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MISE À JOUR DU
MARDI 1er AOÛT 2017

 

[ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE]. Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. N° 2 - Tome XV. Bruxelles, Hayez, 1848. In-8° débroché, [86 (pp. 45-130)] p., une planche hors texte, couverture défraîchie.
Table des matières :
   Classe des Sciences - Séance du 5 février 1848.
      - Correspondance.
         - Arrêté royal approuvant la nomination de M. Nyst comme membre. - Remerciements de M. Nyst.
         - Phénomènes périodiques. - Communication de différentes observations météorologiques, zoologiques, etc.
         - Lettre de M. de Martius, concernant les phénomènes périodiques.
         - Communication de M. Quetelet, au sujet des mêmes phénomènes.
         - Envoi à l'Académie d'un travail de M. le baron de Selys-Longchamps, intitulé : Observations sur les phénomènes périodiques du règne animal, et particulièrement sur les migrations des oiseaux en Belgique, de 1841 à 1846.
         - Lettre de M. Streignaert, au sujet d'un mémoire sur le défrichement.
         - Note sur le vol des oiseaux, par M. Jobard.
         - Lettre de M. Duran, demandant un rapport sur un ouvrage qu'il a adressé.
         - Note de M. Lubbock, sur la nature des étoiles filantes, etc., communiquée par M. Quetelet.
         - Renseignements sur un arc-en-ciel observé par M. Perrey.
      - Rapports.
         - Rapport de MM. Quetelet et Crahay, sur un mémoire de M. Plateau.
         - Rapports de MM. Stas, Dumont et De Vaux, sur l'emploi du grès des Écaussines.
         - Rapport de M. Du Bus, sur une note intitulée : Les Pigeons messagers.
      - Communications et lectures.
         - Sur le renversement apparent du signe électrique après la décharge des condensateurs, par M. Crahay.
         - Recherches sur les Polypes bryozoaires de la Mer du Nord ; par M. Van Beneden.
         - Note sur les zoospores des Algues olivacées, par M. Gustave Thuret.
   Classe des Lettres - Séance du 7 février 1848.
      - Correspondance.
         - Lettre de M. le baron de Crassier, au sujet des fouilles faites à Steenbosch.
         - Ouvrages manuscrits reçus par la classe.
         - Lettre de M. Hammer Purgstal, communiquée par M. Quetelet.
      - Correspondance.
         - Rapport de M. Bormans, sur un mémoire de M. le baron de Saint-Genois.
      - Communications et lectures.
         - Des projets de Philippe-Auguste, roi de France, pour la réunion de la Flandre à la couronne, par M. le chevalier Marchal.
         - Sur le sculpteur belge Gabriel de Grupello, par M. le baron de Reiffenberg.
         - Poésies par M. Weustenraad.
   Classe des Beaux-Arts - Séance du 4 février 1848.
      - Correspondance.
         - Dons offerts à la classe.
         - Demande d'un anonyme concernant les billets qui accompagnent les mémoires de concours.
         - Lettre de M. Demanet, au sujet du dernier concours d'architecture.
         - Lettre de remercîment de la part delà Société des gens de lettres.
         - Demande relative à la formation de la commission chargée de faire une collection des grands écrivains du pays.
        - Arrangements intérieurs relatifs aux budgets des dépenses de la classe.
      - Ouvrages présentés.

15 euros (code de commande : 25826 - vendu).

 

[ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE]. Compte rendu des séances de la Commission royale d'Histoire ou Recueil de ses Bulletins. Cinquième série. Tome septième - IIe bulletin. Bruxelles, Hayez, 1897. In-8° broché, [68 (pp. 71-138)] p.
Table des matières :
   - Correspondance.
   - Publications.
   - Rapport de M. Charles Piot, pour la publication des derniers volumes de l'ouvrage intitulé : Relations politiques des Pays-Bas et de l'Angleterre sous le règne de Philippe II ; par feu le baron Kervyn de Lettenhove.
   - Proposition concernant la publication du manuscrit vatican latin 3881 (par Alfred Cauchie).
   - Communication et lecture :
      - Le Capitulaire de Servais et les origines du comté de Flandre (par Léon Vanderkindere).

25 euros (code de commande : 25827).

 

Albums de Croÿ. Tome VI : Comté de Hainaut III. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 277 p., illustrations en noir et en couleurs dont 98 planches à pleine page, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La prévôté de Mons (fin XVIe-début XVIIe siècle), par Christiane Piérard.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Gérard Bavay, Christiane Piérard, Christiane Van den Bergen-Pantens : 1. Page de titre annonçant le contenu du volume originel - 2. Armes des villes de Mons, Valenciennes et Ath - 3. Armes de la ville de Mons - 4. Page de titre annonçant la prévôté de Mons - 5. Page de titre annonçant les villages de la prévôté de Mons - 6. Hornu - 7. Louvignies et Chaussée-Notre-Dame - 8. Ihy, à Havay - 9. Lens - 10. Cambron-Saint-Vincent - 11. Havré - 12. Dour - 13. Neufmaison - 14. Sirault - 15. Ghislage-sous-Havré - 16. Erbisœul - 17. Neufvilles - 18. Montignies-lez-Lens - 19. Masnuy-Saint-Pierre - 20. Masnuy-Saint-Jean - 21. Saint-Symphorien - 22. Harveng - 23. Jurbise - 24. Erbaut - 25. Hautrage - 26. Villerot - 27. Saint-Antoine en Barbefosse, à Havré - 28. La Requête, à Casteau et à Thieusies - 29. Casteau - 30. Montrœul-sur-Haine - 31. Maisières - 32. Nimy - 33. La Saisinne, à Thieusies - 34. Thieusies - 35. Fayt-le-Franc - 36. Marchipont - 37. Onnezies - 38. Montignies-sur-Roc - 39. Ghlin - 40. Wihéries - 41. Bougnies - 42. Havay - 43. Autreppe - 44. Angreau - 45. Noirchain - 46. Frameries - 47. Nouvelles - 48. Asquillies - 49. Genly - 50. Boussu - 51. Wasmes - 52. Warquignies - 53. Quiévrain - 54. Hensies - 55. Baisieux - 56. La Farvaque, à Ciply - 57. Horrues - 58. Élouges - 59. Athis - 60. Erquennes - 61. Audregnies - 62. Angre - 63. Blaregnies - 64. Gœgnies-Chaussée - 65. Blaugies - 66. Ciply - 67. Eugies - 68. Quévy-le-Grand et Quévy-le-Petit - 69. Spiennes - 70. Harmignies - 71. Hyon - 72. Mesvin - 73. Jemappes - 74. Cuesmes - 75. Quaregnon - 76. Baudour - 77. Thulin - 78. Hainin - 79. Aulnois - 80. Thivencelle - 81. Crespin - 82. Saint-Aybert - 83. Harchies - 84. Le Préau, à Harchies - 85. Pommerœul, à Ville-Pommerœul - 86. Ville, à Ville-Pommerœul - 87. Stambruges - 88. Grandglise - 89. Sars-la-Bruyère - 90. Herchies - 91. Roisin - 92. Meaurain - 93. Saint-Denis - 94. Obourg - 95. Wasmuel - 96. Page de titre annonçant la fin de la prévôté de Mons - 97. Page de titre annonçant la prévôté de Soignies - 98. Armes de la ville de Soignies - 99. Horrues - 100. Chaussée-Notre-Dame - Annexes : 101. Château de Boussu - 102. Château de Boussu - 103. Château de Boussu - 104. Château de Boussu.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 25860).

 

[ANGRE]. Commune d'Angre. Kermesse des 25, 26 & 27 août 1929. Affiche polychrome imprimée chez Willemart, à Wihéries (597 x 845 mm.), pli vertical et quelques petites déchirures (sans pertes) dans les marges.

60 euros (code de commande : 25868).

 

Annales de l'Académie d'Archéologie de Belgique. XXVII. 2e Série - Tome VI - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Buschmann, 1870. Quatre livraisons en 3 volumes in-8° brochés, 934 p., planches hors texte dont certaines à déplier, dos du troisième volume cassé.
Table des matières :
   - Troubles de Bruxelles. - L'avocat Vander Meulen et les doyens des métiers traduits devant le conseil de Brabant. - Mémoire historique, par L. Galesloot.
   - Opérations militaires dont les rives du bas Escaut furent le théâtre depuis 1484 jusqu'à nos jours, et ouvrages de défense qui y furent établis, par Louis Dusart.
   - Relation du siège de Marchiennes, écrite par un assiégé, 24-30 juillet 1712, avec une introduction par Émile Varenbergh.
   - Institutions de bienfaisance, hospices, hôpitaux et orphelinats. Fondations particulières créées à Anvers jusqu'à la fin du XVIIe siècle, par Louis Torfs.
   - Sur la topographie de la Ménapie à l'époque de Jules-César, par P.-C. Vander Elst.
   - Monnaies romaines trouvées à Elewyt (Brabant), par Camille Van Dessel.
   - Sources de l'intrusion de fables grecques et romaines dans l'histoire des anciens Belges, par P.-C. Vander Elst.
   - Retable de l'ancienne corporation des tanneurs dans l'église paroissiale de Sainte-Waudru à Herenthals, par P.-D. Kuyl.
   - Documents concernant les possessions du chapitre de Sainte-Waudru de Mons, à Herenthals. Communication de Léopold Devillers.
   - Miniature du XVe siècle, par J. Gielen.
   - Kloosterwezen in Antwerwen, par Louis Torfs.
   - Intaille en jaspe trouvée à Liberchies (Hainaut), par H. Schuermans.
   - La bourgade belgo-romaine à Elewyt (Brabant), par Camille Van Dessel.
   - Quelques villes secondaires de la province d'Anvers, par Louis Torfs.
   - Urna litlerata trouvée à Tongres, par Ch.-M.-T. Thys.
   - Le tombeau de Christian III, roi de Danemark, dans la cathédrale de Roeskilde, et celui de Gustave Wasa à Upsala, par A. Galesloot.
   - Les retables de Strengnäs (Suède), par Herman Odelberg.
   - Correspondance du marquis de Ferriol, ambassadeur de Louis XIV à Constantinople, par Émile Varenbergh.
   - Inscription de l'âge du bronze, par F. Daury.
   - Le monastère de Steneland. - Étude sur le nom actuel des communes où ce monastère et ses nombreux domaines étaient situés, par Louis Cousin.

L'ensemble : 50 euros (code de commande : 25832 - vendu).

 

[AUSCHWITZ-BIRKENAU]. Des voix sous la cendre. Manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau. Paris, Calmann-Lévy, 2005. In-8° collé, 442 p., tableaux, illustrations, (collection « Mémorial de la Shoah »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Entre 1942 et novembre 1944, l'Allemagne nazie assassine dans les chambres à gaz d'Auschwitz -Birkenau plus d'un million de personnes, des Juifs européens dans leur immense majorité. Un Sonderkommando (unité spéciale), constitué de détenus juifs qui se relaient jour et nuit, est contraint d'extraire les cadavres des chambres à gaz, de les brûler dans les crématoires et de disperser les cendres.
   Quelques hommes ont transcrit ces ténèbres et ont enfoui leurs manuscrits dans le sol de Birkenau. Cinq de ces textes ont été retrouvés après la guerre. Aucun de leurs auteurs n'a survécu, les équipes étant liquidées et remplacées à intervalles réguliers. Ce sont trois de ces manuscrits, dans une nouvelle traduction du yiddish pour partie inédite en français, qui sont présentés ici. La terreur, qui est la règle à Birkenau, est la toile de fond de cette histoire. C'est d'elle dont parlent tous les manuscrits retrouvés. Du silence, de l'absence d'évasion, de ce monde à l'envers où le meurtre est devenu la norme et l'impératif moral d'un peuple saisi d'une angoisse obsidionale.
   S'y ajoutent les dépositions lors du procès de Cracovie en 1946, de trois rescapés des Sonderkommandos, témoignages qui confirment, entre autres, l'intensité du massacre des Juifs de Hongrie au printemps 1944, les documents d'histoire, les photos de déportations, les archives allemandes. Témoignages qui racontent la panique de la chambre à gaz, des victimes mortes asphyxiées, piétinées avant même que n'opère le gaz, dans des scènes à proprement parler inimaginables. Mais qui évoquent aussi la jouissance prise à humilier et à martyriser autrui, le sadisme sans limites, puisque tout était permis contre un peuple placé hors humanité.

13 euros (code de commande : 25837 - vendu).

 

L'Aventure de la Réforme. Le monde de Jean Calvin. Sous la direction de Pierre Chaunu. Paris, Hermé - Desclée de Brouwer, 1986. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 295 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Pierre Chaunu.
   - Introduction. Savoir la mort. Une parole confiée à Abraham, par Pierre Chaunu.
   Première partie. L'aube de la modernité.
      - Un long exode, par Pierre Chaunu.
      - La Chrétienté latine : une société, des hommes, des États, par Jean-François Bergier.
      - Le climat de l'avant-Réforme, par Pierre Chaunu.
   Deuxième partie. La déchirure.
      - De l'humanisme aux réformes, par Guy Bedouelle.
      - Luther et l'Europe, par Marc Lienhard.
      - Zwingli, par Jacques Courvoisier.
      - Calvin, par Alexandre Ganoczy.
      - L'établissement de la Réforme en Europe, par Pierre Chaunu.
      - L'établissement de la Réforme en Suisse, par Jacques Courvoisier.
   Troisième partie. La chrétienté éclatée.
      - L'Italie et l'Espagne. Diffusion, échec et survivance des convictions réformatrices, par Manfred Welti et Carlos Gilly.
      - Échec français ou héritage spirituel, par Georges Livet.
      - L'établissement allemand et nordique (1530-1620), par Bernard Vogler.
      - La réussite rhénane, par Georges Livet.
      - L'Angleterre, la « via média », par Robert Kingdon.
      - La dissidence puritaine, par Robert Kingdon.
      - L'Europe de l'Est et du Nord, par Jean Bérenger.
      - L'orthodoxie protestante, par Olivier Fatio.
   Quatrième partie. Une autre voie.
      - La Réforme au quotidien, par William Monter.
      - Hommes et idées en marge de l'histoire, par Hans Guggisberg.
      - La montée des enseignants, par Gabriel Mützenberg.
      - Le concile de Trente et la Réforme catholique, par Rémi Taveneaux.
      - Le destin de la Réforme, par Pierre Chaunu.
   - Bibliographie.
   - Index.

25 euros (code de commande : 25824 - vendu).

 

BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers ou Le gouvernement anglais dévoilé. Par Bertrand Barère. Tomes I, II et III (complet). S.l., s.n., [1798]. [Imprimé en France. / Ventôse, an VI de la république.] Trois volumes petits in-4° plein veau d'époque, dos lisses (reliure frottées, manques aux coiffes des tomes I et II, coins émoussés), t. I : LXIII, [1 bl.], 314, [10 (table)] p., une grande carte à déplier, t. II : 319, [1 bl.], [7 (table)], [1 bl.] p., t. III : 408, [1], [1 bl.], [9 (table)], [1 bl.] p., rare.
Avertissement de l'auteur :
   Je m'honore d'avoir attaqué en France, avec une constante vigueur, la politique et les crimes du gouvernement Anglais.
   Le premier, je l'ai dénoncé du haut de la tribune nationale, à la république, dont il troubloit par systême la paix et la sûreté ; à l'Europe, dont il violoit avec impunité la loi générale ; à l'humanité, dont il attaquoit avec barbarie tous les droits ; aux gouvernemens, dont-il corrompoit la morale par la vénalité ; à tous les peuples, dont il détruisoit par la force et l'adresse, les libertés civile et politique, et dont il usurpoit toutes les facultés maritimes, commerciales et industrielles.
   Que m'importe d'avoir été assassiné moralement et politiquement par les écrivains et les agens stipendiés au milieu de nous, par cet atroce gouvernement Anglais ? Ils ne manqueront pas sans doute de continuer leurs intrigues, leurs manœuvres, leur corruption, leurs calomnies, auprès de l'autorité nationale, autour de l'opinion publique, en irritant contre moi les passions les plus viles du cœur de l'homme, en rappelant les funestes époques de ma proscription, en renouvellant en France le même systême de persécution et d'assassinat, contre les amis courageux de la liberté. Cette affreuse tactique est connue.
   Mais l'amour de la patrie m'élève au-dessus de toute crainte personnelle. Je redouterais bien plus de laisser échaper une occasion si belle de défendre la république en déroulant l'horrible tableau des forfaits inouïs du gouvernement britannique.
   A ce souvenir, j'ai repris la plume avec laquelle j'avois buriné, l'an deux, les premiers crimes de ce gouvernement contre la France et la liberté. J'ai cru, au moment où l'immortel Bonaparte va se mettre à la tête de l'armée d'Angleterre, et comme un nouveau Scipion, soumettre une autre Carthage, devoir concourir avec les écrivains patriotes, avec les représentans du peuple et les premiers magistrats de la république, à nationaliser de plus fort l'indignation et la haine contre ce gouvernement corrupteur et perfide. Puissent mes faibles efforts faire passer, dans nos bataillons vainqueurs, cette aversion vigoureuse de la tyrannie, anglaise, qui enflamme les courages et présage les succès ! Le gouvernement de Londres est mille fois plus coupable encore que le gouvernement de Venise, que ces braves républicains ont anéanti.
   Le plan de cet ouvrage est simple.
   J'y développe d'abord quelques idées sur la puissance maritime en général, pour démontrer ensuite avec plus de force tous les dangers de la puissance maritime insulaire ; ce qui forme la matière des deux premiers livres.
   Je cherche à prouver, dans le troisième livre, que le gouvernement anglais, dans ses rapports extérieurs, est une puissance contre nature, colossale et toute artificielle. Je n'ai pas besoin de parler des vices de sa constitution intérieure ; l'opinion sage des hommes libres de l'Angleterre l'a jugée ; il faut respecter les tombeaux.
   Quoiqu'on parle peu en Europe du droit naturel, relativement à l'état actuel des choses humaines et des gouvernemens, la république française qui a rétabli ce droit, base de sa constitution, m'impose l'obligation de prouver, dans le quatrième livre, que le gouvernement Anglais est destructif du droit naturel et du droit des gens.
   Le cinquième, est destiné à démontrer que ce gouvernement est incompatible avec l'intérêt, la sûreté et la paix des autres nations.
   Dans le sixième, je dirai qu'il ne peut s'accorder avec l'état des lumières, de civilisation, de philosophie et de révolution politique qu'à subi l'Europe.
   Il ne sera pas difficile de soutenir, dans le septième livre, que le gouvernement anglais ne peut co-exister avec la république française.
   Je développerai en finissant, la nécessité d'affranchir les mers, de proclamer une déclaration du droit des gens et des droits maritimes de toutes les nations.
   Les résultats de ce grand Acte de navigation générale sont faciles à saisir. Je ne ferai pas l'injure à mes lecteurs de les développer.
À propos de la publication de cet ouvrage :
   Il n'est pas question ici de revenir sur la riche carrière politique de Barère ; notons seulement que, le 1er septembre 1794, il fut appelé, lors de son renouvellement, à siéger au Comité de salut public. Le 22 mars 1795, la Convention qui avait ouvert une série d'enquêtes visant à établir les responsabilités de la Terreur, mit Barère en accusation qui, au terme d'un procès tumultueux, fut condamné à la déportation à Cayenne. Il y échappa en s'évadant et en se cachant à Bordeaux. Exclu de l'amnistie prononcée en 1795 à l'occasion de la transition entre la Convention et le Directoire, il publia, trois ans plus tard et à ses frais – et en devant se résigner à vendre une propriété dans les environs de Tarbes pour honorer la facture de l'imprimeur – l'ouvrage présenté ici dans lequel il soutenait l'option d'un blocus continental de l'Angleterre. C'est seulement à la fin de l'année 1799 qu'il fut amnistié par Bonaparte.
   En avril 1839, Bertrand Barère confia le manuscrit de son ouvrage à la bibliothèque de la ville de Tarbes. La notice descriptive précise qu'au recto du feuillet de garde initial, on lit : [...] « Je composai cet ouvrage pendant que, m'étant soustrait à la déportation arbitrairement prononcée contre moi, le 12 germinal an III (avril 1795), par les tyrans thermidoriens, d'après le conseil de Syez, j'étais caché à Bordeaux, chez M. Jacques Forcade, négotiant, qui me donna courageusement, pendant cinq années l'hospitalité gratuite chez lui, à ses périls et risques, dans cette époque de réaction, portée jusqu'à la férocité. J'étais obligé d'écrire le jour mes pensées sur des feuilles volantes et de les cacher chaque soir, crainte d'être surpris par la police du Directoire exécutif. C'est sur ces feuilles éparses que la Liberté des mers fut imprimée à Bordeaux. Et j'ai conservé et fait relier ces feuilles, pour attester à l'avenir combien il est difficile de s'occuper du bien de son pays. (Signé) B. Barère de Vieuzac. »

Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).

