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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 17 OCTOBRE 2017

 

Anciennes sources d'eau de nos campagnes. Par Karin Depicker, Luc-Fr.Genicot et Yves Hanosset. Liège, Éditions du Perron, 1990. Grand in-8° carré broché, 117 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Héritages de Wallonie - Ministère de la Région Wallonne »), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
      - Cartes de répartition des fontaines, des pompes, des bornes-fontaines, des lavoirs et des puits.
   - Les fontaines.
      - Les fontaines merveilleuses de Wallonie.
      - Les fontaines commémoratives.
      - Fontaines au quotidien.
   - Les pompes.
      - Les pompes et bornes-fontaines en fonte.
      - Les pompes en pierre.
   - Les lavoirs.
      - Question de programme.
      - À chacun son bassin.
      - Question de style.
      - Au fil du temps, au fil de l'eau.
   - Les puits et les abreuvoirs.
   - En manière d'épilogue.
   Annexe 1. Imagerie des fontaines.
   Annexe 2. Fontaines, pompes, lavoirs, puits et abreuvoirs protégés.
   - Bibliographie.
   - Index des noms de lieu.

10 euros (code de commande : 26065 - vendu).

 

ARIÈS (Philippe) — Un historien du dimanche. Avec la collaboration de Michel Winock. Paris, Seuil, 1980. In-8° broché, 218 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Philippe Ariès a été en délicatesse avec les RR PP jésuites, un jury d'agrégation, le général de Gaulle, les curés de gauche, l'histoire événementielle, un monstre froid nommé l'Etat, l'administration, l'Université, le bacille de Koch, le national-progressisme de la droite au pouvoir, les enfants de Marx et de Coca-Cola. En revanche, il cousine ou conspire avec les Pieds-Noirs, les Algériens de Maisons-Laffitte, les gauchistes, les maurrassiens hétérodoxes, la liturgie latine, l'histoire selon les Annales, l'ancienne France, les Québécois, la sociabilité méditerranéenne, le vin blanc de Californie, Michel Foucault, Ivan Illich, la Maison de France...
   Historien d'avant-garde, longtemps solitaire, brusquement célèbre, il a pressé notre passé de quelques questions aussi nouvelles que fondamentales : quelles étaient les attitudes de nos ancêtres devant la naissance, l'enfance, la famille, la sexualité, la mort ? Avec lui, la vieille histoire historisante, la chronique des grands, les événements politiques, les guerres entre les peuples ont pris figure d'anecdotes : le tuf de notre passé est ailleurs, en deçà de nos consciences et au-delà de nos manuels.
   Personnalité peu commune, qui avoue ses contradictions avec une franche joie de vivre et un goût prononcé pour l'amitié, Philippe Ariès se rit des étiquettes sous lesquelles on voudrait consigner les individus et contenir les passions. S'il aime une chose entre toutes, c'est la liberté de l'esprit – comme on pourra l'apprécier tout au long de cet auto-portrait.

12 euros (code de commande : 26040).

 

ASLAN (Reza) — Le Miséricordieux. La véritable histoire de Mahomet et de l'Islam. [Titre original : No god but God. The Origins, Evolution, and Future of Islam.] Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France de Paloméra. Paris, Les Arènes, 2015. In-8° collé, 487 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   
En 570 de notre ère, Abraha, le souverain chrétien du Yémen, attaque La Mecque avec un troupeau d'éléphants. Il veut détruire la Ka'ba, ce sanctuaire en forme de cube qui contient les idoles de l'Arabie polythéiste et attire des foules de pèlerins. Mais La Mecque résiste. Au même moment, naît Mahomet. Orphelin élevé par son oncle, il devient à quarante ans le « messager du Seigneur des mondes » quand il reçoit sa première Révélation et commence à dire les paroles que Dieu lui intime de réciter.
   Contraint de fuir La Mecque avec ses partisans pour Yathrib – qui deviendra Médine, « la ville du Prophète » –, il revient en conquérant en 610 et nettoie la Ka'ba de ses idoles. La ville sainte devient le centre d'une religion neuve et universelle : l'islam.
   Né aux confins du désert, au cœur de l'Arabie multiethnique et multireligieuse, l'islam connaît, après la mort du Prophète en 632, un succès fulgurant. Il conquiert les royaumes et les peuples. Son histoire est faite de déchirements et de querelles idéologiques ; il traverse des phases d'expansion et d'autres d'échec.
   Pour les lecteurs d'aujourd'hui, Reza Aslan fait revivre Mahomet et son temps. Il met en lumière les beautés et les paradoxes du Coran. Il rend intelligibles les divisions théologiques d'hier comme les affrontements d'aujourd'hui. Pour Aslan, l'islam est actuellement une religion en pleine réforme, qui s'adapte à la modernité dans les soubresauts et la violence.

15 euros (code de commande : 26033).

 

ASTIERPERET (A.) — Bernissart. [Bernissart], [Chez l'auteur], [ca 1980]. In-8° agrafé, 105 p., illustrations hors texte, envoi de l'auteur, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   - Le sol et les eaux.
   - La Haine et la guerre douanière.
   - Les canaux.
   - Les inondations à Bernissart.
   - Les marais de Bernissart, sa réserve ornithologique.
   - Champs et lieux-dits.
   - Son histoire.
   - Les seigneurs de Bernissart.
   - Le château féodal.
   - Impôts perçus par le seigneur.
   - Charte locale.
   - Les archers de Bernissart.
   - L'église.
   - Le clergé.
   - Le curé Letellier et son Armonaque.
   - Les chapelles.
   - Culture de la pomme de terre.
   - Mesures et monnaies anciennes.
   - Soldats de Bernissart ayant servi dans les armées napoléoniennes.
   - La sucrerie de Bernissart.
   - Les moulins.
   - Les charbonnages.
   - Les iguanodons.
   - Le musée de l'iguanodon.

13 euros (code de commande : 26072 - vendu).

 

AYMÉ (Marcel) — Lettres d'une vie. Réunies et présentées par Christiane et Michel Lécureur. Paris, Les Belles Lettre / Archimbaud, 2001. In-8° broché, 284 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Il faut lire ces lettres de Marcel Aymé réunies pour la première fois en volume. Outre de nombreuses informations sur sa création et sa carrière littéraires qui lui firent fréquenter Anouilh, Barsacq, Brasillach, Emmanuel Bove, Crémieux, Derain, Paulhan, Queneau, Paraz, Varillon ou Vlaminck, elles précisent les relations qui l'ont uni au reste de sa famille. Quatre figures apparaissent alors comme essentielles à la bonne compréhension du romancier : celle de sa tante Léa, celles de son frère et de sa sœur, Georges et Camille, ainsi que celle de Suzanne, sa plus jeune sœur. La première, mercière à Dole, dans le Jura, lui apporta beaucoup pour remplacer sa mère décédée alors qu'il n'avait que deux ans. Le Général Georges Aymé fut son agent littéraire, mais aussi un conseiller attentif, comme Camille, elle-même femme de lettres. Suzanne, de deux ans son aînée, fut une compagne de jeux et une confidente au début de sa vie. Prodigieuse famille que celle des Aymé-Monamy ! Issus de milieux populaires, ils ont connu une belle évolution sociale.

12 euros (code de commande : 26041).

 

[BÉTHUNE (Jean-Baptiste)]. Album-souvenir du baron de Béthune († 18 juin 1894). Publié par la Gilde de Saint-Thomas et Saint-Luc. [Bruges], Desclée De Brouwer, 1896. [Société Saint-Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie / 1896.] In-4° sous cartonnage (un peu défraîchi) d'éditeur, 45, [1], [2 bl.] p., LXX planches (la première, en frontispice, est un portrait du baron de Béthune, gravé à l'eau-forte par Lenain) hors texte dont certaines à déplier, exemplaire numéroté (n° 12), quelques rousseurs, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Se conformant au vœu émis lors de la XXVIIIe réunion de la Gilde de Saint-Thomas et Saint-Luc, le Bureau de la société publie aujourd'hui, la reproduction de quelques œuvres artistiques du baron Bethune.
   En entreprenant ce travail, la Gilde a voulu rendre un pieux hommage à la mémoire du président dont elle déplore la perte. Elle a tenu à donner une idée succincte de l'œuvre considérable réalisée par lui dans le domaine de l'art chrétien. Elle voudrait encore aider au maintien et à la diffusion des principes, pour lesquels il s'est dévoué, en proposant à ses élèves quelques modèles dans diverses branches de l'art. Aussi, trouvera-t-on surtout dans ce recueil des planches qui reproduisent des objets d'une imitation facile et peu dispendieuse.
   Pour réaliser ce projet, il fallait faire un choix parmi les innombrables compositions artistiques de notre président. La tâche n'était pas facile.
   Comment, en effet, se retrouver dans l'œuvre si abondante et si variée de maître Bethune ?
   Quelque nombreux que soient les dessins crayonnés par le défunt, il serait impossible d'en réunir une collection méthodique, car ils sont dispersés partout, et beaucoup d'entre eux sont même perdus pour l'art. Trop modeste pour apprécier ses travaux, M. Bethune n'en gardait pas de trace ; il dessinait rapidement un croquis, toujours pressé par d'autres demandes, puis, souvent, abandonnait sa composition à l'exécutant, sans même en conserver une mention ou un souvenir graphique.
   La reproduction des dessins, relativement peu nombreux, que conserve la famille du vénérable défunt, présentait du reste de grandes difficultés. Presque tous ces plans et ces esquisses sont tracés à la mine de plomb et le trait de crayon est trop affaibli pour permettre une reproduction photographique.
   Aussi nous sommes-nous vus forcés, pour la plupart des objets, de reproduire l'œuvre elle-même, ou de faire copier le dessin original.
   Nous avons trouvé une aide puissante pour la réalisation de notre tâche, dans le concours d'artistes qui se sont efforcés de rendre l'idée du maître, dont ils calquaient les travaux. Qu'ils reçoivent ici l'expression de notre reconnaissance.
   Nous devons des remerciements tout spéciaux à notre confrère, M. Joseph Casier, qui, se faisant pèlerin de l'art chrétien, a bien voulu parcourir le pays entier, pour reproduire par la photographie quelques-unes des œuvres du baron Bethune, que nous réunissons dans ce recueil.
   La publication entreprise par la Gilde n'est d'ailleurs que la préface du travail qu'un ami tout dévoué, un compagnon fidèle, prépare en ce moment pour consacrer la mémoire du baron Bethune.
   La biographie complète du vénéré président de la Gilde retracera, bientôt, d'une façon définitive, la vie si méritante et l'œuvre si intéressante de ce grand chrétien, de ce grand artiste. Elle complétera ainsi notre publication en reproduisant également quelques travaux – et non les moindres du vénérable défunt.

40 euros (code de commande : 26068).

 

BIBESCO (Marthe) — Échanges avec Paul Claudel. Nos lettres inédites. Paris, Mercure de France, 1972. In-8° broché, 210 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   La princesse Marthe Bibesco rencontra fortuitement Paul Claudel au cours d'un dîner parisien. Il naquit aussitôt entre eux une amitié très intime et très fraternelle qui ne devait jamais se démentir. C'est ce Claudel intime que la Princesse Bibesco raconte ici, dépouillé de la solennité que lui attribue la légende, facétieux, gai, bon vivant, plein de mots d'esprit et de gaieté. On y a joint aussi, document irremplaçable, l'échange épistolaire inédit qui ponctue cette amitié.

10 euros (code de commande : 26043 - vendu).

 

[BOUCHER (François)]. BRUNEL (Georges) — Boucher et les femmes. Paris, Arts et Métiers Graphiques - Éditions du Centre Pompidou - Flammarion - Skira, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 126 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Édition hors commerce, réalisée spécialement à l'occasion de la Quinzaine du livre d'art 1986.
Extrait :
   L'art de Boucher nous est livré, dans ses plus profonds secrets, par ses dessins, et peut-être plus que tout le reste, par ses dessins de femmes. Dans le genre rustique, le charme pittoresque des costumes campagnards divertit et dépayse le regard du citadin ; Boucher observe les paysannes en jupons, leurs marmots sur les bras, avec sympathie et bonne humeur. Dans le genre mythologique, la convention du nu l'oblige à étudier la structure des corps et le secret de leur anatomie. Dans tous les cas, on devine qu'il est sensible ; son regard s'amuse ou caresse ; il ne reste jamais froid. Surtout, il ne perd pas de vue l'idéal abstrait que le dessin, inculqué aux futurs peintres dès leur plus jeune âge, exprime mieux qu'aucun autre moyen. Tout forme ornement, depuis la dentelle qui bouffe sur une manche, jusqu'à la ligne souple d'une jambe nue qui se replie.
   Les femmes de Boucher appartiennent à un monde où tout est beau, même les rides que la vieillesse creuse sur un visage, parce que tout y est sourire.

15 euros (code de commande : 26052 - vendu).

 

[COLIN (Paul)]. JEAN-LÉO — La collaboration au quotidien. Paul Colin et le Nouveau Journal. 1940-1944. Bruxelles, Racine, 2002. In-8° collé, 120 p., exemplaire en très bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Le 14 avril 1943, dans Bruxelles occupée par les nazis, trois coups de pistolet tirés par un étudiant résistant de 19 ans mettaient fin à la vie et à la carrière de Paul Colin, le plus en vue des collaborateurs des Allemands. Arnaud Fraiteur – c'était le nom du jeune résistant – et ses deux complices seront pendus au fort de Breendonck.
   Journaliste, critique d'art renommé, la victime était depuis toujours un admirateur fervent de la culture allemande, qui n'a pas fait la différence entre Goethe et Goebbels. En 1940, dès le début de l'occupation, Paul Colin créa Le Nouveau Journal qui prônait chaque jour l'Ordre Nouveau national-socialiste.
   Depuis sa mort il y a presque soixante ans, aucun ouvrage n'a encore été consacré à son cas. Sans chercher à connaître les raisons de ce silence, Jean-Léo a décidé de le rompre, en racontant Paul Colin et son temps. Son livre n'est ni un pamphlet, ni une réhabilitation ; c'est littéralement un « reportage », basé sur des correspondances et de nombreux documents inédits.

20 euros (code de commande : 26062 - vendu).

 

Le Congo au temps des Belges. L'Histoire manipulée. Les contrevérités réfutées. 1885-1960. Par André de Maere d'Aertrycke, André Schorochoff, Pierre Vercauteren et André Vleurinck. Bruxelles, Dynamedia, 2015. In-8° collé, 334 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préface.
   Première partie. Introduction.
      Chapitre 1. Une campagne de désinformation sur l'action des Belges au Congo.
      Chapitre 2. Bref exposé des techniques de manipulation les plus utilisées.
      Chapitre 3. Les principales désinformations sur la colonisation (guide pratique).
   Deuxième partie. L'État Indépendant du Congo (1885-1908).
      Chapitre 1. Préalables à la naissance de l'État Indépendant du Congo.
      Chapitre 2. Naissance de l'État Indépendant du Congo.
      Chapitre 3. Mise en place d'un État de Droit.
      Chapitre 4. Complot contre le Roi Léopold II.
      Chapitre 5. Le mythe d'un génocide belge au Congo.
      Chapitre 6. Réalité ou mythe des mains coupées ?
      Chapitre 7. L'économie de l'Etat Indépendant du Congo.
   Troisième partie. La colonie (1908-1960).
      Chapitre 1. La territoriale.
      Chapitre 2. La médecine.
      Chapitre 3. L'enseignement.
      Chapitre 4. Les voies de communication et le transport.
      Chapitre 5. L'agriculture, l'élevage et la pisciculture.
      Chapitre 6. La protection de la nature au Congo Belge.
      Chapitre 7. Le bilan économique du Congo Belge en 1960.
      Chapitre 8. Les missions.
      Chapitre 9. La force publique.
   Quatrième partie. Conclusions.
      - Que dire de plus ?
   - Plan Décennal de 1948 (extraits).

17 euros (code de commande : 26034 - vendu).

 

DASCOTTE (Robert) — Étude dialectologique, ethnographique et folklorique sur l'élevage dans le Centre. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 1978. In-8° broché, 158 p., illustrations, (collection « Bibliothèque de Philologie et de Littérature Wallonnes », n° 4), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Ouvrages consultés.
   I. Les vaches
   II. Le beurre et le fromage.
   III. Les prairies.
   IV. Les chevaux.
   V. L'attelage.
   VI. Les porcs.
   VII. L'abattage du porc.
   VIII. Les moutons.
   IX. Les chèvres.
   X. Les lapins.
   XI. La basse-cour.
   XII. Les coqs de combat.
   XIII. Les abeilles.
   XIV. L'anatomie des animaux.
   - Glossaire alphabétique.
   - Additions.

20 euros (code de commande : 26046 - vendu).

 

DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, envoi de l'auteur, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. La bataille.
      1. Engagement de Boussu.
      2. Rappel de la bataille de Jemappes.
      3. Évocation de la personne de Dumouriez.
      4. Des militaires d'origine belge dans l'armée française.
      5. Essai de réhabilitation de Dumouriez.
   3. Souvenirs de la bataille. Évocation par...
      1. Les sculpteurs.
      2. Un petit tour en Autriche.
      3. Retour en Belgique et en France.
      4. Les écrivains.
      5. La musique.
      6. L'affiche.
      7. Les peintres.
      8. L'armée française. Les drapeaux.
   4. Le monument de Jemappes.
      1. L'idée.
      2. Les Amitiés françaises.
      3. L'inauguration de 1911.
      4. Et l'opposition...
   5. La guerre 1914-1918.
     1. La destruction.
      2. Jemappes et la guerre.
      3. La reconstruction, l'inauguration de 1922.
   6. La guerre 1940-1945.
   7. Les commémorations.
      1. Aspect particulier du 160e anniversaire.
      2. Et l'opposition...
      3. Autres commémorations et le Coq aujourd'hui.
   8. Les morts de la bataille.
      1. Le vide autour de leur mémoire.
      2. Questions et réponses au sujet des fosses communes.
   9. Supplément inédit. Histoire de la bataille par ceux qui y prirent part.
   10. Conclusion.
   11. Bibliographie.
   - Tables.

12 euros (code de commande : 26059 - vendu).

 

[DEPOOTER (Frans)]. CASO (Paul) — Frans Depooter. La profondeur vitale de l'Art. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1981. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 94 p, illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), ex-dono à la page de titre, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Témoin attentif de trente années de vie artistique, auteur d'une vingtaine de monographies, [Paul Caso] le critique du Soir n'a cessé d'exercer une tutelle bienveillante sur plusieurs générations de peintres belges.
   Bien que Frans Depooter [Mons, 1898 - Maffe, 1987] fût largement son aîné, l'ancien compagnon de Paulus et d'Anto-Carte l'a choisi pour présenter une œuvre qui s'étend sur plus de soixante ans et qui, insensible aux modes, aux expériences, aux tendances divergentes de la création esthétique, séduit, aujourd'hui comme naguère, par sa sérénité, non dépourvue d'un secret frémissement.

25 euros (code de commande : 26038).

