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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 5 NOVEMBRE 2019

 

 Un rendez-vous à ne pas manquer
les 16 et 17 novembre !

  

 LE PLUS GRAND SALON DU LIVRE DE WALLONIE

   Ne manquez pas la huitième édition de Mon's Livre, le plus grand salon du livre de Wallonie ! L’an dernier, l’événement a rassemblé plus de 245 exposants, 500 auteurs et 9.000 visiteurs..

   Mon’s livre se déroulera les samedi 16 et dimanche 17 novembre, de 10 h. à 18 h., au Lotto Mons Expo. De nombreux genres littéraires seront représentés : jeunesse, fantasy, BD, poésie, nouvelles, romance, fanzine, thriller, polar, musique, voyage, histoire, art, loisirs, bien-être ... Bref, il y en aura pour tous les goûts !
   Entrée gratuite.
   Bar et petite restauration sur place

   Pour tout renseignement, contactez l’organisateur via info@monslivre.be ou au +32(0)65/31.49.63.

 

ALTHUSSER (Louis) — Pour Marx. Avant-propos de Étienne Balibar. Paris, La Découverte, 1996. In-8° collé, XIII, 273 p., (collection « La Découverte / Poche - Sciences Humaines et Sociales », n° 16), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ce recueil d'articles, publié pour la première fois en 1965 aux Éditions F. Maspero, a connu un succès exceptionnel pour un ouvrage théorique : quinze tirages (soit 45 000 exemplaires) et de très nombreuses traductions.
   Comme le notait Elisabeth Badinter dans Combat du 25 avril 1974 : « Les étudiants et les intellectuels marxistes découvrirent Althusser et à travers lui, sinon un nouveau Marx, du moins une nouvelle façon de le lire. Depuis la Critique de la raison dialectique de Sartre, Althusser est le seul philosophe à proposer une interprétation vraiment originale des œuvres de Marx. »
   Depuis les années soixante, les études marxistes n'ont pu ignorer cette approche qui établissait une « coupure épistémologique » dans l'œuvre marxienne, séparant les textes idéologiques du jeune Marx de ceux plus scientifiques du Marx de la maturité. Elle offrait aussi une autre évaluation de l'apport de Hegel à Marx et n'hésitait pas à s'inspirer des réflexions philosophiques de Mao Zedoung pour nourrir sa propre philosophie. Rares sont les livres ayant suscité autant de passions théoriques et provoqué autant de débats.
Outre l'avant-propos et la préface, ce volume contient :
   - Les « Manifestes philosophiques de Feuerbach ».
   - « Sur le jeune Marx ».
   - Contradiction et surdétermination.
   - Le « Piccolo » Bertolazzi et Brecht.
   - Les « Manuscrits de 1844 » de Karl Marx.
   - Sur la dialectique matérialiste.
   - Marxisme et humanisme.

10 euros (code de commande : 28880).

 

[ANTO CARTE (Carte, Antoine, dit)]. GUISLAIN (Albert) — Anto-Carte. Bruxelles, Eeckman, 1949. In-4° en feuillets sous chemise et étui de l'éditeur, 26 p., un portrait photographique d'Anto Carte en frontispice, 72 planches hors texte en noir, un des 200 exemplaires sur Madagascar, nominatif, accompagnés d'une lithographie originale signée (ici, le n° 89 imprimé pour Monsieur Ferdinand Harmignie), très bon exemplaire.
Extrait :
   C'est assurément l'une des formes de l'exaltation que communiquent les œuvres d'Anto-Carte. Chargées de spiritualité, elles emplissent qui les contemple, d'une sorte de ferveur admirative. Il y règne, en effet, une atmosphère qui donne des ailes à l'esprit. Aussi, feraient-elles croire, sans peine, à l'impossible, au miracle. Davantage encore : elles finiraient par convaincre aisément le spectateur qu'il n'y a qu'à se saisir d'un pinceau pour égaler la technique de leur auteur, ce peintre aimé des dieux, et pour atteindre à la précision de son dessin, à la délicatesse de sa palette, à la noblesse de son style.
   Nous avons cédé nous-même à cette espèce de mirage. Un jour de l'été dernier, rentrant de Mons, après avoir devisé avec Anto-Carte, devant ses tableaux réunis en une exposition mémorable, il nous a semblé que pour réussir son portrait, nous n'avions plus qu'à nous mettre à la tâche. C'était un jeu, pensions-nous, de rendre la mobilité de ce visage sympathique. Un jeu, en même temps, de dégager la synthèse d'une personnalité attachante entre toutes. Un jeu, de mettre en valeur les dominantes de son art et d'en suggérer, à la fois, la diversité et l'unité.
   Un jeu ? Quelle périlleuse illusion !
   Le tableau que nous imaginions était celui, au fond, que seul, Anto-Carte serait capable d'entreprendre et de mener à bien. Car seul il pourrait, à l'égal des vieux maîtres, camper à l'italienne sa propre silhouette au milieu de la foule qui entoure les gibets du « Parce Domine », et la faire surgir parmi les badauds qui regardent le tir à l'arc.
   Oui, quelle présomption était la nôtre ! Nous nous en sommes rendu compte. Cependant, nous n'avons pas résisté au plaisir d'essayer, tout au moins, de brosser cette esquisse. Et aussi imparfaits qu'ils puissent sembler, voici nos croquis. Ils constitueront le gage de notre affectueuse amitié, le témoignage de notre profonde admiration pour l'un des plus purs créateurs de ce temps.
   Celui-ci, tout d'abord !
   Visage ovale et réjoui d'un Wallon jovial. Regard malicieux embusqué derrière le cristal de ses lunettes. Quand Anto-Carte rit, de son bon rire à fossettes, l'on retrouve en lui le « ropieur » facétieux, le gamin espiègle qui suivit, jadis, avec nonchalance, les cours de l'école communale, et qui allait si volontiers à « maclottes » dans les champs, aux environs de la Cité du Doudou.
   Une touche de lumière illumine ses prunelles. C'est la flamme, c'est le reflet de la gaieté native de cet Hennuyer spirituel. Ses familiers n'en font pas mystère : il n'existe pas de conteur plus alerte, plus charmant, plus tendrement ironique. Ses leçons, il les a prises auprès d'un oncle, Myen Vanolande, grand inventeur de « fauves », grand narrateur d'histoires, d'anecdotes et farceur impayable. Comme autrefois son maître, Anto-Carte excelle à faire parler ses héros, en changeant de ton et avec une mimique étonnante. Tel un montreur de marionnettes, il improvise à son gré la plus désopilante des farces et il en joue tous les rôles. Avec un naturel, avec une spontanéité que l'on ne rencontre guère, si ce n'est chez certains êtres particulièrement observateurs. Un peu de vermillon aux pommettes, quelques taches claires autour d'une bouche gouailleuse, et voilà le Carte désinvolte, enjoué, dont tant de gens parlent sans bien le connaître ! Sur la foi de sa légende. Le sourire aux lèvres, c'est Gil Blas dans le Borinage. C'est Ulenspiegel, en Wallonie.
 

250 euros (code de commande : 28859).

 

BRAEKMAN (E.M.) — Histoire de l'église protestante de Dour. Bruxelles, Société d'Histoire du Protestantisme Belge, 1976. In-8° demi-toile verte, couverture conservée, 415 p., quelques illustrations, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Préface, par Christian Vallet.
   Chapitre I. Les Réformés sous la Croix (XVIe s. -1780).
   Chapitre II. La construction du premier temple (1781-1795).
   Chapitre III. L'oratoire du département de Jemmapes (1795-1815).
   Chapitre IV. La construction du second temple (1816-1830).
   Chapitre V. L'apôtre du Borinage : Jonathan de Visme (1830-1866).
   Chapitre VI. L'école protestante du Petit-Hainin (1837-1880).
   Chapitre VII. La fin d'une dynastie pastorale à Dour : Jean Daniel de Visme (1867-1869).
   Chapitre VIII. Le pasteur Pierre Péron (1869-1882).
   Chapitre IX. Le pasteur Paul Ducart (1883-1912).
   Chapitre X. Le pasteur David Blume (1912-1921).
   Conclusion.
   Annexes :
      1. Pièces justificatives.
      2. L'influence du protestantisme dans l'économie douroise, par Bernard Jouret.
      3. Anecdotes, recueillies par Jacques Bertieaux et Jean Druart.
      4. Notices sur les pasteurs de 1922 à 1969, par Joyce Gabus, Hubert Bost, Micheline Colette et Guy Rainotte, sous la direction de Hugh R. Boudin.
      5. Liste des membres du consistoire.
      6. Liste des membres du conseil d'administration.
      7. Liste des Baptêmes de 1799 à 1976, établie par Gaston Noël.
   Bibliographie.
   Index.

20 euros (code de commande : 28871 - vendu).

 

BRANDT (Bill)Perspectives sur le nu. Avec une introduction par Chapman Mortimer et une préface de Lawrence Durrell. Lausanne, Prisma, 1961. In-4° sous cartonnage et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 14 p., 90 reproductions à pleine page en noir, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Sur la jaquette :
   Bill Brandt bien connu pour ses photographies de Londres, ses paysages et portraits de célébrités, publie ici, pour la première fois, une sélection de nus, sujet qui l’a obsédé depuis 1945.
   Brandt utilisa un vieil appareil en bois avec un objectif grand angle pour la plupart des images. Au lieu de faire enregistrer à l’appareil ce qu’il voyait, il se laissa guider par l’objectif et utilisa sa distorsion prononcée, sa fantastique perspective plongeante.
   Ainsi de l’appareil sortirent de nouvelles images, de nouvelles formes anatomiques que son regard n’avait jamais observées. L’objectif l’aida à « se débarrasser de l’image acceptée et à voir ses sujets sans la conventionnelle enveloppe de cellophane de la vue. »
   Chronologiquement imprimées, les photographies montrent le chemin parcouru depuis le style romantique du début, les thèmes classiques, jusqu’aux gros plans extrêmement rapprochés saisis sur les plages de l’East Sussex, de Normandie et de la Méditerranée. Ces images ont fasciné Braque, Picasso, Dubuffet, Jean Arp, Henry Moore et Edward Steichen. Et lorsque nous sommes las d’être submergés par de médiocres instantanés, elles nous apportent ici la présence gravée d’une vision toujours en alerte.
   Le livre débute par une appréciation de Lawrence Durrell, suivie d’une introduction interprétative de Chapman Mortimer.
Extrait de la préface de Lawrence Durrell :
   « Brandt utilise l’appareil photographique comme un prolongement de l’œil – l’œil d’un poète ; il est à la photo ce que le sculpteur est à un bloc de marbre.
   Ses images pénètrent jusqu’au cœur des choses, essaient de parvenir jusqu’à la présence cachée qui gît dans tout objet inanimé. Que son sujet soit vivant ou non, que ce soit une femme, un enfant, une main humaine ou une pierre, il le détache de son contexte par une sorte de déformation de la perception et l’installe bien à l’abri dans le monde des formes platoniques.
   ... Son œuvre est une méditation prolongée sur le mystère des formes. Dans ses meilleures photos on est confronté avec cette qualité gnomique qui réside dans toute poésie et sculpture ... Le jeu de la forme et de l’éclairage vient planer hors des épreuves photographiques dans le dessein de surprendre et de troubler. »
Bill Brandt :
   De nationalité britannique, Bill Brandt étudia la photographie à Paris en 1929, et retourna à Londres comme reporter libre en 1931. Pendant la crise, il prit des photographies documentaires des centres industriels des Midlands et des villes riveraines de la Tyne et du Londres d’avant-guerre.
   Brandt fit une remarquable série pour les archives du Ministère de l’intérieur pendant les raids aériens de 1940, montrant les londoniens dans leurs premiers abris improvisés. Plus tard, il travailla pour le Ministère de l’information, les archives nationales de la Construction, Picture Post, et, après la guerre, Harper’s Bazaar et Holiday.
   Il a eu sa propre exposition à Paris et au Musée d’Art Moderne à New York, qui possède bon nombre de ses photographies dans sa collection permanente.

100 euros (code de commande : 28892).

 

BRONNE (Carlo) — Belœil et la Maison de Ligne. Paris - Tournai, Gamma, 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 283 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   I. Naissance et berceau.
   II. Deux croisés et trois croisades.
   III. De batailles en tournois.
   IV. Ce grand diable d'Antoine.
   V. Le premier comte de Ligne.
   VI. La verrière de Gouda.
   VII. Lamoral, premier prince de Ligne.
   VIII. Les grandes alliances.
   IX. Les désastres et les honneurs.
   X. Les trois fils de Claire-Marie de Nassau.
   XI. Un récollet Grand d'Espagne.
   XII. Son Altesse Claude Lamoral II.
   XIII. Le maréchal.
   XIV. Charles.
   XV. Du malheur d'être le cadet.
   XVI. Les feux de l'exil.
   XVII. Le Président du Sénat.
   XVIII. Pérennité de Belœil.
   - Annexes :
      - Tableau généalogique.
      - Sources principales.

35 euros (code de commande : 28897).

 

CAYLUS (Le Valois de Vilette de Mursay, Marthe-Marguerite, marquise de) — Les Souvenirs de Madame de Caylus, pour servir de Supplément aux Mémoires & Lettres de Mad. de Maintenon. Avec des Notes de M. de Voltaire. Nouvelle édition. Maestricht, Dufour et Roux, 1778. [A Maestricht, / Chez Jean-Edme Dufour & Philippe / Roux, Imprimeurs-Libraire, associés. / M. DCC. LXXVIII.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges, reliure frottée, [1 (titre)], [1 bl.], 201, [1 bl.] p., bon exemplaire.
Extrait de la bibliographie de Georges Bengesco :
   Il s'est formé autour de madame de Caylus et de son livre une sorte de légende, que tous les éditeurs ont reproduite à l'envi ; la marquise, étendue sur le lit d'où elle ne devait plus se relever, et dictant ses Souvenirs à son fils, le comte de Caylus ; celui-ci gardant discrètement le manuscrit et ne le montrant qu'à quelques amis privilégiés ; puis le prêtant pour vingt-quatre heures à Diderot, qui le fait transcrire et le vend, moyennant vingt-cinq louis, à un libraire de Hollande ; etc..., etc..., etc...
   En l'absence de tout témoignage précis sur ces différents points, nous croyons qu'il est préférable de s'en tenir au récit de Grimm, qui nous apprend qu'en 1769, plusieurs personnes « connaissaient depuis longtemps ce manuscrit », et qu'après la mort de la marquise, arrivée, comme l'on sait, en 1729, « ces Souvenirs furent encore plus connus ». Nous avons dit [...] qu'en 1738, c'est-à-dire dix-huit ans seulement après la mort de Dangeau, Voltaire avait pu se procurer l'original ou la copie des 40 volumes in-folio du Journal de la cour de Louis XIV. Est-il étonnant que, plus de quarante ans après la mort de la marquise de Caylus, et alors que le comte de Caylus lui-même avait cessé de vivre depuis plusieurs années, Voltaire ait eu en sa possession un manuscrit qui, au dire des contemporains eux-mêmes, était passé dans les mains d'un grand nombre de lecteurs. M. Raunié, l'un des derniers éditeurs des Souvenirs de madame de Caylus, rappelle que M. de Monmerqué a retrouvé ces Souvenirs intercalés par fragments dans les Mémoires d'une ancienne élève de Saint-Cyr, Mlle d'Aumale ; « il est donc évident, ajoute-t-il avec raison, que les Souvenirs ont été transcrits à diverses reprises, probablement après la mort du comte de Caylus, et Voltaire put les faire imprimer, sans doute à l'aide d'une copie qui était tombée entre ses mains. »
   Ce qui a contribué à accréditer la fable du manuscrit confié à Diderot, recopié en toute hâte par celui-ci, et imprimé par un libraire de Hollande, c'est qu'il existe une édition des Souvenirs, publiée à Amsterdam, chez Marc-Michel Rey (1770).
   Cette édition, postérieure à celle de Genève, n'est pas entièrement conforme au texte donné par Voltaire ; aussi n'a-t-on pas manqué de supposer qu'elle avait pu être faite sur la copie prise par Diderot.
   Bibliographie :
   - Bengesco (Georges), Voltaire : bibliographie de ses œuvres, t. II, n° 1907.

80 euros (code de commande : 28862).

 

CHAMPEAUX (Gérard de) et STERCKX (Sébastien) — Introduction au monde des symboles. 2e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1972. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 477 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Introduction à la Nuit des Temps », n° 3), bel exemplaire.
Tables des matières :
   - Préface.
   - Avertissement.
   1. Le ciel.
   2. Figures simples.
      1. Exemples tirés du monde antique.
      2. Exemples tirés du monde chrétien.
   3. Temples et cosmos.
      - Centres sacrés et microcosmes.
   4. L'ascension et les hauteurs.
      - La montagne.
      - La pierre sacrée.
      - Le paradis.
      - Baptême et fonts baptismaux.
   5. L'homme.
      1. Macrocosme et microcosme.
      2. L'homme et les peuples.
      3. L'homme intérieur.
   6. L'arbre.
      1. Le gardien du lieu sacré.
      2. Le symbolisme de l'arbre.
      3. L'arbre et l'ascension.
      4. L'arbre et la croix.
   7. Le tétramorphe.
      1. Les symboles du dieu ou du roi du monde.
      2. Approches de l'église romane.
      3. Le Christ chronocrator.
      4. Le Christ cosmocrator.
      5. Élargissements et perspectives.
   Conclusion.
   Tables et index.

35 euros (code de commande : 28855 - vendu).

 

[CORÉE DU NORD]. L'expérience historique de la Réforme agraire dans notre pays. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1974. In-8° collé, 152 p., exemplaire en bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   Le camarade Kim Il Sung, grand penseur et théoricien, fondateur des Idées de djoutché immortelles, a considéré la question agraire comme un des problèmes fondamentaux qui décidaient de l'issue de la révolution démocratique anti-impérialiste et anti-féodale dans notre pays et a porté une attention profonde à sa solution.
   Le camarade Kim Il Sung, concrétisant ses grandes Idées de djoutché, avait établi la racine historique de la révolution agraire dans le feu de la Lutte révolutionnaire anti-japonaise et, sur cette base, il a éclairé après la Libération une orientation originale pour la solution de la question agraire et l'a réalisée brillamment. Il a créé ainsi une théorie nouvelle en la matière et en a montré un exemple concret.
   Le camarade Kim Il Sung, Leader respecté et bien-aimé, a indiqué :
   « La solution de la question agraire était d'une importance particulière dans notre pays qui avait été un pays colonial et agricole arriéré où les paysans représentaient la majorité écrasante de la population. »
   La question agraire constituait l'essentiel de la révolution démocratique anti-impérialiste et anti-féodale et un problème pressant à résoudre en priorité dans notre pays où les paysans représentaient la majorité écrasante de la population et où la production agricole était le secteur-clé de l'économie nationale.
Table des matières :
   1. La réforme agraire - la tâche primordiale de la révolution démocratique anti-impérialiste et anti-féodale.
   2. Les conditions préalables pour la révolution agraire dans notre pays, préparées par le camarade Kim Il Sung, grand Leader de la révolution.
   3. La brillante réalisation de la réforme agraire dans notre pays sous la direction clairvoyante du camarade Kim Il Sung, grand Leader de la révolution.
   4. La lutte de notre Parti pour la consolidation des succès de la réforme agraire sous la direction clairvoyante du camarade Kim Il Sung, grand Leader de la révolution.
   5. La portée de la réforme agraire et sa grande vitalité.

