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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 17 AVRIL 2018

 

ASTIERPERET (A.) — Bernissart. [Bernissart], [Chez l'auteur], [ca 1980]. In-8° agrafé, 105 p., illustrations hors texte, envoi de l'auteur, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Le sol et les eaux.
   - La Haine et la guerre douanière.
   - Les canaux.
   - Les inondations à Bernissart.
   - Les marais de Bernissart, sa réserve ornithologique.
   - Champs et lieux-dits.
   - Son histoire.
   - Les seigneurs de Bernissart.
   - Le château féodal.
   - Impôts perçus par le seigneur.
   - Charte locale.
   - Les archers de Bernissart.
   - L'église.
   - Le clergé.
   - Le curé Letellier et son Armonaque.
   - Les chapelles.
   - Culture de la pomme de terre.
   - Mesures et monnaies anciennes.
   - Soldats de Bernissart ayant servi dans les armées napoléoniennes.
   - La sucrerie de Bernissart.
   - Les moulins.
   - Les charbonnages.
   - Les iguanodons.
   - Le musée de l'iguanodon.

13 euros (code de commande : 26766 - vendu).

 

AUQUIER (André) — Quaregnon. Passé... ... présent. Préface de Edgard Hismans. Quaregnon, André Auquier, 1986. In-8° broché, 175 p., nombreuses illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - L'administration de la commune.
      - Maires et Bourgmestres.
      - Le Conseil Communal.
      - Le Collège échevinal.
      - Le Conseil Public d'Aide Sociale.
      - La Nouvelle Maison Communale.
   - Les derniers bourgmestres : Charles Dupuis, Oscar Doublet, Georges Plumat, Alfred Bonjsan, Edgard Hismans.
   - Situation et statistiques.
   - Les affaires communales vues au travers de documents.
   - Si nous parlions des ruisseaux
   - Sites et monuments classés.
   - L'industrie charbonnière, son développement, ses catastrophes.
   - Une page de l'économie : Les chemins de fer (1835-1985).
   - Diverses réalisation.
      - Le Stade Communal Louis Piérard.
      - Le Home « Chez Nous ».
      - Les logements sociaux du C.P.A.S.
      - L'I.C.E.S.
      - L'École de Promotion Sociale.
      - L'Académie de Musique.
      - Le Monument aux Mineurs de tous les pays.
      - Le Monument aux Italiens victimes de la mine.
      - Les cultes : paroisses catholiques, le temple protestant, l'Armée du Salut.
   - Les hommes célèbre : le docteur Haquin, Jules Godart, Pharaon Houx, Richard Plumat, Alain Malbrecq, Germain Ghislain, l'abbé Nisard, Modeste Carlier, Constant Malva, le sous-lieutenant P.A. Druart.
   - Les œuvres humanitaires : l'O.N.E., l''A.S.B.L. Les Amis du Home.
   - Culture et divertissements.
      - Les bibliothèques.
      - Le jumelage.
      - Le P.A.C.
      - La Maison des Jeunes M.J.T.
      - La 9e Unité Scoute.
      - Le Cercle Royal des Borains de Bruxelles.
   - Les sociétés.
      - Actuelles : la Royale Philharmonique, la Fanfare Socialiste, le Cercle Symphonique, les Chœurs Mixtes Cœcilia.
      - Disparues : les Djiques, le Cercle Art et Beauté, les Bardes du Hainaut.
   - Artistes divers : Henri Lefèbvre (Tournelle), Robert Delcourt (Franc Borégne), Géo Nazé, les Comédiens Borains, Yvon Givert, Jean Deham, les As du Théâtre Wallon, Géo Decot, Léandre Godart, Henri. Plumat, Ovide Harvengt, Adolphe Vilain (El'Dof).
   - Folklore : la « Rwage à l'briette », les Intramis, coutumes d'autrefois, les gilles « Les Gaillards », les gilles « Les Sympathisants ».
   - La vie patriotique : les groupements patriotiques.
   - La Libération.
   - Couleurs, armoiries et sceau.
   - Souvenirs, souvenirs.

20 euros (code de commande : 26765 - vendu).

 

BALTHAZAR (André)Elle. Images d'Antonio Segui. La Louvière, Le Daily-Bul, 1995. In-8° broché sous couverture rempliée, [80] p., illustrations en bichromie, (collection « Babil »), exemplaire numéroté du tirage à 700 exemplaires sur papier Leykam (n° 501).
Extrait :
   Elle a au creux de l'épaule, là où la peau est douce sur la chair en salière, un grain de beauté. Pastille étroite, luisante comme une graine de ricin.
   Elle aime à y poser le bout du doigt, s'y attendrir l'ongle. Elle trouve dans cette gratouille un plaisir sec.
   Elle apprend à chaque doigt de sa main à y aller voir et sentir. Elle s'amuse des différences recueillies ; elle mesure des intensités, des températures. Ce grain de peau est son violon, et elle s'imagine être musicienne.
   Ne l'inquiètent un peu que l'orchestre et les symphonies tumultueuses.

15 euros (code de commande : 26728 - vendu).

 

BALTHAZAR (André) Il. La Louvière, Le Daily-Bul, 1992. In-8° broché sous couverture (un peu jaunie) rempliée, [100] p., illustrations en bichromie, (collection « Babil »), cinétisations de Pol Bury d'après une photographie de Edouard Muybridge, exemplaire numéroté du tirage à 700 exemplaires sur papier Leykam (n° 314).
Extrait :
   Quand il observait ses dents, le matin en se rasant, face à son miroir qui n'était pas sans défauts, il ne pouvait s'empêcher de sourire, reportant sur la bouche d'un cheval les dimensions de ses gencives.
   C'était une de ses façons d'établir des échanges et de réduire à peu les discriminations ambiantes.
   Hygiène mentale.

13 euros (code de commande : 26729 - vendu).

 

[BERGER (Gaston)]. Gaston Berger. Un philosophe dans le monde moderne. Paris, Presses Universitaires de France, 1961. In-8° broché, 157 p., collection « Prospective - Publication du Centre d'Études Prospectives (Association Gaston-Berger) », n° 7 (avril 1961)), exemplaire en bel état.
Sommaire :
   Première partie.
      - Avant-propos, par Jean Darcet et Georges Guéron.
      - Gaston Berger, par Jacques de Bourbon-Busset.
      - René Le Senne et Gaston Berger, par Édouard Morot-Sir.
      - Maurice Blondel et Gaston Berger. Les courants précurseurs et la Prospection, par Léon Delpech.
   Deuxième partie. Gaston Berger.
      - Juges, Avocats, Plaideurs, Accusés. Notes psychologiques.
      - Le Chef d'Entreprise, philosophe en action.
      - Problèmes d'Enseignement.
      - Médecine et culture d'Extrême-Orient.
      - Le temps.
      - La vie mystique.
      - L'idée d'avenir dans la pensée de Teilhard de Chardin.

   Troisième partie.
      - L'esprit des modifications statutaires, par André Gros.

9 euros (code de commande : 26740 - vendu).

 

[BOCH - LA LOUVIÈRE]. ADAM (Daniel) et VERCHEVAL (Véronique) — Usine occupée. 46 portraits de travailleurs de Royal Boch. Introduction par Yanic Samzun. Chronologie par Jeanne Vervoort. [La Louvière], L'Image et l'Écrit, 2009. In-8° broché sous couverture rempliée, 142 p., reproductions photographiques, exemplaire en très bel état.
Extrait :
   46 visages qui rappellent que derrière les murs de Royal Boch, il y a des vies, des histoires, des souvenirs de combats personnels et de luttes collectives, des faillites, des rachats, des aides, des espoirs...
   Ces photographies ont été réalisées dans l'urgence en février et mars 2009, pendant l'occupation de l'entreprise, un moment charnière pour Royal Boch, ses travailleurs et la région.
   Elles disent les rencontres et les émotions partagées. Elles existent grâce à la confiance et à la collaboration active des travailleuses et des travailleurs.

10 euros (code de commande : 26756 - vendu).

 

BOUILLARD (Paul) — La gourmandise à bon marché. Recettes simples et pratiques. Préface de Clément Vautel. Paris, Albin Michel, 1934. In-8° broché, 288 p., bon exemplaire.
Note de l'auteur :
   Ce livre de cuisine écrit par un professionnel n'est pas destiné à mes confrères en veste blanche, cuisiniers de profession, auxquels je n'ai rien à apprendre, pas plus d'ailleurs qu'aux grands cordons bleus.
   Les recettes qu'il contient et que j'ai simplifiées à dessein, les voulant appropriées aux exigences de la Vie chère, sont écrites à l'intention des ménagères soucieuses de bien cuisiner, sans trop écorner leur bourse. J'ai néanmoins tenu à faire connaître quelques préparations peut-être un peu somptueuses, mais elles ne sont destinées qu'aux grandes circonstances : réveillon, dîner de fiançailles, fêtes carillonnées et autres.

13 euros (code de commande : 26738 - vendu).

 

CAVANNA (François) — Les enfants de Germinal. Photographies de Jean-Philippe Charbonnier, Robert Doisneau et Willy Ronis. Paris, Hoëbeke, 1993. Grand in-8° broché, 161 p., nombreuses reproductions photographiques, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Des mineurs racontent la mine. Ce sont les enfants de « Germinal », le terrible réquisitoire de Zola. Nous sommes dans les années 1950. Pourquoi justement ces années-là ?
   Parce que ce sont des années flamboyantes, mais aussi des années scélérates. Parce que le mineur les vivait comme un triomphe, alors qu'en fait il était condamné. Parce que le mineur, encensé, gonflé, choyé depuis la fin de la guerre et qui se croyait vraiment sur le chemin de la société juste et fraternelle tant exaltée pendant les heures noires de la Résistance, se trouverait bientôt confronté à la sordide réalité : on n'avait plus autant besoin de lui, on n'en aurait même plus du tout besoin dans l'avenir, la liquidation de la mine était secrètement programmée...
   Ces instantanés sont ceux de gens au travail ou de loisir. Ils sont parfois âpres, parfois terribles, parfois cocasses, souvent gais. Insolemment gais. Ils respirent la joie de vivre d'êtres heureux de gagner leur vie, fiers de leur métier difficile, conscients d'appartenir à une élite ouvrière et à une « race » à part.

12 euros (code de commande : 26743 - vendu).

 

CHALON (Renier) — Les seigneurs de Muno, par Renier Chalon. Bruxelles, Devroye, 1861. [Bruxelles, / Emm. Devroye, Imprimeur du Roi, / rue de Louvain, 40. / 1861] In-8° broché, [2 (titre, mention d'éditeur)], 50 p., une carte coloriée hors texte.
   Extrait du t. III de la Revue d'Histoire et d'archéologie.
Extrait :
   Le village de Muno, canton de Florenville, arrondissement de Virton, province de Luxembourg, forme aujourd'hui, avec les deux villages ou hameaux de Lambermont et de Walrinsart, une commune d'environ 1500 habitants.
   Muno, à qui l'on donnait quelquefois le titre de ville, était jadis le chef-lieu d'une seigneurie composée de trois villages et de quatre fermes isolées. Cette seigneurie, qu'on appelait la terre ou le ban de Muno, était une des quatre sireries du duché de Bouillon.
   Le territoire de Muno s'étendait du nord au sud sur une longueur d'environ trois lieues, formant une bande étroite dont la plus grande largeur n'atteignait pas une lieue. Il se terminait, au nord, par la presqu'île allongée que contourne la Semoy devant Cugnon. et aboutissait au midi à la principauté de Carignan (France). Le duché de Bouillon le bornait au couchant et le Luxembourg au levant. De ce territoire assez considérable, la partie la plus méridionale, seule, était peuplée et cultivée. Le reste se composait d'une forêt épaisse et sauvage appartenant au seigneur.
   Il y avait, à Muno, un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Vannes de Verdun, fondé au commencement du XIe siècle, par un comte Herman sur lequel on est loin d'être d'accord. Les uns pensent que c'était un fils de Godefroi l'ancien, dit à la Barbe ; d'autres soutiennent qu'il était fils du comte Godefroi et de Mathilde, comtesse de Saxe.
   Pour le spirituel, Muno dépendait de l'archevêché de Trêves. Quant à la haute souveraineté et à la mouvance féodale, si longtemps contestées, les défenseurs des droits du duché de Bouillon prétendaient que cet Herman, frère cadet d'un comte de Bouillon, ne possédait le domaine utile de Muno que connue apanage, sous la suzeraineté du comte ; qu'il n'avait donc pu donner aux moines de Saint-Vannes des droits qu'il n'avait pas lui-même. Les autres soutenaient, au contraire, qu'Herman jouissait du domaine île Muno en pleine propriété et souveraineté, au même titre que son frère possédait Bouillon.
   Quoi qu'il en soit, il semble prouvé que, dès les temps les plus anciens, les prieurs de Muno faisaient relief de leur fief au duché de Bouillon, et que les habitants de Muno ressortissaient à la cour souveraine du duché. Pour se garantir des malheurs de la guerre, les habitants de Muno, qui se trouvaient sur la frontière extrême du pays, s'étaient mis successivement et moyennant une prestation ou une redevance, sous la sauvegarde du comte de Chiny (duc de Luxembourg), du duc de Lorraine, du prince de Sedan, etc. Ce sont ces mêmes redevances qui donnèrent lieu, plus tard, aux prétentions des ducs de Luxembourg.

20 euros (code de commande : 26751 - vendu).

 

[CHAVÉE (Achille)]. MIGUEL (André) — Achille Chavée. Une étude de André Miguel avec un choix de poèmes, trente-cinq illustrations, une chronologie bio-bibliographique : Achille Chavée et son temps. Paris, Seghers, 1969. In-12 collé, 195 p., illustrations, (collection « Poètes d'Aujourd'hui », n° 190), ex-dono à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Né à Charleroi en 1906, Achille Chavée est l'un des principaux membres du groupe surréaliste belge.
  De Pour Cause indéterminée à De vie et mort naturelles, son œuvre aiguë, au lyrisme douloureux, est une exploration de l'espace intérieur et un inventaire quotidien à travers l'invention du langage.
   Achille Chavée est « un grand seigneur du domaine maudit ».

12 euros (code de commande : 26741 - vendu).

 

[CHEVALIER (Augustin)]. CASO (Paul) — Chevalier. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1985. In-8° broché, 132 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Art Poche », n° 9), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre du peintre montois Augustin Chevalier évolue dans un univers fastueux et inquiétant qui est bien la marque du néo-romantisme contemporain. Critiques et collectionneurs ne s'y sont pas trompés. Car il existe un surréalisme d'après le surréalisme, un symbolisme d'après le symbolisme, et un courant profond de fantastique qui est la marque intemporelle du mystère et de l'inquiétude. Or la vision de Chevalier est tout cela à la fois. Elle évoque aussi bien les Verts Pâturages que les Nuits de Sodome et le Bal des Ardents, et beaucoup plus encore : une forme extrême de l'invention baroque jointe à l'apothéose de la fête mystique. Peinture inspirée, raffinée dans le détail et la technique, on y relève aussi un goût et une maîtrise de la composition, si évidents, par exemple, dans ces cohortes de personnages s'étirant en un tourbillon qui rend vertigineuse la perspective du tableau. C'est aussi une œuvre intellectuelle, d'où la réflexion, pas plus que la sensualité, ne sont jamais absentes. Chaque tableau mérite une patiente exégèse, tant y foisonnent les clés d'un au-delà pictural. Chevalier est l'un de ces peintres, encore trop peu nombreux, qui rendent ses lettres de noblesse à la peinture figurative d'aujourd'hui, au carrefour de nos contradictions et de nos interrogations.

10 euros (code de commande : 26762 - vendu).

 

COLIN (Jean, dit Jean Colin d'Amiens) — Journal. Paris, Seuil, 1968. In-8° broché, 262 p., rousseurs à la couverture.
En quatrième de couverture :
   Un jeune peintre d'Amiens de 24 ans a pris l'habitude de noter ses impressions sur soi-même, ses compositions picturales, sa vie. Il tombe gravement malade à partir de 1956. Peu à peu, dans l'impossibilité de tenir son pinceau, il prend goût à ce qui n'était que notes jetées librement sur son carnet et se consacre à l'écriture.
   Aux qualités d'émotion qui rendent bouleversant ce journal intime d'un homme qui voit venir la mort et espère toujours guérir, s'ajoute la solidité d'une œuvre unique, picturale ou littéraire. C'est pourquoi l'itinéraire intérieur de Jean Colin s'inscrit dans une vision du monde qui rappelle un peu celle de Rilke. Où donc le vers de Rilke : « Le beau, le degré du Terrible qu'encore nous supportons » serait-il mieux à sa place qu'ici, dans une vie consacrée à désirer le monde et à le chanter parmi les souffrances de la maladie et la présence de la mort ?
Jean Colin d'Amiens :
   Né à Amiens en 1927, est mon à trente-deux, ans d'une paralysie générale.
   Peintre entièrement consacré à son art, il expose ses toiles en 1954, 1956 et 1957. En 1957, la maladie le contraint à abandonner la peinture. Il se marie en 1958 et meurt six mois plus tard.

12 euros (code de commande : 26737).