 

DESTRAY (Jacques) — La vie d'une famille ouvrière. Autobiographies. Paris, Seuil, 1971. In-8° broché, 173 p., (collection « La Condition Humaine »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Pourquoi ne pas le dire franchement ? À vivre dans l'univers ouaté des étudiants, j'ai souvent souhaité leur montrer ce qu'est la vie d'une famille ouvrière. »
   Le père mécanicien, la mère qui fait des ménages racontent au magnétophone, chacun de son côté, leur enfance, leur travail, leur vie commune ; ils disent comment ils se voient et comment ils voient le monde. Leurs propos alternés donnent le témoignage brut d'une expérience et d'une mentalité qui sont encore celles d'une large partie de la classe ouvrière. Ce document étonnera parce que, à une époque où tombent pourtant les timidités et les censures, on préfère parler de la classe ouvrière comme d'une abstraction. Mais pour une fois, exploitation, aliénation, réification cessent d'être des concepts et prennent la densité presque insoutenable de la vie.
   Le fils est devenu étudiant, et c'est son autobiographie qui clôt le livre. Mais s'il est parvenu à sortir de la condition ouvrière, quelque chose d'ineffaçable le rattache à l'expérience de ses parents : « Leur histoire, c'est un long égorgement, l'histoire d'une famille ouvrière française. Ceux qui l'ont vécue savent de quoi je parle, les autres peuvent peut-être comprendre. »
   Jacques Destray, né en 1946 dans une famille ouvrière d'une petite ville de province, doit interrompre fréquemment ses études pour gagner sa vie. Passe une licence de sociologie à Nanterre et prépare actuellement un doctorat sous la direction de P.-H. Chombart de Lauwe. Se spécialise dans les problèmes du monde ouvrier. Se consacre actuellement à l'étude de la conscience réifiée.

10 euros (code de commande : 26042 - vendu).

 

DUBY (Georges) — L'Europe au Moyen Âge. Art roman, art gothique. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1979. Grand in-4° sous reliure et jaquette (petit manque) d'éditeur, 268 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   1. L'an mil.
   2. La quête de Dieu.
   3. Dieu est lumière.
   4. La cathédrale, la ville, l'école.
   5. Le royaume.
   6. Résistance des nations.
   7. Le tournant du XIVe siècle.
   8. Le bonheur.
   9. La mort.

30 euros (code de commande : 26031 - vendu).

 

Les Enceintes urbaines en Hainaut. [Bruxelles], Crédit Communal de Belgique, 1983. In-4° broché, 295 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono à la page de titre, exemplaire en bel état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition itinérante organisée par Hannonia et le Crédit Communal de Belgique.
Table des matières :
   - Préface, par François Narmon.
   - Avant-propos, par Jean-Marie Cauchies.
   - Introduction générale. Fortifications urbaines du Hainaut. Panorama des sources, par Claire Lemoine-Isabeau.
   - Mons. Une enceinte en mutation constante, de 1290 à 1865, par Christiane Piérard et Bruno Van Mol.
   - Beaumont, par Cécile Dumont.
   - Chimay, par Henri Dessart et Jacques Buchin.
   - Thuin, par Jean-M. Horemans.
   - Châtelet, par Marcel Nihoul.
   - Charleroi, par Maurice-A. Arnould.
   - Fontaine-l'Évêque, par Michel de Waha.
   - Binche, par Michel de Waha et Michel Revelard.
   - Le Rœulx, par Gérard Bavay.
   - Soignies, par Gérard Bavay.
   - Braine-le-Comte, par Gérard Bavay et Edmond Rustin.
   - Enghien, par Yves Delannoy.
   - Lessines, par Michel de Waha et Jean Dugnoille.
   - Ath, par Jean Dugnoille et Michel de Waha.
   - Chièvres, par Michel de Waha et Jean Dugnoille.
   - Saint-Ghislain, par Daniel Van Overstraeten.
   - Leuze, par Jacques Nazet.
   - Tournai, par Christian Dury et Jacques Nazet.
   - Warneton, par Jean-Marie Duvosquel.

30 euros (code de commande : 26050).

 

GACHET (Émile) — Recherches sur les noms des mois et les grandes fêtes chrétiennes, par feu M. Émile Gachet, chef du bureau paléographique. Bruxelles, Hayez, 1865. [Bruxelles, / M. Hayez, Imprimeur de l'Académie Royale de Belgique. / 1865] In-8° broché, 170, [2 bl.] p., petit cachet humide ex-libris à la page de faux-titre.
   Extrait du tome VII (3e série, 3e bulletin) du Compte Rendu des séances de la Commission royale d'histoire.
Extrait :
   Nous n'avons pas la prétention de faire sur les noms des mois un travail bien neuf. D'autres avant nous se sont occupés de celte intéressante question, et nous n'avons eu que la peine de coordonner les matériaux. Il peut arriver, cependant, que nous expliquions autrement que nos devanciers certaines dénominations anciennes, cela proviendra du système qui nous a si bien réussi dans l'ensemble de nos recherches : nous expliquons presque toujours les mots difficiles de la langue romane au moyen des langues germaniques, et réciproquement. Bien des expressions, expliquées par les glossaires d'une manière vraiment inconcevable, sont rendues aussi claires que le jour. Citons, entre autres, les mois de ghieskeric ou de gisserechi, de somairtras ou de saurnatroz, de ressaille-mois, de rusailh, ou de resselle, de fenail, de fenau ou de fenerech ; les mois delair, delaynr et deloir ; la saison de wain ou de win, etc. etc., tous mots que nous retrouvons calques dans le flamand ou l'allemand, et qui sont pour ainsi dire mathématiquement définis au moyen d'une simple comparaison.
   Notre travail s'appuie sur les chartes presque autant que sur les glossaires. Nous voulons expliquer surtout les dates, et les renseignements que nous avons recueillis dans le cours de nos recherches nous ont permis de faire quelques rectifications utiles.

20 euros (code de commande : 26061).

 

GLOTZ (Samuël) — Le carnaval de Binche. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 61 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 26).
Table des matières :
   I. La ville.
   II. Panorama de la coutume. Répétitions de batteries et soumonces. Les jours gras.
   III. Histoire du carnaval.
   IV. La naissance d'un mythe ou le gille inca.
   V. Les origines du gille.
   VI. L'authenticité folklorique.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 26073).

 

GOYENS DE HEUSCH (Serge) — L'impressionnisme et le fauvisme en Belgique. Préface par Philippe Roberts-Jones. Anvers, Fonds Mercator, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 477 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - La nuance et l'accent, par Philippe Roberts Jones.
   - Introduction.
   I. Les précurseurs de l'impressionnisme (1860-1880).
   II. Impressionnismes autochtone et à la française (1880-1905).
   III. La fièvre néo-impressionniste (1887-1910).
   IV. L'extension de l'impressionnisme en Belgique : le luminisme (1905-1930).
   V. Le fauvisme brabançons (1906-1923).
   - La cote des impressionnistes et fauves belges, par Jean-Pierre de Rycke.
   - Notices bibliographiques.
   - Notes.
   - Bibliographie.
   - Index.

80 euros (code de commande : 26032 - vendu).

 

[GUILLOUX (Louis)]. Louis Guilloux. Saint-Brieuc, Bibliothèque Municipale, 1978. In-8° collé, XVI, 59 p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque Municipale de la Ville de Saint-Brieuc, en décembre1978 et janvier 1979.
Avant-propos :
   Un nom, une œuvre - Une ville, Saint-Brieuc. Un témoignage, celui d'une époque et de ses luttes. Sans doute en prononçant le nom de Louis Guilloux, pensons-nous à ces quelques notes, sans doute cette première évocation correspond-elle à une vérité, mais sans doute aussi tout un monde, toute une série de caractères et de sentiments se cachent-ils derrière chaque page et chaque volume.
   Nous avons voulu, en présentant près de quatre cents documents, rendre un hommage à l'auteur et au Briochin et essayer par là de mesurer l'étendue et la portée de son œuvre. Cette exposition se veut en effet biographique, remettant chaque document à sa place dans l'ensemble de l'œuvre, donnant ainsi la possibilité de comprendre l'évolution des thèmes ou des personnages ; mais traversant l'œuvre et l'éclairant, nous avons voulu trouver aussi toute une période, d'histoire et de littérature, en touches successives, en noms révélateurs de l'époque. C'est, ainsi qu'apparaissent Georges Palante puis Jean Grenier, les amitiés d'André Chamson et d'Henri Petit, la personnalité de Jean Guéhenno, la silhouette et la voix envoûtante d'André Malraux, le destin sacrifié de Max Jacob, les figures d'André Gide, d'Eugène Dabit, la conscience aiguë d'Albert Camus, tous représentant un courant ou une tendance, traversant tous des moments d'histoire particulièrement douloureux et cruciaux, tout cet ensemble de faits et d'êtres, bouleversant et modelant la sensibilité et l'art de Louis Guilloux.
   Sachant ainsi l'écrivain entouré de telles personnalités et vivant de pareils instants, toujours prêt néanmoins à comprendre et à respecter ceux qu'il côtoyait et observait, comment s'étonner désormais que nous rencontrions dans toute l'œuvre de Louis Guilloux une telle pudeur et une telle vérité de sentiments ? une pudeur et une vérité qui forcent l'écoute et l'attention "qui révèlent la richesse d'un monde à la fois réel et imaginaire dont on reste étonné et curieux.
   Cette exposition que nous avons eu le bonheur de préparer à Saint-Brieuc veut être, elle aussi, un témoignage face à un homme et à son œuvre, pour faire découvrir ou mieux connaître son écrivain à sa ville natale et ailleurs, comme l'œuvre restera elle-même témoin de son temps et de ses hommes.

9 euros (code de commande : 26055 - vendu).

 

HEERS (Jacques) — Histoire des croisades. Paris, Perrin, 2014. In-8° collé, 323 p., (collection « Pour l'Histoire »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le mot « croisade » est un anachronisme puisqu'il apparaît discrètement au XIIIe siècle et ne prend son sens actuel qu'au XIXe siècle. Les contemporains ne se voyaient pas comme des croisés, et leurs motivations étaient différentes de celles que nous leur prêtons.
   La première croisade, prêchée par le pape Urbain II au concile de Clermont en 1095, est avant tout un pèlerinage en Terre sainte, mêlant à des chevaliers une multitude de pèlerins, hommes, femmes et enfants. Au fil du temps, les enjeux et les motifs des croisades deviennent de plus en plus complexes, croisant motivations religieuses, politiques, économiques et idéologiques. Surtout, le phénomène a impliqué l'engagement des forces vives de la chrétienté. Trois rois de France, Louis VII, Philippe Auguste et Saint-Louis, ainsi que trois empereurs germaniques, ont abandonné leur pays pendant de longs mois pour apporter aide aux Francs de Terre sainte et tenter de regagner les territoires repris par l'ennemi. Ces huit expéditions, qui se sont déroulées pendant deux siècles, dessinent au final l'histoire de l'Empire latin de Constantinople et du royaume latin de Jérusalem. Histoire tragique, puisque le premier disparaît en 1261 et le second en 1295. La mort de Saint Louis, au terme de la huitième croisade, sonne le glas de ces entreprises. Avec lui meurt l'« esprit » de croisade.
   Une synthèse particulièrement brillante par un auteur non conformiste.

15 euros (code de commande : 26036 - vendu).

 

[KUBIN (Alfred)]. SEIPEL (Wilfried) — Alfred Kubin. 1877-1959. Le nautonier du rêve au réel. Alfred Kubin. 1877-1959. Koorddanser tussen droom en werkelijkheid. Alfred Kubin. 1877-1959. Zeichner vom Traum zur Wirklichkeit. [Bruxelles], Europalia, 1987. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [232] p., 134 illustrations en couleurs, édition trilingue (français, allemand et néerlandais), exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 26 septembre au 16 décembre 1987, à l'occasion des manifestations « Europalia 87 Österreich ».
Préface :

   Les expositions spectaculaires sur Vienne au début du siècle qui avaient lieu à Paris et à New York en 1986, ont fait connaître le nom du grand dessinateur autrichien, Alfred Kubin, loin au-delà des frontières de son pays. Pour cette raison, il fut dès le début évident que son nom ne pût manquer parmi les nombreuses expositions d'Europalia 1987 en Belgique, qui sont consacrées à l'Autriche, à son art et à sa culture. Tandis que dans les pays germanophones, en Autriche, en Suisse et aussi en République fédérale d'Allemagne, des expositions de Kubin furent les dernières années de plus en plus fréquentes, il n'y en a eu point jusqu'à nos jours en dehors de ces pays. À côté d'importantes collections privées, principalement autrichiennes, ce sont trois musées qui gèrent l'héritage artistique d'Alfred Kubin : la Collection Graphique de l'Albertina de Vienne, la Städtische Galerie im Lenbachhaus à Munich et surtout le Oberösterreichisches Landesmuseum de Linz. De la succession de l'artiste, décédé en 1959 à Zwickledt en Haute-Autriche, 4500 œuvres particulières ont été reprises par le musée de Linz en 1961. Une autre partie, moins importante fut léguée à l'Albertina de Vienne. En 1965, 615 dessins et lithographies, provenant de la collection privée d'Alois Samhaber de Wernstein, arrivèrent au musée de Linz ce qui permet au Oberösterreichisches Landesmuseum de disposer actuellement de la plus grande collection d'œuvres originales de Kubin. Pour cette raison, il fut possible de constituer l'exposition projetée pour la Belgique uniquement à partir de la collection du Landesmuseum.
   Les cent trente-six œuvres de Kubin exposées en Belgique recouvrent toutes les périodes créatrices de même que la majeure partie des thèmes de l'artiste, sans qu'elles puissent pour autant délimiter la totalité du monde imaginaire d'Alfred Kubin. La sélection des dessins s'est faite dans l'optique de présenter avant tout au public peu familier avec l'œuvre de Kubin, l'image la plus variée possible du langage formel de l'artiste, tant au niveau du style qu'au niveau du dessin, ainsi que de l'immense richesse des sujets traités. C'est avec intention qu'on a essayé d'opposer les aspects particuliers de l'œuvre de Kubin – le terrible, l'insondable, l'éloignement dans le rêve, même l'envie de la mort – à une réalité surélevée de façon caricaturale qu'on peut néanmoins vivre consciemment dans le monde d'ici-bas et qui reste toujours liée aux faits réels. Ces différents points de vue nous semblent non moins indispensables à la compréhension générale d'Alfred Kubin. D'une importance considérable est également le fait que toutes les œuvres de Kubin soient pour la première fois reproduites en couleurs dans ce catalogue. Jusqu'à présent, les dessins, toujours représentés en noir et blanc, ont amené à maints égards à une impression totalement fausse de l'œuvre de Kubin.
   Même un regard rapide dans la partie illustrée du catalogue dont les planches colorées ont été soigneusement accordées avec les couleurs des originaux donne une image tout à fait neuve des dessins de Kubin. L'idée d'un dessin en noir et blanc doit faire place à une impression de couleurs qui sont employées consciemment dès le début et qui envahissent parfois tout le dessin. Cet aspect ne pourra désormais être négligé dans une évaluation de l'œuvre de Kubin.

25 euros (code de commande : 26051).

 

[LA TOUR (Georges de]. THUILLIER (Jacques) — Georges de la Tour. Paris, Flammarion, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Oublié trois siècles durant, redécouvert à partir de 1863, La Tour offre le cas paradoxal d'un artiste célèbre de son vivant, très vite négligé après sa mort, et dont l'histoire a dû reconstituer la vie et l'œuvre morceau à morceau. Ce labeur ingrat pouvait paraître au départ relever de la pure érudition : en fait il a rendu à la peinture occidentale une suite de chefs-d'œuvre d'une rare poésie et qui, après trois siècles et demi, continuent à fasciner par leur qualité plastique non moins que par leur richesse spirituelle. Le Nouveau né de Rennes, le Saint Sébastien soigné par Irène du Louvre, le Job d'Épinal sont désormais entrés dans le cercle le plus étroit, le plus indispensable, des « voix du silence ».
   En 1949 François-Georges Pariset avait publié une thèse demeurée fameuse, et qui pour la première fois rendait à l'artiste une consistance historique. En 1972 une exposition réunie à l'Orangerie des Tuileries a présenté au public toutes les œuvres alors connues. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de La Tour, en mars 1993, et comme un nécessaire hommage à son génie, il a paru opportun de réunir en un seul volume ce qui compose actuellement notre connaissance de l'artiste : soit l'image aussi complète que possible du peintre, de sa vie et de son milieu, accompagnée par la reproduction de toutes ses œuvres, et suivie par le catalogue raisonné et le corpus des documents d'archives qui ont permis de reconstituer sa biographie.
   Dans cet ouvrage, Jacques Thuillier tente de montrer qu'en rejetant toutes les classifications abstraites, en replaçant l'artiste dans son exacte situation historique et géographique, en faisant appel à plusieurs types d'analyse à la fois, mais comme simples moyens d'approche, on peut rompre avec la légende d'un peintre mystérieux, et enrichir la vision de ses œuvres sans rien enlever pour autant à leur aura poétique.

80 euros (code de commande : 26028).

 

LAVILLE (Laurent) — Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon Bonaparte ; Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848. [Paris / Imprimerie Bonaventure et Ducessois, / 55, quai des Grands-Augustins, 55. / 1848.] [La couverture porte la mention des éditions Garnier]. In-8° broché, VIII, 140 p., bon exemplaire de ce très rare ouvrage, malgré une couverture légèrement défraîchie.
   Il ne nous a pas été possible de trouver des informations biographiques sur Laurent Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes, dans l’Avis il écrit :
   Composé depuis quelque temps, ce petit ouvrage av cv ait été laissé plusieurs années dans l'oubli ; des amis, auxquels je l'ai fait voir, m'ont conseillé de le soumettre au public. On y trouvera sans doute des incorrections, mais il suffit que ma pensée soit comprise ; je ne me donne point pour un écrivain bien au courant des règles de l'art.
   J'ai fait prendre naissance à ma Nouvelle République dans la Turquie, pays qui n'en a guère idée ; j'ai fait conquérir aux républicains turcs plusieurs nations qui n'en ont pas entendu parler ; mais, si le cadre est bon, il importe peu que tout y soit supposé.
   J'admets une taxe aux fortunes, et sur cela quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant assez à la mode aujourd'hui. Cependant, je prétends, tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car il supposerait dans les hommes plus de vertu qu'ils ne peuvent en avoir. Si l'homme a besoin d'un frein pour contraindre un accaparement déréglé et préjudiciable à la société, il a aussi besoin de quelque chose qui l'excite et l'encourage dans toutes les productions utiles. Une constitution qui n'aurait d'autre excitant que le travail dans un but commun est trop au-dessus des forces humaines. Il faudrait une vertu héroïque dont la trop grande partie des hommes n'est pas capable. Un excitant est donc nécessaire pour donner à l'homme de l'énergie, et pour lui faire prendre goût et plaisir au travail ; cet excitant se trouve dans la propriété : celui qui fait bien fructifier son champ, ou qui travaille à quelque autre production utile, travaille aussi pour la société, et le bien général dérive ainsi d'un travail qui semble n'avoir pour but que le bien particulier.
   Je ne chercherai pas à justifier mon ouvrage par des discours qui n'en changeraient pas la nature ; d'ailleurs je ne l'ai pas écrit pour ceux qui aiment à mordre. En équivoquant sur toutes choses on peut faire dériver le bien et le mal d'où l'on veut, et les sens détournés sont faciles à trouver. Ce n'est donc pas à des critiques prévenus que j'adresse mon livre, mais seulement aux francs républicains, c'est-à-dire à ceux qui comprennent, sentent et pratiquent la fraternité ; c'est aux hommes pénétrés de ce contraste exorbitant qui laisse les uns sans pain et couverts de misérables haillons, tandis que les vaines somptuosités des autres suffiraient pour nourrir grassement un grand nombre de malheureux ; c'est à ceux qui conçoivent que, sans un rapprochement dans ces deux extrêmes, il n'y aura jamais de véritable fraternité.
   Mais, dira-t-on, l'économie, le labeur, l'industrie, mènent à une fortune justement acquise ; sans doute, et une noble aisance doit être le prix de la vertu, tandis que le fainéant, le débauché, le libertin, méritent de croupir dans la misère, suite inévitable de leurs vices. Cependant, la fortune, même justement acquise, devient vice quand elle est outrée ; elle a besoin d'un frein pour ne pas devenir trop pesante en s'accumulant. Il faut que les vicieux, s'ils s'animent d'une noble émulation pour sortir de l'ordure du vice, trouvent quelque élan pour se réhabiliter, et que les enfants vertueux et laborieux aient la facilité de sortir de la boue où les auraient précipités leurs pères : cette facilité se trouvera dans l'absence des grandes et inutiles somptuosités.
   Quelques-uns, j'en suis très-persuadé, rejetteront mes principes, non pas ceux qui aiment véritablement leurs frères, mais ceux qui trouveraient un grand mal à ne pas dépenser vingt, trente, cent mille francs, etc., tandis que l'aspect d'un nombre infini de misérables manquant de tout leur semble fort naturel.
   Si, dans cette ébauche, je n'ai pas réuni les éléments de l'union, de la fraternité, et par conséquent de l'amélioration sociale, que d'autres plus éclairés et plus capables que moi y travaillent ; qu'ils cherchent et trouvent le véritable but. Personne plus que moi n'applaudira des découvertes destinées à donner des bases inébranlables aux principes de la justice et au bonheur de l'humanité.
Bibliographie :
   Lorenz, Catalogue général de la librairie française, t. III, p. 184.