10 euros (code de commande : 28867 - vendu).

 

DE BRUYCKER (Charles)Histoire de Blicquy. Leuze, Van Geebergen-Warny, 1911. In-8° broché, 228 p., bien complet des illustrations hors texte en noir, couverture salie et très fragile, très rare.
Table des matières :
   Avant-propos.
   - Introduction.
      1. Nom.
      2. Situation.
      3. Géologie.
      4. Hydrographie.
      5. Les ponts.
      6. Territoire.
      7. Toponymie.
      8. Population.
      9. Agriculture.
      10. Commerce et industrie.
      11. Mesures anciennes.
      12. Usages et coutumes.
      13. Sociétés.
      14. Professions.
   Chapitre I. La châtellenie d’Ath.
      1. Généralités historiques.
      2. Organisation féodale.
      3. Les comtes de Hainaut.
      4. La pairie de Silly.
      5. Les châtelains d’Ath : Historique - Fonctions du châtelain - Liste des châtelains.
      6. Les baillis de Blicquy : Liste des baillis - Acte de nomination d’un bailli.
   Chapitre II. Faits militaires.
      1. Fortifications de 1150.
      2. Incendie du château en 1478.
      3. Incendie du Ridoux en 1683
      4. Campement des armées en 1690-1692.
      5. Combat de la Catoire en 1691.
   Chapitre III. La seigneurie principale.
      1. Possesseurs du XIe au XVe siècle.
      2. Famille de Lysacq.
      3. Famille de Rubempré.
      4. Famille de Crécy.
      5. Famille de Hennin-Liétart.
      6. Famille de la Bastide.
      7. Famille du Roy.
   Chapitre IV. Seigneuries secondaires.
      1. Seigneurie d’Andricourt.
      2. Seigneurie d’Anfroidpont.
      3. Seigneurie d’Autreppe ou la Motte.
      4. Seigneurie de la Catoire.
      5. Seigneurie du Grand Courtil.
      6. Seigneurie de Moulbaix.
      7. Seigneurie du Quesnoy.
      8. Seigneurie de Ridoux.
   Chapitre V. La commune.
      1. Mayeurs, maires et bourgmestres.
      2. Révocation d’un mayeur.
      3. Une élection sous la République ou l’Empire.
      4. Lettre du maire au percepteur.
      5. Assemblées de 1796.
      6. Lettre du maire au préfet.
      7. Protestation du 14 fructidor an IX.
      8. Corps de garde.
      9. Conseillers communaux.
      10. Élections de 1836 à 1911.
      11. Greffiers, secrétaires et receveurs.
      12. Messiers et gardes-champêtres.
      13. Garde civique non active.
      14. Conscrits de l’an XI et XII.
      15. Lettre du maire au directeur des postes.
      16. La Maison communale.
      17. Nécrologue sous l’Empire.
      18. L’Arbre de la Liberté.
   Chapitre VI. La paroisse.
      1. Historique : Charte de Manassès - Déclaration de 1604 - Dénombrement de 1787 - Séparation d’Autreppe.
      2. L’ancienne église.
      3. La nouvelle église.
      4. Le trésor et les cloches.
      5. Curés et vicaires.
      6. Marguilliers et membres du Conseil de Fabrique.
      7. Clercs-Chantres.
      8. L’ancien couvent.
      9. Directeurs et supérieures du couvent.
      10. Le couvent actuel.
      11. Le cimetière.
      12. Les chapelles locales.
      13. Confréries et processions
   Chapitre VII. La bienfaisance.
      1. Généralités.
      2. Membres du Bureau de Bienfaisance.
      3. Membres de l’Hospice Civil.
   Chapitre VIII. Les finances communales.
      1. Généralités.
      2. Contribuables de 1420 et 1539.
      3. Finances au XVIIe siècle.
      4. Prestations militaires de 1689 à 1694.
      5. Impôts du XVIIIe siècle.
      6. Pendant la Révolution Française.
   Chapitre IX. Procès communaux.
      1. Droit de pâturage.
      2. Banalité du moulin et taille d’héritage.
      3. Règlement de comptes.
      4. Pâturage des cent bonniers.
      5. Taille d’héritage.
      6. Le banc d’Église.
      7. Le cimetière et le lutrin.
      8. Les dîmes de tabac, de trèfle et de pommes.
      9. La menuiserie dans l’église.
      10. Plantations et droit de parcours.
   Chapitre X. L’enseignement.
      1. L’école primaire autrefois.
      2. L’école pendant le XIXe siècle.
      3. Instituteurs et institutrices communales.
      4. Budgets scolaires.

50 euros (code de commande : 28874 - vendu).

 

DELAHAYE (Henry) — Capuce Moulu. Mœurs contemporaines. Édition illustrée. Mons, Princelle, 1897. [Mons / Imprimerie Bruxelloise de Arthur Princelle / Rue de Houdain, 28.] In-8° broché, 267, [1 bl.], [1 (notes de l'auteur)], [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.], [1 (colophon)] p., illustrations hors texte par Eugène Lucq et Alfred Duriau, couverture défraîchie.
Extrait :
   En 1866, la Ville de Mons apportait les derniers soins à la toilette dont l'édilité avait commencé à la parer cinq ans auparavant. Elle s'était peu à peu débarrassée de l'enveloppe grossière qui la gênait et l'empêchait de respirer à l'aise. Elle faisait peau neuve. La large ceinture de remparts qui l'étouffait, disparaissait sous les derniers coups de pioche du terrassier. Elle voyait saper ses fortifications avec la suprême satisfaction d'un prisonnier autour de qui s'écrouleraient les murs noirs d'un cachot humide et le manteau trop lourd, qui lui pesait sur les épaules, tombait enfin. Elle se sentait heureuse de ne plus s'éveiller tous les matins, comme en état de siège.
   Car, de quelque côté que l'on s'y prit, on n'eût pu pénétrer dans l'intérieur, sans se sentir la gorge saisie d'une odeur âcre et malsaine. Les habitations basses et tordues s'agglutinaient, tassées dans des culs-de-sac d'où suintait la saleté par tous les pores.
   La magistrature avait eu à lutter longtemps contre l'autorité militaire pour la démolition des forts et sortait victorieuse de la lutte. Mue par un grand sentiment d'humanité, elle avait compris que les remparts, en préservant la cité de l'invasion étrangère, précautions imaginaires aujourd'hui, éternisaient la présence d'un ennemi dangereux : l'épidémie.
   Raser les fortifications, sur l'emplacement desquelles devait sourire bientôt la verdure des boulevards ; détruire les quartiers populeux pour élever, sur leurs fondements, des cités ouvrières ; détourner la « Trouille » de son lit fangeux, c'était rendre la santé aux habitants et souffler la vie et le bien-être au cœur de la population.
   Et soudain, l'air et la lumière apparurent, un grand vent balaya les nuages, remua les feuillages immobiles, hâta la course lente des eaux mortes. On saluait par des cris de joie l'union fraternelle de la ville et de la campagne. On respirait un autre air, qui semblait avoir traversé les prairies pour en apporter les parfums et caressé les tilleuls et les lilas pour venir en déposer les senteurs enivrantes. Un réveil surgissait de la nature endormie, les girouettes grinçaient, les arbres frissonnaient gaiement. Le soleil avait inondé la terre refoulée, avait pénétré par la grande brèche, dorant les travailleurs et leurs pioches. L'air libre du dehors entrait victorieux par les larges trouées. Et les regards des habitants, habitués à la somnolence grisâtre des constructions provinciales, se lénifiaient à présent à la vue des prés vert-tendre, des hauts arbres aux feuillages secoués par la brise et des maisons aux toits rouges, au loin éparses, d'où émergeaient çà et là, de hautes cheminées s'enfonçant dans le ciel.
   Et pour la première fois, les citadins purent contempler de leurs demeures, l'infini déroulement du paysage, des champs, des ruisseaux, des monts dorés et la grande ceinture d'émeraude dont l'es forêts entourent la ville.

20 euros (code de commande : 28884 - vendu).

 

DELATTE (Ivan) — La vente des biens nationaux dans le département de Jemappes. Bruxelles, Palais des Académies, 1938. In-8° broché, 133 p., tableaux, (collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques - Mémoires, collection in-8° », tome XXXIX, fasc. 2), bel exemplaire, ouvrage devenu rare.
Extrait de l'avant-propos :
   
En décrétant la nationalisation des biens du clergé et leur mise en vente au profit de la Nation, la Constituante ouvrait la voie au plus grand transfert de propriété qui se soit produit en Occident depuis le début des temps modernes.
   Les cadres de cette opération se trouvèrent singulièrement élargis par la décision de la Convention du 2 juin 1793, qui attribuait à l'État la propriété des biens appartenant aux émigrés.
   Les victoires des armes républicaines transportèrent dans les pays soumis à la France les innovations de la Révolution. Notre pays, annexé à la France par le décret du Directoire du 31 octobre 1795, n'allait pas tarder à les subir à son tour.
   Cette étude se présente comme une contribution à l'histoire religieuse, financière et sociale de la France révolutionnaire, tout particulièrement pendant la période du Directoire.
   Nos recherches aboutissent à mieux faire connaître la politique religieuse du Directoire ; elles envisagent, en effet, un problème qui se rattache directement à la question religieuse et à propos duquel l'attitude du gouvernement fut des plus curieuse et des moins connue. L'histoire financière du Directoire s'enrichit de nombreux éléments nouveaux. Nous nous efforçons de déterminer de façon aussi précise que possible le montant et la nature du profit que les finances du Directoire ont retiré des ventes faites dans le Département. Nous avons tenu à mettre en évidence l'action des contingences politiques et financières sur le rendement de l'opération. Nous avons aussi relevé et groupé de nombreux renseignements qui sont de nature à mieux faire saisir la composition et le rôle des compagnies commerciales et financières dont l'activité est si grande et si inquiétante durant cette période troublée. Il va de soi que nous avons apporté une attention toute particulière au problème social. Dès le début de la Révolution, nombreux furent les économistes et les hommes politiques qui crurent à la possibilité d'obtenir par la vente des biens nationaux une meilleure répartition de la propriété, en la considérant comme le moyen initial de faire accéder de nombreux cultivateurs à la propriété du sol. Aussi avons-nous consacré la plus grande partie de nos recherches à déterminer de façon aussi exacte que possible ce qu'avaient été la participation et le bénéfice des diverses classes sociales. L'importance de ces considérations ne nous a pas fait perdre de vue certains aspects de la question qui, bien que secondaires, méritent de retenir l'attention des historiens.

25 euros (code de commande : 28896 - vendu).

 

DELRUELLE (Édouard) — L'humanisme, inutile et incertain ? Une critique des droits de l'homme. Bruxelles, Labor, 1999. In-8° broché, 91 p., (collection « Quartier Libre »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Nous vivons une époque terne. Comme si le siècle qui s'ouvre, fatigué des outrances de celui qui s'achève, avait fait vœu de mollesse. Soyons tièdes, c'est le mot d'ordre. Évitons le différend, favorisons le « dialogue » et le « consensus » ; parlons « le même langage ». Concernant les affaires de la Cité, soyons de bons « humanistes », et surtout défendons les « droits de l'homme ». L'air du temps prescrit aux adversaires les plus résolus d'étouffer leurs querelles dans la rhétorique cotonneuse de la « dignité humaine » et des « droits naturels et imprescriptibles ». Le patron et le syndicaliste, le catholique et le franc-maçon, le libéral et le socialiste, le manifestant de la marche blanche et le magistrat, le demandeur d'asile et le signataire de Schengen, Rushdie, Jean-Paul II, R. Hue, Albert II, le Dalaï-Lama, Clinton : tout le monde se réclame des droits de l'homme et s'y réfère comme à ce qui va de soi. (...)
   Malgré tout vous trouverez des mauvais coucheurs (« relativistes », « irrationalistes », « nihilistes » et j'en passe) qui ne considèrent pas l'Homme et les droits de l'homme comme des valeurs indiscutables, et qui s'obstinent à interroger et à soupçonner ces « évidences ». C'est mon cas. J'ai bien essayé de rentrer dans le rang, comme tout le monde ou presque, mais il y a dans l'humanisme et le « droit-de-l'hommisme » un côté bondieusard auquel je n'ai jamais pu m'acclimater. Et les plus dévots de tous, en l'espèce, ce sont bien souvent les « laïcs » eux-mêmes. En substituant l'Homme à Dieu, ils ont inventé une foi et une prêtrise d'un genre nouveau. Athée et mécréant, je n'arrive pas à me soumettre à la nouvelle liturgie.

10 euros (code de commande : 28877).

 

DERSIN (Ronald) et VANDERHAEGE (Thierry) — C'est l'doudou. La ducasse de Mons au jour le jour. 160 photos. Mons, Dragon Press, 2005. In-4° oblong sous cartonnage illustré d'éditeur, 190 p., très nombreuses reproductions photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   À Mons, les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Surtout lorsqu'il s'agit de vivre le Doudou, symbole d'un folklore riche et immuable.
   C'est l'Doudou - la ducasse de Mons au jour le jour, invite à traverser, l'esprit léger, une semaine un peu folle, à feuilleter un album d'images où s'exalte la ferveur de toute une ville.
   Ce livre rassemble 160 photos qui dessinent au fur et à mesure une grande fête populaire. Elles s'efforcent de restituer au mieux une atmosphère absolument unique.

25 euros (code de commande : 28852 - vendu).

 

DORGELÈS (Roland) — Vacances forcées. Genève, Edito-Service, [1975]. In-4° en ff. sous chemise rempliée et étui d'éditeur, 218 p., 24 illustrations en couleurs de Raoul Dufy, bien complet de la suite des reproductions des illustrations de Raoul Dufy gravées sur bois par Jacques Beltrand, exemplaire numéroté sur bouffant des Papeteries de Casteljoux (n° 4729), en parfait état.
   Il s'agit de la réimpression, en fac-similé, de l'édition de Vialetay, en 1956.
Note de l'auteur :
   Je dédie cet ouvrage à la mémoire de celui qui en assure la beauté : Raoul Dufy.
   Pendant de longs mois, il fut mon hôte dans un village perdu de la Haute-Garonne où je m'étais retiré pendant l'occupation, et les aventures que je rapporte, nous les avons vécues ensemble ou en avons été pareillement les témoins. Tandis que je les relatais, penché sur mon bureau, il peignait dans la pièce voisine, sous les ombrages du parc ou dans une des fermes d'alentour, et la page que je venais d'écrire trouvait aussitôt son décor.
   Au Dufy justement admiré des champs de courses et des régates succédait un nouveau Dufy, plus proche encore de la nature, qui demandait leur secret aux meules, s'émerveillait devant les granges ou s'arrêtait, ravi, devant les mares ou barbotent les canards.
   Jamais un livre ne fut composé dans une communion aussi parfaite. Tout le mérite lui en revient.

50 euros (code de commande : 28889 - vendu).

 

DUBOIS (Sébastien)La rectification du tracé des frontières sur les cartes des Pays-Bas autrichiens de Ferraris (1777-1779). Bruxelles, Palais des Académies, 2001. In-4° sous reliure d'éditeur, XXXVI, 95 p., bien complet des 6 grandes cartes volantes en couleurs à déplier, (collection « Commission Royale d'Histoire - In-4° »), exemplaire non coupé, à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Introduction.
      - Le rôle des cartes de Ferraris dans la maîtrise intellectuelle de l'espace politique.
      - Le levé des territoires liégeois et stavelotain.
      - Les « tournées sur les frontières ».
      - Les cartes rectificatives et le protocole des corrections.
      - La représentation de la frontière.
   - Description des six cartes rectificatives de Ferraris.
   - Textes.
   - Index des noms de personnes et de lieux.

30 euros (code de commande : 28870).

 

GLUCKSMANN (André) — La troisième mort de Dieu. Paris, Nil, 2000. In-8° collé, 294 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Une première fois Dieu- meurt en croix. Une seconde fois dans les livres, sous les quolibets de Marx et de Nietzsche. Une troisième fois à même la boue des siècles qui passent et viennent.
   Pourquoi l'Europe, seule au monde, est-elle devenue ce continent d'athées où l'on vit, dit le pape, « comme si Dieu n'existait pas » ?
   Pourquoi, sur le reste de la planète, massacre-t-on aussi allègrement au nom de l'Être suprême ?
   Pourquoi ces deux questions n'en font-elles qu'une ?

8 euros (code de commande : 28854 - vendu).

 

[HACHETTE (Louis)]. MOLLIER (Jean-Yves) — Louis Hachette (1800-1864). Le fondateur d'un empire. Paris, Fayard, 1999. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 554 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Rien ne prédestinait Louis Hachette à fonder un empire. Entré en 1819 à l'École Normale, il doit quitter l'enseignement quand la Restauration ferme les portes de l'École. Après avoir songé à une carrière d'avocat, il reprend un fonds de librairie classique. Dès lors, il commence à tisser méthodiquement une toile d'araignée qui va lui permettre de dominer le monde de l'imprimé scolaire et universitaire. Au milieu du siècle, il s'attelle à une tâche complémentaire : offrir à la jeunesse puis aux adultes des livres de « récréation » et de « vulgarisation ». Ainsi naissent la Bibliothèque des chemins de fer, la Bibliothèque rose, les guides Joanne. Pour parvenir à ses fins, l'éditeur s'est emparé des rênes de la distribution grâce au réseau de kiosques installés dans les grandes gares, ancêtres, des « relais H ». Outre ces réussites, il lance plusieurs magazines, dont Le Tour du monde, ainsi que de nombreux dictionnaires et encyclopédies, en particulier le prestigieux Littré. En quelques décennies, il devient le patron de la plus grosse entreprise du livre en Europe.
   Intellectuel amoureux des belles-lettres mais en prise avec son époque, capitaine d'industrie et innovateur permanent, Louis Hachette n'a pas laissé indifférents les écrivains qu'il publia et qui, pour certains, lui reprochèrent d'avoir « industrialisé la pensée ». Nul doute, en effet, qu'il bouleversa le métier d'éditeur et qu'il réalisa son ambition : exercer une influence sur ses contemporains et continuer à enseigner en diffusant le livre à grande échelle.

15 euros (code de commande : 28890 - vendu).

