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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 4 MAI 2021

 

[AMOUR & MARIAGE]. Des accordailles aux épousailles. Bruxelles, CGER, 1988. Grand in-8° carré broché, 366 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie C.G.E.R. à Bruxelles, du 19 février au 1er mai 1988.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Étienne Van Driessche.
   - L'amour, toujours l'amour, par Stefaan Top.
   - Quelques aspects folkloriques du mariage en Wallonie, par Albert Doppagne.
   - Quelques aspects folkloriques du mariage en Flandre, par Roeland Van de Walle.
   - Le charivari en Wallonie, par Albert Doppagne.
   - Le charivari en Flandre, par Marc Jacobs.
   - Aspects des usages matrimoniaux contemporains en Flandre, par Stefaan Top.
      - Rituels d'aujourd'hui avant et après le mariage, par Ludo Jacobs.
      - Les cadeaux, par Lieve Van Daele.
      - Les réjouissances populaires, par Ria Cauchie.
   - Quelques échos des coutumes de fiançailles et de mariage dans la littérature belge de langue française, par Paul Aron.
   - L'amour et le mariage dans la littérature néerlandaise, par Marcel Van den Berg.
   - L'amour et le mariage dans la littérature néerlandaise des Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle, par Karel Porteman.
   - Le mariage dans la chanson traditionnelle de Wallonie, par Françoise Lempereur.
   - Moeder mag 'k eens piepen : aspects de l'amour dans la chanson populaire flamande, par Marc Hauman.
   - La symbolique de l'amour et du mariage dans le portrait (Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle), par Marisa Van Huffel.
   - Les représentations de la vie du couple dans la peinture des XIXe et XXe siècles, par Denise Thiel-Hennaux.
   - Le mariage et la famille : les révolutions silencieuses du XXe siècle, par Nicole Delruelle-Vosswinkel.
   - Le mariage en tant qu'engagement juridique, par Rik Torfs.

15 euros (code de commande : 30900 - vendu).

 

BALZAC (Honoré de) Études analytiques. Physiologie du mariage ou Méditations de philosophie éclectique sur le bonheur et le malheur conjugal. Paris, Librairie Nouvelle, 1858. In-12 (104 x 165 mm.) demi chagrin noir (mors un peu frottés), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 376 p., (collection des « Œuvres Complètes de Balzac »).
Avertissement :
   La femme qui, sur le litre de ce livre, serait tentée de l'ouvrir, peut s'en dispenser, elle l'a déjà lu sans le savoir. Un homme, quelque malicieux qu'il puisse être, ne dira jamais des femmes autant de bien ni autant de mal qu'elles en pensent elles-mêmes. Si, malgré cet avis, une femme persistait à lire l'ouvrage, la délicatesse devra lui imposer la loi de ne pas médire de l'auteur, du moment où, se privant des approbations qui flattent le plus les artistes, il a en quelque sorte gravé sur le frontispice de son livre la prudente inscription mise sur la porte de quelques établissements : Les dames n'entrent pas ici.

18 euros (code de commande : 30904).

 

[BELGIQUE - EXPOSITION DES PRODUITS DE L'INDUSTRIE NATIONALE]. Catalogue des objets composant la loterie des produits de l'industrie nationale, présentés à l'exposition ouverte à Bruxelles, au mois de juillet 1830. [Bruxelles], [Exposition de l'Industrie Nationale], 1831. [Se vend, / au local de l'Exposition de l'Industrie nationale. / M DCCC XXXI.] In-8° broché sous une couverture muette, IX, [1 bl.], 69, [1 bl.] p., rousseurs, bon exemplaire.
Réglement :
   La Commission, chargée de la direction de l'Exposition des produits de l'Industrie nationale,
   Ouï le rapport du Comité nommé par elle, pour le choix, l'achat et la répartition des objets destinés à entrer dans la Loterie créée en vertu de l'arrêté royal du 2 avril 1830, et de celui des messieurs les Bourgmestre et Échevins de la ville de Bruxelles, du 18 mai suivant, confirmés par l'arrêté du Gouvernement provisoire, du 16 novembre dernier, duquel rapport il résulte que ces opérations préliminaires sont terminées, et que la Loterie se composera de onze mille cent trente-cinq billets, sur lesquels il y aura deux mille billets gagnans ;
   Voulant régler l'époque et le mode du tirage de cette Loterie, ainsi que l'époque et le mode de la remise des lots aux personnes qui les auront obtenus ;
   A résolu ce que suit :
   Art. 1er. Le tirage de la Loterie aura lieu publiquement dans une des salles du palais de l'Industrie, sous la direction d'un Comité spécial pris dans le sein de la Commission, et en présence des autorités qui seront invitées à y assister.
   2. Il commencera le dix mars 1831 et sera continué les jours suivans, de dix heures du matin à quatre heures de relevée.
   3. Deux roues de fortune, placées en face du public sur une estrade élevée à cet effet, recevront, l'une les numéros des billets de la Loterie qui ont été désignés comme devant concourir au tirage dans l'avis du 6 février, et l'autre deux mille billets de lots et neuf mille cent trente-cinq billets blancs, en manière, telle que chacune renfermera 11,135 billets ; nombre égal à celui qui concourt au tirage.
   Les billets de lots contiendront simplement les numéros indicatifs de ceux-ci.
   Un Catalogue des objets dont sont composés les lots et de leurs numéros respectifs, sera imprimé et rendu public quelques jours avant le tirage.
   4. Les billets seront jetés dans les deux roues, à l'ouverture de la première séance.
   5. Deux enfants appartenant à l'hospice des orphelins de la ville, tireront simultanément un billet de chaque roue, et le remettront à une personne préposée pour en donner lecture.
   Le contenu de chaque billet sera proclamé successivement, et de manière à faire connaître d'abord le n° du billet de Loterie, puis le n° du lot ou billet blanc.
   Les deux billets, après cette formalité remplie, seront remis, pour vérification, aux membres du Comité qui occuperont le bureau.
   6. Un secrétaire et un contrôleur seront chargés de tenir note et contre-note des billets sortis de chaque roue.
   7. À la fin de chaque séance, les scellés seront apposés sur les deux roues, de manière à en empêcher l'ouverture.
   Les scellés seront levés à l'ouverture de la séance suivante, après qu'ils auront été reconnus intacts.
   8. La liste des lots sortis et des billets de Loterie auxquels ils seront échus, sera adressée à messieurs les éditeurs des journaux de Bruxelles, avec prière de les insérer dans ces journaux.
   Indépendamment de cette publicité, la liste générale des lots et des billets qui les auront, obtenus sera, par les soins de la Commission, imprimée après l'achèvement du tirage, et des exemplaires en seront transmis à messieurs les Gouverneurs des provinces, ainsi qu'aux Chambres de commerce et aux Régences des principales villes.
   9. La délivrance des lots se fera aux porteurs des billets qui les auront obtenus et contre la remise de ces billets, trois jours francs après celui du dernier tirage, de dix à quatre heures.
   10. Les lots qui n'auront pas été réclamés dans les six mois qui suivront le jour du dernier tirage, seront vendus au profit des pauvres de Bruxelles.
   11. La présente résolution sera imprimée et affichée.
   Fait en assemblée générale, le 27 février 1831.
      Le président, Frédéric Basse - Le secrétaire, Gachard.

15 euros (code de commande : 30903).

 

BERVOETS (Marguerite) — Chromatisme. Poèmes. Bruxelles, Vanderlinden, 1932. In-8° broché, 67 p., couverture défraîchie, rare.
Introduction :
   Mes chers amis,
   Je vous présente mon premier recueil : « Chromatisme ».
   Il est né, un soir d'octobre, de mes rêveries, de mon enthousiasme, de ma souffrance.
   C'est un enfant pauvre et je voudrais pouvoir compter sur vous pour l'aimer et le faire connaître. Je l'aime, évidemment, cet enfant débile de ma pensée et je ne me représente que difficilement ceux qui le rencontreront.
   Je souhaite déjà la plus cordiale bienvenue au potache romantique, à l'étudiante intriguée, au professeur, combien compréhensif et indulgent !
   Mais il en est un, dont la physionomie reste singulièrement enténébrée, c'est le critique, affronté pour la première fois.
   Sera-t-il sobrement dédaigneux, condescendant, ou pire, indifférent comme une pluie de septembre ?
   Face au crépitement hasardeux des plumes, je me suis préparée à publier.
   Pourtant, comme le condamné à mort tente encore de se disculper avant l'exécution capitale, je redresse mon esprit courbé sous l'appréhension, pour vous l'offrir dans sa plénitude.
   « Chromatisme » : couleur et harmonie intimement liées ; allegro fondant dans un adagio douloureux, ardeur sombre et taches de soleil sur un mur blanc !
   Comme une gamme, une gamme laborieuse ânonnée sur un clavier raboteux, la pensée naissante se dégage, alourdie de brumes, puis, pacifiée après l'orage victorieux.
   Dans un clair matin, le premier matin d'amour, le vers fleurit pour la première fois, adaptant à un madrigal les accents graves et recueillis d'un credo de harpe ou d'orgue. Plus loin, un cantique de regret sonne, discordant, comme une sonate pathétique inachevée, ricanante, mais sincère !
   Comme un souvenir des contes fabuleux de l'enfance, l'âge d'or apparaît, celui des faits d'armes, et l'humble hommage à la gloire meurtrie s'orne de quatrains visionnaires.
   Accalmie, enfin ! Après tant de tempêtes incohérentes, la tendresse est née et plane dans un impromptu : clair, heureux et juvénil aveu d'une âme prosternée. Et la gamme se termine, dans un accord brusquement libéré.
   Je n'ai pas voulu vous étourdir sous de nobles paroles, ni vous enjôler.
   J'ai voulu vous donner deux ans de ma vie, deux années divines qui ne m'appartiennent pas.
   Adoptez-le, ce livre de ma plus belle vie, de mon bonheur ! Il en est le miroir nuancé et sans retouches.
   J'espère que vous me souhaiterez bon voyage vers mon idéal de sincérité et d'optimisme.
   Et pardonnez-moi de vous avoir présenté, si longuement, un indigne « Chromatisme » décousu...
   À vous tous.
         M. Bervoets.

20 euros (code de commande : 30879 - vendu).

 

BLOCKMANS (Willem Pieter) — Handelingen van de Leden en van de Staten van Vlaanderen. Regering van Filips de Goede (10 september 1419 - 15 juni 1467). Excerpten uit de rekeningen van de Vlaamse steden en kasselrijen en van de vorstelijke ambtenaren. Deel I : Tot de onderwerping van Brugge (4 maart 1438). Deel II : Vanaf de onderwerping van Brugge (4 maart 1438). Deel III : Overzichtstabel en Indices (met medewerking van Justine Smithuis) (complet). Brussel, Paleis des Academiën, 1990-1995-2006. Trois volumes in-4° sous reliure d'éditeur, XIX, 1609 p. (pagination continue pour les tomes I et II) et 152 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en très bel état.
Inleiding :
   Met de regeringsperiode van hertog Filips de Goede (10 september 1419 - 5 juni 1467) wordt het langste tijdvak als sluitstuk aangeboden van de meerdelige bronnenpublicatie over de representatieve instellingen in het graafschap Vlaanderen tijdens de Bourgondisch-Habsburgse periode. Hiermee is thans een informatiebestand bijeengebracht over ruim 120 opeenvolgende jaren voor een belangrijke landsheerlijkheid. Het heeft betrekking op de meest uiteenlopende aspekten van het openbare leven en niet in het minst op de betrekkingen van de besturen der grote steden met enerzijds hun achterland en anderzijds diverse buitenlandse instanties en de zich ontwikkelende nationale staat.
   De uitgevers die de thans voorliggende of eerlang te verschijnen negen boekbanden in-quarto hebben verzorgd, hopen dat hun werk voortzetting zal vinden in de tijd na 1506. De revolutionaire rol van de Staten in de 16de eeuw wortelt immers in een langdurige ontwikkeling. Tevens durven zij hopen dat deze op Europese schaal gewichtige onderneming verder navolging zal vinden voor andere gewesten van de Nederlanden.
   Critici van deze reeks hebben wel eens de vraag opgeworpen of het in extenso publiceren van deze rekeninguittreksels niet vanuit efficiëntie-overwegingen vervangen zou kunnen worden door het samenstellen van lijsten met sterk gecomprimeerde informatie. Het geheel overziende, denk ik toch dat de gekozen formule het grote voordeel oplevert de bronnen onvervormd aan te bieden, waardoor zij door onderzoekers vanuit zeer verschillende vraagstellingen rechtstreeks kunnen worden geïnterpreteerd. Overigens is de informatie die rekeningen bevatten in de regel toch al compact door de aard zelf van de documenten, zij het dat dit in het geval van de stadsrekeningen van Gent tot een extreme schraalheid voert. Vooral voor het eerste derde van de 15de eeuw blijken de hier gepresenteerde uittreksels een buitengewoon rijk geschakeerde schat aan gegevens te bevatten ; ook later valt echter telkens weer op dat de woordkeuze van de secretarissen vol betekenissen zit die een licht werpen op externe betrekkingen van de Vlaamse bestuursinstanties. Al deze nuances zouden verloren gegaan zijn in een andere vorm van presentatie.
   De uitvoerige inleidingen tot de overige delen van de Handelingen maken uitweidingen over het bronnenmateriaal en de terminologie hier overbodig. De teksten worden gepubliceerd in twee banden ; als cesuur is gekozen de vergadering van de Staten-Generaal te Atrecht van l tot 7 maart 1438 waar hertog Filips de Goede de veroordeling uitvaardigde over de stad Brugge wegens haar opstandigheid tijdens de twee voorafgaande jaren. Deze eerste onderwerping van een van de hoofdsteden van Vlaanderen had grote politieke en economische betekenis ; ze zou gevolgd worden door gelijksoortige ceremoniën in de loop van de 15de en 16de eeuw. Een derde band omvat een overzichtslijst van alle vergaderingen en indices. De wijze van presentatie van de teksten is dezelfde als die in de delen over de periode 1477-1506, dat wil zeggen dat de letters A, B, C, D, E voorbehouden zijn voor de rekeninguittreksels van respektievelijk Gent, Brugge, Ieper, het Brugse Vrije en de Raad van Vlaanderen. Teksten van kleine steden en kasselrijen worden voorafgegaan door minuskels b, c, d, etc. en gegroepeerd onder hun kwartierhoofd, dat dan onder a. figureert.
   In de studies van Uyttebrouck, Le gouvernement du duché de Brabant en van Blockmans, De Volksvertegenwoordiging, zijn verwijzingen te vinden naar de voorliggende bronnenuitgave, gesteund op het concept-manuscript. Nadere opzoekingen hebben echter genoopt tot het invoegen van twee vergaderingen, waardoor de nummering diende te worden aangepast. Daarom volgt hier een concordantieschema tussen de daar geciteerde volgnummers en die in de definitieve uitgave : nrs. l tot en met 218 : ongewijzigd ; 219 tot en met 770  : + l ; 771 tot en met 1584 : + 2.

Les trois volumes : 60 euros (code de commande : 30883 - vendu).

 

BROGNIEZ (Yvette) et DEREINE (Georges) — Fontenelle. À la rencontre du passé. Walcourt, Cercle d'Histoire de l'Entité de Walcourt, 1986. In-8° broché, 291 p., illustrations hors texte, un plan en couleurs à déplier, (collection « Études Historiques du Pays de Walcourt », n° 1), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Bibliographie générale.
   Chapitre I. Géographie.
   Chapitre II. Les toponymes.
   Chapitre III. Les chemins.
   Chapitre IV. La population.
   Chapitre V. Les seigneuries.
   Chapitre VI. La commune.
   Chapitre VII. La paroisse.
   Chapitre VIII. L'agriculture.
   Chapitre IX. Les industries.
   Chapitre X. L'enseignement.

25 euros (code de commande : 30881).

 

CAPOTE (Truman)Petit déjeuner cher Tiffany. [Titre original : Breakfast at Tiffany's.] Traduit de l'anglais par Germaine Beaumont. Paris, Gallimard, 1962. In-8° broché, 217 p., (collection « Du Monde Entier »), jaquette illustrée par une photo du film adapté sous le titre Diamants sur canapé, première édition française, ex-libris de Maurice et Renée Darquenne dessiné par Francis André.
En quatrième de couverture :
   Holly, cover-girl new-yorkaise, mène une vie de bohème fort peu morale, mais elle est si jolie, si pleine de charme, qu'il est difficile de lui en tenir rigueur. Moyennant une honnête redevance elle rend visite chaque semaine à un vieux gangster qui purge une peine de prison : ce faisant, elle ne se doute pas qu'elle sert de boîte aux lettres au vieux trafiquant et risque la prison. Mais Holly est une fille de ressource : si elle manque son mariage avec un diplomate sud-américain, on sent bien qu'elle trouvera occasion meilleure.
   Telle est l'histoire de Holiday Colightly, l'un des personnages les plus savoureux, les plus attachants, dont Truman Capote nous ait conté l'histoire.
   Maison de Fleurs raconte l'histoire d'une jeune prostituée qui veut vivre à la campagne et d'un noir.
   Une Guitare de diamant nous fait connaître un jeune garçon, marqué au front d'une étoile, qui, dans le pénitencier où il est enfermé, fait naître une passion au cœur d'un gardien-chef.
   Un Souvenir de Noël fait renaître pour nous, dans une grande maison de famille, la magie du temps de Noël.
   Ces nouvelles confirment le grand talent de Truman Capote, et le situe à la place que faisaient présager ses premiers livres : l'une des toutes premières de la littérature américaine contemporaine.

15 euros (code de commande : 30889).

 

[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 30 - 2018. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2018. Grand in-8° broché, 148 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :

   - Préface, par Robert Tolet et Pierre Gilissen.
   - Maçonneries en grès houiller : conservation et restauration, par Anne Godard.
   - Le château de Loyers, en Namurois. Note à propos d'une rarissime façade d'inspiration Renaissance (1561), par Jean-Louis Javaux.
   - « Miroir, mon beau miroir... » Bois-du-Luc et Grand-Hornu. Des cités minières face à face, par Gérard Bavay.
   - La transition numérique dans le domaine du patrimoine bâti : un retour d'expériences, par Roland Billen, Benoît Jonlet, Andréa Luczfalvy Jancsó, Romain Neuville, Gilles-Antoine Nys, Florent Poux, Muriel Van Ruymbeke, Mathieu Piavaux et Pierre Hallot.

15 euros (code de commande : 30866 - vendu).

 

[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 31 - 2019. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2018. Grand in-8° broché, 185 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :

   - Préface, par Robert Tolet et Pierre Gilissen.
   - Éclairage sur l'histoire des châteaux d'Olne et « de Terwagne » à partir de l'analyse de fonds d'archives, par
Carole Carpeaux et Julien de Leval.
   - L'approche des matériaux pierreux et des traitements de surface des façades du Théâtre royal de Liège, par
Francis Tourneur et Dominique Bossiroy.
   - Genval-les-Eaux : le style de ses villas Belle Époque, par Lise De Ganck.
   - Victor Louis Rogister (1908-1976) architecte, par Cécile Sacino.

15 euros (code de commande : 30867 - vendu).

 

CRICKILLON (Jacques)Au bord des fonderies mortes. Roman. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1998. In-8° collé, 175 p., (collection « Contemporains »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Dans ce livre dérangeant, profondément tonique, se conjuguent des vers et des proses, des hymnes et des sketches, des prières et des farces et sarcasmes, une mythologie qui associe la spiritualité himalayenne, le jour à jour des basses terres, et Auschwitz, et la cave de l’enfant martyr. Crickillon, « l’Indien » comme on le surnomme, repart en guerre avec l’humain comme il ne va pas. On rit beaucoup, on frémit, et par la souveraine cruauté de l’évidence on se retrouve investi de la lumière de l’amour.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, Jacques Crickillon est l’auteur d’une œuvre vaste et tentaculaire dont la cohérence suscite depuis longtemps l’admiration.
   Professeur d’histoire des littératures, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature française de Belgique, ce poète incessamment inspiré a désormais des partisans comme le mystère peut avoir des fidèles.

