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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 16 JANVIER 2018

 

Albums de Croÿ. Tome IV : Comté de Hainaut I : Généralités : institutions religieuses. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 228 p., illustrations en noir et en couleurs dont 66 planches à pleine page, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Le comté de Hainaut à la fin du XVIe siècle, par Maurice-A. Arnould.
   - Les institutions ecclésiastiques du comté de Hainaut, par Daniel Misonne.
   - Historique et description des Albums publiés, par Eva Irblich.
   Planches :
   Commentaires par Maurice-A. Arnould, Jean Dugnoille, Jacques Nazet, Christiane Piérard, Jacques Thiébaut, Christiane Van den Bergen-Pantens, Hans Vlieghe : 1. Page de titre du comté de Hainaut - 2. Armes du comté de Hainaut - 3. Portrait de l'archiduchesse Isabelle - 4. Portrait de l'archiduc Albert - 5. Armes des archiducs - 6. Le Jardin du Hainaut - 7. Page de titre annonçant les abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 8. Armes de Charles de Croÿ - 9. Armes des abbayes d'hommes du comté de Hainaut - 10. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 11. Abbaye Saint-Ghislain à Saint-Ghislain - 12. Abbaye Saint-Pierre à Hasnon - 13. Abbaye Saints-Pierre et Paul à Hautmont - 14. Abbaye Saint-Lambert à Liessies - 15. Abbaye Saint-Humbert à Maroilles - 16. Abbaye Saint-Denis-en-Broqueroie à Saint-Denis-Obourg - 17. Abbaye Saint-Landelin à Crespin - 18. Abbaye Notre-Dame à Cambron - 19. Abbaye Notre-Dame de Bonne Espérance à Vellereille-les-Brayeux - 20. Abbaye Notre-Dame de Vicoigne à Raismes - 21. Abbaye Saint-Feuillien au Rœulx - 22. Abbaye Saint-Jean-Baptiste à Valenciennes - 23. Abbaye Sainte-Rictrude à Marchiennes - 24. Abbaye Saint-Sauveur d'Anchin à Pecquencourt - 25. Page de titre annonçant les abbayes de femmes du comté de Hainaut - 26. Armes des abbayes de femmes du comté de Hainaut - 27. Collégiale Sainte-Aldegonde à Maubeuge - 28. Abbaye Notre-Dame d'Épinlieu à Mons - 29. Abbaye Notre-Dame à Ghislenghien - 30. Abbaye Sainte-Renfroie à Denain - 31. Abbaye Notre-Dame de Bethléem ou de Bélian à Mesvin (Mons) - 32. Abbaye Notre-Dame du Refuge, dite l'Abbiette, à Ath - 33. Monastère de la Vierge Marie de Nazareth et de Sainte-Elisabeth à Ath - 34. Abbaye Sainte-Elisabeth au Quesnoy - 35. Abbaye Notre-Dame de la Thure à Solre-sur-Sambre - 36. Abbaye Notre-Dame de l'Olive à Morlanwelz - 37. Abbaye Notre-Dame de la Fontaine à Fontenelle Maing - 38. Couvent de Beaumont à Valenciennes - 39. Page de titre annonçant les prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 40. Armes des prieurés et des prévôtés du comté de Hainaut - 41. Abbaye à Saint-Saulve - 42. Prieuré Notre-Dame du Val des Écoliers à Mons - 43. Prieuré Notre-Dame à Aymeries - 44. Prévôté Saint-Achaire à Haspres - 45. Prieuré Saint-Etton à Dompierre - 46. Chartreuse à Valenciennes - 47. Chartreuse Notre-Dame à Hérinnes - 48. Couvent des Trinitaires à Lens - 49. Couvent des Trinitaires à Audregnies - 50. Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Valenciennes - 51. Page annonçant la fin des prieurés et prévôtés du comté de Hainaut - 52. Page de titre annonçant les collégiales du comté de Hainaut - 53. Armes des Chapitres du comté de Hainaut - 54. Collégiale Sainte-Waudru à Mons - 55. Collégiale Saint-Germain à Mons - 56. Collégiale Saint-Quentin à Maubeuge - 57. Collégiale Saint-Vincent à Soignies - 58. Collégiale Saint-Pierre à Leuze - 59. Collégiale Notre-Dame à Condé-sur-Escaut - 60. Collégiale Notre-Dame de la Salle-le-Comte à Valenciennes - 61. Collégiale Saint-Ursmer à Binche - 62. Collégiale Notre-Dame à Antoing - 63. Collégiale Sainte-Monégonde à Chimay - 64. Collégiale Saint-Nicolas à Avesnes-sur-Helpe - 65. Collégiale Saint-Géry à Valenciennes - 66. Page annonçant la fin des collégiales du comté de Hainaut.
   - Index des noms de lieux.
   - Table de concordance.

80 euros (code de commande : 26425).

 

ANGLADE (Joseph) — Grammaire élémentaire de l'ancien français. Sixième édition. Paris, Armand Colin, 1941. In-8° broché, VIII, 273 p., quelques annotations crayonnées à la bibliographie, exemplaire en bel état.
Préface :
   Ce petit livre n'a pas besoin d'une longue introduction. Il est le résumé d'un enseignement élémentaire donné pendant la guerre à un auditoire restreint de jeunes étudiants et surtout de jeunes étudiantes, dont les connaissances philologiques étaient de beaucoup inférieures à la bonne volonté et à la curiosité de s'instruire. Je crois d'après mon expérience de l'enseignement – et même, d'après mes souvenirs d'étudiant – que cet ouvrage pourra rendre d'appréciables services aux personnes qui commencent l'étude de notre ancienne langue ; plusieurs d'entre elles sont découragées dès le début, car « les longs ouvrages leur font peur ».
   Nous avons voulu rédiger à leur intention un manuel qui puisse leur servir d'introduction non seulement à l'étude d'ouvrages plus complets, mais encore et surtout à l'étude des textes. Tout en condensant le plus possible notre matière, nous avons visé à donner le nécessaire et l'essentiel. En ce qui concerne principalement la Morphologie, les étudiants pourront revoir rapidement les formes les plus importantes dont la connaissance est indispensable pour une composition de grammaire historique ou pour âne explication de textes.
   La grammaire historique de l'ancien français n'est pas seulement obligatoire dans certains examens et concours de l'enseignement supérieur ; elle a sa place marquée officiellement dans l'enseignement secondaire et dans les écoles normales, comme elle l'a dans les examens et concours de l'enseignement secondaire des jeunes filles. Peut-être, grâce à la simplicité de l'exposition, ce petit livre sera-t-il accessible à cette catégorie de jeunes lecteurs.
   Enfin nous serions heureux si quelques amateurs éclairés, curieux de notre passé – l'espèce en est moins rare qu'on ne pense – pourraient trouver ici une introduction assez commode à l'étude de notre ancienne langue et par là de notre ancienne littérature. Car les commotions qui agitent les peuples et qui ébranlent les nations rappellent aux uns et aux autres leurs origines ; n'oublions pas, maintenant plus que jamais, qu'au Moyen Âge nous avons conquis le monde par la poésie lyrique ou épique et que nous sommes les héritiers d'un passé très grand et d'une très belle civilisation : noblesse oblige !
   Dans notre plan primitif cette Grammaire élémentaire ne devait comprendre que la Phonétique et la Morphologie ; à la demande de mes éditeurs, j'y ai ajouté une Syntaxe. Cette dernière partie est conçue dans le même esprit que les deux autres : j'ai cherché à donner l'essentiel, en évitant l'inutile et le superflu. Le départ n'est pas toujours facile à faire et je ne me flatte pas d'y avoir complètement réussi. J'ai tenu à multiplier les rapprochements entre la syntaxe de l'ancien français et la syntaxe du XVIIe siècle, pour donner au moins au lecteur un aperçu de la syntaxe historique et une idée de l'intérêt que présente son étude.

10 euros (code de commande : 26385 - vendu).

 

Au pays des cougnous, cougnoles et coquilles. La pâtisserie traditionnelle de Noël et les ronds de cougnoles. Bruxelles, Tradition et Parler Populaires Wallonie-Bruxelles, 1990. In-8° broché, 63 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Tradition Wallonne » catalogue n° 1), exemplaire très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Les gâteaux de Noël et leur décoration en Hainaut.
   - L'Atlas linguistique de la Wallonie.
   - La plus ancienne mention du cougnou ?
   - Les cougnous en roman Pays de Brabant.
   - Les Trêrîes à Andenne aujourd'hui.
   - Les Trêrîes à Andenne autrefois.
   - La préparation de la cougnole à Havré.
   - Proverbe.
   - Les « petits Jésus » d'Havré.
   - Recette traditionnelle de la cougnole.
   - Les cougnoles des enfants de chœur à Mons.
   - Les « Jésus » de Noël à Ath.
   - Le cougnou de Liège.
   - À Liège, la boûkète.
   - La fabrication des ronds à Baudour vers 1920.

20 euros (code de commande : 26412 - vendu).

 

BALACE (Francis) — La Guerre de Sécession et la Belgique. Documents d'archives américaines. 1861-1865. Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1969. In-8° broché, XXVIII, 320 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 56).
Extrait de l'introduction :
   La Guerre de Sécession s'impose à l'historien du XIXe siècle par ses aspects étonnants et souvent prophétiques. Il est superflu d'insister ici sur son rôle déterminant dans la formation de la société et de la pensée américaines. Unissant dans un même faisceau les facteurs politiques, économiques et sociaux, elle fut la première des guerres totales. Par les causes humanitaires que le Nord voulait lui assigner, elle apparaît aussi comme un des jalons du développement de la conscience humaine.
   Ces constatations qui semblent aujourd'hui des truismes étaient loin d'apparaître clairement aux contemporains. D'emblée cependant, l'opinion européenne s'intéressa à la grande crise qui bouleversait les Etats-Unis. Pour l'homme des années 1850-1860, ceux-ci représentaient encore une gigantesque expérience humaine, et même une gageure. Selon les opinions politiques ou philosophiques, ils étaient considérés comme le porte-drapeau du progrès ou comme une dangereuse utopie. Progressistes et conservateurs les citaient en exemple, les utilisaient dans leurs polémiques et prétendaient y découvrir la justification de leurs théories. Bientôt les Européens ne se contenteront plus du rôle d'observateurs pour prétendre à celui d'arbitres. Du côté américain, l'appel à l'Europe fut immédiat. C'est d'elle que les Sécessionnistes attendaient la reconnaissance de leur indépendance et que les Fédéraux sollicitaient l'approbation de leur politique.
   À prime abord, rien ne semblait devoir signaler à l'attention de l'historien les réactions de la Belgique devant la guerre d'Amérique. Notre pays ne possédait pas, comme la Grande-Bretagne, d'immenses intérêts économiques dans les États du Sud et ne rêvait pas, comme la France impériale, de prendre pied sur le continent américain. Aucun incident grave, aucune difficulté diplomatique n'étaient venus perturber le cours des relations belgo-américaines pendant ces années de crise. Rien ne semblait prédestiner notre Souverain ou notre Gouvernement à jouer un rôle dans les tentatives d'intervention pour mettre fin à la guerre.
   Et cependant les documents diplomatiques du Ministère des Affaires Étrangères témoignaient du vif intérêt que la Belgique avait pris aux péripéties du conflit. Le même intérêt envers l'attitude belge apparaissait-il dans les archives américaines ? Peu avant la dernière guerre, le professeur H. Laurent signalait l'importance des National Archives de Washington pour la période couvrant la Guerre de Sécession et se déclarait convaincu de ce que « la moisson pourrait être fructueuse ». Récemment, ces documents ont été microfilmés par les soins du Fonds National de la Recherche Scientifique, mais le microfilmage de certaines catégories de documents a été interrompu au milieu de la Guerre Civile.
   Les relations belgo-américaines n'occupent qu'une place peu importante dans les ouvrages américains consacrés à l'histoire diplomatique de la guerre. Il est curieux de constater que ces ouvrages, selon qu'ils aient été construits à partir de documents d'origine fédérale ou confédérée, présentent une vue complètement différente de l'attitude belge qu'ils dépeignent comme pro-nordiste ou pro-sudiste. Il importait donc de pouvoir comparer ces documents.
   Ce sujet a été fort peu étudié dans notre pays, et principalement par des mémoires ou thèses inédits. Il y apparaît également que toutes les sources de documents américaines n'ont pu être consultées, et cela se conçoit par leur variété et leur dispersion.

25 euros (code de commande : 26400 - vendu).

 

BOYER (Régis) — La vie quotidienne des Vikings (800-1050). Paris, Hachette, 1992. In-8° sous reliure et jaquette du « Grand Livre du Mois », 375 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   Qu'est-ce qu'un Viking ? Avant tout un commerçant Scandinave particulièrement doué pour le négoce et la navigation. Il n'existe pas seul mais à l'intérieur d'une famille qui entretient avec d'autres familles des liens complexes de solidarité. C'est un homme très complet qui sait tout faire : à la fois fermier et pêcheur, artisan et forgeron, tisserand, rebouteux et poète, il peut nommer ses ancêtres ou les dieux multiples de son panthéon, il connaît les finesses de la loi et se fait volontiers procédurier.
   Navigateur de qualité plus ou moins versé dans l'astronomie, il se révèle marin de premier ordre quand il part en expédition, mû par un instinct de prédateur audacieux et déterminé. La balance à peser l'argent haché dans une main, l'épée à double tranchant dans l'autre, le Viking, selon les circonstances, négocie ou pille, vole, incendie, marchande, troque ou capture. Il poursuit invariablement son but : acquérir des richesses.
   En les cernant dans la réalité de leur existence, Régis Boyer délivre définitivement les Vikings du mythe sans pour autant briser le rêve...

12 euros (code de commande : 26380 - vendu).

 

BRIL-DEWITTE (Al.) — Leuze à travers les âges. Histoire & recueils. Leuze, Van Geebergen, 1909. In-8° demi-simili moderne brun à coins, 256 p., illustrations hors texte, bel exemplaire.
Introduction :
   La ville de Leuze, dans tous les temps de son histoire, et en égard à son peu d'importance, fut toujours une des plus maltraitées par le sort. Habitée par une population pauvre, privée de moyens de communication avec les villes voisines. (La chaussée d'Ath à Tournai fut construite en 1739. Celle de Condé à Renaix en 1780). Négligée par ses seigneurs, trop grands et trop occupés dans les cours pour s'intéresser à une aussi petite partie de leurs immenses domaines, elle resta toujours abandonnée à ses propres ressources, et souffrit tous les maux des guerres nombreuses qui désolèrent le Hainaut. Seul, le chapitre de Saint-Pierre répandait un peu d'animation dans la ville et faisait vivre quelques commerçants.
   Leuze est certainement une des plus anciennes villes du pays, d'après d'anciennes chroniques, cette ville existait déjà dix siècles avant J.-C.
   Les documents relatifs à son histoire sont assez nombreux, mais malheureusement dispersés. En dehors de l'Église Saint-Pierre, qui possède quelques œuvres artistiques assez intéressantes, il ne reste que peu de vestiges de son architecture. Quelques pierres tombales seules, permettent de deviner son ancienne valeur artistique.
   Nous avons divisé cet ouvrage en onze parties :
   I. Les temps protohistoriques, ou âge de fer. La Carbonaria. Les Nerviens. La civitas Carneracencis. Le Diocèse de Cambrai.
   II. La topographie. L'orologie. La géologie.
   III. L'origine. Le Burbant. Noms. Rues et places. Gérard de Roussi lion. Régnier V, comte du Hainaut.
   IV. Seigneurie. Seigneurs. Châtelains. Maires.
   V. La Seigneurie de Warmes. La Seigneurie de la Croix au Mont. Vieux-Leuze. Municipalité. Maire et échevins. La cour féodale. Châtelains. Greffiers. Massard. Fiefs. Le château. Armoiries. Mesures. Poids. Compagnies du Serment. La Société de St-Sébastien. La. Société de St-Marlin. Monastère. St-Badilon. Chapitre de Saint-Pierre. École du Chapitre. Église Saint-Pierre. Église de Saint-Martin. Chapelle Saint-Éloi. Société Saint-Vincent de Paul. Les Sœurs de Saint François de Sales. Le bois de Leuze. Le Bergean.
   VI. Leuze sous la République et l'Empire Français.
   VII. Royaume des Pays-Bas.
   VIII. La révolution de 1880. Documents. Leuzois décorés de la Croix de Fer. Drapeau de 1830. Drapeau d'honneur.
   IX. 1880 à 1904.
   X. Administration de lu ville en 1908. Police. Hôpital. Hospice. Bureau de Bienfaisance. École moyenne. École industrielle. Écoles communales. Compagnie des Volontaires-Pompiers. Collège des répartiteurs de patentes. Collège. Notaires. Juges de Paix.
   XI. Glossaire folklorique, etc.

30 euros (code de commande : 26421 - vendu).

 

BRILLAT-SAVARIN (Jean Anthelme) — La physiologie du goût ou méditations de gastronomie transcendante. Ouvrage théorique, historique et à l'ordre du jour, dédié aux gastronomes parisiens. Avec des images de Sylvain Sauvage. Paris, Éditions Littéraires et Artistiques, 1945. Deux volumes in-8° en feuillets sous chemises d'éditeur. 259 et 225 p., exemplaire numéroté sur pur fil, un des cent premiers (n° 7) comprenant un dessin original et une épreuve coloriée par l'artiste.
Extrait de la préface :
   Pour offrir au public l'ouvrage que je livre à sa bienveillance, je ne me suis pas imposé un grand travail, je n'ai fait que mettre en ordre des matériaux rassemblés depuis longtemps ; c'est une occupation amusante, que j'avais réservée pour ma vieillesse.
   En considérant le plaisir de la table sous tous ses rapports, j'ai vu de bonne heure qu'il y avait là-dessus quelque chose de mieux à faire que des livres de cuisine, et qu'il y avait beaucoup à dire sur des fonctions si essentielles, si continues, et qui influent d'une manière si directe sur la santé, sur le bonheur, et même sur les affaires.
   Cette idée-mère une fois arrêtée, tout le reste a coulé de source : j'ai regardé autour de moi, j'ai pris des notes, et souvent, au milieu des festins les plus somptueux, le plaisir d'observer m'a sauvé des ennuis du convivial.
   Ce n'est pas que, pour remplir la tâche que je me suis proposée, il n'ait fallu être physicien, chimiste, physiologue, et même un peu érudit. Mais ces études, je les avais faites sans la moindre prétention à être auteur ; j'étais poussé par une curiosité louable, par la crainte de rester en arrière de mon siècle, et par le désir de pouvoir causer, sans désavantage, avec les savants, avec qui j'ai toujours aimé à me trouver.

   
Page de titre du tome I et illustration de la p. 29.

   
Dessin original de Sylvain Sauvage et épreuve coloriée par l'artiste.

100 euros (code de commande : 26376 - vendu).

 

[BRUGELETTE]. Chapelles et calvaires du terroir brugelettois. Attre, Brugelette, Cambron-Casteau, Gages et Mévergnies. Guide du promeneur ou Chemin de prière (62 chapelles - 31 kilomètres répartis en 4 promenades). Sous la direction de Christian Cannuyer avec la collaboration de Josse Bastien, Georges Despinoy et Pierre Ronvaux. Brugelette, Association Marcel Thémont pour la Défense du Patrimoine Brugelettois, 1992. In-8° broché, 180 p., illustrations, (collection « Monographies Brugelettoises », n° VIII), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction : chapelles et oratoires de nos régions.
   1ère promenade : de la Passe-Tout-Outre à la rue d'Anvers, Attre et Mévergnies.
   2ème promenade : de Frésignies au Vieux Chemin d'Ath.
   3ème promenade : de la Croix-St-Ghislain à la Haute Porte de l'abbaye de Cambron.
   4ème promenade : Gages et le bois d'Hérimez.
   - Synthèse conclusive.
   - Lexique architectural.
   - Répertoire hagiographique.