 

HASQUIN (Hervé) — La Wallonie, son histoire. Bruxelles, Luc Pire, 1999. In-4° broché, X, 292 p., illustrations en couleurs, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage n'a pas vocation d'Encyclopédie – il n'en a ni les dimensions ni les ambitions. Il n'est pas davantage un Catalogue répertoriant minutieusement et de manière exhaustive les événements de même que les faits et gestes des individus qui ont joué ou jouent encore un rôle politique, culturel, scientifique ou artistique en Wallonie. Il se veut encore moins un Catéchisme sensé endoctriner de futurs, mais hypothétiques, parfaits Wallons. Il n'a rien de commun avec un Manifeste, avec ce que cela suppose de prises de position ou d'engagements unilatéraux et partisans.
   C'est tout simplement un Livre d'histoire destiné à l'information de quiconque est désireux d'en connaître plus sur le pourquoi d'une Wallonie aujourd'hui et sur ce qu'ont été les apports au fil du temps des hommes et des femmes qui ont vécu dans cet espace territorial que certains commencèrent à appeler « Wallonie » vers le milieu du XIXe siècle.

13 euros (code de commande : 28857).

 

HÉCART (Gabriel-Antoine-Joseph) — Anagramméana. Poème en huit chants. Texte présenté et annoté par Alain Chevrier. Bassac, Plain Chant, 2007. In-8° broché sous couverture rempliée, 153 p., un portrait de l'auteur, (collection « Bibliothèque Facétieuse, Libertine & Merveilleuse »), exemplaire partiellement non coupé et en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Le poème Anagramméana est une des pièces les plus singulières de la littérature française. Construit sur une contrainte lexicale et rimique à base d'anagrammes, c'est le plus long poème de non-sens en notre langue.
   L'érudit provincial Gabriel Hécart, qui l'a composé en 1821, a été classé parmi les fous littéraires alors qu'il n'était fou que de littérature. Rééditée en 1867, cette œuvre n'a été connue que par un petit nombre d'élus.
   Le texte est ici établi d'après le manuscrit, et il est enrichi par des notes inédites de son auteur sur son vocabulaire. En postface, une présentation historique et critique éclaire d'un jour nouveau cette œuvre préoulipienne.

10 euros (code de commande : 28861).

 

HUSSERL (Edmund) — La crise de l'humanité européenne et la philosophie. Édition bilingue. Traduction de Paul Ricœur. Préface de S. Strasser. Avec, en postface, un essai de J.-M. Guirao. Paris, Aubier Montaigne, 1977. In-12 broché, 172 p., (collection « La Philosophie en Poche »), exemplaire en bon état.
Exrait de la préface :
   L'écrit de Husserl que nous livrons ici au public est, au vrai sens du mot, un manifeste. Il ne requiert aucun éclaircissement particulier, aucun commentaire savant. Il parle par lui-même. C'est seulement par souci scientifique d'exactitude et pour permettre au lecteur de situer historiquement ce manifeste du grand penseur que nous le faisons précéder de brèves remarques.
   La crise de l'humanité européenne et la philosophie est le remaniement d'une conférence faite au Kultur-bund de Vienne le 7 mai 1935. Comme Husserl était déjà gravement malade dans l'année 1936 et travaillait peu – relativement ! – il est assez aisé de situer avec certitude dans le temps le fragment publié ici : il a dû être élaboré entre le mois de mai 1935 et le début de 1936.

12 euros (code de commande : 28878 - vendu).

 

Images imprimées en Hainaut. S.l., Ministère de la Communauté Française, 1981. In-4° broché sous jaquette, 231 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire bien complet du grand feuillet volant à déplier et auquel on joint les deux catalogues dactylographiés (L'image imprimée à Mons, avant 1182, par Christiane Piérard, 14 p. et L'image imprimée à Tournai, par Serge Le Bailly de Tilleghem, 4 p.).
Très intéressante publication concernant nos écoles hennuyères de nos peintres / graveurs.
   Ce livre-guide a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'École supérieure des Arts plastiques et visuels de l'État à Mons, au Musée des Beaux-Arts, du 14 novembre 1981 au 3 janvier 1982, dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons.
   L'ouvrage a été conçu et publié sous la direction de Gabriel Belgeonne.
Table des matières :
   - Introduction, par Gabriel Belgeonne, André Bougard et Ignace Vandevivre.
   - L'image imprimée à Mons avant 1882, par Christiane Piérard.
   - Auguste Danse, élèves et émules : les débuts de la gravure sur métal à l'Académie de Mons, par Pierre-Jean Foulon.
   - Charles-Théodore Bernier, par Fernand Martin.
   - Victor Dieu, par Yves Castiaux.
   - Au temps de Greuze et de Duriau, professeurs de 1898 à 1947, par Lucy Tondreau.
   - Nervia, autour et alentour, par Josée Mambour.
   - Quête de l'insolite dans l'image imprimée, par Josée Mambour.
   - Un grand oublié, Victor Regnart, peintre et graveur, par André Bougard.
   - Jules Vanpaemel, par Charles Seressia.
   - Gustave Marchoul et les champs de la vie, par Philippe Roberts-Jones.
   - Poétique de l'impression dans les estampes de Gabriel Belgeonne, par Ignace Vandevivere.
   - À propos de gravures tournaisiennes, par Serge Le Bailly de Tilleghem.
   - Quinze années d'enseignement de la gravure, par Claire Jadot.
   - Arts et science - Technologie et enseignement, par Christian Doucet.
   - Et la bande dessinée ?, par Michel Rottiers.

20 euros (code de commande : 28894).

 

JANNEAU (Guillaume)Les ateliers parisiens d'ébénistes et de menuisiers aux XVIIe et XVIIIe siècles. Publication dirigée par Jacques Fréal. Paris, Serg, 1975. Grand in-8° broché sous jaquette, 273 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
Table des matières :
   - L'interpénétration des ateliers.
   - Du classicisme à la Rocaille.
   - À l'aube du XVIIIe siècle.
   - Les colonies de praticiens - Le village de la rue de Cléry.
   - Le groupe de la rue de Charenton.
   - Le groupe de la rue de Bourbon.
   - Les menuisiers du « Faubourg ».
   - Les menuisiers de la fin du XVIIIe siècle.
   - Les ébénistes de la Régence.
   - L'épanouissement du style galbé.
   - Pierre Migeon et son groupe.
   - Les Oeben et les Vandercruse.
   - Un groupe Joubert.
   - Les ébénistes de la ville.
   - Maîtres indépendants.
   - Riesener.
   - Les dernières expressions du style « à la Grecque ».
   - Vers un fonctionnalisme.
   - Le mobilier de la Restauration.
   - Index alphabétique des noms de praticiens cités.

25 euros (code de commande : 28893 - vendu).

 

JARRY (Alfred)Œuvres. Sous la direction de Michel Décaudin. Paris, Laffont, 2004. Fort in-8° collé, 1367 p., (collection « Bouquins »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « L'œuvre de Jarry est le Carnac de notre littérature. » C'est ainsi que Maurice Saillet définissait ce primitif incontournable des lettres en qui les surréalistes ont salué l'ancêtre par excellence. Une icône.
   Le symbolisme avait fait de la littérature une religion des plus éthérées ; Jarry est entré dans l'église pour proférer d'horribles blasphèmes. Dans ses articles de critique, réunis sous le titre La Chandelle verte, il soumet l'art et la littérature de son temps à la lumière glauque de sa logique de la dérision. Par l'humour subversif du Surmâle et de La Dragonne, il ouvre la voie à la littérature de l'absurde si caractéristique du XXe siècle. Il se livre, comme disait Apollinaire, à des « débauches d'intelligence » dignes des inventeurs de la Renaissance, démontant l'horloge et détraquant les boussoles de la république des lettres. Nous sommes dans le royaume de la pataphysique du Docteur Faustroll.
   Ce volume réunit les œuvres les plus significatives de cet iconoclaste des lettres, de ses poésies de jeunesse à ses dernières pièces, en passant par L'Ymagier, le cycle d'Ubu, L'Amour absolu et Messaline. Pour la première fois le lecteur tiendra dans un seul volume les différentes parties de cette prodigieuse machine à décerveler.
Ce volume contient :
   Minutes de sable mémorial, César antéchrist, Poèmes de jeunesse, Écrits sur l'art, L'ymagier, Perhinderion, Ubu roi, Ubu enchaîné, Ubu cocu, Ubu sur la butte, Almanachs du père Ubu, Gestes et opinions Du dr Faustroll, pataphysicien, Les jours et les nuits, L'amour en visites, L'amour absolu, L'autre Alceste, Messaline, Le Surmâle, Poèmes, La chandelle verte, La dragonne.

20 euros (code de commande : 28875 - vendu).

 

JOFFROY (René) Vix et ses trésors. Paris, Tallandier, 1979. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 239 p., illustrations in et hors texte en noir et un cahier en couleurs, bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   Le trésor de Vix constitue l’une des plus grandes trouvailles archéologiques jamais effectuées sur le sol européen. Elle est aussi « sensationnelle » que celle du tombeau de Toutankhamon en Égypte et aussi fondamentale, du point de vue archéologique et historique, que celle des rouleaux de la mer Morte ou des ruines du palais de Cnossos en Crète.
   C’est à Vix, en Côte-d’Or, plus précisément au pied de l’oppidum du mont Lassois, que l’on a trouvé le plus grand vase grec de bronze connu et c’est Vix qui nous a livré le plus d'informations sur la vie matérielle et spirituelle des hommes du premier âge du Fer, sur leurs rapports commerciaux et culturels avec la Grèce et l’Italie.
   René Joffroy, qui a eu la chance unique de faire « la grande découverte », rêve de tous les archéologues du monde, n’avait jamais eu l’occasion de parler de Vix dans son ensemble. Pour la première fois, il évoque dans un même livre les péripéties et les étapes de l’invention du trésor, opère avec les sites voisins de nombreux rapprochements, dresse un magnifique tableau de la civilisation de Vix révélée par le matériel de l’oppidum et des sépultures princières, souligne l’importance économique du mont Lassois qui s’insérait dans les grands courants d’échanges entre le monde celte et le monde méditerranéen.
   D’une rigueur scientifique qui satisfera les spécialistes les plus exigeants, cet ouvrage abondamment illustré – en partie de photos inédites – est également conçu pour donner une connaissance globale du site et de ses trésors au grand public et aux très nombreux touristes qui visitent le musée de Châtillon-sur-Seine où sont déposées les merveilles découvertes par René Joffroy.

20 euros (code de commande : 28886).

 

[LASSUS (Roland de)]. DECLÈVE (Jules) — 1520-1594. Roland de Lassus. Sa vie & ses œuvres. Illustrations de Louis Greuse. Mons, Loret, 1894. In-8° broché, IX, 244 p., illustrations in et hors texte (dont une planche à déplier), manques et déchirures à la couverture très fragile, exemplaire en partie non coupé.
   Cette édition est une « publication spéciale » de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut ; cette étude a été publiée dans le tome X de la cinquième série des Mémoires et Publications de la Société, en 1898.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Roland de Lassus. Sa naissance, son nom, sa famille, sa vie, ses voyages, son séjour à Munich, sa mort.
   - Œuvres de Roland de Lassus.
   - Roland de Lassus apprécié par les savants & les critiques. Influence qu'il exerça sur l'art musical au XVIe siècle.
   - Portraits, tableaux, médailles, tombeau, statues, plaque commémorative, armoiries.
   - Rapport à l'Administration communale de Mons par M. Léopold Devillers, sur Roland de Lassus.
   - Bibliographie.
   - Description du manuscrit des psaumes de la pénitence.
   - Postface.

30 euros (code de commande : 28872 - vendu).

 

LEMAIRE (Anne-Marie), DITS (Jean-Louis) et BOSSEAUX (Yves)La Brasserie à vapeur Pipaix. 2e édition. Préface de Marc Rosier. Photographies : André-Marie Grard. Pipaix, Jean-Louis Dits, 1990. In-8° sous cartonnage illustré, 98 p., illustrations en noir.
Table des matières :
   - Homo-brassicolo.
   - Préface.
   - Introduction.
   - Un peu d'histoire.
   - Petit glossaire.
   - Les opérations de brassage.
   - Le brassin par la photo.
   - Faire de la bière dans des casseroles.
   - Quelques conseils pour la conservation et la dégustation des bières de la Brasserie à Vapeur.
   - Recettes de cuisine aux bières de Pipaix.
   - Valeurs diététiques de la bière.
   - Ode à la vie.
   - Pour en savoir plus.
   - Quelques adresses utiles.

20 euros (code de commande : 28873).

 

LOCOGE (Jean) — Les Sensitives. Poésies. Mons, Édition du journal « La Province », 1936. Grand in-8° sous couverture rempliée un peu passée, 99 p., envoi de l'auteur à Louis Van de Spiegele, rousseurs, rarissime.
Extrait de l'ouvrage À la découverte de ma commune. Ghlin :
   Jean Locoge est né à Ghlin le 13 juin 1917 et y décède le 27 juin 1959. Il est le fils du pharmacien de la Grand-Place et frère d'Hélène Locoge, peintre plus connue. Il épouse Zorka Gurova. On lui doit des recueils de poésies. En 1936 paraît dans le journal La Province, un recueil de poésies de Jean Locoge. Ce recueil sous le titre Les Sensitives, parlait de Sourire, Les saisons, Nostalgie, Meuse.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Bibliographie :
   - Debacker (Marie-France), Wautelet (Michel) et Arnould (Marie), À la découverte de ma commune. Ghlin, p. 93.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.

50 euros (code de commande : 28851 - vendu).

 

[LOUVAIN - SÉMINAIRE]. Relation fidelle de la destitution et expulsion anti-judiciaire des RR. PP. Capucins, Guillaume de Duysborgh et Godefroid d'Alost. Liège, 1787. [A Liege. / M. DCC. LXXXVII.] In-8° demi-parchemin d'époque, 59, [1] p., ex-libris de Jean-Baptiste Gisbert Jacobs (1750-1838) de l'ordre de Capucins, très bon exemplaire, rare.
   En 1786, dans le cadre des réformes en matière ecclésiastique, une ordonnance érige un séminaire général à Louvain : « nul ne pourra recevoir les ordres sacrés avant d'y avoir étudié durant cinq ans. » Dès le début du fonctionnement de cette nouvelle institution et pour différentes raisons, des troubles apparaissent à tel point que la troupe y est envoyée pour rétablir l'ordre.
   En 1787, « l'abbé Dufour, prévôt de Nickolsbourg, a été nommé par l'Empereur conseiller pour les affaires ecclésiastiques aux Pays-Bas. Né en Suisse, il a fait ses études au collège helvétique de Milan, puis au séminaire de Lyon. Ce dernier établissement avait été gagné aux doctrines jansénistes depuis l'archevêque de Montbazet. Dufour se rend à Vienne, et devient précepteur des enfants du prince de Dietrichstein. Il se fait bien voir du Gouvernement en se déclarant partisan des innovations. Il réussit dans le monde, en affectant une grande douceur de manières et de langage. Il a pris en haine le Cardinal de Franckenberg, et c'est contre son avis que la Cour a concédé à l'Archevêque l'inspection des manuels employés au séminaire. Il éprouve la même antipathie à l'égard de Huleu, le secrétaire de confiance du Cardinal. Il publie en français une brochure intitulée Réflexions, où il loue fort le plan du Séminaire général. Réplique anonyme de l'abbé Guesquière. Dufour se rend au Séminaire général, et adresse aux élèves un long discours latin. Il parle en termes sévères des fauteurs du désordre, et les menace de peines rigoureuses. Il leur expose le plan du séminaire et les engage à le méditer et à y souscrire. Ses menaces et ses caresses sont également inefficaces. Le séminaire général demeure à peu près vide. Il n'y reste qu'un petit nombre d'élèves déférant aux conseils des évêques de Tournai et d'Ypres. Ordre a été donné aux Réguliers d'y envoyer leurs théologiens à la mi-mars. Ils devront déposer la robe de leur ordre, et revêtir l'habit de prêtre séculier, conformément à ce qui se fait dans les autres États de la Maison d'Autriche. Les supérieurs exposent au Gouvernement les difficultés que présente l'exécution de cet ordre. Toutefois, apaisés par les assurances qu'on leur donne au sujet de la doctrine, la plupart cèdent, et envoient leurs étudiants à Louvain. Cinq novices récollets et un carme se sauvent du séminaire, et cherchent un asile au pays de Liège. Le Père Guillaume de Duysbourg, Visiteur des capucins, ayant refusé de faire déposer l'habit à ses novices, est dépouillé de sa juridiction, et interné dans une abbaye rurale. Le Père Godefroid d'Alost, ayant écrit au Ministre que sa conscience lui interdit d'envoyer ses religieux à l'école du schisme et de l'hérésie, est banni hors du territoire des Pays-Bas autrichiens, sous peine, en cas de rupture de ban, d'être puni comme vagabond. La suppression de l'ordre des capucins est décidée.
Bibliographie :
   - De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, t. I, p. 313.
   - Hubert (Eugène), Les papiers du Nonce Zondadari, dans Bulletin de la Commission royale d'Histoire, Année 1919, n° 84 pp. 186-190.
   - Verwerft (Sander), Een laatste hulde aan Adriaen Jacobs († 1767). Analyse van een verzameling Neolatijnse grafdichten, pp. 19-21.

50 euros (code de commande : 28863).

 

MACAULAY (David) — Naissance d'un château fort. Paris, Éditions des Deux Coqs d'Or, 1978. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [80] p., très nombreuses illustrations, (collection "Adieu au passé")
En quatrième de couverture :
   Remparts massifs et formidables dressés à même le roc, gardiens redoutables d’un confluent ou sentinelles avancées d'un prince conquérant, les châteaux forts du Moyen Âge témoignent aujourd’hui encore d’un fabuleux passé de mystère, d'aventure et de combats. C’est l’histoire de leur construction, pierre par pierre, mais aussi celle des hommes qui les ont édifiés, que David Macaulay fait revivre pour nous, avec toute la puissance d’une civilisation dont nous sommes les héritiers directs.
   Le château de Lord Kevin est imaginaire mais sa conception, les phases de sa construction, son aspect matériel sont inspirés par plusieurs châteaux bâtis lors de la conquête du Pays de Galles entre 1277 et 1305. Leur construction est l’aboutissement de plus de deux siècles d’architecture militaire en Europe et en Terre sainte.
   La ville d’Aberwyvern est aussi imaginaire mais sa conception et son aspect matériel sont inspirés par les villes qui furent fondées en liaison avec ces châteaux pendant la même période de 28 ans. Dans ce programme militaire combinant ville et château fort se manifestent bien la supériorité stratégique et l’intelligence indispensables pour la réussite de la conquête.

13 euros (code de commande : 28856).