9 euros (code de commande : 30864).

 

CRICKILLON (Jacques)Ballade de Lorna de l'Our. Avec une composition de Xavier Rijs. Amay, Maison de la Poésie, 1996. In-4° broché, 59 p. (édition anapistographique), (collection « L'Arbre à Paroles »), tirage limité à 200 exemplaires numérotés (n° 90).
Extrait :
   Prélude et Vide
      Eau ronde monts
      Inlassée d’ode l’onde
      Cercles de l’eau cercles des monts
      Village des Hauts sur cercle de songes et de saisons
      Comme passion bien enclose
      Fruit
      Cerclé de vies
      Au vœu du vautour
      Ballade de l’eau ballade de l’Our
      Et ce sentier d’absence
      Our seul votre nom
      Secret
      Oiseau de nuit sur la paupière
      Ecrit

15 euros (code de commande : 30871).

 

DELGHUST (Oscar) — La seigneurie de Renaix. Renaix, Malander, 1896. In-8° broché, 164 p., dos recollé, rare.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   I. Avouerie d'Ende.
      Chapitre I. Origine des avoueries.
      Chapitre II. Avoués du tènement d'Ende.
      Chapitre III. Attributions des avoués d'Ende.
      Chapitre IV. Fin de l'avouerie d'Ende.
      Annexes.
   II. Baronnie de Renaix.
      Chapitre I. Le régime seigneurial à Renaix.
      Chapitre II. Les barons de Renaix.
      Chapitre III. Les baillis de la baronnie de Renaix.
      Chapitre IV. La cour féodale de la baronnie. - Ses attributions. - Sa mouvance.
      Chapitre V. Le château du comte Jean de Nassau.
      Annexes

45 euros (code de commande : 30876 - vendu).

 

DELTENRE (Léonce) — Les monuments religieux de Thuin et leur mobilier. Thuin, Huaux, 1968. In-8° broché, 426 p., illustrations, hommage de l'auteur, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   Chapitre I. Les caractères généraux.
      1. Le site d'implantation.
      2. La chronologie des constructions.
      3. L'évolution du mobilier des édifices.
   Chapitre II. L'église de Notre-Dame-du-Val.
      1. L'édifice.
      2. Le mobilier.
      3. Le conservateur du patrimoine.
   Chapitre III. La collégiale de Saint-Théodard.
      1. Le chapitre.
      2. L'église.
      3. Le mobilier.
      4. Le beffroi.
      5. Les cloches.
   Chapitre IV. L'église de Notre-Dame-des-Carmes.
      1. L'édifice.
      2. Le mobilier.
   Chapitre V. Le couvent des S8urs Grises.
      1. Les bâtiments conventuels.
      2. Le mobilier.
      3. La vie et les biens.
      4. L'hospice et le pensionnat.
   Chapitre VI. Le couvent des Capucins.
      1. Les bâtiments conventuels.
      2. Le mobilier de l'église.
      3. Le temple de la Raison.
      4. Les institutions scolaires.
   Chapitre VII. Le collège des Pères de l'Oratoire.
      1. Les bâtiments.
      2. L'esprit de l'Oratoire.
      3. Le mobilier de la chapelle.
      4. Les transformations du Collège.
      5. La maison des champs de l'Oratoire
   Chapitre VIII. Les refuges abbatiaux.
      1. Le refuge de l'abbaye de Lobbes.
      2. Le refuge de l'abbaye d'Aulne.
      3. Le rejuge de l'abbaye de la Thure.
   Chapitre IX. Les monuments disparus.
      1. La Maladrie.
      2. Le Béguinage.
      3. L'Hôpital de Sainte-Élisabeth.
      4. L'ermitage de Notre-Dame-de-Refuge.
      5. L'ermitage de Saint-Antoine.
      6. Le Mont-de-Piété.
   Chapitre X. Les grandes chapelles sous toit.
      1. La chapelle castrale de Saint-Ursmer.
      2. La chapelle des morts au cimetière du Val.
      3. La chapelle de Notre-Dame-du-Chêne.
      4. La chapelle du Grand-Bon-Dieu.
      5. La chapelle de Saint-Léonard.
      6. La chapelle de Saint-Fiacre.
      7. La chapelle de Saint-Jean.
      8. La chapelle de Saint-Roch.
   Chapitre XI. Les petites chapelles votives.
      1. La chapelle de Notre-Dame-de-Hal.
      2. La chapelle de Notre-Dame-des-Suffrages.
      3. La chapelle de la Sainte-Face.
      4. Les chapelles anéanties.
   - Errata et addenda.
   - Tables, index.

25 euros (code de commande : 30870).

 

[DESOER - ÉDITIONS]. Album édité à l'occasion du deuxième centenaire de la Maison Desoer. 1750-1950. [Liège], Desoer, 1951. In-4° broché sous jaquette d'éditeur, 70 p., illustrations en noir et en couleurs, très bon exemplaire.
Extrait du chapitre consacré au fondateur de la société :
   François-Joseph Desoer, fondateur de la firme, né à Bruxelles le 13 mars 1720, était le septième enfant d'Égide Desoer, capitaine au service de l'Empereur Charles VI. Il fut baptisé en l'église des SS. Michel et Gudule, de même que sa sœur aînée, qui y avait eu pour parrain le duc de Schleswig-Holstein.
   Il vint bientôt s'établir à Liège, où il épousa, le 30 mai 1745, Marie-Alexandrine Van der Bonten, fille d'un capitaine au Régiment de Hollande et de Marie-Cécile de Amore. Les de Amore étaient de souche liégeoise très ancienne.
   C'est sous la Tour de Saint-Lambert, là où vraiment battait le cœur de l'ancienne cité, qu'il s'était installé d'abord en 1750. Il avait le titre d'« Imprimeur-Libraire de son Altesse ».
   Il fut proclamé bourgeois de Liège le 12 septembre 1754.
   En 1762, il se transporta sur le Pont-d'Ile, à l'enseigne de « La Croix d'Or », dans un immeuble qui porte aujourd'hui le numéro 17 et, le 13 avril 1764, il obtint le privilège exclusif d'imprimer et de débiter la Gazette de Liège, moyennant le paiement d'une somme de 500 florins.
   Cette gazette, en dépit de quelques vicissitudes, devait continuer à paraître presque sans interruption jusqu'en 1940. Elle changea plusieurs fois de titre pour s'appeler, pendant plus d'un siècle, Journal de Liège. L'actuelle Gazette de Liège, créée en 1840 par J. Demarteau, n'a donc rien de commun avec notre journal, dont beaucoup de Liégeois se souviennent encore avoir entendu annoncer la parution par les crieurs, sous le nom de Gazette Desoer et qui est resté la propriété des Desoer, de père en fils, jusqu'en 1892. À cette époque, Charles-Auguste, arrière-petit-fils du premier éditeur, en céda la propriété à son beau-frère, Louis Trasenster.
   Enfin, en juillet 1920, le Journal de Liège fut constitué en société anonyme avec, comme président du conseil, Henri Desoer, petit-fils de Charles-Auguste. Il cessera de paraître lors de l'invasion allemande en 1940. Son dernier rédacteur en chef, Désiré Horrent, fut lâchement assassiné par des hommes de main de l'occupant le 23 août 1943.

20 euros (code de commande : 30860 - vendu).

 

[DICTIONNAIRE - TRÉVOUX]. Dictionnaire universel François et Latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Contenant la Signification & la Définition des mots de l'une & de l'autre Langue ; avec leurs différens usages ; les termes propres de chaque Etat & de chaque Profession : La Description de toutes les choses naturelles & artificielles ; leurs figures, leurs espèces, leurs propriétés : L'Explication de tout ce renferment les Sciences & les Arts, soit Libéraux, soit Méchanique, &c. Avec des remarques d'érudition et de critique ; Le tout tiré des plus excellens Auteurs, des meilleurs Lexicographes, Etymologistes & Glossaires, qui ont paru jusqu'ici en différentes Langues. Nouvelle édition, Corrigée et considérablement augmentée. Tomes I à VIII (complet). Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1771. [A Paris, / Par la Compagnies des Libraires Associés. / M. DCC. LXXI. / Avec approbation et Privilège du Roi.] Huit volumes in-4° plein veau d'époue, reliures à 6 nerfs, tranches rouges, les reliures bien que solides sont très usagées (dos manquants et épidermures), t. I : XVIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [2 (approbation, privlège et errata)], 996, p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1020 p., t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1000 p., t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 948 p., t. V : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1023, [1 bl.] p., t. VI : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1016 p., t. VII : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 1063, [1 bl.] p., t. VIII : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 544, 364 (Dictionarum universale Latino-Gallicum), 92 (suite du Dictionnarum) p.
Extrait de l'ouvrage de Georges Matoré :
   Les dictionnaires de l'Académie de 1718 et 1740 n'étaient guère plus riches en termes techniques que leur prédécesseur de 1694 ; le développement et la diffusion dans la langue commune du vocabulaire des métiers, des sciences et des arts rendaient donc nécessaire la publication de lexiques où les nouveaux mots seraient enregistrés et expliqués. À cette catégorie d'ouvrages appartient, par exemple, le Dictionnaire du commerce, de Savany des Bruslons (1723), où apparaissent de nombreux néologismes. Le Dictionnaire universel de mathématiques, de Savérien (1752), et la Table alphabétique des dictionnaires (1758), etc. Les termes techniques sont abondants dans les rééditions très augmentées de Furetière, qui, à partir de 1704, prennent le titre de Dictionnaire de Trévoux.
   Trévoux était le siège d'une académie de pères jésuites qui, à partir de 1701, publièrent un important journal de critique littéraire auquel on donne d'habitude le nom de Journal de Trévoux ; plus tard, cette publication se consacra essentiellement à la défense de la religion. Les éditeurs du Journal eurent l'idée de compléter le Dictionnaire de Furetière modifié par Basnage, et d'en faire une sorte d'encyclopédie qui s'enrichit de plus en plus au cours des éditions (1704 : 3 volumes ; 1732-1734 : 5 volumes ; 1743 : 6 volumes ; 1752 : 7 volumes plus un supplément ; 1771 : 8 volumes). L'information de ce vaste recueil est excellente en ce qui concerne l'histoire, les sciences, etc. ; elle manifeste moins d'objectivité dans d'autres domaines : le « Trévoux » a d'abord attaqué le jansénisme, puis s'est dressé contre les « philosophes » et l'Encyclopédie de Diderot. Sur le plan lexicographique, le Dictionnaire de Trévoux se distingue, surtout à partir de la quatrième édition, par un vocabulaire technique et scientifique abondant, notamment en botanique, et par de nombreux termes populaires et archaïques. On a pu dire encore du Trévoux, en 1842, qu'il était « le plus imposant édifice qu'ait élevé la lexicographie française. »
Bibliographie :
   - Matoré (Georges), Histoire des dictionnaires français, pp. 94-95.

Les huit volumes : 250 euros (code de commande : 30905 - vendu).

 

DONY (Émile) — Histoire du Hainaut de 1433 à nos jours. Préface de Henri Pirenne. [Mons], Province de Hainaut, 1925. In-8° broché, VI, 458 p., 1 planche hors texte et deux cartes à déplier, ex-libris manuscrit sur la couverture, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   Titre I. La période bourguignonne (1433-1482).
      Chapitre I. Philippe le Bon (1433-1467).
      Chapitre II. Charles le Téméraire (1467-1477).
      Chapitre III. Marie de Bourgogne (1477-1482).
      Chapitre IV. Vie sociale et économique, arts et lettres.
   Titre II. La période autrichienne-bourguignonne (1482-1555).
      Chapitre I. Maximilien d'Autriche (1482-1494).
      Chapitre II. Philippe le Beau (1494-1506) .
      Chapitre III. Charles-Quint (1506-1555).
         1. La minorité (1506-1515).
         2. Le règne personnel (1515-1555).
      Chapitre IV. Vie sociale et économique, la Renaissance, la Réforme.
   Titre III. Le régime espagnol (1555-1715).
      Chapitre I. Philippe II et la Révolution du XVIe siècle (1555-1598).
      Chapitre II. Les Archiducs (1598-1633).
      Chapitre III. Quatre-vingts ans de malheur (1633-1715).
         - Mouvement économique, vie sociale, mouvement intellectuel.
   Titre IV. La période autrichienne (1715-1792).
      Chapitre I. Charles VI (1715-1740).
      Chapitre II. Marie-Thérèse (1740-1780).
      Chapitre III. Joseph II (1780-1790), la Révolution brabançonne (1789-1791).
      Chapitre IV. Léopold II (février 1790 - mars 1792), la bataille de Jemappes (6 novembre 1792).
   Titre V. De la journée de Jemappes jusqu'à nos jours.
      Chapitre I. De Jemappes à la conquête française (Fleurus, 26 juin 1794).
      Chapitre II. Le régime français (1794-1814).
      Chapitre III. La domination hollandaise (1814-1830).
      Chapitre IV. Quatre-vingts ans d'indépendance (1830-1914).
      Chapitre V. La guerre (1914-1918) et l'après-guerre.

35 euros (code de commande : 30902 - vendu).

 

DUBIECKI (Tespesius)La ville d'Ath. Son antiquité, son origine slave, ses époques remarquables, ses archives communales, ses monuments et édifices publics, ses institutions du culte, d'instruction et de bienfaisance. Bruxelles, Briard, 1847. [Bruxelles, / Typographie de J. H. Briard, / faubourg de Namur. / 1847] In-8° débroché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 94 p., 4 planches gravées hors texte et un plan à déplier, très rare.
Table des matières :
   - Épître dédicatoire à Eugène Defacqz.
   - Préface.
   I. Sources historiques, leur résumé et leur revue.
   II. L'antiquité de la ville d'Ath mise en doute.
   III. Coup d'œil sur l'histoire universelle de l'Europe occidentale, depuis la chute de l'empire romain jusqu'au commencement du XIIIe siècle. Passage de l'époque mythique à l'époque historique des villes en général.
   IV. Recherches de l'auteur sur l'antiquité de la ville d'Ath, période mythique.
   V. Époques historiques.
   VI. Archives communales.
   VII. Monuments - Édifices publics - Institutions du culte - D'instruction de bienfaisance et autres.

80 euros (code de commande : 30855).

 

DUHANT (Bernard) — Les gens de Quevaucamps. Leurs sobriquets depuis 1791. 2e édition revue et augmentée. Quevaucamps, Bernard Duhant, 1977. In-4° collé, 96 p., quelques illustrations hors texte, petit feuillet volant d'errata.
Sommaire :
   - Avant-propos.
   I. L'importance des sobriquets.
   II. Leurs origines.
   III. Les sobriquets collectifs.
   IV. Les sobriquets individuels :
      1. de 1791 à 1795.
      2. en 1796.
      3. en 1803.
      4. entre 1837 et 1862.
      5. en 1842.
      6. de 1853 à 1889.
      7. en 1866.
      8. entre 1842 et 1879.
      9. entre 1878 et 1890.
      10. entre 1894 et 1897.
      11. entre 1874 et 1909.
      12. en 1910.
      13. de nos jours.
   V. Les sobriquets dans les expressions.
   VI. Les sobriquets et les lieux-dits :
      - les chemins et les ruelles.
      - les places, les corons et les maisons.
      - les abreuvoirs, les carrières et les trous.
   VII. De chair et d'os :
      - Tchodore Cambron.
      - Ramponneau.
      - l'Argus.
      - Bubule.
      - Julien du plat d'bos.
   VIII. En guise de conclusion.
   IX. Notes.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 30872 - vendu).

 

[DÜRER (Albrecht)]. ANZELEWSKY (Fedja) — Dürer. Vie et œuvre. Fribourg, Office du Livre, 1980. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 275 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état, peu courant en langue française.
Table des matières :
   I. Nuremberg.
      - Patriciens - marchands - humanistes - artisans - artistes.
   II. Les débuts jusqu'en 1489.
      - Famille - jeunesse - formation.
   III. Le tour de compagnonnage 1490-1495.
      - Rhin inférieur - Rhin supérieur - Italie.
   IV. Ouverture de l'atelier 1495-1499.
      - Arts graphiques - commandes de tableaux - l'Apocalypse.
   V. L'accession à la maîtrise 1500-1505.
      - L'image de Dieu - les bases théoriques - le néo-platonisme.
   VI. L'Italie 1505-1507.
      - Venise - Bologne - Florence - Rome.
   VII. La maîtrise 1507-1512.
      - L'apogée de la peinture - les honneurs de la société - le Livre du peintre.
   VIII. L'empereur Maximilien 1512-1517.
      - L'Arc de Triomphe et le Livre de prières - chefs-d'œuvre de la gravure et expériences graphiques.
   IX. Sur de nouvelles voies 1518-1520.
      - Les portraits - les voyages - la Réforme.
   X. Le voyage aux Pays-Bas 1520-1521.
      - L'apogée de la célébrité - maladie - projets.
   XI. Les dernières années 1521-1528.
      - La Réforme à Nuremberg - prépondérance de la peinture - les Livres.
   XII. Dürer.
      - L'homme - son œuvre - son importance.
   - Notes.
   - Bibliographie.
   - Index des œuvres citées.
   - Index des noms.

30 euros (code de commande : 30898 - vendu).

 

[ENFANTIN (Prosper)]. ALEM (Jean-Pierre) — Enfantin. Le Prophète aux Sept Visages. Paris, Pauvert, 1963. In-8° broché, 229 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
Prologue :
   Il est des hommes qui suscitent des enthousiasmes passionnés et des haines furieuses, qui atteignent à la célébrité et déchaînent le scandale, qui connaissent l'adulation de leurs disciples et subissent la rigueur des juges, puis qui disparaissent brusquement de la scène, sans que l'on comprenne bien ni l'étendue de leur notoriété, ni la soudaineté de leur oubli.
   Enfantin fut assurément de ceux-là. Sa renommée s'étendit à la France entière ; elle déborda même nos frontières ; mais elle s'éteignit avec lui. Si quelques biographes ont consacré des études à son personnage, il s'agit de spécialistes ou d'érudits dont l'audience est limitée. Et qui donc aujourd'hui associe encore quelque lambeau d'histoire au nom de ce « Père suprême » dont la parole ardente et les écrits passionnés subjuguèrent près de 40 000 adeptes ?
   Si l'on étudie la vie et l'œuvre de ces hommes qui ne firent que traverser l'histoire, on trouve à la brièveté de leurs carrières des causes diverses : les uns ne laissèrent aucun message ; leur renommée n'était née que d’une publicité habile et du hasard – d'autres laissèrent un message qui ne fut pas compris ; tels furent les savants égyptiens dont on commence seulement à déchiffrer le livre de pierre qu'ils écrivirent, temple après temple, le long du Nil – d'autres enfin laissèrent un message qui parut se désagréger bientôt mais qui en réalité s'infiltra au sein des consciences individuelles ou collectives et contribua à l'évolution de la pensée.
   À laquelle de ces trois catégories Enfantin appartient-il ?
   Après avoir lu les biographies du philosophe parues jusqu'à ce jour, on est tenté de répondre : à la première. Ce qui fait de sa vie une aventure exceptionnelle, ce n'est pas en effet la réussite, mais le baroque ; en en lisant l'histoire, on y rencontre tour à tour la médiocrité, la politique, la volupté, le bon sens et le talent ; jamais semble-t-il, le génie, ni une foi brûlante. Dépositaire d’une philosophie qui a contribué à hâter notre évolution sociale, le Saint-Simonisme, il l'a enrichie des traits les plus étranges, mais les plus effacés, et sa doctrine particulière n'a guère franchi les bornes d’une étroite communauté. Enfin la mise en scène théâtrale, parfois burlesque, dont il enveloppait ses prédications, paraît tenir de l'art du bateleur plus que de la science du philosophe.
   Pourtant, lorsque l'on considère la qualité intellectuelle des principaux disciples d'Enfantin, lorsque l'on évoque les réalisations des ingénieurs saint-simoniens qui se recrutèrent parmi eux, on se prend à douter. Ce doute se trouve singulièrement renforcé lorsqu'on s'aperçoit que la plupart des chroniqueurs qui se sont attachés à la vie d'Enfantin se sont limités à la période 1829-1832, qui débute par les premières prédications de la « religion saint-simonienne », se poursuit par l'étrange aventure de l'abbaye de Ménilmontant et se termine en apothéose par un procès en cour d'assises. C’est là, certes, le moment le plus pittoresque et le plus scandaleux de la vie d'Enfantin, et par là celui qu’il est, sans doute, le plus plaisant de conter. Mais ce n'est qu'un moment, qui s'étend sur trois années à peine de la vie d’un homme, de la trente troisième à la trente sixième. Or Enfantin vécut soixante-huit ans, au cours desquels il ne cessa jamais de déployer une fiévreuse activité. Il y a donc lieu, peut-être, de réviser un jugement fondé sur l'examen d’une période si courte de la vie d’un homme, la plus bruyante, sans aucun doute, mais pas nécessairement la plus féconde.
   Éclairer celles des plages de la vie et de l'œuvre d’un homme qui jusqu'ici étaient le plus souvent demeurées dans l'ombre, permettre au lecteur de décider si Enfantin fut un jouisseur cynique, un rhéteur borné, ou comme l'a écrit Victor Hugo, « un voyant de la vie universelle », et s'il faut chercher dans l'histoire le souvenir d’un passage anecdotique du personnage, ou la trace d’un sillon qu’il y aurait creusé, tel est le but que je me suis proposé en écrivant ce livre.