 

BARRAU (Jacques) — Les hommes et leurs aliments. Esquisse d'une histoire écologique et ethnologique de l'alimentation humaine. Paris, Messidor - Temps Actuels, 1983. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée (petites déchirures et pliures sans perte) d'éditeur, 378 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Lieu privilégié des relations entre les hommes et le reste du monde vivant, végétal et animal, l'alimentation humaine doit être envisagée au double point de vue de l'écologie et de l'ethnologie. La dimension biologique et écologique de cette alimentation ne saurait en effet éclipser l'importance de ses aspects sociaux, économiques et idéologiques, les hommes se nourrissant autant d'aliments végétaux et animaux que d'imaginaire !
   Envisager l'histoire de l'alimentation humaine conduit donc et nécessairement à prendre en compte à la fois le biologique et le social, leurs transformations et leurs interactions, dans l'histoire des sociétés humaines. Ces dernières se sont ajustées de façons les plus diverses aux contraintes vivrières auxquelles elles ont dû faire face depuis les temps anciens de la cueillette et de la chasse jusqu'aux réussites et méfaits de l'agronomie moderne. C'est d'ailleurs en maîtrisant ainsi, au moins en partie, la nature nourricière que ces sociétés et les hommes qui les composent se sont faits eux-mêmes.
   Cette alimentation humaine a été et est encore le théâtre de constantes transformations dont il faut aussi rendre compte pour comprendre les problèmes alimentaires et gastronomiques de l'heure.
   C'est le propos de l'ouvrage de Jacques Barrau, les Hommes et leurs aliments, conçu comme une esquisse d'une histoire écologique et ethnologique de cette alimentation humaine.
   Après avoir brossé à grands traits les aspects écologiques de celle-ci, l'auteur insiste sur l'importance de la « révolution culinaire » dans l'histoire de l'humanité, « révolution » ayant précédé, et de loin, celle de la domestication des plantes et des bêtes nourricières. Cette domestication fait d'ailleurs de sa part l'objet d'une discussion quant à ses processus et ses effets.
   Puis Jacques Barrau envisage tour à tour l'histoire de diverses catégories d'aliments végétaux et animaux, leurs avatars et leurs voyages.
   Après s'être interrogé sur les idées que les hommes se font de leurs aliments et sur les comportements que cela entraîne, l'auteur considère, à la lumière de l'actuelle économie alimentaire du globe, la grave question de l'« arme alimentaire », moyen de conquête et de domination dans un monde en crise.
   Il s'interroge enfin sur les perspectives biologiques, sociales et culturelles de notre alimentation avec ses alternatives de « grande bouffe » et de « fast food », d'opulence, de famine, de désarroi alimentaire et d'émergence de nouvelles gastronomies...
   Les Hommes et leurs aliments de Jacques Barrau est un essai voulant inciter le lecteur à réfléchir sur l'importance qu'a eu et continue d'avoir l'alimentation dans l'histoire de l'humanité, des rapports entre les hommes, des rapports entre ces hommes et la nature dont ils font partie.

25 euros (code de commande : 25838).

 

La Belgique espagnole et la principauté de Liège 1585-1715. I. La politique. II. La culture et le cadre de vie. Bruxelles, Dexia - La Renaissance du Livre, 2006. Deux volumes In-4° sous reliure, jaquette et étui illustrés d'éditeur, 295 et 445 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Stefaan De Craene.
   - Les Pays-Bas au seuil du XVIIe siècle : l'héritage du passé, par Herman Van der Wee.
   Volume I.
   Première partie. La politique
      1. Guerre et paix.
         1.1. Le destin des Pays-Bas espagnols.
            1.1.1. Réintégration dans la monarchie espagnole, 1584-1598, par Jonathan Israël.
            1.1.2. L'ère des Archiducs (1598-1621), par Jonathan Israël.
            1.1.3. La monarchie espagnole entre le marteau et l'enclume (1621-1648), par Jonathan Israël.
            1.1.4. L'affaiblissement de l'emprise espagnole sur les Pays-Bas méridionaux (1648-1668), par Jonathan Israël.
            1.1.5. La France, la coalition antifrançaise et les Pays-Bas espagnols à la fin du XVIIe siècle (1668-1702), par Jonathan Israël.
            1.1.6. La fin de la souveraineté espagnole, 1702-1715, par Reginald De Schryver.
         1.2. Affaires militaires et navales, par Geoffrey Parker.
            1.2.1. Poner una pica en Flandes.
            1.2.2 Le recrutement.
            1.2.3. Le combat.
            1.2.4. Castra Dei.
            1.2.5. La désobéissance.
               - Envois de fonds en provenance d'Espagne (1660-1700), par Étienne Rooms.
            1.2.6. La route de Rocroi.
            1.2.7. No hay mas Flandes.
         1.3. Les séquelles de la guerre, par Myron P. Gutmann.
            - Contributions de guerre, par Étienne Rooms.
            1.3.1. Les effets immédiats de la guerre.
            1.3.2. Séquelles de la guerre à long terme.
            1.3.3. Évolution de l'evironnement économique et social.
         1.4. Le siècle de malheur ?, par Denis Morsa.
            1.4.1. La population.
               - La population dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
            1.4.2. Le climat.
            1.4.3. La production agricole.
            1.4.4. L'industrie.
            1.4.5. Commerce et transport.
                - L'été indien d'Anvers, par Karel Degryse.
            1.4.6. La politique économique.
            1.4.7. La fiscalité.
            1.4.8. Les prix.
            1.4.9. Les monts-de-piété.
            1.4.10. Le revenu per capita.
            1.4.11. Conclusion.
      2. Participation politique.
         2.1. Le renforcement du pouvoir princier.
            2.1.1. Déchirement et scission des Pays-Bas, 1577-1621, par Hugo De Schepper.
            2.1.2. Le régime espagnol à Bruxelles après 1621, par RenéVermeir.
            2.1.3. Tentatives de réformes à la fin du régime espagnol, par Reginald De Schryver.
         2.2. Un État fédéral, par Karin Van Honacker.
            2.2.1. Prologue : troubles à Bruxelles.
            2.2.2. La « représentation du peuple » : des états généraux aux pouvoirs locaux.
            2.2.3. Les compétences des États et leurs relations avec les autorités publiques : des cessions réciproques.
            2.2.4 Les députés et leurs bases : qui représente qui ?
               - Villages et seigneuries, par Bruno Dumont.
            2.2.5. La procédure de vote aux États : le long cheminement de la « pétition » à l'« acceptation absolue ».
            2.2.6. Autonomie financière des États : davantage d'argent, davantage de pouvoir.
            2.2.7. Les pouvoirs locaux : la culture politique des élites urbaines.
               - Composition de l'administration de la ville de Bruxelles, par Karin Van Honacker.
            2.2.8. Épilogue. Particularisme régional et autonomie locale face à l'Etat central : fédéralisme ou « consociationalisme » ?
         2.3. Le loyalisme des Pays-Bas espagnols, par Robert Muchembled.
      3. L'activité gouvernementale.
         3.1. Les finances publiques, par Herman Coppens.
            3.1.1. La contribution espagnole à l'effort de guerre aux Pays-Bas.
            3.1.2. Les revenus propres du gouvernement des Pays-Bas espagnols.
               - Les droits seigneuriaux et la dîme, par Bruno Dumont.
         3.2. Dans le maelström du mercantilisme, par Jan Materné.
         3.3. L'assistance et la santé, par Claude Bruneel.
         3.4. Droit, jurisprudence et maintien de l'ordre, par Fernand Vanhemelryck.
            3.4.1. Le sources du droit.
            3.4.2. L'organisation judiciaire et la jurisprudence.
            3.4.3. Les officiers de justice.
            3.4.4. Droit et jurisprudence.
      4. Les affaires publiques dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
         4.1. La crosse et l'épée.
         4.2. Le pays.
         4.3. Tentatives d'hégémonies étrangères.
            4.3.1. Tercios, marchandises, capitaux et foi religieuse.
            4.3.2. Au bord de la guerre civile.
            4.3.3. Les armes du pouvoir : citadelle et clientélisme.
            4.3.4. Une neutralité à éclipses.
         4.4. Vers un diagnostic.
   Volume II.
   Deuxième partie. La culture.
      5. L'Église et son influence, par Michel Cloet.
         5.1. Hiérarchie et clergé.
            5.1.1. L'épiscopat.
            5.1.2. Le clergé diocésain.
            5.1.3. La vie monacale.
         5.2. La communauté paroissiale.
            5.2.1. L'église au milieu du village.
            5.2.2. Les dimanches et jours fériés.
            5.2.3. Les sacrements et les saisons de la vie.
            5.2.4. La piété populaire.
         5.3. Le prix de la seule véritable foi.
            5.3.1. Pas de place pour les protestants.
            5.3.2. Le testimonium vitae : rêve et réalité.
            5.3.3. Le tribunal ecclésiastique.
         5.4. L'Église « belge » et les pays étrangers.
            5.4.1. Les Pays-Bas espagnols, terre d'asile pour les catholiques irlandais, écossais et anglais.
            5.4.2. La Mission hollandaise.
            5.4.3. La mission d'outre-mer.
         5.5. Conclusion.
            La Contre-Réforme dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
      6. L'enseignement.
         6.1. L'enseignement primaire et secondaire, par Eddy Put.
            6.1.1. Les petites écoles.
            6.1.2. Les écoles latines.
            6.1.3. Les écoles françaises.
            6.1.4. Conclusion générale.
         6.2. L'enseignement supérieur, par Hilde De Ridder-Symoens.
            6.2.1. Les universités.
            6.2.2. Les établissements non universitaires.
            6.2.3. Conclusion.
      7. La vie intellectuelle.
         7.1. L'emploi des langues, par Paul Janssens.
         7.2. Imprimeurs et lecteurs.
            7.2.1. Les éditions populaires, par Marc Jacobs et Johan Verberckmoes.
            7.2.2. Les gazettes, par Paul Janssens.
            7.2.3. Le réseau des librairies Moretus à Anvers, par Jan Materné.
            7.2.4. Les bibliothèques, par Pierre Delsaerdt.
         7.3. Les intellectuels, par Jan Roegiers.
            7.3.1. Un milieu intellectuel : l'université.
            7.3.2. Collèges, couvents, abbayes et chapitres.
            7.3.3. Imprimeurs, éditeurs et facteurs d'instruments.
            7.3.4. Des génies solitaires ?
            7.3.5. Les grandes controverses.
            7.3.6. Froidmont et Galilée.
            7.3.7. Rencontre avec Descartes.
            7.3.8. L'origine du jansénisme.
            7.3.9. Cornélius Jansenius.
            7.3.10. Les premières condamnations du jansénisme.
            7.3.11. La fin de la résistance janséniste.
            7.3.12. L'intégration du cartésianisme et de l'héliocentrisme.
            7.3.13. Conclusion.
               - La vie intellectuelle dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
      8. La production artistique et le marché de l'art, par Arnout Balis.
         8.1. L'après 1585.
         8.2. La production artistique et la Contre-Réforme.
         8.3. La cour comme promoteur des arts.
         8.4. Collections nobles et bourgeoises.
         8.5. Le marché de l'art.
         8.6. Les centres de production : Anvers, Bruxelles, Malines, Gand et Bruges, Namur, Autres villes.
         8.7. Quantité et qualité.
            - La musique, par Étienne Hélin.
            - La production artistique dans la principauté de Liège, par Arnout Balis et Étienne Hélin.
   Troisième partie. Le cadre de vie.
      9. Paysage et environnement.
         9.1. Les villes, par Raymond van Uytven.
            9.1.1. Le réseau urbain.
            9.1.2. Les moyens de communication.
            9.1.3. Changements au niveau social.
            9.1.4. L'urbanisme.
            9.1.5. Équilibres politiques.
         9.2. Le monde rural.
            9.2.1. Avertissement, par Claire Billen.
            9.2.2. La superficie agricole en Flandre, par Antoon Verhoeven.
            9.2.3. L'agriculture en Flandre et en Brabant, par Frank Daelemans.
            9.2.4. Les campagnes wallonnes, par Claire Billen.
               - Paysage et milieu dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
      10. Le statut et la considération sociale.
         10.1. Les inégalités juridiques, par Claude Bruneel et Paul Janssens.
         10.2. La société rurale, par Bruno Dumont.
            - Maisons et jardins de plaisance, par Chris De Maegd.
         10.3. La population urbaine, par Karel Degryse.
            10.3.1. Les élites.
            10.3.2. Les classes moyennes.
            10.3.3. Les pauvres.
               - Maîtres tailleurs et fripiers, par Harald Deceulaer.
               - Statut et apparence dans la principauté de Liège, par Étienne Hélin.
      11. La vie quotidienne.
         11.1. Les âges de la vie, par Claude Bruneel.
         11.2. Rythmes de l'existence et sociabilité, par Robert Muchembled.
            11.2.1. La roue du temps.
            11.2.2. Surveillance des dimanches et des fêtes.
            11.2.3. Le royaume de la nuit.
            11.2.4. Une sociabilité populaire intense.
            11.2.5. Sociabilité féminine et royaumes de jeunesse.
            11.2.6. La taverne, pôle de sociabilité.
         11.3. L'habitat, par Robert Muchembled.
            11.3.1. Des maisons.
            11.3.2. Vers plus d'intimité ?
            11.3.3. Du terne au brillant : trames d'existence.
            11.3.4. Pénurie, confort, luxe.
         11.4. La nourriture, par Robert Muchembled.
            11.4.1. Se nourrir pour vivre.
            11.4.2. Le pain quotidien.
            11.4.3. Le vin et la bière, eaux-de-vie.
            11.4.4. Les saveurs de l'existence : épices et nouveautés.
            11.4.5. Rêves populaires, du brandevin à la pipe.
         11.5. L'habillement, par Robert Muchembled.
            11.5.1. Vêtements populaires.
            11.5.2. Le terne, l'usé, le sombre à Douai.
            11.5.3. De la mode espagnole à la mode française.
            11.5.4. La diffusion de la mode française, par Harald Deceulaer.
            11.5.5. L'accueil de la nouvelle mode, par Harald Deceulaer.
   - Bibliographie.
   - Index des noms propres.

L'ensemble : 80 euros (code de commande : 25835 - vendu).

 

[BERNARD DE CLAIRVAUX]. AUBÉ (Pierre) — Saint Bernard de Clairvaux. Paris, Le Grand Livre du Mois, 2003. In-8° sous reliure souple, 735 p., un portrait, un plan, index.
En quatrième de couverture :
   Mort il y a tout juste 850 ans, Bernard de Clairvaux (1091-1153) est de ces personnages à ce point complexes qu'ils en deviennent paralysants. Y compris pour les historiens.
   Issu d'une famille de l'aristocratie, premier abbé de Clairvaux, il est, d'abord, la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces « moines blancs » qui ont rénové en profondeur – et durablement – la vie religieuse de l'Occident médiéval. Encore fallait-il jauger le poids réel d'un génie aux facettes innombrables en le replaçant au cœur d'un siècle lui aussi complexe qui aura connu un schisme dévastateur et des mutations qui touchent à tous les aspects de la vie de l'Orient et de l'Occident. Celui qui s'est dit « la chimère de son siècle » a initié une croisade et théorisé la « guerre sainte », a mis la main à tout ce qui a pu agiter la vie religieuse, politique, intellectuelle ou artistique d'un moment de l'Histoire entre tous fécond. Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage – pas toujours à bon escient l'« affaire Abélard » en est une illustration caricaturale –, Bernard de Clairvaux est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés. Un demi-siècle et plus de savantes recherches bernardines intenses permettent d'évaluer à nouveaux frais la personnalité la plus charismatique et la plus controversée du premier XIIe siècle, tout comme l'exacte nature des impulsions d'un homme tout entier féodal qui, souvent hors du cloître, a pesé sur son temps davantage que quiconque. Connaisseur sans pareil du XIIe siècle et écrivain de grande race, Pierre Aubé relève avec panache un défi difficile et comble brillamment une lacune dans la galerie des portraits du Moyen Âge européen.

15 euros (code de commande : 25829 - vendu).

 

BRETON (André)Lettres à Aube. 1938-1966. Présentées et éditées par Jean-Michel Goutier. Paris, Gallimard, 2009. Grand in-8° broché, 174 p., illustrations en couleurs, bande d'annonce, très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Que ce soit dans sa correspondance ou dans ses essais, l'imbrication de la vie et de l'œuvre d'André Breton est étroite, nous sommes toujours dans sa maison de verre. « Le merveilleux quotidien » du poète ne cesse de s'y constituer, comme le montrent ces très belles lettres à sa fille : le surréalisme, la préparation d'une nouvelle revue ou d'une exposition, les dessins de la main de l'auteur, l'affaire de la grotte de Cabrerets, les réactions indignées à la nouvelle de l'alunissage de la sonde soviétique en septembre 1959...
   Pour la première fois, grâce à l'autorisation d'Aube Breton, qui a souhaité rendre publique cette correspondance (tout en respectant la clause particulière du testament de son père), nous avons accès à des pans méconnus de la vie de Breton, qui ne pourront que combler ses lecteurs inconditionnels et éveiller la curiosité des autres.

15 euros (code de commande : 25852 - vendu).

 

Bruges et l'Europe. Sous la direction de Valentin Vermeersch. Anvers, Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui illustrés d'éditeur, 439 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Fernand Bourdon.
   - Préface, par Fernand Traen.
   - Introduction. Bruges, ville européenne en Flandre, par Valentin Vermeersch.
   - Bruges, port européen, par Marc Ryckaert.
   - Bruges, centre commercial européen, par Wim Blockmans.
   - Argent et crédit : Bruges, centre financier, par Erik Aerts.
   - Bruges et les Pays-Bas septentrionaux, par Noël Geirnaert.
   - Bruges et l'Allemagne, par Werner Paravicini.
   - Bruges et les îles Britanniques, par Patricia Carson.
   - Bruges et la Scandinavie, par Jan Parmentier.
   - Bruges et la péninsule Ibérique, par André Vandewalle.
   - Bruges et l'Italie, par André Vandewalle et Noël Geirnaert.
   - Bruges et la France, par Wim Blockmans.
   - Bruges et la vie intellectuelle de l'Europe au Moyen Âge, par Noël Geirnaert.
   - Bruges et l'humanisme européen, par Maximiliaan Martens.
   - Bruges et la vie musicale européenne, par Ignace Bossuyt.
   - Bruges et le livre en Europe, par Willy Le Loup.
   - La sculpture et les arts décoratifs brugeois en Europe, par Stéphane Vandenberghe.
   - Bruges et les Primitifs flamands en Europe, par Dirk De Vos.
   - La peinture brugeoise et l'Europe, du maniérisme au symbolisme, par Dominique Marechal.
   - Bruges, carrefour culturel dans l'Europe du XIXe siècle, par Lori Van Biervliet.
   - Bruges dans l'Europe nouvelle, par Sylvain Loccufier.
   - Postface, par Frans Verleyen.
   - Bibliographie.
   - Index.