 

McGUANE (Thomas) — Le club de chasse. [Titre original : The Sporting Club.] Traduit de l'anglais par Brice Matthieussent. Paris, Bourgois, 1992. In-8° collé, 247 p., (collection « Fictives »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Imaginez un club de chasse luxueux et vénérable parmi les rivières limpides et les forêts verdoyantes du Nord-Michigan où, comme on dit, abondent poissons et gibier à plumes ou à poil. Ses membres ? Le gratin de la politique et des affaires locales. Glissez maintenant une pomme pourrie dans ce panier rutilant : Vernor Stanton, fils de famille mais empêcheur de tourner en rond, trublion notoire qui prend un malin plaisir à ridiculiser toutes ces badernes vieillies avant l'âge. Ajoutez enfin un assez candide narrateur qui arrive au club dans le but, évidemment illusoire, de s'y reposer. Vous obtenez ainsi un roman explosif, le premier de Thomas McGuane : on s'y livre à des duels pervers, on dynamite un barrage, des incendies éclatent, d'augustes bâtiment sont volatilisés et, pour le plus grand plaisir du lecteur, ce feu d'artifice s'achève en un bouquet final aussi spectaculaire qu'inattendu.

10 euros (code de commande : 28881).

 

MANCHETTE (Jean-Patrick) — Chroniques. Ouvrage publié sous la direction de Doug Headline et François Guérif. Paris, Rivages, 1996. In-8° collé sous couverture rempliée, 374 p., (collection « Écrits Noirs »), exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   « Au total, il est donc tout naturel que vers 1930, en ce temps de contre-révolution sociale et artistique, les meilleurs romanciers américains prennent pour base d'opération le grand réalisme critique d'avant-guerre. Une métaphore militaire en amenant une autre, je crois qu'il faut admirer la stratégie indirecte des pères fondateurs et leur descendance, par laquelle ils pénètrent dans le dispositif ennemi, c'est-à-dire la culture de masse, afin d'opérer sur ses lignes de communication... Rions en tout cas encore une fois des feuillistes qui affirment sempiternellement de tel ou tel ouvrage qu'il est davantage qu'un "roman policier". Le roman noir, grandes têtes molles, ne vous a pas attendus pour se faire une stature que la plupart des écoles romanesques de ce siècle ont échoué à atteindre. »
   À travers ses chroniques, Jean-Patrick Manchette retrace histoire, théorie et critique du roman noir. Des textes souvent percutants, drôles et lucides, qui révèlent la passion de l'essayiste et la rigueur de l'analyste. Ce recueil rassemble l'intégralité des chroniques « Polars » parues dans Charlie Mensuel, des « Notes noires » de la revue Polar, et plusieurs textes et préfaces traitant du roman noir ou de ses maîtres, de Dashiell Hammett à James Ellroy.

15 euros (code de commande : 28860 - vendu).

 

[MAURER (Ingo)]. Ingo Maurer - Light - Reaching for the Moon. [Weil am Rhein], Vitra Design Museum, 2004. In-4° broché sous couverture rempliée, 193, [14] p., très nombreuses illustrations en couleurs, édition bilignue (anglais - français), exemplaire à l'état de neuf.
   Ouvrage publié pour accompagner l'exposition itinérante produite par le Vitra Design Museum.
Table des matières :
   - Stripped to the Bone : réduction jusqu'à la lumière - Stripped to the Bone : Reduction to the light, par Jochen Eisenbrand.
   - Outside in, par Claudia Clemente.
   - L'autre visage du design allemand - The other face of German design, par Deyan Sudjic.
   - Hommages - Tributes.
   - Biographie - Biography.
   - Index.

30 euros (code de commande : 28888).

 

MEIRE (Robert) — Le Léopoldisme. Bruxelles, Legrain, 1986. In-8° collé, 263 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   2 juin 1940 : manifestation sans précédent en la collégiale des Saints-Michel-et-Gudule, à Bruxelles. Alors que l'officiant donne lecture de la lettre du cardinal Van Roey réfutant les accusations formulées à Paris contre Léopold III et demandant aux Belges de rester unis et solidaires autour du Souverain, la foule se lève et acclame le nom du Roi.
   29 et 30 septembre 1983 : trente mille Belges défilent devant le corps de Léopold III, exposé au Palais de Bruxelles. Un journal titre : « Hommage à une mémoire et à une cause ».
   Entre ces dates, que d'événements : la captivité du Roi, son mariage, sa déportation en Allemagne, la Régence, la question royale, l'exil du Roi, son retour, souhaité par la majorité des Belges et décidé par le Parlement, l'abdication forcée par l'émeute, une retraite silencieuse de trente-deux années, la mort du Souverain.
   Mais, défiant le temps qui passe, s'exprimant discrètement ou avec éclat, le léopoldisme se maintient depuis près d'un demi-siècle.
   Robert Meire a établi le dossier de ce mouvement multiforme, contestataire de l'oubli, et dont la persistance atteste la profondeur.
   L'auteur qui, très jeune, milita pour Léopold III, ne dissimule pas son engagement et apporte son témoignage personnel sur ce qu'il tient, non seulement pour un loyalisme exceptionnel, voué à la défense de l'honneur d'un homme, mais encore pour un non-conformisme de la reconnaissance et de la fidélité ainsi que pour l'expression d'une certaine idée de la Belgique.

13 euros (code de commande : 28853).

 

[MOCKEL (Albert)] — Chantefable un peu naïve. Liège, La Wallonie (impr.), 1891. In-8° à la Bradel, plats et dos lisse recouverts d'un papier fait main à motif art-nouveau, le même papier a été utilisé pour les doublures et les gardes, 152 p., airs notés, tirage limité à 200 exemplaires, envoi de l'auteur dont la carte de visite a été reliée dans l'ouvrage, on joint le faire-part de décès de l'auteur et quelques coupures de presse, rare édition originale de ce premier recueil poétique d'Albert Mockel.
Notice de René Poupart :
   La tête pleine de souvenirs de la poésie médiévale, Albert Mockel, très préoccupé par les rapports entre la poésie et la musique, offre dans ce premier livre poétique ce qu'il appelle une « grande symphonie lyrique » qui se développe en « périodes », métamorphoses vers-libristes de la strophe, dont la prosodie est libérée par le mélange de mètres pairs de nombre différent où s'imbriquent discrètement des vers impairs. Ces vers d'une musicalité subtile, grâce au jeu des allitérations, vers où l'imprécis au précis se joint, paraissent aujourd'hui bien démodés en raison des artifices d'un langage maniéré.
   Dans ce poème apparaît l'image de l'être idéal qui, sous des avatars divers, sera présent dans toute l'œuvre du poète. On assiste à l'éveil du désir chez un adolescent. Dans une atmosphère de rêve, il a entrevu « une enfant aérienne de la brise », dont l'image idéale l'obsède. L'action guerrière dans laquelle ce jeune seigneur s'engage à corps perdu, ne parvient pas à chasser le souvenir de celle qu'il avait autrefois un instant aperçue. Lorsque, après son retour victorieux, il la retrouve et qu'elle lui apporte l'amour, ses « aspirations » restent insatisfaites, car ce qu'il poursuit, c'est l'absolu, ce qu'il recherche ce sont en somme les correspondances de son âme : « sois le désir qui se mire en soi-même ». La quête amoureuse débouche finalement sur le narcissisme.
Bibliographie :
   - Poupart (René), Chantefable un peu naïve, dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. II. La poésie, p. 104.

80 euros (code de commande : 28866 - vendu).

 

[MONS - GRAVURE]. Berghen ofte Mons. Gravure sur cuivre de Pierre Van den Keere, utilisée pour les éditions en langues latine, française et néerlandaise de la Description de tous les Pays-Bas autrement appelez la Germanie inférieure ou Basse Allemagne... de Lodovico Guicciardini, publiées entre 1613 et 1641. Quelques rousseurs.
Dimensions :
   - Dessin : 203 x 145 mm.
   - Cuvette :207 x 146 mm.
   - Feuille : 245 x 182 mm.
   Contrairement à la plupart des exemplaires décrits par Christine Gobeaux, la gravure présentée ici ne comporte pas de numérotation imprimée hors de la cuvette et aucun texte n'est imprimé au verso, cela rend bien évidemment difficile la datation exacte de son impression.
Christine Gobeaux nous apprend que :
   «
En 1613 une nouvelle édition de la Description de tous les Pays-Bas de Lodovico Guicciardini paraît, en français, dans un format oblong, chez Jan Jansz d'Arnhem (1597-1629), éditeur néerlandais. Le texte est repris d'une édition antérieure, celle de Cornelis Claesz (1560-1609) parue en 1609. Par contre de nouvelles planches sont gravées par Pierre van den Keere (1571-1646) comme le titre l'indique. Elles ne comportent pas de texte au verso. Les autres éditions de la Description de tous les Pays-Bas publiées, en français, en latin et en néerlandais, entre 1616 et 1617 par Jan Jansz et en 1641 par Henri Laurentsz ont en commun d'utiliser les planches gravées par Van den Keere pour l'édition de 1613 même si son nom n'apparaît plus systématiquement sur la page de titre. Cependant, selon Johannes Keuning (Pieter ven den Keere, dans Imago Mundi), toutes les gravures peuvent lui être attribuées.
   De nombreuses similitudes existent entre cette vue de Mons et celle publiée dans l'atlas de Georg Braun et Frans Hogenberg : tracé de l'enceinte et des bâtiments à l'intérieur de la ville, contour de l'étang. Aucune mise à jour n'a été apportée, notamment aux fortifications. Les différences se situent dans le rendu du ciel et dans les éléments composant l'avant-plan : personnage masculin assis sur un monticule au centre et chaumière dans l'angle droit. »
Extrait de la description par Christiane Piérard :
   « Laville est vue du Sud-Est comme souvent dans les panoramas. À l'avant-plan, une chaumière, un paysage constitué d'un monticule et quelques arbres, avec un personnage accroupi. Au deuxième plan, l'étang des Préelles. À l'arrière-plan, la colline depuis l'étang des Apôtres et la porte d'Havré jusqu'à la porte des Guérites et au-delà, vers la porte de Bertaimont. Parmi les nuages, un blason au lion seul (symbolisant les armes du Hainaut aux quatre lions). »
   Du texte de Guichardin accompagnant cette vue, voici un court extrait (p. 524) : « ...Je dis que par la ville de Monts passe le petit fleuve Trulle ; lequel ayant source de diverses fontaines, non loing du village Marpen, prend sa course vers le Ponent, et sortant de Monts, entre dedans la rivière de Haine. Monts est à cinq lieues d'Enghien, et à dix de Bruxelles, et est une très forte place ; d'autant que (ainsi qu'on dit) ils la peuvent environner d'eau de toutes parts : et outre cette force naturelle de l'assiette, elle est armée de bonne et forte muraille, avec trois larges et profonds fossez, et au dedans il y a un chasteau fort ancien. La ville est grande, et belle, et ornée de somptueux édifices tant privez que publics : ayant plusieurs très belles fontaines d'eau très clère et vive : elle est riche et marchande, y ayant bon nombre d'artisans de divers mestiers, mais surtout y fait on des sarges de plusieurs sortes. »
Bibliographie :
   - Gobeaux (Christine), Mons au XVIe siècle. Catalogue descriptif des vues, plans et sièges, dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 81, pp. 345-349.
   - Piérard (Christiane), Mons et sa région en gravures, pp. 16-17.

80 euros (code de commande : 28891 - vendu).

 

[MONTALVO (Garci Rodríguez de)] — Le roman d'Amadis de Gaule. Reconstitution du roman portugais du XIIIe siècle par Affonso Lopes-Vieira. Traduite en français par Philéas Lebesgue avec des bois de René Blot d'après d'anciennes gravures. Deuxième édition. Paris, Aveline, 1924. In-8° broché, XLIV, 222 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Extrait de la préface :
   En écrivant le Roman d'Amadis de Gaule, Affonso Lopes-Vieira, noble héraut et mainteneur du lyrisme issu de l'âme portugaise, évocateur de ses plus pures manifestations, n'a pas fait œuvre d'invention individuelle.
   Il s'est borné à tenter l'interprétation moderne, la synthèse de l'une des grandes productions de la fantaisie du Moyen Âge, connue de tous, de titre et de renommée tout au moins, l'Amadis de Gaule (non pas de France, mais de Galles : Wales), c'est-à-dire le récit des prouesses et des aventures accomplies par le premier des chevaliers errants dont les nations péninsulaires ont créé le type exemplaire. Le récit surtout de ses amours avec Oriane la Sans égale, amours tantôt idylliques, tantôt contrariées.
   Dérivé il y a plus de six siècles de légendes bretonnes que chantaient les trouvères anglo-français, l'Amadis était arrivé en Portugal au temps de la jeunesse du roi Dom Denis ; il y avait été naturalisé par un tendre troubadour de la côte occidentale. Poussé par l'atavisme celtique, ce troubadour avait peut-être rédigé d'abord d'autres Lais de Bretagne, soit qu'il eût traduit, soit qu'il eût imité Tristan et Lancelot, lesquels ont subsisté en partie sous le voile de l'anonymat et ont en partie disparu.
   Le texte de la fin du XIIIe siècle et du commencement du XIVe, relativement court, composé dans une prose hésitante et ingénue, fut retouché au bout du siècle tant pour le vocabulaire que pour la syntaxe. Comme il avait dû plaire beaucoup, on l'amplifia pour le mettre en harmonie avec les goûts de plus en plus chevaleresques et aventureux de l'époque des lances d'Afrique et avec le noble idéalisme de l'illustre génération.
Grossi et récrit pour la troisième fois, avant 1800, en langue castillane et dans le style solennel, cérémonieux de la Renaissance, Amadis fut naturellement imprimé non pas une seule fois mais de nombreuses fois au cours du siècle, et répandu à travers le monde germano-latin, tant dans l'original qu'en traductions, imitations et continuations, où la descendance des héros (jusqu'à la cinquième génération) réalise des prouesses de plus en plus merveilleuses.
   La quatrième rédaction, celle d'aujourd'hui, prétend n'être qu'une sorte de restauration du texte, deux fois rajeuni, un retour à la forme primitive, authentiquement portugaise.
   Grâce au labeur d'un artiste qui est également un philologue, les hauts faits d'Amadis le Parfait d'amour pourront être lus par tous ceux d'entre les Portugais qui s'intéressent à la part prise par leurs aïeux dans la littérature mondiale.

18 euros (code de commande : 28864 - vendu).

 

[NAG HAMMADI (Manuscrits de)]. L'exégèse de l'âme (NH, II, 6). Texte établi et présenté par Jean-Marie Sevrin. Québec - Louvain, Presses de l'Université Laval - Peeters, 1983. In-8° broché, X, 138 p., (collection « Bibliothèque Copte de Nag Hammadi - Textes », n° 9), petit cachet humide ex-libris aux deuxième, troisième et quatrième pages de couverture, exemplaire en bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   L'Exégèse de l'âme (ExAm) n'a pas connu d'abord la fortune de ses voisins du cod. II de Nag Hammadi. La raison en semble contingente : comme ThAthl, elle manquait à l'édition photographique de 1958, où figuraient ApocrJn (dans la version du cod. II), EvTh, EvPh, HypArch et EcrsT. Mais est-ce pur hasard si cet écrit qui ne se voulait point révélation secrète est ainsi demeuré caché, et pour dix ans encore ? Il n'en impose pas par le volume, puisqu'il couvre moins d'une vingtaine de pages, dont plusieurs ne sont que citations ; son titre en outre est modeste : l'œuvre ne revendique pas un auteur apostolique ou mythique, et ne se présente pas comme un évangile, une apocalypse ou un livre sacré. Bien que le titre d'Exégèse en effet puisse connoter une idée d'enseignement ou de révélation, les lecteurs modernes seraient plutôt tentés de comprendre le mot comme ils l'utilisent eux-mêmes pour désigner un commentaire et une explication de texte ; et comme les citations scripturaires y sont nombreuses, cette Exégèse anonyme pouvait ne pas apparaître comme très originale. Au demeurant, dépourvue de spéculation ésotérique et de constructions mythiques élaborées, il n'était pas évident qu'elle fût bien gnostique. Ouvrage de second rang, aurait-on pu croire.
   Cela explique sans doute qu'il fallut attendre l'édition du cod. VI et des écrits restants du cod. II par M. Krause en 1971 pour en avoir le texte et une première traduction allemande. Dès l'année précédente, un article de W. C. Robinson jr. attirait l'attention sur ce texte, sur son archéologie possible, et sur le fait qu'on pouvait y trouver une forme élémentaire – et donc sans doute primitive – d'un mythe de chute et de retour. Dès lors qu'il apparaissait comme archaïque, au moins dans son noyau, le texte prenait de l'intérêt : les articles se sont multipliés dans les années suivantes.
   À ce jour cependant, si l'on excepte une thèse présentée à Turin par Madeleine Scopello et demeurée inédite, aucune étude d'ensemble n'a paru sur l'ExAm. Le présent travail aurait, dans de telles conditions, mauvaise grâce à se vouloir définitif : outre que j'ai voulu y rassembler le fruit des quelques études déjà parues çà et là, j'ai cherché surtout, dans l'introduction comme dans le commentaire, à saisir autant que possible l'ExAm dans sa cohérence littéraire et doctrinale, c'est-à-dire à rester le plus possible dans le texte. Pour pertinentes en effet que puissent être ces comparaisons d'ensemble ou de détail auxquelles se plaisent les historiens des religions, elles n'en constituent pas moins cependant une démarche secondaire dans la compréhension : ne se compare que ce qui est déjà compris, consistant en soi. C'est donc par choix délibéré que j'ai préféré une explication du texte qui ne privilégie pas l'appareil érudit, mais s'attache plutôt au mouvement de l'écriture, aux harmonies et aux divergences qu'elle met en œuvre, à l'univers mental et à la perception de l'existence qu'elle implique : « Scriptura scripturae interpres ».
   Après quoi – mais vient-on jamais à bout de ce qui fait un texte ? – il demeure possible de pousser plus loin, en reprenant, corrigeant ou précisant les hypothèses qui cherchent à replacer ce texte dans un milieu historique, à dresser le bilan de son rapport au passé, à mettre en évidence les germes de développements ultérieurs. L'ExAm malgré une simplicité apparente qui, dans une collection gnostique pourrait presque passer pour de la candeur, offrira longtemps encore à ces travaux une abondante matière.

15 euros (code de commande : 28865 - vendu).