12 euros (code de commande : 30875).

 

FAULKNER (William) — Le hameau. [Titre original : The Hamlet.] Roman. Traduit de l'anglais par René Hilleret. 2e édition. Paris, Gallimard, 1959. In-8° broché, 400 p., (collection « Du Monde Entier »), ex-libris de Maurice et Renée Darquenne dessiné par Francis André, couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   La publication en Amérique de The Hamlet date de 1940, c'est donc une œuvre déjà ancienne du grand écrivain.
   Œuvre caractéristique de son génie et de son art par le style dense, la succession intemporelle des événements, le pittoresque assez misérable des personnages et le pessimisme des tableaux. Toutefois, ce roman diffère des grands romans d'avant-guerre, comme Le bruit et la fureur (1929), Tandis que j'agonise (1930), Sanctuaire (1931), Pylône (1935), dont on a pu dire que les personnages étaient chargés avant tout de dénouer une situation tragique. Le « village » est riche de portraits très vivants qui demeurent dans la mémoire : Flem Snopes, l'imbattable Warner et ses iils, Will et Jody, le pittoresque Ralliff, l'énigmatique Eula.
   Le décor de cette tragi-comédie paysanne est encore le Mississipi, comté imaginaire de Yoknofataphua, capitale Jeffussar, dans un petit village attenant au « Domaine du Vieux Français », ancienne demeure somptueuse, témoin de la prospérité et de la civilisation aristocratique du Sud. Ce « Domaine » a été acheté par le vieux Will Warner, nouveau seigneur du village.
   Nous voyons Flem Snopes, métayer sans fortune, s'introduire dans la famille Warner. Il avance, secret et rusé, vers la réalisation de son dessein. Il épouse Eula, la fille du vieux Will Warner, supplantant son rival Labove, qui a tenté d'abuser d'elle.
   Les animaux jouent un rôle important dans cette suite de sketches. Nous assistons à l'idylle bouffonne entre un jeune chiot et une vache et à l'arrivée au village d'une ribambelle de petits chevaux sauvages conduits par un pittoresque homme du Texas.
   Le roman se termine par le triomphe de l'implacable et imbattable Flem, qui a fini par rouler tout le monde.
   Ses victimes ont été prises à leur propre piège : il est impossible de les plaindre, aucune d'entre elles n'est sympathique.
   Le sentiment qui domine dans toute cette tragi-comédie est la solitude : solitude absolue de tous ces êtres, qu'emplit une haine latente pour tout ce qui est humain, et qui les fait se replier sur eux-mêmes. Aucun ne communie en pensée ou en action avec son prochain. La seule sympathie de l'auteur va aux êtres rayés de l'humanité, comme l'idiot, ou aux animaux, la vache et le chien. Là éclate le pessimisme de Faulkner, sa conviction que la fatalité anéantit tous les efforts des hommes, qu'elle tourne tous nos espoirs en dérision, se joue de tous et de tout. Nous n'apercevons pas ici l'espoir de salut qui se fait jour dans les œuvres postérieures. Mais les personnages gardent une pitoyable grandeur dans leurs efforts tragiques pour se dégager d'une fatalité inhumaine, qui n'est d'aucun temps et d'aucun lieu, mais éternelle et partout présente.

10 euros (code de commande : 30885).

 

[FERRET- ARCHITECTES]. CAUMES (Philippe), MITENEVA (Natalia) et SALLENAVE (Christian)Les Ferret. Un siècle d'architectures. Question d'arts de vivre et d'habiter. Talence, Bastinage, 2011. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   De 1895 à 2011, un siècle d'architectures et 70 ans de L’École d’architecture de Bordeaux.
   Pierre, Claude, Pierre puis Vénézia Ferret... font partie de ces architectes dont les projets de création et l’architecture habitée sont autant d’invitations à goûter notre art de vivre.
   De New York à Bordeaux et Talence, de Royan à Paris, de Contis sur la Côte landaise à toute la France et jusqu’aux stades du monde entier...
   Une histoire – d’architectures et de patrimoines singuliers – confrontée à ce qu’en ont vécu, en vivent encore et en disent au pluriel leurs habitants et usagers !
   Comment les arts de vivre et d’habiter enrichissent l’histoire de l’architecture et de la ville. Au-delà des répertoires et des catalogues, en effet, les œuvres des Ferret nous offrent leurs plus riches enseignements.

20 euros (code de commande : 30869).

 

GLANSDORFF (Maxime) — Théorie générale de la valeur et ses applications en esthétique et en économie. Bruxelles, Éditions du Parthenon, 1954. In-8° broché, 324 p., (collection « Institut de Sociologie Solvay - Sociologie Générale et Philosophie Sociale »).
Table des matières :
   - Avertissement.
   Chapitre I. Théorie générale de la valeur.
      Section I. Les conditions psychiques fondamentales.
         - Caractère représentatif et caractère affectif de la valeur.
         - La conscience et le changement.
         - Les deux aspects de la conscience.
         - Les modalités de l'expression et de l'alliage des deux aspects de la conscience.
      Section II. L'inadaptation et la conscience.
         - Les prédispositions de l'organisme.
         - Rôle de l'assimilation.
         - La régulation.
         - Inadaptation et affectivité.
         - Autonomie organique et prédisposition de fonctionnement.
      Section III. Les tendances et les incidentes.
         - Les représentations et l'adaptation de l'activité psychique.
         - La formation des tendances : l'hérédité et le milieu.
         - Les incidentes et le phénomène de la valeur.
      Section IV. Différents aspects du phénomène de la valeur.
         - Du caractère positif des valeurs.
         - De l'intensité des valeurs.
         - Les valeurs potentielles.
         - Valeurs simples et valeurs complexes.
         - Valeurs involontaires et valeurs créées.
      Section V. Jugements de valeur et jugements rationnels.
         - La condition essentielle du jugement de valeur : la comparaison.
         - Les deux modalités du jugement de valeur.
      Section VI. La valeur, la liberté et la vérité.
         - La valeur et la liberté.
         - La valeur et la vérité.
   Chapitre II. La valeur en esthétique.
      Section I. La contemplation et les tendances esthétiques.
      Section II. De l'influence du milieu et du degré d'universalité des tendances esthétiques.
      Section III. Le beau.
   Chapitre III.
      Titre premier. Généralités sur la valeur pratique.
         - Le fondement de la valeur des fins.
         - Le fondement de la valeur des moyens.
      Titre deuxième. La valeur en économie politique.
         Section I. Historique.
         Section II. Critique.
         Section III. Les éléments statiques de la valeur en économie politique.
            - L'objet de la recherche.
            - Les tendances et le problème des fins.
            - Le problème des moyens.
            - De l'utilité et de la limitation des moyens.
            - Des conditions sociales de l'inégalité des moyens.
            - La combinaison des conditions techniques et sociales des moyens.
            - La rente.
         Section IV. Le rôle dynamique de la valeur en économie politique.
            1. Schéma général de la dynamique.
               - La valeur en croissance.
               - La valeur en décroissance.
               - De la pluralité des conditions des mouvements et de l'unité de leur loi.
               - De l'équilibre.
               - De la nature du mouvement.
            2. Rapport du schéma général avec quelques théories contemporaines.
            3. Application particulière du schéma général et questions de méthodes.
               - De la longueur des mouvements.
               - De la propagation des mouvements.
               - De l'économie dominante.

13 euros (code de commande : 30887).

 

JUVÉNAL (Decimus Junius Juvenalis) — Satires de Juvénal, traduites en vers français, par L.-V. Raoul, professeur de la faculté de la Philosophie spéculative et des Lettres à l'Université de Gand. Troisième édition. Tournai, Casterman, 1818. [Tournay, Imprimerie de D. Casterman. / M. DCCC. XVIII.] In-8° demi-veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre olive, cuir partiellement bruni, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [2 (épître dédicatoire)], XXII, 406 p., édition bilingue (latin - français).
En quatrième de couverture :
   L'ouvrage principal de Raoul, celui qui fait le plus d'honneur à son talent, est, sans contredit, la traduction en vers français des trois satiriques latins. La traduction de Juvénal parut la première, en 1811, elle fut suivie, un an après, de celle de Perse. La traduction des satires d'Horace ne fut publiée qu'en 1816, avec la seconde édition de Perse et de Juvénal.
   Le succès qu'obtinrent ces ouvrages ne ferma pas les yeux de l'auteur sur les défauts qu'ils pouvaient avoir ; Raoul employa sa vie entière à les revoir et à les corriger ; et, sur le bord de la tombe, il s'occupait encore de les perfectionner. Il avait surtout fait une étude approfondie des satires de Juvénal, qui avaient éveillé son talent poétique, et ouvert la route qu'il a parcourue d'une manière si brillante. En rapprochant les différentes éditions qu'il en a données, on peut apprécier les peines infinies qu'il prenait pour les rendre plus parfaites. Au mérite d'une scrupuleuse fidélité, il joint presque toujours celui d'une versification facile, élégante, quelquefois même élevée ; et c'est beaucoup dans la langue de l'Europe la plus ingrate peut être pour ce genre de travaux. Le désir de rester fidèle à l'original, fait, il est vrai, qu'il sacrifie parfois sous le rapport de la concision ; mais, ici encore, le traducteur peut trouver son excuse dans la difficulté de rendre toute la pensée de poëtes tels que Juvénal, Horace et Perse ; de Perse surtout qui dans ses vers,
      Affecta d'enfermer moins de mots que de sens.
Bibliographie :
    - Quételet (Adolphe), Notice sur Louis-Vincent Raoul, membre de l'Académie Royale, pp. 11-12.

20 euros (code de commande : 30873 - vendu).

 

KOVAC (Mirko) — Le Corps transparent. [Titre original : Nebeski zarcnici.] Nouvelles traduites du serbo-croate par Pascale Delpech. Paris, Payot & Rivages, 1995. In-8° collé sous couverture à rabats, 162 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les six récits de Mirko Kovac sont six rencontres de l’écrivain avec des personnages qui ont cru comprendre l’Histoire, celle de leur pays, la Yougoslavie. Ils se trouvent sur le chemin de l’auteur souvent d’une façon mystérieuse et engagent avec lui des conversations où l'arrière-plan historique et politique se mélange avec leur souffrance. Sans manichéisme, Mirko Kovac décrit les déchirures, la peur, les horreurs d'après-guerre vécues par cette génération, celle de la rupture entre Tito et Staline en 48.
   Entre rêve et réalité, tendresse et désespoir, Mirko Kovac se glisse dans la peau de ses doubles jusqu'au cauchemar.

9 euros (code de commande : 30892).

 

LE CLÉZIO (Jean-Marie-Gustave) — Onitsha. Roman. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 250 p., couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
   Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille pour la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
   Maou, elle, rêve d’une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l’homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C’est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables.
   Quant à Geoffroy, il est parti pour Onitsha afin de retrouver l'emplacement de la nouvelle Meroë, fondée selon la légende sur une île du grand fleuve par Arsinoë l'Égyptienne, la reine noire. Son rêve prend progressivement les couleurs de la défaite : Geoffroy ne trouvera que lui-même.
   Si le roman fait resurgir, aux côtés de Fintan, Maou et Geoffroy, le personnage d’Arsinoë, ou encore les mystérieuses figures des mythes africains, c’est que chacun de nous est une parcelle de la légende universelle qui, depuis les origines, ne cesse de s'écrire.
   Ce livre est pareil à l'Afrique : il brûle « comme un secret, comme une fièvre ». S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c’est que, chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

8 euros (code de commande : 30890).

 

[MALMEDY - BELGIQUE DE L'EST]. Malmédy-Folklore. Folklore - Généalogie - Histoire. Tome 57 - 1997-1998. Malmedy, ASBL Malmedy-Folklore, 1998. In-8° broché, 280 p., illustrations en noir, deux cahiers en couleurs, très bon exemplaire.
Sommaire des articles :
   - Nos révolutionnaires malmédiens, par J. Bastin.
   - Bornes dans la région de Stavelot-Malmedy, par J. De Bruyne.
   - Les vitraux armoriés de la Chapelle Saint-Lambert à Stavelot, par C. de Fossa.
   - Le carillon de la cathédrale, par E. De Vos.
   - Lès djèyes èt lès neûs - Les noix et les noisettes, par M. Dewalque.
   - Thierry de Leernes chez Poppon de Stavelot-Malmedy. Les réformes aux prises avec le diable, par Ph. George.
   - Malmedy et Waimes au jour le jour en 1995-1996, par L. Halleux.
   - Malmedy-Folklore, par R. Jacob.
   - Malmédiens sous les drapeaux (2e partie) Les Campagnes de Napoléon, par R. Jacob.
   - Un malmédien aux Gardes Wallonnes, par R. Jacob.
   - Le manuscrit Depresseux. Un document inconnu de 1781-1816, par R. Jacob.
   - Héraldique malmédienne, par R. Jacob.
   - Les poids et mesures à Malmedy avant la Révolution Française, par R. Jacob.
   - Découverte d’une dalle funéraire malmédienne à Sankt Thomas an der Kyll, par R. Jacob.
   - Le petit tram d’Elsenborn, par R. Jacob.
   - La manifestation Vinette, par R. Jacob.
   - L’éclipse de 1999, par R. Jacob.
   - L’ancienne église Saint-Géréon, par W. Kaefer.
   - Steinbach & Cie et le papier photographique, par W. Kaefer.
   - Parmi les 195 bourgmestres de Malmedy, par Ph. F. Krings.
   - Il y a 200 ans, ... le bourgmestre Jean Georges Delvaux et son suppléant Jean Guillaume Krings, par Ph. F. Krings.

15 euros (code de commande : 30857 - vendu).

 

MARCHANDISSE (Alain) — L'obituaire de la cathédrale Saint-Lambert à Liège (XIe - XVe siècles). Bruxelles, Palais des Académies, 1991. In-8° broché, LXXXIII, 268 p., 12 planches hors texte in-fine, (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Bibliographie.
   - Introduction.
      1. Original et copies : forme et histoire.
         A. Description des copies.
            1. La copie Hansay-de Marneffe (Notice du manuscrit).
            2. La copie Hinnisdael (Notice du manuscrit).
         B. Valeur des copies.
         C. L'original.
            1. Aspect du manuscrit.
            2. Histoire du manuscrit.
            3. Bibliographie du manuscrit.
      2. Rédaction et chronologie de l'obituaire.
      3. Fonds et intérêt historique de l'obituaire.
      4. Les autres documents nécrologiques de la Cathédrale.
         A. Isti sunt redditus anniversariorum.
         B. Manuscrit Hinnisdael.
      5. Présentation de l'édition.
   - Édition de l'obituaire.
   - Annexes.
      - Liste des personnages commémorés classés par qualité et dans l'ordre chronologique du calendrier.
      - Addenda-Corrigenda.
      - Index onomastique.

13 euros (code de commande : 30882 - vendu).

 

Mons. Un ouvrage de la Maison de la Mémoire de Mons présenté sous la direction de Thierry Cuvelier à partir de la collection de Marc Sanders. Bruxelles, Sutton, 2001. In-8° broché, 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   C'est l'histoire de la ville de Mons, chef-lieu de la province du Hainaut, qui nous est proposée dans cet ouvrage. La Maison de la Mémoire de Mons a recueilli une multitude de photographies, cartes postales anciennes et autres documents d'archives et nous convie à une balade dans les différents quartiers de la ville au début de ce XXe siècle.
   Une invitation à la découverte de lieux, d'atmosphère aujourd'hui disparus mais aussi de l'effervescence d'une ville bien vivante grâce à sa ligne de chemin de fer, son tram, ses multiples commerces, sa vie sociale et son folklore tel l'incontournable Lumeçon.
   Véritable trait d'union entre les générations, ce livre permettra tant à nos aînés de se remémorer les souvenirs de la vie d'antan qu'à nos plus jeunes de découvrir une époque dont est encore tributaire la compréhension de notre présent.

20 euros (code de commande : 30901).

 

[MONS]. Annales du Cercle Archéologique de Mons. Tome XV. Mons, Dequesne-Masquillier, 1878. Fort in-8° demi-maroquin (dos passé, épidermures, plats défraîchis), XVIII, 688 p., bien complet de toutes ses planches hors texte, rare.
Contient :
   
- Note concernant une empreinte sur plomb du sceau de Georges Malapert. 3 p., par A. d'Auxy de Launois.
   - L'église et les antiquités d'Aubechies. 2 p., par Théodore Bernier.
   - La seigneurie de l'Esclatière, à Horrues. 8 p., par Théodore Bernier.
   - Sur des découvertes faites à Wasmes et dans quelques villages voisins. 54 p., par Charles De Bove.
   - Notice sur une découverte d'antiquités gallo-romaines à Maisières. 8 p., par Gonzalès Decamps.
   - Sur un miracle de sainte Waudru. 3 p., par Gonzalès Decamps.
   - Analectes montois. Documents relatifs aux anciennes sculptures de l'église de Sainte-Waudru. 15 p., par Léopold Devillers.
   - Cartulaire des hospices et des fondations de charité de la ville de Mons. Première partie : XIIIe siècle. Deuxième partie : XIVe siècle). 222 p., par Léopold Devillers.
   - Chronique du couvent des Récollets de Barbençon. 1 p., par Léopold Devillers.
   - Les hommes et les choses de la ville d'Ath. Éphémérides athoises. 53 p., par Emm. Fourdin.
   - Rapport sur la découverte de sépultures gallo-romaines et d'une sépulture gauloise, au bois de Solre-sur-Sambre. 5 p., par A. Jennepin.
   - Histoire et archéologie. Les Estinnes (suite et fin). 198 p., par Théophile Lejeune.
   - Chapelle de Saint-Sylvestre, au château de Mons. 1 p., par Ernest Matthieu.
   - Monument funèbre de Guillaume de Wargnies.1 p., par Ernest Matthieu.
   - Notice sur le serment des archers de Saint-Sébastien de Marcq. 9 p., par Ernest Matthieu.
   - Sceau de la confrérie de la Miséricorde ou de Saint-Jean décollé à Mons. 3 p., par Ernest Matthieu.
   - Sceaux des serments ou guildes de la ville d'Enghien. 6 p., par Ernest Matthieu.
   - Le Singe d'or, à Mons. 1 p., par Ernest Matthieu.
   - L'abbaye de la Paix Notre-Dame ou des Bénédictines de Mons. 18 p., par Charles Rousselle.
   - Notice bibliographique et archéologique sur le Liber defunctorum conventus Sti Francisci ad Sabim, ou Obituaire du couvent de Saint-François de Farciennes. 58 p., par D.-A. Van Bastelaer.

50 euros (code de commande : 30878 - vendu).

