La section historique était structurée à la fois par période et par aire géographique, avec des pages particulières là où le fonds de la librairie était le plus fourni.
Les rubriques
- Généralités et sciences auxiliaires de l'histoire — diplomatique, paléographie, sigillographie, numismatique, héraldique, chronologie.
- Histoire de l'Antiquité.
- Égypte et égyptologie.
- Histoire médiévale.
- Première Guerre mondiale (1914-1918).
- Histoire de Belgique — avec des pages particulières pour la Revue belge de philologie et d'histoire et pour les sociétés d'histoire du Hainaut.
- Histoire de France — avec des pages pour la Révolution et l'Empire, Philippe Pétain, Charles de Gaulle, et Mai 68.
- Histoire du Nord de la France.
- Histoire de la Russie et des pays de l'Europe de l'Est.
Les sciences auxiliaires
La première rubrique n'est pas un fourre-tout : les sciences auxiliaires de l'histoire — paléographie, diplomatique, sigillographie, héraldique, numismatique, chronologie — sont l'outillage sans lequel les sources médiévales et modernes restent illisibles. Une librairie qui servait des cercles d'histoire locale devait tenir ces manuels, parce que c'est par eux que commence toute recherche sur un cartulaire ou un registre échevinal.
Le Nord de la France et le Hainaut
La présence d'une page distincte pour le Nord de la France s'explique par la géographie et par l'histoire. Le comté de Hainaut a longtemps chevauché la frontière actuelle ; Valenciennes, Maubeuge, Le Quesnoy et Avesnes appartiennent à la même aire documentaire que Mons et Ath. Les fonds d'archives, les familles, les abbayes et les institutions se répondent de part et d'autre, et une bibliographie hennuyère qui s'arrêterait à la frontière serait tronquée.
Il en va de même pour la Première Guerre mondiale, qui occupe ici une place à part : le Hainaut fut envahi dès août 1914 — Mons, Jemappes, Ghlin — et la littérature locale sur l'occupation, les déportations et la mémoire du conflit est abondante, souvent publiée par les cercles d'histoire eux-mêmes.
Cette littérature de guerre régionale a une valeur documentaire propre. Elle repose fréquemment sur des enquêtes menées peu après les faits — questionnaires paroissiaux, relevés communaux, témoignages recueillis dans les années vingt — dont les originaux ont parfois disparu depuis. Le texte imprimé est alors le seul état conservé de la source, ce qui change complètement le statut d'une brochure que l'on serait tenté de considérer comme mineure.