25 euros (code de commande : 26420).

 

CASIER (E.) — Les iguanodons de Bernissart. 2e édition. Bruxelles, Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, 1978. In-8° broché, 163 p., nombreuses illustrations, cartes, un tableau dépliant, on joint quelques coupures de presse, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Préface.
   I. Le gîte Wealdien de Bernissart et la découverte des iguanodons.
      - 1878, une date dans l'histoire de la découverte paléontologique.
      - Les conditions de gisement. Les « crans ».
      - Âge du gisement de Bernissart et particularités du terrain Wealdien.
   II. Extraction, montage et mise en œuvre des matériaux découverts.
      - Dégagement et préparation.
      - Montage et exposition.
      - Études faites sur le matériel.
   III. Les iguanodons.
      - Place des Iguanodons dans la phylogénie des Vertébrés inférieurs.
      - Historique des connaissances sur les Iguanodons.
      - Données morphologiques fournies par l'ensemble du matériel connu à ce jour.
      - Iguanodon bernissartensis et I. mantelli.
      - Structure osseuse.
      - Attitudes et mode de vie des Iguanodons.
      - Téguments externes.
      - Moyens de défense.
      - Nutrition.
      - Dimorphisme sexuel et reproduction.
      - Essais de reconstitution.
      - Remarques sur les relations phylogéniques des Iguanodons.
   IV. Écologie des iguanodons de Bernissart. Causes possibles de leur mort collective.
      - Reptiles.
      - Amphibiens.
      - Poissons.
      - Insectes.
      - Végétaux.
      - Coprolithes.
      - Tableau systématique de la Flore et de la Faune du Wealdien de la Fosse Sainte-Barbe, à Bernissart.
      - Le biotope wealdien de Bernissart.
      - Causes possibles de la mort des Iguanodons à Bernissart.
   V. L'extinction des dinosauriens et les problèmes de l'évolution biologique.
      - Les Iguanodons et l'évolution des Vertébrés.
      - Extinction des Dinosauriens. Ses causes probables.
      - Les Iguanodons et l'adaptation.
      - Rapprochement de la disparition des Dinosauriens avec des faits physiographiques de la biosphère.
      - La Paléontologie et les problèmes que pose encore l'évolution.
   Conclusion.
   Plan du palier du crétacé inférieur de Belgique et notices de L. Dollo.
   Bibliographie.

20 euros (code de commande : 26418 - vendu).

 

[CATTEAU (Charles)]. PAIRON (Marc) — Art Deco made in Belgium. Charles Catteau. [Avec la collaboration de :] Michelle Lenglez, Pierre Duroisin, Philippe Decelle, Norbert Poulain. Aartselaar, Fondation Charles Catteau, 2006. In-4° sous reliure d'éditeur, 744 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, texte en français, néerlandais et anglais, exemplaire en très bel état.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition célébrant le centenaire de l'arrivée de Charles Catteau chez Boch Frères Keramis à La Louvière, organisée du 11 juin au 29 octobre 2006, à l'ascenseur pour bateaux à Strépy-Thieu.
Avant-propos :

   Charles Catteau a été le céramiste d'art le plus polyvalent de sa génération. Tout à la fois créateur, décorateur, professeur, chimiste, ingénieur, directeur artistique et coordinateur pour une bonne partie de la production, il a, dans l'entre-deux-guerres, développé chez Boch Frères Keramis à La Louvière, en Belgique, une œuvre qu'on pourrait tenir pour extravagante. Entre 1920 et le début des années quarante, qui fut la période de sa plus grande créativité et de sa plus grande renommée chez Keramis, Charles Catteau fut à l'origine – ou du moins intimement associé à leur élaboration – de plus de 2300 décors et de quelque 550 formes de toutes sortes, et cela non seulement pour les créations propres à son atelier d'art céramique, mais aussi pour les autres productions de la manufacture. On comprend que le collectionneur débutant ait quelque difficulté à découvrir la forêt qui se cache derrière les arbres de cette œuvre imposante.
   Je n'ai nulle part trouvé, dans l'abondante littérature qui traite de l'héritage artistique de Charles Catteau chez Keramis, un inventaire chronologique détaillé de ses décors et de ses formes. Or, un tel inventaire apparaît comme un « outil » indispensable à qui veut jeter les bases d'une collection, apprendre à choisir, définir ses préférences, ses besoins, sa ligne de conduite, ses objectifs et communiquer avec les autres amateurs, avec les informateurs et avec les commerçants.
   C'est à quoi je me suis tout de suite attaché. Je ne suis qu'un « archiviste » mû par une passion, mais les données que j'avais dès le départ consignées – avec l'aimable concours de pas mal de gens – ont vite corroboré, dans la mesure où elles ont fait apparaître de nouveaux éléments, ce qu'on savait déjà sur la question, et même, elles ont fortifié les connaissances en la matière. Plus mon inventaire s'amplifiait, plus se complétait ma vision de la profondeur et de la diversité de cette œuvre dont j'avais tout de suite pressenti l'importance. La simple ordonnance d'une vaste collection d'objets céramiques, assortie des données que fournissent les documents retrouvés ici et là, m'a permis de faire d'intéressantes découvertes, souvent logiques, et d'apporter des réponses à quelques-unes des questions en suspens. Ce sont donc ces découvertes – encore provisoires – que je souhaite partager par le biais de cet ouvrage, avec l'espoir de le voir s'étendre au fil des ans.
   Les multiples facettes de cette masse de décors et de formes, avec tous leurs développements, sont une invite à collectionner. Tandis que je préparais ce livre, j'ai pu découvrir toutes sortes de collections de par le monde : certaines plus documentaires, d'autres plus générales, d'autres encore plus spécialisées. Or, cet impressionnant patrimoine recèle d'infinies harmonies. Les œuvres de Catteau peuvent se collectionner sur la base d'innombrables critères : on peut s'attacher à un décor particulier ou à différents décors, à telle ou telle finition, aux sujets traités, aux créateurs et aux décorateurs, aux coloris et aux nuances, aux dimensions, aux formes, aux objets moulés, aux pièces uniques, aux essais, à telle ou telle période, à tel ou tel mode de stylisation. À moins de se lancer, tous thèmes confondus, dans une quête sans limite.
   En élaborant des formes et des décors qui se chargent in fine d'une signification à vrai dire bien programmée, Charles Catteau déploie, dans un « langage » des plus naturels, les multiples facettes d'un univers parfaitement identifiable dont il est lui-même le père. Mais dans la mesure où son héritage artistique, et cela surtout pour sa période Keramis, jouit – à juste titre – d'une réputation internationale toujours croissante, celui qui rend hommage à sa créativité s'engage sur une route semée d'embûches et d'épreuves. Car dans un tel contexte, collectionner, c'est attribuer une valeur matérielle à une émotion que je qualifierai de positive, et d'ailleurs le long apaisement et la profonde jouissance qui s'ensuivent versent bientôt leur baume sur ces tourments passagers. Jamais le collectionneur ne regrettera l'objet qu'il a acquis, mais seulement l'objet qu'il n'aura pas acquis, avec le sentiment que l'occasion ne se représentera plus. On oublie les réjouissantes péripéties qui entourent les acquisitions pour ne retenir que les « occasions manquées » dont le souvenir persiste à jamais. Collectionner pour le plaisir des pièces de Charles Catteau et de son atelier chez Keramis n'implique pas de perte matérielle, mais bien un enrichissement émotionnel.
   J'ai eu le privilège de constituer pour la Fondation Charles Catteau une collection que je crois représentative, tout en restant conscient du caractère subjectif de son contenu. J'ai connu, avec d'autres, l'enthousiasme, la saine rivalité, la ferveur partagée, l'enchantement, les poussées d'adrénaline, l'insatiable fringale et... la magie. Je me réjouis par avance de ce qui va suivre...

50 euros (code de commande : 26388 - vendu).

 

[CHARLEROI - PUBLICITÉ]. Carton publicitaire du lithographe Rassart-Dubois, rue de Dampremy, 23, à Charleroi. 127 x 88 mm., papier collé au verso et petite déchirure (sans perte) dans le coin supérieur gauche.

15 euros (code de commande : 26395).

 

CROŸ (Marie de) — Le martyre des pays envahis 1914-1918. Souvenirs de la princesse Marie de Croÿ. Lettre-préface du comte de Broqueville. 6e mille. Paris, Plon, 1933. In-8° broché, VI, 279 p., ex-libris manuscrit à la couverture.
Note des éditeurs :
   L'auteur des Mémoires que nous présentons au public appartient à cette vieille maison de Croÿ, originaire de Picardie, « dont, dit Courcelles, le nom et l'existence politique se trouvent liés depuis des siècles à tous les événements de l'histoire. »
   Jean de Croÿ, grand bouteiller de France en 1411, vint en Belgique avec Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et s'y établit. Un de ses descendants fut premier ministre de Charles-Quint, un autre gouverneur des Pays-Bas en 1573. Le petit-fils de ce dernier reçut d'Henri IV le titre de duc de Croÿ. On retrouve encore sous ce nom, dans nos annales, un maréchal de France et un cardinal grand aumônier de Charles X.
   La princesse Marie est fille de S. A. S. le prince Alfred-Emmanuel de Croÿ-Solre et de la princesse, née Parnell, Anglaise de naissance. Le père de l'auteur entra dans la carrière diplomatique et fut successivement attaché aux légations de Belgique à Vienne, à Paris (où il était chargé d'affaires pendant le siège de 1870) et à Londres.
   La compagne de lutte de miss Cavell, dont on va lire les souvenirs, tenait donc, par ses origines, proches ou lointaines, à chacun des Alliés qui, sur le théâtre occidental des opérations, faisaient front contre l'envahisseur. Pour elle, plus que pour quiconque, leurs trois causes se confondaient en une seule, ce qui ne l'empêcha pas, comme on le verra, de laisser tomber jusque sur l'ennemi commun le rayonnement de son charitable dévouement. Ni ses gestes de haute humanité, ni sa très haute situation sociale ne lui évitèrent cependant d'être traitée durement par les Allemands.
   À la fin de la guerre, toutes les municipalités du canton de Bavay signèrent de concert une pétition pour demander que la princesse fût citée à l'ordre de l'armée. Le haut commandement leur donna satisfaction en ces termes : A rendu des services exceptionnels au cours de la campagne. A été condamnée à dix ans de travaux forcés par les Allemands.
   La princesse Marie de Croÿ est chevalier de la Légion d'honneur avec Croix de guerre, chevalier de l'ordre de Léopold, officier du British Empire O. B. E.
   En écrivant ses Mémoires, elle n'a pas eu l'intention de raviver de vieilles rancunes, de rouvrir des blessures encore mal fermées mais simplement celle d'apporter à la cause pour laquelle elle a combattu et souffert un témoignage sincère et véridique.

20 euros (code de commande : 26381 - vendu).

 

DAUZAT (Albert) — Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France. Édition revue et augmentée par Marie-Thérèse Morlet. Paris, Le Grand Livre du Mois, 2001. In-8° sous reliure des Éditions Larousse, XXII, 624 p.
Extrait de l'introduction :
   Chacun s'intéresse à son nom – à ses noms – et voudrait en connaître le sens originaire. Si quelques noms de famille ont une signification transparente – comme Boucher, Boulanger, Leblond ou Legrand –, la plupart sont énigmatiques pour le grand public. Le présent dictionnaire s'efforce de répondre aux désirs légitimes des lecteurs, dans la mesure où l'état de la science le permet.
   Les noms de personnes font partie de notre patrimoine linguistique au même titre que les mots du vocabulaire. Si l'analyse du prénom, librement choisi par les parents dans le cadre très large fixé par la loi, est surtout une question de curiosité, les noms de famille, transmis généralement depuis des siècles, offrent un puissant intérêt psychologique et social : ne portent-ils pas sur leur visage le reflet, l'empreinte des civilisations passées ?
   Les uns évoquent l'ironie gouailleuse ou crue des fabliaux, la langue savoureuse, les professions, les costumes du Moyen Âge finissant. Par les noms francs (et, moins nombreux, burgondes ou wisigotiques) que l'aristocratie mérovingienne et carolingienne mit à la mode, d'autres font revivre les composés, aux métaphores brillantes comme des cliquetis d'armes, dont les conquérants germains, grands enfants barbares, aimaient à s'affubler ainsi qu'auparavant les Gaulois. Les prénoms du calendrier chrétien, où sont venus s'inscrire, suivant les hasards du martyrologe et de la béatification, des noms de toute origine, font surgir, à travers les victimes réelles ou apocryphes de la Rome païenne et les ascètes du Moyen Âge, les patronymes romains nés de la glèbe et enrobés par un droit autoritaire dans un puissant conglomérat familial, – la plastique des créations grecques, poétiques et individualistes, – l'éclat, enfin, terni par le temps, des vieilles images bibliques, filles du désert.
   Les noms de personnes permettent de plonger au tréfonds de l'âme populaire dans les âges du passé : reliques de croyances, de superstitions défuntes. Des races imaginatives et diverses ont symbolisé dans le nom d'un enfant leurs joies ou leurs sentiments, comme leurs espérances : les noms sémites, israélites en particulier, ont souvent des significations sentimentales, telles que « joie », « prière exaucée », « donné par Dieu », tout comme diverses créations de notre Moyen Âge, par exemple Dieudonné dans le Nord, Déodat dans le Midi.
   L'étude des noms de personnes – l'anthroponymie – est devenue une science, qui a sa technique : la recherche de leur origine et de leur évolution, comme l'étymologie des mots du vocabulaire, ne saurait être demandée à l'inspiration ou à des conjectures hasardeuses ; elle est soumise à des règles de méthode très strictes, qui supposent la localisation primitive du nom, l'analyse des formes anciennes, la concordance avec les lois de la sémantique et les lois de la phonétique régionale.
   Cette science est encore jeune ; il lui reste beaucoup de terrain à défricher, depuis le petit Dictionnaire des noms de Lorédan Larchey (Paris, 1880), essai honorable pour l'époque, élaboré d'après le Bottin de Paris. L'auteur (qui avait dû utiliser pour les noms germaniques la première édition du répertoire de Förstemann, 1856) n'avait pu trouver aucune firme pour le publier et avait été son propre éditeur. Depuis longtemps épuisé et introuvable, le livre est aujourd'hui une curiosité de bibliophile.
   Amorcée par quelques cours de Gilliéron et de Max Prinet, et par quelques articles ou brochures de l'abbé Duffaut (Annales du Midi, 1900), Maurice Grammont (1900), Prinet (1918-1919), l'étude scientifique des noms de personnes français (précédée de peu par l'anthroponymie belge et suisse : Æbischer, 1919-1924 ; E. Muret, 1923-1924) a été stimulée en 1925 par mon petit livre sur les Noms de personnes, qui résumait deux années de conférences à l'École pratique des Hautes Études. Depuis cette époque, nombre de travaux importants ont vu le jour. Il nous a paru utile de faire le point, et de donner, en même temps, les résultats de trente ans de recherches personnelles. Ma documentation personnelle, avec le maximum possible de localisation géographique, m'a été fournie en partie par des recherches de bibliothèques, par des enquêtes et relevés au cours de nombreux voyages en France, en partie par des correspondants. Le nombre des noms étudiés a passé, de quatre mille environ dans mon premier livre, à près de dix mille dans le second (les Noms de famille de France) ; le dictionnaire actuel, compte tenu des variantes, a triplé environ ce dernier chiffre. Tous les noms, tant s'en faut, ne sont pas enregistrés : nous avons laissé de côté beaucoup de noms obscurs, sur lesquels nous étions mal documenté, sans parler de tous ceux qui ont échappé à nos enquêtes. Mais nous croyons que les noms qui offrent une fréquence plus ou moins grande ont été incorporés, sans compter tous les noms rares et curieux dont nous avons pu retrouver l'étymologie. Les lacunes dont nous nous apercevrons ou qui nous seront signalées donneront lieu à un appendice dans une seconde édition.
   Des esprits sévères et désireux de la perfection estimeront peut-être que notre dictionnaire est prématuré. Je réponds à l'avance que la science progresse par approximations successives. Avec l'acquis actuel, déjà considérable, le présent ouvrage, à côté des certitudes et des probabilités, donne des hypothèses de travail (souvent diverses possibilités pour un même nom) : il montrera ainsi nos lacunes, en indiquant aux chercheurs les pistes sur lesquelles ils doivent ou peuvent s'engager. Le travail devra être repris et complété sur le plan régional : recherche, dans chaque région, des formes anciennes et précision du sens qu'avaient, à la fin du Moyen Âge, suivant les contrées, les divers sobriquets et les noms de métiers.
   Mais il ne faut pas penser seulement aux spécialistes. Il était grand temps d'instruire le grand public, auprès duquel tant de fausses étymologies sont accréditées, en particulier par les amateurs qui ont traité de l'onomastique en fantaisistes.
   Des légendes collectives se sont ainsi implantées.
   Dans le Midi, c'est la légende arabe : on oublie simplement que les rarissimes Sarrasins qui auraient pu échapper au massacre après la bataille de Poitiers ou après leurs diverses incursions dans le Midi auraient dû se convertir et donner à leurs enfants les noms de baptême en usage dans le pays : d'où il résulte qu'on ne peut retrouver aucun élément arabe dans l'anthroponymie méridionale (sans compter que les noms de famille ne se sont formés qu'à partir du XIIIe siècle).
   Ailleurs c'est la légende espagnole, comme dans le Morbihan, où les anciens registres paroissiaux ne mentionnent aucun immigré espagnol et où les noms allégués en -o et en -ès sont d'authentiques noms bretons. Dans le Nord, la finale -ez (j'y ai été pris moi-même naguère) a fait croire à des patronymes espagnols : il suffit de parcourir les rues de Lille où s'étalent aux enseignes les Bouchez, Rogez, Gauthiez,... pour comprendre qu'il s'agit d'une orthographe régionale, ce que confirme l'histoire de la graphie : s'il est inutile, je pense, de démontrer que les noms précédents représentent la graphie lilloise de Boucher, Gauthier, Roger, il est bon d'ajouter que Bonez, Bonnez n'est autre que (saint) Bonnet.
   La finale -ault (de Renault, Hacault, etc.), qui est aussi une graphie régionale bien datée et localisée, a donné lieu, par un rapprochement fantaisiste avec le latin altus, haut, à des interprétations invraisemblables, d'autant mieux accréditées auprès des intéressés qu'elles favorisaient l'orgueil familial.
   Il faut surtout apprendre au public à raisonner et, en l'instruisant avec des certitudes historiques, faire appel à son bon sens. Comment, par exemple, les noms de famille qui ne sont pas tirés de noms de lieux pourraient-ils s'expliquer par le gaulois, alors qu'ils ont été formés à la fin du Moyen Âge et que le gaulois a cessé d'être parlé au début de l'époque mérovingienne ?

20 euros (code de commande : 26382 - vendu).