 

[MONS]. Calendrier populaire de Mons et de sa région. Avant-propos par Henri Cammarata. [Bruxelles], Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture Française, 1974. In-8° carré broché, 115 p., illustrations, petit cachet humide ex-libris à la page de garde.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 21 décembre 1974 au 16 février 1975. Les photographies ont été réalisées par Marcel Lefrancq.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est dans le souci de rencontrer la population dans sa vie de tous les jours que la Maison de la Culture, à l'occasion de l'année du folklore, s'est proposé d'organiser une exposition illustrant les traditions populaires de l'arrondissement de Mons. Le sujet étant illimité, il fut décidé de le restreindre en ne considérant que les principales traditions liées au calendrier ou, du moins, au rythme saisonnier. Un guide s'offrait dans le calendrier rédigé en patois de Mons que le curé Letellier inséra en tête de l'Armonaque dé Mons pour l'année 1846, le premier qu'il publia.
   De ce calendrier ont été détachées les dates les plus marquantes et celles qui se prêtaient à une illustration. Les fêtes mobiles ont été dépouillées de la date qu'elles avaient en 1846.
   Quelques notations ont été reprises aux calendriers des Armonaques de 1847 et 1848.
   Enfin, on a ajouté quelques manifestations profanes, qui n'existaient pas il y a un siècle mais qui se sont introduites dans les traditions de la région.
   Ce Calendrier populaire de Mons et de sa région a donc fourni son thème à l'exposition et son ossature au présent catalogue.
   Chaque fête était l'occasion pour la population d'exprimer ses sentiments ; c'est ainsi que dans bon nombre de communes, suivant un certain protocole, le mal représenté par un bonhomme de paille était brûlé au son d'une musique lancinante. Autrefois, et aujourd'hui encore, les artisans et ouvriers ont réalisé pendant leurs moments de loisir des objets utilitaires ou décoratifs liés eux aussi à certaines manifestations périodiques. On n'énumérera pas ici tout ce qui peut se découvrir tout au long de cette exposition. On a voulu cerner au mieux l'esprit d'un quotidien menacé par l'évolution de notre société ; on peut espérer par là en souligner la profondeur et en assurer la continuité, car un peuple qui perd son folklore est un peuple qui meurt.
   Nous souhaitons que cette manifestation soit le point de départ d'une recherche qui se poursuive et qui débouche un jour sur la création d'un musée du folklore régional.
Table des matières :
   - Avant-propos, par H. Cammarata.
   - Propos sur le folklore d'hier et d'aujourd'hui, par A. Gallez.
   - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre.
   - Le culte des saints à Mons, par K. Petit.
   - Quelques expressions propres au métier de la couture, par J. Houdart.
   - Le « Bètième » montois, par J. Langue.
   - La céramique, par K. Petit.
   - Art populaire et art naïf, par M. G. Lefrancq.
   - Jeux d'autrefois et jouets d'un sou, par A. Gallez.
  - Fond musical diffusé pendant l'exposition, par G. Dumortier.
   - Orientation bibliographique, par Chr. Piérard.
   - Situation de la peinture naïve, par G. Schmits.

20 euros (code de commande : 30894).

 

[MONS]. DELHOVREN (Roger) — Souvenirs d'un ancien képi blanc. Préface d'Elio di Rupo. S.l., [post 1998]. In-8° broché, 123 p., illustrations, un nom et une phrase soulignés de feutre fluo, sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   1. Préface.
   2. Avant-propos.
   3. Comment devenait-on agent de police ?
   4. Mes débuts.
   5. Il ne faut pas se faire remarquer le premier jour.
   6. Le proche environnement.
   7. Articulation des services.
   8. Les horaires de travail.
   9. Le travail de l'agent de quartier et de l'agent de voirie.
   10. Présence de l'agent de quartier.
   11. Quelques personnages.
   12. Nos rapports avec les autres services de police.
   13. Elle avait de bons voisins.
   14. Une curieuse coïncidence.
   15. Il avait des réparties singulières.
   16. Un acte de désespoir.
   17. Un homme armé rue de Boussu.
   18. Pas de chance.
   19. Le bras dans le frigo.
   20. Le hasard fait bien les choses.
   21. Les frères jumeaux.
   22. Quand la fringale vous tient.
   23. Le doigt.
   24. Trop de lumière.
   25. Un coup de feu mortel, deux points d'impact.
   26. Tragique accident de circulation.
   27. Le Caisson.
   28. Cela s'est passé dans le quartier de Messines.
   29. Un extra-terrestre à Mons.
   30. Des imprudences coûtent la vie à un jeune cavalier.
   31. C'est la tournée du patron.
   32. Les constats d'adultère.
   33. Les vols de vélos et de cyclomoteurs.
   34. Il pleuvait des billets de mille francs.
   35. Les vols à la tire.
   36. Le voleur de drapeau.
   37. Quelques privilèges.
   38. Une visite imprévue.
   39. La Police et la Ducasse de Mons.

12 euros (code de commande : 30896).

 

[MONS - GRAVURE]. Tota Europa spectante et adversante. Montes Hann. expug. M. DC. XCI. Gravure de Louis-Simon Lempereur d'après un dessin de Charles Eisen extrait de l'ouvrage de Jean de Beaurain : Histoire militaire de Flandre, depuis l'année 1690 jusqu'en 1694 inclusivement; qui comprend le detail des marches, campemens, batailles, siéges & mouvements des armées du roi & de celles des alliés pendant ces cinq campagnes, publié à Paris, en 1755, p. 148.
Dimensions :
   - Cuvette : 158 x 120 mm.
   - Feuille : 185 x 145 mm.

   Cette gravure représente la médaille commémorative de la prise de Mons (voir ci-contre) par Louis XIV, en 1691. La légende précise :
   « On voit dans cette médaille Hercule debout. Il s'appuye d'une main sur sa massuë, et tient de l'autre, une Couronne murale et de l'autre un Bouclier aux Armes de la Ville de Mons. La Légende, Tota Europa spectante et adversante ; et l'Exergue, Montes Hannoniae expugnate. M. DC. XCI. signifie, la Ville de Mons en Hainaut prise aux yeux de l'Europe liguée contre la France, 1691. »
   On note que, dans cette description Hercule qui est un fameux gaillard, est donc équipé de trois mains !!

15 euros (code de commande : 30906 - vendu).

 

MOULAERT (Jan) — Le mouvement anarchiste en Belgique. 1870-1914. [Titre original : Rood en zwart. De anarchistische in België.] Traduction par Sophie Haupert. Avec la collaboration de Vincent Vagman. Ottignies, Quorum, 1996. In-8° collé, 414 p., rare.
En quatrième de couverture :
   La réputation des anarchistes fut longtemps suspecte dans de larges couches de la population. Alors que leur doctrine se définit comme l'absence d'autorité et considère l'État comme source de désordre, une tradition bien établie l'assimile au trouble et au chaos.
Fruit de plusieurs années de recherches, ce livre retrace l'histoire de la mouvance anarchiste en Belgique, depuis sa naissance dans les années 1870 jusqu'à son déclin en 1914, lorsqu'elle fut emportée dans la tourmente de la Première Guerre mondiale.
Epoque après époque, l’auteur relate les péripéties du mouvement : l'opposition acharnée au Parti ouvrier belge, les rapports avec les organisations syndicales, les relations avec la France, les Pays-Bas et l'Allemagne, l'imbrication avec les avant-gardistes, les heurts avec la police et la justice, l'aversion pour toute forme d'organisation, les exploits de sa presse...
Si les réseaux anarchistes ne résistèrent pas au choc de la guerre entre les nations, leurs idéaux libertaires n'en continuent pas moins aujourd'hui de se propager.
Jan Moulaert (1956) est docteur en histoire de l'Université de Leuven à laquelle il collabore, ainsi qu’à plusieurs institutions scientifiques néerlandaises. Son premier livre a reçu le Prix Hubert Pierlot.

35 euros (code de commande : 30891 - vendu).

 

[NEDONCHEL]. LAISNÉ (Louis) Généalogie de la maison de Nedonchel. Par M. Laisné successeur de Chérin, d'Hosier et de Courcelles historiographes du Roi. Extraite des Archives historiques de la noblesse de France, Tome X. Corrigée et augmentée de documents tirés des anciens cartulaires et dépôts publics. Tournai, Leclercq, 1895 (sur la couverture 1895-1897). [Tournai / Leclercq & Cie / Éditeurs / 1895] In-8° broché, 185, [1 (errata)] p., illustrations (armoiries), planches hors texte, index des noms cités, exemplaire défraîchi.
Introduction :
   Nedonchel, dans l'ancien Comté d'Artois, était autrefois une terre seigneuriale avec une église paroissiale dédiée à Saint Menne et mentionnée de temps immémorial dans les cartulaires ; elle fut érigée en Marquisat par lettres patentes du Roi de France Louis XIV, données à Versailles en avril 1694, Elle a donné naissance à une ancienne famille de ce nom ; quoiqu’enclavée dans la province d'Artois, elle était primitivement dans la dépendance des comtes de Boulogne. Les communes de Nedon et de Nédonchel très rapprochées sont situées entre les villes d'Aires-sur-la-Lys, Saint-Pol et Lillers et non loin de Béthune.
   Du temps de la féodalité, le seigneur de Nédon avait droit de porter bannière et il devait lever le ban et l'arrière-ban à l'appel du comte de Boulogne en temps de guerre. Le château de Nédon au XVIIIe siècle présentait l'aspect d’une forteresse démantelée ; il avait dû servir de poste militaire utile à la défense des États des comtes souverains de Boulogne. L'antique manoir de Nedonchel, qui avait été restauré au XVe siècle ou en partie reconstruit, était encore habité au siècle dernier, il avait plus d'importance par ses vastes constructions ; il était aussi fortifié et flanqué de quatre grosses tours. On pouvait s'y abriter et résister en cas d'attaque.
   Les deux villages, distants de deux kilomètres seulement, existaient dans des temps très reculés et avaient chacun leur église paroissiale ; la chronique d’Hariulfe, moine de Saint-Riquier, nous fait connaître, comme on le voit dans le Spécilegium de Dom Luc d’Achéry, que lorsque les moines de Centule, pour obéir aux prescriptions de Louis le Débonnaire, dressèrent en l'an 831 l'inventaire de leur trésor et la désignation de leurs biens territoriaux, ils signalèrent au Pagus de Terouane, leur Prieuré de Batricium avec ses dépendances : Villam Thione (Thienne), Villam NEDON, ecclesias duas (Nedon et Nédonchel) Villam Albitrium (Estrées blanche) et allias multas.
   Quant à Nedonchel, quoiqu’enclavé également dans le Comté d'Artois, ses seigneurs conservèrent leur cri de guerre qui était Boulogne. Les fiefs qui en dépendaient étaient : Ligny, Rély, Tyremande, Testinclou, Westrehem et Warin. Plus tard le siège principal de la seigneurie tomba dans la dépendance immédiate du roi de France à cause de son château de Desvres. Les qualifications de Seigneurie vicomtière de Sirerie et parfois de Baronie données par quelques auteurs à ces domaines dans les temps de la féodalité montrent leur importance. Nedonchel eut ses coutumes particulières ; elles furent homologuées en 1550. Il était alors le siège d’un baillage dont les villages de Ligny, Westoque, Gliberghe et Westrehem faisaient partie, mais plus anciennement on trouve dans les registres d'aveux et de dénombrements qu’Auchel, Liettre, Blarville, Burbure et Beauquesne en relevaient. On comprend que par sa position entre le Boulonais et l'Artois, et les vicissitudes survenues par suite de successions et des guerres entre les souverains, Nedonchel vit plusieurs fois modifier sa juridiction seigneuriale. On sait que ces parties du Nord delà France furent souvent envahies et conquises par d'ambitieux voisins.
   De la domination des Comtes de Boulogne il passa dans celle des rois de France, puis dans celle des ducs de Bourgogne. Lors du traité de Cambrai entre François Ier et Charles-Quint,en 1529, le village de Nedonchel et ses dépendances furent nominativement exceptés des cessions faites à l'Autriche. Plus tard, par suite de nouveaux arrangements entre les deux couronnes, Nedonchel avec la ville de Térouane furent réservés à la France, ce que spécifie le traité de Crépy en 1544. Cette seigneurie avec Lillers et d'autres fiefs fut érigée en marquisat en 1694.
   Il existait encore une pairie foncière relevant du château de Béthune, domaine royal : elle s'étendait sur Béthune-le-Locon, la Couture et Lestrem, et était connue sous le nom de Nedonchel-en-Locon. Ce nom lui provenait de ses seigneurs issus d’une branche cadette qui y fit sa résidence pendant un siècle ou deux. Elle fut reconnue en 1371 par le seigneur Jean de Nedonchel, fils d’un autre Jean qui se qualifiait Pair de Nedonchel. Cette branche descendait de la maison-mère, elle portait les mêmes armes sauf une brisure qui consistait en une bordure de gueule de l'écu séparée par un filet d'or. Jeanne de Nedonchel, héritière de cette pairie, la porta en dot à Hughe de Sailly, et Marie de Sailly, femme de Mathieu d’Estrée, la fit entrer dans cette dernière famille ; elle fut vendue en 1445 à Robert de Lavault. Plus tard elle passa dans les familles de Waziers, du Mont-Saint-Éloi et de Beauffort ; en 1687, François-Joseph de Beauffort du Corroy se qualifiait de baron de Nedonchel.

25 euros (code de commande : 30858 - vendu).

 

La Nouvelle Revue internationale. Problèmes de la paix et du socialisme. 3e année - N° 4 - Avril 1960. Paris, Société Parisienne d'Édition et d'Information, 1960. In-8° broché, 224 p.
Sommaire :
   - 90e anniversaire de la naissance de Lénine.
      - Le secret des victoires du léninisme.
      - Parti léniniste, Parti de masse (Lénine et le Parti communiste français), par Jacques Duclos.
      - Lénine, l'impérialisme et M. Strachey, par Palme Dutt.
      - Les sciences modernes de la nature et les prévisions de Lénine, par Ernst Kolman.
      - Lénine au théâtre, par Nicolaï Pogodine.
   - Tendances et perspectives du capitalisme monopoliste contemporain, par O. Kuusinen.
   - Qu'est-ce que la coexistence pacifique ? (Réponse à George F. Kennan), par Eugène Dennis.
   - Bilan du IXe Congrès du Parti communiste italien, par Luigi Longo.
   - De grands changements se préparent en Espagne, par Fernando Claudin.
   - Trois commentaires sur la Conférence de Rome :
      - La solidarité de nos partis, par Mario Alicata.
      - Défendre, renforcer, rénover la démocratie, par Léo Figuerfes.
      - Lutter contre les monopoles, c'est lutter contre la guerre, par Otto Bauman.
   - Chronique des partis communistes et ouvriers.
      - Dans le monde entier. Le 90e anniversaire de la naissance de Lénine.
      - Belgique. La préparation du Congrès du Parti communiste.
      - Irak. Les communistes luttent contre l'opportunisme.
      - Kerala. Les résultats des élections.
      - Japon. Développement de l'unité d'action.
      - Porto-Rico. Échec d'un scénario anticommuniste.
      - Pologne. Les masses discutent des problèmes relatifs au progrès technique.
      - Autriche. Un vent nouveau.
      - Chypre. Le présent et l'avenir du peuple de Chypre.
      - Informations.
   - Livres et revues.
      - De nouveaux inédits de Lénine, par N. Alexandrov.
      - La philosophie soviétique dans le miroir déformant de la théologie, par E. S.
   - Contre la répression.
      - En Espagne et au Portugal.
      - En Jordanie.
      - En Syrie.
   - Notes.
      - Mouvement ouvrier et socialisme en Grande-Bretagne, par Bill Brooks.
   - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 30888).

 

[ORVAL]. Orval, neuf siècles d'histoire. Orval, Éditions de l'Abbaye, 1970. In-8° carré collé, 230 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'occasion du 900e anniversaire de l'abbaye.
Table des matières :
   
- Liminaire, par François-Xavier Hanin.
   - Préface de Léon-E. Halkin.
   - Section 1. Architecture.
      - L'architecture monastique à Orval, par Jean Kelecom.
      - Évolution du carrelage et du mobilier à travers l'histoire d'Orval, par Georges Maillien.
   - Section 2. Histoire.
      - L'histoire de l'abbaye d'Orval, par Charles Grégoire.
      - Liste critique des abbés d'Orval, par Charles Grégoire.
   - Section 3. Économie et domaine.
      - L'ancien domaine d'Orval, par Christian Grégoire.
   - Section 4. Manuscrits.
      - Les manuscrits de l'abbaye d'Orval, par Gætano Raciti et Jacques Stiennon.
   - Section 5. Art religieux et profane.
      - L'iconographie de Notre Dame à Orval, par Albert van Iterson et Germain Ninane.
   - Section 6. Vie monastique.
      - La vie monastique, par Jean Leclercq.
   - Appendice 1. Le musée pharmaceutique.
   - Appendice 2. Grande salle de réception.

13 euros (code de commande : 30856*).

 

[PERMEKE (Constant)]. VAN DEN BUSSCHE (Willy) — Permeke. Anvers, Fonds Mercator, 1986. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 413 p., très nombreuses reproductions de grande qualité en noir et en couleurs, bel exemplaire peu courant en langue française.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Provinciaal Museum voor Moderne Kunst, à Ostende, du 20 décembre 1986 au 1er mars 1987.
 Extrait :
   L'expressionnisme flamand suscite aujourd'hui un regain d'intérêt dû à l'évolution des mentalités. Celle-ci s'est exprimée, entre autres, par une double réhabilitation : d'une part celle de la peinture comme telle, d'autre part celle des liens d'appartenance aux traditions populaires régionales.
   À cet égard, le discours à la mémoire de Permeke prononcé en 1953 par André De Ridder présente des résonances extraordinairement actuelles. Pour De Ridder, l'expressionnisme flamand se proposait de renouer avec la tradition d'un art authentiquement populaire, « populaire dans son inspiration la plus profonde, ne sacrifiant en rien au folklore, à un régionalisme pittoresque... » Il s'agit d'un « art dans lequel on peut saluer la renaissance et le triomphe du Génie du nord, génie qui se perpétue à travers les siècles avec toutes ses constantes et variantes... et qui a permis à nos maîtres, bien qu'ils soient flamands jusqu'au tréfonds de l'âme, ou précisément parce qu'ils le sont, de devenir des artistes de format international. »
   À la fin des années '70, on allait en effet adopter dans de nombreux pays d'Europe, et plus particulièrement en Allemagne et en Italie, un point de vue résolument régionaliste. Après une longue période d'« internationalisme », de quête d'une « langue universelle », on en revint à la conviction que le grand art a ses racines dans le terroir. Wolgang Max Faust, dans un entretien avec Christos M. Joachimides, défend un point de vue analogue lorsqu'il affirme que l'isolement d'une région libère des forces qui atteignent leur plus grande intensité par de nouvelles références à la tradition. Une telle affirmation ne pouvait que conforter Joachimides dans sa conception de l'art : paradoxalement, l'art doit dans une certaine mesure être régional ou provincial pour pouvoir atteindre à la grandeur, et Joachimides cite à titre d'exemple Picasso et Bacon, qu'il qualifie d'artistes régionaux. Dans cette perspective, Permeke peut, lui aussi, être considéré comme un « génie régional ». Comme le dit encore André De Ridder, « un artiste ne mérite la qualification d'universel que dans la mesure où il est profondément enraciné dans son sol natal et nous offre du paysage et des habitants de sa région une vision si simplifiée mais représentative, si attentive à la caractérisation essentielle, si synthétisante et significative que l'universel transparaît derrière la vérité locale... »
   Ce point de vue s'applique parfaitement à l'œuvre de Permeke. Celui-ci, en effet, est toujours parvenu à synthétiser et à restituer intuitivement les données de son expérience immédiate, la technique naissant à chaque fois du sujet ou s'adaptant spontanément au thème-méthode révolutionnaire remise à l'honneur par les jeunes peintres d'aujourd'hui. Permeke lui-même a explicité son attitude en la matière : « L'aventure réside dans ce qui vous touche. Ne me parlez pas d'une technique toute faite, comme un costume sur mesure, et qui pourra servir pour n'importe quelle œuvre. N'a de valeur que ce qu'on trouve au moment où l'on en a besoin... » Par ailleurs, dans un entretien accordé en 1930 à Johan de Maegt, Permeke déclarait que les « découvertes les plus importantes s'offrent à nous dans les choses les plus ordinaires ». C'est grâce à ses attaches organiques et psychiques avec les choses de tous les jours, et bien entendu grâce à sa maîtrise technique et à une puissance de figuration qui n'a jamais cessé de se renouveler, que Permeke a su construire une œuvre si diverse et si captivante, et ce malgré la relative étroitesse de son contenu.

