la théorie des fonctions de variables réelles. Paris, Seuil, [2009]. In-8° collé, VII, 318 p., (collection « L'Ordre Philosophique »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Si la mathématique n'est ni du Ciel ni de la Terre, il importe de chercher le lieu où elle réside. Il devient alors nécessaire de s'installer au cœur des textes mathématiques eux-mêmes, pour mettre en lumière la nature du discours qui les constitue. Ce discours enchaîne des idéalités explicites ; mais, par-delà l'explicite, et le soutenant, vit un système de relations non exprimées dont la présence et les connexions entraînent et dirigent les gestes du mathématicien créateur. Apprendre à déchiffrer ces connexions, dégager la structure du domaine où elles s'engendrent, constitue alors une démarche préalable à une épistémologie valide des mathématiques. On s'efforce, à ce moment, d'écouter un autre discours que celui de la mathématique écrite, de tisser un autre espace que celui où s'enchaînent les opérations immédiatement perceptibles.

18 euros (code de commande : 30246).

 

[ENGEL (Regula)]. FIECHTER (Jean-Jacques) — L'Amazone de Napoléon. Mémoires de Regula Engel. Avant-propos de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989. In-8° broché, 283 p., (collection « Archives Vivantes »), dédicace et lettre autographe signée de l'auteur à Roger Camille.
   Le dédicataire est plus connu sous son pseudonyme de Kiko, scénariste et dessinatuer de BD et illustrateur de publicités.
En quatrième de couverture :

   « Une nature, un tempérament, cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu toute l'épopée napoléonienne dans les rangs des armées françaises ; aux côtés de son époux, le colonel Florian Engel, tué à Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et 1815 – d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il du même père, le colonel – son homme au lit et sous la mitraille.
   Une « mère courage » ? Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche helvétique », un mélange d'ingénuité et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à une formidable énergie et à une joie de vivre sans pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse en effet une époque et des circonstances où l'historique et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque fabuleuse au sens strict du terme. »

40 euros (code de commande : 30242 - vendu).

 

FIELD (James A.) La bataille de Leyte. Destruction de la flotte japonaise dans le Pacifique (21-26 octobre 1944). Traduction de René Jouan. Paris, Payot, 1949. In-8° broché, 157 p., cartes, (« Collection de Mémoires, Études et Documents pour servir à l'Histoire de la Guerre »), exemplaire en grande partie non coupé, papier jauni.
Préface :
   La bataille de Leyte peut être considérée comme le plus grand engagement naval de l'Histoire et il est fort possible qu'elle demeure le dernier combat où deux flottes se soient directement affrontées. Elle comporta toute une série d'actions qui se déroulèrent parfois à de très grandes distances les unes des autres et s'étendirent sur une superficie plus vaste que celle de la France. La lutte se poursuivit pendant quatre jours, tant dans le ciel, par de vastes opérations aériennes en partie indépendantes, que sur la mer et en dessous de la surface. Elle connut une telle extension, dans le temps et dans l'espace, que la bataille du Jutland pourrait paraître, par comparaison, une simple escarmouche. Elle engloba des actions si diverses, vit mettre en œuvre des moyens si variés, qu'elle constitue un véritable épitoméde la guerre du Pacifique.
   Son résultat ne soulèvera jamais de discussions, comme ce fut le cas pour le Jutland, il est néanmoins probable qu'elle retiendra encore pendant longtemps l'attention de tous ceux qui s'intéressent à la guerre navale. Il importe donc de savoir comment les Japonais conçurent et exécutèrent cette vaste opération. On l'ignora pendant bien longtemps et, aujourd'hui encore, certains points demeurent obscurs. Il ne faut pas s'en étonner car la guerre est toujours le domaine de l'incertain. Les meilleurs services de renseignements ne peuvent découvrir tous les détails des plans ennemis, ni expliquer toutes les circonstances dont ils découlent. Et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les extraordinaires possibilités offertes par les reconnaissances aériennes, le radar, le perfectionnement des transmissions, n'ont pas encore complètement résolu le problème qui consiste à apporter au chef, en temps voulu, tous les renseignements, précis et sûrs. Bien au contraire, l'extension de l'aire sur laquelle s'étendent les reconnaissances et se livrent les combats fait que la distance, l'obscurité, les conditions de temps et les inévitables confusions, se combinent pour recréer le brouillard de la guerre. Jamais ce phénomène ne fut plus manifeste qu'à Leyte. C’est pourquoi il a paru intéressant d'étudier en détail la bataille sous son aspect nippon.
   Ce présent récit est donc l'histoire d'une défaite. Nous n'avons pas essayé d'en présenter une critique d'ensemble, le temps n'en est pas encore venu. Nous n'avons pas tenté non plus, au delà de quelques brèves appréciations portées sur les chefs japonais, d'usurper le rôle d’un professeur d'École de guerre, ni de tirer, exhaustivement, les leçons que comporte l'opération. Beaucoup de ces leçons sont d'ailleurs évidentes ; d'autre part la bataille a été si vaste et si complète que sa critique détaillée pourrait constituer un véritable cours sur l'art de la guerre navale. Notre but est tout simplement d'élucider la façon dont a été conçue et exécutée la plus grande tentative qu'aient faite les Japonais pour arrêter l'avance des Américains à travers le Pacifique, tentative qui se termina par la destruction quasi complète de leur flotte.
   Nous avons surtout utilisé les interrogatoires subis par des officiers de la marine impériale au lendemain de la capitulation du Japon et les documents officiels. Ceux qui désireraient pousser plus avant l'étude du sujet, trouveront une note bibliographique à la fin du présent livre. La documentation n'est pas absolument complète car bien des rapports ont été détruits tant au cours de la bataille qu'au cours des bombardements ultérieurs de Tokyo et qu'au moment de la reddition. Il semble toutefois improbable que l'on puisse découvrir, à l'avenir, des renseignements beaucoup plus amples et que notre récit puisse subir autre chose que de légères modifications.
   À certains égards, je pourrais faire remonter l'origine de ce livre à la journée du 25 octobre 1944 où je rencontrai pour la première fois l'amiral Kurita, mais les circonstances ne se prêtaient guère alors aux demandes et aux réponses. Je pus procéder au Japon même à une enquête de caractère plus conventionnel, en octobre et en novembre 1945 et j'eus la chance de pouvoir être mis en présence de l'amiral Kurita et de certains autres chefs nippons, dans des conditions plus favorables à des recherches historiques. Je dus cette chance au contre-amiral R. A. Ofstie, de la marine américaine mais si cette seconde rencontre fut possible ce fut, en grande partie, grâce au sacrifice de ceux qui moururent à Leyte.
   Une partie des croquis et des cartes qu'on trouvera dans ce volume furent initialement dressés pour les ouvrages : Interrogations of Japanese Officials et Campaigns of the Pacific War qui ont été publiés par la Naval Analysis Division du Strategie Bombing Survey. C’est également à l'amiral Ofstie que je dois d'avoir pu les utiliser, et il ne cessa de m'encourager à écrire ce livre. J’ai, de même, contracté une dette de reconnaissance envers M. Fred C. Woodrough Jr. qui m'a apporté une aide inappréciable pour réunir et traduire les documents originaux.

15 euros (code de commande : 30236).

 

[FREDDIE (Wilhelm)]. JAGUER (Edouard)Wilhelm Freddie. Introduction de Marcel Fleiss. Biographie et bibliographie de Birger Raben-Skov. Filmographie de Robert Benayoun. Paris, Filipacchi, 1990. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 93 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Karl-Otto Götz a écrit un jour : « Celui qui regarde attentivement un tableau de Freddie sent derrière lui l'œil de la Loi. » En effet, Freddie, entre tous les peintres du mouvement surréaliste – dont il a été le pionnier en Scandinavie – est certainement celui qui a eu le plus à souffrir de la répression policière en raison du caractère subversif de son œuvre, sous le prétexte à chaque fois invoqué de « pornographie ». Certes, ceci se passait dans les années 30, et un tel prétexte ne pourrait plus être allégué aujourd'hui...
À propos de l'auteur :
   Édouard Jaguer est né en 1924 à Paris. En 1937, découvre simultanément le surréalisme et la peinture non figurative. 1939, premiers dessins, premiers poèmes. Rejoint en 1943 le groupe de « La Main à plume », participe ensuite à diverses activités collectives pendant les années 1945-50, où il est un des premiers à encourager les peintres de l'abstraction lyrique. Rédacteur français de Cobra (1948-51), co-fondateur de Rixes, puis fondateur de la revue et du mouvement Phases (1952), il participe aussi aux activités surréalistes aux côtés d'André Breton à partir de 1959 et contribue à l'organisation de plusieurs expositions de ce mouvement. Il collabore en même temps aux plus importantes revues d'art en France et à l'étranger et publie plusieurs recueils de poèmes et des essais sur l'art actuel, notamment Poétique de la Sculpture, (1960), Les Mystères de la Chambre noire (le surréalisme et la photographie, 1982), Das Surrealistiche Gedicht (le poème surréaliste, anthologie internationale en langue allemande, 1985) et des monographies consacrées à Enrico Baj, Wilhelm Freddie, Gallizioli, Alberto Gironella, Asger Jorn, Margonari, Perahim, Pozzati, Remedios Varo (Éd. Filipacchi, La Septième Face du dé) et Revilla. Entre 1952 et 1989, il a en outre présenté près d'une centaine d'expositions Phases et participé à la publication de nombreuses revues un peu partout dans le monde.

15 euros (code de commande : 30210).

 

[GALILLÉE]. SANTILLANA (Giorgio de) Le procès de Galilée. Traduit de l'anglais et de l'italien par Adriana Salem. Revu par l'auteur et J.-J. Salomon. Préface et postface écrites par l'auteur pour l'édition française. Paris, Club du Meilleur Livre, 1955. In-8° carré sous reliure d'éditeur, [18], 458 p., illustrations en noir pleine page, très bon exemplaire numéroté (n° 325) auquel on joint quelques coupures de presse.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Annus mirabilis.
   - Domini canes.
   - Digression philosophique.
   - Saint Robert Bellarmin.
   - Le décret du Saint-Office.
   - L'audience de Bellarmin.
   - Les années de silence.
   - Urbain VIII.
   - Le dialogue.
   - La conjuration.
   - Le problème pour l'Inquisition.
   - Le procès.
   - La fausse injonction.
   - Coup de barre.
   - La sentence.
   - Les conséquences.
   - Le sort de l'affaire.
   - Notes.

20 euros (code de commande : 30207 - vendu).

 

GUIGNET (Philippe) — Le pouvoir dans la ville au XVIIIe siècle. Pratiques politiques, notabilité et éthique sociale de part et d'autres de la frontière franco-belge. Paris, École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1991. In-8° broché, 591 p., tableaux, (collection « Civilisations et Sociétés », n° 80), pli vertical au premier feuillet de couverture sinon bon exemplaire, rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   Cette recherche s'attache à comprendre de l'intérieur le système de pouvoir politique et social qui a régi les villes de Flandre et de Hainaut situées de part et d'autre de la frontière artificielle qui est venue rompre, au XVIIe siècle, l'unité des Pays-Bas catholiques. Philippe Guignet va bien au-delà d'une simple étude comparée des institutions municipales : il procède à l'inventaire des mythes fondateurs forgés par les républiques urbaines, il évalue le face-à-face des pouvoirs échevinaux et des États centraux, il procède à une pesée globale des prélèvements étatiques et para-étatiques sur les budgets urbains.
   Qu'est-ce qui fait l'identité d'une ville ? Philippe Guignet démonte les composantes, en permanente interaction, d'un modèle politique d'esprit républicain et particulariste enraciné en profondeur dans les valeurs de la Contre-Réforme. Ce modèle hispano-tridentin de la « bonne ville » à direction oligarchique est indissociable d'un imposant dispositif d'économie sociale ; il est solidaire aussi des corporations que les familles notables en place cautionnent et contrôlent.
   Après 1750 toutefois, ce système de pouvoir se lézarde devant les défis du siècle, puis implose dans des crises révolutionnaires aux modalités contrastées de part et d'autre de la frontière. Touché à mort en France dès l'été 1789, il connaît une vigoureuse mais éphémère renaissance en Belgique dans la révolte contre Joseph II, avant d'être emporté à son tour par l'expansion de la Grande Nation.

35 euros (code de commande : 30232 - vendu).

 

[HAINAUT - RECONVERSION INDUSTRIELLE]. Les régions du Borinage et du Centre à l'heure de la reconversion. Bruxelles, Institut de Sociologie, 1962. In-8° broché, 464 p., une carte à déplier, planches hors textes, tableaux.
   Il s'agit des Actes de la XXIXe Semaine Sociale Universitaire, du 6 au 10 novembre 1961.
Table des matières :
   - Avant-propos, par E. Cornez.
   - Allocution d'ouverture, par A. Doucy.
   - Introduction à l'étude des problèmes de la reconversion du Centre et du Borinage, par M. Drechsel.
   - La région économique française du Nord-Pas-de-Calais et ses problèmes, par B. Akar.
   - Les données démographiques dans les problèmes de reconversion des régions du Borinage et du Centre, par P. Bairoch.
   - L'effort de reconversion et la politique d'accroissement de la productivité, par R. Talpaert.
   - Allocution à la séance académique au Palais du Gouvernement Provincial, par E. Cornez.
   - Les conditions de la reconversion économique du Borinage, par R. Stiévenart.
   - Le problème charbonnier, par F. Vinck.
   - Les industries des fabrications métalliques dans le Borinage et le Centre, par G. Velter.
   - Les problèmes de l'emploi dans une région en reconversion industrielle, par L. Servais.
   - L'impact de la crise actuelle dans le Borinage et le Centre et les conséquences espérées de la reconversion, par M. Laloire.
   - Les autres secteurs industriels du Borinage et du Centre, par L. Bodart.
   - Qu'est-ce que Socorec ?, par H. Dumonceau.
   - Une reconversion industrielle dans le Borinage, par P. Colmant.
   - Les principes de la politique de développement régional dans le cadre du Marché Commun, par E. Tosco.
   - Exposé des plans gouvernementaux, par A. Spinoy.
   - La sidérurgie en Hainaut et l'industrie chimique dans le Borinage, par B. Van Ommeslaghe.
   - Conséquences socio-économiques d'une politique de grands travaux, par J.-J. Merlot.
   - L'infrastructure dans les régions du Centre et du Borinage. - Aspects techniques, par G. Willems.
   - Les efforts d'implantation d'industries nouvelles, par le baron Snoy d'Oppuers.
   - Les conséquences sociologiques de la reconversion dans le Borinage et le Centre, par G. De Greef.
   - Quelques réflexions sur l'étude et le plan de reconversion du Borinage et du Centre, par L. Prader.
   - Conclusions de la XXIXe Semaine Sociale Universitaire, par P. Feldheim.
   - Annexe. Aperçu des mesures législatives belges visant à favoriser l'expansion économique.

25 euros (code de commande : 30206 - vendu).

 

HODJA (Enver) — Rapport d'activité du Comité Central du Parti du Travail d'Albanie. Présenté au IVe Congrès du PTA le 13 février 1961. Tirana, Naim Frashëri, 1961. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 211 p., un portrait de l'auteur en frontispice.
Table des matières :
   I. La situation internationale et la politique extérieure de la République Populaire d'Albanie.
      1. Le renforcement du système socialiste mondial et le déclin ultérieur du système capitaliste mondial.
      2. La politique étrangère de la République Populaire d'Albanie.
   II. Les résultats de l'édification socialiste dans notre pays.
      A) L'édification avec succès de la base économique du socialisme.
      B) Le deuxième plan quinquennal, un important pas dans le développement ultérieur de notre économie et de notre culture.
      1. Les tâches posées devant l'industrie, le bâtiment et les transports sont réalisées avant terme.
      2. La collectivisation de l'agriculture est le plus grand succès du Parti à la campagne.
      3. L'élévation du bien-être matériel des masses travailleuses.
      4. La révolution culturelle se développe avec succès dans notre pays.
   III. Le développement ultérieur de notre pays dans la voie de l'édification socialiste.
      1. La continuation de l'industrialisation socialiste du pays - chaînon décisif pour le développement de la base matérielle-technique du socialisme.
      2. Le développement ultérieur de l'agriculture au cours, du troisième quinquennat.
      3. Les tâches du troisième quinquennat concernant le bien-être matériel des masses travailleuses.
      4. La formation des cadres et le développement de l'enseignement, de la culture, et des sciences au cours du nouveau quinquennat.
   IV. Sur certains problèmes concernant le renforcement du Parti.
      1. La composition du Parti, indice important de sa force.
      2. Le principal problème actuel dans les questions d'organisation du Parti, c'est le renforcement du rôle et l'élévation du niveau du travail des organisations de base du Parti.
      3. Améliorer davantage la méthode de travail des Comités du Parti.
      4. Accroître le soin des organismes et des organisations du Parti et des organismes d'État pour l'éducation des nouveaux cadres.
      5. Renforcer le travail du Parti, afin d'accroître encore le rôle des organisations de masses.
      6. Le renforcement ultérieur du pouvoir populaire, - condition indispensable à la réalisation avec succès de toutes les tâches.
   V. La lutte sur le front idéologique et les tâches du Parti.
      1. Le travail idéologique et politique du parti doit répondre aux tâches de l'édification socialiste du pays, contribuer à l'éducation communiste des travailleurs.
      2. Renforcer le travail concernant la propagande des principes fondamentaux du marxisme-léninisme et la lutte pour la défense de sa pureté.