45 euros (code de commande : 25834 - vendu).

 

BRUGGEMAN (Jean) — Nos moulins. Flandres - Hainaut - Cambrésis. Illustré par 65 dessins à la plume de l'auteur et d'une suite de 36 hors-texte. [Lille], Actica, 1971. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, XXVI, 70 p., illustrations, 36 planches volantes hors texte, exemplaire en bel état.
Table :
   - Introduction.
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Carte.
   - Moulin du Château à Cassel.
   - Moulin des Huttes à Gravelines.
   - Moulin Loquet à Gravelines.
   - Moulin Mormentyn à Looberghe.
   - Moulin Meesemacker à Looberghe.
   - Moulin de l'Hostine à Looberghe.
   - Moulin de la Montagne à Watten.
   - Moulin Delabaere à Pitgam.
   - Moulin Delabaere à Hondschoote.
   - Noord Meulen à Hondschoote.
   - Zuid Meulen à Hondschoote.
   - Moulin du Rhin aux Moëres.
   - Moulin du Gange aux Moëres.
   - Moulin du Danube aux Moëres.
   - Moulin de la Briarde à Wormhoudt.
   - Moulin de Broxeele.
   - Moulin Liévin à Volcherinckhove
   - Drievenmeulen à Steenvoorde.
   - Noord Meulen à Steenvoorde.
   - Hofland Meulen à Houtkerque.
   - Moulin Saint-Arnould à Terdeghem.
   - Ondank Meulen à Boeschèpe.
   - Moulin Saint-Joseph à Caëstre.
   - Moulin d'Halluin.
   - Moulin de la Rosière à Mérignies.
   - Moulin du Nouveau-Monde à Lys-lez-Lannoy.
   - Moulin de Leers.
   - Moulin d'Houplin-Ancoisne.
   - Moulin de Noyelles-les-Seclin.
   - Moulin Wattrelot à Camphin-en-Carembault.
   - Moulin de Vertain à Templeuve.
   - Moulin Blanc à Orchies.
   - Moulin Blanc à Auberchicourt.
   - Moulin Blanc à Somain.
   - Moulin de Briques à Marchiennes.
   - Moulin Blanc à Saint-Amand-les-Eaux.
   - Moulin de la Cretelliere à Flines-les-Mortagne.
   - Moulin de Briques à Bruille-Saint-Amand.
   - Moulin de Cataine à Hasnon.
   - Moulin du Rieu-de-Condé à Hergnies.
   - Moulin du Vent de Bise à Nivelles.
   - Moulin Lequimme à Aubry.
   - Moulin Delobel à Marly.
   - Moulin de Préseau.
   - Moulin d'Hélesmes.
   - Moulin de Pierres à Avesnes-le-Sec.
   - Moulin Gibelot à Houdain.
   - Moulin Richard à Houdain.
   - Moulin Tablette à Maubeuge.
   - Moulin de la Parapette à Marpent.
   - Moulin du Diable à Cerfontaine.
   - Moulin de Limont-Fontaine.
   - Moulin de Pont-sur-Sambre.
   - Moulin Danjou à Cambrai.
   - Moulin du Mont-Ferrand à Neuville-Saint-Rémy.
   - Moulin de Troisvilles.
   - Moulin du « Tjot Rat » à Carnières.
   - Moulin de Pierre à Saint-Aubert.
   - Moulin de Saint-Sépulcre à Saint-Hilaire-lez-Cambrai.
   - Moulin à Huile à Saint-Vaast-en-Cambrésis.
   - Moulin Major à Boussières-en-Cambrésis.
   - Moulin de Haucourt-en-Cambrésis.
   - Moulin Neuf à Cattenières.
   - Moulin Brunet à Walincourt.
   - Moulin de Pierres à Villers-Outréaux.
   - Moulin de Pierre à Busigny.
   - Annexes.

50 euros (code de commande : 25836 - vendu).

 

CALVINO (Italo) — Romans, nouvelles et autres récits. Tomes I et II (complet). Traduit de l'italien par Éliane Deschamps-Pria, Jean-Paul Manganaro et Roland Stragliati. Édition relue et préfacée par Mario Fusco. Paris, Seuil, 2006. Deux volumes in-8° collés, 827, 813 p., pli central à la couverture du tome II, épuisés au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Tant que le premier livre n'est pas écrit, on possède cette liberté de commencer qu'on ne peut utiliser qu'une seule fois dans sa vie ; le premier livre te définit déjà, alors qu'en réalité tu n'es pas défini, tant s'en faut. Cette définition, tu vas te la coltiner ta vie durant, essayant de la consolider ou de l'approfondir ou de la corriger ou de la démentir, mais tu ne pourras plus jamais en faire abstraction. »
Le tome I contient :
   - Le sentier des nids d'araignée.
   - Le corbeau vient le dernier.
   - L'Entrée en guerre.
   - Nouvelles éparses.
   - Récits-Souvenirs.
Le tome II contient :
   - Les Amours difficiles.
   - La Vie difficile.
   - Marcovaldo ou les saisons en ville.
   - La journée d'un scrutateur.
   - Nouvelles éparses.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 25855 - vendu).

 

[CARTIER-BRESSON (Henri)]. Henri Cartier-Bresson. Paris, Le Nouvel Observateur - Delpire, 1976. In-8° carré sous cartonnage illustré, 87 p., reproductions en noir, biographie, bibliographie, expositions, filmographie, (collection « Histoire de la Photographie », n° 1), petit cachet humide ex-libris au bas de la page de titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Henri Cartier-Bresson a donné ses lettres de noblesse au reportage photographique. Jamais avant lui un sujet, qu'il relève de l'Histoire ou de la vie quotidienne, n'avait été traité avec tant d'intelligence dans l'analyse, d'acuité dans la vision, d'équilibre dans la composition. Cette constante harmonie entre la forme et le fond place d'évidence Cartier-Bresson parmi les grands classiques de la photographie.

20 euros (code de commande : 25847).

 

CHARBONNIER (??) — Tables spéciales de comparaison de la mesure agraire locale dont la base est la perche de 100 pouces, avec la mesure agraire métrique ; précédées du Rapport des mesures de longueur, de superficie, de solidité, de capacité, etc., avec les mesures métriques. Par Charbonnier, Arpenteur à Saint-Remy-sur-Bussy. Châlons, Boniez-Lambert, 1839. [Châlons, / Imprimerie de Boniez-Lambert. / 1839.] In-12 pleine percaline bordeaux postérieure, couverture conservée, XXXVI, 288 p., exemplaire en bel état et rare.
Extrait :
   Sur la manière de se servir des Tables spéciales contenues dans ce volume.
   Avant de donner des exemples, je dois faire remarquer que dans toutes les communes du département de la Marne, où on se sert de la perche de 100 pouces, la danrée vaut 80 perches carrées ou 20 verges carrées : 4 perches valent une verge.
   La danrée produit une mesure plus grande sous les noms de journel, journal, arpent. Il y a des journels (ou arpents) de 3, de 6, de 7, de 8, de 8
½ , et de 9 danrées, de 4 et de 6 quartels ; ceux de 4 quartels portent quelquefois le nom de seliers.
   Le quartel vaut 120 perches, ou 50 verges, ou une danrée et demie.
   La perche carrée vaut en mètres carrés 7m32782 ou, ce qui revient au même, 7 centiares 52782. C'est sur cette base que les calculs ont été faits.
   La verge carrée vaut 29 centiares 31128.
   La danrée vaut 5 ares 86 centiares 2256.
   Le quartel vaut 8 ares 79 centiares 3384.
   Soit donné à convertir 8 danrées 67 perches en hectares, ares et centiares.
   Cette conversion est aussi simple que facile.

120 euros (code de commande : 25867).

 

CHLEPNER (B.S.) — Cent ans d'histoire sociale en Belgique. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles - Institut de Sociologie Solvay, 1956. In-8° broché, 435 p., quelques soulignements, exemplaire en bon état.
Sur le bulletin de commande :
   À une époque où les problèmes sociaux occupent une première place dans les préoccupations de l'opinion publique, dans la politique gouvernementale et dans la presse, il peut paraître étrange qu'aucun travail d'ensemble n'ait encore été consacré à l'évolution récente de ces problèmes en Belgique. Et cependant, que de changements, que de transformations sociales, la Belgique n'a-t-elle pas vu se produire depuis cent ans !
   Au milieu du siècle passé, la Belgique était un pays de bas salaires, de longues journées de travail, sans législation sociale aucune, avec un prolétariat misérable qui était l'objet d'une véritable discrimination juridique et sociale. Un siècle plus tard nous trouvons un pays avec une législation ouvrière très développée, un système complexe de sécurité sociale, une classe ouvrière jouissant de salaires élevés, malgré une réduction considérable du temps de travail.
   D'autre part, la société purement atomistique, exclusivement individualiste du milieu du XIXe siècle, a cédé la place à une société très complexe, multiforme, où voisinent divers types d'entreprises, où tous les groupes sociaux sont organisés, où la politique économique et sociale de l'État a pris une grande extension.
   Corrélativement les problèmes économiques et sociaux ont occupé une place de plus en plus grande dans les préoccupations des gouvernements et de l'opinion publique ; les positions idéologiques des partis et des groupes sociaux ont subi des transformations nombreuses.
   C'est tout ce mouvement, ces modifications dans les faits et les idées, que l'auteur a voulu décrire en brossant un tableau d'ensemble d'une évolution très riche en enseignements.
   Ce travail, le premier de son genre, ne s'attache donc pas seulement à décrire des faits, à montrer la formation et le développement d'institutions nouvelles, l'expansion du mouvement syndical, de la législation, etc. Il consacre une place importante au mouvement des idées, aux fluctuations des conceptions doctrinales, telles qu'elles ressortent des discussions parlementaires, des programmes politiques ou des écrits académiques. [...]
L'auteur a été préparé à cette tâche par une longue carrière d'économiste, au cours de laquelle il a pu recueillir une documentation abondante et acquérir une riche expérience par des contacts multiples avec les représentants des diverses branches de la vie économique et sociale.

20 euros (code de commande : 25863 - vendu).

 

CHRISTE (Yves) — Jugements derniers. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1999. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 371 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Formes de la Nuit », n° 12), exemplaire en très bel état, peu courant.
Table des matières :
   - Introduction.
   1. Les débuts.
   2. Le Jugement dernier dans l'art byzantin.
   3. Apocalypse et Jugement dernier.
   4. L'adoration des Vivants et des Vieillards.
   5. Le Jugement dernier et le psautier.
   6. Le Jugement dernier en Occident.
      - Introduction.
      - La France.
         - Les origines et le mode roman.
         - Le monde gothique.
      - L'Espagne.
      - L'Allemagne.
      - L'Angleterre.
      - L'Italie.
   7. Quelques thèmes épars.
      - Le Jugement, conclusion de l'œuvre des six jours.
      - Les ivoires parisiens du XIIIe siècle.
      - Une image gyrovague : le don de vêtements aux justes et aux élus.
   - Conclusion.
   - Bibliographie.
   - Index général.

95 euros (code de commande : 25823 - vendu).

 

CHUVIN (Pierre) — La mythologie grecque. Du premier homme à l'apothéose d'Héraclès. Paris, Fayard, 1992. In-8° collé, 405 p., (collection « L'Esprit de la Cité »), ex-libirs manuscrit au bas de la page de titre, dos insolé.
En quatrième de couverture :
   La mythologie grecque n'a cessé d'être visitée, commentée, interprétée. Mais elle est peu racontée, si ce n'est dans les livres d'enfants ou les dictionnaires. C'est avec ce plaisir presque oublié de la narration que ce livre voudrait renouer. Il restitue un trésor de contes et légendes, dans leur paysage et leur succession chronologique. Il propose une lecture suivie du système de la mythologie grecque, avec le souci d'offrir une information sûre, repérable, accessible.
   Pierre Chuvin revient aux textes, dépeint les héros de la mythologie, reconstitue leur vision du monde. Il recompose un ensemble de descriptions et d'explications : la naissance des îles, la disposition des étoiles dans le ciel, les visites des dieux sur terre, les secrets des mères des héros... Il fait enfin redécouvrir les règles longtemps cachées qui guident la vie de la cité.
   Comme fil conducteur, l'auteur a choisi l'un des ensembles mythiques les plus cohérents, les mieux bâtis de la Grèce, composé dans les cités d'Argos, Mycènes, Tirynthe. Son récit s'étend du premier homme à l'apothéose d'Héraclès, le plus grand des héros. De ces existences multiples, de ces itinéraires de légende qui du bout du monde reviennent sans cesse aux rives de la mer Égée, il saisit la vie tumultueuse, l'énergie et la beauté concrète.

17 euros (code de commande : 25830 - vendu).

 

[DARSCOTT (Célestine)]. Célestine ou L'aveugle de Pâturages. Précédé d'une notice et de documents historiques concernant l'église de Dour et ses trois premiers pasteurs. Dour, Bauduin, 1914. In-8° broché, 72 p., mouillures.
Extrait :
   À deux lieues sud-ouest de Mons et à cinq de Valenciennes, est un village, qui, il y a quelques siècles, n'était composé que d'un petit nombre de chaumières habitées par des pâtres. Cet endroit, aujourd'hui si florissant et si peuplé, n'était alors qu'un vaste pâturage pour les nombreux troupeaux des environs. De là le nom de Pâturages qu'il a conservé malgré les changements que le temps et l'industrie y ont opérés. Ce village, qui contient huit à neuf mille habitants, peut être considéré comme l'un des plus beaux de la Belgique par sa situation pittoresque et variée. Bâti sur plusieurs collines, il offre de tous côtés des points de vue charmants. Au sud, c'est un immense amphithéâtre couvert d'habitations, qui de loin ne semblent séparées que par des bouquets d'arbres fruitiers, et dont les unes sont enfoncées à quelques centaines de pieds, tandis que d'autres paraissent comme suspendues dans les airs. Les splendides demeures du commerçant, du cultivateur et du propriétaire des riches houillères qu'on y exploite, se font remarquer les premières ; puis les groupes nombreux des modestes maisons des ouvriers mineurs, parmi lesquelles beaucoup de cabanes, dont la vétusté décèle la retraite de l'indigence. C'est dans l'une de ces cabanes que je fis il y a douze ans la connaissance d'une femme aveugle qui paraissait avoir passé le méridien de la vie. Elle demeurait seule, et n'occupait qu'une seule pièce de quatorze à quinze pieds carrés, dont le parquet était la terre nue et la couverture l'humble chaume. Un lit de paille, un coffre, quelques chaises et quelques bancs, en formaient tout l'ameublement, et le jour n'y pénétrait que par une petite fenêtre. Le foyer où ne brûlait pour l'ordinaire qu'un petit feu, attestait la pauvreté et l'économie de l'habitante de cette chaumière, qui, à la lettre, n'avait pour subsistance, que ce que daignait lui envoyer, jour par jour, Celui qui nourrit les oiseaux de l'air. Dans de pareilles circonstances, l'on aurait pu s'attendre à un visage triste et à. des plaintes continuelles de la part de cette femme, et ceux qui ne connaissent d'autres joies que celles qu'offre le monde, n'auraient pas hésité à la regarder comme la plus malheureuse du village. Il n'en était pourtant pas ainsi ! L'on trouvait dans ce réduit, ce que l'on cherche souvent en vain dans les palais : la paix, le bonheur, quelquefois même l'expression d'une vive joie. La plus douce occupation de Célestine dans sa solitude, étant la prière et le chant des louanges de Dieu. Il n'était pas rare de voir le passant s'arrêter devant sa cabane, pour entendre les sons mélodieux qui s'en échappaient. Il faut ajouter que pendant sept ans et demi elle avait abrité les humbles et obscurs chrétiens de Pâturages, pour la célébration de leur culte religieux ; ce que l'on aura peine à croire dans les pays où le nom de Dieu est en honneur et où ses enfants jouissent de tous leurs privilèges. Et maintenant que l'on avait trouvé pour cet objet un lieu plus convenable, les fidèles n'avaient pas oublié le chemin de leur tranquille retraite. Chaque dimanche ils se rendaient encore le matin et l'après-midi sur la petite éminence où elle est située. Là on les voyait en habits de fête recevoir d'un air joyeux les amis qui se joignaient à eux ; là ils s'entretenaient paisiblement de leurs intérêts spirituels ; c'est là que nous les avons vus mainte fois nous sourire de loin, puis entrer avec nous dans la chaumière pour lire la parole et chanter les louanges de Dieu, avant de se rendre au culte public ; c'est là qu'on se réunissait encore après le culte pour les mêmes exercices d'édification mutuelle, et c'est ainsi que se passait le jour du Seigneur ; jour où Célestine paraissait surtout heureuse. Elle recevait avec une égale reconnaissance le vieillard qui venait lui lire les Écritures, le jeune homme qui lui en demandait l'explication, la mère de famille pour l'aider de ses conseils, et l'enfant qu'elle prenait plaisir à exercer au chant, sacré, ce dont elle s'acquittait d'autant mieux, qu'elle avait la voix belle et juste. Les personnes peu avancées dans la lecture, pouvaient en tout temps s'y perfectionner auprès d'elle, pourvu qu'ils se servissent de la Bible, ou de quelque livre qu'elle eût entendu auparavant. Il était admirable de voir comment, quoique privée de la vue, elle les reprenait, les aidait dans les mots difficiles, ne s'aidant elle-même que de son oreille et de sa mémoire. C'est ainsi que Célestine savait utiliser son talent, pour la petite église dont elle faisait partie, en sorte que la plupart de ceux qui la composent aujourd'hui, peuvent témoigner du bien qu'elle leur a fait.

10 euros (code de commande : 25870 - vendu).

 

DELVIN (D.) — Conseils et avis précieux aux voyageurs en chemin de fer. Lessines, Van Nieuwenhove, 1922. In-8° agrafé, 43 p.
   Rare et curieuse publication dont l'auteur précise que « Les conseils et avis émis dans cette brochure sont personnels et n'engagent, en aucune façon, les Administrations des Chemins de fer, ni leurs Règlements. »
Table des matières :
   - Au lecteur.
   I. Au départ. - Billets. - En voiture. - Défenses principales.
   II. Recommandations. - Mesures d'ordre et de protection.
   III. Portières ouvertes ou mal fermées. - Voyageurs tombant ou sautant d'un train en marche.
   IV. Signal d'alarme
   V. Actes de banditisme. - Projectiles et coups de feu contre les trains.
   VI. Pickpockets. - Voleurs à l'américaine. - Bonneteurs et bonneteau
   VII. Soins aux personnes indisposées ou blessées. - Coups de chaleur. - Syncope. - Respiration artificielle. - Hémorragie.
   - Deux Quatrains.

15 euros (code de commande : 25825 - vendu).

