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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : librairieloiseaulire@gmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 28 JUIN 2022

 

[ALMANACH]. Almanach de la République Française pour 1852 rédigé par des représentants du peuple, d'anciens ministres, des membres de l'Institut, des savants, des littérateurs, etc., etc. Paris, Pagnerre, [1851]. [Paris. / Pagnerre, Éditeur, / 18, rue de Seine.] In-12 broché, 192 p., vignettes dans le texte, signature à l'encre à la page de titre, exemplaire en bon état malgré un petit manque au coin supérieur du premier feuillet de la couverture.
   Il s'agit du numéro de la quatrième année de cet almanach.
Table des matières :
   - Articles principaux de l’annuaire pour 1852.
   - Calendrier.
   - Quelques chapitres d’une notice sur le calendrier, par F. Arago.
   - Statistique des terres cultivées en Europe.
   - Le président de la république américaine, par Ferdinand de Lasteyerie.
   - Comptes de Washington.
   - Éclipse du 28 juillet 1851.
   - L’armée, par M. Lamartine.
   - Guerres soutenues par la France pendant 4 siècles.
   - De l’hygiène rurale, par Cormenin.
   - De la liberté de la presse aux États-Unis, par Alexis de Tocqueville.
   - Caisses publiques de retraites ou rentes viagères pour la vieillesse, sous la garantie de l’État, par Degouve Denuncques.
   - Influence de l’instruction sur la moralité des populations.
   - De l’élection du président aux États-Unis, par Alexis de Tocqueville.
   - Élection du président en France.
   - De l’industrie de la soie en France.
   - Des dangers que courent les baigneurs et des moyens de les combattre.
   - Accidents curieux sur le chemin de fer de Nancy.
   - De l’origine du Poisson d’Avril, par H. Trianon.
   - Population des prisons de la Seine.
   - Découverte d’un souterrain merveilleux.
   - Entretien d’un vieillard.
   - De l’éducation, par Th. Dufour.
   - Statistique du suicide.
   - Valentin.
   - Découverte d’une nouvelle planète.
   - Maisons-modèles, habitations pour les ouvriers, à Londres.
   - Sol forestier.
   - Du choix des vaches laitières.
   - Éclipses.
   - Exposition universelle des produits de l’industrie à Londres.
   - Disettes et famines en France.
   - Les chemins de fer en Amérique, par Blaise (des Vosges).
   - Population des bagnes.
   - Hôpitaux et hospices de la France, par Félix Roubaut.
   - Effectif militaire de l’Europe.
   - Origine du mot canard.
   - Intelligence des éléphants.
   - Pensées et maximes républicaines, par quelques représentants membres de la majorité.
   - Démonstration expérimentale du mouvement de rotation de la terre, par Léon Foucault.
   - Statistique de l’hôtel national des Invalides.
   - Fête du Bouquet provincial à Senlis.
   - Histoire de l’année 1851.
   - Pouvoirs publics.
   - Liste, par ordre alphabétique de départements, des membres de l’Assemblée nationale législative.
Bibliographie :
   - Bibliographie de la France, N° 45 - 8 novembre 1851, n° 6107.

30 euros (code de commande : 32483 - vendu).

 

ANDRIAT (Frank) — Au bout du monde. Ottignies-Louvain-la-Neuve, 1995. In-8° collé, 137 p., bel envoi de l'auteur, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Il vit à Bruxelles. Seul. Il s'épuise au travail. Invité en Gaume, il y découvre la nature, la chaleur humaine et l'amour. Prisonnier d'une vie trépidante, il n'y croyait plus.
   Lentement, longuement, il se laisse apprivoiser par sa nouvelle terre d'élection et par la femme qui l'y accueille. Gaume tendre et profonde, Gaume silencieuse et sauvage où il découvre en lui la source de vie qu'il n'avait jamais rencontrée.
   Frank Andriat (1958) a publié des romans (Journal de Jamila, L'enfant qui chante), des nouvelles (Hirondelles), des récits (Le Songe de Marie), des poèmes et des essais. Il écrit pour les adultes et les adolescents.
   Il partage sa vie entre la Gaume et Bruxelles où il enseigne le français.

15 euros (code de commande : 32481).

 

[ART NOUVEAU]. Jugendstil. Bruxelles, Europalia, 1977. In-4° broché, 317 p., nombreuses illustrations, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 1er octobre au 27 novembre 1977 dans le cadre des manifestations « Europalia 77 Bundesrepublik Deutschland ».
Table des matières :

   - Avant-propos, par K.J. Geirlandt.
   - Introduction, par Gerhard Bott.
   - Art Nouveau et Jugendstil, par Sigrid Barten.
   - L'Allemagne et le mouvement des Arts and Crafts, par Hanno-Walter Kruft.
   - Henry van de Velde et l'Allemagne, par Brigitte Tietzel-Hellerforth.
    Catalogue :
   - L'architecture, par Tilmann Buddensieg.
   - Le meuble, par Peter Märker.
   - La tapisserie, par Gabriele Howaldt.
   - La peinture, par Gerhard Bott.
   - Le vitrail, par Suzanne Beeh-Lustenberger.
   - La sculpture, par Dirk Kocks.
   - L'argenterie, par Carl-Wolfgang Schümann.
   - Le bijou, par Ulrike von Hase-Schmundt.
   - L'étain, par Eckard Wagner.
   - La porcelaine, par Erich Köllmann.
   - La céramique, par Bernd Hakenjos.
   - Le verre, par Helga Hilschenz.
   - La gravure, par Ludwig Hollweck.
   - L'affiche, par Christina Thon.
   Notices - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 32487).

 

BORCHGRAVE D'ALTENA (Comte J. de) et MAMBOUR (Josée) — La passion dans la sculpture en Hainaut de 1400 à 1700. Première, deuxième et troisième parties (complet). Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, 1971-1972-1974. Trois volumes in-8° carrés brochés, 64, 80 et 79 p., illustrations en noir, très bon exemplaire de cet ensemble rarement réuni.
Table des matières :
   Tome I :
     - 
Liminaire.
      - Introduction.
      - Jésus au jardin des oliviers.
      - De l'arrestation au couronnement d'épines.
      - L'ecce Homo.
      - Le portement de croix.
      - Le christ assis au calvaire.
         a) les christ en pierre.
         b) les christ en bois.
         c) de la fin du 15e siècle aux environs de 1530.
         d) le milieu et la fin du 16e siècle.
         e) le 17e siècle.
         f) les statues en terre cuite.
         g) les statuettes.
      - Les œuvres disparues.
      - Abréviations bibliographiques.
   Tome II :
      - 
Avertissement.
      - Introduction.
      - Seconde moitié du 13e siècle - 14e siècle.
      - La tradition gothique.
      - La vierge et Saint-Jean.
      - Les croix.
      - Les calvaires.
         - Les croix isolées.
      - Le 16e siècle.
         - Les croix, les calvaires.
         - Les croix isolées.
      - Le 17e siècle.
         - Les croix, les calvaires.
         - Les croix isolées.
      - Calvaires disparates.
      - La vierge et Saint-Jean.
      - Calvaires populaires.
   Tome III :
      - 
Liminaire.
      - Les vierges de pitié.
         - Introduction.
         - Le 15e siècle.
         - Le 16e siècle.
         - Le 17e siècle.
      - Les Mises au tombeau.
         -  Introduction.
         - Les œuvres hennuyères.
         - Le 15e siècle.
         - Le 16e siècle.
         - Le 17e siècle.
         - Les christs gisants.
         - Les reliefs.

Les trois volumes : 20 euros (code de commande : 32504 - vendu).

 

BORCHGRAVE D'ALTENA (Comte J. de) et MAMBOUR (Josée) — Retables en bois du Hainaut. Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, 1968. In-8° carré broché, 68 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
Table des matières :
  - L'art en Hainaut.
   - Les retables en bois.
      a) Premier groupe.
         - Le retable disparu de Vezon.
         - Le retable de Villers-Poterie.
         - Le retable de Ham-sur-Heure.
         - Le retable de Bienne-lez-Happart.
         - Le relief de Blaugies.
         - Le retable de Buvrinnes.
         - Le retable de Boussu.
         - Le retable marial de La Flamengrie (Roubaix).
         - Le retable des Martyrs de La Flamengrie (Roubaix).
         - Le retable de Bruxelles (originaire de Wannebecq).
         - Conclusion.
      b) Deuxième groupe.
         - Introduction.
         - Le retable de Renlies.
         - Le retable de Saint-Jean-Baptiste à Roubaix.
         - Le retable d'Enghien.
         - Le retable de Wattignies (Nord).
         - Le retable de Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris).
         - Le retable de Saint-Sulpice à Ramousies (Nord).
         - Le retable de La Flamengrie (Aisne).
         - Le retable de Givry.
         - Le retable de la Passion à Ramousies (Nord).
         - Le retable d'Ossogne (Thuillies).
         - Conclusion.

12 euros (code de commande : 32505 - vendu).

 

BOXUS (Robert)Maître Aliboron dans le folklore wallon. Bruxelles, À l'Enseigne de la Sirène, 1949. In-8° sous reliure moderne plein simili vert, titre doré sur le dos, couverture rempliée conservée, 85 p., illustrations, exemplaire numéroté sur vélin vergé (n° 23), exemplaire provenant de l'élagage d'une bibliothèque (cachets).
Table des matières :
   - Zoologie et psychologie de l'âne.
   - Croyances et superstitions relatives à l'âne.
   - L'âne dans la météorologie.
   - L'âne dans les énigmes populaires.
   - L'âne dans l'oniromancie.
   - L'âne dans le blason populaire.
   - L'âne dans la thérapeutique populaire.
   - L'âne dans l'histoire locale.
   - L'âne dans les jeux et divertissements populaires.
   - L'âne dans la flore populaire.
   - L'âne dans le vocabulaire wallon.
   - L'âne dans la toponymie wallonne.
   - L'âne dans le langage proverbial.
   - Contes et légendes de l'âne.
   - L'âne dans la littérature wallonne.
   - Bibliographie des ouvrages consultés.

15 euros (code de commande : 32502).

 

BROUETTE (Émile) Topo-bibliographie de la province de Namur. Préface de Léon-E. Halkin. Namur, Servais, 1947. In-8° broché, 153 p., tirage limité à 525 exemplaires numérotés (celui-ci, n° 233, est l'un des 500 formant l'édition courante), cachet humide de bibliothèque à la page de titre et à la p. 127, adhésif sur la couverture.
Préface :
   Il faut particulièrement louer les auteurs qui travaillent pour les autres. M. Émile Brouette est de ceux-là. Son répertoire de topo-bibliographie historique de la province de Namur est appelé à rendre les plus grands services. Les travailleurs isolés, – les plus intéressants et les plus méritants de tous, – en seront les premiers bénéficiaires. Qu'ils s'occupent d'histoire régionale ou d'histoire locale, d'institutions ou d'archéologie, ils trouveront en M. Émile Brouette le bon guide qui ne trompe pas et qui ne se trompe pas, car il sait tout ce qu'il faut savoir.
   La Bibliographie namuroise du chanoine F. D. Doyen arrêtait ses dépouillements à l'année 1860. Le premier volume de cet important ouvrage parut il y a exactement soixante ans : il cite, année par année, les imprimés namurois les plus divers. Aujourd'hui, M. Émile Brouette a repris sur un nouveau plan l'œuvre de son courageux prédécesseur. Avec plus d'audace encore, il a voulu apporter aux historiens et aux archéologues une bibliographie méthodique. Le plan qu'il a adopté est le plus sage et le plus commode à la fois ; l'ordre de classement de ses trois mille références est strictement géographique et les noms de lieux de la province de Namur y sont admis selon la hiérarchie de l'alphabet. Pour chacun de ces lieux, le lecteur trouvera aisément, en quelques lignes ou en quelques pages, la somme des monographies érudites et des recherches critiques acquises à la science. De nombreux travaux ultérieurs en seront grandement facilités. La tâche longue, pénible, ingrate du dépouillement des livres et des revues est faite d'avance, et bien faite.
   Les historiens du comté et du diocèse de Namur ne pourront pas davantage se passer de ce précieux répertoire. Un tableau d'ensemble de la production scientifique d'une région montre le chemin parcouru en quelques générations. La province de Namur a bien mérité de l'histoire. Ce livre est le bilan d'une œuvre historique qui impose le respect toujours et souvent provoque l'admiration. La table des auteurs illustre éloquemment ce point de vue.
   Pour des raisons de commodité, M. Émile Brouette a limité ses investigations présentes à la province de Namur. Quelques communes de l'ancien comté échappent donc à son enquête. Par contre, son répertoire sera consulté avec fruit par les historiens des autres principautés wallonnes : entre beaucoup d'autres, pour ne citer qu'un exemple, le nom de Dinant est suivi d'une très copieuse bibliographie.
   Enfin, si le livre de M. Émile Brouette donne une idée juste et haute du travail accompli dans sa province, il suggère aussi ce qui reste à faire. Une consultation même rapide de ce répertoire révèle que certaines régions du pays et certaines périodes de son histoire ont été favorisées de travaux plus nombreux et parfois meilleurs. D'autre part, bien des institutions politiques ou religieuses attendent encore leur historien. Puisse le livre que je loue ici susciter des vocations historiques ! Ce sera pour son auteur la plus haute des récompenses.

13 euros (code de commande : 32497 - vendu).

 

BUNKER (Edward) — La Bête au ventre. [Titre original : Little Boy Blue.] Traduit de l'américain par Freddy Michalski. Paris, Rivages, 1993. In-8° collé, 426 p., (collection « Rivages / Thriller »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Alex est né sous une mauvaise étoile. Sa mère l'a abandonné et son père, ne pouvant subvenir à ses besoins, a dû le confier à des tiers, foyers d'adoption d'abord, puis écoles militaires et pensionnats divers. Commence alors pour lui le cycle « des laideurs, des tumultes et des larmes », de fugues en rébellions, de révoltes en évasions. À onze ans, Alex a déjà un dossier qui pèse lourd contre lui. Une complicité de vol à l'étalage, une nouvelle évasion de l'internat, un coup de feu tiré contre un épicier, la mort accidentelle de son père vont achever de sceller son destin. Placé en observation dans un hôpital psychiatrique, il entre dans un univers de drogués, de fous et de psychopathes. Plus jeune que la plupart, il doit se battre pour survivre et ne pas devenir la « lopette » des plus forts. Il découvre aussi l'existence des rapports de force qui régissent les relations entre Blancs, Chicanas et Noirs.
   De nouveau en maison de redressement, il complète son éducation de « taulard ». Il n'est plus un adolescent, mais un être en marge qui vit la bête au ventre. L'univers carcéral a changé un enfant assoiffé d'amour en animal féroce.
   La Bête au ventre est le dernier volet d'une trilogie commencée avec Aucune bête aussi féroce et La Bête contre les murs.
   Edward Bunker y analyse, sans complaisance, la manière dont la société se fabrique les criminels qu'elle mérite.

10 euros (code de commande : 32470).

 

BURAUD (Georges) — Les masques. Essai. Paris, Seuil, 1948. In-8° broché, 238 p., 8 planches hors texte, (collection « Pierres Vives »), exemplaire non coupé, couverture un peu salie.
Compte-rendu de Marie-Charlotte Laroche :
    Le livre de M. George Buraud nous intéresse à plus d'un titre : l'auteur se penche sur le problème du Masque : il ne se place pas à un point de vue historique quoiqu'il fasse preuve dans ce domaine de connaissances étendues, mais il essaie de pénétrer les mobiles qui ont déterminé le port du Masque à travers les siècles et les continents.
   Après avoir étudié et comparé le Masque, rituel de la mort chez les Égyptiens, le Masque de théâtre grec par lequel l'homme crie son épouvante devant son Destin et la Fatalité qui l'accable, l'auteur, passant à l'étude des Masques asiatiques, démontre que ceux-ci, dénués de toute spiritualité, sont seulement un accessoire de théâtre à la disposition des acteurs. L'auteur aborde ensuite l'Histoire du Masque à travers les siècles en Europe, des grotesques du Carnaval aux masques galants de Venise au XVIIIe siècle, notant avec clairvoyance les points de vue différents des races et des pays.
   Puis dans un chapitre magistral sur les Masques africains, l'auteur nous révèle le fond de sa pensée : seuls les Noirs ont compris que le « Masque était une réalité profonde... le langage même de l'instinct ». Pour développer cette idée, Georges Buraud devient lyrique, inspiré même, et nous entraîne à sa suite dans des considérations d'ordre philosophique et métaphysique fort intéressantes. Il considère que ce langage de l'instinct est l'expression de l'homme à l'état pur reflétant sans détour les émotions et les mouvements de son subconscient. Le Masque, instrument magique d'envoûtement, permet au Noir de participer aux forces occultes et d'y renouveler sa puissance et sa vie.
   Enfin l'auteur passe au sujet qui nous intéresse plus directement : l'étude du Masque en Océanie, qu'il étend à la représentation de la figure humaine. M. Buraud a été frappé par le motif de la « spirale » sorte de tatouage universel qui recouvre les objets d'usage ménagers aussi bien que les Masques, s'inscrit sur les visages et les corps et devient ainsi une écriture, un mode d'expression typiquement océanien, puisqu'on retrouve ce motif en Nouvelle- Guinée, en Nouvelle-Zélande, aux Marquises et qu'il s'étend à tout le Pacifique.
   La théorie de M. Buraud, audacieuse, certes, mais intéressante, tend à démontrer que l'ensemble de ces arabesques, de ces remous, ne sont que des représentations magiques d'ondes vibratoires, de champs électriques, de zones magnétiques. L'art décoratif océanien aurait pour but de capter les puissances bienfaisantes du Monde, d'en écarter les autres et « reposerait sur l'intuition de la vibration universelle ». Peut-être cette idée neuve ouvrira-t-elle la voie à des recherches que les progrès de la science ne peuvent que favoriser.
   Georges Buraud fait ensuite une étude détaillée de la massue double face marquisienne, manifestation symbolique de la plastique du visage. Par une subtile interprétation l'auteur démontre le symbolisme de cette représentation de la figure humaine – reflet du Monde « microcosme, résumé et miroir de l'univers vivant... abrégé de la métaphysique » des îles océaniennes. Cette démonstration qui parait tout d'abord une pure vue de l'esprit, rejoint cependant la pensée de M. Mauss et ses études sur le Tiki polynésien, exposées dans son Cours du Collège de France et non publiées jusqu'à ce jour.
   Nous regrettons que le livre de M. Buraud, dont il est difficile de dire toute la richesse en un simple compte rendu, ne soit pas étayé par une bibliographie qui permettrait au lecteur d'approfondir les points qui ont particulièrement retenu son attention ; on pourrait ainsi faire plus aisément la part de la documentation historique et ethnologique et de l'interprétation personnelle de l'auteur, souvent entraîné hors des sentiers battus par une pensée originale et suggestive.
Bibliographie :
   - Laroche (Marie-Charlotte), Les Masques [compte-rendu], dans Journal de la Société des Océanistes, Année 1948 - 4, pp. 186-187.

