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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 13 JUILLET 2021

 

[ANGOULÈME (Marie-Thérèse Charlotte de France, duchesse d')] — Récit des évènements arrivés au Temple, depuis le 13 août 1792 jusqu'à la mort du dauphin Louis XVII. Paris, Audot, 1823. [Paris, / Audot, Libraire-Éditeur, / rue des Maiçons-Sorbonne, N° 11. / 1823.] In-8° sous son brochage illustré, 82 p., ex-libris manuscrit sur la couverture et sur la page de garde, rousseurs.
Avant-propos de l'édition publiée la même année à Louvain, chez Vanlinthout et Vandenzande :
   L'auguste Personnage qui, dans la tour même du Temple, traça de sa main jeune et captive ce lugubre et attendrissant Récit, était loin de le destiner à la publicité. En le confiant, de longues années après sa délivrance, à Mme la duchesse de D...., elle y avait mis un signet sur lequel elle avait écrit ces mots : Pour vous seule. La dame honorée de cette faveur crut n'être obligée au secret que pour la fin du manuscrit, depuis l'endroit où était placé le signet ; elle donna une copie de ce qui précédait à une amie : bientôt d'autres copies circulèrent, et l'une d'elle fut livrée à l'impression à l'insu de la princesse qui n'avait eu d'autre intention que de conserver une note des royales infortunes qu'elle partagea.
   Nous vivons dans un tems bien voisin de ces terribles catastrophes et déjà l'on est parvenu à nous faire de grandes illusions sur la tendance actuelle des révolutions ; déjà l'horreur qu'elles devraient inspirer est affaiblie ; déjà l'on entend dans la bouche d'un grand nombre de personnes, que l'on ne peut cependant accuser d'être révolutionnaires, des plaidoyers où le crime des révoltes récentes est atténué. On allégue le despotisme du pouvoir, les abus, l'inquisition ; l'inquisition surtout, sur le compte de laquelle des hommes aussi décriés par l'arbitraire de leur conduite politique que par leurs principes, réussissent a accréditer d'extravagantes exagérations. Et tout cela dans le moment même où deux malheureuses contrées éprouvent qu'il n'y a point de despote aussi tyrannique qu'une assemblée populaire, si la religion n'enchaîne ses passions ; dans le moment où des faits irrécusables viennent ajouter tout leur poids à ce que la révolution française aurait dû avoir prouvé sans retour, à savoir que si certains abus peuvent bien être arrêtés par une révolution anti-religieuse, ce n'est que sous l'inévitable condition de voir la troupe de démagogues, qui s'est emparée du pouvoir, remplacer les abus par des excès de tout genre.
   Et quant à l'inquisition nous ne dirons qu'un mot : c'est que tout homme soigneux de sa réputation devrait se garder de répéter les déclamations de la mauvaise foi ou de l'ignorance et ne devrait point parler contre l'inquisition royale sans s'élever avec encore plus de force contre celle des cortès et de cette multitude de despotes qui commettent leurs brigandages sous leurs auspices. La première, après tout, n'était établie que pour la répression du mal ; la dernière, bien autrement expéditive et terrible, n'est exercée que pour la répression du bien.
   Peut-être les scènes de fureur et de délire, qui précédèrent la translation de Ferdinand VII à Cadix, ne se termineront-elles point d'une manière aussi tragique que celles du Temple. Toutefois les dernières révolutions suivent si fidèlement les traces de la révolution-mère, qu'on peut s'attendre à tout, Dieu veuille préserver l'Oint du Seigneur des mains sacrilèges qui le menacent !
  Ce qui importe aux peuples c'est de ne point prendre le change sur l'esprit des révolutionnaires d'aujourd'hui ; afin de ne point mettre leurs espérances dans la révolte.
   Le Récit des Événements arrivés au Temple peut contribuer puissamment a produire cette impression, devenue si nécessaire. Il est impossible qu'il ne pénètre point l'âme d'horreur pour les crimes dont il trace le tableau ; mais on peut espérer davantage de ce Récit : on peut espérer qu'il fera sentir que c'est à l'impiété que ces atrocités doivent être attribuées, et surtout que l'autorité de ceux qui ont secoué le joug de Dieu et des lois, doit inspirer d'autant plus d'effroi, qu'ils sont entraînés eux-mêmes, par les conséquences irrésistibles de leurs premiers crimes, au-delà de ce que leur perversité avait pu concevoir. C'est bien de nos jours que nous avons vu se vérifier cette parole qu'un abyme appelle un abyme.

40 euros (code de commande : 31152 - vendu).

 

[ART BELGE CONTEMPORAIN]. Confrontaties. 111 hedendaagse kunstenaars België en Luxemburg. Confrontations. 111 artsites contemporains. Belgique et Luxembourg. Confrontations. 111 Contemporary Artits. Belgium and Luxemburg. Tielt, Lanno, 1993. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 295 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français, néerlandais et avec un résumé en anglais (notices biographiques)), ex-dono sur la page de garde sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Confrontaties - Confrontations - Confrontations, par Marcel van Jole.
   - La vie artistique au Luxembourg - Het artistiek leven in Luxemburg - Artistic life in Luxemburg, par Joseph Paul Schneider.
   - Zeven decennia beeldende kunst in context en confrontatie - Sept décennies d'art belge, Contexte et confrontation - Seven decades of Belgian art in context and confrontation, par Johan Pas.
   - 111 Hedendaagse kunstenaars - 111 artistes contemporains - 111 contemporary artists /
      - Pierre Alechinsky.
      - Marcel-Louis Baugniet - Roger Bertemes - Gaston Bertrand - Fred Bervoets - Guillaume Bijl - Jean-Marie Biwer - Bram Bogart - Robert Brandy - Walter Brems - Jan Burssens - Pol Bury.
      - Jan Carlier - Jacues Charlier - Ralph Cleeremans - Georges Collignon - Leo Copers - Patrick Corillon.
      - Bert De Beul - Philippe De Gobert - Raoul De Keyser - Jo Delahaut - Paul Delvaux - Jacky De Maeyer - Denmark - Gery De Smet - Camille De Taeye - Roel D'Haese - Karel Dierickx - Sam Dillemans - Hugo Duchâteau - Roger dudant - Francis Dusepulchre.
      - Fred Eerdekens.
      - Jan Fabre - Michel François - Michel Frère.
      - Vic Gentils - Stephan Gilles.
      - Hugo Heyrman.
      - Guy Jaspar.
      - Emile Kirscht.
      - Jean-Paul Laenen - Marie-Jo Lafontaine - Pierre Lahaut - André Lambotte - Octva Landuyt - Jacques Lennep - Patricia Lippert - Lismonde - Beatrijs Lombaerts - Marc Luyten.
      - Marc Maet - Marcel Maeyer - Werner Mannaers - Pol Mara - Marcel Marien - Cécile Massart - Marc Mendelson - Gat Michels - Frans Minnaert - Jacques Moeschal - antoine Mortier - Michel Mouffe - Urbain Mulkers - Johan Muyle.
      - Roger Nellens - Nat Neujean - Bertrand Ney.
      - Jean-François Octave.
      - Panamarenko - Wilfried Pas - Luc Peire - Rik Poot - Joseph Probst.
      - Jean-Pierre Ransonnet - Roger Raveel - Reinhoud - Christian Rolet - Rombouts & Droste - Felix Roulin.
      - Michel Seuphor - Christian Silvain - Roger Somville - Olivier Strebelle - Walter Swennen.
      - Tapta - Yvan Theys - Narcisse Tordoir - Luc Tuymans.
      - Hans Vandekerckhove - Philippe Vandenberg - Guy Vandenbranden - Serge Vandercam - Fik Van Gestel - Paul Van Hoeydonck - Jan Vanriet - Dan Van Severen - Luk Van Soom - Jef Van Tuerenhout - Didier Vermeiren - Mark Verstockt - Liliane Vertessen - Bernard Villers - Lionel vinche.
      - Annette Weiwers-Probst - Lucien Wercollier - Roger Wittevrongel - Maurice Wyckaert.

20 euros (code de commande : 31147).

 

BAURIN (Georges) — Les Lieutenants-Gouverneurs du Comté de Namur 1430-1773. Namur, Chez l'Auteur, 1987. In-8° broché, 145 p., la carte volante manque, cachet humide ex-libris au verso de la page de faux-titre, carte de visite de l'auteur avec une dédicace, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Note liminaire.
   - Bibliographie générale.
   Chapitre I. La succession des lieutenants-gouverneurs de 1430 à 1773.
   Chapitre II. À la découverte de leurs attributions.
      - Complément aux chapitres I et II : Les lieutenants temporaires.
   Chapitre III. Les châtelains et les capitaines au château de Namur.
   Chapitre IV. Aspects divers de la fonction de lieutenant-gouverneur.
      1. La nomination et le choix des lieutenants.
      2. Les lieutenants et les grandes entités administratives du comté.
      3. Leurs rétributions.
   - Annexes :
      I. Tableau synoptique des lieutenants-gouverneurs.
      II. Notices biographiques.
   - Pièces justificatives :
      Document 1. Lettres patentes établies par le prince de Barbençon pour Cornil du Rondeau.
      Document 2. Requête présentée à Sa Majesté par le sieur de Nevelstein, lieutenant gouverneur de la province, ville et château de Namur.
   - Index des noms de personnes.

15 euros (code de commande : 31135 - vendu).

 

BERNIER (Théodore) — Dictionnaire géographique, historique, archéologique, biographique & bibliographique du Hainaut par Théodore Bernier Lauréat de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, du Congrès des Sciences Géographiques de Venise et de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts de Valenciennes ; Membre effectif du Cercle Archéologique de Mons, de la Société centrale des Sauveteurs de Belgique ; Président du sous-comité de propagande de Secours Mutuels ; Membre de la Société belge de Géographie ; Correspondant des Sociétés historiques et archéologiques de Charleroi, Enghien, Nivelles, Liège et Tournai ; des Sociétés françaises d'Avesnes, Cambrai, Douai, Dunkerque, Valenciennes et de l'Académie héraldico-généalogique italienne de Pise. Nouvelle édition revue et augmentée. Ouvrage publié sous le patronage du Cercle archéologique de Mons, approuvé par le Gouvernement belge et honoré d'un diplôme d'honneur au Congrès des Sciences géographiques de Venise en 1881. S. M. le Roi en a accepté la dédicace. Mons, Manceaux, 1891. [Mons, Hector Manceaux, Imprimeur-Éditeur. 1891.] In-8° demi-simili vert à coins d'éditeur, dos lisse titré, [4 (faux-titre, frontispice, titre, hommage au roi)], 603, [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à la page de titre, étiquette de « 3e prix général » accordé à M. Thomas, élève de la section Humanités anciennes, section gréco-latine, classe de cinquième, à l'Athénée Royal de Mons, année scolaire 1921-1922, bon exemplaire malgré rousseurs.
Extrait de la bibliographie de la Revue historique :
   M. Théodore Bernier a rendu un véritable service en nous donnant son Dictionnaire géographique, historique, archéologique, biographique et bibliographique du Hainaut. Dans introduction il expose les modifications ecclésiastiques et civiles que subit le territoire du Hainaut à travers les siècles et il dresse la liste des principaux ouvrages relatifs a l'histoire de cet ancien comté. Puis il consacre à toutes les communes, rangées par ordre alphabétique, une notice contenant l'histoire résumée de la ville ou du village avec des renseignements précis sur ses monuments, ses hommes marquants, les antiquités et les monnaies qu'on y a découvertes et les monographies dont l'endroit a été l'objet.
Bibliographie :
   - Revue historique, 7e année, t. 18, pp. 131-132.

60 euros (code de commande : 31151 - vendu).

 

BRISMÉ (Claude) — Les Écaussinnes et les Écaussinnois dans la Première Guerre mondiale 1914-1918. Écaussinnes, Cercle d'Information et d'Histoire Locale des Écaussinnes et Henripont, 1997. Fort in-4° collé, 524 p., illustrations, (collection « Recueil du Cercle d'Information et d'Histoire Locale des Écaussinnes et Henripont », n° 7), exemplaire en très bon état, rare.
Table des matières :
   - Remerciements.
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Les Impérialistes.
      - L'empire Allemand.
      - L'empire Austro-Hongrois.
      - Prétexte à la guerre.
      - Les buts de la guerre.
      - La situation internationale se tend.
      - Deutschland über ailes.
   Chapitre II. La guerre devient inévitable.
      - La guerre devient inévitable.
      - Les Écaussinnes à l'aube de la guerre.
      - Aux Écaussinnes, comme ailleurs, on se prépare, on mobilise.
      - Les difficultés de l'indemnisation des familles des soldats rappelés.
   Chapitre III. Les Allemands attaquent.
      - Les Allemands attaquent.
      - Combattants tués au combat ou morts de leurs blessures.
         I. Écaussinnes-d'Enghien.
         II. Écaussinnes-Lalaing.
         III. Marche-lez-Écaussinnes.
      - Les Croix du Feu.
         - Le 1er régiment de Ligne.
         - Le 2ème régiment de Ligne.
         - Le 5ème régiment de Ligne.
         - Le 6ème régiment de Ligne.
         - Le 11ème régiment de Ligne.
         - Le 16ème régiment de Ligne.
         - Le 21ème régiment de Ligne.
         - Le 22ème régiment de Ligne.
         - Le 23ème régiment de Ligne.
         - Le 2ème régiment de Lanciers.
         - Le 4ème régiment de Lanciers.
         - Le 2ème régiment de Carabiniers.
         - Le 2ème régiment de Chasseurs à pied.
         - Le 5ème régiment de Chasseurs à pied.
         - Le 1er régiment de Grenadiers.
         - Autres Croix du Feu qui n'ont pu trouver de place dans les historiques précédents mais pour lesquels on possède quelques renseignements.
         - Autres Croix du feu qui n'ont pu trouver de place dans les historiques précédents et pour lesquels on ne possède aucun renseignement.
      - Le sort des soldats.
      - Les prisonniers de guerre.
   Chapitre IV. Les Écaussinnes sous l’occupation.
      - Le rappel de la garde civique non active.
      - Nous sommes envahis.
      - Les « Italiens » d'Écaussinnes.
      - Hoplite ou Spartiate ?
      - Les mesures vexatoires.
   Chapitre V. L'approvisionnement des populations civiles. Ses difficultés. Ses problèmes.
      - L'organisation de l'approvisionnement.
      - Le Comité National de Secours et d'Alimentation.
      - Les magasins communaux.
      - L'organisation de la police locale.
      - La répression du maraudage.
      - Les délits de chasse.
      - Le glanage.
      - Les délits forestiers.
   Chapitre VI. Le ravitaillement au quotidien.
      - Le pain.
      - Chez le meunier.
      - Le beurre.
      - La viande.
      - L'abattage des animaux.
      - Les pommes de terre.
         1. Sur le plan national.
         2. Sur le plan communal.
      - La préservation de l'enfance.
      - L'enfant débile.
      - La soupe populaire et les repas scolaires.
      - L'enseignement.
   Chapitre VII. La ruine par les réquisitions allemandes.
      - L'agriculture.
      - Les réquisitions diverses.
      - Les industries locales.
   Chapitre VIII. Collaborateur, accapareur, opportuniste ou profiteur de guerre.
      Collaborateur, accapareur, opportuniste ou profiteur de guerre : Raoul Lechien.
   Chapitre IX. Le contrôle et la déportation des populations.
      - L'instauration de la carte d'identité.
      - Le contrôle des chômeurs et des personnes.
   Chapitre X. Le retour des déportés.
      - Le retour des déportés.
      - Les déportés morts en captivité.
         1. Écaussinnes-d'Enghien.
         2. Écaussinnes-Lalaing.
         3. Marche-lez-Écaussinnes.
   Chapitre XI. Les réfugiés français.
      - Les réfugiés français.
      - Les réfugiés français morts en exil.
   Chapitre XII. La paix retrouvée.
      - Vers la fin de la guerre.
      - La paix retrouvée.
   Chapitre XIII. Le prix de la guerre.
      - La contribution financière des communes dans le ravitaillement des populations.
      - L'hécatombe humaine.
   Chapitre XIV. L'heure du souvenir.
      - Le monument aux Morts d'Écaussinnes-Lalaing.
      - Qui est ce Lieutenant-Général Lemercier ?
      - Le monument aux Morts de Marche-lez-Écaussinnes.
      - Quid à Écaussinnes-d'Enghien.
      - Lorsqu'il est question d'ériger un mausolée à la mémoire des soldats tombés au front et des déportés morts en captivité.

50 euros (code de commande : 31158 - vendu).

 

BROU (Willy et Marcel)Chaussées Brunehault et monuments mégalithiques de la Gaule du Nord. Deuxième tirage. Bruxelles, Éditions Techniques et Scientifiques, 1969. In-8° broché, 207 p., illustrations, une carte hors texte à déplier, cachet humide ex-libris à la deuxième page de couverture, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface du Touring Club Royal de Belgique.
   - Introduction.
   - Chapitre I. La Gaule du nord sous l'occupation romaine.
   - Chapitre II. Les chaussées Brunehault.
      1. La chaussée Bavay-Tongres-Cologne.
      2. La chaussée Bavay-Mons-Asse-Utrecht.
      3. Les chaussées de la Mer du Nord et de l'Escaut occidental.
      4. La chaussée trivergente de l'Ouest.
      5. La chaussée de Soissons.
      6. La chaussée de Reims.
      7. La chaussée de Bavay-Dinant-Trèves.
   Chapitre III. La situation démographique en Gaule du Nord.
   Chapitre IV. L'ère mégalithique.
   Chapitre V. Les mégalithes de la Gaule du Nord.
      A. Les mégalithes du Hainaut.
      B. Les mégalithes de la province de Namur.
      C. Le Brabant, les Flandres, Anvers et le Limbourg.
      D. Les mégalithes de la province de Liège.
      E. Les mégalithes du Luxembourg.
      F. Les mégalithes du Grand-Duché de Luxembourg.
      G. Les mégalithes du Département du Nord.
      H. Les mégalithes du Département du Pas-de-Calais.
      I. Les mégalithes du Département de l'Aisne.
      J. Quelques mégalithes des autres départements de la Gaule du Nord.
      K. Tableau récapitulatif des mégalithes sur la carte des chaussées antiques.
   Chapitre VI. Les stations préhistoriques des provinces belges actuelles.
   Chapitre VII Le nœud routier de Bavay est préromain.
   - Bibliographie.
   - Index géographique communal.

25 euros (code de commande : 31130 - vendu).

 

[BRUXELLES - PALAIS DE JUSTICE]. GOETGHEBUER (Pierre Jacques)Palais de Justice de Bruxelles. Aquatinte réalisée pour l'album Choix des monumens, édifices et maisons les plus remarquables du Royaume des Pays-Bas. Bruxelles, Stévin, 1827 (planche n° XCVII).
   Le Palais de Justice était situé sur la place de la Justice, entre l'actuel boulevard de l'Empereur et la rue de Ruysbroeck, il fut détruit en 1892.
Description extraite de l'album :

   «
Palais de justice à Bruxelles, d'après les dessins de l'architecte F. Verly.
   L'entrée principale de ce palais est un péristyle de douze colonnes et de quatre pilastres corinthiens, supportant un fronton, disposé comme celui du Panthéon de Rome ; cette élévation fut commencée en 1818 ; elle fut terminée en 1823, comme l'indique l'inscription placée dans la frise,
      Wilhelmus, Primus Belgarum Tex Themidi consecravit MDCCXXIII.
   Le bas-relief du fronton n'est que projetté ; plusieurs sculpteurs ont déjà fait pour cette sculpture des esquisses, qui expriment allégoriquement la destination de ce monument. La place devant le péristyle est l'ancien terrain de l'église des Jésuites, démolie en 1811. »
Dimensions :
   - Image : 304 x 189 mm.
   - Cuvette : 333 x 215 mm.
   - Feuille : 434 x 289 mm.
Bibliographie :
   - Leblicq (Yvon), Les deux Palais de justice de Bruxelles au XIXe siècle, dans Poelaert et son temps, pp. 251-260 (avec la photo du Palais de Justice vers 1890 reproduite ci-dessus).
   - Meganck (Marc), Bruxelles disparu (tome II), pp. 30-31.

40 euros (code de commande : 31120).

