LITTÉRATURE FRANÇAISE

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Cette page contient les ouvrages des auteurs dont le nom commence par les lettres
« C », « D », « E », « F », « G », « H », « I », « J », « K » et « L ».
Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

 

A - B
C
D - E - F - G - H - I - J - K -
L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

 

 

Les Cahiers de la Pléiade. Avril 1946. Paris, Gallimard, 1946. Grand in-8° broché, 215 p., exemplaire numéroté sur papier de Châtaignier (n° 3050), non coupé.
Table des matières :
   - Thésée, par André Gide.
   - Graffitis :
      - Préface, par Jean Dubuffet.
      - Court traité des graffitis, par René de Solier.
   - D'Inridi à Kanira, par Henri Michaux.
   - Paysage cruel, par Édith Boissonnas.
   - Le voyage de noces, par Noël Devaulx.
   - Sur un conte mélanésien, par R. P. O'Reilly.
   - Hommage aux vieux auteurs :
      - Rabelais, par Alain.
      - Charles d'Orléans, par Jean Tardieu.
   - Des excès de la littérature, par Roger Caillois.
   - Biens égaux, par René Char.
   - En bonne voie, par Maurice Blanchot.
   - Le monde absent, par Henri Thomas.
   - Souvenirs déterminants :
      - L'attrait du vide, par Jean Grenier.
      - Une expérience fondamentale, par René Daumal.
   - Structure, par Jean Grosjean.
   - Le Mal, par Marcel Arland.
   - Lemmes, par Julien Benda.
   - Guide d'un petit voyage en Suisse, par Jean Paulhan.

20 euros (code de commande : 25582).

 

Les Cahiers de la Pléiade. Avril 1947. Paris, Gallimard, 1947. Grand in-8° broché, 285 p., exemplaire numéroté sur papier de Châtaignier (n° 167), non coupé.
Table des matières :
   - Introduction à la Psychologie de l'Art, par André Malraux.
   - Kafka :
      - Les voies de l'inversion, par René de Solier.
      - Description d'un combat, par Franz Kafka.
   - Madame, par Jules Supervielle.
   - D'un Jeudi à l'autre, par Ch.-A. Cingria.
   - Le Pays des Cerisiers, par André Dhôtel.
   - Comment les choses sont venues, par M. Fardoulis-Lagrange.
   - Essais et portraits :
      - Bernard Groethuysen, par André Gide.
      - Albert Camus, par M. Saint-Clair.
      - Sur l'état actuel du langage poétique, par W. Weidlé.
      - Grève désolée, obscur malaise, par M. Blanchot.
      - L'aveu d'Arthur Adamov, par Antonin Artaud.
      - Après Rimbaud et Lautréamont, par Roger Caillois.
   - Les archives de la peste, par Albert Camus.
   - Mer, par Audiberti.
   - Le pouvoir des cris, par G. Lambrichs.
   - Monsieur V., Histoire d'hiver, par Jean Giono.
   - Les amies des hommes, textes présentés par Jean Legrand.
   - Le Sermon, par Henri Thomas.
   - Carnet d'un amateur de visages, par Marcel Jouhandeau.
   - Le Retour, par Jean Maquet.
   - De la Paille et du Grain, par Jean Paulhan.

20 euros (code de commande : 25581).

 


[CAILLAVET]. POUQUET (Jeanne-Maurice) — Le Salon de Madame Arman de Caillavet. Ses amis Anatole France, Comdt Rivière, Jules Lemaître, Pierre Loti, Marcel Proust, etc. etc. Préface de Gabriel Hanotaux. Paris, Chez l'Auteur et Hachette, 1926. In-8° broché, VII + 268 p., huit illustrations photographiques hors texte, un des 200 exemplaires numérotés sur papier de Madagascar.

25 euros (code de commande : 55/63).


 

CALAFERTE (Louis) — Le chemin de Sion (Carnets 1956-1957). Paris, Denoël, 1980. In-8° collé, 319 p., couverture un peu frottée, épuisé.
En quatrième de couverture :
   On chercherait en vain, dans ce premier recueil de Carnets (1956-1967), l'écho de grands événements, de rencontres marquantes. Calaferte a peu de goût pour les plaisirs de la société. Il nous invite à partager sa solitude en compagnie de rares intimes, de quelques animaux. Sa tendresse est grande pour tout ce qui l'entoure.
   Dans son bureau tapissé de livres, il nous fait part de ses impressions de lecture. Surtout à propos d'ouvrages à caractère intime – Amiel, Gide, Jules Renard – ce qui donne à son propre Journal l'aspect d'une recherche sur le genre même du journal. Quelle richesse de remarques sur l'état créatif – ses effervescences, ses sécheresses –, sur la vocation littéraire qui chez lui ne cesse de se nourrir d'une angoisse qui dépasse de beaucoup la seule anxiété de l'œuvre à produire.
   Sans complaisance ni exhibitionnisme, ce Journal est aussi un perpétuel exercice de concision stylistique.

13 euros (code de commande : 28804).

 

CALAFERTE (Louis) — Les fontaines silencieuses. Paris, Gallimard, 2005. In-8° broché, 141 p., (collection « L'Arpenteur »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « 
Je préfère à tout le travail – qui m'est sécurité d'esprit, exacte concordance à ma mesure, justification de mon moi – et, plus encore : plaisir.
   Savoir en m'éveillant que je vais m'asseoir à ma table, voilà qui, chaque jour, me procure un contentement que le temps n'épuise pas. Cette hésitation, chaque fois, devant le papier que sa blancheur défend. La page remplie – ou, les mauvais jours, seule une phrase. Le soir, ce cahier refermé jusqu'au lendemain. Cette accumulation de vie au long des journées. Écrire est une grâce. »

10 euros (code de commande : 28902).

 

CALAFERTE (Louis) — Rapports. Carnets VI. 1982. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 323 p., (collection « L'Arpenteur »), bel exemplaire avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Lundi 31 mai
   Comment arriver jusqu'à moi par-dessus ces hauts murs qui interdisent mon entrée ? en vérité si hauts qu'ils sont infranchissables. Peut-être ne reste-t-il qu'une façon de m'atteindre, en m'appelant moi-même sans discontinuer, jusqu'à ce que je me réponde ; mais il ne faut pas me lasser, car de toute façon je suis si loin que des siècles peuvent s'écouler avant que je sois enfin touché par cet appel.

12 euros (code de commande : 28803).

 

CALAFERTE (Louis) — Situation. Carnets XIII. 1991. Paris, Gallimard, 2007. In-8° collé, 332 p., (collection « L'Arpenteur »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Mardi 1er janvier,
   Nouveau cahier, avec l'espoir, comme, à une certaine époque, pour lui-même le souhaitait Gide, qu'il reflétera des jours moins sombres que les précédents.
   Hier soir, notre traditionnel dîner de réveillon, G. ravissante dans cet ensemble noir, qui lui va si bien ; délicatement maquillée, étrennant de nouvelles boucles d'oreilles ; et, comme avec elle tout se transforme magiquement, nous eûmes soudain dans notre chambre une jolie petite table à nappe écarlate et fines serviettes d'organdi blanc, nos deux verres au centre de cette installation pour dînette d'un charme exquis. L'émotion m'a serré la gorge à me savoir si physiquement éprouvé. Il nous a fallu nous maîtriser pour ne pas, l'un et l'autre, fondre en larmes.
   Ce matin, recrudescence de la douleur dans le côté droit, à hauteur de la taille. Je pouvais ces jours derniers me lever seul de mon fauteuil, je ne le puis plus.

15 euros (code de commande : 28802).


CAMUS (Albert) — Le premier homme. Paris, Gallimard, 1994. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 331 p., (collection « Les Cahiers Albert Camus », n° VII), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains « gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée. »
   Pour commencer, il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son « premier homme ». Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui. Camus y rapporte, avec mille détails inconnus, la naissance dans l'Est sauvage de l'Algérie. L'absence du père, tué dès k début de la Première Guerre, de sorte que le fils sera « le premier homme ». Les jours de l'enfance à Belcourt, le « quartier pauvre » d'Alger, dans un milieu démuni, illettré. Les joies des humbles. L'école, l'intervention miraculeuse de l'instituteur pour que l'enfant poursuive ses études, tout un petit monde tantôt drôle et chaleureux, tantôt cruel, et des personnages faits d'amour, comme sa mère, toujours silencieuse. Ces tableaux ne forment pas seulement une histoire colorée, mais aussi une confession qui bouleverse.
Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, fa raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de, ceux à qui la parole est refusée.

15 euros (code de commande : 23934).


 

CAMUS (Renaud) — P.A. (petite annonce). Avec un portrait de l'auteur à quarante-huit ans et demi - (quarante-neuf ans) - (cinquante ans). Paris, P.O.L., 1997. In-8° broché, 444 p.
En quatrième de couverture :
   J'aime : les yeux verts, les cheveux courts, les yeux bleus, les yeux noirs, Valentin de Boulogne, les fenêtres, Saint-John Perse, les poils, l'Italie, les terrasses, la cuisine japonaise, les mains sur l'épaule, Conversazione in Sicilia, le jambon, Valéry Larbaud, Montpellier, les jardins botaniques, Johannes Brahms, La Symphonie lyrique, le ney, les musiques du monde, le foie gras, le Champagne, le pain grillé, les œufs sur le plat, le canard, Othmar Shoeck, le caviar, les balustrades, vivre au-dessus des arbres, vivre au-dessus de mes moyens, la poésie de Paul-Jean Toulet (passionnément), tous les pays du monde, l'érudition, les voix, la marche à pied, la couleur beige soutenu légèrement rosé des feuilles qui sont encore sur les chênes en janvier, la viande, la cuisine brésilienne, la cuisine argentine, les petits trapus, William Turner, Cecco Bravo, le jus de poire, la clarinette, la géographie, l'histoire, la Castille intérieure, les drapeaux, le vent, Rome, les couleurs de Rome, Virginia Woolf, Cingria, l'amour face à face, les nuages, le quatuor à cordes, le château de Lavardens, les moines tibétains, la salade verte, le Kurdistan indépendant, Sandro Penna, Pao Pao, les églises romanes, les garçons romans, Jean-Paul Marcheschi, Gyôrgy Ligeti, Anto-

13 euros (code de commande : 22499).

 


Caravanes. Littératures à découvrir. Revue annuelle de littérature dirigée par André Velter. Paris, Phébus, 1991. In-4° broché, 352 p., illustrations, couverture rempliée, (n° 3).

23 euros (code de commande : LF/4581).


CARCO (Francis)

 


CAYLUS Facéties du comte de Caylus. De l’Académie des Inscriptions. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


CAZOTTE — Contes de J. Cazotte. Mille et une fadaises - La patte du chat - Contes divers. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. Voir la page Octave Uzanne.

 

[CAZOTTE (Jacques)]. RICHER (Jean) — La passion de Jacques Cazotte. Paris, Trédaniel, 1988. In-8° broché, 221 p., quelques illustrations en couleurs hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment un homme à l'imagination si fort, longtemps plongé dans la vie active, est-il ensuite devenu un mystique exalté, un illuminé ?
   A-t-il vraiment pensé qu'il parviendrait à sauver le roi Louis XVI, par des moyens purement spirituels ?
   On s'interroge aussi au sujet de la fameuse prophétie de Cazotte ; l'auteur montre que de toute manière on ne peut pas affirmer que Cazotte ne prophétisait jamais de façon exacte, puisque dans ses conseils au roi, il annonce avec précision le genre de mort qui menace Louis XVI.
   Ce volume apporte, pour la première fois, l'ensemble des pièces constituant le procès de Jacques Cazotte, puisqu'on y trouve l'interrogatoire de l'écrivain par Fouquier-Tinville ; on y lira aussi plusieurs lettres importantes non recueillies auparavant.

10 euros (code de commande : 24845).


CENDRARS (Blaise) — Trop c'est trop. Paris, Denoël, 1957. In-8° broché, 269 p., frontispice de Bauquier, exemplaire en grande partie non coupé, tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Si vous voulez savoir comment Paris reçut Blaise Cendrars et célébra ses noces d'or, 50 ans de liberté et d'amour en une seule journée d'un jubilé fait de charité et de passion ; comment une femme alla chercher et rapporta de l'enfer de Verdun les éléments de la future gloire picturale de Fernand Léger : une musette remplie de croquis et de dessins ; comment Rio de Janeiro n'est qu'une capitale provisoire et comment la métropole future, qui n'a pas encore dénommais sera prête vers l'an 2000 avec une première tranche de dix millions d'habitants, est dès aujourd'hui en chantier dans la tête des aventuriers, des pionniers et des techniciens modernes qui débouchent de tous les points cardinaux vers cette cité idéale, ses gratte-ciel, ses merveilles électroniques, ses satellites – annexes du cinéma, de la radio, du radar – sa banque atomique, ses hôtels de 1000 étages et, dominant la haute solitude de l'Araxa des Indiens, la tour Ad Astram, la première gare interplanétaire de l'Univers, lisez Trop c'est trop.
   Jamais Blaise Cendrars n'est allé aussi loin dans tous les sens et n'a répondu d'une manière aussi éclatante à toutes les questions sur aujourd'hui, hier et demain.

15 euros (code de commande : 25190).


CENDREY (Jean-Yves) — Honecker 21. Roman. Arles, Actes Sud, 2009. In-8° collé, 222 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Berlin, de nos jours, veille d'une année nouvelle. Matthias Honecker, cadre dans une prédatrice entreprise de téléphonie mobile, est las d'un monde où le trahissent sa voiture, sa machine à café ou ses couronnes dentaires. Sans même parler d'un climat délétère avec sa femme, une intellectuelle parfaitement présentable et « tendance », qui vient de lui faire inopinément cadeau de leur premier enfant avant de sombrer dans la dépression. Crise conjugale, premières affres d'une maturité redoutée, sursaut de révolte désespéré ? Ce trentenaire à la dérive, que seul son patronyme relie à une grande Histoire dorénavant aux abonnés absents, doit d'un même élan déménager et faire honneur au réveillon faussement festif qu'un patron capricieux impose à ses employés, bien loin de Berlin, aux confins improbables de la Poméranie...
   Furieux de s'y soumettre, en état d'insurrection maritale et existentielle, Honecker se précipite dès lors dans une épopée déglinguée, vers le rendez-vous inattendu que le hasard lui assigne, en apothéose d'une existence jetée en pâture aux Temps modernes...
   Portrait grinçant, jubilatoire, libérateur de notre semblable, le roman de Jean-Yves Cendrey est servi par une langue d'une efficacité et d'une rigueur mordantes. Tel le mythique Chariot de Chaplin, Matthias Honecker nous donne à sa manière des nouvelles de notre société telle qu'elle se débat, aujourd'hui, par-delà les murs qu'elle a éradiqués et pourtant reconstruits, dans l'espace immatériel, postmoderne et tragicomique de son libéralisme en déshérence.

10 euros (code de commande : 18143).


CÉSAIRE (Aimé) — Ferrements. Poèmes. Paris, Seuil, 1960. In-8° broché, 92 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Ces poèmes ont été écrits à des époques suffisamment espacées pour que leurs symboles, jaillis au jour le jour, révèlent plusieurs couches géologiques d'un même homme.
   Que cet homme soit un homme « engagé » politiquement et qu'il soit un militant de ce qu'il est convenu d'appeler la « négritude » éclaire ces textes dans certaines de leurs particularités comme les événements de notre époque leur constituent un arrière-fond qui leur assure prolongements et échos.
   De l'angoisse à l'espoir, du doute à la certitude, de la solitude à la plénitude, des nostalgies du passé aux prémonitions de l'avenir comme aux obsessions du présent, le drame s'ordonne au fil du vécu avec, pour « dramatis personae », les ancêtres, la femme, l'homme et son pays – résumant en définitive la confrontation d'un homme avec son destin. »

13 euros (code de commande : 14280).


 

Collection
« CENT ROMANS FRANÇAIS »
Nous vous proposons un choix de titres de cette jolie collection publiée chez Stock. Tous les volumes présentés ici sont non coupés et en très bonne condition. De format in-8° broché, ils contiennent tous un frontispice gravé. Les bandeaux sont de Livia Dubreuil. Ils sont tous numérotés, le numéro entre parenthèses est celui du volume dans la collection.

FEYDEAU (Ernest) — Fanny. Préface de René Dumesnil. Frontispice de Marti Bas. 1948. XXIV + 192 p., (63). 15 euros (code de commande : 47/60).

FRANCE (Anatole) — La révolte des anges. Introduction de Jacques Suffel. Frontispice de Pierre Dubreuil. 1947. XXII + 280 p., (99). 15 euros (code de commande : 48/60).

MARIVAUX — La vie de Marianne. Avec la Suite de Marianne par Madame Ricoboni. Préface de Marcel Arland. Frontispice de Michel Ciry. 1947. 598 p., (25). 20 euros (code de commande : 51/60).

PHILIPPE (Charles-Louis) — Le Père Perdrix. Préface de Jean Vaudal. Frontispice de J.-L. Viard. 1948. XXXIII + 181 p., (92). 15 euros (code de commande : 53/60).

 

CHADOURNE (Louis) — Le pot au noir. Lausanne, Éditions du Grand-Chêne, 1946. In-8° broché, 242 p., tirage limité à 1000 exemplaires numérotés sur vergé (n° 501), en très bel état.
Note des éditions de la Table Ronde pour la réédition de 1994 :
   Le Pot au noir est le terme employé par les marins pour désigner un centre de dépressions atmosphériques où se forment les cyclones.
   Au tout début des années 20, Louis Chadourne s'embarque à bord d'un paquebot. Destination : les Caraïbes. Un tiers d'impressions, un tiers d'enquête journalistique, un tiers d'humour, c'est le cocktail au punch stylisé qu'il nous offre dans ce récit au long cours.
   Ça commence par une description de la vie à bord, des raouts en tout genre, pour filer ensuite vers les escales, les îles, les tragi-comédies tropicales, les gueules pittoresques. Mais Le Pot au noir n'est pas l'œuvre d'un dandy des « roaring twenties ». Louis Chadourne y pose le problème de la colonisation, évoque la vie des bagnards à la manière d'Albert Londres.
   Les amateurs de littérature de voyage connaîtront une révélation.

15 euros (code de commande : 23613).

 

CHADOURNE (Marc)Vasco. Roman. Paris, Plon, 1927. In-8° broché, 298 p., (collection « Le Roseau d'Or », n° 22), exemplaire numéroté sur alfa (n° 2766), non coupé et en très bel état.
Commentaire du feuillet publicitaire :
   « Fuir, là-bas, fuir » : éternelle aspiration, recherche aveugle de l'absolu. Chacun vit à sa manière sa tentative d'évasion. Beaucoup de ceux que la guerre arracha aux sollicitations confuses de leurs vingt ans se trouvèrent au sortir de l'épreuve eu face d'un redoutable choix : le retour au train-train de la vie ordinaire, au cercle routinier dont la guerre les avait sortis ou la tangente par les chemins de traverse, le départ par exemple. La plupart, les sages, les pratiques... surent se résoudre au retour : leurs amarres étaient solides. Tant mieux. Pour d'autres, le câble était déjà rompu.
   Ainsi pour Vasco. Démobilisé, il flotte, désemparé. Qui est Vasco ? Un inquiet sans doute, mais encore ? À vingt ans il croyait au Moi et à son culte. Il voulait échapper aux liens de pays, d'hérédité, aux nécessités, à son atavisme bourgeois. S'échapper, renaître... voilà ce qu'il demande à la vie, au destin. Le départ s'offre; le départ aux îles d'Océanie.
   Le voici au bout du monde, ivre du voyage, frémissant de ces découvertes qu'il vit lyriquement sur le plan double du réel et de l'imaginaire. L'île Tahiti exerce sur lui ses plus captieux sortilèges ; il croit avoir trouvé le havre de paix. Mais voici, paré des fascinations inquiétantes, un compagnon de hasard qui ne l'entend pas ainsi : son ami Plessis.
   Qui est Plessis ? Aux yeux des buveurs de punch du cercle La Pérouse, trafiquants de coprah et clarks de factoreries, ce n'est qu'un aventurier malchanceux, un simple « à la page »... Pour Vasco qui le voit à travers son propre idéal, c'est l'homme qui a su se détacher de tout, rompre les vains équilibres, s'affranchir de toutes les retenues, le champion du lâchez tout. Vasco se met à la remorque de son héros : avatars, malheurs à prévoir. Au fait, ce Plessis, ne serait-ce point un envoyé prédestiné ?
   Que de fois Vasco se le demandera lorsque, seul et face à lui-même dans l'île dépeuplée des Marquises où sa fatalité et sa rage de fuite l'ont conduit, il se trouvera, aux confins de la terre, en face des suprêmes conséquences de son étrange passion.

10 euros (code de commande : 21664).