10 euros (code de commande : 32477 - vendu).

 

CARLIER (Ernest) et AUQUIER (André) — L'épopée du Club du Jeu de Balle Quaregnon-Espérance. Son histoire, ses joueurs. Quaregnon, Maison Culturelle de Quaregnon, [1999]. A4 sous reliure à pince, [70] p., illustrations en noir, impression anapistographique, exemplaire en parfait état.
Extrait :
   Tous les historiens du jeu de balle (J.Desées, A.C.Chotin, J.Willot ou d'autres) ont été frappés par 1'insertion étonnante de ce sport dans la vie des gens. Le jeu de balie, à bien des égards, est une sorte de miroir où se reflètent depuis plus de cinq siècles les évolutions de notre société.
   L'histoire de Quaregnon Rivage et de 1'équipe dont André Auquier nous parle est un témoin remarquable de cette connivence séculaire entre le jeu de balle et le contexte social.
   Quand un étranger découvre un de nos villages, il est toujours surpris par la configuration de nos places publiques. Celles-ci sont allongées (une centaine de mètres) et souvent en forme de trapèze. Il faudra qu'il voie une « lutte » de jeu de balle pour qu'il comprenne ce profil curieux.
   Beaucoup de nos communes ont plusieurs places de ce genre. Songeons par exemple à la place du Béguinage ou à la place Léopold à Mons, à celles d'Élouges, de Spiennes, de Wasmuël, de Ladeuze, de cinquante autres.
   Parfois, pour protéger les « chas » et les « rechas » des turbulences du vent, ces places sont encadrées par des allées d'arbres (dans les Honnelles, à Saint-Symphorien, au Waux-Hall, ...). Autour de ces places allongées, des enseignes évoquent souvent le sport qu'on y pratiquait. Ainsi, vers 1750 un cabaret de Lens s'appelle « Au Petit Tamis ». À Obourg, à Leuze, à Moustier, à Papignies, à Mons (Béguinage), on trouve encore des cafés du jeu de balle. Et, à Quaregnon, un café de la jeune Paume.
   Car pour les jeunes d'une même localité voire d'un même quartier, la paume, la pelote, la balle furent pendant des siècles un lieu de rencontre et de détente.

15 euros (code de commande : 32513 - vendu).

 

DENUIT (F.) — La faune conchyliologique marine de l'assise de Châtelet à Mariemont. Mons, Association des Ingénieurs de l'École des Mines de Mons, 1930. In-8° broché, 19 p., VII planches hors texte avec leurs serpentes, envoi de l'auteur, cachet humide de bibliothèque à la page de titre, étiquette collée dans le coin supérieur gauche de la première page de la couverture.
   Il s'agit d'un extrait du 4e fascicule, n° 35 des Publications de l'Association des Ingénieurs de l'École des Mines de Mons.
Extrait :
   On semble être d'accord à présent pour faire jouer aux horizons marins le rôle primordial qui leur revient en stratigraphie houillère ; il est donc nécessaire de bien connaître les fossiles qui en sont les caractéristiques.
   La bibliographie qui s'y rapporte, est rare et difficile à consulter par ceux qui sont tenus éloignés des centres universitaires par des nécessités professionnelles. Nous avons donc cru faire œuvre utile, comme nous l'avons annoncé dans le premier fascicule de 1930 des Annales de l'Association des Ingénieurs de Mons, en proposant à cette association, la nôtre, la reproduction par la phototypie des principaux échantillons de la faune marine, que nous possédons et que nous offrons au Musée houiller Jules Cornet à Mons.
   Ces échantillons, en général très bien conservés, nous ont laissé espérer pouvoir mettre en mains de nos collègues un outil de première valeur.
   Nous présentons donc, dans la mesure du possible, des fossiles complets ; nous les avons choisis dans les plus typiques et représentant bien l'espèce désignée. Nous estimons cependant que cette présentation est incomplète, si on se place au point de vue pratique. En effet, les fossiles parfaitement conservés sont l'exception ; la plupart se retrouvent morcelés et déformés. Il eut donc fallu, à côté du type, montrer des imperfections, des anomalies. Nous avons dû y renoncer, avec regret, devant les difficultés et le coût d'exécution.

10 euros (code de commande : 32498).

 

DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. La bataille.
      1. Engagement de Boussu.
      2. Rappel de la bataille de Jemappes.
      3. Évocation de la personne de Dumouriez.
      4. Des militaires d'origine belge dans l'armée française.
      5. Essai de réhabilitation de Dumouriez.
   3. Souvenirs de la bataille. Évocation par...
      1. Les sculpteurs.
      2. Un petit tour en Autriche.
      3. Retour en Belgique et en France.
      4. Les écrivains.
      5. La musique.
      6. L'affiche.
      7. Les peintres.
      8. L'armée française. Les drapeaux.
   4. Le monument de Jemappes.
      1. L'idée.
      2. Les Amitiés françaises.
      3. L'inauguration de 1911.
      4. Et l'opposition...
   5. La guerre 1914-1918.
     1. La destruction.
      2. Jemappes et la guerre.
      3. La reconstruction, l'inauguration de 1922.
   6. La guerre 1940-1945.
   7. Les commémorations.
      1. Aspect particulier du 160e anniversaire.
      2. Et l'opposition...
      3. Autres commémorations et le Coq aujourd'hui.
   8. Les morts de la bataille.
      1. Le vide autour de leur mémoire.
      2. Questions et réponses au sujet des fosses communes.
   9. Supplément inédit. Histoire de la bataille par ceux qui y prirent part.
   10. Conclusion.
   11. Bibliographie.
   - Tables.

12 euros (code de commande : 32494 - vendu).

 

DEPASSE (André) — Quaregnon en cartes postales. Troisième édition, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, 1981. In-12 oblong sous cartonnage d'éditeur, [80] p., (collection « En Cartes Postales Anciennes »), exemplaire en bon très état de cet ouvrage peu courant.
   Comme pour les autres titres de cette collection, ce volume contient 76 reproductions de cartes postales accompagnées d'un petit commentaire.
Extrait de l'introduction :
   Je ne suis pas de Quaregnon, mais j'aime Quaregnon ; je ne suis pas mineur ni fils de mineur, mais j'aime les mineurs ; je suis borain et fier de l'être et c'est à ce titre que je me sens autorisé à présenter ce livre, commençons donc.
   Commune du canton et à 1 lieue 1/4 à l'est de Boussu, de l'arrondissement et à 1 lieue 1/2 à l'ouest de Mons, elle est bornée au nord par la commune de Baudour, à l'est par celle de Jemappes, au sud par les territoires de Pâturages et de Frameries et à l'ouest par ceux de Wasmes et Wasmuel.
Nous ne pouvons dissocier l'histoire de Quaregnon de celle des mines. Comme le dit très bien Jean Rolland dans son livre Quaregnon un peu du passé...    Peu de localités ont été aussi fouillées par les charbonnages que le territoire de Quaregnon.
   À travers les images, nous montrons des rues, de monuments, des événements de la vie de Quaregnon. Ils sont le reflet de la vie du Borinage car comme me le disait aussi un ancien : « Quargnon ! c'est l'bouden du Borinage ».

15 euros (code de commande : 32491 - vendu).

 

[DE VINCK (Antoine)]. JOTTRAND (Mireille) et DE VINCK (Antoine) — Antoine de Vinck. Œuvre céramique. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1986. In-8° carré broché, 93 p., illustrations en noir et en couleurs, très bon exemplaire.
   Ce catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée royal de Mariemont du 22 juin au 31 août 1986.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Guy Donnay.
   - Regards..., par Mireille Jottrand.
   - Hommages, par Antoine de Vinck.
   - Catalogue.
      - Poterie.
      - Animaux.
      - Structures.
      - Germes.
      - Miroirs.
      - Idoles.
      - Note technologique.
      - Antoine de Vinck : l’homme et l’artiste, par Jan Walgrave.
      - L’œuvre d’Antoine de Vinck, par A.-M. Marièn-Dugardin.
      - L’esprit de Ratilly, par Yvonne Brunhammer.
      - Antoine de Vinck et la création, par Pierre Puttemans.
      - Biographie.
      - Expositions.
      - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 32510).

 

DOUXCHAMPS (José) — Armorial belge contemporain. 2e édition revue et complétée. Wépion, Chez l'Auteur, 1998. In-8° collé, 195 p., exemplaire en parfait état auquel on joint le bulletin de parution.
Texte du bulletin de parution :
   Le présent ouvrage a pour but d'identifier des familles dont on connaît les armes et d'aider celles qui veulent s'en créer en leur fournissant une documentation actualisée concernant des meubles héraldiques pouvant composer un blason inédit. Les partitions de l'écu, ses pièces, ses meubles, ses couleurs permettent des dizaines de millions de combinaisons d'écus différents.
   Apparues vers le milieu du XIIe siècle dans nos régions, les armes des familles nobles sont devenues progressivement héréditaires. Dès le début du XIIIe siècle les institutions civiles et religieuses, les bourgeois, les édiles communaux utilisent des cachets armoriés pour certifier l'authenticité de leurs actes et cette pratique s'est généralisée au cours des XVe et XVIe siècles. À partir du XVIe siècle, les armoiries concédées à des anoblis sont enregistrées et ne peuvent être modifiées. Un édit de Philippe II du 23 septembre 1595 prescrit que seuls les nobles peuvent timbrer leur blason, c’est à dire faire usage d'ornements extérieurs, heaume, couronne, bannières, tenants, manteaux qui témoignent du rang de la famille, tous ornements qui sont décrits dans l’Armorial de la Noblesse belge publié récemment par Paul Janssens et Luc Duerloo.
   L’héraldique bourgeoise ancienne échappe à tout contrôle et n’est dès lors pas protégée. On n'en connaît guère les couleurs, sinon lorsque des armoiries figurent sur des portraits parvenus jusqu'à nous. Son usage étant personnel, les descendants ne reprennent pas systématiquement celles qui ont été portées par leurs devanciers, ce qui explique sa diversité.
   En héraldique belge contemporaine, la variété des meubles est particulièrement intéressante. Le lion, représenté « rampant » c’est à dire debout sur ses pattes arrières, est très répandu ; contrairement à ce que certains s'imaginent, il est d'origine française, comme l'a démontré un des meilleurs héraldistes flamands. L'aigle est également souvent figuré ; il est généralement « éployé », c’est à dire les ailes ouvertes, et est parfois bicéphale, oiseau imaginaire que l'on doit aux Habsbourg. Autre animal fantastique très commun, la merlette, cane sans bec ni pattes, souvent représentée par trois. Les sangliers ou leur hure garnissent de nombreux écus de même que les saumons, appelés à tort bars, qui évoquent la faune aquatique de nos régions. Les roses et fleurs de lys sont les motifs floraux les plus fréquents. Les étoiles, souvent à cinq rais, et les croissants, sont des meubles héraldiques très retenus.
   Les meubles évoquent parfois l'activité du titulaire du blason. Ainsi, par exemple, des besants d'or, monnaies byzantines, sont utilisés pour des banquiers, l’hermine ou une balance pour des magistrats, des épées pour des militaires. Il existe aussi des armoiries « parlantes » évoquant le patronyme.de leur porteur, comme des brebis pour les Auxbrebis, un More pour les Morimont, etc.
   Les membres d’une famille comptant un anobli à titre personnel reprennent généralement les armoiries concédées à ce dernier, mais en modifiant le nombre des meubles de l'écu dont le timbre est dépourvu des ornements nobiliaires. Les enfants d’une femme noble et d’un roturier dont la famille n'a pas fait usage d'armes reprennent les armoiries de leur mère, le timbre dépourvu des ornements nobiliaires, en modifiant les couleurs, métaux et émaux et en veillant à ne pas s'octroyer des emblèmes déjà utilisés. Ces considérations ne sont nullement des règles impératives mais procèdent d'usages observés au fil de notre dépouillement d’armoriaux anciens.
   Cet armorial est limité aux blasons des personnes physiques sans envisager ceux qui sont utilisés par des associations. Actuellement des milliers d'associations caritatives, culturelles, éducatives et sportives ont pris un blason comme logos ; ceux-ci sont composés par des dessinateurs n'ayant le plus souvent aucune notion des lois de l’héraldique et ceux-ci n'entrent pas dans le cadre de notre travail.
   Nous n'avons pas non plus repris les armoiries ecclésiastiques qui font actuellement l'objet d’une recherche et d’une étude particulière.

25 euros (code de commande : 32488 - vendu).

 

DOUXCHAMPS (José) — La Wallonie industrielle (1800-1950). Répertoire par commune des activités industrielles et de leur main d'œuvre. Wépion, Chez l'Auteur, 1997. In-8° collé, 151 p., exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   Les historiens économistes considèrent la Wallonie comme le berceau industriel de l'Europe continentale. Le grand développement économique de cette région tout au long du XIXe siècle est dû à ses ressources naturelles, à son réseau de voies de communications tant ferroviaires que fluviales, au savoir-faire de sa population rompue de tout temps à des pratiques artisanales. On s'y livre alors à des industries extractives et à des industries de transformation liées aux progrès d'une technologie nouvelle et à l'élargissement des marchés.
   Certaines industries extractives, telles l'exploitation des mines de fer, de plomb et de zinc ont été menées jusqu'à l'épuisement des filons rentables. L'industrie houillère s'est développée suite à l'octroi de nombreuses concessions qui en ont multiplié les sites tandis que l'utilisation du charbon dans l'industrie métallurgique ou verrière en a considérablement augmenté les débouchés. La Wallonie dispose aussi du plus dense réseau de chemins de fer du monde, ce qui a permis la concentration des entreprises, la mobilité de la main d'œuvre, la diffusion de la production, la liaison avec Anvers porte ouverte sur l'extérieur. Les gouvernements des pays limitrophes se sont efforcés de contrer cet essor en frappant la production wallonne de droits d'entrée prohibitifs, ce qui a provoqué la recherche de marchés plus éloignés. D'autre part, la mise en place d'un enseignement technique de tous niveaux, allant du secteur professionnel de base à la technologie de pointe assurée par les facultés polytechniques des universités, a formé une main d'œuvre qualifiée, ouverte aux progrès, dont la production industrielle a largement bénéficié et qui a fait sa réputation au-delà de nos frontières.

25 euros (code de commande : 32486 - vendu).

 

[DREYFUS (Louis)]. MAZEL (Henri) — Histoire et psychologie de l'Affaire Dreyfus. Paris, Boivin & Cie, 1934. In-8° broché, 216 p., petit cachet humide ex-libris à la page de garde, exemplaire en bon état.
Table des matières :
   I. Comment la question se pose pour l'historien.
   II. Le point de vue défavorable à Dreyfus.
   III. Le point de vue favorable à Dreyfus.
   IV. Un troisième et tout différent point de vue.
   V. Que l'auteur du bordereau c'est Schwartzkoppen.
   VI. L'inculpation de Dreyfus.
   VII. La condamnation de Dreyfus.
   VIII. Le contre-coup en Allemagne.
   IX. Les manœuvres de repêchage.
   X. L'imbroglio se noue.
   XI. Le procès Esterhazy.
   XII. Le procès Zola.
   XIII. Le procès Picquart.
   XIV. Le faux Henry.
   XV. Vers la révision.
   XVI. Devant la Chambre criminelle.
   XVII. Devant la Cour de Cassation.
   XVIII. Le Conseil de guerre de Rennes.
   XIX. Après le procès.
   XX. Le vent change.
   XXI. La nouvelle Chambre.
   XXII. L'enquête André.
   XXIII. La seconde révision.
   XXIV. L'enquête supplémentaire.
   XXV. L'arrêt final.
   XXVI. Conclusion.
   - Chronologie résumée.
   - Bibliographie essentielle.

10 euros (code de commande : 32476).