 

[CAMPIN (Robert)]. CHATELET (Albert) Robert Campin. Le Maître de Flémalle. La fascination du quotidien. Anvers, Fonds Mercator, 1996. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui illustré d'éditeur, 379 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, dos passé sinon bel exemplaire peu courant et recherché.
Table des matières :
   - Prologue. Le Maître de Flémalle en question.
   1. Robert Campin, maître artisan tournaisien.
   2. L'Europe artistique vers 1400.
   3. Les débuts de Robert Campin à Tournai.
   4. Les grands retables.
   5. Le triptyque de Mérode.
   6. Le chef d'un grand atelier.
   7. Les portraits.
   8. L'atelier.
   9. Confrontations.
   10. Les dernières années.
   11. Fascination du quotidien.
   12. L'énigme de l'Annonciation d'Aix.
   13. Réception de l'art de Robert Campin.
   - Catalogue.
      I. Œuvres de Robert Campin.
      II. Copies d'après Robert Campin et œuvres d'atelier.
      III. Œuvres de Jacques Daret jusque 1435.
      IV. Œuvres de Rogier van der Weyden dans l'atelier de Robert Campin.
      V. Maître de l'Annonciation d'Aix (Arnould de Cats).
      VI. Attributions à Robert Campin rejetées.
   - Bibliographie.
   - Expositions.
   - Documents.
   - Index. 

80 euros (code de commande : 31146 - vendu).

 

[CHARLEMAGNE]. EGINHARDVie de Charlemagne. Éditée et traduite par Louis Halphen. Quatrième édition revue et corrigée. Paris, Les Belles Lettres, 1981. In-8° broché, XXIII, 128 p., (collection « Les Classiques de l'Histoire de France au Moyen Âge »), traduction juxtalinéaire, exemplaire en bon état.
Extrait de l'introduction :
   Pour apprécier à sa juste valeur la Vie de Charlemagne et déterminer les conditions dans lesquelles elle a été écrite, il est nécessaire tout d'abord de rappeler brièvement ce qu'on sait de la biographie même de son auteur.
   Né dans la vallée du Main vers 775, Einhard – ou Éginhard, pour lui laisser son nom traditionnel, – avait d'abord été élevé au monastère de Fulda, d'où l'abbé Baugolf avait réussi à le faire admettre – en 791 ou 792 sans doute – à la cour de Charlemagne, alors âgé de près de cinquante ans, parmi les jeunes gens d'avenir que, suivant l'usage, le souverain tenait à honneur de « nourrir », comme on disait, et de faire instruire à ses frais.
   Après avoir, dans les premiers temps, excité surtout la verve des familiers de la cour, qui riaient de sa petite taille et l'avaient surnommé Nardillon (Nardulus), il se signala assez vite par la solidité de ses connaissances et son goût pour les poètes latins.
Il fit bientôt partie du petit groupe des lettrés qui vivaient au palais dans la suite du roi : en 799, ou à peu près, Alcuin, qui a quitté Aix pour finir ses jours dans la retraite, engage Charles par deux fois à recourir au jeune Éginhard, soit pour l'explication des auteurs latins, soit pour la solution des problèmes d'arithmétique auxquels il s'est attaqué.
   À cette époque, Éginhard ne connaît cependant pas encore la brillante destinée de quelques-uns de ses condisciples, auxquels le prince franc distribue abbayes et évêchés. En 806, Charles l'envoie à Rome porter au pape un exemplaire de l'acte par lequel il vient de régler le partage de ses États entre ses enfants ; mais cette mission n'a pas de lendemain. Éginhard, qui approche de la quarantaine, reste jusqu'en 814 confondu dans les rangs du personnel de la maison impériale.
   C'est de l'avènement de Louis le Pieux seulement que date sa fortune politique. Du même âge à peu près que le successeur de Charlemagne, jadis son compagnon d'études à l'école du palais, il est tout de suite bien en cour : les riches prébendes, qui lui ont été refusées sous le règne précédent, s'accumulent aussitôt entre ses mains grâce à la générosité du nouveau maître, dont il devient le secrétaire particulier et qui lui confie, en outre, dès 817 la charge, délicate entre toutes, de guider les débuts de son fils aîné Lothaire, associé cette année même au trône impérial.
   Dès lors, Ëginhard est un personnage ; il touche de près au gouvernement et joue à certaines heures un rôle de premier plan, jusqu'au jour où, le conflit qui a surgi en 828 entre l'empereur et ses fils prenant une tournure inquiétante, le souci de sa tranquillité et de sa sécurité l'amène soudain à se retirer de la scène politique et à se découvrir un goût prononcé pour la vie de recueillement et de dévotion qui l'attend dans sa chère et calme retraite de Seligenstadt. C'est là que la mort le surprendra le 14 mars 840.
   Notre biographe a donc connu et approché Charlemagne – non pas certes le Charlemagne de la période héroïque, celui de la guerre d'Italie, de la guerre d'Espagne et des plus rudes campagnes de Saxe, mais le Charlemagne des années de gloire, qui, en 800 – assez peu de temps après l'arrivée au palais du jeune écolier de Fulda – alla recevoir à Rome la consécration solennelle de ses longs et fructueux efforts. Jusqu'en 814, il a vécu à la cour, a assisté aux cérémonies présidées par le souverain, a eu l'occasion de l'observer de près. C'est donc incontestablement un témoin.
   À ce témoin toutefois il ne faut demander que ce qu'il a pu voir ou savoir, c'est-à-dire, non pas les secrets de la politique poursuivie par Charlemagne, mais seulement et plus modestement des détails sur l'homme, son caractère, sa vie privée ou sa vie d'apparat.
   S'il est digne de foi, c'est déjà beaucoup. Mais est-il digne de foi ? Nous Talions voir en étudiant l'œuvre même.

13 euros (code de commande : 31121).

 

DASCHKOFF (Catherine Dachkov) — Mémoires de la princesse Daschkoff dame d'honneur de Catherine II impératrice de toutes les Russies. Édition présentée et annotée par Pascal Pontremoli. Paris, Mercure de France, 1966. In-8° broché sous couverture à rabats, 376 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° IX), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La princesse Daschkoff naquit en 1743, à Saint-Pétersbourg. En 1762, Catherine II montait sur le trône. Ce sera désormais l'époque de deux Catherine, et gageons que notre princesse fût restée la grande, pour la postérité, si l'ombre immense de l'impératrice n'avait obscurci tout son siècle. La princesse Daschkoff connut à peu près tout – et tous – de son temps, et ses mémoires sont le lieu de rencontre de la Cour de Russie et des têtes couronnées d'Europe, des savants et de Diderot, des académiciens, dont elle fut la directrice, et des linguistes, dont elle fut la collègue.
   C’est presque un roman. C’est que sa vie le fut : les temps s'y prêtaient et la stature exceptionnelle d’une femme qui fut savante, mondaine, philosophe, organisatrice et conteuse brillante, et dont l'éclat n'eut pas à pâlir des lumières dont sa vie fut environnée.

13 euros (code de commande : 31148).

 

DELÉPINNE (Berthe) — Histoire de la poste internationale en Belgique sous les grands maîtres des postes de la Famille de Tassis. Publiée sous les auspices de l'Administration des Postes de Belgique, à l'occasion du XIIIe congrès de l'Union postale universelle. Bruxelles, Godenne, 1952. In-4° broché, 110 p., XXXI planches hors texte en noir et en couleurs, couverture piquée sinon bon exemplaire.   
Préface :
   
Placée au carrefour des grandes voies de communications de l'Europe Occidentale, face aux Îles Britanniques, la Belgique a toujours joué un grand rôle dans l'organisation des relations internationales. C'est sans doute ce qui lui vaut l'honneur, flatteur pour un petit pays, d'avoir été choisie pour tenir en 1952, dans les murs de sa capitale, les Assises du XIIe Congrès de l'Union Postale Universelle.
   Peu d'institutions ont réellement un caractère universel aussi prononcé et aussi solide que l'Union Postale. Fondée à Berne en 1874, groupant aujourd'hui plus de 80 nations, l'Union Postale Universelle a survécu victorieusement aux deux grands conflits mondiaux et poursuit inlassablement son chemin.
   Sa Convention est un modèle Je foi administrative internationale. Basée sur le principe que tous les pays adhérents ne forment, au point de vue postal, qu'un seul et même territoire, elle est la démonstration vivante de ce que l'esprit d'entente et de solidarité peut réaliser au service du Bien Commun.
Extrait :
   
C’est principalement en Brabant, sous la direction de François de Tassis, que la Poste prend un caractère d'institution internationale, s'intègre définitivement dans la vie collective et devient un agent de communication indispensable entre les gouvernements et les hommes, l'une des manifestations les plus concrètes de la Renaissance qui abolissait les barrières intellectuelles et permettait la libre expression des idées entre les peuples.
   Il semble que François de Tassis, né en 1459, se soit établi à Malines dès 1490, mais son rôle est effacé jusqu'en 1500, date à laquelle il est Maître de Courriers à la Cour de Maximilien en remplacement de son frère Jeannetto.
   Sans doute est-ce à la vigilance et à la discrétion de François de Tassis que l'on confia, en 1496, les missives qui se croisèrent sur les routes impériales, allant vers l'Espagne lors des négociations du mariage de Philippe le Beau et de Jeanne de Castille.
   Ce sont des courriers de Tassis qui partirent de Gand, le 24 février 1500, pour aller annoncer au vieil Empereur la naissance de son petit fils Charles. Ce sont des courriers de Tassis qui vinrent d'Espagne annoncer les décès successifs du frère, de la sœur et du neveu de Jeanne de Castille, faisant d'elle, tout à coup, l’héritière de ces pays de soleil et, par delà les mers, de ces terres fabuleuses dont Christophe Colomb venait de rapporter les premières merveilles aux flancs de ses caravelles.
   Bientôt, appelé en Espagne, Philippe le Beau convoque à Bruxelles les États Généraux et les enjoint de n'avoir pas à s'inquiéter de son absence ayant, dit-il, « postes ordonnées pour apporter de ses nouvelles ».
   C’est ainsi que, par lettres patentes données à Grand le 1er mars 1502, le Roi nommait « Francisque de Tassis, Capitaine et Maître de ses Postes ».
   Les lettres patentes stipulaient :
   Francisque de Tassis sera et demeurera Maître et Capitaine des Postes et les mettra et ordonnera en tous lieux nécessaires et « entretiendra icelles postes à sa charge ». Il les ordonnera « dez nos villes de Bruxelles, Malines ou autres lieux où nous ou nostre lieutenant seront » jusqu'à l'endroit où l'Empereur Maximilien sera « ès Allemagne et non de hors ». Il devra ordonner des Postes jusqu'au lieu où le Roi de France « se tiendra en son royaume et non de hors toutes et quantes fois qu’il lui enverra des ambassadeurs ». Il fera « mettre des postes » de Bruxelles jusqu'en Espagne où le Roi sera.
   S'il survenait une guerre dans les pays par où les Postes doivent passer, elles seront détournées.
   Les trajets vers les Cours devront être effectués dans les délais suivants :
      - Bruxelles à Innsbruck : 5 jours en été, 6 jours 1/2 en hiver ;
      - Bruxelles à Paris : 44 heures en été, 54 heures en hiver ;
      - Bruxelles à Lyon : 4 jours en été, 5 jours en hiver ;
      - Bruxelles à Blois : 2 jours 1/2 en été, 5 jours en hiver ;
      - Bruxelles à Grenade : 13 jours en été, 18 jours en hiver ;
      - Bruxelles à Tolède : 12 jours en été, 14 jours en hiver.
   Le Maître des Postes a promis d'accomplir « ces choses duement obligeant quant à ce son corps et tous ses biens présents et à venir dont il sera tenu bailler ses lettres en bonne forme. »
   Le Roi accorde à Francisque de Tassis un traitement annuel de 12.000 livres.

20 euros (code de commande : 31156 - vendu).

 

DEVROEY (Jean-Pierre) — Le polyptyque et les listes de biens de l'abbaye Saint-Pierre de Lobbes (IXe-XIe siècles). Édition critique. Bruxelles, Palais des Académies, 1986. In-8° broché, CXXVI, 84 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), cachet humide ex-libris au verso de la page de faux-titre, exemplaire en bon état.
Préface :
   Depuis bientôt un siècle et demi, les polyptyques rédigés dans de grandes abbayes à l'époque carolingienne n'ont pas cessé d'exercer leur fascination sur les érudits qui s'intéressent au haut Moyen Âge. Cet intérêt des historiens a même été grandissant lorsque les questions économiques, démographiques ou sociales ont acquis un poids croissant dans l'historiographie médiévale. Aussi, la plupart des grandes descriptions de domaines ecclésiastiques des IXe et Xe siècles ont-elles fait l'objet fort tôt d'éditions critiques. L'une des premières, l'édition et le commentaire du polyptyque de Saint-Germain-des-Prés par Benjamin Guérard en 1844, est même demeurée comme un modèle du genre.
   Si ces textes sont donc connus depuis longtemps déjà, beaucoup d'éditions apparaissent aujourd'hui vieillies et mal adaptées aux exigences de la critique historique moderne. En effet, notre connaissance des documents de gestion du haut Moyen Âge a connu une révolution qui a coïncidé avec la parution de la thèse de Charles-Edmond Perrin en 1935. Dans ce travail magistral, l'historien de la Lorraine médiévale posait les bases même d'une méthodologie de la critique et de l'édition des « censiers » du haut Moyen Âge.
   Malheureusement, l'apport de C. E. Perrin à la méthodologie des éditions de polyptyques est resté fort théorique. Il a fallu attendre les dernières décennies pour que, dans nos régions, des documents de gestion inédits ou mal édités fassent l'objet de nouvelles publications.
   Située dans la vallée de la Sambre, en bordure d'une petite région naturelle exceptionnellement fertile dénommée « Pays de Liège », l'abbaye Saint-Pierre de Lobbes possède un polyptyque daté jusqu'ici des années 868-69. On reviendra en détail dans les pages qui suivent sur la datation, la structure interne ou la valeur de ce texte. Auparavant, il nous semble utile d'indiquer, dans ces grandes lignes, quelle fut l'histoire de l'abbaye de sa fondation au milieu du XIe siècle.
   Ce survol restera bien modeste. En effet, qui voudrait étudier d'un œil quelque peu critique l'histoire des premiers siècles de l'abbaye de Lobbes, se verrait confronté à un vide vertigineux de l'heuristique. Pour témoigner de cette période sans trop d'écart chronologique, on ne possède guère que les vitae rédigées par Anson à la fin du VIIIe siècle. Les autres sources, qui sont abondantes, ne remontent pas au-delà de la fin du Xe siècle.
   Cette pauvreté documentaire ne serait guère plus qu'un handicap regrettable, si le hasard n'avait assigné à l'abbaye, comme historiens modernes, deux fervents catholiques dont la religiosité, profonde et sincère, a parfois considérablement obscurci l'esprit critique.
   On ne reviendra pas ici sur l'abbé Vos, tout ardent encore d'un esprit contre-révolutionnaire déjà un peu archaïque en 1865... Pour s'en tenir à l'ouvrage – tenu pour classique – de Warichez, on s'étonne parfois de la confiance excessive accordée par un historien aussi éminent à des récits hagiographiques rédigés deux, trois ou quatre siècles après les événements.
   Quoi qu'il en soit, en s'en tenant aux données les moins contestables, on fixera à la seconde moitié du VIIe siècle la naissance d'une communauté religieuse à Lobbes.
   Le fondateur supposé de l'abbaye serait, à en croire une tradition hagiographique de la fin du Xe siècle, un certain Landelin, présenté comme un brigand converti par l'évêque de Cambrai, saint Aubert (633-668). Après cette conversion, Landelin se serait fixé à Lobbes, au cœur de la forêt, pour y vivre d'abord en ermite puis y fonder – devant l'affluence des compagnons attirés par sa réputation de sainteté – une communauté monastique. La vita Landelini lui attribue également la paternité de deux autres monastères, Aulne et Wallers. Il aurait ensuite fondé l'abbaye de Crépin où il serait mort peu après. L'historicité du personnage de Landelin de Lobbes peut être sérieusement mise en doute. Son nom peut être rapproché de celui d'une localité voisine, Landelies. Avant sa conversion, il se serait appelé Maurosus, à rapprocher d'un autre toponyme local, Morgnies. Les hagiographes de Lobbes ont forgé, de la même manière, un saint Hydulphe à rapprocher d'Hidulfi monte ; une chronique du XIIe siècle attribue la donation de Zegelsem (Sigulfi villa) à un personnage dénommé Singulphus.
   La tradition hagiographique défendue par l'historien de l'abbaye. Folcuin (965-990), dans ses célèbres Gesia abbatum Lobiensium, crédite Ursmer du mérite principal de la fondation de Lobbes, en 697. Ce serait lui également qui serait à l'origine des abbayes filiales d'Aulne et de Wallers. Selon Folcuin toujours, l'abbaye aurait été donnée au saint par Pépin de Herstal, à l'intervention d'un certain Hydulphe, qui erat unus de proceribus regni majoribus. Il s'agirait donc d'une fondation pippinide qui doit être remise dans le contexte politique de l'époque.
   Laissons là le problème des circonstances exactes de la fondation de l'abbaye pour envisager de manière plus détaillée l'histoire interne du monastère au IXe siècle. Au VIIIe, la faveur des Pippinides pour Lobbes s'était manifestée, par exemple, par la donation de la villa de Fontaine-Valmont par le maire du Palais Carloman, le 6 février 745.
   Les premiers signes des désordres qui vont marquer la vie du monastère au IXe siècle, se manifestent avec la désignation comme abbé de Hildricus, un chanoine qui selon Folcuin usurpa le pouvoir. Ses successeurs dans les années 820-830. Fulrade et son neveu Ramneric, méritent de retenir notre attention : Fulrade est le petit-fils de Charlemagne et cumule les fonctions abbatiales à Saint-Quentin et à Lobbes.
   Après deux abbatiats sans histoires, c'est l'intrusion brutale du beau-frère de Lothaire II. Hubert, auquel les sources lobbaines attribuent la ruine de l'abbaye. Après la mon d'Hubert, en 864, l'abbaye serait restée sans chef spirituel jusqu'à la désignation d'un nouvel abbé laïc, le fils de Charles le Chauve, Carloman. Après que celui-ci eût trahi son père, l'abbaye fit retour au domaine royal pour suivre le sort de la Lotharingie, passée sous l'influence de la Francia orientalis.
   En 881, Louis III cède l'abbaye à Hugues, un bâtard de Lothaire II qui la conserve jusqu'à sa chute en 885, époque où Louis le Jeune aurait investi l'évêque de Liège Francon de son gouvernement.
   Durant la plus grande partie du IXe siècle, l'abbaye a donc connu le sort typique des établissements religieux de fondation pippinide : les souverains ont disposé de la charge abbatiale et du temporel à des fins principalement politiques ; la vie religieuse a été profondément affectée par ces vicissitudes matérielles.
   Le diplôme d'Arnoul de Carinthie du 15 novembre 889 en faveur de l'Église de Liège marque un tournant important dans l'histoire de Saint-Pierre de Lobbes.
   Le roi fait donation à l'Église de Liège de l'abbaye que Francon détenait en bénéfice – iam multo tempore a praedecessoribus nostris. Il garantit ensuite aux moines la jouissance de la medietas eiusdem abbatiae. Outre cette moitié du temporel, les decimae prélevées dans les réserves, tant de la mense conventuelle que de la mense abbatiale, devraient revenir à la porterie et à l'hôpital de l'abbaye, à condition que les moines reprennent la vie régulière qu'ils avaient abandonnée depuis l'abbatial d'Hubert.
   L'administration directe de l'abbaye par les évêques de Liège durera jusqu'au rétablissement de la charge d'abbé par Eracle en 960.
   Comme nous aurons l'occasion de le démontrer, les documents de gestion que nous allons étudier s'inscrivent étroitement dans l'histoire de l'abbaye de Lobbes, de l'« intrusion » d'Hubert au rétablissement de l'abbatiat.

15 euros (code de commande : 31131 - vendu).