45 euros (code de commande : 30899 - vendu).

 

PLANCKE (Robert) — Les catalogues de manuscrits de l'ancienne abbaye de Cambron. Mons et Frameries, Dufrane-Friart - Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons, 1938. In-8°, 82 p., (collection « Publications de la Société des Bibliophiles Belges Séant à Mons », n° 40), un des 62 exemplaires nominatifs numérotés sur Hollande (n° 33) signés par le Secrétaire Henri Delanney et le Président Léon Losseau, en bel état auquel on joint l'invitation à assister à la conférence d'Edmond Faral sur « Les sources de la littérature française au Moyen Âge », le 8 mai 1938.
Extrait :
   Bien que le scriptorium de l'abbaye de Cambron n'ait été vraiment actif qu'au Moyen Âge, nous n'avons pas conservé de catalogue ou d'inventaire remontant à cette époque. Lorsqu'on veut se renseigner sur l'importance et le contenu de la bibliothèque manuscrite de Cambron, on se réfère ordinairement au catalogue publié par Sanderus, en 1641 Pourtant, il s'en faut que ce catalogue soit ou le seul existant ou le plus anciennement imprimé.
   Il existe tout d'abord un catalogue qui fut imprimé une dizaine d'années environ avant celui de Sanderus. Puis on peut consulter, aux Archives générales du Royaume, un catalogue rédigé en 1782, qui, malgré sa date récente, fournit des renseignements précieux que l'on chercherait en vain chez Sanderus et ses prédécesseurs, et même, en général, dans n'importe quel catalogue du Moyen Âge, à supposer qu'on en retrouvât un. En effet le catalogue de Sanderus ne permet pas de se faire une idée exacte du nombre de volumes ni, par conséquent, du contenu de chacun d'eux. Le catalogue de 1782 fournit, avec une précision suffisante, ce renseignement.
   En plus de ces catalogues « pléniers » (comme on eût dit au vieux temps) il existe à la Bibliothèque Royale de Bruxelles, un catalogue partiel, inédit, qui a pour auteur le P. Beaudouin Moreau, religieux de Cambron, et qui remonte à la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Il a l'extrême avantage de reproduire, – et c'est une chose rare pour l'époque, – l'incipit et l'explicit de chacune des œuvres signalées dans un volume. Malheureusement, il ne fait connaître que les manuscrits contenant des vies de saints. Son contenu correspond à peu près aux numéros 256 à 263 du catalogue de 1782, bien que l'ordre dans lequel sont cités les codices, ne soit pas identiquement le même. Il mentionne également quelques vies de saints parsemées dans d'autres volumes cités par le catalogue de 1782, ou bien des vies se trouvant dans des volumes qui n'étaient plus à Cambron en 1782, mais dont on retrouve encore la mention, – du moins celle de certains d'entre eux, – chez Sanderus.
   Jusqu'ici ce catalogue partiel n'avait guère attiré l'attention. C'est un petit manuscrit du XVIIe siècle qui a pour titre : « Vitae Sanctorum Ms in Bibliotheca Camberonensi ». Une main postérieure a ajouté « Colligente Io. Moreau ibidem Religioso ».
   Le manuscrit de Bruxelles doit être une copie exécutée en plusieurs fois, d'après des notes ou brouillons originaux. On y distingue, en effet, trois écritures dont deux sont certainement de mains différentes.
   La nature du catalogue fait supposer qu'il a été fait pour le père Rosweyde. Nous savons en effet que celui-ci, alors qu'il faisait ses études à Douai (de 1590 à 1594), passait ses vacances à visiter les bibliothèques environnantes. Aurait-il poussé ses recherches jusqu'à Cambron et y serait-il entré en relations avec le P. Beaudouin Moreau, ou avait-il fait sa connaissance à Douai même ? Il est difficile de préciser, car nous savons que pendant les années où le père Rosweyde préparait ses travaux, il avait partout des correspondants fouillant pour son compte les bibliothèques de Belgique. Sans aucun doute Beaudouin Moreau était un de ceux-ci.
   À qui pouvait-il mieux s'adresser ? Beaudouin Moreau était à ce moment une des célébrités de Cambron. Né en 1570, il avait fait de brillantes études à Douai où il devint bachelier en théologie. Dans la suite il fut nommé secrétaire de l'abbé de Cîteaux et fut mis en 1619 à la tête du monastère de Rosières, près de Poligny, dans le diocèse de Besançon. Il s'était mis en route pour ce monastère avec quelques religieux de Cambron, parmi lesquels figurait Maximilien Gilleman, pour y rétablir l'ordre dans les finances et le spirituel, lorsqu'il fut envoyé comme procureur général de l'ordre de Cîteaux à Rome vers la fin de 1621. Il y mourut le 7 juin 1622.
   Beaudouin Moreau était l'auteur d'une bonne édition de la règle de St Benoît, en vue de laquelle il avait examiné au moins trente manuscrits. Il devait donc être très averti dans le domaine de l'étude des manuscrits et il était l'homme tout désigné pour cataloguer les manuscrits de son abbaye.
   Il est difficile de préciser la date à laquelle il a dressé son catalogue de vitae sanctorum. De toute façon, celui-ci devait être achevé en 1619, date à laquelle Beaudouin Moreau quitta définitivement l'abbaye de Cambron.

20 euros (code de commande : 30859 - vendu).

 

POULEUR (Jean-Alexandre), BIOUL (Anne-Catherine) et DAUCHOT (Alain) — Charleroi, ville d'architectures. Du temps des forteresses aux Années folles 1666-1940. Charleroi, Espace Environnement, 1992. In-4° sous reliure illustrée d'éditeur, 113 p., nombreuses illustrations en couleurs, très bon exemplaire, peu courant.
Présentation de l'éditeur :
   Ce n'est un secret pour personne : en matière d'architecture, Charleroi n'est ni Bruges, ni Bruxelles, ni Paris... et encore moins Vienne ou Florence. Cependant, même si on a raison de sourire de ces comparaisons douteuses, on aurait tort de croire que dans notre ville il n'y a rien à voir, rien à découvrir, rien à apprécier, rien à protéger.
   En une centaine de pages et quelque 120 photographies, le livre publié aujourd'hui par Espace Environnement prouvera à tous ceux qui en doutaient encore, que notre ville recèle elle aussi quelques trésors. Des trésors à découvrir ou à redécouvrir : ce livre en étonnera certainement plus d'un. À commencer par les Carolos eux-mêmes !
   C'est donc avec une touche de provocation que l'ouvrage est intitulé « Charleroi, ville d'architectures ». Car il existe bel et bien, dans la métropole sambrienne, des architectures dignes d'intérêt, qui portent les traces de l'Histoire ; des architectures imprégnées de l'atmosphère spécifique de chaque époque, qui nous en apprennent un peu plus sur les hommes ayant vécu au « Temps des Forteresses », à la Belle Époque ou durant les « Années Folles » ; des architectures qui, très souvent, brillent tout simplement par leur beauté.

25 euros (code de commande : 30868).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - HAINAUT]. Gardes civiques non actives. Appel à l'activité. [Mons], [Gouvernement Provincial du Hainaut], 1914. Placard imprimé sur un papier au format 330 x 502 mm., deux plis centraux l'un vertical et l'autre horizontal, en bon état malgré un petit pli dans le coin supérieur gauche et quelques petites déchirures (sans perte) dans la marge inférieure.
   Publication, le 7 août 1914, par Maurice Damoiseaux, Gouverneur de la Province de Hainaut, de l'arrêté royal du 5 août 1914 appelant à l'activité la garde civique de toutes les communes du royaume.

20 euros (code de commande : 30908).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - MONS]. Avis important. Dépôt des armes à feu. [Mons], [Administration de la Ville de Mons], 1914. Placard imprimé sur un papier au format 337 x 512 mm., deux plis centraux l'un vertical et l'autre horizontal, en bon état.
   Publication, le 20 août 1914, par Jean Lescarts, Bourgmestre de la Ville de Mons, de l'invitation à la population de remettre armes à feu et munitions dans les ains de l'autorité communale.

20 euros (code de commande : 30909 - vendu).

 

QUEIRÓS (José Maria Eça de) — Les Maia. Roman. Tomes I et II (complet). Avant-propos de Joaquim Verissimo Serrão. Paris, Presses Universitaires de France, 1971. Deux volumes in-8° brochés sous couvertures à rabats et Rhodoïds d'éditeur, 762 p. (pagination continue pour les deux volumes), (collection « Poètes et Prosateurs du Portugal », n° 3 et 4), exemplaire en très bon état, épuisé dans cette belle collection.
Avant-propos :
   Parmi tes écrivains portugais du dix-neuvième siècle, il n'en est aucun qui ait été aussi fortement marqué par la culture et l'esprit français qu'Eça de Queirós (1845-1900). Ses romans, d'où se dégage une subtile critique de la société de son temps, ont fait de lui l'un des chefs les plus prestigieux de l'école réaliste au Portugal.
   Diplomate, il vécut longtemps à l'étranger, notamment à Bristol, où il fut consul de 1816 à 1888, puis à Paris, où il mourut dans sa maison de Neuilly. Il se trouva donc en contact avec les grands courants d'idées européens, et fit siennes les nouvelles techniques du roman : on décèle chez lui l'influence de Flaubert et de Zola. Si ses sujets sont bien portugais, la façon de les traiter était alors fort originale, et c'est ce qui fit le succès de ses ouvrages, parmi lesquels il faut réserver une place d'honneur à Os Maias (1888), considéré par la plupart des critiques comme son chef-d'œuvre.
   Une traduction française de ces deux volumes, par le processeur Paul Teyssier, parut en 1956 sous le titre Une famille portugaise, par les bons soins du Club Bibliophile de France. Cette édition étant épuisée depuis plusieurs années, il nous a semblé opportun de publier à nouveau ce texte, revu par le traducteur, en lui laissant cette fois son titre portugais, qui est le nom de la famille en question : Les Maia.
   Paul Teyssier est bien connu des lusitanisants français. Docteur ès lettres par la Sorbonne, où il a soutenu une thèse sur la langue de Gil Vicente, il a été professeur d'études portugaises à l'Université de Toulouse, puis conseiller culturel à Tunis et à Rome et recteur de l'Université de Dakar. Enfin, depuis quelques mois, il est titulaire de la chaire d'études portugaises à l'Université de Paris-Sorbonne. Ses travaux sur la littérature portugaise du dix-neuvième siècle lui ont valu une réputation de « queirosien » distingué.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 30861 - vendu).

 

[RODIN (Auguste)]. Rodin. Bronzes. Bruton, Bruton Gallery, 1982. In-4° collé, [70] p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état, rare.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition-vente organisée à la Galerie Valentien, à Stuttgart, d'avril à juillet 1982 ; au Sablon Gardens, à Bruxelles, du 17 septembre au 17 octobre 1982 et à la Bruton Galery, à Bruton, de novembre à décembre 1982.
Extrait de l'introduction :
   Le Musée Rodin n'est pas seulement le dépositaire de l'extraordinaire production artistique – plâtres, terres cuites, marbres, bronzes, dessins et gravures – donnée par l'artiste à notre pays en 1916 en même temps que ses collections personnelles de pièces archéologiques et modernes. Par la volonté du sculpteur, qui souhaitait doter le musée crée grâce à lui des moyens matériels indispensables à sa gestion autonome au sein de l'administration française, l'établissement gère aussi les droits de reproduction attachés aux œuvres et se comporte, au nom de l'État français, comme l'héritier de Rodin. C'est donc à ce titre qu'il procède, dans des conditions strictement réglementées précisées par ailleurs, à l'édition de bronzes originaux réalisés à partir du matériel original laissé par l'artiste.

20 euros (code de commande : 30897).

 

SCHOTS (Hubert)Auderghem et ses peintres. Bruxelles, Chez l'Auteur, 1978. In-8° broché, 128 p., nombreuses illustrations en noir, couverture partiellement insolée.
Table des matières :
   - Au lecteur.
   - Auderghem.
      - Le Prieuré de Val-Duchesse.
      - La Chapelle Sainte-Anne.
      - Le Prieuré de Rouge-Cloître.
      - Le Château de Trois Fontaines.
      - Quelques photos du vieil Auderghem.
   - Les Peintres d’Auderghem.
      - Jean Degreef 1852-1894.
      - René Stevens 1854-1957.
      - Léon Houyoux 1856-1940.
      - Auguste Oleffe 1867-1951.
      - Alfred Bastien 1875-1955.
      - Frans Smeers 1875-1960.
      - Victor Simonin 1877-1946.
      - Maurice Wagemans 1877-1927.
      - Amédée Degreef 1878-1968.
      - Adolphe Keller 1880-1968.
      - Jules Van de Leene 1887-1962.
      - Louis Clesse 1889-1961.
      - Henri Logelain 1889-1968.
      - Désiré Haine 1900.
      - Piet Volchaert 1901-1975.
      - Ginette Javaux 1925.

25 euros (code de commande : 30895).

 

SEGHERS (Anna) — Les morts restent jeunes. [Titre original : Die Toten bleiben jung.] Tome I. La révolution confisquée. Tome II. La mise au pas. Traduit de l'allemand et annoté par Raymond Henry. Avant-propos et postface de Brigitte Krulic. Paris, Autrement, 1995. Deux volumes in-8° brochés, 457 et 426 p., (collection « Littératures »), exemplaire en parfait état, épuisés.
En quatrième de couverture :
   Au cœur du roman, trois lieux chargés d’une résonance symbolique : un Berlin quotidien et populaire, la Rhénanie conquérante des grands trusts et, à l'est, les frontières disputées de l’Empire. Tout l'espace territorial de la « germanité » culturelle et politique où se croisent, de 1919 à 1945, les destins de familles emblématiques de la société allemande.
   Derrière cette saga familiale, cette grande fresque – inspirée de Guerre et Paix – se pose la question qui n'a cessé de hanter l'Allemagne depuis la guerre : comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi ce peuple, pourquoi ce destin d'exception dont Thomas Mann a cerné, dans son Docteur Faust paru la même année que Les morts restent jeunes (1949), la tragique exemplarité ?
   Que la « catastrophe allemande » n'ait pas brutalement fait irruption dans l’Histoire, quelle résulte au contraire d’une évolution et d’une logique « interprétables » – de l'écrasement de la révolution spartakiste en janvier 1919 à la débâcle de 1945 – tel est le postulat qui rapproche, malgré leurs divergences politiques et intellectuelles, Thomas Mann et Anna Seghers.
   À l'heure de la réunification allemande, la vision d'Anna Seghers, témoin capital du siècle, la force de son récit épique et la puissance d'évocation de ses personnages, nous confrontent aux permanentes ambiguïtés de l'identité allemande.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 30893 - vendu).

 

SOULICE (Théodore) et SARDOU (Antoine-Léandre) — Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue française, par MM. Th. Soulice et Sardou, auteurs de divers ouvrages élémentaires. Bruxelles, A la Librairie du Panthéon Classique, 1851. [A Bruxelles, / A la librairie du Panthéon classique, / rue de la Montagne, 94 ; / Chez tous les libraires de province. / 1851] In-18 demi-percaline rouge, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 (abréviations)], 447, [1 bl.] p., exemplaire en bon état.
   François Godfroid classe cet ouvrage parmi les éditions qu'il qualifie de « très rares ».
Avertissement :
   Il n'est personne, maître ou disciple, qui, dans la conversation ou en écrivant, ne soit arrêté quelquefois par des difficultés dont on chercherait vainement la solution dans les grammaires les plus répandues. Forcé d'embrasser à la fois toutes les parties de son sujet, le grammairien ne saurait, en effet, sans dépasser les bornes d'un livre élémentaire, entrer dans les questions de détail que soulèvent une foule de mots ; il ne peut qu'indiquer les principales irrégularités de notre langue, laissant à l'élève le soin d'en résoudre le plus grand nombre par analogie. Malheureusement, l'analogie n'est pas toujours exacte, il y a des nuances délicates qu'un esprit exercé ne saisit pas toujours de prime abord ; le raisonnement lui-même est quelquefois impuissant pour résoudre seul certaines questions épineuses : c'est alors à l'usage qu'il faut en appeler, et ce sont les lois du bon usage que notre livre a pour objet de constater.
   Dans chaque article, on trouvera des exemples choisis avec sévérité ; mais ils sont accompagnés de développements théoriques ; car sans eux notre œuvre eût été incomplète, et nous avons voulu que la théorie fût parfaitement comprise, persuadés que nous sommes que la mémoire ne fait point défaut quand l'intelligence est satisfaite. Tous nos exemples sont empruntés aux meilleurs auteurs : lorsque nous les avons trouvés en désaccord avec l'Académie, nous nous sommes rendus, après examen de ce dissentiment, à l'opinion du corps savant que nous regardons comme juge souverain en matière de langage. Dans le choix de nos autorités, nous avons donné la préférence aux prosateurs, parce que la poésie a des licences qu'il n'entrait pas dans nos vues de discuter.
   Nous avons donné la solution raisonnée des difficultés de la syntaxe, en laissant de côté ces règles simples et faciles, ces premières notions que tout le monde possède et qui forment les éléments de la grammaire. Nous nous sommes attachés surtout aux irrégularités, aux exceptions sur lesquelles la grammaire garde ordinairement le silence ou dont elle ne s'occupe que d'une manière insuffisante. Ainsi, pour les verbes, nous avons conjugué complètement, à tous les temps et à toutes les personnes, les verbes irréguliers et les verbes défectifs ; nous avons soigneusement indiqué les verbes neutres qui, dans leurs temps composés, ne prennent que l'un ou l'autre des auxiliaires, et ceux qui combinent leur participe passé tantôt avec l'un et tantôt avec l'autre, selon le sens que l'on veut exprimer j nous avons donné des exemples des prépositions qui régissent un grand nombre de verbes; pour les substantifs, nous avons résolu les difficultés de genre et celles de nombre, particulièrement pour les mots composés, pour ceux qui sont tirés des langues étrangères, pour les diminutifs, etc. ; quant aux adjectifs, nous avons traité les difficultés de sens, selon la place que l'adjectif occupe dans la phrase, soit avant soit après son substantif, et celles qui résultent de la formation du féminin et du pluriel ; nous avons eu soin de résumer les difficultés que présente l'emploi des adjectifs verbaux et des participes ; sous ce dernier rapport, nous nous sommes appliqués à être complets, de sorte que le lecteur trouvera dans notre livre un véritable traité du participe. Nous n'avons pas oublié les règles particulières à certains mots, tels que tout, même, quelque, etc.
   Enfin, les difficultés de prononciation occupent une assez grande place dans notre livre, car elles sont nombreuses pour les nationaux aussi bien que pour les étrangers.
   Notre cadre, comme on peut le voir, est fort vaste : nous n'avons rien négligé pour le bien remplir, sans jamais perdre de vue que nous écrivions pour des enfants et que nous devions rester toujours à la portée de leur intelligence. Nous ne dirons pas que notre ouvrage est le seul sur la matière et qu'il comble une lacune : d'autres avant nous ont exploré le même sujet, et il y aurait eu de l'ingratitude de notre part à dissimuler ce que nous devons à leurs studieuses recherches, que nous avons souvent citées ; mais ces auteurs sont trop volumineux pour nos écoles ; on y remarque des opinions surannées, des omissions graves, des superfluités, un esprit hostile à l'autorité de l'Académie ; enfin, des décisions que ce corps n'a point confirmées. Nous pensons être aussi complets sous un format plus commode ; et en élaguant tout ce qui était étranger à notre sujet, en nous gardant de tout esprit de système, nous avons voulu que notre nouveau Dictionnaire raisonné des Difficultés et Exceptions de la langue française formât le complément de tous les dictionnaires et de toutes les grammaires que l'on est dans l'usage d'employer dans les établissements d'instruction publique des divers degrés.
Bibliographie :

   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 596 - n° 11.