 

[CORNEZ (Émile)]. Liber memorialis Émile Cornez. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1972. In-8° broché, XIII, 350 p., quelques illustrations, (collection « Anciens Pays et Assemblées d'États », n° LVI).
Table des matières :
   - Avant-propos, par Émilien Vaes.
   - In memoriam Émile Cornez, par Christiane Piérard.
   - L'Abbaye de Maroilles, en Hainaut, et la politique de sécularisation des Carolingiens, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Une source perdue de Jacques de Guise : les Annales Sancti Ghisleni, par Daniel van Overstraeten.
   - Un psautier à collectes illustré du XIe siècle, à l'usage de Saint-Vincent de Soignies (Leipzig, Univ. Bibl., 774), par Jacques Nazet.
   - À propos de l'usage du papier au XIIIe siècle dans une administration urbaine. Étude des textes du plus ancien Mémorial conservé à Mons, par Christiane Piérard.
   - Les États Généraux et la succession de Philippe le Beau dans les Pays-Bas, par Robert Wellens.
   - Tableaux de Justice à Mons, par Lucy Tondreau.
   - Jérôme Marlier (1613-1681), abbé de Saint-Ghislain et conseiller à la Cour souveraine de Hainaut. Notes biographiques, par Gilbert A. Lelièvre et Daniel van Overtraeten.
   - La description de la machine à feu de Bois-de-Boussu dans l'Encyclopédie, par Marinette Bruwier.
   - L'originalité du travail cartographique de Ferraris dans les Pays-Bas autrichiens, par Maurice-A. Arnould.
   - La sidérurgie dans la région de Beaumont et de Chimay à la fin de l'Ancien Régime, par Philippe Moureaux.
   - Un Populationniste hennuyer du XVIIIe s. : le Comte François-Joseph-Ghislain Franeau de Gommegnies (1739-1803), par Hervé Hasquin.
   - Les émoluments du dernier Grand Bailli de Hainaut, Charles-Joseph, Prince de Ligne (1791-1794), par Andrée Scufflaire.
   - Les Profils sociaux du Département de Jemappes, par Roger Darquenne.
   - De la Propriété de l'ancien Hôtel des Gouverneurs du Hainaut, par Armand Louant.
   - La Confection binchoise. Ses Origines et son Développement jusqu'en 1951, par Samuel Glotz.

20 euros (code de commande : 26761 - vendu).

 

[DELEUZE (Gilles)]. Gilles Deleuze. Mons, Sils Maria, 2003. In-8° collé, 210 p., peu courant.
   Hors-Série n° 2 de la revue Concepts, sous la direction de Stéfan Leclercq.
En quatrième de couverture :
   Le Concepts hors série Gilles Deleuze 1, paru pour la première fois en janvier 2002, se consacrait particulièrement aux recherches deleuziennes françaises et belges. La question posée par ce volume aurait pu être Comment comprend-t-on Gilles Deleuze aujourd'hui chez nous ?
   Ce second volume permet à des chercheurs étrangers de nous donner leur vision de la philosophie deleuzienne. La question ici posée pourrait alors être Comment pense-t-on Deleuze en Allemagne, en Italie, au Canada, aux USA ou en Argentine ? Selon quels critères, selon quelle réception de la philosophie ?
   À travers les deux volumes, les Concepts hors série Gilles Deleuze, reviennent donc des questions de territoire sans doute, mais surtout l'exposition la plus singulière de la déterritorialisation de la pensée.
Sommaire :
   - Deleuze et Parnet, Dialogues : Les Plis de la post-identité, par Charles J. Stivale.
   - Deleuze et Benjamin. Croyance au monde, croyance au Messie les zones d'indifférence de la foi, par Henning Teschke.
   - L'inhumanité de la différence. Aux sources de l'élan bergsonien de Deleuze, par Giuseppe Bianco.
   - Éléments d'une confrontation entre Adorno et Deleuze autour d'une critique de la dialectique hégélienne, par Alain Beaulieu.
   - Gilles Deleuze et Carmelo Bene. « Qu'est-ce que ça a été ma rencontre avec Carmelo Bene » et quelques ritournelles de l'Anti-Œdipe, par Antonio Nicorvo.
   - Le Gros Plan : du visage à l'obscène. Réflexion à partir du concept de visage élaboré par Gilles Deleuze, par Ange-Henri Pieraggi.
   - A Reanalysis of Deleuze and Guattari's Art Theory, par Mario H. Gradowczyk.
   - The ethics of counter-actualization, par Constantin V. Boundas.
   - Actualité et comptes-rendus.

15 euros (code de commande : 26753).

 

Le Delta d'Or des Plats Pays. Vingt siècles de civilisation entre Seine et Rhin. Anvers, Fonds Mercator, 1996. In-4° sous reliure, jaquette et étui illustré d'éditeur, 404 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Les Pays-Bas: l'histoire d'un nom, par Paul Janssen, Harry De Kok, Edward De Maesschalck et Hugo De Schepper.
   - De César aux Carolingiens, par Ludo Milis.
   - Les langues et les textes, par Ludo Milis.
   - Les saints missionnaires, par Ludo Milis.
   - La chapelle palatine à Aix, par Ludo Milis.
   - L'époque féodale (900-1400), par Raoul C. Van Caenegem.
   - Les Croisades, par Raoul C. Van Caenegem.
   - L'art mosan, par Françoise Fonck et Pierre-Yves Kairis.
   - L'architecture gothique, par Dirk Laporte.
   - Ancien droit, bon droit ?, par Raoul C. Van Caenegem.
   - Gand, ville rebelle, par Johan Decavele.
   - Sommets de la littérature mystique néerlandaise du Moyen Âge, par Guido de Baere.
   - Les terres promises, par Wim Blockmans.
   - La peinture au XVe siècle, par Maximiliaan P. J. Martens.
   - Jérôme Bosch, par Roger H. Marijnissen.
   - La musique polyphonique, par Ignace Bossuyt.
   - La miniature flamande, par Maurits Smeyers.
   - La sculpture gothique (vers 1200 - vers 1500). Quatre étapes, par Bert Cardon.
   - Erasme et les débuts de l'humanisme, par Chris L. Heesakkers.
   - Les racines de la république : une victoire sur une crise de l'environnement, par Petra J.E.M. van Dam.
   - Anvers, métropole de l'Occident, par Bruno Blondé.
   - Les Pays-Bas déchirés, par Johan Decavele.
   - Le monde en cartes, par Johan Decavele.
   - L'imprimerie Plantin, par Dirk lmhof.
   - La tapisserie dans les anciens Pays-Bas du Sud, par André van den Kerkhove.
   - Pieter Bruegel l'Ancien, par Johan Decavele.
   - Guillaume d'Orange, par Johan Decavele.
   - Le siècle d'or hollandais, par Willem Frijhoff.
   - Le siècle d'or d'Amsterdam, par Marijke Spies.
   - Nouvelle Amsterdam, Nova Belgica, New York, par Willem Frijhoff.
   - La Compagnie générale des Indes orientales, par Willem Frijhoff.
   - Le siècle de Rembrandt, par Gary Schwartz.
   - La science hollandaise, par Willem Frijhoff.
   - Navires, moulins et digues, par Willem Frijhoff.

50 euros (code de commande : 26771 - vendu).

 

DEN DUYTS (Fr.)Notice sur les anciennes monnaies des comtes de Flandre, ducs de Brabant et comtes de Hainaut, faisant partie de la collection des médailles de l'université de Gand. Gand, Vanderhaeghen-Hulin, 1839. [Gand, / D. J. Vanderhaeghen-Hulin, Imprimeur de l'Université, / rue des Champs N°. 64.] Grand in-8° broché, [2 bl.], [(titre)], [1 bl.], 21, [3 bl.] p., 16 planches hors texte à déplier, couverture défraîchie, dos recollé.


Planches I et II - Comtes de Flandre.

20 euros (code de commande : 26730 - vendu).

 

[DEVOS (Léon)]. Léon Devos. S.l., Les Amis de Léon Devos, 1988. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 93 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Ce volume contient :
   - Avant-propos, par Pierre Dupont.
   - 
Les saveurs de la vie, par Stéphane Rey [pseudonyme de Gérald Bertot, alias Thomas Owen].
   - La vie et l'œuvre, par Gustave Camus.
   - Histoire d'un tableau ou tableau d'une histoire [La prestation de serment de Léopold III], par Danièle Prégardien.
   - D'un domaine sans ombre, par Paul Caso.
   - La sensation, le savoir et le style, par Lucienne Strivay.
   - Jeune parmi les jeunes, par Dominique Watrin.
   - Du sommet d'un terril, par Robert Liard.
   - Moi aussi je l'ai connu, par Michel Jamsin.
   - Poète de la vie, par Alain Viray.
   - Invitation à un festin sauvage, par Philippe Mathy.
   - Solidarité avec le vivant : la revanche anthume, par Yvon Vandycke.

25 euros (code de commande : 26774 - vendu).

 

DUBY (Georges) et LARDREAU (Guy) — Dialogues. Paris, Flammarion, 1980. In-8° broché sous couverture rempliée, 198 p., (collection « Dialogues »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Ces dernières décennies ont été marquées, chacun le sait, par la prodigieuse avancée de l'Histoire.
   Renouvelant ses objets et ses méthodes, son champ et ses démarches, l'Histoire s'apercevait en un vertige qu'il n'y a rien qui ne soit histoire, et que son savoir ne rencontrait à son expansion nulle limite a priori. Temps d'assurance, où elle devenait savoir despotique – d'inquiétude aussi, où elle s'interrogeait sur ses moyens et sur ses fins.
   C'est le premier intérêt de ce livre, que le maître de l'histoire médiévale, un des maîtres de l'Histoire tout court – et qui, comme il dit, préfère d'ordinaire faire son métier qu'en discourir –, y fasse, du point de sa recherche, bilan de ce temps d'effervescence et commence d'y dessiner ce que peut être désormais la positivité nouvelle du savoir historique.
   Mais il y avait bien des manières possibles d'interroger Georges Duby :
      - comme médiéviste, sur le Moyen Âge neuf qu'il nous a donné ;
      - comme historien en général, sur les positivités nouvelles qu'il a désignées ;
      - comme écrivain, encore, sur son rapport au style.
   Guy Lardreau s'est efforcé de ne négliger aucune de ces questions – mais, philosophe, il s'est efforcé aussi de laisser insister en chacune la question proprement philosophique avec laquelle il était venu à lui : comment l'Histoire est-elle possible ?

10 euros (code de commande : 26739 - vendu).

 

DUGNIOLLE (J.-F.) Le jeton historique des Dix-Sept provinces des Pays-Bas. Tomes I : Quinzième siècle, tome II : Seizième siècle, tome III : XVIe et XVIIe siècles, tome IV : XVIIe et XVIIIe siècles (complet). Bruxelles, Gobbaerts, t. I et II : 1876, t. III : 1877, t. IV : 1880. Quatre tomes en 2 volumes in-8° demi-basane, dos lises passés, mors du premier plat du tome II fendu, volume I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], XLIII, [1 bl.], 323, [1 bl.] p., 6 planches hors texte, [1 (faux titre du tome  II)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 426 p., 6 planches hors texte, volume II : VI, 409, [1 bl.] p., 5 planches hors texte, VI, 292 p., 5 planches hors texte, annotations crayonnées, rare.
Préface :
   En publiant cette nouvelle monographie sur les jetons historiques des dix-sept provinces des Pays-Bas, l'auteur n'a eu pour but que de faciliter aux nombreux amateurs de ces intéressants monuments une classification plus méthodique, et de leur permettre, en même temps, des comparaisons plus faciles et plus exactes, par le rapprochement des pièces éditées et classées sous des dates différentes. Il s'est particulièrement attaché, dans son travail, à ranger ces pièces par règne, en prenant pour guide les armoiries des princes qui ont régné sur ces provinces. Malgré le concours bienveillant de plusieurs de ses confrères et de ses amis auxquels il exprime ici ses remercîments bien sincères ; malgré les nombreuses et longues recherches auxquelles il s'est livré, il regrette d'avoir laissé trop de vides et de desiderata sur les légendes et les attributions de ces intéressantes pièces. Il a omis volontairement plusieurs déterminations, parce qu'elles ne lui paraissaient pas justifiées [...]
   L'auteur a négligé à dessein déparier de la plupart des jetons de Tournai, ainsi que de ceux des premiers magistrats de Bruxelles, parce que M. le colonel Mailliet, qui possède la plus riche série des premiers, se propose d'en publier la monographie. M. Vanden Broeck ne tardera pas non plus à éditer la belle série des magistrats de Bruxelles, dont il s'occupe déjà depuis fort longtemps, et qui comprend de nombreux et intéressants spécimens, pour la plupart inédits.
   Dans ce travail on a également laissé de côté les nombreux jetons banaux ou de Nuremberg, qui ne sont que des copies informes, quant au type et aux légendes, des véritables jetons historiques. Les premiers, propres tout au plus à servir de contre-marques aux jeux les plus vulgaires, ont été émis et répandus avec une profusion que le bas prix auquel ils ont été livrés a seul pu justifier.
   Ce n'est donc qu'à titre d'échantillon qu'on peut en approuver la publication dans des ouvrages sérieux. À ce point de vue il croit être d'accord avec M. le comte Nahuys, qui en a donné quelques spécimens dans la Revue belge de numismatique.
   En réclamant l'indulgence de ses lecteurs, l'auteur les prie de ne voir dans le travail qu'il leur soumet que le désir qu'il a en le publiant, celui de leur être agréable ou utile.
   Des hommes très-compétents se sont occupés de ces monuments métalliques. Nous laisserons à d'autres le soin de parle de ce que l'on est dans l'habitude de nommer méreaux, tant ceux des corporations religieuses que ceux des métiers.
   Notre intention est de ne nous occuper que des jetons proprement dits, et particulièrement des jetons historiques, tels que ceux qui ont été décrits par les savants Van Mieris, Van Loon, Van Orden et Van Hende, et ceux qui ont été publiés dans les différentes revues : non point que nous ayons la prétention de déterminer chacun d'eux d'une manière certaine et de faire mieux que nos devanciers, mais nous avons pris à tâche de mettre un peu d'ordre dans la chronologie des événements pour lesquels ils ont été frappés.

Les deux volumes : 350 euros (code de commande : 26731 - vendu).

 

DURRELL (Lawrence) — L'esprit des lieux. Lettres et essais de voyage. Traduit de l'anglais par Jean-René Major. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 489 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Voyageur impénitent selon les uns ou exilé volontaire selon les autres, Lawrence Durrell, qui se définit lui-même comme un écrivain résidant à l'étranger, est un homme perpétuellement en quête de paysages et de rencontres. Dans son univers essentiellement méditerranéen, les îles, les côtes, la mer, le soleil et les vignes sont les composantes fondamentales d'une œuvre où résonnent, inlassables, les échos d'un profond bonheur de vivre.
   Recueil de lettres et d'articles, L'Esprit des lieux nous fait assister aux principales étapes de ce long périple qui mena l'auteur de l'Inde où il naquit jusqu'aux environs de Nîmes où il vit actuellement, en passant par Corfou, Chypre, Rhodes, Athènes et Le Caire, la Yougoslavie et l'Amérique du Sud. Dans ce volume riche en anecdotes et en observations, Lawrence Durrell nous montre qu'il croit en l'essence des lieux et à l'influence des paysages sur la personnalité humaine.
   Issu d'une famille anglo-irlandaise, Lawrence Durrell est né en Inde en 1912. C'est à l'âge de douze ans qu'il découvre l'Angleterre où, après des études médiocres, il gagne sa vie comme pianiste de jazz dans une boîte de nuit.
   À partir de 1935, il s'installe à Corfou et dorénavant il vivra presque exclusivement à l'étranger. Il est successivement diplomate à Athènes, au Caire, à Alexandrie, à Rhodes, directeur du British Council en Argentine, attaché de presse à la Légation britannique de Belgrade, professeur à Chypre [...].

13 euros (code de commande : 26749 - vendu).

 

[ÉDITIONS DE MINUIT]. Les Éditions de Minuit. Historique par Jacques Debû-Bridel et bibliographie. Paris, Éditions de Minuit, 1945. In-12 broché sous couverture rempliée, 99 p., exemplaire numéroté sur vélin (n° e1053), exemplaire non coupé et en très bel état.
Préface :
   Peu importent les noms, disait le manifeste des « Éditions de Minuit », il ne s'agit plus de petites renommées personnelles. Peu importe une voie difficile : il s'agit de la pureté spirituelle de l'homme ».
   Nous entendons rester fidèles à nous-mêmes. Le lecteur ne trouvera pas ici une épopée. Nous répugnerions à présenter ainsi ce qui fut fait très simplement, avec le seul souci de l'honneur de la Pensée française.
   Assurément tous nos actes, toutes nos rencontres, toutes nos démarches étaient sous péril de mort. Mais c'était un péril accepté une fois pour toutes, – et le moindre soldat du front consent à bien plus. Assurément, souvent « la voie fut difficile ». Mais le moindre maquisard a traversé des épreuves sans commune mesure avec la plus sérieuse des nôtres.
   La récompense de nos efforts, c'est de savoir aujourd'hui que nos peines ont atteint leur but au-delà de nos espérances. La gloire des Éditions de Minuit, ce sont les œuvres qu'elles ont publiées ; c'est, comme nous l'écrivions jadis avec un espoir orgueilleux, « qu'elles témoignent aux yeux du monde de la constance spirituelle d'une France qui n'a pas démissionné » ; c'est que le monde en effet l'atteste.
   Ce n'est pas d'avoir, pour publier ces œuvres, couru des dangers, connu l'angoisse et la peur, d'avoir dû souvent surmonter la fatigue, le doute, les déboires, – d'avoir maintenu en nous, malgré le poids incessant de l'oppression, l'exaltation et la foi : car ce fut le lot de tous les Français.
   Ces dangers, ces angoisses, cette foi, on n'en trouvera pas ici le reflet.
   L'objet des pages qu'on va lire, c'est beaucoup plus d'être un historique qu'une histoire. C'est seulement de fixer, le plus simplement possible, mais le plus exactement possible, ce que fut le rôle de chacun. Car si « les petites renommées personnelles » continuent de nous importer peu, il serait injuste toutefois d'accepter qu'elles favorisent les uns et ignorent les autres.
   On voudrait, pour résumer, que le lecteur acceptât ces pages pour ce qu'elles sont, à savoir un document auquel il pût parfois lui plaire de se reporter.