 

La Nouvelle Revue Internationale. Problèmes de la paix et du socialisme. Revue de théorie et d'information des Partis communistes et ouvriers. Troisième année - n° 1 - Janvier 1960. Paris, Société Parisienne d'Édition et d'Information, 1960. In-8° le premier broché, 216 p., exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - D'une année à l'autre.
   - Sur le nouveau programme du Parti social-démocrate allemand, par Thomas Wegener.
   - Le socialisme et l'homme, par Boris Riourikov.
   - Le marasme de la philosophie bourgeoise contemporaine, par Nikolaï Iribadjakov.
   - Parti communiste et intérêt national, par Ib Nerlund.
   - La lutte pour l'unité d'action en Finlande, par Lars Yunttila.
   - Éveil d'un continent, par A. Iskanderov.
   - Échange d'opinions à propos de la lutte contre le révisionnisme.
      - Endre Kalman (Parti socialiste ouvrier hongrois).
      - Li Manh Truong (Parti des travailleurs du Viet-Nam).
      - Tadeusz Daniszewski (Parti ouvrier unifié polonais).
      - Pavel Reiman (Parti communiste de Tchécoslovaquie).
      - Sotir Manushi (Parti du travail albanais).
      - Tsiang Chun-Fan (Parti communiste de Chine).
      - Ludwig Einicke (Parti socialiste unifié d'Allemagne).
      - Gérard Van Moerkerke (Parti communiste de Belgique).
      - Tjoo Tikt Tjoen (Parti communiste d'Indonésie).
      - S. Avirmid (Parti populaire révolutionnaire de Mongolie).
      - Petr Gueorguiev (Parti communiste bulgare).
      - Ib Nerlund (Partie communiste danois).
      - Jakob Rosner (Parti communiste autrichien).
      - N. Donia (Parti communiste d'Ukraine).
      - Jacques Chambaz (Parti communiste français).
      - Nicolae Goldberger (Parti ouvrier roumain).
      - Luciano Gruppi (Parti communiste italien).
      - J. Jacobs (Parti communiste de Grande-Bretagne).
   -
Chronique des partis communistes et ouvriers.
      - États-Unis. - La coexistence pacifique et les communistes.
      - Italie. - Progrès scientifique et développement social.
      - Suède. - Notre plan pour l'année.
      - Chili. - Comment nous élargissons nos rangs.
      - France. - L'éducation politique des communistes.
      - Informations.
   - Documents.
      - Appel des Partis communistes des pays capitalistes d'Europe.
   - Livres et revues.
      - Technique et progrès social, par N. Koulaguine.
      - Mariategui et la société péruvienne, par Jorje Del Prado.
      - La nouvelle revue théorique du Parti socialiste ouvrier hongrois, par J. Nagy.
      - Une tentative de justification du colonialisme, par M. Streng.
   - Notes.
      - Du marxisme à la religion et de la religion au marxisme, par Karl Sacher.
      - Le vieil homme et les ténèbres, par Tom Docktail.
   - Lettres.
      - Quel est le sort de Farjallah Hélou ?
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 28868 - vendu).

 

[OATES (Joyce Carol, sous le pseudonyme de Rosamond Smith)] — Une troublante identité. [Titre original : You Can't Catch Me.] Traduit de l'américain par Florianne Vidal. Paris, Belfond, 1999. In-8° collé, 277 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Jamais Tristram Heade, vieux garçon respectable, introverti et falot, n'aurait osé penser que l'aventure, un jour, se mêlerait à sa vie. Une vie qui, depuis trente-cinq ans, ronronnait sans le moindre hoquet dans le cocon douillet d'une imagination nourrie de lectures.
   Lors d'un voyage à Philadelphie, sitôt descendu du train, Tristram est victime d'une irritante méprise : tout le monde – du chauffeur de taxi aux employés de l'hôte – le confond avec un certain Angus T. Markham. Tristram a beau démentir, sa : confusion augmente, en même temps que sa curiosité : son mystérieux sosie semble être un dandy, un épicurien, un irrésistible séducteur.
   Se glisser dans la peau de cet inconnu étrangement familier est tentant... Et carrément grisant lorsqu'une très belle et très énigmatique jeune femme vient, en pleine nuit, implorer l'aide de celui qu'elle croit être Angus. Enflammé par des démons qui sommeillaient en lui, Tristram renonce à dissiper le malentendu, loin de se douter cependant que, tapis derrière d'inoffensives apparences, les appétits les plus vils, les desseins les plus diaboliques attendent leur heure...
   Ingénieux dédale de faux-semblants, Une troublante identité est aussi une angoissante plongée vers les plus noirs abîmes de l'âme humaine.

8 euros (code de commande : 28879).

 

PHILIPPEN (Jos) et CALUWAERTS (Guido)Splendeur de la monnaie belge. Diest, Europa, 1976. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 181 p., illustrations en noir, bel exemplaire, peu courant.
   L'édition originale de cet ouvrage a paru en néerlandais sous le titre Luister van de belgische Munten.
Table des matières :
   
I. Introduction à notre numismatique nationale.
      - Les monnaies officielles.
      - Les monnaies-médailles.
      - Les monnaies de nécessité de la guerre 1914-1918.
   II. Le grand sceau et le petit sceau de l'État.
   III. Généalogie de la dynastie belge.
   IV. Nos graveurs de monnaies.
   V. Répertoire des types classifiés par souverain.
   VI. Illustrations et descriptions.
      - Léopold Ier.
      - Léopold II.
      - Albert Ier.
      - Léopold III.
      - Baudouin Ier.
      - Les monnaies-médailles.
      - Les monnaies de nécessité de la guerre 1914-1918.
   VII. Sommaire du nombre de frappes par année.
   VIII. Les essais monétaires du prince régent.
   IX. Bibliographie.

30 euros (code de commande : 28885 - vendu).

 

PIÉRARD (Christiane) — Les plus anciens comptes de la ville de Mons (1279-1356). Tomes I et II (complet). Bruxelles, Palais des Académies, 1971-1973. Deux volumes in-4° sous reliure toilée d'éditeur, tome I : XLVI, 785, tome II : 213 p, 5 planches in fine, (collection « Commission Royale d'Histoire »).
Commentaire de Jean-Marie Duvosquel :
   La comptabilité la plus ancienne des grandes villes flamandes {Ypres, Gand, Bruges) a commencé à être éditée dès la fin du siècle dernier et cet effort s'est poursuivi jusqu'à nos jours, particulièrement pour Bruges. En ce domaine, la documentation des villes wallonnes était encore inédite il y a peu. L. Verriest avait bien amorcé le travail à propos de Tournai (Charité Saint-Christophe), mais la destruction des archives tournaisiennes en 1940 interdisait évidemment la poursuite de l'entreprise. Heureusement, une autre ville, Mons, a conservé sa comptabilité depuis la fin du XIIIe siècle. C'est à l'édition de ces documents, tâche combien ardue et ingrate, que s'est attelée Mademoiselle Christiane Pièrard, conservateur de la Bibliothèque Centrale du Centre universitaire de l'État à Mons et Docteur en Histoire.
   La publication elle-même, qui couvre près de 800 pages in-4°, s'étend des années 1279 à 1356, C'est la forme des comptes, le rouleau, qui a fixé le terminus ad quem. Les comptes, tous écrits en picard, sont groupés en deux grandes catégories : ceux rendus par le massard ou receveur communal et ceux rendus par les échevins qui sortent de charge aux nouveaux échevins.
   L'édition s'ouvre par une introduction suggestive, dans laquelle l'auteur présente ses sources en les replaçant dans un contexte général. L'évolution de l'histoire financière de la ville de Mons est perçue au travers de deux tableaux splendides : tableau général des recettes, des dépenses et des soldes de tous les comptes des rnassards, tant en rouleaux qu'en registres, de 1289 à 1416 et tableau récapitulatif des comptes des échevins de 1309 à 1379,
   La première partie (p, 1-289) comprend 47 comptes de la massarderie (1284-1336) et le premier compte en registre 1338). La seconde partie (p, 291-623) groupe 86 documents annexes, répartis en onze séries : dix comptes des maltôtes (1288-1333 et 1395-1396) ; trente-huit comptes de travaux (1290-133?) concernant notamment le creusement des fossés, la construction des fortifications, un cahier des charges pour travaux à la Porte du Rivage, des comptes de pavage ; onze comptes de frais d'expropriations pour le creusement des fossés (1290-1318) ; sept rôles de taille (1279-1326) comprenant des évaluations de biens de contribuables, levées de tailles, relevés de reliquat de tailles ; trois documents relatifs aux mortemains (1296-1302), dont une liste des tributaires d'église habitant Mons ; trois listes de préteurs (1296-1309) ; dix comptes de cens, rentes et loyers dus à ou par la ville (1308-1334) ; deux comptes de pensions (1334-1335) ; un compte de dépenses d'échevins (13(3-1314) ; un compte de la Grande Aumône (l327-1328) qui aurait dû prendre place dans la seconde partie ; un relevé des gardes à la Porte du Parc, beaucoup plus tardif (début XVe siècle).
   Dans la troisième partie sont édités 34 comptes en rouleaux et un compte en registre rendus par les échevins sortant de charge aux échevins nouvellement désignés par le bailli de Hainaut (1309-1348 et 1355-1356), dix comptes rendus par les échevins au receveur de Hainaut (1311-1339) et deux comptes domaniaux rendus aux échevins de Mons par un receveur du domaine comtal (1342-1344). Ces douze derniers comptes concernent les assennes, c'est-à-dire le domaine engagé par le comte de Hainaut.
   Le tome II est constitué par une table des noms de personnes et de lieux, un index des matières et des monnaies, ainsi que par un glossaire et des planches photographiques.
   Outre l'intérêt que cette documentation très riche représente pour l'histoire des finances communales, l'histoire économique et sociale, l'anthroponymie, la toponymie et la philologie trouveront la des matériaux de tout premier ordre.
Bibliographie :
   - Duvosquel (Jean-Marie), Piérard (Christiane), Les plus anciens comptes de la ville de Mons (1279-1356), dans Revue Belge de Philologie et d'Histoire, tome 53, fascicule 2, pp. 571-572.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 28858).

 

PIERRARD (Pierre)Histoire du Nord. Flandre - Artois - Hainaut - Picardie. Paris, Hachette, 1978. In-8° broché, 404 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Littérature »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Taillés dans les provinces de Flandre, du Hainaut, d'Artois, de Picardie, les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme ont une histoire commune. Depuis le début de l'interminable duel franco-anglais, au XIIe siècle, jusqu'à la fin du violent conflit franco-allemand, au XXe siècle, en passant par les longues luttes entre la France et les Bourguignons auxquels succéderont les Habsbourg d'Espagne et d'Autriche, ces riches provinces n'ont cessé d'être un champ de bataille. Litanie sanglante et héroïque : Bouvines (1214), Crécy (1346), Calais (1347), Azincourt (1415), Les Dunes (1658), Denain (1712), Hondschoote et Wattignies (1793), Bapaume et Saint-Quentin (1871) ; c'est ensuite la trilogie de la Grande Guerre : Flandre (1914, 1918), Artois (1914, 1915, 1917), Picardie et Somme (1916, 1918), et enfin : Lille, la Somme. Dunkerque en 1940.
   Il y a, en outre, l'unité réalisée par un langage commun – le picard – qui s'est diversifié en patois « ch'ti-mi » à la fois semblable et divers par le patient labeur et la fidélité aux choses profondes, dans la souffrance et la commune ruine. Si bien que l'historien, le géographe, le linguiste se taisent car ils savent qu'il est des ciments plus forts que les constructions livresques des savants. Le présent ouvrage répond à un besoin. Il manquait un livre qui, tout en tenant compte de l'histoire profonde des populations du Nord, la replace dans un cadre classique jalonné par les événements politiques, diplomatiques et militaires.
   Tel a été le propos de cette Histoire du Nord.

20 euros (code de commande : 28898 - vendu).

 

RENARD (Jean-Claude)L'âge de la fonte. Un art, une industrie 1800-1914. Suivi d'un Dictionnaire des artistes. Paris, Éditions de l'Amateur, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 319 p., nombreuses illustrations en noir, un cahier en couleurs, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Identité et démultiplication.
   Première partie. L'art de la fonte.
      - Des premiers âges du fer à l'art industriel.
      - L'industrie de la fonte.
         - La fonte, dite fonte de fer.
         - Le cycle de production.
            - La refonte.
            - Les moules et les techniques de moulage.
            - La coulée du métal.
            - La finition.
      - De la création à la reproduction.
   Deuxième partie. Catalogues et productions.
      - Les grands fondeurs.
      - L'architecture.
      - Le mobilier urbain.
      - L'art des jardins.
      - La statuaire profane.
      - L'univers domestique.
      - Les bijoux et les jouets.
      - L'art sacré.
   Troisième partie. Dictionnaire des artistes : les œuvres principales.
   - Inventaire des productions.
   - Bibliographie.

45 euros (code de commande : 28887 - vendu).

 

ROSNY (Léon de) — Dictionnaire des signes idéographiques de la Chine avec leur prononciation usitée au Japon. Accompagné de la liste des signes idéographiques particuliers aux Japonais, d'une table des caractères cycliques et numériques, d'un index géographique et historique, d'un glossaire japonais-chinois des noms propres de personnes ; par Léon de Rosny professeur agrégé du cours de Japonais à l'École spéciale des langues orientales. Paris, Maisonneuve et Cie, 1867. [Paris / Maisonneuve et Cie, Éditeurs / Libraires de l'Athénée Oriental / 15, quai Voltaire, 15. / 1867] In-8° demi-chagrin vert, VIII, VIII, 226 p., cachet, exemplaire en bel état, rare.
Avertissement :
   Le volume que j'offre aux amis des lettres japonaises, et spécialement à mes élèves de l'École impériale des langues orientales, appartient à la série de publications que j'ai entreprises pour l'enseignement du plus important idiome de l'extrême Orient. Il forme en même temps la première partie du Dictionnaire dont la publication, commencée en 1857, a été bientôt après interrompue par des circonstances indépendantes de ma volonté.
   Les personnes qui se sont adonnées à l'étude du japonais savent combien il est indispensable de connaître la prononciation que les insulaires du Nippon attachent aux caractères chinois répandus à profusion dans leurs livres. Un seul ouvrage pouvait jusqu'à présent répondre à ce besoin3. Malheureusement cet ouvrage, de format in-folio, dépourvu de toute explication européenne ou asiatique, n'a été tiré qu'à cent exemplaires, et se vend à un prix exorbitant. Le Dictionnaire des signes idéographiques, imprimé avec moins de luxe et d'un format plus modeste et plus portatif, pourra remplacer la publication en question ; car les orientalistes sont d'accord pour reconnaître qu'un vocabulaire d'environ huit mille mots suffit généralement pour l'intelligence des textes. J'avais essayé de donner, ainsi qu'on peut le voir par la première feuille lithographique, les explications françaises à côté des signes, au moyen du procédé de l'autographie, ce qui aurait été d'une incontestable utilité pour les étudiants qui ne possèdent pas de dictionnaire chinois-français. J'ai dû y renoncer, après avoir vainement essayé de lutter contre l'imperfection des procédés employés en cette circonstance par les écrivains autographes. La deuxième partie de ce dictionnaire, dont les premières livraisons sont déjà publiées, suppléera avantageusement à ces inconvénients, et présentera, outre l'interprétation des signes, de nombreux exemples et un grand nombre de variantes de caractères, dans les principales écritures usitées en Chine et au Japon.
   Enfin j'ai donné, à la suite du Dictionnaire proprement dit, plusieurs tables ou index philologiques, historiques, et géographiques japonais-chinois, dont les orientalistes apprécieront, je l'espère, la valeur et l'opportunité.

100 euros (code de commande : 28883 - vendu).

 

[SOMVILLE (Roger)]. Somville. En remontant le temps. 1945-1988. Avant-propos par Francis Duriau. Bruxelles, Atelier Ledoux, 1999. In-8° carré broché, 47 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'Hôtel communal de Schaerbeek, du 16 février au 14 mars 1999.
Avant-propos :
   
Trois quarts de siècle d'une vie particulièrement bien remplie qui prit racine, en 1923, au 69 de l'avenue Émile Zola à Schaerbeek.
   Plus de cinquante ans d'une riche carrière artistique qui s'amorça après une nouvelle escale quelque peu furtive, en mai '40, à la rue de la Poste à Schaerbeek.
   Un long parcours, impressionnant et incessant qui, aujourd'hui, fait logiquement étape en nos murs, couronnant le septante-cinquième anniversaire de l'artiste.
   Cette exposition, qu'il a lui-même titrée pour la circonstance En remontant le temps - 1945-1998, s'apparente donc, pour Roger Somville, à un retour aux sources. Elle nous donne l'opportunité de découvrir ou de revoir les principaux temps forts du cheminement artistique de cet artiste exceptionnel.
   En conflit perpétuel avec notre société contemporaine et les drames qu'elle a générés tout au long de ce siècle finissant, Roger Somville a toujours eu le mérite de développer un art foncièrement social et humaniste. Ses toiles déclinent la condition humaine. Elles crient, avec éclat, son désarroi profond face aux « maladresses », aux erreurs, aux horreurs d'un siècle tourmenté, perturbé et combien perturbant pour la sensibilité d'un artiste aussi engagé que lui.
   Très rapidement, il sera considéré comme un peintre contestataire, soucieux – comme il le confirme d'ailleurs lui-même – « d'arracher les œillères, de bousculer les ostracismes et les tabous. »
   En marge des divers courants qui ont marqué ces dernières décennies, Somville est toujours resté fidèle, en dépit des critiques, à sa ligne de conduite, à ses engagements premiers, prônant la confrontation plutôt que l'exclusion. C'est dans la rue qu'il puise sa principale source d'inspiration : témoin de son temps, il n'a cessé de dépeindre le monde tel qu'il le ressent, avec ses plaies, ses déchirements, ses souffrances.
   La peinture de Roger Somville se lit comme un message fort mais éminemment sincère. Son art dénonce. Il a un goût de révolte, mais il a aussi l'honnêteté d'éveiller le regard de l'homme et de susciter sa réflexion.

12 euros (code de commande : 28895).

 

STUART (Francis) — Rédemption. [Titre original : Redemption.] Traduit de l'anglais par Annie Brierre. Paris, Gallimard, 1951. In-8° broché, 284 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   Pour Ezra, un Irlandais qui revient de la guerre, la vie n'est plus qu'une réalité d'horreur, de viols et de sang. Il a assisté aux spectacles les plus affreux. La femme qu'il aimait a été déportée. Il se retire dans une petite ville d'Irlande, non loin de Dublin, où il a deux amis : le Père Mellowe, un prêtre catholique, et Kavanagh, un marchand de poissons ; un saint homme et un voyou. Le destin de ces trois personnages à la suite d'un crime particulièrement ignoble commis par Kavanagh va se nouer, et le prêtre, le désespéré, l'assassin seront unis les uns aux autres par quelque chose de tellement fort que ce pourrait bien être la Grâce.
   Dans ce roman hallucinant de violence et de ténèbres, Francis Stuart se révèle comme un des romanciers les plus puissants de la jeune littérature anglaise.
   Né en 1902, en Australie, de parents irlandais, Francis Stuart fit ses études en Angleterre, à Rugby, puis vécut en Irlande. La guerre le surprit en Allemagne, chargé de cours de littérature anglaise à l'Université de Berlin. Il finit par y subir la prison, les bombardements.
   Francis Stuart est aussi un poète, dont le premier volume de vers obtint en 1923 le Prix de Poésie de l'Académie Royale de Dublin, prix décerné par un jury de trois membres, dont Yeats faisait partie.