 

CHAILLOU (Michel) — Mémoires de Melle. Roman. Paris, Seuil, 1993. In-8° collé, 324 p., (collection « Fiction & Cie »), hommage de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Un jeune homme au cœur d'âne. Enfant, il fut voleur ; adolescent, il aime comme on respire, s'efforçant d'entrer par effraction dans le sentiment des femmes, dans la chambrée obscure de leur sexe. Devant elles, il perd souvent le nord. Justement le voilà à Niort au terme de ce livre, enfin à côté, à Melle, plaisante bourgade des Deux-Sèvres. Mais Melle, prononcé à l'arabe, « Melh », signifie sel. Notre héros qui arrive du Maroc comme on tombe de la lune n'est pas dépaysé. Mémoires de Melle, mémoire du sel, de cette blancheur qui active, réjouit le sang, toute une somme d'événements cuisants, le sel d'aventures passées, égrené, compulsé à Melle. Samuel Canoby en brûle, se rappelle : il revit, de quatorze à dix-neuf ans, ses cinq années d'âne à Casablanca, dans les années cinquante. Le Maroc retrouvait son indépendance, un jeune homme s'efforçait de gagner la sienne. Les Mille et Une Nuits de ses désirs, de ses frayeurs, de son émoi grandissant devant l'Atlantique, ce grand intempérant qui donne l'accolade aux plages. Samuel se revoit dans le hasard des rues, des places, des carrefours. Que cherche-t-il dans les cages d'escalier ? Il en rougit, coup de soleil, coup de chagrin. Il forcit, aucun vêtement ne résiste à sa croissance. « Qu'est-ce que tu uses ! » déplore sa mère, une enfant d'à peine trente ans. Toutes ces heures au pain et à l'eau, les démêlés de Charlotte Canoby, de son fils Samuel avec la misère qui les matraque, et autour d'eux la meute des amants voltigeurs, toute cette mêlée confuse criblée d'oublis (les haillons du souvenir) et cette foule étrangère qui dans une autre langue muettement les regarde. Un jour au Maroc, une jeune femme et son ânon pas très vieux...

15 euros (code de commande : 28565).

 

CHAILLOU (Michel) — 1945. Récit. Paris, Seuil, 2004. In-8° collé, 260 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   J'ai tenté de retrouver les origines de mon esprit, savoir comment il se forma au hasard des gens, des choses, quand encore en enfance, plongé dans son grand balbutiement, on ose à peine nommer ce qui nous entoure, qu'on vit comme à tâtons dans le jour le plus clair, cherchant son cœur, celui des autres, alors que les adultes s'agitent autour comme de beaux diables avec leurs problèmes déraisonnables, trop grands pour nous. Pour moi, ce fut en Bretagne, durant la dernière guerre, l'Occupation allemande, j'ai de 9 à 15 ans, des parents séparés, une mère Éva trop jeune, un père du même âge, Alexandre dit Alex. Éva pour son malheur se remaria avec un médecin, Robert Le Floch, surnommé Bob. En 1944, après maintes tribulations, j'habite avec cet homme taciturne (l'effroi de son silence à mon égard) un hiver, un bout d'été dans une presqu'île battue par un fort ressac (ce ressentiment de la mer), où bientôt se déroulèrent des événements majeurs. J'en ressens encore l'ombre à défaut du soleil qui s'est éclipsé, de la pluie vengeresse qui depuis rabaissa son caquet. Il y avait du vent, un grand qui m'emporte toujours, de l'écume, et tout se salissait vite, sentiments, pensées. À qui se fier ? Sur la plage, le pied enfonçait trop, tout devenait mouvant, incertain. Les vagues se succédaient chargées de périls. Où trouver le sol assez ferme ? Le lieu débarrassé de toute forfaiture ? Le granit ne manque pas, mais la certitude ? Je cherche, avance à l'aveugle, qu'enfin au bout du chemin, les gens ressemblent à ce qu'ils paraissent, qu'il n'y ait plus de traîtrise qu'entre chien et loup, au crépuscule.

10 euros (code de commande : 27461).

 

CHAMOISEAU (Patrick) — Chronique des sept misères. Roman. Paris, Gallimard, 1986. In-8° collé, 221 p., exemplaire dédicacé par l'auteur, dos insolé et ridé.
En quatrième de couverture :
   Un amour perdu peut rendre fou : c'est le sort du héros martiniquais Pierre Philomène Soleil qui règne sur le marché aux légumes de Fort-de-France en qualité de maître-djobeur, portefaix volant d'une clientèle de femmes qui le rétribuent suivant leur cœur.
   Épris d'Anastase, la jeune et belle métisse que séduit Zozor, bâtard d'un Syrien, et tout confit de paresse, Pierre Philomène, surnommé familièrement Pipi, va s'arracher comme il peut à sa folle passion : il part à la conquête du dangereux trésor d'Afoukal, zombi d'un esclave assassiné par son maître béké. À la suite de quoi notre héros créera un jardin extraordinaire destiné à nourrir une misérable famille...
   Cependant les temps ont changé. Le monde moderne, soumis aux technocrates et aux intrigues politiciennes, menace l'univers miraculeusement poétique des sept djobeurs. Pipi survivra-t-il au marché décadent ?
   Cette histoire fait vivre avec un rayonnant humour, avec tendresse aussi et cruauté, le splendide petit peuple de Fort-de-France. Le roman est à la fois une fiction d'une surprenante verve inventive et un document incomparable sur une civilisation en train de disparaître à tout jamais.

13 euros (code de commande : 27553).


[CHAMSON (André)].
MAZAURIC (Lucie). Avec André Chamson. Tome II : 1934-1939. Vive le Front populaire ! Paris, Plon, 1976. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 222 p.

10 euros (code de commande : 66/71).

 

La chanson de Roland. S.l., La Sixaine, 1947. In-12 broché, 117 p., (collection « A l'Éstoile qui Bruit »), exemplaire numéroté sur Aero du Pont de Warche.

10 euros (code de commande : 41/61).

 

[CHASTELLAIN]. HOMMEL (Luc) — Chastellain. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1945. In-12 broché, 113 p., illustration, (collection « Notre Passé »), exemplaire non coupé.

6,50 euros (code de commande : LF/2099).

 

CHATEAUBRIAND (François-René de) Itinéraire de Paris à Jérusalem. Avant-propos de Pierre Clarac. Introduction de Fernand Letessier. Paris, Les Productions de Paris, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 379 p., illustrations.

25 euros (code de commande : 31/62).

 

CHATEAUBRIANT (Alphonse de) — Monsieur de Lourdines. Illustration de Achener. Paris, A. & G. Mornay, 1925. Voir la page des Éditions Mornay.

 

CHAWAF (Chantal) — L'intérieur des heures. Paris, Éditions des Femmes, 1987. In-8° broché, 338 p., belle dédicace de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Qu'avait-il fait d'elle ? Dieu, qu'avait-il fait d'elle ? Que faisait de nous notre humanité d'animal effréné ? Que faisait de nous notre obsession de rencontrer l'âme sœur ? Et dehors était-ce moins périlleux ? Était-ce plus hospitalier ? Oh ! non ! Elle préférait s'obstiner à l'intérieur, s'enfoncer encore plus loin, encore plus au fond, la où la peau est tellement douce, où elle a la chaleur de la langue, là où la peau se lubrifie, est lisse, tellement lisse... Il leur restait des jours, des semaines, des mois, peut-être des années encore à se vivre serrés l'un par l'autre dans l'étranglement de l'intérieur, dans le boyau de l'obscurité où ils se confondaient l'un dans l'autre, où il n'y avait même plus de place pour un seul corps, seulement pour cette fulgurance qu'ils s'ingéniaient ensemble à prolonger jusqu'au contact exacerbé, jusqu'au dernier coin, au moindre repli où ils s'attiraient, où ils plongeaient presque inconscients, où entre eux ne subsistait plus un atome de séparation.

20 euros (code de commande : 27614).

 

CHAWAF (Chantal) — Vers la lumière. Paris, Des Femmes, 1993. In-8° collé avec sa bande d'annonce, 189 p., dos jauni, envoi de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Une femme, France Meininguel, et sa fille Jasmine sont confinées dans une maison mystérieuse de l'Ile-de-France. La mère a un but : aller vers la lumière du manoir natal.
   Reprenant nos mythes immémoriaux, cette habitante des Enfers, France Meininguel, s'efforce de quitter sa condition souterraine pour revenir sur terre.
   Tout au long d'un intense et cosmique voyage de reconnaissance au cours duquel, de l'Orient à l'Occident, nous traversons le soleil, la nuit, les montagnes, les vagues de la mer mais également un monde phosphorescent de fantômes et scintillant d'archanges, va se détruire la naissance – celle de la mort et de la nuit, celle du drame et de l'angoisse – pour donner verbalement, textuellement, le jour à l'autre, à une nouvelle femme qui promet et crée l'avenir qu'empêchait la souffrance passée.
   Vingt ans après Retable, cinq ans après l'Intérieur des heures, ce livre, enraciné dans la chair épure la biographie des morts et des survivants ; loin de refermer le triptyque, il l'ouvre à l'élaboration d'une parole de l'origine.

12 euros (code de commande : 30823).

 

CHÉDID (Andrée)A la mort, à la vie. Nouvelles. Paris, Flammarion, 1992. In-8° broché, 240 p., cachet du Service de Presse, envoi de l'auteur.

13 euros (code de commande : LF/6136).

CHÉDID (Andrée)Fêtes et lubies. Petits poèmes pour les sans-âge. Paris, Flammarion, 1973. In-12 étroit broché, 88 p., épuisé au catalogue de l'éditeur, bel envoi de l'auteur.

9 euros (code de commande : LF/6162).

 

CHESSEX (Jacques) — La confession du pasteur Burg. Récit. Paris, Bourgois, 1967. In-8° broché, 95 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   Jacques Chessex raconte une histoire, la confession de Burg, pasteur calviniste, brûlé par la pureté comme un prêtre de Bernanos, qui a accepté une paroisse difficile dans un bourg montagnard de la Suisse. Parce qu'il est partisan d'une religion simple et vivante, il nomme, accuse, persécute, il n'éteint jamais sa violence. Emporté par son zèle, comme le Prêtre rouge de Wyndham Lewis, le pasteur devient pécheur, crée le scandale, doit fuir sa paroisse. Mais : « Je m'appelle Jean Burg et j'ai trente-sept ans... »

10 euros (code de commande : 15611).

 

 

CHESSEX (Jacques) — La tête ouverte. Paris, Gallimard, 1962. In-8° étroit broché, 71 p., (collection « Jeune Prose »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale de ce premier roman de l'auteur, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Mme Lequatre lient une pension de famille dans une petite ville au bord de la mer. Un jeune homme prend pension chez elle : paresseux et désinvolte il se lève tard, ne respecte pas l'horaire établi, manque des repas sans prévenir. Il passe le plus clair de son temps à faire la cour à une serveuse de bar, Cécile. Mme Lequatre et les pensionnaires de ce petit hôtel désapprouvent « ce fainéant, ce Jean-foutre, un beau monsieur toujours à se traîner au café » qui n'a pas le courage de s'arracher à cette existence. Quand le roman commence, il y a deux ans que cela dure et il doit trois mois de pension à Mme Lequatre. Il s'enfonce peu à peu dans un petit univers de persécuté, et il se compare à un renard traqué par les chasseurs et par les chiens. Sa seule défense est de découvrir toutes les manœuvres de ses adversaires et de leur lancer dans son journal défis et invectives.
   Jacques Chessex a vingt-huit ans, est licencié en lettres. Il travaille à un autre roman et prépare un essai sur Francis Ponge.

10 euros (code de commande : 15612).

CHEVIGNE Les contes rémois. Voir les éditions du XIXème siècle.

CHEVRIER Le Colporteur. Histoire morale et politique. Paris, Flammarion, s.d. In-12 broché, 218 p., illustrations d'après les dessins de Milio, (collection « Les Conteurs du XVIIIe Siècle »).

7,50 euros (code de commande : LF/5619).

Chroniques. Paris, Plon, 1929. In-12 broché, 360 p., (collection « Roseau d' Or »), exemplaire numéroté et non coupé.
@ Ce septième numéro de la quatrième série des Chroniques contient notamment Conversations dans le Loir-et-Cher par Paul Claudel, Cantique pour Siméon par T.S. Eliot, Extraits d'un journal par Charles Du Bos.

10 euros (code de commande : LF/5210).

CIANTAR (Maurice) Le journal d'Edmond (fragments). Aigre, Le Lérot Rêveur, 1980. In-8° broché, 227 p., (collection « Le Lérot Rêveur », n 28, août 1980), tirage limité à 350 exemplaires.

12 euros (code de commande : 52/66).

 

CIRY (Michel) — Les armes de lumières. Journal. 1971. Paris, Plon, 1974. In-8° broché, 475 p., jaquette un peu défraîchie.

7,50 euros (code de commande : LF/2531).

 

CIXOUS (Hélène) Hyperrêve. Frontispice de Leonardo Cremonini. Paris, Galilée, 2006. In-8° broché, 211 p., (collection « Lignes Fictives »), bel exemplaire auquel on joint le prière d'insérer.
Critiques de René de Ceccatty (Le Monde du 8 septembre 2006)... :
   Certains lecteurs ont perdu le sens musical, celui qui leur permettrait de retrouver, chez un auteur, les tonalités familières qui leur donneraient le sentiment d'être en sécurité, le temps de la lecture. Les mélomanes connaissent bien cette sensation qui fait que, entendant pour la première fois une pièce musicale, ils l'attribuent sans difficulté à un compositeur. Hélène Cixous, pour être lue et aimée, demande que les lecteurs récupèrent cette faculté. Elle a construit son œuvre, contrairement aux préjugés qui traînent encore et qui en ont interdit l'accès à ceux qui seraient prêts à y entrer, avec une parfaite liberté [...]
   Le vieillissement d'un être cher ne peut être aussi que le nôtre. La Peau d'Eve devient alors l'image visible du temps. « Tu es le temps », répète Hélène à sa mère. Et le livre tout entier apparaît comme un chant lyrique adressé au temps. « Quand je peins ma mère, je peins la peau du siècle. Ce vingtième siècle si grand vu de loin, si petit vu de l'intérieur quand on est dans son wagon archiplein à ramper pour trouver une couchette et qui n'a pas arrêté un instant de faire l'histoire de ma mère. Chaque fois qu'un ulcère cicatrise il y en a un autre qui prend la suite du pus. On ne peut pas guérir. » De ce temps circulaire se détachent quelques dates, quelques événements. Non pas seulement l'année 1971 où Eve Klein a dû quitter l'Algérie où elle avait vécu, en exerçant le métier de sage-femme. Mais des dates qui appartiennent à un « patrimoine de l'humanité ». La particularité du « ton Cixous » est qu'avec le plus grand naturel, l'écrivain passe de tableaux intimes et familiaux à des analyses politiques et culturelles. De la scène intime à la scène publique. C'est, du reste, une des leçons du Théâtre du Soleil, qui pour toute évocation d'un drame historique ou politique a, en général, préféré le langage individuel, de personnages obscurs à la représentation démonstrative des grands de ce monde [...]
... et Marine Landrot (Télérama du 4 octobre 2006) :

   
Au lieu de s'égarer, de s'éparpiller, Hélène Cixous se ramasse et se condense. À force de distance, elle développe une proximité envers ses défunts d'hier et de demain, qui lui dispensent leur enseignement essentiel. Son angoisse de la perte change alors de nature : après avoir craint la disparition des vivants, elle craint l'évaporation des morts. Agrippée aux revenants qu'elle convoque avec une tendresse affolée, la voilà qui savoure chaque minute de la vie avec une frénésie loufoque. Car il y a beaucoup de malice dans ce livre essentiel, beaucoup d'humour sous la douleur poétique. Hélène Cixous est spirituelle, dans tous les sens du terme. Elle s'élève en toute humilité, mue par une conviction : « Ne pas se prendre pour plus vivant ni plus capable que ceux de l'autre côté. Voilà le secret. »

13 euros (code de commande : 25736).

 

CLÉMENT-JANIN — Drames et Comédies romantiques. Paris, Le Goupy, 1928. In-8° broché, 220 p., illustrations, exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma.

25 euros (code de commande : LF/5402).

 

CLERMONT (Émile) — Histoire d'Isabelle. Paris, Crès, 1924. In-8° demi-maroquin brun à coins, dos à 5 nerfs, pièce de titre olive, tête dorée, couverture conservée (reliure signée Semet & Plumelle), VII, 193 p., (collection « Maîtres et Jeunes d'Aujourd'hui », n° 10), exemplaire numéroté sur vélin pur fil des papeteries du Marais (n° 842), quelques rousseurs.
Note de l'éditeur :
   On sait qu'Émile Clermont, l'auteur d'Amour promise et de Laure, ces deux romans qui furent si remarqués, a été tué en 1916, en Champagne, par un éclat d'obus. Les lettres françaises ne pouvaient faire une perte plus grande, plus douloureuse, et les regrets de tous ceux qui aiment l'art, les hautes pensées, les nobles sentiments, s'attacheront longtemps à la mémoire de celui qui semblait voué à la gloire littéraire la plus pure, et dont le destin a rencontré une autre gloire, celle de mourir pour la France.
   Le roman que nous publions aujourd'hui avait paru par fragments, peu de temps avant la guerre, dans la Revue de Paris. Il paraissait même constituer deux romans distincts, intitulés l'un le Récit d'Isabelle, l'autre Un Petit Monde. Mais ces deux œuvres en réalité n'en font qu'une seule. Dans le Récit d'Isabelle, Émile Clermont a dépeint, avec son talent délicat et nuancé, une de ces âmes féminines si émouvantes et si riches, brisées par les jeux cruels de la destinée, auxquelles son imagination aimait à s'attacher. Tous ceux qui ont goûté dans Laure le précieux pouvoir d'évocation de la vie intérieure, et les analyses subtiles des sentiments, retrouveront dans le Récit d'Isabelle ces mêmes qualités.
   Un Petit Monde, qui lui fait suite, est un roman inachevé, ou plus exactement incomplet : il semble bien qu'il devait rentrer, ainsi que le Récit d'Isabelle, dans une série de plusieurs œuvres, où, à l'exemple de la Comédie Humaine, les mêmes personnages se retrouvaient, chacun d'eux passant tour à tour au premier plan. C'est ainsi que la figure originale et curieuse du comte d'Omeuse, à peine esquissée dans le Récit d'Isabelle est en pleine lumière dans Un Petit Monde. Ce roman n'est plus seulement une étude d'âmes, comme les premiers livres de l'auteur ; c'est aussi une étude sociale qui, par certains côtés, fait songer aux Paysans de Balzac. Émile Clermont a voulu y dépeindre une sorte de Jacquerie paysanne contre ce type nouveau et moderne du seigneur féodal que représente le comte d'Omeuse. Toutefois ce drame n'est encore qu'ébauché ; tous les ferments de la révolte y sont rassemblés ; mais il était réservé à un troisième roman de la voir éclater dans toute sa violence.
   Ce roman, Émile Clermont n'a pas eu le temps de l'écrire. C'est pourquoi nous avons cru devoir supprimer du Petit Monde les pages proprement sociales : ces pages n'auraient eu tout leur sens et toute leur portée que si l'œuvre eût été complète. Nous nous sommes surtout attachés, dans les extraits qui suivent, à choisir les passages où se trouvent éclairés d'un jour nouveau les personnages que nous avons pu connaître déjà par le Récit d'Isabelle : Geneviève Arlet, âme pure et noble, son frère Albert Arlet, faible et banal séducteur, la fière Mlle d'Omeuse, qui évoque le souvenir de l'héroïne de Stendhal, Mlle de la Môle, le comte de Coisly, et surtout cette douloureuse Isabelle, âme vibrante et troublée, victime d'un cœur trop ardent, et qui, avec des dons supérieurs et de hautes aspirations, ne sut pas cependant échapper à un destin pitoyable.
   Et ainsi, d'un roman à l'autre, c'est l'histoire d'Isabelle qui rétablit l'unité et le lien : inachevée dans le Récit d'Isabelle, elle se développe et se complète dans Un Petit Monde. Les lettrés aimeront cette œuvre, digne des deux premiers livres de l'auteur, et devant ce témoignage nouveau d'un talent hors de pair, ils sentiront s'aviver leurs regrets d'une mort glorieuse, mais déplorable entre toutes.

50 euros (code de commande : 19422). 

Jean COCTEAU

COHEN (Albert) Carnets. 1978. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 190 p.

13 euros (code de commande : 54/66).

[COHEN (Albert)]. BLOT (Jean) Albert Cohen. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Balland, 1995. In-8° broché, 280 p. + 22 p. d'annexes.

10 euros (code de commande : 55/66).

[COHEN (Albert)]. VALBERT (Gérard) — Albert Cohen, le seigneur. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 404 p., un cahier d’illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Tous ceux qui ont aimé Belle du Seigneur se sont, un jour ou l'autre, interrogés : qui était vraiment Albert Cohen ? Qui était, par-delà le mentir-vrai de ses légendes, ce romancier découvert par le grand public à l'âge de soixante-dix ans, et dont l'existence avait peut-être été aussi tumultueuse que le siècle ? Que savait-on, au juste, de son enfance marseillaise, de ses amitiés, de ses dégoûts littéraires, de ses amours ? Pour cette entreprise biographique il fallait un complice tel que Gérard Valbert – celui-là même que Cohen, dans son séjour genevois, avait choisi et presque désigné...
   De fait, on retrouvera ici tous les épisodes d'un destin exemplaire. De Corfou aux bords du Léman, de Pagnol ou Proust à Weizmann, de la Revue juive à la NRF, de Churchill à de Gaulle, de l'anonymat à la gloire, de Solal et de Mangeclous à Ariane... En rassemblant des témoignages et des documents inédits, en questionnant la plupart de ceux qui ont eu le privilège de croiser ce « valeureux », Gérard Valbert propose ici plus qu'un portrait, plus qu'une interprétation : c'est à une véritable résurrection du romancier, disparu en 1981, qu'il convoque son lecteur. Et celui-ci, encore ébloui par les pages mythiques de l'écrivain pour lequel Joseph Kessel réclama le prix Nobel de littérature, s'avisera, alors, que la vie prodigieuse d'Albert Cohen ne fut rien de moins que le second tome de son œuvre. »

12 euros (code de commande : 12226).

COLETTE

COLIN (Paul) — Les jeux sauvages. Paris, Gallimard, 1950. [Mention de 2e édition.] In-8° broché, 348 p.

10 euros (code de commande : LF/3051).