 

[DU BRŒUCQ]. DIDIER (Robert) — Jacques Dubrœucq. Sculpteur et Maître-artiste de l'Empereur (1500/1510-1584). Avec une préface de Charles Avery et des contributions de Jacques Debergh, Peter Kurmann et Christopher Wilson. [Bruxelles], Ars Libris, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 247 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Architecte, ingénieur, sculpteur, décorateur, restaurateur, Jacques Dubrœucq est un artiste typique de la Renaissance par la diversité de ses activités qui s'étendirent aussi à l'art militaire des fortifications. Il fut aussi l'un des artistes attitrés de Marie de Hongrie et de sa cour tout en étant également en contact avec la cour du roi de France. Son activité lui valut le titre de « maître-artiste » de Charles-Quint et de Philippe II. Jacques Dubrœucq connut très vite la célébrité. Celle-ci s'étendit même jusqu'en Italie qu'il avait visitée avant 1535 et où il est signalé comme ayant été le maître du fameux sculpteur Giambologna qui, à Florence, fut au service de la cour de Medicis.
   L'œuvre de Jacques Dubrœucq connut très tôt un funeste destin et cela dès le XVIe s. C'est ainsi qu'il ne subsiste pratiquement rien des châteaux et hôtels de ville qu'il construisit et parmi lesquels on doit citer les châteaux de Boussu et surtout celui de Binche. Pour la décoration de celui-ci, il fit aussi appel à des artistes allemands et italiens. En 1549, le château de Binche fut, en l'honneur de l'empereur Philippe II, le cadre de fêtes si fastueuses qu'elles furent célèbres en Europe. Elles sont évoquées à travers deux aquarelles contemporaines qui nous montrent, en même temps, la grande salle du château décorée aussi de peintures et de tapisseries.
   Par bonheur, l'œuvre sculpturale de Dubrœucq a été mieux conservée, mais essentiellement dans l'ancienne cathédrale de Saint-Omer et surtout dans la collégiale de Mons, ville où se déroula pratiquement toute la carrière du sculpteur. Statues et reliefs, notamment du fameux jubé, commandé en 1535 par le chapitre noble de Ste-Waudru, terminé en 1549 et démantelé au début du XIXe s., démontrent que Dubrœucq fut un artiste non seulement très novateur mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son époque que cela soit dans sa maîtrise du relief, sa nouvelle conception du monde, dans son art de la composition ou dans la statuaire du maniérisme élégant. Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité les particularités de l'albâtre notamment en fonction de la lumière qui contribue à conférer une vie mouvante à ses œuvres et en harmonie avec la délicatesse du modelé. Dubrœucq s'est aussi surpassé dans la sculpture funéraire révélant un aspect de sa personnalité. Ses gisants de Saint-Omer et de Boussu-lez-Mons sont saisissants en traduisant dans la matière l'instant où la vie se fait évanescente.
   Pour le XVIe s., Jacques Dubrœucq est un artiste dont l'importance dépasse largement le cadre des anciens Pays-Bas méridionaux. Bien qu'il soit souvent cité et évoqué, paradoxalement l'ensemble de ses œuvres conservées n'a pas encore été reproduit d'une manière satisfaisante. La présente édition a notamment pour but d'en révéler tous les aspects et en détail à travers des illustrations pour la plupart inédites donnant une nouvelle approche de l'art de ce grand sculpteur de la Renaissance que fut Jacques Dubrœucq.

40 euros (code de commande : 25871 - vendu).

 

[DYLAN (Bob)]. SHEPARD (Sam)Rolling Thunder. Sur la route avec Bob Dylan. Photos de Ken Regan. Traduit de l'américain par Bernard Cohen. Paris, Naïve, 2005. In-8° broché, 209 p., illustrations, très bon exemplaire peu courant.
En quatrième de couverture :
   Automne 1975 : Bob Dylan et sa revue Rolling Thunder – que l'artiste considérait comme une troupe de cirque gitan itinérant – partaient en tournée à travers vingt-deux villes des États-Unis. La côte Est conservatrice découvrit avec stupeur ces saltimbanques prônant liberté et expériences en tout genre parmi lesquels Joni Mitchell, Joan Baez, Allen Ginsberg...
   Acteur et témoin de cette incroyable aventure, Sam Shepard, à qui avait été proposé l'écriture du film, raconte cette tournée mythique. Si le long-métrage ne vit jamais le jour, Shepard ne se priva pas de décrire à sa manière la folle créativité, la fête ininterrompue et la réelle amitié qui unissait tous ces artistes dans un texte resté jusqu'alors inédit.
   Sous la plume d'un grand écrivain, voici un document exceptionnel sur une époque mais surtout, une vision inédite du charisme et du talent généreux de Bob Dylan.

20 euros (code de commande : 25851 - vendu).

 

[ESTINNES]. Au fil de l'Estinnes, les clochers de Leptines. Estinnes, passé, présent, futur. Estinnes-au-Val, Leptines 1250, 1991. In-8° broché, 507 p., illustrations, exemplaire numéroté (n° 403), exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion du 1250e anniversaire du concile de Leptines (743-1993).
Table des matières :
   - Avertissement et avant-propos, par G. Blairon.
   - En guise de préface, par M. Desnos.
   - La période néolithique, par J.Y. Desnos.
   - Ces mystérieux mégalithes... l'histoire de la Pierre à Bray, par A. Votquenne.
   - Estinnes et la chaussée Brunehault, par M. Vanhaudenarde.
   - Évolution historique des Estinnes depuis les origines jusqu'à la fin du XIIIe siècle, par F. Pourtois.
   - Vie et œuvre de saint Martin, patron de la paroisse d'Estinnes-au-Val, par A. Coppieters.
   - Le concile des Estinnes (743) et son temps, par W. Staquet.
   - Saint Boniface au concile des Estinnes, par P. Van Ruymbeke.
   - Structures sociales et rurales au haut Moyen Âge, par W. Samain.
   - L'abbaye de Bonne-Espérance, par M. Servais.
   - L'église Saint-Amand à Vellereille-le-Sec, par V. Piérard.
   - Histoire de la maladrerie d'Estinnes-au-Val, par A. Biernaux.
   - Englebert de Grey, seigneur de Rouveroy, par E. Quenon.
   - Jehan Froissart, curé de Lestines-au-Mont, par J.Y. Desnos.
   - Les Soupart aux Estinnes de 1476 à nos jours, par A. Soupart.
   - Estinnes et la chapelle Notre-Dame de Cambron, par M. Vanhaudenarde.
   - Un damassé de lin dit « de Marie de Hongrie », par M. Th. van Ruymbeke-Binard.
   - Le procès de sorcellerie d'Anne Meurant à Estinnes-au-Val (1683), par W. Staquet.
   - Essai d'interprétation des noms de lieux et noms de rues d'Estinnes-au-Mont et d'Haulchin, par A. Boucher.
   -  Plus d'un siècle et demi d'enseignement communal à Estinnes-au-Val, par M. Borgne et E. Lavolle-Ethuin.
   -  Biographie et bibliographie de Théophile Lejeune, par G. Blairon.
   - Louis Lenain, par A. Biernaux.
   -  Histoire de la brasserie Wanderpepen à Estinnes-au-Mont, par Ph. Wanderpepen.
   - Souvenirs... Souvenirs, par A. Biernaux-Minon.
   - La musique dans l'entité « Estinnes », par J.C. Coppée.
   - L'école libre Saint-Joseph, par Ch. Clara et A. Magoga.
   - Charité, bienfaisance d'hier... Aide sociale demain... Rêve ou réalité ?, par M. Guffins.
   - La faille du midi, le charbonnage du Levant de Mons et les catastrophes minières aux Estinnes, par P. Minon.
   - Souvenirs de la naissance du charbonnage du Levant de Mons, par G. Bouillon.
   - Comment les Estinnois ont vécu la Seconde Guerre mondiale, par R. Loth.
   - Mystérieuse Estinnes, par J. Baguet.
   - L'agriculteur et l'évolution de l'agriculture à travers les âges, par A. Piérart.
   - À la rencontre d'Estinnes ou de Leptines, par D. Samain-Fries.
   - Une cense et un village à travers l'histoire : Haulchin et la ferme d'Épinlieu, par G. Bavay.
   - Peissant, mon beau village, par G. Beautrix.
   - Faurœulx, par monts et par vaux, par L. Raspe-Bouillon, M. Godefroid et B. Van Butsele.
   - Histoire de Croix-lez-Rouveroy, par A. Verlinden.
   - Coup d'œil géographique et géologique sur l'entité d'Estinnes, par G. et G. Verhaeghe.
   - L'agriculture et le monde rural en mutation, par P.-H. Deneufbourg.
   - Liste chronologique des seigneurs des Estinnes et Bray, par G. Blairon.
   - Au fil du temps, par G. Blairon.

30 euros (code de commande : 25864 - vendu).

 

GARY (Romain) - AJAR (Émile)Légendes du je. Récits, romans. Édition établie et présentée par Mireille Sacotte. Paris, Gallimard, 2009. In-8° collé, 1418 p., (collection « Quarto »), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Romain Gary, chronologie 1914-1981.
   - Éducation européenne.
   - La Promesse de l'aube.
   - Chien Blanc.
   - Les Trésors de la mer Rouge.
   - Les Enchanteurs.
   - La Vie devant soi.
   - Pseudo.
   - Vie et mort d'Émile Ajar.

15 euros (code de commande : 25853 - vendu).

 

GELUYCKENS (Daniel) — L'odyssée d'un marin belge (21 février 1940 - 13 octobre 1944). Préface de Willy Herteleer. Sint-Martens-Latem, Éditions de la Dyle, 1996. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 135 p., illustrations, hommage de l'auteur, exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   
Le Commodore e.r. Daniel Geluyckens entre en juillet 1939, à l'âge de 17 ans, à l'École Supérieure de Navigation d'Anvers. Le 21 février 1940, il est cadet à bord du navire-école Mercator qui appareille d'Ostende pour une croisière de 5 mois dans l'Atlantique Sud. Celle-ci sera interrompue par la guerre au Congo belge. Il rallie l'Angleterre et s'engage volontairement à la Royal Navy. Admis comme cadet au « Royal Naval Collège, Dartmouth », il en sort premier de promotion. Il sert à bord d'unités de la Royal Navy, d'abord comme officier navigateur puis comme officier canonnier. Rentré en Belgique le 13 octobre 1944, il passe à la Force Navale Belge, le 1er février 1946 avec le grade de lieutenant de vaisseau et fait du service à bord et à terre. Il commande différents bâtiments dont le de Brouwer et le Demoor avec lequel il participe aux opérations dans le Bas-Congo en 1960. En octobre 1960, il est Directeur des Plans et de l'Organisation à l'État-Major de la Force Navale. De mars 1962 à août 1965, il est attaché au Cabinet du Ministre de la Défense Nationale. Nommé capitaine de vaisseau, il commande le Groupement Logistique de 1967 à 1970 et ensuite le Groupement Opérations jusqu'en 1973. Comme commodore, de 1975 à 1978, il est Directeur adjoint de la Division Plans et Programmes de l'État-Major Militaire International du Comité Militaire de l'OTAN. Il a rempli les fonctions d'Officier d'Ordonnance du Roi de 1950 à 1959 et d'Aide de Camp de 1968 à 1975.
   L'auteur raconte dans ce livre son parcours depuis son départ d'Ostende comme cadet sur le navire-école Mercator, le 21 février 1940 jusqu'à son retour à Ostende, comme « Sub-lieutenant, Royal Naval Reserve », le 13 octobre 1944. Nous le suivrons ainsi avec le Mercator jusqu'au Congo belge. Ensuite son voyage vers l'Angleterre et son engagement dans la Royal Navy. Puis l'Atlantique, l'escorte des convois et le débarquement en Afrique du Nord. Ce sera alors la Méditerranée avec les débarquements en Sicile et à Salerne. La campagne de la mer Égée, les raids dans l'Adriatique et le débarquement d'Anzio où son bâtiment, le Jervis, est gravement endommagé. Réparé à Gibraltar, il sera en Normandie le 6 juin 1944.
   C'est aussi une partie de l'histoire de trois bâtiments de la Royal Navy : le Wellington, le Dulverton et enfin le « Lucky » Jervis et ses 13 citations au combat.

30 euros (code de commande : 25833).

 

GINZBERG (Marc)Afrique. L'art des formes. Photographies de Lynton Gardiner. Traduction française de William Olivier Desmond. Paris, Skira - Seuil, 2000. In-4° sous cartonnage et jaquette illustrée d'éditeur, 297 p., nombreuses et belles reproductions en couleurs, très bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   L'Occident s'est intéressé aux objets ethnographiques africains en même temps qu'aux statues et aux masques ; comme eux, on les a décrits et ramenés en Europe. Cependant, aucun livre traitant de ce sujet, avant celui-ci, n'avait couvert un tel champ, tant géographique que stylistique, ni présenté comme ils le méritent ces superbes artefacts.
   Ce volume parcourt pratiquement toute l'Afrique, soit moitié plus, environ, que tout ce qui a pu être publié précédemment. Il est également unique en ce qu'il traite d'une grande variété d'objets : objets domestiques, armes, bijoux, textiles, instruments de musique, objets de culte. Le champ abordé est donc très vaste, mais l'objectif de l'auteur n'est pas encyclopédique ; il est plutôt de présenter un assortiment significatif d'objets utilitaires de grande qualité, admirablement photographiés, et de donner suffisamment d'informations, soigneusement vérifiées et présentées d'une manière agréable à lire, pour mieux en faire ressortir la valeur artistique.

40 euros (code de commande : 25844).

 

[HARVENT (René)]. DONNAY (Guy) — René Harvent. Mons, Centre de Création Artistique de Mons, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état contenant quelques remarques et corrections manuscrites.
   
Publication réalisée à l'occasion de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 3 au 24 décembre 1988.
Prologue :
   C'est en automne 1938, lors des premiers soubresauts prémonitoires de la guerre, que j'ai connu René Harvent.
   Déambulant à grands pas dans la cour du collège des pères jésuites de Mons, il évoquait, avec force gestes, les gloires de l'histoire. Il admirait Napoléon, nom qu'on lui avait d'ailleurs donné.
   Il nous quitta en 1942, poussé vers les études artistiques par son impérieuse vocation, mais aidé dans sa décision par un de nos professeurs, lui-même hors du commun en raison de sa propension à se situer très au-dessus de l'immédiat et à percevoir, avec une clairvoyance quasi surnaturelle, l'accomplissement des choses et des êtres.
   Quelques années plus tard je retrouvais René Harvent, jeune artiste déjà fameux, qui avait reçu plusieurs prix, et je fréquentais ses ateliers successifs : son grenier de l'avenue Wauters à Cuesmes, l'atelier minuscule de la rue Jourdan, proche toutefois de la porte Louise à Bruxelles, celui qu'il installa dans un grand salon Louis XVI, rue Zinner, face à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, et celui qui, majestueux, lui convenait tout à fait, au 21, boulevard du Régent.
   Curieux de tout, il a toujours eu, de l'aigle, l'avidité à appréhender le monde. Sa caractéristique était et reste l'exigence avec lui-même, et corollairement avec chacun non sans qu'une mansuétude certaine vînt tempérer sa rigueur.
   D'aucuns l'ont cru agressif, provoquant, alors qu'il est en fait profondément doux et anticonflictuel, mais, obsédé par la perfection, il est resté fidèle et droit comme le fil de l'épée.
   En toutes choses, seul le meilleur l'intéresse. La facilité, l'à-peu-près, la médiocrité lui font horreur.
   À son propos, je pense souvent à un vers de Mallarmé : « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Je pense aussi à un autre vers fameux du même poème, pour le paraphraser : « Telles qu'en elles-mêmes enfin l'éternité les change ». Les œuvres de René Harvent me donnent une sensation d'éternité.
   En cinq décennies, René Harvent n'a pas changé. Il reste l'artiste convaincu enthousiaste, éclectique, fasciné par de grands rêves, et décidé à les traduire, ce qu'ïl réussit superbement, par la grâce de son immense talent et d'un travail d'une profondeur véritablement extraordinaire.
   C'est avec un rare contentement que, pas assez souvent hélas, il m'est donné le temps de flâner avec lui dans l'art et la culture. Quel enrichissement pour moi.
   Et dire que Mons ignore, ou presque, la présence en ses murs de cet artiste hors du commun qui, convenons-en, se montre d'ailleurs très peu. Mais qu'elle l'ignore ou pas, il honore sa ville natale. Il nous est enfin donné la joie de pouvoir y rassembler ses œuvres, en cette magistrale exposition.
   La femme – fascination de l'homme éternellement jeune – aura été et reste l'inspiratrice essentielle de l'œuvre de René Harvent. Plus les années ont passé, plus il est arrivé à cette conjugaison subjugante de la réalité physique de la jeune femme et du style. Dans ses statues, aucune bavure. Nous sommes en présence d'œuvres d'un seigneur de la sculpture.
   J'ajouterai ceci : René Harvent a permis cette exposition à Mons, il l'a un peu conçue ou admise en réparation des torts qu'il a subis ici, voire comme une réconciliation avec cette cité qui l'a méconnu, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer. 

25 euros (code de commande : 25821).

 

Histoire des mœurs. Tome I : Les coordonnées de l'homme et la culture matérielle. Édition publiée sous la direction de Jean Poirier. Paris, Gallimard, 1990. In-8° sous reliure souple, Rhodoïd et étui d'éditeur, XVII, 1738 p., illustrations, (collection « Encyclopédie de la Pléiade », n° 47), très bon exemplaire, épuisé dans cette collection au catalogue de l'éditeur mais réédité en livre de poche...
Note de l'éditeur :
   Cette Histoire des mœurs, effort d'analyse et de comparaison interculturelles sans précédent, a nécessité de longues années de préparation. Elle constitue une tentative d'exposition ordonnée des mœurs, mais elle laisse apparaître les interactions et les imbrications – toujours complexes, parfois secrètes – des différentes pratiques humaines.
   L'ensemble de ces études permettra sans doute une première approche de ces relations de l'être au groupe qui n'ont jamais ni en aucun lieu reçu de définition, qui ne sont fondées que sur la tradition ou le consensus : cet éthos, qui demeure la plus importante des régulations sociales.
   Ce qui importe, c'est de montrer des identités de structure, de repérer ces lois non écrites qui gouvernent l'existence des hommes en société.
Sommaire :
   - Le temps, l'espace et les rythmes.
   - Les techniques du corps.
   - L'homme et l'objet.
   - L'homme et son milieu naturel.
   - Rubriques complémentaires.

35 euros (code de commande : 25857).

 

Histoire des mœurs. Tome II : Modes et modèles. Édition publiée sous la direction de Jean Poirier. Paris, Gallimard, 1991. In-8° sous reliure souple, Rhodoïd et étui d'éditeur, VII, 1658 p., illustrations, (collection « Encyclopédie de la Pléiade », n° 48), très bon exemplaire.
Sommaire :
   - L'homme, la parole et le geste.
   - Codes et modèles.
   - L'homme et l'amour.
   - Éthiques et esthétiques.
   - L'homme et ses modes de pensée.
   - Rubriques complémentaires.

30 euros (code de commande : 25858).