13 euros (code de commande : 28882).

 

[VANDEN BOEYNANTS (Paul)]. HIRSON (Noël) — Paul Vanden Boeynants. Sa carrière. Bruxelles, Éditions Capitales, 1969. In-12 broché, 132 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   1919-1949.
      - Les débuts d'un grand homme.
   1949-1961.
      - Le député des classes moyennes.
      - Battre le fer tant qu'il est chaud.
      - Son premier poste ministériel.
   1961-1965.
      - Président du PSC.
      - Une stratégie politique.
      - Paul Vanden Boeynants et les problèmes linguistiques.
      - Le PSC et les relations communautaires.
   1965-1969.
      - Des élections au poste de Premier ministre.
      - VDB, chef du gouvernement.
      - Un homme polyvalent.
      - Les élections de 1968.
      - La formation du gouvernement Eyskens.
      - Des ennuis et des projets.
   - Quinze clés pour utiliser ce livre.
   - Index des principaux noms cités.

12 euros (code de commande : 28869).

 

VAN HAUDENARD (Maurice) — Histoire de la commune d'Aubechies. Introduction de Jules Feller. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1926. In-8° agrafé, 54 p., quelques illustrations hors texte, rare.
Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Généralités.
      - Nom, étymologie, situation, altitude et nature du sol, hydrographie, population et territoire, voies de communications, agriculture - commerce, ducaces, organisation politique, archives communales, organisation religieuse, sociétés.
   Chapitre II. Toponymie.
      - Hameaux, lieux-dits, fermes.
   Chapitre III. Les origines, la seigneurie.
   Chapitre IV. L'échevinage, souvenirs militaires, mesures anciennes.
   Chapitre V. Le monastère.
   Chapitre VI. L'église.
   Chapitre VII. La paroisse, les curés.
   Chapitre VIII. Institutions diverses.
      - Bienfaisance, instruction publique, folklore.

20 euros (code de commande : 28899 - vendu).

 

VAN HAUDENARD (Maurice) Histoire de la ville de Chièvres. Bruxelles, Falk - Nossent, 1923. In-8° broché, 229 p., illustrations et un plan à déplier, couverture un peu défraîchie, rare.
Table des matières :
   - Au lecteur.
   - Introduction.
   - Toponymie.
   Première partie. La seigneurie.
      Chapitre I. Les origines.
      Chapitre II. La famille de Chièvres.
      Chapitre III. La famille de Gavre.
      Chapitre IV. La famille de Rumigny.
      Chapitre V. La seigneurie, de 1289 à 1428.
      Chapitre VI. La famille de Croÿ.
      Chapitre VII. Les familles d'Egmont et Pignaletti.
      Chapitre VIII. Le château - Les baillis.
      Chapitre IX. La terre de Chièvres.
   Deuxième partie. L'organisation civile.
      Chapitre I. L'enceinte fortifiée.
      Chapitre II. L'organisation communale.
      Chapitre III. Les finances.
      Chapitre IV. Les mayeurs, les juges de paix et les notaires.
      Chapitre V. Les armes de Chièvres.
      Chapitre VI. L'hôtel de ville.
      Chapitre VII. Principaux événements.
   Troisième partie. Institutions religieuses.
      Chapitre I. Le doyenné.
      Chapitre II. Les doyens.
      Chapitre III. La paroisse, la confrérie, les curés.
      Chapitre IV. L'église.
      Chapitre V. Clocher et carillon.
      Chapitre VI. Les cantuaires de Guise et Lescuyer.
      Chapitre VII. Épitaphie.
      Chapitre VIII. Notre-Dame de la Fontaine.
      Chapitre IX. La chapelle Saint-Jean.
      Chapitre X. La chapelle Notre-Dame de Lorette.
      Chapitre XI. Les Sœurs Grises.
      Chapitre XII. Les Oratoriens.
      Chapitre XIII. Refuges d'abbayes - Les dîmes - Le presbytères.
   Quatrième partie. Institutions économiques, militaires, charitables & scolaires - Folklore - Biographie.
      Chapitre I. Foires et marchés.
      Chapitre II. Institutions économiques et militaires : confréries, archers.
      Chapitre III. Institutions hospitalières : ladrerie, hôpitaux, maison des pauvres veuves, fondation Jean Raghet, hospice des vieillards.
      Chapitre IV. Institutions scolaires : garçons, filles, écoles dominicales, musique, fondations scolaires.
      Chapitre V. Folklore.
      Chapitre VI. Biographie : Botteau, Bouchy, Bourlart, Crignon, de Bay, de Chièvres, De Croÿ, Defrenne, Defuisseaux, de Guse, Dehaut, de la Haye, de Vuœrden, Druesnes, Ducornet, Duray, Du Rieux, Farinart, La Corre.
   - Annexes.
   - Bibliographie.

40 euros (code de commande : 28900 - vendu).

 

WINCKLER (Martin) — Les miroirs de la vie. Histoire des séries américaines. Essai. Paris - New York, Le Passage, 2002. In-8° collé, 335 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   En marge de ses activités de médecin et de romancier, Martin Winckler nourrit une véritable passion pour la fiction télévisée, genre plébiscité par le public mais encore mal connu et dédaigné par la critique.
   Les miroirs de la vie, consacré aux séries télévisées américaines, passe en revue plus de trente séries dramatiques des vingt dernières années, devenues pour certaines d'immenses succès populaires en France. Il décrit les différents genres – séries policières, judiciaires, médicales, fantastiques et réalistes – et analyse dans le détail les œuvres les plus représentatives : Urgences, Ally McBeal, New York Police Blues, Buffy contre les Vampires, X-Files, Star Trek, Le Caméléon, etc.
   Il insiste sur le fait que, loin de n'être que des « objets de consommation », les séries dramatiques contemporaines, par leurs thèmes et leur construction, constituent de véritables miroirs de la société américaine et que les meilleures d'entre elles sont des fictions de grande qualité, dignes des meilleurs films et des meilleurs romans.

8 euros (code de commande : 28876).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 19 novembre 2019.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(29 octobre 2019)

 

 VIENT DE PARAÎTRE

 

[MAXIMILIEN-EMMANUEL DE BAVIÈRE]. LEESTMANS (Charles-J.-A.) — Maximilien-Emmanuel II de Bavière 1662-1726. Un destin contrarié. Namur, Chez l'Auteur, 2019. In-8° collé, 425 p.
En quatrième de couverture :
   Maximilien-Emmanuel II offre l'image la plus accomplie du souverain baroque placé entre la France et l'Empire. L'épopée démarre en fanfare avec la prise de Belgrade (1688). Elle aboutira aux désastres militaires de Höchstädt (1704) et de Ramillies (1706). Beau-frère du Grand Dauphin, beau-fils de l'empereur, tout le poussait vers les sommets. La mort prématurée de son fils Joseph -Ferdinand lui ôta la succession de Charles II et l'empire espagnol.
   Celui qui compta parmi les grands gouverneurs des Pays-Bas espagnols, duc Électeur de Bavière, puis souverain éphémère des Pays-Bas méridionaux (1711-1714), fut relégué aux seconds rôles. Il s'en consola en développant un mécénat actif qui ouvrit des voies nouvelles. Ainsi s'élevèrent ses châteaux en Bavière comme la Grand Place et l'opéra de la Monnaie à Bruxelles.
   Cette première biographie en langue française fait le point sur un personnage hors du commun. Elle le situe dans le contexte des guerres et des manœuvres diplomatiques, comme dans celui plus familier de sa Cour, des villes et des campagnes. Munich, Bruxelles, Liège, Mons, Namur, Valenciennes sont évoquées comme autant de jalons qui marquèrent le passage de deux frères unis l'Électeur et Joseph-Clément, prince- évêque de Liège.
   L'auteur a publié plusieurs ouvrages consacrés au XVIIe siècle dont une biographie de Charles IV de Lorraine (1604-1675) et une vie quotidienne des armées aux Pays- Bas espagnols, Soldats de l'Armée des Flandres (1621-1715). Il a, d'autre part, publié de nombreux articles et monographies sur l'Ardenne.

25 euros (code de commande : 28817).

 

[ARCHITECTURE]. L'archéologie industrielle. Namur, Centre d'Action Culturelle de la Communauté d'Expression Française, 1978. In-8° carré agrafé, 108 p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Il s'agit du n° 56 - Mars 1978 de la revue Les Dossiers du CACEF.
Sommaire : de couverture :
   - L'archéologie industrielle. Colloque de Colonster 24-25-26 mai 1977.
      - Préambule, par Jacques Stiennon.
      - L'Archéologie industrielle et la démographie historique : une collaboration fructueuse, par René Leboutte.
      - Évolution de la construction de bateaux destinés à l'Etat indépendant du Congo, par André Lederer.
      - L'avènement de l'acier fondu en creuset de Poncelet frères dans l'Empire français et au départ de Liège, par Léon Willem.
      - Contribution à l'étude de la cartoucherie en Belgique, par Jacques Thisse.
      - La valeur des témoins archéographiques en archéologie industrielle, par Michel Dewez.
      - L'histoire et l'expansion des Pieux Franki (1909-1977), par Jean-Marie Putzeys.
      - Les charbonnages promoteurs immobiliers : l'Hôtel Louise à Micheroux (1870), par Élian Rigo-Henderickx.
      - L'une des premières cités ouvrières modernes : la cité Hoyaux, à Cuesmes-Mons, par Christiane Piérard.
      - À propos du Charbonnage de Cheratte, par Henri Delrée.
      - Bilan des fouilles sur le site de la Verrerie de Nethen (forêt de Meerdael), par Cl. M. Terlinden.
      - Les gares d'Anvers et de Tournai au XIXe siècle, par Dominique Verhaegen.
      - La dernière mine de fer de la province de Liège : Couthuin, par Nicole Caulier-Mathy.
      - Conclusions générales.
   - Les livres.
   - Les disques.

12 euros (code de commande : 28808).

 

Army General and Commercial College Cologne. Notes, Past and Present. Cologne, Army General and Commercial College, 1920. In-4° agrafé, 47 p., illustrations, exemplaire défraîchi mais bien complet.
Foreword :
  « Notes, Past and Present » was originally intended to be in the nature of an interesting « souvenir » for those members of the British Army of the Rhine who had, at some tirne or other, been connected with the Army General and Commercial College, either as Students, Instructors, or in administrative posts.
   As the original idea developed, it became increasingly clear that such a publication might also be of value to others, who, up to the present had no knowledge of the existence of the College or its activities.
   It is confidently hoped that this little brochure will fulfil the above aims and will rneet with the approval of both categories of readers. To all who have assisted in its compilation, the Editor offers his most grateful thanks.
Sommaire :
   - Introduction, par E.C. Heath.
   - The College Staff.
   - The General Wing, par A.W. Anscombe.
   - The Commercial Wing, par B.D.G. Ball.
   - The Agricultural Wing, par A. Campbell.
   - Art, par W.B. Jemmett.
   - Music, par L.W. Adcock.
   - Social Amenities, par H. Groves.
   - « My Term at the Army General and Commercial College. »
   - The University of Democracy, par A.G. Clarke.
   - Business Law, par E.E. Holland.
   - « Two Men » (poème).
   - Les pp. 31 à 47 sont consacrées aux publicités des activités commerciales britanniques à Cologne.

12 euros (code de commande : 28812).

 

BERGOUNIOUX (Pierre) — Carnet de notes. Tome I : Journal 1980-1990. Tome II : Journal 1991-2000. Tome III : Journal 2001-2010. Paris, Verdier, 2006, 2007, 2011. Trois volumes in-8° brochés sur papier bible, t. 1 : 950 p., t. II : 1260 p., t. III : 1262 p., très bon ensemble.
En quatrième de couverture du tome I :
   Nulle désillusion ne se compare à celle que la génération d'après-guerre a connue. Au printemps des années soixante a succédé l'hiver, qui dure encore, des années quatre-vingt. Les grandes espérances ont pâli, la vie perdu la saveur qu'on lui trouvait.
   Le changement d'horizon, la fin d'une époque, c'est à l'échelle des heures, dans le détail de l'expérience personnelle qu'on en prend la mesure.
   Ces notes, prises au jour le jour, depuis vingt-cinq ans, accusent avec les progrès de l'âge, l'érosion du bonheur qui avait été donné, pour commencer.
En quatrième de couverture du tome II :
   
Ce deuxième tome couvre les années quatre-vingt-dix, et porte toute l'ombre qui – à l'exclusion des années soixante – a prévalu au long de ce vingtième siècle.
En quatrième de couverture du tome III :
   « Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j'ai ressenti le besoin d'y voir clair dans cette vie.
   La littérature m'est apparue comme le mode d'investigation et d'expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l'histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d'une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu'il n'est de science que du général.
   Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j'ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l'heure qu'il est, au présent. » (P. B.)
   Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.

Les trois volumes : 50 euros (code de commande : 28801).
Prix neuf : 116,10.

 

[BRUEGHEL L'ANCIEN (Pierre)]. MARIJNISSEN (Roger-H.) et SEIDEL (Max) — Bruegel. Deuxième édition. Bruxelles, Arcade, 1971. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 379 p., nombreuses héliogravures et illustrations en couleurs (ces dernières contrecollées).
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Biographie.
   - L'époque et l'œuvre.
   - Notes.
   - Tableau synoptique.
   - Catalogue.
   - Illustrations.
   - Bibliographie.
   - Index.

35 euros (code de commande : 28845 - vendu).

 

[BRUEGHEL]. L'Entreprise Brueghel. Sous la direction de Peter van den Brink. Gand-Amsterdam, Ludion, 2001. In-4° broché, 191 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire truffé et en bel état.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition présentée au Bonnefantenmuseum, à Maastricht, du 13 octobre 2001 au 17 février 2002 puis aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 22 mars au 23 juin 2002.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction, par Peter van den Brink.
   - L'art de la copie. Le pourquoi et le comment de l'exécution de copies aux Pays-Bas aux XVIe et XVIIe siècles, par Peter van den Brink.
   - Pieter Brueghel le Jeune, 1564/65-1637/38, par Jacqueline Folie.
   - Pieter Brueghel le Jeune a-t-il pu voir les tableaux de son père ? Réflexions méthodologiques et critiques, par Dominique Allart.
   - « C'est au fruit qu'on connaît l'arbre. » Les Proverbes flamands de Pieter Bruegel l'Ancien et les copies issues de l'atelier de Pieter Brueghel le Jeune, par Rebecca Duckwitz.
   - Démystification d'un procédé : Le Dénombrement de Bethléem de Pieter Brueghel le Jeune. Une étude technique, par Christina Currie.
   - Datation dendrochronologique de trois versions du Dénombrement de Bethléem peintes par Pieter Brueghel le Jeune, par Pascale Fraiture.
   - Catalogue, par Suzanne Harleman.
      I. Le Dénombrement de Bethléem.
      II. L'Adoration des Mages dans la neige.
      III. Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux.
      IV. L'Avocat de village.

30 euros (code de commande : 28846 - vendu).

 

CALAFERTE (Louis) — Le chemin de Sion (Carnets 1956-1957). Paris, Denoël, 1980. In-8° collé, 319 p., couverture un peu frottée, épuisé.
En quatrième de couverture :
   On chercherait en vain, dans ce premier recueil de Carnets (1956-1967), l'écho de grands événements, de rencontres marquantes. Calaferte a peu de goût pour les plaisirs de la société. Il nous invite à partager sa solitude en compagnie de rares intimes, de quelques animaux. Sa tendresse est grande pour tout ce qui l'entoure.
   Dans son bureau tapissé de livres, il nous fait part de ses impressions de lecture. Surtout à propos d'ouvrages à caractère intime – Amiel, Gide, Jules Renard – ce qui donne à son propre Journal l'aspect d'une recherche sur le genre même du journal. Quelle richesse de remarques sur l'état créatif – ses effervescences, ses sécheresses –, sur la vocation littéraire qui chez lui ne cesse de se nourrir d'une angoisse qui dépasse de beaucoup la seule anxiété de l'œuvre à produire.
   Sans complaisance ni exhibitionnisme, ce Journal est aussi un perpétuel exercice de concision stylistique.

13 euros (code de commande : 28804).

 

CALAFERTE (Louis) — Rapports. Carnets VI. 1982. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 323 p., (collection « L'Arpenteur »), bel exemplaire avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Lundi 31 mai
   Comment arriver jusqu'à moi par-dessus ces hauts murs qui interdisent mon entrée ? en vérité si hauts qu'ils sont infranchissables. Peut-être ne reste-t-il qu'une façon de m'atteindre, en m'appelant moi-même sans discontinuer, jusqu'à ce que je me réponde ; mais il ne faut pas me lasser, car de toute façon je suis si loin que des siècles peuvent s'écouler avant que je sois enfin touché par cet appel.

12 euros (code de commande : 28803).

 

CALAFERTE (Louis) — Situation. Carnets XIII. 1991. Paris, Gallimard, 2007. In-8° collé, 332 p., (collection « L'Arpenteur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Mardi 1er janvier,
   Nouveau cahier, avec l'espoir, comme, à une certaine époque, pour lui-même le souhaitait Gide, qu'il reflétera des jours moins sombres que les précédents.
   Hier soir, notre traditionnel dîner de réveillon, G. ravissante dans cet ensemble noir, qui lui va si bien ; délicatement maquillée, étrennant de nouvelles boucles d'oreilles ; et, comme avec elle tout se transforme magiquement, nous eûmes soudain dans notre chambre une jolie petite table à nappe écarlate et fines serviettes d'organdi blanc, nos deux verres au centre de cette installation pour dînette d'un charme exquis. L'émotion m'a serré la gorge à me savoir si physiquement éprouvé. Il nous a fallu nous maîtriser pour ne pas, l'un et l'autre, fondre en larmes.
   Ce matin, recrudescence de la douleur dans le côté droit, à hauteur de la taille. Je pouvais ces jours derniers me lever seul de mon fauteuil, je ne le puis plus.

15 euros (code de commande : 28802).

 

DELAME DELIEVRE (Maurice) — La Libération du Valenciennois. S.l., chez l'Auteur, 1973. In-4° broché, 197 p., illustrations, cartes, recouvert d'adhésif et renforcé aux charnières, nom d'appartenance manuscrit sur la page de garde.
Table des matières :
   Introduction.
      - Les opérations précédant L'occupation de Valenciennes du 10 au 27 mai 1940 ou la défense de l'Escaut.
   Première partie. Préludes.
      Chapitre 1. Les opérations militaires du débarquement le 6 juin au franchissement de la Seine le 25 août L944.
      Chapitre 2. Situation politique et stratégique fin août.
   Deuxième partie. Délivrance du Valenciennois.
      Chapitre 1. Les opérations du 25 août au 1er septembre.
      Chapitre 2. La libération du Valenciennois.
      Chapitre 3. La suite des opérations jusqu'à la fin de la guerre.
      Chapitre 4. La résistance dans le Valenciennois.
   Troisième partie.
      Chapitre 1. Extraits des journaux de marche, des ordres d'opérations et des compte rendus de la Ve Panzer AOK allemande, chargée par Hitler de la défense de l'arrondissement.
      Chapitre 2. Historique et composition des unités alliées et allemandes qui opéraient dans la région.
      Chapitre 3. Inauguration d'une plaque à la mémoire de la 30e Division d'Infanterie U.S.
      Chapitre 4. En parallèle, la délivrance de Valenciennes, le 2 novembre 1918.
      Chapitre 5. Lettres officielles d'archives.

