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   Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

 

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MISE À JOUR DU
MARDI 18 JUILLET 2017

 

[ATGET (Eugene)]. MARTINEZ (Roméo) et POUGETOUX (Alain) — Atget. Voyages en Ville. Présentation de Pierre Gassmann. Paris, Chêne - Hachette, 1979. In-4° sous reliure, jaquette d'étui d'éditeur, [16], 172 p., très nombreuses reproductions photographiques en sépia, petit cachet humide ex-libris au bas de la page de titre, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   L'immense talent d'Atget était bien connu d'un public restreint. Cet ouvrage va enfin permettre d'élargir son audience en France et mettre fin à ce paradoxe d'un photographe typiquement français longtemps plus largement apprécié aux États-Unis que dans son pays.
   Né en 1857, il entre dans sa quarantaine lorsqu'il se tourne vers la photographie. À la recherche d'un passé encore à peine dissimulé sous de récents alluvions, il sillonne Paris et ses environs, ou quelques villes de province, et ramène une incroyable moisson de clichés. Voyageur insensible à l'anecdote, aveugle au pittoresque facile, il s'attache avec une minutie extrême à réaliser une véritable encyclopédie, ménageant dans sa collection des séries comme les petits métiers, les fortifications ou la « zone ». Ses photographies à ses yeux n'étaient que des documents, et elles ont le sérieux et le didactique des estampes du XVIIIe siècle.
   Atget se voulait témoin et il a le regard rigoureux de l'ethnologue ou de l'architecte. Mais ses images d'un monde vivant sa vie propre loin du tumulte sont la poésie même, sans fards et sans effets.

25 euros (code de commande : 25791 - vendu).

 

[BACON (Francis)]. TRUCCHI (L.) — Francis Bacon. Œuvres 1944/1982. Paris, Celiv, 1989. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, [16 (texte, un portrait par Bill Brandt, repères biographiques)] p. et 102 reproductions en noir et en couleurs, petit cachet d'appartenance en bas de la page de titre.
Extrait :
   Francis Bacon contredit toute prévision, renverse toutes les règles du jeu. Et non seulement parce qu'il fait figure d'outsider, mais parce que sa peinture se révèle, se forme et s'affermit dans des temps et des modes contrastants, quand ils ne s'opposent pas, avec le climat général et les modes particulières qui ont caractérisé l'art pendant ces trente dernières années. On nous répondra, certes, que cette position d'autonomie et de non participation polémique n'est pas insolite et que ces changements brusques et ces virements de route inattendus distinguent le parcours accidenté et varié des avant-gardes. Mais c'est à ce niveau justement que se situe la différence, entre une condition d'avant-garde, – une contestation explicite, souvent formulée par groupes ou écoles ou mouvements – et une position d'avant-poste, ou encore mieux, de vedette : un état solitaire d'alarme qui n'a pour but aucune activité destructive apparente (sans employer les armes de l'attaque de front), mais qui se limite à enregistrer les événements, accumuler des preuves, collectionner des situations et des comportements extrêmes.
   Il nous faut définir à présent la méthode par laquelle Bacon accumule les preuves et les témoignages ou si l'on préfère, et d'une façon plus générale, de quelle manière le phénomène de la vision picturale se forme et se révèle en lui. Bacon n'illustre ni ne raconte, mais il enregistre et documente. Ce sont les faits qui l'intéressent, non pas les antécédents ou les conséquences. Et en ce sens, une phrase qu'il a prononcée est exemplaire : « Je veux peindre le cri avant l'horreur ». Or, le cri s'enregistre, c'est un fait ; l'horreur se décrit ou s'évoque, c'est un état d'âme. De là son intérêt pour la physiognomonie, cette pratique qui permet d'arriver à l'homme, à sa personnalité à travers son visage, en accordant la plus grande importance au geste, à l'attitude.
   Et du moment que la recherche de la vérité ne constitue pas nécessairement chez Bacon un idéal éthique, les moyens pour la réaliser n'ont aucune implication esthétique. Une confirmation particulière nous est donnée par le portrait, un genre que, suivant une tradition anglaise typique, Bacon a remis en vogue en l'épurant d'une tendance excessive au « gracieux », que déjà Berenson avait négativement constatée. Le concept de portrait a changé radicalement après l'invention de la photographie, et par conséquent l'engagement de l'artiste face au sujet s'est transformé ; ce n'est plus une description extérieure le plus possible réaliste et minutieuse qu'on lui demande, mais de découvrir ce sujet et de l'interpréter dans toute la plénitude de sa personnalité, souvent secrète ou cachée.

15 euros (code de commande : 25790).

 

BAVINK (Bernhard)Conquêtes et problèmes de la science contemporaine. Tomes I et II (complet). Traduction de l'allemand, préface et notes par René Sudre. Neuchâtel, La Baconnière, 1949-1953. Deux volumes in-8° brochés, 436 et 556 p., illustrations, (collection « Histoire et Société d'Aujourd'hui »), cachets humides ex-libris sur les couvertures, celle du tome I passée.
Table des matières du tome I :
   - Préface du traducteur.
   Première partie. Force et matière.
      1. Les faits essentiels de la chimie.
      2. Atomes et molécules.
      3. Sens et valeur des hypothèses physiques.
      4. Les fondements de la mécanique.
      5. Le principe de la conservation de l'énergie et la division de la physique.
      6. Théorie cinétique de la chaleur.
      7. Théorie ondulatoire de la lumière.
      8. Théorie électromagnétique de la lumière.
      9. Théorie de la Relativité et théorie générale des champs.
      10. Théorie électronique.
      11. Le Système périodique et les isotopes.
      12. Émission et absorption de lumière.
      13. Théorie des Quanta.
      14. Théorie spectrale de Bohr et théorie corpusculaire de la lumière.
      15. Mécanique ondulatoire et quantique.
      16. Architecture moléculaire et cristaux.
      17. Physique et chimie nucléaires - Constitution de la matière.
      18. L'idée de substance dans la physique actuelle.
      19. Le problème de la causalité.
      20. La connaissance en physique.
   Deuxième partie. L'univers et la terre.
      1. Les limites de la connaissance.
      2. Les théories cosmogoniques.
      3. Structure de l'univers.
      4. Le système solaire.
      5. Notre globe et son atmosphère.
      6. Le temps — Prévisions et prophéties.
Table des matières du tome II :
   Troisième partie. Matière et vie.
      1. Les bases physico-chimiques de la vie.
      2. La cellule vivante.
      3. Le problème de la détermination des termes.
      4. Le problème de l'hérédité.
      5. Causalité, finalité et totalité.
      6. Physique et biologie.
      7. Le problème psycho-physique, problème fondamental.
      8. Biologie et métaphysique.
      9. Le problème de la formation des espèces.
      10. Les forces directrices de la formation des espèces.
      11. La variabilité des organismes et son hérédité.
      12. L'hérédité des caractères acquis.
      13. Recherches expérimentales modernes sur l'évolution.
      14. Le rôle de l'isolement dans la formation des espèces.
      15. L'influence de la sélection.
   Quatrième partie. La nature et l'homme.
      1. L'origine de l'homme.
      2. De l'animal à l'homme.
      3. Cerveau, âme, conscience.
      4. L'hérédité chez l'homme.
      5. Le développement psycho-intellectuel de l'individu.
      6. Biologie et civilisation.
      7. Philosophie de la technique.
      8. La protection de la nature.
      9. La vie, l'âme, l'esprit - Le problème des valeurs.
      10. Nature et jugements de valeur.
   - Index des matières et des noms.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 25806 - vendu).

 

BLOCH (Robert)Contes de terreur. Traduits par Michel Deutsch. Illustrés par Mœbius. Paris, Opta, 1974. In-8° sous cartonnage toilé illustré et Rhodoïd d'éditeur, 437 p., 30 illustrations à pleine page et une illustration sur les gardes, (collection « Aventures Fantastiques », n° 12), bon exemplaire.
Sommaire :

   1. Le chasseur de têtes (The Head Hunter).
   2. Dominick (Method for Murder).
   3. L'intouchable (Untouchable).
   4. Surgelé (Frozen Fear).
   5. Le crâne du marquis de Sade (The Skull of the Marquis of Sade).
   6. L'improbable vêtement (The Weird Tailor).
   7. La hache (Lizzie Borden Took an Axe).
   8. La reconnaissance du diable (The Devil's Ticket).
   9. Une question de vie (A Matter of Life).
   10. Une épouse modèle (The Model Wife).
   11. L'homme qui collectionnait Poe (The Man who collected Poe).
   12. Une imagination fertile (A Good Imagination).
   13. La machine à écrire (The Ghost Writer).
   14. Bobo (The Animal Fair).
   15. Terreur dans la nuit (Terror in the night).
   16. La dame en rouge (Luck is no Lady).
   17. L'ami Roderick (The Real Bad Friend).
   18. Jettatura (Double Whammy).
   19. Le lotus noir (Black Lotus).
   20. Une souris et des rats (Water's Edge).
   21. Le croque-mitaine viendra te chercher (The Bogey Man Will Get You).
   22. Le phonographe de Satan (Satan's Phonograph).
   23. Le cœur de Lisa (Change of Heart).
   24. Un retour au pays natal (A Home Away From Home).
   25. A chacun son hobby (Man With a Hobby).
   26. Cours du soir (Night School).
   27. Pin-up girl (Pin-Up girl).
   28. La rime ne paie pas (Rhyme Never Pays).
   29. L'épingle (The Pin).
   30. Le collier (String of Pearls).

20 euros (code de commande : 25804 - vendu).

 

Bonjour Monsieur Anto Carte. Hommage du groupe Maka au Peintre Anto Carte. Bruxelles, Art et Voyages 1972. In-8° broché, 55 p., illustrations en noir.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 18 novembre au 10 décembre 1972.
   Invités d'honneur :
G. Camus - R. Somville - J. Vermeersch.
   Invités :
Aubry, Cotton, Deneumoustier, Félix, Lafosse, Lastowieski, Marti, Modestus, Peretti.
   Maka : Jamsin, Leroy, Molle, Jacques Ransy, Szymkowicz, Vandycke.
À propos du groupe Maka, par Paul Caso :
   Le dictionnaire nous assure que le réalisme en art est une tendance qui représente la nature telle qu'elle apparaît, sans chercher à l'idéaliser. Il faut bien croire avec les philosophes que, dans cette perspective, l'être existe indépendamment de l'esprit qui le perçoit. Mais notre époque a remis en question nombre de définitions. Le réalisme a pris des visages différents : super, hyper, animiste, objectiviste, minimaliste, simpliste, socialiste, etc...
   Le vieux réalisme besogneux, qui consiste à peindre des floralies aussi bien que la nature, survit chez l'encadreur de faubourg. Quant au réalisme politique, il est mort avant d'avoir vécu tant il nous paraît évident que si l'artiste peut être inspiré par l'homme social, il est impossible de le voir répondre aux impératifs des hommes politiques.
   Enfin, il y a, dans notre Hainaut, une tradition du réalisme liée au passé d'une terre âpre, et entretenue par l'idéal de ses artistes. Constantin Meunier en fut la figure de proue classique, le maître contestataire en son temps, avec un pathétique qui s'est perpétué dans l'œuvre de Pierre Paulus avec l'éclat que l'on sait.
   Avec les grands fresquistes d'Amérique du Sud, le réalisme humanitaire a pris des dimensions mondiales. On sait que des artistes européens de tout premier plan se sont associés à cet engagement. Le massacre de Guernica de Pablo Picasso avait ouvert la voie au tragique. La peinture murale allait faire résonner ses cordes et ses cuivres.
   À Mons, au lendemain de la dernière guerre, le groupe Nervia cueillait les fruits de la renommée. Gustave Camus, de son côté, menait sa barque dans des eaux tourmentées, au large de la Bretagne : la beauté qu'il évoquait touchait à l'obscure épopée du peuple de la mer. Il n'allait cesser d'en poursuivre la sublimation. Il apparut alors comme le chef de file de l'école montoise.
   C'est à son enseignement à l'Académie des Beaux-Arts de Mons qu'une génération nouvelle – celle du groupe Maka – dut son unité et sa foi. Ces jeunes pleins d'appétit, de fièvre et de colère, ont conféré au réalisme une puissance incantatoire et subversive. Cela n'a pas été pour plaire à tout le monde, mais nul ne pouvait être insensible à cette montée ardente et déchirante. Le phénomène ne pourra plus désormais être ignoré.
   Voici donc, au rendez-vous de la nouvelle saison artistique, les compagnons du groupe Maka. Ils se mettent au garde-à-vous devant une grande ombre : « Bonjour Monsieur Anto-Carte ! ». Il ne s'agit pas pour eux de se trouver un grand-père, mais de saluer, dans l'œuvre du noble artiste, la peinture au sens le plus élevé du mot. « Bonjour la peinture ! » : on ne peut le dire à tous. Anto-Carte, qui ne fit rien sans un profond désir de l'âme, surgit aux cimaises dans la fraîcheur d'un art qui a gardé tout le prestige de la forme et le rayonnement de la pensée.
   « Bonjour tendresse ! » tel est bien le salut fraternel de nos jeunes artistes à l'ombre frémissante de l'aîné. Ils reconnaissent en lui, comme dans leurs invités, les créateurs « d'une langue vivante qui écrit l'homme en images ».
   Yvon Vandycke nous confie le sens d'une exposition basée sur l'affirmation d'un « spiritualisme de l'action artistique » : « Nous sommes pour la pertinence et pour l'impertinence. Nous sommes pour la pertinence de la forme et pour l'impertinence de l'esprit. L'esprit lui-même est-il autre chose qu'une majestueuse impertinence faite à la matière. »
   Réjouissons-nous, dans tous les cas, de voir la peinture en liberté dans les salles du musée de Mons où le calme et la belle lumière automnale nous invitent à redécouvrir, dans le recueillement, l'art méditatif et chaleureux d'Anto-Carte. Les « salves » de Maka et les œuvres des invités ajoutent à ce plaisir la satisfaction de voir l'aventure se poursuivre, à l'échelle murale, avec la ferveur romantique si propre à réchauffer notre espoir.

15 euros (code de commande : 25796).

 

BRETEL (Jacques) — Le Tournoi de Chauvency. Édition complète par Maurice Delbouille. Liège - Paris, Vaillant-Carmanne - Droz, 1932. In-8° demi-chagrin vert en majeure partie insolé (brun), monogramme « F. N. » à la queue, CI, 190 p., XI planches hors texte, (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège », fascicule XLIX), petit cachet humide ex-libris en haut de la page de titre, rare.
Extrait de l'introduction :
   Le poème où Jacques Bretel relate les fêtes organisées à Chauvency en octobre 1285 par Louis de Looz, comte de Chiny, ne porte aucun titre dans les manuscrits qui nous en ont conservé le texte. P. Delmotte, dans l'édition qu'il publia en 1835, l'intitula Les Tournois de Chauvenci. Plus tard, G. Hecq fit observer que cette dénomination était inexacte et baptisa l'œuvre de Bretel Le Tournoi de Chauvency. Nous avons cru devoir adopter le titre proposé par G. Hecq, car il n'y eut à Chauvency qu'un seul tournoi, lequel fut d'ailleurs précédé de joutes nombreuses.
   Bretel a commencé de recueillir les éléments de son récit le 8 septembre 1285, à Salm-en-Ausai, chez le comte Henri. Au cours d'une promenade, il rencontre ce jour-là Conrad Warnier de Hastatt, qu'il invite à participer aux fêtes de Chauvency en lui annonçant la présence de plusieurs personnages de renom et en lui résumant le programme prévu. Après le dîner, il quitte Salm. Il arrivera le dimanche de la fête, Ier octobre, au château de Chauvency, où le héraut Bruiant l'aidera à identifier les seigneurs présents.
   Le lundi matin, les valets préparent les armures et sellent les chevaux ; bientôt les « beffrois » se garnissent de dames et de seigneurs. Première joute : Ferri de Chardogne contre le sire de Bazentin. Les hérauts blâment la cruauté des dames. Ferri a un bras fracturé. Deuxième joute : le sire de Faucogney contre le sire de Bergheim. Troisième joute : Millet de Til contre Ferri de Sierck. Quatrième joute : Perart de Grilli contre Conon d'Ouren. Cinquième joute : Henri de Briey, conduit par Louis de Looz, contre Conradin Warnier de Hastatt, conduit par son père. Un héraut célèbre la vaillance des chevaliers et incite les dames à la bienveillance. Maignien révèle à la dame d'Aspremont l'identité de Henri et de Conradin. Bretel écoute le ménestrel Henri de Laon chanter les mérites des deux partenaires. Sixième joute : Robinet de Watronville contre un Limbourgeois. Bretel dit son mépris pour les hérauts, avares et prétentieux. Arrivée de Henri de Blâmont et des siens. Septième joute : Raoul de Baissy contre un Allemand dont Bretel ne sait ni le nom ni l'enseigne. Le soleil va se coucher ; les spectateurs quittent les beffrois en chantant. On rentre au château, où l'on mange, pour reprendre ensuite les chansons jusqu'à l'heure du coucher.
   Mardi matin. Chacun se hâte pour les joutes. Première rencontre : Régnier de Creüe contre un Anglais. Deuxième rencontre : Bekart de Maisey contre Jehan Porrés. Troisième rencontre : Waleran de Fauquemont contre Jehan de Mirouaut. Quatrième rencontre : Joffroi d'Aspremont contre le bachelier de Sancerre. Un héraut plaide la cause des chevaliers devant les dames. Cinquième joute : Henri de Blâmont contre le sire de « Gevigni ». Dissertation sur les vertus chevaleresques, puis description de la sixième joute : Waleran de Ligny contre Wichart d'Amance. Le jour touche à sa fin ; les hérauts invitent les chevaliers à la lutte. Voici Joffroi de Neuville et Baudouin d'Aubrechicourt. La huitième joute oppose Perart de Bauffremont à un inconnu ; elle fait l'objet de commentaires de la part des hérauts, dont l'un s'exprime en picard. Voici ensuite Jehan de Rosières en face d'un chevalier que le poète ne nomme point. Cette joute est l'occasion pour Bretel d'un petit discours sur la vaillance. La dixième joute oppose Renaut de Trie à Gerart de Looz ; ce dernier est acclamé par le héraut Mauparlier, avec qui Bretel s'entretient ensuite de Philippe « le Flamand » et des chevaliers venus de Flandre, de Hainaut, de Brabant et de Picardie. Le soir tombe et l'on rentre en chantant. Après le souper, on revient aux chansons et aux danses, tandis que les écuyers vont préparer les armes en vue du tournoi. Vers minuit, Agnès de Florenville et Perrine d'Esch font le jeu du robardel, puis les garçons servent le « fruit ». Les hommes se réunissent et décident qu'il y aura un tournoi. Le héraut Maignien est envoyé à Montmédy, où il porte la nouvelle aux Hennuyers, aux Limbourgeois, aux Brabançons, aux Flamands et aux Picards. Le mercredi sera employé à l'organisation de la rencontre, fixée au jeudi. Maignien rentre à Chauvency avec la réponse favorable de ceux de Montmédy.
   Mercredi. Dès la messe chantée, les chevaliers se réunissent à Chauvency pour parler du tournoi. Après une discussion où l'on échange force plaisanteries, Régnier de Creùe et Baudouin d'Aubrechicourt sont choisis comme « diseurs ». Ce sont eux qui fixent le programme du tournoi : Conrad Warnier et les siens lutteront aux côtés des chevaliers de la fête, c'est-à-dire des Lorrains, des Champenois, des Bourguignons, des gens de France et de Berry, logés à Chauvency et appelés « ceus dedens ». Dans la rencontre, les Limbourgeois et les Riviers seront opposés aux Français, aux Berruyers et à tous les étrangers ; les Champenois et les Bourguignons combattront les Hennuyers, les Hesbignons et tous ceux de leur parti. L'accord établi, tout le monde se prépare à la lutte. Au soir, on reprend les bavardages et les jeux de société. Bretel conte ici l'entretien galant qu'il a surpris entre une dame et un chevalier.
   Jeudi. Dès le matin, on entend la messe, puis, peu avant midi, les hérauts vont à Montmédy, d'où ils ramènent bacheliers, valets, écuyers et ménestrels. À Chauvency, les dames dansent entre elles ; mais un héraut invite bientôt la société au tournoi et tous se hâtent. Le tournoi aura lieu à la « vesprée », dans la prairie. Bretel voit d'abord sortir du château, Louis de Looz et Henri de Blâmont, que précèdent la comtesse de Luxembourg et sa sœur Margot. Voici ensuite Joffroi d'Esch, accompagné de Joffroi d'Aspremont ; avec eux des dames, dont l'une, Agnès de Commercy, chante un refrain. Brève dissertation de Bretel sur les vertus chevaleresques. Après cette troupe, sortent du château de Chauvency, Gerart de Looz et Renaut de Trie. Ce dernier chante et les dames des beffrois, à leur tour, entonnent un refrain. Dès que la nouvelle est portée à Montmédy que « ceux dedens » sont prêts, « ceux dehors » s'équipent rapidement et s'acheminent vers Chauvency. Arrivés sur la montagne, ils s'arrêtent. Le comte de Luxembourg est à la tête des siens ; à sa gauche, Waleran de Fauquemont et, avec lui, Conrad Warnier. Là se tient aussi Waleran de Ligny. Ailleurs Florent de Hainaut se dresse au milieu de son groupe, et d'un autre côté l'on voit Philippe de Flandres. Mais ceux de Montmédy s'avancent à la rencontre de « ceux dedens » : les hérauts hurlent, les vilains fuient et les « rangs » sont évacués. Bretel va s'asseoir dans les loges, pour écouter les dames. Aussitôt Henri de Blâmont se précipite en avant et est entouré par ses adversaires ; Raoul de Baissy et Jehan de Rosières volent à son secours. Les coups pleuvent dru, mais les Flamands ne parviennent pas à désarçonner Henri de Blâmont. Champenois et Bourguignons luttent contre les Hennuyers et les Flamands. Joifroi d'Aspremont, d'un coup d'épée, fend le heaume du châtelain de Bergues. La mêlée continue. Le héraut Baptisié et une dame exaltent les mérites des combattants. Voici que le comte de Luxembourg s'élance. Il est aussitôt attaqué par les Berruyers et les Français. Les hérauts excitent les chevaliers. Renaut de Trie s'engage dans la mêlée, qui devient terrible. Le comte et Renaut luttent entre eux. Mais Perart de Grilli et le comte de Sancerre entrent dans le « tournoi », pour se heurter à Waleran de Fauquemont et à Waleran de Ligny, aidé par son frère, le comte de Luxembourg. La bataille est terrible et les hérauts animent les adversaires, tandis que Bretel signale aux dames les mérites de ceux qui luttent pour elles. À ce moment, un groupe de Lorrains affronte une « route » de Flamands et de Hennuyers. Le combat se multiplie, tandis que Florent de Hainaut et Philippe de Flandre se lancent contre la troupe du comte de Chiny et de Joifroi d'Esch. André d'Amance vole au secours du comte et délivre Morel, son cheval. Florent de Hainaut et les siens combattent avec ardeur. Le seigneur d'Esch, encouragé par les hérauts, est planté au milieu de la mêlée ; Gérard de Looz, Simon de Moncley, Étienne d'Oiselay, Jorfroi de Neuville arrivent au galop et les cris d'armes retentissent. Enfin la nuit tombante empêche les chevaliers de se reconnaître, et le tournoi prend fin. On rentre en chantant ; la soirée se passera à bavarder, à danser et à jouer. La comtesse de Luxembourg, avec un ménestrel et André d'Amance, fait le jeu du chapelet. À la prière de Henri de Briey, Bretel débite ensuite un « sermon » poétique, où il dit la puissance de l'amour. Après son discours, il va rendre visite aux dames.
   Le vendredi matin, chevaliers et dames entendent la messe. On danse, puis l'on dîne, pendant que les valets préparent les équipages pour le départ. Enfin les assistants prennent congé les uns des autres.
   Prière à Dieu en faveur des « amants » et de l'auteur lui-même.