75 euros (code de commande : 26047).

 

[LI ZHI]. BILLETER (Jean-François) — Li Zhi, philosophe maudit (1527-1602). Contribution à une sociologie du mandarinat chinois de la fin des Ming. Genève, Droz, 1979. In-8° broché, 311 p., (collection « Travaux de Droit, d'Économie, de Sociologie et de Sciences Politiques », n° 116), exemplaire en bel état, rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   Lorsqu'il se suicide dans une prison de Pékin en 1602, Li Zhi (prononcer Li Dj) est l'un des personnages les plus controversés de son temps, l'un des auteurs les plus admirés en même temps que des plus violemment attaqués. Il a fait scandale en publiant quelques années plus tôt le Livre à brûler et le Livre à cacher, dans lesquels il dénonce avec autant de verve que de passion le confucianisme mandarinal de l'époque, touchant par certains de ses arguments les plus pénétrants aux fondements mêmes de l'idéologie dominante. Son œuvre est officiellement proscrite dès l'année de sa mort et restera interdite – mais lue par quelques-uns, en cachette – jusqu'au début du 20e siècle. Il faudra attendre notre époque de bouleversement radical pour que justice lui soit ouvertement rendue.
   Mais lui a-t-on suffisamment rendu justice ? Dans cette étude, J.-F. Billeter se propose de montrer que sa pensée ne peut d'aucune manière être réduite à quelque position simple, qu'elle est au contraire l'expression d'une aventure complexe et poignante. Li Zhi est un homme que les circonstances ont amené à prendre une conscience aiguë de quelques problèmes majeurs de son temps, mais aussi à poser à sa manière certaines questions limites sur la liberté du sujet et la nature du social. Ces circonstances ont fait de lui un « philosophe maudit », un philosophe qui se sent incapable d'entretenir autre chose avec le monde qui l'entoure qu'un rapport impossible.
   Paradoxalement, c'est parce qu'elle est exceptionnelle que l'aventure intellectuelle de Li Zhi est sociologiquement révélatrice. Elle jette une lumière crue, par contraste, sur certaines formes de conscience et, au-delà, sur les structures sociales de la fin des Ming.
   C'est la toute première fois qu'un philosophe chinois de la période impériale est ainsi présenté aux lecteurs français. Pour laisser parler Li Zhi, qui est aussi un grand écrivain, J.-F. Billeter a inclus dans son étude de nombreuses traductions de ses essais. Il insère ces traductions dans des analyses qui rendent intelligibles le cheminement du philosophe, le mûrissement progressif de sa pensée.

30 euros (code de commande : 26045).

 

Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault, qui se doivent observer & garder en la souveraine Court à Mons, & jurisdictions dudict Pays resortissantes à ladicte Court. Mons, Michel, 1598. [A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] In-8° plein parchemin, [1 (titre)], [1 bl.], [3 (approbation)], [1 bl.], [6 (table)], pp. 1-31, 23-42, 52-53, 45-46, 56-57, 49-50, 60-61, 53-54, 64-154, [1 (vignette)], [1 bl.] p.
Relié avec :
Decretz de la souveraine Court a Mons, servantz a l'interpretation de la charte et coustume du Pays de Haynault, oultre ceulx comprins en la premiere impression d'icelle charte. Mons, Michel, 1598.
[A Mons, / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] [1 (titre)], [1 bl.], [28], [2 bl.] p.
Relié avec :
Pointz et articles conceuz, tant par renforcement de la Court a Mons, que par les trois Membres des Estatz de ce Pays de Haynnau au mois de mars 1601, aggreez & confirmez par les Archiducqz noz Souverains Seigneurs & Princes. Mons, Michel, 1601.
[A Mons. / De l'imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur juré. 1601.] [1 (titre)], [1 bl.], [21], [1 bl.] p.
Relié avec :
Lois, Chartes et Coustumes du Chef-Lieu de la ville de Mons, et des villes resortissantes audict chef-lieu. Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] 77, [3 (table)] p.
Relié avec :
Ordonnances et Provisions decretees par le Souverain Cheflieu dudit Mons, a l'esclarcissement d'aucuns articles & pointz dependans desdites chartes Eschevinales. Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] [1 (titre)], [1 bl.], [22] p.
Mention manuscrite à la page de titre et annotations anciennes.
Bel ensemble en très bonne condition
À propos de l'éditeur :
   
Charles Michel, natif de Mons, avait, dès 1579, ouvert une librairie à Mons et y avait annexé un atelier de reliure. Après le départ de Rutger Velpius, il estima que les besoins intellectuels et scientifiques d'une capitale réclameraient le rétablissement d'une imprimerie.
   Il adressa donc une requête au gouvernement et la fit appuyer par Louis de Berlaimont, archevêque de Cambrai, alors résidant à Mons ; ce prélat, dans une lettre du 10 février 1586, rapportait une attestation des échevins sur Michel, portant « qu'il est homme industrieux, de bonne et honneste vie, bien famé et hors de tout soupçon d'hérésie et leur semble que l'art d'imprimer pourrait estre de quelque ornement et utilité à ladite ville. »
   Des lettres patentes d'imprimeur lui furent accordées le 20 février suivant, en même temps que l'octroi de réimprimer les Éléments ou Institutions de la langue françoise par Jean Bosquet.
   Mais ne possédant pas le capital suffisant pour s'établir, il sollicita du magistrat une avance aux fins d'acheter des caractères ; par résolution du Conseil de ville du 12 mars 1586, un prêt de trois cents livres tournois, remboursable par tiers en trois ans, lui fut consenti, après qu'il « aura mis son imprimerie en praticque et qu'on aura veu de ses œuvres ou escantillon. »
   Charles Michel s'établit d'abord rue des Clercs, à l'enseigne du Nom de Jésus et il y resta jusqu'en 1610. Le 15 décembre 1610, il prit en arrentement, de Guillaume Lambert, brodeur, moyennant 457 livres 10 sols tournois de rente, une maison sise à front de la Grand place et donnant en partie rue du Miroir ; cette maison portait l'enseigne du Griffon d'argent, mais Michel y transporta son enseigne précédente.
   Comme marque typographique, Michel adopta, par allusion à son nom, une représentation de l'archange saint Michel, terrassant le dragon placée dans un cartouche orné de fleurs et de fruits.
   Ses productions furent nombreuses ; le grand bailli de Hainaut et le magistrat de Mons lui confièrent l'impression des ordonnances et des placards ; l'archevêque de Cambrai, Louis de Berlaimont, expulsé de sa ville épiscopale, résida à Mons de 1580 à 1595 et l'employa également à la publication des actes et des décrets de l'administration diocésaine.
   Un octroi royal du 12 décembre 1587 lui avait donné pouvoir d'imprimer tous édits, placards et ordonnances émanant de l'autorité dans la ville de Mons. H. Rousselle [dans la Bibliographie montoise] a catalogué 110 impressions de Michel, parmi lesquelles les œuvres d'écrivains montois tels que Jean Bosquet, Philippe Bosquier, François Buisseret, Jean d'Assignies, etc. Léopold Devillers [dans le Supplément à la Bibliographie montoise] en a retrouvé 11 de plus. La liste pourrait s'augmenter, car les ouvrages de cet imprimeur sont rares. [...]
   Lors de la publication de son édition des Chartes du Haynault, en 1598, Michel en présenta un exemplaire à chacun des échevins, pensionnaires, massards et greffiers, ce qui lui valut une allocation de la ville, de 55 livres. [...]
   Charles Michel renonça à l'exercice de sa profession, en 1627 ; les profits de son négoce lui avaient permis d'acquérir, indépendamment de sa maison de la Grand'place et de l'habitation y joignant, un jardin rue du Mont-Escouvet et les brasseries du Verd Bocquet, rue des Orphelins ; il tirait de ces immeubles d'assez beaux revenus qui suffisaient à ses besoins. Charles Michel mourut à Mons, âgé de 78 ans environ ; il vivait encore en 1635, mais était décédé en 1638 ; il s'était marié vers 1585 à Françoise de le Tenre ; il en eut trois enfants : Françoise, née vers 1586 ; Antoine, né vers 1589, et François, né vers 1595. Devenu veuf, il se remaria le 23 novembre 1608, à Jeanne Cryet, veuve de Nicolas Bosquier et en eut quatre enfants : Marie, née le 3 mai 1611 ; Jean, le 9 janvier 1613 ; Philippotte, le 8 janvier 1614, et Antoinette, le 17 juillet 1618.
   Lors de son décès, il ne restait de ce second mariage que deux filles : Marie, veuve de Robert de Harvengt fils, et Philipotte, qui s'était mariée, par contrat du 23 octobre 1634, à Robert Bureau, lequel était au service du comte de Bucquoy, grand bailli de Hainaut.
   Marie et son beau-frère procédèrent à la liquidation de leur héritage immobilier ; les brasseries du Verd Bocquet et le jardin furent, le 8 novembre 1638, repris par Marie Michel ; les maisons de la Grand'place furent vendues ; celle au nom de Jésus fut acquise par Jean Ghodefroid, apothicaire ; à ce moment, Robert Bureau résidait à Mariemont.
Bibliographie :

   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 66, 67, 73, 69 et 68.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 42-43.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, pp. 11-17.

         

800 euros (code de commande : 26067).

 

MAC'AVOY (Édouard) — Le plus clair de mon temps 1926-1987. Édition annotée par Claire Paulhan. Paris, Cherche-Midi, 1988. In-8° collé, 382 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Pour Mémoire »).
En quatrième de couverture :
   « Je dis que je suis devenu peintre parce que je n'étais pas doué pour la peinture, et qu'il faut faire dans la vie ce pour quoi on n'est pas doué ! » Né à Bordeaux, issu d'une famille aristocratique – d'origine à la fois protestante et nîmoise par sa mère, catholique et irlandaise par son père –, Mac'Avoy fréquenta, dès dix-huit ans, l'atelier de Paul-Albert Laurens à l'académie Julian : Valloton, Bonnard, Vuillard, Laprade, Clemenceau même, l'encouragent à poursuivre ses recherches picturales. En 1936, après avoir travaillé longtemps sur le motif ou d'après nature, il décide, en se consacrant exclusivement au portrait, de « réintégrer dans la peinture de [son] temps, la dignité et la présence de l'être humain unique » : Édouard Herriot prédit alors qu'il pourrait être un jour le Philippe de Champaigne de notre temps.
   Dans ce Journal qu'il tient depuis 1926, le peintre reconnu se révèle écrivain : mêlant son sens de l'observation à sa sensibilité, il décrit, à l'occasion des séances de pose, les attitudes de ses amis, cerne leur psychologie, rapporte leurs conversations. Ainsi se dessinent les traits de Jean Cocteau, Somerset Maugham, Arthur Honegger, André Gide, Henry de Montherlant, Pablo Picasso, Marcel et Élise Jouhandeau, François Mauriac, Paul Fort, Romaine Brooks et Natalie Barney, Marie Noël, Marc Chagall, Louise de Vilmorin, Eugène Ionesco, Maurice Béjart, Arthur Rubinstein, Alain Daniélou, Michel Tournier... Tous ces portraits sont aujourd'hui répartis dans les musées du monde entier.
   Édouard Mac'Avoy livre également, au fil de ces pages, maximes et aphorismes sur la morale, sur son rapport au monde, au voyage et à la société : « Dans une époque où tout est permis, j'ai choisi de tout m'interdire. » Mais il y a là, surtout, l'évolution d'une vraie réflexion sur l'acte de peindre, sur la paradoxale relation entre le portraitiste et son modèle, sur les moments forts et difficiles d'une vie quotidienne entièrement vouée à l'art, où le sentiment d'une assurance croissante le dispute sans répit au dévorant doute de soi : « La sempiternelle lutte. Le travail. La vie. Les journées. Les nuits. Je perds. Je gagne. »

10 euros (code de commande : 26039).

 

MALRAUX (André) Scènes choisies. Paris, Gallimard, 1946. In-8° broché, 346 p., un des 55 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, non coupé et en bel état, édition originale.
Table :
   - Les Conquérants.
      - Garine.
      - Canton.
   - La Voie royale.
   - La Condition humaine.
      - Tchen.
      - Clappique.
      - Tchen et Gisors.
      - Clappique et Chpilewski.
      - Attentat contre Chang-Kaï-Shek (I).
      - Kama.
      - Ferral.
      - Attentat contre Chang-Kaï-Shek (II).
      - Clappique au jeu.
      - La prison.
      - Le cyanure.
      - Gisors et May.
   - Le Temps du mépris.
      - Au secret.
      - L'avion dans la tempête.
      - Le retour.
   - L'Espoir
      - Barcelone, 18 juillet 1936.
      - Madrid, 21 juillet 1936.
      - L'hôpital.
      - Manuel et Ximénès.
      - Tolède.
      - Devant Tolède.
      - Après la prise de Tolède.
      - Chez les aviateurs républicains.
      - Madrid.
      - Scali et Alvear.
      - Les brigades internationales à Madrid.
      - Après le conseil de guerre.
      - Raid d'avions sur un champ clandestin.
      - Guadalajara.
   - Les Noyers de l'Altenburg.
      - Mort de Dietrich Berger.
      - Le conseiller d'Enver-Pacha.
      - Walter Berger.
      - L'homme.
   - Études
      - Préface au Temps du mépris.
      - Esquisse d'une psychologie du cinéma.
      - Laclos.

40 euros (code de commande : 26026).

 

[MARIE DE BOURGOGNE]. HOMMEL (Luc) — Marie de Bourgogne ou Le Grand Héritage. Lettre-préface de Gonzague de Reynold. Bruxelles - Paris, Goemaere - Presses Universitaires de France, 1951. In-8° broché, 383 p., illustrations horst texte, tableau et carte à déplier, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Lettre-préface.
   Chapitre I : Le Grand Héritage.
   Chapitre II : Deux ducs flamboyants.
   Chapitre III : Un « Bers ».
   Chapitre IV : Premières années.
   Chapitre V : Une belle-mère.
   Chapitre VI : Portrait de Marie.
   Chapitre VII : Le soleil bourguignon.
   Chapitre VIII : Madame la Grande.
   Chapitre IX : La fiancée d'Europe.
   Chapitre X : Dix ans de guerre et de diplomatie.
   Chapitre XI : La révolution de 1477.
   Chapitre XII : Le carrousel des prétendants.
   Chapitre XIII : Tu felix Austria.
   Chapitre XIV : La succession de Bourgogne.
   Chapitre XV : La dame est morte.
   - Chronologie bourguignonne.
   - Bibliographie.

18 euros (code de commande : 26049).

 

MATTHIEU (Ernest) — Les journaux tournaisiens. 1786-1907. Tournai, Casterman, [ca 1910]. In-8° broché, 156 p., illustrations hors texte, bel exemplaire non coupé, peu courant.
Introduction :
   La presse périodique compte à Tournai pour la période de 1786 à 1907 une série considérable de publications de tous genres dont le nombre dépasse la centaine. Ce chiffre contraste avec la maigre énumération de Warzée qui, dans son Essai historique et critique des journaux belges, publié en 1841 relevait seulement huit journaux parus de 1804 à 1844 en cette ville ! Cette abondance provient d'une double cause : d'abord des imprimeurs de journaux quotidiens ont fait paraître sous des titres différents des éditions réduites ou spéciales ; en second lieu deux maisons importantes, celles de MM. Casterman et de MM. Desclée, ont entrepris la publication de recueils périodiques religieux, littéraires ou professionnels s'adressant à des catégories particulières de lecteurs.
   Le relevé que nous entreprenons comprend, dans l'ordre chronologique de leur apparition à Tournai, toutes les publications d'un caractère périodique imprimées en cette ville ou s'y rattachant soit qu'elles aient été mises au jour sous la firme d'un éditeur tournaisien, soit que confiées à un imprimeur du dehors, elles aient été spécialement consacrées à cette cité.
   Notre tâche nous a été singulièrement facilité grâce au soin qu'ont pris deux collectionneurs tournaisiens de réunir des spécimens des publications périodiques de leur ville natale : l'un Émile Desmazières, cet infatigable bibliophile à qui on doit la publication d'une Bibliographie tournaisienne, œuvre justement apprécié ; l'autre Émile Honoré, commis au bureau de l'État civil, mort en octobre 1901. Leurs collections sont venues heureusement après leur décès enrichir le dépôt des Archives de la ville.
   L'Institut bibliographique international, grâce à l'aimable obligeance de M. Masure, nous a en outre permis de retrouver d'autres spécimens de publications tournaisiennes. M. Vasseur-Delmée a formé un recueil intitulé : Les journaux publiés à Tournai de 1786 à 1888 reproductions photolithographiques. Première édition tirée à vingt exemplaires (hors du commerce) Tournai, Vasseur-Delmée, Libraire-Éditeur, 1888.
   Cette publication faite pour participer à l'exposition d'ouvrages manuels qui eut lieu à Tournai en 1888 remonte encore aux débuts de la diffusion de la photo-lithographie, c'est un mérite de plus pour cette rareté bibliographique.
   Avec une extrême obligeance, M. Vasseur a offert de mettre à notre disposition les clichés qui ont servi à former ce curieux album. On remarquera que M. Vasseur-Delmée s'est attaché à rechercher pour ces fac-similé les premiers numéros de chacune des publications qu'il reproduit en photo-lithographie. La difficulté était considérable, on le conçoit, de retrouver un exemplaire du numéro princeps de ces diverses feuilles et il a fallu une rare persévérance, une persévérance de bibliophile, pour permettre à M. Vasseur-Delmée, de réaliser ce fait. Les lecteurs de la Revue tournaisienne auront donc sous les yeux la reproduction en format réduit d'une partie des journaux publiés en cette ville.
   Tous ceux qui se sont occupés de bibliographie savent combien il est difficile d'être complet en cette matière. Pouvons-nous escompter de n'avoir rien omis ? Grâce au bienveillant concours du laborieux directeur de la Revue tournaisienne, nous osons espérer que notre relevé des journaux tournaisiens ne présentera guère de lacunes.

35 euros (code de commande : 26063 - vendu).