 

JARRY (Alfred) — Gestes et opinions du docteur Faustroll pataphysicien. Préface de Philippe Soupault. Paris, Stock, 1923. In-16 broché, 126 p., un portrait de l'auteur par Picasso, (collection « Les Contemporains », n° 39), exemplaire en bel état.
Préface :
   Pour comprendre la place qu'Alfred Jarry occupe dans la littérature contemporaine, il faudrait évoquer les ombres de Rémy de Gourmont et de Guillaume Apollinaire qui ont connu et qui ont aimé ce génie étrange. L'influence qu'a exercé et qu'exerce encore Jarry est considérable, mais plus que son œuvre, c'est sa vie, sa vie tourmentée, qui impressionna ses contemporains. Pour reprendre un mot de Wilde, Jarry a mis tout son génie dans sa vie. On raconte à son sujet d'innombrables anecdotes. Elles reflètent toutes cet humour si particulier qu'il a réellement créé et que l'on pourrait peut-être comparer à celui de Swift, l'auteur des Voyages de Gulliver mais surtout des Conseils aux domestiques. Citons la plus célèbre. Un jour Jarry s'exerçait à tirer au revolver dans le jardin de Mme Rachilde, aux environs de Paris. Il soufflait une bougie placée sur la crête d'un mur. Après quelques minutes de fusillade, on sonne chez Mme Rachilde. La voisine affolée déclare que les balles rebondissent dans son et que l'on va tuer ses enfants. Jarry réplique majestueusement : « Qu'à cela ne tienne, Madame, nous vous en ferons d'autres ! »
   La vie de Jarry était une perpétuelle parade. Ses œuvres comme sa vie, faisaient scandale. La représentation d'Ubu Roi déchaîna dans toute la Presse un vacarme sans précédent. Jarry indifférent, se moquait des rires de la foule. Il travaillait. Il a laissé un roman, Messaline, des vers, Minutes de sable et cet étrange Docteur Faustroll, inventeur de la pataphysique.
   Il donnait à la Revue Blanche des notes qu'il intitulait Spéculations et qui sont restées un modèle du genre. La Fouchardière et Clément Vautel ont exploité cette idée et l'on sait le succès qu'elle obtient aujourd'hui. Mais personne n'a retrouvé cette puissance dans le rire, cette langue nerveuse et riche, ce ricanement qui donne le vertige.
   De Laval, où il était « venu au monde le jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre 1873 », Jarry vint à Paris après avoir hérité d'une centaine de mille francs, qu'il dilapida rapidement en publiant une revue littéraire et artistique.
   À partir de celte époque, l'auteur d'Ubu Roi vécut dans une misère noire qu'il supportait avec majesté. Il adorait les cafés et y passait la plus grande partie de sa vie. C'est là qu'on venait le voir. Il criait sa haine pour l'eau : « liquide si impur, disait-il, qu'une seule goutte suffit à troubler l'absinthe ». Il se promenait sur les fortifications et y découvrit le peintre Henri Rousseau.
   Mais son goût pour l'alcool le tuait lentement.
   Sa célébrité était grande dans le monde littéraire. On citait ses mots, on l'imitait, mais le succès de sa vie nuisait à celui de ses œuvres. Ce n'est que lentement que sa véritable influence s'exerça.
   On retrouve dans les poèmes modernes cet humour indéfinissable comme la poésie, qui est la marque du génie de Jarry. Cette influence est si sensible que récemment on s'efforça de prouver qu'Ubu Roi était une farce de collège, œuvre d'un colonel d'artillerie. Le père Ubu, à qui Jarry donna la vie est immortel. Son frère, le docteur Faustroll, ne doit pas mourir. La pataphysique est une science que certains de nos contemporains cultivent à tour de bras.
   Alfred Jarry est mort en 1907, le jour de la Toussaint, à l'hôpital de la Charité.

18 euros (code de commande : 25849 - vendu).

 

[LA LOUVIÈRE]. Annales du Cercle archéologique et folklorique de La Louvière et du Centre. Tome II. 1964-1965. S.l., Cercle Archéologique et Folklorique de La Louvière et du Centre, 1964. In-8° broché, 189 p., illustrations in et hors texte, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - 
Fouilles aux Bons Villers, par P. Claes et E. Millau.
   - Les origines de l'abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie, par M. Revelard.
   - Une découverte intéressante : les archives de la cure de Saint-Vaast, par M. Debauque et J. Lefèbvre.
   - La situation politique dans le département de Jemappes et les élections de 1797, 1798 et 1799, par R. Darquenne.
   - L'élection des abbesses du XVIIe siècle et les revenus de l'abbaye de l'Olive aux XVIIe et XVIIIe siècles, par M. Van Den Eynde.
   - Les archives du Centre, par M. Van Den Eynde.

20 euros (code de commande : 25869).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. LEFRÈRE (Jean-Jacques)Lautréamont. Paris, Flammarion, 2008. In-4° sous cartonnage et jaquette illustrée d'éditeur, 223 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sommaire :
   - Le fils du Chancelier.

     - Des origines bigourdanes.
      - Natif de l'Uruguay.
      - Au lycée de Tarbes.
      - Georges Dazet.
      - Bazet, village bigourdan.
      - La disparition de 1863.
      - En Béarn.
   - Le comte de Lautréamont.
      - Le retour à Montevideo.
      - Le Chant premier.
      - Les Parfums de l'âme.
      - L'avenir, La Jeunesse et Charlemagne.
      - Les Chants de Maldoror.
      - Beau comme...
      - La rature de Dazet.
      - Le rhinocéros et les immortelles.
   - Isidore Ducasse.
      - Correspondances.
      - Poésies I, Poésies II.
      - Emporté en deux jours.
      - « Tant que mes amis ne mourront pas... »

20 euros (code de commande : 25854).

 

LE BRAZ (Anatole)La légende de la mort chez les Bretons armoricains. Tomes I et II (complet). Préface et notes par Georges Dottin. Cinquième édition. Paris, Champion, 1928. Deux volumes in-8° brochés, t. I : 24, XC, 448 p., t. II : 506 p.
Avertissement de la quatrième édition :
   En donnant aujourd'hui celle nouvelle édition d'une œuvre dont j'ai lieu de me montrer d'autant plus satisfait qu'elle n'est pas, à proprement parler, de moi, mais de toute la Bretagne celtique, en quelque sorte, puisque c'est avec son étroite, collaboration et, à vrai dire, sous sa dictée qu'elle fut composée, je considère comme un devoir de cœur d'inscrire ici, dès l'abord, le nom vénéré de l'homme qui en assura pour la première fois la publication. Honoré Champion n'est plus, mais sa mémoire demeure pour moi inséparable de ces pages qu'il accueillit, qu'il aima et dont, tant qu'il vécut, il ne cessa de surveiller avec une tendresse spéciale les destins. Qu'elles reparaissent donc sous la pieuse invocation de ses mânes.
   Depuis trente ans bientôt que, par ses soins, la Légende de la Mort a vu le jour, elle a fourni, à l'étranger comme en France, une carrière des plus estimables dont le cours ne semble pas épuisé. Cette faveur qu'elle a rencontrée par le monde, il va de soi qu'elle la doit uniquement au séduisant génie de la race, toute de sensibilité et d'imagination, qui nous y a dévoilé ses conceptions les plus secrètes et livré ses songes les plus émouvants. Je ne saurais, pour ma part, revendiquer d'autre mérite que d'avoir réussi à provoquer sa confidence et de m'être efforcé, aussi scrupuleusement qu'il était en moi, d'en reproduire à travers une traduction non seulement la lettre, mais l'esprit. Jamais tâche ne fut plus prenante ni, malgré la tonalité funèbre du sujet, plus féconde en joies : je l'ai poursuivie jusqu'à cette heure avec amour, m'employant à enrichir chaque réédition des thèmes nouveaux que j'avais eu l'heureuse fortune de découvrir dans l'intervalle. Celle-ci en renferme un certain nombre qui sont dignes, si je ne m'abuse, de compter parmi les plus significatifs. J'ajoute, non sans mélancolie, qu'ils seront les derniers. Le moment est, en effet, venu de mettre à ces deux volumes, déjà trop compacts peut-être, le point final.
   Ce n'est pas que je les tienne sous leur forme actuelle pour complets. Je ne puis que répéter à cet égard ce que j'écrivais naguère dans l'Introduction. Avec toutes les additions qu'il a reçues, le corps de cet ouvrage, si amplifié qu'il soit, est encore loin d'embrasser la somme totale des croyances armoricaines relatives à la mort. La matière, d'abord, est inexhaustible ; elle se recrée à mesure qu'on l'exploite, et l'on serait tenté de lui appliquer avec une légère variante le mot de Pascal sur la nature, en disant qu'on se lassera plus tôt de la solliciter qu'elle ne se lassera de fournir. Puis, même sur les points que l'on se flatte d'avoir le plus copieusement élucidés, le hasard vous garde presque toujours en réserve quelque révélation inattendue. C'est une expérience que je faisais encore récemment et qui vaut d'être relatée à cette place, ne fût-ce que pour la contribution in extremis qu'elle apporte à l'histoire si caractéristique, si foncièrement bretonne par le farouche appétit de justice dont elle témoigne, du culte de saint Yves-de-la-Vérité. S'il y avait un chapitre de la Légende de la Mort où je fusse en droit d'espérer que la présente édition ne laissait plus subsister de lacune, c'était assurément celui-là. Or, il en subsistait une à tout le moins, que les circonstances se chargèrent de combler, mais après coup, alors que mon texte était déjà sous presse et que moi-même j'étais en route vers l'Amérique.
   J'avais pris passage sur la France et m'y étais – on le devine – tout de suite retrouvé en pleine Bretagne bretonnante, mes compatriotes formant, comme à leur habitude, plus des quatre cinquièmes de l'équipage. Le capitaine en second, M. Le Picard, était de Tréguier. Dans mon adolescence, j'avais fréquenté chez son père, un artiste du meuble, qui exerçait aux portes de la ville un florissant commerce d'antiquités locales. Assis, l'officier et moi, dans le salon exigu du carré, sur l'arrière, nous vécûmes des minutes délicieuses à deviser de ces temps évanouis.
   – Vous nous avez raconté – me dit-il, un jour, – l'odyssée lamentable de la statue d'Yves le Véridique, arrachée à son sanctuaire de Porz-Bihan pour être incarcérée à Trédarzec, dans les greniers du presbytère ; mais vous êtes-vous jamais demandé ce qu'il advint de son autel ?
   Sur ma réponse négative, il continua :
   – Il était, si vous vous rappelez, de granit : les pierres, lors de la démolition de la chapelle, en furent achetées par mon père qui les réassembla dans un coin de hangar, avec l'intention de les revendre à quelque amateur. Celui-ci se présenta en la personne d'Ambroise Thomas, le compositeur, qui s'était rendu, peu d'années auparavant, acquéreur de l'île Ziliek. C'est là, dans le petit oratoire privé, accoté à la maison d'habitation, que l'autel du grand Justicier a désormais son suprême refuge. Je suppose que, durant les mois d'hiver, en l'absence des hôtes de l'île, il n'est pas sans recevoir encore des visites analogues à celles que lui faisaient parfois, dans noire hangar, des pèlerins mystérieux, descendus, la baguette écorcée en main, des hauts plateaux de l'intérieur ou même de la cime des monts d'Are. J'ai particulièrement souvenance de l'un d'eux dont les allures étranges produisirent sur mon âme d'enfant une vive impression. C'était un vieux, à la face maigre et rase, habillé a la manière de Cornouaille. Il nous tomba des nues un soir de novembre, vers l'heure du souper. À son entrée, nous fûmes tous saisis de compassion, tant il était d'aspect minable, tant il avait l'air battu et triste. Mon père, après avoir écouté sa requête, qu'il lui chuchota dans l'oreille, à voix très basse et comme honteuse, l'invita charitablement à partager notre repas, puis, au moment du coucher, lui fit dresser un lit de paille dans la grange. Il nous resta trois jours, – trois jours pendant lesquels il ne conversa guère qu'avec saint Yves, enfermé dans le logis de planches qui abritait les pierres disjointes de son autel. Par instants, on l'entendait déblatérer avec véhémence, comme s'il eût apostrophé un ennemi invisible. À l'aube du quatrième malin, il prit congé de nous. Vous eussiez dit d'un autre homme : ses traits respiraient l'allégresse, ses yeux rayonnaient. « Je m'en vais content », nous déclara-t-il d'un ton de triomphe quasi féroce, « j'aurai mon dû ! » Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il se fut effacé dans la brume. Son image traversa longtemps mes nuits et je fus des semaines sans m'approcher du hangar où, d'après les assertions de mon entourage, s'était conclu un pacte terrible entre le saint et son suppliant...
   Ainsi, même au large de l'Atlantique, sur la « mer stérile » dont parle le poète, je glanais à l'improviste un épi insoupçonné. Combien d'autres manquent encore à la gerbe ! Mais il ne m'appartient plus, quant à moi, de la grossir davantage, et je me résigne donc à la lier définitivement, telle que la voici. Ce ne sera point, toutefois, avant d'avoir renouvelé à mon savant ami, Georges Dottin, l'expression de ma plus affectueuse gratitude pour les multiples obligations dont je lui suis redevable. Je ne saurais assez le remercier de l'intérêt si puissant que ses notes magistrales ajoutent à mon travail. Il semble qu'elles ouvrent, à chaque bas de page, comme autant de vastes échappées par où la Bretagne funéraire se raccorde et s'unit à ses sœurs d'Outre-Manche : le lecteur ne voyage plus seulement dans les profondeurs de la conscience armoricaine ; il a le sentiment qu'il plonge dans les arcanes de toutes les Celties.

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 25856 - vendu).

 

Liste chronologique des édits et ordonnances des Pays-Bas autrichiens, de 1700 à 1750. Bruxelles, Devroye et Cie, 1851. [Bruxelles, / Em. Devroye et Ce, Imprimeur du Roi, / rue de Louvain. / 1851] In-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XXXIV, [1 (titre)], [1 bl.], 492 p., petits cachets humides ex-libris effacés, exemplaire en grande partie non coupé, dos fragile.
Extrait du Rapport au Roi relatif à la création de la Commission chargée de la publication des lois et ordonnances :
   Sire,
   Les lois et autres dispositions qui régissaient les divers pays composant la Belgique actuelle n'ont jamais été recueillies que d'une manière incomplète : ces collections, d'ailleurs, dépourvues de tout caractère officiel, s'arrêtent pour la plupart vers la seconde moitié du dernier siècle, c'est-à-dire précisément à l'époque dont la législation a conservé le plus de points de contact avec les intérêts encore ouverts.
   Il serait donc d'une haute utilité, non-seulement de rechercher et de publier les documents appartenant à cette dernière période, mais encore de compléter et peut-être même de reproduire en un seul corps tous les monuments de notre ancienne législation.
   Déjà l'arrêté royal du 15 octobre 1852 a prescrit un premier classement des archives existant dans les différents dépôts. L'exécution qu'a reçue cet arrêté peut être considérée comme un acheminement vers les travaux qu'il s'agit aujourd'hui d'entreprendre. Cependant, lorsque tous les matériaux auront été réunis, lorsque l'on aura recueilli toutes les dispositions qui ont régi l'ancienne Belgique, il restera encore à rechercher dans quelles parties du pays ces diverses dispositions ont été en vigueur. Ce ne sera que lorsque ces difficultés préliminaires auront été résolues, qu'il sera possible de procéder à une coordination dont le plan ne pourrait être arrêté dès à présent.
   J'ai l'honneur, Sire, de proposer à Votre Majesté de confier les travaux préparatoires de la publication dont je viens d'exposer les bases principales à une commission composée d'hommes versés dans la connaissance de nos anciennes institutions.
         Le Ministre de la Justice,
         Baron J. d'Anethan.

80 euros (code de commande : 25828).

 

[MALRAUX (André)]. SUARÈS (Guy) — Malraux, la voix de l'Occident. [André Malraux, Guy Suarès, José Bergamin. Entretiens.] Sous la direction de Claude Glayman. Reportage photographique : Daniel Pype. Conception graphique : Roman Cieslewicz. Lausanne, La Guilde du Livre, 1974. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations en noir, édition hors commerce réservée aux membres de la Guilde du Livre (volume n° 918), exemplaire numéroté (n° 3690), rousseurs.
Extrait :
   Cher André Malraux, ce n'est pas sans crainte ni tremblement que j'ai entrepris ce livre-film sur votre vie et votre action. Je me dois de garder pour moi mes doutes devant cette ambitieuse entreprise, mais ne puis résister a vous faire part de l'exaltation que la relecture de votre œuvre me procure. En relisant votre Tentation de l''Occident, vos Conquérants et le Triangle noir, je fais un retour aux sources et constate, émerveillé, combien tout cela m'a marqué et pourquoi, dans cette quarantième année, je viens vers vous à bout de souffle et « attendant ». Vous pourriez, et à juste titre, me répliquer que votre œuvre est là (oh ! combien vivante !) et qu'elle s'est tissée au fil des ans par l'action et le verbe qui prolonge et parfait sa dimension. Cela n'est que trop vrai. Mais qui, sinon vous, et vous seul, redonnera à ceux de ma génération, à celle qui s'avance, « son sens et son propos » ? Ce qui me frappe, c'est qu'il n'y a pas dichotomie entre votre vie et votre œuvre. Ce qui n'est pas toujours le cas lorsque l'on pense à Rodin, Rilke ou Claudel, entre autres. Et je me garde bien de juger. De votre premier séjour en Indochine à la guerre d'Espagne, de la Résistance à votre longue marche aux côtés du général de Gaulle, la même angoisse, la même tension, la même lucidité. J'ignore encore le « plan » de nos entretiens et comment formuler mon attente en questions. Mais puisque l'angoisse et l'attente sont si fortes, vous saurez, je n'en doute pas, y répondre.

25 euros (code de commande : 25848 - vendu).