40 euros (code de commande : 25770 - vendu).

 

BUSLIN (Hector) et MUDYNA (Richard) — Cuesmes. Les sports d'hier et d'aujourd'hui. S.l., Chez les Auteurs, 1989. In-4° collé, [108] p., illustrations, peu courant.
Table des matières :
   - Balle pelote.
   - Judo.
   - Arts martiaux.
   - Cyclisme.
   - Boxe.
   - Lutte.
   - Football.
   - Football en salle.
   - Athlétisme.
   - Basket-ball.
   - Ping-pong.
   - Club de gymnastique et de volley-ball - Club de natation.
   - Clubs canins.
   - Colombophilie.
   - Jeu de bouloir.
   - Billard.
   - Tir à l'arc.
   - Crossage.
   - Sport équestre.

20 euros (code de commande : 25807 - vendu).

 

CHAMFORT (Nicolas) — Œuvres complètes. Tomes I et II (complet). Édition présentée par Lionel Dax. Paris, Éditions du Sandre, 2009. Deux forts volumes in-8° collés, 692 et 650 p., bel exemplaire.
Le volume I contient :
   - Note préliminaire.
   - Présentation de Lionel Dax.
   - Discours, éloges et autres écrits.
      - Discours sur l’influence des grands écrivains.
      - Dissertation sur l’imitation de la nature.
      - Éloge de Molière.
      - Essai d’un commentaire sur Racine.Notes sur Esther.
      - Éloge de La Fontaine.
      - Notes sur les Fables de La Fontaine.
      - Discours de Chamfort à l’Académie française.
      - Dialogue de St-Réal, Sénèque, Julien et Louis-Le-Grand.
      - Questions.
      - Petits dialogues philosophiques.
   - Théâtre et écrits sur le théâtre.
      - La Jeune Indienne.
      - Palmire.
      - La Vengeance de l’Amour.
      - Zénis et Almasie.
      - Le Marchand de Smyrne.
      - Mustapha et Zéangir.
      - Dictionnaire dramatique (Ébauches, Observations, Division, Conduite).
   - Œuvres poétiques.
      - Épîtres.
      - Odes.
      - Contes.
      - Poésies diverses.
   - Annexes :
      I. Notice historique sur la vie et les ouvrages de Chamfort d'Augis.
      II. Avant-propos au tome II de l'édition d'Augis.
      III. Sommaire de Bibliothèque de Société.
      IV. Gratification Annuelle - Extraordinaire des Menus Plaisirs.
      V. Lettre adressée à Chamfort lui annonçant le brevet d'une pension de deux mille livres.
Le volume II contient :
   - Chamfort, philosophe et moraliste.
      - Maximes et Pensées.
      - Caractères et Anecdotes.
   - Ouvrages historiques et politiques.
      - Précis historique des Révolutions de Naples et de Sicile.
      - Tableaux historiques de la Révolution Française.
      - Des Académies.
      - Observations sur la proclamation des lieutenants gouverneurs et capitaines généraux des Pays-Bas.
   - Chamfort, critique littéraire au Mercure de France.
      - Articles critiques.
   - Correspondances.
      - Lettres diverses.
      - Lettres de Mirabeau à Chamfort.
   - Annexes :
      I. Lettre de Chamfort annonçant sa démission de bibliothécaire.
      II. Extraits du procès-verbal du suicide de Chamfort.
      III. Deux articles extraits du Journal de Paris.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 25803 - vendu).

 

[CHARBEL MAKHLOUF]. HAYEK (Michel) — Le chemin du désert. Le père Charbel moine d'Orient 18128-1898. Préface de Louis Bouyer. 2e édition. Le Puy - Lyon, Mappus, 1962. In-8° broché sous couverture rempliée, 187 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
   Le père Charbel, le moine silencieux du Liban, ne cesse, depuis 1950, d'inspirer des auteurs de tous pays. En effet les prodiges qui avaient fulguré, cette année-là, et qui continuent sporadiquement d'éclater autour de son tombeau, les multiples guérisons spirituelles et physiques qu'il a opérées, la conservation de son corps, incorrompu depuis 64 ans, demeurent un objet d'étonnement pour le monde.
   L'auteur de cette biographie, Libanais lui-même, qui voyait dans son enfance, de la place de son église paroissiale, l'ermitage où vécut le moine Charbel, était bien « placé » pour nous servir de guide, et nous introduire dans le palais dépouillé de ce roi de la pauvreté qu'est l'ermite d'Annaya.
   Nous nous voyons promenés, comme dans un vertige, depuis Beyrouth jusqu'à Byblos, berceau de l'alphabet, sur cette plage phénicienne qui avait enchanté Renan et Barrés après tant d'autres voyageurs. C'est un univers mouvant où l'histoire et la légende confondues fourmillent en évocations surprenantes pour tout voyageur nouveau.
   Nous connaîtrons ainsi la destinée exceptionnelle du Liban, plaque tournante entre l'Orient et l'Occident, véritable mosaïque de religions, pays œcuménique par excellence, où, sous la multiplicité des croyances, des races et des cultures, des hommes réussissent à coexister dans l'amitié.
   Nous pénétrerons surtout dans ce monde mystérieux des solitaires dont les silhouettes viennent, du fond des siècles chrétiens, se resserrer pour fondre sur l'ermite d'Annaya et resplendir en lui. Ce sont les traditions, la liturgie, la spiritualité du monachisme ancien qui trouvent ici leur parfaite et vivante expression.
   Ainsi situé dans son milieu historique et géographique, le moine Charbel est connu dans toute sa vérité. Mais, au-delà des limites de ce cadre, on retrouve dans sa vie ces lois spirituelles du christianisme de tous les temps, qu'il faut aujourd'hui plus que jamais rappeler : Primat de la contemplation, efficacité de la prière et du silence. Ce sont là les véritables armes des saints qui assurent à l'Église sa vraie victoire sur le monde. « Son triomphe, dit l'auteur, est absent au monde, comme il l'a été en un certain soir d'un certain vendredi sur le Golgotha. »

15 euros (code de commande : 25774).

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Au Cheval Blanc, J. Rousselle, Aubergiste-Restaurant Place Verte N° 26 Charleroi. Carte-porcelaine (100 x 63 mm.) en couleurs imprimée par le lithographe Alphonse Deghistelle, à Charleroi, petit pli.

18 euros (code de commande : 25814).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi. Tome LV. 1970-1971. Charleroi, Société Royale d'Archéologie et de Paléontologie de Charleroi, 1971. In-8° broché, 133 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Partie administrative.
   - Articles :
      - Tombe du IIe siècle à Buvrinne, par Germaine Faider-Feytmans.
      - La nécropole gallo-romaine du Gué d'Hameau à Monceau-sur-Sambre, par Raymond Brulet.
      - Héraldique et sigillographie. Les sceaux, cachets et timbres armoriés de la ville de Thuin, par Léonce Deltenre.
   - Mélanges :
      - La nécropole gallo-romaine de Castillon, par Raymond Brulet.
      - Découverte d'un trésor de monnaies d'or à Luttre-Liberchies, par Pierre Claes.
   - Varia :
      - Découverte à Macquenoise : menhir, statue ou stèle ?, par Raymond Chambon.
   - Chronique :
      - Notes sur l'état du patrimoine monumental de l'arrondissement de Charleroi-Thuin, par Simon Brigode.

15 euros (code de commande : 25815 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Avatars. Frontispice de Pol Bury. La Louvière, Le Daily Bul, 1991. In-8° broché, [60] p., tirage milité à 1000 exemplaires numérotés (n° 47), bel exemplaire.
Notice de l'éditeur :
   Avatars est le dernier recueil inédit d'Achille Chavée. Sous ce titre, ces textes ont été réunis par le poète quelques mois avant sa mort (le 4 décembre 1969).
Ils sont répartis comme suit :
   - Capitalisme (23.11.68).
   - Inconduite (11.12.68).
   - [Non titré].
   - L'attente (16.12.68).
   - Évasion (16.12.68).
   - Anecdotique (19.12.68).
   - Épreuve (21.12.68).
   - Être et ne pas être (28.12.68).
   - Héritage (30.12.68).
   - Le potage du jour (30.12.68).
   - Un moment difficile (31.12.68).
   - La route (5.1.69).
   - Et le rideau tomba (5.1.69).
   - Prison (6.1.69).
   - Parade (6.1.69).
   - Le quotidien.
   - Un grand amour (10.1.69).
   - Évidence (Mars 1969).
   - Nuit blanche (11.3.69).
   - [Non titré].
   - Le testament (27.3.69).
   - Poisson d'avril (1er avril 1969).
   - L'amour libre (5.4.69).
   - La petite île (5.4.69).
   - Mal de tête (10.4.69).
   - [Non titré] (18.4.69).
   - Un cri (16.5.69).
   - [Non titré].
   - Hommage à René Magritte (16.5.69).
   - Duel (17.5.69).
   - Excursion (5.6.69).

15 euros (code de commande : 25797 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille), DUMONT (Fernand) et LORENT (André) — Les Mystères du Drapeau Blanc. La Louvière, Le Daily-Bul, 1979. In-8° broché, [60] p., illustrations, édition originale, tirage limité à 1000 exemplaires numérotés (n° 818), couverture jaunie.
Avertissement :
   Le texte qui vous est offert dans ce petit volume est le résultat d'une collaboration assez libre entre Chavée, Dumont et Lorent, décidés en l'an 1936 à réaliser ainsi une œuvre collective sans autre moyen que le déchaînement d'imaginations qui, à cette époque, se laissaient volontiers guider par les obsessions les plus inattendues.
   Comme il n'est pas nécessaire de conclure un récit à ce point biscornu, les auteurs ont laissé aux lecteurs obstinés licence de le continuer.

25 euros (code de commande : 25798 - vendu).

 

[CORÉE]. Hier - Aujourd'hui. L'impérialisme américain est meneur de l'agression de la Corée. [Pyongyang], Éditions de l'Armée Populaire de Corée, [ca 1975]. In-8° broché, [74] p., nombreuses illustrations photographiques, exemplaire en bel état.
Préface de Kim Il Sung :
   «... les impérialistes s'occupent principalement de l'agression et de la guerre, et ils les considèrent comme leurs principaux moyens d'existence. L'agression et la guerre sont inhérentes à l'impérialisme. L'impérialisme américain, en particulier, a commis depuis le premier jour de son existence foutes sortes de pillage et de brigandage par les méthodes de guerre les plus cruelles et les plus brutales partout dans le monde, et il s'est engraissé de la sueur et du sang de centaines de millions de gens.
   L'aggravation extrême de la situation en Corée et la création du danger imminent d'une nouvelle guerre ne tiennent nullement à ce que nous aurions fait un acte quelconque pour envahir le territoire des États-Unis d'Amérique et menacer leur souveraineté et leur sécurité, au contraire, elles tiennent à ce que les impérialistes américains, venus dans un pays situé à des dizaines de milliers de ris du leur, ont intensifié leur politique d'agression et de guerre contre le peuple coréen. »

10 euros (code de commande : 25813 - vendu).

 

[DARVILLE (Alphonse)]. ROUSSEAUX (Geneviève) Alphonse Darville sculpteur. Préface par Jacques Hoyaux. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1982. In-8° carré broché, 79 p., illustrations en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, exemplaire en bel état.
Extrait de la préface :
   Qu'il s'agisse d'œuvres officielles exposées aux yeux de tous ou privées et par conséquent plus discrètes, Alphonse Darville a toujours respecté l'essentiel des principes que sa sensibilité et sa culture lui ont indiqués dès l'aube de sa carrière. Dans la vie, aussi, cet homme dont la carrure d'Ardennais abrite une âme de feu, n'a jamais failli à son engagement profond. Ainsi dans ses prises de position en matière de création et de politique artistiques en Wallonie.
   En 1933, il compte parmi les fondateurs de « L'Art vivant au pays de Charleroi ». Sans aucune référence à son homonyme parisien, si ce n'est quant au respect de la liberté d'inspiration et d'expression, ce groupe de jeunes rassemblés sous la double et débonnaire houlette du sculpteur Georges Wasterlain et du photographe Émile Chavepeyer entend encourager « l'artiste soucieux d'inédit, épris de lyrisme et vraiment créateur ». Ces termes révèlent la présence d'élèves du peintre Léon Van den Houten, qui réanima par eux les impératifs plastiques au Pays Noir.
   Un double courant s'y dessine dès le départ : d'un côté, et Darville en est, ceux qui évoluent suivant l'attachement de notre tradition créatrice aux sources méditerranéennes, de l'autre, ceux qui acceptent avec joie l'héritage de l'impressionnisme français. Les premières expositions du groupe (Bruxelles 1933, Liège 1934, Mons 1935) montrent un Darville nettement « wallon » : indépendant et classique par tempérament et conviction, soucieux du rythme, adversaire de la description et de la virtuosité, chercheur de clarté, de mesure et d'harmonie.
   Le premier Congrès culturel wallon de novembre 1938 l'intéresse plus que la plupart de ses confrères. Il voudrait que, tout en accueillant les recherches sincères et les options nouvelles, et en préservant leur indépendance, nos créateurs soient plus actifs dans leur affirmation wallonne. Il n'a pas oublié le Congrès qui s'est tenu à Liège en 1905 ni les « Amis de l'Art wallon » de 1912.
   Aussi n'est-il pas étonnant qu'il participe, en 1943, aux travaux de la section culturelle du Conseil économique wallon de Charleroi, un groupe clandestin qui se réunissait périodiquement, dans le bureau scolaire d'Aimée Bologne-Lemaire et qu'animait entre autres Maurice Bologne (Darville a réalisé une médaille à son effigie). Darville y présente un rapport sur la sensibilité wallonne dans les arts plastiques.
   Il figurera tout naturellement, en 1945, parmi les fondateurs de la section carolorégienne de l'Association pour le Progrès intellectuel et artistique de la Wallonie (APIAW), régionale issue directement du groupe précité ; on le retrouvera aussi parmi « Les Artistes des Cahiers du Nord » qui publia en mai 1946, à l'ouverture d'un grand salon d'Art wallon contemporain et dans le cadre du Congrès national wallon, un manifeste dont voici le premier article : « Il faut que l'Art wallon soit reconnu avec ses caractéristiques propres, ses affinités essentielles, et l'artiste wallon comme tel, non en fonction d'un dogmatisme belgo-flamand, ou autre. »
   Enfin, à l'Académie des Beaux-Arts de Charleroi, qu'il dirigea de sa création en 1946 à 1972, Alphonse Darville ne cessera de proclamer la primauté du monde intérieur, l'amour et le respect de la matière, la volonté d'idéalisme, le goût de l'universalité, la nécessité du choix et de la fermeté en face des séductions des théoriciens d'une esthétique déracinante.

25 euros (code de commande : 25795 - vendu).

 

DEHON (Jules) — L'ère du charbon à Gosselies. Avant-propos par Émile Henry. Gosselies, Cercle d'Histoire de Gosselies, 1982. In-4° agrafé, 148 p., illustrations, (collection « Gosselies Qui fut Ville - 980-1976 »), mouillures.
Avant-propos :
   Tout y est.
   Pour tout le monde...
   - Pour ceux qui s'intéressent au monde du travail et aux lois contre nature qui le régissaient.
   - Pour ceux qu'agité sans faiblesse le sentiment d'une justice sociale sans cesse ravivé par le souvenir des grèves tragiques, des répressions impitoyables et du sort inhumain de la classe ouvrière.
   - Pour ceux qui cherchent à comprendre l'incroyable enfer, la mentalité de ceux qui y vécurent et de ceux qui en vécurent.
   - Pour les passionnés d'histoire locale, qui trouveront dans les souvenirs évoqués par Jules Dehon deux traits éminents du caractère gosselien : la tendresse envers les humbles, l'opiniâtreté à défendre une juste cause.
   Et, sous-jacent, on devine un espoir, Wallon celui-là.
   Que le charbon, sous des formes nouvelles d'exploitation, redevienne un potentiel industriel et économique au bénéfice de notre région.
   Un jour de mars, en l'année 1981, des exploitants anglais m'ont offert le premier morceau de houille tiré d'une veine du Grand Conty... à ciel ouvert. Quelle expression lumineuse si cette première gaillette ne reste pas qu'un symbole.
   Et si le livre de Jules Dehon ouvert, lui, sur le ciel sombre d'un passé heureusement révolu, réveille notre esprit de recherche, ce sera là le plus bel hommage à rendre à l'auteur car il est ce ceux qui n'ont jamais désespéré de la Wallonie.

18 euros (code de commande : 25817 - vendu).

 

[DELAHAUT (Jo)]. SÉAUX (Jean)Delahaut. Anvers, de Sikkel, 1955. In-8° broché, 16 p, un portrait photographique, 24 planches en noir et un frontispice en couleurs, (collection « Monographies de l'Art Belge »), très bon exemplaire.
Extrait :
   Pour commencer cette étude de la peinture de Delahaut, j'indiquerai d'abord les deux points principaux sur lesquels s'articulent les réflexions et les arguments qui la composent. En d'autres termes, je veux commencer par conclure.
   Car, toujours pour commencer, je reste formel : Delahaut est un de nos peintres vivants les plus importants. Je vais tâcher d'arriver à montrer cela, qui me semble une évidence : du point de vue de l'histoire de la peinture en Belgique, l'œuvre de Delahaut fut, dans le cours de la seconde génération des peintres abstraits, la première en date à avoir été et à rester complètement et parfaitement abstraite : pour moi elle constitue donc une œuvre plastique complètement et parfaitement pure. Du point de vue morphologique elle est, d'autre part, complètement et parfaitement originale. Et je terminerai en montrant qu'elle se dépasse déjà elle-même, qu'elle se surmonte, et qu'elle trouve dans ce qu'elle fut les raisons mêmes, les plus exactes, de ce qu'elle devient.

