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   Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

 

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MISE À JOUR DU
MARDI 16 MAI 2017

 

Annales de l'Académie d'Archéologie de Belgique. 3e Série - Tome VII - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Van Merlen, 1881-1882. Quatre livraisons en trois volumes in-8° brochés, 451 p., quelques illustrations dans le texte et planches, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Études étymologiques et linguistiques sur les noms de lieux romans et bas-allemands de la Belgique, par G. Bernaerts.
   - Nikolaas Rockox de jongere, burgemeester van Antwerpen in de XVIIde eeuw, par H. Van Cuyck.

45 euros (code de commande : 25547).

 

 

ARENDT (Hannah) — Les Origines du totalitarisme. Eichman à Jérusalem. Édition établie sous la direction de Pierre Bouretz. Traductions entièrement révisées. Paris, Gallimard, 2002. In-8° collé, 1615 p., (collection « Quarto »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dispersé jusqu'à présent en trois volumes. Les Origines du totalitarisme retrouve son unité dans la réunion des trois parties qui le constituent. L'ensemble est accompagné d'un dossier critique qui donne à la fois des textes inédits préparatoires ou complémentaires aux Origines, comme « La révolution hongroise », un débat avec Eric Voegelin, des extraits de correspondances avec Blumenfeld et Jaspers. Pour Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal, des correspondances avec Jaspers, Blücher, Mary McCarthy, Scholem éclairent l'arrière-plan de l'écriture de l'ouvrage et la violente polémique qu'il a suscitée.

25 euros (code de commande : 25541 - vendu).

 

[ARENDT (Hannah)]. ADLER (Laure)Dans les pas de Hannah Arendt. Paris, Gallimard, 2005. In-8° collé, 645 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Hannah Arendt est l'un des intellectuelles les plus importantes du XXe siècle. Son œuvre irrigue tant la philosophie que la politique et l'éthique.
   Penseuse des chaos du monde et militante antinazie de la première heure, elle fut à la fois une combattante des droits de l'homme, une théoricienne des périls qui menacent la démocratie, une penseuse de l'antitotalitarisme et une femme engagée dans les principaux combats du siècle.
   Penseuse de l'événement, philosophe de la fragilité humaine, elle a vécu dans sa chair ce qu'elle a théorisé. C'est sans doute aussi pour cette raison que son œuvre nous bouleverse trente ans après sa mort.
   J'ai tenté de mettre mes pas dans les siens, de reconstituer son itinéraire, de rencontrer ses amis, et grâce à des correspondances inédites, d'éclairer ses relations amoureuses – en particulier Martin Heidegger, avec qui elle a vécu, selon Jacques Derrida, une nouvelle histoire d'Héloïse et Abélard.
   Ce livre se veut une enquête qui cherche à comprendre cette femme généreuse, politiquement incorrecte, d'un courage exceptionnel, qui pratiquait le culte de l'amitié comme un éros et la philosophie comme un art du savoir-vivre.

18 euros (code de commande : 25540 - vendu).

 

BAILLY (Jean-Christophe)L'apostrophe muette. Essai sur les portraits du Fayoum. Paris, Hazan, 2005. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 174 p., reproductions en noir, bel exemplaire, épuisé sous cette forme très élégante.
En quatrième de couverture :
   
« Les vivants se découvrent, chaque fois, au midi de l'histoire. Ils sont tenus d'apprêter un repas pour le passé. L'historien est le héraut qui invite les morts au festin », écrit Walter Benjamin. Ici, avec les portraits du Fayoum, c'est un peu comme si les morts s'invitaient d'eux-mêmes, non de façon tonitruante, mais par la seule pression de leur face. Les portraits du Fayoum nous confrontent à des visages qui nous regardent comme d'un lieu neutre qui ne serait ni la mort ni la vie, et ils le font depuis un très lointain passé qui atteint presque par miracle notre présent.
   La représentation d'un visage singulier est comme le calque de la singularité elle-même : singularité de chaque visage, singularité qu'il y ait ou qu'il y ait eu tous ces visages et qu'à chaque fois chacun soit ou ait été l'unique, le dernier, le seul à être ainsi, voyageant avec cette face dans la vie, expédié comme tel dans la mort. Avec l'art du Fayoum, c'est comme si la finition qui n'appartenait qu'aux dieux ou aux rois était remise à l'homme, mais en douceur et loin de toute appropriation, comme un dépôt extrêmement fin – une peau, un pigment, une carnation. Avec ces visages, quelque chose du grand songe nilotique se maintient et se met à flotter, presque hors du cadre religieux, dans une pérennité rituelle mais où le sacré – le lien de la vie à la mort – devient une sorte d'émulsion : cette lumière mate, uniforme, où s'ouvrent les grands yeux.

20 euros (code de commande : 25556 - vendu).

 

BARTHELEMY (Dominique) — La chevalerie. De la Germanie antique à la France du XIIe siècle. Paris, Le Grand Livre du Mois, 2008. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 522 p., un cahier d'illustrations en couleurs hors texte, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La chevalerie au Moyen Âge repose sur l'estime et les ménagements qu'ont entre eux des guerriers nobles, alors même qu'ils s'affrontent. Certes, elle s'accompagne aussi de proclamations et de discours sur la protection des églises, des pauvres ou des femmes, de la Gaule et de la Germanie antiques jusqu'à la France du XIIe siècle. En étudiant des chroniques et des récits de toutes sortes à la lumière de l'anthropologie, Dominique Barthélemy s'attache particulièrement aux défis en combat singulier, aux accords entre vainqueurs et captifs, aux rites d'adoubement, aux jeux et aux parades et à toute la communication politique des rois et des seigneurs, car ce sont eux qui font l'essence de la chevalerie.
   Les guerriers « barbares » de l'Antiquité classique et tardive, les Gaulois et les Francs, acquièrent ainsi une dimension « préchevaleresque ». Mais c'est à l'époque de Charlemagne que son statut et son équipement font du guerrier noble un vrai chevalier. Et c'est au milieu du XIe siècle que le comportement chevaleresque se développe par une mutation décisive : on l'observe ensuite dans les guerres de princes, les tournois et même au cours des croisades, mais toujours avec des limites. Nulle part cependant il ne s'épanouit davantage que dans les romans arthuriens du XIIe siècle.

15 euros (code de commande : 25538 - vendu).

 

BLOESCH (Hans) — Arbeit und Feste im Reigen des Jahres. Bilder aus dem leben des mittelalters nach dem Breviarium Grimani in Venedig. Leipzig, Iris Druck C. Weller & C°, [ca 1935]. In-8° agrafé sous chemise, 13 p., XII planches hors texte en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des planches :
   I. Tafelfreuden (Januar).
   II. Bauernhof im winter (Februar).
   III. Aussaat (März).
   IV. Osterspaziergang (April).
   V. Heuernte (Mai-Juni).
   VI. Fischfang (Kalenderseite Juni).
   VII. Ernte und schafschur (Juli).
   VIII. Auszug zur falkenjagd (August).
   IX. Weinlese (September).
   X. Wintersaat (Oktober).
   XI. Sauhatz (November-Dezember).
   XII. Weihnachten.

12 euros (code de commande : 25522).

 

BOTTINEAU (Yves) — L'art baroque. Paris, Mazenod, 1986. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 635 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 7), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Dernier grand style européen précédant la Révolution française, l'art baroque s'étend sur deux siècles : de la fin du XVIe siècle à 1760. Ce grand souffle de l'art chrétien connaît une formidable expansion géographique de l'Italie à l'Orient chinois et de la péninsule Ibérique à l'Amérique du Sud. Mais sa fortune varie selon les pays. À Rome, il incarne le triomphalisme de l'Église et la soumission de l'exubérance à l'ordonnance. S'il y a coïncidence parfaite entre son esthétique et l'instinct germanique ou flamand, ses manifestations sont différentes dans les pays protestants, Hollande ou Angleterre. Plus sensible au classicisme, la France représente le point d'équilibre entre une architecture classique et des décors éphémères d'une veine plus baroque.
   Phénomène universel, l'art baroque s'étend à toutes les formes de la création : architecture, théâtre, opéra, musique sont marqués de son souffle. De la peinture aux costumes, de la sculpture à l'orfèvrerie, du mobilier à l'art des jardins, de la gravure à la céramique, de la liturgie à l'ordonnance des cérémonies royales, aucun domaine ne lui est étranger.

80 euros (code de commande : 25552).

 

BRATULESCU (Victor) — Miniaturi si manuscrise din Museul de Arta Religioasa. Bucuresti, Imprimeria Nationala, 1939. In-8° broché, 168 p., illustrations, LXXI planches en couleurs, 20 pages de texte en français in fine, exemplaire en bon état.
Extrait de la postface en français :
   Ce livre fait partie d'une série de travaux relatifs aux objets du Musée d'Art Religieux. Les documents qui y sont inclus sont pour la plupart inédits. C'est pourquoi ce travail a été présenté comme thèse de doctorat à la Faculté des Lettres et de Philosophie de Bucarest, soutenue le 15 Mai 1939.
   Il répond au besoin de connaître les détails de l'évolution de la miniature en Roumanie, dont, jusqu'à présent, M. N. Iorga seul s'est occupé et dont on a trop peu parlé, d'autant plus que, pendant les siècles passés, cet art a eu des périodes de gloire. Auprès de seigneurs comme Alexandre-le-Bon, Étienne-le-Grand, Pierre Rares, Alexandre Lapusneanu, Basile Lupu, en Moldavie, et Mircea-le-Vieux, Radu-le-Grand, Neagoe Basarab, Mathieu Basarab, Serban Cantacuzène et Constantin Brâncoveanu, en Valachie, dans des centres comme Bistritza, Neamtz, Putna, Probota, Slatina, Voronetz, Sucevitza, Dragomirna, Tismana, Bistritza de Vâlcea, Dealul, Govora, etc., ont travaillé des maitres inégalables dans l'art de la miniature.

25 euros (code de commande : 25521).

 

[CHINE]. La lutte en Chine contre le vent déviationniste de droite qui remet en cause les conclusions justes. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1976. In-8° collé, 217 p., exemplaire en bel état.
Note de l'éditeur :
   À l'heure actuelle se déroule en Chine une lutte contre le vent déviationniste de droite qui vise à remettre en cause les conclusions justes. C'est là une lutte de lignes contre les responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et qui s'obstinent dans la ligne révisionniste avec le vain espoir de changer la voie socialiste du pays et de restaurer le capitalisme en Chine.
   Afin que nos lecteurs étrangers puissent se faire une idée de cette lutte en cours, nous avons réuni dans cette brochure un choix d'articles et de documents tirés de la presse chinoise.

12 euros (code de commande : 25533 - vendu).

 

Croniques de Franche, d'Engleterre, de Flandres, de Lille et espécialement de Tournay publiées par Adolphe Hocquet, archiviste de la ville de Tournai. Mons, Léon Dequesne, 1938. In-8° broché, XXIV, 395 p., (collection « Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons », n° 38), un des 50 exemplaires nominatifs, numérotés sur papier de Hollande (n° 33) portant les signatures du Président de la Société Léon Losseau et du Secrétaire Henri Delanney.
Extraits de l'article de Hans van Werveke (dans Revue Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 19, pp. 206-207) :
   La chronique que publie M. Hocquet était, à quelques brefs fragments près, inédite. Elle a été appelée par Funck-Brentano à juste titre « Chronique tournaisienne » : à côté de longs développements relatifs à l'histoire générale, elle contient de très nombreux passages qui concernent uniquement la ville de Tournai, et disons-le tout de suite, ce sont là les parties les plus originales et les plus intéressantes.
   Cette chronique, comme le montre fort bien l'éditeur, se compose de deux parties, rédigées l'une par un auteur du XIVe siècle, qui écrivait vers 1375-1380, l'autre par un continuateur qui vivait dans la première moitié du XVe et qui a poussé le récit jusqu'à l'année 1390.
   On connaît la principale source employée par notre chronique pour les parties relatives à l'histoire générale. C'est la Chronique normande du XIVe siècle (éd. Aug. et Em. Molinier, pour la Société de l'histoire de France, Paris, 1882). Ce dernier récit a été rédigé vers 1369-1372. [...]
   M. Hocquet a pourvu son édition de nombreuses notes explicatives et d'une bonne table des noms de lieux et de personnes. Elles s'avéreront très utiles. [...]
   On doit se féliciter de posséder désormais un texte imprimé de la Chronique tournaisienne, on ne peut que louer la présentation du volume.

50 euros (code de commande : 25546).

 

DANTZIG (Charles)Dictionnaire égoïste de la littérature française. Paris, Grasset, 2005. In-8° collé, 968 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « 
A » comme « Apollinaire », mais aussi « Age des lectures ». « B » comme « Balzac », mais aussi « Bibliothèques de maison de campagne », « Belle du seigneur ». « C » comme « Corneille », mais aussi « Commencer (par quoi) ». « D » comme « Du Deffand », mais aussi « Décadence et mort d'un écrivain » ou « Del Dongo »...
   De François Villon à Françoise Sagan, le Dictionnaire égoïste de la littérature française rassemble des auteurs célèbres et des méconnus, des œuvres lues et d'autres qui pourraient l'être davantage, des personnages de fiction, des notions. Ce n'est pas un dictionnaire comme les autres. Il est érudit, allègre, partial, drôle, s'intéressant aux êtres en plus des écrits, brillant, inattendu. Bref, il est à part. C'est un exemple achevé de gai savoir.

18 euros (code de commande : 25542).

 

DAUZAT (Albert) — Dictionnaire étymologique de la langue française. Paris, Larousse, 1938. In-8° sous cartonnage d'éditeur, XXXVII, 762, [16 (catalogue de l'éditeur)] p.
Extrait de l'introduction :
   Le présent dictionnaire est destiné au grand public. Il a pour but de mettre au point les résultats que la science étymologique a accumulés depuis un siècle, grâce aux méthodiques et patientes recherches de nos prédécesseurs, depuis Diez et Littré jusqu'à Antoine Thomas, sans oublier le précurseur, du XVIIe siècle, Ménage. Nous sommes surtout redevables aux grands dictionnaires étymologiques qui ont vu le jour depuis une vingtaine d'années : le dictionnaire étymologique roman de W. Meyer-Lübke, et les dictionnaires étymologiques français de W. von Wartburg (en cours de publication), de Gamillscheg et d'Oscar Bloch. Celui que nous avons élaboré se distingue de ses prédécesseurs par une plus grande richesse du vocabulaire enregistré, au point de vue des mots techniques, régionaux, populaires : le dictionnaire étymologique de la Librairie Larousse devait être aussi encyclopédique que possible.

13 euros (code de commande : 25531).

 

DELEUZE (Gilles)Deux régimes de fous. Textes et entretiens 1975-1995. Édition préparée par David Lapoujade. Paris, Minuit, 2003. In-8° broché, 383 p., (collection « Paradoxe »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le vieux fascisme si actuel et puissant qu'il soit dans beaucoup de pays, n'est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d'autres fascismes. Tout un néo-fascisme s'installe par rapport auquel l'ancien fascisme fait figure de folklore [...]. Au lieu d'être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d'une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d'étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma.
      (Gilles Deleuze, février 1977.)

17 euros (code de commande : 25516 - vendu).

 

[DELEUZE (Gilles) et GUATTARI (Félix)]. DOSSE (François) Gilles Deleuze et Félix Guattari. Biographie croisée. Paris, La Découverte, 2007. In-8° collé, 643 p., un cahier d'illustrations hors texte, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   L'un était philosophe, l'autre psychanalyste. Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du XXe, leurs vies et leur œuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l'avant et l'après-mai 1968. Gilles Deleuze (1925-1995) a enseigné la philosophie à l'université expérimentale de Vincennes. À partir d'une réflexion magistrale sur l'histoire de la philosophie, il s'engage dans un combat de création conceptuelle unique en son genre. Félix Guattari (1930-1992) était psychanalyste de formation et ancien disciple de Lacan. Militant de gauche aux multiples engagements, praticien à la clinique de La Borde, il a créé un collectif de recherches autogéré en 1966 : le centre d'études, de recherches et de formation institutionnelles.
   Les deux hommes se rencontrent en 1969. Ce sera le début d'une grande complicité amicale, d'une aventure intellectuelle sans guère de précédents. De L'Anti-Œdipe à Qu'est-ce que la philosophie ? en passant par Mille Plateaux, ils produiront une œuvre à quatre mains exceptionnelle, par son style vif et emporté, par son inventivité conceptuelle et la diversité de ses références, le tout au service de leur combat commun contre la psychanalyse et le capitalisme.
   Dans cette biographie croisée, François Dosse, à partir d'archives inédites et d'une longue enquête auprès de nombreux témoins, met en évidence la logique d'un travail alliant théorie et expérimentation, création de concepts, pensée critique et pratique sociale. Il explore les mystères d'une collaboration unique, qui constitue une page toujours actuelle de notre histoire intellectuelle.

20 euros (code de commande : 25543 - vendu).

 

DONNAY (Maurice) — Autour du Chat Noir. Paris, Grasset, 1926. 15e édition. In-8° broché, 192 p., cachet ex-libris à la page de garde, papier jauni, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture de la réédition dans la collection Les Cahiers Rouges :
   Vers 1890, les clients du Chat Noir, célèbre cabaret montmartrois, se nommaient Debussy, Verlaine, Alphonse Allais... On y buvait, on y chantait, on y jouait avec les mots. Maurice Donnay revient en mémoire hanter ce lieu de fantaisie où la jeunesse ne pensait qu'à l'amour... Un étonnant bouquet, des sentiments retrouvés, le souvenir d'une fin de siècle joyeuse.

10 euros (code de commande : 25528 - vendu).

 

EDHEM (Fehmi) et STCHOUKINE (Ivan) — Les manuscrits orientaux illustrés de la bibliothèque de l'université de Stamboul. Paris, De Boccard, 1933. In-4° broché, 68 p., XVI planches hors texte, (collection « Mémoires de l'Institut Français d'Archéologie de Stamboul », n° I), exemplaire non coupé et en bel état, peu courant.
Table des matières :
   A. Manuscrits d'origine turque.
   B. Manuscrits d'origine persane.
   C. Manuscrits d'origine égyptienne.
   D. Manuscrits d'origine mixte (turco-persane).
   E. Manuscrits d'origine indienne.
   - Liste alphabétique des titres.
   - Index général.
   - Table de concordance.

25 euros (code de commande : 25520).