 

Le Merveilleux. L'imaginaire et les croyances en Occident. Sous la direction de Michel Meslin. Paris, Bordas, 1984. Grand in-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 231 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Histoire et Civilisations »), quelques soulignements crayonnés.
Sur la jaquette :
   Qu'est-ce que le merveilleux ? Un monde extraordinaire très proche de l'homme, et lié à ses désirs ; un univers insolite qui plonge ses racines dans le rêve et l'imaginaire et que l'on retrouve dans toutes les civilisations. Mais aussi un langage par lequel l'homme d'aujourd'hui, comme celui d'hier et de jadis, exprime ce qu'il sent comme supérieur à lui, signe du surnaturel et du divin.
   Cet ouvrage, où le texte s'appuie sur des documents historiques et sur une iconographie « rare », analyse les croyances de l'homme occidental en ce merveilleux.
   Anges, démons, fées, diables, vampires, loups-garous, prodiges, miracles, ordalies, métamorphoses, stigmates, visions, songes prémonitoires, extases, double vue, prescience, Enfers, Paradis, îles Fortunées... sont autant de représentations par lesquelles notre imaginaire construit une réalité « autre » qui nous paraît toujours plus vraie que celle, plus banale, dont notre vie est tissée.
Table des matières :
   - Qu'est-ce que le merveilleux ?, par Michel Meslin.
   - Le merveilleux et les hommes.
      - L'Antiquité classique, par Michel Meslin.
         - L'homme grec et les prodiges. Les oracles. Les Étrusques et la procuration des présages. Typologie des faits merveilleux à Rome. Les prodiges et l'Histoire. Les métamorphoses. Les miracles païens et le merveilleux chrétien.
      - Le monde celtique, par Pierre-Yves Lambert.
Le merveilleux historique et géographique. Objets magiques et talismans. Les métamorphoses héroïques. L'Autre Monde. Les dons merveilleux.
      - Le monde nordique et germanique, par Régis Boyer.
         - Un monde double, sacralisé, intimement lié à la réalité. Le bestiaire. Les autres mondes. Destin et magie.
      - Le monde médiéval. Les curiosités profanes, par Philippe Ménard.
         - Légendes et mythes. Lieux et êtres féeriques. Visions et rêves.
      - Le monde médiéval. Le Moyen Âge chrétien, par Nicole Bériou.
         - Croyances populaires et hagiographie. Le merveilleux divin et les illusions diaboliques. Les lieux sacrés.
      - Les traditions populaires du monde rural, par Élisabeth Claverie.
         - Merveilleux et culture orale. Météorologie et pratiques magiques. Le monde des morts et les revenants. Animaux merveilleux et vierges rurales.
      - Le merveilleux et l'homme contemporain, par Jean-Bruno Renard.
         - Technologie et merveilleux. Les « miracles » de la science. Les croyances au paranormal. La parapsychologie. O.V.N.I. et extraterrestres.
   - Les formes du merveilleux.
      - Lieux imaginaires, par Michel Meslin.
         - La nostalgie du paradis perdu. Les voyages dans l'au-delà. Le labyrinthe. La caverne. La montagne sacrée. Le château merveilleux. Le bateau-tombe. La Valholl et Hel. Le Sidh. Les îles Fortunées. Les enfers. Le purgatoire. Les paradis.
      - Bestiaire et monstres fabuleux, par Claude Lecouteux.
         - Le caladrius, le gamaniol, le griffon, la serra, les sirènes. La salamandre. Le basilic. La licorne. Le dragon. Les Cynocéphales. Les géants et les nains. L'origine des monstres et leur raison d'être.
      - Êtres surnaturels, par Michel Meslin.
         - Les fées. La mandragore. Le Phénix. L'androgyne. Les anges et leurs fonctions. Le Léviathan. Satan et les démons. Le Diable et ses formes visibles. Vampires et loups-garous.
      - Dons merveilleux, par Michel Meslin.
         - Les charismes des héros. Le don de double vue et la prescience. Dédoublement et réincarnation. Songes et rêves prémonitoires. L'odeur de sainteté. L'échange des cœurs. Les stigmates. Les visions.
      - Actions merveilleuses, par Michel Meslin.
         - Sorcelleries et magies. Combat contre les monstres. Prodiges et miracles. Les merveilles de Yahvé. Le miracle en chrétienté : guérisons et résurrections. Le rôle de reliques. Les ordalies et le jugement de Dieu. Le miracle, signe tangible du surnaturel.
      - Permanence du merveilleux, par Élie-Georges Humbert et Michel Meslin.
         - Le constat de cette permanence et ses raisons. La position du psychologue : le merveilleux devient l'imaginaire. Le merveilleux et le désir. Le merveilleux et le divin.
   - Petit dictionnaire du merveilleux.
   - Orientation bibliographique.

25 euros (code de commande : 25865 - vendu).

 

NADAR (Félix Tournachon, dit) et DELORME (René) — Gustave Droz. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 97), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Gustave Droz par Nadar a été imprimé en photoglyptie (189 x 238 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.

45 euros (code de commande : 25866).

 

PIÉRARD (Christiane) — Mons et sa région en gravures. Liège, Desoer-Gamma, 1982. In-4° sous reliure et étui d'éditeur, 131 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Villes de Wallonie en Gravures »), un des 175 exemplaires numérotés (n° 140) reliés sous Skivertex grenat, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Le recueil Mons et ses environs en gravures est consacré à la ville et aux localités voisines qui ont été fusionnées en 1971 et en 1976 pour constituer l'actuelle entité de Mons, peuplée aujourd'hui de près de 100.000 habitants.
   Dans la mesure des possibilités, la publication de documents trop connus et déjà publiés a été évitée ; toutefois, certaines illustrations ont déjà été rendues publiques par l'association Les Amis de la Bibliothèque de Mons qui, chaque année, depuis plus de vingt ans, édite des cartes de vœux à partir des collections originales de la Bibliothèque de l'Université de Mons.
   La richesse du Fonds d'iconographie locale de cette bibliothèque est avérée qu'il s'agisse de dessins, d'aquarelles, de lithographies, d'estampes, de gravures sur bois ou sur cuivre, de cartes postales ; cette abondance a permis de varier le choix en évitant quasiment l'écueil des doublets.
   Sans doute est-il opportun de rappeler ici que ces collections sont antérieures à l'existence de l'Université puisque la Bibliothèque a été créée en 1797 ; elle était alors constituée en majeure partie d'ouvrages (manuscrits, incunables, éditions des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) provenant des institutions tant religieuses que civiles sécularisées ou supprimées pendant le régime français (après les batailles de Jemappes en 1792 et de Fleurus en 1794).
   Cette bibliothèque, gérée par la ville de Mons en tant que Bibliothèque Publique, de 1804 à 1966, a été cédée à l'Université de l'État de Mons (créée en 1965) en novembre 1966. C'est donc en puisant presque exclusivement dans ces collections complétées au cours des XIXe et XXe siècles par de nombreuses acquisitions, que l'iconographie de ce volume a été choisie en y ajoutant quelques documents particulièrement rares déposés à la Bibliothèque avant 1966, par l'ASBL « Les Amis de la Bibliothèque » (fondée en 1930) et par le Cercle Archéologique de Mons (fondé en 1856). Il n'a donc pas été nécessaire de recourir à des collections privées.
   La variété et l'abondance des collections publiques sont telles, qu'un second volume de même importance pourrait être publié avec d'autres vues, tout aussi originales et aussi peu connues.
   Cette diversité iconographique va de pair avec la variété des techniques ; aussi, le titre de ce volume Mons en gravures paraît-il trop restrictif car peu de vraies gravures figurent dans ce recueil ; il s'agit plus fréquemment de dessins, de lavis, d'aquarelles, de gouaches, de lithographies que de gravures qu'elles soient sur bois ou sur cuivre. Le titre général de la collection est cependant tel qu'il a fallu accepter d'y faire figurer le volume consacré à Mons dont l'intitulé exact aurait dû être Mons en images donnant son sens premier et fort au vocable images.
   L'accent est mis, dans le choix des documents, sur la lithographie d'une part, sur le dessin, d'autre part. Pourquoi la lithographie ? Parce que des essais (les premiers dans le royaume des Pays-Bas) ont été faits à Mons à la suite de l'invention de cette technique de reproduction du dessin par Senefelder (voir à ce sujet l'étude de Maurice-A. Arnould, Les débuts de la lithographie à Mons, 1816-1830, dans La vie Wallonne, tome 44, p. 417-458, Liège, 1970). C'est ainsi que des œuvres de Philibert Bron, François Gossart, Gaspard L'Heureux, Étienne Wauquière, Nicolas Liez, Jean-Baptiste Madou illustrent avec tant de bonheur, de précision et de diversité, la ville de Mons au cours de la première moitié du XIXe siècle ; plusieurs de ces lithographes après leur apprentissage et leurs débuts artistiques montois, essaimèrent ou retournèrent à leur lieu d'origine, diffusant le procédé en Belgique et à l'étranger. La collection formée vers 1816-1820 par le pharmacien Gossart (qui tenta les premiers essais sur de la pierre de Basècles) et constituée donc d'incunables lithographiques, est entrée en 1954, dans le fonds iconographique de la Bibliothèque Publique de Mons, grâce aux Amis de la Bibliothèque qui en ont fait l'acquisition. Des œuvres des lithographes montois (réunies en album ou distribuées en planches séparées) illustrent la production dans cette ville jusqu'à la fin du XIXe siècle (la dernière imprimerie lithographique de Mons qui avait perpétué la tradition avec de nouveaux matériaux, ferma ses portes en 1970). Mais les lithographies sont exécutées à partir de dessins et là, est la seconde richesse originale des collections de la bibliothèque de l'Université. Il se trouva au cours du XIXe siècle, nombre d'artistes ou d'amateurs sachant manier le crayon, la plume ou le pinceau qui fixèrent sur le papier, à leur usage et pour leur satisfaction personnelle, les aspects pittoresques de la vie montoise, les monuments en péril au moment de leur démolition, les ensembles présentant un caractère esthétique ou économique, les sites en voie d'urbanisation ou de transformation. Certains de ces dessins servirent de départ aux lithographes qui les diffusèrent, reproduits sur pierre, mais la plupart d'entre eux restèrent dans les cartons de leurs auteurs jusqu'à ce qu'un don ou un achat les fit passer dans une collection publique en l'occurrence celle de la Bibliothèque (la dernière acquisition de dessins date de 1970 lorsque Les Amis de la Bibliothèque achetèrent une suite de croquis d'audience que nous pensons pouvoir attribuer à Etienne Wauquière.
   Ces amoureux de leur ville, que ce soit Philibert Bron ou Victor L'Heureux ou Léon Dolez ou Pierre Moutrieux ou d'autres, prenaient des croquis de tout ce qu'ils trouvaient digne d'être conservé comme, à présent, les Montois photographient leur ville, fixent des instants privilégiés, constituent une nouvelle iconographie montoise en photographies et en diapositives, car Mons est une cité « photogénique » qui a, de tous temps (depuis le XVIe siècle), inspiré les voyageurs, observateurs et dessinateurs ; sa silhouette de colline en pentes douces, se détache en bordure de la plaine des vallées de la Trouille et de la Haine ; la ville a conservé un charme certain, même s'il paraît désuet à d'aucuns ; ce charme lui vient de ses rues tortueuses, cronques, étroites, en plan incliné et bordées d'architecture aux volumes équilibrés et à la mesure de la butte ; architecture tant civile que religieuse et que militaire même qui déroule ses « échantillons » des XVe au XXe siècle, si variés au plan chronologique et au plan typologique mais si proches et si intégrés grâce aux constantes de la mesure ; aux proportions, à l'échelle humaine ; à la dominante verticale ; à l'usage des mêmes matériaux régionaux. Les artistes locaux en ont représenté les traits essentiels et les détails avec sensibilité, avec amour même (n'est pas Montois Cayaux qui veut) ; ils laissent pour chaque époque des témoignages dont les générations actuelles profitent.
   C'est aussi une ville qui porte à travers les siècles le poids de ses charges : capitale du comté de Hainaut puis chef-lieu de la province ; siège des États et des tribunaux au plus haut niveau ; ville d'enseignement et place-forte proche de la frontière ; ville de marche tant au plan politique que militaire, son histoire est lourde de destructions, de sièges, d'occupations, d'impositions fiscales, de réquisitions mais aussi de responsabilités, de fastes, de constructions, d'édifications tant utilitaires que prestigieuses (collégiale, hôtel de ville, château comtal, beffroi, églises, refuges d'abbayes, hôtels de maîtres) dominant les centaines de maisons modestes voire pauvres. L'habitat très dense montant à l'assaut de la colline, les toits pentus (à voir du beffroi), les îlots de verdure, les espaces bien enclos, ont inspiré plus d'un artiste et plus d'un littérateur; mais sa fonction première fut longtemps celle d'une ville fortifiée, siège d'une garnison et elle eut à souffrir des guerres ; le premier bombardement qui réduisit plusieurs de ses rues à l'état de ruines fut celui de l'artillerie de Louis XIV (1691), les derniers furent ceux de l'aviation tant allemande (1940) qu'alliée (1944); cette destination de ville militaire au centre de voies de communications explique le grand nombre de cartes et de plans (des XVIIe et XVIIIe siècles) qui représentent Mons sans détailler l'intérieur de la ville, seules les fortifications présentant quelque intérêt et étant représentées avec complaisance et force détails, laissant en blanc ou presque, la zone à forte densité d'habitat intra muros ; d'autre part, ces destructions ayant changé le visage de la ville tant en 1914 (bataille de Mons) qu'en 1940 et 1944 (destruction de plusieurs bâtiments anciens notamment du XVIe siècle), les illustrations et particulièrement les cartes postales de la fin du XIXe siècle et des premières années de ce siècle, de même que celles antérieures à 1939-1940, sont devenues des témoins privilégiés de l'aspect des rues, des places et des quartiers qui ont souffert des guerres, de même qu'elles apportent de multiples informations sur la vie économique et quotidienne; ce sont maintenant des sources de première main.
   Il peut sembler étonnant que plusieurs vues, parmi les plus anciennes, portent des annotations en allemand, en flamand, en anglais ou en latin mais cela n'a rien de surprenant si on sait que nombre des dessinateurs qui ont représenté la ville aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles étaient des étrangers destinant leurs œuvres non ad usum civis montensis mais à leurs compatriotes car ces gravures devaient illustrer des atlas ou des récits de voyages telle la Description de tous les Pays-Bas de Louis Guichardin, par exemple.
   À la fin du XIIe siècle, Gislebert dans sa Chronique écrivait, avec quelque peu de présomption Mons caput erat et est semperque erit totius Hanonie, au XXe siècle le Montois se contente de chérir son biau p'tit trau d'ville dominé par son catiau ; dans l'une et l'autre appréciation, il y a l'expression d'un grand attachement à la colline, un certain orgueil à être Montois ce qui n'empêche pas un sens de l'accueil et une grande chaleur amicale appréciés par les voyageurs et les visiteurs à travers toute l'histoire de la cité. Pourquoi ? parce que Mons a vécu longtemps renfermée dans le carcan de ses remparts et donc repliée sur elle-même, un peu isolée mais n'attendant que l'occasion de lier le contact avec l'extérieur et aussi parce qu'elle a su conserver de multiples témoins de son passé laborieux et culturel et qu'elle les partage avec tous ceux qui l'aiment, à l'instar de plusieurs autres villes du Hainaut (terre qui compta jusqu'à vingt-deux « bonnes villes », au XVIe siècle) telles, entre autres, Ath, Beaumont, Binche, Chimay, Lessines, ou des centres urbains qui vinrent tardivement au Hainaut, ainsi Thuin ou Tournai.

50 euros (code de commande : 25859 - vendu).

 

PIRENNE (Henri)Les villes et institutions urbaines. Tomes I et II (complet). 4e édition. Paris-Bruxelles, Alcan-Office de Publicité, 1939. Deux volumes in-8° brochés, tome I : VII, 431 p., tome II : 298 p., exemplaire en bon état.
Table des matières :
Tome I.
   - 
Introduction.
   - L'origine des constitutions urbaines au Moyen Âge.
   - Villes, marchés et marchands au Moyen Âge.
   - Les villes flamandes avant le XIIe siècle.
   - Les anciennes démocraties des Pays-Bas.
      Chapitre I. L'origine des villes.
      Chapitre II. Formation des institutions urbaines.
      Chapitre III. Formation des institutions urbaines (suite).
      Chapitre IV. L'économie urbaine.
      Chapitre V. Les villes sous le gouvernement des patriciens.
      Chapitre VI. Le soulèvement du « commun ».
      Chapitre VII. Les villes sous le gouvernement démocratique.
      Chapitre VIII. Les démocraties urbaines et l'État.
      Chapitre IX. Les villes à l'époque de la Renaissance.
      Chapitre X. Les villes à l'époque de la Réforme.
      Chapitre XI. Les villes au XVIIe siècle.
   - Les villes du Moyen Âge.
      - Avant-Propos.
      Chapitre I. Le commerce de la Méditerranée jusqu'à la fin du VIIIe siècle.
      Chapitre II. La décadence commerciale du IXe siècle.
      Chapitre III. Les cités et les bourgs.
      Chapitre IV. La renaissance du commerce.
      Chapitre V. Les marchands.
      Chapitre VI. La formation des villes et de la bourgeoisie.
      Chapitre VII. Les institutions urbaines.
      Chapitre VIII. L'influence des villes sur la civilisation européenne.
Tome II.
   - 
Histoire de la constitution de la ville de Dinant au Moyen Âge.
      - Avant-Propos.
      I. Origine de Dinant. La Centène. Droits du comte de Namur et de l'évêque de Liège dans la ville au XIe siècle. L'administration épiscopale.
      II. Formation de la bourgeoisie. L'échevinage. Les jurés.
      III. Les Métiers. La révolution démocratique. Le conseil au XIVe siècle.
      IV. L'administration urbaine. La juridiction urbaine. Droits de l'évêque dans la ville. La ville et les États. La franchise et la châtellenie.
      V. Le commerce de Dinant au Moyen Âge. Participation de la ville aux privilèges de la Hanse. Condition sociale de |a population urbaine : bourgeois, batteurs, métiers.
      Appendice. La constitution urbaine du XVe au XVIIIe siècle.
   - Les villes du nord et leur commerce.
   - La commune médiévale.
   - Causerie sur Ardenbourg.
   - Coup d'œil sur l'histoire de Gand.
   - Coup d'œil sur l'histoire de Verviers.
   - La Hanse flamande de Londres.
   - Les comtes de la Hanse de Saint-Omer.
   - Les coutumes de la gilde marchande de Saint-Omer.
   - À propos de la Hanse parisienne des marchands de l'eau.
   - Le « Jus Mercatorum » au Moyen Âge.
   - La question des jurés dans les villes flamandes.
   - Le privilège de Louis de Mâle pour la ville de Bruges du mois de juin 1380.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 25861 - vendu).

 

RENÉ-JACQUES (Jacques Giton, dit) et CARCO (Francis) — Envoûtement de Paris. Paris, Nathan, 1988. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 44 p. et l'album de 87 reproductions pleine page en noir, (collection « Nathan Image »), petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre.
Sur le rabat de la jaquette :
   Suivez Francis Carco et René-Jacques, le poète de la ville et le photographe, dans le dédale de Paris. Celui des petites gens et des belles combines. Des matins pâles et des arbres au bord de l'eau. Entre bancs et péniches, on se confie. On raconte de drôles de métiers, on pratique une bonne liberté.
   Suivez et vous serez captivé.
   1938-1988, cinquante berges ! « Une paye » comme aurait dit Carco. Pourtant, par transparence, nous reconnaissons ce Paris. Les deux promeneurs du temps passé, Messieurs Naguère, le conteur et l'imagier, sans s'en douter, de Paris, ils avaient attrapé l'éternité.
   René-Jacques est connu pour ses illustrations, par la photographie, de livres de Montherlant, Peisson ou Héron de Villefosse. Ses œuvres ont figuré dans de nombreuses expositions et publications en France et à l'étranger.

25 euros (code de commande : 25841).

 

SCHWARTZ (Daniel)La Grande Muraille de Chine. Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal. Avec des textes de Jorge Luis Borges, Franz Kafka et Luo Zhewen. Londres, Thames & Hudson, 2001. In-8° oblong sous cartonnage et jaquette illustrée d'éditeur, 216 p., 149 très belles photographies duotone.
Sur le rabat de la jaquette :
   Daniel Schwartz photographie depuis de nombreuses années la Grande Muraille de Chine, qui compte aujourd'hui parmi les merveilles incontestées de l'histoire de l'humanité. Il a été le premier étranger à se voir accorder par les autorités chinoises, à la fin des années 1980, un accès privilégié à la Muraille, et a eu la chance de pouvoir voyager à plusieurs reprises à travers la Chine, du fleuve Jaune jusqu'à l'Asie centrale, parcourant les montagnes, les déserts et les steppes qui bordent cet ensemble de remparts érigés tout au long de deux mille ans par toutes les dynasties, ou presque, qui ont régné successivement sur l'Empire du Milieu.
   « Je suis allé en Chine pour découvrir ce dont j'étais capable », déclare-t-il à l'époque de son premier voyage, en 1987-1988. « Je voulais le faire parce que c'était impossible. Je voulais découvrir où se situaient les limites de l'impossible et jusqu'à quel point je pouvais m'en approcher. » La récente politique d'ouverture de la Chine l'a encouragé à poursuivre son enquête et lui a permis de photographier des zones qui lui étaient jusqu'alors restées fermées.
   Document exceptionnel sur la Grande Muraille, cet ouvrage est en outre un superbe essai photographique, un étonnant livre d'artiste. Daniel Schwartz, mû par une vision profonde et obsédante de la Grande Muraille, réalise ici un livre qui constitue une œuvre d'art à part entière. Ses photographies, d'une rigueur absolue qui souligne la beauté vertigineuse des paysages traversés, sont accompagnées d'un texte de l'historien chinois Luo Zhewen qui relate de manière à la fois très concise et lumineuse l'histoire de la Grande Muraille. Un texte de Jorge Luis Borges, La Muraille et les livres, et un extrait de La Muraille de Chine de Franz Kafka offrent en outre un contrepoint littéraire et philosophique à ces images et permettent de mieux comprendre le mythe et la fascination exercés par la Grande Muraille depuis plus de deux mille ans.