13 euros (code de commande : 25794 - vendu).

 

DESNOS (Robert) — La place de l'étoile. Antipoème. Rodez, s.n., 1945. In-4°, broché couverture rempliée (en partie brunie), 91 p., (collection « Humour »), papier jauni, bande annonce, bon exemplaire.
Avertissement de Gaston Ferdière :
   Les neuf tableaux de cet « antipoème » sont inédits ; écrits en 1927, ils ont été revus et largement corrigés par R. Desnos aux premiers mois de 1944 avant de me les confier.
   Après la fin tragique de mon ami, c'est un devoir pour moi de publier ces pages sans retard. Elles inaugurent avec bonheur une collection de textes d'humour, d'un humour que je me refuse à qualifier et dont les surréalistes ont tenté de s'assurer le monopole...
   C'est toi qui devrais signer le bon à tirer, Youki, admirable compagne de Robert. Je songe aux soirées de la rue Mazarine ; je songe au soleil de l'Apothicairerie.....

25 euros (code de commande : 25805 - vendu).

 

DOTY (Robert)Photo-Secession. Photography as a fine Art. Foreword by Beaumont Newhall. New York, The George Eastman House, 1960. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 103 p., reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, très bon exemplaire.
Table of contents:
   - Foreword.
   I. Introduction.
   II. The Background.
   III. Stieglitz and American Photography.
   IV. The Photo-Secession.
   V. The Little Galleries.
   VI. The Dresden and Buffalo Exhibitions.
   VII. The New Art.
   - Portfolio : Plates I-XXXII.
   - Notes to the Text.
   - Selected Bibliography.
   - Exhibition Schedule.
   - Members of the Photo-Secession.

12 euros (code de commande : 25785).

 

ERÈVE (Paul) et BERLINGIN (René) — Charleroi et son Week End. Avant-propos par Arthur Haulot. Charleroi, Hier et Aujourd'hui Tourisme et Histoire, [post 1953]. In-8° broché, 109, [3] p., nombreuses reproductions photographiques.
Sommaire :
   - Charleroi, village de cloutiers. La vie au 13e siècle.
   - Ce qu'il advint de Charnoy au 17e siècle.
   - Après 1650 Charleroi se fortifie.
   -Vers 1725 les usines se multiplient.
   - La ville tentaculaire.
   - Les industries carolorégiennes.
   - L'origine des charbonnages.
   - Débuts des verreries (1577).
   - La grosse métallurgie débute vers 1827.
   - La tragique aventure de la Machine soufflante ou première locomobile (1835).
   - Charleroi aujourd'hui.
   - Flux vers la ville, reflux vers la nature.
   - Ham-sur-Heure, aspect général.
   - Sites et points de vue.
   - L'histoire du château.
   - Le château actuel.
   - Vestiges du passé et curiosités artistiques.
   - Folklore.
   - 1300 ans d'histoire. Comment naquit le Bourg (vers 600).
   - Sous la Crosse épiscopale (889 à 1794).
   - Un châtelain part pour la croisade (1096).
   - La vie sociale au 13e siècle.
   - Les troubles du 16e siècle.
   - Camps, sièges, ambulances et guerres.
   - Administration et justice, jadis.
   - Souvenirs et coutumes locales.
   - La vie économique de 1600 à 1800.
   - Industries et commerce jadis.
   - Thuin, ville aérienne.
   - Thuin vers 1850.
   - Aulne.

18 euros (code de commande : 25809 - vendu).

 

[FALQUES (Marianne-Agnès Pillement de)] — La dernière guerre des bêtes, Fable pour servir à l'histoire du XVIII. siécle. Par l'auteur d'Abassaï. Première et seconde parties (complet). Londres, Seyffert, 1758. [A Londres, / Chez C. G. Seyffert, Libraire, dans Dean- / Street, vis-à-vis St. Ann's-Church, Soho. / M. DCC. LVIII.] Deux tomes en un volume in-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges, mors frottés, 76 et 72 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Marianne-Agnès Pillement de Falques de la Cépède naquit à Avignon en 1720. Elle passa une dizaine d'année au couvent avant de se défroquer. Ses excès lui valurent d'être fichée par la police de Louis XV et de s'exiler en Angleterre où elle fut employée comme préceptrice. Elle revint en France et se suicida en 1773.
   La dernière guerre des bêtes est une allégorie sur le conflit qui opposait la France et Grande-Bretagne pour la souveraineté sur l'Acadie. La clef permet au lecteur d'identifier les protagonistes : le Français le lion, l'Anglais est le léopard, le Hollandais est le chameau, l'Allemand est l'ours, le Russe est l'éléphant, le Polonais et le Suédois sont le loup, l'Espagnol et le Portugais sont le cheval, l'Italien est le renard, le Génois est le castor, l'Autrichien est le dromadaire, le Prussien est le tigre, le Turc est le rhinocéros et le Danois est le Barbet. Marie-Laure Girou-Swiderski nous apprend que « l'œuvre repose sur une connaissance impeccable des événements, des alliances, mais aussi des causes du conflit. »
Bibliographie :
   - Boudin (Stéphanie), Une romancière et aventurière des Lumières : Marianne-Agnès Falques, dite la Vaucluse.
   - Girou-Swiderski (Marie-Laure), À la découverte des Terrae incognitae de l'écriture féminine d'antan, p. 88.

90 euros (code de commande : 25800 - vendu).

 

[FIÉVEZ (Victor)Historique de la commune de Jurbise. Jurbise, Photo-Club Jurbisien, 1975. In-4° agrafé dactylographié et reprographié, [30] p., 3 plans et 5 dessins humoristiques signés A. Vilain, exemplaire en bel état.
   Une rare curiosité, assurément !
Introduction :
   Le « Photo-Club » Jurbisien s'est créé quasi spontanément à l'initiative d'un groupe d'amis férus de photographie. Dès la kermesse de juin 1973, ce groupe mit sur pied une première manifestation publique et officielle de son activité.
   C'est ainsi qu'il présenta, dans les locaux mis gracieusement à sa disposition par l'Administration Communale, une exposition de photos, agrémentée d'une projection sonorisée de diapositives.
   À cette date, le « Photo-Club » Jurbisien était né... Grâce à la formation de son comité, il pouvait alors prétendre à d'autres organisations et à d'autres activités.
   Une seconde séance eut lieu l'année suivante au Salon du Centre, rue des Anglais à Jurbise. Au programme figurait la projection sonorisée des dias présentées l'année précédente mais dans un nouveau montage réunissant des photos couleurs, prises de jour et de nuit dans le village. Les commentaires ex abrupto furent faits par le président du club. Les nombreux spectateurs purent ensuite suivre l'expédition belge au pôle sud, grâce au film tourné dans l'Antarctique par les membres du groupe de Gerlache et Bastin. Un des participants à cette aventure, Monsieur Gaston Remson, secrétaire du club, put satisfaire la curiosité du public au cours du débat qui suivit cette projection. Ce genre de réunion fit apparaître la possibilité de multiplier les activités du club.
   Les membres du club qui avaient eu vent des quelques recherches historiques et démographiques que j'avais faites sur le village me firent alors l'honneur de m'associer à leurs travaux.
   C'est pourquoi j'ai, aujourd'hui, le plaisir de présenter cette plaquette sur Jurbise à travers les âges.
   Associé aux membres du club je pus me rendre compte du fait que, au-delà des activités photographiques, tous les adhérents participaient, à des titres divers, à toutes les manifestations.
   Mais chacun au club, que ce soit les amateurs de photographie ou les férus du patrimoine local ou régional, est d'accord pour faire plus et mieux.
   L'éventail des thèmes à exploiter est grand : histoire pure, histoire religieuse, coutumes, usages, folklore, activités des diverses sociétés locales sont autant d'horizons ouverts sur la découverte...
   Au moment où l'on parle tant d'environnement, cette symbiose heureuse des uns et des autres, qui a permis ce premier montage audio-visuel sur Jurbise, est donc la troisième réalisation du club. C'est à dessein que le sujet et les matières ont été limités.
   Les coutumes locales et régionales, les sociétés d'agrément, les villages voisins, nos églises, nos chapelles, nos formes et les lieux-dits, rien de tout cela ne sera oublié...
   Nous vous promettons donc, pour les années qui suivent, d'autres montages audio-visuels techniquement, scientifiquement et historiquement mieux réussis encore.

15 euros (code de commande : 25786 - vendu).

 

GÉRARD PÈRE ET FILS (Vahé) — L'univers du Havane. Photographies Matthieu Prier. Paris, Solar, 1995. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 143 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Avant-propos :
   Plus qu'un monde, le Havane est un univers. Un univers d'une telle richesse que, comme tout ce qui touche à l'art de vivre et aux produits de bouche, il exige un tant soit peu d'attention et de culture pour être pleinement savouré.
   C'est pourquoi nous avons voulu prolonger le travail accompli il y a quelques années avec Le Guide de l'amateur de Havane. Car, si ce premier ouvrage s'attachait plus particulièrement à l'aspect technique, il nous a semblé que l'objet cigare méritait que l'on rendît davantage hommage à son esthétique – incomparable.
   Première exigence, donc : donner tout son poids au regard, qui caresse le Havane. C'est ainsi que l'amateur pourra découvrir, du moins dans les pages de présentation des gammes de chaque marque, les cigares en taille réelle.
   Deuxième exigence : bannir tout jargon technique, afin que le néophyte puisse, autant que l'amateur confirmé, s'y retrouver... On nous pardonnera seulement d'avoir eu recours, dans l'évocation de l'évolution du goût d'un cigare au cours de la combustion, aux termes foin pour le premier tiers, divin pour le deuxième, purin pour le dernier. Ce sont là métaphores courantes entre Havanophiles.
   Enfin, rappelons que les appréciations que nous donnons ne sauraient s'entendre que parlant de cigares conservés avec le plus grand soin et, surtout, ayant bénéficié en amont de conditions optimales d'élevage, de maturation et d'acheminement à la qualité.
   Et maintenant, laissons-nous pénétrer par les généreux effluves de notre sujet....

20 euros (code de commande : 25802).

 

[GOUY-LEZ-PIÉTONS]. 980-1980. De Ghoy à Gouy. Première et seconde parties (complet). Gouy, Cercle d'Études et de Recherches d'Histoire Régionale, [1980]. In-4° agrafé, 43, XXXV p., illustrations., couverture salie.
En quatrième de couverture :
   Avant-propos.
   I. Origines d'une paroisse.
   II. Conflits de 980.
   III. La présence des Prémontrés à Gouy.
      A. Les prémontrés.
      B. La patronage de 1'église.
   IV. Les curés des origines à 1699.
      A. Le différend entre Bonne-Espérance et Gouy au sujet de la tour du clocher.
      B. L'obituaire de 1474.
         1. Les héritages et la Table des Pauvres.
         2. Les obits.
         3. Les annotations.
   V. Les curés de 1700 à 1899.
      A. L'obituaire de 1742.
         1. Les obits.
         2. Les prédicateurs.
         3. Les bénéfices.
      B. Statistiques et coutumes d'antan.
         1. Les baptêmes.
         2. Les confirmations.
         3. Les mariages.
         4. Les funérailles.
         5. Certaines messes de l'époque.
      C. Séparation Gouy-Godarville.
   VI. Les curés de 1900 à nos jours.
      A. Le nouvel autel de 1910.
      B. La chapelle de la Fléchère.
      C. Les processions.
         1. La petite procession.
         2. La grande procession.
   - L'église de Gouy.
      I. Architecture générale.
         A. L'édifice et son aspect extérieur.
         B. L'édifice et son aspect intérieur.
      II. Patrimoine artistique.
   La seconde partie, intitulée Une tranche de vie civile de 1806 à 1837, contient un choix de délibérations du Conseil communal, des copies ou parties d'actes, lettres ou documents.

18 euros (code de commande : 25818 - vendu).

 

GUSDORF (Georges) — Les Sciences humaines et la pensée occidentale. Tome I. De l'histoire des sciences à l'histoire de la pensée. Tome II. Les origines des sciences humaines. Paris, Payot, 1966-1967. Deux volumes in-8° brochés, 336 et, 500 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), petit cachet humide ex-libris en bas des couvertures et des pages de titre, couvertures frottées.
   Il s'agit de la première édition des deux premiers volumes de l 'encyclopédie Les sciences humaines et la pensée occidentale qui parut de 1966 à 1988 et compte 14 volumes.
En quatrième de couverture du tome I :
   Introduction à une tentative d'histoire des sciences, ce livre voudrait être un discours de la méthode pour la mise en lumière de l'unité du savoir. Car toute science est conscience de l'homme ; aucune discipline ne se suffit à elle-même ; réduite à elle-même, elle n'est plus elle-même. Le régime de spécialisation outrancière, caractéristique des temps modernes, a falsifié l'idéal du savoir en réduisant l'envergure de l'intelligence.
   Centrée sur les sciences humaines, l'histoire du savoir devient une histoire de la découverte de l'humanité de l'homme. Elle s'efforce de mettre en lumière l'unité interne qui assure d'âge en âge la cohérence de l'image du monde. Renonçant à se proposer comme un recueil, ou plutôt un cimetière de faits, elle tente de définir les attitudes mentales, les modèles d'intelligibilité qui s'affirment et se renouvellent dans la succession des époques de la culture.
   L'histoire compréhensive du savoir voit dans toute connaissance l'expression d'une présence au monde et d'un style de vie. Le grand axe de la conscience occidentale est jalonné par le renouvellement des mentalités, dont chacune atteste une forme de sensibilité intellectuelle, en réciprocité de signification avec la sensibilité esthétique et religieuse.
   Il faut que l'histoire des sciences reprenne sa place et son rang dans une théorie des ensembles de la conscience humaine.
En quatrième de couverture du tome II :
   D'ingénieux esprits de notre temps prononcent que l'homme est mort, la tâche des sciences dites « humaines » étant désormais de hâter la dissolution du cadavre exquis de l'humanité perdue.
   Avant que les valeurs humaines ne sombrent ainsi dans la dérision générale du nouvel obscurantisme, peut-être est-il encore temps de remémorer la longue marche de la découverte de l'homme dans la tradition de l'Occident. Si nous sommes ce que nous sommes, c'est grâce au labeur acharné des générations spirituelles, dont les essais et les erreurs ont permis la conquête méthodique de la vérité, en passant par l'organisation de la terre et du ciel. L'aventure millénaire de la connaissance a permis de définir les horizons de l'espace et du temps, de constituer l'univers en un paysage doué d'un sens qui se révélait à la foi ou à la raison.
   Peut-être le caractère fondamental de ces sagesses périmées se trouvait-il dans une certaine amitié fondamentale pour l'homme et pour le monde. Aujourd'hui les héros suicidaires de l'absurdité universelle ne voient en la réalité qu'un miroir où contempler avec délectation leurs propres grimaces.
   Ce livre n'est destiné qu'à ceux qui s'intéressent encore à l'humanité de l'homme.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 25772).

 

HACHEZ (Félix) — Recherches historiques sur les rhétoriciens de Mons, par Félix Hachez. Bruxelles, Briard, 1848. [Bruxelles, / Imprimerie de J. H. Briard, / rue Neuve, 31, Faubourg de Namur, / 1848] In-12 broché, 24 p., petite déchirure (sans perte) au premier feuillet de couverture.
Extrait :
   Le talent de la poésie s'appelait, au XIVe et au XVe siècles, l'art de la rhétorique, et les amateurs de littérature prenaient le nom de Rhétoriciens. Les magistrats des communes, où des sociétés littéraires étaient établies, ne manquèrent pas de les encourager et leur donnèrent un local pour leurs réunions : c'était même quelquefois une chambre de l'hôtel-de-ville. De là furent nommées Chambres de rhétorique les assemblées de gens instruits qui cultivaient la poésie et le théâtre. Si ces institutions n'ont pas eu la prépondérance des corps savans, elles ont du moins fait connaître et aimer la littérature ; elles ont développé le bon goût et entretenu des écoles qui embellissaient l'esprit, sans le corrompre. En effet, avant que l'imprimerie ne communiquât à l'intelligence de chacun les productions littéraires, la poésie n'avait pas un brillant avenir ; en vain eût-on composé des vo1umes de poèmes, ils n'eussent jamais été connus, ils ne fussent jamais devenus populaires ; mais quand les écrivains lisaient eux-mêmes leurs compositions, on prenait plaisir à les entendre et à les voir déclamer. Cet accueil encouragea bien des premiers essais de talens qui jamais peut-être n'auraient osé paraître.

15 euros (code de commande : 25811 - vendu).

 

HAMPE (Roland) et SIMON (Erika)Un millénaire d'art grec 1600-600. Fribourg - Paris, Office du Livre - Société Française du Livre, 1980. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 306 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Dans cet ouvrage, les éminents archéologues classiques que sont Roland Hampe et Erika Simon apportent la preuve que la pensée « grecque » s'est exprimée dans l'art dès le XVIe siècle avant J.C. et non pas seulement dès l'époque géométrique – vers 1000 avant J.-C. – comme on le pensait jusqu'ici. En effet, grâce au déchiffrement de l'écriture mycénienne, il a été établi que les Achéens, les habitants des centres mycéniens, parlaient une langue qui est l'ancêtre du grec classique. Ainsi des détails iconographiques, qui distinguent les œuvres mycéniennes de celles d'Orient, apparaissent sous un jour nouveau, car ils permettent de percevoir les premières manifestations de l'esprit « grec » dès le XVIe siècle avant J.-C., et ce dans tous les domaines de l'art.
   Les auteurs font état de l'influence de l'art minoen sur les œuvres de l'époque mycénienne. Puis, suivant la chronologie jusqu'à la fin de l'époque dite orientalisante vers 600 avant J.-C., ils traitent des divers domaines de l'art – architecture et peinture, céramique, œuvres de métal, bijoux, objets de bois et d'ivoire, sculpture –, étudiant la continuité, les influences.
   Le lecteur aura ainsi une idée très claire et complète de toutes les connaissances actuelles dans ce domaine. La riche documentation iconographique réunit les pièces majeures de ce millénaire d'art grec, certaines maintenant célèbres mais souvent réinterprétées récemment, d'autres publiées ici pour la première fois.

20 euros (code de commande : 25793).

 

HOORNAERT (Chanoine R.)Le béguinage de Bruges. Le passé - Le présent. Bruges, Aux éditions de la Vigne, (1938). In-12 broché, 120 p., planches hors texte, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. Le passé.
      Chapitre premier. L'Histoire du béguinage.
         - Les béguinages en général.
         - Le béguinage de Bruges.
            1. Le mystère des origines avant 1245.
            2. Le XIIIe siècle après 1245.
            3. La crise du XIVe siècle.
            4. La prospérité du XVe siècle.
            5. La crise du XVIe siècle.
            6. La renaissance du XVIIe et XVIIIe siècle.
            7. La terrible crise de la Révolution et du XIXe siècle.
            8. La rénovation du XXe siècle.
      Chapitre II. Les anciennes règles.
         A. La règle primitive.
            1. Spiritualité.
            2. Organisation.
            3. Conseils évangéliques.
         B. Les statuts et ordonnances du XVIIe siècle.
            1. Spiritualité liturgique.
            2. Régime aristocratique.
            3. Vœux de religion.
   Deuxième partie. Le présent.
      Chapitre I. Les Filles de l'Église.
         1. But.
         2. Statut canonique.
            - Règles.
            - Ordre du jour.
            - Costume.
            - Régime de vie monastique.
         3. Spiritualité.
            a. Doctrine.
            b. Pratique (la messe - l'office divin - l'oraison contemplative).
            c. Les grandes intentions des Filles de l'Église.
            d. Formation (morale - intellectuelle - spirituelle).
            e. Apostolat (notre programme - nos méthodes).
         Chapitre II. Le cadre.

13 euros (code de commande : 25783 - vendu).