 

DE PAEPE (Jean-Luc) — « La Réforme », organe de la démocratie libérale (1884-1907). Louvain - Paris, Nauwelaerts, 1972. In-8° broché, 178 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 64).
Introduction :
   Peu d'ouvrages importants sont consacrés à l'examen approfondi de l'histoire du parti libéral en Belgique ; peu d'ouvrages aussi envisagent l'histoire de la presse belge d'une manière complète et soutenue. (Ceux qui traitent du sujet s'intitulent modestement « Causeries, Souvenirs, Mémoires, Esquisses ou Introductions »).
   Ce premier point malheureusement acquis, l'on cherchera en vain actuellement une histoire détaillée de la presse libérale en Belgique au XIXe siècle ; il n'y en a pas. Une brève synthèse a bien été consacrée au problème par Hermann Dons (La presse libérale de 1830 à 1930), mais elle est de loin trop générale : les principaux journaux libéraux y sont rapidement cités dans leur contexte historique. Ne jetons pas la pierre : la question est énorme et nous avons eu largement l'occasion de nous en rendre compte.
   Un tel handicap historiographique ne serait qu'un moindre mal si des archives nombreuses et inexploitées s'ouvraient au chercheur. Point de cela. Dans la plupart des cas, les journaux libéraux disparus n'ont pas laissé d'archives. Parfois, de rares lettres et quelques bilans subsistent, témoins ironiques.
   La Réforme, journal libéral bruxellois de la fin du XIXe siècle, est au nombre de la grande masse des journaux déshérités par l'histoire. D'une manière concrète, seuls ses vingt-trois ans de feuilles imprimées manifestent directement son existence passée. Pour le reste, c'est à travers les archives politiques – de Frère-Orban, de Charles Buls, de la police de Bruxelles – et les témoignages de l'historiographie contemporaine en général que nous avons tenté de reconstituer par morceaux l'histoire de La Réforme.
   Cette histoire est selon nous inséparable de celle des idées que le journal défendit. Par ses collaborateurs et rédacteurs, anonymes ou non, nous entrons à la fin du XIXe siècle de plain-pied dans l'histoire du parti libéral et surtout dans l'histoire de sa faction divergente, celle du « parti » radical : la vie du parti radical (ou progressiste) est en grande partie celle de La Réforme.
   Deux centres d'intérêt se sont ainsi définis au cours de notre étude ; l'un s'attachant à l'histoire proprement dite du journal, de sa structure interne, du milieu humain qui l'animait ; l'autre envisageant La Réforme dans le milieu politique et sa place dans l'histoire de la presse. Ces deux tendances sont indissolublement complémentaires.

15 euros (code de commande : 26399 - vendu).

 

DE PANGE (Isabelle) et VAN PRAET-SCHAAK (Cécile) — 400 façades étonnantes à Bruxelles. Préface de Willem Draps. Bruxelles, Aparté, 2003. In-8° broché, 239 p., très nombreuses illustrations en couleurs, ex-dono à la page de garde, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Bruxelles, une ville où s'affichent à l'infini des façades d'habitations qui défient l'imagination, comme nulle part ailleurs. Où l'individualité de chacun et de chaque époque a imprimé sa marque. Où le savoir-faire, l'inventivité et la fantaisie ont créé des centaines de façades étonnantes qui méritent d'être rencontrées et, surtout, regardées.
   Deux historiennes de l'art sont parties à la découverte de ces façades le plus souvent méconnues. Cécile van Praet-Schaack et Isabelle de Pange multiplient ici les points de vue, se jouant des habituelles classifications pour mieux aborder ce précieux patrimoine dans toute sa richesse.
   Repères historiques, de styles, de vocabulaire architectural et des techniques utilisées.
   Index des architectes, artisans et entrepreneurs.
   Situation des façades avec carte de la région bruxelloise.

15 euros (code de commande : 26389 - vendu).

 

DESCAMPS (Stéphane) — Chronique de Casteau de la préhistoire à nos jours. Casteau, [Chez l'auteur], 2004. A4 reprographié et collé, 228 p., illustrations en noir et en couleurs, quelques plans à déplier, exemplaire numéroté (n° 99), en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Dix ans après la parution de 4 volumes traitant l'histoire de notre village (De Castellum à Casteau, terre de rencontres ; 1678, la bataille inutile de Casteau et La plaine de Casteau à travers les âges, de l'anonymat à la renommée mondiale), il m'a paru important de rassembler les faits et les documents publiés de manière éparse naguère.
   Pour l'occasion, les textes ont été entièrement retravaillés, les renseignements accumulés lors de ces dix années y ont été incorporés et de nombreux documents iconographiques ont été ajoutés. Les événements sont désormais présentés sous forme chronologique mais avec cependant des encarts thématiques traitant les sujets importants.
   Cet ouvrage n'a pas l'ambition de relater « toute » l'histoire de Casteau mais de montrer l'évolution d'une communauté à travers les âges.
   On pourrait croire que dans de petites communes telle la nôtre, il ne s'est jamais rien passé.
   Grave erreur ! Grâce ou à cause de sa situation privilégiée le long d'un grand axe de communication et à proximité de deux villes à la tradition historique bien établie (Mons et Soignies), le village a ainsi été de tous temps le théâtre de rencontres tantôt guerrières, tantôt plus pacifiques.
   Ainsi, par exemple, prenons le cas des Bruyères de Casteau. Qui pourrait se douter en voyant aujourd'hui les modernes installations du SHAPE que cette vaste plaine n'ait été autrefois autre chose qu'une lande désertique ? Bien peu de monde en vérité, quelques anciens se rappellent peut-être encore du camp militaire belge des années vingt... mais plus personne ne soupçonne les premiers pas de l'aéronautique belge pourtant effectués en ces lieux, ni la présence d'un champ de courses hippiques célèbre dans toute l'Europe !
   La venue du SHAPE en ces lieux ne fait que clôturer une tradition militaire vieille de plusieurs siècles.
   Pour montrer le développement de cette communauté, il est parfois nécessaire de dépasser le cadre administratif strict du village. Ainsi nous relatons l'évolution du hameau de la Roquette, pourtant rattaché à Thieusies, mais dont l'histoire est en grande partie commune à celle de Casteau. Nous traitons également du quartier de la Brisée (Maisières) et du camp de Casteau (SHAPE), partagé entre Casteau, Maisières et Masnuy-Saint-Jean.
   J'espère que la lecture de ce modeste travail vous fera aimer, comme moi, ce petit lopin de terre si insignifiant mais ô combien important pour ceux qui y habitent.
   Et maintenant, en route ! La machine à remonter le temps est partie.

20 euros (code de commande : 26423 - vendu).

 

DESQUESNES (Rémy) — Normandie 1944. Le débarquement, la bataille, la vie quotidienne. Rennes - Caen, Ouest-France - Mémorial de Caen, 1993. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 232 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Dans la longue histoire de la Seconde Guerre mondiale, Overlord, nom de code du débarquement en Normandie, occupe une place particulière. Pour les militaires, l'entreprise alliée demeure un chef-d'œuvre de planification, d'organisation et de coordination. Pour les populations civiles soumises depuis quatre années à la dure loi de l'occupation allemande, l'offensive du 6 juin est inscrite dans les mémoires comme synonyme de fin du cauchemar, de délivrance et de retour de la liberté.
   À la fois exploit stratégique alliant la surprise à l'audace et événement porteur d'une immense espérance, telle est la place qu'occupé le débarquement de Normandie dans l'histoire du XXe siècle.

13 euros (code de commande : 26397).

 

[DETRY (Arsène)]. Arsène Detry, peintre de l'École de Mons. [Mons], Ateliers des Arts - Direction Générale des Affaires Culturelles du Hainaut - Hainaut Tourisme - Maison de la Culture de la Région de Mons - Groupe Polyptyque - CGER, 1982. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 104 p., illustrations en noir et en couleurs, feuillet volant à déplier du catalogue de l'exposition, exemplaire numéroté de souscription (n° 416), en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective Arsène Detry organisée au Musée des Beaux-Arts de Mons, du 25 février au 3 avril 1983.
Introduction par Stéphane Rey :
   
C'est un grand artiste, bien injustement méconnu, que l'on célèbre aujourd'hui. On ne dira jamais assez ce que la peinture wallonne doit à ce maître incontesté de l'École de Mons, tant la discrétion, le métier, la fidélité à lui-même et à son terroir d'adoption sont exemplaires.
   Arsène Detry n'a rien d'un remuant batteur d'estrade, ni d'un rénovateur de l'art, gommant à grands coups le passé, pour inscrire son nom sur la page blanche.
   Peintre des paysages industriels du Borinage, il a su, en les évoquant avec noblesse et fidélité, leur conférer une poésie émouvante et grave. Ces maisons toutes simples, ces rues mal pavées, ces ponts, ces poteaux téléphoniques, ces gares industrielles, ces « cachis à moulètes » ont une présence où la rigueur de la composition s'adoucit d'une étrange sensibilité. On perçoit dans l'évocation discrète de ces sites silencieux, tout ce qui, dans le sous-sol, fait la magie mystérieuse de la mine.
   Sans qu'il y apparaisse jamais, l'homme est toujours présent dans l'œuvre de Detry. C'est lui qui a repeint ce mur blanc, gratté le sol de ce petit potager, accroché ces wagons immobiles, actionné ce pont-levis, retapé cette remise branlante, clos la grille du charbonnage...
   Nous ne l'apercevons pas, ce Borain au parler rude, au grand cœur, à la tête dure, mais nous devinons partout sa tendresse bourrue, son amour pour les lieux défavorisés qui sont ceux de son enfance.
   Arsène Detry nous le raconte, sans nous le montrer, et l'on apprécie la pensée secrète de cet artiste digne, grave, porteur d'un message, qui ne se prit point pour un prophète, ni pour l'incarnation de la conscience du Borinage.
   On aimera sa façon simple et directe de dire des choses, sa sobriété, son langage franc, sans passion et sans insistance. Tout est contenu dans son œuvre qui n'a nul besoin de pathos et qui se passe de cortèges bruyants et de funérailles dramatiques. Et cependant, la dure condition du travailleur du Pays Noir est ici célébrée plus éloquemment que partout ailleurs, par la seule absence de personnages, par le silence de ces rues désertes, de ces gares où la vie est suspendue, par ces petits jardins traversés d'un ruisseau étroit, par ces mares où se reflète le ciel, par ces poulaillers branlants, ces hautes cheminées au loin, couronnées de fumée...
   Coloriste réservé et chaud cependant, maître des contrastes lumineux habilement dosés, Arsène Detry est un artiste rare, distingué, cordial, dépositaire de toutes les sagesses et assuré d'être reconnu par la postérité.
   Son nom restera associé à celui des communes wallonnes de la grande époque industrielle : Flénu, Bougnies, Cuesmes, Jemappes et tant d'autres, dont il restera le témoin et le chantre discret mais inégalé.

35 euros (code de commande : 26404).

 

[DOUR]. Royale Harmonie de Dour. 1806-1956. 150me anniversaire. Dour, L'Harmonie, 1956. In-4° broché, 80, [48 (publicités)] p., illustrations in et hors texte, une carte dépliante, peu courant.
Préface :
   Nous présentons en toute confiance fraternelle aux habitants de Dour cet opuscule où nous voudrions qu'on sente la fierté qui nous hausse et la douceur de l'amour que nous portons à notre société l'Harmonie et à notre village natal.
   Nous nous excusons auprès de chacun, de n'avoir su que mal dire les hauts sentiments qui nous animent au moment où notre Société tient à affermir, en ce 150me anniversaire, ses nobles buts, la vigueur de ses efforts et la gloire de ses réussites.
   Nous comptons surtout sur les ardentes sympathies qui lui ont toujours été fidèles ici et nous souhaitons ardemment que cet opuscule dise longtemps à nos arrière petits-enfants combien toute la commune avait voué d'amitié et de reconnaissance à notre chère Harmonie.
   La vie de Dour, on peut le dire avec certitude, depuis les âges, s'axait sur la Musique centenaire. C'est pour cela que nous voudrions qu'on lise ce petit livre comme un témoignage de noblesse dans l'art, de tendresse dans le dévouement, de dignité dans le travail, l'honnêteté et la grandeur. Dour a servi noblement le Borinage ardent et laborieux et sa société royale l'Harmonie est fière d'être le groupe en quoi vivaient toutes ses complaisances.
   Dans cet esprit, nous avons pensé qu'on lirait avec intérêt les notes concernant :
      1) Les Comités actifs des Fêtes jubilaires ;
      2) L'Historique de la Royale Harmonie ;
      3) Les grandes étapes de la vie locale ;
      4) Les projets de fêtes et manifestations qui vont marquer cette année 1956.
   Et nous sommes persuadés que l'unanimité et l'entièreté des sympathies assureront à nos manifestations le plus encourageant et le plus chaleureux des succès.

20 euros (code de commande : 26419).

 

FONTAINE (Georges) — Lieux et Mémoires. Centre d'Art contemporain du Luxembourg belge. 1984-2004. Florenveille, Centre d'Art Contemporain du Luxembourg Belge, 2004. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 117 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « Merveilleuse terre de vacances », le Luxembourg belge souffre et souffrira encore longtemps de cette vision réductrice qui tout en étant réelle n'en limite pas moins le regard que l'extérieur pose sur elle et ses habitants.
   Il est incontestable que cette province est une terre merveilleuse.
   Sa population s'efforce de conserver une qualité de vie et garder une ouverture sur le monde, mais au-delà de l'image d'Épinal, elle a également un potentiel artistique non négligeable. C'est dans ce contexte que des acteurs de terrain, conscients des enjeux du monde actuel construisent des outils de culture.
   Cette province est un formidable creuset de personnalités qui, dans le monde de la culture, s'engagent pour l'avenir. Le Centre d'Art Contemporain du Luxembourg belge est un de ces outils de développement.
   Ce livre est une réponse à tous ceux qui ont bercé et alimenté l'idée que le Luxembourg était et est un désert culturel.
   C'est aussi et d'abord un constat sur l'état du développement des arts plastiques contemporains en Luxembourg. C'est aussi un gage de reconnaissance et d'amitié pour tous ceux qui ont œuvré à ce projet devenu, au fil des ans, incontournable et indispensable.

10 euros (code de commande : 26394).

 

[GONDRY (Michel)]. THÉVENIN (Nicolas) et POKÉE (Morgan) — Entretiens avec Michel Gondry. Nantes, Répliques, 2015. Grand in-8° collé, 135, [12] p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Il s'agit du premier numéro hors-série de la revue Répliques.
Extrait :
   Michel Gondry est le sujet unique de ce premier numéro hors-série de Répliques. De ses premières réalisations jusqu'à son dernier long métrage en date. Conversation animée avec Noam Chomsky, son parcours est abordé en détails, à la faveur d'entretiens inédits, constituant l'échange le plus étendu jamais publié avec le cinéaste. Les multiples directions que prend son travail, les champs nombreux que son imagination investit (le cinéma, les clips, les publicités, l'art contemporain, la bande dessinée, la musique) imposait l'identification d'une trame ; la chronologie de la visibilité de ses réalisations en France a donc été retenue. Impossible à envisager de manière exhaustive, la profusion de ses créations est, dans les pages qui suivent, considérée aussi comme une incitation pour le lecteur à prolonger la (re)découverte.

15 euros (code de commande : 26393).

 

GRAMOND (Gabriel Bartholomé)Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV. Libri XVIII. Quibus rerum per Gallos totâ Europâ gestarum accurata narratio continetur. Autore Gabr. Bartholomæo Gramondo, in sacro Regis Consistorio Senatore, & in Parlamento Tolosano Præside. Amsterdam, Elzevier, 1653. [Amstelodami, / Apud Ludovicum Elzevirium. : cIc. Icc. LIII.] In-8° (121 ´ 180 mm.) pleine maroquin rouge à grains longs, dos lisse orné, roulette et filet dorés encadrant les plats, chasses et coupes décorées de roulettes dorées, tranches dorées, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette typographique)], [1 bl.], [26 (dédicace, avis au lecteur et lexique des noms cités)], 798, [83 (table)], [1 bl.] p., ex-libris.
   Gabriel Barthélemy, seigneur de Gramond, ou Grammont (Toulouse, ca 1590-1654) fut conseiller puis président au Parlement de Toulouse. Fervent catholique, il ne cachait pas son approbation du massacre de la Saint-Barthelemy.
   Pierre Larousse montre bien évidemment peu de sympathie pour ce personnage : « il était conseiller au parlement de Toulouse au moment où se dénoua le procès du malheureux Vanini, accusé d'athéisme et d'hérésie. Gramond a laissé de cette odieuse affaire, ainsi que de l'exécution de l'infortuné, un récit froidement cruel qui révolte le lecteur, et qui indigna même ses contemporains. » Dans l'édition elzévirienne présentée ici ce passage figure aux pages 210-212.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée à Toulouse, en 1643.
Bibliographie :
   - 
Willems
(Alphonse), Les Elzevier : histoire et annales typographiques, n° 1160.
   - Rahir (Édouard), Catalogue d'une collection unique de volumes imprimés par les Elzevier et divers typographes hollandais du XVIIe Siècle, n° 1184-1185.
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France, XVIIe siècle, t. I, n° 616.

100 euros (code de commande : 26377).

 

[GRAVURE - HAINAUT]. SURHON (Jacques de)Nobilis Hannoniae Com. Descriptio, Auctore Iacobo Surhonio Montano. Carte coloriée du montois Jacques de Surhon, gravée par Frans Hogenberg, extraite du Theatrum Orbis Terrarum, d'Abraham Ortelius, publié en 1579.
Dimensions :
   - Dessin : 368 x 485 mm.
   - Cuvette : 4 x 3 mm.
   - Feuille : 5 x 4 mm.

   En 1579, Ortelius put enfin insérer la carte du Hainaut de Surhon dans son recueil [la première version, imprimée en 1572, fut interdite par le duc d'Albe]. Les dernières années, les temps avaient changé. Le duc d'Albe avait quitté le pays. La Pacification de Gand avait détendu l'atmosphère.
   Le gouverneur général était maintenant Alexandre Farnèse, grand homme de guerre, qui avait « cette habileté consommée de manier à la fois la guerre et la paix ». La publication de la carte, précédemment défendue, ne semble plus avoir posé de problème.
   D'une manière générale, les gravures de 1572 et de 1579 sont très semblables. Il s'agit évidemment de deux cuivres différents, celui de 1572 ayant été détruit par ordre du gouvernement. Les principales différences touchent les armoiries du Hainaut, ici correctement présentées [elles étaient inversées dans l'édition de 1572], et l'attestation de privilège qui figure dans l'angle supérieur droit : Cum privilegiis Imp. et Reg. Maitis ad decenn. 1579. Le nom du graveur Hogenberg n'apparaît pas. D'autres différences existent, mais elles portent toujours sur des points de détail : l'ornementation du cadre, l'emplacement des points cardinaux, le tracé de la région Arleux-Douai, l'empiétement de la Meuse sur le cadre à hauteur de Fumay. D'ailleurs, le cuivre utilisé en 1579 dut être remplacé par un nouveau lorsqu'il montra des signes d'usure. La carte de 1579 fut donc gravée deux fois.
   Le Cambrésis, d'abord aussi sommairement représenté qu'en 1572, se garnit peu à peu.
   C'est une carte bien conçue, qui se lit et se livre facilement. Cette épreuve-ci est d'une grande fraîcheur et l'absence d'enluminure fait bien ressortir le talent du graveur.
Bibliographie :
   - Lemoine-Isabeau (Claire), Cartes topographiques gravées du Hainaut, dans Images de Mons en Hainaut du XVIe au XIXe siècle, pp. 75.

500 euros (code de commande : 26410).

 

[GRAVURE - RÉVOLUTION-EMPIRE]. Triomphe de la République française. Grande gravure (imprimée avant la lettre) au burin et à l'eau-forte par François-Anne David d'après un dessin de Charles Monnet. [Paris], [Chez l'Auteur], [1801]. Rousseurs. Tirage limité à 600 exemplaires dont 100 avant la lettre.
Dimensions :
   - de l'image : 573 x 380 mm.
   - de la feuille : 584 x 409 mm.
   Rousseurs.

