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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 15 SEPTEMBRE 2020

 

ANDRÉ (Albert) — Eugies dans l'histoire. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 1980. In-8° broché, 362 p., quelques illustrations, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région », n° 3), envoi de l'auteur, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   Première partie. Le cadre : le milieu et les hommes.
      I. Situation.
      II. Orographie.
      III. Géologie.
      IV. Hydrographie.
      V. Agriculture et élevage - Végétation.
      VI. Hameaux et lieux-dits.
      VII. Évolution démographique.
   Deuxième partie. L'ancien régime.
      I. Les débuts de la localité.
      II. Les seigneuries.
      III. La paroisse.
      IV. La vie sociale.
      V. Monnaies et mesures.
      VI. De Philippe le Bon (1396-1467) à Joseph II (1741-1790).
   Troisième partie. L'Époque contemporaine.
      I. L'installation du nouveau régime.
      II. L'organisation communale.
      III. La vie communale.
      IV. La vie religieuse.
      V. La vie intellectuelle.
      VI. La vie économique.
      VII. Folklore - Us et coutumes.
   Quatrième partie. Ces hommes y ont vécu.
      I. Fénelon (1651-1715) à Eugies.
      II. Le général de brigade François-Joseph Deverchin (1746-1807).
   Cinquième partie. Poésies locales.
      - Introduction.
      I. La maison Fénelon.
      II. « Des chants de mon pays » (extraits).
      III. Eugies, mon beau village.
      IV. El'marichau.
   - Annexes.
      - Introduction.
      - Documents.
   - Sources et bibliographie.

40 euros (code de commande : 29954 - vendu).

 

[ART CONTEMPORAIN]. Comme un oiseau. Paris, Gallimard - Electa, 1996. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Cartier pour l'Art contemporain, à Paris, du 19 juin au 13 octobre 1996.
En quatrième de couverture :
   Artistes, ornithologues, écrivains d'Europe ou d'Afrique, d'Océanic ou d'Alaska, nombreux sont ceux qui voient en l'oiseau le symbole de l'ailleurs, du mystère et de la beauté. À travers les âges, les continents et les cultures, les oiseaux n'ont cessé de fasciner les hommes. L'exposition organisée par la Fondation Cartier pour l'art contemporain, ainsi l'ouvrage publié à cette occasion, explorent l'univers des oiseaux, des arts premiers jusqu'aux récentes expériences de l'art contemporain.
   Comme un oiseau rassemble un choix d'œuvres qui expriment l'originalité de la relation qu'une civilisation, une culture, un artiste entretiennent avec le monde des oiseaux : des vêtements de plumes du Pérou, et des masques indiens de la côte nord-ouest d'Amérique du Nord aux dessins de Jean-Jacques Audubon, des aquarelles de Turner jusqu'à l'art du XXe siècle, Max Ernst. René Magritte ou Alexander Calder, de Merce Cunningham à Panamarenko ou Jean-Pierre Raynand. Le mouvement et le vol, les expressions de la couleur et des formes, le chant des oiseaux sont évoqués, selon un choix d'œuvres sélectionnées dans des collections particulières, et parmi d'importants musées internationaux. L'exposition est conçue comme un parcours poétique où dialoguent des œuvres de provenance et d'origine diverses, rarement réunies. Elle suggère la richesse des possibilités formelles qu'inspirent aux artistes les oiseaux : de l'extrême raffinement des représentations naturalistes à l'évocation du mouvement et du vol avec Georg Baselitx ou Jean Tingnely, l'idéalisation des formes avec Brancusi, et la couleur avec les parures plumaires dans l'art d'Océanie ou avec Miró, l'art contemporain également n'échappe pas à cette fascination.
Table des matières :
   - Préface, par Hervé Chandès.
   - L'origine de la couleur des oiseaux, par Claude Lévi-Strauss.
   - Les oiseaux ne sont pas tombés du ciel, par Jean Dorst.
   - Les vengeances de la perdrix, par Michel Onfray.
   - Le défi de l'oiseau, par Daniel Arasse.
   - La musique chez les oiseaux, par François-Bernard Mâche.
   - Le concert d'oiseaux, par Susan Koslow.
   - À la droite de l'oiseau, le surréalisme, par José Pierre.
   - L'oiseau, la plume et les Eskimos Yupik, par Jean-Loup Rousselot.
   - Les oiseaux de Paris, par Pierre Nicolau-Guillaumet.

15 euros (code de commande : 29993).

 

[ARTS FRANÇAIS AU XVIIIe SIÈCLE]. Louis XV. Un moment de perfection de l'art français. Paris, Hôtel de la Monnaie, 1974. Fort in-4° broché, LVI, 682 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Pierre Dehaye.
   - L'économie française au temps de Louis XV, par Valéry Giscard d'Estaing.
   - Louis XV, par Pierre Gaxotte.
   - Urbanisme, architecture, art des jardins, par Albert Laprade et Jean-Pierre Babelon.
   - La sculpture, par Victor Beyer.
   - La peinture, par Pierre Rosenberg.
   - Le dessin, par Maurice Sérullaz.
   - L'estampe, par Jean Adhémar.
   - Le livre, par Henri-Jean Martin.
   - La tapisserie, par Jean Coural.
   - Les arts décoratifs, par Pierre Verlet.
      - La savonnerie, par Pierre Verlet.
      - Les dessins et gravures d'ornement, par Daniel Alcouffe.
      - Les boiseries, par Christian Baulez.
      - Le mobilier parisien (meubles de menuiserie et d'ébénisterie), par Daniel Alcouffe.
      - Les bronzes d'ameublement, par Daniel Alcouffe.
      - L'orfèvrerie, par Jacques Helft, par Jacques Helft et Daniel Alcouffe.
      - La céramique, par H.-P. Fourest et Antoinette Faÿ-Hallé.
      - La ferronnerie, par Catherine Vaudour.
      - Les tissus, par Jean-Michel Tuchscherer.
      - Les cuirs, par Daniel Alcouffe.
      - Les armes, par Daniel Alcouffe.
      - Le mobilier provincial, par Gérard Mabille.
   - La musique, par François Lesure.
   - Le ballet, par Serge Lifar.
   - Prestige de la danse française, par Marie-Françoise Christout.
   - Le costume, par Madeleine Delpierre.
   - Les monnaies, par Jean Lajaurie.
   - Les médailles, les médaillons, les camées et les intailles, par Josèphe Jacquiot.
   - Les prolongements du style Louis XV dans l'art populaire, par G.-H. Rivière.
   - Bibliographie.
   - Index des artistes cités.

30 euros (code de commande : 29994).

 

AUQUIER (André) — Borinage. Souvenirs d'un glorieux passé. Préface par Victor Cornez. Quaregnon, Chez l'auteur, 1988. In-8° broché, 157 p., illustrations, (collection « Notre Passé »), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Discours, citations, interviews.
   - Ce Borinage qui me colle au corps.
   - Des courants sociaux.
   - Catéchisme du Peuple, Déclaration de Quaregnon et Manifeste du Mineur.
   - Le charbon, richesse du Borinage, puis facteur de sa ruine.
   - La crise de l'industrie de la chaussure.
   - Verreries, faïenceries, porcelaines, céramiques et produits réfractaires.
   - Le secteur textile.
   - Les briqueteries.
   - Les brasseries.
   - La métallurgie.
   - L'IDEA et la crise.
   - Quelques réalisations qui ont quand même marqué.
   - Souvenirs d'un patrimoine.
   - Conclusions.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 29970).

 

BASTIEN (Alfred) — Panorama de la Bataille de l'Yser 1914. Bruxelles, s.n., [ca 1921]. Grande illustration (956 x 135 mm.) pliée en accordéon sous une couverture illustrée (un peu défraîchie), texte au verso.
   Le peintre Alfred Bastien (Ixelles, 1873 - Uccle, 1955) fut l'un des derniers artistes à réaliser des « panoramas ». En 1911, le gouvernement belge lui commanda un Panorama du Congo. Engagé volontaire de guerre en 1915, il fut affecté à la Section artistique de l'armée et il produisit des tableaux de combats.
   Il réalisa le Panorama de la bataille de l'Yser, en 1920-1921, en collaboration avec Charles Swyncop et Charly Léonard. Cette œuvre imposante (115 mètres de long sur 14 mètres de haut) montre les différents épisodes de la bataille qui se déroula du 16 au 31 octobre 1914. Elle fut exposée à Bruxelles à la rotonde du boulevard Maurice Lemonnier.
Bibliographie :

   - Vaute (Paul),
Heurs et malheurs de la bataille de l’Yser sur la toile, ressource en ligne sur le site de l'auteur : Le passé belge.
   - Peeters (Natasja) et Smets (Sandrine), La guerre vue à 360° : le Panorama de la Bataille de l’Yser d’Alfred Bastien au Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire à Bruxelles, dans : La petite Belgique dans la Grande Guerre. Une icône, des images, pp. 179-200.

15 euros (code de commande : 29978 - vendu).

 

BECKER (Jules) — Un Établissement d'enseignement moyen à Mons depuis 1545. Mons, Dequesne, 1913. Fort in-8° broché, 619 p., illustrations hors texte, le deuxième feuillet de couverture est froissé mais cet exemplaire est en bon état, ce qui est assez rare.
Avertissement :
   
Parmi les monographies manuscrites que le Gouvernement réunit, dans le compartiment de l’Enseignement moyen, à l’Exposition internationale de Bruxelles, en 1910, figurait une notice historique de l'Athénée royal de Mons.
   Cette étude, quoique favorablement appréciée, n’était pas destinée à être publiée. Mais des amis de l’Athénée royal de Mons, qui tenaient à la conserver, ont facilement obtenu de la bienveillance du Comité de la « Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut » qu'elle fût insérée dans les Mémoires de cette société savante. Et l’auteur, pour répondre à ces attentions, a voulu revoir son travail et lui donner un développement plus considérable.
   Qu’on ne s’attende pas cependant à trouver ici un tableau absolument complet d’une Institution dont l’origine est aussi reculée. Dans l’exposé de notre sujet, il reste bien des lacunes, mais il serait difficile de les combler, à moins de trouver des documents qui n'existent pas dans nos archives publiques.
   Situer l’établissement dans chacune de ses transformations ; en reproduire, aussi exactement que possible, la physionomie particulière à l’époque où les collèges avaient leur vie propre ; toutefois, ne pas négliger le point de vue général, afin d’apporter une contribution, si modeste qu’elle soit, à l’histoire de l’Enseignement secondaire en Belgique, tel est le but que nous nous sommes proposé.
   En résumé, nous avons essayé de montrer, comme on l’a fait ailleurs, quels efforts représentent les progrès réalisés dans l’œuvre si importante de la formation de notre jeunesse.
   Un établissement d'enseignement moyen à Mons s’adresse aux anciens élèves de l’Athénée royal de Mons, qui y retrouveront des souvenirs de leur jeune âge ; aux habitants de cette ville, qui y liront un chapitre de leur histoire locale ; à tous ceux que préoccupent les questions d’enseignement.
   Puissent ces pages les intéresser !
Table des matières :

   - Avant-propos - Bibliographie.
   - Introduction : Avant la création du Collège de Houdain.
   - Collège de Houdain. Première période (1545-1774). Seconde période (1774-1794).
   - École Centrale (1798-1802).
   - École secondaire (1808-1812).
   - Collège de Mons. Première période (1812-1818). Seconde période (1818-1830). Troisième période (1830-1850).
   - Athénée royal (depuis 1850).

50 euros (code de commande : 29968).

 

[BELGIQUE]. Le nouveau dictionnaire des Belges. Sous la direction de Yves-Willem Delzenne et Jean Houyoux. Tome 1 : A-H. Tome 2 : I-Z. Bruxelles, Le Cri en co-édition avec la RTBF et la Libre Belgique, 1998. Deux volumes in-8° brochés, 305, 351 p., nombreux portraits.
Extrait de la présentation de l'éditeur :
   Voici Le Nouveau Dictionnaire des Belges, deuxième édition, revue, améliorée et augmentée, du Dictionnaire des Belges paru il y a plus de dix ans aux éditions Paul Legrain.
   Celle-ci a requis un travail d'équipe considérable de la part de collaborateurs spécialisés, permettant de sélectionner quelque dix mille Belges qui se sont illustrés, de 1830 à nos jours, dans des domaines très variés. Le choix des personnes répond essentiellement à deux critères : qualité et/ou notoriété. La rigueur à laquelle nous nous sommes efforcés de nous tenir dans cette délicate entreprise n'a pu toujours résister à une inévitable subjectivité – sans compter les difficultés parfois rencontrées pour accéder à certaines sources d'information. Toute œuvre est perfectible. Aussi espérons-nous que la vigilante collaboration de ceux qui parcourront ce dictionnaire nous aidera à en combler les éventuelles lacunes.
   Enrichi de nombreuses notices supplémentaires, le Nouveau Dictionnaire des Belges offre les changements aujourd'hui indispensables : il s'est désormais ouvert à la mode et à la gastronomie, il étoffe, de manière importante, d'autres domaines tels la religion, la Résistance, la politique, la littérature, le théâtre, l'architecture, le cinéma, la bande dessinée... Parce qu'on ne peut les oublier, il accueille également des Belges de cœur, ceux dont la carrière ou la vie est étroitement liée à notre pays.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 29953).

 

BERNARD (Valère)Histoire d'Herchies. Éditée sous les auspices du Cercle Archéologique de Mons. Mons, Delporte 1953. In-8° broché, 448, [8 (table des matières, corrections, annexes)] p., illustrations hors texte, un plan à déplier, ex-libris, très bon exemplaire, rare
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Bibliographie.
   - Anciennes mesures et monnaies.
   Première partie - Histoire générale.
      Chapitre I. Le village.
         1. Description géographique.
         2. Le sous-sol.
         3. Origine.
         4. Toponymie, étymologie, noms du village, des hameaux, des rues.
         5. Lieux dits.
         6. La population.
         7. Liste des habitants et leur profession en 1561.
         8. Juridiction.
         9. Voies de communication.
         10. Postes, etc.
      Chapitre II. Les faits historiques.
         1. Herchies à travers les âges (depuis le IXe siècle).
         2. La vie au XVIIe siècle d'après les registres paroissiaux.
         3. Conflit en 1707 entre deux fermiers (Gipleux et Fief de Grez).
         4. La vente des biens nationaux.
         5. Les guerres 1914*1918 ; 1940-1944 ; le combat d'Herchies, les Écossais, l'entre-deux-guerres, déportés et prisonniers, l'après-guerre.
   Deuxième partie - Histoire spéciale.
      Chapitre I. Les seigneurs - La féodalités.
         1. Le château-fort, seigneurie principale.
         2. L'incendie du château (1655).
         3. Les seigneurs, comtes de Berlaymont, comtes d'Egmont.
         4. Le régime féodal : les fiefs - le servage - les corvées.
         5. La dîme et les abbayes collatrices.
         6. Seigneuries secondaires, châteaux, familles notables (de Milot, du Sart, de Beaurain, Fontaine de Ghelin, de Gaverelle, Meurein, Paternostre, de Saint-Moulin, Daumeries).
      Chapitre II. Juridiction religieuse.
         1. L'église Saint-Martin.
         2. Les cloches de l'église Saint-Martin.
         3. La cure.
         4. Anciens revenus et charges de la cure et de l'église.
         5. Biens de l'église et des confréries.
         6. Biens actuels - Le Conseil de Fabrique.
         7. Obituaire.
         8. Épitaphier.
         9. Les cimetières.
         10. Liste des curés et des vicaires.
         11. Les anciens prêtres originaires d'Herchies.
         12. Calvaires et chapelles.
         13. L'église de Notre-Dame à Vacresse.
         14. Le temple protestant.
      Chapitre III. Juridiction communale.
         1. La loy ; mayeurs et échevins, leurs attributions.
         2. Ordonnances de police et règlements.
         3. Attributions spéciales ; saisies-arrêts, fourmoutures, mise hors de pain, etc.
         4. Impôts, relevé des XXème en 1795.
         5. Saisie et vente des biens des mayeurs et échevins.
         6. Les anciens comptes communaux.
         7. Rapport communal il y a cent ans.
         8. Sceaux et armoiries communales.
         9. Milice, garde nationale, garde civique.
         10. Voirie.
         11. Les barrières.
         12. Liste des mayeurs, bourgmestre, échevins, personnel communal et divers.
         13. La Maison communale.
         14. L'enseignement.
         15. La bienfaisance publique, les biens des pauvres, la Maison des veuves, la C.A.P.
         16. Hygiène et santé publique.
         17. Solidarité sociale.
      Chapitre IV. Agriculture et industrie.
         1. L'agriculture en général.
         2. Les fermes et leur histoire.
         3. Industrie.
      Chapitre V. Les XI villes.
         Casteau, Erbaut, Erbisoeul, Herchies, Jurbise, Lens, Masnuy-Saint-Jean, Masnuy-Saint-Pierre, Montignies-lez-Lens, Nimy-Maisières, Saisinne (Thieusies).
      Chapitre VI. Folklore local et variétés.
         1. Les centenaires (Charlotte Cardinal, P.F. Colin, etc.).
         2. Les arbres célèbres (chêne à clous, arbre de la Liberté).
         3. Les moulins.
         4. Folklore local (la ducasse de l'Empereur, la fondation du jeu de cartes, les sports, un poète local (Ch. Delor), etc.).
         5. Varia.
         6. Essais sur le patois d'Herchies.
      Annexes.
         I. Chronologie des seigneurs d'Herchies.
         II. Incendie du château.
         III. Rachat de servage.
         IV. Testament du curé Toubeau.
         V. Lettre du compte Charles de Berlaymont.
         VI. Fondation d'obit.

60 euros (code de commande : 29956).

 

BERTRAND (Michèle) — Le statut de la religion chez Marx et Engels. Paris, Éditions Sociales, 1979. In-8° collé, 189 p., (collection « Problèmes »), cachets humides aux pages de garde et de titre.
En quatrième de couverture :
   Marx et Engels ont-ils été les détracteurs de la religion que l'on croit ? Bien au contraire, leur intérêt pour la religion ne s'est jamais démenti, et c’est en hommes de science, non en propagandistes, qu'ils en ont abordé l'étude.
   D'ou vient cet intérêt ? D’une part, la subjectivité et la conscience jouent un rôle déterminant dans les transformations sociales. La foi est une passion susceptible de mobiliser les esprits. Mais dans quel sens ? Pourquoi, ici, la religion apparaît-elle comme le garant de l'ordre établi, et là comme une force révolutionnaire ? En quoi n'est-elle pas un simple fait subjectif, mais une forme sociale de la conscience, un ensemble de pratiques et de croyances orientant la conduite des hommes ?
   Marx et Engels ont recherché les racines historiques de tant d'interprétations diverses, voire contradictoires, d’une même foi religieuse. Mais aussi, à l'inverse, ce qui dans la religion est spécifique, ce qui survit à l'histoire, et qui est à rechercher, peut-être, au-delà du champ historique, dans une anthropologie.

13 euros (code de commande : 29984).

 

[BOTANIQUE - PLESCH (Arpad)]. Répertoire bibliographique de la bibliothèque Arpad Plesch. Mille et un livres botaniques. Bruxelles, Arcade, 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 517 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   La magnifique bibliothèque d'Art Botanique du Dr. Arpad Plesch est certainement la collection privée la plus importante du monde. Elle a pour origine sa passion pour la Nature et pour les livres d'art illustrés de fleurs, fruits, arbres et plantes en général. Ces livres sont de plus en plus menacés de massacre par mercantilisme, débités à la planche ou à la gravure pour servir à la décoration, et leur marché en est devenu considérablement raréfié.
   Une semblable collection, qu'il serait maintenant impossible de constituer, peut être assimilée aux Parcs Nationaux ou aux Réserves, destinés à protéger les espèces en voie de disparition. La collection du Dr. Arpad Plesch, riche de milliers de volumes, contient un grand nombre d'ouvrages rarissimes, aux splendides reliures d'époque, certaines frappées aux armoiries d'illustres personnages ou provenant de bibliothèques royales et impériales.
   La composition de ce catalogue a été faite de façon raisonnée, dans le but d'encourager les amateurs et de faciliter leurs recherches.

60 euros (code de commande : 29999).

 

[BOURGOGNE]. Splendeurs de la cour de Bourgogne. Récits et chroniques. Édition établie sous la direction de Danielle Régnier-Bohler. Paris, Laffont, 1995. Fort in-8° collé, XLIV, 1505 p., (collection « Bouquins »), plis à la couverture, sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   De Philippe le Hardi à Charles 1e Téméraire, quatre règnes témoignent de la vitalité de la cour de Bourgogne. « Perle de chevalerie », Philippe le Bon, le grand-duc d'Occident, parfois nommé le Grand Lion, consacre l'âge d'or de la culture princière. Sa cour, la plus chevaleresque de l'Europe au XVe siècle, devient le haut lieu où la noblesse s'impose dans sa cohésion et sa force. Bibliophile passionné, Philippe aime les livres... et beaucoup les femmes. Encouragé par Isabelle de Portugal, sa troisième épouse, il se montre généreux mécène. Sous son règne, des manuscrits somptueux sont commandés et illustrés dans les ateliers du Nord.
   La production littéraire est foisonnante. Baudouin, comte de Flandre, épouse la fille du diable. Poursuivie par le désir incestueux de son père, Hélène de Constantinople erre sur les mers. Parti en Terre sainte, Gillion de Trazegnies sera l'époux de deux femmes. Jacques de Lalaing quête l'aventure. Pourtant, ces motifs de la tradition médiévale sont animés d’un esprit nouveau. Tournois et joutes sont décrits avec exubérance. Des figures légendaires tirées du monde antique se proposent en modèles séduisants : Alexandre le Conquérant est le prince idéal. Jason s'emparant de la Toison d'or patronne un ordre de chevalerie qui fait connaître la splendeur bourguignonne dans tout l'Occident. Et désormais Chroniques et Mémoires s'attachent à décrire le souverain, dans sa politique et ses fastes. Pas d'armes, visites, banquets et « entremets » servent à exalter la gloire de la dynastie. Le chevalier errant devient l'ambassadeur de son duc.
   La littérature et les rituels de cour se fécondent. Au XVe siècle, en Bourgogne, la chevalerie apparaît comme l'idéal grandiose, et peut-être nostalgique, d’une société qui multiplie emblèmes et jeux. Le prince et ses grands rêvent du théâtre sublime d’une éternité : la scène littéraire a fait place à l’Histoire.

15 euros (code de commande : 29959 - vendu).