25 euros (code de commande : 26734 - vendu).

 

La Fleur des chansons. Les grans chansons nouvelles qui sont en nombre Cent et dix, ou est comprinse la chanson du roy, la chanson de Pavie, la chanson que le roy fist en Espaigne, la chanson de Romme, la chanson des Brunettes et Teremutu, et plusieurs aultres nouvelles chansons, lesquelles trouveres par la table ensuyvant. [Gand - Paris], [Duquesne - Aubry], [1856]. In-16 demi-maroquin vert-foncé à coins, dos à 5 nerfs, tranches marbrées, [64] p., exemplaire en très bel état de cette édition rare.
   L'édition de ce volume, chez Techener, en 1839, faisait partie de la collection « Les joyeusetez, facecies et folastres imaginacions de Caresme Prenant, Gauthier Garguille, Guillot Gorju, Roger Bontemps, Turlupin, Tabarin, Arlequin, Moulinet, etc. » décrite par Georges Vicaire qui en a établi la tomaison fictive en adoptant un classement chronologique (tome XV pour le volume présenté ici).
   « Cette collection, qui, suivant le prospectus, devait se composer de 25 ou 30 volumes, n'en comprend que 18 ou 20 si l'on y ajoute le Prospectus et les Quinze joyes de mariage, publiées en 1837. Elle a été tirée à 76 exemplaires. »
   La réimpression chez Duquesne fut imprimée à 200 exemplaires dont 170 sur vergé de Hollande.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome IV, col. 597-604.
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, tome II, 1286-1287 et tome III, 586-590 (pour la description de la collection chez Techener).

90 euros (code de commande : 26733 - vendu).

 

GIGON (Fernand) — Formose ou Les tentations de la guerre. Paris, Nouvelles Presses Mondiales, 1955. In-8° broché sous jaquette (défraîchie) d'éditeur, 187 p., illustrations en noir et en couleurs hors texte, (collection « Documents du Monde »).
En quatrième de couverture :
   - Avertissement au lecteur.
   - Faudra-t-il mourir pour Formose ?
   - Tapei en uniforme kaki.
   - Les Chiang Kai Shek.
   - Les Américains colonisent Formose.
   - Les Anglais font les affaires.
   - La librairie de l'UNESCO.
   - L'armée de terre, de mer et de l'air.
   - Face à la Chine rouge.
   - Le Credo du Kuomingtang.
   - Voici venu le temps de la guerre tiède.
   - Les Chinois d'outremer ou les frères divisés.
   - Chiang Kai Shek fait front.
   - Riz, ananas et cannes à sucre.
   - L'île des orchidées et des yamis.
   - Voici des dates, voici des faits.
   - L'histoire continue.
   - Alerte aux « Tachen ».
   - Le sort de Formose.
   - Conclusion.

15 euros (code de commande : 26763).

 

GORLIA (Joseph) — Histoire de Braffe, village de la châtellenie d'Ath. Éditée sous les auspices du Cercle Archéologique de Mons. Mons, Delporte, 1949. In-8° broché, 260 p., planches hors texte, couverture défraîchie, cachet humide à la page de titre.
Table des matières :
   - Préambule.
   Première partie. Le Village.
      Chapitre I. Un peu de géographie : situation ; juridictions ; population ; sol ; agriculture.
      Chapitre II. Quelques familles marquantes.
      Chapitre III. Les noms de lieux - agglomérations chemins - waréchaix - cours d'eau et ponts - coutures - arbres et bois - champs - prairies - courtils et enclosures - fermes et maisons - chapelles et calvaires.
   Deuxième partie. La Seigneurie.
      Chapitre I. Sa description et son origine féodale.
      Chapitre II. Le château.
      Chapitre III. Les seigneurs successifs - familles du Quesnoy, d'Antoing, d'Enghien, de Mérode, Vilain de Gand, de Gaest, le Maistre d'Anstaing.
      Chapitre IV. Les fiefs sis à Braffe.
      Chapitre V. Les propriétés ecclésiastiques.
      Chapitre VI. Autres propriétaires terriens.
   Troisième partie. La Paroisse.
      Chapitre I. L'église.
      Chapitre II. La cure et ses biens.
      Chapitre III. Le presbytère.
      Chapitre IV. Les terres de l'église et des pauvres.
      Chapitre V. Le personnel paroissial : curés, vicaires, prêtres de Braffe, clercs.
      Chapitre VI. Les bénéfices - Chapelle N-D et Chapelle S. Jean.
      Chapitre VII. Les confréries.
      Chapitre VIII. Saint Géréon.
      Chapitre IX. Les anciens registres - coutumes - fondations - prénoms - sobriquets.
   Quatrième partie. La Commune.
      Chapitre I. La Loy - sa composition - ses attributions - mesures anciennes - les archives.
      Chapitre II. La tutelle des faibles - enfants trouvés - orphelins - fous.
      Chapitre III. Justice et police.
      Chapitre IV. La gérance des chemins et waréchaix. Le droit des plantis.
      Chapitre V. Les impôts. Cahier de vingtièmes de 1604.
      Chapitre VI. Les charges militaires - patrouilles - sauvegarde - réquisitions - soldats et déportés - Braffe mis à sac.
      Chapitre VII. Les comptes de l'église et ceux des pauvres. Les médecins.
      Chapitre VIII. Les écoles.
      Chapitre IX. Le personnel administratif - baillis - mayeurs et échevins - bourgmestres et conseillers - secrétaires communaux - gardes champêtres.

45 euros (code de commande : 26760).

 

GRUBER (Karl) — Forme et caractère de la ville allemande. Introduction par Andreas Romero. Traduction et postface par Jacques Dewitte. Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1985. In-8° carré broché sous couverture rempliée, 331p., illustrations, couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Ce livre se veut plus qu'une simple analyse historique : il entend jeter un pont entre l'histoire et le présent. Pour arriver à ce but. le créateur doit adopter sur l'architecture des siècles passés un autre point de vue que l'érudit. Celui-ci s'efforcera de rendre justice à toutes les époques de manière égale. Il tentera de les comprendre de manière intime et deviendra ainsi un esthète capable de faire partager aux autres le plaisir qu'il éprouve pour l'art de toutes les époques et de tous les peuples.
   Cette attitude de jouissance et de compréhension pures et simples n'est pas de mise pour un maître dont la tâche est de guider le futur architecte vers l'art de construire. Le créateur ne peut se contenter de comprendre l'héritage ancien, il doit aussi le critiquer. L'étude de l'histoire de l'architecture est pour lui ce qu'une carte géographique représente pour le voyageur égaré dans le brouillard. Avant de poursuivre son chemin, il essaiera comme celui-ci de comprendre les fourvoiements qui l'ont conduit à la situation présente.
   Avec tout le respect qui est dû aux créations du passé, il devra toujours se demander si, pour nous qui sommes égarés dans le brouillard, toutes les périodes de l'architecture ont la même signification que celle que peut leur reconnaître l'amateur d'art d'un point de vue purement esthétique.

13 euros (code de commande : 26777).

 

[HAINAUT]. Autour de la ville en Hainaut. Mélanges d'archéologie et d'histoire urbaines offerts à Jean Dugnoille et à René Sansen à l'occasion du 75e anniversaire du C.R.H.A.A. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1986. Fort in-8° broché, 918 p., illustrations dans le texte et quelques planches à déplier, (collection « Études et Documents », n° VII), dos passé.
Table des matières :
   - Préface, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - René Sansen, Président d'Honneur et Conservateur du Musée d'Ath, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Jean Dugnoille, Président du Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - La fortification la plus ancienne dans la région d'Ath : Blicquy, 3000 ans avant J.-C., par Claude Constantin, Léonce Demarez et J. Dubouloz.
   - L'Escaut et les villes antiques du Hainaut, par André Wankenne.
   - L'éloge des villes au Moyen Âge. Cambrai, une autre Jérusalem (XIIe siècle), par Henri Platelle.
   - Tournai vers 1095, vu par Hériman vers 1145. Une vision liminale de la réalité urbaine en transformation, par Albert d'Haenens.
   - Du « bourg » à la ville : les premières enceintes du Hainaut, par Michel de Waha et Françoise Jurion-de Waha.
   - Les enceintes médiévales de Tournai : documents inédits, par Marcel Amand.
   - Du hameau à la ville. Saint-Ghislain du Xe au XIVe siècle, par Daniel Van Overstraeten.
   - L'évolution démographique de Tournai au Moyen Âge, par Christian Dury.
   - Aspects de la vie béguinale à Mons aux XIIIe et XIVe siècles, par Walter De Keyzer.
   - L'urbanisme en matière de voirie à Mons à la fin du Moyen Âge, par Jean A. Dupont.
   - La délinquance dans les villes du comté de Hainaut à la fin du Moyen Âge, par Philippe Cullus.
   - Deux octrois du Duc de Bourgogne pour les foires de Lens, 1447-1458, par Jean-Marie Cauchies.
   - Le Seigneur et la Ville. Le cas d'Enghien, par Yves Delannoy.
   - Le refus du mort-né dans la société d'Ancien Régime. Les sanctuaires à « répit » de la région athoise aux XVIe et XVIIe siècles, par Joëlle Stiévenard.
   - Imprimeurs et libraires dans les cités hainuyères d'Ancien Régime, par Bernard Desmaele.
   - Les victoires d'un règne. Représentations de villes du Hainaut dans l'œuvre de A.F. Van der Meulen conservée aux Gobelins, par Jean-Marc Depluvrez.
   - Mobilier liturgique d'une église paroissiale urbaine au XVIIe siècle. Le cas de Sainte-Catherine de Tournai (1670), par Jean Dumoulin.
   - Registre-épave, registre-miroir (1735-1742). Greffiers, jurés, argent, propriétés et espaces à Soignies au 18e siècle, par Gérard Bavay.
   - Une société maçonnique mixte à Ath au XVIIIe siècle, par Maurice-A. Arnould.
   - Bourgeois de Lessines au XVIIIe siècle, par Léon Jous.
   - Aux origines de l'hôtel de ville de Comines-Belgique : une acquisition des notables au XVIIe siècle, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Lessines, l'exploitation de la pierre à paver, et l'imbroglio des mesures douanières au XVIIIe siècle, par Jean-Louis Van Belle.
   - Le magistrat de la ville d'Ath (XVIe-XVIIIe siècles). Aspects significatifs de la reproduction, de l'élargissement et de la limitation d'une oligarchie municipale, par Philippe Guignet.
   - Échos d'une ville hainuyère aux premiers émois de la « Révolution Brabançonne » : Ath, 1781-1789, par Christian Cannuyer.
   - État et caractéristiques de la population athoise en 1798, par Pascal Deloge.
   - La répartition des professions médicales dans le département de Jemappes, par Roger Darquenne.
   - Le souvenir napoléonien dans le carnaval athois, en 1841 et 1842, par Samuel Glotz.
   - Le « réunionisme » à Mons en 1830-1831, par Marinette Bruwier.
   - Les débuts de l'enseignement secondaire laïque pour jeunes filles à Ath (1872-1881), par André Uyttebrouck.
   - Le cortège historique du 20 septembre 1874 à Tournai. Les aquarelles de Léonce Legendre, pré-visions d'un artiste et documents pour une certaine conception de l'histoire, par Serge Le Bailly de Tilleghem.
   - L'action des militants flamingants dans le Hainaut Occidental (1884-1914) : Jozef Goossenaerts (1882-1963), professeur à l'Athénée d'Ath, Camiel Libbrecht (1853-1935) et Orner Wattez (1857-1935), professeurs à l'Athénée de Tournai, par Jean-Pierre Delhaye.
   - La chanson de marché à Charleroi sous l'occupation allemande en 1914-1918 contrastée à la chanson de résistance de la même époque, par Roger Pinon.
   - Aspects de l'évolution architecturale de Charleroi. Village, forteresse, place forte, centre urbain, par Jean-Marie Lequeux.
   - Naissance d'une ville : La Louvière, par Jacques Lefebvre.
   - Un quart de siècle après la détermination de l'actuel cadastre. L'urbanisation du quartier Saint-Germain, à Mons, par Christiane Piérard.
   - Péruwelz, ville campagnarde, par Solange Philipart.
   - Contribution à l'histoire de l'Urbanisation d'Ath au XIXe siècle : le comblement de la dérivation de la Dendre dite du
Marché aux Poissons
, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - Ath, une cité pas comme les autres, par Albert Duchesne.
   - Évolution du paysage géographique de Tournai et du Tournaisis à la lumière des cartes anciennes et actuelles, par Robert Sevrin.
   - Ath et ses environs sur la carte de Belgique, 1870-1980, par Claire Lemoine-Isabeau.
   - Les Archives de l'État à Tournai et la ville d'Ath, par Jacques Nazet.

60 euros (code de commande : 26746).

 

INGRAO (Christian) — Croire et détruire. Les intellectuels dans la machine de guerre SS. Paris, Fayard, 2010. In-8° collé, 521 p., quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
   Ils étaient quatre-vingts et avaient à peine trente ans lors de l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir. Leurs études universitaires destinaient ces juristes, économistes, linguistes, philosophes ou historiens à de belles carrières. Ils ont choisi de s'engager au sein des organes de répression du Troisième Reich. Ils ont théorisé et planifié l'élimination de vingt millions d'individus de race prétendument « inférieure ». Ils ont organisé et assisté à l'extermination d'un million d'entre eux.
   Au long d'une enquête saisissante dans les archives du SD et de la SS, Christian Ingrao retrace le destin de ces enfants de la Grande Guerre, s'intéresse à leurs réseaux – militants, universitaires ou amicaux –, étudie leurs manières d'envisager la guerre et le « Monde d'ennemis » qui, selon eux, les menace. Apparaissent alors les mécanismes de l'engagement, dans le nazisme puis dans le meurtre de masse. Grâce à cette étude pionnière, on comprend comment ces hommes ont fait pour croire et pour détruire.
   Car l'histoire du nazisme est aussi tissée d'expériences personnelles, de ferveur et d'angoisse, d'utopie et de cruauté.

18 euros (code de commande : 26735 - vendu).

 

JARRY (Alfred) — Le Surmâle. Suivi de : Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, Pataphysicien. Avant-propos par Jean-Baptiste Baronian. Paris, Les Humanoïdes Associés, 1979. In-8° broché sous couverture rempliée, 192 p., (collection « L'Ange du Bizarre »).
En quatrième de couverture :
   Alfred Jarry est né à Laval en 1873. Dès l'âge de treize ans, il compose ses premiers textes, souvent inspirés de Victor Hugo. Vers 1891, il se lance dans la vie littéraire parisienne et y noue des liens nombreux, entre autres avec Léon-Paul Fargue, Rachilde et Rémy de gourmont. Son œuvre la plus célèbre, Ubu Roi, paraît en revue en 1896. Le surmâle est publié en 1902 et Gestes et opinions du Docteur Faustroll, trois années après sa mort survenue à Parts en 1907.
   Fondateur de pataphysique définie (ubuesquement) comme « la science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité », Alfred Jarry a exercé une influence décisive sur un grand nombre de mouvements littéraires et artistiques du XXe siècle.

12 euros (code de commande : 26755 - vendu).

 

JARRY (Madeleine)Chinoiseries. Le rayonnement du goût chinois sur les arts décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles. Fribourg, Office du Livre, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 258 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   
La Chine a toujours exercé une grande fascination sur les Européens. Les récits d'un Marco Polo ou d'un John Mandeville ont donné, au Moyen Âge, une vision fabuleuse de l'Extrême-Orient.
   C'est au XVIIe, puis au XVIIIe siècle que les écrivains européens ont construit « leur image » de la Chine, basée à la fois sur des faits véridiques et sur d'autres, imaginaires. Dans le domaine des arts décoratifs, l'Europe à cette époque doit beaucoup à l'art chinois : on imite et on copie les céramiques, les laques, les tissus précieux importés d'Extrême-Orient. Louis XIV à Versailles donne le ton en faisant construire le Trianon de Porcelaine. Au XVIIIe siècle, tous les châteaux d'Europe possèdent un salon chinois ou un pavillon dressé dans un jardin chinois... Étrangement, les Européens couvrent les murs de leurs habitations et décorent leurs objets usuels de scènes de la vie chinoise. Cet engouement pour l'Extrême-Orient donne naissance à ce qu'on a appelé les chinoiseries.
   Ce livre se donne pour mission d'étudier cette vogue des chinoiseries en réunissant les plus beaux spécimens de l'art décoratif européen inspiré par la Chine.