   François-Anne David (Paris, 1741-1824) fut l'un des graveurs les plus prolifiques de son temps, on lui attribue près de mille quatre cents travaux parmi lesquels de nombreuses reproductions historiques dont celle présentée ici inspirée du dessin de Charles Monnet (1732-post 1808).
Texte du bulletin de souscription envoyé fin 1800 :
   « Le triomphe de la République française est un des riches sujets dont le génie des Arts a dû s'emparer, et c'est au talent qu'il appartient de répandre sur cette vaste composition le charme et la magie d'une exécution savante. Les Artistes qui s'occupent de ce travail important, connus par les grands ouvrages qu'ils ont déjà donnés au public redoubleront d'efforts et de zèle pour mériter encore le suffrage des amis de l'Art.
   Cette marche triomphale sera ouverte par l'Assemblée nationale ; on en distinguera quelques-uns des membres les plus célèbres, tels que Bailly et Mirabeau. Au milieu des Assemblées législative et conventionnelle seront traînés renversés les attributs du despotisme, de l'anarchie et du fanatisme, les trois grands fléaux de la société civile.
   Dans un char attelé par les lions, sera la République française, tenant d'une main la Charte constitutionnelle de l'an 8 ; de l'autre une branche d'olivier, symbole de la paix ; le Génie de la liberté la couronnera.
   Le char sera suivi par le jeune Héros qui a senti la nécessité d'imposer un terme à la révolution et des bornes à ses conquêtes, en ajoutant une branche d'olivier aux lauriers dont sa tête est ombragée. Au-dessus de lui planera dans les airs le Génie de la gloire.
   À sa suite on verra une foule de guerriers, parmi lesquels on reconnoîtra tous ceux qui ont contribués le plus, par leurs exploits, au triomphe de la liberté.
   Des enseignes annonceront les Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine et Ligurienne, filles heureuses de la Grande-Nation.
   Sur le second plan, dans un coin de l'Estampe, on brûlera toutes les lois affreuses qui ont été dictées par l'esprit de parti, les listes de proscription, etc., etc.
   L'Artiste propose cette Estampe par souscription, en invitant tous les amis de la République de se faire inscrire, pour s'assurer une belle Épreuve de cette Gravure, dont il ne sera tiré que 600 exemplaires, la planche étant remise aussitôt, en pur don, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
   Cette Estampe paroîtra le 1er messidor prochain.
   Il n'y aura que 500 Épreuves de tirées avec la lettre, et 100 premières Épreuves avant la lettre. »
Philippe Bordes précise dans sa description :
   « Cette marche triomphale s'ouvre par l'Assemblée nationale ; on y distingue quelques-uns de ses membres les plus connus, Bailly, Mirabeau, La Fayette, etc. Au-dessus des Assemblées Législative et Conventionnelle qui suivent se forme un orage, d'où part la foudre. Plusieurs députés sont atteints ; leur attitude décèle leurs craintes et le mécontentement qu'ils éprouvent à la vue de la République triomphante. »
   « Sous leurs pas les lions ont brisé la Constitution de 1793 ; la Victoire foule aux pieds les lois de sang, dictées par l'esprit de parti. [Dans les airs,] la Renommée annonce à tous les peuples le triomphe de la Nation Française et les préliminaires de la paix avec l'Angleterre, signés à Londres le 9 vendémiaire an X [1er octobre 1801]. »
   Derrière le char, on reconnaît Napoléon Bonaparte suivi par ses généraux : Beurnonville, Moreau (vainqueur de la bataille de Hohenlinden), Gouvion de Saint-Cyr, Berthier, Bernadotte, etc.
Bibliographie :
   - La Décade philosophique, littéraire et politique, vol. II, pp. 58-60.
   - David (François-Anne), Bulletin de souscription de Le Triomphe de la République.
   - Bordes (Philippe), Premières collections, catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Musée de la Révolution française, au château de Vizilles, du 4 juillet au 16 décembre 1985, notice n° 179.

100 euros (code de commande : 26407).

 

[HAINAUT]. Le Hainaut. Tomes I et II. Bruxelles, Traditions et Parlers Populaires Wallonie-Bruxelles, 1989-1990. Deux volumes in-8° brochés, 229 et 262 p., nombreuses illustrations, (collection « Tradition Wallonne - Ethnographie - Dialectologie - Onomastique », n° 6 et 7).
Table des matières du tome I :
   - Avant-propos, par Valmy Féaux.
   - Introduction, Maurice Arnould et la Commission royale belge de Folklore, par Jean-Pierre Ducastelle.
   - « Jours enfuis », par Marcel Warniod (= Maurice Arnould).
   - L'histoire du Borinage, par Maurice-A. Arnould.
   - Les cougnoles de Noël, par Maurice-A. Arnould.
   - Quelques attestations anciennes de la taille (kerfstok), moyen de preuve et procédé de calcul, par Maurice-A. Arnould.
   - Mangin, le marchand de crayons, était-il « de Merbes-le-Château » ?, par Maurice-A. Arnould.
   - Théâtres de marionnettes et Bètièmes montois, par Maurice-A. Arnould.
   - Les plus anciens textes en patois de Mons, par Maurice-A. Arnould.
   - Le Tour Saint-Vincent de Soignies ou l'histoire inscrite dans le paysage. Signification et évolution topographique d'une dévotion populaire d'origine médiévale, par Gérard Bavay.
   - Toponymie et Tradition populaire : La « rue du Bon Dieu » à Brugelette, par Christian Cannuyer.
   - Les sources guérisseuses dans la région du Centre, par Robert Dascotte.
   - La porteuse d'eau, la brodeuse et la jeune fille riche. Le Hainaut au début du XVIe siècle à travers trois représentations tirées d'un recueil de costumes conservé à Nuremberg, par Jean-Marc Depluvrez.
   - Victor Lucas, Mad'léneû èt côpeû, par Jean-Luc Fauconnier.
Table des matières du tome II :
   - Femmes et marches : un mariage difficile, par Pierre-Jean Foulon et Joseph Châtelain.
   - Les joutes nautiques à Thuin, par Roger Foulon.
   - Soumonce et Soumon'za, deux mots du lexique carnavalesque binchois, par Samuel Glotz.
   - Les « Marches » en Hainaut, par Roger Golard.
   - Fêtes de Faubourgs et de quartiers à Ath, par René Meurant et Jean-Pierre Ducastelle.
   - Témoignage sur la ducasse d'Ath, par Serge Meurant.
   - Le « triomphe » des étudiants lauréats, à Mons, par Christiane Piérard.
   - Une rencontre avec le dernier cloutier du pays de Charleroi, par Michel Revelard.
   - Quatre contes borains, par Pierre Ruelle.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 26411 - vendu)

 

JAKOVSKY (Anatole) — Paris, mes puces. Voyage au pays de brefs et décevants mirages ou Les Marchés aux puces parisiens. Dessins de Henri Monnier. [Paris], Les Quatre Jeudis, 1957. In-8° broché, 253 p., vignettes dans le texte et reproductions photographiques hors texte, cachet humide ex-libris à la page de garde.
En guise de préface :
    Comme tous les grands voyages, le voyage aux Puces commence à l'aube...
   Qu'il s'agisse en effet des Grandes Puces de Saint-Ouen, leur centre, sinon leur capitale, ou bien des « Petites Puces » qui se tiennent à certaines portes de Paris, les Puces de Vanves, de Montreuil, les Puces de Bicêtre ou des Lilas, de la Villette encore qui s'appellent aussi « Les quatre chemins », bref de tous ces estuaires désertiques où la Ville-Lumière se cabre dans un dernier sursaut de ses H.B.M. et se meurt pour rouler et déposer un peu plus loin ses épaves, lorsque le samedi ou le dimanche, et même quelquefois les autres jours de la semaine, les biffins sortant de leurs trous étalent devant leurs portes, le plus souvent à même la terre, tout le long du chemin leur camelote hétéroclite, – c'est toujours à cette heure trouble, située aux confins de la nuit et du jour, qu'il faut tenter l'aventure...

20 euros (code de commande : 26408).

 

KJÆRSTAD (Jan) — Aléa. [Titre original : Rand.] Roman. Traduit du norvégien par Pascale Balcon. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 307 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le narrateur est un brillant informaticien. Sa femme, à qui il voue une passion érotique, est hôtesse de l'air, aussi est-il souvent seul. Le soir, il erre dans Oslo, croise des inconnus avec qui il engage des conversations : un architecte et zoologiste amateur, un anthropologue, auteur d'un ouvrage sur les banlieues londoniennes, une ouvrière passionnée de typographie, créatrice d'un alphabet, un spécialiste des bonsaïs, une musicienne... Le lendemain des rencontres, il découvre la vie de ces inconnus dans les journaux, car ils ont tous été assassinés. Il mène sa propre enquête, fait rentrer les données dans son ordinateur, cherche à établir entre toutes ces vies, entre tous ces meurtres un faisceau de liens, découvre que chaque existence contient les clés de la civilisation moderne, en même temps que des caractéristiques de l'Enfer de Jérôme Bosch. Bientôt tout aussi fasciné par l'étonnante personnalité de l'inspecteur Théo Zakariassen que par les coïncidences qu'il découvre – ou crée de toutes pièces ? – entre les victimes désignées pourtant par le hasard, il met ses compétences au service de la police, et pénètre leur système informatique. Un suspect est arrêté, qui n'est pas le narrateur.

12 euros (code de commande : 26384).

 

KUPÉLIAN (Yvette et Jacques) — Minerva. Préface par Ivan Mahy. Overijse, Jacques Kupélian, 1985. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 179 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, rare
En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui encore beaucoup de gens à travers le monde se rappellent le nom de Minerva et en parlent comme d'une voiture d'aristocrate, de grand industriel, d'artiste en renom. S'ils la citent juste après Rolls-Royce, Duesenberg et Bugatti, ils la situent sur le même pied qu'Hispano-Suiza ou Isotta-Fraschini.
   Les châssis Minerva, habillés par les plus grands carrossiers mondiaux pour leurs plus belles créations, utilisaient les meilleurs matériaux et surpassaient la concurrence par une finition de première classe. En outre la firme les avait dotés d'une mécanique très particulière, étudiée en tous ses détails pour travailler dans le silence le plus total et améliorer le confort au maximum. Le système sans soupapes choisi par Minerva éliminait en effet tous les bruits de distribution, si présent même dans les meilleurs moteurs qui soient.
   Minerva fut une des plus grosses usines de Belgique avant 1930, en tout cas la plus importante du secteur automobile, et grâce à elle la Belgique a joui d'un renom international qui a profité à toute l'industrie du pays et particulièrement à la construction automobile qui a exporté pendant longtemps dans le monde entier la plus grande partie de sa production.
   La Belgique a été très tôt un pays propice au développement de l'auto et Minerva y est pour une grande part, en tant que Belges nous pouvons être fiers de Sylvain de Jong, cependant lui-même d'origine hollandaise, qui lança vite et efficacement cette activité.
   Les marques belges sont mortes mais l'industrie automobile est bien vivante car elle s'est convertie en une prospère industrie de montage qui s'est développée en partie sur la réputation internationale d'usines comme Minerva et c'est un peu grâce à elle que nous restons parmi les plus grands producteurs mondiaux d'automobiles. Il s'agit bien sûr de montage, mais il est très apprécié à l'étranger et source d'une exportation énorme, de l'ordre de 90% de la production.
   Depuis vingt-cinq ans, on assiste à un grand intérêt pour l'histoire de l'automobile et de nombreuses marques ont connu l'honneur de voir publier leur biographie depuis longtemps, mais il a fallu attendre 1985 pour que quelqu'un veuille écrire celle de Minerva. C'est une tâche difficile et cela tient certainement à l'extrême rareté des documents, les archives de la firme ayant disparu depuis longtemps, mais je fais confiance aux auteurs qui ont fait preuve d'un remarquable esprit de recherche pour écrire une histoire la plus véridique possible.
Je souhaite au lecteur le même plaisir que celui que j'ai éprouvé moi-même à lire le manuscrit. Que ce livre soit considéré comme un document de grande valeur dans toute bibliothèque d'amateur.

90 euros (code de commande : 26396).

 

LAMBRIX (Alexandre) — La Bataille du Charbon vécue et écrite par Lambrix Alexandre. Herve, Chez l'Auteur, [1991]. A4 dactylographié collé, 345 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Né à la première lueur du jour d'un 24 septembre 1929, à l'heure où s'éveille en général le monde du travail, et n'ayant pour horizon que l'immensité d'un terril de stériles de charbon, le berceau de ma plus tendre enfance n'était éloigné du lavoir du charbonnage des Makets que de la distance de la portée du bruit de la paire et des berlines qui s'entrechoquaient.
   Ce fut sans doute le premier bruit que mes oreilles ont entendu avec le grincement des molettes de la belle-fleur toute proche.
   Je m'imagine son chant, se confondant parfois à mes premiers balbutiements de bébé, poussés vers un ciel déjà assombri des poussières de charbon échappées de ces hauts bâtiments de triage, à l'aube d'un premier jour de cette vie qui ne fut qu'un enchevêtrement, de jeux d'enfants, de gestes d'adolescents, d'actions et de travaux d'adultes, jusqu'au crépuscule d'une vieillesse toujours influencée jusqu'à la nuit close par une naissance à l'aube d'une journée d'automne, dans un coron ombragé par les fortes et hautes branches métalliques d'un chevalement de charbonnage.

20 euros (code de commande : 26405 - vendu).

 

LAMBRIX (Alexandre) — Histoire sur la vie des mineurs. Leur dernier cri. Herve, Chez l'Auteur, 1993. A4 dactylographié collé, 499 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Race de Seigneur aux Gueules-Noires. N'ayant en contrepartie de votre dur labeur, que la violation continuelle de vos droits sociaux. Chevalier du courage, de la noblesse et de l'honneur, n'ayant pour tout écusson que la complainte tragique des chevalements de la gloire. Belles-fleurs, châssis à molettes surplombant les puits de mine, sanglotant l'oracle funèbre de leur sanctuaire divinement social. Particulièrement fraternel et solidaire dans un métier homicide. Un métier que j'aimais malgré tout.
   Métier que l'on a cupidement assassiné. C'est à vous mes frères, qui courageusement, aviez créé au fond de la mine, une Belgique fraternelle et unie imaginant, concevant, créant tous les progrès sociaux et économiques que je dédie Leur dernier cri. Notre dernier combat, tout en pensant que demain, « il faudra continuer ce qui a été interrompu hier. »

20 euros (code de commande : 26401 - vendu).

 

LECLERCQ-MARX (Jacqueline) — L'art roman en Belgique. Architecture, art monumental. Braine-l'Alleud, Collet, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, abondante iconographie en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Bien que l'art monumental né sur le sol belge au cours des 11e et 12e siècles n'ait pas donné naissance à autant de chefs-d'œuvre qu'en d'autres pays d'Europe, l'architecture, la peinture et la sculpture de ce pays ne cessent de susciter un énorme intérêt.
   C'est qu'en effet, l'art ottonien, puis roman, se sont épanouis en Belgique dans une grande diversité, sur un territoire dont l'exiguïté même souligne la disparité des modèles dont ils s'inspirent.
   Le groupe mosan, structuré très précocement et implanté dans des régions historiquement liées à l'Empire, offre une continuité étonnante par rapport aux prototypes post-carolingiens et son art s'illustre dans un monument de premier plan comme Nivelles. Le groupe scaldien est plus spécifiquement roman dans son ouverture à divers courants venus de France et plus particulièrement au groupe anglo-normand. Il culmine dans la cathédrale de Tournai, œuvre majeure de l'art roman européen.
   Pourtant, ces influences diversement assimilées n'empêchent pas une réelle originalité et une spécificité des groupes et sous-groupes que l'auteur met en évidence et étudie dans leur contexte, et en relation avec l'ensemble du domaine européen.
   Puissance, robustesse, sobriété des grandes réalisations, rusticité et charme des églises de campagne confèrent ainsi à l'art roman de Belgique un pouvoir d'émotion que le texte et l'image ont tenté de traduire.

25 euros (code de commande : 26391 - vendu).

 

LENOTRE (G., pseudonyme de Louis Léon Théodore Gosselin) Les derniers terroristes. 14e édition. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1932. In-8° broché, 218 p., illustrations hors texte, (collection « Histoire de France »).
   Il s'agit de l'histoire des personnages compromis dans l'affaire de la conspiration, connue sous le nom de « conspiration de la machine infernale » qui, le 24 décembre 1800, visa à assassiner Napoléon Bonaparte, alors consul depuis une année.
Table des matières :
   Chapitre I. La machine infernale.
   Chapitre II. Déportations.
   Chapitre III. Parias.
   Chapitre IV. Les vagabonds des mers.
   Chapitre V. Ultimes péripéties.

13 euros (code de commande : 26383 - vendu).

 

LULLE (Raymond) — Félix ou le Livre des Merveilles. [Titre original : Fèlix o el libre de meravelles.] Traduit du catalan et préfacé par Patrick Gifreu. Monaco, Éditions du Rocher, 2000. In-8° collé, 444 p., (collection « Anatolia »), couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   Heur et malheur de l'Émerveillé.
   Le premier grand roman moderne européen.
   Écrit à Paris à la fin du XIIIe siècle, Félix ou le Livre des Merveilles est un roman philosophique d'une grande modernité.
   Son héros, le jeune Félix, est envoyé en pérégrination à travers le monde par son vieux père afin d'évaluer la distance qui sépare la doctrine reçue au cours de son éducation de la réalité du monde. Félix vagabonde à travers les forêts, trouve refuge dans des grottes, médite près des vaches, visite des châteaux, prie dans des ermitages, s'entretient avec des courtisanes, des veuves et des mendiants.
   Conscience innocente, sensible, souvent douloureuse, notre héros évolue au milieu de l'injustice du monde. Son itinéraire s'accompagne d'une série de contes exemplaires qui illustrent son enseignement.
   En dix chapitres : Dieu, anges, ciel, éléments, plantes, métaux, bêtes, homme, paradis, enfer, Lulle reflète le monde divin où l'homme du XIIIe siècle est plongé.
   Au sein de ce roman initiatique, véritable voyage d'une formation intellectuelle et spirituelle, Lulle forge une critique sociale aux dépens des puissants : princes, prélats, riches bourgeois.
   Encyclopédie enflammée de l'amour de Dieu et des hommes, Félix est le plus littéraire de ses livres.
   Né en 1232 à Majorque, Raymond Lulle compose la majorité de ses œuvres à Montpellier, ville qui faisait alors partie du royaume de Majorque. Il est l'auteur de deux cent quarante-trois livres écrits en latin et en catalan, dans lesquels il embrasse les disciplines les plus diverses : la théologie, la mystique, la philosophie, les sciences, la littérature, la poésie... Avec l'Écossais Duns Scot, « Docteur subtil », et le Napolitain Thomas d'Aquin, « Docteur angélique », Raymond Lulle, « Docteur illuminé », est une des figures du sublime XIIIe siècle.

20 euros (code de commande : 26379).