 

BROU (Willy et Marcel)Chaussées Brunehault et monuments mégalithiques de la Gaule du Nord. Deuxième tirage. Bruxelles, Éditions Techniques et Scientifiques, 1969. In-8° broché, 207 p., illustrations, une carte hors texte à déplier, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface du Touring Club Royal de Belgique.
   - Introduction.
   - Chapitre I. La Gaule du nord sous l'occupation romaine.
   - Chapitre II. Les chaussées Brunehault.
      1. La chaussée Bavay-Tongres-Cologne.
      2. La chaussée Bavay-Mons-Asse-Utrecht.
      3. Les chaussées de la Mer du Nord et de l'Escaut occidental.
      4. La chaussée trivergente de l'Ouest.
      5. La chaussée de Soissons.
      6. La chaussée de Reims.
      7. La chaussée de Bavay-Dinant-Trèves.
   Chapitre III. La situation démographique en Gaule du Nord.
   Chapitre IV. L'ère mégalithique.
   Chapitre V. Les mégalithes de la Gaule du Nord.
      A. Les mégalithes du Hainaut.
      B. Les mégalithes de la province de Namur.
      C. Le Brabant, les Flandres, Anvers et le Limbourg.
      D. Les mégalithes de la province de Liège.
      E. Les mégalithes du Luxembourg.
      F. Les mégalithes du Grand-Duché de Luxembourg.
      G. Les mégalithes du Département du Nord.
      H. Les mégalithes du Département du Pas-de-Calais.
      I. Les mégalithes du Département de l'Aisne.
      J. Quelques mégalithes des autres départements de la Gaule du Nord.
      K. Tableau récapitulatif des mégalithes sur la carte des chaussées antiques.
   Chapitre VI. Les stations préhistoriques des provinces belges actuelles.
   Chapitre VII Le nœud routier de Bavay est préromain.
   - Bibliographie.
   - Index géographique communal.

25 euros (code de commande : 29964 - vendu).

 

[BRUXELLES]. L'Heure bleue. La vie nocturne à Bruxelles de 1830 à 1940. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° broché sous couverture à rabats, 219 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme qui s'est tenue au Passage 44, à Bruxelles du 20 mars au 24 mai 1987.
Avant-propos :
   Le XIXe siècle est volontiers étudié pour ses conceptions urbanistiques, son architecture métallique et ses grands monuments, tous trois empreints d'un souci de grandeur et de sérieux associé à l'image d'une société industrielle et bourgeoise en pleine expansion. L'Architecture Moderniste, elle, est surtout connue pour son apport théorique et sa contribution à l'art d'habiter rationnellement. Seuls l'Art Nouveau ou l'Art Déco dénotent une coloration plus frivole.
   À l'origine de cette exposition, réside l'envie de découvrir quelle architecture le XIXe et la première moitié du XXe siècle ont réservée à leurs plaisirs, plus propices à autoriser quelque audace Imaginative que les grands programmes civils. À ce dessein architectural, s'ajoute bientôt, inéluctablement, l'histoire des spectacles eux-mêmes, spectacles au sens large, du théâtre au cinéma en passant par ceux offerts dans les cafés, dancings et autres lieux nocturnes.

25 euros (code de commande : 29996 - vendu).

 

CAVAFY (Constantin) — Poèmes anciens ou retrouvés. 52 poèmes du premier recueil posthume suivis de 22 poèmes retrouvés. Traduits du grec et présentés par Gilles Ortlieb et Pierre Leyris. Paris, Seghers, 1998. In-8° collé, 125 p., (collection « Autour du Monde »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Constantin Cavafy est mort en 1933.
   Il a fallu attendre jusqu'en 1968 pour que soient publiés à Athènes un grand nombre de poèmes inédits, la majeure partie de son œuvre se trouvant ainsi accessible. Poèmes anciens ou retrouvés propose une nouvelle version française de 52 poèmes déjà connus et de 22 poèmes gardés secrets.
   Ainsi s'éclaire au mieux le visage du plus grand poète de la Grèce moderne. On y reconnaîtra, mêlés comme toujours au long des ans, les deux modes d'expression complémentaires de Cavafy, l'un s'attachant à évoquer les perplexités de Julien l'Apostat ou le trouble passager d'un jeune littérateur mondain face au saint Stylite, l'autre ne cachant rien des passions d’un vieil homme qui évoque les jours anciens et les heures de sa jeunesse.

10 euros (code de commande : 29977 - vendu).

 

[CHARRIÈRE (Isabelle de, née Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken)]. Isabelle de Charrière. Une aristocrate révolutionnaire. Écrits 1788-1794. Réunis, présentés et commentés par Isabelle Vissière. Index et notes de Jean-Louis Vissière. Paris, Des Femmes, 1988. In-8° broché sous couverture à rabats, 666 p., (collection « Librairie du Bicentenaire de la Révolution Française »), couverture un peu défraîchie, décharges d'adhésif sur les gardes.
En quatrième de couverture :
   Les femmes ne se sont pas contentées d'être les témoins passifs de la Révolution : de la reine à la tricoteuse, en passant par Mme Roland et Charlotte Corday, elles jouent un rôle de premier plan.
   Isabelle de Charrière, aristocrate hollandaise de culture française, fixée en Suisse, se passionne pour les événements parisiens – et européens – qu'elle suit de près grâce à un réseau de correspondants très informés, dont le plus connu s'appelle Benjamin Constant...
   Avec le talent d’une journaliste, elle commente à chaud l'actualité et compose les œuvres littéraires, pièces de théâtre, romans et pamphlets, que celle-ci lui inspire.

15 euros (code de commande : 29960 - vendu).

 

Châteaux - Chevaliers en Hainaut au Moyen Âge. Bruxelles, Crédit Communal, 1995. In-4° broché sous couverture à rabats, 247 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes puis à la Machine à Eau, à Mons, du 28 octobre au 24 décembre 1995.
Table des matières :

   - Avant-propos, par F. Narmon.
   - Préface, par D. Riquet.
   - En guise d'introduction, par Ph. Contamine.
   - Le Hainaut : cadre géographique, par M.-A. Arnould.
   - La féodalité et l'Église, par H. Platelle.
   - Les châteaux et le pouvoir en Hainaut, par J.-M. Gauchies.
  Première partie : Châteaux.
   - À l'origine des châteaux : les mottes féodales, par P. Demolon.
   - Les fonctions militaires des châteaux en Hainaut du XIIIe au début du XVIe siècle, par A. Salamagne.
   - Châteaux et constructions territoriales en Hainaut, par M. de Waha.
   - Archéologie castrale dans le Nord de la France : brève histoire et amorce d'un programme de recherche, par P. Léman.
   - Châteaux du Hainaut belge : études et classements, par Ch. Piérard.
   - Catalogue des châteaux.
   - Châteaux du Hainaut français.
   - Châteaux du Hainaut belge.
  Deuxième partie : Chevaliers.
   - Le chevalier dans la société médiévale : idéal et réalité, par Ph. Contamine.
   - La chevalerie hainuyère à travers les Chroniques de Froissart, par J. Trotin.
   - La noblesse hainuyère du XIe au XIIIe siècle, par D. Dereck.
   - Noblesse et châteaux en Cambrésis, par R. Fossier.
   - L'armement chevaleresque au Moyen Âge du IXe au XVe siècle, par Cl. Gaier.
   - Catalogue d'armes, par Ph. Beaussart et Cl. Gaier.
   - L'héraldique, par F. Boniface.
   - Sceaux et armoiries des comtes de Hainaut, par R. Laurent.
   - Annexe : les tournois, par P. Ramade.
   - Orientation bibliographique.

35 euros (code de commande : 29973 - vendu).

 

CHAVÉE (Achille) — Les traces de l'Intelligible. Poèmes. La Louvière, Montbliart, [1957 ?]. In-8° broché sous couverture à rabats, 50 p., exemplaire numéroté (n° 31) et dédicacé par l'auteur à Louis Van de Spiegele.
   Recueil de quarante-deux poèmes composés d'avril à décembre 1955.
Texte de la dédicace :
   À mon vieil ami Louis van de Spiegele avec ma grande amitié.
Notice de René Poupart :
Si Chavée a espéré qu'une femme lui apporte l'amour absolu et pur dont il rêvait, il n'a cessé de chercher à percer l'énigme de son essence et de son destin humains. Une série de volumes de poésie, publiés quasi annuellement témoignent de cette interrogation dont l'angoisse se masque d'humour sarcastique : Éphémérides (1951), À pierre fendre (1952), Cristal de vivre (1954), Entre puce et tigre (1955), Les traces de l'intelligible, publié sans date, vraisemblablement un peu avant Catalogue du seul. [...]
Chavée semble maintenant préférer la concision à l'abondance. Les poèmes courts sont majoritaires, mais ce qui a été perdu en quantité est regagné en poids. Nombre de ces brefs poèmes sont d'une remarquable densité ; ils sont à mi-chemin entre les grands envols des premiers recueils et le langage lapidaire des aphorismes de Décoctions (1964).
À propos du dédicataire :
   Peintre, graveur et sculpteur. Prix d'excellence en gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1932, [Louis Van de Spiegele, Cuesmes, 1912 - Mons, 1972)] se consacre à des vues de Mons et des environs. Abordant en autodidacte la peinture et la sculpture, il se rapproche vers 1936 des membres du groupe surréaliste Rupture, fondé à La Louvière en 1934, puis déplacé à Mons sous les auspices de Fernand Dumont. L'artiste livre diverses œuvres d'inspiration surréaliste, paysages ou ruines où apparaissent des profils humains, tels Le Regard du silence (1938) ou Puissance du poète (1939). Ces tableaux sont reproduits en 1940 dans la revue L'Invention collective. À la même époque, il réalise le buste de Rimbaud autour duquel posent les membres du groupe dans la photographie de Marcel Lefrancq. À la scission de Rupture, le peintre suit ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut (Mons, 1939). Arrêté en 1942 comme « suspect » par les nazis, il retrouve Dumont à la prison de Mons, puis à Louvain. Libéré mais affaibli, il ouvre à Mons après la guerre la galerie Le Sagittaire qui devient le point de ralliement et le lieu des premières expositions du groupe Haute Nuit (1947). Il illustre l'édition posthume des textes La Liberté de Fernand Dumont (1948), Fermé le jour (1948) de Franz Moreau et Au jour le jour d'Achille Chavée (1950). Il participe en 1945 à des réunions visant à regrouper les surréalistes de Belgique. Il collabore à l'exposition Surréalisme (1945) de la galerie des Éditions La Boétie. Il cosigne le tract du groupe Haute Nuit (1945) protestant contre la construction de la nouvelle gare de Mons et le tract La Cause est entendue (1947) s'opposant au surréalisme d'André Breton. Les activités de la galerie Le Sagittaire, devenue boutique d'antiquaire, l'absorbent de plus en plus au détriment de ses œuvres. Il crée en 1955 le panneau de céramique ornant la porte des prisonniers politiques de la prison de Mons, réalisé dans les ateliers de Dour. Il fait une apparition surprenante dans le film de Paul Meyer, Déjà s'envole la fleur maigre (1960), incarnant un prêtre en soutane.
Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 308.
- Poupart (René), Catalogue du seul, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 80-81.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région. Dictionnaire biographique, p. 760.

50 euros (code de commande : 29981 - vendu).

 

[CROŸ (Emmanuël de)]. DION (Marie-Pierre) Emmanuel de Croÿ (1718-1784). Itinéraire intellectuel et réussite nobiliaire au siècle des Lumières. Préface de Daniel Roche. Bruxelles, Éditions de l'Université Libre de Bruxelles, 1987. In-8° collé, 333 p., illustrations in et hors texte, index, (collection « Études sur le XVIIIe siècle », volume hors série, n° 5), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Emmanuel de Croÿ a l'envergure d’un Vauban ou d’un Maurice de Saxe. Ses passions : la grandeur de sa famille et les lettres. Combatif, audacieux, doté d’un redoutable sens des affaires, il investit dans la terre et dans l'industrie et se retrouve à la tête d’un capital de six millions de livres. Sa bibliothèque était imposante : 4000 titres, 8000 volumes. Ouvert à la modernité, soucieux de concilier foi et raison, il y cherche un savoir pratique, une science « claire et pas du tout farouche », écrit-il dans des Mémoires, interrompus, aux portes de la mort, sur cette phrase qui résume sa philosophie de l'existence : « Enfin, il faut étudier à chaque minute et avec courage ».
   De ce personnage complexe, Marie-Pierre Dion a brossé un portrait chaleureux et vivant. Le talent de l'historienne, la rigueur de sa méthode font de cette biographie intellectuelle, nourrie aux sources, un livre passionnant.

25 euros (code de commande : 29958).

 

DEZITTER (Joseph) — Nos derniers moulins de Flandre décrits, dessinés et gravés par l'artiste flamand J. Dezitter. Lille Raoust, 1938. Petit in-4° demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs, tête dorée, couverture conservée, 83 p., nombreux bois gravés, exemplaire numéroté sur vélin teinté d'Annonay (n° 176), en bon état.
   Ouvrage publié sous les auspices de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts.
Table des matières :
   I. Le moulins.
   II. Origine des moulins.
   III. Emplacement des moulins.
   IV. Caractère familial des moulins.
   V. Les moulins d'asséchement.
   VI. Le moulin dans le paysage.
   VII. Le moulin dans les œuvres d'art.
   VIII. Les moulins historiques.
   IX. L'oraison au moulin.
   X. Les charpentiers de moulins.
   XI. Les meuniers.
   XII. La ruine des moulins.
   XIII. La fin des moulins.

45 euros (code de commande : 29989).

 

[ÉROTISME - MANUSCRIT]Caprice pour servir de prélude à un théâtre érotique. S.l.n.d. In-8° en feuillets inégaux, 18 p., signature difficilement attribuable sur le recto du dernier feuillet. Curiosité !

   


La signature de l'auteur.

20 euros (code de commande : 29967).

 

EURIPIDE Tragiques grecs. Euripide. Texte présenté, traduit et annoté par Marie Delcourt-Curvers. Paris, Gallimard, 2004. In-8° sous reliure, Rhodoïd et étui illustré d'éditeur, XXII, 1478 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 160), exemplaire en très bon état.
Ce volume contient :
   - Avant-propos, par Marie Delcourt-Curvers.
   - Le Cyclope.
   - Alceste.
   - Médée
   - Hippolyte.
   - Les Héraclides.
   - Andromaque.
   - Hécube.
   - La folie d'Héraclès.
   - Les suppliantes.
   - Ion.
   - Les Troyennes.
   - Iphigénie en Tauride.
   - Électre.
   - Hélène.
   - Les Phéniciennes.
   - Oreste.
   - Les Bacchantes.
   - Iphigénie à Aulis.
   - Rhésos.

35 euros (code de commande : 29988).

 

FRESSANCOURT (Gaston de) Les maisons souveraines de l'Europe. Origine - Histoire - Généalogie. Onze tableaux généalogiques. Bruxelles, Muquardt, 1876. [Bruxelles / Librairie Européenne C. Muquardt / Éditeur de la Cour / 45, rue de la Régence, 45 / Même Maison à Leipzig / 1876] In-8° demi-percaline bleue, IX, 208 p., tableaux généalogiques, rousseurs, quelques rousseurs, rare.
Table des matières :
   - Royaume de Belgique. Dynastie de Saxe-Gotha.
   - Duché d’Anhalt. Dynastie Ascanienne.
   - Empire d’Autriche, Dynastie de Habsbourg-Lorraine.
   - Grand-duché de Bade. Maison de Bade-Dourlach.
   - Royaume de Bavière. Dynastie de Wittelsbach.
   - Les Bonaparte ou la dynastie Napoléonienne.
   - Les Bourbons.
   - Empire du Brésil. Dynastie de Bragance.
   - Duché de Brunswick. Dynastie des Guelfes.
   - Royaume de Danemark. Dynastie de Holstein.
   - Royaume d’Espagne. Dynastie de Bourbon.
   - Royaume de Grande-Bretagne. Dynastie de Hanovre.
   - Royaume de Grèce.
   - Grand-Duché de Hesse. Maison de Hesse.
   - La Maison de Holstein.
   - Royaume d’Italie. Dynastie de Savoie.
   - Principauté de Liechtenstein. Les Princes de Liechtenstein.
   - Principautés de Lippe-Detmold et de Schaumbourg-Lippe. Maison de Lippe.
   - Grands-duchés de Mecklembourg-Schwérin et de Mecklem-bourg-Strélitz. Maison de Mecklembourg.
   - Principauté de Monaco. Dynastie des Grimaldi.
   - Grand-duché d’Oldenbourg. Dynastie de Holstein-Gottorp.
   - Royaume des Pays-Bas. Dynastie de Nassau.
   - Royaume de Portugal. Dynastie de Bragance.
   - Royaume de Prusse. Dynastie de Hohenzollern.
   - Principautés de Reuss-Greiz et de Reuss-Schleiz. Dynastie de Reuss-Plauen.
   - Empire de Russie. Dynastie de Holstein-Gottorp.
   - Royaume et duchés de Saxe. Dynastie deWettin.
   - Principautés de Schwarzbourg-Sondershausen et de Schwarz bourg-Rudolstadt. Maison Schwarzburg.
   - Royaume de Suède et Norwége. Dynastie de Monte-Corvo ou de Bernadotte.
   - Principauté de Waldeck. Maison de Waldeck.
   - Royaume de Wurtemberg. Maison de Wurtemberg.

35 euros (code de commande : 29961 - vendu).

 

[GAUDI (Antonio)]. Antonio Gaudí (1852-1926). [Barcelone], Fundacio Caixa de Pensions, 1985. In-4° broché sous couverture à rabats, 281 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Catalogue de l'exposition qui organisée à la galerie CGER, à Bruxelles, du 4 octobre au 1er décembre 1985, à l'occasion des manifestations Europalia 85 España.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Bob Coolen.
   - Présentation.
   - Introduction générale.
   - Bruxelles-Barcelone : d'une capitale de l'Art Nouveau à l'autre, par Françoise Dierkens-Aubry.
   - Visite, en 1926, du professeur Kenji Imai à Barcelone dans le but de connaitre Gaudi, par Masayuki Irie.
   - Nouvelle contribution à l'étude de Gaudi, entre la critique de l'art et la psychologie, par Roberto Pane.
   - Gaudi : une exhortation au rejet du système, par Mateo Revilla.
   - The Archive of Catalan Art and Architecture. Les Amis de Gaudi aux États-Unis, par George R. Collins.
   - La relation de Joaquin Torres Garcia avec Gaudi, par Edison Bbalbi.
   - Qualité et structure des espaces dans l'architecture gaudienne, par Carlos Flores.
   - La Casa-Museu Gaudi, avec un prologue et deux parties, par Josep M. Garnit.
   - Mozart et Gaudi, par Juan Bassegoda Nonell.
   Catalogue :
      - Gaudi, l'homme.
      - Gaudi, architecte et artisan.
      - Gaudi et sa faculté de capter la beauté.
      - L'Orient, source d'inspiration du jeune Gaudi.
      - La nature, inspiratrice de Gaudi.
      - Les structures avec lesquelles travailla Gaudi.
      - Les références mystiques et religieuses.
      - La mythologie dans l'œuvre de Gaudi.
      - La Catalogne, sa présence dans l'architecture du maître.
   - Bref aperçu d'une époque
, par Jaume Carbonell.
   - Chronologie de la vie et des œuvres de Gaudi.
   - Relation chronologique de l'œuvre architecturale de Gaudi.
   - Catalogue de l'exposition.
   - Liste des maquettes et des objets.
   - Liste des plans et des dessins.
   - Bibliographie essentielle.

20 euros (code de commande : 29995).

 

[HAINAUT]. Les Enceintes urbaines en Hainaut. [Bruxelles], Crédit Communal de Belgique, 1983. In-4° broché, 295 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono à la page de titre, exemplaire en bel état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition itinérante organisée par Hannonia et le Crédit Communal de Belgique.
Table des matières :
   - Préface, par François Narmon.
   - Avant-propos, par Jean-Marie Cauchies.
   - Introduction générale. Fortifications urbaines du Hainaut. Panorama des sources, par Claire Lemoine-Isabeau.
   - Mons. Une enceinte en mutation constante, de 1290 à 1865, par Christiane Piérard et Bruno Van Mol.
   - Beaumont, par Cécile Dumont.
   - Chimay, par Henri Dessart et Jacques Buchin.
   - Thuin, par Jean-M. Horemans.
   - Châtelet, par Marcel Nihoul.
   - Charleroi, par Maurice-A. Arnould.
   - Fontaine-l'Évêque, par Michel de Waha.
   - Binche, par Michel de Waha et Michel Revelard.
   - Le Rœulx, par Gérard Bavay.
   - Soignies, par Gérard Bavay.
   - Braine-le-Comte, par Gérard Bavay et Edmond Rustin.
   - Enghien, par Yves Delannoy.
   - Lessines, par Michel de Waha et Jean Dugnoille.
   - Ath, par Jean Dugnoille et Michel de Waha.
   - Chièvres, par Michel de Waha et Jean Dugnoille.
   - Saint-Ghislain, par Daniel Van Overstraeten.
   - Leuze, par Jacques Nazet.
   - Tournai, par Christian Dury et Jacques Nazet.
   - Warneton, par Jean-Marie Duvosquel.

30 euros (code de commande : 29987 - vendu).

 

[HAINAUT]. Hainaut et Tournaisis. Regards sur dix siècles d'histoire. Recueil d'études dédiées à la mémoire de Jacques Nazet (1944-1996). Publié par Claire Billen, Jean-Marie Duvosquel et André Vanrie. Bruxelles - Tournai, Archives et Bibliothèques de Belgique - Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 2000. In-8° collé, 561 p., quelques illustrations, exemplaire en parfait état.
   Ce volume constitue le numéro spécial 58 de la revue et le tome VIII des Publications extraordinaires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai.
Table des matières :
   - Jacques Nazet, historien et archiviste, par Claire Billen, Jean-Marie Duvosquel et André Vanrie.
   - Jacques Nazet, tel qu'il fut, par Theo Verheyden.
   - Repères biographiques, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Bibliographie, par Chantal Fleurquin.
   - Le culte de saint Vincent de Soignies : histoire d'un conflit hagiographique du IXe au XIIe siècle, par Anne-Marie Helvétius.
   - « Filii Ragineri in terra patrum suorum relocati sunt. » Pouvoir, opposition et intégration dans le Hainaut du Xe siècle, par Michel de Waha.
   - La politique des travaux publics des autorités binchoises au Moyen Âge (1363-1413), par Thierry Lemaire.
   - La tête du gisant de Guy de Châtillon, comte de Blois (
1397), conservée au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, par Ludovic Nys.
   - La Cour Amoureuse de Charles VI à Tournai et son Prince d'Amour Pierre de Hauteville : commanditaires de livres enluminés ?, par Dominique Vanwijsnberghe.
   - Guillebert de Lannoy, un observateur fiable de la réalité russe au début du XVème siècle, par Stéphane Mund.
   - Le ravitaillement d'une troupe brabançonne. Un « certificat » relatif aux expéditions dans le Hainaut sous le règne de Jean IV (27 déc. 1424 - 29 mai 1425), par Serge Boffa.
   - Seigneurs et seigneurie à Naast (1424/1432 et 1505/1519) : histoire locale et « grande politique », par Jean-Marie Cauchies.
   - La fuite devant la taille ducale en Flandre Wallonne en 1449, par Claude Depauw.
   - L'avouerie à soignies à la fin du XVe siècle, par Philippe Desmette.
   - Fiscalité et tension sociale à Ath au tournant des XVe et XVIe siècles, par Jean Dugnoille.
   - Entre répression et assistance charitable : la réglementation princière relative aux ladres forains en Hainaut, par Walter De Keyzer.
   - « Pour mectre ordre en icelle ville de Mons ». Approche de la répression après la prise de la cité en 1572, par Christophe Canon et Thierry Delplancq.
   - Une famille hainuyère noble : les Landas de Louvignies de 1560 à 1825, par Catherine Dhérent.
   - À propos d'un registre des résolutions du magistrat de Braine-le-Comte (1611-1664) : les limites d'une source, par Philippe Cullus.
   - Montrœul-sur-Haine, Thulin et la Maison de Ligne sous l'Ancien Régime, par Andrée Scufflaire.
   - Rapport de force entre Binche et Nivelles au milieu du XVIIIe siècle, par Jean-Jacques Hoebanx.
   - La franc-maçonnerie à Tournai au XVIIIe siècle, par Pierre Debusschere.
   - La vente des biens nationaux dans le département de Jemappes, par François Antoine.
   - Les intérêts belges dans l'Avesnois : Simons versus Simonis, par François Antoine et Sylvie Lefebvre.
   - Des dix cimetières paroissiaux aux deux nécropoles urbaines de la ville de Tournai, ou l'histoire de Mulette et Naviaux, par Jacky Legge.
   - Quelques aperçus des structures de la propriété industrielle au Pays noir (1830-1914), par Jean-Paul Mahoux.
   - Aperçu succinct de la structuration des forces politiques en Hainaut (XIXe-XXe siècles), par Pierre-Alain Tallier.