 

Merveilles des châteaux des Flandres, d'Artois, de Picardie et du Hainaut. Préface d'Étienne de Crouy-Chanel. Paris, Hachette, 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 279 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « Merveilles de Châteaux »).
Avant-propos :
   Bordée par la Manche et la mer du Nord à l'ouest, le plateau picard au sud, le massif ardennais à l'est, s'étend la vaste plaine où à diverses reprises s'est joué le sort de l'Europe. Réunis au XVe siècle sous l'autorité des ducs de Bourgogne, la Flandre, le Hainaut et le Namurois, l'Artois et la Picardie connurent alors une même destinée commandée autant par les données géographiques que par celles de l'économie. Dès le Moyen Âge en effet une puissante industrie, essentiellement textile, s'y développe qui devait jusqu'au XIXe siècle assurer la prospérité de ces provinces. De riches villes s'élèvent, véritables métropoles commerciales, jalouses de leurs libertés et dont les milices sauront souvent sur les champs de bataille mettre en déroute la chevalerie française. Mais la dynastie bourguignonne éteinte, ses héritiers, les Habsbourg, doivent faire face aux assauts répétés des rois de France qui, peu à peu, grignotent l'héritage du Téméraire : la Picardie au lendemain de sa mort, l'Artois en 1659, une portion du Hainaut et de la Flandre sous le règne de Louis XIV redeviennent français. Également françaises durant les années de la Révolution et de l'Empire, la majeure partie de la Flandre et du Hainaut ainsi que la province de Namur forment depuis 1830, avec les autres provinces des anciens Pays-Bas autrichiens, le royaume de Belgique. Cependant la frontière ainsi déterminée par les vicissitudes de l'Histoire n'a pu effacer l'unité de cette région pétrie des siècles durant par un passé commun.
Table des matières :
   - Préface.
   - Picardie, Beauvaisis et Noyonnais (Verderonne, Long, Bagatelle, Prouzel, Beaurepaire, La commanderie de Neuilly, Le Plessis-Brion, Bertangles, Offémont, Nampont-Saint-Martin, Frucourt, Le Fayel, Arry, Essertaux, Rambures, Colembert, Davenescourt).
   - Artois (Olhain, Barly, Créminil, Liettres, Bomy, Flers).
   - Flandres (Ingelmunster, Laarne, La Motte-au-Bois, Kruishoutem, Rumbeke, La Briarde, Ooidonk, Leeuwergem, Esquelbecq, Wannegem-Lede, La Vigne, Le Vert-Bois, La Tour).
   - Province de Namur (Annevoie, Corroy-le-Château, Freÿr).
   - Hainaut (Le Rœulx, Bruyelle, Dourlers, Hugémont, Potelle, Chimay, Attre, Trélon, Bellignies, Belœil, Coutant, L'Hermitage).
   - Index.
   - Liste des propriétaires.
   - Carte.

40 euros (code de commande : 26069).

 

MONNIER (Philippe) — Venise au XVIIIème siècle. [Préface d'Henri Zerner.] Bruxelles, Complexe, 1981. In-8° broché, 308 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 2), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Au moment où on la croyait prête à s'éteindre, Venise jette sur le monde un éclat nouveau. Tandis qu'elle a perdu toute importance politique, elle voit s'épanouir la culture la plus originale d'Italie. Elle a un rayonnement artistique mondial et devient capitale du plaisir.
   Un lazzi de Scaramouche ou d'Arlequin ; une compilation à dos de basane et le bruit d'un coche doré dans la rue ; une belle partition manuscrite de grave oratorio ; les vocalises d'une mélodie aux ailes d'argent, et un cadran solaire au mur de quelque ancienne villa à trompe-l'œil ; de la poussière, du luxe et du loisir ; Volta et sa grenouille ; Silvia et son sourire : au XVIIIe siècle, c'est l'Italie...
   Au front de l'Italie sujette, Venise n'est pas que la grande cité libre : elle est la cité qui vit de la vie la plus intense. Jamais, peut-être, autant qu'à cette époque de civilisation extrême, elle n'a été plus affranchie de l'oppression romaine, plus adéquate à son esprit léger et son parler d'oiseau, plus uniquement, plus joliment, plus clairement vénitienne. Jamais elle n'a compté à la fois autant d'esprits brillants de la même race et du même génie...
   S'il en faut croire le vieux Lanzi, c'est à Venise que naît au XVIIIe siècle la seule école de peinture vraiment italienne. C'est à Venise qu'au XVIIIe siècle se fonde avec Goldoni le seul théâtre national italien. C'est à Venise qu'avec Carlo Gozzi la vieille Comédie à masques et à sujets jette son dernier lazzi. C'est à Venise qu'avec Marcello et Buranello la musique se berce, se nourrit et s'enchante...
   Pietro Longhi évoque les galantes intimités de la vie dissipée en tableautins de mœurs. Le Canaletto, Francesco Guardi, Bernardo Bellotto disent tous les moments et tous les aspects du paysage de pierre et d'eau. Da Ponte compose à Mozart les livrets de ses opéras. Casanova, effronté comme un valet de comédie, poursuit le fil de ses aventures amoureuses... Dans cette patrie des gazettes, de claires feuilles éparpillent en menue monnaie des trésors de verve et de gaieté... Tout cela, tous ceux-ci, en miniatures et mélodies, en comédies et chansonnettes, en tableautins, en escapades et lestes choses, s'accordent à proclamer une nuance d'âme qui fut heureuse.
   Le but de ce livre est d'étudier cette nuance d'âme.

13 euros (code de commande : 26029).

 

[MONS]. La Poche de Mons. La Libération en septembre 1944, de la région Mons-Borinage-Bavai-Maubeuge. Ottignies, Qorum, 1994. In-4° broché, 240 p., nombreuses reproductions en noir, cartes dont une volante à déplier, exemplaire en très bon état.
   Les auteurs sont Yves Bourdon, Claude Faucon, Maurice Toubeau et Henri Huet.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   Chapitre I. Hainaut, terre martyre.
   Chapitre II. Récit des opérations depuis le 6 juin 1944.
   Chapitre III. Historique et composition des unités américaines engagées.
   Chapitre IV. Historique et composition des unités allemandes engagées.
   Chapitre V. Récit des opérations du 29 août au 6 septembre.
   Chapitre VI. Les villes et villages (Aulnois, Blaregnies, Boussu, Ciply, Cuesmes, Dour, Flénu, Genly, Ghlin, Givry, Gœgnies-Chaussée, Harmignies, Harveng, Jemappes, La Bouverie, Mesvin, Mons, Quaregnon, Quévy, Saint-Symphorien, Sars-la-Bruyère, Wasmuel).
   Chapitre VII. L'appui aérien.
   Chapitre VIII. Les services médicaux.
   Chapitre IX. Les prisonniers.
   Chapitre X. Bilan et analyse.
   Chapitre XI. Récit des opérations ultérieures.
   Annexe I. Composition d'une division blindée us de type lourd.
   Annexe II. Composition d'une division d'infanterie US.
   - Lexique.
   - Bibliographie.

40 euros (code de commande : 26035 - vendu).

 

[NAPOLÉON BONAPARTE]. [Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits. La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien, ministre du trésor public. Présentées et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
    Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane voici quelques années, est plus particulièrement consacré à Napoléon Ier et à son Épopée Impériale.
   Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à ressusciter une période.
   En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles, en l'île de Cuba, est né un centre culturel français, principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque, comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français, anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits originaux.
   Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités écoulées, pour retrouver le véritable visage du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher à pénétrer et interpréter son univers fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible de conduire à un tel résultat : la réunion de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général en chef, Premier Consul et Empereur ; correspondances des Impératrices Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres de la Famille Impériale ; missives des Grands Dignitaires de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres, ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers ; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers subalternes et de soldats. Cette heureuse variété constitue une puissante évocation de l'histoire, de la vie et des mœurs du Ier Empire.
   Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable ; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite de la pensée des hommes en face d'un événement. C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une incontestable authenticité.
   Cette méthode s'impose, plus impérativement encore, lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, « tantôt renard, tantôt lion », tour à tour homme de tête ou homme de cœur, dépassant toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout à sa Destinée.
   Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances, l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
   C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant ; mais sa trame en demeurera immuable.
   Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout est envisagé, disséqué. Il n'est pas un détail qui échappe à la prodigieuse concentration de sa pensée.
   M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter, choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
   Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain, ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur aux Archives Nationales, maître de Conférences à la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage, et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
   En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé préférable d'accompagner de notes les lettres qui la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
   D'un autre côté, malgré leur teneur purement financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées dans ce cadre exclusif. Elles font partie d'un tout, politique, militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie ?
   Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés d'un rappel chronologique des événements essentiels qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel nous avons cherché à donner à la fois un caractère historique et psychologique, épargnera, nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches pour retrouver l'ensemble des grands événements du règne de l'Empereur dont la partie financière n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »

40 euros (code de commande : 26058- vendu).

 

Nervia. 1928-1978. Mons, Maison de la Culture de la Région de Mons, 1978. Grand in-8° carré collé, 83 p., illustrations en noir et en couleurs, cachet humide ex-libris à la page de titre, exemplaire en bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Musée de Beaux-Arts, à Mons, du 16 septembre au 22 octobre 1978.
Sommaire :
   - Liminaire.
   - « Nervia ».
   - Anto-Carte.
   - Louis Buisseret.
   - Frans Depooter.
   - Léon Devos.
   - Léon Navez.
   - Pierre Paulus.
   - Rodolphe Strebelle.
   - Taf Wallet.
   - Les expositions du Groupe « Nervia ».
   - Après la guerre.
   - Les invités.
   - Bibliographie sommaire.
   - Liste des œuvres exposées.

15 euros (code de commande : 26066 - vendu).

 

The Oxford Book of English Verse. Chosen & Edited by A.T. Quiller-Couch. Oxford, Clarendon Press, 1904. In-8° plein maroquin bleu, dos richement orné de feuillages, fleurons filets et pointillés dorés, filet-triple doré sur les plats, filet-double doré sur les coupes, contreplats garni d'un liseré de maroquin bleu orné de filets et de motifs dorés encadrant une pièce de moire bleue, gardes de moire assortie, tranches dorées, très belle reliure de P. Affolter (1910), XII, 1084 p., très bel exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Paul Affolter fut l'un des plus talentueux relieurs français du début du XXe siècle. Ses réalisations furent exposées en France et à l'étranger aux côtés de celles de Kieffer et de Gruel. Son atelier se trouvait dans le sous-sol de la librairie Auguste Fontaine que son frère, Jules, exploitait à la rue Laborde, à Paris. Paul Affolter mourut prématurément en 1929.
Bibliographie :
   - Flety, Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours.

   

200 euros (code de commande : 26070).

 

Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Colfontaine, Dour, Frameries, Honnelles et Quévy. Sprimont, Mardaga, 2006. In-4° broché, 415 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Commune de Colfontaine.
      - L'ensemble du territoire.
      - Pâturages.
      - Petit-Wasmes.
      - Warquignies.
      - Wasmes.
      - Annexes.
   - Commune de Dour.
      - L'ensemble du territoire.
      - Blaugies.
      - Dour.
      - Élouges.
      - Offignies.
      - Petit-Dour.
      - Wihéries.
      - Annexes.
   - Commune de Frameries.
      - L'ensemble du territoire.
      - Eugies.
      - Frameries.
      - La Bouverie.
      - Noirchain.
      - Sars-la-Bruyère.
      - Annexes.
   - Commune de Honnelles.
      - L'ensemble du territoire.
      - Angre.
      - Angreau.
      - Athis.
      - Autreppe.
      - Erquennes.
      - Fayt-le-Franc.
      - Marchipont.
      - Meaurain.
      - Montignies-sur-Roc.
      - Onnezies.
      - Roisin.
      - Annexes.
   - Commune de Quévy.
      - L'ensemble du territoire.
      - Asquillies.
      - Aulnois.
      - Blaregnies.
      - Bougnies.
      - Genly.
      - Givry.
      - Gœgnies-Chaussée.
      - Havay.
      - Quévy-le-Grand.
      - Quévy-le-Petit.
      - Annexes.

35 euros (code de commande : 26060 - vendu).

 

Petit patrimoine sacré. Potale, Borne-potale, Reposoir, Croix et Calvaire. Par Karin Depicker, Mikhaël de Thyse, Yves Hanosset et Cristina Marchi. Liège, Éditions du Perron, 1991. Grand in-8° carré broché, 151 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Héritages de Wallonie - Ministère de la Région Wallonne »), exemplaire en parfait état.
Extrait :
   Supports de prière, les croix, les calvaires et les potales sont la matérialisation d'une volonté privée ou communautaire de marquer un lieu.
   Une fonction principale et trois vocables qui se réfèrent à des types formels différents induiront une localisation spécifique en relation avec leur commanditaire et avec la raison précise de leur édification. Aux abords d'une source miraculeuse ou d'un arbre sacré, la potale symbolise la christianisation du site, et le saint qu'elle abrite adopte les pouvoirs du lieu. Placée au bord d'un champ, la potale sert de protection des cultures contre les maladies et les catastrophes naturelles. Au bord de la route, la potale, la croix et le calvaire sont essentiellement commémoratifs : ex-voto en remerciement d'une grâce obtenue, rappel d'une mort violente survenue à cet endroit, souvenir d'une mission chrétienne, halte sur un parcours de procession. À un carrefour, la croix et la potale servent à encourager le voyageur et à conjurer la pratique légendaire des sabbats qui s'y tiennent. Adossées ou inscrites dans un mur, la potale et la niche protègent la maison et ses habitants.
   Présents principalement dans les campagnes, les croix, les calvaires et les potales se retrouvent aujourd'hui en moindre nombre en milieu urbain, avec un rôle de protection de la maison ou du quartier. Tant en milieu urbain que rural, ces «objets» ont acquis une seconde fonction, non négligeable, qui est celle de repère, soit comme orientation, soit comme limitation d'un territoire ou d'une propriété.
   Les potales, les croix et les calvaires, sous la forme que nous leur connaissons, semblent être apparus à des époques différentes. Les plus anciens exemples relevés in situ remontent au XVIe siècle pour les croix et les reposoirs, et au XVIIe siècle pour les calvaires et les bornes-potales.
   Leur développement correspond indubitablement à l'intensification du culte des saints à la fin du Moyen Âge, et se poursuivra comme conséquence de la Contre-Réforme. Sous les encouragements de l'Église qui prône alors une religion vécue de manière plus intime, les images de saints vont se multiplier, et il sera bon de les invoquer. Le XVIIe siècle, qui connut épidémies et guerres, verra un regain de piété et de dévotion mariale, lié aux grandes vagues de christianisation des campagnes et à la multiplication des processions qui sont une manière active et vivante de vivre sa foi. Le succès de la potale ira grandissant, faisant fi du décret du 7 brumaire de l'an II et de la proclamation du 19 fructidor de l'an V prescrivant la destruction des symboles de la religion. Succès qui ira grandissant jusqu'à l'après-guerre 1940/1945.
   Lors de la prospection menée sur le territoire wallon, les réalités rurales et urbaines ont toutes deux été abordées. La notion de campagne a été étendue aux villages et aux bourgs tandis que les villes et leurs satellites rapprochés entrent dans une dimension urbaine. La vision globale du phénomène « potales et croix », qu'il soit urbain ou rural, a mis en évidence dans la multitude des objets conservés certaines constantes régionales liées au matériau mis en œuvre.
   Cette donnée a été déterminante pour l'élaboration des différents types étudiés. Le grès lorrain, le grès rosé et rouge, le calcaire bajocien, ainsi que les variétés de pierre calcaire ont eu un impact immédiat sur la morphologie et sur la stylistique des objets, ainsi que sur leur chronologie selon les particularités typologiques.
   À la fois sculpture et petite architecture, certains exemples de grande qualité témoignent de l'intérêt que représente la miniaturisation d'un langage formel.

20 euros (code de commande : 26064 - vendu).

 

PICON (Gaëtan) — Panorama de la nouvelle littérature française. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 365 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Écrit en 1948, remanié eu 1957, ce livre appelait de nouveaux changements, plus importants encore. J'ai conservé l'essentiel : les études sur les écrivains que je privilégiais, supprimant seulement des énumérations et des allusions devenues inutiles. Et j'ai ajouté, de la littérature de ces dernières années, une présentation faite dans le même esprit de sélection.
   La relation entre le livre d'hier et le livre d'aujourd'hui appelle une remarque. L'actualité de la culture donne raison aux paris que j'avais faits. Pourtant, l'actualité de la création diffère profondément de celle de naguère. S'il y a héritage et continuité d'une part, il y a rupture d'autre part. L'invention des grands auteurs d'hier est reconnue, « récupérée » par ceux pour qui la Reine des Facultés est devenue l'aptitude à analyser des textes, à décomposer le langage, et qui non seulement l'utilisent (ce qui est légitime) pour étudier ce que d'autres ont fait, mais aussi (ce qui l'est moins) pour tenter de « faire » à leur tour.
   Ce livre, qui est un manuel d'histoire littéraire, invite ainsi, par le simple rapprochement des deux termes de sa courbe, à se demander ce qu'est au juste, ce que vaut, ce que peut la littérature.

10 euros (code de commande : 26044).

 