 

[MACHIN (Alfred)]. LACASSIN (Francis) — Alfred Machin de la jungle à l'écran. Préface de Louis Nucéra. Paris, Dreamland, 2001. Grand in-8° broché, 223 p., nombreuses illustrations.
En quatrième de couverture :
   Alfred Machin (1877-1929), un nom banal pour une personnalité extraordinaire. Dès 1907, il tourne les premiers films de brousse en Afrique pour la maison Pathé ; juste au moment où les fauves se ruent sur la caméra, son assistant les abat d'un coup de fusil.
   Il en ramène un bébé léopard qui jusqu'en 1914 sera la vedette des films comiques et tragiques de la maison Pathé. Celle-ci l'envoie en 1911 fonder le cinéma en Hollande, puis en Belgique dans ces pays où il n'existe encore ni studio ni production locale.
   En 1914, il sort un film de science-fiction avec avions, dirigeables : Maudite soit la guerre... deux mois avant la guerre. Mobilisé, il est l'un des quatre opérateurs qui fondent le Service Cinématographique des Armées. On lui doit entre-autres les images de la bataille de Verdun...
   Revenu à la vie civile, il rachète à Pathé le studio de Nice où il installe un véritable zoo : singes, panthères, aigle, ours, avec lesquels il tourne une parodie des films L'Atlantide et Les Mystères de New York entièrement interprétés par des animaux. Pour tourner Bêtes... comme les hommes, il a construit de ses propres mains un village miniature, un train (locomotive, wagons...) conduits par un chien, attaqué et pillé par des singes. Le chimpanzé Auguste, très doué sera la vedette des grands drames réalistes, L'Énigme du mont Agel, Le Cœur des gueux, Le Manoir de la peur.
   Quelques deux cents documents et le témoignage de ses collaborateurs rassemblés par Francis Lacassin font d'Alfred Machin, de la jungle à l'écran un livre surprenant, qui permet de découvrir un grand pionnier de l'histoire du cinéma français, hollandais et belge.

15 euros (code de commande : 26387 - vendu).

 

Monastères bénédictins et cisterciens dans les Albums de Croÿ (1596-1611). Préface de François Narmon. Bruxelles, Abbaye de Maredsous, 1990. In-8° broché, sous jaquette d de la Revue bénédictine, 443 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ce volume constitue le n° 100 de la Revue bénédictine.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Histoire et institutions des monastères bénédictins (VIIe-XVIIe siècle), par Daniel Misonne.
   - Architecture, cadre de vie et environnement des monastères bénédictins, par Daniel Misonne.
   - Histoire et institutions des abbayes cisterciennes (XIIe-XVIIe siècle), par Jean-Baptiste Lefèvre.
   - Architecture, cadre de vie et environnement des abbayes cisterciennes, par Jean-Jacques Boly et Jean-Baptiste Lefèvre.
   - Planches, commentaires par Jean-Baptiste Lefèvre et Daniel Misonne.
   - Monastères bénédictins : Anchin, Auchy-les-Hesdin, Avesnes, Blangy-sur-Ternoise, Crespin, Etrun, Ghislenghien, Ham-en-Artois, Hasnon, Hautmont, Liessies, Marchiennes, Maroilles, Saint-Amand, Saint-Bertin, Saint-Denis-en-Broqueroie, Saint-Gérard de Brogne, Saint-Ghislain, Saint-Martin de Tournai, Saint-Saulve, Saint-Vaast d'Arras, Waulsort, Aymeries, Le Barlet à Bailleul, Bas-Warneton, Beaurainville, Berclau, Biencourt, Cohem, Dompierre, Douai (collèges), Fives, Framecourt, Gorre, Haspres, Hastière, Herverlee, Houdain, Labeuvrière, Ligny-sur-Canche, Moustier-en-Fagne, Œuf-en-Ternois, Raye-sur-Authie, Renty, Rumilly, Saint-Georges-lès-Hesdin, Saint-Michel de Blangy, Saint-Pry de Béthune, Notre-Dame la Grande à Valenciennes.
   Abbayes cisterciennes : Clairmarais, Blandecques, Cercamp, Willencourt, Loos, Groeninge, Marquette, Nieuwenbos, La Brayelle, Flines, Des Prés, Le Vivier, Cambron, Saint-Bernard, Vaucelles, L'Abbiette, Beaupré, Épinlieu, Les Fontenelles, Maagdendale, L'Olive, Le Saulchoir, Le Verger, Boneffe, Grandpré, Le Jardinet, Moulins, Marche-les-Dames, Salzinnes, Soleilmont, Solières, Valduc, Vrouwenpark.

40 euros (code de commande : 26416).

 

[MONS]. Les Jésuites à Mons 1584-1598-1998. Liber memorialis. Ouvrage publié sous la direction de Jacques Lory, André Minette et Jacques Walravens. Mons, Association Royale des Anciens du Collège Saint-Stanislas, 1999. In-8° broché, 424 p., illustrations, feuillet volant d'errata, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   - Avant-propos, par Daniel Dideberg.
   - Préface, par Maurice Pilette.
   - Introduction, par André Minette.
   Première partie. Le collège des jésuites à Mons sous l'Ancien Régime.
      - L'établissement et les débuts de la Compagnie de Jésus à Mons au XVIe siècle, par Robert Wellens et Jean-Marie Cauchies.
      - L'enseignement des Jésuites sous l'Ancien Régime à Mons, par Michel Hermans.
      - Le Père Charles Malapert s.j. (1581-1630), un savant montois au temps de l'apogée des Jésuites, par François De Vriendt.
      - Le Père Jean-Baptiste Maldonado s.j. (1634-1699), un grand Montois injustement oublié, missionnaire en Extrême-Orient au XVIIe siècle, par André Minette.
      - Le Père François Noël s.j. (1651-1729), un ancien élève du Collège qui fut un célèbre missionnaire en Chine au XVIIe siècle, par Pierre Sauvage.
      - La suppression du collège et du pensionnat en 1773, par André Tihon.
      - Les supérieurs et recteurs du collège et du séminaire de Mons sous l'Ancien Régime, par Michel Hermans.
   Deuxième partie. Saint-Stanislas depuis la Restauration.
      - « Voici la voix qui crie dans le désert » (Me 1,3), les premières années d'existence de la résidence de Mons et du collège Saint-Stanislas (1840-1870), par Xavier Dusausoit.
      - Une constante de la pédagogie jésuite, le théâtre au collège, par André Minette.
      - Les novices jésuites, anciens des collèges et la Compagnie de Jésus en Belgique, 1832-1914, par Pierre Hupez.
      - Le Père Valère Honnay s.j. (1883-1949), entre Homère et Maurras, par Xavier Dusausoit.
      - Le Père Antoine Borboux s.j. (1904-1974), un maître dans la tourmente des années de guerre, par Fabrice Maerten.
      - Le Père Alphonse Wauters s.j. (1900-1991), un homme pour les autres, par Jacques Walravens.
      - Cinq jubilés à Saint-Stanislas : l'esprit de famille, par Hubert Wattier.
      - Saint-Stanislas aujourd'hui. Les habits neufs de la croissance, par Jean-Pierre Dubuquoy.
      - Des changements périodiques, par Pierre Noë.
      - Les activités parascolaires, par Anne Roels-Pouilliart.
      - Recteurs et directeurs de Saint-Stanislas aux XIXe et XXe siècles.

25 euros (code de commande : 26415 - vendu).

 

Nervia 1928-1938. Peintres des années '30. Mons, Le bon Vouloir, 2002. In-4° broché, 103 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Mons, du 28 juin au 17 novembre 2002, pour le 100e Salon du Cercle d'Art « Le Bon Vouloir ».
Table des matières :
   - Nervia ou le refus d'un académisme stérile, par Michel De Reymaeker.
   - Anto Carte, par Pascale van Zuylen.
   - Louis Buisseret, par Pascale van Zuylen.
   - Frans Depooter, par Louise Henneaux-Depooter.
   - Léon Devos, par Isabelle Douillet-de Pange.
   - Léon Navez, par Françoise Eeckman.
   - Pierre Paulus, par Chantal Lemal-Mengeot.
   - Rodolphe Strebelle, par Jean-Philippe Theyskens.
   - Taf Wallet, par Emmanuelle Dubuisson.
   - Jean Winance, par Jacky Legge et Marc Secret.
   - Itinéraire Nervia, par Sabine Lambot.
   - Un sphinx nommé Léon Eeckman, par Françoise Eeckman.
   - Le Cercle d'Art « Le bon Vouloir ».
   - Invités :
      - Andrée Bosquet, Gustave Camus, Alphonse Darville, Elisabeth Ivanovsky, Geo Verbanck, Fernand Wéry et Ernest Wynants, par Louise Henneaux-Depooter, Serge Meurant et R. Van Velthoven-Wéry.
   - Orientations bibliographiques.
   - Catalogue des œuvres exposées.

20 euros (code de commande : 26402).

 

OOSTENS-WITTAMER (Yolande A.) — Horta. L'Hôtel Solvay. Photographies de Oswald Pauwels. Paris, Diane de Selliers, 1996. In-4° sous reliure et étui (frotté) d'éditeur, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé et recherché.
Extrait de l'avant-propos de l'éditeur :
   L'Hôtel Solvay fait partie de ces réalisations exceptionnelles qui atteignent la perfection.
   Cette perfection ne peut être que l'alliance de talents, de génies et ce rencontres heureuses. Avant tout, la rencontre d'Armand Solvay et de Victor Horta. Le jeune industriel a donné carte blanche à l'architecte pour réaliser, avenue Louise à Bruxelles, sa maison familiale, y exprimer le modernisme de sa pensée, l'audace de ses choix, l'humanisme de ses conceptions, la perfection des détails. Tout Horta est dans l'Hôtel Solvay.
   Le résultat est un pur joyau qui, un siècle après sa conception, a gardé tout son éclat. Ce livre témoigne de sa pérennité. Livre d'images, de réflexions, d'émotions. Livre qui porte et transporte, de pièce en pièce, d'enchantement en enchantement.
   Monsieur et Madame Louis Wittamer-De Camps, propriétaires de l'hôtel, ont voué leur vie à l'entretenir, le restaurer, lui rendre son éclat, et cela jusque dans ses moindres détails. Yolande Wittamer, l'auteur, a vécu dans l'hôtel et y a consacré sa thèse universitaire. Son texte aujourd'hui révèle sa passion et, bien au-delà des théories architecturales, elle rejoint l'âme du lieu.
   Avec beaucoup de sensibilité et une patience infinie, le photographe. Oswald Pauwels, a étudié l'hôtel, capté la lumière et les ombres, les formes et les contours, les matières et les couleurs.
   Richard Medioni, directeur artistique, s'est imprégné de l'hôtel, de sa structure, de sa mouvance. Il a travaillé intensément, sur place avec l'auteur pour traduire à l'intérieur de ces pages le rythme, les volumes, la vie de la maison.

100 euros (code de commande : 26390).

 

QUIN (Jeanne) — Seigneurs, mayeurs, maires et bourgmestres de Dour. S.l., [post 1992]. A4 reprographié sous reliure à spirale, 70 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Le village de Dour. 1599.
   - Dour en 1770.
   - Dour en 1844.
   - Maison communale en 1900 et 1950.
   - Fondation de Dour.
   - L'abbaye de Saint-Ghislain.
   - Historique : premiers seigneurs.
   - Activité 15e-16e siècle.
   - Famille de Houx.
   - Famille de Ville.
   - Famille de Trazegnies.
   - Famille Pottier.
   - Famille Leprince.
   - Famille Poisson.
   - Watier, Hokeriaux Jehan. Lescot Jehan. Bocquet Simon.
   - Descamps Gilles, Descamps Jaquet. De Bruière anthoine.
   - Ferme de Moranfayt.
   - Descamps Laurent. Descamps François. Descamps Jean-François.
   - Godefroid Antoine. Descamps Nicolas.
   - Descamps Jacques-Joseph-Remi. Descamps Henri-Joseph.
   - Descamps Henri.
   - Michez Pierre-Joseph.
   - Harmegnies Pierre-Philippe.
   - Bourguignon Pierre-François.
   - Thon Jean-Baptiste.
   - Defrise Jean-Baptiste. Michez Pierre-Joseph.
   - Thon Jean-François.
   - De Royer Jean-Jacques, Joseph.
   - De Royer Charles, Louis, Joseph.
   - Harmegnies Jean-Philippe, joseph.
   - Defrise Camille, auguste, Joseph.
   - Desclée Henri, Valère.
   - Harmegnies André.
   - Danhier Alfred.
   - Harmegnies Hyacinth, Jean-Baptiste.
   - Quévy Léon.
   - Capouillez Arthur.
   - Lecomte Micheline Audin Alain.
   - Bibliographie.
   - Situation géographique de Dour, de l'an -56 au 20e siècle.

15 euros (code de commande : 26424 - vendu).

 

ROLLAND (Jean) — Quaregnon... un peu du passé. Préface de G. Plumat et A. Bonjean. Mons, Librairie Fédérale, 1939. In-8° broché, 158 p., illustrations, un grand plan à déplier, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   
Préface.
   Chapitre I. Géographie physique et politique.
   Chapitre II. Les origines de Quaregnon :
      § 1. Les âges préhistoriques.
      § 2. Les Anciens Belges.
      § 3. La domination romaine.
      § 4. Les premiers évangélisateurs de Quaregnon.
      § 5. Le Château du Diable.
   Chapitre III. Étymologie de « Quaregnon ».
   Chapitre IV. Toponymie :
      A. Voies de communications.
      B. Les noms de rues.
      C. Les coutures.
      D. Hydronymie.
      E. Autres lieux-dits.
   Chapitre V. Les seigneuries.
      1. La seigneurie de Quaregnon.
      2. La seigneurie du comte de Hainaut.
      3. La seigneurie de Saint-Ghislain.
      4. Le fief de le Val.
         - La charte-loi de Quaregnon.
   Chapitre VI. L'agriculture, l'élevage, les charbonnages.
      - Aspects du village au XIIIe siècle.
   Chapitre VII. Sceau échevinal et armoiries.
   Index des lieux-dits.

25 euros (code de commande : 26417).

 

SAINT-EXUPÉRY (Antoine de) — Manon, danseuse et autres textes inédits. Paris, Gallimard, 2007. Quatre volumes in-8° broché sous étui d'éditeur, 79, 111, 90 et 53 p., exemplaire en très bel état.
Sur l'étui :
   Ce coffret regroupe un ensemble exceptionnel de textes inédits d'Antoine de Saint-Exupéry, écrits entre 1925 et 1943 : récits de genèse (Manon, danseuse), causeries, souvenirs d'enfance et d'aviation, lettres diverses (à Louise de Vilmorin et Natalie Paley), fragments de Courrier Sud et de Vol de nuit. Traversés par une méditation sur ce qui donne sens au voyage et nous rattache au lieu d'où l'on vient, ils nous situent au plus près de la sensibilité, des interrogations morales et de l'œuvre de Saint-Exupéry.
Détails des quatre volumes :
   I. Manon, danseuse suivi de L'aviateur, textes réunis, établis et présentés par Alban Cerisier.
   II. Autour de Courrier Sud et de Vol de nuit, textes choisis, établis et présentés par Alban Cerisier.
   III. Je suis allé voir mon avion ce soir, suivi de Le pilote et de On peut croire aux hommes, textes réunis, établis et présentés par Alban Cerisier.
   IV. Sept lettres à Natalie Paley, texte établi et présenté par Delphine Lacroix.

20 euros (code de commande : 26413).

 

SAVIGNAC (Alida de) — Le génie des bonnes pensées par Madame Alida de Savignac. Avec vingt-deux belles gravures lithographiées. Paris, Eymery, [1840]. [Paris, / A la Bibliothèque d'Éducation de Mademoiselle Désirée Eymery, / Quai Voltaire, 15.] In-8° oblong sous une modeste reliure cartonnée, [1 (titre)], [1 bl.], 112 p., 20 lithographies de Louis Edward May, mouillures et salissures, ouvrage rare.
   Le titre indique la présence vingt-deux lithographies ; notre exemplaire en comporte vingt : le titre gravé et une illustrant chacun des dix-neuf chapitres (La piété - La charité - La bienfaisance - La philanthropie - La clémence - L'amour fraternel - Vertu chrétienne - Amitié - Amour conjugal - Magnanimité - L'honneur - L'équité - Amour filial - La bonté - Le courage militaire - La probité - Dévouement - La présence d'esprit - La miséricorde). Cette édition semble bien complète et est identique à celle conservée à la Bibliothèque Nationale de France et numérisée sur le site Gallica.
   Le peintre et lithographe Louis Edward May (Paris, 1807 - Angoulème, 1881) fut un élève de Léon Cogniet avec qui il réalisa les voussures du plafond du Louvre représentant l'Expédition d'Égypte ; on lui doit également de nombreux dessins et chromolithographies pour l'ouvrage le Moyen Âge et la Renaissance. Il signait ses composition « Edwarmay » ; il est notamment connu pour sa célèbre Nature Morte au Verre d'Absinthe.
Introduction :

   Le génie des bonnes pensées est naturellement celui des bonnes actions. Malheur a qui laisserait salir son imagination sous le prétexte que ses pensées ne nuisent a personne et qu'il suffit dans le monde de bien agir pour être estimable. Un jour viendra où la perversité secrète surgira sur la conduite extérieure et laissera voir l'homme dans toute sa laideur ; d'ailleurs, quand on parviendrait ii tromper la société, à la satisfaire avec ce qu'on montre de soi-même, peut-on espérer tromper Dieu ? Ne sait-on pas qu'il pèse les cœurs plus rigoureusement encore que les actions ?
   Notre génie, a nous, celui qui préside à ce recueil, n'est pas le génie des méditations intérieures : c'est ce bel ange, colporteur des inspirations d'en haut, qui, dans une circonstance difficile, suggère ce qu'il y a de mieux à la mère, a l'épouse, a la fille, au serviteur, au soldat ; c'est le guide de ces élans du cœur qui préservent d'une faute, d'un malheur ou conseillent une action héroïque. Notre petit livre est donc une lointaine imitation de celui de Plutarque. Au lieu de raconter la vie des héros et des sages dont la place est marquée dans l'histoire, nous avons réuni les hauts faits des personnages obscurs, d'enfans, de jeunes filles, nous les ayons placés à côté de noms historiques. Tous les temps, tous les pays, tous les états, tous les âges nous ont fourni des traits touchans ou sublimes, car le génie des bonnes pensées souffle toujours et sur tous ; il ne manque pas une occasion de nous offrir ses conseils et son soutien : c'est notre faute s'il parvient si rarement à nous les faire accepter.
   Lisez-nous donc, enfans, et puissiez-vous être saisis d'une noble émulation en voyant combien il est doux et facile de faire le bien !
Extrait de La Mode :
   Nous croyons devoir recommander à nos lecteurs la librairie de mademoiselle d'Eymery, spécialement consacrée à ces livres d'éducation, dont la morale et l'instruction sont éminemment utiles.
   Mademoiselle Eymery publie une Bibliothèque d'éducation, déjà connue et estimée qui se divise en deux séries : l'Enfance et l'Adolescence. M. Desaines, auteur lui-même d'un grand nombre de bons livres pour la jeunesse, a présidé à cette entreprise qui lui doit plusieurs volumes religieux et instructifs fort appréciés.
   On trouve en outre chez mademoiselle Eymery, pour les étrennes, une grande quantité de jolis album, dans tous les formats et dans tous les prix, parmi lesquels nous avons remarqué le Génie des bonnes Pensées et les Douze-Mois de madame de Savignac.
Bibliographie :
   - Journal général de la littérature de France. Année 1840, p. 155.
   - Bibliographie de la France, n° 36 - septembre 1840, p. 496.
   - La Mode, 1841, p. 31.
   - Biais (Émile), Peintures murales des églises de Torsac et de Bouteville (Charente), dans Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des Départements, 35e session, pp. 148-149.

95 euros (code de commande : 26378).