 

EYLENBOSCH (E.) — Woordgeographische studies in verband met de taal van het landbouwbedrijf in West-Brabant en aangrenzend Oost-Vlaanderen. Tongeren, M. & L. Symons, 1962. In-8° broché, 335 p., feuillet volant d'errata, (collection « Werken Uitgegeven door de Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie (Wlaamse Afdeling) », n° 10), exemplaire non coupé et en bon état.
Ten geleide :
   Dir boek, geschreven in de winter van 1961-62, komt pas in het voorjaar 1965 van de pers.
   Hierdoor dreigt het gevaar dat ons werk bij voorbaat enigszins achterop geraakt, omdat wij de jongste bijdragen uit de vakliteratuur niet meer konden consulteren met het oog op de redactie van onze definitieve tekst. Ook zijn wij intussen ons ervan bewust geworden dat onze bibliografie zeker niet alle publicaties vermeldt die wij met nuttig gevolg hadden kunnen raadplegen.
   Zeker in Vlaanderen verschijnen niet elk jaar belangrijke artikels of boeken over de vaktaal van het landbouwbedrijf.
   Met des te meer reden mogen wij hier één recent werk, waarvan wij uiteraard geen gebruik meer konden maken, niet onvernoemd laten : Dr. J. Goossens' Semantische vraagstukken uit de taal van het landbouwbedrijf in Belgisch-Limburg (Antwerpen, 1963).
   Gaan wij dan toch een periode tegemoet van verlevendigde filologische belangstelling voor de boerentaal ?
   Als wij de lange weg die geleid heeft tot deze uiteindelijke publicatie overzien, dan betreuren wij wel dat wij vandaag ons werk in het licht geven zonder de toevoeging van illustratiemateriaal in de vorm van foto's en schetsen. Wie op het oog houdt hoe ons boek eigenlijk gegroeid is (Woord Vooraf, 7-8), zal nochtans begrijpen waarom degelijke illustraties voor publicatie vatbaar, moeilijk tot stand zouden gekomen zijn. Trouwens, het oorspronkelijke plan in verband met een uitvoerige monografie over de vaktaal van het landbouwbedrijf te Elingen willen wij voorlopig wel laten rusten, maar niet vergeten. Allicht krijgt dit eerste werk in de vorm van een verdiepte detailstudie eenmaal een zeer gewenste tegenhanger.
   Met dit optimistische vooruitzicht sturen wij deze taalgeografische bijdrage de wereld in, echter niet alvorens hier, last but not least, openlijk onze erkentelijkheid en dank uit te spreken tegenover de Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie, die ons'werk de eer van een uitgave onder haar auspiciën heeft waardig gekeurd en tevens de aanzienlijke financiële lasten hieraan verbonden zo royaal op zich heeft genomen.

20 euros (code de commande : 32506).

 

FAIDER (Paul) et VERCAUTEREN (Isabelle) — Bonne-Espérance. Mons, Union des Imprimeries, 1930. In-8° broché, 13 p, 15 planches hors texte, exemplaire non coupé, rousseurs éparses.
Extrait :
   Chercher à retrouver le XIIe siècle à Bonne-Espérance, c'est vouloir cueillir une fleur sur une branche qui n'offre déjà plus que son fruit. Mais, comme l'a fort bien dit M. le chanoine Puissant, le fruit est « étonnamment conservé » et la floraison fut « luxuriante ».
   Cette luxuriance primitive ne se révèle donc pas dans des bâtiments, dont il ne reste pour ainsi dire plus aucune trace ; mais elle s'affirme dans ce qui nous reste des magnifiques manuscrits enluminés avant l'an 1200 par une série de scribes et d'artistes experts, ainsi que dans la féconde production littéraire d'un Philippe de Harvengt, dit aussi de Bonne-Espérance. L'ensemble de l'abbaye, telle qu'elle se présente aujourd'hui, muée en « Petit séminaire » ou collège épiscopal, évoque par le magnifique déploiement de sa façade et de ses ailes la somptuosité et l'élégance, non certes frivoles, mais un peu mondaines et séculières, qui firent de beaucoup de monastères, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, autant de petits Versailles ecclésiastiques.

10 euros (code de commande : 32465).

 

[GOYA (Francisco de)]. VALLENTIN (Antonina)Goya. Paris, Albin Michel, 1951. In-8° broché, 430 p., XXXII planches hors texte en noir, bon exemplaire non coupé.
Table des matières :
   Chapitre I. Voilà le croquemitaine (Que viene el coco).
   Chapitre II. Personne ne se connaît (Nadia se conoce).
   Chapitre III. Ils ne savent pas le chemin (No saben el camino).
   Chapitre IV. Colin-maillard (La galina ciega).
   Chapitre V. Mercredi des Cendres (Entierro de la Sardina).
   Chapitre VI. Le rêve de la raison produit des monstres (El sueno de la razôn produce monstruos).
   Chapitre VII. Ils l’enlevèrent (Volaverunt).
   Chapitre VIII. 2 mai (Dos de mayo).
   Chapitre IX. Les désastres de la guerre (Los desastres de la guerra).
   Chapitre X. La maison du sourd (La.quinta del sordo).
   Chapitre XL Les taureaux de Bordeaux (Los toros de Burdeos).
   - Bibliographie.

12 euros (code de commande : 32492).

 

[GRÈCE ANTIQUE]. Éros grec. Amour des Dieux et des Hommes. Athènes, Ministère de la Culture de Grèce - Direction des Antiquités, 1989. In-4° broché, 183 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 6 novembre 1989 au 5 février 1990 ; puis à Athènes, du 5 mars au 5 mai 1990.
Table des matières :
   - Éros grec, par Yannis Touratsoglou.
   - Éros dans la mythologie grecque, par Nikos Kaltsas.
   - Éros et mariage, par Mairi Pandou.
   - La Femme et Éros : la place de la femme dans l'Antiquité, par Stella Chryssoulaki.
   - Éros et Symbolisme, par Stella Chryssoulaki.
   - La pédérastie, par Nikos Kaltsas.
   - Éros dans la philosophie, par Yannis Touratsoglou.
   - Éros - Amor, par Jean Marcadé.
   - Bibliographie sélective.

15 euros (code de commande : 32471).

 

GUTT (Tom) — L'avenir du charbon. Bruxelles, L'Ami Pirate Éditions, 2001. In-4° agrafé, [24] p., un des 50 exemplaires numérotés (n° 27), en bon état.
L'achevé d'imprimer précise :
   L'Avenir du Charbon a été retiré en fac-similé le 15 décembre 2001 pour les mateurs qui n'ont pas eu la chance d'être parmi les 50 bénéficiaires de la première édition.
   Tirage illimité.
Extrait :
   le tremblement d'une main fermée sur une touffe d’herbe
   les regrets de l'aiguilleur dépossédé de son pain par un arrêt de justice
   le vol sans appel des oiseaux qui s'ennuient
   cela souviens-toi de cela tu te souviens de cela
   n'est-ce pas
   ce sont des essais d'incendie
   mais qui ne couvrent pas le vacarme des larmes du large

20 euros (code de commande 32469).

 

GYSSELING (Maurits) — Toponymie van Oudenburg. Tongeren, George Michiels, 1950. In-8° broché, 280 p., cartes à déplier in fine, (collection « Werken Uitgegeven door de Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie (Wlaamse Afdeling) », n° 5), exemplaire non coupé et en bon état.
Table des matières :
   - Woord vooraf.
   I. Methode.
      A. Programma van het toponymisch onderzoek te onzent.
      B. Inrichting van een toponymische dorpsmonografie.
      C. Geografische afbakening.
      D. Het opsporen van de bronnen.
      E. Spelling van de excerpten.
      F. Datering, bronaanduiding, rangschikking.
      G. De Kaarten.
   II. Geschiedenis van Oudenburg tot 1084.
      1° De Bronnen.
      2° Geschiedenis van het Castellum.
      3° Kerkelijke Geschiedenis.
   III. Het woord Oudenburg.
      A. Oudste attestaties.
      B. Etymologie van Oudenburg.
      C. Municipium Flandrense.
   IV. Wordingsgeschiedenis van het cultuurland.
      A. Prolegomena.
      B. Het Diluvium.
      C. Het Alluvium.
      D. De voornaamste bestanddelen van de perceelnamen.
      E. Addendum : anthroponiemen in toponiemen.
   V. Glossarium.
   VI. Enkele taalverschijnsele uit het glossarium.
   VII. Bronnen en Bibliographie.
      A. In manuscript geconsulteerde bronnen.
      B. Uitgegeven bronnen.
      C. Speciale bibliografie betreffende Oudenburg.
      D. Algemene Bibliografie.
      E. Nog niet gepubliceerde werken.
   VIII. Verklaring van de kaarten.

20 euros (code de commande : 32473 - vendu).

 

[HAINAUT - CENTRE]. Mémoires d'une région : Le Centre (1830-1914). Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont, 1984. In-8° carré broché, X, 311 p., illustrations, tableaux, très bon exemplaire.
   Ce volume a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme qui s'est tenue du 5 octobre 1984 au 17 mars 1985 au Musée Royal de Mariemont.
Table des matières :
   - Esquisse historique du Centre industriel (1830-1914), par Roger Darquenne.
   - Le dynamisme des Warocqué, par Maurice Van den Eynde.
   - Le Conseil de conciliation et d'arbitrage des charbonnages de Bascoup (1888-1915), par Patrick Cochez.
   - Le Grand Complot. L'action d'Alfred Defuisseaux dans le Centre (1886-1889), par Claude Favry.
   - Présence flamande dans le Centre, par Yves Quairiaux.
   - Histoire de la presse dans le Centre : les cas de La Louvière et de Morlanwelz (1830-1914), par Marie Arnould.
   - Catalogue.

20 euros (code de commande : 32500 - vendu).

 

KŒNIG (Théodore) — Remblées. Précédé d'« Anagrammaire » par Alain Borer. Paris, Cheval d'Attaque, 1979. In-8° broché, 141 p., couverture jaunie et défraîchie, édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Avec Remblées, mot-valise qui endosse plusieurs significations, on assiste à l’assemblée rafraîchissante et comme écologique de diverses formes de l’écriture. Précédé d’une étude d’Alain Borer, ce livre constitue l’édition originale collective, complétée d’inédits, de recueils à tirage restreint, devenus parfaitement introuvables.
   Notre logosphère reçoit ici l’impact d’une ironie désinvolte, étroitement surveillée par l’auteur qui a décidé d’écrire là où un autre poète belge, Paul Colinet, voyait la « communication directe avec les abîmes de la sensation ». Formule qui caractérise fort bien, par ailleurs, la conception de l’aphorisme de Kœnig et de ses nombreuses notes a-critiques.
   Théodore Kœnig est aussi l’animateur de Phantomas, la « plus belle revue du monde ».

13 euros (code de commande : 32467).

 

KOENIG (Théodore) — Philosophies par terre. Aphorismes de Théodore Koenig. Peintures de Beppe Schiavetta. Alessandria, Edizioni dell'Orso, 1990. In-8° broché, [64] p., illustrations, (collection « Cataloghi d'Arte », n° 5), on joint l'invitation au vernissage de l'exposition, bel exemplaire, rare.
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition de Beppe Schiavetta organisée à la Fondation Sicard-Iperti, à Vallauris, du 12 juillet au 31 août 1990.
Introduction :
   Le projet « Philosophies par terre » s'est concrétisé, lors d’une exposition, l'été passé, à Albisola. Il s'agissait, pour Beppe Schiavetta, de fixer dans la terre, des aphorismes de Théodore Koenig. L'on vit alors douze pièces de céramique du plus saisissant effet.
   L'idée, maintenant, passe la frontière avec armes et bagages. Vallauris tient lieu de terre d'accueil. La céramique le cédant au tableau, la réalisation s'amplifie au-delà de toute expression.
   La couleur prend la relève et c’est le peintre qui énonce, traduit, propose son attirail de significations. Il fixe les nuages qui nous projettent – cosmos vivant –, reflétant sur écrans panoramiques le visage de notre planète-terre.
   Le sens de l'œuvre, en son système central, est de faire percevoir ce que le peintre passionné ressent face aux manifestations du monde qui l'entoure.
   Schiavetta s'inscrit dans la lignée des grands peintres ligures. Un souffle certain clame la force et l’esprit de la couleur. Il y a contribution à la recherche d’une formule pour l'art de demain.
   Dans le passé, Schiavetta captait les nuages dans leur état naturel : il nous montrait gouaches et aquarelles. Déjà la cire intervenait, et pour peu, l'acrylique.
   La peinture à l’huile, après la céramique et la gouache nous transporte au cœur du phénomène pictural. Le temps se répartit dans les secteurs d'espace. Il y eut destruction suivie de renouveau et nous sommes invités aux manifestations d’une peinture « de chevalet » lancée dans le mouvement galactique.

20 euros (code de commande : 32468).

 

LAMBOT (Jean-Pierre)L'Ardenne. Photographies de Jacques Evrard. Liège, Mardaga, 1987. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 175 p., nombreuses photographies en noir et en couleurs, très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans le nord-ouest de l'Europe, caractérisé par une urbanisation et une industrialisation intenses, l'Ardenne apparaît comme un havre de verdure. En effet, la forêt y est omniprésente, ce qui ne manque pas d'impressionner les hommes depuis l'antiquité. Faines et landes, bois et rochers, solitudes élevées et profondes vallées se partagent le paysage ardennais. Il en résulte un imaginaire puissant et un légendaire fabuleux. Forestière et fantastique, l'Ardenne se range aux côtés des régions du monde particulièrement évocatrices, comme la Bretagne ou l'Écosse. En outre, d’une certaine manière, l'Ardenne est un miroir : elle reflète l'image de celui qu'elle inspire ou qu'elle séduit. Elle est une femme, une sylvaine bien sûr. Ce n’est pas pour rien que les Anciens l'avaient divinisée sous les traits de la belle Dea Arduina.
   L'Ardenne n'est pas une ; elle est multiple. Dès lors, on parle volontiers des Ardennes. En effet, si l'unité physique de cette région est indéniable, elle n'en est pas moins constituée d’une multiplicité de terroirs, qui parfois n'ont jamais eu de lien historique ou humain entre eux. L'Ardenne est ainsi un miroir à multiples facettes. Cet ouvrage a l'ambition de les découvrir.

20 euros (code de commande : 32503 - vendu).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. Isidore Ducasse à Paris. Actes du troisième colloque international sur Lautréamont, Paris, 2-4 octobre 1996. Textes réunis par Jean-Jacques Lefrère et François Caradec. Tusson, Du Lérot, 1997. In-8° broché, 322 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cahiers Lautréamont », livraisons XXXIX-XXXX), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Ducasse avant Paris, par Pierre Gibert.
   - Ducasse, Jarry et Fargue, piétons de Paris, par Jean-Paul Goujon.
   - Lautréamont est né à Paris avec et contre Maldoror, par Hidehiro Tachibana.
   - Théodomire Geslain a-t-il snobé Isidore ducasse ?, par Clara Moressa.
   - Petite poésie et haute poésie à l'époque de Maldoror, par Jean José Marchand.
   - L'esthétique d'Isidore Ducasse, par Claude Zissman.
   - Ducasse et ses libraires, par Michaël Pakenham.
   - Par la ville et par les Chants, par Channa Newman.
   - Le Baiser de Paris, par Jacques-André Duprey.
   - Philippe Soupault biographe et lecteur d'Isidore Ducasse, par François Martinet.
   - Sous les pavés, la page, par Jean-Pierre Lassalle.
   - Suicider l'autre : Maldoror et la colonne de la place Vendôme, par Peter Nesselroth.
   - Paris Paraboles, par Loïs Nathan.
   - Iconographie du Paris d'Isidore Ducasse, par Liliane Durand-Dessert.
   - Avez-vous lu Bernard ?, par Jean-Jacques Lefrère.
   - Sous le signe de Maldoror : Léon Bloy et Henry de Groux, par Rodolphe Rapetti.
   - Le statut de Pascal et Vauvenargues dans les Poésies, par Naruhiko Teramoto.
   - Lautréamont et l'innommable, par Marc Zammit.
   - Le Tunnel, par François Caradec.

25 euros (code de commande : 32493).

 

LECLERCQ (Arthur) — Si Jemappes m'était conté. [Jemappes], [Chez l'Auteur], 1996. In-8° broché, 128 p., illustrations en noir, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Si Jemappes m'était conté ... tant qu'il est encore temps... est le produit d'un travail effectué depuis quelques années par Monsieur Arthur Leclercq, dans le but de maintenir vivante la petite et grande histoire de Jemappes.
   En parcourant ces pages écrites avec émotion et tendresse, le lecteur retrouvera ses racines, son folklore, sa fierté d'appartenir à une cité qui fut si vivante à travers sa grosse et petite industrie, son agriculture, ses petits métiers, ses personnages célèbres ou populaires.
   Plus de trois cents noms de jemappiens sont cités tout au long de ses lignes.
   En y adjoignant ce qu'il faut savoir sur le célèbre monument du Coq, sur l'histoire du parc communal et un commentaire sur le Jemappes d'aujourd’hui, le lecteur sera certainement satisfait surtout après avoir lu les quelques anecdotes savoureuses et typiquement jemappiennes qui clôturent cet ouvrage.

12 euros (code de commande : 32490 - vendu).