30 euros (code de commande : 29971 - vendu).

 

KAISIN (Charles) — Pneuma. Photographies Marie-Françoise Plissart. Bruxelles, Filipson, 2011. Petit in-4° carré sous cartonnage d'éditeur, 69 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), très bel exemplaire bien complet de l'origami sous étui plastifié, belle dédicace de Charles Kaisin.
Avant-propos :
   À l'occasion du bicentenaire du rétablissement du barreau de Bruxelles, les Ordres français et néerlandais ont voulu symboliquement poser un baiser sur leur Palais de justice.
   Ils ont commandé une installation spectaculaire et poétique à l'artiste Charles Kaisin. Cette œuvre d'art a été suspendue dans la salle des pas perdus du Palais de justice de Bruxelles. Cette salle, qui est la plus grande du monde, occupe 22.000 m².
   Abordant différents thèmes tels que la recherche de la vérité judiciaire, la justice, la Région de Bruxelles, le recyclage, la répétition, l'Ordre, cette installation représente un champ de fleurs suspendu dans l'air. Afin de donner une échelle plus humaine dans cet immense espace et d'insister sur les nombreux niveaux de son architecture, une trame de fils rouges divise la hauteur du lieu en deux, au niveau de la galerie. À chaque intersection de ce réseau de corde est accroché un fil rouge de taille variable auquel est suspendue une fleur pliée en papier, appelée, de par son origine japonaise : origami. La toile tendue ressemble à une dentelle de Bruxelles, à une toile d'araignée ou à la toile du net.
   Un total de 10.000 origamis, pliés par les soins des détenus de la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, forme une vague occupant l'espace central.
   Le papier utilisé pour la réalisation de ces fleurs provient d'anciens codes civil et pénal. Ce souci du recyclage s'inscrit dans le travail de Charles Kaisin comme point de départ pour de nombreux projets, s'efforçant ainsi de donner une seconde vie aux objets du quotidien.
   Le choix de la forme de l'origami a été guidé par le symbole de la Région de Bruxelles-Capitale : la fleur de l'iris.
   Cette œuvre de l'éphémère, placée à l'été 2011 au cœur du Palais de justice de Bruxelles, manifestait la volonté du barreau d'attirer l'attention du public et des autorités sur ce haut lieu d'architecture justice et d'en assurer la conservation et la préservation.

20 euros (code de commande : 29998).

 

[LAMORAL (Benoît-Joseph)]. MOERMAN (Yves) — Correspondance d'un artilleur belge dans les armées de Napoléon de 1800 a 1813. Lettres de Grognard Benoît Joseph Lamoral. Avec la collaboration de Jean-Jacques Pattyn et Pierre Verly. Erpe, De Krijger, 2005. In-8° broché, 104 p., illustrations, très bon exemplaire, rare.
En quatrième de couverture :
   Benoît-Joseph Lamoral, né à Boussu (en province de Hainaut) le 20 février 1780, décède à Vilvoorde (en province de Brabant) le 13 octobre 1831, où il est, alors, sergent dans la première Compagnie sédentaire d'artillerie, en garnison dans cette ville. Comme la lecture de ses lettres va nous l'apprendre, il quittera ce monde après une extraordinaire vie aventureuse, tant sur mer que sur terre.
   D'Anvers à Saint-Domingue, en passant par Brest, Bordeaux, Cadix et Trafalgar, en allant de Toulon à Leipzig, il a, durant treize ans, servi dans les Armées françaises, sous les ordres suprêmes d’un certain Napoléon Bonaparte... qui viendra le surprendre dans sa baraque, sur la montagne de Schmochtitz, le mercredi 19 mai 1813 !
   Mais, chose extraordinaire, pour l'époque, il est allé quatre fois « aux Amériques » en passant plus de dix ans sur mer, comme artilleur de la Marine.
   Dès lors que de chose à dire à « sa très chère Mère » à qui toutes les lettres, que nous reproduisons ici, sont adressées, mais aussi à nous conter !
   Voici donc, à travers cette correspondance et ses nombreuses annexes, une nouvelle occasion de découvrir la pénible vie quotidienne des soldats de Napoléon, sur mer comme sur terre.

20 euros (code de commande : 29955 - vendu).

 

LAURENT (Emmanuel) — L'ennemi n° 1 du mineur : le grisou. Deuxième édition. Marcinelle-Charleroi, Dupuis, Fils & Cie, [1944]. In-8° sous une modeste reliure simili chagrin rouge à coins, dos lisse muet, 230 p., illustrations hors texte, exemplaire dédicacé par l'auteur.
Avant-propos :
   Les récentes et meurtrières catastrophes du Fief de Lambrechies à Pâturages, du Grand Trait à La Beuverie et du Mambourg à Charleroi, ont de nouveau jeté l'effroi parmi nos populations houillères.
   À la suite de la bataille implacable livrée par nos savants depuis quarante ans à ce redoutable ennemi du mineur, on croyait ce danger écarté pour toujours. Et voici que, dernièrement, le grisou vient de prendre une revanche terrible, semant la mort et la désolation dans de nombreux foyers.
   II est donc de la plus haute actualité de mettre, à la portée du public, une documentation intéressant ce sujet.
   La première partie de cet ouvrage sera consacrée à la découverte de la houille.
   Dans la seconde partie, nous parlerons du grisou proprement dit, en nous tenant à I écart des termes techniques qui rendraient la lecture de ce chapitre trop aride.
   Dans la troisième partie, qui sera la plus importante, nous évoquerons quelques grandes catastrophes, en donnant des détails inédits, recueillis auprès des survivants de ces tragédies. C'est ainsi qu'une rescapée de la catastrophe de l'Agrappe, à Frameries (1879), rescapée qui est encore en vie actuellement, vous racontera le martyre qu'elle endura pendant quatre jours au fond de la fosse sinistre.
   Nous verrons aussi tout ce qui a été fait jusqu'à ce jour pour lutter contre le grisou.
   Enfin, nous traiterons de la question du sauvetage.
   Avant de commencer, nous tenons à remercier les nombreuses personnes qui, d'une façon ou d'une autre, nous ont aidé à trouver les documents pour ce travail, et notamment M. Breyre, directeur de l'Institut National des Mines de Pâturages, qui nous a permis d'utiliser de nombreuses photographies.

28 euros (code de commande : 29990).

 

LAURENT (Emmanuel) — Les mystères de la mine. Marcinelle - Charleroi, Dupuis, Fils et Cie, [1943]. In-8° sous une modeste reliure simili chagrin rouge à coins, dos lisse muet, 156 p., illustrations in et hors texte.
Table des matières :
   - Une forêt avant le déluge.
   - Les iguanodons de Bernissart.
   - Un herbier gigantesque.
   - L'exploitation des mines.
   - La baguette divinatoire.
   - Manières d'atteindre la houille.
   - Les détracteurs du charbon.
   - Vieux charbonnages liégeois.
   - La maladie du printee de Liège.
   - Les défenseurs du charbon.
   - La disette du bois.
   - L'essor de l'industrie houillère.
   - Le transport.
   - Les charbonniers contre l'impôt.
   - Vieux charbonnages borains.
   - Les cités ouvrières.
   - Les couches.
   - Les noms des veines.
   - Une mine, repaire de brigands.
   - Des veines de coke ?
   - Les dégagements instantanés.
   - Les montagnes embrasées.
   - Les cloches.
   - Descente dans les mines.
   - Le cuffat.
   - Une descente dans une mine en 1865.
   - Les échelles.
   - La Warocquière.
   - Inventeurs liégeois et suédois.
   - Les moyens modernes.
   - Chutes dans le bougnou.
   - L'exhaure des eaux.
   - La machine de Marly.
   - La pompe à feu de Bois-du-Luc.
   - Le coup d'eau de Gosselies (1860).
   - L'aérage.
   - La catastrophe de New Hartley Colliery.
   - Les explosifs.
   - L'éclairage.
   - Humphry Davy.
   - La première lampe Davy.
   - La seconde lampe Davy.
   - Les perfectionnements de la lampe Davy.
   - Le sauvetage et la lutte contre le grisou.
   - Une explosion singulière.
   - Un bilan horrifiant.
   - Les écoles des mines.
   - Maladies des mineurs.
   - Législation minière.
   - Une grève au XVIIIe siècle.
   - Ce que contient une gaillette.
   - Le gaz d'éclairage.
   - Le charbon, fixateur de la pensée, de la physionomie, et producteur d'électricité et de lumière.
   - Diamant et gaillette.
   - À la recherche de la pierre philosophale.
   - Du soleil en conserve.

25 euros (code de commande : 29991 - vendu).

 

LIPSE (Juste - Iustus Lipsius). Réunion de sept ouvrages sous un volume in-4° plein veau (probablement XVIIe ou XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, contenant :
1. I. Lipsi Saturnalium sermonum libri duo, qui de gladiatoribus.
Edition ultima, auctior & ornatior. In quâ quid distincte præstitum fit, pagina altera docebit. Anvers, Plantin, 1588.
[Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ LXXXVIII.], [8], 175, [1 bl.] p., 15 gravures (sur 16, la gravure marquée « B » manque) hors texte à déplier.
   Ce traité est composé sous forme de dialogues entre J. Lipse, Vicor Giselinus, Janus Lernutius, Janus Dousa, et Stephanus Winandus Pighius. Juste Lipse a rassemblé et étudié les textes relatifs aux Saturnales romaines qui se déroulaient durant le solstice d'hiver et au cours desquelles des festivités complètement débridées étaient organisées ansi que des combats de gladiateurs ; ce sont ces derniers qui forment l'essentiel de l'ouvrage dont la première édition fut imprimée à Anvers en 1582. Guillaume Linocier, à Paris, en fit une contrefaçon en 1585 et, la même année, Plantin en fit une réédition « noviter correcti, aucti et formis aeneis illustrati » à l'adresse de Leide et à celle d'Anvers. L'édition « ultima, auctior et correctior » fut publiée à Leide par Franciscus Raphelengius et fut également vendue dans les Pays-Bas méridionaux avec l'adresse plantinienne d'Anvers.
   La première édition de 1582 ne contenait pas d'illustrations ; elles apparurent dans l'édition de 1585 et, bien qu'elles furent attribuées à Otto Venius, on pense aujourd'hui qu'elles sont l'œuvre de Pierre van der Borcht.
   Si Lipse n'appréciait guère les combats de gladiateurs, il reconnaissait qu'ils étaient des écoles de bravoure qui constituèrent la base du pouvoir impérial et de l'expansion de l'empire romain. Il pensait aussi que ces scènes cruelles étaient des « écoles d'imperturbabilité » à destination des spectateurs.
Bibliographie :
   - Deneire (Tom), « Laconicae cuspidis instar ». The Correspondence of Justus Lipsius : 1598, p. 224.
   - Heinen (Ulrich), Huygens and Rubens. Reflecting the passions inpainting (additions), dans Motions of the Mind. Representing the Passions in the Arts of the Early Modern Nethrlands, p. 6. Une édition de 1585 vendue 800 € chez Alde, en 2008.


2. Iusti Lipsi de Amphitheatro liber. In quo forma ipsa Loci expressæ, & ratio spectandi. Cum æneis figuris. Anvers, Plantin, 1584. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXIV.] 97, [4 (table et privilège)] p., 1 gravure dans le texte et 2 gravures hors texte à déplier.
   Il s'agit de l'édition originale de ce traité que Juste Lipse, en digne représentant de « l'humanisme érudit de la fin du XVIe siècle » s'intéressant aux jeux du cirque, écrivit pour décrire de fond en comble le Colisée de Rome.
   D'un point de vue architectural, « cette monographie complète, strictementn consacrée à l'amphithéâtre, s'est [...] fondée sur l'ensemble de la deszcription de l'édifice théâtral d'après Vitruve, à la manière en définitive d'un discours purement technique et théorique. L'auteur insistait sur ce qu'il considérait être les deux éléments principaux de ce type de monument – d'une part le « theatrum », défini comme étant la partie interne de forme concave, équipée de gradins disposés de manière circulaire sur l'ensemble du pourtour de l'édifice, d'autre part l'aire plane centrale –, observant du reste que les Anciens le disaient, selon lui, aussi bien « c
æva » qu'« arena ».
Bibliographie :

   - Lestringant (Frank), L'écriture du martyrologe, dans Écritures de l'histoire (XIVe - XVIe siècle). Actes du colloque du Centre Montaigne, Bordeaux, 19-21 septembre 2002, p. 438.
   - Dugast (Fabienne) Les édifice de spectacles antiques de Gaule Narbonnaise : documents iconographiques, interprétations, restaurations, pp. 140-141.

 


3. Iusti Lipsi de Amphitheatris quæ extra Romam libellus. In quoformæ eorum aliquot & typi.Anvers, Plantin, 1584. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXIV.] 32, [3], [1 bl.] p., 4 gravures dans le texte et 1 gravures hors texte à déplier.
   Ce volume, dont il s'agit également de l'édition originale, constitue la suite du précédent qui était exclusivement consacré au Colisée. Dans son étude, Juste Lipse évoque les édifices de Minturno, Pouzzoles, Capoue, Alba, Otricoli, etc. et s'intéresse principalement aux amphithéâtres de Vérone, en Italie, de Pula, en Croatie et de Nîmes et aux Ponts-de-Cé, en France.
   Il « revient sur la cruauté des jeux célébrés jadis dans tout l'empire et évoque au passage le témoignage du martyrologe chrétien.
Bibliographie :
  - Lestringant (Frank), L'écriture du martyrologe, dans Écritures de l'histoire (XIVe - XVIe siècle). Actes du colloque du Centre Montaigne, Bordeaux, 19-21 septembre 2002, p. 438. 


4 & 5. Iusti Lipsi Epistolarum centuriæ duæ : Quarul prior innovata, altera nova. Leyde, Plantin, 1590. [Lugduni Batavorum, / Ex officina Plantiniana, / Apud Franciscum Raphelengium. / ÌIÉ. IÉ. XÌ.] [1 (titre)], [1 bl.], [6], 164, [1 (titre de la seconde partie)], [1 bl.], [5], [1 bl.], [2], 111, [1 bl.] p.
À propos de la correspondance de Juste Lipse, Jeanine De Lanstsheer écrit :
   « Quoique la correspondance de Lipse1, dans la forme où elle nous est parvenue, soit loin d’être complète, nous disposons tout de même de quelque 4500 lettres, soit des lettres écrites par l’humaniste, soit des lettres qui lui ont été adressées, et on continue d’en découvrir de nouvelles. Pendant que son pays natal était ravagé par les conflits politico-religieux, Lipse s’était réfugié au Pays-Bas du Nord, où il enseignait le latin et l’histoire ancienne à l’université de Leyde, entre mars 1578 et mars 1591. Dans ce milieu universitaire, il trouva un cadre paisible et stimulant pour la publication de toute une série de livres, à commencer par une édition révisée des œuvres complètes de Tacite, complétée quelques mois plus tard par un commentaire abondant aux Annales (1581). Sa réputation croissante d’humaniste prodigieux et ses activités pédagogiques et administratives au sein de l’université permettaient d’établir un vaste réseau de correspondants à travers l’Europe chrétienne. Marchant dans les traces d’auteurs anciens et de ses prédécesseurs humanistes et encouragé par ses amis et collègues, Lipse décida de publier une sélection de ses lettres. La première Centuria – car il les rangeait par centaines – est une des premières publications de Franciscus Raphelengius, le gendre et successeur de Plantin à Leyde, au début de l’année 1586. Quatre ans plus tard, Lipse profita de la publication d’une deuxième Centuria pour ré-éditer la première, remplaçant une vingtaine de lettres qu’on lui avait adressées par d’autres, qu’il avait écrites lui-même. »
Bibliographie :
  - De Landtsheer (Jeanine), Juste Lipse et l'évolution politique aux Pays-Bas du Nord après 1584, p. 2.

6. Iusti Lipsi De Recta pronunciatione latinæ linguæ dialogus : Ad V. Illustrem Philippum Sideium, Equitem. Anvers, Plantin, 1586. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXVI.] [1 (titre)], [1 bl.], [2], 113, [9], [2 bl.] p.
Extrait de l'ouvrage d'Élisabeth Dévière :
   « L'étude de la prosodie latine à la Renaissance concerne à la fois la métrique et la problématique de la « prononciation correcte ». Si, depuis l'Antiquité tardive, la prosodie constitue un préalable à l'analyse et à la production poétiques, le second point de vue est davantage spécifique de la période qui nous intéresse. La restauration de la prononciation latine, question fort débattue à la Renaissance, a fourni la matière à un grand nombre de traités, parmi lesquels figure en bonne place le De recta pronunciatione Latinae linguae de Juste Lipse (1586), qui consacre un important développement à l'accentuation. L'humaniste avait déjà abordé le sujet dans une œuvre de jeunesse, les Variae lectiones (1569), où il s'illustrait par une prise de position hardie plus que par une étude documentée et réfléchie. [...]
   Le De recta pronunciatione Latinae linguae évalue [...] l'état du latin parlé, en évoquant la situation dans laquelle se trouverait un antique Romain venu par-delà les âges visiter Lipse et ses amis :
      Je m'engage, pour le cas où il ne serait pas vrai que la prononciation d'aujourd'hui est corrompue : si l'un de ces anciens qui portaient la toge apparaissait et nous entendait, eh bien, il n'entendrait pas et saisirait à peine un ot sur les dix que je dirais.
   Mais, à la différence des Variae lectiones, la corruption de la prononciation du latin n'évince plus ici la question de sa restitution, même si l'on ne peut qu'être pessimiste quant à l'adoption d'une nouvelle prononciation, étant donné le mépris dans lequel ce genre d'étude est tenu et l'inertie de la majorité. Il s'agit pourtant d'un travail important et noble, auquel de grands hommes se sont livrés, et tout espoir de restauration n'est pas perdu :
      Mais les bagatelles aussi sont peut-être utiles, si toutefois on pouvait obtenir plus de résultat que nos acquis non seulement viennent à la lumière, mais encore pénètrent dans l'usage. Il est certain que la langue latine se ménagerait de cette façon dignité et splendeur. »
Bibliographie :
  - Clérico (Geneviève), Frivola in parvis jactantia. De l'inutilité d'un discours sur les sons ? Le De Recta pronunciatione Latinae linguae de Juste Lipse (1586).
   -
 Sacré (Dirk), Juste Lipse et la prononciation du latin, dans Juste Lipse en son temps. (1547-1606), pp. 117-135.
   - Dévière (Élisabeth), L'accentuation du latin selon Juste Lipse., dans Humanistica Lovaniensa, vol. LII - 2003, pp. 179-194.


7. I. Lipsi Satyra Menippæa. Somnium. Lusus in nostri ævi Criticos. Anvers, Plantin, 1581.
[Antverpiæ, / Ex officina Christophori Plantini, / Architypographi Regii.. / M. D. LXXXI.] 31, [1 bl.] p.
   Le pamphlet de Juste Lipse ne lui attira pas que de la sympathie : il s'y moquait des poètes, écrivains et critiques qui n'hésitaient pas, aux fins d'« améliorer » les œuvres des auteurs classiques, à en dénaturer le sens.
Extrait de l'étude de Martial Martin :

   « La Satyre Ménippée constitue l’une des manifestations les plus significatives de cet esprit gallican, pour lequel érudition et action sont intrinsèquement liées : à travers l’exemple de Juste Lipse, qui rédige, en 1581, la première satyre ménippée moderne, l’œuvre cherche des cautions antiques : plus que Varron, dont il ne reste rien ou presque, c’est le Sénèque de L’Apocoloquintose, Pétrone, Apulée, et Lucien qui sont invoqués. Malgré la fréquence des souvenirs mythologiques et historiques, le texte échappe aux écueils du pédantisme : c’est qu’une autre grande figure de l’histoire du genre hante le texte : Rabelais, à la fois présent et distant, caution certes encore indispensable mais déjà difficile à assumer, dans une période charnière que le goût dispute à la verve gauloise. »
Bibliographie :
   - Martin (Martial), L'énigmatique et les mutations de la satyre ménippée de Juste Lipse à John Barclay., dans L'énigmatique à la Renaissance : formes, significations, esthétiques, pp.539-550.

650 euros (code de commande : 30000).

 

MAINE DE BIRAN (Pierre) — Écrits de jeunesse. [1792-1798]. Édités par Bernard Baertschi. Paris, Vrin, 1998. In-8° broché, XXIV, 299 p., (collection « Œuvres de Maine de Biran », t. I), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Ce volume reproduit les textes rédigés par Maine de Biran avant le mémoire intitulé Influence de l'habitude sur la faculté de penser, c’est-à-dire avant 1800. Ces textes sont donc caractéristiques d’une période pendant laquelle la pensée du philosophe de Bergerac se construit. Ses deux points forts sont le Vieux Journal, ainsi que les notes qui auraient dû servir à un Mémoire sur l'influence des signes, mis au concours par l'institut de France.
   On y relève l'influence des philosophes qui ont marqué la formation de Biran, soit principalement Rousseau, Condillac, Locke et Bonnet, et on y mesure encore particulièrement le choc qu'a été pour lui la Révolution française.
   Ces Écrits de jeunesse sont précédés d’une Histoire des manuscrits et des éditions de Maine de Biran.