 

STERNHEIM (Carl) — Napoléon et autres récits. Traduits de l'allemand par Jean Launay et Maurice Betz. Suivis de Carl Sternheim, par Jean Launay. Paris, Mercure de France, 1978. In-8° broché, 248 p.
En quatrième de couverture :
   Napoléon n'est pas Napoléon. C'est un petit garçon, né en 1820 à Waterloo, dans une famille pauvre sans doute puisqu'à douze ans il est placé par son père dans une auberge de Bruxelles, apprenti marmiton.
   À Paris, Napoléon écoutera d'une oreille les secrets de la politique française, il sera devenu le propriétaire d'un restaurant où déjeunent et dînent les ministres, mais la guerre de 1870 et le siège de Paris rendront les menus plus sévères.
   Chaque histoire de Carl Sternheim, quel qu'en soit le protagoniste – Napoléon, gardien de la paix, banquier, musicien, servante –, entraîne le lecteur dans une incroyable équipée que celui-ci partage de tout son être, comme physiquement, car la tension nerveuse, sans aucun exemple, de l'écriture de Sternheim, est contagieuse.
   Carl Sternheim, mort en exil en 1942, à soixante-quatre ans, est l'un des premiers écrivains allemands. Jean Launay raconte ici sa vie, presque plus fiévreuse, abracadabrante, et comique, que la plus folle de ses nouvelles.

15 euros (code de commande : 26386).

 

TAXIL (Léo, pseudonyme de Gabriel Jogand-Pagès) — Les mystères de la Franc-Maçonnerie, par Léo Taxil. Paris, Letouzay - Ané, [1886]. [Letouzay & Ané, Éditeurs, 17, rue du Vieux-Colombier Paris]. In-4° demi reliure verte, dos lisse décoré de filets dorés, [3 (faux-titre, annonce pour La Franc-Maçonnerie dévoilée et expliquée, titre gravé)], [1 bl.], 803, [1 (colophon)] p., nombreuses illustrations de Pierre Méjanel gravées par Pannemaker, coin supérieur du premier plat renforcé, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   Il n'est, dans notre pays, aujourd'hui personne qui n'ait entendu parler des Francs-Maçons.
   Tout le monde sait qu'il existe une sorte d'association internationale, ayant des groupes secrets dans presque toutes les contrées du monde, ne laissant connaître au public qu'un très petit nombre de ses membres, tenant des réunions mystérieuses en des locaux souvent cachés, réunions d'où sont soigneusement écartées les personnes non affiliées, et appelée la Franc-Maçonnerie.
   Bien des fois, celui qui n'est pas au courant des signes particuliers auxquels les affiliés se reconnaissent entre eux, demeure intrigué en présence de certains indices bizarres, tels que trois points disposés en triangle et placés à la suite d'un nom soit dans une signature soit sur une enseigne de boutique. Qui n'a pas eu sa curiosité éveillée en apercevant, dans la rue ou en un lieu public, deux hommes esquisser rapidement un geste incompréhensible, ou en les entendant, au milieu d'une conversation, se servir tout à coup d'un mot étrange, d'une expression manifestement détournée de sa signification usuelle ?
   Ces personnages, qui, en certaines circonstances, font brusquement bande à part au milieu de leurs semblables, qui ont des signes secrets de ralliement et un langage spécial énigmatique, qui, en un mot, emploient, pour la plupart, tous leurs efforts à dissimuler leur qualité de membres d'une association particulière, ce sont les Francs-Maçons.
   Grâce à leurs précautions, du reste, très habiles, la grande masse du public ne sait pas au juste à quoi s'en tenir sur le but que poursuivent dans l'ombre ces individus aux allures mystérieuses.
   Les partisans de cette société secrète lui prodiguent mille louanges : ce serait, à les entendre, une institution philanthropique, secourant les pauvres en cachette, laissant de côté la politique et ses intrigues, et ne s'occupant de religion que pour invoquer, de temps à autre, la divinité, d'une manière générale, sous le titre de « Grand Architecte de l'Univers ».
   Les adversaires de la Franc-Maçonnerie affirment, au contraire, que cette société est une secte des plus dangereuses, ne se souciant pas le moins du monde des pauvres, haïssant même les ouvriers en les trompant et les exploitant, maîtresse en l'art de tramer des intrigues politiques à son profit exclusif, et se livrant à des pratiques honteuses, dans la plupart de ses réunions secrètes, sous prétexte de célébrer le culte de la Nature.
   Voilà, en résumé, ce qui se dit de part et d'autre. Mais, des partisans ou des adversaires de la Franc-Maçonnerie, qui est-ce donc qui a raison ?
   Il n'y a, à mon avis, qu'un moyen de résoudre ce problème ; et je crois que mon avis sera partagé par tous les amis de la logique et de la raison, par toutes les personnes de bon sens.
   Ce moyen est bien simple. Le voici : Faire la lumière la plus complète surtout ce qui se passe chez les Francs-Maçons.
   Si la Franc-Maçonnerie n'était pas comme le singe de la fable, si elle éclairait sa lanterne, le bon public aurait vite son opinion faite, tout le monde saurait exactement à quoi s'en tenir. Mais voilà ! cette société, que les uns déclarent excellente, que les autres traitent d'abominable, persiste, avec un entêtement inouï, à s'entourer de mystère, à demeurer dans une profonde obscurité.
   La Franc-Maçonnerie a des journaux secrets. Ceci semble impossible, et pourtant rien n'est plus vrai. Les chefs de la société font imprimer des journaux spéciaux, – comme la Chaîne d'Union, à Paris, la Bauhutte, à Leipzig, le Freemason, à Londres, le Zirkel, à Vienne, le Gran Oriente de Espana, à Madrid, la Rivista della Masoneria italiana, à Rome, le Dominion Odd-Fellow, au Canada, la Voice of Masonry, à Chicago, l'Acacia, à Buenos-Ayres, le Boletin Masonico, à Mexico, le Masonic World, de Boston et New-York, etc., – et ces journaux, au lieu de chercher, comme les autres, à se répandre, visent à limiter leur clientèle. Essayez de vous abonner à l'une de ces feuilles ; si vous ne prouvez pas que vous êtes Franc-Maçon, le directeur de l'organe refusera bel et bien votre argent.
   La Franc-Maçonnerie a des livres à elle, dans lesquels sont exposées ses pratiques et ses doctrines ; mais ces livres encore ne sont vendus que chez des libraires spéciaux. Pour obtenir les plus ordinaires, il faut aussi faire constater par le débitant que l'on est membre de l'association ; quant à certains volumes, qui sont précisément les plus intéressants, il est impossible de se les faire délivrer, même à prix d'or, si l'on n'est pas muni d'une autorisation signée des chefs de la confrérie.
   Franchement, dira-t-on, c'est bien là exagérer l'amour de l'incognito.
   Or, puisque j'ai été Franc-Maçon, puisque j'ai mis à profit mon passage dans la secrète société, non seulement pour voir et comprendre, mais surtout pour me procurer tous les documents authentiques, même ceux qui sont tenus le plus cachés, j'ai cru et je crois encore faire œuvre utile en divulguant, d'un bout à l'autre, les mystères de la Franc-Maçonnerie.
   Je ne l'ignore pas, mes anciens collègues, quand on ébruite la moindre de leurs séances, crient à la trahison.
   Trahison ! voilà un bien gros mot.
   Est-ce trahir que raconter loyalement des faits et reproduire des pièces d'une rigoureuse authenticité ?
   Si l'œuvre de la Franc-Maçonnerie est bonne, la faire connaître, c'est rendre service à l'association.
   Si elle est mauvaise, c'est rendre service à l'humanité.
   En aucun cas, il ne saurait y avoir trahison.
   Ma conscience ne me reproche donc pas et ne me reprochera jamais une divulgation pareille. À son tour, le public, quand il aura lu cet ouvrage, m'approuvera.

90 euros (code de commande : 26409 - vendu).

 

TOMAN (Rolf, dir.) — La Renaissance italienne. Architecture - Sculpture - Peinture - Dessin. Traduction par Marie-Anne Trémeau-Böhm. Cologne, Könemann, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 463 p., abondante iconographie en couleurs, exemplaire en bel état, épuisé en format relié.
Sommaire :
   - Introduction, par Rolf Toman.
   - L'architecture italienne du bas Moyen Âge, par Alick McLean.
   - La peinture et la sculpture du bas Moyen Âge, par Alexander Perrig.
   - L'architecture de la pré-Renaissance à Florence et en Italie centrale, par Alick McLean.
   - L'architecture de la haute Renaissance et du maniérisme à Rome et en Italie centrale, par Wolfgang Jung.
   - L'architecture de la Renaissance tardive à Venise et en Vénétie euganéenne (Veneto), par Jeanette Kohl.
   - La sculpture de la Renaissance italienne, par Uwe Geese.
   - La peinture de la pré-Renaissance à Florence et en Italie centrale, par Barbara Deimling.
   - La peinture de la haute Renaissance et du maniérisme à Rome et en Italie centrale, par Alexander Rauch.
   - La peinture de la Renaissance à Venise et en Italie du nord, par Alexander Rauch.
   - Du dessin et de l'instruction artistique élémentaire du XIIIe au XVIe siècle, par Alexander Perrig.
   - Noblesse, doges, papes.
   - Glossaire.
   - Bibliographie.
   - Index des personnes.

25 euros (code de commande : 26392).

 

TSERNIANSKI (Milos) — Chez les Hyperboréens. Traduit du serbe par Velimir Popovic. Lausanne, L'Âge d'Homme, 2005. In-8° collé, 606 p., (collection « Au Cœur du Monde »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Milos Tsernianski se trouve à Rome en tant qu'attaché de presse de l'ambassade du Royaume de Yougoslavie. Mais la vie romaine, malgré la richesse de son univers artistique dans lequel Tsernianski s'immerge à chaque heure perdue, livrant des pages inoubliables sur Le Tasse et Michel-Ange, lui est insupportable. Le salut, l'exutoire vital, Tsernianski le trouve dans l'Hyperborée, les pays du Nord, qu'il a visités quelques années auparavant. Comme une incantation, comme le refrain de ce long poème en prose, les Hyperboréens viennent hanter son quotidien.
   Sous l'apparente légèreté des cieux qui passent, une époque naît, vit et – dans le monde de 1940 – on ne sait s'il faut se résigner à la mort ou la combattre dans un ultime sursaut. L'homme européen ne voit plus d'échappatoire à l'aveugle inertie de l'Histoire qui, une fois encore, menace d'anéantir ce qui le relie à son prochain et de détruire sa vie.
   Tsernianski, en véritable guerrier de l'âme – alors qu'il est obligé de déchirer ses photographies, de brûler les traces de son passé – lui oppose, comme un ultime espoir, la force pérenne du lien unissant l'homme du Nord à son frère du Sud. Tel un sixième sens, sa pensée créatrice délivre l'homme des frontières du temps et de l'espace. Le passé et le présent se mêlent et s'assemblent comme les mosaïques d'une fresque qui fait surgir l'empreinte humaine, celle de Michel-Ange, du Tasse, de Carducci, des Fils du Soleil, et celle de Strindberg, Ibsen, Andersen, Munch et Kierkegaard, les Hyperboréens – tels des vents qui se font, se défont, se joignent à nouveau, et donnent vie à l'aventure humaine.
   Roman ? Mémoires ? Évocation ? Ce livre imposant, inclassable, est tout à la fois. Voyage à la fois réel et allégorique, envoûtant, vers une Hyperborée incarnant la pureté des rêves intérieurs. À la lecture de ces pages où le Nord s'imprime en toile de fond sur la vie quotidienne et sur l'art de la Renaissance, on ne peut s'empêcher de songer au tragique destin de Milos Tsernianski qui, après son départ de Rome, vivra un exil de vingt-cinq années avant de revenir dans sa patrie, cette autre Hyperborée à laquelle il rêvait dans sa solitude londonienne. Cette œuvre incantatoire est telle une main posée par notre ancêtre préhistorique sur la paroi d'une grotte, qu'une autre humanité, la nôtre, redécouvre indélébile.

18 euros (code de commande : 26414).

 

TUREK (Vojtech), MAREK (Jaroslav) et BENES (Josef) — La grande encyclopédie des fossiles. Préface de Daniel Pajaud. Photographies de Marek Korinek, Monika Korinkova et Karel Drabek. Paris, Gründ, 1988. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 520 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Cette importante encyclopédie, de par le sérieux de son texte et la richesse de son illustration, s'adresse tout autant aux amateurs de fossiles – ils sont de jour en jour de plus en plus nombreux – qu'aux spécialistes.
   L'ouvrage est divisé en deux parties principales : un aperçu historique suivi par des chapitres consacrés à la classification et à la présentation systématique des organismes fossiles, des conseils pour la collecte, la préparation et la conservation des fossiles ; des descriptions illustrées complétées par un indispensable tableau stratigraphique.
   Les 450 photographies en couleurs de ce livre sont d'une qualité remarquable, unissant précision scientifique et aspect esthétique des fossiles représentés.

15 euros (code de commande : 26398 - vendu).

 

[VAN GOGH (Vincent)]. PIÉRARD (Louis) — La vie tragique de Vincent Van Gogh. Bruxelles, Labor, 1946. In-8° broché sous jaquette, 210 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en très bel état.
Extrait de l'avant-propos :
   Et voici que je veux conter par le menu la vie de ce peintre prodigieux et frénétique, dont la production – ce qui en restera tout au moins – ne s'étend que sur quatre années. Le grand halluciné d'Arles et d'Auvers, il nous faut d'abord l'évoquer dans l'atmosphère de la morne et calviniste Hollande où il est né, parmi les slums de Whitechapel et puis au cœur du Borinage rouge et noir, devant les sites brutaux qu'a chantés Verlaine, dans cet authentique royaume du charbon où Constantin Meunier, lui aussi, devait découvrir sa voie, la véritable mission de son génie.
   Cette vie de Vincent Van Gogh, pour qui s'efforce de la reconstituer par le détail, tout au moins aux époques capitales et décisives, il n'est permis d'en parler qu'avec une sorte de religieuse ferveur.
   Il faut donner en épigraphe à cette belle et dramatique histoire les mots par lesquels commence le Napoléon de Stendhal : « J'éprouve une sorte de sentiment religieux en écrivant la première phrase de l'histoire de Napoléon. »

12 euros (code de commande : 26403 - vendu).

 

VAN REMOORTETE (Julien) — Jeux d'enfants en Belgique jadis et aujourd'hui. Bruxelles, Meddens, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 216 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - L'importance du jeu.
   - Le jeu chez nos ancêtres.
   - Qui commence ?
   - Les jeux de ballon.
   - Les jeux d'adresse.
   - Les jeux d'action.
   - Les osselets.
   - Colin-maillard.
   - Les jeux à grilles.
   - Les jeux de réflexion.
   - Les jeux de dés.
   - Les jeux de dominos.
   - La marelle.
   - Le cerceau.
   - Les jeux de cartes.
   - Les jeux de camp.
   - Les jeux de quilles.
   - Les jeux de kim.
   - Les jeux de billes.
   - Les jeux de course.
   - Les jeux d'allumettes.
   - Les comptines.
   - Les jeux d'écriture.
   - Les jeux de plage.
   - Les jeux d'eau.
   - Les jeux de lancer.
   - Les jeux de lettres.

25 euros (code de commande : 26422).

 

VERNEUIL (Marianne) — Dictionnaire pratique des sciences occultes. Introduction de Roger Frétigny. Monaco, Les Documents d'Art, 1950. Grand in-8° broché, 489 p., quelques illustrations, (collection « La Lanterne d'Hermès »), cachet-humide ex-libris à la page de faux-titre, exemplaire en bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le présent ouvrage répond à un besoin évident, et ce besoin a été créé par un concours de malentendus sur lesquels il est temps de jeter une vive lumière. Tel qu'il m'apparaît au travers des notes denses que Marianne Verneuil a bien voulu me soumettre depuis plus d'une année, le Dictionnaire Pratique des Sciences Occultes procède d'un esprit qui lève bien des équivoques, et c'est son grand mérite, car la première et la plus regrettable équivoque est entretenue par la notion même d'occultisme.
   On pouvait évidemment conserver le vocable lui-même, puisque ce mot d'occultisme est consacré par l'usage, et correspond, dans la pensée générale, à un ordre de faits bien spéciaux – sinon bien définis – de faits qui précisément posent à l'esprit des questions primordiales. Mais il faut savoir que la notion d'occultisme est hybride et inadéquate. Née du mouvement de réaction opposant, à la fin du siècle dernier, des poètes de la Tradition à des savants dédaigneux de toute métaphysique, la notion d'occultisme porte les marques de cette naissance : devant une science qui veut supprimer tout mystère et toute idée de mystère, l'occultisme s'est dressé pour sauvegarder les droits de la confusion et de l'obscurité, au nom de « grandes vérités qui ne sauraient être dévoilées ». Non seulement cela est enfantin, mais procède réellement d'un infantilisme, en ce que la pensée « occultiste » trahit une régression, fixation par angoisse devant te destin inéluctable de la pensée claire.
   Assurément, l'occultisme n'est pas né par hasard vers 1880. Il a accompli sa mission historique en s'opposant à un rationalisme primaire tout aussi insupportable ; il a restauré le goût des études traditionnelles ; tout en le trahissant souvent, il a redonné une vitalité nouvelle au symbolisme. Aujourd'hui il est temps de démembrer son empire. Il faut étudier, en des sections à part, des faits naturels et qui ne sont que cela, des lois de la nature inapparente, des connaissances généralisantes dont le symbolisme est l'occasion, et, enfin, l'hermétisme, dont il nous faudra définir la notion. L'occultisme a enveloppé le tout d'un manteau de confusion, on a vécu de la sève millénaire des sources vives ainsi cachées. Mais il faut souligner que l'occultisme est le manteau de confusion, et non ce qu'il cache.
   Ce point précisé en élucide beaucoup d'autres, aussi consacrons-nous à le préciser toute la première partie de notre développement. Avant même de l'aborder, avant même d'exposer quelle est la démarche générale de cet exposé, il faut régler la question soulevée par le terme même d'occultisme, au point de vue vocabulaire. Il est ridicule de décrier la légitimité d'un mot, et de continuer à s'en servir. Ici pourtant le mot occultisme s'impose, en premier lieu parce qu'il figure dans le titre de l'ouvrage – ce qui peut s'expliquer d'un tout autre point de vue – et en second lieu parce que provisoirement nous n'en avons pas d'autre pour le remplacer, au sens très général que lui suppose le développement étendu de ce dictionnaire. Dans ces conditions nous avons pensé que le mieux était, jusqu'à nouvel ordre, de parler d' « occultisme » – en priant le lecteur d'avoir toujours présent à l'esprit que les guillemets constituent un avertissement permanent.

20 euros (code de commande : 26406 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 30 janvier 2018.

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(2 janvier 2018)

 

Meilleurs Vœux 10/18 pour l'année 1999. Coffret publicitaire au format des édition 10/18 cartonné et fermé par un ruban jaune contenant 6 petites boîtes (33 x 53 mm.) reproduisant des couvertures de la collection 10-18 et renfermant chacune un sachet de sels de bain, en très bel état.

Les titre des six romans utilisés pour ce « collector » sur le thème balnéaire sont :
   - Les thermes, de M.V. Montalban.
   - Les mangeurs de sel, de Toni Cade Bambara.
   - Comme l'eau qui dort, de Patricia Wentworth.
   - La source sacrée, de Henry James.
   - Là où les eaux se mêlent, de Raymond Carver.
   - La source chaude, de Thomas McGuane.

25 euros (code de commande : 26336).