10 euros (code de commande : 30218 - vendu).

 

[JACQUELINE DE HAINAUT]. DENUIT (Désiré) — Jacqueline de Bavière. Princesse infortunée. Bruxelles, Dessart, [ca 1946]. In-8° broché, 226 p., portrait en frontispice.
Table des matières :
   I. Les antécédents.
   II. Le premier mariage de Jacqueline ou le chemin du trône de France.
   III. Le deuxième mariage de Jacqueline ou la guerre des bulles.
   IV. Les succès de Jean de Bavière.
   V. Troubles en Brabant.
   VI. Jacqueline se rend à Londres.
   VII. La carte anglaise.
   VIII. Bourgogne contre Glocester.
   IX. Triomphe du Bourguignon.
   X. Le quatrième mariage de Jacqueline.
   XI. Mort de Dame Jaque.
   Bibliographie.

13 euros (code de commande : 30221 - vendu).

 

JESENSKA (Milena) — Vivre. Textes réunis et présentés par Dorothea Rein. Traduits du tchèque par Claudia Ancelot. Paris, Lieu Commun, 1986. In-8° broché, 285 p., illustrations hors texte, papier jauni.
En quatrième de couverture :
   À Milena furent adressées des lettres d'amour qui sont parmi les plus belles du genre en ce XXe siècle. Leur auteur : Franz Kafka.
   Si son prénom appartient désormais à l'histoire littéraire, Milena Jesenská, elle-même, a rarement été lue et entendue. Journaliste pendant vingt ans (de 1919 à 1939), elle a signé un grand nombre de chroniques, de reportages et de courts essais réunis pour la première fois, en français, dans ce volume. Elle s'y révèle un témoin extrêmement lucide de son époque, sensible à tout ce qui, dans « l'air du temps », rend la vie digne d'être vécue, malgré les menaces qui pesaient alors sur le siècle.
   Vivre est le livre d'un écrivain qui, sorti de la légende de Kafka, dévoile ici sa propre vérité : la fervente volonté d'une femme d'être présente dans l'Histoire.
   Milena Jesenská est morte dans un camp de concentration en 1944, à Ravensbrück.

10 euros (code de commande : 30240 - vendu).

 

[JULLIARD (René)]. LAMY (Jean-Claude) — René Julliard. Paris, Julliard, 1992. In-8° collé, 308 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Éditeur, homme d'affaires, dandy, séducteur, Pygmalion, rival incontesté de Gaston Gallimard et de Bernard Grasset, figure mythique de l'édition française, René Julliard insuffle de 1942 à 1962 un nouvel esprit dans la République des Lettres.
   Sa carrière commence à Vichy en plein conflit mondial. Éditeur dans un même élan de Pétain et de Jean Zay – l'ancien ministre de Léon Blum –, il révèle d'emblée une personnalité complexe.
   D'un dynamisme exceptionnel, d'une curiosité insatiable mâtinée d'un flair de renard, il fait de sa maison un des hauts lieux d'attraction pour les jeunes écrivains de l'après-guerre. Il obtient trois Goncourt d'affilée pour Jean-Jacques Gautier en 1946, Jean-Louis Curtis en 1947 et Maurice Druon en 1948. Le coup de tonnerre en 1954 de Bonjour tristesse, le premier roman de Françoise Sagan, puis l'Affaire Minou Drouet, devaient le faire entrer dans la légende de l'édition. Julliard joue également un rôle de premier plan dans la vie politique de son temps. Ami d'Edgar Faure, proche de Mendès France, familier du roi du Maroc et de Bourguiba, il œuvra pour la décolonisation de l'Afrique du Nord jusqu'à sa mort, le 1er juillet 1962, jour de l'Indépendance de l'Algérie.

12 euros (code de commande : 30214 - vendu).

 

[KATANGA]. Comité spécial du Katanga 1900-1950. Bruxelles, Cuypers, 1950. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 327 p., nombreuses planches hors texte en noir et quelques-unes en couleurs, un des 285 exemplaires numérotés (n° 143), très bon exemplaire peu courant sous cette forme.
Préface :
   Le 19 juin 1900 était signée, par des délégués de l'État Indépendant du Congo et de la Compagnie du Katanga, une convention portant création d’un « Comité Spécial », pour assurer et diriger en participation « l'exploitation de tous les terrains appartenant au domaine de l'État et à la Compagnie du Katanga et compris entre le 5° de latitude Sud jusqu'au 24° 10’ de longitude Est de Greenwich, une ligne droite rejoignant ce point à l'intersection du 6° de latitude Sud avec le 23° 54’ de longitude Est, ce 23° 54’ de longitude et les frontières méridionale et orientale de l'État ».
   Le territoire ainsi délimité couvre, au Sud-Est du Congo Belge, une superficie de 464.600 km* 2, soit environ seize fois celle de la Belgique.
   Le Comité Spécial du Katanga, auquel la convention reconnut les pouvoirs les plus étendus d'administration, de gestion et d'aliénation, fut substitué à la Compagnie du Katanga dans les droits qui avaient été concédés à celle-ci par la convention du 12 mars 1891. Il fut aussi substitué à cette Compagnie dans les obligations que lui avait imposées ladite convention.
   Dans le présent ouvrage, nous nous proposons d'évoquer l'activité du Comité Spécial du Katanga dans la première moitié du XXe siècle. Nous n'avons donc pas la prétention d'écrire une histoire du Katanga. Notre seul but est de brosser un tableau du développement économique de cette province congolaise, qu'on appelait, voici une quarantaine d'années, un « nouvel Eldorado ».
   La tâche essentielle du Comité Spécial du Katanga fut, après une période décennale consacrée à l'occupation et à organisation administrative du Katanga, de promouvoir, dans ce vaste domaine, toutes les activités se rattachant à la colonisation, à l'agriculture, au commerce et aux mines.
   Le Comité Spécial du Katanga se plaît à remercier ses conseillers, les membres de son personnel, ainsi que tous ceux qui l'ont aidé dans la composition et l'illustration de cet ouvrage et, plus particulièrement, le Comité de Rédaction, composé de Messieurs le Vicomte Charles Terlinden, René J. Cornet et Marcel Walraet, de même que les dirigeants des organismes coloniaux et des sociétés katangaises.

45 euros (code de commande : 30204).

 

LACOCQUE (André) et RICŒUR (Paul) Penser la Bible. Texte d'André LaCocque traduit de l'anglais par Aline Patte et revu par l'auteur. Paris, Seuil, 1998. In-8° collé, 456 p., (collection « La Couleur des Idées »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Penser la Bible est un livre à deux voix, unique dans son genre dans le domaine des études sur la Bible. En effet, un exégète patenté, spécialiste de l'approche historique et littéraire, et l'un des plus grands philosophes contemporains y abordent ensemble six textes clés de l'Ancien Testament, chacun avec sa grille de lecture, son savoir, son style, ses préoccupations propres. Ces textes sont : le récit de la création et de la Chute (Genèse 2-3), le décalogue (Exode 20), la vision des ossements qui ressuscitent (Ézéchiel 37), le Psaume 22 (« Mon Dieu, mon dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »), la révélation du nom de Dieu YHWH (Exode 3, 14), le Cantique des Cantiques.
   Si l'exégète – André LaCocque – fait une véritable démonstration, extrêmement brillante, des ressources de la subtilité de la recherche historico-critique la plus récente, le philosophe – Paul Ricœur –, sans jamais quitter ce soubassement exégétique, montre à quel point la Bible donne à penser, comment la tradition biblique s'insère dans l'histoire de la pensée occidentale, comment, sur certains points, elle réfléchit cette pensée. Et – ce n'est pas le moindre trait piquant de ce livre exigeant –, il arrive que les deux auteurs ne soient pas d'accord et qu'ils divergent nettement dans leur interprétation (par exemple, dans leur lecture de l'Exode 3, 14 – le nom de Dieu –, ou dans celle du Cantique des cantiques). Cette divergence est, en elle-même, une des facettes les plus neuves et les plus riches de cet ouvrage.

15 euros (code de commande : 30241- vendu).

 

[LÉOPOLD II DE BELGIQUE]. EMERSON (Barbara) — Léopold II. Le royaume et l'empire. Préface de Jacques Willequet. Traduit de l'anglais par Hervé Douxchamps et Gérard Colson. Gembloux, Duculot, 1980. In-8° collé, 324 p., un cahier d'illustrations, exemplaire en bon état auquel on joint quelques coupures de presse.
En quatrième de couverture :
   Voilà près d'un demi-siècle que le public doit se contenter, à propos de la vie et du règne de Léopold II, des clichés plus ou moins naïfs et déformants véhiculés dans les manuels. Dans le même temps, la recherche renouvelait pourtant le sujet de fond en comble.
   Mais ses résultats ne débordaient guère le cadre étroit des revues savantes ou des ouvrages académiques. La présente biographie du deuxième roi des Belges jette opportunément un pont entre les grands progrès de la connaissance historique – à laquelle elle apporte d'ailleurs une contribution importante – et l'attente du public avide de mieux connaître les grands acteurs de notre passé.
   Léopold II, c'est une tranche d'histoire particulièrement riche et intense du jeune Royaume de Belgique, mais c'est aussi la « ruée vers l'Afrique », l'incarnation de l'irrésistible expansion coloniale de l'Europe et le symbole d'une certaine « belle époque » qui allait s'éteindre avec lui à la veille de 1914, et qui avait ouvert, l'espace d'un règne, la voie à toutes les conquêtes de la technique, de la libre entreprise et de l'art nouveau.
   Bénéficiant du double recul de la distance géographique et de l'éloignement temporel, Barbara Emerson, jeune historienne anglaise formée à Oxford, allie le talent du narrateur à la science de l'universitaire pour nous restituer, après le temps des images d'Épinal et des caricatures, le portrait sans retouches d'un souverain qui laissa effectivement après lui une nation « plus grande, plus forte et plus belle », comme il en avait annoncé le dessein à son avènement, quarante-cinq ans plus tôt.

14 euros (code de commande : 30224 - vendu).

 

[LÈPRE]. La lèpre dans les Pays-Bas (XIIe-XVIIIe siècles). Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1989. In-4° broché, 141 p., illustrations, (collection « Service Éducatif - Dossiers - Première Série », n° 6), exemplaire en parfait état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Introduction, par Walter De Keyzer, Marleen Forrier et Michel Van der Eycken.
   - La lèpre :
      - Les aspects médicaux, par Luc Janssens.
      - La lèpre à travers l'espace et le temps, par Marleen Forrier.
      - La Belgique et la lutte contre la lèpre, par Riga Peeters.
      - La terminologie dans les textes médiévaux en ancien français, par Reine Mantou.
      - La symptomatologie et le traitement dans les textes moyen néerlandais, par Ria Jansen-Sieben.
   - Les léproseries :
      - L'aspect - L'évolution des léproseries organisées - Les organisations de ladres forains, par Walter De Keyzer, Marleen Forrier et Michel Van der Eycken.
      - Les sceaux, par René Laurent.
   - Les lépreux :
      - Le statut juridique, par Philippe Godding.
      - L'épreuve - La vie comme lépreux, par Walter De Keyzer, Marleen Forrier et Michel Van der Eycken.
   - Bibliographie - Glossaire - Références des textes édités - Tables.

25 euros (code de commande : 30230 - vendu).

 

[LIGNE (Charles-Joseph de)]. PASTEUR (Claude) — Le prince de Ligne. L'enchanteur de l'Europe. Paris, France Loisirs, 1981. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 335 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   Fantasque, cynique, impertinent, ardent au plaisir mais aussi tendre, généreux, sensible, naïf, l’« homme le plus gai de son siècle » fut un véritable personnage de roman.
   Européen avant la lettre, il se proclamait « Français en Autriche, Autrichien en France, l’un et l’autre en Russie ». Le Prince de Ligne fut le type achevé de la société du XVIIIe siècle. Interlocuteur attentif de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau, ami et correspondant privilégié de Catherine II et du grand Frédéric, admirateur (prudent) de Napoléon, il promena partout sa longue silhouette élégante et son esprit étincelant, sema à pleines mains, couplets, épigrammes, madrigaux et bons mots, publia quarante volumes illisibles. Du menuet à la Carmagnole, du Directoire au Congrès de Vienne, il vécut en marge de l’Histoire sans rien accomplir de grand mais en étant le témoin incomparable de son temps.
   Claude Pasteur nous conte avec verve l’histoire de cet homme étonnant qui, selon Catherine II, fut : « Une tête originale qui pense profondément et fait des folies comme un enfant. »

12 euros (code de commande : 30239).

 

LORÉDAN (Jean) — Un grand procès de sorcellerie au XVIIe siècle. L'Abbé Gaufridy et Madeleine de Demandolx (1600-1670). D'après des documents inédits. Paris, Perrin et Cie, 1912. In-8° broché, XIV, 436 p., illustrations hors texte, petit cachet humide ex-libris à la couverture, à la page de titre et à la p. 1, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Préface.
   Première partie.
      I. Le Révérend Père Romillon et les Ursulines d'Aix.
      II. Enfance de Madeleine de Demandolx.
      III. Les origines et les débuts de Gaufridy.
      IV. Convalescence.
      V. Catherine de France.
      VI. Ursuline.
      VII. Premières escarmouches.
      VIII. Le R. P. Sébastien Michaëlis. La Sainte-Beaume. Saint-Maximin.
      IX. Retour à la Sainte Grotte.
      X. Prisonnier d'Église.
      XI. Sabbats et folie.
   Deuxième partie.
      I. Autre justice.
      II. Les marques du Diable.
      III. La folle de l'archevêché. L'ossuaire.
      IV. Deux capucins. Les aveux.
      V. Vers la lumière.
      VI. Dernières convulsions.
      VII. Torture et mort du magicien.
   Troisième partie.
      I. Quelques acteurs du drame.
      II. Magdeleine de Jésus de Demendes.
   - Appendice.

20 euros (code de commande : 30219 - vendu).

 

MELLOY (Camille, pseudonyme de Camille De Paepe) Une vie de chien. Nouvelle ornée de quatre pointes sèches par Jan van Ael. Anvers, Papegay, 1943. In-8° broché sous couverture à rabat, 92 p., un des 225 exemplaires numérotés (n° 41) et nominatifs.
Extrait de l'article d'Henri Davignon :
   La place occupée par Camille Melloy, excellent poète mineur, trop tôt disparu, m'apparaît comme particulière dans l'évolution de notre littérature en Belgique, Ce n'est certes pas la première fois que nous voyons un Flamand, de naissance et de race, se servir de la langue française comme instrument d'expression artistique. Mais pour un Verhaeren, un Van Lerberghe, un Eekhoud il n'y avait pas véritablement un choix à exercer. Le français était la seule langue à leur disposition. La connaissance du flamand chez eux était nulle ou insuffisante. Rien de pareil dans le cas de l’auteur du Parfum des Buis.
   Dernier né d’une famille rurale de sept enfants, Camille-Joseph De Paepe n'approche de la langue française qu'au collège et en commençant des humanités anciennes chez les pères Joséphites de Grammont. Jusque-là au foyer paternel, à l'école primaire de Melle son enfance a été baignée de sonorités thioises. Sa mère, nature délicate et poétique, issue d’une famille de douze enfants, comme son père d'ailleurs, ne lui a jamais parlé que le flamand. Bien qu'elle eût une connaissance rudimentaire de l'autre langue, elle ne fut point apte à lire aucun des poèmes que son fils écrivit en français. Il lui en donnera lui-même une analyse en flamand. À aucun moment de sa carrière et une fois son pseudonyme passé en état de notoriété, Camille Melloy n'a cessé d'user couramment du flamand, traduisant ou écrivant directement en cet idiome ses propres œuvres, entretenant avec les écrivains de Flandre un commerce amical et spirituel basé sur un échange abondant en néerlandais.
   Le choix du français fut donc, delà part du poète, l'objet d’une prédilection spontanée, ne comportant aucune ignorance, aucun dédain de l'autre langue. Nous pouvons y voir une préférence de culture, le fruit d’un humanisme latin, l'orientation naturelle d’une âme par la tradition spirituelle du catholicisme lettré.
Bibliographie :
   - Davignon (Henri), Un poète flamand de langue française. Camille Melloy 1891-1941, dans Bulletin de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises, t. XXX, n° 4, pp. 121-133.

   
La première pointe-sèche et la justification du tirage.

90 euros (code de commande : 30235).

 

[MONS - GRAVURE]. [HOGENBERG (Frans)] — Bergen. [s.l.], [s.n.], [ca 1610]. Description en allemand disposée en cinq colonnes sous la gravure et date en latin, chiffre « 5 » dans le coin inférieur gauche, bandelette de papier collée sous la gravure avec le texte en français sur deux lignes, suivi de la date en latin. Beau tirage, bien encré de cet exemplaire en bel état, probablement extrait de Premier volume contenant quarante tableaux ou histoires diverses qui sont mémorables touchant les guerres, massacres et troubles advenus en France ces dernières années.
Dimensions :
   - Dessin : 286 x 209 mm.
   - Cuvette : 288 x 212 mm.
   - Feuille : 298 x 223 mm.