 

[DIOCÈSE DE TOURNAI]. Tableau de la recette de l'Œuvre de la Propagation de la Foi dans le diocèse de Tournai en 1898 comparée à celle de 1897. Tournai, Casterman, 1899. In-8° agrafé, 43 p., couverture partiellement insolée.
   Il s'agit du supplément au N° 424 des Annales de la Propagation de la Foi.
Introduction :
   LŒuvre de la Propagation de la Foi, en faveur des Missions des deux Mondes, a pour but d'aider, par des prières et des aumônes, les Missionnaires catholiques chargés de la Prédication de l'Évangile. Les prières sont un Pater et un Ave chaque jour. Il suffit d'appliquer à cette intention, et une fois pour toutes, le Pater et l'Ave de la prière du matin ou du soir. On doit y joindre chaque fois cette invocation : Saint François Xavier, priez pour nous.
   L'aumône est d'un sou par semaine (produisant 2 frs 60 c, par année.) Un souscripteur par dix recueille les aumônes et en verse le montant entre les mains d'un autre Membre de l'Œuvre, qui a dix collectes semblables à recevoir, c'est-à-dire cent cotisations. On recevra avec reconnaissance les dons que feraient les souscripteurs en sus de leur rétribution, et ceux des personnes étrangères à l'Œuvre.
   Un compte-rendu détaillé des sommes recueillies, et de leur distribution est inséré chaque année dans les Annales de la Propagation de la Foi. Ce recueil, destiné à faire suite aux Lettres édifiantes, et dont on procure gratuitement la lecture aux Membres de l'Œuvre, publie six fois par an les nouvelles qui arrivent des Missions. Il en est distribué un cahier par série de souscripteurs produisant 26 francs.
   L'Œuvre de la Propagation de la Foi, recommandée par de nombreux Mandements et Lettres pastorales de NN. SS. les Évêques, favorisée en plusieurs occasions de la bénédiction du Saint-Siège, a reçu enfin par l'Encyclique du 15 août 1840, la plus haute approbation qu'une œuvre de charité puisse obtenir. Les souverains Pontifes Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI et Pie IX, par Rescrits des 15 mars 1823, 11 mai 1824, 18 septembre 1829, 25 septembre 1831, 15 novembre 1835, 22 juillet 1836,17 octobre 1847, 10 septembre 1850, 31 décembre 1853, 17 avril 1855, 7 mars 1862, et 26 janvier 1865, l'ont enrichie de nombreuses indulgences Enfin, par une nouvelle Encyclique du 3 décembre 1880, le Pape Léon XIII l'a solennellement recommandée à tout l'univers catholique.

10 euros (code de commande : 31126).

 

DRUEZ (Léonce) — Chronique des Cosaque. Orties boraines. Bruxelles, Cuypers, 1946. In-8° broché, 355 p.
Avant-propos :
   Au moment où le dialecte borain semble en voie de disparition, nous présentons au public un recueil romancé de dictons, idiotismes, étymologies curieuses, termes de la flore et de la faune, ariettes, jurons, parlotes d'oiseaux, distiques, corruptions de forme et de sens caractérisant ce dialecte. On comprendra aisément l'extraordinaire difficulté que présente la mise dans un contexte unique de ces curiosités philologiques. Puisse le lecteur apercevoir davantage les bienfaits que les défauts résultant d'un tel souci.
   Le récit même n'est pas de pure imagination et nous nous sommes trouvé mêlé à plus d'un épisode. Mais si tous les sobriquets cités existent effectivement au Borinage, ils ont ici changé de possesseur. Il n'entre pas dans nos intentions de calomnier ni d'offenser qui que ce soit.
   On voudra bien nous passer certaines saillies de goût douteux notées par souci d'exactitude : le dialecte borain en effet est entaché de trivialité. Il n'est point destiné aux ouïes délicates. Nous n'avons pu nous résoudre à trahir la vérité en l'édulcorant. C'est contraint et forcé que nous avons adopté par endroits un ton rabelaisien ; le borain est fortement imprégné d'esprit gaulois, ainsi que le lecteur pourra s'en rendre compte par de très nombreux idiotismes. Sans gauloiseries, le Borinage ne serait pas le Borinage.
   On excusera l'emploi dans le texte français de quelques termes donnés pour vieux par le Nouveau Larousse, mais d'usage très courant en dialecte : engraver, aronde, macquer, mitan, bailler, bégaud, ramentevoir, mignot, ouvrer, vacque, musser, ramon, mie (négation), ord, faire la buée, etc...
   On remarquera que nous avons volontiers fait usage de vocables qui, étant d'usage courant en dialecte, sont considérés à tort comme non-français par le Borain moyen : sabouler, patar, giries, engueuser, payelle, chopper, barguigner, dosse, couverte, s'affûter, piane-piane, brayette, escamper, plaquette, touiller, tine, escarole, calotte (tape), cabas, endêver, torque, flache, venette, pilot, dépiauter, cache, jaffe, emblavé, tette, être à joc, cloque, à la grosse mordienne, grillade, locher, de bric et de broc, marabout, dodiner, fouée, gadoue, liavet, esbroufe, faire (la) figue, chanteau, barrot, seilleau, etc.
   Les expressions boraines qui se trouvent ici au complet, ou peu s'en faut, sont souvent rapportées en discours indirect et traduites littéralement en français, ceci pour éviter de créer la fatigue par l'accumulation de termes patois. Une telle traduction se reconnaîtra à l'impression en caractères italiques. Notre commentaire s'appliquant à ces expressions est inséparable du texte. S'il n'est pas parfait, on lui concédera du moins la mérite de provoquer la discussion : cette chronique – gageure étrange certes – est du point de vue philologique un travail de défrichement, et un travail de défrichement peut renfermer des erreurs.
   Nous remercions vivement M. Alphonse Roland, professeur et compositeur de musique, membre de l'Académie de Montauban, pour sa précieuse collaboration. (Voir en appendice les mesures initiales des complaintes, berceuses, pas-redoublés, rondes et chants d'oiseaux.)
   Nous remercions de même instituteurs (surtout M. Dumortier, de Wasmes), travailleurs de la mine, et toutes les vieilles et tous les vieux, qui nous sont venus en aide si spontanément.

20 euros (code de commande : 31114 - vendu).

 

[FELLER (François-Xavier de)] — Recueil des représentations, protestations et réclamations de tous les Ordres de Citoyens, dans les Pays-Bas Catholiques ; au sujet des Infractions faites à la Constitution, les Privileges, Coutumes & Usages de la Nation, & des Provinces respectives. On y a joint la Joyeuse Entrée, avec ses additions, &c. Septième recueil. [XX], Imprimerie des Nations, 1787. [De l'Imprimerie des Nations. / M. DCC. LXXXVII.] In-8° sous son brochage d'époque, [1 (titre)], [1 bl.], [116 (pp. 7-122)] (les pages de faux-titre et d'avis au relieur manquent), [156 (pp. 129-284)] p.
   Il s'agit d'un ouvrage factice composé des textes présents dans le volume 7 du Recueil (première partie, pp. 7-122) et dans le volume 6 (pp. 129-184).
Table des matières :
   Première partie.
      - 
Remontrances de l'Université de Louvain, à Sa Majesté l'Empereur & Roi, &c., &c. &c.
      - Remontrances des Etats de Flandres, à Leurs Altesses Royales, au sujet des Remontrances de la Métropole de Malines, du 4 Juillet 1787.
      - Discours adressé à Mgr. d'Aigueville de Millancourt, Evêque d'Amycles, Suffragant de Cambrai, &c. &c., donnant la Confirmation en la Ville de Mons, le 24 Juillet 1787.
      - Requête de M. Lembory, ci-devant Prieur de Houffalise, & Député de l'Etat Ecclésiastique de la Province de Luxembourg, à Mgrs. les Trois-Etats du Pays, &c.
      - Requête des Religieuses supprimees de Jéricho, aux Bonnes-Gens des Neuf Nations de la Ville de Bruxelles, du 28 Mai 1787.
      - Lettre de l'Evêque de Brinn, au Souverain Pontife Pie VI, du 2 Mars 1782.
      - Bref du Souverain Pontife Pie VI, Pape, à l'Evêque de Brinn, du 12 Avril 1782.
      - Copie d’une Lettre & d'un Mémoire présentés à Sa Majesté l’Impératrice Douairière & Reine Apostolique, par les Evêques des Pays-Bas, concernant l’Etat Religieux, l'an 1773.
      - Mémoire présenté le 8 Janvier 1787, pour M. J. Janssens, Curé de la Ville de Weert, dans la Gueldre Autrichienne, relatif à la Requête de M. le Conseiller & Mambour de Ruremonde, &c.
      - Copie de l'Ordonnance du Conseil Souverain de Ruremonde ; suivie sur le Mémoire précédent, &c.
      - Lettre de Mgr. l’Evêque de Ruremonde, à M. Janssens , &c.
      - Copie d’une Lettre de M. le Secrétaire de Mgr. l'Evêque de Ruremonde, à M. Janssens, &c.
      - Extrait d’une Lettre, datée de Weert, du 5 Juin 1787, relative aux affaires concernant M. Jassens, &c.
      - Représentation des Etats du Pays & Duché de Luxembourg, à Leurs Altesses Royales, touchant les deux Processions de la Solemnité de Notre-Dame, Patrone de la Province, du 8 Décembre 1786.
      - Traduction d’une Lettre de N. S. P. le Pape Pie VI, à l’Empereur & Roi Joseph II, sur l'usurpation des Biens Ecclésîastiques, le 3 Août 1782.
      - Lettre du Souverain Pontife à Mgr. l'Archevêque de Milan, du 17 Juillet 1782. (Latine & Françoise.).
   Deuxième partie.
      - Mémoire sur les Droits du Peuple Brabançon, & les atteintes y portées au Nom de Sa Majesté l'Empereur & Roi, depuis quelques années ; présenté à l'Assemblée Générale des Etats de Ladite Province, par M. H. C. N. Vander Noot, Avocat au Conseil Souverain de Brabant, le 23 Avril 1787.
      - Observation d’un zélé Patriote, sur le Mémoire précédent, &c.
      - Diplôme par lequel les rênes du Gouvernement des Pays-Bas sont mis par intérim entre les mains de M. le Comte de Murray, du 3 Juillet 1787.
      - Les Brabançons de Zumjungen.
      - Avis aux Belges, sur l'envoi des Députés à Vienne, &c &c.
      - Lettre de Messeigneurs les Etats de Brabant, du 25 Juillet 1787, à Joseph II, en réponse à la Lettre de Sa Majesté, datée du 3 Juillet 1787.
      - Noms & qualités des Messieurs de différentes Provinces, qui ont comparu à l'Assemblée Générale des Etats de Brabant, en Juillet 1787.
      - Noms de Messieurs les Députés pour Vienne, de différentes Provinces.
      - Précis de la Copie du Protocole tenu â l’Hôtel-de-Ville de Bruxelles, le 18 Juillet 1787, dans l'Assemblée des Seigneurs Députés des Provinces de Limbourg, de Luxembourg, de Flandre, de Hainaut, de Tournai, du Tournésis, & de Malines, conséquemment de toutes les Provinces des Pays-Bas Autrichiens, à l'exception de celle de Gueldre, laquelle a déclaré par mission qu'elle se conformerait à la Délibération des autres Provinces , &c. &c.
      - Note pour les différens Etats des Provinces des Pays-Bas, envoyée par Mgr. le Comte de Murray.
      - Requête des Syndics des Nations de Bruxelles, à Mgrs. les Etats, en leur Assemblée, du 7 Août 1787.
      - Relation de ce qui s'est passé à l'Audience de Son Excellence le Comte de Murray, du 7 Août 1787.
      - Représentations des Etats de Flandres, à Sa Majesté l'Empereur & Roi, du 27 Juillet 1787.
      - Requête présentée à Mgrs. les Etats de Brabant, le 13 Juin 1787, par les Chefs de la Bourgeoisie, &c. faisant le second des trois Membres de la Ville d'Anvers, &.
      - Lettre d’un Patriote, sur la meilleure Administration de la Police dans les Provinces Belgiques.
      - Lettre de Remerciement à Mrs. les Notables des Communes de la Ville de Gand, demandant, par leur Représentation du 27 Juillet 1787, le changement du Magistrat, pour le composer exclusivement de bons Patriotes, du 20 Juillet 1787.
      - Remontrances des Etats de Brabant à l’Empereur & Roi, du 5 Août 1787.
      - Lettre des Etats de Brabant, à S. Exc. Mgr. le Comte de Murray , concernant un Article inséré dans la Gazette de Cologne, du 7 Août 1787, N°. 65.
      - Représentation du Conseil de Flandre, du 17 Novembre 1786, sur laquelle est suivi le Décret du Conseil-Privé, du 2 Décembre 1786, &c. &c.

40 euros (code de commande : 31159).

 

FOULON (Roger) — Entre-Sambre-et-Meuse, Thudinie, Chimay, Couvin. Bruxelles, Legrain, 1987. In-8° broché, 220 p., illustrations, (collection « Mémoire de la Wallonie »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Une chanson, une région :
      - Le folklore.
      - Les mégalithes.
      - Les grottes.
      - Les grands feux.
      - Les carnavals.
      - Les marches folkloriques.
   - De la naissance à la mort :
      - La naissance.
      - Le temps de l'école.
      - Première communion.
      - Le tirage au sort.
      - Le temps de l'amour et du mariage.
      - Le temps de la mort.
   - Chaque métier est un trésor :
      - La batellerie.
      - La forêt : une richesse.
      - Le fer gît partout.
      - Poésie du verre.
      - L'amour de la terre.
      - Les mystères du sous-sol.
      - D'autres industries encore.
      - Des petits métiers.
   - Habiter.
   - À pied, à cheval et en voiture.
   - Les plaisirs et les jeux :
      - Les jeux d'enfants.
      - Les jeux d'adultes.
      - Avec les animaux.
      - Les ducasses et autres plaisirs.
   - La cuisine.

20 euros (code de commande : 31122).

 

[HALS (Frans)]. SLIVE (Seymour, dir.) — Frans Hals. [Par] Pieter Biesboer, Martin Bijl, Karin Groen et Ella Hendriks, Frances S. Jowell, Koos Levy-Van Halm et Liesbeth Abraham, Bianca M. du Mortier, Irene Van Thiel-Stroman. Joint : KÖHLER (Neeltje) et LEVY-VAN HALM (Koos) — Frans Hals. Portraits de gardes civiques. Anvers, Fonds Mercator, 1990. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 439 et 47 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf, peu courant.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition « Frans Hals » qui s'est tenue à la Washington, du 1er octobre au 31 décembre 1989, à Londres, du 13 janvier au 8 avril 1990 et à Haarlem, du 11 mai au 22 juillet 1990.
Sur la jaquette du premier volume :
   Frans Hals (né entre 1581 et 1585, décédé en 1666) est un des plus grands portraitistes de tous les temps. Son style particulier et sa profonde psychologie font de lui un rénovateur de l'art du portrait. Il rompt avec les traditions aristocratiques du portrait italien ainsi qu'avec la reproduction sans âme de ses prédécesseurs hollandais. Il ajoute un aspect nouveau, plus humain, à ses portraits de bourgeois et de types populaires hollandais, lorsqu'il les représente riant et buvant dans ses tableaux de genre.
   Ce livre présente 86 peintures issues de collections du monde entier. Chaque œuvre s'accompagne d'un commentaire spécifique. La recherche qui a précédé cette publication jette un jour inédit sur l'œuvre de Hals dans son ensemble et joue un rôle important dans la discussion concernant certaines attributions récentes et controversées.
   Se basant sur les nouveaux résultats de la recherche, les auteurs commentent l'œuvre, la vie, le milieu et les commanditaires de Hals et exposent la grande revalorisation de Hals au XIXe siècle. L'examen technique des portraits de gardes civiques et de régents, ainsi que d'autres portraits et de tableaux de genre, fait également l'objet d'une présentation détaillée. De plus, tous les documents contemporains de Hals ayant trait à sa vie et à son œuvre, sont rassemblés pour la première fois dans ce livre.
Avant-propos du second volume :
   
Le 9 décembre 1953 le conseil municipal de Haarlem décida que l'ensemble formé par les cinq portraits de gardes civiques, lesquels venaient d'être restaurés, ne pourraient plus quitter la ville de Haarlem.
   Cette décision rendait impossible la participation de ces toiles mondialement célèbres à l'exposition Frans Hals 1989/90 prévue à Washington, Londres et Haarlem. Peu auparavant, elles avaient constitué le noyau central de l'exposition Schutters in Holland. Kracht en zenuwen van de stad (Miliciens de Hollande. Puissance et nerfs de la ville). Cette exposition et l'important catalogue qui l'accompagnait, contribuèrent à éclairer d'une lumière nouvelle la signification artistique, culturelle et politico-historique de ces chefs-d'œuvre de Frans Hals.
   Dans l'exposition de 1990, ils apparaissent comme le témoignage impressionnant du génie de Hals et il est certain qu'ils continueront longtemps, depuis la place fixe qui leur est allouée dans la salle des gardes civiques, à introduire le spectateur à la magie de l'œuvre du maître. Avec le livre Frans Hals. Portraits de gardes civiques, Neeltje Köhler et Koos Levy-Van Halm, tous deux impliqués en tant que chercheurs et auteurs dans l'organisation de Schutters in Holland et de l'exposition Frans Hals, tentent d'expliciter de la façon la plus claire la grande importance de ces cinq portraits de groupe.

L'ensemble : 80 euros (code de commande : 31138 - vendu).

 

HAUTECŒUR (Louis) — L'architecture française de la Renaissance à nos jours. Paris, Éditions d'art et d'Histoire, 1941. In-8° broché, 92 p., XLVIII planches, (collection « Précis d'Histoire de l'Art - Architecture Française des Origines au XIXe siècle », n° III), exemplaire non coupé.
Table des matières :
   - Bibliographie.
   I. La Renaissance.
      - La tradition gothique. - Les origines de la Renaissance. - Les époques de la Renaissance. - L'Architecture religieuse : voûtes, supports, butées. - Décor, façades, plan central. - Les ensembles bretons. - L'Architecture civile : la maison urbaine, les châteaux. - La période 1495-1540. - La naissance du classicisme.
   II. L'Architecture classique au XVIIe siècle.
      - Les influences. - L'Architecture religieuse : les façades, le plan, l'élévation, les dômes, le décor. - L'Architecture civile : brique et pierre, le plan, l'élévation, le décor. - L'Académie d'Architecture. - J.-H. Mansart. - L'Urbanisme. - les Jardins.
   III. L'Architecture de la fin du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe.
      - L'Architecture civile. - Le décor. - Les édifices publics. - L'Architecture religieuse.
   IV. L'Architecture antiquisante (1750-1830).
      - Les causes du changement. - A.-J. Gabriel. - L'Architecture publique. - L'Architecture religieuse. - L'Architecture privée. - La décoration intérieure. - La mégalomanie. - La Révolution, l’Empire, la Restauration. - Les tendances diverses.
   V. Éclectisme et Rationalisme au XIXe siècle.
     - L'Éclectisme. - Le Gothique. - Le Rationalisme. - Le Fer. - Le Ciment armé. - Le Modem Style. - L'Architecture moderne.

15 euros (code de commande : 31117).

 

[INGRES (Jean-Auguste-Dominique)]. Ingres 1780-1867. Paris, Gallimard - Musée du Louvre, 2006. In-4° broché sous couverture à rabats, 406 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire bien complet du CD-Rom, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Louvre, à Paris, du 24 février a 15 mai 2006.
Sur la couverture :
   
Sublime portraitiste, peintre d'histoire à la recherche de ruptures, provocateur poète du corps de la femme, esprit sensuel et voyeur sachant aussi rendre le hiératisme, le mysticisme et la pureté du fait religieux, immense dessinateur et subtil coloriste, Ingres ne peut aujourd'hui que nous étonner et nous séduire par la puissance et l'indépendance de sa pensée et de son esthétique. À partir des recherches factuelles et contextuelles les plus récentes, le présent ouvrage, catalogue de la première rétrospective consacrée à Ingres en France depuis 1967, a l'ambition de faire redécouvrir un artiste passionné et excessif, profondément original et quasi marginal, un homme de contrastes capable d'être à la fois un révolté et un défenseur de la tradition, un classique et un destructeur d'idées reçues.
   Par la nouvelle approche de l'œuvre du peintre que propose cet ouvrage, nous espérons que le lecteur pourra mieux comprendre la démarche esthétique d'un homme qui, en régénérant la tradition et en renouvelant les modèles classiques, consacra sa vie à une patiente réflexion sur la représentation picturale du corps humain, d'un artiste pour lequel les débats entre la ligne et la couleur importaient peu, puisqu'il avait quant à lui privilégié une vision synthétisant le réalisme et l'idéalisation de la description sensuelle, charnelle, du corps humain.
Sommaire :
   - Préfaces.
   - Introduction.
   - Essais.
      - Ingres et la critique moderne, par Andrew Carrington Shelton.
      - Le moderniste conservateur, par Uwe Fleckner.
      - Du bon usage de la photographie, par Anne de Mondenard.
      - L'auto-institution de l'artiste, par Susan L. Siegfried.
      - Ingres et la peinture religieuse, par Bruno Foucart.
      - Ingres paysagiste, par Gary Tinterow et Asher E. Miller.
   - Catalogue des œuvres exposées.
   - Annexes.
      - Liste des œuvres exposées, illustrations et crédits photographiques.
      - Liste des expositions et publications citées.
      - Bibliographie Ingres.
      - Présentation de la Biochronologie Ingres.
      - Index général.
   - Biochronologie Ingres, par Éric Bertin (CD-Rom).

35 euros (code de commande : 31145).