COLOMBEY (Émile) — Ruelles, salons et cabarets. Voir éditions du XIXème siècle


La Comtesse de Ponthieu. Conte en prose du XIIIe siècle traduit par Fernand Fleuret. [Paris], La Sirène, 1920. Petit in-8° broché, 72 p., frontispice de Raoul Dufy, (collection « L'Écrin de la Sirène », n° 2), bel exemplaire en grande partie non coupé.

25 euros (code de commande : 14972).


CONFIANT (Raphaël) — Le Nègre et l'Amiral. Roman. Paris, Grasset, 1988. In-8° broché, 334 p.

8 euros (code de commande : 7948).

 

Confidences. [Paris], Les Annales, [1913]. In-8° oblong agrafé, [60] p., illustrations en couleurs, couverture défraîchie.
   Il s'agit du supplément de Noël du journal Les Annales (n° 1586 bis) dans lequel 86 artistes et personnalités répondent au questionnaire du journal ; les réponses sont des reproductions des manuscrits, elles sont accompagnées d'une illustration dans le style art-déco.
Liste des personnalités ayant répondu au questionnaire :

   Juliette Adam, Paul Adam, Jean Aicard, Maurice Barrès, Mme Bartet, Henry Bataille, Pierre Baudin, André Beaunier, Jean Bertheroy, Jules Bois, Henry Bordeaux, Théodore Botrel, Paul Bourget, M. Brieux, Adolphe Brisson, Georges Cain, Henri Cain, Alfred Capus, Emma Clavé, le Bonhomme Crysale, Georges Clairin, Jules Clarétie, Georges Courteline, Ch.-M. Couyba, Francis de Croisset, Mme Alphonse Daudet, Suzanne Desprès, Jeanne Dieulafoy, Auguste Dorchain, Maurice Donnay, Paul Doumer, Dranem, François Fabié, Émile Faguet, Abel Faivre, M. de Féraudy, Claude Ferval, Charles Formentin, Georges Feydeau, Albert Flament, Camille Flammarion, Frantz Funck-Brentano, Fernand Gregh, Yvette Guilbert, Sacha Guitry, Gyp, Reynaldo Hahn, Myriam Harry, Me Henri-Robert, Paul Hervieu, Henry Kistemaeckers, Henry Lapauze, Henri Lavedan, Marie Leconte, Mme Daniel Lesueur, Jules Lemaitre, André Lichtenberger, M. Linthilac, Frédéric Mistral, Frédéric Masson, Paul Margueritte, M. Mounet-Sully, Jacques Normand, Paul-Boncour, Mme Piérat, Jeanne Poilpot, Th. Poilpot, Georges de Porto-Riche, Marcel Prévost, Jean Richepin, la duchesse de Rohan, Henry Roujon, J.H. Rosnay ainé, lieutenant-colonel Rousset, Camille Saint-Saens, Yvonne Sarcey, Sem, Mme Second-Weber, Sergines, Mme de Thébes, J. Truffier, Marcelle Tynayre, Émile Verhaeren, A. Willette, Miguel Zamacois, Carlotta Zambelli.


Page avec les reproductions des textes d'Émile Verhaeren et de A. Willette.

15 euros (code de commande : 24015).

CONSTANT (Benjamin) — De l'esprit de conquête. Neuchâtel, Ides et Calendes, 1945. In-12 broché, 125 p., exemplaire numéroté de ce second tirage.

10 euros (code de commande : LF/5740).

CONSTANT (Benjamin) — Isabelle de Charrière - Benjamin Constant. Correspondance (1787-1805). Édition établie, préfacée et annotée par Jean-Daniel Candaux. Paris, Desjonquères, 1996. In-8° broché, 539 p., (collection « XVIIIe siècle »).

19 euros (code de commande : LF/1346).

[CONSTANT (Benjamin)]. DU BOS (Charles)Grandeur et misère de Benjamin Constant. Paris, Corrêa, 1946. In-8° broché, 303 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : LF/6159).

 

CONSTANT (Paule) La fille du Gobernator. Paris, Gallimard, 1994. In-8 broché, 185 p., belle dédicace de l'auteur.

8 euros (code de commande 62/57).

 

CORNEILLE — Le Cid de Corneille. Étude et analyse par Gustave Reynier. Paris, Mellottée, s.d. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Chefs-d'œuvre de la Littérature Expliqués »), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre, cachet d'appartenance à la couverture et à la page de titre.

10 euros (code de commande : 57/63).

[CORNEILLE]. BRASILLACH (Robert) — Pierre Corneille. Paris, Librairie Arthème Fayard, 1938. In-8° broché, 496 p., (collection « L'Homme et son Œuvre »), exemplaire du tirage courant de l'édition originale sur papier alfa classique des papeteries Navarre.

18 euros (code de commande : 8494).


CRÉBILLON-FILS — Contes dialogués de Crébillon-fils censeur royal. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


 

CROISSET (Francis Wiener de) — La Féerie Cinghalaise. Ceylan avec les Anglais. Bois en couleurs et hors-texte gravés par Henry de Renaucourt. Paris, Montchanin, 1928. In-8° broché sous couverture rempliée, 292 p., 105 illustrations (45 lettrines, 54 bois en bichromie dans le texte et 6 planches en couleurs hors texte), tirage limité à 337 exemplaires numérotés, celui-ci est l'un des 300 sur vélin d'Arches (n° 126).
Article du Petit Parisien :
   Parce que M. Francis de Croisset est un auteur dramatique célèbre, maitre incontesté de tous les théâtres du Boulevard, on s'imagine volontiers qu'il ne peut vivre loin de Paris dont il est l'enfant gâté et qu'il a conquis par sa grâce et son esprit. Le triomphal auteur de l'Épervier, du Bonheur... Mesdames ! et de tant de succès, pour bien montrer que dans ce vaste monde d'autres scènes existent pour lui en dehors du Gymnase et des Variétés, est allé, cette fois, chercher ses types et ses sujets d'observation jusqu'à Ceylan. C'est le grand théâtre de l'Inde avec ses fakirs et ses brahmanes, avec ses décors de temples, ses cortèges sacrés et barbares que le dramaturge, qui est un poète exquis, un voyageur malicieux et un philosophe292 ironique, dresse sous nos yeux, dans un livre sensationnel, qui fera, lui aussi, à la suite de l'auteur, le tour du monde.
   Ce grand garçon aux belles manières, qui a conservé une gaité et une verve un peu effrontées de page, a pu, grâce à sa connaissance de la langue anglaise, qu'il parle depuis toujours, être accueilli comme un ami par les maîtres de l'heure dans l'Inde.
   C'est dans Ceylan aux Anglais qu'il nous guide, et ses entretiens, dans un mess britannique, avec le jeune lieutenant Hollicot, aux joues fraiches sous ses cheveux de paille, contiennent plus de vérités que maint gros livre de politique étrangère.
   Tout l'esprit qui jaillit, riposte, rebondit dans le théâtre de Francis de Croisset se retrouve dans ses dialogues de Ceylan. Comme l'air qui les entoure, ils sentent la tubéreuse, la cannelle et le poivre...
   Il n'est pas possible de lire sans être oppressé, comme si la jungle cernait le lecteur, les pages du dramaturge sur Anuradhapura, la ville morte avec son ancien monastère aux neuf pyramides, et la scène si bien filée du charmeur de serpents sur la petite place de Khandi. Car M. Francis de Croisset, quoi qu'il fasse, ne peut oublier, même à Ceylan, qu'il est homme de théâtre.
   Pierre Loti donna à son livre fameux le titre de l'Inde sans les Anglais ; André Chevrillon épingla sur sa belle étude ces simples mots : Dans l'Inde. Titres de romanciers et de voyageurs. M. de Croisset est resté l'homme de théâtre après d'étincelantes comédies, il nous offre, cette fois, une féerie. Sa Féerie cinghalaise aura dans l'imagination des hommes des milliers de représentations ; mais il ne se trouvera pas une salle au monde assez grande pour contenir les admirateurs qu'elle suscitera dans l'avenir.
Bibliographie :
   - J.V., La Féerie cinghalaise, dans Le Petit Parisien, 31e année - n° 17947 - 19 avril 1926, p. 1.

70 euros (code de commande : 29882).


CYRANO DE BERGERAC (Savinien) — Œuvres. L'Autre monde ou Histoire comique des États et Empires de la Lune et de la République du Soleil. Suivi de : Lettres diverses, lettres satiriques. Lettres amoureuses et d'une Mazarinade. Édition établie et préfacée par Georges Ribemont-Dessaignes. Paris, Club Français du Livre, 1957. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Daniel, 424 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Merveilles »), exemplaire numéroté (n° 6338), exemplaire en bel état.
Extrait de la préface :
   [Après la mort du poète] une nouvelle vie commençait sinon pour l'homme, du moins pour son œuvre qui allait prendre sa véritable figure, non sans vicissitudes diverses et de longues périodes d'oubli après lesquelles la mémoire de cet homme étonnant devait trouver une place digne de lui. P. Lacroix, alias bibliophile Jacob, Rémy de Gourmont, Pierre Brun, Frédéric Lachèvre, et quelques autres ont dignement combattu en l'honneur de cette mémoire et de cette place. Disons que c'est en notre vingtième siècle que le « modernisme » de Cyrano peut être le mieux compris, en dehors des luttes idéologiques, et que son art doit se trouver le mieux à l'aise. Ce qui importe chez Cyrano, ce n'est pas le détail de cette vie aventureuse et ses diverses péripéties, cette vie pour ainsi dire manquée, c'est son œuvre, mais dans son œuvre, c'est surtout la dernière part, celle où il donne libre cours à son imagination poétique et à ses intuitions merveilleuses. Elle relègue loin derrière elle tout ce qui l'a précédée, même les pièces les mieux venues, trop marquées peut-être par le goût particulier d'une époque et d'un milieu. Et si l'on peut regretter amèrement la disparition de son dernier manuscrit, l'Étincelle, on peut éprouver plus d'amertume encore devant une mort qui nous prive de plus grands chefs-d'œuvre, la source en étant prématurément tarie. Regrets sentimentaux et superflus sans doute, comme ceux que suscite l'incroyable mystère qui entoure le cœur du poète dont on ne sait pas pour quel amour il battit jamais. Soupirons donc, et consolons-nous aussi : quoi qu'il en soit nous nous trouvons devant une œuvre qui dépasse la vie de son auteur, et cette œuvre est à notre portée, conforme au manuscrit original et délivrée des repentirs posthumes. Elle est à nous.

20 euros (code de commande : 18443).

 


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DANTEC (Maurice G.) — Le théâtre des opérations. Journal métaphysique et polémique. 1999. Paris, Gallimard, 2000. In-8° collé, 646 p.
En quatrième de couverture :
   « Imperceptiblement, ce qui ne fut qu'une poignée de notes éparses rassemblées à la va-vite dans un fichier de mon ordinateur devint un « bazar du XXe siècle » dont l'origine fonctionnelle venait d'un besoin à peine conscient de mettre un peu d'ordre dans le chaos naissant de mes ouvrages, d'élaborer secrètement un travail de taupe dont la parution serait remise à un plus tard indéfini au cours du prochain siècle, et ainsi de m'engager dans la voie d'une discipline quotidienne, plus toxique encore que les toxiques dont je m'empoisonne la cervelle, discipline rigoureuse dont ne m'apparaît que plus tard, bien plus tard, à l'heure où j'écris ces lignes, à quel point elle m'est devenue nécessaire, à quel point elle menace mes propres faiblesses, exige de moi une éthique à la mesure des horizons esthétiques que j'essaie péniblement de dégager : une éthique de la lame, donc, la recherche d'une cohérence entre l'arme et l'organe, comme la fulgurance d'un sabre mise au service d'un désordre baroque, c'est-à-dire de ce méta-ordre qui surgit de la saturation et de la prolifération. Est-ce même possible ? Qu'importe. Et s'il me plaît, moi, d'y voir une tentative désespérée de réconcilier sur le plan formel et moral les principes apolliniens et dionysiaques ? Une tentative d'ouvrir une voie tragique pour l'homme du XXIe siècle ? Afin de provoquer une nouvelle synthèse disjonctive, un nouveau surgissement métaphysique, et d'évoquer ainsi, par l'épopée du roman pop, ce qui adviendra de l'Homme quand en lui, et déjà en dehors, son Successeur prendra forme... »

10 euros (code de commande : 26084).

DAUDET (Alphonse)

 

DEFORGES (Régine) Le cahier volé. Paris, Fayard, 1978. In-8° broché, 240 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

7,50 euros (code de commande : LF/5624).

 

DELFEIL DE TON Mon cul sur la commode. Suivi de La pornographie est-elle un alibi ? Paris, Bourgois, 1975. In-8° broché, couverture rempliée, 67 p., édition originale sur pur fil Lafuma.

16 euros (code de commande : 7648).

 

Le Dépli amoureux. Pli mensuel - N° 34. Lompret, Le Dépli Amoureux, 1987. In-12 agrafé, 65 p., illustrations.
On joint deux suppléments :
TILLIER (Thierry)La pulpe aux cils d'ossements, etc. [16] p., illustrations, (collection « Plis », n° 35).
PETCHANATZ (Christophe)Gangrènes. IX p., illustrations, (collection « Plis », n° 36).
Au sommaire :
   - Éditorial, avec Witold Gombrowicz.
   - Poème, de Jacques Izoard.
   - Dessins de Chritiane Antrope.
   - Oisans 1 ; Oisans 2 ; Fin de nuit, par Pierre Trotignon.
   - Jusqu'au bout ; Comprendre ; + un, par Claude Pélieu.
   - Quatre poèmes, par José Galdo.
   - Un poème, par Pascal Lenoir.
   - Météores-Crucifix, par Philippe Pissier.
   - Oiseaux égarés, par Robert Piccamiglio.
   - Les habits d'Alphonse, par Jacques Abeille.
   - Dessins, de Robert Varlez.
   - Réverbère pour Gérard de Nerval, par Guy Ferdinande.
   - Un collage par Pierre Dhainaut.
   - Roman ; Conte ; Les images (fièvre), par Françoise Favretto.
   - Dessins, par Edith Henry.
   - Construction & déconstruction.., par Jean-Pierre Bertrand.
   - Lisa, par Chritiane Antrope.
   - L'écri du bryozoaire... avec Christophe Petchanatz.
   - Coulis et coulisses (le courrier).
   - Notes & infos.

Les trois fascicules : 12 euros (code de commande : 26208).

 

DERÊME (Tristan) L'Onagre orangé. Paris, Grasset, 1939 (mention de 2e édition). In-12 broché, 337 p.

10 euros (code de commande : 71/71).

DERÊME (Tristan) Le poisson rouge. Paris, Grasset, 1934 (mention de 6e édition sur la couverture). In-12 broché, 317 p.

10 euros (code de commande : 72/71).

 

DESPORTES (Bernard) — Vers les déserts. Paris, Maurice Nadeau, 1999. In-8° broché, 173 p., dos et quatrième page de couverture partiellement insolés.
En quatrième de couverture :
   Un homme, Vlad, quitte sa ville, Diav, à la recherche de ses origines et de sa propre identité – mais tout lui échappe, tout disparaît, tout s'efface au fur et à mesure de son enquête, rien ne résiste à ses investigations. Parvenu au terme de son voyage, il est absolument seul et démuni de tout. Cette ville même où il fait halte enfin, cette « ville noire » redoutée, Htrzmkv, n'est qu'un lieu vide, cerné par les déserts, un non-lieu...
   Ainsi, il n'y aura pas eu d'Aventure, et nul n'attend personne à l'issue du voyage : il n'y a jamais eu que la route et le vent, dans la violence du jour – et la marche qui permet seule de tenir debout.
   Vers les déserts capte la lecture par la tension dramatique et l'atmosphère tantôt claustrophobique tantôt comique, toujours étrange du récit. Construit sur la répétition et le monologue, sur l'introspection et l'auto-interrogation d’un personnage changeant et multiple, à la fois tendre et pervers, le récit nous livre en fait les voies et les méandres, les sinuosités que suit une écriture dans son élaboration même.

9 euros (code de commande : 30165).

 

 

DEULIN (Charles) — Contes d'un buveur de bière. S.l., L'Amitié par le Livre, 1948. In-8° broché, 229 p., frontispice par Renée Ringel, exemplaire numéroté (n° 2124).

   
Couverture, frontispice et page de titre.

13 euros (code de commande : 19943).

 

Deux fauteuils d’orchestre pour Jean-Jacques Gautier et J. Sennep. Paris, Flammarion, 1962. In-12 broché, 434 p., 30 caricatures de Sennep, (collection « L’Actuel »).

10 euros (code de commande : LF/3056).

 

DIDEROTLe neveu de Rameau. Préface de Georges Ribemont-Dessaignes. Paris, Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, maquettes de Jacques Daniel. 167 p., 2 planches dépliantes hors texte, (collection « Classiques », volume 2).

10 euros (code de commande : LF/7203).

 

Dix. Paris, Grasset - Les Inrockuptibles, 1997. In-8° collé, 229 p., dos ridé.
En quatrième de couverture :
   Rien, en dehors peut-être d'une certaine exigence et du plaisir que l'on peut en retirer, ne rassemble les auteurs de ce recueil, ni l'âge, ni les préoccupations, ni même leur appréhension de l'écriture. Loin de la liste de best-sellers ou du panorama exhaustif d'une quelconque nouvelle école, les textes offerts ici sont libres, dans la forme comme dans le sujet. Dix écrivains, dans cette optique, c'est un chiffre comme un autre, pour rappeler justement la subjectivité de ce choix.
Sommaire :
   - C'est dehors, c'est la nuit, par Virginie Despentes.
   - L'Equarrissage, par Lorette Nobécourt.
   - Approches du désarroi, par Michel Houellebecq.
   - Deux éléments, par Caroline Lamarche.
   - Je suis le gardien du phare, par Éric Faye.
   - En Chine 1 et 2, par Marie NDiaye.
   - Famille, par Lydie Salvayre.
   - Impact, par Stéphane Zagdanski.
   - La Démonstration du grèbe, par Diminique Meens.
   - Joyeux Noël, Emmanuel !, par Marie Darrieusecq.

10 euros (code de commande : 23671).

 

DJEBAR (Assia) — La femme sans sépulture. Roman. Paris, Albin Michel, 2002. In-8°broché, 219 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« La femme sans sépulture, c'est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d'Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l'armée française. Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d'amante, d'amie, d'opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui scelle sa vie depuis l'enfance et qui ne l'a jamais quittée, sa présence irradiante flotte à jamais au-dessus de Césarée...
Autour de Zoulikha s'animent d'autres figures de l'ombre, paysannes autant que citadines, vivant au quotidien l'engagement, la peur, la tragédie parfois. Véritable chant d'amour contre l'oubli et la haine, de ce passé ressuscité naît une émotion intense, pour ce destin de femme qui garde son énigme, et pour la beauté d'une langue qui excelle à rendre son ombre et sa lumière. »

8 euros (code de commande : 8287).


DORCENA (Marlène) — Contes et chants créoles. Haïti d'hier et d'aujourd'hui. Ghlin, Éditions du Coq, 2004. In-8 broché, 55 p., illustrations, (collection « Terres Contées »).
En quatrième de couverture :
Marlène Dorcena naît à Haïti dans une famille de sept enfants. Elle grandit dans un univers familial empreint de religion, de tradition et de musique. Son grand-père l'initie très tôt aux sons des instruments qu'il fabrique et aux rythmes de la musique traditionnelle haïtienne. Ses sœurs la stimulent à chanter, comme elles le gospel et le négro spirituals. D'abord simple spectatrice, elle éprouve très vite l'envie de chanter elle aussi. Remplie des émotions qui se dégagent de ces chants, elle devient à son tour choriste à l'église locale et membre de la chorale de l'école où elle pratique un répertoire de chansons françaises.
À la suite d'une tournée en Belgique et du coup d'état en Haïti, en 1991, elle s'installe à Bruxelles, décidée à se faire l'ambassadrice de la cause haïtienne par le biais de la musique. Engagée librement dans le changement des conditions de vie des femmes et des enfants des rues en Haïti, elle collabore avec diverses associations, anime des ateliers pour enfants et propose ses spectacles dans plusieurs pays européens. Elle a présenté avec succès un premier CD intitulé Mésy où elle dévoile l'âme, les couleurs, les rires et la poésie des gens de son île. »

10 euros.

 

DORGELÈS (Roland) — Saint-Magloire. Paris, Albin Michel, 1921. In-8° demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs légèrement passé, couverture conservée, 379 p., (collection « Le Roman Littéraire »), un des 500 exemplaires numérotés sur vélin (n° 394).

     

35 euros (code de commande : 18543).

 

 

DREYFUS (Arthur) — Histoire de ma sexualité. Roman. Paris, Gallimard, 2013. In-8° collé, 361 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Pour les enfants, la sexualité est un grand livre invisible. Chacun d'entre eux déchiffre cette part du monde en improvisant son propre alphabet. Que devient cet alphabet ? Avant qu'il ne soit trop tard, j'ai voulu raconter comment l'abstraction du sexe, pourtant si concrète dans le corps et dans les perceptions, s'est imposée à l'enfant que je fus.
   Pendant plusieurs mois, j'ai compilé des notes sur un carnet, concernant la sexualité en général, son insatiable mystère, les souvenirs sexuels que j'ai accumulés – et fantasmes – jusqu'au début de l'adolescence.
   À mesure qu'avançait mon exploration, la parole des autres est devenue nécessaire. Celle des amis, des anonymes, des personnages de fiction, des livres qui me hantaient, des images qui me brûlaient.
   J'ai voulu tout dire, pour qu'il ne reste que les secrets.

10 euros (code de commande : 23709).

 

DROUET (Minou) — Arbre, mon ami. Poèmes et extraits de lettres. Paris, julliard, 1956. In-12 broché, 174 p., tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : 73/65).