 

[AMOUR & MARIAGE]. Des accordailles aux épousailles. Bruxelles, CGER, 1988. Grand in-8° carré broché, 366 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie C.G.E.R. à Bruxelles, du 19 février au 1er mai 1988.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Étienne Van Driessche.
   - L'amour, toujours l'amour, par Stefaan Top.
   - Quelques aspects folkloriques du mariage en Wallonie, par Albert Doppagne.
   - Quelques aspects folkloriques du mariage en Flandre, par Roeland Van de Walle.
   - Le charivari en Wallonie, par Albert Doppagne.
   - Le charivari en Flandre, par Marc Jacobs.
   - Aspects des usages matrimoniaux contemporains en Flandre, par Stefaan Top.
      - Rituels d'aujourd'hui avant et après le mariage, par Ludo Jacobs.
      - Les cadeaux, par Lieve Van Daele.
      - Les réjouissances populaires, par Ria Cauchie.
   - Quelques échos des coutumes de fiançailles et de mariage dans la littérature belge de langue française, par Paul Aron.
   - L'amour et le mariage dans la littérature néerlandaise, par Marcel Van den Berg.
   - L'amour et le mariage dans la littérature néerlandaise des Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle, par Karel Porteman.
   - Le mariage dans la chanson traditionnelle de Wallonie, par Françoise Lempereur.
   - Moeder mag 'k eens piepen : aspects de l'amour dans la chanson populaire flamande, par Marc Hauman.
   - La symbolique de l'amour et du mariage dans le portrait (Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle), par Marisa Van Huffel.
   - Les représentations de la vie du couple dans la peinture des XIXe et XXe siècles, par Denise Thiel-Hennaux.
   - Le mariage et la famille : les révolutions silencieuses du XXe siècle, par Nicole Delruelle-Vosswinkel.
   - Le mariage en tant qu'engagement juridique, par Rik Torfs.

30 euros (code de commande : 26337).

 

CAPOUILLEZ (Marcel)Les charbonnages Borains en cartes postales anciennes. Hornu, Ledent, 1978. In-8° broché à l'italienne, 8 p., 78 cartes postales reproduites avec l'explication en regard, envoi de l'auteur.
Introduction :
   Le Borinage, s'il est un mot chargé de signification, c'est bien celui-là !
   Pour tous, il évoque charbonnages, usines, corons, terrils, fumées, labeur inhumain.
   Et pourtant, toutes ces évocations sont devenues des clichés du passé ! Cette région, si riche et si vivante autrefois, est aujourd'hui décaractérisée à l'extrême.
   Les ruines industrielles envahies d'herbes folles, la population vieillie et aigrie, le sous-emploi remplacent l'activité intense qui y régnait auparavant.
   Moteur de la prospérité belge au XIXe et au début du XXe siècle, cette terre laborieuse a été la principale victime des mots rentabilité et planification imposés par la C.E.C.A.
   Et ce ne sont pas les quelques zonings qui l'entourent qui lui rendront sa splendeur passée.
   Grâce à la carte postale, témoin important de la vie au début de ce siècle, nous allons nous replonger au fil des pages dans cet âge d'or à jamais évanoui.
   Comme la grande majorité de ces vues est contemporaine des années proches de 1920, c'est cette date qui a été retenue pour déterminer la Société d'appartenance de chacun des charbonnages.
   Le tableau indiquant la production et le nombre d'ouvriers employés par chaque société est lui aussi basé sur l'année 1920.

13 euros (code de commande : 26350*).

 

[CHARLEROI]. Documents & rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroy. Tome XIX. Ière et IIe livraisons (complet). Malines, Godenne, 1893. Deux volumes in-8° débrochés, XXVI, 475 p. (pagination continue pour les deux volumes), dos cassés, manques aux couvertures, quelques illustrations.
Table des matières :
   Ire livraison :
   -
Tableau des membres de la Société.
   - Liste récapitulative des membres décédés.
   - Sociétés, commissions et publications avec lesquelles la Société échange ses Documents et Rapports.
   - Assemblées générales et Rapport annuel.
      - Assemblée générale du 27 octobre 1891.
      - Assemblée générale du 19 mai 1892.
      - Rapport annuel sur la Situation et les Travaux de la Société, lu à l'Assemblée générale du 20 octobre 1892, par M. le Secrétaire général.
   - Correspondance.
      - Trois pierres tombales égarées pendant la reconstruction de l'église de Fontaine-Valmont, par J. Cambier.
      - Fouilles dans les retranchements du camp de Lompret, par A. Bernard.
   - Documents, Analectes et Fouilles.
      - Urne cinéraire, en plomb de l'époque belgo-romaine, trouvée à Fontaine-Valmont, dans une sépulture isolée, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Pierres tumulaires découvertes sous le pavement de la chapelle de l'ancien prieuré d'Heigne, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Guide du visiteur dans le Musée Archéologique et Paléontologique de Charleroi, classé suivant l'ordre chronologique établi dans ce musée, par A. Eeckman et F. Gilot.
      - Les noms de lieux de la commune de Boussu-lez-Walcourt, par A. Arnould.
      - Les petites fouilles de la Société de Charleroi, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Le cimetière belgo-romain de Courcelles, lieu dit Requignies, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Le cimetière franc d'Acoz (parc du château), par D.-A. Van Bastelaer.
      - Le cimetière franc de Forges-lez-Chimay, lieu dit Campagne de Verdria, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Le cimetière franc de Marcinelle, lieu dit Tombois, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Trois chartes de Marchiennes-au-Pont, par J. Kaisin.
      - Coffret du XVIIe siècle, conservé à l'abbaye de Soleilmont, par M. Van Spilbeeck.
      - Testament de dame Veuve Jean de Warisoul (1456), par M. Van Spilbeeck.
      - Les anciens châteaux-forts ou manoirs de Montrou et Montchevreuil, à Bouffioulx, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Découverte d'une inscription en caractères gréco-romains, gravée à la pointe, sur un vase funéraire franc, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Les cloîtres de Soleilmont. Pierres commémoratives. - Découverte archéologique, par M. Van Spilbeeck.
      - Note rectificative, par D.-A. Van Bastelaer.
      IIe livraison :
   - 
Documents Analectes et Fouilles.
      - Thuillies archéologique. Plusieurs cimetières francs de différentes époques à Thuillies, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Obituaire de l'abbaye de Soleilmont de l'ordre de Citeaux, par M. Van Spilbeeck.
   - Note importante.
   - Errata du tome XVII, XVIII et XIX.

Les deux livraisons : 25 euros (code de commande : 26374).

 

[CHARLEROI]. Documents & rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroy. Tome XX. Ière et IIe livraisons (complet). Malines, Godenne, 1894-1895. Deux volumes in-8° débrochés, XX, 548 p. (pagination continue pour les deux volumes), dos cassés, manques aux couvertures, quelques illustrations.
Table des matières :
   Ire livraison :
   -
Tableau des membres de la Société.
   - Assemblées générales et Rapports annuels.
      - Assemblée générale du 2 octobre 1892.
      - Assemblée générale du 18 mai 1893.
      - Assemblée générale du 9 novembre 1893.
      - Rapport annuel sur la Situation et les Travaux de la Société, lu à l'Assemblée générale du 22 octobre 1893, par M. le Secrétaire général.
   - Correspondance.
      - Lettre concernant la photographie d'un tableau, peint en 1620, par M. Van Alsloot, par Edmond Penny.
   - Documents et Analectes, Fouilles.
      - Vingt-cinq lettres inédites du peintre Navez, par H. de Nimal.
      - Extrait du registre du révérend Jean-François Paul, curé de Pont-de-Loup, de l'an 1671 à 1722, par J. Kaisin.
      - Pierre tombale de Jean de Hamal, seigneur de Monceau, et de ses deux femmes, Hélène Hinckart et Jaqueline de Hennin, par M. Van Spilbeeck.
      - Roselies, par F. Gilot.
      - Le Haut-Fourneau de Gerpinnes, en 1704, par Victor Tahon.
      - Catalogue de la Bibliothèque de la Société Archéologique et Paléontologique de Charleroi.
      - L'histoire de Marchienne-au-Pont, par Pierre-Antoine Masset, par H. de Nimal.
      - Engagère de la Seigneurie de Marchienne-au-Pont et de celle de Mont-sur-Marchienne, par J. Kaisin.
      - La Coutume de Gosselies, par J. Kaisin.
      - Les Coutumes de la ville et franchise et terre de Gosselies, par J. Kaisin.
      - La Charte de Mont-sur-Marchienne, par J. Kaisin.
      - Une étole de XIIe siècle, par M. Van Spilbeeck.
      - Dentelles du XVIIe siècle, par M. Van Spilbeeck.
      - La Sambre Archéologique, par D.-A. Van Bastelaer.
      - Cimetière Belgo-romain, à Obaix, dans le Hainaut, par D.-A. Van Bastelaer.
   - Errata.

Les deux livraisons : 30 euros (code de commande : 26375).

 

Châteaux - Chevaliers en Hainaut au Moyen Âge. Bruxelles, Crédit Communal, 1995. In-4° broché, 247 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes puis à la Machine à Eau, à Mons, du 28 octobre au 24 décembre 1995.
Table des matières :

   - Avant-propos, par F. Narmon.
   - Préface, par D. Riquet.
   - En guise d'introduction, par Ph. Contamine.
   - Le Hainaut : cadre géographique, par M.-A. Arnould.
   - La féodalité et l'Église, par H. Platelle.
   - Les châteaux et le pouvoir en Hainaut, par J.-M. Gauchies.
  Première partie : Châteaux.
   - À l'origine des châteaux : les mottes féodales, par P. Demolon.
   - Les fonctions militaires des châteaux en Hainaut du XIIIe au début du XVIe siècle, par A. Salamagne.
   - Châteaux et constructions territoriales en Hainaut, par M. de Waha.
   - Archéologie castrale dans le Nord de la France : brève histoire et amorce d'un programme de recherche, par P. Léman.
   - Châteaux du Hainaut belge : études et classements, par Ch. Piérard.
   - Catalogue des châteaux.
   - Châteaux du Hainaut français.
   - Châteaux du Hainaut belge.
  Deuxième partie : Chevaliers.
   - Le chevalier dans la société médiévale : idéal et réalité, par Ph. Contamine.
   - La chevalerie hainuyère à travers les Chroniques de Froissart, par J. Trotin.
   - La noblesse hainuyère du XIe au XIIIe siècle, par D. Dereck.
   - Noblesse et châteaux en Cambrésis, par R. Fossier.
   - L'armement chevaleresque au Moyen Âge du IXe au XVe siècle, par Cl. Gaier.
   - Catalogue d'armes, par Ph. Beaussart et Cl. Gaier.
   - L'héraldique, par F. Boniface.
   - Sceaux et armoiries des comtes de Hainaut, par R. Laurent.
   - Annexe : les tournois, par P. Ramade.
   - Orientation bibliographique.

30 euros (code de commande : 26352).

 

La Cité belge d'aujourd'hui : quel devenir ? Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1985. In-4° broché, 304 p., illustrations, exemplaire en bel état.
   Ce volume constitue le n° 154 - octobre 1985 du Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique, publié à l'occasion du 125e anniversaire de la création de cet organisme financier.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   En guise d'introduction :
      - Réflexions sur le fait urbain, par Victor G. Martiny.
      - Agencements des espaces urbains et modèles culturels : spécificité de la ville européenne, par Nicole Delruelle-Vosswinkel.
   I. Fondements et étapes du développement urbain.
      - Site et situation des villes belges, par Dominique Vanneste.
      - Les étapes de la croissance et de la formation des armatures urbaines en Belgique, par Christian Vandermotten et Pierre Vandewattyne.
      - Louvain-la-Neuve, une ville nouvelle originale, trois siècles après Charleroi, par Théo Brulard et Jules Wilmet.
   II. La ville : une réalité économique et sociale.
      - La ville : pôle de développement régional, par Paul Taeymans.
      - Incertitudes des collectivités urbaines, par Paul Minon.
      - Villes et industries, par Bernadette Mérenne-Schoumaker.
      - Tendances d'implantation du secteur des bureaux par rapport au système urbain de la Belgique et à la structure interne des régions urbaines, par Wal ter Vlassenbroeck.
      - Le tertiaire public dans la ville, par Georges Verscheure.
      - Différenciation résidentielle et processus de ségrégation, par Walter De Lannoy et Christian Kesteloot.
   III. De la ville aux zones d'influence.
      - L'organisation spatiale de l'espace urbain, par José Sporck, Herman Van der Haegen et Martine Pattyn.
      - Vers des techniques de planification spatiale plus modernes, par Marcel Anselin et Georges Allaert.
      - Les transports et l'espace urbain, par Émile Mérenne.
      - Le réseau urbain. Les zones d'influence des villes et la hiérarchie urbaine, par José Sporck et Modest Goossens.
      - Les aires de rayonnement des villes belges : l'utilité d'une approche théorique, par Hubert Béguin et Jean-Claude Thill.
   IV. Les défis d'un devenir urbain.
      - La crise de la qualité de l'environnement urbain, par Guido L. De Brabander.
      - La dynamique de la société : un défi à la ville, par Georges Allaert et Marcel Anselin.
      - Est-il possible de décentraliser la protection des monuments et des sites ? Étude du rôle des communes au travers de 150 années de protection des monuments, par Evert Lagrou.
      - Quelle urbanisation pour la Belgique et ses régions ?, par José Sporck et Herman Van der Haegen.
      - Le devenir de la ville : propositions architecturales et urbanistiques pour la ville future, par Jean Englebert.
   En guise de conclusion :
      - Comprendre la ville d'aujourd'hui pour explorer la ville de demain, par Peter M. Allen, avec la collaboration de Francine M. Schockaert.

20 euros (code de commande : 26371).

 

EBERSOLT (Jean) — Les arts somptuaires de Byzance. Essai sur l'art impérial de Constantinople. Illustré de 67 gravures. Paris, Ernest Leroux, 1923. In-4° broché, 164 p., illustrations dans le texte, exemplaire non coupé, peu courant.
Introduction :
   L'étude des arts somptuaires ou industriels ou utilitaires que l'on qualifie improprement de mineurs, est l'indispensable corollaire de l'histoire des peuples. Elle permet d'évoquer le décor tangible, révélateur de leur vie même et de saisir la signification vraiment humaine des œuvres d'art qui formaient le cadre de leur existence. Replacés dans leur véritable milieu, ces objets d'art s'animent d'une vie intense. Ils ne sont plus des pièces de collection plus ou moins disparate, mais ils reprennent leur place dans les ensembles d'où ils ont été arrachés. L'histoire s'intéresse non seulement à la surface visible des productions de l'art, mais au milieu d'où elles ont surgi et aux sources littéraires qui révèlent l'esprit créateur.
   En ce qui concerne les arts somptuaires de Constantinople, cette méthode s'imposait d'autant plus qu'on a peine à réaliser un intérieur byzantin, tant la ville impériale du Bosphore a souffert dans son passé païen comme dans son passé chrétien. Des tissus qui ornaient les sanctuaires, les demeures impériales et princières, il reste à peine quelques lambeaux d'étoffe. On ne saurait trop déplorer la perte de cette collection unique, la plus précieuse peut-être de tous les trésors qu'énumèrent les sources littéraires. Pour se faire une idée du costume il ne subsiste à peu près que des monuments figurés : sculptures, ivoires, miniatures, émaux. On trouvera plus loin toute une galerie de portraits, rassemblés non dans le but de constituer une iconographie impériale, mais dans l'intention de montrer les costumes d'apparat, les tissus de prix, les bijoux dont se paraient les empereurs, les impératrices et les grands dignitaires. Ces effigies présentent les empereurs cavalcadant ou figés dans des attitudes triomphantes, puis, lorsque l'empire penche vers sa fin, des vieux souverains au visage vénérable et des puissants seigneurs aux traits distingués.
   Les œuvres d'art, étudiées dans leur enchaînement historique, et présentées dans l'ordre chronologique, permettront de suivre le développement des idées de luxe. L'histoire apprendra souvent les causes profondes des transformations qu'ont subies l'orfèvrerie monumentale, l'orfèvrerie religieuse et civile, les costumes et les parures, les étoffes liturgiques et les tissus décoratifs. Ces arts du métal, du feu, de la terre et du tissu plongent aussi leurs racines dans un passé très lointain.
   Constantinople est l'héritière de la culture antique et des civilisations du vieil Orient. L'héritage de ce passé très lourd a pesé sur elle, mais n'a pas entravé son activité créatrice. Son art a rayonné dans la péninsule balkanique, en Russie, en Italie, en Allemagne et en France. Cette expansion considérable ne peut être comparée, au moyen âge, qu'à celle de l'art français du XIIIe siècle. Byzance fut le grand centre de production artistique de la moitié grecque du monde médiéval. Elle fut la ville qui enfermait dans ses murs les richesses les plus considérables du Moyen Âge. Certes, il faut se garder des exagérations. Les perles et les pierres précieuses n'étaient pas toujours de grandes dimensions, ni de première qualité. Les pièces d'orfèvrerie pouvaient être parfois en cuivre doré. Il convient de faire la part de l'exagération chez les historiens byzantins et de ne pas surestimer les trésors que gardait la capitale. Néanmoins ses richesses furent immenses, on le verra. Et Byzance apparaît comme une cité d'or et de perles, reflétée dans une mer d'azur.

45 euros (code de commande : 26366).

 

Épopées germaniques. Deuxième édition. Paris, Mazenod, 1966. In-8° sous reliure toilée et illustrée et Rhodoïd d'éditeur, 214 p., illustrations hors texte, (collection « Écrivains Célèbres », n° 9), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Beówulf, épopée anglo-saxonne, traduction de Hubert Pierquin.
   - Chant d'Atli, dit Chant groenlandais edda, traduction de F. Wagner.
   - La saga des Völsungar, épopée islandaise en prose, traduction de F. Wagner.
   - La Chanson des Nibelungen, épopée allemande, traduction de Maurice Colleville et Ernest Tonnelat.
   - Notice, par A. Jolivet.
   - Illustrations.

20 euros (code de commande : 26361).

 

[GROSJEAN (Claude-Michel)]. ZALMAN (Alain) — Claude-Michel Grosjean. [Photographie des tableaux par Daniel Chenot.] Chez l'artiste, s.d. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 114 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français-anglais).
Sur la jaquette :
   Décidément, les mots sont mal adaptés pour dire l'art du peintre. J'ai conscience que les discours ne sont ni de la matière ni de l'esprit pictural, et qu'ils sont toujours plus ou moins à côté. Aussi, redoutant de vous parler sur la peinture, je choisis plutôt de vous parler en peintre, de vous faire entrer dans la peinture, dedans la préoccupation de l'artiste et non du dehors vous décrire un vêtement. Il ne s'agit pas de commentaires, non plus que d'un prolongement de la peinture elle-même, mais une façon de se confondre à ses sources et, dans ses moyens.

25 euros (code de commande : 26370).