 

LECOMTE (Marcel) — Les voies de la littérature. Choix de chroniques littéraires suivi d'une bibliographie établie par Philippe Dewolf. Bruxelles, Labor, 1988. In-8° broché, 271 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Tout au long de sa vie, Marcel Lecomte (1900-1966) a tenu, dans diverses revues, de multiples chroniques littéraires, artistiques et même, à une certaine époque, politiques. Dispersé, ce pan essentiel de son œuvre demandait depuis longtemps à être rassemblé, ne fût-ce que dans ses moments les plus forts. Établi par les soins de Philippe Dewolf, qui y donne également la première bibliographie complète de Lecomte, le présent volume est consacré aux chroniques littéraires. Dans ses brèves fictions de L'accent du secret ou du Carnet et des instants, l’écrivain, observateur attentif du monde quotidien, se proposait de « faire, à partir des données les plus fugaces, les découvertes les plus singulières » ; devenu commentateur de la littérature, le voici, pareillement, lecteur minutieux et révélateur souvent étonnant des grands textes qui ont fait notre modernité, du surréalisme au nouveau roman, de Strindberg et Kafka à Bataille ou à Ponge, en passant par Proust, Joyce, Pound et bien d'autres.

10 euros (code de commande : 32466).

 

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Les paysans de Languedoc. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1966. Deux volumes in-8° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 1034 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne VIe Section : Sciences Économiques et Sociales - Centre de Recherches Historiques - Civilisations et Sociétés », n° 42), dos des jaquettes insolés.
Sur la jaquette :
   La lutte instable entre le morcellement des terres et leur rassemblement est liée à divers facteurs économiques, démographiques... Les fluctuations du climat influent sur les courbes de l'économie rurale, les épidémies et les guerres sur les courbes démographiques. Pourtant, un dépouillement perfectionné des documents cadastraux languedociens livre une périodisation en trois cycles constitués chacun d'un démembrement suivi d'un remembrement : le Moyen Âge fut le théâtre du premier ; le second s'étend de la Renaissance jusque vers 1750 ; le dernier n'est pas achevé.
   Sans perdre de vue les deux autres cycles, l'auteur s'est attaché à étudier le second, et plus particulièrement sa phase de démembrement. Poussée démographique et essor économique sont les causes essentielles de la « congestion parcellaire » de la fin du XVIIe siècle : paradoxe tragique, la réussite sociale et économique conduisait à la paralysie. Et ce sont toutes les difficultés d'une société confrontée aux limites de sa réussite qui apparaissent. L'obstacle auquel elle se heurte ne relève pas seulement de la structure de la propriété : l'auteur la montre aussi dans les mentalités.
   Partie des conditions de la vie économique, la recherche débouche sur l'histoire intellectuelle. Le besoin de terres engendré par le démembrement n'est pas sans jeter une vive lumière sur le succès de la Réforme...
   Les méthodes quantitatives ne sont plus que des moyens, parmi d'autres, pour parvenir « en fin de recherche, à regarder agir, lutter, penser les hommes vivants. »
   Ce livre fit l'objet d'une thèse en 1966, mais il s'agit d'un véritable « classique » dont le sujet, la méthode et l'écriture rendent la lecture passionnante, et la relecture toujours enrichissante.
   Fruit de l'emploi conjugué de différentes méthodes historiques apparemment inconciliables, telles que l'histoire quantitative et l'histoire des mentalités, cette œuvre eut une genèse remarquable. La démarche initiale de l'auteur s'inscrivait dans la droite ligne d'une féconde tradition de recherche en histoire rurale, préoccupée principalement par la saisie de l'apparition dans les campagnes françaises de phénomènes liés aux « origines du capitalisme ». Et dans les anciens documents cadastraux du Languedoc l'auteur retrouva tout d'abord le processus de la « conquête foncière par les citadins » et « l'action classique des rassembleurs de terre capitalistes, déjà décrite par Febvre, Bloch, Merle, Raveau, Venard et tant d'autres. »
   Mais il apparut assez vite au chercheur que ce n'était là que l'un des aspects de « l'histoire de la propriété foncière » en Languedoc : les progrès du remembrement, par exemple, se révélaient n'avoir été ni linéaires ni définitifs, fluctuations que l'hypothèse primitive ne permettait pas à elle seule d'expliquer. Ainsi l'étude précise du « flux et du reflux de la propriété parcellaire » conduisait-elle autant à l'infléchissement de la tradition assumée qu'à son approfondissement. L'accent se déplaçait sur d'autres facteurs tant de l'histoire de la propriété que de la vie quotidienne des paysans elle-même.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 32508).

 

[MARIEMONT]. Charles de Lorraine à Mariemont. Le domaine royal de Mariemont au temps des gouverneurs autrichiens. Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont, 1987. In-8° carré broché, 95 p., illustrations, bel exemplaire.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Musée royal de Mariemont, du 16 octobre 1987 au 14 février 1988 dans le cadre des manifestations « Europalia 87 Österreich ».
Table des matières :
   Chapitre I. Mariemont, de l'Espagne à l'Autriche.
      - Marie de Hongrie, fondatrice - Les très riches heures d'Albert et Isabelle - Louis XIV à Mariemont - Maximilien-Emmanuel de Bavière, dernier gouverneur au nom de l'Espagne.
   Chapitre II. Les débuts du régime autrichien.
      - Nicolas Joseph Fontaine, contrôleur et concierge - Réaction du receveur des domaines à Binche - Enquête du Conseil des finances.
   Chapitre III. Marie-Élisabeth d'Autriche à Mariemont.
      - Une nouvelle gouvernante aux Pays-Bas - Un domaine à l'abandon - Construction de la chapelle - Retour de la Cour à Mariemont - Un domaine négligé - Spa à Mariemont ? - Décès de l'archiduchesse à Mariemont.
   Chapitre IV. L'interrègne et l'occupation française.
      - Tentatives de relance de la station thermale - Déclin du domaine - Un prévôt virulent - L'intermède du maréchal de Saxe.
   Chapitre V. Charles de Lorraine, gouverneur.
      - Un prince mécène - Un gouverneur heureux.
   Chapitre VI. Charles de Lorraine à Mariemont.
      - Arrivée d'Anne-Charlotte de Lorraine -Un prince bâtisseur : le nouveau château - Les employés de la maison royale - Une tentative d'exploitation charbonnière à Mariemont - Chronologie des séjours de Charles à Mariemont - Mariemont, rendez-vous de la Cour - Les plaisirs du prince.
   Chapitre VII. Les dernières années du domaine royal.
      - Joseph II à Mariemont - Marie-Christine et Albert à Mariemont - Le domaine dans la tourmente révolutionnaire.
   Catalogue.

15 euros (code de commande : 32501 - vendu).

 

MOLOTOV (Viatcheslav) — Le troisième plan quinquennal. [Rapport présenté, le 14 mars 1939, à Moscou, au XVIIIe congrès du Parti communiste (bolchévik) de l'U.R.S.S., suivi du discours de clôture de la discussion, prononcé le 17 mars 1939.] Bruxelles, Éditions Germinal, 1939. In-8° broché, 83 p.
Table des matières :
   I. Le bilan du deuxième plan quinquennal.
   II. La tâche économique essentielle de l'U.R.S.S.
   III. Le plan d'un nouvel essor de l'économie nationale.
      1. Industrie.
      2. Agriculture.
      3. Transports et P.T.T.
      4. Les grands travaux de construction.
      5. Nos réserves et possibilités.
   IV. Le plan de l'élévation constante du niveau matériel et culturel des travailleurs.
   V. L'importance du troisième plan quinquennal.
   - Discours de clôture de la discussion.

10 euros (code de commande : 32474).

 

[MONS]. Photos de commerces montois de 1880 à 1939. Préface par Christiane Piérard. Mons, Association des Montois Cayaux, 2000. In-4° broché, XII, 176 p., très nombreuses reproductions photographiques en noir, (collection « À la Recherche du Temps Passé... »), exemplaire en parfait état.
Extrait de la préface :
   Au 19ème siècle, l'individualisation des occupations économiques se développa et les commerces de détail proliférèrent rapidement. Lorsque paraît la possibilité de fixer l'image de la réussite d'une entreprise par la photographie, les commerçants, fiers à juste titre du résultat de leur travail, ne comptant ni leurs heures de prestations ni celles de leur personnel – souvent féminin et rétribué tant en nature qu'en espèces – font poser l'équipe active devant la vitrine dûment marquée de leur nom et de leur raison sociale.
   L'enseigne joue un rôle de mémoire autant que le nom du commerçant ; qui ne se souvient de « La Ménagère » ? au point que certains appellent encore ainsi le Blan Levrié plus de vingt ans après sa restauration et son changement d'affectation ; le « P'tit Bâtisse », les Béguines du Fort Lillo qui avant 1940 vendaient encore, au mètre, en « aunage », du beau tissu de lin pour draps de lit et pour essuies, « Le Chat Noir », « Nicolas » pour les chaussures et tant d'autres enseignes et noms dont tous ceux d'entre nous qui ont dépassé septante ans se souviennent ! La Ville de Londres, Caillet-Sury, La Parisienne etc.. etc.. sont encore dans la mémoire des quinquagénaires. Et l'Indépendance (construite sur les plans de Vleugels et actuel Mundaneum) coopérative et premier magasin à rayons multiples à Mons où les clients trouvaient aussi bien les denrées alimentaires (au poids servies dans des sacs de papier jaune, solide et résistant), que les appareils ménagers, les tissus pour rideaux et tentures, le linge de corps en interlock, les aunages au mètre pour draps, essuies, vêtements ! le personnel motivé et spécialisé y faisait carrière à son rayon ; ces dames connaissaient leurs clientes, échangeaient avis et conseils en toute convivialité. L'Indépendance a traversé la guerre 1940-1945, la période du « ravitaillement », des timbres du rationnement et ferma ses portes en 1974 sans doute dépassée par la concurrence du nouveau commerce, celui des grandes surfaces anonymes. À présent maints magasins sont subordonnés à des sociétés multinationales qui ouvrent ou ferment leurs filiales au gré des fluctuations du marché international et des délocalisations ; les commerçants n'habitent plus sur leur lieu de travail, les étages des magasins sont abandonnés, mal entretenus car seule l'apparence du rez-de-chaussée doit appâter le client... et le piétonnier meurt la nuit venue ! Même les cinémas ont fui vers l'extérieur.
   Ce livre illustré publié en 2000, montre l'image de Mons économique, vivant, actif, convivial, celui des Montois résidant à Mons, derrière la boutique et à l'étage du magasin. Et quel enchantement c'était lorsqu'on pénétrait dans la maison des Demoiselles Thiébaut (petites cousines du peintre Antoine Bourlard) qui vendaient de la lingerie fine, de la broderie, des chefs d'œuvre de délicatesse, et mieux encore lorsqu'on avait le privilège de pénétrer dans la vaste cuisine tout émaillée de carreaux immaculés où, seule tache noire, la pompe à balancier se détachait sur toute cette blancheur ! Et l'orfèvrerie Pohl où scintillaient les mille feux allumés par les biseaux des glaces et des miroirs des armoires présentoirs : un éblouissement qui grâce à l'actuel commerçant retrouve peu à peu son éclat originel.

20 euros (code de commande : 32512).

 

MULPAS (Georges)Histoire d'Élouges. Tomes I et II (Annexes). Thulin, imprimerie manteau, 1968. In-8° collés, 143, LX p., illustrations, tableaux, cartes hors texte. On joint chez le même imprimeur, la réédition de Élouges, ses antiquités et son histoire par Charles Debove, 87 p., XXIII planches volantes, ex-libris manuscrit sur les premières pages des couvertures et cachet humide ex-libris aux pages de titre.
Tables des matières :
   Histoire d'Élouges.
      - 
Avant-propos, par Ch. Piérard.
      - Avertissement - Sigles - Ouvrages consultés.
      - Charles Debove, sa vie, son œuvre.
      - Quelques trouvailles après Ch. Debove.
      - Étymologie d'Élouges.
      - Héraldique.
      - La Chapelle du Bon Dieu.
      - Les moulins.
      - Chemins et chausséage (Octroi du 21 juin 1758 - Les barrières - Dénomination des chemins - Éclairage).
      - La chaux.
      - Le charbon (Introduction - Origine - Des usages anciens à la législation du XIXe siècle - Exploitation - L'eau - Air et lumière - Relations d'accidents - Des veines à la surface - Situation sociale du mineur).
      - Evolution parallèle de l'industrie et de l'artisanat (Habitation - Population - Industries diverses).
      - Index onomastique.
   Élouges, ses antiquités et son histoire.
      - Première partie. Archives souterraines d'Élouges.
         
Chapitre I. Âge de la pierre polie.
         Chapitre II. Antiquités gallo-romaines.
         Chapitre III. Époque franke.
      - Seconde partie. Historique du village.

Les trois volumes : 35 euros (code de commande : 32507).

 

ORY (Pascal) et SIRINELLI (Jean-François) — Les intellectuels en France de l'Affaire Dreyfus à nos jours. Deuxième édition mise à jour. Paris, Armand Colin, 1992. In-8° broché, 271 p., (collection « U - Histoire »), dos insolé.
En quatrième de couverture :
   De Zola à Barrés, de Brasillach à Malraux, de Sartre à Raymond Aron, d'Aragon à Régis Debray, on retrouve dans la deuxième édition mise à jour de ce livre les grands premiers rôles de l'intelligentsia : écrivains, grands universitaires, journalistes, tous clercs aux prises avec l'événement ; mais aussi, au gré des hégémonies idéologiques, des crises et des modes, les réseaux d’influence et les solidarités actives où ils se sont engagés.
   Après tant d'essais, parfois brillants et souvent polémiques, sur le statut, la mission, les errements de l'intellectuel, voici la première tentative de synthèse historique. Les auteurs nous y proposent une lecture de la société intellectuelle française au XXe siècle, qui met notamment en valeur les notions de génération et de sociabilité.

10 euros (code de commande : 32472).

 

[PASCIN (Jules)]. DIEHL (Gaston) — Pascin. Paris, Flammarion, 1968. In-4° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 94 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Maîtres de la Peinture Moderne »), rousseurs sur les gardes et contre-gardes.
Sur la jaquette :
   Étrangement prodigue de son temps, de ses dons, de ses forces, de ses deniers, Pascin a sans doute incarné au mieux, aux dires de ses amis, le dernier prince d'Orient, mais est-ce une raison suffisante pour laisser subsister autour de lui autant d'obscurité et de mystère ? S'il a payé de sa vie le droit d'occuper une des premières places parmi les artistes maudits, il s'est acquis d'autres mérites que ceux attribués par une légende dont il a été souvent à la fois l'artisan et la victime. Pour lui rendre justice il importait donc de ne plus s'attarder aux hauts faits qui lui ont valu d'être tristement célèbre et qui ont servi à l'accabler en ne retenant que les apparences licencieuses de son existence ou de son art.
   Aussi l'auteur s'est-il attaché, avec le même soin qu'il avait mis auparavant pour étudier Matisse, Picasso ou Derain, à revoir attentivement la vie, l'œuvre de Pascin à la lumière des recherches effectuées parmi les documents d'époque et des témoignages recueillis auprès de celles, de ceux qui ont su comprendre et soutenir les efforts de l'artiste. Des pans entiers de sa vie, jusqu'alors trop négligés, se révèlent dans toute leur importance : non seulement le collaborateur acerbe et mordant du « Simplicissimus », l'illustrateur et le dessinateur plus souriant, mais également le peintre qui tente de s'imposer discrètement dès avant 1914 et qui poursuit presque désespérément sa tâche, ses diverses tentatives, au cours des cinq ans passés aux États-Unis. Périodes non moins dignes d'intérêt que celle, mieux connue, des dernières années parisiennes.
   Dans cette nouvelle perspective son suicide n'est plus un constat d'échec, mais l'inéluctable accomplissement de celui qui, miné par la maladie et le surmenage, savait qu'il avait achevé pleinement son œuvre d'une rare abondance et d'une profonde unité, comme l'attestent les remarquables illustrations de cet ouvrage.

10 euros (code de commande : 32496).

 

PIERROT (Jean) — C'était... pendant la « Grande Guerre » ! [À Chauny (Aisne).] Chauny, Promo-Service, 1971. In-8° broché, 197 p., illustrations, de mouillure à la couverture.
Table des matières :
   Souvenirs :
      - Avant-propos.
      I. Enfance troublée.
      II. Août 1914.
      III. Derniers jours de liberté.
      IV. L'invasion.
      V. Jours douloureux.
      VI. Deuxième occupation.
      VII. L'enlèvement des hommes.
      VIII. Espoirs déçus.
      IX. La boucherie allemande.
      X. L'escadron de hussards.
      XI. Les officiers prussiens.
      XII. Arrestation de mon père.
      XIII. L'abbé Jésus accusé d'espionnage.
      XIV. Détention d'armes.
      XV. Le payeur Spielberg.
      XVI. Hans Sauerberg.
      XVII. Le typhus... allemand.
      XVIII. Les étudiants allemands.
      XIX. Retour de Sauerberg.
      XX. Union sacrée.
      XXI. Notre moral.
   Études :
      I. Bilan d'un mois d'occupation.
      II. L'administration allemande en pays occupé en 1914.
      III. Organisation de la famine chez les occupés.
      IV. Agriculture dirigée et spoliatrice.
      V. Les réquisitions.
      IV. Finances d'occupation.
      VII. La Gazette des Ardennes.
      VIII. Inquiétudes allemandes.

