Section du catalogue

Littérature


Livres brochés du XXe siècle empilés, couvertures typographiques
Livres brochés du XXe siècle empilés, couvertures typographiques

La section littéraire était la plus ramifiée du catalogue. Elle se divisait en plusieurs ensembles : la littérature classique, la poésie, le surréalisme, la littérature française contemporaine classée par ordre alphabétique d'auteur, la littérature de Belgique — française et néerlandaise traduite —, les littératures traduites, le roman policier, et un ensemble de pages consacrées aux collections et aux formes matérielles du livre.

Auteurs faisant l’objet d’une page particulière

  • Aragon, Balzac, Baudelaire, Béraud, Bernanos, Bloy, Henry Bordeaux, Carco, Céline, Claudel, Cocteau, Colette.
  • Daudet, Du Bos, Duhamel, Anatole France, Froissart, Gary, Gautier, Gide, Giono, Giraudoux, Julien Green.
  • Hugo, Jammes, Jouhandeau, Larbaud, Lautréamont, Lebesgue, Louÿs, Malraux, Mauriac, Maurois, Montherlant, Morand, Musset.
  • Prévert, Proust, Régnier, Rimbaud, Rivière, Romain Rolland, Sartre, Tharaud, Toulet, Uzanne, Valéry, Vercors, Verne, Yourcenar.

Littérature de Belgique

Une page générale rassemblait la littérature belge d'expression française et les traductions du néerlandais, complétée par des pages particulières pour André Baillon, Dapoz, Michel de Ghelderode et Georges Simenon, ainsi que par une page consacrée à la collection « Passé-Présent ».

Littératures traduites et collections

  • Écrivains russes.
  • Littérature anglophone traduite — Grande-Bretagne, Irlande, Canada, États-Unis, Indes.
  • Littérature germanophone traduite.
  • Littérature italienne traduite.
  • Littératures ibérique et latino-américaine.
  • Romans policiers.
  • Fac-similés de manuscrits.
  • Cartonnages NRF.
  • Magazine littéraire.
  • Collection « Bibliothèque de la Pléiade » (Gallimard).
  • Critiques et études littéraires.

Un classement par auteur, non par genre

Le principe de classement mérite d'être signalé, parce qu'il n'allait pas de soi : dans chaque page, les ouvrages étaient rangés par ordre alphabétique de nom d'auteur, et les biographies au nom du personnage étudié — non à celui du biographe. Une vie de Baudelaire se trouvait donc à Baudelaire, et non à son auteur. C'est le classement d'une bibliothèque de travail plutôt que celui d'un fichier commercial, et il rendait le catalogue utilisable comme instrument de recherche.

L'existence de pages d'auteur individuelles obéissait à la même logique. On n'ouvre pas une page pour Bernanos, pour Jouhandeau ou pour Toulet parce qu'ils se vendent bien, mais parce que le fonds en contient assez pour qu'un classement alphabétique général devienne illisible. Ces pages sont donc, indirectement, une carte du fonds : elles disent où la librairie était profonde et où elle ne l'était pas.

Elles disent aussi quelque chose d'une génération de lecteurs. La liste — Bloy, Bernanos, Claudel, Mauriac, Green, Jouhandeau, Du Bos — dessine nettement le versant catholique de la littérature française du premier XXe siècle ; à côté, Aragon, Malraux et Sartre en dessinent un autre ; Carco, Toulet, Larbaud et Régnier un troisième, plus mondain et plus fin de siècle. Un catalogue de librairie ancienne est toujours, en creux, l'inventaire de ce que les bibliothèques privées d'une région ont contenu, puis relâché.

Collections et formes matérielles

Plusieurs pages ne portaient pas sur des auteurs mais sur des formes : les cartonnages NRF, la Bibliothèque de la Pléiade, les fac-similés de manuscrits, les romans policiers. Ce sont des catégories de collectionneur plutôt que de lecteur. Un cartonnage NRF se recherche pour sa reliure d'éditeur et son état ; un volume de la Pléiade s'identifie par son millésime et par la présence ou non de sa rhodoïd et de son étui ; un fac-similé de manuscrit s'achète pour le manuscrit, non pour le texte, que l'on peut lire partout ailleurs.

Pour aller plus loin