15 euros (code de commande : 29985).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — Choses & gens de la bure & du Borinage. Précédé de Borins. Préface de Jacques Cordier. Bassac, Plein Chant, 1985. In-8° broché sous couverture à rabats, 278 p., (collection « Voix d'En Bas »), bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   On découvrira ou redécouvrira ici celui que Jacques Cordier appelle « un autre Malva » : le conteur. C’est en effet dans le genre bref du conte que ce dernier s'est le plus souvent exprimé. C’est que, « plus observateur qu'imaginatif », il puise son inspiration dans la réalité. Ne disait-il pas lui-même que son seul souci était de rendre témoignage ? On mesurera à la lecture du présent volume combien son œuvre a toujours répondu à ce souci et combien elle l'a fait de façon poignante, sans fioritures ni morale, et sans misérabilisme, dans un domaine qui pourtant s'y prêterait aisément. S'il s'agit de l'univers de la mine (la bure), il nous est restitué dans toute sa trépidation et son tragique banalisé ; s'il s'agit de la vie de la surface, du Borinage, l'observation de Malva nous la rend avec la netteté et la précision d’une ethnographie d'où les sentiments vrais ne seraient pas absents.
   À l'exception de quelques textes secondaires qui en dépassaient le cadre, le présent recueil rassemble tous les récits dispersés de Malva, introuvables ou inédits.

25 euros (code de commande : 29976).

 

[MÉDECINE]. La Médecine en Wallonie. Actes du colloque organisé à l'Université libre de Bruxelles le 26 octobre 1974 par le Centre d'Étude d'Arts, Traditions et Parlers Populaires de l'Institut de Sociologie et de la Commission d'Arts et Traditions Populaires de la Fondation Charles Plisnier. Bruxelles, Ministère de la Culture Française, 1978. In-8° broché, 115 p., (collection « Commission Royale Belge de Folklore (Section Wallonne) - Contributions au Renouveau du Folklore en Wallonie »).
Table des matières :
   - Introduction, par Albert Doppagne.
   - Bases psychologiques de la médecine populaire, par Hyacinthe Brabant.
   - Les voyants, par Dominique Graff.
   - La médecine populaire : quelques livres, par Jean Copin.
   - Pathologie, thérapeutique et prophylaxie des maladies attribuées aux sortilèges, par Jacques Beckman.
   - Médecine populaire et religion : les saints guérisseurs, par Corinne Hoex.
   - La superstition en médecine vétérinaire et sa survivance en Wallonie, par Marc Mammerickx.
   - Rebouteux et guérisseurs : une enquête, en 1974, dans la région de Havelange, par Christiane Vincent.
   - Les remèdes familiers au pays de Namur, par Lucien Léonard.
   - Le traitement des verrues dans la médecine populaire, par Claude Dechevez.
   - Discussion.

18 euros (code de commande : 29969).

 

MOREAU (Franz) — « Naturelle ». La Louvière, Montbliart, 1956. In-8° broché sous son papier cristal d'origine, 48 p., un des 20 exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (n° VIII), dédicacé par l'auteur à Louis van de Spiegele, en partie non coupé et en très bon état.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de l'anthologie La poésie francophone de Belgique :
   Pratiquement inconnu de son vivant, Franz Moreau a écrit – et publié de façon trop discrète – surtout entre 1953 et 1958, quelques-uns des poèmes les plus limpides et les plus proches de la pureté absolue, depuis Odilon-Jean Périer. Ce lyrisme très étudié et très naturel à la fois sait faire la part de l'évidence comme celle de la fable. Un bonheur tangible mais subtil en ses sous-entendus se dégage de ces écrits, où pas un mot ne demeure injustifié. Car c'est aussi un défi à la mode de son temps que lance Franz Moreau. Plus tard, dans les années 60, son inspiration s'est faite plus lapidaire et peut-être moins chantante. Il convient de lui donner la place à laquelle il a droit.
Bibliographie :
   - Wouter (Liliane) et Bosquet (Alain), La poésie francophone de Belgique 1903-1926, t. 3.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

70 euros (code de commande : 29982).

 

NADÁS (Péter) — Le Livre des mémoires. Roman. [Titre original : Emlékiratok könyve.] Traduit du hongrois par Georges Kassai. Paris, Plon, 1998. Fort in-8° collé, 778 p., (collection « Feux Croisés »).
En quatrième de couverture :
   Dès sa publication à Budapest en 1986, puis en Allemagne, en Hollande, en Amérique et en Angleterre, Le Livre des mémoires a été reconnu comme un chef-d’œuvre, un immense roman à la structure élégante, d’une profondeur stupéfiante. Il est une exploration subtile des étapes sociale, physique, sexuelle et politique qui jalonnent l’existence des personnages et de toute notre époque.
   La première narration de cette œuvre à trois voix alternées est celle d’un jeune écrivain hongrois animé d’une passion violente pour un poète allemand, alors qu’il est lui-même aimé par une actrice célèbre. Les souvenirs de son enfance, ses premiers émois, ses premières amours pour des filles et des garçons sont une admirable évocation de l’ambivalence d’un adolescent pris dans la tourmente de l’Histoire à travers les terribles années staliniennes et les événements de 1956. La deuxième voix est celle de l’écrivain en cours d’écriture, et ce roman-dans-le-roman se métamorphose en une parodie fin XIXe de ses souvenirs troublés et de ses incertitudes sexuelles. Enfin, la brève et dernière narration qui survient après la mort du narrateur principal tente de rendre compte avec exactitude des liens affectifs qui unirent autrefois celui-ci à son ami d’enfance.
Sincère jusqu’à la cruauté dans sa vision de la condition humaine, des sentiments amoureux et de la sexualité, Le Livre des mémoires célèbre dans une langue sensuelle la trinité de notre siècle : le sexe, la politique et la famille.
   Péter N
ádas est né à Budapest en 1942. Romancier, essayiste, auteur de pièces de théâtre, il jouit d’une très grande réputation littéraire sur le plan international. Il a reçu en 1995 le Prix de Littérature Européenne (attribué précédemment à des auteurs tels que Doris Lessing, Milan Kundera, Marguerite Duras).

10 euros (code de commande : 29983).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 49. L'année pataphysique (mois de palotin). Vies des Saints du calendrier pataphysique suivies de Leçons de morale et de Résolutions à l'usage des Pataphysiciens par l'Intermission des Apothéoses assistée de la Sous-Commission des Jours & des Nuits, de la Sous-Commission des Monuments Anhistoriques et Historiques et de la Sous-Commission de Parémiographie. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1998. In-8° collé, 96 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
   Ce volume appartient également à la collection « Expectateur », n° 8.
Avant-propos :
   Vernal, le 9e mois du Calendrier Pataphysique est idoinement placé sous l'invocation des Palotins. Telle la végétation au printemps, ils explosent ; telle la vie au sortir de l'engourdissement hivernal, ils renaissent « des grandes boît's en fer blanc » où ils avaient été « empilés la semaine entière ».
   Serviteurs caoutchoutés d’Ubu, les Palotins, comme les animaux, sont nos frères, que seuls les aveugles estiment « inférieurs ». Par conséiquent de quoye, le chien ayant été congrument célébré avec Saint Poligraf Poligrafovitch le 25 pédale, les dévotions sont multipliées envers les crocodiles, le macrotatoure, les potasson, Ti Belot (« animal rigolo »), le forficule, les trolls ou les robots, palotins « mécaniques » de Susan Calvin. Les instruments de ces instruments : lumelle et pal, sont honorés. Le hasard des anniversaires, ou plutôt le clinamen, a voulu que soient également célébrés en ce mois Saint Fénéon l'explosif et Sa Magnificence Irénée-Louis Sandomir, le Fondateur après lequel nous ne sommes tous que des palotins.

13 euros (code de commande : 29980 - vendu).

 

POE (Edgard Allan)Huit histoires extraordinaires. Traduction de Charles Baudelaire. Illustration de Ben Genaux. Bruxelles, Éditions de la Nouvelle Revue Belgique, 1943. Grand in-8° broché sous couverture rempliée, 244 p., 34 illustrations en bichromie (8 grandes vignettes de tête de chapitre et 26 à pleine page), bon exemplaire numéroté sur vélin blanc (n° 874), couverture un peu défraîchie.
Ce volume contient :
   - Double assassinat dans la rue Morgue.
   - Le Scarabée d'Or.
   - Manuscrit trouvé dans une bouteille.
   - Ligeia.
   - Le Chat noir.
   - Bérénice.
   - La chute de la maison Usher.
   - Le Puits et le Pendule.

 

20 euros (code de commande : 29957).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. GALTIER-BOISSIÈRE (Dr Émile) — Larousse médical illustré de la guerre. Paris, Librairie Larousse, 1917. In-4° sous cartonnage rouge d'éditeur, 336 p., nombreuses illustrations, 2 planches en couleurs, bon exemplaire malgré le cartonnage un peu taché et vieilli, peu courant.
Préface :
   La médecine et la chirurgie ont réalisé de nombreux progrès depuis quatre ans. Bien qu’à chaque nouvelle édition du Larousse médical nous apportions toutes les corrections utiles, nous avons dû donner à cet ouvrage un supplément pour exposer les modifications survenues dans la connaissance des maladies et des blessures, et surtout dans leur traitement.
   Si ce supplément porte le titre de Larousse médical de guerre, ce n'est point que les sujets traités se rapportent exclusivement aux circonstances actuelles : il n'existe pas une chirurgie et une médecine spéciales à la guerre, mais une chirurgie et une médecine s'appliquant à tous les individus dans toutes les circonstances. La multiplicité des cas ont fait simplement mieux déterminer les origines, les manifestations et les médications appropriées ; les civils en bénéficieront comme les militaires.
   Pour prendre deux exemples :
   1° On croyait généralement, en 1913, que la dysenterie existant dans notre pays était presque exclusivement bactérienne ; or, on a trouvé des cas de dysenterie amibienne non pas seulement chez des soldats des colonies, mais chez des soldats n'ayant jamais quitté la France et aussi chez des civils vivant très éloignés du front. Cette constatation aura des conséquences heureuses, car il n'est pas douteux que, si des malades atteints de lésions amibiennes du foie n'en guérissaient pas, c'était parce que cette forme n'était pas soupçonnée ;
   2° D'autre part, nos renseignements sur les paratyphoïdes étaient très incomplets ; le grand nombre de cas observés au début de la guerre les a fait bien connaître et l'emploi du vaccin triple contre les trois typhoïdes a eu pour suite en 1916 de réduire, dans l'armée en guerre, le nombre des cas et des décès à un chiffre beaucoup moindre que celui de l'armée en temps de paix, alors que les effectifs de guerre sont infiniment supérieurs. Il faut espérer qu’il en résultera la généralisation de la vaccination pour les civils qui continuent à payer un lourd tribut à cette affection destinée à disparaître, comme a disparu la variole, dès qu'on eut appliqué sérieusement la vaccination. Une loi s'impose rendant obligatoire la vaccination antityphique, à des dates déterminées de l'adolescence et, peut-être même, de l'enfance.
   En ce qui concerne la chirurgie, les améliorations apportées au pansement des plaies, aux greffes, aux appareils destinés à la correction des fractures et au soutien des membres blessés, à leur mobilisation et à leur massage précoces, n'ont rien de spécial à la guerre. On verra dans ce livre les services rendus par la mécanothérapie, les bains de soleil, la radio et la radiumthérapie, la photo et la thermothérapie, la gymnastique élévatoire, ainsi que les dispositions prises pour éviter les cicatrices vicieuses.
   Un essor considérable a été donné aux appareils de prothèse pour remédier aux mutilations des yeux, des mains et des pieds ; les accidentés du travail qui longtemps, malheureusement, seront encore nombreux, en profiteront. Il en est de même des méthodes de rééducation qui ont été imaginées pour les aveugles, les sourds, les amputés, méthodes qui permettent déjà à ces nobles victimes de la guerre de gagner un salaire rémunérateur.
   L'article sur l'aviation, dans lequel nous avons eu la bonne fortune de pouvoir donner l'avis d’un de nos as, le capitaine aviateur X..., après avoir résumé les opinions des médecins sur la question, est, nous le croyons, l'étude la plus complète qui ait paru sur ce sujet.
   Nous avons fait une place aussi aux appareils d'étude physiologique et de mesure, ainsi qu’à ceux d'exploration interne qui ont été récemment créés.
   Nos collaborateurs ont été choisis parmi les médecins civils mobilisés qui, avant 1914, s'étaient déjà spécialisés, mais dont le champ d'observation s'est trouvé extrêmement élargi, et parmi les professeurs de nos institutions nationales qui se sont rapidement adaptés aux élèves inattendus que leur amenait la guerre.
   Nous nous sommes plus particulièrement réservé à nous-même les études d'ensemble où nous avions à faire connaître les travaux de divers auteurs.
   Depuis quatre ans la vie scientifique s'est, en grande partie, concentrée dans les journaux de médecine et, en premier lieu, dans la Presse médicale et le Paris médical qui ont dû multiplier leurs efforts dans les conditions difficiles actuelles pour mettre les praticiens à même d'être bien renseignés. Nous avons le devoir de rendre hommage aux confrères qui dirigent ces remarquables publications auxquelles nous avons fait de nombreux emprunts.

   Pour répondre au but que nous poursuivions, c’est-à-dire donner une idée aussi complète que possible de tout ce qui a été créé depuis quatre ans pour venir en aide aux blessés et aux malades, nous devions avoir recours à une importante illustration. Nos collaborateurs nous ont apporté, à ce point de vue, une aide des plus efficaces à laquelle est venue s'ajouter celle d’un très grand nombre de confrères qui ont mis à notre disposition les photographies de leurs collections avec une amabilité dont nous leur sommes profondément reconnaissant. Nous sommes heureux de remercier ici M. le professeur Bordas, du Collège de France, M. Amar, du Conservatoire des Arts et Métiers, MM. les docteurs Bailleul, Bellot, Bourguignon, le professeur agrégé J. Camus, Cantonnet, Chiray, Dehelly, Grangée, Gourdon, Hesnard, Julliard (de Genève), Keating Hart, Lebar, Lemerle, Malot, Sollier, le professeur agrégé Terrien, et aussi Miss Gassette, MM. H. Martel et Degaast. – M. Gaumont, montrant une fois de plus son dévouement à la science, dès que notre collaborateur M. H. Marichelle lui en eut exprimé le désir, a fait exécuter un long film qui montre, d’une façon des plus intéressantes, les diverses expressions de la bouche pendant la parole, film qui facilite l'étude de la lecture sur les lèvres et qui nous a servi pour trois tableaux de cet ouvrage.
   Nous remercions enfin M. le Président de la Société des Blessés militaires et Mme la Présidente de l'Union des Femmes de France qui ont mis à notre disposition, pour notre article sur la Croix-Rouge, de belles photographies montrant nos infirmières à l’ouvrage et à sa juste récompense.
   Grâce à tous ces concours, nous espérons avoir fait une œuvre utile qu'apprécieront les nombreux lecteurs du Larousse médical de qui nous avons reçu de si précieux encouragements.

50 euros (code de commande : 29962 - vendu).

 

RENAUT (Alain) — Leçons de la philosophie. Avec la collaboration de Jean-Cassien Billier, Patrick Savidan et Ludivine Thiaw-Po-Une. Paris, Odile Jacob, 2018. Fort in-8° collé, 859 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Voici un livre unique pour qui veut découvrir, comprendre ou approfondir la philosophie.
   Il est constitué d’une série de leçons consacrées aux grandes questions philosophiques, que l'on pourra lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix.
   Ces leçons mobilisent les apports des philosophes les plus précieux, des classiques aux contemporains : Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Hegel ou Nietzsche, mais aussi Arendt, Rawls, Levinas, Foucault, Derrida ou Habermas.
   L’ouvrage aborde également les débats les plus actuels : découvertes scientifiques, bioéthique, environnement, retour du religieux, bouleversements artistiques, mutations sociales et politiques... Chaque leçon dégage ainsi un bilan des contributions de la philosophie à l’état actuel de la réflexion.
   Un avant-propos nourri fournit des fils conducteurs pour que le lecteur puisse s'orienter dans les questionnements philosophiques.
   Une conclusion très ouverte s'interroge sur les avenirs possibles de la philosophie dans la culture contemporaine.

15 euros (code de commande : 29986).

 

ROBERT (Richard) — L'Athénée royal de Mons 1545-1950. Dessins de L. Dolez. Photographies de L. Dery. Plan de L. Harvengt. S.l., S.n., 1951. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 78 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos.
   Première partie. L'enseignement moyen à Mons de 1545 à 1850.
      Chapitre I. La tradition humaniste sous l'Ancien Régime. - Le Collège de Houdain (1545-1794).
         § 1. Primauté exclusive des études latines (1545-1774).
         § 2. Première tentative de modernisation (1774-1794).
      Chapitre II. Les réalisations de l'époque contemporaine.
         § 1. L'École centrale (1798-1802) ou l'enseignement utilitaire à base scientifique.
         § 2. Sous le signe de l'étatisation. Le retour à la primauté des études littéraires.
            A. L'École secondaire (1802-1812).
            B. Le Collège de Mons (1812-1830).
               1. Sous le régime napoléonien (1812-1815).
               2. Sous le régime hollandais (1815-1830).
         § 3. L'autonomie communale ou le premier essai d'organisation d'un enseignement scientifique ou professionnel adjoint aux humanités classiques (1830-1850).
   Deuxième Partie. L'Athénée royal (1850-1950).
      Chapitre I. De la création à la Première Guerre mondiale.
         § 1. La création.
         § 2. L'organisation des études.
         § 3. Le corps professoral.
         § 4. La population scolaire.
         § 5. L'historique du bâtiment.
      Chapitre II. L'Athénée dans la guerre.
         § 1. La première occupation.
         § 2. La seconde occupation.
      Chapitre III. Quelques figures.
         § 1. Parmi les disparus.
         § 2. Parmi les vivants.
   - Appendices.
      - Quelques souvenirs par Jean Houzeau de le Haie.
      - L'Union des Anciens.
      - Le martyrologe de l'Athénée.
      - Liste des Préfets.
      - Année 1950-1951.

13 euros (code de commande : 29972 - vendu).

 

SHATTUCK (Roger) — Au seuil de la 'Pataphysique. Par Roger Shattuck, Provéditeur Général Propagateur auxÎles et Amériques, Suscepteur Transséant de la Régence et Chaire de Matéologie Post-Colombienne. Texte doctrinal présenté en neuf langues. Illustré par le Régent Ph. Dumarçay. [Choisy-le-Roy], Collège de 'Pataphysique, [1963]. In-8° agrafé, 89, 12 p., illustrations, édition multilingue (anglais, français, polonais, espagnol, italien, russe, allemand, latin et japonais), exemplaire en bon état, rare.
   Le texte de Roger Shattuck était destiné à présenter la 'Pataphysique et le Collège dans le n° 13 (mai-juin 1960) de l'Evergreen Review publiée à New York.
Extrait :
   Le monde est prêt pour la ’Pataphysique – presque autant que Pour l’exploration de l’espace. Située dans un espace intérieur où I nous sommes à la fois le plus et le moins nous-mêmes, la ’Pataphysique a toujours été. Toujours elle sera. À la différence des autres espaces, elle ne sera jamais conquise. Et pourtant, cette Science des sciences n’a droit de cité que depuis une soixantaine d’années. Mais elle s’est récemment infiltrée, d’une façon presque trop visible, dans les plus hautes sphères de l’activité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’en parler.
Bibliographie :

   - Les très riches heures du Collège de 'Pataphysique, p. 42.

35 euros (code de commande : 29979 - vendu).

 

Soignies et sa région dans la Grande Guerre. Sous la direction de Madeleine Jacquemin et Pierre-Jean Niebes. Soignies, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie du Canton de Soignies, 2014. Grand in-8° collé, 416 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   Avant-propos.
   - La Grande Guerre à Soignies.
      - Chronique d'une ville occupée, par Pierre-Jean Niebes.
      - Une administration communale sur le pied de guerre. Les édiles sonégiennes confrontés à l'occupation, par Marie Naeyaert.
      - « Souvenir des années les plus tristes de ma vie ». Aperçu du ravitaillement à Soignies durant la Grande Guerre, par Florence Matteazzi.
      - Les industries sonégiennes durant la Grande Guerre, par Isabelle Sirjacobs.
      - Vie d'une société d'archers à Soignies durant la Grande Guerre, par Pascal Cools.
      - Casteau dans la Grande Guerre, par Stéphane Descamps.
      - Neufvilles. Un village dans la Grande Guerre, par Pierre-Jean Niebes.
      - Naast dans la tourmente. Quelques jalons entre 1914 et 1918, par Patrick Brison.
   - La Grande Guerre des combattants.
      - Les soldats sonégiens morts durant la Première Guerre mondiale. Approche biographique, par Madeleine Jacquemin et Pierre-Jean Niebes.
      - Un témoignage inédit et fort. Le carnet de guerre d'Émile Delvienne, mitrailleur de l'armée belge originaire d'Écausssinnes, par Pierre-Jean Niebes.
      - 1914-1918 : une guerre imposée, une guerre subie. L'histoire de ma famille. Souvenirs de mon père, Jules Burrion, membre du Corps Expéditionnaire belge des Autos Canons Mitrailleuses en Russie, par Jacqueline Watrin-Burrion.
      - La guerre de Georges, brigadier de cavalerie. Un témoin brainois entre l'Yser et le Rhin (26 juillet 1914-6 août 1919), par Gérard Bavay.
   - L'après-guerre.
      - La mémoire sonégienne de la Grande Guerre au travers des monuments de Neufvilles, Naast et Thieusies, par Céline Gousset.
      - Inventaire des monuments aux morts de l'entité de Soignies, par Florence Matteazzi.
      - Guerre et Peste, par Stéphane Descamps.
   - Annexe.
      - Liste des déportés de Soignies à Soltau, par Paul Jacquemin et Christine Piérart.

20 euros (code de commande : 29975 - vendu).