      I
X. Les cartes d'identité.
      X. La circulation.
      XI. Contre-espionnage.
      XII. Les militaires alliés dispersés.
      XIII. Brimades et vexations.
      XIV. Le service de santé allemand.
      XV. Les commandants d'Ognes.
      XVI. La triste vie des occupés.
      XVII. Le village à l'heure allemande.
      XVIII. Commerce clandestin.
      XIX. Le repli Hindenburg.
      XX. Les deux libérations d'Ognes.
      XXI. Après l'armistice.

13 euros (code de commande : 32489).

 

[PINSART (Gerard)]Ces musiciens qui ont fait la musique. Autographes et documents musicaux du 16e au 20 e siècle. Introduction par Robert Wangermée. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1985. In-8° carré broché, 251 p., illustrations en noir, très bon exemplaire, peu courant.
   
Il est peu connu que le Musée de Mariemont possède de magnifiques documents musicaux ; ce catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée royal de Mariemont, du 26 octobre 1985 au 31 mars 1986.
Extrait de l'introduction :
   Il est heureux que, pour marquer l'Année européenne de la musique, le Musée royal de Mariemont ait décidé de montrer au public les richesses de sa bibliothèque en autographes de musiciens et en manuscrits musicaux.
   On connaît l’importance des collections léguées à l’État par l’industriel hennuyer Raoul Warocqué : les œuvres d’art et documents archéologiques de l’Antiquité classique, sculptures égyptiennes, marbres grecs, bronzes étrusques, fresques romaines, les bijoux mérovingiens, les laques chinoises, les porcelaines de Tournai, etc. Dans la bibliothèque, à côté d’incunables fort rares, de volumes consacrés à l’histoire nationale et à la littérature française, de livres choisis pour la rareté de l’édition, la qualité de la typographie ou la beauté de l’illustration, de volumes conservés souvent dans de superbes reliures, d’un ensemble d’eaux-fortes, de lithographies et de dessins, il y a une riche collection d’autographes. C’est cette dernière qui sert de base à la présente exposition.
   En effet, sur un ensemble de quelque cinq mille lettres provenant des familles royales et princières de l’Europe, d’hommes politiques, d’artistes, d’hommes de sciences et surtout de littérateurs, trois cents documents environ concernent l’histoire de la musique : ils comprennent des lettres originales et des manuscrits musicaux. Par la variété de cet ensemble, on comprend que Raoul Warocqué était mû par une passion éclectique de collectionneur. Ce qui intéressait ce grand bourgeois, c’était de rassembler dans des domaines culturels affirmés des documents rares et des œuvres qui se signalaient par leurs qualités esthétiques. En musique comme ailleurs, Raoul Warocqué a été bien conseillé dans ses achats : il a pu constituer un ensemble de pièces d’un intérêt exceptionnel que ce catalogue fera découvrir.

15 euros (code de commande : 32509).

 

Revue du Nord. Tome XLIV - n° 252 - janvier-mars 1982. Amiens de jadis et de naguère. Villeneuve d'Ascq, Revue du Nord, 1982. In-8° collé, 256 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Pierre Desportes.
   - Articles.
      - 
Amiens romain : étude sur le développement urbain du 1er siècle av. J.C. au Ve siècle ap. J.C., par Didier Boyard et Jean-Luc Massy.
      - Nouveaux bourgeois et métiers à Amiens au XVe siècle, par Pierre Desportes.
      - Marchands et échevins d'Amiens dans la seconde moitié du XVIe siècle : crise de subsistances, commerce et profits en 1586-1587, par Marie-Louise Pelus.
      - Les abandons d'enfants à Amiens vers la fin de l'Ancien Régime, par Charles Engrand.
      - Le Progrès Agricole ; l'activisme au service de la France profonde (1887-1970), par Ronald Hubscher.
      - Amiens sous l'occupation allemande 1940-1944, par Dominique Duverlie.
   - Chronique.
      - Mémoires de maîtrises de l'Université de Picardie relatifs à l'Histoire d'Amiens (1969-1980).
      - Mémoires de maîtrises soutenus dans le cadre de l'U.E.R. d'Histoire, Histoire de l'Art et Archéologie à l'Université de Lille III -année 1981.Bibliographie de Guy Fourquin, par Nadine Malle-Grain.
   - Soutenance de thèse.
      - 
Doctorat d'État.
         - Arras au XIIIe siècle, à propos de la thèse de Roger Berger, « Littérature et société arrageoises au XIIIe siècle. Les chansons et dits artésiens », par Alain Derville.
      - Doctorats de 3e cycle.
         - Jean Heuclin, Recherches sur l'érémitisme dans la Gaule du Nord du Ve au VIIIe siècles, par Michel Rouche.
         - Danielle Delmaire, L'antisémitisme de la « Croix du Nord » à l'époque de l'Affaire Dreyfus (1898-1899), par Robert Vandenbussche.
         - Georges Sentis, Les communistes des bassins houillers du Tam et de l'Aveyron à la Libération.
   - Comptes rendus.
       - XLVe Congrès de la Fédération des Cercles d'Archéologie et d'Histoire de Belgique. 1er Congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique. Congrès de Comines, par Monique Sommé.
      - Mémoires de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région, t. X, fasc. 1, par Monique Sommé.
      - Mémoires de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région, t. X, fasc. 2, par Monique Sommé.
      - Th. Bos, Repertorium van boeken en tijdschriftartikelen betreffende de geschiedenis van Nederland verschenen in 1978, par Bernard Delmaire.
      - R. Darquenne, Chapelle-les-Herlaimont, son histoire, ses gens, par Gérard Sivéry.
      - P. Cuir, P. Van der Plaetsen, Ph. Marchand, Arbres, bois et forêts du Nord, par Gérard Sivéry.
      - Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes, 418-781, par Stéphane Lebecq.
      - Michel Sot, Gesta Episcoporum. Gesta Abbatum, par Stéphane Lebecq.
      - Alpertus Van Metz, Gebeurtenissen van deze tijd & Een fragment over bisschop Diederik I van Metz, par Stéphane Lebecq.
      - Eberhard Linck, Soziale Wandel in klbsterlichen Grundherrschaften des 11 bis 13 Jahrhunderts, par Henri Platelle.
      - Philippe Seydoux, Forteresses médiévales du nord de la France, par Jacques Thiébaut.
      - Andrée Scufflaire, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504. Essai d'inventaire statistique et géographique, t. II, par Gérard Sivéry.
      - H. Nielsen, Ein päpstliches Formelbuch ans der Zeit des grossen abendlàndischen Schisma, par Bernard Delmaire.
      - A. Schillings, Matricules de l'Université de Louvain (fin février 1734-fin août 1775), VIII, Corrections et tables, par Gérard Sivéry.
      - Pierre Briffaut, Les étainiers du Haut-Escaut, par Philippe Guignet.
      - H. Van Werveke, Paul Fredericq in de spiegel van zijn dagboek, par Bernard Delmaire.
      - Le Nord/Pas-de-Calais (1936-1939), par Bernard Ménager.
   - Informations diverses.
      - Société d'histoire du Droit et des Institutions des Pays Flamands, Picards et Wallons, Journées Internationales de Dunkerque (28-31 mai 1981).
      - Liste des ouvrages reçus pour annonce ou compte rendu, 1er trimestre 1982.
      - Notes et Nouvelles.
      - Résumés, français, anglais et néerlandais.

10 euros (code de commande : 32478).

 

Revue du Nord. Tome XLV - n° 256 - janvier-mars 1983. Archéologie. Villeneuve d'Ascq, Revue du Nord, 1983. In-8° collé, 243 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
Sommaire :
   - Articles.
      - 
La recherche archéologique dans le Ternois, par Jean-Alain Acquart.
      - Fouilles gallo-romaines et médiévales à Arras (1982). Bilan provisoire, par Alain Jacques.
      - L’église Saint-Michel de Flines-les-Râches (Nord), par José Barbieux.
      - Une marque sur « pelve » à Seclin (Nord), par Stéphane Révillion.
      - Sur le cimetière mérovingien de Saint-Roch à Valenciennes, par Philippe Beaussart.
      - Les silos à grains du haut Moyen Âge en Cambrésis, par Bernard Florin.
      - Les pavements de l’abbatiale de Fontenelle à Maing, par Philippe Beaussart et Vincent Maliet.
      - Le trésor de Bergues (janvier 1911), par Michel Dhénin.
      - Chronique numismatique (II), par Roland Delmaire.
   - Chronique.
      - Mémoires de maîtrises soutenus dans le cadre de l’U.E.R. d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie à l’Université de Lille III.
   - Comptes rendus.

       - M. Carasso-Kok, Repertorium van verhalende historische bronnen uit de Middeleeuwen. Heiligenlevens, annalen, kronieken en andere in Nederland geschreven verhalende bronnen, par Bernard Delmaire.
      - Le paysage urbain au Moyen Âge (Actes du xie congrès des historiens médiévistes de l’Enseignement Supérieur), par Alain Derville.
      - Gabriel Fournier, Le château dans la France médiévale ; essai de sociologie monumentale, par Guy Fourquin.
      - Jean Richard, The Latin kingdom of Jérusalem, « Europe in the Middle Age ; Selected Studies, vol. II A et B », par Guy Fourquin.
      - J.-L. Kupper, Liège et l'Église impériale, XIe-XIIe siècles, par Bernard Delmaire.
      - Monique Flament, L'Artois à la fin du XIIIe siècle, par Bernard Delmaire.
      - M.-Th. Lorcin, Vivre et mourir en Lyonnais à la fin du Moyen Âge, par Bernard Delmaire.
      - J.-M. Cauchies, La législation princière pour le comté de Hainaut. Ducs de Bourgogne et premiers Habsbourgs (1427-1506), par Gérard Sivéry.
      - E. Scholliers & F. Daelemans, De conjunctuur van ein domein : Herzele (1444-1752), par Gérard Sivéry.
      - H. De Boer, J. Faber, H. Jansen, De Rekeningen van de Gradelijkheid van Holland uit de Beierse periode, par Gérard Sivéry.
      - Louis Trenard (sous la direction), Histoire de Lille, tome 2, « De Charles Quint à la conquête française », par Philippe Guignet.
      - Ludo Simons, Van Duinkerke tôt Königsberg. Geschiedenis van de Aldietsche Beweging, par R. Falter.
      - H. DeVries, Landbouw en bevolking tijdens de agrarische depressie in Friesland (1878-1895), par Leen Van Molle.
      - P. Van Den Eeckhout, Nonen van Brusselse arbeiders in openbare instellingen (1809-1934) : bouwvakarbeiders, ziekenhuis- en stadspersonnel (Centrum voor Hedendaagse Sociale Geschiedenis, Loonreeks nr. 1)
         - P. Scholliers, Lonen in de Belgische nijverheid, 1913-1940 : de enquête Davin (Loonreeks nr. 2).
         - P. Scholliers, Loonlijsten van de Brusselse Arbeidersbeurs, 1922-1939 (Loonreeks nr. 3)
         - P. Scholliers, Lonen in de Brusselse drukkerij Hayez, 1865-1934 (Loonreeks nr. 4)
         - P. Van Den Eeckhout en P. Scholliers, De Brusselse huishuren : 1800-1940 (Prijzen-reeks nr. 1), par E. Buyst.
   - Informations diverses.
      - Société d'histoire du Droit et des Institutions des Pays Flamands, Picards et Wallons Journées Internationales de Namur (20-23 mai 1982).
      - Notes et Nouvelles.
      - Résumés, français, anglais et néerlandais.

10 euros (code de commande : 32479).

 

ROVIGO (Anne Jean Marie René Savary, duc de) — Mémoires du duc de Rovigo, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon. Édition nouvelle, refondue et annotée par Désiré Lacroix. Tomes I à V (complet). Paris, Garnier, 1900-1901. Cinq volumes in-8° brochés, t. I : VII, X, 563 p., t. II : 452 p., t. III : 475 p., t. IV : 464 p., t. V : 462 p., (collection « Bibliothèque de Mémoires Historiques et Militaires sur la Révolution, le Consulat et l'Empire »), le papier des couvertures est fragile, les dos des tomes I et II sont fendus.
Extrait de l'introduction :
   Les Mémoires du duc de Rovigo pour servir à l'Histoire de l'Empereur Napoléon, ont paru en huit volumes in-8° chez Bossange, en 1828. L'auteur était connu ; on savait que, familier de Napoléon, il avait vécu auprès de sa personne pendant quinze années et que dans ce long intervalle il s'était trouvé mêlé à tous les événements survenus sous le Consulat et l'Empire. Aussi cette publication fut-elle accueillie avec beaucoup de curiosité et l'édition s'épuisa bien vite.
   On fit une seconde édition en 1829, également en huit volumes, mais avec des notes explicatives pour répondre au déchaînement de lettres, de protestations, de brochures, de pamphlets émanant de ceux que le duc de Rovigo avait mécontentés ou mal appréciés dans leurs actes.
   C'est cette seconde édition que nous avons refondue en cinq volumes, mais sans en altérer le texte original et sans en supprimer un seul mot. Nous l'avons, au contraire, augmenté d'un très grand nombre de notes, soit pour bien fixer des dates oubliées, soit pour rappeler des faits que l'auteur se contente de citer seulement sans en donner l'explication. On lira avec intérêt les Mémoires du duc de Rovigo tellement ce qu'il rappelle est vécu ; c'est pour ainsi dire l'histoire au jour le jour des gloires, mais aussi des catastrophes, du Consulat et de l'Empire ; Napoléon est là avec ses grandeurs et ses faiblesses.

Les cinq volumes : 50 euros (code de commande : 32499 - vendu).

 

SAPORTA (Marc) — La vie quotidienne contemporaine aux États-Unis. Paris, Hachette, 1972. In-8° broché sous couverture à rabats, 284 p., (collection « La Vie Quotidienne »), couverture plastifiée.
En quatrième de couverture :
   Marc Saporta, américaniste érudit, mais aussi romancier d'avant-garde (Le Furet, La Quête, Distribution, Composition n° 1, Les Invités), a tenté de poursuivre ici ses expériences littéraires en les mettant au service d'une recherche sociale, dans le cadre de ce nouveau volume des « Vies quotidiennes contemporaines ».
   L'auteur vous invite au foyer de John Doe (c'est-à-dire Monsieur Untel). Mom, la mère, juge la révolution féministe avec faveur et prudence ; Debbie, la fille, fréquente l'université ; Chuck, le cadet, va au lycée ; John Jr, l'aîné, est un jeune rebelle, un peu hippie, un peu drogué. Chacun ressent à sa façon les problèmes actuels : pollution, violence, etc., mais aussi les soucis quotidiens, salaires, prix, sécurité sociale, dans sa propre perspective. John Doe, à la fin du livre, c'est vous.

8 euros (code de commande : 32485).

 

SEVIN (Henri) — L'énigme des Templiers et le Saint Suaire. Bruxelles, Collet, 1988. In-8° collé, 168 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Que de contre-vérités n'a-t-on pas publiées sur les Templiers ?
   Henri Sevin a retrouvé leur trace dans ce Proche-Orient qu’il connaît bien. Il démontre, avec l'objectivité de l'historien, que loin d'être des débauchés et des idolâtres, les Templiers contribuèrent à la sauvegarde des Lieux saints. Mais leur vision internationale et l'argent dont ils étaient les dépositaires pour financer les Croisades suscitèrent la jalousie, puis la haine de leurs contemporains. Leur ordre sera définitivement supprimé après le procès tronqué que leur intenta Philippe le Bel, au tout début du XIVe siècle. Henri Sevin démontre que l'objet d'adoration des Templiers n'était autre que le saint suaire. Grâce aux méthodes scientifiques les plus récentes confrontées à la lecture des Écritures, l’auteur conclut que le saint-suaire fut bien le linceul qui servit à l'ensevelissement du Christ.
   Voici un livre impartial sur un des ordres les plus contestés de l'histoire du Moyen Âge.

9 euros (code de commande : 32484 - vendu).

 

SHARPE (Tom) — Panique à Porterhouse. [Titre original : Grantchester Grind.] Traduit de l'anglais par David et Christiane Ellis. Paris, Belfond, 1998. In-8° collé sous jaquette illustrée d'éditeur, 435 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Maître absolu de l'irrévérence à l'anglaise, Tom Sharpe nous livre une nouvelle farce échevelée, explosive et délirante. Irrésistible !
   Rien ne va plus à Porterhouse ! Le Collège, l'un des plus vieux établissements de Cambridge, qui a su s'imposer par l'excellence de sa cuisine – faute de se distinguer par ses performances académiques –, est au bord de la faillite. Et l'urgence de la situation impose aux vieux Confrères des mesures radicales. Se débarrasser du Maître, Marmiton, pour le remplacer par un homme riche ? La recette est éprouvée. Mais Marmiton fait de la résistance. Quant aux candidats pressentis pour sa succession, anciens Porterhousiens imbibés d'alcool ou producteur américain à la fortune des plus douteuses, ils se révèlent pires que le mal. Voilà donc la mafia introduite dans les vénérables murs... en même temps que ce fouineur de Purefoy Osbert, chargé par lady Mary, la veuve de l'ancien Maître, de faire la lumière sur la mort plus que suspecte de son cher époux.
   Aussi vrai qu'à Porterhouse une catastrophe n'arrive pas seule, les Confrères ne sont jamais à cours d'idées pour défendre leur Collège. Complots, menaces et kidnappings... la contre-attaque s'annonce terrible.
   « Le Britannique Tom Sharpe est aussi dangereux que la vache folle. Sa fréquentation provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse : l'épilepsie hilarante. » (André Clavel, L'Express.)