   Né à Malines en 1535, Frans Hogenberg exerça principalement son activité de graveur à Cologne où il mourut en 1590. Dans son excellente étude sur les représentations de Mons en gravures que nous pouvons qu'inviter à lire, Christine Gobeaux précise que cette représentation du siège de Mons par le duc d'Albe, en 1572, fait partie de la sixième série de gravure que Frans Hogenberg a consacré aux guerres de religions dans les Pays-Bas. Elle ajoute que « les gravures d'Hogenberg sont d'abord parues en feuilles volantes avant d'être numérotées pour former des séries. » La gravure présentée ici serait « un deuxième état, le premier ne présentant aucune numérotation. »
   Christine Gobeaux ajoute : « Pour interpréter cette épreuve, il faut la retourner car le graveur a oublié d'inverser le dessin lors de la gravure du cuivre. À l'arrière-plan de celle-ci, se profile la ville de Mons vue de la porte de Nimy à la porte des Guérites en passant par la porte d'Havré. Les bois de Nimy et Maisières apparaissent dans l'angle opposé. Au second plan, l'armée du Prince d'Orange venant de Péronnes-lez-Binche s'avance vers la défense espagnole. À gauche, les canons du duc d'Albe bombardent l'est de la ville. À à l'avant-plan, la cavalerie du Prince affronte les fantassins du duc d'Albe. Au centre, les soldats espagnols reculent et la cavalerie vient à leur secours. »
   « Les gravures des séries historiques ont été produites dans le but de dépeindre les événements qui se déroulaient dans les Pays-Bas. Elles ont essentiellement pour sujet la répression de la religion réformée vue du côté des Protestants. Les commentaires qui les accompagnent ne sont pas neutres. Ils sont clairement en faveur des rebelles. N'oublions pas que Frans Hogenbergh, d'origine malinoise, s'est réfugié à Cologne parce que son nom figurait sur la liste des personnes bannies des Pays-Bas par le duc d'Albe. Dans ce type de gravure, l'accent est mis sur la représentation des combats et non sur celle des villes. Celles-ci ne sont figurées en détails que lorsqu'elles font l'objet d'un siège. Elles sont représentées en profils, souvent à l'arrière-plan. L'objectif ici n'est pas de faire un portrait fidèle à la réalité mais de donner une idée des fortifications de celles-ci. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, S.001.A., pp. 466-476.

120 euros (code de commande : 30253 - vendu).

 

[MONS - PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. 14-18. La Grande Guerre à Mons et dans sa région. Waterloo, Avant-Propos, 2015. In-8° collé, 301 p., illustrations, ex-dono à la page de faux-titre, exemplaire en parfait état, envoi d'un des auteurs.
En quatrième de couverture :
   La commémoration du centenaire de la Grande Guerre est l'occasion de porter un nouveau regard sur cette période. C'était l'objectif de la journée d'étude tenue à Mons en octobre 2014. Les actes de cette journée offrent l'opportunité de présenter au grand public les résultats de recherches historiques menées actuellement sur différents thèmes ayant trait à la Grande Guerre dans la région de Mons.
   Les enjeux de la bataille de Mons, événement militaire majeur des 23 et 24 août 1914 qui voit s'affronter les troupes britanniques et allemandes, sont évidemment rappelés, mais est aussi retracée la bataille, beaucoup moins connue, qui s'est déroulée à Frameries le 24 août 1914.
   Divers aspects de l'occupation allemande à Mons sont ensuite abordés, d'abord sous l'angle original des avis officiels placardés quotidiennement sur les murs de la ville, puis sur le plan politique en portant le regard sur l'action spécifique du Gouvernement provincial du Hainaut, en particulier en matière de ravitaillement. Les conséquences économiques de l'occupation pour le bassin houiller montois sont également envisagées.
   L'activité de la résistance est évoquée à travers l'engagement audacieux de deux femmes, Edith Cavell et la princesse Marie de Croÿ, l'une pionnière du nursing engagée dans une filière d'évasion et l'autre mettant en place un réseau d'évasion de soldats alliés à partir du Nord de la France. Le contre-espionnage allemand, sujet neuf, est étudié à partir de l'activité d'un espion belge passé au service de l'Allemagne.
   La sortie de la Grande Guerre est l'objet d'une attention particulière. La description des semaines qui précèdent l'Armistice offre une image sensible du vécu des Montois durant ces jours pénibles. La libération de Mons par les troupes canadiennes et leur présence dans la ville dans l'immédiat après-guerre sont l'objet d'une présentation attentive aux phénomènes de rencontre entre cultures. L'étude d'un cas de désertion nous éclaire sur le fonctionnement (souvent caricaturé) de la justice militaire en temps de guerre.
   C'est enfin l'imaginaire de la guerre qui est abordé d'une double façon, dans une étude passionnante relative aux origines de la célèbre légende des Anges de Mons et dans une présentation de la symbolique de réconciliation qui a présidé à l'aménagement du cimetière de Saint-Symphorien.
Table des matières :
   - Introduction, par Emmanuel Debruyne, Élise Julien, Catherine Lanneau et Pierre-Jean Niebes.
   Partie 1 - Août 1914.
      Chapitre 1. La bataille de Mons d'août 1914, un bref aperçu, par Corentin Rousman.
      Chapitre 2. La bataille de Frameries du 24 août 1914, par Bernard Croquet.
   Partie 2 - Aspects de l'occupation.
      Chapitre 1. Mons sous l'occupation allemande à travers les affiches de l'époque, par Yves Quairiaux.
      Chapitre 2. Position et rôle du Gouvernement provincial du Hainaut pendant la Première Guerre mondiale, par Marie Arnould.
      Chapitre 3. Le bassin du Couchant de Mons durant la Première Guerre mondiale : éclairages pluriels, par Assunta Bianchi et Camille Vanbersy.
   Partie 3 - Résistance et contre-espionnage.
      Chapitre 1. Edith Louisa Cavell et le Hainaut. Résistance par filière d'évasion et pionnière du nursing, par Hugh Robert Boudin.
      Chapitre 2. Le réseau de Marie de Croÿ. Un réseau de renseignement pendant la Grande Guerre dans le Nord de la France, par Isabelle Vahé.
      Chapitre 3. Entre vraisemblable et faux-semblants : Léopold Wartel, agent du contre-espionnage allemand en Belgique occupée durant la Première Guerre mondiale, par Élise Rezsöhazy.
   Partie 4 - Sortir de la Grande Guerre.
      Chapitre 1. Les jours les plus longs ? Le vécu des Montois dans les dernières semaines de la guerre et leur expérience de l'Armistice, par Nicolas Mignon.
      Chapitre 2. La présence des soldats canadiens à Mons, de la libération à la démobilisation, par Nastassia Sersté.
      Chapitre 3. « Je préfère être fusillé que d'aller aux tranchées. » L'histoire du soldat Jules H., de Dour, condamné à mort durant la Grande Guerre, par Benoît Amez.
   Partie 5 - Espaces de l'imaginaire.
      Chapitre 1. « From fiction to facts » : analyse de l'affaire des Anges de Mons à travers la presse britannique, par Marie Cappart.
      Chapitre 2. Le cimetière militaire de Saint-Symphorien : symbolisme et réconciliation, par Glyn Prysor.

20 euros (code de commande : 30228 - vendu).

 

[NAMUR]. Namur et ses environs. Guide illustré. Namur, Administration Communale - Syndicat d'Initiative « Namur-Villégiature », [ante 1914]. In-8° broché, 70, [18 (publicités)] p., nombreuses illustrations, exemplaire en bon état.
Extrait :
   En ce siècle de surmenage, il est nécessaire que chacun de nous prenne au moins une fois par an quelques semaines de repos. Le choix d’un centre de villégiature est souvent difficile. Où trouver, en effet, le calme et, à la fois, les agréments capables d'effacer les atteintes faites à la santé ? Est-ce dans les luxueuses villes d'eau, sur les plages à la mode où les obligations mondaines, les occasions de plaisir entraînent à des fatigues nouvelles ? Est-ce en des coins perdus dans les montagnes, où manque le confort coutumier et où ne se peut trouver, en dehors des promenades, aucune distraction ? Nous ne le pensons pas.
   Le séjour idéal de villégiature doit posséder tout ensemble les sites pittoresques, les promenades intéressantes et variées, comme aussi les installations modernes et des plaisirs en quantité suffisante pour récréer sans lasser.
   Namur offre aux visiteurs tous ces avantages.
   La ville est avenante ; ses maisons blanches reflètent dans la Meuse les mille dessins de leurs toits d'ardoise ; ce panorama pittoresque est dominé par la masse imposante des rochers et des murs sévères de la Citadelle.
   Peu ou point d'industries se sont établies dans la charmante cité mosane, qui semble un oasis clair et verdoyant au milieu du pays laborieux qui l'entoure.
   L'existence y est paisible. Le peuple y est cordial. L'aspect de toutes choses y est riant. Là, point de brouhaha des cités où le labeur peine, où s'agite la fièvre des affaires : c’est l'asile heureux du repos.
   En dehors de son cachet propre, qui l'a fait nommer Namur la Belle, ce qui désigne Namur à la faveur et à la curiosité des touristes, c’est la profusion des sites merveilleux qui l'entourent et qui sont le but de promenades ravissantes dont la variété augmente la valeur.

15 euros (code de commande : 30251 - vendu).

 

NELLI (René) — La vie quotidienne des Cathares du Languedoc au XIIIe siècle. Paris, Hachette, 1976. In-8° broché, 297 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Ce livre propose une sorte de film de la vie des Cathares languedociens, telle qu'elle s'est déroulée, de 1200 environ à 1350, dans les comtés de Toulouse et de Foix et dans les quatre vicomtes de Trencavel : Carcassonne, Béziers, Albi et Nîmes. En effet, c'est dans ces régions, qui furent le principal théâtre de la fameuse « Croisade contre les Albigeois », qu'on saisit le mieux, dans leur continuité historique, l'existence et la survie tragique du Catharisme.
   Si le Catharisme s'inscrit dans le mouvement de rénovation évangélique qui s'est manifesté dans toute la Chrétienté aux XIIe et XIIIe siècles, il n'en reste pas moins que les Parfaits professaient l'existence de deux principes antagonistes, inégaux en valeur mais également éternels, et qu'ils défendaient l'idée que le monde est l'œuvre du Diable.
   Voilà, sans aucun doute, ce qui a marqué le plus nettement la mentalité des Occitans du XIIIe siècle, et ce qui a déterminé leur comportement journalier. Il en résulte que la vie quotidienne du Cathare fut loin de coïncider avec celle de l'« homme quelconque » du Moyen Âge, et c'est à une véritable découverte des Bonshommes, Parfaits ou « Croyants », que nous invite René Nelli.

10 euros (code de commande : 30215 - vendu).

 

PIRENNE (Henri) et VERCRUYSSE (Jérôme)Les États Belgiques Unis. Histoire de la Révolution belge de 1789-1790. Paris - Louvain-La-Neuve, Duculot, 1992. In-8° broché, 189 p., (collection « Document »), exemplaire en très bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Que la Belgique ait conquis son indépendance en 1830, c'est une chose bien connue, mais qu'elle l'ait déjà fait en 1789 – et de haute lutte –, voilà un événement souvent oublié.
  C'est l'aventure de la Révolution brabançonne et de la confédération des États Belgiques Unis, éphémère préfiguration de la Belgique contemporaine.
   Il faut relire, sous la plume du grand Pirenne, la manière dont ce processus révolutionnaire évolua, explosa et se transforma en la création d'un État qui, malgré le courage de son armée de Patriotes, ne sut ni faire reconnaître son indépendance, ni maintenir l'intégrité du territoire.
   Histoire passionnante d'une belgitude qui se cherche, racontée de façon inégalée par Henri Pirenne, et introduite par une pénétrante analyse du professeur Jérôme Vercruysse, président du Comité Jean-François Vonck 1792-1992.
Table des matières :
   - Introduction, par Jérôme Vercruysse.
      - 1787-1792 : une suite d'étranges révolutions.
      - Chronologie des événements.
      - Bibliographie sommaire.
      - Note sur le texte.
   - La Révolution brabançonne, par Henri Pirenne.
      - Les réformes de Joseph II.
      - La révolution brabançonne.
      - La restauration.
   - Index.

25 euros (code de commande : 30223 - vendu).

 

POCHHAMMER (Hans) — La dernière croisière de l’Amiral Von Spee. Souvenirs de l’escadre des croiseurs. Traduit de l'allemand par R. Jouan. Paris, Payot, 1929. In-8° demi-toile à coins, 224 p., illustrations hors texte, couverture conservée, (« Collection de Mémoires, Études et Documents pour servir à l’Histoire de la Guerre Mondiale »), ex-libris d'Alexandre Berqueman (probablement dessiné par Hergé).
Table des matières :
   Chapitre I. À Tsing-Tao
      La relève. - Changement d'équipage. - Exercices. - Visite du croiseur-cuirassé anglais Minotaur. - Notre colonie de Tsing-Tao. - L'escadre des croiseurs en 1914. - la croisière du Pacifique.
   Chapitre II. De Tsing-Tao à Trouk.
      Le Gneisenau appareille. - Nagasaki. - Dernier courrier. - Urakas. - Pagan. - Saipan. - Rota. - L'atoll de Trouk. - Le Scharnorst rallie. - Charbon. - Danse des indigènes.
   Chapitre III. À Ponapé.
      Inspection aux postes de combat. - Prolongation de l'escale. - Le Djokadj. - Danger de guerre menaçant. - Préparatifs de guerre. - Déclaration de guerre. - Allocution du comte von Spee. - Écoles à feu. - Embarquement du charbon.
   Chapitre IV. En guerre.
      Dernière journée au port. - Marche vers Pagan. - Postes de veille. - Service divin. - Notre situation, notre mission. - Constitution d’un train. - L'Emden et le Prinz Eitel Friedrich rallient. - Le Japon hostile. - Route vers l'est. - L'Emden détaché. - Service de guerre. - L'Angleterre cause première de la guerre.
   Chapitre V. Aux île Marshall.
      Charbonnage à Eniwetok. - Nos embarcations en dérive. - « Un homme à la mer ». - Le Nurnberg va à Honolulu. - Alerte ! - Séjour à Majuro. - Le Cormoran rallie. - Nouvelles de Tsing-Tao. - Le Cormoran et le Prinz Eitel Friedrich se séparent.
   Chapitre VI. Devant Samoa et Tahiti.
      La grande importance de nos colonies du Pacifique. - L'Amérique se rangera-t-elle à nos côtés ? - Retour du Nurnberg. - Nouvelles du pays. - Journaux américains. - Charbonnage devant l’île Christmas. - Le Nurnberg coupe le câble de Fanning. - Avance sur Samoa. - Baptême de la ligne. - Devant Apia. - Bombardement de Papeete, à Tahiti.
   Chapitre VII. Aux îles Marquises devant l'île de Pâques.
      Charbonnage à Nukuhiwa. - Le Gneisenau devant Hiwava. - Marche vers l’île de Pâques. - Le Dresden et le Leipzig rallient l'escadre. - Deux morts. - Anniversaire de la Kaiserin.
   Chapitre VIII. La bataille de Coronel.
      Arrivée devant la côte américaine. - Renseignement : un croiseur léger anglais se trouve à Coronel. - Route vers le sud. - Découverte et poursuite de l'ennemi. - « Branle-bas de combat ! » - La bataille : le Good Hope brûle. - Tombée de la nuit. - Ordre aux croiseurs légers de rechercher l'ennemi. - Destruction du Monmouth. - Remerciements de l'amiral.
   Chapitre IX. Au large et à Valparaiso.
      24 heures à Valparaiso. - Enthousiasme des Allemands. - Rapide visite de la ville. - Halte devant Mas à Fuera. - Charbonnage sur des voiliers. - « Alerte ! » - Tsing-Tao est tombé !
   Chapitre X. Autour du cap Horn.
      Marche vers le froid. - Journaux allemands. - Séjour dans le golfe de Penas. - Trois cents croix de fer. - Mauvais temps. - Cap Horn. - Iceberg et voilier. - Mouillage à l’île Picton. - Les îles Falklands.
   Chapitre XI. La bataille des îles Falklands.
      Atterrissage sur les îles Falklands. - L'ennemi en vue. - Cessation de l'opération. - Poursuite de l'ennemi. - Les croiseurs de bataille anglais. - « Ordre aux croiseurs légers de s'échapper ». - Le combat s'engage. - Suspension du feu. - La bataille d'anéantissement. - La destruction du Scharnhorst. - la fin du Gneisenau. - Les Anglais recueillent les survivants.
   Chapitre XII. Après la bataille.
      Vie sur les navires anglais. - Vers l'Angleterre, sur le Macedonia. - Le sort des croiseurs légers. - Une lettre de l'amiral Sturdee. - Dans un camp de prisonniers. - Retour de l’auteur en Allemagne. - Lancement du croiseur de bataille Graf von Spee. - Conclusion.