 

Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne. Tome V - 26e année - N° 53-54. Janvier-Juin 1949. Liège, Musée de la Vie Wallonne, [1950]. In-8° broché, [64 (pp.129-192)] p., nombreuses illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Les marionnettes de Wallonie : I. Le « Bètième » de Mons, par Maurice Piron.
   - Le tonnelier : I. La tonnellerie à la main à Huy, par Élisée Legros.

10 euros (code de commande : 25560).

 

[ENSOR (James)]. LEGRAND (Francine-Claire) — James Ensor. Précurseur de l'art moderne. Documentation et catalogue de la première édition par Gisèle Ollinger-Zinque. Révision et actualisation par Danielle Derrey-Capon. Tournai, La Renaissance du Livre, 1999. In-4° broché, 144 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Références »), exemplaire en bel état.
   Édition actualisée, réalisée d'après l'édition originale : Ensor cet inconnu, parue en 1971 et rééditée en 1990.
Table des matières :
   I. Ensor, précurseur de l'art moderne.
   II. Esquisse biographique.
      - Pierrot la mort.
      - Le génie précoce.
      - Ostende, la reine des plages.
      - « Doré sur tranches par toutes les admirations ».
      - Vieillesse à l'harmonium.
   III. Ensor et le milieu artistique.
      - Le groupe des XX.
      - La Libre Esthétique.
      - L'homme des douleurs.
      - Les premiers encouragements.
   IV. Le style, c'est l'homme.
      - Les débuts d'Ensor : la tradition flamande.
      - Rembrandt, Watteau, Turner et les autres.
      - Le symbolisme intimiste.
      - La lumière subjective moderne.
      - L'exaltation des tons crus.
      - Le graphisme ensorien.
      - Symbolisme linéaire et influences orientales.
      - Maîtrise et déclin.
      - Imagerie populaire et ballets roses.
   V. Les grands thèmes d'Ensor.
      - La satire politique et sociale.
      - Ensor-le-Christ.
      - La « kermesse triste ».
      - La mort embusquée.
      - L'ombre du grand Poe.
      - « L'écume inconnue et les cieux ».
   - Notes.
   - Catalogue des œuvres citées.
   - Liste alphabétique des œuvres citées avec référence au numéro du catalogue.
   - Bibliographie.
   - Index alphabétique des illustrations.

15 euros (code de commande : 25526 - vendu).

 

Ensor - Magritte. 150 chefs d'œuvre des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Bruxelles, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts, 1975. In-8° broché, 144 p., reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue (français - néerlandais - anglais).
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux Arts de Bruxelles, du 17 juillet au 31 août 1975.
Préambule par Philippe Roberts-Jones :
   La présente exposition ne se veut pas l'histoire fidèle et exhaustive d'une période, mais la démonstration des richesses d'un musée, ou mieux d'un aperçu de celles-ci. Elle prouve la nécessité de reconstruire à Bruxelles le musée d'art moderne dont le pays se voit privé depuis dix-sept ans. Elle répond à des questions sceptiques quant à la qualité de nos collections. Parmi ces dernières, nous avons choisi, d'accord avec le Palais des Beaux-arts qui nous accueille, des chefs-d'œuvre de l'art national qui se situent de James Ensor à René Magritte, maîtres tous deux de la peinture contemporaine. À l'initiative des dirigeants du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, auxquels s'adresse toute notre reconnaissance, cette institution et le département d'art moderne de nos Musées royaux ont réalisé une œuvre commune qui devrait aboutir, dans un avenir proche, à la mise en évidence, en de nouveaux locaux et de manière permanente, d'une importante partie de notre patrimoine artistique.

13 euros (code de commande : 25563).

 

[JEANNE DE CONSTANTINOPLE]. DE CANT (Geneviève) — Jeanne et Marguerite de Constantinople. Comtesses de Flandre et de Hainaut au XIIIe siècle. Préface de Régine Pernoud. Bruxelles, Racine, 1997. In-8° sous reliure et jaquette (jaunie) d'éditeur, 246 p.
Sur la jaquette :
   Deux femmes, deux sœurs, Jeanne et Marguerite, ont eu en mains ce terroir qui, de la Manche à la Meuse, était destiné à devenir un carrefour européen ; elles l'ont sauvegardé, administré, développé, alors même qu'il était – déjà ! – l'objet des convoitises, tant de la France que de l'Angleterre et de l'Allemagne ; elles ont eu à le défendre, au milieu d'épisodes étonnamment romanesques au cours desquels, une fois de plus, l'Histoire a dépassé toute fiction. Jeanne et Marguerite n'étaient rien moins que les filles de l'empereur de Constantinople Baudouin, si bien que leur existence se trouve étrangement liée à celle des « passages outremer » à l'époque, et sera même bouleversée par l'irruption en Flandre d'un personnage qui se fera passer pour l'ex-empereur – une histoire semblable à celle qu'a connue notre XXe siècle avec telle grande duchesse de la famille impériale de Russie ! (...)
   Dans la connaissance de ce « siècle d'or » que fut le XIIIe siècle en Occident, ce livre marque une étape indispensable. Et de même, dans l'histoire des femmes au pouvoir.

20 euros (code de commande : 25548 - vendu).

 

Jours de guerre. Volume 1 : Jours de sursis. Sous la direction de Francis Balace. Bruxelles, Crédit Communal, 1990. In-4° broché, 143 p., nombreuses reproductions.
   Cinquante ans après la Seconde Guerre mondiale, de 1990 à 1995, la RTBF et le Crédit communal s'associent pour réaliser 84 émissions de télévision, 250 programmes radiophoniques et 24 publications. Ce fut un projet ambitieux et réussi qui ne verrait plus le jour aujourd'hui...
Sommaire :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Préface, par Jean-Philippe Art.
   - Introduction, par Francis Balace.
   - De Pierlot I à Pierlot IV, par Jean-Michel de Waele.
   - Sauver la paix, par Sabine Peeters.
   - Économie d'abord, par Jean-Michel de Waele.
   - Il faut bien vivre pourtant, par Frans Selleslagh.
   - Des colis et des jeux, par Alain Colignon.
   - Quelle Belgique neutre ?, par Jacques Willequet.
   - « Tout homme a deux patries... » Les wallons antineutralistes, par Alain Colignon.
   - Censure, vous avez dit censure ?, par Francis Balace.
   - Une défense très passive, par Yves Bastin.
   - Les étrangers suspects, par Maxime Steinberg.
   - Haro sur les communistes, par José Gotovitch.
   - Les « honorables correspondants », par Étienne Verhoeyen.
   - « Cinquième colonne », mythe et réalité, par Dirk Martin.
   - Nos services discrets, par Francis Balace.

15 euros (code de commande : 25550 - vendu).

 

LALIEU (Louis-Joseph) — Vie de S. Vincent Madelgaire et de Sainte Waudru son épouse, princes et patrons du Hainaut, par l'abbé L.-J. Lalieu, docteur en théologie. Tournay - Braine-Le-Comte, Decallonne-Liagre - Zech et Cornet, 1886. In-8° sous une modeste reliure demi-simil rouge, couverture conservée, XIV, 293, [1 bl.] p., une lithographie de Vasseur frères (à Tournai) en frontispice, index.
Table des matières :
   Première partie : Saint Vincent et Sainte Waudru jusqu'à leur mariage.

      I. Saint Vincent Madelgaire et Sainte Waudru son épouse. Les documents qui nous font connaître leur vie.
      II. Le siècle de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      III. Les parents et la naissance de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      IV. Les premières années et l'éducation de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      V. Le mariage de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
   Deuxième partie : Saint Vincent et Sainte Waudru dans l'état du mariage.
      I. Saint Vincent et Sainte Waudru modèles des époux chrétiens.
      II. Les premiers germes de la vocation religieuse de Madelgaire et de Waudru. Fondation du monastère d'Haumont.
      III.Saint Vincent et Sainte Waudru comte et comtesse du Hainaut.
      IV. Saint Vincent et Sainte Waudru modèles des princes chrétiens.
      V. Saint Vincent et Sainte Waudru modèles des parents chrétiens.
      VI. Les saints enfants de Madelgaire et de Waudru : Saint Landry, Saint Dentelin, Sainte Aldetrude, Sainte Madelberte. Courte notice sur chacun d'eux.
      VII. Madelgaire et Waudru prennent la résolution de quitter le monde et d'embrasser la vie religieuse.
   Troisième partie : Suite de la vie de Saint Vincent.
      I. Madelgaire exécute son projet et entre au monastère d'Haumont.
      II Du genre de vie de Saint Vincent et de ses deux monastères d'Haumont et de Soignies.
      III. Saint Vincent et sa vie monastique a Haumont.
      IV. Saint Vincent fonde le monastère de Soignies ; ses dernières années et sa sainte mort.
   Quatrième partie : Suite de la vie de Sainte Waudru.
      I. Waudru commence a exécuter son projet en menant une vie de retraite et se montre le modèle des saintes veuves.
      II. Sainte Waudru quitte définitivement le siècle et fonde le monastère de Château-lieu.
      III. Du genre de vie de Sainte Waudru et de son monastère de Sainte-Marie à Château-lieu.
      IV. Sainte Waudru, modèle des personnes consacrées à Dieu.
      V. La vie religieuse de Sainte Waudru et le monastère de Mons. Direction de Saint Ghislain.
      VI. Sainte Waudru au monastère de Notre-Dame a Château-lieu, ses tentations, ses victoires, son oraison et ses dons surnaturels.
      VII. Sainte Waudru et la vocation de Sainte Aldegonde.
      VIIL Sainte Waudru pendant sa vie religieuse, dans ses rapports avec sa famille et en particulier avec Sainte Aldegonde.
      IX Les visions de Sainte Waudru à la mort de Sainte Aldegonde.
      X. Les miracles de Sainte Waudru et sa sainte mort.
   Cinquième partie : Le culte de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      I. L'élévation du corps de Saint Vincent et de Sainte Waudru. Quelques-uns des miracles opérés par leur intercession.
      II. Les églises et les reliques de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      III. Le culte, les fêtes et les images de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      IV.Saint Vincent et Sainte Waudru, civilisateurs et patrons du Hainaut.
   Appendices.
      I. Quelques renseignements topographiques et historiques sur l'état de notre pays au septième siècle.
      II. Liste des principaux saints du septième siècle dans la Gaule-Belgique.
      III. Généalogie des Walbert.
      IV. Quelques maximes spirituelles de Sainte Waudru et de Sainte Aye.
      V. Notice sur le monastère d'Haumont et les reliques de Saint Marcel.
      VI. Notice sur le monastère et le Chapitre de Saint-Vincent à Soignies.
      VII. Notice sur le collège de Saint Vincent à Soignies.
      VIII. Notice sur le Monastère et la Collégiale de Sainte Waudru à Mons.
      IX. Monument des reliques de Saint Vincent.
      X. La châsse du corps de Saint Vincent.
      XI. La petite châsse de Soignies dite le chef ou le phylactère.
      XII. Translations des reliques de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      XIII. Les reliques de Saint Vincent pendant la révolution française.
      XIV. Les reliques de Sainte Waudru pendant la révolution française.
      XV. La Benoîte Afrique, la croix et l'anneau de Sainte Waudru.
      XVI. La procession de Saint Vincent d'après Lefort.
      XVII. La procession de Sainte Waudru.
      XVIII. Le car d'or.
      XIX. Douzième Centenaire de Saint Vincent à Soignies, le 15 Juillet 1877.
      XX. La célébration (686-1886) du douzième centenaire de la bienheureuse mort de Sainte Waudru.
      XXI. Chants en l'honneur de Saint Vincent et de Sainte Waudru.
      XXII. Liturgie de Saint Vincent et de Sainte Waudru.

35 euros (code de commande : 25545).

 

LAMARTINE (A. de) — Jeanne d’Arc. Introduction par A. Mabille de Poncheville. Paris, Jonquières, 1929. In-8° broché, 104 p., un des 980 exemplaires numérotés sur vergé pur fil Lafuma (n° 99), bel exemplaire non coupé.
Extrait de l'introduction :
   Certains êtres privilégiés mêlent naturellement ce qui est de la patrie à ce qui est de leur âme, trop grands pour respirer à l'aise s'ils ne confondaient leur souffle avec celui de la France, et s'ils ne s'identifiaient en quelque sorte à ses héros. À ceux-là, Jeanne d'Arc ne fut jamais indifférente : il a fallu qu'un Michelet, un Barrés et un Péguy nous parlassent d'elle.
   Qui n'a lu les pages frémissantes de passion personnelle vouées à sa mémoire par le poète inégal de l'Histoire de France ? À la suite de l'auteur du Mystère de la Charité, qui n'a songé aux conséquences prodigieuses de la rêverie entamée sur ce simple thème : « Orléans, qui êtes au pays de Loire... » ? Et Barrès, méditant à la maison de Domrémy considérée comme un reposoir des Amitiés Françaises : « Quel silence nous courbe après un tel éclair ! »
   Mais la Jeanne d'Arc est ignorée qu'écrivit Lamartine au lendemain d'une immense déception politique, à l'avant-veille de sa longue agonie morale et physique. Serait-ce pour cette raison ? Les peuples détourneraient-ils leur regard, leur pensée même, des vaincus ? Et pourtant la beauté de cette œuvre quasi-inconnue tient précisément à ce que Lamartine avait passé par tous les états d'âme de celle qui délivra Orléans, inspiré, croyant à sa vocation de sauveur de la France, puis abandonné, et s'abandonnant lui-même à une tristesse infinie.

25 euros (code de commande : 25524).

 

LAVENAS (P.C.) — Nouveau manuel des vices rédhibitoires des animaux domestiques, avec leur dénomination et les délais de garantie dans lesquels l'action doit être intentée en France ; contenant : 1° Le Recueil chronologique des coutumes et arrêts des parlemens de France, concernant les vices rédhibitoires des animaux domestiques ; 2° Un tableau par N° et ordre alphabétique des préfectures et sous-préfectures de France, des provinces anciennes dont ils sont formés ; la nature des vices rédhibitoires des animaux, avec la dénomination de chacun, et les délais dans lesquels l'action doit être intentée suivant les usages des lieux ; 3° Les articles du code civil relatifs à la vente et à la garantie des vices rédhibitoires, avec des annotations d'arrêts de jurisprudence et observations sur la garantie ; 4° Les arrêts de jurisprudence des tribunaux, Cours royales et de la Cour de cassation sur cette matière et sur la compétence ; 5° Les décrets, lois, arrêtés, ordonnances et instructions ministérielles sur les maladies épidémiques et épizootiques des animaux domestiques, et les dispositions pénales d'après les lois en vigueur et du nouveau Code pénal ; 6° Instructions pour apprendre à connaître l'âge et les poils des chevaux, et modèles d'actes pour les actions rédhibitoires. Par Lavenas, Auteur du Manuel pratique des Huissiers et du Nouveau Code des poids et mesures, etc. Paris, Renard, 1837. [Paris. / A la Librairie du Commerce, / Chez Renard, rue Sainte-Anne, n° 71. / 1837.] In-12 demi-veau brun d'époque, dos à 4 nerfs orné, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 317, [1 bl.] p., exemplaire rare et en bon état.
Extrait de la préface :
   Jusqu'à présent il n'avait point été fait de recueil chronologique des coutumes et arrêts des anciens parlemens de France, concernant les vices rédhibitoires des animaux domestiques ; ces genres de vices méritent beaucoup d'attention, puisqu'ils intéressent une branche très-importante du commerce. Dans les ventes et achats d'animaux domestiques, les personnes les plus expérimentées y sont souvent trompées, les vices ou maladies dont ils sont atteints ne se déclarant qu'au bout d'un certain temps. Le Code civil ne parle que de la garantie pour les vices cachés et ceux apparens, sans les désigner, et que l'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée dans un bref délai, suivant la nature des vices et l'usage des lieux où la vente a été faite, ce qui renvoie aux coutumes et usages locaux qui existent dans les provinces de la France ; il était donc indispensable de les analyser, ce qui a nécessité à l'auteur de cet ouvrage de longues et pénibles recherches pour parvenir à faire ce recueil.

40 euros (code de commande : 25529).