10 euros (code de commande : 32480).

 

[TOURCOING]. Actes du colloque d'histoire à l'occasion du bicentenaire de la Bataille de Tourcoing 29 floréal an II - 18 mai 1794. Mouscron, Société d'Histoire de Mouscron et le la Région, 1995. In-8° broché, 269 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
   Ce volume est également un numéro spécial de la Revue de Tourcoing et du Pays de Ferrain.
Table des matières :
   - L'armée française à la veille de la bataille de Tourcoing, par Jean-Paul Bertaud.
   - L'effort de guerre de la population tourquennoise et des environs, par Annie Crépin.
   - La commémoration du centenaire de la bataille de Tourcoing en 1894, par Thibault Tellier.
   - Le général Souham, par Francis Delannoy.
   - Guerre et épidémie dans les Pays-Bas autrichiens en 1794, par Claude Bruneel.
   - Le service de santé de l'Armée du Nord pendant les guerres révolutionnaires, par Alain Gérard.
   - Comines de 1789 à 1795 ou les avatars d'un territoire soumis à deux régimes, par Francis De Simpel.
   - La bataille de Tourcoing, par Gérard Vignoble.
   - Printemps 1794 ou la problématique de l'annexion française des territoires belgo-liégeois. Histoire et mémoire, par Philippe Raxhon.
   - Le pays de Charleroi sous les Révolutions 1789-1800, par Jean-Louis Delaet.
   - La réception de la Révolution française en Flandre, par Luc Dhondt.
   - Entre Neerwinden et Fleurus. Villages du Nord de la France occupés par l'Autriche (VII-1793 / VI-1794), par Yannick Coutiez.
   - Benjamin Lepoutre : un soldat de la Révolution et de l'Empire, par Jacques Ameye.
   - Ath sous l'occupation française : la liberté muselée, par Jean-Pierre Denis.

20 euros (code de commande : 32495).

 

TRAUWAERT (Philippe) — 1964-2004. 40 ans de Grand Prix Pino Cerami. Préface de Jean Godin. [Colfontaine], Vélo Club Cerami, 2005. In-4° collé, 104p., illustrations en noir, exemplaire en parfait état auquel on joint une coupure de presse du 2 avril 2005.
Préface :
   Lorsqu'à la fin de sa carrière, Pino Cerami accepta qu'une épreuve, organisée dans le Borinage, porte son nom ; il ne croyait pas qu'elle allait traverser des décennies. Et pourtant, malgré toutes les difficultés rencontrées, 1'épreuve trouve toujours sa place au calendrier international.
   Qu'on ne se berce pas d'illusion, c'est chaque année un petit miracle. Les spectateurs, qui se trouvent au départ, a 1'arrivée, sur le parcours ne se doutent pas que cette fête du cyclisme, qui leur est offerte gratuitement, est le résultat d'un Himalaya de difficultés surmontées, parfois, in-extremis. À chaque fois, c'est un pari insensé qui est gagné pour organiser le parcours, recruter (et payer) les équipes, trouver les signaleurs et tous ceux qui, chacun a son poste, rouages minuscules parfois, font que le miracle ait lieu.
   Pas de « Grand Prix Pino Cerami » non plus sans la participation de sponsors publics ou privés. Car si le sport cycliste donne un spectacle apprécié de la multitude, il a aussi cette particularité unique aujourd'hui, c'est que le spectateur ne paie aucun droit pour « voir ».
   Alors c'est bien vrai que doubler le cap de quarante éditions tient de 1'exploit.
   Cette aventure a été conduite par des centaines de bénévoles qui, génération après génération, se sont passés le flambeau.
   Il fallait quelqu'un pour raconter cette épopée. Philippe Trauwaert avait les qualités pour s'attaquer a ce travail.
   Il a d'abord été vaccine avec un rayon de bicyclette. Il a une passion pour 1'histoire du vélo qui lui fait collectionner, répertorier tout ce qui a trait a la petite reine. Il a la rigueur et la patience du scientifique sur le chemin de la vérité. Il a enfin la plume qui lui permet de raconter sans jamais lasser.
   Tous ceux qui ont découvert le manuscrit du livre, que vous tenez dans les mains, n'ont eu qu'un mot a la bouche : un travail remarquable digne d'un bénédictin.
   Philippe Trauwaert ne nous dira jamais les heures passées à consulter les archives, a recouper les informations, a prendre des contacts, a enregistrer les témoignages. Mais nous savons tous ce qu'une telle entreprise réclame comme efforts. Ce qu'il a entrepris et réussi, c'est un peu son Paris-Brest-Paris.
   Ce livre, qui détaille chaque édition (son parcours, ses faits de course, le profil du vainqueur), rend aussi hommage a tous les bénévoles qui font que chaque année les plus grands noms du cyclisme international se retrouvent dans le Borinage pour écrire une nouvelle page du « Grand Prix Pino Cerami ».

15 euros (code de commande : 32511 - vendu).

 

[U.R.S.S.]. Histoire du Parti Communiste (Bolchévik) de l'U.R.S.S. Précis rédigé par une commission du Comité Central du P.C. (b) de l'U.R.S.S. et approuvé par le Comité Central du P.C. (b) de l'U.R.S.S. 1938. Bruxelles, Éditions Germinal, 1939. In-8° broché, 348 p., exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.
Introduction :
   Le Parti communiste (bolchévik) de l'U.R.S.S. a parcouru une longue et glorieuse carrière, depuis les petits cercles et groupes marxistes du début, apparus en Russie dans les années 80 du siècle dernier, jusqu'au grand Parti bolchévik, qui dirige de nos jours le premier État socialiste du monde, l'État des ouvriers et des paysans.
   Le Parti communiste de l'U.R.S.S. est né – sur la base du mouvement ouvrier de la Russie d'avant la Révolution – des cercles et groupes marxistes qui s'étaient liés avec le mouvement ouvrier auquel ils apportaient la conscience socialiste. Le Parti communiste de l'U.R.S.S. s'est inspiré et s'inspire de la doctrine révolutionnaire marxiste-léniniste. Ses chefs ont développé plus avant, dans les nouvelles conditions propres à l'époque de l'impérialisme, des guerres impérialistes et des révolutions prolétariennes, la doctrine de Marx et d'Engels ; ils l'ont portée à un degré supérieur.
   Le Parti communiste de l'U.R.S.S. a grandi et s'est fortifié dans une lutte de principe contre les partis petits-bourgeois au sein du mouvement ouvrier : contre les socialistes-révolutionnaires (et antérieurement, contre leurs prédécesseurs, les populistes), les menchéviks, les anarchistes, les nationalistes bourgeois de toutes nuances et, à l'intérieur du Parti, contre les courants menchéviks opportunistes, les trotskistes, les boukharinistes, les fauteurs des déviations nationalistes et autres groupes antiléninistes.
   Le Parti communiste de l'U.R.S.S. s'est fortifié et aguerri dans la lutte révolutionnaire contre tous les ennemis de la classe ouvrière, contre tous les ennemis des travailleurs, les grands propriétaires fonciers, les capitalistes, les koulaks, les saboteurs, les espions, contre tous les mercenaires des États capitalistes qui encerclent l'Union soviétique.
   L'histoire du Parti communiste de l'U.R.S.S. est l'histoire de trois révolutions : révolution démocratique bourgeoise de 1905, révolution démocratique bourgeoise de février 1917 et Révolution socialiste d'Octobre 1917.
   L'histoire du Parti communiste de l'U.R.S.S. est l'histoire du renversement du tsarisme, celle du renversement du pouvoir des propriétaires fonciers et des capitalistes, celle de l'écrasement de l'intervention armée de l'étranger pendant la guerre civile, celle de la construction de l'État soviétique et de la société socialiste dans notre pays.
   L'étude de l'histoire du Parti communiste de l'U.R.S.S. nous enrichit de toute l'expérience de la lutte soutenue par les ouvriers et les paysans de notre pays pour le socialisme.
   L'étude de l'histoire du Parti communiste de l'U.R.S.S., l'étude de l'histoire de la lutte de notre Parti contre tous les ennemis du marxisme-léninisme, contre tous les ennemis des travailleurs, nous aide â assimiler le bolchévisme ; elle élève notre vigilance politique.
   L'étude de l'histoire héroïque du Parti bolchevik nous donne pour arme la connaissance des lois du développement social et de la lutte politique, la connaissance des forces motrices de la révolution.
   L'étude de l'histoire du Parti communiste de l'U.R.S.S. affermit en nous la certitude de la victoire définitive de la grande cause qui est celle du parti de Lénine et de Staline, la certitude de la victoire du communisme dans le monde entier.
   Ce livre expose sommairement l'histoire du Parti communiste (bolchévik) de l'U.R.S.S.

15 euros (code de commande : 32482).

 

[VANDER SMISSEN (Jacques-Louis-Dominique et Alfred-Louis-Adolphe-Graves)]. LECONTE (Louis) — Les deux Généraux vander Smissen. Bruxelles, Éditions L'Avenir, [1947]. In-8° broché, 64 p., (« Collection d'Histoire Militaire Belge », n° 1), on joint le prière d'insérer.
Texte du prière d'insérer :
   Ceci est l'histoire de deux curieuses figures bruxelloises qui jouirent, mais à des titres bien différents, d'une grande notoriété ; leur nom est célèbre depuis 1815.
   Pourtant, jusqu'en 1914, il était tacitement convenu de n'en point trop parler. Le nom de vander Smissen était entouré de gloire, de prestige et surtout de mystère, et il était de bon ton de ne pas insister.
   Nous connaissons la désagréable aventure qui, en 1909, arriva à un jeune officier féru de notre passé militaire et qui, ayant sollicité comme il se devait alors, par la voie hiérarchique, l'autorisation de publier une étude sur une légion étrangère commandée par le prince Achille Murat, au service de la Belgique après la Révolution de 1830, fut appelé à comparaître devant une haute autorité militaire pour être tancé d'importance et menacé des plus graves sanctions, sans qu'il pût connaître le vrai motif de ce courroux olympien.
   Après de longues méditations, il apparut que la seule raison de cette violente colère était une allusion plus que discrète, faite au cours du travail, à l'un des complots orangistes auquel fut activement mêlé le premier de nos héros.
   C'est ce mystère planant si lourdement sur la mémoire des généraux barons vander Smissen qui nous a poussé à lever le voile. Ces personnages ont occupé des charges importantes, ils appartiennent à notre histoire ; dès lors leur vie peut et doit même être scrutée. Nous l'avons fait en toute conscience et avec une entière objectivité.
   Le temps a passé, le recul est amplement suffisant : ces révélations ne peuvent faire tort à personne, puisque ces morts n'ont plus de descendance, et certains épisodes de notre histoire s'en trouveront éclairés.

20 euros (code de commande : 32475).

 

VAN HAUDENARD (Maurice) — Chièvres. Mons - Frameries, Dufrane-Friart, 1940. In-8° broché, 61 p., 6 planches à déplier, rousseurs sur la couverture sinon très bon exemplaire non coupé.
   Il s'agit d'un tiré à part du Dictionnaire historique et géographique des communes du Hainaut, publié sous la direction d'Armand Louant.
Table des matières :
   - Situation géographique.
   - Nom de la commune.
   - Hameaux et dépendances.
   - Lieux-dits.
   - Population.
   - Anciennes juridictions.
   - Histoire.
      I. L'Ancien Régime.
         - La ville et le sart.
         - Les seigneuries.
         - La commune.
         - La paroisse.
      II. Du XIXe siècle à la Grande Guerre.
   - Particularités géographiques.
   - Archéologie.
   - Folklore.
   - Biographie.
   - Sources d'archives.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 32464 - vendu).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 12 juillet 2022.

 

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Dans la mise à jour précédente
(14 juin 2022)

 

 

BOURLARD (Edgard) — Dour Entité en cartes postales anciennes. Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, 1981. In-12 oblong sous cartonnage d'éditeur, [80] p., (collection « En Cartes Postales Anciennes »), exemplaire en parfait état de cet ouvrage peu courant.
   Comme pour les autres titres de cette collection, ce volume contient 76 reproductions de cartes postales accompagnées d'un petit commentaire.
   Ici sont concernées les communes de Blaugies, Dour, Petit-Dour, Élouges et Wihéries.
Extrait de l'introduction :
   Grâce à la carte postale, témoin important de la vie d'autrefois, nous allons replonger dans « cette belle époque » du début du siècle. Prenons le train de « la mémoire » pour la station « jadis » dans le Grand Dour des années 1900.
   Puissent ces quelques cartes arrêter le temps pour nous permettre de connaître le chemin parcouru par nos aïeux. C'était « le bon temps ». Et pourtant !
   La vie quotidienne s'avérait rude et laborieuse ; les vacances n'existaient pas et les rares heures de détente étaient consacrées aux parties de cartes, au crossage, au tir à l'arc et à la musique...
   Une à une, ces cartes feront connaître aux plus jeunes, les habits et les allures d’un autre âge ; les unes nous feront découvrir des endroits disparus ; les autres, originales, nous feront sourire tendrement.
   Grâce à elles, nous ressentirons un intérêt particulier pour l'histoire de notre commune, pour le sol qui nous a vus naître. Nantis d’une flamme nouvelle, puissions-nous lutter pour la sauvegarde de ce grand et inestimable trésor : le patrimoine local.

18 euros (code de commande : 32423).

 

BOYER (Pierre) — La vie quotidienne à Alger à la veille de l'intervention française. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 268 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
En quatrième de couverture :
   L'idée que l'Europe se faisait de l'Arabe et de ses mœurs, au début du XIXe siècle, n'était assurément pas nouvelle. Avant la traduction des Mille et une Nuits, Molière avait enturbanné Monsieur Jourdain, et Regnard, avec La Provençale, ne s'était pas privé de distraire son lecteur, en soulevant un coin du voile. Il y eut la plaisante question de Montesquieu : « Comment peut-on être Persan ? », il y eut les Orientales. Le pittoresque, toujours, l'emportait sur la vérité et ce folklore d'opérette ne fut d'aucun recours pour les historiens. De plus, parmi les diplomates, soldats, religieux, voyageurs, captifs qui, par devoir, curiosité ou sous la contrainte, foulèrent le sol du Maghreb, le nombre des islamisants demeura dérisoire. Pour cette raison, la longue période de domination turque, qui devait s'achever par la prise d'Alger en 1830, est restée aussi pauvre en documents qu'elle avait été riche d'événements divers. On peut compter avec quelques manuscrits ottomans et, fort heureusement, avec quelques-uns d'occidentaux, mais c'est tout.
   C'est de ces écrits, rares et épars autour de la Méditerranée qu'a pu s'inspirer Pierre Boyer pour préciser, aussi largement qu'il était souhaitable, chacun des aspects de cette Vie quotidienne à Alger, à la veille de l'intervention Française.

10 euros (code de commande : 32462).

 

CALMES (Christian) — 1867 l'Affaire du Luxembourg. Luxembourg, Éditions de l'Imprimerie Saint-Paul, 1967. In-8° broché sous couverture à rabats et jaquette illustrée d'éditeur, 557 p., illustrations, (collection « Histoire Contemporaine du Grand-Duché de Luxembourg », volume VII).
Sur la jaquette :
   Après Sadowa et les annexions effectuées par la Prusse autour de l'été de 1866, Napoléon III, pour ne pas être en reste d'acquisitions, tente de mettre la main, d'abord sur la Rhénanie, puis sur la Belgique menacée à mort par un projet d'alliance offensive et défensive franco-prussienne – et enfin, à partir de janvier 1867, sur le seul Luxembourg.
   Des agents français débarquent à Luxembourg, ville-forteresse, avec mission de préparer l'annexion. Plus tard, ils y seront rejoints par des agents prussiens et belges ; leur action provoquera des frictions entre la population et la garnison et minera la capacité de résistance de la bourgeoisie.
   À La Haye, le Roi Grand-Duc Guillaume III, sur lequel s'exercent des pressions politiques et d'autres d'un caractère plus douteux, vend le Luxembourg à la France pour 5 millions de florins. Une convention en due forme règle les modalités d'annexion. Le frère du Roi, le Prince Henri, Lieutenant-Représentant du Roi Grand-Duc, a vainement tenté d'empêcher la transaction, mais, le 26 mars 1867, tout est réglé, même le prix semble avoir été versé, et Tornaco, président du Gouvernement luxembourgeois, est attendu pour signer l'acte de vente.
   Bismarck est prêt à accepter le fait accompli. Cependant, c'est l'accident diplomatique majeur, car, à Berlin, au Parlement du Nord, le ler avril 1867, Bismarck, au cours d'une interpellation d'ailleurs provoquée par des Luxembourgeois, est débordé par les pangermanistes. Sous la pression des forces nationalistes, Bismarck retire son accord et déclare à La Haye : la vente du Luxembourg, c'est la guerre entre la France et la Prusse.
   À Paris, à Londres, à Berlin et à La Haye les gouvernements sont interpellés au parlement. Dans les chancelleries il est question de l'abdication du Roi Grand-Duc en faveur du Prince Henri.
   Un mouvement de pétitions contradictoires, les unes en faveur de la France, d'autres en faveur du statu quo, d'autres plus tard encore, en faveur de la Belgique, éclate à Luxembourg. Derrière le dos du Roi Grand-Duc, le Prince Henri supplie le Gouvernement luxembourgeois d'agir et de sauver ainsi l'indépendance du pays.
   La France et la Prusse prennent des dispositions militaires, la forteresse de Luxembourg est amunitionnée.
   Grâce aux efforts diplomatiques de l'Autriche et de la Russie, une conférence sera convoquée à Londres, le 7 mai, sur la base de l'arrangement suivant : Le Luxembourg sera déclaré neutre, la France renonce à l'annexion et la Prusse à son droit de garnison ; la forteresse sera démantelée après évacuation de la garnison prussienne.
   Face à ces perspectives, la ville de Luxembourg craint pour son avenir et envoie une députation à Londres.
   Le 11 mai 1867, les plénipotentiaires représentant la Prusse, la France, l'Angleterre, la Russie, l'Autriche, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg signeront à Londres un traité qui statuera du sort du Luxembourg et, partant, de la paix européenne du moins pour quelques années encore.