19 euros (code de commande : 30237).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. L'Yser et la Côte belge. Clermont-Ferrand, Michelin & Cie, 1920. In-8° sous cartonnage et jaquette (insolée) d'éditeur, 128 p., nombreuses illustrations en noir, plans et cartes, un plan de Bruges hors texte, (collection « Guides Illustrés des Champs de Bataille (1914-1918) »), exemplaire en très bon état auquel on joint quelques coupures de presse.
Extrait :
   Après la bataille de la Marne et la retraite allemande, en septembre 1914, le centre et la droite des armées françaises se fixent en quelques jours devant les lignes que les Allemands avaient préparées en arrière et qu'ils achevaient de fortifier. Mais si la droite des armées alliées, appuyée à la frontière suisse, est assurée contre tout enveloppement, la gauche (6e Armée) est exposée.
   La 6e Armée (Maunoury) tient la rive droite de l’Oise, au nord de Compiègne. L'ennemi, en revenant sur elle en forces, va tenter sa manœuvre favorite d'enveloppement.
   Le général Joffre pare à cette menace ; tout en renforçant la 6e Armée, il constitue, à l'aile gauche du dispositif allié, une masse de manœuvre capable de s'opposer au mouvement débordant de l'ennemi.
   La 2e Armée, formée de corps prélevés dans l'Est, est constituée sous les ordres du général de Castelnau. Précédée et couverte par des divisions de cavalerie, elle s'étend peu à peu jusqu'au sud d'Arras.
   Les Allemands dessinent un mouvement parallèle, les armées adverses, cherchant à s'envelopper mutuellement, prolongent progressivement leur front vers le nord et se rapprochent ainsi de la mer.
   Contre l'aile droite allemande, s'étendant toujours vers le nord, l'armée de Maud’huy se déploie depuis la Somme jusqu'à La Bassée et engage la bataille devant Arras.
   Les Allemands attaquent furieusement, ils tentent, à la fois, d'enfoncer le front et de poursuivre leur mouvement enveloppant.
   Six corps d'armée, deux corps de cavalerie sont jetés sur l'armée de Maud’huy, qui reçoit de nouveaux renforts et tient bon.
   Le général Joffre confie au général Foch le commandement du groupe des armées du Nord.
   Promptement, le nouveau chef coordonne et règle les dispositions d’une action d'ensemble.
   Le glissement des armées vers le nord s'accentue. Les divisions de cavalerie des corps de Mitry et Conneau galopent vers les plaines de Flandre.
   Dans le même temps, l'armée britannique est relevée des bords de l'Aisne et se rapproche de ses bases maritimes menacées. Elle est transportée dans la région de Saint-Omer. Le 19 octobre, elle achève de se déployer de La Bassée à Ypres, prolongeant ainsi, au nord, l'armée de Maud’huy. Entre l'aile gauche de l'armée britannique et les côtes de la mer du Nord, reste une trouée, que traversent d'est en ouest des routes menant aux ports de la Manche et que va barrer l'armée belge échappée d'Anvers.

25 euros (code de commande : 30208 - vendu).

 

RANDIER (Jean) — Hommes et navires au Cap Horn 1616-1939. Préface de Léon Gautier. Paris, Hachette, 1966. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 359 p., nombreuses illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, exemplaire en bon état.
Préface :
   Le « Cap », comme nous disons familièrement entre nous, est une expression presque indéfinissable.
   En effet, le cap Horn n'est pas qu'un point géographique particulier sur la carte du vaste monde. Ce n'est pas non plus, seulement, un pic sombre aux confins des mers du Sud, sinistrement dressé vers un ciel éternellement malveillant. En fait, pour nous qui avons passé victorieusement tant de fois ce cap maudit, parce que redoutable entre tous, c’est cela et aussi bien autre chose encore.
   Le cap Horn, c’est d'abord le symbole d’une époque à jamais disparue, de l'époque glorieuse et magnifique des grands découvreurs qui, dans leurs épreuves mêmes, conservaient le radieux espoir de la découverte de terres inconnues, mais aussi de l'époque où, au contraire, les hommes connaissaient les innombrables périls qu'ils allaient affronter et en acceptaient avec humilité tous les risques.
   C’est le rappel, à travers le temps, d’une vie libre sur les grandes routes océanes où, privés du secours de tout ce qui, de nos jours, vient en aide à la navigation et de toute attache avec les continents, les capitaines se sentaient encore vraiment « maître après Dieu » à bord de leur navire.
   C’est encore le souvenir inoubliable d’un temps où les hommes de mer, livrés à leurs seules ressources au milieu des éléments déchaînés, ne se sont jamais sentis plus fraternellement solidaires. Époque héroïque, où une poignée d'officiers et de matelots, chacun faisant confiance à l'autre, devait faire preuve plus de courage, de plus d'endurance, de plus de résistance aux souffrances physiques et aussi de plus d'esprit de sacrifice qu’il n'en a jamais fallu à bord des navires de long cours.
   C’est enfin la nostalgie d’une jeunesse exaltante où, dans la plénitude de ses forces et de son jugement, le long-courrier pouvait encore exercer sans entraves le métier qu’il s'était librement choisi, tenter de percer le secret des vents des sept mers pour les asservir au seul profit des grandes voiles blanches de son navire, magnifiquement déployées.
   Le cap Horn, c’est tout cela à la fois, pour nous les survivants.
   Et c’est pourquoi, vouloir tenter d'enfermer entre les pages d’un livre, si important fût-il, tout ce vaste ensemble confus de vérités et d'impressions, de techniques et de doctrines, de rêves et de réalités, d'histoire vraie et de légende, apparaissait a priori comme une présomptueuse tentative.
   Pour entreprendre une telle œuvre, il fallait aimer la mer avant tout, y avoir navigué, la comprendre et vouloir la servir.
   Il fallait se pénétrer de cet esprit « cap-hornier » très particulier, au point d'inspirer suffisamment confiance aux rares survivants de ce passé, qui ne se livrent que difficilement, afin d'obtenir d'eux les témoignages indispensables.
Il fallait encore éviter le piège insidieux des termes techniques trop fréquemment employés, tout en se gardant de tomber dans l’écœurante fadeur de beaucoup d'écrivains de la mer, plus enclins à l'apparente poésie du monde marin que soucieux de vérité.
   Il fallait aussi savoir que le goût de la synthèse et du trop grand raccourci est bien souvent une invitation au survol et aux conclusions hâtives incompatibles avec un tel sujet, et demeurer néanmoins dans les limites strictes des exigences de l’édition moderne.
   Pour entreprendre la rédaction d’un pareil ouvrage, il fallait que son auteur possédât de surcroît le rare talent de ressusciter avec exactitude et loyauté une époque qu’il n'a pas connue.
   Mais, pour réussir vraiment, il était indispensable qu'en feuilletant les pages de ce livre, en examinant les belles et nombreuses illustrations qui en éclairent et précisent le texte, les cap-horniers que nous sommes puissent s'y retrouver à travers les lignes.
   C’est précisément cette impression, à la fois d'émotion et de fierté, que nous avons ressentie lorsqu'il nous a été donné de lire pour la première fois ce très beau livre ; et c’est peut-être le plus grand compliment que l'on puisse faire à Jean Randier en lui avouant notre sentiment.
   Nous lui adressons nos remerciements en toute connaissance de cause pour cette œuvre qui est la sienne et qui demeurera sans doute une des plus vraies de toutes celles que l'on ait jamais écrites sur ce grand thème des hommes et des navires au cap Horn.
Table des matières :
   Première partie : Aux Indes orientales. Cap à l'Ouest.
   Deuxième partie : La sentinelle du continent austral.
   Troisième partie : La voie royale. Des grands voiliers du Pacifique.
   Quatrième partie : Des marins d'un autre siècle.

18 euros (code de commande : 30238 - vendu).

 

[REGNART (Victor)]. Hommage à Victor Regnart, peintre graveur 1886-1964. Élouges, [Administration Communale d'Élouges], 1965. In-4° collé, [34 p.], un portrait de l'artiste et deux illustrations hors texte, 13 planches libres, le tout sous pochette originale en plastique transparent, édition bilingue (français - néerlandais), un des 485 exemplaires numérotés (n° 166), en très bon état, rare.
   
Il n'existe malheureusement aucune monographie sur cet artiste qui a peint le Borinage, Dour et Élouges son village natal. Il est pourtant le pur produit de l'École de peinture de Mons, ayant été elève de l'Académie des Beaux-Arts de Mons avant de devenir son directeur et professeur pendant 25 ans.
   Ce recueil rassemble un texte d'introduction d'Arsène Detry, des souvenirs par André Cappeliez, l'éloge funèbre de Georges Mulpas bourgmestre d'Élouges, des extraits des textes de l'artiste, des extraits d'hommages, des extraits de presse, etc.

30 euros (code de commande : 30212 - vendu).

 

RENARD (Marius) — La houille. I. L'histoire de la houille. II. La vie de la houillère. III. La houillère dans l'art. Dessins de l'auteur. Bruxelles, Office de Publicité, 1931. In-8° broché, 139 p., illustrations in et hors texte, très bon exemplaire non coupé.
Table des matières :
   I. L'histoire de la houille.

      Chapitre I : La plus belle histoire du monde.
         Un soir de veillée au pays noir. - Ce que racontait un homme de fosse. - La beauté des souvenirs. - Comment on apprend l'histoire de la houille.
      Chapitre II : La genèse de la houille.
         Devant la nature. - La légende apparaît. - Ce que l'on disait de la formation du charbon de terre. - La science formule les premières précisions. - La formation des couches charbonnières.
      Chapitre III : Les bassins charbonniers belges.
         Quelques précisions et quelques chiffres. - Les qualités de charbons. - Des morts-terrains. - Les recherches de nos gisements.
      Chapitre IV : Les caractères des gisements belges.
         Comment se comportent nos gisements. - Les accidents des couches. - Les qualités et les caractères des charbons belges. - Les catégories de charbonnages.
      Chapitre V : Le charbon à travers les siècles.
         Les premiers âges de la « houillerie ». - Dans l'antiquité. - Ce que l'on savait du charbon dans les divers pays. - Le charbon considéré comme un danger.
      Chapitre VI : Le passé de la houille en Belgique.
         Le Belge n'eut pas de prévention contre la houille. - Les premiers âges de la houillerie belge. - Au pays mosaii, au pays de Mons et ailleurs. - Au temps des Gaulois. - Les multiples documents anciens qui citent la houille et son industrie. - Le rôle des abbayes. - Les édits des princes et les premiers règlements. - L'histoire de la houille en Belgique est mêlée à l'histoire du pays.
   II. La vie de la houillère.
   Première partie : Le Pays et la Race.
      Chapitre I : Le pays noir autrefois et aujourd'hui.
         Le pays des houillères. - Visions du présent et du passé. - L'évolution sociale due à la houillère. - La page d'un maître. - Les houillères d'autrefois.
      Chapitre II : La race des hommes de fosse.
         La race des mineurs. - Autrefois et aujourd'hui. - Ce que l'on doit à l'immigration. - Quelques caractères des hommes de fosse. - Les maîtres des fosses. - Trafiquants et bandes. - La paie. - Les effectifs autrefois et aujourd'hui. - Les dictons pittoresques.
   Deuxième partie : Le Travail de la Houillère.
      Chapitre I : Comment on trouvait le charbon.
         À la recherche du charbon. - Jadis on ignorait les gisements. - L'avalage d'un puits. - Avant d'arriver aux couches charbonnières.
      Chapitre II : La houillère et son gisement.
         Le gisement minier. - Charbon et roche. - La veine. - Les travaux préparatoires.
      Chapitre III : L'organisation de la houillère.
         Les puits. - Aérage et ventilation. - Les cages. - Les accrochages. - L'exploitation de la veine. - Les bouveaux. - L'éclairage. - Le minage. - Le grisou. - Les éboulements. - Le charbon à la surface. - Les industrialisations.
   Troisième partie : La Richesse Minière Belge.
      Chapitre I : La puissance charbonnière.
         La production belge. - Les rendements de nos divers bassins. - Notre trafic. - La centralisation des mines. - L'évolution de la houillerie.
      Chapitre II : La valeur du salariat des mines.
         Les travailleurs de la mine. - Leurs qualités. - Quelques chiffres. - La production du mineur belge.
      Chapitre III : Situation des travailleurs de la mine.
         La sécurité dans les mines. - La salubrité. - Les accidents. - La prévoyance. - Les salaires. - La désertion des métiers de la houillère.
      Chapitre IV : L'avenir de l'industrie houillère.
         La modernisation du travail. - Le machinisme. - Tout par le progrès.
   III. La houillère dans l'art

25 euros (code de commande : 30227 - vendu).

 

ROLLAND (Jean) — Images d'autrefois. À l'ombre du Beffroi. Baudour. Quaregnon. Saint-Ghislain. Frameries, Union des Imprimeries, 1941. In-8° broché, 82 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   - Étymologie de Baudour.
   - La terre et pairie de Baudour.
   - Analyse des Droits et Hauteurs de la Seigneurie de Baudour.
   - Sceau Échevinal et Armoiries de Baudour.
   - Le nom de Quaregnon. Son étymologie.
   - Le Château du Diable à Quaregnon.
   - La Seigneurie de Sa Majesté le Comte de Hainaut à Quaregnon.
   - L'Abbaye de Saint-Ghislain.
   - La Rafle miraculeuse - Saint Ghislain jouant aux dés avec le diable.
   - Louis XIV et le cardinal Mazarin à Saint-Ghislain.
   - Histoire admirable d'un esprit qui a paru souvent de nuict au monastère de Saint-Ghislain, au mois de février 1656.

18 euros (code de commande : 30229 - vendu).

 

SIGART (Joseph) — Glossaire étymologique montois ou Dictionnaire du wallon de Mons et de la plus grande partie du Hainaut ; par J. Sigart, Docteur en médecine, ancien Représentant, Membre correspondant de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, Chevalier de l'Ordre de Léopold. Ouvrage publié sous le patronage de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. Bruxelles - Leipzig, Flatau, 1866. [Bruxelles et Leipzig / Émile Flatau, Libraire-Éditeur / 1866] In-8° demi-toile rouge à coins, 402, [1 (table)], [1 bl.] p., premier feuillet couverture conservé, bon exemplaire, rare.
Avant-propos :
   L'ouvrage que je livre au public sera sans doute bien incomplet ; on sent qu'il est impossible à une seule personne de connaître les dialectes de toutes les localités, je ne dirai pas d'une province, mais même d'un arrondissement. Il est des mots qui ne sont usités que dans un seul village, d'autres qui changent de signification d'une commune à l'autre ; mais connût-on tous les mots usités dans le Hainaut, il serait bien difficile de n'en point omettre. En effet, aucun autre ouvrage n'est là pour aider la mémoire et cette privation de toute espèce de guide est sans doute cause que beaucoup de mots qui me sont connus auront été oubliés.
   Mais si une seule personne ne peut improviser un glossaire complet, le livrer parfait est une tâche bien autrement difficile. Comment traduire une foule de mots qui n'ont point d'analogues en français, comment surtout donner une signification à des expressions dont la valeur est douteuse dans la bouche de ceux mêmes qui les emploient ? un pareil travail ne pourrait guère réussir que dans les mains d'une réunion de personnes versées dans la matière ; disons le mot, une académie montoise pourrait seule l'exécuter avec succès. À son défaut, j'ai dans mes loisirs ébauché cet essai que je jette en avant, sans prétention autre que de faciliter le travail de quiconque voudrait parcourir la même voie.
   Cependant je crois que mon travail, quelque faible qu'il soit, pourra être utile aux personnes qui n'ont pas une connaissance parfaite du français : elles trouveront ici tous les mots qu'elles doivent éviter ; elles y verront même, comme contre-épreuve, une série de mots français qu'elles pourraient croire wallons. Ces mots, placés à la fin de l'ouvrage, sont bien loin d'être recommandés à l'usage : les uns sont bas, les autres triviaux, quelques-uns obscènes ou inusités ; mais s'il est peu convenable d'en employer le plus grand nombre, toujours est-il avantageux de les connaître ; de plus, dans le cours du dictionnaire, à la signification montoise d'un mot j'ai ajouté la signification française, lorsqu'elle est peu connue ou assez peu éloignée pour ne pouvoir être facilement distinguée.
   On pourra aussi trouver utilité à se servir de cet ouvrage pour obtenir l'explication de beaucoup de mots qui sont employés dans certains écrits, quoiqu'ils ne soient pas français : c'est ainsi qu'il n'est aucun mémoire d'avocat dans un procès de charbonnage, qui ne renferme les mots de costeresse, vau-tierne, etc., que l'on chercherait en vain dans les dictionnaires français.
   On pourra encore trouver ici l'origine de certains mots français qu'il serait impossible ou difficile de débrouiller : les mots français sont restés moins fidèles que les nôtres à leur origine celtique, franque ou latine : ils se sont modifiés davantage ; quelques-uns sont disparus et laissent une lacune, v. gourié, cabot. Voici comment s'exprime Diez (dict. étym. p. VII) : « Les patois offrent des trésors inappréciables et inépuisables aux recherches ; ils donnent des résultats surprenants sous le rapport de la lettre et sous celui de la signification. » Ce livre aura en même temps le mérite d'établir une filiation entre divers patois ; ce sera un trait d'union. Tel mot liégeois devient reconnaissable à Valenciennes ou à Amiens par l'interposition du mot montois.
   Enfin il est une foule de choses qui ne sont connues des personnes même instruites que par leur nom patois ; demandez aux neuf dixièmes de la population montoise comment on appelle en français les craquelins, les vits de velours, les io io campion, ils ne sauront que répondre. Ils n'ont pas même de moyen de s'en instruire, à moins de s'adresser à un botaniste qui connaisse son patois ; car un ouvrage de botanique n'apprendrait rien ; mais demandez à un botaniste montois ce que c'est que l'hierbe de feu, el lopin, el tampon, mots inusités à Mons, mais en usage dans les villages circonvoisins, il y a probabilité qu'il n'en saura rien. Ce que je dis de la botanique peut s'appliquer à la médecine, à l'anatomie, à la zoologie et à une foule d'autres sciences ; mais sans sortir du cercle des choses vulgaires, il serait facile de produire une immense quantité de mots dont presque personne ne connaît l'équivalent français.
   Quoiqu'on puisse dans un ouvrage spécial trouver des renseignements sur les poids et mesures du Hainaut, on ne sera sans doute pas fâché de trouver ici la valeur de la lieue, du hotteau, du vassiau, etc. J'ai pensé que ces mots n'étant pas français, au moins dans leur signification rigoureuse, étaient de mon domaine et je m'en suis emparé.
   Quoi qu'il en soit de l'utilité de mon travail, je ne puis m'empêcher de penser que tous les cœurs vraiment montois vont s'émouvoir à la seule nouvelle de son apparition : il leur sera doux de retrouver des mots à demi oubliés qui leur rappelleront le souvenir des jeux de leur enfance ; il leur sera agréable de voir fixer, par l'impression, un langage qui tend incessamment à s'effacer, et si je ne me suis pas trompé, si je suis sinon utile, au moins agréable à mes compatriotes, je serai bien payé de mes peines.