PIÉRARD (Christiane) — Mons et sa région en gravures. Liège, Desoer-Gamma, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 131 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de Wallonie en Gravures »), exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Le recueil Mons et ses environs en gravures est consacré à la ville et aux localités voisines qui ont été fusionnées en 1971 et en 1976 pour constituer l'actuelle entité de Mons, peuplée aujourd'hui de près de 100.000 habitants.
   Dans la mesure des possibilités, la publication de documents trop connus et déjà publiés a été évitée ; toutefois, certaines illustrations ont déjà été rendues publiques par l'association Les Amis de la Bibliothèque de Mons qui, chaque année, depuis plus de vingt ans, édite des cartes de vœux à partir des collections originales de la Bibliothèque de l'Université de Mons.
   La richesse du Fonds d'iconographie locale de cette bibliothèque est avérée qu'il s'agisse de dessins, d'aquarelles, de lithographies, d'estampes, de gravures sur bois ou sur cuivre, de cartes postales ; cette abondance a permis de varier le choix en évitant quasiment l'écueil des doublets.
   Sans doute est-il opportun de rappeler ici que ces collections sont antérieures à l'existence de l'Université puisque la Bibliothèque a été créée en 1797 ; elle était alors constituée en majeure partie d'ouvrages (manuscrits, incunables, éditions des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) provenant des institutions tant religieuses que civiles sécularisées ou supprimées pendant le régime français (après les batailles de Jemappes en 1792 et de Fleurus en 1794).
   Cette bibliothèque, gérée par la ville de Mons en tant que Bibliothèque Publique, de 1804 à 1966, a été cédée à l'Université de l'État de Mons (créée en 1965) en novembre 1966. C'est donc en puisant presque exclusivement dans ces collections complétées au cours des XIXe et XXe siècles par de nombreuses acquisitions, que l'iconographie de ce volume a été choisie en y ajoutant quelques documents particulièrement rares déposés à la Bibliothèque avant 1966, par l'ASBL « Les Amis de la Bibliothèque » (fondée en 1930) et par le Cercle Archéologique de Mons (fondé en 1856). Il n'a donc pas été nécessaire de recourir à des collections privées.
   La variété et l'abondance des collections publiques sont telles, qu'un second volume de même importance pourrait être publié avec d'autres vues, tout aussi originales et aussi peu connues.
   Cette diversité iconographique va de pair avec la variété des techniques ; aussi, le titre de ce volume Mons en gravures paraît-il trop restrictif car peu de vraies gravures figurent dans ce recueil ; il s'agit plus fréquemment de dessins, de lavis, d'aquarelles, de gouaches, de lithographies que de gravures qu'elles soient sur bois ou sur cuivre. Le titre général de la collection est cependant tel qu'il a fallu accepter d'y faire figurer le volume consacré à Mons dont l'intitulé exact aurait dû être Mons en images donnant son sens premier et fort au vocable images.
   L'accent est mis, dans le choix des documents, sur la lithographie d'une part, sur le dessin, d'autre part. Pourquoi la lithographie ? Parce que des essais (les premiers dans le royaume des Pays-Bas) ont été faits à Mons à la suite de l'invention de cette technique de reproduction du dessin par Senefelder (voir à ce sujet l'étude de Maurice-A. Arnould, Les débuts de la lithographie à Mons, 1816-1830, dans La vie Wallonne, tome 44, p. 417-458, Liège, 1970). C'est ainsi que des œuvres de Philibert Bron, François Gossart, Gaspard L'Heureux, Étienne Wauquière, Nicolas Liez, Jean-Baptiste Madou illustrent avec tant de bonheur, de précision et de diversité, la ville de Mons au cours de la première moitié du XIXe siècle ; plusieurs de ces lithographes après leur apprentissage et leurs débuts artistiques montois, essaimèrent ou retournèrent à leur lieu d'origine, diffusant le procédé en Belgique et à l'étranger. La collection formée vers 1816-1820 par le pharmacien Gossart (qui tenta les premiers essais sur de la pierre de Basècles) et constituée donc d'incunables lithographiques, est entrée en 1954, dans le fonds iconographique de la Bibliothèque Publique de Mons, grâce aux Amis de la Bibliothèque qui en ont fait l'acquisition. Des œuvres des lithographes montois (réunies en album ou distribuées en planches séparées) illustrent la production dans cette ville jusqu'à la fin du XIXe siècle (la dernière imprimerie lithographique de Mons qui avait perpétué la tradition avec de nouveaux matériaux, ferma ses portes en 1970). Mais les lithographies sont exécutées à partir de dessins et là, est la seconde richesse originale des collections de la bibliothèque de l'Université. Il se trouva au cours du XIXe siècle, nombre d'artistes ou d'amateurs sachant manier le crayon, la plume ou le pinceau qui fixèrent sur le papier, à leur usage et pour leur satisfaction personnelle, les aspects pittoresques de la vie montoise, les monuments en péril au moment de leur démolition, les ensembles présentant un caractère esthétique ou économique, les sites en voie d'urbanisation ou de transformation. Certains de ces dessins servirent de départ aux lithographes qui les diffusèrent, reproduits sur pierre, mais la plupart d'entre eux restèrent dans les cartons de leurs auteurs jusqu'à ce qu'un don ou un achat les fit passer dans une collection publique en l'occurrence celle de la Bibliothèque (la dernière acquisition de dessins date de 1970 lorsque Les Amis de la Bibliothèque achetèrent une suite de croquis d'audience que nous pensons pouvoir attribuer à Etienne Wauquière.
   Ces amoureux de leur ville, que ce soit Philibert Bron ou Victor L'Heureux ou Léon Dolez ou Pierre Moutrieux ou d'autres, prenaient des croquis de tout ce qu'ils trouvaient digne d'être conservé comme, à présent, les Montois photographient leur ville, fixent des instants privilégiés, constituent une nouvelle iconographie montoise en photographies et en diapositives, car Mons est une cité « photogénique » qui a, de tous temps (depuis le XVIe siècle), inspiré les voyageurs, observateurs et dessinateurs ; sa silhouette de colline en pentes douces, se détache en bordure de la plaine des vallées de la Trouille et de la Haine ; la ville a conservé un charme certain, même s'il paraît désuet à d'aucuns ; ce charme lui vient de ses rues tortueuses, cronques, étroites, en plan incliné et bordées d'architecture aux volumes équilibrés et à la mesure de la butte ; architecture tant civile que religieuse et que militaire même qui déroule ses « échantillons » des XVe au XXe siècle, si variés au plan chronologique et au plan typologique mais si proches et si intégrés grâce aux constantes de la mesure ; aux proportions, à l'échelle humaine ; à la dominante verticale ; à l'usage des mêmes matériaux régionaux. Les artistes locaux en ont représenté les traits essentiels et les détails avec sensibilité, avec amour même (n'est pas Montois Cayaux qui veut) ; ils laissent pour chaque époque des témoignages dont les générations actuelles profitent.
   C'est aussi une ville qui porte à travers les siècles le poids de ses charges : capitale du comté de Hainaut puis chef-lieu de la province ; siège des États et des tribunaux au plus haut niveau ; ville d'enseignement et place-forte proche de la frontière ; ville de marche tant au plan politique que militaire, son histoire est lourde de destructions, de sièges, d'occupations, d'impositions fiscales, de réquisitions mais aussi de responsabilités, de fastes, de constructions, d'édifications tant utilitaires que prestigieuses (collégiale, hôtel de ville, château comtal, beffroi, églises, refuges d'abbayes, hôtels de maîtres) dominant les centaines de maisons modestes voire pauvres. L'habitat très dense montant à l'assaut de la colline, les toits pentus (à voir du beffroi), les îlots de verdure, les espaces bien enclos, ont inspiré plus d'un artiste et plus d'un littérateur; mais sa fonction première fut longtemps celle d'une ville fortifiée, siège d'une garnison et elle eut à souffrir des guerres ; le premier bombardement qui réduisit plusieurs de ses rues à l'état de ruines fut celui de l'artillerie de Louis XIV (1691), les derniers furent ceux de l'aviation tant allemande (1940) qu'alliée (1944); cette destination de ville militaire au centre de voies de communications explique le grand nombre de cartes et de plans (des XVIIe et XVIIIe siècles) qui représentent Mons sans détailler l'intérieur de la ville, seules les fortifications présentant quelque intérêt et étant représentées avec complaisance et force détails, laissant en blanc ou presque, la zone à forte densité d'habitat intra muros ; d'autre part, ces destructions ayant changé le visage de la ville tant en 1914 (bataille de Mons) qu'en 1940 et 1944 (destruction de plusieurs bâtiments anciens notamment du XVIe siècle), les illustrations et particulièrement les cartes postales de la fin du XIXe siècle et des premières années de ce siècle, de même que celles antérieures à 1939-1940, sont devenues des témoins privilégiés de l'aspect des rues, des places et des quartiers qui ont souffert des guerres, de même qu'elles apportent de multiples informations sur la vie économique et quotidienne; ce sont maintenant des sources de première main.
   Il peut sembler étonnant que plusieurs vues, parmi les plus anciennes, portent des annotations en allemand, en flamand, en anglais ou en latin mais cela n'a rien de surprenant si on sait que nombre des dessinateurs qui ont représenté la ville aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles étaient des étrangers destinant leurs œuvres non ad usum civis montensis mais à leurs compatriotes car ces gravures devaient illustrer des atlas ou des récits de voyages telle la Description de tous les Pays-Bas de Louis Guichardin, par exemple.
   À la fin du XIIe siècle, Gislebert dans sa Chronique écrivait, avec quelque peu de présomption Mons caput erat et est semperque erit totius Hanonie, au XXe siècle le Montois se contente de chérir son biau p'tit trau d'ville dominé par son catiau ; dans l'une et l'autre appréciation, il y a l'expression d'un grand attachement à la colline, un certain orgueil à être Montois ce qui n'empêche pas un sens de l'accueil et une grande chaleur amicale appréciés par les voyageurs et les visiteurs à travers toute l'histoire de la cité. Pourquoi ? parce que Mons a vécu longtemps renfermée dans le carcan de ses remparts et donc repliée sur elle-même, un peu isolée mais n'attendant que l'occasion de lier le contact avec l'extérieur et aussi parce qu'elle a su conserver de multiples témoins de son passé laborieux et culturel et qu'elle les partage avec tous ceux qui l'aiment, à l'instar de plusieurs autres villes du Hainaut (terre qui compta jusqu'à vingt-deux « bonnes villes », au XVIe siècle) telles, entre autres, Ath, Beaumont, Binche, Chimay, Lessines, ou des centres urbains qui vinrent tardivement au Hainaut, ainsi Thuin ou Tournai.

35 euros (code de commande : 26027).

 

[REMBRANDT]. TÜMPEL (Christian) — Rembrandt. Avec des contributions d'Astrid Tümpel. Traduction Jacques et Jean Duvernet, Léon Karlson, Patrick Grilli. Paris [- Anvers], Albin Michel [- Fonds Mercator], 1986. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 447 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Avant-propos :
   Les mythes entourant la vie et l'œuvre d'un artiste sont d'autant plus nombreux qu'il est célèbre et que dure l'intérêt culturel qui lui est porté. Ils sont transmis de génération en génération, entravant ainsi les voies d'interprétations nouvelles : c'est ainsi que Rembrandt est toujours considéré comme le génie de la foi protestante, laquelle l'aurait amené à prendre pour source unique d'inspiration, dans ses tableaux bibliques, les Saintes Écritures. La surestimation du clair-obscur joue un rôle proprement néfaste dans les jugements portés sur son art ; selon de nombreux critiques, Rembrandt aurait eu pour objectif primordial l'élaboration de ce seul moyen d'expression artistique, ce qui aurait alors effacé dans son esprit, lors de la phase créatrice, le sujet même du tableau. C'est pourquoi on retrouve dans la plupart des publications l'opinion selon laquelle il aurait, même dans son tableau le plus célèbre, La Ronde de nuit, à l'atmosphère prétendument mystérieuse, mis en valeur quelques gardes en les éclairant, rejetant en revanche d'autres gardes dans l'ombre de l'arrière-plan, seulement à cause du clair-obscur, se privant ainsi de la bienveillance tant des commanditaires que de la haute société d'Amsterdam. De nombreux documents d'archives, des témoignages autobiographiques mais aussi l'analyse précise de ses œuvres nous imposent toutefois une vision toute différente.
   Julius Held, spécialiste réputé d'histoire de l'art, a très pertinemment décrit la difficulté, voire la quasi-impossibilité de brosser un portrait exhaustif de l'œuvre de Rembrandt : « Les générations antérieures ont mis l'accent avec prédilection sur les moyens techniques... D'autres ont souligné, en fonction de leur intérêt personnel, son attitude religieuse, son humanité, son sens de la nature, sa subtilité psychologique. Les spécialistes d'histoire de l'art ont, à juste titre, mis en valeur l'étonnante évolution de son art en tant que manifestation d'une vigueur exceptionnelle chez cet autodidacte élargissant et approfondissant sans relâche l'univers du senti et du vécu. Une réalité en ressort clairement, à mon sens : la personnalité artistique de Rembrandt est si riche et complexe qu'il est vain d'espérer trouver une formule nous en livrant totalement l'accès. » Il est certain que le cadre de cette monographie ne permet pas de saisir tous les aspects du génie créateur de Rembrandt dans son exubérante diversité. C'est pourquoi nous ne perdrons pas de vue par la suite, lors de l'évocation des différentes étapes de la vie de Rembrandt, un point de vue central : sa façon de présenter les contenus inhabituelle non seulement pour son époque mais toujours fascinante même à l'époque actuelle, et qui n'a pas trouvé dans la discussion critique jusqu'ici l'attention nécessaire, alors qu'elle amène à élaborer un jugement critique nouveau plus approprié au génie créateur de Rembrandt.

80 euros (code de commande : 26053).

 

ROLLAND (Paul) — Tournai. Mons et Frameries, Dufrane-Friart, 1940. In-8° broché, 98 p., 6 planches hors texte à déplier, (collection « Le Hainaut - Encyclopédie Provinciale - Dictionnaire Historique et Géographique des Communes du Hainaut »), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   - Situation géographique.
   - Nom de la commune.
   - Hameaux et dépendances.
   - Lieux-dits.
   - Anciennes juridictions.
   - Histoire.
      I. L'Ancien Régime.
         - Histoire politique et économique.
         - Histoire administrative et juridictionnelle.
         - Histoire artistique et intellectuelle.
   - Archéologie.
      A. Églises.
         1. La cathédrale.
         2. Églises paroissiales.
      B. Monuments divers.
   - Folklore.
   - Biographie.
   - Sources d'archives.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 26074*).

 

SOIL DE MORIAMÉ (Eugène-Justin)L'habitation tournaisienne du XIe au XVIIIe siècle. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1977. In-8° sous simili d'éditeur, 476 p., illustrations en noir, il manque la page de titre.
   Il s'agit de la réimpression anastaltique de l'édition publiée à Tournai, chez Casterman, en 1904.
Extrait de l'avant-propos :
   Grâce aux maison encore existantes, en tout ou en partie, aux milliers d'actes d'archives et de documents de tout genre que nous avons pu consulter, nous pénétrons dans la vie privée de ces vieux Tournaisiens de grande mémoire ; nous voyons encore peuplée et vivante, leur maison, sa distribution intérieure, le mobilier de chaque appartement, vestibule ou dépendances, depuis les caves jusqu'aux greniers, en passant par le bouge, la salle, la chambre, la boutique ou le bureau, la cuisine, le salon, les chambres à coucher, les galeries, les cours et les jardins ; nous détaillons tous les meubles, nous en examinons le contenu, vêtements et bijoux, vaisselle et papiers. Nous pouvons ainsi nous rendre compte de la somptuosité de la vie chez certains grands bourgeois, de la simplicité de l'existence, chez la généralité des habitants de notre ville. Nous voyons aux murs des appartements, les œuvres d'art qui disent les époques de paix et de prospérité, les armes qui rappellent les époques troublées ou glorieuses ; nous suivons dans ces inventaires les progrès et la décadence de nos industries d'art, et des différentes branches du commerce ; nous connaissons le costume, avec toutes les variations de la mode ; les mœurs des habitants, leurs aspirations, leur degré de culture, l'objet de leurs préoccupations, celui de leurs travaux ou de leurs études ; les distractions et les fêtes qu'ils aimèrent toujours, les dévotions même auxquelles ils s'attachèrent spécialement, dans les différents temps ; nous assistons aux naissances et aux baptêmes, aux fêtes de familles, aux maladies et à la mort des hôtes ; aux repas qui suivaient les funérailles, aux dispositions prises pour celles-ci et où se révèlent bien des coutumes locales ; à l'éducation et à l'instruction des enfants ou des pupilles... Vaste, champ d'études, où l'intérêt reste constamment soutenu.
   C'est dans la seconde partie de notre travail, que ces détails, relevés dans plus de trente mille pièces d'archives, dépouillées par nous, trouveront leur place.
   La première partie au contraire, traitera du côté extérieur, seulement, de nos habitations privées, de l'architecture des façades, de leur disposition le long des rues ; de l'aspect général de celles-ci et par conséquent de l'aspect général de la ville, aux différentes périodes de son histoire, depuis le XIe jusqu'au XVIIIe siècle. Nous y joindrons, mais sans aucune prétention d'être complet, de faire une histoire de l'architecture ou des corporations qui s'appliquèrent à cet art, tous les documents qu'il nous a été donné de recueillir sur les métiers de constructeurs, voulant seulement, nous l'avons déjà dit, contribuer par la publication des documents que nous avons trouvés, à la connaissance de cet art dans ses manifestations locales.
   Sans traiter de la technique ni des procédés de l'architecture, nous décrirons les façades de nos maisons, nous en signalerons les caractères, montrant, à travers les temps, les modifications qu'ils ont subies, leur développement, leur transformation.
   Cette étude, est-il besoin de le répéter, nous ne le faisons pas porter sur toutes les œuvres de l'architecture civile à Tournai, mais seulement sur les habitations privées, réservant, pour en parler dans un autre travail, dont nous avons réuni les éléments, ainsi que de nombreux dessins, une foule de monuments tournaisiens, d'architecture civile, ayant tous plus ou moins une destination publique et qui n'ont pas été étudiées jusqu'ici, tels : le Palais du Parlement, le Couvent des Croisiers, celui des Dominicains, des Augustins, des Jésuites, des Clairisses, des Sœurs-Noires anciennes, des Récollets, l'Abbaye des Prés, l'Abbaye de Saint-Médard et celle de Saint-Martin, la Halle des échevins de Saint-Brice, la salle du Serment de Saint-Georges, et bien d'autres, qui ne pouvaient entrer dans ce travail sans lui enlever le caractère spécial que nous avons voulu lui donner, d'une étude sur les habitations privées de notre ville de Tournai à toutes les périodes de son histoire.

30 euros (code de commande : 26037).

 

VAN DEN CORPUT (Édouard) — La reine Marie de Hongrie et les fêtes de Binche au XVIe siècle. Premier acte de l'abdication de Charles-Quint. Origine probable du carnaval des gilles. Par E. Van Den Corput, sénateur, docteur en médecine. Enghien, Spinet, 1899. [Enghien - A. Spinet, Imprimeur-Éditeur / 1899] In-8° agrafé, 26 p.
   Curieuse publication dans laquelle l'auteur suggère que les fastueuses festivités données à Binche, en 1549, dans le palais de Marie de Hongrie, à l'occasion de la visite de Charles-Quint et de son fils le futur Philippe II accompagnés par une partie de la brillante cour d'Espagne, furent à l'origine du développement du carnaval : « C'est vraisemblablement la réminiscence de ces joyeuses festivités impériales conservée par la tradition [...] qui, en se fusionnant avec les travestissements du Mardi gras, a donné au carnaval de cette ville l'entrain et la célébrité qui le distinguent. [...]
   Le carnaval ou la fête des Gilles, suivant notre manière de voir, reconnaîtrait une origine espagnole relativement plus récente et autre, tout au moins dans le principe, que celle des carnavals ordinaires. Il différerait donc par son essence, comme par son caractère primitif des vulgaires mascarades et des folles orgies du Mardi gras par lesquelles la chrétienté a perpétué la coutume des bacchanales antiques. »

12 euros (code de commande : 26057 - vendu).

 

VARGAS LLOSA (Mario) — La civilisation du spectacle. Essai. Traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan. Paris, Gallimard, 2015. In-8° collé, 227 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   La culture contemporaine a connu une métamorphose et plus rien, semble-t-il, ne résiste à cette dénaturation, voire à cet effacement de sa valeur. La banalisation des arts et des lettres, le triomphe de la presse people et la frivolité des politiques sont, pour Mario Vargas Llosa, les symptômes d'un mal supérieur : la sacralisation du divertissement comme but ultime de l'existence dans nos sociétés. Alors que, naguère, la culture était un outil de formation et portait une exigence de lucidité, aujourd'hui la primauté du spectacle est devenue la règle qui conduit à la distraction, au sens propre, de toute conscience morale, intellectuelle et politique. Nous vivons l'époque des fausses icônes, des denrées périssables de l'esprit, de la forfaiture morale, en un mot, de l'aveuglement. Mario Vargas Llosa, nobélisé pour avoir proposé une « cartographie des structures du pouvoir », tire la sonnette d'alarme et fait ici le procès de notre époque – futile, volage, suicidaire. Il revendique, une fois de plus, le droit à une culture autre qui, plutôt que de nous imposer de nouvelles servitudes, nous rende plus libres.

12 euros (code de commande : 26056 - vendu).

 

[VAULTIER]. Les Campemens des Armées du Roy de France & des Alliez aux Pays-Bas depuis l'année 1690 jusques à present, dediés a sa Majesté par le Sr. Vaultier. Gravure coloriée extraite de l'Atlas minor ad usum Serenissimi Burgundiae Ducis. Atlas françois à l'utilisation de Monseigneur le duc de Bourgogne : contenant les cartes et les tables géographiques des empires, les monarchies, les royaumes, ..., publié à Amsterdam, par Pierre Mortier, vers 1700. Gravure en très bel état.
Dimensions :
   - Dessin : 559 x 435 mm.
   - Cuvette : 562 x 467 mm.
   - Feuille : 610 x 493 mm.
   Cette carte détaillée montre les emplacements des batailles et la position des troupes en Flandre, Brabant, Namur et Hainaut, entre 1690-1693. Elle a été publiée dans une édition contrefaite de l'Atlas minor ad usum Serenissimi Burgundiae Ducis. Atlas françois à l'utilisation de Monseigneur le duc de Bourgogne : contenant les cartes et les tables géographiques des empires, les monarchies, les royaumes, ... publiés anonymement à Amsterdam, chez par Pieter Mortier vers 1700. L'atlas comprenait 31 cartes copiées d'Alexis Huber Jaillot et cette carte de Vaultier.
   En 1694, Vaultier, qualifié de « Commissaire ordinaire de l'Artillerie », publia, chez la veuve Coignard, à Paris, le Journal des marches, campemens, batailles, sieges et mouvemens des Armées du Roy en Flandres, et de celles ses Alliez, depuis l'année 1690. jusqu'à present ; dans l'avertissement de cet ouvrage, l'auteur indique : « Pour rendre plus intelligibles tous les mouvemens qui font dans ce Journal, j'ai fait faire une carte particulière des lieux de la Flandres, où se sont passez les mouvemens dont je parle. Le sieur Moullart Sanson Geographe du Roi l'a dressée exactement sur les mémoires que je lui ai donnez. J'y ai fait marquer les campemens de chaque année par des traits de couleurs différentes. On y a mis aussi les camps que les ennemis ont occupez proche de nos armées, la carte en donnera un entier éclaircissement. »

250 euros (code de commande : 26025).