45 euros (code de commande : 26775 - vendu).

 

[JÉSUITES]. Les Jésuites belges 1542-1992. 450 ans de Compagnie de Jésus dans les Provinces belgiques. Bruxelles, AESM Éditions, 1992. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 377 p., très riche iconographie en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « Donnez-moi des Belges ! », s'écriait saint François-Xavier, alors qu'il réclamait des renforts pour sa mission au Japon. Il n'avait pas tort. Depuis que la Compagnie de Jésus s'est installée en nos contrées-en 1542, les jésuites belges ont accompli, en effet, une œuvre riche et foisonnante et – osons le mot – immense. La Belgique a été, est encore la terre la plus « jésuite » du monde. Prédicateurs énergiques, ils furent le vecteur principal de la Contre-Réforme. Éducateurs originaux, ils ont laissé grâce à leurs collèges et leurs universités une trace profonde dans les élites belges. Hommes des sciences, ils créèrent la célèbre Société des Bollandistes ou l'école de mathématiques d'Anvers, mais furent aussi présents dans d'autres disciplines scientifiques. Leur œuvre littéraire est immense, leur utilisation du théâtre, novatrice, et leurs églises et collèges marquent encore le décor de nos villes. Théologiens persuasifs, actifs dans l'engagement social, confesseurs et conseillers des « politiques », animateurs des milieux catholiques les plus divers et parfois les plus opposés, grands résistants, ils ont exercé une influence considérable sur les mentalités et les idées politiques du temps.
   Tout au long de leur histoire, ils n'ont eu de cesse de s'occuper en priorité de deux catégories de la population : les élites de la bourgeoisie et de la noblesse, et leurs enfants, qu'ils prétendaient ainsi influencer et guider « pour un plus grand fruit ». Et les plus démunis : des malades de la peste aux réfugiés d'aujourd'hui, des prolétaires aux marginaux et exclus de toute société.
   Ce livre convie le lecteur à un double voyage. Voyage dans l'espace tout d'abord. De l'Artois à la Gueldre, en passant par le Grand-Duché de Luxembourg, régions qui firent partie des Provinces « belgiques », mais aussi dans le monde entier, du Kwango au Sri-Lanka, du Missouri à Calcutta, au Paraguay ou en Chine, les jésuites « belgiques » ont œuvré « pour une plus grande gloire de Dieu ».
   Voyage dans le temps ensuite. Des pionniers installés à Louvain en 1542 au millier de jésuites de 1992. Du concile de Trente à Vatican II. De l'époque de l'Europe conquérante e missionnaire à celle de l'Europe ravagée par les conflits du XXe siècle. Au travers de l'Ancien R des Révolutions et des Lumières, de la suppression de l'Ordre entre 1773 et 1814, de la naissance de la Belgique, de la révolution industrielle et sociale et de la sécularisation de la société. Un livre qui invite à faire un bout de chemin en « compagnie » de ces « Hommes de Dieu », passés et présents.

40 euros (code de commande : 26773 - vendu).

 

[LACAN (Jacques)]. JURANVILLE (Alain) — Lacan et la philosophie. Paris, Presses Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 495 p., (collection « Quadrige »), exemplaire en bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Ce qui donne le plus à penser dans notre temps qui donne à penser, c'est que nous ne pensons pas encore », dit Heidegger. À quoi répond la formule de Lacan que ce à quoi on est confronté avec la notion de l'inconscient, c'est à une règle de pensée qui a à s'assurer de la non-pensée comme de ce qui peut être sa cause. Ce qui donne le plus à penser dans notre temps, le symptôme social majeur qui le caractérise, c'est l'émergence de la psychanalyse, qui, comme discours psychanalytique, marque la fin de l'entrée du monde social dans l'histoire. Et si ce temps donne à penser plus qu'aucun autre, c'est justement parce que s'y achève la détraditionalisation de la société, la mise en cause de tout ce savoir-être qui guidait les hommes dans le monde traditionnel. Ce que donne à penser la psychanalyse, qui est ce qui y donne le plus à penser, c'est que nous ne penserons jamais tout à fait, c'est la présence de la non-pensée au plus intime de la pensée. L'homme n'a, d'une certaine manière, jamais cessé de le savoir. Mais le discours psychanalytique en énonçant l'inconscient l'inflige irrémissiblement, le diffuse dans tous les recoins et les refuges du monde social.

20 euros (code de commande : 26736).

 

LIZERAND (Georges) — Un siècle de l'histoire d'une commune rurale. Vergigny. Paris, Delalain, [ca 1949]. In-8° broché, 126 p., cartes hors texte, bel exemplaire.
Introduction :
   La présente histoire d'une commune rurale française au dix-neuvième siècle est en partie la suite naturelle du livre que j'ai publié en 1942 aux Presses Universitaires de France sur le Régime rural de l'ancienne France.
   Elle s'en distingue pourtant en ce que l'histoire rurale est étudiée ici sur le plan municipal dans l'une des quarante mille cellules qui composent la communauté française. Si ce genre d'études se multipliait plus vite que ce n'est actuellement le cas on pourrait parvenir bientôt à des conclusions de portée générale qui, je le crois du moins, modifieraient assez sensiblement l'image que l'on se fait d'ordinaire de l'histoire de la France moderne.
   Pour composer ce petit livre j'ai eu à ma disposition les archives de ma commune natale qui sont variées et pas du tout insignifiantes : les registres de l'État-civil, le cadastre, les délibérations du Conseil municipal depuis 1801, les budgets et les comptes de gestion depuis 1810, les contrôles de la garde nationale, les dossiers des travaux exécutés par la municipalité, les comptes d'exploitation de ses bois, un assez grand nombre de pièces détachées sur des questions diverses; et aussi des actes notariés et des carnets de comptes conservés par plusieurs familles de cultivateurs.
   L'utilisation de tous ces documents m'a été facilitée par trois circonstances : une résidence prolongée à Vergigny depuis mon enfance ; la gestion d'un modeste patrimoine foncier ; l'apprentissage de l'administration municipale, comme maire d'abord, ensuite comme adjoint.
   D'autre part, j'ai recueilli dans ma famille les souvenirs de ceux des miens qui ont été aussi conseillers municipaux ou maires et, par leur intermédiaire, en remontant plus haut, ceux de mes ascendants qui, au moins à partir du premier tiers du XVIIIe siècle, ont exercé des fonctions plus modestes mais analogues sous le titre de praticiens, procureurs fiscaux, lieutenants de prévôté. Je n'ai pas manqué de recourir aux souvenirs des anciens du village et aux traditions qu'ils ont, eux aussi, recueillies de leurs ascendants.
   Pour rendre plus vivants ou plus clairs certains épisodes ou détails de cette histoire, j'ai cru bon de publier quelques pièces de nos archives et quelques plans et croquis.
   La division en chapitres qui suit ne correspond pas strictement à l'évolution réelle de la commune de Vergigny. Mais elle ne la contredit pas non plus, parce qu'au cours du siècle passé l'emprise gouvernementale sur la vie des communes s'est si fortement accrue qu'elle a fini par lui imposer le rythme de celle de l'État lui-même.

15 euros (code de commande : 26745).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard)Le Jambot. Préface de Louis Scutenaire. Bruxelles, Jacques Antoine, 1980. In-8° broché sous couverture rempliée, 111 p., (collection « Passé Présent », n° 26), exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Deux mobiles différents – dans le fond, ils se ressemblent fort – m'ont déterminé à écrire cet ouvrage. J'ai d'abord voulu mettre en valeur le patois de ma région (le Borinage) composé en grande partie d'ancien français, dont je préfère le charme vieillot aux banalités modernes et, surtout, aux apports souvent stupides de l'étranger. J'ai voulu faire parler mes Borains avec leurs mots usuels et leurs expressions que je trouve savoureuses. Je l'ai fait, toutefois, avec assez de mesure, me semble-t-il, pour que ce soit intelligible pour tout le monde. J'ai aussi voulu montrer qu'il n'y a pas que les nobles, les bourgeois, les intellectuels et les artistes pour connaître l'amour passion.
   Je m'attends aux reproches d'amis, et non les moindres, que mon immoralité va choquer. Je crains même de les perdre. J'en suis désolé. Mais alors qu'il me peine de détruire un insecte nuisible – je ne le fais presque jamais – il m'est tout à fait impossible d'anéantir des êtres que j'ai moi-même enfantés. Et, pourquoi le cacher, j'ai un faible pour leurs défauts. Mais, maintenant que je les ai mis au monde, attendons pour voir s'ils vont vivre et comment ils vivront.
Extrait de l'article de Paul Aron :
   Après la guerre, son œuvre la plus ambitieuse est Le Jambot, le seul véritable roman de Malva. Son intention était d'écrire un « Tristan et Yseult » borain. Ce texte, qui offre la caractéristique d'incorporer de nombreux termes wallons, abandonnant ainsi la prose très neutre qui était celle des œuvres précédentes, s'inscrit donc dans la veine du roman régionaliste.
Bibliographie :
   - Aron (Paul), Littérature prolétarienne : le détour par la Belgique. Constant Malva, dans Le roman social. Littérature, histoire et mouvement ouvrier, p 124.

13 euros (code de commande : 26748 - vendu).

 

MARIËN (Marcel) — Les fantômes du château de cartes. Nouvelles. Paris, Julliard, 1981. In-8° collé, 205 p., couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Qui ne se réjouirait de recevoir des nouvelles ? Surtout quand on ne les attend point et qu'elles sont singulières. Entre un incident très intime survenu au fin fond de la préhistoire et la découverte, en l'an 4000, que l'un de nos contemporains est toujours en vie, défilent nombre de personnages aux prises avec une destinée totalement opposée à leur apparente banalité.
   Ainsi du voleur de chapeaux bourrelé de remords, du justicier qui ne regarde pas au nombre de cadavres pour mener à bien sa vengeance et du testament dont les dispositions horrifient les héritiers jusqu'aux entrailles.
   On verra encore un prix Nobel utilisé comme une flèche empoisonnée, un observatoire souterrain pour scruter la femme éternelle, un cuisinier substituant le sucré au salé pour ruiner sa réputation cependant qu'un facteur, au lieu de distribuer son courrier à la bonne adresse, le glisse toujours dans la boîte d'à-côté.
   Ce n'est pas tout. On apprend aussi pourquoi une certaine statue grecque perdit les deux bras les plus regrettés de l'histoire de l'art et comment la courtisane des courtisanes réussit l'incroyable exploit de ne plus jamais être seule dans sa peau.
   Ultime bizarrerie enfin, mais l'auteur n'y est pour rien, celle de sa naissance à Anvers, en 1920, de père wallon et de mère flamande (ou vice versa).

20 euros (code de commande : 26752 - vendu).

 

[MONS]. Dictionnaire montois-français. Suivi du glossaire français-montois. Mons, Association des Montois Cayaux, 1998. In-8° carré sous cartonnage d'éditeur, XXI, 260, 32 p., illustrations, très bon exemplaire.
Avant-propos de Daniel Blampain :
   Ils se sont réunis pendant vingt ans.
   Ils se sont fait la lecture, à haute voix, de textes écrits en patois de Mons. Ils se sont arrêtés sur les mots et les expressions, les ont choisis, leur ont donné ensemble un sens, le leur, et l'ont confronté aux attestations des dictionnaires et lexiques existants. Ils sont allés jusqu'à consulter le premier lexicographe du patois de Mons, Philibert Delmotte, auteur de l'Essai d'un glossaire wallon (1812), qui – ceci est le sous-titre – peut servir à démontrer que cet idiome, tel qu'il se parle encore aujourd'hui dans la province de Hainaut, n'est que le roman ou français des XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe siècles, peu corrompu et mélangé d'un fort petit nombre de mots étrangers.
   Travail de cœur, travail d'archéologue, amour du mot de chez eux et surtout travail dans la bonne humeur, dans la joie de déambuler parmi les mots lus, confrontés aux mots connus.
   Mais l'entreprise est aussi empreinte de sérieux. Le mot est présenté dans ses différentes graphies. Il vit dans sa phrase, souvent extraite de pièces de théâtre ; la phrase fait l'objet d'une citation ; la phrase revit par rapport à son auteur. Un corpus d'œuvres allant de Charles Letellier et d'Auguste Fourmy à Gaston Talaupe et Marcel Gillis apparaît ainsi en filigrane. L'illustration est venue compléter la définition. Les artisans de la langue qu'ont été les Montois Cayaux de l'« équipe » du dictionnaire ont ainsi élaboré huit mille fiches.
   Dans la préface de son Dictionnaire du wallon de Mons et de la plus grande partie du Hainaut, publié à Bruxelles et Leipzig en 1866, J. Sigart, consulté lui aussi par nos auteurs du nouveau dictionnaire montois, rêvait d'une académie montoise pour prolonger ses recherches. Lui, docteur en médecine, avait travaillé seul et consacré tous ses loisirs à ses enquêtes lexicales et étymologiques. Il justifiait son ouvrage en précisant qu'il pourrait être utile aux personnes qui n'ont pas une connaissance parfaite du français. Il ajoutait en finale de son avant-propos : Quoi qu'il en soit de l'utilité de mon travail, je ne puis m'empêcher de penser que tous les cœurs vraiment montois vont s'émouvoir à la seule nouvelle de son apparition: il leur sera doux de retrouver des mots à demi oubliés qui leur rappelleront le souvenir des jeux de leur enfance ; il leur sera agréable de voir fixer, par l'impression, un langage qui tend incessamment à s'effacer, et si je ne me suis pas trompé, si je suis sinon utile, au moins agréable à mes compatriotes, je serai bien payé de mes peines.
   Un siècle plus tard, les souhaits du Dr Sigart gardent une certaine actualité. Certes, pas d'académie montoise en tant que telle, et tant mieux : le rapport amidonné au patois est évité. Mais la cueillette des mots à demi oubliés a bien été menée une nouvelle fois par des amoureux de leur patois et leur travail va, sans nul doute, émouvoir les cœurs vraiment montois, dont parle J. Sigart. L'utilité visée n'est certes plus la même. S'il s'agissait pour Sigart de présenter les mots qu'il convenait d'éviter parce que patoisants – école et bourgeoisie obligent – ici un glossaire a été prévu pour promouvoir, plutôt que pour éviter, les mots auprès de ceux qui souhaiteraient jouer de la plume patoisante.
   L'histoire des dialectes et de leurs variétés locales, les patois, est bien celle-là. Tandis que d'un côté s'affirmait le français écrit, ou plus exactement une scripta franco-picarde, langue hybride qui est née du latin et qui est devenue progressivement commune tout en étant plus ou moins colorée de traits dialectaux, de l'autre, le picard, celui de Mons et de Tournai, comme toutes les variétés du wallon, se maintenait uniquement dans l'usage parlé. Son utilisation a toujours été décroissante et la répartition sociale des patoisants n'a cessé de se modifier. Aujourd'hui l'unilinguisme patoisant a disparu et le bilinguisme français-patois, courant jusqu'au début du XXe siècle, est devenu tout à fait exceptionnel, comme le montraient déjà les enquêtes de P. Ruelle.
   L'emploi du patois actuellement relève plus de l'expression que de l'information. On rit, on se fâche, on fraternise en patois. La vie familière et affective, parfois la vie professionnelle, le véhiculent. En français courant, on y recourt par ludisme, pour renforcer le discours. Recherche éperdue de racines que la langue officielle offre moins immédiatement.
   C'est parce que, précisément, la langue des livres et des salons ne permet pas toute la gamme des tons et des effets du patois, que des écrivains, pratiquant bien sûr le français, ont décidé, tardivement – à l'époque romantique pour le montois, comme l'a montré M. Arnould – de composer des textes en dialecte. Ils ont trouvé progressivement, par cette écriture, un supplément d'âme, dans une société qui devenait de plus en plus industrielle, administrative et anonyme. Mais en deux siècles le patois écrit s'est de plus en plus francisé, par manque de ressourcement, peut-être encore plus dans les enceintes de la ville qu'à la campagne, ainsi que le notait déjà J. Sigart en 1866.
   Le souci, mais aussi la joie, de retrouver les particularités de la langue du terroir, qui font la richesse de la vie affective a donc guidé la valeureuse troupe montoise. Le résultat est beau. Couleur, puissance d'évocation, originalité sont au rendez-vous pour révéler plus complètement l'humain et le social, pour parler même à ceux qui ne parlent plus le patois, mais qui l'ont encore en eux.
   Un dictionnaire est une entreprise de longue haleine, jamais achevée. Je prépare aujourd'hui la quatrième édition d'un Dictionnaire des difficultés du français, auquel J. Hanse avait déjà consacré cinquante années de sa vie. Je peux donc dire, en connaissance de cause, que si le travail est infini, ce qui compte surtout pour les auteurs de dictionnaires, outre l'amour de la langue, des français régionaux et des patois qui les alimentent, c'est le contact avec les lecteurs. Je suis persuadé que le dictionnaire montois de 1998 fera le tour de la ville et de la région, soulevant intérêt et passion auprès des camerluches et des autres, parce que notre langue, nos mots, ceux d'ici, c'est notre identité profonde.

40 euros (code de commande : 26732 - vendu).