 

LECLERCQZ (Maximilien-Emmanuel-Joseph) — Pour faire suite à De Boussu. Mémoires sur l'histoire de la ville de Mons capitale du Hainaut ; par M.-E.-J. Leclercqz. 1739-1772. Augmentés de documents inédits et d'un plan de Mons colorié. Bruxelles, Hoyois, 1870. [Publié / par Emm. Hoyois, Éditeur, à Bruxelles. / Déposé conformément à la loi. - 1870.] In-4° demi-chagrin brun d'époque, dos à 4 nerfs, mors frottés, XVI, 116, [2] p., bien complet du grand plan volant à déplier, cachets d'appartenance, rare complet.
   Une Notice sur la famille Leclercqz, par Emmanuel Hoyois, ouvre le volume, on y trouve la description du manuscrit de Maximilien Leclercqz :
   4 volumes in-8° qui se trouvent a la Bibliothèque publique de cette ville, sous le n° 2056 de l'ancien inventaire et sous le n° 68 du nouveau.
   Le premier volume comprend les événements qui se sont produits depuis le mois de juillet 1739 jusqu'au mois de juin 1746, c'est-à-dire jusqu'au moment où les Français vinrent faire le siège de Mons, sous le commandement du prince de Conti ;
   Le deuxième, de juillet 1746 à 1749, depuis la prise de Mons par les Français jusqu'à sa reddition et son entière évacuation ;
   Le troisième, depuis le 1er mars 1749 – époque où cette ville rentra sous la domination autrichienne, par suite du traité d'Aix-la-Chapelle, – jusqu'à la fin de l'année 1771.
   Ces volumes contiennent en outre les résumés des assemblées des États et du Conseil de ville ; ce sont ceux que nous publions.
   Le quatrième contient seulement un récit du siège de Mons et de celui de Saint-Ghislain, en 1746 ; il n'a pas assez d'importance pour être imprimé, en présence d'autres relations plus complètes.
   La ville de Mons a fait l'acquisition de ces manuscrits, lors de la vente de la bibliothèque de Jean-Baptiste-Désiré-Joseph Leclercqz, vente qui eut lieu le 3 août 1829, et jours suivants, en la maison mortuaire, rue des Orphelins, n° 3, à Mons, par le ministère de M" Cardinaël.
   De Boussu fit paraître son Histoire de la ville de Mons en 1725 ; les Mémoires de Leclercqz commencent en juillet 1739. Ne doit-on pas supposer que celui-ci mit la première main à ses Mémoires, ou plutôt à son Journal, à l'âge de dix-sept ou dix-huit ans ? Il ignorait sans doute que De Boussu continuait une œuvre qu'il n'eût pas le temps de publier, étant mort le 9 juin 1755. (Cette partie, de 1725 à 1754, a été éditée par nous en 1868, dans le même genre que le volume finissant en 1724.) Il est facile de comprendre que De Boussu, alors âgé de soixante-quinze ans, fatigué et usé par une vie toute d'étude et de travail, n'a pu traiter la fin de son Histoire avec autant de soin que le commencement. Aussi remarque-t-on qu'il ne donne plus que de simples aperçus, et le récit de ces dernières années laisse-t-il assez souvent à désirer.
   Leclercqz adopta la même distribution, la même manière, presque la même orthographe que son devancier. Le Bourgeois de Mons était un peu de l'école de ces auteurs du milieu du dix-huitième siècle qui écrivaient comme on parle. Selon nous, ce système avait quelque raison d'être. Ne voyons-nous pas d'ailleurs, de nos jours, l'Académie française et les plus grands littérateurs, les lexicographes les plus en renom, différer d'opinion sur plusieurs points ? Combien de sortes de Dictionnaires ont vu le jour depuis vingt ans ! Et l'on n'est pas encore d'accord sur certains mots ! – Soyons donc indulgent envers l'auteur des Mémoires et ne critiquons pas trop sa manière d'écrire.
   Chose singulière ! Un symptôme de lassitude se produit également chez notre Bourgeois. Pendant seize ans les Mémoires sont curieux et pour ainsi dire complets ; il rend compte de beaucoup d'événements que De Boussu ne mentionne pas ; mais, à partir de 1756 – un an avant son mariage ! – jusqu'à la fin de 1771, son travail est loin de présenter le même intérêt : Maximilien n'avait cependant alors que la cinquantaine ; un homme est encore dans sa force à cet âge. Il est à présumer qu'il fut distrait de ses occupations favorites par les exigences de sa nouvelle position. Du reste, les commotions politiques avaient beaucoup perdu de leur intensité ; mais il n'est pas moins à regretter que Leclercqz ne soit pas revenu de temps en temps à ses premières amours : les lettres, – ne fût-ce que comme distraction au bonheur parfois un peu trop monotone du foyer domestique.

70 euros (code de commande : 25549 - vendu).

 

[LÉNINE (Vladimir Ilitch Oulianov, dit)]. Lénine vu par Staline. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, 1954. In-8° sous reliure d'éditeur, 91 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
Introduction :
   Il y a deux groupes de marxistes. Tous deux travaillent sous le drapeau du marxisme et se croient « authentiquement » marxistes. Et cependant ils ne sont pas identiques, loin de là. Bien plus : un abîme les sépare, leurs méthodes de travail étant diamétralement opposées.
   Le premier de ces groupes se borne d'ordinaire à reconnaître extérieurement le marxisme, à le proclamer avec solennité. Ne sachant pas ou ne voulant pas pénétrer l'essence du marxisme, ne sachant pas ou ne voulant pas le faire passer dans la vie, il transforme les principes vivants et révolutionnaires du marxisme en formules mortes, qui ne disent rien. Il fait reposer son activité, non sur l'expérience, ni sur les enseignements du travail pratique, mais sur les citations de Marx. Indications et directives, il les prend non dans l'analyse de la réalité vivante, mais dans les analogies et les parallèles historiques. Divorce entre la parole et les actes, tel est le vice essentiel de ce groupe. De là les déceptions et cet éternel mécontentement du destin qui, à tout moment, le trahit, le laisse « Gros Jean comme devant ». Ce groupe a nom menchévisme (en Russie), opportunisme (en Europe). Au congrès de Londres, le camarade Tyszka (Jogichès) a donné une caractéristique assez heureuse de ce groupe ; il a dit de lui qu'il ne se tenait pas, mais gisait sur la plate-forme marxiste.
   Le second groupe, au contraire, reporte le centre de gravité du problème, de la reconnaissance extérieure du marxisme à son application, à sa mise en œuvre. Déterminer, selon la situation, les voies et moyens permettant de réaliser le marxisme, modifier ces voies et moyens lorsque la situation change, voilà ce qui retient principalement l'attention de ce groupe. Ce n'est pas dans les analogies et les parallèles historiques qu'il prend directives et indications, mais dans l'étude des conditions environnantes. Dans son activité il ne s'appuie pas sur des citations et des sentences, mais sur l'expérience pratique dont il se sert pour vérifier chacun de ses pas, tirer parti de ses propres erreurs et apprendre aux autres à édifier la vie nouvelle. C'est ce qui explique à proprement parler que dans l'activité de ce groupe l'action ne dément pas la parole, et la doctrine de Marx conserve entièrement sa force révolutionnaire vive. À ce groupe s'appliquent parfaitement les paroles de Marx, selon lesquelles les marxistes ne peuvent se contenter d'expliquer le monde, mais doivent aller plus loin pour le modifier. Ce groupe a nom : bolchévisme, communisme.
   L'organisateur et le chef de ce groupe est V. I. Lénine.

10 euros (code de commande : 25534 - vendu).

 

LENTZ (Thierry) — Le grand Consulat 1799-1804. Paris, Fayard, 1999. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 627 p., couverture un peu frottée.
En quatrième de couverture :
   Le Consulat commence le 11 novembre 1799, au matin du troisième jour du coup d'Etat de Brumaire. Il s'achève le 18 mai 1804, avec la proclamation de l'Empire. Entre ces deux dates, quelle œuvre accomplie sous la conduite de Bonaparte ! De la réconciliation nationale à la paix intérieure, du Code civil au franc Germinal, de la réforme administrative et judiciaire au rétablissement de l'influence diplomatique de la France en Europe, du Concordat aux dizaines de lois votées au pas de charge, la Révolution fut canalisée.
   Écrasé par la perspective déformante de l'épisode napoléonien pris à rebours, le Consulat a pu sembler parfois n'être qu'un hors-d'œuvre, une mise en jambe avant les chevauchées de l'Empire. Comme si tout s'était enchaîné avec logique. Comme si Napoléon avait naturellement percé sous Bonaparte.
   En réalité, la montée de Napoléon vers le pouvoir personnel se fit par étapes et crises successives, parfois ponctuées de petits « coups d'État » intermédiaires avant la grande manœuvre qui engendra la transformation finale du régime. Les efforts de l'équipe consulaire pour repousser les tentatives royalistes ou jacobines et juguler une forte opposition parlementaire, les risques de renversement courus par le gouvernement à quelques moments chauds de même que les rivalités de « courants » en son sein sont autant de chapitres que l'on ne peut ignorer lorsqu'on entreprend l'analyse des événements des années 1800-1804.
   Au demeurant, en même temps qu'ils attestent de la vertu du Prince, ils valorisent l'œuvre du Grand Consulat : tandis qu'il réformait d'arrache-pied, il dut encore lutter contre des ennemis décidés, savoir s'appuyer sur ces offensives pour adapter sa course et, bien souvent, avouer sa soumission totale aux événements.

15 euros (code de commande : 25537 - vendu).

 

LEPAPE (Pierre) Le pays de la littérature. Des Serments de Strasbourg à l'enterrement de Sartre. Paris, Seuil, 2003. In-8° broché, 724 p., (collection « Fiction & cie »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Lorsque le 14 février 842, à Strasbourg, Charles le Chauve et Louis le Germanique décident de prononcer en langue vulgaire – franque pour l'un, tudesque pour l'autre – les Serments qui donnent naissance aux deux royaumes égaux de France et d'Allemagne, ils font de ces langues du peuple le lieu de convergence entre géographie, identité et imaginaire.
   Pour ce qui nous concerne, durant onze siècles, la littérature, à l'origine en langue d'oïl, va se faire de plus en plus française et de plus en plus littéraire. Partant du constat que la littérature se vit chez nous à la fois comme essence et comme existence, Pierre Lepape se fait le brillant raconteur de cet art en perpétuel mouvement de tourniquet à la fois création privée et affaire d'Etat, religion et institution, système symbolique et polissage de la langue.
   Les quarante-quatre chapitres du livre sont autant d'épisodes qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps, à travers Le Pays de la littérature : onze siècles d'un récit ponctué d'analyses détaillées, de promenades romanesques, de mises au point historiques et de lectures inattendues.
   Feuilleton tumultueux de l'art d'écrire et de penser dans l'intimité d'une langue française qui, à travers le prestige de ses écrivains, n'a cessé de briller, Le Pays de la littérature est un ouvrage de référence, érudit et limpide, autant qu'un livre de chevet passionnant.

18 euros (code de commande : 25544 - vendu).

 

LE QUELLEC (Jean-Loïc) et DE FLERS (Pauline et Philippe) — Peintures et gravures d'avant les pharaons du Sahara au Nil. Préface de Nicolas Grimal. Paris, Fayard / Soleb, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Études d'Égyptologie », n° 7), exemplaire en très bon état, peu courant.
Sur la jaquette :
   De magnifiques photographies, un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le monde fascinant du Sahara oriental, aux confins de l'Égypte, de la Libye et du Soudan, au-delà des grandes barrières dunaires qui protègent l'un des berceaux de la civilisation pharaonique. L'aventure est omniprésente : par la magie des espaces, par l'évocation de leurs premiers découvreurs, par la démarche même des auteurs. Elle se double d'une réflexion savante sur cette culture des origines et ses résurgences dans la grande civilisation des bords du Nil. De larges perspectives, très neuves, s'ouvrent sur les relations de l'Afrique présaharienne avec les grands fleuves, jadis considérés comme source unique des civilisations qu'ils ont abritées. Ils ne sont, en fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes profondes nous rapprochent des origines de l'Homme et mettent en lumière l'imaginaire de ces ultimes prédécesseurs des pharaons.

80 euros (code de commande : 25554)

 

Lyon 1933. Photographies de Blanc et Demilly. Texte de Jean Reverzy. Préface par Michel Noir. Lyon, Fondation Nationale de la Photographie, 1990. In-folio (288 x 394 mm.) en feuillets sous chemise et étui noir, [30 (texte)] p., 32 planches reproduites en phototypie et contrecollées, édition bilingue (français-anglais), un des 700 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches (n° 82), exemplaire en bel état.
   Les photographies sont extraites de Aspects de Lyon par Blanc et Demilly édité en 1933 pour le compte de la Société des Amis de Guignol.
Préface :
   Témoins nostalgiques d'une ville calme et timide qu'un écrin de brume préserve des regards extérieurs, les photographies de Théo Blanc et d'Antoine Demilly nous permettent de découvrir ou de redécouvrir le visage du Lyon des années 30.
   La noirceur des façades, la grisaille du temps et les photographies d'autrefois, confondent et harmonisent culture, architecture et habitants de Lyon.
   Au fil du temps, le voile s'est levé. D'une cité tournée sur elle-même, Lyon use aujourd'hui de ses charmes pour séduire le monde.
   Sans cesse attentive à la restauration de sa place de pôle culturel, la ville de Lyon conjugue désormais bien vivre traditionnel et avantages de la vie urbaine.
   À l'image des techniques visuelles en général et de la photographie en particulier, Lyon a su préserver et faire évoluer son harmonie vers la luminosité des couleurs.
À propos des photographes :
   Théo Blanc (Lyon 1891 - Lyon 1985) et Antoine Demilly (Mâcon 1892-Lyon 1964)
   Théo Blanc et Antoine Demilly font leurs débuts en photographie en 1924. Ils pratiquent aussi bien le portrait que la photographie de paysage ou la nature morte. Leurs photographies sont publiées dans Charme de Lyon (1942), Trois promenades lyonnaises (1957) et Blanc et Demilly, photographes à Lyon ; cette dernière publication constitue le catalogue de la seule rétrospective consacrée à ce jour aux deux photographes lyonnais (Musée des Beaux-Arts de Lyon, 1976).


La Saône à Saint-Paul, pont La Feuillée.

20 euros (code de commande : 25518 - vendu).

 

Merveilles des châteaux d'Auvergne et du Limousin. Préface de Georges Conchon. Paris, Hachette, 1971. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 299 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « Merveilles de Châteaux »), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Auvergne.
   - Limousin et Marche.
   - Berry.
   - Bourbonnais, Velay, Forez, Gévaudan.
   - Index.
   - Liste des propriétaires.
   - Carte.
Liste des châteaux :
   - Aigues-Mortes - Ailly - Ainay-le-Vieil - Allègre - Alleuze - Anjony - Arfeuille - Argy - L'Aubépin - Aubigny-sur-Nère - Aulteribe - Aurec - Auzers - Ayre.
   - Bannegon - La Barge - La Bastie d'Urfé - La Bâtisse - La Baume - Beaujeu - Beauregard - Beauvoir - Beauvoir-sur-Besbre - Béthune - Bity - Blancafort - Blanchefort - Bois-Bouzon - Boisiramé - Bonnebaud - Bonneval - Bonnu - La Borie - Bornette - Bost - Boucard - Le Bouchât - Le Bouchet-en-Brenne - Boussac - Bouzols - Le Boy - La Boyle - Branzac - Le Breuil-Yvain - Brie - Buranlure - Burlande - Busséol - Busset - Bussy.
   - Castanet - Castelnau - Castel Novel - La Caze - Ceré - Château Chabert - Chalain d'Uzore - Chalençon - Chalmazel - Chalus - Chamblas - Le Champ - Chantelle - Chantemille - Chanterelle - Chapeau - Chareil - La Chassagne - Le Chassan - Châteaubrun - Châteaugay - Château-Guillaume - Châteauneuf - Château Raoul - Château-Rocher - Châtel - Châteldon - Chavaniac-Lafayette - Chazeron - Chevenon - Chevrières - La Chézotte - La Clauze - Cluis - Le Cluzel - Colombier - Comblat - La Condemine - Cordès - Cors - Cosnac - La Cosse - La Caste - Courbières - Le Creux - Cropières - Culan - Curzac.
   - Davayat - Denone - Domeyrat - Le Donjon - Dornes - Douzon.
   - Effial - Estansannes.
   - Fabrèges - Farsac - La Férié - Feugerolles - Fiougoux - Forges - Fourchaux - Fournek - Le Fraisse - Fromental.
   - La Ganne - Gatellier - Gayette - Gendriac - Le Gibanel - Giry - Goutelas - Les Granges - Grimont - Grossouvre.
   - Jaligny - Jenzat - Jouillat - Jouy - Jozerand - Jussy.
   - Lagrange-Montalivet - La Lande - Lamothe - La Palisse - Lauroy - Lavaud-Bousquet - Lavée - Lavergne - Lespinasse - Lévis - Le Lieuteret - Lignières - Lys-Saint-Georges.
   - Mainsat - La Maisonfort - Mansat - Le Marais - Maumont - Mauzun - Mazières - Mehun-sur- Yèvre - Meillant - Menetou-Salon - Messilhac - Hôtel des Moneyroux - Monistrol - Montbrun - Montfleury - Montjézieu - Montmorin - Montrenard - Montrouge - Mortessagne - La Motte-Josserand - La Moustière - Murol.
   - Nexon - Nohant.
   - Opme.
   - Palluau - Palmont - Parentignat - Paulhac - Le Peseau - Pesteils - Pierrefitte - Pionsat - Le Plessis - Poinsac - Polignac - Pomay - Pompadour - Pompignac - Pontanon - Pontgibaud - Le Préau - Prunget - Puy de Val - Puymaret.
   - Ravel - Ressouches - Le Riau - Le Rieu - Rilhac-Xaintrie - Roanne - La Roche - Rochechouart - Rochefort - La Rochelambert - Roche-la-Mohère - La Rochelle - Romenay - Roquedols.
   - Sagonne - Saint-Alban - Saint-Augustin - Saint-Chamant - Saint-Chartier - Sainte-Feyre - Saint-Florent - Saint-F'loret - Saint-Germain-Beaupré - Saint-Haon-le-Châtel - Saint-Maixant - Saint-Marcel-de-Félines - Saint-Priest - Saint-Romain - Saint-Saturnin - Saint-Vidal - Saligny - Sancerre - Saragosse - Sarzay - Sédières - Ségur - Sénezergues - Souys - Sury-le-Comtal.
   - Les Ternes - La Terrasse - Le Théret - Le Thiolent - Thouron - La Tour-Daniel - Tournoël - Trâlage - Turenne.
   - Vachères - Val - La Vallée - Valprivas - Vaugirard - Vaux - Veauce - Ventadour - La Verrerie - Vésigneux - Veuil - Veyrières - Le Vieux Chambord - La Vigne - Villefori - Villemonteix - Villeneuve-Lembron - Villentrois - Viverols - Vixouze - Volhac - La Voûte-Polignac.

40 euros (code de commande : 25564).

 

MÉRY (Joseph) — Les nuits anglaises. Contes nocturnes. Paris, Michel Lévy Frères, 1853. In-18 anglais demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture conservée, (reliure de G. Dubois d'Enghien), [4 (faux-titre, catalogue des titres de la collection, titre, mention de droits)], 368, [1 (table)], [1 bl.], [8 (catalogue de l'éditeur)] p., (collection « Bibliothèque Contemporaine », 2e Série), édition originale, exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de l'auteur.
   Dans sa lettre à son ami Meyer (l'écrivain Henri Meyer ?), datée de Marseille, le 5 mai 1841, Joseph Méry évoque les difficultés qu'il a à récupérer des caisses qu'il doit expédier à Constantinople et son souhait, malgré son mal de mer, d'effectuer un voyage aux Dardanelles : « Je connais la Méditerranée ; elle me tue, dès que je mets le pied sur un paquebot ; moi qui lui ai adressé tant de vers ! ».

     

100 euros (code de commande : 25515).

 

MEURISSE (Paul-Clovis) — Iconographie binchoise. Thuin, Huaux, 1938. In-8° agrafé, [10 (pp. 21-30)] p., deux planches hors texte, couverture un peu défraîchie.
   Extrait du tome VI - 1938 des Annales de la Société d'Archéologie de Binche.

12 euros (code de commande : 25525).