DROZ (Gustave). Le cahier bleu de Mlle Cibot.
Paris, Hetzel, 1868.
Pour en savoir plus...

15 euros (code de commande : 25/64).

 

DRUELLE (André) Saga II (Runes). Aigre, Le Lérot Rêveur, 1981. In-8° broché, 132 p., (collection « Le Lérot Rêveur », n° 31, juin 1981), tirage limité à 350 exemplaires.

10 euros (code de commande : 66/66).

DU BOS (Charles)


DUCLOS — Contes de Charles Pinot Duclos de l’Académie française. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. Voir la page Octave Uzanne.

 

DUHAMEL (Georges)

 

[DUMAS]. Alexandre Dumas père. Numéro spécial de la revue Europe. Paris, février-mars 1970. In-8° broché, 281 p., illustrations hors texte.

8 euros (code de commande : 51/61).

 

[DUMAS (Alexandre)]. BELLOUR (Raymond) Mademoiselle Guillotine. Cagliostro, Dumas, Oedipe et la Révolution française. Paris, La Différence, 1989. In-8° broché, 260 p., (collection « Mobile Matière »).

9 euros (code de commande : LF/4070).

 

LAMAZE (Jean de) — Alexandre Dumas. Paris, Pierre Cherron, 1972. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Géants »).

10 euros (code de commande : 13624).

 

DUNAN (Renée) — Le prix Lacombyne. Illustré par J. Oberlé. Dixième édition. Paris, Mornay, 1924 (achevé d'imprimer 30 juillet 1924). In-8° broché, X, 256 p., bel exemplaire.
Extrait de la préface :
   J'ai lu le Prix Lacombyne. Certes je ne reprocherai point à l'auteur le subtil calembour de son titre. Il rappelle les plus délicates épigrammes de l'Anthologie grecque. Mais je dois avouer qu'un tel livre met les nerfs à rude épreuve.
   Non point que l'horreur sacrée décrite pas le poète m'ait envahi à la lecture des aventures de Paul Le Raive et de sa douce amante Dany Cysthe ; muse nouvelle unissant la Science aux savoirs ménagers.
   Non point encore que j'aie connu – il s'en faut peut-être de trop... la lourdeur du sommeil à lire le Prix Lacombyne... [...]
   Mais tant d'émois, et des plus redoutables ; d'amours, et de toutes les amours ; d'argent et d'orgueils, tant de secousses en l'âme des héros du Prix Lacombyne ont retentit sur la mienne, et j'ai amèrement regretté de n'avoir plus l'âge qui permet ces assauts, tant et des plus doux assauts, contre toutes choses désirables, et que je me sentais désirant encore malgré le temps.
   Ce livre, lecteur, mon ami, et vous lectrice, pour qui le mot amie serait trop léger, ce livre est la fleur parfumée et gracieuse, cueillie par la nymphe en un pré.
   Le charme en est grand, la langue est souple comme le corps de ces danseuses qui émurent parfois le doux Platon. Plenum rimrum sum pourrait-il dire. Et son style harmonieux fait songer au reflet balancé du soleil sur la mer.
   Certes, c'est une œuvre délicieuse et qui renoue une magnifique tradition d'art, de satire, de grâce et d'ironie. Tout, comme sur le front de la déesse, y est serti dans l'or d'une forme pure.
   Cela doit être dit.
   Mademoiselle Renée Dunan, au milieu de notre civilisation violente, hargneuse et dure, apporte le souriant visage qui apaise les flots.
   Ainsi, sous sa plume, les plus tragiques remous de quelques groupes humains secoués par l'ambition, le désir et l'orgueil, s'attestent burlesques et restent vrais.
   On y voit la fortune jouer avec le destin.
   Et c'est bien là toute l'histoire des hommes.
Table :
   - Le Prix Lacombyne.
      - Présentation du Prix Lacombyne.
      I. Réveils.
      II. La Combyne.
      III. Chez Siegrid Lumages.
      IV. Les candidats.
      V. Éditeurs.
      VI. Jalousie.
      VII. Apetyl Zinge, critique.
      VIII. En allant chez Isyne Thalassiou.
      IX. Chez Isyne.
      X. Le Comité se réunit.
      XI. La folie Lacombyne.
      XII. L'outsider.
      XIII. Derniers efforts.
      XIV. La combinaison Lacombyne.
   - Le coq dû à Esculape.
      I. Un début littéraire.
      II. Nocturne.
      III. Le voyageur perdu.
      IV. La belle ivrogne.
      V. La nuit est close.

18 euros (code de commande : 30153).

 

[DUPLESSIS (Marie)]. LUCIEN-GRAUX (Docteur) — Les factures de la Dame aux Camélias. S.l., 1934. In-4° broché, 77 p., portrait en frontispice, (collection « Pour les Amis du Docteur Lucien-Graux », n° 3), tirage limité à 250 exemplaires numérotés (n° 42), envoi de l'auteur.

20 euros (code de commande : 14539).

 

DURAS (Marguerite) — Yann Andréa Steiner. Paris, P.O.L., 1992. In-8° broché, 137 p., couverture un peu jaunie, tirage courant de l'édition originale.
Extrait :
   Avant tout, au départ de l'histoire ici racontée il y avait eu la projection de India Song dans un cinéma d'Art et d'Essai de cette grande ville où vous viviez. Après le film il y avait eu un débat auquel vous aviez pris part. Puis après le débat nous étions allés dans un bar avec les jeunes agrégatifs de philosophie dont vous faisiez partie. C'est vous qui m'avez rappelé après, bien après, l'existence de ce bar, assez élégant, agréable, et que ce soir-là j'avais bu deux whiskies. Moi je n'avais aucun souvenir de ces whiskies, ni de vous, ni des autres jeunes agrégatifs, ni de l'endroit. Je me souvenais ou plutôt, il me semblait que vous m'aviez accompagnée au parking du cinéma où j'avais laissé ma voiture. J'avais encore cette R.16 que j'adorais et que je conduisais encore vite à ce moment-là, même après les accidents de santé que j'avais eus à cause de l'alcool. Vous m'aviez demandé si j'avais des amants. J'ai dit : plus aucun, que c'était vrai. Vous m'aviez demandé à quelle vitesse je roulais la nuit. J'ai dit 140. Comme tout le monde avec une R16. Que c'était magnifique.
   C'est après cette soirée que vous avez commencé à m'écrire des lettres. Beaucoup de lettres. Quelquefois une chaque jour. C'était des lettres très courtes, des sortes de billets, c'était, oui, des sortes d'appels criés d'un lieu invivable, mortel, d'une sorte de désert. Ces appels étaient d'une évidente beauté.
   Je ne vous répondais pas.
   Je gardais toutes les lettres.

10 euros (code de commande : 25111).

 

DURIEUX (Gilles) Le roman de Paris à travers les siècles et la littérature. Paris, Albin Michel, 2000. In-8° collé, 362 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   
De Paris s'éveille à Paris by night, un voyage poétique et insolite au cœur de la Ville-Lumière, ses recoins et ses quartiers méconnus.
   Boileau, Flaubert, Baudelaire, Maupassant, Fargue, Cendrars, Aragon, Soupault, Prévert, Queneau et tant d'autres grandes figures guident nos pas et nous font partager, réunis par Gilles Durieux, leurs plus beaux écrits sur cette ville tant aimée.

12 euros (code de commande : 19827).

 

DUVEYRIER. L’An Mil. Opéra-comique en un acte.
Bruxelles, Lelong, 1837.
Contrefaçon belge parue la même année que l'édition originale.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 11463).

 


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EGEN (Jean) — La bande à Charlie. Paris, Stock, 1976. In-8° collé, 341 p., couverture pâlie.
Note critique de Lucienne Wullepit dans le n° 41 des Dossiers du Cacef (octobre 1976, pp. 15-16) :
   En un style frénétique, aux images parfois insultantes mais toujours débordantes d'un humour corrosif, Jean Egen nous force à partager (s'il en était encore besoin) son admiration pour l'équipe de « Charlie ».
   Si beaucoup d'adultes peu habitués à douter d'eux-mêmes, de leur culture, de leur savoir et de leurs convictions rejettent cette nouvelle forme de presse et la redoutent, qu'ils sachent que « Charlie » est scatologique parce qu'il se veut le miroir de notre société qui s'enfle et qui étouffera sous ses déjections si elle ne crève pas sous les bombes.
   Contestataires permanents, « les voyous de Charlie » attaquent Dieu, l'Église, la France, l'armée, la magistrature... Ils sont les ennemis de la propriété, de l'autorité, de la moralité, de l'urbanité, de la virginité, de la fécondité... Ils se moquent de la censure, de la culture, de la vouature, de la conjoncture et de la pourriture des mœurs... Ils refusent l'enfer capitaliste, mais ne croient ni au paradis soviétique, ni au chinois, ni au chrétien, ni même au musulman... Ils s'en prennent au monde politique, au monde des affaires, au monde de la presse et même au « Monde », 5, rue des Italiens.
   En revanche, ils défendent les nègres, les voyous, les grévistes, les déserteurs, les drogués, les gauchistes, les putes, les filles mères, les homosexuels... Ils prennent toujours le parti des licenciés, des expulsés, des travailleurs immigrés.
   « Charlie » veut guérir de la bêtise et de la méchanceté car c'est en prenant conscience de son ridicule que l'homme atteint la grandeur. Par ses invectives, ses grossièretés énormes, « Charlie » est un grand éclat de rire démythificateur. Il est une interrogation continue, un creuset d'idées où l'on retrouve pêle-mêle, dans la satire et la dérision, l'athéisme militant et naturel d'un Cavanna, le scepticisme et le cynisme d'un Fourier, pionnier de l'écologie, l'indignation d'un Delfeil de Ton, la lucidité dévastatrice d'un Professeur Choron, l'anticonformisme d'une Isabelle, tout cela illustré par les dessins ravageurs des Reiser, Gébé, Wolinski, Willem...
   « Charlie » est le reflet d'une nouvelle culture, d'une nouvelle sensibilité et il a une place importante dans le moule d'une nouvelle façon d'appréhender la vie. Car « Charlie » défend avant tout l'idée qu'il faut vivre, comme le disait élégamment sa couverture du 20 mars 72 : « C'est le printemps, bande de cons ! ».

20 euros (code de commande : 24298).

 

EL MALEH (Edmond Amran) — Le retour d'Abou El Haki. Roman. S.l., La Pensée Sauvage, 1990. In-8° broché, 279 p.

8 euros (code de commande : 7949).

 

ÉNARD (Mathias) — Zone. Roman. Arles, Actes Sud, 2008. In-8° collé, 516 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d'un précieux viatique qu'il doit vendre le lendemain à un représentant du Vatican pour ensuite – si tout va bien – changer de vie. Quinze années d'activité comme agent de renseignements dans sa Zone (d'abord l'Algérie puis, progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à Francis Servain Mirkovic les noms et la mémoire de tous les acteurs de l'ombre (agitateurs et terroristes, marchands d'armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite... ). Mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en Croatie et en Bosnie l'a jeté dans le cycle enivrant de la violence.
   Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour dans les arcanes de la colère des dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident les souvenirs du passager de la nuit. Le train démarre et, avec lui, commence une immense phrase itérative, circulatoire et archéologique, qui explore l'espace-temps pour exhumer les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes. Car peu à peu prend forme une fresque homérique oú se mêlent bourreaux et victimes, héros et anonymes, peuples déportés ou génocidés, mercenaires et témoins, peintres et littérateurs, évangélistes et martyrs. Et aussi les parques de sa vie intérieure : Intissar l'imaginaire, la paisible Marianne, la trop perspicace Stéphanie, la silencieuse Sashka...
   S'il fallait d'une image représenter la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir un convoi, un transport d'armes, de troupes, d'hommes acheminés vers une œuvre de mort. Cinquante ans après La Modification de Michel Butor, le nouveau roman de Mathias Énard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre « chants » conduits d'un seul souffle et magistralement orchestrés, comme une Iliade de notre temps. »

13 euros (code de commande : 13848).

 

[ÉROTISME]. Le Magasin érotique. N° 1. Nyons, Presses de Baronnies, 1993. In-8° broché sous couverture rempliée, 80 p., illustrations, exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Thérèse philosophe (extrait), par le Marquis d'Argens.
   - Gamiani, par Alfred de Musset.
   - Miss Mary (extrait), par Tap-Tap.
   - Histoire de Jeanne, anonyme.
   - Dialogues de courtisanes, par Pierre Louÿs.
   - Hic-et-Haec (extrait), par le Comte de Mirabeau.

8 euros (code de commande : 27284).

 


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FAIZANT (Jacques) — Au lapin d'Austerlitz. Paris, Calmann Lévy, 1962. In-12 broché, 221 p.

13 euros (code de commande : LF/5744).

 

FARRERE (Claude) Les petites alliées. Illustrations de W. A. Lambrecht. Paris, Flammarion, s.d. In-12 demi-percaline bleue à coins, 283 p.

10 euros (code de commande : 64/68).

FARRERE (Claude) Thomas l'Agnelet. Illustré par Pierre Noël. Paris, Mornay, 1928. Voir la page des Éditions Mornay.

 

FAUCON (Bernard) — Été 2550. Arles, Actes Sud, 2009. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [116] p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Le 12 septembre 2000, j'ai cinquante ans, on bavarde sous un tilleul, les bruits extérieurs sont très puissants, insectes, vent... couvrent presque notre conversation anodine sur la température ou le menu du soir... »
   C'est ainsi que dans les années 1980 je me représentais l'irreprésentable : l'an 2000, avoir cinquante ans. Ce qui est troublant quand on se projette dans le grand inconnu de l'avenir, c'est la fatale permanence des sensations et des choses, car tout sera un peu pareil tant qu'il y aura du Monde.
   L'été 2550 à Champassak, c'était l'été 2007 à Santiago de Cuba, en comptant les cinq cent quarante-trois années d'avance du calendrier bouddhiste.
   Brandir les chiffres d'années et de siècles qu'on ne connaîtra pas, c'est un peu hypothéquer l'avenir, apaiser la douloureuse pensée de tout ce temps où l'on ne sera plus !

15 euros (code de commande : 22058).

 

FAYARD (Jean) — Journal d'un colonel. Avec un portrait de l'auteur dessiné par Sem et gravé sur bois par G. Aubert. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1925. In-12 broché, 80 p., (collection « Une Œuvre, un Portrait »), exemplaire numéroté sur vélin.

15 euros (code de commande : LF/3407).

FAYE (Jean-Pierre) La grande Nap. Roman. Paris, Balland, 1992. In-8° broché, 429 p.

15 euros (code de commande : 54/61).

 

FAYE (Jean-Pierre) et BOYER (Philippe) — Commencement d'une figure en mouvement. Paris, Stock, 1980. In-8° collé, 323 p., (collection « Les Grands auteurs »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À la pointe de la littérature la plus neuve et la plus éclairante de ce temps, l'œuvre de Jean-Pierre Paye occupe une place singulière. Un lieu décisif, à l'écart du tapage public de certains groupes et individus d'« avant-garde » dont on ne compte plus les vestes retournées. Il y a, d'une part, le poète, le romancier, le dramaturge, l'analyste des littératures, le scrutateur de l'inconscient des langues politiques ; de l'autre, le rassembleur du mouvement Change, essentiel pour notre modernité, qui a introduit en France ce qu'on a pu nommer le transformatisme, ou mouvement des formes.
   Dans ce long dialogue, cette parole tressée en compagnie de Philipe Boyer, les multiples versants de cette œuvre et de cette action se trouvent éclairés au feu d'une acuité, d'une richesse et d'une générosité constantes. Des aciéries et des bibliothèques d'Amérique du Nord où Jean-Pierre Faye se rend pour tenter de déchiffrer la Grande dépression à la Tour d'Holderlin en Allemagne, où il analyse la genèse des langages totalitaires et témoignera au procès Russell, en passant par les drapeaux rouges de mai 68 succédant à ceux de Leningrad quittée la veille, la Tchécoslovaquie de cette même année, le Portugal de la Révolution des Œillets, c'est tout un parcours d'investigation et d'intervention qui se dessine ici.
   C'est aussi tout un pan de la vie littéraire française, dont la trame apparaît, satiriquement souvent, de la naissance de Tel Quel avec ses petites querelles, aux « nouveaux philosophes » non moins férocement épingles. C'est, surtout, la formation du collectif Change, mouvement et revue, ce « cercle dans lequel narrateurs, porteurs de la langue poétique, théoriciens du langage, allaient se rencontrer librement », et qui devient réseau international, multilingue. C'est, enfin, une double aventure, individuelle et commune : celle de « la narration comme oubliée, l'Histoire, de la philosophie, comme le refoulé de la pensée » – enjeu déterminant aujourd'hui.

10 euros (code de commande : 28617).

FÉNELON

 

FERNANDEZ (Dominique)Mère Méditerranée. Paris, Grasset, 1969. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 268 p., une illustration en frontispice.

10 euros (code de commande : 40/69).

 

FERRY (Alain) — La mer des mamelles. Roman d'amour ès lettres avec des post-scriptum. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 594 p., (collection "Fiction & Cie"), exemplaire à l'état de neuf.

12 euros (code de commande : 7439).

 

Les Feuillets roses - L'effeuillée rose. Revue de littérature érotique. N° 11 - Janvier 1994. Étoile, Gauvin, 1994. In-8° broché, 63 p., quelques illustrations, exemplaire en bel état.
Sommaire :
   - Histoire de Joëlle (feuilleton inédit, 3e épisode), par Charles Bösersach.
   - La vitre sale (inédit), par Rémi Chauvirey.
   - L'initiation du Roi (inédit), par Jean-Luc Coudray.
   - Nuits de Chine (inédit), par Olivier Delau.
   - Pinailleuse (inédit), par Marie-Sophie Mysseri.
   - Frère Silvain (inédit), par Pierre Fontaine.
   - Remontrances, par Pierre Louÿs.
   - Sonnet, par François de Malherbe.
   - La dictée (inédit), par Lorenzo Soccavo.
   - Mlle Martin (inédit), par Claude Thomas.
   - Le petit chaperon rouge, dessins de Henri Bruner.
   - Sur la table de nuit de l'Effeuillée Rose. Rubrique littéraire dirigée par Michel Garcin.

8 euros (code de commande : 23022).

 

[FLAUBERT (Gustave)]. ROBERT (Marthe) — En haine du roman. Étude sur Flaubert. Paris, Balland, 1982. In-8° broché, 152 p.
En quatrième de couverture :
   Dans une lettre à Maxime Ducamp, Flaubert déclare « Je hais la vie ». Or le roman n'est-il pas le genre littéraire le plus représentatif de la vie, le plus compromis avec sa « trivialité » ?
   Marthe Robert analyse le « roman familial » de Flaubert, tel qu'on peut le reconstituer à partir des textes d'enfance et de jeunesse du romancier. Entre l'écrivain en herbe, et le maître en pleine possession de ses moyens, cette analyse textuelle minutieuse révèle une étonnante continuité. Intérieurement Flaubert est resté toute sa vie un enfant ; toute sa vie il a été paralysé, partagé entre un Bâtard, qui rêve de la conquête des femmes et de toutes les sortes de pouvoirs, et l'Enfant trouvé, qui boude la vie, les femmes, la sexualité. Heureusement ces frères ennemis se réconcilient dans leur amour commun de l'art, et ils travaillent ensemble, assurant à tout instant un labeur acharné, à l'œuvre romanesque qui, dans notre littérature, demeure jusqu'à présent inégalée.

10 euros (code de commande : 18767).

 

FOUGÈRE (Jean) — Les passagers. Paris, Gallimard, 1975. In-8° broché, 569 p.

8 euros (code de commande : 68/60).

 

FOUREST (Georges) — La négresse blonde. Préface de Willy. Nouvelle édition augmentée d'une apologie par lui-même. Paris, Corti, 1946. In-8° broché, 110 p., un portrait en frontispice, couverture défraîchie.
Table :
   - Préface.
   - La négresse blonde.
   - Renoncement
   - Six pseudo-sonnets truculents et allégoriques.
   - La singesse.
   - Apologie pour Georges Fourest.
   - Petites élégies falotes.
   - En passant sur le quai.
   - Épitre falote et balnéaire à Joseph Savary.
   - Carnaval de chefs-d'œuvre.
   - Ballade pour faire connaître mes occupations ordinaires.
   - Ballade en l'honneur des poètes falots.
   - Épitre falote et testamentaire pour régler l'ordre et la marche de mes funérailles.

8 euros (code de commande : 26014).

 


FRANCE (Anatole)


 

FRANCK (Dan) — Tabac. Récit. Paris, seuil, 1995. In-8° broché sous couverture à rabats, 120 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Si « je » est un autre, il pourrait bien s'appeler Tabac. Son parfum est le vôtre, sa saveur est en vous, il accompagne le moindre de vos gestes et c'est à travers sa fumée qu'à l'heure des bilans et des évocations défile toute une vie : grand-mère et Disque Bleu filtre, Lucky et premières caresses, Boyard et mai 68, l'écriture, la pipe et les amis, morts d'avoir trop fumé.
   Jusqu'au jour où la raison décide de l'emporter sur la déraison, et « je » d'éliminer l'autre. Stratagèmes, subterfuges, mensonges, ruses, c'est peine perdue : le tabac ne peut se passer de vous, ni vous de lui.
   Tendre, drôle, émouvant, plein de verve et de vie, ce récit est un miroir qui renvoie un sourire complice à tous ceux qui, un jour, ont décidé de commencer ou de s'arrêter de fumer.

10 euros (code de commande : 29395).