15 euros (code de commande : 25842).

 

TOUSSAINT-SAMAT (Maguelonne) — Histoire naturelle & morale de la nourriture. Paris, Bordas, 1987. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 590 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cultures »), rousseurs sur les tranches, épuisé sous cette forme reliée.
Sur la jaquette :
   À l'origine était la faim ; le miel, les racines, le gibier furent les premiers aliments de nos ancêtres. La cuisine est née de la domestication du feu, et la civilisation de l'élevage du bétail et de la culture des céréales.
   L'ouvrage de Maguelonne Toussaint-Samat est une histoire naturelle : savez-vous que le bananier n'est pas un arbre, mais une herbe dont la fleur stérile se transforme en une « main » de bananes qui peut compter des centaines d'individus (qui ne sont pas des fruits) ? Maguelonne Toussaint-Samat vous raconte l'histoire de tous les fruits européens et exotiques, la passion de Louis XI pour la poire et celle de Louis XIV pour les fraises. Savez-vous que pour fournir un caviar excellent, l'esturgeon doit n'éprouver aucune frayeur avant sa mort ? Et que Louis XV recracha du caviar offert par Pierre le Grand ?
   Mais cet ouvrage est aussi une histoire morale : il étudie les mœurs, les comportements, les modes que la nourriture fait naître, les mythes et les symboles qui s'y rattachent. Athéna, dit la légende, donna l'olivier à la Grèce ; tout le bassin méditerranéen utilisa l'huile, tandis qu'au nord s'étendaient les « pays du beurre ». Et Luther s'enflamma contre le trafic des indulgences qui permettaient de manger du beurre durant le carême !
   C'est enfin une histoire du monde entier : le chocolat fut d'abord la boisson des dieux aztèques avant de devenir celle des marquises du XVIIe siècle. Et le café, découvert par des chèvres en Arabie, devint la richesse des Antilles et de l'Amérique du Sud lorsque l'Europe s'en enticha.
   Guerres, trafics en tous genres, de produits mais aussi d'hommes – seul l'esclavage permit de rentabiliser la culture du café et de la canne à sucre – ont développé la circulation de produits de plus en plus nombreux.
   L'immense roman à épisodes que retrace l'Histoire naturelle et morale de la nourriture n'est cependant pas un roman noir. La gourmandise des puissants comme parfois celle des humbles nous donne souvent à sourire, et le plaisir de conter et de rire se conjugue au plaisir d'apprendre, dans ce livre où la langue rivalise avec le palais pour nous rassasier. Et si cette histoire se termine sur la perspective d'une meilleure gestion tant des productions que des habitudes alimentaires, il nous fait espérer que l'humanité parviendra un jour à mettre un terme aux « maux de la faim ».

30 euros (code de commande : 25840).

 

TOYNBEE (Arnold) — L'Histoire. Les grands mouvements de l'histoire à travers le temps, les civilisations, les religions. Avec la collaboration de Jane Caplan. Préface de Raymond Aron. Traduction française de Jacques Potin, Pierre Buisseret et une équipe de collaborateurs sous la direction d'Hervé Douxchamps. Paris-Bruxelles, Elsevier Séquoia, 1975. In-4° sous reliure et jaquette (frottée sur les mors) d'éditeur, 548 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, index, cartes.
Table des matières :
   Préface.
   Avant-propos.
   I. L'histoire.
      1. La relativité de la pensée historique.
      2. Le champ de l'étude de l'histoire.
      3. Quelques définitions.
      4. La nécessité d'une étude large des affaires humaines.
      5. Les sociétés de transition.
      6. L'étude comparative des civilisations.
      7. Les « modèles » hellénique et chinois.
      8. Un modèle juif.
      9. Un aperçu des civilisations.
   II. La genèse des civilisations.
      10. La nature de la genèse des civilisations.
      11. La cause de la genèse : la race ?
      12. La cause de la genèse : le milieu ?
      13. Défi-et-réponse.
      14. La difficulté de l'excellence.
      15. Le stimulant des terres ingrates.
      16. Le stimulant des épreuves.
      17. Les civilisations avortées.
   III. La croissance des civilisations.
      18. Exemples de l'arrêt de croissance.
      19. Le critère de croissance.
   IV. Le déclin des civilisations.
      20. Le déterminisme est-il convaincant ?
      21. Le caractère mécanique de la mimésis.
      22. Le renversement des rôles.
      23. Athènes et Venise : l'idolâtrie d'un passé éphémère.
      24. L'Empire romain d'Orient : l'idolâtrie d'une institution éphémère.
      25. David et Goliath : l'idolâtrie d'une technique éphémère.
      26. Le Saint-Siège : la griserie de la victoire.
   V. La désagrégation des civilisations.
      27. La nature et les symptômes de la désintégration sociale.
      28. Les prolétariats intérieurs.
      29. Les prolétariats extérieurs.
      30. Le schisme dans l'âme.
      31. Le défi de la désintégration.
   VI. Les États universels.
      32. États universels : fin ou moyen ?
      33. Les bienfaits du rayonnement et de la paix.
      34. Les communications.
      35. Les langues et les écritures.
      36. Les capitales.
      37. Les administrations publiques.
      38. Les États universels ont-ils un avenir ?
   VII. Les Églises universelles.
      39. Cancers ou chrysalides ?
      40. Des sociétés d'une espèce distincte ?
      41. Des réponses sociales à une illusion ou à une réalité ?
   VIII. Les âges héroïques.
      42. Le passé barbare.
      43. L'image et la réalité.
   IX. Contacts entre civilisations dans l'espace.
      44. Rencontres entre civilisations contemporaines.
      45. L'Occident moderne et la Russie.
      46. L'Occident moderne et l'Extrême-Orient.
      47. Rencontres avec la civilisation hellénique après Alexandre.
      48. Les conséquences sociales des rencontres entre civilisations contemporaines.
      49. Les conséquences psychologiques des rencontres entre civilisations contemporaines.
   X. Contacts entre civilisations dans le temps.
      50. Renaissances des institutions, des lois et des philosophies.
      51. Renaissances des langues, des littératures et des arts.
      52. Renaissances des religions.
   XI. Pourquoi étudier l'histoire ?
      53. La nature de la pensée historique.
      54. Les historiens en action.
   Cartes.

25 euros (code de commande : 25839 - vendu).

 

TRISTAN (Frédérick)Les tentations [de Jérôme Bosch à Salvator Dali]. Paris, Balland-Massin, 1981. In-4° sous reliure et jaquette illustrée (petites déchirures sans perte, un peu jaunie) d'éditeur, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, rousseurs aux premiers feuillets.
Sur le rabat de la jaquette :
   Saint Antoine, l'ermite du désert égyptien, a fasciné l'Occident. Que faisait-il donc dans ce tombeau, dans ce château en ruines, dans cette grotte à flanc de montagne ? Qui étaient ces démons qui, par légions, venaient le tenter ? Et qu'est-ce, au juste, que la tentation ?
   Frédérick Tristan a suivi la genèse d'Antoine, depuis la biographie qu'écrivit saint Athanase jusqu'à l'œuvre célèbre de Flaubert, en passant par les croyances populaires, la démonologie, la mystique flamande, et tous ces innombrables peintres qui de Jérôme Bosch à Salvador Dali furent exaltés par le sujet.
   En fait, saint Antoine est l'un de ces grands personnages mythiques dans lesquels l'Occident se reconnaît. Les tentations qui l'assaillent sont celles de notre civilisation tout entière : l'argent, la femme, le monde, et aussi ces autres mondes labyrinthiques, réels ou imaginaires, où se complut le génie européen du Moyen Âge à nos jours. Don Juan et Faust ne sont autres que l'antithèse d'Antoine ; car, comme Bosch et Flaubert l'ont compris, la tentation suprême de l'homme occidental tient dans l'équation rusée de l'intelligence et de la bêtise.
   Abondamment illustrée, cette étude vivante sur saint Antoine, ses hantises tantôt graves, tantôt burlesques, est une excellente introduction à une analyse nouvelle de l'homme d'aujourd'hui.
   L'ouvrage comprend également un album qui réunit la plupart des œuvres consacrées à la Tentation de saint Antoine. Avec audace, invention, verve et pittoresque, ce même thème a inspiré, du XIVe siècle à nos jours, des artistes aussi différents que Bosch et Cranach, Grünewald et Tiepolo, Véronèse et le Tintoret, Gallot et Teniers, Fantin-Latour et Odilon Redon, Khnopff et Dali, Rodin et Max Ernst.

40 euros (code de commande : 25843).

 

[TYPOGRAPHIE - FONDERIE VAN LOEY-NOURI]. Catalogue des polytypages de la fonderie typographique Van Loey-Nouri, rue de la limite, 100 Bruxelles-Nord. [Bruxelles], Van Loey-Nouri, [post 1918]. In-4° broché, [92] p., rousseurs à la couverture sinon très bon exemplaire, peu courant.

      
Couverture, vignettes « transport » et sujets « silhouettes ».

65 euros (code de commande : 25845 - vendu).

 

VAN EMDEN (Richard) — Britain's Last Tommies. Final Memories from Soldiers of the 1914-18 War In Their Own Words. London, Abacus, 2006. In-8° collé, X, 368 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   It is now more than ninety years since the outbreak of the First World War in 1914, and, incredibly, a very few of the six million men who served in that bloodiest of wars are still alive.
   In Britain's Last Tommies can be found the stories of those men, and of those who lived to a very old age and died only recently.
   They tell, in their own words, of suffering and courage, of humour and comradeship, and of experiences that some of them say they would not have missed, in spite of the cost.

5 euros (code de commande : 25831 - vendu).

 

VINDAL (Louis) — Lexique du parler picard d'Irchonwelz (Ath). Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1995. In-8° broché sous jaquette, 269 p., (collection « MicRomania Lingua », n° 1), envoi de l'auteur, exemplaire très bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le village d'Irchonwelz (eùl Chonwé), actuellement intégré dans l'entité d'Ath, s'étend du Nord au Sud, à l'Ouest immédiat de cette ville sur une superficie d'un peu plus de quatre cents hectares ; vers les années 1920, on y comptait un millier d'habitants répartis dans quelque trois cents feux. La langue qu'on y parlait était apparentée au rouchi, lui-même variété du picard. Dans l'usage commun, cette langue était appelée patwós ou walon.
   La forme dialectale du toponyme est eùl Chonwé (Chon.wé). La prononciation traditionnelle française est Irchonwé ; malheureusement, cette prononciation est concurrencée par une prononciation influencée par la graphie française : Irchonwel. La syllabe finale du toponyme étant l'équivalent du français gué, la forme française contient un 1 injustifié, qui ne devrait pas être introduit dans la prononciation.
   Essentiellement vouée auparavant à l'agriculture et à l'élevage, la commune a peu à peu changé d'aspect sous la pression des circonstances économiques et, de rurale qu'elle était, s'est progressivement urbanisée : l'implantation de nouvelles familles citadines qui ont apporté avec elles un autre genre de vie ; le regroupement des petites entreprises agricoles au sein d'exploitations plus importantes équipées d'un matériel n'exigeant qu'une main-d'œuvre réduite, ce qui a obligé de nombreuses familles de petits cultivateurs à se reconvertir en travailleurs salariés ; l'accroissement du nombre de postes de travail dans le secteur tertiaire, sont autant d'éléments qui ont fortement contribué à transformer profondément le tissu social.
   Cette urbanisation jointe à une scolarisation plus poussée et à réapparition de puissants moyens d'information dans presque tous les foyers, a entraîné un phénomène de généralisation de l'usage du français, avec pour résultat d'étouffer et, en fin de compte, de condamner à une disparition certaine la langue originale utilisée à l'époque par tous les habitants du lieu.
   Le but du présent ouvrage est de fournir une description aussi complète que possible du parler d'Irchonwelz au cours du début du 20e siècle : son vocabulaire, les expressions idiomatiques, les dictons et adages, etc. pour tâcher d'en conserver la mémoire dans l'esprit des nouvelles générations.
   La source de cette description est d'abord l'observation orale. Sa base première est constituée par mon propre usage (c'est en effet la langue que j'ai pratiquée pendant de nombreuses années) et par celui de plusieurs personnes de ma génération. Cette observation a été enrichie par la consultation d'études folkloriques et historiques portant sur la région.
   Pour rendre la lecture facilement accessible à des lecteurs d'autres contrées, j'ai utilisé pour la graphie, l'orthographe mise au point par Jules Feller, dont les principes généraux sont exposés au Chapitre 1 (Transcription des sons et orthographe) du présent lexique, en y faisant quelques additions et adaptations rendues nécessaires par certaines particularités de notre parler.
   L'introduction du travail contient également un bref exposé sur la grammaire du parler d'Irchonwelz, dont la source est également l'usage oral.

35 euros (code de commande : 25862).

 

WEISS (Sabine)Intimes convictions. Préface de Frédéric Mitterrand. Paris, Contrejour, 1989. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 163 p., très nombreuses reproductions, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, bel exemplaire de ce peu courant recueil.
   Ouvrage publié à l'occasion de la rétrospective Sabine Weiss à la Fondation Nationale de la Photographie, à Lyon, en septembre 1989.
Sur la jaquette :
   Depuis 1942, Sabine Weiss n'a cessé de développer une œuvre à la fois essentielle et originale dans la lignée des grands photographes humanistes français tels Doisneau, Boubat ou Ronis. Photographe de publicité, de mode et reporter, elle entre à l'agence Rapho avant d'être largement représentée à la fameuse exposition « The Family of Man », organisée à New-York par Steichen en 1955. Cette première monographie met en avant sa démarche si particulière entre réalisme et poésie, tout entière au service de l'homme, en même temps qu'elle exalte à travers l'instantanéité les forces vives de la lumière et de la composition.

50 euros (code de commande : 25846).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 5 septembre 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(18 juillet 2017)

 

[BACON (Francis)]. TRUCCHI (L.) — Francis Bacon. Œuvres 1944/1982. Paris, Celiv, 1989. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, [16 (texte, un portrait par Bill Brandt, repères biographiques)] p. et 102 reproductions en noir et en couleurs, petit cachet d'appartenance en bas de la page de titre.
Extrait :
   Francis Bacon contredit toute prévision, renverse toutes les règles du jeu. Et non seulement parce qu'il fait figure d'outsider, mais parce que sa peinture se révèle, se forme et s'affermit dans des temps et des modes contrastants, quand ils ne s'opposent pas, avec le climat général et les modes particulières qui ont caractérisé l'art pendant ces trente dernières années. On nous répondra, certes, que cette position d'autonomie et de non participation polémique n'est pas insolite et que ces changements brusques et ces virements de route inattendus distinguent le parcours accidenté et varié des avant-gardes. Mais c'est à ce niveau justement que se situe la différence, entre une condition d'avant-garde, – une contestation explicite, souvent formulée par groupes ou écoles ou mouvements – et une position d'avant-poste, ou encore mieux, de vedette : un état solitaire d'alarme qui n'a pour but aucune activité destructive apparente (sans employer les armes de l'attaque de front), mais qui se limite à enregistrer les événements, accumuler des preuves, collectionner des situations et des comportements extrêmes.
   Il nous faut définir à présent la méthode par laquelle Bacon accumule les preuves et les témoignages ou si l'on préfère, et d'une façon plus générale, de quelle manière le phénomène de la vision picturale se forme et se révèle en lui. Bacon n'illustre ni ne raconte, mais il enregistre et documente. Ce sont les faits qui l'intéressent, non pas les antécédents ou les conséquences. Et en ce sens, une phrase qu'il a prononcée est exemplaire : « Je veux peindre le cri avant l'horreur ». Or, le cri s'enregistre, c'est un fait ; l'horreur se décrit ou s'évoque, c'est un état d'âme. De là son intérêt pour la physiognomonie, cette pratique qui permet d'arriver à l'homme, à sa personnalité à travers son visage, en accordant la plus grande importance au geste, à l'attitude.
   Et du moment que la recherche de la vérité ne constitue pas nécessairement chez Bacon un idéal éthique, les moyens pour la réaliser n'ont aucune implication esthétique. Une confirmation particulière nous est donnée par le portrait, un genre que, suivant une tradition anglaise typique, Bacon a remis en vogue en l'épurant d'une tendance excessive au « gracieux », que déjà Berenson avait négativement constatée. Le concept de portrait a changé radicalement après l'invention de la photographie, et par conséquent l'engagement de l'artiste face au sujet s'est transformé ; ce n'est plus une description extérieure le plus possible réaliste et minutieuse qu'on lui demande, mais de découvrir ce sujet et de l'interpréter dans toute la plénitude de sa personnalité, souvent secrète ou cachée.

15 euros (code de commande : 25790).

 

[CHARBEL MAKHLOUF]. HAYEK (Michel) — Le chemin du désert. Le père Charbel moine d'Orient 18128-1898. Préface de Louis Bouyer. 2e édition. Le Puy - Lyon, Mappus, 1962. In-8° broché sous couverture rempliée, 187 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
   Le père Charbel, le moine silencieux du Liban, ne cesse, depuis 1950, d'inspirer des auteurs de tous pays. En effet les prodiges qui avaient fulguré, cette année-là, et qui continuent sporadiquement d'éclater autour de son tombeau, les multiples guérisons spirituelles et physiques qu'il a opérées, la conservation de son corps, incorrompu depuis 64 ans, demeurent un objet d'étonnement pour le monde.
   L'auteur de cette biographie, Libanais lui-même, qui voyait dans son enfance, de la place de son église paroissiale, l'ermitage où vécut le moine Charbel, était bien « placé » pour nous servir de guide, et nous introduire dans le palais dépouillé de ce roi de la pauvreté qu'est l'ermite d'Annaya.
   Nous nous voyons promenés, comme dans un vertige, depuis Beyrouth jusqu'à Byblos, berceau de l'alphabet, sur cette plage phénicienne qui avait enchanté Renan et Barrés après tant d'autres voyageurs. C'est un univers mouvant où l'histoire et la légende confondues fourmillent en évocations surprenantes pour tout voyageur nouveau.
   Nous connaîtrons ainsi la destinée exceptionnelle du Liban, plaque tournante entre l'Orient et l'Occident, véritable mosaïque de religions, pays œcuménique par excellence, où, sous la multiplicité des croyances, des races et des cultures, des hommes réussissent à coexister dans l'amitié.
   Nous pénétrerons surtout dans ce monde mystérieux des solitaires dont les silhouettes viennent, du fond des siècles chrétiens, se resserrer pour fondre sur l'ermite d'Annaya et resplendir en lui. Ce sont les traditions, la liturgie, la spiritualité du monachisme ancien qui trouvent ici leur parfaite et vivante expression.
   Ainsi situé dans son milieu historique et géographique, le moine Charbel est connu dans toute sa vérité. Mais, au-delà des limites de ce cadre, on retrouve dans sa vie ces lois spirituelles du christianisme de tous les temps, qu'il faut aujourd'hui plus que jamais rappeler : Primat de la contemplation, efficacité de la prière et du silence. Ce sont là les véritables armes des saints qui assurent à l'Église sa vraie victoire sur le monde. « Son triomphe, dit l'auteur, est absent au monde, comme il l'a été en un certain soir d'un certain vendredi sur le Golgotha. »

15 euros (code de commande : 25774).