150 euros (code de commande : 30243 - vendu).

 

[TOISON D'OR]. L'ordre de la Toison d'or, de Philippe le Bon à Philippe le Beau (1430-1505) : idéal ou reflet d'une société ? Sous la direction de Pierre Cockshaw. Édité par Christian Van den Bergen-Pantens. Bruxelles - Turnhout, Bibliothèque Royale de Belgique - Brepols, 1996. In-4° broché, 255 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé, peu courant.
Table des matières :
   Avant-propos, par Pierre Cockshaw.
   I. Généralités.
         1. La Toison d'or comparée aux autres ordres chevaleresques du Moyen Âge, par Jean Richard.
         2. Relation États - prince vers 1430, par Pierre Cockshaw.
      Les sources : Archives.
         3. Inventaire des archives de l'ordre de la Toison d'or, par E.J. de Turck, par René Laurent.
      Les sources : Sigillographie.
         4. Les sceaux de l'ordre, par René Laurent.
      Les manuscrits des statuts :
         5. Considérations codicologiques sur les manuscrits des Statuts de l'ordre de la Toison d'or, par Jacques Lemaire.
         6. Le manuscrit KB 76 E14 de La Haye, le contenu et la décoration des livres des Statuts aux XVe et XVIe siècles, par Anne Korteweg.
         7. Statutes and Armorial of the Order of the Golden Fleece, British Library, Harley Ms 6199, par Ann Payne.
         8. Le livre des Statuts de l'ordre de la Toison d'or de Ferdinand d'Aragon, par Dagmar Thoss.
         9. Le livre des Statuts de Charles de Croÿ, prince de Chimay, par Marguerite Debae.
      Les armoriaux :
         10. Un présent offert au chapitre de 1473 : le livre des Statuts avec armorial, La Haye, KB,Hs76 E 10, par Anne Korteweg.
         11. Le Grand armorial équestre de la Toison d'or, le Petit armorial équestre, l'armorial Gaignières, par Christian de Mérindol.
         12. Fiabilité de quelques armoriaux de l'ordre, par Christiane Van den Bergen-Pantens.
   II. Histoire de l'ordre de la Toison d'or.
         13. Un nouvel ordre de chevalerie, par Michel Pastoureau.
         14. Le rôle politique de l'ordre sous Philippe le Bon et Charles le Téméraire, par Jean Richard.
         15. L'ordre de la Toison d'or et la Croisade, par Jacques Paviot.
         16. Le recrutement des chevaliers de l'ordre de la Toison d'or (1430-1505), par Jacques Paviot.
         17. Les chapitres de la Toison d'or à l'époque bourguignonne (1430-1477), par Françoise de Gruben.
   III. La Toison d'or : sa légende, ses symboles, son influence sur l'histoire littéraire.
         18. « ... L'ordre de plus grand pois et mistère » (Georges Chastellain). Histoire d'un mythe et de ses possibles interprétations. Un essai, par Claudine Lemaire.
         19. Jason et le mythe troyen, par Danielle Quéruel.
         20. Emblèmes et symboles de la Toison d'or, par Michel Pastoureau.
      Littérature française :
         21. La Toison d'or, source d'inspiration littéraire à la cour de Bourgogne, par Ch. Cannon Willard.
         22. L'ordre et ses chevaliers dans les textes littéraires en français, par Claude Thiry.
         23. Les vœux de Faisan. Examen des différentes versions du texte, par Pierre Cockshaw.
         24. Le second chancelier de l'ordre : Guillaume Fillastre II, par Evencio Beltran et Malte Prietzel.
         25. Le Traittié de Conseil, par Helena Häyrynen.
         26. Guillaume Fillastre, Histoire de la Toison d'or, par Dagmar Thoss.
      Littérature néerlandaise :
         27. Het Gulden Vlies in de Nederlandse literatuur, par Werner Waterschoot
      Littérature néo-latine :
         28. De Orde van het Gulden Vlies in de Latijnse literatuur (15de-17de eeuw), par Gilbert Tournoy.
      Littérature catalane :
         29. Le Roman de Tirant lo Blanc (1460-1490) : à l'épreuve de l'histoire bourguignonne du XVe siècle, par Dominique de Courcelles
      Littératures anglaise et néerlandaise :
         30. De Historie van Jason en het Gulden Vlies in vroege drukken, par Lotte Hellinga-Querido.
   IV. Numismatique.
         31. La présence de l'ordre de la Toison d'or ou de ses symboles dans les monnaies, par Pierre Cockshaw.
         32. Médailles et jetons, par Luc Smolderen.
   V. Musique.
         33. Music and liturgy, par Barbara Aggh.
   VI. La Toison d'or : incidence sur les bibliophiles.
         34. La Toison d'or dans les manuscrits de Philippe le Bon, par Anne van Buren-Hagopian.
         35. Edward IV : The Garter and the Golden Fleece, par Lisa Jefferson et Ann Payne.
         36. Antoine, Grand Bâtard de Bourgogne, bibliophile, par Christiane Van den Bergen-Pantens.
         37. Une lignée de chevaliers bibliophiles : Jean, Philippe et Charles de Croÿ, comtes de Chimay, par Marguerite Debae.
         38. La Bibliothèque de Louis de Gruuthuse, par Claudine Lemaire.
   VII. Peinture - Miniature - Tapisserie.
         39. La localisation des sièges des chevaliers dans les stalles des églises de 1431 à 1491, par Anne Korteweg.
         40. Les tableaux armoriés de la Sainte-Chapelle de Dijon, par Christian de Mérindol.
         41. Chapitres de la Toison d'or au XVe siècle. Souvenirs de quelques ensembles héraldiques peints dans les Pays-Bas bourguignons, par Christiane Van den Bergen-Pantens.
         42. Images monumentales de la Toison d'or : aux murs du château de Hesdin et en tapisserie, par Anne van Buren-Hagopian.
         43. Notice sur le rouleau de Berlin, par Anne van Buren-Hagopian.
         44. Les ornements liturgiques de l'ordre de la Toison d'or, par Christian de Mérindol.
   VIII. Quelques thèmes de recherches.
         45. Livre de la Conqueste de la Toison d'or par le prince lason de Tessalie ... (1563), par Nicole Walch.
         46. Tableaux du Temple des Muses de Michel de Marolles, par Nicole Walch.
         47. L'ordre impérial des Trois Toisons d'Or, par Christiane Van den Bergen-Pantens.
         48. Symboliques néo-bourguignonnes, par Alain Colignon.
         49. Conclusion et synthèse : variations sur la Toison d'or, par Jean-Marie Cauchies.

40 euros (code de commande : 30231 - vendu).

 

[TOURNAI]. Tournai. Une ville, un fleuve (XVIe-XVIIe siècle). Publié sous la direction de François Thomas et de Jacques Nazet. Bruxelles, Crédit Communal, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p. nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Ce volume s'efforce de restituer l'aspect de Tournai antérieur aux travaux d'aménagement de l'Escaut de 1684 à travers l'édition commentée d'un plan du fleuve réalisé en 1622. Ce plan fut dessiné à l'occasion de conflits qui, du milieu du XVIe à la fin du XVIIe siècle, opposèrent en matière de navigation la Cité royale à d'autres villes de l'Escaut et de certains de ses affluents (Douai, Valenciennes, Mons, Audenarde, Gand et Anvers).
   Replacé dans son cadre historique, dans celui de l'évolution topographique de la ville et dans la typologie des plans de fleuves de nos régions, ce document exceptionnel, qui présente d'incontestables qualités esthétiques, nous fait découvrir les six quartiers riverains du fleuve, par ailleurs les plus importants de la ville. En outre il éclaire un aspect méconnu de l'histoire de Tournai, grâce à l'utilisation complémentaire de sources peu ou non exploitées jusqu'à présent.
   Ces sources permettent aussi d'aller au-delà de l'étude locale en l'intégrant dans la problématique plus générale des relations entre une ville et un fleuve, thème qui touche notamment à l'histoire des rapports entre l'homme et son environnement.
   Rédigé par des spécialistes de l'histoire de Tournai au XVIIe siècle, assorti d'une iconographie abondante et inédite, cet ouvrage est une contribution de choix à la connaissance du passé de la Cité scaldienne.
   Ce livre est publié par le Crédit Communal à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la Société royale d'histoire et d'archéologie de Tournai.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Fr. Narmon.
   - Pour un cent cinquantenaire, par Th. Verheyden.
   - Aperçu des sources, par J. Nazet.
   1. Tournai au début du XVIIe siècle : ni tout à fait la même ni tout à fait une autre..., par J. Delrot.
      - Évolution topographique de Tournai, par Cl. Lemoine-Isabeau.
      - L'Escaut à Tournai jusqu'en 1684, par R. Sevrin.
      - Aspect technique et typologie, par H. Elkhadem et A. Vanrie.
   2. Études thématiques :
      - La navigation sur l'Escaut à Tournai : une histoire d'eau séculaire, par F. Thomas et J. Nazet.
      - Les ponts de Tournai des origines à la fin du XVIIe siècle, par Ch. Dury.
      - Tournai et l'Escaut : une union pour le meilleur et pour le pire, par F. Thomas.
      - Les moulins sur l'Escaut à Tournai aux XVIe et XVIIe siècles, par Ch. Dury.
      - Les « grandes eauwes », « Miséricorde ! », par Cl. Depauw.
   3. Description détaillée du plan :
      - Les « clôtures et tenues d'eaue », par Cl. Depauw.
      - Le quartier du Château, par M.-S. Gilleman.
      - Les quartiers Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Brice, par J. Nazet.
      - Les quartiers Saint-Jean des Chaufours et Saint-Piat, par F. Baptiste.
   Carte : les rues de Tournai à la fin du XVIe siècle.
   Lexique.

60 euros (code de commande : 30220).

 

[VANDERVELDE (Émile)]. VAN DEN BERGHE (E.) — Émile Vandervelde. Sa doctrine. Son action. Avec une préface de M. Joseph Wauters. Paris - Courtrai, Vermaut, 1928. Grand in-8° broché sous couverture à rabats, 179 p., un portrait en frontispice, (collection « Nos Grands Hommes Politiques », n° 1).
Table des matières :
   Préface.
   Première partie : L'Homme.
      Chapitre I : Avant-propos.
      Chapitre II : Esquisse psychologique.
      Chapitre III : Préparation scientifique.
      Chapitre IV : Premières joutes.
   Deuxième partie : La Doctrine.
      Chapitre I : Formation marxiste.
      Chapitre II : La société collectiviste.
         A. La propriété.
         B. La production.
         C. La Répartition.
      Chapitre III : Préoccupations morales.
   Troisième partie : L'Action.
      Chapitre I : Domaine social et politique.
         A. L'Agriculture.
         B. Luttes de la pensée.
         C. Représentation proportionnelle.
         D. Pour l'égalité politique.
         E. La question scolaire.
         F. Politique coloniale.
      Chapitre II : La crise de 1912-1913.
      Chapitre III : L'action belge pendant la guerre.
      Chapitre IV : L'action internationale pendant la guerre.
      Chapitre V : Incidents du Havre et armistice.
      Chapitre VI : Le premier ministère.
         A. Développement socialiste.
         B. Conditions de participation.
      Chapitre VII : Les réformes judiciaires.
         A. La réforme du jury.
         B. La détention préventive.
         C. Les circonstances atténuantes.
         D. Le relèvement du prisonnier.
         E. Contre la tuberculose.
         F. Contre l'alcoolisme.
      Chapitre VIII : Les réformes gouvernementales.
         A. Les réformes militaires.
         B. Les réformes fiscales.
         C. Les réformes sociales.
         D. Réforme politique.
      Chapitre IX : Dans l'opposition.
         A. Tactique nouvelle.
         B. Politique extérieure.
         C. Politique intérieure.
      Chapitre X : Aux Affaires Étrangères.
        A. La réconciliation des peuples.
        B. Expansion économique.
        C. Le rapprochement avec l'Allemagne.
        D. La sécurité belge.
   Conclusion - Annexes - Tables - Errata.

25 euros (code de commande : 30234).

 

[WAUTERS (Jef)]. GRAF-BOURQUIN (Albert) Jef Wauters. Arbon, Bibliophiler Verlag Arben Press, 1982. In-4° carré sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, non paginé, nombreuses illustrations pleine page en couleurs, texte trilingue allemand, flamand, français, tirage limité à 1400 exemplaires, bel exemplaire.
Texte de Giorgio de Chirico :
   Jef Wauters appartiene alla categoria dei pittori magari onesti che si ostinano ingenuamente a voler fare vera pittura, cioè a voler seguire la tradizione, con un materiale inadatti, per arrivare ad opere prive di qualità, quindi privi di vita e di vero valore. Mi accorgo che questo pittore sta attento ad una sua ricerca nella tradizione, e ciò gli fa onore perché lo fa arrivare alla strada della vera pittura.
   E’ stato giustamente notato che Wauters accoglie nella tradizione della pittura onesta e sulla strada degli antichi Maestri temi e atteggiamenti della vita attuale. Si vede nelle sue opere. Ma il pregio io lo vedo anche nella sua tendenza e nel suo coraggio di mirare a una pittura espressa con colori ottenuti de proprie ricette. Perciò mi associo agli auguri aggiugendo l’invito a continuare sulla strada della pittura senza ismi, sulla strada cioè della Pittura vera.
   Roma, 1962.

45 euros (code de commande : 30213).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 1er décembre 2020.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(3 novembre 2020)

 

[BAILLON (André)]. DENISSEN (Frans) — André Baillon. Le gigolo d'Irma Idéal. Traduit du néerlandais par Charles Franken. Bruxelles, Labor, 2001. In-8° broché, 366 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Après le suicide d'André Baillon (1875-1932), les historiens de la littérature eurent tôt fait de reléguer cet auteur dans leur cabinet de curiosités. Cinquante ans plus tard, des critiques réhabilitent l'écrivain dont l'œuvre et la vie exercent une grande fascination. Baillon est considéré tantôt comme un personnage profondément tragique, tantôt comme un comique de grand talent ; plusieurs de ses contemporains le trouvaient en retard sur son époque mais beaucoup de ses admirateurs actuels voient en lui un grand précurseur ; les uns estiment qu'il était fou, d'autres qu'il était lucide. En un mot, cet homme avait le don de se trouver perpétuellement assis entre deux chaises. Tout le monde s'accorde à reconnaître le caractère autobiographique de son œuvre mais, après sa mort, pas moins de cinq biographies, souvent contradictoires, lui ont été consacrées.
   Après avoir découvert par hasard l'œuvre de Baillon en 1985, Frans Denissen a traduit huit de ses romans en néerlandais. Tombé sous le charme de cette personnalité, il a dépouillé des archives jamais exploitées, visité les dizaines de lieux où l'auteur a séjourné au cours de sa vie agitée et tenté d'entrer en contact avec des témoins vivants. Ce volume est le fruit de ses recherches, semblables à une investigation policière, et de sa fréquentation des textes de Bâillon. Loin des biographies conventionnelles et des essais classiques, l'ouvrage se présente comme une passionnante quête de la vérité au cœur de l'existence mythique d'un homme de lettres.

15 euros (code de commande : 30193).