 

[VERSAILLES]. GAEHTGENS (Thomas W.) — Versailles. De la résidence royale au musée historique. La Galerie des Batailles dans le musée historique de Louis-Philippe. Traduit de l'allemand par Patrick Poirot. Préface par Pierre Lemoine. Anvers, Fonds Mercator, 1984. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 406 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   La présente étude sur le Musée Historique fondé par Louis-Philippe à Versailles a pour origine le désir de reconstituer un chapitre de l'histoire de l'art français à peu près entièrement négligé jusqu'alors par les spécialistes et les chercheurs, et d'essayer d'en découvrir la signification. Que l'idée d'une telle entreprise se soit imposée à l'esprit de l'auteur ne relève pas du simple hasard. Depuis quelque temps, on assiste à un regain d'intérêt que de nombreux pays manifestent à l'égard de leurs monuments nationaux. L'incertitude qui préside de nos jours à la conception des monuments publics, la pauvreté d'invention dont ils font preuve pour la plupart ont contribué, peut-être, à cet étonnement qui nous saisit devant la diversité de ceux que nous a légués le XIXe siècle. Ce n'est pas, cependant, qu'une sensibilité nouvelle à leur esthétique se soit éveillée, faisant succéder en nous la fascination à une longue indifférence. Ce qui, bien plutôt, est passé au premier plan, c'est le besoin de connaître les conditions historiques auxquelles doivent leur existence même des monuments considérés d'un point de vue artistique comme de médiocre qualité.
   Les messages transmis eux non plus – ils sont fréquemment aujourd'hui l'objet d'un pénible mais nécessaire décryptage – ne constituent pas l'unique occasion pour nous de nous pencher à nouveau sur les monuments publics. Ce qui nous paraît décisif pour ce type de préoccupation et pour les méthodes analytiques utilisées, c'est la révélation d'une nouvelle prise de conscience quant à la distinction et à l'accueil réservés aux œuvres d'art. Cette prise de conscience stimule vraisemblablement l'intérêt que nous portons aux circonstances qui expliquent pourquoi il ne fallait attendre de certaines époques aucune réalisation artistique d'envergure.
   Le reproche fait à Louis-Philippe déjà par ses contemporains de ne collectionner dans la résidence de Versailles transformée en « sanctuaire » de l'histoire nationale qu'une quantité énorme d'œuvres de qualité médiocre ne peut plus aujourd'hui nous empêcher d'examiner la forme, l'exécution et la finalité de cette entreprise. Il ne saurait être question de lier à cet examen une quelconque intention de réhabiliter sur le plan artistique ce grand nombre de peintures et de sculptures, bien qu'une condamnation globale de l'ensemble de ces productions ne nous paraisse nullement justifiée. Le lecteur remarquera bientôt qu'une telle question a été laissée en marge afin que puissent être abordées des considérations qui sembleraient moins importantes pour le spécialiste d'histoire de l'art. Le but de cette enquête était bien plutôt de tenter d'expliciter sur la base des sources accessibles les desseins qui avaient conduit le Roi-Citoyen à aménager son musée.
   Dès le début nous nous sommes rendu compte qu'il était nécessaire de nous restreindre en raison de la dimension proprement gigantesque de l'entreprise, de l'abondance de la matière et des questions soulevées. Cependant nous avons considéré la Galerie des Batailles de l'aile méridionale en liaison avec l'ensemble du projet du Musée Historique. Ce n'est que de cette façon que pouvait se révéler une conception programmée qui avait pour fondement l'actualité politique de la monarchie de Juillet.

45 euros (code de commande : 26030).

 

VEYNE (Paul) — Palmyre. L'irremplaçable trésor. Paris, Albin Michel, 2015. In-12 collé, 140 p., illustrations en couleurs hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Ayant eu pour métier l'étude de l'Antiquité gréco-romaine, je n'ai cessé de rencontrer Palmyre sur mon chemin professionnel. Avec la destruction de Palmyre par l'organisation terroriste Daech, tout un pan de notre culture et mon sujet d'étude viennent brutalement de voler en éclats.
   Malgré mon âge avancé, c'était mon devoir d'ancien professeur et d'être humain de dire ma stupéfaction devant ce saccage incompréhensible et d'esquisser un portrait de ce que fut la splendeur de Palmyre qu'on ne peut plus désormais connaître qu'à travers les livres.

10 euros (code de commande : 26048).

 

WADE (Aubrey) — The War of the Guns. Western Front, 1917 & 1918. New York - London, Scribner's Sons - Batsford, 1936. In-8° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, XVII, 142 p., 122 illustrations photographiques hors texte, soulignements et traits marginaux à l'encre rouge.
En quatrième de couverture :
   The ordinary publishers' « puff » would seem inappropriate on the dust jacket of this volume ; Mr. Wade's simple narrative, and the photographs that accompany it, speak only too plainly for themselves. Amongthe latter, some subjects have been included which under ordinary circumstances might be considered unnecessarily brutal. But the times demand a frank statement on the subject of War and its horrors, and it is felt that if their publication can serve to advance the cause of Peace in any way, however small, something will have been accomplished.

15 euros (code de commande : 26071).

 

[WOUTERS (Rik)]. Rik Wouters. Bronnen en werken - Des origines à l'œuvre. Bruxelles, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2002. In-4° broché, couverture rempliée, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (néerlandais - français, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 23 février au 26 mai 2002.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Piet Coessens.
   - Préface, par Olivier Bertrand.
   - Minuscule phénoménologie de l'« influence » chez Wouters, par Gérard Audinet.
   - Ensor, Wouters et vice-versa. Des quiproquos autour du modernisme, par Herwig Todts.
   - Catalogue.
   - Liste des œuvres exposées.
   - Biographie, par Patricia Vander Elst et Olivier Bertrand.

30 euros (code de commande : 26054).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 31 octobre 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(3 octobre 2017)

 

L'Afrique rêvée. Images d'un continent à « l'Âge d'or » de la colonisation 1920-1940. Sous la direction de Jean-Pierre De Rycke. Bruxelles, Racine, 2010. In-8° carré broché, 143 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Tournai, du 3 décembre 2010 au 28 mars 2011.
Sommaire :
   - Préface, par Christian Massy.
   - Le Congo « bleu », par Jean-Pierre De Rycke.
   - Auguste Mambour : au Congo tout est harmonie, par Régine Rémon.
   - Alexandre Iacovleff et les merveilleuses heures mangbetou, par Caroline Haardt de la Baume.
   - Henry Lacoste et l'architecture africaniste, par Éric Hennaut.
   - Congo-caméra. Relations d'une étrange proximité, par Patricia Van Schuylenbergh.
   - Des précurseurs de la peinture congolaise contemporaine, par Joseph Ibongo.
   - L'œil et le rêve, par Marc Quaghebeur.
   - Catalogue raisonne de l'exposition.

13 euros (code de commande : 25996).

 

[ART BRUT]. Débridé(e)s. Ellignies-Sainte-Anne, Maison de la Culture de La Pommeraie, 2008. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 320 p., nombreuses reproductions en couleurs, traductions néerlandaise et anglaise in fine, exemplaire en bel état, peu courant.
   Catalogue de l'exposition éponyme présentée du 14 mars au 26 avril, à la Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne, Belgique.
   Très belle publication consacrée au travail des résidents.
   Œuvres de Louis Van Baelens, Gérard Wargnier, Alexis Lippstreu, Jean-Michel Wuilbeaux, Hugues Joly, Jean-Pascal Pécheux, Christelle Hawkaluk, Daniel Douffet, Oscar Haus, Georges Cauchy, Michel Dave et François Defontaine.
Table des matières :
   - Introduction, par Jacques Clicheroux.
   - La Pommeraie et ses artistes, une expérience esthétique entre création et relation, par Teresa Maranzano.
   - L'art brut et son marché, estimer l'inestimable ?, par Christian Berst.
   - De l'origine au devenir de l'œuvre, par Carine Fol.
   - La Pommeraie : une exception exemplaire, par Laurent Danchin.
   - « Donner, recevoir, rendre » ou d'une éthique de la rencontre avec les auteurs d'art brit..., par Alain Bouillet.
   - Catalogue des œuvres.


Roland Toutaint et Jean Marais, par Oscar Haus (p. 148).

60 euros (code de commande : 25988).

 

BUTOR (Michel) — Entretiens. Quarante ans de la vie littéraire. Volume I : 1956-1968. Volume II : 1969-1978. Préface par Alain Coelho. Volume III : 1979-1996. Entretiens réunis, présentés et annotés par Henri Desoubeaux. Volumes I à III (complet). [Nantes], Joseph K., 1999. Trois volumes in-8° brochés, 362, 370 et 364, [12 (index)] p., très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Avec Butor défile comme l'envers de notre temps, depuis les années cinquante, du noir à la couleur, du roman à d'autres formes de littérature, photographies ici d'un détail, là d'un ensemble, depuis ces années où la prime importance était accordée à l'écrivain, jusqu'à nos jours où s'augmente sans cesse ce terrible silence pressenti par Blanchot, d'un monde dont les fondements écartent la littérature.
   Au fait des enjeux diffus et du rôle des entretiens dans l'histoire littéraire, Butor se dresse là, conscient que le premier son critique porté sur une œuvre se véhicule, se fortifie, hors parfois d'un examen direct de l'œuvre ; et il se tient dans la somme de ces pages, attentif, prudent, produisant alors une sorte d'espace sur l'espace de l'œuvre, comme la photographie de racines à nu, et comme leur déploiement accru.
   Le premier volume des entretiens de Michel Butor couvre les années 1956 à 1968. Le statut de Butor est celui d'un jeune écrivain prometteur, auteur de romans « complexes ». Il devient une curiosité, puis une figure de la vie littéraire parisienne jusqu'à la rupture radicale de mai 68, qui ouvre comme une nouvelle manière.
   Le deuxième volume des entretiens de Michel Butor couvre la décennie 1969 à 1978. Le statut de Butor a changé. Et le processus même de l'entretien n'occupe plus la même place, ni n'a la même valeur. Butor n'est plus une curiosité seule, un de ces jeunes gens dits du nouveau roman ; sa notoriété grandissante est propre à son œuvre, censément auteur « difficile » dont on recueille enfin les commentaires, avec attention et respect, comme autant d'éclairages complexes, de clefs, de formes nouvelles de la question littéraire dans son ensemble.
   Le troisième volume des entretiens de Michel Butor couvre les années 1979 à 1996, Butor acquiert un statut complexe. À la fois écrivain du retrait, il est consacré aussi comme l'initiateur de ce que fut le nouveau roman. Il n'a plus cependant l'apparence d'un auteur difficile et crypté. Il devient une manière de classique, mais aussi l'auteur énigmatique d'une œuvre abondante, polymorphe, parfois incernable, dont l'étendue s'impose dans les regards littéraires de notre temps.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 26013).

 

[CLÉMENT XIV (Giovanni Vincenzo Antonio Ganganelli, pape)]. [CARACCIOLI (Louis-Antoine)] — La vie du pape Clément XIV, (Ganganelli). Troisième édition. Revue, corrigée & augmentée. Paris, Desaint, 1776. [A Paris, / Chez la Veuve Desaint, Libraire, / rue du foin Saint-Jacques. / M. DCC. LXXVI. / Avec Approbation, & Privilége du Roi.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges, 501, [2 bl.] p., un portrait gravé par R. de Launay le Jeune, d'après B. L. Prévost, en frontispice, ex-libris manuscrit de Gaudefroy, une vignette et un cul-de-lampe, exemplaire en bel état malgré de petites épidermures.
Préface :
   L'Histoire, destinée à consacrer la mémoire des grands hommes, se glorifie d'inscrire dans ses fastes le Pontife dont j'écris la vie. On voit un Pape sans préjugé comme sans prétention, & qui vraiment le père des fidèles qui lui sont confiés, les porte tous dans son sein, sans exclure de sa charité ceux-mêmes qui refusent de le reconnoître pour leur Chef.
   Il n'est pas nécessaire d'exciter l'admiration du Public envers Ganganelli : la vérité elle-même a pris soin de le faire connoître de la manière la plus avantageuse & la plus éclatante. Ses actions, ses lettres, ses paroles, tout a été précieusement recueilli, parce que rien de ce qui appartient aux grands hommes, ne tombe dans l'oubli.
   A peine Ganganelli fut-il élevé sur la Chaire de St. Pierre, qu'on l'entendit préconisé de toutes parts, & que Génève comme Lisbonne, Londres comme Paris, se réunirent pour en faire les plus grands éloges. Il avoit manifesté sa science, sa douceur, son humilité, étant Religieux & Cardinal, de manière à se concilier tous les cœurs, & à donner de sa personne les plus hautes idées, & les plus grandes espérances.
   Le succès répondit à l'attente publique, & jamais l'Europe ne vit un Pape plus estimé & plus chéri. Il combla les vœux des Souverains en se montrant vraiment leur père & leur ami ; &, comme disoit M. l'Archevêque de Paris dans son Mandement sur le Jubilé donné à l'exaltation de ce Pontife, « il est un Pasteur selon le cœur de Dieu, dont les lumières & les vertus sont un gage de bénédictions. »
   Clément vécut au sein des orages, en conservant la plus grande sérénité, & toutes les tempêtes auxquelles il fut exposé ne servirent qu'à faire éclater sa sagesse, & son intrépidité.
   Il vit la mort comme l'aurore du jour éternel qu'il avoit toujours désiré, & qui le rendit supérieur à tous les maux de cette vie.
   S'il cessa d'être mortel ce ne fut que pour se reproduire dans tous les cœurs, & dans tous les esprits, laissant après lui les vestiges les plus précieux d'une charité à toute épreuve, & d'une Religion parfaitement éclairée.
   Il manquoit plusieurs détails sur sa naissance & sur son éducation, que je ne pus donner quand la première édition parut, & que j'insère dans celle-ci, comme étant des anecdotes intéressantes. On aime à connoître les grands hommes dès leur berceau, & à les suivre dans le cours de leur vie, comme ces superbes fleuves dont la source intéresse, & qui deviennent plus majestueux à mesure qu'ils s'en éloignent.
   J'ai retranché quelques faits douteux, je leur en ai substitué d'autres qui sont prouvés, & j'ai fait tous mes efforts, autant que mes foibles talens me l'ont permis, pour donner à cet Ouvrage toute la perfection qu'il mérite.
   Un tel Pontife devoit sans doute avoir un autre Historien ; mais tous les grands hommes n'ont pas des Caraches pour les peindre. D'ailleurs leurs propres actions s'annoncent assez d'elles-mêmes, sans avoir besoin d'un excellent pinceau. Clément XIV s'est illustré par des faits qu'il suffit de rapporter, pour lui ériger un monument immortel.
   Ceux qui oseroient toucher à sa réputation seroient ce serpent de la Fable qui croit ronger une lime en la mordant. Quiconque est proclamé par la Religion même n'a rien à craindre des discours des méchans, ab auditione mala non timebit.
Bibliographie :

   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 15500 (pour l'édition de 1775).

50 euros (code de commande : 26021).

 

CREMNITZ (Marguerite, dite Parrhisia) — La petite marquise. Histoire de quatre enfants au XVIIIe siècle. Illustrations en couleurs et en noir de Léonce Burret. Paris, Société d'Édition et de Publications, 1910. In-4° sous cartonnage polychrome d'éditeur portant la mention « Librairie Félix Juven », tranches dorées, 240 p., illustrations en noir dans le texte et 8 planches en couleurs hors texte, exemplaire en bel état.

 
Couverture et À la Comédie française, en regard de la p. 92.

25 euros (code de commande : 25980).

 

DERNONCOURT (Jean)À Andenne, de la terre... à la porcelaine. Andenne, Chez l'Auteur, [post 1968]. In-8° broché, [88] p., illustrations et nombreuses reproductions de cachets.
Note de l'auteur :
   Cette petite brochure n'a pas la prétention d'apporter du nouveau à l'histoire des produits fabriqués à Andenne en partant de la terre plastique, que ce soient les pipes, les faïences ou les porcelaines.
   En l'écrivant, nous poursuivons deux buts. D'abord satisfaire bon nombre de visiteurs du Musée de la Céramique qui demandent très souvent s'il existe une brochure ou une documentation quelconque sur les fabrications andennaises, désirant apprendre à les connaître et surtout à les reconnaître. Trop souvent, en effet, des pièces authentiques d'Andenne sont à tort attribuées à d'autres origines et particulièrement à Bruxelles.
   Malheureusement aussi, le contraire est vrai, et c'est là le second but de ce petit travail. Il y a eu des erreurs d'attribution et des contrefaçons de marques. Nous avons donc mis en présence les thèses des différents historiens de la céramique, tachant d'approcher la vérité au plus près afin d'attirer l'attention et d'éclairer au mieux les amateurs et de rendre autant que possible à chacun ce qui lui revient.

13 euros (code de commande : 25984).

 

DEWIER (Alain) — La Louvière. Stroud - [Houdeng-Aimeries], Tempus - Écomusée du Bois-du-Luc, 2007. In-8° collé, 128 p., très nombreuses reproductions de cartes postales en noir, (collection « Mémoire en Images ») ; on joint la suite La Louvière - Les Hameaux. Stroud - [Houdeng-Aimeries], Tempus - Écomusée Régional du Centre, 2007. In-8° collé, 128 p., très reproductions de cartes postales en noir, (collection « Mémoire en Images »), exemplaires en très bel état.
En quatrième de couverture :
Tome I :
   1869, La Louvière naît.
   Ville champignon qui attire une main-d'œuvre issue d'horizons proches ou lointains, La Louvière s'érige brusquement au rythme de l'industrialisation. Les charbonnages, les faïenceries, les entreprises de construction métallique et ferroviaire foisonnent, innovent et sont connectés par un réseau dense de routes, de canaux et de voies ferrées.
   De ce terreau industriel jaillissent des idées, des commerces, des parcs, des châteaux, des écoles qui donnent à cette jeune cité une mémoire vivante.
Tome II :
   À la suite du succès du 1er tome consacré à La Louvière, Alain Dewier, guide conférencier à l'Écomusée du Bois-du-Luc, vous conduit dans les nombreux hameaux de La Louvière depuis son éclosion jusqu'à nos jours à travers 200 photographies et cartes postales inédites dont la plupart sont issues des collections de l'Écomusée.
   Depuis les petits artisanats jusqu'aux géants industriels, vous pourrez découvrir la vitalité des nombreux hameaux. Mitant des Camps, Bouvy, Baume, La Croyère, Longtain, La Barette et bien d'autres [Les Dames de la Croix, La centrale pharmaceutique, Baume, Basse Louvière, Bois-de-Saint-Vaast, Bouvy, Centre, Fond Gaillards, Hocquet, La Barette, La Croyère, Logntain, Mitant des Champs] sont richement illustrés.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 26003 - vendu).