 

JOINVILLE (François Ferdinand Philippe Louis Marie d'Orléans, prince de) — Vieux souvenirs de Mgr le prince de Joinville 1818-1848. Édition présentée et annotée par Daniel Meyer. Paris, Mercure de France, 1970. In-8° broché sous couverture à rabats, 326 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° XX), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Né en 1818, François Ferdinand Philippe Louis Marie d'Orléans, prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe, devait mourir en 1900. Ses vieux souvenirs s'arrêtent à 1848 : il a trente ans, est vice-amiral et commande la flotte française en Algérie ; il choisit alors, avec son frère le duc d'Aumale, de rejoindre sa famille en exil : le régime de Juillet n'a plus de raison d'être pour lui, qui n'a jamais cessé de rester fidèle aux légitimistes et aux princes de la branche aînée. Outre cet aspect politique, on trouve dans ces mémoires une relation de la vie à Paris et à la Cour : prince du sang, Joinville, lors de ses escales en France, connaît les coulisses du théâtre, de l'art et de la haute société, dans ce monde un peu terne, mais aimable et bienveillant que fut l'entourage de Louis-Philippe.

13 euros (code de commande : 31149).

 

JOURET (Georges) — Histoire de Mons et du pays de Mons (les origines). Préface de Léon Leclère. Charleroi, Province de Hainaut, [1926]. In-8° broché, II, 304, XIV p., couverture un peu défraîchie (avec un petit manque à la queue), étiquette de la Librairie Leich sur la couverture.
Préface :
   Ce livre que M. Georges Jouret – se souvenant de ses années d'études à l'Université libre de Bruxelles – m'a demandé de présenter au public est un ouvrage d'histoire régionale.
   L'auteur déclare, dans l'avant-propos qu'on va lire, que « l'histoire régionale doit être mise à la base de l'étude de l'histoire nationale. » C'est avec raison qu'il s'exprime de la sorte. L'histoire locale est pour l'enfant la plus réelle de toutes puisqu'elle s'est déroulée dans le cadre de son existence journalière ; elle l'intéresse, avant les autres, parce que les événements qui en constituent la substance se sont produits en des endroits qui lui sont familiers ; parce que les monuments dont elle fait mention, il les voit souvent encore se dresser devant lui. S'il est vrai qu'en matière historique comme dans toutes les disciplines, il faut débuter par des réalités concrètes, sensibles, avant de passer aux généralités, aux abstractions, l'étude de l'histoire locale préparera utilement celle de l'histoire générale.
   Mais pour être fructueuse cette étude requiert une condition essentielle : les instituteurs doivent avoir entre les mains un bon instrument de travail.
   Les écoles de la région montoise pourront désormais, grâce au labeur de M. Jouret, disposer de cet instrument. Son livre est en effet « un répertoire de notes aussi varié que possible » où les maîtres de la jeunesse pourront choisir au gré des circonstances « les éléments d'intérêt dont ils doivent nourrir leur enseignement. » Ce répertoire est extrêmement riche. M. Jouret l'a composé en puisant aux meilleures sources. Bien qu'il se défende d'avoir écrit pour « les érudits » ce volume destiné au grand public et surtout « aux éducateurs des enfants de notre peuple », il n'en est pas moins vrai que sa documentation, fruit de longues recherches, est très développée. Il a su utiliser les meilleurs ouvrages généraux, belges ou français, ceux des Pirenne, des Vanderkindere, des Cumont, des Fustel de Coulanges ; et il a consulté les travaux spéciaux, anciens et récents, – livres, articles de revues, recueils de textes – qui ont été consacrés à la région dont il décrit le passé ; il a mis à profit les indications fournies par les Recherches sur le Hainaut ancien, et la Querelle des d'Avesnes et des Dampierre de Charles Duvivier, par le Servage dans le comté de Hainaut de M. Léo Verriest, par le premier registre aux plaids de la cour féodale du comté de Hainaut de M. Félicien Cattier, etc.
   M. Jouret a su éviter l'écueil où sont venus souvent se heurter les auteurs d'ouvrages analogues au sien : l'abus des détails, effaçant les grandes lignes. Ici, rien de pareil. Un plan méthodique et fidèlement suivi, de nombreuses divisions et subdivisions ont permis de disposer clairement les matériaux recueillis. D'autre part, M. Jouret s'est gardé de tracer un cadre trop large. Il n'a pas étudié l'histoire (jusqu'au XIIIe siècle) de tout le vaste comté de Hainaut ; il s'est limité à Mons et à la région qui entoure cette ville, ce qui lui a permis de donner à son exposé une plus grande précision.
   Ajoutons que ce livre « d'éducation populaire » joint à ses qualités de fond l'agrément de la forme. L'auteur aime sa petite patrie, sa vieille cité, les traditions Qu'il se plaît à évoquer : et c'est ce qui donne à son récit de la couleur, de la vie, tout ce qu'il faut pour faire passer dans l'esprit des lecteurs les sentiments qui animent l'écrivain.
   Dans notre pays qui fut, jadis, la terre élue du particularisme provincial, des franchises locales il y a place, pour de nombreux travaux analogues à celui que publie aujourd'hui M. Jouret. Nous en possédons déjà plusieurs. Souhaitons qu'ils se multiplient ; souhaitons tout particulièrement que l'Histoire de Mons et du Pays de Mons rencontre auprès des hommes d'école, auprès du public le succès qu'elle mérite.

25 euros (code de commande : 31118 - vendu).

 

LEBLANC (Maurice) — Le scandale du gazon bleu. Roman. Paris, Flammarion, 1941. In-8° broché, 142 p., illustration de la couverture par Édouard Chimot, (collection « L'Amour », n° 7), exemplaire en très bon état, ce qui est peu courant pour ce type d'édition populaire.
Extrait de l'étude de Jacques Derouard :
   [...] Maurice Leblanc aura eu une curieuse destinée d’écrivain. Jeune homme, il compose des romans et des contes dont il espère beaucoup, qui obtiennent l’approbation de quelques critiques, mais ne connaissent guère le succès. Un succès qu’il rencontre immédiatement avec Arsène Lupin. Un immense succès qui l’étonne lui-même, et le condamne au roman d’aventures. Pire : qui le condamne à n’écrire que des œuvres que l’on puisse mettre « entre toutes les mains », selon le souhait des éditions Hachette, auxquelles il était lié par contrat. Il n’avait pu ainsi publier un recueil de contes que la maison ne jugeait guère « convenables ».
   En avril 1933, sans en informer Hachette, il propose ainsi à Max Fischer, directeur littéraire chez Flammarion, un « roman d’amour », L’Image de la femme nue. Il signe le 24 novembre un contrat qui lui promet d’éditer les « trois premiers romans écrits par lui pour n’être pas mis entre toutes les mains » (sic). À sa publication en 1934, la publicité pour le roman note : « Qui aurait soupçonné en l’immortel auteur d’Arsène Lupin un analyste si audacieux des troubles et des joies de l’amour ? »
   Il travaille ensuite, pour Flammarion, à un nouveau roman d’amour, Le Scandale du gazon bleu, qui paraîtra en 1935 avec cette bande : « Un roman de l’auteur d’Arsène Lupin qui ne saurait être mis entre toutes les mains ». La publicité de Flammarion observe : « Le père d’Arsène Lupin entrouvre au roman policier de vastes et insondables domaines tout en laissant à ses lecteurs l’illusion qu’il les guide encore par les chemins qu’ils aiment tant. Illusion ? Pas tant. Le talent et le don d’humanité peuvent tout. En parcourant, le cœur étreint, Le Scandale du gazon bleu, les lecteurs ne penseront guère à l’auteur et à son habileté ; ils seront emportés, évadés dans ce monde en marge du monde, plus riche et aussi réel que l’autre, dont Maurice Leblanc a la clé. »
Bibliographie :
   - Derouard (Jacques), Le dernier roman de Maurice Leblanc, dans Le dernier amour d'Arsène Lupin, pp. 10, 12-13.

15 euros (code de commande : 31136 - vendu).

 

LE BRUN (Annie) — Du trop de réalité. Paris, Stock, 2000. In-8° collé, 316 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   « Il est des livres qu'on préférerait ne pas écrire. Mais la misère de ce temps est telle que je me sens obligée de ne pas continuer à me taire, surtout quand on cherche trop à nous convaincre de l'absence de toute révolte.
   Avec le naturel des saisons qui reviennent, chaque matin des enfants se glissent entre leurs rêves. La réalité qui les attend, ils savent encore la replier comme un mouchoir. Rien ne leur est moins lointain que le ciel dans les flaques d'eau. Alors, pourquoi n'y aurait-il plus d'adolescents assez sauvages pour refuser d'instinct le sinistre avenir qu'on leur prépare ? Pourquoi n'y aurait-il plus de jeunes gens assez passionnés pour déserter les perspectives balisées qu'on veut leur faire prendre pour la vie ? Pourquoi n'y aurait-il plus d'êtres assez déterminés pour s'opposer par tous les moyens au système de crétinisation dans lequel l'époque puise sa force consensuelle ? Autant de questions qui me sont une raison de ne pas garder le silence. »

10 euros (code de commande : 31142).

 

LEGGE (Jacky) — L'art funéraire en Hainaut occidental. Métiers et passions. [Mons], Hainaut Culture et Démocratie, 2005. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 132 p., illustrations en noir, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Avec ce nouveau livre de Jacky Legge, il se confirme que des sépultures diverses appartiennent clairement au patrimoine local, régional et communautaire ; certaines par les corps de personnalités qu'elles recouvrent, d'autres par l'innovation architecturale, la formulation de l'épitaphe, la participation d'un sculpteur ou l'imagerie offerte au passant.
   Le thème des métiers et passions dans l'ornementation a évolué, comme l'a souligné si justement Xavier Deflorenne dans son avant-propos. Le XIXe siècle ne met en évidence que le métier, quand il s'adjoint à la symbolique générale du funéraire : la colonne brisée liée au décès précoce de l'homme, la rose et le lys à la tige brisée en son sommet pour la jeune fille et l'enfant, le sablier ailé, le flambeau retourné qui, dans le Pays de Liège, a souvent valeur d'appartenance à la Libre Pensée...
   Des sépultures d'agriculteurs montrent le plus souvent un araire, auquel s'ajoutent d'autres outils et des gerbes ou des épis de blé. Au XXe siècle, apparaîtront des scènes animées ou non : l'exploitant agricole fendant la terre de sa houe ou l'outil au repos au centre d'un paysage marqué par les meules de foin. La gravure personnalisante va modifier complètement l'imagerie, en étant plus proche de la réalité. Mais elle entraîne un appauvrissement certain dans la qualité plastique de l'œuvre intégrée au monument ou déposée sur la lame. Par contre, si la gravure personnalisante a été réalisée d'après un document photographique fourni par les proches au marbrier ou à la compagnie de pompes funèbres servant d'intermédiaire, la pierre sera plus significative de la personne, de la pratique de son métier ou de la modification du paysage.
   Par ses conclusions, Jean-Louis Van Belle porte son regard de spécialiste de l'outil, tandis que Bruno Deheneffe, Frédéric Galliez et Myriam Lanckmans, par leurs clichés, apportent leur regard et leur interprétation de photographes.
   Animateur à la Maison de la Culture de Tournai, Jacky Legge est également conservateur du Patrimoine architectural des cimetières de Tournai, coordinateur de la Commission pour la sauvegarde du patrimoine architectural des cimetières de l'entité de Tournai, organisateur de visites commentées dans des nécropoles, conférencier et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au patrimoine funéraire. Cette dernière activité lui a valu le Prix Arthur Merghelynck 1999, de l'Académie royale de Belgique.

15 euros (code de commande : 31111).

 

LETON (Jean) — Frasnes-lez-Gosselies au temps de l'abbaye d'Afflighem et du duché de Brabant (XIe-XVIIIe s.). Genappe, Cercle d'Histoire et d'Archéologie du Pays de Genappe, 1996. In-8° collé, 223 p., quelques illustrations, un tableau à déplier, (collection « Cahiers », n° 9), cachet humide ex-libris à la deuxième page de la couverture, exemplaire en bel état, épuisé.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   1e partie. Le Moyen Âge, temps de croissance.
      I. De l'arrivée du christianisme à la naissance d'Afflighem.
      II. Débuts et importance d'Afflighem.
      III. La collégiale de Frasnes.
      IV. Le prieuré de Frasnes.
      V. Les fondateurs : Fulgence et Eremburge.
      VI. La franchise de Frasnes.
      VII. Les Cours échevinales.
      VII. Les droits des Frasnois.
      IX. L'église paroissiale.
      X. L'hôpital de Frasnes.
      XI. La chapelle Notre-Dame du Roux.
      XII. Une croissance impressionnante.
      XIII. Frasnes dans la société féodale.
      XIV. La vie rurale au Moyen Âge.
      XV. L'âge d'or d'Affligem.
      XVI. Coups de frein.
      XVII. La résistance des Frasnois.
      XVIII. Les seigneurs de la Franchise au Moyen Âge.
   2e partie. Les Temps modernes, temps de conflits.
      I. Le poids du Saint-Siège.
      II. Les malheurs du duc.
      III. Le Grand Schisme.
      IV. Une lente décadence matérielle.
      V. Redressement et action politique.
      VI. L'apogée de Frasnes.
      VII. La mainmise sur les bénéfices.
      VIII. L'Union de Bursfeld.
      IX. Les seigneurs de la Franchise du XVe au XVIIIe s.
      X. Des temps difficiles.
      XI. Les siècles aux sorcières.
      XII. Contre Granvelle.
      XIII. La révolte des Frasnois.
      XIV. Relations internes.
      XV. Remous au village.
      XVI. À la fin de la domination espagnole.
   3e partie. Le XVIIIe siècle, fin d'une époque.
      I. Les derniers archevêques-abbés.
      II. L'abbaye au XVIIIe siècle.
      III. La mutation du pays de Charleroi.
      IV. Frasnes à la fin de l'Ancien régime.
         1. L'économie.
         2. La population.
         3. La famille.
         4. La structure économique et sociale.
            A. Les fermiers (Les fermes - Statut social - Les patrimoines - Action économique, administrative et judiciaire).
            B. Paysans, journaliers, artisans, commerçants (Un certain malaise - Petits métiers - Pauvres et mendiants - Officiers publics - Services militaires - Les tavernes - La santé - L'enseignement).
            C. Les pasteurs.
   - Index des noms de personnes.

30 euros (code de commande : 31134 - vendu).

 

[LIGNE, Prince de]. Nouvelles Annales du Prince de Ligne. Tome XIV. Bruxelles - Paris, Groupe d'Études Lignistes - Champion, 2001. In-8° broché, 166 p., quelques illustrations, tirage limité à 400 exemplaires, en bon état.
Table des matières :
   - Éditorial.
   - Les lectures militaires de Charles -Joseph de Ligne, par Bruno Colson.
   - Ligne et la tradition du conte moral, par Benoît Hennaut.
   - Prolégomènes à l’édition critique des Lettres de Fédor à Alphonsine, par Valérie Van Crugten-André.
   - Ligne, Casanova et l’immortalité de l’âme d’Élise von der Recke, par Marco Leeflang.
   - Quelques notes sur Angélique D’Hannetaire, muse du prince de Ligne, par Jean Philippe Van Aelbrouck.
   - Comptes rendus.
   - Ouvrages reçus.

15 euros (code de commande : 31157).

 

MALRAUX (André) — Psychologie de l'Art. Tome I. Le Musée imaginaire. Tome II. La Création artistique. Tome III. La Monnaie de l'absolu. Genève, Skira, 1947, 1948, 1950. Trois volumes in-4° brochés sous couvertures rempliées, t. I : 155 p., exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata, t. II : 226 p., t. III : 246 p., nombreuses héliogravures et illustrations en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire non coupé et en très bon état.
Extrait de l'étude de Thierry Laurent :
   Les livres sur l’art d’André Malraux, longtemps dédaignés ou jugés peu sérieux, révèlent pourtant une pensée originale qui propose une réflexion philosophique sur le sens de la création artistique et vise à faire dialoguer des œuvres extrêmement hétérogènes. L’écrivain, dans un style flamboyant, entreprend de démontrer que l’art unit les hommes d’époques différentes, qu’il permet de défier la réalité et le destin et que c’est la métamorphose de notre regard sur les chefs-d’œuvre du passé qui contribue à les immortaliser dans notre musée imaginaire. Les textes sont accompagnés d’une très riche iconographie ; quoi qu’on puisse penser de leur rigueur ou de leur justesse, ils doivent être appréciés – et analysés – ne serait-ce que sur le plan strictement littéraire.

      

Bibliographie :
   - Laurent (Thierry), André Malraux, théoricien de l'art, dans Literatura, vol. 58 (4), pp. 44-57.

Les trois volumes : 150 euros (code de commande : 31150 - vendu).

 

[MONS - CAPUCINS ET CAPUCINES]. Un couvent dans la ville. Capucines et Capucins à Mons. Photographies de Bérangère Moiny. [Mons], Maison de la Mémoire, 2000. In-8° carré sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 180 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bon état.
Avant-propos par Jean Schils :
   Ce n'est pas un livre d'Histoire, pas même un livre d'historien. Il ne relate pas d'événements, ou si peu. Il ne comporte pas de références. Il ne se complaît pas dans le passé pour lui-même. Il n'enferme pas le patrimoine dans un musée.
   C'est un livre écrit à plusieurs mains. Chacune d'entre elles a tenté d'exprimer, à sa manière et avec sa sensibilité propre, les réflexions que lui inspire ce couvent, qui fut d'abord celui des Capucines avant de devenir couvent de Capucins.
   Il s'agit ici de faire mémoire, donc de donner du sens en expliquant ce qui s'est vécu en ces lieux, et surtout en interpellant ces vieux murs pour leur demander ce qu'ils ont encore à dire aux hommes d'aujourd'hui.
   Nous vous convions à la visite guidée d'un ensemble patrimonial important pour beaucoup de Montois. Longtemps inaccessible, il fut pendant douze ans le siège de la Maison de la Mémoire. Au moment de s'en retirer pour laisser la place au nouveau propriétaire, celle-ci souhaitait faire mémoire. Dans toute l'acception du terme.

30 euros (code de commande : 31110).

 

[MONS]. Images d'une ville. Mons de 1200 à 1815. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1997. In-4° broché, 96 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Extrait de la présentation par Maurice Lafosse, bourgmestre de Mons :
   Par séquences successives, les auteurs déroulent devant nos yeux une véritable « saga » : celle d'une cité qui, de place-forte médiévale, devint successivement un centre institutionnel et décisionnel.
   Nous passons ainsi, par étapes, du Mons de Baudouin de Constantinople, en 1200, à la Ville de 1815 : celle de l'époque du roi Guillaume des Pays-Bas : celle du développement du bassin charbonnier Borain : celle de la « révolution industrielle » en Wallonie.
   À travers ce périple, nous assistons à son peuplement progressif, entre 1295 et 1365 ; à l'évolution de sa physionomie, depuis l'enceinte urbaine médiévale jusqu'à l'édification des fortifications hollandaises, en passant bien sûr par le siège par Louis XIV, en 1691.
   Nous voyons de la sorte surgir ces édifices majeurs qui caractérisent tant Mons : Hôtel de Ville, Collégiale Sainte-Waudru, Beffroi...
   Nous assistons de cette façon à l'éclosion et à l'aboutissement des grands chantiers, qui bien avant le XIXe siècle, la façonnèrent, avec cette Grand-Place si typique et les axes radiaux qui y aboutissent dès le Moyen Âge.
   Nous voyons aussi se tisser les liens qui unirent Mons au bassin minier du Borinage, dont elle devint le centre commercial et le pôle d'attraction.
Table des matières :
   - Avant-propos, par E. Persoons.
   - L'évolution de la ville, de 1200 à 1365, par Walter De Keyzer.
   - Les grands chantiers qui ont façonné le visage de la ville, par Christiane Piérard.
   - Les fortifications et les installations militaires du XVIe au XVIIIe siècle, par Bruno Van Mol.
   - Mons et le Borinage houiller, par M. Bruwier.
   - Bibliographie.
   - Index.

25 euros (code de commande : 31116 - vendu).

 

[MONS - VAL DES ÉCOLIERS - GRAVURE]. Vue de l'entrée et de l'église de l'abbaye du Val en 1826. Dessin de Gonzales Decamps, d'après la lithographie de L'Heureux, inclus dans son étude : Notre-Dame du Val des Écoliers, prieuré ensuite abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin à Mons. Monographie archéo-historique., publiée dans le tome XIX des Annales du Cercle archéologique de Mons (p. 230), rousseurs.
Dimensions :
   - Dessin : 194 x 130 mm.
   - Feuille : 275 x 185 mm.



Lithogravure de L'Heureux ayant servi de modèle à Gonzales Decamps.