 

BERNAY (Sylvie) — L'Église de France face à la persécution des Juifs. 1940-1944. Paris, CNRS Éditions, 2012. In-8° collé, 527 p.
En quatrième de couverture :
   Voici la première étude exhaustive sur l'attitude de l'Église catholique face à la persécution des Juifs de France entre 1940 et 1944. Une recherche fondée sur l'exploitation de documents inédits : fonds de congrégations religieuses, correspondances privées, archives épiscopales, dont les notes intimes du cardinal Suhard, archevêque de Paris sous l'Occupation...
   Sylvie Bernay montre que l'Église, contrairement à une idée reçue, se montre très réservée face à l'application des premières mesures antijuives. Son rejet des persécutions éclate au grand jour lors des rafles de l'été 1942, marqué par la protestation des évêques contre un régime de plus en plus compromis dans la mise en œuvre de la « Solution finale ». Les documents découverts révèlent que les protestations des évêques de la zone libre ont été concertées avec le Vatican. Sylvie Bernay décrit pour la première fois les moyens employés par le Saint-Siège et l'épiscopat français pour empêcher la reprise des grandes rafles à l'automne 1942 et protéger les persécutés.
   Une typologie des sauvetages montre aussi comment se sont formés sept « diocèses refuges » en zone sud, autour du cardinal Gerlier et des évêques qui encouragent le placement des personnes dans les congrégations religieuses.
   Une somme magistrale qui invite à repenser le rôle de l'Église sous l'Occupation.

15 euros (code de commande : 30164 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Quatrains pour Hélène. Poèmes. Portrait de l'auteur par Freddy Plongin. Mons, Éditions « Haute Nuit », 1958. In-8° broché, 71 p., un des vingt-cinq exemplaires sur Hollande Van Gelder (n° VI) et dédicacé par l'auteur à Louis Van de Spiegele.
   Le recueil, dédié « à Hélène Locoge », renferme soixante-trois quatrains composés tantôt en vers libres tantôt en vers réguliers et créés du 16 novembre 1957 au 14 février 1958.
Texte de la dédicace :
   À mon vieil ami Louis van de Spiegele avec ma grande amitié.
Notice de René Poupart :
   Dans les recueils qu'Achille Chavée a publiés après 1946, Écorces du temps (1947), De neige rouge (1948), Écrits sur un drapeau qui brûle (1948), Au jour la vie (1950), lorsqu'il évoquait épisodiquement la femme et l'amour, c'était le plus souvent pour exprimer une attente : « ... en attendant / la nuit grisouteuse d'amour ». Blasons d'amour semble témoigner que cette attente a été comblée (« je t'ai cherchée / je t'ai trouvée »), car il est le seul recueil intégralement inspiré par la passion amoureuse. Chavée a une conception très épurée de la femme qu'il désire, cette pureté éclate dans le regard et, dans plusieurs textes, cette aspiration à la pureté s'exprime, une fois de plus, par le symbole de la neige (« tes yeux aux postulats de neige »). Cela ne signifie pas que la sensualité est absente, mais ses domaines les plus intimes et les plus secrets sont suggérés de façon très elliptique : « Dans la vaste nuit usuelle / (...) aux grandes marées de silence / qui s'évase entre deux soleils / une fourrure de caresse... » Le rêve de caresse se métamorphose en « Lourd collier d'oiseaux vivants / sur la poitrine de la chaste ».
   On remarque que Chavée recherche toujours davantage la sobriété et la concision. Celle-ci culminera dans les Quatrains pour Hélène (1958). Le poète, dans sa pleine maturité, économise les mots, mais a soin de les choisir en vertu de leur capacité de toucher les cordes sensibles du lecteur et de les faire vibrer.
À propos du dédicataire :
   Peintre, graveur et sculpteur. Prix d'excellence en gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1932, [Louis Van de Spiegele, Cuesmes, 1912 - Mons, 1972)] se consacre à des vues de Mons et des environs. Abordant en autodidacte la peinture et la sculpture, il se rapproche vers 1936 des membres du groupe surréaliste Rupture, fondé à La Louvière en 1934, puis déplacé à Mons sous les auspices de Fernand Dumont. L'artiste livre diverses œuvres d'inspiration surréaliste, paysages ou ruines où apparaissent des profils humains, tels Le Regard du silence (1938) ou Puissance du poète (1939). Ces tableaux sont reproduits en 1940 dans la revue L'Invention collective. À la même époque, il réalise le buste de Rimbaud autour duquel posent les membres du groupe dans la photographie de Marcel Lefrancq. À la scission de Rupture, le peintre suit ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut (Mons, 1939). Arrêté en 1942 comme « suspect » par les nazis, il retrouve Dumont à la prison de Mons, puis à Louvain. Libéré mais affaibli, il ouvre à Mons après la guerre la galerie Le Sagittaire qui devient le point de ralliement et le lieu des premières expositions du groupe Haute Nuit (1947). Il illustre l'édition posthume des textes La Liberté de Fernand Dumont (1948), Fermé le jour (1948) de Franz Moreau et Au jour le jour d'Achille Chavée (1950). Il participe en 1945 à des réunions visant à regrouper les surréalistes de Belgique. Il collabore à l'exposition Surréalisme (1945) de la galerie des Éditions La Boétie. Il cosigne le tract du groupe Haute Nuit (1945) protestant contre la construction de la nouvelle gare de Mons et le tract La Cause est entendue (1947) s'opposant au surréalisme d'André Breton. Les activités de la galerie Le Sagittaire, devenue boutique d'antiquaire, l'absorbent de plus en plus au détriment de ses œuvres. Il crée en 1955 le panneau de céramique ornant la porte des prisonniers politiques de la prison de Mons, réalisé dans les ateliers de Dour. Il fait une apparition surprenante dans le film de Paul Meyer, Déjà s'envole la fleur maigre (1960), incarnant un prêtre en soutane.
Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 309.
   - Poupart (René), Blasons d'amour, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 66.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région. Dictionnaire biographique, p. 760.

120 euros (code de commande : 30185 - vendu).

 

[DEPERO (Fortunato)]. SCUDIERO (Maurizio) & LEIBER (David) — Depero, Futurista & New York. Il futurismo e l'arte pubblicitaria - Futurism and the art of advertising. Introduzione / Introduction Enrico Crispolti. Rovereto, Editore Longo, 1987. In-4° sous reliure et jaquette (dos insolé) d'éditeur, 297 p., nombreuses illustrations, édition bilingue italien - anglais.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Rovereto, en novembre 1986.
Table des matières :
   Part One - Texts.
      - Introduction, by Enrico Crispolti.
      - Who is Depero ?, by Maurizio Scudiero.
      - Depero & New York, by Maurizio Scudiero.
      - The Socialization of Art, by David Leiber.
   Part Two - Illustrations.
      - Advertising.
         - Selfpromotion.
         - Magazine Covers.
         - Vogue, Covers and Illustrations.
         - Pencils Advertising.
         - Christmas Greetings.
         - Zucca’s Advertising.
      - Theatre.
         - Costumes and Scenographies.
      - Decoration.
         - Depero and the Interior Decoration.
         - Zucca’s Restaurant.
      - Urban Visions.
      - After New York.
      - Texts and Documents.
      - Essential Bibliography.

30 euros (code de commande : 30200 - vendu).

 

DESPORTES (Bernard) — Vers les déserts. Paris, Maurice Nadeau, 1999. In-8° broché, 173 p., dos et quatrième page de couverture partiellement insolés.
En quatrième de couverture :
   Un homme, Vlad, quitte sa ville, Diav, à la recherche de ses origines et de sa propre identité – mais tout lui échappe, tout disparaît, tout s'efface au fur et à mesure de son enquête, rien ne résiste à ses investigations. Parvenu au terme de son voyage, il est absolument seul et démuni de tout. Cette ville même où il fait halte enfin, cette « ville noire » redoutée, Htrzmkv, n'est qu'un lieu vide, cerné par les déserts, un non-lieu...
   Ainsi, il n'y aura pas eu d'Aventure, et nul n'attend personne à l'issue du voyage : il n'y a jamais eu que la route et le vent, dans la violence du jour – et la marche qui permet seule de tenir debout.
   Vers les déserts capte la lecture par la tension dramatique et l'atmosphère tantôt claustrophobique tantôt comique, toujours étrange du récit. Construit sur la répétition et le monologue, sur l'introspection et l'auto-interrogation d’un personnage changeant et multiple, à la fois tendre et pervers, le récit nous livre en fait les voies et les méandres, les sinuosités que suit une écriture dans son élaboration même.

9 euros (code de commande : 30165).

 

DOUVILLE (Raymond) et CASANOVA (Jacques-Donat) — La vie quotidienne en Nouvelle-France. Le Canada de Champlain à Montcalm. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 268 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   S'il existe des hommes et des femmes disposés à s'en aller peupler un « pays neuf » en 1964, ils ne partiront pas sans avoir lu l'histoire poignante et pittoresque de l'émigration française au Canada, il y a trois siècles. Tous les problèmes qui se posent à une colonie naissante, nos ancêtres s'y sont heurtés avant que de les résoudre un à un, par le sang ou l'intelligence ; le premier des obstacles et le plus meurtrier ayant été pour eux la répression iroquoise, qui a au moins ce mérite de ne plus appartenir qu'à l'histoire. En marge de cette guérilla sans merci, les pionniers d'Amérique du Nord eurent à ruser tant avec l'hiver canadien, le scorbut, qu'avec le célibat.
   Où vécurent-ils, comment s'organisa peu à peu la vie militaire, civile et religieuse, quels visages tout à fait nouveaux prirent là-bas l'aventure, le savoir-vivre, les divertissements, l'amour, comment, en un mot, naquit la première société française d'outre-mer ? Ces questions ont ici leurs réponses, dans un livre qui retrace une épopée de la France, parmi les plus belles, et qui a survécu aux caprices de la décolonisation. En effet, le rêve de Champlain de « franciser l'Amérique » aussi bien que la résistance héroïque de Montcalm devant les Anglais n'ont pas été vains puisque, après deux siècles, on s'accorde à dire que la Nouvelle-France est demeurée plus purement française que la Métropole même.

10 euros (code de commande : 30161 - vendu).

 

DUNAN (Renée) — Le prix Lacombyne. Illustré par J. Oberlé. Dixième édition. Paris, Mornay, 1924 (achevé d'imprimer 30 juillet 1924). In-8° broché, X, 256 p., bel exemplaire.
Extrait de la préface :
   J'ai lu le Prix Lacombyne. Certes je ne reprocherai point à l'auteur le subtil calembour de son titre. Il rappelle les plus délicates épigrammes de l'Anthologie grecque. Mais je dois avouer qu'un tel livre met les nerfs à rude épreuve.
   Non point que l'horreur sacrée décrite pas le poète m'ait envahi à la lecture des aventures de Paul Le Raive et de sa douce amante Dany Cysthe ; muse nouvelle unissant la Science aux savoirs ménagers.
   Non point encore que j'aie connu – il s'en faut peut-être de trop... la lourdeur du sommeil à lire le Prix Lacombyne... [...]
   Mais tant d'émois, et des plus redoutables ; d'amours, et de toutes les amours ; d'argent et d'orgueils, tant de secousses en l'âme des héros du Prix Lacombyne ont retentit sur la mienne, et j'ai amèrement regretté de n'avoir plus l'âge qui permet ces assauts, tant et des plus doux assauts, contre toutes choses désirables, et que je me sentais désirant encore malgré le temps.
   Ce livre, lecteur, mon ami, et vous lectrice, pour qui le mot amie serait trop léger, ce livre est la fleur parfumée et gracieuse, cueillie par la nymphe en un pré.
   Le charme en est grand, la langue est souple comme le corps de ces danseuses qui émurent parfois le doux Platon. Plenum rimrum sum pourrait-il dire. Et son style harmonieux fait songer au reflet balancé du soleil sur la mer.
   Certes, c'est une œuvre délicieuse et qui renoue une magnifique tradition d'art, de satire, de grâce et d'ironie. Tout, comme sur le front de la déesse, y est serti dans l'or d'une forme pure.
   Cela doit être dit.
   Mademoiselle Renée Dunan, au milieu de notre civilisation violente, hargneuse et dure, apporte le souriant visage qui apaise les flots.
   Ainsi, sous sa plume, les plus tragiques remous de quelques groupes humains secoués par l'ambition, le désir et l'orgueil, s'attestent burlesques et restent vrais.
   On y voit la fortune jouer avec le destin.
   Et c'est bien là toute l'histoire des hommes.
Table :
   - Le Prix Lacombyne.
      - Présentation du Prix Lacombyne.
      I. Réveils.
      II. La Combyne.
      III. Chez Siegrid Lumages.
      IV. Les candidats.
      V. Éditeurs.
      VI. Jalousie.
      VII. Apetyl Zinge, critique.
      VIII. En allant chez Isyne Thalassiou.
      IX. Chez Isyne.
      X. Le Comité se réunit.
      XI. La folie Lacombyne.
      XII. L'outsider.
      XIII. Derniers efforts.
      XIV. La combinaison Lacombyne.
   - Le coq dû à Esculape.
      I. Un début littéraire.
      II. Nocturne.
      III. Le voyageur perdu.
      IV. La belle ivrogne.
      V. La nuit est close.

18 euros (code de commande : 30153).

 

ERPELDING (Norbert-Louis) — Comment entretenir et réparer une traction avant 7 - 11 - 15 et camionnettes. Paris, Chriron, 1949. In-8° broché, 166 p., illustrations, exemplaire en très bon état de cet ouvrage peu courant.
Avant-propos :
   Ce petit ouvrage qui traite des voitures actuelles à roues motrices avant ne s'adresse pas seulement au motoriste auquel il fournira, nous l'espérons, d'utiles indications pour le réglage et la réparation de ces voitures, mais aussi à l'automobiliste soucieux du bon fonctionnement de son véhicule et désireux de l'entretenir en bon état de marche.
   Nous n'exposerons pas ici les principes de fonctionnement d’une voiture automobile, mais nous examinerons à fond les questions d'entretien et de remise en état.
   Si nous avons cru devoir nous adresser à la fois à l'usager et au motoriste et réunir en un seul ouvrage tout ce qui concerne les soins réguliers à donner à la voiture, d’une part, et les réparations à faire en cas d’avarie ou d'usure, d'autre part, ce n'est nullement pour inciter l'automobiliste à se passer des services du réparateur, mais bien au contraire pour le mettre en garde contre la fâcheuse tendance qu'ont de nombreux usagers à vouloir « arranger cela eux-mêmes », oubliant trop souvent qu'ils n'ont ni l'expérience, ni les connaissances, ni l'outillage nécessaire pour pouvoir mener le travail à bonne fin.
   Au mécanicien nous disons donc : « Vous avez tout intérêt à ce que vos clients soignent leur voiture, parce qu'une voiture bien entretenue vous fait perdre moins de temps, en cas de réparation, qu'un véhicule négligé. En outre, le client ne discute pas le prix d’une réparation quand il sait l'importance du travail qu'elle occasionne. »
   À l'automobiliste nous conseillons de ne pas négliger sa voiture, de veiller à son graissage, à sa propreté, de vérifier ou de faire vérifier de temps à autre les articulations, le serrage des écrous et vis, de les faire resserrer au besoin, d'entretenir les accus, de veiller à ce que les pneus soient toujours correctement gonflés et les freins bien réglés et, enfin, de ne pas demander à la voiture plus qu'elle ne peut donner. Pour le reste, qu’il fasse confiance au mécanicien.
   Il ne saurait être question de traiter, dans cet ouvrage, toutes les voitures françaises à roues motrices avant ayant été réalisées jusqu'ici. Une telle étude sortirait du cadre que nous nous sommes tracé et ne présenterait qu'un intérêt relatif pour ceux à qui s'adresse ce livre. Nous nous bornons donc à étudier les voitures livrées de façon suivie à la clientèle.
   Nous nous sommes efforcés d'être aussi clairs, aussi précis que possible et nous avons négligé tout ce qui n'est pas particulier aux voitures à roues motrices avant. C’est le cas, notamment, en ce qui concerne le moteur. Seules les questions relatives aux réglages ont retenu notre attention, ainsi que l'examen des transformations possibles et l'indication des différences entre certains types apparemment identiques.
   Malgré toutes les précautions, des erreurs peuvent subsister dans le texte, en ce qui concerne les cotes, par exemple ; nous nous en excusons d'avance auprès du lecteur.

35 euros (code de commande : 30180).

 

FOLON (Jean-Michel) — Le Portemanteau. Paris, Éditions des Jumeaux, 1969. In-12 carré sous cartonnage noir d'éditeur, [44] p., exemplaire en bon état.
   Jean-Michel Folon fut un collaborateur régulier des surréalistes du Daily-Bul chez qui il publia divers ouvrages et affiches.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée à La Louvière, par les éditions du Daily-Bul, en 1967, dans la collection « Les Poquettes Volantes », n° 13.

25 euros (code de commande : 30162 - vendu).

 

[HAÏTI - ARTS]. La peinture haïtienne. Dialogue du réel et de l'imaginaire. Strasbourg, Association Franco-Haïtienne pour la Promotion des Arts et de la Culture, 1990. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 92 p., très nombreuses illustations en couleurs, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais du Rhin à Strasbourg en 1990.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Albert Bour.
   - Haïti, île magique, par Isabelle Choko.
   - Dialogue du réel et de l'imaginaire.
   - Marassa.
   - Peintres primitifs modernes, par Michel Monnin.
   - Pélin-Têt.
   - Les modernes, par Gérald Alexis.
   - Le modernisme dans la culture haïtienne, par Etzer Chalres.
   - Au saut du lit.
   - La rue à Paris.
   - Un imaginaire haïtien, par Jean-Marie Droit.
   - Art et développement, par Philippe Bécoulet.
   - Index biographique.