 

[MONS]. Le patrimoine monumental de la Belgique. Volume 4. Province de Hainaut. Arrondissement de Mons. Liège, Solédi, 1975. In-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 626 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Sur la jaquette :
   Traversée par des influences multiples, l'architecture est restée tout un temps en Hainaut sans caractère propre. La période gallo-romaine n'y a laissé que des vestiges assez peu importants. Il faut attendre l'époque carolingienne pour voir s'élever un grand monument préroman : l'église Saint-Ursmer à Lobbes.
   Au XIe siècle, la collégiale Saint-Vincent de Soignies, témoin de l'architecture romane, se rattache aux écoles normande et mosane. Tournai prend le relais au XIIe siècle avec sa cathédrale (un des grands monuments d'Occident, dont le transept annonce déjà le style gothique), ses églises paroissiales et ses maisons romanes.
   La naissance de l'art gothique dérive de l'hégémonie politique, économique et culturelle de la France. Les Cisterciens notamment construisent une série de monastères dont il ne reste que ruines. L'œuvre maîtresse du gothique est le chœur de la Cathédrale de Tournai (1243), se ralliant aux normes « classiques » des grandes cathédrales françaises.
   L'architecture gothique prend un nouvel essor dans la seconde moitié du XVe siècle avec la collégiale Sainte-Waudru (1457-1582) et l'hôtel de ville (1479) de Mons. Sa tradition se maintient jusqu'à la fin du XVIe siècle, et même au-delà, surtout illustrée par des églises paroissiales de plusieurs types locaux. Dans le canton de Mons prédomine une couverture économique en bardeaux, dont les entraits sont parfois engoulés. Malgré ses formules variées, ce groupe régional possède un caractère constant : la colonne hennuyère, dotée d'un chapiteau dont la corbeille peu élevée est à deux rangs de moulures, et d'une base typique à congés. La Renaissance fait une apparition brève et épisodiques sur cette terre acquise aux formules gothiques.
   Les tentatives d'ordres comme celui des Jésuites, pour acclimater le style de la Contre-Réforme, restent également sans réel lendemain. Une œuvre cependant sera purement baroque : le beffroi de Mons édifié en 1661.
   Au XVIIIe siècle, la persistance du style gothique se perçoit encore dans un certain nombre d'églises de campagne et de maisons montoises. Mais, dès le retour de la paix en 1713, les ruines des campagnes de Louis XIV imposent des reconstructions. Ainsi naissent le « type tournaisien » et le « style classique montois ». Le classicisme français, assimilé avec liberté, s'épanouit dans les demeures princières, les grandes abbayes et dans l'architecture privée.
   Le XIXe siècle donne peu d'œuvres intéressantes, en dehors de quelques églises et hôtels de maître néo-classiques et de bâtiments industriels, dont le remarquable ensemble du Grand-Hornu.
   Au début du XIXe siècle, le « Modem Style » ne fait qu'effleurer l'architecture hennuyère.
   Quant à l'architecture contemporaine, dont il est difficile de déterminer dès à présent les tendances spécifiques, elle s'est manifestée par quelques œuvres prometteuses.

25 euros (code de commande : 26764).

 

PERELMAN (Yakov Isidorovitch) — Physique récréative. Livre 2. Traduit du russe par V. Polonski. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, s.d. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 268 p., illustrations, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La traduction du second livre de la Physique récréative de Pérelman est faite d'après la 16e édition russe. Le succès de cet ouvrage est dû au rare talent de l'auteur qui a su relever dans la vie quotidienne, des faits et des phénomènes qui, bien qu'ordinaires, présentent un sens physique très profond. La facilité, le caractère récréatif de l'exposé ont rendu le livre populaire parmi le grand public.
   L'auteur a formulé nettement les buts qu'il se posait. Tout en parlant des lois et des notions bien connues, il va aux principes mêmes de la science pour apprendre au lecteur à « penser dans l'esprit de la physique ». Voilà pourquoi il ne dit rien des dernières réalisations de l'électronique, de la physique atomique et d'autres problèmes de la science actuelle.
   Le livre a près de cinquante ans ; jusqu'à la treizième édition (1936), ses textes ont été revus et complétés par l'auteur. Mort en 1942, lors du blocus de Leningrad par les troupes nazies, il n'a point participé à la préparation des éditions suivantes.
   En publiant encore une fois la Physique récréative, l'éditeur n'a pas cherché à remanier foncièrement un texte qui a déjà fait ses preuves. Il a seulement remplacé quelques chiffres dépassés et des thèses caduques, supprimé des projets qui se sont avérés stériles, substitué et corrigé en partie les dessins et ajouté quelques textes, ainsi que des notes.

15 euros (code de commande : 26742 - vendu).

 

PIÉRARD (Christiane) — L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons 1780-1980. Institut Supérieur d'Architecture de la Ville de Mons. École Supérieure des Arts plastiques et visuels de l'État à Mons. Mons, Impricoop, 1983. In-8° broché, 222 p., quelques illustrations en noir, exemplaire en bel état, peu courant.
Texte du bulletin de souscription :
   L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons, vénérable institution dont sont issus l'Institut Supérieur d'Architecture et l'École Supérieure des Arts Plastiques et Visuels, a célébré en 1980 et avec un certain faste, le 200e anniversaire de sa création.
   Pour perpétuer le souvenir de cette date et rendre ainsi hommage à tous ceux qui ont œuvré pendant deux cents ans pour l'enseignement des arts dans cette ville, il a été demandé à Christiane Piérard, chargée de cours à l'Institut Supérieur d'Architecture de Mons depuis plus de vingt-cinq ans, de rédiger l'histoire de ces deux siècles de la vie de l'Académie.
   À travers sept chapitres, elle retrace l'évolution de l'institution, les programmes, les règlements ; elle évoque les bâtiments, mais surtout elle parle des hommes tant directeurs que professeurs que disciples qui ont contribué au renom de l'École des Beaux-Arts de Mons. Près de 4.000 noms ont été relevés, de courtes notices biographiques sont consacrées aux artistes qui ont acquis la notoriété au cours de XVIIIe, XIXe et première moitié du XXe siècle et quelques-uns des vingt sièges de cette Académie itinérante sont décrits.
   Des illustrations complètent cette fresque limitée strictement à la période 1780-1980.
   Bref, un volume de 220 pages que chaque « Ancien » de l'Académie souhaitera posséder et que chaque Montois attaché à l'enseignement de sa ville et épris d'art sous toutes ses manifestations voudra acquérir.
Table des matières :
   Préface.
   I. Histoire de l'institution.
   II. Programmes.
   III. Règlements.
   IV. Directeurs.
   V. Professeurs.
   VI. Élèves.
   VII. Bâtiments.
   Annexes.
   Index.

45 euros (code de commande : 26772).

 

PIRON (Maurice) — Gallus : lettres wallonnes et culture. Textes rassemblés, établis et présentés dans une Introduction par Albert Maquet. Charleroi, Micromania, 2000. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 160 p., (collection « MicRomania », n° 7), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction, par Albert Maquet.
   - Témoignage, par Willy Bal.
   - Les textes :
      1. Position et tendances de la littérature wallonne au point de vue culturel.
      2. Un poème d'Henri Simon : Li p'tit rôsî. Essai d'un commentaire textuel.
      3. Le problème culturel wallon.
      4. Construire la Wallonie.
      5. Les bases du problème culturel.
      6. L'aspect culturel du problème wallon.
      7. Pour l'histoire comparée des littératures dialectales gallo-romanes.
      8. Français et dialecte en Wallonie.
      9. Rencontres : Maurice Piron.
      10. Belgitude, mon beau souci...
      11. Exister par sa langue.
      12. Discours du 125e anniversaire de la Société de Langue et de Littérature wallonnes.
      13. Les paradoxes de la littérature wallonne.
   - Bibliographie des travaux de Maurice Piron, par Jean-Marie Klinkenberg.

25 euros (code de commande : 26757 - vendu).

 

PONENTE (Nello) — Les structures du monde moderne. 1850-1900. Traduit de l'italien par Madeleine Santoro. Genève, Skira, 1965. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, 208 p., nombreuses illustrations contrecollées en couleurs, (collection « Art - Idées - Histoire »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Il serait impossible de comprendre les expériences de notre siècle dans le domaine de l'art sans se référer aux œuvres des grands créateurs qui, entre 1850 et 1900, ont posé les bases d'une nouvelle sensibilité, ayant su affronter le problème du langage artistique. L'art de la deuxième moitié du XIXe siècle est en effet en rapport étroit – soit d'acceptation, soit de refus – avec l'esprit qui a animé l'évolution de l'industrie et des institutions sociales. C'est au cours de cette période qu'il revendique son autonomie, conscient de son rôle dans le développement de la production ; ne pouvant plus se définir dans un cadre aristocratique, il participe par son élan novateur et révolutionnaire à l'essor de la conscience démocratique.
   Cet ouvrage s'est efforcé, malgré la complexité des motifs idéologiques qui président à l'opération artistique, de donner un panorama de tous les éléments qui ont modifié à jamais les vieilles structures de l'expression, en dehors de toute distinction nationale forcément arbitraire.
   L'Angleterre de Ruskin, de Morris et des Arts and Crafts, la France de Baudelaire et des grands créateurs de l'art moderne, de Courbet à Cézanne, les mouvements internationaux de l'Art Nouveau et des Sécessions, la naissance d'une nouvelle architecture – où l'apport des architectes de l'école de Chicago fut décisif – représentent les étapes les plus significatives d'un parcours artistique qui, après avoir retrouvé le sens profond de l'histoire, parvient au seuil de notre siècle : il en annonce et conditionne les découvertes.

25 euros (code de commande : 26759).

 

REYNEBEAU (Marc) — L'histoire de Belgique en mots et en images. Bruxelles, Racine, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 317 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Depuis plus de 175 ans, se trouve au cœur de l'Europe un pays appelé Belgique. Ce pays étonnant, peuplé de travailleurs infatigables et de bons vivants, fut au XIXe siècle le pionnier de la révolution industrielle et depuis le XXe le berceau d'organisations internationales telles que l'Union européenne.
   Comment la Belgique a-t-elle grandi ? Où plonge-t-elle ses racines ? Quelles sont les raisons d'exister du pays depuis 1830 ? Comment la Belgique se présentait-elle à la Belle Époque ? Comment a-t-elle survécu aux deux guerres mondiales ? Quelles furent les répercussions de la Question royale et que reste-t-il de la Marche blanche ?
   Le passé nous arrive par bribes et morceaux sous la forme de témoignages, d'objets, de textes et de monuments. À l'historien revient la tâche de rassembler tous ces éléments et de les fondre en un tout cohérent.
   Dans cet ouvrage, le journaliste Marc Reynebeau, grand spécialiste du passé et du présent de la Belgique, a réussi à faire revivre l'histoire du pays d'une manière originale. L'histoire de Belgique en mots et en images propose une grande fresque de l'évolution de la Belgique. Le récit est complété par des textes encadrés qui enrichissent le contenu, des statistiques et des centaines d'illustrations.

25 euros (code de commande : 26769).

 

SAUCEROTTE (Antoine Constant) — Élémens d'histoire naturelle, présentant dans une suite de tableaux synoptiques, accompagnés de figures un Précis complet de cette science ; ouvrage destiné aux élèves des facultés, aux colléges, aux écoles normales-primaires, aux écoles primaires-supérieures, aux institutions et aux personnes qui commencent l'étude de l'histoire naturelle ; par C. Saucerotte, Docteur en médecine de la faculté de Paris, membre correspondant de l'Académie royale de Médecine et de plusieurs Sociétés savantes, auteur de divers ouvrages couronnés, Professeur d'Histoire naturelle, etc. Minéralogie-Géologie, botanique et zoologie. Paris - Lunéville, Delalain - Germer-Baillière - Creusat, 1835. [Paris, / Chez Aug. Delalain, libraire, rue des Mathurins-Saint-Jacques, n° 5. / Chez Germer-Baillière, libraire, rue de l'École de médecine, n° 13 bis. / Lunéville, / Chez Creusat, Libraire-Éditeur, Grande-Rue, n° 23. / Et chez tous les libraires de France. / 1835.] In-4° demi-veau brun, dos à 4 nerfs, orné de motifs dorés, pièces d'auteur et de titre noires, reliure frottée, mors partiellement fendus en queue, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], IX, [1 bl.], 72 (première partie : minéralogie-géologie), 59 (deuxième partie : botanique), 80 (troisième partie : zoologie), [2 (explication des planches de la zoologie), XI (tables) p., exemplaire bien complet des 33 planches hors texte (5 pour la minéralogie, 14 pour la botanique, 14 pour la zoologie).
Avant-propos :
   Comme traitant des corps, l'Histoire naturelle s'adresse aux sens ; comme science de nomenclature, elle réclame les secours de la mémoire, ainsi donc :       Rendre facile et sûr l'exercice de cette faculté,
      Parler aux sens,
   Tel est dans l'enseignement de cette science le double objet à remplir.
   Si les figures remplissent directement le second de ces objets, les tableaux synoptiques ne sont pas moins propres à atteindre le premier. Pour ceux qui enseignent, comme pour ceux qui apprennent, il est assez prouvé combien il y a d'avantages à présenter ainsi dans un cadre resserré un ensemble systématique de connaissances groupées dans leurs rapports mutuels : sortes de cartes géographiques d'une science où chaque fait mis à sa place s'offre à la mémoire dans sa dépendance à d'autres plus généraux, et dans ses corrélations avec les faits collatéraux. C'est là de la bonne mnémotechnie, et certes il n'est pas de science dans laquelle on n'en sente plus le besoin qu'en histoire naturelle, où la multiplicité des classes, des genres, des espèces, est pour quelques personnes une cause d'éloignement, pour beaucoup d'autres d'obstacles insupportables.
   J'ai donc pensé qu'il serait utile de présenter dans une suite de tableaux synoptiques accompagnés de figures propres à éclaircir le texte, un précis d'histoire naturelle aussi complet que le demandaient les besoins actuels de l'enseignement.
   Cette seconde édition de la Minéralogie renferme une addition de la plus grande importance : ce sont des notions de géologie, dont j'avais eu d'abord l'intention de faire un traité séparé, dessein auquel j'ai renoncé dans l'intérêt de l'enseignement, pour mieux assurer l'utilité de ce livre qui eut été trop long et trop cher, enfin pour me rapprocher du programme arrêté par le conseil royal de l'instruction publique. J'ai revu en outre les diverses parties de l'ouvrage, et rempli les lacunes que j'avais pu y apercevoir en l'enseignant moi-même.
   Tel qu'il est, il peut être enseigné, conformément à la décision prise par ce conseil dans l'espace de deux années scholaires. Dans la première on consacrera le premier semestre à la Minéralogie, le second à la Botanique. La Zoologie occupera les deux semestres de l'année suivante, mais avec les développemens qu'il est indispensable de donner sur l'Anatomie, la Physiologie et même sur l'Hygiène de l'homme.
   Telle est, ce me semble, la marche indiquée par la nature même des choses, puisqu'on procède ainsi du simple au composé.
   La minéralogie offre trois divisions : 1.° l'étude des caractères ; 2.° la classification ; 3.° l'histoire des minéraux considérés dans leurs propriétés physiques et chimiques, dans leurs gisemens, dans leur mode d'extraction et les localités où on les trouve, enfin dans leur emploi.
   La botanique renferme : 1.° l'Anatomie végétale ; 2.° la Physiologie végétale ; 3. la description des familles les plus importantes, et l'emploi des principales espèces.
   La zoologie est rédigée sur le même plan : 1.° Anatomie comparée ; 2.° Physiologie comparée ; 3.° Zoologie descriptive (classification des animaux, description des principaux genres ; mœurs, instincts, utilité des principales espèces.
   Ne pouvant donner l'étymologie des termes techniques dans le cours même de l'ouvrage, sans compliquer beaucoup mes tableaux synoptiques, j'ai préféré le faire dans la table générale des matières.

      
Planches de géologie, de botanique et de zoologie.

150 euros (code de commande : 26768).

 

Sculpture. From Antiquity to the Present Day. From the Eighth Century BC to the Twentieth Century. Edited by Georges Duby and Jean-Luc Daval. Köln, Taschen 2002. Fort in-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 1151 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   Part I. The Great Art of Antiquity. From the Eight Century BC to the Fifth Century AD.
      - 
Introduction, par Jean-Luc Daval.
      - Greek Art, par Philippe Bruneau.
      - The Art of the Etruscans, par Mario Torelli.
      - The Roman World, par Xavier Barral i Altet.
   Part II. The Great Art of the Middle Ages. From the Fifth Century to the Fiftheenth Century.
      - Preface, par Georges Duby.
      - From Late Antiquity to the Middle Ages, par Xavier Barral i Altet.
      - Romanesque Art (1000-1200), par Xavier Barral i Altet.
      - The Expansion of Gothic (1150-1280), par Xavier Barral i Altet.
      - Court Art (1280-1400), par Xavier Barral i Altet.
      - Glow and Afterglow of Gothic (1400-1530), par Sophie Cuillot de Suduiraut.
   Part III. The Great Tradition of Sculpture. From the Fifteenth Centy to the Eighteenth Century.
      - 
Introduction, par Jean-Luc Daval.
      - Renaissance, par Bernard Ceysson et Geneviève Bresc-Bautier.
      - Mannerism, par Geneviève Bresc-Bautier.
      - Baroque, par Maurizio Fagiolo dell'Arco.
      - Rococo, par François Souchal.
   Part IV. The Adventure of Modern Sculpture. In the Nineteenth and Twentieth Centuries.
      - Introduction.
      - Nineteenth Century Tradition and Rupture.
         - Neoclassicism
, par Antoinette Le Normand-Romain.
         - Sculpture under Louis-Philippe, par Antoinette Le Normand-Romain.
         - The Second Empire, par Anne Pingeot.
         - Affirmation of the Republican Idea, par Anne Pingeot.
      - Twentieth Century. The Adventure of Modern Sculpture.
         - Permanence and Avant-Garde, par Reinhold Hohl.
         - A New Technique : The Assemblage, par Reinhold Hohl.
         - Sculpture Conquers Space, par Reinhold Hohl.
         - Realsim and Surrealism, par Reinhold Hohl.
         - Abstraction and Figuration, par Reinhold Hohl.
         - Monumentality and New Techniques, par Jean-Luc Daval.
         - The Space of Representation, par Jean-Luc Daval.
         - The Redefinition of American Sculpture : From Minimalism to Earthworks, par Barbara Rose.
         - The Affirmation of Sculpture, par Jean-Luc Daval.
         - Sculpture in Dialogue with the City, par Friedrich Meschede.