 

[MOZART (Wolfgang Amadeus]. MASSIN (Jean et Brigitte) — Wolfgang Amadeus Mozart. Paris, Club Français du Livre, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur, [30], 1202, [76] p., illustrations hors texte, il manque la carte volante, (collection « Essais », n° 15), exemplaire numéroté (n° 12692), en bel état.
Avant-propos :
   Un enfant prodige à l'éblouissante carrière – une miraculeuse facilité à créer, comme par jeu, des chefs-d'œuvre – une angélique insouciance à passer du rire aux larmes, de la mélancolie à la résignation... Prodige, miracle, ange : la première image d'Épinal peinturlurée par la postérité pour immortaliser Mozart – toujours et jusqu'au tout un enfant, le merveilleux enfant si cruellement arraché à notre affection dans sa trente-sixième année.
   « La partie la plus extraordinaire de la vie de Mozart, c'est son enfance ; le détail peut en être agréable au philosophe et à l'artiste. Nous serons plus succincts sur le reste de sa trop courte carrière. » Ainsi ne rougissait pas de s'exprimer Louis-Alexandre-César Bombet, l'un des premiers biographes français de Mozart, mieux connu sous son vrai nom d'Henri Beyle, ou sous son autre pseudonyme de Stendhal. Prestigieux parrainage pour la plus niaise des légendes ; encore, sous cette formulation par trop naïve, n'avait-elle guère d'avenir. Les enlumineurs qui succédèrent à Stendhal ont mis tous leurs soins à étendre au reste de cette trop courte carrière les agréables couleurs de la puérilité ; ils ont insisté sur « l'esprit d'enfance » qu'aurait toujours conservé le prodige devenu adulte. Mais ils ont continué à présenter la même « feuille de saint » : un météore transcendant, inattendu, immérité ; une grâce qui ne saurait être jugée en fonction d'aucune pesanteur ; un miracle toujours, et toujours un ange. Quoi d'étonnant dès lors qu'il soit mort si jeune ? la peinture ni la statuaire n'ont jamais imaginé de vieil ange.
   Et pourtant, s'il faut parler de miracle ou de prodige, en voici un tout autre – et, pour notre part, sitôt que nous avons commencé d'étudier Mozart, c'est celui auquel nous nous sommes trouvés affrontés.
   Il y avait donc une fois un musicien qui, dès ses premières années, possédait dans son jeu tous les atouts : du génie, bien entendu, et l'un des plus précoces du monde ; une famille affectueuse et attentive, un père excellent pédagogue, les meilleurs savants et compositeurs d'Europe tour à tour pour maîtres, bref, les conditions les plus favorables pour épanouir des dons exceptionnels ; nulle difficulté enfin à faire admettre par tout l'univers d'aussi prestigieuses capacités : avant que sa voix n'ait mué, il avait éclaboussé de sa gloire les capitales et les Cours. Et aucune Carabosse n'avait semblé mêler sa malédiction aux présents des fées-marraines.
   Donc il suffisait que l'enfant ne se laisse pas éblouir, et que des années de labeur achèvent d'accomplir un génie naissant, pour que cette vie, commencée comme un conte bleu, s'achève en une apothéose. Or, justement, il ne s'est pas laissé éblouir, il n'a cessé de travailler, les fruits de la maturité ont passé la promesse des fleurs – et on sait quelle fut la fin : l'abandon du public, les railleries des confrères, la défaveur méprisante de presque tous les connaisseurs, la solitude et la misère croissantes, le rythme de la création ralenti, parfois arrêté par l'absence de commandes, la mort odieusement prématurée.
   Comment Mozart en est-il venu là ? Que s'est-il passé pour que le bambin qui transportait l'univers d'enthousiasme soit devenu le premier des « poètes maudits » de l'âge moderne, le compositeur que quelques amis seuls prenaient encore au sérieux et qui n'a jamais pu, de son, vivant, faire exécuter ses trois dernières Symphonies ? Peut-on se contenter d'une vague et banale réponse, alléguer la jalousie des rivaux, la frivolité du public, l'indignité de l'univers ? Ou bien Mozart a-t-il sa part de responsabilité dans cette fin ? A-t-il provoqué la catastrophe à son insu ? ou a-t-il mené sa vie et poursuivi son œuvre selon une réflexion consciente et délibérée ?
   N'osant nous ranger parmi les philosophes ni les artistes, nous avouons ignorer si l'enfance de Mozart leur semble plus extraordinaire que sa fin. Mais, en tant que biographes et esthéticiens, nous considérons la question que nous venons de poser comme la plus grave et la plus passionnante que soulève le « miracle » de Mozart. Et c'est à elle en premier lieu que le présent livre a dû tenter de répondre : qui fut donc Mozart ?
   Mais peut-être faudrait-il d'abord – ou en même temps – répondre à une autre question, moins stupide qu'elle ne semblerait sitôt énoncée : Mozart est-il un nom commun ou un nom propre ? Expliquons-nous mieux : comment se fait-il que, dans le catalogue de ses œuvres, s'en soient glissées d'assez nombreuses et d'assez considérables, qui viennent des auteurs les plus différents les uns des autres – Eberlin ou Jean-Chrétien Bach, Michaël Haydn ou Paisiello –, qu'on lui a attribuées sans hésitation durant fort longtemps, et dont la liste n'est sans doute pas encore close ? – Comment se fait-il que tant de gens tiennent pour l'un des chefs-d'œuvre les plus typiques de Mozart une composition qui est bien loin d'être tout entière de sa main : le Requiem ? – Comment se fait-il, par ailleurs et en sens inverse, que tant de gens, parmi lesquels des musicologues de qualité, jugent couramment « beethoveniennes » des œuvres comme la Sonate en ut mineur ou le Concerto en ré mineur, qui comptent parmi les plus personnelles et les plus caractéristiques de Mozart ?
   En d'autres termes, ceux qui croient aimer Mozart, ceux-là mêmes qui vont souvent jusqu'à l'adorer, aiment-ils en lui un lieu géométrique, le point de rencontre, en même temps que le plus haut symbole et la plus parfaite réussite, de la production musicale de toute une époque ? Ou aiment-ils vraiment ce qu'il a apporté de plus irréductible, de plus irremplaçable dans l'empire de la musique ?
   Nous serions bien sots si nous avions la prétention d'être absolument les premiers à poser des questions semblables. Qu'au Mozart méconnu de Jean Witold (1954) succède le Mozart inconnu de Hanns Dennerlein (« Der unbekannte Mozart », 1955), montre bien qu'aux yeux des musicologues contemporains subsiste un « mystère Mozart » qui n'a pas fini d'être élucidé. – Nous serions tout aussi sots si nous avions la prétention d'élucider à jamais ce mystère, ou d'oublier que nous n'aurions pas même pu tenter la présente exploration si nous n'avions derrière nous les recherches de tant de mozartiens éminents, au premier rang desquels Théodore de Wyzewa, Georges de Saint-Foix, Alfred Einstein... Il nous arrive assez souvent de marquer énergiquement notre désaccord avec l'un ou l'autre d'entre eux, dans les pages qui suivent, pour que notre premier devoir soit de reconnaître ici ce que nous leur devons ; la possibilité même de les contredire, c'est bien souvent à leurs propres découvertes que nous en sommes redevables.
   Mais, quels que soient les coups portés à l'image d'Épinal primitive (qui garde ses partisans, naïfs ou raffinés, en grand nombre, et dans les rangs de ceux qui la contredisent sur plus d'un point sans y prendre garde), il nous semble que, presque toujours, un préjugé vivace est venu dévier la recherche ou empêcher l'exacte mise au point du regard. Ce préjugé selon lequel la vie d'un créateur n'a pas grand-chose de commun avec son œuvre, et n'est presque d'aucun secours pour éclairer ses conceptions esthétiques, ni la mise en œuvre de celles-ci.
   On comprend bien contre quelle menace entend réagir un tel préjugé : la menace des vies romancées à bon compte, de l'absurde explication d'une œuvre par la motivation superficielle d'une anecdote (heureux encore si l'anecdote ne se révèle pas fausse ou discutable). On n'affirmera jamais assez que l'activité esthétique du créateur ne s'exerce pas à la périphérie mais au cœur de son être humain, en une zone assez intime pour dérouter souvent l'observateur qui ne connaît sa biographie que de l'extérieur, assez mystérieuse encore pour se dérober souvent à la conscience claire de l'artiste lui-même. Mais il n'est pas moins important de rappeler que toute œuvre d'art est le produit naturel d'un homme, non l'opération surnaturelle de quelque dieu, tapi en cet homme et transcendant à lui. S'il existait vraiment un petit homme insignifiant, sans grande valeur humaine de l'intelligence et du cœur, et si cet homme avait créé l'œuvre de Mozart, nous serions devant un dédoublement de personnalité si exceptionnel que les psychiatres seuls auraient le droit d'en parler. Et le fait que Mozart (Mozart magnus, corpore parvus, comme il lui arrive de signer) ait en effet paru un petit homme insignifiant à ses contemporains, n'y change rien. – De même, si la transformation qu'opèrent en tout homme sa propre histoire et le déroulement de l'histoire de son temps n'avait rien de commun avec l'évolution de son art, il ne pourrait créer qu'une, œuvre de maniaque ou de schizophrène. Or l'examen seul de l'œuvre et de la vie de Mozart, et séparément de l'une ou de l'autre au choix, suffit à écarter cette hypothèse.
   Nous demander qui fut Mozart – et ce que notre sens esthétique trouve le plus irréductible et le plus irremplaçable, parce que le plus personnel, dans son œuvre, ce n'est donc au fond que la même question sous ses deux aspects complémentaires mais non interchangeables. Pour tenter d'y répondre, ou du moins de l'éclairer, nous avons employé la même méthode qu'en étudiant Beethoven précédemment. Et nous croyons avoir gardé le même soin de placer toujours sous les yeux du lecteur chaque élément de recherche et chaque donnée, afin qu'en définitive il demeure seul juge.
   La première partie de ce livre – Biographie – se présente exactement comme celle de notre Beethoven. Plutôt que de revenir sur les principes qui nous ont guidés dans son élaboration, nous voudrions plutôt qu'on nous permette de signaler quelques particularités qui tenaient ici à noire sujet même.
   En premier lieu, nous croyons devoir avertir k lecteur que la disproportion entre l'importance des diverses parties de notre biographie ne correspond pas à une importance respective des diverses périodes de la vie de Mozart, mais seulement à l'inégalité de la documentation sur ces périodes. Lorsque Mozart vit à Salzbourg, nous sommes presque réduits aux indications éparses dans les lettres postérieures. Lorsqu'en revanche il entreprend son grand voyage à Munich, Mannheim et Paris, la correspondance entre son père et lui devient si abondante que nous avons dû nous résigner à y pratiquer des coupes plus importantes qu'à l'ordinaire ; mais ce qu'il nous a paru indispensable d'en conserver demeure encore assez volumineux. En revanche, dans la dernière partie de son existence, surtout depuis son entrée dans la Franc-Maçonnerie, la plus grande partie des lettres de Mozart a été détruite ou caviardée ; c'est une perte impossible à combler. Nous n'avons pas cherché à effacer dans notre récit le déséquilibre qui provient de telles lacunes ; le lecteur, s'il y est sensible, saisira mieux à quel point toute biographie, même celle qui se voudrait la plus honnête, demeure une approximation provisoire.
   Peut-être aussi saisira-t-il mieux, par là-même, le rythme de la progression dramatique qui entraîne Mozart vers l'oubli, l'abandon et la solitude. Le lecteur de notre Beethoven voyait la masse des témoignages de contemporains aller toujours croissant de période en période ; il y en avait bien peu sur l'obscur adolescent de Bonn, mais on était venu de partout, en pèlerinage, quémander un instant d'entretien à l'auteur de la Neuvième Symphonie. – Le lecteur de notre Mozart observera le phénomène inverse ; toute l'Europe a retenti d'anecdotes sur l'enfant prodige ; mais il est resté bien peu de gens pour nous parler de l'auteur de Don Giovanni.
   Il pourra faire la même observation, d'ailleurs, en ce qui concerne l'iconographie : nous n'avions presque pas de portraits de Beethoven avant vingt-cinq ou trente ans ; nous n'avions que le choix entre les portraits de Beethoven quinquagénaire. Ici, ayant écarté tous les suspects, il nous restait encore trop de portraits de Mozart enfant, et si peu de Mozart passé vingt-cinq ans. Ainsi pourra-t-on mieux mesurer l'obscurcissement extérieur qui s'épaissit autour des flammes du génie adulte. Comprendre aussi pourquoi l'image d'Épinal d'un perpétuel enfant s'impose, dès que le biographe entend donner à son récit une architecture aussi harmonieuse que celle d'un roman.
   Nous voudrions, en second lieu, nous excuser auprès du lecteur de n'avoir pas cru devoir lui épargner des fréquentations un peu fastidieuses à la longue, ni des expressions crues qu'il finira sans doute par trouver tout aussi monotones. Pour les fréquentations, nous pensons surtout à cette de Léopold Mozart ; nous avons tenu à le citer souvent, longuement, bien plus que les biographes de son fils n'en sont coutumiers, parce que là aussi, là surtout, le lecteur doit pouvoir juger sur pièces. Aucun homme n'a eu sans doute, en positif puis en négatif, une influence si profonde, si durable, si contradictoire, sur le destin de Wolfgang ; aucun non plus ne suscite inévitablement des jugements plus passionnés, en bien ou en mal, à cause de la violence décisive de certaines de ses interventions dans la vie de son fils ; aucun n'aurait besoin non plus d'être expliqué avec plus de nuances ; sans nous récuser devant cette tâche, nous lui avons donné souvent la parole. Si le lecteur le trouve ennuyeux, qu'il veuille bien se consoler en songeant que Wolfgang l'a souvent trouvé plus ennuyeux encore, sans guère trouver la force de s'en cacher. Mais peut-être à la longue réagira-t-il aussi devant Léopold comme devant certains personnages de Proust, exaspérants et attendrissants tout ensemble ; on finit toujours au moins par comprendre ceux qu'on accepte d'écouter.
   Pour les expressions crues, nous songeons surtout aux plaisanteries scatologiques dont Mozart égrène inlassablement la litanie dans ses lettres à la petite cousine d'Augsbourg, mais aussi parfois à d'autres correspondants. Scatologiques, presque jamais obscènes, et si monotones qu'elles lassent vite. Seulement, nous ne devions pas les omettre, parce qu'elles font aussi partie du caractère de Mozart et qu'elles peuvent éclairer tels aspects de sa création. Et nous devions d'autant moins les taire qu'elles n'ont jamais été traduites en français, qu'elles font même souvent défaut dans les éditions allemandes et qu'il faut aller les déchiffrer sur les fac-similés des manuscrits – ou dans une traduction britannique ! On en chercherait en vain le moindre soupçon dans les deux éditions successives de la traduction française des lettres de Mozart par Henri de Curzon, tien qu'elle se prétende complète (traduction par ailleurs plus qu'honorable en dépit de quelques contresens, et à laquelle nous tenons d'autant plus à rendre hommage que nous n'avons pu éviter de nous en inspirer souvent). Peut-être plus d'un lecteur sera-t-il scandalisé de ne pas retrouver, dans ces grossièretés, le visage légendaire d'un angélique enfant ; tant mieux si elles peuvent rappeler, même malodorantes, que la musique de Mozart est celle d'un homme !
   En dernier lieu, nous avons cru devoir insister, plus que pour Beethoven, sur les liens qui unissent Mozart aux courants de pensée et aux événements de son temps ; d'une part, ces liens sont plus méconnus en général ; d'autre part, les courants de pensée et les événements qui ont influé sur Mozart (l'Aufklärung, le Sturm und Drang, le joséphisme) risquent d'être moins familiers au public français que la toile de fond – Révolution, Empire, Sainte-Alliance – sur laquelle se détache la pensée de Beethoven.
   Parmi les influences qui se sont exercées sur Mozart, l'une d'elles mérite d'être étudiée avec un soin spécial : celle de la Franc-Maçonnerie. On sait que Mozart fut Franc-Maçon, et le fut avec ferveur, les sept dernières années de sa vie ; mais, souvent, on sait moins bien ce que la Franc-Maçonnerie représentait pour lui, et le rôle qu'elle joua dans sa création. Il nous a paru aussi indispensable de le mettre en lumière que nous aurions jugé nécessaire de mettre en lumière le rôle des mystères antiques, auxquels ils furent initiés, dans l'œuvre de Pindare ou des grands tragiques du siècle de Périclès, ou le rôle des prédications de Savonarole dans l'œuvre de Botticelli ou de Michel-Ange, ou le rôle de la philosophie de Schopenhauer dans la dramaturgie de Wagner. C'était notre tâche d'historiens, et nous nous en sommes acquittés de notre mieux; on voudra bien ne pas attribuer automatiquement aux biographes de Mozart les idées, les sentiments et les convictions qui appartinrent à Mozart ; on voudra bien aussi, en un tout autre sens, penser que la Franc-Maçonnerie du XVIIIe siècle, spécialement en Allemagne, et très spécialement dans le courant qui subit l'influence des Illuminés, peut n'être pas tout à fait identique à ce que devint la Franc-Maçonnerie en d'autres temps ou en d'autres pays.
   La seconde partie de ce livre – Histoire de l'Œuvre – obéit à un double but. Nous avons voulu, comme dans la seconde partie de notre Beethoven, que l'auditeur puisse y consulter, pour chaque œuvre, une notice comportant sur elle tous les renseignements historiques possibles, et nous avons également rangé ces notices dans l'ordre chronologique, en les faisant suivre de trois Catalogues qui permettent un repérage rapide du passage désiré.
   Mais nous voudrions aussi, cette fois, que la seconde partie puisse être en même temps susceptible d'une lecture suivie d'un bout à l'autre, tout en continuant d'être consultable comme un manuel. Car nous avons tenté, en liaison avec la biographie de l'homme, d'y saisir et d'y retracer le développement du processus créateur de l'artiste. Au sens où Gœthe disait : Désormais les écrivains écriront leurs œuvres complètes (constatation déjà largement valable avant lui, pour les musiciens autant que pour les écrivains, et qui s'applique fort bien à Mozart, plus jeune que Gœthe de sept ans), nous nous sommes proposés d'écrire l'histoire, non seulement des œuvres, mais de l'Œuvre de Mozart.
   Car chacune de ses œuvres a bien son histoire propre, mais, quand nous l'examinons isolément, nous ne pouvons trop souvent, en saisir et en dire que la « petite histoire ». Si nous la replaçons, au contraire, entre les œuvres qui la précèdent et la suivent – dans l'ordre chronologique, bien sûr, mais aussi dans celui du genre musical, ou de la tonalité, ou de telle autre caractéristique – nous commençons à voir qu'elle appartient à une histoire plus longue, plus complexe, plus intime, souvent plus rigoureuse qu'on ne l'imaginait : l'histoire d'un génie créateur, qui poursuit son projet d'aventure en aventure. Chaque œuvre demeure achevée par elle-même et continue d'être entendue séparément, donc de nous adresser une confidence ou un message d'ordre, pour ainsi dire, singulier ; mais en même temps nous ne pouvons achever d'en déchiffrer le sens si nous oublions qu'elle s'insère dans un ensemble qui est l'œuvre complète de son auteur.
   C'est d'ailleurs seulement en étudiant un tel ensemble qu'on peut mesurer ce qui, dans son assemblage, se mêle de plus et de moins personnel, de plus et de moins délibéré. Si telle période voit s'accumuler tant d'opéras, et si peu telle autre, c'est que les commandes ont ou n'ont pas manqué, ce n'est pas que l'auteur en a décidé ainsi par un caprice gratuit. Mais inversement, si les œuvres de 1779 sont si différentes des œuvres de 1776, ce n'est pas que le goût du milieu salzbourgeois a beaucoup évolué, c'est que le musicien s'est refusé à suivre plus longtemps ce goût. Le créateur propose et la société dispose – en même temps la société propose et le créateur dispose. Ainsi Mozart, dont le plus cher désir est, en 1779, de composer un opéra, s'en voit-il empêché de l'extérieur et écrit-il la Posthornserenade et la Symphonie concertante qui ne répondent nullement à ce qu'on attend de lui.
   C'est seulement si nous parvenons à dégager, au travers d'innombrables intermittences discontinues, une inlassable cohérence intime, que nous pourrons mesurer ce que l'œuvre, d'un génie offre à la fois de plus nécessaire et de plus libre ; donc de plus significatif et aussi de plus précieux, si la liberté, pour exister autrement qu'en rêve, suppose d'abord la nécessité comprise.
   L'audace nous avait manqué, en composant notre Beethoven, pour tenter une semblable recherche à travers l'unité organique de l'œuvre complète. Mais nous la pressentions déjà comme le nécessaire achèvement de la biographie d'un créateur, d'où l'Essai qui en proposait une timide esquisse à la fin du volume ; nous savions – nous savons toujours – que nous ne sommes pas quittes envers Beethoven tant que nous n'aurons pas couru cette aventure avec lui. En étudiant Mozart, nous avons senti plus fortement encore que la Biographie n'appelait pas seulement des notices sur les œuvres, mais une Histoire de l'Œuvre. Le lecteur comprendra mieux, dès lors, pourquoi elle n'est pas cette fois, suivie d'un Essai.
   L'art n'existe pas indépendamment des hommes qui le créent du même mouvement qu'ils vivent l'histoire – l'histoire du monde et la leur. Mais un homme ne serait guère humain encore, s'il ne savait pour quelles valeurs sa vie vaut, à ses propres yeux, la peine d'être vécue, ce qui fait pour lui le prix de son existence, ce qui mérite aussi le prix de l'incompréhension, de la misère, de la solitude – au besoin, de la mort.
   Parmi ces valeurs, il y a l'art. Dans le cas qui nous occupe ici, la musique. Ce qui nous fait frémir de joie en écoutant un chef-d'œuvre, peut-on le séparer de notre communion à une liberté qui s'est affirmée ici, au travers des nécessités comprises, – et de l'obscur sentiment que cette liberté proclame et prépare la nôtre, en tant qu'individus sans doute, en tant qu'espèce humaine à coup sûr ? Ainsi, avec ces mêmes arbres que nous voyons sur les routes de Provence et qu'ils ont vus, Auguste Renoir a créé ce bonheur neuf et Vincent Van Gogh ce drame nouveau ! Ainsi Mozart...
   Avec ces instruments, ces tonalités, ces genres musicaux, ces conventions de toutes sortes qui le déterminaient, il a écrit librement – au terme d'un combat qui a duré presque tout le temps de sa carrière – la musique qu'il voulait écrire. Cette liberté du créateur, il ne pouvait la séparer d'une autre liberté, celle de son existence, et il a su la conquérir. De cette double et unique liberté, il a accepté le prix. Pour cela, il demeure exemplaire.
   Ouvrant peut-être notre livre pour mieux s'émerveiller du charme d'un enfant, le lecteur l'achèvera-t-il en ayant rencontré l'homme que nous avons peu à peu découvert, puis suivi à la piste, dans son œuvre et dans sa vie ? Nous n'aurons pas perdu notre travail si nous avons pu l'aider à mieux comprendre, si nous avons d'abord mieux compris nous-mêmes, pourquoi cette vie-là s'est consumée tout entière à créer cette musique-là.