15 euros (code de commande : 32442).

DILLARD (Annie) — Les vivants. [Titre original : The Living.]. Traduit de l'anglais par Brice Matthieussent. Paris, Bourgois, 1994. Grand in-8° collé, 475 p., (collection « Fictives »), exemplaire en très bon état, première édition française, épuisé en grand format.
En quatrième de couverture :
   Voici le grand roman d'Annie Dillard qui, aux États-Unis, fait déjà figure de classique. En 1855, les premiers colons arrivent sur la côte nord-ouest du continent américain et découvrent ses paysages splendides. À travers l'histoire, haute en couleur, de trois hommes et de leurs familles, Annie Dillard recrée l'épopée héroïque de ces pionniers : explorateurs, chercheurs d'or, ermites, bûcherons, marins, aventuriers, criminels et escrocs peuplent ce roman foisonnant qui est comme une grande fresque classique de l'Amérique.

13 euros (code de commande : 32430).

 

 

FLEISCHER (Alain) — Quatre voyageurs. Roman. Paris, Seuil, 2000. In-8° collé, 254 p., (collection J Fiction & Cie »), envoi de l'auteur sur la page de faux-titre (le nom du dédicataire a été découpé).
En quatrième de couverture :
   Nous sommes quatre voyageurs en mission scientifique sur la côte ouest du Nouveau Monde : un Français, un Portugais, un Irlandais et un Hongrois. Un voyage entre hommes, mais où les femmes, par bonheur, ont fait irruption...
   Des rencontres avec les quatre hôtes qui nous ont accueillis – le créateur d'une Rita Hayworth virtuelle, un astrophysicien dans sa nébuleuse, un biologiste entre nostalgie et science-fiction, un gorille philosophe –, nous rapportons le sentiment que le monde humain est mis en doute par ses doubles.
   Mais à l'heure où j'écris ces lignes, et à la veille de notre retour dans l'Ancien Monde, une peur cruelle nous étreint : aurons-nous retrouvé, demain, après tous ces transferts d'identité qui se sont superposés au voyage, le corps qui était le nôtre au moment du départ, le seul bagage qu'un voyageur ne peut perdre ou échanger sans un risque fatal ?

5 euros (code de commande : 32428).

 

GOLDMAN (Lucien) — Le Dieu caché. Étude sur la vision tragique dans les Pensées de Pascal et dans le théâtre de Racine. Paris, Gallimard, 1983. In-8° collé, 454 p., (collection « Tel »), exemplaire en bon état, un peu jauni.
   Réimpression de l'ouvrage publié dans la collection « Bibliothèque des Idées », en 1959.
En quatrième de couverture :
   « L'idée centrale de l'ouvrage est que les faits humains constituent toujours des structures significatives globales, à caractère à la fois pratique, théorique et affectif, et que ces structures ne peuvent être étudiées de manière positive, c'est-à-dire à la fois expliquées et comprises, que dans une perspective pratique fondée sur l'acceptation d'un certain ensemble de valeurs. »
   Né en 1913 à Bucarest, Lucien Goldmann a étudié le droit, la philosophie et la sociologie. Après l'obtention de deux doctorats, il a été attaché au C.N.R.S. puis directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes. Jusqu'à sa disparition en 1970, ses travaux ont porté sur la sociologie de la littérature.

8 euros (code de commande : 32431).

 

HALOCHE (Laurence) Bénédictine. Histoire d'une liqueur. Préface par Bernard Durieu. Lausanne, Edita /Conti, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 139 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Préface. Bénédictine à l'aube du XXIe siècle.
   - La liqueur Bénédictine de Fécamp.
      - Bénédictine : liqueur de Fécamp.
      - Les moines bénédictins de Fécamp.
      - Aux toutes premières origines était un pays de moines...
      - Un Bénédictin aux doigts d'or : dom Bernardo Vincelli.
      - Des oubliettes au-devant de la scène...
      - Tout savoir, ou presque, sur l'élaboration de la liqueur.
      - Signe particulier.
   - Le palais d'une liqueur.
      - « Le beau est toujours un peu bizarre. »
      - Le musée d'une collection privée.
      - Visite au musée, suivez le guide.
         - Les sculptures.
         - Les albâtres.
         - Les peintures.
         - Les ivoires.
         - Bibliothèque.
         - Ferronnerie.
         - Lampes romaines, sceaux et monnaies.
   - La liqueur Bénédictine connue dans le monde entier.
      - « Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables » (Charles Baudelaire).
      - Bénédictine à l'affiche.
      - L'imitation est la plus sincère des flatteries (Charles Caleb Colton).
      - Bénédictine dans le monde.
      - Bénédictine, tradition et modernisme.
   - Des gourmandises et des cocktails.
   - Mini lexique « alcoolique ».
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 32435).

 

HAMOIR (Irène) — Questions à une Tourterelle turque. Bruxelles, 1988. In-8° agrafé, [16] p., tirage limité à 100 exemplaires numérotés (n° 22), bel exemplaire.

12 euros (code de commande : 32454).

 

KOENIG (Théodore) — Le Subjectif présent. Lithographies originales aquarellées de Vanni Viviani. Sint-Pieters-Kapelle, Lettera Amorosa, 1973. In-8° carré broché, [68] p., illustrations, un des 150 exemplaires sur offset blanc, dos et bords un peu insolés sinon très bon exemplaire.

15 euros (code de commande : 32453).

 

[LIÈGE]. De Bavière à la Citadelle. Liège, Centre Public d'Aide Sociale, 1980. In-4° broché, 278 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'Hôpital de la Citadelle, à Liège, du 7 novembre au 7 décembre 1980.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Albert Demuyter.
   - Préface, par Louis Phillips.
   - Considérations pratiques sur l'attaque et la défense des anciennes places-fortes, par Claude Gaïer.
   - La colline de la Citadelle du Moyen Âge à la période hollandaise, par Berthe Lhoist-Coman et Georges Gabriel.
   - Histoire de la Citadelle de 1831 à 1960, par André Cordewierner.
   - Le patrimoine artistique du C.P.A.S. de Liège, par Jean-Luc Graulich.
   - Programme en vue d'une nouvelle histoire des anciens hôpitaux liégeois, par Étienne Hélin.
   - Charité privée... Bienfaisance publique... Aide sociale..., par Arlette Joiris.
   - Hôpital et environnement, par Arlette Joiris.
   - De la rue du Crucifix à la Citadelle. Histoire d'une maternité publique, par Liliane Marchal, Béatrice Questroy-Laloux et Arlette Joiris.
   - Histoire de la pharmacie à travers les livres, par Béatrice Questroy-Laloux, Liliane Marchal et F. Pâques.
   - Démonstration publique de la thériaque, par Liliane Marchal.
   - L'officine de l'hôpital de Bavière sous la République et l'Empire, par J. Demonceau.
   - L'hôpital de la Citadelle, par René Van Cuyck et Arlette Joiris.
   - 1980 : le Centre Public d'Aide Sociale aujourd'hui, par Louis Phillips.
   - Bibliographie.
   - Catalogue de l'exposition.

13 euros (code de commande : 32426).

 

ROUSSEAU (Henri, dit Le Douanier) — Une visite à l'Exposition de 1889. Vaudeville en 3 actes et 10 tableaux. Avec 2 illustrations. Préface de Tristan Tzara. Genève, Cailler, 1947. In-12 broché, 140 p., frontispice, (collection « Écrits et Documents de Peintres », n° 7), édition originale, exemplaire numéroté sur papier blanc apprêté (n° 799), en bon état et en partie non coupé.
Extrait de l'article d'Andrei Fernando Ferreira Lima :
   N’ayant jamais été publiées ni jouées du vivant de l’artiste, les pièces [de Rousseau] ont traversé la première moitié du XXe siècle dans le plus complet secret, sans que personne n’ait découvert les transformations qu’elles préfiguraient. Le théâtre moderne n’a donc pas été influencé par l’œuvre dramatique de Rousseau, sauf peut-être par l’intermédiaire de Tristan Tzara, qui dès les années 1920 s’est montré vivement intéressé à son égard, s’efforçant par tous les moyens à éditer les manuscrits alors conservés entre les mains du peintre Robert Delaunay. Celui-ci, l’un des premiers admirateurs sincères du Douanier, avait obtenu les manuscrits d’Une Visite à l’Exposition de 1889 ainsi que de La Vengeance d’une orpheline russe auprès de Julia Bernard-Rousseau, fille du peintre, juste après la mort de son ami, le 2 septembre 1910, mais ne consentit pas à publier les textes, sinon quelques extraits dans le Bulletin de la Vie Artistique et dans Orbes, toujours à l’instigation du poète roumain. C’est finalement grâce à Sonia Delaunay, veuve depuis 1941, qui accepta de lui vendre les manuscrits, que Tzara parvient à éditer deux des pièces écrites par Rousseau, en 1947, à Genève, chez Pierre Cailler.
Bibliographie :
   - Ferreira Lima (Andrei Fernando), Quelques aspects du théâtre d’Henri Rousseau, dans Porto Arte - Revista de Artes Visuais, N° 24(40) - Janvier-Juin 2019, pp. 3-4.

15 euros (code de commande : 32450).

 

[STASSART (Goswin, baron de)]. THIELEMANS (Marie-Rose) — Goswin, baron de Stassart 1780-1854. Politique et Franc-maçonnerie. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 2008. Fort in-8° broché sous jaquette, 832 p., (collection « Classe des Lettres Collection in-8°, 3e série », tome XLV, n° 2050), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le baron de Stassart, issu d'une famille de noblesse de robe namuroise, occupa en Europe des postes prestigieux, aussi est-il un personnage de carrure internationale. Auditeur au Conseil d'État à Paris, il administra, comme intendant à la suite de la Grande Armée, des territoires au Tyrol, en Pologne, et en Prusse et notamment la ville de Berlin. Préfet à Avignon et à La Haye, chargé de mission auprès de l'empereur d'Autriche par Napoléon pendant les Cent Jours, il devint membre de la seconde Chambre des États Généraux des Pays-Bas. Opposé au régime hollandais, il s'illustra en 1830. Partisan d'une réunion implicite avec la France, il défendit la candidature du duc de Leuchtenberg au trône de Belgique. Élu Grand Maître du Grand Orient de Belgique en 1835, il dut faire face à la circulaire épiscopale interdisant, deux ans plus tard, la fréquentation des loges aux catholiques. Gouverneur de la province de Namur puis du Brabant et président du Sénat, il perdit ce poste, en 1838, sous les attaques du parti catholique soutenu par le roi. Appuyé par la Franc-maçonnerie, le baron de Stassart fut élu sénateur, en 1839, par les libéraux de Bruxelles, de Nivelles et de Namur. Cette triple élection lui valut d'être destitué du poste de gouverneur du Brabant. En conflit avec Théodore Verhaegen au sujet de leur conception divergente du rôle de la Franc-maçonnerie, le baron de Stassart démissionna, en 1841, de la Grande Maîtrise. Il restait un partisan de l'unionisme. Fabuliste apprécié, il fut président de l'Académie royale de Belgique à laquelle il légua sa très riche bibliothèque. Homme de grande culture, il avait tissé un énorme réseau d'amitiés littéraires en Belgique et en France. D'une probité exemplaire, il s'endetta sous l'Empire et devint, par de judicieux placements dans l'industrie naissante, un des premiers rentiers-capitalistes. Le baron de Stassart resta, toute sa vie, un libéral dans l'esprit des Lumières.

25 euros (code de commande : 32427).

 

THIRY (abbé M.) — Mariembourg. Notre-Dame de la Brouffe. Bruxelles-Paris, Éditions Universitaires, 1954. In-8° broché, XIV, 253 p., illustrations in et hors texte, exemplaire en bon état.
Préface :
  C'est pour moi un véritable plaisir de présenter aux lecteurs un ouvrage décrivant l'histoire d'une dévotion mariale célèbre, composé avec un réel souci critique, et une objectivité au-dessus de tout soupçon.
   Notre-Dame de la Brouffe préside depuis plusieurs siècles à un culte fervent et enthousiaste, né au lendemain des troubles religieux du XVIe siècle. Ce culte surgit vraisemblablement dans le climat de la contre-réforme, qui voulut renouer la tradition séculaire, rejetée par les Protestants, de la vénération de Notre-Dame et des Saints.
   L'auteur du livre est un curé laborieux, qui a voulu consacrer ses rares loisirs à un travail d'ordre historique intense et persévérant. Il a étudié les origines du culte de la Madone mariembourgeoise, ainsi que son évolution, marquée par des moments tour à tour heureux et malheureux, tragiques et même, parfois... un tantinet comiques. Il a poussé ses recherches jusqu'à la préhistoire de la dévotion : la maison des Prémontrés de Vérofle, jadis une dépendance de l'abbaye de Lobbes et signalée déjà au IXe siècle. Il a conduit son exposé jusqu'à l'époque contemporaine, décrivant les faits et gestes des derniers pasteurs de Mariembourg, avec le sentiment de l'ouvrier d'élite qui éprouve un véritable émoi en abandonnant sa table de travail.
   J'ajouterai que le lecteur se méprendrait souverainement s'il croyait ouvrir un livre dévotieux, un ouvrage où la lumière a été concentrée dans une seule direction.
   L'auteur a élargi son horizon. En reconstituant les fastes du sanctuaire mariai de la Brouffe, il a apporté une contribution marquante au passé de Mariembourg, la ville-forte construite en 1546, sur une propriété de l'abbaye de Floreffe, par la sœur de Charles-Quint, Marie de Hongrie, pour arrêter la politique expansionniste de la France. Il n'a pas reculé devant l'effort supplémentaire de recueillir toutes les données capables d'expliquer la psychologie peu banale des Mariembourgeois. Résultant d'un brassage continu de diverses nationalités, française, suisse, rhénane, voire italienne, elle se caractérise par un esprit d'indépendance farouche, un sens communautaire très prononcé, un chauvinisme très exaltant.
   L'étude de l'auteur est largement illustrée et s'appuie sur une documentation souvent de première main.

10 euros (code de commande : 32463).

 

THOMSON (Rupert) — Les cinq portes de l'enfer. Roman. [Titre original : The Five Gates of Hell.] Traduit de l'anglais par Jacqueline Lahana. Paris, Stock, 1993. In-8° collé sous jaquette illustrée d'éditeur, 453 p., (collection « Nouveau Cabinet Cosmopolite »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Palmiers, clairs de lune, c'est une ville de rêve et qui porte le beau nom de Moon Beach. C'est aussi la capitale mondiale des cimetières marins et terrestres, le royaume des entrepreneurs de pompes funèbres.
   Dans ce Los Angeles surréaliste vivent deux garçons. Nathan, le beau, le tendre, dont le métier est de sauver des vies, et Jed, le laid, l'exclu qui, après son passage par les cinq portes de l'enfer, ne peut que donner la mort.
   D'une histoire qui aurait pu être macabre, Rupert Thomson fait un conte cruel, certes, mais drôle voire délirant. De Personal Stereo qui se promène les écouteurs vissés sur les oreilles à Silence, le sourd-muet bavard, en passant par Mitch le Tatoueur, toute une faune fascinante habite ce livre à la gloire de l'adolescence, de son ciel et de son enfer.
   Si l'on ajoute que la richesse et l'originalité des images sont à la hauteur de l'invention, on comprend que Rupert Thomson ait été salué comme un écrivain-né par les plus grands critiques anglais et américains.

9 euros (code de commande : 32429).