 

[LA TOUR (Claude-Pierre Roussel de)] — La Richesse de l'État. S.l.n.d. In-8° demi-veau d'époque, dos lisse, titre à la plume sur une pièce de parchemin, reliure frottée présentant des déchirures, 31, [1 bl.] p.
Relié avec :
La taille réelle. Lettre d'un avocat de Paris à un de ses Confreres en Province, contenant des Réflexions sur l'Écrit qui a pour Titre, Richesses de l'Etat. S.l.n.d. 38, [2 bl.] p.
Extrait de La Richesse de l'État :
   « Chacun doit au bien public de tribut de ses réflexions. D'autres ont fait des volumes sur l'économie des Finances, sur la Population, sur le Commerce. On y trouve des observations judicieuses, des critiques justes, des principes excellens, une théorie admirable. Mais veut-on réduire en pratique ces différens systêmes ? Les opérations de détail qu'ils indiquent sont immenses ; elles exigeroient un travail long, un concours de volontés, une constance parfaite, une uniformité invariable dans les vues de ceux qui sont chargés de l'administration, une fidélité inviolable dans l'exécution ; en un mot, une réforme préalable de l'Humanité, & un remède aux vicissitudes. Lorsqu'on a pesé & combiné tous ces systêmes, & que l'on a reconnu qu'un siècle suffiroit à peine pour les exécuter dans toute leur étendue, on s'apperçoit qu'ils ne peuvent remédier à un mal pressant ; & l'on est tenté de regarder le mal comme désespéré & sans remède. C'est aller trop loin : mais au moins faut-il chercher le remède ailleurs que dans des économies de détail
   C'est ce qu'on va essayer de faire. On entreprend de prouver qu'il est un remède prompt & efficace ; qu'il est possible de subvenir aux besoins de l'État, de satisfaire à ses engagemens, de pourvoir au présent, au passé, à l'avenir, par une opération simple, dont l'effet seroit en même temps & d'enrichir le Roi & de soulager les Peuples. Cette annonce a-t-elle quelque réalité ? C'est ce que chacun pourra connoître par l'exposé que l'on va faire du plan & des moyens de l'exécuter. »
Extrait de la correspondance de Grimm :
   « Une feuille intitulée Richesse de l'État, et répandue dans le public la veille du lit de justice que le roi a tenu pour les nouveaux arrangemens de finances, a occupé tous les esprits depuis un mois. L'auteur de cette feuille est M. Roussel, conseiller au Parlement. Son projet consiste dans l'établissement d'une capitation, seul et unique impôt substitué à tous les autres. Sur seize millions d'habitans dont M. Roussel suppose la France peuplée, il en choisit deux millions qu'il suppose être en état de supporter un impôt quelconque ; partageant ensuite ces deux millions en vingt classes différentes, il n'exige de la première et de la plus pauvre qu'une taxe annuelle de trois livres, et augmentant ainsi la taxe de classe en classe, il arrive à la vingtième et dernière, dont il fixe la capitation à sept cent trente livres. Cette somme serait le plus fort impôt auquel un sujet du roi pourrait être taxé, et cependant cette seule imposition donnerait un produit de plus de six cent quatre-vingt-dix-huit millions par an...... Rien n'est plus spécieux au premier coup d'œil, aussi rien ne peut être comparé à l'engouement des premiers jours pour le projet de M. Roussel. Le peuple se voyait, moyennant trois livres, débarrassé de tout impôt, et les gens riches se délivraient de toute charge moyennant trente louis : c'était le retour du siècle d'or. »

Extrait de la Lettre d'un avocat de Paris :
   « J'ay vû des premiers, Monsieur, le Projet qui a pour Titre, Richesses de l'État, je ne puis qu'applaudir aux vûës patriotiques de l'Auteur, mais je n'approuve pas la répartition qu'il fait d'une Imposition, en forme de Capitation, qui imposées arbitrairement, seroit avantageuse aux uns, & très-onéreuse à d'autres ; j'adopterois cependant son Plan, s'il pouvoit s'exécuter sans commettre des injustices, même involontaires, de la part de ceux qui seroient préposés à l'estimation de la Fortune de chaque Particulier. »
   L'auteur conclut : « Tout bien combiné, nous concourons, cet estimable Citoyen & moi, au même but, mais par des routes differentes, puisque cet auteur propose de faire contribuër généralement tous les Sujets du Roy aux Charges de l'Etat, & moi de n'y assûjettir que les seuls Capitalistes. »
Bibliographie :
   - Grimm (Friedrich Melchior Freiherr von) et Diderot (Denis), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, pp. 267-268.
   - Vercruysse (Jeroom), Homme aux quarante écus (L'), dans Dictionnaire de Voltaire, pp. 108-109.

60 euros (code de commande : 26342).

 

[LOREAU (Max)]. Max Loreau 1928-1990. Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1991. In-8° broché, 134 p., (collection « Philosophiques »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction, par Francine Loreau.
   - À Max Loreau, par Michel Deguy.
   - Philosophie - Note de Max Loreau.
   - Que philosopher est apprendre à naître, par Eric Clémens.
   - Max Loreau et la mise au jour des fondements du système platonicien, par Bruno Van Camp.
   - Max Loreau et la phénoménologie, par Robert Legros.
   - Ma poésie - Note de Max Loreau.
   - La poésie comme récitation du mythe d'origine, par Roland Hinnekens.
   - Redoublement de l'infini, par Henri Raynal.
   - Lettre à Francine Loreau, par Jacques Derrida.
   - Entretien avec Max Loreau, par Jacques Bauduin.

20 euros (code de commande : 26347).

 

LOUKOMSKI (G.-K.) — Art étrusque. Étude illustrée sur la peinture murale de Corneto-Tarquinia, suivie, à titre comparatif, d’un choix d’œuvres caractéristiques des principaux musées d’Europe. Paris, Duchartre, 1930. In-4° broché, 55 p., 80 planches hors texte, rousseurs, (collection « Images »).
Table des matières :
   - L'Étrurie et sa capitale Tarquina.
   - Les caractères de l'art étrusque.
   - Les caractères de la peinture murale étrusque.
   - Les styles de la peinture étrusque.
      - L'archaïsme d'imitation.
      - L'archaïsme toscan.
      - Le style étrusco-grec.
      - Observations sur les styles et sur la beauté de la peinture murale étrusque.
   - Disposition relative des sujets.
   - Interprétation des sujets.
   - Les sujets des fresques de Corneto-Tarquina.
   - Liste générale et description succincte des tombeaux étrusques ornés de fresques.
   - Chronologie des fresques.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 26367).

 

MELLOR (Alec) — La Grande Loge Nationale Française. Histoire de la Franc-Maçonnerie régulière. Ses principes - Ses structures. Préface de L.A. Derosière. Paris, Belfond, 1980. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 277 p., édition originale, exemplaire numéroté (n° 558).
Introduction :
   La Franc-Maçonnerie universelle s'incarne en France, métropolitaine et d'outre-mer, en une Grande Loge Nationale Française.
   Elle seule est régulière.
   Elle n'est qu'une Grande Loge parmi les autres, sans autre vocation qu'elles. Elle ne forge pas sa doctrine. Sa régularité est celle d'une gardienne et d'une interprète. Son enseignement n'est qu'un témoignage, mais ce témoignage tire son autorité de la vérité historique, de l'analyse rationnelle et de la caution donnée par la Grande Loge d'Angleterre, Grande Loge mère de toutes celles de la planète. Quant à l'autorité de cette dernière, elle ne tient que fortuitement à sa qualité d'anglaise. Sa source est la tradition. Régulière, la Grande Loge Nationale Française l'est aussi en vertu de la règle dite de l'unité territoriale, qui veut qu'il n'existe qu'une puissance maçonnique par État. (Aux U.S.A., il existe, il est vrai, une Grande Loge par État fédéral, mais cette singularité s'explique par l'impossibilité qu'il y aurait eu, en 1776, à fonder une Grande Loge unique, vu l'immensité des distances et les moyens de communication de l'époque.)
   Fondée en 1913, reconnue solennellement dès sa fondation comme seule Franc-Maçonnerie française par la Grande Loge d'Angleterre, puis par toutes les Grandes Loges régulières du monde, elle n'en fit pas moins durant de longues années figure de tête de pont parce que minoritaire par rapport aux autres organismes se réclamant de la Franc-Maçonnerie à l'intérieur de nos frontières. Elle a souffert jadis de l'illusion consciemment prolongée par eux qu'elle n'était qu'une sorte de minorité allogène. En 1929, Gaston Martin, dans son Manuel d'histoire de la Franc-Maçonnerie française, écrivait encore : « Ce n'est qu'une obédience confidentielle d'une quinzaine d'ateliers, à Paris et dans les ports en relations étroites avec les Îles Britanniques. » G. Martin n'était pas un polémiste. Il ne faisait que refléter l'optique, affirmée à maintes reprises, du Grand Orient de France.
   Ce temps est loin. Les Anglais sont rentrés massivement en Angleterre depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale. Certes la Grande Loge Nationale Française comprend-elle toujours des loges anglophones, mais elle comprend aussi des loges travaillant en russe, en ukrainien, en grec, en allemand, en italien, voire en espagnol.
   Le recrutement provient de deux sources : celle des profanes qui ont sollicité et obtenu l'initiation et celle des régularisations de membres d'obédiences irrégulières. La situation internationale de l'Obédience est éminente : elle compte des « garants d'amitié » dans 102 pays étrangers (États américains compris). L'un des aspects les plus frappants de son développement est son extension en Afrique noire francophone, en attendant le jour proche où de Grandes Loges « filles » y prendront sa relève.
   Déjà, en 1963, lors de son cinquantenaire, l'Obédience avait résumé son histoire antérieure dans une plaquette : Histoire de la G.L.N.F. 1913-1963. Jubilé de la Maçonnerie régulière en France due à Jean Baylot. Depuis lors, des faits importants sont survenus. Les deux principaux furent la régularisation massive d'un millier environ de démissionnaires de la Grande Loge de France en 1965, et le document romain dit « Document Seper » qui mit fin en 1974 au conflit historique entre la Maçonnerie et l'Eglise catholique. Or il existe 710 millions de catholiques romains à la surface du globe.
   Le moment semble dès lors venu de tenter la synthèse de ce que la Grande Loge Nationale Française représente au sein de la Franc-Maçonnerie universelle, et tel est le but du présent livre.

20 euros (code de commande : 26372).

 

[MONS - COMMERCE]. À la Casquette d'Or. Chapellerie - Bonneterie. F. Lanthoint. Fabricant de Casquettes. Rue de la Coupe, 46. Mons. Mons, Plon, s.d. Très rare carton publicitaire lithographié, 97 x 62 mm., trace de points de collage au verso, pli vertical sur le côté droit.
   Nous
   À propos de l'éditeur de ce carton, on apprend que « Edmond-Emmanuel Plon, ancien instituteur, libraire et lithographe, né à Mons, le 18 novembre 1818, y décédé le 29 juin 1900, édita, en 1860, le Règlement de la Société civile et militaire de Mons, et mit sa firme à quelques autres productions typographique ; il habitait, en 1860, rue Verte, 14, où il tenait une école privée, puis en 1866, rue des Clercs, 12 ; en 1881, et jusqu'à sa mort, rue d'Havré, 64. Il avait épousé Jeanne Hubertine Vanden Eynden. »
Bibliographie :
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 219.

 

15 euros (code de commande : 26344).

 

[PETIT (Louis Marie Joseph)] — Discours prononcé par le Professeur de Rhétorique du Collége de Mons, à la Distribution solennelle des Prix, le 13 août 1835. [Mons], Hoyois, [1835] In-8° en ff., 8 p., rare et en bel état.
   Léopold Devillers attribue ce discours à « Charles Halbrecq, avocat, ancien professeur, membre fondateur de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, décédé à Mons, le 10 mai 1870 » ; mais Jules Becker nous apprend qu'en 1834, le poste de professeur de Rhétorique du Collège d'enseignement public de Mons – il ne s'agit donc pas du Collège des Jésuites, ouvert en 1851 – fut confié à Louis Marie Joseph Petit, succédant à Charles Halbrecq qui occupait cette fonction depuis 1832.
   De 1813 à 1832, Louis-Marie-Joseph Petit (Mons, 1786 - Ixelles, 1861) fut professeur de Poésie puis de Rhétorique au Collège de Nivelles. Il rejoignit le Collège de Mons en 1832 comme professeur de Poésie avant de prendre la charge de professeur de Rhétorique jusqu'en 1850, date à laquelle il devint préfet des études à l'Athénée de Bruxelles, poste qu'il occupa jusqu'en 1853. « Il écrivit de fort belles fables dont la plupart ont été publiées dans l'Annuaire de la littérature et des beaux-arts. Pénétré du génie de l'antiquité, Petit excellait à en faire passer les beautés dans une traduction française. »
Extrait :
   [...] « Pour des esprits instruits, quoi de plus intéressant qu'une solennité destinée à encourager l'instruction ? Adorateurs des sciences et des lettres, ils aiment à voir honorer l'objet de leur culte ; assez heureux pour apprécier par leur propre expérience les avantages des connaissances et du talent, ils éprouvent une douce sympathie pour tout ce qui peut contribuer à en propager les bienfaits ; à l'aspect des récompenses décernées aux premiers succès de la jeunesse studieuse, ils jouissent d'avance de ses succès futurs, et dans ce modeste triomphe de la génération naissante, entrevoient avec complaisance le présage du bonheur de la génération à venir. Tels sont, Messieurs, les sentimens que je lis ici dans tous vos regards. Ces marques éclatantes de l'intérêt que vous portez à l'instruction m'enhardissent à entrer dans quelques détails sur les heureux développemens qu'elle a reçus de nos jours. Je me livrerai à ces considérations avec d'autant plus de confiance, qu'il ne s'y rattachera, sur l'état de notre collège, que des pensées satisfaisantes pour nous fous, et honorables pour les Magistrats qui président à ses destinées. »
Bibliographie :
   - De le Court (Jules-Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 335, n° 318.
   - Devillers (Léopold), Supplément à la bibliographie montoise, p. 64, n° 85.
   - Becker (Jules), Un établissement d'enseignement moyen à Mons depuis 1545, dans Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, 63e volume, pp. 447 et 457.

18 euros (code de commande : 26343).

 

POL POT — Les grandioses victoires de la révolution du Kampuchea sous la direction clairvoyante du Parti Communiste du Kampuchea. Discours du camarade Pol Pot, Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste du Kampuchea, lors du meeting commémorant le 17e anniversaire de la fondation du Parti Communiste du Kampuchea et à l'occasion de la proclamation solennelle de l'existence officielle du Parti Communiste du Kampuchea. 27 septembre 1977. [Phnom Penh], Ministère des Affaires Étrangères du Kampuchea Démocratique, 1978. In-8° broché, 111 p.
Table des matières :
   - Introduction.
   Première partie. Du mouvement de lutte du peuple du Kampuchea de la période esclavagiste à 1960.
   Deuxième partie. De la révolution nationale démocratique sous la direction du Parti Communiste du Kampuchea de 1960 à 1975.
   Troisième partie. De la nouvelle étape de la révolution du Kampuchea : défense du Kampuchea démocratique, continuation de la révolution socialiste et édification du socialisme.

10 euros (code de commande : 26328).

 

ROLIN (Olivier) — Mon galurin gris. Petites géographies. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 264 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire en bel état avec un hommage de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   J'ai toujours aimé Cendrars, son cosmopolitisme, sa puissance sans falbalas, son Transsibérien et ses Sept Oncles, sa trogne de nègre suisse dont il serait difficile, même à un artiste des Postes, d'effacer l'éternel clope au bec. Ce recueil d'impressions de voyage lui est un modeste hommage, le « galurin gris » dont il se coiffe est celui que Blaise évoque dans un poème du Cœur du Monde consacré à sa malle de cabine. On y « tourne dans la cage des méridiens comme l'écureuil dans la sienne », passant sans transition ni dessein préconçu du détroit de Magellan à la mer Rouge, de la Gironde à Saigon, d'une tombe égyptienne aux ruines de Kaboul, de l'archipel des Açores à La Havane. Alexandrie y voisine avec New York et la Lozère. Aucune cohérence à attendre, donc, sinon peut-être celle-ci : à chacune des escales de cette pérégrination, on a essayé d'exiger quelque exactitude des mots, de façon à ce qu'ils composent comme les fragments d'une géographie, autrement dit d'une écriture scrupuleuse de la terre.

20 euros (code de commande : 26339).

 

[VAN GULIK (Robert)]. BARKMAN (C.) et DE VRIES (H.) — Les trois vies de Robert Van Gulik. Une biographie. [Titre original : Een man van drie levens. Biografie van Diplomaat - Schrijver - Geleerde.] Traduit du néerlandais par Raoul Mengarduque. Paris, Christian Bourgois, 1997. In-8° collé sous la couverture « Épreuves non corrigées », 353 p., exemplaire en bel état et peu courant.
Table des matières :
   - Préface.
   I. Les premières années.
   II. L'école primaire à Java (1915-1923).
   III. Les années de lycée à Nimègue (1923-1930).
   IV. Étudiant à Leyde (1930-1935).
   V. Le premier séjour au Japon (1935-1942).
      - Vers le Japon en passant par la Chine.
      - Au Japon.
   VI. Agent secret en Afrique (août 1942- janvier 1943).
   VII. Tchong-king (1943-1946).
   VIII. Le premier séjour aux Pays-Bas (1946-1947).
   IX. Washington D.C. (1947-1948).
   X. Le deuxième séjour au Japon (1948-1951).
   XI. L'Inde (1952-1953).
   XII. Le deuxième séjour aux Pays-Bas (1953-1956).
   XIII. Ministre plénipotentiaire au Moyen-Orient (1956-1959).
   XIV. Ambassadeur en Malaisie (1959-1962).
   XV. Troisième séjour aux Pays-Bas (1962-1965).
   XVI. Troisième séjour au Japon (1965-1967).
   XVII. La maladie et la mort.
   - Bibliographie sommaire de Van Gulik
   - Index.

20 euros (code de commande : 26340).

 

VAUTRIN (Jean) — Dix-huit tentatives pour devenir un saint. Illustration de couverture par Jacques Tardi. Paris, Payot, 1989. In-8° collé, 195 p., (collection « Nouvelles »), exemplaire du Service de Presse dédicacé par l'auteur.
Les nouvelles contenues dans ce recueil sont :
   - Dix-huit tentatives pour devenir un saint.
   - Quelques hourrahs et un glaçon.
   - Un après-midi bleu chez les Winckelmayer.
   - Monsieur Pfliegendorfer rentre tard.
   - Rosa, comment dire.
   - Une envie d'aimer.
   - Pas de mauvaises nouvelles, j'espère ?
   - Quand la terre se parfume.

15 euros (code de commande : 26338).

 

XXe siècle. L'art en Wallonie. Peinture, sculpture, gravure, tapisserie, photographie, architecture. Sous la direction de Serge Goyens de Heusch. Bruxelles - Tournai, Dexia - La Renaissance du Livre, 2001. Fort in-4° broché, 463 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono à la page de faux-titre, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Art/W20. Un 20e siècle d'Art en Wallonie », organisée au Musée des Beaux-Arts, à la Machine à Eau et à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 5 octobre 2001 au 27 janvier 2002.
Table des matières :
   - Préface, par Serge Goyens de Heusch.
   - Le long vingtième siècle wallon, par Philippe Destatte.
   - Du rôle des pouvoirs publics dans la promotion des arts plastiques en Wallonie au XXe siècle, par René Léonard.
   - Un regard extérieur sur l'art en Wallonie, par Joost De Geest.
   - Présence d'artistes wallons à l'étranger au XXe siècle, par Serge Goyens de Heusch.
   - Une liaison erronée : Wallonie-surréalisme. Histoire critique du surréalisme en Wallonie, par Xavier Canonne.
   - Architecture et urbanisme en Wallonie au XXe siècle, par Pierre Puttemans.
   - La tapisserie et le textile en région wallonne, par René Léonard.
   - Éveil et floraison de la gravure en Wallonie au XXe siècle, par Philippe Roberts-Jones.
   - Chronique d'un siècle de photographie en Wallonie, par Georges Vercheval.
   - Tendances actuelles en Wallonie, par Claude Lorent.
   - Groupes, cercles et associations artistiques en Wallonie au XXe siècle, par Serge Goyens de Heusch et Xavier Roland.
   - Dictionnaire biographique, par Serge Goyens de Heusch et Xavier Roland.
   - Tableau synchronique
, par Serge Goyens de Heusch et Xavier Roland.

30 euros (code de commande : 26354).

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