 

FRÉMON (Jean) — Le jardin botanique. Roman. Paris, P.O.L., 1988. In-8° broché, 274 p., envoi de l'auteur, dos ridé, couverture un peu défraîchie, on joint une lettre autographe de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Dans le jardin botanique, une sorte de réserve naturelle dont la chronique est tenue par un conservateur en chef érudit, méticuleux et passagèrement obsessionnel, se côtoient les derniers spécimens de quelques espèces en voie de disparition, faune et flore, dûment étiquetées, et tout un petit monde, non moins étrange et menacé d'extinction : Sam, gardien de la ménagerie, un laconique bourru qui cultive le sarcasme, Gertrude, espiègle enjôleuse à la langue pointue, un peintre animalier en quête de modèles, une grappe de chercheurs excentriques : Soskine, fanatique du mimétisme, Dawkins, apôtre de la théorie des gènes égoïstes. Roman, géomètre des migrations, et leurs amis, un musicologue distingué aux manières fanées, un auteur dramatique qui aime prendre les gens au mot...
   Et puis, aux deux pôles de ce champ magnétique où tous s'agitent en pure perte, Clémence et Karl, comme deux planètes contraires, tenant l'ensemble sous leur influence.

15 euros (code de commande : 28566).


FRÉMON (Jean) et NOËL (Bernard) — Le double jeu du tu. Montpellier, Fata Morgana, 1977. In-8° broché, 117 p., (collection « Le Grand Pal », n° 5), exemplaire non coupé.

15 euros (code de commande : LF/2542).

FROISSART


FROMAGET — Contes de Fromaget. Le cousin de Mahomet. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1882. Voir la page Octave Uzanne.

 


FURETIÈRE Le roman bourgeois, ouvrage comique. Suivi de Satyres et de Nouvelle allégorique. Texte établi, présenté et annoté par Georges Mongrédien. Paris, Le Club du Meilleur Livre, s.d. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Massin), XXIX + 320 p., une planche dépliante hors texte, (collection « Classiques »), exemplaire numéroté, dos légèrement passé.

10 euros (code de commande : 7992).


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G
H - I - J - K -
L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

 

GABILY (Didier-Georges) — À tout va (Journal, novembre 1993 - août 1996). Avant-propos de Bertrand Py. Arles, Actes Sud, 2002. In-8° broché, 188 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   De tous les textes qu'aura « inachevés » la disparition soudaine de Didier-Georges Gabily (1996), À tout va est certainement celui qui mérite de paraître en premier. D'abord parce que sa forme – le journal – induit et en quelque sorte assume par avance ce même principe d'inachèvement auquel doit hélas s'affronter toute publication posthume. Ensuite parce que sa qualité, son exigence d'écriture semblent témoigner d'une intention, chez l'auteur, de l'amener à la publication. Enfin parce que son contenu le place à la croisée des chemins – on pourrait dire : professionnels, esthétiques, familiaux, politiques – à travers lesquels Gabily cherchait et dispensait une lumière nourrie de révolte, de véhémence, de passion et d'incertitude.
   Écrivain, auteur dramatique, metteur en scène, directeur du groupe T'chan 'G, Didier-Georges Gabily a été l'une des figures emblématiques du théâtre de bande, ces groupes de francs-tireurs qui opposent à la faiblesse de leurs moyens les armes de la création contemporaine et collective. Il avait fondé un centre de recherche et de formation pour l'acteur contemporain qui proposait à de jeunes acteurs une pratique d'atelier.

10 euros (code de commande : 23646).

 

GADENNE (Paul) — L'Avenue. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 259 p., exemplaire en bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Beaucoup plus qu'un roman, L'Avenue est une méditation sur quelques-uns des thèmes fondamentaux de la vie humaine. L'action est à peine située dans une petite ville de la zone sud où Antoine Bourgoin, après avoir été blessé pendant l'exode, s'installe. Antoine est sculpteur : il a trouvé ici une retraite où il peut travailler à une figure d'Ève. Il a déjà exécuté une œuvre sur le même sujet, à ses débuts, œuvre d'où est parti son succès. Mais lorsqu'il en regarde l'image, il se rend compte à la fois de l'évolution de son art et de son évolution intérieure.
   Dans cette petite ville, où apparaissent au passage les silhouettes précises des habitants, il y a une avenue, qui mène à une construction inachevée, dont tout le monde parle, que chacun critique ou approuve, interprète à sa façon.
   C'est pourquoi Antoine est amené à réfléchir, à la fois sur son Ève et sur la Construction : c'est-à-dire sur les voies de son art, sur la réalisation intérieure par l'œuvre d'art, sur l'équilibre de la matière charnelle et de l'esprit qu'une telle réalisation implique ; et, simultanément, sur cette Construction (par l'importance même qu'elle a prise dans l'esprit des habitants comme dans le sien), sur cette Résidence jamais achevée, où conduit l'Avenue et où, semble-t-il, régneraient l'harmonie, l'équilibre et la paix, autre modèle de construction intérieure qui pourrait être social ou religieux. Et l'on pressent qu'Antoine s'engage sur la voie religieuse, sinon chrétienne, qui peut donner son achèvement, son sens final à l'existence.

18 euros (code de commande : 28468).

 

GADENNE (Paul) La plage de Scheveningen. Paris, Gallimard, 1952. Troisième édition. In-12 broché, 303 p.

9 euros (code de commande : LF/5634).


GARY (Romain)

 

GATTI (Armand) — La parole errante. Préambule par Michel Séonnet. Lagrasse, Verdier, 1999. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 1757 p., exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préambule. Nous en marche vers l'univers, par Michel Séonnet.
   - Notule adventice avec mode d'emploi et de contre-emploi.
   - Bas-relief pour un décapité.
   - Deux tibias humains plantés sur la plaine que domine le niveau de la mer.
   - Les pages.
   - Les chapitres.
   - Plainte du manuscrit à l'encontre de l'auteur.
   - Interface.
   - Les possibilités du livre à venir.
   - URSS, pays qui n'existe pas.
   - Trois samizdatsà la recherche du mot baleine.
   - Cuba (par nous).
   - Les feuilles et la veillée funèbre.
   - Berlin.
   - Montbéliard.
   - Le 4e trajet ou la traversée des Pyrénées.
   - Saint-Nazaire et le langage de la mer.
   - Dialogues sous la tempête, éclatés et à reconstruire à l'infini, jusqu'à l'internationale parabole d'une scission continuelle entre paroles et idées.
   - La route d'Irlande.
   - De nouveau le trajet des matricules, ou la tentative d'écrire le livre par Paul Engoulevent II.
   - Ce n'était qu'un jeu de mots ou l'histoire de Chicago.
   - La piste nord-américaine.
   - Le livre d'Auguste, selon les mots des matricules.
   - Au pays du milieu.
   - Sans-titre (le livre des probables avortés).
   - Les chats de Schrödinger.
   - Le livre des oiseaux.
   - Léonard de Vinci plébiscité auteur du roman des mots qui se racontent par les mots eux-mêmes.
   - Épilogue.

28 euros (code de commande : 28318).
Prix neuf : 42,60

GAUTIER (Théophile)

 

GENET (Jean) — L'Ennemi déclaré. Textes et entretiens. Édition établie et annotée par Albert Dichy. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 425 p., illustrations hors texte, (collection « Œuvres Complètes », n° VI), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Articles, entretiens, déclarations, préfaces, manifestes ou discours, les textes des interventions de Genêt, ici rassemblés, témoignent d'un paradoxe : celui qui fut l'écrivain le plus solitaire, le plus retranché de son temps fut aussi, durant les vingt dernières années de sa vie, l'un des plus présents sur la scène publique. De Chartres à Chicago, de la Goutte-d'Or au camp de Chatila, des rives du Jourdain aux ghettos noirs d'Amérique, ce livre retrace l'aventure littéraire et politique, menée aux frontières de l'Occident, aux côtés des exclus du monde et des peuples en révolte, par un poète qui n'a jamais revendiqué d'autre titre que celui de vagabond.

15 euros (code de commande : 28308).

 

GENET (Jean) — Journal du voleur. Paris, Gallimard, 1949. 6e édition. In-8° broché, 286 p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs à la couverture.

12 euros (code de commande : 13900). 

GENET (Jean) Journal du voleur. 6e édition. Paris, Gallimard, 1949. In-12 broché, 286 p., rousseurs au dos.

10 euros (code de commande : 7711).

 

 

GENGENBACH (E. de) — Adieu à Satan. S.l., L'Écran du Monde, 1952. In-8° broché, 189 p., illustrations in et hors texte (« collages et découpages par l'auteur ainsi qu'un planche en frontispice, montée sur un fond dessiné par Alexis Keunen »), jaquette, exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
« Gengenbach, l'ex-séminariste devenu surréaliste, baptisé tantôt « Pape du Satanisme », tantôt « Judas, vampire surréaliste », et dont l'existence est auréolée d'une légende infernale, a suffisamment accumulé de scandales et de sacrilèges pour qu'il ne soit pas nécessaire de présenter aux lecteurs ce « pirate mystique ».
Dans « Adieu à Satan », Gengenbach fixe les étapes psychologiques les plus importantes de l'itinéraire spirituel tourmenté qu'il a suivi.
Sa « Lettre ouverte à André Breton », chef du mouvement surréaliste dont Gengenbach fut, comme l'écrit Maurice Nadeau dans son « Histoire du Surréalisme », le « personnage le plus pittoresque et le plus troublant », constitue une courageuse prise de position.
Officiellement, Gengenbach essaie de se réconcilier avec l'Église Romaine, par la voie du mysticisme Marial. Mais on devine que cet homme étrange reste le centre d'un mystérieux combat. Indéchiffrable, imprévisible, toujours entre les deux eaux de la sincérité et du repentir, et de la plus infernale tentation, Gengenbach est «entre Dieu et Satan », ou plus exactement, « entre Marie, Mère de Dieu et Satan », mais son âme a choisi. »

50 euros (code de commande : 9034).

GENEVOIX (Maurice) Fatou Cissé. Roman, (10 e mille). Paris, Flammarion, 1954. In-12 broché, 236 p.

7,50 euros (code de commande : 6824).

GENEVOIX (Maurice) Raboliot. Paris, Grasset, 1925. In-12 demi-chagrin brun à coins, 349 p., couverture conservée (avec le bois gravé par Deslignières), tête dorée, dos passé orné de filets et fleuron dorés.

15 euros (code de commande : 68/68).

 

GHEERBRANT (Alain) L'or ou l'assassinat du rêve. Préface d'Ariel Kyrou. Arles, Actes Sud, 1992. In-8 étroit broché, 121 p.

7 euros (code de commande 78/57).

GIBEAU (Yves)

GIDE (André)

GILLOIRE (Pierre) — Montagne vagabonde. Monaco, Éditions du Rocher, 2000. In-12 broché, 137 p.
En quatrième de couverture :
« Partir à l'aube dans l'alpage, découvrir les campanules de juillet et l'herbe folle d'un village abandonné, marcher à l'estime entre neige et rocher, passer la nuit en refuge ou bivouaquer près des chamois, goûter l'air léger de l'altitude... Autant de moments rares que l'auteur de ces pages nous invite a partager, en même temps qu'il s'interroge sur l'étonnante ambiguïté d'un univers fascinant et redoutable. Une démarche d'inspiration vagabonde. Un regard jamais lassé, souvent ébloui sur le monde de la montagne. »

7 euros (code de commande : 8667).

GIONO (Jean)

 

GIRAUDOUX (Jean)

GIROUD (Françoise) — La Nouvelle vague. Portraits de la jeunesse. Paris, Gallimard, 1958. In-8° broché, 344 p., (collection « L’Air du Temps »).

10 euros (code de commande : LF/3746).


GODARD D'AUCOUR — Contes de Godard d’Aucour fermier général. Mémoires turcs. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1883. Voir la page Octave Uzanne.


GODBOUT (Jacques) — Le temps des Galarneau. Roman. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 185 p., (collection « Fiction & Cie »).

6 euros (code de commande : 8289).

GONCOURT (Edmond et Jules de) — Madame Gervaisais. Voir éditions du XIXème siècle

 

 

GOURMONT (Remy de) — Le Latin Mystique. Les poètes de l'antiphonaire et la symbolique au Moyen Âge. Préface inédite de l'auteur. Frontispice de Maurice Denis. Ornements de Roger Deverin. Paris, Crès, 1922. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XI, [1 bl.], [1 (avertissement)], [1 bl.], 423, [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., ex-dono, rousseurs, manques au dos et à la couverture, papier jauni.

25 euros (code de commande : 13160).    

GOURMONT (Rémy de) — Lettres à Sixtine. Bois de Paul Baudier. Paris, André Plicque & Cie, 1927. In-8° broché, 219 p., tirage limité à 750 exemplaires, celui-ci est l'un des 700 numérotés sur vélin blanc de Rives (n° 195), rousseurs.

40 euros (code de commande : 11304).

 

[GRACQ (Julien)]. BORGAL (Clément) — Julien Gracq. L'écrivain et les sortilèges. Paris, Presses Universitaires de France, 1993. In-8° broché sous couverture rempliée, 235 p., (collection « Écrivains »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Une analyse – rarement tentée jusqu'ici – du vocabulaire employé par Julien Gracq montre qu'il fait infiniment plus que jouer comme un enfant avec les sortilèges. Promeneur infatigable sur le « grand chemin » de la vie, il ne cesse de les enregistrer, de mesurer l'impact de chacun d'entre eux, grâce à l'extraordinaire finesse de sa sensibilité, et à l'art de sorcellerie dont les mots mêmes qu'il utilise sont les instruments.
   Car les sortilèges existent à l'état pur, ayant l'air de correspondre tantôt à une magie blanche, tantôt à une magie noire. Ils existent dans la nature sauvage, dans la nature habitée, dans la nature féminine, dans l'au-delà mystérieux avec lequel essaient de nous faire communiquer les religions, dans le verbe des écrivains. Ils existent, comme existait le Graal ; et cette existence seule est une invitation permanente à la « quête ». Le dernier mot de la culture – de celle de Gracq, en tout cas – ne serait-il pas la hantise de la primitivité ?...

13 euros (code de commande : 28127).

 

GRAF DE LA SALLE — La Négresse lune. Croyance recueillie au Maroc et en Tunisie par M. Graf de la Salle. Images de Francis Bernard interprétées par le Théâtre Typographique. [Courbevoie], Théâtre Typographique, 1986. In-folio (305 x 410 mm.) sous un emboîtage de carton et plexi conçu par Ng. B. Ahn, [24] p., tirage limité à 150 exemplaires numérotés (n° 71), exemplaire à l'état de neuf.
Colophon :
   « Ce mythe lunaire du Maroc et de la Tunisie (en exergue, un extrait de Grande fuite de neige de Michel Leiris : Fata Morgana, 1982) a été composé en europe maigre et achevé d'imprimer, pour les images et pour les mots, sur les presses du Théâtre Typographique en août 1986. »

     

          

200 euros (code de commande : 24649).

 

GRAMONT (Elisabeth de) Mémoires de la tour Eifel. Paris, Grasset, 1937, (4 e édition). In-8° broché, 250 p., exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 6827).

GREEN (Julien)


GREGH (Fernand)L'Age de fer. (Souvenirs 1925-1955). Paris, Grasset, 1956. (Mention de 7e édition). In-12 broché, 293 p.

13 euros (code de commande : LF/6048).

 

[GRISELDIS]. L'histoire de Griseldis miroir des dames mariées. Adaptation par Robert Guiette. Liège, Les Lettres Belges, 1961. In-8° broché, 75 p., exemplaire numéroté sur vélin d'Arches (n° 462), en bel état.
Introduction :
   Aux dernières pages de son Décaméron, Boccace rapporte une histoire édifiante dont la tradition orale lui avait, dit-on, fourni la donnée : c'est l'histoire de Griselda. Grâce à ce récit, la dernière veille de la dernière journée est plongée dans une atmosphère de pureté un peu sévère à laquelle l'auditoire florentin n'était guère préparé par les contes précédents. Après tant d'aventures de femmes galantes et rusées, la vie exemplaire de cette héroïne de la soumission conjugale devait faire grande impression. Elle surprend encore le lecteur moderne par quelque chose d'irréel qui illumine le pathétique le plus humain. Pétrarque, déjà vieux, écrit à son ami Boccace sa joie d'avoir rencontré cette nouvelle si dissemblable de celles qui la précèdent. Il la transpose dans son joli latin pour qu'elle puisse, dit-il, « être savourée » par ceux qui n'entendent point le florentin.
   Récrite par Pétrarque et encadrée de considérations morales, la légende eut un grand et durable succès. Les traducteurs et les conteurs la reprennent, chacun dans son idiome. On la retrouve partout et à tous les âges. Les versions en sont si nombreuses que des érudits modernes lui ont consacré de gros et savants ouvrages. À côté de plusieurs anonymes et de maint écrivain oublié, nous relevons les noms de Chaucer, de Hans Sachs, de Lope de Vega, de Perrault, de Goldoni, de Gerhart Hauptmann et de bien d'autres. L'héroïne s'appelle tour à tour Griselda, Griseldis, Griselidis, etc. Sa douceur, sa soumission, sa vertu, sa patience sans défaut, sa fraîcheur et sa grâce séduisent les lettrés dans leur bibliothèque comme les auditeurs de complaintes aux carrefours, les humbles liseurs de livrets populaires comme le public sceptique des théâtres.
   Nous ne suivrons pas les érudits dans leurs recherches. Ce n'est pas ici le lieu de reconstituer, comme ils firent, la filiation des versions. Qu'il nous suffise de savoir que, vers 1395, un poète français dont nous ignorons jusqu'au nom, reconnut la beauté de cette histoire, s'appliqua, très humblement, à « la mettre en vers et par personnages » et, sans doute, la fit représenter.
   C'est son œuvre que nous avons reprise à notre tour. Nous suivons le texte de fort près, nous appliquant à lui conserver sa saveur archaïque en même temps que sa simplicité un peu grise. Afin de pouvoir maintenir des vers entiers, nous avons conservé à l'héroïne son nom harmonieux de Griseldis, bien qu'elle soit plus populaire en France aujourd'hui sous celui de Grisélidis.
   Mais si fidèle que nous soyons, nous avons dû songer à la représentation : l'adaptation de ce texte sans éclat nous a été demandée pour des spectacles en plein air, dans un cloître de la côte flamande. Le metteur en scène nous a imposé plus d'une modification au texte. Il faut nous en expliquer ici.
   Les arcades du petit cloître dominicain devaient constituer le cadre et créer un décor de recueillement sous le grand ciel de Flandre. Une leçon de morale y pouvait fleurir, comme à l'exemple développé par un ancien sermonnaire : l'histoire de Griseldis, la marquise de Saluce, et de sa merveilleuse constance.
   C'est un redoutable honneur que de faire revivre ce « miroir des dames mariées » à l'endroit même où, les dimanches d'été, de pieux moines célèbrent l'office divin. Les scènes violentes d'un drame réaliste y sembleraient étrangement déplacées. Les gaietés de la comédie y feraient scandale. Mais il n'en va pas de même d'une histoire qui, sans appartenir au répertoire des contes dévots, est de nature à faire réfléchir ceux qui vivent au siècle. Et n'est-ce point un bon enseignement que celui qui conseille à l'épouse la patience ?
   Les cloches qui sonnent l'heure, les oiseaux dans les arbres que le feu des projecteurs réveilleront un instant comme la brise fait frémir les feuilles, ajouteront leur poésie au jeu des personnages. Le bruit de la mer, dans le lointain, rappellera l'existence du vaste monde où la vertu a tant d'occasions de s'exercer. Les antiques paroles, dans leur simplicité, sonneront dans les diverses mansions de la scène, émues, réelles et pourtant mystérieuses.
   Il fallut retrancher quelques longueurs et quelques redites. Les raccords sont fournis par quelques mots traduits de Chaucer et de quelque autre vieux narrateur, ou par le couplet d'une chanson de Guillaume de Mâchant. Par la porte entrebâillée de l'église, les orgues murmurent quelques thèmes du même musicien. Et pour que l'impression soit plus pure, plus unie et plus dépouillée, on a supprimé les scènes de bergerie qui, dans l'ancien drame, venaient ponctuer l'aventure de la patiente Griseldis. Ainsi le drame a toute sa sobre unité. Il s'achemine à sa conclusion sans un seul détour.
   D'humble bergère, Griseldis sera élevée au rang de marquise. Le grand seigneur qui la choisit pour épouse, l'éprouvera avec une cruauté qui semble inhumaine. Boccace ne disait-il pas : « Je veux parler d'un marquis, non pas chose qui soit magnifique, mais une jolie bestialité, combien que la fin en fût bonne, laquelle je ne conseille à aucun d'ensuivre par ce que ce fut grand péché, quoi qu'il en soit advenu à celui-ci. » Mais Boccace n'expliquait pas son récit ; et d'aucuns se demandent s'il en percevait le sens exact. Du moins, il s'en tenait à la leçon immédiate et ne croyait faire valoir dans son conte que les vertus de mariage ; leçon fort utile sans doute.
   Ce n'est qu'au XVe siècle et dans les Pays-Bas que l'on songera à dégager entièrement la signification spirituelle du récit. Sans doute, on y poussera un peu loin l'explication symbolique. Mais l'indication est bonne : sous ses couleurs de mélodrame, l'histoire de Griseldis cache une allégorie. La cruauté de l'épreuve ne pourrait manquer de faire du Marquis un monstre, si, précisément, il n'était Celui qui a tout pouvoir de nous éprouver sans faillir à la justice, Celui qui sait qu'il pourra récompenser équitablement l'âme demeurée fidèle dans les pires infortunes. L'humanité pathétique du spectacle ne peut nous faire oublier sa signification mystique. Qu'on n'y cherche donc pas une psychologie inquiétante, mais un exemple ! Que la réalité ne nous masque pas le symbole ! Le mariage dont il s'agit, est le mariage de Dieu et de l'âme ; ce sont les noces spirituelles où l'époux éprouve la sagesse de l'élue, qui sont figurées par l'émouvante, la terrestre aventure de Griseldis. L'âme doit s'abandonner aux mystérieux décrets de la Providence et, comme Griseldis, se soumettre absolument à la volonté de l'Époux.