80 euros (code de commande : 30194).

 

JARRY (Alfred) — Œuvres complètes. Tome I. Textes établis, présentés et annotés par Michel Arrivé. Tome II. Édition établie par Henri Bordillon avec la collaboration de Patrick Besnier et Bernard Le Doze. Tome III. Édition établie par Henri Bordillon avec la collaboration de Patrick Besnier et Bernard Le Doze et la participation de Michel Arrivé. Paris, Gallimard, 1982 - 1987 - 1988. Trois volumes in-12 sous reliures, Rhodoïd et jaquette pour le tome I, étuis pour les tomes II et III, t. I : XLVIII, 1325 p., illustrations, t. II : XXVII, 1011 p., illustrations, t. III : XI, 1113 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 236, 343 et 347), le feuillet des pp. 43-44 du tome II est froissé, sinon exemplaire en très bon état.
Tables des matières :
   Tome I.
      - Introduction.
      - Chronologie.
      - Ontogéne.
      - Les minutes de sable mémorial.
         - La revanche de la nuit.
      - César-Antechrist.
      - Ubu roi.
      - Ubu enchaîné.
      - Ubu cocu.
      - Almanachs du Père Ubu.
      - Ubu sur la butte.
      - Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien.
      - Les jours et les nuits.
      - L'amour en visites - L'autre Alceste.
      - L'amour absolu.
      - L'Ymagier.
      - Perhindérion.
      - Textes critiques.
      - Correspondance.
      - Notices, notes et choix de variantes.
      - Supplément : Lettres retrouvées.
   Tome II.
      - Préface par Henri Bordillon.
      - La ballade du vieux marin.
      - Les silènes.
      - Léda.
      - Messaline.
      - Olalla.
      - Le surmâle.
      - La chandelle verte.
      - Poèmes.
      - L'objet aimé.
      - Textes critiques et divers.
      - Notices, notes et variantes.
   Tome III.
      - Avertissement par Henri Bordillon.
      - Pieter de Delft.
      - Jef.
      - Le manoir enchanté.
      - L'amour maladroit.
      - Le bon roi Dagobert.
      - Par la taille.
      - Le moutardier du pape.
      - La papesse Jeanne.
      - Pantagruel.
      - La dragonne.
      - Albert Samain (souvenirs).
      - Correspondance.
      - Appendice.
      - Bibliographie générale.
      - Index.
      - Notices, notes et variantes.

Les trois volumes : 100 euros (code de commande : 30155
(Prix neuf : 160,50).

 

JOUHANDEAU (Marcel) — Triptyque. Paris, Gallimard, 1942. In-8° broché, 229 p., édition originale de ce recueil pour laquelle l'éditeur n'a pas imprimé d'exemplaires sur grands papiers, en bon état.
Ce volume contient :
   - Les Térébinthe.
      Ce texte fut publié pour la première fois aux édition de la Nouvelle Revue Française, en 1926.
   - Élise.
      Ce texte fut publié pour la première fois aux éditions Gallimard, en 1933.
   - Veronicæana.
      Ce texte fut publié pour la première fois aux éditions Gallimard, en 1933.

15 euros (code de commande : 30156).

 

[KANT (Emmanuel)]. VAYSSE (Jean-Marie, dir.) — Kant. Paris, Éditions du Cerf, 2008. In-8° broché, 374 p., (collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Il est, au sein de la philosophie moderne, un commencement spécifiquement kantien : en mettant fin à la métaphysique scolaire, Kant ouvre le dispositif critique qui sera déterminant pour toute pensée ultérieure. L'idée critique est alors le fil conducteur qui permet de reprendre les divers champs de la métaphysique, de la science de la nature, de l'histoire, du droit, de la politique, constituant la philosophie comme une tâche ordonnée au primat de l'agir. Si donc l'on n'apprend pas la philosophie, mais seulement à philosopher, la méthode philosophique étant essentiellement recherche, c'est parce que la pensée ne peut s'épuiser en un livre définitif et que nul philosophe ne peut se présenter comme maître de la sagesse. Kant inaugure ainsi, comme le note H. Birault, cette génération de penseurs qui ne sont plus les auteurs d'un seul livre, l'œuvre philosophique devenant « œuvre ouverte ». C'est également ce qui explique que toute la pensée ultérieure soit vouée à une explication avec Kant, qu'il s'agisse de le dépasser, de le radicaliser, de le rejeter ou d'en saisir l'impensé. Il est, en effet, aussi bien celui qui regarde en arrière vers l'initialité grecque que celui qui fait signe vers les ultimes conséquences à venir. Les études rassemblées ici s'efforcent de déployer les multiples facettes d'une pensée qui n'a jamais cessé de nous solliciter.
Table des matières :
   - « L'espace est représenté comme une grandeur infinie donnée » : la radicalité de l'Esthétique, par Michel Fichant.
   - Sur les articles de Kästner, par Emmanuel Kant présentation par Michel Fichant.
   - Du temps chez Kant et Husserl, par Franck Fischbach.
   - Appliquer ses concepts, par Jocelyn Benoist.
   - Commentaire du § 16 de la Critique de la raison pure, Fichte, Deleuze et Kant, par Jean-Christophe Goddard.
   - La lecture heideggerienne de Kant, par Maxence Caron.
   - La dimension autoréférentielle du discours sur les « conditions de possibilité », par Claude Piché.
   - Figures du langage dans la philosophie pratique de Kant, par Alexander Schnell.
   - Le désir de savoir, par Emmanuel Cattin.
   - Kant et l'antinomie du droit des gens, par Christophe Bouton.
   - Le site de la Critique de la faculté de juger, par Jean-Marie Vaysse.
   - De l'intellectus archetypus au génie : Kant selon Goethe, par Laurent Van Eynde.
   - Kant ou l'individu absent ?, par Mai Lequan.
   - Une lacune à combler. Une vérification du projet de l'Opus postumum. La question des forces motrices en physique, par François Marty.

15 euros (code de commande : 30184).

 

KASPI (André) — Les États-Unis au temps de la prospérité 1919-1929. Paris, Hachette, 1994. In-8° collé sous couverture à rabats, 345 p., (collection « La Vie Quotidienne - Civilisations et Sociétés »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   En 1919, la guerre vient de finir. Dix ans plus tard, la Grande Dépression commence. Entre ces deux dates, les États-Unis jouissent d'une prospérité économique sans précédent.
   La production de masse bouleverse les conditions du travail industriel. Symbole de l'époque, l'automobile élargit les horizons de tous, facilite les contacts et transforme les paysages. Poussés par la publicité et la généralisation du crédit, les Américains consomment. Et pourtant, la richesse est très inégalement répartie.
   La radio, le cinéma, les formes nouvelles de la presse écrite suscitent d'autres habitudes, d'autres mentalités. La libération des femmes progresse. La démocratisation du sport n'exclut pas son invasion par les intérêts commerciaux, bien au contraire.
   Des années folles, heureuses... Oui, mais aussi des années sombres. La société d'hier ne veut pas mourir. Terminée, l'immigration massive. Les Etats-Unis fixent, pour l'entrée des immigrants, des quotas très stricts et discriminatoires. Le Ku Klux Klan reparaît, plus agressif, plus vigoureux. La prohibition stimule les activités et les profits des gangsters. C'est, à Chicago, le règne d'Al Capone. Les Etats-Unis des années vingt... une société attachante, pleine de contradictions, si proche et si lointaine de la nôtre, qu'engloutira la crise de 1929.

15 euros (code de commande : 30158 - vendu).

 

LACHOUQUE (Cdt Henry)Terres héroïques. Waterloo, Champs de bataille de 1815. Bruxelles, Boone, 1953. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, [92] p., nombreuses illustrations en noir, cartes, exemplaire en bon état.
Le livre se découpe comme suit :
   Première partie : La Campagne de 1815.
      Combats de Charleroi, Bataille de Ligny, Bataille des 54 Bras, Bataille de wavre, Bataille de Waterloo, Retraite de Namur.
   Deuxième partie : Théâtre des opérations de la campagne de 1815 dressé en 4 itinéraires :
      - Bruxelles, Waterloo, Charleroi ;
      - Charleroi, Fleurus, Gembloux ;
      - Nivelles, Les Quatre-Bras, Namur ;
      - Bruxelles, Wavre, Namur.

18 euros (code de commande : 30195 - vendu).

 

[LESSINES - CARTE PORCELAINE]. Ch[arle]s Van Lemberge, doreur, peintre en batimens et march[an]d de couleurs. Rue des Tanneurs, N°. 6, à Lessines. Très rare carton publicitaire lithographié par G. Jacqmain à Gand, 118 x 83 mm.
Extrait de la notice de Marie-Christine Claes à propos du lithographe :
   C'est peut-être déjà lui qui se cache derrière des initiales en 1822.

   
À propos de lithographie, on remarque que le goût du pittoresque gagne. M. J.G. lithographe à Gand, vient d’entreprendre un ouvrage qui a pour titre Promenade pittoresque dans la ville de Gand. J’en avais entendu dire du bien, le hasard m’en a fait rencontrer le premier cahier ; il est composé de six planches traitées avec art et d’une grande vérité en un très-petit format. L’auteur a gardé l’anonyme dans ce premier essai ; il se débarrassera de l’importunité de la modestie si le succès vient l’encourager. Il ne peut guère en manquer dans un ville où les amis des arts, des nouveautés surtout, sont nombreux et qui ont toujours fait remarquer l’esprit de cité dominant chez eux plus que partout ailleurs » (Journal de la Belgique, 11 septembre 1822).
   
En 1840, il grave 15 planches pour H. Simonis, Application de la Géométrie descriptive au tracé des ombres, in-4° (Vanderhaeghen, V, p. 272).
   
En 1841, G. Jacqmain est associé avec P. Vande Steene.
   Jacqmain imprime une carte porcelaine Société des Étudiants de l'Université de Gand. Bals masqués et parés donnés au Théâtre de la Rhétorique, Samedi 1er février 1845, samedi 1er mars 1845. [...]
Bibliographie :

   - Claes (Marie-Christine), Jacqmain, G. [1822 ? - 1870], dans Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865).
   - Liberaal Archief. Inventaris van de collectie porseleinkaarten, n° 1913.

25 euros (code de commande : 30202).

 

LIEBRECHT (Henri) — L'Université de Bruxelles et la guerre. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1944. In-8° broché, 109 p., papier jauni.
En guise de préface :
   En déchaînant la guerre, les Allemands n'avaient pas seulement des visées annexionnistes. Les raisons idéologiques étaient à leurs yeux encore plus impératives. N'est-ce pas au nom d’un dogme, dont Mein Kampf est la Bible, qu'ils ont instauré dans le Troisième Reich une inquisition dont le premier objet fut de ruiner la liberté de pensée et d'imposer silence à toute opinion qui tentait de formuler une critique du régime ? On les a vus brûler des livres en place publique, comme aux pires heures des siècles d'intolérance, et saccager eux-mêmes leurs institutions scientifiques, leurs musées et leur enseignement supérieur pour le triomphe d’une néfaste doctrine raciste. Leurs savants, leurs écrivains, leurs artistes, leurs professeurs d'Université ont pris la route de l'exil : ils ont retrouvé ailleurs le droit d'écrire et la liberté d'enseigner.
   Les premiers mois de la guerre furent pour l'armée allemande une ère de conquêtes. En occupant la majeure partie de l'Europe continentale, elle entendait non seulement en tirer de larges ressources économiques, des réserves de vivres et de matières premières, une main-d'œuvre abondante, mais encore y entreprendre immédiatement une œuvre de contrainte morale et de propagande systématique, surtout auprès de la jeunesse. À peine leur administration fut-elle installée en Belgique, que les Allemands y établirent un contrôle rigoureux de la pensée. Ils ne laissent subsister qu'une presse à leur dévotion, d'ailleurs travestie, pour mieux égarer l'opinion publique, sous les titres volés de nos journaux ; ils interdisent la vente et la lecture non seulement de tous les livres de langue anglaise, même en traduction, mais de nombreux ouvrages français et belges qui sur leur compte s'exprimaient trop clairement, allant même jusqu'à supprimer l'enseignement de la langue anglaise dans nos écoles pour y substituer celui de l'allemand.
   Ils ne visaient d'ailleurs à rien moins qu’à une mainmise sur l'enseignement, dont ils savaient l'importance. Mais ils entendaient le faire sous le couvert du corps professoral belge, en le rendant complice de leur manœuvre. En contant la lutte dont l'Université Libre de Bruxelles était l'enjeu, en montrant comment elle fut sauvée par le dévouement de son Conseil d'Administration, de son Recteur et de ses Professeurs, nous entendons dénoncer, par un exemple, la duplicité de leurs desseins.
   Ce récit a été composé avec les témoignages de quelques-uns de ceux qui furent les acteurs du drame. J’ai une dette de gratitude dont je ne cherche pas à m'acquitter ici, en un tour de phrase, envers M. Van den Dungen, Recteur de l'Université Libre de Bruxelles, qui a dévidé pour moi, avec une inlassable patience, le fil d'Ariane de ce dédale, les Professeurs Léon Cornil, dont la clairvoyance et la verve m'ont souvent dévoilé les raisons psychologiques de la conduite des Allemands, et Gustave Charlier, sans qui ces pages n'auraient peut-être pas été écrites, ainsi qu'envers mes vieux amis Frans van Kalken et Charles Pergameni, qui tous deux m'ont fourni des données précieuses et communiqué quelques-uns des documents authentiques qui confirment la véracité de mes affirmations.

15 euros (code de commande : 30163).

 

[LISMONDE (Jules)]. DRAGUET (Michel) — Lismonde. Bruxelles, Éditions IPS - Université Libre de Bruxelles - Éditions Labor, 1992. In-4° broché, sous couverture à rabats, 135 p., illustrations en noir, bel exemplaire, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au centre culturel Le Botanique, à Bruxelles, du 26 mars au 17 mai 1992.
Table des matières :
   - Préface, par Bernard Anselme.
   - Lismonde au Botanique, par Catherine de Braekeleer.
   - Avant-propos, par Michel Draguet.
   - Sens et nécessité d’une exposition. Entretiens avec Lismonde.
   - Lismonde et les espaces du temps, par Claude Goormans.
   - Hommage à Lismonde, par André Willequet.
   - Lismonde et l’architecture, par Michel Draguet.
   - Hier et aujourd’hui, par Lismonde.
   - Lismonde et la musique, par Serge Goyens de Heusch.
   - Catalogue des œuvres, par Natascha Langerman, Clotilde de Penaranda et Sandra Preud’homme, sous la direction de Michel Draguet.

50 euros (code de commande : 30196).

 

MANDROU (Robert) — Magistrats et sorciers en France au XVIIe siècle. Une analyse de psychologie historique. Paris, Seuil, 1980. In-8° broché, 576 p., (collection « L'Univers Historique »), exemplaire en très bon état de ce grand classique.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage présente les résultats d’une longue enquête à travers les archives judiciaires et les ouvrages consacrés à la chasse aux sorcières dans la France du XVIIe siècle. Par un itinéraire intellectuel et affectif complexe, les magistrats des cours souveraines (les Parlements) à Paris, à Dijon, à Bordeaux... ont lentement, difficilement renoncé à condamner automatiquement au bûcher les suspects et suspectes de sorcellerie ; longue prise de conscience à laquelle médecins, théologiens et juges ont collaboré à travers des polémiques véhémentes suscitées en particulier par quelques procès à grand scandale qui mirent en cause les confesseurs de couvents féminins en proie au démon : à Aix-en-Provence, à Loudun, à Louviers. Ce livre est l’histoire d'une véritable « révolution mentale ».

25 euros (code de commande : 30176 - vendu).

 

[MONS - Collégiale Sainte-Waudru]. La Collégiale Sainte-Waudru à Mons. Regards partagés. Bruxelles, Atelier Ledoux, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 126 p., reproductions photographiques de très belle qualité en noir et blanc, bel exemplaire.
Sur le bulletin de souscription :
   Un monument exceptionnel
   À REGARDER...
   Des photographies, pures et sans légendes ; isolées par de grandes plages de blancs, afin que rien ne vienne entraver les mouvements du regard.
   Pour découvrir et admirer, prolonger ou préparer une visite de la collégiale telle que vous ne l'avez sans doute jamais vue : dans les galeries du triforium ou des toitures, au travers des meneaux des fenêtres ou encore depuis les immeubles environnants.
   De la façade au chevet, du déambulatoire à la tour, des grandes arcades aux vitraux du clair-étage, des consoles du XVe siècle aux albâtres renaissants de Jacques Du Brœucq, une sélection de points de vue étonnants et d'œuvres connues ou délaissées par le visiteur pressé, mais dont les détails présentés ici vous surprendront par leur saisissante beauté.
   ...ET À COMPRENDRE
   Pourquoi une église à cet endroit ? Pourquoi un édifice aussi important, dénommé « collégiale », et pourquoi est-il dédié au culte de sainte Waudru ? Comment ce monument gigantesque a-t-il été financé ? Est-il vrai que la tour devait atteindre 190 m de haut ? Pourquoi est-il de style gothique brabançon alors qu'il est bâti au cœur du Hainaut ? Les meilleurs spécialistes en histoire et histoire de l'art répondent à ces questions et à bien d'autres encore. Ainsi le culte de sainte Waudru et l'origine des revenus du chapitre sont largement évoqués ; vous pourrez suivre également l'histoire du projet de l'actuelle collégiale et revivre tous les détails de sa construction ; les pièces les plus intéressantes du mobilier sont expliquées tandis que les grands événements qui animèrent la ville, le comté et le monde durant la construction trouvent place dans une chronique rétrospective.
   Un glossaire illustré de plans et de dessins accompagne les textes.
   La collégiale Sainte-Waudru méritait l'ouvrage qui vous est proposé aujourd'hui. C'est un livre à regarder tout d'abord... à lire ensuite, à partager enfin. Une référence indispensable pour découvrir d'un œil neuf ce prestigieux édifice montois.