 

DUNAN (Renée) — Le prix Lacombyne. Illustré par J. Oberlé. Dixième édition. Paris, Mornay, 1924 (achevé d'imprimer 30 juillet 1924). In-8° broché, X, 256 p., bel exemplaire.
Table :
   - Le Prix Lacombyne.
      - Présentation du Prix Lacombyne.
      I. Réveils.
      II. La Combyne.
      III. Chez Siegrid Lumages.
      IV. Les candidats.
      V. Éditeurs.
      VI. Jalousie.
      VII. Apetyl Zinge, critique.
      VIII. En allant chez Isyne Thalassiou.
      IX. Chez Isyne.
      X. Le Comité se réunit.
      XI. La folie Lacombyne.
      XII. L'outsider.
      XIII. Derniers efforts.
      XIV. La combinaison Lacombyne.
   - Le coq dû à Esculape.
      I. Un début littéraire.
      II. Nocturne.
      III. Le voyageur perdu.
      IV. La belle ivrogne.
      V. La nuit est close.

18 euros (code de commande : 26022).

 

EWING (Juliana) — Perronet. Traduit de l'anglais par Alice Richard. Illustrations de Josette Boland. Bruges, Desclée de Brouwer, 1949. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 33 p., 10 illustrations en couleurs hors texte, rousseurs sur la couverture et un griffonnage en quatrième de couverture.

   
Couverture et illustration en regard de la p. 32.

13 euros (code de commande : 25979).

 

FOUREST (Georges) — La négresse blonde. Préface de Willy. Nouvelle édition augmentée d'une apologie par lui-même. Paris, Corti, 1946. In-8° broché, 110 p., un portrait en frontispice, couverture défraîchie.
Table :
   - Préface.
   - La négresse blonde.
   - Renoncement
   - Six pseudo-sonnets truculents et allégoriques.
   - La singesse.
   - Apologie pour Georges Fourest.
   - Petites élégies falotes.
   - En passant sur le quai.
   - Épitre falote et balnéaire à Joseph Savary.
   - Carnaval de chefs-d'œuvre.
   - Ballade pour faire connaître mes occupations ordinaires.
   - Ballade en l'honneur des poètes falots.
   - Épitre falote et testamentaire pour régler l'ordre et la marche de mes funérailles.

8 euros (code de commande : 26014).

 

[GIACOMETTI]. Vivantes cendres, innommées. Eine unbekannte Graphikfolge. Mit einem Text von Ursula Perucchi-Petri. Bern, Benteli Verlag, 1979. In-4° broché sous jaquette d'éditeur, 126 p., 52 planches en noir pleine page, texte est en allemand.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Kunsthaus de Zurich, du 30 mai au 23 juillet 1989.
Extrait :
   Glückliche Umstände führten dazu, dass die Alberto Giacometti-Stiftung letztes Jahr eine bisher unbekannte, nur in sechs Exemplaren vorhandene Graphikfolge von Alberto Giacometti als Geschenk der Stadt Zürich entgegennehmen durfte. Die zwischen 1957 und 1960 entstandene Serie von 52 Radierungen, die hier zum ersten Mal vollständig veröffentlicht wird, steht in Zusammenhang mit dem Buch des französischen Dichters Michel Leiris «Vivantes cendres, innommees» von 1961 und stellt das aussergewöhnliche Zeugnis einer lebenslangen Freundschaft zwischen dem Künstler und dem Dichter dar.1 Michel Leiris hatte die Gedichte dieses Buches 1957-1958 nach einer tiefen Krise und einem Selbstmordversuch während seiner Rekonvaleszenz geschrieben. Giacometti besuchte ihn in dieser schweren Zeit regelmässig in seinem Appartement am Quai des Grands-Augus-tins und porträtierte ihn mit zunehmender Besessenheit auf dem Krankenlager. Nur die grosse Vertrautheit der beiden Freunde erlaubte es, die extreme und exi-stentielle Erfahrung in Bilder zu fassen und ihr eine über das Individuelle hinaus gültige Form zu verleihen. Die erschütternde Folge erinnert an Hodlers Zyklus der kranken und sterbenden Valentine Gode-Darel; für beide Künstler bedeutete die Begegnung mit dem Rätsel Tod eine ausserordentliche Herausforderung.

20 euros (code de commande : 26007).

 

[GIACOMETTI (Alberto)]. Alberto Giacometti. Catalogue réalisé par André Kuenzi. Martigny, Fondation Gianadda, 1986. In-8° carré broché, 287 p., nombreuses reproductions en noir, quelques-unes en couleurs, couverture un peu frottée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 16 mai au 2 novembre 1986.
Table des matières :
   - Giacometti à Martigny, par Hans C. Bechtler.
   - Notes sur l'exposition, par André Kuenzi.
   - L'homme.
      - Giacometti dans son pays, par Guido Giacometti.
      - Souvenirs fraternels, par Bruno Giacometti.
      - Sables mouvants, par Alberto Giacometti.
      - Repères biographiques.
   - Quelques aspects de l'œuvre.
      - Lettre à Pierre Matisse, par Alberto Giacometti.
      - Sculpture, peinture, dessin, estampe.
      - Coup d'œil sur le regard.
      - Les bustes de Diego, par Reinhold Hohl.
      - Les portraits peints, par Reinhold Hohl.
   - Trois escales.
      - De Genève à Paris...
      - Giacometti et les États-Unis, par James Lord.
      - Les métamorphoses d'un portrait.
   - Poésie et exégèses.
      - Marmonnement d'Alberto, par Michel Butor.
      - Soliloque de Diego, par Michel Butor.
      - Sur trois poèmes, par Chiara Negri.
      - De la chambre étrangère..., par Jean Soldini.
   - Catalogue.

25 euros (code de commande : 26006).

 

Le Guersillon. 1ere année (seule parue), soit 6 numéros (complet). Mons, Mathieu, 1844. [Mons. / Typographie d'Ad. Mathieu, rue de Nimy, 168. / 1844.] In-12 demi-basane fauve, dos lisse orné de fers formant un décor romantique, 316 p. (pagination continue), 1 feuillet (sommaire des deux premiers numéros) intercalé entre les pp. 152-153, exemplaire en parfait état.
   Adolphe Mathieu naquit à Mons, le 22 juin 1802 (une plaque commémorative a été placée sur la façade de la maison de la rue de la Grande Triperie où eut lieu l'événement) ; il était le fils du notaire Charles-Joseph-Bernard Mathieu et de Philippine-Julie-Josèphe Senault. Passionné par la littérature, il écrivit très tôt des satires dont l'une, à la mémoire de son grand-oncle maternel le conventionnel régicide Lesage-Senault, lui valut une condamnation à une année de prison, réduite ensuite à une forte amende. Ses études de droit terminée, on tenta de l'occuper dans l'étude paternelle, en vain. Mathieu ne pensait qu'à la littérature et il faisait paraître ses œuvres dans les journaux locaux (Le Dragon, l'Écho du Hainaut dont il fut le principal rédacteur). Très impliqué dans la vie culturelle montoise, il fut l'un des membres fondateurs de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut et de la Société des Bibliophiles belges séant à Mons dans les publications desquelles il fit paraîtres ses œuvres littéraires et ses travaux historiques. Sa carrière littéraire se prolongea dans les journaux locaux et nationaux et en 1840, il fut nommé au poste de bibliothécaire communal. Une brouille avec les autorités locales, et particulièrement avec le bourgmestre Dominique Siraut lui fit perdre son travail et l'amena à régler ses comptes dans la revue Le Guersillon qu'il fonda spécialement pour l'occasion en 1844. Pour ce faire, il dut prendre une patente d'imprimeur car personne ne voulait publier son brûlot ! Il quitta sa ville natale pour s'établir à Bruxelles en 1852 et entra à la Bibliothèque royale où il devint conservateur en chef. Il mourut à Ixelles, le 13 juin 1876.
   « Le frontispice de cette revue représente un patient subissant le supplice du guersillon, sorte de pilori dans lequel la tête et les mains du condamné sont passés au travers d'une grosse pièce de bois ; le malheureux est ceint de l'écharpe municipale, il porte l'épée, et ses traits rappellent ceux de l'infortuné bourgmestre contre qui le pamphlet était principalement dirigé. »
Extrait :
   Guersillon : Collier de fer fixé à un poteau ou à un mur, et auquel on attachait, par le col et par les mains, les fraudeurs, les concussionnaires, les proxénètes, les Jacques Ferrand, les Robert-Macaire, les étrangers sans aveu, les filles d'une vie lubrique (pour employer le langage du temps), les vagabonds, etc.
   Les patients portaient sur la poitrine un écriteau indiquant le délit qu'ils avaient commis.
   C'est encore un de ces mille mots qu'on pourrait recommander à M. Hécart pour la prochaine édition de son dictionnaire rouchi-français.
   Roquefort écrit Gresillon, et lui donne cette signification : menottes, liens, attaches, fers que l'on met aux mains des criminels : « Henry de Malhetet fut mené par le bourreau, les grésillons es mains et les fers es pieds. » (Mémoires de Paris, an 1544.)
   Deux guersillons existaient ci-devant à Mons à front de l'Hôtel-de-ville ; ils étaient fixés parallèlement sur une porte figurée, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'entrée du bureau de la Permanence, anciennement la Salle des Pousse-culs ou des Saquiaux (comme on nommait alors les municipaux, les valets ou aides de police, les sergents de ville, etc....) Cette porte, en bois, à la hauteur des fenêtres, reposait sur un soubassement en pierre terminé par deux marches, dont la seconde, à partir du sol, supportait le siège des suppliciés.
   Tout porte à croire que ces guersillons dataient de la reconstruction de l'Hôtel-de-Ville, puisqu'ils figurent au plan formé en 1717 pour l'érection du dôme de cet édifice.
   C'est là qu'a été élevé, du vivant de M. Siraut père, le terrible banc de sable où ont été juridiquement assassinés le dominicain Richard, les malheureux paysans d'Anderlues et notre inoffensif compatriote M. Delneufcourt ; c'est là que trônent aujourd'hui, sur leurs chaises curales, le commissaire, les commissaires adjoints et les agents de police, sous la direction immédiate du commissaire royal premier magistrat de la cité.
Bibliographie :
   - De Le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, 507, p. 456.
   - Wauters (Alphonse), Mathieu (Adolphe), dans Biographie nationale, t. XIV, col. 33-44.

150 euros (code de commande : 26002).

 

Hortulus Animae. Cod. Bibl. Pal. Vindob. 2706. The Garden of the Soul. Photo-mechanical facsimile reproductions by the Imp. and Roy. Court and State Printing Office Vienna published with elucidations referring to the History of Art under the direction of Fr. Dörnhöffer. Utrecht - The Hague, Oosthoek - Nijhoff, 1907. In-f° plein maroquin fauve sous boîtier (320 x 425 mm.), dos à 6 nerfs orné de fleurons et filets à froid, plats décorés de filets et de motifs de feuillage à froid, tranches rouges (reliure de Louis Malcorps), 1048 p., reproductions en couleurs, un des cinquante exemplaires numérotés réservés aux souscripteurs des États-Unis (n° 33). On joint Hortulus Animae. Cod. Bibl. Pal. Vindob. 2706. The Garden of the Soul. Elucidations by Friedrich Dörnhoffer.Utrecht - The Hague, Oosthoek - Nijhoff, 1910. Grand in-8° broché, 67 p., 23 planches hors texte.
Très bel exemplaire de ce fac-similé sous une spectaculaire reliure.
Description de la reproduction :
   It may not be out of place to give some explanation of the present reproduction. As the editor had decided to publish the manuscript in its entirety, it remained for the undersigned compiler to find the most appropriate form. To separate the sheets and insert the different data seemed hardly practicable. It proved indeed necessary to keep as nearly as possible to the original text With this object in view, a special kind of paper was manufactured, which, in its texture, shade and transparent quality, almost resembles parchment ; moreover the surface, in consequence of a certain damping procefs, received the peculiar crude appearance, characteristic of parchment. On this paper the reproductions of the separate sheets were so placed, that the decorative structure was preserved, and the general impression was the same as that of the original. By means of a particular mode of printing, which acts as a relievo, it is obvious that the work is a reproduction. But if this is not desired, it is sufficient to cut off the margin and have the leaves bound, in order to obtain an eaxct copy of the original. This method of arrangement was suggested by the new, truly classical Edition of the Missal of the Emperor Maximilian I, issued by Karl Giehlow (Munich 1907).
   As regards the illuminating this was reproduced by the phototrichromatic process – not the « Raster » high-relief, but the fine-grained collotype – which by its delicate rendering of coloured pictures, commends itself bfore every other process of the present day. This treatment, according to the present technical standard, takes the chief place, but we must honestly admit that it is only succesful in cases where the material lends itself to the adaptation. The pictures of the Hortulus proved extraordinarly difficult to handle ; firstly because of the clear, brillant, enamel-like colours, and secondly because of the drawing, which, sharp to a degree, lost much of its accuracy by the division into three colors and the subsequent triple printing.
   The green especially, with its many shades, which plays so important a part in the pictures of the Hortulus, and which, as we know, is not one of the primary colours, positively defied all attempts at faithfull reproduction. Here the artist's eye and the skilled hand had to be called into requisition, in touching up or washing off certain parts of the plate, and in the making of special lithographic supplementary plates. For the same reason a pure neutral grey was neither possible to obtain Il will also be understood that the rich gold used in the exquisite pictures of the « Hortuus » needed a special printing plate as well.
   The manuscript was printed from one lithographic plate ; three plates were needed for the trichomatic process, while three others were required for bringing some of the difficult olours into relief, so that eight plates were required in all. A chief factor in the succes of the work was the permission accorded to the I. and R. State Printing-Office to have the original manuscript in their possession during the entire course of the reproduction, so that they could immediately compare the proof-sheets, frequently three times in succession,with the original. The compilerhas much pleasure in herewith acknowledging, at the close of if three years' joint labour with the I. and R. State Printing Office in Vienna, that they have spared neither sacrifices nor pains to bring the reproductions to the utmost state of perfection and he has no doubt that an impartial comparison of similar publications will lead to the conclusion thet the reproduction of the « Hortulus » certainly ranks with the best that have yet appeared in this respect.


Illustrations des pp. 440-441.

Les deux volumes : 950 euros (code de commande : 26000).

 

[JARRY (Alfred)]. CARADEC (François)À la recherche d'Alfred Jarry. Paris, Seghers, 1974. Grand in-8° broché, 149 p., planches hors texte, (collection « Insolites », cahier n° 2), couverture frottée, exemplaire numéroté (n° 1664) de cette édition originale, peu courant.
En quatrième de couverture :
   La collection des Cahiers « Insolites » se propose de remettre en lumière un certain nombre d'auteurs, illustres en leur temps, mais tombés, pour une raison ou pour une autre, dans un relatif oubli. Tout porte cependant à croire que le temps est venu de leur redécouverte : rééditions, expositions diverses, études universitaires et même « mode » tout court. En outre, cette collection souhaite étudier des auteurs, dont l'œuvre, par son originalité, son mystère, son insolence, son humour, bref, par sa marginalité, ne cesse de nous hanter.
   D'Alfred Jarry, on a surtout retenu jusqu'ici Ubu Roi, encore que jamais la critique ne chargea de plus de symboles contradictoires une pièce qui ne fait que parodier notre culture et qui ne signifie rien. Mais ce qui, dans le cas de Jarry, est scandaleux, c'est que personne n'a lu « le reste » d'une œuvre qui compte parmi les plus importantes de notre littérature, à l'égal de celles de Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont ou Roussel, avec une richesse et une variété plus surprenantes encore. C'est à une lecture totale de Jarry que François Caradec nous convie.

30 euros (code de commande : 25989).

 

[LA LOUVIÈRE]. La Louvière. Textes de Daniel Adam. Photographies réalisées par l’Atelier de Photographie des Arts et Métiers de La Louvière. Cuesmes, Éditions du Cerisier, 2006. In-8° carré broché, 167 p., nombreuses reproductions en noir et quelques-unes en couleurs, exemplaire en très bel état.
Note de l'éditeur :
   Vingt-sept jeunes photographes de la région disent leur ville, et La Louvière, si souvent raillée pour sa sinistrose, se décline tout à coup en envols de pigeons et de jeunes louves.
   Un livre qui raconte une ville, un livre d’atmosphères et d’impressions, fait de touches d’émotions et de bribes de mots sur une ville vivante, debout.

18 euros (code de commande : 25995).

 

[MANUSCRITS]. Les plus beaux manuscrits français à peintures du Moyen Âge de la Bibliothèque nationale. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1937. In-4° broché, 82 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs dont une à déplier, bon exemplaire malgré des traces d'humidification au bas des pages.
   Il s'agit du n° 60 - 1er novembre 1937 de la revue Arts et Métiers Graphiques. On doit la maquette de ce numéro à Lucien Mazenod et à Henri Jonquières ; la couverture, composée par Lucien Mazenod a été tirée en lithographie sur les presses de Mourlot frères.
Sommaire :
   - Les manuscrits à peintures dans l'art du Moyen Âge, par Julien Cain.
   - Les manuscrits carolingiens, par Philippe Lauer.
   - Les manuscrits sous les Capétiens, par Émile-A. Van Moé.
   - Les manuscrits aux XIVe et XVe siècles, par Louis Gillet.
   - L'enluminure romane et l'imagination plastique française, par Maurice Raynal.
   - Quatre livres royaux, par Émile-A. Van Moé.
   - Table des illustrations.

13 euros (code de commande : 26017).

 

MAURRAS (Charles) — Dictionnaire politique et critique. Établi par les soins de Pierre Chardon. Fascicules 1 à 25 (complet). Paris, À la Cité des Livres, 1931-1934. Vingt-cinq fascicules in-8° brochés répartis en cinq tomes, 468, 480, 480, 480 et 471 p., édition originale, exemplaire numéroté sur Alfa (n° 443).
Extrait de l'introduction :
   L'idée de cet ouvrage était dans l'air depuis trente ans. Certes Charles Maurras publiait bien des livres de temps en temps, mais plusieurs de ses amis et, le premier, Lucien Moreau, dès 1901, avaient songé que la plus grande partie de son œuvre immense était dispersée et qu'il serait nécessaire d'en réunir et d'en classer les éléments essentiels.
   Quelques années après la guerre, il apparut que ce travail devenait urgent. En effet, instruit par l'expérience, un public de plus en plus nombreux se rendait aux raisons de Charles Maurras. Mais, pris tout entier par les événements politiques, ne pouvant presque plus se permettre « la promenade sous le platane et sous l'olivier », Maurras était dans l'impossibilité de continuer la critique et l'exposition de théories pures, comme il l'avait fait de 1893 à 1914, dans les articles qui lui attirèrent lecteurs et disciples.
   En premier lieu, on devait donc retrouver et publier les démonstrations faites jadis à loisir. En second lieu, on devait, à ces raisonnements déjà si lointains, donner les conclusions apportées par le temps. Ces avertissements étaient-ils justifiés ? Ces prévisions furent-elles réalisées ? Les nouveaux amis ont besoin d'être guidés et de guider leurs contradicteurs à leur tour sur la grande route royale d'une pensée qui n'a pas varié, en prenant 1893 comme date extrême jusqu'à ces tout derniers jours. [...]
   Ce Dictionnaire a pour but et pour utilité de réunir, de classer, de coordonner, d'éclairer les thèmes d'une pensée. Nous osons croire qu'il remplira en outre le rôle de justificateur. « En haine de nos idées, dit Maurras, et du bien qu'elles font, une bande d'écornifleurs, incapables de les discuter, croit en venir à bout en les défigurant. »
   Venant de lieux en apparence très éloignés, très proches en réalité, clercs religieux et clercs laïques se réunissent dans la même mauvaise foi. Cependant leur crédit, si léger qu'il soit, existe. Ils affirment. On leur demande : « Où avez-vous trouvé cette phrase ? Montrez-la, donnez la date ! » La réponse est une pirouette, mais l'imposture reste et n'est pas démasquée. Elle le sera désormais. Chacun pourra se reporter aux textes, sans perte de temps, sans longues recherches et suivre le fameux conseil de l'exégète anglais à son lit de mort :
   — Verify always your references, Sir.