12 euros (code de commande : 14345).

 

GUÉHENNO (Jean) Conversion à l'humain. Paris, Grasset, 1931. In-12 broché, 226 p., (collection « Les Écrits », n° 9), un des 120 exemplaires numérotés sur Alfa satiné Outhenin-Chalandre.

35 euros (code de commande : 64/61).

 

GUIBERT (Hervé) — Le protocole compassionnel. Roman. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 226 p., exemplaire en bel état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   C'est tout bonnement la suite de À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais. Un an et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. On retrouve les mêmes personnages : Hervé Guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. Claudette Dumouchel, jeune médecin de vingt-huit ans, entre en scène. Une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une relation peut-être proche de l'amour, on ne sait jamais.
   Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le D.D.I. Aux États-Unis, il a déjà tué trois cents personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de « compassionnel » par les médecins.
   C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire. Si À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie racontait la prise de conscience de la maladie et son travail sur le corps et sur l'âme, Le protocole compassionnel raconte l'étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d'un homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'un vieillard. Mais le bonheur d'une rémission fait une incursion dans le malheur.

10 euros (code de commande : 23957).

 

GUILLARD DE SERVIGNÉ [Jean-Baptiste-Marie] Les Sonnettes. Présenté par Michel Delon. Cadeilhan, Zulma, 2002. In-8° broché, 110 p.

4 euros (code de commande 9639).

 

[GUILLAUME LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) — Le Besant de Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV), envoi de l’auteur.
En quatrième de couverture :
   « Guillaume, Normand émigré en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément, contemple la société de son temps (1226-1227) et la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant, dépasse les banalités des « états du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer les événements politiques, qu'il distribue aux grands de ce monde, nommément désignés, le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes en des vers sans grâce mais non sans force, où il a déversé une érudition étonnante. Le Besant est un musée où voisinent en grand nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la littérature morale du Moyen Âge : les trois ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île, les deux amants, les œuvres de miséricorde, etc. Cette disparate donne à l'œuvre de Guillaume un étrange relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème rugueux et attachant. »

13 euros (code de commande : 11811).

GUILLAUMIN (Émile) — Histoires bourbonnaises. Bassac, Plein Chant, 1974. In-8° broché, 84 p.
@  Il s'agit du n° 23 de la Nouvelle série des Cahiers poétiques, littéraires et champêtres, trimestriel, été 1974.

10 euros (code de commande : LF/5750).

GUILLAUMIN (Émile) — La peine aux chaumières. Croquis de Francis Jourdain. Bassac, Plein Chant, 1976. In-12 broché, 99 p., jaquette.
@  Il s'agit de la réimpression, au tirage limité à 600 exemplaires, de l'édition publiée à Nevers dans les Cahiers nivernais, 1909.

10 euros (code de commande : LF/5751).

 

La Guirlande de Julie présentée par Irène Frain. Suivie d'un Dictionnaire du langage des fleurs aux fins de chiffrer et déchiffrer vos tendres messages floraux. Paris, Robert Laffont - Bibliothèque Nationale, 1991. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 198 p., belles reproductions en couleurs.
Sur la jaquette :
   
Il l'aimait depuis plus de dix ans. Elle se refusait depuis le même temps. Elle ne disait pas non, pas vraiment oui non plus. Il finit par jouer son va-tout. Comme elle se piquait de littérature, il voulut lui offrir un livre, le plus beau qui fût au monde. Il convoqua tout ce que l'époque pouvait compter de grands poètes, le meilleur calligraphe du temps, le plus célèbre peintre de fleurs, le plus renommé des relieurs. Des mois durant, il peaufina le trésor destiné à conquérir le cœur de cette femme éperdument aimée. Et, le livre achevé, il le baptisa selon son prénom et les fleurs qui l'ornaient : La Guirlande de Julie.
   Elle, c'était Julie d'Angennes, fille aînée de la marquise de Rambouillet. Elle inspira à Molière, dit-on, le personnage de Célimène. Et lui, qui lui donna l'idée du Misanthrope, c'était le duc de Montausier, Cyrano à ses heures, soldat héroïque et amoureux des fleurs.
   De château en hôtel particulier, de salon précieux en champ de bataille empestant la poudre, Irène Frain brosse une galerie de personnages baroques et tumultueux, capables de remuer ciel et terre pour l'amour d'une femme, le parfum d'une rosé, la couleur d'une tulipe et la passion des livres. Ou même tout simplement pour la beauté du geste...
   Cette folle intrigue, commentée à perte de vue tout au long du Grand Siècle, rendit légendaire l'ouvrage si précieux qu'avait conçu Montausier, et lança la mode du « Dites-le avec des fleurs ».
   
Agrégée de lettres classiques, romancière et historienne, Irène Frain a découvert La Guirlande de Julie grâce à Emmanuel Le Roy Ladurie, au moment de l'acquisition de ce précieux manuscrit par la Bibliothèque nationale. Elle s'est aussitôt passionnée pour ses textes et ses planches florales. Elle a voulu reconstituer dans son exactitude historique l'extravagante histoire d'amour qui dormait entre ces superbes vélins, et a fini par y retrouver, avec les charmes des jardins du Grand Siècle, les sources de notre moderne langage des fleurs.

20 euros (code de commande : 16654).

 

La Guirlande des années. Images d'hier et pages d'aujourd'hui. Printemps, par André Gide. Été, par Jules Romains, Automne, par Colette, Hiver, par François Mauriac. Vingt-cinq chefs-d'œuvre de la miniature. Paris, Flammarion, 1941. Grand in-8° broché, 87 p., nombreuses illustrations en couleurs.

   
Couverture et page de titre pour l'Autome, par Colette.

20 euros (code de commande : 26087*).

 

GUITRY (Sacha) — Le comédien. Comédie inédite en un prologue et quatre actes précédée de Lettre à mon père. Paris, Éditions de l’Ancre d’Or, 1948. In-8° broché, 157 p., un portrait de Sacha Guitry par Jean Boullet et un portrait de Lucien Guitry par Vuillard, un des 410 exemplaires numérotés sur chiffon (n° 540), non coupé.

50 euros (code de commande : 9503).

GUITRY (Sacha) — Pasteur. Pièce en cinq actes. Paris, Fasquelle, 1919. In-8° broché, 140 p., édition originale, exemplaire non coupé.

25 euros (code de commande : LF/4234).

GUIZOT (Mme)L'écolier ou Raoul & Victor. Voir éditions du XIXème siècle.

GUTH (Paul) — Le chat beauté. Roman. Paris, Flammarion, 1975. In-8° broché, 343 p., jaquette.

9 euros (code de commande : 69/63).

 

GUYOTAT (Pierre) — Arrière-fond. Paris, Gallimard, 2010. In-8° collé, 436 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Suite à Formation (2007) qui n'est pas du « souvenir d'enfance » comme on l'a quelquefois écrit, mais le récit de formation d'un enfant qui pense pouvoir consacrer sa vie à la création, j'ai voulu concentrer mes forces de mémoire, d'empathie et de poésie sur la quinzième année de mon âge.
   On trouvera ici, entre autres faits – Dieu Créateur, Dieu Rédempteur, Vierges, conflit au père, amitié de là mère dans les prémices de sa disparition trois ans plus tard, Cosmos, Histoire, filles, femmes, garçons, filles encore, Nature, animaux, ruines de guerre, cirque, et surtout, avec la Poésie, le sexe de femme –, l'histoire, la description, l'explication d'une pratique, la « branlée-avec-texte » qui, depuis l'esquisse de sa description en 1972 dans « Langage du corps » (iri Vivre) où je la signale comme déjà révolue, a suscité et suscite toujours des interprétations erronées, des déformations, voire des racontars réducteurs, quand ce qui l'animait alors se situait bien au-dessus et bien en dessous de ce qu'on croit.
   Plutôt que de reprendre le courant chronologique de Formation, j'ai procédé ici par journées souvent longues et suivies de leurs nuits, comprises entre la fin de Juin et la fin d'Août de l'année 1955.

10 euros (code de commande : 27421).

 

GUYOTAT (Pierre) — Joyeux animaux de la misère. Paris, Gallimard, 2014. In-8° collé, 411 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Une mégalopole intercontinentale et multiclimatique constituée de sept mégapoles dont l'une au moins est en guerre. Vaisseaux spatiaux, drones occupent l'espace céleste. En bas, animaux, monstres, fous de « dieu ».
   En bordure d'un district « chaud » de l'une de ces sept mégapoles, de climat chaud, à proximité de grands ports et de grands chantiers, et dans un reste d'immeuble (rez-de-chaussée, escalier, deux étages), un bordel mené par un maître jeune qui l'a hérité de son père, et qui se pique.
   Trois putains y traitent un tout-venant de travailleurs – époux souvent trompés, pères prolifiques –, de fugitifs, d'échappés d'asiles, de meurtriers : deux mâles, un « père », son « fils », Rosario, une femelle en chambre à l'étage et qui ne sort jamais – un chien la garde. Les deux mâles sont renforcés, en cas d'affluence, d'un « appoint », époux abandonné avec enfants ; la femelle est le but sexuel mais il faut passer par l'un des mâles, le tarif comprend les deux prises.
   Vie domestique ordinaire dedans, et au dehors immédiat : toilette, à l'étage, des putains, leur exposition, en bas, à l'entrée contre le mur (la montre), prises disputées, conflit « père » /« fils », saillies de putains à putains d'autres bordels pour renouvellement des cheptels.
   Aventures extérieures, surtout pour Rosario dont la « mère » survit dans un abattage mi-urbain mi-rustique, climat humide, très lointain dans la mégalopole. Il la visite à intervalles réguliers : le trajet d'aller, en camionnette ou fourgon locaux d'abord puis en bahut intercontinental, dure plus d'une journée, de nuit à nuit, la visite, quelques heures à l'aube, où, entre autres, la mère reprise le mowey, court vêtement, toujours redécousu, du « fils ».
   La fiction avance sous forme de comédie, crue et enjouée, de dialogues, de jactances, de « direct » sur l'action en cours.
   J'ai écrit ce texte, de langue aisée, d'une seule traite et toutes affaires cessantes, comme exercice de détente dans le cours de la rédaction d'une œuvre plus longue, Géhenne, à paraître prochainement : son emportement, son allégresse se ressentent, je l'espère, de cette exclusive heureuse. Le monde qui s'y fait jour n'est ni à désirer ni à rejeter : il existe aussi, en morceaux séparés par la distance, dans l'humanité actuelle ; et je ne suis ni le premier ni le dernier à vouloir et savoir tirer connaissance, beauté et bonté de ce qui peut nous paraître le plus sordide, voire le plus révoltant, à nous tels que nous sommes faits.

12 euros (code de commande : 27422).

 

[GUYOTAT (Pierre)]. BRUN (Catherine)Pierre Guyotat. Essai biographique. Paris, Léo Scheer, 2005. Fort in-8° broché, 506 p., 2 cahiers d'illustrations en noir hors texte, index des noms cités, couverture un peu usagée.
En quatrième de couverture :
   L'un des plus grands créateurs vivants, le plus mystérieux sans doute, est ici, pour la première fois, au-delà des clichés et de la légende, placé en pleine lumière, vie et œuvre mêlées. S'appuyant sur une vaste documentation inédite et de très nombreux témoignages, et forte d'une connaissance intime des textes, Catherine Brun offre, dans une synthèse unique de l'enquête biographique et de l'analyse littéraire, les clés indispensables pour entrer dans cette œuvre qui, de Tombeau pour cinq cent mille soldats et Éden, Éden, Éden à Progénitures, n'a jamais cessé de fasciner, de scandaliser et de bouleverser. Quarante ans de combat pour une écriture devenue langue, puis verbe, mais aussi d'un constant engagement dans le siècle. Une vie et une création portées par le même inlassable mouvement, en transformation permanente, et dont chacun verra avec évidence, au terme de ce passionnant récit, qu'elles constituent une aventure humaine, intellectuelle et artistique essentielle à notre temps.

15 euros (code de commande : 29326).

 


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HADENGUE (Philippe S. ) — La loi du cachalot. Paris, Calmann-Lévy, 1993. In-8° broché, 271 p., belle dédicace.

13 euros (code de commande : 43/69).


 

HÉMARD (Joseph) — Galerie des belles amours. Illustrations en couleurs de l'Auteur. Textes de l'Illustrateur. Paris, Kieffer, 1935. In-8° demi-chagrin rouge, dos lisse orné de motifs dorés, couverture conservée, 221 p., 104 illustrations en couleurs (coloris exécutés par Eugène Charpentier), exemplaire numéroté sur vélin à la cuve (n° 417), bel exemplaire.
Introduction :
   Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
   Ce n'est évidemment pas la première fois que les personnages de cette Galerie vous sont présentés. Eux, ou leurs aventures ont défrayé plus souvent qu'à leur tour les Arts, les Lettres et les Sciences, puisqu'on a été jusqu'à disputer sur les mobiles qui les ont fait agir, sans d'ailleurs en pouvoir tirer de définitives conclusions. Une fois de plus vous allez vous trouver en présence des héros et des héroïnes de l'Amour, c'est-à-dire de ces sortes d'animaux de qui Marie de Rabutin aurait pu dire que c'est au monde ce qu'il y a de plus banal et de plus original, de plus méprisable et de plus respectable, de plus invariable et de plus renouvelé, de plus discordant et de plus harmonieux, de plus noble et de plus vulgaire, de plus extravagant et de plus sage, de plus exalté et de plus pondéré, de plus ridicule et de plus charmant, de plus superficiel et de plus profond, de plus fidèle et de plus inconstant, de plus rassurant et de plus inquiétant, de plus triste et de plus plaisant, enfin – car il faut bien que tout finisse, les énumérations qualificatives comme le reste – de plus tragique et de plus réjouissant.
   Il nous a semblé que cette apparence n'était pas la plus négligeable, et qu'on avait jusqu'à cette heure, assez gémi et suffisamment larmoyé sur les infortunes des grands amoureux de l'Histoire et de la Légende, pour que fût venu le temps d'en rire aussi un peu ; au surplus, si beaucoup d'entre eux ne tirèrent de leur conjonction que des regrets et de l'amertume, un certain nombre d'autres n'eurent qu'à se louer de leurs atomes crochus ; si quelques-uns ne s'en tinrent qu'à l'intention, d'autres poussèrent l'expérience jusqu'à sa réalisation ; si, enfin, tels ou tels se montrèrent hétérodoxes volontiers, il y en eut qui surent trouver en eux-mêmes des satisfactions suffisantes pour négliger l'aide d'un partenaire inutile ; soli, duos et chœurs ont leur place en cet orphéon et ce n'est certes pas nous qui nous permettrons de les critiquer.
   Mais, d'autre part, nous n'irons pas à la manière des abstracteurs de quintessence et des coupeurs de cheveux en quatre, rechercher dans les forces auxquelles ils obéirent l'explication de leurs avatars ; nous risquerions fort, non seulement de nous mettre une phalange dans l'œil ni plus ni moins que le firent les analystes, mais encore de nous rendre insupportable pour cause de cuistrerie intégrale.
   De quoi nous mêlerions-nous là ? Nous ne savons et ne voulons savoir qu'une chose : ils s'aimèrent, ils se le dirent, et, autant qu'ils purent, ils se le prouvèrent. Nous n'en avons voulu tirer pour nous-même que quelques réflexions adéquates à leur situation ou leur prêter des propos qu'après tout, il n'est point prouvé qu'ils n'aient tenus, encore que pas mal d'entre eux soient anachroniques, voire apocryphes. Mais quoi ? Le seul fait de les avoir imaginés suffit à leur donner une existence puisqu'au surplus un certain nombre de ces êtres exquis se trouve précisément dans le même cas.
   Et puis, qui donc réclamera ? Ce ne seront pas les intéressés ; ceux de la légende, pour cause, et ceux de l'histoire parce qu'ils sont depuis belle lurette au-dessus des contingences.
   Nous aurons cependant une prétention ; celle d'être instructif et moralisateur. C'est évidemment bien hardi à nous d'avancer de semblables paroles ; mais il faut dire ce qui est ; on nous répondra peut-être que notre morale se présente sous un aspect frivole ; et après ? Ne savons-nous pas, par expérience que celle qui nous est offerte sous une forme sévère, non seulement a le don de nous ennuyer au superlatif, mais encore ne donne que de piètres résultats ? Que peut-il arriver de pire à notre méthode ? Des résultats identiques, c'est-à-dire nuls. Nous aurons toujours la satisfaction d'avoir tenté de l'appliquer sans douleur ; si c'est notre seule excuse, du moins est-elle bonne, ce qui est tout de même quelque chose.
   Enfin il s'agit de l'Amour ! Comprenez-vous Madame ? De l'Amour !! Entendez-vous Mademoiselle ? De l'Amour !!! Vous vous rendez compte Monsieur ? C'est-à-dire d'une chose qui peut-être futile, réfléchie, triviale, sublime, cynique, réservée, froide ou ardente, ou tout ce qu'elle voudra, sauf d'être pédante, sous peine de perdre ses bonnes qualités ; ce, tout comme la morale.
   Extrayez donc de ce qui suit, la morale qui vous plaira. Et même, en dépit de nos prétentions n'en extrayez pas du tout ; c'est encore ce qui vaudra le mieux ; nous vous dirons même – mais ne le répétez pas – c'est ce qui nous fera le plus de plaisir ; n'est-ce point vanité pure que de toujours vouloir aller au fond des choses et n'en recueille-t-on pas plus de déboires que de satisfaction ? Contentons-nous d'en regarder les images, et puisqu'aussi bien ce sont des images que nous vous offrons ici, faites-leur un amical accueil si elles ont la chance de vous amuser un moment.
   Et recevez ici, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, avec nos remerciements anticipés, l'expression de nos hommages respectueux et de nos sentiments les plus dévoués.

80 euros (code de commande : 30494).


HÉRIAT (Philippe)Famille Boussardel. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché sous jaquette, 541 p., très bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Voici le roman qui donne à toute la série des Boussardel à la fois son assise et son ampleur. Sans ce premier volume, le large ensemble que Philippe Hériat a consacré à une classe sociale contemporaine n'en refléterait qu'une physionomie incomplète, infidèle : Famille Boussardel, ce sont les jours de gloire de la grande bourgeoisie. L'action du livre commence en 1815 pour s'achever à la veille de la Première Guerre mondiale ; c'est l'époque où cet État dans l'État se développe, s'épanouit, témoigne le plus de vitalité et de vertus, qui déjà ne vont pas sans noirceurs. En lisant Famille Boussardel on comprend que l'auteur, qui put passer aux yeux d'une certaine critique en France pour un écrivain bourgeois, soit cité ailleurs – plus à l'est – comme un romancier par excellence antibourgeois.
   Un siècle. Un siècle de vie familière ou publique, émaillé d'épisodes et d'intrigues, fourmillant de personnages – près de cent nommément cités, figures de femmes surtout, comme pour bien rappeler que la bourgeoisie et le XIXe furent le royaume élu du matriarcat –, un siècle de vie romanesque qui suffirait à alimenter un roman-fleuve de dix tomes et que Philippe Hériat a mis son point d'honneur à contenir dans les limites de quelque cinq cents pages.
   C'est le roman d'une famille d'abord, avec ses petitesses et ses grandeurs, ses passions éclatantes ou cachées. C'est le roman d'une société; si ses mœurs s'éloignent de nous, elles ont laissé dans la vie moderne des dépôts qui fermentent encore et, dans les esprits et les cœurs, des empreintes, peut-être des nostalgies.
   C'est enfin le roman d'une ville, Paris, au point de rencontre de ses plus grands prestiges et de ses plus grands charmes, qui duraient encore. C'est le roman d'amour d'un écrivain né à Paris, nourri de sa substance et qui essaye de s'acquitter envers sa ville mère, en la célébrant.

12 euros (code de commande : 21036).


HERMANT (Abel) Souvenirs de la vie mondaine. Paris, Plon, 1935 (4e mille). In-12 broché, 248 p., (collection « Choses Vues »).

10 euros (code de commande : 68/61).

 

HERMANT (Abel) Chroniques de Lancelot du «Temps». Tomes I et II. Paris, Larousse, 1936-1938. Deux volumes in-12 brochés, 580 et 371 p., quelques annotations crayonnées.
@  Ces chroniques de Défense de la langue française couvrent les années 1933, 1934, 1935 et 1936.

Les deux volumes : 16 euros (code de commande : LF/1014).


HOLDER (Éric) — Hongroise. Paris, Flammarion, 2002. In-8° collé, 198 p., première édition, exemplaire en très bel état avec sa bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Le voisin du narrateur, dans un hameau isolé, s'appelait Claude. Il s'est arrêté de vivre en mai. Les deux hommes ont beaucoup parlé ensemble de la mort. Elle a fini par prendre l'un d'eux. Au survivant, l'écrivain, il appartient de dresser une stèle à son ami. La voici. C'est Hongroise.
   Claude s'était installé à Bordeaux, au début des années 1960. Grand bourgeois, cassé par la guerre d'Algérie, il voulait devenir un bon mari, un bon père. Le hasard le conduisit chez les Ferenczi, des Hongrois en exil, mystérieux et fantasques.
   Il y retrouvait Viktor, un courtier en tableaux, et ses deux filles, Véra et lbolya. Le trio habitait l'ancienne pension Esterhazy, connue de toute la ville. Claude leur rendait des visites régulières, d'abord sans savoir pourquoi. Pour oublier la vie de province ? Pour voir et perdre Véra ?
   La prose sensible d'Éric Holder ne tient ici qu'à un fil, ténu et tenace, celui d'une existence qu'il faut dévider ou renouer. Elle a déjà des vertus classiques, un mélange d'élan et de retenue.