20 euros (code de commande : 25555).

 

NAUWELAERTS (W.) — Bijdrage tot de geschiedenis van de pers in het arrondissement Leuven repertorium (1773-1914). Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1978. In-8° broché, 440 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 86).
Table des matières :
   - Inleiding :
      1. Verantwoording .
      2. Bronnen en Bibliografie .
      3. Bewaarplaatsen.
      4. Toelichting.
   Hoofdstuk I. Overzicht en ontwikkeling van de pers in het arrondissement Leuven (1773-1914).
      - Inleiding.
      1. Evolutie van de Leuvense Pers (1773-1914).
         A. De pers onder het Oostenrijks Bewind (1773-1789).
         B. Het einde van het Oostenrijks Bewind en de Franse Periode (1789-1814).
         C. De pers in het Verenigd Koninkrijk en de Belgische Staat tot de afschaffing van het dagbladzegel (1814-1848).
         D. Bloei van de politieke pers na de afschaffing van het dagbladzegel (1848-1885).
         E. De groeiende aandacht voor de politieke, sociale en kulturele aspiraties van de lagere klassen (1885-1914).
      2. Evolutie van de pers te Tienen (1844-1914).
      3. Evolutie van de pers te Diest (1842-1914).
      4. De pers in de kleinere centra van het arrondissement.
   Hoofdstuk II. Lijst der kranten.
      - Aarschot, Averbode, Boortmeerbeek, Diest, Glabbeek-Zuurbemde, Haacht, Hoegaarden, Kessel-Lo, Kortenberg, Leuven, Lubbeek, Tienen, Werchter, Wezemaal, Zoutleeuw.
   Hoofdstuk III. Lijst der tijdschriften.
      - Aarschot, Averbode, Diest, Herent, Heverlee, Hoegaarden, Kessel-Lo, Leuven, Tervuren, Tienen, Vertrijk, Zittert-Lummen (Zétrud-Lumay), Zoutleeuw.
   Hoofdstuk IV Lijst der Kiesbladen.
   - Index.
      I. Lijst van periodieken.
      II. Lijst van periodieken niet-behorende tot het arrondissement Leuven.
      III. Lijst van persoonsnamen.

13 euros (code de commande : 25530).

 

NIETZSCHE (Friedrich) — Le gai savoir. Traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte. Paris, Gallimard, 1950. 13e édition. In-8° broché, 227 p., papier jauni.
Extrait de l'avant-propos :
   Il faudrait peut-être plus d'une préface à cet ouvrage ; encore laisseraient-elles un doute : peut-on rendre sensible au moyen de préfaces ce que ce livre a de vécu à quelqu'un qui n'est pas passé par des expériences analogues ? Il semble écrit dans la langue du vent de dégel : pétulance, inquiétude, contradiction, temps d'avril ; si bien qu'il rappelle constamment le voisinage de l'hiver autant que la victoire pur l'hiver, victoire qui vient, qui ne peut pas ne pas venir, qui peut-être est déjà venue... Il déborde de gratitude, comme si s'était réalisée la chose la plus inattendue, la gratitude d'un homme guéri ; car c'était bien cette guérison la chose la plus inattendue. « Gai Savoir » : cela signifie les saturnales d'un esprit qui a résisté patiemment à une terrible et longue pression, – patiemment, sévèrement, froidement, sans abdication mais sans espoir, – et qui se voit soudain assailli par l'espoir, par l'espoir de guérir, par l'ivresse de guérir. Quoi d'étonnant, en de telles conditions, s'il met au jour bien des déraisons, des folies, et s'il gaspille mainte capricieuse tendresse jusque sur des problèmes hérissés d'aiguillons, peu faits pour que l'homme les attire et les caresse. C'est que ce livre tout entier n'est qu'une fête succédant à une longue privation, à une longue impuissance ; il n'est que jubilation des forces renaissantes, d'une foi qui se réveille en demain, en après-demain, il n'est que soudain sentiment et pressentiment de l'avenir, d'aventures imminentes, de mers qui s'ouvrent, à nouveau et de buts à nouveau permis, objets d'une foi qui se renouvelle. Par où n'avais-je pas passé !... Ce désert, cet épuisement, cette incrédulité, cette congélation au milieu de la jeunesse ; cette sénilité qui s'insère prématurément dans la vie ; cette tyrannie de la douleur qui surpasse encore la tyrannie de la fierté pour en refuser les conséquences – alors qu'elles sont consolations – ; cet isolement radical, légitime défense nécessaire contre un mépris de l'humanité devenu clairvoyant jusqu'à la maladie ; cette limitation systématique qui n'accepte de la connaissance que l'amertume, les âpretés, tout ce qui fait mal, limitation qui ne fut prescrite par un dégoût né peu à peu d'un régime imprudent de gâterie intellectuelle – on appelle ça du romantisme – ; qui pourrait me suivre en cet enfer ! Mais celui qui le ferait me passerait certainement plus qu'un peu de folie, de turbulence, de « gai savoir », il me tiendrait compte par exemple de la poignée de chansons qui, cette fois, accompagneront ce volume, chansons dans lesquelles un poète se moque de tous les poètes d'une façon bien difficile à pardonner. Hélas ! ce n'est pas seulement contre les poètes et leurs beaux « sentiments lyriques » que ce ressuscité doit déchaîner sa méchanceté : qui sait de quelle sorte est la victime qu'il se cherche ? Quel monstre de thème parodique va le séduire d'ici peu ? « Incipit tragœdia » dit la fin de cet ouvrage d'une inquiétante simplicité : soyez en garde ! Il se prépare quelque chose, crème de malice et de méchanceté : incipit parodia, cela ne fait aucun doute...

13 euros (code de commande : 25527 - vendu).

 

[PARIS - MÉTIERS]. Carton publicitaire du marchand chaudronnier Pineau, Rue de Grenelle - Faubourg Saint-Germain n° 39, à Paris, [ca 1810]. 86 x 58 mm., en très bel état.

15 euros (code de commande : 25519 - vendu).

 

[PERNETY (Jacques, dit Pernetti)] — Lettres philosophiques sur les physionomies. Ex Vultibus Hominum Mores colligo. Petronius.
La Haye, 1746. [A La Haie, / chés Jean Neaulme, / aux Dépens de l'Auteur, / M. DCC. XLVI.] In-8° (110 x 177 mm.) sous cartonnage moderne marbré, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avertissement)], 274 p. (les pp. 252-274 sont consacrées au Catalogue des livres imprimez chez J. Neaulme), frontispice de Jan van Schley, édition originale, note manuscrite sur la page de garde.
   Ce volume fut d'abord attribué au jésuite quimpérois Guillaume-Hyacinthe Bougeant mais il est désormais acquis que son véritable auteur est l'abbé lyonnais Jacques Pernetti.
   L'abbé Jacques Pernetti (1696-1777) fut chanoine de la cathédrale de Lyon, passionné par l'histoire naturelle et par les antiquités, il fut un des membres les plus actifs de l'Académie lyonnaise. Historiographe de Lyon, il publia de nombreux ouvrages dont ses Lettres philosophiques sur les physionomies qui fut traduit en allemand et qui était « assez recherché à cause de la nouveauté du sujet ».
Bibliographie :

   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1285.
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 13208, 49507 et 49508.

50 euros (code de commande : 25532).

 

PICARD (Gilbert) — Empire romain. Photos par Yvan Butler. Préface par Paolo Portoghesi. Fribourg, Office du Livre, 1965. Petit in-4° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations, (collection « Architecture Universelle »).
Table des matières :
   - Préface. Rome et l'architecture organique, par Paolo Portoghesi.
   Chapitre 1. Fonction et structure de la cité.
   Chapitre 2. Une architecture fonctionnelle.
   Chapitre 3. Du classicisme au baroque.
   Chapitre 4. Confort personnel et confort collectif.
   Chapitre 5. Le symbolisme de l'architecture romaine.
   - Conclusion.
   - Tableau chronologique.

15 euros (code de commande : 25561).

 

PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS (Michèle) — Chine. Documentation par Nicolas Bouvier, assisté par Denise Blum. Fribourg, Office du Livre, 1970. Petit in-4° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations, (collection « Architecture Universelle »).
Table des matières :
   - Préface.
   Chapitre 1. Contexte culturel.
   Chapitre 2. Urbanisme.
   Chapitre 3. Palais et temples impériaux.
   Chapitre 4. Architecture religieuse - Architecture funéraire.
   Chapitre 5. Habitations et jardins.
   - Tableau chronologique.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 25562).

 

RICCARDI-CUBITT (Monique) — Un art européen. Le cabinet de la Renaissance à l'époque moderne. Paris, Éditions de l'Amateur, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Le cabinet, par la splendeur de ses formes et la somptuosité de ses décors, est le meuble précieux par excellence. Cette étude retrace son évolution dans une perspective historique, sociale, économique et technique.    L'histoire du cabinet commence avec le coffre à compartiments et tiroirs, destiné au rangement et à la protection des objets de valeur : les coffres découverts dans la tombe de Toutânkhamon en sont un des premiers exemples. En Occident, c'est la Renaissance qui fit du cabinet un meuble luxueux, aussi précieux que les objets qu'il renferme. Le studiolo du XVe siècle était le dépositaire du savoir humaniste et son décor reflète ce rôle prestigieux. Puis les grandes explorations de terres nouvelles firent du cabinet un meuble portatif, servant à l'écriture et au classement des documents. Ce fut aussi l'époque des premières collections, exposées dans des « cabinets de curiosités ». Le grand cabinet baroque triompha à la cour de Louis XIV : Versailles accueillit des meubles somptueux, symboles ostentatoires de la puissance du Roi-Soleil. Le XVIIIe siècle apporta un renouvellement des décors et des formes. L'histoire du cabinet s'achève avec le XIXe siècle, qui fit du cabinet un meuble de concours au décor éclectique dépourvu de signification. Les époques Art nouveau et Art Déco produisirent les derniers représentants d'une longue tradition.
   Cet ouvrage comprend aussi un tableau des styles, un dictionnaire des principaux ébénistes et décorateurs et un glossaire.

70 euros (code de commande : 25551).

 

SEVRIN (Robert) — Le Hainaut occidental. Contribution à l'étude géographique et économique du Tournaisis et des régions d'Ath, de Lessines et de Lens. Mons, Institut de Recherches Économiques du Hainaut, 1964. In-8° broché, 217 p., couverture partiellement insolée.
   Cette étude constitue les n° 1 et 2 - Huitième année de la revue Le Hainaut Économique. Revue trimestrielle de l'Institut de Recherches Économiques de la Province de Hainaut.
Tables des matières :

   Éditorial, par E. Cornez.
   Avant-propos.
   Introduction. Conditions physiques et historiques du développement régional.
      § 1. Les limites.
         1. Terminologie régionale.
         2. Les limites du Hainaut occidental.
      § 2. Les infrastructures physiques de la géographie humaine.
         1. Description de l'oro-hydrographie.
         2. Les infrastructures physiques.
      § 3. Les données de l'histoire.
         1. Occupation de la région.
         2. Wallons et Flamands dans le Hainaut occidental.
         3. La frontière franco-belge.
   Géographie humaine.
      Chapitre I. L'agriculture.
         § 1. Le sol et sa mise en valeur. La couverture boisée.
            1. Les sols du Hainaut occidental.
            2. La superficie agricole.
            3. L'étendue boisée.
         § 2. La, production agricole et son évolution.
         § 3. La structure agraire.
            1. La propriété foncière.
            2. L'exploitation agricole.
         § 4. La technique agricole, l'équipement rural, la main-d'œuvre agricole.
            1. Les assolements.
            2. La maison rurale agricole.
            3. La main-d'œuvre agricole.
      Chapitre II. L'économie commerciale et les transports.
            1. Réseau hydrographique et voies navigables.
            2. Les transports par bateaux.
            3. Les projets en cours de réalisation.
         § 2. Réseau routier.
            1. Le réseau routier actuel et son évolution.
            2. Le réseau des autobus.
            3. Influence de la route sur le paysage géographique.
          § 3. Réseau ferré.
            1. Le réseau ferré et son évolution.
            2. Les transports par fer.
            3. Influences géographiques des chemins de fer.
            4. Les transports par vicinaux.
         § 4. Conclusions. Les transports dans le Hainaut occidental.
      Chapitre III. Le développement industriel.
         § 1. La production industrielle et son évolution.
            1. Étude générale.
            2. Étude régionale.
         § 2. Les facteurs humains et économiques de l'industrie.
            1. Approvisionnement des industries.
            2. La main-d'œuvre.
            3. La propriété industrielle.
            4. Les débouchés.
            5. Les perspectives des industries du Hainaut occidental.
         § 3. Les établissements industriels. Le paysage industriel.
            1. Site des établissements industriels.
            2. Le paysage industriel.
      Chapitre IV. La population.
         § 1. Répartition de la population.
         § 2. Les variations du nombre d'habitants.
         § 3. Les déplacements de la population.
            1. Les déplacements journaliers de population.
            2. Les déplacements hebdomadaires de population.
            3. Les déplacements saisonniers.
         § 4. Migrations sans esprit de retour.
         § 5. Structure de la population active.
            1. Répartition de la population par activités.
            2. Domicile des différents groupes sociaux.
      Chapitre V. L'habitat.
         § 1. Le problème du paysage rural.
         § 2. La maison rurale agricole.
         § 3. Les sites d'habitat rural.
         § 4. Les formes d'habitat rural.
            1. Description des formes d'habitat.
            2. Origine des formes de l'habitat rural.
         § 5. Aspect des villages.
         § 6. Le dessin parcellaire. Les clôtures.
            1. Dessin parcellaire.
            2. Les clôtures.
         § 7. Le paysage rural agricole.
         § 8. L'habitat rural non agricole.
            1. La maison rurale non agricole.
            2. Les formes d'habitat rural non agricole.
            3. Conclusions : un habitat de type particulier.
         § 9. Le problème du paysage urbain.
            1. Une ville rurale : Chièvres.
            2. Les villes industrielles : Lessines, Péruwelz, Leuze, Antoing.
            3. Une ville-carrefour : Ath.
            4. Tournai, ville aux multiples fonctions.
            5. Les villes dans le Hainaut occidental.
      Chapitre VI. Les subdivisions régionales du Hainaut occidental.
            1. Les régions à activité agricole prédominante et à population agricole majoritaire.
            2. Les régions à activité agricole importante et à réserve de main-d'œuvre pour les régions voisines.
            3. Les régions industrialisées, dont plus des 2/3 de la population y travaillent.
   Conclusions.
   Bibliographie.