13 euros (code de commande : 30865).

 

STEINBERG (Maxime) — L'étoile et le fusil. La question juive 1940-1942. Bruxelles, Vie Ouvrière, 1983. In-8° broché, 198 p., illustrations hors texte, (collection « Condition Humaine »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Automne 1940 : La Question juive est posée en Belgique occupée... Les Juifs sont contraints au port de l’étoile jaune. Cette mesure infamante achève de régler le statut d’exception qui les a éliminés progressivement de la vie économique et sociale. La population ne s’en était pas aperçu, ou si peu. Mais l’étoile jaune rend à présent la persécution visible. La société belge est désormais interpellée. Comment va-t-elle réagir ? Antisémitisme ? Patriotisme ? Le nazisme quant à lui est en marche vers la « solution finale ». Cependant l’occupant manque d’effectifs et doit se ménager sur place les concours nécessaires. Tout le monde est concerné : le public, les autorités nationales et locales, les forces politiques, celles qui optent pour l’Ordre nouveau comme celles qui commencent la Résistance.
   L’ouvrage bouleversant de Maxime Steinberg retrace le déroulement de ces événements et l’évolution des mentalités durant cette douloureuse période de l’histoire de notre pays.

12 euros (code de commande : 30884 - vendu).

 

THIERRY (Jean-Michel) — Les arts arméniens. Principaux sites arméniens, par Patrick Donabédian. Notices complétées par Jean-Michel et Nicole Thierry. Paris, Mazenod, 1987. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 623 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 17), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Longtemps connu des seuls voyageurs qui, au XIXe siècle, crurent y découvrir l'origine de l'art byzantin et l'une des sources de l'art roman, l'art arménien s'inscrit aujourd'hui en bonne place dans le musée universel.
   Son exceptionnelle longévité – du Ve au XVIIIe siècle – le nombre élevé de ses monuments – plusieurs milliers d'églises – l'abondance de ses manuscrits – plus de vingt mille répertoriés – suffiraient à lui conférer une place privilégiée dans l'histoire de l'art. Peu de peuples connurent une histoire aussi mouvementée et tragique, un nombre aussi grand d'invasions, et surent traverser avec plus de courage une série impressionnante d'épreuves. Mais l'Arménie c'est avant tout la plus ancienne des chrétientés d'Orient, une civilisation qui a su, entre Anatolie et Caucase, créer un prototype d'églises reconnaissables à leur toit conique sur coupole et dont ouvertures et murs sont décorés d'une véritable calligraphie gravée. Autre volet original de cet art : les fameux khatchkars – stèles en forme de croix ouvrées d'entrelacs, de rosaces et de motifs végétaux. Du temple hellénistique de Garni aux églises de la Nouvelle Djoufla, des chapiteaux de Zvarnots aux multiples églises d'Ani, du fameux décor sculpté de Sainte-Croix d'Alt'amar aux manuscrits d'Ejmiacin, cet ouvrage fait revivre les grands moments de l'art arménien et englobe tous les aspects d'une civilisation originale et unique.
   Ce large panorama est l'œuvre de deux auteurs : le docteur Jean-Michel Thierry, chargé de cours de culture arménienne à l'Institut des langues orientales, l'un des meilleurs connaisseurs de cet art et de cette culture et Patrick Donabédian, docteur en histoire de l'art (Paris) et docteur ès sciences artistiques de l'Académie des Beaux-Arts de l'U.R.S.S. qui a publié l'un des inventaires les plus complets de la sculpture arménienne.

60 euros (code de commande : 30880).

 

VERRIEST (Léo) — Étude d'histoire économique et sociale. La draperie d'Ath des origines au XVIIIe siècle. Bruxelles, Chez l'Auteur, 1942. In-8° broché, 104 p., un tableau à déplier.
Extrait :
   L'historien qui veut interroger et comprendre le passé d'une ville doit nécessairement, pour faire œuvre utile, se demander quelles sont les raisons, les circonstances, les phénomènes, qui ont fait qu'elle s'est constituée en se différenciant du plat-pays agricole, qu'elle a grandi, qu'elle s'est maintenue, qu'elle a marqué éventuellement un arrêt de développement, qu'elle a régressé peut-être. ... Raisons qui, indépendamment des points de vue géographique et géologique, ne peuvent être que d'ordre politique (en ce étant inclus le point de vue militaire) ou d'ordre économique, ces aspects de leur vie interne, issus de semblables raisons, entraînant nécessairement des conséquences d'ordre administratif, juridique, social, intellectuel, moral, démographique, religieux, philanthropique, etc.
   Quid dans le cas d'Ath ? Laissant de côté, pour le moment, l'aspect politique du problème (j'en traiterai ailleurs), je ne m'occuperai ici que de ce qui peut toucher au point de vue économique. Or, si je me pose la question : de quoi Ath a-t-il vécu au Moyen Âge ; quelles y ont été les sources de richesses ; quelles activités ont pu y susciter et entretenir une bourgeoisie aisée et hausser celle-ci, en même temps qu'elles sustentaient, à l'abri de l'enceinte, une main-d'œuvre abondante et variée, j'y vois, à partir d'un certain moment, et révélé par des documents éloquents le travail des textiles, savoir la draperie et la toilerie. De cette dernière on a une partielle connaissance, grâce à l'étude que lui a consacrée Dewert. Quant à la draperie, on lui a vraiment fait peu d'honneur : moins d'une page dans l'Histoire d'Ath de Dewert, moins de trois dans celle de Bertrand. On va voir qu'elle méritait beaucoup mieux, et même que, pendant près de trois siècles, elle a été le facteur dominant dans la vie urbaine.
   Les premières questions qui s'offrent à notre examen sont de savoir de quand date la draperie et à quelle époque elle a été particulièrement active. Ce qui nous permettra précisément de souligner l'un des caractères particuliers de la draperie des rives de la Dendre.

20 euros (code de commande : 30877 - vendu).

 

WALTER (Gérard) — La vie quotidienne à Byzance au siècle des Comnènes (1081-1180). Paris, Hachette, 1966. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 287 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Un palais où l'empereur trône sur un siège en or massif, gardé par deux lions d'or, entouré d'arbres d'or sur lesquels sont perchés des oiseaux d'or... Quand un ambassadeur paraît, les oiseaux s'animent et se mettent à chanter, les lions rugissent en se dressant sur leurs pattes arrière, tandis que le trône s'élève miraculeusement jusqu'au plafond...
   Un souverain de légende orientale : « marionnette empanachée », mais aussi Seigneur de la guerre et Grand Prêtre de la Communauté religieuse, qu'un serviteur éveille chaque matin en lui chatouillant la plante des pieds.
   Une société régnante assoiffée d'or, de sang et de puissance où l'on s'égorge, où l'on s'empoisonne, où l'on se fait crever les yeux « en famille » pour la gloire de s'asseoir sur le trône de l'empereur chrétien...
   Voilà ce que nous découvrons en lisant l’ouvrage de Gérard Walter. Et nous rencontrons bien d'autres sujets d'étonnement dans sa peinture de Byzance au siècle des Comnènes, ce siècle qu’il définit, dans l'histoire du Proche-Orient chrétien, comme « le dernier rayon d’un soleil qui s'en va. »

10 euros (code de commande : 30874).

 

WARD (Edward) — Le pétrole dans le monde. Ses hommes et ses techniques. Traduction et préface de René Jouan. Paris, Payot, 1960. In-8° broché, 244 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), exemplaire du Service de Presse.
Préface :
   Depuis 1859, année où le « colonel » Drake le fit jaillir, sous son trépan primitif, du sol de l'Oil Creek Valley, en Pennsylvanie, le pétrole est devenu un des produits essentiels de l'économie mondiale. Les épithètes les plus hyperboliques lui sont prodiguées : « or noir », « or liquide », « roi du monde », et Léon Blum a qualifié de « prodigieuse Illiade des temps modernes » les conflits d'intérêts qu'il a fait naître.
   Pourtant, pendant près d'un demi-siècle, il fut seulement un liquide qui brûlait dans les lampes et qui, même à cet égard, avait commencé à s'effacer devant le gaz d'éclairage et l'électricité dans les pays les plus évolués. L'invention du moteur à explosion lui donna son essor, puis l'adoption de la chauffe au mazout, sur les navires de guerre tout d'abord, lui conféra une importance mondiale.
   Ce n'était qu'un commencement. Sa dissociation dans les mystérieuses tours de distillation ouvrit des champs d'action insoupçonnés et illimités aux chercheurs. Ils en tirèrent les produits les plus divers et découvrirent les applications les plus inattendues. Aujourd'hui, le pétrole ne sert plus seulement dans les chaudières comme mazout, dans les moteurs thermiques comme gas-oil, dans les moteurs à explosion comme essence, voire encore dans les lampes comme kérosène, mais aussi à fabriquer du caoutchouc synthétique, des solvants, des antigels, des explosifs, des vernis, des siccatifs, des insecticides, des crèmes, des onguents, des huiles de graissage, du chewing-gum, des savons, des détergents, de l'asphalte pour les routes, des électrodes, des cokes métallurgiques, et cette liste est bien loin d'être exhaustive. Il est devenu universel et international. Tous les pays se sont mis frénétiquement à en chercher dans leur sol, car il apporte l'indépendance économique et la richesse. Des régions jusqu'ici déshéritées connaissent maintenant l'opulence, parce que l'or noir y a jailli.
   C'est ce caractère, si étonnamment complexe, de l'industrie pétrolière que M. Edward Ward décrit dans son si intéressant ouvrage. Il a pu s'entretenir avec certains des plus éminents « hommes du pétrole », et, en exposant leur carrière, il met bien en lumière l'extraordinaire, presque extravagante, transformation qui s'est produite depuis un demi-siècle. Il en aborde toutes les phases. D'abord, la prospection par la photographie aérienne, puis par les géologues qui, opérant dans la forêt vierge ou le désert, dans des conditions parfois très dures, étudient la structure du sol pour déterminer le site le plus probable d'un réservoir souterrain. Les sismologues, ou « faiseurs de tremblements de terre » complètent leur œuvre. Alors peuvent commencer les opérations de forage, avec des instruments très perfectionnés, bien éloignés du trépan rudimentaire de Drake, car il ne s'agit plus de trouver l'or noir à une trentaine de mètres de profondeur, mais, parfois à plusieurs kilomètres. Tâche souvent très décevante, offrant à peine une chance sur dix de réussir, extrêmement coûteuse, que peuvent seules entreprendre des compagnies mondiales aux moyens financiers très puissants. Quand la forêt de derricks a poussé, il faut conduire le pétrole aux raffineries, gigantesques succédanés des antiques officines d'alchimistes, puis répartir les produits dans le monde par une flotte qui compte aujourd'hui plus de la moitié des navires voguant sur toutes les mers. Enfin, il faut le vendre par une organisation commerciale à l'échelle de notre globe.
   M. Ward attire l'attention sur les énormes problèmes qui en découlent, particulièrement sur des aspects peu connus, comme celui de la « régionalisation ». Notre époque est, en effet, dominée par l'éveil des peuples à la conscience nationale. Les pays producteurs de pétrole ne veulent plus être simplement des « exploités » mais devenir des exploitants, participer aux immenses bénéfices qu'ils supposent aux compagnies. Il en résulte des conditions nouvelles et fort délicates. Nous apprenons avec intérêt, comment certaines de ces compagnies essayent de s'y adapter.
   M. Ward aborde aussi la question que pose la prochaine concurrence de l'énergie atomique. Sera-ce au tour de l'atome de devenir le « roi du monde » ? L'auteur ne le pense pas, tant il reste encore d'infinies possibilités à l'industrie pétrolière. Les flammes que les raffineries allument dans le ciel nocturne, comme autant d'étoiles de Bethléem, ne sont pas près de s'éteindre.

13 euros (code de commande : 30886).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 18 mai 2021.

 

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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(27 avril 2021)

 

BOUVIER (René) et LAFFARGUE (André) La vie napolitaine au XVIIIe siècle. Prélude au voyage à Naples. Paris, Hachette, 1956. In-8° broché, 350 p., deux planches hors texte, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   Première partie. Aspects de la vie napolitaine au XVIIIe siècle.
      Chapitre I. La ville de Naples au début du XVIIIe siècle.
      Chapitre II. La population napolitaine au XVIIIe siècle.
      Chapitre III. La vie quotidienne à Naples au XVIIIe siècle.
   Deuxième partie. La vie de Naples durant l'ultime période de la vice-royauté.
      Chapitre IV. Le premier tiers du XVIIIe siècle à Naples. La dernière période de la vice-royauté.
      Chapitre V. La vie de l'esprit et des arts à Naples au début du XVIIIe siècle sous la vice-royauté autrichienne.
   Troisième partie. Le vie de Naples sous le règne de charles de bourbon le sage.
      Chapitre VI. Naples retrouve un roi. Charles de bourbon monte sur le trône de Naples.
      Chapitre VII. Naples au printemps du règne de charles de Bourbon. Le décennat de la tutelle espagnole. (1734-1745).
      Chapitre VIII. Naples a la maturité du règne de charles. La période du gouvernement personnel du roi (1746-1759).
      Chapitre IX. La vie de l'esprit et des arts à Naples sous charles de bourbon.
   Quatrième partie. La vie de Naples sous le règne de Ferdinand le lazzarone.
      Chapitre X. Naples sous la régence. La régence sous la tutelle de Tanucci (1759-1767).
      Chapitre XI. Prélude de la comédie royale. Les débuts du règne personnel de Ferdinand sous la tutelle de Tanucci (1767-1776).
      Chapitre XII. La comédie royale napolitaine. Le règne des amants.
      Chapitre XIII. La vie de l'esprit et des arts à Naples sous « l'ère » de Ferdinand.
   Cinquième partie. La tragédie napolitaine.
      Chapitre XIV. Le prélude de la tragédie napolitaine (1789-1798).
      Chapitre XV. Bataille et révolution à Naples. L'établissement de la république parthénopéenne (1798-1799).
      Chapitre XVI. Le dénouement de la tragédie napolitaine. La reconquête et la terreur bourboniennes (1799).
   - Conclusion.

12 euros (code de commande : 30842).

 

CHAWAF (Chantal) — Vers la lumière. Paris, Des Femmes, 1993. In-8° collé avec sa bande d'annonce, 189 p., dos jauni, envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Une femme, France Meininguel, et sa fille Jasmine sont confinées dans une maison mystérieuse de l'Ile-de-France. La mère a un but : aller vers la lumière du manoir natal.
   Reprenant nos mythes immémoriaux, cette habitante des Enfers, France Meininguel, s'efforce de quitter sa condition souterraine pour revenir sur terre.
   Tout au long d'un intense et cosmique voyage de reconnaissance au cours duquel, de l'Orient à l'Occident, nous traversons le soleil, la nuit, les montagnes, les vagues de la mer mais également un monde phosphorescent de fantômes et scintillant d'archanges, va se détruire la naissance – celle de la mort et de la nuit, celle du drame et de l'angoisse – pour donner verbalement, textuellement, le jour à l'autre, à une nouvelle femme qui promet et crée l'avenir qu'empêchait la souffrance passée.
   Vingt ans après Retable, cinq ans après l'Intérieur des heures, ce livre, enraciné dans la chair épure la biographie des morts et des survivants ; loin de refermer le triptyque, il l'ouvre à l'élaboration d'une parole de l'origine.

12 euros (code de commande : 30823).

 

COCHE DE LA FERTÉ (Étienne) — L'art de Byzance. Principaux monuments de l'art de Byzance par Giustina Ostuni. Paris, Mazenod, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 591 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art des Grandes Civilisations »)
Table des matières :
   - Essai de délimitation du domaine de l'art byzantin.
   - Les prémices.
   - Le premier épanouissement de l'art byzantin.
   - La querelle des images.
   - L'apogée de la civilisation byzantine.
   - L'art profane.
   - L'intermède latin.
   - La renaissance des Paléologues.
   - Bref essai de caractérologie de l'art byzantin.
   - Principaux monuments de l'art de Byzance.

50 euros (code de commande : 30832 - vendu).

 

Dessinateurs belges d'Ensor à Magritte - Belgische tekenaars van Ensor tot Magritte. [Bruxelles], IBM Belgium, 1978. In-folio (330 x 465 mm.) en ff. sous couverture rempliée, étui et emboîtage toilés gris d'éditeur, [60] p., [36] planches hors texte en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire numéroté sur vélin Aquarel Torchon (n° 669), en très bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Philippe Roberts-Jones.
   - James Ensor, par Lies De Maeyer.
   - Frits van den Berghe, par Émuile Langui.
   - George Minne, par Willy Juwet.
   - Gust De Smet, par Émuile Langui.
   - Edgar Tytgat, par Albert Dasnoy.
   - Gustave van de Woestyne, par Marcel Duchâteau.
   - Léon Spilliaert, par Francine-Claire Legrand.
   - Rik Wouters, par Roger Avermaete.
   - Albert Servaes, par Lydia M.A. Schoonbaert.
   - Constant Permeke, par Karel J. Geirlandt.
   - Frans Masereel, par Roger Avermaete.
   - René Magritte, par Jean Dypréau.



Article de Marcel Duchâteau sur Gustave van de Woestyne.

60 euros (code de commande : 30852).

 

[DI RUPO (Elio)]. SAMSON (Chantal) et SERAFINI (Livio) — Elio Di Rupo. De la chrysalide au papillon. Bruxelles, Luc Pire, 1997. In-8° collé, 223 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   On n'oublie jamais son enfance, mais le temps grise les souvenirs, la pauvreté se pare de romantisme.
   De ses origines modestes, Elio Di Rupo s'est fait une carte de visite, un fonds de commerce électoral. Vice-Premier ministre et « bonze » du Parti socialiste, l’homme s'est forgé un esprit, une image, une destinée nourris de revanche sociale. Elio Di Rupo est un personnage aussi complexe qu'intelligent. Son opportunisme est mâtiné d'accents de sincérité, mais jusqu'à quel point ? Son goût du pouvoir se double d’une vision de l'éphémère, mais est-il prêt à laisser filer les rênes ?
   En douze ans, Elio Di Rupo est passé de l'échelon communal à l'échelon fédéral, heurtant l'archaïsme de certains représentants du PS, imposant sa vision d’un socialisme plus pragmatique.
   Malmené sur le terrain de sa vie privée, certains se sont empressés de préparer sa sépulture politique, mais le papillon a eu (provisoirement ?) raison de son épitaphe.
   Chantal Samson est membre de la rédaction de l’hebdomadaire Trends-Tendances. Elle est spécialisée dans les enquêtes économiques.
   Livio Serafini a collaboré à plusieurs médias (radio et presse écrite). Il a aussi été directeur de la communication et du marketing dans une société privée.
   Ces deux licenciés en journalisme de l’ULB ont mené l'enquête pendant quinze mois et ont longuement dialogué avec Elio Di Rupo, avant et après « l’affaire Di Rupo-Grafé ».

12 euros (code de commande : 30825).