Bibliographie :
   - Rousselle (Charles), Les vues gravées de la Ville de Mons et de ses monuments, n° 535.
   - L'Heureux (Gaspard Hippolyte Joseph), Collection de vues prises dans l’ancienne enceinte et dans les environs de Mons.

30 euros (code de commande : 31137 - vendu).

 

[NAMUR - SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE]. Annales de la Société archéologique de Namur. Tome 75. Namur, Société Archéologique de Namur, 2001. In-8° broché sous jaquette, 262 p., quelques illustrations en noir et une en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - In memoriam. Georges Baurin (1910-2000), par C. Douxchamps-Lefèvre, p. 5.
   - Les Chaumont. Une ascension fulgurante, par M. Thunus, p. 7.
   - Emmanuel Pérès de la Gesse Préfet du Département de Sambre-et-Meuse (1800-1814) à travers ses lettres inédites, par Fr. Lempereur, p. 75.
   - Un « odieux mouchard » ? Louis Jardinet Ducoudray, Vicaire général du diocèse de Namur (1802-1814) d'après plusieurs documents inédits, par A. Milet, p. 217.

10 euros (code de commande : 31124).

 

[NORD DE LA FRANCE - BOUSSOIS]. BOISE (Michel)Reflets du passé. Boussois, chez l'Auteur, 1978. In-8° broché, 175 p., bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préfaces.
   - Introduction.
   - Repères historiques.
   - Origines.
   - Le château.
   - Les seigneurs de Boussois.
   - Description des fiefs et arrière-fiefs.
   - Toponymes.
   - La seigneurie de Marpineau.
   - Deux grandes familles seigneuriales : D'Anneux et Bady.
   - Droits et revenus du chapitre Sainte Aldegonde.
   - Autres biens religieux - Estimation de leurs revenus.
   - Vente des biens nationaux et d'émigrés.
   -L'église.
   - Peuplement patronymique pré-révolutionnaire.
   - Métiers et commerces - Essai de chronologie avant 1789.
   - Souvenirs des dernières guerres.
   - Construction du premier fort (1879-1887).
   - Un fort de la ceinture Serre-de-Rivière (1914).
   - Notre village pendant la Première Guerre mondiale.
   - 1940 - Un ouvrage autonome de la Ligne Maginot.
   - Tableau synoptique des combats de la poche de Boussois (16 au 22 mai 1940).
   - Les grognards de l'empereur.
   - Nos dernières victimes (1939-1945).
   - Mayeurs et maires.
   - L'ordre public.
   - Les secrétaires de mairie.
   - Élections.
   - Le Bureau de Bienfaisance (B.A.S.).
   - Un bienfaiteur de la commune : Élie Delplace.
   - Enseignement : locaux, personnels, effectifs, alphabétisation.
   - Le service des douanes.
   - La Garde nationale.
   - Le service des Postes.
   - Le service de Santé.
   - La Sambre et ses ponts.
   - Qui s'en souvient depuis ?
   - Au temps passé.
   - Les biens communaux.
   - L'énergie électrique.
   - L'eau potable.
   - Les exploitations minières.
   - La fiscalité.
   - Revenus agricoles moyens (1850-1890).
   - Des salaires - Des prix.
   - Animaux de trait et véhicules à moteur.
   - Démographie.
   - Tables décennales.
   - 1850-1890 : évolution des métiers.
   - Routes, rues, chemins, pied-sentes.
   - Sociétés locales.
   - 1896 : panorama communal.
   - Distractions et coutumes de nos grands-parents.
   - Les surnoms.
   - Les glaces.
   - Un entretien.
   - Documents archivistiques.
   - Documents héraldiques et épigraphiques.
   - Sources.

15 euros (code de commande : 31113).

 

PASTERNAK (Boris) — « Seconde naissance ». Lettres à Zina suivi de Souvenirs, par Zina Pasternak. Introduction et commentaires de Mael Feinberg. Traduit du russe par Alain Préhac. Paris, Stock, 1995. Fort in-8° collé, 534 p., quelques illustrations hors texte, exemplaire en très bon état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Je t'aime terriblement et à chaque heure, chaque minute, je te rends grâces... », lui écrit-il dès leurs premières rencontres. « J'ai aimé la vie et toi », lui répétera-t-il, trente ans après, juste avant de mourir. Trente ans d'un amour qui ne se démentira jamais malgré les tourments d’une vie compliquée par les tempêtes de l’Histoire. À la fois bouquet de poèmes, épistolaire d’une passion, carnets d’un écrivain, recueil de souvenirs doux-amers, ce livre ne cesse de fasciner et d'instruire. On y retrouve mêlées aux grands problèmes de l'époque, les difficultés tour à tour tragiques et dérisoires que connurent Boris et Zinaïda Pasternak, couple exemplaire de tendresse et de dévotion.
   Dès 1941, les Lettres à Zina deviennent une sorte de journal de guerre. À travers la description des mille embûches que présente la seule survie se devine l'angoisse de ne pas pouvoir écrire et publier ce que l'on voudrait : rude mise à l’épreuve pour l’auteur et le patriote...
   Rédigés en 1962-1963, alors que Zinaïda était dans la misère, avec des droits d'auteur inexistants, sans retraite, mal vue du pouvoir et très malade (elle mourra en 1966), les Souvenirs ne pouvaient pas être totalement sereins ni objectifs. Ils n'en demeurent pas moins une lecture émouvante et nécessaire grâce à l'éclairage nouveau qu'ils apportent sur la vie d’un écrivain déjà entré dans la légende.

13 euros (code de commande : 31140 - vendu).

 

['PATAPHYSIQUE]. Subsidia Pataphysica. Livraison 7 du 1er gidouille 96 E.P. Paris, Collège de 'Pataphysique, [1996]. In-8° agrafé, [4], 84 p., illustrations, impression sur papier brique (les deux premiers feuillets sur papier jaune).
Sommaire :
   - Partie syntaxique.
      - Réunions.
      - « Toulouse bouge ».
      - Nos Satrapes.
      - Les Sous-Commissions au travail.
      - Les Belles Lettres.
      - À travers le Monde.
   - Partie opératoire : Fanzines et crambophyllologie.
      - Le Collège hors les murs.
      - L'Art naïf.
      - Ombres à éclipse.
      - Dérives.
      - La 'Pataphysique in partibus.
      - Ubu Rwé (traduction d'André Blavier C.E.).
      - Nubu Rei (traduction de J.C. Dinguirard A.E.).
      - Thèse par Keith Beaumont A.E.

13 euros (code de commande : 31129).

 

Phantomas. 43. Numéro hypotendu. Uccle, Phantomas, Décembre 1963. In-8° agrafé, 32 p., illustrations, exemplaire en bon état auquel on joint le programme de la Biennale de Paris 1963.
Sommaire :
   - Théodore Koenig :
      - Antimonies (Antinomies).
   - François Jacqmin :
      - La Vague caduque, Thalassa.
      - Camera obscura.
      - Exemple de ligature.

   - Paul Bourgoignie :
      - Buvez mes Dames Bovaril.
      - L'Étoile fixe.

   - Joseph Noiret :
      - Sinon le temps.
      - Inquisition.
      - Faits divers.
      - Le pli, Fin.

   - Pierre Puttemans :
      - Ici-bas.
      - Poèmes profanes.

   - Marcel et Gabriel Piqueray :
      - Les Samuel Goldschteingaufre.
      - Une sale blague.

   
Illustrations
      - Walter Hoeboer : Culs de lampe.
      - Serge Vandercam : Décor pour Antimonies de Th. Kœnig - Décor pour Les Sprats de M. et G. Piqueray.
      - Anonyme : Singlet.

20 euros (code de commande : 31128 - vendu).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Avis de réquisition. [Mons], [Administration de la Ville de Mons], 1914. Placard imprimé sur un papier au format 329 x 502 mm., un pli horizontal et un pli vertical, en très bon état.
   Avis de Jean Lescarts, bourgmestre de la Ville de Mons, daté du 25 août 1914, relayant l'ordre de réquisition du commandant Von Wartenberg, commandant de la place de Mons.
   L'impression fut réalisée chez l'imprimeur-lithographe montois Thiemann-Vleminck, rue de la Petite-Guirlande, n° 16.

20 euros (code de commande : 31155).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Vaccination des indigents. [Mons], [Bureau de Bienfaisance], 1914. Placard imprimé sur un papier au format 325 x 500 mm., un pli horizontal et un pli vertical, en très bon état et revêtu d'un timbre « affiches » de 5 centimes collé avant l'impression.
   Avis du Bureau de Bienfaisance de la Ville de Mons, daté du 30 octobre 1914, informant les indigents que la vaccination aurait lieu du 2 au 7 novembre 1914.
   L'impression fut réalisée chez l'imprimeur montois Léon Lambert, rue de Houdain, n° 24.

25 euros (code de commande : 31154 - vendu).

 

PRÉVOT (Jacques)Le grand Hautmont. L'Abbaye de sa fondation à la Révolution : son domaine et son rayonnement. Avesnes, Société Archéologique et Historique de l'Arrondissement d'Avesnes, 1974. In-8° broché, 321 p., planches hors texte à déplier, exemplaire bel état.
   Ce volume constitue le tome XXV des publications de la Société Archéologique et Historique de l'Arrondissement d'Avesnes.
Table des matières :
   Chapitre I. Aux premiers siècles du Grand Haumont.
      Saint Vincent Madelgaire et la fondation de l'abbaye d'Hautmont. - Le premier monastère et les reliques de saint Marcel. - La naissance du Grand Hautmont. - Réputation de l'abbaye... L'exil de saint Ansbert. - Les temps obscurs. - Invasions et spoliations. - Les réformes.
   Chapitre II. Les grands et l'abbaye d'Hautmont.
      Les papes et l'abbaye. - Les évêques de Cambrai et l'abbaye. - Les comtes de Hainaut et l'abbaye. - Les seigneurs d'Avesnes et notre monastère.
   Chapitre III. Le Grand Hautmont au Moyen Âge.
      Villae et manses. - Tableau synoptique des acquisitions de l'abbaye de 1088 à 1258. - Motifs et conditions des donations. - Les échanges, les achats et les ventes. - Églises et autels : les paroisses rurales. - Transformations du domaine hautmontois.
   Chapitre IV. Aspects de la vie intellectuelle et spirituelle à l'abbaye d'Hautmont.
      L'école de l'abbaye d'Hautmont. - Le scriptorium du monastère. - La bibliothèque. - Les fraternités.
   Chapitre V. « Monseigneur d'Hautmont » « Grand » du Hainaut et des Pays-Bas.
      Les États du Hainaut. - L'abbé d'Hautmont aux États du Hainaut. - La période bourguignonne.
   Chapitre VI. Les abbés commendataires et la période autrichienne.
      Jean Brisselot. - Guillaume et Charles de Croÿ. - Nicaise Leclercq. - Contestations paysannes. - Nicolas Fournier.
   Chapitre VII. Le « siècle » de Gaspard Hanot. Les splendeurs de l'époque espagnole.
      Portrait de Gaspard Hanot. - Un administrateur efficace. - Acquisitions à Hautmont. - Troubles et sorcellerie. - Un défenseur de la religion catholique. - Un « Grand » des Pays-Bas. - Pierre Lejeune, continuateur de l'œuvre de Dom Gaspard Hanot. - Pierre Leboucq et Quentin Gobert.
   Chapitre VIII. La période française des temps difficiles.
      L'opiniâtreté de l'abbé Cantineau (1676-1710). - Ansbert Petit (1710-1741). - Humbert Sculfort (1741-1753). - L'abbatiat de Dom Tahon.
   Chapitre IX. La seigneurie de l'abbaye d'Hautmont.
      La dîme. - Les droits féodaux : la justice. - Mortemain ou meilleur Cattel. - Péages et tonlieux. - Banalités. - Les droits réels et casuels. - Terrage et rentes foncières.
   Chapitre X. Les fermes du Grand Hautmont.
      « Censes, marchés, héritages, parties de terres ». - Charges d'entretien. - Le paiement des contributions et de la portion alimentaire du curé. - Le rendage. - Les clauses particulières au Hainaut autrichien. - Les « Gros vins ». - Le problème des mesures. - Les monnaies. Carte des villages du Grand Hautmont.
   Chapitre XI. Le « Grand Hautmont » - Le groupe central.
      Boussières-lez-Hautmont. - Vieux-Mesnil et Manissart. - Hargnies. - Saint-Rémy-Mal-Bâti. - Louvroil. - Le Sart les moines de la banlieue de Maubeuge. - Louvroil. - Les deux Ferrières.
   Chapitre XII. Les possessions méridionales.
      Choisies, Dimont, Beugnies et Semousies, Renlies. - Flaumont-Waudrechies. - Beaufort. - Limont-Fontaine. - Dourlers. - Saint-Aubin. - Saint-Rémy-Chaussée et Écuélin. - Monceau-Saint- Vaast. - Leval, Bachant, Pantegnies.
   Chapitre XIII. Les possessions septentrionales. Le « Grand Hautmont autrichien ».
      Mairieux. - Élesmes. - Gognies-Chaussée. - Villers-Sire-Nicole. - Vieux-Reng. - Grand-Reng. - Givry. - Havay.
   Chapitre XIV. Les possessions éloignées.
      Strépy, Bracquegnies, Maurage, Thieu. - Mons. - Élouges. - Athis. - Sebourg et Sebourquiaux. - Louvignies-lez-Bavay. - Le Petit Wargnies. - Verchin. - Villereau-Herbignies. Plan d'Hautmont avant la Révolution.
   Chapitre XV. Hautmont, notre village.
      L'abbaye d'Hautmont. - L'îlot, le moulin et la foulerie. - La Rive gauche : de la Grattière au bois du Fayt. - La Rive droite : de Bernaupré au Champ du Roc. - Les biens de cure.
   Chapitre XVI. L'organisation municipale : les bans d'Hautmons et de Boussières.
      Les premiers mayeurs. - La « Charte » d'Hautmont. - Analyse des Bans d'Hautmont. - L'organisation municipale.
   Chapitre XVII. La vie à l'abbaye d'Hautmont à la veille de la Révolution. Les derniers moines Hautmontois et leurs ressources.
      Les moines hautmontois à la veille de la Révolution, principaux revenus du monastère.
   Chapitre XVIII. La vie à l'abbaye : les dépenses des moines et le personnel du couvent.
      La nourriture et la vaisselle. - Linge et vêtements. - Les travaux d'entretien à l'abbaye et dans le Grand Hautmont. - Les dépenses « agricoles ». - Le personnel de l'abbaye. - Culte et « culture ». - Les frais de procès. - Portions congrues et pensions.
   Chapitre XIX. Hautmontois et gens de Boussières à la veille de la Révolution.
      Nos ancêtres devant l'impôt. - Les « petits » Hautmontois. - Les Hautmontois imposés de 10 à 20 livres. - Les Hautmontois imposés de 20 à 50 livres. - Les « Coqs » du village. - Les « Forains » propriétaires à Hautmont. - Les gens de Boussières. - L'Abbaye et les impôts directs et indirects.
   Chapitre XX. La Révolution et la fin du Grand Hautmont.
      L'Abbé d'Hautmont dans les dernières assemblées du Hainaut. - Les Cahiers de doléances et les élections de 1789. - La Révolution de 1789. - La sécularisation des monastères et le départ des moines. - La dispersion des moines et la vente de l'abbaye.
   Sources et bibliographie.

25 euros (code de commande : 31112 - vendu).

 

[PROUST (Marcel)]. MARGERIE (Diane de) — Proust et l'obscur. Paris, Albin Michel, 2010. In-8° collé, 226 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   « Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie mais de l'obscurité et du silence », écrit Marcel Proust dans Le Temps retrouvé.
   Cette obscurité qui enveloppe l'œuvre romanesque (où gisent le mensonge, le sadisme, l'obsession de l'enfance et ses révoltes mais aussi la passion de l'art), j'en explore ici à partir de La Recherche, mais aussi des premiers textes, fondateurs, moins connus, tels que Les Plaisirs et les Jours ou Jean Santeuil, la violence et l'ambivalence.
   Dès ses vingt-cinq ans Proust se prépare à la solitude, devient le peintre de la jalousie et l'analyste du sadisme. Pourquoi tant d'obscure révolte contre la mère, sublimée par la suite dans La Recherche ? Pourquoi tant de voyeurisme ? C'est un point de vue personnel et particulier que j'adopte ici où, derrière les faux-semblants, loin des salons et des anecdotes, j'essaie de plonger au cœur ténébreux de son inspiration.

12 euros (code de commande : 31144).

 

[SANS DE SAINTE-CATHERINE]Le Livre d'Or, ou l'Humilité en pratique. Instruction utile à tous les fidèles. Lille, Lefort, [ca 1824]. [Lille, Chez L. Lefort, Imprimeur-Libraire, rue Esquermoise.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné, coins émoussés, reliure frottée, [2 (faux-titre et mention d'imprimeur)], VIII, 130, [2 bl.] p., une gravure en frontispice.
   Dom Sans de Sainte Catherine (1570-1629) était un cistercien de l'ordre des Feuillants. On lui doit plusieurs ouvrages de piété écrits pour ses pairs dont le plus célèbre que nous présentons ici.
Avant-propos :
   C'est peut-être la centième fois qu'on réimprime ce petit Livre, et l'empressement des personnes pieuses à se le procurer, permet d'assurer que ce ne sera point la dernière.
   Don Sans de Sainte-Catherine, auteur de divers ouvrages ascétiques, n'avoit d'abord composé celui-ci que pour ses religieux ; mais comme la pratique de l'Humilité est nécessaire dans tous les âges et dans tous états, on l'offrit ensuite aux Fidèles, en supprimant ce qui n'avoit rapport qu'à l'état monastique. Écrit depuis plus d'un siècle, beaucoup d'expressions avoient vieilli ; on les a mises en meilleur français, en conservant toutefois la simplicité du style de l'Auteur.
   On a donné à ce petit ouvrage le titre de Livre d'or ; parce que dans le Christianisme rien n'est, en effet, plus précieux que la pratique de l'Humilité ; elle est le fondement de la sagesse, dont les fruits sont préférables à l'or (Prov. 8. 19.) : c'est la véritable caractéristique d'un disciple de Jésus-Christ. « Pour être grand, il faut, selon la pensée de S. Ambroise, commencer à se faire petit. Vous pensez, dit ce saint Docteur, à élever l'édifice des vertus chrétiennes ; il est d'une grande hauteur ; songez doux d'abord à creuser sa base dans toute la profondeur de l'Humilité : car, ajoute-t-il, lorsque quelqu’un veut bâtir, il creuse davantage les fondemens, à proportion de la hauteur et de la masse de l'édifice qu'il veut élever. 175 (Serm. 10, De Verbis Domini.)
   Et cette précaution d'établir l'édifice sur des bases solides, fût-elle jamais plus nécessaire que dans ces jours malheureux, où l'impiété, sous le nom ridiculement fastueux de philosophie, a suscité tant d'orages et de tempêtes contre la religion ? La tourbe orgueilleuse de ses prosélytes a érigé ses délires en systèmes, et réuni ses efforts contre le Seigneur et contre son Christ (Ps. 2.). Nous les avons vus ces hommes présomptueux, superbes et blasphémateurs (II. Tim.3.), dont l'Apôtre nous avertit de nous défier, employer tour-à-tour tous les genres de séduction ; sophismes, railleries, menaces, et enfin nous environner des terreurs de la mort, pour anéantir, s'il eût été possible, l'œuvre de Jésus-Christ. Mais, grâce à la divine Providence, leur orgueil est couvert d'opprobres, et la Religion recouvre ses droits.
   Puisse l'humilité de la Croix triompher de l'orgueil dans le cœur de tous les Fidèles, y consolider l'empire de. J. C, et nous donner cette paix véritable qu'il est venu apporter sur la terre.
   C'est sous les auspices de Marie que doit toujours paraître ce petit ouvrage, et c'est par son intercession qu'il portera des fruits de bénédiction. Marie fut la plus humble des créatures ; elle est aujourd'hui la Reine du Ciel, et elle doit à son humilité les grandes choses que le Seigneur a faites en elle. Adressons-nous donc avec confiance à sa puissante protection, et ce ne sera pas en vain ; car, comme dit un de ses plus grands serviteurs, St. Bernard : « Il est inouï qu'on ait imploré son assistance sans être exaucé. »

15 euros (code de commande : 31153).