25 euros (code de commande : 30173).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - CARTES POSTALES]. L'Aisne après le départ des boches. Arrondissement de Soissons. [Paris], [Neurdein], [ca 1920]. Canet de 24 cartes postales (157 x 88 mm.), (collection « X phot. - ND phot. »), légendes des photographies en français et en anglais, bon exemplaire malgré quelques rousseurs à la couverture sur laquelle a été collé le médaillon doré de la Papeterie du Nord - E. Laurent-Weinand, à Bruxelles.
Table des cartes :
   1. Clamecy - La rue principale en ruines.
   2. Clamecy - Ruines du village.
   3. Clamecy - Aspect du village après le recul des Allemands.
   4. Clamecy - Les ruines de l'église.
   5. Juvigny - Un coin de maison, rue principale, route de Leuilly.
   6. Juvigny - Ruines.
   7. Épagny - Ruines du village.
   8. Épagny - Ruines.
   9. Vailly - Quartier en ruines.
   10. Vailly - Ruines de l'église.
   11. Vailly - Ruines au bord de l'Aisne.
   12. Vailly - Près du Chemin des Dames - Ruines du village.
   13. Chavonne - Ruines.
   14. Chavonne - Ruines.
   15. Chavonne - Autos militaires contre avions.
   16. Chavonne - Ruines de l'église.
   17. Chavonne - Le cimetière en ruines.
   18. Soupir - Le château en ruines.
   19. Soupir - Une rue en ruines.
   20. Soupir - L'église en ruines.
   21. Soupir - Le château en ruines.
   22. Soupir - L'église en ruines.
   23. Soupir - Le château en ruines.
   24. Ostel - La mairie en ruines.

25 euros (code de commande : 30187).

 

PRÉVOT (Jacques)Le grand Hautmont. L'Abbaye de sa fondation à la Révolution : son domaine et son rayonnement. Avesnes, Société Archéologique et Historique de l'Arrondissement d'Avesnes, 1974. In-8° broché, 321 p., planches hors texte à déplier, envoi de l'auteur, exemplaire bel état.
   Ce volume constitue le tome XXV des publications de la Société Archéologique et Historique de l'Arrondissement d'Avesnes.
Table des matières :
   Chapitre I. Aux premiers siècles du Grand Haumont.
      Saint Vincent Madelgaire et la fondation de l'abbaye d'Hautmont. - Le premier monastère et les reliques de saint Marcel. - La naissance du Grand Hautmont. - Réputation de l'abbaye... L'exil de saint Ansbert. - Les temps obscurs. - Invasions et spoliations. - Les réformes.
   Chapitre II. Les grands et l'abbaye d'Hautmont.
      Les papes et l'abbaye. - Les évêques de Cambrai et l'abbaye. - Les comtes de Hainaut et l'abbaye. - Les seigneurs d'Avesnes et notre monastère.
   Chapitre III. Le Grand Hautmont au Moyen Âge.
      Villae et manses. - Tableau synoptique des acquisitions de l'abbaye de 1088 à 1258. - Motifs et conditions des donations. - Les échanges, les achats et les ventes. - Églises et autels : les paroisses rurales. - Transformations du domaine hautmontois.
   Chapitre IV. Aspects de la vie intellectuelle et spirituelle à l'abbaye d'Hautmont.
      L'école de l'abbaye d'Hautmont. - Le scriptorium du monastère. - La bibliothèque. - Les fraternités.
   Chapitre V. « Monseigneur d'Hautmont » « Grand » du Hainaut et des Pays-Bas.
      Les États du Hainaut. - L'abbé d'Hautmont aux États du Hainaut. - La période bourguignonne.
   Chapitre VI. Les abbés commendataires et la période autrichienne.
      Jean Brisselot. - Guillaume et Charles de Croÿ. - Nicaise Leclercq. - Contestations paysannes. - Nicolas Fournier.
   Chapitre VII. Le « siècle » de Gaspard Hanot. Les splendeurs de l'époque espagnole.
      Portrait de Gaspard Hanot. - Un administrateur efficace. - Acquisitions à Hautmont. - Troubles et sorcellerie. - Un défenseur de la religion catholique. - Un « Grand » des Pays-Bas. - Pierre Lejeune, continuateur de l'œuvre de Dom Gaspard Hanot. - Pierre Leboucq et Quentin Gobert.
   Chapitre VIII. La période française des temps difficiles.
      L'opiniâtreté de l'abbé Cantineau (1676-1710). - Ansbert Petit (1710-1741). - Humbert Sculfort (1741-1753). - L'abbatiat de Dom Tahon.
   Chapitre IX. La seigneurie de l'abbaye d'Hautmont.
      La dîme. - Les droits féodaux : la justice. - Mortemain ou meilleur Cattel. - Péages et tonlieux. - Banalités. - Les droits réels et casuels. - Terrage et rentes foncières.
   Chapitre X. Les fermes du Grand Hautmont.
      « Censes, marchés, héritages, parties de terres ». - Charges d'entretien. - Le paiement des contributions et de la portion alimentaire du curé. - Le rendage. - Les clauses particulières au Hainaut autrichien. - Les « Gros vins ». - Le problème des mesures. - Les monnaies. Carte des villages du Grand Hautmont.
   Chapitre XI. Le « Grand Hautmont » - Le groupe central.
      Boussières-lez-Hautmont. - Vieux-Mesnil et Manissart. - Hargnies. - Saint-Rémy-Mal-Bâti. - Louvroil. - Le Sart les moines de la banlieue de Maubeuge. - Louvroil. - Les deux Ferrières.
   Chapitre XII. Les possessions méridionales.
      Choisies, Dimont, Beugnies et Semousies, Renlies. - Flaumont-Waudrechies. - Beaufort. - Limont-Fontaine. - Dourlers. - Saint-Aubin. - Saint-Rémy-Chaussée et Écuélin. - Monceau-Saint- Vaast. - Leval, Bachant, Pantegnies.
   Chapitre XIII. Les possessions septentrionales. Le « Grand Hautmont autrichien ».
      Mairieux. - Élesmes. - Gognies-Chaussée. - Villers-Sire-Nicole. - Vieux-Reng. - Grand-Reng. - Givry. - Havay.
   Chapitre XIV. Les possessions éloignées.
      Strépy, Bracquegnies, Maurage, Thieu. - Mons. - Élouges. - Athis. - Sebourg et Sebourquiaux. - Louvignies-lez-Bavay. - Le Petit Wargnies. - Verchin. - Villereau-Herbignies. Plan d'Hautmont avant la Révolution.
   Chapitre XV. Hautmont, notre village.
      L'abbaye d'Hautmont. - L'îlot, le moulin et la foulerie. - La Rive gauche : de la Grattière au bois du Fayt. - La Rive droite : de Bernaupré au Champ du Roc. - Les biens de cure.
   Chapitre XVI. L'organisation municipale : les bans d'Hautmons et de Boussières.
      Les premiers mayeurs. - La « Charte » d'Hautmont. - Analyse des Bans d'Hautmont. - L'organisation municipale.
   Chapitre XVII. La vie à l'abbaye d'Hautmont à la veille de la Révolution. Les derniers moines Hautmontois et leurs ressources.
      Les moines hautmontois à la veille de la Révolution, principaux revenus du monastère.
   Chapitre XVIII. La vie à l'abbaye : les dépenses des moines et le personnel du couvent.
      La nourriture et la vaisselle. - Linge et vêtements. - Les travaux d'entretien à l'abbaye et dans le Grand Hautmont. - Les dépenses « agricoles ». - Le personnel de l'abbaye. - Culte et « culture ». - Les frais de procès. - Portions congrues et pensions.
   Chapitre XIX. Hautmontois et gens de Boussières à la veille de la Révolution.
      Nos ancêtres devant l'impôt. - Les « petits » Hautmontois. - Les Hautmontois imposés de 10 à 20 livres. - Les Hautmontois imposés de 20 à 50 livres. - Les « Coqs » du village. - Les « Forains » propriétaires à Hautmont. - Les gens de Boussières. - L'Abbaye et les impôts directs et indirects.
   Chapitre XX. La Révolution et la fin du Grand Hautmont.
      L'Abbé d'Hautmont dans les dernières assemblées du Hainaut. - Les Cahiers de doléances et les élections de 1789. - La Révolution de 1789. - La sécularisation des monastères et le départ des moines. - La dispersion des moines et la vente de l'abbaye.
   Sources et bibliographie.

30 euros (code de commande : 30182 - vendu).

 

SERRES (Michel, dir.) — Éléments d'histoire des sciences. Paris, Bordas, 1989. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 575 p., illustrations, (collection « Cultures »), exemplaire en bon état, auquel on joint quelques coupures de presse, de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Où et quand la Science apparaît-elle ? En Grèce, en Égypte, à Babylone ?
   Quelle science naît d'abord ? L'astronomie, la médecine, l'arithmétique ?
   Qu'appelle-t-on de ce nom à un moment donné ? La divination, la théologie, la logique ?
   Comment estimer la connaissance ou le progrès ? Par le nombre de chercheurs, le volume comparé des moyens et des résultats ?
   Peut-on décrire les rapports des sciences, des techniques et des sociétés ? Qui en décidera demain ? Le politique, le juriste, un comité d'éthique ?
   Passionnantes et controversées, de telles interrogations et les choix multiples qu'elles ouvrent forment les Éléments raisonnes d'où découle l'histoire des sciences, de façon cohérente et vivante.
   Refusant de résumer toutes les sciences de tous les lieux dans tous les temps pour tout le monde, ce qui revient à simplifier, trahir et caricaturer, les auteurs de ce livre ont choisi de traiter les Éléments d'histoire des sciences par questions fondamentales et réponses détaillées, de « Babylone en 1800 avant Jésus-Christ » à l'« Invention de l'ordinateur», avec le souci de ne pas séparer ce que la réalité de l'histoire unifie : le savoir et les cultures.

25 euros (code de commande : 30190 - vendu).

 

SPIANTI (Christine) — Éden Zone. Roman. Paris, Maurice Nadeau, 2000. In-8° broché, 157 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Quand elle a rencontré Lora Logic, elle n'a plus voulu la quitter. À cause des traites accumulées et du noir derrière elle, elle se demandait juste comment continuer. Alors, quand elle a vu les cheveux rouges et la beauté stupéfiante, quand elle a entendu le rire éclatant, flamboyant de Lora elle s'est dit qu'elle avait trouvé de quoi avancer encore. Et Lora l'a entraînée avec elle. Ensemble, elles se sont mises à courir, à traverser l'Éden Zone, – les périphériques, les salles de télémarketing, l'autoroute –, de plus en plus vite et à rire de plus en plus fort. Et ce n'était pas pour fuir, non, c'était une course dans la vie. Sur leur route, ils étaient pleins à courir comme elles et comme elles, impossibles à stopper. Alors il n'y a plus eu ni peur ni désespoir, juste un immense éclat de rire en plein dans le monde. Vies à crédit : une épopée de précaires, hallucinés d'humanité.

8 euros (code de commande : 30166).

 

STAQUET (Willy) — Quand le diable vivait en Wallonie. La sorcellerie en Wallonie au temps jadis. [La Louvière], [Willy Staquet], [1978]. In-8° collé, 177 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Introduction :
   Depuis une dizaine d'années, le Diable est remis à l'honneur ; il suffit pour s'en persuader, de consulter les listes de films qui lui sont consacrés. Les livres et les revues ont aussi réservé une place à Satan. André Frossard vient de sortir un ouvrage intitulé : Les 36 preuves de l'existence du Diable. C'est la grande confrontation entre le Bien et le Mal. Tel ne fut pas mon dessein en écrivant ce livre.
   J'ai voulu décrire un certain aspect de la vie sociale dans les campagnes à une époque où les populations subissaient les conséquences des événements politiques qui secouèrent les provinces belges, et wallonnes en particulier, surtout durant les XVIe et XVIIe siècles.
   L'ouvrage se compose de deux parties : dans la première, j'évoque l'évolution des phénomènes « sorcellerie » et « possession » depuis les premiers pas de l'évangélisation en Belgique jusqu'aux sévères réactions des autorités civiles, le rôle de l'Église étant purement subsidiaire, ce qui ne fut pas toujours vrai dans d'autres pays, et notamment en Espagne. Il n'en demeure pas moins que la répression fut, la plupart du temps, cruelle et abusive.
   La deuxième partie de l'ouvrage étudie quelques procès vécus en Wallonie dans les années 1590 jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Il eût été fastidieux de présenter l'ensemble des procès : leur nombre est beaucoup trop élevé.
   Je ne parle pas de la « sorcellerie » d'aujourd'hui ; elle n'a rien de commun avec celle d'hier. Il en est qui croient encore aux influences néfastes. Une dame de mes amies est toujours persuadée que sa belle-mère, maintenant décédée, détenait de maléfiques pouvoirs dont elle était victime ; les faits qu'elle m'a rapportés, étaient, en effet, assez troublants et je n'ai nul motif de mettre la bonne foi de cette personne en doute : elle est fort bien équilibrée et assez cultivée.
   Dans les campagnes, il y a encore des jeteurs de sorts, des guérisseurs qui puisent leur science au plus profond de la magie moyennâgeuse. Il existe une mystérieuse continuité entre les sorciers d'hier et ceux d'aujourd'hui.
   Quant à affirmer que les uns et les autres détenaient, ou détiennent, leurs pouvoirs d'une quelconque collaboration diabolique, c'est une assertion dont je laisse la responsabilité à d'autres.
   Parmi ces gens, dont j'ai étudié le drame, il y avait des simulateurs, des mythomanes et surtout des malades mentaux. Jusqu'au XVIIIe s., les maladies mentales n'avaient pas d'explication scientifique, on ne pouvait dès lors que leur attribuer une explication extra-naturelle qui débouchait très souvent sur la possession diabolique. Mais il y eut aussi parmi ces nombreuses victimes, d'aucunes qui étaient versées dans la connaissance des plantes et des drogues. Combien était-il tentant de mettre ces connaissances au service du mal, ne serait-ce que pour inspirer la peur chez les gens honnêtes.
   C'est tout un monde marginal que celui des sorciers et des sorcières. Il subsiste encore bien des ombres, non encore dissipées, dans l'explication de leur comportement. Malgré son incomparable génie, l'homme est-il arrivé à déchirer tous les voiles qui lui masquent la vérité entière de l'Univers ?
   Et cette Pensée de Pascal, comme elle est toujours d'actualité : « Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfanterons que des atomes au prix de la réalité des choses. C'est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part. »

25 euros (code de commande : 30170 - vendu).

 

XÉNOPHON — La Cyropédie, ou Histoire de Cyrus, traduite du grec de Xenophon ; par M. Dacier, de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Tomes I et II (complet). Paris, Debure et Moutard, 1777. [A Paris, / Chez Les Freres Debure, à l'Entrée du Quai / des Augustins. / Et Moutard, Imprimeur-Libraire de / la Reine, Quai des Augustins, près le / Pont Saint Michel. / M. DCC. LXXVII.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos à cinq nerfs ornés de fers dorés, tranches rouges, reliure frottées présentant quelques manques de cuir, mors fragiles, t. I : [2 bl.], XXXV, [1 (errata)], 357 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 420, [2 bl.] p.
Introduction de l'article de Françoise Létoublon :
   La Cyropédie de Xénophon est une sorte de « miroir des Princes » et un roman d'éducation pour les élites et pour tous les gens cultivés qui pouvaient y trouver un modèle. Cyrus et la Perse ont effectivement servi de modèle dans l'Antiquité et encore dans l'Europe des XVIIe et XVIIIe siècles (dans les romans des Scudéry puis dans Les Voyages de Cyrus de Ramsay). Le lexique axiologique de la Cyropédie et l'étude des discours de Cyrus en particulier montrent comment le modèle idéal de Xénophon a servi de matrice pour le genre du roman grec, en particulier avec l'expression Eros sophistes et l'analyse des principales vertus de Cyrus mises en évidence dans les épisodes avec Panthée et Abradatas.
Bibliographie :
   
- Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° xxxx.
   - Létoublon (Françoise), Le prince idéal de la Cyropédie ou l'histoire est un roman, dans Actes du colloque de Tours, 19-21 octobre 2006, organisé par l’université François-Rabelais de Tours et l’UMR 5189, Histoire et Sources des Mondes Antiques, p. 39.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 30201).

 

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COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com
(en cas de problème de communication :
loiseaulire@hotmail.com) ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.