9 euros (code de commande : 28045).

 

HOLDER (Éric) — Les sentiers délicats. Paris, Le Dilettante, 2005. In-12 broché sous couverture rempliée illustrée par Alice Charbin, 149 p., bel exemplaire.
   
Recueil de nouvelles, au ton sensible et délicat, par cet auteur disparu trop tôt.
Ce recueil contient :
   - L'Échappée belle.
   - L'Écumeur de rivières.
   - Un instant d'éternité.
   - Un plaidoyer pro moto.
   - Anne Deux.
   - France : 1 - Angleterre : 0.
   - Frère Jean.
   - Lost in translation.

9 euros (code de commande : 28044).


 

HOWLETT (Jacques) — Le théâtre des opérations. Roman. Paris, Buchet/Chastel Corrêa, 1959. In-8° broché, 228 p., exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La construction du livre est symphonique : sur de grands ensembles orchestraux, qui décrivent la ville et ses environs, à différents moments du jour, sous différents ciels, se greffent des soli alternativement confiés aux différents personnages : ouvriers, cheminots, cafetiers, consommateurs. Un double chœur, constitué par les habitués, riches et civilisés, des bars de la ville, et ceux, pauvres et primitifs, des bistros, commente l'action.
   La tonalité du roman frappe d'emblée par son caractère majestueux. Quoique les problèmes sociaux et politiques jouent ici un grand rôle, l’auteur ne s'inscrit nullement dans la tradition du réalisme socialiste. Il a voulu faire œuvre de poète. Son écriture fait penser, dans l'ordre du roman, à Melville, dans l'ordre de la poésie à Saint John Perse. Elle a du souffle et de l'éclat. En contrepoint avec des passages majestueux, les pages qui décrivent l'existence monotone des Fribervillois, les dialogues des habitués des bars et des bistros rappellent, par leur ironie acerbe et la justesse de l'observation, les tentatives de Queneau et de Ionesco.
   On entend, tout au long de ce livre, une interrogation angoissée sur le sens de la vie, sur les contradictions de la politique, sur les exigences de l’« être », qui frappe par sa chaleur, son authenticité. Hewlett excelle à décrire le sentiment d'attente qui envahit l'individu à l'approche des réalités essentielles. Il met aussi parfaitement en évidence la vanité aimable et têtue des occupations quotidiennes, le pathétique désespéré de l'instant.

10 euros (code de commande : 29516).


Victor HUGO  


HUYSMANS (J.-K.) Là-bas. 61e mille. Paris, Plon, 1949. In-12 broché, 307 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : LF/58/71).

 


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IONESCO (Eugène) — Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève, Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création », n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes, dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
   « L'œuvre n'est pas une série de réponses, elle est une série de questions, elle n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication, des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une œuvre : une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut la considérer comme une architecture d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait pas de discours. Toute œuvre doit être mise en question. Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte, il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas, il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
   À la différence du critique omniscient, le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps, que les écrivains à message. Il fallait édifier, enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur en scène analphabète, le moindre danseur pensant avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles, des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui qui sait voir le problème là où les autres ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer l'œuvre comme une architecture d'interrogations. Toute œuvre doit être une mise en question. »

30 euros (code de commande : 12457).

 

IONESCO (Eugène)Le solitaire. Roman. Paris, Mercure de France, 1973. In-8° broché, 193 p., jaquette un peu passée avec une déchirure, coupure de presse, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
Sur la jaquette :
   À
trente-cinq ans, il est temps de se retirer de la vie. C'est du moins ce que pense le personnage du premier et de l'unique roman d'Eugène Ionesco. Un héritage soudain lui permet d'abandonner un travail médiocre et ennuyeux qu'il faisait, plutôt mal, dans un bureau anonyme. Il ne lui reste plus désormais qu'à essayer de goûter la vie, c'est-à-dire, pour lui, de faire l'apprentissage de la mort. Il achète un appartement, qui ressemble à tous nos appartements, déjeune tous les jours au même restaurant, semblable à tous les restaurants. Ne cesse de s'étonner de l'agitation de ses congénères, de leur capacité d'oubli, de s'étonner surtout qu'on puisse avoir des opinions, des goûts ou des passions. Son existence se partage entre le beaujolais de midi et demi, la femme de ménage du matin, le beaujolais de midi et demi le lendemain. D'où vient pourtant que cet individu banal et condamné est aussi un être qui a la grâce ? La recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment également fort de notre infirmité et du miracle de toute chose, lui donnent une dimension mystique. Il assistera éberlué à une sorte de guerre civile qui ressemble en même temps à du Pascal et à du Grand-Guignol, verra s'écouler le temps, toujours le temps, et le roman s'achève sur la vision éblouie, ou hallucinée, du monde qui s'écroule, ou bien parvient, enfin, à détruire ses limites et accède à l'éternité.
   Dans une langue simple, à ras des choses, on trouve ici une force dramatique, voire tragique, qui est celle des grandes pièces de théâtre d'Eugène Ionesco. Il s'agit à la fois d'un conte, d'un roman aussi, qui sait raconter une histoire en racontant celle des hommes qui n'en ont point, et du testament spirituel de l'auteur de Tueur sans gages.

10 euros (code de commande : 16361).

 

[IONESCO (Eugène)]. PLAZY (Gilles)Eugène Ionesco. Le rire et l'espérance. Une biographie. Paris, Julliard, 1994. In-8° collé, 299 p., un cahier d'illustrations hors texte, la page de faux-titre manque, sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Poète de la dérision qui donna en spectacle sa maladresse et s'en tira par l'insolence, Auguste en habit vert d'académicien, Eugène Ionesco s'est toujours étonné de vivre. Il a cherché en vain le sens de l'existence, de son existence. Et il a moins vécu qu'il n'a écrit. Son œuvre, qui s'est nourrie de sa vie, désormais la domine, comme s'il n'avait jamais vécu qu'en marge de ses écrits.
   Pour lui, l'ironie était fille du désespoir et le rire n'était que la dernière défense de celui qui est en proie à l'inquiétude métaphysique. Imaginons un clown qui s'acharne à monter à l'échelle de Jacob et dont les faux pas déclenchent des éclats de rire. Tel fut Eugène Ionesco, roumain et français, génial dramaturge, mondialement reconnu, de La Cantatrice chauve, Les chaises, Rhinocéros, Le roi se meurt... et chroniqueur intimiste de Journal en miettes, La quête intermittente, Un homme en question...

8 euros (code de commande : 21225).


 

ISOLLE (Jacques) — Chronique de Saint-Macé. Illustrations de Maurice Pouzet. Angers, Jacques-Petit, 1945. In-8° broché sous couverture rempliée, 61, [7] p., illustrations en couleurs, exemplaire numéroté sur vélin purfil de Lafuma (n° 907), couverture un peu défraîchie.
Introduction :
   Furetant, il y a quelque temps, dans l'antre obscur et poussiéreux d'une espèce de sorcière qui, parce qu'elle vit au milieu d'un amoncellement de vieux papiers, croit pouvoir inscrire sur sa porte : Librairie d'occasion, j'avisai, gisant dans un coin, un petit in-quarto, relié en vélin, dont le titre portait :
      Callimachi cyrenœi hymni
      (Cum suis scholiis græcis) et Epigrammata
      excudebat Henricus Stephanus
      anno MDLXXVII.
   Je feuilletai curieusement l'ouvrage, bel exemplaire d'une typographie ancienne où le grec cursif traçait d'élégantes arabesques. Par passe temps je marchandai. La sorcière me demanda dix francs. Elle ne savait pas le latin : dix francs pour un Estienne, fussent les hymnes de Callimaque, qu'assurément je ne lirais jamais, ce n'était pas cher ! Je payai et partis.
   Le volume alla, sur un rayon, rejoindre d'autres invalides de son âge. Mais la place était mesurée et je dus forcer ; un craquement se produisit et le dos se fendit dans toute sa longueur.
   Comme je contemplais le désastre d'un œil marri, j'entrevis par la déchirure de la peau des traces d'écriture ; écartant les bords de la plaie, je pus lire une phrase.
   Hélas ! Je n'aurais même pas l'avantage d'une découverte intéressante. Le texte était le suivant :
      ... Tibi semper et ubique gratias agere, Domine Sancte Pater Ommipotens. Sed...
   J'avais reconnu un fragment de la première phrase de la préface de la messe ; sans doute ma reliure était-elle faite de quelque fragment de missel. Cependant, tout à coup, un doute me vint. À force d'entendre chanter des grand'messes, les prières sacrées s'étaient fixées dans ma mémoire, et ce sed me paraissait bizarre.
   Sed ?... Sed ?... Je n'avais aucun souvenir de cet enchaînement de mots. Sur un rayon voisin, un vieux livre d'heures dormait entre les ors ternis de sa reliure ; je le feuilletai. Ma mémoire ne m'avait pas trompé : Aucune des diverses préfaces ne contenait de phrase débutant par Sed. Vérification faite dans la collection de livres de messe, euchologes, heures diverses que je possédais, la plupart pour leurs dorures, il n'existait, du XVe au XXe siècle, pas une préface où figurât ce sed qui commençait à m'agacer. Après de longues hésitations, je pensai que le relieur réparerait aussi bien une fente un peu plus large et décidai d'agrandir l'ouverture pour lire quelques mots de plus. Je lus, en effet, la ligne suivante et, de plus en plus intrigué, en arrivai, pour tout lire, à démonter peu à peu toute la couverture.
   Elle avait été faite d'une peau de vélin écrite d'un seul côté et qui devait être la dernière d'un in-folio de respectables dimensions, puisque la page était coupée en bas, à même le texte. En haut courait ce titre :
      Scti Mathei Monstrioli Historia.
   Outre la fin d'un texte auquel je ne compris rien parce qu'il n'y en avait que les deux dernières lignes, la page comportait deux récits et les trois quarts d'un troisième, le tout en assez mauvais latin d'une écriture facile à lire : œuvre sans doute de quelque moine lettré qui, préposé à la garde des rares manuscrits de son prieuré, occupait ses loisirs à rédiger la maigre chronique des menus incidents dont il était témoin.
   Le prieuré de Saint-Macé, disent les érudits que j'ai consultés, n'a pas d'histoire. Il en avait une, au contraire ; mais je comprends, par l'échantillon que j'en ai découvert, que les bons moines l'aient jugée plus utile à relier des livres qu'à transmettre leur souvenir aux siècles futurs.
   Sans plus de commentaires, voici, avec quelques indispensables arrangements, et traduits en français moderne, les récits du chroniqueur anonyme.

20 euros (code de commande : 26780).


 

Italies. Anthologie des voyageurs français aux XVIIIe et XIXe siècle. Préface, chronologie, notices biographiques, bibliographie établies par Yves Hersant. Paris, Laffont, 1993. Fort in 8° collé sous reliure souple d'éditeur, XIII, 1108 p., jauni sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Du « Grand Tour » au tourisme, de la pérégrination humaniste aux loisirs organisés : deux siècles de découverte et d'invention d'une Italie multiforme, à la fois proche et distante, désirée et dédaignée, dont la féminité imaginaire (dans les fantasmes des Français) a successivement pris les figures de la mère et de la sœur, de la fille et de l'amante.
   De Misson à Émile Zola, une longue théorie de voyageurs, très inégalement réceptifs aux sortilèges de la Péninsule : si beaucoup ne l'ont parcourue qu'avec la certitude des choses apprises, d'autres ne sont pas revenus indemnes de leur équipée au-delà des Alpes. Certains, au terme de leur quête – parfois enquête, parfois conquête –, ont eu la révélation de la mort ou du bonheur.
   Des correspondances privées aux carnets de route, des journaux intimes aux recueils de souvenirs, un vaste entrelacs de textes dont l'intérêt n'est pas seulement anecdotique ni la valeur simplement documentaire ; car où voyager aujourd'hui, sinon dans les récits des voyageurs ?

13 euros (code de commande : 25473).


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JACCARD (Roland) — Lhomme élégant. Illustrations de Romain Slocombe. Cadeilhan, Zulma, 2002. In-8° broché carré, 142 p., couverture rempliée.

12 euros (code de commande : 7922).

 

 

 

JACOB (Max) — L’homme de chair et l’homme reflet. Paris, Éditions du Sagittaire, 1924 (mention de septième édition). In-8° broché, portrait photographique de l’auteur par Man Ray en frontispice, 256 p., couverture usagée, (« Collection de la Revue Européenne », 7).

10 euros (code de commande : 81/60).

 

 

JACOB (Max) — Lettres aux Salacrou. Août 1923 - janvier 1926. Avec un portrait de Max Jacob par André Beaudin. Paris, Gallimard 1957. In-8° broché, 145 p., un des 1650 exemplaires numérotés (n° 468) sur Alfa, exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
   L'achevé d'imprimer est daté du 25 octobre 1957.

20 euros (code de commande : 17969YB).

 

JALOUX (Edmond) La fin d'un beau jour. Le roman français d'aujourd'hui. Paris, La Cité des Livres, 1925. In-8° broché, 248 p., exemplaire numéroté sur Arches.

19 euros (code de commande : 6399).

Francis JAMMES

JANIN (Jules) — Les Symphonies de l'hiver. Voir les éditions du XIXème siècle.

 

JARRY (Alfred) — Les jours et les nuits. Roman d'un déserteur. Paris, Mercure de France, 1958. In-8° broché, 198 p., quelques rousseurs, exemplaire numéroté sur vélin Alma.

20 euros (code de commande : /7870).

 

JARRY (Alfred) Ubu cocu restitué en son intégrité tel qu'il a été représenté par les marionnettes du Théâtre des Phynances. Cinq actes. Genève - Paris, Éditions des Trois Collines, 1944. In-8° broché, 95 p., portrait d'Alfred Jarry en frontispice, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

10 euros (code de commande : 9270).


9270


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JARRY (Alfred) Ubu roi. Drame en cinq actes d'après les éditions publiées du vivant de l'auteur et les documents icono-bio-bibliographiques qui s'y rapportent. Préface de Jean Saltas. 30e mille. Paris, Fasquelle, s.d. In-12 broché, 190 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 9272).

 

[JARRY]. ARRIVÉ (Michel) — Lire Jarry. Bruxelles, Complexes, 1976. In-8° broché, 172 p., illustrations, (collection « Dialectiques »).
En quatrième de couverture :
   « Lire Jarry, et, surtout, écrire sa lecture de Jarry : la tâche est spécialement difficile. Le texte oscille en effet entre la lisibilité apparemment immédiate – quoi de plus transparent, en première lecture, que le texte d'Ubu roi ? – et l'illisibilité absolue : les énigmatiques emplois de la lettre x dans les Minutes de sable mémorial, les mots des « Assassins » dans Les Jours et les Nuits, ne peuvent en aucune façon être l'objet du lire traditionnel.
   Lire Jarry : nul, sans doute, n'était mieux qualifié que Michel Arrivé pour entreprendre cette tâche. Simultanément éditeur de Jarry et théoricien de la sémiotique textuelle, il donne dans cet ouvrage l'un des premiers exemples d'application des méthodes sémiotiques à la description d'un texte « littéraire » – et pictural : la métaphore du texte s'impose pour les peintures, gravures et dessins de Jarry, dont plusieurs sont ici reproduits et analysés.
  Mais les concepts de la sémiotique sont mis à la question : le problème central que pose le texte de Jarry est celui des relations entre le signe (objet du discours sémiotique) et la lettre (objet du discours analytique). C'est cette dialectique du signe et de la lettre qui est engagée dans Lire Jarry. »

15 euros (code de commande : 13971).

 

[JARRY (Alfred)]. CARADEC (François)À la recherche d'Alfred Jarry. Paris, Seghers, 1974. Grand in-8° broché, 149 p., planches hors texte, (collection « Insolites », cahier n° 2), couverture frottée, exemplaire numéroté (n° 1664) de cette édition originale, peu courant.
En quatrième de couverture :
   La collection des Cahiers « Insolites » se propose de remettre en lumière un certain nombre d'auteurs, illustres en leur temps, mais tombés, pour une raison ou pour une autre, dans un relatif oubli. Tout porte cependant à croire que le temps est venu de leur redécouverte : rééditions, expositions diverses, études universitaires et même « mode » tout court. En outre, cette collection souhaite étudier des auteurs, dont l'œuvre, par son originalité, son mystère, son insolence, son humour, bref, par sa marginalité, ne cesse de nous hanter.
   D'Alfred Jarry, on a surtout retenu jusqu'ici Ubu Roi, encore que jamais la critique ne chargea de plus de symboles contradictoires une pièce qui ne fait que parodier notre culture et qui ne signifie rien. Mais ce qui, dans le cas de Jarry, est scandaleux, c'est que personne n'a lu « le reste » d'une œuvre qui compte parmi les plus importantes de notre littérature, à l'égal de celles de Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont ou Roussel, avec une richesse et une variété plus surprenantes encore. C'est à une lecture totale de Jarry que François Caradec nous convie.

30 euros (code de commande : 25989).

 

 

JOUFFROY (Alain) — L’incurable retard des mots suivi de Discours sur le peu de révolution. Paris, Pauvert, 1972. In-12 broché, 231 p., charnières frottées.

9 euros (code de commande : LF/2162).

Marcel JOUHANDEAU

 

[JOURDAN (Pierre-Albert)]. Pierre-Albert Jourdan. Sous la direction de Yves Leclair. [Cognac], Le Temps qu'il fait, 1996. In-8° broché, 256 p. illustrations hors texte en noir et en couleurs, (collection « Cahiers », n° 10), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
« Pierre-Albert Jourdan (1924-1981) fut sans doute l'un des écrivains les plus effacés de ce siècle paradeur. Ami des poètes prestigieux de notre temps comme des œuvres essentielles, fussent-elles les plus secrètes, cet homme ordinaire peu ordinaire pratiqua durant toute sa vie la lecture, la peinture et l'écriture. Esprit radicalement libre, il créa sa revue (Port-des-Singes), publia peu, écrivit beaucoup, laissant riche et lumineuse, mesurée, intime. Deux volumes rassemblant ses écrits ont paru au Mercure de France : Les sandales de paille et Le Bonjour et l'Adieu.
Au sommaire, textes d'Annie Bentoiu, Richard Blin, Gérard Bocholier, Patrick Cloux, Joël Cornuault, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Fabienne Jourdan, François Lallier, Yves Leclair, Alain Lévêque, Gérard Martin, Jean-Michel Maulpoix, Roger Munier, Jean-Yves Pouilloux, Richard Stamelman. Nombreux textes inédits, collages et peintures de Pierre-Albert Jourdan. Iconographie, biographie, bibliographie. »

15 euros (code de commande : 11056).

 

[JULIET (Charles)]. Dossier Charles Juliet. Numéro spécial de la revue Jungle, n° 130. Bordeaux, Le Castor Astral, 1990. In-8° broché, 158 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 94/65).


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KESSEL (Joseph) Le bataillon du ciel. Paris, Julliard, 1947. (Mention de 39e mille). In-12 broché, 251 p.

7,50 euros (code de commande : 6401).

KESSEL (Joseph) — Le coup de grâce. Roman. 34e édition. Paris, Les Éditions de France, 1931. In-8° broché, 251 p.

6 euros (code de commande : 9704).

KESSEL (Joseph) — Dames de Californie. 31e édition. Paris, Gallimard, 1929. In-16 broché, 137 p.

13 euros (code de commande : 82/60).

KESSEL (Joseph) Terre d'amour et de feu, Israël 1925-1961. Paris, Plon, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 282 p.

10 euros (code de commande : 96/71).

 

KLOSSOWSKI (Pierre) — Le Baphomet. Paris, Mercure de France, 1978. In-8° broché, 223 p., cachet d'appartenance à la page de faux-titre.

7,50 euros (code de commande : 8749).

 

 

 

 


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[LABÉ (Louise)]. BERRIOT (Karine) — Louise Labé. La belle rebelle et le françois nouveau. Essai, suivi des Œuvres complètes. Paris, Seuil, 1985. In-8° broché, 396 p.
En quatrième de couverture :
« L’auteur des « plus beaux vers passionnés du monde » et d'un chef-d'œuvre de prose peu connu, le Débat de Folie et d'Amour, ne fut pas seulement le premier grand écrivain féminin de l'histoire par l'étendue de son registre et la puissance de son expression ; Louise Labé se révèle aussi bien comme une personnalité particulièrement attachante : « Beauté, culture, douceur, bonté, aucune qualité ne fit défaut à la belle Cordière aux tresses blondes »,écrit Léopold Sedar Senghor à propos d'une singulière Rebelle maniant tour à tour la plume, le fuseau et la lance. Après avoir remis à l'honneur cette « solaire » figure dans le roman Parlez-moi de Louise, Karine Berriot nous restitue ici, par une enquête aussi rigoureuse qu'originale, la surprenante aventure inscrite dans les Œuvres de Louise Labé : la naissance du François comme langue nationale, dans le Lyon marchand de la Renaissance, creuset de l'humanisme français. »

12 euros (code de commande : 9435).

 


[LA BRUYÈRE]. MICHAUT (Gustave) La Bruyère. Paris, Boivin & Cie, 1936. In-8° broché, 255 p., (collection « Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »), exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 49/62).

 

LACLOS (Choderlos de) Les liaisons dangereuses. Précédé d'une étude par Jean Giraudoux. Tomes I et II. Paris, Stendhal et Compagnie, 1932. Deux volumes in-8° brochés, XXI + 312 et 314 p., frontispices, un des 1500 exemplaires numérotés sur Alfa.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 81/61).