 

SÈVE (Lucien) — Une introduction à la philosophie marxiste. Suivie d'un vocabulaire philosophique. Paris, Éditions Sociales, 1980. Fort in-8° collé sous couverture à rabats, 717 p., (collection « Terrains »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Peut-on nier la crise de la philosophie marxiste ? Y a-t-il même une philosophie marxiste ? Ces questions, nées de la critique radicale de sa conception stalinienne et du mouvement fécond mais éclaté de réinterprétation de la pensée de Marx, hypothèquent le travail philosophique qu'appellent le développement des sciences et de la politique, le besoin croissant de mieux comprendre le marxisme.
   Fruit de cinq ans de travail, ce livre est une réponse à cette vive demande. Il propose en effet une vaste synthèse de la philosophie marxiste telle qu’il est aujourd'hui possible de la penser dans sa spécificité et sa cohérence. À l'opposé d'un manuel dogmatique, il fait pénétrer dans cette philosophie foncièrement critique à travers l'examen vigilant de sa problématique et de son mouvement historique.
   Substituant à des lectures déformantes une analyse fiable des textes, il a en même temps le caractère délibérément personnel d’une œuvre de recherche. Il renouvelle des questions majeures comme celles des rapports entre Marx, Hegel et Feuerbach, des catégories spécifiques de la dialectique matérialiste, du statut de la philosophie marxiste, de ses relations avec la foi religieuse, des contradictions réelles que recouvre ce que certains appellent sa crise.
   Ce livre de haut niveau est cependant un ouvrage accessible à ceux que ne rebute pas l'effort théorique, soucieux de faciliter la lecture et l'étude personnelle des grands textes marxistes. L'index des matières, traité en vocabulaire philosophique, fournit pour la première fois un instrument de travail adapté aux problèmes terminologiques que pose l'étude de la philosophie sur la base du marxisme.
   Lucien Sève : agrégé de philosophie. Nombreux travaux sur les problèmes de la philosophie marxiste, en particulier ceux de la dialectique, et sur les rapports entre psychologie et matérialisme historique. Auteur de Marxisme et théorie de la personnalité. Membre du Comité central du P.C.F.

15 euros (code de commande : 31141 - vendu).

 

THIBAUDEAU (Jean) Mes années Tel Quel. Mémoire. Paris, Écriture, 1994. In-8° collé, 258 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
  En 1960, à vingt-cinq ans, Jean Thibaudeau publie son premier roman, aux éditions de Minuit. À cette occasion, il entre par hasard et plutôt malgré lui au comité de rédaction d'une nouvelle revue, Tel Quel, que viennent de fonder, au Seuil, Jean-Edem Hallier, Philippe Sollers et quelques-uns de leurs amis.
   Il en sortira volontairement en 1971.
   Point de vue tout personnel sur (peut-être) l'unique et la dernière de nos « avant-gardes » littéraires depuis le surréalisme. Récit, examen, notes, remarques, documents, explications de texte.

10 euros (code de commande : 31143*).

 

[THUIN]. FOULON (Roger) — Mémoire d'une petite ville [Thuin]. [Thuin], Éditions du Spantole, Legrain, 1992. In-8° broché, 157 p., illustrations, exemplaire en bon état, avec un envoi de l'auteur et auquel on joint une photographie du Service Photographique du Journal de Charleroi et deux cartes postales dont une de Thuin.
Table des matières :
   - Écrire ma ville.
   - Cimetières.
   - Batelleries.
   - Histoires de rails.
   - Mes écoles.
   - La clé des champs.
   - Châteaux.
   - Histoires de clochers.
   - Marches.
   - Ducasses.
   - La Vaulx.
   - La Piraille.
   - La Ville.
   - Drèves, Berceau, Corbeillerie.
   - Le Grand Bon Dieu.
   - Waibes.
   - Circuit.

20 euros (code de commande : 31123 - vendu).

 

TOURNELLE (Henri, pseudonyme de Jules-Henri Lefèvre) — Mariage de Guerre. Vaudeville wallon en trois actes avec chants, monologues, poèmes français & wallon. 3e édition. Préface de Louis Jonas. Jemappes, Rorive-Vannuffelle, 1925. In-8° broché, 117 p., couverture défraîchie.
Préface :
   Mil neuf cent dix huit !... Ceux qui ont vécu les cinquante mois de guerre dans l'enfer de l'occupation boche ont gardé de cette époque un souvenir ineffaçable... 1918 !
   La misère de notre peuple était à son point extrême : on avait faim. On mangea des choses épouvantables : des betteraves, des rutabagas, de la céréaline, du son, du tourteau, du pain hollandais, des féverolles, et... que sais-je encore ?
   On créa, pour combattre la famine, les œuvres les plus fantaisistes : « Repas Scolaire » ; « Couque Scolaire » ; « Soupe populaire » ; « Goutte de Lait » ; « Suralimentation », sans compter tant d'autres qui poursuivaient le même but sous d'autres formes : « Comité de Secours » ; « Assistance discrète » et « Commission for Relief in Belgium » (à qui nous devons l'inoubliable « lard Wilson »).
   Les boches, dans les étapes surtout, nous tracassaient de cent façons ; on ne parlait que de perquisitions, réquisitions d'hommes, saisies, arrestations et arrêtés vexatoires, les plus imprévus... c'était le règne de la terreur et de l'arbitraire.
   Tout semblait fait pour augmenter nos souffrances ; ce fut l’année des grippes mortelles, des bombardements par avions, des hécatombes de déportés, des cortèges d'évacués venant de France ; ce fut affreux !
   Ajoutons à cela que que quelques journaux soudoyés par l'ennemi, « La Belgique », notamment, démoralisaient systématiquement notre peuple par leurs communiqués truqués et tendancieux. Rares étaient ceux qui ne subissaient point, par moments, l'étreinte pénible du découragement.
   Telle était notre situation en 1918 ; tels étaient les à-côté du grand drame mondial, pour ceux qui eurent le malheur de vivre sous la domination allemande en Belgique. Cette vie méritait, certes, d'être résumée, et l’esprit observateur d’Henri Tournelle n'eut qu’à cueillir autour de lui les impressions de chacun, les réflexions souvent spirituelles des Borains, pour en faire un ensemble merveilleux de vérité : « Mariage de Guerre ».
   Dans « Mariage de Guerre », c’est le peuple wallon tout entier qui parle : l'affamé, c’est tout le monde, en somme, ou presque. Les scènes qui se déroulent au cours de ces trois actes, chacun de nous n'en a-t-il pas vécu quelques-unes ? Le succès de cette pièce tient beaucoup à cela. Le public aime à se reconnaître en scène et à retrouver des connaissances. Les personnages sont dessinés en traits caractéristiques : notons seulement en passant : l'accapareur, le garde-champêtre et l'affamé ; signalons aussi cet autre : le boche, qui, en quelques minutes, résume tout ce que ses pareils nous ont avoué à cette époque. Combien il diffère du soldat arrogant de 1914 ! Il devient mécontent, il perd confiance, il a faim, il vendrait son kaiser et ses officiers pour trouver à manger, le pôvre !
   Les chansons de « Mariage de Guerre » sont troussées avec esprit et elles sont devenues populaires dès l'apparition de l'œuvre. Il en est quelques-unes, comme « El champette d’aoûte » et « Lettre de Soldat » qu'on ne se lasse point d'entendre... Mais est-il besoin de vanter cette œuvre et de montrer ses qualités ? Le succès triomphal obtenu par le Cercle Henri Tournelle à chaque représentation ne parle-t-il pas mieux que toutes les louanges ? A-ton jamais connu une pièce wallonne jouée cent quarante fois au village par les mêmes auteurs ? Non, certes, « Mariage de Guerre » n'a plus besoin de « la claque » et son succès ne fera qu'augmenter.
   Dans vingt ans, on reverra cette pièce avec plaisir : elle sera, pour les survivants de la « grande aventure » le rappel lointain du passé ; elle sera, pour les jeunes, un document précieux, bien moins ennuyeux et plus vrai peut-être qu'un livre d'histoire.
   Nous devons féliciter Henri Tournelle de son œuvre et lui savoir gré d'avoir relevé le prestige de notre langue wallonne si savoureuse, si expressive. Après un tel début, il a le devoir d'utiliser son esprit, sa verve, son imagination féconde, à produire d'autres œuvres pour le plus grand plaisir de ses admirateurs et pour la gloire de notre art national.

12 euros (code de commande : 31115 - vendu).

 

VAN DALE (Johan Hendrik) — Een blik op de vorming der stad Sluis en op den aanleg harer vestingwerken van 1382 tot 1587 door J. H. Van Dale, Archivist van Sluis. Met een plattegrond van Sluis in het midden der 15e eeuw en eene afbeelding van het zegel van schepenen der stad Lamminsvliet ten jare 1293. Middelburg, Altorffer, 1871. [Te Middelburg, / bij J. C. & W. Altorffer. / 1871.] In-8° débroché, VIII, 223, [1 bl.] p., une planche en frontispice et un grand plan à déplier in fine, le dos est cassé et le second feuillet de la couverture manque.
Table des matières :
   - Voorbericht.
   - Inleiding
   Hoofdstuk I. De Opschote en de Moitijnspolder.
   Hoofdstuk II. De Zuidkeure en de Oostkeure.
   Hoofdstuk III. De Riole.
   Hoofdstuk IV. Bruungheers.
   Hoofdstuk V. De Oude en de Nieuwe Polder.
   Hoofdstuk VI. Sluis bewesten den Watergang en den Vliet.
   Hoofdstuk VII. Versterking der stad Sluis van 1382 tot 1432.
   Hoofdstuk VIII. Uitbreiding van het rechtsgebied van Sluis aan den Zwinkant.
   Hoofdstuk IX. De rentplichtige bezittingen van Sluis, binnen de stad.
   Hoofdstuk X. 't Steenen werk ter zeewaart.
   Hoofdstuk XI. Verterking van Sluis van 1578 tot 1587.
   - Aanteekeningen.
   - Oorkonden.
   - Bijlagen.

25 euros (code de commande : 31127 - vendu).

 

[VANDERVAEREN]. VAN ORSHOVEN (Alfons) — 500 Jaar Vandervaerens in Hoeilaart. Hoeilaart, Het Glazen Dorp, 2003. In-8° broché, 143 p., illustrations, (collection « Bijdrage tot de Geschiedenis van Ijse-, Lane- en Dijleland », t. XXIV), cachet humide ex-libris à la deuxième page de la couverture, exemplaire en très bon état.
Inleiding :
   In 2002 wonen er vijfhonderd jaar Vandervaerens in Hoeilaart. Dat is zeker wel de moeite waard om de familiegeschiedenis in herinnering te brengen.
   Maar familiegeschiedenis mag zich niet beperken tot het citeren van namen en data. Men moet ze zien in het raam van de ontwikkeling van de algemene wereldgeschiedenis en van de gebeurtenissen die zich afspelen in het dorp en in de directe omgeving waar de familie gevestigd is. Onze voorouders waren immers mensen die leefden in hun tijd.
   Het eerste kwart-millennium (1500-1750) van de Vandervaerens in Hoeilaart was de tijd die liep van Keizer Karei over Filips II, Albrecht en Isabella, de Spaanse Tijd en het begin van de Oostenrijkse Tijd.
   Het tweede kwart-millennium (1750-2000) begon met Maria Theresia en Karei van Lorreinen, daarna Jozef II met de afschaffing van Groenendaal. Later kenden wij de Franse overheersing met de Boerenkrijg. Wat was daarvan de weerklank in onze streek ? Wat was de betekenis van Charlepoeng ? En toen kwam Napoleon met, op een boogscheut van bij ons, de slag van Waterloo. Daarna de Hollanders die de Leeuw van Waterloo oprichtten, met opgeheven poot naar Frankrijk, en terzelfdertij d de helft van het Zoniënbos verkwanselden.
   In 1830 kwam de Belgische Omwenteling met een paar Hoeilaartse gesneuvelden. Wat betekende de Belgische onafhankelijkheid voor onze voorouders ? En het begin van « de beschaving van Hoeilaart » : de oprichting van de Zusterschool in 1829, waar onze voorouders konden leren lezen en schrijven ? En tenslotte de ongelooflijke economische bloei met de komst van de druiventeelt.
   In die vijfhonderd jaar geschiedenis heeft de familie Vandervaeren hier toch niet zo'n onbelangrijke rol gespeeld. Het loont dan wel de moeite die familiegeschie-denis wat nader te bekijken.
   De bladzijden die volgen mogen niet als een geschiedkundige studie aangezien worden. Daartoe acht ik mij volkomen onbevoegd. Het is eerder het persoonlijk overdenken van die geschiedenis zoals die door anderen werd geschreven.
   Voor de eerste eeuwen (1500-1750) steun ik vooral op Alphonse Wauters : Histoire des environs de Bruxelles (1855), op Sander Pierron : Histoire de la Forêt de Soignes (1905), op V. De Buck : Het Christelijk Hoolaert (1855) en op M.E. Marien en J. Verbesselt : Geschiedenis van Hoeilaart (1974). Voor de eigen familiegeschiedenis is die eerste periode (1500-1750) hoofdzakelijk gesteund op B.W Van Schijndel : Généalogie Van der Vaeren 1190-1968 (1968).
   Voor de tweede periode (1750-2000) steun ik voornamelijk, naast mondelinge overleveringen, op de bevolkingsboeken van Hoeilaart die dank zij de prachtige samenvattingen die R. Walkiers en N. Van Kimmenade ervan gemaakt hebben met een minimum van inspanningen thuis kunnen geraadpleegd worden (ten minste tot even over 1900).

8 euros (code de commande : 31132).

 

[VIESVILLE]. GOSSIAUX (Léopold) — « Un coup de van » dans les documents pouvant servir à l'histoire de Viesville. Viesville, Duchêne-Gossiaux, [ca 1932]. In-8° broché, 78 p., illustrations hors texte et deux cartes à déplier in fine, ex-dono manuscrit à la page de titre, deux cachets humides ex-libris (l'un à la deuxième page de la couverture, l'autre sur la page de l'avant-propos), rousseurs.
   Étude publiée dans le tome 39 des Documents et Rapports de la Société royale paléontologique et archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroi.
Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. Dédicace.
   3. Bibliographie.
   4. Un peu d'histoire :
      a) Origines.
      b) Période féodale.
   5. Quelques jalons.
   6. Géologie. - Industrie. - Population. - Administration. - Enseignement :
      a) Géologie.
      b) Industrie.
      c) Administration.
         1° Haute-Cour.
         2° Conseil communal.
         3° Bureau de bienfaisance.
         4° Fonctionnaires.
      d) Enseignement.
   7. Documents pour l'histoire religieuse :
      a) Viesville. - Ses deux églises.
      b) Le reliquaire de St Hubert.
      c) Dîmage de la cure de Viesville.
      d) Nomination de J.-B. Coyette comme marguillier (1736).
      e) Passement des bancs (1741).
      f) Démission de J.-B. Coyette comme marguillier (1766).
      g) Passée de la grosse et menue dîme.
      h) Bail de dîmage.
      i) Recteurs de Viesville.

15 euros (code de commande : 31133 - vendu).

 

[VIRGILE (Publius Vergilius Maro)]. GRIMAL (Pierre) — Virgile ou la seconde naissance de Rome. Paris, Arthaud, 1985. In-8° collé, 255 p., (collection « Biographie »), exemplaire en parfait état, épuisé dans ce format.
En quatrième de couverture :
   Au premier siècle avant notre ère, déchirée par les guerres civiles, lassée de ses victoires, profondément ébranlée par des crises de confiance et de foi, Rome se prend à douter d'elle-même et de son Empire dans un monde inquiet, désabusé, glorieux et hésitant.
   Mais un jeune provincial de Mantoue, qui sait observer la nature et la vie animale, scruter les ciels étoilés et s'interroger sur l'avenir des hommes se recueille, rêve, écrit. Il va devenir Virgile, le plus grand poète de son siècle et peut-être de tous les temps, adulé par le public, favori du Prince, admiré de tous.
   Voici les Bucoliques où chantent les bergers, les Géorgiques, poème de la condition humaine, l'Énéide qui révèle l'ordre des Destins.
   Un poète va parler et le monde romain saura l'écouter. Il est l'artisan de la seconde naissance de Rome.
   Ce Virgile de Pierre Grimai, biographie à la fois historique, littéraire et spirituelle est le premier ouvrage d’une nouvelle collection.

12 euros (code de commande : 31139 - vendu).

 

WOLFF (Paul) — Douze années de pratique du Leica. Résumé historique illustré de 192 héliogravures et de 11 photogravures. Traduction de G. Joly. Paris, Tiranty, [1935]. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 64 p., 192 planches, il manque la jaquette, couverture très souillée.
   Les reproductions sont réparties en neuf sections : le paysage - le portrait - en voyage - les saisons et la haute-montagne - le monde des travailleurs - le sport et l'image - animaux et plantes - « sur le vif » - dans les laboratoires et les cliniques.
Avertissement de l'auteur :
   Cet ouvrage est le premier qui ait été illustré au moyen d'eaux-fortes de très grand format obtenues en partant directement de petits négatifs, sans passer par le détour d'une épreuve préalablement agrandie. Ce procédé a pour but de conserver toutes les finesses du négatif ; il interdit aussi toute retouche du positif agrandi, autre que les moyens usuels d'enlèvement des taches.
   Le travail de gravure, le choix judicieux de 200 négatifs de qualités et de densités essentiellement différentes, triés dans une collection constituée au cours de près de 12 années, ont nécessité une collaboration intime, hautement intelligente et judicieuse des graveurs, imprimeurs et photographes.
   Nous remercions ici notre éditeur pour son infatigable complaisance à combler tous nos désirs ; merci à tous ceux qui nous ont aidé dans l'achèvement de ce livre.
Préface :
   De ce livre, je suis innocent ! En sont responsables les centaines de correspondants ou de questionneurs qui, tantôt aimables, tantôt furieux ou méfiants, se sont adressés à la Maison Leitz ou à moi.
   Tous avaient vu, dans différentes expositions par exemple à Paris au printemps 1935, ma série de 200 agrandissements de clichés Leica, choisis parmi ceux que j’ai obtenus au cours de 12 années d'inébranlable fidélité à cet appareil. « Rassemblez-nous ces images en un volume » disaient les enthousiastes – « Dites-nous d’une façon plus détaillée que dans le catalogue de l'exposition, comment vous les avez obtenues » demandaient les autres — Mais les voix de ces deux chœurs étaient couvertes par la clameur confuse d’une majorité qui reprenait : « Ce n'est pas naturel ! Seraient-ce des agrandissements de clichés plus grands que le format Leica ? Voyons, s'agit-il d'agrandissements directs, ou bien sont-ils obtenus au moyen d’un négatif de format intermédiaire ? Dans les deux cas, quel truc avez-vous employé ? Il y a là-dessous un mystère que l'on nous a indignement caché ! Expliquez-vous donc. »
   Nous restâmes stupéfaits devant cette tempête – Quand des milliers de possesseurs de Leicas, devant une telle exposition, manifestent de cette façon leur surprise ou posent tant de questions, c’est que quelque chose ne cadre pas. Ces incrédules doivent peut-être manquer des directives nécessaires, qu'ils n'ont pas trouvées jusqu'ici.
   Dans toute une série de petites publications qui m'ont été demandées, j’ai insisté sans cesse sur le point suivant : C’est commettre une grave erreur que de croire à l'emploi de trucs mystérieux quelconques, tels que le procédé du grossissement intermédiaire, ou à tout autre moyen d’un emploi difficile. Chaque fois, j’ai pris le Leica en main et montré la façon dont je m'en sers. Cependant, le sentiment persistait en moi que, sans avoir la prétention d'être un apôtre, j'avais encore quelque chose à dire, malgré que cela ait été déjà fait dans quelques excellents traités ou périodiques.
   Les désirs qui, de tous côtés, montaient ainsi vers nous, sont maintenant comblés. Je veux essayer d'exposer dans cet ouvrage un peu de ce que j’ai appris, non pas avec la prétention de faire mieux que d'autres n'ont fait avant moi, mais dans le but d'exposer une bonne fois la question tout entière sous un autre point de vue.
   Disposant d’un nombre considérable de clichés, j’ai voulu montrer ce que peut donner le Leica quand on sait s'en servir. Après 12 années d'expériences couronnées de succès, s'arrêter un moment, faire le point, et fixer pour toujours ce que cette dernière décade fit d’un début modeste (mais pourtant si révolutionnaire), tel est le but de ce livre ! Je crois fermement que nous tous, qui aimons le Leica, estimons qu'après une si longue période expérimentale, cet exposé historique s'imposait et que, lorsqu'un de nous prend les devants, il acquitte tout simplement une dette de reconnaissance.
   Précisons d'abord un point important : Ce livre doit être considéré comme un historique de la question. Son but n'est pas seulement d'exposer ce que le procédé Leica permet aujourd'hui d'obtenir ; il faut aussi montrer comment les insuffisances du début appartiennent à l'histoire, et comment, à l'heure actuelle, le procédé permet, grâce à un degré de précision savamment étudié, d'obtenir de grandes images avec de petits clichés, et, tout en égalant les antres procédés habituels de la photographie, de rester à la tête du progrès, grâce à la multiplicité jamais atteinte de ses applications.
   Le plan et la disposition de cet ouvrage sont conformes à ceux de nos expositions ; cent nouvelles photographies ont remplacé cent des anciennes. Mais la leçon de choses a été poussée plus loin ; en publiant un grand nombre de photographies prises par mon collaborateur Alfred Tritschler et par mes élèves, j’ai tenu à montrer que les personnes importent peu et que, seul, compte le « savoir ».
   La publication de ce livre n'était possible que grâce à des sacrifices de tout ordre et seulement par gros tirage. Il doit être à la portée de tous et non le privilège de quelques-uns ; il doit rendre évidente cette pensée fondamentale : Le Leica n'est pas un petit appareil quelconque ; c’est un procédé photographique complet et nouveau, accessible à tous les amateurs vraiment sérieux.
   Ce livre ne contient pas d'exemples inaccessibles aux amis du Leica ; il ne s'agit pas de montrer les produits d’une technique raffinée, compliquée et difficile ; il n'est pas bourré de recettes et de tableaux synoptiques agaçants. Tout cela existe et a son importance, mais le but de ce livre est « d'apprendre à voir » ! Puisse-t-il, en cette voie, servir de guide à de nombreux lecteurs !
   Nous avons entrepris ce travail, soutenus par la confiance qu'ont accordée à nos efforts ceux qui ont bien voulu se joindre à nous. Voici le premier « Annuaire du Leica » ; il sera, nous l'espérons, suivi d’un deuxième et d’un troisième qui mettront en évidence les progrès ultérieurs du procédé. Combien en avons-nous déjà enregistrés aujourd'hui et combien d'autres encore l'avenir nous réserve-t-il ? Le Leica a gagné le marché mondial, et mon rêve serait d'avoir un jour les amis du Leica, du monde entier, rassemblés autour de moi, afin que nous puissions causer ensemble des succès obtenus.