 

FURON (Raymond) — Manuel de préhistoire générale. Géologie et biogéographie - Archéologie préhistorique - Évolution de l'humanité - Les métaux et la protohistoire. Troisième édition augmentée et mise à jour. Avec 1 tableau, 8 planches, 180 figures et cartes. Paris, Payot, 1951. In-8° broché, 535 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), dos ridé.
Avant-propos :
   
La Préhistoire est une Science essentiellement française. Il y a maintenant un siècle que les premières découvertes ont été faites sur notre sol par Tournai, Jouannet, Dumas et De Christol, par Boucher de Perthes, le créateur de la Préhistoire.
   C'est en France que furent choisies les localités-types qui donnèrent leurs noms aux industries lithiques : Chelles et Saint-Acheul, Levallois, le Moustier, Aurignac, Solutré, la Madeleine, le Mas d'Azil, etc. Parmi les préhistoriens disparus, qui ne connaît les noms de Capitan, Cartailhac, Albert Gaudry, Hamy, Édouard et Louis Lartet, Gabriel et Adrien de Mortillet, De Quatrefages, Édouard Piette, Marcellin Boule, etc.
   Créée par des amateurs, la Préhistoire, devenue une science comme les autres, est restée très populaire et possède un grand nombre d'adeptes, de fidèles et de sympathisants.
   Plusieurs établissements parisiens possèdent de grandes collections préhistoriques. C'est tout d'abord, par ordre d'ancienneté, le Musée de Saint-Germain qui fut organisé par Gabriel de Mortillet et Salomon Reinach, puis l'Institut de Paléontologie humaine créé par Marcellin Boule, grâce à la générosité du Prince Albert de Monaco, enfin le Musée de l'Homme (section du Muséum National d'Histoire naturelle) organisé par le Dr. Paul Rivet.
   La Préhistoire est un immense domaine, immense dans le temps et dans l'espace : l'évolution de l'Humanité à la surface du globe depuis un million d'années.
  C'est à l'intention des curieux de cette étrange aventure que j'avais publié en 1927 un petit volume d'initiation, honoré d'une préface de Marcellin Boule. En 1939, parut la première édition de ce Manuel. Une seconde édition en prit la suite en 1943. Comme les précédentes, cette troisième édition est destinée au grand public. Elle lui permettra de lire avec fruit des ouvrages tels que les Hommes fossiles de Marcellin Boule, le Manuel d'Archéologie préhistorique de Déchelette, la collection complète de l'Anthropologie et du Bulletin de la Société préhistorique française, qui constituent les grandes sources de renseignements. C'est à ces textes fondamentaux que sont empruntées une partie des figures.
   Il existe déjà un certain nombre d'ouvrages consacrés à la Préhistoire qui ont tous leur intérêt, ayant été écrits à des époques différentes, par des auteurs différents, suivant des conceptions différentes. Il faut faire une place particulière au Précis d'Archéologie préhistorique de G. Goury, qui, par son volume même, s'apparente aux Traités.
   Le travail que je présente ici, a été écrit, lui aussi, suivant un certain plan. Il est différent de ce qui a déjà été publié. Il va sans dire que les notions bien établies, voire les figures classiques, y trouvent leur place naturelle. Par contre, j'ai étendu l'exposé de la Préhistoire à la totalité du globe terrestre et je l'ai conduit à travers la Protohistoire jusqu'au début de notre ère.
   Les synchronismes ne sont pas toujours faciles à établir lorsqu'il s'agit des époques protohistoriques, si brillantes en Orient par comparaison avec un Occident encore dépourvu de grandes civilisations urbaines. Plus loin dans le Passé, la difficulté grandit encore, mais nous avons des repères certains : les silex taillés se retrouvent en place dans des lœss, des alluvions ou des dépôts de grottes, accompagnés d'animaux disparus, témoignant de grandes variations du climat. C'est pourquoi, j'ai présenté toute la Préhistoire dans son cadre géologique. Cette nouvelle édition est largement augmentée de chapitres nouveaux sur la géologie et la biogéographie des temps quaternaires, cadre naturel de l'Humanité.
   L'ensemble se divise tout naturellement en quatre parties : Géologie et Préhistoire, Biogéographie, Préhistoire, Proto-histoire.
   Le Nouveau Monde a été isolé et traité en annexe. J'en donne tout de suite la raison principale : la Préhistoire de l'Ancien Monde a duré 1 million d'années, celle de l'Amérique environ 10.000 ans. Dès lors, introduire l'Amérique dans le cours normal de l'exposé eût donné une impression de déséquilibre.
   Dans cette nouvelle édition, plus encore que dans les précédentes, bien des problèmes ont été abordés, beaucoup trop même, pour qu'il puisse s'agir d'une œuvre critique, d'une prise de position formelle pour ou contre certaines tendances. Le lecteur non prévenu ne demande d'ailleurs pas cela. Ce qu'il veut, c'est avoir une vue d'ensemble, un exposé de ce que l'on sait actuellement des vieilles civilisations. Il est entendu que beaucoup de points sont litigieux, mais faut-il ennuyer un curieux en lui soumettant les longues discussions des spécialistes ? En Préhistoire comme en tout, il y a des modes, il y a des doctrines orthodoxes qui durent tout juste autant que leurs auteurs. En réalité, beaucoup de points demeurent fâcheusement obscurs et personne n'est très bien fixé sur les glaciations quaternaires, ni sur le moment probable de l'apparition de l'Homme.
   Il faut donc se contenter d'un à peu près et présenter un tableau équilibré, raisonnable, tout en prévenant le lecteur que bien des points douteux seront susceptibles de revision.
   À mesure que l'on se rapproche de l'époque historique, à partir du Néolithique, on est saisi par la différence qui se montre entre les diverses civilisations et par les progrès extrêmement rapides des techniques industrielles et agricoles. On commence à pouvoir dater. En 7000, le Pas-de-Calais est immergé définitivement, nous sommes au Mésolithique en France, tandis que les Egyptiens en sont au Néolithique et qu'ils utiliseront le Cuivre plusieurs millénaires avant nous.
   Au dernier millénaire avant notre ère, on suit avec curiosité la diffusion du Fer, la grande différence entre les civilisations urbaines de l'Orient et les civilisations paysannes de l'Europe occidentale, l'organisation de l'Europe, la naissance des doctrines philosophiques qui constituent le fonds de la culture actuelle.
   Étant donné l'étendue du sujet et l'énorme quantité de documents qu'il a fallu dépouiller, je dois m'excuser d'omissions considérables. Ce n'est pas sans regret que j'ai limité à quelques pages l'exposé de sujets qui me paraissaient en mériter davantage, mais il fallait conserver un certain équilibre entre les diverses parties.
   De nombreuses références bibliographiques infrapaginales faciliteront au lecteur la recherche des documents originaux comportant tous les développements qui peuvent l'intéresser.

12 euros (code de commande : 30808).

 

[GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG]. Luxembourg. Le Puy, Christine Bonneton, 1984. In-8° broché, 399 p., illustrations en noir, dos ridé et pelliculage fragile.
   Cet ouvrage collectif aborde tous les aspects d'un pays : cadre naturel, histoire, art, littérature, langue économie et traditions populaires ; il réunit donc les meilleures spécialistes de ces sujets.
En quatrième de couverture :
   Il était temps de donner au Grand-Duché de Luxembourg une image précise et juste, et seuls des hommes le connaissant en profondeur pouvaient le faire.
   Paul Margue, professeur d'histoire et Président du Centre Universitaire de Luxembourg, montre comment ce pays a pu conserver son originalité et recouvrer son indépendance. Il analyse aussi l'évolution artistique d’une région influencée par deux civilisations.
   Fernand Hoffmann, docteur en philosophie et en lettres, est professeur au Centre Universitaire et à l'institut Pédagogique de Luxembourg. Il étudie ici la vie intellectuelle, les littératures et les langues.
   On a confié à Henri Klees, ethnologue et secrétaire permanent de la Section de Linguistique et de Folklore de l'institut Grand-Ducal le chapitre concernant l'art, les traditions et croyances populaires.
   Jos Molitor, docteur en sciences naturelles, professeur à l'Athénée et au Centre Universitaire de Luxembourg, et Jean-Marie Gehring, également professeur au Centre Universitaire de Luxembourg, présentent le milieu naturel et mettent en valeur l'originalité de la géographie du pays.
   Enfin, nul n'était mieux qualifié que Georges Als, directeur du STATEC (Service Central de la Statistique et des Études Économiques) du Grand-Duché de Luxembourg, pour expliquer les transformations économiques et sociales du Luxembourg.

20 euros (code de commande : 30835).

 

[GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG]. TRAUSCH (Gilbert) Le Luxembourg sous l'Ancien Régime. (17e, 18e siècles et débuts du 19e siècle) Luxembourg, Bourg-Bourger, 1977. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 176 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « Manuel d'Histoire Luxembourgeoise », tome III), bel exemplaire.
Avertissement :
   Le troisième tome du manuel d'histoire luxembourgeoise doit faire la jonction entre le tome 2 (P. Margue, Luxemburg in Mittelalter und Neuzeit) paru en 1974, et le tome 4 (Le Luxembourg à l'époque contemporaine) paru en 1975. L'un mène l'histoire des événements jusqu'en 1715 (règlement de la succession espagnole et passage du Luxembourg aux Habsbourg), l'autre part de 1839, date du troisième et dernier partage et aussi véritable acte de naissance du Grand-Duché moderne. Voilà donc des jalons précis imposés au présent ouvrage : conduire le fil des événements de 1715 à 1839. Tel est l'objet du Livre Ier de ce tome. Pour y arriver, il n'est plus possible de retenir, même au niveau de l'histoire événementielle, le vieux schéma si commode et si cher à l'historiographie luxembourgeoise : le découpage en règnes dynastiques.
   Mais l'histoire telle qu'on l'entend ici, ne se limite pas aux événements, si passionnants soient-ils. Il y a la vie des hommes en société avec toutes les questions qu'elle soulève et cela à plusieurs niveaux : l'évolution du nombre des hommes, c’est-à-dire la démographie ; les modes de production, qui relèvent du domaine de l'économie ; les institutions, qui manifestent la volonté d'organiser la vie en commun ; les aspirations spirituelles et intellectuelles, qui expriment le désir de dépasser les difficultés de la vie quotidienne ; les problèmes de la vie en commun d'hommes divisés en classes sociales et en ordres juridiques. C’est tout le tableau de la société d'Ancien Régime qui restait à faire et tel est l'objet du Livre IL D’un commun accord avec l’auteur du tome 2 et pour éviter les répétitions, il a été convenu de réserver au tome 3 ce tableau d'ensemble portant sur les 17e et 18e siècles. De cet arrangement résulte un certain déséquilibre : les événements sont poussés jusqu'en 1839, alors même que le tableau de la société ne dépasse pas la fin du 18e siècle. Il n'a pas semblé nécessaire de faire la description de la société issue de la Révolution française, elle forme en fait la matière du Livre Ier du tome 4.
   Quelques lecteurs s'étonneront peut-être de l'importance que cet ouvrage accorde à l'agriculture et à la sidérurgie anciennes. Qu'ils veuillent bien se rappeler alors que le Luxembourgeois d'Ancien Régime est avant tout un campagnard, soit qu’il travaille la terre à titre principal comme agriculteur ou à titre accessoire comme artisan, négociant ou prêtre même, soit qu’il en vive comme rentier ! Il n'y a probablement pas eu à l'époque en Europe occidentale de région plus caractéristique d’une société agraire que le duché de Luxembourg.
   Le Luxembourg du 20e siècle se présente volontiers comme le pays du fer. Il a pourtant en ce domaine une tradition qui remonte bien au-delà de la révolution industrielle (1870-1890). L'industrie du fer est solidement implantée dans le Luxembourg d'Ancien Régime grâce à une heureuse conjoncture : l'abondance de minerais d’alluvion et de vastes forêts. Elle travaille en des conditions tout à fait différentes de celles des usines modernes. Par comparaison, il est opportun d'insister sur les conditions de production et de rentabilité d'autrefois et de montrer les liens étroits qui unissent cette sidérurgie ancienne à l'agriculture.
   Comme pour le tome 4, un large choix de textes accompagne les différents chapitres. Documents d'époque et donc déjà loin de nous, de nos mentalités et de notre façon de nous exprimer, ces textes ne sont pas toujours d’une lecture facile ; ils sont pourtant utiles dans la mesure où ils illustrent ou complètent l'expose proprement dit.

13 euros (code de commande : 30836).

 

GRAUX (Alain) — Binche et l'industrie du cuir. Binche, Société d'Archéologie et des Amis du Musée de Binche, 1993. In-8° broché, 112 p., illustrations, (collection « Les Cahiers Binchois », n° 11 - 1993), couverture frottée.
Table des matières :
   Introduction.
   Première partie.
      - La tannerie, la corroierie.
      - Généralités.
      - Opérations de tannage.
      - Liste des artisans binchois traitant le cuir.
   Seconde partie.
      La cordonnerie binchoise du XIIIe siècle au XXe siècle.
   Annexe 1. Charte du métier des cordonniers de la ville de Binche.
   Annexe 2. Règlement de la confrérie de Saint-Crépin en 1896.

10 euros (code de commande : 30827).

 

[GRIFFET (Henri)]Histoire des hosties miraculeuses qu'on nomme le trèssaint sacrement de miracle. Qui se conserve à Bruxelles depuis l'an 1370 & dont on y célebre tous les cinquante ans l'année jubilaire. Bruxelles, Van den Berghen, 1770. [A Bruxelles, / Chez J. Van den Berghen, Libraire & Imprimeur, rue de la Magdelaine. / M. DCC. LXXX. / Avec approbation, & privilège de Sa Majesté.] In-8° (113 ´ 180 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, reliure très usagée présentant quelques épidermues et manques, mors partiellement fendus (la couture reste cenpendant bien solide), 124 (y compris le titre portant la signature manuscrite de l'éditeur), [7 (approbation, privilèges)], [1 bl.] p., 27 planches hors texte gravées par Louis Fruijtiers (1 frontispice à déplier présentant quelques manques, 18 gravures à pleine page numérotées de 1 à 18, 7 planches à déplier in fine et la grande planche dépliante du reliquaire), un bandeau et la représentation d'une pièce de monnaie (« Mouton d'Or ») dans le texte, bien que l'ouvrage soit usagé, les gravures sont, la plupart, en bonne condition, signature manuscrite de l'éditeur au bas de la page de titre.
   Le doute subsiste quant à l'identité de l'auteur de ce livre. Albert Kayenbergh prétend qu'il ne faut pas confondre le jésuite liégeois Henri Griffet qui publia une Histoire des négociations secrètes de la France avec la Hollande qui précédèrent le traité d'Utrecht ainsi que d'autres écrits relatifs à l'histoire de France et à l'histoire romaine, avec un homonyme français, également jésuite, qui donna une édition de l'Histoire de France du père Daniel en 17 volumes ainsi que d'autres ouvrages publiés lors de son exil en Belgique suite à la suppression de la Société de Jésus en France.
   Louis-Joseph Fruytiers (Malines, 1713 - Anvers, 1782) fut graveur sur cuivre et marchand d'estampes. Il fut élu doyen de la Sint-Lucasgilde en 1753. Il eut une abondante production et réalisa notamment des images pieuses et des ex-libris.
   
Édité à l'occasion du Jubilé qui célébrait le quatre centième anniversaire du culte voué au Saint-Sacrement de Miracle, l'ouvrage narre le complot ourdi par Jonathas (un juif demeurant dans la ville d'Enghien) qui chercha « avec quelqu'un autres Juifs ses amis, l'occasion & le moyen pour obtenir [...] quelques Hosties consacrées ; afin de pouvoir effectuer la haine mortelle et implacable, étancher sa soif sanguinaire, & renouveller les injures de ses iniques & insensez Ancêtres, en la personne de Jesus-Christ. »
   Une fois le forfait accompli et après quelques péripéties, l'ouvrage montre les juifs assemblés dans la Synagogue de Bruxelles, le 4 avril 1370, jour du Vendredi Saint, se livrant aux pires blasphèmes et poignardant les Saintes Hosties desquelles se répandit un « Sang Miraculeux ». Effrayés par ce miracle, les juifs bruxellois décidèrent de se débarrasser des hosties et chargèrent une certaine Catherine « d'envoyer le Ciboire à Cologne, à ceux de leur Nation qui y demeuroient. » Catherine n'exécuta pas sa mission et remit le précieux ciboire à son curé. Le châtiment des juifs fut bien évidemment terrible et la sentence de mort fut rendue la veille de l'Ascension de l'an 1370 ; les juifs furent brûlés vifs.
   S'ensuit la description du culte rendu aux hosties et des menaces qui au cours des siècles menacèrent ce « thresor incomparable du Très-Saint Sacrement de Miracle » qui fut « préservé des mains des Huguenots & Heretiques pendant les troubles & pillages, malgré toutes les perquisitions & recherches (que ces infames Sacrileges, Briseurs d'Images & Voleurs d'Eglises, & de tout ce qu'il y avoit de plus Sacré) ont faites pour decouvrir cet inestimable Thresor... »
   L'antisémitisme fut nourri par la légende des hosties miraculeuses : du XIIIe au XVe siècle, on recense (en Allemagne, Autriche, Espagne, Tchécoslovaquie, Pologne, Portugal, France et Belgique) 28 cas d'accusation de profanation d'hosties par des juifs. Élisée Reclus fait allusion à l'épisode bruxellois en écrivant :

   « Et n'a-t-on pas vu, encore, en 1898, le 17 juillet, le catholicisme officiel représenté par les plus hauts dignitaires de l'Église, célébrer en pompe solennelle, les souvenirs d'un autodafé de cinq Juifs, brûlés après tortures, sur une des places de Bruxelles ? Sous prétexte de congrès eucharistique et d'une fête architecturale, l'Église, après un laps de cinq siècles, s'est déclarée solidaire d'un abominable crime, produit de la plus ridicule ignorance, car ces Juifs étaient accusés d'avoir poignardé des hosties desquelles ruissela le sang de l'Homme-Dieu. En nos siècles de lumière, malgré la prétendue séparation des pouvoirs, les tribunaux et les administrateurs se mettent encore très volontiers au service de l'Église pour condamner ses ennemis. »


Le sacrilège (p. 25).


Le châtiment (p. 49).

Bibliographie :
   - Delecourt (Jules Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 481 (546).
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 755.
   - 
Kayenbergh (Albert), dans Biographie nationale, t. 8, col. 305.
   - Feller (François-Xavier de), Biographie universelle, t. IV, p. 221.
   - De Seyn (Eugène), Dessinateurs, graveurs et peintres des anciens Pays-Bas, p. 93.
   - Lemmens (Filip) et Thijs (Alfons), Uitgevers van « mannekens », sanctjes en ander populair beeldmateriaal : Ludovicus Fruijtiers en Joanna Maria Fruijtiers (Antwerpen 1731-1784), dans : Oost-Vlaamse zanten, 74 (1999), pp. 365-384.
   - Bauwens (Jan) et K.C. Peeters, Het œuvre van L.J. Fruijtiers. Een jaar met Sanctjes.
   - 
Reclus (Éisée), L'Homme et la Terre, t. VI, p. 412.

125 euros (code de commande : 30851).

 

HAUQUIER (Alexandra) L'hôpital Saint-Jacques du Rœulx (du XIIIe au XXe s.). Préface d'Hervé Hasquin. Mons, Hainaut Culture Démocratie, 2001. In-8° carré sous cartonnage illustré d'éditeur, 116 p., illustrations en couleurs, très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   L’histoire de l’hôpital Saint-Jacques du Rœulx, commencée avec Baudouin, bailli de la ville, est longue de 800 ans. Lorsqu’en 1202, le Pape Innocent III prêche une nouvelle croisade, Baudouin se prépare à accompagner le comte de Hainaut sur les routes menant au tombeau du Christ. En partant, il remet à son seigneur son fief en vue d’y établir un hôpital destiné à recevoir les pèlerins. Ce « premier » hôpital Saint-Jacques finira par tomber en désuétude.
   Quatre sœurs arrivent alors d’Ath, en 1625, pour lui insuffler une nouvelle vie. Ces quatre sœurs seront à l’origine des lieux que nous connaissons aujourd’hui.
   Après une introduction socio-historique visant à replacer l’hôpital dans son contexte, l’ouvrage retrace le passé de cet ensemble architectural depuis l’arrivée des religieuses au XVIIe siècle.
   Qui sont ces sœurs ? Quelles sont leurs motivations, leurs activités ? Quel est leur quotidien ? Nous tenterons d’apporter des réponses à ces questions ainsi qu’à d’autres, notamment grâce à l’étude de leurs documents de comptabilité.
   Enfin, une description détaillée et documentée des bâtiments met en relief les transformations qu’il a subies et l’évolution de son style architectural. Et pour cause : l’architecture est un art qui évolue avec l’homme. Elle est le reflet de ses besoins et du progrès des techniques.

15 euros (code de commande : 30818).