220 euros (code de commande : 25975).

 

Le modèle a bougé. [Bruxelles], Les Impressions Nouvelles, 2011. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au BAM, à Mons, du 10 septembre 2011 au 5 février 2012.
Sommaire :
   - Essais :
      - L'incertitude du modèle. Duchamp, Giacometti, Picasso, par Raphaël Pirenne.
      - À tous ces fantômes anonymes, égarés sur l'épreuve photographique, par Xavier Canonne.
      - Actrice fétiche, par Olivier Mignon.
   - Catalogue :
      - Le peintre et son modèle.
      - Peinture et photographie : une question de mise au point.
      - L'atelier : mise en situation du modèle.
      - Des corps en mouvement.
      - Différence et répétition : l'identité du modèle.
   - Annexes :
      - Inventaire.

20 euros (code de commande : 26004).

 

[MONS - FAIRE-PART DE DÉCÈS]. Faire-part du décès de Jean-Baptiste François, survenu à Mons le 12 août 1844.
Dimensions : 120 x 89 mm.

20 euros (code de commande : 26001).

 

ORIGAS (Jean-Jacques)La lampe d'Akutagawa. Essai sur la littérature japonaise moderne. Édité sous la direction d'Emmanuel Lozerand et de Christophe Marquet. Paris, Les Belles lettres, 2008. In-8° collé, 430 p., (collection « Japon »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Grâce à de nombreuses traductions, la littérature japonaise moderne est aujourd'hui mieux connue des lecteurs francophones, mais elle reste pourtant très peu analysée. Le présent ouvrage contribue à combler cette lacune. Il réunit en effet les principaux essais rédigés par un des plus éminents connaisseurs du Japon en Occident, le professeur Jean-Jacques Origas, un maître d'exception prématurément disparu, dont l'enseignement fascina des générations d'étudiants des Langues O'.
   Ces textes concernent essentiellement les écrivains de l'ère Meiji (1868-1912). On y trouvera des études sur l'art du roman, sur les « essais au fil du pinceau », sur le goût des écrivains pour les arts visuels, ainsi que sur l'activité de quelques intellectuels majeurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Un riche panorama de l'histoire littéraire du Japon moderne et contemporain vient compléter l'ensemble.
   Une partie de ces travaux pionniers, novateurs dans leur approche, furent rédigés directement en japonais. Plusieurs d'entre eux sont devenus des textes de référence au Japon même. Traduits pour la première fois en langue française, ils permettront de découvrir sous un jour nouveau les œuvres de grands écrivains comme Natsume Sôseki, Mori Ôgai, Masaoka Shiki ou Nagai Kafû.
   À travers ces essais transparaissent la flamme, la rigueur et la cohérence, le style singulier d'un maître attachant, passionné, toujours soucieux de transmettre son savoir. C'est une vision originale du Japon, riche et nuancée, qui s'offre à la lecture.

25 euros (code de commande : 25999).

 

[ORTELIUS (Abraham)]. Galliae veteris typus. Gravure coloriée extraite du Parergon du Theatrum orbis terrarum, d'Abraham Ortelius, publié à Anvers, par Jean-Baptiste Vrients, en 1603. Exemplaire en très bel état, joliment colorée, texte latin au verso.
Dimensions :
   - Dessin : 393 x 457 mm.
   - Feuille : 495 x 561 mm.
Extrait de l'article de Liliane Welles-De Donder :
   En géographie aussi, Ortelius se tourna vers le passé. En 1571, il publia une carte murale Romani Imperii Imago et, en 1578, un répertoire de noms géographiques, Synonymia geographica,... qui donne dans l'ordre alphabétique une liste des noms de lieux mentionnés par les auteurs classiques avec en regard le nom employé à d'autres périodes. Cette publication fut très bien accueillie par un public intéressé par l'interprétation de la géographie traditionnelle. L'année suivante Ortelius publia les premières cartes historiques sous le titre du Parergon, à la demande, dit-il, de plusieurs de ses amis.
   Le Parergon est généralement considéré comme le premier atlas historique connu. C'est une œuvre personnelle d'Ortelius. Il est l'auteur des cartes et des commentaires qui les accompagnent. [...]
   Dans l'esprit d'Ortelius, le Parergon formait un tout avec le Theatrum Orbis Terrarum. [...]
   À l'instar du Theatrum Orbis Terrarum, le Parergon s'accrut constamment au fil des éditions successives. Certaines cartes furent remaniées ou remplacées par des nouvelles [...]
   À partir de 1592, le Parergon apparaît comme une partie plus autonome du Theatrum Orbis Terrarum. Il possède dès lors une page de titre, des textes introductifs, une pagination indépendante et un plus grand nombre de cartes : vingt-six concernant le monde antique et la Bible ainsi qu'une vue de la vallée de Tempe, paysage imaginaire. [...]
   Après le décès d'Ortelius, le Parergon continua d'être enrichi de nouvelles cartes, certaines pouvant encore être attribuées à Ortelius. En 1601, les planches du Theatrum Orbis Terrarum et des autres œuvres d'Ortelius furent vendues à Jean-Baptiste Vrients.
Bibliographie :
   - Wellens-De Donder (Liliane), Un atlas historique : le Parergon d'Ortelius, dans Abraham Ortelius (1527-1598) cartographe et humaniste, pp. 83-92.

380 euros (code de commande : 26012).

 

PREVENIER (Walter) et BLOCKMANS (Wim) — Les Pays-Bas bourguignons. Iconographie : An Blockmans-Delva. Préface : Jean Glénisson. Traduction française par Alain Dierkens avec la collaboration de Chantal de Hemptinne. Anvers, Fonds Mercator, 1983. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, XI, 404 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   Chapitre 1. La situation écologique.
      - Le contexte naturel : le milieu.
      - L'habitat humain.
      - La dynamique démographique.
      - Unité dans la diversité.
   Chapitre 2. Le pain quotidien.
      - La primauté de la production agraire.
      - L'approvisionnement en vivres.
   Chapitre 3. Les économies urbaines à l'échelle européenne.
      - La production industrielle.
      - La monoculture, source de vulnérabilité économique.
      - Le commerce international.
      - Les Pays-Bas, plaque tournante du capitalisme et du système bancaire international.
   Chapitre 4. États et classes.
      - La noblesse.
      - Le clergé en tant qu'État.
      - Le Tiers État.
      - Les inégalités sociales et le niveau de vie.
   Chapitre 5. État et société.
      - Le processus de « burgondisation ».
      - La propagande et la légitimation du pouvoir.
      - L'Église et l'État.
      - Les clés du pouvoir.
   Chapitre 6. La culture « bourguignonne ».
      - Un foyer de créativité.
      - Investir dans l'art.
      - Un produit économique et une entreprise.
      - Art, religion et masse.
   Chapitre 7. L'âge d'or.
   Annexes : Calendrier - Tableaux généalogiques - Cartes - Faits sociaux et économiques - Les systèmes monétaires - Bibliographie - Index.

60 euros (code de commande : 26018).

 

ROBERT (Yves)Wallonie. Un art de vivre entre villes et campagne. Tournai, La Renaissance du Livre, 2003. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 282 p., nombreuses reproductions en couleurs, (collection « L'Esprit des Lieux »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La Wallonie est une région de contrastes et de paradoxes. Tantôt urbaine et industrielle, tantôt rurale et sauvage avec une concentration de patrimoine culturel (châteaux, églises, sites urbains anciens, traditions festives, cuisine chaleureuse) et naturel (rivières et vallées encaissées, réserves naturelles, vastes forêts) étonnants pour une si petite région. Malgré les stigmates de l'ère industrielle et les difficultés de la Wallonie au sortir des années de crise, la région possède de réels atouts et exerce une véritable séduction sur ceux qui veulent se donner la peine de la connaître.
   Au cœur de l'Europe, entre France, Allemagne et Hollande, la Wallonie est souvent considérée comme un « jardin » à l'intention des dizaines de millions d'habitants des grandes villes qui l'entourent. Mais ce « jardin » n'est pas qu'un espace de délassement aussi séduisant sort-il.
   La Wallonie est également une terre où la créativité s'exerce dans des domaines aussi divers que la recherche aéronautique, la biologie et la physique, les télécommunications, la mode ou la création architecturale, une région composée où un véritable art de vivre subsiste et s'exprime tout au long de l'année.
   Ce sont ces facettes – traditionnelles et nouvelles – que ce beau livre veut restituer.

20 euros (code de commande : 25994).

 

SHAKESPEARE (William) — Les tragédies de Shakespeare. Traduites par Suzanne Bing et Jacques Copeau. Illustrées par Édy-Legrand. Tomes I à V (complet). Paris. Union Latines d'éditions, 1939. Cinq volumes in-8° brochés, t. I : XXIII, 291 p., t. II : 326 p., t. III : 305 p., t. IV : 352 p., t. V : 301 p., illustrations en noir, un des 660 exemplaires numérotés sur Pur Fil Byblis (n° 679), en très bel état et non coupé.
   
Cette édition reproduit en fac-similé les 242 dessins d'Edy-Legrand, en pleine page et en noir.
Table des cinq tomes :
   Tome I. Titus Andronicus - Roméo et Juliette.
   Tome II : Jules César - Hamlet.
   Tome III : Othello - Macbeth.
   Tome IV : Le roi Lear - Antoine et Cléopatre.
   Tome V : Coriolan - Timon d'Athènes.

   
Illustrations pour Roméo et Juliette et pour Macbeth.

Les cinq volumes : 200 euros (code de commande : 26008).

 

VAN AUDENHOVE (Jean) Les rues d'Anderlecht. Anderlecht, Cercle d'Archéologie, Folklore et Histoire d'Anderlecht, 1995. In-4° collé, II, 278 p., illustrations, (collection « Anderlechtensia »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Préface de la première édition.
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Historique du réseau anderlechtois.
   - Le service de la voirie.
   - Les transports en commun.
   - L'éclairage public.
   - Les premières plaques odonymiques.
   - Dictionnaire historique et anecdotique des voies publiques anderlechtoises..

30 euros (code de commande : 25974).

 

VANDENBREEDEN (Jos) et DE PUYDT (Raoul Maria)Basiliek / Basilique Koekelberg, art-decomonument / monument art déc. Tielt-Bruxelles, Lannoo-Racine, 2005. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 175 p., nombreuses reproductions en couleurs, plans, édition bilingue (français-néerlandais), bel exemplaire.
   Il s'agit de la première importante monographie sur cet édifice.
Sommaire :
   - Préface, par Godfried Danneels.
   - Historique de la construction, par Raoul Maria de Puydt.
   - L'architecture, par Jos Vandenbreeden.
   - La sculpture du bâtiment, par Raoul Maria de Puydt.
   - Les vitraux, par Raoul Maria de Puydt.
   - Mobilier liturgique, par Norbert Poulain.
   - Les vases sacrés, par Raf Steel.
   - La vie musicale, par Jacques Dehan et Françoise Houtart.
   - Le patrimoine artistique, par Raoul Maria de Puydt.

30 euros (code de commande : 25991).

 

VAN DYKE (Henry) — Caprices et frénésie. [Titre original : Lunacy and Caprice.] Traduit de l'anglais par Roland Mehl. Paris, La Bougie du Sapeur, 1992. In-8° collé, 239 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Il faut, disait Jean Cocteau, « savoir jusqu'où on peut aller trop loin ». Henry van Dyke le sait, lui, qui nous fait vivre une succession de scènes picaresques et saugrenues en compagnie de personnages atteints d'une copieuse dose d'extravagance. Délire, démence et déraison : un richissime amateur d'art pédéraste et voleur, une vieille excentrique entourée d'une volière d'oiseaux empaillés, un taxidermiste roumain qui rêve d'exercer son art sur des humains, une superbe créature myope aux longues cuisses obsédée par l'orgasme. Ces individus hors du commun composent tout un univers dans lequel l'auteur, peut-être le plus fou de tous, nous entraîne avec un grand éclat de rire libérateur.
   Henry van Dyke n'est pas, en dépit de son nom, d'origine hollandaise, mais le descendant d'une famille noire américaine. Il enseigne une partie de l'année à l'Université de Kent, et a écrit plusieurs romans pour lesquels il a reçu le prix Guggenheim ainsi qu'un prix de l'Académie américaine des arts et lettres.

10 euros (code de commande : 26015).

 

Vivre de son art. Histoire du statut de l'artiste, XVe-XXIe siècle. Sous la direction d'Agnès Graceffa. Paris, Hermann, 2012. In-8° collé, 315 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Musicien(ne)s, écrivain(e)s, plasticien(ne)s, acteurs, actrices ou scénaristes... : tous sont des artistes. Depuis l'émergence de cette catégorie au XVe siècle jusqu'à aujourd'hui, ces praticiens de l'art, auteurs comme interprètes, ont dû négocier des statuts spécifiques et des droits particuliers afin de pouvoir, simplement, vivre de leur art.
   Face aux évolutions technologiques et à la constitution d'un marché de l'art, il fallut inventer et renforcer un statut social particulier. Son rôle fut et reste le même : palier l'insécurité et la fragilité souvent liées à la condition de créateur, et l'adapter aux nouvelles pratiques et aux réalités socio-politiques changeantes.
   Comprendre cette histoire longue, ses permanences et ses mutations, telle est l'ambition de cet ouvrage collectif initié par l'association des métiers de la création SMartFr. Des chercheurs de disciplines et d'horizons très divers se sont associés pour lui donner corps, et construire ensemble une approche pluridisciplinaire et croisée.
   En ce début de XXIe siècle, personne ne remet plus en question le rôle social du créateur. Mais, une fois encore, des révolutions technologiques imposent de repenser le statut de l'artiste et de son œuvre. C'est à la lumière des expériences passées que nous pourrons, ensemble, inventer les nouvelles formes de protection du travail créatif.
Table des matières :
   - Peut-on faire l'histoire du statut de l'artiste ?, par Béatrice Joyeux-Prunel.
   - Le statut de l'artiste en France depuis la fin du Moyen Âge : pluralité et fragilité, par Agnès Graceffa.
   - L'organisation d'un métier : l'acteur aux XVe-XVIe siècles, par Marie Bouhaïk-Gironès.
   - Être un artiste, malgré tout. Théories et pratiques sociales de la peinture (XVIe-XVIIe siècles), par Jan Blanc.
   - Du « Joueur d'instruments » au « Maître-sonneur ». L'instrumentiste traditionnel dans le centre de la France, XVIIe-XIXe siècles, par Jean-François « Maxou » Heintzen.
   - Vivre de son pinceau, de la corporation des maîtres peintres à l'émergence du marché de l'art (1750-1850), par Séverine Sofio.
   - Du notateur à l'auteur : être chorégraphe au XIXe siècle, par Hélène Marqué.
   - La musique entre la rue, la scène et le salon au XIXe siècle, par Sophie-Anne Leterrier.
   - Vivre de son art ? Droit d'auteur et contrat éditorial, le cas de George Sand, par Martine Watrelot.
   - La professionnalisation des artistes femmes à travers l'action de l'UFPS et de la FAM, 1881-1939, par Catherine Gonnard.
   - De la secrétaire à la scripte : trajectoires de réalisatrices 1895-1945, par Brigitte Rollet.
   - Face à la mobilisation : 1914-1919, une jeunesse artistique en suspens, par Claire Maingon.
   - Faire carrière en France : itinéraires d'illustrateurs belges durant l'entre-deux-guerres, par Céline De Potter.
   - Variabilité du statut de l'artiste : grandeur et misère des auteurs du Boulevard sérieux, par Johannes Landis-Fassler.
   - Profils sociaux des écrivains belges francophones de l'entre-deux-guerres, par Björn-Olav Dozo.
   - Art, profession ou métier ? L'univers incertain des photographes professionnels, par Sylvain Maresca.
   - Les écrivaines au XXe siècle : une présence légitime en trompe l'œil ?, par Delphine Naudier.
   - Discontinuité de l'emploi et continuité du salaire. Genèse de l'intermittence indemnisée, par Mathieur Grégoire.
   - Les jeunes artistes plasticiens aujourd'hui en France : émerge, oui, mais à quel prix ?, par Émilie Bouvard.
   - Place et visibilité des artistes femmes dans le spectacle vivant, par Hyacinthe Ravet.
   - L'artiste du XXIe siècle reste encore à inventer..., par Jérôme Giusti.
   - Repères chronologiques.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 26005).

 

[WALLONIE]. Histoire de la Wallonie. De la préhistoire au XXIe siècle. Sous la direction de Bruno Demoulin et Jean-Louis Kupper. Toulouse, Privat, 2004. In-8° collé, 431 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Histoire des Territoires de France et d'Europe »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce que la Wallonie ? Une étonnante région de confins, proche culturellement de la France, et géographiquement de l'Allemagne. Traversée par le sillon d'un grand fleuve européen, la Meuse, et par l'Escaut, elle jouit, au nord de l'axe rhodanien-mosan, d'une position remarquable, riche de potentialités économiques et intellectuelles.
   Ce livre, novateur dans sa conception, l'est aussi par ses objectifs : éclairer les problèmes politiques, géographiques, sociaux, économiques, archéologiques, artistiques et culturels de la Wallonie. Se basant sur les travaux les plus récents, les auteurs, tous spécialistes de renom, cherchent à retracer le passé de cet espace wallon, de la préhistoire à nos jours.
   Cet ouvrage collectif propose au lecteur une réflexion essentielle et très actuelle : mettre en relief la place d'une région dans le devenir de l'Europe, sans esquiver la question délicate de l'existence ou non d'une identité wallonne.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les cadres territoriaux, par Émile Mérenne et Bernadette Mérenne-Schoumaker.
   - La préhistoire : une « Histoire très ancienne », par Marcel Otte.
   - La période celtique, par Claude Sterckx.
   - La période romaine (de César à Dioclétien), par Michel Dubuisson.
   - Le Haut Moyen Âge (du IVe siècle à 925), par Alain Dierkens.
   - Le temps des principautés, des seigneuries et des villes (Xe-XIVe siècles), par Jean-Louis Kupper.
   - Les arts au Moyen Âge, par Philippe George.
   - Sous le signe de Bourgogne (1421-1555), par Jean-Marie Cauchies.
   - Les Pays-Bas espagnols (1555-1659), par Claude Bruneel.
   - Les Pays-Bas : de Madrid à Vienne (1659-1794), par Hervé Hasquin.
   - La principauté de Liège de sa renaissance à la Révolution, par Bruno Demoulin.
   - Les arts et les lettres à l'époque moderne.
      - La littérature wallonne sous l'Ancien Régime, par Jean Lechanteur.
      - La littérature en français, par Jean-Marie Klinkenberg.
      - La musique et les arts plastiques, par Jean-Patrick Duchesne.
   - Le siècle des forges ou la Wallonie dans le creuset belge (1794-1914), par Philippe Raxhon.
   - Un enfantement dans la douleur (1914-1950), par Francis Balace.
   - La Wallonie de la « Question royale » à nos jours (1950-2004), par Chantal Kesteloot.
   - Les arts et les lettres à l'époque moderne.
      - La littérature wallonne au XIXe siècle, par Jean Lechanteur.
      - La littérature wallonne au XXe siècle, par Jean Lechanteur.
      - La littérature en français, par Jean-Marie Klinkenberg.
      - Des arts plastiques au cinéma, par Jean-Patrick Duchesne.
   - Des défis pour le futur, par Bernadette Mérenne-Schoumaker.
   - Conclusion, par Bruno Demoulin et Jean-Louis Kupper.
   - Chronologie.
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 25972).

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