25 euros (code de commande : 31125 - vendu).

 

ZOETE (A.) — Handelingen van de Leden en van de Staten van Vlaanderen (1405-1419). Excerpten uit de rekenigen der steden, kasselrijen en vorstelijke ambtenaren. Deel I : 24 maart 1405 - 5 maart 1413. Deel II : 10 maart 1413 - 7 september 1419. Bruxelles, Palais des Académies, 1981-1982. Deux volumes in-4° sous reliure d'éditeur, XLVIII, 1627 p., (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   - Woord vooraf.
   - Inleiding.
   - Gebruikte tekens en afkortingen.
   - Dokumentatie.
   - Wijze van uitgave.
   - Teksten.
   - Bijlage : Voorbeeld van optreden van de Vier Leden als drukkingsgroep ten voordele van een subalterne schepenbank : verwijzing van een rechtsgeding van de Raadkamer naar de schepenbank van Sint-Winoksbergen Ambacht (1408, 22 augustus - 7 september).
      1. Uitspraak van de verwijzing (1408, 22 augustus).
      2. Voorwaarden van de verwijzing (1408, 22 augustus).
      3. Vergadering en overeenkomst tussen de Vier Leden, de kanselier en raadsheren over de verwijzing (1408, 7 september).
   Kronologische lijst van de uitgegeven vegaderingen.
   Index van persoons- en plaatsnamen.
   Index van zaken.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 31119 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 27 juillet 2021.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(29 juin 2021)

 

[BOSCH (Jérôme)]. DE BOSCHÈRE (Jean) — Jérôme Bosch. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1947. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 39 p, XXXII planches en noir, jaquette, (collection « L'Art en Belgique »), bel exemplaire.
Extrait :
   Ces pages sur les peintures de Bosch sont écrites par un homme dont certains aspects de la personnalité furent souvent rapprochés des caractères de l'œuvre du maître. Si cet homme se fût consacré à la peinture seule, peut-être que la forme de celle-ci eût corroboré ce jugement. Ces points de contact peuvent-ils autoriser à croire que le contemporain de Picasso est apte à pénétrer dans l'œuvre du contemporain de Villon ?
   En tout cas, fort de mes expériences, j’ai souvent questionné l'énigme des possibilités d'expression purement linéaires que contiennent les arts plastiques. Ce n'est donc pas par la voie des documents écrits que je m'approcherai des panneaux de Bosch. Il est assez rationnel de considérer avec l’esprit et l’expérience d’un peintre, une œuvre de peinture dont le sens, d'ailleurs, n'est élucidé par aucun des moyens de la petite histoire.
   Pour celui qui s'attache plus à l'archéologie qu'aux sentiments que peuvent exprimer les lignes et les couleurs, rien ne sera donc perdu à cause de cet isolement de l'œuvre et de l’homme dans le temps. En effet, on ne sait rien de Bosch, sinon quelques dates ne concernant pas son art ou sa vie. Mais devant nous s'étalent les pièces sûres de ses panneaux. C’est là que, s'il existe, devrait être surpris le mystère de cet artiste. S'il se voulait moraliste, satirique, sa peinture seule peut nous le dire.

13 euros (code de commande : 31075).

 

[CANAL MONS-CONDÉ]. De Mons à Condé. Un canal et des hommes (1807-1968). Catalogue de l'exposition organisée par le Cercle d'histoire et d'archéologie de Saint-Ghislain et de la région, en partenariat avec la Ville de Saint-Ghislain, à l'occasion du bicentenaire du début des travaux de construction du canal de Mons à Condé. Publié sous la direction de Laurent Honnoré et Yannick Coutiez. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 2007. In-8° carré broché, 303 p., très nombreuses reproductions de documents, (collection « Publications Extraordinaires », n° 10), épuisé au catalogue de l'éditeur.
Ce volume contient :
   - Les bateaux du canal de Mons à Condé, par Cécile Ansieau, 12 p.
   - La vie sociale des professions liées au canal et le Home des bateliers, par Marie Arnould et
         Yolande Caufriez, 30 p.
   - Le paysage le long du canal, hier et aujourd'hui, par Gégoire Auquier, 40 p.
   - Divertissements, loisirs et fêtes autour du canal, par Monique Bertieaux et Marie-Thérèse Devienne, 10 p.
   - Le canal de Mons à Condé : une voie d'eau pour les houillères du bassin du Couchant de Mons, par Assunta Bianchi, 38 p.
   - Bateaux et navigation sur la Haine à la fin de l'Ancien Régime, par Yannick Coutiez, 36 p.
   - Le canal de Mons à Condé : origines, construction, financement et mise en service (1801-1818), par Laurent Honnoré, 56 p.
   - Le paysage le long du canal à travers les cartes postales, par Willy Thomas, 24 p.
   - Les infrastructures de la navigation et les travaux de comblement, par Bruno Van Mol, 40 p.

25 euros (code de commande : 31099).

 

[CHARLEROI]. Plan de Charleroy. Avec les attaques commencées 1e 16 Septembre 1693 et poussees jusqu'au... d'Octobre de la même Année que la Place se rendit. Gravure collée sur une feuille de papier fort, rare.
  Carte extraite du tome IV (planche 76) de Les Forces de l'Europe, Asie, Afrique et Amerique, ou description des principales villes, avec leurs fortifications : Dessignées par les meilleurs ingenieurs, particulierement celles qui sont sous la domination de la France, dont les plans ont esté levez par Monsieur de Vauban, avec la description de tous les instrumens servans à la fortification, à l'attaque & deffense des places, ensemble ceux qui servent pour l'artillerie, des magasins ; la maniere de dresser un camp devant une ville assiegée, &c. Et ornées de plusieurs superbes edifices. Necessaire pour toutes sortes de personnes, publié à Amsterdam, chez Pierre Mortier, vers 1702. La plupart des gravures contenues dans ce recueil sont des copies de celles publiées dans les recueils Les forces de l'Europe et Le théâtre de la guerre que Nicolas de Fer fit éditer à Paris en 1693-1697.
Dimensions :
   - Image : 286 x 234 mm.
   - Cuvette : 294 x 239 mm.
   - Feuille : 341 x 289 mm.
   - Collé sur une feuille de 425 x 360 mm.

Relation du siège de 1693 par Jean Godet :
   Vainqueur à Neerwinden le 29 juillet 1693, le maréchal duc de Luxembourg, se présente devant Charleroi le 10 septembre suivant. Placés sous les ordres du marquis del Castillo de Villadurias, 4.500 Espagnols vont défendre la place.
   Les troupes françaises d'investissement sont fortes de 30 bataillons et de 32 escadrons dont Messieurs de Guiscard et de Ximénès, principaux sous-ordres du maréchal, se partagent le commandement. À l'illustre Vauban est confiée la direction des travaux du siège. Le 15 septembre, les assiégeants ouvrent la tranchée.
   Sous les hauteurs de la Garenne, les Espagnols occupent deux postes fortifiés. Dès la prise de ces postes par les Gardes françaises, les pionniers commencent à creuser deux attaques. Ces tranchées en zig-zag doivent se rejoindre « contre la partie de la place » devant laquelle se trouve un étang qui couvre en partie la ville. Tirant leur nom du côté d'où elles viennent, l'une des attaques est dite de Dampremy, l'autre de la Garenne.
   Le 16, alors que les assiégés font une sortie, cinquante carabiniers et trois compagnies de grenadiers français « prennent l'épouvante ». Il faut qu'avec d'autres troupes interviennent Messieurs de Vigny et de Sainte-Hermine pour que les Espagnols se replient et rentrent dans la ville.
   Arrivée de Mons, ou par eau de Maubeuge et Namur, l'artillerie du siège compte 210 bouches à feu, canons ou mortiers. Parmi les canons – il y en a 149 – on en dénombre 12 de « nouvelle invention ». Le 17, le feu de quelques pièces prélude au bombardement intensif de la place.
   Le 24, sur l'ordre de Monsieur de Pontis, capitaine des Vaisseaux du Roi, six petits chalands « ramassés sur la Sambre » et amenés par chariot sont mis à l'eau « à la queue de l'étang ». Des soldats s'activent à les transformer en radeaux. Ils les attachent deux par deux, côte à côte, et terminent l'opération en posant sur chaque couple une plate-forme en planches. Commandés par deux capitaines des galiotes, 20 hommes embarquent sur chacun des radeaux. Soutenue par le tir de deux petites batteries d'artillerie et par celui de 300 fusiliers postés sur la rive, la flottille, propulsée à la rame, vogue hardiment vers la redoute de l'étang.
   Ayant perdu 33 des leurs depuis le début du siège, les défenseurs du poste lacustre ne sont plus que 17. Complètement découragés en voyant s'avancer vers eux « l'escadre ennemie », ils ne tirent même pas quelques coups de feu pour sauver l'honneur mais hissent en hâte le drapeau blanc.
   Le 26 septembre « vers les deux heures du soir », l'artillerie française tire 5 salves de 14 petites bombes. À ce signal, huit compagnies de grenadiers sortent des tranchées et marchent en silence à l'attaque de la redoute de Dampremy. Bondissant dans le chemin couvert, les assaillants trouvent les défenseurs « sur le ventre ». Sans s'attarder à faire des prisonniers, les grenadiers s'élancent à l'assaut de la redoute qu'ils emportent au cri de « Vive le Roi ».
   Après la prise de la redoute de Dampremy, Monsieur de Vauban fait activer les travaux d'approche. On lit dans l'Histoire militaire de Flandre, que dans l'après-midi du 4 octobre « on voulut se faire un passage sur le bord de l'étang afin que les deux attaques puissent se communiquer ». Douze compagnies de grenadiers français délogent un détachement espagnol retranché derrière de petits parapets, mais les vainqueurs sont eux-mêmes attaqués par d'autres Espagnols sortis d'un ouvrage à corne. Après avoir déchargé leur mousquet et fait exploser trois mines sous les pieds de l'ennemi, les assiégés se replient quelque peu en désordre.
   Plusieurs brèches ayant été faites dans les défenses de la place et l'artillerie ennemie se préparant à les agrandir, les assiégés capitulèrent le 11 octobre. Réduite à 1.500 hommes, la garnison obtint les honneurs de la guerre. Avec quatre canons et un mortier, elle sortit le 13 de la forteresse.
   Pour assiéger Charleroi, les Français avaient une dotation de 96.921 boulets, dont 66.814 furent lancés sur la place. En outre, sur une réserve de 16.919 bombes et 19.000 grenades, ils en utilisèrent respectivement 11.389 et 6.000.
   Grâce à l'extraordinaire énergie du marquis del Castello de Villadurias, les Espagnols firent des prodiges de valeur ; il n'y eut que de rares défaillances. Le colonel Sir James Carmichael-Smyth (9) écrit d'ailleurs que « la défense fut très belle et très remarquable ».
   Après le départ de la garnison vaincue, trois bataillons français prirent possession de Charleroi. C'est aussi dans cette localité ruinée que s'installa le duc de Villeroi chargé de faire boucher les brèches et combler les tranchées.
Bibliographie :
   - Godet (Jean), Hainaut, terre de batailles, t. I, pp. 134-136.

75 euros (code de commande : 31085).

 

DAILLY (Yvan) — L'Homme tout seul. Roman. Bruxelles, Beirnardt, 1943. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Jury », n° XII).
En quatrième de couverture :
   Yvan Dailly (Charleroi, 1916 - bruxelles, 1983) était un musicien et compositeur qui travailla, notamment, pour le Théâtre National de Belgique.
   « Il publie, en 1943, deux romans dans la collection belge « Le Jury », L'Homme tout seul et Le Mal du siècle. Ses autres ouvrages connus sont Méli-Mélo et Faux pas, parus dans la collection « Le Plaisir de Lire », ainsi qu'un roman historique à tendance polissonne, publié au Fleuve Noir, Bianca princesse libertine, dont l'histoire se déroule au XVIe siècle à Venise. Dans un style alerte qui soutient la comparaison avec nombre d'auteurs de l'époque, Dailly a signé un roman noir, J'ai bien l'honneur, » en 1951, dans la collection « Série Noire ».
Bibliographie :
   - Mesplède (Claude), Dailly, Yvan, dans Dictionnaire des littératures policières, t. I, pp. 452-453.

8 euros (code de commande : 31063).

 

ELISSEEFF (Danielle et Vadime)L'Art de l'ancien Japon. Paris, Mazenod, 1980. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 620 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 10), bon exemplaire.
Table des matières :
   - Le fil des siècles.
   - L'architecture.
   - Les Dieux.
      - De l'idée à l'objet.
      - Quelques visions de paradis.
   - Les portraits.
      - Les personnages et leur image.
   - Le thème de la nature et sa transposition.
   - Thèmes littéraires et expression plastique.
   - Le Japon et l'étranger.
      - Conceptions et découvertes du monde.
      - Premiers développements d'une rencontre éphémère.
   - Le Japon et la douceur de vivre.
   - Poteries et céramique.
   - Documentation.
      - Principaux sites archéologiques.
      - Répertoires.
      - Chronologie historique.
      - Bibliographie.
      - Index des noms cités.

70 euros (code de commande : 31091).

 

Essais et Poèmes 1931, par Paul Claudel, André Deléage, Ch. Du Bos, Marcel Arland, Max Jacob, André Beauvais, Jacques Maritain, Christian Dédéyan. Paris, Plon, 1931. In-8° broché, 240 p., (collection « Le Roseau d'Or », n° 46), exemplaire numéroté sur alfa (n° 15), on joint le prière d'insérer.
En quatrième de couverture :
   Le sommaire de ce numéro d'Essais et Poèmes pour l'année 1931 unit aux noms de Paul Claudel, Max Jacob, Charles Du Bos, Marcel Arland, Jacques Maritain, ceux d'écrivains d'une génération plus récente : André Deléage, André Béarnais et Christian Dédéyan, dont le Roseau d'or est heureux de publier, les premières œuvres.
   Du mal et de la liberté. Il fallait Paul Claudel pour exposer en quelques pages avec tant de force et de densité le problème du mal, que seul le christianisme a su résoudre. Dieu est-il cause du mal ? C'est la grande question devant laquelle l'esprit humain a toujours un mouvement de recul. Non, le mal ne peut venir que de la créature intelligente et libre, et Claudel, repensant pour son compte ce que les théologiens ont défini, explique le Péché originel comme une « première hérésie, ou séparation, c'est-à-dire la préférence de nous-mêmes à Dieu ». Suivent de rapides et puissantes synthèses concernant la faute, les sanctions qu'elle appelle et la souffrance tant morale que physique.
   Pour le cinquième centenaire de la mort de sainte Jeanne d'Arc, voici un chant lumineux et pur d'André Deléage, où nous saluons l'éveil d'une grande inspiration héroïque et lyrique. Le poème, qui sera suivi de plusieurs autres de la même importance, marque d'ailleurs une rénovation technique par une utilisation nouvelle de la rime et de la strophe : la strophe devient l'unité poétique à la place du vers, et l'influence de la rime est maintenue mais réduite par l'assonance.
   Est-ce la pensée de l'auteur de l'Ordre que nous découvrent les Carnets de Gilbert, ou celle du héros de ce livre si profondément significatif dans lequel une génération a reconnu son âme ? Le beau poème en prose intitulé Media Lux complète la contribution de Marcel Arland au présent recueil.
   Charles Du Bos publie un important fragment d'une élude en préparai ion sur Gabriel Marcel. La première philosophie d'un des penseurs les plus remarquables de ce temps, le mouvement de sa recherche métaphysique, qui témoigne à un degré éminent de l'actuelle situation des esprits, sont retracés avec une perspicacité sans égale.
   Un Colloque, une Méditation de Max Jacob traduisent dans la langue de la poésie même un sentiment religieux intense et grave.
   Dans le poème d'André Beauvais, Pour une conversion, qui se lient dans la grande tradition de simplicité et de clarté, et où l'histoire spirituelle du siècle se trouve évoquée, l'accord du christianisme avec toute grandeur est révélé par l'expérience d'une âme.
   Quelques pages de Jacques Maritain sur la Personnalité apportent d'utiles précisions philosophiques sur un des problèmes qui préoccupent le plus nos contemporains, et montrent comment la métaphysique doit reconnaître la personnalité divine.
   Le Carnaval en deuil est un premier essai que son auteur, Christian Dédéyan, a écrit à l'âge de dix-neuf ans. On y a voulu, sans mettre de personnages en scène, suggérer des actions et des âmes humaines par leurs reflets sur les décors qui les entourent. C'est donc autant un roman d'une formule, semble-t-il, nouvelle qu'un chant obscur, et purifié, de la matière.

13 euros (code de commande : 31084).

 

KIS (Danilo) — Un tombeau pour Boris Davidovitch. Sept chapitres d'une même histoire. [Titre original : Grobnica za Borisa Davidovica.] Traduit du serbo-croate par Pascale Delpech. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 158 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Danilo Kis a pris pour matériau de sa fiction la réalité des liquidations, des procès, des camps et des tourmentes qui sévissent en Europe depuis le début du siècle. Six des sept chapitres de ce livre présentent des biographies de révolutionnaires, terroristes, bagnards ou renégats profondément attachés les uns et les autres à leurs croyances.
   Une abondante documentation, des témoignages, des Mémoires, reconstitués par une plume habile à l'exercice de style, se mêlent au récit. Le procédé laisse penser que l’auteur n'a fait que mettre au point et présenter des documents. C’est en partie cet aspect parodique qui donne au livre son ton d'objectivité glaciale dans la mise au jour des mécanismes de l'oppression et de la répression, de l'énergie brutale de la victime et du bourreau ou de leur éventuelle connivence.
   Récits cruels où la concision de la phrase souligne la violence de l'action, ces biographies prennent parfois un aspect légendaire, telle l'histoire de Boris Davidovitch, victime de la répression stalinienne, qui disparaît et réapparaît sous de faux noms si bien qu'après sa mort dans un camp on croit l'avoir encore revu à Moscou.
   Histoire vraie ? L’auteur nous laisse le soin d'en décider et nous voici là au cœur du problème posé par ce livre.
   Danilo Kis est né en 1935, à Subotica, à la frontière yougo-hongroise. Avant de s'installer à Belgrade, il a vécu en Hongrie et au Monténégro.
  Licencié ès lettres de littérature comparée, il a été lecteur de serbo-croate à l'Université de Strasbourg de 1963 à 1964 et de Bordeaux de 1974 à 1976.
Il a traduit les poètes hongrois Petofi, Ady, Radnoti, Atilla Jozsef, et russes Mandelstam, Essenine, Marina Tsvetaïeva, ainsi que les poètes français Corneille, Baudelaire, Lautréamont, Verlaine, Prévert et Queneau.

10 euros (code de commande : 31096).