15 euros (code de commande : 25535 - vendu).

 

[SOIGNIES - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique du Canton de Soignies. Tome XVII. 1957. Soignies, Cercle Archéologique du Canton de Soignies, 1957. In-8° broché, 157 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - La vie du Cercle.
   - Les Heures brainoises d'un jeune vaurien
, par A. Boisdenghien.
   - Le Carillon de Soignies, par Léon Destrait.
   - Essai de chronologie concernant les fortifications de la ville de Soignies
, par Ed. Roland.
   - Les mœurs au XVIe siècle
, par Léon Destrait.
   - Histoire de Ronquières
, par Émile Landercy.
   - Les biens d'église de Carnières
, par R. Riche.
   - La Famille de Sirieu dit Canebustin
, par René Goffin.
   - Procès de sorcellerie à Strépy-Bracquegnies en 1615
, par M.-G.-A. Barbiot.
   - Une légalisation de signature au XVIIIe s.
, par Léon Destrait.
   - Greffe scabinal de Soignies (suite), par Amé Demeuldre.

20 euros (code de commande : 25558).

 

[SOIGNIES - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique du Canton de Soignies. Tome XXVII. 1972-1973. Soignies, Cercle Archéologique du Canton de Soignies, 1973. In-8° broché, 191 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - La vie du Cercle.
   - Notes sur les chirurgiens et sages-femmes de la ville de Soignies du XVe au XVIIe siècle, par Robert Wellens.
   - Frédéric-Simon Batard, Maître de carrière à Soignies (1786-1852), par Léon Baguet.
   - Les comptes de la Massarderie de la ville de Braine-le-Comte, par Edm. Roland et Marie Roland.
   - Un bastionnet malencontreusement disparu : Le « Château de Madame Tauber » à Écaussinnes-d'Enghien, par Jacques Sussenaire.
   - Obits et fondations pieuses de la paroisse Saint-Nicolas à Henripont-lez-Braine-le-Comte, par Léon Jous.
   - Épitaphier et épigraphier d'Henripont, par Léon Jous.
   - Généalogie des Joly sonégiens et brainois, par Ph. du Bois de Ryckholt.
   - Documents relatifs à la peste de 1615 à Mons, par Robert Wellens.
   - Obits et fondations pieuses de la paroisse Saint-Rémi à Écaussinnes-d'Enghien, par Léon Jous.
   - Épitaphier et épigraphier des Ecaussinnes. – II. Écaussinnes-d'Enghien, par Léon Jous.
   - De Braine-la-V'illotte à Braine-le-Comte, par Jacques Sussenaire.

20 euros (code de commande : 25559).

 

SPINOZA (Baruch)Éthique. Texte original et traduction nouvelle par Bernard Pautrat. Paris, Seuil, 1988. In-8° broché, 539 p., (collection « L'Ordre Philosophique »), traduction juxtalinéaire, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
Fallait-il retraduire l'Éthique ? Oui. Tout d'abord, il est bon que cette édition bilingue fasse circuler le texte original de cette œuvre majeure. Mais surtout, il fallait revenir à l'esprit d'un livre qui, tout en ne se reconnaissant qu'un modèle – le traité de mathématique –, entend répondre à une question purement pratique : comment conduire droitement sa vie ?
   La traduction nouvelle qu'on va lire s'interdit donc tout recours à des mots comme « âme » ou « sentiment » qui, inlassablement répétés, finissent par induire un climat de religiosité totalement étranger à la pensée de Spinoza.
   Sur le plan typographique enfin, la fidélité au modèle spinoziste imposait de revenir aux principes canoniques régissant, au XVIIe siècle, la présentation de toute axiomatique.

20 euros (code de commande : 25539).

 

STCHOUKINE (Ivan) — La peinture indienne à l’époque des Grands Moghols. Paris, Ernest Leroux, 1929. In-4° broché, 214 p., illustrations, 100 planches en noir hors texte, (collection « Études d’Art et d’Archéologie »), exemplaire non coupé et en très bel état.
Extrait de l'introduction :
   L'étude de la peinture indienne à l'époque des Grands Moghols est récente : elle date à peine d'un quart de siècle. C'est une des causes du peu d'extension qu'elle a pu prendre, malgré l'intérêt que présente le sujet. On lui contestait, hier encore, tout caractère original, en la considérant, sous le nom d'école indo-persane, comme une des manifestations de l'art iranien. Certains savants continuent même à envisager l'école moghole, sa branche principale, comme restée en dehors des traditions du pays et devant, en conséquence, être exclue de l'histoire de l'art indien. Une des causes de cet intérêt restreint pour la peinture moghole réside, à notre avis, dans son caractère mixte et hybride. Éclipsée par le rayonnement de sa sœur aînée, la miniature persane, elle ne se vit reconnaître qu'une place subordonnée et de valeur secondaire. Il aurait suffi, pourtant, de quitter les lunettes iraniennes pour s'en faire une idée toute autre.
Les phénomènes de « métissage » artistique qu'offrent en si grand nombre les œuvres de, l'école moghole et celle des autres écoles néo-indiennes, tout en étant susceptibles de détourner d'elles l'investigateur, aveuglé par la fiction du « style pur », présentent pour l'historien de l'art, l'intérêt capital d'un style en voie de formation. L'essentiel est de reconnaître dans ce chaos d'éléments disparates, le centre autour duquel ces derniers finissent par graviter d'une manière régulière, en évitant tout point de départ capable de fausser la perspective. Ainsi, considérées sous l'angle de l'art iranien, les œuvres de l'école moghole produisent l'impression d'une imitation plus ou moins réussie de la miniature persane. Rattachée, par contre, aux traditions indiennes autochtones qui lui permettent de se présenter sous son vrai jour, cette école retrouve son originalité.

40 euros (code de commande : 25536).

 

TAGUIEFF (Pierre-André) — Les « Protocoles des Sages de Sion ». Faux et usages d'un faux. Nouvelle édition. Paris, Berg International-Fayard, 2004. In-8° collé, 489 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le retour du plus célèbre faux de la littérature antijuive dans l'actualité, les Protocoles des Sages de Sion, nous a conduit à publier une nouvelle édition revue et augmentée de l'étude, épuisée depuis plusieurs années, que lui avait consacré Pierre-André Taguieff en 1992.
   Les « Protocoles » ont été fabriqués à Paris, en 1900-1901, par les services de la police politique secrète du Tsar, l'Okhrana, qui a fait appel, pour réaliser ce travail, au faussaire Matthieu Golovinski. Ce document, se présentant comme les minutes de séances secrètes tenues par les plus hauts dirigeants du « judaïsme mondial », était censé révéler leur programme de conquête du monde.
   Dès 1921, la démonstration philologique a été faite qu'il s'agissait d'un faux paraphrasant le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, pamphlet alors bien oublié de l'avocat Maurice Joly, publié à Bruxelles en 1864, et dirigé contre Napoléon III. Cependant, après cette démonstration sans appel, les « Protocoles » n'en ont pas moins continué leur course, jusqu'à devenir un best-seller planétaire.
   Le principal but des faussaires de l'Okhrana était de disqualifier toute tentative de modernisation « libérale » de l'Empire tsariste en la présentant comme une « affaire juive » ou « judéo-maçonnique ». De 1903 à la révolution d'Octobre, les « Protocoles » sont restés une arme idéologique dans les mains des antisémites russes et des policiers manipulateurs. Le faux n'est devenu le principal vecteur du mythe de la « conspiration juive mondiale » qu'après 1917. Le « péril juif » a pris les couleurs du « péril rouge » avec le meurtre de la famille impériale (17 juillet 1918), dénoncé comme un « crime rituel » commis par les « bolcheviks juifs ».
   Utilisés d'abord comme machine de guerre idéologique contre le bolchevisme, les « Protocoles » ont été exploités à d'autres fins : expliquer après coup le déclenchement de la Grande Guerre comme la défaite de l'Allemagne par une machination juive, dénoncer la prétendue collusion des Juifs et de la « haute finance internationale », réduire les régimes démocratiques à des masques d'une « ploutocratie mondiale à tête juive », stigmatiser le sionisme comme une entreprise juive occulte de domination du monde, enfin démoniser l'État d'Israël, mythifié en tant que centre du « complot juif mondial ».
   Les « Protocoles » sont ainsi présents dans l'attirail idéologique du « nouvel antisémitisme » qui se déchaîne après la guerre des Six Jours (juin 1967). Depuis, la nouvelle judéophobie à base « antisioniste » s'est enrichie des négations du « révisionnisme », tandis que, dans les pays d'Europe de l'Est (communistes, puis post-communistes) comme dans les pays arabes et plus largement dans le monde musulman, la « conspiration juive internationale » est devenue le « complot sioniste mondial ».

18 euros (code de commande : 25517 - vendu).

 

VAN ZEELAND (Paul) — Regards sur l’Europe 1932. [Essai d'interprétation de certaines manifestations du nationalisme économique.] Bruxelles, Office de Publicité, 1933. In-8° demi-chagrin rouge à coins, couverture conservée, 252 p.
   Avec un envoi de l'auteur qui, trois années après la parution de ce livre, allait devenir premier ministre de Belgique, « à Monsieur Pol Le Tellier, ambassadeur de Belgique à Paris en témoignage de haute estime et de vive sympathie. »
Table des matières :
   Première partie.
      - Introduction.
      Chapitre I. La crise et la circulation des biens.
         § 1. La transformation d'après-guerre.
         § 2. Le déclenchement des troubles monétaires.
   Deuxième partie. La lutte contre la crise et son échec.
      Chapitre II. Les mesures de nationalisme économique.
         § 1. Protectionnisme : tarifs, contingentements, prohibitions.
         § 2. Réglementation des changes.
         § 3. Moratoires et accords de prorogation.
         § 4. Clearings.
      Chapitre III. La crise des organismes internationaux.
         § 1. La Société des Nations.
         §2. La Banque des Règlements Internationaux.
      Chapitre IV. Les tentatives de réaction dans l'ordre international.
         § 1. La Conférence de Lausanne.
         § 2. La Conférence de Stresa.
         § 3. La Convention d'Ouchy.
   Troisième partie. Les problèmes fondamentaux.
      Chapitre V. Autarcie ou économie internationale.
      Chapitre VI. Économie dirigée, interventionnisme ou laisser-faire.
      Chapitre VII. Primauté du politique ou de l'économique.
   Quatrième partie. Applications et conclusions.
      Chapitre VIII. La Belgique et la crise.
      Chapitre IX. Conclusions générales.

25 euros (code de commande : 25523 - vendu).

 

[VERMEER (Johannes)]. MONTIAS (John Michael) — Vermeer, une biographie. Le peintre et son milieu. Traduit de l'anglais par Daniel Arasse. Paris, Adam Biro, 1990. In-8° broché, 363 p., illustrations hors texte en noir, (collection « Biographies »), couverture un peu défraîchie, peu courant.
En quatrième de couverture :
   De Vermeer, l'un des artistes les plus fameux, il n'existait pas, paradoxalement, de biographie. Présentée ici dans sa dernière version, spécialement enrichie et corrigée, celle, déjà classique aux États-Unis, de John Montias, comble donc une importante lacune. Pour réunir des informations, très souvent inédites, sur le peintre et le milieu familial et social où sont nés tant de chefs-d'œuvre, l'auteur a passé de nombreuses années à interroger actes notariés, correspondances, etc.
   Le résultat : un tableau coloré de la vie quotidienne à Delft au XVIIe siècle, l'histoire d'une lignée où ne manquent ni les honnêtes gens, ni les filous, la figure énigmatique de Vermeer approchée de plus près que jamais auparavant, enfin et surtout, son œuvre servie par un éclairage qui la restitue dans sa nouveauté.

20 euros (code de commande : 25553).

 

WALRAVENS (Jacques) — Le collège Saint-Stanislas à Mons pendant les années de guerre 1940-1945. Mons, Associations Royale des Anciens Élèves du Collège Saint-Stanislas, 2011. In-8° broché, 394 p., illustrations, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Prolégomènes.
      - Les sirènes de l'extrême-droite tentent de séduire la jeunesse catholique.
      - De l'Anschluss à la Drôle de guerre (mars 1936 - septembre 1939).
      - La Drôle de guerre (3 septembre 1939 -10 mai 1940).
      - Saint-Stanislas à la veille de la guerre.
   Première partie. La guerre.
      - L'invasion (10 mai - 28 mai 1940).
      - L'exode.
      - Le destin tragique des Apostoliques de Verviers.
      - Les CRAB's.
      - Le Père Gaston Janssens et Vincent Frans victimes des massacres des 21 et 22 mai 1940 à Aubigny-en Artois.
      - La reprise des cours.
   Deuxième partie. Sous l'occupation allemande (19 mai 1940 - 2 septembre 1944).
      - L'enseignement.
      - La censure des manuels scolaires.
      - L'ouverture de nouvelles écoles ou de nouvelles classes est soumise à l'autorisation de l'occupant.
      - Les directives strictes du Père Provincial diversement respectées par la population de Saint-Stanislas.
      - Les problèmes et soucis quotidiens.
      - Les œuvres, les cérémonies et les manifestations religieuses.
      - Solidarité et générosité, l'aide aux démunis.
      - L'activité culturelle.
      - Le travail obligatoire en Belgique et en Allemagne.
   Troisième partie. Face à l'envahisseur et à l'occupant.
      - Professeurs, élèves et Anciens, dans la Résistance.
      - Ils sont morts pour que nous vivions libres.
   Quatrième partie. La fin.
      - Les bombardements de l'aviation alliée, les classes dispersées, le Collège sous les bombes.
      - La Libération.
      - Les Volontaires de guerre.
      - La vie reprend à Saint-Stanislas.
      - La reconstruction du Collège.
   - Conclusions.
   - Sources.

25 euros (code de commande : 25557).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 30 mai 2017.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(2 mai 2017)

 

BESSON (Marius) — Saint Pierre et les origines de la primauté romaine. Genève, Société Anonyme d'Éditions Artistiques, 1929. In-4° broché, 195 p., illustrations en bistre dans le texte et XII planches contrecollées hors texte en couleurs.
Table des matières :
   - Préface.
      - Sujet du livre - But de l'auteur - Citations et références - Illustrations - Concours obtenus.
   Chapitre premier. Jésus christ, l'unique pierre fondamentale.
      Comment le Christ est le seul chef, la seule pierre fondamentale de l'Église - Importance de cette question : qui est le Christ ? - Le Christ discuté - Représentations anciennes du Christ dans l'art chrétien - Témoignages du Nouveau Testament sur le Christ - Affirmation de la divinité du Christ - Le chef invisible et le chef visible.
   Chapitre II. La primauté dans le nouveau testament.
      - La primauté conférée à Saint-Pierre.
         - Place particulière de S. Pierre dans le Nouveau Testament - Le texte « Tu es Pierre, etc. », son authenticité - Son vrai sens - Le changement du nom de Simon en celui de Pierre - Les clés du royaume - Pais mes agneaux, pais mes brebis - L'objection tirée de S. Paul - Retire-toi de moi, Satan.
      - La primauté après s. Pierre.
         - L'Église selon S. Paul - Le sens de quelques termes - L'Église de l'Évangile - Jésus et la fin du monde.
      - Excursus : s. pierre a-t-il été à Rome ?
         - Les origines de la communauté chrétienne de Rome - Comment se pose le problème de la venue de S. Pierre à Rome - Les fouilles de Saint-Sébastien - Le témoignage de Clément d'Alexandrie, de Tertullien, de Porphyre - Le témoignage de S. Irénée - de Caïus - de Denys de Corinthe, - de Papias et de S. Ignace - de S. Clément romain - de l'Ascension d'Isaïe - de S. Pierre lui-même - La conclusion de M. Lietzmann.
   Chapitre III. la primauté romaine de Trajan à Constantin.
      - Au tournant du Ier siècle.
         - L'épître de S. Clément - Celle de S. Ignace.
      - La primauté romaine au IIe siècle.
         - Le témoignage de S. Irénée - La formule romaine du Credo - Le Canon du Nouveau Testament - L'ancienne liste épiscopale romaine - Épiscopat « monarchique » ou épiscopat « collégial » ? - Rome, centre d'attraction.
      - La primauté romaine au IIIe siècle.
         - La controverse pascale - La controverse baptismale - La pensée de S. Cyprien - Primatus Pétri - Le cas de Denys, disciple d'Origène - Le cas de Paul de Samosate - La charité romaine - Conclusion.
   Chapitre IV. La primauté romaine quand Rome ne fut plus capitale.
      - Quelques témoignages patristiques.
         - Rome et Byzance - Les anciens conciles - Les témoignages de quelques orientaux - L'attitude de Jules Ier - Les affirmations de S. Jérôme - La doctrine d'Arnobe le jeune - S. Innocent, S. Zosime et S. Boniface - La pensée de S. Augustin - Les empereurs d'Orient.
      - Cathedra petri.
         - S. Pierre et S. Paul - Le Christ, entre les deux apôtres, donne la Loi à S. Pierre - L'antiquité chrétienne parle de la chaire de Pierre, non de la chaire de Paul - Textes de Pères qui le prouvent - Ce qu'en pensait l'Église romaine elle-même.
      - Moïse et s. Pierre.
         - Le symbolisme de l'eau - Moïse frappant le rocher - Autre personnage symbolique frappant le rocher : ce personnage, au moins dans certains cas, est S. Pierre - Les Pères nous le laissent entendre.
      - Le témoignage de s. Grégoire.
         - L'objection qu'on tire de lui - La réponse - S. Grégoire ne veut pas de vains titres, mais il agit comme chef de l'Élise universelle - Princeps apostolorum.
      - Excursus : la Bible, règle de foi ?
         - L'autorité du Pape ou la Bible ? - Le respect qu'avaient les chrétiens des premiers siècles pour la Bible - La Bible inspiratrice de l'art chrétien primitif - La Bible recommandée par les Pères - Les Pères ne croyaient pas que la lecture de la Bible, faite par chacun suivant son bon plaisir fût règle de la foi : Tertullien - S. Irénée - S. Augustin - Comment les premiers chrétiens jugeaient de la canonicité d'un livre saint - Deux manières de se servir de la Bible.