30 euros (code de commande : 26758 - vendu).

 

SEM-SANDBERG (Steve) — Les dépossédés. Traduit du suédois par Johanna Chatellard-Schapira. Paris, Laffont, 2011. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 587 p., (collection « Pavillons »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Créé en 1940, le ghetto de la ville de Lodz, le plus grand de Pologne, survécut jusqu'en 1944, alors que les nazis avaient prévu d'en exterminer la population en moins d'un an. Ce sursis est dû à la personnalité d'un seul homme, Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif. Convaincu que si les juifs se rendaient indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seraient épargnés, Rumkowski transforma le ghetto en une cité ouvrière hyperproductive. Pris au piège de sa logique, il sacrifia les inadaptés et les indésirables : malades, vieillards et enfants. Il se mua ainsi, consciemment ou non, en un très efficace rouage de la machine d'extermination nazie.
   Pour écrire ce roman, Sem-Sandberg s'est inspiré des archives du ghetto de Lodz. Y étaient collectés quantité de faits officiels, mais aussi des informations interdites cachées par les résistants : journaux intimes, tracts, bulletins de guerre des Alliés, cartes militaires.
   Privilégiant une écriture sobre ponctuée de purs moments de poésie, Sem-Sandberg fait le pari de la littérature. À notre époque où les derniers témoins disparaissent, il montre que le roman peut rendre compte de la Shoah sans la trahir. Il se pose en héritier d'une autre manière d'accomplir le devoir de mémoire : il n'est pas témoin, mais il est passeur. Sans témoin, l'Histoire perd son sens ; sans passeur, elle s'efface.

13 euros (code de commande : 26750).

 

SHARPE (Tom) — Le Bâtard récalcitrant. [Titre original : The Throwbacki.] Traduction de Julien Valbeyre. Paris, Ramsay - de Cortanze, 1990. In-8° collé, 301 p.
En quatrième de couverture :
   Élevé par un grand-père des plus facétieux, Lockhart, petit-fils récalcitrant, ignore tout des choses du sexe mais connaît sur le bout des doigts la version ourdou du Nouveau Testament Lors d'une croisière qui l'éloigné de son Écosse natale, il tombe amoureux de Jessica Sandicott. Événement somme toute banal quand on songe à l'histoire de l'humanité mais qui devient d'une incongruité totale lorsque l'écrivain chargé de narrer cette idylle s'appelle Tom Sharpe.
   Commencé dans la grande tradition de l'humour anglais, le livre prend très vite l'allure d'un film des Monty Python. Lockhart le bâtard fait souffler sur la paisible campagne anglaise un vent de folie. Meurtrier, artificier, maître-chanteur, adepte de la diffamation, de la fraude fiscale et du stationnement interdit, il ne versera aucune larme lorsqu'on lui restituera les restes de sa belle-mère imprudemment entrée sur un champ de tir et n'hésitera pas à faire empailler son propre grand-père. « Waugh et Wodehouse manient la rapière, moi je travaille au coupe-coupe » (Tom Sharpe)...

10 euros (code de commande : 26754 - vendu).

 

THABAULT (Roger) — 1848-1914 L'ascension d'un peuple. Mon village. Ses hommes. Ses routes. Son école. Préface d'André Siegfried. Paris, Delagrave, 1944. In-8° broché, 250 p., bon exemplaire.
   Dans son enthousiasme à publier un ouvrage sur son village, l'auteur à omis d'indiquer dans le titre qu'il s'agit de la localité de Mazières-en-Gâtine, dans le département des Deux-Sèvres.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Introduction géographique et historique.
   I. De 1789 à 1850. État de la commune aux environs de 1850 : économie semi-fermée ; école créée par le pouvoir central ; peu d'élèves, peu de fréquentation.
      1° Bref historique des principaux événements de 1789 à 1850.
      2° État social et état économique de la commune aux environs de 1850.
      3° Mode de vie.
      4° État d'esprit.
      5° L'école. Sa création en 1833. Les intentions de Guizot. Comment elles se réalisèrent à Mazières-en-Gâtine.
   II. De 1850 à 1882. L'école, conséquence de l'évolution économique et sociale.
      1° Évolution économique : construction de routes ; ouverture de la ferme-école du Petit-Chêne ; défrichement des terres ; modification des pratiques culturales.
      2° Modification de l'état social.
      3° Modification dai s la façon de vivre : les premiers progrès du bourg.
      4° Évolution de l'état d'esprit : l'agitation électorale de 1870 à 1880 ; la lutte du noble et d'un bourgeois anticlérical.
      5° L'école. Ses progrès.
   III. De 1882 à 1914. L'école, cause d'évolution économique, sociale et morale.
      1° Évolution économique : construction d'une ligne de chemin de fer ; amélioration des chemins vicinaux ; création d'une laiterie coopérative ; progrès de l'élevage et de la culture ; introduction des engrais et des machines.
      2° Évolution sociale.
      3° Modification de la façon de vivre : multiplication des échanges ; développement et spécialisation du bourg ; renouvellement de la population.
      4° Modification de l'état d'esprit : luttes électorales et querelles locales ; éclosion d'une religion nouvelle : foi au progrès, en la république, amour de la patrie.
      5° L'école : les intentions du législateur ; les instituteurs de Mazières-en-Gâtine ; leur action.
   - Conclusions.

15 euros (code de commande : 26744).

 

[TITIEN (Tiziano Vecellio, dit)]. Titien. Le pouvoir en face. [Paris], Skira, 2006. In-4° broché sous couverture rempliée, 243 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Luxembourg, à Paris, du 13 septembre 2006 au 21 janvier 2007.
Sommaire :
   - Considérations marginales à propos du Pouvoir en face, par Édouard Pommier.
   - Fortune et vicissitudes du portrait au XVIIe siècle, par Enrico Castelnuovo.
   - « La vraie ressemblance ». Les portraits de Titien, par Jennifer M. Fletcher.
   - Titien et les Farnèse, par Roberto Zapperi.
   - Titien portraitiste : un regard posé, par Antonio Paolucci.
   - Œuvres.
   - Les visages du pouvoir.
      - Les visages du pouvoir, par Morena Costantini.
      - L'empereur, le roi, le pape.
      - Les cours italiennes.
      - Les doges et la Sérénissime.
      - Autres personnages publics.
   - La société contemporaine.
      - La société contemporaine, par Tullia Carratù.
      - Les amis humanistes et les intellectuels.
      - La noblesse et la bourgeoisie.
      - Les femmes.
   - Biographie.
   - Chronologie.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 26776).

 

[TOISON D'OR]. Trésors de la Toison d'Or. [Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 209 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux Arts, à Bruxelles, du 16 septembre au 16 décembre 1987, dans le cadre des manifestions « Europalia 87 Österreich ».
Table des matières :
   - Préface du Souverain de l'Ordre de la Toison d'Or, Dr. Otto von Habsburg.
   - Avant-propos, par Renilde Hammacher-vanden Brande.
   - Introduction - Le trésor de la Toison d'Or, par Hermann Fillitz.
   - Catalogue :
      1. Les souverains de l'Ordre.
      2. Les chapitres et les cérémonies de l'Ordre.
      3. Le Trésor de l'Ordre, ses insignes.
   - Index :
      - Chefs et souverains de l'Ordre de la Toison d'Or.
      - Index des artistes.
      - Bibliographies.

35 euros (code de commande : 26747).

 

La vie culturelle dans nos provinces à l'époque française. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 151 p., illustrations en noir, une grande carte volante en couleurs à déplier, exemplaire en très bel état.
    Cet ouvrage fut édité par le Crédit Communal à l'occasion du colloque « Deux aspects contestés de la politique révolutionnaire en Belgique : langue et culte » organisé les 10 et 11 mars 1989 à Bruxelles par le Groupe d'étude du XVIIIe siècle de l'Université libre de Bruxelles.
Table des matières :
   - 
Avant-propos, par François Narmon.
   - Préface, par Hervé Hasquin.
   - Le département de la Dyle, par Marie-Rose Thielemans.
   - Le département des Deux-Nèthes, par Piet Lenders.
   - Le département de Jemappes, par Marinette Bruwier, Roger Darquenne et Christiane Piérard.
   - Le département de Sambre-et-Meuse, par Cécile Douxchamps-Lefèvre.
   - Le département des Forêts, par Michel Dorban.
   - Le département de l'Ourthe, par Étienne Hélin, Cari Havelange et Muriel Verbeeck.
   - Le département de la Meuse-Inférieure, par Flor Van Vinckenroye.
   - Le département de l'Escaut, par Hilda Coppejans-Desmedt et Jozef Huyghebaert.
   - Le département de la Lys, par Yvan Vanden Berghe, Andries Van den Abeele, Jozef Huyghebaert, Frank Simon.

25 euros (code de commande : 26770).

 

Les voies navigables en Hainaut du Moyen Âge à nos jours. Publié sous la direction de Laurent Honnoré et Bruno Van Mol. Mons, Hannonia, 2012. Grand in-8° oblong collé, 117 p., illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons, en 2012.
Table des matières :
   - Préfaces, par Fabienne Capot, Yvon Loyaerts et Laurent Honnoré.
   Première partie. Les vois navigables du Hainaut. Monographies.
      1. L'Escaut sur le territoire du Hainaut français, par Maryse Boudard et Édouard Desplats.
      2. L'Escaut sur le territoire du Hainaut belge, par Bruno Van Mol.
      3. La Dendre, par Adrien Dupont.
      4. Le canal Blaton-Ath, par Didier Descamps, Adrien Dupont, José Laurent et André Nisolle.
      5. La Haine, par Yannick Coutiez.
      6. Le canal de Mons à Condé, par Laurent Honnoré.
      7. Le canal Pommerœul-Antoing, par Bruno Van Mol.
      8. Le canal Nimy-Blaton-Péronnes et le canal Pommerœul-Condé, par Bruno Van Mol.
      9. Le canal de l'Espierres, par Bruno Van Mol.
      10. La Lys, par Bruno Van Mol.
      11. La Haute Sambre, par Philippe Cnudde.
      12. La Basse Sambre, par Claude Coisman.
      13. Le canal Charleroi-Bruxelles, par Gérard Bavay.
      14. Le canal du Centre, par Isabelle Sirjacobs.
   Deuxième partie. Approches thématiques.
      15. Les bateaux sur la Haine durant l'Ancien Régime, par Yannick Coutiez.
      16. Les bateaux aux XIXe et XXe siècles, par Cécile Ansieau.
      17. Les ouvrages d'art, par Bruno Van Mol.
      18. Voies navigables, environnement et paysages, par Gérard Bavay, Olivier Latteur, Carole Ledent et Isabelle Parmentier.
      19. Professions, traditions et vie batelière, par Maryse Boudard.
      21. Les voies d'eau dans l'art : le cas de la Sambre, par Claude Coisman et Marcel Nihoul.
      22. Les voies navigables en Wallonie au XXIe siècle, par Marc Delaude.

12 euros (code de commande : 26767).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mercredi 2 mai 2018.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(3 avril 2018)

 

[ALBIN MICHEL]. Albin Michel. Catalogue général 1900 / 1996. Paris, Albin Michel, 1996. In-8° sous reliure souple d'éditeur, XIV, 746 p., exemplaire en bel état.
Avant-propos de Francis Esménnard :
   Ce catalogue est le fruit de centaines d'heures de travail étalées sur plusieurs années et représente aussi le rêve d'un éditeur, bien vite apparu comme une utopie.
   Le dépôt au registre du commerce des Éditions Albin Michel date de 1900. L'idée première était de créer un catalogue bibliographique et thématique de toutes les éditions des livres publiés par les Éditions Albin Michel depuis leur origine.
   Il me paraît d'abord important de remarquer que la préoccupation principale des éditeurs de cette époque, en particulier celle d'Albin Michel et de Paul Ollendorff, dont le fonds fut repris par les Éditions Albin Michel en 1924, n'était certainement pas celle d'un bibliographe ou d'un archiviste. De ce fait, les recherches se sont révélées être un véritable travail de bénédictin. Quant aux classifications générales, à peine étaient-elles établies qu'une décision de les modifier ou de les refaire était prise. Enfin, quelles que soient ces classifications, chaque livre posait un problème insoluble : tel ouvrage est-il un livre d'histoire, un document ou un témoignage ou bien un livre de souvenirs, et qu'y a-t-il de commun entre l'histoire de d'Almeras et de Cabanès, celle de Marc Bloch et de Louis Bréhier, ou encore est-il sérieux de vouloir distinguer les ouvrages traduits de l'anglais de ceux traduits de l'américain ? Ce qui peut paraître évident aujourd'hui l'était-il au début du siècle et que dire d'un auteur né en Angleterre et qui a passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis ?
   Faire, refaire, classer et déclasser, nous avions sans le vouloir réinventé le mythe de Sisyphe. Il nous a bien fallu nous rendre à l'évidence, il n 'existe pas de solution idéale.
   Et pourtant... malgré des erreurs certaines en dépit de ce que tous les spécialistes ne manqueront pas de nous reprocher, telles que omissions probables ou classement arbitraire, ce catalogue nous paraît être un outil de travail et de renseignements assez unique dans la profession et représenter dans toute son hétérogénéité le parcours d'un éditeur durant un siècle, ce dont nous sommes assez fiers.

20 euros (code de commande : 26715).

 

BRILLAT SAVARIN (Jean Anthelme) — Physiologie du goût. Précédée d'une notice par Alp. Karr. Dessins de Bertall. Paris, Furne et Cie, 1864. [Paris / Furne et Cie, Libraires-Éditeurs / 45, rue Saint-André-des-Arts / MDCCCLXIV] In-8° demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, tranches dorées, coins légèrement émoussés et plats un peu frottés, [2 bl.], [3 (faux-titre, mention d'imprimeur (Plon), titre)], [1 bl.], [1 (second faux-titre)], [1 bl.], 459, [1 (colophon)] p., nombreuses vignettes dans le texte et 7 planches hors texte (dont le frontispice) imprimées sur Chine, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, rousseurs habituelles, sinon bon exemplaire.
Note de Georges Vicaire :
   Les gravures hors texte, tirées sur Chine, portent le nom de Furne. Toutefois, il existe pour les vignettes dans le texte des différences assez considérables [avec l'édition illustrée par Bertall publiée en 1848], les têtes de chapitre et les lettres ornées ne sont pas les mêmes dans les deux éditions. On peut donc dire que c'est non pas une simple réimpression, mais bien une édition différente de celle de 1848 et imprimée sur plus beau papier.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 928.
   - Carteret (Léopold), Le trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, t. III, p. 108.

80 euros (code de commande : 26690).

 

BROSZAT (Martin) — L'état hitlérien. L'origine et l'évolution des structures du IIIe Reich. Traduit de l'allemand par Patrick Moreau. Paris, Fayard, 1986. Fort in-8° collé, 625 p., (collection « L'Espace du Politique »), exemplaire un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   L'ouvrage de Martin Broszat, spécialiste mondialement reconnu de l'histoire du nazisme et du IIIe Reich, a fait au fil de ses rééditions figure de classique de référence. Le lecteur français, qui pourra enfin pour la première fois en prendre connaissance dans sa langue, conviendra assurément qu'il tient là le bilan incontournable d'une recherche pionnière. Ce qui a en effet retenu Martin Broszat, ce n'est pas, comme tant d'autres historiens avant et après lui, la personnalité d'Adolf Hitler restituée dans une perspective biographique, c'est bien plutôt le nazisme comme structure politique et comme appareil de parti de l'État. Avec Martin Broszat, de la naissance du parti à la prise du pouvoir et à l'installation du régime, le national-socialisme retrouve sa réelle dimension d'univers bureaucratique tirant son unité et sa puissance du culte de la personnalité du Führer. Seul ce culte permettait de triompher de l'inertie d'un appareil administratif qui ne se prêtait pas spontanément à la poursuite d'une révolution brune destinée à satisfaire les ambitions inassouvies du parti ; de neutraliser les rivalités entre adhérents et dirigeants de la première et de la dernière heure, les luttes sourdes entre fiefs et chefs locaux et régionaux, l'opposition ouverte entre les forces favorables à de nouveaux changements et celles attachées à un État autoritaire stabilisé. Les conflits existant à tous les niveaux de l'État et de la société furent réglés à chaque fois au coup par coup. Derrière la volonté du Führer qui s'imposait comme légitimation et arbitrage, libre de toute dépendance tant du parti que de l'État, Martin Broszat nous révèle superbement la réalité d'un pouvoir chaotique qui ne demeura un système fonctionnel qu'aussi longtemps qu'il ne fut pas submergé par les délires raciaux.