 

Spectacles. Revue trimestrielle des Arts de la Scène. N° 2. Paris, Spectacles, juillet 1958. In-4° broché, 76 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, couverture illustrée par Saul Steinberg.
   Les photographies sont réalisées par Bernand, Berthomé-Lecoutre, Carabin, Peggy Delius, Louis Foucherand, Joubert, Pic, Agnès Varda, Veilhan.
Sommaire :
   - La tragédie du langage. Comment un manuel pour apprendre l'anglais est devenu ma première pièce, par Eugène Ionesco.
   - Ionesco. Des « Chaises » vides... à Broadway, par Frédéric Towarnicki.
   - Goha Le Simple, de Jacques Baratier et Georges Schehadé.
   - Festival An XII. Dramaturgie à ciel ouvert, par Yves Florenne.
   - Jean Vilar, Jean Marchat, Jean Le Poulain, André Reybaz, Henry Soubeyran, Jean Deschamps, Albert Camus plaident pour le plein air, enquête de Léone Laisner.
   - Les festivals de France 1958. Programme.
   - Aix-en-Provence et Mozart, par Gabriel Dussurget.
   - Le Bourgeois Gentilhomme à l'écran. La Comédie-Française au cinéma, par Jean Meyer.
   - Rosy Varte et Raymond Devos.
   - 
L'évolution du jeu de l'acteur. I. Le jeu intérieur.
      - Raf Vallone : l'Art de ne pas « jouer la comédie ».
      - Marion Brando et Montgomery Clift.
      - Raymond Gérôme au cours du Vieux-Colombier, par Léone Laisner.
   - Les théâtres de papier, par Jacques Chesnais.
   - Le centre dramatique de l'Est.
      - Un centre de créations, par Morvan Lebesque.
      - Journal d'un comédien en tournée, par Jean Bolo.
   - Le Concours de « Spectacles ».
   - Spectacles du monde.
      - Les cirques de Pékin, et de Moscou, par Yves-Bonnat.
      - Le Bolchoi à l'Opéra.
      - L'American Ballet Theatre.
      - Les acteurs au Théâtre des Nations.
      - Cinq actrices révélées au Festival de Cannes.

   - Chroniques.
      - Le théâtre, par Guy Dumur et Paul-Louis Mignon.
      - Le théâtre lyrique, par André Boll.
      - Le téléthéâtre, par André Brincourt.
      - Le cinéma, par R.-M. Arlaud et Pierre Lherminier.
      - Le ballet, par Marie-Françoise Christout.
      - Les variétés, par Yves-Bonnat.
      - Bibliographie - Hommages.

10 euros (code de commande : 29965).

 

Spectacles. Revue trimestrielle des Arts de la Scène. N° 4. Paris, Spectacles, décembre 1958. In-4° broché, 75 p., nombreuses reproductions en noir, rousseurs éparses sinon bel exemplaire.
   Les photographies sont réalisées par Bernand, Bosio, J.-P Lenoir, Pic, Lipitzki, Pierre Toussaint, Agnès Varda, Roger Viollet, E. Weill.
Sommaire :
   - Le droit de la poésie, par Guy Dumur.
   - Lorsque cinq ans seront passés, de Lorca, ou La légende du temps, par Marcelle Auclair.
   - Maiakovski, dramaturge, par Nina Gourfinkel.
   - La Punaise, de Moscou à Paris, par Paul Nicandre.
   - Poiret et Serrault, « Chez l'Antiquaire », par Anne Fourny.
   - Luchino Visconti, aristocrate révolutionnaire, par Jean-Pierre Vivet.
   - Annie Girardot, par Léone Laisner.
   - Ballets 59.
      - Les Ballets Tchérina, par M.-F. Christout.
      - Le Ballet-Théâtre de Maurice Béjart.
   - On ne badine pas avec l'amour ou René Clair et Musset au T. N. P.
   - Les Possédés, d'Albert Camus.
   - Spectacles variés.
   - Barrault au Palais-Royal.
      - Histoire du Palais-Royal, par René Briat.
      - D'Offenbach à Claudel (La Vie parisienne et le Soulier de satin), par Yves Florenne.
   - Connaissez-vous la voie lactée, par Herbert Le Porrier.
   - Christian Bérard, selon ses amis, par Paul-Louis Mignon.
   - Le concours du jeune comédien.
      - Petite délibération hors concours, par le président du Jury.
      - Leçon d'un concours.
      - Colloque sur l'enseignement de l'Art dramatique.
   - Chroniques.
      - Le théâtre, les livres, par Yves Florenne.
      - Le cinéma, par R.-M. Arlaud.
      - Le ballet, par Marie-Françoise Christout.
      - Le théâtre lyrique, par André Boll.
      - Les variétés, par Anne Fourny.

13 euros (code de commande : 29966).

 

[SZYMKOWICZ (Charles)]. CASO (Paul)Szymkowicz. Bruxelles, De Meyer, 1977. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 120 p, nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), (collection « Arts & Voyages »), bon exemplaire peu courant.
Extrait (texte de Gustave Camus) :
   Certains acceptent d'enthousiasme le vocabulaire formel de Charles Szymkowicz, d'autres le récusent avec force.
   Il semble cependant impossible de ne pas se sentir concerné par l'ampleur et l'autorité du message humain qu'il propose.
   L'indifférence n'est pas permise face à l'espace pictural qu'il développe avec passion et qu'il consacre avec une rare persévérance à la condition lamentable imposée à tant d'hommes de notre temps.
   Chacune de ses œuvres illustre le combat qu'il impose à l'ombre et à la lumière, à la couleur et à la matière et nous invite à accueillir le témoignage bouleversant qui en constitue l'épilogue et le cri final.
   Le mystérieux dialogue qu'il provoque entre le noir obsessionnel et le rouge du sang, ou encore entre le mauve insinuant et les abondantes coulées de blanc lunaire le conduit à mépriser les apparences complaisantes du réalisme anecdotique au profit d'un contenu expressionniste d'une tension dramatique exceptionnelle.
   Le bilan que Charles Szymkowicz nous propose aujourd'hui révèle la sûreté du geste, l'abondance qualitative de la production, et aussi l'authenticité du message qui a résisté au dur passage de l'École à la vie professionnelle et ensuite aux multiples pièges de la jeune renommée.
   À la base de cette conjugaison de l'acte pictural et du drame humain se traduisant sur la toile par un monde inquiétant de formes hurlantes et de couleurs saturées existe une grande passion pour la peinture et un grand amour pour les hommes qui témoignent de l'élan du cœur et des dons.

35 euros (code de commande : 29997 - vendu).

 

Théâtre de France. Tome V. Paris, Les Publications de France, 1955. In-4° sous cartonnage et couverture rempliée d'éditeur,192, 67 (Théâtre du monde, deuxième festival international d'art dramatique de la ville de Paris) p., nombreuses reproductions photographiques en noir et quelques illustrations en couleurs, bien complet du Tableau des pièces créées à Paris de septembre 1954 à juillet 1955, coiffe un peu défraîchie.
Éditorial, par Gilles Quéant :
   Une saison théâtrale qui n'aurait révélé que Port-Royal, Nekrassov, le Ping-Pong et l’Orestie ne peut – sur le plan des créations – être jugée mauvaise. Pourtant le nombre impressionnant des reprises et des adaptations de pièces étrangères qu'affichèrent les salles parisiennes d'octobre 1954 à juin 1955 pouvait éveiller l'inquiétude. De nouveau, ceux que Marc Beigbeder appelle les « défaitistes » étaient en droit de brandir leurs slogans habituels : crise d'auteurs, pénurie de pièces françaises nouvelles, etc. Nous fûmes de ceux-là les années précédentes, et Guy Dumur, dans les pages qui suivent, reprend le thème sous un nouvel angle.
   Mais voici que la saison 1955-1956 commence par une offensive générale de nos grands auteurs, décidés à prouver qu'ils existent encore et qu'ils ont encore quelque chose à dire. Achard ouvre le feu, Pagnol lâche son Judas dans l'arène, Roussin lance sa fusée bi-annuelle qui atteindra la « millième » et l'Amérique, Salacrou fait partir trois pétards à la fois – dont un avait déjà explosé avant la guerre – Anouilh nous gratifie d'un « Ornifle » ou d'un « courant d'air », Deval nous offre une « Charmante soirée ».
   Cependant, traînant neuf mois de spectacles, Théâtre de France fait sa rentrée annuelle. Ne va-t-il pas sembler surprenant qu'on y sonne l'alarme alors que la saison qui s'ouvre s'annonce fructueuse en créations françaises ? Nos inquiétudes ne vont-elles pas paraître bien tardives, nos jérémiades, injustifiées ?
   En vérité, quels que soient l'intérêt et la qualité de cette nouvelle production, que nos grands auteurs ajoutent fleurons ou clous à leurs couronnes, qu'ils nous surprennent ou nous déçoivent, les raisons de nous alarmer demeurent, dût-on s'étonner à l'étranger de cette sévérité à l'égard de notre art dramatique.
   « N'avez-vous pas Anouilh, Montherlant, Sartre et tant d'autres ? Vos auteurs ne sont-ils pas joués dans toutes les langues ? N'avez-vous pas Barrault, Vilar, Rouleau, etc. ? », nous disent nos amis d'outre-France. Nous n'attendons pas de claques dans le dos en prenant des figures de faux modestes. Nous connaissons nos valeurs, mais nous avons la volonté d'être lucides et nous savons qu'à se complaire dans un forum de valeurs consacrées on risque l'asphyxie.
   Souvent, au théâtre comme en d'autres domaines, ce qui est nouveau heurte venant de chez nous, étonne et émerveille venant d'ailleurs. La seule nouveauté unanimement approuvée en France fut l'expérience Vilar, qui répondait à une aspiration de la jeunesse de toutes classes. De cela nous pouvons être fiers, et nous devrions nous montrer d'autant plus sévères à l'égard du T. N. P. s'il nous déçoit et défaille à sa tâche. Toutefois, qu'importe si cette année il ne nous a pas comblés entre Macbeth et Marie Tudor. Il n'y a là rien d'alarmant. Vilar a ouvert une voie nouvelle : d'autres mettront et mettent déjà sa leçon à profit.
   Quant à Barrault, il nous a rassurés avec son Orestie. Il était temps. Si intéressantes que furent ses reprises hivernales, on regrettait avec de moins en moins de passion le Barrault de la Faim et de Numance. Il nous est revenu. Que les velours du Marigny n'étouffent point sa verve retrouvée !
   En somme, de quoi nous alarmer ? de l'invasion de pièces anglo-saxonnes ? Certaines n'ont-elles pas obtenu des succès de bon aloi – parfois très mérités – comme ces Quatre Colonels, voire les Sorcières de Salem ? Du nombre des reprises ? Certaines ne s'imposaient pas, mais n'était-il pas intéressant d'affronter Tchékhov sans complexes et de le servir sans trop de trahison, de sortir du musée de réputés chefs-d'œuvre et de les éprouver au grand jour de notre époque ?
   Tout cela est très joli, dirons nos défaitistes, mais les créations françaises ? les jeunes auteurs ? Certes, peu de révélations cette année, et pourtant que d'efforts, de coups manqués, de laborieuses inepties ! Déchet normal d'une saison.
   Le mal n'est pas là, mais bien plutôt dans la stagnation, la confortable prolongation d'un théâtre révolu qui continue malheureusement à attirer un public fidèle allant au spectacle pour se distraire, se retrouvant dans son élément social et n'en demandant pas davantage après un bon dîner.
   On finirait par souhaiter, pour sauver le théâtre, que la moitié des salles parisiennes ferment portes ou prennent l'initiative et le risque – limité – d'afficher, à défaut de jeunes auteurs géniaux, des pièces de G. B. Shaw, comme l'ont fait cette année, courageusement, certains théâtres dits « de Boulevard » qui ont fait confiance à de jeunes metteurs en scène et n'ont pas eu tellement à le regretter, au lieu de ces plates comédies policières plus ou moins adaptées, de ces pièces bien faites ou manquées d'auteurs chevronnés qui ne se renouvellent pas, de ces films sur la scène, de ces romans psychologiques en quatre actes, de ces éternelles histoires de lit qui n'incitent qu'au sommeil, de ces pièces à téléphone, à cocktails et à maris jaloux, dont le public devrait être las.
   On finirait par déplorer que tant de nos auteurs aient du talent pour l'employer à se répéter : entretenir un genre qui atteignit son apogée dans la période de l'entre-deux-guerres.
   Certes, cet état stagnant du théâtre parisien n'est pas particulier à notre époque. Antoine fut le premier à réagir contre les conventions léthargiques du théâtre de son temps. Jacques Rouché écrivait en 1905 : « Le théâtre, à la mesure de la bourgeoisie, est actuellement prisonnier du Boulevard. Assez superficiel pour ne pas gêner le quiétisme volontaire qui conduit l'époque, il doit rester amusement de bonne compagnie. Tendre à des observations sociales obligerait le spectateur à trop réfléchir ; forcer l'attention pourrait conduire à l'ennui. » Plus tard, Jacques Copeau, ouvrant le Vieux-Colombier, s'indignait de « l'industrialisation effrénée qui de jour en jour dégrade la scène française et détourne d'elle le public cultivé ; de l'accaparement de la plupart des théâtres par une poignée d'amuseurs à la solde de marchands éhontés... »
   Les choses ont certes changé depuis ce temps, même si les conditions d'exploitation des théâtres -ont à peu près les mêmes. Théâtre et public ont progressé grâce à la lutte de tous ces grands indignés -t de leurs continuateurs. Et pourtant, on peut se demander parfois à quoi ont servi les leçons d'un Copeau, d'un Dullin, d'un Jouvet, d'un Baty, d'un Pitoëff, alors qu'on nous invite si souvent à applaudir tout ce qu'ils combattaient.
   Cet immobilisme n'est pas non plus particulier à notre art dramatique, et nous avons eu l'occasion, lors du dernier Festival de Paris, dont l'intérêt fut extrême, de nous poser de semblables questions devant plusieurs spectacles étrangers, bien qu'ils n'eussent rien de commun avec la production commerciale. Non que nous nous soyons étonné de ne pas y avoir décelé l'influence de nos grands animateurs – Antoine excepté – ni même des Meyerhold, des Craig, des Appia ou des Piscator. Nous avons déploré seulement que ces spectacles relèvent de conventions usées, qu'ils ne nous apportent pas de convaincants témoignages de la vitalité de l'art théâtral et de son évolution.
   Cependant ce second « rendez-vous des théâtres du monde » nous a donné par ailleurs de magistrales leçons et est parvenu à secouer notre torpeur.
   Pour tous les spectateurs français qui furent témoins de l'Opéra de Pékin, du Berliner Ensemble, du Workshop ou du Théâtre National d'Athènes, les cloisons de notre théâtre se sont écroulées, découvrant des horizons que nous ne soupçonnions pas, tant nous vivons enfermés en nous-mêmes.
   Nous savons désormais que le théâtre de France ne peut se séparer d'aucun des théâtres du monde, si distantes qu'en puissent être les traditions, qu'il a tout à gagner à leur contact, n'y puiserait-il que la vie, comme l'un des fruits disparates d'un même arbre.

20 euros (code de commande : 29963 - vendu).

 

[TOURNAI - GRAVURE]. HARREWIJN (Jacques-Gérard) — Ecclesia Abbatialis S. Martini Tornaci. Bruxelles, Foppens, 1743. Gravure extraite de l'ouvrage de Jean-Baptiste Christyn : Les Délices des Pays Bas. Histoire Generale des Pais-Bas contenant la Description des XVII Provinces, en très bon état.
Dimensions :
   - Trait carré : 191 x 144 mm.
   - Feuille : 226 x 165 mm.

Description par Serge Le Bailly de Tilleghem :
   Ecclesia abbatialis S. Martini Tornaci lit-on au-dessus de cette gravure. Cette œuvre, signée par Jacques-Gérard Harrewijn, J. et G. étant enlacés comme souvent chez cet artiste, est une illustration de réemploi pour L'Histoire générale des Pais-Bas, Contenant la Description des XVIIe Provinces. Edition nouvelle,... Tome second... A Brusselle Chez la Veuve Foppens MDCCXLIII dont le texte précise, en regard du document, page 239 : « L'abbaie de St Martin de l’Ordre de St Benoit se fait distinguer en cette ville par la beauté de ses édifices & la grandeur & la magnificence de son Eglise. Louis XIV Roi de France & la Reine Marie Thérèse d’Autriche son épouse y mirent la première pierre en 1677. ». Cette date est inexacte si l’on en croit l’inscription latine reproduite par Bozière à la page 421 de son Tournai Ancien et Moderne et qui proclamait jadis au chœurde l’église abbatiale : Ludovicus Magnus, et Maria-Theresia Austriaca Augusti Pii, felices hujus aedis auspices priman lapidem posuere 14 juni anno MDCLXXI.
   Harrewijn escamote presque totalement les autres édifices du complexe monastique. On ne voit sur la gauche qu’un portail monumental... incroyablement réduit par rapport à l’abbatiale que contemplent quelques personnages minuscules ! La haute façade est relativement baroque. Au rez, quatre paires de colonnes jumelées séparent trois niches, celle du centre sommant le portail en interrompant son fronton à volutes. À l’étage, plus étroit, deux paires de colonnes jumelées cantonnent une grande baie en plein cintre dont l’encadrement dessine également des volutes et, latéralement, des murs en ailerons, s’amortissent sous de grands pots à feu, cachant les toitures des collatéraux. Au-dessus, un curieux fronton trilobé masque les combles de la nef centrale ; il contient un blason aux fleurs de lys et un soleil emblématique encadrant une statue de Saint-Martin (?). Derrière cette façade-écran, s’étirent, rythmés par de simples contreforts, les volumes de la nef et des collatéraux, du transept – dont saille une abside –,du chœur et de son déambulatoire. Partout deux étages de baies en plein cintre : l’abondance de la lumière devait valoriser une riche parure intérieure composée de tableaux réputés dont les Pourbus et le Jordaens, aujourd’hui au Séminaire et au musée des beaux-arts de Tournai. Sur la droite enfin, dominant le clocheton d’une chapelle annexe, se dresse une tour trop svelte coiffée d’une savante charpenterie bulbeuse.
   De cette vaste église démolie en 1804 – victime de l’esprit de la Révolution –, un plan lapidaire dressé par l’architecte Lacoste permet, in situ, de localiser l’implantation : la façade s’élevait sur la rue Saint-Martin.
Bibliographie :
   - Le Bailly de Tilleghem (Serge), Tournai et le Tournaisis en gravures, pp. 70-71.

40 euros (code de commande : 30001 - vendu).

 

[UYTTEBROUCK (André)]. Les Pays-Bas bourguignons. Histoire et institutions. Mélanges André Uyttebrouck. Publiés par J.-M. Duvosquel, J. Nazet et A. Vanrie. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1996. In-8° broché, 473 p., (collection « Archives et bibliothèques de Belgique », numéro spécial 53), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par F. Daelemans.
   - André Uyttebrouck (Uccle, 27 septembre 1935-Ixelles, 19 décembre 1994). Esquisse d'un portrait. Repères biographiques, par G. Despy.
   - Bibliographie chronologique de André Uyttebrouck, par J. Nazet.
   - Bibliographie thématique de André Uyttebrouck, par A. Vanrie.
   - Jacques Desurhon, ingénieur des cartes au service de Charles-Quint, et son œuvre géographique, par M.-A. Arnould.
   - Onderzoek naar de originaliteit en de rol van de muntunie van Jan IV (1420) tussen Brabant, Holland en Henegouwen, par J. Baerten.
   - « Crisme de leze magesté ». Les idées politiques de Charles le Téméraire, par W. Blockmans.
   - Le différend entre Sweder d'Abcoude et la ville de Bruxelles : la chute du château de Gaasbeek (mars-avril 1388), par S. Boffa.
   - Les juristes et la construction de l'État bourguignon aux Pays-Bas. État de la question, pistes de recherches, par M. Boone.
   - La noblesse, ses charges, ses dettes : quelques exemples en Artois et en Flandre autour de 1470, par M.-Th. Caron.
   - Ducs de Bourgogne et tribunaux liégeois : contribution à l'étude de la technique législative (1465-1470), par J.-M. Cauchies.
   - À propos de l'assassinat du duc Jean de Bourgogne à Montereau le 10 septembre 1419: étude comparative des sources, par P. Cockshaw.
   - De quelques abus imputés, à tort ou à raison, aux officiers de justice des comtes de Hainaut (X1V-XV siècles), par Ph. Cullus.
   - Un exemple de léproserie foraine organisée : les Petits-Malades de Valenciennes, par W. De Keyzer.
   - Enghien (1364) et Gaesbeeck (1388). Guerre civile, institutions, rapports de forces entre princes, nobles et villes, par M. De Waha.
   - Le médecin et le chirurgien aux gages de la ville de Bruxelles au XV siècle, par Cl. Dickstein-Bernard.
   - Un mariage français à la cour de Bourgogne en 1444 : Jean de Comines et Jeanne d'Estouteville, futurs tuteurs de Philippe de Commynes, par J.-M. Duvosquel.
   - Aperçu de l'état du savoir scientifique à l'époque bourguignonne, par H. Elkhadem.
   - L'ordonnance du 5 mars 1535 pour les bois de Nivelles, Hasoy, Bossut et Hei, par J.-J. Hoebanx.
   - De geneeskunde tijdens Filips de Goede, par R. Jansen-Sieben.
   - Le grand sceau de majesté des archiducs Maximilien d'Autriche et Philippe le Beau (1484-1496), par R. Laurent.
   - Une notoriété peu commune au XIVe siècle d'un clerc de la ville de Bruxelles : Pierre van Huffel, par M. Martens.
   - Kapers, piraterij en goederen in het begin van de 15de eeuw, par J. Mertens.
   - La bibliothèque de Jean Nicolai de Thimo (14417-1508), petit chanoine de Sainte-Gudule à Bruxelles, par Ph. Muret et Fr. Muret-Isaac.
   - Les usages de la ville et de la terre de Sebourg en Hainaut durant la seconde moitié du XIVe siècle, par J. Nazet.
   - Culture et groupes sociaux dans les villes des anciens Pays-Bas au Moyen Âge, par W. Prevenier.
   - Mons, 1384 : « ... et pour chou que escripture en pappier est petitement durable... » Archives de la Maison de Ligne au château de Belœil, par A. Scufflaire.
   - Bruxelles face au pouvoir ducal : la portée des conflits de juridiction et d'autorité sous Philippe le Bon, par A. Smolar-Meynart.
   - Note sur les archives de l'hôpital Saint-Nicolas à Bruxelles dans le fonds de la Chartreuse de Scheut aux Archives générales du Royaume, par M. Soenen.
   - Courtiers, changeurs et Lombards à Bruges et à Damme à la fin du XIVe siècle, par J.-P. Sosson.
   - Een vergeten crisis. Over een conflict tussen hertog Antoon en de Staten van Brabant in 1407, par R. Stein.
   - La conjoncture commerciale et industrielle aux Pays-Bas bourguignons : une récapitulation, par R. Van Uytven.

40 euros (code de commande : 29952).