 

JAGUER (Edouard)Les mystères de la chambre noire. Le surréalisme et la photographie. Paris, Flammarion, 1982. In-4° sous reliure toilée et jaquette (un peu défraîchie) de l'éditeur, 223 p., nombreuses reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre.
Sur le rabat de la jaquette :
   Bien que le surréalisme ait été le sujet de très nombreux ouvrages, aucune étude exhaustive n'a été consacrée à la photographie surréaliste. Pourtant les « mystères de la chambre noire » ont été au cœur des préoccupations de tous les peintres et écrivains surréalistes, à commencer par André Breton lui-même.
   Le livre d'Edouard Jaguer comble cette lacune : c'est une étude « de l'intérieur », écrite par un surréaliste. Évitant le piège de l'esthétisme et du « beau livre » dont les surréalistes n'avaient cure, mais aussi celui de l'album d'images, ce livre se présente comme le premier ouvrage fondamental sur ce point essentiel du surréalisme.
   Après avoir étudié l'influence des grands précurseurs (Atget, Nadar, Dada), l'auteur nous offre, par l'image et le texte, un panorama des réalisations des membres fondateurs du groupe parisien (Breton, Éluard, Max Ernst, Boiffard, Duchamp, Man Ray, Arp, Dali), puis celles des nouveaux venus (Bellmer, Ubac, Nougé, Magritte), de même que les rapports qu'entretenaient les grands photographes contemporains avec le surréalisme (Cartier-Bresson, Alvarez Bravo, Brassai, Kertész, Tabart, Blumenfeld, Umbo, List, Moholy-Nagy, Laughlin, Bayer, Nash). L'investigation des relations surréalisme-photographie se poursuit jusqu'à nos jours, parmi les artistes (Alechinsky, Bury, Bogartte) et les photographes se réclamant directement ou indirectement du surréalisme, qu'ils soient français, anglais, allemands, japonais, tchèques, polonais, américains ou espagnols. L'auteur insiste également sur l'interaction texte-photo, notamment dans le domaine du livre surréaliste (Gherasim Luca, Hognet, Penrose, Styrsky).
   Les Mystères de la chambre noire contiennent aussi un grand nombre de découvertes (photographes anonymes, photos dues au « hasard objectif »), d'inédits... et quelques surprises de taille : des photos surréalistes de Robert Bresson, Luis Bunuel, Carlos Saura...
   Le volume se termine par une « petite anthologie des textes surréalistes » consacrés à la photographie, une bibliographie internationale, et un index des noms. Du point de vue de l'information recueillie, c'est donc une véritable encyclopédie du sujet. Mais c'est aussi, et surtout, un hommage à l'imagination et au surréalisme, qui a su éveiller la photographie à une nouvelle sensibilité.

25 euros (code de commande : 25789 - vendu).

 

LA MORLIÈRE (Jacques Rochette de) — Contes du Chevalier De la Morlière. Angola. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. [Paris / A.Quantin, Imprimeur-Editeur / 7, rue Saint-Benoit / 1879] In-8° (148 x 213 mm.) broché, [4 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], LX, 220, [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé par Mongin d'après Huet et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de La Morlière gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Mongin d'après Boucher), (collection « Petits Conteurs du XVIIIe Siècle »), « titrage à petit nombre » sur papier vergé au filigrane de E. Desloye et Cie, rousseurs importantes uniquement sur la page de titre (le reste le l'ouvrage est épargné), deux petits coups au second feuillet de couverture ayant traversé quelques feuillets.
Extrait de la préface de l'édition de Norbert Crochet :
   C'est [...] grâce au talent de son auteur qu'Angola a réussi à traverser les siècles, même si l'on ne peut nier que La Morlière manquait d'un véritable esprit de création. Cherchant avant tout à faire un livre qui se vende, il prit le parti de faire pareil, de faire comme les auteurs à succès. La mode étant aux écrits libertins, à commencer par ceux de Crébillon fils qu'on s'arrachait depuis Le Sylphe paru en 1730, il a fait comme beaucoup : il a fait pareil que Crébillon. Pour planter le décor, il n'est pas le seul non plus à s'inspirer des Mille et une nuits, dont la première traduction française date du début du siècle et dont le succès immédiat auprès du public ne s'est jamais démenti. Mais plus que les emprunts, pleinement assumés par l'auteur, ce qui caractérise Angola est ce ton si particulier et cet angle de vue satirique qui font avec ironie et finesse le portrait de la haute société sous Louis XV. Et le lecteur, ancien comme moderne, ne s'y trompe pas : sous le couvert d'une histoire abracadabrante où se croisent génies, fées et autres sultans, il s'agit de mettre en lumière, avec humour et intelligence, tous les travers de ces hommes et femmes du monde qui cherchent en permanence non seulement à tromper leur ennui, mais aussi à se différencier coûte que coûte des gens du commun, quitte à être ridicules. Langage particulier, préoccupations futiles, manières évaporées, culte d'un plaisir que l'on veut raffiné et sans contraintes, allusions érotiques et atmosphère poudrée : autant de couleurs que La Morlière emploie pour nous peindre les mœurs que cette société aux grands airs, consciente de ses privilège et fière d'abuser de ses libertés ; autant d'éléments qui font des mondains du XVIIIe siècle des êtres au moins aussi exotiques que les personnages merveilleux qui peuplent ces contes du lointain Orient.
Bibliographie :

   - 
Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 956-957.
   - Crochet (Norbert), Jacques Rochette de La Morlière, dans Angola, histoire indienne. Ouvrage sans vraisemblance (1746), pp. 9-10.

   25 euros (code de commande : 25775 - vendu).

 

[LASSUS (Roland de)]. MATHIEU (Adolphe) — Roland De Lattre, par Adolphe Mathieu. Mons, Piérart, 1838. [Mons, / Imprimerie de Piérart, Libraire, rue d'Havré. / 1838.] In-12° broché, 76 p., rousseurs, rare dans son brochage d'origine.
Extrait :
   Roland De Lattre, connu sous les divers noms de Roland Lassus, Roland Lassé, Orlando Di Lasso, etc., etc et, plus généralement, sous celui d'Orland De Lassus, qu'il prit très jeune et qu'il porta jusqu'à sa mort, naquit à Mons, en Hainaut, en 1520, d'un faux monnoyeur, qui comme tel, fut par sentence judicielle contraint de porter en son col un pendant de fausses monnoies et avec iceluy faire trois pourmaines (promenades ou tours) publiquement à l'entour d'un hour (échafaud)..... Roland De Lattre changea de nom et surnom...... et ainsy quitta le pays et s'en alla en Italie avec Ferdinand de Gonzague qui suivoit le party du Roy de Sicile.....
   On raconte qu'il fréquenta très jeune les écoles, et que, parvenu à sa septième année, il reçut une éducation musicale soignée. Ses progrès furent rapides, et sa voix pure et mélodieuse charmait ses auditeurs.

50 euros (code de commande : 25812 - vendu).

 

LEMAIRE (Jacques) — À la pointe de l'épée. Illustrations de Job. Tours, Mame, 1899. [Tours / Alfred Mame et Fils, Éditeurs / M DCCC XCIX] Grand in-8° sous cartonnage rouge, noir or et argent de l'éditeur d'après la maquette de Paul Souze, 157, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., illustrations en noir, cartonnage un peu sali, exemplaire peu affecté par les rousseurs, peu courant.
Ce recueil contient :
   - À la pointe de l'épée.
   - En ballon.
   - L'inexorable créancier.
   - Jeux innocents.
   - La vengeance de Machicadour.
   - L'administration.
   - L'huissier de Zemmorah.
   - Le crime de la gare de Lyon.
   - Heureuse méprise.
   - Folie dangereuse.
   - La malle.

50 euros (code de commande : 25801 - vendu).

 

LIEBAUT (H.) — Repertorium van de pers in het arrondissement Aalst. 1840-1914. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1967. In-8° broché, 187 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 41), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   I. Inhoudstafel.
   II. Verantwoording en Overzicht.
   III. Bronnen.
   IV. Toelichtingen.
   V. Repertorium van de Pers.
      A. Aalst.
      B. Denderhoutem.
      C. Denderleeuw.
      D. Geraardsbergen.
      E. Lede.
      F. Ninove.
      G. Oordegem.
      H. Zottegem.
      VI. Kiesbladen.
      VII. Ontwikkeling van de pers in het arrondissement Aalst.
      VIII. Indices.
         A. Personenregister.
         B. Geciteerde en besproken persorganen.

13 euros (code de commande : 25778 - vendu).

 

[LITTORAL BELGE]. La mer. Guide du touriste et du villégiateur au littoral belge. Bruxelles, Touring Club de Belgique, 1922. In-8° broché, 320 p., illustrations, cartes, une carte à déplier, bel exemplaire.
Sommaire :
   - Avant-propos.
   - La mer, par Léon Rottenburg.
   - Histoire naturelle du littoral, par Jean Massart.
   - L'hygiène à la mer, par H. Wettendorff.
   - La pêche maritime, par l'abbé Pype.
   - Le yachting au littoral belge, par C. Vander Meer.
   - Les poissons d'Ostende, par G. Gilson.
   - Le commerce maritime, par Arthur Rotsaert.

20 euros (code de commande : 25782 - vendu).

 

MAHIEU (Raymond G-W.)La douane et les douaniers au royaume de Belgique. Essai historique sur la douane et les douaniers d'hier et d'aujourd'hui. Mons, Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 128 p., nombreuses illustrations en noir, dédicacé par l'auteur, rare.
Table des matières :
   
1. Avertissement.
   2. La douane - Généralités.
   3. L'armement.
   4. Le cabotage.
   5. Les campagnes sucrières.
   6. Cantons rédimés d'Eupen, de Malmédy et de Saint-Vith.
   7. C.I.D. - Formation - Promotion - Musée.
   8. Compétence des agents de la douane.
   9. Distinctions honorifiques.
   10. Les droits.
   11. Les documents douaniers.
   12. Les enclaves.
   13. Les entrepôts douaniers.
   14. Les fanfares des douanes.
   15. Les franchises douanières.
   16. La fraude et les fraudeurs.
   17. Nos frontières.
   18. La hiérarchie.
   19. Lois et conventions.
   20. Le mariage des employés.
   21. Mouvements douaniers - Destination des marchandises.
   22. Mutations/Résidence.
   23. Le territoire neutre de Moresnet.
   24. Prestations, repos et congés.
   25. Chambre de recours.
   26. Récompenses.
   27. Le refus d'exercice.
   28. Régime disciplinaire.
   29. La mise à la retraite, disponibilité...
   30. Les salaires à la douane.
   31. Sceaux et cachets.
   32. Le service en campagne.
   33. Le signalement.
   34. Les syndicats.
   35. Les uniformes.
   36. Le rayon réservé.
   37. Les voies mitoyennes.
   38. Les voies non autorisées et autorisées.
   39. Sources.
   40. Illustrations.

20 euros (code de commande : 25781 - vendu).

 

MEYER (Laure) — Objets africains. Vie quotidienne, rites, arts de cour. Paris, Terrail, 1994. In-4° broché, couverture rempliée, 207 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Au pli de la couverture :
   Datant pour la plupart du XIXe siècle, les plus beaux objets africains que nous présentons ici témoignent de la richesse des choix et des solutions esthétiques et techniques développées par plus de cent ethnies, réparties de la Guinée à l'ouest au Kenya à l'est, et du Mali du Nord à l'Afrique du Sud.
   Dans chaque tribu, la création plastique se manifeste dans tous les actes de la vie : objets décorés et sculptés de la vie quotidienne, parures, armes, instruments de musique... Mais par souci de cohérence et de compréhension, il nous a paru évident qu'il fallait aborder le sujet de manière thématique : le cadre de vie (mobilier), les arts de la convivialité (récipients et cuillers), l'utilisation de la couleur (écorces battues et tissus), les parures, les armes de combat et de prestige des grands chefs.
   À la vue d'un grand nombre d'objets reproduits ici, on comprend aisément l'immense intérêt qu'a suscité l'art africain dès le début de notre siècle auprès d'artistes occidentaux comme Modigliani, Matisse ou Picasso.
   Aujourd'hui encore, cet art chargé de sens mythique nous fascine par sa force et sa beauté formelle.

15 euros (code de commande : 25822).

 

[MONS - ÉGLISE SAINTE-ÉLISABETH]. BAES (Jean) — Eglise Ste. Elisabeth à Mons. Bruxelles, Lyon-Claesen, [ca 1891]. Chromolithographie appliquée sur une feuille de carton.
Dimensions :
   - Lithographie : 162 x 242 mm.
   - Carton : 335 x 480 mm.
   Chromolithographie imprimée par les établissement J.-E. Goossens, à Bruxelles, faisant partie de la série intitulée : Tours et tourelles historiques de la Belgique d'après les aquarelles de M. Jean Baes, architecte, sous-directeur à l'École des Arts décoratifs de Bruxelles, Chevalier de l'Ordre de Léopold.
   L'artiste a daté son aquarelle de 1889.
  Jean Baes (Bruxelles, 1848-1914) étudia les arts décoratifs puis l'architecture à l'Académie de Bruxelles avant de travailler dans l'atelier de l'architecte-décorateur Charle-Albert. La série des aquarelles Tours et tourelles historiques de la Belgique valut à Jean Baes d'être nommé à la tête de la Société des aquarellistes et aquafortistes bruxellois.

15 euros (code de commande : 25776 - vendu).

 

MOREAU (Marcel) — Saulitude. Photographies de Christian Calméjane. Paris, Accent, 1982. In-4° carré broché sous étui d'éditeur, [72] p., petite tache en quatrième de l'étui sinon exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   J'ai écrit ce livre, j'ai voulu ces photos non tant pour faire acte d'écologie que pour accorder les enracinements de mon enfance à mes errances d'homme mûr.
   Ces désarticulés étaient déjà mes complices à l'époque où je m'acharnais à ne plus être celui que l'on voulait que je fusse. Je suis entré en eux, je me suis frotté à leurs blessures, à leurs convulsions, comme si j'avais pressenti que je créerais un jour quelques personnages à leur ressemblance. Mais je n'étais qu'un gosse, et j'aimais surtout jouer avec les choses imparfaites, les images du bizarre, les douteuses épiphanies.
   Aujourd'hui, j'ai cessé de jouer, et ces arbres à nuls autres pareils ont depuis longtemps reçu en moi, de l'histoire même de mes phantasmes, des sèves nouvelles et extravagantes, dont la parole. Transplantés au cœur de toutes mes apostasies, ils semblent les rappeler sans cesse au devoir essentiel : l'amour de la différence, la passion du dépassement de soi. En quoi je dédie cette œuvre à mon village natal, haut lieu de mes premiers schismes et berceau de mon entêtement.

35 euros (code de commande : 25788).

 

Moulins en Hainaut. [Bruxelles], Crédit Communal, 1987. In-4° broché, 383 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, coup à la coiffe, un peu jauni.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme itinérante organisée par Hannonia et le Crédit Communal en 1987.
Table des matières :
   Préface, par François Narmon.
   Avertissement, par Jean-Marie Cauchies.
   Avant-propos, par Gérard Bavay.
   Bibliographie.
   Introduction générale : À la rencontre des moulins, par Maurice-A. Arnould.
   Qu'est-ce qu'un moulin ?, par Gérard Bavay.
      - Technologie et usages des moulins à eau et à vent, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Un cas de description technique : l'inventaire et l'évaluation des moulins de Belœil e, 1775, par Ernest Carlier.
   Le moulin dans son milieu : droit, économie, paysage, par Gérard Bavay.
      - Droit des moulins et banalité en Hainaut des origines à 1795, par Jean-Marie Cauchies.
      - Tentative d'abolition de la banalité du moulin sous Joseph II, par Yannick Coutiez.
      - La gestion des moulins, revenus et rendements, par Marinette Bruwier.
      - Les sites des moulins, par Robert Sevrin et Gérard Bavay.
      
Équipements et environnement urbain : les moulins de Tournai, par Christian Dury.
      - Les moulins dans la ville : le cas de Mons, par Christiane Piérard.
   Mémoire de meuniers et mémoire de moulins, par Gérard Bavay.
      - L'architecture des moulins en Hainaut, par Jean-Marie Lequeux.
      - Les moulins : signes et graffiti, par Jean-Louis Van Belle.
      - Épigraphie des moulins et des meuniers, par Ernest Carlier.
      - Iconographie des moulins, par Christiane Piérard.
      - De l'eau au moulin. Histoire d'une vie, par Jean-Marc Depluvrez.
      - La vie quotidienne du meunier dans le monde de la documentation écrite, par Jean-Pierre Vasseur.
   Aujourd'hui et demain, par Gérard Bavay.
      - Catalogue des documents iconographiques.
         I. Les moulins du Hainaut dans la longue durée.
         II. Typologie et fonctions des moulins.
         III. Les moulins dans le paysage.
         IV. Les aspects techniques.
         V. Le moulin dans son environnement social.
         
VI. Iconographie.
         VIII. Les moulins aujourd'hui.

35 euros (code de commande : 25816).

 

NIETZSCHE (Friedrich) — Le Gai Savoir « la gaya scienza ». Fragments posthumes (Été 1881 - Été 1882). Textes et variantes établis par Giorgio Colli et Mazzino Montinari. Traduits de l'allemand par Pierre Klossowski. Édition revue, corrigée et augmentée par Marc B. de Launay. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 688 p., (collection « Œuvres Philosophiques Complètes », V), couverture un peu défraîchie.
Extrait de la note des éditeurs :
   Dans ce volume sont traduits les cinq livres constituant le texte du Gai Savoir proprement dit ainsi que Plaisanterie, ruse et vengeance, l'appendice : Chansons du Prince Hors-la-loi, et les Fragments posthumes rédigés durant la période qui va du début 1881 à l'été 1882. La traduction des Idylles de Messine et du Gai Savoir a été faite à partir du texte des éditions revues par Nietzsche lui-même. Ce texte comporte des erreurs de typographie, des corrections de Nietzsche sur épreuves (dont l'imprimeur n'avait pas tenu compte) ; dans certains cas très rares, des corrections qui se sont référées aux manuscrits ont été nécessaires. La traduction des fragments posthumes a été faite à partir du texte allemand original, encore partiellement inédit, que nous avons établi en nous fondant sur un nouveau déchiffrement des manuscrits et sur une nouvelle transcription. Toutefois, une partie de ces fragments a déjà été publiée, bien que l'ordre adopté par ces publications ne soit pas conforme à celui des manuscrits, d'abord par F. Kögel (1897), puis par E. et A. Horneffer (1901), dans le cadre de l'édition Naumann-Kröner (vol. XII) entreprise sous l'égide des Archives Nietzsche de Weimar. F. Kögel a établi un découpage en 395 fragments dans le matériel posthume qui correspond à cette période, et les Horneffer en ont isolé 509. Dans la présente édition, en revanche, où nous publions dans leur intégralité les textes de Nietzsche tels qu'ils figurent dans les manuscrits et selon un critère chronologique, le nombre des fragments s'élève ainsi à 798. Le Gai Savoir a été publié une première fois en 1882 par E. Schmeitzner à Chemnitz et une seconde fois en 1887 à Leipzig par E. W. Fritzsch avec en appendice les Chansons du Prince Hors-la-loi.

20 euros (code de commande : 25771 - vendu).

 

PARIDAENS (François) — Mons, sous les rapports historiques, statistiques, de mœurs, usages, littérature et beaux-arts ; par F. Paridaens, De la Société de Littérature de Bruxelles. Mons, Leroux, 1819. [Mons, chez Leroux, Libraire-Éditeur, Grand'Place, n° 38. 1819.] In-12 demi-chagrin vert, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., exemplaire en bon état.
   Le libraire-éditeur Martin Leroux fit imprimer cet ouvrage à Tournai, chez Casterman.
   Voici ce qu'écrit le baron de Reiffenberg à propos de François Paridaens : « Né à Mons en 1787, [il] servit comme soldat et sous-officier dans les armées impériales, et, après 1815, entra dans les bureaux du fisc. Il avait de la facilité, de la finesse, une certaine habitude de la phrase mesurée ou libre, mais on lui reprochait une causticité trop personnelle ; or, comme elle s'exerçait sur un petit théâtre, qu'il était sans cesse en présence de ceux qu'il persiflait, son penchant à la satire lui attira, dans son endroit, plus d'un désagrément. Ayant été pensionné, il vécut quelque temps à Louvain, où l'on ignorait ses gaietés et ses malices. »
Bibliographie :

   - Reiffenberg (Frédéric Auguste Ferdinand Thomas, baron de), Le Bibliophile belge, t. III, pp. 473-474.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 217.

80 euros (code de commande : 25819).

 

[PARIS - TRAITEUR-RESTAURATEUR]. Très rare carton publicitaire (83 x 65 mm.) du traiteur-restaurateur Guenant, imprimé à Paris chez Morisset.
Ce qu'écrivent Décembre et Alonier à propos de ce restaurant de la Porte du Louvre :
   À ce palais [le Louvre] se rattache une anecdote peu connue que nous nous empressons de rapporter :
   Deux des portiers du Louvre (il y en a quatre) tenaient chacun un restaurant dans le Louvre même ; l'un à la porte située en face du pont des Arts ; l'autre à celle du pavillon de l'horloge ; c'étaient deux suisses de la garde de Louis XVI qui avaient échappé au massacre du dix août, et qui avaient obtenu de Louis XVIII la double faveur dont ils jouissaient. L'un nommé Koliker, avait un vaste logement ; l'autre celui de la porte de l'Horloge, était moins grandement logé, bien qu'il pût pourtant recevoir une assez nombreuse clientèle ; il cumulait les triples fonctions de portier royal, de restaurateur et d'huissier de l'Institut. Il avait encore une quatrième corde à son arc : son logement avait issue sur l'escalier conduisant aux anciens appartements de Henri IV, et c'était sur une des marches de cet escalier que ce souverain avait rendu le dernier soupir, alors qu'on le rapportait mourant. Cet escalier était visité par un grand nombre de touristes qui ne manquaient pas d'emporter un petit morceau de cette marche que Michel leur vendait fort cher.
   Koliker qui n'avait rien de semblable, était jaloux. De là des querelles incessantes entre les deux confrères et compatriotes. Le marquis d'Autichamp, qui était gouverneur du Louvre à cette époque, tenta de les réconcilier ; mais Koliker ne voulut rien entendre ; il lui fallait absolument un bedite marge de Henri gadre, et il mourut de chagrin de n'avoir pu l'obtenir.
   Ces singuliers restaurants, bien connus des gastronomes du temps, furent supprimés vers la fin de la Restauration. On vendait pourtant encore des liqueurs, en 1830, chez trois de ces portiers, et les combattants du 29 juillet de cette année purent s'y rafraîchir ; mais qu'ils s'y fussent bien mieux rafraîchis dix ans auparavant !
Bibliographie :
   - Décembre (Joseph) et Alonier (Raymond), Les merveilles du nouveau Paris, p. 127.