13 euros (code de commande : 26703 - vendu).

 

[CÉSAR]. SCALIGER (Joseph) — C. Julii Cæsaris quæ exstant ex accuratissima recensione Joseph Scaligeri. Novæ huic editioni in commodiorem usum studiosæ adolescentiæ in capita & incisa distinctæ, & locuplete indice rerum ornatæ, Accesserunt imperii Romani, Galliarum, & Hispaniarum veterum tabulæ geographicæ, ac aliæ figuræ æri incisæ, Nec non Index verborum & phrasium uberrimus, nunc primum consectus cura & studio Johannis Valentini Merbizii. Cum gratia & privil. Seren. Princ. Elect. Saxon. Magdeburg - Frankfurt - Main - Leipzig - Helmstedt, Gerlach - Lüderwald, 1696. [Francforturi & Lipsiæ, / Sumptibus Joh. Nicolai Gerlach / & Frid. Lüderwald / Bibiopol. Magdeb. & Helmstad. / Anno M DC XCVI.] In-12 plein parchemin d'époque, titre à la plume sur le dos partiellement effacé, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [44], 668, [216 (index)] p., 12 gravures hors texte (1 titre frontispice, 8 gravures et 3 cartes à déplier en tête du volume), bon exemplaire malgré des rousseurs parfois importantes.
Liste des gravures :
   - Carte de l'Empire romain.
   - Carte de l'Espagne.
   - Carte de la Gaule.
   - Genève et le lac Léman, en regard de la p. 6.
   - La campagne contre Arioviste, en regard de la p. 38.
   - César et les Belges au bord de l'Aisne, en regard de la p. 44.
   - Le pont sur le Rhin, en regard de la p. 92.
   - Sabinus et Cotta contre les Éburons d'Ambiorix, en regard de la p. 128.
   - Le siège d'Alésia, en regard de la p. 222.
   - La flotte à Brindisi, en regard de la p. 292.
   - Alexandrie, en regard de la p. 444.

75 euros (code de commande : 26679).

 

DEKNOP (Anne) et DE JONG (Krista) — De la ville et ses plaisantes campagnes. Regards sur Bruxelles et ses environs au 18è siècle. Dessins et peintures de F.-J. Derons et A. Martin. Bruxelles, Musée de la Ville de Bruxelles, 2007. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 182 p., très belles reproductions en couleurs, (collection « Fontes Bruxellæ », n° 4), exemplaire en bel état.
Préface :
   Témoins des transformations quotidiennes de notre ville, nous connaissons généralement bien notre environnement immédiat. Nous avons également tendance à croire que nous disposons d'une vision assez précise des différentes représentations de l'espace urbain et de son évolution antérieurs à notre naissance, entre autres au travers des sites historiques de plus en plus valorisés comme témoins tangibles de notre passé et d'une iconographie relativement importante sur la ville de Bruxelles aux 19e et 20e siècles. Il n'est cependant pas toujours évident d'imaginer la structure de cet espace antérieurement aux transformations majeures de ces deux derniers siècles qui ont métamorphosé le paysage de Bruxelles.
   Au travers de l'œuvre de deux artistes bruxellois peu connus mais non des moindres, le dessinateur Ferdinand-Joseph Derons (1700-1762) et le peintre André Martin (1699-1 763), cette édition de sources, propose un regard inédit sur Bruxelles et ses environs au 18e siècle.
   Au 15e siècle, le développement économique, politique et institutionnel de Bruxelles ainsi que l'installation de la cour des ducs de Bourgogne et ensuite des souverains et de leurs représentants, les gouverneurs généraux, font de Bruxelles la capitale de fait des Pays-Bas méridionaux.
   Et a partir du 16e siècle, se développe un courant artistique international qui consistait à reproduire les villes et les grands domaines de la noblesse et du clergé : les gravures de Jacques Leroy (1633-1719) sur Bruxelles et le duché de Brabant (Legrand théâtre profane du Duché Je Brabant) s'inscrivent dans cette tradition. Jusqu'à aujourd'hui, on s'est cependant moins intéressé aux artistes du 18e siècle qui ont poursuivi ce travail d'illustration du paysage bruxellois et de ses alentours.
   Afin de mieux comprendre la démarche de ces deux artistes, qui ont vécu et travaillé en tandem, et de replacer l'importance de leur œuvre dans une perspective historique, nous avons tenté de recenser, d'identifier et de réunir un maximum de dessins de F.-J. Derons et de les comparer à l'œuvre d'A. Martin. Sont ainsi rassemblés plusieurs pièces conservées aux Musées et aux Archives de la Ville de Bruxelles, mais également des dessins et peintures appartenant à d'autres institutions publiques ou privées ainsi qu'à des collections privées.
   Après les biographies sommaires de ces deux artistes et la remise en contexte de leur démarche, le point de départ du présent catalogue se situe à l'intérieur de la seconde enceinte de Bruxelles : plusieurs quartiers sont passés en revue, de la ville haute et son Palais des Ducs de Brabant à la ville basse et sa Grand-Place.
   Ensuite, nous quittons les murs de la ville par les portes, qui ont piqué la curiosité de Derons et nous voyageons dans les environs bucoliques de Bruxelles, tels qu'ils étaient au 18e siècle et que nous ne connaissons plus aujourd'hui : en effet, la ville était entourée de villages qui abritaient chacun plusieurs maisons de campagnes de la bourgeoisie bruxelloise. D'autres dessins représentent des bâtiments caractéristiques tels que des églises et des monastères et de temps à autre une vue de village.
   Cette recherche et l'établissement du présent inventaire de l'œuvre de Derons a donc nécessité un travail d'identification minutieux : en premier lieu, un éclairage sur la vie de ces deux artistes, dont la biographie détaillée est impossible à établir faute de sources ; en parallèle, le repérage et l'identification des œuvres qui leur sont ou non attribuées ; ensuite et enfin, la localisation et la reconnaissance des lieux représentés.
   D'une part, une collaboration étroite entre les spécialistes de la question – Krista De Jonge, professeur à la Katholieke Universiteit Leuven, Jean-Marie Duvosquel, professeur à l'Université Libre de Bruxelles, Jacques Lorthiois, chercheur, A. Deknop et Martine Vrebos, toutes deux conservatrices aux Musées de la Ville de Bruxelles – a permis de développer et de concrétiser le projet. D'autre part, un travail impressionnant de recherches et de synthèse réalisé par Anne Deknop sur ces deux artistes, la filiation de leur œuvre, le contexte de création et la destinée de leurs dessins et tableaux, leur identification et la localisation des lieux représentés, ont donné une nouvelle vie à ces artistes et à leurs réalisations, quasi inédites et qui nous révèlent une valeur documentaire et historique sur Bruxelles inestimable.
   Enfin, il convient de souligner ici la très précieuse contribution de Simon et Petra Casier-Fieuws – qui ont assuré la réalisation graphique de cet ouvrage – dans la reconnaissance des lieux dessinés par F.-J. Derons et leur situation dans la ville contemporaine et ses environs. L'association à cette tâche de Myriam Devriendt dans la reproduction photographique de tous les lieux que nous avons pu identifier confère à ce travail de recherche une clé de compréhension et de lecture supplémentaire du développement du paysage bruxellois et de sa « banlieue » au cours de ces trois derniers siècles.
   Par cette étude et l'exposition, qui rassemble les pièces originales, les auteurs de ce catalogue raisonné ont tenté de dresser un portrait aussi complet que possible de ces deux artistes, de leur époque et de Bruxelles au 18e siècle. Nous espérons qu'elle suscitera la poursuite de recherches dans ce domaine et la découverte d'œuvres encore inédites.

25 euros (code de commande : 26688).

 

[ENSOR (James)]. VAN DEN BUSSCHE (Willy) — Ensor et les avant-gardes à la mer. Bruxelles, Fonds Mercator, 2006. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 255 p., très nombreuses illustrations en couleurs, feuillet volant d'errata, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au PMMK, à Ostende, du 30 septembre 2006 au 25 février 2007.
Sur la jaquette :
   La côte belge a été source d'inspiration pour de nombreux courants d'avant-garde. Beaucoup d'artistes ont été attirés par la lumière du bord de mer. Parmi eux, certains sont nés à la côte, y ont séjourné ou y ont habité.
   James Ensor était du nombre. Il contribua considérablement à l'essor de l'avant-garde, dans son propre pays et à l'étranger. La lumière et les couleurs de la mer du Nord ont joué un rôle important dans l'imaginaire singulier et la liberté d'expression qui caractérisent son œuvre.
   Cette liberté dans l'expression picturale et dans une certaine forme de subversion culmine dans L'Entrée du Christ à Bruxelles (1889). C'est en fanfare qu'Ensor a exprimé l'entrée de son art à Bruxelles.
   Ensor et les avant-gardes à la mer présente également le travail d'artistes qui ont joué un rôle de premier plan dans l'évolution de l'histoire de l'art, du réalisme au surréalisme en passant par le symbolisme et l'expressionnisme ou encore le mouvement Cobra.
   Les œuvres reproduites – entre autres de Léon Spilliaert, Constant Permeke, Paul Delvaux, René Magritte, Auguste Daumier, Edvard Munch, Vincent Van Gogh, Salvador Dali, Asger Jorn, Pierre Alechinsky et Max Ernst – sont de première qualité et proviennent d'importantes collections publiques et privées du monde entier.

25 euros (code de commande : 26726).

 

[HOWET (Marie)]. GILQUIN (Guy) — Marie Howet 1897-1984. Introduction de Paul Caso. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1989. Petit in-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 154 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Nos Artistes », n° 3), exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Lauréate du Prix de Rome en 1922, Marie Howet, artiste « ardennaise et universelle », a mis à profit sa longue vie (1897-1984) pour peindre, peindre encore, voyager, saisir la beauté de l'instant, donner vie aux couleurs, traduire d'un coup de pinceau la chaleur des émotions. Elle a conjugué avec bonheur son don d'observation, sa patience têtue, et sa généreuse énergie : « Apprendre à voir, c'est apprendre apercer le mystère apparent de la vie qui nous environne », écrivait-elle, en 1978, dans son Cahier d'Étude.
   Guy Gilquin a retenu cette leçon de vie. Lors de ses entretiens avec Marie Howet, il a récolté les moissons de souvenirs, les secrets de la lumière, l'infini d'une palette, l'essence de la beauté. Il a ressenti le choc du coup d'œil qui transpose et recrée sur une toile la magie d'un regard, l'éclat des objets du quotidien, l'esprit du geste, le rayonnement intense d'un paysage.
   Né à Vresse-sur-Semois, critique bien connu des artistes de Wallonie, Guy Gilquin est passionné par la vie des Gens d'Ardenne, tout autant que par la peinture. Parmi tous les éléments d'une biographie de Marie Howet, il a su en dégager les lignes maîtresses. Ainsi notre collection donne, cette fois encore, la parole aux œuvres.
   Paul Caso, ami et confident de l'artiste, a déjà mis sa compétence au service de Marie Howet, au travers des articles ou monographies qu'il a signés à son sujet. Il restitue, dans la préface, la chaleureuse présence de cette grande dame.

30 euros (code de commande : 26724).

 

LACOUR-GAYET (Robert) — La vie quotidienne aux États-Unis à la veille de la Guerre de Sécession. 1830-1860. Paris, Hachette, 1957. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 295 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   Il y a un siècle, les États-Unis venaient à peine de commencer leur unité nationale. Moins peuplés alors que la France, ils ne bénéficiaient que depuis une vingtaine d'années du gigantesque mouvement d'immigration qui allait les transformer et faire d'eux un pays si profondément différent des autres.
   Près de quatre millions d'Européens décidèrent, de 1840 à 1855, de faire fortune dans le Nouveau Monde. Allemands, Irlandais, Anglais, Français apportèrent avec eux leurs traditions et leurs manières de vivre. C'est dire à quel point, dans cette période pittoresque des États-Unis, les coutumes variaient d'une région à l'autre.
   Le creuset américain était cependant déjà puissant. Derrière la diversité des modes de vie se dessinait l'uniformité des pensées. Le Sud, seul, faisait exception, par cela même appelé à un destin tragique.
   Robert Lacour-Gayet s'est attaché à faire revivre cette « terre de contrastes » qu'était alors l'Amérique, industrieuse, ardente, religieuse, paisible, batailleuse, méditative, violente. Son livre, très vivant, apparaît comme le tableau le mieux fait et le plus complet qui ait été proposé aux lecteurs européens de la vie aux États-Unis à l'époque essentiellement dynamique qui s'étend de l'élection d'Andrew Jackson au début de la guerre civile.

13 euros (code de commande : 26678).

 

[MANDELBAUM (Arié)]. NOËL (Bernard) — Arié Mandelbaum. Suivi d'un post-scriptum de Jacques Sojcher et Roger Lallemand. Bruxelles, Devillez, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80 p., illustrations en couleurs.
  
Tout est là, tout ce qui est indispensable, et rien d'autre.
   Le travail d'Arié Mandelbaum consiste à douter longuement de la nature véritable du tout et, par négations successives, à faire qu'il ne soit à la fin rien d'autre que ce tout. Cela peut conduire à l'effacement d'une composition qu'on avait cru menée à bout après des années de reprises, de réflexion – à son effacement au profit d'une immense surface blanche d'où émergent deux minuscules visages.
Bernard Noël.

20 euros (code de commande : 26723).

 

[MONS - GRAVURE BATAILLE DE JEMAPPES]. Overwinning van Gemmapes, op den 6den van Slagtmaand 1792. Eau-forte et burin par Reinier Vinkeles et Daniel Vrijdag, d'après le dessin de Swebach-Desfontaines (75e tableau de la Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française), extraite des Tafereelen van de Staatsomwenteling in Frankrijk (recueil publié en livraisons à Amsterdam, de 1792 à 1805).
Dimensions :
   - Dessin : 211 x 157 mm.
   - Feuille : 250 x 205 mm.
   
Reinier Vinkeles (1741-186) était dessinateur, aquarelliste et graveur. Il fut l'élève de Jan Punt et de Lebas, à Paris. En 1762, il devint secrétaire de l'Académie d'Amsterdam. Il est l'auteur de plus de 2000 gravures (burin, eau-forte et pointe sèche), principalement des portraits et des vues.
   Daniel Vrijdag (1765-1822) était graveur au burin et à l'eau-forte. Il fut l'élève de Schouman, Humbert, van Megen et Vinkeles avec qui il collabora. Il produisit essentiellement des sujets d'histoire et des portraits.

50 euros (code de commande : 26722).

 

OUDIN (Bernard)Dictionnaire des architectes. Paris, Seghers 1970. In-8° sous reliure toilée et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 478 p., illustrations en noir, cachet de bibliothèque à la page de titre.
Sur la jaquette :
   Si tout le monde connaît le Parthénon, peu de gens connaissent le nom de son constructeur, Ictinos.
   Apprécier l'architecture, c'est identifier et aimer « un Mansart » ou « un Le Corbusier » tout comme l'amateur de peinture contemple « un Vermeer » ou « un Picasso ».
   Cet ouvrage offre le panorama complet des principaux architectes qui ont enrichi le patrimoine de l'Humanité. Plus de 800 noms couvrent toutes les régions, de l'Europe aux antipodes, toutes les époques, de l'antiquité égyptienne aux plus jeunes tendances des architectes actuels. Un glossaire de termes techniques, un index géographique de plusieurs milliers d'œuvres citées complètent l'ensemble.
   Ouvrage de référence et de culture, ce dictionnaire illustré est aussi l'instrument pratique de ceux qui veulent découvrir les richesses architecturales d'une ville ou d'un pays déterminé.

15 euros (code de commande : 26702 - vendu).

 

[PARIDAENS (François)] — Musée montois : descriptions et portraits ; par F. P. Mons, Hoyois-Derely, 1829. [Mons, / Chez Hoyois-Derely, Libraire. / M. DCCC. XXIX.] In-12 broché, 37 (les dix premières sont numérotées en chiffres romains), [1 bl.] p., bel exemplaire de cette rare publication.
Extrait de l'article du baron de Reiffenberg :
   M. Paridaens, né à Mons en 1787, servit comme soldat et sous-officier dans les armées impériales, et, après 1815, entra dans les bureaux du fisc. Il avait de la facilité, de la finesse, une certaine habitude de la phrase mesurée ou libre, mais on lui reprochait une causticité trop personnelle ; or, comme elle s'exerçait sur un petit théâtre, qu'il était sans cesse en présence de ceux qu'il persiflait, son penchant à la satire lui attira, dans son endroit, plus d'un désagrément. Ayant été pensionné, il vécut quelque temps à Louvain, où l'on ignorait ses gaietés et ses malices.
Bibliographie :
   - De le court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 654 (n° 812).
  - De Reiffenberg (Frédéric), Anonymes et pseudonymes. Notes pour l'histoire littéraire, dans Le Bibliophile belge, t. III, pp. 473-475, n° 12.
   - Devillers (Léopold), Supplément à la bibliographie montoise, p. 52, n° 8.

40 euros (code de commande : 26719).