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Au Cheval Blanc, J. Rousselle, Aubergiste-Restaurant Place Verte N° 26 Charleroi. Carte-porcelaine (100 x 63 mm.) en couleurs imprimée par le lithographe Alphonse Deghistelle, à Charleroi, petit pli.

18 euros (code de commande : 25814).

 

DOTY (Robert)Photo-Secession. Photography as a fine Art. Foreword by Beaumont Newhall. New York, The George Eastman House, 1960. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 103 p., reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, très bon exemplaire.
Table of contents:
   - Foreword.
   I. Introduction.
   II. The Background.
   III. Stieglitz and American Photography.
   IV. The Photo-Secession.
   V. The Little Galleries.
   VI. The Dresden and Buffalo Exhibitions.
   VII. The New Art.
   - Portfolio : Plates I-XXXII.
   - Notes to the Text.
   - Selected Bibliography.
   - Exhibition Schedule.
   - Members of the Photo-Secession.

12 euros (code de commande : 25785).

 

GÉRARD PÈRE ET FILS (Vahé) — L'univers du Havane. Photographies Matthieu Prier. Paris, Solar, 1995. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 143 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Avant-propos :
   Plus qu'un monde, le Havane est un univers. Un univers d'une telle richesse que, comme tout ce qui touche à l'art de vivre et aux produits de bouche, il exige un tant soit peu d'attention et de culture pour être pleinement savouré.
   C'est pourquoi nous avons voulu prolonger le travail accompli il y a quelques années avec Le Guide de l'amateur de Havane. Car, si ce premier ouvrage s'attachait plus particulièrement à l'aspect technique, il nous a semblé que l'objet cigare méritait que l'on rendît davantage hommage à son esthétique – incomparable.
   Première exigence, donc : donner tout son poids au regard, qui caresse le Havane. C'est ainsi que l'amateur pourra découvrir, du moins dans les pages de présentation des gammes de chaque marque, les cigares en taille réelle.
   Deuxième exigence : bannir tout jargon technique, afin que le néophyte puisse, autant que l'amateur confirmé, s'y retrouver... On nous pardonnera seulement d'avoir eu recours, dans l'évocation de l'évolution du goût d'un cigare au cours de la combustion, aux termes foin pour le premier tiers, divin pour le deuxième, purin pour le dernier. Ce sont là métaphores courantes entre Havanophiles.
   Enfin, rappelons que les appréciations que nous donnons ne sauraient s'entendre que parlant de cigares conservés avec le plus grand soin et, surtout, ayant bénéficié en amont de conditions optimales d'élevage, de maturation et d'acheminement à la qualité.
   Et maintenant, laissons-nous pénétrer par les généreux effluves de notre sujet....

20 euros (code de commande : 25802).

 

GUSDORF (Georges) — Les Sciences humaines et la pensée occidentale. Tome I. De l'histoire des sciences à l'histoire de la pensée. Tome II. Les origines des sciences humaines. Paris, Payot, 1966-1967. Deux volumes in-8° brochés, 336 et, 500 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), petit cachet humide ex-libris en bas des couvertures et des pages de titre, couvertures frottées.
   Il s'agit de la première édition des deux premiers volumes de l 'encyclopédie Les sciences humaines et la pensée occidentale qui parut de 1966 à 1988 et compte 14 volumes.
En quatrième de couverture du tome I :
   Introduction à une tentative d'histoire des sciences, ce livre voudrait être un discours de la méthode pour la mise en lumière de l'unité du savoir. Car toute science est conscience de l'homme ; aucune discipline ne se suffit à elle-même ; réduite à elle-même, elle n'est plus elle-même. Le régime de spécialisation outrancière, caractéristique des temps modernes, a falsifié l'idéal du savoir en réduisant l'envergure de l'intelligence.
   Centrée sur les sciences humaines, l'histoire du savoir devient une histoire de la découverte de l'humanité de l'homme. Elle s'efforce de mettre en lumière l'unité interne qui assure d'âge en âge la cohérence de l'image du monde. Renonçant à se proposer comme un recueil, ou plutôt un cimetière de faits, elle tente de définir les attitudes mentales, les modèles d'intelligibilité qui s'affirment et se renouvellent dans la succession des époques de la culture.
   L'histoire compréhensive du savoir voit dans toute connaissance l'expression d'une présence au monde et d'un style de vie. Le grand axe de la conscience occidentale est jalonné par le renouvellement des mentalités, dont chacune atteste une forme de sensibilité intellectuelle, en réciprocité de signification avec la sensibilité esthétique et religieuse.
   Il faut que l'histoire des sciences reprenne sa place et son rang dans une théorie des ensembles de la conscience humaine.
En quatrième de couverture du tome II :
   D'ingénieux esprits de notre temps prononcent que l'homme est mort, la tâche des sciences dites « humaines » étant désormais de hâter la dissolution du cadavre exquis de l'humanité perdue.
   Avant que les valeurs humaines ne sombrent ainsi dans la dérision générale du nouvel obscurantisme, peut-être est-il encore temps de remémorer la longue marche de la découverte de l'homme dans la tradition de l'Occident. Si nous sommes ce que nous sommes, c'est grâce au labeur acharné des générations spirituelles, dont les essais et les erreurs ont permis la conquête méthodique de la vérité, en passant par l'organisation de la terre et du ciel. L'aventure millénaire de la connaissance a permis de définir les horizons de l'espace et du temps, de constituer l'univers en un paysage doué d'un sens qui se révélait à la foi ou à la raison.
   Peut-être le caractère fondamental de ces sagesses périmées se trouvait-il dans une certaine amitié fondamentale pour l'homme et pour le monde. Aujourd'hui les héros suicidaires de l'absurdité universelle ne voient en la réalité qu'un miroir où contempler avec délectation leurs propres grimaces.
   Ce livre n'est destiné qu'à ceux qui s'intéressent encore à l'humanité de l'homme.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 25772).

 

HAMPE (Roland) et SIMON (Erika)Un millénaire d'art grec 1600-600. Fribourg - Paris, Office du Livre - Société Française du Livre, 1980. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 306 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Dans cet ouvrage, les éminents archéologues classiques que sont Roland Hampe et Erika Simon apportent la preuve que la pensée « grecque » s'est exprimée dans l'art dès le XVIe siècle avant J.C. et non pas seulement dès l'époque géométrique – vers 1000 avant J.-C. – comme on le pensait jusqu'ici. En effet, grâce au déchiffrement de l'écriture mycénienne, il a été établi que les Achéens, les habitants des centres mycéniens, parlaient une langue qui est l'ancêtre du grec classique. Ainsi des détails iconographiques, qui distinguent les œuvres mycéniennes de celles d'Orient, apparaissent sous un jour nouveau, car ils permettent de percevoir les premières manifestations de l'esprit « grec » dès le XVIe siècle avant J.-C., et ce dans tous les domaines de l'art.
   Les auteurs font état de l'influence de l'art minoen sur les œuvres de l'époque mycénienne. Puis, suivant la chronologie jusqu'à la fin de l'époque dite orientalisante vers 600 avant J.-C., ils traitent des divers domaines de l'art – architecture et peinture, céramique, œuvres de métal, bijoux, objets de bois et d'ivoire, sculpture –, étudiant la continuité, les influences.
   Le lecteur aura ainsi une idée très claire et complète de toutes les connaissances actuelles dans ce domaine. La riche documentation iconographique réunit les pièces majeures de ce millénaire d'art grec, certaines maintenant célèbres mais souvent réinterprétées récemment, d'autres publiées ici pour la première fois.

20 euros (code de commande : 25793 - vendu).

 

MEYER (Laure) — Objets africains. Vie quotidienne, rites, arts de cour. Paris, Terrail, 1994. In-4° broché, couverture rempliée, 207 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Au pli de la couverture :
   Datant pour la plupart du XIXe siècle, les plus beaux objets africains que nous présentons ici témoignent de la richesse des choix et des solutions esthétiques et techniques développées par plus de cent ethnies, réparties de la Guinée à l'ouest au Kenya à l'est, et du Mali du Nord à l'Afrique du Sud.
   Dans chaque tribu, la création plastique se manifeste dans tous les actes de la vie : objets décorés et sculptés de la vie quotidienne, parures, armes, instruments de musique... Mais par souci de cohérence et de compréhension, il nous a paru évident qu'il fallait aborder le sujet de manière thématique : le cadre de vie (mobilier), les arts de la convivialité (récipients et cuillers), l'utilisation de la couleur (écorces battues et tissus), les parures, les armes de combat et de prestige des grands chefs.
   À la vue d'un grand nombre d'objets reproduits ici, on comprend aisément l'immense intérêt qu'a suscité l'art africain dès le début de notre siècle auprès d'artistes occidentaux comme Modigliani, Matisse ou Picasso.
   Aujourd'hui encore, cet art chargé de sens mythique nous fascine par sa force et sa beauté formelle.

15 euros (code de commande : 25822).

 

MOREAU (Marcel) — Saulitude. Photographies de Christian Calméjane. Paris, Accent, 1982. In-4° carré broché sous étui d'éditeur, [72] p., petite tache en quatrième de l'étui sinon exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   J'ai écrit ce livre, j'ai voulu ces photos non tant pour faire acte d'écologie que pour accorder les enracinements de mon enfance à mes errances d'homme mûr.
   Ces désarticulés étaient déjà mes complices à l'époque où je m'acharnais à ne plus être celui que l'on voulait que je fusse. Je suis entré en eux, je me suis frotté à leurs blessures, à leurs convulsions, comme si j'avais pressenti que je créerais un jour quelques personnages à leur ressemblance. Mais je n'étais qu'un gosse, et j'aimais surtout jouer avec les choses imparfaites, les images du bizarre, les douteuses épiphanies.
   Aujourd'hui, j'ai cessé de jouer, et ces arbres à nuls autres pareils ont depuis longtemps reçu en moi, de l'histoire même de mes phantasmes, des sèves nouvelles et extravagantes, dont la parole. Transplantés au cœur de toutes mes apostasies, ils semblent les rappeler sans cesse au devoir essentiel : l'amour de la différence, la passion du dépassement de soi. En quoi je dédie cette œuvre à mon village natal, haut lieu de mes premiers schismes et berceau de mon entêtement.

35 euros (code de commande : 25788).

 

Moulins en Hainaut. [Bruxelles], Crédit Communal, 1987. In-4° broché, 383 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, coup à la coiffe, un peu jauni.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme itinérante organisée par Hannonia et le Crédit Communal en 1987.
Table des matières :
   Préface, par François Narmon.
   Avertissement, par Jean-Marie Cauchies.
   Avant-propos, par Gérard Bavay.
   Bibliographie.
   Introduction générale : À la rencontre des moulins, par Maurice-A. Arnould.
   Qu'est-ce qu'un moulin ?, par Gérard Bavay.
      - Technologie et usages des moulins à eau et à vent, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Un cas de description technique : l'inventaire et l'évaluation des moulins de Belœil e, 1775, par Ernest Carlier.
   Le moulin dans son milieu : droit, économie, paysage, par Gérard Bavay.
      - Droit des moulins et banalité en Hainaut des origines à 1795, par Jean-Marie Cauchies.
      - Tentative d'abolition de la banalité du moulin sous Joseph II, par Yannick Coutiez.
      - La gestion des moulins, revenus et rendements, par Marinette Bruwier.
      - Les sites des moulins, par Robert Sevrin et Gérard Bavay.
      
Équipements et environnement urbain : les moulins de Tournai, par Christian Dury.
      - Les moulins dans la ville : le cas de Mons, par Christiane Piérard.
   Mémoire de meuniers et mémoire de moulins, par Gérard Bavay.
      - L'architecture des moulins en Hainaut, par Jean-Marie Lequeux.
      - Les moulins : signes et graffiti, par Jean-Louis Van Belle.
      - Épigraphie des moulins et des meuniers, par Ernest Carlier.
      - Iconographie des moulins, par Christiane Piérard.
      - De l'eau au moulin. Histoire d'une vie, par Jean-Marc Depluvrez.
      - La vie quotidienne du meunier dans le monde de la documentation écrite, par Jean-Pierre Vasseur.
   Aujourd'hui et demain, par Gérard Bavay.
      - Catalogue des documents iconographiques.
         I. Les moulins du Hainaut dans la longue durée.
         II. Typologie et fonctions des moulins.
         III. Les moulins dans le paysage.
         IV. Les aspects techniques.
         V. Le moulin dans son environnement social.
         
VI. Iconographie.
         VIII. Les moulins aujourd'hui.

35 euros (code de commande : 25816 - vendu).

 

PARIDAENS (François) — Mons, sous les rapports historiques, statistiques, de mœurs, usages, littérature et beaux-arts ; par F. Paridaens, De la Société de Littérature de Bruxelles. Mons, Leroux, 1819. [Mons, chez Leroux, Libraire-Éditeur, Grand'Place, n° 38. 1819.] In-12 demi-chagrin vert, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., exemplaire en bon état.
   Le libraire-éditeur Martin Leroux fit imprimer cet ouvrage à Tournai, chez Casterman.
   Voici ce qu'écrit le baron de Reiffenberg à propos de François Paridaens : « Né à Mons en 1787, [il] servit comme soldat et sous-officier dans les armées impériales, et, après 1815, entra dans les bureaux du fisc. Il avait de la facilité, de la finesse, une certaine habitude de la phrase mesurée ou libre, mais on lui reprochait une causticité trop personnelle ; or, comme elle s'exerçait sur un petit théâtre, qu'il était sans cesse en présence de ceux qu'il persiflait, son penchant à la satire lui attira, dans son endroit, plus d'un désagrément. Ayant été pensionné, il vécut quelque temps à Louvain, où l'on ignorait ses gaietés et ses malices. »
Bibliographie :

   - Reiffenberg (Frédéric Auguste Ferdinand Thomas, baron de), Le Bibliophile belge, t. III, pp. 473-474.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 217.

80 euros (code de commande : 25819).

 

PIEPERS (N.) — La Revue Générale de 1865 à 1940. Essai d'analyse du contenu. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1968. In-8° broché, 105 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 52), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Bibliographie.
   Chapitre I. Exposé de la méthode.
      A. Nature de la méthode.
      B. Application de la méthode à l'étude de la Revue Générale.
         1. Technique de l'analyse du contenu.
         2. Facteurs d'interprétation.
   Chapitre II. Deux pôles d'intérêt : politique et littérature.
      A. Évolution comparée.
      B. La politique.
         1. Politique belge.
         2. Politique des pays étrangers.
      C. La littérature.
   Chapitre III. Deux centres d'intérêt occasionnels : l'économie et les questions sociales.
   Chapitre IV. L'histoire et la géographie.
   Chapitre V. Matières secondaires ou ignorées.
      A. La religion.
      B. La philosophie et la morale.
      C. L'art.
      D. Les sciences.
   - Conclusion.
   - Annexes.
      I. Directeurs et comités de rédaction de la Revue Générale.
     II. Liste des critères observés dans l'analyse du contenu.
   - Index.
   - Tableaux et graphiques.

13 euros (code de commande : 25777).

 

Portraits de femmes. La femme dans la peinture au XIXe siècle. Cavaillon, Rimbaud, 2000. In-8° carré broché, 103 p., nombreuses illustrations en couleurs, bon exemplaire.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne, du 17 novembre 2000 au 17 février 2001, puis au Musée Joseph Déchelette, à Roanne, du 3 mars au 16 juin 2001 et enfin au Musée départemental de l'abbaye de Saint-Riquier, du 30 juin au 2 septembre 2001.
Table des matières :
   - Les femmes ou les silences de la peinture, par Michelle Perrot.
   - La représentation des femmes dans la peinture française du XIXème siècle : avancées et reculs, par Eunice Lipton.
   - Introduction. Portraits de femmes, par Marie-Noëlle Maynard.
   - Catalogue des œuvres exposées, par Marie-Noëlle Maynard et Brigitte Bouret.
      - Les âges de la femme.
         -  Espérance : la jeunesse - la maternité - la famille.
         - Douleurs et vicissitudes, les derniers temps.
      - La femme dans la société.
         - Mer et terre.
         - La ville et les petits métiers.
         - Aristocratie et bourgeoisie.
         -  D'autres choix.
      - Le mythe.
         - L'idéal, l'inspiratrice, le rêve.
         - L'éternel féminin.
         - La tentatrice, le vice.

20 euros (code de commande : 25792).

 

RINCHON (Philippe) — Thulin, sa géographie, son histoire. Monographie nouvelle. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1925. In-8° broché, X, 350 p., exemplaire en bon état.
Avis au lecteur :
   À la suite de ma première notice sur Thulin parue dans le bulletin de la Société Royale Belge de Géographie, n° 1 de Janvier-Février 1887, j'ai reçu quelques félicitations émanant des archéologues marquants du pays et notamment celles du célèbre paléographe, généalogiste et historien Bernier m'engageant à persévérer dans mes recherches. M. le docteur Elie Bélanger, premier échevin de Thulin, ayant l'instruction publique dans ses attributions, m'engagea aussi à la faire réimprimer et cela à différentes reprises, me promettant qu'il la ferait distribuer comme prix aux élèves des écoles de notre belle commune.
   Je me fais donc un devoir de présenter mon nouveau travail à mes chers concitoyens, qui, en me lisant, verront que mon amour pour mon pays natal est sincère et n'a fait que croître et s'affermir de plus en plus !
   Si dans ce nouvel exposé, j'entre dans les plus minutieux détails, que le lecteur veuille se reporter aux instructions adressées par le Comité des travaux historiques et scientifiques, aux correspondants de l'instruction publique et des beaux-arts de France (Paris, Lacroix, 1890), où M. Léopold Delisle écrivait naguère ce qui suit : il ne faut pas oublier que l'éclaircissement de beaucoup de questions, même secondaires, des annales d'une province, d'une ville, ou d'une abbaye, fournit des jalons précieux soit pour la géographie, soit pour la chronologie, et que la connaissance exacte des anciennes institutions repose presque toujours sur l'étude de détails qui, isolément, semblent dénués de valeurs !
   À mon avis, cette remarque est rigoureusement exacte et combien profonde ; elle met à néant les critiques parfois acerbes et sottes à l'égard de nos archéologues disparus qui ont peiné et mis au jour tant de renseignements précieux sur les faits et gestes de nos aïeux. Beaucoup de détails ont donc leur utilité dans une monographie ; c'est l'apport des petits ruisselets à la formation d'un plus grand fleuve.
   Comme je n'aime pas de distraire mes lecteurs par l'abondance d'indications des sources au bas de chaque page, autant que possible je les renseigne dans le corps même de l'ouvrage, de cette façon j'empêche cette distraction parfois pénible ; car on est toujours tenté de recourir à ces preuves multiples exigées de nos jours pour être admis comme historien impeccable ; pour le surplus, revoir sous la rubrique Archives communales à l'article VIII, tous les documents historiques compulsés et transcrits par moi pendant la guerre européenne (1914-1918), ce qui m'a permis de donner de l'ampleur à la présente monographie sur Thulin.

20 euros (code de commande : 25820).

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