15 euros (code de commande : 25483).

 

BIDERMANN (Jacob) — Iacobi Bidermani e Soc. Iesu Ignatius sive, De vita et gloria S. Ignatii Loiolæ Soc. Iesv conditoris libri tres. Anvers, Plantin, 1635. [Antverpiæ ex Officina Plantiniana / Balthasaris Moreti, M. DC. XXXV.] In-24, plein parchemin d'époque (trace de liens), 236, [3 (table, privilège)], [3 bl.] p.
   Outre des ouvrages d'enseignement et de polémique, on doit au jésuite Jacob Bidermann (Ehingen, 1578 - Rome, 1639) une série d'hagiographie dont plusieurs consacrées au fondateur de son ordre.
Bibliographie :
   - Jouin (Ernest) et Descreux (V.), Bibliographie occultiste et maçonnique, t. I, n° 568.

   - 
De Backer (Augustin), Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, t. I, 621/1.

60 euros (code de commande : 25497).

 

BLANC (Maurice) et HELLENS (Franz) Belgique, pays de plusieurs mondes. Lausanne, La Guilde du Livre, 1956. In-4° sous reliure souple d'éditeur, XV, 88 p., reproductions en noir, table sur une planche à déplier, (collection « Guilde du Livre », n° 254), édition originale (achevée d'imprimer le 29 mars 1956) hors commerce réservée aux membres de la Guilde du Livre numérotée (n° 837), bon exemplaire.
Table des photographies :
   
Voies ferrées à Mons - La Sambre à Charleroi - Route de Bruxelles à Audenarde - Dinant. La Meuse, vue de la citadelle - Namur. La Sambre, vue de la citadelle - Marchande de cartes postales à Namur - Liège. La Meuse et le pont de la Boverie - Liège. Église Saint-Barthélémy (XIIe siècle) - Pont sur l'Yser, près de Nieuport - Port d'Ostende - Maison flamande - Tournai, vue plongeante du beffroi - Tournai, deux vues plongeante du beffroi - Béguinage de Courtrai (deux photos) - Moulin du Brabant - Usine près de Willebroeck - Campagne près d'Ypres - Berger flamand - L'Escaut à Saint-Amand - Canal de Bruges à Damme - Dunes - Abbaye des Dunes, près de la Panne (XIIIe siècle) - Banlieue de Charleroi - Hauts fourneaux des Forges de la Providence à Marchienne - Forges de la Providence, coulée du laitier - Bruxelles. Beffroi de l'Hôtel de Ville - Bruxelles. Grand-Place, Maison des Corporations - Bruxelles. Grand-Place, Maison du Roi - Bruxelles. Grand-Place, Hôtel de Ville - Bruxelles. Grand-Place - Bruxelles. Beffroi de l'Hôtel de Ville - Chanteur ambulant - Maisons du vieux Bruxelles - Compère et commères - Marché de Sainte-Catherine - Étang d'Ixelles - La Dyle à Louvain - Écluse de Weisetter - Canal de Bruges à Damme - Alost. Hôtel de Ville - Audenarde. Hôtel de Ville - Gand. La Liève, vue du Château des Comtes - Gand. Ancienne grand-boucherie - Canal de Willebroek, près de Boom - Damme - Bruges. Pont du béguinage - Bruges. Pont Saint-Boniface - Bruges. Maison ancienne - Bruges. Pont de l'Hydromel - Malines. Canal - Coucher de soleil dans les Ardennes - Moulin de Grobbendonck (Campine brabançonne) - Campagne brabançonne - Canal de Willebroek - Anvers. L'Escaut - Anvers. Le port - Anvers. Ouvrier au port - Anvers. Vieille rue et cathédrale - Hautes Fagnes - Campagne près de Namur - Joueurs de cartes - Nieuport. Bateaux de pêche - Paveurs - Verrier au val Saint-Lambert - Grue à Zeebrugge - Puits en Campine brabançonne - La Semois - Chassepierre et la Semois - Voies ferrées - Usines à Charleroi - Pavés après la pluie.

20 euros (code de commande : 25478).

 

BRASSENS (Georges) — Poèmes &chansons. Paris, Éditions Musicales, 1983. In-8° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 629 p., airs notés, illustrations en noir in-fine, index alphabétique et discographique, bon exemplaire, peu courant.
   Recueil de 191 chansons avec leurs airs notés.

35 euros (code de commande : 25476).

 

BUSSAGLI (Mario) — La peinture de l'Asie centrale. traduit de l'italien par Isabelle Robinet. Genève, Skira, 1963. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs contrecollées, (collection « Les Trésors de l'Asie », n° 6), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   L'Asie Centrale s'étend du Tibet à la Chine, de l'Inde à la Caspienne. C'est une région désertique qu'arrosent de rares cours d'eau et que protègent en même temps qu'elles l'isolent de hautes barrières montagneuses. La première expédition européenne ne la découvrit qu'en 1896. Pourtant, l'Asie Centrale fut un foyer de civilisation, celui de la Route de la Soie. Dès le début des siècles historiques, les échanges commerciaux, la diffusion des idées religieuses associent sur ce territoire les caractères et les notions artistiques de l'Occident classique, de l'Iran, de l'Inde, de la Chine. La vague classique pénètre la première au cœur de ce domaine. Les Sassanides relayent son influx, et leur apport rencontre celui de l'Inde. Les T'ang enfin, dans la province orientale avant tout, véhiculent en Asie Centrale l'invention et la tradition chinoise.
   Tous ces courants s'entrecroisent au gré des siècles et de la fortune des empires. Mais si l'on voit Byzance succéder de la sorte à la Grèce et à Rome au cœur même de l'Asie, et si les styles locaux composent une fascinante et mystérieuse mosaïque, cette immense région élabore en même temps ses formules personnelles, et les dispense à son tour aux régions avoisinantes : terres musulmanes, Tibet, Chine elle-même. La peinture de l'Asie Centrale – ses fresques, ses broderies, ses manuscrits, ses tablettes de bois – est une création emplie de fraîcheur, d'audace et de diversité, mais qui porte plus encore. Constituée dans des circonstances et dans un entourage particulièrement menaçants, restituée ici à la lumière des travaux les plus récents et à la suite d'une entreprise de prospection photographique sans précédent, elle affirme aussi, chez ses auteurs, une ténacité dans l'invention et un courage d'être dont il existe peu d'équivalents.

25 euros (code de commande : 25477).

 

[CAMUS (Gustave)]. Gustave Camus. Rétrospective 1926-1984. Bruxelles, Ledoux, 1990. Petit in-4° broché, 59 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à l'Hôtel Communal de Schaerbeek, du 13 décembre 1990 au 19 janvier 1991.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Léon Weustenraad.
   - Gustave Camus, la topographie du corps humain, par Jean-Luc Wauthier.
   - Biographie.
   - Expositions personnelles.
   - Bibliographie.

18 euros (code de commande : 25499).

 

CLADEL (Léon) — Petits cahiers de Léon Cladel. Eau-forte de L. Lenain. Bruxelles, Kistemaeckers, 1879. [Bruxelles / Henry Kistemaeckers, Éditeur / 25, rue Royale, 25 / M DCCC LXXIX] In-12 demi-maroquin noir, dos à cinq nerfs daté en queue, tête dorée, couverture parcheminée conservée (reliure de G. Dubois d'Enghien dont la marque a été effacée par le dernier propriétaire du livre !), 142, [7 (table, marque de l'imprimeur A. Lefèvre, notice de présentation de l'édition de L'Homme qui tue par Georges Gerber)], [3 bl.] p., un portrait gravé de l'auteur en frontispice et 4 pages de fac-similé de manuscrit, (« Petite Collection de Bibliophilie »), exemplaire sur papier vergé, édition originale rare et en bel état.
   Georges Vicaire précise : « La justification du tirage, au v° du faux-titre, annonce : 200 ex. sur pap. vergé et 100 ex. sur pap. du Japon. D'après l'indication que m'a fournie M. Kistemaeckers, le tirage serait de 500 exemplaires sur pap. vergé, plus 10 ex. sur pap. du Japon. »
À propos de la « Petite Collection de Bibliophile » :
   Cette série de luxe est composée d'une quinzaine de volumes de 10,5 x 16 cm., imprimés sur beau papier vergé fin et illustrés chacun d'un portrait de l'auteur. « Cette collection, annonce Kistemaeckers, est destinée à devenir très rare par la suite [...], car aucun de ces volumes ne sera réimprimé. Elle groupera des œuvres inédites de toutes les célébrités de la jeune école analytique ou naturaliste. » La collection eut un vif succès et fut rapidement épuisée. Kistemaeckers se proposait de faire paraître dans des éditions illustrées mais au format grand in-8° ceux de ces ouvrages qui obtiendraient le plus de succès. » À la connaissance de Colette Baudet, le projet n'eut pas de suite.
Notice de Colette Baudet à propos de l'ouvrage :
   Sur un feuillet d'annonce, Kistemaeckers présente l'ouvrage en ces termes : « Cette publication étant avant tout une œuvre de gourmet, nous y avons apporté tous nos soins, afin qu'elle puisse dignement occuper la place qui l'attend dans la bibliothèque de l'amateur et du bibliophile, nous n'avons obtenu l'autorisation que de faire un seul tirage scrupuleusement limité à 300 exemplaires sur papier pur fil vergé à 4 francs et 10 exemplaires sur Japon véritable. » À propos de l'annonce de ce tirage scrupuleux, qui se rapproche des chiffres avancés par Vicaire mais ne correspond nullement à la justification du tirage indiquée dans le volume, R. Fayt observe, dans une monographie consacrée à l'éditeur : « Ce procédé met en évidence le manque d'intégrité de Kistemaeckers, coutumier de ces manipulations mercantiles. »
   Une note de l'éditeur, très caustique à l'égard des bien-pensants, rappelle la condamnation de Cladel, en 1876, lors de la publication d'Une Maudite dans L'Événement.
   Dans une lettre du 30 juin 1881, Kistemaeckers répond à un client, qui souhaite un exemplaire des Petits Cahiers, « que ce petit volume a été entièrement épuisé peu de temps après sa mise en vente [...]. »
Table des six nouvelles contenues dans ce volume :
   - Paul-des-Blés.
   - L'Ancêtre.
   - Une Maudite.
   - Chez les Morts.
   - Madame la Générale à la jambe de bois.
   - Bêtes et Gens.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome II, col. 755.
   - Fayt (René), Un éditeur des Naturalistes : Henry Kistemaeckers, dans Le Naturalisme et les lettres française de Belgique, Revue de l'Université de Bruxelles, 1984/4-5.
   - Baudet (Colette), Grandeur et misères d'un éditeur belge : Henry Kistemaeckers (1851-1934), pp. 193-194.

200 euros (code de commande : 25489).

 

[COLETTE (Sidonie-Gabrielle)] et WILLY (Henry Gauthier-Villars, dit) — Claudine en ménage. Paris, Mercure de France,1902 (mention de onzième édition). In-12 demi-chagrin brun, dos (passé et frotté) à cinq nerfs, 291 p., exemplaire dédicacé par Willy.
   L'achevé d'imprimer est daté du 3 mai 1902 ; la dédicace de Willy est datée de novembre 1910, à Bruxelles.

  
Page de titre et dédicace.

35 euros (code de commande : 25471).

 

[COLETTE (Sidonie-Gabrielle)] et WILLY (Henry Gauthier-Villars, dit) — Claudine à Paris. Paris, Société d'Éditions Littéraires et Artistiques, 1902 (mention de cinquante-sixième édition). In-12 demi-chagrin brun, dos (passé et frotté) à cinq nerfs, couverture conservée, 321 p., exemplaire dédicacé par Willy.
   La dédicace de Willy et datée de novembre 1910, à Bruxelles.

     
Couverture, page de titre et dédicace.

45 euros (code de commande : 25472).

 

CORBOZ (André) — Haut Moyen Âge. Fribourg, Office du Livre, 1970. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « Architecture Universelle »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Parlons méthode.
   Chapitre 1. L'environnement de l'architecture.
   Chapitre 2. Des espaces non homogènes.
   Chapitre 3. La liturgie comme fonction.
   Chapitre 4. Aménagement du territoire et genèse de la ville.
   - Tableau chronologique.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 25484).

 

DELEUZE (Gilles) et GUATTARI (Félix) — Capitalisme et schizophrénie. L'anti-Œdipe. Nouvelle édition augmentée. Paris, Minuit, 1999. In-8° broché, 493 p., (collection « Critique »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce que l'inconscient ? Ce n'est pas un théâtre, mais une usine, un lieu et un agent de production. Machines désirantes : l'inconscient n'est ni figuratif ni structural, mais machinique. – Qu'est-ce que le délire ? C'est l'investissement inconscient d'un champ social historique. On délire les races, les continents, les cultures. La schizo-analyse est à la fois l'analyse des machines désirantes et des investissements sociaux qu'elles opèrent. – Qu'est-ce qu'Œdipe ? L'histoire d'une longue « erreur », qui bloque les forces productives de l'inconscient, les fait jouer sur un théâtre d'ombres où se perd la puissance révolutionnaire du désir, les emprisonne dans le système de la famille. Le « familialisme » fut le rêve de la psychiatrie ; la psychanalyse l'accomplit, et les formes modernes de la psychanalyse et de la psychiatrie n'arrivent pas à s'en débarrasser. Tout un détournement de l'inconscient, qui nous empêche à la fois de comprendre et de libérer le processus de la schizophrénie.

17 euros (code de commande : 25513).

 

[DELEUZE (Gilles)]. Le vocabulaire de Gilles Deleuze. Sous la direction de Robert Sasso et Arnaud Villani. Nice, Centre de Recherches d'Histoire des Idées, 2003. In-8° broché, 376 p., (collection « Les Cahiers de Noesis - Vocabulaire de la Philosophie Contemporaine de Langue Française », n° 3), bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur et peu courant.
Extrait de l'avant-propos :
   Le projet d'établir un « vocabulaire de Gilles Deleuze » rencontre quatre difficultés particulières. La question se pose d'abord de savoir s'il est légitime de ranger sous un tel intitulé des notions avancées dans des textes que Deleuze a écrits en collaboration avec d'autres auteurs : dans de nombreux cas, ne faudrait-il pas plutôt parler, par exemple, d'un vocabulaire « Deleuze-Guattari » ? Une autre difficulté concerne l'incessante création des concepts chez Deleuze (ou chez Deleuze-Guattari) : comment en cerner l'ensemble ? En troisième lieu, il n'est pas rare que tel ou tel de ces concepts proliférants se présente sous les termes les plus divers : dans ce cas, comment les notions pourraient-elles être lexicalement identifiées au sein d'un vocabulaire constitué, conformément à l'usage, d'entrées rangées dans l'ordre alphabétique ? Enfin, le sens proprement dit de plusieurs notions manifeste parfois une labilité telle – à l'occasion, d'ailleurs, explicitement voulue –, que l'idée de fixer de manière définitive le dit sens dans une définition paraît sinon fautive, du moins illusoire. Pour l'essentiel, toutefois, ces difficultés ont été jugées surmontables.

25 euros (code de commande : 25510).

 

[ÉCLAIRAGE - BROCHAND]. Carton publicitaire de F. Brochand, rue Helvétius, n° 20 à Paris, [ca 188]. 88 x 62 mm., en très bel état.
   La lampe éolipyle est une invention que F. Brochant fit breveter en 1807.
   « L'auteur a obtenu un brevet de cinq ans pour une nouvelle lampe qu'il nomme lampe éolipyle, dont le principe est le même que celui de la lampe dite à triple courant d'air ; le bec tient de l'huile autour de la mèche pour éclairer également pendant neuf à dix heures. Ce bec diffère de tous ceux qui existent par la disposition des courans d'air ; le courant central prend son origine dans la partie inférieure de la lampe, l'autre se dirige par la découpure d'une galerie placée dans la partie supérieure du bec, et rafraîchie par les ventouses de la galerie de la cheminée de verre dont le bec est surmonté. Ce nouveau bec est fermé très hermétiquement, pour que l'air dilaté par la chaleur ne puisse s'en échapper et fasse pression sur l'huile qu'il force à monter dans la mèche. Cette lampe, garnie de son garde-vue en cristal dépoli, éclaire une table de dix pieds de diamètre ; elle porte des mèches de toute la hauteur du courant central, ce qui permet de ne les renouveler que tous les quinze jours, dans les soirées les plus longues. Quoique cette lampe produise une lumière pareille à celle des quinquets, son principe en est cependant différent. Les quinquets anciens sont assujettis à un niveau, et n'emploient qu'un seul et même courant, divisé en deux parties verticales, tandis que dans la nouvelle lampe ce niveau est inutile, et qu'on emploie un courant central et vertical simple, et un courant polaire et horizontal qui font réellement deux courans distincts l'un de l'autre. La robe du quinquet ancien est supprimée dans le nouveau bec, où le réservoir et le bec ne font qu'un seul tout. »
Bibliographie :
   - Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes : inventions, innovations, perfectionnemens, observations nouvelles et importations, en France, dans les sciences, la littérature, les arts, l'agriculture, le commerce et l'industrie, de 1789 à la fin de 1820, t. X, pp. 198-199.
   - Almanach du commerce de Paris, des départements de l'Empire français, et de principales villes du monde, éd. 1809, p. 849.

15 euros (code de commande : 25496).

 

FÉNELON (François de Salignac de La Mothe-Fénelon) — Œuvres. I. Édition établie par Jacques Le Brun. Paris, Gallimard, 1983. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, XLV, 1637 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 307), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Introduction  - Chronologie - Bibliographie, par Jacques Le Brun.
   - Dialogue sur l'éloquence en général et sur celle de la chaire en particulier.
   - De l'éducation des filles.
   - Fables et opuscules pédagogiques.
   - Dialogues des morts composés pour l'éducation d'un prince.
   - Mémoire concernant la cour de Rome.
   - Discours prononcé dans l'Académie française le mardi trente-unième mars MDCLXXXXIII à la réception de Monsieur l'Abbé de Fénelon, précepteur du Monseigneur le Duc de Bourgogne et de Monseigneur le Duc d'Anjou.
   - Lettre à Louis XIV.
   - Œuvres spirituelles.
   - Projet de communauté selon mes idées.
   - Explication des maximes des saints sur la vie intérieure.
   - Réponse de Monseigneur l'Archevêque de Cambrai à l'écrit de Monseigneur l'Évêque de Meaux intitulé Relation sur le quiétisme.