25 euros (code de commande : 28816).

 

DUVIEUSART (Jean) — La question royale. Crise et dénouement : juin, juillet, août 1950. Bruxelles, CRISP, 1975. In-8° broché, [8], 231 p.
En quatrième de couverture :
   Par sa durée, sa rigueur, sa violence, la nature des clivages qu'elle a mis en lumière et la manière dont elle s'est dénouée, la question royale se présente comme une crise majeure et constitue un moment privilégié pour l'observation de la société belge. J. Duvieusart qui fut Premier ministre du gouvernement social-chrétien en juin-juillet 1950 établit ici une relation des événements. Il s'agit d'un témoignage personnel sur les faits vécus par l'auteur, précédé d'une narration des étapes de l'affaire royale depuis le 25 mai 1940. L'auteur s'y explique sur ses propres attitudes de l'époque et sur la manière dont il a cru pouvoir apporter une solution à la crise constitutionnelle. Ce livre apporte également – par des documents inédits de première importance – une information complémentaire sur cette crise qui a si fortement marqué l'après-guerre en Belgique.

13 euros (code de commande : 28824).

 

FABRE D'ÉGLANTINE (Philippe-François-Nazaire Fabre, dit) — Œuvres choisies de Fabre d'Eglantine. Paris, Dabo, 1820. [A Paris, / Chez Théodore Dabo, Libraire, / Rue Hautefeuille, N°. 16. / 1820.] In-16 sous son brochage d'époque, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 315, [1 (table)] p., exemplaire à toutes marges.
Table des matières :
   - Notice sur Fabre d'Églantine.
   - Le Philinte de Molière, ou la Suite du Misanthrope, comédie en cinq actes.
   - L'Intrigue épistolaire, comédie en cinq actes.
   - Les Précepteurs, comédie en cinq actes.

25 euros (code de commande : 28831).

 

[FERRIER (Kathleen)]. SPYCKET (Jérôme) — La vie brève de Kathleen Ferrier. Préface de Jant Baker. Paris, Fayard, 2003. In-8° collé, 171 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Vie brève mais parcours éblouissant : cinquante ans après sa mort, la voix de Kathleen Ferrier continue à vivre et à émouvoir ses auditeurs fervents.
   C'est la vie de cette femme que retrace cet ouvrage, depuis ses débuts modestes dans le Lancashire où la situation de sa famille l'amène à quitter l'école très jeune pour devenir « demoiselle des postes ». Elle suit une formation musicale axée d'abord sur le piano, et découvre sa voix. Sa carrière commence en Angleterre pendant la guerre, puis prend rapidement un essor international qui l'impose sur les scènes d'Europe et d'Amérique. Elle est appelée par les plus grands : Gerald Moore, Sir John Barbirolli, Bruno Walter, Benjamin Britten...
   Atteinte par un cancer trop tard diagnostiqué, elle meurt en octobre 1953, à 41 ans.
   Préservées par le disque, ses interprétations ne cessent pas d'émouvoir : on l'admire entre autres dans l'Orphée de Gluck, dans Bach et Haendel, dans Le Chant de la Terre ou les Kindertotenlieder de Mahler, L'Amour et la Vie d'une femme de Schumann.

10 euros (code de commande : 28818).

 

GORLIA (Joseph) — Histoire de Rameignies village de la châtellenie d'Ath ancien fief des familles de Saint-Pol - de Ligne - de la Catoire. Contenant une Charte-loi inédite et suivie d'une note sur Thumaide et Wadelincourt. Fontaine-l'Évêque, Daisne, 1933. In-8° broché, 350 p., illustrations, une carte à déplier, bon exemplaire, rare.
Table des matières :
   Première partie. Le village.
      - Préface de l'abbé Pasture.
      - Avant-propos de l'auteur.
      - Principaux ouvrages consultés.
      Chapitre 1. Le plus ancien document : charte de 1119.
      Chapitre 2. Toponymie et topographie.
         - Le nom du village.
         - Le plan du village.
         - Les coutures, chemins, et lieux dits.
         - Les terres cultivées.
         - Les maisons et leurs habitants ; population.
         - Le château ; les châtelains.
         - Le moulin ; les meuniers.
      Chapitre 3. L'école.
      Chapitre 4. Les services publics : poste, chemin de fer, éclairage.
      Chapitre 5. Les faits de guerre.
      Chapitre 6. Le crime.
      Chapitre 7. Le procès du pâturage.
   Deuxième partie. La seigneurie.
      Chapitre 8. Ce qu'était la seigneurie de Rameignies : le domaine et les droits du seigneur.
      Chapitre 9. Les époques de la seigneurie.
         Première époque : avant 1300. Les seigneurs de Leuze-Condé.
         Deuxième époque : de 1300 à 1573. Les barons et comtes de Ligne.
         Troisième époque : de 1573 à 1612. Les « nouveaux riches ».
         Quatrième époque : de 1612 à la fin de l'ancien régime. La famille de la Catoire.
   Troisième partie. La paroisse.
      Chapitre 10. Le curé.
      Chapitre 11. Le clerc.
      Chapitre 12. L'église et la paroisse.
      Chapitre 13. Le presbytère.
      Chapitre 14. Les fondations.
      Chapitre 15. Les dévotions particulières.
      Chapitre 16. Les comptes de l'église et des pauvres.
   Quatrième partie. La commune.
      Introduction. La Loy.
      Chapitre 17. La charte-loi de Rameignies.
      Chapitre 18. Baillis et greffiers.
      Chapitre 19. Le mayeur et les échevins, gens de Loy.
         1. Un mayeur de Rameignies.
         2. Mayeurs et échevins.
         3. Les mayeurs particuliers.
      Chapitre 20. Le sergent.
         - Note sur les « canoles ».
      Chapitre 21. La commune sous le nouveau régime.
         1. Maires, bourgmestres, conseillers.
         2. Le secrétaire communal.
         3. Le garde-champêtre.
      Chapitre 22. Notes généalogiques sur les vieilles familles du village.
      Chapitre 23. Les procès.
   Annexe 1. Contribution à l'histoire de Thumaide.
   Annexe 2. Contribution à l'histoire de Wadelincourt.
   - Répertoire alphabétique.
   - Table, addendum, errata.

40 euros (code de commande : 28847).

 

[HAINAUT]. Les Chartes nouvelles du Pays et Comté de Hainau. Mons, Hoyois, [1773]. [A Mons, / Chez Henri Hoyois, Imprimeur / & Libraire, rue de la Clef, / près de la grande Place. / Avec Permission.] In-8° plein veau marbré d'époque, dos (restauré) lisse orné d'un semis de fleurons dorés, pièce de titre, plats encadrés d'un filet-double avec de petits fleurons en écoinçons, tranches dorées, [1 (titre], [1 bl.], [6 (permissions)], 416, [8 (lettre des archiducs Albert et Isabelle, table des chapitres et permission datée du 27 janvier 1773)] p., exemplaire en bon état.   
   
Dans l'ouvrage présenté ici, on ne trouve pas les erreurs typographiques de pagination (34 pour 334 et 33 pour 335) que nous avons constatées dans un autre exemplaire.
Bertrand Federinov écrit :
   « Les ouvrages juridiques [...] constituaient avec les livres religieux le fonds de commerce des imprimeurs montois sous l'Ancien Régime. De fait les juristes, qui occupaient alors une place prépondérante au sein de la cité, se devaient de recourir quotidiennement, dans le cadre de leurs activités, à la législation en vigueur dans le comté. »
   Les chartes « nouvelles » sont celles homologuées pendant le règne d'Albert et Isabelle, en 1619, qui remplacèrent celles approuvées en 1534 et à leur propos, Jules De Le court précise : « Les chartes générales régissaient deux catégories seulement de bien immeubles, les fiefs et les alleux, même s'ils étaient tenus d'une cour étrangère ; elles constituaient en outre le statut personnel de la province : elle déterminaient les droits, juridictions et prééminences de la Cour et du Conseil souverain du Hainaut, réglaient les droits des seigneurs hauts justiciers, les contrats, les testaments, etc. »

Bibliographie :
   
- Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 803.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, pp. XLIII et 27.
   - De Le Court (Jules), Introduction générale aux coutumes du Hainaut, p. XIII.

90 euros (code de commande : 28842).

 

LE CLERT (Louis) — Armorial historique de l'Aube. Marseille, Laffitte Reprints, 1976. In-8° plein simili brun d'éditeur, 357 p., III planches hors texte en couleurs, quelques soulignements dans la préface, tirage limité à 300 exemplaires, peu courant.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée à Troyes, en 1911.
Extrait de la préface :
   Les travaux du genre de celui que nous donnons aujourd'hui n'étant que des compilations, nous avons été dans la nécessité d'emprunter à M. Roserot tout l'ensemble de son ouvrage et même de suivre sa méthode de classement, ne pouvant en trouver une meilleure. Mais, comme nous ne sommes pas de ceux qui profitent du labeur des autres sans leur en tenir compte, nous avons consciencieusement noté tout ce que nous devons à cet auteur en rappelant les numéros d'ordre placés en tête de chacun des noms figurant dans son Armorial, et en y renvoyant le lecteur.
   M. Roserot a publié 842 armoiries, plus quelques autres portant des numéros bis et ter. Notre travail en renferme 1779 et aussi un certain nombre de numéros bis. Cette différence provient de ce que nous avons agrandi le cadre que cet écrivain s'était tracé. Nous donnons, en effet, un certain nombre de blasons d'abbés, d'abbesses et de fonctionnaires, en y ajoutant ceux des anoblis du premier et du second Empire et des personnes titulaires d'armoiries ayant à ce jour des possessions dans les parties des anciennes provinces de Champagne et de Bourgogne composant le département de l'Aube.
   Nous avons pensé que, grâce à la présence de ces documents, il serait plus facile, en consultant notre recueil, de se prononcer relativement à l'attribution des armoiries que l'on peut rencontrer sur des vitraux, des sculptures, des cachets, des pièces d'orfèvrerie, etc.. datant même de l'époque la plus récente.
   Malgré nos recherches, nous sommes bien loin, il faut l'avouer, d'avoir réuni tout l'ensemble des armoiries, que nous aurions été désireux de voir figurer dans notre ouvrage ; c'est à peine si les deux tiers de celles des bourgeois de Troyes nous sont connues. Il en est de même pour les blasons de nombreux possesseurs de fiefs et de seigneuries.
   D'autres écrivains seront probablement plus heureux et ils pourront reprendre notre travail et le compléter, tout en corrigeant les erreurs que, malgré tous nos soins, nous avons pu commettre.
   Pour faciliter les recherches, nous avons fait suivre de dates précises les noms de quelques personnages isolés. Quant aux familles qui ont eu plusieurs représentants dans notre région, nous donnons les dates extrêmes entre lesquelles nous y avons constaté leur existence.

50 euros (code de commande : 28832).

 

[LULLY (Jean-Baptiste)]. DAVID-CALVET (Marc) — Le fracas du soleil ou Jean-Baptiste Lully le musicien du roi. Paris, Perrin, 2000. In-8° collé, 381 p., exemplaire avec sa bande d'annonce, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Jean-Baptiste Lully a vingt ans et le roi quinze lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois en 1653, au cours du Ballet de la Nuit. Louis XIV danse en habit de soleil. C'est le lever du jour, l'aube d'un règne. Se déroule peu après la présentation à la cour de Marie Mancini, quatorze ans, nièce de Mazarin. En écoutant cette jeune fille qui déclame Le Cid de manière bouleversante, le roi tombe amoureux. Alors, Marie, Louis et Jean-Baptiste ne font plus qu'un et la forêt de Fontainebleau ne cesse de résonner de leurs folles cavalcades en cet été 1658. Spirituelle, lettrée, Marie raconte Persée, Armide et bien d'autres légendes que Lully sublime des traits de son violon. Mais l'amour devra céder le pas à la raison d'État et la belle Mancini se résigner à repartir pour Rome afin d'épouser le connétable Colonna.
   Pourtant les légendes demeurent et Lully n'oublie pas cette voix qui, désormais, le hante. Telle Armide usant de ses enchantements, Marie sera sa muse, sa magicienne tout au long de sa vie, le conduisant, à partir de ses récits fabuleux, à la création de l'opéra français. Parmi eux, le mythe de Phaéton, ce fils du Soleil qui prétend conduire le char lumineux vers le zénith et finit fracassé, inspirera Lully, dont la vie connaîtra la même sorte de destin. Avec le personnage de Marie Mancini, c'est l'un des fils conducteurs de cette vie romancée du surintendant de la musique du Roi et directeur de l'Académie royale de musique.

10 euros (code de commande : 28829).

 

MAO TSE-TOUNG — Quatre essais philosophiques. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1967. In-8° collé, 151 p.
Table des matières :
   - De la pratique.
   - De la contradiction.
      I. Les deux conceptions du monde.
      II. L'universalité de la contradiction.
      III. Le caractère spécifique de la contradiction.
      IV. La contradiction principale et l'aspect principal de la contradiction.
      V. L'identité et la lutte des aspects de la contradiction.
      VI. La place de l'antagonisme dans la contradiction.
      VII. Conclusion.
   - De la juste solution des contradictions au sein du peuple.
      I. Deux types de contradictions de caractère différent.
      II. L'élimination des contre-révolutionnaires.
      III. La coopération dans l'agriculture.
      IV. Les industriels et les commerçants.
      V. Les intellectuels.
      VI. Les minorités nationales.
      VII. Planification d'ensemble et dispositions appropriées.
      VIII. « Que cent fleurs s'épanouissent », « Que cent écoles rivalisent » et « Coexistence à long terme et contrôle mutuel ».
      IX. Les troubles créés par un petit nombre de gens.
      X. Une chose mauvaise peut-elle se transformer en une bonne ?
      XI. Le régime de stricte économie.
      XII. La voie de l'industrialisation de la Chine.
   - D'où viennent les idées justes ?

8 euros (code de commande : 28809 - vendu).

 

MARKALE (Jean) — Les Celtes et la civilisation celtique. Mythe et histoire. Paris, Payot, 1987. In-8° collé, 502 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
En quatrième de couverture :
   Conquérants de l'Europe Occidentale à l'Âge du Fer, les Celtes ont laissé une histoire tellement mêlée de légende qu'il est parfois difficile de discerner la réalité sous les masques mythologiques. Mais comme on a tendance à les considérer comme un peuple mineur par rapport aux Romains, il est nécessaire de les remettre à leur juste place dans l'évolution de la civilisation occidentale. Pour cela, il faut explorer les traditions les plus anciennes, aussi bien antiques que médiévales, et surtout ne pas négliger la valeur des mythes fondamentaux.
   C'est par une confrontation générale entre le Mythe et l'Histoire, confrontation doublée d'une interprétation psychanalytique, que pourra se dessiner le vrai visage de cette « élite guerrière et intellectuelle » qui a su s'imposer aux différents peuples de l'Occident, avant les Romains, et influencer de façon définitive, dès le haut Moyen Âge, les grandes options de l'Occident, au point de vue religieux, philosophique, moral, artistique et littéraire.
   Les Celtes ont sans doute été vaincus par les armes, mais ils ont survécu par l'esprit. Les Celtes ne sont pas des souvenirs pour imagerie populaire ou livre d'histoire. Ils vivent parmi nous et il suffit d'ouvrir les yeux pour les reconnaître à travers leurs métamorphoses.

18 euros (code de commande : 28823).

 

[MONS - HÔTEL DE VILLE]. DEVEL (Pierre) — La Maison de Ville de Mons. [Bruxelles], [Foppens], [1711, 1713 ou 1720]. Gravure au burin, portant les mentions en bas, à droite : « P. Devel Sculp. Brux. ».
Dimensions :
   - Dessin : 197 x 140 mm.
   - Cuvette : 205 x 145 mm.
   - Feuille : 232 x 160 mm.

  Selon les recherches de Christiane Piérard la décision du Conseil de Ville de reconstruire un Hôtel de Ville date de 1456. Les travaux de fondations débutèrent la même année et la pose de la première pierre eut lieu le 8 mars 1459. Le 17 (ou le 18) septembre 1477, le magasin à poudre qui se trouvait à l'arsenal explosa et une partie importante du nouvel édifice s'effondra.
Suite à cet événement Mathieu de Layens (l'architecte de l'Hôtel de Ville de Louvain) fut sollicité, en mars 1479, par le Conseil de Ville pour reconstruire le bâtiment. Les difficultés financières ne permirent pas d'achever complètement la construction qui devait compter un second étage avec des tourelles d'angle.
La couverture de la toiture d'abord en chaume fut ensuite remplacée par de la tuile. Gilles-Joseph de Boussu signale qu'en 1606 une violente tempête emporta la toiture qui fut alors recouverte d'ardoise. Cette toiture comportait, à l'origine, une dizaine de lucarnes étagées. Ces lucarnes et l'horloge furent démontées au XVIIIe siècle et remplacées par quatre lucarnes. Le campanile du charpentier François Tiron et du sculpteur J. Caffiaux fut construit en 1716-1718.
En 1777, un balcon en fer forgé remplaça la bretèche de pierre qui était surmontée d'une statue d'une Vierge à l'Enfant.
Les vues de l'Hôtel de Ville de Mons présentes ici le montrent donc tel qu'il était à la fin du dix-septième siècle.
Nous connaissons trois versions de cette vue. Il s'agit de gravures réalisées pour l'illustration d'un ouvrage communément appelé Les Délices des Pays-Bas. Cet ouvrage fut d'abord composé par J.-B. Christyn (éditions de 1697 et 1700), il fut complété par Fr. Foppens (éditions de 1711, 1713, 1720 et 1743) puis par H. Griffet (éditions de 1769 et 1786). L'examen des différentes éditions nous amène à rectifier la chronologie jusqu'à présent admise.
Dans le catalogue publié par le Cercle Archéologique de Mons à l'occasion de l'exposition consacrée aux hôtels de ville en Hainaut (en 1995, à la Salle Saint-Georges, à Mons), nous pouvons lire à propos de cette gravure qu'elle est « sans doute la plus ancienne représentation de l'hôtel de ville ; elle a paru dans les Délices des Pays-Bas ou description géographique et historique des XVII provinces belgiques de Christyn et Foppens, dès la première édition de cet ouvrage, à Bruxelles, en 1697. » Et, plus loin : « Fin XVIIe siècle, par Kraft [...] ; elle a été recopiée notamment par Devel au XVIIIe siècle. »
Nos recherches nous ont permis de constater que la première édition des Délices des Pays-Bas qui comporte une vue de l'Hôtel de Ville de Mons date de 1711 et non de 1697. Nous constatons également que cette première gravure (voir en tête de cette page) est l'œuvre de Devel et qu'elle a été ensuite copiée par Kraft et non l'inverse (il semble d'ailleurs assez raisonnable de penser que Kraft, né à Bruxelles le 10 novembre 1694, ne put être l'auteur d'une gravure publiée en 1697). La gravure de Devel continue d'apparaître dans les éditions de 1713 et 1720.
On ne sait que peu de choses à propos de Pierre Devel sinon qu'il était graveur à l'eau-forte et au burin, qu'il travaillait à Bruxelles durant la seconde moitié du XVIIe siècle et qu'il produisit surtout des vues d'édifices et des perspectives. Dans son dictionnaire des graveurs, Eugène De Seyn confirme bien que la collaboration de Devel aux Délices des Pays-Bas débute en 1711.
Bibliographie :
   - De Seyn (Eugène M.H.), Dessinateurs, graveurs et peintres des anciens Pays-Bas. Écoles flamande et hollandaise, pp. 70 et 124.
   - De Busscher (Edmond), Devel (Pierre), dans Biographie Nationale, t. 5, col. 834-835.- Piérard (Christiane), La Grand-Place de Mons. Étude architecturale. Extrait du Bulletin de la Commission Royale des Monuments et des Sites, t. 3, 1973.
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons. [Mons], [Office du Tourisme], 1995.
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons. S.l., Ministère de la Région Wallonne - Ville de Mons, 1995 (collection « Carnets du Patrimoine », n° 10).
   - Piérard (Christiane), L'Hôtel de Ville de Mons de 1456 à nos jours. Catalogue de l'exposition présentée par le Cercle Archéologique de Mons en complément de celle organisée par Hannonia et le Crédit Communal sur les Hôtels de Ville et maisons communales en Hainaut du Moyen Âge à nos jours, à Mons, Salle Saint-Georges, du 9 au 27 septembre 1995.
   - Piérard (Christiane), Les grands chantiers qui ont façonné le visage de la ville, dans Images d'une ville. Mons, de 1200 à 1815, pp. 30-33.