15 euros (code de commande : 25779 - vendu).

 

PETIT (Karl) — Mons. Photos : Gérard Mathieu. Bruxelles, Artis-Historia, 1989. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 128 p., nombreuses illustrations contrecollées, (collection « Cités de Belgique », n° 10).
Table des matières :
   Aperçu historique :
   - Des origines au déclin des temps carolingiens.
   - La vie communale se développe.
   - Mons devient capitale du Hainaut.
   - Le Chapitre noble des chanoinesses de Sainte-Waudru.
   - Chanoinesses de Sainte-Waudru et chanoines de Saint-Germain.
   - Origines de la procession de la Trinité.
   - Mons, ville bourguignonne.
   - Mons, ville espagnole.
   - Troubles religieux et bouleversements politiques.
   - La justice montoise sous l'Ancien Régime.
   - Prélude d'une période de malheurs.
   - Quand les Montois meurent de la peste.
   - Encore des années de détresse.
   - En soixante ans Mons change huit fois de maître.
   - Mons au siècle des Lumières.
   - Anne-Charlotte de Lorraine, abbesse de Sainte-Waudru.
   - Mons à la veille de la Révolution brabançonne.
   - Mons à la merci des sans-culottes.
   - La collégiale Sainte-Waudru, vue par Nicolas de Guise.
   - Mons, ville française, puis hollandaise.
   - Une petite ville bien tranquille.
   - Marie de Médicis rencontre, à Mons, l'archiduchesse Isabelle.
   - Les Anges de Mons.
   - Expansion urbaine et perspective d'avenir.

   Patrimoine du passé :
   - L'architecture religieuse.
   - L'architecture civile.
   - Racine, témoin du siège de Mons (1691).
   - L'architecture privée.
   - L'architecture militaire.

   Panorama culturel :
   - Les arts du feu.
   - Montois et Montoises au XVIIIe siècle.
   - La dentelle de Mons.
   - De la musique et des chants.
   - Peinture et gravure.
   - L'art de sculpter.
   - Une lettre de Victor Hugo.
   - Littérature française et patoisante.
   - L'imprimerie à Mons.
   - La Bibliothèque publique et le Dépôt des Archives.
   - Une ville d'enseignement et de musées.

   Folklore montois :
   - La Ducasse de Mons.
   - Le « Lumeçon », jeu unique en Wallonie.
   - Folklore religieux.
   - La chanson montoise.
   - Marionnettes et géants.
   - Broutilles folkloriques.
   - Spécialités culinaires montoises.

13 euros (code de commande : 25810 - vendu).

 

PIEPERS (N.) — La Revue Générale de 1865 à 1940. Essai d'analyse du contenu. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1968. In-8° broché, 105 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 52), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Bibliographie.
   Chapitre I. Exposé de la méthode.
      A. Nature de la méthode.
      B. Application de la méthode à l'étude de la Revue Générale.
         1. Technique de l'analyse du contenu.
         2. Facteurs d'interprétation.
   Chapitre II. Deux pôles d'intérêt : politique et littérature.
      A. Évolution comparée.
      B. La politique.
         1. Politique belge.
         2. Politique des pays étrangers.
      C. La littérature.
   Chapitre III. Deux centres d'intérêt occasionnels : l'économie et les questions sociales.
   Chapitre IV. L'histoire et la géographie.
   Chapitre V. Matières secondaires ou ignorées.
      A. La religion.
      B. La philosophie et la morale.
      C. L'art.
      D. Les sciences.
   - Conclusion.
   - Annexes.
      I. Directeurs et comités de rédaction de la Revue Générale.
     II. Liste des critères observés dans l'analyse du contenu.
   - Index.
   - Tableaux et graphiques.

13 euros (code de commande : 25777).

 

POLET (Daniel) — Guide pratique et littéraire de la Semois secrète. Bruxelles, Didier Hatier, 1991. In-8° broché, 205 p., illustrations, (collection « Itinéraires »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Semoys, Semois, Semoy. Elle est fantasque et étrange. La vallée est pleine de souvenirs, la rivière a ses légendes, les villages ont leur histoire.
   De nombreux écrivains et poètes l'ont chantée : Paul Verlaine, Charles Van Lerberghe, Victor Joly, Jean d'Ardenne, Camille Lemonnier, Alphonse et Adrien de Prémorel, Thomas Braun, Carlo Bronne... Arthur Rimbaud, sans doute !
   Plusieurs peintres l'ont aimée : la comtesse de Flandre, Géo Warzée, Camille Barthélémy, Marie Howet, Albert Raty...
   Nutons, lutins, fées, loups-garous, sorcières et diables peuplent ses songes.
   D'Arlon à Monthermé, son passé témoigne de l'activité des hommes et des femmes qui ont vécu sur ses rivages : les seigneurs, les meuniers, les passeurs, les bûcherons, les pêcheurs, les charbonniers, les cultivateurs, les planteurs de tabac, les forgerons, les lavandières.
   Le siècle a basculé. Demeure la mémoire de la rivière.

10 euros (code de commande : 25808 - vendu).

 

Portraits de femmes. La femme dans la peinture au XIXe siècle. Cavaillon, Rimbaud, 2000. In-8° carré broché, 103 p., nombreuses illustrations en couleurs, bon exemplaire.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne, du 17 novembre 2000 au 17 février 2001, puis au Musée Joseph Déchelette, à Roanne, du 3 mars au 16 juin 2001 et enfin au Musée départemental de l'abbaye de Saint-Riquier, du 30 juin au 2 septembre 2001.
Table des matières :
   - Les femmes ou les silences de la peinture, par Michelle Perrot.
   - La représentation des femmes dans la peinture française du XIXème siècle : avancées et reculs, par Eunice Lipton.
   - Introduction. Portraits de femmes, par Marie-Noëlle Maynard.
   - Catalogue des œuvres exposées, par Marie-Noëlle Maynard et Brigitte Bouret.
      - Les âges de la femme.
         -  Espérance : la jeunesse - la maternité - la famille.
         - Douleurs et vicissitudes, les derniers temps.
      - La femme dans la société.
         - Mer et terre.
         - La ville et les petits métiers.
         - Aristocratie et bourgeoisie.
         -  D'autres choix.
      - Le mythe.
         - L'idéal, l'inspiratrice, le rêve.
         - L'éternel féminin.
         - La tentatrice, le vice.

20 euros (code de commande : 25792).

 

RINCHON (Philippe) — Thulin, sa géographie, son histoire. Monographie nouvelle. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1925. In-8° broché, X, 350 p., exemplaire en bon état.
Avis au lecteur :
   À la suite de ma première notice sur Thulin parue dans le bulletin de la Société Royale Belge de Géographie, n° 1 de Janvier-Février 1887, j'ai reçu quelques félicitations émanant des archéologues marquants du pays et notamment celles du célèbre paléographe, généalogiste et historien Bernier m'engageant à persévérer dans mes recherches. M. le docteur Elie Bélanger, premier échevin de Thulin, ayant l'instruction publique dans ses attributions, m'engagea aussi à la faire réimprimer et cela à différentes reprises, me promettant qu'il la ferait distribuer comme prix aux élèves des écoles de notre belle commune.
   Je me fais donc un devoir de présenter mon nouveau travail à mes chers concitoyens, qui, en me lisant, verront que mon amour pour mon pays natal est sincère et n'a fait que croître et s'affermir de plus en plus !
   Si dans ce nouvel exposé, j'entre dans les plus minutieux détails, que le lecteur veuille se reporter aux instructions adressées par le Comité des travaux historiques et scientifiques, aux correspondants de l'instruction publique et des beaux-arts de France (Paris, Lacroix, 1890), où M. Léopold Delisle écrivait naguère ce qui suit : il ne faut pas oublier que l'éclaircissement de beaucoup de questions, même secondaires, des annales d'une province, d'une ville, ou d'une abbaye, fournit des jalons précieux soit pour la géographie, soit pour la chronologie, et que la connaissance exacte des anciennes institutions repose presque toujours sur l'étude de détails qui, isolément, semblent dénués de valeurs !
   À mon avis, cette remarque est rigoureusement exacte et combien profonde ; elle met à néant les critiques parfois acerbes et sottes à l'égard de nos archéologues disparus qui ont peiné et mis au jour tant de renseignements précieux sur les faits et gestes de nos aïeux. Beaucoup de détails ont donc leur utilité dans une monographie ; c'est l'apport des petits ruisselets à la formation d'un plus grand fleuve.
   Comme je n'aime pas de distraire mes lecteurs par l'abondance d'indications des sources au bas de chaque page, autant que possible je les renseigne dans le corps même de l'ouvrage, de cette façon j'empêche cette distraction parfois pénible ; car on est toujours tenté de recourir à ces preuves multiples exigées de nos jours pour être admis comme historien impeccable ; pour le surplus, revoir sous la rubrique Archives communales à l'article VIII, tous les documents historiques compulsés et transcrits par moi pendant la guerre européenne (1914-1918), ce qui m'a permis de donner de l'ampleur à la présente monographie sur Thulin.

20 euros (code de commande : 25820).

 

ROTSAERT (Arthur) — Histoire du duché de Limbourg depuis la Révolution Brabançonne. Bruxelles, Van Oest, 1919. In-12 broché, 111 p., (collection « Les Cahiers Belges », n° 29-31), exemplaire non coupé de cet ouvrage peu courant
Table des matières :
   Introduction - Histoire du duché de Limbourg jusqu'en 1789.
   Condominium de Maestricht
   La Révolution Brabançonne
   La Domination française
   Régime hollandais.
   La Révolution de 1830.
   La Séparation.
   Le Limbourg, duché allemand.
   Les intérêts économiques belges dans le Limbourg cédé.

15 euros (code de commande : 25784 - vendu).

 

[SANDORFI (Étienne)]. Sandorfi. Paris - Bruxelles, Isy Brachot, 1981. In-8° agrafé, 31 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée par la galerie Isy Brachot à Paris, du 29 avril au 6 juin 1981 et à Bale, du 17 au 22 juin 1981.
Sommaire :

   - Entretien de Sandorfi avec Anne Tronche
   - Liste des exposition personnelles et collectives.
   - Liste de œuvres.
Extrait de l'entretien :

   A.T. - La violence physique que vous suggérez dans vos toiles, au moyen de poses et de gestes incongrus, semble faire remonter d'une sorte de fond commun à l'humanité, des visions si refoulées en chacun de nous qu'elles n'apparaissent que dans le rêve et le cauchemar.
   S. - La peinture permet de démanteler l'édifice mental, non par l'auto-psychanalyse, la psychanalyse se pliant à une normalité collective, mais par l'auto-analyse au-delà des « psy ». L'individu, aux confins de son intimité, est l'unique terrain d'investigation où les effets s'unissent aux causes. La folie prétend nous guetter si l'on se risque aux limites de l'émotion. Et pourtant, l'émotion demeure la grande inconnue de la réalité humaine, et elle persiste, contre vents et marées, à en demeurer la principale composante. La définir en termes de mystère, c'est la reléguer au rang des fatalités, l'inscrire sur la liste des pertes et profits. Or, je crois que l'homme est son propre piège. Il entend consolider l'idée qu'il a de lui-même. Il s'ingénie à unir l'exploitable à l'incompréhensible par le viol technocratique, qui prétend lui offrir un panorama sécurisant d'arguments afin de se définir une fois pour toutes.

15 euros (code de commande : 25773 - vendu).

 

TRIVIER (Marc)Photographies. Denain - Lausanne, Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais - Musée de l'Elysée, 1988. In-4° broché, 91 p., reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée à Denain en janvier 1988 et à Lausanne en avril 1988.
   Marc Trivier né en 1960 est un photographe belge discret mais connu pour ses portraits d'artistes et ses photos d'abattoirs, de paysages.
Bibliographie :
   - Rousselle-Tellier (Sylvie), Une image de fatigue chez Marc Trivier, dans Marges, 2 avril 2004, pp. 39-59 ; cet article peut être consulté en suivant le lien :
http://marges.revues.org/795.

   
Couverture et portrait de William Burroughs (p. 21).

35 euros (code de commande : 25787 - vendu).

 

WASNAIR (Émile)Histoire ouvrière et paysanne de la Belgique. Illustrations de M. Liénaux. Bruxelles, L'Églantine, 1930. In-8° broché, 145 p., illustrations, couverture un peu salie, exemplaire en partie non coupé.
Avertissement :
   Les grandes masses ouvrières et paysannes de Belgique paraissent avoir été touchées de la grâce : elles ont compris qu'elles ne savent rien, mesuré l'étendue de leur indigence et ouvert leur esprit à la manne scientifique. Elles veulent savoir et, spécialement, savoir ce que font et ce que firent les hommes. D'où l'importance de l'ethnographie et de l'histoire dans l'éducation populaire.
   Or il se fait que rien n'a été préparé pour donner un aliment digestible à cet appétit insatiable et nouveau. Des bibliothécaires trop zélés ou mal préparés lui ont jeté en pâture les livres les plus dissemblables, depuis les abrégés scolaires jusqu'aux plus subtiles constructions. Ils ont mis le char devant les bœufs et oublié un précepte de la plus élémentaire sagesse : c'est qu'il faut en éducation aller du simple au compliqué, des choses connues et proches aux autres plus lointaines.
   En vertu de ce principe, il faut faire l'éducation historique du peuple belge en commençant par lui faire connaître sa propre histoire ; puis, celle-ci servant d'initiatrice, on étudierait celle des peuples avec qui il a eu des rapports et enfin celle des autres.
   L'histoire de la Belgique.
   Elle a été écrite souvent. Elle le fut d'abord par des auteurs qui n'y virent que la politique dynastique et n'en retinrent que les éléments de cette politique : conquêtes, guerres, traités de paix, mariages et alliances, organisation du pouvoir princier. Puis elle le fut par M. Pirenne : œuvre magistrale et qui fait autorité, son Histoire de Belgique est une excellente préparation à l'histoire du monde et constitue l'initiatrice recherchée. Mais elle est trop vaste, trop savante, trop riche d'idées, pour être lue avec fruit par la masse populaire ; elle a besoin elle-même d'une initiation.
   Pour des lecteurs presque complètement illettrés et qui ne connaissent qu'eux-mêmes et leurs intérêts et leur milieu, il est clair, en vertu du principe rappelé plus haut, qu'il faut commencer par l'histoire ouvrière et paysanne de Belgique.
   C'est ce que ce livre a tenté.

20 euros (code de commande : 25780 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 1er août 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(4 juillet 2017)

 

ALTHUSSER (Louis) L'avenir dure longtemps suivi de Les faits. Édition établie et présentée par Olivier Corpet et Yann Moulier Boutang. Paris, Stock - Imec, 2005. In-8° collé, IX, 355 p., bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
« Il est probable qu'on trouvera choquant que je ne me résigne pas au silence après l'acte que j'ai commis, et aussi le non-lieu qui l'a sanctionné et dont j'ai, suivant l'expression spontanée, bénéficié.
   « Mais si je n'avais pas eu ce bénéfice, j'aurais dû comparaître. Et si j'avais dû comparaître. J'aurais eu à répondre.
   « Ce livre est cette réponse à laquelle autrement j'aurais été astreint. Et tout ce que je demande, c'est qu'on me l'accorde ; qu'on m'accorde maintenant ce qui aurait pu alors être une obligation.
   « Bien entendu, j'ai conscience que la réponse que je tente ici n'est ni dans les règles d'une comparution qui n'a pas eu lieu, ni dans la forme qu'elle y aurait prise. Je me demande toutefois si le manque, passé et à jamais, de cette comparution, de ses règles et de sa forme, n'expose pas finalement plus encore ce que je vais tâcher de dire à l'appréciation publique et à sa liberté. En tout cas je le souhaite. C'est mon sort de ne penser calmer une inquiétude qu'en en courant indéfiniment d'autres. »
   Par ces mots qui ouvrent L'avenir dure longtemps, un texte qu'il avait lui-même dactylographié et soigneusement préservé, projetant sa publication de son vivant, Louis Althusser souligne l'enjeu essentiel de ces pages en grande partie rédigées en 1985 : soulever la « pierre tombale du silence » posée sur lui depuis le meurtre de sa femme en novembre 1980.
   Ce document, unique en son genre, et d'une intensité tragique exceptionnelle, est suivi d'une première esquisse autobiographique, Les faits, également inédite, rédigée en 1976.
   Le texte de ces deux autobiographies a été établi et présenté par Olivier Corpet et Yann Moulier Boutang en accord avec les héritiers de Louis Althusser.

15 euros (code de commande : 25719).

 