 

[HUY]. Huy, gens de Meuse. Huy, Ville de Huy, 1997. In-4° broché, 144 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Histoire d'une Ville »), bon exemplaire malgré un petit un coup au premier feuillet de la couverture et le dos insolé, peu courant.
En quatrième de couverture :
   
Que sait-on de l'histoire millénaire qui unit les Hutois à la Meuse, ce grand fleuve d'Europe ?
   Comment les géologues expliquent-ils la naissance du curieux méandre de Huy ? Quand les premières habitations se développèrent-elles sur les rives mosanes ? Quel rôles jouèrent les ports (apleits) de Huy dans l'essor économique de la cité au Moyen Âge ? Quels types de bateaux voyait-on circuler sur la Meuse ? Comment étaient organisées les corporations hutoises liées à la navigation ? Comment évoluèrent les quais et ports hutois aux XIXe et XXe siècles ?
   Ces questions et quelques autres irriguent cet ouvrage qui n'a pourtant pas la prétention d'avoir réponse à tout, tant le sujet est vaste et encore trop peu étudié.
   Cette histoire de Huy au fil de l'eau se termine par l'évocation des perspectives d'avenir. Car les projets ne manquent pas pour donner à la Meuse la place qui lui revient dans la politique d'aménagement et d'animation de la ville.

20 euros (code de commande : 30813 - vendu).

 

KELMAN (James) — Le Poinçonneur Hines. [Titre original : The Busconductor Hines.] Traduit de l'anglais (Écosse) par Céline Schwaller. Paris, Métailié, 1999. In-8° collé, 270 p., (collection « Bibliothèque Écossaise »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Robert Hines est un jeune employé de bus de Glasgow, il rêve de devenir conducteur mais aux yeux des inspecteurs de la compagnie, il est trop original, il a trop de mal à se plier aux règles, aux horaires. Confronté à un quotidien « désastreux et étrangement banal », il n’y survit que grâce à son amour pour sa femme et son fils et une imagination magnifiquement anarchique.
   Dans ce roman drôle, intelligent et réellement original, James Kelman met en scène avec une verve et un humour sans complaisance le dur milieu ouvrier de Glasgow : la religion, le foot, l’alcool, les copains, la pesanteur aliénante des réunions enfumées... Il décrit une vie de travailleur, sans héroïsme, simplement humaine, en créant un personnage attachant et inoubliable.
   « Un livre remarquable, intelligent, audacieux et parfois extrêmement émouvant. » (Times Litterary Supplément.)
   James Kelman est né en 1946 à Glasgow où il vit aujourd’hui. Il quitte l’école à 15 ans et vit de petits boulots alors que ses parents ont émigré aux États-Unis. Adulte, il suit les cours du soir à l’université de Glasgow en compagnie d’autres futurs écrivains de la nouvelle école littéraire glaswégienne, notamment Alasdair Gray. Auteur d’une dizaine de livres, dont quatre romans, il a reçu le Booker Prize en 1994 pour How late it was, How late.

10 euros (code de commande : 30805).

 

LE CLÉZIO (Jean-Marie Gustave) — Le rêve mexicain ou la pensée interrompue. Paris, Gallimard, 1988. In-8° collé, 248 p., (collection « NRF Essais »), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Au cours du mois de mars 1517 les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernân Cortés en « mangeant la terre », selon le rituel de bienvenue réservé au dieu Quetzalcoatl, et cette rencontre initie l'une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. Dans cet affrontement, l'un représente la magie, la ferveur religieuse, le doute, tandis que l'autre apporte la certitude et la puissance de l'Europe conquérante. De ce choc des mondes vont naître les siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui.
   Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernai Diaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent, rêve sur les paroles prophétiques de Nezahualcoyotl, le roi-poète de Tezcoco. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest – les « barbares », Chichimèques, Tepehuanes, Seris, Yaquis, Apaches. Rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras.
   Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

10 euros (code de commande : 30811).

 

[LIFAR (Serge)]. Serge Lifar à l'Opéra. Défini par Paul Valéry. Parlé par Jean Cocteau. Vécu par Serge Lifar. Orné de croquis de mouvements par L. Pageot-Rousseaux. Couverture et une double page composées par Picart le Doux. Paris, Thibault de Champrosay, 1943. In-4° sous cartonnage et étui d'éditeur, les feuillets sont montées sur onglets, [14 (préface et table des ballets)], [36 (dont 28 planches à pleine page et 7 sur deux pages) - (26 planches pleine page et 7 double, un des 750 exemplaires numérotés sur vélin n° 555), la couverture est frottée par endroit sinon bon exemplaire.
Note de l'éditeur :
   Avec la collaboration des trois académiciens, Paul Valéry de l'Académie Française, Jean Cocteau de l'Académie Mallarmé, Serge Lifar de l'Académie Nationale de Musique et de Danse, je suis heureux d'avoir le privilège de présenter à l'élite des bibliophiles français et étrangers la vie ardente du célèbre maître de ballet, danseur et choréauteur. Sous les trois dimensions du décor, du geste, du drame, nous le verrons, moderne Prométhée frémissant, saisir des mains brûlantes de Serge de Diaghilew le flambeau symbolique qui devra embraser plus tard d’un rayonnement grandissant le temple français de l'harmonie.
   Symboliste ardent par la nécessité d’une époque qui aime « lire des images », j’ai présenté la vie de Serge Lifar en une sorte de synthèse vivante de raccourci iconographique et polychrome, sélection précieuse de la personnalité de chaque ballet.
   Depuis 1929, et pour notre bonheur, dans la mystique et la passion de son art, Serge Lifar, répondant à l'appel de Jacques Roché, directeur du Théâtre National de l'Opéra, a créé trente-cinq ballets dont le talent de Lucienne Pageot-Rousseaux a capté sur le vif, depuis cette date, les plus belles phases plastiques, fleurs multicolores d’une exubérance variée, reliant le passé au présent, ils forment désormais dans le temps et dans l'espace, la plus magnifique fresque dansante.
   En résumé, mon but a été de recréer dans cet ouvrage l'ambiance du décor, l'ambiance des mouvements, l'ambiance de l'âme.
   C’est en assistant à l'Opéra à l'accueil passionné des ballets de Serge Lifar que j’ai senti l'impérieuse nécessité de laisser survivre quelque chose au-delà du rideau qui se baisse.
   Pour atténuer cette mélancolie sur la fin d’un rêve, il y aura désormais entre le héros et ses admirateurs une moisson de souvenirs.
   Puisse cet ouvrage, comme un vivant trait d'union, prolonger leur communion spirituelle.

40 euros (code de commande : 30807 - vendu).

 

[LIGNE (Charles Joseph de)]. Le prince de Ligne et son temps. Belœil, Château de Belœil, 1982. In-8° carré broché, 132 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au château de Belœil 8 mai au 19 septembre 1982.
   Carlo Bronne signe l'introduction. Suit le catalogue dont les notices sont rédigées par Georges et Martine Englebert.
Extrait de l'introduction :
   Paul Morand écrit : « La ligne droite qui est la devise parlante des Ligne fut pour le maréchal une ligne brisée comme sa carrière. » Entendons-nous. S'il attendit longtemps le grade suprême, nul ne conteste son courage ni sa compétence ; il fut le premier à s'intéresser au rendement du soldat et Napoléon admirait ses conceptions militaires. La devise des siens ne signifiait pas arriver vite et à travers tout mais droiture morale et loyauté.
   En dépit des jugements critiques qu'il portait sur des généraux contemporains qui ne le valaient pas, il ne considérait pas qu'il eût manqué sa vie. Il l'avait, au contraire, vécue intensément grâce à sa vigueur physique qui lui permettait toutes les audaces et toutes les fatigues et grâce à sa curiosité d'esprit qui le mettait en contact avec tous les gens dont l'intelligence ou la beauté méritaient son attention. Ouvert au monde des cours, des camps et des lettres, il ne s'en laissait pas imposer par l'orgueil auquel il opposait son impertinence m par la sottise que dénonçait sans tarder sa lucidité.
   « Prince chéri », « prince charmant », « prince rosé, comme sa livrée et la reliure de ses livres », « Cyrano mâtiné de Watteau », il fut aussi un homme libre qui n'hésita pas à braver l'imposture, à secourir ceux que leur vérité exposait aux poursuites du conformisme. Pour ses rigueurs encore plus que pour ses séductions, il a droit à l'hommage qui lui est rendu.

13 euros (code de commande : 30817).

 

MAILLARD-LUYPAERT (Monique) — Papauté, clercs et laïcs. Le diocèse de Cambrai à l'épreuve du Grand Schisme d'Occident (1378-1417). Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis, 2001. In-8° broché sous couverture à rabats, 685 p., (collection « Histoire »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La double élection pontificale de 1378, l'interminable conflit au sommet de l'Église, la division de la chrétienté, l'agitation du monde universitaire, le désarroi des fidèles, le trouble des consciences... Il semblait que le sujet avait été épuisé... Mais le colloque d'Avignon de 1978, consacré à la genèse et aux débuts du Grand Schisme d'Occident, avait renouvelé la problématique et relevé que la Belgique était le seul pays d'Europe occidentale à ne présenter aucune étude d'ensemble. Une lacune qu'il fallait combler tôt ou tard...
   Pour mener pareille étude, il importait de « descendre des sommets de l'histoire ecclésiastique » et de partir à la rencontre des hommes et des femmes qui, entre 1378 et 1417, avaient noué des relations avec la papauté, qu'ils fussent guidés par des préoccupations spirituelles ou motivés par des intérêts matériels. Pour ce faire, on ne pouvait imaginer meilleur cadre qu'un vaste diocèse de confins. À la croisée des influences française, flamande, bourguignonne, liégeoise et impériale, le diocèse de Cambrai fut d'abord le théâtre d'une lutte d'influence entre les papes romain et avignonais, avant de se rallier avec une belle unanimité, dès 1409, à la solution conciliaire de la crise.

30 euros (code de commande : 30848).

 

MAIURI (Amedeo) — La peinture romaine. Genève, Skira, 1953. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 153 p., illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Les Grands siècles de la Peinture »), décharges d'adhésif sur les gardes, ex-dono à la page de titre.
Sur la jaquette :
   Ce livre se propose de répondre à un besoin universellement ressenti aussi bien par le public que par les spécialistes : posséder une documentation de la Peinture Romaine aussi étendue que possible et donnée avec la perfection technique actuelle des moyens de reproduction en couleurs. Jusqu'à nos jours, il manquait encore une présentation organique et formant un tout de l'ancienne peinture murale, reproduite avec le seul moyen qui en restitue toute la valeur. Les manuels que nous avons se limitent en effet à en donner seulement quelques essais, et pas toujours des plus heureux. Ces toutes dernières années, la peinture pompéienne a subi un véritable renouveau d'actualité, grâce aux études de critiques d'art, grâce aussi à l'intérêt que lui portent les artistes modernes : il n'est pas rare d'entendre parler de véritable révélation. Laissant de côté les classifications par trop scolastiques, ce livre se propose d'exposer les aspects les plus significatifs de la peinture ancienne, notamment ceux qui nous la rendent actuelle et encore vivante. Les 84 planches sélectionnées avec soin donneront un tableau d'ensemble de la peinture murale campanienne de ses origines à la fin de son développement ; allant des œuvres encore fortement liées à l'art classique hellénistique à celles qui expriment librement le langage propre aux artistes locaux.

20 euros (code de commande : 30834).

 

MARKS (George) — Blackbox. Over 50 Years of Commercial Photography. New York - Los Angeles, Index Stock Photography, 1992. In-4° collé, 123 p., exemplaire en bon état.
Préface :
   The following pages contain a small selection from the life’s work of one man – George Marks. His truly amazing collection spans six decades and depicts the life, times and consciousness of America from the 2O’s through the 60’s as only commercial photography could. Through the medium of stock, not reportage or photo-journalism, George provided insight into what people wanted to see rather than what people actually saw.
   Images of happy workers with piggy banks and paychecks abound in years when bread lines were the norm. Spiffy soldiers standing at attention appear more apt to show up on the set of a Broadway musical than in a muddy trench. Those agonies which are portrayed, migraines, backaches, allergies, colds and the like, are only the ones for which some manufacturer is certain to have just the right cure.
   George didn’t mean for his pictures to be amusing, and in the context of his day, they were not. With the luxury of hindsight, we can look back and laugh; but also reflect that someday in the future we’ll find in the commercial media of these times, the same absurdities.
   With this in mind, we proudly, respectfully and gratefully dedicate this book to the memory of George Marks.

13 euros (code de commande : 30829 - vendu).

 

[MERCIER (Louis-Sébastien)] — Satyres contre Racine et Boileau, dédiées à A. W. Schlegel, auteur de Comparaison entre la Phèdre de Racine et celle d'Euripide. Paris, Hénée - Tourneisen, 1808. [A Paris, / Chez / Hénée, Imprimeur-Libraire, rue et en face l'Église / Saint-Severin, n°. 8. / Tourneisen Fils, Libraire, rue de Seine Saint- / Germain, n°. 12. / M. D. CCC. VIII.] In-8° sous son brochage d'attente d'époque, XII, 60 p., rousseurs, édition originale.
En quatrième de couverture :
   La vie et l’œuvre de Mercier (1740-1814) sont suffisamment connues pour que nous n’en retenions que quelques points remarquables. Mercier défend une esthétique hostile à la haute tragédie (ou tragédie héroïque), au vers et aux sujets traités par Corneille, Racine et Voltaire. Il fut naturellement un tenant du drame. Son traité Du théâtre ou Nouvel essai sur l’art dramatique (1773), violemment anticlassique, fut traduit en allemand par le Stürmer und Dränger Heinrich Léopold Wagner (1747-1779) en 1776 (titre : Neuer Versuch über die Schauspielkunst ans dem Französischen), version qui fonda sa réputation outre-Rhin. Mercier lui-même vit dans les premiers drames de Schiller (Les Brigands) et de Goethe (Götz de Berlichingen) la confirmation de ses propres vues, ce qui le conduisit à conclure à la supériorité des Allemands sur les Français, ces derniers demeurant à ses yeux empêtrés dans l’artificialité des créations de Voltaire et de ses imitateurs. Il traduisit d’ailleurs en français l’Olint und Sophronia (Olinde et Sophronie, 1776) de Johann Friedrich von Cronegk (1731-1757), qui ressortissait pourtant au « sous-genre » (alors obsolète !) du drame de martyr. Mais il donna aussi une préface à l’adaptation française, Jeanne d’Arc, par Cramer de la Jungfrau von Orléans (1801) de Friedrich Schiller. Son attachement à Schlegel s’explique par la mise en cause qu’opère le critique allemand de la tragédie française telle que pratiquée de façon exemplaire par Racine et théorisée non moins exemplairement par Boileau. Ses Satires sont dans la ligne de ses écrits antérieurs.
   Mercier n’est pas un germanophile à tous crins, il n’est pas davantage anti-français par principe : il défend une conception de la littérature dramatique, liée à l’esprit nouveau sans être révolutionnaire, et qui serait, dans son esprit, valable partout à l’époque moderne. Sa propre production dramatique (quelque 60 pièces) illustre bien ce positionnement. Citons Jean Hennuyer (1772), Le Juge (1774), Natalie (1775) et, qui est probablement le titre de lui le plus connu, La Brouette du Vinaigrier.
Bibliographie :
   - Valentin (Jean-Marie), August Wilhem Schlegel. Comparaison entre la Phèdre de Racine et celle d’Euripide (et autres textes), §§ 21-22.

40 euros (code de commande : 30849).

 

[MONS]. 1000 personnalités de Mons & de la région. Dictionnaire biographique. Sous la direction de Laurent Honnoré, René Plisnier, Caroline Pousseur et Pierre Tilly. Waterloo, Avant-propos, 2015. Fort in-8° collé sous couverture à rabats, 815 p., illustrations en noir et en couleurs, dos ridé, on joint quelques coupures de presse.
En quatrième de couverture :
   La ville de Mons, Capitale européenne de la Culture en 2015, et sa région possèdent un patrimoine historique et culturel qui mérite d'être mieux connu, dans ses multiples facettes. Ce dictionnaire ambitionne d'y contribuer. Riche d'un millier de notices, il met à la disposition de chacun un outil susceptible de le renseigner rapidement et précisément sur les personnalités disparues qui ont marqué par leur action, leur pensée ou leur renommée l'histoire de la ville de Mons et de la région, du Moyen Âge au XXIe siècle, et ce dans tous les domaines de l'activité humaine (politique, économique, social, culturel, scientifique, religieux...). Les communes concernées correspondent au territoire de l'arrondissement administratif de Mons (Boussu, Colfontaine, Dour, Frameries, Hensies, Honnelles, Jurbise, Lens, Mons, Quaregnon, Quévy, Quiévrain, Saint-Ghislain).
   Ce dictionnaire met en valeur l'histoire régionale tout en l'inscrivant dans une approche plus large. Il est réalisé par les Archives générales du Royaume et Archives de l'État dans les Provinces, en partenariat avec l'Université de Mons et l'Université catholique de Louvain, et bénéficie du soutien de la Fondation Mons 2015 et de la Politique scientifique fédérale. Il repose sur la collaboration de près d'une centaine d'auteurs.

30 euros (code de commande : 30837 - vendu)
(Prix neuf : 44,95.)

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - BELGIQUE]. Arrêté - Circulation dans la zone frontière - Besluit - Verkeer in het grensgebied. [Bruxelles], 1919. Grande affiche bilingue (français - néerlandais) au format 1043 x 982 mm., 1 pli vertical central et 3 plis horizontaux, en bon état.
   Le 3 janvier 1919, le commandant de la Sureté militaire belge, Joseph Mage, fit publier les dispositions relatives à la circulation dans la zone frontalière avec les Pays-Bas.

40 euros (code de commande : 30907).

ROLLAND (Paul)Origines de la commune de Tournai. Histoire interne de la seigneurie épiscopale tournaisienne. Bruxelles, Lamertin, 1931. In-8° broché, 263 p., 3 tableaux dont un à déplier, bien complets des planches hors texte, bon exemplaire.
Table des chapitres :
   - Introduction.
   - Principaux matériaux utilisés.
   Première partie. Période épiscopale proprement dite.
      Chapitre I. La formation de l'État tournaisien.
      Chapitre II. Le ressort territorial.
      Chapitre III. Le sol et la population.
      Chapitre IV. Les officiers seigneuriaux.
      Chapitre V. La vie sociale et économique.
   Deuxième partie. Période précommunale.
      Chapitre I. L'essor industriel et commercial.
      Chapitre II. Les transformations du droit civil.
      Chapitre III. Les gains politiques.
      Chapitre IV. La constitution communale aristocratique.
   - Conclusion.
   - Annexes.

25 euros (code de commande : 30840 - vendu).

 

SADE (Donatien Alphonse François de, attribué à) — Zoloé et ses deux acolytes ou quelques décades de la vie de trois jolies femmes. Précédé d'une étude bio-bibliographique de Fernand Mitton. Paris, Éditions d'Art de l'Intermédiaire du Bibliophile, 1928. In-8° broché sous couverture rempliée, XVIII, 124 p., (collection « Prosateurs Libertins du XVIIIe Siècle », n° 1), exemplaire numéroté sur Annam de Rives (n° 65), couverture défraîchie (rousseurs).
Extrait de l'ouvrage de Pascal Pia :
   Roman à clef mettant en scène, sous des noms supposés, le Premier Consul et Joséphine de Beauharnais, Tallien et sa femme, Barras, etc. [...] L'auteur de l'ouvrage est resté inconnu, mais peut-être les critiques et les historiens n'ont-ils pas cherché à l'identifier, se contentant, les uns après les autres, de répéter que Zoloé est une production du marquis de Sade, et que c'est pour l'en punir que le gouvernement impérial aurait maintenu Sade à la maison de Charenton jusqu'à la fin de ses jours. Il s'agit là d'une fable absurde que M. Gilbert Lely a, nous semble-t-il, définitivement ruinée.
Bibliographie :
   - Pia (Pascal), Les livres de l'Enfer du XVIe siècle à nos jours, col. 1549-1550.
   - Pauvert (Jean-Jacques), Anthologie historique des lectures érotiques, t. II, p. 106.

25 euros (code de commande : 30816).

 

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Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com
(en cas de problème de communication :
loiseaulire@hotmail.com) ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.