 

LACRETELLE (Jacques de) — L’heure qui change. Genève, Éditions du Milieu du Monde, 1941. [Mention de neuvième mille.] In-12 broché, 250 p.

7,50 euros (code de commande : LF/3756).

[LA FONTAINE]. TAINE (H.) — La Fontaine et ses fables. Sixième édition. Paris, Hachette et Cie, 1903. In-12 pleine toile rouge, VI + 351 p., cachet d'appartenance aux pages de garde et de titre, charnières renforcées.

10 euros (code de commande : 8340).

[LA FONTAINE]. TAINE (H.)La Fontaine et ses fables. Paris, Hachette, s.d. (Mention de 31e édition). In-12 broché, 346 p., petite trace d'adhésif sur la couverture.

7,50 euros (code de commande : LF/5682).


[LAMARTINE]. LUCAS-DUBRETON (J.) — Lamartine. Paris, Flammarion, 1951. In-8° broché, 354 p., non coupé.

10 euros (code de commande : LF/471).

 

LAMARTINE (Alphonse de) — Jeanne d’Arc. Introduction par A. Mabille de Poncheville. Paris, Jonquières, 1929. In-8° broché, 104 p., un des 980 exemplaires numérotés sur vergé pur fil Lafuma (n° 99), bel exemplaire non coupé.
Extrait de l'introduction :
   Certains êtres privilégiés mêlent naturellement ce qui est de la patrie à ce qui est de leur âme, trop grands pour respirer à l'aise s'ils ne confondaient leur souffle avec celui de la France, et s'ils ne s'identifiaient en quelque sorte à ses héros. À ceux-là, Jeanne d'Arc ne fut jamais indifférente : il a fallu qu'un Michelet, un Barrés et un Péguy nous parlassent d'elle.
   Qui n'a lu les pages frémissantes de passion personnelle vouées à sa mémoire par le poète inégal de l'Histoire de France ? À la suite de l'auteur du Mystère de la Charité, qui n'a songé aux conséquences prodigieuses de la rêverie entamée sur ce simple thème : « Orléans, qui êtes au pays de Loire... » ? Et Barrès, méditant à la maison de Domrémy considérée comme un reposoir des Amitiés Françaises : « Quel silence nous courbe après un tel éclair ! »
   Mais la Jeanne d'Arc est ignorée qu'écrivit Lamartine au lendemain d'une immense déception politique, à l'avant-veille de sa longue agonie morale et physique. Serait-ce pour cette raison ? Les peuples détourneraient-ils leur regard, leur pensée même, des vaincus ? Et pourtant la beauté de cette œuvre quasi-inconnue tient précisément à ce que Lamartine avait passé par tous les états d'âme de celle qui délivra Orléans, inspiré, croyant à sa vocation de sauveur de la France, puis abandonné, et s'abandonnant lui-même à une tristesse infinie.

25 euros (code de commande : 25524).

 

LAMARTINE (Alphonse de) — Méditations poétiques. Illustrations en couleurs de A.-L. Manceaux. Paris, Glomeau, 1929. In-8° broché, 353 p., 12 planches hors texte en couleurs, tirage limité à 350 exemplaires, un des 285 numérotés sur chiffon du Marais (n° 115).

   
   Couverture et illustration pour Sapho (en regard de la p. 184).

25 euros (code de commande : 21712YB).


LA MORLIÈRE — Contes du Chevalier De la Morlière. Angola. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1879. Voir la page Octave Uzanne.


LAPOUGE (Gilles) — Le bois des amoureux. Roman. Paris, Albin Michel, 2006. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 346 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   La figure du soldat remontait, comme du fond d'un lac, et resplendissante, à mesure que la calèche aux coussins bleus s'élevait dans les tournants qui joignent la gare de Champtercier au village, surtout à partir du bois des amoureux qui forme la frontière, nous le disions toujours, du village. La frontière de notre enfance. Notre bonheur commence et finit au bois des amoureux. Notre tristesse commence et finit au bois des amoureux. Un point, c'est tout !
Critique de Fabienne Pascaud dans Téléraman (n° 2963 - 28 octobre 2006) :
   Comment Julien, mystérieux rescapé de la guerre de 14-18, réveille et métamorphose un village de Provence endormi dans ses frustrations, ses rêves, et comme droit sorti de l’univers de Pagnol et de Giono… Il y a de la magie dans cette écriture pleine de matière, de chair, de raccourcis et d’associations surréalistes. Par la seule puissance des mots, Gilles Lapouge crée un paysage hors temps – de 1920 à aujourd’hui – hors frontières – de la région de la Durance à l’Algérie – entre grande Histoire et royaume de lutins. Grâce au vagabond Julien, insaisissable homme à tout faire, conteur et menteur, tout en effet devient possible : les haines s’apaisent, les exclus s’incluent. Cette espèce de poète rimbaldien, de saint paysan est évoqué ici avec mélancolie par un des gamins qu’il a croisés et envoûtés jadis. Et l’on pénètre avec tendresse dans ce royaume perdu mais haut en couleur de l’enfance, où le proche était toujours ailleurs et le lointain familier ; où l’envers, toujours, finissait par épouser l’endroit.

12 euros (code de commande : 25181).


LARIVIÈRE (Michel) — Les amours masculines. Anthologie de l'homosexualité dans la littérature. Préface de Dominique Fernandez. Paris, Lieu commun, 1984. In-4° broché, 542 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Dans les œuvres complètes des grands écrivains qui constituent l'histoire de la littérature des origines à nos jours, les textes évoquant l'homosexualité manquent le plus souvent. Plus d'une centaine de fragments inédits, falsifiés ou publiés sous le manteau, tirés de l'Enfer de la Bibliothèque nationale, sont rassemblés dans cette Anthologie.
   Les écrivains contemporains trouvent également leur place dans une sélection d'autant plus rigoureuse que l'actuelle permissivité a favorisé l'explosion d'une production très abondante. Qu'il s'agisse de l'apologie des amours masculines ou de la féroce satire de ces mêmes goûts, tous ceux qui aiment la littérature découvriront qu'en dépit des .interdits et des répressions le Samizdat homosexuel a existé depuis toujours.

35 euros (code de commande : 17162).


LASCAULT (Gilbert) Histoire en forme de trèfle. Sur des images de Denis Pouppeville. Paris, Seghers, 1990. In-12 broché, 95 p., (collection « Liseron »), couverture rempliée.

7,50 euros (code de commande : 85/61).

 

LAUTRÉAMONT

LA VARENDE L'Homme aux gants de toile. Genève - Paris, La Palatine - Grasset, 1944. In-12 broché, 422 p.

12 euros (code de commande : 7789).

 

LA VARENDE (Jean de) Nez-de-Cuir gentilhomme d'amour. Frontispice de René Depauw. Bruxelles, Éditions de la Mappemonde, 1944. In-8° broché, 309 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil.

15 euros (code de commande : 83/68).

 

LA VARENDE (Jean de) Six lettres à un jeune prince. Genève - Paris, La Palatine, 1955. In-12 broché, 209 p., exemplaire numéroté sur Alfa.

20 euros (code de commande : 6410).

 

LÉAUTAUD (Paul) — Journal littéraire. Fragment. Rémy de Gourmont, années 1897-1899-1905. Phototypie du manuscrit. Champion, 1926. In-8° en ff. sous étui, un des 130 exemplaires numérotés et signés par l'auteur (n° 38).

120 euros (code de commande : 62/67).

LEBESGUE (Philéas)


LEBLANC (Georgette) — Souvenirs (1895-1918). Précédés d'une introduction par Bernard Grasset. Paris, Grasset, 1931 (17e édition). In-12 broché, XLII + 344 p.

10 euros (code de commande : 103/65).

LE BRET (M.-A.) Chansons et poèmes. Illustrés en equivaucluses et dessins de Philibert-Charrin. Paris, Éditions Shop, 1962. In-8° agrafé, 78 p., illustrations, exemplaire numéroté.

15 euros (code de commande : 64/67).

 

LE CLÉZIO (Jean-Marie-Gustave) — Onitsha. Roman. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 250 p., couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
   Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille pour la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
   Maou, elle, rêve d’une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l’homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C’est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables.
   Quant à Geoffroy, il est parti pour Onitsha afin de retrouver l'emplacement de la nouvelle Meroë, fondée selon la légende sur une île du grand fleuve par Arsinoë l'Égyptienne, la reine noire. Son rêve prend progressivement les couleurs de la défaite : Geoffroy ne trouvera que lui-même.
   Si le roman fait resurgir, aux côtés de Fintan, Maou et Geoffroy, le personnage d’Arsinoë, ou encore les mystérieuses figures des mythes africains, c’est que chacun de nous est une parcelle de la légende universelle qui, depuis les origines, ne cesse de s'écrire.
   Ce livre est pareil à l'Afrique : il brûle « comme un secret, comme une fièvre ». S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c’est que, chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

8 euros (code de commande : 30890).

 

[LECONTE DE LISLE]. ESTÈVE (Edmond) — Leconte de Lisle. L’homme et l’œuvre. Paris, Boivin & Cie, [ca 1938]. In-8° broché, 243 p., (« Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »).

9 euros (code de commande : LF/2574).

LEDUC (Violette) Thérèse et Isabelle. Paris, Gallimard, 1966. In-8° broché, étroit, 112 p., couverture rempliée sur papier rose, tirage courant de l'édition originale.

11 euros (code de commande : 6412).

LEFÈVRE (Frédéric) La Force. Paris, Henry Babou, 1928. In-8° broché, 70 p., un des 303 exemplaires numérotés sur vergé à la forme de Vidalon, non coupé et en parfait état.
@ Il s'agit d'un fragment, extrait du cinquième chapitre des Matinées du Hêtre rouge.

15 euros (code de commande : 6413).

LEIRIS (Michel) La règle du jeu. I. Biffures. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 302 p., parafe et date sur la page de titre.

9 euros (code de commande : 103/71).

LE PAYS (Réné) Nouvelles œuvres suivies de Dialogue de l'amour et de la Raison. Avec une introduction et notes par Albert De Bersaucourt avec un portrait gravé sur bois par Ouvré et un frontispice. Paris, Bossard, 1924. In-12 broché, 188 p., (collection « Chefs d'œuvre Méconnus »), exemplaire numéroté.

7,50 euros (code de commande : LF/5221).

 

LE PETIT (Claude) — Sonnets luxurieux & La Chronique scandaleuse. Illustrations de Pietro Sarto. Postface de Patrice Béghain. Villeurbanne, Urdla, 2002. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 98 p., illustrations, (collection « Fil à Plomb »), exemplaire en très bel état, peu courant.
Extrait de la postface :
   Claude Le Petit fut brûlé sur la place de Grève, à Paris, le 1er septembre 1662. Il avait environ 23 ans. Le Parlement avait confirmé le 31 août la sentence rendue par la Chambre criminelle du Châtelet et lui avait simplement accordé le bénéfice du « retentum » : « a été arrêté qu'avant que le dit Le Petit expire par le feu, Le Petit sera secrètement étranglé au poteau. » Son crime : « Lèse-majesté divine et humaine » ; la raison : « avoir composé, écrit et fait imprimer des écrits impies, détestables et abominables contre l'honneur de Dieu et de ses Saints », en l'occurrence divers textes qui devaient former un recueil intitulé Le Bordel des muses.
   Le lieutenant civil Daubray avait tenu le chancelier Séguier très précisément informé du procès et il avait conclu à son intention : « Je crois que cette punition contiendra la licence effrénée des impies et la témérité des imprimeurs. »
   À la différence d’un certain Jacques Chausson qui avait été brûlé l'hiver précédent, après avoir été convaincu de viol et de sodomie, et dont Le Petit avait salué la mort dans un sonnet, le procès et le jugement de Claude Le Petit étaient exclusivement politiques.

15 euros (code de commande : 28955).


LE QUINTREC (Charles) — Les chemins de Kergrist. 9e mille. Paris, Albin Michel, 1959. In-12 broché, 188 p., exemplaire non coupé et dédicacé.

10 euros (code de commande : LF/5757).

 

LE ROY (Eugène) Le moulin du Frau. Bois de Louis-Joseph Soulas. Avant-propos par Alcide Dusolier. Paris, Mornay, 1927. In-8° broché, V, 472 p., (collection « Les Beaux Livres », n° 39), exemplaire numéroté sur Rives (n° 346), très bon exemplaire en grande partie non coupé.
Extrait de l'avant-propos :
    Je ne me rappelle pas avoir jamais eu, du temps que j'étais critique, l'occasion d'apprécier un roman rustique offrant la moindre ressemblance de facture avec le Moulin du Frau. Le Marquis des Saffras, de La Madelène, les Païens innocents, de Babou, non plus que le Chevrier, de Fabre, et le Bouscassié, de Cladel, ne sauraient lui être comparés. L'arrangement de la réalité, l'inquiétude constante de la forme, qui s'accusent également dans ces œuvres rudes ou délicates, ne s'aperçoivent pas une fois dans le Moulin. Ici, nul artifice littéraire, « l'auteur » est absent, il semble que le livre se soit fait tout seul, soit venu de lui-même.
   Quand je lus dans l'Avenir de la Dordogne les premiers feuilletons, je fus pris d'emblée au charme, absolument nouveau, d'une naïveté d'exécution sans analogue dans mes souvenirs. Le récit se déroulait si simplement à travers les villages, les champs, les landes et les bois, qu'on eût juré l'histoire du meunier écrite par le farinier en personne. Rien de prémédité, d'agencé : le Périgord comme il est et les Périgourdins comme ils sont, voilà tout. Oui, c'est bien le meunier qui raconte au jour le jour la vie de sa famille et celle de ses voisins, qui nous dit bonnement leurs idées, leurs peines, leurs gaietés, au fur et à mesure que tels ou tels incidents les déterminent, sans qu'il tente jamais de combiner ces incidents pour en tirer un effet ou une situation. Et cependant, quel intérêt elles éveillent, ces existences tout unies, où les surprises et l'extraordinaire n'ont point de place ! Quel attrait dans ces tableaux du monotone train-train rural !
   On pourrait dire que, par là, le Moulin du Frau est un tour de force, si l'effort se trahissait en quelque endroit. Mais non. Si nous sommes conquis dès le début et gardés jusqu'au bout, cela tient avant tout à l'entière sincérité du narrateur, à ce qu'il a vécu son sujet.

60 euros (code de commande : 26279).

 

LE ROY (Eugène) — Le moulin du Frau. Préface de Georges-Emmanuel Clancier. Paris, Éditions Libres Hallier, 1979. In-8° broché, 332 p., (collection « Le Grenier »), rousseurs.
En quatrième de couverture :
   « Extraordinaire galerie de personnages pittoresques, Le Moulin du Frau restitue la vie d'un meunier périgourdin de 1844 à 1880.
   Écrit par l'auteur de Jacquou le croquant, c'est un livre qui sent bon la nature, qui bruisse, respire et vit au rythme des saisons, des gens, d'une famille et de son village. Chronique chantée dans une langue somptueuse, c'est une occasion de découvrir la richesse oubliée d'un parler régional.
   Misères, amours, rudesse et générosité d'une société rurale aujourd'hui disparue y sont décrites avec une rare exactitude. Succès régionaliste lors de sa parution en 1895, Le Moulin du Frau est désormais un véritable livre-musée.
   C'est beau et nostalgique comme une saga en réduction. »

10 euros (code de commande : 11799).

LE SIDANER (Jean-Marie)Les cyniques. Anthologie. Paris, La Différence, 1989. In-8° broché, 369 p., (collection « Littérature »).

15 euros (code de commande : LF/ 5806).

LEWINO (Walter) La folle de Bagnolet. (Couverture illustrée par Götting.) Bordeaux, Le Castor Astral, 1994. In-8° broché, 186 p.

8 euros (code de commande : 92/61).

LINDON (Mathieu) — Je t'aime. Récits critiques. Paris, Minuit, 1993. In-8° broché, 148 p.
En quatrième de couverture :
   Des « récits critiques », ce sont des aventures dont des livres sont les héros. La littérature enferme l'amour dans les romans, la poésie : critiques et théoriciens seraient disqualifiés si la passion contaminait leurs travaux, les empêchant de raisonner sainement. Et voici que l'amour est au cœur de la réflexion et de l'écriture d'un livre, voici qu'il est la raison de vivre du lecteur comme de l'auteur, la seule raison de lire et d'écrire. Voici qu'un amoureux fou de phrases, de textes et de leurs auteurs, cherche (et trouve) des occasions de dire « Je t'aime ». Car les mots sont toujours les mêmes, préexistant au sentiment, ce sont les situations qui manquent.

6 euros (code de commande : 19354).

 

[LONDRES (Albert)]. ASSOULINE (Pierre) — Albert Londres. Vie et mort d'un grand reporter 1884-1932. Paris, Balland, 1989. In-8° collé, 505 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Depuis plus d'un demi-siècle, le nom d'Albert Londres est synonyme de mythe. Ce journaliste hors pair a su donner ses lettres de noblesse à une profession qui expédie, de par le monde, charognards impénitents, vagabonds internationaux et flâneurs salariés du reportage au long cours.
   En quittant Vichy pour Lyon puis Paris au début de ce siècle, alors qu'il n'avait pas vingt ans, Albert Londres voulait être poète. Il le restera toute sa vie, à sa manière. Après avoir fait ses classes comme échotier parlementaire, il signa son premier article en 1914. Ce fut le coup d'envoi d'une carrière exemplaire qui lui fit parcourir le monde en long, en large et surtout en travers. La Grande Guerre sur tous ses fronts stratégiques et la conquête de Fiume par d'Annunzio, la Révolution russe et le Tour de France cycliste, la République chinoise en folie et le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord et la condition des aliénés dans les asiles de France, Marseille la nouvelle Babel et l'évasion du forçat Dieudonné, la traite des noirs en Afrique et la traite des blanches en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti et les terroristes dans les Balkans.
   Pendant dix-huit ans, Albert Londres n'a pas soufflé. Il ne posait sa valise que pour voir sa fille et ses parents, à Paris et à Vichy, ses escales préférées. Jusqu'au dernier voyage qui le mena en Chine en 1932 pour une enquête explosive (contrebande d'armes ? trafic de drogue ?...) dont il ne révéla rien à personne. Il a emporté son secret avec lui, sur la route du retour, en périssant lors de l'incendie du paquebot George Philippar, Albert Londres ayant été aussi parallèlement, à sa manière, « un agent de renseignements ».
   Son épopée est celle des chefs d'États et des parias, des révolutionnaires et des généraux, des rois déchus et des trafiquants qui l'ont attiré pour « porter le fer dans la plaie et juger la chose jugée. »

10 euros (code de commande : 27777).


 

LORRAIN (Jean) — Villa Mauresque. Roman. Avertissement documentaire de Georges Normandy : Guy de Maupassant rival de Jean Lorrain. Illustrations de Michel Ciry. Paris, Le Livre Moderne, 1942. In-8° broché, 159 p., 22 illustrations en noir (3 à pleine page, 3 vignettes dans le texte, 13 bandeaux de tête de chapitre et 3 culs-de-lampe), (collection « Le Livre Moderne Illustré », n° 362), exemplaire en bon état.
   L'édition originale de ce roman parut en 1886 ; l'édition de 1942 est la première sous le titre de Villa Mauresque.
Extrait de l'article de Noëlle Benhamou :
   Deuxième roman de Jean Lorrain publié en 1886, Très Russe est surtout connu pour le portrait-charge de Maupassant, la querelle qui s'ensuivit et le duel avec l’auteur de Bel-Ami évité in extremis. Comme celle des Lepillier, l'action se déroule sur la côte normande, notamment à Fécamp. Mauriat et Beaufrilan se disputent les faveurs de Mme Livitinof qui occupe la villa mauresque à Yport.
Bibliographie :
   - Benhamou (Noëlle), Très Russe : du roman à la pièce, dans : Jean Lorrain, « produit d'extrême civilisation », pp. 261-278.

15 euros (code de commande : 30407).

 

LORRAIN (Jean) — Monsieur de Bougrelon. Paris, Jonquières, 1928.

 

LOTI (Pierre) Un jeune officier pauvre. Fragments de journal intime rassemblés par son fils Samuel Viaud. Paris, Calmann Lévy, 1923. In-12 broché, 256 p.

9 euros (code de commande : LF/5222)..

LOUŸS (Pierre)

 

LUXEMBOURG (Jean de) — Le triomphe et les gestes de Mgr Anne de Montmorency Connétable Grand Maître et Premier Baron de France. Poème de Jean de Luxembourg publié d'après le manuscrit original de l'ancienne librairie de Chantilly appartenant à M. le marquis de Lévis. Préface par L. Delisle. Paris, Imprimerie Nationale, 1904. In-4° sous plein simili d'éditeur, XXVI, 65 p., une grande planche hors texte.
Table des matières :
   - Préface.
      I. Le Triomphe d'honneur du Connétable de Montmorency : poème de Jean de Luxembourg.
      II. Notes sur la vie de Jean de Luxembourg.
      III. Œuvres de Jean de Luxembourg. Traduction des Verrines de Cicéron.
      IV. Épître en vers sur la beauté de l'âme et du corps.
      V. Traduction du Phédon de Platon.
      VI. La Remontrance d'Anne de Clèves, indûment appelée Marie de Clèves.
      VII. Les impressions datées de Larrivour. L'Institution du Prince, de Guillaume Budé.
      VIII. Oraison funèbre datée de 1547.
      IX. Deux romans attribués à Jean de Luxembourg.
   - Texte du Triomphe et les gestes...

80 euros (code de commande : 28782).


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Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.