 

VALÉRY (Paul) — Eupalinos ou l'Architecte précédé de l'Âme et la danse. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1923. Grand in-8° broché, 138 p., édition originale en volume, exemplaire numéroté sur vélin bouffant (n° 761), couverture défraîchie.
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   [Ce] dialogue de Paul Valéry, publié en 1923, contribua à la popularité de l’auteur bien plus que ne l'avaient fait ses Poésies ou ses pénétrants essais. Le dialogue se déroule dans le monde des morts : Phèdre (l'interlocuteur, homonyme de celui du dialogue de Platon), arrivé depuis peu dans ce triste séjour, se met en quête de Socrate, pour reprendre avec lui les conversations qu'ils ont eues sur la terre. Après avoir dit toute la tristesse que leurs âmes éprouvent à se sentir séparées du corps, les deux interlocuteurs abordent le sujet sur lequel va porter leur entretien. Phèdre, au cours d'un long discours interrompu et illuminé par les commentaires du Maître, expose les idées et les enseignements du grand architecte Eupalinos, qu’il a très bien connu. L'architecture, comme tous les autres arts, est la projection de la vie intérieure de l'artiste. Mais l'architecture, comme la musique, a sur les autres arts l'avantage de ne pas être soumise, dans ses moyens d'expression, à des rappels trop limités, à une représentation trop précise de la réalité sensible, à ce que les spectateurs nomment le « sujet » ou le « thème ». En architecture, les sentiments perdent toute valeur individuelle et deviennent symbole universel, forme pure. Mais, en échange, la destination de l'édifice, le but pour lequel il a été construit, les calculs mathématiques qui précèdent son exécution et les lois physiques de sa construction tiennent l'artiste profondément enraciné dans le monde de la connaissance et le contraignent à ne jamais perdre de vue la réalité de l'univers. L'architecte devra donc, pour rester fidèle à ces exigences et pour rejoindre en elles sa liberté créatrice, commencer par « se construire lui-même ». C’est de cette façon seulement qu’il sera en mesure d’« enchaîner une analyse à une extase. Ce point d'arrivée est théoriquement impossible à rejoindre : en pratique, il peut se comparer à ce qu'on appelle, en langage mathématique, un « cas limite » et ce n’est qu'en de rares moments que le grand artiste s'en approche. Dans cet état magique, tout est clair et semble facile, toutes les facultés concourent à l'acte de la création et s'y fondant en une heureuse harmonie.
   Ces pensées subtiles, exprimées dans une prose extraordinairement suggestive, sont un savant mélange de tournures philosophiques traditionnelles et d'expressions poétiques modernes : elles assurèrent à l'œuvre un vaste succès. L'auteur revient clairement au thème qu’il a déjà énoncé, presque trente ans auparavant, dans une œuvre de jeunesse : Introduction à la méthode de Léonard de Vinci, à savoir la nécessaire et inaccessible identité entre la Science et l'Art. En réfutant la tradition philosophique, trop fermée dans sa technique spéciale, il fait appel d’une part aux mathématiques et d'autre part se réfère aux artistes profondément conscients des buts et des moyens de leur art (Poe, qu’il rejoint à travers Baudelaire).
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. II, pp. 803-804.

20 euros (code de commande : 32417).

 

[VAN DER WEYDEN (Rogier)]. Rogier Van der Weyden - Rogier de le Pasture. Official painter of the city of Brussels. Portrait painter of the Burgundian Court. Bruxelles, Centre Culturel du Crédit Communal de Belgique, 1979. Grand in-8° carré broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la Maison du Roi, à Bruxelles, du 6 octobre au 18 novembre 1979, dans le cadre des manifestions du millénaire de la ville de Bruxelles.
Table des matières :

   - Foreword, par F. Narmon and P. Van Halteren.
   - The Establishment of the Court of Philip the Good and the Institutions of Government in Brussels : A City becomes a Capital, par A. Smolar-Meynart.
   - Art patronage in Van der Weyden's time, par J. Bartier.
   - Rogier van der Weyden, the City of Brussels and its painter's guild, par C. Dickstein-Bernard.
   - Rogier van der Weyden, his artistic personality and his influence on painting in the XVth century, par C. Périer-d'Ieteren.
   - The portrait art in the work of Van der Weyden, par L. Campbell.
   - The drawings of Rogier van der Weyden and his school, par M. Comblen-Sonkes.
   - Conceptual and formal relationships between the paintings of Van der Weyden and the sculpture of his time, par L. Hadermann-Misguich.
   - Architecture in Brussels in Van der Weyden's time, par V.G. Martiny.
   - Tapestry in Brussels under the reign of Philip the Good, par S. Schneebalg-Perelman.
   - Miniatures in Brussels during the reign of Philip the Good, par P. Cockshaw.
   - Unpublished information concerning Van der Weyden's work, executed for a Brussels convent, the Calvary of the Scheut Charter-house, par M. Soenen.
   - Bibliography.

10 euros (code de commande : 32449).

 

VERRIEST (Léo)Institutions médiévales. Tome I : Introduction au Corpus des Records de coutumes et des Lois de chefs-lieux de l'ancien comté de Hainaut. Tome II : Corpus des records de coutumes et des Lois de chefs-lieux de l'ancien comté de Hainaut. Mons et Frameries, Union des Imprimeries, 1946. Deux volumes in-8° brochés, 278, XII, 317 p., illustrations, une planche hors texte.
   Ces deux volumes constituent le n° 42 des Publications de la Société des Bibliophiles séant à Mons ou avec une couverture différente les tomes 69 et 70 des Mémoires et Publications de la Société des Arts, Sciences et Lettres du Hainaut ou encore avec la couverture de Le Hainaut encyclopédie provinciale, collection de documents anciens relatifs au Hainaut (Sources de l'histoire du droit rural).
   
Nous proposons ici 3 exemplaires de l'étude de Léo Verriest : 2 exemplaires de la version de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut et un exemplaire composé du tome de l'Encyclopédie provinciale et de celui de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, tous en très bon état et non coupés.
Avant-propos :   
   Les « records de coutumes » et les « lois de chefs-lieux » que nous avons colligés et à l'édition desquels la présente étude sert d'Introduction, sont des documents qui se situent dans le cadre de la vie paysanne et du système seigneurial des derniers siècles du Moyen Âge et du début des Temps modernes. Ils appartiennent donc à une époque où les seigneuries rurales étaient sensiblement différentes, à divers égards, de ce qu'elles avaient été antérieurement ; si, en effet, la comparaison d'une seigneurie, du 13e siècle par exemple, avec un domaine de l'époque franque, atteste l'existence, de part et d'autre, d'éléments composants de même nature, il est néanmoins évident qu'entre-temps bien des choses avaient changé : des modifications diverses avaient affecté les domaines en leur consistance matérielle et quant à l'utilisation de leur tréfonds, et les relations entre seigneurs et dépendants, la condition des tenures, le statut des personnes, etc., avaient évolué : d'où étaient résultées d'adéquates adaptations du système institutionnel. Il apparaît donc nécessaire, si l'on veut déterminer la place exacte, la signification et la portée de nos textes (les records surtout) dans l'évolution historique générale, et s'expliquer leur apparition – fort tardive en vérité –, de jeter un coup d'œil rétrospectif sur divers aspects des institutions du haut Moyen Âge, de se demander quels phénomènes ont peu à peu façonné le milieu juridique, social et économique au sein duquel est née et s'est développée la pratique des records. C'est à ces fins que tend la présente Introduction.
   Nous ne nous dissimulons pas les difficultés de la tâche. Parmi elles se trouve notamment, dès le point de départ, celle de concevoir un plan logique, un plan tel que le lecteur aperçoive, comme nous le voyons nous-même, l'enchaînement des points de vue d'où nous nous sommes successivement placé en face des institutions médiévales ; car, parmi les faits ou phénomènes qui retiendront ci-après notre attention, il en est qui, de prime abord, pourraient paraître n'avoir entre eux que des rapports très éloignés ou même nuls ; force nous est donc de commencer par justifier le raisonnement qui a déterminé la trame générale de l'étude que nous entreprenons.
   Ce raisonnement, le voici : les records de coutumes, définissant un certain nombre d'essentielles relations entre seigneurs et sujets, ont eu pour objet primordial d'assurer la conservation des droits respectifs des uns et des autres et l'observance d'usages locaux ; ils concernent donc directement la vie interne des seigneuries médiévales. Mais qu'était-ce qu'une « seigneurie » et d'où provenaient les droits exercés par leurs maîtres, les « domini » ? On ne peut le savoir qu'à condition d'analyser les éléments qui ont servi à constituer la seigneurie et à procurer l'assise ou le développement des droits dont les seigneurs étaient investis. L'un de ces éléments, et le principal, était évidemment le sol ; mais il ne suffisait point, au Moyen Âge ou plus tard, d'être pleinement maître d'un terroir (étendu ou restreint, peu importe) pour être un « seigneur » : une discrimination doit donc être faite et justifiée. Par contre, tout détenteur d'un domaine foncier fut, pendant de nombreux siècles, astreint, comme tel, à des obligations de caractère public, parmi lesquelles celle de participer, personnellement, à l'exercice de la justice d'État. On est ainsi amené à rechercher ce qu'a été celle-ci, à voir comment elle était administrée et à qui, et quelles étaient ses attributions fondamentales. Étude difficile, mais d'autant plus nécessaire que, d'un côté, une partie de certaines de ces attributions a pu (dans des conditions à rechercher) passer à certains « seigneurs » et s'additionner ainsi, entre leurs mains, à une compétence judiciaire inhérente (pour des raisons à déterminer aussi) à la « seigneurie » même, et que, d'autre part, le fonctionnement des tribunaux d'État a, à certains égards, fourni le prototype de celui des tribunaux seigneuriaux. Précisons tout de suite que nous faisons ici allusion aux « Plaits généraux » des tribunaux publics régionaux et au scabinat carolingiens : les uns ont, comme nous le montrerons, procuré le modèle – sans plus – des « Plaits généraux » locaux des seigneuries, ces assises judiciaires auxquelles fut intimement liée la pratique des records ; l'autre a été transposé semblablement du plan régional au plan local, sans qu'aucune filiation puisse être admise entre les deux institutions, lesquelles, comme on le verra, ont fonctionné côte à côte pendant un certain temps.
   Mais il y a lieu de déceler les raisons d'être de ce double phénomène de transposition d'ordre institutionnel. Pour à quoi parvenir, c'est encore à l'étude attentive des éléments composants de la seigneurie médiévale qu'il faut avoir recours : car l'explication gît dans les modifications qui ont affecté à la fois l'élément foncier et l'élément humain des seigneuries et ce à partir d'une certaine époque : ainsi est-on amené, d'une part à s'occuper de la nature et des charges des antiques tenures seigneuriales (s'agissant là des parcelles de sol tenues par des individus à l'intérieur des domaines fonciers), à observer les transformations qui en ont modifié la consistance, et à dégager les circonstances qui ont suscité l'apparition et le développement – phénomènes aux très considérables conséquences – de tenures d'un type nouveau ; d'autre part, à envisager les faits qui ont rendu cette création possible, nécessaire et profitable.
   Or, parmi ces faits s'est rangée l'évolution de la condition juridique des personnes, d'où l'opportunité de s'arrêter à la très importante question de la liberté et du servage, c'est-à-dire à la nette opposition que fit constamment le Moyen Âge entre libres et non-libres ; catégories juridiques dont, seule, la première a été, en principe, la bénéficiaire des « chartes lois » seigneuriales (appelées aussi chartes de franchise), documents qui ont généralement précédé chronologiquement les « records » et ont, tout au moins partiellement, servi de fondement à ceux-ci, tandis que la seconde catégorie a peu à peu disparu grâce notamment aux chartes d'affranchissement. Deux espèces de documents qu'il est essentiel de ne jamais confondre, car elles ont été absolument différentes par leur nature et par leur portée.
   Une fois qu'ayant franchi les successives étapes des recherches indiquées ci-dessus, nous serons parvenu à avoir sous les yeux le tableau exact du contenu matériel et humain de la « seigneurie » du temps des records, nous n'aurons plus qu'à décrire le fonctionnement des tribunaux seigneuriaux, à y observer surtout l'organisation, si curieuse, des « plaits généraux » locaux, et à assister à l'énoncé périodique, qui se faisait au cours de ces assises judiciaires, des « bonnes coustumes » inscrites dans les records.
   Le lecteur est maintenant éclairé quant à la trame générale et aux objets essentiels de nos investigations. Nous lui demandons de nous excuser si, de ci de là, se produisent des chevauchements (difficiles à éviter) et si des répétitions se constatent. L'essentiel est qu'en définitive on aboutisse à des observations ou conclusions s'appuyant sur des données sérieuses. Qu'on veuille bien aussi nous absoudre si, parfois, l'une ou l'autre digression s'introduit dans notre exposé : c'est que nous avons voulu, çà et là, esquisser – en attendant mieux – quelque thèse se rattachant, fût-ce seulement indirectement, à la présente étude.
   Au cours de celle-ci, nous nous permettrons de rappeler – et de préciser au besoin – quelques opinions précédemment formulées par nous dans divers travaux ; opinions que nous persisterons à considérer comme solidement étayées jusqu'au moment où elles seraient victorieusement contestées par quelque historien.
   Nous irons d'ailleurs – par continuation en certains cas – nettement à l'encontre d'idées généralement reçues : reçues quelquefois, sans un suffisant contrôle, parce qu'elles se réclament de l'autorité de grands noms de l'historiographie. Or, il nous est avis que, plus brillante est la réputation d'un savant, plus il est nécessaire de passer ses affirmations au crible de la critique, car si on les tient a priori pour Évangiles alors même qu'elles sont entachées d'erreurs, ces affirmations deviennent dangereusement génératrices d'erreurs nouvelles et servent de point d'appui à des thèses qui, du même coup, courent grand risque de se trouver complètement aberrantes. Nous pensons surtout ici, d'une part à Henri Sée, dont l'important ouvrage (Les classes rurales et le régime domanial en France au Moyen Âge) est généralement considéré comme en quelque sorte classique, d'autre part à Marc Bloch : appartenant au haut enseignement français, riche d'une érudition extraordinaire et écrivain de grand talent avide de synthèse, il a consacré ses principaux travaux, dès 1911 mais surtout de 1920 à 1933, à l'étude du servage et des classes rurales médiévales, c'est-à-dire à des questions dont nous avons nous-même amplement traité, en 1910 et 1917 notamment. Or, nous avons toujours eu la conviction, qui s'est renforcée au cours des dernières années, que Bloch s'est engagé d'emblée (à la suite de nombre d'historiens et, précisément, de Sée lui-même) dans quelques erreurs fondamentales ; et, sauf sur un ou deux points, il y a persévéré. Dans l'intérêt donc de la science historique, nous aurons à nous occuper plus d'une fois de ses opinions au cours de la présente étude, laquelle, certes, n'est pas exhaustive ni ne se croit à l'abri de la controverse, mais tend seulement à découvrir la vérité, à donner à penser, et à rappeler l'attention sérieuse des savants sur quelques problèmes importants de l'histoire des institutions médiévales d'Occident.
   Ajoutons que si nous sommes bien d'accord pour estimer que l'effort de l'historiographie doit avoir pour finalité la synthèse, et qu'il est bon que celle-ci soit tentée, ça et là, par des historiens d'élite, il faut se garder de vouloir « atteler la charrue devant les bœufs » ; car, ce faisant, on risque d'aboutir à pure et simple faillite, comme ce fut le cas, à notre sens, d'un épais volume que nous aurons l'occasion de citer. En matière d'institutions médiévales, de nombreuses monographies doivent être écrites – on est loin de compte – sur le plan régional, avant qu'on puisse espérer atteindre à des résultats généraux décisif ; entre-temps, il faut s'efforcer, pour rédiger ces monographies, de ne point partir du mauvais pied : nous souhaitons que ce qui sera exposé ci-après ouvre des yeux et soit quelque peu utile à l'orientation du travail historique.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 32424).

 

WAGNER (Richard) — Ma vie. [Titre original : Mein Leben.] Textes français et notes de Martial Hulot avec la collaboration de Christiane et Melchior de Lisle. Paris, Buchet-Chastel, 1978. In-8° broché sous couverture à rabats, 472 p., (collection « Musique »), peu courant.
Sur le rabat de la couverture :
   Peu de compositeurs ont fait naître dans le public des sentiments aussi contradictoires que Wagner. Qu'il suscite une fascination inconditionnelle, ou une antipathie non moins excessive, le « vieux mage du Nord » laisse rarement indifférent.
   Mein Leben publiée en 1911, soit vingt-huit ans après la mort de Wagner, fut dictée par celui-ci à sa compagne Cosima von Bulow entre 1865 et 1880, années au cours desquelles le compositeur crée les Maîtres Chanteurs, compose Siegfried Idyll, termine Siegfried et élabore le Crépuscule des Dieux. Cette relation de sa vie ne se fit certes pas chez Wagner, sans complaisance, voire une certaine candeur dans la manière d'exposer ou de travestir les situations. Quant à Cosima, qui lui reprocherait d'avoir élagué le manuscrit ? elle qui se sentait investie d'une mission sacrée, faire entrer dans la légende celui auquel elle avait consacré sa vie.
   C'est à Nietzsche que Wagner confia le soin de faire imprimer ce document à Bâle chez l'éditeur Pusinelli, Nietzsche en qui il croyait reconnaître le chantre de l'Art Nouveau, et dont il ne soupçonnait pas encore qu'il pût le renier. Voilà un document irremplaçable qui condense un demi-siècle de vie hors du commun et qui, au-delà de l'emphase et de la polémique, nous fait assister à cette gestation douloureuse, parfois morbide au cours de laquelle Wagner, envers et contre tout, tente d'ériger en doctrine les manifestations de son génie musical, et d'élargir l'opéra en drame lyrique total où la musique redevient magie, connivence avec le sacré. Le ton est souvent celui d'un règlement de comptes, et il arrive que la mauvaise foi du narrateur prête à sourire ; incompris, persécuté, à l'aise avec le bien d'autrui, capable en même temps de générosités inattendues, l'homme irrite et déconcerte. Mais plutôt que déjuger, ne vaut-il pas mieux dire avec Liszt, après une visite à Triebschen, que « les pratiques du savoir-vivre bien-pensant ne sont obligatoires que pour les médiocres » ?

20 euros (code de commande : 32451).

 

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