Section « Belgique » du catalogue

Belgicana


Carte ancienne gravée d'une province, avec cartouche et échelle
Carte ancienne gravée d'une province, avec cartouche et échelle

La section belge était l'une des plus développées du catalogue, ce qui n'a rien d'étonnant pour une librairie établie à Mons. Elle rassemblait l'histoire locale et régionale, les monographies de villes et de villages, les études d'archéologie, les récits de voyage à travers le pays, les ouvrages sur la dynastie, ainsi que les publications des sociétés savantes.

Outre la page générale Belgicana — qui recueillait les ouvrages concernant la Belgique ne relevant d'aucune liste spécialisée — des pages particulières étaient consacrées aux régions et aux villes.

Les sous-sections

  • Wallonie — histoire, folklore, économie, patrimoine.
  • Hainaut — la province, ses communes, ses institutions.
  • Ville de Mons et sa région — monographies, chroniques, Sainte-Waudru, le Doudou et le Lumeçon.
  • Bruxelles et Brabant wallon.
  • Charleroi et les communes de l'Entre-Sambre-et-Meuse.
  • Ardenne, Liège et Namur.
  • Flandre.
  • Histoire de la dynastie belge.
  • Publications des sociétés savantes du Hainaut — le dépouillement détaillé.
  • Revue belge de philologie et d'histoire.
  • Revue belge d'archéologie et d'histoire de l'art.
  • Littérature belge.
  • Art en Belgique.

Un fonds régional plutôt qu'un fonds national

L'intérêt de cette section tenait moins à sa taille qu'à sa profondeur locale. Une librairie généraliste traite la Belgique comme un rayon ; celle-ci la traitait comme un territoire, commune par commune, avec les brochures de cercles, les tirés à part et les monographies paroissiales que personne ne catalogue habituellement. C'est ce niveau de détail qui explique que les chercheurs en histoire régionale aient continué à consulter ces pages longtemps après avoir cessé d'y acheter.

La production imprimée régionale belge a des caractéristiques qui la rendent difficile à retrouver. Elle paraît souvent à compte d'auteur ou sous l'égide d'une administration communale ; les tirages sont de quelques centaines d'exemplaires ; il n'y a ni dépôt légal systématique dans les faits, ni distribution commerciale, ni recension dans la presse nationale. Une monographie de village publiée en 1954 par un instituteur érudit peut être la seule étude existante sur son sujet, et n'être signalée nulle part.

Le seul moyen d'en garder la trace est qu'un intermédiaire la voie passer et la décrive. C'est ce que fait un catalogue de librairie ancienne tenu sur la durée : il constitue, sans l'avoir cherché, une bibliographie de ce qui a réellement circulé. Les mentions y sont datées, l'état matériel y est décrit, et le titre exact — souvent long, souvent différent de celui que l'on cite de mémoire — y figure tel qu'il est imprimé sur la page de titre.

Le Hainaut dans cet ensemble

Le Hainaut y occupait naturellement la place la plus large. La province combine plusieurs strates documentaires : le comté médiéval et ses institutions, le chapitre de Sainte-Waudru à Mons, les abbayes de Lobbes, d'Alne, de Saint-Ghislain et d'Épinlieu, la frontière militaire des XVIIe et XVIIIe siècles avec ses sièges et ses fortifications, l'industrialisation du Borinage et du Centre, enfin les deux guerres. Chacune de ces strates a produit sa propre littérature, et c'est ce que les pages consacrées aux sociétés savantes permettent de traverser d'un seul mouvement.

Pour aller plus loin