[AVEDON (Richard)]. Avedon. Photographies 1947-1977. Mise en pages Elizabeth Paul. Introduction par Rosamond Bernier. Préface par Richard Harold Brodkey. [Paris], Denoël-Filipacchi, [1978]. In-4° sous cartonné et Rhodoïd imprimé (un peu défraîchi) d'éditeur, [232] p., 162 reproductions photographiques, exemplaire en bel état.
Introduction :
   Mode et théâtre font un. La mode a ses auteurs, ses metteurs en scène, ses acteurs et ses actrices ; elle peut atteindre un public sans bornes. La mode est un art, mais aussi une grande affaire ; c'est un commerce, aux complexités multiples, aux ramifications nombreuses, mais, à son apogée, elle touche à la poésie.
   La mode a ses variables – de grands noms qui vont et viennent – et ses constantes. L'activité de Richard Avedon depuis plus de trente ans est une de ces constantes... Avedon est de toute évidence un des plus brillantes photographes de tous les temps. Mais c'est aussi un historien, un philosophe, un moraliste, un poète et un homme d'esprit.
   Aussi curieux que cela paraisse, c'est au cours de son service dans la marine marchande, pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'il apprit cette technique de la photographie qui, plus tard, devait lui être si utile dans le monde de la mode.
   Il y entama ses travaux dès la fin de la guerre, à un moment ou la situation de la mode en France était parfaitement inconnue aux États-Unis, et pour de bonnes raisons : il n'y avait rien à montrer ni à vendre. Mais la couture française, se refusant à mourir, envoya à New York un groupe de petites poupées, habillées comme des femmes, des vraies, le seraient dès la réouverture des maisons de couture. Cette exposition intitulée « Le Théâtre de la Mode » fut escortée, entre autres, par Christian Bérard, le plus brillant décorateur de théâtre de l'époque.
   L'exposition fit grand bruit et, les maisons de couture françaises ayant recommencé à fonctionner en 1946-1947, les revues américaines se rendirent à la nécessité d'y envoyer leurs équipes, entre autres Richard Avedon, qui faisait ses débuts à Paris pour la revue Harper's Bazaar. Ce fut le moment décisif dans son évolution professionnelle. Avedon ne connaissait de Paris que ce qu'il en avait vu dans les films des années 1930. Il fut ébloui, non seulement par la ville même, mais aussi par le monde de la haute couture, avec son mélange d'élégance et de perfection technique.
   Avedon était à Paris le jour ou un homme timide, au visage rond, du nom de Christian Dior, dévoila sa première collection devant un public de femmes dont les jupes atteignaient à peine les genoux. Ses mannequins, naviguant parmi les salons débordés comme des frégates par temps vif, pirouettaient ici et là ; leurs jupes longues et amples, qui tournoyaient en murmurant, fouettaient leurs jambes et faisaient envoler les cendriers. C'était le New Look, la preuve que Paris menait encore la danse, que le monde entier suivrait toujours ; bref, un spectacle qui faisait pleurer les spectateurs, atteints d'une émotion indicible. C'était aussi la vente de kilomètres de tissus français, et des années de salaire pour les petites mains qui allaient fabriquer tant de torsades, de fleurs, de ceintures, de boutons et de broderies. Les artisans spécialisés de la haute couture se trouvaient revêtus de leurs fonctions.
   Avedon, photographe de mode, connut ses premiers grands succès dans cette atmosphère de tension électrique et d'émotion délirante qui accompagnait la renaissance de Paris. Le New Look incarnait l'intelligence, l'esprit et l'artisanat français. Il annonçait toute une vie d'activité créatrice pour quelques hommes de génie et de nombreux hommes et femmes de talent ; et quelle exaltation pour la dignité, la fierté d'une France récemment sortie de l'humiliation.
   À cette époque-là, on prenait encore le reportage des collections au sérieux. Le mannequin destiné à porter les nouveaux modèles était choisi longtemps d'avance à New York et entouré de soins préparatoires comme une vestale destinée à un rite magique. Avedon se rendait à Paris bien avant la date fatidique, pour choisir et arranger ses décors. L'équipe tout entière de la revue se sentait obligée de passer trois semaines à Paris pour enregistrer les collections. Rien n'était laissé au hasard ; ce qui semblait spontané ou accidentel ne l'était jamais. À l'opposé de l'instantané journalistique, les reporters de mode préparaient soigneusement chaque scène à l'avance : la concierge devant sa porte, la vie de la rue (encore inchangée alors), les rencontres inattendues, même le nuage de pigeons aux ailes déployées.
   Avedon vivait et travaillait dans le monde fermé de la couture et des robes qu'il devait photographier. Il passait toutes ses journées dans les décors choisis, toutes ses nuits dans le petit studio de la rue Jean-Goujon. Pour lui, Paris, c'était sa petite équipe : le mannequin, son assistant, un électricien et le vieux livreur à bicyclette qui lui apportait les grands cartons des couturiers. Il restait loin du monde qu'illustraient les photos de Harper's Bazaar et, plus tard, de Vogue.
   Avedon, solitaire par choix et par besoin, n'essaya pas, à l'âge de vingt-quatre ans, de conquérir Paris. Mais alors même qu'il prenait ses photos au Palais-Royal, il savait que, derrière une des fenêtres du second étage, Colette écrivait à la lumière de son fanal bleu et que Jean Cocteau, qui habitait aussi le Palais-Royal, pouvait en sortir à tout moment, sa crinière aux savantes ondulations agitée par la brise, pour aller déjeuner chez Véfour.
   Paris, dans les années qui suivirent la Libération, était une ville pleine d'amertume et de récriminations. Le froid était intense, le courant électrique incertain, et les téléphones cacochymes semblaient animés d'une étrange vie autonome. Et pourtant, la vie renaissait, encouragée par le plus créateur des programmes économiques : le plan Marshall.
   Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault entamaient un nouveau répertoire au Théâtre Marigny, sous les marronniers nus, qui enchantait le public parisien. Quelques années plus tard, les Barrault offriraient l'hospitalité de leur petite salle d'en haut à Pierre Boulez. Assis sur des chaises particulièrement inconfortables, les Parisiens y entendraient Schoenberg, Berg, Webern et, pour la première fois, les compositions de Boulez lui-même. Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir écrivaient et recevaient leur cour. Albert Camus et André Gide revenaient d'Afrique du Nord, l'austère et splendide Nadia Boulanger répandait encore le flot de ses enthousiasmes, de ses intuitions et de son savoir pour le plus grand profit d'une nouvelle génération de musiciens dans son appartement glacé de la rue Ballu.
   La tradition des divertissements populaires mais intelligents persistait. Pendant qu'avenue Georges-V Balenciaga créait de superbes robes noires, aussi raides de broderies que des icônes, de l'autre côté de la Seine, rive gauche, Juliette Gréco, habillée d'un chandail et d'un pantalon noir usé, chantait des chansons désabusées que Sartre et Queneau avait écrites pour elle. Et, bien sur, Piaf, le petit moineau du chagrin, habillée de son informe robe noire, fendait le cœur de son public en chantant La Vie en rose.
   Ces pages de l'époque parisienne sont le témoin de son évolution. Dès le début, Avedon ne ressemblait en rien aux photographes célèbres qui l'avaient précédé : le baron de Meyer, Steichen, Man Ray, Hoyningen-Huene, Beaton, Horst. Il avait pris le parti de regarder le monde de l'élégance professionnelle sans jamais y participer. À ce monde, il apportait son esprit, une vitalité que ne cachait pas tout à fait son angoisse sous-jacente et un talent qui savait distiller le frivole pour en tirer le dramatique. Il faisait tout à sa façon et se refusait aux éclairages à contrastes illuminant coiffure et profil, au tremblement ectoplasmique de décors flatteurs, aux poses statiques agrémentées d'une colonne grecque. Les mannequins d'Avedon sont rarement immobiles ; ils courent, sautent, marchent à pas de géants.
   Les robes elles-mêmes acquièrent une brève et nerveuse énergie ; les panneaux volent, les poufs font saillie, les manteaux s'avancent et s'enroulent. Les chaussures se font monuments. On remarque un sens extrême de la matière ; Avedon voit aussi bien la fumée de cigarette filtrant le soleil sur une joue que l'épanouissement champignonnesque d'un chapeau de daim ou le lustre de la fourrure supposant à la laine rugueuse.
   Les photos nous parlent de son histoire d'amour avec Paris : le regard en coin s'attarde sur les pavés inégaux, sur la surface usée d'un mur, sur la courbe d'une chaise de café, sur les lumières aqueuses d'un pont, sur la bouteille d'eau de Seltz posée sur une table de bistro, sur l'enseigne aux lettres démodées qui orne la vitrine d'un magasin ou sur les arabesques Art nouveau qui surmontent une porte cochère.
   Les photos de mode montrent déjà un sens de l'art du portrait qui va en s'accroissant pour atteindre son apogée dans les années 1960. On voit des journalistes de mode français se presser autour d'un mannequin en robe du soir, ou l'état-major de Dior entourer une de ses créations. Avedon sait juxtaposer des gens de tous les jours à l'insolite perfection des beautés de métier.
   Il y a des moments de qualité cinématographique – des épisodes d'une histoire jamais écrite, à l'action encore indéfinie. Il s'est passé, il va se passer quelque chose ; nous ne savons jamais quand ni quoi. Des mini-drames ironiques sont un commentaire indirect sur le monde qu'ils nous offrent. On voit, dans une image, une jeune femme assise dans un wagon de chemin de fer (l'Anna Karénine d'Avedon ?). Elle serre son petit chien contre elle et son frêle visage est tout mouillé de larmes. Cette photo fut refusée par la revue : « Personne ne pleure sous un chapeau de chez Dior. » (La plupart de ces photos avaient été prises dans le cadre de travaux pour Harper's Bazaar et Vogue, mais parmi celles que l'on verra plus bas, quelques-unes – les préférées d'Avedon – sont restées inédites.
   La fin de la première partie de ce livre marque aussi la fin du grand amour, remplacé par des préoccupations neuves : l'humour, la frénésie, la satire ironique. La gaieté est plus frénétique qu'exubérante, les rires à gorge déployée n'ont pas de sens, tout le monde se met à fumer. L'ennui se mêle aux beaux corps allongés sur les plages. Une évolution radicale redéfinit les normes du beau et de l'acceptable. Les premiers seins nus apparaissent. Le premier mannequin noir fait son entrée.
   Et maintenant, la haute couture s'identifie à la haute voltige. Avedon photographie un monde en représentation. Les mannequins anonymes de l'après-guerre cèdent la place à des jeunes femmes dont chacune devient une célébrité. En même temps, il se révèle que, comédiennes ou riches héritières, ravies de tomber dans le domaine public, elles ne demandent pas mieux que de présenter les dernières créations. Beauté, célébrité, un certain abandon élégant, tels sont les éléments qui composent ces images ou Avedon extrait la quintessence d'une des plus curieuses époques de notre histoire sociale.
   Avec les années 1960, voici venir les modes agressives, les bijoux mastocs, les masques ressemblant à des tatouages maoris, les lunettes orbitales, les cheveux embroussaillés. Le photographe-Monsieur Loyal pousse ses sujets au mouvement, à toujours plus de mouvement : les voilà qui tournent, sautent et gambadent en plein air.
   Ces modes agressives correspondent au changement radical d'un monde qui, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, s'effondrait sans espoir de retour. La mode abandonnait le silence capitonné des maisons de couture pour chercher son inspiration dans la rue. On ne pouvait rien faire de trop étrange, ni de trop extrême ; impossible d'abandonner plus complètement cette perfection sophistiquée qui avait été le but de la haute couture. C'est un moment visuel aux extrêmes incontrôlés ; et déjà, moins de dix ans après, ces modes semblent aussi loin de nous que les costumes déchaînés du Directoire. Mais Avedon était là. Ces modes frénétiques, les sujets de ses photos, devinrent la matière de son travail tout comme les nymphéas l'avaient été pour Claude Monet.
   Les derniers portraits délaissent l'univers des discothèques pour l'isolement tranquille du studio d'Avedon. Ils nous parlent autant de l'homme derrière l'appareil de photo que des huit femmes qui y sont représentées.
   Ici, tout est simplicité – de robe, de pose – sans artifice aucun ; seul le mur blanc du studio sert de décor à la simple pose de pleine face. Alberto Giacometti disait : « Ce qui compte pour moi, en sculpture, c'est de capter le regard. Les autres traits du visage ne sont que le cadre du regard. Une fois le regard attrapé, le reste tombe en place. » Or c'est là, justement, que se trouve-bien souvent-la réussite de Richard Avedon.

100 euros (code de commande : 25739).

 

[BOTTICELLI (Sandro)]. LIGHTBOWN (Ronald) — Botticelli. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Paris, Citadelles, 1990. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 441 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Phares », n° 1), petit cachet humide ex-libris à la page de titre, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Classique et maniériste par sa facture, chrétien et païen par ses thèmes, mystique et intellectuel par son comportement, Botticelli est le symbole même du génie renaissant.
   Le Printemps ou La Naissance de Vénus comptent parmi les chefs-d'œuvre présents dans toutes les mémoires et situent leur auteur au premier rang des grands peintres florentins de réputation universelle. Mais au-delà de leur séduction immédiate, de la beauté envoûtante de leurs formes, de la délicatesse de leurs couleurs, ces tableaux ont une signification dont cet ouvrage nous donne la clef.
   Le livre de Ronald Lightbown est à ce jour le plus complet sur la vie et l'œuvre de Botticelli. Il en éclaire de façon définitive les sources, la technique, l'histoire et l'iconographie. Édité une première fois il y a vingt ans, en Angleterre, il a été entièrement réactualisé, à la lumière de nouvelles recherches et à l'occasion de la restauration de plusieurs œuvres majeures de Botticelli, qui sont reproduites ici dans leur éclat retrouvé.
   Grâce à ce livre, on peut faire le tour d'une œuvre dispersée dans les musées et collections du monde entier et distinguer, dans un catalogue complet, les œuvres de la main du peintre et celles qui relèvent de son atelier, ses disciples ou ses contemporains. Botticelli fut portraitiste, auteur de fresques, de tableaux d'autel, peintre religieux et profane, illustrateur de La Divine Comédie. Tous les aspects de son œuvre sont étudiés, à travers sa vie, son apprentissage auprès de Filippo Lippi, sa carrière brillante au cœur d'une cité, Florence, et d'une époque, le XVe siècle, d'une égale richesse.

120 euros (code de commande : 25742).

 

[CAMUS (Gustave)]. WAUTHIER (Jean-Luc) — Gustave Camus, l'épanouissement de l'espace. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1981. In-8° oblong broché, 117 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, bon exemplaire auquel on joint le dépliant de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Gustave Camus, peintures de 1939 à 1980 » organisée à la Galerie Albert Ier, à Bruxelles, du 20 mars au 8 avril 1981.
Sommaire :
   - L'art et le temps.
   - La période intimiste (1930-1945).
   - L'apport breton (1946-1950).
   - Les influences nourricières.
   - Un homme d'action.
   - L'artiste et l'artisan.
   - Pour une morale de l'inquiétude.
   - Instinct et méditation.
   - La sensibilité décantée.
   - Topographie du corps humain.
   - L'espace repensé.
   - Où le biographe interroge son modèle.

25 euros (code de commande : 25753).

 

[CHAPLIN (Charles)]. BERGERAT (Émile) — Chaplin. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une photographie collée à la première page, deux illustrations dans le texte et deux planches hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », Première série - n° 36), exemplaire en bel état.
   Le cliché du portrait de Chaplin par Ferdinand Mulnier a été imprimé en photoglyptie (82 x 115 mm.) ; la photographie hors texte (128 x 224 mm.) de l'œuvre de Chaplin, « Le Nid » a été réalisée par Suze, éditée par Goupil et Cie, et montée sur carton.

   

25 euros (code de commande : 25721).

 

[CHARLEROI]. Documents & Rapports de la Société paléontologique & archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XXXI. Charleroi, Hallet, 1909. In-8° broché, 215 p., quelques illustrations hors texte, couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Liste des membres.
   - Sociétés, commissions, publications.
   - Rapport annuel et assemblée générale.
   - Deux cahiers des charges au XVIIIe siècle, par C.G.L. Dardenne.
   - Notice sur la commune d'Aiseau, par D. Laurent.
   - Quelques mots sur l'abbaye d'Aulne. Conférence donnée dans les ruines d'Aulne aux membres de la Société d'Archéologie de Charleroi, par Léon Foulon.

30 euros (code de commande : 25762).

 

CHASTENET (Jacques) — La vie quotidienne en Angleterre au début du règne de Victoria 1837-1851. Paris, Hachette, 1961. In-8° broché, 300 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
En quatrième de couverture :
   20 juin 1837 : Victoria monte sur le trône d'Angleterre.
   1er mai 1851 : La reine inaugure la première Exposition Universelle.
   Ces deux dates limitent la « Early Victorian period », époque attachante qui a vu l'Angleterre se transformer radicalement sous le seul effet de l'industrialisation.
   À la « Old Merry England » se substitue une Angleterre manufacturière et bourgeoise qui va se débarrasser des entraves au commerce et remplacer ses « coaches » par les chemins de fer. L'esprit religieux et traditionaliste des Anglais pour qui l'ordre social établi – et d'ailleurs nullement étanche – et voulu par Dieu, leur permettra l'économie d'une révolution. Un contexte humain aussi riche a poussé M. Jacques Chastenet à s'attacher surtout à la vie des hommes de l'époque victorienne.
   Grands seigneurs déployant encore un faste royal, fermiers hauts en couleur et bons vivants, derniers témoins de la Vieille Angleterre, paysans souvent malheureux mais conformistes, prolétariat urbain entassé dans des taudis, et dont l'Opéra de Quat'sous ne donne qu'une image poétisée, bourgeois récemment enrichis et fleurant encore l'odeur du vernis d'un ameublement tout neuf, tous revivent avec leur grandeur et leurs préjugés, fidèles agissants d'un Dieu qui est un Dieu anglais et bon comptable, loyaux sujets d'une Reine qui incarne leur idéal : la respectabilité...

9 euros (code de commande : 25745).

 

CHAVÉE (Achille) — Le grand cardiaque. La Louvière, Le Daily Bul, 1969 (deuxième édition). In-8° broché, [72] p., couverture légèrement défraîchie.
Poèmes contenus dans ce recueil :
   
- Je me de de.
   - Un œuf est un œuf
   - Stop.
   - Poèmes pour les croulants.
   - Jardinage.
   - Un bien beau rêve.
   - Pour bien mourir.
   - C'est curieux.
   - Alternative.
   - Mini-roman.
   - Depuis toujours.
   - De tradition.
   - Complicité.
   - Tour d'horizon.
   - Peut-être bien.
   - [Non titré].
   - Verdict.
   - Seuil.
   - En soi.
   - Le débutant.
   - Secrètement.
   - N'y pensez pas trop.
   - Nuages.
   - Hodie.
   - Ordinateur.
   - [Non titré].
   - Soirée culturelle.
   - En chassant l'absolu.

25 euros (code de commande : 25720).

 

CHEVALIER (Michel) — Lettres sur l'Amérique du Nord par Michel Chevalier avec une carte des États-Unis d'Amérique. Quatrième édition revue, corrigée et augmentée de plusieurs chapitres et d'une table raisonnée des matières. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Wouters, 1844. [Bruxelles. Wouters et Ce, Imprimeurs-Libraires 8, rue d'Assaut. 1844] Deux tomes en un volume in-8° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, orné, plats recouverts de papier gaufré, (étiquette du relieur T. Demonceau, à Verviers), reliure un peu frottée, 275, [1 bl.], 303, [1 bl.] p., une carte à déplier, bel exemplaire malgré quelques rousseurs.
Avis de l'éditeur pour la première édition :
   Cet ouvrage a été sinon achevé, du moins tracé pendant un voyage en Amérique, de la fin de 1833 à celle de 1835. Plusieurs des lettres qui le composent, formant environ un tiers de cette publication, ont paru dans le Journal des Débats, auquel elles furent successivement adressées. L'auteur ne s'est pas borné à visiter les États-Unis ; il a aussi séjourné pendant plusieurs mois dans la partie espagnole du nouveau monde, au Mexique et à l'île de Cuba. Son intention avait été d'abord de réunir à ses observations sur les États-Unis celles qu'il avait recueillies sur les Hispano-Américains, ainsi que sur les Noirs et les Peaux-Rouges auxquels ils sont mêlés. Après réflexion, il a cru qu'il était plus convenable de séparer ce qu'il croyait avoir à dire sur deux sujets aussi différents que le sont les deux Amériques, espagnole et anglaise. Ainsi, ces deux volumes roulent exclusivement sur les États-Unis, ou du moins ont été faits entièrement à leur occasion. La même pensée qui a déterminé l'auteur à réserver ses notes sur le Mexique et l'île de Cuba, l'a décidé à faire précéder les lettres sur l'Union américaine de deux lettres écrites d'Angleterre lorsqu'il allait s'embarquer à Liverpool pour New-York.
L'avis d'Émile Cheysson à propos du séjour de Michel Chevalier en Amérique :
   Tout ce qu'il y voit l'enchante. Il y trouve réalisées une partie de ses aspirations saint-simoniennes : l'autocratie industrielle, l'absence de noblesse héréditaire et de traditions, la femme entourée de respect, une activité de ruche laborieuse, un prodigieux entrain, le travail considéré comme le moteur général et la loi universelle, un développement économique qui menace de déborder sur l'Europe. Il décrit ce spectacle et dit ses impressions dans une série de Lettres sur l'Amérique, que publia le Journal des Débats et qu'on trouve encore plaisir et profit à relire à plus d'un demi-siècle de distance. Comme Montesquieu dans les Lettres persanes, c'est la France qu'il vise dans ses récits d'Amérique ; il lui adresse des leçons sévères, gourmande la bourgeoisie sur son oisiveté et son égoïsme, lui prédit le suffrage universel, la concurrence des États-Unis. Son style s'est dégagé des boursouflures et des obscurités apocalyptiques qui étaient de mise à Ménilmontant ; il est rapide, correct, élégant, plein d'images et de mots heureux. Aussi ses lettres eurent-elles un grand succès et firent-elles dès ce moment sa réputation de penseur et d'écrivain. Le public sentait que le mouvement saint-simonien n'avait pas été stérile et que les jeunes gens qui en avaient pris la tête étaient des semeurs et des remueurs d'idées.
Bibliographie :
   - Cheysson (Émile) dans École polytechnique, livre du centenaire, 1794-1894, t. I : L'école et la science, p. 509.

120 euros (code de commande : 25768).

 

CIXOUS (Hélène) Hyperrêve. Frontispice de Leonardo Cremonini. Paris, Galilée, 2006. In-8° broché, 211 p., (collection « Lignes Fictives »), bel exemplaire auquel on joint le prière d'insérer.
Critiques de René de Ceccatty (Le Monde du 8 septembre 2006)... :
   Certains lecteurs ont perdu le sens musical, celui qui leur permettrait de retrouver, chez un auteur, les tonalités familières qui leur donneraient le sentiment d'être en sécurité, le temps de la lecture. Les mélomanes connaissent bien cette sensation qui fait que, entendant pour la première fois une pièce musicale, ils l'attribuent sans difficulté à un compositeur. Hélène Cixous, pour être lue et aimée, demande que les lecteurs récupèrent cette faculté. Elle a construit son œuvre, contrairement aux préjugés qui traînent encore et qui en ont interdit l'accès à ceux qui seraient prêts à y entrer, avec une parfaite liberté [...]
   Le vieillissement d'un être cher ne peut être aussi que le nôtre. La Peau d'Eve devient alors l'image visible du temps. « Tu es le temps », répète Hélène à sa mère. Et le livre tout entier apparaît comme un chant lyrique adressé au temps. « Quand je peins ma mère, je peins la peau du siècle. Ce vingtième siècle si grand vu de loin, si petit vu de l'intérieur quand on est dans son wagon archiplein à ramper pour trouver une couchette et qui n'a pas arrêté un instant de faire l'histoire de ma mère. Chaque fois qu'un ulcère cicatrise il y en a un autre qui prend la suite du pus. On ne peut pas guérir. » De ce temps circulaire se détachent quelques dates, quelques événements. Non pas seulement l'année 1971 où Eve Klein a dû quitter l'Algérie où elle avait vécu, en exerçant le métier de sage-femme. Mais des dates qui appartiennent à un « patrimoine de l'humanité ». La particularité du « ton Cixous » est qu'avec le plus grand naturel, l'écrivain passe de tableaux intimes et familiaux à des analyses politiques et culturelles. De la scène intime à la scène publique. C'est, du reste, une des leçons du Théâtre du Soleil, qui pour toute évocation d'un drame historique ou politique a, en général, préféré le langage individuel, de personnages obscurs à la représentation démonstrative des grands de ce monde [...]
... et Marine Landrot (Télérama du 4 octobre 2006) :

   
Au lieu de s'égarer, de s'éparpiller, Hélène Cixous se ramasse et se condense. À force de distance, elle développe une proximité envers ses défunts d'hier et de demain, qui lui dispensent leur enseignement essentiel. Son angoisse de la perte change alors de nature : après avoir craint la disparition des vivants, elle craint l'évaporation des morts. Agrippée aux revenants qu'elle convoque avec une tendresse affolée, la voilà qui savoure chaque minute de la vie avec une frénésie loufoque. Car il y a beaucoup de malice dans ce livre essentiel, beaucoup d'humour sous la douleur poétique. Hélène Cixous est spirituelle, dans tous les sens du terme. Elle s'élève en toute humilité, mue par une conviction : « Ne pas se prendre pour plus vivant ni plus capable que ceux de l'autre côté. Voilà le secret. »

13 euros (code de commande : 25736).