 

VAN WAYENBERG (Henri)Les abbayes, leurs granges et leurs paroisses en région du Centre. Stratégies patrimoniales et politiques des élites laïques et ecclésiastiques des origines à la Révolution française. Haine-Saint-Pierre, Cercle d'Histoire Henri Guillemin, 2011. Fort A4 collé, 546 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Publications du Cercle d'histoire Henri Guillemin », n° 45), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, la région du Centre venait de connaître une période de quarante années sans guerre. Les tracasseries administratives de Joseph II avaient pour la plupart disparu. Le calme s'était installé au point que personne dans le monde monastique ne parut vraiment se rendre compte de ce qui se tramait à nos portes, en France.
   Jusqu'au dernier moment, personne ne prit conscience de la tempête révolutionnaire qui se préparait en 1789. Et pour cause. Même si la société et les abbayes vivaient toujours avec des structures féodales, les liens entre vassaux et suzerains n'étaient plus l'ombre de ce qu'ils étaient au début.
   N'empêche. Les révolutionnaires français ont imposé une fin brutale à l'Ancien Régime déjà moribond. Pour ce qui concerne les monastères, les insurgés ont terminé l'œuvre entreprise par Joseph II. Ils leur ont imposé de très lourdes contributions de guerre et ils ont nationalisé leurs biens avant de les vendre parfois à vil prix.
   Au-delà de ce bilan négatif, l'auteur nous plonge aux sources du christianisme avant de nous rapporter l'œuvre d'évangélisation et l'évolution du monachisme en Occident. Il met en lumière les complicités des pouvoirs temporel et ecclésiastique : deux aspects d'une même chose aux mains d'une même élite. Le monachisme nous apparaît en conséquence marqué par une contradiction. D'un côté, il reposait sur l'engagement radical d'hommes et de femmes qui refusaient le monde. De l'autre il a pu à certains moments offrir le portrait d'une institution aussi engluée dans les affaires temporelles que la hiérarchie du clergé séculier. Le concile de Leptinnes en 743 a été l'occasion d'appliquer une profonde réforme de l'Église et de jeter les fondements du futur empire de Charlemagne.
   La Révolution française, la confiscation des biens du clergé et la vente des propriétés ecclésiastiques amènent à se demander si le jansénisme et la franc-maçonnerie n'ont pas aussi contribué à la chute des monastères. Chacune des communautés religieuses présentes dans la région du Centre a retenu l'attention de l'auteur qui nous en fait une description intéressante.
   Le récit ne se limite pas à une stricte énumération chronologique, il essaie aussi et surtout d'expliquer les facteurs qui ont modelé l'histoire des abbayes à travers les influences mutuelles des factions en présence. Il conclut en posant la question : « La fin d'un monde ou un monde traversé de questions ? »

20 euros (code de commande : 29974 - vendu).

 

WIDEMAN (John Edgar) — L'incendie de Philadelphie. Roman. [Titre original : Philadelphia Fire.] Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Richard. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 289 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Le 13 mai 1985 à Philadelphie, ville de l'amour fraternel alors dirigée par un maire noir, un hélico de la police pennsylvanienne lâcha une bombe sur une maison. Quelques adeptes d'une nouvelle religion de l'amour fraternel y vivaient autour d'un jeune rasta charismatique nommé King. Il n'y eut qu'un survivant au massacre : le petit Simba Muntu (Simmie, homme-lion, en swahili), qui, quelques jours plus tard, allait mystérieusement disparaître.
   C'est pour essayer de retrouver l'enfant, devenu soudain pour lui comme un fils (peut-être Simba Muntu symbolise-t-il aussi l'avenir de la communauté noire des États-Unis), qu'un ancien habitant de cette ville, un intellectuel noir nommé Cudjoe, décide soudain de quitter l'île de Mykonos où il vivait depuis dix ans en exil volontaire, barman la nuit, coureur de filles le jour et poète à ses heures.
   Pour décrire sa vision apocalyptique des États-Unis, John Edgar Wideman passe d'un style musical, emprunté à la musique rap, à la langue abrupte et argotique de la rue. L'incendie de Philadelphie a la force d'un écartèlement.
   « Les mots de Wideman, eux, inventent une vie nouvelle et leur seule existence a le goût de l'espoir, même au bord du désastre, même au fond de l'abîme » (Raphaëlle Rérolle - Le Monde).
   « La littérature sauve ceux qui croient vraiment en elle. John Edgar Wideman est de ceux-là, qui, avec Toni Morrison, s'est affirmé comme une des voix majeures issues de la communauté afro-américaine » (Bernard Loupias - Le Nouvel Observateur).

10 euros (code de commande : 29992).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 29 septembre 2020.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(1er septembre 2020)

 

BARBEY D'AUREVILLY (Jules) — Les Diaboliques. Introduction de Léon Gosset. Paris - Bruxelles, Mercure de France - N.R.B., 1949. In-8° broché, 335 p., papier jauni.
En quatrième de couverture :
   Célèbre recueil de nouvelles de Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889), publié à Paris en 1874. Expliquons-en d'abord le titre : croyant à l'ingérence du Diable dans toutes les affaires humaines, l’auteur s'attache à raconter plusieurs cas surprenants de perversion morale, propres à lui servir de pièces à l'appui. Ici, cet Esprit du mal s'incarne toujours dans une femme. Donnons maintenant l'argument de chacune de ces nouvelles.
   D'abord « Le rideau cramoisi ». Sous le premier Empire, un tout jeune officier, le vicomte de Brassard, se trouve avoir pris pension chez d'honnêtes bourgeois de province. Quelqu'un détonne dans ce milieu : leur fille Alberte. Belle à faire peur, elle le subjugue d'autant plus qu’il la voit toujours observer la politesse la plus froide. Pourtant, un soir, pendant le dîner, il sent que le pied d’Alberte se pose sur le sien, de telle manière qu’il ne peut croire à une méprise. Il lui remet donc un message. Peine perdue, car le lendemain, il la voit se détourner de lui. Faute de s'expliquer ce changement d'attitude, il se met tant à la maudire qu’il songe à déménager. Or, en pleine nuit, voilà qu'elle arrive dans sa chambre et se donne avec une frénésie qui n'a d'égale que son mutisme. Elle récidive. Entreprise d'autant plus hardie qu’Alberte doit traverser chaque fois la chambre de ses parents pour l'aller rejoindre. S'ils venaient à se réveiller ? Non, l'épilogue sera plus terrible : certaine nuit plus belle que les autres, Brassard s'aperçoit soudain qu’Alberte n'est plus qu'un cadavre, jamais il ne saura la cause de ce mystérieux trépas.
   Plus anodine est la nouvelle intitulée « Le plus bel amour de Don Juan ». Ce don Juan s'appelle ici le comte Ravila de Ravilès. Fort assidu auprès d’une dame du Faubourg Saint-Germain, il a remarqué qu’il inspirait quelque aversion à la fillette de cette dernière. Ce sentiment, il l'attribue au dépit que la petite éprouve de se voir supplantée par un tiers dans le cœur de sa mère. En quoi il s'abuse. Devant sa mère, en effet, la fillette avoue finalement qu'elle est enceinte de Ravila. En toute innocence, elle explique ainsi la chose : s'étant assise par mégarde dans le fauteuil du don Juan, elle avait eu l'impression d'être tombée dans le feu et dès lors en avait déduit qu'elle était grosse.
   « Le bonheur dans le crime » : fille d’un maître d'armes surnommé la Pointe-au-corps, Hauteclaire Stassin l'a remplacé dans l'exercice de son métier. Étant belle autant que sage et redoutable escrimeuse, elle voit venir chez elle la jeunesse qui tient à s'entretenir dans l'art de manier l'épée. Bientôt courtisée par le comte Serlon de Savigny, elle répond à ses espérances et devient sa maîtresse. Bien qu’il soit marié, elle renonce à son métier pour le suivre dans son château. Là, travestie en femme de chambre, elle fait preuve de tant de qualités qu'elle gagne vite la confiance de la châtelaine. De connivence avec Serlon. elle décide de l'empoisonner et s'acquitte si bien de sa tâche que personne ne songerait à l'accuser. Si diabolique est ce crime qu’il dispensera ses auteurs de tout remords. Devenue comtesse, Hauteclaire Stassin pourra jouir avec lui de tous les plaisirs du monde.
   « Le dessous des cartes d’une partie de whist ». Dans quelque ville de province où le jeu est la grande affaire, la comtesse de Stasseville est le mystère en personne. Spirituelle autant que froide, elle est devenue la maîtresse d’un certain Mermor de Kerkoël. Bientôt jalouse de sa fille, elle l'empoisonne, de telle manière qu'on puisse croire à une maladie de langueur. Elle y réussit à merveille. Il n'empêche qu'elle survivra peu à sa victime. Après le décès, on découvre dans sa demeure, au fond d’une caisse de résédas, le cadavre d’un poupon. Ajoutons qu'en ses derniers jours, elle avait pris l'habitude de mâchonner sans répit des tiges de la fleur en question.
   « À un dîner d'athées » : Un certain major Ydow se trouve avoir pour maîtresse une splendide créature surnommée la Pudica. Et pour cause : idéalement chaste, son visage évoque celui d’une Vierge de Raphaël. Hélas, l'intérieur est tout autre. On ne saurait imaginer pire putain que cette fille-là. Devenue l'idole du régiment, elle jette le mouchoir à qui sait lui plaire, tout en restant avec Ydow pour sauver les apparences. Sans être dupe, ce dernier ferme les yeux. Jusqu'au jour où, l'ayant surprise en train de cacheter quelque lettre, il apprend de sa bouche même qu’il est de tous ses amants celui qu'elle a le moins aimé. Ivre de rage, Ydow la renverse sur la table : s'emparant de la cire à cacheter, il lui en barbouille le bas-ventre et scelle le tout avec le pommeau de son épée.
   « La vengeance d’une femme » : Faussement soupçonnée d'adultère, la duchesse de Sierra-Leone a été contrainte d'assister à un spectacle effroyable : son époux, un grand d'Espagne, s'étant saisi de l'amoureux, lui a fait arracher le cœur pour qu'ont le donne à manger aux chiens. Anéantie de dégoût, elle déserte à jamais sa demeure pour se fixer à Paris, avec la ferme intention de se venger de ce monstre. Voici comment elle s'y prendra : elle, duchesse de Sierra-Leone, se fait fille publique, afin que sa propre ignominie rejaillisse un jour sur le duc et ruine à jamais cet honneur auquel il tient plus que tout au monde. Elle réussira au-delà de toute espérance. Témoin sa terrible épitaphe : « Duchesse de Sierra-Leone, fille repentie, morte à la Salpêtrière, etc... »
   Dans sa préface, l’auteur précise qu'en dépit de sa hardiesse, ce livre est avant tout l'œuvre d’un moraliste chrétien, « toute peinture étant toujours assez morale quand elle est tragique et qu'elle donne l'horreur des choses qu'elle retrace. » Quoi qu’il en soit, sa croyance à l'action du Diable dont il parle avec tant de fanfare peut paraître assez simpliste. Venons-en maintenant à la composition. Si l'on met à part ce chef-d'œuvre qu'est « le Rideau cramoisi », la plupart de ces nouvelles souffrent d’un manque de rigueur. Hanté par le surnaturel, l’auteur veut tant le mettre en valeur qu’il en arrive à éluder la psychologie de ses personnages. Il s'abstient toujours d'expliquer le mobile de leurs actions. Un tel dessein ne saurait aller sans arbitraire. Cependant Barbey d’Aurevilly sait toujours habiller ses contes d’un style des plus flamboyants. Tout comme Villiers de l'Isle-Adam, Gobineau et Léon Bloy, il n'a cessé de s'inscrire en faux contre le réalisme et tout le mouvement de la pensée moderne. Royaliste, catholique et féru de dandysme, il demeure avant tout l’homme que Lamartine devait appeler « le duc de Guise de notre littérature ».
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, éd. Robert Laffont, t. II, pp. 313-314.

10 euros (code de commande : 29916).

 

[CHARBONNAGES]. L'Héritage des gueules noires. De l'histoire au patrimoine industriel. [Wallonie - Limbourg - Nord/Pas-de-Calais - Aix-la-Chapelle.] Charleroi, Archives de Wallonie, 1994. In-8° carré broché, 274 p., très nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Ce dixième livre des Archives de Wallonie est consacré à l'Histoire des charbonnages en Wallonie dans le Nord/Pas-de-Calais au Limbourg et dans la région d'Aix-la-Chapelle. II s'est construit autour de photographies actuelles recensant l'essentiel des vestiges miniers et de textes qui nous rappellent que les mineurs furent les acteurs des bouleversements qui ont profondément marqué nos régions, du XIXe à la première moitié du XXe siècle assuré le développement industriel et économique transformé le paysage et façonné la culture.
   En 276 pages et 400 photographies il fait le bilan du patrimoine charbonnier bassin par bassin Cet ouvrage de référence et d'histoire est aussi un guide pratique précieux pour tous ceux qui s'intéressent aux traces laissées par l'industrie minière.
Table des matières :
   - Préserver notre héritage, par Jeanne Vercheval-Vervoort.
   - En guise d'introduction, par Roger Berwart.
   - La mine et les mineurs, par Rainer Slotta.
   - Le baiser du père, par Jean Louvet.
   - Patrimoine charbonnier, une tentative de bilan, par Patrick Viaene.
   - France :
      - Le bassin du Nord et du Pas-de-Calais, par Annie Kuhnmunch.
   - Belgique :
      - Le bassin du Couchant de Mons ou Borinage, par Philippe Delforge.
      - Le bassin du Centre, par Robert Pourbaix.
      - Le bassin de Charleroi et de la Basse-Sambre, par Roger Berwart.
      - Le bassin de Liège, par Claude Gaier.
      - Le bassin de la Campine, par Ben van Doorslaer.
   - Hollande :
      - Le bassin du Limbourg néerlandais, par J.A.M. Finger.
   - Allemagne :
      - Le bassin de la région d'Aix-la-Chapelle, par Rainer Slotta.
   - Découvrir le patrimoine houiller, par Patrick Viaene et Bernard Bay.
   - Bibliographie - Biographies des auteurs.

25 euros (code de commande : 29912).

 

CONTAMINE (Philippe) — La vie quotidienne pendant la guerre de Cent ans. France et Angleterre (XIVe siècle). Paris, Hachette, 1978. In-8° broché, 289 p., (collection « La Vie Quotidienne »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Après maintes études consacrées à l'histoire politique et militaire de la France et de l'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans, il était opportun de confronter les deux pays, les deux peuples, au niveau de leur existence quotidienne. À la lumière des faits, il apparaît qu'en dépit des obstacles linguistiques, des rancunes, des injures prodiguées de part et d'autre, les Anglais débarquant en Normandie, en Bretagne ou en Guyenne pour défendre leurs possessions continentales ou tenter de s'emparer du royaume des Valois, et les Français emmenés prisonniers outre-Manche n'avaient pas l'impression de se trouver en terre étrangère. Par leur outillage, leurs techniques, leur façon de vivre le temps et de maîtriser l'espace, de se nourrir et de se vêtir, leur conception de l'organisation sociale, les deux protagonistes ne pouvaient que se sentir très proches – cette parenté même expliquant, sans les justifier, les ambitions conquérantes des Plantagenêts.
   Durant la période envisagée ici, la vie quotidienne, tout en évoluant peu, fut affectée par une série de grandes catastrophes : guerres, famines, épidémies. Mais, tandis que les Français n'en ressentirent à peu près que les aspects négatifs, les Anglais, mettant à profit les circonstances, améliorèrent dans une certaine mesure leur niveau de vie, affirmèrent leur puissance économique, leur originalité culturelle et religieuse, éprouvèrent pour la première fois, la satisfaction d'appartenir à un grand peuple.

10 euros (code de commande : 29910).

 

[DENOËL (Robert)]. Robert Denoël. Découvreur de talents et lanceur de chefs-d'œuvre. Bruxelles, Voilà, 1942. In-4° agrafé, [32] p., quelques illustrations, papier jauni.
   Il s'agit du n° 48 (vendredi 27 novembre 1942) de la troisième année de la revue Voilà. Gazette hebdomadaire de la bonne humeur paraissant le vendredi, pp. 1721-1752.
Extrait :
   Quand on parle à Paris des Éditions Denoël, tout Parisien songe à une maison essentiellement parisienne. Et chacun se trompe, car le propriétaire est venu de loin, et Robert Denoël est de nos compatriotes. Et chacun a raison, parce que cette maison d'éditions est néanmoins une maison française, par le caractère et par l'objet, et que Robert Denoël est tout aussi bien une personnalité très parisienne.
   Quand on parle de Robert Denoël en Belgique, on le dit Liégeois. C’est une erreur, car il est né avenue du Longchamps, à Uccle, voici quarante ans, dans une belle famille de quinze enfants. Il est donc Bruxellois. Mais il est Liégeois en ce sens qu’il a émigré à Liège dès l'âge de sept ans, qu’il y a fait la majeure partie de ses études, qu’il y a passé presque toute sa jeunesse, et qu’il a été appelé, en cette ville, à la vocation des lettres.
   Entre-temps, il avait été envoyé en pension à Turnhout, sa famille tenant à ce qu’il apprit le flamand, en quoi il avoue avoir bien réussi, et il fit son service militaire à Anvers dans le service de santé. Car il accomplit deux années de médecine avant de tâter du droit. Il ne devait pas tarder, néanmoins, à entreprendre la pratique des lettres. Il fonda, en effet, la revue «   Créer ». Avec Gilles Anthelme, avec Georges Thialet, qui avait déjà publié un roman à Paris chez Émile Paul et allait être bientôt appelé à la chaire de littérature française de l'Université d'Edimbourg. La revue vivait modestement de cotisations d’un total de cinquante francs par semaine... Vers 1925, cette revue fusionnait avec « Sélection » dirigée par André de Ridder, spécialiste en peinture flamande. Cette revue, qui exerça une influence indéniable, était imprimée en cent soixante pages avec reproductions de tableaux et s'était assuré la collaboration de Georges Marlier, Paul Van Hecke, Robert Poulet et de nombreux écrivains belges et français. Dans cet organe, Robert Denoël publie des notes littéraires qui lui donnent l'occasion d'entrer en rapport avec la plupart des jeunes écrivains français. Il y publie aussi un roman. Ce roman devait être repris par une maison d'éditions française, qui eut, déclare-t-il avec satisfaction, la bonne idée de faire faillite avant publication, de telle façon que sa carrière de romancier fut brisée dans l’œuf. Robert Denoël était, depuis la plus tendre enfance, un grand liseur de livres. Pendant quinze années, il a lu ainsi un volume par jour, ce qui signifie qu’il lit très vite, tout en lisant très bien. Il s'est surtout attaché à la littérature française et anglaise, et aussi à la littérature russe, dans la traduction.

5 euros (code de commande : 29932 - vendu).

 

[ÉLISABETH DE BAVIÈRE, reine des Belges]. 1918 - Het Bevrijdingsoffensief gezien door koningin Elisabeth. [Brugge], Provincie West-Vlaanderen, 1998. In-4° broché, 111 p., nombreuses illustrations en noir, 64 belles photos reproduites) et quelques-unes en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée du 1er juillet au 11 novembre 1998, au Memoriaal Prins Karel - Domein Raversijde, à Ostende.
Inleiding :
   Over het Bevrijdingsoffensief van september-oktober-november 1918 is reeds heel wat geschreven. Kapitein SBH Weber wijdde er een -onuitgegeven- studie aan, die nu berust in de Historische Dienst van het Leger te Brussel. Vervolgens werd het standaardwerk « Van de Ijzer tot Brussel » van kolonel SBH Wemaes uitgegeven door dezelfde Dienst. Hen jaar geleden werd het Bevrijdingsoffensief ook behandeld in het kader van de tentoonstelling « Naamstenen » ingericht door de provincie West-Vlaanderen.
   Daarom leek het ons niet nodig om in detail alle fasen van dit offensief opnieuw te behandelen. Wij hebben ons beperkt tot een korte samenvatting, maar legden vooral de klemtoon op de activiteiten van de leden van de Koninklijke Familie die deze belangrijke periode intens hebben meebeleefd: koning Albert als opperbevelhebber van het Belgisch Leger en aanvoerder van een geallieerde troepenmacht (Legergroep Vlaanderen), koningin Elisabeth die zich moreel verantwoordelijk voelde voor de verzorging en het welzijn van de talloze gekwetsten, de prinsen Leopold en Karei en prinses Marie José.
   Over de Koninklijke Familie tijdens de Eerste Wereldoorlog werd reeds in 1984 een (rondreizende) tentoonstelling opgezet met een bijhorende publicatie. Toch hebben wij het interessant gevonden om, ter gelegenheid van de tachtigste verjaardag van het Bevrijdings-offensief, zowel de foto's als enkele teksten opnieuw te analyseren. In 1984 beschikten de auteurs niet over de totaliteit van de foto's, noch over de notities van de ordonnansofficieren van de Koning zodat sommige onjuistheden nu konden weggewerkt worden.
   De periode 28 september - 11 november hebben wij chronologisch weergegeven. Als basis gebruikten wij de reeds geciteerde notitieboeken van de ordonnansofficieren, waarvan wij de integrale tekst opnamen. De illustraties voor deze catalogus zijn eveneens afkomstig uit het Koninklijk Archief. Ter illustratie van de tekst hebben wij geput uit de fotoverzameling « Albert-Elisabeth », die een aantal nog nooit geziene foto's uit deze periode opleverde. De foto's zijn voornamelijk het werk van de fotograaf E. De Jong, die gedurende tientallen jaren in opdracht van het Vorstenpaar heeft gewerkt. Uiteraard vormen de twaalf albums 14-18, die de 2400 foto's bevatten die koningin Elisabeth zelf maakte, het leeuwenaandeel van deze publicatie en de kern van de tentoonstelling. Daarom hebben wij het tweede deel van de catalogus opgevat als de weergave van het laatste oorlogs-album (deel XII) van de Koningin.
   Deze publicatie (en de tentoonstelling) wil tachtig jaar na de feiten – en misschien wel voor de laatste keer – herinneren aan de duizenden soldaten, zowel zij die sneuvelden als zij die overleefden, omdat zij na vier jaar de kracht nog hadden om hun eigen geboortegrond te bevrijden. Het is tevens een hulde aan de leden van het Koninklijk gezin, aan vijf uitzonderlijke mensen in een uitzonderlijke tijd.

15 euros (code de commande : 29935 - vendu).

 

FITZGERALD (Penelope) — L'affaire Lolita. [Titre original : The Bookshop.] Roman. Traduit de l'anglais par Michèle Lévy-Bram. Paris, Quai Voltaire, 2006. Petit in-8° collé sous couverture à rabats, 175 p., exemplaire en très bon état, avec sa bande d'annonce, première édittion française.
Sur le rabat de la couverture :
   Rien ne semble troubler la paix de Hardborough, aimable bourgade de l'East Anglia. Mais Florence Green, une jeune veuve, a décidé d'y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville.
   Florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit ; elle découvre l'enfer feutré des médisances. Puis l'ostracisme féroce d'une partie de la population. Surtout lorsqu'elle s'avise de mettre en vente Lolita, le sulfureux roman de Nabokov.
   Alors, la guerre est déclarée, les clans s'affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie. Florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant.

10 euros (code de commande : 29909).