 

[LAMOTHE-LANGON (Étienne-Léon, baron de)]. Mémoires et souvenirs d'une femme de qualité sur le Consulat et l'Empire. Édition présentée et annotée par Ghislain de Diesbach. Paris, Mercure de France, 1966. In-8° broché sous couverture à rabats, 394 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° X), un peu usagé sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pour être femme de qualité, on n'en est pas moins femme : l'auteur de ces mémoires a beau garder l'anonymat, elle ne peut s'empêcher de nous laisser entendre qu'elle est à la fois l'une et l'autre : élégante, jeune, jolie et désirable. D'excellente maison, comme on disait alors. Ancienne exilée de surcroît, ce qui lui confère les prestiges du malheur et du droit, dont elle use, de parler sans ménagements de tout et de tous. Il ne lui manque qu'une qualité : l'existence. Qu'importe : ces conventions commodes permettent à un auteur devenu aujourd'hui, injustement, fort obscur, de dessiner un portrait féroce de cette cour de parvenus qu'est pour lui l'entourage de Bonaparte. Il est partial, indiscret, et raconte dans le détail cette cour et cet univers auxquels s'est ralliée son héroïne imaginaire, qui l'irritent et qui le fascinent. Il est donc fort bien informé, ce qui, grâces lui en soient rendues, nous permet de l'être après lui.

13 euros (code de commande : 31070).

 

LAPORTE (Albert) — Le catéchisme du Belge ou la Constitution par demandes et réponses. À l'usage des écoles primaires et des athénées par Albert Laporte. Liège, Alvin-Bernard, 1864. [Liége / Typographie de Fréd. Alvin-Bernard, Éditeur / Boulevard de la Sauveniére, 18. / 1864] In-8° broché, IV, 28 p., exemplaire en bon état, rare.
Préface :
   L'enseignement de la Constitution nous parait d’une extrême importance pour la jeunesse. En effet, ceux qui aujourd'hui sont assis au banc de l'école, seront dans quelques années des citoyens ; or, quel est le premier devoir d’un bon citoyen ? C’est évidemment de connaître la loi fondamentale de son pays.
   En formulant ce petit ouvrage, nous n'avons donc eu en vue qu'un objet : initier la jeunesse à la connaissance des droits et des devoirs déterminés, pour chaque citoyen, par la Constitution Belge, en donnant une forme sensible aux prescriptions de notre pacte social.
   Nous nous trouvions en présence de deux écueils : d'abord, comme cet ouvrage est élémentaire et que son objet est parfaitement défini, il fallait éviter d'entrer dans des commentaires trop étendus ; ensuite nous devions nous garder, autant que possible, d'emprunter un style étranger à celui de la Constitution même ; parce que chaque mot de celle-ci a sa signification propre qu’il est souvent impossible de remplacer dans notre langue. Nous avons donc tâché de nous mettre en garde contre le désir de compléter la Constitution par des considérations trop développées, et nous nous sommes appliqué surtout à conserver les termes mêmes dans lesquels elle est écrite. Seulement, quand un de ces termes nous a paru au-dessus de la portée de nos lecteurs, nous l'avons défini avec le plus de clarté possible.
   Nous avons donné à cet essai la forme d’un questionnaire, parce que c’est, à notre avis, la meilleure pour un ouvrage qui doit entrer dans le cadre de l'enseignement primaire. La tournure vive et dégagée que prend alors la phrase, tient en haleine l'attention de la jeunesse.
   Puisse ce petit livre trouver des approbateurs chez ceux dont la mission est de veiller à l'instruction de la jeunesse du pays. Nous aurions ainsi la certitude d'avoir fait un ouvrage utile à nos concitoyens.

35 euros (code de commande : 31090).

 

Mons, deux siècles d'art. Par Josée Mambour-Deboulle, Baudouin Hambye, Fernand Martin, Eugène Mottoul, Émile Poumon et Lucie Tondreau. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette (froissée) d'éditeur, 159 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1500 exemplaires.
Table des matières :
   - Préface, par Abel Dubois.
   - Introduction.
   Chapitre I. L'école de la peinture de Mons au XIXe siècle.
      - Du classicisme au naturalisme.
         - De Wauquière à Hennebicq (1856-1875).
         - Antoine Bourlard et son temps.
   Chapitre II. La peinture montoise de 1900 à 1950.
      - La peinture montoise de 1900 à 1930.
         - Du début du siècle jusqu'à la première guerre.
         - Après la première guerre jusqu'en 1930.
         - Après 1930.
      - Directeurs de l'Académie de Mons (1899-1949).
      - Les cercles d'art à Mons (Le Bon Vouloir - L'Essaim).
      - Mouvements nés entre les deux guerres (Le mouvement Nervia - Les Loups - Le Mouvement surréaliste à Mons).
   Chapitre III. La peinture à Mons de 1950 a nos jours.
      - De quelques épigones...
      - Autour de l'Académie des Beaux-Arts.
      - De 1969 à nos jours.
   Chapitre IV. L'École de gravure de Mons.
      - L'École de Mons après Danse.
      - Le déclin de l'École de gravure.
      - La lithographie montoise.
      - Les dernières années.
      - Appendice : Quelques notions indispensables - Quelques mots sur la gravure en couleur.
      Épilogue.
   Chapitre V. Les sculpteurs montois au XIXe siècle et au XXe siècle.
   Chapitre VI. Répertoire des artistes montois.
   Index.

45 euros (code de commande : 31089).

 

PARAIN-VIAL (Jeanne) La nature du fait dans les sciences humaines. Paris, Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché, 227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine - Histoire de la Philosophie et Philosophie Générale »), très bon exemplaire.
Table des matières :
   Introduction. De la nature des faits dans les sciences physiques.
      Deux sens du mot expérience, expérience et vérification. - Objectivité, vérification et possibilité de substituer les observateurs. - Objectivité et possibilité de substituer les objets observés. Structure conceptuelle du fait. La notion de fait dans les sciences humaines a-t-elle le même sens que dans celles de la nature ? - Fondement des sciences.
   Première partie. Problèmes et définitions.
      Chapitre I. Les formes fondamentales de la connaissance et le problème de la définition du fait dans les sciences humaines.
         - Les sciences utilisent les formes fondamentales de connaissance. - La connaissance immédiate. - La connaissance médiate. Le concept. - Science et expérience. - Spécificité du fait dans les sciences humaines, Dilthey. - Politzer. - Tentative d’éluder le problème : celle de G. H. Mead.
      Chapitre II. Méthodes et faits.
         - Rôle des mathématiques. La déduction n’a de valeur que si elle s’appuie sur des faits correctement recueillis. - La théorie des jeux. - Les procédés utilisés par les sciences humaines pour recueillir les faits. - Dualité des signes et des objets des sciences humaines. Enquêtes. Interprétation des signes et connaissances conceptuelles. - L’analyse de contenu. - Psychodrame. - Lewin et la crise des concepts. - Qu’est-ce que la réalité étudiée par les spécialistes des sciences humaines ? - Problème de la structure du fait humain. - Questions épistémologiques et métaphysiques qu’elle pose.
   Deuxième partie. Source de la connaissance de l'homme.
      - Remarques préliminaires.
         - Inadéquation des catégories : objectivité et subjectivité. - Définition du signe. - Connaissance immédiate et interprétation du signe. - Introspection. - Rôle de la connaissance médiate : aide ou substitut.
      Chapitre III. Connaissance immédiate d’autrui.
         - Comment connaissons-nous autrui. - Les savoirs et la connaissance par analogie. - Connaissance immédiate. - Lecture des significations. - Sa nature : acte commun. - Limites. - La sympathie. - Limites. - L’amour. - Conclusions. - Connaissance immédiate et intersubjectivité. - Connaissance immédiate et interprétation, évanescence de l’immédiat. - Problèmes de l’origine des schémas interprétatifs et de l’objectivation.
      Chapitre IV. La connaissance de soi.
         - La compréhension. - Compréhension et introspection. - Les tares de l’introspection. La mauvaise foi. - Reconstruction de soi, interprétation de l’immédiat. - Dimension ontologique et dimension temporelle de soi. - Les données immédiates de la conscience sont des signes à significations multiples. - Difficultés des sciences humaines : Inadéquation des concepts qui appréhende la réalité humaine, et problème des preuves de leur inadéquation. Difficultés dans l’administration de cette preuve : le signe est acte commun. - Conclusions : sincérité envers soi-même. - Problème épistémologique.
      Chapitre V. Cogito et essences.
         - Les niveaux de la conscience. - Représentation objective, expérience immédiate. Réflexion. - Attention et réflexion. - Analyse phénoménologique à partir du dubito cartésion. - Descartes, Husserl et G. Marcel. - Réflexion et liberté. - Valeur des connaissances. - Problème du fondement des sciences. - Les cinq formes de conscience. - Structure du connaître, intelligibilité de la représentation du monde et idées. - Problème de la structure du connaître et de l’intelligibilité de la connaissance de l’homme. - La possibilité de l’expérience et l’idée de l’Homme universel. - Idée de l'homme universel et interprétation des signes. - Les essences. - Essence analyse phénoménologique et concepts. - Résumé.
      Chapitre VI. Essence et expérience.
         - Origine de la représentation du sens commun. - Problème de l’objet des sciences humaines. - L’objet de la psychologie. - L’objet des autres sciences et les fonctions. - Fonction et point de vue. Réalisation des abstractions. - Reconstruction conceptuelle et vérification. - Intersubjectivité et objectivation. - Réflexion phénoménologique, élaboration des concepts et fondement des sciences humaines. - La nature humaine chez Thucydide. - Chez saint Augustin, Bossuet, Hegel, Toynbee. - Chez Montesquieu. - Chez Comte. - Chez Marx. - Chez Sartre. - Chez Pareto. - Chez Feliks Koneczny. - Chez Freud, Meyerson, Jung. - Chez Kardiner. - Chez Talcott Parsons. - Les aspirations contemporaines : Lévi-Strauss. - De Waelhens. - Rapport des essences, de l’expérience vécue et des concepts. - Rapport de la réflexion phénoménologique et des sciences humaines. - Dilthey, différence entre psychologie et analyse phénoménologique.
      - Conclusions.
         I. Nature du fait dans les sciences humaines, rôle de l’immédiat, du concept, de l’idée d’homme universel. II. Généralisation, lois et théories dans les sciences humaines. III. Les faits peuvent-ils vérifier les systèmes conceptuels ? - Difficultés. IV. Objectivité dans les sciences humaines : substitution de l’intelligence transcendentale au moi empirique dans l’effort de compréhension, intelligibilité des reconstructions. - Limites. V. Valeurs des sciences humaines. Connaissance objective et connaissance authentique de l’être.

13 euros (code de commande : 31081).

 

PIRET (Étienne) — Le Grand Binche. Bruxelles - Stroud, Sutton - Tempus, 2000. In-8° collé, 128 p., très nombreuses reproductions photographiques, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   En un siècle, entre 1850 et 1950, Binche et sa région se développent considérablement passant d'un gros bourg médiéval, sommeillant dans ses campagnes, à un centre d'intenses activités industrielles et commerciales. De ce fait, le mode et le niveau de vie se bousculent quelque peu : une bourgeoisie cossue s'installe et la classe ouvrière grandit.
   Dans cet ouvrage, Étienne Piret nous dépeint cette métamorphose et ses conséquences sur la vie quotidienne de Binche et des villages avoisinants tels que Leval-Trahegnies, Bray, Buvrinnes, Épinois, Waudrez, Péronnes et Ressaix.
   Grâce à la mémoire de nos aînés et à leurs précieux témoignages, quelque 200 clichés, minutieusement sélectionnés et souvent inédits, ont revu le jour.
   Ainsi, l'auteur, lui-même binchois, nous dégage l'esprit général d'une époque par petites touches telle une toile impressionniste.

15 euros (code de commande : 31100).

 

PLÉKHANOV (Georges) Essai sur le développement de la conception moniste de l'histoire. Traduit du russe par Lucia Galinskaïa et Jean Cathala. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, 1956. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 397 p., index, très bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - Préface de la deuxième édition.
   Chapitre I. Le matérialisme français du XVIIIe siècle.
   Chapitre II. Les historiens français de la Restauration.
   Chapitre III. Les socialistes utopistes.
   Chapitre IV. La philosophie idéaliste allemande.
   Chapitre V. Le matérialisme contemporain.
   - Conclusion.
   Annexe I. Retour à M. Mikhaïlovski et à « la triade ».
   Annexe II. Quelques mots à nos adversaires.
   - Notes.
   - Index.

20 euros (code de commande : 31079 - vendu).

 

PLUMPTRE (George) — L'ornement de jardin. Histoire et pratique. Avec la collaboration de Jamie Garnock et James Rylands. Traduit de l'anglais par Michèle Hechter. Photographies de Hugh Palmer. London, Thames & Hudson, 1989. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 256 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   L’intérêt pour le monde du jardin, son architecture, ses rites, ses procédures, ne cesse de s'affirmer, et livres, revues, articles se multiplient, couvrant les différents aspects, historiques ou pratiques, de l'art du végétal. Les divers éléments décoratifs qui viennent ponctuer le parcours d’un jardin – pavillons, statues, urnes, balustres, treillages, fontaines, sièges de métal – sont, par là même, objets d’un renouveau d'intérêt, et jouent un rôle important dans les projets horticulturaux contemporains. Toutefois, personne n'avait jusqu'ici ébauché d'histoire de l'ornement de jardin, ni analysé ses multiples usages et ses différents types, dans les parcs anciens ou modernes ; ce que tente pour la première fois le présent ouvrage, apportant une contribution notable à la littérature des jardins.
   George Plumptre remonte jusqu'aux origines de cette ornementation, et considère son rôle dans les jardins ordonnés à la française, dans ceux de l'Italie, ainsi que dans les créations contemporaines. Envisageant l'une après l'autre les principales catégories d'ornement, il montre comment les planificateurs ont utilisé depuis cinq cents ans la pierre, le bois et le métal pour mettre en relief et modifier les données naturelles du paysage : les terrasses provoquant des modifications de niveau, les statues jouant le rôle de foyer optique, les cascades ajoutant une note dramatique à la dénivellation du terrain.
   La seconde partie du livre est consacrée au rôle de l'ornement dans le jardin moderne, et Jamie Garnock montre comment les principes traditionnels peuvent s'appliquer aux espaces modestes qui sont les nôtres aujourd'hui.
   James Rylands, enfin, dresse un répertoire illustré des ornements que l'on peut trouver sur le marché ou dans les salles de vente, et qui restent accessibles à l'amateur de jardin – répertoire étonnant par son ampleur et sa variété.
   Les photographies superbes des deux premières parties sont dues à Hugh Palmer, l'un des photographes les plus réputés dans sa spécialité. La richesse d'atmosphère et la sensibilité au détail de ses photographies contribuent à faire de L'Ornement de jardin un livre aussi séduisant qu'indispensable à l'historien, au voyageur, à l'amateur en quête d'informations ou d'inspiration.

35 euros (code de commande : 31068 - vendu).

 

REY (André) — Interprétation de dessins et développement psychologique. Neuchatel, Delachaux & Niestlé, 1962. In-8° broché, 374 p., planches d'illustrations volantes in fine, (collection « Actualités Pédagogiques et Psychologiques »), cachet humide de bibliothèque à la couverture et à la page de faux-titre, exemplaire en partie non-coupé.
Note de l'éditeur :
   Ce test des dessins à interpréter propose de rechercher les significations et l'ordre que l'individu met, aussi spontanément que possible, dans un certain matériel visuel présentant une grande latitude d'organisation. C'est la structure de ces significations et de cet ordre qui intéresse le professionnel en tant que variable du développement intellectuel, variable du conditionnement culturel et, à imprégnation culturelle et âges égaux des sujets, variable du comportement individuel. On ne propose ainsi au sujet ni problème ni performance, on cherche seulement à connaître la signification que revêtent pour lui les données présentées. À certains égards, ce test s'inscrit dans une perspective parente de celles du test dit de description d'images de Binet et Simon et du test de Rorschach.

10 euros (code de commande : 31065).

 

YANNART (Philippe) — Mons en images à la Belle Époque. Préface de Christiane Piérard. Mons, Éditions du Miroir, 1982. In-4° broché, [128] p., 233 reproductions en noir, exemplaire en très bon état.
Extrait de la préface :
   Des cartes postales ayant une ville pour objet, Mons en l'occurrence, [...] révèlent les traditions, la vie quotidienne de nos aïeux : l'habillement, les moyens de transports, la devanture des magasins et des boutiques avec leurs marchandises variées, aussi bien la mode de l'étalage que la mode du vêtement ; le grouillement de vie des cris de la rue, des gens et des animaux, figé sur quelques centimètres carrés ; l'aspect de nos rues, les façades de bâtiments à présent disparus ou transformés et parfois méconnaissables, tels qu'ils étaient au début de ce siècle. Que de changements mais que d'informations précises et précieuses puisées dans ces cartes postales.
Parfois, elles sont événementielles et racontent telle inondation des bas quartiers de la ville, telle catastrophe minière qui a marqué la mémoire collective, tel événement social ou économique ou telle festivité (joyeuse entrée royale, cortège folklorique, célébration ou commémoration), telle page historique (libération de la ville en 1918 par exemple).
   Pour l'historien ou pour le sociologue, la carte postale témoignant des facettes du visage d'une ville est aussi importante que, pour un géographe, celle qui représente un paysage. Pour les uns et les autres, la comparaison entre la situation décrite par l'image d'il y a cent ans et l'état actuel, permet des déductions intéressantes et parfois inattendues. Ainsi, la carte postale objet de collection peut être objet d'étude et source d'information ; celui qui sait l'interroger, la scruter, l'interpréter est récompensé : il y apprend beaucoup.
   La publication de cartes postales anciennes a plus d'une fois tenté des éditeurs qui mirent ainsi au service de tous, les trésors cachés des collections publiques ou privées. Dans le cas présent, seuls des collectionneurs privés ont été sollicités et il faut remercier les Montois amoureux de leur ville qui ont consenti à ouvrir leur arche secrète, à publier leurs trésors personnels accumulés petit à petit, à force de patientes recherches à l'affût de la carte manquante, dimanche après dimanche, au Vieux Marché aux puces du Béguinage, furetant pour découvrir la perle rare dans les boutiques spécialisées de Bruxelles ou d'ailleurs, trouvant par chance le joyau sur les quais de Paris ; car elles reviennent parfois de loin, les cartes postales expédiées par nos ancêtres montois à leurs parents et amis à l'étranger.
   Utilitaires autrefois, messagères de bonnes ou de mauvaises nouvelles, elles sont rapatriées dans leur « biau p'tit trau d'ville » en tant qu'objet de collection, de divertissement. C'est la loi commune des choses. Le donjon du Moyen Âge avait une fonction militaire défensive ; à présent, il est lieu touristique, but d'excursion pour vacanciers ; lui aussi est passé de l'utile à l'agréable.
   Le pittoresque de Mons dû à la configuration de la ville, les vestiges du passé architectural et monumental, la diversité des activités des habitants, le commerce et l'industrie (avant 1914), le charroi, l'emplacement des marchés, la « vie » de la cité, ont inspiré plus d'un photographe et la variété des cartes postales montoises est exemplaire.
   Philippe Yannart a fait un choix qui comme tout choix est subjectif, et il présente le résultat de sa sélection dans ce volume. C'est avec étonnement parfois, avec plaisir souvent que nous découvrons tant d'aspects divers de la ville et de sa population, au fil des pages. Les Montois retrouveront dans ces images du temps passé, pas si éloigné mais si différent du nôtre, le parfum de la « belle époque », d'ailleurs pas toujours si belle pour ceux qui la vivaient.

25 euros (code de commande : 31087).

 

YERNAUX (Edmond) — Histoire de Montigny. Tome I : De la période romaine à la Révolution française. Tome II : De la période française à la Première Guerre mondiale. S.l., Labor, 1963. Deux volumes in-8° sous brochés, 238 et 270 p., illustrations, couverture du tome I frottée.
Il manque le tome 3 consacré au XXe siècle.
Table des matières :
   - La période romaine et gallo-romaine.
   - L'ancien régime.
      - La seigneurie.
      - La nuit des temps.
      - La charte de Godelscalc en 1253.
      - Le régime seigneurial.
      - Les seigneurs de Montigny.
      - Les premiers seigneurs de Morialmé.
   - La communauté.
      - Les chefs de la communauté.
      - Dépenses de la communauté.
   - La Cour de Justice.
   - Le culte sous l'ancien régime.
   - La vie sous l'ancien régime.
   - Les industries du fer et de la houille.
   - Chronique des guerres.
   - Le régime français.
   - La période hollandaise.
   - Personnalités.
   - Toponymie.
   - La Belgique indépendante.
      - La révolution industrielle.
      - Les grands problèmes communaux.
      - Le culte.
      - Le développement des industries.
   - Le mouvement ouvrier et les problèmes sociaux au XIXe siècle.
   - Index.

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