 

[DAUMIER (Honoré)]. Honoré Daumier. [Bruxelles], Crédit Communal, 1990. In-4° broché, 157 p., nombreuses illustrations en noir, petit cachet humide ex-libris à la page de titre, exemplaire en très bel état.
   
Cet ouvrage a été publié par le Crédit Communal à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée des Beaux-Arts de Mons, du 15 décembre au 23 décembre 1990 et du 6 janvier au 3 février 1991, à l'occasion du Centenaire de la Conférence du Jeune Barreau de Mons.
Table des matières :
   - 
Préface, par F. Narmon.
   - Avant-propos, par J. Saint-Ghislain.
   - Modernité de Daumier, par A. Bougard.
   - Les passants familiers chez Daumier, par Ph. Roberts-Jones.
   - Les femmes dans l'œuvre lithographique de Daumier, par Ph. Roberts-Jones.
   - Honoré Daumier, critique d'art, par Ph. Roberts-Jones.
   - Daumier, Rops, Ensor : trois esprits de caricaturistes, par J. Guisset.
   - Catalogue.

25 euros (code de commande : 25738).

 

DERRIDA (Jacques) — Artaud le Moma. Interjections d'appel. Paris, Galilée, 2002. In-8° broché, 113 p., illustrations en couleurs, (collection « Écritures/Figures »), exemplaire en très bel état.
Avertissement :
   Cette conférence fut prononcée le 16 octobre 1996 au Muséum of Modem Art de New York, à l'ouverture de la première grande exposition mondiale des peintures et des dessins d'Artaud : Antonin Artaud : Works on Paper.
   Je répondais ainsi à l'invitation de Margit Rowell (Chief Curator, Department of Drawings). Elle était alors responsable de cette exposition et je voudrais la remercier encore.
   Cette conférence tente de s'approcher de celui qui se surnomma Artaud le Mômo. Son titre, Artaud le Moma, faisait d'avance allusion, certes, à la thématique du musée qui se trouve en effet au centre de mon propos (Moma, chose bien connue, c'est le surnom familier qu'on donne, à travers le monde et par abréviation, au Museum of Modem Art). Mais Artaud le Moma interroge aussi l'étrange événement que représente, en 1996, l'exposition des œuvres d'Artaud dans l'une des plus grandes institutions muséales de la métropole new-yorkaise – et du monde.
   Ce titre ne fut pas jugé présentable ou décent par le Moma, justement. Ma conférence, la seule qui fut donnée dans le musée même à cette occasion, ne porta donc aucun titre public (« Jacques Derrida... will present a lecture about Artaud's drawings »). À ma demande, on commença et finit par entendre la voix d'Artaud (Pour en finir avec le jugement de dieu).
   Cette conférence est donc ici publiée, pour la première fois, sous son titre original, et accompagnée des reproductions nécessaires.

25 euros (code de commande : 25757).

 

FERNANDEZ (Jesse A.)Les momies de Palerme. Texte de Dominique Fernandez. Paris, Chêne, 1980. In-8° carré broché, [128] p., 105 reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, bon exemplaire de cet ouvrage recherché.
Sur le rabat de la couverture :
   À Palerme, il existe un cimetière qui ne ressemble à aucun autre : les catacombes du couvent des Capucins. Pendant des siècles, une société tout entière s'y est fait inhumer, des plus humbles aux plus prestigieux : des princes, des évêques, des notables. Couchés, debout, isolés ou en groupe, les morts ici n'ont pas été mis au tombeau, mais réellement mis en scène, tandis que la momification leur conservait attitudes, expressions et vêtements.
   En noir et blanc, utilisant la seule lumière naturelle qui, parcimonieusement, s'échappe de quelques soupiraux, c'est un reportage hallucinant qu'a réalisé Jesse Fernandez. En images saisissantes, poignantes jusqu'à l'insoutenable parfois, la réalité expressive de ces momies semble nous inviter à suivre un opéra funèbre et grandiose dans lequel la gloire, la vanité, la misère et la déchéance du monde tiendraient les premiers rôles.

30 euros (code de commande : 25723 - vendu).

 

FLACELIÈRE (Robert) — La vie quotidienne en Grèce au siècle de Périclès. Paris, Hachette, 1959. In-8° broché, 369 p., (collection « La Vie Quotidienne »), dos ridé et pli au coin inférieur du premier feuillet de la couverture.
Avant-propos :
   
Les Grecs, non seulement ceux qui habitaient la péninsule balkanique, mais ceux d'Asie Mineure et de Sicile, ceux aussi de Marseille et des villes du Ponl-Euxin (mer Noire), se reconnaissaient tous pour frères de race et sentaient entre eux une profonde communauté de langue (malgré les différences des dialectes locaux), de religion et de mœurs par opposition au monde qu'ils appelaient « barbare », c'est-à-dire à l'ensemble de tous les peuples qui parlaient d'autres langues que le grec. Mais le nom de la Grèce – l'Hellade – n'a jamais eu de véritable signification politique dans l'Antiquité ; la Grèce propre n'a jamais formé un État uni avant les dominations macédonienne et romaine. En effet, si trois villes plus importantes et plus ambitieuses que les autres : Athènes, Sparte et Thèbes, ont dirigé successivement les destinées du pays en exerçant l'hégémonie, les Confédérations qu'elles ont formées n'ont pas duré bien longtemps et, surtout, n'ont jamais englobé la totalité des cités grecques. Chaque cité, si petit que fût son territoire, se voulait absolument indépendante et possédait ses propres institutions politiques, religieuses, judiciaires, et même, bien souvent, sa monnaie particulière et son système de poids et mesures.
   Au milieu d'une telle diversité, en présence d'une telle « poussière » d'États souverains, comment décrire la vie quotidienne « en Grèce » ? L'existence du Spartiate, embrigadé dès l'âge de sept ans dans les formations prémilitaires et soumis jusqu'à soixante à une stricte discipline de vie, était fort différente de celle de l'Athénien, dont l'éducation était plus libérale et les obligations, ensuite, moins lourdes. Il nous faut donc choisir, mais ce choix nous est, pour ainsi dire, imposé par l'état de notre documentation littéraire et archéologique. Presque tous les auteurs de l'époque classique dont nous possédons encore des œuvres sont des Athéniens, et c'est assurément sur la vie de leurs compatriotes qu'ils nous fournissent les renseignements les plus nombreux. Quant aux ruines mises au jour par les archéologues, elles réalisent la prophétie de Thucydide, et là aussi Athènes est privilégiée par rapport à la plupart des autres cités grecques, et notamment par rapport à Sparte. Il est vrai, pourtant, qu'en ce qui concerne les habitations privées, le site d'Olynthe, en Chalcidique, est beaucoup plus riche que celui d'Athènes, mais, en dehors du plan de leurs maisons, que savons-nous de la vie quotidienne des Olynthiens ?
   C'est donc principalement d'Athènes et des Athéniens que nous parlerons dans ce livre, sans nous interdire toutefois de jeter un coup d'œil, à titre de comparaison, sur d'autres cités. D'ailleurs les Anciens déjà considéraient Athènes comme « la Grèce de la Grèce ».
   Quant à l'époque envisagée, il nous a paru impossible de nous limiter à l'administration de Périclès (de 450 environ à 429 av. J.-C.) : trop de documents importants pour notre sujet sont antérieurs, et surtout postérieurs, à cette courte période. Même si nous embrassions les cinquante années (pentécontaétie) qui s'étendent de la bataille de Platées (479) à la mort de Périclès (429), nous devrions laisser de côté le témoignage essentiel d'Aristophane et celui des orateurs du IVe siècle. Il pourra même nous arriver à l'occasion de faire appel à des auteurs du IIIe siècle, mais nous prendrons en principe pour cadre chronologique le « siècle de Périclès » au sens large, en le définissant d'une façon arbitraire, mais commode, comme débutant vers 450, après la grande crise des guerres médiques, et s'achevant vers 350 avant la bataille de Chéronée (338), qui inaugurera la domination macédonienne et préludera ainsi aux multiples et profondes transformations politiques et sociales de l'époque dite « hellénistique » ou « alexandrine ».

8 euros (code de commande : 25746).

 

GUYOTAT (Pierre) — Carnets de bord. Volume 1. 1962-1969 (seul paru). Édition établie, annotée et préfacée par Valérian Lallement. Paris, Léo Scheer, 2005. In-8° broché, 633 p., (collection « Lignes Manifestes »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre maintenant reconnue, étudiée, admirée de Pierre Guyotat en dissimule une autre, secrète quoique de dimension considérable (ce volume est le premier d'une série) et d'une importance littéraire qu'on ne tardera pas à mesurer. Cette œuvre « parallèle » tient du journal (brèves évocations de vie ; voyages, politique, arts, ethnographie), du carnet de croquis (notations de corps, projets, indications, didascalies), du carnet de travail enfin (brouillons, séquences et fragments d'où naîtront les livres).
   L'œuvre, dans sa scandaleuse nouveauté, est ici mise à nu. Parce que c'est dans ces Carnets de bord qu'il est possible d'approcher la création au plus près, de comprendre comment cette représentation immense, brassant Histoire et histoires, s'est imposée à l'auteur lui-même ; de comprendre surtout comment s'est imposée à cette représentation une langue jusque-là « inouïe ». C'est l'intimité même de l'œuvre qu'on est peu à peu amené à découvrir. C'est aussi la solitude nécessaire de son auteur, traversée par le doute, mais le plus souvent animée d'une détermination peu commune.
   Ce premier volume couvre les années 1962-1969 : notes de prison du printemps 1962 en Algérie ; douloureux retour de guerre, journalisme, voyages (Grèce, Sahara, Cuba) ; avant-garde, engagement politique, sexualités ; ébauches, écriture des deux premières œuvres majeures : Tombeau pour cinq cent mille soldats et Éden, Éden, Éden ; combat pour leur publication et leur défense.

18 euros (code de commande : 25731).

 

[HAVAY]. Bois-Bourdon (Havay). Café « A la Porte de France ». Carte postale éditée par Robert Gobert-Ghilain, s.d. 140 x 90 mm.

   

10 euros (code de commande : 25747 - vendu).

 

LANEUVILLE (L.) — Le parfait jardinier. Légumes - Fruits - Fleurs. Paris, Larousse, [1933]. In-8° sous reliure d'éditeur, 446, [10] p., illustrations, exemplaire en bel état.
Introduction :
   Le but de cet ouvrage est avant tout utilitaire.
   Nous avons voulu que chacun y trouve le renseignement dont il a besoin. On y verra réunies les données élémentaires destinées à guider les premiers pas de ceux qui se prennent un jour à aimer le jardinage sous ses diverses formes.
   À notre époque inquiète, emportés dans le tourbillon aride de la vie industrielle, soumis à des existences surmenées, nous devons, par hygiène morale et physique, nous rapprocher de la terre qui ne donne que des satisfactions. Pour jouir des bienfaits que la terre prodigue, il n'est pas indispensable de posséder de vastes terrains ni un matériel coûteux et compliqué. Et nous nous adressons ici à tous ceux, ouvriers, employés, retraités, qui, dans un petit jardin et avec de modestes ressources, désirent produire les légumes et les fruits nécessaires à leur famille, ainsi que les fleurs destinées à orner leur demeure.
   Ce livre ne s'adresse donc ni aux professionnels, ni aux grands amateurs ; il est écrit pour les débutants, qui en tireront un large profit jusqu'au jour où leur expérience sera suffisante et les dispensera de toute leçon.
   Nous n'avons traité que des points essentiels de la pratique, du choix des meilleures espèces de plantes ou d'arbres fruitiers cultivés, afin d'éviter, au débutant, quelques insuccès.
   Nous nous sommes arrêté aux soins culturaux des plantes qui croissent en pleine terre sans exiger d'autres abris qu'un châssis ou une cloche à certains moments de l'année pour activer leur développement ou les protéger contre les intempéries.
   Nous avons aussi insisté sur la conduite des arbres fruitiers, sur leur choix, leur distribution dans le jardin ; c'est, en effet, une branche des plus attrayantes et, malheureusement, des moins comprises, notamment dans les jardins ruraux. Quant aux fleurs ou arbustes d'ornement, dont la longue liste ne saurait trouver place ici, nous ne nous sommes occupé que des plus beaux pour l'ornement du jardin, nous attachant bien plus à parler de leur culture et de leur utilisation qu'à décrire leurs caractères distinctifs.
   Une partie de l'ouvrage est consacrée aux produits insecticides et fongicides, dont la connaissance est indispensable pour mener à bien la lutte contre les ennemis des cultures.
   Nous avons enfin estimé qu'une étude méthodique des travaux à exécuter mois par mois serait très utile à tous ceux qu'une longue pratique n'a pas encore habitués à prévoir et à organiser la rotation et l'échelonnement des cultures sur les mêmes carrés du potager.
   À l'aide défigures très simples, nous nous sommes efforcé d'illustrer, afin de les rendre plus intelligibles, quelques chapitres, surtout ceux relatifs aux arbres fruitiers. Nous ne saurions trop remercier l'Éditeur, qui a consenti de grands sacrifices pour donner à notre ouvrage une forme agréable, tout en l'offrant au public à un prix inférieur à celui des publications analogues.

20 euros (code de commande : 25735).

 

MILLER (Richard) — Tradition/Création. Conférences montoises. Bruxelles, Luc Pire, 2004. In-8° collé, 180 p., (collection « Voix de Lettres »), très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Entre octobre 2003 et avril 2004, à l'Université de Mons Hainaut, devant un public de plus en plus nombreux, Richard Miller a présenté sept conférences consacrées à des artistes et auteurs natifs de Mons et de ses environs. Dépassant l'aspect local, l'auteur envisage chaque œuvre dans son époque et s'efforce de dégager les relations étroites qui existent entre l'espace urbain et la création artistique.
   Ainsi, à travers Charles Plisnier, Roland de Lassus, Fernand Dumont, Anto-Carte, Jacques Dubroeucq et Marcel-G. Lefrancq, s'établit un réseau de rencontres entre le passé et le présent, l'espace et le temps, la ville et ses habitants. Un leitmotiv parcourt ces conférences, celui d'un passé qui ne disparaît jamais complètement mais qui, en quelque sorte, demeure ouvert à la liberté humaine.
   Enfin, Tradition/Création de Richard Miller constitue un jalon indispensable de la double vocation de Mons au titre de capitale wallonne et – en 2015 – européenne de la culture.

15 euros (code de commande : 25749).

 

MONFREID (Henry de)Écrits d'aventurier. Tome 1 : Lettres d'Abyssinie. Tome 2 : Lettres de la Mer Rouge. Paris, Flammarion, 1999-2000. Deux volumes in-8° collés, 231 et 312 p.
En quatrième de couverture du tome 1 :
   En 1911, Henry de Monfreid cède à l'appel du large. Âgé de trente-deux ans, il s'embarque à Marseille pour Djibouti, petit comptoir français au bord de la mer Rouge. Lui qui a exercé plusieurs métiers mais estime avoir déjà perdu dix ans de sa vie décide de rompre avec son passé. Grâce à son père, il trouve une place en Abyssinie chez un marchand de café, cuirs et armes. Au cours des deux années qu'il va passer au service de ce négociant, il écrit régulièrement à son père, et à Arrngart Freudenfeld, une amie allemande qui parcourt l'Europe et deviendra sa femme en 1913. Cette correspondance extraordinaire et inédite nous livre la genèse de l'auteur des Secrets de la mer Rouge (1932), l'alchimie intérieure de ce jeune homme de bonne famille devenu aventurier en terre africaine, sur les traces d'Arthur Rimbaud... de trente ans son prédécesseur.
   Ses lettres racontent son existence dans ces contrées parfois hostiles de la corne de l'Afrique, et ses rencontres avec les indigènes, dont il adopte la langue et les coutumes. Des lettres spontanées et sans artifice qui disent son moral d'acier, sa volonté de fer, mais aussi sa soif, ses fatigues, son hostilité à l'égard des coloniaux puis, au fil des jours, ses désillusions et ses interrogations les plus profondes.
En quatrième de couverture du tome 2 :
   Henry de Monfreid n'aime vivre qu'au milieu des vagues. Après deux ans passés à découvrir l'Abyssinie, il revient dans la corne de l'Afrique en octobre 1913, marié et la tête pleine de nouveaux projets. Pour répondre à son besoin puissant d'aventure et de liberté, il part faire fortune dans le commerce des armes à Djibouti. Il achète un boutre, monte un équipage et devient de plus en plus audacieux. « Inch Allah » est son expression favorite lors d'expéditions risquées, qu'elles réussissent ou qu'elles échouent.
   À travers sa correspondance avec sa jeune épouse Armgart et son père, Henry nous entraîne dans une aventure hors du commun.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 25733*).

 

MONTGON (A. de) — Venise. Illustrations en couleurs de Zenker. Paris, Nathan, 1937. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 159 p., reproductions en héliogravure et illustrations en couleurs hors texte, (collection « Pays et Cités d'Art »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Au plafond de la salle du Sénat dans le palais des Doges, le Tintoret a peint Venise sous l'aspect d'une divinité vers laquelle s'élèvent les regards et les prières des jeunes gens, des vieillards, des soldats, des marins, des poètes, des marchands et des seigneurs. Le Temps lui-même, armé de sa faux inexorable, semble soumis à sa loi.
   Nous aimons cette allégorie que la piété filiale envers sa ville natale et la munificence de la Seigneurie inspirèrent à l'artiste. Venise est bien une divinité. Comme telle elle a ses litanies : « Reine de l'Adriatique » « Maîtresse des Mers », « Cité d'Or » « Perle de la Lagune », elle a ses adorateurs qui sont tous ceux qui l'ont contemplée dans sa splendeur et qui rêvent de la voir avant de mourir ; et le Temps qui « ronge tout avec sa dent maudite » est désarmé devant elle.
   Dans aucune ville du monde comme dans celle-ci, le passé ne nous est tangible. Cette cité, dont Philippe de Comines, ambassadeur de Charles VIII de France, confessait n'en avoir « jamais vu de plus triomphale », est aujourd'hui ce qu'elle était alors. Chaque place, chaque ruelle, chaque sanctuaire nous rappelle un événement historique ou légendaire et nous restitue son décor intact.
   Le décor, nous n'avons pas essayé de le brosser. Les photographies dont cet ouvrage est abondamment illustré sont plus éloquentes que des descriptions. La place nous eût manqué pour écrire une histoire complète de la cité. Nous nous sommes contentés d'esquisser quelques croquis tirés de la chronique de la Sérénissime République.
   Notre secret espoir est que, vous trouvant un jour sur la Piazza, « le plus beau salon du monde, bien digne d'avoir le ciel pour plafond », selon le mot de Napoléon, les personnages que nous avons évoqués ici surgissent à votre esprit dans le cadre merveilleux où ils vécurent, où ils triomphèrent, où ils souffrirent. Ainsi peut-être comprendrez-vous mieux et aimerez-vous plus encore Venise, la Reine de l'Adriatique.
Table des matières :
   Chapitre I : Une ville émerge des flots.
   Chapitre II : La République de Saint-Marc.
   Chapitre III : Le Doge, le Pape et l'Empereur.
   Chapitre IV : La Reine de l'Adriatique.
   Chapitre V : La Seigneurie en péril.
   Chapitre VI : Le Doge règne, mais ne gouverne pas.
   Chapitre VII : Ingrate patrie.
   Chapitre VIII : La République guerrière.
   Chapitre IX : La Vie inimitable.