   - Appendice : De l'éducation des filles, première version.
   - Notices, notes et variantes.

25 euros (code de commande : 25495).

 

[HAINAUT]. Bulletin administratif de la Province de Hainaut. Tome huitième. Année 1837. [Mons], [Monjot], [1837]. In-8° demi-veau brun d'époque, dos lisse, coiffe usagée et mors fendus en tête, [1 (titre)], [1 bl.], XV, [5 bl.], 517, 52, 20, 17, 43, [1 bl.] p.
   « Vers la fin de septembre 1830, M. De Macar, Gouverneur au nom du roi des Pays-Bas, ayant quitté la province, et M. De Puydt ayant été nommé à cette fonction par le Gouvernement provisoire, le Recueil administratif [publié de 1819 à 1830 sous le titre Province de Hainaut - Recueil des actes administratifs] prit le titre de Bulletin administratif de la province de Hainaut et parut par bulletins numérotés, d'inégale étendue, au fur et à mesure qu'il y avait des actes à publier. [...] Depuis lors le bulletin a continué d'être public de la même manière ; il forme chaque année un volume ayant une seule série de pagination, une série de numéros d'ordre de bulletin, une série de numéros d'ordre des actes qui y sont insérés, enfin, une table alphabétique, le tout sous le titre de Bulletin administratif de la province de Hainaut. »
   Le tome III présenté ici contient 82 bulletins (et les Suppléments aux N° 2, 14, 34 et 48) et 354 actes.
Bibliographie :
   - Ch. Delecourt, Introduction dans Répertoire administratif du Hainaut [1838], pp. IX-X.

45 euros (code de commande : 25498).

 

HUGO (Victor) — Les Orientales par Victor Hugo (d'après l'Édition originale). Illustrées de huit compositions de MM. Gérome et Benjamin Constant gravées à l'eau-forte par M. de Los Rios. Paris, Les Amis des Livres, 1882. [Paris / Imprimé pour les Amis des Livres / par Georges Chamerot / 19, rue des Saints-Pères, 19 / 1882] In-4° (250 x 330 mm.) plein maroquin bleu nuit, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, plats encadrés par un filet sextuple doré et orné d'écoinçons, filet double doré sur les coupes, roulettes et filets dorés sur les chasses, tranches dorées, couverture de papier parcheminé conservée (reliure signée Cuzin), [3 (faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], VIII, 351, [2 (liste des membres de la Société)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes les planches hors texte et de leurs serpentes légendées, tirage a été limité à 135 exemplaires numérotés et nominatifs sur papier Japon (n° 68 - M. Jules Huvé), bel exemplaire.
Extrait de la description de Vicaire :
   « Les 8 planches sont en double état, sauf la planche de la Chanson des Pirates qui est en trois états ; chaque épreuve terminée est protégée par un papier fin avec légende imprimée,
   Couverture blanche avec titre imprimé en or. Publié par les soins de M. Eugène Paillet. »
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   Les Orientales forment un « recueil de poésies lyriques [...] paru en janvier 1829, réimprimé avec une nouvelle préface en février de la même année et resté célèbre comme la première manifestation du génie personnel du poète. Tandis que, dans les Odes et ballades, il avait donné les premières preuves d'un don lyrique qui se manifestait dans les directions les plus diverses, faisant alterner les audaces et les retenues calculées, ici, deux ans après Cromwell qui l'avait placé au premier rang de la bruyante troupe romantique, Hugo prend résolument une attitude de chef d'école en joignant à une plus grande maîtrise de son art de vigoureux accents polémiques. Le recueil s'ouvre sur une préface où Hugo disserte sur la nouvelle poésie avec une chaude éloquence, bat en brèche les théories du classicisme, revendique pour la poésie française la plus grande liberté possible dans le choix du sujet et dans l'expression et conclut en souhaitant à la France, en termes extrêmement pittoresques, « une littérature qu'on puisse comparer à une ville du Moyen Âge ». Une telle audace s'accompagne d'un changement dans les idées politiques ; le légitimiste scrupuleux des Odes lance déjà ses premiers traits contre le régime existant et n'hésite pas à montrer dans la révolution grecque un exemple de la rébellion des peuples modernes contre la tyrannie des rois. La guerre d'indépendance des Grecs contre l'Empire turc inspire en effet bon nombre des pièces contenues dans ce volume (« Canaris », « Les Têtes du sérail », « Navarin ») ; mais ces évocations plus particulièrement historiques revêtent, elles aussi, des formes et des couleurs fabuleuses, se mêlant à une suite fantasmagorique de tableaux des plus pittoresques. La mode alors était à l'Orient. La lutte entre la Grèce et la Turquie avait suscité un vif mouvement d'opinion. Si tous les poètes n'allaient pas se faire tuer en Grèce comme Byron, tous étaient philhellènes et Hugo, sans avoir jamais vu l'Orient, y trouve un choix inépuisable de thèmes nouveaux, qui lui semblent convenir particulièrement à la nouvelle poésie française. Il étend d'ailleurs son domaine au maximum, en y incorporant l'Espagne. Les sujets, empruntés à l'histoire et à la légende orientales, montrent une insistance quasi-puérile dans le choix des motifs les plus facilement suggestifs : sérénades et duels dans une Espagne mauresque, sultans et sérails, odalisques et minarets, émirs, pachas, massacres et cimeterres ; mais ces thèmes exotiques sont prétextes a une véritable orgie de rythmes et de couleurs, à une richesse d'images, à une abondance d'inventions verbales, à une maestria technique qui tiennent parfois du miracle (« Sara la baigneuse », « Marche turque », « Lazzara », « L'enfant grec »). Il arrive aussi qu'une excessive habileté entraîne le poète dans des jeux métrique compliqués et, tout compte fait, assez discutables, comme dans les « Djinns ». Le goût des comparaisons semble parfois s'emparer si totalement du poète que celui-ci se transforme en un véritable jongleur verbal. Mais, dans son ensemble, le recueil, par sa verve et son originalité, n'apparaît pas inférieur à sa renommée, et il est admis que cette œuvre a ouvert la voie à une bonne part des audaces poétiques du XIXe siècle tout entier, ainsi qu'à cette prédilection pour le pittoresque, pour la couleur locale, qui devait être un des caractères les plus marquants de la poésie romantique. C'est parce qu'il a apporté à cette évocation son génie que l'Orient est devenu, comme il le dit dans sa préface de 1829, « soit comme image, soit comme pensée, pour les intelligences, pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale ». C'est sur cet acquis que devaient vivre plusieurs générations de poètes. Certaines de ces poésies, d'une haute inspiration et d'un style particulièrement grandioses, sont dignes de la Légende des siècles et nous font pressentir quels sommets sa poésie atteindra, dans ses prochaines œuvres.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 43 et t. IV, col. 246-247.
   - Beraldi (Henri), Les graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, t. 9, p. 193 (pour les gravures de Ricardo de Los Rios).
   - Laffont (Robert) et Bompiani (Valentino), Dictionnaire des œuvres, t. 5, p. 68.
   - Laster (Arnaud) et Gleizes (Delphine), Les Orientales. Illustration et musique (Victor Hugo & l'Orient).
Ressource électronique sur le site L'orientalisme. Un engouement pour l'ailleurs au XIXe siècle :
https://orientalismewordpress.wordpress.com/
   - Les Orientales de Victor Hugo : https://orientalismewordpress.wordpress.com/2016/04/15/les-orientales-victor-hugo-1829/
   - Sur Jean-Léon Gérôme : https://orientalismewordpress.wordpress.com/tag/jean-leon-gerome/


Signature du relieur.


Illustration de Benjamin Constant pour La captive.

580 euros (code de commande : 25500).

 

Italies. Anthologie des voyageurs français aux XVIIIe et XIXe siècle. Préface, chronologie, notices biographiques, bibliographie établies par Yves Hersant. Paris, Laffont, 1993. Fort in 8° collé sous reliure souple d'éditeur, XIII, 1108 p., jauni sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Du « Grand Tour » au tourisme, de la pérégrination humaniste aux loisirs organisés : deux siècles de découverte et d'invention d'une Italie multiforme, à la fois proche et distante, désirée et dédaignée, dont la féminité imaginaire (dans les fantasmes des Français) a successivement pris les figures de la mère et de la sœur, de la fille et de l'amante.
   De Misson à Émile Zola, une longue théorie de voyageurs, très inégalement réceptifs aux sortilèges de la Péninsule : si beaucoup ne l'ont parcourue qu'avec la certitude des choses apprises, d'autres ne sont pas revenus indemnes de leur équipée au-delà des Alpes. Certains, au terme de leur quête – parfois enquête, parfois conquête –, ont eu la révélation de la mort ou du bonheur.
   Des correspondances privées aux carnets de route, des journaux intimes aux recueils de souvenirs, un vaste entrelacs de textes dont l'intérêt n'est pas seulement anecdotique ni la valeur simplement documentaire ; car où voyager aujourd'hui, sinon dans les récits des voyageurs ?

13 euros (code de commande : 25473).

 

KOYAMA-RICHARD (Brigitte)Kodomo-e. L'estampe japonaise et l'univers des enfants. Paris, Hermann, 2004. Grand in-8° collé, 115 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La paix qui régna au japon à l'époque d'Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L'éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d'une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique.
   L'estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l'archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l'âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d'enchanter le peuple d'Edo avant de conquérir l'Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands.
   Cet art de vivre aujourd'hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l'ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d'étudier. Plus encore, l'une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d'occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c'est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

18 euros (code de commande : 25474).

 

LEFÈVRE (André) — Les merveilles de l'architecture par André Lefèvre. Illustrées de 66 vignettes sur bois par Thérond, Lancelot, etc. Sixième édition revue par l'auteur. Paris, Hachette, 1884. [Paris / Librairie Hachette et Cie / 79, Boulevard Saint-Germain, 79 / 1884 / Droits de propriété et de traduction réservés] In-8° sous cartonnage d'éditeur, [3 (faux-titre, ouvrages du même auteur, titre)], [1 bl.], 366, [1 (imprimeur)], [1 bl.], 16 (catalogue de la Librairie Hachette) p., (collection » Bibliothèque des Merveilles »), bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Monuments mégalithiques.
   II. Monuments pélasgiques et étrusques.
   III. Égypte.
   IV. Architectures asiatiques.
   V. L'art grec.
   VI. Rome antique.
   VII. Le monde romain.
   VIII. Styles latin et byzantin.
   IX. Architectures orientales.
   X. Architecture romane (1000-1250).
   XI. L'art gothique.
   XII. Le Moyen Âge en Italie, en Espagne et en Sicile.
   XIII. La Renaissance et le style classique en Italie.
   XIV. La Renaissance en France, en Espagne et en Allemagne.
   XV. L'art classique et l'art contemporain.

18 euros (code de commande : 25469).

 

[MONS]. Mons à l'époque de la création du Cercle archéologique (1850-1860). Sous la direction de Daniel Dereck. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 2006. Grand in-8° carré broché, 181 p., illustrations, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle Archéologique de Mons - Nouvelle Série », n° 2), exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 2 au 24 septembre 2006.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Le cadre urbain - La ville fortifiée - La rivière - L'hygiène et la salubrité - La voirie et les communications

16 euros (code de commande : 25507).

 

 

PAUVERT (Jean-Jacques) La Traversée du livre - Mémoires. Paris, Viviane Hamy, 2004.In-8° broché, 478 p., illustrations in et hors texte, index, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Boris Vian, c'est lui. Histoire d'O, c'est lui. À dix-neuf ans, il édite son premier livre : un texte de Sartre. Il publie Malraux, Gide, Marcel Aymé, Raymond Queneau. À vingt ans, il est le premier éditeur au monde à publier officiellement l'œuvre complète de Sade. Il est le dernier éditeur d'André Breton. Il met Georges Bataille à la place qui lui revient. Il ressuscite – entre autres – Raymond Roussel, Oscar Panizza, Georges Darien. Il révolutionne l'édition en lançant des maquettes surprenantes, une nouvelle édition du Littré, la célèbre collection « Libertés »... Privé de ses droits civiques, il accumule les procès contre les lois absurdes qui, depuis 1945, font l'armature de la censure française.
   Tout commence en 1942 quand, à quinze ans, mauvais élève renvoyé de partout, il a fait son entrée en tant qu'apprenti à la librairie Gallimard. Agent de liaison pour la Résistance, il se retrouve peu après dans une prison allemande. Il a seize ans.
   Sa carrière d'éditeur est tumultueuse. Au travers de fortunes multiples et d'initiatives hasardeuses, il se retrouve à la fin des années 60 patron et propriétaire d'une importante maison d'édition. Pendant ce temps, les métiers du livre changent. En quelque trois décennies mouvementées, dont il nous fait parfois une description insolite, le livre et la France ont passé, comme il le dit, « du XIXe siècle au XXe ».
   Récit d'aventures autour d'un métier mal connu, La Traversée du livre est aussi l'histoire d'une époque, jusqu'à l'explosion de mai 68.

18 euros (code de commande : 25514).

 

REVEL (Jean-François)La Grande Parade. Essai sur la survie de l'utopie socialiste. Paris, Plon, 2000. In-8° collé, 342 p., bel exemplaire.
Table des matières :
   Chapitre premier. Sortie de secours.
   Chapitre deuxième. De l'esquive à la riposte.
   Chapitre troisième. Le vrai coupable du XXe siècle : le libéralisme.
   Chapitre quatrième. Un débat truqué : socialisme contre libéralisme.
   Chapitre cinquième. De l'illusion à la responsabilité.
   Chapitre sixième. Panique chez les négationnistes.
   Chapitre septième. Les origines intellectuelles et morales du socialisme.
   Chapitre huitième. La mémoire tronquée.
   Chapitre neuvième. La clause du « totalitarisme le plus favorisé ».
   Chapitre dixième. Le communisme au XXe siècle : une histoire sans signification ?
   Chapitre onzième. Le communisme, stade suprême de la démocratie ?
   Chapitre douzième. La peur du libéralisme.
   Chapitre treizième. Ultragauche et antiaméricanisme.
   Chapitre quatorzième. La haine du progrès.

10 euros (code de commande : 25512).

 

ROY (Claude) et STRAND (Paul) La France de profil. Lausanne, La Guilde du Livre, 1952. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 121, [7] p., reproductions en noir, (collection « Guilde du Livre », n° 181), édition originale (achevée d'imprimer le 10 octobre 1952) hors commerce réservée aux membres de la Guilde du Livre numérotée (n° 6453), exemplaire recherché et en bel état.

   
Couverture (en parfait état, le papier cristal qui lui donne son aspect jauni sur la reproduction ci-dessus n'a pas été enlevé)
et portrait d'homme (Gondeville - Charente), p. 86.

65 euros (code de commande : 25479).

 

Saveurs de Paradis. Les routes des épices. Bruxelles, CGER, 1992. In-4° broché, 288 p., feuillet volant d'errata, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la galerie CGER, à Bruxelles, du 24 mars au 14 juin 1992.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Étienne Van Driessche.
   - Saveurs de Paradis.
      - À la recherche de saveurs perdues, par Emmanuel Collet.
   - Les épices au quotidien.
      - Du domaine lointain au domaine divin, par Christian Cannuyer.
      - Des mots épicés, par André Goosse.
      - La pharmacie du Paradis, par Carmélia Opsomer.
      - Les épices des maîtres queux, par Bruno Laurioux.
      - Comptes de gîte et pourvances, par Jean-Pierre Sosson.
      - Herbes et épices dans les villes des Pays-Bas du Sud, par Raymond van Uytven.
      - De bonnes épices au bon poids, par Jacques Mertens.
      - Les épices des juges, par Philippe Godding.
   - Les routes des épices.
      - Les épices des pharaons, par Frédéric Colin.
      - De Muziris à la Via Biberatica, par Albert Deman.
      - Le temps de la Méditerranée : le Moyen Âge, par Charles Verlinden.
      - Le temps de l'Atlantique : le Portugal, par Charles Verlinden.
      - L'heure d'Anvers, marché des épices portugaises, par Jan Materné.
      - L'apport des voyages : de Jacob van Maerlant à Jan van Linschoten, par Ria Jansen-Sieben.
      - Les compagnies des Indes orientales, par John G. Everaert.
      - La compagnie d'Ostende, par Jan Parmentier.
      - Le temps du bilan : épices et colonisation selon Raynal, par Pol P. Gossiaux.
      - Le renouveau, par Dirk de Prins.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 25482).

 

STIERLIN (Henri) — Maya. Guatemala, Honduras et Yucatan. Préface par Pedro Ramirez Vazquez. Fribourg, Office du Livre, 1964. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « Architecture Universelle »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Préface. L'héritage maya dans l'architecture du Mexique actuel, par Pedro Ramirez Vazquez (Mexico).
   - Introduction. Premier contact avec le monde maya.
   Chapitre 1. Le cadre et les fondements culturels.
   Chapitre 2. Formes et fonctions des édifices.
   Chapitre 3. Les techniques constructives et le décor.
   Chapitre 4. Les espaces architecturaux et urbains.
   - Tableau chronologique.

15 euros (code de commande : 25485).

 

Tsutsugaki. Textiles indigo du Japon. Japanese indigo-dyed textiles. Paris, Hermann, 2013. In-4° broché, 93 p., riche iconographie en couleurs, édition bilingue (français-anglais), bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts asiatiques Guimet, à Paris, du 10 juillet au 7 octobre 2013.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Shigeru Entani.
   - Tsutsugaki - beauté redécouverte : mille ans de vœux, par Etsuko Iwanaga.
   - Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968), par Anne Le Diberder.
   - Le Tsutsugaki de Léonard Tsuguharu Foujita, par Etsuko Iwanaga.
   - Les Tsutsugaki de la collection Krishnâ Riboud au musée Guimet, par Aurélie Samuel.
   - Tsutsugaki, catalogue.
   - Bibliographie sélective.

12 euros (code de commande : 25475).

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