 

[GAULE]. ROBERT DE VAUGONDY (Gilles et Didier) — Gallia Antiqua in Provincias et Populos divisa, Geographicis Sansonum Conatibus et recentioribus Astronomicis Observationibus accommodata, ab Aeg. Robert Geographo regis ordinario. Cum Privilegio Regis. 1750. Paris, Robert de Vaugondy - Boudet, 1757. Carte coloriée et en très bon état.
Dimensions :

   - Dessin : 544 x 480 mm.
   - Feuille : 568 x 500 mm.
   - Échelle : 2.3000.000.

   Très belle et décorative carte, bien coloriée, des régions comprises entre la mer Méditerranée et l'embouchure du Rhin, divisée en zones administratives et montrant les différents peuples qui habitaient la Gaule au début de la domination romaine.
   Héritiers de la célèbre maison de publications cartographiques créée par Nicolas Sanson au XVIIe siècle, Gilles Robert de Vaugondy et son fils Didier réalisèrent cette carte en 1750 et la publièrent sept ans plus tard dans leur Atlas universel.
Bibliographie :
   - Pedley (Mary Sponberg), Belle et Utile. The work of the Robert de Vaugondy family of mapmakers, p. 150 n° 92.

120 euros (code de commande : 29949).

 

GENDEBIEN (Paul-Henry) — Histoire d'une famille. Les Gendebien au temps des révolutions et des guerres européennes. Neufchâteau, Weyrrich, 2017. In-8° broché sous couverture à rabats, 470 p., CXXVIII planches en couleurs, généalogies, index, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Il était une fois une famille : commencée au seizième siècle, c’est une histoire faite d'épisodes romanesques, d'intermèdes émouvants, de destins parfois tragiques. À partir de Dinant où ils sont maîtres de forges, les Gendebien essaiment à Givet, à Mons, à Bruxelles, à Charleroi, Thuin, Marbaix-la-Tour, ou dans le Namurois, à Huy, en Ardenne, en France, en Allemagne, en Amérique, ailleurs encore.
   Dans une Europe où guerres et révolutions se succèdent, certains d'entre eux jouent un rôle actif – notamment entre 1789 et 1830 –, exerçant de hautes fonctions politiques. D'autres sont emprisonnés, exilés, blessés ou tués sur les champs de bataille. Et on le vérifiera à nouveau lors des conflits du XXe siècle. Des personnages tels que Jean-François et Alexandre Gendebien, parfois maltraités par certains historiens, sont ici réhabilités grâce à l'examen de faits établis.
   Avec d'autres familles apparentées évoquées dans ces pages (telles que les Troye, les Drion, les Mourlon Beernaert, les Leclercq, les Solvay, les t’Serstevens, les Huart, les Pirmez, les Fallon, les Carton de Wiart…), les Gendebien sont représentatifs de cette nouvelle classe sociale qui émerge dès l'avènement des régimes français et hollandais, au début du XIXe siècle, et qui contribue à la modernisation de la jeune Belgique et à l'essor industriel de la Wallonie.
   Retracer l'itinéraire d’une famille, c’est renouer avec le sens de l’Histoire, démarche salutaire car il n'y a pas d'avenir sans mémoire.
   Voici un récit qui séduira les amateurs d'histoire, à travers une nouvelle vision de certains moments peu connus du passé de la Belgique, de la Wallonie, de l'Europe.

18 euros (code de commande : 29944 - vendu).

 

HACHEZ (Félix) — Mémoire sur la paroisse et l'église de Saint-Nicolas-en-Havré, à Mons ; par Félix Hachez. Mons, [Masquillier et Dequesne], 1859. [Mons, / Chez les Principaux Libraires. / 1859] In-4° demi-reliure modeste, VIII, 59, [1 bl.], [2 (table des gravures, additions et corrections)] p., bien complet des sept planches (dont une grande à déplier) gravées par L.J. Van Peteghem, (collection « Publications Éditées sous le Patronage du Cercle Archéologique de Mons »), rare.
Table des matières :
   1. La chapelle de Sainte-Élisabeth.
   2. Érection et organisation primitive de la paroisse de Sainte-Élisabeth.
   3. Consécration et agrandissement de la chapelle de Ste-Élisabeth - Annales de la construction de l'église paroissiale - Sa consécration.
   4. Reconstruction du chœur.
   5. Suite des annales de l'église.
   6. Incendie de l'église. Rétablissement de celle-ci.
   7. État de la paroisse au XVIIe et au XVIIIe siècle.
   8. Annales de l'église à la fin du XVIIIe siècle.
   9. Rétablissement du culte - Nouvelle circonscription de la paroisse de Sainte-Élisabeth - Administration de l'église - Ses revenus - Son personnel - Liste des curés.
   10. Description de l'église - Sa sonnerie.
   11. De la décoration intérieure de l'église.
   12. Chapelles et confréries.
   13. Trésor de l'église.
   - Appendice. Fondation de Werchin.
   - Annexes.
   - Additions et corrections.
   - Épitaphes.

80 euros (code de commande : 29903).

 

[HAINAUT - CENTRE]. Le Centre archéologique, folklorique, industriel, commercial, artistique, scolaire. 317 illustrations de Fernand Liénaux. La Louvière, Chambre de Commerce et d'Industrie du Centre, 1930. In-4° broché, 368, LXI p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La plupart des manuels géographiques en cours en Belgique s'accordent à dénommer le « Centre » une contrée houillère sise dans la province du Hainaut et bordée à l'ouest par la région de Mons et à l'est par le bassin de Charleroi.
   Il ne faut pas, toutefois, conclure d'une telle définition, que le Centre serait une région essentiellement charbonnière, en réalité, il présente des caractéristiques nombreuses, étant à la fois métallurgique, houiller, carrier, verrier et agricole. Au reste, ses frontières s'étendent au Nord et au Sud, au-delà des gisements houillers.
   Ce livre a pour but d'en fixer définitivement les contours et d'en découvrir la vraie physionomie, non seulement par l'évocation de son passé historique, de ses richesses archéologiques et de ses curiosités folkloriques, mais aussi par l'aspect de sa vie industrielle, commerciale, artistique et sociale.
   Le Centre est composé d'une soixantaine de communes ; certaines d'entre elles peuvent s'enorgueillir de leur passé séculaire, telles, notamment, les villes de Soignies et de Binche, dont les murs attestent encore des siècles d'héroïsme et de faste ; mais à côté de ces souvenirs glorieux, cette région trouve son originalité dans l'immense et soudain développement de son industrie, qui donna naissance à de jeunes cités populeuses et prospères.
   Cet épanouissement relativement récent et rapide explique l'injuste omission dont le Centre est trop souvent victime dans la publication des ouvrages et cartes géographiques ; est-il admissible qu'une pareille contrée, qui réunit sur son sol une si grande variété d'industries et qui est devenue l'une des sources principales de la richesse belge, soit ignorée dans une encyclopédie aussi détaillée que le Larousse XXe siècle ? Peut-on comprendre qu'une cité de 25.000 habitants, telle La Louvière, si justement dénommée la capitale du Centre, ne soit signalée dans les cartographies officielles qu'à la manière d'une bourgade campagnarde ?
   C'est cette lacune que ce livre doit combler. Il ne faut plus que cette ignorance officielle soit un objet d'étonnement pour les étrangers qui visitent notre région.
   À l'origine, le Centre se fondait dans la grande zone limoneuse du pays. Ses habitants se livraient presqu'exclusivement aux travaux de l'agriculture, son territoire était morcelé et partagé entre le Comté de Hainaut et le duché de Brabant ; différentes seigneuries, telles celles de Feluy, du Rœulx, de Familleureux, etc., s'étaient greffées sur les grands domaines féodaux, en telle manière que cette région apparaissait comme manquant d'unité et fortement diversifiée.
   Après l'unification des Pays-Bas sous la maison de Bourgogne, la population du bassin de la Haine vit naître l'exploitation des premières houillères, tandis que de nombreuses carrières s'ouvraient dans la région de Soignies et d'Écaussinnes, dès ce moment, une collaboration s'établit entre les habitants de cette contrée ; c'est elle qui fut le premier noyau de notre vie industrielle ; c'est de cette collaboration que naquit lentement le Centre.
   Depuis la proclamation de l'Indépendance Nationale et grâce à la prospérité industrielle, cette région consolida son individualité.
   Et comme elle se trouve enserrée entre les bassins connus de Charleroi et du Borinage, on l'appela le Centre ; déjà en 1857, lors de la construction de nos voies de chemin de fer, la gare de Houdeng-Gœgnies avait été baptisée « station du Centre ».
   Grâce à l'initiative prise par notre Chambre de Commerce et d'Industrie, une carte du Centre a été dressée ; on s'y rend compte que cette région occupe une superficie totale de 64.126 hectares et englobe un nombre considérable de communes dont l'essor industriel est pour la plupart en plein rendement.

45 euros (code de commande : 29941).

 

[HAINAUT - LA BELGIQUE PITTORESQUE]. Album de la Province du Hainaut. Les châteaux. Mons, E. Dacquin, [1872-1878]. [Mons, E. Dacquin, Editeur, 27, Grand'Place.] Grand in-8° oblong, pleine percaline lie de vin, titre doré sur le plat supérieur, dos lisse muet, reliure un peu frottée, page de titre imprimée sur papier jaune, 24 planches lithographiées avec texte en regard).
   
Les vues de châteaux lithographiées par les frères Vasseur d'après les photographies d'Émile de Damseaux, éditées à Mons par Émile Dacquin, sont, pour le Hainaut, au nombre de trente-neuf. Les albums complets sont d'une très grande rareté ; on trouve généralement des volumes comprenant une vingtaine de lithographies. Notre exemplaire en contient vingt-quatre :
   - 
Acoz, Anvaing ;
   - Bauffe, Belœil, Beignies, Bois-de-Lessines, Boussoit ;
   - Écaussinnes d'Enghien, Écaussinnes-Lalaing ;
   - Fontaine-l'Évêque, Froyennes ;
   - Havré ;
   - Jolimont ;
   - La Berlière, La Louvière, Le Rœulx, Lombise ;
   - Mariemont, Moulbaix ;
   - Pétrieux ;
   - Seneffe ;
   - Thieusies, Thoricourt, Trazegnies.
Bibliographie :
   - Claes (Marie-Christine), Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), ressource en ligne :
Vasseur, Adolphe (1852-1881).
   - Van der Marck (Jan Heni Marie), Romantische boekillustratie in België. Van de Voyage pittoresque dans le royaume des Pays-Bas (1822) tot La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak de Flandres et ailleurs (1869), pp. 204-205.

250 euros (code de commande : 29946 - vendu).

 

IKONNIKOV (Alexandre) — Dernières nouvelles du bourbier. Traduit du russe par Antoine Volodine et de l'allemand par Dominique Petit. Paris, Éditions de l'Olivier, 2003. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 183 p., exemplaire en très bon état.
   L'édition originale de ce recueil est parue chez Alexander Fest Verlag sous le titre : Taiga Blues. Il rassemble des nouvelles écrites en russe et, pour une dizaine d'entre elles, en allemand (Aliocha, En août, Vive Coca-Cola, Un vrai magot, Amour, sexe et mort à la campagne, La Ruelle Verte, Les pêcheurs, Chronique d'une guerre de sept ans, À Metelievo).
En quatrième de couverture :
   « En fait, la prétendue âme russe se réduit à quatre composantes : la croix russe, la langue, la vodka et le bonheur dans la souffrance. »
   Une mutinerie dans une colonie pénitentiaire, un paysan qui achète une machine à laver sans penser à l'évacuation d'eau, la visite présidentielle dans une province qui prospère aux dépens du bien public, un appelé oublié dans la steppe par son unité militaire : Ikonnikov porte sur ses compatriotes un regard aigu. Loin de Moscou, il nous fait pénétrer dans un monde archaïque, retourné à une forme de communion à la fois corporelle et spirituelle.
   Fidèle à une tradition russe qui va de Gogol à Babel, Alexandre Ikonnikov ne condamne pas plus qu'il n'enjolive. Mêlant comique et tragique, il se tient à une distance soigneusement réglée, celle de l'observateur actif.
   Alexandre Ikonnikov est né en 1974 à Urshum, près de Kirov, au bord de la Viatka. Germaniste de formation, il renonce rapidement à ses activités d'interprète et de journaliste pour se consacrer entièrement à l'écriture.

10 euros (code de commande : 29907).

 

KARR (Alphonse) — La Maison close par Alphonse Karr. Paris, Lévy, 1870. [Paris / Michel Lévy Frères, Éditeurs / Rue Vivienne, 2 bis, et Boulevard des Italiens, 15 / A la Librairie Nouvelle / 1870 / Droits de reproduction et de traduction réservés.] In-8° demi-simili brun moderne, dos lisse, titre doré, couverture (défraîchie) conservée, [3 (faux-titre, liste des œuvres de l'auteur, titre)], [1 bl.], 320 (la dernière page est erronément numérotée « 220 »), 36 (Catalogue de Michel Lévy frères Libraires Éditeurs et de la Librairie Nouvelle) p., une carte à déplier de La Pologne après le traité de Polanow, rousseurs.
   Rare édition originale dont la couverture porte la date de 1869.
   À propos de sa villa la Maison close, le célèbre journaliste écrivait : « Saint-Raphaël se distingue des autres stations de la Méditerranée par une circonstance particulière. Nice, Cannes, Menton, etc., ont leur saison – quelques mois d’hiver – Saint-Raphaël, la saison d’hiver terminée, lorsque ses voisines et rivales se reposent et s’endorment en attendant l’autre hiver, voit arriver d’autres voyageurs qui, de Lyon, de Nice, de Draguignan, etc., viennent prendre les bains de mer sur ses plages de sable doux et ferme : Saint-Raphaël est à la fois station d’hiver et station d’été. J’ai donc installé la Maison close dans une situation à peu près inexpugnable : notre jardin, au sud, est bordé par la mer, au nord par le talus le plus élevé de la voie ferrée, à l’est par le torrent de Rébori, l’ouest seul restait menacé, mais j’y ai planté tant d’eucalyptus, de mimosas, de genêts épineux (...) qu’il ne peut entrer de ce côté que des rossignols... Depuis seize ans, je suis allé plusieurs fois à Gênes, à Naples, à Venise, j’ai visité tous les beaux endroits... Eh ! bien, chaque fois, en revenant au nid, j’ai choisi de nouveau Saint-Raphaël. »
Table des articles :
   I. Le luxe.
   II. Évocation.
   III. La liberté.
   IV. Communiqué amical à un journaliste.
   V. Sur l'Académie française.
   VI. Le déshérité.
   VII. Avec quoi l'on fait la grandeur d'un roi.
   VIII. L'auberge de la vie.
   IX. L'exposition d'horticulture de Nice.
   X. M. et Mme Gagne.
   XI. La peine de mort.
   XII. Réponse à quelques femmes libres.
   XIII. M. Dupanloup, évêque et feuilletoniste.
   XIV. Te Deum laudamus.
   XV. L'auteur vivement houspillé.
   XVI. Échantillon de foudres.
   XVII. Voltaire a failli inventer les fusils Chassepot.
   XVIII. Parenthèse.
   XIX. Les fleurs à Paris.

35 euros (code de commande : 29940).

 

LAFUE (Pierre) — La vie quotidienne des cours allemandes au XVIIIe siècle. Paris, Hachette, 1978. In-8° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 219 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   Des châteaux qui ressemblent à des forteresses du Moyen Âge, des palais somptueux, conçus sur le modèle du Versailles de Louis XIV, des résidences de style baroque empruntant leurs formes aux fleurs, aux plantes, aux coquillages : tel est le décor où, tout au long du XVIIIe siècle, trois cents cours allemandes ont mené une vie consacrée presque entièrement aux plaisirs, qui n'a eu pour frein, chez les plus modestes des souverains, que l'insuffisance de leurs ressources. Aux bals masqués qui se déroulent dans la tiédeur des appartements succèdent, en été, les fêtes nocturnes qui se donnent dans les jardins, aux creux des vallonnements, au plus épais des charmilles hantées de statues de déesses et de couples d'amoureux, sur les terrasses superposées où les ballets et les opéras-bouffes trouvent leur cadre naturel.
   Que d'intrigues galantes se sont nouées dans ces grottes tapissées de rocailles, dans ces labyrinthes où ceux qui conspirent peuvent aussi, d'ailleurs, chercher un refuge ! Si des carrières de favoris et de favorites y ont pris naissance, c'est là, quelquefois, qu'elles se sont terminées tragiquement. Dans ces bassins où retombent les aigrettes des jets d'eau, s'est reflété le délicieux visage d'Aurore de Kœnigsmark, mais aussi la face convulsée de Sùss Oppenheimer, pendu dans sa cage de fer.
   « Vieille Allemagne », qui, aux approches de la Révolution saura pourtant se transformer, éliminer les bouffons et les chambellans pour couronner les savants et les poètes. À Weimar, Gœthe deviendra l'ordonnateur de plaisirs nouveaux. Les fantaisies cruelles ou burlesques des despotes de poche feront place à des distractions plus raffinées. L'agonie des cours allemandes ne s'en poursuivra pas moins. En vain, Louis II de Bavière s'efforcera-t-il tardivement de ressusciter leurs fantômes.

9 euros (code de commande : 29911).

 

LECA (Ange-Pierre) — Et le choléra s'abattit sur Paris 1832. Paris, Albin Michel, 1982. In-8° broché, 296 p., couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Et le choléra s'abattit sur Paris raconte l'impact qu'eut cette épidémie quand, en 1832, faute d'avoir tenu compte des avertissements venus de l'étranger, le peuple de la capitale se trouva face à face avec elle. Après avoir rappelé les pauvres conditions d'hygiène qui régnaient à cette époque et l'insuffisance des mesures prises contre la contagion presque inévitable du fléau à notre pays, l'auteur décrit les premières journées au cours desquelles l'effroi succéda à l'insouciance et où l'on vit déjà la maladie jouer son rôle de catalyseur vis-à-vis des mécontentements larvés. Des émeutes éclataient ici et là tandis que s'élevaient les courbes de mortalité. Bientôt, il n'y eut plus assez d'hôpitaux pour accueillir les malades, de corbillards pour conduire les morts, de fossoyeurs pour les ensevelir.
   Tandis que les humbles étaient d'abord touchés, l'épidémie gagna les classes les plus aisées et ce sont les grands noms de la haute société qui apparurent à leur tour dans les nécrologies. Mais l'habitude vient de vivre avec la mort à ses côtés, et les activités frivoles reprirent dans la capitale en même temps que les charlatans faisaient fortune.
   C'est alors que, les 5 et 6 juin, comme attisée par le choléra, la misère du peuple explosa au cours des obsèques du général Lamarque. Des barricades s'élevèrent ; la répression fut violente et se termina dans un bain de sang au cloître Saint-Merri.
   Avant la fin de l'année, l'épidémie, après une période de déclin, connut un second souffle puis s'éteignit lentement dans la capitale. Alors seulement, on put faire le compte exact des morts et proposer des mesures dont l'insuffisance laissera Paris à nouveau désarmé lors de l'épidémie suivante.

13 euros (code de commande : 29917).

 

[MÉDICIS]. Trésors des Médicis. Sous la direction de Christina Acidini Luchinat. Traduit de l'italien par Gilles Schaufelberger. Paris, Somogy, 1998. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 227 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   La dernière et extraordinaire collection entrée dans les trésors médicéens est celle des bijoux et « galanteries » d'Anne Marie Louise, électrice palatine (1667-1743), avec laquelle se termine la dynastie florentine.
   La plus grande partie des bijoux et des objets précieux qui nous sont parvenus se trouve au Museo degli Argenti, à Florence, dans les splendides salles décorées de fresques et à l'entresol de l'appartement d'été du Palazzo Pitti ; les pièces intéressantes ne manquent pas dans d'autres musées florentins (Museo Nazionale del Bargello, Museo Arcneologieo et Museo di Antropologia e Etnologia).
   Trésors des Médicis nous permet d'admirer des pièces rivalisant de richesse, souvent étonnantes par leur qualité et leur diversité, accompagnées de textes d'éminents historiens d'art italiens.
Table des matières :
   Introduction.
      - Les objets précieux des Médicis : entre émerveillement et approche scientifique, par Cristina Acidini Luchinat.
   Le trésor des Médicis de sa formation à sa dispersion.
      - Formation du trésor au XVe siècle. Dispersion et retour à Florence des bijoux des Médicis, par Mario Scalini.
   Les nouveaux Médicis, collectionneurs et mécènes.
      - La collection des Médicis au temps de Cosme Ier et de François Ier, par Anna Maria Massinelli.
      - Les collections de pierres gravées des Médicis aux XVe et XVIe siècles, par Mariarita Casarosa Guadagni.
      - La collection de pierres gravées des Médicis au XVIIe siècle et jusqu'à la fin de la dynastie (1743), par Mariarita Casarosa Guadagni.
      - Les insignes du pouvoir ducal et grand-ducal, par Maria Sframeli.
   Le triomphe des pierres dures.
      - Les ateliers grand-ducaux au temps de Ferdinand Ier et de Cosme II, par Annamaria Giusti.
      - Curiosités et objets exotiques dans les collections médicéennes, par Mario Scalini.
   Les merveilles du baroque.
      - Délices privées de l'époque de Ferdinand II, par Mario Scalini.
      - Un crépuscule doré : le règne de Cosme III, par Annamaria Giusti.
   Les « Galanteries » précieuses.
      - La collection d'Anne Marie Louise de Médicis, électrice palatine, par Maria Sframeli.

25 euros (code de commande : 29950).

 

[MODIGLIANI (Amedeo)]. Modigliani. L'ange au visage grave. Milan - Paris, Skira - Seuil, 2002. In-4° broché sous couverture à rabats, 426 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Luxembourg, à Paris, du 23 octobre 2002 au 2 mars 2003.
Sommaire :
   - Modigliani, « l'ange au visage grave » : entre résurrection d'une œuvre et questions d'authenticité, par Marc Restellini.
   - Modigliani : artiste d'avant-garde ou « peintre schizophrène » ?, par Marc Restellini.
   - Les portraits, par Werner Schmalenbach.
   - « La dangereuse grâce » de Modigliani, par Jacqueline Munck.
   - Picasso et Modigliani, par Pierre Daix.
   - Modigliani et Picasso à Montparnasse, par Billy Klüver.
   - Modigliani et l'Italie entre les années 1920 et 1930 : de l'incompréhension à la consécration, par Mariastella Margozzi.
   - Catalogue des œuvres, par Marc Restellini.
   - Paul Alexandre : le médecin mécène.
      - Paul Alexandre et l'aventure de la rue du Delta, par Marc Restellini.
      - L'aventure du Delta 1906-1911.
      - Le « Temple de la Volupté » : les Cariatides 1911-1913.
      - Sculptures de peintres, par Bernard Dorival.
   - Paul Guillaume : le marchand collectionneur.
      - Modigliani et Paul Guillaume, par Marc Restellini.
      - Le difficile retour à la peinture 1914-1915.
      - Le « cubisme » 1915.
      - Le visage : masque de l'âme 1916-1917.
   - Zborowski : le marchand poète.
      - Le cas Zborowski, par Marc Restellini.
      - La « plénitude » 1917-1918.
      - Le séjour à Nice 1918-1919.
      - La fin d'un « météore » 1919-1920.
   - Les grands collectionneurs de Modigliani en 1920, par Francis Berthier et Marc Restellini.
   - Annexes.
      - Biographie.
      - Principales expositions individuelles.
      - Principales expositions collectives.
      - Bibliographie sélective.