50 euros (code de commande : 28825).

 

Moulins en Hainaut. [Bruxelles], Crédit Communal, 1987. In-4° broché, 383 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme itinérante organisée par Hannonia et le Crédit Communal en 1987.
Table des matières :
   Préface, par François Narmon.
   Avertissement, par Jean-Marie Cauchies.
   Avant-propos, par Gérard Bavay.
   Bibliographie.
   Introduction générale : À la rencontre des moulins, par Maurice-A. Arnould.
   Qu'est-ce qu'un moulin ?, par Gérard Bavay.
      - Technologie et usages des moulins à eau et à vent, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Un cas de description technique : l'inventaire et l'évaluation des moulins de Belœil e, 1775, par Ernest Carlier.
   Le moulin dans son milieu : droit, économie, paysage, par Gérard Bavay.
      - Droit des moulins et banalité en Hainaut des origines à 1795, par Jean-Marie Cauchies.
      - Tentative d'abolition de la banalité du moulin sous Joseph II, par Yannick Coutiez.
      - La gestion des moulins, revenus et rendements, par Marinette Bruwier.
      - Les sites des moulins, par Robert Sevrin et Gérard Bavay.
      
Équipements et environnement urbain : les moulins de Tournai, par Christian Dury.
      - Les moulins dans la ville : le cas de Mons, par Christiane Piérard.
   Mémoire de meuniers et mémoire de moulins, par Gérard Bavay.
      - L'architecture des moulins en Hainaut, par Jean-Marie Lequeux.
      - Les moulins : signes et graffiti, par Jean-Louis Van Belle.
      - Épigraphie des moulins et des meuniers, par Ernest Carlier.
      - Iconographie des moulins, par Christiane Piérard.
      - De l'eau au moulin. Histoire d'une vie, par Jean-Marc Depluvrez.
      - La vie quotidienne du meunier dans le monde de la documentation écrite, par Jean-Pierre Vasseur.
   Aujourd'hui et demain, par Gérard Bavay.
      - Catalogue des documents iconographiques.
         I. Les moulins du Hainaut dans la longue durée.
         II. Typologie et fonctions des moulins.
         III. Les moulins dans le paysage.
         IV. Les aspects techniques.
         V. Le moulin dans son environnement social.
         
VI. Iconographie.
         VIII. Les moulins aujourd'hui.

28 euros (code de commande : 28849).

 

[MUSIQUE]. Contrepoint. N° 4 - Mai-Juin 1946. Paris, Minuit, 1946. In-8° broché, 99 p.
Sommaire :
   - Musique et poésie, par Raymond Schwab.
   - Un musicien et un poète : Debussy et Pierre Louys, par Henri Rambaud.
   - « Ludu tonalis », de Paul Hindemith, par Louis Sagner.
   - Chroniques et commentaires.
      - « Le Musicien dans la Cité », par Pierre Souvtchinsky, Gérard Brunschwig, Jacques Brunschwig et Rollo Myers.
      - Autour de « Poétique musicale ». Lettre ouverte à F. Goldbeck, par Charles Koechlin.
      - De Paris :
         - Rétrospective.
      - D'Italie :
         - Markévitch ; Dallapiccola, par Henri Davenson.
      - D'Autriche :
         - Un nouveau musicien : Anton Heiller, par Francis Poulenc.
         - Vienne : premier coup d'œil sur la vie musicale renaissante, par A. de Spitzmuller.
      - D'Amérique :
         - Un compositeur américain indépendant : Samuel Barber, par H. L. de La Grange.
      - L'interprétation :
         - Kletzki et le problème de l'exécution orchestrale, par Gisèle Brelet.
      - Partitions, par Charles Koechlin.
      - La danse :
         - Musique et chorégraphie, par René Dumesnil.
         - Deux visages de la danse, par Maurice Brillant.
      - Écran et musique :
         - La musique et son rôle psychologique, par Claude Chamfray.
      - Folklore :
         - L'origine religieuse d'une chanson populaire, par Léon Guichard.
      - Revues.
      - Claire Croiza, par Jean de Lassus.
      - Illustration :
         - Claude Debussy, par Juan Thiele.
         - Texte musical, par Sam Barber.
      - Post-scriptum.

10 euros (code de commande : 28811).

 

POUMON (Émile) — Les châteaux luxembourgeois (Province belge). Bruxelles, Cercle d'Art, 1952. In-8° broché, 64 p., 32 planches avec leur commentaire, (collection « Les Châteaux de Belgique »), exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Le Pays d'Arlon.
   - La Vire et le Ton.
   - La Semois.
   - Bouillon.
   - La Lesse.
   - L'Ourthe.
   - L'Aisne.
   - Le Val de Salm.
   - Autour de Bastogne.
   - Neufchâteau et ses environs.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 28836).

 

[VAERTEN (Jan)]. LAMPO (Hubert) — Jan Vaerten. Anvers, De Sikkel, 1954. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), en bel état.
Extrait :
   Jan-Albert Goris (Marnix Gijsen) écrit dans l'Art Digest américain du 15 mai 1954, au sujet de l'artiste peintre Jan Vaerten : « Although vaguely related to the expressionist school, (he) develops rapidly into an unclassifialie personality. » Certes, il est difficile de situer la personnalité de Vaerten et c'est là ce qui fait le tragique et la grandeur de cet artiste si discuté. D'une part les néo-réalistes de formation académique lui ont reproché, non sans dépit, de faire violence aux habitudes visuelles en poussant la transposition du réel jusqu'à ses extrêmes limites. D'autre part les abstraits, les non-figuratifs et les expérimentaux n'ont pas tardé à le renier – bien qu'il ait été considéré au lendemain de la libération comme un des artistes d'avant-garde les plus représentatifs – sous prétexte que son œuvre demeure attachée au sujet. Ce malentendu a eu pour résultat, ces dernières années, d'élargir autour de Vaerten une zône de silence. Cet isolement, toutefois, est dû en grande partie, au désir légitime du peintre de fuir l'ambiance mondaine des expositions et des réunions d'artistes, où il faisait figure de personnage légendaire.

10 euros (code de commande : 28843).

 

VAN DEN ABEELE (Andries) — Les enfants d'Hiram. Francs-maçons et franc-maçonnerie. Bruxelles, Roularta, 1992. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 318 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Fondation, histoire et activités de la franc-maçonnerie ont donné naissance à un Himalaya de littérature.
   Les enfants d'Hiram est basé sur le meilleur et le plus récent de ce qui a été publié en Europe, ainsi que sur des recherches personnelles et de nombreux documents inédits.
   Le résultat est surprenant : les mythes tombent, bon nombre d'idées reçues deviennent légende.
   De nombreuses histoires fortes sont ramenées à leurs justes et bien plus modestes proportions.
   La véritable histoire de la franc-maçonnerie surgit : elle n'en est pas moins passionnante.
   Le profane et l'initié trouveront rassemblé en un volume quantité d'informations objectives et fouillées concernant la franc-maçonnerie en général et l'histoire et l'organisation actuelle des nombreuses « obédiences » maçonniques belges en particulier.
   Les enfants d'Hiram offre un trésor d'informations que l'on ne trouvera pas dans d'autres publications ou qui sont éparpillées dans des ouvrages nombreux ou difficilement accessibles.
   Ce livre informe avec objectivité, offre des commentaires critiques mais bienveillants et fournit une contribution stimulante au débat permanant qui entoure les sociétés secrètes.

25 euros (code de commande : 28821).

 

VAN DER MEER (Félix) — Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, divisées en quatre parties. Première partie. - Traité d'équitation militaire, civile et des dames. - Voltige à cheval. Deuxième partie. - Dressage du cheval de selle et de voiture. - Haute école. Troisième partie. - Connaissance du cheval appliquée à l'équitation. - Caractères distinctifs des races chevalines les plus connues. - Amélioration, reproduction et élève du cheval. Quatrième partie. - Hygiène du cheval. - Maladies les plus ordinaires, soins qu'elles réclament en attendant l'arrivée du vétérinaire, et moyens de guérir les affections légères. - Appendice. - Termes en usage dans la pratique de l'équitation et de l'art vétérinaire. Par Félix Van Der Meer, Capitaine au train d'artillerie, Commandant le cours d'équitation de l'école militaire. Bruxelles-Paris, Librairie de l'Office de Publicité-Librairie Militaire Dumaine, [1865]. Fort in-8° demi-chagrin vert (coiffe, pied mors frottés), dos à 4 nerfs orné de filet dorés, pièce de titre rouge, 703 (dont les 9 premières pages numérotées en caractères romains), [1 (errata)] p., bien complet des 13 planches gravées à déplier hors texte in fine, bon exemplaire.
Avant-propos :
   Les cavaliers, désireux de s'instruire, réclament depuis longtemps un ouvrage spécial, à leur portée, renfermant tout ce qu'ils doivent connaître du cheval et de l'équitation, et leur donnant des principes clairs, faciles et rationnels, à l'aide desquels ils puissent conquérir le titre d'écuyer, et celui d'homme de cheval, qui doit être synonyme de Centaure. En publiant nos Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, nous pensons leur rendre service et leur être agréable.
   Ce n'est qu'après de nombreuses années d'études et beaucoup d'expérience que nous osons présenter, sur cette matière, un travail qui nous faisait défaut lors de nos débuts, et dont nous avons reconnu l'absolue nécessité ; travail dont nous désirons instamment faire profiter nos collègues et camarades, leur épargnant ainsi les désagréments et les peines que jadis nous avons éprouvés.
   Pour arriver à ce résultat peu facile, nous avons, depuis vingt ans, fait un examen attentif de tous les ouvrages qu'il nous a été possible de nous procurer. À chaque auteur, nous avons emprunté ce qui nous a paru bon ; et, en ajoutant nos propres observations aux leçons excellentes de M. von Kretschmann, ex-officier de l'armée et professeur au cours d'équitation de Bruxelles, et de MM. Verheyen et Vanhaelst, anciens inspecteurs vétérinaires, nous avons constitué notre méthode à nous, celle que nous offrons actuellement à l'amateur du cheval.
   Dans notre livre, tout n'est pas nouveau. D'autres, sans doute, ont dit en partie ce que nous écrivons, et, bien que notre œuvre ne diffère peut-être de ce qui a été publié sur ce sujet, que par la méthode adoptée par nous, et les innovations et observations qui nous appartiennent, nous n'en sommes pas moins convaincu qu'un tel ouvrage est nécessaire et de nature à rendre d'éminents services.
   Si le style est parfois incorrect et les répétitions fréquentes, qu'on ne nous en fasse pas un reproche : nous ne sommes pas homme de lettres ; notre unique intention a été d'exposer nos idées de la façon la plus simple et de nous rendre compréhensible pour tous. Si, du reste, la définition d'un terme n'était pas donnée dans le cours de l'ouvrage, on la trouverait au vocabulaire qui le termine.
   Autant que possible, nous reproduisons tous les mouvements d'équitation et leur définition en usage dans notre armée : c'est ce que nous avons trouvé de préférable. Quant à l'emploi des aides, nous ne pouvons nous écarter des règles prescrites par l'Introduction qui nous régit.
   L'art de monter à cheval ne pouvant s'apprendre seul, puisque l'élève ne peut corriger les défauts qu'il ne voit pas, nous exposons les commandements usités dans les manèges militaires et civils ; le professeur choisira ceux qu'il doit employer.
   Par les premiers, il obtient plus de promptitude et de régularité dans le travail ; par les seconds, il laisse aux jeunes cavaliers plus de temps pour appliquer les aides d'après les règles.
   Dans le troisième livre, nous donnons connaissance de la nomenclature d'abord, puis delà description des différentes parties du cheval ; et ce n'est qu'à l'examen en détail qu'il est parlé de la bonne et de la mauvaise conformation de chacune de ces parties.
   Avec cette méthode, notre travail a été rendu plus clair, et le lecteur trouve sur-le-champ ce qui peut être l'objet de ses recherches.
   La même raison nous a fait exposer, à la fin de chaque article, les moyens à employer pour mitiger ou corriger ce qu'il peut y avoir de défectueux dans chaque partie du cheval. En agissant ainsi, nous croyons rendre les recherches plus faciles, les moyens plus frappants.

85 euros (code de commande : 28819).

 

WOLFE (Tom) — Embuscade à Fort Bragg. [Titre original : Ambush at Fort Bragg.] Traduit de l'anglais (États-Unis) par Benjamin Legrand. Paris, Robert Laffont, 1997. In-8° collé, 144 p., (collection « Pavillons »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Fort Bragg, Caroline du Nord : la plus grande base d'entraînement de commandos au monde. C'est là, dans les toilettes d'un bar topless, qu'un jeune soldat du nom de Randy Valentine a été battu à mort – parce qu'il était homosexuel... Un producteur de télévision ambitieux et la célèbre présentatrice de son grand magazine d'actualités s'y rendent pour tendre une embuscade télévisuelle aux trois Rangers primaires que la rumeur désigne comme les auteurs du meurtre.
   Un bar truffé de micros et de caméras, une strip-teaseuse américano-thaïlandaise, un mobile home, une cassette porno trafiquée sont quelques-uns des éléments du décor de ce court roman, truculent, « hénaurme », au vitriol, dans lequel Tom Wolfe met joyeusement en pièces le monde hypocrite de la télévision bien-pensante.

10 euros (code de commande : 28826).

 

YEUWAIN (Jean) — Hippolyte, tragédie tournée de Sénèque (1591). Édition critique précédée d'une introduction et accompagnée d'une étude littéraire par Gontran Van Severen, docteur en philosophie et lettres. Mons, Léon Dequesne [pour la Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons], 1933. In-8°, [7], XXXVII, 95 p., (collection « Publications de la Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons », n° 37), titrage limité à 153 exemplaires, celui-ci est l'un des 53 sur papier de Hollande, numérotés (n° 7) et nominatifs (Christian Marcq) portant les signatures du président (Léon Losseau) et du secrétaire (A. Carlot), couverture un peu défraîchie.
Compte-rendu de Robert Guiette :
   Il arrive de temps à autre qu'un chercheur ait la main heureuse, retrouve un texte perdu ou oublié et le livre au public. Bien souvent, c'est un document sans grand intérêt, sauf pour tel minime détail d'histoire littéraire. Tel n'est pas le cas de M. Gontran Van Severen : la tragédie inédite qu'il publie dans la collection de la Société des Bibliophiles montois, possède une authentique valeur.
   L'Hippolyte du poète montois Jean Yeuwain n'est qu'une traduction de celui de Sénèque, ou plutôt c'en est une paraphrase heureuse, écrite dans une langue sonore et magnifique, celle de la Pléiade, et avec un sens du vers et du rythme que tels tragiques connus du XVIe siècle pourraient lui envier.
   Cette publication ajoute un document à la connaissance que nous avions de l'influence de Sénèque, sur la tragédie naissante. Elle contribuera utilement à l'étude de l'humanisme dans le Hainaut et à celle de l'influence de la Pléiade.
   Jean Yeuwain a laissé à ses héritiers, avec charge de le publier, cet Hippolyte, tragédie tournée de Sénèque (1591), manuscrit qu'il avait corrigé à trois reprises. Diverses circonstances empêchèrent la publication de l'œuvre qui fut revue, après la mort de l'auteur, par son frère André, puis par l'avocat Cospeau, son exécuteur testamentaire. M. Van Severen s'est employé, avec une belle patience, à reproduire le texte du manuscrit. C'est dire qu'il a muni son édition d'un abondant apparat critique. Mais au lieu de prendre comme texte de base la dernière version revue par l'auteur – ainsi qu'il se fait d'habitude –, il a présenté la version primitive, rejetant au bas des pages les retouches de l'auteur aussi bien que les corrections de la main de son frère et les variantes de Cospeau.
   M. Van Severen a taché de faire la lumière sur l'auteur montois dont il publiait l'œuvre ; il a écrit une notice pleine de renseignements intéressants généralement fondés sur des documents sûrs. Il y a joint des considérations sur la façon dont Jean Yeuwain suit son modèle latin. Il a ébauché une étude de la langue, mais sans pousser plus loin que les caractères communs aux auteurs de la Pléiade ; ce qui nous renseigne fort peu sur l'état du français à Mons en 1591. L'histoire du texte est tracée avec beaucoup de rigueur. M. Van Severen a joint à son édition un glossaire [...].
   Il faut rendre hommage à la conscience de M. Van Severen et au sens littéraire dont il a fait preuve en livrant au public cette remarquable tragédie.
   La présentation du volume par la société des Bibliophiles belges séant à Mons est digne d'éloges.
Bibliographie :
   - Guiette (Robert), Yeuwain (Jean) — Hippolyte, tragédie tournée de Sénèque (1591), dans Revue du Nord, Année 1934 - n° 79, pp. 268-269.

30 euros (code de commande : 28810).

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