 

PICABIA (Francis)Dits. Aphorismes réunis par Poupard-Lieussou. Paris, Losfeld, 1960. In-8° broché, [24] p., portrait de l'auteur en frontispice et 4 planches hors texte, (collection « Le Second Degré », n° 3), exemplaire sur alfa-mousse des papeteries Navarre, rousseurs sur la couverture, peu courant.
En guise d'introduction :
   Dans le recueil que nous présentons sous le titre « Dits » de Francis Picabia, nous avons fait un choix parmi la grande quantité d'aphorismes que le poète a, durant sa vie, disséminés dans les pages des nombreuses revues et publications Dadaïstes et Surréalistes aujourd'hui introuvables.
   Ainsi réunie et publiés, la lumière que projettent ces quelques textes condensés en peu de lignes nous montre l'homme extraordinaire qu'était Picabia ; détracteur de toutes les conventions morales, doué d'une ironie troublante, son sens de l'humour était toujours poussé au maximum.
   Peintre, poète, polémiste, il a été avec Marcel Duchamp l'un des esprits les plus explosifs du demi-siècle.

20 euros (code de commande : 26706).

 

PIRET (Étienne) — Binche, son histoire par les monuments. Binche, Librairie de la Reine, 1999. In-8° oblong agrafé, 41 p., illustrations en noir, envoi de l'auteur, bel exemplaire.
Table des matières :
  - Binche.
   - Carte.
   - Les remparts.
   - Le quartier de la Porte Saint-Paul.
   - Les ruines du palais de Marie de Hongrie.
   - La collégiale Saint-Ursmer.
   - Le vieux cimetière.
   - L'hôtel de ville.
   - Le collège des Augustins.
   -Les rues de la vieille ville.
   - Les Récollets.
   - La chapelle de Battignies.
   - L'hôtel des postes.
   - La justice de paix.
   - Le théâtre communal.
   - La gare.
   - La place Eugène Derbaix.
   - Les environs de la ville.

12 euros (code de commande : 26695).

 

SAINT GIRONS (Baldine)Esthétiques du XVIIIe siècle. Le modèle français. Paris, Philippe Sers, 1990. Fort in-4° broché sous couverture rempliée, 724, [16] p, index, illustrations en noir, (collection « Dictionnaires des Sources »), bon exemplaire, peu courant.
Sur le rabat de la couverture :
   Destiné aux étudiants d'abord, mais également à tous les amateurs d'art, cet ouvrage présente une remarquable et très complète anthologie de textes sur l'art et la façon dont l'on ressentait la nature en France, au siècle des Lumières.
   Le XVIIIe siècle n'a-t-il pas inventé tout à la fois l'esthétique, la critique et l'histoire de l'art ? Si l'Italie est, au XVIIIe siècle, foyer incomparable de toute réflexion de nature esthétique, l'impulsion donnée par la philosophie anglaise empiriste et expérimentale pose la question des rapports du beau avec l'impression du sensible et le sentiment, tandis qu'à la fin du siècle l'influence de l'Allemagne grandit. Paris reste pendant tout le siècle « la boussole des nations » et, selon Hume, « le paradigme du bon goût ».
   Les beaux-arts évoluent, entre la première et la seconde moitié du XVIIIe siècle, du baroque vers le néo-classicisme. Le siècle commence dans l'exubérance et la variété pour s'assujettir ensuite à des normes contraignantes. Des catégories d'hommes fort différentes s'intéressent à l'art : les philosophes, les artistes et ceux qu'on appelle « les antiquaires », c'est-à-dire les archéologues, les amateurs et les collectionneurs d'art.
   Baldine Saint Girons nous réintroduit au cœur de tous ces débats en les recentrant par la restitution de textes introuvables et de voix oubliées.

60 euros (code de commande : 26701).

 

SELIGMANN (Kurt) — Le miroir de la magie. Histoire de la magie dans le monde occidental. Traduit de l'anglais par Jean-Marie Daillet. Paris, Éditions du Sagittaire, 1961. Grand in-8° sous cartonnage d'éditeur, 424 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
Introduction :
   Le but de ce livre est de présenter au grand public un bref panorama des idées et opérations magiques dans le monde civilisé occidental. Il a fallu pour cela passer au crible une vaste matière et la réduire à ce que je considérais comme le plus typique. Un tel tour d'horizon peut toutefois apporter davantage au lecteur profane qu'une longue dissertation sur un sujet pratiquement inépuisable.
   La magie a été principalement étudiée selon deux méthodes. Les travaux spécialisés des savants sont limités à des types, aspects et époques déterminés ; ils sont en général écrits pour le lecteur informé. D'autre part, on trouve d'innombrables publications de valeur discutable exposant des idées rarement fondées sur les faits, altérant la vérité pour en faire un système étroit à l'usage d'un public spécial : celui des Sectateurs de l'occultisme. Peu d'auteurs ont écrit sur la magie pour le profane, et c'est ce qui, peut-être, justifiera la présente publication.
   Sans prétendre à érudition originale, mes recherches ont été guidées par des œuvres aussi savantes que celles de J. G. Frazer, A. von Harnack, G. L. Kittredge, Fr. J. Boll, L. Thorndike, et d'autres. En outre, ma bibliothèque personnelle de vieux livres sur la magie et la sorcellerie a facilité ces recherches et m'a permis de sélectionner un grand nombre d'illustrations. Artiste, je me suis préoccupé de la valeur esthétique de la magie et de son influence sur l'imagination créatrice de l'homme. Les vestiges des peuples antiques montrent que les croyances magico-religieuses ont donné une grande impulsion aux activités artistiques, un stimulus qui a survécu au paganisme et a produit des fleurs tardives à l'ère chrétienne.

20 euros (code de commande : 26685).

 

SERRURE (Raymond) — Dictionnaire géographique de l'histoire monétaire belge. Bruxelles, Chez l'Auteur, 1880. In-8° débroché, 340 p., 6 planches hors texte, quelques annotations manuscrites, exemplaire bien complet mais à relier.
Avant-propos :
   Lorsqu'en 1835, Lelewel fit paraître la célèbre Numismatique du moyen-âge considérée sous le rapport du type, rien, pour ainsi dire, n'était connu de nos antiquités monétaires. Le livre du savant polonais attira l'attention des archéologues sur notre monnayage belge. On abandonna l'étude tant choyée, jusqu'alors des médailles grecques et romaines, pour se livrer de tout cœur à la recherche des souvenirs numismatiques nationaux.
   La Revue de numismatique belge fut créée. Ses premiers directeurs, Chalon, Decoster et C. P. Serrure surent lui faire acquérir un rang parmi les publications archéologiques les plus estimées de l'Europe.
   Les monographies monétaires des différentes provinces, les articles au sujet de questions spéciales se sont succédés, grâce aux recherches de savants archéologues parmi lesquels nous devons surtout citer, pour la génération actuelle, MM. Picquê et C. A. Serrure.
   Bref, la connaissance de nos anciennes monnaies en est arrivée aujourd'hui à l'état de science. Malheureusement cette science si belle, si intéressante est restée la propriété de quelques hommes, et, dira-t-on, l'apanage exclusif de quelques familles. Cela se comprend, du reste. Il manquait un ouvrage d'ensemble, où la numismatique traitée parallèlement avec l'histoire fut mise à la portée de tous. C'est cette lacune que notre Dictionnaire est appelé à faire disparaître.

25 euros (code de commande : 26689).

 

TILLIER (Claude)Mon oncle Benjamin. Illustrations, rehaussées de pochoirs, bandeaux et culs-de-lampe, d'après les originaux de Joseph Hémard. Paris, Athéna, 1950. In-8° broché, 250 p., nombreuses illustrations dont 9 hors texte, (collection « Athéna-Luxe »), exemplaire numéroté sur vélin (n° 1617), non coupé et très frais.
Extrait du Dictionnaire des œuvres :
   Ce roman humoristique de Claude Tillier (1801-1844), paru en 1843, est le récit savoureux des faits et gestes d'un pittoresque personnage qui nous est présenté comme le grand oncle de l'auteur, frère de sa grand'mère l'excellent Benjamin Rathery. L'oncle Benjamin, docteur en médecine, incorrigible bon vivant, professe et met en pratique une aimable philosophie épicurienne, considérant avec une indulgence sereine le train du monde, du haut de sa gigantesque personne. Les entreprises burlesques de cette mauvaise tête au cœur d'or, ses discours spirituels, semés de paradoxes étincelants, ses aventures pittoresques forment la véritable matière du roman, dont l'intrigue est des plus minces. Au cours d'une vie si joyeusement menée, le bon Benjamin a contracté de nombreuses dettes ; aussi sa sœur songe-t-elle à le tirer d'affaire en lui cherchant une épouse. Son choix tombe sur la fille de M. Minxit, un riche médecin des environs. Benjamin finit par consentir à ce projet, mais chaque fois qu'il se met en route pour aller visiter les Minxit, il trouve toujours sur son chemin des obstacles qui l'empêchent de parvenir jusqu'à leur maison. C'est ainsi qu'un jour, parti avec sa sœur qui veut le conduire à bon port, il est surpris par un orage et doit chercher avec elle un abri dans l'auberge de la belle Manette, son amie : il rassemble la population sur la place du village en se faisant passer pour le Juif errant, accomplit un miracle, et revient glorieusement dans sa ville, en compagnie de sa sœur qui ne peut s'empêcher d'être fière de lui. Une autre fois, le juge de paix auprès duquel il est cité pour dettes le condamne à la prison, malgré une défense aussi brillante qu'impertinente, trop heureux de châtier en lui un représentant de ces dangereuses idées d'égalité et de justice qui commençaient alors à se répandre dans la France de Louis XV. Parvenu enfin à la demeure du docteur Minxit, Benjamin fait aussitôt la conquête de son futur beau-père qui est un homme de sa trempe, mais ne réussit pas à se faire aimer de la fille, déjà courtisée par un noble, M. de Pont-Cassé, que, d'ailleurs, elle n'aime pas. Par amitié pour le vieux médecin, il s'obstine dans sa cour au point de se battre en duel avec son noble rival. Mais tout est inutile : la fille de Minxit s'enfuit une nuit avec Pont-Cassé et meurt avec lui dans un accident tragique. Benjamin cherche en vain à consoler le malheureux père, qui suit sa fille dans la tombe quelques mois plus tard, faisant du jeune homme l'héritier de sa fortune. Le livre est une sorte de roman picaresque fort réussi, qui se rattache directement à la tradition du XVIIIe siècle, tant par les évidentes intentions de satire sociale que par les inventions plaisantes et le souriant épicurisme qui l'anime de page en page. Avec son style simple et bon enfant, ses digressions complaisantes, sa frivolité savoureuse, Tillier, en plein romantisme, fait figure d'attardé ; mais cela n'enlève rien au charme et à la vivacité de ce roman qui apparaît aujourd'hui encore comme un petit chef-d'œuvre d'humour.
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. IV, p. 618.

25 euros (code de commande : 26705).

 

Les Transformateurs d'énergie. Générateurs, accumulateurs, moteurs avec les plus récentes applications à la navigation aérienne. Par un comité d'ingénieurs et de professeurs. Fernand Barrès, Eugène Brémaud, Adolphe Schœller, etc. etc. Nombreuses illustrations, gravures et schémas en noir, hors-texte et 22 modèles démonstratifs de machines en couleurs, entièrement démontables. Tome premier : Texte. Tome deuxième : Atlas. Paris, Quillet, 1910. Deux volumes in-4° sous cartonnage et étui d'éditeur, tome I : X, 221 p., illustrations en noir, tome II : 13 planches animées en couleurs, exemplaire en très bel état malgré quelques rares rousseurs.
Liste des planches de l'Atlas :
   - La locomotive Compound. Dernier type « Marchandises » de la Compagnie des chemins de fer du Nord.
   - Les Turbines à vapeur. Turbine AEG 3000 kilowatts à axe horizontal (système Riedler Curtis).
   - Les gazogènes.
   - Les moteurs à gaz. Nomenclature des parties et organes du moteur à air carburé à huile Priestmann.
   - La motocyclette avec moteur à deux cylindres.
   - L'automobile type Daimler.
   - Les aéronats. Ballon dirigeable du système semi-rigide du comte de Vaulx.
   - L'aéroplane Wright.
   - L'aéroplane Voisin.
   - La dynamo.
   - La magnéto, système Denieport.
   - Les accumulateurs.
   - La télégraphie sans fil.


Planche pour l'« Aéroplane Voisin ».

L'ensemble : 150 euros (code de commande : 26696).

 

[VAN DE WOESTYNE (Gustave)]. HOOZEE (Robert) et VERLEYSEN (Cathérine) — Gustave Van de Woestyne. Bruxelles - Gand, Fonds Mercator - Museum voor Schone Kunsten, 2010. In-4° sous cartonnage et jaquette illustrés d'éditeur, 255 p., nombreuses illustrations la plupart en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Museum voor Schone Kunsten, à Gand, du 27 mars au 27 juin 2010.
Sur la jaquette :
   En 1900, après une formation artistique dans sa ville natale de Gand, Gustave Van de Woestyne (1881-1947) s'installe à Laethem-Saint-Martin, au bord de la Lys, où s'est constituée une colonie artistique réunissant poètes, peintres et sculpteurs en quête d'un art nouveau et riche de sens. Son admiration pour la technique et la spiritualité des maîtres flamands anciens l'amène à développer un symbolisme mystico-religieux très personnel. Il devient une des grandes figures de la « première École de Laethem ». Après la Première Guerre mondiale, il évolue, au contact de l'art moderne, vers un style expressionniste complexe, parfois grinçant. Parallèlement, il pratique une peinture néoréaliste intégrant les tendances modernes, dont témoignent notamment de superbes natures mortes.
   Dans cet ouvrage abondamment illustré, Gustave Van de Woestyne apparaît dans toute l'originalité et la multiplicité de son art. Huguette Van de Woestyne-Vanagt, Robert Hoozee, Cathérine Verleysen et Piet Boyens en mettent en évidence les nombreuses facettes : douceur, poésie, mysticisme, mais aussi déchirement et ironie, puissance et monumentalité. La partie catalogue se décline en neuf chapitres, dont chacun aborde un thème de l'œuvre de Gustave Van de Woestyne. Cette monographie marque la consécration trop longtemps attendue d'un des principaux artistes flamands du XXe siècle.

30 euros (code de commande : 26725 - vendu).

 

[VEUCHET (Edmond)]. L'œuvre folklorique et patoisante d'Edmond Veuchet Secrétaire Général de l'A.I.Ms. 1881-1953. Mons, Associationdes Ingénieurs de la Faculté Polytechnique de Mons, [post 1959]. In-8° collé, 8, CC p., illustrations in et hors texte, peu courant.
Extrait de l'In memoriam par Camille Legrand :
   Au cours de son Assemblée Générale du 10 mai 1959, l'Association des Ingénieurs de la Faculté Polytechnique de Mons décida d'honorer la mémoire de son regretté Secrétawe Général Edmond Veuchet en publiant le recueil des articles intitulés « Montoiseries » qu'il avait fait paraître dans la revue Pourquoi Pas.
  Elle entendait ainsi ne pas laisser dans l'oubli l'un des aspects les plus chatoyants du caractère de l'un des meilleurs des siens.
   Ingénieur des Mines de la promotion de 1905, Edmowd Veuchet se consacra à la construction mécanique, spécialement dans le domaine de la tuyauterie industrielle, dirigeant une entreprise qui était sienne. En même temps, son esprit chercheur et largement ouvert sur nombre d'avenues du savoir humain, se préoccupait de questions relatives à la formation de l'Ingénieur et, en général, de la préparation et de l'organisation des cadres de la production industrielle. [...]
   Rappelant ensuite son activité professionnelle et ses débuts au Ropïeur, Henri Putanier écrit :
   « Par l'entremise de Georges Garnir, il envoie au spirituel hebdomadaire Le Pourquoi Pas ses « Montoiseries » tant goûtées de milliers de lecteurs et qui contribuent à rendre plus sympathique encore le vocabulaire montois.
   C'est précisément cette œuvre qu'avec l'aimable autorisation du Pourquoi Pas et l'indispensable collaboration de Madame Veuchet qui, vouée totalement au culte du souvenir de son cher mari, et profondément heureuse de notre initiative, avait mis de tout cœur à notre disposition l'abondante documentation qu'elle possédait, que nous nous sommes proposés de publier et qui constitue le présent volume.
   On y verra toutes les facettes du talent de notre cher camarade qui pouvait aborder avec succès tous les genres : tantôt brossant à larges traits de petits tableaux montois, tantôt observateur et psychologue comme dans ses articles sur l'histoire naturelle, tantôt croquant sur le vif, divers personnages, mais toujours fidèle à ses amitiés.

25 euros (code de commande : 26721).

 

[WRIGHT (Frank Lloyd)]. PFEIFFER (B.B.) — Frank Lloyd Wright. Köln, Taschen, 1991. In-4° broché, 175 p., repères biographiques, nombreuses reproductions en couleurs, édition trilingue (allemand - anglais - français), bon exemplaire.
Sommaire :
   - Les origines.
   - Les « Prairies Houses ».
   - Espace intérieur.
   - Matériaux.
   - Nature.
   - Évolution des travaux.
   - Valeurs humaines.
   - Sélection de bâtiments et projets.
   - Biographie et travaux réalisés.

25 euros (code de commande : 26712).

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