20 euros (code de commande : 29923).

 

[MUSIQUE]. Dictionnaire des facteurs d'instruments de musique en Wallonie et à Bruxelles du 9e siècle à nos jours. Sous la direction scientifique de Malou Haine et Nicolas Meeùs. Liège, Mardaga, 1986. Fort in-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 765 p., illustrations, importante bibliographie, très bon exemplaire, rare.
Sur la jaquette :
   Cet ouvrage contient des notices biographiques concernant plus de 2.200 facteurs d'instruments de musique nés ou actifs en Wallonie ou à Bruxelles. Toutes les catégories de facteurs ont été considérées : fondeurs de cloches, organiers, luthiers, facteurs d'instruments à vent en bois ou en cuivre, facteurs de clavecins, de pianos, d'instruments à percussion, d'instruments mécaniques ou d'instruments populaires. Les plus anciens facteurs cités remontent au 9e siècle, les plus récents sont encore actifs à l'heure actuelle.
   Le Dictionnaire est accompagné de plusieurs index. Le premier classe les facteurs par ville, par spécialisé et par siècle. Cet index permet de déterminer en un coup d'œil quels ont été, aux différentes époques, les grands centres de la facture instrumentale en Wallonie et quelles spécialités y ont été pratiquées. D'autres index classent par lieu (généralement par église) les travaux des facteurs d'orgues et des fondeurs de cloches cités dans le corps de l’ouvrage. Une liste d'instruments conservés dans les principales collections d'instruments de musique complète le Dictionnaire.
   Par ses notices biographiques et par ses index, cet ouvrage est unique en son genre. Jamais un dictionnaire aussi complet n'a été consacré aux facteurs d'instruments de musique d’une seule région, toutes spécialités confondues. Plus de la moitié des facteurs cités dans l’ouvrage sont inconnus jusqu'ici dans la littérature moderne consacrée aux instruments. Les listes de travaux des facteurs d'orgues et des fondeurs de cloches constituent des sources indispensables à la recherche en organologie.
    Le Dictionnaire est abondamment illustré de portraits de facteurs, de publicités ou de papiers à en-tête des facteurs, de vues d'ateliers ou de photographies d'instruments. Cette iconographie constitue en elle-même une documentation en grande partie inédite.
   Conçu dans le cadre de l'Année européenne de la Musique 1985 et réalisé avec l'appui du Conseil de la Musique de la Communauté française de Belgique, le Dictionnaire des facteurs d'instruments de musique en Wallonie et à Bruxelles est un ouvrage collectif auquel ont participé une trentaine de spécialistes belges et étrangers ainsi que des étudiants des cours d'organologie (1984-1985) des sections de musicologie des trois universités francophones du pays, l'Université libre de Bruxelles, l'Université de Liège et l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.
   L'iconographie a été rassemblée par Anne Meurant, collaborateur scientifique au Musée instrumental de Bruxelles.
   La direction scientifique a été assurée par Malou Haine, maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles et à l'Université de Liège, collaborateur scientifique au Musée instrumental de Bruxelles, et Nicolas Meeùs, suppléant à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve, conservateur adjoint au Musée instrumental de Bruxelles, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles et à la Chapelle musicale Reine Élisabeth de Belgique.

120 euros (code de commande : 29943).

 

NIETZSCHE (Frédéric) — Le crépuscule des idoles. Précédé de Le cas Wagner, Nietzsche contre Wagner et suivi de L'Antéchrist. Traduction de Henri Albert. Paris, Mercure de France, 1952. In-8° broché, 284 p., exemplaire non coupé, bord extérieur de la première page de couverture jauni.
En quatrième de couverture d'une réédition :
   Quelles sont les « idoles » auxquelles s'attaque Nietzsche et dont il annonce le crépuscule ? Ce sont, nous dit-il, les valeurs forgées par la religion chrétienne et imposées comme seule vérité. La tâche du philosophe consiste alors à mettre en lumière l'origine de ces a priori moraux. Les valeurs, une fois démontrée l'erreur qui nous les fait croire universelles, sonnent creux sous le marteau du philosophe. Car s'il cherche moins à détruire qu'à questionner et ausculter, sa visée est bien le renversement de toutes les valeurs, pour rendre à la vie, affadie par deux millénaires de christianisme, sa vigueur et sa santé.
   Le Crépuscule des idoles et Le Cas Wagner, qui l'accompagne, sont les deux derniers textes publiés avec l'aval de Nietzsche, quelques mois avant sa crise de démence de janvier 1889. Ils constituent, comme il l'écrit dans une lettre à Carl Fuchs du 9 septembre 1888, « une parfaite introduction d'ensemble à [sa] philosophie ».

12 euros (code de commande : 29918).

 

[NOUVEAU TESTAMENT DE MONS]. DES ISLES (Nicolas) — Critique sacrée ou Les Chefs d'acusation proposez contre la Traduction françoise du Nouveau Testament, imprimée à Mons par Gaspard Migeot en l'année 1667. Présentées a Nostre S. Pere le Pape Clement IX. Par M. Nicolas Des-Isles, Docteur en Droit canon, Conseiller du Roy, Lecteur Ecclesiastique & Predicateur de sa Majesté & du Clergé de France pour les Controverses, &c. Paris, Boullenger, 1668. [A Paris, / Chez Loüis & Antoine Boullenger, Im- / primeurs & Libraires du Roy pour les Contro- / verses, rë S. Jacques, à l'Image S. Loüis. / M. DC. LXVIII. / Avec Approbation.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs ornés de fers et de fleurons dorés, reliure frottée, mors fragiles, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], [9 (épître à Clément IX), [1 bl.], 231 [6 feuillets supplémentaires : pp. 16 bis & 16 ter, 17 bis & 17 ter, 145 bis & 16 bis, 147 bis & 148 bis, 149 bis & 150 bis, 151 bis & 152 bis)], [7 (table)] p., rare.
   Alexandre Cioranescu ne cite pas l'édition que nous proposons ici mais une autre, également publiée en 1668, contenant 225 p.
Dessein de l'Auteur :
   Je ne suis pas âséz témeraire pour me proposer dans cette Critique, l'examen de la traduction imprimée à Mons, selon la pureté de nôtre Langue. Je sçay que ses Auteurs ont beaucoup étably leur réputation par la netteté de leurs ouvrages ; & j'avoüe sans aprouver leurs sentimens, que le chois des termes, la beauté de l'élocution, la force du raisonnement, & tous les apas que l'art de bien dire peut fournir, leur sont si familiers, qu'ils ont enlevé l'eftime & l'aprobation des espris les plus séveres.
   Aussi je n'ay point de honte de recônoître l'éclat de leurs armes dans cette occasion, bien que j'espere d'en faire voir la foiblesse : Et certainement j'aurois rédouté leurs cous, si je n'avois fait icy qu'une querelle de Grammaire, & si je m'êtois seulement arêté à reprendre toutes les fautes qu'ils ont commises contre la beauté de ses règles ; mais je ne crains point d'entrer dans le combat, puisque c'est icy la querelle de l'Eglife Romaine dont je prend la défense, en découvrant toutes les infidélités qu'ils ont faites contre la pureté originaire de l'Ecriture & de la Foy.
   Il est vray qu'ils sont tous savans & éclairés, & qu'ils font même parade des talens pompeus dont la nature et l'art les ont liberalement comblés ; mais pour rnoy je ne veus ôposer à tous ces âvantages, que l'honeur d'être Crétien, & d'être parfaitement soûrnis au fentiment de 1'Eglise. Et comme cette Mere commune nous commande de proposer aus autres les verités qu'elle nous a découvertes, je me sens obligé de faire part au public des remarques que j'ay faites sur leur version ; & comme je fais profesion dépuis douze ans de combatre les Calvinistes, avec quelque succez, dans toutes les Provinces de ce Royaume, j'ay cru que je dévois comprendre dans cette guerre Catôlique, toutes ces personnes qui sont notoirement cônuës desobeïssantes à l'Eglise.
   J'ay donc esperé que le Saint Esprit qui anime cette Epouse Militante, & qui m'a fait triompher par sa grace de tant de Ministres dans leurs Synodes Provinciaus, & méme dans leur dernier Synode national, me fera bâtre encore ces troupes Auxiliaires de Genève, qui méprisent avec orgueüil la puissance du Chef qu'il a étably pour la gouverner sousJesus-Christ, & la fidelité de la Bible Vulgate qu'elle nous adonnée pour une des sources autentiques de nôtre Foy.
   Il a trop d'interets dans cette victoire pour me refuser ses puissantes lumieres, qui disiperont les ténebres de lêreur & de l'ignorance, que ces Auteurs ont exprés fait glisser dans leur traduction, afin d'y corrompre la pureté de ses Oracles & la fécondité de [sa] parole. J'attaque cét ouvrage dans ses déhors, par le défaut des conditions nécessaires à tout Livre Sacré dans les règles de la police de l'Eglife & de l'Etat : je le sape dans son fondement, par la conviction de l'éreur qu'il a en son principe ; & j'en découvre enfin toute l'infidelité, par la preuve de son ôposition à la Bible de Rome, & de sa conformité à celle de Genéve.
   Je tire ensuite vne conclusion aussi certaine qu'évidente du mépris qu'ils ont eû pour l'Eglise, de leur mauvaise foy, & de leur fausseté dans cette version : de leur mépris pour l'Eglise, par l'éloignement âfecté de la Vulgate: de leur mauvaise foy, par l'infidelité à leurs propres principes ; & de leur fausseté, par le dessein qu'ils ont eû de corrompre la lêtre de l'Ecriture pour y tracer l'esprit de leur dangereuse Doctrine, pour y ternir l'éclat des veritez Catôliques que nous ôposons à l'Héresie, & pour fortifier les objections que les Héretiques aportent contre nous.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-septième siècle, n° 25563.

150 euros (code de commande : 29948).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. The First World War. Série de quatre tomes (complet). Oxford, Osprey, 2002. Quatre volumes in-8° brochés, illustrations en noir et en couleurs, (collection « Essential Histories », n° 1, 14, 22 et 23), exemplaire en très bon état.
Les quatre tomes se répartissent comme suit :
1. JUKES (Geoffrey) — The Eastern Front 1914-1918. 95 p.
En quatrième de couverture :
   This book unravels the complicated and tragic events of the Eastern Front in the First World War.
   The author details Russia's sudden attack on German forces, despite her inadequate resources. A crushing defeat at Tannenburg was followed by Germany inflicting humiliation after humiliation on desperate Russian troops. For a while, those forces led by General Brusilov and facing Austria-Hungary fared better but in the end this front too collapsed. Morale plummeted, the army began to disintegrate, and the Tsar was forced to abdicate – paving the way for the Bolshevik seizure of power in 1917.
2. SIMKINS (Peter) — The Western Front 1914-1916. 95 p.
En quatrième de couverture :
   More than 80 years on, the Great War – and particularly the great battles such as the Somme and Verdun – continues to fascinate us and to cast long shadows over the world in which we live.
   For Britain, the effort and sacrifice involved in creating and sustaining its first-ever and biggest-ever mass citizen army, and in helping to defeat the main enemy in the decisive theatre of operations, left deep emotional and psychological scars that have influenced much of the nation's subsequent history and that are still felt today.
   In this volume Peter Simkins re-examines the struggle and sheds an interesting new light on the nature, course and effects of the fighting in France and Belgium from 1914 to 1916.
3. SIMKINS (Peter) — The Eastern Front 1917-1918. 95 p.
En quatrième de couverture :
   In this, the second volume covering the war on the Western Front, Peter Simkins describes the last great battles of attrition at Arras, on the Aisne and at Passchendaele in 1917.
   Then he moves on to relate the successive offensives launched by Germany in the spring and summer of 19 I 8 in an effort to achieve victory or a favourable peace before American manpower proved decisive.
   Again, questioning and correcting several myths and long-held assumptions about the nature and conduct of war on the Western Front, the author also looks at the aftermath and legacy of the « war to end wars ».
4. HICKEY (Michael) — The Mediterranean Front 1914-1923. 95 p.
En quatrième de couverture :
   The First World War in th Mediterranean represented more than just a peripheral theatre to the war on the western front. This engaging volume includes details of allied attempts to capture Constantinople ; bloody campaigning in Northern Italy ; the defence of the Suez Canal and the defeat of the Turkish army in Palestine. The Arab revolt, skirmishes in North Africa and the entrapment of a huge allied garrison in Greece – the « world's biggest prison camp » as the Germans described it – are also covered.
   The result was the fall of the Ottoman and Austro-Hungarian empires and the birth of nations unknown in 1914.

Les quatre volumes : 40 euros (code de commande : 29919).

 

REVEL (Jean-François) — L'obsession anti-américaine. Son fonctionnement, ses causes, ses inconséquences. Paris, Plon, 2002. In-8° collé, 299 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   L'Amérique a toujours été considérée, par tous les pays du monde et plus spécialement par les pays européens, à la fois avec envie et mépris. Elle l'est davantage encore depuis qu'elle est devenue, au XXe siècle, une grande puissance, et surtout depuis qu'elle est, à la suite de l'effondrement des empires communistes, la seule superpuissance planétaire. Qu'est-ce qui, dans cet antiaméricanisme général, est fondé sur une connaissance des réalités, sur une analyse des faits, et qu'est-ce qui s'explique par les survivances d'idéologies fossiles, par un ressentiment irrationnel, générateur d'informations fausses et de phobies, imputables aux échecs des pays mêmes qui critiquent sans cesse les États-Unis en leur attribuant des défauts souvent imaginaires ? Jean-François Revel avait déjà traité cette question dans Ni Marx ni Jésus, livre paru en 1970 avec un grand succès international. Mais depuis lors la situation a bien entendu évolué, du fait de l'émergence des États-Unis comme unique « hyperpuissance », à la fois économique, stratégique et, jusqu'à un certain point, culturelle. L'animosité à l'égard de l'Amérique a décuplé. On l'attaque à la fois comme modèle de société et comme force prépondérante dans les relations internationales. Cette diabolisation a même poussé certains courants islamistes jusqu'à l'hyperterrorisme religieux qui a surgi en 2001. Mais bien d'autres pays, sans aller jusqu'à ces extrêmes, partagent les sentiments qui les inspirent.
   Il y a donc lieu d'actualiser la question de l'anti-américanisme et de réexaminer ce phénomène politico-culturel à la lumière des transformations survenues depuis une trentaine d'années. C'est ce que fait Jean-François Revel dans L'Obsession anti-américaine. Comment l'Amérique est-elle vue par les autres et comment est-elle en elle-même ? Mesurer et expliquer l'écart entre la vision et la réalité, tel est l'objet de ce livre.

8 euros (code de commande : 29908).

 

SAVAGE (Thomas) — Le pouvoir du chien. [Titre original : The Power of the Dog.] Traduit de l'américain par Pierre Furlan. Postface par Annie Proulx. Paris, Belfond, 2002. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 363 p., (collection « Littérature Étrangère »), bon exemplaire malgré le papier jauni.
En quatrième de couverture :
   « Thomas Savage est un auteur de premier ordre, il possède toutes les qualités des plus grands romanciers, la capacité à éblouir et à émouvoir... Peu d'écrivains américains contemporains ont produit une œuvre aussi remarquable. »
   (The New Yorker.)
   Au milieu des années vingt, dans les plaines sauvages du Montana, deux frères d'une quarantaine d'années tiennent seuls les rênes du vaste ranch familial. Si le cadet, George, peine à s'imposer auprès des ouvriers, l'aîné, Phil, esprit brillant et misogyne notoire, règne en tyran sur la propriété. Malgré leurs différences, les deux hommes vivent en parfaite entente.
   Mais quand George épouse la veuve d'un médecin poussé au suicide par les humiliations répétées de Phil, l'harmonie est irrémédiablement rompue. Par cette union, il expose le fils de Rose, un jeune garçon délicat et sensible, à la secrète concupiscence d'un frère assoiffé de vengeance, et pose involontairement les jalons d'un terrible drame...
   En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, Thomas Savage explore en profondeur les aspects les plus troubles de l'âme humaine. Roman iconoclaste d'une extraordinaire intensité psychologique, Le Pouvoir du chien, longtemps ignoré du grand public, est aujourd'hui enfin reconnu comme un chef-d'œuvre de la littérature américaine du XXe siècle.
   Descendant d'une grande famille de l'Ouest américain, Thomas Savage est né en 1915 à Sait Lake City, où il a vécu jusqu'à l'âge de cinq ans, avant que sa mère se remarie avec l'un des plus gros éleveurs du Montana. De cette jeunesse passée dans un ranch, Thomas Savage a gardé un amour immodéré pour la culture de l'Ouest. Auteur de treize romans récompensés par de nombreux prix aux États-Unis, il est l'un des premiers écrivains du Montana.

10 euros (code de commande : 29906).

 

[TINTIN - HERGÉ]. Tintin grand voyageur du siècle. Paris, Geo, 2000. In-4° collé, 188 p., nombreuses illustrations en couleurs, bien complet de la grande planche inédite à déplier, bon exemplaire malgré un petit accroc dans le coin supérieur gauche de la première page de la couverture.
Avant-propos :
   D'abord l'enfance. Celle des bandes dessinées, celle de Tintin. Et tout de suite, le voyage, à travers des noms, sur des couvertures : « Le Temple du Soleil », « Tintin au pays des Soviets », « L'Étoile mystérieuse », « Le Lotus bleu »... Mieux qu'une destination de tour operator, des titres comme des mystères, certes exotiques, mais riches d'aventures, de personnages, d'atmosphères. Un tour du monde, vrai et faux. Donc, un tour de force. Celui d'avoir fait exister des pays qui n'existent pas (la Syldavie), d'avoir anticipé les grands thèmes du siècle (nature, énergie, médias, idéologies), même s'il a succombé à la tentation ethnocentriste (« Tintin au Congo »), bref, d'avoir été vivant. Alors, nous sommes repartis sur les traces des voyages de Tintin. Avec, pour chacun d'eux, l'envie de vivre pour de vrai ce qu'Hergé avait dessiné pour nous faire rêver. Et de fait, revisiter ce siècle que nous quittons définitivement. Nous transformer en Tintin n'a pas été le plus difficile. Rentrera la maison, oui. En attendant de rouvrir les albums pour mieux repartir...

10 euros (code de commande : 29934).

 

WATELET (Hubert) — Une industrialisation sans développement. Le bassin de Mons et le charbonnage du Grand Hornu du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Préface de Pierre Lebrun. Louvain-la-Neuve - Ottawa, Université de Louvain - Université d'Ottawa, 1980. In-8° collé, 538 p., tableaux, planches hors texte, (collections « Cahier d'Histoire de l'Université d'Ottawa », n° 12 - « Recueil de Travaux d'Histoire et de Philologie, Université de Louvain », 6e série, fascicule 22), exemplaire non coupé et en très bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Bibliographie.
   Première partie. Les permanences régionales.
      Chapitre I. Le milieu géo-lithologique. Le bassin houiller du Couchant de Mons.
      Chapitre II. Le milieu géographique. La vallée de la Haine inférieure et le vieux Borinage.
   Deuxième partie. Les débuts d'un processus de croissance seconde moitié du XVIIIe, début du XIXe siècle.
    Première section. Les débuts du processus de croissance au Couchant de Mons.
      Introduction. De la fin du régime autrichien aux débuts de l'Empire.
      Chapitre III. Du régime seigneurial à la législation de 1791 et les débuts de la surveillance des mines.
      Chapitre IV. L'infrastructure et les possibilités d'accès aux débouchés. De l'insécurité des marchés à leur protection et leur unification.
      Chapitre V. Un bassin entraîné dans la révolution industrielle.
    Section II. L'instabilité dans l'entreprise. Le Grand-Hornu sous Charles Godonnesche (1778-1810).
      Chapitre VI. Des tentatives d'association à l'entreprise familiale.
      Chapitre VII. L'importance industrielle et financière de l'entreprise.
      Conclusion. La direction minière et l'entreprise. Les sociétés de capitaux du XVIIIe.
   Troisième partie. La phase essentielle de la révolution industrielle au bassin de Mons.
    Première section. La phase essentielle de la révolution industrielle au bassin de Mons.
      Introduction. De la fin de l'Empire aux débuts de l'indépendance.
      Chapitre VIII. La législation de 1810 et l'administration des mines.
      Chapitre IX. L'infrastructure et l'accès aux débouchés. Vers le décloisonnement des marchés.
      Chapitre X. La restructuration sans développement du bassin de Mons.
    Section II. La révolution industrielle au Grand-Hornu. Une réalisation schumpeterienne en milieu privilégié.
      Avant-propos. La concession de 1810.
      Chapitre XI. L'enrichissement préalable de Henri De Gorge. De l'origine paysanne au grand négoce.
      Chapitre XII. L'industrialisation.
      Chapitre XIII. Croissance et fluctuations économiques.
      Chapitre XIV. L'enrichissement. De l'autofinancement à l'implantation foncière.
   Conclusion.
   Annexes - Tables - Index - Glossaire.

25 euros (code de commande : 29914).

 

[WATTEAU (Antoine)]. Antoine Watteau (1684-1721). La leçon de musique. Catalogue publié sous la direction de Florence Raymond. Bruxelles, Bozar Books - Hannibal, 2013. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 272 p., nombreuses illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 8 février au 3 mai 2013.
Table des matières :
   
- Prélude, par Florence Raymond.
   - Entretien entre William Chrisitie et Pierre Rosenberg.
   - Les « baricades mistérieuses » de notre cerveau. Réflexions sur peinture et musique chez Watteau, par Jean-Pierre Changeux.
   - Watteau, la touche et le toucher, par Alain Tapié.
   - Dans l'oreille de l'artiste. La musique au temps de Watteau, par Manuel Couvreur.
   - Sociabilités mondaines et résonances musicales. Les concerts privés à Paris au temps de Watteau, par Guillaume Glorieux.
   - Corps, mains, et visages de musiciens sous les crayons de Watteau, par Florence Gétreau.
   - Catalogue :
      I. Les visages de l'artiste.
      II. Quand le silence est d'or.
      III. Italie et Flandres, terres d'influences.
      IV. Peindre le théâtre, peindre la musique.
      V. Accords des cordes, accords des sentiments.
      VI. Instruments et livres de musique.
      VII. L'instrument dessiné chez Watteau.
      VIII. La gravure dans l'œuvre de Watteau.
      IX. Le foyer de Pierre Crozat.
   - Bibliographie.
   - Index.

30 euros (code de commande : 29951).

 

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