18 euros (code de commande : 25743).

 

MORAND (Paul) — Paris de nuit. 60 photos inédites de Brassaï. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1933. In-4° sous reliure spiralée d'éditeur, [76] p., 62 héliogravures, petit cachet humide ex-libris à la page 3, exemplaire en bon état malgré le bord frotté, peu courante édition originale.
En quatrième de couverture de la réédition chez Flammarion, en 2001 :
   Usant comme personne du noir profond de l'héliogravure, Brassaï a fixé à jamais dans Paris de nuit le monde nocturne de la capitale dans les années trente. Un Paris mystérieux et en même temps très réel, celui des bas-fonds et des cabarets, des clochards et des aristocrates, celui aussi des travailleurs de nuit, boulangers, maraîchers, imprimeurs de journaux et « agents cyclistes » ...
   Brassaï considérait les années 1932 et 1933 comme les plus importantes de sa vie, puisqu'elles correspondaient à une époque où coup sur coup il avait fait la connaissance de Picasso, publié son Paris de nuit et collaboré à la revue Minotaure avec les surréalistes. Mais il ajoutait aussitôt, comme pour se démarquer du groupe : « Le surréalisme de mes images ne fut autre que le réel rendu fantastique par la vision. Je ne cherchais qu'à exprimer la réalité, car rien n'est plus surréel... Mon ambition fut toujours de faire voir un aspect de la vie quotidienne comme si nous la découvrions pour la première fois. » La poésie insolite et envoûtante de Paris de nuit, son premier livre de photographies, traduit fidèlement ce credo dans les réserves inépuisables du quotidien.
   La première édition de cet ouvrage mythique est paru en 1933 aux Éditions Arts et Métiers Graphiques.

800 euros (code de commande : 25766).

 

[PIERO DELLA FRANCESCA (Piero di Benedetto de Franceschi, dit)]. LIGHTBOWN (Ronald) — Piero della Francesca. Traduit de l'anglais par Paul Alexandre, Jeanne Bouniort et Philippe Mikriammos. Paris, Citadelles & Mazenod, 1994. In-4° sous reliure, jaquette et étui illustré d'éditeur, 308 p., nombreuses illustrations en couleurs, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Les peintures de Piero della Francesca, puissantes, contemplatives, et d'une lucidité sereine, se rangent parmi les joyaux de l'art de la Renaissance. La passion que Piero avait pour la science et la poésie de la peinture l'a poussé à explorer l'art de la perspective d'une manière dont on n'a égalé ni la sophistication mathématique ni l'éloquence esthétique. Par ailleurs, la simplicité monumentale de ses compositions et la sensibilité avec laquelle il emploie ombre et lumière témoignent d'un rare talent.
   Le XVe siècle n'a pas connu de peintre plus réfléchi ou plus doué, mais ce n'est qu'au XXe siècle qu'on a reconnu le génie extraordinaire qu'il mettait dans sa façon de construire des images. Et alors que de nombreux spécialistes modernes ont tenté de comprendre ce grand maître, ce n'est que maintenant, cinq cents ans après sa mort, qu'est publiée l'étude définitive sur la vie et l'œuvre de cet artiste profondément touchant. Destiné à devenir l'ouvrage de référence sur ce sujet, ce volume somptueusement illustré examine les peintures en détail et analyse les importants résultats des nettoyages faits récemment. Mais il se penche également sur le contexte historique de l'époque où a vécu Piero – les forces sociales, religieuses et politiques du nord de l'Italie et en Europe qui ont influencé les commanditaires aussi bien que l'iconographie. Cet ouvrage à la documentation méticuleuse se termine par un catalogue complet du peintre et par une bibliographie exhaustive. Écrit avec une grâce extrême et abondamment illustré, Piero della Francesca est un monument pour les érudits comme pour le grand public.
   Ronald Lightbown est aujourd'hui l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de l'art de la Renaissance. C'est au sein du Victoria and Albert Museum de Londres qu'il a développé l'essentiel de sa carrière. Il y a notamment été conservateur en chef de la Bibliothèque, puis du Département des orfèvreries. Il a publié, entre autres, des études sur Donatello, Michelozzo, Mantegna, ainsi que de nombreux articles de revues et catalogues d'expositions.
   Son travail a été couronné en 1990 par le prix international Vasari pour Botticelli, paru aux Editions Citadelles & Mazenod.

180 euros (code de commande : 25741).

 

PRÉVOT (Jacques)Le grand Hautmont. L'Abbaye de sa fondation à la Révolution : son domaine et son rayonnement. Avesnes, Société Archéologique et Historique de l'Arrondissement d'Avesnes, 1974. In-8° broché, 321 p., planches hors texte à déplier, envoi de l'auteur, exemplaire bel état.
   Ce volume constitue le tome XXV des publications de la Société.
Table des matières :
   Chapitre I. Aux premiers siècles du Grand Haumont.
      Saint Vincent Madelgaire et la fondation de l'abbaye d'Hautmont. - Le premier monastère et les reliques de saint Marcel. - La naissance du Grand Hautmont. - Réputation de l'abbaye... L'exil de saint Ansbert. - Les temps obscurs. - Invasions et spoliations. - Les réformes.

   Chapitre II. Les grands et l'abbaye d'Hautmont.
      Les papes et l'abbaye. - Les évêques de Cambrai et l'abbaye. - Les comtes de Hainaut et l'abbaye. - Les seigneurs d'Avesnes et notre monastère.

   Chapitre III. Le Grand Hautmont au Moyen Âge.
      Villae et manses. - Tableau synoptique des acquisitions de l'abbaye de 1088 à 1258. - Motifs et conditions des donations. - Les échanges, les achats et les ventes. - Églises et autels : les paroisses rurales. - Transformations du domaine hautmontois.

   Chapitre IV. Aspects de la vie intellectuelle et spirituelle à l'abbaye d'Hautmont.
      L'école de l'abbaye d'Hautmont. - Le scriptorium du monastère. - La bibliothèque. - Les fraternités.

   Chapitre V. « Monseigneur d'Hautmont » « Grand » du Hainaut et des Pays-Bas.
      Les États du Hainaut. - L'abbé d'Hautmont aux États du Hainaut. - La période bourguignonne.
   Chapitre VI. Les abbés commendataires et la période autrichienne.
      Jean Brisselot. - Guillaume et Charles de Croÿ. - Nicaise Leclercq. - Contestations paysannes. - Nicolas Fournier.

   Chapitre VII. Le « siècle » de Gaspard Hanot. Les splendeurs de l'époque espagnole.
      Portrait de Gaspard Hanot. - Un administrateur efficace. - Acquisitions à Hautmont. - Troubles et sorcellerie. - Un défenseur de la religion catholique. - Un « Grand » des Pays-Bas. - Pierre Lejeune, continuateur de l'œuvre de Dom Gaspard Hanot. - Pierre Leboucq et Quentin Gobert.

   Chapitre VIII. La période française des temps difficiles.
      L'opiniâtreté de l'abbé Cantineau (1676-1710). - Ansbert Petit (1710-1741). - Humbert Sculfort (1741-1753). - L'abbatiat de Dom Tahon.
   Chapitre IX. La seigneurie de l'abbaye d'Hautmont.
      La dîme. - Les droits féodaux : la justice. - Mortemain ou meilleur Cattel. - Péages et tonlieux. - Banalités. - Les droits réels et casuels. - Terrage et rentes foncières.
   Chapitre X. Les fermes du Grand Hautmont.
      « Censes, marchés, héritages, parties de terres ». - Charges d'entretien. - Le paiement des contributions et de la portion alimentaire du curé. - Le rendage. - Les clauses particulières au Hainaut autrichien. - Les « Gros vins ». - Le problème des mesures. - Les monnaies. Carte des villages du Grand Hautmont.
   Chapitre XI. Le « Grand Hautmont » - Le groupe central.
      Boussières-lez-Hautmont. - Vieux-Mesnil et Manissart. - Hargnies. - Saint-Rémy-Mal-Bâti. - Louvroil. - Le Sart les moines de la banlieue de Maubeuge. - Louvroil. - Les deux Ferrières.
   Chapitre XII. Les possessions méridionales.
      Choisies, Dimont, Beugnies et Semousies, Renlies. - Flaumont-Waudrechies. - Beaufort. - Limont-Fontaine. - Dourlers. - Saint-Aubin. - Saint-Rémy-Chaussée et Écuélin. - Monceau-Saint- Vaast. - Leval, Bachant, Pantegnies.
   Chapitre XIII. Les possessions septentrionales. Le « Grand Hautmont autrichien ».
      Mairieux. - Élesmes. - Gognies-Chaussée. - Villers-Sire-Nicole. - Vieux-Reng. - Grand-Reng. - Givry. - Havay.
   Chapitre XIV. Les possessions éloignées.
      Strépy, Bracquegnies, Maurage, Thieu. - Mons. - Élouges. - Athis. - Sebourg et Sebourquiaux. - Louvignies-lez-Bavay. - Le Petit Wargnies. - Verchin. - Villereau-Herbignies. Plan d'Hautmont avant la Révolution.
   Chapitre XV. Hautmont, notre village.
      L'abbaye d'Hautmont. - L'îlot, le moulin et la foulerie. - La Rive gauche : de la Grattière au bois du Fayt. - La Rive droite : de Bernaupré au Champ du Roc. - Les biens de cure.
   Chapitre XVI. L'organisation municipale : les bans d'Hautmons et de Boussières.
      Les premiers mayeurs. - La « Charte » d'Hautmont. - Analyse des Bans d'Hautmont. - L'organisation municipale.
   Chapitre XVII. La vie à l'abbaye d'Hautmont à la veille de la Révolution. Les derniers moines Hautmontois et leurs ressources.
      Les moines hautmontois à la veille de la Révolution, principaux revenus du monastère.
   Chapitre XVIII. La vie à l'abbaye : les dépenses des moines et le personnel du couvent.
      La nourriture et la vaisselle. - Linge et vêtements. - Les travaux d'entretien à l'abbaye et dans le Grand Hautmont. - Les dépenses « agricoles ». - Le personnel de l'abbaye. - Culte et « culture ». - Les frais de procès. - Portions congrues et pensions.
   Chapitre XIX. Hautmontois et gens de Boussières à la veille de la Révolution.
      Nos ancêtres devant l'impôt. - Les « petits » Hautmontois. - Les Hautmontois imposés de 10 à 20 livres. - Les Hautmontois imposés de 20 à 50 livres. - Les « Coqs » du village. - Les « Forains » propriétaires à Hautmont. - Les gens de Boussières. - L'Abbaye et les impôts directs et indirects.
   Chapitre XX. La Révolution et la fin du Grand Hautmont.
      L'Abbé d'Hautmont dans les dernières assemblées du Hainaut. - Les Cahiers de doléances et les élections de 1789. - La Révolution de 1789. - La sécularisation des monastères et le départ des moines. - La dispersion des moines et la vente de l'abbaye.
   Sources et bibliographie.

25 euros (code de commande : 25760 - vendu).

 

[RANSY (Jean)]. WAUTHIER (Jean-Luc) Jean Ransy ou la réalité transfigurée. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1977. In-8° oblong collé, 91 p., illustrations en noir et en couleurs hors texte, (collection « Figures de Wallonie », F14), bon exemplaire.
Avertissement :
   Montherlant, je crois, affirmait que l'auteur d'un livre ne cédait au démon de la préface que s'il avait quelque chose à se reprocher...
   C'est un fait indéniable : pour un jeune écrivain, publier une monographie sur un peintre confirmé est une manière de joyeux suicide presque aussi redoutable que le démon le forçant à commettre une anthologie sur la littérature française de Belgique.
   Tâchons donc de parer les coups : le texte qui va suivre est la conclusion d'une amicale et passionnante collaboration. À ce jour, il constitue le premier livre dont Jean Ransy, maître du fantastique wallon, est l'objet. Notons au passage cette triste situation qui donne une fois de plus à l'Institut Jules Destrée un rôle de pionnier et de mécène éclairé.
   La critique ne manquera pas, je m'en doute, de passer le texte sous le scalpel de la psychanalyse, de la politique ou de la sociologie. En ce qui nous concerne, Jean Ransy et moi, nous avons tenté, selon une formule chère à Robert Vivier, d'aborder l'œuvre peinte « en spirale ». Après les généralités du premier chapitre, nous avons décidé d'un commun accord de donner au livre la forme d'une conversation à bâtons rompus, qui nous conduit d'un pôle de l'œuvre à l'autre, d'une constatation à une réflexion, d'une approche psychologique à un ton poétique. Bref, nous avons tenté au maximum d'éviter la forme pédante et ennuyeuse tout en nous efforçant de ne rien négliger qui puisse occulter la valeur artistique et intellectuelle de 1'œuvre à aborder.
   Au fil de notre promenade, le lecteur découvrira sans doute les grandes charpentes de l'œuvre de Ransy : le refus très « classique » de situer l'œuvre dans un contexte temporel trop limité ; la poésie virile que la structure graphique dévoile et enrichit à la fois ; l'amour des objets et leur vivante métamorphose ; l'austérité et la rigueur morale d'un grand honnête homme de la peinture wallonne. Autant d'idées qu'il nous a paru plus important d'approcher librement sans dogmatisme gratuit et excessif mais comme la Vie même : au jour le jour, de miracle en miracle, de mot en mot. Aussi, la Vie elle-même de Ransy, abordée dans la seconde partie de la monographie conduit-elle tout naturellement à un texte inédit du maître : « Naissance d'un tableau ».
   Le livre, comme la Vie, finit et s'efface au moment où l'œuvre commence...

25 euros (code de commande : 25751).

 

[RIMBAUD (Arthur)]. FUMET (Stanislas) Arthur Rimbaud. Mystique contrarié. Préface de Pierre Brunel. Paris, Éditions du Félin, 2005. In-8° collé, 200 p., (collection « Les Marches du Temps »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Après Rimbaud le Voyant et Rimbaud le Voyou, c'est le mystique contrarié que nous propose de découvrir Stanislas Fumet avec la verve et le bonheur d'écriture qu'on lui connaît.
   « Mystique à l'état sauvage » pour Claudel, idée violemment réfutée par les surréalistes, Arthur Rimbaud aurait été surtout, pour Stanislas Fumet, un mystique contrarié dans sa quête spirituelle par la bigoterie rigide de sa mère et l'arrogance triomphante du clergé catholique de son époque « Ô Christ, éternel voleur des énergies... » Le poète, alors, tracera, dans une extrême fulgurante un itinéraire où « il n'aimait pas Dieu ; mais... »
   Il y a de grands livres sur Rimbaud, celui-ci en est un.
   Publié en 1966, immédiatement salué par la critique et très vite épuisé, l'anniversaire des cent cinquante ans de la naissance du poète nous donne l'heureuse occasion de le rééditer, précédé d'un texte de cet éminent rimbaldien qu'est Pierre Brunel, en guise de préface.

13 euros (code de commande : 25717).

 

[RIMBAUD (Arthur)]. ROLLAND DE RENÉVILLE (André) Rimbaud le Voyant. Nouvelle édition intégrale établie et annotée par Patrick Kremer. Paris, Le Grand Souffle, 2004. In-8° collé, 321 p., (collection « Littérature »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Il est probable que le nom si connu de Rimbaud, et dont la culture fait commerce, recouvre un incendie poétique, un art du feu, vivant et secret, qui, hors les esprits bouleversés d'un siècle, eux-mêmes poètes pour la plupart, n'a eu que peu de lecteurs.
   En 1929, André Rolland de Renéville, qui venait de rejoindre René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte dans la plus fulgurante expérience humaine, poétique et métaphysique de son temps, l'aventure du Grand Jeu, publie Rimbaud le Voyant. Cet essai, quasiment occulté par toute la tradition littéraire, est pourtant le premier qui ouvre, en une exposition aussi rigoureuse qu'insolite (voire, pour cette époque, scandaleuse), au centre des « visions » rimbaldiennes.
   Arrachant Rimbaud au mythe chrétien où l'avait enfermé Claudel, pulvérisant d'avance l'inanité des commentaires universitaires, Rolland de Renéville redonne, avec Rimbaud, la portée explosive profonde, prophétique, de l'acte créateur : le Mot comme enjeu et lieu atomique du Monde.
   Là, il n'est plus question de penser mais de « changer la vie ».

15 euros (code de commande : 25718).

 

SAINTE-BEUVE (Charles-Augustin) Portraits littéraires par C.-A. Sainte-Beuve de l'Académie française. Nouvelle édition revue et corrigée. Tomes I, II et III (complet). Paris, Garnier 1876-1878. Trois volumes in-12 demi-basane brune, dos lisses ornés de filets dorés, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 502, [1 (table)], [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 526, [1 (table)], [1 bl.] p., t. III : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 550, [1 (table)], [1 bl.] p., rousseurs, bon exemplaire.
   La première édition de ce titre parut en 1852 en deux volumes. Comme le précise Sainte-Beuve, le troisième volume s'intitula en première édition en 1851 Derniers portraits littéraires ; il fut donc publié en tant que troisième volume à partir de l'édition de 1862-1864. Vicaire, tome 7, col. 132.
Le tome I contient :
   - Boileau, Pierre Corneille, La Fontaine, Racine, Jean-Bapt. Rousseau, Le Brun, Mathurin Regnier, André Chénier, Georges Farcy, Diderot, l'Abbé Prévost, M. Andrieux, M. Jouffroy, M. Ampère, Dayle, La Bruyère, Millevoye, Charles Nodier.
Le tome II contient :
   
Molière, Delille, Bernardin de Saint-Pierre, Le général La Fayette, Fontanes, Joubert, Léonard, Aloïsius Bertrand, Le comte de Ségur, Joseph de Maistre, Gabriel Naudé.
Le tome III contient :
   - 
Théocrite, François Ier poète, Le chevalier de Méré, L'abbé Prévost, Mademoiselle AÏssé, Madame de Krüdner, Madame de Staal-Delaunay, Benjamin Constant, M. Rodolphe Töpffer, M. de Rémusat, Victor Cousin, Charles Labitte.
Bibliographie :
   
- Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 132.

Les trois volumes : 40 euros (code de commande : 25724).

 

SAUSSURE (Ferdinand de) — Cours de linguistique générale. Publié par Charles Bally et Albert Sechehaye. Avec la collaboration de Albert Riedlinger. Cinquième édition. Paris, Payot, 1962. In-8° broché, 331 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), petit cachet humide ex-libris, une signature et un nom manuscrits sur la page de titre, bon exemplaire.
Extrait de la préface de la première édition :
   Nous avons bien souvent entendu Ferdinand de Saussure déplorer l'insuffisance des principes et des méthodes qui caractérisaient la linguistique au milieu de laquelle son génie a grandi, et toute sa vie il a recherché opiniâtrement les lois directrices qui pourraient orienter sa pensée à travers ce chaos. Ce n'est qu'en 1906 que, recueillant la succession de Joseph Wertheimer à l'Université de Genève, il put faire connaître les idées personnelles qu’il avait mûries pendant tant d'années. Il fit trois cours sur la linguistique générale, en 1906-1907, 1908-1909 et 1910-1911 ; il est vrai que les nécessités du programme l'obligèrent à consacrer la moitié de chacun d'eux à un exposé relatif aux langues indo-européennes, leur histoire et leur description ; la partie essentielle de son sujet s'en trouva singulièrement amoindrie.
   Tous ceux qui eurent le privilège de suivre cet enseignement si fécond regrettèrent qu'un livre n'en fût pas sorti. Après la mort du maître, nous espérions trouver dans ses manuscrits, mis obligeamment à notre disposition par Mme de Saussure, l'image fidèle ou du moins suffisante de ces géniales leçons ; nous entrevoyions la possibilité d’une publication fondée sur une simple mise au point des notes personnelles de Ferdinand de Saussure, combinées avec les notes d'étudiants. [...]
   Nous nous sommes arrêtés à une solution plus hardie, mais aussi, croyons-nous, plus rationnelle : tenter une reconstitution, une synthèse, sur la base du troisième cours, en utilisant tous les matériaux dont nous disposions, y compris les notes personnelles de F. de Saussure. Il s'agissait donc d'une récréation, d'autant plus malaisée qu'elle devait être entièrement objective ; sur chaque point, en pénétrant jusqu'au fond de chaque pensée particulière, il fallait, à la lumière du système tout entier, essayer de la voir sous sa forme définitive en la dégageant des variations, des flottements inhérents à la leçon parlée, puis l'enchâsser dans son milieu naturel, toutes les parties étant présentées dans un ordre conforme à l'intention de l’auteur, même lorsque cette intention se devinait plutôt qu'elle n'apparaissait.
   De ce travail d'assimilation et de reconstitution est né le livre que nous présentons, non sans appréhension, au public savant et à tous les amis de la linguistique.

15 euros (code de commande : 25722).

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